diff --git a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l01_BNF_fr-2844.xml b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l01_BNF_fr-2844.xml index 2a961c2..348ac5d 100755 --- a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l01_BNF_fr-2844.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l01_BNF_fr-2844.xml @@ -1,3468 +1,3468 @@ - - - - - Li livres de jostice et de plet 1 - Anonyme (trad.) - Graziella Pastore - École nationale des chartes - - Mathilde Henriquet - 2015 - édition électronique - - - -

2015, première édition électronique

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- - - École nationale des chartes - PSL -
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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - 1200/1299 - - Texte en ancien français - - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - CI COMMENCE LI PREMERS LIVRES - - - CI COMMENCE LI PREMERS LIVRES - - - - I. De jotice et de pletDig., lib. 1, tit. 1, de - Justitia et jure.. - - -
- § 1. -

Premièremant savoir convient à cui est savoir droit, d'où descent le non - de droit. Droiz est apelez de droiture ; quar, si comme li mestre - dient, droiz est art de bien et de igauté ; et pour ce aucun par - droit apelent cels qui font le droit : mestres. Nos tenons et - gardons droiture, et savons bien et loiauté ; et devisons loiauté - de tricherie, et ce que l'en doit fere de ce que n'est pas à fere ; - et convoitons ce à fere, non pas por paor de paine solemant, mès por - atente de loier ; et convoitons veraie filosofie, non mie - fauseIbid., frag. 1 ; pr. et § 1..

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- § 2. -

C'est estuide de deux piez, l'un privé, l'autre commun : droiz - communs est qui apartient à l'estat de la chose de Rome, et li privez - est celui qui apartient au profit de chascun. Unes choses sunt - profetables communémant, et unes privées.

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Droiz communs est en saintes choses, en provoires et en seignories.

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- Droiz privez est partiz en trois : il est cuilli de - naturel commandemant, de vilains ou de borjois de citez, ou de - chevaliersDig., lib. 1, tit. 1, frag. 1, § 2..

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- § 3. -

Droiz naturex est qui nature enseigne à toutes bestes qui nessent en ciel - et en mer et en terre, et est communs à oiseaus ; et de ce droit - descent jeointure de mâle et de fumele, que nos apelons mariage, et - engendremant de meismes, et la noreture que nature enseigne ; et - nos veons bestes sauvages et autres bestes jostisier soi par ce - droitIbid., § 3..

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- § 4. -

Uns autres droiz est de genz, dom il usent, qui se devise de liger de - droit naturel ; quar celui droit naturel apartient à totes bêtes, - et celui droit de gent solemant as homes communs est : ausi comme - nos obéissons à nos parenz par le commandemant nostre - SeignorIbid., § 2..

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Droiz s'acorde que nos ostains force et enjure, se l'eu la nos fet. Que - se aucuns fet riens por deffendre son cors, l'on li otroie qu'il face - par droit ; et com nature aist establi entre nos un cosinage loial, - desloial chose est que nus homs face conchiemant, ne barat à - autreIbid., frag. 3..

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Franchises sunt establies de droit de genz, et franchise est dom de - franchise ; car tant comme aucun est en servage, il est soz - main ; et se il est franchiz, il est hors dou pooir son mestre. Et - ceste chose vint de droiz des genz ; car par droit naturel, toz - homes nessent frans ; et com l'en ne savoit riens de cuvertage, - l'an ne savoit riens de franchise ; mès enprès ce que droiz de genz - trova cuvertage, enprès fu trovée franchise. Et com toz fussent homes - par nom, par droit de genz, trois menières de genz commençarent à - estre : frans, et sers, et franchiIbid., frag. 4..

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Et de cest droit de genz furent establies batailles et genz - devisées ; et li règne et le seignories ; chans, vignes, prez, - mesons furent fetes ; marchez, venençons, loages, aloemant, gages, - obligemant sunt establies, estre (outre) unes autres qui - furent establies des droiz des citezIbid., frag. 5..

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- § 5. -

Droit de citez est qui ne se part pas dou tot de droit nature, ne de - droit de genz, ne le sont pas dou tot ; et quant nous ostons ou - ajoustons aucune chose en droit commun, nos fesons droit propre, c'est à - savoir droit de cité. Et cil droiz est escriz ou saint escrit de Rome, si comme François l'usent. Droiz de citez est qui est - fez par le pueple et par les seignors et par l'autorité des princes - sages ; et cil droiz est par le commun profitDig., lib. 1, - tit. 1, frag. 6 et 7, pr., plus, quelques mots vers la fin du § 1 de - ce dernier fragment, dont Cil droiz est par le commun - profit, paraissent être une traduction..

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Totes genz qui sont guovernés par lois et par coutumes, usent en partie - dou droit qui lor est communs à toz. Car chascun droit que li pueples - establissoit por soi, cil est propres droiz de cité. Et ce que naturel - raisons establist en totes genz, ce est gardé ausi comme partout ; - et est apelez cil droiz, droiz de genz, qu'avisés totes genz en - usentIbid., frag. 9..

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- § 6. -

Jostise est permananz et perdurable volenté qui rent à chascun son - droit.

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Li commendemant de droit son tiel : vivre honestemant, ne fere mal à - nul, rendre à chascun sa chose. Fè ce que tu voudras que l'en sache.

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Le sen de droit est de savoir ou avoir les quenoissences des choses dou - ciel et de la terre, et de tort et de droitIbid., frag. - 10..

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- § 7. -

Droiz est apelez en pluisors menières : en une manière que l'en dit - que droiz est bone chose et juel, si comme est droiz naturel. En autre - menière est droiz diz ce qu'est profetable à chascune cité ; et cil - droiz est apelez droiz de cité. Le prévost dit l'en meismes qu'il fet - droit, tot face-il sovent tort ; mès l'en doit avoir regart à ce - que il doit fere, non pas à ce que il fet. En autre menière dit l'en - droit le leu où l'en fet droit, et est por ce issi apelé por l'ofice que - l'en i fet ; lequel leu nos poons issit dire que là où li prévost - siet, sauve la digneté et sauve la costume as serganz, celui leu puet - estre apelé droit. Aucune foiz apele l'en droit, besoing : si comme - droit en aucune chose ou par lignage ou par affinitéIbid., frag. - 11 et 12..

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- § 8. -

Quant ge vul espondre les lois, ge voil dire dou commencemant ; non - pas por ce que ge vuelle tenir les mestres qui parlèrent avant por - gengleors ; mès por ce que ge m'aperçoif en totes choses que c'est - proufiz au pueple.

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- Je vuel dire dou commencemant des choses. Commencemant est le - pooir de chascune chose ; car se li avocaz dient lor cause devant - le juge sans fere li entendre le commancemant, lède chose sera s'il ne - le dient ; et se ge ne sui déçeuz, la parole dou commencemant, qui - est dite devant la matière, fet plus volentiers oïr la besoigne et plus - volenters entendre.

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Il nos est avis, et mestier est, que nos mostrons l'orgine de droit et - les préos.

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Com nos somes aperceu que li pueples fut sanz certaine loi et sanz - certain droit, nous feimes cest presciens ordeneemantDig., lib. 1, - tit. 2, frag. 1, 2, pr. et § 1..

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- - - II. De lois et de longue tenueDig., lib. 1, tit. 3, de - Legibus, senatusconsultis et longa consuetudine.. - - - -
- § 1. -

Lois est communs commandemanz de sages homes et consoil, et chastiemant - des torzfez que l'en fet à escient et sanz esciant ; et est loi - commun plégen de toute commune chose.

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Il convient establir droit en ce qui est establi ou en ce qui avient - sovant.

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Por un quas, se il avient aucune foiz, n'establist l'en mie droit ; - mès l'en doit plustost amener droit à ce qui avient sovant qu'à ce qui - po avientIbid., frag. 1, 3, 4 et 5..

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Loi a tel vertu qu'ele condampne, ele deffent, ele suefre, ele dampne les - mausfétorsIbid., frag. 7..

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A toutes les foiz que aucune chose est fete por grever la loi, ce qui est - fet ne vaut riensIbid., frag. 25 (?)..

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Droit ne sont pas por chascun espéciaument, mès por tozIbid., frag. - 8..

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- § 2. -

Je ne dote pas que li baillis ne puisse fere droit. Ne les lois, ne les - establissemans as seignors ne puent pas estre totes escrites, que l'en - puisse comprendre toz les quas qui avienent ; mès il soffit que - l'en retiengne ce que avient aucune foiz plus sovent, et por ce doit - l'en establir plus certainement de ce qui fut establi au - commencement, par déclarement ou par establissement de bon - princeDig., lib. 1, tit. 3, frag. 9, 10, 11..

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Tuit li article ne puent pas estre chascun par soi en loiz ou en - establissemanz ; mès quant lor sentence est aparissanz en aucun - quas, cil qui est juges doit jugier de chose semblable, semblable ; - et ensint en doit l'en fere droitIbid., frag. 12..

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Uns metres dit que toutes les foiz que une chose ou autre est amenée en - loi, bone chose est de sostenir, ou par apelement ou par certaine - juridicion, les choses qui tendent à un meisme profitIbid., frag. - 13..

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Ce que est receu contre reison de droit, ne doit pas estre tenu.

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Nos ne devons pas siure rigle de droit en ce que [est] establi contre - reson de droit.

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Droit sol (jus singulare ; est qui est amenez contre - raison, por aucun profit, par l'autorité de cels qui l'establirent.

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Savoir loi n'est pas tenir les paroles de la loi ; mès savoir la - force et le pooir de la loi. L'en doit apeler la loi si soef, que lor - volenté de ce qu'eles volent dire, soit tenue.

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Quant il a doutouse parole en loi, l'en i doit metre tel entendement qui - soit sanz blasme ; meismement quant l'en i puet entendre la volenté - de la loi de ce que ele veaut dire.

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- § 3. -

L'en ne puet pas rendre reison de tot ce que li seigneur - establissent ; et por ce ne covient-il pas enquerre les reisons de - lor establissemant ; et qui voudroit ce fere, mult i auroit de - bestorné de ce qui est bien atorné.

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Quant la loi done aucune chose au tens qui est passé, il n'est pas - entendu dou tens qui est à venir.

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L'en ne doit pas apeluer ce que est certainement apelué.

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Vilene chose est, se l'en n'a toute la loi bien veue, de jugier ou de - respondre por un petit de la loi, si l'en l'a veueIbid., frag. - 14-24..

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Nule reson de droit ne de bonté ne sueffre que nos menains à cruauté, - contre le profit au pueple, ce que est establi por le profit.

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Les premières lois sont tretes as derrenières, ne ce n'est pas novele - chose.

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Por ce que l'en a usé que des vielles lois sont tretes celes - que vienent enprès, et toz jorz, convient que l'en croie la loi de ce - que apartient et as persones et as choses, qui aucune foiz sont - senblables.

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Les lois fetes derrenières apartienent as premières, s'eles ne sont - confrères, et ce est prové por maintes raisons.

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Cil fet contre la loi, qui sauve la parole de la loi et conchie et déçoit - la sentence de la loi.

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L'en fait boisdie à la loi quant l'en fet ce que ele deffent ou ce que - ele ne veaut pas.

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Li princes n'est pas sus la loi, mès la loi est sus le prince ; quar - il li donèrent tiel privilige comme il avoientDig., lib. 1, tit. - 3, frag. 25-31. — Voy. sur le dernier principe, relativement au - pouvoir du prince, le Decret. Gratian., ; part. dist. 9, c. 2, - dont la pensée paraît plus conforme au précepte du ms. que le frag. - 31 du Digeste..

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- § 4. -

Quant nos ne avon eu en causes lois escrites, ou nos n'en usuns pas, - garder covient ce que est tenu par bones mors et par costume. Et s'il i - a faute par aucune chose, l'en se doit tenir à ce que est tenu de plus - près ; et se l'en ne retrove costume en cest quas, l'en doit garder - le droit qui est communs à toz.

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Costume bien anciene est tenue à droit por loi, et c'est ce que l'en - apele droit establi par bones mors ; quar com les lois ne nos - tienent par nule autre cause que por ce que li pueples les a receues, - por droit tendront tout ce que li pueples loa sanz escrit : c'est - costume. Et il convient que li pueples esclaire sa volenté pour aider à - la costume, que par aus, que par lor choses, que par lor fez, est-il - tenu et gardé à droit que les lois soient abatues par désacostumance, - non pas solemant par l'aide de celui qui fet la loi, mès par le taire et - par le consentement de tozIbid., frag. 32..

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Longe costume seaut estre gardée por droit et por loi en choses qui ne - sunt pas escritesIbid., frag. 33..

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Quant aucuns requenoist cotume de cité ou de province, ge di que l'en - doit savoir se cele costume a esté confermée en jugement - contreditIbid., frag. 34..

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Cil droiz de costume est de si grant autorité et est si loez, - qu'il ne est pas mestiers qu'il soit mis en escritDig., lib. 1, - tit. 3, frag. 36..

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- § 5. -

Se l'en demande que viot dire la loi : premièrement doit l'en voir - de quel droit la cité a usé çà arières en cest quas ; quar costume - fet bien entendre la loiIbid., frag. 37..

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Loys rois dit que costume doit valoir loi : quant aucune doutance - ist de la loi, ele doit avoir l'autorité des choses qui tozjorz sunt - jugies. Ce qu'est amené avant par folie, sanz reson au comancement, et - enprès est tenu par cotume, ne deit pas tenir en autres quas - semblables.

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Acort de genz fit tot droit, ou besoing l'establi, ou costume le - confirma.

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Tot droit parmaint ou au gaagnier ou eu garder ou eu perdre ; si - comme aucuns fet que aucune chose soit soe, ou que il garde sa chose, ou - que il la met hors de sa main, ou que il la pertIbid., frag. - 38-41..

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- § 6. -

Un home fist deux demandes contre un autre, et dist en l'une que c'est - costume, et dit en l'autre que c'est lois ; et ofri ce à prover par - soi et par guaranz, et par champ et par bataille ; et ses averseres - fit encontre tiel ni con li deit. L'en demande : qu'an dit - dret ? Et l'en respont que ci n'a pas gage ; mès li juges doit - fere enquerre se c'est loi ou costume ; car loi ne costume n'est - pas, s'el n'a esté longuement tenue an jugement contredit. Et loi et - costume est chose que juges doit savoir ; et tes choses ne puent - estre nues (mues ?) sans commun acort de bons - princes.

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Li bochier d'Orliens prennent sor chascune beste six deniers, et metent - en une boete à défendre cels de lor borc contre autres genz. Li rois - deffent que ce ne soit plus fet, car tel cotume amène plus content que - pez, et est doumageuse au peuple.

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Uns dit à un autre qu'il l'encharciroit un marchié qu'il avoit achetié, - s'il ne li donoit quarante livres ; cil les li dona, et dit qu'il - pot ce fere par loi et par costume. Et l'en deffent que ce ne soit fet, - c'uns telz dons seit fez por fere domaige à autrui et par covoitisse, et - est fet contre bones mors.

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Costume qui est doumageuse à juridiciun ne puet tenirL'esprit de ce - § semble emprunté aux principes du Droit canonique sur la Coutume. - Voy. surtout les ch. 1, 9, 10, 11 du tit. 4, liv. 1 des Décrét, de - Grég. IX..

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- § 7. -

Une coustume ert en un païs, que quant aucuns avoit deffié un - autre de guerre por aucun forfet qu'il li avoit fet, si disoit qu'il - poet aucun de son lignage ocirre qui riens ne savoit de la chose ; - et ce voloit fere por loi et por costume. L'en deffent que ce ne soit - fet, car lonctens tenir mauvese coutume ne apetize pas péchié, ainz le - croist ; et trespassemant de bone costume amène péril de perdurable - saluDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 4, c. 11.

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Uns fit marchié à un autre par paroles acordées ; li acheterres - demanda son marchié, li autres dit que, pour ce que il i a paumée, est - marchié par cotume ; et il n'i ot point de paumée : que por ce - veaut-il que li marchiez fust nus. L'en commande que li marchiez soit, - que covenances acordées par bones mors font le marchié, non pas la - paumée, et li cuers doit siure la parole ; et otroie l'en bien que - qui voudra fere la paumée, qu'il la face, car paumée est sennefiance que - l'en revest l'achateor par bone foi de marchié.

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Une costume ert en un païs que l'en apeloit cels communément qui venoient - oïr pleider pour juger. L'en deffent que ce ne soit fet, mès de plus - sages homes de tot le païs face l'en jugeors.

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Entent que l'en ne doit pas fol ne musart apeler à nul jugemant, ne à - doner consoilIbid., c. 2, 3..

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- § 8. -

Costume ert en la cité de Roan, que nus ne poet deschargier avoir en la - vile, se par le grié as borjois ne le faisoit. Li borgois distrent que - il ne voloient que li rois il descharjast nus de ses biens pour vendre, - ne acuns qui de lui les eust achetiez. Et l'en respont que li rois puet - deschargier et vendre en la vile, come il ne soit mie entendu, qui done - privilége en bone foi, qui soit doné au damage de celui qui le done et - de celui qui achate la chose dou roi. Nous ne disons ore plus, jà soit - ce que tiel costume soit contre naturel droit et contre naturel costume - ; car se je vels user d'un droit contre aucun, aucun doit user contre - moi de celui droit meismes.

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Uns chevaliers tenoit un fié dou roi ; cil chevaliers voloit fere - marchié en un leu où n'en avoit unques point eu en celui fié. Uns autres - chevaliers aloit encontre, et disoit devant le roi que cil marchiez li - estoit domageus au sien marchié qui avoit tozjorz esté por - costume, et de ce estoit près d'atandre l'anqueste dou païs. A ce li - autres respondi : com il tenoit ausi franchemant comme lui et - plusors autres qui marchié avoient, il veaut aver marchié en sa vile. - L'en demande qu'en dit droit ? Et l'en respont que de naturel droit - l'en ne puet pas à home véer qu'il ne amande sa chose sans fere domage à - autrui apresséemant ; dont l'en commande qu'il face le marchié à - tel jor qu'il ne face domage as autres marchiez.

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L'université dou païs avoient une confrérie et avoent seel et fesoent - tailles sor aus, et cez deners prenient et metient en une boeste. Et - quant aucuns de cele confrérie mesfesoit à aucun des confrères, li - mestre d'icele confrérie en voloient tenir droit. Com de costume tuit - sunt de la justice le roi, l'en demande s'il poeent ce fere ? Et - l'en respont que non, et deffent l'en qu'il ne le facent plus ; car - tiel costume est domageuse as seigneurs ; ne costume n'est pas - tenable s'ele n'est commune ou establie par la bone volenté au - prince.

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- - - III. D'establissemanzDig., lib. 1, tit. 4, de - Constitutionibus principum.. - - -
- § 1. -

Ce que plest au prince vaut loi, ausint com se toz li peuples donoit tout - son poer et son commandement à la loi que li rois envoie.

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Donques quant l'empereor establist par letres ou par escriz ou par - jugement ou par interlocutoire, ou ce que il commande par son ban, loi - est ; et ce sont ce que nos apelons costumes - (constitutiones). Et de celés sont les unes as - persones, qui ne sont pas tretes en exemple, fors en la personne ; - quar ce que li princes a octroié à aucun por son servise, ou s'il punist - aucun ou s'il fet bien à aucun, ce ne vet pas à autre persone que à - celui, ne n'est pas establissemantIbid., frag. 1..

-

Quant l'en veaut ou que l'en doit establir noveles choses, l'en doit - vooir s'eles sont profetables avant que l'en lest celui droit qui - longemant a esté nen juelIbid., frag. 2..

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Nos devons apeler le bienfet le roi plenièrement - establissement, celui bienfet qui ist de sa débonèretiéDig., lib. - 1, tit. 4, frag. 3..

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Tot le droit que nos usons apartient as persones ou as choses ou as - demandes. Comme toz droiz soit establi por home, nos dirons premièrement - de l'estat as genz, et enprès, par ordre, si comme la chose le soffre, - des prochains et des paranzIbid., tit. 5, frag. 1 et - 2..

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- § 2. -

Li rois commande que les droiturères choses seient de toz gardées, et - segont s'autorité doit li juges jugier. Ne nus ne doit ovrer de son sen, - ne de son propre enginIci commence une série de maximes empruntées - aux Décret. de Grég. IX, liv. 1, tit. 2,de - Constitutionibus..

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Loi dit G.Gregorius. : que avent que li - establissemant seit fet, cil qui fet encontre, la trespase : or dit - l'en que la constitucions ne regarde pas le tans qui est passez, mès - regarde le tans qui est à venir ; ne nus n'est liez de - constitucion, juqu'ele soit à lui venueDecret. Greg., lib. 1, tit. - 2, c. 2..

-

Li apostre dit que il ne savet pas que covoitie fût péchié, se la loi ne - deist : Tu ne covoiteras pas. Ces paroles espont Augustins - cointemant, issi que quant la loi deffent coveitie, issint tot les maus - qui de li ausi vant. Ausint quant aucune chose est otroïe ou deffandue, - tot ce est otroïé ou deffendu qui ensi vant de li ; quar quant la - loi dit : Tu ne covoiteras, a (sic, elle) deffant toz - maus ; car covoitise est racine de toz mausIbid, c. 3, - 4..

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Salamon dit en paraboles, et Géroismes l'espont, et dit essi que cil - s'apoie à son san, qui ce que li plest à dire ou à fere met devant les - establissemant à sages. Et ce est pris en maie senefiance ; don - l'en deffent que li tesmoin n'ajote riens dou leur à lor - tesmoinIbid., c. 5..

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- § 3. -

Cum la commune d'une vile eussent rentes qui fussent au commun, il - establirent, au domage de cels qui estoent à venir, que ces rentes qui - escharroent, tant quant il vivroent, fussant leur ; et que li autre - qui après vendrient, n'i prennissent riens. Com de costume tuit devent - estre parel, et quant li autre veneient en la commune, il demandient - leur parz des rantes, et li autre aloient encontre par l'establissemant, - la cause fut portée devant le roi ; et li rois cassa - l'establissement, et commende que tot viegne en - partie ; et de costume tuit devez estre parelDecret. Greg., - lib. 1, tit. 2, c. 6..

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Enten : constitucion ne puet estre ou tort de ceaux qui sont à - venir, et encore est-ce rigle, que ce que chascuns establist de dreit en - autre, il doit user de celi droit ; et se il est costume que tuit - cil de la commune soient juel des fruiz de la commune, se c'est remué, - il det estre remandé ou réformé.

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-
- § 4. -

Uns..... establirent que s'il venient en poureté et il tenissoient fié - lai, do rei ou d'autre, qu'il le puissent metre en main d'iglise, et por - ceste atablison li rois et li baron estoient mout gregié. Don li rois, - por ceste establison, jugea que les aliénacions des clers fetes dez fiez - sanz la volenté le roi, fussent nules ; que establissemens fete de - clers de fié ne vaut riens ; ne ne puet mestre clers fié en main - d'iglise sanz la volentei le roi ; et constitucion, s'ele est fete - encontre, ne le puet deffendreIbid., c. 7..

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- § 5. -

Li draper de Paris establirent entre eus qui ne créroient à nuil nules de - lour danrées. Ce fu porté devant le roi, et li rois deffent que ce ne - durt plus ; com doner et prester soient deux beles vertuz, ne l'an - ne doit pas fere que aumône ne soit pas fete ; et qui fet encontre, - ne vaut riens.

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- § 6. -

Li borjois d'une cité furent devant le roi, et dit l'une partie com une - costume fust abatue qui ert en la vile par commun establissemant d'aus, - et que li rois avet confermé ; partie des borgeis en usent. A ce li - autre borgeis respondirent : com nos avons usé lonctens de la - costume en jugemant contredit, et devant aus et par aus et sans - contredit qu'il i meissent, don nos voluns user de la costume com cele - qui n'est pas domageuse ne au roi n'à la vile. Quant li rois ot ce oï, - il sot qu'il avoent longuemant usé de cele costume ; il commende - qu'il en usent par la grâce qu'il lor en fet ; car tout fust-il - establi et eussent privilége dou roi, il ont fet en usent contre ce, et - qui fet contre son prince il i pertIbid., c. 9..

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Li bochier de Estampes establirent entre eus qu'il n'iroent jamès fondre aüné chiés les cordouaniers de Estampes, com meintes - feiz il i avoient alé. Li rois deffent que tiel establissement ne durt, - et se li bouchier sanz establissement ne veulent aler chiés les - cordouaniers, ne soient pas forcé d'i aler.

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Li meres et la commune d'une vile establirent que là où il aveient douze - pers que il n'en i auroit que deux. Li rois sot ce, et deffent que ce ne - durt et que li per soient arière mis, com la dignité de la jostise ne - puet estre amenuisie sanz le roi ; et plus sevent en un jugement - douze sage homes que quatre ; et qui fort lie fort - deslieDecret. Greg., lib. 1, tit. 2, c. 12 ?.

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Li thalemelier d'une vile avoient un mestre par qui il se jostisient par - le commendement le roi. Li thalamelier et lor mestre establirent : - quiconques forferoit et iroit encontre les articles qu'il aveient - establi en la thalemelirie, et trois fez amonestiez ne vosist venir à - amendement, ne venist jamès en la compaignée as thalameliers. Guillaumes - s'en pleint le roi, qu'il aveient condempnié com celi qu'il ne le - voloient recevoir à lor choses. Li reis sot ce, et abast cest - establissement, et commende que nus n'et tant forfet, si vient à - amendement, qu'il ne seit receu à esmandant de ce qu'il a - forfetIbid., c. 11..

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- § 7. -

L'en n'a pas demande contre celx qui font establissement, fors li sires - dou leu ; mès à requeste de bones genz, li sires a la - demande ; et s'ele est niée, li sires puet fere enquerre de sa - autorité et par sa queste fere le amander.

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Li rois, par le conselLe ms. porte paletons - sel. de ses barons, fist tel establissementVoy. - Établissements de Saint-Louis, liv. 1, ch. 85, et le chapitre 26, - tit. 40, liv. 5, de Verborum significatione, dans les - Décrét, de Grég. IX. : quant l'en ara soupecenos un home - de bogrerie, li juges ordenaires deit requerre le roi ou sa jotice qui - le prangne ; il le devent prandre et tenir en sa prison. Après, li - esvêques et li prélaz dou leu, c'est à entendre les persones d'iglise, - devent fere l'inquisicion de la loi sor li, et demander li de la foi. Et - ce seit fet devant le commun de seinte iglise ; et s'il est - dampnez, et por lor jugement, et sainte iglise en oste ce qu'ele i a, - auprès li rois prent le cors et fet livrer à mort ; et toust li - avoirs est siens, sauf le doaire à la fame et sauf son éritage. Les - mesons et li éritages et les mobles qui sont au bogre, sont - le roi ; et après la mort à la feme, li doaires vient au roi. Et se - la feme siet sa mauveté, ele l'en a à châtier ; et s'il ne s'en - veaut châtier dedenz quarante jorz, ele le doit dire à - l'ordenaire ; et se ele ne le dit, et li quarante jors passent, ele - pert son doaire. Et se ele suefre à son seignor un an ovrer de cele vie, - sanz le dire au juge, l'en la doit prandre comme cele qui se consent à - son fet, et est tenue à bogresse. Et se li sires set la mauvese error sa - feme, et plus de quarante jorz la cèle, l'amande est à la volenté le - roi ; et si l'a celé un an, il s'i consent. Et s'il est ou plet de - bogrerie et il muere einz que il set atens, et si eir ne perdent pas por - ce son éritage ne ses mobles ; et se li plez est entamnés et il - muire, et enprès sa mort soit condampnez, si heir perdent toz ses biens. - Et se sa feme est enceinte, ausint en usera l'en com se li enfes fust - nez. Les héritages et les choses qui sunt au dampné, sont au seignor dou - leu qui a la grant jostice hoù les choses sunt.

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- - - IV. D'empétremanzDecret. Greg., lib. 1, tit. 3, de - Rescriptis.. - - -
- § 1. -

Pierres empétra dou roi que il poeit de chascune chose apeler au roi. - Estienes empétra unes letres dou roi au baillif dou Mans, que il coneust - de la cause Pierre et Estiene, apiau ôté. Perre, par achoison de - s'indulgence, apela. L'eu demande se l'en doit obéir à son apel, et l'on - dit que non, puisque la cause fut commisez sanz apeau ; quar - espécial commandemant apetice le généralIbid., c. 1..

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Johans empétra letres dou roi ou meor d'Arraz, en ceste forme, que se il - savet que cele teneure don il fesoit mention à letres fust soie, que il - l'en meist en saisine. Quant ce fust prové, li meres l'en mist en - seisine ; et G. apela et empétra letres au baillif d'Arraz, que san - quenoître de l'apeau, que il ne meist en seisine. Et com li baillis eust - ces letres soupeceneuses, il envoia au roi ces choses par escrit ; - et li rois respont que en ces letres ait tozjors conduction entendue, - bien n'i seit-ele, c'est à savoir se l'en a fet vérité entendant ; - dont li rois maude, se les darrenières furent ampétrées, teue vérité, et - sanz fere mancion de preumère, qui ne vaugent riens, et que - la sentance au meor soit tenue.

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Antent : quant les letres sunt empétrées malicieusement et teue - vérité, et ne font mencion de prumères, eles ne valent - riensDecret. Greg., lib. 1, tit. 3, cap. 2, de - Rescriptis..

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- § 2. -

Deus choses sunt dites en cest chapitreIbid., c. 3. : - que se aucuns enpètre letres sus aucunes causes, en aucunes guises, et - ses averseres sor celes causes, autres letres, (en) autre - guisse, (a) empétrées, la secunde letres ne valent, se eles - ne font mencion des preumières ; et se eles font mencion, la cause - est soutraite as preumères guises.

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Ou segont leu, l'en dit que se de commun assent de parties, la cause est - envaïe, et emprès, l'un et (ou) l'autre partie ampètre - autre cause à autres guises, sanz menciun de preumères letres ; cil - qui ensint par malice fet travaillier son aversere det estre condampnez - en pene. Note : li darreniers escriz ne rapele pas le preumer, se - l'en ne fet mention dou segont ou premer ; et qui par malice - travaille son aversaire est condempné en pene et en despans.

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Li rois avoit mandé durement et asprement de maintes pleintes et - compleintes qu'il avoit oïes ; don li baillis estoit mout esmeos, - que li reis ne feist ce par haine. Li reis dit qu'il ne det mie por ce - estre troblez, mès qu'il face diligemment l'afere que l'en li mande, ou - il s'acuse (excuse) cortoisement ; li roffist - (li rois soffrist ?) bénignement que li baillis ne - le feist, si com l'en li avet fet entendent fausementIbid., c. - 5..

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Enten que la parole le roi ne porte pas à hine, et de toutes choses - convient rendre reison ; ne ne souffist pas dire cause, s'ele ne - souffist ; et bien li rois escrive asoluement, l'en puet aler - encontre o reson.

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- § 3. -

Uns empétra letres contre Renaut sor possessions, et ne fist pas mencion - qu'il fust diens (doyen). L'en demende qu'en die droit ? Et - l'en respont que li diens n'est pas tenuz à respondre par tex - letres ; ne rescrit ne vaut riens en tel quas, s'il ne fet mention - de la dignetéIbid., c. 6..

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Li rois mande as borgois de Saint-Liz que il li receussent un home à - borgois et à frère en lor commune. Et quant il orent receues les letres - le roi, respondirent que ce n'iere mie à aus à fere, mès au meors et as pers. Com cil alast au meor et as pers et portast le - mandement, il distrent que l'en ne lor mandoit riens par cez letres. Li - rois dit : com il refusent ses mandemenz, qu'il firent tort ; - comme il fussent borjois de la vile et eussent poer de ce fere, aus seus - deusent fere le commandementDecret. Greg., lib. 1, tit. 3, c. - 7.. Entent que ignorance deffet chief et prince, et - commendement à vile fet, retorne sor le meor et sor les pers.

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- § 4. -

Aucuns qui ot granz richeces s'esforce à travaillier poures genz par les - letres le roi, en queles letres nule mention n'est fete de lor dignité. - L'en dit ciIbid., c. 8. que tex letres sunt nules. Enten que - tex letres empétrées, teue vérité rent letres mauveses.

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Uns hom enpétra letres contre Perre, par qui autorité cil Perres fut tret - en plet. Perres dit que il avoit letres premères de que les segondes ne - fesient nule mention. Li rois dit que cil qui a leissié à user de ses - letres par tricherie ou par négligence, il ne doit pas estre acussez - (excusé) s'il puet avoir son juge ; et quant il ne - puet avoir son juge, les segondes sont vielles et les premères - valentIbid., c. 9.. Enten : letres sont - perdurables, se l'en n'en laisse à user par malice ; et l'en ne - doit pas sor les parties corre, se le juges est aucune foiz - empêchiez.

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Aucuns empètre letres dou roi à aucuns baillis qui sunt lor amis et lor - parenz. Mès li rois deffent que ne tiegnent nule juridicion, com ne l'en - doit pas plédier devant juge soupeceneus ; et l'en est plus tost - esmeuz por soi et por son parent, que l'en n'est por autrui.

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Uns empétra letres dou roi à un provôt ; li provoz i vit rasure, si - ne les vout recevoir ; et li rois dit que se la rasure est en tel - leu que ele doie aquerre mal à celui qui les letres porte, que les - letres sont nules ; et se la rasure est en tel leu qu'ele ne soit - domageuse à l'aversaire, bien la puet l'en recevoir. Enten : por - rasure est dampnez li estrumanz ; et quant la rasure n'est - domageuse, l'en n'i doit pas metre forceIbid., c - 11 ?.

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Deus viles de communes plaidoent devant un baillif de la juridicion dom - il estoit contens. Li baillis aida à l'une des viles. Cil qui demandoit - à l'autre dit que li jugemanz n'estoit pas bons, et en apela devant le - roi. Li baillis ne déporta pas l'apeau, et sesi l'autre ville de ce qu'il avet fet jugement. Cil empétra letres dou roi que - aloient au baillif, en tel forme, que se il avet cels seisiz emprès - l'apeau, que la saisine fust nule ; et li baillis et les parties - somonses devant le roi à prandre droit segunt les erremanz.

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Or, demande l'en commant l'en doit prover vers baillif qu'il ait faus - jugement fet ? Et l'en dit que vers baillif ne puet l'en - prover ; que li baillis ne juge pas qui ne se met en son - jugement ; et se l'en s'i met en son jugement, et il juge faus, - l'en doit issi dire : Cil baillis m'a faus jugé, de tex paroles, - tel jugement. S'il veaut dire qu'il ne soit faus segont les coutumes dou - païs, je sui près d'atandre l'enqueste des sages jugeors dou païs ; - et se lor nia, je sui près dou prover et de l'avérier par moi et par - garanz. L'en demende que en dit droiz ? et l'en respont que ci n'a - point de bataille, et que ce doit aler par l'esgart de sages homes dou - païs, et ce qu'il diront sera tenu por sentence, com droiz qui est à - université ne doit pas estre muez por un, mès por touz.

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Li rois envoie une juridicion à trois baillis. L'en demande, s'il n'i - sont tuit, se li dui ou li uns puet conoître de la cause ? Et li - rois dit que se li uns n'i est, et il soit empeschiez de droit - empeschement, li dui puent quenoistre, se n'est mandé espéciaument que - tuit i soent. Mès li uns seuls ne puet connoistre, et s'il est - empêchiez, il doit mander son essoine par certain mesage ; et se il - non mande, il mesfet, ne l'en ne puet la juridicion tenir sanz - liDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 13..

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Uns hons empètre unes letres et empètre unes autres letres à un autre - juge sor ce mismes quas. L'en demande : liquex juges doit - quenoistre, ou li premers ou li darreniers ? Et li rois dit : - se li derrenier font mencion des premères en rapelant, li darreniers - doit quenoistre ; et s'il i a contenz, il doit estre ostez par - arbitres esleuz d'une partie et d'autre : c'est en la première - partIbid., c. 14.. En la segonde, demande l'en se il a - ensint ès letres : Ge me plain de cestui et de plusors autres, - saver se plusors autres puent estre somons et enplédié ? Et l'en - dit que non ; s'eles ne font mencion des premières en rapelant.

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Entent : quant l'en dote de juridicion que ele soit, l'en doit avant - quenoistre que ele est.

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Aucuns ont letres béanz à mal metant, espéciaument menors et - vils persones, font (sous) ceste forme : Ge me plaing - de tex, et d'uns et d'autres, de tex choses, et d'unes autres ; - souz ceste forme, entendent travailler dignes persones. Dont li rois - establist que, por acheison de tes letres, plus digne persone ne soit - traveillé. Ou segunt leuDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. - 15., dit l'en : se aucuns a letres dou roi où il ait mis - plus autres persones, non mie por eus ploidier, mès por ce qu'il puisse - traveller menors persones ; li rois dit que l'en ne doit mie - respondre à tex letres ; et par apel de menors persones ou de vils - persones, plus digne persone n'et pas estre comprise ; en trecherie - et boudie, ne doit aider nuil.

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- § 5. -

Uns hons fist semondre un autre par unes letres empétrées dou roi par - devant le baillif de Vermandois ; enprès empétra unes letres sor ce - meismes quas ou baillif de Roan. Cil fust semons, et ne vost respondre, - et dist porquoi ; quar par l'autorité des preumères letres, il fut - apelé en droit ; et que cez letres premières ne furent rapelées par - les secundes, que nulle mencion ne fesoient des premères. Li reis dit - que com li empétreres ait fet fraude, il doit perdre le profist des unes - letres et des autres ; car se aucuns est citez par unes letres et - puis par autres, il n'est pas tenuz de respondre par les segondes, se - eles ne font mention des premières. Ausint des juges ; car se - aucuns est semons devant un juge, et puis devant autre, il n'est pas - tenuz de respondre devant le segont, se l'en ne siet la première - juridicion estre rapelée ; et deux letres et deux juridicions - empétrées sor un meisme quas en boisdie, ne valent riens, se l'une ne - fet mencion de l'autreIbid., c. 16..

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Li rois escrit as chenoines Seint-Aignan d'Orliens que il un poure clerc - receussent à chenoine par sa prière, et à fère (frère) en - lor ynglise ; et li chapitres se mervella mout, com li rois lor - avoit ce prié de clerc riche de grant bénéfice en sainte ynglise ; - et escritrent ce au roi. Et li reis lor rescrit que s'il eussent bien - entendu la menière de la prière qu'il ne se fussent jà mervillié : - con les letres ne feissent pas mencion qu'il eust bénéfice, ne qu'il - fust riches clerz, il poeient bien savoir que tex letres estoient - empétrées par fauseté. Don li rois lor mande que quant il recevront ses - letres, se eles ne sont empétrées sanz fauseté et san teue vérité, qu'il - facent sa prièreIbid., c. 17..

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Enten que se clerc empètre letres que l'en le porvoie comme - poure clerc, et il ait soufizanz bénéfices, les letres sont empétrées - par fauseté, ne ne valent riens.

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- § 6. -

Li rois en voia à un baillif une cause que se l'une partie et l'autre - citée ne vossissent venir devant, li baillis receust les prueves de la - partie présente, et alât avant ou plet, tant cum dreit donast, en aucune - chose contre droit ; laquex cause devoit aler avant l'autre ? - C'est à savoir de la présente partie. Et com li rois mande à ce baillif - de chief que cele cause qui apartient à droit soet entendue, à aler - devant l'autre de présent tens, et qu'il aillent avant ou plet segont la - tenor des premères letres, ensint que se par l'autorité des premières - letres soient alé avant droitemant, que ce soit establi ; se ce - non, qu'il soit rapelé en noient. Et si com il dit desus, auge avant ou - plet sor le principau, et sor les accessors, apiau ôtéDecret. - Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 18..

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Enten que les paroles le roi n'ajostent riens en ses escriz contraire - droit commun. Et ansint com cause principau est envaie sans apeau, - ausint ce que an siut et ce qui est joint.

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- § 7. -

Jadis erent diverses opinions des letres qui estoient empétrées par teue - vérité ou par fauseté. Li rois devise et dit ensint : que se vérité - est teue par trecherie et par malice, ou fauseté s'est sus mise, les - letres ne valent riens ; ensint, que puisque foi fete sera de ce au - baillif, li baillis ne quenoistra mie de la cause. Et s'il avient que - non par malice, mès par simplece et par ignorance, seent empétrées les - letres, li rois devise que se cest vérité est teue, que se ele fût dite - ou roi que il ne donast ses letres, ou se fauseté est emploïe, que il ne - donast ses letres, la forme des letres ne doit pas estre gardée ; - li baillif, segont l'ordre de droit, augent avant ou plet. Et se tel - vérité est teue, ou fauseté anpaée (emploïe), laque - (laquelle) teue ou enplauée, li rois ne donast pas ses - letres, li baillis en tel quas ne doit pas aler avant ou plet, ne mès en - tel menière que il oet la vérité des parties apelées par devant - soi ; en cest quas, la reison qui moveroit li reis doit moveir le - baillifIbid., c. 20..

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- § 8. -

Uns enpétra letres do roi à un baillif contre l'abé de Saint-Denis. Les - parties présentes aloient avant en la cause segont droit ; et ne - fit pas ès letres mencion de son covant ou de l'iglyse. L'en demende se - il puet ? Et li rois dit que oïl, com li abés soit - tenuz de son office de procurer les afferes de son convant, ne ne s'en - puet deffendre par apeau qu'il ne repongeDecret. Greg. IX, lib. 1 - tit, 3, c. 21..

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Entan que par letres enpétrées solement contre abé, meismes de la cause - de convant, il puet estre plédiez ; et pot plédier l'abé s'il a - cause ou le mouster, non pas les moines ; et là où les choses l'abé - et le moter ne sont pas devisées, les abés, non pas le convant, puet - estre plédiet ; et puet encore entendre des moines qui ont choses - devisées des choses l'abé ; il, non pas l'abé, devent estre - enplédié.

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- § 9. -

Uns se plaint dou baillif qu'il li avet fet tort, et enpétra unes letres - à un sergant qu'il queneust dou tort : s'il avet fet tort, alast - avant en la cause. Sanz quenoetre dou tort, il ala avant en la cause. - Enprès, cil enpétra unes autres letres sor ce mismes, en autre guisse, - sanz fere mencion des preumères letres. Li rois sot ce, et quassa - toutes : les premères, por ce qu'il n'ala mie en la cause segont la - forme des letres ; les segondes, por ce que furent empétrées sanz fere - mencion des premères.

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Enten que qui hors ist de la forme des letres, ne fet riens ; et qui - empètre letres teue vérité, ne fet riens sanz fere mencion des - premèresIbid., c. 22..

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- § 10. -

Aucune foiz avient que aucuns empètre letres, et an lessent à user dedanz - l'an, par tricherie ou par négligence ; et quant il est travaillez - par autres letres, il dit qu'il ne puet estre travailliet par ces letres - segondes, comme il ait premères don les segondes ne funt mencion. L'en - demande qu'en die droit ? Et l'en respont que se dedenz l'an, - puisqu'il puet avoir ses juges, et lesse à user de ses letres, enprès - l'an il porra estre convenuz par les segondes, bien ne facent-eles - mencion des premèresIbid., c. 23..

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Enten : qui laisse à usser de ses letres outre cors de l'an, pert le - profit, et puet estre plédiez par les segondes, tout ne facent-eles - mencion des premères.

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- § 11. -

Ceste loiIbid., c. 24. est départie en trois parties : - l'en dit en la première que aucuns juges dou roi mande au provost qu'il - pregne dou celui à un ; et uns autres juges dou roi mande qu'il ne - pregne riens. L'en demande qu'en est de droit ? Et l'en - respont que se li provoz set que ou tens que il reçut le premier - commandemant, que n'i eut descort entre les juges de lor poer, il doit - fere le premier commandemant ; et se il reçut d'autre commandemant, - et seust qu'il i eust descort, loie et (loi est ?) les - letres des uns juges et des autres estre regardées ; et se il - veient que par les segondes seent apelées les premières, face le segont - commendement ; autremant, non. Et s'il doute del rapeau des - premières letres, il se doit tarder de fere le segont commandement, - jusque li contenz dou poer aus juges soit ostez ; et ce doit fere - li provoz au tens qu'il reçut le premier commandemant, qu'il sot que - contenz ert entre les juges de lor poer.

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En la segonde partie, l'en dit que li provoz doit garder qu'il ne die - qu'il dout de fere le commandement, comme il soit certains ; - (et qu'il soit certain) de fere le, comme il en - doutLe texte dont cet alinéa paraît vouloir être une - traduction, dit : « ... ne vel ad declinandum - mandatum dubitare te dicas, ubi dubitandum non est ; vel - etiam ad exequendum te asseras esse certum, ubi certus esse non - debes..

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En la tierce partie, l'en dit que jà soit ce que les parties soient - tenues, à tel descort, montrer au provost les letres dont il pleidoient, - il (le prévôt) ne puent pas, entre les parties et les - juges, juger de lor juridicion.

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Enten que les letres devient estre montrées à l'essécutor, et l'en - (ne) se doit (pas) fere certain là où l'en - n'est mie certain, et non pas certain là où l'en est certain ; et - l'essécutor ne doit mie quenoistre del poer as juges.

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- § 12. -

Robert empétra unes letres dou roi contre P. son aversaire, qui détenoit - un héritage que cil Robert disoit qu'il avet eue par tres-changie - personePer interpositam personam.. A - la parfin, cil P., por ce qu'il fu somons plusors foiz, ne vout venir - devant les juges, et li fruit de cel héritage furent mis en autre main. - Et com la soie chose li fust retenue, li rois mist ès letres de la - recréance jor et leu, que sis averseres fust par devant le roi. Et cil - Pierres rest le jor et le leu des letresDiem et locum in litteris - illis radens., et escrit, ou leu de la rasure, que li fruit - qui estoient en autrui main li fussent baillié ; et cele male - fauseté il reconnuit par devant le juge. Li rois dit, quant il requenut ce, qu'il ere fauseres ; l'en le devoit metre - en poine corporel. Car letres où il i apert rasures, li moz de la rasure - done et tout (damnent tout ?, c'est-à-dire - infirment tout), et les letres ne valent riensIl - faut sous-entendre, puisque les lettres ne valent rien, - qu'elles ne profiteront pas, malgré la falsification, à l'adversaire - de Pierre ; partant Robert n'aura pas pour cela - l'héritage ; car... ; quar qui blâme - autrui à ce qu'il i a baillié fausses letres, por ce ne se loie-il - pasDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 25..

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- § 13. -

Li baillis de Boorges feit inquisicion sor la vile de Boorges ; il - prist les choses à deux borgois qu'il trova mal renomez, por ce qu'il ne - se voudrent espurger dreitement ; et li borgois, sanz fere mancion - por quoi li baillis avoit pris, empétra letres dou roi de ravoir la lor - chose. L'en demande qu'en dit droit ? Et l'en respont que ces - letres qui furent enpétrées par teue vérité, ne valent riens ; car - se aucuns est despollez et requiert estre resaisiz, il ne souffist pas - tant solemant de dire qu'il ait esté despolliez, einz covient dire cause - por quoi ; letres empétrées, teue vérité, ne valent - riensIbid., c. 26..

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- § 14. -

Uns clerz avoit une vicarie de quoi il se poet bien vivre ; - neporquant, il enpétra unes letres à l'évesque de Sanliz, dou roi, qu'il - le porveist de sa vie en convenable bénéfice, sanz fère mencion de sa - vicarie. L'en demande qu'en dit droit ? Et l'en respont qu'en tex - letres mander, li rois a acostumé porveance de pouvres clerc ; et - cez letres ne valent riens, quar l'en ne doit pas dire que cil soit sanz - bénéfice, ne qu'il soit pouvres clers, qui est soustenuz en tel - vicarie ; et li rois n'a pas acostumé demander en non de pouvre - clerc quant il est riches, se fauseté ne li est fete - entendanzIbid., c. 27..

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- § 15. -

Cil chapitresIbid., c. 28. est devisez en deux - parties : en la première l'en dit que cil qui demende enpètre - aucunes foiz letres as juges mult lonctansLointains., qu'il - puissent travaller son aversaire de travail et despans ; l'en - establist que nus ne puisse travaller autre hors de la châtelerie, s'il - ne font mencion de cest establissementIl faut sous-entendre, après - ces mots s'il (si les lettres) ne font mencion de - cest establissement, des mots équivalents à - ceux-ci : « pour en faire l'objet d'une dérogation - spéciale. ».

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En la segonde partie, l'en dit que aucuns enpètrent letres, et quant aucun est travaillez, si les li baillent, ou à celi qui - demende, qu'il ne soit travallez, ou por fere travaillier son - aversaireIl s'agit des personnes qui obtiennent subrepticement - des lettres de juridiction ou de constitution de juges, - afin de contraindre le demandeur ou le défendeur à se racheter par - une somme d'argent, des inconvénients de procédures incertaines et - incommodes.. Li rois establist ci que ces letres ne valent - riens, se eles ne sont enpétrées de espéciau commendemant au seignor qui - est chief de la choseLe chef immédiat des personnes dont il - s'agit. ; se ce n'est de teles persones qui soient si - dignes qu'eles (ne) doient avoir procurator en tex - chosesLe texte dont cet alinéa paraît être un extrait, - dit : Nisi forte de illis personis extitterit, a quibus - non decet exigi de jure mandatum ; à moins qu'il ne - s'agisse de ces personnes dont la dignité est telle qu'elles n'ont - pas besoin d'être autorisées (à l'obtention des lettres) par une - décision (mandatum, espéciau commendemant) de leur chef - immédiat..

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Enten que cil est lointainsJuge sous-entendu. qui est hors - de la chastelerie ; et torz ne doit pas netre de là d'où devent - naistre li droit ; et letres sont bones en partie et en partie - non ; et ascordemant des parties puet bien relâchier la dureté de - droitCe brocard correspond à une proposition du texte que le - Coutumier a omise dans le premier alinéa, extrait du chap. 28. A - propos de cet établissement, qui, selon le Coutumier, défend - « que nul ne puisse travailler autre hors de la - châtelerie, » le chap. 28 ajoute : « à moins que les - parties n'y aient consenti, nisi de assensu partium fuerint - impetratœ (litteræ). » Le Coutumier n'a pas rapporté - cette exception à la règle générale, et cependant il s'y - réfère. ; et plez deivent mauz estre apetizez que - creuzObservation analogue à la précédente. Le Coutumier n'a - pas rapporté dans son texte imité cette maxime du chap. 28 : - Lites restringendœ sunt potins quam - laxandœ. ; et sanz espéciau commendement, letres ne - devent mie estre enpétrées, se n'est de haute persone.

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- § 16. -

Jordains enpétra unes letres dou roi, sor un héritage, devant juges par - le roi. Johanz dist que par celes letres il ne puent plaidier, por ce - que juges ere dehors de la châtelerie ; et que tot fussent les deux - persones de la châtelerie au juge, et il ne voloit respondre de le - héritage fors de la châtelerie où le héritage séoit. L'en demande qu'en - dit droiz ? Et l'en respont que l'en ne doit pas respondre hors de - la chastelerie d'où li fez muet, por oster achoison de traval ; et - aucuns demande jostice por la chose que l'en tientDecret. Greg. - IX, lib. 1, tit. 3, c. 29..

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- § 17. -

Li rois dona la prévande de Saint-Quentin à Johan, et manda - as chenoines que il le receussent à frère et à chenoine. Anprès Robert - enpétra unes autres letres dou roi en cele forme, et mande au baillif - que s'il aloent encontre, qu'il pregne dou leur. Et com l'en eust pris - doù leur por les deux prévendes, il apelèrent au roi. Li rois commande - que l'en assieAssigne. bénéfice à celi qui premers présenta - les letres le roi, et qu'il lor rande les lor choses, et que li autres - clerz se teiseDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 30..

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- § 18. -

Aucuns par tricherie enpètrent letres do roi, qu'il aient bénéfice en - plusors ynglises, et aucunes foiz, quant il sunt receuz en ces ynglises, - bien i aient-il bénéfices, travaillent autres ynglises pour aus recevoir - par autres letres qui sont enpétrées do roi qui ne font mencion des - premèresIbid., c. 32.. Li rois commande qu'il se - tiengnent au premer bénéfice, se lor letres ne font mencion des - premères.

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- § 19. -

Li borgois de Roan, par une indulgence do roi, pristrent des choses à un - chevalier, por quoi cil chevalier se tint à gregiez et apela au roi. Et - com les parties fussent présentes devant le roi, et li plez fust - entamez, li rois envoia la cause au baillif de Roan, qu'il terminast cel - plet, et en fussent letres enpétrées ostre l'acort as parties. Et devant - le baillif vint la partie au chevalier, et dist que par celes letres ne - poet aler avant au plet, car celes estoient empétrées por fauseté - entendant, et por vérité tere ; quar se vérité fust dite, qui fust - teue, tex letres ne fussent mie eues. L'autre partie monstra unes letres - enpétrées dernièrement [« en coi il estoit contenu cez dist - encontre com li plez fust devant le roi, et fust entanmez, et sor ce - envoia la cause au baillif »]Pour trouver un sens à ce § il - faut supprimer les mots placés entre [ ]. : ci n'ot - vérité teue ne fauseté fete entendant, porquoi il ne doivent pas - laissier aut avant en la cause. Et com li baillif dit par interloqutoire - qu'il deivent aler outre au plet, la partie au chevalier motra unes - letres enpétrées derrenièrement, en quoi il estoit contenu que se les - parties s'i acordassent, li baillif fenist le plet, et se elles ne - s'acordoient, renvoiassent la cause apareillie au roi. Li borgois de - Roan distrent encontre que cil escriz ne valoit, qu'il fust enpétrez par - fauseté fere.

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Entendez com li rois n'a mie acostumé rapeler son mandement, - se il n'i a réson, et la roison doit estre veue ès letres ; et com - il n'ait ès letres ne raison ne mesure porquoi l'en doie le mandement - rapeler, tex letres ne valent riens. L'en demande qu'en die droit ? - Et l'en respont que les derrenières letres ne rapelent pas les premères, - com il ne soit pas bele chose, ne droit ne souffre pas, que li rois - rapele son jugemant ou son mandement, s'il n'i a droite cause et bone - raisonDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 33..

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- § 20. -

Uns clers empétra letres dou roi à l'abé de Saint-Benoit-sus-Loire que il - le porveist ; et en celes letres n'avoit nule amonestacion. Li abés - ne le vost ; li baillis prist del sien. L'en demande qu'en die - droit ? Et l'en respont que li baillis fist tort, com il n'avoit - commendemant de ce fere, ne n'estoit amonesteor ne jugesIbid., c. - 37..

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- § 21. -

Mestre Symons enpétra letres à l'évesque de Noion qu'il (le) - receust à frère et à chesnoine de cele ynglise, se cele ynglise n'estoit - chargié de la prière le roi. Li évesques respondi qu'il avoit receu un - autre au mandement le roi, et celui ne vost recevoir à chenoine. Dreit - dit qu'il puet ce fere, com li rois n'ait sor lui en tel chose que - prièreIbid., c. 38..

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- § 22. -

Li rois manda à l'abé Saint-Denis qu'il porveist un clerc en aucune - ynglise de son mostier, quant ele seroit vacant. Li abés reçut le - mandemant en tel leu, qu'il le porveroit en leu et en tens. Et comme une - ynglise, cui li dons apartenoit à l'abé, fust vuide, li baillis le vost - contraindre qu'il la donast à cel clerc. Et li rois dit que nule - débonaireté, ne raison ne suefre pas que li abés soit grevez en tex - choses, ne ses mostiers ; et que se il n'i est grevez, qu'il la - doint au clerc ; et se il est grevez, bien en face son - preuIbid., c. 39 et 40..

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- § 23. -

Pierre se plaint au roi dou baillif d'Omiens qu'il l'avet mis en prison, - parce qu'il devoit deners à un borgois de la vile, cum cil qui n'avoit - nus biens don il peust paier. Li baillis fist contre l'establissement - qui est tex que l'en ne puet tenir home en prison, qui n'a de quoi paier - sa dete. Pierres enpétra letres dou roi que se il est issi, qu'il soit - délivrez.

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Enten que l'en ne doit pas home nu despoiller.

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- § 24. -

Por ce que mult eussent (usent) diversement de letres, por - ce establi l'en premièremant en cest chapitreDecret. - Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 43. : que se aucuns enpètre - letres en son non, et cil les baille à autres qui aient autiel - nonEodem nomine., qu'il en puisse - travaler cels qu'il voudra : et cil qui les baille et cil qui les - praut, devent perdre le profit des letres, et estre dampné eu despans et - en paine.

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Ou segont leu, l'en dit que se aucuns tret en plet autre par letres le - roi, contre cui il n'a nule action ; ou se il enpleide sus aucune - contençon qui n'estoit pas encore au tans que les letres furent - enpétrées ; ou se il pleidie de pluisors demandes par-devant divers - juges, en divers leus : ices devent perdre le profit des letres. - Car qui use mauvèsement des letres le roi, il pert le profit ; et - les letres le roi ne sont pas donées ès causes qui sont à venir. Et l'en - ne doit pas semondre aucun en un meisme tens, par divers juges. Et - letres enpétrées maliciosemant ne valent riens.

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- - - V. De postulacionsCe titre est extrait du titre 5, De - postulatione prœlatorum, au livre Ier des Décrétales de Grégoire IX.. - - -
- § 1. -

Come li chasteaus de Conpeigne fust sanz meor, li borgois de la vile - s'asenblèrent por eslire le maior. Les dui parz s'acordèrent que l'en - requist le meor de Crépi. Li autre eslirent un borgois de la vile. La - chose fu portée devant le roi ; et distrent li borjois qu'il - fessoient postulacion dou meor de Crépi, com il fust preudom et honeste, - et plus profetable en celui leu que en celui où il ere, et bien avoit - menée sa juridicion ou profit dou pueple. Contre ce, l'en respondi qu'il - avoit recelez les forzbaniz le roi ; porquoi il ne devet estre - meres, ne ne poet. A ce, la partie au meor de Crépi respondi et dist - que, bien eust-il celui receté, il ne savet pas que il fust forsbeniz. - Et li autre dient encontre que forbenissemanz, qui est fez en - généralité, ne porte pas acussacionExcuse d'ignorance.. - L'en demande qu'en die droit ? Et l'en respont : quant il fu - forbeniz en général, il ne convint pas que il fu dist à chescun ; - car générau forbenissemanz amoine commune seue. Don li rois quasse sa - requérance par trois reisons : l'une si est por ce - que l'en n'ait achesun de forbenissemant receter ; l'autre por ce - que l'en ne puet pas à chascun dire tel forbenissemant ; l'autre si - est, por ce qu'il requenuit qu'il l'avet receté, mais il non sevet pas - que il fust forbenizDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 5, c. - 1..

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Quant la postulacions fut quassée, que li borgois de Conpeingne avéent - fet dou meor de Crespi, li baillis qui estoit lors, les manda en la - meson de la commune, et lor dist qu'il esleussent, et dit que s'il ne - s'acordoient en une persone en cele vile, il en feroit enprès ce qu'il - verroit que biens seroit. Et une partie de cele vile voudrent renoveler - la postulacion quassée, et li autre requistrent au roi que lor eslécion - fust confermée. Porquoi li rois entendi que cil voloient renoveler la - requérence quassée, et avoient perdu le pooir d'eslire, cum cil qui - avoient requis persone non digne à lor esciant, et estoit doné le pooir - ès autres ; tot fussent-il pou, il avoient plus sain conseil quant - il eslurent le borgois de la vile : li rois le lor fet, et conferme - l'eslectionIbid., ?. 2..

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Enten que cil qui eslisent persone non digne à lor esciant, perdent le - pooir d'eslire, et est donez à la menor partie.

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- § 2. -

Come la vile de Senliz fust sanz maior, il eslurent un sergant le - roi ; li autre requistrent le maior de Pontoise. Et com les parties - furent devant le roi, cil qui requérient le sergent le roi, disoient que - plus de deux parties s'estoient acordées en lui. Li autre disoient que - les plus dignes persones avoient requis le maior de Ponteise, en droite - forme et segont la forme de la mise ; et issint fut fete la mise, - qu'il esliroient à meor borgois de la vile de léanz, persone convenable. - A ce respondi l'autre partie, que ce n'estoit pas voirs, et s'il iert - issint, il poient par droit requerre le sergant le roi, com les membres - dou chief ne sont pas estranges dou cors.

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Quant li rois ot ce oï, il aléga por une partie et por l'autre ; et - por ce que li serganz ert plus profetables au réaume que à la cité de - Senzliz, il ne l'otroia pas ; et quassa le meor de Pontaisse, por - ce que la requérance estoit fete dou meins que de la tierce partie. Et - li rois n'a mie acostumé tel requeste recevoir en descorde, com requête - doivent plus estre célébrées de grâce que de droit. Don li rois manda à - cez borgois qu'il eslisent à meor persone convenable, ou par - élection ou par requeste, ou par persone noméeDecret. Greg. IX, - lib. 1, tit. 5, c. 3..

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Enten que li juges puet dire ce que faut as parties ; et gregnor - bien est avant le menor, et commun profit est avant le privé, et otroi - de requeste est plus de gràce que de rédor de droit ; et trois - menières sont de prover maor en vile : c'est à savoir élection, - requeste et nomée persone.

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- § 3. -

Li maires de Maante fu requis por l'ecort (accort) as - borgois de Senz, à estre meres de Sanz, par-devant le roi. Une ville qui - ert delez Senz se mist encontre, qui disoient qu'il avoient fete la - requeste qu'il ne pooient fere de droit, sanz eus. apeler. A ce - respondirent li borgois de la vile, que aucune foiz il avoient esté - apelé de grâce. Et com les parties fussent devant le roi, ne li rois ne - fust pas certains de ce, il commende que se li borgois vuelent tenir lor - requeste, que cil soit meres, et s'il i avint contredit, que les parties - venissent à cort ; et se li borgoisDe la ville qui est - delez Sens (voir plus haut). lessoent lor - contredit, et la ville tenissent lor requeste, feissent autel ; et - se li borgois contredissoient et la vile ne quidast avoir droit, il - esleussent autre persone à maor. Ceste est la première partie.

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En la segonde, l'en dit que quant il orent ce mandement receu, li un se - tindrent à lor requeste et apelèrent que l'en ne feist riens contre aus - ; et li autre laissièrent la requeste qu'il avoient présentée - communément au roi, et la lessièrent justement, et eslirent le prévost - de la Vile-Nove à estre maior de Senz ; et nus de ceus de la vile - qui requéroient premièrement à estre (à l') élection, ne - s'i acordèrent, fors que un. Et li rois, por le descorde qui fut en la - vile, et por ce qu'il avoient fet contre l'ordreit de droitContre - l'ordre de droit ?, et por le péril qu'il i sot, ne - reçut mie lor requeste ; et lor manda que, s'il ne porvoient à lor - vile dedenz quarante jors, o l'asentement des borgois dou vilage, s'il - estoit costume, que il les porveroit par son office.

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L'en dit, en la tierce partie, que cil borgois se tindrent au segont - mandement, et apelèrent à concorde les borgois dou vilage, sanz celui - qui avoit eslu, sauve lor droiture, en après, dom il - soufroient a jà, et prièrent le roi por le maior de Mante, et apelèrent - à lor acort cels qui avoient esleu l'autre, et envoerient au roi de lor - borgois por avoir miséricorde de lor requeste. Et li rois, por ce qu'il - sot qu'il orent fet segont la forme dou commendement, lor ostroia lor - requesteDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 5, c. 4..

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Enten que requeste est plus de grâce que de dreit ; et se li rois - outroie aucuns fez aucune chose, de sa débonaireté, il ne fet pas - tort ; et esleuz ne doit pas estre esleuz, mès requis ; et - confermement que rois fet, done plenier pover à la persone ; ne - l'an ne puet persone porter de çà en là, sanz le congié le roi : - ceste chose est aperte.

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Enten que par requeste nul droit n'est conquis à celui que l'en requiert - ; et par procurator qu'il a plenier poer de son seignor, sunt entendues - les persones présentes, et quanque est fet par aus, est ferme, ausint - com se li seignor fussent présenzCes maximes ou brocards que le - coutumier extrait de la discussion précédente, semblent se - rapporter, en même temps qu'au chapitre 4 ci-dessus cité, au - chapitre 5 dont notre manuscrit ne présente aucune espèce de - paraphrase..

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- § 4. -

Une vile ert sanz meor : li borgois esleurent par acort le meor - d'une autre vile. Et com li rois fust requis des borgois qu'il donast - congié à ce meor qu'il avoient esleu, de passer en lor vile, li rois - quassa le esliction, por ce que esliz esleuz ne puet estre esleuz, mès - requis ; et qui eslit home où il n'a poer, l'eslection ne vaut - riens : c'est à entendre home qui n'est de lor - juridictionDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 5, c. 6..

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- - - VI. D'eslections, et de cels que l'en doit eslire, et des choses que l'en - doit faire par eslecttonCe titre est extrait du titre 6, De electione et electi potestate, au livre Ier des Decrétales de Grégoire - IX.. - - - -
- § 1. -

L'en dit ci que nus ne doit estre esleuz que par l'acort de cels qui i - doivent estre, et se autrement est fet, le ellections est nule.

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Quant bans est criez en commune seue, cil qui vienent por acheson dou - ban, pueent eslire, tout soient-il pou.

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Enten que par ban est entendu assemblée en eslection, où il a compaignie - de borgois ; et l'en ne doit pas eslire sanz - commune seue, c'est-à-dire par (sans ?) ban ; et - borgois devent fere le eslection de lor maor.

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- § 2. -

Aucuns qui voloit estre meres, enpétra letres dou roi, que l'en se - consentist en lui fere meor. L'en dit ci que tel persone doit estre - refusée ; issint que s'il se repent, que n'en soit nus en droit, ne - en amendeDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 2..

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Enten que les venes proières ne sont pas tenables, ne recevables ; - et qui prie por soi d'avoir dignité, l'en doit entendre qu'il le fait - plus por la digneté avoir que por le salu de s'arme (son - âme).

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- § 3. -

L'en dit ci que quant aucuns est esleuz segont droit, l'en doit enquerre - de lui et de s'âme et de ses mors, là ù il converse ; quar là le - set l'en miauzIbid., c. 3..

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- § 4. -

L'en dit ici que par confermement le roi, est entendu la seignorie et le - poer de l'ofice ; et doit estre baillié par convenant, qu'il face - as viles tel redevance com il doit fere, et qu'il la puisse fere et - doie.

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Enten que par le confermemant le roi, est entendu plenier poer ; et - por niant demande, qui ne rient ce qu'il doit. Et li reis ne veaut riens - establir que l'en ne puisse et dée soffrirIbid., cap. - 4..

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- § 5. -

Uns qui avoit fet discorde en une vile, quant il eu cest crime amandé, - retorna arrières en la vile, et se mist en la commune. Enprès, ne demora - puis guères qu'il fust esleuz un des douze pers de la commune. L'en - demande se s'eslections doit estre confermée, et l'en dit que oïl, s'il - n'a esté esleuz de tex qui fere ne le porent, et s'il n'i a chose autre - qui empêche s’électionIbid., cap. 5..

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Entent : quant aucuns a esté folement contre aucune vile et il vient - à esmendement, et il est receuz en la compaignie de la vile, et recovrez - toz les droiz qu'il avet por ce perduz.

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- § 6. -

L'en dit qu'ant l'élection la pape, se il n'i a descort, cil qui sera - esleuz de deux parties des cardonaux sera tenuz por pape ; et cil - qui, sera esleuz de meins que de deux parties, ne sera pas tenuz por - pape.

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En autre élection est autrement ; car la sentence de la grignor - partie et de la plus seine veit avant.

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Enten : aucun est establiz por ce qu'il est à venir ; et - eslections de pape fete de deux parz, et la tierce se - descorde, est tenue por boneDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. - 6..

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- § 7. -

PremèrementIbid., c. 7., l'en doit requerre trois choses en - celui qui est esleuz c'est à savoir dreit aage, honesté de bones mors, - escience convenable. Por ce, establist l'en, premers, que nus ne doit - estre esleuz an juridicion ou tenir, s'il n'a vingt anz passez, et qu'il - soit niez de loial mariage ; et puis qu'il sera esleuz et sa - eslections sera confermée, viene au siège de la juridiction sanz - deslaer ; et s'il ne le fet, il remaint en la merci le roi.

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Enprès, il dit que nus ne doit estre apelez en menors offices, c'est à - entendre estre pers, s'il n'a ausi vingt anz.

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Enprès, l'en dit que se aucuns ont esleuz contre ceste forme, il devent - perdre poïr d'eslire en eslection portée au roiPeut-être convient - il de rétablir ainsi ces mots : « et - l'élection doit être portée au roi ; » dans - ce sens, que le roi pourvoira par une nomination directe au défaut - d'élection valable..

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Entent que l'en ne doit pas fere juge de trop jone home ; et avant - qu'il soit juges, l'en doit bien savoir s'il est sages de jugier ; - et quant juges est de bele menière, il done exemple au menu pueple de - bien fere. Ne l'en ne doit bastart honorier, por ce que genz n'aient - acheson de péchier. Et borgois qui eslisent non digne à leur esciant, - devent perdre le poer d'eslire.

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- § 8. -

Come li borgois d'une vile se descordassent à eslire meor, il se mistrent - sor le baillif de la terre, et promistrent qu'il recevroient à meor - celui dom il les porverroit. Don li rois mande que cil soient parforcé à - recevoir meor celui que li baillis lor a porveu, se la persone est - convenableDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 8..

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Enten que l'en puet bailler à quatre poer d'eslire ; et un puet - estre por toz en eslection ; et bien se mete l'en généraument en - aus, l'en doit entendre, tant qu'il doie eslire convenable persone.

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- § 9. -

Uns meres, avant qu'il fust confermez, aministra les choses de la méerie. - Li rois commenda que tot soit rapelé, quanque il fist davant ce qu'il - fust confermez, et qu'il remaigne en la merci le roi ; quar avant, - il ne puet ce fereIbid., c. 9.

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Enten : devant confirmacion, ne puet-il aministrer des - choses de sa merie.

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- § 10. -

Tel privilége ert en une vile, que nus estranges ne fust esleuz. Uns fut - esleuz encontre ce privilége, d'une partie des borgois ; l'autre - partie apela au roi, que l'en n'esleust contre cest privilége. Enprès la - première éleccion, ançois que ele fust lessée, la seconde fust fete, et - celui vos présentez au roi. Et li rois quasse l'une eslection et - l'autre, et outroie as borgois poïr d'acorder aus d'autre persone - convenable, en tiel menière que la bone renomée des premiers esleuz en - soit bien gargéeDecret. Greg. IX, lib. 1, tit 6, c. - 10..

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Enten que la premère eslection non quassée, l'en ne doit pas fere autre - enprès ; quar eslection fete ne doit pas estre quassée sanz - juridiction de plus haut ; et se eslection est refusée por péchié - de bien eslire, ele n'est pas por ce mal renomée.

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- § 11. -

L'en dit ciIbid., c. 11. que li baillis ou celui que li rois - establira de sa bone volenté, doit conformer eslit.

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Enten que aucuns puet fere par autre ce qu'il ne puet ne ne veaut fere de - soi.

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Aucuns fust esleuz, se eslection fust quassée. Enprès il fu esleuz en une - autre vile, où il ala ester. L'en demende se cele eslections doit estre - confermée ? Et l'en dit que oïl, se la premère eslections ne fust - quassée por le vice de sa persone, mès par la menière de - eslictionIbid., c. 12..

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Enten : se vice est provez une foiz en menière de barre, ce - n'empêche pas autre foiz eslection ; et s'empêchiez est sanz la - menière de l'eslection, li esliz est empêchiez en tel ynglise ou en - autre.

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- § 12. -

Come une ville fust venue en tel dépècement que li borgois avoient getez - et gastez les biens de la vile, quant lor mere fust morz, il ne - retrovèrent nul en la vile qu'il peussent prandre à meor ; et - requéroient un borgois d'une autre vile à meor, qui avoit esté de bone - vie et de bon renom. Li baillis le lor bailla ; et il le - présentèrent le roi, et li rois conferme cest ordenementIbid., c. - 13..

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Enten que borgois qui vienent (vivent) dissoluement et qui - dépiècent et dégastent les biens de la vile, ne sont pas por ce desposez - de eslection, ains sont tenu à amender lor forfet ; et - eslection de meor det estre fete des borgois de la vile.

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- § 13. -

Tel costume ert en une vile, que quant eslections avenoit à fere meor, - que li borgois de la vile menoient les persones de la vile au prévost, - et que le prévost de la vile eust poer d'eslire quel borgois qu'il - voudrait. Et li rois dampne cete commune (coutume), et - mande que droite menière d'eslire set gardée en totes viles, et tant de - diligence mete l'en en ce, jusque l'en ait porveu à la ville ; et - quant ce sera fet, s'il est costume que l'en requière la volenté dou - prévost et que l'en requière la confirmacion dou roi, soient - requisesDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 14..

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Enten que costume ne vaut riens contre la franchise de la vile, et - ellection doit estre fete là où li esliz doit estre, et ce que la plus - sene partie de la vile fet, toute la vile le fet.

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- § 14. -

Uns esleuz et confirmez demendoit que il porroit fere de ses - borgois ; que quant il les prenoist ou les lor choses, quant il - forfesoient, font corones et se tornoient as clercs, et disoient que li - meres ne les poit forcer sanz espéciau commendement de la pape ? Li - rois commende qu'il soient forcié à amender le torfet qu'il ont fet, - come il ne soient mie queroné fors por tolir autrui son - droitIbid., c. 15..

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Enten : meor puet fere amender forfet par sa juridiction, et clerc - qui fet querone por tolir autrui son droit et por achever - (eschever) ses meffez, ne doit pas avoir privilége de - clerc.

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- § 15. -

Contens ert de deus borgois en une vile, que chacuns dit qu'il ert esluz - pers de la commune. Les parties vindrent devant le roi. Johanz dit que - li meres avoit oï les contens, et que Perres avoit fete pez pardevant le - meor, et avet resiné à sa esliction, et li meres avet confermé Johan. Li - rois sot par bones genz que ces choses devant dites furent veres, et loe - le fet au meorIbid., c. 16 (?)..

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Enten : meor puet quenoistre dou droit de l'eslection des pers, et - bone pez fete devant le meor doit estre tenable.

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- § 16. -

Une ville estoit vuide de meor. Li borgois eslurent un borgois de la vile - ; et cil esliz, avant qu'il fust confermez dou roi, tint juridiction et dona sentence en jugement contredit ; et d'autre - part il n'ert pas sages de sciance ; et por ce li rois quasse se - élection, et quanque est fet por lui est néantDecret. Greg. IX, - lib. 1, tit 6, c. 17..

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Enten que esliz à meor ou à per ne doit aministrer jusqu'il soit - confermez, et se il aministre, s'eslection est quassée.

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- § 17. -

Quant li meres d'Arraz fut morz, dix des plus riches homes de la vile, - qui estoient hors de la vile, mandèrent as autres borgois de la vile, - par certain message, qu'il ne nonmassent nule autre persone, jusque il - (y) fussent. Porquoi li borgois qui estoient présent, - asignèrent terme, segont la commune (coutume) dou païs, à - cels qui n'i estoient mie, et qu'il venissent à faire le - eslection ; et demandèrent lo roi savoir se li lontain devent estre - atendu ? Et li rois respont qu'il eslisent, et quant auuront esleu, - qu'il li présentent l'esliction, et il la confermera comme - roisIbid., c. 18..

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Enten que (qu'en) eslection de meor, de borgois tant - lonctens (lointains) ne devent pas estre atendu ; car - demore est moult sospeceneuse et domageuse en eslection ; et aucun - aporte auscune foiz les fez à deus persones.

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- § 18. -

L'en dit ciIbid., c. 19.que quant li borgois furent tuit - ensemble por eslire, li uns apela que l'eslection ne fust fete ; et - com il se fust issuz de là où il s'estoient assemblié, li autre eslurent - un sergant le roi. Et comme il fussent devant le roi, li apeleor - distrent contre la eslection que ele estoit fete enprès apel, et de - persone d'autre vile, comme il aient en cele vile assez convenable - persone. A ce disoit l'en que bien fut fete le eslection, ce ne poet - riens nuire, com l'en ne doie apeler sanz gref ; et dit l'en que - cil n'est mie d'autre vile qui est serganz le roi, com li membre dou - chief ne sont mie estrainge dou cors. Quant ce fut oï, com l'en ne deist - riens contre la persone, li rois enquiert de le science et des mors de - son sergant ; de ce il le trova bien soffîsant ; et il ne pot - pas estre certains se il avoit vingt anz, et por ceste chose et por ce - que plus ert profitable au servise le roi que à la vile, il lor done - congié d'eslire.

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Enten que apeau ne vaut rien, se ce n'est fet por quoi l'en apele ; - et office de roi est d'anquerre de la persone ; et li rois est - chiés des viles, et si sergant sont li membre dou chief, et - la vile si est li cors ; don nos disom que li membre dou chief ne - sunt mie estrainge dou cors.

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- § 19. -

Une vile ert sanz meor ; li borgois eslurent un borgois de la - vile ; il le présentèrent le roi. L'en dit encontre, et il méismes - quenurent desporveuement qu'il n'estoit pas de léal mariage nez. Li rois - ot conseil, et trova un droit qui deffent que bastart ne soit honorez, - porce que l'en n'aist acheson de pécher ; et trova un droit autre, - qui disoit donques qu'il soit nez, qu'il doit estre honorez s'il est - prodom. Mès li establissement le roi et de l'ostel le roi ne deffent pas - seulement tex estre esleuz, ainz punist ceux qui tex eslirent, por oster - acheson que l'en ne pèche. Jà soit ce que mout de bones mors feissent - que cil fust confermez, li rois ne le vout pas, quar li borgois ne - l'avoient pas requis humblement, ainz l'avoient esleu desporveuement. Il - quasse le eslection par l'autorité de l'establissement de sa cort, et - aparne (épargne ?) moult à la vile, (en lui - permettant) qu'il puisse eslire un autre ; et s'il - eussent autre esleu avant qu'il receussent ceste sentence, li rois - quasse cele eslectionDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. - 20..

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Enten que l'en ne doit pas bastart eslire ; et nus n'est contraint - de prover sou crime quant il le quenoist en tel quas ; et li rois - fet bien grâce à bastart, quant il set en lui bones mors et qu'il est - sages de sciance.

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- § 20. -

Come un borgois de Crépi fust esleuz à mere de Compigne, uns, borgois de - la vile apela por soi et por autres borgois de la vile, et dist que cil - borgois avet mauvese maladie, por quoi se eslections avoit autrefoiz - esté quassée, et por ce qu'il ert d'autre ville, et l'en en trovoit - assez de convenables en la vile. Et corn uns borgois de la vile, - compegnon celui eslit, qui portoit le seau de la vile sanz le seu as - autres qui avient apelé, venissent au roi et requissent que l'esliction - fust confinée (confirmée), por ce que l'en avoit dit au roi - et fet à savoir que l'eslection n'ert pas bien fete, et comme l'en vost - enquerre de l'eslection, l'autre partie apela au roi. Enprès les parties - furent devant le baillif et lessièrent lor apeau, et se mistrent en lui, - qu'il i donast meor. Et com li borgois de Crespi euz apelié au roi de ce - grief, li rois ne vout pas celui confermer, et mande as - juges que com cil borgois de Crespi ait esté esleuz, sil se consentent à - s'eslection, et li apeau remènent, et il soit seins, que il soit - confermez, et bien se soient li autre mis au baillif por ce meor ; - quar il ne poient lessier la première eslection ; et se li esliz ne - s'i vout consentir, si soit l'eslections confermée, s'il est - sainsDécret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 21..

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Enten que por petite maladie n'est esliz quassez ; et là où la mere - partie s'i acorde et se tient, là dit l'en que est la vile ; et - aucuns qui n'est pas présent puet estre esleuz ; et li borgois ne - puent muer tel eslection, se c'est encontre le eslit, ne vaut riens.

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- § 21. -

La merie de Maante ert vuide de meor ; dui i furent esleuz, de deus - parties. Enprès la cause fu envoïe sor certaine forme, de par le roi, au - baillif de Gisort : que se les parties se consentoient, qu'il - donast sentence ; si que non, renvoiât la cause au roi, et il - asignât jor as parties qu'il fussent devant lui. Cil baillif fist le - commandemant le roi, reçut le tesmoign de çà et de là, et les - allégacions, et envoient dons au roi et mistrent jor as parties. Et - quant l'autre partie vint à cort, c'est à savoir Guillaume, l'autre n'i - vint pas, c'est à savoir Pierres. L'en dit por la partie Guillaume qui - est présente, que li greignor et li plus digne de la vile s'i estoient - consentu, et qu'il ere loable por aage et par escience et par mors. L'en - dit encontre l'eslection, que bien fust-il esleuz de deus parties, il - n'est pas suffisanz en escience, ne en aage, ne en mors. Por ce que li - rois sot que la cause ne li fut pas bien envoïe, li rois le envoia à - autres juges, en tel forme, que si Johanz, au tens qu'il fust esleus, - n'iert sofisanz, qu'il confermassent Pierre ; se que non, qu'il - confermassent Johan et quassassent l'autre, et lou feissent tenir por - meorIbid., c 22..

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Enten que droit d'eslire est gardé en eslection, et se le numbre est - d'une part et d'autre yves (égal), la dignité sormonte ; et - la règle dit que l'ofice dou juge n'est pas solement metre en seisine, - ains doit deffendre celui qui l'en i met.

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- § 22. -

Com une vile fust sans meor, li un requistrent le meor d'une vile ; - qui ot nom Guillaume ; li autre eslirent un borgois de la Ovile. Et - com l'en deist contre le meor qu'il avet aministré en la vile de la - mairie sanz le congié le roi : dont li rois mande à un baillif, que - s'il savet que li meres eust aministré en cele vile, que il - quassât se eslection et confermast le eslection as borgois, bien fust-il - esleuz enprès l'apeau, et bien fust-il esleuz de pou. Quar cil qui - avoient requis le meor, por ce qu'il avoient sanz congié receu dou roi, - avoent perdu lor poer d'eslire, et ert retorné à cels qui eslirent le - borgois, bien fussent-il pou. Li juge de avantage reçurent les tesmoinz - de çà et de là, et lor reisons, et quassa la requeste dou meor et - conferment l'eslection des borgoisDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. - 6, c. 23..

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En la seconde partIbid., c. 23., l'en dit que cil confermez - alast à cort por mercier le roi, et l'autre partie apela au roi, et dist - deus choses sor l'eslection : l'une fut, que enprès apel fust - esleuz ; l'autre, qu'il fu esleuz de pou de genz. Et contre le - procès aus juges, il disoient deus choses : l'une qu'il ere - corrumpu por loier ; l'autre qu'il les avoit apelez en leu - soupeceneus, sanz apeler l'autre partie donèrent mauvese sentence contre - le meor. Et quant toutes ces choses anéantées par bones reisons, li rois - loe ce que li juge li firent d'endroit le borgois.

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Enten : qui est meres d'une vile et passe en une autre por estre - meor, par s'autorité, sanz commendement, doit perdre l'une et - l'autre ; et cil en apele en aide por néant la loi, qui fet contre - la loi ; et présuncions est por le juge qu'il ait dreit fet.

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- § 23. -

Com la vile de Maante fust sanz meor, tuit li borgois se assemblèrent por - eslire. Une partie de la vile eslurent Perre, qui n'est pas bien nez, et - l'autre partie eslut Johan ; laquel eslections ne vaut riens, non - pas por le vice des esliseors, mès por autre cause. Les dui élections - furent quassées. Et cil qui eslurent Johan, por ce qu'il n'avoient pas - péchié en eslire, apelèrent l'autre partie à eslire, et traitèrent de - l'eslection. Et comme il ne se peussent acorder en nule persone, il - alèrent au roi, et disoient qu'il avoient esleu Tiébert et Cortin, et - que l'eslections n'epartenoit pas as autres, et qu'il avoient perdu leur - poeir de eslire, et dévoient perdre, por ce qu'il eslurent apenséement - mauvèsemant. A ce l'autre partie respondi que, bien fust-il mauvèsement - nez, il n'en lor anuisoit pas, quar li rois li avet fet grâce de ce, et - l'avoit moller (légitimé) en tel chose. A la parfin dit li - rois que, por ce que la partie qui n'avet riens forfet avet apelée - l'autre à fere l'eslection seconde, et cele eslection avet - été treite de toz ; dun li rois juga que tot fussent receu à - l'eslection, et que l'eslection fust tenueDecret. Greg. IX, lib. - 1, tit. 6, c. 25. — Le coutumier omet de dire que le roi infirme la - seconde élection, et qu'il en ordonne une troisième, laquelle peut - avoir lieu avec le concours de tous, le pouvoir d'élire n'ayant été - perdu que pour une fois par les électeurs de Pierre - bâtard..

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Enten : rigle (est) que cil qui eslisent non digne - persone à lor esciant, perdent poer d'ellire, au meins une foiz ; - et li rois puet restablir cels qui pèchent en tel chose, et li rois puet - en tel chose fere molier (légitime) qui ne sont pas de - mariage.

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- § 24. -

Come li rois feist enqueste en la vile de Pontoise, trois borgois de la - vile requistrent trois choses dou meor, por quex trois choses il ne se - porent consentir à sa eslection, et por quoi il avoit perdue à avoir la - maerie de RoanIbid., c. 26..

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Enten que requenoissance de forfet fete hors jugement, ausin comme - confessions, nuist ; et qui eslit à esciant non digne persone, pert - le poir d'eslire.

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- § 25. -

Pierres fu esluz à estre meres d'une vile. L'en dit trois choses contre - lui : l'une qu'il ert symoniaus, en ce qu'il avoit doné loier por - estre meres ; et que se eslections n'estoit pas fete segont - droit ; et qu'il n'estoit pas borgois de la vile, com de costume - nus n'ert borgois s'il n'avoit esté an et jorz. Des deus premières - chosesLe sens demande : des deux dernières - choses. l'en ne fust pas certains : de ce - qu'il n'avoist pas esté en la vile an et jor, et de ce qu'il n'ert pas - borgois encore ; et de ce qu'il iert symoniax, l'en fut - certains ; et (l'on) mende que l'eslection soit - quassée, et qu'il s'asemblent et qu'il aillent eslire dedenz quarante - jorsDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 26.

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Enten : qui n'est borgois de la vile, ne puet estre esleuz en - discorde.

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- § 26. -

L'en disoit contre le meor de Senz et contre s'eslection, que le - eslection avet esté fete enprès le nonmement de trois, et anprès apiau - de quatre qui i devoient estre à l'eslection ; et contre la - persone, disoient l'en qu'il avoient aministré et que l'en avoit apelé - au roi, et sor ce, l'en avoit esleu. A tout ce l'en respont que le - nomemant de trois chosesIl s'agit de personnes et non - de choses. ne li nuit pas à s'eslection, à celz - qui furent nomezIl faut entendre ainsi cet argument : La - nomunation des trois personnes n'a pu ; empêcher l'élection - d'avoir lieu, car elle n 'a conféré aucun droit aux - trois personnes qui ont été nommées. ; et - que l'apeau le roi ne tint pas leu, com l'en n'ait riens fet en tort com - simple nomemant, mès droite eslection doie estre présentée au roi. Et si - li averseres ne voudrent venir, ne ne porrent, l'eslection ne doit pas - estre enpêchié por ce, s'il n'i furent, si autre nuisance n'i avoit. Et - s'il i furent lessié à apeler par despitDespit doit - être pris ici pour mépris, de despicere., - l'ellection est nule, se les parties ne s'acordent par bone - pezDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 28..

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Enten que plus nuist en ellection le despit d'un que contredit de - moz ; que par noméement de persone, n'a chil qui est nonmez nul - droiz.

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- § 27. -

Com une vile fust sanz meor, po des borgois de la vile eslirent - Robert ; li autre pluisor eslurent Geffroi, qui ne vost pas estre - meres en discorde. Cil qui eslurent Geffroi apelèrent au roi, que li - autre n'éleussent sanz le mereMere (major), - c'est-à-dire sans le consentement de la plus grande - partie de la ville. consentement de la vile. L'autre partie - eslut Robert, et apela que l'en ne feist riens contre l'eslection ; - et c'est la première partieDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. - 29.. Enten : en la seconde partie, dit l'en que la - greignor partie de la vile eslurent Geffroi contre l'apiau, après - l'apeau et avant que la première eslection fust quassée. Quant li rois - sot ce, il quasse l'une eslection et l'autre. La première, por ce que - ele fust fete de moins que de la moité des borgois de la vile ; la - seconde, por ce que ele fust fete enprès la première, qui n'ert pas - quassée, et enprès apel.

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Enten que ce qui ne vaut riens premèrement, ne vaut riens enprès, et en - quel forme ellection doit estre sollenpnés.

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- § 28. -

Come la vile de la Rochele fust sanz meor, dui i furent esleuz par - descort : c'est à savoir le meor de Saint-Liz et un borgois de la - vile. Quant il furent devant le roi, l'en dist por le meor de - Saint-Liz : et que deus furent esleuz, et que cinq esliseor - devoient eslire, et celui que li cinq ou li trois d'aus esliroient, s'il - ert convenables, seroit receuz des borgois de la vile sanz - contredit ; et fu establi dou commun, que se li trois s'acordoient - por une persone, li autre dui s'i acordoient. Il avint que li troi - eslurent le meor de Saint-Liz, et mistrent leur requeste en - la volenté le roi, et la puplièrent au commun ; et li autre dui - eslurent le borgois de la vileIl faut sous-entendre que les deux - électeurs dissidents procèdent à leur nouvelle élection avec le - concours d'un certain nombre de bourgeois., et apelèrent li - troi que l'en ne feist riens contre aus : et c'est la première - partieDecret. Greg. IX, lib. 1, tit 6, c. 30..

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En la segonde partie, disoit l'en por les borgois : que cum cil - esliseor se descordassent, li borgois lor ostèrent le pooir d'eslire, et - por ce que li troi apelé ne vindrent as borgois, li borgois eslurent un - borgois de la vile ; et sor ce mostroient les letres au - (du) séneschal de Poito de lor confermemant.

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En la tierce partie, dit l'en que, toust eust li séneschaus bone - entencion en celui fet, il fut déceuz, et les letres furent enpétrées - por boisdie, com il n'avoient fet nule mencion au séneschal dou meor de - Saint-Liz, qui avoit esté requis de cels à cui li communs avoit doné - poir d'eslire ; et le chapitre ne poet pas rapeler, come il avoient - jà esleu, et li troi s'acordoient à une persone.

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En la quarte partie, quasse li rois le eslection as borgois de la vile, - non mie por le vice as borgoisNon pas à cause d'un défaut - intrinsèque chez les bourgeois de la Rochelle à procéder à - l'élection de leur maire, mais à cause de la validité de la première - élection faite par les cinq personnages auxquels, d'un commun - accord, on en avait délégué le pouvoir. , et mende que l'en - enquière de la requeste au meor de Senz-Liz, et s'il est profetable à - estreper (extirper) par la trecherie de la Rochele, qu'il - soit mères de la vileCes derniers mots voudraient signifier qu'un - des motifs pour lesquels le roi confirme la première élection, celle - du maire de Senlis, est que ce personnage était capable de corriger - la Rochelle, de quelques abus qui s'y étaient introduits : - profetable à extirper par la trecherie de la - Rochele. Mais il faut croire, pour l'ancien honneur de la - Rochelle, que l'auteur de notre ouvrage a tout simplement et fort - injustement appliqué a une ville ce que le chapitre 30 des - Décrétales dit d'une autre ville. Le chapitre 30 parle d'une hérésie - qui a pullulé a Toulouse, et que l'évêque pourra extirper. Notre - coutumier, qui de l'évêque a fait un maire, de l'hérésie de Toulouse - a fait une trecherie, mise par lui sur le compte de la - Rochelle..

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Enten que cil puet nomer persone à qui l'en a doné poer d'eslire ; - et commune puet tout metre le poer, sor un tout, d'eslire. Et quant - droite eslections est fete, avant le rapiau dou poer, l'eslections - vaut ; et l'en ne puet home requerre, se autres est requis, jusque - l'eslections soit quassée ; et l'eslections n'est pas - bone soulement por persone, mès por la menière d'eslire.

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- § 29. -

Come li chanoine de Paris eussent esleu évesque, et le présentèrent le - roi, li rois ne le vost recevoir, ne rendre son régale. Com de costume - évesque ne puet estre esleuz sanz requerre le congié le roi, l'en - demende se l'eslections doit estre quassée, ou que l'en doit - estre ? Et l'en respont com il ne devent eslire sans congié, et il - eslurent, il firent ce qu'il ne devoient pas fere ; et qui fet ce - qu'il ne doit pas fere, en tiel quas il ne fet riensLe § 29 paraît - imité de la note y, sous le chap. 30 des Décrétales de - Grégoire IX. — On trouve dans le testament de Philippe-Auguste, - avant son départ pour la Terre Sainte (1190), des régles dont la - décision de ce § n'est qu'une exacte application. Voy. articles 9, - 10, 11, du document nommé..

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- § 30. -

Uns meres eslut un borgois de la vile à estre pers de la commune comme un - des pers fust morz. Li borgois de la vile ne le voudront recevoir, et - disoent, segont droit qu'il le devoient eslire, et segunt costume. Li - rois commende que la eslections que li meres fist, soit quassée, com de - droit naturel l'eslections apartiene as borgois de lor pars eslire et de - lor meorDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 31..

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- § 31. -

Come il fausist en une vile un meor, et li meres fust morz, li borgois de - la vile baillèrent à trois poer d'eslire, et jurèrent qu'il tindroient - celui à meor que cil trois borgois esliroient de la vile ; et cil - troi jurèrent qu'il esliroient meor en bone foi. Li trois oïrent la - volenté de chascun, et eslurent Renaut, borgois de la vile, et la vile - s'i otroia, et li baillis reçut et tint l'eslection à bone.

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Et cum l'en deist devant le baillif qu'il ert trop jone, avant qu'il fust - confermez, li baillis dit par droit qu'il ert de bon aage. Et por ce que - aucuns contredisoit de noveau l'eslection de celui, cil élis le fist - tere. Enprès, dit l'en devant le roi que, cum li troi esliseor fussent - tenu d'eslire celui qui seroit de la vile, ou de la greignor partie - nomez, seroit tenu por meor ; ne li esliseor ne gardoient pas bien - la forme qui lor fust baillié, ançois eslurent Renaut à poi de cels de - la vile, dunt la vile fust gabée ; et disoient que Renauz ne fu mie - esleuz segont naturel reisonLes adversaires de - l'élection de Renaud reprochent aux trois électeurs commis d'avoir - arrêté leur choix sur une personne que ne leur désignaient pas les - suffrages de la majorité de la ville. Or, les trois électeurs - s'étaient obligés à tenir compte, dans leur choix, de préférences - déjà plus ou moins expressément manifestées.. Don li rois - commende que li contradiseor jurent que par malice ne diront riens - contre l'eslection ; et li esliseor jurent ausin qu'il diront - vérité quant de ces borgois se consentirent à l'eslection - RenautQuant.... combien de ces bourgeois ont - participé à l'élection de Renaud. ; et se li troi ou li - dui de cels qui eslirent, dient que la mere partie des borgois si s'en - consentist, li contrediseor ne soient plus oï. Et cum lor prueve ne soit - pas soffisant en chascun d'aus, l'en dit que l'eslection Renaut soit - quassée.

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En la fin, l'en dist que Pierres, borgois de cele vileUn des - adversaires de l'élection de Renaud., perde cent mars comme - il se obliga, que li esliz ert trop jouenes, com (quoique) - li baillis deit par droit qu'il avoit droit aage ; et la sentence - pasoit jà en chose jugée, com (puisque) l'en n'eust pas - apelé devant le roi dedenz les huit jorzDecret. Greg. IX, lib. 1, - tit. 6, c. 32..

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Enten que tot ne puisse pas li baillis lâchier droit sus aage d'aucun, - donques ne puet-il pas doner sentence. Et se vile est sanz meor, persone - digne puet estre esleus, non pas la plus digne ; et vaut le - eslection. Et cil qui propose barre, doit jurer que par malice ne la - dit. Et qui est senglesSengles, traduction imitée de - singularis. Voix d'un, voix de nun, disaient nos - aïeux ; Institutes coutumières de Loisel, livre v, - titre v, règle x. en son tesmoin, n'est creuz. Et santance - donée de barre mise avant, et passé par l'espace de huit jorz en - autorité de chose jugée, ert ausint comme sentance diffinitive.

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- § 32. -

Come li meres d'une commune fust mors, la vile dona poer d'eslire per, en - tiel forme que cil que six ou la mere partie d'aus esliroient, la vile - lou tendroit por per. Il avint que li uns d'aus fust nommez des quatre, - et uns autres d'aillors fust nommez des deus. L'en demende laquele - eslection dut avant valoir ? et l'en dit à droit que cele qui fust - nomée des quatre, se il (si l'élu) se consentoit à - eslection, et se autre chose n'empeschoitDecret. Greg. IX, lib. 1 - x, tit. 6, c. 33,.

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Enten que quant poer est donez à aucuns d'eslire, il puent - eslire aucuns d'aus ; et por ce, s'il [ne] puet se eslire, il - [ne]Le sens exige la suppression des deux négations placées - entre [ ]. se puet bien consentir en eslection qui est fete de - lui.

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- § 33. -

Come li ballis le roi eust loié le eslection de un, qui avoit non - Phelippe, et li chapitres s'i fust consentuz, fors trois dou chapitre, - qui alèrent au roi, et disoient issi : Cil ballis qui loa cele - élection fut quenesseor ou elliseor ; s'il fust esliseor, il fist - tort, qu'il mist sa faucille en autrui blé ; s'il fust quenesseor, - il fist mal, quar il ne apela pas les parties aversaires. A tot ce li - rois respont, que cil baillis ne fut pas esliseor ne quenesseor ; - mès il fut dénunceor : quar il dénonça la persone Phelippe - convenable, non pas Pierre, par maintes reisons.

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En la secondeSeconde partie du chapitre 34 des Décrétales de - Grégoire IX, dont ce qui précède est pour le Coutumier la première - partie. — Ce chapitre est relatif à l'élection de l'empereur - d'Allemagne. Un légat du pape (1208), entre deux personnages sur - lesquels les électeurs se divisent, désigne entre eux celui qui est - digne de l'empire. Plainte des électeurs. Le légat n'avait pas le - droit de s'immiscer dans l'élection. En tant que juge, il n'a - observé aucune des formes par lesquelles on distingue un acte - légitime d'un acte arbitraire. Le pape, à qui il adresse la plainte - des électeurs, déclare qu'il a droit, lui, d'intervenir dans une - élection, en consacrant ou non, à son gré, le nouvel empereur ; - que, pour exercer raisonnablement ce droit qui lui appartient, le - pape envoie un légat pour examiner de près et étudier la personne - des élus ; que, partant, dans l'occasion, le légat contre - lequel on se plaint, le représentait ; et qu'en désignant parmi - les candidats celui-là seulement qui était digne de l'empire, le - légat n'avait fait que son office. Le pape, dans le chapitre 34, - fait prévaloir la supériorité du saint-siége sur le saint-empire. - Notre Coutumier s'empare à peu près des mêmes motifs, pour faire - prévaloir la supériorité du pouvoir royal sur les franchises ou - libertés des communes., il monstre par mout de raisons que la - persone Pierre n'est pas digne, por ce qu'il iert parjures le roi, et - ala contre les choses del roiaume et guerroia le roiaume. Et por ce li - rois quasse se eslection et loie l'autre.

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Enten que qui est parjures dou règne et hors de la foi le roi, li rois - n'est pas tenuz à lui recevoir en sa terre, quar aparissans seroit que - bien vendroit à home de mal fere.

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- § 34. -

Uns meres fu morz ; li borgois (se) devisèrent en - l'eslection : l'une partie eslut le fil au meor qui morz ère, - l'autre partie eslut un borgois de la vile, et distrent contre - l'eslection au fiz au meor qui morut, qu'il ne devet pas - estre meres, com cil qui n'avoit pas escience ; et por ce que li - droiz de l'eslection porroit périr, et por ce qu'il seroit aparissant - que le droit de l'eslection alast par héritage. Li rois quasse l'une - eslection et l'autre : cele dou fiz au meor, por ce que li droiz de - l'eslection porroit périr en ce, por ce qu'il fu filz de l'autre - meor ; l'autre, por ce qu'elle fut fete de la menor - partieDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 34, in - fine. Le pape établit ce grand principe issu de l'égalité - chrétienne : « Imperium non ex successione, sed ex - electione debetur. ».

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Enten : lignages n'a pas leu en eslection de meor par droit commun, - se prévilége ne li done. Et eslection en discorde fete de la menor - partie n'est pas droite menière d'eslire.

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- § 35. -

Come l'en contençoit sor l'eslection de un meor, l'en dit que l'eslection - soit quassée, por ce que li borgois de deus jornées d'iquiDe - là.ne furent pas semons ; et lor done l'en - poer d'eslireOn doit procéder à une nouvelle élection., et - ce que la greignors partie et la plus saine establira, soit gardée.

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Enten que pis vaut, en eslection, le despit d'un que contredit de - mouz ; et cil qui est à deus jornées est apelez (à - être) présens, et ce que li greignor et li meillor font, doit - estre gardéDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 35..

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- § 36. -

Come li meres de Saint-Quentin fust malades, li borgois mendèrent un lor - borgois qui estoit hors, et nommèrent jor d'eslire. Emprès, li borgois - trétièrent de le esliction, quant li meres fu morz, mès il n'ert pas - encore enterrez : il eslurent Symon, per de la vile ; li - autres qui ert somons, vint au jor qui li fu mis, et dist que li autre - avoient perdu le poer d'eslire, com il avoient despit qu'il avoient - esleu sanz lui, et avoient tresté l'eslection avant qu'il fust - morzLes bourgeois avaient traité de l'élection avant la mort - du maire, en appelant un des leurs qui était absent, et en lui - assignant surtout un jour fixe pour l'élection., et avoient - esleu avant qu'il fust enterrez ; et eslut Bernart. Et com les parties - fussent devant le roi, li rois quassa l'une eslection et l'autre : - l'eslection dou seul, por ce qu'ele ert fete avant que la première fust - quassée ; et la seconde, por trois causes : por ce qu'ele fut - fete avant que li meres fust enseveliz, et por ce que cil borgois fu - despiz, et por ce qu'il fu trétié de ellection avant sa - mortDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 36...

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Enten que quant la première ellection n'est quassée, l'en ne - doit pas autre fere ; et quant meres est morz et n'est pas enterrez - n'est pas bele chose de eslire meor ; et plus nuist en eslection le - despit d'un que contredit de mouz ; et qui ne puet estre en - eslection puet doner son poer à un de cels de la commune.

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- § 37. -

Pierres pria les borgois d'une vile qu'il vossissent qu'il fust borgois - de la vile, por ce qu'il le feissent meor. Et le fisent borgois, et - (le) fisent meor, et le présentèrent le roi. Et li rois - sot ces choses, et quasse l'eslection por ce que ele ne fust pas fete de - droitDecret. Greg. IX, lib. x, tit, 6, c. 38..

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Enten : nus ne se doit loer en tel quas.

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- § 38. -

Uns fu esleus à meor, et uns fut à l'eslection qui avoit esté geté de son - païs por son forfet. L'en demende se l'eslection vaut ? et l'en dit - que s'il fu geté de son païs por son forfet, dom il deust perdre la vie, - le eslections ne vaut riens, com cele qui est fete de non digne persone, - ne l'en ne doit pas tel home honerer. Mès s'il est hors de son païs por - autres menuz forfez, le eslection vaut, com tel ne doit pas estre - deshonoretIbid., c. 39..

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- § 39. -

La vile de Ruan fu sanz meor ; li borgois devisèrent lor volentié en - divers senz ; issit que li uns eslurent un borgois de la vile, et - li autre requistrent le meor de Faloise. L'en demande qu'en dit - droit ? et l'en respont que se li nombres des requéreors fust au - double, la persone dou requis doit estre confermée, se ele est - convenable ; et l'eslection doit estre quassée. Se li nombres des - requéreors ne sormonte pas le numbre des esliseurs, le eslection soit - confermée, et la requeste soit quassée, se il n'i a autre empêchement. - Et se li nombres des requéreors est mere au double, et il ne soit pas - digne, soit quassé et la requeste et l'eslections. Et se la mere partie - ou toz eslisent à escient non digne, qu'il perdent por ce le poer - d'eslire, et s'il est dignes, en cest quas soit confermée - l'eslectionsIbid., c. 40..

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Enten que quant aucuns est esleuz, l'en doit enquere de sa vie à cels - environ cui il a conversé. Et si li numbres des requéreors est au double - plus granz que li numbres des eliseors, la requeste doit valoir.

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Et quant aucuns eslisent néant digne à lor esciant, il - perdent le pouer d'eslire.

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- § 40. -

L'en dit en cest chapitreDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c - 41. que citez ne chasteaus ne doit pas estre plus de quarante - jorz sanz meor, ne plus de huit jorz sans pers.

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Enten que se dedenz celui jor ou tens n'est fete le eslection, li poer - d'eslire est portez au roi ; et li rois li doit porverLe roi - doit pourvoir au besoin d'un maire nouveau.. Et lonc tens ne - doit pas nuire à cels qui n'ont poer d'eslire ; et aucuns d'autre - vile ne soit pas esleuz en la vile, tant com l'en truisse persone - convenable.

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- § 41. -

L'en dit ciDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 42. trois - choses : La premère, si est que, se vile est sanz meor, et tuit cil - sont présent qui vuelent, et doivent, et puent bien fere le ellection, - trois d'aus soient esleuz, qui enquiergent la volenté de chascun. Et - quant il auvront ce escrit, lors le dient au commun, et soit esleuz cil - à qui la greignor partie s'acordera, ou le poer d'eslire soit doné à - aucun, que por toz porvoit cele vile. Et se l'eslection est fete - autremant, ele ne vaut riens, se par la volonté d'aus toz n'est fete - communémant.

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En la seconde partie, dit l'en que nus ne doit establir procurator en - ellection, s'il n'est si lonctans (lointain) en tiel leu - don il ne puisse pas venir ; et lors à un des borgois de la vile - porra bailler son fet.

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En la tierce partie, dit l'en que élection fete en repostEn - cachette. ne vaut riens ; que quant ele sera fete, si - soit dite sollempnement.

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Enten que ci baille l'en droite forme d'eslire ; et se aucuns apèle - que l'en n'élisse segont la forme de droit, apiau ne vaut riens ; - et cil qui n'est pas présens puet metre procurator por soi en - eslection ; et élections reposte ne vaut riens.

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- § 42. -

L'en dit ciDecret Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 43. — Le chapitre 43 - statue sur une élection ecclésiastique, favorisée par le pouvoir - temporel, et que le pouvoir spirituel se hâte de déclarer nulle avec - l'ardeur d'un grand zèle. Le § 41 du Coutumier, au contraire, traite - d'une élection laïque, dont des clercs s'ingèrent, et avec un zèle, - pour l'intégrité du pouvoir du roi, au moins égal à celui du - chapitre 43, pour l'intégrité du pouvoir du pape ; il déclare - nulle une pareille élection. Ainsi, pour défendre le pouvoir - temporal contre le pouvoir spirituel, point de frais d'invention. - C'est le même trait reçu et renvoyé. que se aucuns se consint - à eslecciun fete de soi par poesté de clers, se eslection - doit estre quassée ; quar ele est contre droit de cité ; et li - esliz ne doit jamès estre esleuz à aucune honor sanz la merci le roi, et - cels qui font cele eslection doivent estre en la merci le roi.

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Enten que se aucuns consent élection fete de soi por poeté de clers, - l'esleccions ne vaut riens ; et tel ne puet estre esleuz par droit - à autre dignité sanz la merci le roi.

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- § 43. -

L'en dit trois choses en cest chapitreDecret. Greg. IX, lib. 1, - tit. 6, c. 44. : l'en dit premièrement que se aucuns est - esliz, cil à qui le confermement apartient doit examiner la menière de - eslection et la persone de l'eslit ; quar se par négligence est - aauciezExhaussé, élevé. home de poure - escience, ou qui n'est pas d'ahage, ou qui n'est pas de bone vie, soit - geté fors. Et s'il est seu que cil aient ce fet par malice, qu'il soient - puni en la volenté le roi.

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Ou segunt, l'en dit que li rois et li baron doivent ahaucier cels qui - sont dignes as honors, s'il ne vulent estre blasmé.

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En la tierce partie, dit l'en que quant aucuns est esleuz non dignement, - cil qui est esleuz n'est pas puniz seulement ; mès cil qui - l'eslit : et chascuns doit estre puniz en ce où il pèche, à la - volenté le roi ; et que plus doit estre puniz cil qui pèche à - esciant que cil qui pèche par folie ; et costume doit estre gardée - en vile, cele costume qui vient de débonaireté.

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- § 44. -

Quant la vile de Bapaumes fu sans meor, li borgois despendirent moult en - eslection. L'en demande d'on l'en doit ce paier ? et l'en respont - que des biens dou commun de la vile doivent estre renduz les despans qui - furent fet en eslectionDecret Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. - 45..

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Enten que li despans que l'en fet renables en eslection, doivent estre - paez des biens dou commun.

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- § 45. -

Come uns fust esleus communaument de toz, la vile le présente le roi por - confermer. Li rois, quant il ot enquis de la chose, quassa - l'eslection ; quar emprès ce que l'en sot la volenté de chascuns, - ne fut pas fete - demenoisIncessamment. l'eslection ; et por ce - que, avant que l'eslection fust fete, requesirent la volonté de - l'eslitDecret. Greg. IX, lib, 1, tit. 6, c. 46..

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Enten que eslection est quassée, quant l'en eslit niscement. - Et le consentement de celui que l'en doit eslire ne doit pas estre - requis jusque l'eslection soit fete.

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- § 46. -

Come une ville fust sanz meor, dui Chevalier distrent qu'il devoient - estre à l'eslection de celui meor ; la vile ne vost. Il apelèrent - au roi, que l'en ne feist riens contre aus. Et comme il fussent devant - le roi, l'en lor demenda por quel droit il devoient estre à esleccion de - celui meor. A ce il respondirent qu'il i devoient estre, porce que li - maires Guillaumes et li borgois de la vile lor avoient ostroié qu'il - auroient voiz en eslection dou meor de cele vile ; dont li rois - tint ceste raison por nule, et empose sor ce tésir à cez - chevaliersDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 47..

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Enten que borgois ne puet pas aliéner la chose de la commune sanz le - commandement le roi, ne mestre seignorie sur le droit commun.

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- § 47. -

Come la vile dou Pont-Audemer fust sanz meor, li borgois départirent leur - volentés en divers lius : li un eslirent Phelippe, borgois de la - vile ; li autre eslurent Guillaume, borgois de la vile ; li - autre eslurent autres persones. Et com l'en eust assez plesdié de ce - devant le roi, il quassa l'eslection Phelippe, porce que ele ne fust pas - fete de la mere partie, et porce qu'il ne puplièrent et tindrent por - meor après le apiau. Et l'eslection Guillaume fu quassé emprès, - (porce) qu'ele fut fete enprès ceste que n'estoiet pas - encore quasséeIbid., c. 48..

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Enten que en eslection apèle l'en la mere partie dou chapitre, et cele - mere partie qui est entendue de tost le chapitre.

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- § 48. -

Come une vile fust sanz meor, li borgois et dui chevaliers qui avoient en - eslection voiz, jor fu mis à eslire. Li clerc de la cité disoient qu'il - devoient estre en eslection, (et) furent receu en tel - menière, que lor voiz ne vausist riens por droit ne por costume. L'en - fist crestine (scrutinium) segont la forme d'eslire : - dui furent esleu ; et por le contens l'en porta l'afere au roi. Li - rois quasse ceste eslection, porce qu'il n'avoient pas esté esleuz de - l'autre (la mere) partie de la vile, ne ne fust pas trové - que le chapelain ne li clerc deussent eslire de droit, ains fut fete - l'eslection contre la forme d'eslire, et despollent les esliseors ceste - feiz d'eslireIbid., c. 50..

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Enten que aucun puent estre en eslection por - requérance ; et double foiz fete, une chose amoine costume, bien - n'i soit-ele pas receue, ne par lonctens maintenue ; et l'en doit - metre jor à fere l'eslection.

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- § 49. -

Li rois sot que une vile ot fet convent à un évesque qu'il ne porrunt - eslire mere sans lui. Li rois sot que droit d'eslire meor ne puet chaoir - en main de clerc, et mende à cele vile que cele convenance ne soit - guardée, et mande qu'il aient poer d'eslire celui qui sera profitables à - la vile, et ensint qu'il le dénoncent au patron et à autres, s'il i ont - droitDecret . Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 51..

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Enten que covenenz fet d'eslire meor, fete o clers, ne vaut riens, se ele - n'est fete par la volenté le roi.

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- § 50. -

Come une vile fust vuide de meor, li rois manda as borgois que dedenz - quarante jorz esleussent et ussent porveu à cele vile de meor ; et - com jors fust mis à eslire, li borgois donèrent poer d'eslire à six, - jusque une chandele fust arse ; et com cil eslisseor se fussent - acordé en Symon, il quistrent conseil à lor compaignons. Et uns de lor - compaignons respondi, que quant il auroit eu conseil, qu'il lor - respondroit ; et cil eslurent, sanz atandre la response, celui - Symon. Et com li aferes fust portez au roi, il manda à deus prodes - homes, que s'il savoient que cil esliseor eussent tracté de l'eslection, - que cil fussent requis de doner le conseil en l'eslection, et il ne le - feissent, se la persone est convenable, que l'eslection soit - confermée ; et s'il ne quistrent le consoil comme il le devoient - fere, ou la persone ne fust pas convenable, qu'il dépiècent cele - eslection. Et cil afere fust renvoiez de chief au roi, porce qu'il ne - fust pas prové que le conseil à l'autre fust requis en tens - convenable ; il quassent cele eslection, non pas por la persone ; - mès por la menière d'eslireIbid., c. 52..

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- § 51. -

Com une ville fust sans meor, li borgois furent assemblé entre aus por - eslire, et com douze borgois se fussent consenti en Robert, qui estoit - pers de la vile ; et dix-huit, et quatre procurator d'un qui n'i - estoit pas eussent esleu Guillaume, borgois de la ville ; et com - Guillaume eust plus et Robert meins, Guillaume fu esleuz de sa partie. - Et cil qui avoient esleu Robert quidoient qu'il eussent eu poer - d'eslire, por ce qu'il avoient esleu home sage, et il - eslurent Robert et apelèrent au roi. Et quant les parties furent à cort, - cil qui eslurent Guillaume requirent que lor eslections soit confermée, - com cil qui plus en avoit à sa partie et com cil qui ert - convenables ; et requéroient que l'autre fust quassés, com cil qui - ert fete dou meins, enprès la premère eslections, qui ne fut pas - quassée. Dont li roi mande au ballif, que se Guillaume est sages et - convenables, qu'il conferme se eslection, et que l'autre soit nule, si - que non, qu'il conferment RobertDecret Greg. IX, lib. 1, tit. 6, - c. 53..

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Enten que por faute d'escience aucuns pert dignité.

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- § 52. -

Li pers d'une vile fust esleuz à meor. Une partie ala encontre, et comme - il fussent devant le roi, l'en dit qu'il ne devet pas estre meres ; - et cil qui ere jurez de la vile, et avoit alé encontre la costume de la - vile, et cele costume ert saelée et escrite au seau le roi : com - tex homs fust parjures, et tel home l'en ne doit pas honorer, et cil qui - onques n'avet fet satisfacion à la vile. Et (de) ce - demendoit l'enqueste, à savoir se ce estoit voirs, et se ce n'i valoit, - près estoit dou prover, si comme il devoit, par soi et par guaranz, en - champ et par bataille. A ce li pers respont, com il fust esleuz à per - sanz contredit, il ne veaut que cele misse que l'en li dit soit sor lui, - comme il soit aparissant qu'il se consentirent en l'eslection de lui - fere per, et donc il puet estre meres. L'en demende qu'en dit - droit ? et li rois respont que en eslection n'afiert pas bataille, - mès inquisicion de la menière de l'eslit. Et por ce, s'il fu esleuz - soutement ou sagement, ne laira pas li rois qu'il ne face enquerre de - son afere ; et s'il est tex qu'il le doie estre, bien le - soit ; et s'il est tex qu'il ne le doie estre, quassez - soitIbid., c. 54..

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Enten que en eslection n'afiert pas bataille ; mès prove par - tesmoinz et enqueste. Et li rois puet enquerre de la menière de - l'eslection et de la vie de l'eslit et de ses mors, et se aucuns eslit - non jutement, por ce ne pert pas li sires son poer.

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- § 53. -

Li borgois d'une vile recevoient les clers de costume, à eslire - meor ; li rois deffent qu'il n'i soient receu dès ore en - avant ; et s'en eslit qu'il i soient, que l'eslection - soit nule, bien i ait costume encontreDecret. Greg. IX, lib. 1, c. - 56..

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Enten que l'eslection fete de clers, des choses laies, ne valent - riens.

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- § 54. -

Antan que quant li borgois d'une vile sont en descort d'eslire, l'en les - puet contraindre d'eslire : li quas est toz aperzIbid., c. - 58. 2..

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- § 55. -

Uns fut esleuz, et l'eslections fut quassée, porce qu'il en dona loier - qu'il fust pers, et par son seu. L'en dit ci que nus ne li en puet fere - grâce fors le roi. Autre chose fust, s'il l'eust eue par symonie en tel - menière qu'il ne seust ; et légièrement poit lors avoir - miséricordeIbid., c. 59..

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- - - VII. De translacionsLes quatre premiers paragraphes de ce titre sont - extraits du titre 7, de Translatione episcopi, au - livre I des Décret de Grég. IX, § 1. 4. - - - -
- § 1. -

Comme uns fust esleuz à meor, li baillis dou leu conferma s'élection sanz - le congié le roi, et le translata d'une autre baillie, où il estoit - meres, en cele don il ere baillis. Li rois le reprent, et li mostre par - meismes reisons qu'il ne puet ce fere ; quar unes choses sont si - espéciaument gardées au roi, que autres ne la puet fere sanz peine, s'il - n'a son congié. Don il soupent le baillif de confermer et de translater - meor, et deffent à touz autres baillis qu'il ne le facent, se longe - costume ne le done, qui ait esté jugie en jugement - contreditDecret. Greg., IX, lib. 1, tit. 7, c. 1..

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Enten que li rois a de cels espéciau privilége ; et ostement de - meor, et tresportement de meor à meor, seulement apartient au roi de - droit naturel.

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- § 2. -

Li rois dit ciIbid., c. 2. que li meor ne puent estre - condempné de lor baillif sanz le roi. Meres ne puet estre ostez ne - remuez que par le roi. Et se li meres est confermez, il ne puet lessier - sa vile, se par le roi ne le fet, et par confermement est entendus qu'il - soit liez à la vile.

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Ou segont leu dit l'en que eslit, que porloigne à estre confermez, puet - li baillis oster. Mès il ne le puet pas metre en autre ville por estre - meor, par s'autorité : quar ce qui est establi en - poine ne doit pas estre trez à grâce.

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Ou tiers, dit l'en que li meres de Senliz fust confermez par son baillif - et fust translaté en la vile de Ruan par l'autorité dou baillif de Ruan - et de celui de Seintliz, et fut asox (absous) de la vile de - Senliz à aler en la vile de Roan. Tout ce fu dit au roi, et il mande as - baillis qu'il sont sospendu de confermer meors et de translater, et le - meor de fere office de meor ; et le commendement le roi fut fet. - Quant ce fut fet, li baillif reconurent par devant le roi lor folie, et - li meres ausint, et requistrent pardon de lor simplece, et cil meres - vint à cort en sa persone, et li baillis ausint requistrent pardon de - lor simplece simplement ; et li rois leur pardone à toz, et dist - que ce ne puet pas baillis fere sanz le roi. Com li meres fust liez à la - vile de Senliz, ne ceaus de Ruan ne le puerent pas eslire ne avoir, se - ne fust par la volenté le roi. Et porce que la vile de Roan, por lor - profit et por le besoing de la vile, requistrent le meor au roi, et li - rois li done congié d'aler de Senliz à Roan et estre meres.

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Enten que nus ne puet translater meor à estre meor, fors le roi, et qui - est liez de tel lien ne se puet pas deslier, se n'est par le roi. Et nus - ne puet confermer eslit, ne translater d'un leu en autre, se n'est par - le roi ou par son commendement.

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- § 3. -

Uns meres, sanz le congié le roi, passa en une autre vile por estre - meres, sanz le congié le roi. Et li rois sot que cil se apela - meor ; il s'en mervella mout, et le fist venir devant soi, et li - mostra par maintes resons que ce n'estoit pas bien à fere ; et com - li rois ne vousist pas que cil originaus remeinsist sanz poine, commende - au meor qu'il lesse cele ville ; et com li borgois eussent ce fet - apenséement, en ce il deivent estre puni. Li rois lor toust le poir - d'eslire à cete foiz, et dit que cil meres ne retort pas à sa premère - merie, qu'il lessa por orguil, ne ne retiegne la seconde, qu'il conveta - par avariceDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 7, c 3..

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Enten que por mal exemple doit aucun estre puniz, que l'en n'ait acheson - de fere mal, et doit l'en celui punir en ce leu meismes où il a - péchié.

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- § 4. -

IlLe pape Innocent III, auteur de la décrétale d'après - laquelle ce § a été composé. parle de celui meor meismes, qui - se voloit escuser par une indulgence que li rois Phelippes li avoit - doné, qu'il se poet acroistre en son règne en toutes les choses où il - veroit son preu. Et li rois dit que cele indulgence ne li vaut riens, et - que par la reison de ces letres, il ne poet prandre autretiel dignité - comme il avoit, com ce n'estoit mie acroissemanz : com cil ne - s'acroit mie, qui fet contre droit et qui fet contre la dignité son - seignor. Que quant indulgence li fu donée, ele li fu donée en bone - foi ; et quant il amenuisoit la digneté son seignor, il fet de bone - foi male foi. Et dit li rois que ensi doit l'en examiner requeste, comme - l'en fet eslectionDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 7, c. - 4..

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Enten, par cete lestre et par tout le titre, que eslis ne puet par lor - autorité lessier lor leu et aler à autre, et les paroles des letres - donées doivent bien estre entendues ; et la rigle dit que l'en doit - aler de menor en greignor dignité, non pas à parel ; et requeste - est plus de grâce que de droit.

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- § 5. -

Come li borgois d'une vile eussent requis le meor de Hédinc à estre leur - meor, uns metres de l'ostel le roi le reporta, par sa propre autorité, - de l'un siége à l'autre. Cil, avant qu'il fut confermez dou roi, se fist - apeler meor ; don li rois le reprent, et dist que se sa translacion - fust encore bone, ne se deust-il pas fere apeler meor. Don il conmande à - celui metre, qui le reporta, qu'il covre ce fet, ainz que li rois l'ait - reprochié ; et s'il i avenoit que li rois i eust reproche, ou le - metre honte, il viaut meaus que li metre ait honte qu'il ait - reprocheCette maxime et la suivante sont extraites du titre 8 - : de Auctoritate et usu pallii, au livre 1 des Décret. - de Grég. IX..

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Enten que en confermement est entendu plenier poeir ; ofice de meor - ne se doit pas fere avant apeler meor, devant la confirmacion. Et li - metre et li baillif poent couvrir lor fet, quant il ont fet nicement, et - rapeler le, et se d'un fet avient à moi ou à toi confusion, c'est - encombrement. Ge doi meus eslire que tu soies honiz que moi, et issit en - tel quas, ge doi miauz amer que tu aies honte que moi.

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- § 6. -

L'en demande porquoi li rois use par tot et en toz tens de juridiction, - cum aucun sait en son règne juridiction qui soie est ? et l'en respont que en roi confermée est le poir de tote la région, - s'il ne le done ; et il a plenier poer en tot, c'est à entendre - poer de prodome ; et li autre si n'ont que partie de poer, quar il - ne sont apelé qu'en partie de la cure, non pas en plenier - poerDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 8, c. 4. — On doit - remarquer ici que le Coutumier, toujours favorable à l'extension du - pouvoir royal, considère la juridiction seigneuriale comme une - délégation partielle de l'autorité du roi. — Il est aussi important - d'observer que le Coutumier, à la fin du §, fonde l'autorité du roi - sur une convention tacite de la volonté de tous..

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Enten que rois confermé est ausi comme se chascuns metoit sa bone volenté - en la soie.

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Enten ci reison, par que rois use en chascuns leu de juridicion.

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- § 7. -

Uns meres qui voloit laissier sa maerie, en demandoit congié au roi. Li - rois li montre en meintes menières qu'il ne pooit pas ce fere, et qui ne - poet pas lessier la cure dou gouvernement, et li met avant exemples de - chevalier, ne qu'il ne doit pas lessier chevalerie, jusque il ait vencue - la batalleCette maxime et la suivante sont extraites du titre - 9 : de Renuntiatione, au livre 1 des Décrét, de - Grég. IX..

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Enten que granz est chevalerie de juridicion ; et ce qu'il est - queneuz doit estre mis avant cels qui ne sont pas queneus ; et - desconvenue est lesser chevalerie, jusque l'en ait vencu la batalle.

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- § 8. -

Uns lessa sa meerie et jura que d'iqui en avant ne la demanderoit ; - et à ce li rois se consenti. Emprès à cele merie, où il fu, - (fu) esleuz de la mere partie de la vile, et li autre - contredirent por le sairement qu'il avoit fet. Et li rois respont que li - seremanz qu'il avoit fet ne li doit pas nuire, com la greignors partie - de la vile l'ait esleu, et dit que, se aucuns est esleuz de la mere - partie de la vile, ce li doit valoir ; et c'est voirs, se - roisonable chose n'est mise encontre ; et se aucuns jure qu'il ne - demandera pas aucune seignorie, il ne jura pas, s'en la li done, qu'il - ne la reçoiveDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 9, c. 2..

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- § 9. -

Li rois dit ciIbid., c. 10. que nus esliz confermez ne puet - lesser sa juridiction, se n'est par persécucion, ou par volenté le - roi ; et i pose quatre quas : li premiers est febleté de - cors ; li segont par faute d'escience ; li tiers par symonie - fete por aquerre la juridicion ; li quarz quant il est de mauvese - vie.

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- - - VIII. De droit de personeExtrait du titre 5 : de - Statu hominum, au livre 1 du Digeste.. - - -
- § 1. -

Tout le droit don nos usons apartient à persones ou à choses - ou à demandes. Come tot droit soit establiz por home, nos diron - premièrement de l'estat as genz, et emprès por ordre, si comme la chose - le suefre.

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La bone devise de droit des persones, des gens, est tele que tot homes ou - il sont franc ou serfDig. lib. 1, frag. 1, 3.. Franchie est - naturex poers que chascuns puet fere sa volenté, se droit ou force ne le - défent. Servages est droit de genz, par quel aucuns est, contre nature, - sougiez à aucune seignorie. Serf est apelé de servage que droit suefre, - et de ce que li empereor et li roi soloient commander vendre les - prisons, et qu'il fussent gardé sans tuer lesIbid., frag. - 4..

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- § 2. -

Li serf ont une condicionLe Coutumier, qui traduit ici le droit - romain, paraît méconnaître le droit de son époque, pour ce qui - concerne le servage. Beaumanoir a écrit, au contraire : - Et ceste manière de gent (les serfs) ne sont - pas tout d'une condision, ançois sont plusors condisions de - servitudes. Voy. Beaumanoir, chap. 47, § 31, édition de - M. le comte Beugnot, Paris, 1842.. De frans, li uns sunt - franc noble et li autre sunt fiz de franchi. Et li serf remeinent an - nostre seignorie par droit de gent. Cil sont noble qui sont nez de - franche mère et de franc père. Assez est se ele est franche quant li - enfes (est) nez, tot fust-ele cuverte quant ele conçut, et - encontre, s'ele estoit franche quant ele conçut, et quant à l'anfanté - est serve, droit dit que li enfes est frans. Ne n'et pas encontre s'il - est de mariage ou bâtart ; quar la chaitiveté la mère ne doit pas - nuire à celi qui est en son ventre. Et por ce demende l'en se aucune - feme serve enceinte et amprès est franche, et emprès est serve ou chacie - de la cité, et ele enfente, se cil enfes est frans ou sers ? et - l'en quide qu'il doit nestre frans ; et li sofit à celi qui est ou - ventre, qu'il ait eu franche mère en icel tensDig. lib. 1, frag. - 5.. Cil qui est ou ventre doit estre gardé ausint com cil qui - est nez, à toutes les foiz que l'en parle dou preu de l'enfant : - l'en le doit fere, tout ne valle-il riens à autre, quant il - est nez. Ne li estaz ès femes ne doit pas estre sordeirez por letres, - s'eles sunt fetes mauvesement, et an meins leus de nos droit est peor la - condicion as femes que as homes. L'en demande à qui l'en doit compaigner - hermofronditus, qui ot nature d'ome et de fame ? et ge - respons : à la partie d'om il i a plusDig., lib. 1, frag. 7, - 8, 9, 10..

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- § 3. -

L'en dit ciIbid. frag. 11, 12. que si li enfes qui est nez - au vivant au père, et riens n'en sot, a(est) droit fis. Car - seue chose est que enfes puet estre parfet en sept mois, par l'autoreté - Ypocras, qui fu sages hom ; et por ce doit l'en croire que cil qui - est nez en sept mois de droit mariage, est droiz fiz. Se li sires apèle - son serf de sa teste ou de larrencin, et il s'an sofre - (s'enfuit), por ce n'est-il pas franc. Cil qui naissent - contre nature, est menière de bestes, (ne) ne sont pas - conté ou les frans ; et cil qui nest ou plus membres que n'est - coutume, sera conté o les fransIbid. frag. 13, 14. — Le Coutumier - traduit liberi, enfants, par frans, ou - libres..

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- § 4. -

L'en dit que se Johana a trois enfanz, l'en commande qu'ele soit franche, - ele en ot un en premer enfantement ; au segont, un ; et au - tiers, si en ot trois. L'en demande liquex d'aus estoit frans ? - Quar quant la condicion estoit acomplie, la fame devoit estre franche. - Et l'en dit que li dui derrenier nesquirent frans, quar nature ne sofre - pas dui enfans ne trois nestre ensemble. Quar quant la feme commence à - enfanter, la convenance fet que li enfes nesse de franche feme, qui - emprès nest. Et se ele est franche par tel convenance : se ge done - franchise à Berte en l'ore qu'ele enfantera, se la convenance est - achevée par lui ou par autre, l'en dit par droit qu'ele estoit franche - en l'ore quant ele enfanta ; dons est li enfes frans. Ausi sera se - Johana enfantoit deus enfanz et emprès deus becons ; l'en ne puet - pas dire que l'un et l'autre soit frans ; mès celui qui nest - derrenier tant solemant est frans, et ceste chose apartient plus à fet - que à droitDig. lib. 1, frag. 15, 16..

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- § 5. -

Li rois Loïs menda et commenda à ses baillis que feme franche grosse, - damnée à mort, enfant auroit franc, et que l'en la devoit tant garder - qu'ele eust enfant. Et à teles est deffenduz feuz, eue, à cele qui est - grosse, enfantera franche persone.

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Quant mariages est fet, et enfant i a, li enfes sont le père, - et li bastart fiz la mère. Se aucuns est forsenez, il ne pert pas por ce - sa dignité, ains li remaint sa chose. Home franc qui se vendi, franchi - après, ne retorne pas en son estat qu'il renia, ains est de la condicion - as serfs franchisDig. lib. 1, frag. 18, 19, 20, 21..

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- § 6. -

Geufroi de la - Chapele dist : Se feme serve enfante au tens qu'ele dut - estre franchie segont la constitucion, li enfes nest frans. Cil est - apelez bastart qui n'ose nomer son père, ne montrer ; ou s'il le - puet montrer, il ne lor lait voir (avoir), et ités sont - apelez avoutre. La loi est de tele nature que cil qui ne nest de - mariage, sige sa mère, se la loi ne li fet grâce. Nos devons celi tenir - à franc (noble), qui est par sentance franc - (noble), tout ait-il esté franchi : quar chose - jugé ert receue por véritéIbid. frag. 22, 23, 24, 25.. Cil - qui sont en ventre, par droit de cité, sont tenu por nez : quar il - ont lor héritages ; et se feme grosse est prisse d'anemis, ce qui - est né de lui est frans, quar la condicions dou père et de la mère ne - doit pas nuire à l'enfant ; et se serve grosse est emblée, tot - l'ait marcheant achatée léaument, li enfes qui est nez est ausi comme - chose emblée. Ne n'an puet cil husage (usucapio) avoir. - Autretel est que franchi soit en autretel droit comme sont cil qui ont - patron, tant com li fiz au patron met à nestre. Patron ne puet fere - noble celi qui dit qui a esté franchiz par avoiement que li patrons - faceIbid., frag. 26, 27..

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- § 7. -

Une serve a enfanz de un franc home an mariage et enfante ; l'en dit - que li enfes est demi-serf, et qu'il servira au segnor demi le - tans ; et se li pères est serf et la mère est franche, et ele - enfante, li enfes sera la métié frans et sers ; et segont la - costume des Berriuns, ne part au roi fors Sente-Croiz et - Sent-AinanÉtablissements de Saint-Louis, II, 31.. Et se - serf et serve de deus seignories ont enfant, li enfant sont de deus - segnories.

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- § 8. -

Cil establissement est tex, que nus ne puet apeler autre de servage, se - n'est por soi ou por home dou lignage. Et doit aler par enqueste, se les - parties se consentent ; et se ne se consentent, la chose ira par - batalle ; et se aucuns dit qu'il ait franchi par conduction son serf, et - la conduction li soit niée, ara-il en ce batalle ? oïl, se la chose - qui retint ou serf est tele qu'il en doi batalle issir. Et - li demanderres se puet-il changier, ne li apelieres ? oïl, s'il i a - essoine parant, et se n'est parant, nonVoy. Ordonnance de 1260, - art. 7, 10, 12 ; et Établissements de Saint-Louis, I, 5. Voy. - aussi Desfontaines, Conseil, ch. 22, et Ordonnance de - Philippe IV, de 1306..

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- - - IX. De la devise de droit de personesExtrait du tit. 6 : de his qui sui vel alieni juris sunt, au livre I du - Digeste.. - - - -
- § 1. -

Ci a autre devise de droit de persones (et) est tele : - li un sont seignor de soi, et li autre sont à autrui ; or convient - voer de ceaus qui sont à autrui : quar se nos savons qui sont teles - persones, nos saurons bien qui sont les autres. Li serf sont au poer lor - seignor, et gent establirent ce droit. Li sires a poer sor son serf, et - quanquez li serf conquiert, il est au seignor. Mès ore li seignor ne - puent fere outrage à lor serf sanz cause et sanz reson : car, se - comme Jehanz - de Beaumont, chevaliers de France, le establi et dit : - Cil qui aucit son serf sanz cause, ne doit pas meins estre puniz que - s'il avoit ocis autrui serf. Et la constitucion Johan de - Beaumont atempre la cruauté as seignorsDig., lib. 1, - tit. 6, frag. 1.. Se sires est cruexLe Coutumier - emprunte ces tempéraments d'esclavage à la constitution d'Antonin. - On en pourrait induire que les seigneurs, à une certaine époque, ont - exercé le droit de vie et de mort sur leurs serfs. Mais Beaumanoir - témoigne d'usages moins atroces, ainsi qu'on le voit dans le ch. 45, - § 31, des Coutumes de Beauvoisis, édition de M. le - comte Beugnot, Paris, 1842. à son serf, ou lor fet force, fax - seremant, l'en en doit fere droit, si com li rois mande à ses baillis - par itel paroles : Il convient que li seignor aient poer en lor - sers, ne ne convient pas que nul home perde son droit ; mès as - seignors apartient qu'il ne lor facent cruauté, ne que ne's laissent - geuner, et ne facent chose qu'il ne doient. Et doit l'en oïr la querele - à ces sers qui s'enfuiront de lor seignors ; et se tu truives que - l'en les ait outre menez ou par fain ou par injure, commende que li serf - soit hors de son poïr, et tot l'amende-il, ne doit-il pas avoir le serf, - s'il n'a sa cruauté atempréeIbid., frag. 2..

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- § 2. -

Et ci dit li rois que nos enfanz sont en notre poerOn ne doit pas - prendre dans son sens strict le mot poer : il ne - paraît pas que l'autorité paternelle en France ait jamais eu les - caractères de la patria potestas. « Droit de puissance - paternelle n'a lieu, » tel est le précepte que - Loisel a formellement admis dans ses Institutes - Coutumières, livre I, titre 1, règle 37. — Le Coutumier - d'ailleurs confond le poer avec la garde - (v. infra, § 3)., et cil droiz est propres à tote - gent. Li fiz de mon fil est en mon poer, se m i fi est en mon - poïr ; ausint les filles ; et cil sont au poer, jusque il - aient quatorze anz passez, et les mères les ont ausit. Quar cil qui naît - de moi et de ma feme est en mon poer, et cil qui nest de mon fil et de - sa feme, est mis niés et ma nièce, et lor enfanz sunt en mon - poerDig., lib. 1, tit. 6, frag. 3, 4..

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- § 3. -

Se aucuns menor remaint, qui n'ait père ne mère, li plus près l'ara en - son poer, par ce qu'il li face son preu ; et si autres li veaut - meaus fere, ou il le lerra ou li fera autant ; et c'est de - vilenage. Et ces choses sunt fetes par le juge. Et se aucuns tient en - fié franc, la garde de l'enfant et des choses sont ou pooir au plus - près, et il sunt tuit li crois des fruiz et dou fié à celi qu'il l'a en - garde ; et li doit la chose tenir en bon poer et en bon point. Ou - point où l'an trove la chose à l'orfenin, en celi point l'ara cil qui - l'ara en balle, et paera les detes. Et feme est d'autretel seignorie cum - ome an fié, si n'i a que fomez, et en vilenage. Et cil dou fié sera ou - poïr jusque vingt-un an, et s'il se viaut marier à quatorze anz ou à - plus, aura-il ses choses ? nenil, devant vingt-un an : et le - vilenage il ara.

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- § 4. -

Nos apelons celui fiz qui nest d'ome et de feme espousée. Or poson que li - mariz soit hors par dix anz dou païs, et quant il revient, si trove - l'enfant en sa meson. Il nos plest à siegre la sentence Geufroi de la - Chapele, qui dit que la sentance est tele que li enfes n'est - pas au mari : quar la putain ne doit pas avoir profit en sa lécherie. Et - dit que li mariz qui demore assiduemant à sa fame et renie son enfant, - ne doit pas estre oïz. Mès il m'est avis, et droiz s'i acorde, que se - certaine chose est que li maris n'ait pas géu à sa feme par aucune - espace de tens, ou par maladie ou par autre cause, ou par foibleté, ou - s'il est tel qu'il ne puet engendrier, cil qui est nez en sa meson, tot - le sachent li voisin, n'est pas sis fizIbid., frag. 6..

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- § 5. -

Se li pères est forsenez et la mère est sage, por ce ne remaint pas que - li enfes ne soit ou poer son père et sa mère : quar cum droit de poïr est establiz par bones mors, il ne puet faillir que - aucuns enfens ne soit ou poer son père, si n'an vint en quas qui - issent ; et s'il n'en isent, il i remainent. Et se li pères et la - mère son desvé, li enfant sont en son poer, ensint que li - enfantDig., lib. 1, tit. 6, frag. 8. ; et li - desvez et la desvée seront an la mère (main ?) au - curator, por le conseau dou juge. Quar le père et la mère devet avoir - preu en son enfant, par le droit de la norreture que il ot fet an aus et - por ce que li enfes lor doit fere solaz. Et n'est mie reson que en tel - quas, nul perde son droit qu'il avoit devant, quar plus li a mestier - qu'il ne solet.

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- § 6. -

Mi fiz ne puet estre por moi en cause, se ge n'é (n'ai) - essoine perpétuel, et lor i sera si com d'aage. Et ge puis estre por li, - tant com il sera en mon poer. Se li enfes dit qu'il est fiz au père, - porce que l'a nori, l'en doit bien enquere, savoir s'il est tis - fiz : quar la cause de norrir l'enfant ne fet nul tort à la mère. - Fiz naturel, qui sont hors de bail, ne retorne pas ou poer lor père - contre lor volenté ; non pas solement naturel fiz, mès tot autre, - et fiz et fillesIbid., frag. 9, 10, 11..

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- - - X. D'avoemenzDig., lib. 1, tit. 7 : de - Adoptionibus et emancipationibus et aliis modis quibus patria - potestas solvitur.. - - -
- § 1. -

Généraus avoement se doit estre fete en deus menières : li premers - est par l'autorité dou prince ; li segonz est par lor ordenement. - Nos poons de ceaus fere nostre oir, qui sont seignors d'aus, par le - commandemant au prince, et cete menière d'avoiemant est prise : - quar l'en doit de celi savoir, qui avoie : si viaut que cil soit - hers en ses choses, et se cil qui est à avoer, est priez qu'il le - vuelleIbid., frag. 2, pr.. Nos avoions par le - commendement à l'Ordenaire, cels qui sont ou poer au père, si com filz - ou fille, ou qui sont en plus basse ligne, si com nevou ou nièce, ou - plus bas. Et cil avoiement est communs à tés persones, à cels qui ne - puent engendrer, comme acoillez, et autres persones qui n'ont nul - enfantIbid., frag. 2, pr. et § 1. ; et cil puent - fere oir en lor choses, en lor lige poesté et ou lit de la - maladie ? non, fors au quint des choses qui li vindrent de par ses - ancessors, puet l'en doner à avoé : ses achosestes - (acquestes) et ses mobles puet-il doner ? - oïl ; et se aucuns hons est mis avoez, et il ait enfanz, il et li - enfes sont en son poerDig., lib. 1, tit. 7, frag. 2, § 2.. - Se aucuns qui est au poer son père ou son avoé, est esleuz à meor, ou en - aucune dignité, segure chose est qu'il se puet metre hors de - bauIbid., frag. 3..

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- § 2. -

Li Ordenaires puet metre hors de sa main fiz, filles et doner les en - avoemanz. L'en demende à cels qui sont en lor poer qui vuelent estre - avoé, si le vuelent, et se aucuns les avoie, l'en doit regarder la - volenté de l'un et de l'autre, ou par otroi ou par contreditIbid., - frag. 4, 5..

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- § 3. -

Quant un fiz avoié a fiz qui veaut estre avoié, l'en doit requerre la - volenté mon filz ; et Renauz de Trieco le commende issi. Quant - avoement est fet, n'est pas méter d'avoir l'autorité de tous celx qui - sont dou parenté. Commendé a esté droit par Johan de - Beaumont que autorité de tutor ne soit pas requise en - avoementIbid., frag. 6, 7, 8..

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- § 4. -

Torp puet avoer et estre avoez. Se aucuns avoie le fil son fil, c'est son - neveu ; il n'est pas por ce veu hers à l'aol : quar il rechiet - ou poer au père, emprès la mort à l'eol. Se ge avoie aucun en leu de - neveu, n'est pas por ce queneu à er. Se cil qui est hors dou bau son - père par droite cause, il ne puet retorner arières ne ben ne bel. An tot - droit ne faut guières, quant li poers à celi qui avoie est feniz, il n'i - remaint riens de l'anciene matère, et en la parfin la dignité au père - qu'il conquist, est chaète quant i faut. Quant aucun a esté avouez, et - il s'an ist, il renonce à tot ses droizDig., lib. 1, tit. 7, frag. - 9, 10, 11, 12, 13, 14..

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- § 5. -

Se aucun avoie aucun, l'en doit regarder quel persone l'avoe. Quar plus - doit estre riches cil qui a avoé, de celui que l'en avoe, et i deit l'en - regarder aage, et doit l'en aider as menors qu'il ne soient déceu en tés - choses, ne ne doit l'en pas fere de grant menorIbid., frag. 15, § - 2, 3.. L'avoement a leu en iceles persones où nature ou droit - le puet soffrirIbid., frag. 16.. L'en ne doit pas sofrir - que cil qui ara le bau ou la cure d'aucun, l'avot : quar il semble - qu'il le face porce qu'il ne vuille rendre conte des choses ; et encore doit l'en anquerre, qui n'et (qu'il - n'ait) vilenes convenances entre l'autre et celui qu'il - avoie. L'en otroie tant seulement à ces persones à avoer orfenins à cels - qui par nature ou par débonèreté avoent, et de toz autres l'en doit l'en - deffendre. Enprès l'en doit voir de quel vie est celi qui veaut avoir - l'orfelin, et fere de sa mesnie ; emprès de quel aage cil set, qui - l'orfelin veaut avoir, por amer(esmer, estimer), s'il doie - plus entendre à faire enfans à sei, que à penser de cels qu'il a pris de - mesnieDig., lib. 1, tit. 7, frag. 17..

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- § 6. -

Enprès doit l'en veoir se l'en li doit soufrir à avoer plus d'un, que cil - ne pregne meins que ne doie, et nature sofre que li plus riches avout le - plus poure, s'il est de bone vie, ou por amor Dé, ou porce qu'il le doie - fere por droite cause. Et en cet quas doit l'en doner segurté à l'avoé - que ses choses ne apeticent. L'en ne doute pas que li avoueur ne doie - doner segurté de rendre les choses à l'avoé et à cels à qui eles - apartienent, segont ce que l'en verra. Et se ceste caucion est obliée, - le (avoé) a bone caucion contre l'avoeorIbid., frag. - 17 in fine et 19.. Ceste caucion a leu, se l'orfelins est - morz dedanz quatorze anz, et ausint le devez-vos entendre de l'orfeline, - si com

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Se li pères met hors de sa main son fiz, de que il a un neveu qui est en - son poer, et emprès le r'avoie, li niés ne torne pas ou poer à l'aiol, - quant li pères est morz : car la naturel obligacion ne done pas - poer emprès la mort à l'avoeur. Avoemanz ne sunt pas seulement de fiz, - mès de neveu, que aucun soit tenu estre nostre neveu, ausit com fiz de - mon filz, ou en plus basses lignes, ou en consignance. Se cil qui est - neveu de son fiz (avoe) aucun en leu de neveu, ge ne quist pas quant li - aieus sera mors, droit de linage soit entre les neveuz : car s'il - avoient issi enfes qu'il fust ses niès, ausint com fiz de son fiz de sa - feme, je quist que ce ne porroit pas estre. Mès fiz que ge ai conquis en - mon servage, doit estre en mon poer, quant il est de ma feme - esposéeIbid, tit. 7, frag. 41, 43, 44 et 46.. L'en - demende se aucuns disoit qui fut avoiez heir à un autre en ses choses, - et fut fet par devant l'Ordena ire, savoir s'il seroit tenu ? et - l'en dit : s'il estoit fet en cor qu'il portât recort, qu'il seroit tenu - par le recort de la cort. Or demende l'en, s'il estoit fet sanz cort, - comment l'en porroit ce atandre ? et l'en dit que, en cete chose, - n'a que sormise : quar contre actor et contre ses - garanz n'a que la preuve. Riens n'ait que l'en ne doie croire plus mès - que ge soie hériter mon cousin, qui est morz seisiz de la chose, que cil - qui riens ne li est.

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me li rois commende : car femes puent estre avoées. Se li avoeor - mort, et li avoez remaint, qui n'a pas quatorze anz, et emprès mort, - savoir se li heir l'avoeor rendront les choses as ers à l'avoé ? et - l'en dit que oïl, segont ce que cil li fist et qu'il li pot fere. L'en - demende se cil qui n'a quatorze anz puet avoir (avoer) - autre ? et l'en dit que nonIbid., frag. 20, 21 et - 22.

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- § 7. -

Cil qui est en avoiement n'est pas consins, ne il n'est pas consins en - voiement : car avoiemant n'aporte pas droit de lignage ; mès - de conoissance. Ne ma mère ne li est pas aole : car cil qui sont de - ma mesnie ne me sunt que de quenoissance, et cil ne puet prendre ma - fille à feme, se li juges ne li consent. Cil qui n'est pas présens, et - cil qui se descorde ne puet estre avoezIbid., frag. 23 et - 24.. Nus ne puet avoer autre qui ait père ou mère, sanz la - volenté au père ou à la mère.

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- § 8. -

Li pères ne puet fere ce en autre menière : qui son fiz veaut doner - en avoement, l'avoement doit estre tex que l'en le puisse confermer par droit. Cil qui n'a quatorze anz, qui est avoez, sera oïz - aucune foiz, s'il a quatorze ans et vuelle estre hors de bau ; et - li juges le doit fere quant il aura la cause oïe. Et se li enfes de - quatorze ans voit que ne soit pas si proz d'estre en avoement, droiz est - que cil qui avoit avoé le mete sauvement hors de sa mein, et issint de - recevoir le sien droit. Dignité ne apetisse pas par avoiement, eins en - croist ; don se aucun vilein avoe quatre granz seignors, et droit - le done, il n'en n'a pas la dignité. Car seue chose est que li pères - puet marier en queconques leu où il voudra son fiz et il plese au - prince.

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Johan de - Beaumont dit itex paroles : Ce que tu déserres et deit - enpétrier, li juges esmeront que tex i saient apelé qui contrediront le - confermement d'avoiement, que l'en ne face tort à nuluiDig., lib. - 1, tit. 7, frag. 32, 35, 39..

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- § 9. -

Se aucuns est mis avoez, et est en mon poer, si enfanz, qui sont à son - poer, sont an mon poer ; et quant li pères est mors, la nature de - l'obligacion ne me done pas que li enfant soient en mon poer. Acoillié, - si fet d'aucun son er, il le puet fere, ne son vice de ce qu'il est - acoilliez ne li est pas empeschementIbid., frag. 40..

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- § 10. -

Se li pères met hors de sa main son fiz, de que il a un neveu qui est en - son poer, et emprès le r'avoie, li niés ne torne pas ou poer à l'aiol, - quant li pères est morz : car la naturel obligacion ne done pas - poer emprès la mort à l'avoeur. Avoemanz ne sunt pas seulement de fiz, - mès de neveu, que aucun soit tenu estre nostre neveu, ausit com fiz de - mon filz, ou en plus basses lignes, ou en consignance. Se cil qui est - neveu de son fiz (avoe) aucun en leu de neveu, ge ne quist pas quant li - aieus sera mors, droit de linage soit entre les neveuz : car s'il - avoient issi enfes qu'il fust ses niès, ausint com fiz de son fiz de sa - feme, je quist que ce ne porroit pas estre. Mès fiz que ge ai conquis en - mon servage, doit estre en mon poer, quant il est de ma feme - esposéeIbid, tit. 7, frag. 41, 43, 44 et 46.. L'en - demende se aucuns disoit qui fut avoiez heir à un autre en ses choses, - et fut fet par devant l'Ordenaire, savoir s'il seroit tenu ? et - l'en dit : s'il estoit fet en cor qu'il portât recort, qu'il seroit tenu - par le recort de la cort. Or demende l'en, s'il estoit fet sanz cort, - comment l'en porroit ce atandre ? et l'en dit que, en cete chose, - n'a que sormise : quar contre actor et contre ses - garanz n'a que la preuve. Riens n'ait que l'en ne doie croire plus mès - que ge soie hériter mon cousin, qui est morz seisiz de la chose, que cil - qui riens ne li est.

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- - - XI. De haute devise des chosesDig. lib. 1, tit. 8 : de - Divisione rerum et qualitate.. - - -
- § 1. -

La haute devise des choses est devisée en deus articles : quant li - un sont dou devin droit, et li autre dou terrien. Dou devin droit sunt - saintes choses et religioses, et les autres choses sunt dou terriens - droit. Et nus ne puet fere fiance qui est dou droit devin. Et ce que est - dou droit terrien est aucune foiz en biens d'aucun, et si repuet - (se puet) estre que nus n'i a seignorie : quar - choses de héritage, avant qu'il i ait eu (eir), sunt à nul. - Cez autres choses qui sont par humain droit sunt privées, sunt à - chascuns par soi. Unes choses sunt qui ont cors et autres que l'en ne - puet atochier. Celes ont cors que l'en puet atochier par lor nature, si - comme une terre, un home, or et argent, et trop autres choses. Celes - sanz cors, que l'en ne puet atochier, si com sont les choses qui - parmainent en droit, si comme est héritage, usage, obligacions. Ne ce ne - fust pas à ce (que) les choses corporex sont en - l'éritage ; et ce que l'en nos doit d'aucune obligacion puet l'en - tochier, ausint comme home, deners : quar le droit d'éritage et - d'usage et de obligacion est sans cors, c'est-à-dire l'en ne puet - tochier. Et en tex numbres sont les droiz de teneoires, de citez et de - viles, et l'en apele ce servisesIbid., frag. 1..

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- § 2. -

Unes choses sont communes à toz par naturex droiz, et unes choses à toz - par autre menière, et autres choses sont à nul et autres à chascun, que - chascuns conquiert par diverses choses. Et celes choses sont communes - par droit naturel, si comme est l'air, le aue contraint et la mer, et - por ce li rivage de la merIbid., frag, 2..

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- § 3. -

Petites perres, et perres précioses, et autres choses qui sont de la - gravele, que nos truvon, sont nôtres. Donques nus n'est défenduz d'aler - à la rive de la mer, por achoison de poechier, en tel menière qu'il ne face por ce viles ne maisons ou rivage : quar a - (elles) ne seroient pas communes ausit com la mer, et - c'et atabli de pescheorsDig., lib. 1, tit. 8, frag. 3, 4.. - Li rois Phelippe et la reine Blanche dit : Tuit flueve, tuit port à - bau prou (à peu près) sont communes. Blanche dit : li - huages (usages) des rivages est communes par le droit de - gent, si cum li fluves ; et i puet l'en sa nef ariver et ses cordes - lier as arbres qui (i) sont nés, et séchier sa raiz, et - destroser sa nef, et metre à terre sèche : chascuns puet ce fere, - ausint comme il puet mener son chalant par le flueve. Mès cil - (qui) ont desus lor teneueres, il i ont seignorie, et - por ce sont li arbre lor qui i nessent ou rivage. Johan de - Beaumont dit : Li seignor puent iqui fere solement meisons, et - an sont segnor tant com li adefice dure, et quant il faut, si retorne - tot en l'ancieine menière. Et se aucuns i fet mesons sanz commendemant, - ele sera au segnorIbid., frag. 4, § ult. ; frag. 5 et 6 - pr.. Unes choses sont communes à toz, et non pas à chascun - par soi, si comme sunt moters, temples, chapeles communes as citez. Ne - serf de communes des citez n'est pas propres à chascun par soi, mès à - toz ; et por ce li rois escrit droit, que se li serf commun - fesoient chose qu'il ne deussent, l'en la puet communément tormenter, - non pas chascun por soi. Et por ce n'est pas mestiers que li franc home - de la citéIbid., frag. 6, § 1. quierge congié au commun, - s'il tret an plet aucuns des citiens.

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- § 4. -

Les saintes choses et les religioses sont à nul. Celes sont saintes - choses qui sont sacrées apertement, non pas privéement : car se - aucuns se fet fere aucune chose privéement, ale n'est pas por ce - acomeniée meins ; et s'il i a adefice de aucun loi sent, et là où - il dépièce, li leus remaint sent. Chascuns puet fere religios leu à sa - volenté, et i puet mort enterrer, s'il veaut ; et en commun - cimentière, maugré toz, puet l'en enterrier, et en autrui leu puet l'en - lo cors metre, se li sires se consant et li leus est religieus, tot an - pait-il amprès au segnor. Et acordée chose est que li leus est - religieus, si com li rois l'ont tesmoigniéIbid., frag. 6 et - 7..

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- § 5. -

Li leus est tenuz por saint qui n'a garde d'injure d'ome ; et en - forterece de saint leu dit l'en que li mur sunt saint. Et Johan de - Beaumont en respondi droit, et dit que il convient deffendre - que l'en n'i aport riens. — Cil leu sont seint qui sont publiaument - desdié, soent en cité, soent en vile ; et l'en doit savoir que li - leus est lors sainz, quant li princes le dédie ou qu'il li baille poer - dou dédier. Et l'en doit savoir que une chose est sainte chose, et autre - sacré : sainte chose est la sacré ; et la sacrée est ce où - l'en met les saintes choses, et puet estre au privé édefice. Et sunt - aucuns qui vuelent franchir celui leu par l'otroi dou seignor et par la - reson de la religion dou leu ; et de ce nus ne puet oster la - sentence. — Nos apelons propremant saintes choses, qui ne sont ne - saintes ne dessaintes ; mès sont confermées par consécracion. - Ausint com sont les lois, qui sunt apoïes et tenues par confermement. - C'est saint ce qu'est confermé, tot ne soit-il sacriéDig. lib. 1, - tit. 8, frag. 8 et 9..

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- § 6. -

Blanche dit que ausit com ceaus que l'en adeffie sus la mer est privé, - ausit ce que la mer souprent est commun.

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- § 7. -

Se aucuns viole les murs de la cité por i mal fere, il doit estre puniz à - la volenté le roi. Li citien des viles ne deivent issir hors de la cité - par allors que par les portesIbid., frag. 10 et 11..

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- - - XII. De dignitésCe titre n'est pas séparé du précédent, dans le - manuscrit ; mais la différence des matières exigeait cette - séparation. L'intitulé que nous donnons à ce nouveau titre est justifié - par le texte même.. - - -
- § 1. -

Johans de - Beaumont dit qu'il ne quide pas que cil soit juges, ne qu'il - port tesmoin, qui a esté ostez d'estre baillif par son forfet, ne n'a - pas recovrée sa digneté qu'il avoit devant : quar la loi que li - sage home firent le deffent. — Blanche dit : Qui n'est dignes de - petite digneté, n'est pas digne de la grantDig. lib. 1, tit. 9, - de Senatoribus, frag. 2 et 4..

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- § 2. -

Nos devon entendre que cil qui la dignité a à éritage, que cil est son - eir qui est fiz de sa feme espousée, et cil doit avoir la dignité : - avoez n'est pas ers en tel chose. Ne ne puet chaloir quant il ot la - dignité, avant que li fiz fût nez, ou après. Fiz que baillif done en - avoement à celi qui est plus bas en dignité, est fiz de baillif : - quar la dignité de baillif n'est perdue par l'avoement. Et - li rois meismes dit que li fiz qui nest amprès la mort au baillif, qu'il - set fiz de baillif. Mès cil qui est conceuz et nez emprès ce que li - pères a esté osté d'estre sinatort (baillif), li rois - meismes dit qu'il ne doit pas estre fiz de baillif. Et la sentence le - roi est bone : quar cil n'est propremant fiz de baillif, don li - pères est osté d'estre baillif avant qu'il nasquist et fust conceus. — - Se aucuns a aol et père baillif, il est neveu et fiz à baillif ; et - se li pères pert la dignité avant que soit conceuz, l'en demende s'il - est fiz de baillif ? et l'en dit que non ; mès il est nevou à - baillif. Et meauz est que la digneté à son aïol li valle, que la perte - de son père li nuiseDig. lib. 1, tit. 9, frag. 5-7..

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- § 3. -

Dames qui sunt mariées à hautes persones, sont apelées hautes et nobles, - par la reson des mariz. L'en entent filles de haus homes, hautes - persones ; ne l'en n'i apèle pas celes qui n'ont gentis homes à - mariz : quar li mariz portent à lor femes la dignité, et les mères - ausint, tant comme eles ne se marient plus bas. Tant est la dame gentil, - tant comme ele est marié à gentis, tout soit-ele départie de li, tant - com ele ne se marie à plus bas. — Se feme est digne par lignage ou par - mariage, et ele se marie à non digne, ele pert sa digneté et doit segre - la conduction à lo home : et se ses maris mort, a - (elle) remeint an l'estat au seignor.

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- § 4. -

Aucuns est frans et dignes por la reson de l'éritage qu'il tient, tout ne - soit-il pas par la reson de son cors ne des successors - (ancessors ?).

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- § 5. -

Nos devons tenir cest gentil et noble, qui de aol et de bésaol sont - gentil et noble ; et cels puent dire sentence comme - nobleIbid., frag. 8, 9, 11, 12..

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- - - XIII. De l'ofice au conteExtrait du tit. X : de - Officio consulis, au liv. 1 du Digeste.. - - -
- § 1. -

L'ofice de conte est de conseller le roi au bone foi, et de lui aider ses - guerres à maintenir. — Contes a en ses terres en la conté sa jostice, - sau le roi qui est par dessus ; ne li rois ne li doit pas sorbir sa - jostice, tant comme il fait droit. Li rois puet ce amender. — Conte puet son serf franchir et fere grâce à larron et à murtrier, - sauf le grié as amis au mort. Et se aucuns contes (muert), - son filz li annez tient de la conté.

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- § 2. -

Contes a en sa terre toutes seignories, sauf la dignité le roi, et sau ce - que autres i a par droite cause.

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- - - XIV. De l'ofice au duc. - - -
- § 1. -

Dus a en sa terre totes seignories et totes joutices, sauf le roi, qui - est li par desus, à amender le torfet qu'il a fet, et sauf ce que li - rois a en la duchée, et autres par jutes causes. Et puet fere grâce à - ses sougiez, et cele grâce qu'il veaut de sa débonaireté, et puet home - sauver de mort ; mès qu'il ne face tort à autrui. — Au[ssi] comme - nos disons des homes, l'entendons-nos des femmes.

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- § 2. -

Duc doit conseillier le roi, et li doit aider ses anemis à mater, segont - ce que reisons le requiert.

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- - - XV. De l'ofice au viconte. - - -
- § 1. -

Duc est la première dignité, et puis contes, et puis vicontes, et puis - baron, et puis chastelain, et puis vavasor, et puis citaen, et puis - vilain.

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- § 2. -

Viconte si est de la digneté au conte, fors en dignité de persone. — Et - baron est de la dignité au viconte, fors en persone.

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- - - XVI. De lofice de roi. - - -
- § 1. -

Li rois ne doit tenir de nuil. Duc, conte, viconte, baron, puent tenir li - un des autres et devenir home, sauf la dignité le roi, contre qui homage - ne vaut riens. Chastelain, vavasor, citaen, vilain, sont souzmis à cels - que nos avons devant nomez. Et tuit sont soz la main au roi.

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- - - XVII. De l'ofice au prévostCe titre n'est pas séparé du précédent, - dans le manuscrit.. - - -
- § 1. -

Il convient parler briefmant de l'ofice au prévost qui tient - les plez, et dom an vint le commencementDigeste, liv. 1, tit. 2, - frag. 1 pr. : de Officio prœfecti - prœtorio..

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- § 2. -

Li rois en son conseil esgarda qu'il convenoit as citez et as viles - prévoz, qui tenissent les pleiz, et eussent grant poer ; et furent - esleuz qu'il feissent droit, et tenissent les communs plez, et ne - peussent fere que droit ; et otroie l'en que s'il font tort, que - l'en puisse d'aus apeler au baillif. Et vout l'en que tex persones - fussent apelées en tel dignité par lor san (sens) et par - lor loiauté, et qu'il seusent jugier par lor sapience et ne poussent - plus jugier mès que li prince devent fereIbid., frag. 1, § 1, - in fine..

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- § 3. -

Prévolz ne puet tenir plet qui atoche à la borse le roi. Prévolz puet - tenir jotices de terres, de vignes, de mesons, de prez, de cens, de - mobles, et puet fere jotice de fet. Que nus prévolz ne doit tenir plet - de chose où il a plus de XL sols d'amende, et de mains puet - tenir le plet.

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- § 4. -

Et toz ceaus de sa prévôtez devent obéir à lui. Duc, conte, baron, - chastelain, sont, de lor choses, de la jotice au prévost. Prévoz n'a - poer qu'en sa prévôté, et en celi poer que l'en li a doné. Prévoz puet - prandre des choses aus barons amonétez por rendre, ou por recréance - avoir de ce que li devant dit conte, duc, prendra de cels que li prévoz - ara à governer ; et l'en entent de ce que droiz ne doit sofrir. - Duc, contes, barons, ne devent pas estre tret en plet devant prévost, - dou fet de lor cors, ne de lor demeine : quar chascune tele persone - ne doit estre jugiez que par le roi, qui li doit foi, ou par ses - pers.

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- § 5. -

Prévolz doit quenoistre des communes injures ; mès il ne puet pas - fere pez, se droit ne s'i acorde.

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- - - - XVIII. De l'ofice au meorCe titre ne se trouve pas dans le corps du - manuscrit ; mais il a été ajouté en marge du titre concernant - l'office de prévôt.. - - -
- § 1. -

L'ofice au meor si est tex que il doit fere les semonses au - seignors, et puet tenir toz petiz plez, où il n'a que V - sols d'amende et XX deners de clamor, lesquex - V sols et XX deners sunt siens. Et sunt - sien li arbre des chemins chéez, et les choses en la rive des eues, - jusque eles éent trové leur mestre, c'est à savoir, merrein et tex - menues choses. — Et autretex est l'ofice de vaerie.

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- - - XIX. De l'ofice au baillif. - - -
- § 1. -

Li baillis a sor toz cels de sa baillie seignorie et poer, non pas - solement sor cels des citez ; mès sor toz cels de sa baillie. Li - baillis aura la jotice des sers qui s'enfuiront par la cruauté de lor - seignor ; et des pères qui auront besoing, que lor fiz ne lor - vodront bien fere, en auront poer ; et puet envoier en essil ceaux - qu'il vodra, qui forfet l'auront.

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- § 2. -

Au commencement de l'espitré dit li rois : Ausit comme nos t'aien - baillié nostre baillie, par ta loiaime (loïauté) et par ton - sen, tot la forfet que l'en fet au la baillie apartient au - baillif ; et se l'en passe les bones de la baillie, li baillif n'i - a poer. Et se aucuns met sus à un home qu'il ait fet avotiere, ou à la - feme à un home, li baillis s'en (l'en) orra de ce, et de - murtre, et de rat, et de larecin, de traïson, d'omicide, des membres - tolir, de sanc, de boce, de plaie, et de force aperte et non aperte, et - de male renomée, et de mobles et d'éritages, et de lutors et de curators - qui se sont malement mené ès choses qu'il gardoient : li baillif - les punira ; et de cels qui ont par loier les baus des orfelins, et - de celx qui porchacent que li orfelin aient mauvès tutor, et de cels qui - par lor conseil font que l'orfelin maumet ses biens. Et fut commendé que - le prévost oie les pleintes des sers, s'il se pleignent de lor seignors ; et ausit orra-il les seignors, s'il se - pleignent des sers. Et de celx qui moinent gordement les sers, ou par - cruauté, ou par dureté, ou par félonie, que l'en les contraigne à fere - contre nature : conchiement montré au baillif, il en fera droit, et - deffendra les sers, qu'il ne soient forcé à fere riens contre - nature.Dig. lib. 1, tit. 12 : de Officio - prœfecti urbi..

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- § 3. -

L'en puet apeler de duc, de conte, au baillif, s'il fet tort, an petiz - aferes.

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- § 4. -

Encor i a que li baillis doit garder les changeors et les autres - marcheanz, qu'il saient en bone manière, et qu'il se gardent de fere - chose encontre lor mestier. Et se li patrons se pleint que si franchiz - le tient vil, ou li fet vilenie, ou le despit, ou sa fame, li baillis - les chastiera segont la querele : quar itel menetères doivent estre - puniz. Ou s'il encuse son seignor ou s'il fet conspiracion contre li, ou - qu'il le descovre contre ses anemis, li baillif doit envaer tel home en - essilIbid., frag. 1, § 9 et 10..

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- § 5. -

Encor apartient au baillif que char soit vendue à droit pris, et les - autres viandes, et que droites mesures corgent. Et doit li baillis - garder le repos dou pueple ; et que, se li prévolz (li - baillis ?) envoie aucun en essil, il le puet envoier - hors dou réaume. Et commenda li rois que fussent acussez devant le - baillif, qui tienent mauvèses compaignies ensenbleIbid., frag. 1, - § 11-14..

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- § 6. -

Se li baillis est hors des bonnes de sa baillie, il ne puet jugier ; - mès il puet commenderIbid., frag. 3..

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- § 7. -

Baillif ne puet quenoistre de chose qui apartiegne à la borse le roi. - L'en otroie que l'en puisse apeler de baillif, s'il fet tort.

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- § 8. -

Li baillis pot baillier sa juridicion à un autre, ou mander ; mès li - autres ne la puet baller à autre, ne envoier.

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- - - XX. De l'ofice as mètres. - - -
- § 1. -

Li mestre de l'ostel le roi ont plenier poïr par dessus toz autres. Et - aucunes foiz avient qu'il deivent porter les granz causes pardevant le roi, comme de cels qui convient jugier par pers. On - otroie l'en que l'en puisse de cels apeler. — Nus ne puet apeler de la - sentence le roi.

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- § 2. -

Li mètre dou conseil ont juridicion par tote la région, et puet - juridiction envaier ; et cil à qui il l'envoie, la puet envaier à - autre par droite cause ; mès li autres non.

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- - - XXI. - - -
- § 1. -

Saiez pas ne familiez à toz, mès aiez quenoissence à toz : quar po - avient que de grant familiarité ne vegne péril de juridiction.

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- § 2. -

Li rois deffent que nus qui ait juridiction ne griève ses ostes de son - règne de trop granz despans, ne qu'il n'ait sergant, s'il ne sunt - prodome. Et meauz est qu'il allent senz femes ; et s'il moinent lor - femes, il sont tenu d'amender, s'eles forfunt. — Et quant il iront par - les contrées por fere droit et por tenir jostice, il doivent fere savoir - qu'il vient : et bien puent aler prandre maufessant aucunes foiz - privéement. — Cil qui ont juridicion feront bien et corteisie, s'il font - savoir le jor qu'il doivent venir. Et quant il a antré en la cité, il - doit antrer par la grant porte et la grant rue de la citéDig. lib. - 1, tit. 16, frag. 4 : de Officio proconsulis et - legati.. — L'en deffent que quant cil qui ont - juridicion ne pregnent fors petit don, com viandes à passer le jor, ou - joiaus, et si petit que nus preudom ne set ameuz à fere mauvesté por si - petit don. Et li proverbes dit issit : Ne totes choses ne toz tens - ne passe, qui aucuns dons ne prent ; mès petites choses doit l'en - prandreIbid., frag. 6, § 3..

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- § 3. -

Se cil qui a juridicion vient en la cité où il a juridicion, il doit - soufrir que l'en le lost et que l'en li face grand fête : car cil - de la province i sont tenu ; et font semblant que cil soit sires, - por qui il le font. Cil qui a juridicion, comme prévolz, ou baillif, - doit voir les yglises ou les saintes mesons, hantées les autres choses - qui sunt convenables à la ville ; et doit veoir qu'en tex choses ne - faille riens. Et s'il i a riens commencié, qui soit à eschiver - (achever) au meauz que l'en porra, et doit amonester - cels qui s'entrametent des ovres de bien fere ; et s'il ont mestier - d'aide, il lor doit donerIbid., frag. 7..

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- § 4. -

Cil qui a juridicion doit estre sages et cortois et - débonaires à celx qui auront à fere devant lui, et as avocaz : et - tout par mesure, si qu'il ne soit tenuz por musart. Et s'il en trove nus - qui alongent les causes ou qui reimbent les causes, il les ostent par - droit. Et puent délivrer par droit que li enfant honneurent père et - mère, et lor patron li serf. Et se li pères se plaint de son fiz, il - puet le fiz menacier et espoenter, s'il ne se contient en bone menière. - Et doivent fere que les péticions as genz soient oïes justement, que en - dementres qu'il ot aucun par sa richeté, ou aucun par sa engrestié, li - poure ne seront pas oï, por ce que n'i porront avenir, ou por ce qu'il - (n')ont pris (avoquaz. Et doivent donner) - avoquaz à cels, aucune foiz, qui le demendent ; c'est à savoir as - femes pouvres et as orfelines et as orfelins, ou à foibles genz, ou à - celx qui ne sevent demander lor droiture. Et (se) aucuns li - dit qu'il ne puet avoir avocaz por le poer à son aversaire, il le li - convindra donner. Il ne convient pas que le plus fort trète mal le - feble : et ce apartient à la cure de cez qui ont juridiction que, - se aucuns est si otrageus et si maus, que nus ne ose estre avoquaz - contre lui, lequel office de avoquas est à toz, cil qui a juridicion i - doit metre conseilDig. lib. 1, tit. 16, frag. 9 § 2-5.. — - Et doivent deffendre tôtes et forces, et vencons et plévines, meismement - celes où l'en ne paie riens ; et doit-on encore - (deffendre) que nus ne gaaint de mauvèse menière : - quar la vérité de la chose n'empire pas par la folie d'aucuns. Et doit - garder que li plus puissanz ne face tort as menues genz, et que li - avoquas de fauses quereles ne facent tort à celx qui ne l'ont déservi. - Il doivent deffendre guerres, batalles que droiz ne puet soufrir, et - s'il les trueve, il les doit punir. Et si doit garder que l'en demande - chose que l'en ne doive, ne ne doivent pas sostenir mauvèses - marcheandises, ne ne doit pas soffrir que l'en punisse cels qui ne l'ont - forfet, et doivent encore porveoir que nus ne face tort as bones - genzIbid., tit. 18 : de Officio - prœsidis..

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- § 5. -

Il apartient à celx qui ont juridicion, et à prodome qui la baille, que - ce qu'il governe soit en pais. Et ce fera-il longuement, s'il oste cels - qui sont mauvès de la baillie, quant il doit scercier les escomeniez, et - les larrons, et les murtriés, et punir chascuns segont ce que il aura - fet ; et ausit celx qui les recètent : sachiez que - li larron ne puent longuement durer. Et se l'en ne puet tenir aucun - desvé, il doivent metre aucun consel et remède qu'il soient mis en - prison, et issint le commende li rois. Et li rois dit que l'en se devoit - prendre garde au desvé qui tue son père, s'il l'avet fet en bon sen ou - en desverie ; et s'il l'avet fet en bon sen, il le doit - comparerDig. lib. 1, tit. 18, frag. 13. — Et se tu sés - certainement que il l'ait fet en forsenerie, qu'il ne sache qu'il face - toz jorz, et qu'il n'entende riens, n'en i ait point de sopeçon contre - lui, tu porras en une feintise estramper sa paine, quar il est assez - tormentez de sa desverie : et totes voies le doit l'en bien garder. - Et se tu vois que bien soit, bien le puet fere lier et garder ; et - la garde et la poine de lui apartient à ses amis. Et s'il avient, comme - aucunes foiz, que aucuns sunt desvé une foiz et autre foiz sont sein, et - fust seins en celui point où il fit le fait, tu l'enquerras - diligement ; et se tu le sés, tu ne li pardonras pas ; et s'il - est issit que tu saches qu'il l'ait fait par félonie, droiz est qu'il - soit tormentez. Et s'il est ensi, en tel point où il fit le fet, que si - ami l'eussent en garde, qu'il le deussent garder, tu dois apeler cels - qui le devient garder en cel tens qu'il fist le fet : et se tu - trueves qu'il aient esté si négligent que par lor négligence soit li - forfez fet, droiz dit que l'en les doit metre en poine. — Quar la garde - est baillie de forsenez à lor amis, non pas solement por aus qu'il - facent mal, mès qu'il ne facent mal à autres.

-

Et se li desvé font chose qu'il ne doivent, l'en doit par droit metre lor - colpes sor cels qui les doivent garder, comme il face tel fet par - mauvèse gardeIbid., frag. 14..

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-
- § 6. -

Il convient que li baillif se montre au peuple, et cels qui ont - juridiction, et qu'il soient débonaire à cels à qui il auront afere, en - tel menière qu'il ne se suefret à despire. Don l'en commende que li - mètres des provinces ne monstrent familiarité à cels dou païs, plus - grant qu'il ne daient : quar de conversement iuel nest contenz de - dignité. — Et là o () il quenoistront des causes, ne - doivent pas estre âpres à cels qui plaident devant els. — Ne ne convient - pas qu'il pleure, se il voit aucun plorer devant soi, quar ce - n'apartient pas à fere qu'il motre par dehors ce qu'il panse. Et il doit - rendre droit si bèlement, que droit ne périsse entre ses - mains. — Se cil qui a juridicion la veaut lessier, il ne puet sans le - roiDig. lib. 1, tit. 18, frag. 19, 20..

-
-
- § 7. -

Totes les choses qui sont otroïes espéciaument,. ou par loi, ou par - baillif, ou par establissemant de princes, ne sont pas otroïes toutes à - celui qui le (l'en) mande juridiction. — Cil qui mande n'a - poer de mender que segont la segnorie qu'il a ; ne celi à qui l'en - mande n'a poïe qu'en ce que l'en li mende. — Cil qui a juridiction de - mendement n'a riens propre ; mès il use dou poir à celui qui le - mende. — Et si dient li grant seignor que la juridiction passe à celi à - qui l'en mandeIbid., tit. 21 : de Officio ejus cui - mandata est jurisdictio..

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-
- § 8. -

A toutes les foiz que aucuns use de mendement, il ne fet riens por soi, - fors por celi qui le li mende, à toutes les foiz qu'il use dou - mandementIbid., frag. 3.. — Serf ne bastart ne doivent - pas avoir juridiction, se li rois ne lor fet grâce : quar tex genz - ne doivent pas estre honorez.

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-
- § 9. -

Cil qui a juridiction ne doit pas jugier sols, mès assez de sages - genz ; et s'il ne se puent acorder en trois jors, cil qui a la - juridicion jugera par la plus saine partieIbid., tit. 22 : - de Officio adsessorum..

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+ + + + + Li livres de jostice et de plet 1 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + vers 1260–1275 + + Texte en ancien français + + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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+ + + + + + + + + + + +
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+ + + CI COMMENCE LI PREMERS LIVRES + + + CI COMMENCE LI PREMERS LIVRES + + + + I. De jotice et de pletDig., lib. 1, tit. 1, de + Justitia et jure.. + + +
+ § 1. +

Premièremant savoir convient à cui est savoir droit, d'où descent le non + de droit. Droiz est apelez de droiture ; quar, si comme li mestre + dient, droiz est art de bien et de igauté ; et pour ce aucun par + droit apelent cels qui font le droit : mestres. Nos tenons et + gardons droiture, et savons bien et loiauté ; et devisons loiauté + de tricherie, et ce que l'en doit fere de ce que n'est pas à fere ; + et convoitons ce à fere, non pas por paor de paine solemant, mès por + atente de loier ; et convoitons veraie filosofie, non mie + fauseIbid., frag. 1 ; pr. et § 1..

+
+
+ § 2. +

C'est estuide de deux piez, l'un privé, l'autre commun : droiz + communs est qui apartient à l'estat de la chose de Rome, et li privez + est celui qui apartient au profit de chascun. Unes choses sunt + profetables communémant, et unes privées.

+

Droiz communs est en saintes choses, en provoires et en seignories.

+

+ Droiz privez est partiz en trois : il est cuilli de + naturel commandemant, de vilains ou de borjois de citez, ou de + chevaliersDig., lib. 1, tit. 1, frag. 1, § 2..

+
+
+ § 3. +

Droiz naturex est qui nature enseigne à toutes bestes qui nessent en ciel + et en mer et en terre, et est communs à oiseaus ; et de ce droit + descent jeointure de mâle et de fumele, que nos apelons mariage, et + engendremant de meismes, et la noreture que nature enseigne ; et + nos veons bestes sauvages et autres bestes jostisier soi par ce + droitIbid., § 3..

+
+
+ § 4. +

Uns autres droiz est de genz, dom il usent, qui se devise de liger de + droit naturel ; quar celui droit naturel apartient à totes bêtes, + et celui droit de gent solemant as homes communs est : ausi comme + nos obéissons à nos parenz par le commandemant nostre + SeignorIbid., § 2..

+

Droiz s'acorde que nos ostains force et enjure, se l'eu la nos fet. Que + se aucuns fet riens por deffendre son cors, l'on li otroie qu'il face + par droit ; et com nature aist establi entre nos un cosinage loial, + desloial chose est que nus homs face conchiemant, ne barat à + autreIbid., frag. 3..

+

Franchises sunt establies de droit de genz, et franchise est dom de + franchise ; car tant comme aucun est en servage, il est soz + main ; et se il est franchiz, il est hors dou pooir son mestre. Et + ceste chose vint de droiz des genz ; car par droit naturel, toz + homes nessent frans ; et com l'en ne savoit riens de cuvertage, + l'an ne savoit riens de franchise ; mès enprès ce que droiz de genz + trova cuvertage, enprès fu trovée franchise. Et com toz fussent homes + par nom, par droit de genz, trois menières de genz commençarent à + estre : frans, et sers, et franchiIbid., frag. 4..

+

Et de cest droit de genz furent establies batailles et genz + devisées ; et li règne et le seignories ; chans, vignes, prez, + mesons furent fetes ; marchez, venençons, loages, aloemant, gages, + obligemant sunt establies, estre (outre) unes autres qui + furent establies des droiz des citezIbid., frag. 5..

+
+
+ § 5. +

Droit de citez est qui ne se part pas dou tot de droit nature, ne de + droit de genz, ne le sont pas dou tot ; et quant nous ostons ou + ajoustons aucune chose en droit commun, nos fesons droit propre, c'est à + savoir droit de cité. Et cil droiz est escriz ou saint escrit de Rome, si comme François l'usent. Droiz de citez est qui est + fez par le pueple et par les seignors et par l'autorité des princes + sages ; et cil droiz est par le commun profitDig., lib. 1, + tit. 1, frag. 6 et 7, pr., plus, quelques mots vers la fin du § 1 de + ce dernier fragment, dont Cil droiz est par le commun + profit, paraissent être une traduction..

+

Totes genz qui sont guovernés par lois et par coutumes, usent en partie + dou droit qui lor est communs à toz. Car chascun droit que li pueples + establissoit por soi, cil est propres droiz de cité. Et ce que naturel + raisons establist en totes genz, ce est gardé ausi comme partout ; + et est apelez cil droiz, droiz de genz, qu'avisés totes genz en + usentIbid., frag. 9..

+
+
+ § 6. +

Jostise est permananz et perdurable volenté qui rent à chascun son + droit.

+

Li commendemant de droit son tiel : vivre honestemant, ne fere mal à + nul, rendre à chascun sa chose. Fè ce que tu voudras que l'en sache.

+

Le sen de droit est de savoir ou avoir les quenoissences des choses dou + ciel et de la terre, et de tort et de droitIbid., frag. + 10..

+
+
+ § 7. +

Droiz est apelez en pluisors menières : en une manière que l'en dit + que droiz est bone chose et juel, si comme est droiz naturel. En autre + menière est droiz diz ce qu'est profetable à chascune cité ; et cil + droiz est apelez droiz de cité. Le prévost dit l'en meismes qu'il fet + droit, tot face-il sovent tort ; mès l'en doit avoir regart à ce + que il doit fere, non pas à ce que il fet. En autre menière dit l'en + droit le leu où l'en fet droit, et est por ce issi apelé por l'ofice que + l'en i fet ; lequel leu nos poons issit dire que là où li prévost + siet, sauve la digneté et sauve la costume as serganz, celui leu puet + estre apelé droit. Aucune foiz apele l'en droit, besoing : si comme + droit en aucune chose ou par lignage ou par affinitéIbid., frag. + 11 et 12..

+
+
+ § 8. +

Quant ge vul espondre les lois, ge voil dire dou commencemant ; non + pas por ce que ge vuelle tenir les mestres qui parlèrent avant por + gengleors ; mès por ce que ge m'aperçoif en totes choses que c'est + proufiz au pueple.

+

+ Je vuel dire dou commencemant des choses. Commencemant est le + pooir de chascune chose ; car se li avocaz dient lor cause devant + le juge sans fere li entendre le commancemant, lède chose sera s'il ne + le dient ; et se ge ne sui déçeuz, la parole dou commencemant, qui + est dite devant la matière, fet plus volentiers oïr la besoigne et plus + volenters entendre.

+

Il nos est avis, et mestier est, que nos mostrons l'orgine de droit et + les préos.

+

Com nos somes aperceu que li pueples fut sanz certaine loi et sanz + certain droit, nous feimes cest presciens ordeneemantDig., lib. 1, + tit. 2, frag. 1, 2, pr. et § 1..

+
+ +
+ + + II. De lois et de longue tenueDig., lib. 1, tit. 3, de + Legibus, senatusconsultis et longa consuetudine.. + + + +
+ § 1. +

Lois est communs commandemanz de sages homes et consoil, et chastiemant + des torzfez que l'en fet à escient et sanz esciant ; et est loi + commun plégen de toute commune chose.

+

Il convient establir droit en ce qui est establi ou en ce qui avient + sovant.

+

Por un quas, se il avient aucune foiz, n'establist l'en mie droit ; + mès l'en doit plustost amener droit à ce qui avient sovant qu'à ce qui + po avientIbid., frag. 1, 3, 4 et 5..

+

Loi a tel vertu qu'ele condampne, ele deffent, ele suefre, ele dampne les + mausfétorsIbid., frag. 7..

+

A toutes les foiz que aucune chose est fete por grever la loi, ce qui est + fet ne vaut riensIbid., frag. 25 (?)..

+

Droit ne sont pas por chascun espéciaument, mès por tozIbid., frag. + 8..

+
+
+ § 2. +

Je ne dote pas que li baillis ne puisse fere droit. Ne les lois, ne les + establissemans as seignors ne puent pas estre totes escrites, que l'en + puisse comprendre toz les quas qui avienent ; mès il soffit que + l'en retiengne ce que avient aucune foiz plus sovent, et por ce doit + l'en establir plus certainement de ce qui fut establi au + commencement, par déclarement ou par establissement de bon + princeDig., lib. 1, tit. 3, frag. 9, 10, 11..

+

Tuit li article ne puent pas estre chascun par soi en loiz ou en + establissemanz ; mès quant lor sentence est aparissanz en aucun + quas, cil qui est juges doit jugier de chose semblable, semblable ; + et ensint en doit l'en fere droitIbid., frag. 12..

+

Uns metres dit que toutes les foiz que une chose ou autre est amenée en + loi, bone chose est de sostenir, ou par apelement ou par certaine + juridicion, les choses qui tendent à un meisme profitIbid., frag. + 13..

+

Ce que est receu contre reison de droit, ne doit pas estre tenu.

+

Nos ne devons pas siure rigle de droit en ce que [est] establi contre + reson de droit.

+

Droit sol (jus singulare ; est qui est amenez contre + raison, por aucun profit, par l'autorité de cels qui l'establirent.

+

Savoir loi n'est pas tenir les paroles de la loi ; mès savoir la + force et le pooir de la loi. L'en doit apeler la loi si soef, que lor + volenté de ce qu'eles volent dire, soit tenue.

+

Quant il a doutouse parole en loi, l'en i doit metre tel entendement qui + soit sanz blasme ; meismement quant l'en i puet entendre la volenté + de la loi de ce que ele veaut dire.

+
+
+ § 3. +

L'en ne puet pas rendre reison de tot ce que li seigneur + establissent ; et por ce ne covient-il pas enquerre les reisons de + lor establissemant ; et qui voudroit ce fere, mult i auroit de + bestorné de ce qui est bien atorné.

+

Quant la loi done aucune chose au tens qui est passé, il n'est pas + entendu dou tens qui est à venir.

+

L'en ne doit pas apeluer ce que est certainement apelué.

+

Vilene chose est, se l'en n'a toute la loi bien veue, de jugier ou de + respondre por un petit de la loi, si l'en l'a veueIbid., frag. + 14-24..

+

Nule reson de droit ne de bonté ne sueffre que nos menains à cruauté, + contre le profit au pueple, ce que est establi por le profit.

+

Les premières lois sont tretes as derrenières, ne ce n'est pas novele + chose.

+

Por ce que l'en a usé que des vielles lois sont tretes celes + que vienent enprès, et toz jorz, convient que l'en croie la loi de ce + que apartient et as persones et as choses, qui aucune foiz sont + senblables.

+

Les lois fetes derrenières apartienent as premières, s'eles ne sont + confrères, et ce est prové por maintes raisons.

+

Cil fet contre la loi, qui sauve la parole de la loi et conchie et déçoit + la sentence de la loi.

+

L'en fait boisdie à la loi quant l'en fet ce que ele deffent ou ce que + ele ne veaut pas.

+

Li princes n'est pas sus la loi, mès la loi est sus le prince ; quar + il li donèrent tiel privilige comme il avoientDig., lib. 1, tit. + 3, frag. 25-31. — Voy. sur le dernier principe, relativement au + pouvoir du prince, le Decret. Gratian., ; part. dist. 9, c. 2, + dont la pensée paraît plus conforme au précepte du ms. que le frag. + 31 du Digeste..

+
+
+ § 4. +

Quant nos ne avon eu en causes lois escrites, ou nos n'en usuns pas, + garder covient ce que est tenu par bones mors et par costume. Et s'il i + a faute par aucune chose, l'en se doit tenir à ce que est tenu de plus + près ; et se l'en ne retrove costume en cest quas, l'en doit garder + le droit qui est communs à toz.

+

Costume bien anciene est tenue à droit por loi, et c'est ce que l'en + apele droit establi par bones mors ; quar com les lois ne nos + tienent par nule autre cause que por ce que li pueples les a receues, + por droit tendront tout ce que li pueples loa sanz escrit : c'est + costume. Et il convient que li pueples esclaire sa volenté pour aider à + la costume, que par aus, que par lor choses, que par lor fez, est-il + tenu et gardé à droit que les lois soient abatues par désacostumance, + non pas solemant par l'aide de celui qui fet la loi, mès par le taire et + par le consentement de tozIbid., frag. 32..

+

Longe costume seaut estre gardée por droit et por loi en choses qui ne + sunt pas escritesIbid., frag. 33..

+

Quant aucuns requenoist cotume de cité ou de province, ge di que l'en + doit savoir se cele costume a esté confermée en jugement + contreditIbid., frag. 34..

+

Cil droiz de costume est de si grant autorité et est si loez, + qu'il ne est pas mestiers qu'il soit mis en escritDig., lib. 1, + tit. 3, frag. 36..

+
+
+ § 5. +

Se l'en demande que viot dire la loi : premièrement doit l'en voir + de quel droit la cité a usé çà arières en cest quas ; quar costume + fet bien entendre la loiIbid., frag. 37..

+

Loys rois dit que costume doit valoir loi : quant aucune doutance + ist de la loi, ele doit avoir l'autorité des choses qui tozjorz sunt + jugies. Ce qu'est amené avant par folie, sanz reson au comancement, et + enprès est tenu par cotume, ne deit pas tenir en autres quas + semblables.

+

Acort de genz fit tot droit, ou besoing l'establi, ou costume le + confirma.

+

Tot droit parmaint ou au gaagnier ou eu garder ou eu perdre ; si + comme aucuns fet que aucune chose soit soe, ou que il garde sa chose, ou + que il la met hors de sa main, ou que il la pertIbid., frag. + 38-41..

+
+
+ § 6. +

Un home fist deux demandes contre un autre, et dist en l'une que c'est + costume, et dit en l'autre que c'est lois ; et ofri ce à prover par + soi et par guaranz, et par champ et par bataille ; et ses averseres + fit encontre tiel ni con li deit. L'en demande : qu'an dit + dret ? Et l'en respont que ci n'a pas gage ; mès li juges doit + fere enquerre se c'est loi ou costume ; car loi ne costume n'est + pas, s'el n'a esté longuement tenue an jugement contredit. Et loi et + costume est chose que juges doit savoir ; et tes choses ne puent + estre nues (mues ?) sans commun acort de bons + princes.

+

Li bochier d'Orliens prennent sor chascune beste six deniers, et metent + en une boete à défendre cels de lor borc contre autres genz. Li rois + deffent que ce ne soit plus fet, car tel cotume amène plus content que + pez, et est doumageuse au peuple.

+

Uns dit à un autre qu'il l'encharciroit un marchié qu'il avoit achetié, + s'il ne li donoit quarante livres ; cil les li dona, et dit qu'il + pot ce fere par loi et par costume. Et l'en deffent que ce ne soit fet, + c'uns telz dons seit fez por fere domaige à autrui et par covoitisse, et + est fet contre bones mors.

+

Costume qui est doumageuse à juridiciun ne puet tenirL'esprit de ce + § semble emprunté aux principes du Droit canonique sur la Coutume. + Voy. surtout les ch. 1, 9, 10, 11 du tit. 4, liv. 1 des Décrét, de + Grég. IX..

+
+
+ § 7. +

Une coustume ert en un païs, que quant aucuns avoit deffié un + autre de guerre por aucun forfet qu'il li avoit fet, si disoit qu'il + poet aucun de son lignage ocirre qui riens ne savoit de la chose ; + et ce voloit fere por loi et por costume. L'en deffent que ce ne soit + fet, car lonctens tenir mauvese coutume ne apetize pas péchié, ainz le + croist ; et trespassemant de bone costume amène péril de perdurable + saluDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 4, c. 11.

+

Uns fit marchié à un autre par paroles acordées ; li acheterres + demanda son marchié, li autres dit que, pour ce que il i a paumée, est + marchié par cotume ; et il n'i ot point de paumée : que por ce + veaut-il que li marchiez fust nus. L'en commande que li marchiez soit, + que covenances acordées par bones mors font le marchié, non pas la + paumée, et li cuers doit siure la parole ; et otroie l'en bien que + qui voudra fere la paumée, qu'il la face, car paumée est sennefiance que + l'en revest l'achateor par bone foi de marchié.

+

Une costume ert en un païs que l'en apeloit cels communément qui venoient + oïr pleider pour juger. L'en deffent que ce ne soit fet, mès de plus + sages homes de tot le païs face l'en jugeors.

+

Entent que l'en ne doit pas fol ne musart apeler à nul jugemant, ne à + doner consoilIbid., c. 2, 3..

+
+
+ § 8. +

Costume ert en la cité de Roan, que nus ne poet deschargier avoir en la + vile, se par le grié as borjois ne le faisoit. Li borgois distrent que + il ne voloient que li rois il descharjast nus de ses biens pour vendre, + ne acuns qui de lui les eust achetiez. Et l'en respont que li rois puet + deschargier et vendre en la vile, come il ne soit mie entendu, qui done + privilége en bone foi, qui soit doné au damage de celui qui le done et + de celui qui achate la chose dou roi. Nous ne disons ore plus, jà soit + ce que tiel costume soit contre naturel droit et contre naturel costume + ; car se je vels user d'un droit contre aucun, aucun doit user contre + moi de celui droit meismes.

+

Uns chevaliers tenoit un fié dou roi ; cil chevaliers voloit fere + marchié en un leu où n'en avoit unques point eu en celui fié. Uns autres + chevaliers aloit encontre, et disoit devant le roi que cil marchiez li + estoit domageus au sien marchié qui avoit tozjorz esté por + costume, et de ce estoit près d'atandre l'anqueste dou païs. A ce li + autres respondi : com il tenoit ausi franchemant comme lui et + plusors autres qui marchié avoient, il veaut aver marchié en sa vile. + L'en demande qu'en dit droit ? Et l'en respont que de naturel droit + l'en ne puet pas à home véer qu'il ne amande sa chose sans fere domage à + autrui apresséemant ; dont l'en commande qu'il face le marchié à + tel jor qu'il ne face domage as autres marchiez.

+

L'université dou païs avoient une confrérie et avoent seel et fesoent + tailles sor aus, et cez deners prenient et metient en une boeste. Et + quant aucuns de cele confrérie mesfesoit à aucun des confrères, li + mestre d'icele confrérie en voloient tenir droit. Com de costume tuit + sunt de la justice le roi, l'en demande s'il poeent ce fere ? Et + l'en respont que non, et deffent l'en qu'il ne le facent plus ; car + tiel costume est domageuse as seigneurs ; ne costume n'est pas + tenable s'ele n'est commune ou establie par la bone volenté au + prince.

+
+ +
+ + + III. D'establissemanzDig., lib. 1, tit. 4, de + Constitutionibus principum.. + + +
+ § 1. +

Ce que plest au prince vaut loi, ausint com se toz li peuples donoit tout + son poer et son commandement à la loi que li rois envoie.

+

Donques quant l'empereor establist par letres ou par escriz ou par + jugement ou par interlocutoire, ou ce que il commande par son ban, loi + est ; et ce sont ce que nos apelons costumes + (constitutiones). Et de celés sont les unes as + persones, qui ne sont pas tretes en exemple, fors en la personne ; + quar ce que li princes a octroié à aucun por son servise, ou s'il punist + aucun ou s'il fet bien à aucun, ce ne vet pas à autre persone que à + celui, ne n'est pas establissemantIbid., frag. 1..

+

Quant l'en veaut ou que l'en doit establir noveles choses, l'en doit + vooir s'eles sont profetables avant que l'en lest celui droit qui + longemant a esté nen juelIbid., frag. 2..

+

Nos devons apeler le bienfet le roi plenièrement + establissement, celui bienfet qui ist de sa débonèretiéDig., lib. + 1, tit. 4, frag. 3..

+

Tot le droit que nos usons apartient as persones ou as choses ou as + demandes. Comme toz droiz soit establi por home, nos dirons premièrement + de l'estat as genz, et enprès, par ordre, si comme la chose le soffre, + des prochains et des paranzIbid., tit. 5, frag. 1 et + 2..

+
+
+ § 2. +

Li rois commande que les droiturères choses seient de toz gardées, et + segont s'autorité doit li juges jugier. Ne nus ne doit ovrer de son sen, + ne de son propre enginIci commence une série de maximes empruntées + aux Décret. de Grég. IX, liv. 1, tit. 2,de + Constitutionibus..

+

Loi dit G.Gregorius. : que avent que li + establissemant seit fet, cil qui fet encontre, la trespase : or dit + l'en que la constitucions ne regarde pas le tans qui est passez, mès + regarde le tans qui est à venir ; ne nus n'est liez de + constitucion, juqu'ele soit à lui venueDecret. Greg., lib. 1, tit. + 2, c. 2..

+

Li apostre dit que il ne savet pas que covoitie fût péchié, se la loi ne + deist : Tu ne covoiteras pas. Ces paroles espont Augustins + cointemant, issi que quant la loi deffent coveitie, issint tot les maus + qui de li ausi vant. Ausint quant aucune chose est otroïe ou deffandue, + tot ce est otroïé ou deffendu qui ensi vant de li ; quar quant la + loi dit : Tu ne covoiteras, a (sic, elle) deffant toz + maus ; car covoitise est racine de toz mausIbid, c. 3, + 4..

+

Salamon dit en paraboles, et Géroismes l'espont, et dit essi que cil + s'apoie à son san, qui ce que li plest à dire ou à fere met devant les + establissemant à sages. Et ce est pris en maie senefiance ; don + l'en deffent que li tesmoin n'ajote riens dou leur à lor + tesmoinIbid., c. 5..

+
+
+ § 3. +

Cum la commune d'une vile eussent rentes qui fussent au commun, il + establirent, au domage de cels qui estoent à venir, que ces rentes qui + escharroent, tant quant il vivroent, fussant leur ; et que li autre + qui après vendrient, n'i prennissent riens. Com de costume tuit devent + estre parel, et quant li autre veneient en la commune, il demandient + leur parz des rantes, et li autre aloient encontre par l'establissemant, + la cause fut portée devant le roi ; et li rois cassa + l'establissement, et commende que tot viegne en + partie ; et de costume tuit devez estre parelDecret. Greg., + lib. 1, tit. 2, c. 6..

+

Enten : constitucion ne puet estre ou tort de ceaux qui sont à + venir, et encore est-ce rigle, que ce que chascuns establist de dreit en + autre, il doit user de celi droit ; et se il est costume que tuit + cil de la commune soient juel des fruiz de la commune, se c'est remué, + il det estre remandé ou réformé.

+
+
+ § 4. +

Uns..... establirent que s'il venient en poureté et il tenissoient fié + lai, do rei ou d'autre, qu'il le puissent metre en main d'iglise, et por + ceste atablison li rois et li baron estoient mout gregié. Don li rois, + por ceste establison, jugea que les aliénacions des clers fetes dez fiez + sanz la volenté le roi, fussent nules ; que establissemens fete de + clers de fié ne vaut riens ; ne ne puet mestre clers fié en main + d'iglise sanz la volentei le roi ; et constitucion, s'ele est fete + encontre, ne le puet deffendreIbid., c. 7..

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+ § 5. +

Li draper de Paris establirent entre eus qui ne créroient à nuil nules de + lour danrées. Ce fu porté devant le roi, et li rois deffent que ce ne + durt plus ; com doner et prester soient deux beles vertuz, ne l'an + ne doit pas fere que aumône ne soit pas fete ; et qui fet encontre, + ne vaut riens.

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+
+ § 6. +

Li borjois d'une cité furent devant le roi, et dit l'une partie com une + costume fust abatue qui ert en la vile par commun establissemant d'aus, + et que li rois avet confermé ; partie des borgeis en usent. A ce li + autre borgeis respondirent : com nos avons usé lonctens de la + costume en jugemant contredit, et devant aus et par aus et sans + contredit qu'il i meissent, don nos voluns user de la costume com cele + qui n'est pas domageuse ne au roi n'à la vile. Quant li rois ot ce oï, + il sot qu'il avoent longuemant usé de cele costume ; il commende + qu'il en usent par la grâce qu'il lor en fet ; car tout fust-il + establi et eussent privilége dou roi, il ont fet en usent contre ce, et + qui fet contre son prince il i pertIbid., c. 9..

+

Li bochier de Estampes establirent entre eus qu'il n'iroent jamès fondre aüné chiés les cordouaniers de Estampes, com meintes + feiz il i avoient alé. Li rois deffent que tiel establissement ne durt, + et se li bouchier sanz establissement ne veulent aler chiés les + cordouaniers, ne soient pas forcé d'i aler.

+

Li meres et la commune d'une vile establirent que là où il aveient douze + pers que il n'en i auroit que deux. Li rois sot ce, et deffent que ce ne + durt et que li per soient arière mis, com la dignité de la jostise ne + puet estre amenuisie sanz le roi ; et plus sevent en un jugement + douze sage homes que quatre ; et qui fort lie fort + deslieDecret. Greg., lib. 1, tit. 2, c. 12 ?.

+

Li thalemelier d'une vile avoient un mestre par qui il se jostisient par + le commendement le roi. Li thalamelier et lor mestre establirent : + quiconques forferoit et iroit encontre les articles qu'il aveient + establi en la thalemelirie, et trois fez amonestiez ne vosist venir à + amendement, ne venist jamès en la compaignée as thalameliers. Guillaumes + s'en pleint le roi, qu'il aveient condempnié com celi qu'il ne le + voloient recevoir à lor choses. Li reis sot ce, et abast cest + establissement, et commende que nus n'et tant forfet, si vient à + amendement, qu'il ne seit receu à esmandant de ce qu'il a + forfetIbid., c. 11..

+
+
+ § 7. +

L'en n'a pas demande contre celx qui font establissement, fors li sires + dou leu ; mès à requeste de bones genz, li sires a la + demande ; et s'ele est niée, li sires puet fere enquerre de sa + autorité et par sa queste fere le amander.

+

Li rois, par le conselLe ms. porte paletons + sel. de ses barons, fist tel establissementVoy. + Établissements de Saint-Louis, liv. 1, ch. 85, et le chapitre 26, + tit. 40, liv. 5, de Verborum significatione, dans les + Décrét, de Grég. IX. : quant l'en ara soupecenos un home + de bogrerie, li juges ordenaires deit requerre le roi ou sa jotice qui + le prangne ; il le devent prandre et tenir en sa prison. Après, li + esvêques et li prélaz dou leu, c'est à entendre les persones d'iglise, + devent fere l'inquisicion de la loi sor li, et demander li de la foi. Et + ce seit fet devant le commun de seinte iglise ; et s'il est + dampnez, et por lor jugement, et sainte iglise en oste ce qu'ele i a, + auprès li rois prent le cors et fet livrer à mort ; et toust li + avoirs est siens, sauf le doaire à la fame et sauf son éritage. Les + mesons et li éritages et les mobles qui sont au bogre, sont + le roi ; et après la mort à la feme, li doaires vient au roi. Et se + la feme siet sa mauveté, ele l'en a à châtier ; et s'il ne s'en + veaut châtier dedenz quarante jorz, ele le doit dire à + l'ordenaire ; et se ele ne le dit, et li quarante jors passent, ele + pert son doaire. Et se ele suefre à son seignor un an ovrer de cele vie, + sanz le dire au juge, l'en la doit prandre comme cele qui se consent à + son fet, et est tenue à bogresse. Et se li sires set la mauvese error sa + feme, et plus de quarante jorz la cèle, l'amande est à la volenté le + roi ; et si l'a celé un an, il s'i consent. Et s'il est ou plet de + bogrerie et il muere einz que il set atens, et si eir ne perdent pas por + ce son éritage ne ses mobles ; et se li plez est entamnés et il + muire, et enprès sa mort soit condampnez, si heir perdent toz ses biens. + Et se sa feme est enceinte, ausint en usera l'en com se li enfes fust + nez. Les héritages et les choses qui sunt au dampné, sont au seignor dou + leu qui a la grant jostice hoù les choses sunt.

+
+ +
+ + + IV. D'empétremanzDecret. Greg., lib. 1, tit. 3, de + Rescriptis.. + + +
+ § 1. +

Pierres empétra dou roi que il poeit de chascune chose apeler au roi. + Estienes empétra unes letres dou roi au baillif dou Mans, que il coneust + de la cause Pierre et Estiene, apiau ôté. Perre, par achoison de + s'indulgence, apela. L'eu demande se l'en doit obéir à son apel, et l'on + dit que non, puisque la cause fut commisez sanz apeau ; quar + espécial commandemant apetice le généralIbid., c. 1..

+

Johans empétra letres dou roi ou meor d'Arraz, en ceste forme, que se il + savet que cele teneure don il fesoit mention à letres fust soie, que il + l'en meist en saisine. Quant ce fust prové, li meres l'en mist en + seisine ; et G. apela et empétra letres au baillif d'Arraz, que san + quenoître de l'apeau, que il ne meist en seisine. Et com li baillis eust + ces letres soupeceneuses, il envoia au roi ces choses par escrit ; + et li rois respont que en ces letres ait tozjors conduction entendue, + bien n'i seit-ele, c'est à savoir se l'en a fet vérité entendant ; + dont li rois maude, se les darrenières furent ampétrées, teue vérité, et + sanz fere mancion de preumère, qui ne vaugent riens, et que + la sentance au meor soit tenue.

+

Antent : quant les letres sunt empétrées malicieusement et teue + vérité, et ne font mencion de prumères, eles ne valent + riensDecret. Greg., lib. 1, tit. 3, cap. 2, de + Rescriptis..

+
+
+ § 2. +

Deus choses sunt dites en cest chapitreIbid., c. 3. : + que se aucuns enpètre letres sus aucunes causes, en aucunes guises, et + ses averseres sor celes causes, autres letres, (en) autre + guisse, (a) empétrées, la secunde letres ne valent, se eles + ne font mencion des preumières ; et se eles font mencion, la cause + est soutraite as preumères guises.

+

Ou segont leu, l'en dit que se de commun assent de parties, la cause est + envaïe, et emprès, l'un et (ou) l'autre partie ampètre + autre cause à autres guises, sanz menciun de preumères letres ; cil + qui ensint par malice fet travaillier son aversere det estre condampnez + en pene. Note : li darreniers escriz ne rapele pas le preumer, se + l'en ne fet mention dou segont ou premer ; et qui par malice + travaille son aversaire est condempné en pene et en despans.

+

Li rois avoit mandé durement et asprement de maintes pleintes et + compleintes qu'il avoit oïes ; don li baillis estoit mout esmeos, + que li reis ne feist ce par haine. Li reis dit qu'il ne det mie por ce + estre troblez, mès qu'il face diligemment l'afere que l'en li mande, ou + il s'acuse (excuse) cortoisement ; li roffist + (li rois soffrist ?) bénignement que li baillis ne + le feist, si com l'en li avet fet entendent fausementIbid., c. + 5..

+

Enten que la parole le roi ne porte pas à hine, et de toutes choses + convient rendre reison ; ne ne souffist pas dire cause, s'ele ne + souffist ; et bien li rois escrive asoluement, l'en puet aler + encontre o reson.

+
+
+ § 3. +

Uns empétra letres contre Renaut sor possessions, et ne fist pas mencion + qu'il fust diens (doyen). L'en demende qu'en die droit ? Et + l'en respont que li diens n'est pas tenuz à respondre par tex + letres ; ne rescrit ne vaut riens en tel quas, s'il ne fet mention + de la dignetéIbid., c. 6..

+

Li rois mande as borgois de Saint-Liz que il li receussent un home à + borgois et à frère en lor commune. Et quant il orent receues les letres + le roi, respondirent que ce n'iere mie à aus à fere, mès au meors et as pers. Com cil alast au meor et as pers et portast le + mandement, il distrent que l'en ne lor mandoit riens par cez letres. Li + rois dit : com il refusent ses mandemenz, qu'il firent tort ; + comme il fussent borjois de la vile et eussent poer de ce fere, aus seus + deusent fere le commandementDecret. Greg., lib. 1, tit. 3, c. + 7.. Entent que ignorance deffet chief et prince, et + commendement à vile fet, retorne sor le meor et sor les pers.

+
+
+ § 4. +

Aucuns qui ot granz richeces s'esforce à travaillier poures genz par les + letres le roi, en queles letres nule mention n'est fete de lor dignité. + L'en dit ciIbid., c. 8. que tex letres sunt nules. Enten que + tex letres empétrées, teue vérité rent letres mauveses.

+

Uns hom enpétra letres contre Perre, par qui autorité cil Perres fut tret + en plet. Perres dit que il avoit letres premères de que les segondes ne + fesient nule mention. Li rois dit que cil qui a leissié à user de ses + letres par tricherie ou par négligence, il ne doit pas estre acussez + (excusé) s'il puet avoir son juge ; et quant il ne + puet avoir son juge, les segondes sont vielles et les premères + valentIbid., c. 9.. Enten : letres sont + perdurables, se l'en n'en laisse à user par malice ; et l'en ne + doit pas sor les parties corre, se le juges est aucune foiz + empêchiez.

+

Aucuns empètre letres dou roi à aucuns baillis qui sunt lor amis et lor + parenz. Mès li rois deffent que ne tiegnent nule juridicion, com ne l'en + doit pas plédier devant juge soupeceneus ; et l'en est plus tost + esmeuz por soi et por son parent, que l'en n'est por autrui.

+

Uns empétra letres dou roi à un provôt ; li provoz i vit rasure, si + ne les vout recevoir ; et li rois dit que se la rasure est en tel + leu que ele doie aquerre mal à celui qui les letres porte, que les + letres sont nules ; et se la rasure est en tel leu qu'ele ne soit + domageuse à l'aversaire, bien la puet l'en recevoir. Enten : por + rasure est dampnez li estrumanz ; et quant la rasure n'est + domageuse, l'en n'i doit pas metre forceIbid., c + 11 ?.

+

Deus viles de communes plaidoent devant un baillif de la juridicion dom + il estoit contens. Li baillis aida à l'une des viles. Cil qui demandoit + à l'autre dit que li jugemanz n'estoit pas bons, et en apela devant le + roi. Li baillis ne déporta pas l'apeau, et sesi l'autre ville de ce qu'il avet fet jugement. Cil empétra letres dou roi que + aloient au baillif, en tel forme, que se il avet cels seisiz emprès + l'apeau, que la saisine fust nule ; et li baillis et les parties + somonses devant le roi à prandre droit segunt les erremanz.

+

Or, demande l'en commant l'en doit prover vers baillif qu'il ait faus + jugement fet ? Et l'en dit que vers baillif ne puet l'en + prover ; que li baillis ne juge pas qui ne se met en son + jugement ; et se l'en s'i met en son jugement, et il juge faus, + l'en doit issi dire : Cil baillis m'a faus jugé, de tex paroles, + tel jugement. S'il veaut dire qu'il ne soit faus segont les coutumes dou + païs, je sui près d'atandre l'enqueste des sages jugeors dou païs ; + et se lor nia, je sui près dou prover et de l'avérier par moi et par + garanz. L'en demende que en dit droiz ? et l'en respont que ci n'a + point de bataille, et que ce doit aler par l'esgart de sages homes dou + païs, et ce qu'il diront sera tenu por sentence, com droiz qui est à + université ne doit pas estre muez por un, mès por touz.

+

Li rois envoie une juridicion à trois baillis. L'en demande, s'il n'i + sont tuit, se li dui ou li uns puet conoître de la cause ? Et li + rois dit que se li uns n'i est, et il soit empeschiez de droit + empeschement, li dui puent quenoistre, se n'est mandé espéciaument que + tuit i soent. Mès li uns seuls ne puet connoistre, et s'il est + empêchiez, il doit mander son essoine par certain mesage ; et se il + non mande, il mesfet, ne l'en ne puet la juridicion tenir sanz + liDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 13..

+

Uns hons empètre unes letres et empètre unes autres letres à un autre + juge sor ce mismes quas. L'en demande : liquex juges doit + quenoistre, ou li premers ou li darreniers ? Et li rois dit : + se li derrenier font mencion des premères en rapelant, li darreniers + doit quenoistre ; et s'il i a contenz, il doit estre ostez par + arbitres esleuz d'une partie et d'autre : c'est en la première + partIbid., c. 14.. En la segonde, demande l'en se il a + ensint ès letres : Ge me plain de cestui et de plusors autres, + saver se plusors autres puent estre somons et enplédié ? Et l'en + dit que non ; s'eles ne font mencion des premières en rapelant.

+

Entent : quant l'en dote de juridicion que ele soit, l'en doit avant + quenoistre que ele est.

+

Aucuns ont letres béanz à mal metant, espéciaument menors et + vils persones, font (sous) ceste forme : Ge me plaing + de tex, et d'uns et d'autres, de tex choses, et d'unes autres ; + souz ceste forme, entendent travailler dignes persones. Dont li rois + establist que, por acheison de tes letres, plus digne persone ne soit + traveillé. Ou segunt leuDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. + 15., dit l'en : se aucuns a letres dou roi où il ait mis + plus autres persones, non mie por eus ploidier, mès por ce qu'il puisse + traveller menors persones ; li rois dit que l'en ne doit mie + respondre à tex letres ; et par apel de menors persones ou de vils + persones, plus digne persone n'et pas estre comprise ; en trecherie + et boudie, ne doit aider nuil.

+
+
+ § 5. +

Uns hons fist semondre un autre par unes letres empétrées dou roi par + devant le baillif de Vermandois ; enprès empétra unes letres sor ce + meismes quas ou baillif de Roan. Cil fust semons, et ne vost respondre, + et dist porquoi ; quar par l'autorité des preumères letres, il fut + apelé en droit ; et que cez letres premières ne furent rapelées par + les secundes, que nulle mencion ne fesoient des premères. Li reis dit + que com li empétreres ait fet fraude, il doit perdre le profist des unes + letres et des autres ; car se aucuns est citez par unes letres et + puis par autres, il n'est pas tenuz de respondre par les segondes, se + eles ne font mention des premières. Ausint des juges ; car se + aucuns est semons devant un juge, et puis devant autre, il n'est pas + tenuz de respondre devant le segont, se l'en ne siet la première + juridicion estre rapelée ; et deux letres et deux juridicions + empétrées sor un meisme quas en boisdie, ne valent riens, se l'une ne + fet mencion de l'autreIbid., c. 16..

+

Li rois escrit as chenoines Seint-Aignan d'Orliens que il un poure clerc + receussent à chenoine par sa prière, et à fère (frère) en + lor ynglise ; et li chapitres se mervella mout, com li rois lor + avoit ce prié de clerc riche de grant bénéfice en sainte ynglise ; + et escritrent ce au roi. Et li reis lor rescrit que s'il eussent bien + entendu la menière de la prière qu'il ne se fussent jà mervillié : + con les letres ne feissent pas mencion qu'il eust bénéfice, ne qu'il + fust riches clerz, il poeient bien savoir que tex letres estoient + empétrées par fauseté. Don li rois lor mande que quant il recevront ses + letres, se eles ne sont empétrées sanz fauseté et san teue vérité, qu'il + facent sa prièreIbid., c. 17..

+

Enten que se clerc empètre letres que l'en le porvoie comme + poure clerc, et il ait soufizanz bénéfices, les letres sont empétrées + par fauseté, ne ne valent riens.

+
+
+ § 6. +

Li rois en voia à un baillif une cause que se l'une partie et l'autre + citée ne vossissent venir devant, li baillis receust les prueves de la + partie présente, et alât avant ou plet, tant cum dreit donast, en aucune + chose contre droit ; laquex cause devoit aler avant l'autre ? + C'est à savoir de la présente partie. Et com li rois mande à ce baillif + de chief que cele cause qui apartient à droit soet entendue, à aler + devant l'autre de présent tens, et qu'il aillent avant ou plet segont la + tenor des premères letres, ensint que se par l'autorité des premières + letres soient alé avant droitemant, que ce soit establi ; se ce + non, qu'il soit rapelé en noient. Et si com il dit desus, auge avant ou + plet sor le principau, et sor les accessors, apiau ôtéDecret. + Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 18..

+

Enten que les paroles le roi n'ajostent riens en ses escriz contraire + droit commun. Et ansint com cause principau est envaie sans apeau, + ausint ce que an siut et ce qui est joint.

+
+
+ § 7. +

Jadis erent diverses opinions des letres qui estoient empétrées par teue + vérité ou par fauseté. Li rois devise et dit ensint : que se vérité + est teue par trecherie et par malice, ou fauseté s'est sus mise, les + letres ne valent riens ; ensint, que puisque foi fete sera de ce au + baillif, li baillis ne quenoistra mie de la cause. Et s'il avient que + non par malice, mès par simplece et par ignorance, seent empétrées les + letres, li rois devise que se cest vérité est teue, que se ele fût dite + ou roi que il ne donast ses letres, ou se fauseté est emploïe, que il ne + donast ses letres, la forme des letres ne doit pas estre gardée ; + li baillif, segont l'ordre de droit, augent avant ou plet. Et se tel + vérité est teue, ou fauseté anpaée (emploïe), laque + (laquelle) teue ou enplauée, li rois ne donast pas ses + letres, li baillis en tel quas ne doit pas aler avant ou plet, ne mès en + tel menière que il oet la vérité des parties apelées par devant + soi ; en cest quas, la reison qui moveroit li reis doit moveir le + baillifIbid., c. 20..

+
+
+ § 8. +

Uns enpétra letres do roi à un baillif contre l'abé de Saint-Denis. Les + parties présentes aloient avant en la cause segont droit ; et ne + fit pas ès letres mencion de son covant ou de l'iglyse. L'en demende se + il puet ? Et li rois dit que oïl, com li abés soit + tenuz de son office de procurer les afferes de son convant, ne ne s'en + puet deffendre par apeau qu'il ne repongeDecret. Greg. IX, lib. 1 + tit, 3, c. 21..

+

Entan que par letres enpétrées solement contre abé, meismes de la cause + de convant, il puet estre plédiez ; et pot plédier l'abé s'il a + cause ou le mouster, non pas les moines ; et là où les choses l'abé + et le moter ne sont pas devisées, les abés, non pas le convant, puet + estre plédiet ; et puet encore entendre des moines qui ont choses + devisées des choses l'abé ; il, non pas l'abé, devent estre + enplédié.

+
+
+ § 9. +

Uns se plaint dou baillif qu'il li avet fet tort, et enpétra unes letres + à un sergant qu'il queneust dou tort : s'il avet fet tort, alast + avant en la cause. Sanz quenoetre dou tort, il ala avant en la cause. + Enprès, cil enpétra unes autres letres sor ce mismes, en autre guisse, + sanz fere mencion des preumères letres. Li rois sot ce, et quassa + toutes : les premères, por ce qu'il n'ala mie en la cause segont la + forme des letres ; les segondes, por ce que furent empétrées sanz fere + mencion des premères.

+

Enten que qui hors ist de la forme des letres, ne fet riens ; et qui + empètre letres teue vérité, ne fet riens sanz fere mencion des + premèresIbid., c. 22..

+
+
+ § 10. +

Aucune foiz avient que aucuns empètre letres, et an lessent à user dedanz + l'an, par tricherie ou par négligence ; et quant il est travaillez + par autres letres, il dit qu'il ne puet estre travailliet par ces letres + segondes, comme il ait premères don les segondes ne funt mencion. L'en + demande qu'en die droit ? Et l'en respont que se dedenz l'an, + puisqu'il puet avoir ses juges, et lesse à user de ses letres, enprès + l'an il porra estre convenuz par les segondes, bien ne facent-eles + mencion des premèresIbid., c. 23..

+

Enten : qui laisse à usser de ses letres outre cors de l'an, pert le + profit, et puet estre plédiez par les segondes, tout ne facent-eles + mencion des premères.

+
+
+ § 11. +

Ceste loiIbid., c. 24. est départie en trois parties : + l'en dit en la première que aucuns juges dou roi mande au provost qu'il + pregne dou celui à un ; et uns autres juges dou roi mande qu'il ne + pregne riens. L'en demande qu'en est de droit ? Et l'en + respont que se li provoz set que ou tens que il reçut le premier + commandemant, que n'i eut descort entre les juges de lor poer, il doit + fere le premier commandemant ; et se il reçut d'autre commandemant, + et seust qu'il i eust descort, loie et (loi est ?) les + letres des uns juges et des autres estre regardées ; et se il + veient que par les segondes seent apelées les premières, face le segont + commendement ; autremant, non. Et s'il doute del rapeau des + premières letres, il se doit tarder de fere le segont commandement, + jusque li contenz dou poer aus juges soit ostez ; et ce doit fere + li provoz au tens qu'il reçut le premier commandemant, qu'il sot que + contenz ert entre les juges de lor poer.

+

En la segonde partie, l'en dit que li provoz doit garder qu'il ne die + qu'il dout de fere le commandement, comme il soit certains ; + (et qu'il soit certain) de fere le, comme il en + doutLe texte dont cet alinéa paraît vouloir être une + traduction, dit : « ... ne vel ad declinandum + mandatum dubitare te dicas, ubi dubitandum non est ; vel + etiam ad exequendum te asseras esse certum, ubi certus esse non + debes..

+

En la tierce partie, l'en dit que jà soit ce que les parties soient + tenues, à tel descort, montrer au provost les letres dont il pleidoient, + il (le prévôt) ne puent pas, entre les parties et les + juges, juger de lor juridicion.

+

Enten que les letres devient estre montrées à l'essécutor, et l'en + (ne) se doit (pas) fere certain là où l'en + n'est mie certain, et non pas certain là où l'en est certain ; et + l'essécutor ne doit mie quenoistre del poer as juges.

+
+
+ § 12. +

Robert empétra unes letres dou roi contre P. son aversaire, qui détenoit + un héritage que cil Robert disoit qu'il avet eue par tres-changie + personePer interpositam personam.. A + la parfin, cil P., por ce qu'il fu somons plusors foiz, ne vout venir + devant les juges, et li fruit de cel héritage furent mis en autre main. + Et com la soie chose li fust retenue, li rois mist ès letres de la + recréance jor et leu, que sis averseres fust par devant le roi. Et cil + Pierres rest le jor et le leu des letresDiem et locum in litteris + illis radens., et escrit, ou leu de la rasure, que li fruit + qui estoient en autrui main li fussent baillié ; et cele male + fauseté il reconnuit par devant le juge. Li rois dit, quant il requenut ce, qu'il ere fauseres ; l'en le devoit metre + en poine corporel. Car letres où il i apert rasures, li moz de la rasure + done et tout (damnent tout ?, c'est-à-dire + infirment tout), et les letres ne valent riensIl + faut sous-entendre, puisque les lettres ne valent rien, + qu'elles ne profiteront pas, malgré la falsification, à l'adversaire + de Pierre ; partant Robert n'aura pas pour cela + l'héritage ; car... ; quar qui blâme + autrui à ce qu'il i a baillié fausses letres, por ce ne se loie-il + pasDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 25..

+
+
+ § 13. +

Li baillis de Boorges feit inquisicion sor la vile de Boorges ; il + prist les choses à deux borgois qu'il trova mal renomez, por ce qu'il ne + se voudrent espurger dreitement ; et li borgois, sanz fere mancion + por quoi li baillis avoit pris, empétra letres dou roi de ravoir la lor + chose. L'en demande qu'en dit droit ? Et l'en respont que ces + letres qui furent enpétrées par teue vérité, ne valent riens ; car + se aucuns est despollez et requiert estre resaisiz, il ne souffist pas + tant solemant de dire qu'il ait esté despolliez, einz covient dire cause + por quoi ; letres empétrées, teue vérité, ne valent + riensIbid., c. 26..

+
+
+ § 14. +

Uns clerz avoit une vicarie de quoi il se poet bien vivre ; + neporquant, il enpétra unes letres à l'évesque de Sanliz, dou roi, qu'il + le porveist de sa vie en convenable bénéfice, sanz fère mencion de sa + vicarie. L'en demande qu'en dit droit ? Et l'en respont qu'en tex + letres mander, li rois a acostumé porveance de pouvres clerc ; et + cez letres ne valent riens, quar l'en ne doit pas dire que cil soit sanz + bénéfice, ne qu'il soit pouvres clers, qui est soustenuz en tel + vicarie ; et li rois n'a pas acostumé demander en non de pouvre + clerc quant il est riches, se fauseté ne li est fete + entendanzIbid., c. 27..

+
+
+ § 15. +

Cil chapitresIbid., c. 28. est devisez en deux + parties : en la première l'en dit que cil qui demende enpètre + aucunes foiz letres as juges mult lonctansLointains., qu'il + puissent travaller son aversaire de travail et despans ; l'en + establist que nus ne puisse travaller autre hors de la châtelerie, s'il + ne font mencion de cest establissementIl faut sous-entendre, après + ces mots s'il (si les lettres) ne font mencion de + cest establissement, des mots équivalents à + ceux-ci : « pour en faire l'objet d'une dérogation + spéciale. ».

+

En la segonde partie, l'en dit que aucuns enpètrent letres, et quant aucun est travaillez, si les li baillent, ou à celi qui + demende, qu'il ne soit travallez, ou por fere travaillier son + aversaireIl s'agit des personnes qui obtiennent subrepticement + des lettres de juridiction ou de constitution de juges, + afin de contraindre le demandeur ou le défendeur à se racheter par + une somme d'argent, des inconvénients de procédures incertaines et + incommodes.. Li rois establist ci que ces letres ne valent + riens, se eles ne sont enpétrées de espéciau commendemant au seignor qui + est chief de la choseLe chef immédiat des personnes dont il + s'agit. ; se ce n'est de teles persones qui soient si + dignes qu'eles (ne) doient avoir procurator en tex + chosesLe texte dont cet alinéa paraît être un extrait, + dit : Nisi forte de illis personis extitterit, a quibus + non decet exigi de jure mandatum ; à moins qu'il ne + s'agisse de ces personnes dont la dignité est telle qu'elles n'ont + pas besoin d'être autorisées (à l'obtention des lettres) par une + décision (mandatum, espéciau commendemant) de leur chef + immédiat..

+

Enten que cil est lointainsJuge sous-entendu. qui est hors + de la chastelerie ; et torz ne doit pas netre de là d'où devent + naistre li droit ; et letres sont bones en partie et en partie + non ; et ascordemant des parties puet bien relâchier la dureté de + droitCe brocard correspond à une proposition du texte que le + Coutumier a omise dans le premier alinéa, extrait du chap. 28. A + propos de cet établissement, qui, selon le Coutumier, défend + « que nul ne puisse travailler autre hors de la + châtelerie, » le chap. 28 ajoute : « à moins que les + parties n'y aient consenti, nisi de assensu partium fuerint + impetratœ (litteræ). » Le Coutumier n'a pas rapporté + cette exception à la règle générale, et cependant il s'y + réfère. ; et plez deivent mauz estre apetizez que + creuzObservation analogue à la précédente. Le Coutumier n'a + pas rapporté dans son texte imité cette maxime du chap. 28 : + Lites restringendœ sunt potins quam + laxandœ. ; et sanz espéciau commendement, letres ne + devent mie estre enpétrées, se n'est de haute persone.

+
+
+ § 16. +

Jordains enpétra unes letres dou roi, sor un héritage, devant juges par + le roi. Johanz dist que par celes letres il ne puent plaidier, por ce + que juges ere dehors de la châtelerie ; et que tot fussent les deux + persones de la châtelerie au juge, et il ne voloit respondre de le + héritage fors de la châtelerie où le héritage séoit. L'en demande qu'en + dit droiz ? Et l'en respont que l'en ne doit pas respondre hors de + la chastelerie d'où li fez muet, por oster achoison de traval ; et + aucuns demande jostice por la chose que l'en tientDecret. Greg. + IX, lib. 1, tit. 3, c. 29..

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+ § 17. +

Li rois dona la prévande de Saint-Quentin à Johan, et manda + as chenoines que il le receussent à frère et à chenoine. Anprès Robert + enpétra unes autres letres dou roi en cele forme, et mande au baillif + que s'il aloent encontre, qu'il pregne dou leur. Et com l'en eust pris + doù leur por les deux prévendes, il apelèrent au roi. Li rois commande + que l'en assieAssigne. bénéfice à celi qui premers présenta + les letres le roi, et qu'il lor rande les lor choses, et que li autres + clerz se teiseDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 30..

+
+
+ § 18. +

Aucuns par tricherie enpètrent letres do roi, qu'il aient bénéfice en + plusors ynglises, et aucunes foiz, quant il sunt receuz en ces ynglises, + bien i aient-il bénéfices, travaillent autres ynglises pour aus recevoir + par autres letres qui sont enpétrées do roi qui ne font mencion des + premèresIbid., c. 32.. Li rois commande qu'il se + tiengnent au premer bénéfice, se lor letres ne font mencion des + premères.

+
+
+ § 19. +

Li borgois de Roan, par une indulgence do roi, pristrent des choses à un + chevalier, por quoi cil chevalier se tint à gregiez et apela au roi. Et + com les parties fussent présentes devant le roi, et li plez fust + entamez, li rois envoia la cause au baillif de Roan, qu'il terminast cel + plet, et en fussent letres enpétrées ostre l'acort as parties. Et devant + le baillif vint la partie au chevalier, et dist que par celes letres ne + poet aler avant au plet, car celes estoient empétrées por fauseté + entendant, et por vérité tere ; quar se vérité fust dite, qui fust + teue, tex letres ne fussent mie eues. L'autre partie monstra unes letres + enpétrées dernièrement [« en coi il estoit contenu cez dist + encontre com li plez fust devant le roi, et fust entanmez, et sor ce + envoia la cause au baillif »]Pour trouver un sens à ce § il + faut supprimer les mots placés entre [ ]. : ci n'ot + vérité teue ne fauseté fete entendant, porquoi il ne doivent pas + laissier aut avant en la cause. Et com li baillif dit par interloqutoire + qu'il deivent aler outre au plet, la partie au chevalier motra unes + letres enpétrées derrenièrement, en quoi il estoit contenu que se les + parties s'i acordassent, li baillif fenist le plet, et se elles ne + s'acordoient, renvoiassent la cause apareillie au roi. Li borgois de + Roan distrent encontre que cil escriz ne valoit, qu'il fust enpétrez par + fauseté fere.

+

Entendez com li rois n'a mie acostumé rapeler son mandement, + se il n'i a réson, et la roison doit estre veue ès letres ; et com + il n'ait ès letres ne raison ne mesure porquoi l'en doie le mandement + rapeler, tex letres ne valent riens. L'en demande qu'en die droit ? + Et l'en respont que les derrenières letres ne rapelent pas les premères, + com il ne soit pas bele chose, ne droit ne souffre pas, que li rois + rapele son jugemant ou son mandement, s'il n'i a droite cause et bone + raisonDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 33..

+
+
+ § 20. +

Uns clers empétra letres dou roi à l'abé de Saint-Benoit-sus-Loire que il + le porveist ; et en celes letres n'avoit nule amonestacion. Li abés + ne le vost ; li baillis prist del sien. L'en demande qu'en die + droit ? Et l'en respont que li baillis fist tort, com il n'avoit + commendemant de ce fere, ne n'estoit amonesteor ne jugesIbid., c. + 37..

+
+
+ § 21. +

Mestre Symons enpétra letres à l'évesque de Noion qu'il (le) + receust à frère et à chesnoine de cele ynglise, se cele ynglise n'estoit + chargié de la prière le roi. Li évesques respondi qu'il avoit receu un + autre au mandement le roi, et celui ne vost recevoir à chenoine. Dreit + dit qu'il puet ce fere, com li rois n'ait sor lui en tel chose que + prièreIbid., c. 38..

+
+
+ § 22. +

Li rois manda à l'abé Saint-Denis qu'il porveist un clerc en aucune + ynglise de son mostier, quant ele seroit vacant. Li abés reçut le + mandemant en tel leu, qu'il le porveroit en leu et en tens. Et comme une + ynglise, cui li dons apartenoit à l'abé, fust vuide, li baillis le vost + contraindre qu'il la donast à cel clerc. Et li rois dit que nule + débonaireté, ne raison ne suefre pas que li abés soit grevez en tex + choses, ne ses mostiers ; et que se il n'i est grevez, qu'il la + doint au clerc ; et se il est grevez, bien en face son + preuIbid., c. 39 et 40..

+
+
+ § 23. +

Pierre se plaint au roi dou baillif d'Omiens qu'il l'avet mis en prison, + parce qu'il devoit deners à un borgois de la vile, cum cil qui n'avoit + nus biens don il peust paier. Li baillis fist contre l'establissement + qui est tex que l'en ne puet tenir home en prison, qui n'a de quoi paier + sa dete. Pierres enpétra letres dou roi que se il est issi, qu'il soit + délivrez.

+

Enten que l'en ne doit pas home nu despoiller.

+
+
+ § 24. +

Por ce que mult eussent (usent) diversement de letres, por + ce establi l'en premièremant en cest chapitreDecret. + Greg. IX, lib. 1, tit. 3, c. 43. : que se aucuns enpètre + letres en son non, et cil les baille à autres qui aient autiel + nonEodem nomine., qu'il en puisse + travaler cels qu'il voudra : et cil qui les baille et cil qui les + praut, devent perdre le profit des letres, et estre dampné eu despans et + en paine.

+

Ou segont leu, l'en dit que se aucuns tret en plet autre par letres le + roi, contre cui il n'a nule action ; ou se il enpleide sus aucune + contençon qui n'estoit pas encore au tans que les letres furent + enpétrées ; ou se il pleidie de pluisors demandes par-devant divers + juges, en divers leus : ices devent perdre le profit des letres. + Car qui use mauvèsement des letres le roi, il pert le profit ; et + les letres le roi ne sont pas donées ès causes qui sont à venir. Et l'en + ne doit pas semondre aucun en un meisme tens, par divers juges. Et + letres enpétrées maliciosemant ne valent riens.

+
+ +
+ + + V. De postulacionsCe titre est extrait du titre 5, De + postulatione prœlatorum, au livre Ier des Décrétales de Grégoire IX.. + + +
+ § 1. +

Come li chasteaus de Conpeigne fust sanz meor, li borgois de la vile + s'asenblèrent por eslire le maior. Les dui parz s'acordèrent que l'en + requist le meor de Crépi. Li autre eslirent un borgois de la vile. La + chose fu portée devant le roi ; et distrent li borjois qu'il + fessoient postulacion dou meor de Crépi, com il fust preudom et honeste, + et plus profetable en celui leu que en celui où il ere, et bien avoit + menée sa juridicion ou profit dou pueple. Contre ce, l'en respondi qu'il + avoit recelez les forzbaniz le roi ; porquoi il ne devet estre + meres, ne ne poet. A ce, la partie au meor de Crépi respondi et dist + que, bien eust-il celui receté, il ne savet pas que il fust forsbeniz. + Et li autre dient encontre que forbenissemanz, qui est fez en + généralité, ne porte pas acussacionExcuse d'ignorance.. + L'en demande qu'en die droit ? Et l'en respont : quant il fu + forbeniz en général, il ne convint pas que il fu dist à chescun ; + car générau forbenissemanz amoine commune seue. Don li rois quasse sa + requérance par trois reisons : l'une si est por ce + que l'en n'ait achesun de forbenissemant receter ; l'autre por ce + que l'en ne puet pas à chascun dire tel forbenissemant ; l'autre si + est, por ce qu'il requenuit qu'il l'avet receté, mais il non sevet pas + que il fust forbenizDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 5, c. + 1..

+

Quant la postulacions fut quassée, que li borgois de Conpeingne avéent + fet dou meor de Crespi, li baillis qui estoit lors, les manda en la + meson de la commune, et lor dist qu'il esleussent, et dit que s'il ne + s'acordoient en une persone en cele vile, il en feroit enprès ce qu'il + verroit que biens seroit. Et une partie de cele vile voudrent renoveler + la postulacion quassée, et li autre requistrent au roi que lor eslécion + fust confermée. Porquoi li rois entendi que cil voloient renoveler la + requérence quassée, et avoient perdu le pooir d'eslire, cum cil qui + avoient requis persone non digne à lor esciant, et estoit doné le pooir + ès autres ; tot fussent-il pou, il avoient plus sain conseil quant + il eslurent le borgois de la vile : li rois le lor fet, et conferme + l'eslectionIbid., ?. 2..

+

Enten que cil qui eslisent persone non digne à lor esciant, perdent le + pooir d'eslire, et est donez à la menor partie.

+
+
+ § 2. +

Come la vile de Senliz fust sanz maior, il eslurent un sergant le + roi ; li autre requistrent le maior de Pontoise. Et com les parties + furent devant le roi, cil qui requérient le sergent le roi, disoient que + plus de deux parties s'estoient acordées en lui. Li autre disoient que + les plus dignes persones avoient requis le maior de Ponteise, en droite + forme et segont la forme de la mise ; et issint fut fete la mise, + qu'il esliroient à meor borgois de la vile de léanz, persone convenable. + A ce respondi l'autre partie, que ce n'estoit pas voirs, et s'il iert + issint, il poient par droit requerre le sergant le roi, com les membres + dou chief ne sont pas estranges dou cors.

+

Quant li rois ot ce oï, il aléga por une partie et por l'autre ; et + por ce que li serganz ert plus profetables au réaume que à la cité de + Senzliz, il ne l'otroia pas ; et quassa le meor de Pontaisse, por + ce que la requérance estoit fete dou meins que de la tierce partie. Et + li rois n'a mie acostumé tel requeste recevoir en descorde, com requête + doivent plus estre célébrées de grâce que de droit. Don li rois manda à + cez borgois qu'il eslisent à meor persone convenable, ou par + élection ou par requeste, ou par persone noméeDecret. Greg. IX, + lib. 1, tit. 5, c. 3..

+

Enten que li juges puet dire ce que faut as parties ; et gregnor + bien est avant le menor, et commun profit est avant le privé, et otroi + de requeste est plus de gràce que de rédor de droit ; et trois + menières sont de prover maor en vile : c'est à savoir élection, + requeste et nomée persone.

+
+
+ § 3. +

Li maires de Maante fu requis por l'ecort (accort) as + borgois de Senz, à estre meres de Sanz, par-devant le roi. Une ville qui + ert delez Senz se mist encontre, qui disoient qu'il avoient fete la + requeste qu'il ne pooient fere de droit, sanz eus. apeler. A ce + respondirent li borgois de la vile, que aucune foiz il avoient esté + apelé de grâce. Et com les parties fussent devant le roi, ne li rois ne + fust pas certains de ce, il commende que se li borgois vuelent tenir lor + requeste, que cil soit meres, et s'il i avint contredit, que les parties + venissent à cort ; et se li borgoisDe la ville qui est + delez Sens (voir plus haut). lessoent lor + contredit, et la ville tenissent lor requeste, feissent autel ; et + se li borgois contredissoient et la vile ne quidast avoir droit, il + esleussent autre persone à maor. Ceste est la première partie.

+

En la segonde, l'en dit que quant il orent ce mandement receu, li un se + tindrent à lor requeste et apelèrent que l'en ne feist riens contre aus + ; et li autre laissièrent la requeste qu'il avoient présentée + communément au roi, et la lessièrent justement, et eslirent le prévost + de la Vile-Nove à estre maior de Senz ; et nus de ceus de la vile + qui requéroient premièrement à estre (à l') élection, ne + s'i acordèrent, fors que un. Et li rois, por le descorde qui fut en la + vile, et por ce qu'il avoient fet contre l'ordreit de droitContre + l'ordre de droit ?, et por le péril qu'il i sot, ne + reçut mie lor requeste ; et lor manda que, s'il ne porvoient à lor + vile dedenz quarante jors, o l'asentement des borgois dou vilage, s'il + estoit costume, que il les porveroit par son office.

+

L'en dit, en la tierce partie, que cil borgois se tindrent au segont + mandement, et apelèrent à concorde les borgois dou vilage, sanz celui + qui avoit eslu, sauve lor droiture, en après, dom il + soufroient a jà, et prièrent le roi por le maior de Mante, et apelèrent + à lor acort cels qui avoient esleu l'autre, et envoerient au roi de lor + borgois por avoir miséricorde de lor requeste. Et li rois, por ce qu'il + sot qu'il orent fet segont la forme dou commendement, lor ostroia lor + requesteDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 5, c. 4..

+

Enten que requeste est plus de grâce que de dreit ; et se li rois + outroie aucuns fez aucune chose, de sa débonaireté, il ne fet pas + tort ; et esleuz ne doit pas estre esleuz, mès requis ; et + confermement que rois fet, done plenier pover à la persone ; ne + l'an ne puet persone porter de çà en là, sanz le congié le roi : + ceste chose est aperte.

+

Enten que par requeste nul droit n'est conquis à celui que l'en requiert + ; et par procurator qu'il a plenier poer de son seignor, sunt entendues + les persones présentes, et quanque est fet par aus, est ferme, ausint + com se li seignor fussent présenzCes maximes ou brocards que le + coutumier extrait de la discussion précédente, semblent se + rapporter, en même temps qu'au chapitre 4 ci-dessus cité, au + chapitre 5 dont notre manuscrit ne présente aucune espèce de + paraphrase..

+
+
+ § 4. +

Une vile ert sanz meor : li borgois esleurent par acort le meor + d'une autre vile. Et com li rois fust requis des borgois qu'il donast + congié à ce meor qu'il avoient esleu, de passer en lor vile, li rois + quassa le esliction, por ce que esliz esleuz ne puet estre esleuz, mès + requis ; et qui eslit home où il n'a poer, l'eslection ne vaut + riens : c'est à entendre home qui n'est de lor + juridictionDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 5, c. 6..

+
+ +
+ + + VI. D'eslections, et de cels que l'en doit eslire, et des choses que l'en + doit faire par eslecttonCe titre est extrait du titre 6, De electione et electi potestate, au livre Ier des Decrétales de Grégoire + IX.. + + + +
+ § 1. +

L'en dit ci que nus ne doit estre esleuz que par l'acort de cels qui i + doivent estre, et se autrement est fet, le ellections est nule.

+

Quant bans est criez en commune seue, cil qui vienent por acheson dou + ban, pueent eslire, tout soient-il pou.

+

Enten que par ban est entendu assemblée en eslection, où il a compaignie + de borgois ; et l'en ne doit pas eslire sanz + commune seue, c'est-à-dire par (sans ?) ban ; et + borgois devent fere le eslection de lor maor.

+
+
+ § 2. +

Aucuns qui voloit estre meres, enpétra letres dou roi, que l'en se + consentist en lui fere meor. L'en dit ci que tel persone doit estre + refusée ; issint que s'il se repent, que n'en soit nus en droit, ne + en amendeDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 2..

+

Enten que les venes proières ne sont pas tenables, ne recevables ; + et qui prie por soi d'avoir dignité, l'en doit entendre qu'il le fait + plus por la digneté avoir que por le salu de s'arme (son + âme).

+
+
+ § 3. +

L'en dit ci que quant aucuns est esleuz segont droit, l'en doit enquerre + de lui et de s'âme et de ses mors, là ù il converse ; quar là le + set l'en miauzIbid., c. 3..

+
+
+ § 4. +

L'en dit ici que par confermement le roi, est entendu la seignorie et le + poer de l'ofice ; et doit estre baillié par convenant, qu'il face + as viles tel redevance com il doit fere, et qu'il la puisse fere et + doie.

+

Enten que par le confermemant le roi, est entendu plenier poer ; et + por niant demande, qui ne rient ce qu'il doit. Et li reis ne veaut riens + establir que l'en ne puisse et dée soffrirIbid., cap. + 4..

+
+
+ § 5. +

Uns qui avoit fet discorde en une vile, quant il eu cest crime amandé, + retorna arrières en la vile, et se mist en la commune. Enprès, ne demora + puis guères qu'il fust esleuz un des douze pers de la commune. L'en + demande se s'eslections doit estre confermée, et l'en dit que oïl, s'il + n'a esté esleuz de tex qui fere ne le porent, et s'il n'i a chose autre + qui empêche s’électionIbid., cap. 5..

+

Entent : quant aucuns a esté folement contre aucune vile et il vient + à esmendement, et il est receuz en la compaignie de la vile, et recovrez + toz les droiz qu'il avet por ce perduz.

+
+
+ § 6. +

L'en dit qu'ant l'élection la pape, se il n'i a descort, cil qui sera + esleuz de deux parties des cardonaux sera tenuz por pape ; et cil + qui, sera esleuz de meins que de deux parties, ne sera pas tenuz por + pape.

+

En autre élection est autrement ; car la sentence de la grignor + partie et de la plus seine veit avant.

+

Enten : aucun est establiz por ce qu'il est à venir ; et + eslections de pape fete de deux parz, et la tierce se + descorde, est tenue por boneDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. + 6..

+
+
+ § 7. +

PremèrementIbid., c. 7., l'en doit requerre trois choses en + celui qui est esleuz c'est à savoir dreit aage, honesté de bones mors, + escience convenable. Por ce, establist l'en, premers, que nus ne doit + estre esleuz an juridicion ou tenir, s'il n'a vingt anz passez, et qu'il + soit niez de loial mariage ; et puis qu'il sera esleuz et sa + eslections sera confermée, viene au siège de la juridiction sanz + deslaer ; et s'il ne le fet, il remaint en la merci le roi.

+

Enprès, il dit que nus ne doit estre apelez en menors offices, c'est à + entendre estre pers, s'il n'a ausi vingt anz.

+

Enprès, l'en dit que se aucuns ont esleuz contre ceste forme, il devent + perdre poïr d'eslire en eslection portée au roiPeut-être convient + il de rétablir ainsi ces mots : « et + l'élection doit être portée au roi ; » dans + ce sens, que le roi pourvoira par une nomination directe au défaut + d'élection valable..

+

Entent que l'en ne doit pas fere juge de trop jone home ; et avant + qu'il soit juges, l'en doit bien savoir s'il est sages de jugier ; + et quant juges est de bele menière, il done exemple au menu pueple de + bien fere. Ne l'en ne doit bastart honorier, por ce que genz n'aient + acheson de péchier. Et borgois qui eslisent non digne à leur esciant, + devent perdre le poer d'eslire.

+
+
+ § 8. +

Come li borgois d'une vile se descordassent à eslire meor, il se mistrent + sor le baillif de la terre, et promistrent qu'il recevroient à meor + celui dom il les porverroit. Don li rois mande que cil soient parforcé à + recevoir meor celui que li baillis lor a porveu, se la persone est + convenableDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 8..

+

Enten que l'en puet bailler à quatre poer d'eslire ; et un puet + estre por toz en eslection ; et bien se mete l'en généraument en + aus, l'en doit entendre, tant qu'il doie eslire convenable persone.

+
+
+ § 9. +

Uns meres, avant qu'il fust confermez, aministra les choses de la méerie. + Li rois commenda que tot soit rapelé, quanque il fist davant ce qu'il + fust confermez, et qu'il remaigne en la merci le roi ; quar avant, + il ne puet ce fereIbid., c. 9.

+

Enten : devant confirmacion, ne puet-il aministrer des + choses de sa merie.

+
+
+ § 10. +

Tel privilége ert en une vile, que nus estranges ne fust esleuz. Uns fut + esleuz encontre ce privilége, d'une partie des borgois ; l'autre + partie apela au roi, que l'en n'esleust contre cest privilége. Enprès la + première éleccion, ançois que ele fust lessée, la seconde fust fete, et + celui vos présentez au roi. Et li rois quasse l'une eslection et + l'autre, et outroie as borgois poïr d'acorder aus d'autre persone + convenable, en tiel menière que la bone renomée des premiers esleuz en + soit bien gargéeDecret. Greg. IX, lib. 1, tit 6, c. + 10..

+

Enten que la premère eslection non quassée, l'en ne doit pas fere autre + enprès ; quar eslection fete ne doit pas estre quassée sanz + juridiction de plus haut ; et se eslection est refusée por péchié + de bien eslire, ele n'est pas por ce mal renomée.

+
+
+ § 11. +

L'en dit ciIbid., c. 11. que li baillis ou celui que li rois + establira de sa bone volenté, doit conformer eslit.

+

Enten que aucuns puet fere par autre ce qu'il ne puet ne ne veaut fere de + soi.

+

Aucuns fust esleuz, se eslection fust quassée. Enprès il fu esleuz en une + autre vile, où il ala ester. L'en demende se cele eslections doit estre + confermée ? Et l'en dit que oïl, se la premère eslections ne fust + quassée por le vice de sa persone, mès par la menière de + eslictionIbid., c. 12..

+

Enten : se vice est provez une foiz en menière de barre, ce + n'empêche pas autre foiz eslection ; et s'empêchiez est sanz la + menière de l'eslection, li esliz est empêchiez en tel ynglise ou en + autre.

+
+
+ § 12. +

Come une ville fust venue en tel dépècement que li borgois avoient getez + et gastez les biens de la vile, quant lor mere fust morz, il ne + retrovèrent nul en la vile qu'il peussent prandre à meor ; et + requéroient un borgois d'une autre vile à meor, qui avoit esté de bone + vie et de bon renom. Li baillis le lor bailla ; et il le + présentèrent le roi, et li rois conferme cest ordenementIbid., c. + 13..

+

Enten que borgois qui vienent (vivent) dissoluement et qui + dépiècent et dégastent les biens de la vile, ne sont pas por ce desposez + de eslection, ains sont tenu à amender lor forfet ; et + eslection de meor det estre fete des borgois de la vile.

+
+
+ § 13. +

Tel costume ert en une vile, que quant eslections avenoit à fere meor, + que li borgois de la vile menoient les persones de la vile au prévost, + et que le prévost de la vile eust poer d'eslire quel borgois qu'il + voudrait. Et li rois dampne cete commune (coutume), et + mande que droite menière d'eslire set gardée en totes viles, et tant de + diligence mete l'en en ce, jusque l'en ait porveu à la ville ; et + quant ce sera fet, s'il est costume que l'en requière la volenté dou + prévost et que l'en requière la confirmacion dou roi, soient + requisesDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 14..

+

Enten que costume ne vaut riens contre la franchise de la vile, et + ellection doit estre fete là où li esliz doit estre, et ce que la plus + sene partie de la vile fet, toute la vile le fet.

+
+
+ § 14. +

Uns esleuz et confirmez demendoit que il porroit fere de ses + borgois ; que quant il les prenoist ou les lor choses, quant il + forfesoient, font corones et se tornoient as clercs, et disoient que li + meres ne les poit forcer sanz espéciau commendement de la pape ? Li + rois commende qu'il soient forcié à amender le torfet qu'il ont fet, + come il ne soient mie queroné fors por tolir autrui son + droitIbid., c. 15..

+

Enten : meor puet fere amender forfet par sa juridiction, et clerc + qui fet querone por tolir autrui son droit et por achever + (eschever) ses meffez, ne doit pas avoir privilége de + clerc.

+
+
+ § 15. +

Contens ert de deus borgois en une vile, que chacuns dit qu'il ert esluz + pers de la commune. Les parties vindrent devant le roi. Johanz dit que + li meres avoit oï les contens, et que Perres avoit fete pez pardevant le + meor, et avet resiné à sa esliction, et li meres avet confermé Johan. Li + rois sot par bones genz que ces choses devant dites furent veres, et loe + le fet au meorIbid., c. 16 (?)..

+

Enten : meor puet quenoistre dou droit de l'eslection des pers, et + bone pez fete devant le meor doit estre tenable.

+
+
+ § 16. +

Une ville estoit vuide de meor. Li borgois eslurent un borgois de la vile + ; et cil esliz, avant qu'il fust confermez dou roi, tint juridiction et dona sentence en jugement contredit ; et d'autre + part il n'ert pas sages de sciance ; et por ce li rois quasse se + élection, et quanque est fet por lui est néantDecret. Greg. IX, + lib. 1, tit 6, c. 17..

+

Enten que esliz à meor ou à per ne doit aministrer jusqu'il soit + confermez, et se il aministre, s'eslection est quassée.

+
+
+ § 17. +

Quant li meres d'Arraz fut morz, dix des plus riches homes de la vile, + qui estoient hors de la vile, mandèrent as autres borgois de la vile, + par certain message, qu'il ne nonmassent nule autre persone, jusque il + (y) fussent. Porquoi li borgois qui estoient présent, + asignèrent terme, segont la commune (coutume) dou païs, à + cels qui n'i estoient mie, et qu'il venissent à faire le + eslection ; et demandèrent lo roi savoir se li lontain devent estre + atendu ? Et li rois respont qu'il eslisent, et quant auuront esleu, + qu'il li présentent l'esliction, et il la confermera comme + roisIbid., c. 18..

+

Enten que (qu'en) eslection de meor, de borgois tant + lonctens (lointains) ne devent pas estre atendu ; car + demore est moult sospeceneuse et domageuse en eslection ; et aucun + aporte auscune foiz les fez à deus persones.

+
+
+ § 18. +

L'en dit ciIbid., c. 19.que quant li borgois furent tuit + ensemble por eslire, li uns apela que l'eslection ne fust fete ; et + com il se fust issuz de là où il s'estoient assemblié, li autre eslurent + un sergant le roi. Et comme il fussent devant le roi, li apeleor + distrent contre la eslection que ele estoit fete enprès apel, et de + persone d'autre vile, comme il aient en cele vile assez convenable + persone. A ce disoit l'en que bien fut fete le eslection, ce ne poet + riens nuire, com l'en ne doie apeler sanz gref ; et dit l'en que + cil n'est mie d'autre vile qui est serganz le roi, com li membre dou + chief ne sont mie estrainge dou cors. Quant ce fut oï, com l'en ne deist + riens contre la persone, li rois enquiert de le science et des mors de + son sergant ; de ce il le trova bien soffîsant ; et il ne pot + pas estre certains se il avoit vingt anz, et por ceste chose et por ce + que plus ert profitable au servise le roi que à la vile, il lor done + congié d'eslire.

+

Enten que apeau ne vaut rien, se ce n'est fet por quoi l'en apele ; + et office de roi est d'anquerre de la persone ; et li rois est + chiés des viles, et si sergant sont li membre dou chief, et + la vile si est li cors ; don nos disom que li membre dou chief ne + sunt mie estrainge dou cors.

+
+
+ § 19. +

Une vile ert sanz meor ; li borgois eslurent un borgois de la + vile ; il le présentèrent le roi. L'en dit encontre, et il méismes + quenurent desporveuement qu'il n'estoit pas de léal mariage nez. Li rois + ot conseil, et trova un droit qui deffent que bastart ne soit honorez, + porce que l'en n'aist acheson de pécher ; et trova un droit autre, + qui disoit donques qu'il soit nez, qu'il doit estre honorez s'il est + prodom. Mès li establissement le roi et de l'ostel le roi ne deffent pas + seulement tex estre esleuz, ainz punist ceux qui tex eslirent, por oster + acheson que l'en ne pèche. Jà soit ce que mout de bones mors feissent + que cil fust confermez, li rois ne le vout pas, quar li borgois ne + l'avoient pas requis humblement, ainz l'avoient esleu desporveuement. Il + quasse le eslection par l'autorité de l'establissement de sa cort, et + aparne (épargne ?) moult à la vile, (en lui + permettant) qu'il puisse eslire un autre ; et s'il + eussent autre esleu avant qu'il receussent ceste sentence, li rois + quasse cele eslectionDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. + 20..

+

Enten que l'en ne doit pas bastart eslire ; et nus n'est contraint + de prover sou crime quant il le quenoist en tel quas ; et li rois + fet bien grâce à bastart, quant il set en lui bones mors et qu'il est + sages de sciance.

+
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+ § 20. +

Come un borgois de Crépi fust esleuz à mere de Compigne, uns, borgois de + la vile apela por soi et por autres borgois de la vile, et dist que cil + borgois avet mauvese maladie, por quoi se eslections avoit autrefoiz + esté quassée, et por ce qu'il ert d'autre ville, et l'en en trovoit + assez de convenables en la vile. Et corn uns borgois de la vile, + compegnon celui eslit, qui portoit le seau de la vile sanz le seu as + autres qui avient apelé, venissent au roi et requissent que l'esliction + fust confinée (confirmée), por ce que l'en avoit dit au roi + et fet à savoir que l'eslection n'ert pas bien fete, et comme l'en vost + enquerre de l'eslection, l'autre partie apela au roi. Enprès les parties + furent devant le baillif et lessièrent lor apeau, et se mistrent en lui, + qu'il i donast meor. Et com li borgois de Crespi euz apelié au roi de ce + grief, li rois ne vout pas celui confermer, et mande as + juges que com cil borgois de Crespi ait esté esleuz, sil se consentent à + s'eslection, et li apeau remènent, et il soit seins, que il soit + confermez, et bien se soient li autre mis au baillif por ce meor ; + quar il ne poient lessier la première eslection ; et se li esliz ne + s'i vout consentir, si soit l'eslections confermée, s'il est + sainsDécret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 21..

+

Enten que por petite maladie n'est esliz quassez ; et là où la mere + partie s'i acorde et se tient, là dit l'en que est la vile ; et + aucuns qui n'est pas présent puet estre esleuz ; et li borgois ne + puent muer tel eslection, se c'est encontre le eslit, ne vaut riens.

+
+
+ § 21. +

La merie de Maante ert vuide de meor ; dui i furent esleuz, de deus + parties. Enprès la cause fu envoïe sor certaine forme, de par le roi, au + baillif de Gisort : que se les parties se consentoient, qu'il + donast sentence ; si que non, renvoiât la cause au roi, et il + asignât jor as parties qu'il fussent devant lui. Cil baillif fist le + commandemant le roi, reçut le tesmoign de çà et de là, et les + allégacions, et envoient dons au roi et mistrent jor as parties. Et + quant l'autre partie vint à cort, c'est à savoir Guillaume, l'autre n'i + vint pas, c'est à savoir Pierres. L'en dit por la partie Guillaume qui + est présente, que li greignor et li plus digne de la vile s'i estoient + consentu, et qu'il ere loable por aage et par escience et par mors. L'en + dit encontre l'eslection, que bien fust-il esleuz de deus parties, il + n'est pas suffisanz en escience, ne en aage, ne en mors. Por ce que li + rois sot que la cause ne li fut pas bien envoïe, li rois le envoia à + autres juges, en tel forme, que si Johanz, au tens qu'il fust esleus, + n'iert sofisanz, qu'il confermassent Pierre ; se que non, qu'il + confermassent Johan et quassassent l'autre, et lou feissent tenir por + meorIbid., c 22..

+

Enten que droit d'eslire est gardé en eslection, et se le numbre est + d'une part et d'autre yves (égal), la dignité sormonte ; et + la règle dit que l'ofice dou juge n'est pas solement metre en seisine, + ains doit deffendre celui qui l'en i met.

+
+
+ § 22. +

Com une vile fust sans meor, li un requistrent le meor d'une vile ; + qui ot nom Guillaume ; li autre eslirent un borgois de la Ovile. Et + com l'en deist contre le meor qu'il avet aministré en la vile de la + mairie sanz le congié le roi : dont li rois mande à un baillif, que + s'il savet que li meres eust aministré en cele vile, que il + quassât se eslection et confermast le eslection as borgois, bien fust-il + esleuz enprès l'apeau, et bien fust-il esleuz de pou. Quar cil qui + avoient requis le meor, por ce qu'il avoient sanz congié receu dou roi, + avoent perdu lor poer d'eslire, et ert retorné à cels qui eslirent le + borgois, bien fussent-il pou. Li juge de avantage reçurent les tesmoinz + de çà et de là, et lor reisons, et quassa la requeste dou meor et + conferment l'eslection des borgoisDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. + 6, c. 23..

+

En la seconde partIbid., c. 23., l'en dit que cil confermez + alast à cort por mercier le roi, et l'autre partie apela au roi, et dist + deus choses sor l'eslection : l'une fut, que enprès apel fust + esleuz ; l'autre, qu'il fu esleuz de pou de genz. Et contre le + procès aus juges, il disoient deus choses : l'une qu'il ere + corrumpu por loier ; l'autre qu'il les avoit apelez en leu + soupeceneus, sanz apeler l'autre partie donèrent mauvese sentence contre + le meor. Et quant toutes ces choses anéantées par bones reisons, li rois + loe ce que li juge li firent d'endroit le borgois.

+

Enten : qui est meres d'une vile et passe en une autre por estre + meor, par s'autorité, sanz commendement, doit perdre l'une et + l'autre ; et cil en apele en aide por néant la loi, qui fet contre + la loi ; et présuncions est por le juge qu'il ait dreit fet.

+
+
+ § 23. +

Com la vile de Maante fust sanz meor, tuit li borgois se assemblèrent por + eslire. Une partie de la vile eslurent Perre, qui n'est pas bien nez, et + l'autre partie eslut Johan ; laquel eslections ne vaut riens, non + pas por le vice des esliseors, mès por autre cause. Les dui élections + furent quassées. Et cil qui eslurent Johan, por ce qu'il n'avoient pas + péchié en eslire, apelèrent l'autre partie à eslire, et traitèrent de + l'eslection. Et comme il ne se peussent acorder en nule persone, il + alèrent au roi, et disoient qu'il avoient esleu Tiébert et Cortin, et + que l'eslections n'epartenoit pas as autres, et qu'il avoient perdu leur + poeir de eslire, et dévoient perdre, por ce qu'il eslurent apenséement + mauvèsemant. A ce l'autre partie respondi que, bien fust-il mauvèsement + nez, il n'en lor anuisoit pas, quar li rois li avet fet grâce de ce, et + l'avoit moller (légitimé) en tel chose. A la parfin dit li + rois que, por ce que la partie qui n'avet riens forfet avet apelée + l'autre à fere l'eslection seconde, et cele eslection avet + été treite de toz ; dun li rois juga que tot fussent receu à + l'eslection, et que l'eslection fust tenueDecret. Greg. IX, lib. + 1, tit. 6, c. 25. — Le coutumier omet de dire que le roi infirme la + seconde élection, et qu'il en ordonne une troisième, laquelle peut + avoir lieu avec le concours de tous, le pouvoir d'élire n'ayant été + perdu que pour une fois par les électeurs de Pierre + bâtard..

+

Enten : rigle (est) que cil qui eslisent non digne + persone à lor esciant, perdent poer d'ellire, au meins une foiz ; + et li rois puet restablir cels qui pèchent en tel chose, et li rois puet + en tel chose fere molier (légitime) qui ne sont pas de + mariage.

+
+
+ § 24. +

Come li rois feist enqueste en la vile de Pontoise, trois borgois de la + vile requistrent trois choses dou meor, por quex trois choses il ne se + porent consentir à sa eslection, et por quoi il avoit perdue à avoir la + maerie de RoanIbid., c. 26..

+

Enten que requenoissance de forfet fete hors jugement, ausin comme + confessions, nuist ; et qui eslit à esciant non digne persone, pert + le poir d'eslire.

+
+
+ § 25. +

Pierres fu esluz à estre meres d'une vile. L'en dit trois choses contre + lui : l'une qu'il ert symoniaus, en ce qu'il avoit doné loier por + estre meres ; et que se eslections n'estoit pas fete segont + droit ; et qu'il n'estoit pas borgois de la vile, com de costume + nus n'ert borgois s'il n'avoit esté an et jorz. Des deus premières + chosesLe sens demande : des deux dernières + choses. l'en ne fust pas certains : de ce + qu'il n'avoist pas esté en la vile an et jor, et de ce qu'il n'ert pas + borgois encore ; et de ce qu'il iert symoniax, l'en fut + certains ; et (l'on) mende que l'eslection soit + quassée, et qu'il s'asemblent et qu'il aillent eslire dedenz quarante + jorsDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 26.

+

Enten : qui n'est borgois de la vile, ne puet estre esleuz en + discorde.

+
+
+ § 26. +

L'en disoit contre le meor de Senz et contre s'eslection, que le + eslection avet esté fete enprès le nonmement de trois, et anprès apiau + de quatre qui i devoient estre à l'eslection ; et contre la + persone, disoient l'en qu'il avoient aministré et que l'en avoit apelé + au roi, et sor ce, l'en avoit esleu. A tout ce l'en respont que le + nomemant de trois chosesIl s'agit de personnes et non + de choses. ne li nuit pas à s'eslection, à celz + qui furent nomezIl faut entendre ainsi cet argument : La + nomunation des trois personnes n'a pu ; empêcher l'élection + d'avoir lieu, car elle n 'a conféré aucun droit aux + trois personnes qui ont été nommées. ; et + que l'apeau le roi ne tint pas leu, com l'en n'ait riens fet en tort com + simple nomemant, mès droite eslection doie estre présentée au roi. Et si + li averseres ne voudrent venir, ne ne porrent, l'eslection ne doit pas + estre enpêchié por ce, s'il n'i furent, si autre nuisance n'i avoit. Et + s'il i furent lessié à apeler par despitDespit doit + être pris ici pour mépris, de despicere., + l'ellection est nule, se les parties ne s'acordent par bone + pezDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 28..

+

Enten que plus nuist en ellection le despit d'un que contredit de + moz ; que par noméement de persone, n'a chil qui est nonmez nul + droiz.

+
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+ § 27. +

Com une vile fust sanz meor, po des borgois de la vile eslirent + Robert ; li autre pluisor eslurent Geffroi, qui ne vost pas estre + meres en discorde. Cil qui eslurent Geffroi apelèrent au roi, que li + autre n'éleussent sanz le mereMere (major), + c'est-à-dire sans le consentement de la plus grande + partie de la ville. consentement de la vile. L'autre partie + eslut Robert, et apela que l'en ne feist riens contre l'eslection ; + et c'est la première partieDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. + 29.. Enten : en la seconde partie, dit l'en que la + greignor partie de la vile eslurent Geffroi contre l'apiau, après + l'apeau et avant que la première eslection fust quassée. Quant li rois + sot ce, il quasse l'une eslection et l'autre. La première, por ce que + ele fust fete de moins que de la moité des borgois de la vile ; la + seconde, por ce que ele fust fete enprès la première, qui n'ert pas + quassée, et enprès apel.

+

Enten que ce qui ne vaut riens premèrement, ne vaut riens enprès, et en + quel forme ellection doit estre sollenpnés.

+
+
+ § 28. +

Come la vile de la Rochele fust sanz meor, dui i furent esleuz par + descort : c'est à savoir le meor de Saint-Liz et un borgois de la + vile. Quant il furent devant le roi, l'en dist por le meor de + Saint-Liz : et que deus furent esleuz, et que cinq esliseor + devoient eslire, et celui que li cinq ou li trois d'aus esliroient, s'il + ert convenables, seroit receuz des borgois de la vile sanz + contredit ; et fu establi dou commun, que se li trois s'acordoient + por une persone, li autre dui s'i acordoient. Il avint que li troi + eslurent le meor de Saint-Liz, et mistrent leur requeste en + la volenté le roi, et la puplièrent au commun ; et li autre dui + eslurent le borgois de la vileIl faut sous-entendre que les deux + électeurs dissidents procèdent à leur nouvelle élection avec le + concours d'un certain nombre de bourgeois., et apelèrent li + troi que l'en ne feist riens contre aus : et c'est la première + partieDecret. Greg. IX, lib. 1, tit 6, c. 30..

+

En la segonde partie, disoit l'en por les borgois : que cum cil + esliseor se descordassent, li borgois lor ostèrent le pooir d'eslire, et + por ce que li troi apelé ne vindrent as borgois, li borgois eslurent un + borgois de la vile ; et sor ce mostroient les letres au + (du) séneschal de Poito de lor confermemant.

+

En la tierce partie, dit l'en que, toust eust li séneschaus bone + entencion en celui fet, il fut déceuz, et les letres furent enpétrées + por boisdie, com il n'avoient fet nule mencion au séneschal dou meor de + Saint-Liz, qui avoit esté requis de cels à cui li communs avoit doné + poir d'eslire ; et le chapitre ne poet pas rapeler, come il avoient + jà esleu, et li troi s'acordoient à une persone.

+

En la quarte partie, quasse li rois le eslection as borgois de la vile, + non mie por le vice as borgoisNon pas à cause d'un défaut + intrinsèque chez les bourgeois de la Rochelle à procéder à + l'élection de leur maire, mais à cause de la validité de la première + élection faite par les cinq personnages auxquels, d'un commun + accord, on en avait délégué le pouvoir. , et mende que l'en + enquière de la requeste au meor de Senz-Liz, et s'il est profetable à + estreper (extirper) par la trecherie de la Rochele, qu'il + soit mères de la vileCes derniers mots voudraient signifier qu'un + des motifs pour lesquels le roi confirme la première élection, celle + du maire de Senlis, est que ce personnage était capable de corriger + la Rochelle, de quelques abus qui s'y étaient introduits : + profetable à extirper par la trecherie de la + Rochele. Mais il faut croire, pour l'ancien honneur de la + Rochelle, que l'auteur de notre ouvrage a tout simplement et fort + injustement appliqué a une ville ce que le chapitre 30 des + Décrétales dit d'une autre ville. Le chapitre 30 parle d'une hérésie + qui a pullulé a Toulouse, et que l'évêque pourra extirper. Notre + coutumier, qui de l'évêque a fait un maire, de l'hérésie de Toulouse + a fait une trecherie, mise par lui sur le compte de la + Rochelle..

+

Enten que cil puet nomer persone à qui l'en a doné poer d'eslire ; + et commune puet tout metre le poer, sor un tout, d'eslire. Et quant + droite eslections est fete, avant le rapiau dou poer, l'eslections + vaut ; et l'en ne puet home requerre, se autres est requis, jusque + l'eslections soit quassée ; et l'eslections n'est pas + bone soulement por persone, mès por la menière d'eslire.

+
+
+ § 29. +

Come li chanoine de Paris eussent esleu évesque, et le présentèrent le + roi, li rois ne le vost recevoir, ne rendre son régale. Com de costume + évesque ne puet estre esleuz sanz requerre le congié le roi, l'en + demende se l'eslections doit estre quassée, ou que l'en doit + estre ? Et l'en respont com il ne devent eslire sans congié, et il + eslurent, il firent ce qu'il ne devoient pas fere ; et qui fet ce + qu'il ne doit pas fere, en tiel quas il ne fet riensLe § 29 paraît + imité de la note y, sous le chap. 30 des Décrétales de + Grégoire IX. — On trouve dans le testament de Philippe-Auguste, + avant son départ pour la Terre Sainte (1190), des régles dont la + décision de ce § n'est qu'une exacte application. Voy. articles 9, + 10, 11, du document nommé..

+
+
+ § 30. +

Uns meres eslut un borgois de la vile à estre pers de la commune comme un + des pers fust morz. Li borgois de la vile ne le voudront recevoir, et + disoent, segont droit qu'il le devoient eslire, et segunt costume. Li + rois commende que la eslections que li meres fist, soit quassée, com de + droit naturel l'eslections apartiene as borgois de lor pars eslire et de + lor meorDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 31..

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+ § 31. +

Come il fausist en une vile un meor, et li meres fust morz, li borgois de + la vile baillèrent à trois poer d'eslire, et jurèrent qu'il tindroient + celui à meor que cil trois borgois esliroient de la vile ; et cil + troi jurèrent qu'il esliroient meor en bone foi. Li trois oïrent la + volenté de chascun, et eslurent Renaut, borgois de la vile, et la vile + s'i otroia, et li baillis reçut et tint l'eslection à bone.

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Et cum l'en deist devant le baillif qu'il ert trop jone, avant qu'il fust + confermez, li baillis dit par droit qu'il ert de bon aage. Et por ce que + aucuns contredisoit de noveau l'eslection de celui, cil élis le fist + tere. Enprès, dit l'en devant le roi que, cum li troi esliseor fussent + tenu d'eslire celui qui seroit de la vile, ou de la greignor partie + nomez, seroit tenu por meor ; ne li esliseor ne gardoient pas bien + la forme qui lor fust baillié, ançois eslurent Renaut à poi de cels de + la vile, dunt la vile fust gabée ; et disoient que Renauz ne fu mie + esleuz segont naturel reisonLes adversaires de + l'élection de Renaud reprochent aux trois électeurs commis d'avoir + arrêté leur choix sur une personne que ne leur désignaient pas les + suffrages de la majorité de la ville. Or, les trois électeurs + s'étaient obligés à tenir compte, dans leur choix, de préférences + déjà plus ou moins expressément manifestées.. Don li rois + commende que li contradiseor jurent que par malice ne diront riens + contre l'eslection ; et li esliseor jurent ausin qu'il diront + vérité quant de ces borgois se consentirent à l'eslection + RenautQuant.... combien de ces bourgeois ont + participé à l'élection de Renaud. ; et se li troi ou li + dui de cels qui eslirent, dient que la mere partie des borgois si s'en + consentist, li contrediseor ne soient plus oï. Et cum lor prueve ne soit + pas soffisant en chascun d'aus, l'en dit que l'eslection Renaut soit + quassée.

+

En la fin, l'en dist que Pierres, borgois de cele vileUn des + adversaires de l'élection de Renaud., perde cent mars comme + il se obliga, que li esliz ert trop jouenes, com (quoique) + li baillis deit par droit qu'il avoit droit aage ; et la sentence + pasoit jà en chose jugée, com (puisque) l'en n'eust pas + apelé devant le roi dedenz les huit jorzDecret. Greg. IX, lib. 1, + tit. 6, c. 32..

+

Enten que tot ne puisse pas li baillis lâchier droit sus aage d'aucun, + donques ne puet-il pas doner sentence. Et se vile est sanz meor, persone + digne puet estre esleus, non pas la plus digne ; et vaut le + eslection. Et cil qui propose barre, doit jurer que par malice ne la + dit. Et qui est senglesSengles, traduction imitée de + singularis. Voix d'un, voix de nun, disaient nos + aïeux ; Institutes coutumières de Loisel, livre v, + titre v, règle x. en son tesmoin, n'est creuz. Et santance + donée de barre mise avant, et passé par l'espace de huit jorz en + autorité de chose jugée, ert ausint comme sentance diffinitive.

+
+
+ § 32. +

Come li meres d'une commune fust mors, la vile dona poer d'eslire per, en + tiel forme que cil que six ou la mere partie d'aus esliroient, la vile + lou tendroit por per. Il avint que li uns d'aus fust nommez des quatre, + et uns autres d'aillors fust nommez des deus. L'en demende laquele + eslection dut avant valoir ? et l'en dit à droit que cele qui fust + nomée des quatre, se il (si l'élu) se consentoit à + eslection, et se autre chose n'empeschoitDecret. Greg. IX, lib. 1 + x, tit. 6, c. 33,.

+

Enten que quant poer est donez à aucuns d'eslire, il puent + eslire aucuns d'aus ; et por ce, s'il [ne] puet se eslire, il + [ne]Le sens exige la suppression des deux négations placées + entre [ ]. se puet bien consentir en eslection qui est fete de + lui.

+
+
+ § 33. +

Come li ballis le roi eust loié le eslection de un, qui avoit non + Phelippe, et li chapitres s'i fust consentuz, fors trois dou chapitre, + qui alèrent au roi, et disoient issi : Cil ballis qui loa cele + élection fut quenesseor ou elliseor ; s'il fust esliseor, il fist + tort, qu'il mist sa faucille en autrui blé ; s'il fust quenesseor, + il fist mal, quar il ne apela pas les parties aversaires. A tot ce li + rois respont, que cil baillis ne fut pas esliseor ne quenesseor ; + mès il fut dénunceor : quar il dénonça la persone Phelippe + convenable, non pas Pierre, par maintes reisons.

+

En la secondeSeconde partie du chapitre 34 des Décrétales de + Grégoire IX, dont ce qui précède est pour le Coutumier la première + partie. — Ce chapitre est relatif à l'élection de l'empereur + d'Allemagne. Un légat du pape (1208), entre deux personnages sur + lesquels les électeurs se divisent, désigne entre eux celui qui est + digne de l'empire. Plainte des électeurs. Le légat n'avait pas le + droit de s'immiscer dans l'élection. En tant que juge, il n'a + observé aucune des formes par lesquelles on distingue un acte + légitime d'un acte arbitraire. Le pape, à qui il adresse la plainte + des électeurs, déclare qu'il a droit, lui, d'intervenir dans une + élection, en consacrant ou non, à son gré, le nouvel empereur ; + que, pour exercer raisonnablement ce droit qui lui appartient, le + pape envoie un légat pour examiner de près et étudier la personne + des élus ; que, partant, dans l'occasion, le légat contre + lequel on se plaint, le représentait ; et qu'en désignant parmi + les candidats celui-là seulement qui était digne de l'empire, le + légat n'avait fait que son office. Le pape, dans le chapitre 34, + fait prévaloir la supériorité du saint-siége sur le saint-empire. + Notre Coutumier s'empare à peu près des mêmes motifs, pour faire + prévaloir la supériorité du pouvoir royal sur les franchises ou + libertés des communes., il monstre par mout de raisons que la + persone Pierre n'est pas digne, por ce qu'il iert parjures le roi, et + ala contre les choses del roiaume et guerroia le roiaume. Et por ce li + rois quasse se eslection et loie l'autre.

+

Enten que qui est parjures dou règne et hors de la foi le roi, li rois + n'est pas tenuz à lui recevoir en sa terre, quar aparissans seroit que + bien vendroit à home de mal fere.

+
+
+ § 34. +

Uns meres fu morz ; li borgois (se) devisèrent en + l'eslection : l'une partie eslut le fil au meor qui morz ère, + l'autre partie eslut un borgois de la vile, et distrent contre + l'eslection au fiz au meor qui morut, qu'il ne devet pas + estre meres, com cil qui n'avoit pas escience ; et por ce que li + droiz de l'eslection porroit périr, et por ce qu'il seroit aparissant + que le droit de l'eslection alast par héritage. Li rois quasse l'une + eslection et l'autre : cele dou fiz au meor, por ce que li droiz de + l'eslection porroit périr en ce, por ce qu'il fu filz de l'autre + meor ; l'autre, por ce qu'elle fut fete de la menor + partieDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 34, in + fine. Le pape établit ce grand principe issu de l'égalité + chrétienne : « Imperium non ex successione, sed ex + electione debetur. ».

+

Enten : lignages n'a pas leu en eslection de meor par droit commun, + se prévilége ne li done. Et eslection en discorde fete de la menor + partie n'est pas droite menière d'eslire.

+
+
+ § 35. +

Come l'en contençoit sor l'eslection de un meor, l'en dit que l'eslection + soit quassée, por ce que li borgois de deus jornées d'iquiDe + là.ne furent pas semons ; et lor done l'en + poer d'eslireOn doit procéder à une nouvelle élection., et + ce que la greignors partie et la plus saine establira, soit gardée.

+

Enten que pis vaut, en eslection, le despit d'un que contredit de + mouz ; et cil qui est à deus jornées est apelez (à + être) présens, et ce que li greignor et li meillor font, doit + estre gardéDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 35..

+
+
+ § 36. +

Come li meres de Saint-Quentin fust malades, li borgois mendèrent un lor + borgois qui estoit hors, et nommèrent jor d'eslire. Emprès, li borgois + trétièrent de le esliction, quant li meres fu morz, mès il n'ert pas + encore enterrez : il eslurent Symon, per de la vile ; li + autres qui ert somons, vint au jor qui li fu mis, et dist que li autre + avoient perdu le poer d'eslire, com il avoient despit qu'il avoient + esleu sanz lui, et avoient tresté l'eslection avant qu'il fust + morzLes bourgeois avaient traité de l'élection avant la mort + du maire, en appelant un des leurs qui était absent, et en lui + assignant surtout un jour fixe pour l'élection., et avoient + esleu avant qu'il fust enterrez ; et eslut Bernart. Et com les parties + fussent devant le roi, li rois quassa l'une eslection et l'autre : + l'eslection dou seul, por ce qu'ele ert fete avant que la première fust + quassée ; et la seconde, por trois causes : por ce qu'ele fut + fete avant que li meres fust enseveliz, et por ce que cil borgois fu + despiz, et por ce qu'il fu trétié de ellection avant sa + mortDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 36...

+

Enten que quant la première ellection n'est quassée, l'en ne + doit pas autre fere ; et quant meres est morz et n'est pas enterrez + n'est pas bele chose de eslire meor ; et plus nuist en eslection le + despit d'un que contredit de mouz ; et qui ne puet estre en + eslection puet doner son poer à un de cels de la commune.

+
+
+ § 37. +

Pierres pria les borgois d'une vile qu'il vossissent qu'il fust borgois + de la vile, por ce qu'il le feissent meor. Et le fisent borgois, et + (le) fisent meor, et le présentèrent le roi. Et li rois + sot ces choses, et quasse l'eslection por ce que ele ne fust pas fete de + droitDecret. Greg. IX, lib. x, tit, 6, c. 38..

+

Enten : nus ne se doit loer en tel quas.

+
+
+ § 38. +

Uns fu esleus à meor, et uns fut à l'eslection qui avoit esté geté de son + païs por son forfet. L'en demende se l'eslection vaut ? et l'en dit + que s'il fu geté de son païs por son forfet, dom il deust perdre la vie, + le eslections ne vaut riens, com cele qui est fete de non digne persone, + ne l'en ne doit pas tel home honerer. Mès s'il est hors de son païs por + autres menuz forfez, le eslection vaut, com tel ne doit pas estre + deshonoretIbid., c. 39..

+
+
+ § 39. +

La vile de Ruan fu sanz meor ; li borgois devisèrent lor volentié en + divers senz ; issit que li uns eslurent un borgois de la vile, et + li autre requistrent le meor de Faloise. L'en demande qu'en dit + droit ? et l'en respont que se li nombres des requéreors fust au + double, la persone dou requis doit estre confermée, se ele est + convenable ; et l'eslection doit estre quassée. Se li nombres des + requéreors ne sormonte pas le numbre des esliseurs, le eslection soit + confermée, et la requeste soit quassée, se il n'i a autre empêchement. + Et se li nombres des requéreors est mere au double, et il ne soit pas + digne, soit quassé et la requeste et l'eslections. Et se la mere partie + ou toz eslisent à escient non digne, qu'il perdent por ce le poer + d'eslire, et s'il est dignes, en cest quas soit confermée + l'eslectionsIbid., c. 40..

+

Enten que quant aucuns est esleuz, l'en doit enquere de sa vie à cels + environ cui il a conversé. Et si li numbres des requéreors est au double + plus granz que li numbres des eliseors, la requeste doit valoir.

+

Et quant aucuns eslisent néant digne à lor esciant, il + perdent le pouer d'eslire.

+
+
+ § 40. +

L'en dit en cest chapitreDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c + 41. que citez ne chasteaus ne doit pas estre plus de quarante + jorz sanz meor, ne plus de huit jorz sans pers.

+

Enten que se dedenz celui jor ou tens n'est fete le eslection, li poer + d'eslire est portez au roi ; et li rois li doit porverLe roi + doit pourvoir au besoin d'un maire nouveau.. Et lonc tens ne + doit pas nuire à cels qui n'ont poer d'eslire ; et aucuns d'autre + vile ne soit pas esleuz en la vile, tant com l'en truisse persone + convenable.

+
+
+ § 41. +

L'en dit ciDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 42. trois + choses : La premère, si est que, se vile est sanz meor, et tuit cil + sont présent qui vuelent, et doivent, et puent bien fere le ellection, + trois d'aus soient esleuz, qui enquiergent la volenté de chascun. Et + quant il auvront ce escrit, lors le dient au commun, et soit esleuz cil + à qui la greignor partie s'acordera, ou le poer d'eslire soit doné à + aucun, que por toz porvoit cele vile. Et se l'eslection est fete + autremant, ele ne vaut riens, se par la volonté d'aus toz n'est fete + communémant.

+

En la seconde partie, dit l'en que nus ne doit establir procurator en + ellection, s'il n'est si lonctans (lointain) en tiel leu + don il ne puisse pas venir ; et lors à un des borgois de la vile + porra bailler son fet.

+

En la tierce partie, dit l'en que élection fete en repostEn + cachette. ne vaut riens ; que quant ele sera fete, si + soit dite sollempnement.

+

Enten que ci baille l'en droite forme d'eslire ; et se aucuns apèle + que l'en n'élisse segont la forme de droit, apiau ne vaut riens ; + et cil qui n'est pas présens puet metre procurator por soi en + eslection ; et élections reposte ne vaut riens.

+
+
+ § 42. +

L'en dit ciDecret Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 43. — Le chapitre 43 + statue sur une élection ecclésiastique, favorisée par le pouvoir + temporel, et que le pouvoir spirituel se hâte de déclarer nulle avec + l'ardeur d'un grand zèle. Le § 41 du Coutumier, au contraire, traite + d'une élection laïque, dont des clercs s'ingèrent, et avec un zèle, + pour l'intégrité du pouvoir du roi, au moins égal à celui du + chapitre 43, pour l'intégrité du pouvoir du pape ; il déclare + nulle une pareille élection. Ainsi, pour défendre le pouvoir + temporal contre le pouvoir spirituel, point de frais d'invention. + C'est le même trait reçu et renvoyé. que se aucuns se consint + à eslecciun fete de soi par poesté de clers, se eslection + doit estre quassée ; quar ele est contre droit de cité ; et li + esliz ne doit jamès estre esleuz à aucune honor sanz la merci le roi, et + cels qui font cele eslection doivent estre en la merci le roi.

+

Enten que se aucuns consent élection fete de soi por poeté de clers, + l'esleccions ne vaut riens ; et tel ne puet estre esleuz par droit + à autre dignité sanz la merci le roi.

+
+
+ § 43. +

L'en dit trois choses en cest chapitreDecret. Greg. IX, lib. 1, + tit. 6, c. 44. : l'en dit premièrement que se aucuns est + esliz, cil à qui le confermement apartient doit examiner la menière de + eslection et la persone de l'eslit ; quar se par négligence est + aauciezExhaussé, élevé. home de poure + escience, ou qui n'est pas d'ahage, ou qui n'est pas de bone vie, soit + geté fors. Et s'il est seu que cil aient ce fet par malice, qu'il soient + puni en la volenté le roi.

+

Ou segunt, l'en dit que li rois et li baron doivent ahaucier cels qui + sont dignes as honors, s'il ne vulent estre blasmé.

+

En la tierce partie, dit l'en que quant aucuns est esleuz non dignement, + cil qui est esleuz n'est pas puniz seulement ; mès cil qui + l'eslit : et chascuns doit estre puniz en ce où il pèche, à la + volenté le roi ; et que plus doit estre puniz cil qui pèche à + esciant que cil qui pèche par folie ; et costume doit estre gardée + en vile, cele costume qui vient de débonaireté.

+
+
+ § 44. +

Quant la vile de Bapaumes fu sans meor, li borgois despendirent moult en + eslection. L'en demande d'on l'en doit ce paier ? et l'en respont + que des biens dou commun de la vile doivent estre renduz les despans qui + furent fet en eslectionDecret Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. + 45..

+

Enten que li despans que l'en fet renables en eslection, doivent estre + paez des biens dou commun.

+
+
+ § 45. +

Come uns fust esleus communaument de toz, la vile le présente le roi por + confermer. Li rois, quant il ot enquis de la chose, quassa + l'eslection ; quar emprès ce que l'en sot la volenté de chascuns, + ne fut pas fete + demenoisIncessamment. l'eslection ; et por ce + que, avant que l'eslection fust fete, requesirent la volonté de + l'eslitDecret. Greg. IX, lib, 1, tit. 6, c. 46..

+

Enten que eslection est quassée, quant l'en eslit niscement. + Et le consentement de celui que l'en doit eslire ne doit pas estre + requis jusque l'eslection soit fete.

+
+
+ § 46. +

Come une ville fust sanz meor, dui Chevalier distrent qu'il devoient + estre à l'eslection de celui meor ; la vile ne vost. Il apelèrent + au roi, que l'en ne feist riens contre aus. Et comme il fussent devant + le roi, l'en lor demenda por quel droit il devoient estre à esleccion de + celui meor. A ce il respondirent qu'il i devoient estre, porce que li + maires Guillaumes et li borgois de la vile lor avoient ostroié qu'il + auroient voiz en eslection dou meor de cele vile ; dont li rois + tint ceste raison por nule, et empose sor ce tésir à cez + chevaliersDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 47..

+

Enten que borgois ne puet pas aliéner la chose de la commune sanz le + commandement le roi, ne mestre seignorie sur le droit commun.

+
+
+ § 47. +

Come la vile dou Pont-Audemer fust sanz meor, li borgois départirent leur + volentés en divers lius : li un eslirent Phelippe, borgois de la + vile ; li autre eslurent Guillaume, borgois de la vile ; li + autre eslurent autres persones. Et com l'en eust assez plesdié de ce + devant le roi, il quassa l'eslection Phelippe, porce que ele ne fust pas + fete de la mere partie, et porce qu'il ne puplièrent et tindrent por + meor après le apiau. Et l'eslection Guillaume fu quassé emprès, + (porce) qu'ele fut fete enprès ceste que n'estoiet pas + encore quasséeIbid., c. 48..

+

Enten que en eslection apèle l'en la mere partie dou chapitre, et cele + mere partie qui est entendue de tost le chapitre.

+
+
+ § 48. +

Come une vile fust sanz meor, li borgois et dui chevaliers qui avoient en + eslection voiz, jor fu mis à eslire. Li clerc de la cité disoient qu'il + devoient estre en eslection, (et) furent receu en tel + menière, que lor voiz ne vausist riens por droit ne por costume. L'en + fist crestine (scrutinium) segont la forme d'eslire : + dui furent esleu ; et por le contens l'en porta l'afere au roi. Li + rois quasse ceste eslection, porce qu'il n'avoient pas esté esleuz de + l'autre (la mere) partie de la vile, ne ne fust pas trové + que le chapelain ne li clerc deussent eslire de droit, ains fut fete + l'eslection contre la forme d'eslire, et despollent les esliseors ceste + feiz d'eslireIbid., c. 50..

+

Enten que aucun puent estre en eslection por + requérance ; et double foiz fete, une chose amoine costume, bien + n'i soit-ele pas receue, ne par lonctens maintenue ; et l'en doit + metre jor à fere l'eslection.

+
+
+ § 49. +

Li rois sot que une vile ot fet convent à un évesque qu'il ne porrunt + eslire mere sans lui. Li rois sot que droit d'eslire meor ne puet chaoir + en main de clerc, et mende à cele vile que cele convenance ne soit + guardée, et mande qu'il aient poer d'eslire celui qui sera profitables à + la vile, et ensint qu'il le dénoncent au patron et à autres, s'il i ont + droitDecret . Greg. IX, lib. 1, tit. 6, c. 51..

+

Enten que covenenz fet d'eslire meor, fete o clers, ne vaut riens, se ele + n'est fete par la volenté le roi.

+
+
+ § 50. +

Come une vile fust vuide de meor, li rois manda as borgois que dedenz + quarante jorz esleussent et ussent porveu à cele vile de meor ; et + com jors fust mis à eslire, li borgois donèrent poer d'eslire à six, + jusque une chandele fust arse ; et com cil eslisseor se fussent + acordé en Symon, il quistrent conseil à lor compaignons. Et uns de lor + compaignons respondi, que quant il auroit eu conseil, qu'il lor + respondroit ; et cil eslurent, sanz atandre la response, celui + Symon. Et com li aferes fust portez au roi, il manda à deus prodes + homes, que s'il savoient que cil esliseor eussent tracté de l'eslection, + que cil fussent requis de doner le conseil en l'eslection, et il ne le + feissent, se la persone est convenable, que l'eslection soit + confermée ; et s'il ne quistrent le consoil comme il le devoient + fere, ou la persone ne fust pas convenable, qu'il dépiècent cele + eslection. Et cil afere fust renvoiez de chief au roi, porce qu'il ne + fust pas prové que le conseil à l'autre fust requis en tens + convenable ; il quassent cele eslection, non pas por la persone ; + mès por la menière d'eslireIbid., c. 52..

+
+
+ § 51. +

Com une ville fust sans meor, li borgois furent assemblé entre aus por + eslire, et com douze borgois se fussent consenti en Robert, qui estoit + pers de la vile ; et dix-huit, et quatre procurator d'un qui n'i + estoit pas eussent esleu Guillaume, borgois de la ville ; et com + Guillaume eust plus et Robert meins, Guillaume fu esleuz de sa partie. + Et cil qui avoient esleu Robert quidoient qu'il eussent eu poer + d'eslire, por ce qu'il avoient esleu home sage, et il + eslurent Robert et apelèrent au roi. Et quant les parties furent à cort, + cil qui eslurent Guillaume requirent que lor eslections soit confermée, + com cil qui plus en avoit à sa partie et com cil qui ert + convenables ; et requéroient que l'autre fust quassés, com cil qui + ert fete dou meins, enprès la premère eslections, qui ne fut pas + quassée. Dont li roi mande au ballif, que se Guillaume est sages et + convenables, qu'il conferme se eslection, et que l'autre soit nule, si + que non, qu'il conferment RobertDecret Greg. IX, lib. 1, tit. 6, + c. 53..

+

Enten que por faute d'escience aucuns pert dignité.

+
+
+ § 52. +

Li pers d'une vile fust esleuz à meor. Une partie ala encontre, et comme + il fussent devant le roi, l'en dit qu'il ne devet pas estre meres ; + et cil qui ere jurez de la vile, et avoit alé encontre la costume de la + vile, et cele costume ert saelée et escrite au seau le roi : com + tex homs fust parjures, et tel home l'en ne doit pas honorer, et cil qui + onques n'avet fet satisfacion à la vile. Et (de) ce + demendoit l'enqueste, à savoir se ce estoit voirs, et se ce n'i valoit, + près estoit dou prover, si comme il devoit, par soi et par guaranz, en + champ et par bataille. A ce li pers respont, com il fust esleuz à per + sanz contredit, il ne veaut que cele misse que l'en li dit soit sor lui, + comme il soit aparissant qu'il se consentirent en l'eslection de lui + fere per, et donc il puet estre meres. L'en demende qu'en dit + droit ? et li rois respont que en eslection n'afiert pas bataille, + mès inquisicion de la menière de l'eslit. Et por ce, s'il fu esleuz + soutement ou sagement, ne laira pas li rois qu'il ne face enquerre de + son afere ; et s'il est tex qu'il le doie estre, bien le + soit ; et s'il est tex qu'il ne le doie estre, quassez + soitIbid., c. 54..

+

Enten que en eslection n'afiert pas bataille ; mès prove par + tesmoinz et enqueste. Et li rois puet enquerre de la menière de + l'eslection et de la vie de l'eslit et de ses mors, et se aucuns eslit + non jutement, por ce ne pert pas li sires son poer.

+
+
+ § 53. +

Li borgois d'une vile recevoient les clers de costume, à eslire + meor ; li rois deffent qu'il n'i soient receu dès ore en + avant ; et s'en eslit qu'il i soient, que l'eslection + soit nule, bien i ait costume encontreDecret. Greg. IX, lib. 1, c. + 56..

+

Enten que l'eslection fete de clers, des choses laies, ne valent + riens.

+
+
+ § 54. +

Antan que quant li borgois d'une vile sont en descort d'eslire, l'en les + puet contraindre d'eslire : li quas est toz aperzIbid., c. + 58. 2..

+
+
+ § 55. +

Uns fut esleuz, et l'eslections fut quassée, porce qu'il en dona loier + qu'il fust pers, et par son seu. L'en dit ci que nus ne li en puet fere + grâce fors le roi. Autre chose fust, s'il l'eust eue par symonie en tel + menière qu'il ne seust ; et légièrement poit lors avoir + miséricordeIbid., c. 59..

+
+ +
+ + + VII. De translacionsLes quatre premiers paragraphes de ce titre sont + extraits du titre 7, de Translatione episcopi, au + livre I des Décret de Grég. IX, § 1. 4. + + + +
+ § 1. +

Comme uns fust esleuz à meor, li baillis dou leu conferma s'élection sanz + le congié le roi, et le translata d'une autre baillie, où il estoit + meres, en cele don il ere baillis. Li rois le reprent, et li mostre par + meismes reisons qu'il ne puet ce fere ; quar unes choses sont si + espéciaument gardées au roi, que autres ne la puet fere sanz peine, s'il + n'a son congié. Don il soupent le baillif de confermer et de translater + meor, et deffent à touz autres baillis qu'il ne le facent, se longe + costume ne le done, qui ait esté jugie en jugement + contreditDecret. Greg., IX, lib. 1, tit. 7, c. 1..

+

Enten que li rois a de cels espéciau privilége ; et ostement de + meor, et tresportement de meor à meor, seulement apartient au roi de + droit naturel.

+
+
+ § 2. +

Li rois dit ciIbid., c. 2. que li meor ne puent estre + condempné de lor baillif sanz le roi. Meres ne puet estre ostez ne + remuez que par le roi. Et se li meres est confermez, il ne puet lessier + sa vile, se par le roi ne le fet, et par confermement est entendus qu'il + soit liez à la vile.

+

Ou segont leu dit l'en que eslit, que porloigne à estre confermez, puet + li baillis oster. Mès il ne le puet pas metre en autre ville por estre + meor, par s'autorité : quar ce qui est establi en + poine ne doit pas estre trez à grâce.

+

Ou tiers, dit l'en que li meres de Senliz fust confermez par son baillif + et fust translaté en la vile de Ruan par l'autorité dou baillif de Ruan + et de celui de Seintliz, et fut asox (absous) de la vile de + Senliz à aler en la vile de Roan. Tout ce fu dit au roi, et il mande as + baillis qu'il sont sospendu de confermer meors et de translater, et le + meor de fere office de meor ; et le commendement le roi fut fet. + Quant ce fut fet, li baillif reconurent par devant le roi lor folie, et + li meres ausint, et requistrent pardon de lor simplece, et cil meres + vint à cort en sa persone, et li baillis ausint requistrent pardon de + lor simplece simplement ; et li rois leur pardone à toz, et dist + que ce ne puet pas baillis fere sanz le roi. Com li meres fust liez à la + vile de Senliz, ne ceaus de Ruan ne le puerent pas eslire ne avoir, se + ne fust par la volenté le roi. Et porce que la vile de Roan, por lor + profit et por le besoing de la vile, requistrent le meor au roi, et li + rois li done congié d'aler de Senliz à Roan et estre meres.

+

Enten que nus ne puet translater meor à estre meor, fors le roi, et qui + est liez de tel lien ne se puet pas deslier, se n'est par le roi. Et nus + ne puet confermer eslit, ne translater d'un leu en autre, se n'est par + le roi ou par son commendement.

+
+
+ § 3. +

Uns meres, sanz le congié le roi, passa en une autre vile por estre + meres, sanz le congié le roi. Et li rois sot que cil se apela + meor ; il s'en mervella mout, et le fist venir devant soi, et li + mostra par maintes resons que ce n'estoit pas bien à fere ; et com + li rois ne vousist pas que cil originaus remeinsist sanz poine, commende + au meor qu'il lesse cele ville ; et com li borgois eussent ce fet + apenséement, en ce il deivent estre puni. Li rois lor toust le poir + d'eslire à cete foiz, et dit que cil meres ne retort pas à sa premère + merie, qu'il lessa por orguil, ne ne retiegne la seconde, qu'il conveta + par avariceDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 7, c 3..

+

Enten que por mal exemple doit aucun estre puniz, que l'en n'ait acheson + de fere mal, et doit l'en celui punir en ce leu meismes où il a + péchié.

+
+
+ § 4. +

IlLe pape Innocent III, auteur de la décrétale d'après + laquelle ce § a été composé. parle de celui meor meismes, qui + se voloit escuser par une indulgence que li rois Phelippes li avoit + doné, qu'il se poet acroistre en son règne en toutes les choses où il + veroit son preu. Et li rois dit que cele indulgence ne li vaut riens, et + que par la reison de ces letres, il ne poet prandre autretiel dignité + comme il avoit, com ce n'estoit mie acroissemanz : com cil ne + s'acroit mie, qui fet contre droit et qui fet contre la dignité son + seignor. Que quant indulgence li fu donée, ele li fu donée en bone + foi ; et quant il amenuisoit la digneté son seignor, il fet de bone + foi male foi. Et dit li rois que ensi doit l'en examiner requeste, comme + l'en fet eslectionDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 7, c. + 4..

+

Enten, par cete lestre et par tout le titre, que eslis ne puet par lor + autorité lessier lor leu et aler à autre, et les paroles des letres + donées doivent bien estre entendues ; et la rigle dit que l'en doit + aler de menor en greignor dignité, non pas à parel ; et requeste + est plus de grâce que de droit.

+
+
+ § 5. +

Come li borgois d'une vile eussent requis le meor de Hédinc à estre leur + meor, uns metres de l'ostel le roi le reporta, par sa propre autorité, + de l'un siége à l'autre. Cil, avant qu'il fut confermez dou roi, se fist + apeler meor ; don li rois le reprent, et dist que se sa translacion + fust encore bone, ne se deust-il pas fere apeler meor. Don il conmande à + celui metre, qui le reporta, qu'il covre ce fet, ainz que li rois l'ait + reprochié ; et s'il i avenoit que li rois i eust reproche, ou le + metre honte, il viaut meaus que li metre ait honte qu'il ait + reprocheCette maxime et la suivante sont extraites du titre 8 + : de Auctoritate et usu pallii, au livre 1 des Décret. + de Grég. IX..

+

Enten que en confermement est entendu plenier poeir ; ofice de meor + ne se doit pas fere avant apeler meor, devant la confirmacion. Et li + metre et li baillif poent couvrir lor fet, quant il ont fet nicement, et + rapeler le, et se d'un fet avient à moi ou à toi confusion, c'est + encombrement. Ge doi meus eslire que tu soies honiz que moi, et issit en + tel quas, ge doi miauz amer que tu aies honte que moi.

+
+
+ § 6. +

L'en demande porquoi li rois use par tot et en toz tens de juridiction, + cum aucun sait en son règne juridiction qui soie est ? et l'en respont que en roi confermée est le poir de tote la région, + s'il ne le done ; et il a plenier poer en tot, c'est à entendre + poer de prodome ; et li autre si n'ont que partie de poer, quar il + ne sont apelé qu'en partie de la cure, non pas en plenier + poerDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 8, c. 4. — On doit + remarquer ici que le Coutumier, toujours favorable à l'extension du + pouvoir royal, considère la juridiction seigneuriale comme une + délégation partielle de l'autorité du roi. — Il est aussi important + d'observer que le Coutumier, à la fin du §, fonde l'autorité du roi + sur une convention tacite de la volonté de tous..

+

Enten que rois confermé est ausi comme se chascuns metoit sa bone volenté + en la soie.

+

Enten ci reison, par que rois use en chascuns leu de juridicion.

+
+
+ § 7. +

Uns meres qui voloit laissier sa maerie, en demandoit congié au roi. Li + rois li montre en meintes menières qu'il ne pooit pas ce fere, et qui ne + poet pas lessier la cure dou gouvernement, et li met avant exemples de + chevalier, ne qu'il ne doit pas lessier chevalerie, jusque il ait vencue + la batalleCette maxime et la suivante sont extraites du titre + 9 : de Renuntiatione, au livre 1 des Décrét, de + Grég. IX..

+

Enten que granz est chevalerie de juridicion ; et ce qu'il est + queneuz doit estre mis avant cels qui ne sont pas queneus ; et + desconvenue est lesser chevalerie, jusque l'en ait vencu la batalle.

+
+
+ § 8. +

Uns lessa sa meerie et jura que d'iqui en avant ne la demanderoit ; + et à ce li rois se consenti. Emprès à cele merie, où il fu, + (fu) esleuz de la mere partie de la vile, et li autre + contredirent por le sairement qu'il avoit fet. Et li rois respont que li + seremanz qu'il avoit fet ne li doit pas nuire, com la greignors partie + de la vile l'ait esleu, et dit que, se aucuns est esleuz de la mere + partie de la vile, ce li doit valoir ; et c'est voirs, se + roisonable chose n'est mise encontre ; et se aucuns jure qu'il ne + demandera pas aucune seignorie, il ne jura pas, s'en la li done, qu'il + ne la reçoiveDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 9, c. 2..

+
+
+ § 9. +

Li rois dit ciIbid., c. 10. que nus esliz confermez ne puet + lesser sa juridiction, se n'est par persécucion, ou par volenté le + roi ; et i pose quatre quas : li premiers est febleté de + cors ; li segont par faute d'escience ; li tiers par symonie + fete por aquerre la juridicion ; li quarz quant il est de mauvese + vie.

+
+ +
+ + + VIII. De droit de personeExtrait du titre 5 : de + Statu hominum, au livre 1 du Digeste.. + + +
+ § 1. +

Tout le droit don nos usons apartient à persones ou à choses + ou à demandes. Come tot droit soit establiz por home, nos diron + premièrement de l'estat as genz, et emprès por ordre, si comme la chose + le suefre.

+

La bone devise de droit des persones, des gens, est tele que tot homes ou + il sont franc ou serfDig. lib. 1, frag. 1, 3.. Franchie est + naturex poers que chascuns puet fere sa volenté, se droit ou force ne le + défent. Servages est droit de genz, par quel aucuns est, contre nature, + sougiez à aucune seignorie. Serf est apelé de servage que droit suefre, + et de ce que li empereor et li roi soloient commander vendre les + prisons, et qu'il fussent gardé sans tuer lesIbid., frag. + 4..

+
+
+ § 2. +

Li serf ont une condicionLe Coutumier, qui traduit ici le droit + romain, paraît méconnaître le droit de son époque, pour ce qui + concerne le servage. Beaumanoir a écrit, au contraire : + Et ceste manière de gent (les serfs) ne sont + pas tout d'une condision, ançois sont plusors condisions de + servitudes. Voy. Beaumanoir, chap. 47, § 31, édition de + M. le comte Beugnot, Paris, 1842.. De frans, li uns sunt + franc noble et li autre sunt fiz de franchi. Et li serf remeinent an + nostre seignorie par droit de gent. Cil sont noble qui sont nez de + franche mère et de franc père. Assez est se ele est franche quant li + enfes (est) nez, tot fust-ele cuverte quant ele conçut, et + encontre, s'ele estoit franche quant ele conçut, et quant à l'anfanté + est serve, droit dit que li enfes est frans. Ne n'et pas encontre s'il + est de mariage ou bâtart ; quar la chaitiveté la mère ne doit pas + nuire à celi qui est en son ventre. Et por ce demende l'en se aucune + feme serve enceinte et amprès est franche, et emprès est serve ou chacie + de la cité, et ele enfente, se cil enfes est frans ou sers ? et + l'en quide qu'il doit nestre frans ; et li sofit à celi qui est ou + ventre, qu'il ait eu franche mère en icel tensDig. lib. 1, frag. + 5.. Cil qui est ou ventre doit estre gardé ausint com cil qui + est nez, à toutes les foiz que l'en parle dou preu de l'enfant : + l'en le doit fere, tout ne valle-il riens à autre, quant il + est nez. Ne li estaz ès femes ne doit pas estre sordeirez por letres, + s'eles sunt fetes mauvesement, et an meins leus de nos droit est peor la + condicion as femes que as homes. L'en demande à qui l'en doit compaigner + hermofronditus, qui ot nature d'ome et de fame ? et ge + respons : à la partie d'om il i a plusDig., lib. 1, frag. 7, + 8, 9, 10..

+
+
+ § 3. +

L'en dit ciIbid. frag. 11, 12. que si li enfes qui est nez + au vivant au père, et riens n'en sot, a(est) droit fis. Car + seue chose est que enfes puet estre parfet en sept mois, par l'autoreté + Ypocras, qui fu sages hom ; et por ce doit l'en croire que cil qui + est nez en sept mois de droit mariage, est droiz fiz. Se li sires apèle + son serf de sa teste ou de larrencin, et il s'an sofre + (s'enfuit), por ce n'est-il pas franc. Cil qui naissent + contre nature, est menière de bestes, (ne) ne sont pas + conté ou les frans ; et cil qui nest ou plus membres que n'est + coutume, sera conté o les fransIbid. frag. 13, 14. — Le Coutumier + traduit liberi, enfants, par frans, ou + libres..

+
+
+ § 4. +

L'en dit que se Johana a trois enfanz, l'en commande qu'ele soit franche, + ele en ot un en premer enfantement ; au segont, un ; et au + tiers, si en ot trois. L'en demande liquex d'aus estoit frans ? + Quar quant la condicion estoit acomplie, la fame devoit estre franche. + Et l'en dit que li dui derrenier nesquirent frans, quar nature ne sofre + pas dui enfans ne trois nestre ensemble. Quar quant la feme commence à + enfanter, la convenance fet que li enfes nesse de franche feme, qui + emprès nest. Et se ele est franche par tel convenance : se ge done + franchise à Berte en l'ore qu'ele enfantera, se la convenance est + achevée par lui ou par autre, l'en dit par droit qu'ele estoit franche + en l'ore quant ele enfanta ; dons est li enfes frans. Ausi sera se + Johana enfantoit deus enfanz et emprès deus becons ; l'en ne puet + pas dire que l'un et l'autre soit frans ; mès celui qui nest + derrenier tant solemant est frans, et ceste chose apartient plus à fet + que à droitDig. lib. 1, frag. 15, 16..

+
+
+ § 5. +

Li rois Loïs menda et commenda à ses baillis que feme franche grosse, + damnée à mort, enfant auroit franc, et que l'en la devoit tant garder + qu'ele eust enfant. Et à teles est deffenduz feuz, eue, à cele qui est + grosse, enfantera franche persone.

+

Quant mariages est fet, et enfant i a, li enfes sont le père, + et li bastart fiz la mère. Se aucuns est forsenez, il ne pert pas por ce + sa dignité, ains li remaint sa chose. Home franc qui se vendi, franchi + après, ne retorne pas en son estat qu'il renia, ains est de la condicion + as serfs franchisDig. lib. 1, frag. 18, 19, 20, 21..

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+
+ § 6. +

Geufroi de la + Chapele dist : Se feme serve enfante au tens qu'ele dut + estre franchie segont la constitucion, li enfes nest frans. Cil est + apelez bastart qui n'ose nomer son père, ne montrer ; ou s'il le + puet montrer, il ne lor lait voir (avoir), et ités sont + apelez avoutre. La loi est de tele nature que cil qui ne nest de + mariage, sige sa mère, se la loi ne li fet grâce. Nos devons celi tenir + à franc (noble), qui est par sentance franc + (noble), tout ait-il esté franchi : quar chose + jugé ert receue por véritéIbid. frag. 22, 23, 24, 25.. Cil + qui sont en ventre, par droit de cité, sont tenu por nez : quar il + ont lor héritages ; et se feme grosse est prisse d'anemis, ce qui + est né de lui est frans, quar la condicions dou père et de la mère ne + doit pas nuire à l'enfant ; et se serve grosse est emblée, tot + l'ait marcheant achatée léaument, li enfes qui est nez est ausi comme + chose emblée. Ne n'an puet cil husage (usucapio) avoir. + Autretel est que franchi soit en autretel droit comme sont cil qui ont + patron, tant com li fiz au patron met à nestre. Patron ne puet fere + noble celi qui dit qui a esté franchiz par avoiement que li patrons + faceIbid., frag. 26, 27..

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+ § 7. +

Une serve a enfanz de un franc home an mariage et enfante ; l'en dit + que li enfes est demi-serf, et qu'il servira au segnor demi le + tans ; et se li pères est serf et la mère est franche, et ele + enfante, li enfes sera la métié frans et sers ; et segont la + costume des Berriuns, ne part au roi fors Sente-Croiz et + Sent-AinanÉtablissements de Saint-Louis, II, 31.. Et se + serf et serve de deus seignories ont enfant, li enfant sont de deus + segnories.

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+
+ § 8. +

Cil establissement est tex, que nus ne puet apeler autre de servage, se + n'est por soi ou por home dou lignage. Et doit aler par enqueste, se les + parties se consentent ; et se ne se consentent, la chose ira par + batalle ; et se aucuns dit qu'il ait franchi par conduction son serf, et + la conduction li soit niée, ara-il en ce batalle ? oïl, se la chose + qui retint ou serf est tele qu'il en doi batalle issir. Et + li demanderres se puet-il changier, ne li apelieres ? oïl, s'il i a + essoine parant, et se n'est parant, nonVoy. Ordonnance de 1260, + art. 7, 10, 12 ; et Établissements de Saint-Louis, I, 5. Voy. + aussi Desfontaines, Conseil, ch. 22, et Ordonnance de + Philippe IV, de 1306..

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+ +
+ + + IX. De la devise de droit de personesExtrait du tit. 6 : de his qui sui vel alieni juris sunt, au livre I du + Digeste.. + + + +
+ § 1. +

Ci a autre devise de droit de persones (et) est tele : + li un sont seignor de soi, et li autre sont à autrui ; or convient + voer de ceaus qui sont à autrui : quar se nos savons qui sont teles + persones, nos saurons bien qui sont les autres. Li serf sont au poer lor + seignor, et gent establirent ce droit. Li sires a poer sor son serf, et + quanquez li serf conquiert, il est au seignor. Mès ore li seignor ne + puent fere outrage à lor serf sanz cause et sanz reson : car, se + comme Jehanz + de Beaumont, chevaliers de France, le establi et dit : + Cil qui aucit son serf sanz cause, ne doit pas meins estre puniz que + s'il avoit ocis autrui serf. Et la constitucion Johan de + Beaumont atempre la cruauté as seignorsDig., lib. 1, + tit. 6, frag. 1.. Se sires est cruexLe Coutumier + emprunte ces tempéraments d'esclavage à la constitution d'Antonin. + On en pourrait induire que les seigneurs, à une certaine époque, ont + exercé le droit de vie et de mort sur leurs serfs. Mais Beaumanoir + témoigne d'usages moins atroces, ainsi qu'on le voit dans le ch. 45, + § 31, des Coutumes de Beauvoisis, édition de M. le + comte Beugnot, Paris, 1842. à son serf, ou lor fet force, fax + seremant, l'en en doit fere droit, si com li rois mande à ses baillis + par itel paroles : Il convient que li seignor aient poer en lor + sers, ne ne convient pas que nul home perde son droit ; mès as + seignors apartient qu'il ne lor facent cruauté, ne que ne's laissent + geuner, et ne facent chose qu'il ne doient. Et doit l'en oïr la querele + à ces sers qui s'enfuiront de lor seignors ; et se tu truives que + l'en les ait outre menez ou par fain ou par injure, commende que li serf + soit hors de son poïr, et tot l'amende-il, ne doit-il pas avoir le serf, + s'il n'a sa cruauté atempréeIbid., frag. 2..

+
+
+ § 2. +

Et ci dit li rois que nos enfanz sont en notre poerOn ne doit pas + prendre dans son sens strict le mot poer : il ne + paraît pas que l'autorité paternelle en France ait jamais eu les + caractères de la patria potestas. « Droit de puissance + paternelle n'a lieu, » tel est le précepte que + Loisel a formellement admis dans ses Institutes + Coutumières, livre I, titre 1, règle 37. — Le Coutumier + d'ailleurs confond le poer avec la garde + (v. infra, § 3)., et cil droiz est propres à tote + gent. Li fiz de mon fil est en mon poer, se m i fi est en mon + poïr ; ausint les filles ; et cil sont au poer, jusque il + aient quatorze anz passez, et les mères les ont ausit. Quar cil qui naît + de moi et de ma feme est en mon poer, et cil qui nest de mon fil et de + sa feme, est mis niés et ma nièce, et lor enfanz sunt en mon + poerDig., lib. 1, tit. 6, frag. 3, 4..

+
+
+ § 3. +

Se aucuns menor remaint, qui n'ait père ne mère, li plus près l'ara en + son poer, par ce qu'il li face son preu ; et si autres li veaut + meaus fere, ou il le lerra ou li fera autant ; et c'est de + vilenage. Et ces choses sunt fetes par le juge. Et se aucuns tient en + fié franc, la garde de l'enfant et des choses sont ou pooir au plus + près, et il sunt tuit li crois des fruiz et dou fié à celi qu'il l'a en + garde ; et li doit la chose tenir en bon poer et en bon point. Ou + point où l'an trove la chose à l'orfenin, en celi point l'ara cil qui + l'ara en balle, et paera les detes. Et feme est d'autretel seignorie cum + ome an fié, si n'i a que fomez, et en vilenage. Et cil dou fié sera ou + poïr jusque vingt-un an, et s'il se viaut marier à quatorze anz ou à + plus, aura-il ses choses ? nenil, devant vingt-un an : et le + vilenage il ara.

+
+
+ § 4. +

Nos apelons celui fiz qui nest d'ome et de feme espousée. Or poson que li + mariz soit hors par dix anz dou païs, et quant il revient, si trove + l'enfant en sa meson. Il nos plest à siegre la sentence Geufroi de la + Chapele, qui dit que la sentance est tele que li enfes n'est + pas au mari : quar la putain ne doit pas avoir profit en sa lécherie. Et + dit que li mariz qui demore assiduemant à sa fame et renie son enfant, + ne doit pas estre oïz. Mès il m'est avis, et droiz s'i acorde, que se + certaine chose est que li maris n'ait pas géu à sa feme par aucune + espace de tens, ou par maladie ou par autre cause, ou par foibleté, ou + s'il est tel qu'il ne puet engendrier, cil qui est nez en sa meson, tot + le sachent li voisin, n'est pas sis fizIbid., frag. 6..

+
+
+ § 5. +

Se li pères est forsenez et la mère est sage, por ce ne remaint pas que + li enfes ne soit ou poer son père et sa mère : quar cum droit de poïr est establiz par bones mors, il ne puet faillir que + aucuns enfens ne soit ou poer son père, si n'an vint en quas qui + issent ; et s'il n'en isent, il i remainent. Et se li pères et la + mère son desvé, li enfant sont en son poer, ensint que li + enfantDig., lib. 1, tit. 6, frag. 8. ; et li + desvez et la desvée seront an la mère (main ?) au + curator, por le conseau dou juge. Quar le père et la mère devet avoir + preu en son enfant, par le droit de la norreture que il ot fet an aus et + por ce que li enfes lor doit fere solaz. Et n'est mie reson que en tel + quas, nul perde son droit qu'il avoit devant, quar plus li a mestier + qu'il ne solet.

+
+
+ § 6. +

Mi fiz ne puet estre por moi en cause, se ge n'é (n'ai) + essoine perpétuel, et lor i sera si com d'aage. Et ge puis estre por li, + tant com il sera en mon poer. Se li enfes dit qu'il est fiz au père, + porce que l'a nori, l'en doit bien enquere, savoir s'il est tis + fiz : quar la cause de norrir l'enfant ne fet nul tort à la mère. + Fiz naturel, qui sont hors de bail, ne retorne pas ou poer lor père + contre lor volenté ; non pas solement naturel fiz, mès tot autre, + et fiz et fillesIbid., frag. 9, 10, 11..

+
+ +
+ + + X. D'avoemenzDig., lib. 1, tit. 7 : de + Adoptionibus et emancipationibus et aliis modis quibus patria + potestas solvitur.. + + +
+ § 1. +

Généraus avoement se doit estre fete en deus menières : li premers + est par l'autorité dou prince ; li segonz est par lor ordenement. + Nos poons de ceaus fere nostre oir, qui sont seignors d'aus, par le + commandemant au prince, et cete menière d'avoiemant est prise : + quar l'en doit de celi savoir, qui avoie : si viaut que cil soit + hers en ses choses, et se cil qui est à avoer, est priez qu'il le + vuelleIbid., frag. 2, pr.. Nos avoions par le + commendement à l'Ordenaire, cels qui sont ou poer au père, si com filz + ou fille, ou qui sont en plus basse ligne, si com nevou ou nièce, ou + plus bas. Et cil avoiement est communs à tés persones, à cels qui ne + puent engendrer, comme acoillez, et autres persones qui n'ont nul + enfantIbid., frag. 2, pr. et § 1. ; et cil puent + fere oir en lor choses, en lor lige poesté et ou lit de la + maladie ? non, fors au quint des choses qui li vindrent de par ses + ancessors, puet l'en doner à avoé : ses achosestes + (acquestes) et ses mobles puet-il doner ? + oïl ; et se aucuns hons est mis avoez, et il ait enfanz, il et li + enfes sont en son poerDig., lib. 1, tit. 7, frag. 2, § 2.. + Se aucuns qui est au poer son père ou son avoé, est esleuz à meor, ou en + aucune dignité, segure chose est qu'il se puet metre hors de + bauIbid., frag. 3..

+
+
+ § 2. +

Li Ordenaires puet metre hors de sa main fiz, filles et doner les en + avoemanz. L'en demende à cels qui sont en lor poer qui vuelent estre + avoé, si le vuelent, et se aucuns les avoie, l'en doit regarder la + volenté de l'un et de l'autre, ou par otroi ou par contreditIbid., + frag. 4, 5..

+
+
+ § 3. +

Quant un fiz avoié a fiz qui veaut estre avoié, l'en doit requerre la + volenté mon filz ; et Renauz de Trieco le commende issi. Quant + avoement est fet, n'est pas méter d'avoir l'autorité de tous celx qui + sont dou parenté. Commendé a esté droit par Johan de + Beaumont que autorité de tutor ne soit pas requise en + avoementIbid., frag. 6, 7, 8..

+
+
+ § 4. +

Torp puet avoer et estre avoez. Se aucuns avoie le fil son fil, c'est son + neveu ; il n'est pas por ce veu hers à l'aol : quar il rechiet + ou poer au père, emprès la mort à l'eol. Se ge avoie aucun en leu de + neveu, n'est pas por ce queneu à er. Se cil qui est hors dou bau son + père par droite cause, il ne puet retorner arières ne ben ne bel. An tot + droit ne faut guières, quant li poers à celi qui avoie est feniz, il n'i + remaint riens de l'anciene matère, et en la parfin la dignité au père + qu'il conquist, est chaète quant i faut. Quant aucun a esté avouez, et + il s'an ist, il renonce à tot ses droizDig., lib. 1, tit. 7, frag. + 9, 10, 11, 12, 13, 14..

+
+
+ § 5. +

Se aucun avoie aucun, l'en doit regarder quel persone l'avoe. Quar plus + doit estre riches cil qui a avoé, de celui que l'en avoe, et i deit l'en + regarder aage, et doit l'en aider as menors qu'il ne soient déceu en tés + choses, ne ne doit l'en pas fere de grant menorIbid., frag. 15, § + 2, 3.. L'avoement a leu en iceles persones où nature ou droit + le puet soffrirIbid., frag. 16.. L'en ne doit pas sofrir + que cil qui ara le bau ou la cure d'aucun, l'avot : quar il semble + qu'il le face porce qu'il ne vuille rendre conte des choses ; et encore doit l'en anquerre, qui n'et (qu'il + n'ait) vilenes convenances entre l'autre et celui qu'il + avoie. L'en otroie tant seulement à ces persones à avoer orfenins à cels + qui par nature ou par débonèreté avoent, et de toz autres l'en doit l'en + deffendre. Enprès l'en doit voir de quel vie est celi qui veaut avoir + l'orfelin, et fere de sa mesnie ; emprès de quel aage cil set, qui + l'orfelin veaut avoir, por amer(esmer, estimer), s'il doie + plus entendre à faire enfans à sei, que à penser de cels qu'il a pris de + mesnieDig., lib. 1, tit. 7, frag. 17..

+
+
+ § 6. +

Enprès doit l'en veoir se l'en li doit soufrir à avoer plus d'un, que cil + ne pregne meins que ne doie, et nature sofre que li plus riches avout le + plus poure, s'il est de bone vie, ou por amor Dé, ou porce qu'il le doie + fere por droite cause. Et en cet quas doit l'en doner segurté à l'avoé + que ses choses ne apeticent. L'en ne doute pas que li avoueur ne doie + doner segurté de rendre les choses à l'avoé et à cels à qui eles + apartienent, segont ce que l'en verra. Et se ceste caucion est obliée, + le (avoé) a bone caucion contre l'avoeorIbid., frag. + 17 in fine et 19.. Ceste caucion a leu, se l'orfelins est + morz dedanz quatorze anz, et ausint le devez-vos entendre de l'orfeline, + si com

+

Se li pères met hors de sa main son fiz, de que il a un neveu qui est en + son poer, et emprès le r'avoie, li niés ne torne pas ou poer à l'aiol, + quant li pères est morz : car la naturel obligacion ne done pas + poer emprès la mort à l'avoeur. Avoemanz ne sunt pas seulement de fiz, + mès de neveu, que aucun soit tenu estre nostre neveu, ausit com fiz de + mon filz, ou en plus basses lignes, ou en consignance. Se cil qui est + neveu de son fiz (avoe) aucun en leu de neveu, ge ne quist pas quant li + aieus sera mors, droit de linage soit entre les neveuz : car s'il + avoient issi enfes qu'il fust ses niès, ausint com fiz de son fiz de sa + feme, je quist que ce ne porroit pas estre. Mès fiz que ge ai conquis en + mon servage, doit estre en mon poer, quant il est de ma feme + esposéeIbid, tit. 7, frag. 41, 43, 44 et 46.. L'en + demende se aucuns disoit qui fut avoiez heir à un autre en ses choses, + et fut fet par devant l'Ordena ire, savoir s'il seroit tenu ? et + l'en dit : s'il estoit fet en cor qu'il portât recort, qu'il seroit tenu + par le recort de la cort. Or demende l'en, s'il estoit fet sanz cort, + comment l'en porroit ce atandre ? et l'en dit que, en cete chose, + n'a que sormise : quar contre actor et contre ses + garanz n'a que la preuve. Riens n'ait que l'en ne doie croire plus mès + que ge soie hériter mon cousin, qui est morz seisiz de la chose, que cil + qui riens ne li est.

+

me li rois commende : car femes puent estre avoées. Se li avoeor + mort, et li avoez remaint, qui n'a pas quatorze anz, et emprès mort, + savoir se li heir l'avoeor rendront les choses as ers à l'avoé ? et + l'en dit que oïl, segont ce que cil li fist et qu'il li pot fere. L'en + demende se cil qui n'a quatorze anz puet avoir (avoer) + autre ? et l'en dit que nonIbid., frag. 20, 21 et + 22.

+
+
+ § 7. +

Cil qui est en avoiement n'est pas consins, ne il n'est pas consins en + voiement : car avoiemant n'aporte pas droit de lignage ; mès + de conoissance. Ne ma mère ne li est pas aole : car cil qui sont de + ma mesnie ne me sunt que de quenoissance, et cil ne puet prendre ma + fille à feme, se li juges ne li consent. Cil qui n'est pas présens, et + cil qui se descorde ne puet estre avoezIbid., frag. 23 et + 24.. Nus ne puet avoer autre qui ait père ou mère, sanz la + volenté au père ou à la mère.

+
+
+ § 8. +

Li pères ne puet fere ce en autre menière : qui son fiz veaut doner + en avoement, l'avoement doit estre tex que l'en le puisse confermer par droit. Cil qui n'a quatorze anz, qui est avoez, sera oïz + aucune foiz, s'il a quatorze ans et vuelle estre hors de bau ; et + li juges le doit fere quant il aura la cause oïe. Et se li enfes de + quatorze ans voit que ne soit pas si proz d'estre en avoement, droiz est + que cil qui avoit avoé le mete sauvement hors de sa mein, et issint de + recevoir le sien droit. Dignité ne apetisse pas par avoiement, eins en + croist ; don se aucun vilein avoe quatre granz seignors, et droit + le done, il n'en n'a pas la dignité. Car seue chose est que li pères + puet marier en queconques leu où il voudra son fiz et il plese au + prince.

+

Johan de + Beaumont dit itex paroles : Ce que tu déserres et deit + enpétrier, li juges esmeront que tex i saient apelé qui contrediront le + confermement d'avoiement, que l'en ne face tort à nuluiDig., lib. + 1, tit. 7, frag. 32, 35, 39..

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+
+ § 9. +

Se aucuns est mis avoez, et est en mon poer, si enfanz, qui sont à son + poer, sont an mon poer ; et quant li pères est mors, la nature de + l'obligacion ne me done pas que li enfant soient en mon poer. Acoillié, + si fet d'aucun son er, il le puet fere, ne son vice de ce qu'il est + acoilliez ne li est pas empeschementIbid., frag. 40..

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+ § 10. +

Se li pères met hors de sa main son fiz, de que il a un neveu qui est en + son poer, et emprès le r'avoie, li niés ne torne pas ou poer à l'aiol, + quant li pères est morz : car la naturel obligacion ne done pas + poer emprès la mort à l'avoeur. Avoemanz ne sunt pas seulement de fiz, + mès de neveu, que aucun soit tenu estre nostre neveu, ausit com fiz de + mon filz, ou en plus basses lignes, ou en consignance. Se cil qui est + neveu de son fiz (avoe) aucun en leu de neveu, ge ne quist pas quant li + aieus sera mors, droit de linage soit entre les neveuz : car s'il + avoient issi enfes qu'il fust ses niès, ausint com fiz de son fiz de sa + feme, je quist que ce ne porroit pas estre. Mès fiz que ge ai conquis en + mon servage, doit estre en mon poer, quant il est de ma feme + esposéeIbid, tit. 7, frag. 41, 43, 44 et 46.. L'en + demende se aucuns disoit qui fut avoiez heir à un autre en ses choses, + et fut fet par devant l'Ordenaire, savoir s'il seroit tenu ? et + l'en dit : s'il estoit fet en cor qu'il portât recort, qu'il seroit tenu + par le recort de la cort. Or demende l'en, s'il estoit fet sanz cort, + comment l'en porroit ce atandre ? et l'en dit que, en cete chose, + n'a que sormise : quar contre actor et contre ses + garanz n'a que la preuve. Riens n'ait que l'en ne doie croire plus mès + que ge soie hériter mon cousin, qui est morz seisiz de la chose, que cil + qui riens ne li est.

+
+ +
+ + + XI. De haute devise des chosesDig. lib. 1, tit. 8 : de + Divisione rerum et qualitate.. + + +
+ § 1. +

La haute devise des choses est devisée en deus articles : quant li + un sont dou devin droit, et li autre dou terrien. Dou devin droit sunt + saintes choses et religioses, et les autres choses sunt dou terriens + droit. Et nus ne puet fere fiance qui est dou droit devin. Et ce que est + dou droit terrien est aucune foiz en biens d'aucun, et si repuet + (se puet) estre que nus n'i a seignorie : quar + choses de héritage, avant qu'il i ait eu (eir), sunt à nul. + Cez autres choses qui sont par humain droit sunt privées, sunt à + chascuns par soi. Unes choses sunt qui ont cors et autres que l'en ne + puet atochier. Celes ont cors que l'en puet atochier par lor nature, si + comme une terre, un home, or et argent, et trop autres choses. Celes + sanz cors, que l'en ne puet atochier, si com sont les choses qui + parmainent en droit, si comme est héritage, usage, obligacions. Ne ce ne + fust pas à ce (que) les choses corporex sont en + l'éritage ; et ce que l'en nos doit d'aucune obligacion puet l'en + tochier, ausint comme home, deners : quar le droit d'éritage et + d'usage et de obligacion est sans cors, c'est-à-dire l'en ne puet + tochier. Et en tex numbres sont les droiz de teneoires, de citez et de + viles, et l'en apele ce servisesIbid., frag. 1..

+
+
+ § 2. +

Unes choses sont communes à toz par naturex droiz, et unes choses à toz + par autre menière, et autres choses sont à nul et autres à chascun, que + chascuns conquiert par diverses choses. Et celes choses sont communes + par droit naturel, si comme est l'air, le aue contraint et la mer, et + por ce li rivage de la merIbid., frag, 2..

+
+
+ § 3. +

Petites perres, et perres précioses, et autres choses qui sont de la + gravele, que nos truvon, sont nôtres. Donques nus n'est défenduz d'aler + à la rive de la mer, por achoison de poechier, en tel menière qu'il ne face por ce viles ne maisons ou rivage : quar a + (elles) ne seroient pas communes ausit com la mer, et + c'et atabli de pescheorsDig., lib. 1, tit. 8, frag. 3, 4.. + Li rois Phelippe et la reine Blanche dit : Tuit flueve, tuit port à + bau prou (à peu près) sont communes. Blanche dit : li + huages (usages) des rivages est communes par le droit de + gent, si cum li fluves ; et i puet l'en sa nef ariver et ses cordes + lier as arbres qui (i) sont nés, et séchier sa raiz, et + destroser sa nef, et metre à terre sèche : chascuns puet ce fere, + ausint comme il puet mener son chalant par le flueve. Mès cil + (qui) ont desus lor teneueres, il i ont seignorie, et + por ce sont li arbre lor qui i nessent ou rivage. Johan de + Beaumont dit : Li seignor puent iqui fere solement meisons, et + an sont segnor tant com li adefice dure, et quant il faut, si retorne + tot en l'ancieine menière. Et se aucuns i fet mesons sanz commendemant, + ele sera au segnorIbid., frag. 4, § ult. ; frag. 5 et 6 + pr.. Unes choses sont communes à toz, et non pas à chascun + par soi, si comme sunt moters, temples, chapeles communes as citez. Ne + serf de communes des citez n'est pas propres à chascun par soi, mès à + toz ; et por ce li rois escrit droit, que se li serf commun + fesoient chose qu'il ne deussent, l'en la puet communément tormenter, + non pas chascun por soi. Et por ce n'est pas mestiers que li franc home + de la citéIbid., frag. 6, § 1. quierge congié au commun, + s'il tret an plet aucuns des citiens.

+
+
+ § 4. +

Les saintes choses et les religioses sont à nul. Celes sont saintes + choses qui sont sacrées apertement, non pas privéement : car se + aucuns se fet fere aucune chose privéement, ale n'est pas por ce + acomeniée meins ; et s'il i a adefice de aucun loi sent, et là où + il dépièce, li leus remaint sent. Chascuns puet fere religios leu à sa + volenté, et i puet mort enterrer, s'il veaut ; et en commun + cimentière, maugré toz, puet l'en enterrier, et en autrui leu puet l'en + lo cors metre, se li sires se consant et li leus est religieus, tot an + pait-il amprès au segnor. Et acordée chose est que li leus est + religieus, si com li rois l'ont tesmoigniéIbid., frag. 6 et + 7..

+
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+ § 5. +

Li leus est tenuz por saint qui n'a garde d'injure d'ome ; et en + forterece de saint leu dit l'en que li mur sunt saint. Et Johan de + Beaumont en respondi droit, et dit que il convient deffendre + que l'en n'i aport riens. — Cil leu sont seint qui sont publiaument + desdié, soent en cité, soent en vile ; et l'en doit savoir que li + leus est lors sainz, quant li princes le dédie ou qu'il li baille poer + dou dédier. Et l'en doit savoir que une chose est sainte chose, et autre + sacré : sainte chose est la sacré ; et la sacrée est ce où + l'en met les saintes choses, et puet estre au privé édefice. Et sunt + aucuns qui vuelent franchir celui leu par l'otroi dou seignor et par la + reson de la religion dou leu ; et de ce nus ne puet oster la + sentence. — Nos apelons propremant saintes choses, qui ne sont ne + saintes ne dessaintes ; mès sont confermées par consécracion. + Ausint com sont les lois, qui sunt apoïes et tenues par confermement. + C'est saint ce qu'est confermé, tot ne soit-il sacriéDig. lib. 1, + tit. 8, frag. 8 et 9..

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+ § 6. +

Blanche dit que ausit com ceaus que l'en adeffie sus la mer est privé, + ausit ce que la mer souprent est commun.

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+ § 7. +

Se aucuns viole les murs de la cité por i mal fere, il doit estre puniz à + la volenté le roi. Li citien des viles ne deivent issir hors de la cité + par allors que par les portesIbid., frag. 10 et 11..

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+ +
+ + + XII. De dignitésCe titre n'est pas séparé du précédent, dans le + manuscrit ; mais la différence des matières exigeait cette + séparation. L'intitulé que nous donnons à ce nouveau titre est justifié + par le texte même.. + + +
+ § 1. +

Johans de + Beaumont dit qu'il ne quide pas que cil soit juges, ne qu'il + port tesmoin, qui a esté ostez d'estre baillif par son forfet, ne n'a + pas recovrée sa digneté qu'il avoit devant : quar la loi que li + sage home firent le deffent. — Blanche dit : Qui n'est dignes de + petite digneté, n'est pas digne de la grantDig. lib. 1, tit. 9, + de Senatoribus, frag. 2 et 4..

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+
+ § 2. +

Nos devon entendre que cil qui la dignité a à éritage, que cil est son + eir qui est fiz de sa feme espousée, et cil doit avoir la dignité : + avoez n'est pas ers en tel chose. Ne ne puet chaloir quant il ot la + dignité, avant que li fiz fût nez, ou après. Fiz que baillif done en + avoement à celi qui est plus bas en dignité, est fiz de baillif : + quar la dignité de baillif n'est perdue par l'avoement. Et + li rois meismes dit que li fiz qui nest amprès la mort au baillif, qu'il + set fiz de baillif. Mès cil qui est conceuz et nez emprès ce que li + pères a esté osté d'estre sinatort (baillif), li rois + meismes dit qu'il ne doit pas estre fiz de baillif. Et la sentence le + roi est bone : quar cil n'est propremant fiz de baillif, don li + pères est osté d'estre baillif avant qu'il nasquist et fust conceus. — + Se aucuns a aol et père baillif, il est neveu et fiz à baillif ; et + se li pères pert la dignité avant que soit conceuz, l'en demende s'il + est fiz de baillif ? et l'en dit que non ; mès il est nevou à + baillif. Et meauz est que la digneté à son aïol li valle, que la perte + de son père li nuiseDig. lib. 1, tit. 9, frag. 5-7..

+
+
+ § 3. +

Dames qui sunt mariées à hautes persones, sont apelées hautes et nobles, + par la reson des mariz. L'en entent filles de haus homes, hautes + persones ; ne l'en n'i apèle pas celes qui n'ont gentis homes à + mariz : quar li mariz portent à lor femes la dignité, et les mères + ausint, tant comme eles ne se marient plus bas. Tant est la dame gentil, + tant comme ele est marié à gentis, tout soit-ele départie de li, tant + com ele ne se marie à plus bas. — Se feme est digne par lignage ou par + mariage, et ele se marie à non digne, ele pert sa digneté et doit segre + la conduction à lo home : et se ses maris mort, a + (elle) remeint an l'estat au seignor.

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+ § 4. +

Aucuns est frans et dignes por la reson de l'éritage qu'il tient, tout ne + soit-il pas par la reson de son cors ne des successors + (ancessors ?).

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+ § 5. +

Nos devons tenir cest gentil et noble, qui de aol et de bésaol sont + gentil et noble ; et cels puent dire sentence comme + nobleIbid., frag. 8, 9, 11, 12..

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+ +
+ + + XIII. De l'ofice au conteExtrait du tit. X : de + Officio consulis, au liv. 1 du Digeste.. + + +
+ § 1. +

L'ofice de conte est de conseller le roi au bone foi, et de lui aider ses + guerres à maintenir. — Contes a en ses terres en la conté sa jostice, + sau le roi qui est par dessus ; ne li rois ne li doit pas sorbir sa + jostice, tant comme il fait droit. Li rois puet ce amender. — Conte puet son serf franchir et fere grâce à larron et à murtrier, + sauf le grié as amis au mort. Et se aucuns contes (muert), + son filz li annez tient de la conté.

+
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+ § 2. +

Contes a en sa terre toutes seignories, sauf la dignité le roi, et sau ce + que autres i a par droite cause.

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+ +
+ + + XIV. De l'ofice au duc. + + +
+ § 1. +

Dus a en sa terre totes seignories et totes joutices, sauf le roi, qui + est li par desus, à amender le torfet qu'il a fet, et sauf ce que li + rois a en la duchée, et autres par jutes causes. Et puet fere grâce à + ses sougiez, et cele grâce qu'il veaut de sa débonaireté, et puet home + sauver de mort ; mès qu'il ne face tort à autrui. — Au[ssi] comme + nos disons des homes, l'entendons-nos des femmes.

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+ § 2. +

Duc doit conseillier le roi, et li doit aider ses anemis à mater, segont + ce que reisons le requiert.

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+ +
+ + + XV. De l'ofice au viconte. + + +
+ § 1. +

Duc est la première dignité, et puis contes, et puis vicontes, et puis + baron, et puis chastelain, et puis vavasor, et puis citaen, et puis + vilain.

+
+
+ § 2. +

Viconte si est de la digneté au conte, fors en dignité de persone. — Et + baron est de la dignité au viconte, fors en persone.

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+ +
+ + + XVI. De lofice de roi. + + +
+ § 1. +

Li rois ne doit tenir de nuil. Duc, conte, viconte, baron, puent tenir li + un des autres et devenir home, sauf la dignité le roi, contre qui homage + ne vaut riens. Chastelain, vavasor, citaen, vilain, sont souzmis à cels + que nos avons devant nomez. Et tuit sont soz la main au roi.

+
+ +
+ + + XVII. De l'ofice au prévostCe titre n'est pas séparé du précédent, + dans le manuscrit.. + + +
+ § 1. +

Il convient parler briefmant de l'ofice au prévost qui tient + les plez, et dom an vint le commencementDigeste, liv. 1, tit. 2, + frag. 1 pr. : de Officio prœfecti + prœtorio..

+
+
+ § 2. +

Li rois en son conseil esgarda qu'il convenoit as citez et as viles + prévoz, qui tenissent les pleiz, et eussent grant poer ; et furent + esleuz qu'il feissent droit, et tenissent les communs plez, et ne + peussent fere que droit ; et otroie l'en que s'il font tort, que + l'en puisse d'aus apeler au baillif. Et vout l'en que tex persones + fussent apelées en tel dignité par lor san (sens) et par + lor loiauté, et qu'il seusent jugier par lor sapience et ne poussent + plus jugier mès que li prince devent fereIbid., frag. 1, § 1, + in fine..

+
+
+ § 3. +

Prévolz ne puet tenir plet qui atoche à la borse le roi. Prévolz puet + tenir jotices de terres, de vignes, de mesons, de prez, de cens, de + mobles, et puet fere jotice de fet. Que nus prévolz ne doit tenir plet + de chose où il a plus de XL sols d'amende, et de mains puet + tenir le plet.

+
+
+ § 4. +

Et toz ceaus de sa prévôtez devent obéir à lui. Duc, conte, baron, + chastelain, sont, de lor choses, de la jotice au prévost. Prévoz n'a + poer qu'en sa prévôté, et en celi poer que l'en li a doné. Prévoz puet + prandre des choses aus barons amonétez por rendre, ou por recréance + avoir de ce que li devant dit conte, duc, prendra de cels que li prévoz + ara à governer ; et l'en entent de ce que droiz ne doit sofrir. + Duc, contes, barons, ne devent pas estre tret en plet devant prévost, + dou fet de lor cors, ne de lor demeine : quar chascune tele persone + ne doit estre jugiez que par le roi, qui li doit foi, ou par ses + pers.

+
+
+ § 5. +

Prévolz doit quenoistre des communes injures ; mès il ne puet pas + fere pez, se droit ne s'i acorde.

+
+ +
+ + + + XVIII. De l'ofice au meorCe titre ne se trouve pas dans le corps du + manuscrit ; mais il a été ajouté en marge du titre concernant + l'office de prévôt.. + + +
+ § 1. +

L'ofice au meor si est tex que il doit fere les semonses au + seignors, et puet tenir toz petiz plez, où il n'a que V + sols d'amende et XX deners de clamor, lesquex + V sols et XX deners sunt siens. Et sunt + sien li arbre des chemins chéez, et les choses en la rive des eues, + jusque eles éent trové leur mestre, c'est à savoir, merrein et tex + menues choses. — Et autretex est l'ofice de vaerie.

+
+ +
+ + + XIX. De l'ofice au baillif. + + +
+ § 1. +

Li baillis a sor toz cels de sa baillie seignorie et poer, non pas + solement sor cels des citez ; mès sor toz cels de sa baillie. Li + baillis aura la jotice des sers qui s'enfuiront par la cruauté de lor + seignor ; et des pères qui auront besoing, que lor fiz ne lor + vodront bien fere, en auront poer ; et puet envoier en essil ceaux + qu'il vodra, qui forfet l'auront.

+
+
+ § 2. +

Au commencement de l'espitré dit li rois : Ausit comme nos t'aien + baillié nostre baillie, par ta loiaime (loïauté) et par ton + sen, tot la forfet que l'en fet au la baillie apartient au + baillif ; et se l'en passe les bones de la baillie, li baillif n'i + a poer. Et se aucuns met sus à un home qu'il ait fet avotiere, ou à la + feme à un home, li baillis s'en (l'en) orra de ce, et de + murtre, et de rat, et de larecin, de traïson, d'omicide, des membres + tolir, de sanc, de boce, de plaie, et de force aperte et non aperte, et + de male renomée, et de mobles et d'éritages, et de lutors et de curators + qui se sont malement mené ès choses qu'il gardoient : li baillif + les punira ; et de cels qui ont par loier les baus des orfelins, et + de celx qui porchacent que li orfelin aient mauvès tutor, et de cels qui + par lor conseil font que l'orfelin maumet ses biens. Et fut commendé que + le prévost oie les pleintes des sers, s'il se pleignent de lor seignors ; et ausit orra-il les seignors, s'il se + pleignent des sers. Et de celx qui moinent gordement les sers, ou par + cruauté, ou par dureté, ou par félonie, que l'en les contraigne à fere + contre nature : conchiement montré au baillif, il en fera droit, et + deffendra les sers, qu'il ne soient forcé à fere riens contre + nature.Dig. lib. 1, tit. 12 : de Officio + prœfecti urbi..

+
+
+ § 3. +

L'en puet apeler de duc, de conte, au baillif, s'il fet tort, an petiz + aferes.

+
+
+ § 4. +

Encor i a que li baillis doit garder les changeors et les autres + marcheanz, qu'il saient en bone manière, et qu'il se gardent de fere + chose encontre lor mestier. Et se li patrons se pleint que si franchiz + le tient vil, ou li fet vilenie, ou le despit, ou sa fame, li baillis + les chastiera segont la querele : quar itel menetères doivent estre + puniz. Ou s'il encuse son seignor ou s'il fet conspiracion contre li, ou + qu'il le descovre contre ses anemis, li baillif doit envaer tel home en + essilIbid., frag. 1, § 9 et 10..

+
+
+ § 5. +

Encor apartient au baillif que char soit vendue à droit pris, et les + autres viandes, et que droites mesures corgent. Et doit li baillis + garder le repos dou pueple ; et que, se li prévolz (li + baillis ?) envoie aucun en essil, il le puet envoier + hors dou réaume. Et commenda li rois que fussent acussez devant le + baillif, qui tienent mauvèses compaignies ensenbleIbid., frag. 1, + § 11-14..

+
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+ § 6. +

Se li baillis est hors des bonnes de sa baillie, il ne puet jugier ; + mès il puet commenderIbid., frag. 3..

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+
+ § 7. +

Baillif ne puet quenoistre de chose qui apartiegne à la borse le roi. + L'en otroie que l'en puisse apeler de baillif, s'il fet tort.

+
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+ § 8. +

Li baillis pot baillier sa juridicion à un autre, ou mander ; mès li + autres ne la puet baller à autre, ne envoier.

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+ +
+ + + XX. De l'ofice as mètres. + + +
+ § 1. +

Li mestre de l'ostel le roi ont plenier poïr par dessus toz autres. Et + aucunes foiz avient qu'il deivent porter les granz causes pardevant le roi, comme de cels qui convient jugier par pers. On + otroie l'en que l'en puisse de cels apeler. — Nus ne puet apeler de la + sentence le roi.

+
+
+ § 2. +

Li mètre dou conseil ont juridicion par tote la région, et puet + juridiction envaier ; et cil à qui il l'envoie, la puet envaier à + autre par droite cause ; mès li autres non.

+
+ +
+ + + XXI. + + +
+ § 1. +

Saiez pas ne familiez à toz, mès aiez quenoissence à toz : quar po + avient que de grant familiarité ne vegne péril de juridiction.

+
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+ § 2. +

Li rois deffent que nus qui ait juridiction ne griève ses ostes de son + règne de trop granz despans, ne qu'il n'ait sergant, s'il ne sunt + prodome. Et meauz est qu'il allent senz femes ; et s'il moinent lor + femes, il sont tenu d'amender, s'eles forfunt. — Et quant il iront par + les contrées por fere droit et por tenir jostice, il doivent fere savoir + qu'il vient : et bien puent aler prandre maufessant aucunes foiz + privéement. — Cil qui ont juridicion feront bien et corteisie, s'il font + savoir le jor qu'il doivent venir. Et quant il a antré en la cité, il + doit antrer par la grant porte et la grant rue de la citéDig. lib. + 1, tit. 16, frag. 4 : de Officio proconsulis et + legati.. — L'en deffent que quant cil qui ont + juridicion ne pregnent fors petit don, com viandes à passer le jor, ou + joiaus, et si petit que nus preudom ne set ameuz à fere mauvesté por si + petit don. Et li proverbes dit issit : Ne totes choses ne toz tens + ne passe, qui aucuns dons ne prent ; mès petites choses doit l'en + prandreIbid., frag. 6, § 3..

+
+
+ § 3. +

Se cil qui a juridicion vient en la cité où il a juridicion, il doit + soufrir que l'en le lost et que l'en li face grand fête : car cil + de la province i sont tenu ; et font semblant que cil soit sires, + por qui il le font. Cil qui a juridicion, comme prévolz, ou baillif, + doit voir les yglises ou les saintes mesons, hantées les autres choses + qui sunt convenables à la ville ; et doit veoir qu'en tex choses ne + faille riens. Et s'il i a riens commencié, qui soit à eschiver + (achever) au meauz que l'en porra, et doit amonester + cels qui s'entrametent des ovres de bien fere ; et s'il ont mestier + d'aide, il lor doit donerIbid., frag. 7..

+
+
+ § 4. +

Cil qui a juridicion doit estre sages et cortois et + débonaires à celx qui auront à fere devant lui, et as avocaz : et + tout par mesure, si qu'il ne soit tenuz por musart. Et s'il en trove nus + qui alongent les causes ou qui reimbent les causes, il les ostent par + droit. Et puent délivrer par droit que li enfant honneurent père et + mère, et lor patron li serf. Et se li pères se plaint de son fiz, il + puet le fiz menacier et espoenter, s'il ne se contient en bone menière. + Et doivent fere que les péticions as genz soient oïes justement, que en + dementres qu'il ot aucun par sa richeté, ou aucun par sa engrestié, li + poure ne seront pas oï, por ce que n'i porront avenir, ou por ce qu'il + (n')ont pris (avoquaz. Et doivent donner) + avoquaz à cels, aucune foiz, qui le demendent ; c'est à savoir as + femes pouvres et as orfelines et as orfelins, ou à foibles genz, ou à + celx qui ne sevent demander lor droiture. Et (se) aucuns li + dit qu'il ne puet avoir avocaz por le poer à son aversaire, il le li + convindra donner. Il ne convient pas que le plus fort trète mal le + feble : et ce apartient à la cure de cez qui ont juridiction que, + se aucuns est si otrageus et si maus, que nus ne ose estre avoquaz + contre lui, lequel office de avoquas est à toz, cil qui a juridicion i + doit metre conseilDig. lib. 1, tit. 16, frag. 9 § 2-5.. — + Et doivent deffendre tôtes et forces, et vencons et plévines, meismement + celes où l'en ne paie riens ; et doit-on encore + (deffendre) que nus ne gaaint de mauvèse menière : + quar la vérité de la chose n'empire pas par la folie d'aucuns. Et doit + garder que li plus puissanz ne face tort as menues genz, et que li + avoquas de fauses quereles ne facent tort à celx qui ne l'ont déservi. + Il doivent deffendre guerres, batalles que droiz ne puet soufrir, et + s'il les trueve, il les doit punir. Et si doit garder que l'en demande + chose que l'en ne doive, ne ne doivent pas sostenir mauvèses + marcheandises, ne ne doit pas soffrir que l'en punisse cels qui ne l'ont + forfet, et doivent encore porveoir que nus ne face tort as bones + genzIbid., tit. 18 : de Officio + prœsidis..

+
+
+ § 5. +

Il apartient à celx qui ont juridicion, et à prodome qui la baille, que + ce qu'il governe soit en pais. Et ce fera-il longuement, s'il oste cels + qui sont mauvès de la baillie, quant il doit scercier les escomeniez, et + les larrons, et les murtriés, et punir chascuns segont ce que il aura + fet ; et ausit celx qui les recètent : sachiez que + li larron ne puent longuement durer. Et se l'en ne puet tenir aucun + desvé, il doivent metre aucun consel et remède qu'il soient mis en + prison, et issint le commende li rois. Et li rois dit que l'en se devoit + prendre garde au desvé qui tue son père, s'il l'avet fet en bon sen ou + en desverie ; et s'il l'avet fet en bon sen, il le doit + comparerDig. lib. 1, tit. 18, frag. 13. — Et se tu sés + certainement que il l'ait fet en forsenerie, qu'il ne sache qu'il face + toz jorz, et qu'il n'entende riens, n'en i ait point de sopeçon contre + lui, tu porras en une feintise estramper sa paine, quar il est assez + tormentez de sa desverie : et totes voies le doit l'en bien garder. + Et se tu vois que bien soit, bien le puet fere lier et garder ; et + la garde et la poine de lui apartient à ses amis. Et s'il avient, comme + aucunes foiz, que aucuns sunt desvé une foiz et autre foiz sont sein, et + fust seins en celui point où il fit le fait, tu l'enquerras + diligement ; et se tu le sés, tu ne li pardonras pas ; et s'il + est issit que tu saches qu'il l'ait fait par félonie, droiz est qu'il + soit tormentez. Et s'il est ensi, en tel point où il fit le fet, que si + ami l'eussent en garde, qu'il le deussent garder, tu dois apeler cels + qui le devient garder en cel tens qu'il fist le fet : et se tu + trueves qu'il aient esté si négligent que par lor négligence soit li + forfez fet, droiz dit que l'en les doit metre en poine. — Quar la garde + est baillie de forsenez à lor amis, non pas solement por aus qu'il + facent mal, mès qu'il ne facent mal à autres.

+

Et se li desvé font chose qu'il ne doivent, l'en doit par droit metre lor + colpes sor cels qui les doivent garder, comme il face tel fet par + mauvèse gardeIbid., frag. 14..

+
+
+ § 6. +

Il convient que li baillif se montre au peuple, et cels qui ont + juridiction, et qu'il soient débonaire à cels à qui il auront afere, en + tel menière qu'il ne se suefret à despire. Don l'en commende que li + mètres des provinces ne monstrent familiarité à cels dou païs, plus + grant qu'il ne daient : quar de conversement iuel nest contenz de + dignité. — Et là o () il quenoistront des causes, ne + doivent pas estre âpres à cels qui plaident devant els. — Ne ne convient + pas qu'il pleure, se il voit aucun plorer devant soi, quar ce + n'apartient pas à fere qu'il motre par dehors ce qu'il panse. Et il doit + rendre droit si bèlement, que droit ne périsse entre ses + mains. — Se cil qui a juridicion la veaut lessier, il ne puet sans le + roiDig. lib. 1, tit. 18, frag. 19, 20..

+
+
+ § 7. +

Totes les choses qui sont otroïes espéciaument,. ou par loi, ou par + baillif, ou par establissemant de princes, ne sont pas otroïes toutes à + celui qui le (l'en) mande juridiction. — Cil qui mande n'a + poer de mender que segont la segnorie qu'il a ; ne celi à qui l'en + mande n'a poïe qu'en ce que l'en li mende. — Cil qui a juridiction de + mendement n'a riens propre ; mès il use dou poir à celui qui le + mende. — Et si dient li grant seignor que la juridiction passe à celi à + qui l'en mandeIbid., tit. 21 : de Officio ejus cui + mandata est jurisdictio..

+
+
+ § 8. +

A toutes les foiz que aucuns use de mendement, il ne fet riens por soi, + fors por celi qui le li mende, à toutes les foiz qu'il use dou + mandementIbid., frag. 3.. — Serf ne bastart ne doivent + pas avoir juridiction, se li rois ne lor fet grâce : quar tex genz + ne doivent pas estre honorez.

+
+
+ § 9. +

Cil qui a juridiction ne doit pas jugier sols, mès assez de sages + genz ; et s'il ne se puent acorder en trois jors, cil qui a la + juridicion jugera par la plus saine partieIbid., tit. 22 : + de Officio adsessorum..

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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - LI SEGONZ LIVRESNous suivons la division par livres adoptée dans la table - seulement. - - - LI SEGONZ LIVRES - - - - I. De la juridiction de toz juiges. - - -
- § 1. -

Et li segonz livres. — L'office à celi qui a juridiction est trop let - (latissimum), car il puet doner la seisine des biens et - metre en saissine, et puet doner tutors as orfelins, qui point n'en ont, - et doner juges à cels qui pleidient ensemble. — Tout ce est otroié à - celi à qui l'en done juridiction, sanz quoi l'en ne puet la juridiction - desenvoloperDig. lib. 2, tit. 1, frag. 1 et 2 ; de - Jurisdictione..

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-
- § 2. -

Commendement est pur ou maulé. Commandemant est pur, quant l'en a poer de - glaive à punir les mauvès homes ; et ce apele l'en poer. Li - commendemanz est mauslez là où il a juridiction dedanz. Juridiction est - poer de doner jugeIbid., frag. 3..

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- § 3. -

Issint le commandèrent li grant seignor, que cil poet mander juridiction - qui l'a por son droit, non pas por autre bénéfice. Et se cil qui mende - la juridiction muert avant que la chose soit commencée, devant celui à - qui l'en l'a mandé, Jehan de - Beaumont dit que li mendement est nulIbid., frag. 5 et - 6..

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- § 4. -

Se aucun corrump ou dépièce par sa tricherie ce qu'est atabli par bons - princes, ou par chartre, ou par durable juridiction, ou par autre matère, il li det coter ; et an cest banc sont contenu - serf, et mesnie, et femes. Et andemantres que tex juridiction est - escrite, ou avant, ou aucun viant qui la dépièce, li bans ne les paroles - qui i ssunt ne serunt pas tenues. Et Geufroi de la - Chapele dit que c'est reisons. — Et si li serf la dépiècent, - et celx qui sont poure, se lor seignors ne's en défendent, il seront - tormenté. Et por ce fait l'en mencion de male trecherie : et se - aucuns la dépièce par niceté, ou par vilenie, ou se sa jotice le li - commende, en tex choses il n'est pas tenuz. Et se cil qui dépièce le - droit ou ses mains, ou commende à un autre qu'il le dépièce, andui i - sont tenu ; et se li uns le mande par conchiement, et li autres le - fit sen (sans) conchiement, li conchierres i est tenuz, et - l'autre non. Et se l'un et l'autre le font par conchiemant, andui i sont - tenuDig. lib. 2, tit. 1, frag. 7.. — Il ne soffira pas - que l'un en port la paine ; mais li dui l'en porteront, et le - penoirront. — Se la mesnie à aucun conchie la juridiction, et li sires - le pout deffendre, et ne le deffende, il n'i sont pas sostenu ; mès - li sires l'amendera an non d'aus, et li autre plusors foiz : ausint - com si plusors font injures, ou font domages, por ce qu'il i a plusors - fez, li uns n'est pas solemant tenuz, mès tuit. — Mès se aucuns soz fist - conchiement, que la juridictions fust dépecée ou corrumpue, lor il n'i a - que un consel, ne n'i apert mie plusors foiz : et Renauz de Triecot - le dit issitIbid., frag. 8, 9..

-
-
- § 5. -

Cil qui a juridiction ne doit pas fere droit de soi, ne de sa feme, ne de - son fiz qui est en son poer : quar plus tost sera esmeuz de fere - mauvestié en sa querele que en l'autrui forfet, aceuté - (excepté) le roi, que pot quenoistre de tot. — Se - aucuns d'aucune juridiction ait contre un autre de pluisors demendes, - dun chascune apartiene à la juridiction, et il n'i ait pas tant demandes - que al et (elle ait) passé mesure, cil qui à la juridiction - sera en porra quenoitre ; et se l'uns fet demende contre l'autre, - et li uns demande meins et li autre plus, et il ne saient plus d'une - jotice, li uns respondra à l'autre. Et toutes demandes sunt ci - contenues, fors d'éritage, com mesons, vignes, terres, molins, et asés - autres choses. — Se une demande est commune à plusors personnes, ausit com de partir héritage, ou de partir choses communes, - ou de bones metre, l'en doit veoir se la partie à chascun de cels qui - demende, se ele est de cele juridiction : et issit le commende - l'en, que l'en ne tiegne droit de ce don l'en n'est pas jugesDig. - lib. 2, tit. 1, frag. 10, 11..

-
-
- § 6. -

Nus ne puet tormenter son serf sanz cause ; mès il le puet bien - châteier atempréement.

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- § 7. -

Il convient que cil soit apelez juges qui est en aucun poer ; si com - l'en fet meors, serganz, prévolz, baillis, et autres qui governent le - pueple.

-
-
- § 8. -

Nus ne doit commender jugier à celi jor qu'il pert sa baillie.

-
-
- § 9. -

Droit otroie, et nos usons de celi droit, que se aucun qui a vingt et un - an ou anviron, se met en juridiction, l'en li porra dire droit contre - liIbid., frag. 12-14..

-
-
- § 10. -

Se l'en vait par airor à un prévost por autre, ne vaudra riens quanquez - l'en fera devant lui : car cil ne sera pas oïz qui dira que les - parties s'i saient consenties en li, et qu'il n'antendoient pas à - consentir. Jehan de Beaumont dit que cil ne consint pas qui foloie, quar - tel chose est plus contraire à consentement que à error, qui descuevre - la nicetéIbid., frag. 15..

-
-
- § 11. -

Li prévoz puet mender sa juridicion, ou tout, ou une pièce : car cil - à qui la juridicion est mandée n'use pas de sa juridicion, mès de cele à - celi qui la li mande. Ausint com li baillis ou li prévoz puet mander sa - juridiction tote, ausi en puet-il mander partie. — Se convenanz est que - autres prévolz que cil qui an la juridiction est, die droit, et avant - que l'en auge devant li, est meuée la volenté sanz dotance, nus ne doit - estre forcez de tenir ces convenancesIbid., frag. - 16-18..

-
-
- § 12. -

Nus ne puet fere pez sanz jotice, por qu'il i ait clamor, et por que il i - ait chose où il i ait à amender ; que cil qui a la juridiction n'i - ait amende.

-
-
- § 13. -

Come une pucele fust en plet devant son juge, ele fu condempnée ; - ele se maria emprès à un home qui estoit d'autrui juridiction. L'en - demendoit se cil porroit fere tenir la sentence au premier juge ? - et je di que oïl : quar la sentence qui est donée dou - premier juge est droite, et en toz quas doit l'en ce garder généraument. - —

-
-
- § 14. -

Cil qui est hors dou poer au juge, si ne fet ce qu'il commende, n'est pas - puniz, ausit com s'il vousit plus croître sa juridiction qu'ele n'estoit - d'avantDig. lib. 2, tit. 1, frag. 19, 20..

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- - - II. D'establissemanz. - - -
- § 1. -

Cet ban contient grant loiauté, et sanz marir nuil. Qui refusera à tenir - le droit q'il meismes dit, ou se fet dire ? nus ne doit ce - refuser.

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- § 2. -

Cil qui aura jugié ou establi contre aucuns noveau droit, il doit user - d'autretel droit à la requeste son aversaire.

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- § 3. -

Se aucuns empètre noveau droit devant son juge, et amprès, à la requeste - son aversaire, ne veaut cil user de celi droit, il doit sofrir que ce - tiegne et vauge an sa persone, qu'il crut que vausit en persone - d'autrui.

-
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- § 4. -

Cez paroles, que celui establist qui a juridicion, nos le devons prendre - en fet, non pas en parole.

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- § 5. -

Et s'il viout establir aucune chose contre droit, l'en deffent que l'en - n'i obéisse : quar ceste parole qui est apelée establir, senefie - parfete chose, et injure achevée, non pas commencée.

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- § 6. -

Et se aucuns dit droit entre aucuns, et il n'et (n'ait) - juridiction, ce qu'il dit ne vaut riens, et sa sentence est nulle : - car l'enforcement au juge ne vaut riens là où il n'a point de - juridictionLes § 1 à 6 sont extraits du frag. 1 : - Quod quisque juris in alterum statuerit, ut ipse eodem - jure utatur, au livre 2, tit. 2, du Digeste..

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- § 7. -

En ce droit est establi, se li juges fet trecherie, qu'il soit puniz, et - se li droiz est dit autrement qui ne convient, par la niceté as jugeons, - ce ne doit pas nuire au jugé, mès au jugeorsIbid., frag. - 2..

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- § 8. -

Se aucun empètre an cort contre aucun, et il let celi droit qui use, de - celi droit doit l'en huer (user) contre celi qui l'a - empétré ; mès si ne l'a empétrié, il n'est pas tenuz. Et s'il - empètre aucune cause (et en use) ou s'il - empètre por an user, tout n'en ait-il usé, cet ban le punitCe § et - les suivants sont tirés du frag. 3, au liv. 2, tit. 2, du - Digeste..

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- § 9. -

Se un procurator que j'ai establi en mes choses viot user d'un droit - contre mon aversaire, mis aversaires usera de celui droit contre - moi ; et se tutor ou curator de desvé pu à orfelin qui n'ait pas - quatorze anz, le demande, aura le il ? l'en li otroie : et ce - doit l'en garder entre tés persones.

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- § 10. -

Ceste (peine) est establie contre totes genz, non pas - solement contre celi qui demende ; mès ausit contre celi à qui l'en - demende.

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- § 11. -

Se celui por qui tu es plèges, empètre que aucuns qui riens li date ne - puisse user contre li de barre, et tu vuelles user en celui afere, don - tu es plus ; griés, il n'avient pas que tu n'en puisses user. Et - s'il avient aucunes foiz que tu soies grevez, come il avient que cil qui - doit ne puet paier, et tu chiés en ban, cil à qui tu demandes aura barre - contre toi, et tu n'en aras point contre li.

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-
- § 12. -

Se mi fiz qui est en mon poer chiet an cet ban, l'en demende s'il a leu - en demendes qui vienent en sa persone ? et l'en respont que l'en ne - quide pas que la condicion au père en soit peor. Or demende l'en, se - cete paine passe jusqu'à l'er ? Johan de - Beaumont dit que l'en ne doit pas paier son air. Cil Johan ne - dit pas ce sanz reson, et quide par cete cause que l'en ne puisse pas - redemander ce que l'en a paé : car ge quit que les naturés causes - remeint, qui défent que l'en ne puet redemender ce que l'en a paié, se - l'en ne veaut prover le contraire.

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- -
- - - III. De fere ce que li juiges commande. - - -
- § 1. -

Il apartient à touz juges, qui deffendent lor juridictions par jugement - de peine. Cil ne fet pas ce que li juges commende, qui ne fet ce qu'est - le darrenier de la juridiction : ausint cum se aucuns ne fet pas ce - que droit done, il convient que l'en i mete force ; et se aucuns ne - fet la fin dou commendement, il est chose veue qu'il a passé le - commendement. Se ton procurator, ou tutor, ou curator d'orfelin, ne fet - ce que li juges commende, il est puniz, non pas li - sires, ne li orfelins.

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-
- § 2. -

Renaut de Triecort dit que cil qui demende n'est pas seulement liez de - fere le commendement ; mès cil à qui l'en demande.

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- § 3. -

Cil jugement se clot, non pas solement en domage de la chose, mès en ce - que droit doit regarder ; et tout i ait-il pure peine, ale ne dure - pas outre l'an, ne contre l'air.Les trois premiers § de ce titre - sont tirés du frag. 1 : Si quis jus dicenti non - obtemperaverit, au liv. 2, tit. 3 du Digeste..

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- § 4. -

Nus ne doit fere somondre devant juge por héritage jusque l'an est semons - le juge, qui lo mete en sesine, que qu'an aut de la querele au juge.

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- § 5. -

Quant juges fet semondre un home por ses défauz, la semonse doit estre - fete par ses homes liges, trois foiz, et par tex qu'il les puissent - juger. Et si défaut, lors puet-il jugier contre li, hou - (ou) por li, et li troi jor doivent estre chascuns de - quinze jorz, et li quars de quarante jors.

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- -
- - - IV. De fere semondre devant juige. - - -
- § 1. -

De fere semondre devant juge. — N'est pas convenable chose de traire en - plet, sanz le congié de celui qui a juridiction : conte, viconte, - baron, baillif ne prévost ne ces granz seignors qui ont poer de punir - aucun, et de metre en prison por lor juridiction ; ne évesque quant - il doit chanter ; ne cels qui ne pueent mouver por ce qu'il sont en - religion ; ne cil qui vest por la commune chose, au communs - despens ; ne celi qui prent feme ; ne juges qui tient ses - plez ; ne celi qui est devant aucun juge por sa cause ; ne - celi qui siut aucuns de ses amis morz ; ne celi qui fet les - mortalles au mort ; ne cels qui vont morz entarrer.

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-
- § 2. -

Et cist establissement si est de par les rois : ne qui convient aler - por plédier, ou estre à fere droit à un certain jor, ou en un certain - leu ; ne desvé, ne enfanzDig. frag. 2, 3 et 4 : de - in Jus vocando..

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- § 3. -

Li rois deffent que fiz naturés ne face semondre lor père, ne franchi son - patron, ne serf son segnor : et ausit enten l'en des dames ; - ne ce ne soit fet sanz la volenté au segnor ou au prévost. L'en apèle ci - père et mère, cels qui sont en léal mariage nez. — Et - l'en demende se cest bienfice dure gaires ? et l'en dit que oïl. Et - dit l'en qu'il dure jusque au tierz genoil, et commence l'en au filz, et - puis au père, et puis à l'aol, et issit en montant, cels que l'en apèle - greignors : Geufrois de - la Chapele dit que ce sont les plus anciens.

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-
- § 4. -

Et se aucuns est bastart, il ne porra sa mère fere semondre, quant il est - bien certains qu'il est ses filz, tout ait-il plusors pères. L'en apèle - celui père, qui est mariez.

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-
- § 5. -

Nus ne puet apeler en cause, se n'est par le prévost, cels que l'en a - desus nomez : quar l'en doit à tex genz porter révérenceDig., - lib. 2, tit. 4, frac. 4-6..

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- § 6. -

L'en puet traire en cause les parenz au père avoé, por ce que cil ne sont - pas si parant, comme il ne soient solement que lor queneuz.

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-
- § 7. -

L'en ne puet apeler en cause père avoé, tant com l'en est en son - poer : quar plus i a droit de poïr que commandement de - jotice ; se ce n'est fiz qui a ce qu'il gaagne par soi : - lores, quant l'en a oï la cause, l'en li suefre. Tant comme l'en est en - avoement, l'en ne puet son père naturel semondre, ne patron, ne patrone. - L'en apèle ce (ci) patron, qui de sers font frans. L'en dit - que tel droit ne puet passer à mon fiz, de tel franchi, tant com je - vive. Gefroi - de la Chapele dit encontre. Aucun loent sa sentence, segont ce - qu'il avient que li patrons est trez en cause, li filz qui est - juvenceaus n'i est pas trezIbid., frag. 7, 8..

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- § 8. -

Et se j'ai acheté aucuns par convent que je le franchise, et cil vient - (à) la franchise par la convenance, je sui patron, ne - ge ne porrai estre trez en plet, se n'est par le prévost. Et se ge l'ai - acheté de ses deniers et ge ne garde ma foi, ge ne serai pas patron. Nos - apelons celui patron, tout ne soit-il pas forbeni, ou se li franchi est - forbeni, endomentres qu'il est avoez par conchiement : car il cèle - son servage, parce qu'il se suefre à metre en autre main, ne issit ne - puet l'en voer qu'il soit franchi. Mès se li patrons l'a seissi de la - franchise, ge cuit qu'il doit porter révérence au patron, jà soit ce - qu'il soit ses filz de don de noblece. Autre chose est de celui qui le - prince fait francIbid., frag. 10, pr. § 2 et 3..

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- § 9. -

Cil que aucuns communs en citez franchist, les porra toz - trère en plet : chascuns par soi n'est pas ses patrons ; mès - il doit porter révérence au commun, et s'il veut emplédier le commun ou - l'université, il en doit demander congié au juge.

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- § 10. -

Et se patron devent estre envoié en essil, Renaut de - Tricoi dit (qu'il) quide qu'il ait perdue honor ; et s'il - est rapelez, li preuz de ce ban li est toz saus. Et si mes filz qui est - hors de ma mein avoe un fiz, cil niez porra estre trez en cause.

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- § 11. -

Li prévoz deffendi que nus ne apiaut autre en cause sanz sa volenté, et - il le voudroit lors, se l'en demande cause lède et honteuse, dont le - patron est trez en plet, ou li parenz ; et tot doit ce fere li - prévolz, que li franchi tret en plet son patron, s'il li a fet - disconvenue, ou s'il l'a batu laidement. Li franchiz porra trere en plet - le procurator, le tutor, le curator au patron, et ce porra fere sanz - paineDig., lib. 2, tit. 4, frag. 10, § 4, 6, 8, 12, - 13..

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- § 12. -

Jà soit que li prévolz ne dot pas, quant il aura queneu de la cause, - qu'il dongne sentence ; mès il atrempera sa juridicion si sagement - qu'il metra celx en bone pez.

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- § 13. -

Se li franchizapèle les filz au patron en cause, contre cest ban, et se - li filz est ou poer au père, l'en loe qu'il l'en secore au fiz, quant li - pères n'est présenz, et cil filz est (ait) contre son aversaire action - de peineIbid., frag. 11, 12..

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- § 14. -

Nous ne poons pas apeler généraument en plet persones an cui l'en doit - révérence, sans le commandement au prévost. Se li patrons se plaint de - son franchi, et cil se veaut deffendre, il doit prié celui qui tient les - plez de miséricorde, et emprès l'en li otroie qu'il se - deffendeIbid., frag. 13, 14..

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- § 15. -

Li franchiz balla sa demende contre son patron, ne ne fesoit pas semblant - qu'il fust ses franchiz, ne cil ne disoit pas qu'il fust. L'en demende - s'il le puet fere ? et l'en dit que oïl : quar cil qui balle - sa demende devant son aversaire n'a pas veu, quant il n'i a contredit, - que ses averseres soit fet (ses) patrons.

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- § 16. -

L'en demende se li tutor, an non de l'orfelin, puet trere an plet sa - patrone, sauf (sans) la volenté au prévost. Ge di, qui se plaint - d'aucune chose au non de l'orfelin, que ele n'est pas - patrone, bien le puet fere sanz requerre le prévostDig., lib. 2, - tit. 4, frag. 15, 16..

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- - - V. De cas de haute jostice et de baronie. - - -
- § 1. -

L'en doit semondre devant juige tantost, sanz délai, de murtre, de rat, - de larrecin, de traïson, d'omecide, de membre tolu, de chaable, de - force, et d'itex fez senblables ; et de chetel, segont la loi, et - de héritages, et de censives, à huit jorz, et de fiez, à quinze - jorz.

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- § 2. -

La semonse de l'ostel le roi doit estre recevable segont la loi où cil - est, et axuené (essoiné) à trois semaines, et à un - mois : et ce est en la volenté le roi.

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- - - VI. De trives fere doner. - - -
- § 1. -

L'en doit au juige montrie por trives avoir.

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- § 2. -

L'en dit ci que l'en doit trives fere doner à toz tens et à totes ueures - (heures), ne que ce ne doit estre alongié. Car trives - si est sauvement de cors d'ome et sauvement des biens desus terre, et - ôte acheson que nus ne forface, et est alonguement de vie, et est - espérance de pez, et garde home de péchier, et por ce que toz biens en - vienent, et toz maus en doivent remenoir, ce est si haute chose que nus - ne la doit aloignier, qu'ele ne soit donée en tote cort où home sera - trovez.

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- - - VII. De celi qui plévist que aucuns vindra a jor. - - -
- § 1. -

Cil qui plévist por moi que ge vendrai au jor, est tenuz de moi avoir au - jor. Et se aucuns promist sanz doner caution de li avoir au jor, il le - doit avoir au jor.

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- § 2. -

Aucuns quidièrent que l'en ne puisse nus de sa meson trere en plet, parce - que sa meson est à chascun segnor refuige, et qui nul en tret d'iqui, il est légière chose qui li fet force. Asés a peine celi qui - n'a que le deffende, ne que paer qui se repont ; et certaine chose - est qui met son aversaire en saisine de ses biens. Et se l'en le trueuve - en aucun certain leu, bien le puet l'en pleidier.

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- § 3. -

L'en ne puet trere en plet cels qui ovrent en vigne, ne qui se beignent, - ne qui sont en moutiers. Et cil qui est en sa meison puet estre - semons.

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- § 4. -

Mès l'en ne le doit pas traire de sa meison. Et ce l'en otroie à cels qui - n'ont pas fet chose par quoi lor cors périsse.

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- § 5. -

L'en ne puet semondre celx qui n'ont quatorze anz, ne puceles qui sont en - autrui gardeDig., lib. 2, tit. 4, frag. 17-21 ; 22, - pr.

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- § 6. -

Cil qui est semons en droit, doit estre leissiez en deus quas : li - uns est, s'il a essoine et il i anvoit soufisant qui le défande ; - ou se, demantres qu'il i vient, fet pès, sauve la droiture au - seignorIbid., frag. 22, § 1..

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- § 7. -

Se aucuns est semons, et donge plège d'étier (d'ester) à droit, et cil - plèges n'ait de quoi paier, autant vaut comme s'il n'en avoit unques - point doné. En quelque menière que aucuns soit semons devant le prévost, - ou devant le baillif, il i doit venir por alléguier son privilège, s'il - a, por soi deffendre.

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- § 8. -

Se aucuns est trez en plet de son juge, et il n'i vet, li juges le punira - segont raison, por le despit de la juridiction : car l'en doit fere - espenoir as fos lor folie. Et s'il ne vaut riens au demendeor à avoir - tret son aversaire en plet, la poine est sor luiDig., lib. 2, tit. - 5, frag. 1, 2 : Si quis in jus vocatus non - ierit..

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- § 9. -

Se aucuns promet en cort qu'il aura acun à droit, si n'i a mise peine, - s'il n'i viant, l'en ne li siet que demander : et issit le dit Jehan de - Beaumont. Mès le domage que l'en i a puet l'en - demanderIbid., frag. 3..

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- - - VIII. Cil qui sont semons a jor, i aillent, ou i envoient. - - -
- § 1. -

Cil qui sont semons, allent au jor, ou il i envoient pour aus qui les - plévissent.

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- § 2. -

L'en commende en cest ban, que se l'en done plège que aucun - viegnent à jor, que l'en le pregne bien soufisanmant, fors en persones - nécessaires, si comme père, comme fiz, ou patron : car en cel leu - reçoit l'en tex plèges com l'en le puet avoir ; et de patrone, et - por bruz. Et lors doit doner sentence contre le juge qui ne le reçoit ou - demende, comme il sache le besoing des parties. Et sachiez que l'en doit - tenir plège por bens et por riches en tex personesDig., lib. 2, - tit. 6, frag. 1-3 : In jus vocati ut eant, aut - satis vel cautum dent..

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- § 3. -

Qui promet trois homes à fere venir à jor, s'il en i a un seulement, il - n'a mie fet ce qu'il a promis, comme il n'en i ait amené que - unIbid., frag. 4..

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- - - IX. Que l'en ne destorbe aucuns venir a jor. - - -
- § 1. -

Que l'en ne destorbe par force celi qui sera semons.

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- § 2. -

Li rois Loys fit ce ban, por metre à mesure cels qui destorbent à venir à - jor celx qui sont semons. Jehanz de - Beaumont dit issit, que se aucuns fet mal, l'en doit doner - contre lui sentence de malfet, s'il ne le fet par le commendement le - roi, et lors s'il a sentence contre lui, ele sera sanz paineDig., - lib. 2, tit. 7, frag. 1, pr. § 1, Ne quis eum qui in - jus vocabitur, vi eximat..

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- § 3. -

Gefroi de la - Chapele dit que cil bans n'a pas leu, se cil est hors dou poer - à celui juge qui le fera semondre.

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- § 4. -

Et certes, qui apèle tex gens, il ne fet pas tort qui les destorbe de - l'aler au jor.

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- § 5. -

Et encor se puet meaus tenir celui d'aler au jor, qui sot que aucuns l'a - semons qui semondre ne le deit fere.

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- § 6. -

Et se aucuns détient aucun serf, qui est semons, de venir à jor, l'en dit - que bien le puet fere, quant ses sires ne fut amonestez qu'il en feit - droit : quar l'en ne doit pas semondre tex persones sanz le seu au - seignor cui il est. Et qu'en fera l'en s'il vient au jor ? l'en ne - le doit pas recevoir, se l'en sot qu'il fust serf, jusque ses sires en - fust amonestezIbid., fr, 1 § 2, frag. 2, 3, pr..

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- § 7. -

Johans de Beaumont dit que, se aucuns destorbe autre qu'il ne - viegne au jor, par force ou par trecherie, cil bans le met en paine.

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- § 8. -

Cil bans : destorbe, ou soutrere, est mult généraus, si comme Johans - de Beaumont dit. Soustrere c'est tolir, en queque menière que l'en le - face, ausit com se aucuns ravisoit aucun par force, et le destorbast - qu'il ne venist à jor, et qu'il perdist sa demende ou sa défense, ou que - la chose fust dou tot perdue. Cil est droiz destorbeor, tout - (n'i) ait-il le cors dou destorber ; cil est tenuz - de cest banz. Et se aucuns détient celui qui est tenuz en plet, par - trecherie, certaine chose est qu'il est tenuz en plet par cest ban. Et - li rois deffent que nus ne face par quoi li semons ne viegne au jor. Et - cil puet bien estre destorbé sanz tricherie, quant il n'est dou poer au - jugeDig., lib. 2, rit. 7, frag. 3, § 2, fr. 4..

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- § 9. -

Et se aucuns est destorbez par autre que par celi qui ne le puet fere, - s'il est présens ou non, sentence por le fet est donnée contre celui qui - le destorbe. Et en celui jugement n'est pas commune la vérité, mès tant - com li desmenteor prise la chose dom est li contens : et c'est - ajosté, que l'en doit voir s'il i a droit, por doner la paine contre - celui qui a tort. Et Johan de Beaumont dit que chascun doit motrer qui - soit exanz, s'il est, c'est-à-dire qui n'est pas dou poer à celui juge, - par si qu'il ne soit pas tenuz d'aler devant celui juge. Et s'il i - vient, la paine remaint, por ce que l'en doit entendre les paroles o le - parfet. Et tel jugement est de fet ; et s'il i a plusors qui - l'aient empeschié, la paine corra contre toz ; et as ers donra l'en - le jugement, s'il i ont domage ; ne ne sera pas doné à l'oir, ne - contre l'oir, ne emprès l'oir (l'an)Ibid., frag. - 5..

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- § 10. -

Cil qui sont tret (soustret) à force le détor, se cil qui le - fortret (paie), il ne délivre pas celui por cui il - paie : car l'en doit entendre qui paie la paine dou - forfetIbid., frag. 6..

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- § 11. -

L'en demende comment l'en puet tex choses prover, de metre sus à home que - l'en le destorbe ? et l'en respont qu'en tex choses ne sont que - sormises ne que sairement.

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- - - X. Qui sunt forcié de doner plège. - - -
- § 1. -

Qui sunt forcé de doner plège, ou de jurer, ou de prometre - que cil por qui il i vienent, vendront à jor.

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- § 2. -

Autant fet satisfacion comme fere gré. Quar ausi comme nos feisons gré à - celui à qui nos feisons son desirrier, ausi fesons-nos à son aversaire, - quant nos le fesons segur de ce, por plège, qu'il nos demendeDig., - lib. 2, tit. 8, rub. frag. 1 : Qui satisdare - cogantur, vel jurato promittant, vel suœ promissioni - committantur..

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- § 3. -

Uns borgois qui done plège d'aucun à fere venir à jor, doit l'en doner - riche, c'est à entendre que l'en puisse légièrement nanter ou trere en - plet.

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- § 4. -

Se aucuns done plège de venir au jour à tex persones qui n'ont poer de - riens demender, la plévine n'est mie. Le filz puet estre plège por le - père, tout soit-il à autruiIbid., frag. 2..

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- § 5. -

Li rois done demende contre le plège qui promist que aucun vendroit à - jor, de tant comme la chose vaut ; et mius vaut que li plèges soit - tenus de tant com la chose se monte, s'il ne s'oblige por certaine - chose.

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- § 6. -

Se la demende est tele qu'ele vaille deus, ou trois, ou quatre, Jehan de - Beaumont dit que li plèges est tenuz de tant com la chose - vautIbid., frag. 2, § 5, frag. 3..

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- § 7. -

Se cil muert qui done plège de venir à jor, li prévoz ne doit pas - commender que cil iviegne ; et s'il le fet, et ne le sache qu'il - soit mort, la demende doit remaindre ; et s'il muert emprès le jor - qui dut venir, ou soit forbenis de la cité, la demende porra bien estre - feteIbid., frag. 4..

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- § 8. -

Se aucuns plévist por aucuns condamné et li condempnez muire ou soit - forbeniz de la cité, l'en fera sa demende contre le plège que l'en siet - bien, jà por ce ne remaindra.

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- § 9. -

Qui ne voudra recevoir plège que l'en siet bien que bien puet paier la - chose, et ne le voudra recevoir por autre venir à jor, li refusez plège - se puet pleindre de celui qui le refuse : car ce n'est mie que l'en - ne voie injure, et viaut l'en celi détraire en cause qui - veaut doner bon plège ; et le plège que l'en ne veaut recevoir se - puet plaindre ausint comme de tort que l'en li a fet.

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- § 10. -

A totes les foiz que l'en plévist ou l'en fet gré en mauvèse menière, - l'en n'i a plévi ne fet griéDig., lib. 2, tit. 8, frag. 5, - 6..

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- § 11. -

Geufroi de la - Chapele dit que l'en puet bien prandre juge en plèges, et puet - bien refuser le juge, se l'en viaut. L'en doit garder qu'en die - droit ? et l'en dit que le demendeor le doit refuser. Et se l'en ne - puet avoir autrement pleige, l'en li doit dire qu'il n'usera pas de son - privilége, et il doit ce otroier.

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- § 12. -

Se plévine est nécessaire, et cil à qui l'en demende ne la puet pas doner - légièrement, l'en doit voir là où il est semons, s'il puet doner plège - en une autre cité de la province. Et se aucuns plévist par sa volenté, - l'en ne l'envoira pas en autre leu por doner plège, ne cil qui par - besoing s'otroie à doner plège n'i gaaigne riens ne n'i pert.

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- § 13. -

Se l'en ne done pas plège por meubles, et la persone soit sopeceneuse, - que l'en viut que l'en done plège, il le doit doner devant le juge, s'il - plest au juge, jusque il ait fet gré, ou que li plez soit - achevezIbid., frag. 7..

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- § 14. -

Renaut de Triecot dit : Cil qui pleidoient ensemble se doivent - acorder de metre jor ; et s'il ne s'i acordent, li juges li doit - metre sufisanment, et doit atremper et de çà et de là l'afere.

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- § 15. -

Qui done feme en plège sanz le seu au seignor, ne done nul plège ; - ne enfant non aagé, se n'est par l'autorité à celui qui le doit - garder ; ne desvé ne doit estre plège. Et se l'en demende au mari - chose qui soit dou doaire sa feme, la feme porra estre plège en sa - chose.

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- § 16. -

Se aucuns serf vient avant, qui pléyisse sanz le congié son seignor, la - plévine est nule ; et se li sires le siet, ou s'i consient, la - plévine vaut. Et à celi qui n'a quinze anz passez doit l'en aidier, et à - feme por sa nicetéIbid., frag. 8..

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- § 17. -

Se li plège devient eir à celui qui le mist en plège, ou celui qui le - mist en plèges à lui, il doit rendre la caucion.

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- § 18. -

Se tutor et curator plévissent la chose à l'orfelin estre sauve, il doivent estre seisi de la chose : quar il convient - qu'il plévissent à rendre la propriété et les fruiz.

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- § 19. -

Gagez (le gagez) doit doner plège de randre le lés, quant li - juges voit qu'il en est mesters. Li er meismes doit doner plège qu'il - fera gré dou lés ; et s'il ne le fet, il sera dessessiz de la - chose. Et se le gagiez ne puet doner plège de rendre le lés, li eir doit - requerre qu'il ait la sesine, en donant plège de rendre le lés : si - que non, la chose sera mise en sauve mein par le juge. — Se le gagiez - est mis en saisene del lés par les juges, sanz trecherie et sanz cope, - l'en ne le puet plédierDig., lib. 2, tit. 8, frag. 8, § - 4..

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-
- § 20. -

Et cil qui ne puet doner plège à Orliens, le doit jurer ; et qui le - puet doner à Paris, ne jurra pas qu'il ne le puet doner allors ; - mès il jurra qu'il ne le fet par barat ne par conchiement : et - issit ne le puet l'en forcer. Et se aucuns a convent de donner plège en - un leu, et il le done allors, il ne le prendra pas, s'il ne veaut.

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-
- § 21. -

Se li baillif done arbitre à enquerre qui sont plège de aucune cause, se - les parties voent qu'il dient son arbitre malement por son dit, il en - puent apeler ausint comme de jugesIbid., frag. 8, § 5, 6, frag. - 9..

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-
- § 22. -

Se arbitre dit que li plège sont bon et bien rendant, l'en les i doit - tenir, com cele querele puist estre portée à un autre bon juge par apel. - Et qui dit chose por quoi li plège ne valent riens, ce que li arbitres - dit que li plège estoent bon, bien se gart, s'il a pris icés à sa - volenté, il s'en doit tenir apaiez.

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- § 23. -

Et se mésaventure avient as plèges andementres, ou de povreté, ou de - aucune autre chose, se l'en siet qu'il soit issit, il convindra que l'en - doint autres plègesIbid., frag. 10..

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-
- § 24. -

Geufroi de la - Chapele dit : Se ge te mandai que tu demandasses une - tenure por moi, et tu en preis plège, et anprès la fès demender par mon - commendement, li plège que tu as pris en sont tenu vers moi.

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-
- § 25. -

Acordé est de toz que li eir tindra le éritage par conduction, c'est à - entendre à rendre ce dont ele est chargie, et doit doner plège de - l'éritage ou dou fez ; et quant la conduction faut, la plévine - faut. Et se pluisors sont atablir (établis) - commun, se l'en plévist, l'en plévist por tozDig., lib. 2, tit. 8, - frag. 11, 12, 13..

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-
- § 26. -

Se filz défant son père qui est hors dou païs, ge demans s'il doit donner - plège de rendre ce que l'en jugera ? et G. dit que celui qui - deffent celi qui n'est pas présenz, tout soit-il fiz ou père, est tenu - de doner plège, par la force dou ban J. B. L'en doit savoir se - (que) cil qui porfist (possède) teneure - n'est pas tenuz de doner plège. L'en apèle cel possessor qui a terre, ou - a borc ou a cité, ou a pou ou a grant. Celui qui en a la sole seignorie - est possessor, et cil qui a ou qui tient aucune terre por l'amender, est - possessor ; et cil qui n'en a, san plus, fruiz, n'est pas - possessor. Le créancier qui tient le gage n'est pas possessor : cil - qui tient en bal n'est pas possessorIbid., frag. 14, - 15..

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- § 27. -

Se teneure est donée en doaire, et la feme et le mari sont possessor, par - la seissine qu'il en ont. Li orfelin et li tutor, s'il porsient, sont - tenu por possessor ; et se un tutor porsit, autant en doit l'en - dire.

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-
- § 28. -

Se tu me demendes la chose que ge tien, par jugement qui a esté dit - contre moi, et ge apèle au roi, l'en demende se ge tieng cele - chose ? et l'en dit à droit que ge la porsief, tant com la cause de - l'apel durra : ne ce ne nuist pas, se ma chose vait en autre main. - L'en doit voir le tens de la plévine, et qu'ele soit fete segont - droitIbid., frag. 15, § 3..

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- § 29. -

Un jura ou jugement qu'il auroit aucun à jor, ne se parjure pas s'il n'i - vient, por qu'il reviegne (ne viegne) par l'otroi à cels à - qui il juraIbid., frag. 16..

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- § 30. -

Et se aucuns nie qui ne soit pas plèges, comment en doit-il estre - atainz ? et l'en dit que par le recort de la cort où il fut plège, - se la cort est tele qu'ele port recort. Et se la cort n'est tele qu'ele - porte recort, cil qui demende le doit prover por soi et par tesmoing, et - i aura gage, se les dui parties se consentent, s'il i a cause dont gaige - doie nêtre. Et se la cause est si petite qu'il n'i ait gage, li chois de - la prove est à celui à qui l'en demende.

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- § 31. -

Uns hons fist semondre un autre, et dit issint devant le juge : Ge - demendoie à Tybert cent ; tu le plévis qu'il vendroit à jor ; - dedanz le jor, il s'en est foïz : si te demant l'ome, - ou les cent t. (tournois ?) Li copables nie la - plévine ; li autres dit issint : Se tu viauz nier qu'il ne - soit voirs, je sui près dou prover por moi et par deus garanz, si com ge - devrai, en champ et par batalle, si com il devroient ; et li autres - fet encontre tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demende que en - dit droit ? et l'en respont que cil à qui l'en demende, est loisans - de prendre la prueve de celui et de ses garanz, et de quenoistre que est - voirs, ou d'escondire vers l'un des garanz par gage de batalle.

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- § 32. -

Jehanz de - Beaumont dit : Se aucuns promet vers celui à qui l'en a - fet le forfet, plège de venir à jor, J. dit qu'il ait en cele cause où - il est lores, jusques li juges en ait jugié droit. L'en demende que - veaut dire ceste parole qui est desus, qui dit en cele cause ? et - ge di que cil i doit estre en cele cause, qui n'empire pas le droit au - demendeor. Quar se cil qui estoit au plet en yuel leu, ala en plus fort, - et mua le leu en sa persone, por grever son aversaire en poine ou en - despens, je di qu'il ne le puet fere.

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- § 33. -

Nos usons d'autre droit : quar cil n'et pas délivré, qui est queneuz - qu'il a forfet, ains est tozjorz tenuz vers celui à qui il fet le - forfet, jusque il ait amendé segont le forfet. Et se cil n'a riens que - sun cors, l'en le doit metre en paine corporel, por ce que aucuns - (n'ait) achoison de fere forfetDig., lib. 2, tit. - 9, frag. 1, 2, pr. : Si ex noxali causa agatur, - quemadmodum caveatur..

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- § 34. -

Se li serf n'et pas présenz, contre qui aucun viaut plaidier de forfet, - et li sires soit présenz, qu'il quenoisse qui l'a jà en son poer : - Jehan dit que l'en doit le seignor forcier dou serf fere venir avant au - jor, ou qu'il pregne lou plet sor lui ; ou se il ne le veaut - deffendre, qu'il dont plège, que au plus tost qu'il porra le fera venir - avant. Et s'il veaut qu'il ne soit mie en son poer, il est tenuz - d'amender le domage que li demanderres i aura par sa mençonge. Et se li - serf est présens, et li sires n'est pas au païs, ne il n'i ait qui le - défende, li prévolz le retindra jusque li sires soit venuz ; et - quant li sires sera venuz, il le deffendra ; et s'il ne le veaut - deffendre, il le lerra corre en la cause dou forfet. Et se l'en plédie - d'aucun, que n'a en la chose que son usage, de cause de - forfet, et il en chée, l'en li doit tolir son usage, se li usages vient - à lui par don, porce qu'il n'est mie recorz dou bienfet que l'en li a - fet, et fet de bonne foi male foi. Et s'il a achaté l'usage, et il soit - condempnez dou forfet, ausit le perdra-il, por ce qu'il n'ait acheson, - ne autres, de fere tricherie ne desloïautéDig., lib. 2, tit. 9, - frag. 2, 3..

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- § 35. -

Se pluisors ont un serf, et li un le vuelle deffendre por sa part, il ne - sera pas oïz, ainz convendra qu'il le deffende tot le serf, non pas - demi : quar l'en ne doit pas respondre de forfet en partie, mès en - tot.

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- § 36. -

Se aucuns promist qu'il auroit à jor un serf, et il a au jor franc, se la - cause est de forfet, bien s'aquité ; et se la cause est en nom de - servage, il ne l'a pas au jor si comme il doit : car autrement done - l'en en plège de cause de servage, et autrement de cause de forfet.

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- § 37. -

Se aucuns promet qui aura au jor un franc, bone chose est qu'il le doit - avoir franc, porce que li quas de la franchise est en la cause - envolopezIbid., frag. 4-6..

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- - - XI. De celui qui destorbe aucun qu'il n'auge a jor. - - -
- § 1. -

Se celui qui destorbe aucun qu'il n'alle à son jor. — Loys roi cuida - très-bone chose fere de refraindre la trecherie à celui qui destorbe - aucun qui ne viegne à son jor. Et il ne cuidet pas solement de celui qui - le retint o ses mains par tricherie ; mès cil qui le fit retenir à - ses sergenz, ou qu'il pria qu'il fust retenuz. Nos apelons ce mauvèse - trecherie, que se aucuns nonce aucun qui vet à son jor acune mauvèse - novele, por quoi il s'en retort, par droite achoison bien le puet fere, - s'en ne li fesoit fauseté entendent, il i seroit tenuz ; jà soit ce - que aucun dient, que la cope en est sor celi qui aloit à son jor, por ce - qu'il crut trop légièremantIbid., tit. 10, frag. 1 : De - eo per quem factum crit quo minus quis in judicio - sistat..

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- § 2. -

Se cil à qui l'en demende ne vet pas à son jor par la tricherie à celui - qu'il li demende, ne aura pas demande contre lui, et c'est la poine de - la tricherie, porce qu'il i ait reson envolepié : autrement vet, se - autres l'empesche. Et se pluisors le li font par - trecherie, tuit en sont tenu ; et se li uns en fet la poine et - l'amande, tuit li autre en sunt délivre : car il ne nuist riens, se - tuit se consentent de plédoïer en un de ceste cause, bien le pueent - fere ; ne ceste demende n'est pas donée que dedenz l'an, ne n'est - pas donée à l'air, ne contre l'airDig. lib. 2, tit. 10, frag. 1, § - 3, 4, 6..

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- § 3. -

Se li serf à celi qui me demende, par le seu au seignor, et qui pas ne li - deffent, fet que ge ne puisse aler à mon jor, J. B. dit que g'é - (j'ai) bone barre contre le seignor au serf, que li - sires n'i puisse gaagner. Et se le serf le fet contre la volenté au - seignor, J. B. dit que demande de forfet doit estre donée contre le - serf ; ne son fet ne doit pas nuire au segnor, ne mès tant qu'il - les mete hors de soi : quar il n'i a péchié de riensIbid., - frag. 2..

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- § 4. -

Gefroi de la - Chapele dit : Demende de fet avient, en ce ban, à celui - qui fist tant que celui qui estoit citez ne vint à son jor, por tant com - il i aura eu doumage. Et se cil qui fera par sa tricherie que l'en ne - puisse aler à son jor, yuel chose sera que s'en le demende, qu'il perde - la sesine, qu'il ne gaent en sa trecherie ; et s'il demende, que - l'en ait barre contre lui, jusque il ait amendé à l'agart de la cort. Et - se li demendeor par le cochiement son aversaire est destorbez, et li - copables par le cochiemant au demandeor est destorbez, li prévolz ne - s'entremet fors par sa demande : quar conchiement ira contre - conchiementIbid., frag. 3..

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- - - XII. Se aucuns ne tient les plévines de venir a jor. - - -
- § 1. -

Se aucuns ne tient pas les plévines qu'il fist por venir à jor, li rois - commende que nus ne soit semons qui n'ait licence de venir à son jor, et - qu'il et (qu'il ait) vingt mille pas en la jornée, fors - celi jor où il convient plédier : quar tel jornée n'est pas griève - ne à l'une partie ne à l'autreDig., lib. 2, tit. 11, frag. - 1 : Si quis cautionibus in judicio sistendi causa - factis non obtemperaverit..

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- § 2. -

Nos requirons que l'en ait celi à jor que l'en ait plévi, tout ait l'en - fet pez de la chose, por savoir la droiture au prévost.

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- § 3. -

Se aucuns sanz trecherie est destorbez par droite cause, qui ne puisset estre à jor, segont ce que l'en a promis, droiz dit qu'il a - bone barre ; et ausint, se l'en demende à tesmoing - porterDig., lib. 2, tit. 2, frag. 2..

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- § 4. -

Nos clamons droite cause, maladie, prison, tempeste, cretine ; la - mort de prochein ami ; noces de li, ou de son filz, ou de sa fille, - ou de celi qu'il aura en garde ; ou s'il est de garde, ou s'il est - en prison ou febleté ; ou se fame est grosse environ l'ore de - enfanter ; ou se aucuns chiet en forsenerie ; ou se li ponz - est dépecez et il n'i ait point de navie. Et nos entendons tempeste qui - viegne à cele jornée, à tel hore que l'en ne puisse aler à son - jor ; et dou fluve ausint, s'il est si granz. Et se aucuns chiet - issint, qui ne set la tempeste ne la force dou fluve, et que s'il fust - meuz avant, il fust bien passez, et il se mist en tel besoing, barre li - aura mester, quant l'en aura oï la cause : quar l'en ne li doit pas - si atrecier, que l'en ne li die : Porquoi [ne] meus-tu - avant que li jorz venist ? Ne ne doit l'en pas sofrir qu'il i ait - domage ; ne barre ne doit pas avoir mester à aucun, quant il n'i a - ne angoisse ne péril. Autretel barre a cil qui fut retenuz de jotice, et - la retenue fu fete sans sa coupeIbid., frag. 2, § 3..

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- § 5. -

Et se aucuns est condempnez à mort, ou forbeniz dou païs, l'en li doit - aidier : quar il a assez paine. Nos devons entendre quant il est - dampnez ou de mort ou d'esil. Et ceste barre est nécessaire à ses - plège.

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- § 6. -

L'en demende se dous se puent acorder qui plèdent ensemble, que l'un ne - puisse metre barre contre l'autre par cause por venir à jor ? Et G. - dit nenil, que tés convenances ne valent riens : quar tés - convenances engendre mauvès gaen, et movent péril de pardurable salu. - Mès ge cuit qu'ele vaut issint, se les quases des barres sont - espéciaument devisées, à qui li prometeor renoiee espéciaument par sa - volentéIbid., frag. 4..

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- § 7. -

Encor demende l'en se aucun qui ne doit pas doner plège de venir à jor, - done plège, savoir se il et si plège i sunt tenu por vice ? et je - orrai qu'il i a devise : quar si plévi par folie, il n'i sunt pas - tenu, et s'il plévi par convenance, il i sont tenu. Car si plévi par - niceté, ce dit G., por achoison d'ester à droit, il doit avoir barre qui - issint promet ; et s'il i a promesse par convenance, G. - dit que la barre sera ostée, par la reson de promesse en - convenanceDig., lib. 2, tit. 11, frag. 4, § 5..

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- § 8. -

Renaut de Triecot dit : Se dui à qui l'en demende prometent l'un por - l'autre, qu'il vendront à jor, ou peine, et li un destorbe l'autre, la - paine doit estre commisse, por ce qu'il sont compagnon, por ce que la - tricherie ne lor valle rien.

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- § 9. -

Et se dui prometent qui sont tret en cause que l'un vendra à jor, et il - n'i viant pas, et le demandeor veant, et demant à l'un la chose, et à - l'autre la paine de ce qu'il ne vint pas au jor : s'il demende la - paine, il sera hors de la barre. Et se li pères promet que sis fiz - vendra à jor, et emprès viant cil qui demende, et emplède par le marchié - dou fiz, barre metra hors le père de la paine ; et autresit est se - li fiz promet, et le demandeor plède ou le père de la chose au - fizIbid., frag. 5..

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- § 10. -

Se aucuns done plège de venir à jor, et por ce qui fut en l'afère dou - commun, ne vint pas : nos dison que li plège n'i est pas obligiez, - fors de li avoirIbid., frag. 6..

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- § 11. -

Se serf promet qu'il vendra à jor, et il n'i vient, la promesse - vaut : quar au mains i doit-il venir por soi escuser. Et se l'en - promet por plusors sers de venir à droit, l'en port toute la poine, se - un en faut, si com dit R. : car voirs fui que tuit n'i vindrent - pas. Et se la poine est prise et offerte por celi qui se deffalli, et - amprès demant l'en as autres la poine ce qui en remaint, cil qui sera - tret en plet de ceste promesse aura barre contre l'autre de - tricherieIbid., frag. 9..

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- § 12. -

Se aucun promet à avoir à jor aucun, qui estoit jà délivrés de la demende - que l'en li fesoit, il i doit envoier, por savoir et por enquerre et por - cerchier la vérité de sa délivrance.

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- § 13. -

Aucun que voloit pleidier d'injure avoit un plège, que sis aversaires - vendroit à jor ; et quant la promesse fut acordée, li plège mori. - L'en demende se si eir i sont tenu ? et l'en dit que non : et - dison, quant aucun voit plédier de plévine à l'oir à cel qu'il plévi, il - n'a pas action de plédier à celiIbid., frag. 10..

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- § 14. -

Se aucuns promet que aucuns vendra à jor, il le doit fere venir en cela (cele) cause, si que cil qui demende - n'i puisse avoir domage par son délai ne par son barat.

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- § 15. -

A toutes les foiz que sers est pléviz de venir à jor por plédier, ou por - soi deffendre, ou li sers meismes le promet, la promesse ne vaut riens, - ne la plévine ne vaut riens : car sers ne puet demander, ne l'en ne - li puet demander, sanz son seignor.

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- § 16. -

Se li procurator que l'en aura envoié por moi, plévist que ge vendrai à - jor, la plévine ne vaut riens, por ce qu'il est ausit comme sires en la - chose. Et se le procurator plévist de rendre la value de la chose, l'en - demende s'il est tenu ? et l'en dit que nenil, s'il n'a espéciau - commendement dou seignor de cel fetDig., lib. 2, tit 11, frag. 11, - 13, 14..

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- - - XIII. De délaiz. - - -
- § 1. -

Li rois commenda que nus ne fust forchiez de venir à cort en tens qu'il - mestive, ne en tens qu'il vendegne, porce que les biens dont il ont la - cure ne périssent. Et se li prévolz les i apèle, et il ne vienent par - lor gré, il i doivent venir ; mès il n'i respondront mie, se n'est - par lor gré. Et s'il done sentence estre (outre) lor gré, - la sentence tendra, se ele n'est apelée par rapel ; mès por rapel - puet estre rapeléeIbid., tit. 12, frag. 1 : De ferüs et - dilationibus..

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- § 2. -

Mès il i a certaines persones que l'en puet forcier à venir à cort, si - comme la chose don est li contenz puet périr par la loi de venir à cort. - Car totes les foiz que mester est, nos devons aler à cort et respondre, - quant il n'i a péril de l'aler et dou respondre ; et issit le - commende li rois.

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- § 3. -

Et se li un et li autre, emprès ce que li plez fust entammez, ne veaut - plédier, li rois lor donne délaiIbid., frag. 1, § 2..

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- § 4. -

Car autel reson fist li rois, et commende que l'en en doit ausi user à - jor de foiriez : si comme si l'en doit doner tutor ou curator à - aucun, barre de la loi n'i vaut riens, por le péril des enfanz ; ou - se aucuns est morz, por metre sa feme en saisine de doère, barre de la - loi n'i vaut riens ; et d'ovrir testament. Au tens de - aoust ou de vendenges, doit l'en fere droit des choses qui sont en - péril, ausi comme de larecin, de domages et de injure ; et de granz - injures, si comme de sanc ; et de ce que l'en ravist de arson, de - trébuchéiz et de froiseure, de nef prise ; et de murtre, de rat, de - traïson, d'omecide, de membre tolu, de jugement de franchise, de celui - qui prent les choses dou commun profitDig., lib. 2, tit. 12, frag. - 2, 3..

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- § 5. -

L'en tient tens de venenges, quant l'en venenge ; et tens de - mestive, quant l'en mestiveIbid., frag. 4..

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- § 6. -

Li rois deffent que l'en ne juge à jor de foirie, se les parties ne s'i - acordent ; mès por la grâce à celx qui pleident ensemble, quant il - i a por quoi, l'en le doit fere. Et se aucuns a estrument où il ait - péril de montré le par délai, l'en le doit montrer en tel tens. Segont - la costume de France en l'ostel le roi, li jorz commence à solel levant, - et dure jusque soleil est cochanz ; et as assises ausint ; et - as autres menuz plez de prévôtez, et as autres seignories, jusque miedi - en avant, si se deffentIbid., frag. 6, 7, 8..

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- - - XIV. De demende fere. - - -
- § 1. -

Demende si est pure ou mellée. La pure si est, quant aucuns demande - héritage par la reison de ce que il est heirs. La mellée si est ce que - l'en demende por soi et por autrui, si comme quant aucuns dit : Je - me plein de tel home, qui a fet tel home metre en prison, por apeticier - ma juridiction, ou por rapeler ma bone sentence.

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- § 2. -

De fere sa demende, ou qui viout fere sa demende, ne vaut riens sa - demende, se ele n'est à droit dite. Car c'est yuel chose que cil qui - demende die sa demende, si que cil à qui l'en demande sache s'il veaut - lessier le plet ou tenir ; et s'il bée à plédier, qu'il viegne toz - garniz au plet de demender ou de défendreIbid., tit. 13, frag. 1, - pr. : de Edendo..

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- § 3. -

Demender est sa demende dire de boche, ou fere la dire par autre qui fere - le puisse, et embracier en sa demende quanque l'en veaut demander.

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- § 4. -

Uns di que cil ne fet pas sa demende, qui toute ne la fet : et le - secort celx qui ne sevent fere lor demende, ou par aage, - ou par viellegnere, ou por nature de fame, qui ne set pas - moutDig., lib. 2, tit. 13, frag. 1 ; § 1, 4, - 5..

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- § 5. -

Uns hons demende lés, que li morz a lessié as héritersIbid., frag. - 2. ; et dient issi, que s'il est nié ne mesqueneu, qu'il - est prez de montrer (et) de l'averier, et par soi et par - garanz. Et li autres reus fet encontre ce tel ni et tele deffense com il - doit. Et droiz dit que l'en en doit trere celx qui furent au - testament : quar l'en doit accomplir la volenté au mort ; quar - mout seroit dure chose, se de testament nesseit batalle.

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- § 6. -

Quant aucuns demende aucune chose, et la fera (l'offre) à - prover, et reus ne fet riens, ne ni ne deffense, queneue chose est qu'il - det ce que l'en li demande.

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- § 7. -

Se l'en demende à aucun chose qui soit de la borse le roiIbid., - frag. 3., l'en usera de tel droit, que li rois fera enquerre - de tel chose par bones genz, qui bien le sauront ; et se enqueste - donne au roi, li rois aura, et se enqueste li tout, il se téra.

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- § 8. -

Uns dit à un changeor qu'il li avoit vendu tornois, et un autre - marcheant, qu'il li avoit vendu poivre ; et l'offri à prover par - soi et par garanz. Et li autre fesoient encontre ni et deffense, tel - comme il devoient, et ne disoient pas qu'il lor eust ballé point - d'argent. Et droit dit qu'il n'i a que la prueve au changeor, ou au - marcheant, contre li et contre ses garanz : car tel chose n'est que - sormise. Et se li fiz au prodome, qui est en bal, fet tel chose, i est - li prodom tenu ? oïl, s'il le fet par son commendement, ou par son - consentement, ou autrement non. Et se li serf fet autel marchiez, i est - li sires tenuz ? oïl, s'il l'a fet par la volenté au segnor. Car - droit s'acorde, qui a le preu il doit avoir le domage en cele meisme - chose. Mès s'il le fit sanz le seu au segnor, assez est se li sires jure - qu'il n'a riens eu de son gaaingIbid., frag. 4..

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- § 9. -

Uns hons dit à un autre que il li doit trente toneaus de vin, qu'il li - vendi vingt livres, et celes vingt livres il li a paiés ; et s'il - veaut dire que ce ne soit voirs, il est près del mostrer et de l'avérer - par soi et par garanz. Li autres fet encontre tel ni et tel défense com - il doit. L'en demende qu'en dit droit ? et l'en respont : Cil - qui défant est loisanz de prendre la prove de lui et de ses - garanz, ou d'escondire par gage de batalle.

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- § 10. -

Uns bons vendi un cheval à un autre : se li en demande quarante - solz, comme à celui qui a eu le cheval. Li autre nie qu'il ne doit - riens. Cil l'ofre à prover soi, sanz garanz ; et li autre fet - encontre tel ni et tel deffense comme il doit. Et droit dit que cil est - loisans de prendre la prove de celui qui demende, ou escondire par la - soe : et ce droit est tenu à Orliens. Et en l'ostel le roi ne fera - ne escondit, ne autre chose, s'il n'amène son garant o soi.

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- - - XV. De metre jor et de semondre. - - -
- § 1. -

L'en dit ciV. tit. 5 de ce livre. que l'en doit semondre - home, quant il se plaint de lui, quant il a forfet.

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- § 2. -

Or est à savoir la menière commant. Se aucuns se plaint l'en tegne son - héritage, l'en dit (doit) semondre des mobles ; l'en - doit semondre des domages ; l'en doit semondre des - ledissemanz ; l'en doit semondre se li filz se plaint de son père. - L'en ne doit pas semondre se l'en ne siet certaine chose por quoi. L'en - ne doit pas semondre por desvé ne por menor, sanz tutor, ne por fame de - plainte de son mari, se n'est por la cruauté son mari ; ou se feme - se pleint d'autre, non, se l'en n'en a le congié de son mari. L'en ne - doit pas por serf semondre son seignor, se n'est por sa cruauté : - por sergant et por sergente l'en doit semondre.

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Or demende dou jor de la semonse ; et l'en respont que l'en doit - avoir jor selonc le cas. De murtre, de rat, de larrecin, de traïson, - d'omicide, de membre tolu, n'a point de jor, et de trives demender, de - novele désesine qui est fete prestement. J'apeau présantement après le - fet, que l'en vient prestement à la jostice por soi plaindre, et de - prandre cors d'ome et de fame. Et qui se plaint de marcheandise, ou de - prest, ou d'autres choses, ou de dit ; don li juges doit fere - semondre avenant, segont le leu et la persone, ou d'un jor, ou de deus - jorz, ou de huit jorz, ou de quinze et d'asé plus assez, segont ce qu'il - verra qu'il fera à fere.

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- - - XVI. De convenances. - - -
- § 1. -

La droiture de cest ban est naturel ; et que chose est - plus acordable au monde (qu') est garder ce qu'est - enconvenancé entre les genzDig., lib. 2, tit. 14, frag. 1 : - de Pactis. ?

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-
- § 2. -

Convenanz est dit de convenances, et en non de pez, et est convenance - d'un ou de plusors, plésir et consentement en une chose. Parole de - convenance est général, et apartient à totes les choses don l'en a - afère ; si comme de celx qui se consentent en un marchié et en une - pez. Ausint comme l'en dit que cil s'asemblent en un leu, qui de divers - loeu (en) un leu s'asemblent, ausit cil s'acordent de - divers corages en une sentenceIbid., tit. 14, frag. 1 ; § - 1-3..

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- § 3. -

Se aucuns dit que aucuns ail fet marchié à li, et li marchiez soit - queneuz ; et cil qui a vendu veaut jurer qu'il ne puet segre le - marchié, il s'en passera par tant, et paera cinq sols de sa paumée, - quant il n'a eu point de cheté ; et s'il a eu cheté, il le tendra, - s'il a de quoi.

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- § 4. -

Le non de convenance est si généraus que j'ai dit, en tel bien que il n'a - marchié ne obligacion où il n'ait convenance, ou par chose, ou par - parole. Car promisse qui est fete par parole, s'il n'i a consentement, - est nulleIbid., frag. 1 ; § 3 in fine.

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- § 5. -

Uns hons dit issint : Pieres me convenance qu'il me presteroit son - cheval à aler jusque à Blois ; ne l'ai pas eu, si le vuel avoir. - Cil niee : li autres l'ofre à prover por soi et por garanz, et li - autres fet encontre tel ni comme il doit. Droiz dit qu'il n'i a que la - prove à celi à qui l'en demande.

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- § 6. -

Uns hons dit à un autre qu'il li devoit baller sa fille por gesir à lui, - et la veaut avoir par la convenance : et l'en respont que tele - convenance n'est pas tenable, qu'ele est pécheresse et laide.

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-
- § 7. -

Uns hons dist que uns autre li devoit un cheval por quarante sols ; - si viaut avoir le cheval por les quarante sols ; et l'ofre à prover - par soi et par garanz. Et li autres fet encontre tel ni comme il doit. - Et l'en dit qu'il n'i a que la prove à celi à qui l'en demende.

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- § 8. -

Enten que qui mot sus convenance qui n'est acomplie en - aucune chose, et est nié, il n'i a que la prove à celui à qui l'en - demende.

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- - - XVII. De pez. - - -
- § 1. -

De pez. R(ubrica). — Qui fet pez de chouse douteuse, et de - plez qui n'est pas certain ne finez, l'en puet recevoir pez, non pez - (pas) solement se la promesse est achevée ; mès se - li convenanz n'et (n'est) acordezDig., lib. 2, tit. - 15, frag, 1, 2, de Transactionibus..

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- § 2. -

Gautier se pleint de Robert, et dist que pez estoit fete dou contenz - d'une meson que Gautier li demendoit. Robert li nia la pez ; li - autres se demende le recort de cels qui furent à la pez, et nomer le leu - où la pez fut fete. Et Robert dit qu'il ne veaut avoir point de recort, - com cort de tex genz n'on[t] point de recort. L'en demande que en dit - droit ? et l'en dit que, se la cort est tele qu'el en doie porter - recort, li recorz courra par preudes homes, et par le recort sera seue - la forme de la pez. Et se la pez est queneue, et il ait discort, ausi - sera seue par le recort. Et se la pez fut fete sanz jutice, ou par - jutice qui n'a pas recort, et ele soit niée le recorz ne corra - pas ; et se cil qui demande veaut prover la pez par soi et par - garanz, et li autres face encontre tel ni et tel deffense comme il doit, - il n'i a que la prove à celui à qui l'en demende.

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- § 3. -

Enten se pez est fete devant juge, et ele est niée doit estre seu par le - recort de bones genz ; et en pez que l'en dit qui est fete sanz - joutise, n'a que sormise.

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- § 4. -

Quant l'en apèle home de ses membres, et il en fet pez par joutise, an - commune seue, à un de ceaus qui a action contre li, de tant il est - dèlivrés vers autres genz.

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- - - XVIII. De juigier bataille et comment l'en la doit jugier. - - -
- § 1. -

Parole ne fet pas batalle, mès li fet. Si doit regarder qui juge, la - chose et la persone : la chose qu'al i set par quoi il i aut gage, - si comme fet, ou châtel, ou hôtel, ou hèritage ; la persone, qu'ele - soit tele que se doie combatre. Quar dure chose seret, si d'une persone, - comme contes, ou rois, se combatoit à basse persone. Kar haute persone - doit bien metre por lui, à deffendre soi, home, honeste persone, se l'an - l'apèle, ou s'il apele autre.

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- - - XIX. D'avocaz. - - -
- § 1. -

L'en dit que clerc ordenez de sainte ordenes, s'il sunt bienficiez en - sainte yglise, ne puent estre avoquaz en cort laye, que por aus, ou por - ygliseDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 37, c. 1 : de - Postulando..

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- § 2. -

Enten que clers qui sont en saintes ordres, ou en menors, ne puent estre - avocaz en cort laie.

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- § 3. -

Come chanoine rielé se fussent pris à estre avoquaz en cort laie, l'en - dit que ne puent ce fere, que por lor yglise ; et convient que lor - abé lor commant. Et il respondoient que li canon qui ce disoient - parloient de moines, non pas de chanoines. Et le pape dit que ausit doit - l'en garder de chanoines relez com de moines, tot die li canons des - moinesIbid., c. 2..

-
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- § 4. -

Enten que moine et chanoine sont osté d'estre avoquaz ; et moines ne - puet plaidier por le preu de son moster, quant li aferes est atanduz à - autre.

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- § 5. -

Cil chapitresIbid., c. 3. est devisés en trois parties. En - la premère partie, parole l'en des prestres ; en la seconde, des - clerc, et des menors ordres. Et dient que li clerc ne deivent pas estre - avoquaz en cort laye, que por aus ou por lor yglise, et por lor parenz - ou por poures, ne ne doit estre avoquaz en cause de sanc, ne por chose - qui atoche à mort d'ome Ausit dit l'en de procurator. En la - seconde (tierce) part, dit l'en que, se aucuns a bienfice, - et il vet encontre ce, il doit perdre le bienfice.

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- § 6. -

Enten que aucuns doit perdre le bienfice, quant il n'est recors dou - bienfet que l'en li a fet.

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- § 7. -

Emprès l'en dit : couvers (cuvert ?) ne puet estre - avoquaz, se n'est par le congié son segnor ; ne non aagé, se n'est - par le commendemant au juge et à son tutor ; ne fame ne orp, por ce - qu'il ne puet voir la autece dou juge, ne nul qui soit queneu estre - dampnez de fez don l'en doit estre livrez à mort, tout soit-il respitez - par pitié ; ne vaincu. Et cil sont osté d'estre avoquazDig., - lib. 3, tit. 1, frag. 1, de - Postulando..

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+ + + + + Li livres de jostice et de plet 2 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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+ + + LI SEGONZ LIVRESNous suivons la division par livres adoptée dans la table + seulement. + + + LI SEGONZ LIVRES + + + + I. De la juridiction de toz juiges. + + +
+ § 1. +

Et li segonz livres. — L'office à celi qui a juridiction est trop let + (latissimum), car il puet doner la seisine des biens et + metre en saissine, et puet doner tutors as orfelins, qui point n'en ont, + et doner juges à cels qui pleidient ensemble. — Tout ce est otroié à + celi à qui l'en done juridiction, sanz quoi l'en ne puet la juridiction + desenvoloperDig. lib. 2, tit. 1, frag. 1 et 2 ; de + Jurisdictione..

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+ § 2. +

Commendement est pur ou maulé. Commandemant est pur, quant l'en a poer de + glaive à punir les mauvès homes ; et ce apele l'en poer. Li + commendemanz est mauslez là où il a juridiction dedanz. Juridiction est + poer de doner jugeIbid., frag. 3..

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+
+ § 3. +

Issint le commandèrent li grant seignor, que cil poet mander juridiction + qui l'a por son droit, non pas por autre bénéfice. Et se cil qui mende + la juridiction muert avant que la chose soit commencée, devant celui à + qui l'en l'a mandé, Jehan de + Beaumont dit que li mendement est nulIbid., frag. 5 et + 6..

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+
+ § 4. +

Se aucun corrump ou dépièce par sa tricherie ce qu'est atabli par bons + princes, ou par chartre, ou par durable juridiction, ou par autre matère, il li det coter ; et an cest banc sont contenu + serf, et mesnie, et femes. Et andemantres que tex juridiction est + escrite, ou avant, ou aucun viant qui la dépièce, li bans ne les paroles + qui i ssunt ne serunt pas tenues. Et Geufroi de la + Chapele dit que c'est reisons. — Et si li serf la dépiècent, + et celx qui sont poure, se lor seignors ne's en défendent, il seront + tormenté. Et por ce fait l'en mencion de male trecherie : et se + aucuns la dépièce par niceté, ou par vilenie, ou se sa jotice le li + commende, en tex choses il n'est pas tenuz. Et se cil qui dépièce le + droit ou ses mains, ou commende à un autre qu'il le dépièce, andui i + sont tenu ; et se li uns le mande par conchiement, et li autres le + fit sen (sans) conchiement, li conchierres i est tenuz, et + l'autre non. Et se l'un et l'autre le font par conchiemant, andui i sont + tenuDig. lib. 2, tit. 1, frag. 7.. — Il ne soffira pas + que l'un en port la paine ; mais li dui l'en porteront, et le + penoirront. — Se la mesnie à aucun conchie la juridiction, et li sires + le pout deffendre, et ne le deffende, il n'i sont pas sostenu ; mès + li sires l'amendera an non d'aus, et li autre plusors foiz : ausint + com si plusors font injures, ou font domages, por ce qu'il i a plusors + fez, li uns n'est pas solemant tenuz, mès tuit. — Mès se aucuns soz fist + conchiement, que la juridictions fust dépecée ou corrumpue, lor il n'i a + que un consel, ne n'i apert mie plusors foiz : et Renauz de Triecot + le dit issitIbid., frag. 8, 9..

+
+
+ § 5. +

Cil qui a juridiction ne doit pas fere droit de soi, ne de sa feme, ne de + son fiz qui est en son poer : quar plus tost sera esmeuz de fere + mauvestié en sa querele que en l'autrui forfet, aceuté + (excepté) le roi, que pot quenoistre de tot. — Se + aucuns d'aucune juridiction ait contre un autre de pluisors demendes, + dun chascune apartiene à la juridiction, et il n'i ait pas tant demandes + que al et (elle ait) passé mesure, cil qui à la juridiction + sera en porra quenoitre ; et se l'uns fet demende contre l'autre, + et li uns demande meins et li autre plus, et il ne saient plus d'une + jotice, li uns respondra à l'autre. Et toutes demandes sunt ci + contenues, fors d'éritage, com mesons, vignes, terres, molins, et asés + autres choses. — Se une demande est commune à plusors personnes, ausit com de partir héritage, ou de partir choses communes, + ou de bones metre, l'en doit veoir se la partie à chascun de cels qui + demende, se ele est de cele juridiction : et issit le commende + l'en, que l'en ne tiegne droit de ce don l'en n'est pas jugesDig. + lib. 2, tit. 1, frag. 10, 11..

+
+
+ § 6. +

Nus ne puet tormenter son serf sanz cause ; mès il le puet bien + châteier atempréement.

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+
+ § 7. +

Il convient que cil soit apelez juges qui est en aucun poer ; si com + l'en fet meors, serganz, prévolz, baillis, et autres qui governent le + pueple.

+
+
+ § 8. +

Nus ne doit commender jugier à celi jor qu'il pert sa baillie.

+
+
+ § 9. +

Droit otroie, et nos usons de celi droit, que se aucun qui a vingt et un + an ou anviron, se met en juridiction, l'en li porra dire droit contre + liIbid., frag. 12-14..

+
+
+ § 10. +

Se l'en vait par airor à un prévost por autre, ne vaudra riens quanquez + l'en fera devant lui : car cil ne sera pas oïz qui dira que les + parties s'i saient consenties en li, et qu'il n'antendoient pas à + consentir. Jehan de Beaumont dit que cil ne consint pas qui foloie, quar + tel chose est plus contraire à consentement que à error, qui descuevre + la nicetéIbid., frag. 15..

+
+
+ § 11. +

Li prévoz puet mender sa juridicion, ou tout, ou une pièce : car cil + à qui la juridicion est mandée n'use pas de sa juridicion, mès de cele à + celi qui la li mande. Ausint com li baillis ou li prévoz puet mander sa + juridiction tote, ausi en puet-il mander partie. — Se convenanz est que + autres prévolz que cil qui an la juridiction est, die droit, et avant + que l'en auge devant li, est meuée la volenté sanz dotance, nus ne doit + estre forcez de tenir ces convenancesIbid., frag. + 16-18..

+
+
+ § 12. +

Nus ne puet fere pez sanz jotice, por qu'il i ait clamor, et por que il i + ait chose où il i ait à amender ; que cil qui a la juridiction n'i + ait amende.

+
+
+ § 13. +

Come une pucele fust en plet devant son juge, ele fu condempnée ; + ele se maria emprès à un home qui estoit d'autrui juridiction. L'en + demendoit se cil porroit fere tenir la sentence au premier juge ? + et je di que oïl : quar la sentence qui est donée dou + premier juge est droite, et en toz quas doit l'en ce garder généraument. + —

+
+
+ § 14. +

Cil qui est hors dou poer au juge, si ne fet ce qu'il commende, n'est pas + puniz, ausit com s'il vousit plus croître sa juridiction qu'ele n'estoit + d'avantDig. lib. 2, tit. 1, frag. 19, 20..

+
+ +
+ + + II. D'establissemanz. + + +
+ § 1. +

Cet ban contient grant loiauté, et sanz marir nuil. Qui refusera à tenir + le droit q'il meismes dit, ou se fet dire ? nus ne doit ce + refuser.

+
+
+ § 2. +

Cil qui aura jugié ou establi contre aucuns noveau droit, il doit user + d'autretel droit à la requeste son aversaire.

+
+
+ § 3. +

Se aucuns empètre noveau droit devant son juge, et amprès, à la requeste + son aversaire, ne veaut cil user de celi droit, il doit sofrir que ce + tiegne et vauge an sa persone, qu'il crut que vausit en persone + d'autrui.

+
+
+ § 4. +

Cez paroles, que celui establist qui a juridicion, nos le devons prendre + en fet, non pas en parole.

+
+
+ § 5. +

Et s'il viout establir aucune chose contre droit, l'en deffent que l'en + n'i obéisse : quar ceste parole qui est apelée establir, senefie + parfete chose, et injure achevée, non pas commencée.

+
+
+ § 6. +

Et se aucuns dit droit entre aucuns, et il n'et (n'ait) + juridiction, ce qu'il dit ne vaut riens, et sa sentence est nulle : + car l'enforcement au juge ne vaut riens là où il n'a point de + juridictionLes § 1 à 6 sont extraits du frag. 1 : + Quod quisque juris in alterum statuerit, ut ipse eodem + jure utatur, au livre 2, tit. 2, du Digeste..

+
+
+ § 7. +

En ce droit est establi, se li juges fet trecherie, qu'il soit puniz, et + se li droiz est dit autrement qui ne convient, par la niceté as jugeons, + ce ne doit pas nuire au jugé, mès au jugeorsIbid., frag. + 2..

+
+
+ § 8. +

Se aucun empètre an cort contre aucun, et il let celi droit qui use, de + celi droit doit l'en huer (user) contre celi qui l'a + empétré ; mès si ne l'a empétrié, il n'est pas tenuz. Et s'il + empètre aucune cause (et en use) ou s'il + empètre por an user, tout n'en ait-il usé, cet ban le punitCe § et + les suivants sont tirés du frag. 3, au liv. 2, tit. 2, du + Digeste..

+
+
+ § 9. +

Se un procurator que j'ai establi en mes choses viot user d'un droit + contre mon aversaire, mis aversaires usera de celui droit contre + moi ; et se tutor ou curator de desvé pu à orfelin qui n'ait pas + quatorze anz, le demande, aura le il ? l'en li otroie : et ce + doit l'en garder entre tés persones.

+
+
+ § 10. +

Ceste (peine) est establie contre totes genz, non pas + solement contre celi qui demende ; mès ausit contre celi à qui l'en + demende.

+
+
+ § 11. +

Se celui por qui tu es plèges, empètre que aucuns qui riens li date ne + puisse user contre li de barre, et tu vuelles user en celui afere, don + tu es plus ; griés, il n'avient pas que tu n'en puisses user. Et + s'il avient aucunes foiz que tu soies grevez, come il avient que cil qui + doit ne puet paier, et tu chiés en ban, cil à qui tu demandes aura barre + contre toi, et tu n'en aras point contre li.

+
+
+ § 12. +

Se mi fiz qui est en mon poer chiet an cet ban, l'en demende s'il a leu + en demendes qui vienent en sa persone ? et l'en respont que l'en ne + quide pas que la condicion au père en soit peor. Or demende l'en, se + cete paine passe jusqu'à l'er ? Johan de + Beaumont dit que l'en ne doit pas paier son air. Cil Johan ne + dit pas ce sanz reson, et quide par cete cause que l'en ne puisse pas + redemander ce que l'en a paé : car ge quit que les naturés causes + remeint, qui défent que l'en ne puet redemender ce que l'en a paié, se + l'en ne veaut prover le contraire.

+
+ +
+ + + III. De fere ce que li juiges commande. + + +
+ § 1. +

Il apartient à touz juges, qui deffendent lor juridictions par jugement + de peine. Cil ne fet pas ce que li juges commende, qui ne fet ce qu'est + le darrenier de la juridiction : ausint cum se aucuns ne fet pas ce + que droit done, il convient que l'en i mete force ; et se aucuns ne + fet la fin dou commendement, il est chose veue qu'il a passé le + commendement. Se ton procurator, ou tutor, ou curator d'orfelin, ne fet + ce que li juges commende, il est puniz, non pas li + sires, ne li orfelins.

+
+
+ § 2. +

Renaut de Triecort dit que cil qui demende n'est pas seulement liez de + fere le commendement ; mès cil à qui l'en demande.

+
+
+ § 3. +

Cil jugement se clot, non pas solement en domage de la chose, mès en ce + que droit doit regarder ; et tout i ait-il pure peine, ale ne dure + pas outre l'an, ne contre l'air.Les trois premiers § de ce titre + sont tirés du frag. 1 : Si quis jus dicenti non + obtemperaverit, au liv. 2, tit. 3 du Digeste..

+
+
+ § 4. +

Nus ne doit fere somondre devant juge por héritage jusque l'an est semons + le juge, qui lo mete en sesine, que qu'an aut de la querele au juge.

+
+
+ § 5. +

Quant juges fet semondre un home por ses défauz, la semonse doit estre + fete par ses homes liges, trois foiz, et par tex qu'il les puissent + juger. Et si défaut, lors puet-il jugier contre li, hou + (ou) por li, et li troi jor doivent estre chascuns de + quinze jorz, et li quars de quarante jors.

+
+ +
+ + + IV. De fere semondre devant juige. + + +
+ § 1. +

De fere semondre devant juge. — N'est pas convenable chose de traire en + plet, sanz le congié de celui qui a juridiction : conte, viconte, + baron, baillif ne prévost ne ces granz seignors qui ont poer de punir + aucun, et de metre en prison por lor juridiction ; ne évesque quant + il doit chanter ; ne cels qui ne pueent mouver por ce qu'il sont en + religion ; ne cil qui vest por la commune chose, au communs + despens ; ne celi qui prent feme ; ne juges qui tient ses + plez ; ne celi qui est devant aucun juge por sa cause ; ne + celi qui siut aucuns de ses amis morz ; ne celi qui fet les + mortalles au mort ; ne cels qui vont morz entarrer.

+
+
+ § 2. +

Et cist establissement si est de par les rois : ne qui convient aler + por plédier, ou estre à fere droit à un certain jor, ou en un certain + leu ; ne desvé, ne enfanzDig. frag. 2, 3 et 4 : de + in Jus vocando..

+
+
+ § 3. +

Li rois deffent que fiz naturés ne face semondre lor père, ne franchi son + patron, ne serf son segnor : et ausit enten l'en des dames ; + ne ce ne soit fet sanz la volenté au segnor ou au prévost. L'en apèle ci + père et mère, cels qui sont en léal mariage nez. — Et + l'en demende se cest bienfice dure gaires ? et l'en dit que oïl. Et + dit l'en qu'il dure jusque au tierz genoil, et commence l'en au filz, et + puis au père, et puis à l'aol, et issit en montant, cels que l'en apèle + greignors : Geufrois de + la Chapele dit que ce sont les plus anciens.

+
+
+ § 4. +

Et se aucuns est bastart, il ne porra sa mère fere semondre, quant il est + bien certains qu'il est ses filz, tout ait-il plusors pères. L'en apèle + celui père, qui est mariez.

+
+
+ § 5. +

Nus ne puet apeler en cause, se n'est par le prévost, cels que l'en a + desus nomez : quar l'en doit à tex genz porter révérenceDig., + lib. 2, tit. 4, frac. 4-6..

+
+
+ § 6. +

L'en puet traire en cause les parenz au père avoé, por ce que cil ne sont + pas si parant, comme il ne soient solement que lor queneuz.

+
+
+ § 7. +

L'en ne puet apeler en cause père avoé, tant com l'en est en son + poer : quar plus i a droit de poïr que commandement de + jotice ; se ce n'est fiz qui a ce qu'il gaagne par soi : + lores, quant l'en a oï la cause, l'en li suefre. Tant comme l'en est en + avoement, l'en ne puet son père naturel semondre, ne patron, ne patrone. + L'en apèle ce (ci) patron, qui de sers font frans. L'en dit + que tel droit ne puet passer à mon fiz, de tel franchi, tant com je + vive. Gefroi + de la Chapele dit encontre. Aucun loent sa sentence, segont ce + qu'il avient que li patrons est trez en cause, li filz qui est + juvenceaus n'i est pas trezIbid., frag. 7, 8..

+
+
+ § 8. +

Et se j'ai acheté aucuns par convent que je le franchise, et cil vient + (à) la franchise par la convenance, je sui patron, ne + ge ne porrai estre trez en plet, se n'est par le prévost. Et se ge l'ai + acheté de ses deniers et ge ne garde ma foi, ge ne serai pas patron. Nos + apelons celui patron, tout ne soit-il pas forbeni, ou se li franchi est + forbeni, endomentres qu'il est avoez par conchiement : car il cèle + son servage, parce qu'il se suefre à metre en autre main, ne issit ne + puet l'en voer qu'il soit franchi. Mès se li patrons l'a seissi de la + franchise, ge cuit qu'il doit porter révérence au patron, jà soit ce + qu'il soit ses filz de don de noblece. Autre chose est de celui qui le + prince fait francIbid., frag. 10, pr. § 2 et 3..

+
+
+ § 9. +

Cil que aucuns communs en citez franchist, les porra toz + trère en plet : chascuns par soi n'est pas ses patrons ; mès + il doit porter révérence au commun, et s'il veut emplédier le commun ou + l'université, il en doit demander congié au juge.

+
+
+ § 10. +

Et se patron devent estre envoié en essil, Renaut de + Tricoi dit (qu'il) quide qu'il ait perdue honor ; et s'il + est rapelez, li preuz de ce ban li est toz saus. Et si mes filz qui est + hors de ma mein avoe un fiz, cil niez porra estre trez en cause.

+
+
+ § 11. +

Li prévoz deffendi que nus ne apiaut autre en cause sanz sa volenté, et + il le voudroit lors, se l'en demande cause lède et honteuse, dont le + patron est trez en plet, ou li parenz ; et tot doit ce fere li + prévolz, que li franchi tret en plet son patron, s'il li a fet + disconvenue, ou s'il l'a batu laidement. Li franchiz porra trere en plet + le procurator, le tutor, le curator au patron, et ce porra fere sanz + paineDig., lib. 2, tit. 4, frag. 10, § 4, 6, 8, 12, + 13..

+
+
+ § 12. +

Jà soit que li prévolz ne dot pas, quant il aura queneu de la cause, + qu'il dongne sentence ; mès il atrempera sa juridicion si sagement + qu'il metra celx en bone pez.

+
+
+ § 13. +

Se li franchizapèle les filz au patron en cause, contre cest ban, et se + li filz est ou poer au père, l'en loe qu'il l'en secore au fiz, quant li + pères n'est présenz, et cil filz est (ait) contre son aversaire action + de peineIbid., frag. 11, 12..

+
+
+ § 14. +

Nous ne poons pas apeler généraument en plet persones an cui l'en doit + révérence, sans le commandement au prévost. Se li patrons se plaint de + son franchi, et cil se veaut deffendre, il doit prié celui qui tient les + plez de miséricorde, et emprès l'en li otroie qu'il se + deffendeIbid., frag. 13, 14..

+
+
+ § 15. +

Li franchiz balla sa demende contre son patron, ne ne fesoit pas semblant + qu'il fust ses franchiz, ne cil ne disoit pas qu'il fust. L'en demende + s'il le puet fere ? et l'en dit que oïl : quar cil qui balle + sa demende devant son aversaire n'a pas veu, quant il n'i a contredit, + que ses averseres soit fet (ses) patrons.

+
+
+ § 16. +

L'en demende se li tutor, an non de l'orfelin, puet trere an plet sa + patrone, sauf (sans) la volenté au prévost. Ge di, qui se plaint + d'aucune chose au non de l'orfelin, que ele n'est pas + patrone, bien le puet fere sanz requerre le prévostDig., lib. 2, + tit. 4, frag. 15, 16..

+
+ +
+ + + V. De cas de haute jostice et de baronie. + + +
+ § 1. +

L'en doit semondre devant juige tantost, sanz délai, de murtre, de rat, + de larrecin, de traïson, d'omecide, de membre tolu, de chaable, de + force, et d'itex fez senblables ; et de chetel, segont la loi, et + de héritages, et de censives, à huit jorz, et de fiez, à quinze + jorz.

+
+
+ § 2. +

La semonse de l'ostel le roi doit estre recevable segont la loi où cil + est, et axuené (essoiné) à trois semaines, et à un + mois : et ce est en la volenté le roi.

+
+ +
+ + + VI. De trives fere doner. + + +
+ § 1. +

L'en doit au juige montrie por trives avoir.

+
+
+ § 2. +

L'en dit ci que l'en doit trives fere doner à toz tens et à totes ueures + (heures), ne que ce ne doit estre alongié. Car trives + si est sauvement de cors d'ome et sauvement des biens desus terre, et + ôte acheson que nus ne forface, et est alonguement de vie, et est + espérance de pez, et garde home de péchier, et por ce que toz biens en + vienent, et toz maus en doivent remenoir, ce est si haute chose que nus + ne la doit aloignier, qu'ele ne soit donée en tote cort où home sera + trovez.

+
+ +
+ + + VII. De celi qui plévist que aucuns vindra a jor. + + +
+ § 1. +

Cil qui plévist por moi que ge vendrai au jor, est tenuz de moi avoir au + jor. Et se aucuns promist sanz doner caution de li avoir au jor, il le + doit avoir au jor.

+
+
+ § 2. +

Aucuns quidièrent que l'en ne puisse nus de sa meson trere en plet, parce + que sa meson est à chascun segnor refuige, et qui nul en tret d'iqui, il est légière chose qui li fet force. Asés a peine celi qui + n'a que le deffende, ne que paer qui se repont ; et certaine chose + est qui met son aversaire en saisine de ses biens. Et se l'en le trueuve + en aucun certain leu, bien le puet l'en pleidier.

+
+
+ § 3. +

L'en ne puet trere en plet cels qui ovrent en vigne, ne qui se beignent, + ne qui sont en moutiers. Et cil qui est en sa meison puet estre + semons.

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+ § 4. +

Mès l'en ne le doit pas traire de sa meison. Et ce l'en otroie à cels qui + n'ont pas fet chose par quoi lor cors périsse.

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+ § 5. +

L'en ne puet semondre celx qui n'ont quatorze anz, ne puceles qui sont en + autrui gardeDig., lib. 2, tit. 4, frag. 17-21 ; 22, + pr.

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+ § 6. +

Cil qui est semons en droit, doit estre leissiez en deus quas : li + uns est, s'il a essoine et il i anvoit soufisant qui le défande ; + ou se, demantres qu'il i vient, fet pès, sauve la droiture au + seignorIbid., frag. 22, § 1..

+
+
+ § 7. +

Se aucuns est semons, et donge plège d'étier (d'ester) à droit, et cil + plèges n'ait de quoi paier, autant vaut comme s'il n'en avoit unques + point doné. En quelque menière que aucuns soit semons devant le prévost, + ou devant le baillif, il i doit venir por alléguier son privilège, s'il + a, por soi deffendre.

+
+
+ § 8. +

Se aucuns est trez en plet de son juge, et il n'i vet, li juges le punira + segont raison, por le despit de la juridiction : car l'en doit fere + espenoir as fos lor folie. Et s'il ne vaut riens au demendeor à avoir + tret son aversaire en plet, la poine est sor luiDig., lib. 2, tit. + 5, frag. 1, 2 : Si quis in jus vocatus non + ierit..

+
+
+ § 9. +

Se aucuns promet en cort qu'il aura acun à droit, si n'i a mise peine, + s'il n'i viant, l'en ne li siet que demander : et issit le dit Jehan de + Beaumont. Mès le domage que l'en i a puet l'en + demanderIbid., frag. 3..

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+ +
+ + + VIII. Cil qui sont semons a jor, i aillent, ou i envoient. + + +
+ § 1. +

Cil qui sont semons, allent au jor, ou il i envoient pour aus qui les + plévissent.

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+ § 2. +

L'en commende en cest ban, que se l'en done plège que aucun + viegnent à jor, que l'en le pregne bien soufisanmant, fors en persones + nécessaires, si comme père, comme fiz, ou patron : car en cel leu + reçoit l'en tex plèges com l'en le puet avoir ; et de patrone, et + por bruz. Et lors doit doner sentence contre le juge qui ne le reçoit ou + demende, comme il sache le besoing des parties. Et sachiez que l'en doit + tenir plège por bens et por riches en tex personesDig., lib. 2, + tit. 6, frag. 1-3 : In jus vocati ut eant, aut + satis vel cautum dent..

+
+
+ § 3. +

Qui promet trois homes à fere venir à jor, s'il en i a un seulement, il + n'a mie fet ce qu'il a promis, comme il n'en i ait amené que + unIbid., frag. 4..

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+ +
+ + + IX. Que l'en ne destorbe aucuns venir a jor. + + +
+ § 1. +

Que l'en ne destorbe par force celi qui sera semons.

+
+
+ § 2. +

Li rois Loys fit ce ban, por metre à mesure cels qui destorbent à venir à + jor celx qui sont semons. Jehanz de + Beaumont dit issit, que se aucuns fet mal, l'en doit doner + contre lui sentence de malfet, s'il ne le fet par le commendement le + roi, et lors s'il a sentence contre lui, ele sera sanz paineDig., + lib. 2, tit. 7, frag. 1, pr. § 1, Ne quis eum qui in + jus vocabitur, vi eximat..

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+
+ § 3. +

Gefroi de la + Chapele dit que cil bans n'a pas leu, se cil est hors dou poer + à celui juge qui le fera semondre.

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+
+ § 4. +

Et certes, qui apèle tex gens, il ne fet pas tort qui les destorbe de + l'aler au jor.

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+
+ § 5. +

Et encor se puet meaus tenir celui d'aler au jor, qui sot que aucuns l'a + semons qui semondre ne le deit fere.

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+
+ § 6. +

Et se aucuns détient aucun serf, qui est semons, de venir à jor, l'en dit + que bien le puet fere, quant ses sires ne fut amonestez qu'il en feit + droit : quar l'en ne doit pas semondre tex persones sanz le seu au + seignor cui il est. Et qu'en fera l'en s'il vient au jor ? l'en ne + le doit pas recevoir, se l'en sot qu'il fust serf, jusque ses sires en + fust amonestezIbid., fr, 1 § 2, frag. 2, 3, pr..

+
+
+ § 7. +

Johans de Beaumont dit que, se aucuns destorbe autre qu'il ne + viegne au jor, par force ou par trecherie, cil bans le met en paine.

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+
+ § 8. +

Cil bans : destorbe, ou soutrere, est mult généraus, si comme Johans + de Beaumont dit. Soustrere c'est tolir, en queque menière que l'en le + face, ausit com se aucuns ravisoit aucun par force, et le destorbast + qu'il ne venist à jor, et qu'il perdist sa demende ou sa défense, ou que + la chose fust dou tot perdue. Cil est droiz destorbeor, tout + (n'i) ait-il le cors dou destorber ; cil est tenuz + de cest banz. Et se aucuns détient celui qui est tenuz en plet, par + trecherie, certaine chose est qu'il est tenuz en plet par cest ban. Et + li rois deffent que nus ne face par quoi li semons ne viegne au jor. Et + cil puet bien estre destorbé sanz tricherie, quant il n'est dou poer au + jugeDig., lib. 2, rit. 7, frag. 3, § 2, fr. 4..

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+
+ § 9. +

Et se aucuns est destorbez par autre que par celi qui ne le puet fere, + s'il est présens ou non, sentence por le fet est donnée contre celui qui + le destorbe. Et en celui jugement n'est pas commune la vérité, mès tant + com li desmenteor prise la chose dom est li contens : et c'est + ajosté, que l'en doit voir s'il i a droit, por doner la paine contre + celui qui a tort. Et Johan de Beaumont dit que chascun doit motrer qui + soit exanz, s'il est, c'est-à-dire qui n'est pas dou poer à celui juge, + par si qu'il ne soit pas tenuz d'aler devant celui juge. Et s'il i + vient, la paine remaint, por ce que l'en doit entendre les paroles o le + parfet. Et tel jugement est de fet ; et s'il i a plusors qui + l'aient empeschié, la paine corra contre toz ; et as ers donra l'en + le jugement, s'il i ont domage ; ne ne sera pas doné à l'oir, ne + contre l'oir, ne emprès l'oir (l'an)Ibid., frag. + 5..

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+ § 10. +

Cil qui sont tret (soustret) à force le détor, se cil qui le + fortret (paie), il ne délivre pas celui por cui il + paie : car l'en doit entendre qui paie la paine dou + forfetIbid., frag. 6..

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+ § 11. +

L'en demende comment l'en puet tex choses prover, de metre sus à home que + l'en le destorbe ? et l'en respont qu'en tex choses ne sont que + sormises ne que sairement.

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+ +
+ + + X. Qui sunt forcié de doner plège. + + +
+ § 1. +

Qui sunt forcé de doner plège, ou de jurer, ou de prometre + que cil por qui il i vienent, vendront à jor.

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+ § 2. +

Autant fet satisfacion comme fere gré. Quar ausi comme nos feisons gré à + celui à qui nos feisons son desirrier, ausi fesons-nos à son aversaire, + quant nos le fesons segur de ce, por plège, qu'il nos demendeDig., + lib. 2, tit. 8, rub. frag. 1 : Qui satisdare + cogantur, vel jurato promittant, vel suœ promissioni + committantur..

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+ § 3. +

Uns borgois qui done plège d'aucun à fere venir à jor, doit l'en doner + riche, c'est à entendre que l'en puisse légièrement nanter ou trere en + plet.

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+ § 4. +

Se aucuns done plège de venir au jour à tex persones qui n'ont poer de + riens demender, la plévine n'est mie. Le filz puet estre plège por le + père, tout soit-il à autruiIbid., frag. 2..

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+
+ § 5. +

Li rois done demende contre le plège qui promist que aucun vendroit à + jor, de tant comme la chose vaut ; et mius vaut que li plèges soit + tenus de tant com la chose se monte, s'il ne s'oblige por certaine + chose.

+
+
+ § 6. +

Se la demende est tele qu'ele vaille deus, ou trois, ou quatre, Jehan de + Beaumont dit que li plèges est tenuz de tant com la chose + vautIbid., frag. 2, § 5, frag. 3..

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+ § 7. +

Se cil muert qui done plège de venir à jor, li prévoz ne doit pas + commender que cil iviegne ; et s'il le fet, et ne le sache qu'il + soit mort, la demende doit remaindre ; et s'il muert emprès le jor + qui dut venir, ou soit forbenis de la cité, la demende porra bien estre + feteIbid., frag. 4..

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+ § 8. +

Se aucuns plévist por aucuns condamné et li condempnez muire ou soit + forbeniz de la cité, l'en fera sa demende contre le plège que l'en siet + bien, jà por ce ne remaindra.

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+ § 9. +

Qui ne voudra recevoir plège que l'en siet bien que bien puet paier la + chose, et ne le voudra recevoir por autre venir à jor, li refusez plège + se puet pleindre de celui qui le refuse : car ce n'est mie que l'en + ne voie injure, et viaut l'en celi détraire en cause qui + veaut doner bon plège ; et le plège que l'en ne veaut recevoir se + puet plaindre ausint comme de tort que l'en li a fet.

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+ § 10. +

A totes les foiz que l'en plévist ou l'en fet gré en mauvèse menière, + l'en n'i a plévi ne fet griéDig., lib. 2, tit. 8, frag. 5, + 6..

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+ § 11. +

Geufroi de la + Chapele dit que l'en puet bien prandre juge en plèges, et puet + bien refuser le juge, se l'en viaut. L'en doit garder qu'en die + droit ? et l'en dit que le demendeor le doit refuser. Et se l'en ne + puet avoir autrement pleige, l'en li doit dire qu'il n'usera pas de son + privilége, et il doit ce otroier.

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+ § 12. +

Se plévine est nécessaire, et cil à qui l'en demende ne la puet pas doner + légièrement, l'en doit voir là où il est semons, s'il puet doner plège + en une autre cité de la province. Et se aucuns plévist par sa volenté, + l'en ne l'envoira pas en autre leu por doner plège, ne cil qui par + besoing s'otroie à doner plège n'i gaaigne riens ne n'i pert.

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+
+ § 13. +

Se l'en ne done pas plège por meubles, et la persone soit sopeceneuse, + que l'en viut que l'en done plège, il le doit doner devant le juge, s'il + plest au juge, jusque il ait fet gré, ou que li plez soit + achevezIbid., frag. 7..

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+ § 14. +

Renaut de Triecot dit : Cil qui pleidoient ensemble se doivent + acorder de metre jor ; et s'il ne s'i acordent, li juges li doit + metre sufisanment, et doit atremper et de çà et de là l'afere.

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+ § 15. +

Qui done feme en plège sanz le seu au seignor, ne done nul plège ; + ne enfant non aagé, se n'est par l'autorité à celui qui le doit + garder ; ne desvé ne doit estre plège. Et se l'en demende au mari + chose qui soit dou doaire sa feme, la feme porra estre plège en sa + chose.

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+ § 16. +

Se aucuns serf vient avant, qui pléyisse sanz le congié son seignor, la + plévine est nule ; et se li sires le siet, ou s'i consient, la + plévine vaut. Et à celi qui n'a quinze anz passez doit l'en aidier, et à + feme por sa nicetéIbid., frag. 8..

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+ § 17. +

Se li plège devient eir à celui qui le mist en plège, ou celui qui le + mist en plèges à lui, il doit rendre la caucion.

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+ § 18. +

Se tutor et curator plévissent la chose à l'orfelin estre sauve, il doivent estre seisi de la chose : quar il convient + qu'il plévissent à rendre la propriété et les fruiz.

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+ § 19. +

Gagez (le gagez) doit doner plège de randre le lés, quant li + juges voit qu'il en est mesters. Li er meismes doit doner plège qu'il + fera gré dou lés ; et s'il ne le fet, il sera dessessiz de la + chose. Et se le gagiez ne puet doner plège de rendre le lés, li eir doit + requerre qu'il ait la sesine, en donant plège de rendre le lés : si + que non, la chose sera mise en sauve mein par le juge. — Se le gagiez + est mis en saisene del lés par les juges, sanz trecherie et sanz cope, + l'en ne le puet plédierDig., lib. 2, tit. 8, frag. 8, § + 4..

+
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+ § 20. +

Et cil qui ne puet doner plège à Orliens, le doit jurer ; et qui le + puet doner à Paris, ne jurra pas qu'il ne le puet doner allors ; + mès il jurra qu'il ne le fet par barat ne par conchiement : et + issit ne le puet l'en forcer. Et se aucuns a convent de donner plège en + un leu, et il le done allors, il ne le prendra pas, s'il ne veaut.

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+ § 21. +

Se li baillif done arbitre à enquerre qui sont plège de aucune cause, se + les parties voent qu'il dient son arbitre malement por son dit, il en + puent apeler ausint comme de jugesIbid., frag. 8, § 5, 6, frag. + 9..

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+ § 22. +

Se arbitre dit que li plège sont bon et bien rendant, l'en les i doit + tenir, com cele querele puist estre portée à un autre bon juge par apel. + Et qui dit chose por quoi li plège ne valent riens, ce que li arbitres + dit que li plège estoent bon, bien se gart, s'il a pris icés à sa + volenté, il s'en doit tenir apaiez.

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+ § 23. +

Et se mésaventure avient as plèges andementres, ou de povreté, ou de + aucune autre chose, se l'en siet qu'il soit issit, il convindra que l'en + doint autres plègesIbid., frag. 10..

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+ § 24. +

Geufroi de la + Chapele dit : Se ge te mandai que tu demandasses une + tenure por moi, et tu en preis plège, et anprès la fès demender par mon + commendement, li plège que tu as pris en sont tenu vers moi.

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+
+ § 25. +

Acordé est de toz que li eir tindra le éritage par conduction, c'est à + entendre à rendre ce dont ele est chargie, et doit doner plège de + l'éritage ou dou fez ; et quant la conduction faut, la plévine + faut. Et se pluisors sont atablir (établis) + commun, se l'en plévist, l'en plévist por tozDig., lib. 2, tit. 8, + frag. 11, 12, 13..

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+
+ § 26. +

Se filz défant son père qui est hors dou païs, ge demans s'il doit donner + plège de rendre ce que l'en jugera ? et G. dit que celui qui + deffent celi qui n'est pas présenz, tout soit-il fiz ou père, est tenu + de doner plège, par la force dou ban J. B. L'en doit savoir se + (que) cil qui porfist (possède) teneure + n'est pas tenuz de doner plège. L'en apèle cel possessor qui a terre, ou + a borc ou a cité, ou a pou ou a grant. Celui qui en a la sole seignorie + est possessor, et cil qui a ou qui tient aucune terre por l'amender, est + possessor ; et cil qui n'en a, san plus, fruiz, n'est pas + possessor. Le créancier qui tient le gage n'est pas possessor : cil + qui tient en bal n'est pas possessorIbid., frag. 14, + 15..

+
+
+ § 27. +

Se teneure est donée en doaire, et la feme et le mari sont possessor, par + la seissine qu'il en ont. Li orfelin et li tutor, s'il porsient, sont + tenu por possessor ; et se un tutor porsit, autant en doit l'en + dire.

+
+
+ § 28. +

Se tu me demendes la chose que ge tien, par jugement qui a esté dit + contre moi, et ge apèle au roi, l'en demende se ge tieng cele + chose ? et l'en dit à droit que ge la porsief, tant com la cause de + l'apel durra : ne ce ne nuist pas, se ma chose vait en autre main. + L'en doit voir le tens de la plévine, et qu'ele soit fete segont + droitIbid., frag. 15, § 3..

+
+
+ § 29. +

Un jura ou jugement qu'il auroit aucun à jor, ne se parjure pas s'il n'i + vient, por qu'il reviegne (ne viegne) par l'otroi à cels à + qui il juraIbid., frag. 16..

+
+
+ § 30. +

Et se aucuns nie qui ne soit pas plèges, comment en doit-il estre + atainz ? et l'en dit que par le recort de la cort où il fut plège, + se la cort est tele qu'ele port recort. Et se la cort n'est tele qu'ele + porte recort, cil qui demende le doit prover por soi et par tesmoing, et + i aura gage, se les dui parties se consentent, s'il i a cause dont gaige + doie nêtre. Et se la cause est si petite qu'il n'i ait gage, li chois de + la prove est à celui à qui l'en demende.

+
+
+ § 31. +

Uns hons fist semondre un autre, et dit issint devant le juge : Ge + demendoie à Tybert cent ; tu le plévis qu'il vendroit à jor ; + dedanz le jor, il s'en est foïz : si te demant l'ome, + ou les cent t. (tournois ?) Li copables nie la + plévine ; li autres dit issint : Se tu viauz nier qu'il ne + soit voirs, je sui près dou prover por moi et par deus garanz, si com ge + devrai, en champ et par batalle, si com il devroient ; et li autres + fet encontre tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demende que en + dit droit ? et l'en respont que cil à qui l'en demende, est loisans + de prendre la prueve de celui et de ses garanz, et de quenoistre que est + voirs, ou d'escondire vers l'un des garanz par gage de batalle.

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+ § 32. +

Jehanz de + Beaumont dit : Se aucuns promet vers celui à qui l'en a + fet le forfet, plège de venir à jor, J. dit qu'il ait en cele cause où + il est lores, jusques li juges en ait jugié droit. L'en demende que + veaut dire ceste parole qui est desus, qui dit en cele cause ? et + ge di que cil i doit estre en cele cause, qui n'empire pas le droit au + demendeor. Quar se cil qui estoit au plet en yuel leu, ala en plus fort, + et mua le leu en sa persone, por grever son aversaire en poine ou en + despens, je di qu'il ne le puet fere.

+
+
+ § 33. +

Nos usons d'autre droit : quar cil n'et pas délivré, qui est queneuz + qu'il a forfet, ains est tozjorz tenuz vers celui à qui il fet le + forfet, jusque il ait amendé segont le forfet. Et se cil n'a riens que + sun cors, l'en le doit metre en paine corporel, por ce que aucuns + (n'ait) achoison de fere forfetDig., lib. 2, tit. + 9, frag. 1, 2, pr. : Si ex noxali causa agatur, + quemadmodum caveatur..

+
+
+ § 34. +

Se li serf n'et pas présenz, contre qui aucun viaut plaidier de forfet, + et li sires soit présenz, qu'il quenoisse qui l'a jà en son poer : + Jehan dit que l'en doit le seignor forcier dou serf fere venir avant au + jor, ou qu'il pregne lou plet sor lui ; ou se il ne le veaut + deffendre, qu'il dont plège, que au plus tost qu'il porra le fera venir + avant. Et s'il veaut qu'il ne soit mie en son poer, il est tenuz + d'amender le domage que li demanderres i aura par sa mençonge. Et se li + serf est présens, et li sires n'est pas au païs, ne il n'i ait qui le + défende, li prévolz le retindra jusque li sires soit venuz ; et + quant li sires sera venuz, il le deffendra ; et s'il ne le veaut + deffendre, il le lerra corre en la cause dou forfet. Et se l'en plédie + d'aucun, que n'a en la chose que son usage, de cause de + forfet, et il en chée, l'en li doit tolir son usage, se li usages vient + à lui par don, porce qu'il n'est mie recorz dou bienfet que l'en li a + fet, et fet de bonne foi male foi. Et s'il a achaté l'usage, et il soit + condempnez dou forfet, ausit le perdra-il, por ce qu'il n'ait acheson, + ne autres, de fere tricherie ne desloïautéDig., lib. 2, tit. 9, + frag. 2, 3..

+
+
+ § 35. +

Se pluisors ont un serf, et li un le vuelle deffendre por sa part, il ne + sera pas oïz, ainz convendra qu'il le deffende tot le serf, non pas + demi : quar l'en ne doit pas respondre de forfet en partie, mès en + tot.

+
+
+ § 36. +

Se aucuns promist qu'il auroit à jor un serf, et il a au jor franc, se la + cause est de forfet, bien s'aquité ; et se la cause est en nom de + servage, il ne l'a pas au jor si comme il doit : car autrement done + l'en en plège de cause de servage, et autrement de cause de forfet.

+
+
+ § 37. +

Se aucuns promet qui aura au jor un franc, bone chose est qu'il le doit + avoir franc, porce que li quas de la franchise est en la cause + envolopezIbid., frag. 4-6..

+
+ +
+ + + XI. De celui qui destorbe aucun qu'il n'auge a jor. + + +
+ § 1. +

Se celui qui destorbe aucun qu'il n'alle à son jor. — Loys roi cuida + très-bone chose fere de refraindre la trecherie à celui qui destorbe + aucun qui ne viegne à son jor. Et il ne cuidet pas solement de celui qui + le retint o ses mains par tricherie ; mès cil qui le fit retenir à + ses sergenz, ou qu'il pria qu'il fust retenuz. Nos apelons ce mauvèse + trecherie, que se aucuns nonce aucun qui vet à son jor acune mauvèse + novele, por quoi il s'en retort, par droite achoison bien le puet fere, + s'en ne li fesoit fauseté entendent, il i seroit tenuz ; jà soit ce + que aucun dient, que la cope en est sor celi qui aloit à son jor, por ce + qu'il crut trop légièremantIbid., tit. 10, frag. 1 : De + eo per quem factum crit quo minus quis in judicio + sistat..

+
+
+ § 2. +

Se cil à qui l'en demende ne vet pas à son jor par la tricherie à celui + qu'il li demende, ne aura pas demande contre lui, et c'est la poine de + la tricherie, porce qu'il i ait reson envolepié : autrement vet, se + autres l'empesche. Et se pluisors le li font par + trecherie, tuit en sont tenu ; et se li uns en fet la poine et + l'amande, tuit li autre en sunt délivre : car il ne nuist riens, se + tuit se consentent de plédoïer en un de ceste cause, bien le pueent + fere ; ne ceste demende n'est pas donée que dedenz l'an, ne n'est + pas donée à l'air, ne contre l'airDig. lib. 2, tit. 10, frag. 1, § + 3, 4, 6..

+
+
+ § 3. +

Se li serf à celi qui me demende, par le seu au seignor, et qui pas ne li + deffent, fet que ge ne puisse aler à mon jor, J. B. dit que g'é + (j'ai) bone barre contre le seignor au serf, que li + sires n'i puisse gaagner. Et se le serf le fet contre la volenté au + seignor, J. B. dit que demande de forfet doit estre donée contre le + serf ; ne son fet ne doit pas nuire au segnor, ne mès tant qu'il + les mete hors de soi : quar il n'i a péchié de riensIbid., + frag. 2..

+
+
+ § 4. +

Gefroi de la + Chapele dit : Demende de fet avient, en ce ban, à celui + qui fist tant que celui qui estoit citez ne vint à son jor, por tant com + il i aura eu doumage. Et se cil qui fera par sa tricherie que l'en ne + puisse aler à son jor, yuel chose sera que s'en le demende, qu'il perde + la sesine, qu'il ne gaent en sa trecherie ; et s'il demende, que + l'en ait barre contre lui, jusque il ait amendé à l'agart de la cort. Et + se li demendeor par le cochiement son aversaire est destorbez, et li + copables par le cochiemant au demandeor est destorbez, li prévolz ne + s'entremet fors par sa demande : quar conchiement ira contre + conchiementIbid., frag. 3..

+
+ +
+ + + XII. Se aucuns ne tient les plévines de venir a jor. + + +
+ § 1. +

Se aucuns ne tient pas les plévines qu'il fist por venir à jor, li rois + commende que nus ne soit semons qui n'ait licence de venir à son jor, et + qu'il et (qu'il ait) vingt mille pas en la jornée, fors + celi jor où il convient plédier : quar tel jornée n'est pas griève + ne à l'une partie ne à l'autreDig., lib. 2, tit. 11, frag. + 1 : Si quis cautionibus in judicio sistendi causa + factis non obtemperaverit..

+
+
+ § 2. +

Nos requirons que l'en ait celi à jor que l'en ait plévi, tout ait l'en + fet pez de la chose, por savoir la droiture au prévost.

+
+
+ § 3. +

Se aucuns sanz trecherie est destorbez par droite cause, qui ne puisset estre à jor, segont ce que l'en a promis, droiz dit qu'il a + bone barre ; et ausint, se l'en demende à tesmoing + porterDig., lib. 2, tit. 2, frag. 2..

+
+
+ § 4. +

Nos clamons droite cause, maladie, prison, tempeste, cretine ; la + mort de prochein ami ; noces de li, ou de son filz, ou de sa fille, + ou de celi qu'il aura en garde ; ou s'il est de garde, ou s'il est + en prison ou febleté ; ou se fame est grosse environ l'ore de + enfanter ; ou se aucuns chiet en forsenerie ; ou se li ponz + est dépecez et il n'i ait point de navie. Et nos entendons tempeste qui + viegne à cele jornée, à tel hore que l'en ne puisse aler à son + jor ; et dou fluve ausint, s'il est si granz. Et se aucuns chiet + issint, qui ne set la tempeste ne la force dou fluve, et que s'il fust + meuz avant, il fust bien passez, et il se mist en tel besoing, barre li + aura mester, quant l'en aura oï la cause : quar l'en ne li doit pas + si atrecier, que l'en ne li die : Porquoi [ne] meus-tu + avant que li jorz venist ? Ne ne doit l'en pas sofrir qu'il i ait + domage ; ne barre ne doit pas avoir mester à aucun, quant il n'i a + ne angoisse ne péril. Autretel barre a cil qui fut retenuz de jotice, et + la retenue fu fete sans sa coupeIbid., frag. 2, § 3..

+
+
+ § 5. +

Et se aucuns est condempnez à mort, ou forbeniz dou païs, l'en li doit + aidier : quar il a assez paine. Nos devons entendre quant il est + dampnez ou de mort ou d'esil. Et ceste barre est nécessaire à ses + plège.

+
+
+ § 6. +

L'en demende se dous se puent acorder qui plèdent ensemble, que l'un ne + puisse metre barre contre l'autre par cause por venir à jor ? Et G. + dit nenil, que tés convenances ne valent riens : quar tés + convenances engendre mauvès gaen, et movent péril de pardurable salu. + Mès ge cuit qu'ele vaut issint, se les quases des barres sont + espéciaument devisées, à qui li prometeor renoiee espéciaument par sa + volentéIbid., frag. 4..

+
+
+ § 7. +

Encor demende l'en se aucun qui ne doit pas doner plège de venir à jor, + done plège, savoir se il et si plège i sunt tenu por vice ? et je + orrai qu'il i a devise : quar si plévi par folie, il n'i sunt pas + tenu, et s'il plévi par convenance, il i sont tenu. Car si plévi par + niceté, ce dit G., por achoison d'ester à droit, il doit avoir barre qui + issint promet ; et s'il i a promesse par convenance, G. + dit que la barre sera ostée, par la reson de promesse en + convenanceDig., lib. 2, tit. 11, frag. 4, § 5..

+
+
+ § 8. +

Renaut de Triecot dit : Se dui à qui l'en demende prometent l'un por + l'autre, qu'il vendront à jor, ou peine, et li un destorbe l'autre, la + paine doit estre commisse, por ce qu'il sont compagnon, por ce que la + tricherie ne lor valle rien.

+
+
+ § 9. +

Et se dui prometent qui sont tret en cause que l'un vendra à jor, et il + n'i viant pas, et le demandeor veant, et demant à l'un la chose, et à + l'autre la paine de ce qu'il ne vint pas au jor : s'il demende la + paine, il sera hors de la barre. Et se li pères promet que sis fiz + vendra à jor, et emprès viant cil qui demende, et emplède par le marchié + dou fiz, barre metra hors le père de la paine ; et autresit est se + li fiz promet, et le demandeor plède ou le père de la chose au + fizIbid., frag. 5..

+
+
+ § 10. +

Se aucuns done plège de venir à jor, et por ce qui fut en l'afère dou + commun, ne vint pas : nos dison que li plège n'i est pas obligiez, + fors de li avoirIbid., frag. 6..

+
+
+ § 11. +

Se serf promet qu'il vendra à jor, et il n'i vient, la promesse + vaut : quar au mains i doit-il venir por soi escuser. Et se l'en + promet por plusors sers de venir à droit, l'en port toute la poine, se + un en faut, si com dit R. : car voirs fui que tuit n'i vindrent + pas. Et se la poine est prise et offerte por celi qui se deffalli, et + amprès demant l'en as autres la poine ce qui en remaint, cil qui sera + tret en plet de ceste promesse aura barre contre l'autre de + tricherieIbid., frag. 9..

+
+
+ § 12. +

Se aucun promet à avoir à jor aucun, qui estoit jà délivrés de la demende + que l'en li fesoit, il i doit envoier, por savoir et por enquerre et por + cerchier la vérité de sa délivrance.

+
+
+ § 13. +

Aucun que voloit pleidier d'injure avoit un plège, que sis aversaires + vendroit à jor ; et quant la promesse fut acordée, li plège mori. + L'en demende se si eir i sont tenu ? et l'en dit que non : et + dison, quant aucun voit plédier de plévine à l'oir à cel qu'il plévi, il + n'a pas action de plédier à celiIbid., frag. 10..

+
+
+ § 14. +

Se aucuns promet que aucuns vendra à jor, il le doit fere venir en cela (cele) cause, si que cil qui demende + n'i puisse avoir domage par son délai ne par son barat.

+
+
+ § 15. +

A toutes les foiz que sers est pléviz de venir à jor por plédier, ou por + soi deffendre, ou li sers meismes le promet, la promesse ne vaut riens, + ne la plévine ne vaut riens : car sers ne puet demander, ne l'en ne + li puet demander, sanz son seignor.

+
+
+ § 16. +

Se li procurator que l'en aura envoié por moi, plévist que ge vendrai à + jor, la plévine ne vaut riens, por ce qu'il est ausit comme sires en la + chose. Et se le procurator plévist de rendre la value de la chose, l'en + demende s'il est tenu ? et l'en dit que nenil, s'il n'a espéciau + commendement dou seignor de cel fetDig., lib. 2, tit 11, frag. 11, + 13, 14..

+
+ +
+ + + XIII. De délaiz. + + +
+ § 1. +

Li rois commenda que nus ne fust forchiez de venir à cort en tens qu'il + mestive, ne en tens qu'il vendegne, porce que les biens dont il ont la + cure ne périssent. Et se li prévolz les i apèle, et il ne vienent par + lor gré, il i doivent venir ; mès il n'i respondront mie, se n'est + par lor gré. Et s'il done sentence estre (outre) lor gré, + la sentence tendra, se ele n'est apelée par rapel ; mès por rapel + puet estre rapeléeIbid., tit. 12, frag. 1 : De ferüs et + dilationibus..

+
+
+ § 2. +

Mès il i a certaines persones que l'en puet forcier à venir à cort, si + comme la chose don est li contenz puet périr par la loi de venir à cort. + Car totes les foiz que mester est, nos devons aler à cort et respondre, + quant il n'i a péril de l'aler et dou respondre ; et issit le + commende li rois.

+
+
+ § 3. +

Et se li un et li autre, emprès ce que li plez fust entammez, ne veaut + plédier, li rois lor donne délaiIbid., frag. 1, § 2..

+
+
+ § 4. +

Car autel reson fist li rois, et commende que l'en en doit ausi user à + jor de foiriez : si comme si l'en doit doner tutor ou curator à + aucun, barre de la loi n'i vaut riens, por le péril des enfanz ; ou + se aucuns est morz, por metre sa feme en saisine de doère, barre de la + loi n'i vaut riens ; et d'ovrir testament. Au tens de + aoust ou de vendenges, doit l'en fere droit des choses qui sont en + péril, ausi comme de larecin, de domages et de injure ; et de granz + injures, si comme de sanc ; et de ce que l'en ravist de arson, de + trébuchéiz et de froiseure, de nef prise ; et de murtre, de rat, de + traïson, d'omecide, de membre tolu, de jugement de franchise, de celui + qui prent les choses dou commun profitDig., lib. 2, tit. 12, frag. + 2, 3..

+
+
+ § 5. +

L'en tient tens de venenges, quant l'en venenge ; et tens de + mestive, quant l'en mestiveIbid., frag. 4..

+
+
+ § 6. +

Li rois deffent que l'en ne juge à jor de foirie, se les parties ne s'i + acordent ; mès por la grâce à celx qui pleident ensemble, quant il + i a por quoi, l'en le doit fere. Et se aucuns a estrument où il ait + péril de montré le par délai, l'en le doit montrer en tel tens. Segont + la costume de France en l'ostel le roi, li jorz commence à solel levant, + et dure jusque soleil est cochanz ; et as assises ausint ; et + as autres menuz plez de prévôtez, et as autres seignories, jusque miedi + en avant, si se deffentIbid., frag. 6, 7, 8..

+
+ +
+ + + XIV. De demende fere. + + +
+ § 1. +

Demende si est pure ou mellée. La pure si est, quant aucuns demande + héritage par la reison de ce que il est heirs. La mellée si est ce que + l'en demende por soi et por autrui, si comme quant aucuns dit : Je + me plein de tel home, qui a fet tel home metre en prison, por apeticier + ma juridiction, ou por rapeler ma bone sentence.

+
+
+ § 2. +

De fere sa demende, ou qui viout fere sa demende, ne vaut riens sa + demende, se ele n'est à droit dite. Car c'est yuel chose que cil qui + demende die sa demende, si que cil à qui l'en demande sache s'il veaut + lessier le plet ou tenir ; et s'il bée à plédier, qu'il viegne toz + garniz au plet de demender ou de défendreIbid., tit. 13, frag. 1, + pr. : de Edendo..

+
+
+ § 3. +

Demender est sa demende dire de boche, ou fere la dire par autre qui fere + le puisse, et embracier en sa demende quanque l'en veaut demander.

+
+
+ § 4. +

Uns di que cil ne fet pas sa demende, qui toute ne la fet : et le + secort celx qui ne sevent fere lor demende, ou par aage, + ou par viellegnere, ou por nature de fame, qui ne set pas + moutDig., lib. 2, tit. 13, frag. 1 ; § 1, 4, + 5..

+
+
+ § 5. +

Uns hons demende lés, que li morz a lessié as héritersIbid., frag. + 2. ; et dient issi, que s'il est nié ne mesqueneu, qu'il + est prez de montrer (et) de l'averier, et par soi et par + garanz. Et li autres reus fet encontre ce tel ni et tele deffense com il + doit. Et droiz dit que l'en en doit trere celx qui furent au + testament : quar l'en doit accomplir la volenté au mort ; quar + mout seroit dure chose, se de testament nesseit batalle.

+
+
+ § 6. +

Quant aucuns demende aucune chose, et la fera (l'offre) à + prover, et reus ne fet riens, ne ni ne deffense, queneue chose est qu'il + det ce que l'en li demande.

+
+
+ § 7. +

Se l'en demende à aucun chose qui soit de la borse le roiIbid., + frag. 3., l'en usera de tel droit, que li rois fera enquerre + de tel chose par bones genz, qui bien le sauront ; et se enqueste + donne au roi, li rois aura, et se enqueste li tout, il se téra.

+
+
+ § 8. +

Uns dit à un changeor qu'il li avoit vendu tornois, et un autre + marcheant, qu'il li avoit vendu poivre ; et l'offri à prover par + soi et par garanz. Et li autre fesoient encontre ni et deffense, tel + comme il devoient, et ne disoient pas qu'il lor eust ballé point + d'argent. Et droit dit qu'il n'i a que la prueve au changeor, ou au + marcheant, contre li et contre ses garanz : car tel chose n'est que + sormise. Et se li fiz au prodome, qui est en bal, fet tel chose, i est + li prodom tenu ? oïl, s'il le fet par son commendement, ou par son + consentement, ou autrement non. Et se li serf fet autel marchiez, i est + li sires tenuz ? oïl, s'il l'a fet par la volenté au segnor. Car + droit s'acorde, qui a le preu il doit avoir le domage en cele meisme + chose. Mès s'il le fit sanz le seu au segnor, assez est se li sires jure + qu'il n'a riens eu de son gaaingIbid., frag. 4..

+
+
+ § 9. +

Uns hons dit à un autre que il li doit trente toneaus de vin, qu'il li + vendi vingt livres, et celes vingt livres il li a paiés ; et s'il + veaut dire que ce ne soit voirs, il est près del mostrer et de l'avérer + par soi et par garanz. Li autres fet encontre tel ni et tel défense com + il doit. L'en demende qu'en dit droit ? et l'en respont : Cil + qui défant est loisanz de prendre la prove de lui et de ses + garanz, ou d'escondire par gage de batalle.

+
+
+ § 10. +

Uns bons vendi un cheval à un autre : se li en demande quarante + solz, comme à celui qui a eu le cheval. Li autre nie qu'il ne doit + riens. Cil l'ofre à prover soi, sanz garanz ; et li autre fet + encontre tel ni et tel deffense comme il doit. Et droit dit que cil est + loisans de prendre la prove de celui qui demende, ou escondire par la + soe : et ce droit est tenu à Orliens. Et en l'ostel le roi ne fera + ne escondit, ne autre chose, s'il n'amène son garant o soi.

+
+ +
+ + + XV. De metre jor et de semondre. + + +
+ § 1. +

L'en dit ciV. tit. 5 de ce livre. que l'en doit semondre + home, quant il se plaint de lui, quant il a forfet.

+
+
+ § 2. +

Or est à savoir la menière commant. Se aucuns se plaint l'en tegne son + héritage, l'en dit (doit) semondre des mobles ; l'en + doit semondre des domages ; l'en doit semondre des + ledissemanz ; l'en doit semondre se li filz se plaint de son père. + L'en ne doit pas semondre se l'en ne siet certaine chose por quoi. L'en + ne doit pas semondre por desvé ne por menor, sanz tutor, ne por fame de + plainte de son mari, se n'est por la cruauté son mari ; ou se feme + se pleint d'autre, non, se l'en n'en a le congié de son mari. L'en ne + doit pas por serf semondre son seignor, se n'est por sa cruauté : + por sergant et por sergente l'en doit semondre.

+

Or demende dou jor de la semonse ; et l'en respont que l'en doit + avoir jor selonc le cas. De murtre, de rat, de larrecin, de traïson, + d'omicide, de membre tolu, n'a point de jor, et de trives demender, de + novele désesine qui est fete prestement. J'apeau présantement après le + fet, que l'en vient prestement à la jostice por soi plaindre, et de + prandre cors d'ome et de fame. Et qui se plaint de marcheandise, ou de + prest, ou d'autres choses, ou de dit ; don li juges doit fere + semondre avenant, segont le leu et la persone, ou d'un jor, ou de deus + jorz, ou de huit jorz, ou de quinze et d'asé plus assez, segont ce qu'il + verra qu'il fera à fere.

+
+ +
+ + + XVI. De convenances. + + +
+ § 1. +

La droiture de cest ban est naturel ; et que chose est + plus acordable au monde (qu') est garder ce qu'est + enconvenancé entre les genzDig., lib. 2, tit. 14, frag. 1 : + de Pactis. ?

+
+
+ § 2. +

Convenanz est dit de convenances, et en non de pez, et est convenance + d'un ou de plusors, plésir et consentement en une chose. Parole de + convenance est général, et apartient à totes les choses don l'en a + afère ; si comme de celx qui se consentent en un marchié et en une + pez. Ausint comme l'en dit que cil s'asemblent en un leu, qui de divers + loeu (en) un leu s'asemblent, ausit cil s'acordent de + divers corages en une sentenceIbid., tit. 14, frag. 1 ; § + 1-3..

+
+
+ § 3. +

Se aucuns dit que aucuns ail fet marchié à li, et li marchiez soit + queneuz ; et cil qui a vendu veaut jurer qu'il ne puet segre le + marchié, il s'en passera par tant, et paera cinq sols de sa paumée, + quant il n'a eu point de cheté ; et s'il a eu cheté, il le tendra, + s'il a de quoi.

+
+
+ § 4. +

Le non de convenance est si généraus que j'ai dit, en tel bien que il n'a + marchié ne obligacion où il n'ait convenance, ou par chose, ou par + parole. Car promisse qui est fete par parole, s'il n'i a consentement, + est nulleIbid., frag. 1 ; § 3 in fine.

+
+
+ § 5. +

Uns hons dit issint : Pieres me convenance qu'il me presteroit son + cheval à aler jusque à Blois ; ne l'ai pas eu, si le vuel avoir. + Cil niee : li autres l'ofre à prover por soi et por garanz, et li + autres fet encontre tel ni comme il doit. Droiz dit qu'il n'i a que la + prove à celi à qui l'en demande.

+
+
+ § 6. +

Uns hons dit à un autre qu'il li devoit baller sa fille por gesir à lui, + et la veaut avoir par la convenance : et l'en respont que tele + convenance n'est pas tenable, qu'ele est pécheresse et laide.

+
+
+ § 7. +

Uns hons dist que uns autre li devoit un cheval por quarante sols ; + si viaut avoir le cheval por les quarante sols ; et l'ofre à prover + par soi et par garanz. Et li autres fet encontre tel ni comme il doit. + Et l'en dit qu'il n'i a que la prove à celi à qui l'en demende.

+
+
+ § 8. +

Enten que qui mot sus convenance qui n'est acomplie en + aucune chose, et est nié, il n'i a que la prove à celui à qui l'en + demende.

+
+ +
+ + + XVII. De pez. + + +
+ § 1. +

De pez. R(ubrica). — Qui fet pez de chouse douteuse, et de + plez qui n'est pas certain ne finez, l'en puet recevoir pez, non pez + (pas) solement se la promesse est achevée ; mès se + li convenanz n'et (n'est) acordezDig., lib. 2, tit. + 15, frag, 1, 2, de Transactionibus..

+
+
+ § 2. +

Gautier se pleint de Robert, et dist que pez estoit fete dou contenz + d'une meson que Gautier li demendoit. Robert li nia la pez ; li + autres se demende le recort de cels qui furent à la pez, et nomer le leu + où la pez fut fete. Et Robert dit qu'il ne veaut avoir point de recort, + com cort de tex genz n'on[t] point de recort. L'en demande que en dit + droit ? et l'en dit que, se la cort est tele qu'el en doie porter + recort, li recorz courra par preudes homes, et par le recort sera seue + la forme de la pez. Et se la pez est queneue, et il ait discort, ausi + sera seue par le recort. Et se la pez fut fete sanz jutice, ou par + jutice qui n'a pas recort, et ele soit niée le recorz ne corra + pas ; et se cil qui demande veaut prover la pez par soi et par + garanz, et li autres face encontre tel ni et tel deffense comme il doit, + il n'i a que la prove à celui à qui l'en demende.

+
+
+ § 3. +

Enten se pez est fete devant juge, et ele est niée doit estre seu par le + recort de bones genz ; et en pez que l'en dit qui est fete sanz + joutise, n'a que sormise.

+
+
+ § 4. +

Quant l'en apèle home de ses membres, et il en fet pez par joutise, an + commune seue, à un de ceaus qui a action contre li, de tant il est + dèlivrés vers autres genz.

+
+ + +
+ + + XVIII. De juigier bataille et comment l'en la doit jugier. + + +
+ § 1. +

Parole ne fet pas batalle, mès li fet. Si doit regarder qui juge, la + chose et la persone : la chose qu'al i set par quoi il i aut gage, + si comme fet, ou châtel, ou hôtel, ou hèritage ; la persone, qu'ele + soit tele que se doie combatre. Quar dure chose seret, si d'une persone, + comme contes, ou rois, se combatoit à basse persone. Kar haute persone + doit bien metre por lui, à deffendre soi, home, honeste persone, se l'an + l'apèle, ou s'il apele autre.

+
+ +
+ + + XIX. D'avocaz. + + +
+ § 1. +

L'en dit que clerc ordenez de sainte ordenes, s'il sunt bienficiez en + sainte yglise, ne puent estre avoquaz en cort laye, que por aus, ou por + ygliseDecret. Greg. IX, lib. 1, tit. 37, c. 1 : de + Postulando..

+
+
+ § 2. +

Enten que clers qui sont en saintes ordres, ou en menors, ne puent estre + avocaz en cort laie.

+
+
+ § 3. +

Come chanoine rielé se fussent pris à estre avoquaz en cort laie, l'en + dit que ne puent ce fere, que por lor yglise ; et convient que lor + abé lor commant. Et il respondoient que li canon qui ce disoient + parloient de moines, non pas de chanoines. Et le pape dit que ausit doit + l'en garder de chanoines relez com de moines, tot die li canons des + moinesIbid., c. 2..

+
+
+ § 4. +

Enten que moine et chanoine sont osté d'estre avoquaz ; et moines ne + puet plaidier por le preu de son moster, quant li aferes est atanduz à + autre.

+
+
+ § 5. +

Cil chapitresIbid., c. 3. est devisés en trois parties. En + la premère partie, parole l'en des prestres ; en la seconde, des + clerc, et des menors ordres. Et dient que li clerc ne deivent pas estre + avoquaz en cort laye, que por aus ou por lor yglise, et por lor parenz + ou por poures, ne ne doit estre avoquaz en cause de sanc, ne por chose + qui atoche à mort d'ome Ausit dit l'en de procurator. En la + seconde (tierce) part, dit l'en que, se aucuns a bienfice, + et il vet encontre ce, il doit perdre le bienfice.

+
+
+ § 6. +

Enten que aucuns doit perdre le bienfice, quant il n'est recors dou + bienfet que l'en li a fet.

+
+
+ § 7. +

Emprès l'en dit : couvers (cuvert ?) ne puet estre + avoquaz, se n'est par le congié son segnor ; ne non aagé, se n'est + par le commendemant au juge et à son tutor ; ne fame ne orp, por ce + qu'il ne puet voir la autece dou juge, ne nul qui soit queneu estre + dampnez de fez don l'en doit estre livrez à mort, tout soit-il respitez + par pitié ; ne vaincu. Et cil sont osté d'estre avoquazDig., + lib. 3, tit. 1, frag. 1, de + Postulando..

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2015, première édition électronique

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- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - - - - - - - - - -
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- - - LI TIERS LIVRES - - - LI TIERS LIVRES - - - - I. De mal renomez. - - -
- § 1. -

Les paroles Johan de Beaumont sunt teles : Cil est mau renomez, qui - por aucune mauvestié s'en vint de l'ost le roi ; et li bordeler, et - li larron, et li toleor et li tricheor ; et cil qui ovrent de - bosdie ; et cil qui ovrent mauvèsement de bal ; et fame qui - prent home que si sires het de mort, segont droitDig., lib. 3, - tit. 2, frag. 1, de His qui notantur - infamia.. Ballif qui fet tort apensèement, et qui prent - loer por droit fere, et ballif qui est hors de ballie par son - forfet ; cil qui ovre de son privilége fausement ; chevalers - qui est désordenez, avostres et avotresse ; truanz ; - travalleors de genz à tort ; cil qui traït celui à cui il doit - aider. Omecide, traïtor, murtrier, aforceor de femes ; qui tout - membre, qui fet sanc et chaable ; procurator, curator, tutor, - avoquaz, si ne font en la chose ce qu'il devent, sont mau renomé. Cil - qui demende chose que il ne doit mie, parjur, foi-mentie, et cil qui - prent feme marié par tricherie, ou fiz qui est ou poer son père, et se - marie sanz son congiéIbid., frag, 1, in fine. ; cil - qui prent la feme à autre, arbitre qui prent loer. Cele est mau renomée, - qui fet son mari de celi qui ne l'est pas. Qui decet guig - (juige) est mau renomez ; faus tesmoins est mau - renomez.

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- - - - II. De procuratorsDig., lib. 3, tit. 3 : de - Procuratoribus et defensoribus.. - - -
- § 1. -

Ce fut establi por bones mors, que li menor, que li muat, que li orp, que - li desvé, les fames prestes de anfanter, cil qui sunt malade de maladie - durable, cil qui sont en marcheandise et en pélerinage, et cil qui sunt - por le commun, et cil qui sunt pris de gerre, et celx qui sunt en garde - par hayne, puent metre procurator por aus, si com vos porret ci-près - oïr.

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- § 2. -

Se menor demande deniers, éritages, estre rétabliz en la sésine son père, - injures de laidissemanz : en ce il puet metre procurator por soi, - et demender. Et si l'en li demende chose don sis pères mori saisis, an - ce il metra procurator en ce que la cause désire : c'est à savoir à - alégier sanz plus que il ne respondra jusque li enfes soit d'aage. Et si - li menors bat et fiert un home, ou tue, li juges le contraindra à metre - procurator, et respondra, et amendra, s'il l'a forfet. Et li procurators - sera mis par l'autorité au juge.

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- § 3. -

Mais orp, sort, cil qui sunt malade de maladie durable, puent metre - procurator en toutes causes.

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- § 4. -

Feme qui est preste d'enfanter n'et pas contrainte à metre procurator, - ains doit l'en atendre jusqu'el ait enfanté.

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- § 5. -

Home ou feme qui sont en santé ne puent metre procurator en cause - d'éritage, ne l'en ne li recevroit mie ; mès l'ome por sa feme. Mès - en cause de moeble puet l'en metre procurator.

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- § 6. -

Evesques, arcevesques, contes, barons, toutes autres menières de genz, - puent metre procurator en la forme devant dite, ne plus ne meius.

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- § 7. -

Et se aucuns a perdue sa cause, et il nie que le procurator ne soit pas - por li, recort de bones genz corra sor ce, et sera estable sor le - recort, ne en ce n'afiert pas batalle.

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- § 8. -

Procurator doit doner plége, qui feront atable ce que l'en fet por celi, - si en viaut hon aver bones letres qui seil autenticié ; et sera - estable ce que l'en fera por celi à qui l'en demende.

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- § 9. -

L'an ne puet metre procurator en cause de crime, qui toche à - dampnement de cors.

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- - - III. De besoignes fetes par autrui. - - -
- § 1. -

Ci bans profite mout à celx qui ne sont présens, qu'il ne perdent la - sésine de lor choses par défaute d'aide.

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- § 2. -

Se aucuns fet l'afere à aucun qui n'estoit pas présens, et qui n'an set - riens, quanz l'en fet à son preu, et despent ou se oblige à autre, li - doit estre randu. Et se l'en fet l'afere à un orfelin, ou à desvé, à son - preu, l'en doit emplédier.

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- § 3. -

Mès l'en doit regarder qués aferes l'en doit fere, et de quex aferes l'en - est tenuz, et l'en entent, si l'en i gaagne ; mès l'en n'est pas - tenuz vers celui qui par sa volenté se mist à autrui besognes fere, dom - il n'iere pas besoingDig., lib. 3, tit. 5, frag. 1, 2, frag. 3, § - 4, 5, 10 : de Negotiis gestis..

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- § 4. -

Et se ge cuide que les aferes que je faissoe fussent Johan, et il - estoient Pierre, en est Pierres tenus à moi ? s'il i a gaagnié.

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- § 5. -

Et se ge préte à son procurator deniers à rembre ton gage, vers cui ai-ge - aucion ? Et ge di que vers le segnor.

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- § 6. -

Et se aucuns fet son afere et le mien en une meisme chose, l'en entent - qu'il le fet plus por soi que por moi ; et à ce doit l'en garder - mesure, que chascuns en soit chargiez avenaument. Et se ge ne fas ces - aferes por achoison de toi, et la faz por achoison de ton fiz, ou de ton - serf, g'é (j'ai) auction contre toiIbid., frag. 5, § - 1, frag : 6, § 1, 4, 6..

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- § 7. -

Se dui compagnon ont une meson qui vuelent fondre, et la puet bien - retenir o point (per) de coût, et ge le vuelle fere, et li - un des compagnons qui est hors dou païs n'an siet rien et li autre me - deffent que je n'i face riens, et ge retien la meison à mes coz : - G'é (j'ai) aucion contre les deus ou contre l'un ? - L'en dit que g'é aucion contre les deus. Car il apert bien qu'il vousist - avoir domage por que se compeinz i eust domage : et bone foi ne - suefre pas tex chosesIbid., frag. 8, § 3..

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- § 8. -

Ausit se aucun a aucion contre moi de mes aferes qu'il a fez, ausit et ge ai aucion contre lui de mes aferes qu'il aura fez - mauvèsement.

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- § 9. -

Mès tot face-il mes aferes mauvèsement, et ge lo ce qu'il a fet, ge no - puis rapeler, se ge ne faz ce par son déçoivement.

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- § 10. -

J. dit : Icil ne fet mie aferes, qui emprent à fere choses don l'en - (n') a mestier, ou qui grève celui qui ele est. Et dit - encores, que cil qui fet les aferes en bone foi, et si comme il doit, - tout ne l'en chie-il pas bien, si a-il aucion de fere - (d'afere) fezDig., lib. 3, tit. 5, frag. 9, - 10..

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- § 11. -

Comme dui frères fussent l'un d'aage et l'autre non aagé, et avoient - communes tenures à vilages, li plus granz adefiece sans reson et sanz - besoing en la tenure. Quant il partirent lor teneure, il demenda les - despens qu'il i avoit fez an amender cele chose. Et li frères menor - estoit jà d'aage, et responoit, que por ce qu'il avoit ce fet sanz - besoing, qu'il n'en voloit riens paer. L'en demande que dit droit ? - Et l'en respont, que por ce qu'il fist ces choses sanz besoing, qu'il - n'i a nulle action contre luiIbid., frag. 27, pr..

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- § 12. -

Se Felippe nourrist la fille sa seror par prière, il n'a nule action - contre lui.

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- § 13. -

Li sergenz qui me siert emprunte deners por feres mes aferes : l'en - dit qu'il a action contre moi, et non pas contre moi com sires, mès - comme sergens qui me sert en bone foiIbid., frag. 27, § 1, frag. - 36..

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- § 14. -

Se aucuns rent por autre qui riens n'en set, et soit contre la volenté à - celui por cui l'en a rendu, cil est quites por cui l'en a rendu. Mès - débonaireté, ne naturel reison ne suefre pas que cil n'en ait action - contre celui por que il a rendu. Et raison s'acorde que nos poons bien - fere l'afere à celui qui riens n'en siet, tot ne le vuele-il. Mès nos ne - le poons empirerIbid., frag. 39..

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- § 15. -

Qui fet les aferes à aucuns à son preu, et il fet despens, il puet avoir - contre lui action d'afere fez.

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- § 16. -

Cil qui furent fet franc ou testament au mort qui estoit lor sires, ne - sont pas tenu de rendre reson por les aferes qu'il a fez au vivant au - segnorIbid., frag. 45..

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- - - - IV. De tricherie. - - -
- § 1. -

Tricherie est une chose que l'en ne doit mie soutenir, ainz la doivent - tuit prodomes estreper à lor pooir. Et action de tricherie dure dedens - l'an : quar assez i a de tens à regarder se l'en li a fet tricherie - ou non. Mès nos en metons hors menors, et desvez et autres genz qui - n'ont point de demende par aucune droite cause : quar itex puent - demender dedenz l'an que il vendront en lor bon estat.

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- § 2. -

Li rois deffent ci que l'en ne donast deners as juges, ne loers : - car moult est périlleuse chose à juge de prendre d'autrui : car - covoitise esmuet le juge, quant cil est devant lui por fere sa cause - bone ; et por ce deffent li rois que ce ne fust pas fet, ne que ce - ne fust pas prisDig., lib, 3, tit. 6, frag. 1, § 3 : de Calumniatoribus..

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- § 3. -

Se aucuns a aucun marchié qui soit à unchérissement, et aucuns vigne à - lui, si li dit qu'il li enchercira son marchié, ou il li donra dou sien - ; et s'il li done : l'en dit que tel don est fez par tricherie, et - que tex deners sunt receuz par tricherie.

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- § 4. -

Quar tex don si est fez por enpirer la condiction dou marchié ; et - bone foiz ne sufre pas que tex dons soit fez, ne que tex dons soit - receuz. Et doit perdre ce qu'il a doné, et doit estre à celui por qui - domage il fu fet ; et li autres doit estre puniz, se que l'on voit - que raisons sera.

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- § 5. -

Se aucuns vent les choses à autrui, et il prent loer por la vente fere, - l'en a action contre lui de trecherie : et tel trecherie vaut - autant comme larrecins. Car aperte chose est, quant cil qui donne por la - chose avoir, charge le marchié.

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- § 6. -

Se aucuns a convenant aucun qu'il li fera son affere, et il ne li fet - pas, et sa chose périst : en ce a-il action contre lui de domages - et de trecherie. Et l'en doit bien ce noter.

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- § 7. -

Qui done deners à aucun por fere aferes de vilenie, il ne le puet - redemender por la vileine convenance qu'il est ; ne li autres ne's - aura pas, ainz les aura li rois : ains les porra li rois punir, - segont ce qu'il verra qu'il devra fere.

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- § 8. -

Se aucuns prent deners de moi por fere mes aferes contre - toi, et prent deners de toi qu'il ne les face, l'en a action contre lui - de aperte tricherie, et de traïson mellée ensembleDig., lib. 3, - tit 5, frag. 3, § 1, 3..

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- § 9. -

Ceste action est contre l'eir dedanz l'en (l'an) de tant que - comme il en a eu : quar l'en establi que l'en ne puet demender à - l'eir la chose que ses pères a eue par trecherie, tout soit li termes de - la trecherie passez ; ausit comme l'en done à juge loier por dire - faus, ou por doner mauvèse sentence, ou s'il a pris loier por vendre la - chose le roi : et tout ce que (l'en) a doné, li hers - rendraIbid., frag. 5..

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- § 10. -

Or demende l'en que (se) cil qui done est perçoners de la - tricherie ? Et l'en dit que oïl, puisque cil qui le reçoit que par - lui est mené la trecherie. Et en tel chose prescripcion ne cort pas - contre le roi.

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- § 11. -

Or demende l'en dou tens qui passe, comment l'en le doit entendre, ou - quant li deners sunt paez por la trecherie, ou quant la trecherie est - fete ? Et l'en dit que li anz commence quant l'en set que la - tricherie est fete, et quant li deners sont baillié.

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- § 12. -

Se uns procurators qui a plenier poer fet por moi aucune de ces choses, - et ge l'estable, il vaut autant com se je l'avoie fet ; et se non, - non ; ainz sera li procurators tenuz d'action de trecherie. Cil qui - reçoit deners, et set que l'en ne les li doit pas, fet apertement - tricherieIbid., frag. 6, 7..

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- § 13. -

Se aucuns ballis prent deners d'aucuns non aagé por aucun crime que l'en - li met sus, et n'est mie prové que il ait fet, et est aparissanz que li - deners sont à tort pris : l'en a action contre le ballif de la - chose r'avoir et de trecherie ; et li rois le doit punir segont ce - que droit le requiertIbid., frag. 8..

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- § 14. -

Enprès demende l'en comment l'en puet home prover de tricherie ? Et - l'en respont que, en quas dont la chose est si petite que batalle n'en - puet nestre, ce doit aler par sairement, (et le choix de la - preuve) est à celi à qui l'en demende. Si comme est trecherie - de cinq sols, la prove n'est pas garanz. Et qui prove tricherie, si doit - dire les moz por quoi batalle i soit.

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- - - - V. De restablissemenz. - - -
- § 1. -

Ci titres si est mout profitables à mout de genz : quar en mout de - menières avoit l'en domage, en ce que l'en n'estoit restabliz des choses - don aucuns s'estoit mis en seisine, sanz droit qu'il il eust. Et l'en - secort en meintes menières à cels qui sont déceu, ou par peor, ou par - conchiemant, ou por ce qu'il n'estoient pas présent, ou por ce que lor - estat fust muez, ou par autre droite errorDig., lib. 4, tit 1, - frag. 1, 2 : de in integrum - Restitutionibus..

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- § 2. -

L'en doit sofrir toz ratablissement, quant l'en a oï por quoi et veu se - c'est voirs ; et doit l'en fere droit. L'en ne doit pas celui - restablir qui demende une petite chose, se il fet tort de gregnor. Ne - cil n'est pas hors de la chose, à cui ballis a dit qu'il la li - rendra.

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- § 3. -

Enfanz ne sunt pas restabli solement, (mès) desvé et muz et - sorz, et cil meismes qui sunt hors dou païs por le roi ou por le commun, - et cil qui est outre-mer, qui muert seisiz de la chose en veraie - seisineIbid., frag. 3-6..

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- § 4. -

Nos apelons veraie sésine, quant aucuns remaint sési an et jor comme - sires, et par jostice, à le veue et à la seue de celui qui demender - puet, et ne veaut demender, et se test.

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- § 5. -

Et se aucuns est forbeniz dou païs, le nunbre dou tens, et quant il ce - vient (revient), si se trove désésiz, sera-il restabliz - arière en sa sésine ? Et l'en dit que nenil, s'il a esté désésiz - par jugement. Quar se il a esté désésiz par défaut, ç'a esté en ses - copes, com il doie metre procurator an ses choses défendre ; et se - il a esté désésiz selon la deffense de son procurator, il ne doit pas - estre resésiz, por quoi li procurators a menée la procuracion que - prodome doit mener. Qui pert sésine an tel quas, anprès l'an et jor, il - puet plèdier de la seignorie, et de la sésine non.

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- § 6. -

Et se aucuns est en guerre de ses enemis, qu'il ne puisse venir son droit - deffendre, ou sorpris de guerre, sera-il restabliz ? Et l'en - respont que, se il est en guerre que droiz doie sofrir, ou pris por son - droit qu'il défant, il sera restabliz ; se non, non.

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- § 7. -

Se li pères muert, li enfes a tel droit ès choses, an estre - restabliz, com li pères eust. Se cil qui n'est pas de âge est déceuz an - son fet, ou à fet son tutor, l'en le doit restablir arières, aagé ou il - non aagé : fors en ce s'il fet ce que prodome et sage doit fere, et - son tutor ausit, il ne sera mie an ce restabliz.

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- § 8. -

Johan de Beaumont manda à un provost qui estoit metres, de aidier à celui - qui avoit perdue sa chose, qu'il n'estoit pas présanz, et li manda tex - paroles : Totevoies se l'en ne doit riens muer de restablissemanz, - l'an doit aidier là où l'en voit que mestiers en est à fere. Et se - aucuns estoit semons et ne respondi pas, et por ce dona l'en contre lui - sentence ; enprès il vint à toi, quant tu tenoies tes plez, et - requist à estre restabliz de la sentence à fesant droit, et com cil qui - onques n'avoit esté semons : et quant il fust issint, il n'i ot - point de copes, si commendons qu'il soit restablizDig., lib. 4, - tit. 1, frag. 7 pr..

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- § 9. -

Ne cil secors n'est pas solement en tel menière, mès en autres : car - l'en secort à tex qui sunt déceuz sanz lor copes. Maimemant se lor - aversères lor fet boidie, il doivent estre en ce restabli que égauté lor - querra : car l'en doit plus tost leissier plez max renomez, que - tenir les.

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- § 10. -

Tel différence est entre celx qui n'ont vingt-un an, et cels qui sont - hors dou païs por aus, et entre celx qui sunt hors por le commun : - li menor sunt deffendu par tutors ou procurators ; cil qui sunt por - aus hors, ou por lor cope, sunt deffendu par procurators ; cil qui - sunt hors por le commun profit doivent un poi plus estre - déportéIbid., frag. 7, § 1, frag. 8..

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- § 11. -

Mès se aucuns est forbeniz de son païz, et enprès vienge frans de la - chose que l'en li met sus, l'en le doit restablir : car il n'i doit - mie avoir domage en tort fet de juge. Et tex doivent estre - restabliz.

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- - - VI. De forbannissemanzIbid., tit. 5 : de Capite - minutis.. - - -
- § 1. -

Ceste chose est por bien establie, et por punir celx qui meffont. Car se - aucuns a fet aucuns meffet, et s'enfuie, por ce ne le doit l'en pas - lessier en pez. Car qui les larroit en paiz ceste genz, les autres genz - au roient matière de forfere. Si doit l'en garder segont - reson comment l'en an doit ovrer de cez qui s'enfuient por lor - forfet : or doit l'en garder por quel quas l'en doit home - forbanir.

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- § 2. -

Se aucuns doit, et il ne puet, ou ait assez, et ne veaut paier, et - s'anfuit, l'en demende se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que - non, segont droit. Et segont la costume d'Orliens, s'il n'a riens et - s'il ne puet paier, il aura terme de quarante jorz à soi paier ; et - au terme, s'il ne se puet paier, il forjura la vile, jusque il se puisse - paier. Et s'il a héritage, il aura licence de quarante jorz de vendre, - et s'il n'a vendu dedanz ce, et ne se soit paiez, la jotice vendra, ou - ele contraindra à vendre.

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- § 3. -

La costume de l'ostel le roi n'est pas tele, ainçois est tele que qui n'a - riens, riens ne li chiet : einsint que cil qui ne se puet paier - jurra sor sainz que au plus tôt que il porra et aura poir de soi - aquitier, qu'il s'aquitera.

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- § 4. -

L'en demende por férir home, ou por laidir de paroles, ou fere li sanc ou - en chaable, sanz mort et sanz mahaing, et il s'enfuit, se l'en le doit - forbenir ? Et l'en dit que non.

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- § 5. -

Enprès demende l'en, si l'en li met sus murtre, ou larrecin, ou rat, ou - omicide, ou membres tolu, ou roberie ; ou s'il a pris de l'autrui à - force, ou s'il ne vient avant por doner trives, et il s'enfuit : - savoir, se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit oïl. Car tel chose - apartient à dampnement de cors, et à perdre perdurable salu.

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- § 6. -

Or demende l'en, se aucuns fet guerre que droit (ne doive), - ne que droit ne puisse sofrir, et ne veaut venir avant por fere droit et - por avoir droit, se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que oïl, - por le péril de la guerre, por le gastement des biens de sus terre, et - por l'ocision de genz.

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- § 7. -

Nus ne doit estre forbaniz por son don, ne guerpir son païs.

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- § 8. -

Or est à savoir comment l'en doit forbenir, et en quel tens, et combien - de tens l'en se doit sofrir enprès plainte, et enprès ce que l'en l'aura - sopeceneus dou fet.

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- § 9. -

Premièrement, l'en le doit fere semondre en son ostel, et s'il n'a ostel, - là où l'en quidera qui repere plus. Et si ne veaut, l'en doit prendre le - suen, et doit estre en la main au juge. Et se aucuns l'acuise (l'excuse) de convenable asoine, recroira l'en - la soe chose ? Et l'en dit que oïl à son ami, por qu'il preigne en - main qu'il ne mefface, et qu'il vendra à jor por soffrir droit, - autrement non. Et se li corpables vient por droit avoir, aura-il ce que - l'en a pris dou suen quite, sanz recréance ? L'en dit que oïl, - avant que il reponge.

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Ci dit l'en que avant que home soit forbeniz, que l'en le doit fere - semondre par trois jorz : chascuns d'uit jorz ; et si ne vient - dedanz, l'en doit mander de ses amis prucheins et dire leur qu'il ait à - un jor ; et se l'en la aveut (l'aqueut) cortoisement - d'assoine, l'en le doit oïr.

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L'en doit laissier passer qu'an aut anprès le tens de quarante jorz, et - dedanz ce, s'il ne vient, l'en doit forbenir ; et s'il est pris - enprès en la suite dou forbenissement, il est dampnez dou fet.

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Ci dit l'en que se aucuns est forbeniz enprès quarante jorz, et il vient - avant dedanz les trois pruchenes assisses, et fet des assoines ce qu'il - doit et vuelle soffrir droit, l'en le recevra ; et se ne vient - dedanz les trois assisses, il sera dampnez dou fet que l'en li metra - sus.

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Et se aucuns fet apertement fet devant le pueple, et se destorne, et par - malice ne veaut venir avant, aura-il le terme de quarante jorz ne des - trois assisses ? L'en dit qu'il n'aura plus terme qu'il ne soit - forbeniz ; mès il aura le terme de la dampnacion, c'est à savoir de - trois assisses : que l'en doit mout soffrir et atendre, avant que - home soit livrez à mort ; car mout est granz chose à deffere ce que - Dex a fet, et à fere ce qu'il ne veaut fere.

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- - - VII. De ce que l'en fet par force ou par cautele de peor. - - -
- § 1. -

Li rois dit : Je n'aurai pas estable ce que l'en fera par force, ou - par cause de poor : car issint dissoit l'an ancienement que force - ere quant l'en fesoit contre la volenté à celi contre qui l'en la - fesoit. Peor est cause de péril, qui est à venir et tranblement de - priesse. Et por ce ne fet l'en pas mencion de force que toute n'at pas - fete sanz force, ne force sanz peor. Force est efforz de genz don l'en - ne puet deffendreDig. lib. 4, tit. 2, frag. 1, 2 : quod - metus causa gestum erit.. Et tel cause contient - paor et force ; et se aucuns fet aucune chose por - force ou por paor, qu'il doie estre en hardi home, li rois commende - qu'il soit restabliz en sa chose. Nos entendons force cruel, ce que l'en - fet encontre bones mors ; non pas tiel force comme li metre font, - li ballif, li provoz, por lor droit ou por lor seignorie. Nos apelons - force ce que autres fet ou que li metres fet sanz droit ou sanz - seignorieDig. lib. 4, tit. 2, frag. 3.. Nos apelons - force paor de mort. Quant la force de mes braz vaint la peor de autrui, - je cuit que ausint i puet l'en metre peor de cuvertage, issit com aucuns - fet aucuns cuvert où il ostroiast ce que il daist.

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L'an ne doit mie entendre chascune chose por peor ; mès peor est de - greignor mal que l'en n'a.

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Nos dison que peor de coart home n'apartient pas à ce ban ; mès peor - de hardi homeIbid., frag. 3, in fine ; frag. - 4-6..

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- - - VIII. De secorre cex qui ont esté déceu par male tricherie. - - -
- § 1. -

Li rois secort par ceste loi cex qui ont esté déceu par tricherie et par - mellée, que li malicieux et li tricheor ne gaignent pas por lor malice, - et que li simples n'i perdent. Les paroles le roi sunt teles : Ce - que l'en fera par mal tricherie, quant nos auron oï la cause, sera - rapeléeIbid., tit. 3, frag. 1, pr., § 1 : de - Dolo malo..

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Estiene de - Sancerre dit que tricherie male est itele quant l'en fet à - aucuns conchiement por autrui décevoir, et quant l'en sent une chose et - l'an fet autre.

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J. B. dit que male tricherie est de fere conchiement, décevance, angin à - autre décevoir ; por ce, fut dite male tricherie. Bone tricherie - puet estre fete, cum aucuns fet contre son enemi ou contre larrons. J. - B. dit : Se dan (dom) Tybert déçoit aucuns orfelin de qui - il est tutor ; par son conchiement, il ne doit pas avoir aucion de - tricherie contre Tybert ; mès de ban qu'il li rende sa chose. Et se - le tutor n'a que rendre, lors doit-il avoir aucion de tricherie. Ci n'a - nule aucion contre son aversaire qu'il n'a que paierIbid., frag. - 1, § 2, 3 ; frag. 5, 6..

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En toles les choses où cil qui n'a vingt-un an est conchiez, - la chose est rapelable.

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Se ta beste me fait domage par ta tricherie, je ai aucion contre toi de - tant com le domage monte.

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Johan de - Biaumont dit que se aucuns deslie mon serf por l'en fere foïr, - que je avoie lié, je ai aucion de tricherie contre toi, et J. dit que se - tu le fes sanz miséricort, tu fais larrecin ; se tu le fais par - miséricorde, il a contre toi aucion de fetDig., lib. 4, tit. 3, - frag. 7, pr., § 6, 7..

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- § 2. -

Uns patrons franchi son serf por ce qu'il remaindroit à lui servir, et - cil par sa male tricherie ne le vost servir. L'en demende qu'en dit - droit ? Et l'en dit que cil le puet remestre arière là où il le - prist.

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Se uns procurators fet par tricherie que mis aversères gaigne la querele - qu'il demende contre moi, j'ai contre lui aucion de tricherie et contre - l'aversaire aucion de demenderIbid., frag. 7, § 8, 9..

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Se aucuns aferme que aucuns soit bien rendables, et il le dit en bone - foi, et il fust povres, je n'ai pas contre lui aucion de - tricherie ; mès s'il savoit que il fust povres et afermast qu'il - fust riches et bien rendables, j'é (j'ai) aucion contre lui - de tricherie, quant il loa fausement ce por moi décevoir.

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Se aucuns aferme que aucuns héritage soit ou grant ou petit, et il ne - soit pas, et aucuns l'achate : se il l'a veu, il n'a pas contre lui - aucion de tricherie ; et s'il ne l'a veu, il se fie en celui ; - il a contre li auction de tricherieIbid., frag. 7, § ult. ; - frag. 8, 9, pr., § 1..

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- § 3. -

Se plusors font trecherie, et li uns rent por toz, tuit li autre sont - délivré. Ceste aucion est contre l'air de tant comme il en est plus - riches.

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Cil a aucion de tricherie contre celui qui li presta poisqu'il savoit - bien qu'il n'estoit pas bons.

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Cil qui nea (vend), se li pois est trop granz, cil n'a point - de tricherie. Cil qui achate, se li pois est trop petiz, ci a tricherie - à celui qui vant, s'il le sot.

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Se je me met au serement d'aucun, et il se parjure, ge n'ai pas action - contre li de trecherie : la poine dou parjure sofistIbid., - frag. 17, 18, § 3 ; frag. 21, 22..

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Se mon légat fet entendre à l'ériter que la chose au mort - vaille plus que li testement, et il ons croit par le tesmoing de celui - sanz voir la chose, et la chose vaut meins, l'en a contre le loeur - auction de tricherie.

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J. dit que li hers n'est pas tant tenuz por le forfet com por la - cause ; quar il n'est pas tenuz au forfet. Se aucuns efface le - testament qui est escriz, li oir et cil sor qui il ont lessié, auront - sor li aucion de tricherieDig. lib. 4, tit. 3, frag. - 23-29-35..

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Se li marcheanz qui vent sa chose aferme que ele soit bone et ele soit - mauvèse, et l'en ne se fie pas an lui, l'en n'a pas contre lui aucion de - tricherie.

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L'en n'a pas aucion de tricherie contre non aagé ; mès il a auction - contre autre.

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- § 4. -

Uns hons si dit à un autre qu'il est déceuz par sa tricherie an ce qu'il - se fioit en lui d'un arpent qu'il acheta qu'il n'avoit pas veu, et li - fist entendant qu'il estoit de fromentes, et il estoit de roiges, don la - chose vaut moins ; et l'ofre à prover par soi et par garanz qui est - prez à fere champ et batalle. Et li autres fet encontre tel ni et tel - deffense com il doit, l'en demende qu'en dit droit ? Et l'en - respont que ci a gage.

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Entent que la tricherie solement ne fet pas le gage, mès le chatel ; - et si n'i a chatel, il n'i a point de gage fors serement.

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- - - IX. De cex qui n'ont quinze anz. - - -
- § 1. -

Ciz establissement est por aider à celx qui n'ont quinze anz. Li rois vit - nature et reson en ce ban, por quoi il prist le ban de celx qui n'ont - pas san de lor biens governer : car comme li consauz de tel aage - apartienent au roi, li rois le provet (promet aide) contre - le conchiement que l'en lor fet.

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Li rois dit : Ce que en sera fet à menor de seize anz, je saie ce - qui fera. Il apert que li rois promest aide à celx qui n'ont seize - anz : quar enprès seize anz, il sont en aage de vigor, et ancor li - valet sont guoverné en tel estat procurators, ne ne puent estre seignors - de lor choses, tot sache-il mener ses biens, et jusque il - ait tel aage ; et nos entendons ce de celx qui n'ont ne père ne - mèreDig., lib. 4, tit. 4, frag. 1 : de - Minoribus viginti quinque annis..

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G. dit que se aucuns fet marchié ou enfant qui n'a que douze anz, et la - dete i veigne au tens qu'il a seize anz, l'en demende se l'en doit - regarder le commeincement ou la fin ? Et l'an dit que nos devons - avoir regart ou commencement.

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Se aucuns vient aagé et il tiegne à fet ce que il a fet quant il n'iert - de aage, il ne puet apeler restablissement de rechiefIbid., tit. - 4, frag. 3, § 1.. L'en dit que l'en doit regarder la chose où - il demende restablissement, se il i est conchiez, et (s') - il fet ce que sages hons fet, il ne doit pas estre restabliz.

-

Je cuic que l'en doit secorre celx qui sont plédoiez et dedanz tel aage, - et désessi de muebles et de héritages, et de marchiez ou d'autres - obligacions an ce où il est déceuz.

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G. dit que l'en doit secore celx qui sont dedenz tel aage, non pas - solement quant il perdent riens de lor éritages ; mès an totes - poines et en toz despansIbid., frag. 6.. Ce qu'an l'an fera - o celui qui est non aagé sera nul. Nos devons entendre, s'il fet en - queque menière, s'il achète aucune chose, s'il vant, s'il entre en - plévine, si prant plaige, se l'en li rent, s'il antre en compaignie et - se cil qui desvoient son père li rendoit se il perdoit. An cel choses il - sont restabli : car se il tient en plet nului por acheson d'aucune - chose, il ne serient pas oï se n'ière por l'autorité de lor tutors ou - por le commendement dou juge. Et se aucuns menor est déceuz sanz male - tricherie, par l'autorité son tutor, toutevois li doit l'en - secorre ; et por ce défant l'en que nus n'achate riens de celui à - l'orfelin, tot le face l'en en bone foi.

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Item. Menor ne doit pas estre restabliz an gaaing qui vient - d'aventure quant il est fez por le tutor en bone foi, et il n'i a apert - barat, comme en gaaigner terres, ou en fere vignes à moitié, en achater - vergiers, ou en loier ovriersIbid., frag. 7, pr., § 1, 2, - 8..

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J. dit que de ce ne dote l'en pas que se li menors ne rant ce que il doit - de tele chose, où il ne puet demender restablissement, l'en a bone - aucion contre lui ; et se menor enpruente deniers et en achate - tenemanz plus que ele ne vaut, aura l'en demende contre - lui ? Et l'en dit que oïl, de tant quant il sera plus riches.

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Se cil qui est non croit deners à celui qui est moins de âge, cil a menor - cause qui l'argent balle que celui qui le reçoitDig., lib. 4, tit. - 4, frag. 34..

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- § 2. -

J. dit que menor ne doit pas estre quite de forfet, s'il le fet, se li - juges n'a pitié de lui por son aage.

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Se li menors vit en avotire et il soit coneu, nul pardon ne li ait, ou - s'il vit de larrecin ou s'il vit de ce que feme gaigne à f....., ou s'il - prent loer por sofrir f....., ou por murtre, ou por traïson, ou por tex - vilains fez : ne acusement (excuse) ne li a mestier, - quar il fet contre les commendemanz de la loi, et por noiant apele l'en - la loi en aide qui fet contre la loiIbid., frag. 9, § 2, - 3..

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- § 3. -

Uns menor qui n'estoit pas de âge vendi un héritage, par si que se il le - poet raimbre quant il seroit d'aage, il auroit dedenz le demi-an. Il fu - de âge, enprès il mori, et achei la chose à celui à cui ele devoit - escheer, à un qui n'estoit pas de âge, et ne rendi pas les deners au - terme.

-

Or demende l'en se il sera restabliz ? Et l'an dit que non, com li - ancessor se consenti au marchié que il avoit fet non de âge quant il fu - de âge, ne li autre n'i avoit que le droit que cil i avoit.

-

G. dit que tot ce que li menor font n'est pas quassé ; mès ce - solement que il font ou par lor folie ou par lor négligence, ou s'il - perdirent ce qu'il avoient, en ce qu'il porrent gaagner, ou si le - lièrent à celui fès qu'il ne porent porterIbid., frag. - 44..

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- § 4. -

Se menor qui a esté non âgé et sera venuz à âge, s'il ne demende dedanz - l'an et dedanz le jor restablissemanz, il ne sera pas oïz dès iqui en - avant.

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En rétablissement de menor n'a point de gage ; mès enqueste savoir - s'il est droiz ou non.

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L'an ne doit pas respondre à menor an cause où il a gage de batalle - devant qu'il ait vingt-un an, ne an chose de fié, ne à feme tant com ele - soit en garde, s'ele n'est marié et ele le face por la volenté son - seignor ; et s'ele est hors de garde et ele n'ait point de seignor, - l'an ne li doit respondre devant onze anz.

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- - - - X. Por quele cause cil qui sont greignor sunt restabli a lor - choses. - - -
- § 1. -

Nus ne porra nier que cil bans ne soit droiturées : quar li droiz - est recovrez au tans que li graignor estoit en l'afere de la commune, ou - en autre afere don il ne se pot délivrer. Les paroles de ce ban sunt - teles : Se l'en prant aucune chose des biens à celui qui n'est pas ou - païs, sanz male tricherie, s'il est hors dou païs por commun, ou s'il - est en prison don il ne se puisse issir, ou en servage, ou en gerre, ou - s'il a apelé devant le roi, ou s'il estoit empêchiez qu'il ne poist - riens demender, je le restablirai, se je voi que la cause soit - droiturèreDig. lib. 4, tit. 6, frag. 1 : ex - quibus causis majores - xxv - annis in integrum restituantur.. Cil est bien - hors par peor, qui a peor de mort ou péril de son cors ; et ce doit - estre seu par le juge. Cil qui sunt hors por le commun de la vile, sanz - male tricherie, doivent estre restabli.

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J'apele male tricherie quant cil ne vient pas et puet revenir, et remaint - plus por son preu que por le preu dou commun ; il ne sera pas - secoruz de ce que l'en fera contre lui en icel tensIbid., frag. 3, - 4.. Nos n'antendons pas que cil soient secoruz qui sont por - la commune, comme ballis, provoz, servanz, et sunt ou païs où l'an lor - demande ; mès nos entendons cil qui sunt lointains. Ausit secort - l'en à celui qui est en prison : l'en apele prison, prison de grant - seignor, prisons de larrons, prison de anemis. Nos entendons que cil - sont au liens qui sunt si liez qui ne puent venir avant sanz honte. - Ausit secort l'en celx qui sont sers, et sert son seignor en bone foi - qui venir ne li lesseIbid., frag. 5, § 1 ; fr. 6, - 9-11.. L'en ne secort pas les pereceus ; mès celx qui - sont destorbez par besoignes de lor choses ou de lor cors, ou par autre - destrece de tens. L'en ne doit mie entendre que l'en restablisse les - gregnors por gaigner, ne por fere domage à autruiIbid., frag. 16, - 18.. L'en demende commant l'en puet prover ces choses devant - dites ? Et l'en dit que li juges doit ce savoir par loiaus - enquestes et par tesmoinz de bones gens.

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Gaius. Omnibus.

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- - - - XI. Se aucuns met hors de sa main la chose dont est li plez, tant comme il - dure, et la baille a plus fort qu'il n'estNota. On - lit en marge de ce titre : de Alienatione judicii - mutandi causa facta, lib. 4, Digeste, ch. 4. (Écriture - moderne.). - XI. Se aucuns [35vA] met hors de sa main la chose dom li plez - tant comme il dure et la baille à plus fort que il n’est [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 4, tit. 7, de Alienatione - judicii mutandi causa facta. - -
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- § {4.7.1} Gaius. Omnibus. -
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Li prevoz esgarde an totes menieres que la cause d’aucun ne pire par - autrui fet quant il antant que la fin de la cause est plus dure por - autre aversaire que l’en amoine contre nos. Et por ce fu esgardé que - se aucuns met le plet sor autre aversaire, et le fet esciant por nos - conchier, nos avons contre lui aucion de fet, d’autretant comme ne - nos vosison que il eust amené autre aversere contre nos. {1} Et s’il - amoine contre nos home d’autre terre ou plus poissant que lui, il - sera tenuz à nos de l’aucion escrite desus.

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- § {4.7.2} Gaius. Aut. -
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Ou s’il amene autre aversere por nos travaller.

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- § {4.7.3} Gaius. Quia. -
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Et se je pledoie contre lui qui est d’autre province, je doi pledier - la où il est, en nos ne poons pas estre paronz à poissanz plus que - nos. ¶ {1} Et se nos demandon un serf et il le franchit, et nostre - afere en enpire por ce que li prevoz soutienent les franchises. ¶ - {2} Et s’il met en autrui mein le leu où tu fes ta besoinge, an qui - tu avoies auction et deffense que nul n’i feist ne n’i amenast eau, - nostre afere en enpire ; car se la pledoiast à toi, tu otases - cele ovre à tes despans. Et quant il me convient ore pledoier o - autre que o celui qui cel evre avoit fete, je sui tenu et forcié - d’oster à mes despens cele ovre ; car qui tient fet d’autre est - tenuz par ces demandes que il sofre cele ovre estre otee. ¶ {3} Et - se je te nonce nove ovre que tu fes en ma chose que tu n’i faces - plus et tu mez celui leu en autrui main et li heritier fet iqui - l’oivre, tu es tenuz à moi de cest jugement ; ausi comme je ne - puisse pas pledier à toi de ce que tu n’en as riens fet, ne à celui - ne puis je pledoier à qui tu l’as baillié por ce que ne li deffendi - pas que il n’i feist rien. ¶ {4} Et de ce apert il que li prevost - promet [35vB] que il retablira celui qui issi est atornez, que li - autor a itel auction par l’ofice au juge por tant comme il ne vosist - que cil eust quis contre lui autre aversere ‹...› il le li tendra. ¶ - {5} Et se cil contre qui l’en a tele aucion est prez de sofrir tel - jugement ausit com s’il tenist la chose, l’en ne le doit pas oïr ne - doner li auction.

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- § {4.7.4} Ulpianus. Idem. -
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Encore, se cil à qui la chose est balliee de mon aversere a tant tenu - les que l’en ne la li puet demander, cest ban est contre lui. {1} Et - il puet avenir que aucun lesse à tenir la chose que je demande sainz - tricherie, mes il le fet por foïr le plet ; et moulz autres - choses puet aucun lessier à tenir sanz tricherie, ne no fet pas pour - foïr le plet, ne n’est pas tenuz de foïr ce ban, car il ne met pas - la chose hors de sa main que ne fet sanz plus que la chose lesser. - Ne li prevost ne blasme pas celui quar il motre que il ne voloit pas - avoir la chose, et il a bone pensee que il n’a cure de plet, ne l’en - ne l’en doit pas blasmer. Mes cil doit estre blasmz que quant il - vost avoir la chose la porte à autrui por deffendre, que il est plus - animos et plus forz. ¶ {2} Pedius dit que ci ban n’apartien pas - solement à müer la seignorie de la chose don est li plez, mes ausi - se l’en mue la sesine ; se que non, il ne sera pas tenuz contre - celui à qui l’en demandoit s’i lesse la possession. ¶ {3} Et se - aucun met son plet sor autre por febleté ou por aage ou por ce que - il n’i puet entendre, il n’est pas tenuz de ce ban, car ce ban fet - mencion de male tricherie ; ne il ne porra pledoier par - procurators por ce que il avront prise sor aus la seignorie aucunne - foiz por droite cause. ¶ {4} Et cil ban apartient à droitures des - teneures, que l’en ne la mete en autrui main par tricherie. ¶ {5} - Cete aucion aviant à ce que cil vosit por tant que cil n’eust sa - chose, ou se cil est morz à qui l’autre li balla, cest ban faut an - ce, si li autor n’i a autre chose. [36rA] ¶ {6} Ceste aucion n’en - porte point de poine, mes el commande que l’en n’enpeichast sa - chose ; et ele est donee à l’oir et contre l’oir.

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- § {4.7.11} Idem. Cum miles. -
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Uns chevalers demandoit possessions que il disoit que l’an li avoit - donees ; l’an respondi que se cil don fust fet por acheson de - müer le jugement, il convient que le premier seignor an - pledoit ; que l’en ne croie que l’en ait baillié au chevaler - plus la chose que le plet.

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- - - XII. De arbitres [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 4, tit. 8, de Receptis qui - arbitrium receperunt ut sententiam dicant. - -
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- § {4.8.1} Paulus. Cumpromissum. -
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Mise si ‹est› à la meniere de jugement et apartient à fenir plez.

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- § {4.8.2} Ulpianus. Et compromisso. -
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Acordé est que excepcion n’issent pas de mise, mes l’en puet demander - la paine.

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- § {4.8.3} Idem. Libon. -
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Labes dit : se li arbitres ne dit sentence de la mise qui est - sor lui que aucuns soit assoz de la demande que aucun menor fesoit - sor lui, li prevost ne le doit pas avoir estable ne l’en ne porra - demander la paine. ¶ {1} Et li prevoz ne puet nul forcer à prandre - arbitre, ¶ car ceste chose est franche et delivre et sanz besoing de - juridiction. Mes, puis que aucun a pris sor soi la mise, li prevoz - cuide que il apartient à soi ou delivrer, non pas por ce que il - s’estudie à plez fenir, mes que li miseor ne soient deceu, qui - l’eslurent comme preudom. ¶ Or soit que li plez eit esté demenez et - que li arbitres seit tout l’afere, et que il est corrumpu ou par - amor ou par loer ou par autre cause, et ne vost dire droit, nus ne - puet nier que il ne soit droit que li prevoz ne san autrement que il - le forcera ce à dire que il prist sor soi. ¶ {2} Li prevoz - dit : cil qui recevra arbitres de mise de pecune. ¶ {3} Veon - des persones des arbitres. Li prevoz forcera arbitre de queque - digneté que il soit de dire son dit, tot soit il conche, s’i n’est - mestre ou an aucunne poeté, ou provot ou conte ; car cex n’en - puet il forcier.

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- § {4.8.4} Paulus. Nam magistratus. -
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Car li haut mestre ne puent estre forcé en nule meniere ; ne - n’est [36rB] mie force s’il ont receu l’arbitre an cele - digneté ; car li plus bas i puent estre forcié.

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- § {4.8.5} Ulpianus. Sed et filius. -
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Et li fiz i est forciez.

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- § {4.8.6} Gaius. Quin etiam. -
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L’an dit que li filz doit estre arbitre de la cause au pere, car - plusor s’acordent que il doit estre juge.

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- § {4.8.7} Ulpianus. Pedius. -
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Pedius et Pomponius dient que pou monte se li arbitre est franc ou - franchi, ou de bone renommee ou de mauvese. Labeo dit que l’en ne - puet fere mise au serf ; et c’est voir. Don Julien dit que s’il - a fet mise sor Robert et sor un serf, l’an ne doit pas forcier - Robert à dire sentence por ce que il a compegnon, tot ne soit nul - l’arbitre de serf. Et s’il dit sentence, la poine ne puet estre - demandee ; car il ne dit pas sentence si com il reçut la - mise.

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- § {4.8.8} Paulus. Sed et si ita. -
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Et si l’an fet issit la mise que la sentence d’un vaille, Julian dit - que l’en doit Tebert forcer à dire son dit.

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- § {4.8.9} Ulpianus dit : Sed et si - servum. -
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Et si l’an fet mise au serf, et il dit franc sa sentence, je cuit que - ele vaut se les parties s’i acordent s’il est fet franc. ¶ {1} Mes - l’en ne puet fere mise an orfelin, ne an forsené, ne an sort, ne an - muz, ausit com dit Ponponius. ¶ {2} Se aucun est juge et il reçoit - en son arbitre de la chose don il est juge, ou s’il comande que l’en - se mete sor lui, la loi le li deffent ; et s’il an dit, l’en ne - puet demander la poine. ¶ {3} Autres i a quiqui] quant dans le ms., cf. lat. sunt et alii - qui non coguntur sententiam dicere, distraction du - scribe dans la résolution des abréviations ne puent estre - forcié de dire lor dit, si comme s’il i a loer ou vilté en lor mise. - ¶ {4} Julian dit : se li pledeor diffement le pledeor, le prevot ne - le doit pas acuser ne forcier ; mes s’il est issi, il le doit - savoir. ¶ {5} Et ausi est s’i le lessent et retornent ariere à lor - juge.

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- § {4.8.10} Paulus. Vel aliud. -
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Ou à autre arbitre.

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- § {4.8.11} Ulpianus. Litigatores. -
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Se li pledeors vont à la cort de l’ofice et enprés retornent, le - prevost ne doit pas l’arbitre forcer de dire [36vA] son dit por ce - que cil li ont fet despit por ce que il alerent à autre. ¶ {1} L’an - ne doit pas forcer arbitre de dire son dit s’il n’i a mis poine. ¶ - {2} Ce que li prevost dit «  deners don est fete mise  », - nos devon entendre s’il i a poine de deners de ça et de la, ou autre - chose en leu de poine se aucun ne tenoit le dit l’arbitre ; et - issit le dit Ponponius. ¶ Et se les choses sont misses allors, par - si que cil les ait qui gaagnera, ou que il doint cele chose cil qui - l’a en garde, s’il ne voudra tenir la sentence l’en demande se l’en - doit forcer l’arbitre de dire sentence. Et je cuit que oïl, - d’autretant com li a ballé. Et se li uns promist deners, li autre la - chose, la mise est pleniere et sera forcie. {3} Aucunne foiz, si - comme Ponponius dit, mise est fete aucunne foiz par un convenant, si - comme s’il sont andui detor et il funt entre aus que li un ne - l’autre ne demande la chose que l’en la lor doit s’il ne tienent la - sentence l’arbitre. ¶ {4} Julien dit que l’en ne puet l’arbitre - forcer à dire son dit se l’un se met en lui et li autres ne s’i met. - ¶ {5} Ausit dit il : se la poine i est mise par condiction, - ausit comme l’en dit «  se tu fes ce, je te donroi ce  », - l’an ne puet forcer l’arbitre à dire son dit dusque la condicion - soit avenue, que la sentence ne soit mauvese se la condiction - est ; et issit dit Ponponius. ¶

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- § {4.8.12} Paulus. Quo casu. -
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Et en ce quas apartient il au prevost que li arbitres puet dire son - dit au jor que c’est mis qu’i le die.

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- § {4.8.13} Ulpianus. -
-

Puponius dit que se un autre prent la poine à gré, l’en ne doit pas - l’arbitre forcer à dire son dit. ¶ {1} Ponponius dit : se mise - est solement de mes contenz, et j’ai promise poine de la chose, l’an - doit voer s’il i a mise ; je ne voi pas que ele i soit, car - s’il i a mise solement de mes contenz, il n’i a [36vB] nule reson. - Et si puet l’en fere mise d’une chose, et s’i i a reson por quoi - l’en puet dire que ce n’est pas mise por ce que la promesse vient - d’une part et se cil qui promist fust demandé, or l’en puet dire que - la mise est pleniere, car cil à qui l’en demande est segur, ausit - comme de barre de convenant ; et se l’autre ne vint tenir la - mise, cil à qui l’en demande a la promesse. Mes je ne cuit pas que - ce soit voirs ; il ne sofist pas avoir barre qui l’arbitre soit - tenuz de dire sentence. ¶ {2} Cil est veuz que il a receu l’arbitre - qui reçoit ce que li juges fet et qui veaut terminer le plet par sa - sentence ; et s’il fet issi que l’an en pledoit, ou que li - aferes soit menez par son consoil ou par s’autorité, il n’est pas - aparissant que il ait receu l’arbitre. ¶ {3} Li arbitres ne puet - estre forcez à tos jorz de dire sentence où li juges ne seroit - forciez, se le jor de la mise ne doit passer ne il ne la puisse - dire. {4} Et se le prevost le force à dire son dit, droiz est que - s’il jure que il n’est pas certain de la cause que l’an li doint - espace à dire son dit. ¶

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- § {4.8.14} Ponponius. Sed et si. -
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Et se la mise est fete sanz jor, il convient que li arbitres meste - son jor au parties s’il s’i acordent por la cause determiner ; - et se l’é lessé que il n’i ait jor, il puet estre toz jorz forciez à - dire son dit.

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- § {4.8.15} Ulpianus. Licet. -
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Et tot die le prevost estroitement que il forcera l’arbitre de dire - son dit, il doit oïr sa reson aucunne foiz et son acusement, si - comme il avient se l’en dit que il soit mal renomez par celx qui se - sont mis sor lui, ou s’il le heent, ou s’il aime l’un plus que - l’autre, ou s’il a age, ou feblece l’enpeche, ou que il ait trop à - fere de ses aferes, ou que il le convient aler hors dou païs, ou por - le commun, il n’est pas tenu à dire son dit ; et issit le dit - Labeo.

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- § {4.8.16} Paulus. Et si qua. -
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Et se aucunne autre male [37rA] aventure li avient enprés ce que il a - l’arbitre receu, si comme de feblece ou de tex chose, il n’est pas - droiz que il soit forciez. ¶ {1} Li arbitres doit estre racusez au - non de son jugement, que il est privé au commun, si comme cil ne - puet dire son dit dedanz le jor que il i a mis. Et s’il puet, por - quoi ne le fera il quant il le puet dire ? Et il li puet avenir - aucune foiz sanz nule devise s’il si acordent andui que il puet dire - son dit, tot n’et l’en parle de jor, ne autrement n’en fera rien. Il - ne puet estre forciez s’il ne consent que il se mete an lui de chief - se le jor doit passer.

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- § {4.8.17} Ulpianus. Item. -
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Et se un des pledeors qui n’a rien et guerpit ce que il a, li - arbitres ne doit pas estre forciez de dire son dit por ce que il n’a - de quoi paer, ne ne puet estre trez en plet ne traire l’autrui. ¶ - {1} Labeo dit que si li pledeor, un poi enprés que il avront - pledoié, retornent à l’arbitre, non poent forcier de dire son dit. ¶ - {2} Et s’il i a plusors arbitres, l’an ne puet forcier l’un de dire - son dit o toz o nuil. {3} Et se l’an fet mise en tel meniere que li - arbitres die ce que plera à Tebert mon aversere, Ponponius demande - quil doit estre forciez ; et je cuit que tel arbitres ne vaut - riens quant li arbitres n’a poer de dire sa sentence à sa volenté. - {4} Et s’il en fet issi misse que ce que Tybert et Gaubert en - feront, tel mise vaut, et je le cuit, et puet l’en forcier l’arbitre - de dire son dit. ¶ {5} Et si l’en fet mise sor dos, ainsint que s’il - se descordent que il pregnent le tierz, tel mise ne vaut riens, car - il se puet discorder en eslire le tierz. ¶ Et se l’an fet issi que - dan Jefroi soit li tierz, tel mise vaut, car il ne se puent - descorder an prendre le tierz. {6} Or demandun principaument, se - l’en met mise sor .ii. arbitres, se li prevoz les doit forcier de - dire sentence, por ce que la chose ne sera jamés fenie par avanture - por ce que home sont de nature legiere à descorder. Et por ce reçoit - la mise au numbre desiueldesiuel] desimel - dans le ms., distraction dans la notation des jambages, cf. lat. - impari numero, por ce que toz ne - s’acordent pas legierement ; mes s’il se descordent [37rB], - l’en tendra ce que li plus en dira. Et si tient l’en que l’an puet - fere mise an .ii., et doit li prevolz fere eslire as arbitres le - tierz à qui droit l’en se tiegne s’il se descordent. ¶ {7} Celsus - dit que se l’en fet mise an .iii., que li consentement des .ii. - sofist se li tierz est presanz. Et s’il n’est presanz, tot s’i - acordent li dui, lor arbitre ne vaut riens, por ce que la mise fut - fete sur aus trois ; et s’il fut present, il puet trere les - .ii. à sa sentence.

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- § {4.8.18} Ponponius. Sicuti. -
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Et ausit comme s’il ne vaut riens ce que .ii. juges font quant li - tierz n’i est, quar ce que la gregnor partie juige doit estre tenu, - quar ausit est comme se toz eusent jugié.

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- § {4.8.19} Paulus. Qualem. -
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Labeo dit que li prevoz n’a que fere quel sentence li arbitres die, - s’il dit toute voies ce que l’en est avis ; et se l’an fist - issi la mise que il doint certaine sentence, li arbitres est nul, ne - l’an ne le doit pas forcier à dire son dit. {1} Julianus. Dicere. - Nos cuidon que cil die «  sentence  » que il a dit en tel - pensee que selon son dit que il voille fenir tot le contenz. Et se - la mise est de plusors choses, s’il ne fenist toz les contanz, il ne - dit rien, ainz le doit forcier li prevoz. {2} Donc l’en doit voir - s’il puet müer sa sentence. Et autrement n’et li aferes se li - arbitres dit par son dit que l’en doint aucunne chose à l’autre - partie et aprés le deffant ; l’en demande le quel l’en doit - tenir, ce que il deffant ou ce que il commande. Et Sabinus cuide - bien que oïl ; et Casius acuse bien la sentence son metre, et - dit que Sabinus n’antandi pas de cele sentence por qui li arbitres - est determinz, mes de cele sentence qui est aparellement à delivrer - la cause. Ausi comme s’il commande que cil qui se sont mis sor lui - seent par devant lui an avrill, puis lor remande que il i soient an - moy, il puet bien müer le jor. Et s’il condampne ou s’il asost par - sentence, il ne puet rapeler sa sentence premiere.

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- § {4.8.20} Gaius. Quia. -
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Et se li arbitres foloie à dire, il ne la puet remander.

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- § {4.8.21} Ulpianus. Quid tamen. -
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Et s’il est [37vA] fet arbitre de plusors contenz divers, et il dit - son dit de un et non pas de autres, il remaint encore arbitre ? - ¶ Or veon s’il puet müer sa sentence do premier contanz dom il avoit - dit sentence. Et moult i a à savoir se mise est ou non que il die - son dit de tot ; car s’ill i a mise de tot, il puet müer son - jor, car il n’a pas dit son dit de tot ; et s’il i a plusors - mises deviseement, quant à ce, il n’est plus arbitres. ¶ {1} Se li - arbitres dit isit par son dit : «  je ne voi pas que il - soit certeine chose ne segure à Tibert avoir contanz contre Gaubert -  », et s’il ne deffendi Aubert que il ne demandast rien, et - s’il demande rien, il fist contre la sentence l’arbitre ; et - issint le cuident Offilius et Tribace. ¶ {2} Je cuit que li arbitres - puet metre jor à fere poie, et issit le cuide Tribace. ¶ {3} - Ponponius dit que se li arbitres dit mauvese sentence, ausit comme - l’en dit : «  de tant comme tu doiz à Robert, nos en feron - à nostre devise, et tant com tu as rendu, autretant pren  » ¶ - {4} et se li arbitres deffant que l’an ne demande la poine de la - mise, Ponponius dit que il ne puet valoir ; et ce est reson, - car il n’i ot point mise fete de la poine. {5} Ponponius. Si cum. - Quant li jor de la mise fu feniz, le jor fu alongiez, li pledeor se - mistrent de chief en l’arbitrage, ne ne reçut pas sus soi l’arbitre - de la secunde mise, ne l’an ne l’en puet forcier de prendre le sus - soi, s’il n’a esté en demore de dire son dit ; et s’il demora - por lui, droiz est que il soit forciez por le prevost de prendre - l’autre mise. Et c’est voir s’il n’ot mis point de jor en la - premiere mise, et s’il i ot jor et il ne dit son dit, il fut et - remest arbitre. ¶ {6} L’an apele «  plene mise  » quant - l’en fet pez des choses ou de contenz, car il apartient à toz - contez. Et s’il i à contenz d’une chose, tot i ait il plaine mise, - aucunne chose i remaint des autres demandes, [37vB] car ce vient en - la mise don parlé fut que il an fust mise ; mes miauz vaut se - l’an fet mise de chose certaine que l’en en die son dit. {7} Li - contenteor ne doivent pas obeir à la mise s’il lor commande fere - chose qui ne soit cortoise. ¶ {8} Et sisi] li dans le ms., cf. lat. si intra - diem... arbitres est requis dedanz le jor de la - mise de aler avant en la mise, et enprés le jor mande les parties, - il n’i a point de poine. ¶ {9} Et se aucuns de celx n’i vient pas ou - par feblece, ou par le commun, ou de par les metres, ou por autre - droite cause, la poine n’est pas commise, si com dient Proculus et - Articilinus. Et s’il veaut fere mise sor lui, l’an li doit avoir - barre ; et c’est voir se li arbitres veaut recevoir la mise sor - soi, car Julien dit qui l’en ne le doit pas forcier, et cil est - quité de la poine. {10} Et se li arbitres commande que li miseor qui - estoient en la province venissaint, et li arbitres estoit à - RomeRome] jorne dans le ms., sans doute, - une faute de lecture, cf. lat. cum Romae esset in - eum compromissum, l’en demande se l’en n’i vet - s’il i a point de poine. Et c’est voir que Julien dit que can doit - estre mis en la mise, et qui jura le comprera s’il commande autre - leu. Et que sera se l’en ne set le leu ? Mieuz est que l’en - entende le leu où est fete la mise. Et se li arbitres lor commande - un leu qui soit dedanz la cité ? Pegasus dit que il le puet - bien fere ; et je cuit bien que c’est voirs s’il est de tel - autorité que il est à costume à fere ses aferes an privez leus et li - pledeor i puent venir legierement. {11} Et s’i les commande venir en - aucun autre leu qui n’est pas honeste, si comme en corsine ou en - bordeau, Juliain dit que se l’en n’i vet, l’an ne le comprara pas. - Celsus loe ceste sentence, don il dit trop bien : se ce leu est - tel que l’un des pledeors n’i puet venir honestement, et li autres i - puet venir et il n’i vient pas, que il puet venir sanz honte ne il - n’i vient pas, et li autres i vient qui n’i puet venir sanz honte, - l’en demande se la poine est commise, ausit comme s’il n’en chausit - à celui d’i venir. Celsus [38rA] cuide que la poine ne doit pas - estre commise, car ce seroit trufle entendre que la chose fust ferme - an persone d’autrui et an autre non. ¶ {12} Or doit l’en voir an - combien de tens sera commise la poine se l’en ne rant ce que li - arbitres commande. Et s’il n’i met point de jor, s’il i a un pou de - tens et s’il é passé, la poine puet estre demanois demandee. Et s’il - le commande avant que il die son dit, l’en ne porra demander la - poine.

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- § {4.8.22} Paulus. Utique. -
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Et c’est voirs s’i ne vost lors que l’an rendist.

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- § {4.8.23} Ulpianus. -
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Celsus dit : se li arbitres commande que l’en rande dedanz moi - et l’an ne rant pas, tot l’ofre l’an aprés, la poine est commisse, - por ce que l’an ne randi quant l’an dut. Et s’il prant ce que l’en - li offre, il ne puet demander la poine ; et s’il le fet, l’en a - contre lui barre de tricherie. ¶ {1} Ausit dit il : s’i - commande que tu me randes, et se je soi si feble ou par autre cause - si enpechié que je ne le poi recevoir, je ne cuit pas que la poine - soit commisse, et se tu es preuz enprés de prandre le jor et tu ne - le fes pas. Il cuide que li arbitres ait .ii. commandemanz, l’un de - randre l’argent, l’autre de tens ; tot ne soit la poine - commisse por ce que tu ne ranz pas au jor, et par toi ne faut pas, - toute voies le doiz tu, an ce que tu ne le ranz pas. {2} Ausi est - que il n’i a autre chose de fere son poer de tenir la mise que de - fere son poer quant à lui apartient. {3} Ausi dit Celsus : se - li arbitres commande que je te rande à certain jor, tu ne vosis - prendre, je me poi deffendre par droit que la poine n’est pas - commise.

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- § {4.8.24} Paulus. Sed et si postea. -
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Et s’il est enprés prez de prandre, je li puis baller sanz poine, tot - ne l’avoie je pas fet devant.

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- § {4.8.25} Paulus. Labeo. -
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Labeo dit : si li arbitres de la mise qui estoit sor lui, s’il - fust issi acordé que il deist à celui jor son dit et il dit d’une - chose son dit et d’autres ne le dit pas et alogna le jor, le dit - vaut et puet sanz poine te[38rB]nir son dit. Et Ponponius loe la - sentence Labeonis ; et ausit m’est il avis, car il n’a pas - achevé son afere à dire son dit. ¶ {1} Et ceste cause d’aloigner le - jor ne done à arbitre nul autre poir que de jor alongier ; et - por ce ne puet il ne apeticer ne müer la condiction de la premiere - mise, et por ce doit il dire son dit de totes choses. ¶ {2} Et se - l’en done ploige de la premiere mise et de l’autre anprés, Labeo dit - que il doit dire son dit ; mes Ponponius dit se par ces plege - ou par ausi bons, et que sera se cil ne vuelent plevir ? Il - convient que il quiere ausi bons.

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- § {4.8.26} Paulus. Ne in potestate. -
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Et c’est fet que li plege n’eent poer com la poine soit commisse - quant il ne s’obligent enprés ; et ausi est s’il se morent.

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- § {4.8.27} Paulus. Diem. -
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L’an puet alongier jor par mesage ou par letres. ¶ {1} Se l’en ne fet - mencion de la mise de loer ou de ces autres, la mise faut quant le - miseor muert. Mes nos ne tenon pas la sentence Labeo, qui cuide que - la poine soit perdue se li arbitres commande à aucun que il rande - aucunne chose et il muert avant que il la randist ; li hers à - celui qui est morz est tenuz rendre por lui. ¶ {2} L’an doit estre - en la sentence à l’arbitre, soit ele bone ou mauvese, bien si gart - que il se mist sor lui ; et li enpereor dit que il la convient - tenir tot ne soit ele bone. ¶ {3} S’il sont plusors arbitres et il - dient diverses sentences, l’en ne doit pas tenir la ; mes l’an - la doit tenir se la gregnor partie s’i consent, si que non la poine - est commise. ¶ Et ancor demande l’en ; s’il i a trois arbitres - et li uns condampne an .xv. et li autres an .x. et li autres an .v., - l’en demande la quele sentence doit valoir. Et Julien dit que l’en - doit rendre .v., car tuit s’acorderent an some de .v. {4} Se aucun - des pledeors n’est pas presanz, et par li est que li arbitres ne die - son dit, la pene est commise. Et ‹si› les parties n’i sont, s’il ne - fust devisé en la mise que se .i. ou .ii. [38vA] en defallent que il - puet dire son dit, cil qui defaut doit la poine, por ce que por lui - falli que li arbitres ne fut dit. {5} Et cil dit son dit devant juge - qui le dit devant sages, car devant desvé, forsené, orfelin, se le - tutor n’est present, ne doit l’en pas dire son dit ; issit le - dit Julien. {6} Et se aucun present deffant à l’arbitre que il ne - die sun dit, il doit la poine. {7} Et s’il n’a point de poine en la - mise, me s’il promet simplement que il tendra la mise, li autres a - contre lui auction de tote la chose.

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- § {4.8.28} Paulus. Non autem. -
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Ne nuit pas se dotose ou certaine somme est mise an la mise, ausint - comme l’en dit tant comme la chose voudra.

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- § {4.8.29} Ulpianus. Adversus. -
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L’en vet contre la sentence l’arbitre se l’an demande à celui contre - qui il deffendi que l’en ne demandast ; et se l’en demande au - plege, la poine est commise. Et issit le dit Sabin ; et s’il - fist mise ou le plege et l’an demande à l’autre, li plege n’i pert - rien.

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- § {4.8.30} Paulus. Si quis. -
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Se aucuns tret en plet la chose don a esté mise, aucun dient que li - prevoz ne puet forcer l’arbitre à dire son dit, car il n’i a point - de poine, ausi com se la mise fust depecee. Et s’il i gaagne ce, il - avendra que il se met am poier à celui don il se repant et il - voltvolt] vol’t dans le ms. sa - mise alungier ; donc doit il la poine, et plet corra par devant - le juge.

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- § {4.8.31} Ulpianus. Ita. -
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Issi sera commisse la poine quant l’an fet aucunne chose contre li - sanz la tricherie à celui qui la promist ; car en tel meniere - est fete la mise que nul ne gaagne en son conchiement. ¶ Et se l’an - met en la mise tel cause que se l’en fet rien par tricherie en tele - chose, que l’en ait contre celui aucion de promesse. Et por ce, se - aucun corrunt l’arbitre ou par loier ou por covoitise, ou l’avocat à - l’autre partie, ou aucun de cels à qui il a si cause ballie, l’en - avra contre lui action de tricherie ; ou s’il conchie son - aversere conjontement et s’il fet tricherie en cet plet, auction de - promesse a leu ; et se cil veaut avoir aucion de tricherie, il - ne devra [38vB] pas avoir la, mes de promesse. Et se cet mot n’est - mis en la mise, aucion ou barre de tricherie avra leu ; et cele - mise est plene qui a mencion de cete cause.

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- § {4.8.32} Paulus. Non distinguemus. -
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Nos ne feron pas force s’il a petite poine ou grant an mises plus que - la choses dom est li contenz ne vaut. {1} Et li arbitres n’est pas - forcez de dire son dit s’il n’i a poine. ¶ {2} Se feme fet mise an - autrui non, la poine n’et pas commise por lui. ¶ {3} La some de la - chose est que li prevoz ne s’en entremete ja s’il i ot mise ou n’i - ot, mes lesse pendrependre] prandre dans le - ms. savoir se la poine puet estre demandee ou se ele faut - enprés. ¶ Mise est depecee par jor qui passe, par mort, par gié, par - jugement, par convenant. {4} Et se aucun arbitre devient pretre, - veon se l’en le puet forcer à dire son dit. Et cest é ostroié - solement non pas à l’enor des arbitres, qui à l’annor de Deu, à cui - servise il convient que li prestres entende. Et s’i le reçoit - pretres, il convient que il die son dit. {5} Et l’an ne repuet - forcer l’arbitre de dire son dit se l’en n’a fet pez, ou se cil est - morz qui fist la mise, s’il n’i a remés aucunne chose por quoi. ¶ - {6} Julien dit sanz devise : se l’an fet mise de aucun forfet - par error ou se l’en fet mise de la chose don commun jugement est - establi, ausit comme de avotires, de murtres, li prevoz doit deveer - que l’an an die droit ne que le dit ne vauge rien. ¶ {7} Ne arbitre - ne doit pas dire son dit de cause de franchise, car c’est si aute - chose que grant juges devent an conoistre. Et ausit doit l’en dire - s’il est plet de franchise ou de franchir ; et se l’en doit - franchise de testamant ausi en doit l’en dire. ¶ {8} Et se li serf - fet mise, l’an ne doit pas forcier l’arbitre de direde dire] - de dedire dans le ms. son dit, ne - ne doit l’en rendre la poine. ¶ Veon se franc fet mise o li se l’an - doit doner poine contre le franc ; et miauz vaut que il n’i - soit pas donee. ¶ {9} Et se aucun fet mise à Rome, [39rA] et enprés - vient en mesage à Rome, li arbitres ne doit pas estre forciez de - dire son dit, ne ne sera plus forciez que s’il eust avant entemné le - plet ; ne ne regarde l’en pas si fu lors en mesage ou non. Et - s’il fet mise en mesagerie, je cuit que li arbitres doit estre - forciez de dire son dit, car s’il eust un plet pris sor soi, il fust - tenuz dou precheur. Et aucun sont qui de ce dotent, et non pas à - droit, que ne devent pas doter s’il fist mise de la mesagerie de - cele chose, que il fist lors por ce que il est forcez de prendre le - plet an celui non. L’en doit ce voir avant, s’il fist la mise avant - que il fust mesage li arbitres doit estre forciez de dire son dit se - cil le requiert. Et ce sanble tort par la premiere reson, que cil - ait tel poer ; et autretel comme en plet que l’an auge en plet - avant de la mise, ausint comme enen] enn - dans le ms., signe d’abréviation mal placé un autre plet. - {10} Se cil qui avoit fet mise o le mort fet contenz de l’eritage - avoir, se li arbitres dit son dit, il puet fere tort à l’oir ; - don ne doit l’en deffendre l’arbitre que il ne die son dit. ¶ {11} - Le jor de la mise puet estre longié, non pas por convenance, mes - quant besoing est que il soit alongié par le comandement l’arbitre - que la poine ne soit commise. ¶ {12} Se li arbitres se vout celer, - li prevoz le doit cerchier et, s’il demore, il doit rendre la poine. - {13} Quant mise est fete sor plusors par tel convent que se chascun - ou un die son dit, que il soit tenu se li autre n’i sont presant, - cil qui est presanz sera forciez de dire son dit. Et se l’en fet - mise par tel condiction que tuit dient lor dit, ou que ce soit tenu - que li plus dira, l’an ne forcera pas chescun, car la sentence de - chascun ne fet pas rendre la poine. ¶ {14} Cum .i. arbitre fust - aperceu à estre ennemi d’autre cause, l’en li deffendi que il ne - deist son dit, et sanz force de nul il le dist, li enpereor dist que - l’en avoit encontre lui barre de tricherie ; et quant il - demanda conseil au juge devant qui la poine [39rB] estoit demandee, - il dist que se l’an ne poet apeler, que l’an poist avoir contre lui - barre de tricherie ou demander la poine. Et itel barre est une - meniere d’apeler que l’an puisse rapeler la sentence l’arbitre. ¶ - {15} Et por ce que nos parlon de office de arbitre, l’an doit savoir - que tot doit estre preis de la mise, ne dehors l’en ne doit riens - fere, ne li arbitres ne puet rien fere fors de la mise. {16} L’en - demande de la sentence l’arbitre et de son dit, tot eent dit aucunne - autre chose. Et je ne cuit pas que ce soit voir que la poine soit - commise s’il dit que l’en auge à son juige, ou que l’en se mete ou - sor lui ou sor un autre ; car Julien dit que la poine doit - estre randue se l’en ne tient son dit, s’i commande que l’auge à - autre arbitre, et issi ne fineroit l’en jamés. Et s’il dit ainsi que - la chose soit baillie par l’arbitre don Tebert ou que il dont - caucion, Pedius dit que l’an ne doit pas tenir son dit. Et cil - Pedius dit que les mises soient alongees, ou fetes mises sor autres - mises por metre fin à contenz, car il ne fenist pas le contenz s’il - delae l’afere ou s’il le met sus autre, et que c’est une partie de - sentence se l’an done caucion ou plege, et que l’en ne puet l’afere - à autre baller s’il n’i a mise ou se li arbitres n’atablist par cui - volenté la caucion soit prise ou donee. ¶ {17} Et s’il commande que - il ait o soi un compaignon an la mise, il ne dit rien, car son dit - doit estre de la mise et la parole n’est pas de ce. ¶ {18} Se cil - qui firent la mise volent venir devant l’arbitre par procurators, li - arbitres puet commander s’il vint que il i viegnent ; {19} et se - l’an fet en la mise mencion de l’oir, il puet commander que li ers i - viegne. ¶ {20} Il est contenu en l’ofice à l’arbitre comment la - teneure doit estre baillie voide ; ou s’il doit doner caucion - que li siressires] sues dans le ms., cf. - lat. dominus avra son fet acablé, la - poine est commise. ¶ {21} Li arbitres ne puet riens fere hors de la - mise; et por ce doit l’en metre jor à la mise, si non il n’i a point - de poine.

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- § {4.8.33} Papinianus. Arbiter. -
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Se l’an dit en la mise que l’an poche le jor alongier, bien [39vA] le - puet l’en fere ; me il convient que les parties s’i - acordent.

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- § {4.8.34} Paulus. Si duo. -
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Si dui qui doivent ou à cui l’en doit sont, et l’an fet mise, et l’en - deffende à cetui qui ne demant ou que l’an ne demant, l’an doit - trover s’il demande ou se l’an li demande. Se l’an li demande, la - poine est commise. ¶ Et ausit puet l’en dire de .ii. changeors qui - ont lor choses ensenble ; et nos la porrons joindre issi ou les - pleges, s’i sont compagnons ; issi que l’an ne demant rien, ne - je ne demant, ne an mon non ne demande l’en pas, tot demant l’en. - {1} Se la poine est commise, je cuit que la mise est depecee ; - ne n’i puet plus avoir poine s’il n’est mis en convant que de tantes - causes tantes poines.

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- § {4.8.35} Paulus. Si pupillus. -
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Se li orfelins fet mise sanz l’autorité au tutor, l’an ne doit pas - forcier l’arbitre de dire son dit. Car se l’an dit contre lui, il - n’est pas tenuz de la poine, mes le plege qui i esti est] rest dans le ms. mis en est - tenuz ; et issi dit Julien.

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- § {4.8.36} Ulpianus. Si feriatis. -
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Se li prevoz force l’arbitre de dire son dit en jor de ferie et l’an - demande la poine, barre n’a point de leu se ce jor ferié où l’en dit - le dit n’est excepté par autre convenance.

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- § {4.8.37} Celsus. Quamvis. -
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Se li arbitres deffant que l’en ne demant rien l’un à l’autre, et li - hers demande à l’autre, la poine sera pardue ; car l’en ne fet - pas mise por plez alongier mes por acorcier.

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- § {4.8.38} Modestinus. -
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Quant poine est demandee de mise, et cil qui si mist est condamnez, - n’est pas force s’il apartient à l’aversere que l’an tenist dit à - l’aversere ou non.

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- § {4.8.39} Sabolunus. Non ex omnibus. -
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L’an ne doit pas demander poine de mise et totes les causes dont l’en - ne garde lo dit l’arbitre, mes li arbitres puet punir solement celui - qui ne rant ce que il commande. Et an cest conte ne sont pas les - nons des garanz s’il ne sont monstrez par la sentence de l’arbitre. - {1} Quant li arbitres commande le jor alongier et l’en li otroie, li - autres puet avoir la poine [39vB] par la demore à l’autre.

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- § {4.8.40} Ponponius. Arbiter. -
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Li arbitres commanda as parties que il fussent devant lui à mi moi, - et antre tant il mori ; li uns de cels n’i fu pas. Sanz dote la - poine n’est pas commise, car Aristo dit que il oïoï] or dans le ms. que Casius disoit que la - poine n’estoit pas commise por ce que li arbitres n’estoit pas - venuz ; ausit comme Servius dit : si remeint par le - prometeor que il ne receue la procuracion, la poine n’est pas - commisse.

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-
- § {4.8.43} Scevola. De rebus. -
-

Mise fut fete de par Tebert de toz contenz sor arbitre ; mes - l’en i oblia par folie à nonmer en la mise unes choses, ne li - arbitres ne dit riens. L’an demande se ce qui fu lessié puet estre - demandé. Je di que oïl, ne n’i a point de poine. Et s’il le fist - malicieusement, il puet demander ce que fu lessié, mes il rendra la - poine.

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- § {4.8.44} Idem. Inter. -
-

Contez estoit antre Chatelein et Senefroi de bones ; mises en fut - fete sor l’arbitre por terminer l’afere par son dit ; il dit - sentence par devant les parties et i eust bonnes. L’en demande se - Chatelain ne tint le dit l’arbitre se la poine est commise. Je di - que oïl, por ce que il dist son dit an la presence de celx.

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- § {4.8.45} Ulpianus. In compromissis. -
-

Arbitre de persone ne passe pas la persone en mise.

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- § {4.8.46} Paulus. De hiis. -
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Li arbitres puet juigier de ces contanz et de celes choses qui - estoient au commencement antre ceux qui se mistrent, non pas de ce - qui vient enprés.

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- § {4.8.47} Paulus. -
-

Se la mise ‹est› issi fete que li arbitres die son dit devant aus ou - devant lor hers et li uns d’aus muert et li orfelins remaint heir, - la sentence, s’ele est dite, ne vaut riens se le tutor n’i est - presant. {1} Et ausi est se li uns des miseors ist fors dou san.

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- § {4.8.48} Modestinus. Arbiter. -
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Arbitre n’est pas forcié à dire sentence.

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- § {4.8.49} Ulpianus. Sed et interpellatur. -
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Mes l’an le doit metre à reson que il die sa sentence, car l’an ne - fet rien devant desvé ; et se cil desvé a curator, li arbitres - puet dire son [40rA] dit devant lui. ¶ {1} Li arbitres puet - commander à parties que il soient devant soi ou par mesages ou par - letres. {2} Et se l’autre partie solement fet mencion de l’oir, la - mise sera depecee se l’un de cels muert, ausi com s’il moroent en - dui se l’an ne fesoit mencion des hers à icels deus.

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- § {4.8.50} Sabinus. Arbiter. -
-

Li arbitres qui ne puet dire son dit avant le jor qui en la mise - estoit establiz, commanda que li jorz fust alongiez, li uns d’aus ne - l’et pas ; l’en demandoit se l’an li porroit demander la poine - por la promesse. Je di que non, por ce que l’en n’avoit pas ostroié - à l’arbitre que il aloignast le jor.

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- § {4.8.51} Marcellus. Si de re. -
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Se aucun est fet arbitre de sa chose, il ne puet dire son dit, car il - commande à soi meismes ou deffant à soi, et nus ne puet deffandre ne - commander à soi.

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- § {4.8.52} Idem. Si quis. -
-

Se aucuns demore à rendre ce que li arbitres dit, il doit la - poine ; et s’il rant anprés, il est delivré.

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- - - XIII. De noteniers, de taverniers et hosteliers, commant il sunt tenu des - choses qu'il reçoiventDig., lib. 4, tit. 9, Nautœ, - caupones, stabularii, ut recepta restituant.. - - -
- § 1. -

Ulpianus. - Ait pretor. Li prévoz dit : Tavernier, nautonier, - ostelier, s'il ne rendent loiaument ce que l'en lor balle, ge donroi - jugement contre aus.

-

Ci a mout grant preu : car il convient aucune foiz croire soi à aus - baller lor ses choses, ne ne cuit nus que ce soit establi durement - contre aus : car il est en aus de recevoir autrui choses ou de - lessier, et se ce n'estoit establi, il auroient matire d'estre compainz - à larrons ; ne ancor ne s'en gardent-il pas de fere tricheries.

-

Or doit l'en voir qui sunt cil qui sunt tenu ; et li prévoz dit que - li notenier. Nos devon entendre notenier, cil qui moine nef, jà sé ce - qui l'an apele noteniers toz cels qui sunt en nés ; mès li prévoz - antant solement dou mestre de la nef : car il ne doit pas, ce dit - Johanz - de Beaumont, estre obligié par le guoverneor de la nef, ou par - un des autres ; mès por soi, ou por les metres, jà sé ce qu'il est - commendé baller la chose à aucun des noteniers ; et lors sanz dote - doit-il estre obligié. Et si a uns qui sunt mis an nés por garder les, - et se aucuns reçoit riens de tex, je cuit que l'en doit doner aucion - contre le mestre, porce qu'il commendent, qu'il reçoivent la chose, tot - face celi notoniers, ou li metres ; et se l'en ne set li quex ot la - chose, li notoners est tenuz de la recete. Labeo dit qu'il - doit issit estre establi des metres des nés, et nos tenons ce droit.

-

Nos apelons taverners et osteliers qui moinent taverne ou otelerie, ou - lor serjanz. Et se aucun use de mein métier, si comme pateor, triboleor - et itel menestères, il ne sont pas de ce tenu.

-

Et ce que li prévoz dit que ce qui recevront soit sauf, c'est à entendre - de quanquez il recevront. Et Johan dit que ce apartient à cest ban, se - l'en lor balle robes, unes et autres choses, don nos avon chescun jor - besoing. Et Johens dit que poi se monte, se nos ballons à garder nos - choses, ou au noteniers ou au mestre, que il nos convient qu'il soient - sauves, ausi bien comme à cex à qui il sunt. Et se je praing merz ou - gage por deners de notenerie, li noteners sera plus tenuz à moi que au - deteur ; s'il les a receuz avant il convient qu'il soient sauves, - se les choses sont mises en la nef, ou seignées ; ou s'el ne sont - seignées, por ce solement qui sont mises an la nef, sont-il - receues ? Et je cuit qu'il doit de tot recevoir la garde. Le fet au - noteniers ne li apartient solement que des avainturiers.

-
-
- § 2. -

Gaius. - Sicut. Ausi comme li taverniers est tenuz de cex qui vunt - lor chemin.

-
-
- § 3. -

Ulpianus. - Et ita. Et issit escrit Johan de Beaumont dou fez - aveinturiers, et ausi en dit com se les choses n'estoient encore en la - nef receues, et issi sont perdues ou rivage, et il les ont prises en - garde, le péril en est lor.

-

Li prévoz dit : S'il ne les rendent, je donrai jugemant contre aus. - De ce ban ist demende de fet ; mès l'en doit voir s'il est - nécessere ; car de ceste cause puet l'en avoir aucion de cité, s'il - i a loer de loage, et se tote la nef est loée, et cil qui la loa puet - plédoier de loage et des choses qui li fallent ; et se li noteniers - les prist à porter, il est tenu de loage ; s'il les prist en garde, - Johan dit que l'en a contre lui auction de chose ballié à garder. Or - s'émervoille Johan porquoi auction de prévost est otroïe comme ele soit - de cité, se n'est por ce que li prévoz i met poine por chastier tel - rebauderie, et por ce que cope est an loage et tricherie en chose - ballie. Et en cest ban est tenuz cil qui reçut la chose, tot soit la - chose perdue sanz sa cope, ou s'il i a domage ou par avanture ou por nef froissie, ou par galies, Johan dit que c'est droit - que li metres ait exception.

-

Ausit doit l'en dire des hosteliers et de taverne, s'il i a juerie : - ausit en sont-il tenu. Et s'il recevent autrui chose hors lor office, il - ne sont pas tenu. Se fiz ou serf reçoit autrui chose par la volenté au - père, au seignor, chascun d'aux puet estre trez en plet por le tot. Et - se serf amble ou fet domage, aucion de forfet n'aura pas leu ; mès - il sera tret en plet par ice ban, parce qu'il a la chose reçue. Et s'il - le fet sanz la volenté au seignor ou au père, l'en aura aucion contre - lui de son chetel ; et ceste aucion si est por la chose porchacier, - comme dit Pomponius, et por ce est-ele donée à toz jorz contre lo - er.

-

Au derrenier, convient voir se l'an puet avoir aucion deus, une de - prévost, autre de larrecin, an nom d'une meisme chose. Johanz en - dote ; mès miauz vaut que cil qui balle la chose, se l'an ne la li - rent, s'an tiegne apoié de l'ofice dou juge, ou de barre de - tricherie.

-
-
- § 4. -

Gaïus (Paulus). Sed et - ipsi. Au taverniers meismes aviant aucion de larrecin, aucun - péril la chose est perdue, s'il meismes ne l'an emblée, et se l'an la li - emble anprès ; ou se l'an la li emble, cil noteniers n'a par - avainture de quoi paier.

-

Se noteniers, hosteliers, herbergeors, taverniers, reçoivent autrui - choses, il en sont tenu inelement.

-

Johan dit que ce ban apartient à celes choses qui sont mises an la nef, - anprès les marchandies et anprès les aloés, tot n'en doie l'en rien de - voiture, si comme de robe et de despanse de chascuns jor : car - totes ces choses sunt de loage des autres choses.

-
-
- § 5. -

Gaïus, Noute. Notenier et tavernier et - ostelier prenent loer, non pas por garder ; mès por porter la - voiture et li voituriers. Et li taverniers qui sofre les joeors, li - establer qui sofre les jumanz estre establées en l'estable, et si est-il - tenuz de garder les : car li folon et li chartrener n'ot pas - solement por la garde que por le mester, et totevoies sont-il tenu de la - garder por le nom de loage.

-

Rien que nos avon dit de larecin, ausit doit l'en antendre de - domage : quar l'en ne doit pas doter que cil qui prist en main à - fere sauf, ne soit tenu de domage et de larrecin.

-
-
- § 6. -

Paulus. - Licet. Tot sois-tu passé par noiant ou an antrer en taverne - por noiant, l'en ne t'aniera pas aucions en fet, se l'en t'a fet honte - ou domage. Se tu as ton serf an taverne ou en nef, et il me fet domage - ou larrecin, tot aie-je aucion de larrecin et de honte et de domage et - d'injure, j'é (j'ai) ici contre aucion de fet, an nom de - mon serf. Ausit est s'il est commun, et tu n'ies tenu an son nom ou de - partir ou de compagnie, o (ou) se tu achatas sa partie o il - (ou le) tot, je sui dou loage obligié à toi. Et se - aucun fet à celui domage qui est en la nef ou à la taverne, qui fet li - prévoz ? Priser, s'il ne cuide pas en tel nom bone aucion.

-

Le tavernier est tenu de aucion de fet por cels qui sont antré an taverne - por i habiter ; et cestes choses n'apartienent pas à celui qui i - entre demanois, ausi comme cil qui vet sa voie.

-

Nos poon user d'aucion de larrecin et de honte contre noteniers, se nos - menon le plet dan Tibert ; mès nos ne devon tenir amne. Et se nos - plédeon contre le metre, nos li devon fere noz demendes, tot ait li - metres aucion contre aus de loage. Et se le mestres est quites de cele - aucion et emprès plédoie l'en contre le notenier, il aura barre qu'il ne - soit tote jor travaillié por un forfet. Et se l'an plédoie dou forfet, - ce fu home, et anprès plédiei l'en d'aucion de fet, il aura barre.

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-
- § 7. -

Ulpianus. - Debet. Li metres doit rendre reson de toz ses noteniers, - soient-il franc ou serf, et par droit, com il lessa (les a) - à soi pris à son péril, ou à son preu ; mès il e rant (il le - rant) ausi com se le domage eist esté fet an la nef : - car s'il est fez dehors, il n'i est pas tenuz. Et s'il dit avant que - chascun gart sa chose, ne s'il i ont domage qu'il n'en rendront rien, et - il s'i acordent, il n'i est pas tenuz.

-

Ceste aucion de fet est (du double), se li noteniers - s'entre-font domage, li metres n'en a que fere. Mès se aucun est - noteniers et marcheant, bien se gart : car l'aucion est contre lui, - et li autre notenier sont tenu ausi, si sont notenier qui ne randront - rien de portage.

-

Se li sers et li notenier font domage, tot ne soit-il serf notenier, est - que l'an ait aucion contre le mestre ; et li mestres est tenuz de - sa cope an ceste aucion, por ce qu'il li mist en sa nef tex menateres. - Et s'il meurt, il n'en sera jà relevez ; mès il est tenuz sanz plus - de forfet de ses sers : quar quant il met estranges en - sa nef, il doit voier de quel foiz, de quel bunté il sont. Se li sien li - forfont, pardoner li doit-on, s'il met tex et quex à sa nef garder. Se - pluisors moinent la nef, chascun est amplédiez par sa partie. Ces - juigemenz, tot soient-il de provosté, il durent ; mès ce n'est pas - contre le ier. Et por ce, se le serf fust en la nef et morit, l'en ne - donra pas aucion de chetel au sers contre le segnor, ne dedanz l'an. Mès - se li sers ou li fiz moine la nef ou la taverne ou la herbergeresse, je - cuic que cete aucion est contre aus, chascun por le tot, por ce qu'il - reçurent toutes les choses qu'il i avoient, chascun por le tot.

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- § 8. -

D'osteliers, de taverniers, de notonners, cil qui prandront en garde, - s'il ne le rendent loïaument, B. dit : l'en donra jugement contre - aus, et de ce ne puet nestre batalle ; mès prove par léaus - tesmoinz.

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+ + + + + Li livres de jostice et de plet 3 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
+ + + École nationale des chartes - PSL +
+ 65, rue de Richelieu + 75002 Paris + tél. : +33 (0)1 55 42 75 00 + http://enc.sorbonne.fr/ + recherche@enc.sorbonne.fr +
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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI TIERS LIVRES + + + LI TIERS LIVRES + + + + I. De mal renomez. + + +
+ § 1. +

Les paroles Johan de Beaumont sunt teles : Cil est mau renomez, qui + por aucune mauvestié s'en vint de l'ost le roi ; et li bordeler, et + li larron, et li toleor et li tricheor ; et cil qui ovrent de + bosdie ; et cil qui ovrent mauvèsement de bal ; et fame qui + prent home que si sires het de mort, segont droitDig., lib. 3, + tit. 2, frag. 1, de His qui notantur + infamia.. Ballif qui fet tort apensèement, et qui prent + loer por droit fere, et ballif qui est hors de ballie par son + forfet ; cil qui ovre de son privilége fausement ; chevalers + qui est désordenez, avostres et avotresse ; truanz ; + travalleors de genz à tort ; cil qui traït celui à cui il doit + aider. Omecide, traïtor, murtrier, aforceor de femes ; qui tout + membre, qui fet sanc et chaable ; procurator, curator, tutor, + avoquaz, si ne font en la chose ce qu'il devent, sont mau renomé. Cil + qui demende chose que il ne doit mie, parjur, foi-mentie, et cil qui + prent feme marié par tricherie, ou fiz qui est ou poer son père, et se + marie sanz son congiéIbid., frag, 1, in fine. ; cil + qui prent la feme à autre, arbitre qui prent loer. Cele est mau renomée, + qui fet son mari de celi qui ne l'est pas. Qui decet guig + (juige) est mau renomez ; faus tesmoins est mau + renomez.

+
+ +
+ + + + II. De procuratorsDig., lib. 3, tit. 3 : de + Procuratoribus et defensoribus.. + + +
+ § 1. +

Ce fut establi por bones mors, que li menor, que li muat, que li orp, que + li desvé, les fames prestes de anfanter, cil qui sunt malade de maladie + durable, cil qui sont en marcheandise et en pélerinage, et cil qui sunt + por le commun, et cil qui sunt pris de gerre, et celx qui sunt en garde + par hayne, puent metre procurator por aus, si com vos porret ci-près + oïr.

+
+
+ § 2. +

Se menor demande deniers, éritages, estre rétabliz en la sésine son père, + injures de laidissemanz : en ce il puet metre procurator por soi, + et demender. Et si l'en li demende chose don sis pères mori saisis, an + ce il metra procurator en ce que la cause désire : c'est à savoir à + alégier sanz plus que il ne respondra jusque li enfes soit d'aage. Et si + li menors bat et fiert un home, ou tue, li juges le contraindra à metre + procurator, et respondra, et amendra, s'il l'a forfet. Et li procurators + sera mis par l'autorité au juge.

+
+
+ § 3. +

Mais orp, sort, cil qui sunt malade de maladie durable, puent metre + procurator en toutes causes.

+
+
+ § 4. +

Feme qui est preste d'enfanter n'et pas contrainte à metre procurator, + ains doit l'en atendre jusqu'el ait enfanté.

+
+
+ § 5. +

Home ou feme qui sont en santé ne puent metre procurator en cause + d'éritage, ne l'en ne li recevroit mie ; mès l'ome por sa feme. Mès + en cause de moeble puet l'en metre procurator.

+
+
+ § 6. +

Evesques, arcevesques, contes, barons, toutes autres menières de genz, + puent metre procurator en la forme devant dite, ne plus ne meius.

+
+
+ § 7. +

Et se aucuns a perdue sa cause, et il nie que le procurator ne soit pas + por li, recort de bones genz corra sor ce, et sera estable sor le + recort, ne en ce n'afiert pas batalle.

+
+
+ § 8. +

Procurator doit doner plége, qui feront atable ce que l'en fet por celi, + si en viaut hon aver bones letres qui seil autenticié ; et sera + estable ce que l'en fera por celi à qui l'en demende.

+
+
+ § 9. +

L'an ne puet metre procurator en cause de crime, qui toche à + dampnement de cors.

+
+ +
+ + + III. De besoignes fetes par autrui. + + +
+ § 1. +

Ci bans profite mout à celx qui ne sont présens, qu'il ne perdent la + sésine de lor choses par défaute d'aide.

+
+
+ § 2. +

Se aucuns fet l'afere à aucun qui n'estoit pas présens, et qui n'an set + riens, quanz l'en fet à son preu, et despent ou se oblige à autre, li + doit estre randu. Et se l'en fet l'afere à un orfelin, ou à desvé, à son + preu, l'en doit emplédier.

+
+
+ § 3. +

Mès l'en doit regarder qués aferes l'en doit fere, et de quex aferes l'en + est tenuz, et l'en entent, si l'en i gaagne ; mès l'en n'est pas + tenuz vers celui qui par sa volenté se mist à autrui besognes fere, dom + il n'iere pas besoingDig., lib. 3, tit. 5, frag. 1, 2, frag. 3, § + 4, 5, 10 : de Negotiis gestis..

+
+
+ § 4. +

Et se ge cuide que les aferes que je faissoe fussent Johan, et il + estoient Pierre, en est Pierres tenus à moi ? s'il i a gaagnié.

+
+
+ § 5. +

Et se ge préte à son procurator deniers à rembre ton gage, vers cui ai-ge + aucion ? Et ge di que vers le segnor.

+
+
+ § 6. +

Et se aucuns fet son afere et le mien en une meisme chose, l'en entent + qu'il le fet plus por soi que por moi ; et à ce doit l'en garder + mesure, que chascuns en soit chargiez avenaument. Et se ge ne fas ces + aferes por achoison de toi, et la faz por achoison de ton fiz, ou de ton + serf, g'é (j'ai) auction contre toiIbid., frag. 5, § + 1, frag : 6, § 1, 4, 6..

+
+
+ § 7. +

Se dui compagnon ont une meson qui vuelent fondre, et la puet bien + retenir o point (per) de coût, et ge le vuelle fere, et li + un des compagnons qui est hors dou païs n'an siet rien et li autre me + deffent que je n'i face riens, et ge retien la meison à mes coz : + G'é (j'ai) aucion contre les deus ou contre l'un ? + L'en dit que g'é aucion contre les deus. Car il apert bien qu'il vousist + avoir domage por que se compeinz i eust domage : et bone foi ne + suefre pas tex chosesIbid., frag. 8, § 3..

+
+
+ § 8. +

Ausit se aucun a aucion contre moi de mes aferes qu'il a fez, ausit et ge ai aucion contre lui de mes aferes qu'il aura fez + mauvèsement.

+
+
+ § 9. +

Mès tot face-il mes aferes mauvèsement, et ge lo ce qu'il a fet, ge no + puis rapeler, se ge ne faz ce par son déçoivement.

+
+
+ § 10. +

J. dit : Icil ne fet mie aferes, qui emprent à fere choses don l'en + (n') a mestier, ou qui grève celui qui ele est. Et dit + encores, que cil qui fet les aferes en bone foi, et si comme il doit, + tout ne l'en chie-il pas bien, si a-il aucion de fere + (d'afere) fezDig., lib. 3, tit. 5, frag. 9, + 10..

+
+
+ § 11. +

Comme dui frères fussent l'un d'aage et l'autre non aagé, et avoient + communes tenures à vilages, li plus granz adefiece sans reson et sanz + besoing en la tenure. Quant il partirent lor teneure, il demenda les + despens qu'il i avoit fez an amender cele chose. Et li frères menor + estoit jà d'aage, et responoit, que por ce qu'il avoit ce fet sanz + besoing, qu'il n'en voloit riens paer. L'en demande que dit droit ? + Et l'en respont, que por ce qu'il fist ces choses sanz besoing, qu'il + n'i a nulle action contre luiIbid., frag. 27, pr..

+
+
+ § 12. +

Se Felippe nourrist la fille sa seror par prière, il n'a nule action + contre lui.

+
+
+ § 13. +

Li sergenz qui me siert emprunte deners por feres mes aferes : l'en + dit qu'il a action contre moi, et non pas contre moi com sires, mès + comme sergens qui me sert en bone foiIbid., frag. 27, § 1, frag. + 36..

+
+
+ § 14. +

Se aucuns rent por autre qui riens n'en set, et soit contre la volenté à + celui por cui l'en a rendu, cil est quites por cui l'en a rendu. Mès + débonaireté, ne naturel reison ne suefre pas que cil n'en ait action + contre celui por que il a rendu. Et raison s'acorde que nos poons bien + fere l'afere à celui qui riens n'en siet, tot ne le vuele-il. Mès nos ne + le poons empirerIbid., frag. 39..

+
+
+ § 15. +

Qui fet les aferes à aucuns à son preu, et il fet despens, il puet avoir + contre lui action d'afere fez.

+
+
+ § 16. +

Cil qui furent fet franc ou testament au mort qui estoit lor sires, ne + sont pas tenu de rendre reson por les aferes qu'il a fez au vivant au + segnorIbid., frag. 45..

+
+ +
+ + + + IV. De tricherie. + + +
+ § 1. +

Tricherie est une chose que l'en ne doit mie soutenir, ainz la doivent + tuit prodomes estreper à lor pooir. Et action de tricherie dure dedens + l'an : quar assez i a de tens à regarder se l'en li a fet tricherie + ou non. Mès nos en metons hors menors, et desvez et autres genz qui + n'ont point de demende par aucune droite cause : quar itex puent + demender dedenz l'an que il vendront en lor bon estat.

+
+
+ § 2. +

Li rois deffent ci que l'en ne donast deners as juges, ne loers : + car moult est périlleuse chose à juge de prendre d'autrui : car + covoitise esmuet le juge, quant cil est devant lui por fere sa cause + bone ; et por ce deffent li rois que ce ne fust pas fet, ne que ce + ne fust pas prisDig., lib, 3, tit. 6, frag. 1, § 3 : de Calumniatoribus..

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+ § 3. +

Se aucuns a aucun marchié qui soit à unchérissement, et aucuns vigne à + lui, si li dit qu'il li enchercira son marchié, ou il li donra dou sien + ; et s'il li done : l'en dit que tel don est fez par tricherie, et + que tex deners sunt receuz par tricherie.

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+ § 4. +

Quar tex don si est fez por enpirer la condiction dou marchié ; et + bone foiz ne sufre pas que tex dons soit fez, ne que tex dons soit + receuz. Et doit perdre ce qu'il a doné, et doit estre à celui por qui + domage il fu fet ; et li autres doit estre puniz, se que l'on voit + que raisons sera.

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+ § 5. +

Se aucuns vent les choses à autrui, et il prent loer por la vente fere, + l'en a action contre lui de trecherie : et tel trecherie vaut + autant comme larrecins. Car aperte chose est, quant cil qui donne por la + chose avoir, charge le marchié.

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+ § 6. +

Se aucuns a convenant aucun qu'il li fera son affere, et il ne li fet + pas, et sa chose périst : en ce a-il action contre lui de domages + et de trecherie. Et l'en doit bien ce noter.

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+ § 7. +

Qui done deners à aucun por fere aferes de vilenie, il ne le puet + redemender por la vileine convenance qu'il est ; ne li autres ne's + aura pas, ainz les aura li rois : ains les porra li rois punir, + segont ce qu'il verra qu'il devra fere.

+
+
+ § 8. +

Se aucuns prent deners de moi por fere mes aferes contre + toi, et prent deners de toi qu'il ne les face, l'en a action contre lui + de aperte tricherie, et de traïson mellée ensembleDig., lib. 3, + tit 5, frag. 3, § 1, 3..

+
+
+ § 9. +

Ceste action est contre l'eir dedanz l'en (l'an) de tant que + comme il en a eu : quar l'en establi que l'en ne puet demender à + l'eir la chose que ses pères a eue par trecherie, tout soit li termes de + la trecherie passez ; ausit comme l'en done à juge loier por dire + faus, ou por doner mauvèse sentence, ou s'il a pris loier por vendre la + chose le roi : et tout ce que (l'en) a doné, li hers + rendraIbid., frag. 5..

+
+
+ § 10. +

Or demende l'en que (se) cil qui done est perçoners de la + tricherie ? Et l'en dit que oïl, puisque cil qui le reçoit que par + lui est mené la trecherie. Et en tel chose prescripcion ne cort pas + contre le roi.

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+ § 11. +

Or demende l'en dou tens qui passe, comment l'en le doit entendre, ou + quant li deners sunt paez por la trecherie, ou quant la trecherie est + fete ? Et l'en dit que li anz commence quant l'en set que la + tricherie est fete, et quant li deners sont baillié.

+
+
+ § 12. +

Se uns procurators qui a plenier poer fet por moi aucune de ces choses, + et ge l'estable, il vaut autant com se je l'avoie fet ; et se non, + non ; ainz sera li procurators tenuz d'action de trecherie. Cil qui + reçoit deners, et set que l'en ne les li doit pas, fet apertement + tricherieIbid., frag. 6, 7..

+
+
+ § 13. +

Se aucuns ballis prent deners d'aucuns non aagé por aucun crime que l'en + li met sus, et n'est mie prové que il ait fet, et est aparissanz que li + deners sont à tort pris : l'en a action contre le ballif de la + chose r'avoir et de trecherie ; et li rois le doit punir segont ce + que droit le requiertIbid., frag. 8..

+
+
+ § 14. +

Enprès demende l'en comment l'en puet home prover de tricherie ? Et + l'en respont que, en quas dont la chose est si petite que batalle n'en + puet nestre, ce doit aler par sairement, (et le choix de la + preuve) est à celi à qui l'en demende. Si comme est trecherie + de cinq sols, la prove n'est pas garanz. Et qui prove tricherie, si doit + dire les moz por quoi batalle i soit.

+
+ +
+ + + + V. De restablissemenz. + + +
+ § 1. +

Ci titres si est mout profitables à mout de genz : quar en mout de + menières avoit l'en domage, en ce que l'en n'estoit restabliz des choses + don aucuns s'estoit mis en seisine, sanz droit qu'il il eust. Et l'en + secort en meintes menières à cels qui sont déceu, ou par peor, ou par + conchiemant, ou por ce qu'il n'estoient pas présent, ou por ce que lor + estat fust muez, ou par autre droite errorDig., lib. 4, tit 1, + frag. 1, 2 : de in integrum + Restitutionibus..

+
+
+ § 2. +

L'en doit sofrir toz ratablissement, quant l'en a oï por quoi et veu se + c'est voirs ; et doit l'en fere droit. L'en ne doit pas celui + restablir qui demende une petite chose, se il fet tort de gregnor. Ne + cil n'est pas hors de la chose, à cui ballis a dit qu'il la li + rendra.

+
+
+ § 3. +

Enfanz ne sunt pas restabli solement, (mès) desvé et muz et + sorz, et cil meismes qui sunt hors dou païs por le roi ou por le commun, + et cil qui est outre-mer, qui muert seisiz de la chose en veraie + seisineIbid., frag. 3-6..

+
+
+ § 4. +

Nos apelons veraie sésine, quant aucuns remaint sési an et jor comme + sires, et par jostice, à le veue et à la seue de celui qui demender + puet, et ne veaut demender, et se test.

+
+
+ § 5. +

Et se aucuns est forbeniz dou païs, le nunbre dou tens, et quant il ce + vient (revient), si se trove désésiz, sera-il restabliz + arière en sa sésine ? Et l'en dit que nenil, s'il a esté désésiz + par jugement. Quar se il a esté désésiz par défaut, ç'a esté en ses + copes, com il doie metre procurator an ses choses défendre ; et se + il a esté désésiz selon la deffense de son procurator, il ne doit pas + estre resésiz, por quoi li procurators a menée la procuracion que + prodome doit mener. Qui pert sésine an tel quas, anprès l'an et jor, il + puet plèdier de la seignorie, et de la sésine non.

+
+
+ § 6. +

Et se aucuns est en guerre de ses enemis, qu'il ne puisse venir son droit + deffendre, ou sorpris de guerre, sera-il restabliz ? Et l'en + respont que, se il est en guerre que droiz doie sofrir, ou pris por son + droit qu'il défant, il sera restabliz ; se non, non.

+
+
+ § 7. +

Se li pères muert, li enfes a tel droit ès choses, an estre + restabliz, com li pères eust. Se cil qui n'est pas de âge est déceuz an + son fet, ou à fet son tutor, l'en le doit restablir arières, aagé ou il + non aagé : fors en ce s'il fet ce que prodome et sage doit fere, et + son tutor ausit, il ne sera mie an ce restabliz.

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+
+ § 8. +

Johan de Beaumont manda à un provost qui estoit metres, de aidier à celui + qui avoit perdue sa chose, qu'il n'estoit pas présanz, et li manda tex + paroles : Totevoies se l'en ne doit riens muer de restablissemanz, + l'an doit aidier là où l'en voit que mestiers en est à fere. Et se + aucuns estoit semons et ne respondi pas, et por ce dona l'en contre lui + sentence ; enprès il vint à toi, quant tu tenoies tes plez, et + requist à estre restabliz de la sentence à fesant droit, et com cil qui + onques n'avoit esté semons : et quant il fust issint, il n'i ot + point de copes, si commendons qu'il soit restablizDig., lib. 4, + tit. 1, frag. 7 pr..

+
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+ § 9. +

Ne cil secors n'est pas solement en tel menière, mès en autres : car + l'en secort à tex qui sunt déceuz sanz lor copes. Maimemant se lor + aversères lor fet boidie, il doivent estre en ce restabli que égauté lor + querra : car l'en doit plus tost leissier plez max renomez, que + tenir les.

+
+
+ § 10. +

Tel différence est entre celx qui n'ont vingt-un an, et cels qui sont + hors dou païs por aus, et entre celx qui sunt hors por le commun : + li menor sunt deffendu par tutors ou procurators ; cil qui sunt por + aus hors, ou por lor cope, sunt deffendu par procurators ; cil qui + sunt hors por le commun profit doivent un poi plus estre + déportéIbid., frag. 7, § 1, frag. 8..

+
+
+ § 11. +

Mès se aucuns est forbeniz de son païz, et enprès vienge frans de la + chose que l'en li met sus, l'en le doit restablir : car il n'i doit + mie avoir domage en tort fet de juge. Et tex doivent estre + restabliz.

+
+ +
+ + + VI. De forbannissemanzIbid., tit. 5 : de Capite + minutis.. + + +
+ § 1. +

Ceste chose est por bien establie, et por punir celx qui meffont. Car se + aucuns a fet aucuns meffet, et s'enfuie, por ce ne le doit l'en pas + lessier en pez. Car qui les larroit en paiz ceste genz, les autres genz + au roient matière de forfere. Si doit l'en garder segont + reson comment l'en an doit ovrer de cez qui s'enfuient por lor + forfet : or doit l'en garder por quel quas l'en doit home + forbanir.

+
+
+ § 2. +

Se aucuns doit, et il ne puet, ou ait assez, et ne veaut paier, et + s'anfuit, l'en demende se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que + non, segont droit. Et segont la costume d'Orliens, s'il n'a riens et + s'il ne puet paier, il aura terme de quarante jorz à soi paier ; et + au terme, s'il ne se puet paier, il forjura la vile, jusque il se puisse + paier. Et s'il a héritage, il aura licence de quarante jorz de vendre, + et s'il n'a vendu dedanz ce, et ne se soit paiez, la jotice vendra, ou + ele contraindra à vendre.

+
+
+ § 3. +

La costume de l'ostel le roi n'est pas tele, ainçois est tele que qui n'a + riens, riens ne li chiet : einsint que cil qui ne se puet paier + jurra sor sainz que au plus tôt que il porra et aura poir de soi + aquitier, qu'il s'aquitera.

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+ § 4. +

L'en demende por férir home, ou por laidir de paroles, ou fere li sanc ou + en chaable, sanz mort et sanz mahaing, et il s'enfuit, se l'en le doit + forbenir ? Et l'en dit que non.

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+ § 5. +

Enprès demende l'en, si l'en li met sus murtre, ou larrecin, ou rat, ou + omicide, ou membres tolu, ou roberie ; ou s'il a pris de l'autrui à + force, ou s'il ne vient avant por doner trives, et il s'enfuit : + savoir, se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit oïl. Car tel chose + apartient à dampnement de cors, et à perdre perdurable salu.

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+ § 6. +

Or demende l'en, se aucuns fet guerre que droit (ne doive), + ne que droit ne puisse sofrir, et ne veaut venir avant por fere droit et + por avoir droit, se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que oïl, + por le péril de la guerre, por le gastement des biens de sus terre, et + por l'ocision de genz.

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+ § 7. +

Nus ne doit estre forbaniz por son don, ne guerpir son païs.

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+ § 8. +

Or est à savoir comment l'en doit forbenir, et en quel tens, et combien + de tens l'en se doit sofrir enprès plainte, et enprès ce que l'en l'aura + sopeceneus dou fet.

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+
+ § 9. +

Premièrement, l'en le doit fere semondre en son ostel, et s'il n'a ostel, + là où l'en quidera qui repere plus. Et si ne veaut, l'en doit prendre le + suen, et doit estre en la main au juge. Et se aucuns l'acuise (l'excuse) de convenable asoine, recroira l'en + la soe chose ? Et l'en dit que oïl à son ami, por qu'il preigne en + main qu'il ne mefface, et qu'il vendra à jor por soffrir droit, + autrement non. Et se li corpables vient por droit avoir, aura-il ce que + l'en a pris dou suen quite, sanz recréance ? L'en dit que oïl, + avant que il reponge.

+

Ci dit l'en que avant que home soit forbeniz, que l'en le doit fere + semondre par trois jorz : chascuns d'uit jorz ; et si ne vient + dedanz, l'en doit mander de ses amis prucheins et dire leur qu'il ait à + un jor ; et se l'en la aveut (l'aqueut) cortoisement + d'assoine, l'en le doit oïr.

+

L'en doit laissier passer qu'an aut anprès le tens de quarante jorz, et + dedanz ce, s'il ne vient, l'en doit forbenir ; et s'il est pris + enprès en la suite dou forbenissement, il est dampnez dou fet.

+

Ci dit l'en que se aucuns est forbeniz enprès quarante jorz, et il vient + avant dedanz les trois pruchenes assisses, et fet des assoines ce qu'il + doit et vuelle soffrir droit, l'en le recevra ; et se ne vient + dedanz les trois assisses, il sera dampnez dou fet que l'en li metra + sus.

+

Et se aucuns fet apertement fet devant le pueple, et se destorne, et par + malice ne veaut venir avant, aura-il le terme de quarante jorz ne des + trois assisses ? L'en dit qu'il n'aura plus terme qu'il ne soit + forbeniz ; mès il aura le terme de la dampnacion, c'est à savoir de + trois assisses : que l'en doit mout soffrir et atendre, avant que + home soit livrez à mort ; car mout est granz chose à deffere ce que + Dex a fet, et à fere ce qu'il ne veaut fere.

+
+ +
+ + + VII. De ce que l'en fet par force ou par cautele de peor. + + +
+ § 1. +

Li rois dit : Je n'aurai pas estable ce que l'en fera par force, ou + par cause de poor : car issint dissoit l'an ancienement que force + ere quant l'en fesoit contre la volenté à celi contre qui l'en la + fesoit. Peor est cause de péril, qui est à venir et tranblement de + priesse. Et por ce ne fet l'en pas mencion de force que toute n'at pas + fete sanz force, ne force sanz peor. Force est efforz de genz don l'en + ne puet deffendreDig. lib. 4, tit. 2, frag. 1, 2 : quod + metus causa gestum erit.. Et tel cause contient + paor et force ; et se aucuns fet aucune chose por + force ou por paor, qu'il doie estre en hardi home, li rois commende + qu'il soit restabliz en sa chose. Nos entendons force cruel, ce que l'en + fet encontre bones mors ; non pas tiel force comme li metre font, + li ballif, li provoz, por lor droit ou por lor seignorie. Nos apelons + force ce que autres fet ou que li metres fet sanz droit ou sanz + seignorieDig. lib. 4, tit. 2, frag. 3.. Nos apelons + force paor de mort. Quant la force de mes braz vaint la peor de autrui, + je cuit que ausint i puet l'en metre peor de cuvertage, issit com aucuns + fet aucuns cuvert où il ostroiast ce que il daist.

+

L'an ne doit mie entendre chascune chose por peor ; mès peor est de + greignor mal que l'en n'a.

+

Nos dison que peor de coart home n'apartient pas à ce ban ; mès peor + de hardi homeIbid., frag. 3, in fine ; frag. + 4-6..

+
+ +
+ + + VIII. De secorre cex qui ont esté déceu par male tricherie. + + +
+ § 1. +

Li rois secort par ceste loi cex qui ont esté déceu par tricherie et par + mellée, que li malicieux et li tricheor ne gaignent pas por lor malice, + et que li simples n'i perdent. Les paroles le roi sunt teles : Ce + que l'en fera par mal tricherie, quant nos auron oï la cause, sera + rapeléeIbid., tit. 3, frag. 1, pr., § 1 : de + Dolo malo..

+

Estiene de + Sancerre dit que tricherie male est itele quant l'en fet à + aucuns conchiement por autrui décevoir, et quant l'en sent une chose et + l'an fet autre.

+

J. B. dit que male tricherie est de fere conchiement, décevance, angin à + autre décevoir ; por ce, fut dite male tricherie. Bone tricherie + puet estre fete, cum aucuns fet contre son enemi ou contre larrons. J. + B. dit : Se dan (dom) Tybert déçoit aucuns orfelin de qui + il est tutor ; par son conchiement, il ne doit pas avoir aucion de + tricherie contre Tybert ; mès de ban qu'il li rende sa chose. Et se + le tutor n'a que rendre, lors doit-il avoir aucion de tricherie. Ci n'a + nule aucion contre son aversaire qu'il n'a que paierIbid., frag. + 1, § 2, 3 ; frag. 5, 6..

+

En toles les choses où cil qui n'a vingt-un an est conchiez, + la chose est rapelable.

+

Se ta beste me fait domage par ta tricherie, je ai aucion contre toi de + tant com le domage monte.

+

Johan de + Biaumont dit que se aucuns deslie mon serf por l'en fere foïr, + que je avoie lié, je ai aucion de tricherie contre toi, et J. dit que se + tu le fes sanz miséricort, tu fais larrecin ; se tu le fais par + miséricorde, il a contre toi aucion de fetDig., lib. 4, tit. 3, + frag. 7, pr., § 6, 7..

+
+
+ § 2. +

Uns patrons franchi son serf por ce qu'il remaindroit à lui servir, et + cil par sa male tricherie ne le vost servir. L'en demende qu'en dit + droit ? Et l'en dit que cil le puet remestre arière là où il le + prist.

+

Se uns procurators fet par tricherie que mis aversères gaigne la querele + qu'il demende contre moi, j'ai contre lui aucion de tricherie et contre + l'aversaire aucion de demenderIbid., frag. 7, § 8, 9..

+

Se aucuns aferme que aucuns soit bien rendables, et il le dit en bone + foi, et il fust povres, je n'ai pas contre lui aucion de + tricherie ; mès s'il savoit que il fust povres et afermast qu'il + fust riches et bien rendables, j'é (j'ai) aucion contre lui + de tricherie, quant il loa fausement ce por moi décevoir.

+

Se aucuns aferme que aucuns héritage soit ou grant ou petit, et il ne + soit pas, et aucuns l'achate : se il l'a veu, il n'a pas contre lui + aucion de tricherie ; et s'il ne l'a veu, il se fie en celui ; + il a contre li auction de tricherieIbid., frag. 7, § ult. ; + frag. 8, 9, pr., § 1..

+
+
+ § 3. +

Se plusors font trecherie, et li uns rent por toz, tuit li autre sont + délivré. Ceste aucion est contre l'air de tant comme il en est plus + riches.

+

Cil a aucion de tricherie contre celui qui li presta poisqu'il savoit + bien qu'il n'estoit pas bons.

+

Cil qui nea (vend), se li pois est trop granz, cil n'a point + de tricherie. Cil qui achate, se li pois est trop petiz, ci a tricherie + à celui qui vant, s'il le sot.

+

Se je me met au serement d'aucun, et il se parjure, ge n'ai pas action + contre li de trecherie : la poine dou parjure sofistIbid., + frag. 17, 18, § 3 ; frag. 21, 22..

+

Se mon légat fet entendre à l'ériter que la chose au mort + vaille plus que li testement, et il ons croit par le tesmoing de celui + sanz voir la chose, et la chose vaut meins, l'en a contre le loeur + auction de tricherie.

+

J. dit que li hers n'est pas tant tenuz por le forfet com por la + cause ; quar il n'est pas tenuz au forfet. Se aucuns efface le + testament qui est escriz, li oir et cil sor qui il ont lessié, auront + sor li aucion de tricherieDig. lib. 4, tit. 3, frag. + 23-29-35..

+

Se li marcheanz qui vent sa chose aferme que ele soit bone et ele soit + mauvèse, et l'en ne se fie pas an lui, l'en n'a pas contre lui aucion de + tricherie.

+

L'en n'a pas aucion de tricherie contre non aagé ; mès il a auction + contre autre.

+
+
+ § 4. +

Uns hons si dit à un autre qu'il est déceuz par sa tricherie an ce qu'il + se fioit en lui d'un arpent qu'il acheta qu'il n'avoit pas veu, et li + fist entendant qu'il estoit de fromentes, et il estoit de roiges, don la + chose vaut moins ; et l'ofre à prover par soi et par garanz qui est + prez à fere champ et batalle. Et li autres fet encontre tel ni et tel + deffense com il doit, l'en demende qu'en dit droit ? Et l'en + respont que ci a gage.

+

Entent que la tricherie solement ne fet pas le gage, mès le chatel ; + et si n'i a chatel, il n'i a point de gage fors serement.

+
+ +
+ + + IX. De cex qui n'ont quinze anz. + + +
+ § 1. +

Ciz establissement est por aider à celx qui n'ont quinze anz. Li rois vit + nature et reson en ce ban, por quoi il prist le ban de celx qui n'ont + pas san de lor biens governer : car comme li consauz de tel aage + apartienent au roi, li rois le provet (promet aide) contre + le conchiement que l'en lor fet.

+

Li rois dit : Ce que en sera fet à menor de seize anz, je saie ce + qui fera. Il apert que li rois promest aide à celx qui n'ont seize + anz : quar enprès seize anz, il sont en aage de vigor, et ancor li + valet sont guoverné en tel estat procurators, ne ne puent estre seignors + de lor choses, tot sache-il mener ses biens, et jusque il + ait tel aage ; et nos entendons ce de celx qui n'ont ne père ne + mèreDig., lib. 4, tit. 4, frag. 1 : de + Minoribus viginti quinque annis..

+

G. dit que se aucuns fet marchié ou enfant qui n'a que douze anz, et la + dete i veigne au tens qu'il a seize anz, l'en demende se l'en doit + regarder le commeincement ou la fin ? Et l'an dit que nos devons + avoir regart ou commencement.

+

Se aucuns vient aagé et il tiegne à fet ce que il a fet quant il n'iert + de aage, il ne puet apeler restablissement de rechiefIbid., tit. + 4, frag. 3, § 1.. L'en dit que l'en doit regarder la chose où + il demende restablissement, se il i est conchiez, et (s') + il fet ce que sages hons fet, il ne doit pas estre restabliz.

+

Je cuic que l'en doit secorre celx qui sont plédoiez et dedanz tel aage, + et désessi de muebles et de héritages, et de marchiez ou d'autres + obligacions an ce où il est déceuz.

+

G. dit que l'en doit secore celx qui sont dedenz tel aage, non pas + solement quant il perdent riens de lor éritages ; mès an totes + poines et en toz despansIbid., frag. 6.. Ce qu'an l'an fera + o celui qui est non aagé sera nul. Nos devons entendre, s'il fet en + queque menière, s'il achète aucune chose, s'il vant, s'il entre en + plévine, si prant plaige, se l'en li rent, s'il antre en compaignie et + se cil qui desvoient son père li rendoit se il perdoit. An cel choses il + sont restabli : car se il tient en plet nului por acheson d'aucune + chose, il ne serient pas oï se n'ière por l'autorité de lor tutors ou + por le commendement dou juge. Et se aucuns menor est déceuz sanz male + tricherie, par l'autorité son tutor, toutevois li doit l'en + secorre ; et por ce défant l'en que nus n'achate riens de celui à + l'orfelin, tot le face l'en en bone foi.

+

Item. Menor ne doit pas estre restabliz an gaaing qui vient + d'aventure quant il est fez por le tutor en bone foi, et il n'i a apert + barat, comme en gaaigner terres, ou en fere vignes à moitié, en achater + vergiers, ou en loier ovriersIbid., frag. 7, pr., § 1, 2, + 8..

+

J. dit que de ce ne dote l'en pas que se li menors ne rant ce que il doit + de tele chose, où il ne puet demender restablissement, l'en a bone + aucion contre lui ; et se menor enpruente deniers et en achate + tenemanz plus que ele ne vaut, aura l'en demende contre + lui ? Et l'en dit que oïl, de tant quant il sera plus riches.

+

Se cil qui est non croit deners à celui qui est moins de âge, cil a menor + cause qui l'argent balle que celui qui le reçoitDig., lib. 4, tit. + 4, frag. 34..

+
+
+ § 2. +

J. dit que menor ne doit pas estre quite de forfet, s'il le fet, se li + juges n'a pitié de lui por son aage.

+

Se li menors vit en avotire et il soit coneu, nul pardon ne li ait, ou + s'il vit de larrecin ou s'il vit de ce que feme gaigne à f....., ou s'il + prent loer por sofrir f....., ou por murtre, ou por traïson, ou por tex + vilains fez : ne acusement (excuse) ne li a mestier, + quar il fet contre les commendemanz de la loi, et por noiant apele l'en + la loi en aide qui fet contre la loiIbid., frag. 9, § 2, + 3..

+
+
+ § 3. +

Uns menor qui n'estoit pas de âge vendi un héritage, par si que se il le + poet raimbre quant il seroit d'aage, il auroit dedenz le demi-an. Il fu + de âge, enprès il mori, et achei la chose à celui à cui ele devoit + escheer, à un qui n'estoit pas de âge, et ne rendi pas les deners au + terme.

+

Or demende l'en se il sera restabliz ? Et l'an dit que non, com li + ancessor se consenti au marchié que il avoit fet non de âge quant il fu + de âge, ne li autre n'i avoit que le droit que cil i avoit.

+

G. dit que tot ce que li menor font n'est pas quassé ; mès ce + solement que il font ou par lor folie ou par lor négligence, ou s'il + perdirent ce qu'il avoient, en ce qu'il porrent gaagner, ou si le + lièrent à celui fès qu'il ne porent porterIbid., frag. + 44..

+
+
+ § 4. +

Se menor qui a esté non âgé et sera venuz à âge, s'il ne demende dedanz + l'an et dedanz le jor restablissemanz, il ne sera pas oïz dès iqui en + avant.

+

En rétablissement de menor n'a point de gage ; mès enqueste savoir + s'il est droiz ou non.

+

L'an ne doit pas respondre à menor an cause où il a gage de batalle + devant qu'il ait vingt-un an, ne an chose de fié, ne à feme tant com ele + soit en garde, s'ele n'est marié et ele le face por la volenté son + seignor ; et s'ele est hors de garde et ele n'ait point de seignor, + l'an ne li doit respondre devant onze anz.

+
+ +
+ + + + X. Por quele cause cil qui sont greignor sunt restabli a lor + choses. + + +
+ § 1. +

Nus ne porra nier que cil bans ne soit droiturées : quar li droiz + est recovrez au tans que li graignor estoit en l'afere de la commune, ou + en autre afere don il ne se pot délivrer. Les paroles de ce ban sunt + teles : Se l'en prant aucune chose des biens à celui qui n'est pas ou + païs, sanz male tricherie, s'il est hors dou païs por commun, ou s'il + est en prison don il ne se puisse issir, ou en servage, ou en gerre, ou + s'il a apelé devant le roi, ou s'il estoit empêchiez qu'il ne poist + riens demender, je le restablirai, se je voi que la cause soit + droiturèreDig. lib. 4, tit. 6, frag. 1 : ex + quibus causis majores + xxv + annis in integrum restituantur.. Cil est bien + hors par peor, qui a peor de mort ou péril de son cors ; et ce doit + estre seu par le juge. Cil qui sunt hors por le commun de la vile, sanz + male tricherie, doivent estre restabli.

+

J'apele male tricherie quant cil ne vient pas et puet revenir, et remaint + plus por son preu que por le preu dou commun ; il ne sera pas + secoruz de ce que l'en fera contre lui en icel tensIbid., frag. 3, + 4.. Nos n'antendons pas que cil soient secoruz qui sont por + la commune, comme ballis, provoz, servanz, et sunt ou païs où l'an lor + demande ; mès nos entendons cil qui sunt lointains. Ausit secort + l'en à celui qui est en prison : l'en apele prison, prison de grant + seignor, prisons de larrons, prison de anemis. Nos entendons que cil + sont au liens qui sunt si liez qui ne puent venir avant sanz honte. + Ausit secort l'en celx qui sont sers, et sert son seignor en bone foi + qui venir ne li lesseIbid., frag. 5, § 1 ; fr. 6, + 9-11.. L'en ne secort pas les pereceus ; mès celx qui + sont destorbez par besoignes de lor choses ou de lor cors, ou par autre + destrece de tens. L'en ne doit mie entendre que l'en restablisse les + gregnors por gaigner, ne por fere domage à autruiIbid., frag. 16, + 18.. L'en demende commant l'en puet prover ces choses devant + dites ? Et l'en dit que li juges doit ce savoir par loiaus + enquestes et par tesmoinz de bones gens.

+

Gaius. Omnibus.

+
+ +
+ + + + XI. Se aucuns met hors de sa main la chose dont est li plez, tant comme il + dure, et la baille a plus fort qu'il n'estNota. On + lit en marge de ce titre : de Alienatione judicii + mutandi causa facta, lib. 4, Digeste, ch. 4. (Écriture + moderne.). + XI. Se aucuns [35vA] met hors de sa main la chose dom li plez + tant comme il dure et la baille à plus fort que il n’est [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 4, tit. 7, de Alienatione + judicii mutandi causa facta. + +
+
+ +
+ § {4.7.1} Gaius. Omnibus. +
+

Li prevoz esgarde an totes menieres que la cause d’aucun ne pire par + autrui fet quant il antant que la fin de la cause est plus dure por + autre aversaire que l’en amoine contre nos. Et por ce fu esgardé que + se aucuns met le plet sor autre aversaire, et le fet esciant por nos + conchier, nos avons contre lui aucion de fet, d’autretant comme ne + nos vosison que il eust amené autre aversere contre nos. {1} Et s’il + amoine contre nos home d’autre terre ou plus poissant que lui, il + sera tenuz à nos de l’aucion escrite desus.

+
+
+
+ § {4.7.2} Gaius. Aut. +
+

Ou s’il amene autre aversere por nos travaller.

+
+
+
+ § {4.7.3} Gaius. Quia. +
+

Et se je pledoie contre lui qui est d’autre province, je doi pledier + la où il est, en nos ne poons pas estre paronz à poissanz plus que + nos. ¶ {1} Et se nos demandon un serf et il le franchit, et nostre + afere en enpire por ce que li prevoz soutienent les franchises. ¶ + {2} Et s’il met en autrui mein le leu où tu fes ta besoinge, an qui + tu avoies auction et deffense que nul n’i feist ne n’i amenast eau, + nostre afere en enpire ; car se la pledoiast à toi, tu otases + cele ovre à tes despans. Et quant il me convient ore pledoier o + autre que o celui qui cel evre avoit fete, je sui tenu et forcié + d’oster à mes despens cele ovre ; car qui tient fet d’autre est + tenuz par ces demandes que il sofre cele ovre estre otee. ¶ {3} Et + se je te nonce nove ovre que tu fes en ma chose que tu n’i faces + plus et tu mez celui leu en autrui main et li heritier fet iqui + l’oivre, tu es tenuz à moi de cest jugement ; ausi comme je ne + puisse pas pledier à toi de ce que tu n’en as riens fet, ne à celui + ne puis je pledoier à qui tu l’as baillié por ce que ne li deffendi + pas que il n’i feist rien. ¶ {4} Et de ce apert il que li prevost + promet [35vB] que il retablira celui qui issi est atornez, que li + autor a itel auction par l’ofice au juge por tant comme il ne vosist + que cil eust quis contre lui autre aversere ‹...› il le li tendra. ¶ + {5} Et se cil contre qui l’en a tele aucion est prez de sofrir tel + jugement ausit com s’il tenist la chose, l’en ne le doit pas oïr ne + doner li auction.

+
+
+
+ § {4.7.4} Ulpianus. Idem. +
+

Encore, se cil à qui la chose est balliee de mon aversere a tant tenu + les que l’en ne la li puet demander, cest ban est contre lui. {1} Et + il puet avenir que aucun lesse à tenir la chose que je demande sainz + tricherie, mes il le fet por foïr le plet ; et moulz autres + choses puet aucun lessier à tenir sanz tricherie, ne no fet pas pour + foïr le plet, ne n’est pas tenuz de foïr ce ban, car il ne met pas + la chose hors de sa main que ne fet sanz plus que la chose lesser. + Ne li prevost ne blasme pas celui quar il motre que il ne voloit pas + avoir la chose, et il a bone pensee que il n’a cure de plet, ne l’en + ne l’en doit pas blasmer. Mes cil doit estre blasmz que quant il + vost avoir la chose la porte à autrui por deffendre, que il est plus + animos et plus forz. ¶ {2} Pedius dit que ci ban n’apartien pas + solement à müer la seignorie de la chose don est li plez, mes ausi + se l’en mue la sesine ; se que non, il ne sera pas tenuz contre + celui à qui l’en demandoit s’i lesse la possession. ¶ {3} Et se + aucun met son plet sor autre por febleté ou por aage ou por ce que + il n’i puet entendre, il n’est pas tenuz de ce ban, car ce ban fet + mencion de male tricherie ; ne il ne porra pledoier par + procurators por ce que il avront prise sor aus la seignorie aucunne + foiz por droite cause. ¶ {4} Et cil ban apartient à droitures des + teneures, que l’en ne la mete en autrui main par tricherie. ¶ {5} + Cete aucion aviant à ce que cil vosit por tant que cil n’eust sa + chose, ou se cil est morz à qui l’autre li balla, cest ban faut an + ce, si li autor n’i a autre chose. [36rA] ¶ {6} Ceste aucion n’en + porte point de poine, mes el commande que l’en n’enpeichast sa + chose ; et ele est donee à l’oir et contre l’oir.

+
+
+
+ § {4.7.11} Idem. Cum miles. +
+

Uns chevalers demandoit possessions que il disoit que l’an li avoit + donees ; l’an respondi que se cil don fust fet por acheson de + müer le jugement, il convient que le premier seignor an + pledoit ; que l’en ne croie que l’en ait baillié au chevaler + plus la chose que le plet.

+
+
+ +
+ + + XII. De arbitres [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 4, tit. 8, de Receptis qui + arbitrium receperunt ut sententiam dicant. + +
+
+ +
+ § {4.8.1} Paulus. Cumpromissum. +
+

Mise si ‹est› à la meniere de jugement et apartient à fenir plez.

+
+
+
+ § {4.8.2} Ulpianus. Et compromisso. +
+

Acordé est que excepcion n’issent pas de mise, mes l’en puet demander + la paine.

+
+
+
+ § {4.8.3} Idem. Libon. +
+

Labes dit : se li arbitres ne dit sentence de la mise qui est + sor lui que aucuns soit assoz de la demande que aucun menor fesoit + sor lui, li prevost ne le doit pas avoir estable ne l’en ne porra + demander la paine. ¶ {1} Et li prevoz ne puet nul forcer à prandre + arbitre, ¶ car ceste chose est franche et delivre et sanz besoing de + juridiction. Mes, puis que aucun a pris sor soi la mise, li prevoz + cuide que il apartient à soi ou delivrer, non pas por ce que il + s’estudie à plez fenir, mes que li miseor ne soient deceu, qui + l’eslurent comme preudom. ¶ Or soit que li plez eit esté demenez et + que li arbitres seit tout l’afere, et que il est corrumpu ou par + amor ou par loer ou par autre cause, et ne vost dire droit, nus ne + puet nier que il ne soit droit que li prevoz ne san autrement que il + le forcera ce à dire que il prist sor soi. ¶ {2} Li prevoz + dit : cil qui recevra arbitres de mise de pecune. ¶ {3} Veon + des persones des arbitres. Li prevoz forcera arbitre de queque + digneté que il soit de dire son dit, tot soit il conche, s’i n’est + mestre ou an aucunne poeté, ou provot ou conte ; car cex n’en + puet il forcier.

+
+
+
+ § {4.8.4} Paulus. Nam magistratus. +
+

Car li haut mestre ne puent estre forcé en nule meniere ; ne + n’est [36rB] mie force s’il ont receu l’arbitre an cele + digneté ; car li plus bas i puent estre forcié.

+
+
+
+ § {4.8.5} Ulpianus. Sed et filius. +
+

Et li fiz i est forciez.

+
+
+
+ § {4.8.6} Gaius. Quin etiam. +
+

L’an dit que li filz doit estre arbitre de la cause au pere, car + plusor s’acordent que il doit estre juge.

+
+
+
+ § {4.8.7} Ulpianus. Pedius. +
+

Pedius et Pomponius dient que pou monte se li arbitre est franc ou + franchi, ou de bone renommee ou de mauvese. Labeo dit que l’en ne + puet fere mise au serf ; et c’est voir. Don Julien dit que s’il + a fet mise sor Robert et sor un serf, l’an ne doit pas forcier + Robert à dire sentence por ce que il a compegnon, tot ne soit nul + l’arbitre de serf. Et s’il dit sentence, la poine ne puet estre + demandee ; car il ne dit pas sentence si com il reçut la + mise.

+
+
+
+ § {4.8.8} Paulus. Sed et si ita. +
+

Et si l’an fet issit la mise que la sentence d’un vaille, Julian dit + que l’en doit Tebert forcer à dire son dit.

+
+
+
+ § {4.8.9} Ulpianus dit : Sed et si + servum. +
+

Et si l’an fet mise au serf, et il dit franc sa sentence, je cuit que + ele vaut se les parties s’i acordent s’il est fet franc. ¶ {1} Mes + l’en ne puet fere mise an orfelin, ne an forsené, ne an sort, ne an + muz, ausit com dit Ponponius. ¶ {2} Se aucun est juge et il reçoit + en son arbitre de la chose don il est juge, ou s’il comande que l’en + se mete sor lui, la loi le li deffent ; et s’il an dit, l’en ne + puet demander la poine. ¶ {3} Autres i a quiqui] quant dans le ms., cf. lat. sunt et alii + qui non coguntur sententiam dicere, distraction du + scribe dans la résolution des abréviations ne puent estre + forcié de dire lor dit, si comme s’il i a loer ou vilté en lor mise. + ¶ {4} Julian dit : se li pledeor diffement le pledeor, le prevot ne + le doit pas acuser ne forcier ; mes s’il est issi, il le doit + savoir. ¶ {5} Et ausi est s’i le lessent et retornent ariere à lor + juge.

+
+
+
+ § {4.8.10} Paulus. Vel aliud. +
+

Ou à autre arbitre.

+
+
+
+ § {4.8.11} Ulpianus. Litigatores. +
+

Se li pledeors vont à la cort de l’ofice et enprés retornent, le + prevost ne doit pas l’arbitre forcer de dire [36vA] son dit por ce + que cil li ont fet despit por ce que il alerent à autre. ¶ {1} L’an + ne doit pas forcer arbitre de dire son dit s’il n’i a mis poine. ¶ + {2} Ce que li prevost dit «  deners don est fete mise  », + nos devon entendre s’il i a poine de deners de ça et de la, ou autre + chose en leu de poine se aucun ne tenoit le dit l’arbitre ; et + issit le dit Ponponius. ¶ Et se les choses sont misses allors, par + si que cil les ait qui gaagnera, ou que il doint cele chose cil qui + l’a en garde, s’il ne voudra tenir la sentence l’en demande se l’en + doit forcer l’arbitre de dire sentence. Et je cuit que oïl, + d’autretant com li a ballé. Et se li uns promist deners, li autre la + chose, la mise est pleniere et sera forcie. {3} Aucunne foiz, si + comme Ponponius dit, mise est fete aucunne foiz par un convenant, si + comme s’il sont andui detor et il funt entre aus que li un ne + l’autre ne demande la chose que l’en la lor doit s’il ne tienent la + sentence l’arbitre. ¶ {4} Julien dit que l’en ne puet l’arbitre + forcer à dire son dit se l’un se met en lui et li autres ne s’i met. + ¶ {5} Ausit dit il : se la poine i est mise par condiction, + ausit comme l’en dit «  se tu fes ce, je te donroi ce  », + l’an ne puet forcer l’arbitre à dire son dit dusque la condicion + soit avenue, que la sentence ne soit mauvese se la condiction + est ; et issit dit Ponponius. ¶

+
+
+
+ § {4.8.12} Paulus. Quo casu. +
+

Et en ce quas apartient il au prevost que li arbitres puet dire son + dit au jor que c’est mis qu’i le die.

+
+
+
+ § {4.8.13} Ulpianus. +
+

Puponius dit que se un autre prent la poine à gré, l’en ne doit pas + l’arbitre forcer à dire son dit. ¶ {1} Ponponius dit : se mise + est solement de mes contenz, et j’ai promise poine de la chose, l’an + doit voer s’il i a mise ; je ne voi pas que ele i soit, car + s’il i a mise solement de mes contenz, il n’i a [36vB] nule reson. + Et si puet l’en fere mise d’une chose, et s’i i a reson por quoi + l’en puet dire que ce n’est pas mise por ce que la promesse vient + d’une part et se cil qui promist fust demandé, or l’en puet dire que + la mise est pleniere, car cil à qui l’en demande est segur, ausit + comme de barre de convenant ; et se l’autre ne vint tenir la + mise, cil à qui l’en demande a la promesse. Mes je ne cuit pas que + ce soit voirs ; il ne sofist pas avoir barre qui l’arbitre soit + tenuz de dire sentence. ¶ {2} Cil est veuz que il a receu l’arbitre + qui reçoit ce que li juges fet et qui veaut terminer le plet par sa + sentence ; et s’il fet issi que l’an en pledoit, ou que li + aferes soit menez par son consoil ou par s’autorité, il n’est pas + aparissant que il ait receu l’arbitre. ¶ {3} Li arbitres ne puet + estre forcez à tos jorz de dire sentence où li juges ne seroit + forciez, se le jor de la mise ne doit passer ne il ne la puisse + dire. {4} Et se le prevost le force à dire son dit, droiz est que + s’il jure que il n’est pas certain de la cause que l’an li doint + espace à dire son dit. ¶

+
+
+
+ § {4.8.14} Ponponius. Sed et si. +
+

Et se la mise est fete sanz jor, il convient que li arbitres meste + son jor au parties s’il s’i acordent por la cause determiner ; + et se l’é lessé que il n’i ait jor, il puet estre toz jorz forciez à + dire son dit.

+
+
+
+ § {4.8.15} Ulpianus. Licet. +
+

Et tot die le prevost estroitement que il forcera l’arbitre de dire + son dit, il doit oïr sa reson aucunne foiz et son acusement, si + comme il avient se l’en dit que il soit mal renomez par celx qui se + sont mis sor lui, ou s’il le heent, ou s’il aime l’un plus que + l’autre, ou s’il a age, ou feblece l’enpeche, ou que il ait trop à + fere de ses aferes, ou que il le convient aler hors dou païs, ou por + le commun, il n’est pas tenu à dire son dit ; et issit le dit + Labeo.

+
+
+
+ § {4.8.16} Paulus. Et si qua. +
+

Et se aucunne autre male [37rA] aventure li avient enprés ce que il a + l’arbitre receu, si comme de feblece ou de tex chose, il n’est pas + droiz que il soit forciez. ¶ {1} Li arbitres doit estre racusez au + non de son jugement, que il est privé au commun, si comme cil ne + puet dire son dit dedanz le jor que il i a mis. Et s’il puet, por + quoi ne le fera il quant il le puet dire ? Et il li puet avenir + aucune foiz sanz nule devise s’il si acordent andui que il puet dire + son dit, tot n’et l’en parle de jor, ne autrement n’en fera rien. Il + ne puet estre forciez s’il ne consent que il se mete an lui de chief + se le jor doit passer.

+
+
+
+ § {4.8.17} Ulpianus. Item. +
+

Et se un des pledeors qui n’a rien et guerpit ce que il a, li + arbitres ne doit pas estre forciez de dire son dit por ce que il n’a + de quoi paer, ne ne puet estre trez en plet ne traire l’autrui. ¶ + {1} Labeo dit que si li pledeor, un poi enprés que il avront + pledoié, retornent à l’arbitre, non poent forcier de dire son dit. ¶ + {2} Et s’il i a plusors arbitres, l’an ne puet forcier l’un de dire + son dit o toz o nuil. {3} Et se l’an fet mise en tel meniere que li + arbitres die ce que plera à Tebert mon aversere, Ponponius demande + quil doit estre forciez ; et je cuit que tel arbitres ne vaut + riens quant li arbitres n’a poer de dire sa sentence à sa volenté. + {4} Et s’il en fet issi misse que ce que Tybert et Gaubert en + feront, tel mise vaut, et je le cuit, et puet l’en forcier l’arbitre + de dire son dit. ¶ {5} Et si l’en fet mise sor dos, ainsint que s’il + se descordent que il pregnent le tierz, tel mise ne vaut riens, car + il se puet discorder en eslire le tierz. ¶ Et se l’an fet issi que + dan Jefroi soit li tierz, tel mise vaut, car il ne se puent + descorder an prendre le tierz. {6} Or demandun principaument, se + l’en met mise sor .ii. arbitres, se li prevoz les doit forcier de + dire sentence, por ce que la chose ne sera jamés fenie par avanture + por ce que home sont de nature legiere à descorder. Et por ce reçoit + la mise au numbre desiueldesiuel] desimel + dans le ms., distraction dans la notation des jambages, cf. lat. + impari numero, por ce que toz ne + s’acordent pas legierement ; mes s’il se descordent [37rB], + l’en tendra ce que li plus en dira. Et si tient l’en que l’an puet + fere mise an .ii., et doit li prevolz fere eslire as arbitres le + tierz à qui droit l’en se tiegne s’il se descordent. ¶ {7} Celsus + dit que se l’en fet mise an .iii., que li consentement des .ii. + sofist se li tierz est presanz. Et s’il n’est presanz, tot s’i + acordent li dui, lor arbitre ne vaut riens, por ce que la mise fut + fete sur aus trois ; et s’il fut present, il puet trere les + .ii. à sa sentence.

+
+
+
+ § {4.8.18} Ponponius. Sicuti. +
+

Et ausit comme s’il ne vaut riens ce que .ii. juges font quant li + tierz n’i est, quar ce que la gregnor partie juige doit estre tenu, + quar ausit est comme se toz eusent jugié.

+
+
+
+ § {4.8.19} Paulus. Qualem. +
+

Labeo dit que li prevoz n’a que fere quel sentence li arbitres die, + s’il dit toute voies ce que l’en est avis ; et se l’an fist + issi la mise que il doint certaine sentence, li arbitres est nul, ne + l’an ne le doit pas forcier à dire son dit. {1} Julianus. Dicere. + Nos cuidon que cil die «  sentence  » que il a dit en tel + pensee que selon son dit que il voille fenir tot le contenz. Et se + la mise est de plusors choses, s’il ne fenist toz les contanz, il ne + dit rien, ainz le doit forcier li prevoz. {2} Donc l’en doit voir + s’il puet müer sa sentence. Et autrement n’et li aferes se li + arbitres dit par son dit que l’en doint aucunne chose à l’autre + partie et aprés le deffant ; l’en demande le quel l’en doit + tenir, ce que il deffant ou ce que il commande. Et Sabinus cuide + bien que oïl ; et Casius acuse bien la sentence son metre, et + dit que Sabinus n’antandi pas de cele sentence por qui li arbitres + est determinz, mes de cele sentence qui est aparellement à delivrer + la cause. Ausi comme s’il commande que cil qui se sont mis sor lui + seent par devant lui an avrill, puis lor remande que il i soient an + moy, il puet bien müer le jor. Et s’il condampne ou s’il asost par + sentence, il ne puet rapeler sa sentence premiere.

+
+
+
+ § {4.8.20} Gaius. Quia. +
+

Et se li arbitres foloie à dire, il ne la puet remander.

+
+
+
+ § {4.8.21} Ulpianus. Quid tamen. +
+

Et s’il est [37vA] fet arbitre de plusors contenz divers, et il dit + son dit de un et non pas de autres, il remaint encore arbitre ? + ¶ Or veon s’il puet müer sa sentence do premier contanz dom il avoit + dit sentence. Et moult i a à savoir se mise est ou non que il die + son dit de tot ; car s’ill i a mise de tot, il puet müer son + jor, car il n’a pas dit son dit de tot ; et s’il i a plusors + mises deviseement, quant à ce, il n’est plus arbitres. ¶ {1} Se li + arbitres dit isit par son dit : «  je ne voi pas que il + soit certeine chose ne segure à Tibert avoir contanz contre Gaubert +  », et s’il ne deffendi Aubert que il ne demandast rien, et + s’il demande rien, il fist contre la sentence l’arbitre ; et + issint le cuident Offilius et Tribace. ¶ {2} Je cuit que li arbitres + puet metre jor à fere poie, et issit le cuide Tribace. ¶ {3} + Ponponius dit que se li arbitres dit mauvese sentence, ausit comme + l’en dit : «  de tant comme tu doiz à Robert, nos en feron + à nostre devise, et tant com tu as rendu, autretant pren  » ¶ + {4} et se li arbitres deffant que l’an ne demande la poine de la + mise, Ponponius dit que il ne puet valoir ; et ce est reson, + car il n’i ot point mise fete de la poine. {5} Ponponius. Si cum. + Quant li jor de la mise fu feniz, le jor fu alongiez, li pledeor se + mistrent de chief en l’arbitrage, ne ne reçut pas sus soi l’arbitre + de la secunde mise, ne l’an ne l’en puet forcier de prendre le sus + soi, s’il n’a esté en demore de dire son dit ; et s’il demora + por lui, droiz est que il soit forciez por le prevost de prendre + l’autre mise. Et c’est voir s’il n’ot mis point de jor en la + premiere mise, et s’il i ot jor et il ne dit son dit, il fut et + remest arbitre. ¶ {6} L’an apele «  plene mise  » quant + l’en fet pez des choses ou de contenz, car il apartient à toz + contez. Et s’il i à contenz d’une chose, tot i ait il plaine mise, + aucunne chose i remaint des autres demandes, [37vB] car ce vient en + la mise don parlé fut que il an fust mise ; mes miauz vaut se + l’an fet mise de chose certaine que l’en en die son dit. {7} Li + contenteor ne doivent pas obeir à la mise s’il lor commande fere + chose qui ne soit cortoise. ¶ {8} Et sisi] li dans le ms., cf. lat. si intra + diem... arbitres est requis dedanz le jor de la + mise de aler avant en la mise, et enprés le jor mande les parties, + il n’i a point de poine. ¶ {9} Et se aucuns de celx n’i vient pas ou + par feblece, ou par le commun, ou de par les metres, ou por autre + droite cause, la poine n’est pas commise, si com dient Proculus et + Articilinus. Et s’il veaut fere mise sor lui, l’an li doit avoir + barre ; et c’est voir se li arbitres veaut recevoir la mise sor + soi, car Julien dit qui l’en ne le doit pas forcier, et cil est + quité de la poine. {10} Et se li arbitres commande que li miseor qui + estoient en la province venissaint, et li arbitres estoit à + RomeRome] jorne dans le ms., sans doute, + une faute de lecture, cf. lat. cum Romae esset in + eum compromissum, l’en demande se l’en n’i vet + s’il i a point de poine. Et c’est voir que Julien dit que can doit + estre mis en la mise, et qui jura le comprera s’il commande autre + leu. Et que sera se l’en ne set le leu ? Mieuz est que l’en + entende le leu où est fete la mise. Et se li arbitres lor commande + un leu qui soit dedanz la cité ? Pegasus dit que il le puet + bien fere ; et je cuit bien que c’est voirs s’il est de tel + autorité que il est à costume à fere ses aferes an privez leus et li + pledeor i puent venir legierement. {11} Et s’i les commande venir en + aucun autre leu qui n’est pas honeste, si comme en corsine ou en + bordeau, Juliain dit que se l’en n’i vet, l’an ne le comprara pas. + Celsus loe ceste sentence, don il dit trop bien : se ce leu est + tel que l’un des pledeors n’i puet venir honestement, et li autres i + puet venir et il n’i vient pas, que il puet venir sanz honte ne il + n’i vient pas, et li autres i vient qui n’i puet venir sanz honte, + l’en demande se la poine est commise, ausit comme s’il n’en chausit + à celui d’i venir. Celsus [38rA] cuide que la poine ne doit pas + estre commise, car ce seroit trufle entendre que la chose fust ferme + an persone d’autrui et an autre non. ¶ {12} Or doit l’en voir an + combien de tens sera commise la poine se l’en ne rant ce que li + arbitres commande. Et s’il n’i met point de jor, s’il i a un pou de + tens et s’il é passé, la poine puet estre demanois demandee. Et s’il + le commande avant que il die son dit, l’en ne porra demander la + poine.

+
+
+
+ § {4.8.22} Paulus. Utique. +
+

Et c’est voirs s’i ne vost lors que l’an rendist.

+
+
+
+ § {4.8.23} Ulpianus. +
+

Celsus dit : se li arbitres commande que l’en rande dedanz moi + et l’an ne rant pas, tot l’ofre l’an aprés, la poine est commisse, + por ce que l’an ne randi quant l’an dut. Et s’il prant ce que l’en + li offre, il ne puet demander la poine ; et s’il le fet, l’en a + contre lui barre de tricherie. ¶ {1} Ausit dit il : s’i + commande que tu me randes, et se je soi si feble ou par autre cause + si enpechié que je ne le poi recevoir, je ne cuit pas que la poine + soit commisse, et se tu es preuz enprés de prandre le jor et tu ne + le fes pas. Il cuide que li arbitres ait .ii. commandemanz, l’un de + randre l’argent, l’autre de tens ; tot ne soit la poine + commisse por ce que tu ne ranz pas au jor, et par toi ne faut pas, + toute voies le doiz tu, an ce que tu ne le ranz pas. {2} Ausi est + que il n’i a autre chose de fere son poer de tenir la mise que de + fere son poer quant à lui apartient. {3} Ausi dit Celsus : se + li arbitres commande que je te rande à certain jor, tu ne vosis + prendre, je me poi deffendre par droit que la poine n’est pas + commise.

+
+
+
+ § {4.8.24} Paulus. Sed et si postea. +
+

Et s’il est enprés prez de prandre, je li puis baller sanz poine, tot + ne l’avoie je pas fet devant.

+
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+
+ § {4.8.25} Paulus. Labeo. +
+

Labeo dit : si li arbitres de la mise qui estoit sor lui, s’il + fust issi acordé que il deist à celui jor son dit et il dit d’une + chose son dit et d’autres ne le dit pas et alogna le jor, le dit + vaut et puet sanz poine te[38rB]nir son dit. Et Ponponius loe la + sentence Labeonis ; et ausit m’est il avis, car il n’a pas + achevé son afere à dire son dit. ¶ {1} Et ceste cause d’aloigner le + jor ne done à arbitre nul autre poir que de jor alongier ; et + por ce ne puet il ne apeticer ne müer la condiction de la premiere + mise, et por ce doit il dire son dit de totes choses. ¶ {2} Et se + l’en done ploige de la premiere mise et de l’autre anprés, Labeo dit + que il doit dire son dit ; mes Ponponius dit se par ces plege + ou par ausi bons, et que sera se cil ne vuelent plevir ? Il + convient que il quiere ausi bons.

+
+
+
+ § {4.8.26} Paulus. Ne in potestate. +
+

Et c’est fet que li plege n’eent poer com la poine soit commisse + quant il ne s’obligent enprés ; et ausi est s’il se morent.

+
+
+
+ § {4.8.27} Paulus. Diem. +
+

L’an puet alongier jor par mesage ou par letres. ¶ {1} Se l’en ne fet + mencion de la mise de loer ou de ces autres, la mise faut quant le + miseor muert. Mes nos ne tenon pas la sentence Labeo, qui cuide que + la poine soit perdue se li arbitres commande à aucun que il rande + aucunne chose et il muert avant que il la randist ; li hers à + celui qui est morz est tenuz rendre por lui. ¶ {2} L’an doit estre + en la sentence à l’arbitre, soit ele bone ou mauvese, bien si gart + que il se mist sor lui ; et li enpereor dit que il la convient + tenir tot ne soit ele bone. ¶ {3} S’il sont plusors arbitres et il + dient diverses sentences, l’en ne doit pas tenir la ; mes l’an + la doit tenir se la gregnor partie s’i consent, si que non la poine + est commise. ¶ Et ancor demande l’en ; s’il i a trois arbitres + et li uns condampne an .xv. et li autres an .x. et li autres an .v., + l’en demande la quele sentence doit valoir. Et Julien dit que l’en + doit rendre .v., car tuit s’acorderent an some de .v. {4} Se aucun + des pledeors n’est pas presanz, et par li est que li arbitres ne die + son dit, la pene est commise. Et ‹si› les parties n’i sont, s’il ne + fust devisé en la mise que se .i. ou .ii. [38vA] en defallent que il + puet dire son dit, cil qui defaut doit la poine, por ce que por lui + falli que li arbitres ne fut dit. {5} Et cil dit son dit devant juge + qui le dit devant sages, car devant desvé, forsené, orfelin, se le + tutor n’est present, ne doit l’en pas dire son dit ; issit le + dit Julien. {6} Et se aucun present deffant à l’arbitre que il ne + die sun dit, il doit la poine. {7} Et s’il n’a point de poine en la + mise, me s’il promet simplement que il tendra la mise, li autres a + contre lui auction de tote la chose.

+
+
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+ § {4.8.28} Paulus. Non autem. +
+

Ne nuit pas se dotose ou certaine somme est mise an la mise, ausint + comme l’en dit tant comme la chose voudra.

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+ § {4.8.29} Ulpianus. Adversus. +
+

L’en vet contre la sentence l’arbitre se l’an demande à celui contre + qui il deffendi que l’en ne demandast ; et se l’en demande au + plege, la poine est commise. Et issit le dit Sabin ; et s’il + fist mise ou le plege et l’an demande à l’autre, li plege n’i pert + rien.

+
+
+
+ § {4.8.30} Paulus. Si quis. +
+

Se aucuns tret en plet la chose don a esté mise, aucun dient que li + prevoz ne puet forcer l’arbitre à dire son dit, car il n’i a point + de poine, ausi com se la mise fust depecee. Et s’il i gaagne ce, il + avendra que il se met am poier à celui don il se repant et il + voltvolt] vol’t dans le ms. sa + mise alungier ; donc doit il la poine, et plet corra par devant + le juge.

+
+
+
+ § {4.8.31} Ulpianus. Ita. +
+

Issi sera commisse la poine quant l’an fet aucunne chose contre li + sanz la tricherie à celui qui la promist ; car en tel meniere + est fete la mise que nul ne gaagne en son conchiement. ¶ Et se l’an + met en la mise tel cause que se l’en fet rien par tricherie en tele + chose, que l’en ait contre celui aucion de promesse. Et por ce, se + aucun corrunt l’arbitre ou par loier ou por covoitise, ou l’avocat à + l’autre partie, ou aucun de cels à qui il a si cause ballie, l’en + avra contre lui action de tricherie ; ou s’il conchie son + aversere conjontement et s’il fet tricherie en cet plet, auction de + promesse a leu ; et se cil veaut avoir aucion de tricherie, il + ne devra [38vB] pas avoir la, mes de promesse. Et se cet mot n’est + mis en la mise, aucion ou barre de tricherie avra leu ; et cele + mise est plene qui a mencion de cete cause.

+
+
+
+ § {4.8.32} Paulus. Non distinguemus. +
+

Nos ne feron pas force s’il a petite poine ou grant an mises plus que + la choses dom est li contenz ne vaut. {1} Et li arbitres n’est pas + forcez de dire son dit s’il n’i a poine. ¶ {2} Se feme fet mise an + autrui non, la poine n’et pas commise por lui. ¶ {3} La some de la + chose est que li prevoz ne s’en entremete ja s’il i ot mise ou n’i + ot, mes lesse pendrependre] prandre dans le + ms. savoir se la poine puet estre demandee ou se ele faut + enprés. ¶ Mise est depecee par jor qui passe, par mort, par gié, par + jugement, par convenant. {4} Et se aucun arbitre devient pretre, + veon se l’en le puet forcer à dire son dit. Et cest é ostroié + solement non pas à l’enor des arbitres, qui à l’annor de Deu, à cui + servise il convient que li prestres entende. Et s’i le reçoit + pretres, il convient que il die son dit. {5} Et l’an ne repuet + forcer l’arbitre de dire son dit se l’en n’a fet pez, ou se cil est + morz qui fist la mise, s’il n’i a remés aucunne chose por quoi. ¶ + {6} Julien dit sanz devise : se l’an fet mise de aucun forfet + par error ou se l’en fet mise de la chose don commun jugement est + establi, ausit comme de avotires, de murtres, li prevoz doit deveer + que l’an an die droit ne que le dit ne vauge rien. ¶ {7} Ne arbitre + ne doit pas dire son dit de cause de franchise, car c’est si aute + chose que grant juges devent an conoistre. Et ausit doit l’en dire + s’il est plet de franchise ou de franchir ; et se l’en doit + franchise de testamant ausi en doit l’en dire. ¶ {8} Et se li serf + fet mise, l’an ne doit pas forcier l’arbitre de direde dire] + de dedire dans le ms. son dit, ne + ne doit l’en rendre la poine. ¶ Veon se franc fet mise o li se l’an + doit doner poine contre le franc ; et miauz vaut que il n’i + soit pas donee. ¶ {9} Et se aucun fet mise à Rome, [39rA] et enprés + vient en mesage à Rome, li arbitres ne doit pas estre forciez de + dire son dit, ne ne sera plus forciez que s’il eust avant entemné le + plet ; ne ne regarde l’en pas si fu lors en mesage ou non. Et + s’il fet mise en mesagerie, je cuit que li arbitres doit estre + forciez de dire son dit, car s’il eust un plet pris sor soi, il fust + tenuz dou precheur. Et aucun sont qui de ce dotent, et non pas à + droit, que ne devent pas doter s’il fist mise de la mesagerie de + cele chose, que il fist lors por ce que il est forcez de prendre le + plet an celui non. L’en doit ce voir avant, s’il fist la mise avant + que il fust mesage li arbitres doit estre forciez de dire son dit se + cil le requiert. Et ce sanble tort par la premiere reson, que cil + ait tel poer ; et autretel comme en plet que l’an auge en plet + avant de la mise, ausint comme enen] enn + dans le ms., signe d’abréviation mal placé un autre plet. + {10} Se cil qui avoit fet mise o le mort fet contenz de l’eritage + avoir, se li arbitres dit son dit, il puet fere tort à l’oir ; + don ne doit l’en deffendre l’arbitre que il ne die son dit. ¶ {11} + Le jor de la mise puet estre longié, non pas por convenance, mes + quant besoing est que il soit alongié par le comandement l’arbitre + que la poine ne soit commise. ¶ {12} Se li arbitres se vout celer, + li prevoz le doit cerchier et, s’il demore, il doit rendre la poine. + {13} Quant mise est fete sor plusors par tel convent que se chascun + ou un die son dit, que il soit tenu se li autre n’i sont presant, + cil qui est presanz sera forciez de dire son dit. Et se l’en fet + mise par tel condiction que tuit dient lor dit, ou que ce soit tenu + que li plus dira, l’an ne forcera pas chescun, car la sentence de + chascun ne fet pas rendre la poine. ¶ {14} Cum .i. arbitre fust + aperceu à estre ennemi d’autre cause, l’en li deffendi que il ne + deist son dit, et sanz force de nul il le dist, li enpereor dist que + l’en avoit encontre lui barre de tricherie ; et quant il + demanda conseil au juge devant qui la poine [39rB] estoit demandee, + il dist que se l’an ne poet apeler, que l’an poist avoir contre lui + barre de tricherie ou demander la poine. Et itel barre est une + meniere d’apeler que l’an puisse rapeler la sentence l’arbitre. ¶ + {15} Et por ce que nos parlon de office de arbitre, l’an doit savoir + que tot doit estre preis de la mise, ne dehors l’en ne doit riens + fere, ne li arbitres ne puet rien fere fors de la mise. {16} L’en + demande de la sentence l’arbitre et de son dit, tot eent dit aucunne + autre chose. Et je ne cuit pas que ce soit voir que la poine soit + commise s’il dit que l’en auge à son juige, ou que l’en se mete ou + sor lui ou sor un autre ; car Julien dit que la poine doit + estre randue se l’en ne tient son dit, s’i commande que l’auge à + autre arbitre, et issi ne fineroit l’en jamés. Et s’il dit ainsi que + la chose soit baillie par l’arbitre don Tebert ou que il dont + caucion, Pedius dit que l’an ne doit pas tenir son dit. Et cil + Pedius dit que les mises soient alongees, ou fetes mises sor autres + mises por metre fin à contenz, car il ne fenist pas le contenz s’il + delae l’afere ou s’il le met sus autre, et que c’est une partie de + sentence se l’an done caucion ou plege, et que l’en ne puet l’afere + à autre baller s’il n’i a mise ou se li arbitres n’atablist par cui + volenté la caucion soit prise ou donee. ¶ {17} Et s’il commande que + il ait o soi un compaignon an la mise, il ne dit rien, car son dit + doit estre de la mise et la parole n’est pas de ce. ¶ {18} Se cil + qui firent la mise volent venir devant l’arbitre par procurators, li + arbitres puet commander s’il vint que il i viegnent ; {19} et se + l’an fet en la mise mencion de l’oir, il puet commander que li ers i + viegne. ¶ {20} Il est contenu en l’ofice à l’arbitre comment la + teneure doit estre baillie voide ; ou s’il doit doner caucion + que li siressires] sues dans le ms., cf. + lat. dominus avra son fet acablé, la + poine est commise. ¶ {21} Li arbitres ne puet riens fere hors de la + mise; et por ce doit l’en metre jor à la mise, si non il n’i a point + de poine.

+
+
+
+ § {4.8.33} Papinianus. Arbiter. +
+

Se l’an dit en la mise que l’an poche le jor alongier, bien [39vA] le + puet l’en fere ; me il convient que les parties s’i + acordent.

+
+
+
+ § {4.8.34} Paulus. Si duo. +
+

Si dui qui doivent ou à cui l’en doit sont, et l’an fet mise, et l’en + deffende à cetui qui ne demant ou que l’an ne demant, l’an doit + trover s’il demande ou se l’an li demande. Se l’an li demande, la + poine est commise. ¶ Et ausit puet l’en dire de .ii. changeors qui + ont lor choses ensenble ; et nos la porrons joindre issi ou les + pleges, s’i sont compagnons ; issi que l’an ne demant rien, ne + je ne demant, ne an mon non ne demande l’en pas, tot demant l’en. + {1} Se la poine est commise, je cuit que la mise est depecee ; + ne n’i puet plus avoir poine s’il n’est mis en convant que de tantes + causes tantes poines.

+
+
+
+ § {4.8.35} Paulus. Si pupillus. +
+

Se li orfelins fet mise sanz l’autorité au tutor, l’an ne doit pas + forcier l’arbitre de dire son dit. Car se l’an dit contre lui, il + n’est pas tenuz de la poine, mes le plege qui i esti est] rest dans le ms. mis en est + tenuz ; et issi dit Julien.

+
+
+
+ § {4.8.36} Ulpianus. Si feriatis. +
+

Se li prevoz force l’arbitre de dire son dit en jor de ferie et l’an + demande la poine, barre n’a point de leu se ce jor ferié où l’en dit + le dit n’est excepté par autre convenance.

+
+
+
+ § {4.8.37} Celsus. Quamvis. +
+

Se li arbitres deffant que l’en ne demant rien l’un à l’autre, et li + hers demande à l’autre, la poine sera pardue ; car l’en ne fet + pas mise por plez alongier mes por acorcier.

+
+
+
+ § {4.8.38} Modestinus. +
+

Quant poine est demandee de mise, et cil qui si mist est condamnez, + n’est pas force s’il apartient à l’aversere que l’an tenist dit à + l’aversere ou non.

+
+
+
+ § {4.8.39} Sabolunus. Non ex omnibus. +
+

L’an ne doit pas demander poine de mise et totes les causes dont l’en + ne garde lo dit l’arbitre, mes li arbitres puet punir solement celui + qui ne rant ce que il commande. Et an cest conte ne sont pas les + nons des garanz s’il ne sont monstrez par la sentence de l’arbitre. + {1} Quant li arbitres commande le jor alongier et l’en li otroie, li + autres puet avoir la poine [39vB] par la demore à l’autre.

+
+
+
+ § {4.8.40} Ponponius. Arbiter. +
+

Li arbitres commanda as parties que il fussent devant lui à mi moi, + et antre tant il mori ; li uns de cels n’i fu pas. Sanz dote la + poine n’est pas commise, car Aristo dit que il oïoï] or dans le ms. que Casius disoit que la + poine n’estoit pas commise por ce que li arbitres n’estoit pas + venuz ; ausit comme Servius dit : si remeint par le + prometeor que il ne receue la procuracion, la poine n’est pas + commisse.

+
+
+
+ § {4.8.43} Scevola. De rebus. +
+

Mise fut fete de par Tebert de toz contenz sor arbitre ; mes + l’en i oblia par folie à nonmer en la mise unes choses, ne li + arbitres ne dit riens. L’an demande se ce qui fu lessié puet estre + demandé. Je di que oïl, ne n’i a point de poine. Et s’il le fist + malicieusement, il puet demander ce que fu lessié, mes il rendra la + poine.

+
+
+
+ § {4.8.44} Idem. Inter. +
+

Contez estoit antre Chatelein et Senefroi de bones ; mises en fut + fete sor l’arbitre por terminer l’afere par son dit ; il dit + sentence par devant les parties et i eust bonnes. L’en demande se + Chatelain ne tint le dit l’arbitre se la poine est commise. Je di + que oïl, por ce que il dist son dit an la presence de celx.

+
+
+
+ § {4.8.45} Ulpianus. In compromissis. +
+

Arbitre de persone ne passe pas la persone en mise.

+
+
+
+ § {4.8.46} Paulus. De hiis. +
+

Li arbitres puet juigier de ces contanz et de celes choses qui + estoient au commencement antre ceux qui se mistrent, non pas de ce + qui vient enprés.

+
+
+
+ § {4.8.47} Paulus. +
+

Se la mise ‹est› issi fete que li arbitres die son dit devant aus ou + devant lor hers et li uns d’aus muert et li orfelins remaint heir, + la sentence, s’ele est dite, ne vaut riens se le tutor n’i est + presant. {1} Et ausi est se li uns des miseors ist fors dou san.

+
+
+
+ § {4.8.48} Modestinus. Arbiter. +
+

Arbitre n’est pas forcié à dire sentence.

+
+
+
+ § {4.8.49} Ulpianus. Sed et interpellatur. +
+

Mes l’an le doit metre à reson que il die sa sentence, car l’an ne + fet rien devant desvé ; et se cil desvé a curator, li arbitres + puet dire son [40rA] dit devant lui. ¶ {1} Li arbitres puet + commander à parties que il soient devant soi ou par mesages ou par + letres. {2} Et se l’autre partie solement fet mencion de l’oir, la + mise sera depecee se l’un de cels muert, ausi com s’il moroent en + dui se l’an ne fesoit mencion des hers à icels deus.

+
+
+
+ § {4.8.50} Sabinus. Arbiter. +
+

Li arbitres qui ne puet dire son dit avant le jor qui en la mise + estoit establiz, commanda que li jorz fust alongiez, li uns d’aus ne + l’et pas ; l’en demandoit se l’an li porroit demander la poine + por la promesse. Je di que non, por ce que l’en n’avoit pas ostroié + à l’arbitre que il aloignast le jor.

+
+
+
+ § {4.8.51} Marcellus. Si de re. +
+

Se aucun est fet arbitre de sa chose, il ne puet dire son dit, car il + commande à soi meismes ou deffant à soi, et nus ne puet deffandre ne + commander à soi.

+
+
+
+ § {4.8.52} Idem. Si quis. +
+

Se aucuns demore à rendre ce que li arbitres dit, il doit la + poine ; et s’il rant anprés, il est delivré.

+
+
+ +
+ + + XIII. De noteniers, de taverniers et hosteliers, commant il sunt tenu des + choses qu'il reçoiventDig., lib. 4, tit. 9, Nautœ, + caupones, stabularii, ut recepta restituant.. + + +
+ § 1. +

Ulpianus. + Ait pretor. Li prévoz dit : Tavernier, nautonier, + ostelier, s'il ne rendent loiaument ce que l'en lor balle, ge donroi + jugement contre aus.

+

Ci a mout grant preu : car il convient aucune foiz croire soi à aus + baller lor ses choses, ne ne cuit nus que ce soit establi durement + contre aus : car il est en aus de recevoir autrui choses ou de + lessier, et se ce n'estoit establi, il auroient matire d'estre compainz + à larrons ; ne ancor ne s'en gardent-il pas de fere tricheries.

+

Or doit l'en voir qui sunt cil qui sunt tenu ; et li prévoz dit que + li notenier. Nos devon entendre notenier, cil qui moine nef, jà sé ce + qui l'an apele noteniers toz cels qui sunt en nés ; mès li prévoz + antant solement dou mestre de la nef : car il ne doit pas, ce dit + Johanz + de Beaumont, estre obligié par le guoverneor de la nef, ou par + un des autres ; mès por soi, ou por les metres, jà sé ce qu'il est + commendé baller la chose à aucun des noteniers ; et lors sanz dote + doit-il estre obligié. Et si a uns qui sunt mis an nés por garder les, + et se aucuns reçoit riens de tex, je cuit que l'en doit doner aucion + contre le mestre, porce qu'il commendent, qu'il reçoivent la chose, tot + face celi notoniers, ou li metres ; et se l'en ne set li quex ot la + chose, li notoners est tenuz de la recete. Labeo dit qu'il + doit issit estre establi des metres des nés, et nos tenons ce droit.

+

Nos apelons taverners et osteliers qui moinent taverne ou otelerie, ou + lor serjanz. Et se aucun use de mein métier, si comme pateor, triboleor + et itel menestères, il ne sont pas de ce tenu.

+

Et ce que li prévoz dit que ce qui recevront soit sauf, c'est à entendre + de quanquez il recevront. Et Johan dit que ce apartient à cest ban, se + l'en lor balle robes, unes et autres choses, don nos avon chescun jor + besoing. Et Johens dit que poi se monte, se nos ballons à garder nos + choses, ou au noteniers ou au mestre, que il nos convient qu'il soient + sauves, ausi bien comme à cex à qui il sunt. Et se je praing merz ou + gage por deners de notenerie, li noteners sera plus tenuz à moi que au + deteur ; s'il les a receuz avant il convient qu'il soient sauves, + se les choses sont mises en la nef, ou seignées ; ou s'el ne sont + seignées, por ce solement qui sont mises an la nef, sont-il + receues ? Et je cuit qu'il doit de tot recevoir la garde. Le fet au + noteniers ne li apartient solement que des avainturiers.

+
+
+ § 2. +

Gaius. + Sicut. Ausi comme li taverniers est tenuz de cex qui vunt + lor chemin.

+
+
+ § 3. +

Ulpianus. + Et ita. Et issit escrit Johan de Beaumont dou fez + aveinturiers, et ausi en dit com se les choses n'estoient encore en la + nef receues, et issi sont perdues ou rivage, et il les ont prises en + garde, le péril en est lor.

+

Li prévoz dit : S'il ne les rendent, je donrai jugemant contre aus. + De ce ban ist demende de fet ; mès l'en doit voir s'il est + nécessere ; car de ceste cause puet l'en avoir aucion de cité, s'il + i a loer de loage, et se tote la nef est loée, et cil qui la loa puet + plédoier de loage et des choses qui li fallent ; et se li noteniers + les prist à porter, il est tenu de loage ; s'il les prist en garde, + Johan dit que l'en a contre lui auction de chose ballié à garder. Or + s'émervoille Johan porquoi auction de prévost est otroïe comme ele soit + de cité, se n'est por ce que li prévoz i met poine por chastier tel + rebauderie, et por ce que cope est an loage et tricherie en chose + ballie. Et en cest ban est tenuz cil qui reçut la chose, tot soit la + chose perdue sanz sa cope, ou s'il i a domage ou par avanture ou por nef froissie, ou par galies, Johan dit que c'est droit + que li metres ait exception.

+

Ausit doit l'en dire des hosteliers et de taverne, s'il i a juerie : + ausit en sont-il tenu. Et s'il recevent autrui chose hors lor office, il + ne sont pas tenu. Se fiz ou serf reçoit autrui chose par la volenté au + père, au seignor, chascun d'aux puet estre trez en plet por le tot. Et + se serf amble ou fet domage, aucion de forfet n'aura pas leu ; mès + il sera tret en plet par ice ban, parce qu'il a la chose reçue. Et s'il + le fet sanz la volenté au seignor ou au père, l'en aura aucion contre + lui de son chetel ; et ceste aucion si est por la chose porchacier, + comme dit Pomponius, et por ce est-ele donée à toz jorz contre lo + er.

+

Au derrenier, convient voir se l'an puet avoir aucion deus, une de + prévost, autre de larrecin, an nom d'une meisme chose. Johanz en + dote ; mès miauz vaut que cil qui balle la chose, se l'an ne la li + rent, s'an tiegne apoié de l'ofice dou juge, ou de barre de + tricherie.

+
+
+ § 4. +

Gaïus (Paulus). Sed et + ipsi. Au taverniers meismes aviant aucion de larrecin, aucun + péril la chose est perdue, s'il meismes ne l'an emblée, et se l'an la li + emble anprès ; ou se l'an la li emble, cil noteniers n'a par + avainture de quoi paier.

+

Se noteniers, hosteliers, herbergeors, taverniers, reçoivent autrui + choses, il en sont tenu inelement.

+

Johan dit que ce ban apartient à celes choses qui sont mises an la nef, + anprès les marchandies et anprès les aloés, tot n'en doie l'en rien de + voiture, si comme de robe et de despanse de chascuns jor : car + totes ces choses sunt de loage des autres choses.

+
+
+ § 5. +

Gaïus, Noute. Notenier et tavernier et + ostelier prenent loer, non pas por garder ; mès por porter la + voiture et li voituriers. Et li taverniers qui sofre les joeors, li + establer qui sofre les jumanz estre establées en l'estable, et si est-il + tenuz de garder les : car li folon et li chartrener n'ot pas + solement por la garde que por le mester, et totevoies sont-il tenu de la + garder por le nom de loage.

+

Rien que nos avon dit de larecin, ausit doit l'en antendre de + domage : quar l'en ne doit pas doter que cil qui prist en main à + fere sauf, ne soit tenu de domage et de larrecin.

+
+
+ § 6. +

Paulus. + Licet. Tot sois-tu passé par noiant ou an antrer en taverne + por noiant, l'en ne t'aniera pas aucions en fet, se l'en t'a fet honte + ou domage. Se tu as ton serf an taverne ou en nef, et il me fet domage + ou larrecin, tot aie-je aucion de larrecin et de honte et de domage et + d'injure, j'é (j'ai) ici contre aucion de fet, an nom de + mon serf. Ausit est s'il est commun, et tu n'ies tenu an son nom ou de + partir ou de compagnie, o (ou) se tu achatas sa partie o il + (ou le) tot, je sui dou loage obligié à toi. Et se + aucun fet à celui domage qui est en la nef ou à la taverne, qui fet li + prévoz ? Priser, s'il ne cuide pas en tel nom bone aucion.

+

Le tavernier est tenu de aucion de fet por cels qui sont antré an taverne + por i habiter ; et cestes choses n'apartienent pas à celui qui i + entre demanois, ausi comme cil qui vet sa voie.

+

Nos poon user d'aucion de larrecin et de honte contre noteniers, se nos + menon le plet dan Tibert ; mès nos ne devon tenir amne. Et se nos + plédeon contre le metre, nos li devon fere noz demendes, tot ait li + metres aucion contre aus de loage. Et se le mestres est quites de cele + aucion et emprès plédoie l'en contre le notenier, il aura barre qu'il ne + soit tote jor travaillié por un forfet. Et se l'an plédoie dou forfet, + ce fu home, et anprès plédiei l'en d'aucion de fet, il aura barre.

+
+
+ § 7. +

Ulpianus. + Debet. Li metres doit rendre reson de toz ses noteniers, + soient-il franc ou serf, et par droit, com il lessa (les a) + à soi pris à son péril, ou à son preu ; mès il e rant (il le + rant) ausi com se le domage eist esté fet an la nef : + car s'il est fez dehors, il n'i est pas tenuz. Et s'il dit avant que + chascun gart sa chose, ne s'il i ont domage qu'il n'en rendront rien, et + il s'i acordent, il n'i est pas tenuz.

+

Ceste aucion de fet est (du double), se li noteniers + s'entre-font domage, li metres n'en a que fere. Mès se aucun est + noteniers et marcheant, bien se gart : car l'aucion est contre lui, + et li autre notenier sont tenu ausi, si sont notenier qui ne randront + rien de portage.

+

Se li sers et li notenier font domage, tot ne soit-il serf notenier, est + que l'an ait aucion contre le mestre ; et li mestres est tenuz de + sa cope an ceste aucion, por ce qu'il li mist en sa nef tex menateres. + Et s'il meurt, il n'en sera jà relevez ; mès il est tenuz sanz plus + de forfet de ses sers : quar quant il met estranges en + sa nef, il doit voier de quel foiz, de quel bunté il sont. Se li sien li + forfont, pardoner li doit-on, s'il met tex et quex à sa nef garder. Se + pluisors moinent la nef, chascun est amplédiez par sa partie. Ces + juigemenz, tot soient-il de provosté, il durent ; mès ce n'est pas + contre le ier. Et por ce, se le serf fust en la nef et morit, l'en ne + donra pas aucion de chetel au sers contre le segnor, ne dedanz l'an. Mès + se li sers ou li fiz moine la nef ou la taverne ou la herbergeresse, je + cuic que cete aucion est contre aus, chascun por le tot, por ce qu'il + reçurent toutes les choses qu'il i avoient, chascun por le tot.

+
+
+ § 8. +

D'osteliers, de taverniers, de notonners, cil qui prandront en garde, + s'il ne le rendent loïaument, B. dit : l'en donra jugement contre + aus, et de ce ne puet nestre batalle ; mès prove par léaus + tesmoinz.

+
+ +
+
+
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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI QUARZ LIVRES - - - LI QUARZ LIVRES - - - I. [41rB] De juigemenz et qui puet juigier et qui doit estre au - juigement et plante convenable et de force de juigemenz et de semonses [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 5, tit. 1, de Judiciis, et - ubi quisque agere vel conveniri debeat, et fragment premier - du titre suivant. - -
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- -
- § {5.1.1} Si se subiciant. -
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Se aucun se metent sor la juridiction d’aucun juge qui a juridicion - et que il soit en cort, se s’i acordent les parties, c’est - juridiction.

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-
-
- § {5.1.2} Idem. Consensisse. -
-

Cil sunt veü acorder soi qui se consentent en aucun, et bien sevent - que il ne sont pas sor lui ; et s’il cuident que il et - juridicion et il n’an n’i a point, ¶ l’error à pledeors, ausit comme - Julian dit, ne fet pas consentement ; ou s’il cuiderent un - officiau por autre, ceste error ne done pas juridiction ; ou se - aucun des pledeors contrata à droiz de la provosté et fu forciez, il - n’i a nule juridiction. ¶ {1} Acort sofist antre privees persones ou - li consentement au prevost ? Et Julien le dit, qui ne mut pas - l’acort des privez, et donc sofist l’acor des privez. ¶ Et s’il se - consentent et li prevoz n’en sache rien et cuide que ce soit sa - juridiction, l’an doit voer s’i fet asez à la loi ; et je cuit - que l’en puet bien dire que il a juridiction. ¶ {2} Et se le juige - est doné en certain tens et tuit li pledeor s’i acordent à alongier - le tens, se prince ne le deffant, li tans puet estre alongié dedanz - cui il termine le plet. {3} Li legaz, de ce que il furent avant que - il fussent legat, et cil qui sont apelé por estre garanz et cil qui - sont apelé por juger ou sont envoié en la province, ont droit - d’estre semons à lor meson. Et cil qui apele por soi n’est pas tenuz - à respondre à ses averseres dedanz l’apel que il a fet à Rome ou en - autre leu, car cels dit que tel doit avoir congié de retorner à sa - meson por ce que il vint la por autre afere ; [41vA] et ceste - sentence est verae et resonable. Et issit dit l’enpereor que cil qui - estoit semons à Rome por conter dou ban que il avoit eu, il ne - devoit pas respondre d’autre ban que de celi por quoi il avoit esté - citez. ¶ Et si dit il de celui qui n’avoit .xxv. anz qui voloit - estre restabliz contre Tybert, qui estoitestoit] restoit dans le ms., cf. lat. venio venu por autre cause à Rome, que cil menor ne - doit pas estre oïz. {4} Et toz ceus ont droit d’estre semons en lor - meson, s’il ne font aucun marchié la où l’en les veaut citer. Et - ‹s’›il i ffont aucun marchié, il convient que il respondent, fors - que li legaz, que tot eent il fet aucunne chose ne mes que ce soit - avant que il fussentavant que il fussent] avant - que il fussent avant que il fussent dans le ms. - legaz, l’en ne les puet forcer de deffendre soi à Rome, tant comme - il sont en la legacion; et ausit le dit Julien. Et se lor legacion - faut, divus Pius dit que l’en les puet trere en plet. {5} Et s’il - font marchié hors de la province et non pas en Lonbardie, l’an - demande s’il puent estre tret en plet à Rome. Et Marcellus dit que - il ont cel previlege d’estre semons en lor meson comme il ont en la - cité ou s’il font marchié en la province ; et c’est voir. ¶ Et - s’il pledoient, il sont forcié de deffendre soi contre toz, non pas - s’i volent venger injure ou domage ou larrecin que l’an lor a - fet ; si que non, si comme dit Julien, et bien, i avront domage - et despit sanz poine, et issi porra chascun travaller les et metre - les sor sa juridiction. {6} Et s’il an dote si aucun puet de droit - retorner à sa meson por i estre semons ou non, li prevoz doit - deffendre lou quant il avra oï la cause ; et s’il set que il i - ait droit, ‹...› por le commandemant au prevost an cui il se met. - Mes Marcellus dote s’il doit doner nue caucion, ou autre plus grant. - Et il est aparissant que sole promesse i sofist, et issit le dit - Mola, se que non il est plus tenuz dou prandre le plet que de doner - caucion à cels qui font satisfacion por li {7}, et par tot la où - amonestement est alongié sanz que li creancer [41vB] i ait domage à - ja. ¶ {8} Et cil a poer de dire droit de poine qui s’entramet des - communs jugemanz, et nul autre n’i a poer se l’en ne li mande - especiaument.

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- § {5.1.3} Idem. Non videtur. -
-

Cil ne s’atapist pas por aucion deneent qui ne fust pas tenuz de - prandre sor soi le jugement s’il fust en present.

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- § {5.1.4} Ulpianus. Si quis. -
-

Nos ne poons avoir nul plet à cez qui sont en nostre poer se n’est de - lor chatel.

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-
- § {5.1.5} Ulpianus. Si quis. -
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Se aucuns d’autrui juridiction es‹t› trez en plet, il i doit - venir ; ausi comme Ponponius dit et Judius. Li prevoz doit voir - se la juridiction est soe, si que cil qui sont devant lui semons ne - se moquent de lui ; et li legat et li autre qui ont poer et - droit d’estre semons à lor meson sont en tel cause que, s’il sont - semons, il devent venir à cort por aleguier lor privileges.

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- § {5.1.6} Idem. Cecus. -
-

Orb puet estre jugiez.

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- § {5.1.7} Idem. Si quis. -
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Se aucuns qui est semons commaince à estre d’autre juridiction, il ne - sera pas semons à sa meson, ne d’i retorner por estre semons, car il - est desavanciez de la semonse.

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- § {5.1.8} Gaius. Si quis. -
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Se aucuns fet en sa legacion ce que il dit avant, il ne puet pas - estre forciez de prandre plet sor soi la où il fist le fet.

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-
- § {5.1.10} Idem. Destitisse. -
-

Cil lesse le plet non pas de tot qui le plet porloigne mes qui de tot - le lesse, car de lessier c’est entendu que il lesse ce que il avoit - commencé par haine. Et se aucun set l’amende de son afere et lesse à - ja son afere, ne ne veaut pas mauvés plez maintenir, cil ne lesse - pas son plet de tot.

-
-
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- § {5.1.12} Paulus. Cum pretor. -
-

Quant li prevoz defant à un de pluisors jugier, il est aparissent que - il voille que cil autre jugent. ¶ {1} Cil puent doner juge qui en - ont poer de par loi ou par constitucion ou par senator, si comme - conte. Et cil meismes à qui l’en a doné juridiction puent doner - juige, si comme legat et contes ; ¶ et cil qui l’ont de costume - par la force de l’ampire, si comme li prevoz de la cité et li autres - metres de Rome. ¶ {2} Tuit ne puent estre doné juiges [42rA] de celx - qui ont poer de doner juiges. Li un sont deneé por loi que il ne - soient juge, ¶ li autre por nature, si comme sort et mu et desvez - toz tens, et cil qui n’a .xiiii. anz por ce que il n’a pas mout de - reson an soi, ne li desvé. Et cil n’i pet estre por deffanse de loi - qui est osté hors d’estre senator, ne femes par lor folie, et serf - por ce que il n’ont pas poer d’estre juiges ne d’autres offices de - citez. ¶ {3} Ne monte rien que il puent estre juges s’il sunt en lor - poer ou an autrui.

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-
- § {5.1.13} Gaius. In tribusIn tribus] Omnibus(?) dans le ms., corrigé d’après le texte - latin. -
-

An cez .ii. plez, si commecomme] comme vaet - dans le ms., leçon incohérente, cf. lat. In tribus - istis iudiciis familiae erciscundae, communi dividundo et - finium regundorum quaeritur... ‹…› commune - departir et de mestre bonnes, l’an demande qui est autor. Et por ce - que la cause est à toz ivel, acordé est que cil soit autor qui par - jugementpar jugement] primis dans le - ms., confusion du scribe dans le développement des abréviations, - cf. lat. qui ad iudicium provocasset se - plaint.

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-
- § {5.1.14} Ulpianus. Sed cum ambo. -
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Et quant il se pleingnent dui, la chose doit estre departie par sort - cest jugement.

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- § {5.1.15} -
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{1} Lors dit l’en que li juiges fet la cause soe quant il dit par - boidie et par tricherie sentence contre la loi. Il apert que il face - ce par tricherie ‹s’›il est aparissant que il le fet par haine, ou - par amor ou par loer de aucunne des parties, et est lors tenuz de - randre la value dou plet.

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-
- § {5.1.16} Idem. Julius. -
-

Julien cuide que l’en ait aucion contre celui juige qui fist la cause - soie ; ce n’est mie voir et plusors l’ont issi noté.

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- § {5.1.17} Idem. Julius. -
-

Julien dit : se l’un de cex qui pledent fet le juige son heir de - tot ou de partie, à force convient prandre autre juge ; car - delaiauté seroit que aucun fust juge en sa cause moismes, aceté le - roi.

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-
- § {5.1.20} Paulus. Omnem. -
-

L’an doit cuider que tote obligacion soit marchié, an queque leu que - aucun se oblige que il face le marchié, tout n’i et il rien de cause - de creance.

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-
- § {5.1.21} Ulpianus. Si debitori. -
-

Se je vuel à mon detor dire ma demande, l’en doit voir s’il reconoit - que il die ; et que s’il dit que il soit prez de randre, l’an le - doit oïr et li doet l’en doner jor dedanz quant il rende ; car l’an - n’a pas grant domage en demore de pou de tens. Et l’en entent ci - «  petit tens  » celui que l’en done à detors aprés ce que - il [42rB] sont condempnez la nuit.

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-
-
- § {5.1.22} Ulpianus. Qui non cogitur. -
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Cil qui n’est pas forcez an aucun leu de prandre plet sor soi, s’il - le demande, il convient que il li responde par devant s’i li - plet.

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- § {5.1.23} Idem. Non potest. -
-

Ce que avient anprés jugemant ne vient pas avant an jugemant, et - autre demande i convient.

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- § {5.1.25} Julianus. Si legacionis. -
-

Se aucun achete un serf ou autres choses au tens que il est legat ou - s’il les tient par autre cause, droiz est que il pregne le plet sor - soi par la reson de celui marchié. Autrement porroient li legat par - tel meniere autrui choses anporter en lor mesons.

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- § {5.1.29} Idem. Qui prior. -
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Qui premers se plaint, premier doit estre oïz.

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- § {5.1.30} Marcellus. Ubi. -
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La où li plez est commenciez une foiz, la doit estre determinez.

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- § {5.1.33} Idem. Non videtur. -
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N’est pas aparissant que, se l’en demande avoir la demande, que por - ce se mete l’en an la juridiction au juge.

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- § {5.1.34} Sabinus. Si hiis. -
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Se cil qui prist sor soi à Rome plet muert, li ers à celui doit estre - deffandu à Rome tot eit il sa meson outremer, car li hers est remés - ou leu au mort.

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- § {5.1.35} Idem. Non quemadmodum. -
-

Jugement ne doit pas pandeller ausi comme plevine, ne n’an puet l’en - joer de futur, ne des choses qui enprés sont à venir an - obligacion ; car je ne cuit pas que l’en ne puisse prandre - pleige avant que li marchez soit fez ; mes nus ne puet prandre plet - de que il soit.

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- § {5.1.37} Idem. Si de vi. -
-

Se l’an fet plainte que l’an tiegne aucunne chose por force et anprés - fet la plainte de sesine avoir, l’en doit avant conoistre de la - force que de la seignorie de la chose ; et issi le dit li - enpereor.

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- § {5.1.40} Idem. Non quicquid. -
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Non est pas besoing en quanque li juges fet que soit ballé ne comis - an son poer. Se li juges lesse aucunne chose à fere de droit an son - jugement de ce que la loi commande, il fet contre la loi.

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- § {5.1.41} Idem. In omnibus. -
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Se aucun demande caucion, l’en doit fere condempnacion par droit en - toz loiaus [42vA] jugemanz se li jorz des deners rendre n’est - venuz.

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- § {5.1.43} Idem. Cum. -
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Cil qui promist à fere une meson dedanz Paques et ne la fet pas an - queque leu que il soit, il est tenu de fere la.

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- § {5.1.47} Calistratus. Observandum. -
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L’en doit garder que celui juge soit doné que l’autre partie demande - par non, que li enpereor dit que c’est mauvés exemple se li juiges - ne l’otrie, especiaument por oster la vergoigne au juige que l’an - requiert.

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- § {5.1.56} Ulpianus. Licet verumverum] verai dans le ms., cf. lat. Licet - verum procuratorem.... -
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Procurator doit estre et puet por son seignor menermener] et mener dans le ms., le texte se lit mieux - sans et la chose an juigement ; et - c’est voir. Et se aucun qui n’estoit pas procurator entaime le plet, - et li sires l’a enprés atable, li aferes vet bien.

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- § {5.1.59} Ulpianus. Si locus. -
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Se l’an ne nome le leu où l’en doit jugier, il est aparissant que - l’an doit juger là où l’en a a costume sanz le domage à cex qui - pledoient ensenble.

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- § {5.1.60} Paulus. Mortuo. -
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Quant le juge est mort il convient que cil que vient enprés li face - le jugement que cil devoit fere.

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- § {5.1.62} Idem. Inter. -
-

L’en ne puet antre les parties le plet autrement delivrer se l’un ne - demande et li autres ne tient, car il doit estre aucun qui gart et - sotiegne la partie au demandeor et autre qui sotiegne la partie à - celui qui porsiet.

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- § {5.1.64} {1} Idem. Si quis. -
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Se aucuns dit aucunne reson oustreement, l’an doit entendre et - prandre ce qu’est plus profitable.

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- § {5.1.75} Idem. Si pretor. -
-

Se li prevoz commande à celui à qui l’en demande la dete venir à son - jor par une semonse et puis por autre et il condampne celui qui - n’est venuz à rendre la dete, li juiges qui conoit de cet marchié - doit conoitre de la sentence au pr‹ev›ost, si que non les jugemanz - au prevost seroient tenu à moqueis. ¶ Marcellus dit que se aucun - allegue aucunne chose fausement et par ce veust tenir la sentence au - prevost, je cuit li juges doit recevoir la complainte. Paulus dit - que se cil est destorbez de maladie ou por la commune, je ne cuit - pas que l’en doie doner contre lui aucion de chose jugie, ne que - l’en ne doit pas fere randre le jugemant.

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- § {5.1.78} Paulus. Quippe. -
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C’es‹t› commun donque [42vB] estre juiges.

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- § {5.1.80} Ponponius. Si in iudicis. -
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Se l’en faut aucunne foiz à mestre lo non ou le sornon au juige, - Servius dit que cil doit estre juige la où les parties s’acorderent, - et s’il fust an leu par convenance et por acort.

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- § {5.1.81} Ulpianus. Qui neque. -
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Cil qui n’a juridiction de prince ne d’aucun poer, ne de celui qui a - poer de juige doner, ne n’est arbitre ne confermez d’aucunne loi, ne - puet estre juige.

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- § {5.2.1} Ulpianus. Sciendum. -
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L’en doit savoir que moult i a pleinté de testamant qui ne vaut rien, - et peranz et enfanz puent deputer de tel testemant. Et li pruchein - chosin, qui sont hors de numbre à freres, fereent mau s’il - travalleint l’un l’autre de despans quant il n’i puent rien - gaagnier.

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- - - II. De testamant qui ne vaut rien [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 5, tit. 2, de inofficioso - Testamento. - -
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- § {5.2.2} Marcellus. Hoc colore. -
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L’en pledoie en ceste meniere de testamant qui rien ne vaut ausi com - se cil fussent forsené cil qui firent le testamant. Et l’an dit ce - non pas por ce que cil fust tex qui fist le testamant, mes por ce - dit l’en que tex testamant ne valut rien por ce que il fu fet sanz - pitié ; car s’il fu por voir desvez ou forsenez, li testamant - ne valut rien.

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- § {5.2.3} Marcellus. Inofficiosum. -
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Testamant qui n’a mester vaut autretant à dire comme se aucun des - hers diseent qu’i ne porent estre par ce testamant obliez ne - desheritez ; car aucunne foiz aviant que peres, par fauseté - d’aucun qui les aguillone à ce, deseritentdeseritent] deseritez dans le ms., cf. lat. cum falso parentes instimulati liberos suos vel exheredant - vel praetereunt lor enfanz ou oblient en lor - testemant.

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- § {5.2.4} Gaius. Non est. -
-

L’a‹n› ne doit pas ostroier à peres que il facent injure à lor enfanz - en lor testamanz, car il le font aucunne foiz par malice que il vont - contre lor sanc ou par ataine ou par aticement de leur - marratres.

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- § {5.2.5} Marcellus. Nam ex. -
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Car cil qui pledoient dou testemant lor mere, que il - dessandentdessandent] deffandent dans le - ms., banalisation du scribe, cf. lat. qui non ex - masculis descendunt lor fames, solent aucunne - foiz gaigner. ¶ La force de ceste parole de testamant qui n’a mester - est tele, comme j’é dit dessus, que l’an doit enseigner celui qui a - tel testemant fet que, s’il trespasse ou oblie son heir ou - desherite, que il soit mostrez au [43rA] juge, que l’an puisse dire - que cil fust de noz qui tel testamant fist.

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- § {5.2.7} Paulus. Quemadmodum. -
-

Veon comment l’en doit apareillier plet et envoierenvoier] enverez dans le ms., cf. lat. ut - possit transmittere actionem à l’oir. Et poson - que aucun fust an son poer, il n’a mestier de sesine ne de demander - le heritage ; et se cestui est somons et il vet avant en la - cause dusqu’à demander ou dusque à denoncier que la chose est soe ou - s’il balle sa demande, il anvoera à son heir la demande, et issi - l’escrit l’enpereor. Et que dira l’en s’il n’est en poer ? L’an - demande se cause passe à son heir. Il est bien de droit et - aparissent que il a le plet aparellé s’il fet ce que nos avons dit - desus.

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- § {5.2.10} Marcellus. Si pars. -
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Se une partie de cex qui juigent de mauvés testamenz donent sentence - contre le testamant, si comme l’en fet aucunne foiz, miauz sera de - tenir la sentence de cele partie qui est donee selon le testamant, - s’il n’aperet apertement que le juige ait doné desloiaument sentence - secont l’escrit heir. ¶ {1} Et c’est trop seu que celi qui a pris - les lés ne se doit plaindre dou testemant se un autre n’a par - avainture pris tot l’afere.

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- § {5.2.11} Idem. Et. -
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Et s’il ne gaagne en cele querele, je ne cuit pas que ce que il dona - an sa vie doie estre rapelé ne ce que il avoit avant doné en - doaire.

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- § {5.2.26} Idem. Si sub hac. -
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Se l’an establist heir par tel condiction «  s’il franchist - Tebert  » et il franchist, et enprés ce que il franchi dit l’en - que li testamanz est mauvés, l’an doit à cetui secorre que il et son - loer de celui que il a franchi, que il ne perde son serf por - noient.

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- § {5.2.27} Idem. Si instituta. -
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Se l’en fet pez de plet qui estoit meü de testamant mauvés, et li - hers n’otroie pas ceste pez par foi, acordé est que li plez core. ¶ - {1} Cause de mauvés testamant remaint à celui qui dit que il est fiz - au mort qui nia ce an testamant et le deserita.

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- § {5.2.28} Paulus. Cum mater. -
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Quant la mere oï dire fausement que sis fiz chevalers estoit morz et - ot fet autres hers an son testamant, li enpereor dit que li eritages - aparte[43rB]noit au fiz si que les franchises soient rendues. Et - l’an doit noter ce que l’an dit ci de franchises et de lés, car - quant l’en apele testamant mauvés et c’est voir, rien qui soit an - celui testamant ne vaut rien.

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- § {5.2.29} Ulpianus. Si suspecta. -
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Se ‹il› i ai aucun conchiement antre les gagiers, et la volenté au - mort at sene, il puent apeler se mestier est se l’an done sentence - contre le testamant. ¶ {1} Li fiz baptizez puent avoir aucion contre - le testamant lor mere mauvés; {2} ja sé ce que li contanz dou - testamant mauvés soit osté par pez, li testamanz remoint an son - droit, et por ce les franchises et les lés ont lor poer, tant comme - la loi falcidie ne l’ostroie. {3} Fame ne puet avoir fiz sanz la - volenté au prince, ne ne puet pledoier de mauvés testamant à cele - qui cudoit fausement estre sa mere. ¶ Il convient pledoier en cele - province de mauvés testamant où li ers escrit ont meson.

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- § {5.2.30} Marcellus. Adversus. -
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Li peres naturel puet pledoier contre le testamant son fiz qui est - avoé si li testamant est mauvés. Li enpereor escritent que li tutor - puent pledier de mauvés ou de faus testamant an non de l’orfelin - sanz le peril de ce que lor est doné an testamant.

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- § {5.2.32} Idem. Si exhereditatus. -
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Se cil qui est desheritez ostroie que cil qui demande le lés dou - testamant le demant ou s’il prent procuracion, il ne doit pas estre - oïz quar il senble que il ert veü le testamant et loé tel - jugement.

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- - - III. De demande d’eritage [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 5, tit. 3, de Hereditatis - petitions. - -
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- § {5.3.1} Gaius. Hereditas. -
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Heritage nos apartient ou par viel droit ou par noveau, ou par loi de - .xii. tables, ou par testamant qui est fez à droit.

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- § {5.3.2} Ulpianus. Sive suo. -
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Tot seen nos fez hers an son non ou par soi ou par autre.

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- § {5.3.3} Gaius. Velutiveluti] vestires dans le ms., cf. lat. veluti si eam - personam. -
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Ausi comme nos commandon à cele persone qui est en nostre poer de - demander l’eritage. Et se nos somes hers dan Tebertt qui fut heir - dan Gaubert, nos poons dire que le heritages est nostres, ausi - [43vA] comme dan Tibert et ausi comme dan Gaubert, ou nos somes hers - au mort sanz testamant, ou cosin, ou nos franchimes celui qui est - mort, ou nostre pere le franchi. ¶ Cil sont tuit her par noveau - droit qui sont apelé à heritage par senator ou par constitucion.

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- § {5.3.4} Paulus. Si hereditatem. -
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Se je demande heritage à celui qui tint une chose dont estoit li - contenz, il me rendra ce que il a puis commencé à tenir.

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- § {5.3.6} Idem. Si testamentum. -
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Se l’en dit que li testemanz soit faus et l’en demande lé de celui: - ou l’an le doit rendre, que l’en dont avant caucion, ou l’enou - l'en] la ou l'en dans le ms. doit - demander se l’an le doit. Et se l’an dit que li testamanz est faus, - l’en ne doit pas doner à celi qui acuse le lés, tot soit le plez est - entamnez.

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- § {5.3.8} Paulus. Legitimam. -
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L’en ne deffent pas à cestui à chalonger lé an heritage qui sequi la - volenté au mort por ce que il ne savoit pas meniere dou - testamant.

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- § {5.3.9} Ulpianus. Regulariter. -
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L’e‹n› doit dire de usage que cil est tenuz de demande de heritage - qui tient la droiture à l’oir, ou à celui qui doit estre sesi, ou la - chose de l’eritage.

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- § {5.3.10} Paulus. Licet. -
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Tot soit ele petite. {1} Et se aucun est heir d’un as ou de partie, - il entent que tot li heritages soit sien ou por une partie ; et - cele li avient por l’ofice au juge ce que li averseres tient, ou tot - s’il est heir d’un as, ou por la partie que il tient.

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- § {5.3.11} Idem. Pro herede. -
-

Cil tient por heir quil cuide qu’i soit heir. Et l’en demande se cil - tient por heir qui set qui n’est pas heir, et Adrianus cuide que il - est tenu, et nos le tenon issi ; et cil qui tient les biens est - veü tenir por l’eir ; et le toleor est tenuz por le - porseor.

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- § {5.3.12} Idem. Qui interrogatus. -
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Cil qui l’en demande por quoi il porsiet, s’il respont por ce que il - tient, il n’atrive pas que il soit her ne mes que por ce que il - tient.

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- § {5.3.14} Paulus. Sed utrum. -
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Et ne puet [43vB] chaloir s’il est detor ou por forfet ou por - marchié. Cil est entendu detor heritier cil qui promist aucunne - chose au serf heritier, ou qui fist domage avant que l’en demandast - l’eritage.

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- § {5.3.15} Paulus. Vel aliquam. -
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Ou s’il toli aucunne chose heritel.

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{?} Se aucun demande heritage que aucun tient par garde d’aucun qui - est ostremer, et il an demande por la reson de mort et il ne veaut - prover la mort fors que par tens trespassé, l’en doit regarder - conbien de tens il a que il mut et conbien il a que l’en n’en n’oï - novele et comment il est anquis. Et doit regarder que li droiz aages - d’ome est de .c. anz, et quant il mut quel aage il avoit, et l’estat - de la persone. Et se li juiges voit que bien soit et .c. anz soent - passee que l’an n’oï noveles de lui, li juges doit baller la sesine - à l’eriter por la chose garder, adonant qu’à li mo‹i›n‹t› que se cil - viaut dehors de païs qui li fruiz et li heritages li sera ballié - sauf et delivré ; et la cuaucion dure jusqu’à l’aage de .c. anz - et sera renovelee par mort ou par apeticement.

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- § {5.3.21} Gaius. Deperditam. -
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C’est perdu qui n’est pas trové ; c’est apeticé que l’en a par - usage, et por ce ist ce de l’eritage.

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- § {5.3.25} -
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{19} Cest atablissement que le senator a fet à demande d’eritage a - leu an jugement des choses que l’en viaut partir, ausi comme l’en - demande les fruiz quant l’an l’a demandé l’eritage. Ausint au partir - que ce ne soit trufle à dire que ce que l’an demande que l’an ne pué - partir. {20} Feons et de bestes et de bos et de vaches croissent - l’eritage.

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- § {5.3.26} Paulus. Quod si oves. -
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Et s’il nestnest] mest dans le ms. - oelles et de celes nessent autres, cestes doivent estre randues, - ausi comme crois.

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- § {5.3.27} Ulpianus. Ancillarum. -
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Et li enfanz aboesses et li enfanz qui en nessent, ja soit ce que - l’en ne cuide pas que ce soent fruiz, car ce n’est mie folie de - chastoer l'aboesses por avoir enfanz, il croissent l’eritage ; - et tot est d’eritage, et n’est [44rA] pas dote que cil qui les tient - anprés ce que l’an li a demandé l’eritage ou que il a lessié à tenir - par tricherie, il doit tot randre. ¶ {1} Et ce que l’en a eu de - loage des teneures et ce que l’en a eu de bordeau doit estre randu, - car l’an a bordel aucunne foiz an teneures à prodomes.

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- § {5.3.28} Paulus. Post senatus. -
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L’en doit, enprés l’atablissemant au senator, l’en doit tolir tot le - gaaing à celui qui tint en bone foi com à celi qui toli la chose à - force.

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- § {5.3.29} Ulpianus. Mercedes. -
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Li leer que li gagneor ont eu sont en leu de fruiz et ausi les ovres - que li serf font et voitures de nés et de jumenz.

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- § {5.3.32} Paulus. Per servum. -
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Choses que serf aquierent doivent estre randues as hers qui vienent - en l’eritage quant l’en pledoie de mauvés testamant, car la chose - apartient à l’oir.

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- § {5.3.33} Ulpianus. Nisi. -
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S’il ne fet promesse de la chose à l’oir escrit, {1} Julien - dit : se cil qui tient le eritage vent les homes qui n’avoient - mester à l’eritage, il an doit rendre l’argent ; l’en le - blasmeroit s’i n’ostreit ce qui ne vaut riens à l’eritage ; il - le doit rendre s’il vit, et s’il muert il ne rendra pas le - pris ; ne li juiges ne doit pas sofrir que cil qui tient la - chose est le pris de la vente, et c’est voir.

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- § {5.3.34} Paulus. Filii. -
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Je cuit que nos poons demander l’eritage au fiz au pere qui est - chevaler, s’il nos aviant. ¶ {1} Se serf ou fiz qui est encore ou - poer au pere tient l’eritage, l’en puet demander l’eritage au pere - ou au segnor, s’il a poer de rendre les choses ; et fiz a le - pris des choses de l’eritage vendue au chatel son serf.

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- § {5.3.35} -
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Julien cuide que l’en puet demander l’eritage au seignor ausi comme à - celui qui la chose tient à droit.

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- § {5.3.39} Gaius. Utiles. -
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Despanses profitables et necessaires sont que l’an fet por refere les - mesons ou por noveaus gaignages, ou quant l’en rent ce que l’en a - despandu, au plet com il soent fetes à preu ; et autres - despenses i a assez. {1} Or veon se barre de tricherie nos vaut rien - se nos despandun an fere pointures [44rB] et en fere beles - quareleures et autre choses por nostre delit. L’en dit que oïl se - nos tenon la chose an bone foi, car à celi qui tient à force dit - l’en que il ne dut pas fere despans de trufles an autrui choses que - il eust poer d’oster cex que l’en puet oster sanz apeticement de la - chose.

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- § {5.3.46} Idem. Predonis. -
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Cil est entendu en leu de dolor qui fet tant par sa desloiauté que - cil veust l’eritage qui avoir le covetoit.

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- § {5.3.47} Idem. Lucius. -
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Lucius acusoit un autre de faus testamant et perdi la querele. Je - demant s’il pué avoir aucion de testamant qui fu fete à tort ne n’é - pas seelé. Je di que il doit estre oïz, tout est il perdu an - l’acusement dou faus testamant.

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- § {5.3.48} Sabinus. In estimacionibus. -
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En le fine de l’eritage vient le pris de l’eritage vendu, ausi que ce - moismes i viaut qui plus fust vendu de l’eritage, se l’en le vandi - par acheson de marcheandie ; et s’il est vendu par cause de - lés, il n’i vient riens plus, fors ce que il prist en bone foi.

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- § {5.3.52} Herimogenes. Si possessor. -
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Se cil qui tient ot mauvés conquez de l’eritage, il est tenuz de - rendre les, que cil qui tient n’est gaing par tel conqueste.

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- § {5.3.56} Affricanus. Cum hereditas. -
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Quant li eritages est demandez, cil qui le tient est tenuz dou rendre - toz les fruiz que il en a euz, tos n’el deust avoir cil qui demande - l’eritage.

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- - - - IV. De péticions déritageDig., lib. 5, tit. 3, de - Hereditatis petitione.. - - -
- § 1. -

L'en puet demander héritage par reson d'eschoete, par achat, et par don, - par engagement, par prest, par testament qui est fez d'aucun qui morz - est ; et en totes ces choses puet avoir gage de batalle, se li - héritages vaut plus de cinq sols.

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Ci parlerons premièremant de chartres (d'eschoete).

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Uns hons dit issit : P. tient une meson qui fut mon père, don mis - pères mori seisiz et vestuz, n'a pas un an ; don li héritages doit - estre miens : car s'il est nié ne mesqueneu qu'il ne - soit issint com je di, je sui prez de monstrer et de avérer par moi et - par garanz qui set ce de voir et de savoir. Il tret son garant qui - l'offre à prover et avérer si comme il devra ; et li autre fet - encontre tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demende qu'an dit - droit. Et l'en dit que cil à qui l'en demende est loisanz de prendre la - prove de lui et de son garant, et de quenoître que c'est voirs ou - d'escondire par la soe : car en héritage n'a point de batalle, mès - prove de tesmoing.

-

Or parlons d'achat. P. dit que G. li a vendue une soe meson, par - convenances acordées entre aux por vingt livres ; il est prez de - paier et demende l'éritage : car s'il est nié ne mesqueneu que il - tel convenance ne li eust, que il l'éritage auroit por vingt livres, il - est prez de monstrer et de l'avérer par soi et par garanz. G. le nie et - offre à fere contre lui et contre son garant tel ni et tel deffense - comme il doit. Et nos dison que cil est loisanz de prendre la prueve de - lui et de son garant, et dire que c'est voirs ou d'escondire par la soie -  : car en tel chose n'a point de gage, car il n'i a point de chatel - por quoi il i ait gage de batalle. Mès il eust dit que il eust les - deners paez, il i eust gage, porce que li chatex i fust. Tot ausi est-il - de don comme d'achat, sans les deners avoir paiez.

-

L'en puet ausint apeler d'angagement, comme l'en puet de chatel, quant li - denier sunt paié ou quant li denier ne sont pas paié. L'en puet ausint - en tel meisme menière apeler de prest comme d'achat qui est fez sanz - deners paier.

-

Emprès diron de testamenz. Testamanz si est provez par le provoire et par - les preudes homes qui sont au testament fere : et par ce est - estainz testamenz ; car il ne convient mie que en choses esperitex - ait batalle.

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- -
- - - V. Se l’en demande une partie de l’eritage [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 5, tit. 4, si pars - hereditatis petatur. - -
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- § {5.4.1} Ulpianus. Post accionem. -
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Anprés l’an demande que li prevoz a mise avant de celui qui dit que - li heritages li avient tot ; il convient aprés parler de celui - qui n’en demande que une partie. ¶ {1} Cil qui demande [44vB] ne - mesure pas son droit que autre a sesi mes il demande sa droiture, - c’est à dire tot si li avient, et por ce demandera il tot s’il est - heir establi d’un as, tot tienges tu une partie de la partie. {2} Et - s’il i a .ii. qui dient que la partie lor avient, l’en ne doit pas - demander à l’autre, il se doivent tenir apoé, comme li premer au - premier, le segont au segont, et .ii. au premier, deus au - segont ; car li uns ne tient pas la partie au premer ne la - partie au segont, mes li dui tienent la partie à l’un et à l’autre. - ¶ Et por ce, se li porseor et li demandeor tienent l’eritage, por ce - que chascuns d’aus dit que une partie par la moité l’en avient, il - doivent regarder antre aus que il soit partiz ; ou s’il n’i a - sor ce contenz, il convendra que il i ait plet de partir. ¶ {3} Se - je di que je soie heir d’une part et mis compainz tient l’eritage ou - estrange, con cil n’en ait pas sa part, l’en demande se je doi - demander le heritage à l’estrange solement ou à l’autre. Et l’en dit - que Pagasus cuida que je le doie demander à l’atrange solement, et - que cil me doit rendre quanque il en tint, et par aveinture l’en - doit ce fere par l’ofice au juige ; mes droite reson fet et dit - que je le doi demander a .ii. et cil face sa demande contre - l’estrange teneor, mes la sentence Pegasus est meillor. ¶ {4} Et com - je deisse que je fuisse heir de la moitié de l’eritage et je tenisse - .iiii. unces de l’eritage, et enprés je voil demander .ii. unces, - veons comment je doi demander. Et Labeo dit que je doi demander à - chascun la moitié, et issi avendra que je avré .ii. unces de - chascun, et je cuit que c’est voir ; mes je serai tenuz de - rendre .ii. unces de .iiii. que je tenoie. Et fera l’en contrepois - de ce que je tieng par la force au juige, se cil sont heir o moi à - qui je demant l’eritage. ¶ {5} Aucun ostroie li prevoz demande - d’eritage de partie que n’est pas certaine par causes [45rA] - convenables qui i avienent ; ausi comme li fiz au frere qui est - mort, et les femes à frere qui sont morz qui sont grosses, l’an ne - siet quel partie li fiz doit demander de l’eritage, car l’en ne set - pas se li enfant nestroit des femes as freres morz qui sont grosses. - Droiz est donques que l’en li ostroit à demander partie qui n’est - pas certaine, ne il ne la demandera pas hardiement ; et issi - dira l’en que l’en doit ostroier chaloinge de partie qui n’est pas - certaine la où aucun ne set quel partie il doit demander.

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- § {5.4.2} Gaius. Si ex pluribus. -
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Se de plusors à qui un eritage apartient li un demandent l’eritage, - li autre ne le demandent mie, s’il demandent l’eritage, il ne devent - pas avoir plus grant partie que il eussent se tuit la demandeseint, - ni ne lor vaut rien si li autre ne l’en demandent ; et se li - autre ne la demandent, il porront lors demander lor parties si lor - apartient.

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- § {5.4.7} Julianus. Non possumus. -
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Nos ne poons pas avoir par demande d’eritage ce que nous avons par - juigement de partie quant nos departon ce qu’estoit communel, car il - n’apartient pas à l’ofice au juige, mes que il commandera que ce que - nos tenon communaumentcommunaument] comminaument dans le ms. que l’en m’an rande ma - partie.

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- § {5.4.8} Idem. Promictendum. -
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L’en sofferra à celui qui tient l’eritage que il deffende la partie - de l’eritage et l’autre lessier, ne il n’en deffant pas à aucun à - tenir tot l’eritage ; et s’il siet que la moitié li apartienge, - ne de l’autre partie il ne doit pas fere contenz.

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- § {5.4.9} Paulus. Cum multi. -
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Quant molz hers furent establi l’un d’aus estoit otremer, son - procurator vendi et prist l’argent de la partie celi ; aprés - s’en fu que cil qui estoit ostremer mort avant la vençon, et li - procurator avoit vendu la moistié por celi heir, l’en demanda - comment l’en porra demander l’argent de cele vençon. L’en dit que le - puet demander à celui qui fu procurator tot l’eritage, por ce que - cil de[45rB]nier furent de l’eritage que cil procurator avoit receu - et que l’en la poet demander, et la moitié de l’eritage as autres - hers ; se li procurator ot tot l’argent de la vençon que li - juiges li feist tot rendre, ou si cist rendi la moitié à son heir, - li juiges condampnast celui heir à rendre la moistié.

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- - - - VI. De retret de chalonge. - - -
- § 1. -

Qui demende héritage un home dit issi : Tybaut tient vignes, trois - arpenz, qui sont en tel leu, et en tel censsive, qui moies sunt par la - reson de mon père, qui cele chose estoit quant il ala de vie à - mort ; et s'il veaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de - monstrer par moi et par garanz, qui en jurront et feront loutie plus, si - comme il devront. A ce respont Tibaut qu'il a en pluseurs leus vignes, - et demende mostrée. L'en li done, et li met l'en jor. Enprès, le jor de - la motrée, à la mostrée il ont esté. A l'autre jor, l'en li fïst ceste - meisme demende. Et Tybaut nie que en cele chose n'a-il nul droit, ne que - il ne tient nule rien del suen. Il offre à prover, et li autres à - deffendre, si comme il doit. L'en demende qu'en dit droit. Et l'en - respont que par tex moz n'est batalle, et qui vaincra, si enportera la - querelle.

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Se une feme a son héritage et a enfanz de son premier seignor, et li - sires muert et a doné à un de ses enfanz son héritage la propriété, et - s'en dessessist, li autre enfant poent demander en ce héritage lor léal - partie.

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Nier contre la demende que l'en fet si est plez entamez ; ne plez - n'est entamez jusque l'en ait nié ou queneu : car barre metre ne - replication ne fet pas plet entammer, et se reus ne demande mostrée et - enteme le plet, et est condempnez, por ce n'est pas qu'il ne perde ce - que sera trové par anqueste.

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Entan : en queque menière aucun fera héritage por suen, et dira - titre por quoi li héritages est suens. Et l'en deffende par tex paroles - n'est pas batalle, et por ce est querele perdue ou gaagnié porquoi - mostré ait esté fete de la chose : car avant motrée querele n'est - pas perdue, se n'est par le grié as parties. Titre si at (est) tenir de senor.

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En totes les choses qui ont cors que l'en demende en plet, se cil à qui - l'en demende veaut montrée, il la doit avoir, se n'est de choses si - comme de denier et d'autres choses qui sont desenavenciées par le vice - de ceus qui ont tenu, si comme vin, uille, blé et itex choses - semblables ; et robes et itex choses, se eles sont en estat, puet - l'en demender montrée de fere les venir avant.

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- § 2. - -

Une autre monstrée est qui est au seignor de la terre, por commun - profist, que l'en apele motrée d'armes ; et tele motrée ne porte - point d'amende, se ele n'est establie par le segnor de la terre et por - le commun. Et se il establi que aucuns ait armeures, se il ne's a tant - comme li establissemenz dure, il chiet en amende.

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- - - VII. [45vA] De demande de chascune chose [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 6, tit. 1, de Rei - vindicatione. - -
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- § {6.1.1} Post acciones. -
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Enprés les aucions que li prevoz dist de tot, enprés il parle de - demandedemande] demande demande dans le - ms. de chascunes choses ; {1} la quel demande a - especiau leu en totes choses, en moeble, et en bestes et en autres - choses qui ne vivent pas, et en ces choses qui sont en terre - contenues. {2} Par ceste aucion ne puent estre demandé franche gent - qui sont en nostre poer, si comme noz enfanz, donques aucun puet - chalongier ou par especiaus demandes ou par devant le prevost ; - et issit le dit Pomponius, «  s’il n’i ajoint autre - cause  ». Se aucun demande issit son fiz por ce que il est - encore en son bail segont la costume de Rome, il m’est avis – et - Pomponius dit et s’i consant – que il demande bien, quar il dit que - il puet bien chalongier par droit s’il mest et dit la cause por quoi - il demande. ¶ {3} Par ceste demande non pas solement unes choses - puent estre chalongies, mes tot un monciau [45vB] de bestes ; - et issit le dit Pomponius. Et ausi dit il des bues et des vaches et - de harmanz et de ces autres solaz de bestes. Et il nos sofira que li - moncel soit nostre, tot ne soient il pas nostre chasque chief, et - l’en chalongier tot et non pas par parties.

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- § {6.1.2} Paulus. Sed et si par. -
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Et se li nombres est ivel, l’en ne demandera pas tot le moncel mes la - moitié de tot. Et se l’un en a plus, et se l’autrui en est ostié, il - ne laisse pas à chalongie‹r› le moncel ; autrui chiés de bestes - n’avienent pas à estre randues.

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- § {6.1.3} Ulpianus. Qui gregem. -
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Cil qui avoit un moncel de bestes en perdi .iii. cent et en rachata - .c. et autretant chiés de celui qui en avoit la seignorie ou autres - de celi qui la tenoit en bone foi ; et ces choses seront en la - demande dou moncel des bestes. Et se cil chief remainent sol qui - furent rachaté, il puet enchore chalongier le moncel. ¶ {1} Ausi - porra l’en chalongier les aparez de la nef, et la nef porra l’en - chalongier par soi. ¶ {2} Ponpeius dit : se aucunne chose qui - est d’une nature est si mellee que l’an ne la puisse departir, l’en - ne la demandera pas tote que une partie ; ausit comme mon - argent et le tientien] don dans le - ms. est tot mis en une masse, il est commun à nos, et nos - porron demander tant comme li pois se monte qui est en la masse, tot - ne sache l’en conbien de pois il eit en cele masse.

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- § {6.1.4} Paulus. Quo quid. -
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Et en cest quas pourra l’en avoir aucion de departir communauté. Mes - cil sera tenuz de larrecin et sera tenuz de monstrer la chose qui - par sa tricherie fundit tot l’argent ensenble ; et à celui - argent monstrer il convandra que il voie que il vaut en chalonge ou - en aucion de partir la commune chose ; et cil qui le plus - precios argent eü avra la plus grant part.

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- § {6.1.5} Ulpianus. Idem Ponponius. -
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Ausi dit Ponponius que se li fromanz à .ii. homes est meslz ensenble, - chascun puet avoir de demander la chose en ce qu’est aparissant - combien chascunns i a au moncel. Et se cil fromant [46rA] est - ensenble por lor volenté, lors sera il commun et avront aucion de - partir la communauté. ¶ {1} Ausit dit il : si l’en fet de ton - miel et de mon vin un bruvage, aucuns cuderoint que ce fust à - communauté ; mes je cuit que il soit voir qu’i soit à celi qui - le fist, pour ce que cele mellee n’a pas la force ne la senblance - que ele avoit avant. Et se l’en melle plon o argent, por ce qui l’en - puet departir l’un de l’autre, il ne sera pas à communauté ne n’avra - l’en pas aucion de departir la chose commune. Mes se l’en ne puet la - chose departir, ausi comme arein et or est mellee ensenble, l’en le - porra demander en partie, ne n’an dira l’en pas ce que l’an dit dou - bruvage, car l’une et l’autre matere, tot soit ele meslee, ele - remoint. ¶ {2} Ausit dit il : se ton cheval enproigne ma - jumant, ce polein qui nestra est mien. ¶ {3} Variis et Navra - doientdoient] de rien dans le ms., cf. - lat. Varus et Nerva utilem in rem actionem - dabant aucion en choses demander por l’arbre qui - mena ses racines en autrui champ et s’i anorri ; car se cel - arbre ne se norrist, il est encore mien. ¶ {4} Quant l’en demande - chose et l’an ne la set nomer et l’en s’acorde en cors de li, l’en - en pledoie à droit. ¶ {5} S’il i a sers plusors tot d’un non, ne il - n’est pas aparissant de quil at le plet fet, Ponponius dit que ce - n’est rien, ne que l’en ne puet doner certaine sentence.

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- § {6.1.6} Paulus. Si in rem. -
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Se aucun demande aucunne chose il doit dire combien il demande, ou - tot, ou partie et combien ; car apel de chose ne senefie pas - geunre mes espee. ¶ Octaveisus dit issit que de tel chose qui est - fete doit l’en dire le pois, de contable le numbre, de chose fete la - senblance ; et se c’est chose mesurable, l’en doit dire la - mesure. ¶ {1} Et se nos demandon robe que nos dison que soit nostre, - en diron nos le nombre et la color ? Et miauz est que nos dion - ou l’une ou l’autre, car ce n’est mie cortoisie que l’en nos force à - dire se sont viez ou nouveaus. ¶ {2} Et grieve chose a en verscex - [46rB] deviser, quant l’en les demande savoir s’il convient dire ou - escuele, ou quarree, ou reonde, ou tote sanz ovroigne ou - ovragne ; et c’est grief chose de mestre ce en demandes ; - et il ne sont pas si estroites. Tot conviegne il dire le non de home - quant l’en le demande et convient dire s’il est enfant ou vallet et - s’il en i a un ou plus. Et se je ne sai son non, je doi lui - monstrer, ausi comme se je di «  cil qui fu nez de la  » - ou «  li fiz à cel feme  ». ¶ Et cil qui demande teneure, - il doit dire le non et le leu où il est.

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- § {6.1.7} Idem. Si hiis qui. -
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Se cil qui demande la teneure la perdi, por ce ne remandra pas que il - ne la puisse demander à celui qui la tient, ausint comme Pedius - dit.

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- § {6.1.8} Ponponius. Si ex equis. -
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Se tu et Lucius Tucius devoez une teneure commune à moi et à toi par - ives parties, ne ne doi pas à .ii. demander le quart, mes à Tybert, - que n’en est pas sires, tote la moistié. Et se nos tenon tote ceste - teneure à certaines devises et à certaines regions, et lors senz - dote et à toi et à Tybert doi je demander les parties de la teneure. - À totes les foiz que l’en tendra aucunne chose certainement, il - convindra que aucunne part en soit meie ; et por ce doi je - demander à toi et à Tebert le quart. Ce n’a leu ne demande de moble - ne de teneure, quar l’en puet bien porseer chose - devisementdevisement] deniement dans le - ms., cf. lat. nunquam enim pro diviso possideri - potest.

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- § {6.1.9} Ulpianus. Officium. -
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En ceste demande doit li juges voer se cil à cui l’en demande tient - la chose, que l’en n’a que fere de demander por quel cause il tient - la. Où je prove que la chose est moie, il convient que cil qui la - tient la me rande, qui n’i set mestre nulle barre, ausi si comme dit - Pagasus, qui cuideroint que à ce demander eust l’en aucion de - teneure. Anprés si dit que l’en puet demander à celui à qui l’en - avoit bailliee la chose an garde ou prestee ou aloee ou en garde - lessee, ou en feme [46vA] qui en estoit seissie par ce que ele - estoit grosse, ou cil qui ne puet doner caucion de domage que l’en - li metoit sus que il avoit fet, quar cez ne porsientporsient] - priseint dans le ms. mie. Je cuit - que l’an puet demander à tot cex qui tienent et ont poer de - randre.

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- § {6.1.10} Paulus. Si res. -
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Se l’en demande chose movable la où ele doit estre rendue, s’ele - n’est presentee ce n’est mie mal se cil qui la tint en bone foi ou - qui l’an plede et se cil qui l’en demande requiert que ele li soit - rendue la où ele est ou la où li plez est, bien est que il la face - aporter à ses couz ou par terre ou par eve.

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- § {6.1.11} Ulpianus. Nisi. -
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Se cil qui la demande ne viaut miauz à ses despans et à son domage - que la chose li soit rendue la oùoù] o dans - le ms., cf. lat. ubi iudicatur rem - restitui il l’a demandé, lors cil qui la tient donra - caucion de rendre li la.

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- § {6.1.12} Ponponius. Si vero. -
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Se cil tient en male foi la chose que il a eue et conquise en autre - leu, l’en doit establir ausi ; et s’il la porte en autre leu - que la où li plez fust entammz, il la doit rendre à ses despenses de - la où il la porta.

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- § {6.1.13} Ulpianus. Non solum. -
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Il n’est pas tenuz de la chose solement rendre, mes l’enpirement, - s’il i est, doit il amender de par le juige. Posé que li home que je - demandoie soit afebliz ou batuz ou plaiez, li juiges en doit fere - reson de l’enpirement ; et cil qui tient la chose en doit estre - trez en plet par l’aucion de la loi Aquiliene. Don l’en demande se - l’en doit autrement prisier le domage se l’an lesse l’aucion de la - loie Aquiliene. Et Labeo cuide que cil qui demande doit doner - caucion que il ne usera de cele aucion ; et cele sentence est - veroe.

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- § {6.1.15} Ulpianus. Item. -
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Et s’il l’erent batu, Labeo dit que cil a contre lui aucion et - demande de injures. ¶ {1} Se aucun mest par besoing aucunne chose en - autrui mein, li juiges par avainture le deffandra que il rendra sanz - plus que l’argent que il en a eu ; et s’il a mis en autrui mein - les fruiz que il a euz, il n’an rendra que les fruiz s’i le fist por - ce que li fruit n’enpirassent. {2} Et se l’en demande un champ et il - est donz à chevaliers par grace d’onnor [46vB] à celui qui le tient, - l’en demande se cil le doit rendre. Et je croi que oïl. ¶ {3} Se - serf que l’an demande ou autre beste est morte sanz tricherie et - sanz cope de celui qui la tient, aucuns dient que il n’en doit pas - rendre le pris. Mes il est voir que si les devoit mestre en autre - mein se cil qui les demande n’en fust en cope, il dut amender à - celui qui demora on avoir les, car s’i li eust baillees et il les - eust rendues il eust l’argent gaingnié.

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- § {6.1.22} Ponponius. Quod si dolo. -
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Et s’el est fuit par le conchiement à celui qu’i tient, il doit estre - condempnz ausi comme s’il tenist.

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- § {6.1.23} Paulus. In rem. -
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Aucion avient à demander chose à celui qui a conquise la seignorie ou - par droit de genz ou par costume de citez. ¶ {1} Choses d’eglises ne - choses religioses nos ne les poon demander comme noz. ¶ {2} Se aucun - aconpaingne autrui chose à la soie por avoir en sa part, ausi comme - se aucun ajoint o un braz ou autrui pié à un ymage qui est mien, ou - une anse à mon hanap ou un fonz, à un chandelier une ymage, ou un - pié à une table, il doit estre sires de tote cele chose ; et - que li ymages est siens et li bans, si comme aucunes genz dient. {3} - Et ce qu’est escrit en mon parchemin ou an ma table est mien de - maintenant, tot eent aucun cuidé encontre de la pointure par le - coust que ele costa à fere ; mes il convient que l’en loet ce - sanz qui cele chose ne puet estre. {4} Et en tot ce où ma chose vaut - plus que autrui chose, et fete la moie, se ja la demande, mes il me - convendra rendre le pris de li par barre de tricherie que l’an - mestra avant. ¶ {5} Et quanque l’an joint à aucune chose, remaint à - cele chose à qui ele est ajointe ; et tant comme cele chose se - tient, li sires ne la puet chalongier, mes il puet fere en sa - demande tant que l’en li monstre la chose por fere la chose fere, et - lors sera la chose chalongie ; fors ce que Casius dit de - ferrumee, car il dit : se li braz est joinz à s’image par fer - et l’une des parties est gastee, ce qu’est mis en autrui mein une - foiz, tot [47rA] soit il de tot en un jor, ne puet retorner au - premier seignor. Ce n’est pas ausi en chose plommee, car ferrumee - confont par autel cause la chose ou ele toche, et plommeure ne fet - pas ce. Et la où aucion de chose monstrer ne à demander l’en a - leuleu] lei dans le ms., cf. lat. ...in quibus neque ad exhibendum neque in rem locum - habet, aucion de fet i est bone ; et la où - chascun cors puet retenir sa propre senblance, ausi comme est home - et une berbiz. Se j’en demande aucun qui soit en une assenblee, ausi - comme de berbizberbiz] berbuz dans le - ms., s’i sont ensenble je puis demander le moncel, ja - soit ce que tis motons s’i soit feruz, et lors puis je demande le - moton. Et ce n’avient pas en autres choses, car se tu mez à mon - ymage autrui braz, l’en puet dire que cil braz n’est pas tien, car - tote l’image se tient à un esperit. ¶ {6} Nus ne puet chalongier - chevron mis en autrui meson, ne ne puet l’en requerre aucion à - monstrier le, fors que contre lui qui li mist à escient en autrui - meson. ¶ {7} Et se aucun fet edefice an sa terre d’autrui ciment, il - porra chalongier la meson, et li premiers sires demandera son ciment - qui est depeciez, et se la meson est depecee enprés .iii. anz puis - que aucun achateor l’a tenu en bone foi ; car li mortier ne li - cimanz ne sont pas mis en prescricion de .iii. anz, que l’en apele - usucapion, se la meson nos remaint par espace de tens.

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- § {6.1.24} Gaius. Hic qui. -
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Cil qui propose à demander la chose doit regarder s’il porra avoir sa - sesine par aucunne demande, car mout vaut sesine à l’aversaire - contraindre à ce que l’en li demande que demande fere sus celui qui - tient.

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- § {6.1.25} Ulpianus. Is qui. -
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Cil qui s’offri à deffandre la chose sanz cause comme il ne porseist - pas, ne ne feist pas chose par quoi il ne tenist, se li autors ne le - set, il ne doit pas estre quités, ausit comme dit Marcellus ; - et ce voir, mesmes] mest dans le ms., cf. - lat. quae sententia vera est. Sed hoc post litem - contestatam c’est quant le plet est entemmez. - Mes avant s’il ne deçoit, il ne deçoit pas celui qui demande qui nie - que il ne porsiet pas por voir ; ne cil ne s’ofre pas à deffandre le - plet qui se muert avant.

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- § {6.1.26} Paulus. Nam. [47rB] si auctor. -
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Car se li autors le fet, il n’est pas deceuz par autre que por soi - moismes ; et por ce doit estre asos cil à cui l’an demande.

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- § {6.1.33} Paulus. Fructus. -
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Li fruiz qui sont pris, non pas solement ore mes autre foiz, doivent - estre prisez. Et se la chose que l’en demande perist par la - tricherie ou par la cope de celui qui la tient, Ponponius cuide que - la sentence Trebatius soit plus veroie, que il cuide que l’en rende - reson des fruiz ausi bien comme se la chose ne fust pas perie - jusqu’au tens de la sentence ; et à ce s’acorde Julien par - ceste reson : se li sires de la proprieté demande nuemant, et - entre tant li usages est perduz, l’en puet les fruiz conter de si to - tens que li usages retorne à la proprieté.

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- § {6.1.34} Julianus. Idem. -
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Ausi est se une partie acroit à cele teneure par croissence - d’eve.

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- § {6.1.36} Gaius. Qui petitorio. -
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Qui use de demande qui ne pledoit por noiant : il doit demander - se cil o qui il pledoie est porseor ou s’il a lessié à tenir por - barat. ¶ {1} Cil qui est tret en plet por chose est condampné en non - de cele chose. Li porseor doit estre en cope qui envoia le serf par - leus où il fu aguitié s’il i fut tuez, et s’il otroia son serf que - l’en li demanda estre en la greve à soi conbatre se il i est tuez, - et il ne garde pas le serf fuitif que l’en li demande s’il - s’enfuist, et cil qui la nef que l’en li demande mist en mer par - tempeste se ele i perist.

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- § {6.1.37} Ulpianus. Julianus. -
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Julien dit : se je faz edefice en autrui ere que j’é achetee en - bone foi, et se je fis l’edefice en celui tens que je savoie bien - que ele estoit autrui, veon se barre me vaut rien s’ele ne me vaut - par aventure por le domage que g’i é. Et je cuit que ele ne li vaut - rien, car puis que il estoit certains que la chose estoit autrui, il - n’i dut pas fere edefice, mes l’en li sofrera à oster son edefice - que il i a fet sanz fere domage au segnor qui la chose est.

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- § {6.1.38} Celsus. In fundo. -
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Tu feis edefice en autrui teneure que tu avoies achetee comme [47vA] - fos om, plantas arbres, enprés l’en la te tost ; li bons juiges - en fera droit diversement par les persones et par les causes. Posé - que li sires eust fet ce que tu i fais, il te rendra ton despans por - avoir sa teneure de tant comme il est enmandé celui leu ; et se - la chose crieue, il rendra solemant ce que il i a despendu. Posé que - il soit povre, se l’en le force à rendre, ce que il a mis en mesons - en bone foi li sera il rendu ; il soffist à toi que l’en te - soffre à oster ce que tu i as mis en tel meniere que la teneure ne - soit enpiree plus que estoit avant que l’en i feist edefice. ¶ Nos - establisons encore que se li sires est prez de doner autretant comme - cil qui la tient en doit avoir quant les choses seront ostees, bien - l’et s’il veaut, car l’en ne doit pas sostenir les malices es genz. - Quar se tu veaus rere les pointures que as mises, ne tu ne les puez - oster sanz enpirer la meson. Posé que li sires qui ara la meson la - vende de maintenant, s’il ne rant tant comme nos dison que il - convient rendre au commaincement, li plusor dient : quant ce - sera osté, il sera condempné.

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- § {6.1.39} Ulpianus. Redemptores. -
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Cil qui rachatent et font edefices dou lor, la mesieres sunt de - maintenant à celui en qui terre il sont fetes. ¶ {1} Julien dit à - droit que fame qui engage sa teneure, ja set ce que li creancier - l’et mis en autre mein, ele puet avoir aucion en la chose - demander.

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- § {6.1.40} Gaius. Quia. -
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Quar il n’est pas apparissant que li creancier ait vendu nul - gage.

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- § {6.1.41} Ulpianus. Si quis in hanc lege. -
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Se aucun achate par tel convenance meillor que il lesse celi marchié, - enprés la convenance ostee il ne puet user de aucion à demander la - chose. ¶ Se teneure est baillie à aucun dusqu’à .i. jor avant que il - soit issit baillie, il puet avoir aucion en la chose, mes enprés il - ne porra. ¶ {1} Se ser ou fiz qui n’est pas hors dou poer an pere - [47vB] me vent une teneure et m’an sesit comme cil qui poer en a, - j’é aucion à la chose demander ; et s’il balle la chose par la - volenté au seignor, ausit en doit l’en dire : comme dou - procurator qui vent la chose par la volenté au seignor ou la baille, - il m’a pareille aucion à la chose demander.

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- § {6.1.42} Paulus. Si in rem. -
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Se l’en demande aucune chose, ja set ce que li eir à celui qui tient - soit asos s’il ne tient, se li morz fist aucun conchiement, li hers - en sera condempné.

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- § {6.1.43} Idem. Que religiosis. -
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Ce que se tient à religion est lor ; et por ce les pierres qui - sont oncore à mestre en ovre du quel soent ostees de leenz ne puent - estre chalongees. L’en secort au demandeor par aucion de fet que cil - que prist les pierres est tenuz de rendre les. Et se l’an met autrui - perres en autrui teneure sanz la volenté au seignor, s’il en oste - une partie sanz tot depecer por autres mestres, el porront estre - chalengies ; et s’el sunt ostees por mestre arieres, li sires - les puet ausi demander.

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- § {6.1.44} Gaius. Fructus. -
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Li fruit qui pendent sont une partie de la teneure.

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- § {6.1.48} Papinien. Sumptus. -
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Despens que l’en voit que cil que tint en bone foi a fet en autrui - teneure ne puent estre demandé de celui qui dona la teneure, ne de - celui qui la demande ; ainz les garde par la reson de equité et - de son office li juige, et par barre de tricherie que l’en met - encontre, se li despens montent plus que li fruit qui ont esté pris - avant que li plez fust entammz ; et li sires à qui est la - teneure emendee est tenuz de randre le despens.

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- § {6.1.49} Celsus. Solum. -
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Je cuit que la terre est une partie des mesons ; et ausit est - desoz comme la mer est soz les nés. {1} C’est mien qui remaint de ma - chose de qui j’é poer de chalongier.

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- § {6.1.50} Calistratus. Si ager. -
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Se un champ apartient à aucun par cause d’achest, il ne por[48rA]ra - user droitement de ceste aucion dusque il soit sesi dou champ. {1} - Mes li hers puet droitement pledoier de ce qu’avint à l’eritage, tot - ne soit il pas sesi.

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- § {6.1.51} Ponponius. Si in rem. -
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Se l’en n’a chose demandee et sentence soit donee contre l’eir, la - cope et la tricherie à l’oir vient en cest juigement.

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- § {6.1.52} Julianus. Cum aut. -
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Quant cil qui tient la teneure la lesse à tenir par tricherie avent - que li plez soit entamnz, li heir à celui ne puent estre forciez de - recevoir sus aus le plet par aucion de plet ; mes l’en puet - avoir contre aus aucion de fet par qui il seront forciez de randre - que il ont plus de celui plet et de cele chose.

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- § {6.1.53} Pomponius. Si fundi. -
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Se cil qui tient malement la teneure la coutive et il seme et i ente, - se l’en tost, il ne puet oster ce que il a enté ne semé.

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- § {6.1.54} Ulpianus. Inter. -
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Il a moult grant difference entre office de demandeor et de celui à - qui l’en demande. Ne enprés ce, se aucuns set que cele chose li - apartienge, il pert sa seignorie s’il la lesse comme esbahi à celi - qui la demandoit.

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- § {6.1.55} Julianus. Si possessor. -
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Se cil qui tient la teneure muert avant que juigemant soit donez et - lesse .ii. hers, et se l’en le demande à l’un de cez qui tot tenoit, - l’en ne dote pas que il ne doie estre condampnez por le tot.

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- § {6.1.56} Idem. Vendicacion. -
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L’en ne chaloinge pas bestes comme chatel, mes cil à qui l’en a fet - le lés demandera chascun chose.

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- § {6.1.57} Alphenus. Is quo. -
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Cil à qui l’en demandoit la teneure fu tret en plet d’une autre en - non de cele teneure ; l’en demandoit s’il eust la teneure - rendue à l’un et à l’autre par le comandement au juige, et enprés fu - donee sentence segont ce que l’un demandoit, qui il n’i soffrist - .ii. domages ; je di que il convient que il tenist le premier - juigement à celi qui l’en demandoit, et doit l’en commander que il - face gré au porseor ou dont caucion autel comme il eust fet s’il - [48rB] eust le fié gagné.

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- § {6.1.59} Julianus. HabitatorHabitator] Habitor dans le ms.. -
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Cil qui habite en autrui meson i fist fenestres et autres choses - l’enz, li sires de la meson les osta. Je demande se cil qui les - avoit mises les poet demander. Je di que oïl, car ce qui est ajoint - à autrui edefice, tant comme il sont joint, at de l’edefice ; - et puis que il en est osté ce qui est joint, il est ausint comme - devant.

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- § {6.1.61} Ponponius. Lucius. -
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L’en demande à don Gaubert, se l’en li eust afetee sa nef d’autrui - matire, savoir s’ele est por ce soie ; je di que ele li - remoint. Mes s’il eust ce fet en fere la, Julien dit que il ne puit, - quar la seignorie de tote la nef remoint au seignor.

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- § {6.1.62} Ponponius. Si navis. -
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Se cil qui demande la nef il doit ausi prisier et demander les fruiz - qui solent estre venduz por le loage. Et ce n’est mie contraire en - cest quas de celi qui ot la chose ou bail don li hers ne sot rien - qui n’est pas tenu de rendre les osures ; car voiture moismes - sont comme usure, qui n’est pas rendue par nature, est prisee et - receue por droit. Totesvoes, puet l’en demander la voiture por ce - que cil qui tient ne doit pas rendre au demandeor le peril de la - nef ; car s’i le fet, il le fet à son peril. ¶ {1} Et generaument, - quant plet est de celi, de celi qui tient en male foi, por les fruiz - prisier, l’en ‹ne› doit garder s’il les tient en male foi, ou cil - qui les tient les puet avoir, si li leus avoir le pris ; et - ceste sentence loie Julien se il tint en bone foiPassage qui - pose problème..

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- § {6.1.64} Idem. Cum in rem. -
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Quant l’en demande chose certaine, chose est que l’en doit rendre les - fruiz en non de celes choses qui sont à usageusage] ausage dans le ms., répetition de a non pas à fruit.

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- § {6.1.66} Paulus. Non ideo. -
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Nos ne dison pas que aucunne chose soit moins nostre s’ele se depart - de nos se la condicion dou lés ou de la franchise nos remaint.

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- § {6.1.67} Scevola. A tutore. -
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Je achate une meson dou tutor à l’orfelin, je an mene un menesterel - [48vA] à refere la ; se li argent i est trovez, l’an demande à - qui ele apartient. Je di : s’il n’a tresor, ou li argenz est - perduz ou osté par error de cel à qui ele n’apartenoit pas, por ce - ne remanoit pas que ele ne soit à celi à qui ele avoit esté - devant.

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- § {6.1.68} Ulpianus. Qui restituere. -
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Cil à qui li juiges commande que il rende et ne rent pas, par ce que - il dit que il n’a de quoi, la chose que il a doit estre mise en main - de chevalerie par l’ofice ou juige ; et est condenné à rendre - la cause et les fruiz. Et s’il fist par tricherie que il ne poet - rendre, il doit estre condempnez de tant com li averseres porra - jurer por fere traïson. Et s’il ne puet rendre, ne ne fist pas por - quoi il ne poist, il ne pot pas estre condampnz plus que la chose - vaut, c’est à dire par combien li averseres n’on vossist. Ceste - sentence est generau et a leu à totes choses en deffenses ou à - demandes de choses ou de persones par quoi li juiges commande que - l’en rende aucunne chose.

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- § {6.1.69} Paulus. Is. -
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Qui fist par son barat que il ne tenist pas, il fust puniz en ce non, - et li autors ne doit pas doner la caucion et que il et les aucions - que il doit avoir en non de cele cause.

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- § {6.1.70} Ponponius. Nec quasi. -
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Ne il ne fu pas acordé que l’en li donast aucion. Ausi est cele que - l’en done à celi qui achate aucunne chose de celui qui n’est pas - seignor, que chascun met poer par sa rapine d’echeter chose de - seignor à qui il ne plest mie doner por meindre pris que il ne - vaut.

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- § {6.1.71} Paulus. Quod si. -
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Et se cil qui tient fist ce par male tricherie et li autres ne veust - pas jurer, ainz requiert que sis aversaires li soit condempnz por - tant com il no vosist ou por tant comme la chose vaut, l’en doit - fere mesure.

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- § {6.1.72} Ulpianus. Si aucio. -
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Se tu achetas de Tebert la teneure Samfroni et l’en te balle l’argent - paié, et enprés Tebert est heirs Semfroni et il veust cele chose et - balle à autre, droiz est que tu soies posseor, car se le vendeor te - demandast cele chose tu [48vB] mestroies barre contre lui. Et s’i le - porset et tu le demandes, tu uses de replicacion contre l’escepcion - au seignor.

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- § {6.1.73} Idem. In speciali. -
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En aucion especiau n’est pas le porseor forciez dire quel part est - soe de la chose ; ce apartient à celui qui demande, non pas à celui - qui tient ; et c’est tenu en chose qui est vendue de tel qui - vendre ne la puet. {1} Superficiario.

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- § {6.1.74-75} -
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Li prevoz promet à doner aucion en chose demander quant il savra por - quoi à celui de qui il est aparissant qui est en autrui chose qui - l’en rende certaine pension ; et ce dit Ulpien.

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- § {6.1.76} Gaius. Que de tota. -
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Ce qu’est dit de tote la chose chalongier doit l’en entendre d’une - partie, et c’est contenu en l’office au juige segont la partie que - il a, segont ce doit il rendre. ¶ {1} L’en done certaine partie s’il - i a juste cause. Et il i puet avoir droite cause se la loi - falcidiene s’i acorde en testamant por aucion qui n’est pas certeine - de lés ; et c’est à poine delivré par le juige. Et cil à qui - l’en lesse a droite ignorance qui part il doit demander, et itel - aucion li devra l’en ; et issi doit l’en entendre des autres - choses.

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- § {6.1.77} Ulpianus. Quedam. -
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Une feme dona sa teneure à son mari et le don li envoia par unes - letres, et anprés la teneure ele prist de lui ; l’en disoit que - il se devoit deffendre per aucion de chose, si comme cil qui l’avoit - eue par la fame ; et que tot ce qui estoit au champ devoit - estre sien au tens que les letres furent envoees, et ce soffisoit à - baller la possession, tot n’eust ele la teneure aloee.

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- § {6.1.78} Labeo. Si eius. -
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Se tu as tolluz les fruiz de la chose que tu tenoes, qui estoient à - autrui, il ne te convient rien doner en non des fruiz de cele - teneure. Ainz demande l’en, se cil fruiz est por ce fez, por ce que - il les a prisés en son non. ¶ Nos devon entendre «  prise de - fruiz  » s’il ne sont pas pris parfetemant mes conmoinciez à - prandre, que li fruit ne sont plus en la terre, ausi comme s’il i a - olives [49rA] ou grapes sont en la vigne ou en la terre et il n’i a - point d’oile ne de vin tret ne fet ; s’il a ce, l’en atant que - il a les fruiz.

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- § {6.1.79} Idem. Si hominem. -
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Se tu me demandes un home et il est morz enprés ce que li plez est - entamnz, il convient prisier les fruiz tant comme celui virra. ¶ - Paulus dit : je cuit que c’est voir se cil hom ne chet en tel - feblece par quoi ces ovres ne soent enpirees ; car s’il fust en cele - feblece, il convenist que li fruiz fuissant prisiez en non de celui - tens.

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- § {6.1.80} Triphonius. In rem. -
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Nos ne somes pas forciez de user d’aucion en chose demander, car - chascun puet dire que il ne tient pas ; issi que se li - averseres puet l’autre contraindre que il tiegne, il avra la - possession, ja sé ce que il ne prove pas que la chose soit soe.

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- - - VIII. De retret de chalonge. - - -
- § 1. -

Un home achate une meson ; l'en dit que cil qui sont parant au - vendeor de lignage de cele partie don la chose muet, aura la chose par - tant comme ele coste, dedanz l'an et le jor ; et se li acheterres - dit que li an et li jor soit passez, porquoi ne li en veaut respondre, - la chalongierres convindra qu'il enfraigne ce par guaranz, et qu'il fut - à la vante fere, et as deniers paier. Et se batalle est vaincue, par ce - ne perdra pas li acheterres son argent, et se il n'afraint la tenue, li - acheterres tiendra la sésine, et sera jugemanz donez contre le - chalengeor. Et s'il nie qui n'est pas del lignage, et s'il dit qu'il - n'est pas de cel paroi dont la chose muet, en tel chose n'a point de - batalle ; mès par bons tesmoinz qui sachent qu'il soent del lignage - d'oïr et de savoir de cele partie don la chose muet.

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A l'en motrée en chalonge ? Oïl et jor de conseil ; et doit - l'en offrir les deners en la place ; et se aucuns empire la chose - por que ele ne soit chalongié dedanz l'an, le puet-il fere ? L'en - dit que nenil, et s'il amende, aura-il son commencement ? Et l'en - dit que oïl.

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Et se aucuns est en pèlerinage, comme à Rome ou outremer, ou en - lontiengin païs, et li anz passe, puet-il chalongier quant il sera venuz -  ? L'en dit que non : quar il fet ce por son preu. Et se il en - est forspaïsiez por la force de jostice, il i puet chalongier, quant il - revandra ? L'en dit que oïl, et se c'est sanz copes ; ou se - c'est par ses copes, non. Et s'il n'ose venir avant por la force de ses - enemis, puet-il chalongier quant il vendra, et li anz passé ? L'en - dit que oïl, se ce n'est par ses copes.

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Et se l'en li ostroiast, ou qu'il le prist por tant comme un - autre vodroit doner et ne le vost fere, puet-il chalongier ? Et - l'en dit que oïl, car plus est procheins que estranges, et porroit - avenir que la chose li porroist eschoer.

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Se aucuns vant et il requiert à son parant que il autroit la vande ; - il ne l'otroera pas s'il ne veaut, henz ara s'année à retrere.

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- § 2. -

Li sires des choses qui sont soz li, se eles sont vendues, il la doit - avoir s'il veaut, à l'argent paiant, avant que estranges.

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- -
- - - IX. D'usaige. - - -
- § 1. -

Usages si a (est) un servise que aucun a sor aucune teneure. - Usages a droit d'user d'autrui choses, sauve la seignorie des choses. - Usages est en aucun cors, et quant il faut, li autres fautDig., - lib. 7, tit. 1, frag. 1, 2 : de Usufructu et - quemadmodum quis utatur fruatur..

-

Usages doit estre establiz en totes teneures por droit de lès, et par - testament, et par don antre la vis, et puet estre achetez.

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Usages au commencement puet estre establiz o devise o sanz devise, à tans - ou à toz jors.

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Hobligemant d'usage doit tost estre départiz au parties de l'éritage.

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Se aucuns fet édefice en la terre où il a son usage, il ne l'en puet - oster.

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Se aucuns lesse issint toz les fruiz de la teneure, ceste parole est - entandue ausint comme se li usages fust lessiezDig., lib. 7, tit. - 1, frag. 3, 5, 15, pr. ; frag. 20..

-

Usagier n'use mie, s'il n'use ou un autre por lui, si comme cil qui - achate ou qui aloe ou à qui l'en le done, ou cil qui fist son - afere ; et ce iest que se je van usage, tot ne usse li acheterres, - aparaissent est que je tieng l'usage ; et se je le done, je ne - retieng pas la chose se cil n'en useIbid., frag. 38, - 40..

-

Li usagiers ne puet fere noveau édefice sus les paroiz de la meson ; - et s'il est commoinciez, il ne le puet achever, tot ne s'en puisse cil - soffrir. Ne li usages n'en est pas sien s'il ne li est lessié - espéciaument ou establi que l'en puiche fere.

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Aucion de loi Aquiline n'avient pas solement à l'usagier, - mès aucion de serf corrumpu et de injures ; et se l'en ampire le - serf, il le puet demender.

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Celui à qui usages est lessiez, le puet vendre et à estrainge, maugré à - l'oir, par droit et non par costumeDig., lib. 7, tit. 1, frag. 61, - 66, 67..

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Se usages d'ere m'est lesiez, je puis fere une borde por ardoir à la - chose qui est.

-

Se usages est lessiez à Tibert ton serf, et à Gaubert mon serf, autex est - li lés comme s'il fust lessiez à toi et à moi, et por ce n'est pas dote - qu'il ne soit nostres ynéementIbid., frag. 73, 74..

-
- -
- - - X. De jor de consoil et de jor de montrée. - - -
- § 1. -

A totes les foiz que l'en demande à home cors qui ne puet remuer, ne qui - l'en ne puet remuer, l'en doit avoir jor de montrée à la requeste à celi - à qui l'en demende ; et en choses que l'en puet remuer, non. Et - doit l'en avoir jor, l'en doit avoir jor en leu certain et à ore nommée. - Et se aucuns met sus défaut de montrée à celui à qui l'en demende, il - s'en passera par son serement.

-

Or demende l'en quantes foiz il s'en passera par son serement ? Nos - dissons en deus ; et s'il i a contenz, en la tierce foiz bones genz - en seront creuz. Et se li demanderres est si povres qu'il ne puisse arme - avoir, la jostice doit envoier sofisaument, et por le riche et por le - povre, à la requeste au demendeor.

-

Enten : l'en ne doit avoir que deus proves à acuser montrée, et la - tierce doit aler por enqueste et de montrée ; et por montrée ne - nest point de batalle.

-

Se li sires requiert à son home que il li motre son fié, li hons doit - avoir trois quinzeines de motré lou, se mestiers est, et non plus ; - et de vilenage autant.

-

Jor de conseil est à demender à celui à qui l'en demende ; et il le - doit avoir tenable, segont le leu où l'en demende et segont ce que l'en - li demende, por encerchier la vérité de la chose et por venir garniz de garanz de soi deffendre et de demender. L'en doit - avoir jor de conseil de la demende que l'en n'a pas oïe devant - juige ; cele que l'en a oïe, non.

-

L'en ne doit pas avoir jor de conseil en tel cas : de murtre, de - rat, de larrecin, d'omicide, de traïson, de membre tolu, de trêve - demender, ne de chose où il a péril de doner le jor, comme se l'en a une - feme ravie ou pris un home et mis en prison, ou se l'en tient aucune - chose qui puet périr en dementres, ne de nul fet de cors.

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Se aucuns se passe par son serement deus foiz qu'il a eu jor de conseil, - et s'en vot passer la tierce, l'en ne li sofre pas, ainz sera atainz par - tesmoinz qui virent le jor metre ; et tés airemanz sont en cort qui - n'a pas recort, et an cort qui a recort, recort passe.

-

Un home copable demende jor de conseil. Li demenderes dit qu'il l'a eu et - l'ofre à prover ; et copable fet ni sanz deffense. L'en demende - qu'en dit droiz ? Et l'en respont, quant il n'ofre contre la prove - deffense, qu'il pert sa querele, sanz avoir prove, ne autre chose.

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- - - XI. Quex genz devent respondre, quex non. - - -
- § 1. -

Enfes qui est en bail, qui a meins de quinze anz, ne doit respondre - d'éritage, ne de meubles, devant que il ait quinze anz passez, ne ne - puet fere serement ; mes à quinze anz, il doit respondre par le - conseil de sa garde, et par le conseillier li juige, qui doit garder les - orfelins. Mès il ne se combat pas devant qu'il ait vingt anz passez. De - lédissement, s'il le fet, doit-il respondre ? Et l'en dit que oïl, - segont ce que la jostice verra, et la jostice li doit aidier.

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Serf ne doit pas respondre, ne l'en ne (li) doit pas - respondre sanz l'autorité au seignor.

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Desvez ne respont pas, ne l'en ne li doit respondre ; mès l'en doit - respondre à sa garde : car il n'est pas mestiers que ses drois - périsse.

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L'en ne respont pas à feme qui a son seignor, se n'est par le - commendement son seignor, ou ses sires ne li en done poer de fere aucune - marcheandise. Et se ele fet lédissement à aucun, respondra-ele ? - Oïl, de toz les lédissemanz qu'ele fet en cors. Et se ses sires est - outre mer ou hors dou païs en lontaing leu, respondra-ele ? Oïl, de - lédissement et de la chose de quoi sis sires li a doné - poer ; et de héritages et de autre chose, non.

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L'en respont à muet et muet respont par signe : car tot ne puisse-il - parler, se consant-il bien par signe en ce que l'en dit por lui. L'en - doit respondre à sort, et il doit respondre ; et à orb.

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L'en ne doit pas respondre à aucun por communeté, s'il ne monstre - privilége qu'il ait tel poir ; ne à chapitre, ne à religios, ne à - évesque, ne à baron, ne à grant home qui a grant aministracion. Simple - chevaliers, ne simple clers, ne borjois, ne maine persone, ne puet metre - procurator por soi, se il ne sont empeschié de maledie reséente, et lors - l'en doit respondre à son procurator.

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L'en ne doit mie respondre à fame por mari, ne à mari por fame, ne au fiz - por père, ne au père por filz, s'il n'est en son poir.

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L'en doit respondre à toz procurators de roi et de chapitre et - d'université.

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- - - XII. De trives fere doner. - - -
- § 1. -

L'en dit ci que l'en doit trives fere doner en toz tens et en totes - hores, ne que ce ne doit estre alongié : car trive si est sauvement - de cors d'ome et sauvement de biens desus terre ; et oste achoison - que nus ne forsface, et est alongement de vie, et est espérence de - pez ; et garde home de péchier. Et por ce que toz biens en vienent - et toz maus en doivent remaindre, c'est si haute chose que nus ne la - doit alongier que ele ne soit donée.

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- - - XIII. D'usaiges lessiez. - - -
- § 1. -

A totes les foiz que usages est lessiez à plusors, et je le dement, je - dement à droit que acroissement est lessiez ; et s'il est lessiez - deviséement à chascun sa part de la chose, lors n'i a-il point de poer - d'acroistre.

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L'en demende se li usages est lessiez à un serf commeun, si est conquis à - l'un seignor et à l'autre, et se li uns refuse sa part, se li autres - aura tôt ? Et il set que li usages ne soit pas aquis par ynées - parties ; mès à seignors ; totesvoes ne doit l'en - pas regarder à la persone des seignors ; mès à la persone de celui - à qui li usages doit apartenir ; et l'en dit que à l'un des - seignors usagiers nont pas la seignorie. Quar se usages est lessiez à - moi et à toi, se li uns le refuise, li autres aura totDig., lib. - 7, tit. 2, frag. 1, pr. § 1  : de Usufructu - aderescendo..

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Se seignorie de teneure t'est lessié, et li usages m'est lessiez, et à - toi et à men iers ; ge et mon eir (men iers) i avons - les does parz en l'usage, et une partie dou tierz sera mellée à la - seignorie. Et se ge ou mon eirs muons nostre estat, li tierz sera - départiz antre toi et l'un des noz, ausint comme cil qui ne mua pas son - estat i eit la moistié, et la seignorie l'autre, ou moitié li - remaigneIbid., frag. 4..

-

Se porpriere (propriété) de teneure est lessié de deus, et - l'usage à un, li dui n'avront pas les deus parz, mès la moitié ; et - li fruitier la moitié ; et encontre se l'en lesse à un ou à deus la - teneure.

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Quant chascun des hers lessent usages d'une moisme chose à cex à qui l'en - a lessié, aparissant est que li premier (fruitier) soient - sevré, ausi comme fruit d'une meisme chose fu lessiée à deus parties, et - por ce droiture d'acorostre ne part sanz à nosDig. lib. 7, tit. 2, - frag. 9, 11..

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- - - XIV. Quant le jor d'usaige cesse. - - -
- § 1. -

Jà sé (soit) ce que usages de fruiz soit establiz por user, - par aucun servise que celi fet qui en use, tote voies avient le jor une - foiz ; ausint comme se l'en lesse une chose à aucun, ou par mois, - ou par jorz, ou par anz, li jorz de lès avient, dom il avient que l'en - le puet demender. Et se usages est lessiez à chascun jor, l'en demende - s'il doit  ? Et je ne cuit pas qu'il doie avenir une foiz, mès par - le tens qui est establiz, s'il i a plusheirs lès en celi à qui usages - est lesiez à un jor et puis à autre. Et por ce, se usages est lessiez - que ne puet pas estre pris chascun jor, li lès sera bons, et cil aront - le lès qui porront user. Mès li usages ne puet avenir, dusques li - héritages soit demendez. Lors est establiz usages, quant aucuns en puet - user ; par ceste reson, se usage est lessiez à serf héritier, Adan - dit que jà sé ce que ces autres lès soent coneuz à - l'éritage, l'en i doit entendre la persone au seignor, que l'en ait - l'usage et le fruit. Et dit l'en que cil qui demende avant le jor de - l'usage, que li fet malDig., lib. 7, tit. 3, frag. 1 : Quando dies ususfructus legati cedat..

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- § 2. -

Commun de pais se plaint de Gaubert qui a clos son pré à fossez, com li - usages dou païs soit tex que les bêtes dou païs doivent aler partot, en - tens qui n'est deffensables. A ce respont Gaubert que la chose est soe, - et li communs riens n'i tient de lui. Les choses devant queneues, dit - droiz que il puet clore son pré ; et quant bestes corront - communémant par toz les prez, voie sera fete à corre ou pré clos ; - et quant deffense vandra, cil cui est li prez porra atoper la voie - dusque deffense soit passée.

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- - - XV. De us sési ou perdu. - - -
- § 1. -

Certaine chose est que l'en ne pert pas usage par muement d'estat, - solemant en pert l'en la demende. Et poi i a de regart se li usages est - establiz en choses ou par la garde au prévost ; et issi qui vent - ausi comme baillié ; et unsaages (usages) establi en - teneure qui doit paage, est perdu par apeticement d'atat. Et issint est - perdu se l'en i a (est) establi ; et se aucuns mue son - estat avant qu'il ait demendé le éritage, ou avant que li jorz soit - venuz, voirs est qu'il ne le pert pasIbid., tit. 4, frag. 1, - pr. ; § 2 : Quibus modis ususfructus vel usus - amittatur..

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Acordé est que usages faut par une meson dechastée, ausint comme se - usages de meson i m'est lessié, et ele déchiet ou art ; sanz dote - lors et certaine chose est, se la meson ardet, l'en ne doit pas loage ne - de l'aire ne des pareiz.

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Se usages d'eue (d'ere) est lessiez, et atant, certaine - chose est que la chose est muée. Et se li sires fet ce par tricherie, il - i sera tenuzIbid., frag. 5, § 2, 3..

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Ne aler ne venir par une terre n'et perdu par muement de seignorie. - Acordé est que usages de certaine partie ou qui n'est pas certaine, est - perdu, quant l'en n'use.

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La char et le cuir de la beste morte n'est pas conté au fruit ; li - us faut menois que la beste est morte.

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Se usages de deniers sont lessiez, l'en doit doner caucion - et de mobles ausintDig., lib. 7, tit. 4, frag. 19, 25, 30 et tit. - 5 : de Usufructu earum rerum quae usu consumantur - vel minuuntur..

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Usages ne (nu)) est establiz sanz fruiz, et est establiz en - autre menière ou home, comme usage et fruiz est establiz.

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Cil à qui usages est lessiez puet user ; mès il n'a point de - fruit.

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Il convient voer de chescun usage de meson : se ele est lessié au - mari ou à la feme ; se ele est lessié au mari, il puet abiter - solement et lui et sa mesnie et si serjanz, et il puet recevoir genz et - habergier ; et sa fame puet recevoir ce que sis sires puet - recevoir, ne il ne Ii loit pas à recevoir ôtes à qui il ne li loit pas à - abiter honestemantIbid., tit. 8, frag. 1, 2, 6, 7 : de Usu et habitatione..

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Se usage de teneure est lessiée, ce est men que de fruiz, et nus n'an - dote ; et l'en doit voer qu'il a en celi plet, et l'en dit qu'il - puet estre an la teneure, et en puet user trampéement, sanz - déreson ; mès il ne puet vendre, ne doner, ne engagier, ne prêter - son usage ; mès il le puet quiter au seignor.

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Il doit avoir son plain usage, tot soit-il lessié à sa vie. Li sires doit - venir à prandre les fruiz, et il doit demorer tant qu'il soit coilli. Et - estre (outre) son mesage, il aura poer de esbargier iqui - aucunes genz, et de qui puet avoir son usage iqui de chascun jor au - cortiz, an pomes, an chos et en estrain, et autres menues choses, si - qu'il n'en face desloi ; ne il ne usera pas ne au pur fust, n'à - choses qui sont laborées por vendre, ne des fromenz ; et doit avoir - son usages à choses qu'il set de la teneure, de ce qui apartient à son - vivre, et lui et li sien. L'en doit avant une chose fere à l'usagier - plus largemant comme por la désireté à celi à qui li usages est - lessiez ; et puet porter l'usage an sa mesonIbid., frag. 10, - § 4 ; frag. 11, 12, § 1..

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Et se usages de bestes est lessiez, ausi comme de berbis ou de mostons, - il aura les fiens por fumer le champ ; mès il n'aura pas l'usage de - la laine, ne des aigneaus, ne do let ; car je cuit que ce est en - fruit ; mès il doit avoir un poi dou let, car li don ne doivent pas - estre si estréciez.

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Se usages et (ès) bos est lessiez, il aura tot l'usage, à - arer et à fere totes choses que bos devent fere.

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Se usages de haraz est lessiez, l'en doit veer s'il le puet - et doit danter (dompter) et metre le à fere bone. Et se cil - est charetiers à qui l'usage de haraz est lessiez, je ne cuit pas qu'il - en puisse user : car il est aparissant qu'il a loé. Mès se cil qui - fist le testament set qu'il soit de tele vie, et tex menestères, il - apert que il fist le testament qu'il pensa de tel usageDig., lib. - 7, tit. 8, frag. 12, § 2-4..

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Se usage de meson est lessiez sanz fruiz, li refez de la meson est - commune.

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An meson amender ausint a l'er com l'usagier. Or veons se li ers prant - solemant le fruit, si la doit refere ? Se la chose est tele, don li - usages est lessiez, que li heirs n'en puisse pas avoir les fruiz, cil à - qui li lès est, doit refere la meson.

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Cil qui a la propriété de la chose ne puet muer la chose don l'an use, an - autre forme, que il ne puet empirer la cause à l'usajuer ; il - l'ampire quant il la mest en autre estat que ele n'estoitIbid., - frag. 18, 23..

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- - - XVI. De us et des fruiz avoir. - - -
- § 1. -

Se usage d'aucune chose de fruiz est lessié, il fust avis à plusors que - ce fust droiz que cil à qui l'en a fet lès, doigne caucion por lui qu'il - en usera à l'agart de bones genz, et quant il ne tandra plus ne l'us, ne - l'usage, ne les fruiz, il randra ce que remoindra. Ceste promesse doit - estre fete, se la chose est muble, segunt costume ; de l'autre, - non ; mès segont droit, il doitIbid., tit. 9, frag. 9, § 1, - pr. § 1. Usufructuarius quemadmodum caveat..

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Il doit donc doner caucion par agart de prodome, de garder ce qu'il - prandra au fruiz, c'est-à-dire qu'il n'empire la chose et qu'il la face - ausit bien comme il feroit la soe. Et doit l'en mestre en escrit qu'il - ait (quelle est) la chose, et se péris dou mal est, si que - l'en puisse apercevoir si l'ont empirié ou non. Il m'est avis et meuz - estoit de doner caucion par promesse, que se aucuns n'en use à l'agart - de prodome, que la promesse soit perdue menois ; ne nos n'entendun - (n'attendons) pas que li usaiges soit - perduzIbid., frag, 1, § 3-5..

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Ceste promesse a deus causes : l'une est se aucuns a - uusé autrement qu'il ne doit et prodome l'esgarde ; l'autre est de - rendre l'usage et le fruit. Et la première set aperdue menois que cil - usera autrement qu'il ne doit ; et l'autre, (quand l') - usage et li fruiz sera finez. Tuit li quas seront contenu en ceste - promesse, par qui usages et fruiz est perduz.

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Nos entendon que usages et fruiz, si n'est tenuz par droit, tot soit-il - lessiez, et la promesse sera perdue, ausi comme s'il lessoit à tenir ce - qu'il n'avoit pas comoincié. Se le fruitier a la propriété, li usages - faudraDig., lib. 7, tit 9, frag. 1, § 6 ; frag. 3, pr. § - 1 ; frag. 4..

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- - - XVII. De usaiges de fruiz et de sésine de cité. - - -
- § 1. -

Servises sont de gens, si comme usages et fruiz ; ou servises sont - de choses, si comme de teneures de viles et de citez.

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Li seignors des mesons communes n'i puet par soi sol metre servise. Li un - sont en terre, li autre dehors.

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Certaine chose est que l'en puet mestre mesure en servise. Ausit com l'en - devise que chascun le ira por la teneure, ou ausi com l'en aille por un - senter, et n'i portera l'en que certaine laeceDig., lib. 8, tit. - 1, frag. 1-3 : de Servitutibus..

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Voie à aler puiser eue, et porquoi sont establies en ces menières et en - autretex comme nos avons dit que usages est establiz.

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Usage de servise puet estre establiz en tens, si comme aucuns a son usage - en aucune chose de tierce jusque à none, ou de hui à por demain. Servise - puet estre ou lessié ou establi sor certaine partie de la teneure. Se - l'en ostroie à avoir aucun usage par autrui teneure, il ne doit mie aler - parmi la costure, parmi les blez, ne par la meson, quant il puet aler - alors sanz fere domage : quar tex choses sont acestés, tot non die - l'en pas.

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Se je lesse voie où l'en ne puet aler, l'an dit que l'en puet bien fere - tant que l'en i puisse aler, et que l'en i et (ait) - voieIbid., frag. 5, 6, 9..

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Servise de voie à cemetire est de droit privé, et por ce le puet l'en - chalongier au segnor cui la teneure est ; et cest servise puet - estre aquis por la religion de l'enteremant. Se c'est - commun leu ou commune voie, commun service d'aler où il puet estre - mis ; mès l'en n'i puet fere droit, et l'en siaut demender au - prince que l'en puisse mener eue par commune voie, sanz fere domage à la - communauté.

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Religios leu ne pot servise de voe avoir : quar nus ne doie aler par - celi leuDig., lib. 8, tit. 1, frag. 14, § 1, 2..

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Partie de voie, d'aler et de venir, et de mener eue, ne puet estre - engagie : car lor usages n'est pas départiz ; et por ce, se li - prometeor muert et lesse plusors heirs, chascun demende la voie toute, - et s'il lesse un heir. L'en demende se l'en puet mestre servise à la - teneure que aucun vant ? Et l'en dit que oïlIbid., frag. 17, - 19..

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Se terre est commune ou voie commune, il n'enpeeche pas servise d'aler et - de venir, et d'élever sa meson plus haut, ne de chevroner, ne de covrir, - ne d'abatre ; et ele empêche servise de plue et d'agoz, et le ciel - qui est desus doit estre délivreDig., tit. 2, frag. 1 : de Servitutibus prœdiorum urbanorum..

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- - - XVIII. De servises de citez. - - -
- § 1. -

Li droiz des teneures de citez est tel : d'élever sa meson plus - haut, et de peticier la voiue (vue) son voisin ou non, ou - de metre gotère en la meson son vesin ou non, ou de metre chevrons ou - non an la mesière, ou de oster ou de recovrir, et de fere itex choses - assez. Et cest servise est que l'en ne renuise la vée : là où - servise de veue est establie, c'est establi que li voisin ne nos tole - nostre veue ; et quant cil servises est mis en autre meson, que - l'en ne nuise à la veue, nos avon ce que nostre voisins ne puitche, - contre nostre volenté, sa meson plus haute lever, et qu'il ne puisse par - ce apeticier la clarté de noz mesonsIbid., frag. 2-4..

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Nos devon entendre au servise celui à qui l'en fet contre sa volenté, non - pas solemant celui qui contredit ; mès celi qui ne s'i - consant ; et por ce dit l'en que li enfant et li desvé sont - ausint ; et ces paroles ne sunt pas raportées an fet qui à - droit.

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La chose qui sont par natureles communes, li uns ou li autres des voisins ne a poer de la dépecier, ne de refere la : - car li uns ne li autres n'en est sires. Mès se li juiges voit qu'il i - ait reson en amender les, bien le puet commender par droitDig., - lib. 8, tit. 2, frag. 5, 8..

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L'en n'a nulle aucion contre celi qui tost la clarté de mesons son vesin, - an fesant la soe plus haut, quant servise n'i est deuz. J'é - (j'ai) deus mesons, je t'an lesse les unes, tu lièves - l'autre : l'an demende se le puet fere, quant il tost la clarté à - l'autre ? Et l'en dit que non, por quoi la clarté vienge de costé, - qui post (vost) nuire à la clarté des mesons son et vesin. - Por fere un édefice, il doit savoir qu'il doit garder et la forme - l'estat des ancienes mesons. Se tu et tis voisins ne poez acorder an - fere voz mesons, li juiges vos donra arbitres. Une chose et autre est - gardée, que l'an ne nuise à clartez des mesons, et que l'uns n'et plus - voie que l'autres ; et qui tole la clarté son voisin et quanquez a - fet an nuissement de tolir la clarté, pot estre deffanduIbid., - frag. 9, 10, 11, 15..

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Se l'an doit servise, l'en puet deffendre à cetui qui tost la clarté, - qu'il face si son afere qu'il ne tole à l'autre la clarté, si qu'il voie - sa lumère, c'est le ciel. Et il a defference entre veue et lumère : - car veue est d'en bas et lumère d'an haut. Et se aucuns plante d'en bas - por tolir la lumère, l'en dit qu'il fet tort : quar li umbres nuist - que l'en ne puet voir le ciel ; me (mès) si tost le - soloil sanz plus, et l'en voie le ciel, il ne tost mie la - clartéDig., frag. 15, 16..

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Usères d'esgoz est nécesseires, là où il est sanz meffet ; il ne - porte pas tenue s'il n'est apertement seuz.

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Se li conduiz par qui il viegne eue à ma meson, me sont estopé, g'é - aucion contre toi de fet et de domage que tu m'as fet.

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Gefroi de la - Chapele dit que l'en ne puet avoir conduit joint à la meson - commune qui reçoit l'aau, ou de ciel, ou de marois ; et l'en ne - puet deffendre son voisin qu'il i ait son agot gote (joste) - la paroi commune ; mès s'il voloit mener l'eau par conduit, et ele - néust à la paroi, l'en la porroit deffendreIbid., frag. 17, § 3, - frag. 18, 19..

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Se j'é mon chevron en ta paroi, et je jeuse, par ce doit l'en avoir - commune au tré, ou se mon fust est en ta mesière. An quequez manière que agos soit conquis, l'en le puet haucier, et de ce - amende li agoz ; et quant il sera plus haut, il cherra plus - légièrement et plus droit. Nos poon fere l'agot plus légier péant ; - non ausint est de fluve qui chiet par agotDig., lib. 8, tit. 2, - frag. 20, pr. ; § 5..

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Nus de deus seignors, en chose de servise commune, ne puet rien fere - contre la volenté à l'autre, ne deffandre que la chose ne soit à l'un ne - à l'autre ; et por les granz contenz, fet l'en aucune foiz la chose - partir ; et par aucion de ce aconsit aucune foiz le compaignon que - l'ovre ne se face, ou que l'en oste l'ovre qui est fete, s'il est pro à - la compaignieIbid., frag. 26..

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Se ge et tu avons mesons communes, et aucune chose de ces mesons est mise - à tort en ma meson, j'é contre toi aucion, et ausi sera se tu mez à tort - aucune chose en ma meson.

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Se tu veaus édefier en ere commune, li compainz le te pot deffendre, tot - t'ait ton voisin doné congié de édefier ; mès tu n'as poer de - édefier contre la volenté ton compaignon à chose commune. Qui a usé - d'agot mestre, doit estre naturés et perdurableDig., frag. 27, 28, - in fine..

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Se aucuns a meson, por achat, qui servoit à soes mesons, li servises est - mellez et ostez ; et s'il le veaut vendre de chief, li servise il - doit estre mis noméement.

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Se je aquier une partie de la teneure qui me servoit ou à qui je serf, li - servises n'est pas meslez : car il est retenuz an partie. Et issint - se mes teneures servent à tes teneures, et tu me balles une partie des - tenues, et ge ausint des mois, li servises remaint. Et usages qui est - aquis ou tenu, ou de çà ou de là, n'antre-ront - (n'interrompt) pas l'usage. Nus ne pot emporter servise - en propres édefices, fors cex qui sont ; et se aucuns à qui li - édefice son sien a neveu, que l'un ne puisse nuire à l'autre, li doivent - remenoir à l'ancien achatIbid., frag. 30-39..

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- - - - XIX. De servises de villeDans le manuscrit, ce titre est réuni au - précédent, et la rubrique transportée au titre suivant.. - - -
- § 1. -

Servise de teneures de vile sont itex : aler, mener charroi, voie, - conduit d'eue. Il i a droiture d'aler et de venir à genz, et de mener - sagement, et de mener sa charrete ; et qui a son aler, n'i a pas à - mener ce qu'il veaut ; et qui puet mener ce qu'il veaut, il i pot - aler et en puet user sanz véement. Voie est droiture d'aler et de venir, - et contient en fiez (soi) aler et mener sa chose. Mènement - de eue est droiture de mener eue par autrui chose.

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L'en doit conter à droiture d'une teneure, puiser et abruver ses bêtes, - et droiture de pestre là, si et de fere i la chous, et de sablon foïr. - Et il le convient tot ce soffrir, et l'ofice au juige le commande - issintDig., lib. 8, tit. 3, frag. 1 : de - Servitutibus prœdiorum rusticorum..

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Les servises des teneures de vile sunt que l'en puet plus haut lever sa - meson en son siége, ou sa couverture ; et conduit d'eue, ou puiser - la par un meismes leu puet l'en, ou plusors, que l'en les i puisse mener - an un meismes jor.

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Et servise puet issint estre mis que li buef qui gaaigent les teneures - pessent ou champ au veisin, et issit le dit l'en.

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L'en dit que li fruiz doit estre asemblez en la moison son voisin, et que - l'en pregne cherniers ou bois son voisin, et espoes ses vignes. Qui a - droit de puisier, aparissant est qu'il i a sa voie à puisier ; et - ausint dou commun droit. Et qui ne i a puisier, n'i est - (ait) pas l'alier, et qui n'i a l'alier, n'i a pas le - puissierIbid., frag. 2, 3..

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Servise de pestre bêtes et de mener les à l'eue, apartient plus à la - servitute de la teneure que à la persone au seignor, se la servitut - n'est donée plus por la persone que por la teneureIbid., frag. - 4..

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Qui a son erre, a son mènement solement, et puet mener char et jumanz, ne - il ne puet ne l'un ne l'autre trere per erre, ne l'an n'i puet aler - parmi : car s'il fesoit ce, il ne lo feroit pas par grâce d'aler - parmi, et por ce meismes porroit le fruit ampirier. Et cil qui ont voie - i ont droit d'aler et de venir parmi, et de mener lor - choses, et d'aler lance levée, por qu'il n'ampire les fruizDig., - lib. 8, tit. 3, frag. 7..

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Lesse de charrière donée tient an atandu onze piez ; et de chemin - fere, vingt-deus piez, et de santer, quatre piez. L'en puet establir - servise, si comme eue corre et mener sagement, s'il i eust servitute à - quérir eue à édefice qui n'est pas fet. J'é droit d'aler et de charrete - mener par teneure qui est à plusors, et par le reson de toi puet-il - estre desevréemant lesséIbid., frag. 8, 10..

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Antre aler et mener sa chose a aucune différence : aler est là où - aucun ne puet aler à pié, c'est mainement ; et là ou aucun puet - mener sa charrete, c'est meners et alers.

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Champ ou vigne qui est enserrée en autres, doit avoir sa voe au plus près - dou chemin, sanz le domage à voisin. S'il est contenz de voie, li - arbitres le doit establir ; et s'ele est nomez sanz dire la lesse, - ausint va par ma terre, la voie i est par tot au moins domage que l'en - porraIbid., frag. 12-13.

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Emprès l'en dit que n'est pas reson que l'en aille en ma terre contre ma - volenté, ne sor mon deffens.

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Servitute est perduz par xLe chiffre est douteux - dans le manuscrit. anz d'espace, se l'en n'en use an nule - chose ; autrement, non.

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Se je puis mener hiau par atrée, tu n'i puez édifier sanz ma volenté.

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Servise ne puet estre naturelmant, quant il ne viant de nature.

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Une fontene nest en mon champ ; je la met par mon champ et li done à - boivre. Mi voisin desoz en grondent. Et l'en dit que je le puis - fere : quar maus seroet se li chans où la fontoine croît muert de - soi (soif), et li autre eusent à boivreDig., frag. - 16, 18, 20..

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Je ne puis acompoigner autre en servise que j'é an la teneure.

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Se ge te vant certaine partie de ma teneure ou li droiz de iau at - (est), li don doit estre ausint en la vente : quar - je ne puis pas vendre ce qui est autrui que autrui n'i et - (ait) son usageIbid., frag. 24. 25..

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L'en ne puet usager oster, tot li face l'en autant de bonté -  : quar se chose puet valoir miauz ; quar il est sires de - l'usage, tout li donge l'en la value de l'usage.

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Uns de deus compainz communs de champ, se il sofre à aucun qu'il aille et - viegne parmi, il ne fet riens ; et por ce, se dui chams qui servent - l'un et l'autre sont à communauté entre aus, por ce que acordable chose - est que servise est tenuz en partie, li uns ne puet lessier à l'autre. - Tot soit ou da conpenon (un des compagnons) sol à qui li - servises est donez, por ce qui n'est pas deu à la persone qui a la - teneure, ne franchise par un d'aus, ne servise n'i porra estre - lessiezDig., lib. 8, tit. 3, frag. 34, pr..

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Se fontaine sèche don li ruissiaus vient, et cil ruissiaus retornent - après à sa fontaine, l'an demende se cil doiz estre perduz ? Et - l'en respont que li rois avoit mandé itex paroles : Cil qui solent - amener le ruisiau de la teneure de Flori, l'an dit qu'il ont oi - (eu) aucun tens usage de la fontaine, et qu'il ne le - puet ore avoir, par là qui la fontoine est séchie, et anprès sera - comoincée à avoir son cors ; l'en requiéra droit contre qui n'ont - pas perdu par lor négligence, ne par lor cope, lor soit randu. Et je - cuit, por ce que lor requeste est droite, que l'en la secorre en ceste - partie : ainsint que li droiz, que il lor eit avant, quant la - fontene ne puet tenir à aus, si voil qui lor soit randuzIbid., - frag. 34, § 1 ; frag. 35..

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Se cil qui est sires de deus teneures, en baille une, par tel convant que - cil qui ele est, la serve à celui qui la tient, ou li autres à celui qui - est baillié, li servises est mis à droit. Se je sui heir à celi, laquel - teneure me servoit, et je te vant l'éritage, le servise doit estre - atabliz à l'aucion qui est : car cest fet que tu es hers est veue - chose. Qui ostroie à aler ou à mener par certains leu, l'an le puet - ostroier par celui leu à pluisors. Ausit comme se aucuns fit sa mesons - serves à son voisin, por ce ne remoint pas qui ne puisse fere serves à - qui il vodraDig., tit. 4, frag 3, 9, 15 : Communia prœdiorum tam urbanorum quam - rusticorum..

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- - - - XX. De servise de vileCet intitulé inexact ne se trouve nulle part - rectifié dans le manuscrit.. - - -
- § 1. -

Les aucions des servises de vile et de citez sunt à cex qui les teneures - sont. Li cemetire ne sont mie de nostre seignorie ; mès nos i poon - chalongier la voie à aler an cementire.

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Aucion de servise de vile aviant à nos, à l'esemple de celes qui - apartienent à husage et à fruiz, que de reconnoissance, que de - niance.

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La reconnoissance avient au seignor qui le nieDig., lib. 8, tit. 5, - frag. 1, 2, pr. : Si servitus vindicetur vel ad - alium pertinere negetur..

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Ceste aucion reconnoissance ne viant à nuli que au seignor de la teneure -  ; ne nus ne puet chalongier servise, fors cil qui a sa voie en la - teneure voisine, o qui il dit qu'il a servise.

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L'en dit que servise de lo méen et fruiz est lessié, doit siure i tos los - de la teneure : par on (par où) cil l'establi que i - ostroièret l'usage et le fruit ; quar l'en ne doit pas voier qui - est ostroié au fruitier par grâce de prandre les fruiz, ce n'est pas - servise  ; quar servise ne peust estre deu au fruitier - solement ; mès s'il est deu à la teneure, li fruitiers an - useraDig., frag. 2,§ 1, 2..

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- § 2. -

Anprès l'en dit que li fruitiers doit user de deffendre voie, se l'an an - a usé ceste année : allors de droit, si comme en aucion de - reconnoissance ; allors de fet, si come en ceste deffense ; et - issit le dient li sage. Car se cil qui fist le testamant en hussa, l'en - doit au fruitier doner bone deffense, ausint comme ces deffenses - avienent à l'oir, ou à l'achateor. Et s'il achate une partie, ausint en - doit l'en direIbid., frag. 2, § 3, frag. 3..

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Li cors dou leu n'est pas au seignor à qui est donez le servise ; - mès il i a son droit d'i alier. Cil qui (a) aler sanz - mener, ou mener sanz aler, aura aucion de serviseIbid., frag. 4, - pr. § 1..

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Se aucun a usé d'aucun usage, il retient sa droiture comme sésine, comme - si l'avoit gaignée por voir mestre. Il n'est pas mestier qu'il die par - quel droit li an establie, ou par lès ou par autre menière ; mès il - a bone aucion qu'il monstre par aans que il a heu celui - usage, ne qu'il ne l'a eu ne por force, ne an respost, ne par prière. - L'en porra avoir ceste aucion, non pas solement contre celui en qui - champ l'eue sort, ou par qui teneure el est menée, qui à toz porra - plédier de ce, si destorbe le cors de l'eue, à l'esemplère de autres - servises. Et généremant, quiconques empêchera le cors de l'eue, l'en - porra avoir contre lui ceste aucionDig., lib. 8, tit. 5, frag. - 10..

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Le conduit par qui je moine eue est commune voie, et ce conduiz rumpent - et lèvent ta paroi, je cuit que tu puez bien plédoier à moi, que l'eue - ne puet pas, ne ne doit venir de la moe chose en ta paroi. Se aucune iau - n'apert pas, l'en n'i puet fere doiz ; et je cuit que c'est faus, - car l'en puet ostroier à quérir eue ; et se l'en l'ostroie, l'en li - puet mener et fere doizIbid., frag. 13, 21..

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- - - XXI. De mesures avoir. - - -
- § 1. -

L'en dit ciVoy. Établissements de saint Louis, liv. 1, ch. 38, 50, - 144 et 146. — Le texte avec lequel cette partie du manuscrit offre - le plus d'analogie, se trouve dans le Livre des métiers - d'Étienne Boileau, première partie, titre quatrième : - des mesureurs de blé et de toute autre manière de - grains. Voy. aussi le titre sixième : des - jaugeurs. Dans la Collection des documents - inédits sur l'Histoire de France ; Règlement sur les arts et - métiers de Paris, rédiges au - xiiie - siècle ; par M. Depping, 1837. que nus - ne doit avoir mesure en sa meson, où il vande ou achate, s'il ne la - prant là ou il la doit prandre, selonc l'establissement de la - ville : c'est à savoir chiés celui qui est establiz à ce - fere ; ce doit estre fait par le juige. Et ce fut par mout grant - léauté establi, et por le commun à cels qui achatent les choses que - convient mesurer.

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Anprès l'en deffant que nus ne mesure en celé, ne que nus ne face plus - mesures, que le numbre tel comme il sera establiz ; et qui barat i - fera et qui encontre ce ira, il sera en la merci le Roi.

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Et se aucuns dit aissint : Cel home m'a ballié ce por tant et por ce - numbre ; li numbre n'i est pas ; si voil avoir mon numbre. A - ce respont li copables : Comme il emportast cele chose sanz - contanz, je ne li en vuel respondre, se droiz n'est. L'e - (l'en) demende ce qu'en dit droit ? Et l'en respont que, segont ce mot, l'en ne li doit pas respondre. Et - s'il dit issint : Il m'a mesuré à fause mesure, comme - fausoniers ; et s'il le veaut jurer, prez sui de motrier et de - l'avérer par moi et par garanz, come cil qui siet ce de voir et de - savoir ; et vez la mesure qui est ci. Et li autres fet encontre tel - ni et tel deffanse comme il doit, et nie la mesure. L'en demende que dit - droiz ? Et l'en respont que li copables est loisans de prandre la - prove au demendeor et de son garant, et de quenoistre que ce est voir, - ou d'escondire par gage de batalle.

-

Tel juigement comme il i a cil (ci), doivent à droit estre - tenuz en totes les choses que l'en puet porter, départir, sanz - apersever, si comme moble et vin, huile, vin et en tex choses - semblables, et en dras entammez. Et en mesures de terre, en dras entiers - et en tailes entières, cort autre juigement, c'est à savoir : vos - me vendîtes terre por tel numbre, et ceste teille ou cel drap ; la - vente est queneue, et li numbres ; s'il ne puet avoir champ ne - bataille por mot que l'en i puisse metre ; ainz sera li numbres - establiz. Et se la jotice veaut, cil qui la mesura, jurra sor sainz - qu'il la mesura léalement et bien à son esciant ; et partant s'en - passera. Mès se vos mesurez à fause mesure apenséement, l'en le devroit - pandre comme faussoner.

-

Après l'en dit que un mesuror de terre ne deit estre, s'il ne siet - mesurer, et s'il n'est assoiez, et s'il n'est jurez, et toz mesureors - qui mesurent en commun.

-
- -
- - - XXII. D'aler et de venir en leu qui n'est pas commun. - - -
- § 1. -

Servises de teneures sont perdues se un moismes sires deviant sires de - l'une et de l'autre teneure. Ou il i a son aler et son venir - (mener), s'il veust (va) solement au tans - establiz, li servises dure ; car cil qui puet mener i puet aler. - Voie à aler cors entarrer, qui est deue, se l'en n'an use, l'en ne la - pert pas.

-
-
- § 2. -

Nos avon et retenon nostre servise par les persones des sers et par le - fruitier et par celui qui tient la chose en bone foiDig., lib. 8, - tit. 6, frag. 1-5 : Quemadmodum servitutes - amittantur..

-

Se ge et li orfelin avon commune teneure, tot n'en usons-nos, je retien - la voie por l'orfelin.

-
-
- § 3. -

Se cil qui a eu de nuiz servise, et n'an use aucune foiz por - tans establi, il pert son servise de nuiz, por ce qu'il n'en a pas usé. - Ausit est de celi qui avoit son usage à certaines hores, et an usa en - autresDig., lib. 8, tit. 6, frag. 10.

-

Se aucun vendi l'ostel pruchein de la teneure, qui estoit près dou champ - qui devoit servises, à qui li voisins devet voie, et il n'ot point de - servise mis sor celui champ, dedanz le tens que servises falloit, et il - conquiert arières cel leu, il doit avoir le servise que li voisins - devoit.

-

Se li leus par où l'en avoit son aler et son venir, est sorpris de cors - d'eue li tens qu'il sofist à perdre servise, en rétablir, le servise - retorne ausint comme davant ; et se cil tens passe, que li servises - soit perduz, il doit estre forciet de renoveler lou.

-

Quant voie commune est perdue par force d'eue ou par fonture, li voisins - prucheins doivent fere voie. Se cil qui a son aler à puisser eue, et en - tans que li servise est perduz, il ne vet pas à la fonteine, ne n'i - puisse aler, il i puet alerIbid., frag. 13, 14, 17..

-
-
- § 4. -

Servise est retenu par usage quant cil en use à qui l'en le doit ; - ou cil qui en est en sésine an nom de li, ou mercier ou oste ou ami ou - mire, ou cil qui est venuz veoir le seignor, ou gaagneor, ou fruitier - quant li fruitier en use an son nom, et quanques an hue - (use) de une que l'an li doit, s'il apartient de nostre - teneure ou s'il vient de nostre teneure. Le servises sera retenuz, tot - tiegne cil la chose mauvèsement.

-

Cil n'usera pas dou servise s'il ne croit qu'il en doie user par - droit ; et par cause, se aucuns use de voie ou d'autre servise, ne - deffanse, ne aucion ne li a mestierIbid., frag. 20-25..

-
- -
- - - XXIII. De danrées taillies que l'en ne puet véer. - - -
- § 1. -

L'en ne puet véer vin, quant il est mis en taverne, que l'an n'en aist, - por de l'argent, painblié que l'en vent à mesure ; comme avoine et - blez autres qui sont à taverniez, as fenestres ouvertes ; comme - pois, fèves.

-

Et se aucuns a vendu ou martroi dix muis de sègle et il en ait vingt en son grainier, puet-il véer que l'en ne pregne - plus ? Oïl, s'il ne veaut plus vendre ; mès s'il en veaut plus - vendre, il ne le puet dévéer au poure por doner au riche, ne au riche - por doner au poure.

-

E (et) qui vée danrées tallies com pain, vin en tavernes, - fet contre le ban commun.

-

Et se bochier a sa char tallie ou porc, la puet-il véer ? Oïl, qui - ne la vodra achatier ce qu'il dira, se'l veust vendre à pois.

-
-
- § 2. -

Totes les choses qui sont vendues à pois et à mesure, à feur nomé, l'en - ne les puet véer, se l'en n'atanche sa taverne. Mès l'en peut bien ses - choses estanchier por enchérissement, s'il veaut ; et les puet l'en - bien vandre plus que achatier les vodra. Mès l'en ne puet pas danrées - encharcir qui sont tallées, por metre fain en la terre et o païs. Et ne - doit l'en pas sofrir que communeté face Herbaut de ce que l'en doit - avoir convenable en lieu et en tens.

-

Et se aucuns se plaint que il aut vées ses danrées, et l'ofre à prover - par soi et par garanz, et li autre face encontre tel ni et tel deffense - comme il doit, en tel chose n'ot pas bataille, ainz vet par prove ; - et li chois de la prove est à celui à qui l'en de mende.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 4 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI QUARZ LIVRES + + + LI QUARZ LIVRES + + + I. [41rB] De juigemenz et qui puet juigier et qui doit estre au + juigement et plante convenable et de force de juigemenz et de semonses [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 5, tit. 1, de Judiciis, et + ubi quisque agere vel conveniri debeat, et fragment premier + du titre suivant. + +
+
+ +
+ § {5.1.1} Si se subiciant. +
+

Se aucun se metent sor la juridiction d’aucun juge qui a juridicion + et que il soit en cort, se s’i acordent les parties, c’est + juridiction.

+
+
+
+ § {5.1.2} Idem. Consensisse. +
+

Cil sunt veü acorder soi qui se consentent en aucun, et bien sevent + que il ne sont pas sor lui ; et s’il cuident que il et + juridicion et il n’an n’i a point, ¶ l’error à pledeors, ausit comme + Julian dit, ne fet pas consentement ; ou s’il cuiderent un + officiau por autre, ceste error ne done pas juridiction ; ou se + aucun des pledeors contrata à droiz de la provosté et fu forciez, il + n’i a nule juridiction. ¶ {1} Acort sofist antre privees persones ou + li consentement au prevost ? Et Julien le dit, qui ne mut pas + l’acort des privez, et donc sofist l’acor des privez. ¶ Et s’il se + consentent et li prevoz n’en sache rien et cuide que ce soit sa + juridiction, l’an doit voer s’i fet asez à la loi ; et je cuit + que l’en puet bien dire que il a juridiction. ¶ {2} Et se le juige + est doné en certain tens et tuit li pledeor s’i acordent à alongier + le tens, se prince ne le deffant, li tans puet estre alongié dedanz + cui il termine le plet. {3} Li legaz, de ce que il furent avant que + il fussent legat, et cil qui sont apelé por estre garanz et cil qui + sont apelé por juger ou sont envoié en la province, ont droit + d’estre semons à lor meson. Et cil qui apele por soi n’est pas tenuz + à respondre à ses averseres dedanz l’apel que il a fet à Rome ou en + autre leu, car cels dit que tel doit avoir congié de retorner à sa + meson por ce que il vint la por autre afere ; [41vA] et ceste + sentence est verae et resonable. Et issit dit l’enpereor que cil qui + estoit semons à Rome por conter dou ban que il avoit eu, il ne + devoit pas respondre d’autre ban que de celi por quoi il avoit esté + citez. ¶ Et si dit il de celui qui n’avoit .xxv. anz qui voloit + estre restabliz contre Tybert, qui estoitestoit] restoit dans le ms., cf. lat. venio venu por autre cause à Rome, que cil menor ne + doit pas estre oïz. {4} Et toz ceus ont droit d’estre semons en lor + meson, s’il ne font aucun marchié la où l’en les veaut citer. Et + ‹s’›il i ffont aucun marchié, il convient que il respondent, fors + que li legaz, que tot eent il fet aucunne chose ne mes que ce soit + avant que il fussentavant que il fussent] avant + que il fussent avant que il fussent dans le ms. + legaz, l’en ne les puet forcer de deffendre soi à Rome, tant comme + il sont en la legacion; et ausit le dit Julien. Et se lor legacion + faut, divus Pius dit que l’en les puet trere en plet. {5} Et s’il + font marchié hors de la province et non pas en Lonbardie, l’an + demande s’il puent estre tret en plet à Rome. Et Marcellus dit que + il ont cel previlege d’estre semons en lor meson comme il ont en la + cité ou s’il font marchié en la province ; et c’est voir. ¶ Et + s’il pledoient, il sont forcié de deffendre soi contre toz, non pas + s’i volent venger injure ou domage ou larrecin que l’an lor a + fet ; si que non, si comme dit Julien, et bien, i avront domage + et despit sanz poine, et issi porra chascun travaller les et metre + les sor sa juridiction. {6} Et s’il an dote si aucun puet de droit + retorner à sa meson por i estre semons ou non, li prevoz doit + deffendre lou quant il avra oï la cause ; et s’il set que il i + ait droit, ‹...› por le commandemant au prevost an cui il se met. + Mes Marcellus dote s’il doit doner nue caucion, ou autre plus grant. + Et il est aparissant que sole promesse i sofist, et issit le dit + Mola, se que non il est plus tenuz dou prandre le plet que de doner + caucion à cels qui font satisfacion por li {7}, et par tot la où + amonestement est alongié sanz que li creancer [41vB] i ait domage à + ja. ¶ {8} Et cil a poer de dire droit de poine qui s’entramet des + communs jugemanz, et nul autre n’i a poer se l’en ne li mande + especiaument.

+
+
+
+ § {5.1.3} Idem. Non videtur. +
+

Cil ne s’atapist pas por aucion deneent qui ne fust pas tenuz de + prandre sor soi le jugement s’il fust en present.

+
+
+
+ § {5.1.4} Ulpianus. Si quis. +
+

Nos ne poons avoir nul plet à cez qui sont en nostre poer se n’est de + lor chatel.

+
+
+
+ § {5.1.5} Ulpianus. Si quis. +
+

Se aucuns d’autrui juridiction es‹t› trez en plet, il i doit + venir ; ausi comme Ponponius dit et Judius. Li prevoz doit voir + se la juridiction est soe, si que cil qui sont devant lui semons ne + se moquent de lui ; et li legat et li autre qui ont poer et + droit d’estre semons à lor meson sont en tel cause que, s’il sont + semons, il devent venir à cort por aleguier lor privileges.

+
+
+
+ § {5.1.6} Idem. Cecus. +
+

Orb puet estre jugiez.

+
+
+
+ § {5.1.7} Idem. Si quis. +
+

Se aucuns qui est semons commaince à estre d’autre juridiction, il ne + sera pas semons à sa meson, ne d’i retorner por estre semons, car il + est desavanciez de la semonse.

+
+
+
+ § {5.1.8} Gaius. Si quis. +
+

Se aucuns fet en sa legacion ce que il dit avant, il ne puet pas + estre forciez de prandre plet sor soi la où il fist le fet.

+
+
+
+ § {5.1.10} Idem. Destitisse. +
+

Cil lesse le plet non pas de tot qui le plet porloigne mes qui de tot + le lesse, car de lessier c’est entendu que il lesse ce que il avoit + commencé par haine. Et se aucun set l’amende de son afere et lesse à + ja son afere, ne ne veaut pas mauvés plez maintenir, cil ne lesse + pas son plet de tot.

+
+
+
+ § {5.1.12} Paulus. Cum pretor. +
+

Quant li prevoz defant à un de pluisors jugier, il est aparissent que + il voille que cil autre jugent. ¶ {1} Cil puent doner juge qui en + ont poer de par loi ou par constitucion ou par senator, si comme + conte. Et cil meismes à qui l’en a doné juridiction puent doner + juige, si comme legat et contes ; ¶ et cil qui l’ont de costume + par la force de l’ampire, si comme li prevoz de la cité et li autres + metres de Rome. ¶ {2} Tuit ne puent estre doné juiges [42rA] de celx + qui ont poer de doner juiges. Li un sont deneé por loi que il ne + soient juge, ¶ li autre por nature, si comme sort et mu et desvez + toz tens, et cil qui n’a .xiiii. anz por ce que il n’a pas mout de + reson an soi, ne li desvé. Et cil n’i pet estre por deffanse de loi + qui est osté hors d’estre senator, ne femes par lor folie, et serf + por ce que il n’ont pas poer d’estre juiges ne d’autres offices de + citez. ¶ {3} Ne monte rien que il puent estre juges s’il sunt en lor + poer ou an autrui.

+
+
+
+ § {5.1.13} Gaius. In tribusIn tribus] Omnibus(?) dans le ms., corrigé d’après le texte + latin. +
+

An cez .ii. plez, si commecomme] comme vaet + dans le ms., leçon incohérente, cf. lat. In tribus + istis iudiciis familiae erciscundae, communi dividundo et + finium regundorum quaeritur... ‹…› commune + departir et de mestre bonnes, l’an demande qui est autor. Et por ce + que la cause est à toz ivel, acordé est que cil soit autor qui par + jugementpar jugement] primis dans le + ms., confusion du scribe dans le développement des abréviations, + cf. lat. qui ad iudicium provocasset se + plaint.

+
+
+
+ § {5.1.14} Ulpianus. Sed cum ambo. +
+

Et quant il se pleingnent dui, la chose doit estre departie par sort + cest jugement.

+
+
+
+ § {5.1.15} +
+

{1} Lors dit l’en que li juiges fet la cause soe quant il dit par + boidie et par tricherie sentence contre la loi. Il apert que il face + ce par tricherie ‹s’›il est aparissant que il le fet par haine, ou + par amor ou par loer de aucunne des parties, et est lors tenuz de + randre la value dou plet.

+
+
+
+ § {5.1.16} Idem. Julius. +
+

Julien cuide que l’en ait aucion contre celui juige qui fist la cause + soie ; ce n’est mie voir et plusors l’ont issi noté.

+
+
+
+ § {5.1.17} Idem. Julius. +
+

Julien dit : se l’un de cex qui pledent fet le juige son heir de + tot ou de partie, à force convient prandre autre juge ; car + delaiauté seroit que aucun fust juge en sa cause moismes, aceté le + roi.

+
+
+
+ § {5.1.20} Paulus. Omnem. +
+

L’an doit cuider que tote obligacion soit marchié, an queque leu que + aucun se oblige que il face le marchié, tout n’i et il rien de cause + de creance.

+
+
+
+ § {5.1.21} Ulpianus. Si debitori. +
+

Se je vuel à mon detor dire ma demande, l’en doit voir s’il reconoit + que il die ; et que s’il dit que il soit prez de randre, l’an le + doit oïr et li doet l’en doner jor dedanz quant il rende ; car l’an + n’a pas grant domage en demore de pou de tens. Et l’en entent ci + «  petit tens  » celui que l’en done à detors aprés ce que + il [42rB] sont condempnez la nuit.

+
+
+
+ § {5.1.22} Ulpianus. Qui non cogitur. +
+

Cil qui n’est pas forcez an aucun leu de prandre plet sor soi, s’il + le demande, il convient que il li responde par devant s’i li + plet.

+
+
+
+ § {5.1.23} Idem. Non potest. +
+

Ce que avient anprés jugemant ne vient pas avant an jugemant, et + autre demande i convient.

+
+
+
+ § {5.1.25} Julianus. Si legacionis. +
+

Se aucun achete un serf ou autres choses au tens que il est legat ou + s’il les tient par autre cause, droiz est que il pregne le plet sor + soi par la reson de celui marchié. Autrement porroient li legat par + tel meniere autrui choses anporter en lor mesons.

+
+
+
+ § {5.1.29} Idem. Qui prior. +
+

Qui premers se plaint, premier doit estre oïz.

+
+
+
+ § {5.1.30} Marcellus. Ubi. +
+

La où li plez est commenciez une foiz, la doit estre determinez.

+
+
+
+ § {5.1.33} Idem. Non videtur. +
+

N’est pas aparissant que, se l’en demande avoir la demande, que por + ce se mete l’en an la juridiction au juge.

+
+
+
+ § {5.1.34} Sabinus. Si hiis. +
+

Se cil qui prist sor soi à Rome plet muert, li ers à celui doit estre + deffandu à Rome tot eit il sa meson outremer, car li hers est remés + ou leu au mort.

+
+
+
+ § {5.1.35} Idem. Non quemadmodum. +
+

Jugement ne doit pas pandeller ausi comme plevine, ne n’an puet l’en + joer de futur, ne des choses qui enprés sont à venir an + obligacion ; car je ne cuit pas que l’en ne puisse prandre + pleige avant que li marchez soit fez ; mes nus ne puet prandre plet + de que il soit.

+
+
+
+ § {5.1.37} Idem. Si de vi. +
+

Se l’an fet plainte que l’an tiegne aucunne chose por force et anprés + fet la plainte de sesine avoir, l’en doit avant conoistre de la + force que de la seignorie de la chose ; et issi le dit li + enpereor.

+
+
+
+ § {5.1.40} Idem. Non quicquid. +
+

Non est pas besoing en quanque li juges fet que soit ballé ne comis + an son poer. Se li juges lesse aucunne chose à fere de droit an son + jugement de ce que la loi commande, il fet contre la loi.

+
+
+
+ § {5.1.41} Idem. In omnibus. +
+

Se aucun demande caucion, l’en doit fere condempnacion par droit en + toz loiaus [42vA] jugemanz se li jorz des deners rendre n’est + venuz.

+
+
+
+ § {5.1.43} Idem. Cum. +
+

Cil qui promist à fere une meson dedanz Paques et ne la fet pas an + queque leu que il soit, il est tenu de fere la.

+
+
+
+ § {5.1.47} Calistratus. Observandum. +
+

L’en doit garder que celui juge soit doné que l’autre partie demande + par non, que li enpereor dit que c’est mauvés exemple se li juiges + ne l’otrie, especiaument por oster la vergoigne au juige que l’an + requiert.

+
+
+
+ § {5.1.56} Ulpianus. Licet verumverum] verai dans le ms., cf. lat. Licet + verum procuratorem.... +
+

Procurator doit estre et puet por son seignor menermener] et mener dans le ms., le texte se lit mieux + sans et la chose an juigement ; et + c’est voir. Et se aucun qui n’estoit pas procurator entaime le plet, + et li sires l’a enprés atable, li aferes vet bien.

+
+
+
+ § {5.1.59} Ulpianus. Si locus. +
+

Se l’an ne nome le leu où l’en doit jugier, il est aparissant que + l’an doit juger là où l’en a a costume sanz le domage à cex qui + pledoient ensenble.

+
+
+
+ § {5.1.60} Paulus. Mortuo. +
+

Quant le juge est mort il convient que cil que vient enprés li face + le jugement que cil devoit fere.

+
+
+
+ § {5.1.62} Idem. Inter. +
+

L’en ne puet antre les parties le plet autrement delivrer se l’un ne + demande et li autres ne tient, car il doit estre aucun qui gart et + sotiegne la partie au demandeor et autre qui sotiegne la partie à + celui qui porsiet.

+
+
+
+ § {5.1.64} {1} Idem. Si quis. +
+

Se aucuns dit aucunne reson oustreement, l’an doit entendre et + prandre ce qu’est plus profitable.

+
+
+
+ § {5.1.75} Idem. Si pretor. +
+

Se li prevoz commande à celui à qui l’en demande la dete venir à son + jor par une semonse et puis por autre et il condampne celui qui + n’est venuz à rendre la dete, li juiges qui conoit de cet marchié + doit conoitre de la sentence au pr‹ev›ost, si que non les jugemanz + au prevost seroient tenu à moqueis. ¶ Marcellus dit que se aucun + allegue aucunne chose fausement et par ce veust tenir la sentence au + prevost, je cuit li juges doit recevoir la complainte. Paulus dit + que se cil est destorbez de maladie ou por la commune, je ne cuit + pas que l’en doie doner contre lui aucion de chose jugie, ne que + l’en ne doit pas fere randre le jugemant.

+
+
+
+ § {5.1.78} Paulus. Quippe. +
+

C’es‹t› commun donque [42vB] estre juiges.

+
+
+
+ § {5.1.80} Ponponius. Si in iudicis. +
+

Se l’en faut aucunne foiz à mestre lo non ou le sornon au juige, + Servius dit que cil doit estre juige la où les parties s’acorderent, + et s’il fust an leu par convenance et por acort.

+
+
+
+ § {5.1.81} Ulpianus. Qui neque. +
+

Cil qui n’a juridiction de prince ne d’aucun poer, ne de celui qui a + poer de juige doner, ne n’est arbitre ne confermez d’aucunne loi, ne + puet estre juige.

+
+
+
+ § {5.2.1} Ulpianus. Sciendum. +
+

L’en doit savoir que moult i a pleinté de testamant qui ne vaut rien, + et peranz et enfanz puent deputer de tel testemant. Et li pruchein + chosin, qui sont hors de numbre à freres, fereent mau s’il + travalleint l’un l’autre de despans quant il n’i puent rien + gaagnier.

+
+
+ +
+ + + II. De testamant qui ne vaut rien [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 5, tit. 2, de inofficioso + Testamento. + +
+
+ +
+ § {5.2.2} Marcellus. Hoc colore. +
+

L’en pledoie en ceste meniere de testamant qui rien ne vaut ausi com + se cil fussent forsené cil qui firent le testamant. Et l’an dit ce + non pas por ce que cil fust tex qui fist le testamant, mes por ce + dit l’en que tex testamant ne valut rien por ce que il fu fet sanz + pitié ; car s’il fu por voir desvez ou forsenez, li testamant + ne valut rien.

+
+
+
+ § {5.2.3} Marcellus. Inofficiosum. +
+

Testamant qui n’a mester vaut autretant à dire comme se aucun des + hers diseent qu’i ne porent estre par ce testamant obliez ne + desheritez ; car aucunne foiz aviant que peres, par fauseté + d’aucun qui les aguillone à ce, deseritentdeseritent] deseritez dans le ms., cf. lat. cum falso parentes instimulati liberos suos vel exheredant + vel praetereunt lor enfanz ou oblient en lor + testemant.

+
+
+
+ § {5.2.4} Gaius. Non est. +
+

L’a‹n› ne doit pas ostroier à peres que il facent injure à lor enfanz + en lor testamanz, car il le font aucunne foiz par malice que il vont + contre lor sanc ou par ataine ou par aticement de leur + marratres.

+
+
+
+ § {5.2.5} Marcellus. Nam ex. +
+

Car cil qui pledoient dou testemant lor mere, que il + dessandentdessandent] deffandent dans le + ms., banalisation du scribe, cf. lat. qui non ex + masculis descendunt lor fames, solent aucunne + foiz gaigner. ¶ La force de ceste parole de testamant qui n’a mester + est tele, comme j’é dit dessus, que l’an doit enseigner celui qui a + tel testemant fet que, s’il trespasse ou oblie son heir ou + desherite, que il soit mostrez au [43rA] juge, que l’an puisse dire + que cil fust de noz qui tel testamant fist.

+
+
+
+ § {5.2.7} Paulus. Quemadmodum. +
+

Veon comment l’en doit apareillier plet et envoierenvoier] enverez dans le ms., cf. lat. ut + possit transmittere actionem à l’oir. Et poson + que aucun fust an son poer, il n’a mestier de sesine ne de demander + le heritage ; et se cestui est somons et il vet avant en la + cause dusqu’à demander ou dusque à denoncier que la chose est soe ou + s’il balle sa demande, il anvoera à son heir la demande, et issi + l’escrit l’enpereor. Et que dira l’en s’il n’est en poer ? L’an + demande se cause passe à son heir. Il est bien de droit et + aparissent que il a le plet aparellé s’il fet ce que nos avons dit + desus.

+
+
+
+ § {5.2.10} Marcellus. Si pars. +
+

Se une partie de cex qui juigent de mauvés testamenz donent sentence + contre le testamant, si comme l’en fet aucunne foiz, miauz sera de + tenir la sentence de cele partie qui est donee selon le testamant, + s’il n’aperet apertement que le juige ait doné desloiaument sentence + secont l’escrit heir. ¶ {1} Et c’est trop seu que celi qui a pris + les lés ne se doit plaindre dou testemant se un autre n’a par + avainture pris tot l’afere.

+
+
+
+ § {5.2.11} Idem. Et. +
+

Et s’il ne gaagne en cele querele, je ne cuit pas que ce que il dona + an sa vie doie estre rapelé ne ce que il avoit avant doné en + doaire.

+
+
+
+ § {5.2.26} Idem. Si sub hac. +
+

Se l’an establist heir par tel condiction «  s’il franchist + Tebert  » et il franchist, et enprés ce que il franchi dit l’en + que li testamanz est mauvés, l’an doit à cetui secorre que il et son + loer de celui que il a franchi, que il ne perde son serf por + noient.

+
+
+
+ § {5.2.27} Idem. Si instituta. +
+

Se l’en fet pez de plet qui estoit meü de testamant mauvés, et li + hers n’otroie pas ceste pez par foi, acordé est que li plez core. ¶ + {1} Cause de mauvés testamant remaint à celui qui dit que il est fiz + au mort qui nia ce an testamant et le deserita.

+
+
+
+ § {5.2.28} Paulus. Cum mater. +
+

Quant la mere oï dire fausement que sis fiz chevalers estoit morz et + ot fet autres hers an son testamant, li enpereor dit que li eritages + aparte[43rB]noit au fiz si que les franchises soient rendues. Et + l’an doit noter ce que l’an dit ci de franchises et de lés, car + quant l’en apele testamant mauvés et c’est voir, rien qui soit an + celui testamant ne vaut rien.

+
+
+
+ § {5.2.29} Ulpianus. Si suspecta. +
+

Se ‹il› i ai aucun conchiement antre les gagiers, et la volenté au + mort at sene, il puent apeler se mestier est se l’an done sentence + contre le testamant. ¶ {1} Li fiz baptizez puent avoir aucion contre + le testamant lor mere mauvés; {2} ja sé ce que li contanz dou + testamant mauvés soit osté par pez, li testamanz remoint an son + droit, et por ce les franchises et les lés ont lor poer, tant comme + la loi falcidie ne l’ostroie. {3} Fame ne puet avoir fiz sanz la + volenté au prince, ne ne puet pledoier de mauvés testamant à cele + qui cudoit fausement estre sa mere. ¶ Il convient pledoier en cele + province de mauvés testamant où li ers escrit ont meson.

+
+
+
+ § {5.2.30} Marcellus. Adversus. +
+

Li peres naturel puet pledoier contre le testamant son fiz qui est + avoé si li testamant est mauvés. Li enpereor escritent que li tutor + puent pledier de mauvés ou de faus testamant an non de l’orfelin + sanz le peril de ce que lor est doné an testamant.

+
+
+
+ § {5.2.32} Idem. Si exhereditatus. +
+

Se cil qui est desheritez ostroie que cil qui demande le lés dou + testamant le demant ou s’il prent procuracion, il ne doit pas estre + oïz quar il senble que il ert veü le testamant et loé tel + jugement.

+
+
+ +
+ + + III. De demande d’eritage [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 5, tit. 3, de Hereditatis + petitions. + +
+
+ +
+ § {5.3.1} Gaius. Hereditas. +
+

Heritage nos apartient ou par viel droit ou par noveau, ou par loi de + .xii. tables, ou par testamant qui est fez à droit.

+
+
+
+ § {5.3.2} Ulpianus. Sive suo. +
+

Tot seen nos fez hers an son non ou par soi ou par autre.

+
+
+
+ § {5.3.3} Gaius. Velutiveluti] vestires dans le ms., cf. lat. veluti si eam + personam. +
+

Ausi comme nos commandon à cele persone qui est en nostre poer de + demander l’eritage. Et se nos somes hers dan Tebertt qui fut heir + dan Gaubert, nos poons dire que le heritages est nostres, ausi + [43vA] comme dan Tibert et ausi comme dan Gaubert, ou nos somes hers + au mort sanz testamant, ou cosin, ou nos franchimes celui qui est + mort, ou nostre pere le franchi. ¶ Cil sont tuit her par noveau + droit qui sont apelé à heritage par senator ou par constitucion.

+
+
+
+ § {5.3.4} Paulus. Si hereditatem. +
+

Se je demande heritage à celui qui tint une chose dont estoit li + contenz, il me rendra ce que il a puis commencé à tenir.

+
+
+
+ § {5.3.6} Idem. Si testamentum. +
+

Se l’en dit que li testemanz soit faus et l’en demande lé de celui: + ou l’an le doit rendre, que l’en dont avant caucion, ou l’enou + l'en] la ou l'en dans le ms. doit + demander se l’an le doit. Et se l’an dit que li testamanz est faus, + l’en ne doit pas doner à celi qui acuse le lés, tot soit le plez est + entamnez.

+
+
+
+ § {5.3.8} Paulus. Legitimam. +
+

L’en ne deffent pas à cestui à chalonger lé an heritage qui sequi la + volenté au mort por ce que il ne savoit pas meniere dou + testamant.

+
+
+
+ § {5.3.9} Ulpianus. Regulariter. +
+

L’e‹n› doit dire de usage que cil est tenuz de demande de heritage + qui tient la droiture à l’oir, ou à celui qui doit estre sesi, ou la + chose de l’eritage.

+
+
+
+ § {5.3.10} Paulus. Licet. +
+

Tot soit ele petite. {1} Et se aucun est heir d’un as ou de partie, + il entent que tot li heritages soit sien ou por une partie ; et + cele li avient por l’ofice au juge ce que li averseres tient, ou tot + s’il est heir d’un as, ou por la partie que il tient.

+
+
+
+ § {5.3.11} Idem. Pro herede. +
+

Cil tient por heir quil cuide qu’i soit heir. Et l’en demande se cil + tient por heir qui set qui n’est pas heir, et Adrianus cuide que il + est tenu, et nos le tenon issi ; et cil qui tient les biens est + veü tenir por l’eir ; et le toleor est tenuz por le + porseor.

+
+
+
+ § {5.3.12} Idem. Qui interrogatus. +
+

Cil qui l’en demande por quoi il porsiet, s’il respont por ce que il + tient, il n’atrive pas que il soit her ne mes que por ce que il + tient.

+
+
+
+ § {5.3.14} Paulus. Sed utrum. +
+

Et ne puet [43vB] chaloir s’il est detor ou por forfet ou por + marchié. Cil est entendu detor heritier cil qui promist aucunne + chose au serf heritier, ou qui fist domage avant que l’en demandast + l’eritage.

+
+
+
+ § {5.3.15} Paulus. Vel aliquam. +
+

Ou s’il toli aucunne chose heritel.

+

{?} Se aucun demande heritage que aucun tient par garde d’aucun qui + est ostremer, et il an demande por la reson de mort et il ne veaut + prover la mort fors que par tens trespassé, l’en doit regarder + conbien de tens il a que il mut et conbien il a que l’en n’en n’oï + novele et comment il est anquis. Et doit regarder que li droiz aages + d’ome est de .c. anz, et quant il mut quel aage il avoit, et l’estat + de la persone. Et se li juiges voit que bien soit et .c. anz soent + passee que l’an n’oï noveles de lui, li juges doit baller la sesine + à l’eriter por la chose garder, adonant qu’à li mo‹i›n‹t› que se cil + viaut dehors de païs qui li fruiz et li heritages li sera ballié + sauf et delivré ; et la cuaucion dure jusqu’à l’aage de .c. anz + et sera renovelee par mort ou par apeticement.

+
+
+
+ § {5.3.21} Gaius. Deperditam. +
+

C’est perdu qui n’est pas trové ; c’est apeticé que l’en a par + usage, et por ce ist ce de l’eritage.

+
+
+
+ § {5.3.25} +
+

{19} Cest atablissement que le senator a fet à demande d’eritage a + leu an jugement des choses que l’en viaut partir, ausi comme l’en + demande les fruiz quant l’an l’a demandé l’eritage. Ausint au partir + que ce ne soit trufle à dire que ce que l’an demande que l’an ne pué + partir. {20} Feons et de bestes et de bos et de vaches croissent + l’eritage.

+
+
+
+ § {5.3.26} Paulus. Quod si oves. +
+

Et s’il nestnest] mest dans le ms. + oelles et de celes nessent autres, cestes doivent estre randues, + ausi comme crois.

+
+
+
+ § {5.3.27} Ulpianus. Ancillarum. +
+

Et li enfanz aboesses et li enfanz qui en nessent, ja soit ce que + l’en ne cuide pas que ce soent fruiz, car ce n’est mie folie de + chastoer l'aboesses por avoir enfanz, il croissent l’eritage ; + et tot est d’eritage, et n’est [44rA] pas dote que cil qui les tient + anprés ce que l’an li a demandé l’eritage ou que il a lessié à tenir + par tricherie, il doit tot randre. ¶ {1} Et ce que l’en a eu de + loage des teneures et ce que l’en a eu de bordeau doit estre randu, + car l’an a bordel aucunne foiz an teneures à prodomes.

+
+
+
+ § {5.3.28} Paulus. Post senatus. +
+

L’en doit, enprés l’atablissemant au senator, l’en doit tolir tot le + gaaing à celui qui tint en bone foi com à celi qui toli la chose à + force.

+
+
+
+ § {5.3.29} Ulpianus. Mercedes. +
+

Li leer que li gagneor ont eu sont en leu de fruiz et ausi les ovres + que li serf font et voitures de nés et de jumenz.

+
+
+
+ § {5.3.32} Paulus. Per servum. +
+

Choses que serf aquierent doivent estre randues as hers qui vienent + en l’eritage quant l’en pledoie de mauvés testamant, car la chose + apartient à l’oir.

+
+
+
+ § {5.3.33} Ulpianus. Nisi. +
+

S’il ne fet promesse de la chose à l’oir escrit, {1} Julien + dit : se cil qui tient le eritage vent les homes qui n’avoient + mester à l’eritage, il an doit rendre l’argent ; l’en le + blasmeroit s’i n’ostreit ce qui ne vaut riens à l’eritage ; il + le doit rendre s’il vit, et s’il muert il ne rendra pas le + pris ; ne li juiges ne doit pas sofrir que cil qui tient la + chose est le pris de la vente, et c’est voir.

+
+
+
+ § {5.3.34} Paulus. Filii. +
+

Je cuit que nos poons demander l’eritage au fiz au pere qui est + chevaler, s’il nos aviant. ¶ {1} Se serf ou fiz qui est encore ou + poer au pere tient l’eritage, l’en puet demander l’eritage au pere + ou au segnor, s’il a poer de rendre les choses ; et fiz a le + pris des choses de l’eritage vendue au chatel son serf.

+
+
+
+ § {5.3.35} +
+

Julien cuide que l’en puet demander l’eritage au seignor ausi comme à + celui qui la chose tient à droit.

+
+
+
+ § {5.3.39} Gaius. Utiles. +
+

Despanses profitables et necessaires sont que l’an fet por refere les + mesons ou por noveaus gaignages, ou quant l’en rent ce que l’en a + despandu, au plet com il soent fetes à preu ; et autres + despenses i a assez. {1} Or veon se barre de tricherie nos vaut rien + se nos despandun an fere pointures [44rB] et en fere beles + quareleures et autre choses por nostre delit. L’en dit que oïl se + nos tenon la chose an bone foi, car à celi qui tient à force dit + l’en que il ne dut pas fere despans de trufles an autrui choses que + il eust poer d’oster cex que l’en puet oster sanz apeticement de la + chose.

+
+
+
+ § {5.3.46} Idem. Predonis. +
+

Cil est entendu en leu de dolor qui fet tant par sa desloiauté que + cil veust l’eritage qui avoir le covetoit.

+
+
+
+ § {5.3.47} Idem. Lucius. +
+

Lucius acusoit un autre de faus testamant et perdi la querele. Je + demant s’il pué avoir aucion de testamant qui fu fete à tort ne n’é + pas seelé. Je di que il doit estre oïz, tout est il perdu an + l’acusement dou faus testamant.

+
+
+
+ § {5.3.48} Sabinus. In estimacionibus. +
+

En le fine de l’eritage vient le pris de l’eritage vendu, ausi que ce + moismes i viaut qui plus fust vendu de l’eritage, se l’en le vandi + par acheson de marcheandie ; et s’il est vendu par cause de + lés, il n’i vient riens plus, fors ce que il prist en bone foi.

+
+
+
+ § {5.3.52} Herimogenes. Si possessor. +
+

Se cil qui tient ot mauvés conquez de l’eritage, il est tenuz de + rendre les, que cil qui tient n’est gaing par tel conqueste.

+
+
+
+ § {5.3.56} Affricanus. Cum hereditas. +
+

Quant li eritages est demandez, cil qui le tient est tenuz dou rendre + toz les fruiz que il en a euz, tos n’el deust avoir cil qui demande + l’eritage.

+
+
+ +
+ + + + IV. De péticions déritageDig., lib. 5, tit. 3, de + Hereditatis petitione.. + + +
+ § 1. +

L'en puet demander héritage par reson d'eschoete, par achat, et par don, + par engagement, par prest, par testament qui est fez d'aucun qui morz + est ; et en totes ces choses puet avoir gage de batalle, se li + héritages vaut plus de cinq sols.

+

Ci parlerons premièremant de chartres (d'eschoete).

+

Uns hons dit issit : P. tient une meson qui fut mon père, don mis + pères mori seisiz et vestuz, n'a pas un an ; don li héritages doit + estre miens : car s'il est nié ne mesqueneu qu'il ne + soit issint com je di, je sui prez de monstrer et de avérer par moi et + par garanz qui set ce de voir et de savoir. Il tret son garant qui + l'offre à prover et avérer si comme il devra ; et li autre fet + encontre tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demende qu'an dit + droit. Et l'en dit que cil à qui l'en demende est loisanz de prendre la + prove de lui et de son garant, et de quenoître que c'est voirs ou + d'escondire par la soe : car en héritage n'a point de batalle, mès + prove de tesmoing.

+

Or parlons d'achat. P. dit que G. li a vendue une soe meson, par + convenances acordées entre aux por vingt livres ; il est prez de + paier et demende l'éritage : car s'il est nié ne mesqueneu que il + tel convenance ne li eust, que il l'éritage auroit por vingt livres, il + est prez de monstrer et de l'avérer par soi et par garanz. G. le nie et + offre à fere contre lui et contre son garant tel ni et tel deffense + comme il doit. Et nos dison que cil est loisanz de prendre la prueve de + lui et de son garant, et dire que c'est voirs ou d'escondire par la soie +  : car en tel chose n'a point de gage, car il n'i a point de chatel + por quoi il i ait gage de batalle. Mès il eust dit que il eust les + deners paez, il i eust gage, porce que li chatex i fust. Tot ausi est-il + de don comme d'achat, sans les deners avoir paiez.

+

L'en puet ausint apeler d'angagement, comme l'en puet de chatel, quant li + denier sunt paié ou quant li denier ne sont pas paié. L'en puet ausint + en tel meisme menière apeler de prest comme d'achat qui est fez sanz + deners paier.

+

Emprès diron de testamenz. Testamanz si est provez par le provoire et par + les preudes homes qui sont au testament fere : et par ce est + estainz testamenz ; car il ne convient mie que en choses esperitex + ait batalle.

+
+ +
+ + + V. Se l’en demande une partie de l’eritage [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 5, tit. 4, si pars + hereditatis petatur. + +
+
+ +
+ § {5.4.1} Ulpianus. Post accionem. +
+

Anprés l’an demande que li prevoz a mise avant de celui qui dit que + li heritages li avient tot ; il convient aprés parler de celui + qui n’en demande que une partie. ¶ {1} Cil qui demande [44vB] ne + mesure pas son droit que autre a sesi mes il demande sa droiture, + c’est à dire tot si li avient, et por ce demandera il tot s’il est + heir establi d’un as, tot tienges tu une partie de la partie. {2} Et + s’il i a .ii. qui dient que la partie lor avient, l’en ne doit pas + demander à l’autre, il se doivent tenir apoé, comme li premer au + premier, le segont au segont, et .ii. au premier, deus au + segont ; car li uns ne tient pas la partie au premer ne la + partie au segont, mes li dui tienent la partie à l’un et à l’autre. + ¶ Et por ce, se li porseor et li demandeor tienent l’eritage, por ce + que chascuns d’aus dit que une partie par la moité l’en avient, il + doivent regarder antre aus que il soit partiz ; ou s’il n’i a + sor ce contenz, il convendra que il i ait plet de partir. ¶ {3} Se + je di que je soie heir d’une part et mis compainz tient l’eritage ou + estrange, con cil n’en ait pas sa part, l’en demande se je doi + demander le heritage à l’estrange solement ou à l’autre. Et l’en dit + que Pagasus cuida que je le doie demander à l’atrange solement, et + que cil me doit rendre quanque il en tint, et par aveinture l’en + doit ce fere par l’ofice au juige ; mes droite reson fet et dit + que je le doi demander a .ii. et cil face sa demande contre + l’estrange teneor, mes la sentence Pegasus est meillor. ¶ {4} Et com + je deisse que je fuisse heir de la moitié de l’eritage et je tenisse + .iiii. unces de l’eritage, et enprés je voil demander .ii. unces, + veons comment je doi demander. Et Labeo dit que je doi demander à + chascun la moitié, et issi avendra que je avré .ii. unces de + chascun, et je cuit que c’est voir ; mes je serai tenuz de + rendre .ii. unces de .iiii. que je tenoie. Et fera l’en contrepois + de ce que je tieng par la force au juige, se cil sont heir o moi à + qui je demant l’eritage. ¶ {5} Aucun ostroie li prevoz demande + d’eritage de partie que n’est pas certaine par causes [45rA] + convenables qui i avienent ; ausi comme li fiz au frere qui est + mort, et les femes à frere qui sont morz qui sont grosses, l’an ne + siet quel partie li fiz doit demander de l’eritage, car l’en ne set + pas se li enfant nestroit des femes as freres morz qui sont grosses. + Droiz est donques que l’en li ostroit à demander partie qui n’est + pas certaine, ne il ne la demandera pas hardiement ; et issi + dira l’en que l’en doit ostroier chaloinge de partie qui n’est pas + certaine la où aucun ne set quel partie il doit demander.

+
+
+
+ § {5.4.2} Gaius. Si ex pluribus. +
+

Se de plusors à qui un eritage apartient li un demandent l’eritage, + li autre ne le demandent mie, s’il demandent l’eritage, il ne devent + pas avoir plus grant partie que il eussent se tuit la demandeseint, + ni ne lor vaut rien si li autre ne l’en demandent ; et se li + autre ne la demandent, il porront lors demander lor parties si lor + apartient.

+
+
+
+ § {5.4.7} Julianus. Non possumus. +
+

Nos ne poons pas avoir par demande d’eritage ce que nous avons par + juigement de partie quant nos departon ce qu’estoit communel, car il + n’apartient pas à l’ofice au juige, mes que il commandera que ce que + nos tenon communaumentcommunaument] comminaument dans le ms. que l’en m’an rande ma + partie.

+
+
+
+ § {5.4.8} Idem. Promictendum. +
+

L’en sofferra à celui qui tient l’eritage que il deffende la partie + de l’eritage et l’autre lessier, ne il n’en deffant pas à aucun à + tenir tot l’eritage ; et s’il siet que la moitié li apartienge, + ne de l’autre partie il ne doit pas fere contenz.

+
+
+
+ § {5.4.9} Paulus. Cum multi. +
+

Quant molz hers furent establi l’un d’aus estoit otremer, son + procurator vendi et prist l’argent de la partie celi ; aprés + s’en fu que cil qui estoit ostremer mort avant la vençon, et li + procurator avoit vendu la moistié por celi heir, l’en demanda + comment l’en porra demander l’argent de cele vençon. L’en dit que le + puet demander à celui qui fu procurator tot l’eritage, por ce que + cil de[45rB]nier furent de l’eritage que cil procurator avoit receu + et que l’en la poet demander, et la moitié de l’eritage as autres + hers ; se li procurator ot tot l’argent de la vençon que li + juiges li feist tot rendre, ou si cist rendi la moitié à son heir, + li juiges condampnast celui heir à rendre la moistié.

+
+
+ +
+ + + + VI. De retret de chalonge. + + +
+ § 1. +

Qui demende héritage un home dit issi : Tybaut tient vignes, trois + arpenz, qui sont en tel leu, et en tel censsive, qui moies sunt par la + reson de mon père, qui cele chose estoit quant il ala de vie à + mort ; et s'il veaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de + monstrer par moi et par garanz, qui en jurront et feront loutie plus, si + comme il devront. A ce respont Tibaut qu'il a en pluseurs leus vignes, + et demende mostrée. L'en li done, et li met l'en jor. Enprès, le jor de + la motrée, à la mostrée il ont esté. A l'autre jor, l'en li fïst ceste + meisme demende. Et Tybaut nie que en cele chose n'a-il nul droit, ne que + il ne tient nule rien del suen. Il offre à prover, et li autres à + deffendre, si comme il doit. L'en demende qu'en dit droit. Et l'en + respont que par tex moz n'est batalle, et qui vaincra, si enportera la + querelle.

+

Se une feme a son héritage et a enfanz de son premier seignor, et li + sires muert et a doné à un de ses enfanz son héritage la propriété, et + s'en dessessist, li autre enfant poent demander en ce héritage lor léal + partie.

+

Nier contre la demende que l'en fet si est plez entamez ; ne plez + n'est entamez jusque l'en ait nié ou queneu : car barre metre ne + replication ne fet pas plet entammer, et se reus ne demande mostrée et + enteme le plet, et est condempnez, por ce n'est pas qu'il ne perde ce + que sera trové par anqueste.

+

Entan : en queque menière aucun fera héritage por suen, et dira + titre por quoi li héritages est suens. Et l'en deffende par tex paroles + n'est pas batalle, et por ce est querele perdue ou gaagnié porquoi + mostré ait esté fete de la chose : car avant motrée querele n'est + pas perdue, se n'est par le grié as parties. Titre si at (est) tenir de senor.

+

En totes les choses qui ont cors que l'en demende en plet, se cil à qui + l'en demende veaut montrée, il la doit avoir, se n'est de choses si + comme de denier et d'autres choses qui sont desenavenciées par le vice + de ceus qui ont tenu, si comme vin, uille, blé et itex choses + semblables ; et robes et itex choses, se eles sont en estat, puet + l'en demender montrée de fere les venir avant.

+
+
+ § 2. + +

Une autre monstrée est qui est au seignor de la terre, por commun + profist, que l'en apele motrée d'armes ; et tele motrée ne porte + point d'amende, se ele n'est establie par le segnor de la terre et por + le commun. Et se il establi que aucuns ait armeures, se il ne's a tant + comme li establissemenz dure, il chiet en amende.

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+ +
+ + + VII. [45vA] De demande de chascune chose [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 6, tit. 1, de Rei + vindicatione. + +
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+ § {6.1.1} Post acciones. +
+

Enprés les aucions que li prevoz dist de tot, enprés il parle de + demandedemande] demande demande dans le + ms. de chascunes choses ; {1} la quel demande a + especiau leu en totes choses, en moeble, et en bestes et en autres + choses qui ne vivent pas, et en ces choses qui sont en terre + contenues. {2} Par ceste aucion ne puent estre demandé franche gent + qui sont en nostre poer, si comme noz enfanz, donques aucun puet + chalongier ou par especiaus demandes ou par devant le prevost ; + et issit le dit Pomponius, «  s’il n’i ajoint autre + cause  ». Se aucun demande issit son fiz por ce que il est + encore en son bail segont la costume de Rome, il m’est avis – et + Pomponius dit et s’i consant – que il demande bien, quar il dit que + il puet bien chalongier par droit s’il mest et dit la cause por quoi + il demande. ¶ {3} Par ceste demande non pas solement unes choses + puent estre chalongies, mes tot un monciau [45vB] de bestes ; + et issit le dit Pomponius. Et ausi dit il des bues et des vaches et + de harmanz et de ces autres solaz de bestes. Et il nos sofira que li + moncel soit nostre, tot ne soient il pas nostre chasque chief, et + l’en chalongier tot et non pas par parties.

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+ § {6.1.2} Paulus. Sed et si par. +
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Et se li nombres est ivel, l’en ne demandera pas tot le moncel mes la + moitié de tot. Et se l’un en a plus, et se l’autrui en est ostié, il + ne laisse pas à chalongie‹r› le moncel ; autrui chiés de bestes + n’avienent pas à estre randues.

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+ § {6.1.3} Ulpianus. Qui gregem. +
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Cil qui avoit un moncel de bestes en perdi .iii. cent et en rachata + .c. et autretant chiés de celui qui en avoit la seignorie ou autres + de celi qui la tenoit en bone foi ; et ces choses seront en la + demande dou moncel des bestes. Et se cil chief remainent sol qui + furent rachaté, il puet enchore chalongier le moncel. ¶ {1} Ausi + porra l’en chalongier les aparez de la nef, et la nef porra l’en + chalongier par soi. ¶ {2} Ponpeius dit : se aucunne chose qui + est d’une nature est si mellee que l’an ne la puisse departir, l’en + ne la demandera pas tote que une partie ; ausit comme mon + argent et le tientien] don dans le + ms. est tot mis en une masse, il est commun à nos, et nos + porron demander tant comme li pois se monte qui est en la masse, tot + ne sache l’en conbien de pois il eit en cele masse.

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+ § {6.1.4} Paulus. Quo quid. +
+

Et en cest quas pourra l’en avoir aucion de departir communauté. Mes + cil sera tenuz de larrecin et sera tenuz de monstrer la chose qui + par sa tricherie fundit tot l’argent ensenble ; et à celui + argent monstrer il convandra que il voie que il vaut en chalonge ou + en aucion de partir la commune chose ; et cil qui le plus + precios argent eü avra la plus grant part.

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+ § {6.1.5} Ulpianus. Idem Ponponius. +
+

Ausi dit Ponponius que se li fromanz à .ii. homes est meslz ensenble, + chascun puet avoir de demander la chose en ce qu’est aparissant + combien chascunns i a au moncel. Et se cil fromant [46rA] est + ensenble por lor volenté, lors sera il commun et avront aucion de + partir la communauté. ¶ {1} Ausit dit il : si l’en fet de ton + miel et de mon vin un bruvage, aucuns cuderoint que ce fust à + communauté ; mes je cuit que il soit voir qu’i soit à celi qui + le fist, pour ce que cele mellee n’a pas la force ne la senblance + que ele avoit avant. Et se l’en melle plon o argent, por ce qui l’en + puet departir l’un de l’autre, il ne sera pas à communauté ne n’avra + l’en pas aucion de departir la chose commune. Mes se l’en ne puet la + chose departir, ausi comme arein et or est mellee ensenble, l’en le + porra demander en partie, ne n’an dira l’en pas ce que l’an dit dou + bruvage, car l’une et l’autre matere, tot soit ele meslee, ele + remoint. ¶ {2} Ausit dit il : se ton cheval enproigne ma + jumant, ce polein qui nestra est mien. ¶ {3} Variis et Navra + doientdoient] de rien dans le ms., cf. + lat. Varus et Nerva utilem in rem actionem + dabant aucion en choses demander por l’arbre qui + mena ses racines en autrui champ et s’i anorri ; car se cel + arbre ne se norrist, il est encore mien. ¶ {4} Quant l’en demande + chose et l’an ne la set nomer et l’en s’acorde en cors de li, l’en + en pledoie à droit. ¶ {5} S’il i a sers plusors tot d’un non, ne il + n’est pas aparissant de quil at le plet fet, Ponponius dit que ce + n’est rien, ne que l’en ne puet doner certaine sentence.

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+
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+ § {6.1.6} Paulus. Si in rem. +
+

Se aucun demande aucunne chose il doit dire combien il demande, ou + tot, ou partie et combien ; car apel de chose ne senefie pas + geunre mes espee. ¶ Octaveisus dit issit que de tel chose qui est + fete doit l’en dire le pois, de contable le numbre, de chose fete la + senblance ; et se c’est chose mesurable, l’en doit dire la + mesure. ¶ {1} Et se nos demandon robe que nos dison que soit nostre, + en diron nos le nombre et la color ? Et miauz est que nos dion + ou l’une ou l’autre, car ce n’est mie cortoisie que l’en nos force à + dire se sont viez ou nouveaus. ¶ {2} Et grieve chose a en verscex + [46rB] deviser, quant l’en les demande savoir s’il convient dire ou + escuele, ou quarree, ou reonde, ou tote sanz ovroigne ou + ovragne ; et c’est grief chose de mestre ce en demandes ; + et il ne sont pas si estroites. Tot conviegne il dire le non de home + quant l’en le demande et convient dire s’il est enfant ou vallet et + s’il en i a un ou plus. Et se je ne sai son non, je doi lui + monstrer, ausi comme se je di «  cil qui fu nez de la  » + ou «  li fiz à cel feme  ». ¶ Et cil qui demande teneure, + il doit dire le non et le leu où il est.

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+ § {6.1.7} Idem. Si hiis qui. +
+

Se cil qui demande la teneure la perdi, por ce ne remandra pas que il + ne la puisse demander à celui qui la tient, ausint comme Pedius + dit.

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+ § {6.1.8} Ponponius. Si ex equis. +
+

Se tu et Lucius Tucius devoez une teneure commune à moi et à toi par + ives parties, ne ne doi pas à .ii. demander le quart, mes à Tybert, + que n’en est pas sires, tote la moistié. Et se nos tenon tote ceste + teneure à certaines devises et à certaines regions, et lors senz + dote et à toi et à Tybert doi je demander les parties de la teneure. + À totes les foiz que l’en tendra aucunne chose certainement, il + convindra que aucunne part en soit meie ; et por ce doi je + demander à toi et à Tebert le quart. Ce n’a leu ne demande de moble + ne de teneure, quar l’en puet bien porseer chose + devisementdevisement] deniement dans le + ms., cf. lat. nunquam enim pro diviso possideri + potest.

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+ § {6.1.9} Ulpianus. Officium. +
+

En ceste demande doit li juges voer se cil à cui l’en demande tient + la chose, que l’en n’a que fere de demander por quel cause il tient + la. Où je prove que la chose est moie, il convient que cil qui la + tient la me rande, qui n’i set mestre nulle barre, ausi si comme dit + Pagasus, qui cuideroint que à ce demander eust l’en aucion de + teneure. Anprés si dit que l’en puet demander à celui à qui l’en + avoit bailliee la chose an garde ou prestee ou aloee ou en garde + lessee, ou en feme [46vA] qui en estoit seissie par ce que ele + estoit grosse, ou cil qui ne puet doner caucion de domage que l’en + li metoit sus que il avoit fet, quar cez ne porsientporsient] + priseint dans le ms. mie. Je cuit + que l’an puet demander à tot cex qui tienent et ont poer de + randre.

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+ § {6.1.10} Paulus. Si res. +
+

Se l’en demande chose movable la où ele doit estre rendue, s’ele + n’est presentee ce n’est mie mal se cil qui la tint en bone foi ou + qui l’an plede et se cil qui l’en demande requiert que ele li soit + rendue la où ele est ou la où li plez est, bien est que il la face + aporter à ses couz ou par terre ou par eve.

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+ § {6.1.11} Ulpianus. Nisi. +
+

Se cil qui la demande ne viaut miauz à ses despans et à son domage + que la chose li soit rendue la oùoù] o dans + le ms., cf. lat. ubi iudicatur rem + restitui il l’a demandé, lors cil qui la tient donra + caucion de rendre li la.

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+ § {6.1.12} Ponponius. Si vero. +
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Se cil tient en male foi la chose que il a eue et conquise en autre + leu, l’en doit establir ausi ; et s’il la porte en autre leu + que la où li plez fust entammz, il la doit rendre à ses despenses de + la où il la porta.

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+ § {6.1.13} Ulpianus. Non solum. +
+

Il n’est pas tenuz de la chose solement rendre, mes l’enpirement, + s’il i est, doit il amender de par le juige. Posé que li home que je + demandoie soit afebliz ou batuz ou plaiez, li juiges en doit fere + reson de l’enpirement ; et cil qui tient la chose en doit estre + trez en plet par l’aucion de la loi Aquiliene. Don l’en demande se + l’en doit autrement prisier le domage se l’an lesse l’aucion de la + loie Aquiliene. Et Labeo cuide que cil qui demande doit doner + caucion que il ne usera de cele aucion ; et cele sentence est + veroe.

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+ § {6.1.15} Ulpianus. Item. +
+

Et s’il l’erent batu, Labeo dit que cil a contre lui aucion et + demande de injures. ¶ {1} Se aucun mest par besoing aucunne chose en + autrui mein, li juiges par avainture le deffandra que il rendra sanz + plus que l’argent que il en a eu ; et s’il a mis en autrui mein + les fruiz que il a euz, il n’an rendra que les fruiz s’i le fist por + ce que li fruit n’enpirassent. {2} Et se l’en demande un champ et il + est donz à chevaliers par grace d’onnor [46vB] à celui qui le tient, + l’en demande se cil le doit rendre. Et je croi que oïl. ¶ {3} Se + serf que l’an demande ou autre beste est morte sanz tricherie et + sanz cope de celui qui la tient, aucuns dient que il n’en doit pas + rendre le pris. Mes il est voir que si les devoit mestre en autre + mein se cil qui les demande n’en fust en cope, il dut amender à + celui qui demora on avoir les, car s’i li eust baillees et il les + eust rendues il eust l’argent gaingnié.

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+
+ § {6.1.22} Ponponius. Quod si dolo. +
+

Et s’el est fuit par le conchiement à celui qu’i tient, il doit estre + condempnz ausi comme s’il tenist.

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+ § {6.1.23} Paulus. In rem. +
+

Aucion avient à demander chose à celui qui a conquise la seignorie ou + par droit de genz ou par costume de citez. ¶ {1} Choses d’eglises ne + choses religioses nos ne les poon demander comme noz. ¶ {2} Se aucun + aconpaingne autrui chose à la soie por avoir en sa part, ausi comme + se aucun ajoint o un braz ou autrui pié à un ymage qui est mien, ou + une anse à mon hanap ou un fonz, à un chandelier une ymage, ou un + pié à une table, il doit estre sires de tote cele chose ; et + que li ymages est siens et li bans, si comme aucunes genz dient. {3} + Et ce qu’est escrit en mon parchemin ou an ma table est mien de + maintenant, tot eent aucun cuidé encontre de la pointure par le + coust que ele costa à fere ; mes il convient que l’en loet ce + sanz qui cele chose ne puet estre. {4} Et en tot ce où ma chose vaut + plus que autrui chose, et fete la moie, se ja la demande, mes il me + convendra rendre le pris de li par barre de tricherie que l’an + mestra avant. ¶ {5} Et quanque l’an joint à aucune chose, remaint à + cele chose à qui ele est ajointe ; et tant comme cele chose se + tient, li sires ne la puet chalongier, mes il puet fere en sa + demande tant que l’en li monstre la chose por fere la chose fere, et + lors sera la chose chalongie ; fors ce que Casius dit de + ferrumee, car il dit : se li braz est joinz à s’image par fer + et l’une des parties est gastee, ce qu’est mis en autrui mein une + foiz, tot [47rA] soit il de tot en un jor, ne puet retorner au + premier seignor. Ce n’est pas ausi en chose plommee, car ferrumee + confont par autel cause la chose ou ele toche, et plommeure ne fet + pas ce. Et la où aucion de chose monstrer ne à demander l’en a + leuleu] lei dans le ms., cf. lat. ...in quibus neque ad exhibendum neque in rem locum + habet, aucion de fet i est bone ; et la où + chascun cors puet retenir sa propre senblance, ausi comme est home + et une berbiz. Se j’en demande aucun qui soit en une assenblee, ausi + comme de berbizberbiz] berbuz dans le + ms., s’i sont ensenble je puis demander le moncel, ja + soit ce que tis motons s’i soit feruz, et lors puis je demande le + moton. Et ce n’avient pas en autres choses, car se tu mez à mon + ymage autrui braz, l’en puet dire que cil braz n’est pas tien, car + tote l’image se tient à un esperit. ¶ {6} Nus ne puet chalongier + chevron mis en autrui meson, ne ne puet l’en requerre aucion à + monstrier le, fors que contre lui qui li mist à escient en autrui + meson. ¶ {7} Et se aucun fet edefice an sa terre d’autrui ciment, il + porra chalongier la meson, et li premiers sires demandera son ciment + qui est depeciez, et se la meson est depecee enprés .iii. anz puis + que aucun achateor l’a tenu en bone foi ; car li mortier ne li + cimanz ne sont pas mis en prescricion de .iii. anz, que l’en apele + usucapion, se la meson nos remaint par espace de tens.

+
+
+
+ § {6.1.24} Gaius. Hic qui. +
+

Cil qui propose à demander la chose doit regarder s’il porra avoir sa + sesine par aucunne demande, car mout vaut sesine à l’aversaire + contraindre à ce que l’en li demande que demande fere sus celui qui + tient.

+
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+ § {6.1.25} Ulpianus. Is qui. +
+

Cil qui s’offri à deffandre la chose sanz cause comme il ne porseist + pas, ne ne feist pas chose par quoi il ne tenist, se li autors ne le + set, il ne doit pas estre quités, ausit comme dit Marcellus ; + et ce voir, mesmes] mest dans le ms., cf. + lat. quae sententia vera est. Sed hoc post litem + contestatam c’est quant le plet est entemmez. + Mes avant s’il ne deçoit, il ne deçoit pas celui qui demande qui nie + que il ne porsiet pas por voir ; ne cil ne s’ofre pas à deffandre le + plet qui se muert avant.

+
+
+
+ § {6.1.26} Paulus. Nam. [47rB] si auctor. +
+

Car se li autors le fet, il n’est pas deceuz par autre que por soi + moismes ; et por ce doit estre asos cil à cui l’an demande.

+
+
+
+ § {6.1.33} Paulus. Fructus. +
+

Li fruiz qui sont pris, non pas solement ore mes autre foiz, doivent + estre prisez. Et se la chose que l’en demande perist par la + tricherie ou par la cope de celui qui la tient, Ponponius cuide que + la sentence Trebatius soit plus veroie, que il cuide que l’en rende + reson des fruiz ausi bien comme se la chose ne fust pas perie + jusqu’au tens de la sentence ; et à ce s’acorde Julien par + ceste reson : se li sires de la proprieté demande nuemant, et + entre tant li usages est perduz, l’en puet les fruiz conter de si to + tens que li usages retorne à la proprieté.

+
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+
+ § {6.1.34} Julianus. Idem. +
+

Ausi est se une partie acroit à cele teneure par croissence + d’eve.

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+ § {6.1.36} Gaius. Qui petitorio. +
+

Qui use de demande qui ne pledoit por noiant : il doit demander + se cil o qui il pledoie est porseor ou s’il a lessié à tenir por + barat. ¶ {1} Cil qui est tret en plet por chose est condampné en non + de cele chose. Li porseor doit estre en cope qui envoia le serf par + leus où il fu aguitié s’il i fut tuez, et s’il otroia son serf que + l’en li demanda estre en la greve à soi conbatre se il i est tuez, + et il ne garde pas le serf fuitif que l’en li demande s’il + s’enfuist, et cil qui la nef que l’en li demande mist en mer par + tempeste se ele i perist.

+
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+ § {6.1.37} Ulpianus. Julianus. +
+

Julien dit : se je faz edefice en autrui ere que j’é achetee en + bone foi, et se je fis l’edefice en celui tens que je savoie bien + que ele estoit autrui, veon se barre me vaut rien s’ele ne me vaut + par aventure por le domage que g’i é. Et je cuit que ele ne li vaut + rien, car puis que il estoit certains que la chose estoit autrui, il + n’i dut pas fere edefice, mes l’en li sofrera à oster son edefice + que il i a fet sanz fere domage au segnor qui la chose est.

+
+
+
+ § {6.1.38} Celsus. In fundo. +
+

Tu feis edefice en autrui teneure que tu avoies achetee comme [47vA] + fos om, plantas arbres, enprés l’en la te tost ; li bons juiges + en fera droit diversement par les persones et par les causes. Posé + que li sires eust fet ce que tu i fais, il te rendra ton despans por + avoir sa teneure de tant comme il est enmandé celui leu ; et se + la chose crieue, il rendra solemant ce que il i a despendu. Posé que + il soit povre, se l’en le force à rendre, ce que il a mis en mesons + en bone foi li sera il rendu ; il soffist à toi que l’en te + soffre à oster ce que tu i as mis en tel meniere que la teneure ne + soit enpiree plus que estoit avant que l’en i feist edefice. ¶ Nos + establisons encore que se li sires est prez de doner autretant comme + cil qui la tient en doit avoir quant les choses seront ostees, bien + l’et s’il veaut, car l’en ne doit pas sostenir les malices es genz. + Quar se tu veaus rere les pointures que as mises, ne tu ne les puez + oster sanz enpirer la meson. Posé que li sires qui ara la meson la + vende de maintenant, s’il ne rant tant comme nos dison que il + convient rendre au commaincement, li plusor dient : quant ce + sera osté, il sera condempné.

+
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+ § {6.1.39} Ulpianus. Redemptores. +
+

Cil qui rachatent et font edefices dou lor, la mesieres sunt de + maintenant à celui en qui terre il sont fetes. ¶ {1} Julien dit à + droit que fame qui engage sa teneure, ja set ce que li creancier + l’et mis en autre mein, ele puet avoir aucion en la chose + demander.

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+ § {6.1.40} Gaius. Quia. +
+

Quar il n’est pas apparissant que li creancier ait vendu nul + gage.

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+ § {6.1.41} Ulpianus. Si quis in hanc lege. +
+

Se aucun achate par tel convenance meillor que il lesse celi marchié, + enprés la convenance ostee il ne puet user de aucion à demander la + chose. ¶ Se teneure est baillie à aucun dusqu’à .i. jor avant que il + soit issit baillie, il puet avoir aucion en la chose, mes enprés il + ne porra. ¶ {1} Se ser ou fiz qui n’est pas hors dou poer an pere + [47vB] me vent une teneure et m’an sesit comme cil qui poer en a, + j’é aucion à la chose demander ; et s’il balle la chose par la + volenté au seignor, ausit en doit l’en dire : comme dou + procurator qui vent la chose par la volenté au seignor ou la baille, + il m’a pareille aucion à la chose demander.

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+ § {6.1.42} Paulus. Si in rem. +
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Se l’en demande aucune chose, ja set ce que li eir à celui qui tient + soit asos s’il ne tient, se li morz fist aucun conchiement, li hers + en sera condempné.

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+ § {6.1.43} Idem. Que religiosis. +
+

Ce que se tient à religion est lor ; et por ce les pierres qui + sont oncore à mestre en ovre du quel soent ostees de leenz ne puent + estre chalongees. L’en secort au demandeor par aucion de fet que cil + que prist les pierres est tenuz de rendre les. Et se l’an met autrui + perres en autrui teneure sanz la volenté au seignor, s’il en oste + une partie sanz tot depecer por autres mestres, el porront estre + chalengies ; et s’el sunt ostees por mestre arieres, li sires + les puet ausi demander.

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+ § {6.1.44} Gaius. Fructus. +
+

Li fruit qui pendent sont une partie de la teneure.

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+ § {6.1.48} Papinien. Sumptus. +
+

Despens que l’en voit que cil que tint en bone foi a fet en autrui + teneure ne puent estre demandé de celui qui dona la teneure, ne de + celui qui la demande ; ainz les garde par la reson de equité et + de son office li juige, et par barre de tricherie que l’en met + encontre, se li despens montent plus que li fruit qui ont esté pris + avant que li plez fust entammz ; et li sires à qui est la + teneure emendee est tenuz de randre le despens.

+
+
+
+ § {6.1.49} Celsus. Solum. +
+

Je cuit que la terre est une partie des mesons ; et ausit est + desoz comme la mer est soz les nés. {1} C’est mien qui remaint de ma + chose de qui j’é poer de chalongier.

+
+
+
+ § {6.1.50} Calistratus. Si ager. +
+

Se un champ apartient à aucun par cause d’achest, il ne por[48rA]ra + user droitement de ceste aucion dusque il soit sesi dou champ. {1} + Mes li hers puet droitement pledoier de ce qu’avint à l’eritage, tot + ne soit il pas sesi.

+
+
+
+ § {6.1.51} Ponponius. Si in rem. +
+

Se l’en n’a chose demandee et sentence soit donee contre l’eir, la + cope et la tricherie à l’oir vient en cest juigement.

+
+
+
+ § {6.1.52} Julianus. Cum aut. +
+

Quant cil qui tient la teneure la lesse à tenir par tricherie avent + que li plez soit entamnz, li heir à celui ne puent estre forciez de + recevoir sus aus le plet par aucion de plet ; mes l’en puet + avoir contre aus aucion de fet par qui il seront forciez de randre + que il ont plus de celui plet et de cele chose.

+
+
+
+ § {6.1.53} Pomponius. Si fundi. +
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Se cil qui tient malement la teneure la coutive et il seme et i ente, + se l’en tost, il ne puet oster ce que il a enté ne semé.

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+
+ § {6.1.54} Ulpianus. Inter. +
+

Il a moult grant difference entre office de demandeor et de celui à + qui l’en demande. Ne enprés ce, se aucuns set que cele chose li + apartienge, il pert sa seignorie s’il la lesse comme esbahi à celi + qui la demandoit.

+
+
+
+ § {6.1.55} Julianus. Si possessor. +
+

Se cil qui tient la teneure muert avant que juigemant soit donez et + lesse .ii. hers, et se l’en le demande à l’un de cez qui tot tenoit, + l’en ne dote pas que il ne doie estre condampnez por le tot.

+
+
+
+ § {6.1.56} Idem. Vendicacion. +
+

L’en ne chaloinge pas bestes comme chatel, mes cil à qui l’en a fet + le lés demandera chascun chose.

+
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+
+ § {6.1.57} Alphenus. Is quo. +
+

Cil à qui l’en demandoit la teneure fu tret en plet d’une autre en + non de cele teneure ; l’en demandoit s’il eust la teneure + rendue à l’un et à l’autre par le comandement au juige, et enprés fu + donee sentence segont ce que l’un demandoit, qui il n’i soffrist + .ii. domages ; je di que il convient que il tenist le premier + juigement à celi qui l’en demandoit, et doit l’en commander que il + face gré au porseor ou dont caucion autel comme il eust fet s’il + [48rB] eust le fié gagné.

+
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+
+ § {6.1.59} Julianus. HabitatorHabitator] Habitor dans le ms.. +
+

Cil qui habite en autrui meson i fist fenestres et autres choses + l’enz, li sires de la meson les osta. Je demande se cil qui les + avoit mises les poet demander. Je di que oïl, car ce qui est ajoint + à autrui edefice, tant comme il sont joint, at de l’edefice ; + et puis que il en est osté ce qui est joint, il est ausint comme + devant.

+
+
+
+ § {6.1.61} Ponponius. Lucius. +
+

L’en demande à don Gaubert, se l’en li eust afetee sa nef d’autrui + matire, savoir s’ele est por ce soie ; je di que ele li + remoint. Mes s’il eust ce fet en fere la, Julien dit que il ne puit, + quar la seignorie de tote la nef remoint au seignor.

+
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+ § {6.1.62} Ponponius. Si navis. +
+

Se cil qui demande la nef il doit ausi prisier et demander les fruiz + qui solent estre venduz por le loage. Et ce n’est mie contraire en + cest quas de celi qui ot la chose ou bail don li hers ne sot rien + qui n’est pas tenu de rendre les osures ; car voiture moismes + sont comme usure, qui n’est pas rendue par nature, est prisee et + receue por droit. Totesvoes, puet l’en demander la voiture por ce + que cil qui tient ne doit pas rendre au demandeor le peril de la + nef ; car s’i le fet, il le fet à son peril. ¶ {1} Et generaument, + quant plet est de celi, de celi qui tient en male foi, por les fruiz + prisier, l’en ‹ne› doit garder s’il les tient en male foi, ou cil + qui les tient les puet avoir, si li leus avoir le pris ; et + ceste sentence loie Julien se il tint en bone foiPassage qui + pose problème..

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+ § {6.1.64} Idem. Cum in rem. +
+

Quant l’en demande chose certaine, chose est que l’en doit rendre les + fruiz en non de celes choses qui sont à usageusage] ausage dans le ms., répetition de a non pas à fruit.

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+ § {6.1.66} Paulus. Non ideo. +
+

Nos ne dison pas que aucunne chose soit moins nostre s’ele se depart + de nos se la condicion dou lés ou de la franchise nos remaint.

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+ § {6.1.67} Scevola. A tutore. +
+

Je achate une meson dou tutor à l’orfelin, je an mene un menesterel + [48vA] à refere la ; se li argent i est trovez, l’an demande à + qui ele apartient. Je di : s’il n’a tresor, ou li argenz est + perduz ou osté par error de cel à qui ele n’apartenoit pas, por ce + ne remanoit pas que ele ne soit à celi à qui ele avoit esté + devant.

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+ § {6.1.68} Ulpianus. Qui restituere. +
+

Cil à qui li juiges commande que il rende et ne rent pas, par ce que + il dit que il n’a de quoi, la chose que il a doit estre mise en main + de chevalerie par l’ofice ou juige ; et est condenné à rendre + la cause et les fruiz. Et s’il fist par tricherie que il ne poet + rendre, il doit estre condempnez de tant com li averseres porra + jurer por fere traïson. Et s’il ne puet rendre, ne ne fist pas por + quoi il ne poist, il ne pot pas estre condampnz plus que la chose + vaut, c’est à dire par combien li averseres n’on vossist. Ceste + sentence est generau et a leu à totes choses en deffenses ou à + demandes de choses ou de persones par quoi li juiges commande que + l’en rende aucunne chose.

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+ § {6.1.69} Paulus. Is. +
+

Qui fist par son barat que il ne tenist pas, il fust puniz en ce non, + et li autors ne doit pas doner la caucion et que il et les aucions + que il doit avoir en non de cele cause.

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+ § {6.1.70} Ponponius. Nec quasi. +
+

Ne il ne fu pas acordé que l’en li donast aucion. Ausi est cele que + l’en done à celi qui achate aucunne chose de celui qui n’est pas + seignor, que chascun met poer par sa rapine d’echeter chose de + seignor à qui il ne plest mie doner por meindre pris que il ne + vaut.

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+ § {6.1.71} Paulus. Quod si. +
+

Et se cil qui tient fist ce par male tricherie et li autres ne veust + pas jurer, ainz requiert que sis aversaires li soit condempnz por + tant com il no vosist ou por tant comme la chose vaut, l’en doit + fere mesure.

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+ § {6.1.72} Ulpianus. Si aucio. +
+

Se tu achetas de Tebert la teneure Samfroni et l’en te balle l’argent + paié, et enprés Tebert est heirs Semfroni et il veust cele chose et + balle à autre, droiz est que tu soies posseor, car se le vendeor te + demandast cele chose tu [48vB] mestroies barre contre lui. Et s’i le + porset et tu le demandes, tu uses de replicacion contre l’escepcion + au seignor.

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+ § {6.1.73} Idem. In speciali. +
+

En aucion especiau n’est pas le porseor forciez dire quel part est + soe de la chose ; ce apartient à celui qui demande, non pas à celui + qui tient ; et c’est tenu en chose qui est vendue de tel qui + vendre ne la puet. {1} Superficiario.

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+ § {6.1.74-75} +
+

Li prevoz promet à doner aucion en chose demander quant il savra por + quoi à celui de qui il est aparissant qui est en autrui chose qui + l’en rende certaine pension ; et ce dit Ulpien.

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+ § {6.1.76} Gaius. Que de tota. +
+

Ce qu’est dit de tote la chose chalongier doit l’en entendre d’une + partie, et c’est contenu en l’office au juige segont la partie que + il a, segont ce doit il rendre. ¶ {1} L’en done certaine partie s’il + i a juste cause. Et il i puet avoir droite cause se la loi + falcidiene s’i acorde en testamant por aucion qui n’est pas certeine + de lés ; et c’est à poine delivré par le juige. Et cil à qui + l’en lesse a droite ignorance qui part il doit demander, et itel + aucion li devra l’en ; et issi doit l’en entendre des autres + choses.

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+ § {6.1.77} Ulpianus. Quedam. +
+

Une feme dona sa teneure à son mari et le don li envoia par unes + letres, et anprés la teneure ele prist de lui ; l’en disoit que + il se devoit deffendre per aucion de chose, si comme cil qui l’avoit + eue par la fame ; et que tot ce qui estoit au champ devoit + estre sien au tens que les letres furent envoees, et ce soffisoit à + baller la possession, tot n’eust ele la teneure aloee.

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+
+ § {6.1.78} Labeo. Si eius. +
+

Se tu as tolluz les fruiz de la chose que tu tenoes, qui estoient à + autrui, il ne te convient rien doner en non des fruiz de cele + teneure. Ainz demande l’en, se cil fruiz est por ce fez, por ce que + il les a prisés en son non. ¶ Nos devon entendre «  prise de + fruiz  » s’il ne sont pas pris parfetemant mes conmoinciez à + prandre, que li fruit ne sont plus en la terre, ausi comme s’il i a + olives [49rA] ou grapes sont en la vigne ou en la terre et il n’i a + point d’oile ne de vin tret ne fet ; s’il a ce, l’en atant que + il a les fruiz.

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+ § {6.1.79} Idem. Si hominem. +
+

Se tu me demandes un home et il est morz enprés ce que li plez est + entamnz, il convient prisier les fruiz tant comme celui virra. ¶ + Paulus dit : je cuit que c’est voir se cil hom ne chet en tel + feblece par quoi ces ovres ne soent enpirees ; car s’il fust en cele + feblece, il convenist que li fruiz fuissant prisiez en non de celui + tens.

+
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+ § {6.1.80} Triphonius. In rem. +
+

Nos ne somes pas forciez de user d’aucion en chose demander, car + chascun puet dire que il ne tient pas ; issi que se li + averseres puet l’autre contraindre que il tiegne, il avra la + possession, ja sé ce que il ne prove pas que la chose soit soe.

+
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+ +
+ + + VIII. De retret de chalonge. + + +
+ § 1. +

Un home achate une meson ; l'en dit que cil qui sont parant au + vendeor de lignage de cele partie don la chose muet, aura la chose par + tant comme ele coste, dedanz l'an et le jor ; et se li acheterres + dit que li an et li jor soit passez, porquoi ne li en veaut respondre, + la chalongierres convindra qu'il enfraigne ce par guaranz, et qu'il fut + à la vante fere, et as deniers paier. Et se batalle est vaincue, par ce + ne perdra pas li acheterres son argent, et se il n'afraint la tenue, li + acheterres tiendra la sésine, et sera jugemanz donez contre le + chalengeor. Et s'il nie qui n'est pas del lignage, et s'il dit qu'il + n'est pas de cel paroi dont la chose muet, en tel chose n'a point de + batalle ; mès par bons tesmoinz qui sachent qu'il soent del lignage + d'oïr et de savoir de cele partie don la chose muet.

+

A l'en motrée en chalonge ? Oïl et jor de conseil ; et doit + l'en offrir les deners en la place ; et se aucuns empire la chose + por que ele ne soit chalongié dedanz l'an, le puet-il fere ? L'en + dit que nenil, et s'il amende, aura-il son commencement ? Et l'en + dit que oïl.

+

Et se aucuns est en pèlerinage, comme à Rome ou outremer, ou en + lontiengin païs, et li anz passe, puet-il chalongier quant il sera venuz +  ? L'en dit que non : quar il fet ce por son preu. Et se il en + est forspaïsiez por la force de jostice, il i puet chalongier, quant il + revandra ? L'en dit que oïl, et se c'est sanz copes ; ou se + c'est par ses copes, non. Et s'il n'ose venir avant por la force de ses + enemis, puet-il chalongier quant il vendra, et li anz passé ? L'en + dit que oïl, se ce n'est par ses copes.

+

Et se l'en li ostroiast, ou qu'il le prist por tant comme un + autre vodroit doner et ne le vost fere, puet-il chalongier ? Et + l'en dit que oïl, car plus est procheins que estranges, et porroit + avenir que la chose li porroist eschoer.

+

Se aucuns vant et il requiert à son parant que il autroit la vande ; + il ne l'otroera pas s'il ne veaut, henz ara s'année à retrere.

+
+
+ § 2. +

Li sires des choses qui sont soz li, se eles sont vendues, il la doit + avoir s'il veaut, à l'argent paiant, avant que estranges.

+
+ +
+ + + IX. D'usaige. + + +
+ § 1. +

Usages si a (est) un servise que aucun a sor aucune teneure. + Usages a droit d'user d'autrui choses, sauve la seignorie des choses. + Usages est en aucun cors, et quant il faut, li autres fautDig., + lib. 7, tit. 1, frag. 1, 2 : de Usufructu et + quemadmodum quis utatur fruatur..

+

Usages doit estre establiz en totes teneures por droit de lès, et par + testament, et par don antre la vis, et puet estre achetez.

+

Usages au commencement puet estre establiz o devise o sanz devise, à tans + ou à toz jors.

+

Hobligemant d'usage doit tost estre départiz au parties de l'éritage.

+

Se aucuns fet édefice en la terre où il a son usage, il ne l'en puet + oster.

+

Se aucuns lesse issint toz les fruiz de la teneure, ceste parole est + entandue ausint comme se li usages fust lessiezDig., lib. 7, tit. + 1, frag. 3, 5, 15, pr. ; frag. 20..

+

Usagier n'use mie, s'il n'use ou un autre por lui, si comme cil qui + achate ou qui aloe ou à qui l'en le done, ou cil qui fist son + afere ; et ce iest que se je van usage, tot ne usse li acheterres, + aparaissent est que je tieng l'usage ; et se je le done, je ne + retieng pas la chose se cil n'en useIbid., frag. 38, + 40..

+

Li usagiers ne puet fere noveau édefice sus les paroiz de la meson ; + et s'il est commoinciez, il ne le puet achever, tot ne s'en puisse cil + soffrir. Ne li usages n'en est pas sien s'il ne li est lessié + espéciaument ou establi que l'en puiche fere.

+

Aucion de loi Aquiline n'avient pas solement à l'usagier, + mès aucion de serf corrumpu et de injures ; et se l'en ampire le + serf, il le puet demender.

+

Celui à qui usages est lessiez, le puet vendre et à estrainge, maugré à + l'oir, par droit et non par costumeDig., lib. 7, tit. 1, frag. 61, + 66, 67..

+

Se usages d'ere m'est lesiez, je puis fere une borde por ardoir à la + chose qui est.

+

Se usages est lessiez à Tibert ton serf, et à Gaubert mon serf, autex est + li lés comme s'il fust lessiez à toi et à moi, et por ce n'est pas dote + qu'il ne soit nostres ynéementIbid., frag. 73, 74..

+
+ +
+ + + X. De jor de consoil et de jor de montrée. + + +
+ § 1. +

A totes les foiz que l'en demande à home cors qui ne puet remuer, ne qui + l'en ne puet remuer, l'en doit avoir jor de montrée à la requeste à celi + à qui l'en demende ; et en choses que l'en puet remuer, non. Et + doit l'en avoir jor, l'en doit avoir jor en leu certain et à ore nommée. + Et se aucuns met sus défaut de montrée à celui à qui l'en demende, il + s'en passera par son serement.

+

Or demende l'en quantes foiz il s'en passera par son serement ? Nos + dissons en deus ; et s'il i a contenz, en la tierce foiz bones genz + en seront creuz. Et se li demanderres est si povres qu'il ne puisse arme + avoir, la jostice doit envoier sofisaument, et por le riche et por le + povre, à la requeste au demendeor.

+

Enten : l'en ne doit avoir que deus proves à acuser montrée, et la + tierce doit aler por enqueste et de montrée ; et por montrée ne + nest point de batalle.

+

Se li sires requiert à son home que il li motre son fié, li hons doit + avoir trois quinzeines de motré lou, se mestiers est, et non plus ; + et de vilenage autant.

+

Jor de conseil est à demender à celui à qui l'en demende ; et il le + doit avoir tenable, segont le leu où l'en demende et segont ce que l'en + li demende, por encerchier la vérité de la chose et por venir garniz de garanz de soi deffendre et de demender. L'en doit + avoir jor de conseil de la demende que l'en n'a pas oïe devant + juige ; cele que l'en a oïe, non.

+

L'en ne doit pas avoir jor de conseil en tel cas : de murtre, de + rat, de larrecin, d'omicide, de traïson, de membre tolu, de trêve + demender, ne de chose où il a péril de doner le jor, comme se l'en a une + feme ravie ou pris un home et mis en prison, ou se l'en tient aucune + chose qui puet périr en dementres, ne de nul fet de cors.

+

Se aucuns se passe par son serement deus foiz qu'il a eu jor de conseil, + et s'en vot passer la tierce, l'en ne li sofre pas, ainz sera atainz par + tesmoinz qui virent le jor metre ; et tés airemanz sont en cort qui + n'a pas recort, et an cort qui a recort, recort passe.

+

Un home copable demende jor de conseil. Li demenderes dit qu'il l'a eu et + l'ofre à prover ; et copable fet ni sanz deffense. L'en demende + qu'en dit droiz ? Et l'en respont, quant il n'ofre contre la prove + deffense, qu'il pert sa querele, sanz avoir prove, ne autre chose.

+
+ +
+ + + XI. Quex genz devent respondre, quex non. + + +
+ § 1. +

Enfes qui est en bail, qui a meins de quinze anz, ne doit respondre + d'éritage, ne de meubles, devant que il ait quinze anz passez, ne ne + puet fere serement ; mes à quinze anz, il doit respondre par le + conseil de sa garde, et par le conseillier li juige, qui doit garder les + orfelins. Mès il ne se combat pas devant qu'il ait vingt anz passez. De + lédissement, s'il le fet, doit-il respondre ? Et l'en dit que oïl, + segont ce que la jostice verra, et la jostice li doit aidier.

+

Serf ne doit pas respondre, ne l'en ne (li) doit pas + respondre sanz l'autorité au seignor.

+

Desvez ne respont pas, ne l'en ne li doit respondre ; mès l'en doit + respondre à sa garde : car il n'est pas mestiers que ses drois + périsse.

+

L'en ne respont pas à feme qui a son seignor, se n'est par le + commendement son seignor, ou ses sires ne li en done poer de fere aucune + marcheandise. Et se ele fet lédissement à aucun, respondra-ele ? + Oïl, de toz les lédissemanz qu'ele fet en cors. Et se ses sires est + outre mer ou hors dou païs en lontaing leu, respondra-ele ? Oïl, de + lédissement et de la chose de quoi sis sires li a doné + poer ; et de héritages et de autre chose, non.

+

L'en respont à muet et muet respont par signe : car tot ne puisse-il + parler, se consant-il bien par signe en ce que l'en dit por lui. L'en + doit respondre à sort, et il doit respondre ; et à orb.

+

L'en ne doit pas respondre à aucun por communeté, s'il ne monstre + privilége qu'il ait tel poir ; ne à chapitre, ne à religios, ne à + évesque, ne à baron, ne à grant home qui a grant aministracion. Simple + chevaliers, ne simple clers, ne borjois, ne maine persone, ne puet metre + procurator por soi, se il ne sont empeschié de maledie reséente, et lors + l'en doit respondre à son procurator.

+

L'en ne doit mie respondre à fame por mari, ne à mari por fame, ne au fiz + por père, ne au père por filz, s'il n'est en son poir.

+

L'en doit respondre à toz procurators de roi et de chapitre et + d'université.

+
+ +
+ + + XII. De trives fere doner. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci que l'en doit trives fere doner en toz tens et en totes + hores, ne que ce ne doit estre alongié : car trive si est sauvement + de cors d'ome et sauvement de biens desus terre ; et oste achoison + que nus ne forsface, et est alongement de vie, et est espérence de + pez ; et garde home de péchier. Et por ce que toz biens en vienent + et toz maus en doivent remaindre, c'est si haute chose que nus ne la + doit alongier que ele ne soit donée.

+
+ +
+ + + XIII. D'usaiges lessiez. + + +
+ § 1. +

A totes les foiz que usages est lessiez à plusors, et je le dement, je + dement à droit que acroissement est lessiez ; et s'il est lessiez + deviséement à chascun sa part de la chose, lors n'i a-il point de poer + d'acroistre.

+

L'en demende se li usages est lessiez à un serf commeun, si est conquis à + l'un seignor et à l'autre, et se li uns refuse sa part, se li autres + aura tôt ? Et il set que li usages ne soit pas aquis par ynées + parties ; mès à seignors ; totesvoes ne doit l'en + pas regarder à la persone des seignors ; mès à la persone de celui + à qui li usages doit apartenir ; et l'en dit que à l'un des + seignors usagiers nont pas la seignorie. Quar se usages est lessiez à + moi et à toi, se li uns le refuise, li autres aura totDig., lib. + 7, tit. 2, frag. 1, pr. § 1  : de Usufructu + aderescendo..

+

Se seignorie de teneure t'est lessié, et li usages m'est lessiez, et à + toi et à men iers ; ge et mon eir (men iers) i avons + les does parz en l'usage, et une partie dou tierz sera mellée à la + seignorie. Et se ge ou mon eirs muons nostre estat, li tierz sera + départiz antre toi et l'un des noz, ausint comme cil qui ne mua pas son + estat i eit la moistié, et la seignorie l'autre, ou moitié li + remaigneIbid., frag. 4..

+

Se porpriere (propriété) de teneure est lessié de deus, et + l'usage à un, li dui n'avront pas les deus parz, mès la moitié ; et + li fruitier la moitié ; et encontre se l'en lesse à un ou à deus la + teneure.

+

Quant chascun des hers lessent usages d'une moisme chose à cex à qui l'en + a lessié, aparissant est que li premier (fruitier) soient + sevré, ausi comme fruit d'une meisme chose fu lessiée à deus parties, et + por ce droiture d'acorostre ne part sanz à nosDig. lib. 7, tit. 2, + frag. 9, 11..

+
+ +
+ + + XIV. Quant le jor d'usaige cesse. + + +
+ § 1. +

Jà sé (soit) ce que usages de fruiz soit establiz por user, + par aucun servise que celi fet qui en use, tote voies avient le jor une + foiz ; ausint comme se l'en lesse une chose à aucun, ou par mois, + ou par jorz, ou par anz, li jorz de lès avient, dom il avient que l'en + le puet demender. Et se usages est lessiez à chascun jor, l'en demende + s'il doit  ? Et je ne cuit pas qu'il doie avenir une foiz, mès par + le tens qui est establiz, s'il i a plusheirs lès en celi à qui usages + est lesiez à un jor et puis à autre. Et por ce, se usages est lessiez + que ne puet pas estre pris chascun jor, li lès sera bons, et cil aront + le lès qui porront user. Mès li usages ne puet avenir, dusques li + héritages soit demendez. Lors est establiz usages, quant aucuns en puet + user ; par ceste reson, se usage est lessiez à serf héritier, Adan + dit que jà sé ce que ces autres lès soent coneuz à + l'éritage, l'en i doit entendre la persone au seignor, que l'en ait + l'usage et le fruit. Et dit l'en que cil qui demende avant le jor de + l'usage, que li fet malDig., lib. 7, tit. 3, frag. 1 : Quando dies ususfructus legati cedat..

+
+
+ § 2. +

Commun de pais se plaint de Gaubert qui a clos son pré à fossez, com li + usages dou païs soit tex que les bêtes dou païs doivent aler partot, en + tens qui n'est deffensables. A ce respont Gaubert que la chose est soe, + et li communs riens n'i tient de lui. Les choses devant queneues, dit + droiz que il puet clore son pré ; et quant bestes corront + communémant par toz les prez, voie sera fete à corre ou pré clos ; + et quant deffense vandra, cil cui est li prez porra atoper la voie + dusque deffense soit passée.

+
+ +
+ + + XV. De us sési ou perdu. + + +
+ § 1. +

Certaine chose est que l'en ne pert pas usage par muement d'estat, + solemant en pert l'en la demende. Et poi i a de regart se li usages est + establiz en choses ou par la garde au prévost ; et issi qui vent + ausi comme baillié ; et unsaages (usages) establi en + teneure qui doit paage, est perdu par apeticement d'atat. Et issint est + perdu se l'en i a (est) establi ; et se aucuns mue son + estat avant qu'il ait demendé le éritage, ou avant que li jorz soit + venuz, voirs est qu'il ne le pert pasIbid., tit. 4, frag. 1, + pr. ; § 2 : Quibus modis ususfructus vel usus + amittatur..

+

Acordé est que usages faut par une meson dechastée, ausint comme se + usages de meson i m'est lessié, et ele déchiet ou art ; sanz dote + lors et certaine chose est, se la meson ardet, l'en ne doit pas loage ne + de l'aire ne des pareiz.

+

Se usages d'eue (d'ere) est lessiez, et atant, certaine + chose est que la chose est muée. Et se li sires fet ce par tricherie, il + i sera tenuzIbid., frag. 5, § 2, 3..

+

Ne aler ne venir par une terre n'et perdu par muement de seignorie. + Acordé est que usages de certaine partie ou qui n'est pas certaine, est + perdu, quant l'en n'use.

+

La char et le cuir de la beste morte n'est pas conté au fruit ; li + us faut menois que la beste est morte.

+

Se usages de deniers sont lessiez, l'en doit doner caucion + et de mobles ausintDig., lib. 7, tit. 4, frag. 19, 25, 30 et tit. + 5 : de Usufructu earum rerum quae usu consumantur + vel minuuntur..

+

Usages ne (nu)) est establiz sanz fruiz, et est establiz en + autre menière ou home, comme usage et fruiz est establiz.

+

Cil à qui usages est lessiez puet user ; mès il n'a point de + fruit.

+

Il convient voer de chescun usage de meson : se ele est lessié au + mari ou à la feme ; se ele est lessié au mari, il puet abiter + solement et lui et sa mesnie et si serjanz, et il puet recevoir genz et + habergier ; et sa fame puet recevoir ce que sis sires puet + recevoir, ne il ne Ii loit pas à recevoir ôtes à qui il ne li loit pas à + abiter honestemantIbid., tit. 8, frag. 1, 2, 6, 7 : de Usu et habitatione..

+

Se usage de teneure est lessiée, ce est men que de fruiz, et nus n'an + dote ; et l'en doit voer qu'il a en celi plet, et l'en dit qu'il + puet estre an la teneure, et en puet user trampéement, sanz + déreson ; mès il ne puet vendre, ne doner, ne engagier, ne prêter + son usage ; mès il le puet quiter au seignor.

+

Il doit avoir son plain usage, tot soit-il lessié à sa vie. Li sires doit + venir à prandre les fruiz, et il doit demorer tant qu'il soit coilli. Et + estre (outre) son mesage, il aura poer de esbargier iqui + aucunes genz, et de qui puet avoir son usage iqui de chascun jor au + cortiz, an pomes, an chos et en estrain, et autres menues choses, si + qu'il n'en face desloi ; ne il ne usera pas ne au pur fust, n'à + choses qui sont laborées por vendre, ne des fromenz ; et doit avoir + son usages à choses qu'il set de la teneure, de ce qui apartient à son + vivre, et lui et li sien. L'en doit avant une chose fere à l'usagier + plus largemant comme por la désireté à celi à qui li usages est + lessiez ; et puet porter l'usage an sa mesonIbid., frag. 10, + § 4 ; frag. 11, 12, § 1..

+

Et se usages de bestes est lessiez, ausi comme de berbis ou de mostons, + il aura les fiens por fumer le champ ; mès il n'aura pas l'usage de + la laine, ne des aigneaus, ne do let ; car je cuit que ce est en + fruit ; mès il doit avoir un poi dou let, car li don ne doivent pas + estre si estréciez.

+

Se usages et (ès) bos est lessiez, il aura tot l'usage, à + arer et à fere totes choses que bos devent fere.

+

Se usages de haraz est lessiez, l'en doit veer s'il le puet + et doit danter (dompter) et metre le à fere bone. Et se cil + est charetiers à qui l'usage de haraz est lessiez, je ne cuit pas qu'il + en puisse user : car il est aparissant qu'il a loé. Mès se cil qui + fist le testament set qu'il soit de tele vie, et tex menestères, il + apert que il fist le testament qu'il pensa de tel usageDig., lib. + 7, tit. 8, frag. 12, § 2-4..

+

Se usage de meson est lessiez sanz fruiz, li refez de la meson est + commune.

+

An meson amender ausint a l'er com l'usagier. Or veons se li ers prant + solemant le fruit, si la doit refere ? Se la chose est tele, don li + usages est lessiez, que li heirs n'en puisse pas avoir les fruiz, cil à + qui li lès est, doit refere la meson.

+

Cil qui a la propriété de la chose ne puet muer la chose don l'an use, an + autre forme, que il ne puet empirer la cause à l'usajuer ; il + l'ampire quant il la mest en autre estat que ele n'estoitIbid., + frag. 18, 23..

+
+ +
+ + + XVI. De us et des fruiz avoir. + + +
+ § 1. +

Se usage d'aucune chose de fruiz est lessié, il fust avis à plusors que + ce fust droiz que cil à qui l'en a fet lès, doigne caucion por lui qu'il + en usera à l'agart de bones genz, et quant il ne tandra plus ne l'us, ne + l'usage, ne les fruiz, il randra ce que remoindra. Ceste promesse doit + estre fete, se la chose est muble, segunt costume ; de l'autre, + non ; mès segont droit, il doitIbid., tit. 9, frag. 9, § 1, + pr. § 1. Usufructuarius quemadmodum caveat..

+

Il doit donc doner caucion par agart de prodome, de garder ce qu'il + prandra au fruiz, c'est-à-dire qu'il n'empire la chose et qu'il la face + ausit bien comme il feroit la soe. Et doit l'en mestre en escrit qu'il + ait (quelle est) la chose, et se péris dou mal est, si que + l'en puisse apercevoir si l'ont empirié ou non. Il m'est avis et meuz + estoit de doner caucion par promesse, que se aucuns n'en use à l'agart + de prodome, que la promesse soit perdue menois ; ne nos n'entendun + (n'attendons) pas que li usaiges soit + perduzIbid., frag, 1, § 3-5..

+

Ceste promesse a deus causes : l'une est se aucuns a + uusé autrement qu'il ne doit et prodome l'esgarde ; l'autre est de + rendre l'usage et le fruit. Et la première set aperdue menois que cil + usera autrement qu'il ne doit ; et l'autre, (quand l') + usage et li fruiz sera finez. Tuit li quas seront contenu en ceste + promesse, par qui usages et fruiz est perduz.

+

Nos entendon que usages et fruiz, si n'est tenuz par droit, tot soit-il + lessiez, et la promesse sera perdue, ausi comme s'il lessoit à tenir ce + qu'il n'avoit pas comoincié. Se le fruitier a la propriété, li usages + faudraDig., lib. 7, tit 9, frag. 1, § 6 ; frag. 3, pr. § + 1 ; frag. 4..

+
+ +
+ + + XVII. De usaiges de fruiz et de sésine de cité. + + +
+ § 1. +

Servises sont de gens, si comme usages et fruiz ; ou servises sont + de choses, si comme de teneures de viles et de citez.

+

Li seignors des mesons communes n'i puet par soi sol metre servise. Li un + sont en terre, li autre dehors.

+

Certaine chose est que l'en puet mestre mesure en servise. Ausit com l'en + devise que chascun le ira por la teneure, ou ausi com l'en aille por un + senter, et n'i portera l'en que certaine laeceDig., lib. 8, tit. + 1, frag. 1-3 : de Servitutibus..

+

Voie à aler puiser eue, et porquoi sont establies en ces menières et en + autretex comme nos avons dit que usages est establiz.

+

Usage de servise puet estre establiz en tens, si comme aucuns a son usage + en aucune chose de tierce jusque à none, ou de hui à por demain. Servise + puet estre ou lessié ou establi sor certaine partie de la teneure. Se + l'en ostroie à avoir aucun usage par autrui teneure, il ne doit mie aler + parmi la costure, parmi les blez, ne par la meson, quant il puet aler + alors sanz fere domage : quar tex choses sont acestés, tot non die + l'en pas.

+

Se je lesse voie où l'en ne puet aler, l'an dit que l'en puet bien fere + tant que l'en i puisse aler, et que l'en i et (ait) + voieIbid., frag. 5, 6, 9..

+

Servise de voie à cemetire est de droit privé, et por ce le puet l'en + chalongier au segnor cui la teneure est ; et cest servise puet + estre aquis por la religion de l'enteremant. Se c'est + commun leu ou commune voie, commun service d'aler où il puet estre + mis ; mès l'en n'i puet fere droit, et l'en siaut demender au + prince que l'en puisse mener eue par commune voie, sanz fere domage à la + communauté.

+

Religios leu ne pot servise de voe avoir : quar nus ne doie aler par + celi leuDig., lib. 8, tit. 1, frag. 14, § 1, 2..

+

Partie de voie, d'aler et de venir, et de mener eue, ne puet estre + engagie : car lor usages n'est pas départiz ; et por ce, se li + prometeor muert et lesse plusors heirs, chascun demende la voie toute, + et s'il lesse un heir. L'en demende se l'en puet mestre servise à la + teneure que aucun vant ? Et l'en dit que oïlIbid., frag. 17, + 19..

+

Se terre est commune ou voie commune, il n'enpeeche pas servise d'aler et + de venir, et d'élever sa meson plus haut, ne de chevroner, ne de covrir, + ne d'abatre ; et ele empêche servise de plue et d'agoz, et le ciel + qui est desus doit estre délivreDig., tit. 2, frag. 1 : de Servitutibus prœdiorum urbanorum..

+
+ +
+ + + XVIII. De servises de citez. + + +
+ § 1. +

Li droiz des teneures de citez est tel : d'élever sa meson plus + haut, et de peticier la voiue (vue) son voisin ou non, ou + de metre gotère en la meson son vesin ou non, ou de metre chevrons ou + non an la mesière, ou de oster ou de recovrir, et de fere itex choses + assez. Et cest servise est que l'en ne renuise la vée : là où + servise de veue est establie, c'est establi que li voisin ne nos tole + nostre veue ; et quant cil servises est mis en autre meson, que + l'en ne nuise à la veue, nos avon ce que nostre voisins ne puitche, + contre nostre volenté, sa meson plus haute lever, et qu'il ne puisse par + ce apeticier la clarté de noz mesonsIbid., frag. 2-4..

+

Nos devon entendre au servise celui à qui l'en fet contre sa volenté, non + pas solemant celui qui contredit ; mès celi qui ne s'i + consant ; et por ce dit l'en que li enfant et li desvé sont + ausint ; et ces paroles ne sunt pas raportées an fet qui à + droit.

+

La chose qui sont par natureles communes, li uns ou li autres des voisins ne a poer de la dépecier, ne de refere la : + car li uns ne li autres n'en est sires. Mès se li juiges voit qu'il i + ait reson en amender les, bien le puet commender par droitDig., + lib. 8, tit. 2, frag. 5, 8..

+

L'en n'a nulle aucion contre celi qui tost la clarté de mesons son vesin, + an fesant la soe plus haut, quant servise n'i est deuz. J'é + (j'ai) deus mesons, je t'an lesse les unes, tu lièves + l'autre : l'an demende se le puet fere, quant il tost la clarté à + l'autre ? Et l'en dit que non, por quoi la clarté vienge de costé, + qui post (vost) nuire à la clarté des mesons son et vesin. + Por fere un édefice, il doit savoir qu'il doit garder et la forme + l'estat des ancienes mesons. Se tu et tis voisins ne poez acorder an + fere voz mesons, li juiges vos donra arbitres. Une chose et autre est + gardée, que l'an ne nuise à clartez des mesons, et que l'uns n'et plus + voie que l'autres ; et qui tole la clarté son voisin et quanquez a + fet an nuissement de tolir la clarté, pot estre deffanduIbid., + frag. 9, 10, 11, 15..

+

Se l'an doit servise, l'en puet deffendre à cetui qui tost la clarté, + qu'il face si son afere qu'il ne tole à l'autre la clarté, si qu'il voie + sa lumère, c'est le ciel. Et il a defference entre veue et lumère : + car veue est d'en bas et lumère d'an haut. Et se aucuns plante d'en bas + por tolir la lumère, l'en dit qu'il fet tort : quar li umbres nuist + que l'en ne puet voir le ciel ; me (mès) si tost le + soloil sanz plus, et l'en voie le ciel, il ne tost mie la + clartéDig., frag. 15, 16..

+

Usères d'esgoz est nécesseires, là où il est sanz meffet ; il ne + porte pas tenue s'il n'est apertement seuz.

+

Se li conduiz par qui il viegne eue à ma meson, me sont estopé, g'é + aucion contre toi de fet et de domage que tu m'as fet.

+

Gefroi de la + Chapele dit que l'en ne puet avoir conduit joint à la meson + commune qui reçoit l'aau, ou de ciel, ou de marois ; et l'en ne + puet deffendre son voisin qu'il i ait son agot gote (joste) + la paroi commune ; mès s'il voloit mener l'eau par conduit, et ele + néust à la paroi, l'en la porroit deffendreIbid., frag. 17, § 3, + frag. 18, 19..

+

Se j'é mon chevron en ta paroi, et je jeuse, par ce doit l'en avoir + commune au tré, ou se mon fust est en ta mesière. An quequez manière que agos soit conquis, l'en le puet haucier, et de ce + amende li agoz ; et quant il sera plus haut, il cherra plus + légièrement et plus droit. Nos poon fere l'agot plus légier péant ; + non ausint est de fluve qui chiet par agotDig., lib. 8, tit. 2, + frag. 20, pr. ; § 5..

+

Nus de deus seignors, en chose de servise commune, ne puet rien fere + contre la volenté à l'autre, ne deffandre que la chose ne soit à l'un ne + à l'autre ; et por les granz contenz, fet l'en aucune foiz la chose + partir ; et par aucion de ce aconsit aucune foiz le compaignon que + l'ovre ne se face, ou que l'en oste l'ovre qui est fete, s'il est pro à + la compaignieIbid., frag. 26..

+

Se ge et tu avons mesons communes, et aucune chose de ces mesons est mise + à tort en ma meson, j'é contre toi aucion, et ausi sera se tu mez à tort + aucune chose en ma meson.

+

Se tu veaus édefier en ere commune, li compainz le te pot deffendre, tot + t'ait ton voisin doné congié de édefier ; mès tu n'as poer de + édefier contre la volenté ton compaignon à chose commune. Qui a usé + d'agot mestre, doit estre naturés et perdurableDig., frag. 27, 28, + in fine..

+

Se aucuns a meson, por achat, qui servoit à soes mesons, li servises est + mellez et ostez ; et s'il le veaut vendre de chief, li servise il + doit estre mis noméement.

+

Se je aquier une partie de la teneure qui me servoit ou à qui je serf, li + servises n'est pas meslez : car il est retenuz an partie. Et issint + se mes teneures servent à tes teneures, et tu me balles une partie des + tenues, et ge ausint des mois, li servises remaint. Et usages qui est + aquis ou tenu, ou de çà ou de là, n'antre-ront + (n'interrompt) pas l'usage. Nus ne pot emporter servise + en propres édefices, fors cex qui sont ; et se aucuns à qui li + édefice son sien a neveu, que l'un ne puisse nuire à l'autre, li doivent + remenoir à l'ancien achatIbid., frag. 30-39..

+
+ +
+ + + + XIX. De servises de villeDans le manuscrit, ce titre est réuni au + précédent, et la rubrique transportée au titre suivant.. + + +
+ § 1. +

Servise de teneures de vile sont itex : aler, mener charroi, voie, + conduit d'eue. Il i a droiture d'aler et de venir à genz, et de mener + sagement, et de mener sa charrete ; et qui a son aler, n'i a pas à + mener ce qu'il veaut ; et qui puet mener ce qu'il veaut, il i pot + aler et en puet user sanz véement. Voie est droiture d'aler et de venir, + et contient en fiez (soi) aler et mener sa chose. Mènement + de eue est droiture de mener eue par autrui chose.

+

L'en doit conter à droiture d'une teneure, puiser et abruver ses bêtes, + et droiture de pestre là, si et de fere i la chous, et de sablon foïr. + Et il le convient tot ce soffrir, et l'ofice au juige le commande + issintDig., lib. 8, tit. 3, frag. 1 : de + Servitutibus prœdiorum rusticorum..

+

Les servises des teneures de vile sunt que l'en puet plus haut lever sa + meson en son siége, ou sa couverture ; et conduit d'eue, ou puiser + la par un meismes leu puet l'en, ou plusors, que l'en les i puisse mener + an un meismes jor.

+

Et servise puet issint estre mis que li buef qui gaaigent les teneures + pessent ou champ au veisin, et issit le dit l'en.

+

L'en dit que li fruiz doit estre asemblez en la moison son voisin, et que + l'en pregne cherniers ou bois son voisin, et espoes ses vignes. Qui a + droit de puisier, aparissant est qu'il i a sa voie à puisier ; et + ausint dou commun droit. Et qui ne i a puisier, n'i est + (ait) pas l'alier, et qui n'i a l'alier, n'i a pas le + puissierIbid., frag. 2, 3..

+

Servise de pestre bêtes et de mener les à l'eue, apartient plus à la + servitute de la teneure que à la persone au seignor, se la servitut + n'est donée plus por la persone que por la teneureIbid., frag. + 4..

+

Qui a son erre, a son mènement solement, et puet mener char et jumanz, ne + il ne puet ne l'un ne l'autre trere per erre, ne l'an n'i puet aler + parmi : car s'il fesoit ce, il ne lo feroit pas par grâce d'aler + parmi, et por ce meismes porroit le fruit ampirier. Et cil qui ont voie + i ont droit d'aler et de venir parmi, et de mener lor + choses, et d'aler lance levée, por qu'il n'ampire les fruizDig., + lib. 8, tit. 3, frag. 7..

+

Lesse de charrière donée tient an atandu onze piez ; et de chemin + fere, vingt-deus piez, et de santer, quatre piez. L'en puet establir + servise, si comme eue corre et mener sagement, s'il i eust servitute à + quérir eue à édefice qui n'est pas fet. J'é droit d'aler et de charrete + mener par teneure qui est à plusors, et par le reson de toi puet-il + estre desevréemant lesséIbid., frag. 8, 10..

+

Antre aler et mener sa chose a aucune différence : aler est là où + aucun ne puet aler à pié, c'est mainement ; et là ou aucun puet + mener sa charrete, c'est meners et alers.

+

Champ ou vigne qui est enserrée en autres, doit avoir sa voe au plus près + dou chemin, sanz le domage à voisin. S'il est contenz de voie, li + arbitres le doit establir ; et s'ele est nomez sanz dire la lesse, + ausint va par ma terre, la voie i est par tot au moins domage que l'en + porraIbid., frag. 12-13.

+

Emprès l'en dit que n'est pas reson que l'en aille en ma terre contre ma + volenté, ne sor mon deffens.

+

Servitute est perduz par xLe chiffre est douteux + dans le manuscrit. anz d'espace, se l'en n'en use an nule + chose ; autrement, non.

+

Se je puis mener hiau par atrée, tu n'i puez édifier sanz ma volenté.

+

Servise ne puet estre naturelmant, quant il ne viant de nature.

+

Une fontene nest en mon champ ; je la met par mon champ et li done à + boivre. Mi voisin desoz en grondent. Et l'en dit que je le puis + fere : quar maus seroet se li chans où la fontoine croît muert de + soi (soif), et li autre eusent à boivreDig., frag. + 16, 18, 20..

+

Je ne puis acompoigner autre en servise que j'é an la teneure.

+

Se ge te vant certaine partie de ma teneure ou li droiz de iau at + (est), li don doit estre ausint en la vente : quar + je ne puis pas vendre ce qui est autrui que autrui n'i et + (ait) son usageIbid., frag. 24. 25..

+

L'en ne puet usager oster, tot li face l'en autant de bonté +  : quar se chose puet valoir miauz ; quar il est sires de + l'usage, tout li donge l'en la value de l'usage.

+

Uns de deus compainz communs de champ, se il sofre à aucun qu'il aille et + viegne parmi, il ne fet riens ; et por ce, se dui chams qui servent + l'un et l'autre sont à communauté entre aus, por ce que acordable chose + est que servise est tenuz en partie, li uns ne puet lessier à l'autre. + Tot soit ou da conpenon (un des compagnons) sol à qui li + servises est donez, por ce qui n'est pas deu à la persone qui a la + teneure, ne franchise par un d'aus, ne servise n'i porra estre + lessiezDig., lib. 8, tit. 3, frag. 34, pr..

+

Se fontaine sèche don li ruissiaus vient, et cil ruissiaus retornent + après à sa fontaine, l'an demende se cil doiz estre perduz ? Et + l'en respont que li rois avoit mandé itex paroles : Cil qui solent + amener le ruisiau de la teneure de Flori, l'an dit qu'il ont oi + (eu) aucun tens usage de la fontaine, et qu'il ne le + puet ore avoir, par là qui la fontoine est séchie, et anprès sera + comoincée à avoir son cors ; l'en requiéra droit contre qui n'ont + pas perdu par lor négligence, ne par lor cope, lor soit randu. Et je + cuit, por ce que lor requeste est droite, que l'en la secorre en ceste + partie : ainsint que li droiz, que il lor eit avant, quant la + fontene ne puet tenir à aus, si voil qui lor soit randuzIbid., + frag. 34, § 1 ; frag. 35..

+

Se cil qui est sires de deus teneures, en baille une, par tel convant que + cil qui ele est, la serve à celui qui la tient, ou li autres à celui qui + est baillié, li servises est mis à droit. Se je sui heir à celi, laquel + teneure me servoit, et je te vant l'éritage, le servise doit estre + atabliz à l'aucion qui est : car cest fet que tu es hers est veue + chose. Qui ostroie à aler ou à mener par certains leu, l'an le puet + ostroier par celui leu à pluisors. Ausit comme se aucuns fit sa mesons + serves à son voisin, por ce ne remoint pas qui ne puisse fere serves à + qui il vodraDig., tit. 4, frag 3, 9, 15 : Communia prœdiorum tam urbanorum quam + rusticorum..

+
+ +
+ + + + XX. De servise de vileCet intitulé inexact ne se trouve nulle part + rectifié dans le manuscrit.. + + +
+ § 1. +

Les aucions des servises de vile et de citez sunt à cex qui les teneures + sont. Li cemetire ne sont mie de nostre seignorie ; mès nos i poon + chalongier la voie à aler an cementire.

+

Aucion de servise de vile aviant à nos, à l'esemple de celes qui + apartienent à husage et à fruiz, que de reconnoissance, que de + niance.

+

La reconnoissance avient au seignor qui le nieDig., lib. 8, tit. 5, + frag. 1, 2, pr. : Si servitus vindicetur vel ad + alium pertinere negetur..

+

Ceste aucion reconnoissance ne viant à nuli que au seignor de la teneure +  ; ne nus ne puet chalongier servise, fors cil qui a sa voie en la + teneure voisine, o qui il dit qu'il a servise.

+

L'en dit que servise de lo méen et fruiz est lessié, doit siure i tos los + de la teneure : par on (par où) cil l'establi que i + ostroièret l'usage et le fruit ; quar l'en ne doit pas voier qui + est ostroié au fruitier par grâce de prandre les fruiz, ce n'est pas + servise  ; quar servise ne peust estre deu au fruitier + solement ; mès s'il est deu à la teneure, li fruitiers an + useraDig., frag. 2,§ 1, 2..

+
+
+ § 2. +

Anprès l'en dit que li fruitiers doit user de deffendre voie, se l'an an + a usé ceste année : allors de droit, si comme en aucion de + reconnoissance ; allors de fet, si come en ceste deffense ; et + issit le dient li sage. Car se cil qui fist le testamant en hussa, l'en + doit au fruitier doner bone deffense, ausint comme ces deffenses + avienent à l'oir, ou à l'achateor. Et s'il achate une partie, ausint en + doit l'en direIbid., frag. 2, § 3, frag. 3..

+

Li cors dou leu n'est pas au seignor à qui est donez le servise ; + mès il i a son droit d'i alier. Cil qui (a) aler sanz + mener, ou mener sanz aler, aura aucion de serviseIbid., frag. 4, + pr. § 1..

+

Se aucun a usé d'aucun usage, il retient sa droiture comme sésine, comme + si l'avoit gaignée por voir mestre. Il n'est pas mestier qu'il die par + quel droit li an establie, ou par lès ou par autre menière ; mès il + a bone aucion qu'il monstre par aans que il a heu celui + usage, ne qu'il ne l'a eu ne por force, ne an respost, ne par prière. + L'en porra avoir ceste aucion, non pas solement contre celui en qui + champ l'eue sort, ou par qui teneure el est menée, qui à toz porra + plédier de ce, si destorbe le cors de l'eue, à l'esemplère de autres + servises. Et généremant, quiconques empêchera le cors de l'eue, l'en + porra avoir contre lui ceste aucionDig., lib. 8, tit. 5, frag. + 10..

+

Le conduit par qui je moine eue est commune voie, et ce conduiz rumpent + et lèvent ta paroi, je cuit que tu puez bien plédoier à moi, que l'eue + ne puet pas, ne ne doit venir de la moe chose en ta paroi. Se aucune iau + n'apert pas, l'en n'i puet fere doiz ; et je cuit que c'est faus, + car l'en puet ostroier à quérir eue ; et se l'en l'ostroie, l'en li + puet mener et fere doizIbid., frag. 13, 21..

+
+ +
+ + + XXI. De mesures avoir. + + +
+ § 1. +

L'en dit ciVoy. Établissements de saint Louis, liv. 1, ch. 38, 50, + 144 et 146. — Le texte avec lequel cette partie du manuscrit offre + le plus d'analogie, se trouve dans le Livre des métiers + d'Étienne Boileau, première partie, titre quatrième : + des mesureurs de blé et de toute autre manière de + grains. Voy. aussi le titre sixième : des + jaugeurs. Dans la Collection des documents + inédits sur l'Histoire de France ; Règlement sur les arts et + métiers de Paris, rédiges au + xiiie + siècle ; par M. Depping, 1837. que nus + ne doit avoir mesure en sa meson, où il vande ou achate, s'il ne la + prant là ou il la doit prandre, selonc l'establissement de la + ville : c'est à savoir chiés celui qui est establiz à ce + fere ; ce doit estre fait par le juige. Et ce fut par mout grant + léauté establi, et por le commun à cels qui achatent les choses que + convient mesurer.

+

Anprès l'en deffant que nus ne mesure en celé, ne que nus ne face plus + mesures, que le numbre tel comme il sera establiz ; et qui barat i + fera et qui encontre ce ira, il sera en la merci le Roi.

+

Et se aucuns dit aissint : Cel home m'a ballié ce por tant et por ce + numbre ; li numbre n'i est pas ; si voil avoir mon numbre. A + ce respont li copables : Comme il emportast cele chose sanz + contanz, je ne li en vuel respondre, se droiz n'est. L'e + (l'en) demende ce qu'en dit droit ? Et l'en respont que, segont ce mot, l'en ne li doit pas respondre. Et + s'il dit issint : Il m'a mesuré à fause mesure, comme + fausoniers ; et s'il le veaut jurer, prez sui de motrier et de + l'avérer par moi et par garanz, come cil qui siet ce de voir et de + savoir ; et vez la mesure qui est ci. Et li autres fet encontre tel + ni et tel deffanse comme il doit, et nie la mesure. L'en demende que dit + droiz ? Et l'en respont que li copables est loisans de prandre la + prove au demendeor et de son garant, et de quenoistre que ce est voir, + ou d'escondire par gage de batalle.

+

Tel juigement comme il i a cil (ci), doivent à droit estre + tenuz en totes les choses que l'en puet porter, départir, sanz + apersever, si comme moble et vin, huile, vin et en tex choses + semblables, et en dras entammez. Et en mesures de terre, en dras entiers + et en tailes entières, cort autre juigement, c'est à savoir : vos + me vendîtes terre por tel numbre, et ceste teille ou cel drap ; la + vente est queneue, et li numbres ; s'il ne puet avoir champ ne + bataille por mot que l'en i puisse metre ; ainz sera li numbres + establiz. Et se la jotice veaut, cil qui la mesura, jurra sor sainz + qu'il la mesura léalement et bien à son esciant ; et partant s'en + passera. Mès se vos mesurez à fause mesure apenséement, l'en le devroit + pandre comme faussoner.

+

Après l'en dit que un mesuror de terre ne deit estre, s'il ne siet + mesurer, et s'il n'est assoiez, et s'il n'est jurez, et toz mesureors + qui mesurent en commun.

+
+ +
+ + + XXII. D'aler et de venir en leu qui n'est pas commun. + + +
+ § 1. +

Servises de teneures sont perdues se un moismes sires deviant sires de + l'une et de l'autre teneure. Ou il i a son aler et son venir + (mener), s'il veust (va) solement au tans + establiz, li servises dure ; car cil qui puet mener i puet aler. + Voie à aler cors entarrer, qui est deue, se l'en n'an use, l'en ne la + pert pas.

+
+
+ § 2. +

Nos avon et retenon nostre servise par les persones des sers et par le + fruitier et par celui qui tient la chose en bone foiDig., lib. 8, + tit. 6, frag. 1-5 : Quemadmodum servitutes + amittantur..

+

Se ge et li orfelin avon commune teneure, tot n'en usons-nos, je retien + la voie por l'orfelin.

+
+
+ § 3. +

Se cil qui a eu de nuiz servise, et n'an use aucune foiz por + tans establi, il pert son servise de nuiz, por ce qu'il n'en a pas usé. + Ausit est de celi qui avoit son usage à certaines hores, et an usa en + autresDig., lib. 8, tit. 6, frag. 10.

+

Se aucun vendi l'ostel pruchein de la teneure, qui estoit près dou champ + qui devoit servises, à qui li voisins devet voie, et il n'ot point de + servise mis sor celui champ, dedanz le tens que servises falloit, et il + conquiert arières cel leu, il doit avoir le servise que li voisins + devoit.

+

Se li leus par où l'en avoit son aler et son venir, est sorpris de cors + d'eue li tens qu'il sofist à perdre servise, en rétablir, le servise + retorne ausint comme davant ; et se cil tens passe, que li servises + soit perduz, il doit estre forciet de renoveler lou.

+

Quant voie commune est perdue par force d'eue ou par fonture, li voisins + prucheins doivent fere voie. Se cil qui a son aler à puisser eue, et en + tans que li servise est perduz, il ne vet pas à la fonteine, ne n'i + puisse aler, il i puet alerIbid., frag. 13, 14, 17..

+
+
+ § 4. +

Servise est retenu par usage quant cil en use à qui l'en le doit ; + ou cil qui en est en sésine an nom de li, ou mercier ou oste ou ami ou + mire, ou cil qui est venuz veoir le seignor, ou gaagneor, ou fruitier + quant li fruitier en use an son nom, et quanques an hue + (use) de une que l'an li doit, s'il apartient de nostre + teneure ou s'il vient de nostre teneure. Le servises sera retenuz, tot + tiegne cil la chose mauvèsement.

+

Cil n'usera pas dou servise s'il ne croit qu'il en doie user par + droit ; et par cause, se aucuns use de voie ou d'autre servise, ne + deffanse, ne aucion ne li a mestierIbid., frag. 20-25..

+
+ +
+ + + XXIII. De danrées taillies que l'en ne puet véer. + + +
+ § 1. +

L'en ne puet véer vin, quant il est mis en taverne, que l'an n'en aist, + por de l'argent, painblié que l'en vent à mesure ; comme avoine et + blez autres qui sont à taverniez, as fenestres ouvertes ; comme + pois, fèves.

+

Et se aucuns a vendu ou martroi dix muis de sègle et il en ait vingt en son grainier, puet-il véer que l'en ne pregne + plus ? Oïl, s'il ne veaut plus vendre ; mès s'il en veaut plus + vendre, il ne le puet dévéer au poure por doner au riche, ne au riche + por doner au poure.

+

E (et) qui vée danrées tallies com pain, vin en tavernes, + fet contre le ban commun.

+

Et se bochier a sa char tallie ou porc, la puet-il véer ? Oïl, qui + ne la vodra achatier ce qu'il dira, se'l veust vendre à pois.

+
+
+ § 2. +

Totes les choses qui sont vendues à pois et à mesure, à feur nomé, l'en + ne les puet véer, se l'en n'atanche sa taverne. Mès l'en peut bien ses + choses estanchier por enchérissement, s'il veaut ; et les puet l'en + bien vandre plus que achatier les vodra. Mès l'en ne puet pas danrées + encharcir qui sont tallées, por metre fain en la terre et o païs. Et ne + doit l'en pas sofrir que communeté face Herbaut de ce que l'en doit + avoir convenable en lieu et en tens.

+

Et se aucuns se plaint que il aut vées ses danrées, et l'ofre à prover + par soi et par garanz, et li autre face encontre tel ni et tel deffense + comme il doit, en tel chose n'ot pas bataille, ainz vet par prove ; + et li chois de la prove est à celui à qui l'en de mende.

+
+ +
+
+
\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l05_BNF_fr-2844.xml b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l05_BNF_fr-2844.xml index c48a1bb..be60a3c 100755 --- a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l05_BNF_fr-2844.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l05_BNF_fr-2844.xml @@ -1,1298 +1,1298 @@ - - - - - - Li livres de jostice et de plet 5 - Anonyme (trad.) - Graziella Pastore - École nationale des chartes - - Mathilde Henriquet - 2015 - édition électronique - - - -

2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L'édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI CINQUIESME LIVRES - - - LI CINQUIESME LIVRES - - - I. [54rA] Se beste à .iiii. piez fet domage. Et d’omecide, et de - geter eve sor genz [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 9, tit. 1, Si quadrupes - pauperiem fecisse dicatur. - -
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- § {9.1.1} -
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Se beste à .iiii. piez fet domage, la loi en done aucion que vost que - la beste que fist le domage soit donee por le forfet, ou que il en - rendra la value de la chose ; {2} et ceste aucion s’estant à - totes betes qui ont .iiii. piez. ¶ {3} Li prevoz dit : se l’an - dit que beste eit fet domage ; pué estre domage fet sanz le - domage et sanz le tort à celui qui le fet, car l’en ne puet pas dire - que beste face tort, car ele n’a point de san. {4} Et issint comme - Servius dit, ceste aucion a leu quant la bes[54rB]te fet domage par - sa cruauté ; ausint comme li chevaus repuce et fiert do pié, et - se buef hurte de ses cornes par costume, ou se mule par sa cruauté - ou por ce que ele n’est pas en bon leu ou par la cope à celui qui - l’amoine, ou si la beste est chargie plus que ele ne doit lesse - choer son fes sor aucun, ceste aucion nene] te dans le ms., la cohérence du texte exige une - negative, cf. lat. haec actio cessabit sera - donee, et plediera l’en do domage et de injure. ¶ {5} Et se chien - que aucun menoit eschape par s’apereté et fet domage, se l’en le - puet retenir ou s’il ne dut pas estre menez par ce lieu qui, cete - aucion cessera et avra aucion contre celui qui tenoit le chien. ¶ - {6} Et se la beste fet domage par l’aticement d’autre, cete aucion - cesse. ¶ {7} Et generaument ceste aucion ne cesse mie quant la beste - sauvage est moue contre nature et fet domage. Et par ce, se li - chevaus se deslie et il anchuce et fier, ceste aucion cesse. Et cil - qui ferra le cheval ou li fera plee, l’en avra contre lui aucion de - fet por ce que il ne fist pas le domage en son cors ; mes s’il - eust le cheval apleignié et il repuçat, l’en avra contre lui aucion - tele. ¶ {8} Et se une autre beste esmuet une autre por fere domage, - l’en plediera en non de la beste que l’autre fist amovoir. ¶ {9} Et - se la beste fet domage par soi ou par autre à qui il a hurté, ceste - aucion a leu  ; ausint comme se un buef areste un char ou s’il - abat aucunne chose qui est dedanz ; {10} ceste aucion n’a pas - leu en bestes por la naturel cruauté. Et por ce, se uns hors - s’enfuit et fet domage, cil qui il estoit n’en porra mie estre tret - en plet, car il en pert la seignorie puis que il li est eschapez. Et - por ce, se je l’ocis, li cors est miens. ¶ {11} Mostons ou buef funt - mellees ; se l’un ocist l’autre, Quintus Mucius dit que se cil - qui comoinça, qui fist la mellee, est tuez, l’aucion faut, et se li - autres fust ocis ceste aucion a leu. Et par ce, il convient [54vA] - que il soet sien, ou que il amant le domage. ¶ {12} Et ceste aucion - est donee contre le seignor, por ce que li forfez des betes sit la - beste ; ne ceste aucion n’est pas donee à celui qui est la - beste, car ele n’estoit pas soe, mes à celui à qui ele n’est pas. ¶ - {13} Et se la beste muert avant que li plez soit entamnez, la - demande ne vaudra rien. ¶ {14} Baillier por le forfet est ballier la - beste vive. ¶ Se la beste est commune, l’aucions sera contre toz por - le to‹r›t, ausint comme d’ome. ¶ {15} Li sires ne sera pas aucunne - foiz plediez de ce mes de to‹r›t, ausint comme se li juiges li - demande en droit se la beste estoit soe, et il dit que non ; - quar se l’en seust que ele fut soe, il fust condampnez dou tot. ¶ - {16} Se la beste est ocises anprés ce que la cause est entamnee por - ce que li sires a aucion de la loi Aquiliene, reson de ce i sera - treté en plet, por ce que li sires pert le poer de amender le - forfet. Et por ce convient il que il rende la value, s’i ne veust - pledoier contre celui qui ocist la beste. ¶ {17} Nus ne dota onques - que ceste barre ne fust donee à l’oir et à ses hers, et contre l’oir - et contre celx qui ne sont pas hers par ce droit qu’i sont - seignors.

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-
- § {9.1.2} Paulus. Hec auctio. -
-

Ceste aucion ne vient pas en bestes au seignor solement, mes à celui - à qui il apartient, ausint comme à celui à qui la chose est prestee, - et ausint apartient ele à feulon qui ont domagedomage] domage an ce qui ont domage dans le ms. - an ce que il sont tenu de rendre. ¶ {1} Se aucun por ce qu’i - eschiveeschive] achieve dans le ms., cf. lat. - Si quis aliquem evitans son mestre sanz - foi en une taverne, et un chien le mort leanz, aucun cuident que - l’en ne poit fere plainte de chien par ce que il fust deslié, et - aucun cuident encontre.

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-
- § {9.1.3} Gaius. Ex hanc. -
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L’en ne dot pas de cete loi que l’en ne puisse pledier en non de - franches persones ; ausint comme la beste a fet ploie au pere - ou au fiz, en tel leu qu’i n’est pas enledi, nus ne puet franc cors - esmer. Il est tenu, cil qui est la beste, de randre les despens que - l’an fera au garir les, et les domages de lor besoignes que il - perdent à fere.

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- § {9.1.4} Paulus. Hec auctio. -
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Ceste aucion [54vB] a leu tot n’ait la beste .iiii. piez qui fist le - domage.

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- § {9.1.5} Alphenus. Agaso. -
-

Un asner entra en une taverne ou son chevau, il ouia une muile, la - mule repuça et fruissa la cuisse à l’asner ; l’en demande - consoil se l’en porroit pledier o le seignor de mule qui avoit fet - le domage. Et je di que oïl.

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- -
- - - II. De la loi Aquiliene qui parole d’omecide [rubr.] -
- - Traduit du Dig., tit. 2, 3 et 4 : ad legem - Aquiliam ; de his qui effuderunt vel dejecerunt, et - de noxalibus actionibus. - -
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- -
- § {9.2.1} Ulpianus. Lex Aquilia. -
-

La loi Aquiline abati totes les lois qui avant le parlerent de domage - et d’injure. {1} Et ceste loi est au pueple et Aquilinus, uns - metres, la fist.

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- § {9.2.2} Gaiuz. Lege. -
-

L’en garde en la loi Aquiliene au premer chief que qui ocira à tort - serf ou serve estrange, beste à .iiii. piez ou à .ii., il sera tenuz - de randre autant comme ele valoit ou valut en cel an. {1} Et por le - barat done l’en caucion au doble contre celui qui nie. ¶ {2} Et - ausint comme il est aparissant que nos sers vait ivé à bestes, les - betes à .iiii. piez qui ne sont pas en numbre des autres, ausint - comme oilles, chievres, bues, chevaux, mulez, anes. Et l’en demande - se crines sont contenues en non de bestes. Et Labeo dit que - oïl. Mes chien n’i est pas contenu, ne autres bestes assez, si comme - hors, lions, penteres, olifanz, chameaux ; et sont ausint comme - mellez, car il servent ausint comme jumanz, et lor nature est - cruelex, et por ce sont il au prim chief.

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- § {9.2.3} Ulpianus. Si Servus. -
-

Se serf ou serve est ocis à tort, ceste loi a leu. Et ce mot i est - bien mis à droit, qui a non injure, quar il ne sofist pas estre - ocis, mes il convient que il soit fet à tort.

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- § {9.2.4} Gaius. Itaque. -
-

Et se je ocis ton serf qui me gaite, ceste loi a son leu et je sui - segur, car naturel reson ostroie bien que l’en se deffende contre - peril. ¶ {1} La loi ostroie que l’en ocie larron qui est pris de - nuiz, mes que l’en lieve le cri ; et s’il est pris aucunne - foiz, bien le puet l’en ocirre s’il se deffant de loing, ne mes que - il crit.

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- § {9.2.5} Ulpianus. Sed et si quemcunque. -
-

Et se tu ocis aucun qui t’asaut o arme amolue, il est aparissant que - ce n’est pas injure ; ne n’est pas aparissant que il l’eit ocis - par injure. ¶ Et se aucun ocist larron par peor de mort [55rA], l’an - ne dote pas que il ne soit tenuz de la loi Aquilieene. Et s’il - l’ocist comme il poist aesement prendre, il li fet injure et il est - tenuz de la loi Cornehene. ¶ {1} Il nos convient entendre injure en - cest leu, ce que n’est mie fet por droit, c’est contre droit, c’est - à dire se aucun aucist par sa cope un autre. Et par ce i avra l’en - acune foiz .ii. aucions, l’une de la loi Aquiliene et l’autre de - injures, et .ii. presentes, l’une de domage et l’autre de despit. ¶ - Donques nos entendon injures domage qui est fet par cope de celui - meismes qui ne bahet pas à fere domage. {2} Et por ce demandon nos, - se desvé fet domage se l’en a contre lui auction de la loi - Aquiliene. Et Pagasus dit que nenil. Quel cope – fet il – dut - il avoir quant il estoit hors do sens ? Et c’est voir. Donques - n’avra l’en contre lui point d’aucion ; ausi comme se beste fet - domage, la loi Aquiliene n’a point de leu, ou se une tiel chiet d’en - haut. ¶ Et ausit dit l’en se enfant fet domage. Et se cil qui n’a - .xiiii. anz le fet, Labeo dit que il est tenuz de larrecin et de la - loi Aquiliene ; et c’est voir, s’il siet ja que il ce fet. ¶ - {3} Et se li mestres fet ploie à son deciple en aprenant, ou le tue, - l’an demande s’il est tenuz de la loi Aquiliene comme cil qui a fet - à tort domage. Julianus dit que oïl, mouvesmant qui crieve - l’oil à son aprantiz en aprenant lou ; et molt est plus grief - quant il l’ocist. Et met l’en ci avant un tiel essemple : ¶ un - surré feri un garçon que il aprenoit par ce que il ne fesoit pas - bien ce que il li avoit monstré, si belement que il li tret l’oil. ¶ - Julien dit que il n’i aviant pas aucion de injures, car il ne le - fist pas par acheson de injure, mes por lui enseigner et por lui - amonestier ; ou se l’e‹n› a aucion de loange, il an dote, car - l’en a ostroié à celui qui anseigne legier chastiement ; mes je - ne dote pas que il ne soit tenuz de la loi Aquiliene.

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- § {9.2.6} Paulus. Preceptoris. -
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Quant li mestres est trop cruex, il est copables.

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- § {9.2.7} Ulpianus. Qua. -
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Quel aucion avra li peres au garçon contre lui par que il pert la - besoigne son fiz por l’uil que il a perdu et les despens que il a - fet en lui garir ? ¶ {1} Nos de[55rB]von entendre ocis o glaive - ou o fust ou à lance ou o mains, s’il l’estrangle par avainture, ou - s’il le feri ou le pié an la teste ou en queque meniere. ¶ {2} Se - aucuns est plus chergiez que il ne dut et gite son fes et tue le - serf, la loi Aquiliene a leu, car il fust en sa volenté que il ne se - chargast pas issint. ¶ Et se aucun tue aucun por son fes, Pegasus - dit que ceste loi est contre lui en tel meniere s’il se trossa plus - que il ne dut ou s’il chei par sa negligence qui ala par tel leu - folement. {3} Et por ce, se aucun fet domage par la pointe d’autre, - Proculus dit que qui l’enpoint n’en n’est pas tenuz car il ne - l’ocist mie, ne cil qui fut botez car il ne fist pas domage par - injure ; mes l’en avra aucion de fet contre celui qui le bota. - ¶ {4} Se aucun ocist un autre en loistant ou an combatant an commun - estrif, ceste aucion n’a point de leu, car il le fet por achoison de - gloire et de vertu, non pas por injure. N’est pas autel an serf, car - il n’est pas champion ; se l’en fiert le fiz au seignor an - fuiant, ceste aucion avra leu ; ou s’il tue mon serf en estrif, - ceste aucion n’a point de leu se li sires le commande. {5} Et aucuns - fiert belement un serf malade et il an muert, Labeo dit que il est - tenuz de la loi Aquiliene, car l’une chose seust fere mal à l’autre. - ¶ {6} Celsus dit que il a mout grant difference s’i l’ocist ou s’il - fust cause par quoi il morist, car cil qui en fu escheson n’est pas - tenuz de la loi Aquiliene, mes l’en a contre lui aucion en fet, don - il met essample de celui qui dona venin por medecine – cil fu - acheson de mort –, ausint comme cil qui baille costel à celi qui est - hors dou seu – et l’en a contre tel aucion en fet. ¶ {7} Et se aucun - geta un autre dou pont en l’eau, Celsus dit : s’il perist par - cet giet ou de maintenant est neez ou est vaincu par la force de - l’eau, il est tenuz de ceste loi, ausint comme se aucuns eust feru - un enfant contre une chose. ¶ {8} Proculus dit : se li mire - trenche lo serf nicement, l’en a contre lui aucion de loage et de la - loi Aquiliene.

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- § {9.2.10} Paulus. Nam ludus. -
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Car jeu qui nuit est copables.

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- § {9.2.11} Ulpianus. Si cum. -
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Cumme aucun [55vA] joassent à la pelote, aucun geta d’ahir an la mein - au barbeor et por ce copa la gole à celi que il raet et chei le - rasoir ; l’en demande qui en est copable. Proculus dit - que il est tenuz de cete loi et queque] que se - dans le ms., cf. lat. Proculus in tonsore esse - culpam le barber en a cope. Et s’il raet la où - l’en joet par costume, la où il passoit moult de gent, bien si gart - le barbier ; ne ce n’est mie mau dit, se cil s’asist an leu - perilos sor la sele au berbier, il ne se doit - pleindrepleindre] plenindre dans le ms., - tilde d’abréviation sur le –e- en fin de - ligne de nul que de soi. {1} Se l’un le tint et li autres - l’ocist, il fust acheson de sa mort, et a l’en contre lui aucion en - fet. {2} Et se plusors fierent le serf, l’en demande se toz sont - tenuz ausi comme s’il l’ocesseissent. Or agardon, s’il est - aparissant par qui cop il muert, cil en est tenuz, ausi comme s’il - eust ocis ; et s’il n’est aparissant le quel l’a fet, tuit en - sont tenu, ausint comme s’il tuit le ussent ocis ; ou se l’est - enpledié ou un, li autre ne sont pas delivré, car en ceste loi - Aquiliene le fet à l’un n’alege pas l’autre. ¶ {3} Celsus dit : se - li uns fet ploe mortel et li autres l’ocist anprés, li premers n’est - pas tenuz fors de la ploie, mes li darreniers est tenuz por ce que - il l’a ocis ; et à ce s’acorde Marcellus. ¶ {4} Se plusors abatent - un tref et tuent un home, li ancien s’acordent que tuit sont tenu de - cete loi ; {5} et encor de celui qui ataina le chien et fist tant - que il mordi aucun, tot ne tenist il lo chien, si comme dit - Proculus, il est tenuz de ceste loi s’il tint le chien. Et s’il fist - que il morde aucun et s’il le tint, l’en a contre lui aucion de fet. - {6} Et l’aucion de ceste loi avient au seignor. {7} Se l’en fet - h‹o›nte et domage an celui home que je te devoie randre, Julien dit - que je doi avoir aucion de ceste loi ; ne quant je comoincerai - à rendre le toi, je n’on te retabliré pas. ¶ {8} Et se li sires - siert à aucun en bone foi, l’en demande se l’aucion de ceste loi li - avient. L’en dit que il li avient plus aucion de fet. ¶ {9} - Julien dit que cil à qui l’en presta robes, s’il sont depeciez, il - n’avra aucion de ceste loi, mes ele avient au seignor. ¶ {10} Julien - trete savo[55vB]ir se fruitier et usagier ont aucion de ceste - loi ; et je cuit plus que l’en lor doit doner profitable - jugement par cete cause.

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- § {9.2.12} Paulus. Sed et si. -
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Et si li sires de la proprieté fet ploie ou serf et l’ocist et j’é an - celui usage, j’é contre lui aucion de ceste loi por la partie de mon - usage ; et sera prisiez li tens que il n’avoit pas acompli.

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- § {9.2.24} Paulus. Hoc. -
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Est plus aperte chose en home qui est plaié ; car s’il reconoit - qu’i li ait fet la ploie ‹...› ; et regarderon le tens où ele - fu fete.

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- § {9.2.25} Ulpianus. Proinde. -
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Et par ce, se cil n’est ocis et est morz, il ne doit pas estre tenuz - au mort, tot l’eit il reconeu. ¶ {1} Se procurator ou tutor ou un - autre reconoit avoir fet plaie à un autre, l’an doit doner contre - aus bone aucion. ¶ {2} L’en doit noter que en ceste aucion qui est - donee contre celui quil recoli, juiges i est donez non pas por - juigier que por amer ; car l’en n’a que fere de juige quant la chose - est reconeue.

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- § {9.2.26} Paulus. Puta. -
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Ausint comme cil qui est tret en plet reconoist que il a ocis et il - est prez de randre l’esme et li averseres le prise trop.

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- § {9.2.28} Paulus. Qui foveis. -
-

Cil qui font fosses par prendre cers ou s’il les font en voies et - aucunne chose i chiet par ce, et est par ce fet sordere, il sont - tenu de ceste loi ; et s’i les font en autres leus où l’en les - a acostumees à fere, il n’en sont pas tenuz. {1} Et ceste aucion - doit estre donee par cause, c’est à savoir se cil qui chei en la - fosse ne le sot, ne l’en ne li fist savoir, ne il ne si pot - porvoier ; car il i a mote choses par quoi demande est ostee se - cil puet achever le peril.

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-
- § {9.2.31} Idem. Si putator. -
-

Un copeor quant il abati un rain de l’arbre si ocist un home ; - il est tenuz s’i le gite en leu commun, ne il ne cria pas avant que - il se gardast. Nuncius dit que se ce avint en leu privé, l’en a - aucion de cope ; et c’est bien cope que ce qui home qui bien se - prant garde pot avant voer et il ne le fist pas, ou s’il cria lors - quant l’en ne puet achever le peril. Et segont ceste [56rA] reson - n’i a point de difference s’il chiet en leu privé ou en commun, car - l’en vet sovent par privé leu. Et s’il n’i avoit point de voie, il - doit solement jurer que il n’i fist tricherie, ne que il ne fist le - rain cheïr sor celi qui vint passer, car il n’i a point de cope - quant il ne pot deviner s’il i passeroit nule gent.

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- § {9.2.42} Julianus. Qui tabulas. -
-

Cil qui fera l’escrit dou testamant ou autres qui ne puent estre - leues, il est tenuz de aucion de chose baillie à garder, et à - mostrer l’escrit, car il a rendue la chose corrumpue. Et ceste loi - moismes est contre lui s’il a corrumpu ou effacé l’escrit.

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- § {9.2.50} Ulpianus. Qui domum. -
-

Cil qui depiece autrui meson contre la volenté au seignor, et il fet - bagn, encoresbagn encores] bangicores dans le - ms., cf. lat. Qui domum alienam invito domino demolit et - eo loco balneas exstruxit, praeter naturale ius, quod - superficies ad dominum soli pertinet estre le - droit qui apartient au seignor de la terre, l’en a contre lui aucion - de domage fet.

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- § {9.2.54} Papinianus. Legis. -
-

Aucion de cete loi avient au detor quant le detor fist ploie à la - beste que il avoit promise avant le tens que il la dut randre ; - et ausint est s’i l’ocist. Et se cil qui l’avoit promise la tue - enprés la demore au prometeor, le dotor est delivrés, mes il n’avra - pas en cest quas aucion de ceste loi, car li creancier fet plus tort - à soi qu’autrui.

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- § {9.2.56} Idem. Mulier. -
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Se la feme fet domage en la chose, son mari l’en avra contre lui - aucion de ceste loi.

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- § {9.2.57} Labeo. Equum. -
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Je te preste un cheval et quant tu et autres chevauchiez ensenble un - de aus corust sor ton cheval et t’abati, et par ce quas le cheval ot - les cuisses quassees. Labeo dit que l’en a contre toi nule - aucion ; et se c’est avenu par la cope à celui qui estoit - desus, je cuit, et c’est voir, que l’en doit avoir o le chevaucheor, - non pas contre le seignor au chevau.

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- § {9.3.1} -
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{1} Il n’est nul qui vit que li prevoz n’et ce establi moult à grant - preu ; il apartient au commun, et à tot le mande, que l’en - aille sanz peor et sanz peril par les voies. {2} Ne ne se monte rien - se li leus par où l’en passe est privez ou commun, ne mes que l’en - n’i et voie ; car l’en doit prendre [56rB] garde de cex qui - vont la voie, non pas à cex qui vont les voies communes. Et cet leu - par où li pueples vet devent estre segur. Et se li pueples n’alait - pas aucune foiz par cele voie et lors geta l’en ou espandi l’en - acune chose comme li leu fussent privé, lors i vet l’en, il ne doit - pas estre tenuz de l’aucion de ceste loi. ¶ {3} Et se la chose - estoit pandue en aut et ele cheist, chose est veüe que cele chose - qui chaï est gitee ; car ce qu’est pandu s’i chiet est tenu por - geté. Et s’il pent et il chiet, tot ne l’espande nului, l’en dit que - cest ban doit avoir leu. {4} Et ceste aucion en fet est donee contre - celui qui maint en la meson quant l’en gite ou quant l’en apant - aucune chose, non pas contre le seignor de la meson, et la colpe en - remaint à celui ; ne n’i a mester aucion au doble, ja soit ce - que il soit tenuz de domage et de l’injure. ¶ {9} Nos dison que - aucun habite en sa meson ou en aloee ou en prestee, li otes n’est - pas tenuz, car il n’abite iqui il n’i demore que un poi ; mes - cil i est tenuz qui habite l’ostel. Et il a autent de difference - entre habiteor et hoste comme il a an antre celui qui a meson et - celui qui point n’en a. ¶ {10} Se plusors habitent en une meson don - l’en a gité aucunne chose orde, l’en avra aucion contre chascun.

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- § {9.3.2} Gaius. Cum. -
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Car l’en ne puet pas bien savoir qui a gité ou espandu l’ordure sor - le trespassement.

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- § {9.3.3} Ulpianus. Et quidem. -
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Et chascun est tenuz por le tot ; mes se un l’a fet, li autre - sont delivré.

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- § {9.3.4} Ulpianus. Precepcione. -
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Et il poient partie dou domage por la compoignie par ce que il le - commanderent par juigement de compaignie ou par droite aucion.

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- § {9.3.7} Gaius. Cum liberi. -
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Quant l’en fet honte au cors de franc home par aucunne chose que l’en - a getee ou espandue sor lui, s’il est bleciez, li juige aconte le - costement que il met as mires et ces autres despans que il fait por - soi guarir ; et ausint les desparez [56vA] que il a fet por ses - besoignes et qu’i li demorrunt por ce que li hons est meheiguiez. Et - l’en ne fet nul esme de sor son cors, car l’en ne puet esmer franc - home.

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- § {9.4.1} Gaius. Noxales. -
-

L’en apele aucions de forfet qui sont fetes contre nos, non pas - marchié, qui de forfet et malefice de noz sers. Et li droiz et li - poers de cex aucions si est tex que se nos somes par ce condempnz, - il nos loist à baillier le cors à celui qui fist le domagef. - le domage] f. le domage par le domage dans le ms., - cf. lat. ut, si damnati fuerimus, liceat nobis deditione - ipsius corporis quod deliquerit evitare litis - aestimationem ou rendre la value de la - chose.

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- § {9.4.2} Ulpianus. Si servus. -
-

Se li sers oucist aucun par le seu au seignor, il oblige le seignor - por le tot. Il est aparissant que li sires ait ocis celui, et se li - sires ne le sot, l’aucion est de forfet. Mes il ne puet en plus - estre tenuz dou maufet au serf que li doner por le forfet.

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- § {9.4.3} Idem. In omnibus. -
-

En totes aucions de forfet, la où l’en requiert que li sires le - sache, doit l’en issi atendre se li sires puet deffendre au serf que - il ne feist la folie et ne deffandi mie ; car autre chose est - de doner autorité au serf de fere folie et autre chose est de sofrir - li à fere la.

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- § {9.4.20} Idem. Qui ex pluribus. -
-

Qui pledie de plusors forfez en divers tens, il a sentence d’un des - forfez contre le seignor, il n’a plus nule aucion contre le seignor, - car tele aucion suitsuit] fuit dans le ms., cf. - lat. cum actio noxalis caput sequatur le - chief ; ou se li sires vost plus en premier plet sofrir l’ame - dou pletplet] plet sofrir dans le ms., il - est tenuz à l’un ou à l’autre s’il pledoie dou malefice.

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- § {9.4.21} Ulpianus. Quotiens. -
-

À totes les foiz que li sires est trez en plet de cause de forfet, il - ne veaust oïr droit, li aferes est en tel quas qui doit doner celui - qui fist le forfet por quel forfet en quel non il prist le plet sus - soi ; ou s’il ne le fet, il doit prandre toz les faiz sor soi. Mes - il ne sera pas condempnez s’il n’a le serf en son poer ou s’il fet - por quoi il ne li ost pas.

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- § {9.4.33} Pomponius. Noxali. -
-

Nus ne est forciez de dire de deffandre autre en plet de - forfet ; mes il ne doit pas avoir celui qui le deffant si l’est - [56vB] seirs. Et se cil qui est am poer est franc, il moismes se - doit deffandre.

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- § {9.4.35} Ulpianus. Si condempnatus. -
-

Se filz qui n’est pas en bail est condempnz de chose qui n’est pas - juigie, la condempnacion tient. Et encores doit l’en dire que li - peres puet estre trez en plet solement enprés la condempnacion ou - filz.

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- § {9.4.43} Pomponius. Servi. -
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Li serf devent estre deffendu la où il firent le forfet ; et li - sires doit trere avant le sers la où il font force ; et je doi - perdre la seignorie de toz se je ne les deffant.

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- - - III. De bonnes et de bonner. - - -
- § 1. -

Bonnes si sont unes choses qui sont fichées en la devise d'une chose, - comme pierres ou pex, et fet chascun certain par où son héritage - vet.

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Et bones sunt par acort mises des parties ; et si seront misses par - jostice, segont ce que chascuns a prové sa chose par où ele vet.

-

Gaubert se plaint de Tybert, et dit qu'il avoit un champ lez le Tybert, - où il avoit bones, qui toz jorz i avoient esté, de pierres, et chascun - gaignoit sa terre jusque celes bones. Et dit Gaubert que Tybert a ces - bones arachies, et a trespassé son gaaignage outre ; et s'il veaut - dire que ce ne soit voirs, il est prez de monstrer et de l'avérer par - soi et par garanz, qui set ces choses, qui vist les bones oster et vit - l'usage que chascuns usoit, par iqui qui le montrera et l'avérera, si - comme la cort esgardera que il fere le doie. Li autres fet - encontre tel ni et tel deffanse comme il doit : l'en demende qu'en - dit droiz. Et l'en respont que cil est loisanz de prendre la prove - de lui ou de son garant, et de quenoistre que c'est voirs ou d'escondire - par gage de batalle ; car li forfez est si granz de bones oster, - que c'est uns membres de larecin.

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- § 2. -

Ne l'en ne puet apeler sanz garanz ; et del cas l'en ne puet apeler - fors dedanz l'an et dedanz le jor que les bones furent ostées.

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Tot en ceste menière puet l'en home apeler de bones, quant eles sont - mises par acort de parties ; car bones oster est ausi comme ravir - autrui choses, sanz le cogié à celui qui ele est.

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- § 3. -

En bonnes qui sunt mises par juigement au juige, en tel demende n'a point - de gage ; car il convient rendre le recort del juige et des jujors - et de toz cex qui mitrent les bones. Et se li juigemenz est mez, si - convient croire le recort de la cort et des prodes homes ; car - autrement querele ne seroit jamès juigie.

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- - - IV. [57rA] De metre bonnes en chans communs et de juigemenz qui - en issent. Li .vii. livres [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 10, tit. 1 : finium - regundorum. - -
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- -
- § {10.1.1} FiniumFinium] Filium - dans le ms. regondorum. -
-

Aucions de bones metre apartient à persone, tot soit ele por la chose - chalongier.

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- § {10.1.2} Ulpianus. Hec accio. -
-

Ceste aucion apartient à teneures de vile, tot n’i et il nule - meson ; mes il n’en n’i a pas moult de difference se aucuns - pose arbres ou edefice en la bone. ¶ {1} L’en ostroie à celui qui - est juiges de bones metre que, la où il ne porra departir les bones, - qu’i depiece le contenz par juigement. Et s’i vest par avanture - depecier por autrui terre les bones por ostier l’ancien contenz, il - puet ce fere par juigement et par condempnemant.

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- § {10.1.3} Gaius. Quo casu. -
-

Et mestier est en ce quas que l’en ajuige à l’autre de la teneure à - l’un et à l’autre ; par ce, cil à qui l’en ajuige est condemné - an rendre aucun dener por la chose ajuigie.

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-
- § {10.1.8} Ulpianus. Si. -
-

Sorundemant de fluive cue les bones dou champ, par quoi aucun prenent - achoison de sorprendre leus où il n’ont point de droit. Li sires de - la province commande que il ne praingnent pas autrui chose et que - l’en rendre au seignor la soe chose, et que el mesureor jauge et - desclere les bones. ¶ {1} Il apartient à l’ofice à celui qui conoist - des bones que il i envoit mesureor et qu’i determine le plet par - aus, si comme il est droit ; et se la chose le requiert, il - moismes voie les leus.

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- § {10.1.10} Idem. Judicium. -
-

Plet de departir communauté de bones, de mesnie departir, est tel que - chascun de cex a doble droit, c’est à savoir que chascun d’aus est - autor et reus.

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- § {10.1.11} Papinianus. In finalibus. -
-

L’en doit sivre les ancienes voies em plez de bones sanz diversité - d’eritage et sanz arbitre de porseor ; doit l’en prover que les - bo[57rB]nes soent changies por ajoster ou por oster des chans.

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- -
- - - V. De partir heritages et comment l’en les doit departir [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 10, tit. 2 : familiœ - herciscundœ. - -
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- -
- § {10.2.1} Hec actio. -
-

Ceste aucion vient de la loi de .xii. tables, car mestier estoit as - hers qui voleent departir ce que il avoient que il eussent aucunne - aucion par qui les choses de l’eritage fussent departies entre aus. - {1} Et ceste aucion avient ausint bien à celui qui n’a mie sa - partie. Et se cis qui tient nie sa partie apartenir à celui qui dit - qui est eir, il le puet metre hors de ceste excepcion en tel meniere - que l’en ne face tort à l’eritage de la chose don l’en pledoie. Et - s’il tient cele partie, tot nie l’en que il ne soit heir, tel - excepcion ne li nuit pas. Et issi en fet que an ce quas li juiges - devant qui cest juigement est moiné conoist an ceconoist an - ce] conoissance dans le ms., cf. lat. ut eo - casu ipse iudex, apud quem hoc iudicium agitur, cognoscat, - an coheres sit quil est heir ; et s’il - n’est heir, l’en ne li doit riens ajuigier, ne son aversere ne doit - estre condampnez que il li rende rien s’il n’est heir.

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- § {10.2.5} Gaius. Si que. -
-

S’il i a nules lestres de l’eritage, li juiges doit fere tant que il - les ait en garde ; et cil qui a la greignor partie en doit fere - le transcrit et la reconoissance as autres, et doit l’en doner - caucion que les letres seent monstres quant mesters sera. Et se tuit - sont heirs d’unes parties moismes, mes il ne s’acordent mie li quex - gardera les letres, il convient que il treent allors qui les - gardera, ou que il i lessent un de lor amis qui les gart, ou que il - seent mises en un moustier.

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- § {10.2.9} Paulus. Veniunt. -
-

Les choses que li heir ont en usage venent en partie qui avoient esté - baillies au mort et celes qui furent baillies as hers se li morz les - avoit achetees.

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- § {10.2.10} Ulpianus. Item. -
-

Et les teneures qui sont de nostre patremoine, et celes qui deivent - paages et qui non, et celes choses meismes que li morz tenoit en - bone foi qui estoit à autrui.

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- § {10.2.17} Gaius. Dampno. -
-

Se un heir domage l’eritage, bien est que l’en en moisne l’esme dou - domage en cest plet.

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-
- § {10.2.19} Gaius. Idem. -
-

Ausint doit li juiges encontre regarder que ce que li uns des herrs - prist de l’eritage, en ce que il a promis que il n’est pas sol le - gaing. Et li juiges atendra bien ce [57vA] s’il fet conte entr’eus, - ou s’il fet fere letres par quoi il face an communaument entr’eus et - les gainz et les pertes.

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-
- § {10.2.27} Paulus. In hoc. -
-

Condannacions et absolucions devent estre fetes en la persone de toz. - Et por ce, se condempnacions est lessie au persone d’aucun, ce que - li juiges fera en la persone des autres ne vaudra rien ; car - chose jugie d’une chose ne puet valoir en partie et en partie non - valoir.

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-
- § {10.2.34} Idem. Servos. -
-

Acordé fu que li sers qui estoit esmez entre les hers au tens que il - firent les parties non pas por achater que por partir qu’i soent - prisiez ; et s’il morent, issi il faillent à l’oir et à celui à - qui il furent lessiez.

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-
- § {10.2.38} Paulus. -
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Lucius et Tucia freres furent mis hors dou bau lor pere, il orent - curators, il mistrent ensenble lor deniers communs, enprés il - partirent lor patremoine, et enprés la partie Ticia mut plet à son - frere et disoit que il avoit plus que ele, comme il n’eust pas plus - de sa partie, ainz moins de la moitié. Je demande se ele a aucion - contre son frere. Paulus dit que non ; s’il n’a eu plus - de la rente que lui des communs chans et por la partie de l’eritage, - n’avient à la suer contre le frere nule aucion. Ausi dit il se l’en - dist que li freres prist plus que la sor des norritures que li - prevoz avoit juigiees, s’il n’en ot esté la moitié de la partie.

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-
- § {10.2.45} Pomponius. -
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Si ‹qu›id. Se ce que tu doiz qu’est commun à moi et à toi en - l’eritage et je di par autre reson que il est mien, quite il ne - vient en partie. ¶ {1} La tricherie que li sers à l’oir fist ne vint - pas en cest jugement s’il i a copes de ce que il ne dit pas - convenable serf en lor aferes.

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-
- § {10.2.48} Paulus. Si famulus. -
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Se l’en pledoie de partie de mesnie ou de communauté de partir et de - mestre bones et un muert de cex qui pledoie et lesse plusors heirs, - l’en ne puet le plet depecier par pieces, ainz deivent tuit li heir - prandre le plet ou le baillier à un portor ou prandre un procurator - qu’i i soit por toz.

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- § {10.2.50} Idem. Que [57vB] pater. -
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Resons ne sofre mie que ce vigne en partie que li peres a doné à son - fiz qui est à l’escole s’il i done par sa pitié, se l’en ne prove - que li peres li eust presté.

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- § {10.2.53} Ulpianus. Peccuniam. -
-

La pecune que li fiz qui est hors dou bau crut por estre randue au - pere, doit estre contee en l’eritage au pere se aucion avient au - pere contre le fiz de tant comme la chose se monte.

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- § {10.2.57} Papinianus. Arbitro. -
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Quant arbitres est receuz et li frere departent commun heritage par - bien et por lëauté, il ne convient pas que celui qui font soit - rapelé ; li arbitres ne dit pas son dit quant le plet fust - failli se li ages ne li amoine.

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- - - VI. De partir chose commune [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 10, tit. 3 et 4 : communi dividundo et communi - dividundo. - -
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- -
- § {10.3.1} Paulus. Communi. -
-

Juigement de departir communauté est por ce necessere, par ce que - aucion de compaignon apartient plus aucune foiz à pres‹t›ories de - genz que à parties des communes choses. Cest juigement ne tient pas - se la chose n’est commune.

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- § {10.3.2} Gaius. Nichil. -
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Ne nuit rien se chose est commune ou à compoignie, car en l’un cas et - en l’autre a leu cestui juigement quant la chose est commune par - compoignie. Ausi entre aus que achaterent la chose ensenble, la - chose est commune, si comme à cex à qui la chose est lessie en - testamant. ¶ {1} L’en demande qui est autor en ces trois juigemanz - qui font departir choses entre mesnie, et de communauté, et de metre - bones; car la cause est yvel de toz, mes acordé est que cil - soit autor qui primes mut le plet.

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- § {10.3.3} Ulpianus. In communi. -
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En departir chose de commune ne vient rien entre la devise des choses - qui sunt communes, et se l’en fet domage et se aucuns des - compaignons i a domage ou il i a gaignié de la chose commune. ¶ {1} - S’il font entre aus aucunne chose par tricherie, li juiges doit - regarder premieremant en fere partie entre mesnies et en departir - communauté.

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-
- § {10.3.4} Idem. Per hoc. -
-

Par ces juigemanz fet l’en grandes choses corporex don nos avons la - seignorie non pas de l’eritage. ¶ {1} L’en demande depuis se [58rA] - l’en puet departir la communauté. Et l’en me dit que oïl se la - terre est commune. ¶ {2} Cest juigement est de bone foi par quoi se - une chose qui n’est pas devisee est lessie, ele vendra en la partie - de ces autres choses et porra l’en pledoier de cest juigement et de - la chose qui ne fu mie partie. ¶ {3} Autresi comme la devise de la - chose vient en cest juigement, ausi i vienent ce que l’en - rant ; et par ce, se aucuns fet despens, il les avra, et s’il - ne plede à son compoignon mes à son heir. Labeo dit que les despans - et li fruit i deivent venir, et moismement li fruit qui furent avant - pris que la chose fust commune, ou les despans qui avant furent fet - ne vienent pas en partie. {4} Et par ce dit Julien : se nos - somes mis en possession et nos i avon domage, et je i faz une borde - avant que l’en nos ait commandé à avoir la possession, je ne puis - pas demander ces despens par ce juigement.

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-
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- § {10.3.11} Gaius. In summa. -
-

Nos devons estre receuz que se cil qui convient rendre aucunne chose - de commun anprés ce que la commune chose est gastee en vieust - pledoier, il avra droite cause par ce juigement ; ausi comme se - li autor a fet aucuns despens en la commune chose, ou se li - compoignz a gaagnié aucunne chose de cele chose, ausint comme s’il - en a eu les besoignes au serf ou le loier, reson de tot sera iue par - ce juigement.

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- § {10.3.12} Ulpianus. Si edes. -
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Se ‹est› mesons communes, ou parroi commune, et mestier est que l’en - la reface, ou que l’en l’abate, ou que l’en i mete aucunne chose, - l’en pledera par ceste cause par juigement de porsement.

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- § {10.3.13} Idem. Judicium. -
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En cest juigement vienent totes les choses, se aucunne chose n’en est - novicement mise hors par commun acort.

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- § {10.3.18} Jabolenus. Ut fundus. -
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Arbitres ne puet establir que champ heritier ne serve à champ qui - n’est pas heritier ; car outre ce qui demene en plet ne puet li - juiges fere plus.

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- § {10.3.19} Paulus. Arbor. -
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Li arbres qui est nez [58rB] en la bone et la pierre qui est nee et - s’estant à l’un champ et à l’autre, sont commun à .ii. seignors de - .ii. chans, ne ne vienent pas en partie de juigement. Mes quant la - pierre est ostee ou li arbres arachiez qui est commun, il sera ausi - comme sanz partie, et vendra en cet plet ; car ce qui estoit en - la fin des parties est mellé en celes. Et par ce, se tote une masse - d’argent qui est commune à .ii. seignors est mise ensenble à la - forge et ou feu, se aucunne chose se remaint sevree de la premiere - masse, ele a la seignorie, come l’arbre et les pierres qui sont - tretes hors dou champ meslent le droit de la seignorie. ¶ {1} De - galerie de .ii. mesons qui est commune dont l’en veust estre - arbitres de departir la communauté, cil arbitre n’en puet estre pris - se les parties ne s’i acordent ; car cil qui convient - bargignier de la galerie, convient que il face marchié de totes les - mesons, s’il n’i puet avoir s’antree en autre meniere. ¶ {2} Se une - voie nos est donee par un moismes leu et nos avon fet aucun despens - en cele voie, Pomponius dit que droite chose seroit de avoir de - celui aucion de ce juigement ou de compoignie, car quel communauté - puet l’en entendre deviseement par soi ainz doit de ce avoir aucion - des aferes fez. ¶ {3} Li juiges en cest juigement et en celui de - mesnie qui voloit departir doit demander de serf qui est furtif qui - bargigne entre aus qui l'avra et que il remoinge à celui qui l’avra - bargignié; n’en n’i avra lors point de peril ne de senator ne - d’autre loi. ¶ {4} Voie desvee ne vient pas en cest juigemant, et ce - dit Labeo, car il est dou champ moismes ; et por ce ne vient - ele pas en cest jugement, ou il est devisé de la teneure ou par - mesure ou par autre chose. Et se puet l’en aucunne foiz deviser les - droitures, et puent estre hors dou champ, ne n’est devisee ne par - mesures ne par autres choses [58vA], ausi comme cil à qui li chans - estoit, il lessa plusors hers ; et quant ce avient, acordee - chose est que ce viegne en partie entre mesnie, ne ne puet l’en voer - ce dit Pomponius, por quoi ce viegne plus que en partie. Donques en - cest juigement vient ice et autres choses que li droit soient - departiz ou par mesure ou par termines.

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- § {10.3.22} Ulpianus. Si meo. -
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Se je edefice une paroi en mon non et en non de mon voisin et je li - demant les despens por sa partie, bien le puis fere se je ne li done - ma part des despens.

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- § {10.3.21} Ulpianus. Judicem. -
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Il convient à juge fere ce qu’est preu à parties et ce que cil qui - pledoient volent en chans departir.

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- § {10.3.28} Paulus. In re communi. -
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En chose commune nul des seignors ne puent riens fere contre la - volenté à l’autre ; donc il est aperte chose que deffendre est - seignorie, et en chose communel est meillor la cause à celui qui - deffent. Et sis compoignon deffent à son compaignon que il ne face - rien en la chose commune, il ne le puet pas forcier à oster l’ovre - que il a fete s’il lesse à defandre li quant il le doit deffendre, - et par ce juigemant porra il avoir son domage. Et s’il consant quant - il fet la besoigne, il ne puet avoir aucion por le domage. Et s’il - fist aucunne chose sanz le sen son compaingnon, en son domage, il - est tenuz de oster le.

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- § {10.4.1} Paulus. Hec auctio. -
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Ceste aucion est moult necessere, et est en usage chescun jor, et fut - amenee avant mesmement por chalonges.

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- § {10.4.2} Paulus. Exibere. -
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Mostrer est baller à son aversere, qu’i est autor de transcrit de ses - letres, que il en puisse pledier s’il veust.

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- § {10.4.3} Ulpianus. In hac. -
-

En ceste aucion doit li autors connaitreconnaitre] communs dans le ms., corrigé d’après le texte latin, - cf. lat. In hac actione actor omnia nosse - debet ses estrumanz et dire les monstrances de - la chose dom est li plez. ¶ {1} Cil qui pledoie de ceste aucion ne - se apele pas seignor, ne le doit mie monstrer, car il i a mout - causes de fere monstree. ¶ {2} Encore doit l’en noter en ceste - aucion que reus qui ne veust venir à jor potpot] por dans le ms., cf. lat. possit estre condemné en plet par [58vB] le - seremant au demandeor, et taxera li juiges la chose. ¶ {3} Ceste - aucion est personel et avient à celui qui en veust pledier de cele - aucion comme il vodra ou de gage ou de prest, ou de usage et de - fruit. {4} Ce dit Papinien. {5} Et se aucun veust fere deffense et - que l’en li mostre estrumant, il sera oïz. ¶ {6} Et se je demande - serf ou aucunne autre chose donc li chois m’est lessiez, je puis - demander la montree et puis chalongier le. ¶ {7} Se aucuns veust - pledoier d’aucion de forfet, ceste aucion li est necessere. Et - sese] ses dans le ms., cf. lat. si dominus quidem paratus sit defendere - sires est prez de demander le serf, et cil qui demande ne puet - deviser la chose s’il ne l’avoit que il ne conoist pas le serf ne - n’an set le non, donc n’est il droit que l’en li mostre la mesure - por conoistre le serf qui fist le forfet ? Et ce convient il - que l’en face à demostrer celui en qui non de forfet aucun pledoie - et que li serf seent retenuz. ¶ {8} Se aucun veaust monstrer contre - l’oir tables ou escriz ou aucunne chose autre qui apartient au - testamant, l’en doit dire qu’i n’est pas mestier que il pledoit par - cete aucion comme les deffanses que il fet de la chose li sofisent, - si comme dit Ponponius. ¶ {9} L’en doit savoir que ceste aucion - n’aviant pas solement à cex que nos avon dit desus mes à celui - encores à qui il apartient que la chose soit monstree. Li juiges - doit quenoistre tot de plain s’il apartient à celui, non pas se la - chose est soe, et issi doit commander que l’en mostre les letres ou - non. ¶ {10} Oncor dit plus Julien que, se je ne chaloinge de la - chose, je puis demander qu’i soit monstree quar il m’apartient. Ausi - comme se un serf m’est lessié que Tybert demandoit, je plederoi que - il soit monsté, car il m’apartient que Tybert choississe, et issi le - porroi chalengier, ja soit ce que je ne le puisse pas choisir quant - il me sera monstré. ¶ {11} Se l’e‹n› pledoie o moi de ceste aucion, - je n’en puis pas pledoier, tot soit il veu [59rA] que il ne li - apartiegne, par ce que je sui tenuz à restablir la chose ; mes - ce ne sofist mie, car cil qui fist par tricherie que il ne porsoit - la chose porra pledoier de ceste aucion, tot ne chaloinge il, tot ne - deffende il ; et larron et raviseor en porra pledoier, mes ce - n’est pas voir. ¶ Neratius dit moult bien que li juges doit - conoistre de la monstree, et doit voir s’il ont droite cause de ces - de demande avoir. ¶ {12} Ponponius dit que plusors puent avoir - aucion en non d’un home ou de une chose; se li hons ostroia que l’en - eust en lui husage et li tierz dit que il i a sa possession et li - quarz dit que il l’a en gages, donques puent tuit avoir ceste - aucion, car à toz apartient que li hons soit mostré.

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- § {10.4.8} Julianus. Si ut. -
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Se l’en pledoie à fere monstree o celui qui pas ne tenoit ne ne fist - pas barat par quoi il ne tenist, enprés ce que cil est mort sis - heirs tient cele chose, l’en le doit forcer à monstrer la ; car - il s’il tient un champ ou un home et je le demande et li hers le - demande par cele cause moismes, il est tenuz de monstrer le.

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- § {10.4.11} Ulpianus. Sed si. -
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Et se li heritages est parduz por ce que li sers n’est monstré, droiz - est que li domages de l’eritage soit esmé por l’ofice au juige. ¶ - {1} Or devon voer en quel leu l’en doit fere la monstree et à qui - despens. Labeo dit que l’en doit fere la monstree où li plez fut - entamnez, au peril et au despens à celui qui demande. Et dit que il - le doit pestre ¶ la où li plez est comoinciez, et vestir et garder - s’il est malades. Et je di que il convient que cil qui demande sache - ce, se li serf li soloent monstrer ses besoignes et son aingin, or - est mené à ce que il ne fet rien. Et se cil qui devoit estre monstré - i est amené au mestier, il i convient qu’i l’en li prove dou - despens, meismes cil qui li demande s’il ne li avoit apris à doner à - mangier ; et s’il avoit apris, ausi [59rB] comme il le pest - comment que il le pesse. Et aucunne foiz convient que il mostre le - serf en ice leu ou ses despens ; se tu diz, par avanture, se - cil par son barat l’a repost en tel leu qu’i n’est pas bons à avoir - ne profitables à celui qui demande ; car en cest cas doit il - mostrer le au peril et à despens à celui en celi leu où est le plet, - que son conchiemant ne li est mestier. ¶ {2} Se aucun est tret en - plet de plusors choses et il tient totes ces choses au tens que li - plez fu comoinciez, tot en lesse il à tenir aucunnes amprés ce sanz - barat, il doit estre condempnez s’il ne mostre celes que il pot - mostrer.

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- § {10.4.18} Idem. Sollucione. -
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Se aucunne paie est fete et li gage sont delivré, le creancier est - tenuz que il mostre l’estrumant que li detor li baille et qui - apartienent au marchié, et de ce avra contre lui ceste aucion.

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- § {10.4.19} Paulus. Ad exibendum. -
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Tuit cil puent demander avoir la mostree à qui il apartient. Et aucun - demande s’i porra tant fere que lesque les] quela - dans le ms. resons que sis averseres a fussent mostrees, - que il li convenoit moult qu’i fussent mostrees. Je di que ne - convenoit pas fere tort au droit de cité de antreprandre les paroles - de droit, mes il convenoit esgarder quele aucion l’en avroit contre - lui ; car la reson si est tele que aucuns sages d’aucunne - escience porroit dire je demant à mostrer celui livre ; et s’i - li estoient monstrez, il en seroit plus acerteniez.

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- § {10.4.20} Ulpianus. Questionis. -
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L’en plede de avoir la mostree por demander comment li serf ont fet - por fere juigement contre lor sers compoignons.

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- - - VII. De partir chose comme sires. - - -
- § 1. -

Li prévoz donra sentence contre celui qui ne vodra soffrir que mobles - soient départi, issi que li mobles soient à point, que la partie ne puisse empirer le cors de mobles, comme quant vins n'est - pas bons à raechier devant qu'il soit en sa séson.

-

Siége de miolin (molin), marchié, ne puet estre départiz. En - toutes autres choses dont li cors périst par la partie, ainz doit l'en - ceste chose fere durer communément.

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-
- § 2. -

Et se aucuns veaut fere partir héritage commun, cil qui requiert partie - doit partir, et li autres doit (é) lire ; et cil droit - de cité, tout assint doit l'en ovrer de choses movables.

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-
- § 3. -

Chetiex est chose que l'en ne puet partir.

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Totes bestes qui nessent en ciel et en mer et en terre, qui ne valent - mains mortes que vives, l'en puet metre numbre d'argent contre beste, - por partie.

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Cors d'ome ne puet estre partiz.

-

Totes les choses que l'en puet partir, qui sont movables, et en séson de - partir, deivent estre départies.

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En partir chose n'a point de gaige, fors l'agart de bones genz. L'en puet - totes choses partir par pris de deniers.

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2015, première édition électronique

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L'édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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+ + + LI CINQUIESME LIVRES + + + LI CINQUIESME LIVRES + + + I. [54rA] Se beste à .iiii. piez fet domage. Et d’omecide, et de + geter eve sor genz [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 9, tit. 1, Si quadrupes + pauperiem fecisse dicatur. + +
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+ § {9.1.1} +
+

Se beste à .iiii. piez fet domage, la loi en done aucion que vost que + la beste que fist le domage soit donee por le forfet, ou que il en + rendra la value de la chose ; {2} et ceste aucion s’estant à + totes betes qui ont .iiii. piez. ¶ {3} Li prevoz dit : se l’an + dit que beste eit fet domage ; pué estre domage fet sanz le + domage et sanz le tort à celui qui le fet, car l’en ne puet pas dire + que beste face tort, car ele n’a point de san. {4} Et issint comme + Servius dit, ceste aucion a leu quant la bes[54rB]te fet domage par + sa cruauté ; ausint comme li chevaus repuce et fiert do pié, et + se buef hurte de ses cornes par costume, ou se mule par sa cruauté + ou por ce que ele n’est pas en bon leu ou par la cope à celui qui + l’amoine, ou si la beste est chargie plus que ele ne doit lesse + choer son fes sor aucun, ceste aucion nene] te dans le ms., la cohérence du texte exige une + negative, cf. lat. haec actio cessabit sera + donee, et plediera l’en do domage et de injure. ¶ {5} Et se chien + que aucun menoit eschape par s’apereté et fet domage, se l’en le + puet retenir ou s’il ne dut pas estre menez par ce lieu qui, cete + aucion cessera et avra aucion contre celui qui tenoit le chien. ¶ + {6} Et se la beste fet domage par l’aticement d’autre, cete aucion + cesse. ¶ {7} Et generaument ceste aucion ne cesse mie quant la beste + sauvage est moue contre nature et fet domage. Et par ce, se li + chevaus se deslie et il anchuce et fier, ceste aucion cesse. Et cil + qui ferra le cheval ou li fera plee, l’en avra contre lui aucion de + fet por ce que il ne fist pas le domage en son cors ; mes s’il + eust le cheval apleignié et il repuçat, l’en avra contre lui aucion + tele. ¶ {8} Et se une autre beste esmuet une autre por fere domage, + l’en plediera en non de la beste que l’autre fist amovoir. ¶ {9} Et + se la beste fet domage par soi ou par autre à qui il a hurté, ceste + aucion a leu  ; ausint comme se un buef areste un char ou s’il + abat aucunne chose qui est dedanz ; {10} ceste aucion n’a pas + leu en bestes por la naturel cruauté. Et por ce, se uns hors + s’enfuit et fet domage, cil qui il estoit n’en porra mie estre tret + en plet, car il en pert la seignorie puis que il li est eschapez. Et + por ce, se je l’ocis, li cors est miens. ¶ {11} Mostons ou buef funt + mellees ; se l’un ocist l’autre, Quintus Mucius dit que se cil + qui comoinça, qui fist la mellee, est tuez, l’aucion faut, et se li + autres fust ocis ceste aucion a leu. Et par ce, il convient [54vA] + que il soet sien, ou que il amant le domage. ¶ {12} Et ceste aucion + est donee contre le seignor, por ce que li forfez des betes sit la + beste ; ne ceste aucion n’est pas donee à celui qui est la + beste, car ele n’estoit pas soe, mes à celui à qui ele n’est pas. ¶ + {13} Et se la beste muert avant que li plez soit entamnez, la + demande ne vaudra rien. ¶ {14} Baillier por le forfet est ballier la + beste vive. ¶ Se la beste est commune, l’aucions sera contre toz por + le to‹r›t, ausint comme d’ome. ¶ {15} Li sires ne sera pas aucunne + foiz plediez de ce mes de to‹r›t, ausint comme se li juiges li + demande en droit se la beste estoit soe, et il dit que non ; + quar se l’en seust que ele fut soe, il fust condampnez dou tot. ¶ + {16} Se la beste est ocises anprés ce que la cause est entamnee por + ce que li sires a aucion de la loi Aquiliene, reson de ce i sera + treté en plet, por ce que li sires pert le poer de amender le + forfet. Et por ce convient il que il rende la value, s’i ne veust + pledoier contre celui qui ocist la beste. ¶ {17} Nus ne dota onques + que ceste barre ne fust donee à l’oir et à ses hers, et contre l’oir + et contre celx qui ne sont pas hers par ce droit qu’i sont + seignors.

+
+
+
+ § {9.1.2} Paulus. Hec auctio. +
+

Ceste aucion ne vient pas en bestes au seignor solement, mes à celui + à qui il apartient, ausint comme à celui à qui la chose est prestee, + et ausint apartient ele à feulon qui ont domagedomage] domage an ce qui ont domage dans le ms. + an ce que il sont tenu de rendre. ¶ {1} Se aucun por ce qu’i + eschiveeschive] achieve dans le ms., cf. lat. + Si quis aliquem evitans son mestre sanz + foi en une taverne, et un chien le mort leanz, aucun cuident que + l’en ne poit fere plainte de chien par ce que il fust deslié, et + aucun cuident encontre.

+
+
+
+ § {9.1.3} Gaius. Ex hanc. +
+

L’en ne dot pas de cete loi que l’en ne puisse pledier en non de + franches persones ; ausint comme la beste a fet ploie au pere + ou au fiz, en tel leu qu’i n’est pas enledi, nus ne puet franc cors + esmer. Il est tenu, cil qui est la beste, de randre les despens que + l’an fera au garir les, et les domages de lor besoignes que il + perdent à fere.

+
+
+
+ § {9.1.4} Paulus. Hec auctio. +
+

Ceste aucion [54vB] a leu tot n’ait la beste .iiii. piez qui fist le + domage.

+
+
+
+ § {9.1.5} Alphenus. Agaso. +
+

Un asner entra en une taverne ou son chevau, il ouia une muile, la + mule repuça et fruissa la cuisse à l’asner ; l’en demande + consoil se l’en porroit pledier o le seignor de mule qui avoit fet + le domage. Et je di que oïl.

+
+
+ +
+ + + II. De la loi Aquiliene qui parole d’omecide [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., tit. 2, 3 et 4 : ad legem + Aquiliam ; de his qui effuderunt vel dejecerunt, et + de noxalibus actionibus. + +
+
+ +
+ § {9.2.1} Ulpianus. Lex Aquilia. +
+

La loi Aquiline abati totes les lois qui avant le parlerent de domage + et d’injure. {1} Et ceste loi est au pueple et Aquilinus, uns + metres, la fist.

+
+
+
+ § {9.2.2} Gaiuz. Lege. +
+

L’en garde en la loi Aquiliene au premer chief que qui ocira à tort + serf ou serve estrange, beste à .iiii. piez ou à .ii., il sera tenuz + de randre autant comme ele valoit ou valut en cel an. {1} Et por le + barat done l’en caucion au doble contre celui qui nie. ¶ {2} Et + ausint comme il est aparissant que nos sers vait ivé à bestes, les + betes à .iiii. piez qui ne sont pas en numbre des autres, ausint + comme oilles, chievres, bues, chevaux, mulez, anes. Et l’en demande + se crines sont contenues en non de bestes. Et Labeo dit que + oïl. Mes chien n’i est pas contenu, ne autres bestes assez, si comme + hors, lions, penteres, olifanz, chameaux ; et sont ausint comme + mellez, car il servent ausint comme jumanz, et lor nature est + cruelex, et por ce sont il au prim chief.

+
+
+
+ § {9.2.3} Ulpianus. Si Servus. +
+

Se serf ou serve est ocis à tort, ceste loi a leu. Et ce mot i est + bien mis à droit, qui a non injure, quar il ne sofist pas estre + ocis, mes il convient que il soit fet à tort.

+
+
+
+ § {9.2.4} Gaius. Itaque. +
+

Et se je ocis ton serf qui me gaite, ceste loi a son leu et je sui + segur, car naturel reson ostroie bien que l’en se deffende contre + peril. ¶ {1} La loi ostroie que l’en ocie larron qui est pris de + nuiz, mes que l’en lieve le cri ; et s’il est pris aucunne + foiz, bien le puet l’en ocirre s’il se deffant de loing, ne mes que + il crit.

+
+
+
+ § {9.2.5} Ulpianus. Sed et si quemcunque. +
+

Et se tu ocis aucun qui t’asaut o arme amolue, il est aparissant que + ce n’est pas injure ; ne n’est pas aparissant que il l’eit ocis + par injure. ¶ Et se aucun ocist larron par peor de mort [55rA], l’an + ne dote pas que il ne soit tenuz de la loi Aquilieene. Et s’il + l’ocist comme il poist aesement prendre, il li fet injure et il est + tenuz de la loi Cornehene. ¶ {1} Il nos convient entendre injure en + cest leu, ce que n’est mie fet por droit, c’est contre droit, c’est + à dire se aucun aucist par sa cope un autre. Et par ce i avra l’en + acune foiz .ii. aucions, l’une de la loi Aquiliene et l’autre de + injures, et .ii. presentes, l’une de domage et l’autre de despit. ¶ + Donques nos entendon injures domage qui est fet par cope de celui + meismes qui ne bahet pas à fere domage. {2} Et por ce demandon nos, + se desvé fet domage se l’en a contre lui auction de la loi + Aquiliene. Et Pagasus dit que nenil. Quel cope – fet il – dut + il avoir quant il estoit hors do sens ? Et c’est voir. Donques + n’avra l’en contre lui point d’aucion ; ausi comme se beste fet + domage, la loi Aquiliene n’a point de leu, ou se une tiel chiet d’en + haut. ¶ Et ausit dit l’en se enfant fet domage. Et se cil qui n’a + .xiiii. anz le fet, Labeo dit que il est tenuz de larrecin et de la + loi Aquiliene ; et c’est voir, s’il siet ja que il ce fet. ¶ + {3} Et se li mestres fet ploie à son deciple en aprenant, ou le tue, + l’an demande s’il est tenuz de la loi Aquiliene comme cil qui a fet + à tort domage. Julianus dit que oïl, mouvesmant qui crieve + l’oil à son aprantiz en aprenant lou ; et molt est plus grief + quant il l’ocist. Et met l’en ci avant un tiel essemple : ¶ un + surré feri un garçon que il aprenoit par ce que il ne fesoit pas + bien ce que il li avoit monstré, si belement que il li tret l’oil. ¶ + Julien dit que il n’i aviant pas aucion de injures, car il ne le + fist pas par acheson de injure, mes por lui enseigner et por lui + amonestier ; ou se l’e‹n› a aucion de loange, il an dote, car + l’en a ostroié à celui qui anseigne legier chastiement ; mes je + ne dote pas que il ne soit tenuz de la loi Aquiliene.

+
+
+
+ § {9.2.6} Paulus. Preceptoris. +
+

Quant li mestres est trop cruex, il est copables.

+
+
+
+ § {9.2.7} Ulpianus. Qua. +
+

Quel aucion avra li peres au garçon contre lui par que il pert la + besoigne son fiz por l’uil que il a perdu et les despens que il a + fet en lui garir ? ¶ {1} Nos de[55rB]von entendre ocis o glaive + ou o fust ou à lance ou o mains, s’il l’estrangle par avainture, ou + s’il le feri ou le pié an la teste ou en queque meniere. ¶ {2} Se + aucuns est plus chergiez que il ne dut et gite son fes et tue le + serf, la loi Aquiliene a leu, car il fust en sa volenté que il ne se + chargast pas issint. ¶ Et se aucun tue aucun por son fes, Pegasus + dit que ceste loi est contre lui en tel meniere s’il se trossa plus + que il ne dut ou s’il chei par sa negligence qui ala par tel leu + folement. {3} Et por ce, se aucun fet domage par la pointe d’autre, + Proculus dit que qui l’enpoint n’en n’est pas tenuz car il ne + l’ocist mie, ne cil qui fut botez car il ne fist pas domage par + injure ; mes l’en avra aucion de fet contre celui qui le bota. + ¶ {4} Se aucun ocist un autre en loistant ou an combatant an commun + estrif, ceste aucion n’a point de leu, car il le fet por achoison de + gloire et de vertu, non pas por injure. N’est pas autel an serf, car + il n’est pas champion ; se l’en fiert le fiz au seignor an + fuiant, ceste aucion avra leu ; ou s’il tue mon serf en estrif, + ceste aucion n’a point de leu se li sires le commande. {5} Et aucuns + fiert belement un serf malade et il an muert, Labeo dit que il est + tenuz de la loi Aquiliene, car l’une chose seust fere mal à l’autre. + ¶ {6} Celsus dit que il a mout grant difference s’i l’ocist ou s’il + fust cause par quoi il morist, car cil qui en fu escheson n’est pas + tenuz de la loi Aquiliene, mes l’en a contre lui aucion en fet, don + il met essample de celui qui dona venin por medecine – cil fu + acheson de mort –, ausint comme cil qui baille costel à celi qui est + hors dou seu – et l’en a contre tel aucion en fet. ¶ {7} Et se aucun + geta un autre dou pont en l’eau, Celsus dit : s’il perist par + cet giet ou de maintenant est neez ou est vaincu par la force de + l’eau, il est tenuz de ceste loi, ausint comme se aucuns eust feru + un enfant contre une chose. ¶ {8} Proculus dit : se li mire + trenche lo serf nicement, l’en a contre lui aucion de loage et de la + loi Aquiliene.

+
+
+
+ § {9.2.10} Paulus. Nam ludus. +
+

Car jeu qui nuit est copables.

+
+
+
+ § {9.2.11} Ulpianus. Si cum. +
+

Cumme aucun [55vA] joassent à la pelote, aucun geta d’ahir an la mein + au barbeor et por ce copa la gole à celi que il raet et chei le + rasoir ; l’en demande qui en est copable. Proculus dit + que il est tenuz de cete loi et queque] que se + dans le ms., cf. lat. Proculus in tonsore esse + culpam le barber en a cope. Et s’il raet la où + l’en joet par costume, la où il passoit moult de gent, bien si gart + le barbier ; ne ce n’est mie mau dit, se cil s’asist an leu + perilos sor la sele au berbier, il ne se doit + pleindrepleindre] plenindre dans le ms., + tilde d’abréviation sur le –e- en fin de + ligne de nul que de soi. {1} Se l’un le tint et li autres + l’ocist, il fust acheson de sa mort, et a l’en contre lui aucion en + fet. {2} Et se plusors fierent le serf, l’en demande se toz sont + tenuz ausi comme s’il l’ocesseissent. Or agardon, s’il est + aparissant par qui cop il muert, cil en est tenuz, ausi comme s’il + eust ocis ; et s’il n’est aparissant le quel l’a fet, tuit en + sont tenu, ausint comme s’il tuit le ussent ocis ; ou se l’est + enpledié ou un, li autre ne sont pas delivré, car en ceste loi + Aquiliene le fet à l’un n’alege pas l’autre. ¶ {3} Celsus dit : se + li uns fet ploe mortel et li autres l’ocist anprés, li premers n’est + pas tenuz fors de la ploie, mes li darreniers est tenuz por ce que + il l’a ocis ; et à ce s’acorde Marcellus. ¶ {4} Se plusors abatent + un tref et tuent un home, li ancien s’acordent que tuit sont tenu de + cete loi ; {5} et encor de celui qui ataina le chien et fist tant + que il mordi aucun, tot ne tenist il lo chien, si comme dit + Proculus, il est tenuz de ceste loi s’il tint le chien. Et s’il fist + que il morde aucun et s’il le tint, l’en a contre lui aucion de fet. + {6} Et l’aucion de ceste loi avient au seignor. {7} Se l’en fet + h‹o›nte et domage an celui home que je te devoie randre, Julien dit + que je doi avoir aucion de ceste loi ; ne quant je comoincerai + à rendre le toi, je n’on te retabliré pas. ¶ {8} Et se li sires + siert à aucun en bone foi, l’en demande se l’aucion de ceste loi li + avient. L’en dit que il li avient plus aucion de fet. ¶ {9} + Julien dit que cil à qui l’en presta robes, s’il sont depeciez, il + n’avra aucion de ceste loi, mes ele avient au seignor. ¶ {10} Julien + trete savo[55vB]ir se fruitier et usagier ont aucion de ceste + loi ; et je cuit plus que l’en lor doit doner profitable + jugement par cete cause.

+
+
+
+ § {9.2.12} Paulus. Sed et si. +
+

Et si li sires de la proprieté fet ploie ou serf et l’ocist et j’é an + celui usage, j’é contre lui aucion de ceste loi por la partie de mon + usage ; et sera prisiez li tens que il n’avoit pas acompli.

+
+
+
+ § {9.2.24} Paulus. Hoc. +
+

Est plus aperte chose en home qui est plaié ; car s’il reconoit + qu’i li ait fet la ploie ‹...› ; et regarderon le tens où ele + fu fete.

+
+
+
+ § {9.2.25} Ulpianus. Proinde. +
+

Et par ce, se cil n’est ocis et est morz, il ne doit pas estre tenuz + au mort, tot l’eit il reconeu. ¶ {1} Se procurator ou tutor ou un + autre reconoit avoir fet plaie à un autre, l’an doit doner contre + aus bone aucion. ¶ {2} L’en doit noter que en ceste aucion qui est + donee contre celui quil recoli, juiges i est donez non pas por + juigier que por amer ; car l’en n’a que fere de juige quant la chose + est reconeue.

+
+
+
+ § {9.2.26} Paulus. Puta. +
+

Ausint comme cil qui est tret en plet reconoist que il a ocis et il + est prez de randre l’esme et li averseres le prise trop.

+
+
+
+ § {9.2.28} Paulus. Qui foveis. +
+

Cil qui font fosses par prendre cers ou s’il les font en voies et + aucunne chose i chiet par ce, et est par ce fet sordere, il sont + tenu de ceste loi ; et s’i les font en autres leus où l’en les + a acostumees à fere, il n’en sont pas tenuz. {1} Et ceste aucion + doit estre donee par cause, c’est à savoir se cil qui chei en la + fosse ne le sot, ne l’en ne li fist savoir, ne il ne si pot + porvoier ; car il i a mote choses par quoi demande est ostee se + cil puet achever le peril.

+
+
+
+ § {9.2.31} Idem. Si putator. +
+

Un copeor quant il abati un rain de l’arbre si ocist un home ; + il est tenuz s’i le gite en leu commun, ne il ne cria pas avant que + il se gardast. Nuncius dit que se ce avint en leu privé, l’en a + aucion de cope ; et c’est bien cope que ce qui home qui bien se + prant garde pot avant voer et il ne le fist pas, ou s’il cria lors + quant l’en ne puet achever le peril. Et segont ceste [56rA] reson + n’i a point de difference s’il chiet en leu privé ou en commun, car + l’en vet sovent par privé leu. Et s’il n’i avoit point de voie, il + doit solement jurer que il n’i fist tricherie, ne que il ne fist le + rain cheïr sor celi qui vint passer, car il n’i a point de cope + quant il ne pot deviner s’il i passeroit nule gent.

+
+
+
+ § {9.2.42} Julianus. Qui tabulas. +
+

Cil qui fera l’escrit dou testamant ou autres qui ne puent estre + leues, il est tenuz de aucion de chose baillie à garder, et à + mostrer l’escrit, car il a rendue la chose corrumpue. Et ceste loi + moismes est contre lui s’il a corrumpu ou effacé l’escrit.

+
+
+
+ § {9.2.50} Ulpianus. Qui domum. +
+

Cil qui depiece autrui meson contre la volenté au seignor, et il fet + bagn, encoresbagn encores] bangicores dans le + ms., cf. lat. Qui domum alienam invito domino demolit et + eo loco balneas exstruxit, praeter naturale ius, quod + superficies ad dominum soli pertinet estre le + droit qui apartient au seignor de la terre, l’en a contre lui aucion + de domage fet.

+
+
+
+ § {9.2.54} Papinianus. Legis. +
+

Aucion de cete loi avient au detor quant le detor fist ploie à la + beste que il avoit promise avant le tens que il la dut randre ; + et ausint est s’i l’ocist. Et se cil qui l’avoit promise la tue + enprés la demore au prometeor, le dotor est delivrés, mes il n’avra + pas en cest quas aucion de ceste loi, car li creancier fet plus tort + à soi qu’autrui.

+
+
+
+ § {9.2.56} Idem. Mulier. +
+

Se la feme fet domage en la chose, son mari l’en avra contre lui + aucion de ceste loi.

+
+
+
+ § {9.2.57} Labeo. Equum. +
+

Je te preste un cheval et quant tu et autres chevauchiez ensenble un + de aus corust sor ton cheval et t’abati, et par ce quas le cheval ot + les cuisses quassees. Labeo dit que l’en a contre toi nule + aucion ; et se c’est avenu par la cope à celui qui estoit + desus, je cuit, et c’est voir, que l’en doit avoir o le chevaucheor, + non pas contre le seignor au chevau.

+
+
+
+ § {9.3.1} +
+

{1} Il n’est nul qui vit que li prevoz n’et ce establi moult à grant + preu ; il apartient au commun, et à tot le mande, que l’en + aille sanz peor et sanz peril par les voies. {2} Ne ne se monte rien + se li leus par où l’en passe est privez ou commun, ne mes que l’en + n’i et voie ; car l’en doit prendre [56rB] garde de cex qui + vont la voie, non pas à cex qui vont les voies communes. Et cet leu + par où li pueples vet devent estre segur. Et se li pueples n’alait + pas aucune foiz par cele voie et lors geta l’en ou espandi l’en + acune chose comme li leu fussent privé, lors i vet l’en, il ne doit + pas estre tenuz de l’aucion de ceste loi. ¶ {3} Et se la chose + estoit pandue en aut et ele cheist, chose est veüe que cele chose + qui chaï est gitee ; car ce qu’est pandu s’i chiet est tenu por + geté. Et s’il pent et il chiet, tot ne l’espande nului, l’en dit que + cest ban doit avoir leu. {4} Et ceste aucion en fet est donee contre + celui qui maint en la meson quant l’en gite ou quant l’en apant + aucune chose, non pas contre le seignor de la meson, et la colpe en + remaint à celui ; ne n’i a mester aucion au doble, ja soit ce + que il soit tenuz de domage et de l’injure. ¶ {9} Nos dison que + aucun habite en sa meson ou en aloee ou en prestee, li otes n’est + pas tenuz, car il n’abite iqui il n’i demore que un poi ; mes + cil i est tenuz qui habite l’ostel. Et il a autent de difference + entre habiteor et hoste comme il a an antre celui qui a meson et + celui qui point n’en a. ¶ {10} Se plusors habitent en une meson don + l’en a gité aucunne chose orde, l’en avra aucion contre chascun.

+
+
+
+ § {9.3.2} Gaius. Cum. +
+

Car l’en ne puet pas bien savoir qui a gité ou espandu l’ordure sor + le trespassement.

+
+
+
+ § {9.3.3} Ulpianus. Et quidem. +
+

Et chascun est tenuz por le tot ; mes se un l’a fet, li autre + sont delivré.

+
+
+
+ § {9.3.4} Ulpianus. Precepcione. +
+

Et il poient partie dou domage por la compoignie par ce que il le + commanderent par juigement de compaignie ou par droite aucion.

+
+
+
+ § {9.3.7} Gaius. Cum liberi. +
+

Quant l’en fet honte au cors de franc home par aucunne chose que l’en + a getee ou espandue sor lui, s’il est bleciez, li juige aconte le + costement que il met as mires et ces autres despans que il fait por + soi guarir ; et ausint les desparez [56vA] que il a fet por ses + besoignes et qu’i li demorrunt por ce que li hons est meheiguiez. Et + l’en ne fet nul esme de sor son cors, car l’en ne puet esmer franc + home.

+
+
+
+ § {9.4.1} Gaius. Noxales. +
+

L’en apele aucions de forfet qui sont fetes contre nos, non pas + marchié, qui de forfet et malefice de noz sers. Et li droiz et li + poers de cex aucions si est tex que se nos somes par ce condempnz, + il nos loist à baillier le cors à celui qui fist le domagef. + le domage] f. le domage par le domage dans le ms., + cf. lat. ut, si damnati fuerimus, liceat nobis deditione + ipsius corporis quod deliquerit evitare litis + aestimationem ou rendre la value de la + chose.

+
+
+
+ § {9.4.2} Ulpianus. Si servus. +
+

Se li sers oucist aucun par le seu au seignor, il oblige le seignor + por le tot. Il est aparissant que li sires ait ocis celui, et se li + sires ne le sot, l’aucion est de forfet. Mes il ne puet en plus + estre tenuz dou maufet au serf que li doner por le forfet.

+
+
+
+ § {9.4.3} Idem. In omnibus. +
+

En totes aucions de forfet, la où l’en requiert que li sires le + sache, doit l’en issi atendre se li sires puet deffendre au serf que + il ne feist la folie et ne deffandi mie ; car autre chose est + de doner autorité au serf de fere folie et autre chose est de sofrir + li à fere la.

+
+
+
+ § {9.4.20} Idem. Qui ex pluribus. +
+

Qui pledie de plusors forfez en divers tens, il a sentence d’un des + forfez contre le seignor, il n’a plus nule aucion contre le seignor, + car tele aucion suitsuit] fuit dans le ms., cf. + lat. cum actio noxalis caput sequatur le + chief ; ou se li sires vost plus en premier plet sofrir l’ame + dou pletplet] plet sofrir dans le ms., il + est tenuz à l’un ou à l’autre s’il pledoie dou malefice.

+
+
+
+ § {9.4.21} Ulpianus. Quotiens. +
+

À totes les foiz que li sires est trez en plet de cause de forfet, il + ne veaust oïr droit, li aferes est en tel quas qui doit doner celui + qui fist le forfet por quel forfet en quel non il prist le plet sus + soi ; ou s’il ne le fet, il doit prandre toz les faiz sor soi. Mes + il ne sera pas condempnez s’il n’a le serf en son poer ou s’il fet + por quoi il ne li ost pas.

+
+
+
+ § {9.4.33} Pomponius. Noxali. +
+

Nus ne est forciez de dire de deffandre autre en plet de + forfet ; mes il ne doit pas avoir celui qui le deffant si l’est + [56vB] seirs. Et se cil qui est am poer est franc, il moismes se + doit deffandre.

+
+
+
+ § {9.4.35} Ulpianus. Si condempnatus. +
+

Se filz qui n’est pas en bail est condempnz de chose qui n’est pas + juigie, la condempnacion tient. Et encores doit l’en dire que li + peres puet estre trez en plet solement enprés la condempnacion ou + filz.

+
+
+
+ § {9.4.43} Pomponius. Servi. +
+

Li serf devent estre deffendu la où il firent le forfet ; et li + sires doit trere avant le sers la où il font force ; et je doi + perdre la seignorie de toz se je ne les deffant.

+
+
+ +
+ + + III. De bonnes et de bonner. + + +
+ § 1. +

Bonnes si sont unes choses qui sont fichées en la devise d'une chose, + comme pierres ou pex, et fet chascun certain par où son héritage + vet.

+

Et bones sunt par acort mises des parties ; et si seront misses par + jostice, segont ce que chascuns a prové sa chose par où ele vet.

+

Gaubert se plaint de Tybert, et dit qu'il avoit un champ lez le Tybert, + où il avoit bones, qui toz jorz i avoient esté, de pierres, et chascun + gaignoit sa terre jusque celes bones. Et dit Gaubert que Tybert a ces + bones arachies, et a trespassé son gaaignage outre ; et s'il veaut + dire que ce ne soit voirs, il est prez de monstrer et de l'avérer par + soi et par garanz, qui set ces choses, qui vist les bones oster et vit + l'usage que chascuns usoit, par iqui qui le montrera et l'avérera, si + comme la cort esgardera que il fere le doie. Li autres fet + encontre tel ni et tel deffanse comme il doit : l'en demende qu'en + dit droiz. Et l'en respont que cil est loisanz de prendre la prove + de lui ou de son garant, et de quenoistre que c'est voirs ou d'escondire + par gage de batalle ; car li forfez est si granz de bones oster, + que c'est uns membres de larecin.

+
+
+ § 2. +

Ne l'en ne puet apeler sanz garanz ; et del cas l'en ne puet apeler + fors dedanz l'an et dedanz le jor que les bones furent ostées.

+

Tot en ceste menière puet l'en home apeler de bones, quant eles sont + mises par acort de parties ; car bones oster est ausi comme ravir + autrui choses, sanz le cogié à celui qui ele est.

+
+
+ § 3. +

En bonnes qui sunt mises par juigement au juige, en tel demende n'a point + de gage ; car il convient rendre le recort del juige et des jujors + et de toz cex qui mitrent les bones. Et se li juigemenz est mez, si + convient croire le recort de la cort et des prodes homes ; car + autrement querele ne seroit jamès juigie.

+
+ +
+ + + IV. [57rA] De metre bonnes en chans communs et de juigemenz qui + en issent. Li .vii. livres [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 10, tit. 1 : finium + regundorum. + +
+
+ +
+ § {10.1.1} FiniumFinium] Filium + dans le ms. regondorum. +
+

Aucions de bones metre apartient à persone, tot soit ele por la chose + chalongier.

+
+
+
+ § {10.1.2} Ulpianus. Hec accio. +
+

Ceste aucion apartient à teneures de vile, tot n’i et il nule + meson ; mes il n’en n’i a pas moult de difference se aucuns + pose arbres ou edefice en la bone. ¶ {1} L’en ostroie à celui qui + est juiges de bones metre que, la où il ne porra departir les bones, + qu’i depiece le contenz par juigement. Et s’i vest par avanture + depecier por autrui terre les bones por ostier l’ancien contenz, il + puet ce fere par juigement et par condempnemant.

+
+
+
+ § {10.1.3} Gaius. Quo casu. +
+

Et mestier est en ce quas que l’en ajuige à l’autre de la teneure à + l’un et à l’autre ; par ce, cil à qui l’en ajuige est condemné + an rendre aucun dener por la chose ajuigie.

+
+
+
+ § {10.1.8} Ulpianus. Si. +
+

Sorundemant de fluive cue les bones dou champ, par quoi aucun prenent + achoison de sorprendre leus où il n’ont point de droit. Li sires de + la province commande que il ne praingnent pas autrui chose et que + l’en rendre au seignor la soe chose, et que el mesureor jauge et + desclere les bones. ¶ {1} Il apartient à l’ofice à celui qui conoist + des bones que il i envoit mesureor et qu’i determine le plet par + aus, si comme il est droit ; et se la chose le requiert, il + moismes voie les leus.

+
+
+
+ § {10.1.10} Idem. Judicium. +
+

Plet de departir communauté de bones, de mesnie departir, est tel que + chascun de cex a doble droit, c’est à savoir que chascun d’aus est + autor et reus.

+
+
+
+ § {10.1.11} Papinianus. In finalibus. +
+

L’en doit sivre les ancienes voies em plez de bones sanz diversité + d’eritage et sanz arbitre de porseor ; doit l’en prover que les + bo[57rB]nes soent changies por ajoster ou por oster des chans.

+
+
+ +
+ + + V. De partir heritages et comment l’en les doit departir [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 10, tit. 2 : familiœ + herciscundœ. + +
+
+ +
+ § {10.2.1} Hec actio. +
+

Ceste aucion vient de la loi de .xii. tables, car mestier estoit as + hers qui voleent departir ce que il avoient que il eussent aucunne + aucion par qui les choses de l’eritage fussent departies entre aus. + {1} Et ceste aucion avient ausint bien à celui qui n’a mie sa + partie. Et se cis qui tient nie sa partie apartenir à celui qui dit + qui est eir, il le puet metre hors de ceste excepcion en tel meniere + que l’en ne face tort à l’eritage de la chose don l’en pledoie. Et + s’il tient cele partie, tot nie l’en que il ne soit heir, tel + excepcion ne li nuit pas. Et issi en fet que an ce quas li juiges + devant qui cest juigement est moiné conoist an ceconoist an + ce] conoissance dans le ms., cf. lat. ut eo + casu ipse iudex, apud quem hoc iudicium agitur, cognoscat, + an coheres sit quil est heir ; et s’il + n’est heir, l’en ne li doit riens ajuigier, ne son aversere ne doit + estre condampnez que il li rende rien s’il n’est heir.

+
+
+
+ § {10.2.5} Gaius. Si que. +
+

S’il i a nules lestres de l’eritage, li juiges doit fere tant que il + les ait en garde ; et cil qui a la greignor partie en doit fere + le transcrit et la reconoissance as autres, et doit l’en doner + caucion que les letres seent monstres quant mesters sera. Et se tuit + sont heirs d’unes parties moismes, mes il ne s’acordent mie li quex + gardera les letres, il convient que il treent allors qui les + gardera, ou que il i lessent un de lor amis qui les gart, ou que il + seent mises en un moustier.

+
+
+
+ § {10.2.9} Paulus. Veniunt. +
+

Les choses que li heir ont en usage venent en partie qui avoient esté + baillies au mort et celes qui furent baillies as hers se li morz les + avoit achetees.

+
+
+
+ § {10.2.10} Ulpianus. Item. +
+

Et les teneures qui sont de nostre patremoine, et celes qui deivent + paages et qui non, et celes choses meismes que li morz tenoit en + bone foi qui estoit à autrui.

+
+
+
+ § {10.2.17} Gaius. Dampno. +
+

Se un heir domage l’eritage, bien est que l’en en moisne l’esme dou + domage en cest plet.

+
+
+
+ § {10.2.19} Gaius. Idem. +
+

Ausint doit li juiges encontre regarder que ce que li uns des herrs + prist de l’eritage, en ce que il a promis que il n’est pas sol le + gaing. Et li juiges atendra bien ce [57vA] s’il fet conte entr’eus, + ou s’il fet fere letres par quoi il face an communaument entr’eus et + les gainz et les pertes.

+
+
+
+ § {10.2.27} Paulus. In hoc. +
+

Condannacions et absolucions devent estre fetes en la persone de toz. + Et por ce, se condempnacions est lessie au persone d’aucun, ce que + li juiges fera en la persone des autres ne vaudra rien ; car + chose jugie d’une chose ne puet valoir en partie et en partie non + valoir.

+
+
+
+ § {10.2.34} Idem. Servos. +
+

Acordé fu que li sers qui estoit esmez entre les hers au tens que il + firent les parties non pas por achater que por partir qu’i soent + prisiez ; et s’il morent, issi il faillent à l’oir et à celui à + qui il furent lessiez.

+
+
+
+ § {10.2.38} Paulus. +
+

Lucius et Tucia freres furent mis hors dou bau lor pere, il orent + curators, il mistrent ensenble lor deniers communs, enprés il + partirent lor patremoine, et enprés la partie Ticia mut plet à son + frere et disoit que il avoit plus que ele, comme il n’eust pas plus + de sa partie, ainz moins de la moitié. Je demande se ele a aucion + contre son frere. Paulus dit que non ; s’il n’a eu plus + de la rente que lui des communs chans et por la partie de l’eritage, + n’avient à la suer contre le frere nule aucion. Ausi dit il se l’en + dist que li freres prist plus que la sor des norritures que li + prevoz avoit juigiees, s’il n’en ot esté la moitié de la partie.

+
+
+
+ § {10.2.45} Pomponius. +
+

Si ‹qu›id. Se ce que tu doiz qu’est commun à moi et à toi en + l’eritage et je di par autre reson que il est mien, quite il ne + vient en partie. ¶ {1} La tricherie que li sers à l’oir fist ne vint + pas en cest jugement s’il i a copes de ce que il ne dit pas + convenable serf en lor aferes.

+
+
+
+ § {10.2.48} Paulus. Si famulus. +
+

Se l’en pledoie de partie de mesnie ou de communauté de partir et de + mestre bones et un muert de cex qui pledoie et lesse plusors heirs, + l’en ne puet le plet depecier par pieces, ainz deivent tuit li heir + prandre le plet ou le baillier à un portor ou prandre un procurator + qu’i i soit por toz.

+
+
+
+ § {10.2.50} Idem. Que [57vB] pater. +
+

Resons ne sofre mie que ce vigne en partie que li peres a doné à son + fiz qui est à l’escole s’il i done par sa pitié, se l’en ne prove + que li peres li eust presté.

+
+
+
+ § {10.2.53} Ulpianus. Peccuniam. +
+

La pecune que li fiz qui est hors dou bau crut por estre randue au + pere, doit estre contee en l’eritage au pere se aucion avient au + pere contre le fiz de tant comme la chose se monte.

+
+
+
+ § {10.2.57} Papinianus. Arbitro. +
+

Quant arbitres est receuz et li frere departent commun heritage par + bien et por lëauté, il ne convient pas que celui qui font soit + rapelé ; li arbitres ne dit pas son dit quant le plet fust + failli se li ages ne li amoine.

+
+
+ +
+ + + VI. De partir chose commune [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 10, tit. 3 et 4 : communi dividundo et communi + dividundo. + +
+
+ +
+ § {10.3.1} Paulus. Communi. +
+

Juigement de departir communauté est por ce necessere, par ce que + aucion de compaignon apartient plus aucune foiz à pres‹t›ories de + genz que à parties des communes choses. Cest juigement ne tient pas + se la chose n’est commune.

+
+
+
+ § {10.3.2} Gaius. Nichil. +
+

Ne nuit rien se chose est commune ou à compoignie, car en l’un cas et + en l’autre a leu cestui juigement quant la chose est commune par + compoignie. Ausi entre aus que achaterent la chose ensenble, la + chose est commune, si comme à cex à qui la chose est lessie en + testamant. ¶ {1} L’en demande qui est autor en ces trois juigemanz + qui font departir choses entre mesnie, et de communauté, et de metre + bones; car la cause est yvel de toz, mes acordé est que cil + soit autor qui primes mut le plet.

+
+
+
+ § {10.3.3} Ulpianus. In communi. +
+

En departir chose de commune ne vient rien entre la devise des choses + qui sunt communes, et se l’en fet domage et se aucuns des + compaignons i a domage ou il i a gaignié de la chose commune. ¶ {1} + S’il font entre aus aucunne chose par tricherie, li juiges doit + regarder premieremant en fere partie entre mesnies et en departir + communauté.

+
+
+
+ § {10.3.4} Idem. Per hoc. +
+

Par ces juigemanz fet l’en grandes choses corporex don nos avons la + seignorie non pas de l’eritage. ¶ {1} L’en demande depuis se [58rA] + l’en puet departir la communauté. Et l’en me dit que oïl se la + terre est commune. ¶ {2} Cest juigement est de bone foi par quoi se + une chose qui n’est pas devisee est lessie, ele vendra en la partie + de ces autres choses et porra l’en pledoier de cest juigement et de + la chose qui ne fu mie partie. ¶ {3} Autresi comme la devise de la + chose vient en cest juigement, ausi i vienent ce que l’en + rant ; et par ce, se aucuns fet despens, il les avra, et s’il + ne plede à son compoignon mes à son heir. Labeo dit que les despans + et li fruit i deivent venir, et moismement li fruit qui furent avant + pris que la chose fust commune, ou les despans qui avant furent fet + ne vienent pas en partie. {4} Et par ce dit Julien : se nos + somes mis en possession et nos i avon domage, et je i faz une borde + avant que l’en nos ait commandé à avoir la possession, je ne puis + pas demander ces despens par ce juigement.

+
+
+
+ § {10.3.11} Gaius. In summa. +
+

Nos devons estre receuz que se cil qui convient rendre aucunne chose + de commun anprés ce que la commune chose est gastee en vieust + pledoier, il avra droite cause par ce juigement ; ausi comme se + li autor a fet aucuns despens en la commune chose, ou se li + compoignz a gaagnié aucunne chose de cele chose, ausint comme s’il + en a eu les besoignes au serf ou le loier, reson de tot sera iue par + ce juigement.

+
+
+
+ § {10.3.12} Ulpianus. Si edes. +
+

Se ‹est› mesons communes, ou parroi commune, et mestier est que l’en + la reface, ou que l’en l’abate, ou que l’en i mete aucunne chose, + l’en pledera par ceste cause par juigement de porsement.

+
+
+
+ § {10.3.13} Idem. Judicium. +
+

En cest juigement vienent totes les choses, se aucunne chose n’en est + novicement mise hors par commun acort.

+
+
+
+ § {10.3.18} Jabolenus. Ut fundus. +
+

Arbitres ne puet establir que champ heritier ne serve à champ qui + n’est pas heritier ; car outre ce qui demene en plet ne puet li + juiges fere plus.

+
+
+
+ § {10.3.19} Paulus. Arbor. +
+

Li arbres qui est nez [58rB] en la bone et la pierre qui est nee et + s’estant à l’un champ et à l’autre, sont commun à .ii. seignors de + .ii. chans, ne ne vienent pas en partie de juigement. Mes quant la + pierre est ostee ou li arbres arachiez qui est commun, il sera ausi + comme sanz partie, et vendra en cet plet ; car ce qui estoit en + la fin des parties est mellé en celes. Et par ce, se tote une masse + d’argent qui est commune à .ii. seignors est mise ensenble à la + forge et ou feu, se aucunne chose se remaint sevree de la premiere + masse, ele a la seignorie, come l’arbre et les pierres qui sont + tretes hors dou champ meslent le droit de la seignorie. ¶ {1} De + galerie de .ii. mesons qui est commune dont l’en veust estre + arbitres de departir la communauté, cil arbitre n’en puet estre pris + se les parties ne s’i acordent ; car cil qui convient + bargignier de la galerie, convient que il face marchié de totes les + mesons, s’il n’i puet avoir s’antree en autre meniere. ¶ {2} Se une + voie nos est donee par un moismes leu et nos avon fet aucun despens + en cele voie, Pomponius dit que droite chose seroit de avoir de + celui aucion de ce juigement ou de compoignie, car quel communauté + puet l’en entendre deviseement par soi ainz doit de ce avoir aucion + des aferes fez. ¶ {3} Li juiges en cest juigement et en celui de + mesnie qui voloit departir doit demander de serf qui est furtif qui + bargigne entre aus qui l'avra et que il remoinge à celui qui l’avra + bargignié; n’en n’i avra lors point de peril ne de senator ne + d’autre loi. ¶ {4} Voie desvee ne vient pas en cest juigemant, et ce + dit Labeo, car il est dou champ moismes ; et por ce ne vient + ele pas en cest jugement, ou il est devisé de la teneure ou par + mesure ou par autre chose. Et se puet l’en aucunne foiz deviser les + droitures, et puent estre hors dou champ, ne n’est devisee ne par + mesures ne par autres choses [58vA], ausi comme cil à qui li chans + estoit, il lessa plusors hers ; et quant ce avient, acordee + chose est que ce viegne en partie entre mesnie, ne ne puet l’en voer + ce dit Pomponius, por quoi ce viegne plus que en partie. Donques en + cest juigement vient ice et autres choses que li droit soient + departiz ou par mesure ou par termines.

+
+
+
+ § {10.3.22} Ulpianus. Si meo. +
+

Se je edefice une paroi en mon non et en non de mon voisin et je li + demant les despens por sa partie, bien le puis fere se je ne li done + ma part des despens.

+
+
+
+ § {10.3.21} Ulpianus. Judicem. +
+

Il convient à juge fere ce qu’est preu à parties et ce que cil qui + pledoient volent en chans departir.

+
+
+
+ § {10.3.28} Paulus. In re communi. +
+

En chose commune nul des seignors ne puent riens fere contre la + volenté à l’autre ; donc il est aperte chose que deffendre est + seignorie, et en chose communel est meillor la cause à celui qui + deffent. Et sis compoignon deffent à son compaignon que il ne face + rien en la chose commune, il ne le puet pas forcier à oster l’ovre + que il a fete s’il lesse à defandre li quant il le doit deffendre, + et par ce juigemant porra il avoir son domage. Et s’il consant quant + il fet la besoigne, il ne puet avoir aucion por le domage. Et s’il + fist aucunne chose sanz le sen son compaingnon, en son domage, il + est tenuz de oster le.

+
+
+
+ § {10.4.1} Paulus. Hec auctio. +
+

Ceste aucion est moult necessere, et est en usage chescun jor, et fut + amenee avant mesmement por chalonges.

+
+
+
+ § {10.4.2} Paulus. Exibere. +
+

Mostrer est baller à son aversere, qu’i est autor de transcrit de ses + letres, que il en puisse pledier s’il veust.

+
+
+
+ § {10.4.3} Ulpianus. In hac. +
+

En ceste aucion doit li autors connaitreconnaitre] communs dans le ms., corrigé d’après le texte latin, + cf. lat. In hac actione actor omnia nosse + debet ses estrumanz et dire les monstrances de + la chose dom est li plez. ¶ {1} Cil qui pledoie de ceste aucion ne + se apele pas seignor, ne le doit mie monstrer, car il i a mout + causes de fere monstree. ¶ {2} Encore doit l’en noter en ceste + aucion que reus qui ne veust venir à jor potpot] por dans le ms., cf. lat. possit estre condemné en plet par [58vB] le + seremant au demandeor, et taxera li juiges la chose. ¶ {3} Ceste + aucion est personel et avient à celui qui en veust pledier de cele + aucion comme il vodra ou de gage ou de prest, ou de usage et de + fruit. {4} Ce dit Papinien. {5} Et se aucun veust fere deffense et + que l’en li mostre estrumant, il sera oïz. ¶ {6} Et se je demande + serf ou aucunne autre chose donc li chois m’est lessiez, je puis + demander la montree et puis chalongier le. ¶ {7} Se aucuns veust + pledoier d’aucion de forfet, ceste aucion li est necessere. Et + sese] ses dans le ms., cf. lat. si dominus quidem paratus sit defendere + sires est prez de demander le serf, et cil qui demande ne puet + deviser la chose s’il ne l’avoit que il ne conoist pas le serf ne + n’an set le non, donc n’est il droit que l’en li mostre la mesure + por conoistre le serf qui fist le forfet ? Et ce convient il + que l’en face à demostrer celui en qui non de forfet aucun pledoie + et que li serf seent retenuz. ¶ {8} Se aucun veaust monstrer contre + l’oir tables ou escriz ou aucunne chose autre qui apartient au + testamant, l’en doit dire qu’i n’est pas mestier que il pledoit par + cete aucion comme les deffanses que il fet de la chose li sofisent, + si comme dit Ponponius. ¶ {9} L’en doit savoir que ceste aucion + n’aviant pas solement à cex que nos avon dit desus mes à celui + encores à qui il apartient que la chose soit monstree. Li juiges + doit quenoistre tot de plain s’il apartient à celui, non pas se la + chose est soe, et issi doit commander que l’en mostre les letres ou + non. ¶ {10} Oncor dit plus Julien que, se je ne chaloinge de la + chose, je puis demander qu’i soit monstree quar il m’apartient. Ausi + comme se un serf m’est lessié que Tybert demandoit, je plederoi que + il soit monsté, car il m’apartient que Tybert choississe, et issi le + porroi chalengier, ja soit ce que je ne le puisse pas choisir quant + il me sera monstré. ¶ {11} Se l’e‹n› pledoie o moi de ceste aucion, + je n’en puis pas pledoier, tot soit il veu [59rA] que il ne li + apartiegne, par ce que je sui tenuz à restablir la chose ; mes + ce ne sofist mie, car cil qui fist par tricherie que il ne porsoit + la chose porra pledoier de ceste aucion, tot ne chaloinge il, tot ne + deffende il ; et larron et raviseor en porra pledoier, mes ce + n’est pas voir. ¶ Neratius dit moult bien que li juges doit + conoistre de la monstree, et doit voir s’il ont droite cause de ces + de demande avoir. ¶ {12} Ponponius dit que plusors puent avoir + aucion en non d’un home ou de une chose; se li hons ostroia que l’en + eust en lui husage et li tierz dit que il i a sa possession et li + quarz dit que il l’a en gages, donques puent tuit avoir ceste + aucion, car à toz apartient que li hons soit mostré.

+
+
+
+ § {10.4.8} Julianus. Si ut. +
+

Se l’en pledoie à fere monstree o celui qui pas ne tenoit ne ne fist + pas barat par quoi il ne tenist, enprés ce que cil est mort sis + heirs tient cele chose, l’en le doit forcer à monstrer la ; car + il s’il tient un champ ou un home et je le demande et li hers le + demande par cele cause moismes, il est tenuz de monstrer le.

+
+
+
+ § {10.4.11} Ulpianus. Sed si. +
+

Et se li heritages est parduz por ce que li sers n’est monstré, droiz + est que li domages de l’eritage soit esmé por l’ofice au juige. ¶ + {1} Or devon voer en quel leu l’en doit fere la monstree et à qui + despens. Labeo dit que l’en doit fere la monstree où li plez fut + entamnez, au peril et au despens à celui qui demande. Et dit que il + le doit pestre ¶ la où li plez est comoinciez, et vestir et garder + s’il est malades. Et je di que il convient que cil qui demande sache + ce, se li serf li soloent monstrer ses besoignes et son aingin, or + est mené à ce que il ne fet rien. Et se cil qui devoit estre monstré + i est amené au mestier, il i convient qu’i l’en li prove dou + despens, meismes cil qui li demande s’il ne li avoit apris à doner à + mangier ; et s’il avoit apris, ausi [59rB] comme il le pest + comment que il le pesse. Et aucunne foiz convient que il mostre le + serf en ice leu ou ses despens ; se tu diz, par avanture, se + cil par son barat l’a repost en tel leu qu’i n’est pas bons à avoir + ne profitables à celui qui demande ; car en cest cas doit il + mostrer le au peril et à despens à celui en celi leu où est le plet, + que son conchiemant ne li est mestier. ¶ {2} Se aucun est tret en + plet de plusors choses et il tient totes ces choses au tens que li + plez fu comoinciez, tot en lesse il à tenir aucunnes amprés ce sanz + barat, il doit estre condempnez s’il ne mostre celes que il pot + mostrer.

+
+
+
+ § {10.4.18} Idem. Sollucione. +
+

Se aucunne paie est fete et li gage sont delivré, le creancier est + tenuz que il mostre l’estrumant que li detor li baille et qui + apartienent au marchié, et de ce avra contre lui ceste aucion.

+
+
+
+ § {10.4.19} Paulus. Ad exibendum. +
+

Tuit cil puent demander avoir la mostree à qui il apartient. Et aucun + demande s’i porra tant fere que lesque les] quela + dans le ms. resons que sis averseres a fussent mostrees, + que il li convenoit moult qu’i fussent mostrees. Je di que ne + convenoit pas fere tort au droit de cité de antreprandre les paroles + de droit, mes il convenoit esgarder quele aucion l’en avroit contre + lui ; car la reson si est tele que aucuns sages d’aucunne + escience porroit dire je demant à mostrer celui livre ; et s’i + li estoient monstrez, il en seroit plus acerteniez.

+
+
+
+ § {10.4.20} Ulpianus. Questionis. +
+

L’en plede de avoir la mostree por demander comment li serf ont fet + por fere juigement contre lor sers compoignons.

+
+
+ +
+ + + VII. De partir chose comme sires. + + +
+ § 1. +

Li prévoz donra sentence contre celui qui ne vodra soffrir que mobles + soient départi, issi que li mobles soient à point, que la partie ne puisse empirer le cors de mobles, comme quant vins n'est + pas bons à raechier devant qu'il soit en sa séson.

+

Siége de miolin (molin), marchié, ne puet estre départiz. En + toutes autres choses dont li cors périst par la partie, ainz doit l'en + ceste chose fere durer communément.

+
+
+ § 2. +

Et se aucuns veaut fere partir héritage commun, cil qui requiert partie + doit partir, et li autres doit (é) lire ; et cil droit + de cité, tout assint doit l'en ovrer de choses movables.

+
+
+ § 3. +

Chetiex est chose que l'en ne puet partir.

+

Totes bestes qui nessent en ciel et en mer et en terre, qui ne valent + mains mortes que vives, l'en puet metre numbre d'argent contre beste, + por partie.

+

Cors d'ome ne puet estre partiz.

+

Totes les choses que l'en puet partir, qui sont movables, et en séson de + partir, deivent estre départies.

+

En partir chose n'a point de gaige, fors l'agart de bones genz. L'en puet + totes choses partir par pris de deniers.

+
+ +
+
+
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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI SIXIESME LIVRES - - - LI SIXIESME LIVRES - - - - I. [59vA] De aucion interrogatoire, qui parle quant aucuns est - morz, comment li hoir ou cil qui tienent les biens doivent respondre as - demandes que l’en leur fet [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 11, tit. 1, de - Interrogationibus in jure faciendis et interrogatoriis - actionibus. - -
-
- -
- § {11.1.1} Quotiens. -
-

À totes les foiz que l’en demande à l’oir de quel part il est her - quant l’en i met plet contre lui, et cil qui demande ne set quel - part il i a cil o qui il vet pledier, lors convient il que l’en li - demant, quant la demande est personel ; si que l’en demande - certaine chose, que li autres soit certains conbien li hers ait de - l’eritage au mort, que cil demande plus que il ne doit que il n’i - ait domage. ¶ {1} Nos n’uson pas hui de ces demandes, car nus n’est - forciez de respondre de sa droiture avant plet ; et pour ce, ne - sont pas ces demandes usees et sont desacoustumees ; mes il - sofisent solement à pledeors à provencesprovences] - provinces dans le ms., voir infra 11.1.3, cf. - lat. Sed tantummodo ad probationes litigatoribus - sufficiunt ea ce que l’autre partie respont - devant le juige, si comme de heritage et d’autres choses qui sont en - plet.

-
-
-
- § {11.1.2} Ulpianus. Edictum. -
-

Li prevozprevoz] prevor dans le ms. - amena avant ce ban de ces demandes fere, por ce que grieve chose est - à celui qui en pledoit savoir s’il estoit heir ou celui qui tenoit - les biens, à prover que aucuns fust heir ou teneor des biens.

-
-
-
- § {11.1.3} Paulus. Quia. -
-

Quar [59vB] aucunne foiz est forcé la provence de l’eritage - demander.

-
-
-
- § {11.1.4} Ulpianus. Voluit. -
-

Li prevoz dit que cil qui est trez en plet fust tenuz de sa response, - qu’i se datrosse en mantent ou en deconoissent, et que il soit - acertenez quel partie checuns tient par la demande que l’en li fera. - ¶ {1} Ce que li prevoz dit « cil qui est demandé en cort et - respondi », nos le devon issi entendre que cele response soit - fete par devant celui qui a juridiction, si comme prevoz ou seignors - de provinces ou autres juiges, et que la response soit fete la où li - juiges siet en cort por tenir les plez ou s’il est en meson ou en - voie.

-
-
-
- § {11.1.5} Gaius. Qui interrogatus. -
-

Cil à qui l’en demande s’il est heir ou combien il tient, ou s’il a - en son poet celui en qui non il pledie dou forfet, doit demander jor - de conseil ; car s’il reconoist folement, il i avra domage.

-
-
-
- § {11.1.6} Ulpianus. Et quia. -
-

Et par ce qu’i apartient à morz que il eent hers, il apartient à cex - ausint qui viventvivent] iuienent dans le - ms. que il ne seent deceuz tant comme il se porpensent à - droit. ¶ {1} Aucunne foiz se l’en demande aucun s’il est heir, il - n’est pas tenuz de respondre se un a autre l’est tret en plet ; - et issi l’establi Adrianus li anpereres ; que s’il nie que il - ne soit heir, qu’i ne face tort à soi, ou s’il le dit, que il ne se - liet tot perde il l’eritage.

-
-
-
- § {11.1.7} Idem. Si quis. -
-

Se l’en demande à aucun en cort se la beste est soe, qui fist le - domage, il est tenuz de respondre.

-
-
-
- § {11.1.8} Paulus. Si quis. -
-

Se l’en demande à aucun en droit se li sers est sien, qui fist le - domage, et il dit que oïl, il sera tenuz de la loi Aquiliene comme - sires. Et si l’en pledoie o celui qui en respondi, li sires est - delivrés de cele demande à rendant le serf.

-
-
-
- § {11.1.9} Ulpianus. Si sine. -
-

Se aucun respont sanz demande que il ert heir, il en est ausi comme - si l’en li eust demandé. ¶ {1} Nos devon entendre non pas solement - se li prevoz fet la demande à l’aversaire ; {2} mes se li sers - fet la demande, ele sera nule plus que s’il demandoit. ¶ {3} Li - [60rA] uns ne doit pas estre forciez de respondre par l’autre s’il - est heir, car l’en le doit demander en cort à celui qui est tret en - plet. {4} Celsus. Si defensor. Se li defendeors qui deffent l’oir - est demandez an cort se cil qu’i deffant est heir, et il dit - fausement que oïl, cil deffandeor ou combien il a en partie est - tenuz à l’aversaire ; et il ne fet nul tort à celui qu’i - deffant. Et l’en ne dote pas que Celsus ne die voir ; l’en doit - voir s’il le deffant s’il ne respont, et l’en puet dire que non, car - il ne lo deffant mie plenement.

-
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- § {11.1.10} Paulus. Non alienum. -
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N’est pas estrange chose se nos volon que cil responde en droit que - nos volon qu’i promeste en droit qu’i ne fera domage par sa meson ne - par le leu d’iqui enprés d’où l’en tient le domage et por quel part -  ; que s’il nie que la teneure ne soit pas soe, ne il ne done - caucion que il ne fera domage, et il cuide pledier ou lessier le - plet, il sera forciez de doner caucion, car il est aparissant que il - i bee à barat.

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-
- § {11.1.13} Idem. Confessionis. -
-

Cil qui respondent au fauses reconoissences sunt ausint obligé comme - s’il respondeent par aus, quant il respont por celui por qui l’autre - a aucion ; quar par nostre confession prenons nos sor nos le - fes à celui qui demande. ¶ Et se je dis que cil qui estoit ou poer - au pere que il estoit en mon poer et que il estoit mon fiz, je sui - ausint obligiez com s’il estoit mes fiz se li ages le poet - sofrir ; car fauses confessions se devent acorder à - naturex.

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- § {11.1.14} Jabolenus. Si is. -
-

Se cil en qui non li plez de forfet est commoinciez, tant comme li - plez devant le juige en est juigé estre franc, reus doit estre assos -  ; ne la demande qui est fete en droit ne vaudroit rien, car - aucun puet metre obligacion sus autres en non de cele persone an qui - non aucunn a aucion contre lui ; et moismes sor lui qui dit en - droit qui est sien, ou s’il li reconoist que li sers soit sien. - [60rB] Aucion ne puet estre misse sor autre an non de franc home ne - par demanderie, ‹ne› par reconoissance. Et par ce avendra que ceste - aucion n’ot pas leu droitement en non de franc home contre celui - qu’i l’a reconeue. ¶ {1} Reconoissances sont si fermes que ce que - l’en reconoist est tenu por droit, et par nature reson recevoir le - pot.

-
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- § {11.1.15} Ponponius. Si ante. -
-

Se je di que li serf est mien avant que je demande l’eritage, ‹...› - car li heritages est euz ou leu au seignor. {1} Se le serf est morz, - que aucun reconoist que il est sien en cort, cil qui respondi n’est - pas tenuz ausi comme s’il fust sien propre ; il ne sera pas - tenuz enprés la mort.

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- § {11.1.17} Idem. Si servus. -
-

Se li sers n’est pas à un, qu’i ‹est› a plusors, et tuit mentent que - il n’est pas en lor poer, ou s’il firent tant que il ni fust pas, ou - se aucun lo fist, chascun de aus est tenuz, ausi comme por le tot - s’i l’eussent en lor poer. Et se cil sol ne fist barat ne - conchiement por quoi il fust hors de son poer ou s’il nia que il n’i - fust, il n’est pas tenuz.

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-
- § {11.1.19} Papinianus. Si filius. -
-

Se li filz plede o son pere, et il se test quant l’en l’apele, l’en - doit tenir tot ce ausi comme se l’en ne li eust rien demandé.

-
-
- -
- - - II. De rendre conte de choses communes et d'autres. - - -
- § 1. -

Li commun d'une vile font une assise sor chascun une porcion de deniers, - et fere le devoient. Uns borjois de la communie receit cele chose ; - enprès, quant il a receu, si vient rendre conte de cele chose. L'en - demende comment il porra rendre conte à fin. Et l'en dit que il face le - ban crier ; et quant li bans sera criez, et il doit conter à cez - qui i vandrant, por qu'il soient douze persones nécessaires ; et - tex contes est à fin, et ne n'en puet-an rapeler, se l'en ne la rapele - dedanz l'an et dedanz le jor. Il convient i noncier que l'en n'ait pas - conté la chose que l'en demende.

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Et se aucuns dit qu'il ait conté la chose que l'en dit qui n'est pas - contée, ou qu'il a bien contée la chose que l'en dit qui est mal contée, - et il offre à prover par soi et par garanz, et la commune face encontre - tel ni et tel deffense comme il deit : l'en demende se de tel chose - puet nestre bataille. Et l'en dit que nenil ; ainz sera el recort - de cez qui auront esté au conte ; car bien est avenant que communs - seit plus creuz en la chose de la communauté, que un, ne - que deux qui seront de la communeté ; et tel chose det estre fete - par serement.

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Et se aucuns sergenz dit qu'il a conté à son seignor d'aucune chose que - ses sires li demende, que li sergenz quenoist qu'il a receues, que li - sergenz offre à jurer qu'il li a conté, et cil fet encontre tel ni et - tel deffense comme il doit : l'en demende liquex seremanz vet - avant. Et l'en dit que li chois vet au seignor, qui ne quenoïst pas le - conte. Et se li sergenz offre à jurer par soi et par garanz, que il li - ait paié et conté, et cil fet encontre tel ni et tel deffensse comme il - doit : l'en demende se de tel chose puet nestre bataille. Et l'en - dit que oïl. Et se li sires quenoist le conte, et il dit que l'en ait - mal conté, et die de quoi, et l'offre à prover par soi et par garanz, et - li autre fet encontre tel ni et tel deffense comme il doit ; l'en - demende que dit droiz. Et l'en respont : quant contes queneuz est, - que en tel chose n'a que sormise, et qu'il n'i a que prove, et li chois - est à celui à qui l'en demende la mesprison. Et se li sires dit qu'il ne - l'ait pas conté vingt sol qu'il a receu d'un home et l'offre à prover - par soi et par garanz, qui furent au conte d'aus deus, et cil fet - encontre tel ni et tel deffense que si a : l'en demende se par ces - paroles nest bataille. Et l'en dit que cil est loisanz de prendre la - preuve de lui et de ses garanz, ou de contredire que c'est voirs, ou - d'escondire vers un des garanz par gaige de bataille.

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De cetui droit don l'en use contre serganz, doit l'en user d'autel contre - compoignons.

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- - - III. Qui doit partir. - - -
- § 1. -

L'en dit ci que qui a partie en aucun héritage, que cil qui veaut partir - a besoing de partir, doit partir, et li autres doit (é) lire. Et s'il ne veaut prendre de l'une des deus parties l'une, - la jostice le li doit fere fere, ou fere le par le conseil des prodes - homes.

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Or est à savoir quex choses l'en doit partir : l'en doit partir toz - vilenaiges, vavasoreries, totes manières des mobles, fors en choses que - l'en ne puet partir, c'est à savoir chose que périst por partie fere, - comme molin, comme feur, comme pressoir, comme marchié, et tex choses - semblables.

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Or demende l'en se l'en puet partir bête, qui vaut mains - morte que vive ? Et l'en dit que non ; mès l'en doit fere - contrepois de pécune contre la beste, et li chois est à celi qui n'a - mestier de partir. Et de cele qui vaut miaus morte que vive, cele puet - l'en partir, et li chois est à celui qui n'a mestier de partir.

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- § 2. -

Uns hons dit issi que quant partie est fete, que l'en ne puet redemender - partie ; et qui alongue tenue d'un an et d'un jor, la tenue vaut. - Quant l'en a fenit la tenue, et qui enfraint la tenue, cil qui aloigne - la tenue la doit motrer par soi et par garanz ; et en tel chose a - batalle. Et se la partie fut fete, et ele n'a pas un an, ele est - tenable, se ele est de bonne foi. Et s'il nie que ele ne fut onques - fête, et l'en alongue pas tenue, ce n'est que surmise ; et li chois - de la prove est à celui à qui l'en demende.

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- § 3. -

Se aucuns demende partie por cause de mariage, et aucuns amis li donast - héritages ou mobles por fere le mariage, tot vendra en partie, se li - dons n'est apertemant donez à la persone.

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- - - IV. [60vB] De quel chose l’en plede de devant un meisme juige et - de sers corrumpre et amonester le de maufere par tricherie [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 11, tit. 2, 3, 4 : de - Quibus rebus ad eumdem judicem eatur ; de servo corrupto, - et de fugitivis. - -
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- § {11.2.1} Pomponius. Si inter. -
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Se l’en pledoie entre plusors de departir les choses antre mesnies et - plez est entre cex moismes de departir communauté ou de bones, l’en - doit prendre celui juige par devant, cui [61rA] tuit li heir ou tuit - li compoingnon s’asenblent en un leu se l’en le puet fere.

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- § {11.2.2} Papinianus. Cum. -
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Quant uns de plusors tutors est plediez et li autre ne sont pas - metable, il sunt tuit envoié à un moisme juige, se cil le - requiert ; et issi est contenu en l’establissement as - prices.

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- § {11.3.1} Ulpianus. Ait. -
-

Li prevoz dit : cil qui receptera autrui serf ou autrui serve, - ou qu’i li fera fere chose que il ne doie par son barat par quoi cil - sera enpiriez, je donroi juigement contre lui au doble de tant comme - la chose vaut. ¶ {1} Cil qui achate ser en bone foi n’est pas tenuz - de cest ban, car il ne porra mie pledier de ceste aucion quar il n’a - que fere se li serf est corrumpu ; et il avandra que se aucun - fet cel forfet, l’en avra ceste aucion contre .ii., et c’est trufle. - Mes nos ne cuidon mie que franc home qui sert en bone foi ne puet - avoir ceste aucion. {2} Nos entendon issi ce que li prevoz dit : - celui qui recetera s’il recete autrui serf ; et recetier - proprement est doner refui en sa meson au serf, de soi repondre, ou - en son champ ou en son edefice ou en autre leu. ¶ {3} Amonestier est - plus que forcier aucun de fere aucunne chose ; et en amonester - puet à aucun doner bon conseil et aucunne foiz mauvés. Et por ce dit - li prevoz : celui qui le serf fera sordere par barat, et cil ne - forfet mie que tiel chose amonesté au serf s’il ne l’anpire. Et cil - qui escommuet le serf ou a pansé aucunne chose mauvese, est tenuz de - cest ban. {4} Se le serf fust de bone meniere, et s’il i a mosté mal - ou l’en li mostre à fere, et c’est voir s’il i mostra comment il le - feist, il en est tenuz. Et se li serf s’en devoit foïr ou il devoit - fere larrecin et cil le li loa, il en est tenuz ; il ne doivent pas - loer à croistre lo mal. Et s’il fist de bon serf mauvés ou s’il fist - le mal pejor, {5} s’i li amonesta que il feist tort ou qu’i - l’enblast ou que il s’en foïst ou que il corrumpist autrui serf ou - que il reponsist son chatel ou que il fust lecheor ou que il fust - fox ou que il aprist mauvés mester ou que il fust jugleor ou melif - ou s’il amonesta [61rB] à l’austor que il depeçast le conte au - seignor ou que il entrameslast, il en est tenuz.

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- § {11.3.2} Paulus. Vel luxuriosum. -
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Ou s’il le fist bordeler, ou s’il li amonesta que il feist bordeau de - soi et d’autre.

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- § {11.3.3} Ulpianus. Dolo. -
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Li prevoz note le conchiement de celui qui amoneste le serf par son - barat. ¶ Et se aucun enpire le serf sanz fere barat, il n’est pas - tenuz. {1} Dun l’en demande se aucun amoneste autrui serf à monter - sus une meson ou avaler en un puis, et il i monte ou descent et - chiet et issi se froisse cuisse ou autre membre ou il se tue, l’en - demande s’il en est tenuz. Et l’an dit que s’il le fist sanz barat, - il n’en est pas tenuz ; s’il le fist par barat, il est - tenuz.

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- § {11.3.4} Paulus. Sed Commodius. -
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Mes meuz est que il soit tenuz de la loi Aquiliene.

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- § {11.3.5} Ulpianus. Doli. -
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Cest mot « barat » doit estre raporté à celui qui le serf - recete ; que autre ne soit tenuz fors cil qui por son barat le - recete. Mes se aucun le recete por lui garder de tot ou por partie, - ou par misericorde ou par autre cause renable, il n’en sera pas - tenuz. ¶ {1} Se aucun amoneste par barat un serf, qu’i cuidoit que - il fust serf, il m’est avis que il est tenuz s’il est serf.

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- § {11.3.9} Ulpianus. Si quis. -
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Se aucuns corrump serf qui est mien et sien, l’en demande à Julien - s’il est tenuz de ceste aucion. Et il dit que oïl. Et s’il fist sa - clamor de compoingnie, ou de communauté ou de conpoignie, s’il sunt - compoignon il est tenuz, si comme dit Julien. Et porquoi enpire il - la condicion au compoignon s’il pledoie à son compoignon plus que un - estrange ? S’il le recete ou s’il le corrunt ‹…› cil qui pledie - o son compoignon, sanz change de celui, ausi est s’i le - corrontProbablement un saut du même au même. ; se - Julie‹n› ne cuida par avainture que ce cheist sor le - compoignon ; car nus ne recete sa chose. Mes s’il la recete par - volenté de celer la, l’en puet dire que il en est tenuz. ¶ {1} Se - j’é an un serf mon usage et tu la proprieté, s’il est pour moi - enpiriéenpirié] enpirier dans le ms., - tu porras pledier contre moi ; et se tu l’as fet, je avrai - contre toi bone aucion. Et ceste aucion apartient à toz - conchiemanz ; et il apartient au fruitier que li sers soit de - bone meniere ou il a [61vA] son usage. Et se un autre le recete ou - le corrump, le fruitier a bone aucion. ¶ {2} Ceste aucion est donee - au doble de tant comme la chose vaut. {3} Mes l’en demande se l’esme - de la chose est fete de ce que li sers a sentisenti] - sentu dans le ms. en cors ou en corage, - de tout comme il en enpire ou de ces autres choses. Et Veratius dit - que cil qui corrumpi le serf doit estre condempnez de tant comme li - sers est enpiriez.

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- § {11.3.10} Paulus. In hoc. -
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En cest juigement vient l’esme des choses que li sers en porta o soi, - car tot le domage ‹...› ; ne ce ne se monte rienz se les choses - sunt portees à lui ou à autre ou s’il sont gastees. Et c’est bien - droiz que cil soit tenuz qui est princhief dou forfet, plustost que - celui à qui il sunt aportees.

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- § {11.3.15} Gaius. Corrumpitur animus. -
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Corages de serf est corrumpu se l’en li amoneste que il despise son - seignor.

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- § {11.3.16} Alphenus. Dominus. -
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Li sires franchi son serf qui fesoit son despens ; enprés il li - rendi conte, et comme il n’en rendist pas bien le conte, il aperçut - que il avoist gasté son avoir ches une feme. L’en demandoit s’il - porroit avoir aucion de serf corrumpu contre cele feme car ce serf - est ja frans. Je di que oïl ; et moismement de larrecin por le - serf qui les deners i porta.

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- § {11.4.1} Ulpianus. IsIs] Si - dans le ms., faute du rubricateur. -
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Qui cele fuitif est lierres. {1} Li senator juigerent que li fuitif - ne soient receu en chans ne en vile, ne de cex qui tienent les - choses, et i establi poine. Et cil qui dedanz brief jor ne rendroit - les fuités as metres ou as senators, s’il ne le fesoient dedanz - celui terme, s’il les trovoent et nes les arestoient, il juiga que - il fussent puni. ¶ {2} Et li senators ostroia à chevalier et à - vilain que il porroit encerchierencerchier] - encerchiez dans le ms. et querre le - fuitif en ce teneures as senators ou au vileins. Et li senators, en - tens que Modestus fust conte, dit que il li seit à encerchier les - fuitis et que poine de .c. sols estoit acablé contre les metres s’il - ne aident à querre les quant il avroient les letres veües. Et celes - poines moismes est [61vB] establie contre celui qui deffendi que ne - le queist en sa meson. Et encores, letres generaus des enpereors qui - dient que li prevoz et li mestres et li chevaliers - establizestabliz] establir dans le ms., cf. - lat. milites stationarios aident à - querira querir] aquent dans le ms., cf. lat. - adiuvare debere in inquirendis les serf - à lor seignors, qui sont fuitis, et qui les rendent quant il les - avront trovez ; et que cil chiés qui il s’atapiront soient puni - s’il en sont trové copables. ¶ {3} Chascun qui porra prandre fuitif - le doit amener avant ; {4} et li mestres sunt tenuz de garder - que il n’eschapent. ¶ {5} Nos devon entendre fuitif se aucun vet ça - vau l’avau ; ou s’il est nez de feme fuitive, il n’est pas - tenuz por fuitif. ¶ {6} Cil sont entendu estre mené en commun qui - sont baillié as metres qui sont en garnison, {7} ou qui sont tenu - par lor office lier les biens et garder. {8} Et que il les gardent - tant que il soent mené au prevost, et que l’en sache commant il ont - non et de quel conoissance et qui sont, que l’en puisse savoir plus - tost s’il sunt fuitis. Et par ce mot conoissance porra l’en voir les - sainz de la chiere.

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- § {11.4.2} Calistratus. Fugitivi. -
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Li fuitif simple doivent estre livré à lor seignors ; et s’i - sont meslif ne batailleor, il devent estre puni durement.

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- § {11.4.3} Ulpianus. Divus. -
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Li enpereor dit que cil qui veust son serf fuitif querir en autrui - chans, il doit aler au mestre de la province que li doint ses - letres ; et se mestiers est, que l’en li envoist le bedel qu’i - i aut, et que l’en sofre que li sires entre en la teneure por querir - son fuitif, et que li prevoz punisse celui qui ne li lessera entrer. - MetMet] Mes dans le ms. Marcus li - enpereres d’entrer la où li sers fuitis seroit segont - l’establissement que il fist en senat, que l’en poet entrer ausi - bien en la meson l’enpereor comme en mesons as autres genz toz ceus - qui vodroient querir les furtis, et que l’en cerchast et coches et - liz et tot le leu où il se porroit repondre.

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- § {11.4.4} Paulus. LimenarcheLimenarche] - luminarche dans le ms.. -
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Li mestre et li estachier retienent à droit les fuitis en - garde ; car li mestre qui sont en garnison envoient les fuitis - par droit à la volenté au prevost.

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- § {11.4.5} Triphoninus. Si marchanz. -
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Si ser fuitis se mest en une cort, ne [62rA] non fet por peril de soi - que il ne puisse bien eschever le peril del seignor. Li enpereors - commande que il fussent rendu ostreemant à lor seignors s’il voloent - fere de cex meschief ; car aucunne foiz il vossissent bien que - il fussent mis en un mauvés leu por eschaper, mes il convient que il - seent rendu à lor seignors.

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- - - V. De cex qui joent es tables [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 11, tit. 5 : de - Aleatoribus. - -
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- § {11.5.1} Ulpianus. Pretor. -
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Li prevoz dit que se aucun bati celui ches qui l’en joe as tables ou - se l’en li fet domage ou se aucunne chose en celui tens est - osteeostee] ostee en celui tens dans le - ms. par son barat, je n’en feroi ja droit. ¶ Et ge - prandroi garde quel chose ce sera ou cil fist force qui joeent as - tables et qui i fist force por le jou. ¶ {1} Se li joeor - s’entretolent, il avront aucion des biens toluz ; ne le - receteor n’i puet riens chalongier, ne li joeor, car il ne sont pas - digne. ¶ {2} Encor doit l’en noter que cil qui reçoit cex - menesterex, s’il est batuz et s’il i a domage, ilil] et - il dans le ms. ne le vange. Et s’il en fet - larrecin en sa meson endamentieres que l’en jue, tot ne le face le - juor, il en est hors de poine. ¶ Nos devon entendre la meson et por - leu et por habiter. ¶ {3} Ce que li prevoz nie que il ne donra pas - aucion de larrecin en cest ban veon que c’est à savoir s’il - apartient qu'i i est poine, ou se cil qui pert veust chalongier ou - s’il veust que l’en li monstre la chose perdue ou s’il en veust - pledier. Et Ponponius dit que en ceste aucion n’a point de poine. Et - je ne cuit pas que ce soit voir, car li prevoz dit rondement : - se l’en enble rien, je n’en donroi pas droit. {4} Et dit li - prevoz : « je donroi juigement et verré pour quoi il fist force - qu’i joet à tables ». ¶ Ceste cause apartient à celui qu’il a força - à juer, que il soit mis en prison ou que il soit puniz en autre - maniere.

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- § {11.5.2} Paulus. Solent. -
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Aucunne foiz solent les uns les autres forcier à joer co‹m› seent il - voincuz. {1} Li senator deffendirent joer por deniers, fors que se - aucuns a pris en atine à joer à la pelote, à corre et à saillir, à - luitier ou à combatre por esprover sa vertu.

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- § {11.5.3} Marcellus. Quibus. -
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Si comme de cex choses où l’en puet fere promesses segont [62rB] la - loi ; et as autres choses ne le puet l’en fere se ce n’est por - soi esloser.

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- § {11.5.4} Paulus. Quod continuo. -
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Ce que l’en joe par mestre en mangier de maintenant est bien - sofrable. ¶ {1} Se serf ou fiz qui ne est pas encore hors de main - jue et il pert, li sires ou li peres le puet demander la perte. Et - se li serf prist l’argent, l’en donra contre le seignor aucion dou - chetel non pas dou forfet, car le plet est de la chose que l’en a - fete, mes l’en ne le doit plus mener à rendre que tant comme valoit - le chetel de cele chose. ¶ {2} L’en a contre les paranz et contre - les parçoners bone demande de ce que sont joie en jeu des - tables.

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- - - VI. ‹De mesureors› -
- - La plus grande partie de ce titre est traduite du Dig., liv. - 11, tit 6 : Si mensor falsum modum dixerit. - Entre les fragments 1 et 2 est intercalé ce qui - suit : - -
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- § {11.6.1} Ulpianus. Adversus. -
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Li prevoz done aucion en fet contre le mesureor des chans, car il ne - convient pas que il nos deceue s’i est contenz par aucunes des bones - ou se le vendeor ou se l’achateor volent savoir combien le champ - tient. Et por ce mist il avant ceste aucion, car li encien ne - crurent mie que loange fust entre tex persones, mes san plus - entendre en leu de benefice, et ce que l’en li done sera por li - regar doner, et par ce l’apele l’en honore. Et se l’en a aucion de - loage, l’en puet dire que ce ne vaut rien. ¶ {1} Ceste aucion - requiert solement male tricherie. Car assez est que l’en contraigne - le mesureor s’il fet barat à celui home qui n’est pas vers lui - obligiez ; et s’il en est travaillez par le barat au mesureor, - bien si gart que tel barateor i mist. Et se li sires le fist par - negligence, le mesureor n’a garde, bien i gart sa grant colpe ; - car c’est ausint comme barat. Et s’il en prist loer, tote la cope - n’est pas soe por les paroles dou ban, car li prevoz set bien que il - i a loer. ¶ {2} Il sera tenuz de ceste aucion quil le renia ; - et asez renie por soi qui par autre renie.

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- § {11.6.2} Paulus. Vel per literas. -
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Ou par lestres. {1} Et se je mande qui es mesureor que tu mesurasses - ce champ, et tu le mandas à Tabert, et cil i fet aucun barat, tu en - seras tenuz, car tu feis barat qui à tel le mandas.

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- § {11.6.3} Ulpianus. Duobus. -
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Se je le mande à .ii. et il font enbedos conchiement, je porrai - contre aus .ii. pledier por le tot ; et se li uns fet gré, li - autres est delivrés. ¶ {1} Ceste demande avient à celui à qui il ne - convient pas que la fause mesure fust fete, ¶ c’est au vendeor ou à - l’acheteor à qui ce nuit. ¶ {2} Ponponius dit que se l’achateor done - plus à vendeor por le reniementreniement] - remeurement dans le ms., cf. lat. - renuntiatio par ce que il en pot - pledoier par ce que il en a plus doné, il n’en puet pledier ou le - mesureor ; car il ne nuit rien à l’acheteor quant il en puet - pledier ¶ li pledeors quant il ne randi ce que il devoit ne fu pas - vendeor, et lors ne sera pas tenu le mesureor. {3} Et se le vendeor - li baille greignor mesure, et li mesureors le conchie, Poponius dit - anprés que l’en n’a pas aucion contre le mesureor ; car l’en - n’a aucion de vençon contre l’achateor, se l’achateor n’est - rendables. ¶ {4} Ponponius dit que se le mesureor i est mis par - droit et il me triche, il m’est tenuz se je an perte plus par droit. - Et se li juiges li a mis et il me conchie, Ponponius dote s’il est - tenuz à moi de ce, car il i pert le plus. ¶ {5} Ponponius dit que - l’en doit doner ceste aucion à l’oir et à itex persones, mes ele ne - doit pas estre donee contre les heirs ne contre itex persones. {6} - Et en non de [62vB] serf convient que l’en ait aucion de forfet, ja - sé ce que l’en est aucion droite de chatel.

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- § {11.6.4} Paulus. Hec aucio. -
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Ceste aucion dure toz jorz, car ele prant commoincement non pas de - conchiement mes de l’afere qui est commoinciez.

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- § {11.6.5} Ulpianus. Si mensor. -
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Se le mesureor ne dit pas fause mesure mes il la - retarderetarde] recorde dans le ms., lat. - sed traxerit renunciationem, et por ce - avient que li vendeor est delivrés, car il promist que il - assigneroit mesure dedanz certain jor, ceste aucion n’a pas leu. Et - dit Ponponius que il ne doit pas avoir autre ; donc convendra - il qu’i et recors à aucion de tricherie. ¶ {1} Com l’en eust recors - de fause mesure et li achateor eust pledié o le vendeor, il en porra - pledier o le mesureor ; mes il n’en a de ce que fere, car il ne - convient pas condempner le mesureor. Et s’il plede o le vendeor de - ce qui estoit mien tot et anprés de mons, Ponponius dit que l’en - puet pledier de remenant o le mesureor. ¶ {2} Li prevoz entendi ce - droit plus largement, car s’il recorde fause mesure d’aucun ne autre - chose, ceste aucion li avient. Ausi comme s’il le detint en mesure - de edefice, ou de mesure de forment, ou de vin.

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- § {11.6.6} Paulus. Sive. -
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Ou de lesse de voie ou de servité mestre ou oster, ou s’il i mant en - mesure .i. ere ou un chevron ou une pierre.

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- § {11.6.7} Ulpianus. Vel cuius. -
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Ou d’aucunne autre chose il sera tenu ; {1} et se li mesureor - l’a deceu, l’en li donra ceste aucion contre lui. ¶ {2} Et encore, - dit Ponponius, ce moismes contre celui qui ne fu mie mesureor il le - deçut, l’en a contre celui ceste aucion. {3} Et ausint contre le - mestre qui fist la meson qui deçut le seignor, car li enpereor le - commanda. {4} Et ausi cuide je de l’osteler qui conchia son oste à - contier.

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- - - VII. De porter mort en autrui leu [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 11, tit 7 : de - Religiosis et sumptibus funerum, et ut funus ducere - liceat. - -
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- § {11.7.1} Ulpianus. Qui propter. -
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Cil qui despant aucunne chose por mort, li mor li est tenuz ausint - comme s’il eust fet marchié o li, non pas o son heir.

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- § {11.7.2} Idem. Locum. -
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Aristo dit que li leus est religios où li serf est morz et enterrez. - ¶ {1} Cil qui mist mort en autrui leu ou metre li fist, il est tenuz - de aucion de fet. Nos devon entendre « autrui leu » se - c’est autrui champ ou en [63rA] autrui edefice. Et ceste parole done - aucion au seignor, non pas à celui qui tient en bone foi, car quant - il dit « en autrui leu », il fet mencion do seignor à qui - le leu est. ¶ Et se le fruitier li porte, il sera tenuz au seignor - de la proprieté. ¶ L’en demande se le compoignon est tenuz s’i le - porte en la partie au compoignon ; mes il est voir que il puet - estre trez de aucion de departir communauté en plet ou de choses à - mesnie. ¶ {2} Li prevoz dit : si home mort ou ses os sont - portiez en leu qui est autrui ou en sepulcre où il n’a droit, cil - qui a ce fet sera tenuz de aucion de fet et sera tenuz de poine de - deniers. {3} Et li prevoz entendi de celi qui est portez, que l’en - fet por enterier. ¶ {4} Li leus est dit pur qui n’est ne seinz, ne - sacrez, ne religios. ¶ {5} Sepulcre est où cors ou os d’ome sont - mis. ¶ Celsus dit que li leus qui est donez à sepulcre n’est pas tot - religiou, ne mes tant comme li cors en tient. ¶ {6} Monumanz est qui - est fet por remembrance. ¶ {7} Se aucuns i a son fruit ou son usage, - il ne fet pas le leu religios. Et se li uns i a l’usage, li autres - la seignorie, il ne feront pas le leu religios se cil qui lessa - l’usage ne porta par avainture le cors en celui leu quant il ne le - peust bien metre aillors ; et issi le dit Julien. Autremant ne - sera pas le leu religios contre la volenté au fruitier, mes bien le - sera s’il consent. ¶ {8} Nus ne fet le leu religios qui doit servise - se cil ne s’i acorde à qui l’en doit le servise. Et s’il ne puet - user de servise moins bien par autre leu, il ne puet ce fere por - empechier le servise, et por ce ne sera pas le leu religios ; - et c’est bien reson. ¶ {9} Cil qui a le champ engagié, s’il i mest - un serf mort, il le fet religios ; et ausi est s’il i est - enterrez, mes il ne le puet pas ostroier à autre.

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- § {11.7.3} Paulus. Ex consensu. -
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Et par l’acort de toz puet l’en bien dire que li leus est - religios ; et issint le dit Ponponius.

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- § {11.7.7} Gaius. Is qui. -
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Cil qui mist mort en autrui leu est tenuz de oster le ou de rendre le - pris que il va[63rB]ut por aucion de fet qui avint à l’eir et contre - l’eir et est pardurable. ¶ {1} Li contes done aucion de fet contre - celui qui a porté mort en autrui here de pierrelehere de - pierrele] here de quierre le dans le ms., cf. lat. - in alterius arcam lapideam, in qua adhuc mortuus non - erit conditus, mortuum intulerit, que li morz - n’estoit pas oncore enterré, car il n’avoit pas bien fet.

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- § {11.7.8} Ulpianus. Ossa. -
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L’en demande se li sires puet oster les os ou le cors que un autre - met en sa chose sanz commandemant d’evesque ou de prince. Et Labeo - dit que il doit atandre le roi, l’evesque, ou le commandemant au - prince, si que non l’en avra aucion de injure contre celui qui le - cors feret desfoir. ¶ {1} Se l’en venst leu religios por peor, li - prevoz done contre lui aucion à celui qui la chose apartient ; - et ceste aucion est contre l’oir ausi comme cele qui contient aucion - d’echat. ¶ {2} Se aucuns mest mort en leu establi à communs usages, - li prevoz done juigemenz contre lui s’il le fet por barat et en - devra bien estre puni par reson. Et s’il le fist sanz barat, il en - est quités. ¶ {3} Et en ceste aucion apel de leu pur est atandu à - edefice. ¶ {4} Ne ceste aucion n’avient pas solement au seignor, mes - à celui qui a l’usage de tel leu ou aucunne servitute, car il ont - poer de deffandre lo. ¶ {5} Aucion de fet avient à celui à qui l’en - a deffendu que il ne portast le mort en celui leu où il avoit droit - de porter lou ; et deffanse li avient se l’en ne li a deffendu, - et son procurator a autele aucion car l’en antant que l’en li a ausi - deffendu.

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- § {11.7.12} Paulus. Si quis. -
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Se aucun a sepulcre et il n’i a pas voie et li voisin li deffendent - que il n’i auge, li enpereor dit que il doit demander sa voie et que - il la doit avoir, et que il l’et de celui qui a son champ ajoint. Et - c’est commandemant qui ostroie que l’en demant la voie d’une aucion - de cité ; et li prevoz doit contendre par droit pris que il face la - voie, par si que li juiges voie la voie, que li voisin n’i soit - perdant. {1} Le senator establi que usages de sepulcres ne soit - conchiez par changes, c’est à dire que il ne soit mis en autre - usage. ¶ {2} Li prevoz dit que se despans est fet par acheson de - mort, je commanderoi que cil rende à qui la chose apartient. {3} - Cest ban est proposez por droite cause [63vA], que cil qui fist le - despans por le mort que il en ait ce que il i mist ; car - autremant remainsissent les cors à enterer, et que aucun ne feist - despens d’autrui. ¶ {4} Il convient que cil face le despens que le - mort commanda et eslut. Et s’il ne le fet, il n’i a point de poine, - se aucun molumant ne li est por ce lessiez ; et lors s’il ne - fet la volenté au mort, il le doit perdre. Et se le mort n’en parla, - cil qui fet le despens ne doit rien avoir et celui lessera as - hers ; et s’il n’en i a nul, il sera à coisins et à plus - prucheins. ¶ {5} L’en juige despens à mort segont ce que il a et - segont la digneté. ¶ {6} Li prevoz ou li mestres doit juigier quex - despens l’en doit fere por mort ; s’i i a deniers en l’eritage, - s’il soit fet de deniers. S’il n’en i a, s’i vende des choses qui ne - sont pas boens à tenir et qui chargent l’eritage. Et s’il i a or ou - argent, l’en commandera que il soit venduz ou angagié por fere le - despens.

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- § {11.7.13} Gaius. Vel. -
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Ou s’il i a detors, s’il pueent rendre maintenant.

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- § {11.7.14} Ulpianus. Si quis. -
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Et se aucuns empeche celui qui achata que les choses vendues ne li - fussent baillies, il convient que li prevoz i doit metre conseil et - que il deffende ce fet se nul vient encontre. ¶ {1} Se cil qui est - morz est coitivercoitiver] coitivez dans le ms., - cf. lat. Si colonus, ne il n’i a dont l’en - li face les despens de sa mortaille, Ponponius dit que l’en li doit - fere son despens de ce que il a en sa meson ; et s’il i a rien - de remanent, que il soit rendu por ce que il doit de son ostel. Et - se cil qui fist le testamant lesse choses et l’en pledoie des - despens de sa mortaille, ne il n’i a de quoi l’en les puisse fere, - il convient que l’en mete ses mains en ces choses lessies ; car - plus vaut que li morz soit en voriement mis en terre do sien que - autres eussent les lés et il i fust à honte mis. Et se li heritages - est aprés demandez, l’en ne doit pas tolir à l’achateor la chose, - car il la tient en bone foi, et ait la seignorie cil qui l’achate - par l’autorité do juige [63vB]. Mes il convient que cil à qui l’en - fist le lés ne perde pas son los dou testemant se li her l’en puet - garder de domage ; et s’il ne puet, miauz vient que cil à qui - l’en fist le lés perde que li achateor i ait domage. ¶ {2} Se cil - qui fet le testamant manda à aucun que il face les despens de sa - mortaille, et il prant l’argent ne n’en fet rien, l’en dit que l’en - doit doner contre lui aucion de tricherie ; et je croi que li - prevoz le doit forcier à fere le despens. ¶ {3} L’en voit que li - despens est fez por mortaille sanz qui l’en ne puet le cors enterer, - ausi comme se l’en a rien despendu por le cors enterrer et por le - porter. Et se l’en a rien doné por lui la où il fu enterré, Labeo - dist que c’est despendu par acheson de la mortaille ; car à - force convient que li leus soit aparelié où li cors est mis. ¶ {4} - Le despens que l’en fet d’estrange cors de home mort por son cors - portier doit estre rendue, tot ne soit encore le cors mis en terre. - Et ausint est s’il est baillié à garder ou an commande, ou se l’en - despent rien en sarcuez ne en taille. {5} Car ce convient metre ou - les cors, ne n’i convient metre plus que cil autre home povre i - metent. ¶ {6} Ceste aucion qui est de mortaille est de bien et de - lëauté, et si contient en soi despense. L’en regarde equité de la - digneté à celui qui est enterré et le tens et la cause et la bone - foi ; que l’en ne conte plus que l’en a despendu, ne que tant - comme l’en a despendu, ne que tant comme l’en a fet. ¶ Se l’en a - plus despendu que l’en ne doit, l’en doit regarder le chatel au mort - et comment il est alez ¶ et la chose qui est despendue sanz reson. - Et que sera se l’en a despendu aucunne chose par la volenté au - mort ? L’en doit savoir que l’en ne doit pas segre la volenté - au mort se l’en fet desreson de despandre, car l’en doit fere le - despens segont le chatel.

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- § {11.7.22} Ulpianus. -
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Celsus dit que quant la feme muert l’en li doit fere sa mortaille dou - doere qui remoint [64rA] à l’ome et des cez autres biens que la feme - avoit.

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- § {11.7.27} Ulpianus. Sic. -
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Et issi convient il le mariz et l’eir despendre en la mortaille. {1} - Le mariz ne sera pas plediez de ceste aucion s’il rent à la feme son - doere, et ausit comme Marcellus dit ; et c’est voir en cet - quas, où il lust ce fere par loiloi] lor dans le - ms., cf. lat. in quibus hoc ei facere legibus permissum - est. {2} Et encore cuide je que li mariz est - tenuz de ceste aucion de tant comme il en puet fere, car il est veü - tant gaagnier comme il à la feme rendit s’il en fust trez en - plet.

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- § {11.7.28} Pomponius. Quod si. -
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Et s’il n’i ot point de doere, il convient que li pere à la fame i - fust tenuz de fere despans commun, si comme Ancillinus dit, ou metre - hors de ban les hers à la feme. Et s’ele n’a nul heir, ne li peres - n’a que poer, il convient que li mariz face tant comme il en porra - fere de despens que sa feme ne remoinge à este enterree.

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- § {11.7.29} Gaius. Si mulier. -
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Se feme enprés ce que ele est departie de son mari, et ele est a - autre marié, et s’il muert, Fulcinus cuide que le pretre et le doere - et que il face despens de mortailles.

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- § {11.7.32} Paulus. Si possessor. -
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Se cil qui tient l’eritage fet le despens de la mortaille et il ne - demande pas ce que il a despendu, ceste aucion li est bone. ¶ {1} Se - li ons et la feme morent en un moismes tens, Labeo dit que l’en doit - doner ceste aucion en l’oir à l’onme segont sa partie par ce que il - a ce en non de doere.

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- § {11.7.33} Ulpianus. Si quis. -
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Se aucun est heir et enprés li est l’eritage tot let comme à celui - qui n’est pas digne, droiz est que li droiz de l’eritage li remainge - quant a despans.

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- § {11.7.35} Marcellus. Minime. -
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Li ancien ne cuiderent pas que l’en deust plorer celui qui vet à - destruire et ses enfanz et son poïs ; ausi comme se li fiz eust - ocis son pere, ou le peres le fiz, sanz felonnie, il establirent que - cel le comparast.

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- § {11.7.36} Pomponius. Cum loca. -
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Quant guerrier ont pris leus, il ne sont plus sainz [64rB] ne - religios, ausi comme l’ome franc devienent serf ; et s’il sont - delivré de ceste chestiveté, il revienent arieres en l’anciene - franchise.

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- § {11.7.37} Marcellus. Funeris. -
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Nos entendons despens de mortaille quanque l’en despent por le cors, - si comme pour oignemanz, por le pris de la terre où il est enterré, - et de sarcuez et la voiture ; et quanz l’en i metra de despens - avant que il soit enseveliz, je cuit que tot ce est despens. ¶ {1} - Divus Adrianus dit que c’estoit monument de sepulcre quanque l’en i - despant por fere le leu où li cors est mis ; et se cil qui fist - le testamant commande fere aucunne chose, si comme un porche ou un - edefice, ce n’est pas dou despens de mortailles.

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- § {11.7.44} Paulus. Cum in diversis. -
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Cum aucun est enterré en divers leus, l’un ne l’autre leu ne est pas - religiou, car d’une sepulture ne puet l’en mie fere plusors - sepulcres. Il m’est avis que cil leu est religios qui est fez - principaument par cors enterrer, dont l’image i est por qui nos - somes coneuz. {1} Quant l’en ostroie que reliques i soent portees, - li leus est religios.

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- § {11.7.45} Marcellus. Inpensa. -
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Li despens de la mortaille doit estre fet toz jorz de l’eritage, et i - doit estre li despens avent que l’en rende rien quant li heritages - ne puet rendre les detes.

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- - - VIII. De metre mort en terre et de fere sepulcre [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 11, tit. 8 : de Mortuo - inferendo et sepulchro œdificando. - -
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- § {11.8.1} Ulpianus. Pretor ait. -
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Li prevoz dit : je deffant que l’en ne face force à celui ne à - cele que il ne puisse porter son mort et enterrer maugré toz. {1} La - où cil avra droit de metre son mort, qu’i n’est pas deffendu que il - ne li mete ; il est aparissant que il eist defandu à porter le - mort se li deffant la voie. ¶ {2} Li sires de la chose puet user de - ceste aucion que li avient de pur leu. ¶ {3} Se l’en me doit voie en - champ par qui je voil porter le mort et l’en me deffant la voie, - acordé est que j’é ceste aucion par ce que l’en me deffant la voie - et tot ce i sera se l’en a autre servise sor le champ [64vA]. {4} - Cest entredit est deffandables. {6} Cest entredit est entreposé par - ce quar il apartient à religion que les monumanz seent bien atorné - et aorné. ¶ {7} L’en ne deffant à nul que ilil] il - e dans le ms. ne face sepulcre ne monument la - où il a droit. {8} Aparissant est que cil deffent edifier qui - deffant que l’en n’i port ce qu’a mestier à fere le sepulcre ou le - monument ; et s’il deffendi que li ovrer n’i venisssent qui i - avoient mestier, cest antredit a leu ; et s’il deffant à un à - porter l’angin qui a mestier à celui ou leu qui doit servise. Et se - tu veauz metre ton angin en ma terre, je ne serai pas tenuz de - l’entredit se je ne le te soffre. ¶ {9} L’en entent que cil edefie - qui fet nove ovre et ausi cil qui veut refere aucunne chose. ¶ {10} - Cil qui fet chose par qui li sepulcres chiee est tenuz de cest - entredit.

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- § {11.8.2} Marcellus. Negat. -
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Li rois deffant que feme grosse d’enfant ne soit enterree s’ele muert - dusque li enfes li soit trez ors dou cors ; qui fera contre ce, - aparissant est que il avra tué l’enfant.

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- § {11.8.3} Ponponius. Si propius. -
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Si aucuns mesone prés de tes mesons en sepulcre fessant, tu ne porras - pas apoier c’ovre nove ; et se l’ovre est fete, tu n’avras nule - aucion fors que de force et de injure. ¶ {1} Se aucun mort est porté - prés d’autrui edefice dedanz le an mesure, li sires de l’edefice ne - li porra pas deffandre que il ne mete un autre mort en celui leu, ou - que il ne face edefice se li sires le sot au commaincement.

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- § {11.8.4} Ulpianus. Longa. -
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Longe teneure ne done pas droit de fere sepulcre à celui qui n’i a - droit.

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- § {11.8.5} Idem. Si in meo. -
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Se l’en met os en mon sepulcre qui n’est pas fet, n’i a point de - destorber que il ne soit parfez. {1} Et se li leus i est ja fez - religios, li evesques doivent encerchier et voer commant l’en puisse - refere le leu, sauve la religion.

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- - - IX. Des choses creues [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv, 12, tit 1 : de Rebus - creditis ; si certum petatur, et de - condicione. - -
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- § {12.1.1} -
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[64vB] Bien est avenant que nos façoin entendre les paroles, que nos - dison aucunnes choses de la sennefiance de cest titre. Por ce que li - prevoz dist mout de choses qui apartienent à divers marchiez, par ce - mist avant li titres « des choses creu‹e›s »; tuit li - autre marchié don nos avons parlé desus sont acompli, si comme - Celsus dit ou premier livre des questions. ¶ {1} Cest mot - « croire » est generau, et por ce le mist li prevoz soz ce - titre et parla de prest et de gage ; car de quelconques chose - nos acordon et acreon autrui chose, nos cuidon que il rende ce que - il nos doit dou marchié. Nos apelon ce « croire », si - comme li prevoz le dit generaument.

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- § {12.1.2} Paulus. Mutuum. -
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Nos preston non pas por avoir cele chose non mie que nos avon - prestee, car se l’en l’an nos rendoit autel ce seroit prest ou chose - baillie en garde ; et se l’en rent autre chose que cele, ausint - comme mil por forment, ce ne sera mie prest. ¶ {1} Doere de prest - est en chose que l’en puet peserpeser] prester - dans le ms., cf. lat. rebus que pondere ou - numbrer ou mesurer ; et nos poon croire itex choses de toutes - autres choses. Nos ne poon fere creance, car l’en ne puet rendre - autrui chose por autre contre sa volenté. {2} L’en apele « don - de prest » par ce que je faz de ma chose que ele est toe ; - et s’ele n’est toe, il n’i a point d’obligacion. {3} Et il i a - difference entre croire et prester, car croire si est hors de celes - choses que l’en puet numbrer, peser, mesurer ; ausi comme se - l’en nos rent cele chose que nos baillames, lors est ce prest. ¶ - Oncor prest ne i puet estre s’il n’i a peccune antrelardee ; - creance fere est autre meniere sanz peccune, ausi comme se l’en - promest doere enprés les noces. ¶ {4} En don de prest il convient - que li sires face le prest, et fiz et serf s’il prestent deniers de - lor chetel, il obligent cex qui les prenent. Et c’est tel chose - quant je preste par ma volenté deniers, l’aucion est moie tot ne - soent [65rA] mien li denier. ¶ {5} Nos feson creance por paroles, - por obligacion quant aucun promest à rendre la chose.

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- § {12.1.3} Pomponius. Cum quid. -
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Quant nos preston aucune chose, se nos ne devison que l’en la nos - rende ausi bone, nos i perdon. Cil qui doit la chose la doit rendre - ausi bone comme i l’enprunte ; car s’il rent nouveau vin por - viez n’est pas bon, car ce que l’en devise en marchié doit est tenu. - Et l’en i doit ce entendre que l’en ne rende la chose en autre - maniere, et ausi bone comme ele fust prestee.

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- § {12.1.4} Ulpianus. Si quis. -
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Se aucun ‹n’›ot cause ne porpensement de prester à ousure, et tu - vosis achatier un champ et vosis anprunter l’argent, ne ne le vosis - pas acroire dusque tu eusses acheté, et par ce le creancer qui avoit - par aventure besoing d’aler hors dou païs te bailla cel argent en - prest por acheter cel champ, tu pranz celi argent à ton peril ; - car cil qui recevra la chose à vendre por user dou pris de la vençon - avra la chose à son peril. ¶ {1} Chose qui fut baillie en gages, se - li argenz est poiez, puet estre demandee ; et li fruiz que l’en a - pris à tort, car se le mesteer prent les fruiz anprés les .v. anz - cil les puet demander qui baille le gage s’il n’es à pris par la - volenté au seignor ; si non, il ne les puet demander. {2} Ce - qu’est ravi par force de flueve puet estre demandé.

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- § {12.1.5} Ponponius. Quod te. -
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Ce que il convient que tu me rendes, s’il perist enprés por toi, et - por toi faut que tu ne le me rendis, le domages en est tiens. Mes - l’en doit voir se l’en l’a fet por toi et se la chose estoit en ton - poer, ou se tu feis por barat qu’i n’i fust mie ou que ele i fust, - ou s’il i ot aucune droite cause par quoi tu deus savoir que il te - convenoit cele chose rendre moi.

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- § {12.1.6} Paulus. Certum. -
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Certaine chose est que l’en doit savoir quele est la chose et conbien - grant qui est obligie, ou que l’en die le non de la chose, ou que - l’en die monstrance qui vaille non. ¶ Car Pedius dit que ne - mon[65rB]te rien se la chose est apelee par propre non ou s’ele est - monstree à doi ou par moz de injure ; si que l’en die tex moz - par anviron que bien vaillent le non de la chose demandee.

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- § {12.1.12} Pomponius. Si a furioso. -
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Se tu anpruntas de aucun hors dou seu deners et tu cuidoies que il - fust sages et tu les mez en ton preu, ¶ Julianus dit que le desvé a - la demande ; car de celes causes moismes que l’en nos fet - gaignier senz nostre seu, par celes meismes gaaigne li desvez. ¶ Et - se cil qui fist creance au serf commaince à estre desvé, et le serf - met cele chose en preu au seignor, l’en la puet demander en non au - serf. Et se aucun cret autrui deniers et enprés est desvé et cele - pecune est perdue, l’en la puet demander por le desvé.

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- § {12.1.16} Paulus. Si socius. -
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Se li compoinz presta sa propre pecune, il acroit, tot ne s’acordent - pas à ce li autre. Et s’il preste dou commun, il ne l’acroit mie se - li autre ne s’i acordent, car il ne fet prest que de sa partie.

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- § {12.1.17} Ulpianus. Cum fili. -
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Quant fiz qui est en bau preste son jornel quant il estoit à Rome à - escole, Scevusla dit que l’en li doit aider.

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- § {12.1.18} Idem. Si ego. -
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Se je te baille deniers, ausi comme se je la te vosise doner, tu les - prenz, ¶ Julien dit que ce n’est mie don. L’en doit voir se c’est - prest ; et je cuit que ce n’est mie prest et que li denier ne - sont pas à celui qui les reçoit, car il les prant en autre cuidance. - Et par ce, s’i les despent tot, les li puisse l’en demander, il se - porra deffandre de barre de tricherie ; car segont la volenté à - celui qui fist le don li denier sont despendu. ¶ {1} Car se je, ausi - comme se je te baille en garde de don, tu le pranz comme prest, ce - n’est ne garde ne prest. ¶ Ausi est se tu enpruntes deners et je les - pris en prest por ma besoigne fere. En l’un cas et en l’autre, je - les puis demander sanz mestre barre encontre.

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- § {12.1.23} Affricanus. Si eum. -
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Se je porsie le serf qui t’est lessié, ausi comme s’il me fust - lessié, et je le vent, s’il est mort il n’en puet demander le pris, - ce dit Julien, se je i ai gagné.

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- § {12.1.26} Idem. Si pecuniam. -
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Se li procurators au chevaler presta deniers et il en prent plege, - par col exemple se tutor d’orfelin ou cil qui a la cure [65vA] de - valet et il promet à rendre l’argent de l’un et de l’autre, acordé - fust que il l’en donast aucion au chevaler à qui furent li - denier.

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- § {12.1.27} Idem. Civitas. -
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Citié puet estre engagie par prest se li denier sont torné an preu de - la cité ; si que non cil qui reçut l’argent non pas par la cité - i seront tenuz.

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- § {12.1.28} Gaius. Creditor. -
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Li creanciers à qui l’en ne baille pas sofisant gage puet demander - que l’en li baut gage qui vaille la dete.

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- § {12.1.29} Paulus. Si insti‹tu›torem. -
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Si li sires ot serf marcheant, Julien dit que l’en puet o le serf - ausi pledier comme o celui par qui il moine la marchandise, qui a - cel oficeofice] ancis dans le ms., cf. lat. - Si institorem servum dominus habuerit, posse dici - Iulianus ait etiam condici ei posse, quasi iussu eius - contrahatur, a quo praepositus sit.

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- § {12.1.33} Modestinus. Principalibus. -
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Il est establi ou commandemant à princes, que cil qui governe la - province ne que cil qui à aus vienent ne marchandet ne que il ne - prestent ne que il ne seent userier.

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- § {12.1.35} Modestinus. Periculum. -
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Le peril des choses apartient à celui par qui cope l’en puet prover - que la chose est enpiree.

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- § {12.1.38} Scevola. Respiciendum. -
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L’en doit regarder combien il a en la nature des homes savoir se la - chose puet estre deuee.

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- - - X. De seremant volunterif ou fet par droit ou par besoing [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 12, tit. 2 : de - Jurejurando, sive voluntario, sive necessario, sive - judiciali. - -
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- § {12.2.1} Gaius. Maximum. -
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Tres grant remede de delivrer plez fu miste en usage quant religion - de serment fut controvee, par quel religion li contenz de seremant - sont otez.

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- § {12.2.2} Paulus. Jusjurandum. -
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Seremant contient senblance de pez, et a greignor autorité que chose - juigiee.

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- § {12.2.3} Ulpianus. Ait pretor. -
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Li prevoz dit : se cil à qui l’en pledoie jure a la volenté à - son aversere. Et « cil qui jure » nos devon savoir que - c’est reus ; ne l’en n’i mest mie por noiant ce qui est dit desus - « à la volenté de son aversere », car se reus jure et nus - ne li commande, li prevoz ne li fera pas valoir celui - seremant ; car lors ne jure reus que à soi. Car s’il estoit - issi, chascun jureroit à la volee et se delivreroit par ce de ce que - l’en li demanderoit. ¶ {1} Ce queconques aucion aucun est tret en - plet, s’il jure, li seremanz li vaudra se le plet est en persone ou - en chose, ou en fet, ou d’etrive, ou de defense, ou de qui tu vodras - aucion. {2} Et se l’en jure de l’estat d’au[65vB]cune persone, si - comme s’il est franc ou cuvert, li prevoz fera valoir le - seremant ; ausi comme je lessoi le seremant sor toi et tu juras - que tu n’estoies mie en mon poer, li seremanz sera tenuz. ¶ {3} - Marcellus moismes dit que l’en puet jurer savoir se la feme est - grosse ou non, et l’en en trera le seremant. Et oncore dit il, se li - contez estoit de la possession, il convient garder le seremant se la - feme veust estre mise en sesine comme grosse, et se l’en li - contredit, ele jurra que ele estoit grosse, ou l’en fist seremant - contre lui ; et se ele le jure, ele ira en la sesine sanz nule - peor ; se l’en jure encontre lui, ele n’avra pas la sesine, tot - soit ele grosse. Et Marcellus dit que li seremanz vaudra à la feme - que el ne soit trete en plet, ausi comme se ele est mise en la - sesine en non de son ventre par cause de chalonge, que l’en ne li - face force en la possession. ¶ L’en doit voir se li seremant vaut - dusque la, se l’en fet enqueste enprés ce que li enfes est nez que - il est fiz ou s’il ne est pas fiz à celui à qui l’en dit. Marcellus - en parle et dit que l’en en doit enquerre la verité, car le seremant - de l’autre ne vaut ne ne nuit à l’autre. Et le seremant à la mere ne - vaudra rien à l’enfant, ne ne nuira se la mere lesse jurer que ele - n’est pas ençainte de celui que l’en dit. ¶ {4} Puis que l’en let - seremant sor autre, il convient que il jure ; autremant vet se - je te lessoie sor toi à fere le seremant par si que tu jurasses par - Deu, et tu juras par ton chief {*12.2.4} ou par celui à tes - fiz, {*12.2.5} cest seremant ne vaut riens. Et se je requis - que tu jurasses par ton salu et tu juras issi, le seremanz sera - tenables ; car tot seremant qui loit à fere par qui aucun i - esti est] niest dans le ms., cf. lat. per quod voluit quis sibi iurari, idoneum - est que l’en jure est convenables. Et se l’en jure - issi, li prevoz li fera tenir. ¶ {1} Li enpereor dit que seremant - qui est fez par fauseté n’est pas tenables. {2} Quant li seremanz - est fez, l’en ne demande autre chose ne mes que la plainte remaigne, - car assez est prové quant l’en a juré. ¶ {3} Et se aucun commande à - jurer seremant qui n’est pas tenables ne bon à fere, veon se l’en le - doit tenir, ausi comme se l’en n’eust mie juré. Et je cuit que l’en - doit dire que il ne vaut rien [66rA]. {4} Et se l’en a juré, et li - seremanz n’est lessiez, autant vaut comme se l’en n’eust onques - parlé ; et s’il enprés prest de jurer, le seremant ne li vaudra - rien.

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- § {12.2.10} Paulus. Quia. -
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Quar ce que autres font ne doit pas nuire as autres.

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- § {12.2.14} Paulus. Quotiens. -
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À totes les foiz que l’en jure por chose, l’en ne perdone tel - seremant ne à pere ne à patron ; et por la chose demande l’en - le seremant, ausi comme de creance de deniers que li autors dit que - l’en les li doit, ou reus jure que il ne les doit mie. Ausi est - quant l’en demande seremant de deners à termez.

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- § {12.2.15} Idem. As personas. -
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Il convient que l’en envoit à fere le seremant à nobles persones en - lor mesons et à cex qui sont foibles.

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- § {12.2.17} Paulus. Jusjurandum. -
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Le seremant qui est lessiez par convent hors de jugement ne puet - l’autre partie renoier à l’autre. ¶ {1} Li orfelin par l’autorité au - tutor puet bailler le seremant à l’aversaire ; et s’il le fet - sanz tutor, il avra barre por soi, mes l’en dira contre la barre que - li orfelins n’a pa poer de l’aministracion des choeses. ¶ {2} Se - tutor tant com il a le bau, ou curator qui garde un hors do sen, - envoie à l’aversere le seremant, il doit estre estable, car il - pueent la chose alienier et recevoir les detes et pledoier por cex - qui ont en garde et en cure. ¶ {3} Se li procurators lesse le - seremant, il doit estre tenuz s’il a ministracion de toz les biens, - ou se l’en li a mandé especiaument ou s’il est procurator en sa - chose moismes.

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- § {12.2.23} Gaius. Si servus. -
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Se li sers jure que ses sires ne doie riens, li sires doit avoir - excepcion ; et bien se gart li averseres qui lessa le seremant - sus le serf.

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- § {12.2.26} Paulus. Qui iurasse. -
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Se aucun a juré ne monte rien s’il est male ou femele ou de quel age - il soit, car li seremanz doit estre gardez en totes menieres contre - celui qui se tint apoiez quant il le lessa fere ; tot soit il - veü que li menor se parjuret, car il n’est pas aparissant que il - deceue son aversaire à son esciant. ¶ {1} Se li peres jure que li - filz ne doit pas ce que l’en li demande, Celsius dit que li peres et - li fiz doivent avoir excepcion dou seremant. ¶ Se li peres jure que - il n’i a point de chatel, li fiz porra estre trez en plet s’il a - enprés rien gaignié, et [66rB] li peres sera trez en plet que il - rende reson dou chetel qui est enprés conquis. ¶ {2} Convenance de - seremant puet estre por numbre comme de renouveler convenance, de - lessier et de joster de tottot] tort dans le - ms. à autre, car ce vient de la convenance, tot et il - senblant de plet.

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- § {12.2.27} Gaius. Iusiurandum. -
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Seremant vet en leu de poie.

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- § {12.2.32} Modestinus. Iusiurandi. -
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Menor ne puet fere grace à autrui de seremant lessier sor lui.

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- § {12.2.33} Ulpianus. Qui per salutem. -
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Cil qui jure par son salu, tot soit il veü que il jure par Dé, au - regart de la divinité il jura issi. Mes se li seremanz est mis sor - lui si especiaument et jurast par son salu, n’est pas aparissant que - il et juré ; et por ce convient il que il jure solempnelmant de - chief.

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- § {12.2.37} Ulpianus. Si non fuerit. -
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Se cil qui mist le seremant sor l’autre ne l’est quite, et l’en ne - jurra pas de calumpnia, l’en ne li doit pas doner aucion ; car bien - si gart cil qui choisi à avoir le seremant qu’i n’avra pas avant - « de calumpnia », qu’i fut senblant que cil li vosist pardoner.

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- § {12.2.38} Paulus. Manifeste. -
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Grant vilenie est et en ausi comme chose coneue quant l’en ne veaut - jurer ne lessier le seremant à son aversere.

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- - - XI. De convenances fetes don la cause n’est pas segue [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 12, tit. 4 : de - Condictione causa data, causa non secuta. - -
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- § {12.4.1} Ulpianus. Si ob rem. -
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Se l’en done deniers por fere chose qui est honeste, que autre fust - mis hors de ban, ou que le serf fust franchi, ou se l’en lesse le - plet, se la chose est segue, l’en ne puet les deniers redemander. ¶ - {1} Se je te done .x. solz por la convenance tenir, et de maintenant - je la lesse por l’eritage demander ou les lés, ‹…›.

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- § {12.4.3} Ulpianus. Dedit tibi. -
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Je te done ma peccune que l’en ‹n’› alast en plet ; je demant, - se je puis demander la se l’en ne me done caucion que l’en jauge, se - l’en ne me promest que l’en jauge. Et il est voir que il ja fiert - mult savoir se je donoi l’argent solement por ce que l’en ‹n’› i - alast, ou se l’en me doit prometre que l’en ‹n’› i irrairra] - urra dans le ms., cf. lat. non - iri pas, la condicion cesse tant comme l’en ‹n’› i - vet. ¶ {1} Ausi sera se je te done .x. solz por franchir Tebert, et - segont ceste devise l’en porra redemander ou deffendre le. ¶ {2} Et - se je te done .x. solz por franchir Tebert, se tu ne le fes je le - puis demander [66vA], et se je m’an repant, je le puis lessier. {3} - Et se je lesse doing ci issi que cil fust franchiez dedanz certain - tens, se li tens ne passe, je ne le puis demander se je ne m’en - repant ; et se li tens passe, je le puis demander. Et se Tebert se - muert, l’en demande se je le puis demander. Et Proculus dit que s’il - muert enprés celui tens que il puet estre franchiz, l’en puet - demander ce que l’en m’a doné, se non non. ¶ {4} Et se je ‹ne› te - donoi por franchir celui et tu voloies bien que je te donasse, tu - avras contre moi aucion ; c’est que tu me poeras demander ton - loier, tot soit celui mort que tu franchis. ¶ {5} Se franc home qui - me servit en bone foi me done deniers que je le franchise, et je le - fet ou faz, et enprés est prové que il est franc, l’an demande s’il - me puet demander l’argent. Et Julianus dit que oïl. Neraces reconte - que Paris Pantomimus redemanda à Domicia fille Neron .x. besanz que - il avoit donez por soi franchir, et les li fist li juige avoir, ne - ne fust il pas demandé s’ele prist l’argent s’ele savoit que il fust - franchiz. ¶ {6} Se aucun comme franc me done .x. besans, comme l’en - ne li eust pas commandé, que il donnat .x., Celsus dit. {7} Se le - serf à qui l’en commanda que il rendist .x. besans à l’oir et que il - fust franc, et fust franchi puremant, et ce serf ne set rien et done - à l’oir .x. besans, l’en demande s’i les puet redemander. Et il dit - que Celsus ses peres cuide que il n’es poist pas redemander. Mes - Celsus, qui est sis filz, qui est ameuz par naturel equité, cuide - que il les puisse redemander. Et ceste sentence est la plus veroie, - ja sé ce que l’en sache bien, si comme il dit, que cil face le don - par tel esperance que il en cuida estre guerredoné de celui qui le - prist, ou qu’i l’en amast plus ; et par ce ne pot il redemander s’i - n’est deceu par fause opinion. {8} Et oncore an parle il plus - sotivement, savoir se cil qui fist le don cuida que il fust franc, - ne li denier ne sont pas à celui qui les reçut, por ce que il bailla - les deniers à celui qui estoit heir non pas ausi comme siens, qui - estoent plus siens que à celui qui les renda enprés la franchise qui - avenoit à celui par le testamant. Et je cuit, s’i le fist par tel - corage, li denier ne sont pas sien ; car quant je te baille mes - deniers au [66vB] si comme tiens, li denier ne sont pas tien. ¶ Et que - sera s’il ne done les deniers à l’oir mes à autres à cui il cuida - que il fust commandé ? S’il i dona les choses propres, li - denier ne furent plus à celui qui les reçut ; et se un autre - les bailla por lui, ou s’il les bailla et il est franchiz, li denier - sont à celui qui les prant. {9} Tot soit il ostroié à celi qui vee - estre franc doner deners por acomplir la condiction, se li hers - veust, il puet les deniers sauver ; car il puet deffandre que - il ne les baille. Et issi sera fet que cil qui est serf sera franc, - ausi comme la condicion fust acomplie à qui l’en deffendi que il - n’obeist mie, et li denier ne seront mie perdu. Mes celui à qui fu - fez le testamanz qui vodra prandre, avra aucion de fet contre l’eir - por fere la volenté à celui qui fist le testamant.

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- § {12.4.6} Idem. Si extraneus. -
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Si un estrange dona doere por la feme, et fist convent que en quelque - meniere li mariages fust feniz li doeres li fust randuz, ne les - noces ne furent segues, por ce que tant solemant fut fet convenz de - cez cas qui sequent le mariage, eles ne furent pas fetes, l’en - demande à qui avient la condiction, ou à la feme ou à celui qui fist - le doere. Et il est senblant à voir, en cest quas se doit garder car - quant la cause n’est segue il puet demander son don que il fist por - le doere quant le mariage ne fust complez, se la feme ne mostre par - bones proves que il eust fet plus por la feme que por lui. {1} Et se - li peres done por la fille, et issi est en convent, se l’en ne motre - que autrement soit fet, Marcellus dit que li peres puet demander ce - que il a doné.

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- § {12.4.12} Julianus. Cum quis. -
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Quant aucun en sa maladie fet don et quant il garist le veaut - rapeler, il puet demander les fruiz des choses donees, et les anfanz - et quanque il apartient à la chose.

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- § {12.4.14} Paulus. Si procuratori. -
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Se l’en rent à faus procurator chose qui n’est pas deue, l’en ne puet - demander rien au procurator se li sires tient à fet ; mes li - sires en est tenuz, si comme Julien dit. Et se li sires n’eust à - fet, tot fust la peccune rendue, l’en la poist demander au - procurateor ; et ce qu’est baillié n’est pas demandé comme - chose qui n’est pas deue, mes ausi comme ce qu’est doné por chose - qui n’est mie fete, por ce [67rA] que l’en a mie ferni ce que a esté - fet ou se le procurateor a fet larrecin de peccune qui n’ot mie, - l’en puet o lui pledier de larrecin et demander la li.

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- - - XII. De convenance qui est fete par lede cause et par tort [rubr.] -
- - La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 12, - tit. 5 : de Condictione ob turpem vel injustam - causam. — La seconde partie reproduit, mais avec des - variantes et des additions, plusieurs des lois traduites dans la - première. - -
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- § {12.5.1} Paulus. Omne. -
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Tost ce qu’est doné est doné ou por chose ou por cause, et por chose - ou bele ou lede. Je di lede quant il a ledure devers celui qui la - done non pas devers celui qui la reçoit, ou non pas devers celui qui - la reçoit ne devers celui qui la done, ou de l’un ou de l’autre. ¶ - {1} Ce qu’est doné por chose honeste pot issi estre redemandé se la - chose n’est fete por qui li fez fu fez. {2} Et se cil qui reçoit la - chose la prant par lede cause, puet l’en demander le don.

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- § {12.5.2} Ulpianus. Ut puta. -
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Ausi comme je te done aucune chose que tu ne faces sacrilege ne - larrecin, ne que tu ocies un home ; et en ceste maniere, ce dit - Julien, se je te done que tu n’ocies home, l’en le puet demander. - {1} Et se je te done et se je te demande por rendre moi la chose qui - est ches toi mise à garder, ou que tu me rendisses unes letres. {2} - Et se je te donoi que tu donasses sentence por moi et que tu feisses - ma cause bone, l’en ne puet ce don rapeler. Cil est a crime, car il - corront le juige ; et issi le doit l’enpereor et dit que il - doit perdre la querele.

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- § {12.5.3} Paulus. Ubi autem. -
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Et la où il a ledure devers celui qui done et qui prent, nos dison - que il ne le puet rapeler ; ausi comme se l’en done deners por - juiger malemant.

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- § {12.5.4} Ulpianus. Idem. -
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Et ausi est se l’en done deners por fotre, ou se aucun qui est pris - en avotire ‹se› soeet rent ; il n’en puet rien demander, si comme - Sabinus et Casius distrent. {1} Et s’il done loier que li lerres - ‹ne› fust en cause, por ce que il a honte de ça et de la, il ne puet - demander ce que il en a doné. ¶ {2} À totes les foiz que la honte - est à celui qui prent, Celsus dit que l’en li puet demander, ausit - comme se je te done que tu ne me faces tort. {3} Mes ce que l’en - done à putein ne puet estre demandé, si comme Labeon et Marcellus - dient ; et c’est par bone reson, non pas por ce que anbedui i - aent honte, mes solement cil qui done. Cele i a honte en ce que ele - est putein, mes ele n’a pas honte de [67rB] prendre tot soit ele - putein. ¶ {4} Se je te done loier por juigier mon serf furtif, ou - celui qui m’a amblé ma chose, je ne puis mon don demander, car tu - n’eus pas honte ou recevoir le. Et se mon serf fuitif te done loier - que tu ne li vuasses, je te puis demander ce comme à larron. Et se - li lerres prant droit devant moi, ou li compoign au lerre, ou li - fuitif, et il done, je cuit que l’en le puet demander.

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- § {12.5.5} Neracius. Si a servo. -
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Se aucun prist loer de mon serf que il ne deit le larrecin que il - avoit fet, s’il le dit ou s’il non dit, Proculus dit que l’en puet - demander le don.

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- § {12.5.6} Ulpianus. Perpetuo. -
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Sabinus loie toz jorz les ancienes en ce qu’i cuiderent que se - aucunne chose est donee à aucun par mauvese cause l’en la puet - demander ; et Celsus s’acorde à ce.

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- § {12.5.7} Ponponius. Ex ea. -
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Se peccune est eue de promesse qui est fete à force, l’en la puet - demander.

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- § {12.5.8} Paulus. Si ob turpem. -
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Se tu as promis à Tebert por lede cause, s’i demande la promesse, tu - as contre lui barre de tricherie ou aucion de fet ; et se tu li - renz, tu ne puez redemander lo, car la cause de la promesse est - ostee, qui estoit nule por la excepcion se l’anciene cause - remoinssist, c’est à dire la honte. Et s’il i ont honte cil qui - prent et qui done, cil qui tient et est sesiz en a le meillor ; - ne li autres ne puet demander, tot soit le don rendu par la - promesse.

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- § {12.5.9} Idem. Si vestimenta. -
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Se je te preste robe à user et enprés la te bailloi que tu m’en - rendisses le pris, je le porroi bien demander ; tot soi il doné - por la chose et la cause soit segue, le don est fet avant - vileinement. ¶ {1} Se tu reçoit chose loee ou vendue ou commandee - que tu en rendisses à moi l’argent, j’avré contre toi aucion de - loage ou de vente ou de mandemant. Et se tu me renz ce que tu me - devoies dou testemant ou de promesse et je te rant la peccune, l’en - puet solement demander la peccune qui fu donee en celui non ; - et issi le dit Pomponius.

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- § 1. -

Johans de - Beaumont dit : Tot ce qu'est doné (est - donné), por chose ou por cause : por chose ou bele ou - lède ; ou por cause ou bele ou lède. Je di lède, quant - il i a lédure devers celui qui la done, non pas devers celui qui la - reçoit, ne devers celui qui la done, ou de l'un ou de l'autre. Ce qu'est - doné por honeste chose puet issi estre redemendé, se la chose n'est fete - porquoi li dons est donez. Et se cil qui reçoit la chose la prent por - lède cause, tost soit fete la chose, puet l'en demander le don.

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- § 2. -

Ausi com se te done aucune chose que tu ne faces sacrilége, ne larrecin, - ne que tu n'ocies un home : et en ceste menière, ce dit J. : - Se je te done que tu n'ocies home, l'en te puet le don demander. Et se - je te done por moi rendre la chose qui est sor toi mise en garde, ou que - tu me rendes unes letres ; et se je te donoi que tu donasses - sentence por moi et que tu me feisses ma cause bone : l'en ne puet - ce don rapeler ; car cil a crime qui corromp le juigeDig., - lib. 12, tit. 5, frag. 1 et 2.. Et là où e lédure (est - lédure) devers celui qui done et devers celui qui prent, nos - dison qu'il ne puet ce don rapeler ; ausint com si l'en done deners - por juigier malement. Et aussi se l'en done deners por f..... une feme - et il la f..., et se aucun qui est pris en avotire se réimt, il ne puet - ce don redemender, ce dit J. ; ou se il done deners por quoi uns - lerres ne fust encusezIbid., frag. 3, 4, pr., § 1.. A totes - les foiz que la honte est à celui qui prant, l'en li puet le don - redemender : ausint com se je te done que tu ne faces tort. Mès ce - que l'en done à putein ne peut estre redemendé ; et c'est par bone - réson, non pas por ce que endui i aient honte, mès solement cil qui - done ; ceste i a honte, en ce qu'ele est putein, mès ele n'a pas - honte en prendre, tot soit-ele putainIbid., frag. 4, § 2, - 3..

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- § 3. -

Se aucuns a promis por lède cause, et il n'ait randu, il a barre contre - celui qui demende ; quar la chose de la promesse est ostée qui - estoit nule por l'escepcionIbid., frag. 8..

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- § 4. -

Uns demandoit vingt livres, et disoit qu'il les avoit donées por lède - cause, por ce que cil a qui il les avoit donées n'oceit un home, et - c'estoit à prover et à avérer par soi et par garanz, qu'il avet seu et - veu la promesse fere et les deniers poier. Li copables fet encontre lui - tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demande qu'an dit droit. Et - l'en dit qu'en tel chose n'a point de gage ; car - en tel chose n'a que servise (sormise), et li chois de la - prave est à celui qui l'en demende.

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- - - XIII. [67vB] De aucion de chose que l’en ne doit mie [rubr.] -
- - La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 12, - tit. 6 : de Condictione indebiti. - -
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- § {12.6.1} Ulpianus. Nunc videndum. -
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Or devon voir de chose qui n’est pas deuedeue] desue dans le ms. que l’en rent. {1} Et se - aucun rent chose que il ne doit mie, et rien n’an set, il la pot - demander par ceste aucion ; s’il la rendi, et savoit, cil qui - reçut que il ne la devoit mie ‹...›.

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- § {12.6.3} Papinianus. Idem est. -
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Ausi est si novele cause est don l’en ne savoit rien de tot - l’eritage ; ausint comme un enfant nest anprés la mort au pere - que li hers ne savoit pas que la mere fust enceinte, ou se li autres - enfant qui estoit en guerre revient que li peres disoit fausement - que il estoit morz. Il convient doner bones aucions au fiz qui nest - enprés la mort au pere, ou à l’autre qui gaaigne l’eritage contre - cex qui ont eu les lés. Ticius et Antoninus enpereors distrent que - cil qui tient l’eritage en bone foi est tenuz de tant comme il a - plus gaignié que le peril de ceste chose ne remoinge à celui qui - randi la chose sanz sa colpe.

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- § {12.6.5} Ulpianus. Nec novum est. -
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N’est pas nouvele chose se un autre demande ce que autres a - poié ; car comme cil qui n’a .xxv. anz quant il a demandé - l’eritage et les lés renduz nicement est mis en point qui estoit - avant, il ne puet demander ce que il a rendu, mes cil à qui la chose - apartient les puet demander.

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- § {12.6.7} Ponponius. Quod. -
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Ce qu’est rendu por niceté qui n’estoit pas deu, ce puet estre - demandé ou autretant.

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- § {12.6.8} Paulus. Quod. -
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Ce que un autre rent à la feme en non do mari qui ne puet rendre, il - ne le puet demander, car la dete est à la feme.

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- § {12.6.12} Paulus. Si fundi. -
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Se je te done l’usage et lo fruit de mon champ qui quidees fausement - que je le te deusse, et je muir avant que je le te demande, la - demande de cestui passe de cex en celui.

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- § {12.6.14} Ponponius. Nam hoc. -
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Car c’est lëauté et nature que nus ne doit estre riches d’autrui - domage.

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- § {12.6.15} Paulus. Indebiti. -
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La demande de solte qui n’est pas deue est naturel ; et tot ce - que apartient à sote puet estre demandee, si comme li enfes qui nest - de la serve, ou ce que creue d’eve a amené en mon [68rA] - champ ; et les fruiz, se cil à qui la sote est fete l’a pris en - bone foi, sont demandables. {1} Et se l’en rent autrui deniers, l’en - les puet demander si que l’est en et la sesine ; ausi comme se - je cuide fausement que je te doie la sesine d’aucunne chose et je la - demandasse. ¶ Et se je fis la possession toe, si que ele ne puet - estre rapelee par lonc tens, tot puisse je pledier à toi par droit - par ce que je te rendi chose que je ne te devoie mie. {2} Et se li - fruiz et li usages qui estoit autrui est rendu o la chose, je la te - demanderoi hors l’usage.

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- § {12.6.16} Ponponius. Sub. -
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Se l’en rent par niceté chose qui estoit deue par condicion, ele puet - estre demandee tant comme la condicion pent ; et quant ele est - avenue, l’en ne la puet demander. {1} Et ce que l’en doit à jor - nomé, ne puet estre demandé dusque le jorz soit.

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- § {12.6.23} Ulpianus. Eleganter. -
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Ponpes demande trop bien, se aucuns cuide que pez soit fete de celui - qui est heir ou de celui qui est procureor, et il done por - cele pez qui n’est mie fete, l’en demande se l’en le puet - redemander. Et il dit que oïl, car il est donez por fause cause. - Ausi cuideré dire se la pez n’est fete por qui le don est fet ; - et se la pez est depecee, ausi en doit l’en dire. ¶ {1} Se aucun fet - pez aprés chose juigie et il rent, il porra redemander par ce que - acordé est que la pez est nule ; et ce dit li enpereor. Et ce - puet estre retenu en la cause dou juigement qui a esté rendu por - cele pez.

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- § {12.6.24} Idem. Si his. -
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Se cil qui se puet deffendre de pardurable barre, qui savoit bien que - la barre li avoit mester, promest aucunne chose por soi delivrer, il - ne la porra pas redemander.

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- § {12.6.31} Idem. Is qui. -
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Cil qui par niceté rent plus que l’eritage ne se monte an creancer, - puet demander ce que il a rendu comme ce que il ne devoit mie. ¶

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- § {12.6.32} -
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{2} Se la feme est en tele opinion que ele croit que ele est obligie - por le doere quanque le rendra por le doere, ele ne porra - redemander ; quar quant la fause opinion est otee, ce qu’est - rendu ne puet estre redemandé, ainz remoint por cause de pitié. ¶ - {3} Cil qui promist home generaument est ausi comme cil qui doit un - home ou .x. solz. Et par ce, s’il cuida que il eust promist Tibert - et le rent, il ne le demandera pas [68rB] ; et s’il rent un - home que tu vodras, il sera delivrés.

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- § {12.6.44} Idem. Repeti‹ti›o. -
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La demande nest nule de celui qui reçoit la soe chose ; et - totesvoies, se autres les rent que cil la devoit veroiment, cil la - puet redemander.

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- § {12.6.47} Celsus. Indebitam. -
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Tu promeis par malmal] mai dans le ms., cf. lat. - per errorem deniers que tu ne - devois mie ; cil qui plevi por toi la rendi. Je cuit que se li - plege rent en ton non tu en est tenuz à lui, ne il ne convient pas à - randre se tu l’as estable ou non ; car tu li peus mander qu’i - les rendist en ton non. Et se li plege les rent en son non que il ne - devoit pas fere, il les puet demander par ce que il rendi ce que il - ne devoit mie ; et il porra demander par ton commandemant à - celui à qui il rendi s’il ne mest barre contre celui qui demande par - non sachance.

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- § {12.6.48} Idem. Qui. -
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Cil qui promist à doner .x. solz s’il fesoit aucunne chose, ou se - aucunne chose est fete, s’il rent ce que il promist avant que la - chose soit fete, ‹...› que il a promis, et par ce les puet il - redemander.

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- § {12.6.49} Modestius. Hiis solis. -
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À cex puet l’en demader la peccune à qui ele est rendue en quelque - meniere, non pas à cex qui ele profite.

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- § {12.6.50} Pomponius. Quod. -
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Ce que aucun rent par si que il savoit que il ne devoit mie la chose - et par corage que il la redemandast, il ne la pot redemander.

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- § 1. -

De aucion de chose que l'en ne doit mie, et comment l'en la puet - demender, nos devon voier. Se aucun rent chose qui n'est pas deue, et - riens n'en siet, il la puet redemender.

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- § 2. -

Se aucuns enfes est au ventre sa mère et ne set l'en pas que il i soit, - l'en puet redemender le héritage, qu'il sera rendu à autre qui se fera - heir. Ausint est se aucuns est heirs (hors) dou païs, et - l'en cuide qu'il soit morz et revient. Et se aucuns rent por autrui, il - ne puet redemender ce qu'il a rendu, tot ne soit la chose à celui ; - mès cil por quoi la chose a esté rendue la puet redemender.

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- § 3. -

Et se mi procurators rent chose que je ne devoi mie, il la puet - redemender ; et tutor et curator ausi. Ce qui est rendu par niceté, - et n'ière pas deu, puet estre demendé ou autretantDig., lib. 12, - tit. 6, frag. 1, 3, 5, 6, 7..

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- § 4. -

Un home dit issint : Cel home me doit dix livres, que je li rendi, - que je net li devoie pas ; si les démant, et s'il veust dire que ce - ne soit voirs, je suis prez dou prover et de l'avérer, et par moi et par - garanz qui en fera ce qu'il devra. Li copables fet encontre tel ni et - tel deffense comme il doit. L'en demende qu'an dit droit. Et l'en - respont que li demanderes est loisanz de prandre la prove de celui et de - son garant, et de conoistre que c'est voirs, ou d'escondire par la soe. - Car en tel chose n'a que sormise, comme il n'i oist cause dom il ait - bataille, ne chetel ; et est aparissant que l'en ne poie pas - volentiers chose qui n'est deue.

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- - - XIV. [68vA] De aucion de chose qui est rendue sanz cause [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 12, tit. 7 : de - Condictione sine causa. - -
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- § {12.7.1} Ulpianus. Erit. -
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La meniere de ceste demande sera tele : que se aucuns promest - sanz cause ou rent chose que il ne doit pas. S’il promest sanz - cause, il ne puet pas demander tant comme la chose se monte que il - n’a mie rendue, mes il puet demander l’obligacion moismes. {1} Et - s’il promet por cause et la cause n’est pas segue, l’en doit dire - que l’en puet demander ce que l’en a doné. ¶ {2} Se l’en a promis au - commoincement sanz cause ou s’il i ot cause de prometre qu’i n’est - pas segue, l’en puet dire que l’en puet demander. ¶ {3} Se aucuns - puet demander à autre ce que il a eu sanz droite cause, ou s’i l’a - doné por torte cause.

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- § {12.7.2} Idem. Si fullo. -
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Se li felons baille ses vestemanz à laver et à polir et enprés que il - les a perduz il rent au seignor par plet le pris que il valoient, et - enprés li sires trove la robe, l’en demande par quele aucion cil - puet demander la peccune que il a perdue. Et Cassius dit que il ne - puet mie solement pledier ou le seignor de loage, ainz puet demander - au seignor ce que il a rendu ; et je cuit que il a aucion de - loage. Et l’en demande s’il puet demander cel argent. Car il rendi - chose que il devoit, mes que tant i a qui rendi sanz cause ; - por ce que la robe fut trovee, puet il demander ce que il i - bailla.

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- § {12.7.3} Julianus. Qui sine. -
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[68vB] Cil qui sont obligié sanz cause ont aucion de chose qui n’est - mie certaine, et la puet demander por fere que il seent - delivrés.

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- § {12.7.4} Affricanus. Nichil. -
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Ne monte rien se aucunne chose est donee au commoincement sanz cause - ou se la cause por quil ce fust promist ne fu pas segue.

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- § {12.7.5} Papinianus. Avunculo. -
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Cele qui se devoit marier dona à l’ome peccune en doere, ne ne se - maria pas ; l’en demande s’ele puet cel argent demander. Je dis - por la ribauderie de cele qui done et de celui qui reçoit, se li - denier sunt numbré l’en ne les pot demander ; et en tel jeu en - a le meillor cil qui tient. Et segont ceste reson aucun dit que la - feme ne puet demander rien de cele chose ; mes je cuit que la - chose n’est pas lede, car ele ne fu nule, car li doeres fu nul comme - cele peccune fu donee por mariage non pas por fotre. ¶ {1} La - marrastre au fillastre, la bruz au serorge, donerent peccune en non - de doere, ne il n’i ot point de noces ; il est veü que il n’i a - point de demande, car entre tex persones lor assenblee est nule car - il i a avotire ; et plus, et por ce que il n’i ot point de - cause de doere, l’en le puet redemander s’il est doné.

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- - - - XV. De aucion de larrecin [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 13, tit. 1 : de - Condictione furtiva. - -
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- § {13.1.1} In re furtiva. -
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En chose emblee avient la demande au seignor.

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- § {13.1.2} Ponponius. Condicione. -
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Hors dou seu et anfanz sont obligié de cause de larrecin quant il i a - hers, tot ne puisse l’en pledier ou aus.

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- § {13.1.3} Paulus. Si condicatur. -
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Si serf est demandez par cause de larrecin, ce doit venir en la - demande por conbien cil ne vosist qu’i pledoie ; ausi comme - s’il i a heir establi et li sire est apereliez de perdre l’eritage, - si comme Julien dit ; et s’il demande un home mort, il le doit - avoir ou le pris de l’eritage.

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- § {13.1.4} Ulpianus. Si servus. -
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Se serf ou cil qui est en ba‹n› amble, l’en doit demander au seignor - ce que il en a eu ; et por le remoignent, li sires puet doner - le serf por le forfet.

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- § {13.1.5} Paulus. Ex causa. -
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[69rA] De cause de larrecin puet l’en demander au serf, et nus n’est - tenuz de cele demande fors cil qui embla ou li hers.

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- - - XVI. De ce que l’en promet à rendre en leu devisié et en certain - [rubr.] -
- - La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 13, - tit. 4 : de Eo quod certo loco dort - oportet. - -
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- § {13.4.1} Gaius. Alio. -
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Il est apparissant que aucun ne puet pas demander chose en autre leu - que la où ele fu promise. Et por ce que c’estoit iniquité se cil qui - promist ne venist en leu où il avoit promis, s’i le fet à escient ou - s’il le convenoit à force estre aillors et por ce ne poet venir en - leu, por ce que acordé fust que l’en donast bone aucion en ceste - chose.

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- § {13.4.2} Ulpianus. Arbitraria. -
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Aucion arbitrere contient le preu de l’un et de l’autre, tant de - l’autor comme de reus. Et se li reus i a domage, la condempnacion - sera de moins que li plez ne fust ; ou se c’est à l’autor, la - peccune sera creue. ¶ {1} Ceste aucion vient de ceste promesse, ausi - comme se tu promez à doner .x. solz à Orliens. ¶ {2} Se aucun - pledoie à Paris por .x. solz ou por un home que l’en li promist, il - n’an puet pledoier aillors ; que reus ne prendeprende] - perde dans le ms., cf. lat. ne auferat - loci utilitatem reo le preu de ce leu. {3} Scevola. Non utiqueutique] utis - dans le ms.. Les choses qui ne sunt pas nomees en - promesses ne sunt pas toz jorz am poer au reus, mes ce qui doit - estre en la volenté ou n’i doit pas estre, et por ce doit l’en - esgarder le leu. ¶ Qui promest Tebert ou Gaubert, il puet choisir - qui il rendra ce que il vodra tant comme il vivent ; et puis - que li uns est morz, li chois est passez, ne il n’est pas en son - chois quant il ne veust rendre le vif qui doit solement. Et por ce, - cil qui promist à Paris ou à Orliens, il fust en son chois que il - fust demandé la où il vosist, il n’i puet estre enpledié, ainz porra - toz jors eslire un autre leu ; et issi avandra il que il sera à - son chois s’il doit ou non ; par ce cuide l’en que l’en li puet - demander en autre leu sanz nomer le leu, et issi nous devons à - l’autor chois de demander. Et Scevola dit generaument que li - demandeor doit avoir le chois de la où il demandere ; et - reusreus] uns dans le ms., cf. lat. - reum ubi solvat, de la où il redra, - avant la demande. Par ce sera meslémeslé] mes se - dans le ms., cf. lat. Proinde mixta… rerum alternatio - locorum alternationi le change des choses - [69rB] au change des leus, et por le besoing fet il chois à l’autor, - et por la chose ‹et› por le leu ; si que non il veust tolir l’aucion - quant il veust garder au reus s’opinion. ¶ {4} Se aucuns promet à - rendre à Paris et à Orliens, il fet que cil en puet demander en ce - .ii. leus partie de la chose. {5} Se aucuns promet à fere une meson - ne ne dit pas le leu, la promesse ne vaut riens. ¶ {6} Se aucuns - promet à rendre .x. solz à Paris, s’il en plede avant le jor que il - puisse venir à Paris, il fet que fos, car Julianus cuide que li jorz - est entenduz en ceste promesse. Par ce cuide je que ce soit voir ce - que Julien dit, que celui qui promet à rendre à Rome et hui promet - rendre à Lion, il ne doit rien. {7} Oncor dit Julien : cil qui - promist à rendre à Tebert à Paris, s’il le rent aillors, por ce ne - remoint pas que cil ne puisse demander ? Et Julien dit que il - n’est pas delivrés et par ce puet il demander son domage. Celsus dit - autrement que Julien, et que l’en puet dire, se l’en rent aillors, - cil est delivrés, comme il ne reçoive mie cele chose contre ma - volenté ne forcie ; pleinement, se cil n’est delivrés, je puis - demander tote la dete ; ausit comme se aucun eust fet une meson - aillors où il ne promist, il n’est en rien delivrés. Mes il m’est - avis que il a difference en rendre peccune et en fere meson, et por - ce ne puet demander fors le domage que l’en i a. ¶ {8} Or devon - parler de l’ofice au juige de ceste aucion, de la grandor dou - marchié, s’il doit monter ou bessier ; que se reus fust à - Paris, il eust miauz rendu que la où il fust tret en plet, ci a - reson. Julianus segui l’opinion Labeonis et ot ausi la reson à - l’autor que il puet avoir aucunne foiz domage se l’en li rendi à - Paris. Et ausit doit l’en regarder le preu au demandeor. Et que sera - s’i baille peccune à porter et à recevoir la à Paris sor poine par - gages et li gages sont vendu et la poine est commise par ta - demore ? Ou se aucunne chose est deue à la borse l’enpereor et - la chose à celui [69vA] qui fist la promesse est rendue ? ¶ En - ce regardera l’en le domage que l’en i a, et outre lëau mesure de - usures. Que se cil soloit achetier marchandie, s’il doit demander le - gaing que il eust fet ? Et je cuit que il doit avoir reson non - pas solement de domage mes dou gaing que il poet avoir eu.

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- § {13.4.5} Paulus. Si heres. -
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Se cil qui fist le testamant commanda à son heir que il rendist - aucunne chose en certain leu, il i avint aucion à plesir.

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- § {13.4.6} Ponponius. Aut si. -
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Ou s’il enprunte deniers por rendre les an certain leu.

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- § {13.4.7} Paulus. In bone. -
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Aucion de achest ou de vente ou de chose baillie à garder est en - juigement de bone foi s’il est en convent en marchié que la peccune - soit rendue en certain leu, ne aucion à plesir n’i a leu. Et s’il - promist à rendre en certain leu, il usera de ceste aucion.

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- § 1. -

Il est aparissant que l'en ne puet demender chose que là où ele fu - promese ; et por ce que c'estoit iniquité que cil qui promist ne - venist en leu où il avoit promis, fu acordé que l'en donast bone aucion - contre lui.

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Ceste aucion vint de tel promesse, aussi comme se tu me promeis dix soz à - rendre à Orliens, tu ne les me doiz pas rendre à Paris ; car je - perdroie le profist dou leu où tu les me devoiesDig., lib. 13, - tit. 4, frag, 1, 2, § 1..

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- § 2. -

Se aucuns promest à rendre à Paris et à Orliens, il fet que l'en li puet - demender la moitié à Paris et la moitié à Orliens.

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Et se aucuns promest à fere une meson et ne dit pas le leu, la promesse - ne vaut riens.

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Se aucuns rent à Paris et il doit à Orliens, l'en ne li puet riens - demender ; car il n'i fist pas force ne peur.

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- § 3. -

Se cil qui fist le testament promist à rendre en certain leu, sis heirs - r'est tenuz. Aucion d'achat ou de vente ou de chose baillie, a juigement - de bonne foiIbid., frag. 2, § 4, 5, 7 ; frag. 5, - 7..

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- § 4. -

Uns promist à rendre à Orliens ; li créanciers dit qu'il promist à - rendre à Paris, et l'est prez de monstrer et de l'avérer par soi et par - garanz, qui en fere lo tierz plus. Et li detés fet encontre tel ni et - tel deffense comme il doit. Et l'en respont que l'en doit regarder où li - marchiez fu fez : s'il fu fez à Orliens, cil qui demende s'en - passera, contre le créancier et contre son garant, par sa prove ; - s'il fu fez à Paris, li chois de la prove est au créancier ; car en - tel chose n'a pas bataille.

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- - - XVII. [69vB] De peccune promise à rendre [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 13, tit. 5 et 6 : de - Pecunia constituta, et commodati vel contra. - -
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- § {13.5.1} Ulpianus. Hec edicto. -
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Li prevoz sostient cest ban car il garde les chose establies par - acort ; car dure chose est aler contre sa foi. {1} Li prevoz - dit : « cil qui establi à rendre deniers que il - devoit » ; l’en doit ce issi entendre celui ou cele, car - femes sont coneues de rendre ce que il en convenencent s’eles n’ont - seignors. ¶ {2} Et tot ne soit il rien dit en cest ban de menor, - [et] s’il establist soi à rendre sanz l’autorité au tutor, il n’est - pas tenu. {3} Et se cil qui est encor au bau promest à rendre, l’en - demande s’il est tenuz. Et je cuit que oïl ; et ausi li peres - dou chetel ou fiz. ¶ {4} Cil qui promet vitement quant il veaut - prometre que l’en ne li demant rien, il n’en puet pledier ; car - il ne le fist pas par corage de establir se il a rendu, mes solement - par corage de promestre. {5} Et l’en demande se l’en puet autre - chose rendre que cele qui est deue. Mes quant il est acordé que l’en - rendist chose por chose, ausi puet l’en rendre autre chose por ce - que l’en doit. Et se aucun doit .c. solz et il rent froment au - vaillant, ceste rente vaut. ¶ {6} Dete puet estre establie por tote - cause, et por chascun marchié certain ou non certain, et se aucun - doit argent por aucun achat ou de cause de doere ou de cause de ban - ou d’autre marchié. ¶ {7} Dete ou sa nature sofist. {8} Et cil qui - est obligiez de aucion non pas de droit de cité est tenu si - s’atablist à rendre, quar la dete est aparissant qui est deue. Et - por ce, sisi] ses dans le ms., cf. lat. si - constituerit peres ou sires sont obligié de - chatel, si s’atablissent à rendre il en seront tenuz jusque tant - comme il avoit en chetel quant il fut promis ; et s’il promet - plus en son non, il ne sera pas tenuz fors en ce que sera plus.

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- § {13.5.2} Julianus. Quod si. -
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Et se tu establis à rendre .x. soz ou non dou fiz tot eit en chatel - .v., il sera en diz par ce que il si establi.

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- § {13.5.10} Paulus. Idem est. -
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Ausi est de .ii. qui ont promis quant l’en a enprés promis à l’un et - anprés randu à l’autre ; car cil à qui l’en [70rA] a promis - doit estre en leu de celui à qui l’en a rendu.

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- § {13.5.11} Ulpianus. Hactenus. -
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Et dusque itant veudra la promesse se l’en doit ce que l’en promest - s’il n’en i a nul qui dee ; ausi comme s’il promest avant que - il demant l’eritage au detor ou s’il est pres de randre, Ponponius - dit que la promesse vaut par ce que l’argent estoit deuz. {1} Se - aucun devoit .c. deners et en promé .cc., il n’est tenuz que de - .c.

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- § {13.5.13} Idem. Sed si quis. -
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Et se aucuns devoit .xx., il est tenuz.

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- § {13.5.16} Ulpianus. Si duo. -
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Se nos prometons .ii., l’en porra demander tot à l’un. ¶ {1} Et aucun - puet establir en certain leu et en certain tens, et il ne puet pas - solement demander la où l’en li promist mes aillors par tot. {2} Li - prevoz dit : « s’il est aparissant que cil qui promist n’et - rendu, ne qu’i n’et fet gré à celui à qui il doit comme cil fust - pret de prandre ». {3} Et s’il ne failli en creancier, li autres est - tenuz ; mes l’en doit secorre au detor. ¶ {4} Et les paroles - que li prevoz dit « que se reus ne fist ce que il - promist », savoir se ces paroles apartienent au tens de la - promesse, ou se l’en doit regarder le tens que li plez fut entamez, - l’en en dote ; et je cuit que les paroles doevent estre - raportees au tens de la promesse.

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- § {13.5.19} Paulus. Id quod. -
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Ce qu’est deu soz condicion, ou porement, s’ils’il] - sit dans le ms. est promis en certain - jor, il ne puet estre demandé dusque lors ; et cil est tenuz - tant comme la condicion dure ; et s’ele faut, l’une et l’autre - aucion faut. {1} Et se cil qui doit porement s’il promet sor - condicion, Ponponius dit que l’en doit doner contre lui aucion. ¶ - {2} Se li peres ou li sires prometent à rendre ce qu’estoit de - chatel, le chatel n’apeticera pas por ce que il est ja obligiéz de - cele cause ; et soit gasté le chatel, cil n’est pas barré.

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- § {13.6.1} Ulpianus. Ait pretor. -
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Li prevoz dit : je donroi juigement de ce que l’en dira que l’en - avra prestépresté] prestre dans le ms., cf. lat. - quod quis commodasse. {1} Et - l’espelement de cet ban n’est mie grief : une chose doit estre - notee, que qui preste doit fere mencion de prest, et Plaucianus fist - mencion de usage. Labeo dit que il a autel difference comme entre - generauté ‹…› ; et issi le cuide Cassius et dit que l’en puet - prester [70rB] meson à estage. ¶ {2} Cil qui n’ont .xiiii. anz ne - sont pas tenuz de prest par ce que l’en ne puet prester à orfelin - sanz autorité de tutor. Et s’il a .xiiii. anz et il fet barast ou - tricherie en prest, il n’est pas tenuz de ceste aucion, car le prest - ne valu rien au commoincement.

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- § {13.6.2} Paulus. Hec in furiosum. -
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Ne l’en ne doit pas doner aucion de prest en desvé, mes l’en fera la - chose monstrer por le chalungier.

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- § {13.6.3} Ulpianus. Sed mihi. -
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Et il m’est avis se li orfelins gaigne en la chose prestee, li - enpereor dit que l’en donra aucion contre li de prest. {1} Se la - chose prestee est rendue peor que ele ne fu prestee, ele n’est pas - rendue, puis que ele est enpiree, se l’en ne rent l’enpirement. ¶ - L’an dit propremant que la chose est randue quant ele n’est enpiree. - ¶ {2} En ceste aucion jurra l’en ausi comme en autres causes ; - et li tens la chose jugie tant comme la chose vaut sera tenuz, tot - soit gardé li tens que li plez fust entamez en plez de droit - estroit. ¶ {3} Li heirs à celui qui ot la chose prestee sera - enplediez por tant comme il tient, s’il n’a poer de rendre tote la - chose et il ne la rent mie ; lors le condempne li juiges a tot - rendre. ¶ {4} Se l’en preste à serf ou à filz, l’en pledera solement - dou chetel ; et porra aucun pledoier droitement o le fiz ou o - le serf. ¶ Et se l’en preste à serve ou à fille, l’en ne plediera - que lors chetel. {5} Et li peres ou li seignor ne sont pas condempné - solement de barat à ces persones ; ainz dit Julien que li baraz - au pere ou au seignor vient environ aucion de gage. ¶ {6} Ce que - puet estre gasté par usage ne puet estre presté, se aucun ne le - prent por renier ou por mostrer.

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- § {13.6.4} Gaius. Sepe. -
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L’en preste deners aucunne foiz por l’amor de celui qui les - reçoit.

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- § {13.6.5} Ulpianus. Si ut. -
-

S’il est convent que li prez soit renduz en certain leu ou en certain - tens, li juiges amesurera l’afere dou leu et dou tens. ¶ {1} Se - aucun plede de ceste aucion et il reçoit l’esme que l’en [70vA] li - offre, la chose est à celui. ¶ {2} Or doit l’en voir que vient en - aucion de prest, savoir se barat ou colpe et se tot le peril ; - et en marchiez solement le barat i vient, et aucunne foiz la cope. - Barat est ou chose baillie en gar, car cil n’i a nul preu qui l’a en - garde ; et par ce i vient tricherie solement s’il n’i a loer et - lors i vient la cope ; ou s’il est en marchié mis que s’il pert - la chose, que il eit le peril et la cope, cil qui a la chose en - garde. Mes la où li uns et li autres a preu, si comme en achat ou en - loange, comme en doere, comme en gage, comme en compoignie, et barat - et cope est baillié. ¶ Prest contient aucunne foiz le preu à celui - qui preste, et por ce est veroie la sentance Quincii qui cuida que - colpe et diligence i fust. ¶ {3} Et se la chose qui est preté est - esmee, cil doit avoir tot le peril qui reçut l’esme de la chose. ¶ - {4} Et ce qui avient par vilece ou par maladie en ce que larrons - tolent ou aucunne autel chose avient, cil qui reçut le prest ne doit - pas avoir de ce riens sor soi se aucunne cope n’i avient. ¶ Et se - aucunne chose avient par trebucheiz ou par feu ou aucunne aventure, - il ne sera pas tenu s’il ne pensa plus de sauver les soes choses que - les prestees. ¶ {5} Et il doit garder diligement la chose prestee. ¶ - {6} Li ancien doterens se l’en doit metre garde en home presté ; car - aucunne ‹fois› doit l’en metre garde en home, s’il est prestez liez - ou s’il est de tel aage que il ait besoing de garde. Et s’il est - issi que cil qui le prist le gart, l’en doit dire que il doit la - garde. {7} Et aucunne foiz le domage de la mort est sus cetui qui ot - le prest, car se je prestoi un cheval por mener à la vile et tu le - moines en bataille, tu seras tenuz dou prest ; ausi sera d’un - home. Et se je te prestoi le cheval que tu le menasses à la - bataille, le peril en est mien. Et se je te preste un serf texier ou - covreor et il chiet de sus la meson, le peril est mien, ce dit - Julien ; et je cuit que c’est voir se je le [70vB] te prestoi - que il montast sor la meson. Et s’il fust prez que il feist - besoingne à plainne terre sanz monter en haut et tu le mois en haut, - ou se l’ovre chei par ce que il ne l’avoit pas liee ou les perches - furent viez et porries par villece, je di que li perilz est à celui - qui enprunta la chose. Car Mela dit que se serf est presté à pereor - et il le tue en la perriere, li mestres en est tenuz, qui lia - mauvesement l’asteler. {8} Et cil moismes qui use de la chose - prestee autremant que il ne doit est tenuz non pas solemant de - aucion de prest mes de larrecin, si comme Julien dit. Ausit comme se - je te preste un livre et tu i fez escrire que ton detor te doit et - je l’effacel’efface] leffare dans le ms.. - Et se je t’avoie presté por escrire ta dete, j’en sui tenuz à toi, - et tu me feis savoir que ta dete i fust escrite ; et se tu non - me feis savoir, tu es tenuz à moi de prest et ancor de larrecin, por - ce que tu as usé de la chose prestee autrement que je ne - voloie ; ausi comme cil est tenuz de larrecin qui use autrement - de cheval ou de robe que li pret ne fut fez. {9} Et l’en doit metre - diligence en la chose prestee, dusque à tant que l’en doit garder la - ‹…› diligemant la chose prestee ; ausi comme se je te prestoi - une ege que son polein seguet, li encien dient que il te convient - garder le polein. ¶ {10} Et aucunne foiz cil qui enprunta sera tenuz - de tricherie solement en la chose prestee s’il fet le prest por soi, - par aventure por la feme que l’en li amenast honestement et bien - vestue, ou se aucun presta au jeu ou li prevoz i joet, ou se aucun - presta au prevost moismes. ¶ {11} Or doit l’en voir en quex choses - aucion de prest a leu, et li encien doterent de ce. ¶ {12} Je te - baille aucunne chose que tu baillasses en gages à ton creancier, tu - les li baillas, tu ne la dagas mie por rendre la moi. Labeo dit que - aucion de prest a ci leu, et je cuit que c’est voir ; s’il ost le - loier en convent, lors avra l’en aucion de loage, ou [71rA] de fet. - ¶ Pleniement, se j’engage ma chose por toi par ta volenté, je avrai - aucion de commendement contre toi ; et issi dit Labeo - droitemant. Se la cope est en moi dou degagier et le creancer ne - veaut rendre le gage, tu as aucion contre moi de prest que je te - donge aucion contre lui. Je n’i é point de colpe se j’é rendu - l’argent ou je sui prez de rendre le ; il convient que cil qui - fist le prest sache le despens dou plet. ¶ {13} Se tu me prie que tu - me portes un serf et meine escuele et li serf pert l’escuele, le - peril en est tien, car l’acuele fust preste, por quoi je doi garder - que je n’i e colpe. Et se li serf s’enfuist o l’escuele, cil n’en - est pas tenuz qui enprunta s’il ne fut en colpe de la fuite. ¶ {14} - Se tu me prias que tu m’apareillasses ta chambre et que je baillasse - argent à ce, et je le faz, et enprés tu requiers que je face - autretel à l’autre jor, et comme je ne usese pas deniers à ma - volenté en ma meson, je lesse ce illoc, et enpire, l’en demande - quele aucion le puet avoir et à qui est li perilz. Labeo dit, de - peril que il a restoroit se je i lessoielessoie] - leffoie dans le ms., cf. lat. custodem - posui an non garde ou non ; se je - lessoie, le peril est à celui à qui je lessoi la chose en garde ; si - non, le peril est mien. Et cuit que l’en a aucion de prest, et que - cil doit amender la chose que il ot en garde se autre convenent n’i - ot. {15} Se charrete est prestee à .ii. ou loee ensenble, Celsus dit - l’en puet demander se chascun est tenu por tot ou por partie ; - et il dit que la seignorie ou la possession ne puet pas estre à .ii. - de tot, ne l’un ne puet pas fere partie d’un cors, mes de tot le - cors sanz devise puet il avoir seignorie en partie. Mes il puet - avoir l’usage de boing, ou de galerie, ou d’un camp tot ; ne - n’en i ei pas moins mon usage que li autres. Et en charrete loee ou - prestee, j’ai mon usage en partie, car je ne tiens pastiens - pas] tienh past (?) dans le ms., cf. lat. - quia non omnia loca vehiculi teneam toz - les leus de la cherete. Mes il dit voir que je doi garder que il n’i - et barat ne colpe et que il i et bone garde, et par ce seront il - tenuz en dui ; et se li uns est trez en plet et issi se - deli[71rB]vre, il delivre l’autre et en dui ont aucion de - larrecin.

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- § {13.6.15} Paulus. Comodare. -
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Nos poon prester autrui chose que nos porseon, tot sechein nos que - ele est autrui.

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- § {13.6.21} Affricanus. Rem mihi. -
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Tu me prestas une chose, tu la me emblas ; enprés tu la me - demandas et je ne savoie pas que tu l’eusses sotresté, li juige me - condempne et je rendi la chose ; anprés j’ai apris que tu - l’avoies sotresté, quele aucion ai je contre toi ? Je di que je - n’avoie mie contre toi aucion de larrecin mes de prest contre toi. ¶ - {1} Je prestoi en l’ost à compoignons vessiaus à user à commun - peril, et mi sers la sostret, et s’enfuit à noz guerriers, et anprés - revint sanz les vaisseaus. Il est voirs que j’é aucion de prest - contre les compoingnons chascun par sa partie ; et il puent - contre moi avoir aucion de larrecin en non de mon serf, car le - forfet suitsuit] fuit dans le ms., cf. lat. - sequitur la teste au serf. ¶ Et se je te - preste aucunne chose au ser à ton peril et mon serf l’emble, tu puez - pledier à moi en non de serf.

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- § {13.6.23} Pomponius. Si commodavero. -
-

Se je te preste un cheval à aler jusqu’à un certain leu, se li - chevaus enpire en la voie sanz ta cope, tu n’es pas tenuz dou - prest ; me je seroi en cope, qu’i l’e presté à aler si longue - voie que il ne pot sostenir.

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- - - XVIII. De aucion de gage [rubr.] -
- - La plus grande partie de ce titre est traduite du Dig., liv. - 18, tit. 7 : de Pigneratitia - actione. - -
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- § {13.7.1} Ulpianus. Pignus. -
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Aucion de gage est fet non pas solement par le baillier qui par - nuenue] une dans le ms., voir - infra, cf. lat. sed etiam nuda - conventione convenance, tot ne soit il - baillié. {1} Et se gages est fet par nuenue] une - dans le ms., cf. lat. Si igitur contractum sit pignus nuda - conventione convenance, veons se aucuns mostre - or comme s’il le vosist baillier en gages, et il baille arein por - or, droiz est que l’or soit obligiez non pas l’erein, car li - marchiez ne fu pas de ce. {2} Mes aucun, quant il fist l’engagement, - quant il engaga l’erein dit que c’estoit or et issi l’engaga ; - l’en doit voir s’il engaiga l’erein, et comme il ne s’acorderent mie - en gage, savoir se li gages tient ; et l’en dit que neni, et - que il est tenu de aucion de gage.

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- § {13.7.3} Idem. Si quasi. -
-

Se tu rendis à ton detor son [71vA] gage et tu deus avoir mointenant - l’argent, et il l’envoial’envoia] c’envoia dans - le ms., cf. lat. isque per fenestram id - misit por une fenestre et fut perdu et por son - conchiemant, Labeo dit que tu as aucion de larrecin contre le detor - et aucion à monstrer la poie. Et se tu pledoes dou gage et le detor - dit que il l’a rendu, l’en dira contre lui aucion de barat et de - boisdie par ce que il ne rendi pas la dete ainz le toli par son - conchiemant.

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- § {13.7.8} Ponponius. Si necessarias. -
-

Se je fas despens necesseres en serf ou en teneure que j’é en gagie, - je n’é pas solement retenue mes aucion de gage : pose que je done - argent as fisiciens por le serf qui estoit malades et il est morz, - ou j’é fere une meson ou refere et enprés ele art, ne il n’i a que - je puisse retenir. ¶ {1} Se plusors sers sont en gagie, et li un - soient mis à certain pris se le creancier les vant, issi que il - donast caucion de lor delivrance et il a sa peccune, il pot retenir - les autres sers dusque il ait tot son argent et de ce que il promist - à delivrer cex qui estoient vendu l’en le doit garder de domage. ¶ - {2} Se un des hers au detor eust rendu en deniers sa partie, tote la - chose mise en gage porra estre vendue, ausi comme se le detor eust - rendu tote sa partie. ¶ {3} Se je preste à .ii. anz .xxx. livres ou - à .iii. anz et il est mis en convenant que se li denier ne sont - rendu à chascun de ces termes que je puisse vendre les gages, dusque - li jorz des poies seit passé, ge ne puis vandre ; car par cez - paroles seroient montrees totes les poies, ne il n’est pas voir que - li denier ne soient mie poié en certain tens dusque tuit li jor - soient passé ; mes se totes les poies soent passees, se une - partie n’est rendue, il puet vendre le gage. Et s’il est issi escrit - et escordé : « se aucun ou aucunne pecune ne fust rendue à son - jor », il la puet demander de mointenant. {4} La convenance - doit estre fete de vadre le gage et que li marchiez soit devisez. Et - se la persone [71vB] au creancier est comprise en marchié, li heirs - à celui vendra se l’en ne fet rien encontre. ¶ {5} Quant li convenz - est fez de gage, que il ne soit vendu se li sort n’est paez – c’est - à dire se le chatel n’est rendu – li gages sera venduz et ausi por - cez autres choses.

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- § {13.7.19} Marcellus. Eadem. -
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Et autresi entendon nos dou fiz qui est en bau.

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- § {13.7.21} Idem. Domo. -
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Se meson est en gagie et ausi sera l’ere, car c’est une partie de la - meson ; et la terre est de l’edefice.

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-
-
- § {13.7.26} Idem. Non est. -
-

N’est pas merveille se l’en commande bailler gage se li prevoz - commande mestre aucun en possession par aucunne cause, car en - testamant moismes puet l’en commander bailler gage ; et issi se - dit li enpereres. ¶ {1} L’en doit savoir que la où gage est baillié - par le commandemant au prevost, la commandise n’en vaut rien se l’en - n’en est sesi.

-
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-
- § 1. -

Pere Bumat engaga sa meson à Raol Panée por neuf livres. Perre - mori ; sez annez fiz vendi cele meson à Beni ; li créancier - demanda son gage. Li frère de Bani ditrent que li gages n'ere de riens - de Roz, par ciez que la meson ere de premer mariage, et li dereniés - enfant devet aquiter les detes, car il ot conquez et mobles et achetées. - Et fu droiz donez sor ce, segont la costume d'Orliens, que li gages - n'ere de riens obligiez.

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-
- § {13.7.30} Paulus. Qui ratiarioratiario] taratio dans le ms.. -
-

Cil qui crut au notoner por ce que il ne rendi au jor, retint la nef - en l’eve par s’autorité ; enprés l’eve crut et enporta la - nef : s’il retint la nef contre la volenté celui qui ele - estoit, le peril de la nef gist sus le creancier ; mes se li - detor veust que cil retenist la nef, il doit emender la cope li - creanciers non pas le vimoire.

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-
-
- § {13.7.31} Affricanus. Si servus. -
-

Se serf qui est en gagie fet larrecin au creancer, le detor le puet - lessier por le forfet ; et s’il savoit que il fust lierres et - il le me baille en gages, et s’il est prez de lessier le moi por le - forfet, j’é aucion contre lui de gage que il m’en ement mon domage. - Et ausint doit l’en dire quant serf presté ou baillé en garde fet - larrecin.

-
-
-
- § {13.7.37} Paulus. -
-

[72rA] Se j’é aloié au seignor gaige qui m’a esté baillié, je retien - li la possession por le loage ; car avant que li detor - l’aloast, la possession ne fust pas soe, comme je eusse coraige de - retenir la possession et comme cil qui a la chose loee n’et mie - corage de retenir la possession.

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- § {13.7.38} Modestinus. Pupillo. -
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Il convient que autorité de tutor soit donee à l’orfelin qui prent - chose en gages.

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- § {13.7.42} Papinianus. CreditorCreditor] Et editori dans le ms.. -
-

Li creancier soit forciez par droit de rendre ce que il a eu de gage - outre le gage ; ne il ne sera pas oï s’il veust juster - l’acheteor à autrui, car li creancier fet son afere en la vençon - quant ele est bien fete.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 6 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI SIXIESME LIVRES + + + LI SIXIESME LIVRES + + + + I. [59vA] De aucion interrogatoire, qui parle quant aucuns est + morz, comment li hoir ou cil qui tienent les biens doivent respondre as + demandes que l’en leur fet [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 11, tit. 1, de + Interrogationibus in jure faciendis et interrogatoriis + actionibus. + +
+
+ +
+ § {11.1.1} Quotiens. +
+

À totes les foiz que l’en demande à l’oir de quel part il est her + quant l’en i met plet contre lui, et cil qui demande ne set quel + part il i a cil o qui il vet pledier, lors convient il que l’en li + demant, quant la demande est personel ; si que l’en demande + certaine chose, que li autres soit certains conbien li hers ait de + l’eritage au mort, que cil demande plus que il ne doit que il n’i + ait domage. ¶ {1} Nos n’uson pas hui de ces demandes, car nus n’est + forciez de respondre de sa droiture avant plet ; et pour ce, ne + sont pas ces demandes usees et sont desacoustumees ; mes il + sofisent solement à pledeors à provencesprovences] + provinces dans le ms., voir infra 11.1.3, cf. + lat. Sed tantummodo ad probationes litigatoribus + sufficiunt ea ce que l’autre partie respont + devant le juige, si comme de heritage et d’autres choses qui sont en + plet.

+
+
+
+ § {11.1.2} Ulpianus. Edictum. +
+

Li prevozprevoz] prevor dans le ms. + amena avant ce ban de ces demandes fere, por ce que grieve chose est + à celui qui en pledoit savoir s’il estoit heir ou celui qui tenoit + les biens, à prover que aucuns fust heir ou teneor des biens.

+
+
+
+ § {11.1.3} Paulus. Quia. +
+

Quar [59vB] aucunne foiz est forcé la provence de l’eritage + demander.

+
+
+
+ § {11.1.4} Ulpianus. Voluit. +
+

Li prevoz dit que cil qui est trez en plet fust tenuz de sa response, + qu’i se datrosse en mantent ou en deconoissent, et que il soit + acertenez quel partie checuns tient par la demande que l’en li fera. + ¶ {1} Ce que li prevoz dit « cil qui est demandé en cort et + respondi », nos le devon issi entendre que cele response soit + fete par devant celui qui a juridiction, si comme prevoz ou seignors + de provinces ou autres juiges, et que la response soit fete la où li + juiges siet en cort por tenir les plez ou s’il est en meson ou en + voie.

+
+
+
+ § {11.1.5} Gaius. Qui interrogatus. +
+

Cil à qui l’en demande s’il est heir ou combien il tient, ou s’il a + en son poet celui en qui non il pledie dou forfet, doit demander jor + de conseil ; car s’il reconoist folement, il i avra domage.

+
+
+
+ § {11.1.6} Ulpianus. Et quia. +
+

Et par ce qu’i apartient à morz que il eent hers, il apartient à cex + ausint qui viventvivent] iuienent dans le + ms. que il ne seent deceuz tant comme il se porpensent à + droit. ¶ {1} Aucunne foiz se l’en demande aucun s’il est heir, il + n’est pas tenuz de respondre se un a autre l’est tret en plet ; + et issi l’establi Adrianus li anpereres ; que s’il nie que il + ne soit heir, qu’i ne face tort à soi, ou s’il le dit, que il ne se + liet tot perde il l’eritage.

+
+
+
+ § {11.1.7} Idem. Si quis. +
+

Se l’en demande à aucun en cort se la beste est soe, qui fist le + domage, il est tenuz de respondre.

+
+
+
+ § {11.1.8} Paulus. Si quis. +
+

Se l’en demande à aucun en droit se li sers est sien, qui fist le + domage, et il dit que oïl, il sera tenuz de la loi Aquiliene comme + sires. Et si l’en pledoie o celui qui en respondi, li sires est + delivrés de cele demande à rendant le serf.

+
+
+
+ § {11.1.9} Ulpianus. Si sine. +
+

Se aucun respont sanz demande que il ert heir, il en est ausi comme + si l’en li eust demandé. ¶ {1} Nos devon entendre non pas solement + se li prevoz fet la demande à l’aversaire ; {2} mes se li sers + fet la demande, ele sera nule plus que s’il demandoit. ¶ {3} Li + [60rA] uns ne doit pas estre forciez de respondre par l’autre s’il + est heir, car l’en le doit demander en cort à celui qui est tret en + plet. {4} Celsus. Si defensor. Se li defendeors qui deffent l’oir + est demandez an cort se cil qu’i deffant est heir, et il dit + fausement que oïl, cil deffandeor ou combien il a en partie est + tenuz à l’aversaire ; et il ne fet nul tort à celui qu’i + deffant. Et l’en ne dote pas que Celsus ne die voir ; l’en doit + voir s’il le deffant s’il ne respont, et l’en puet dire que non, car + il ne lo deffant mie plenement.

+
+
+
+ § {11.1.10} Paulus. Non alienum. +
+

N’est pas estrange chose se nos volon que cil responde en droit que + nos volon qu’i promeste en droit qu’i ne fera domage par sa meson ne + par le leu d’iqui enprés d’où l’en tient le domage et por quel part +  ; que s’il nie que la teneure ne soit pas soe, ne il ne done + caucion que il ne fera domage, et il cuide pledier ou lessier le + plet, il sera forciez de doner caucion, car il est aparissant que il + i bee à barat.

+
+
+
+ § {11.1.13} Idem. Confessionis. +
+

Cil qui respondent au fauses reconoissences sunt ausint obligé comme + s’il respondeent par aus, quant il respont por celui por qui l’autre + a aucion ; quar par nostre confession prenons nos sor nos le + fes à celui qui demande. ¶ Et se je dis que cil qui estoit ou poer + au pere que il estoit en mon poer et que il estoit mon fiz, je sui + ausint obligiez com s’il estoit mes fiz se li ages le poet + sofrir ; car fauses confessions se devent acorder à + naturex.

+
+
+
+ § {11.1.14} Jabolenus. Si is. +
+

Se cil en qui non li plez de forfet est commoinciez, tant comme li + plez devant le juige en est juigé estre franc, reus doit estre assos +  ; ne la demande qui est fete en droit ne vaudroit rien, car + aucun puet metre obligacion sus autres en non de cele persone an qui + non aucunn a aucion contre lui ; et moismes sor lui qui dit en + droit qui est sien, ou s’il li reconoist que li sers soit sien. + [60rB] Aucion ne puet estre misse sor autre an non de franc home ne + par demanderie, ‹ne› par reconoissance. Et par ce avendra que ceste + aucion n’ot pas leu droitement en non de franc home contre celui + qu’i l’a reconeue. ¶ {1} Reconoissances sont si fermes que ce que + l’en reconoist est tenu por droit, et par nature reson recevoir le + pot.

+
+
+
+ § {11.1.15} Ponponius. Si ante. +
+

Se je di que li serf est mien avant que je demande l’eritage, ‹...› + car li heritages est euz ou leu au seignor. {1} Se le serf est morz, + que aucun reconoist que il est sien en cort, cil qui respondi n’est + pas tenuz ausi comme s’il fust sien propre ; il ne sera pas + tenuz enprés la mort.

+
+
+
+ § {11.1.17} Idem. Si servus. +
+

Se li sers n’est pas à un, qu’i ‹est› a plusors, et tuit mentent que + il n’est pas en lor poer, ou s’il firent tant que il ni fust pas, ou + se aucun lo fist, chascun de aus est tenuz, ausi comme por le tot + s’i l’eussent en lor poer. Et se cil sol ne fist barat ne + conchiement por quoi il fust hors de son poer ou s’il nia que il n’i + fust, il n’est pas tenuz.

+
+
+
+ § {11.1.19} Papinianus. Si filius. +
+

Se li filz plede o son pere, et il se test quant l’en l’apele, l’en + doit tenir tot ce ausi comme se l’en ne li eust rien demandé.

+
+
+ +
+ + + II. De rendre conte de choses communes et d'autres. + + +
+ § 1. +

Li commun d'une vile font une assise sor chascun une porcion de deniers, + et fere le devoient. Uns borjois de la communie receit cele chose ; + enprès, quant il a receu, si vient rendre conte de cele chose. L'en + demende comment il porra rendre conte à fin. Et l'en dit que il face le + ban crier ; et quant li bans sera criez, et il doit conter à cez + qui i vandrant, por qu'il soient douze persones nécessaires ; et + tex contes est à fin, et ne n'en puet-an rapeler, se l'en ne la rapele + dedanz l'an et dedanz le jor. Il convient i noncier que l'en n'ait pas + conté la chose que l'en demende.

+

Et se aucuns dit qu'il ait conté la chose que l'en dit qui n'est pas + contée, ou qu'il a bien contée la chose que l'en dit qui est mal contée, + et il offre à prover par soi et par garanz, et la commune face encontre + tel ni et tel deffense comme il deit : l'en demende se de tel chose + puet nestre bataille. Et l'en dit que nenil ; ainz sera el recort + de cez qui auront esté au conte ; car bien est avenant que communs + seit plus creuz en la chose de la communauté, que un, ne + que deux qui seront de la communeté ; et tel chose det estre fete + par serement.

+

Et se aucuns sergenz dit qu'il a conté à son seignor d'aucune chose que + ses sires li demende, que li sergenz quenoist qu'il a receues, que li + sergenz offre à jurer qu'il li a conté, et cil fet encontre tel ni et + tel deffense comme il doit : l'en demende liquex seremanz vet + avant. Et l'en dit que li chois vet au seignor, qui ne quenoïst pas le + conte. Et se li sergenz offre à jurer par soi et par garanz, que il li + ait paié et conté, et cil fet encontre tel ni et tel deffensse comme il + doit : l'en demende se de tel chose puet nestre bataille. Et l'en + dit que oïl. Et se li sires quenoist le conte, et il dit que l'en ait + mal conté, et die de quoi, et l'offre à prover par soi et par garanz, et + li autre fet encontre tel ni et tel deffense comme il doit ; l'en + demende que dit droiz. Et l'en respont : quant contes queneuz est, + que en tel chose n'a que sormise, et qu'il n'i a que prove, et li chois + est à celui à qui l'en demende la mesprison. Et se li sires dit qu'il ne + l'ait pas conté vingt sol qu'il a receu d'un home et l'offre à prover + par soi et par garanz, qui furent au conte d'aus deus, et cil fet + encontre tel ni et tel deffense que si a : l'en demende se par ces + paroles nest bataille. Et l'en dit que cil est loisanz de prendre la + preuve de lui et de ses garanz, ou de contredire que c'est voirs, ou + d'escondire vers un des garanz par gaige de bataille.

+

De cetui droit don l'en use contre serganz, doit l'en user d'autel contre + compoignons.

+
+ +
+ + + III. Qui doit partir. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci que qui a partie en aucun héritage, que cil qui veaut partir + a besoing de partir, doit partir, et li autres doit (é) lire. Et s'il ne veaut prendre de l'une des deus parties l'une, + la jostice le li doit fere fere, ou fere le par le conseil des prodes + homes.

+

Or est à savoir quex choses l'en doit partir : l'en doit partir toz + vilenaiges, vavasoreries, totes manières des mobles, fors en choses que + l'en ne puet partir, c'est à savoir chose que périst por partie fere, + comme molin, comme feur, comme pressoir, comme marchié, et tex choses + semblables.

+

Or demende l'en se l'en puet partir bête, qui vaut mains + morte que vive ? Et l'en dit que non ; mès l'en doit fere + contrepois de pécune contre la beste, et li chois est à celi qui n'a + mestier de partir. Et de cele qui vaut miaus morte que vive, cele puet + l'en partir, et li chois est à celui qui n'a mestier de partir.

+
+
+ § 2. +

Uns hons dit issi que quant partie est fete, que l'en ne puet redemender + partie ; et qui alongue tenue d'un an et d'un jor, la tenue vaut. + Quant l'en a fenit la tenue, et qui enfraint la tenue, cil qui aloigne + la tenue la doit motrer par soi et par garanz ; et en tel chose a + batalle. Et se la partie fut fete, et ele n'a pas un an, ele est + tenable, se ele est de bonne foi. Et s'il nie que ele ne fut onques + fête, et l'en alongue pas tenue, ce n'est que surmise ; et li chois + de la prove est à celui à qui l'en demende.

+
+
+ § 3. +

Se aucuns demende partie por cause de mariage, et aucuns amis li donast + héritages ou mobles por fere le mariage, tot vendra en partie, se li + dons n'est apertemant donez à la persone.

+
+ +
+ + + IV. [60vB] De quel chose l’en plede de devant un meisme juige et + de sers corrumpre et amonester le de maufere par tricherie [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 11, tit. 2, 3, 4 : de + Quibus rebus ad eumdem judicem eatur ; de servo corrupto, + et de fugitivis. + +
+
+ +
+ § {11.2.1} Pomponius. Si inter. +
+

Se l’en pledoie entre plusors de departir les choses antre mesnies et + plez est entre cex moismes de departir communauté ou de bones, l’en + doit prendre celui juige par devant, cui [61rA] tuit li heir ou tuit + li compoingnon s’asenblent en un leu se l’en le puet fere.

+
+
+
+ § {11.2.2} Papinianus. Cum. +
+

Quant uns de plusors tutors est plediez et li autre ne sont pas + metable, il sunt tuit envoié à un moisme juige, se cil le + requiert ; et issi est contenu en l’establissement as + prices.

+
+
+
+ § {11.3.1} Ulpianus. Ait. +
+

Li prevoz dit : cil qui receptera autrui serf ou autrui serve, + ou qu’i li fera fere chose que il ne doie par son barat par quoi cil + sera enpiriez, je donroi juigement contre lui au doble de tant comme + la chose vaut. ¶ {1} Cil qui achate ser en bone foi n’est pas tenuz + de cest ban, car il ne porra mie pledier de ceste aucion quar il n’a + que fere se li serf est corrumpu ; et il avandra que se aucun + fet cel forfet, l’en avra ceste aucion contre .ii., et c’est trufle. + Mes nos ne cuidon mie que franc home qui sert en bone foi ne puet + avoir ceste aucion. {2} Nos entendon issi ce que li prevoz dit : + celui qui recetera s’il recete autrui serf ; et recetier + proprement est doner refui en sa meson au serf, de soi repondre, ou + en son champ ou en son edefice ou en autre leu. ¶ {3} Amonestier est + plus que forcier aucun de fere aucunne chose ; et en amonester + puet à aucun doner bon conseil et aucunne foiz mauvés. Et por ce dit + li prevoz : celui qui le serf fera sordere par barat, et cil ne + forfet mie que tiel chose amonesté au serf s’il ne l’anpire. Et cil + qui escommuet le serf ou a pansé aucunne chose mauvese, est tenuz de + cest ban. {4} Se le serf fust de bone meniere, et s’il i a mosté mal + ou l’en li mostre à fere, et c’est voir s’il i mostra comment il le + feist, il en est tenuz. Et se li serf s’en devoit foïr ou il devoit + fere larrecin et cil le li loa, il en est tenuz ; il ne doivent pas + loer à croistre lo mal. Et s’il fist de bon serf mauvés ou s’il fist + le mal pejor, {5} s’i li amonesta que il feist tort ou qu’i + l’enblast ou que il s’en foïst ou que il corrumpist autrui serf ou + que il reponsist son chatel ou que il fust lecheor ou que il fust + fox ou que il aprist mauvés mester ou que il fust jugleor ou melif + ou s’il amonesta [61rB] à l’austor que il depeçast le conte au + seignor ou que il entrameslast, il en est tenuz.

+
+
+
+ § {11.3.2} Paulus. Vel luxuriosum. +
+

Ou s’il le fist bordeler, ou s’il li amonesta que il feist bordeau de + soi et d’autre.

+
+
+
+ § {11.3.3} Ulpianus. Dolo. +
+

Li prevoz note le conchiement de celui qui amoneste le serf par son + barat. ¶ Et se aucun enpire le serf sanz fere barat, il n’est pas + tenuz. {1} Dun l’en demande se aucun amoneste autrui serf à monter + sus une meson ou avaler en un puis, et il i monte ou descent et + chiet et issi se froisse cuisse ou autre membre ou il se tue, l’en + demande s’il en est tenuz. Et l’an dit que s’il le fist sanz barat, + il n’en est pas tenuz ; s’il le fist par barat, il est + tenuz.

+
+
+
+ § {11.3.4} Paulus. Sed Commodius. +
+

Mes meuz est que il soit tenuz de la loi Aquiliene.

+
+
+
+ § {11.3.5} Ulpianus. Doli. +
+

Cest mot « barat » doit estre raporté à celui qui le serf + recete ; que autre ne soit tenuz fors cil qui por son barat le + recete. Mes se aucun le recete por lui garder de tot ou por partie, + ou par misericorde ou par autre cause renable, il n’en sera pas + tenuz. ¶ {1} Se aucun amoneste par barat un serf, qu’i cuidoit que + il fust serf, il m’est avis que il est tenuz s’il est serf.

+
+
+
+ § {11.3.9} Ulpianus. Si quis. +
+

Se aucuns corrump serf qui est mien et sien, l’en demande à Julien + s’il est tenuz de ceste aucion. Et il dit que oïl. Et s’il fist sa + clamor de compoingnie, ou de communauté ou de conpoignie, s’il sunt + compoignon il est tenuz, si comme dit Julien. Et porquoi enpire il + la condicion au compoignon s’il pledoie à son compoignon plus que un + estrange ? S’il le recete ou s’il le corrunt ‹…› cil qui pledie + o son compoignon, sanz change de celui, ausi est s’i le + corrontProbablement un saut du même au même. ; se + Julie‹n› ne cuida par avainture que ce cheist sor le + compoignon ; car nus ne recete sa chose. Mes s’il la recete par + volenté de celer la, l’en puet dire que il en est tenuz. ¶ {1} Se + j’é an un serf mon usage et tu la proprieté, s’il est pour moi + enpiriéenpirié] enpirier dans le ms., + tu porras pledier contre moi ; et se tu l’as fet, je avrai + contre toi bone aucion. Et ceste aucion apartient à toz + conchiemanz ; et il apartient au fruitier que li sers soit de + bone meniere ou il a [61vA] son usage. Et se un autre le recete ou + le corrump, le fruitier a bone aucion. ¶ {2} Ceste aucion est donee + au doble de tant comme la chose vaut. {3} Mes l’en demande se l’esme + de la chose est fete de ce que li sers a sentisenti] + sentu dans le ms. en cors ou en corage, + de tout comme il en enpire ou de ces autres choses. Et Veratius dit + que cil qui corrumpi le serf doit estre condempnez de tant comme li + sers est enpiriez.

+
+
+
+ § {11.3.10} Paulus. In hoc. +
+

En cest juigement vient l’esme des choses que li sers en porta o soi, + car tot le domage ‹...› ; ne ce ne se monte rienz se les choses + sunt portees à lui ou à autre ou s’il sont gastees. Et c’est bien + droiz que cil soit tenuz qui est princhief dou forfet, plustost que + celui à qui il sunt aportees.

+
+
+
+ § {11.3.15} Gaius. Corrumpitur animus. +
+

Corages de serf est corrumpu se l’en li amoneste que il despise son + seignor.

+
+
+
+ § {11.3.16} Alphenus. Dominus. +
+

Li sires franchi son serf qui fesoit son despens ; enprés il li + rendi conte, et comme il n’en rendist pas bien le conte, il aperçut + que il avoist gasté son avoir ches une feme. L’en demandoit s’il + porroit avoir aucion de serf corrumpu contre cele feme car ce serf + est ja frans. Je di que oïl ; et moismement de larrecin por le + serf qui les deners i porta.

+
+
+
+ § {11.4.1} Ulpianus. IsIs] Si + dans le ms., faute du rubricateur. +
+

Qui cele fuitif est lierres. {1} Li senator juigerent que li fuitif + ne soient receu en chans ne en vile, ne de cex qui tienent les + choses, et i establi poine. Et cil qui dedanz brief jor ne rendroit + les fuités as metres ou as senators, s’il ne le fesoient dedanz + celui terme, s’il les trovoent et nes les arestoient, il juiga que + il fussent puni. ¶ {2} Et li senators ostroia à chevalier et à + vilain que il porroit encerchierencerchier] + encerchiez dans le ms. et querre le + fuitif en ce teneures as senators ou au vileins. Et li senators, en + tens que Modestus fust conte, dit que il li seit à encerchier les + fuitis et que poine de .c. sols estoit acablé contre les metres s’il + ne aident à querre les quant il avroient les letres veües. Et celes + poines moismes est [61vB] establie contre celui qui deffendi que ne + le queist en sa meson. Et encores, letres generaus des enpereors qui + dient que li prevoz et li mestres et li chevaliers + establizestabliz] establir dans le ms., cf. + lat. milites stationarios aident à + querira querir] aquent dans le ms., cf. lat. + adiuvare debere in inquirendis les serf + à lor seignors, qui sont fuitis, et qui les rendent quant il les + avront trovez ; et que cil chiés qui il s’atapiront soient puni + s’il en sont trové copables. ¶ {3} Chascun qui porra prandre fuitif + le doit amener avant ; {4} et li mestres sunt tenuz de garder + que il n’eschapent. ¶ {5} Nos devon entendre fuitif se aucun vet ça + vau l’avau ; ou s’il est nez de feme fuitive, il n’est pas + tenuz por fuitif. ¶ {6} Cil sont entendu estre mené en commun qui + sont baillié as metres qui sont en garnison, {7} ou qui sont tenu + par lor office lier les biens et garder. {8} Et que il les gardent + tant que il soent mené au prevost, et que l’en sache commant il ont + non et de quel conoissance et qui sont, que l’en puisse savoir plus + tost s’il sunt fuitis. Et par ce mot conoissance porra l’en voir les + sainz de la chiere.

+
+
+
+ § {11.4.2} Calistratus. Fugitivi. +
+

Li fuitif simple doivent estre livré à lor seignors ; et s’i + sont meslif ne batailleor, il devent estre puni durement.

+
+
+
+ § {11.4.3} Ulpianus. Divus. +
+

Li enpereor dit que cil qui veust son serf fuitif querir en autrui + chans, il doit aler au mestre de la province que li doint ses + letres ; et se mestiers est, que l’en li envoist le bedel qu’i + i aut, et que l’en sofre que li sires entre en la teneure por querir + son fuitif, et que li prevoz punisse celui qui ne li lessera entrer. + MetMet] Mes dans le ms. Marcus li + enpereres d’entrer la où li sers fuitis seroit segont + l’establissement que il fist en senat, que l’en poet entrer ausi + bien en la meson l’enpereor comme en mesons as autres genz toz ceus + qui vodroient querir les furtis, et que l’en cerchast et coches et + liz et tot le leu où il se porroit repondre.

+
+
+
+ § {11.4.4} Paulus. LimenarcheLimenarche] + luminarche dans le ms.. +
+

Li mestre et li estachier retienent à droit les fuitis en + garde ; car li mestre qui sont en garnison envoient les fuitis + par droit à la volenté au prevost.

+
+
+
+ § {11.4.5} Triphoninus. Si marchanz. +
+

Si ser fuitis se mest en une cort, ne [62rA] non fet por peril de soi + que il ne puisse bien eschever le peril del seignor. Li enpereors + commande que il fussent rendu ostreemant à lor seignors s’il voloent + fere de cex meschief ; car aucunne foiz il vossissent bien que + il fussent mis en un mauvés leu por eschaper, mes il convient que il + seent rendu à lor seignors.

+
+
+ +
+ + + V. De cex qui joent es tables [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 11, tit. 5 : de + Aleatoribus. + +
+
+ +
+ § {11.5.1} Ulpianus. Pretor. +
+

Li prevoz dit que se aucun bati celui ches qui l’en joe as tables ou + se l’en li fet domage ou se aucunne chose en celui tens est + osteeostee] ostee en celui tens dans le + ms. par son barat, je n’en feroi ja droit. ¶ Et ge + prandroi garde quel chose ce sera ou cil fist force qui joeent as + tables et qui i fist force por le jou. ¶ {1} Se li joeor + s’entretolent, il avront aucion des biens toluz ; ne le + receteor n’i puet riens chalongier, ne li joeor, car il ne sont pas + digne. ¶ {2} Encor doit l’en noter que cil qui reçoit cex + menesterex, s’il est batuz et s’il i a domage, ilil] et + il dans le ms. ne le vange. Et s’il en fet + larrecin en sa meson endamentieres que l’en jue, tot ne le face le + juor, il en est hors de poine. ¶ Nos devon entendre la meson et por + leu et por habiter. ¶ {3} Ce que li prevoz nie que il ne donra pas + aucion de larrecin en cest ban veon que c’est à savoir s’il + apartient qu'i i est poine, ou se cil qui pert veust chalongier ou + s’il veust que l’en li monstre la chose perdue ou s’il en veust + pledier. Et Ponponius dit que en ceste aucion n’a point de poine. Et + je ne cuit pas que ce soit voir, car li prevoz dit rondement : + se l’en enble rien, je n’en donroi pas droit. {4} Et dit li + prevoz : « je donroi juigement et verré pour quoi il fist force + qu’i joet à tables ». ¶ Ceste cause apartient à celui qu’il a força + à juer, que il soit mis en prison ou que il soit puniz en autre + maniere.

+
+
+
+ § {11.5.2} Paulus. Solent. +
+

Aucunne foiz solent les uns les autres forcier à joer co‹m› seent il + voincuz. {1} Li senator deffendirent joer por deniers, fors que se + aucuns a pris en atine à joer à la pelote, à corre et à saillir, à + luitier ou à combatre por esprover sa vertu.

+
+
+
+ § {11.5.3} Marcellus. Quibus. +
+

Si comme de cex choses où l’en puet fere promesses segont [62rB] la + loi ; et as autres choses ne le puet l’en fere se ce n’est por + soi esloser.

+
+
+
+ § {11.5.4} Paulus. Quod continuo. +
+

Ce que l’en joe par mestre en mangier de maintenant est bien + sofrable. ¶ {1} Se serf ou fiz qui ne est pas encore hors de main + jue et il pert, li sires ou li peres le puet demander la perte. Et + se li serf prist l’argent, l’en donra contre le seignor aucion dou + chetel non pas dou forfet, car le plet est de la chose que l’en a + fete, mes l’en ne le doit plus mener à rendre que tant comme valoit + le chetel de cele chose. ¶ {2} L’en a contre les paranz et contre + les parçoners bone demande de ce que sont joie en jeu des + tables.

+
+
+ +
+ + + VI. ‹De mesureors› +
+ + La plus grande partie de ce titre est traduite du Dig., liv. + 11, tit 6 : Si mensor falsum modum dixerit. + Entre les fragments 1 et 2 est intercalé ce qui + suit : + +
+
+ +
+ § {11.6.1} Ulpianus. Adversus. +
+

Li prevoz done aucion en fet contre le mesureor des chans, car il ne + convient pas que il nos deceue s’i est contenz par aucunes des bones + ou se le vendeor ou se l’achateor volent savoir combien le champ + tient. Et por ce mist il avant ceste aucion, car li encien ne + crurent mie que loange fust entre tex persones, mes san plus + entendre en leu de benefice, et ce que l’en li done sera por li + regar doner, et par ce l’apele l’en honore. Et se l’en a aucion de + loage, l’en puet dire que ce ne vaut rien. ¶ {1} Ceste aucion + requiert solement male tricherie. Car assez est que l’en contraigne + le mesureor s’il fet barat à celui home qui n’est pas vers lui + obligiez ; et s’il en est travaillez par le barat au mesureor, + bien si gart que tel barateor i mist. Et se li sires le fist par + negligence, le mesureor n’a garde, bien i gart sa grant colpe ; + car c’est ausint comme barat. Et s’il en prist loer, tote la cope + n’est pas soe por les paroles dou ban, car li prevoz set bien que il + i a loer. ¶ {2} Il sera tenuz de ceste aucion quil le renia ; + et asez renie por soi qui par autre renie.

+
+
+
+ § {11.6.2} Paulus. Vel per literas. +
+

Ou par lestres. {1} Et se je mande qui es mesureor que tu mesurasses + ce champ, et tu le mandas à Tabert, et cil i fet aucun barat, tu en + seras tenuz, car tu feis barat qui à tel le mandas.

+
+
+
+ § {11.6.3} Ulpianus. Duobus. +
+

Se je le mande à .ii. et il font enbedos conchiement, je porrai + contre aus .ii. pledier por le tot ; et se li uns fet gré, li + autres est delivrés. ¶ {1} Ceste demande avient à celui à qui il ne + convient pas que la fause mesure fust fete, ¶ c’est au vendeor ou à + l’acheteor à qui ce nuit. ¶ {2} Ponponius dit que se l’achateor done + plus à vendeor por le reniementreniement] + remeurement dans le ms., cf. lat. + renuntiatio par ce que il en pot + pledoier par ce que il en a plus doné, il n’en puet pledier ou le + mesureor ; car il ne nuit rien à l’acheteor quant il en puet + pledier ¶ li pledeors quant il ne randi ce que il devoit ne fu pas + vendeor, et lors ne sera pas tenu le mesureor. {3} Et se le vendeor + li baille greignor mesure, et li mesureors le conchie, Poponius dit + anprés que l’en n’a pas aucion contre le mesureor ; car l’en + n’a aucion de vençon contre l’achateor, se l’achateor n’est + rendables. ¶ {4} Ponponius dit que se le mesureor i est mis par + droit et il me triche, il m’est tenuz se je an perte plus par droit. + Et se li juiges li a mis et il me conchie, Ponponius dote s’il est + tenuz à moi de ce, car il i pert le plus. ¶ {5} Ponponius dit que + l’en doit doner ceste aucion à l’oir et à itex persones, mes ele ne + doit pas estre donee contre les heirs ne contre itex persones. {6} + Et en non de [62vB] serf convient que l’en ait aucion de forfet, ja + sé ce que l’en est aucion droite de chatel.

+
+
+
+ § {11.6.4} Paulus. Hec aucio. +
+

Ceste aucion dure toz jorz, car ele prant commoincement non pas de + conchiement mes de l’afere qui est commoinciez.

+
+
+
+ § {11.6.5} Ulpianus. Si mensor. +
+

Se le mesureor ne dit pas fause mesure mes il la + retarderetarde] recorde dans le ms., lat. + sed traxerit renunciationem, et por ce + avient que li vendeor est delivrés, car il promist que il + assigneroit mesure dedanz certain jor, ceste aucion n’a pas leu. Et + dit Ponponius que il ne doit pas avoir autre ; donc convendra + il qu’i et recors à aucion de tricherie. ¶ {1} Com l’en eust recors + de fause mesure et li achateor eust pledié o le vendeor, il en porra + pledier o le mesureor ; mes il n’en a de ce que fere, car il ne + convient pas condempner le mesureor. Et s’il plede o le vendeor de + ce qui estoit mien tot et anprés de mons, Ponponius dit que l’en + puet pledier de remenant o le mesureor. ¶ {2} Li prevoz entendi ce + droit plus largement, car s’il recorde fause mesure d’aucun ne autre + chose, ceste aucion li avient. Ausi comme s’il le detint en mesure + de edefice, ou de mesure de forment, ou de vin.

+
+
+
+ § {11.6.6} Paulus. Sive. +
+

Ou de lesse de voie ou de servité mestre ou oster, ou s’il i mant en + mesure .i. ere ou un chevron ou une pierre.

+
+
+
+ § {11.6.7} Ulpianus. Vel cuius. +
+

Ou d’aucunne autre chose il sera tenu ; {1} et se li mesureor + l’a deceu, l’en li donra ceste aucion contre lui. ¶ {2} Et encore, + dit Ponponius, ce moismes contre celui qui ne fu mie mesureor il le + deçut, l’en a contre celui ceste aucion. {3} Et ausint contre le + mestre qui fist la meson qui deçut le seignor, car li enpereor le + commanda. {4} Et ausi cuide je de l’osteler qui conchia son oste à + contier.

+
+
+ +
+ + + VII. De porter mort en autrui leu [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 11, tit 7 : de + Religiosis et sumptibus funerum, et ut funus ducere + liceat. + +
+
+ +
+ § {11.7.1} Ulpianus. Qui propter. +
+

Cil qui despant aucunne chose por mort, li mor li est tenuz ausint + comme s’il eust fet marchié o li, non pas o son heir.

+
+
+
+ § {11.7.2} Idem. Locum. +
+

Aristo dit que li leus est religios où li serf est morz et enterrez. + ¶ {1} Cil qui mist mort en autrui leu ou metre li fist, il est tenuz + de aucion de fet. Nos devon entendre « autrui leu » se + c’est autrui champ ou en [63rA] autrui edefice. Et ceste parole done + aucion au seignor, non pas à celui qui tient en bone foi, car quant + il dit « en autrui leu », il fet mencion do seignor à qui + le leu est. ¶ Et se le fruitier li porte, il sera tenuz au seignor + de la proprieté. ¶ L’en demande se le compoignon est tenuz s’i le + porte en la partie au compoignon ; mes il est voir que il puet + estre trez de aucion de departir communauté en plet ou de choses à + mesnie. ¶ {2} Li prevoz dit : si home mort ou ses os sont + portiez en leu qui est autrui ou en sepulcre où il n’a droit, cil + qui a ce fet sera tenuz de aucion de fet et sera tenuz de poine de + deniers. {3} Et li prevoz entendi de celi qui est portez, que l’en + fet por enterier. ¶ {4} Li leus est dit pur qui n’est ne seinz, ne + sacrez, ne religios. ¶ {5} Sepulcre est où cors ou os d’ome sont + mis. ¶ Celsus dit que li leus qui est donez à sepulcre n’est pas tot + religiou, ne mes tant comme li cors en tient. ¶ {6} Monumanz est qui + est fet por remembrance. ¶ {7} Se aucuns i a son fruit ou son usage, + il ne fet pas le leu religios. Et se li uns i a l’usage, li autres + la seignorie, il ne feront pas le leu religios se cil qui lessa + l’usage ne porta par avainture le cors en celui leu quant il ne le + peust bien metre aillors ; et issi le dit Julien. Autremant ne + sera pas le leu religios contre la volenté au fruitier, mes bien le + sera s’il consent. ¶ {8} Nus ne fet le leu religios qui doit servise + se cil ne s’i acorde à qui l’en doit le servise. Et s’il ne puet + user de servise moins bien par autre leu, il ne puet ce fere por + empechier le servise, et por ce ne sera pas le leu religios ; + et c’est bien reson. ¶ {9} Cil qui a le champ engagié, s’il i mest + un serf mort, il le fet religios ; et ausi est s’il i est + enterrez, mes il ne le puet pas ostroier à autre.

+
+
+
+ § {11.7.3} Paulus. Ex consensu. +
+

Et par l’acort de toz puet l’en bien dire que li leus est + religios ; et issint le dit Ponponius.

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+
+
+ § {11.7.7} Gaius. Is qui. +
+

Cil qui mist mort en autrui leu est tenuz de oster le ou de rendre le + pris que il va[63rB]ut por aucion de fet qui avint à l’eir et contre + l’eir et est pardurable. ¶ {1} Li contes done aucion de fet contre + celui qui a porté mort en autrui here de pierrelehere de + pierrele] here de quierre le dans le ms., cf. lat. + in alterius arcam lapideam, in qua adhuc mortuus non + erit conditus, mortuum intulerit, que li morz + n’estoit pas oncore enterré, car il n’avoit pas bien fet.

+
+
+
+ § {11.7.8} Ulpianus. Ossa. +
+

L’en demande se li sires puet oster les os ou le cors que un autre + met en sa chose sanz commandemant d’evesque ou de prince. Et Labeo + dit que il doit atandre le roi, l’evesque, ou le commandemant au + prince, si que non l’en avra aucion de injure contre celui qui le + cors feret desfoir. ¶ {1} Se l’en venst leu religios por peor, li + prevoz done contre lui aucion à celui qui la chose apartient ; + et ceste aucion est contre l’oir ausi comme cele qui contient aucion + d’echat. ¶ {2} Se aucuns mest mort en leu establi à communs usages, + li prevoz done juigemenz contre lui s’il le fet por barat et en + devra bien estre puni par reson. Et s’il le fist sanz barat, il en + est quités. ¶ {3} Et en ceste aucion apel de leu pur est atandu à + edefice. ¶ {4} Ne ceste aucion n’avient pas solement au seignor, mes + à celui qui a l’usage de tel leu ou aucunne servitute, car il ont + poer de deffandre lo. ¶ {5} Aucion de fet avient à celui à qui l’en + a deffendu que il ne portast le mort en celui leu où il avoit droit + de porter lou ; et deffanse li avient se l’en ne li a deffendu, + et son procurator a autele aucion car l’en antant que l’en li a ausi + deffendu.

+
+
+
+ § {11.7.12} Paulus. Si quis. +
+

Se aucun a sepulcre et il n’i a pas voie et li voisin li deffendent + que il n’i auge, li enpereor dit que il doit demander sa voie et que + il la doit avoir, et que il l’et de celui qui a son champ ajoint. Et + c’est commandemant qui ostroie que l’en demant la voie d’une aucion + de cité ; et li prevoz doit contendre par droit pris que il face la + voie, par si que li juiges voie la voie, que li voisin n’i soit + perdant. {1} Le senator establi que usages de sepulcres ne soit + conchiez par changes, c’est à dire que il ne soit mis en autre + usage. ¶ {2} Li prevoz dit que se despans est fet par acheson de + mort, je commanderoi que cil rende à qui la chose apartient. {3} + Cest ban est proposez por droite cause [63vA], que cil qui fist le + despans por le mort que il en ait ce que il i mist ; car + autremant remainsissent les cors à enterer, et que aucun ne feist + despens d’autrui. ¶ {4} Il convient que cil face le despens que le + mort commanda et eslut. Et s’il ne le fet, il n’i a point de poine, + se aucun molumant ne li est por ce lessiez ; et lors s’il ne + fet la volenté au mort, il le doit perdre. Et se le mort n’en parla, + cil qui fet le despens ne doit rien avoir et celui lessera as + hers ; et s’il n’en i a nul, il sera à coisins et à plus + prucheins. ¶ {5} L’en juige despens à mort segont ce que il a et + segont la digneté. ¶ {6} Li prevoz ou li mestres doit juigier quex + despens l’en doit fere por mort ; s’i i a deniers en l’eritage, + s’il soit fet de deniers. S’il n’en i a, s’i vende des choses qui ne + sont pas boens à tenir et qui chargent l’eritage. Et s’il i a or ou + argent, l’en commandera que il soit venduz ou angagié por fere le + despens.

+
+
+
+ § {11.7.13} Gaius. Vel. +
+

Ou s’il i a detors, s’il pueent rendre maintenant.

+
+
+
+ § {11.7.14} Ulpianus. Si quis. +
+

Et se aucuns empeche celui qui achata que les choses vendues ne li + fussent baillies, il convient que li prevoz i doit metre conseil et + que il deffende ce fet se nul vient encontre. ¶ {1} Se cil qui est + morz est coitivercoitiver] coitivez dans le ms., + cf. lat. Si colonus, ne il n’i a dont l’en + li face les despens de sa mortaille, Ponponius dit que l’en li doit + fere son despens de ce que il a en sa meson ; et s’il i a rien + de remanent, que il soit rendu por ce que il doit de son ostel. Et + se cil qui fist le testamant lesse choses et l’en pledoie des + despens de sa mortaille, ne il n’i a de quoi l’en les puisse fere, + il convient que l’en mete ses mains en ces choses lessies ; car + plus vaut que li morz soit en voriement mis en terre do sien que + autres eussent les lés et il i fust à honte mis. Et se li heritages + est aprés demandez, l’en ne doit pas tolir à l’achateor la chose, + car il la tient en bone foi, et ait la seignorie cil qui l’achate + par l’autorité do juige [63vB]. Mes il convient que cil à qui l’en + fist le lés ne perde pas son los dou testemant se li her l’en puet + garder de domage ; et s’il ne puet, miauz vient que cil à qui + l’en fist le lés perde que li achateor i ait domage. ¶ {2} Se cil + qui fet le testamant manda à aucun que il face les despens de sa + mortaille, et il prant l’argent ne n’en fet rien, l’en dit que l’en + doit doner contre lui aucion de tricherie ; et je croi que li + prevoz le doit forcier à fere le despens. ¶ {3} L’en voit que li + despens est fez por mortaille sanz qui l’en ne puet le cors enterer, + ausi comme se l’en a rien despendu por le cors enterrer et por le + porter. Et se l’en a rien doné por lui la où il fu enterré, Labeo + dist que c’est despendu par acheson de la mortaille ; car à + force convient que li leus soit aparelié où li cors est mis. ¶ {4} + Le despens que l’en fet d’estrange cors de home mort por son cors + portier doit estre rendue, tot ne soit encore le cors mis en terre. + Et ausint est s’il est baillié à garder ou an commande, ou se l’en + despent rien en sarcuez ne en taille. {5} Car ce convient metre ou + les cors, ne n’i convient metre plus que cil autre home povre i + metent. ¶ {6} Ceste aucion qui est de mortaille est de bien et de + lëauté, et si contient en soi despense. L’en regarde equité de la + digneté à celui qui est enterré et le tens et la cause et la bone + foi ; que l’en ne conte plus que l’en a despendu, ne que tant + comme l’en a despendu, ne que tant comme l’en a fet. ¶ Se l’en a + plus despendu que l’en ne doit, l’en doit regarder le chatel au mort + et comment il est alez ¶ et la chose qui est despendue sanz reson. + Et que sera se l’en a despendu aucunne chose par la volenté au + mort ? L’en doit savoir que l’en ne doit pas segre la volenté + au mort se l’en fet desreson de despandre, car l’en doit fere le + despens segont le chatel.

+
+
+
+ § {11.7.22} Ulpianus. +
+

Celsus dit que quant la feme muert l’en li doit fere sa mortaille dou + doere qui remoint [64rA] à l’ome et des cez autres biens que la feme + avoit.

+
+
+
+ § {11.7.27} Ulpianus. Sic. +
+

Et issi convient il le mariz et l’eir despendre en la mortaille. {1} + Le mariz ne sera pas plediez de ceste aucion s’il rent à la feme son + doere, et ausit comme Marcellus dit ; et c’est voir en cet + quas, où il lust ce fere par loiloi] lor dans le + ms., cf. lat. in quibus hoc ei facere legibus permissum + est. {2} Et encore cuide je que li mariz est + tenuz de ceste aucion de tant comme il en puet fere, car il est veü + tant gaagnier comme il à la feme rendit s’il en fust trez en + plet.

+
+
+
+ § {11.7.28} Pomponius. Quod si. +
+

Et s’il n’i ot point de doere, il convient que li pere à la fame i + fust tenuz de fere despans commun, si comme Ancillinus dit, ou metre + hors de ban les hers à la feme. Et s’ele n’a nul heir, ne li peres + n’a que poer, il convient que li mariz face tant comme il en porra + fere de despens que sa feme ne remoinge à este enterree.

+
+
+
+ § {11.7.29} Gaius. Si mulier. +
+

Se feme enprés ce que ele est departie de son mari, et ele est a + autre marié, et s’il muert, Fulcinus cuide que le pretre et le doere + et que il face despens de mortailles.

+
+
+
+ § {11.7.32} Paulus. Si possessor. +
+

Se cil qui tient l’eritage fet le despens de la mortaille et il ne + demande pas ce que il a despendu, ceste aucion li est bone. ¶ {1} Se + li ons et la feme morent en un moismes tens, Labeo dit que l’en doit + doner ceste aucion en l’oir à l’onme segont sa partie par ce que il + a ce en non de doere.

+
+
+
+ § {11.7.33} Ulpianus. Si quis. +
+

Se aucun est heir et enprés li est l’eritage tot let comme à celui + qui n’est pas digne, droiz est que li droiz de l’eritage li remainge + quant a despans.

+
+
+
+ § {11.7.35} Marcellus. Minime. +
+

Li ancien ne cuiderent pas que l’en deust plorer celui qui vet à + destruire et ses enfanz et son poïs ; ausi comme se li fiz eust + ocis son pere, ou le peres le fiz, sanz felonnie, il establirent que + cel le comparast.

+
+
+
+ § {11.7.36} Pomponius. Cum loca. +
+

Quant guerrier ont pris leus, il ne sont plus sainz [64rB] ne + religios, ausi comme l’ome franc devienent serf ; et s’il sont + delivré de ceste chestiveté, il revienent arieres en l’anciene + franchise.

+
+
+
+ § {11.7.37} Marcellus. Funeris. +
+

Nos entendons despens de mortaille quanque l’en despent por le cors, + si comme pour oignemanz, por le pris de la terre où il est enterré, + et de sarcuez et la voiture ; et quanz l’en i metra de despens + avant que il soit enseveliz, je cuit que tot ce est despens. ¶ {1} + Divus Adrianus dit que c’estoit monument de sepulcre quanque l’en i + despant por fere le leu où li cors est mis ; et se cil qui fist + le testamant commande fere aucunne chose, si comme un porche ou un + edefice, ce n’est pas dou despens de mortailles.

+
+
+
+ § {11.7.44} Paulus. Cum in diversis. +
+

Cum aucun est enterré en divers leus, l’un ne l’autre leu ne est pas + religiou, car d’une sepulture ne puet l’en mie fere plusors + sepulcres. Il m’est avis que cil leu est religios qui est fez + principaument par cors enterrer, dont l’image i est por qui nos + somes coneuz. {1} Quant l’en ostroie que reliques i soent portees, + li leus est religios.

+
+
+
+ § {11.7.45} Marcellus. Inpensa. +
+

Li despens de la mortaille doit estre fet toz jorz de l’eritage, et i + doit estre li despens avent que l’en rende rien quant li heritages + ne puet rendre les detes.

+
+
+ +
+ + + VIII. De metre mort en terre et de fere sepulcre [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 11, tit. 8 : de Mortuo + inferendo et sepulchro œdificando. + +
+
+ +
+ § {11.8.1} Ulpianus. Pretor ait. +
+

Li prevoz dit : je deffant que l’en ne face force à celui ne à + cele que il ne puisse porter son mort et enterrer maugré toz. {1} La + où cil avra droit de metre son mort, qu’i n’est pas deffendu que il + ne li mete ; il est aparissant que il eist defandu à porter le + mort se li deffant la voie. ¶ {2} Li sires de la chose puet user de + ceste aucion que li avient de pur leu. ¶ {3} Se l’en me doit voie en + champ par qui je voil porter le mort et l’en me deffant la voie, + acordé est que j’é ceste aucion par ce que l’en me deffant la voie + et tot ce i sera se l’en a autre servise sor le champ [64vA]. {4} + Cest entredit est deffandables. {6} Cest entredit est entreposé par + ce quar il apartient à religion que les monumanz seent bien atorné + et aorné. ¶ {7} L’en ne deffant à nul que ilil] il + e dans le ms. ne face sepulcre ne monument la + où il a droit. {8} Aparissant est que cil deffent edifier qui + deffant que l’en n’i port ce qu’a mestier à fere le sepulcre ou le + monument ; et s’il deffendi que li ovrer n’i venisssent qui i + avoient mestier, cest antredit a leu ; et s’il deffant à un à + porter l’angin qui a mestier à celui ou leu qui doit servise. Et se + tu veauz metre ton angin en ma terre, je ne serai pas tenuz de + l’entredit se je ne le te soffre. ¶ {9} L’en entent que cil edefie + qui fet nove ovre et ausi cil qui veut refere aucunne chose. ¶ {10} + Cil qui fet chose par qui li sepulcres chiee est tenuz de cest + entredit.

+
+
+
+ § {11.8.2} Marcellus. Negat. +
+

Li rois deffant que feme grosse d’enfant ne soit enterree s’ele muert + dusque li enfes li soit trez ors dou cors ; qui fera contre ce, + aparissant est que il avra tué l’enfant.

+
+
+
+ § {11.8.3} Ponponius. Si propius. +
+

Si aucuns mesone prés de tes mesons en sepulcre fessant, tu ne porras + pas apoier c’ovre nove ; et se l’ovre est fete, tu n’avras nule + aucion fors que de force et de injure. ¶ {1} Se aucun mort est porté + prés d’autrui edefice dedanz le an mesure, li sires de l’edefice ne + li porra pas deffandre que il ne mete un autre mort en celui leu, ou + que il ne face edefice se li sires le sot au commaincement.

+
+
+
+ § {11.8.4} Ulpianus. Longa. +
+

Longe teneure ne done pas droit de fere sepulcre à celui qui n’i a + droit.

+
+
+
+ § {11.8.5} Idem. Si in meo. +
+

Se l’en met os en mon sepulcre qui n’est pas fet, n’i a point de + destorber que il ne soit parfez. {1} Et se li leus i est ja fez + religios, li evesques doivent encerchier et voer commant l’en puisse + refere le leu, sauve la religion.

+
+
+ +
+ + + IX. Des choses creues [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv, 12, tit 1 : de Rebus + creditis ; si certum petatur, et de + condicione. + +
+
+ +
+ § {12.1.1} +
+

[64vB] Bien est avenant que nos façoin entendre les paroles, que nos + dison aucunnes choses de la sennefiance de cest titre. Por ce que li + prevoz dist mout de choses qui apartienent à divers marchiez, par ce + mist avant li titres « des choses creu‹e›s »; tuit li + autre marchié don nos avons parlé desus sont acompli, si comme + Celsus dit ou premier livre des questions. ¶ {1} Cest mot + « croire » est generau, et por ce le mist li prevoz soz ce + titre et parla de prest et de gage ; car de quelconques chose + nos acordon et acreon autrui chose, nos cuidon que il rende ce que + il nos doit dou marchié. Nos apelon ce « croire », si + comme li prevoz le dit generaument.

+
+
+
+ § {12.1.2} Paulus. Mutuum. +
+

Nos preston non pas por avoir cele chose non mie que nos avon + prestee, car se l’en l’an nos rendoit autel ce seroit prest ou chose + baillie en garde ; et se l’en rent autre chose que cele, ausint + comme mil por forment, ce ne sera mie prest. ¶ {1} Doere de prest + est en chose que l’en puet peserpeser] prester + dans le ms., cf. lat. rebus que pondere ou + numbrer ou mesurer ; et nos poon croire itex choses de toutes + autres choses. Nos ne poon fere creance, car l’en ne puet rendre + autrui chose por autre contre sa volenté. {2} L’en apele « don + de prest » par ce que je faz de ma chose que ele est toe ; + et s’ele n’est toe, il n’i a point d’obligacion. {3} Et il i a + difference entre croire et prester, car croire si est hors de celes + choses que l’en puet numbrer, peser, mesurer ; ausi comme se + l’en nos rent cele chose que nos baillames, lors est ce prest. ¶ + Oncor prest ne i puet estre s’il n’i a peccune antrelardee ; + creance fere est autre meniere sanz peccune, ausi comme se l’en + promest doere enprés les noces. ¶ {4} En don de prest il convient + que li sires face le prest, et fiz et serf s’il prestent deniers de + lor chetel, il obligent cex qui les prenent. Et c’est tel chose + quant je preste par ma volenté deniers, l’aucion est moie tot ne + soent [65rA] mien li denier. ¶ {5} Nos feson creance por paroles, + por obligacion quant aucun promest à rendre la chose.

+
+
+
+ § {12.1.3} Pomponius. Cum quid. +
+

Quant nos preston aucune chose, se nos ne devison que l’en la nos + rende ausi bone, nos i perdon. Cil qui doit la chose la doit rendre + ausi bone comme i l’enprunte ; car s’il rent nouveau vin por + viez n’est pas bon, car ce que l’en devise en marchié doit est tenu. + Et l’en i doit ce entendre que l’en ne rende la chose en autre + maniere, et ausi bone comme ele fust prestee.

+
+
+
+ § {12.1.4} Ulpianus. Si quis. +
+

Se aucun ‹n’›ot cause ne porpensement de prester à ousure, et tu + vosis achatier un champ et vosis anprunter l’argent, ne ne le vosis + pas acroire dusque tu eusses acheté, et par ce le creancer qui avoit + par aventure besoing d’aler hors dou païs te bailla cel argent en + prest por acheter cel champ, tu pranz celi argent à ton peril ; + car cil qui recevra la chose à vendre por user dou pris de la vençon + avra la chose à son peril. ¶ {1} Chose qui fut baillie en gages, se + li argenz est poiez, puet estre demandee ; et li fruiz que l’en a + pris à tort, car se le mesteer prent les fruiz anprés les .v. anz + cil les puet demander qui baille le gage s’il n’es à pris par la + volenté au seignor ; si non, il ne les puet demander. {2} Ce + qu’est ravi par force de flueve puet estre demandé.

+
+
+
+ § {12.1.5} Ponponius. Quod te. +
+

Ce que il convient que tu me rendes, s’il perist enprés por toi, et + por toi faut que tu ne le me rendis, le domages en est tiens. Mes + l’en doit voir se l’en l’a fet por toi et se la chose estoit en ton + poer, ou se tu feis por barat qu’i n’i fust mie ou que ele i fust, + ou s’il i ot aucune droite cause par quoi tu deus savoir que il te + convenoit cele chose rendre moi.

+
+
+
+ § {12.1.6} Paulus. Certum. +
+

Certaine chose est que l’en doit savoir quele est la chose et conbien + grant qui est obligie, ou que l’en die le non de la chose, ou que + l’en die monstrance qui vaille non. ¶ Car Pedius dit que ne + mon[65rB]te rien se la chose est apelee par propre non ou s’ele est + monstree à doi ou par moz de injure ; si que l’en die tex moz + par anviron que bien vaillent le non de la chose demandee.

+
+
+
+ § {12.1.12} Pomponius. Si a furioso. +
+

Se tu anpruntas de aucun hors dou seu deners et tu cuidoies que il + fust sages et tu les mez en ton preu, ¶ Julianus dit que le desvé a + la demande ; car de celes causes moismes que l’en nos fet + gaignier senz nostre seu, par celes meismes gaaigne li desvez. ¶ Et + se cil qui fist creance au serf commaince à estre desvé, et le serf + met cele chose en preu au seignor, l’en la puet demander en non au + serf. Et se aucun cret autrui deniers et enprés est desvé et cele + pecune est perdue, l’en la puet demander por le desvé.

+
+
+
+ § {12.1.16} Paulus. Si socius. +
+

Se li compoinz presta sa propre pecune, il acroit, tot ne s’acordent + pas à ce li autre. Et s’il preste dou commun, il ne l’acroit mie se + li autre ne s’i acordent, car il ne fet prest que de sa partie.

+
+
+
+ § {12.1.17} Ulpianus. Cum fili. +
+

Quant fiz qui est en bau preste son jornel quant il estoit à Rome à + escole, Scevusla dit que l’en li doit aider.

+
+
+
+ § {12.1.18} Idem. Si ego. +
+

Se je te baille deniers, ausi comme se je la te vosise doner, tu les + prenz, ¶ Julien dit que ce n’est mie don. L’en doit voir se c’est + prest ; et je cuit que ce n’est mie prest et que li denier ne + sont pas à celui qui les reçoit, car il les prant en autre cuidance. + Et par ce, s’i les despent tot, les li puisse l’en demander, il se + porra deffandre de barre de tricherie ; car segont la volenté à + celui qui fist le don li denier sont despendu. ¶ {1} Car se je, ausi + comme se je te baille en garde de don, tu le pranz comme prest, ce + n’est ne garde ne prest. ¶ Ausi est se tu enpruntes deners et je les + pris en prest por ma besoigne fere. En l’un cas et en l’autre, je + les puis demander sanz mestre barre encontre.

+
+
+
+ § {12.1.23} Affricanus. Si eum. +
+

Se je porsie le serf qui t’est lessié, ausi comme s’il me fust + lessié, et je le vent, s’il est mort il n’en puet demander le pris, + ce dit Julien, se je i ai gagné.

+
+
+
+ § {12.1.26} Idem. Si pecuniam. +
+

Se li procurators au chevaler presta deniers et il en prent plege, + par col exemple se tutor d’orfelin ou cil qui a la cure [65vA] de + valet et il promet à rendre l’argent de l’un et de l’autre, acordé + fust que il l’en donast aucion au chevaler à qui furent li + denier.

+
+
+
+ § {12.1.27} Idem. Civitas. +
+

Citié puet estre engagie par prest se li denier sont torné an preu de + la cité ; si que non cil qui reçut l’argent non pas par la cité + i seront tenuz.

+
+
+
+ § {12.1.28} Gaius. Creditor. +
+

Li creanciers à qui l’en ne baille pas sofisant gage puet demander + que l’en li baut gage qui vaille la dete.

+
+
+
+ § {12.1.29} Paulus. Si insti‹tu›torem. +
+

Si li sires ot serf marcheant, Julien dit que l’en puet o le serf + ausi pledier comme o celui par qui il moine la marchandise, qui a + cel oficeofice] ancis dans le ms., cf. lat. + Si institorem servum dominus habuerit, posse dici + Iulianus ait etiam condici ei posse, quasi iussu eius + contrahatur, a quo praepositus sit.

+
+
+
+ § {12.1.33} Modestinus. Principalibus. +
+

Il est establi ou commandemant à princes, que cil qui governe la + province ne que cil qui à aus vienent ne marchandet ne que il ne + prestent ne que il ne seent userier.

+
+
+
+ § {12.1.35} Modestinus. Periculum. +
+

Le peril des choses apartient à celui par qui cope l’en puet prover + que la chose est enpiree.

+
+
+
+ § {12.1.38} Scevola. Respiciendum. +
+

L’en doit regarder combien il a en la nature des homes savoir se la + chose puet estre deuee.

+
+
+ +
+ + + X. De seremant volunterif ou fet par droit ou par besoing [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 12, tit. 2 : de + Jurejurando, sive voluntario, sive necessario, sive + judiciali. + +
+
+ +
+ § {12.2.1} Gaius. Maximum. +
+

Tres grant remede de delivrer plez fu miste en usage quant religion + de serment fut controvee, par quel religion li contenz de seremant + sont otez.

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+ § {12.2.2} Paulus. Jusjurandum. +
+

Seremant contient senblance de pez, et a greignor autorité que chose + juigiee.

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+ § {12.2.3} Ulpianus. Ait pretor. +
+

Li prevoz dit : se cil à qui l’en pledoie jure a la volenté à + son aversere. Et « cil qui jure » nos devon savoir que + c’est reus ; ne l’en n’i mest mie por noiant ce qui est dit desus + « à la volenté de son aversere », car se reus jure et nus + ne li commande, li prevoz ne li fera pas valoir celui + seremant ; car lors ne jure reus que à soi. Car s’il estoit + issi, chascun jureroit à la volee et se delivreroit par ce de ce que + l’en li demanderoit. ¶ {1} Ce queconques aucion aucun est tret en + plet, s’il jure, li seremanz li vaudra se le plet est en persone ou + en chose, ou en fet, ou d’etrive, ou de defense, ou de qui tu vodras + aucion. {2} Et se l’en jure de l’estat d’au[65vB]cune persone, si + comme s’il est franc ou cuvert, li prevoz fera valoir le + seremant ; ausi comme je lessoi le seremant sor toi et tu juras + que tu n’estoies mie en mon poer, li seremanz sera tenuz. ¶ {3} + Marcellus moismes dit que l’en puet jurer savoir se la feme est + grosse ou non, et l’en en trera le seremant. Et oncore dit il, se li + contez estoit de la possession, il convient garder le seremant se la + feme veust estre mise en sesine comme grosse, et se l’en li + contredit, ele jurra que ele estoit grosse, ou l’en fist seremant + contre lui ; et se ele le jure, ele ira en la sesine sanz nule + peor ; se l’en jure encontre lui, ele n’avra pas la sesine, tot + soit ele grosse. Et Marcellus dit que li seremanz vaudra à la feme + que el ne soit trete en plet, ausi comme se ele est mise en la + sesine en non de son ventre par cause de chalonge, que l’en ne li + face force en la possession. ¶ L’en doit voir se li seremant vaut + dusque la, se l’en fet enqueste enprés ce que li enfes est nez que + il est fiz ou s’il ne est pas fiz à celui à qui l’en dit. Marcellus + en parle et dit que l’en en doit enquerre la verité, car le seremant + de l’autre ne vaut ne ne nuit à l’autre. Et le seremant à la mere ne + vaudra rien à l’enfant, ne ne nuira se la mere lesse jurer que ele + n’est pas ençainte de celui que l’en dit. ¶ {4} Puis que l’en let + seremant sor autre, il convient que il jure ; autremant vet se + je te lessoie sor toi à fere le seremant par si que tu jurasses par + Deu, et tu juras par ton chief {*12.2.4} ou par celui à tes + fiz, {*12.2.5} cest seremant ne vaut riens. Et se je requis + que tu jurasses par ton salu et tu juras issi, le seremanz sera + tenables ; car tot seremant qui loit à fere par qui aucun i + esti est] niest dans le ms., cf. lat. per quod voluit quis sibi iurari, idoneum + est que l’en jure est convenables. Et se l’en jure + issi, li prevoz li fera tenir. ¶ {1} Li enpereor dit que seremant + qui est fez par fauseté n’est pas tenables. {2} Quant li seremanz + est fez, l’en ne demande autre chose ne mes que la plainte remaigne, + car assez est prové quant l’en a juré. ¶ {3} Et se aucun commande à + jurer seremant qui n’est pas tenables ne bon à fere, veon se l’en le + doit tenir, ausi comme se l’en n’eust mie juré. Et je cuit que l’en + doit dire que il ne vaut rien [66rA]. {4} Et se l’en a juré, et li + seremanz n’est lessiez, autant vaut comme se l’en n’eust onques + parlé ; et s’il enprés prest de jurer, le seremant ne li vaudra + rien.

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+ § {12.2.10} Paulus. Quia. +
+

Quar ce que autres font ne doit pas nuire as autres.

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+ § {12.2.14} Paulus. Quotiens. +
+

À totes les foiz que l’en jure por chose, l’en ne perdone tel + seremant ne à pere ne à patron ; et por la chose demande l’en + le seremant, ausi comme de creance de deniers que li autors dit que + l’en les li doit, ou reus jure que il ne les doit mie. Ausi est + quant l’en demande seremant de deners à termez.

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+ § {12.2.15} Idem. As personas. +
+

Il convient que l’en envoit à fere le seremant à nobles persones en + lor mesons et à cex qui sont foibles.

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+
+
+ § {12.2.17} Paulus. Jusjurandum. +
+

Le seremant qui est lessiez par convent hors de jugement ne puet + l’autre partie renoier à l’autre. ¶ {1} Li orfelin par l’autorité au + tutor puet bailler le seremant à l’aversaire ; et s’il le fet + sanz tutor, il avra barre por soi, mes l’en dira contre la barre que + li orfelins n’a pa poer de l’aministracion des choeses. ¶ {2} Se + tutor tant com il a le bau, ou curator qui garde un hors do sen, + envoie à l’aversere le seremant, il doit estre estable, car il + pueent la chose alienier et recevoir les detes et pledoier por cex + qui ont en garde et en cure. ¶ {3} Se li procurators lesse le + seremant, il doit estre tenuz s’il a ministracion de toz les biens, + ou se l’en li a mandé especiaument ou s’il est procurator en sa + chose moismes.

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+
+ § {12.2.23} Gaius. Si servus. +
+

Se li sers jure que ses sires ne doie riens, li sires doit avoir + excepcion ; et bien se gart li averseres qui lessa le seremant + sus le serf.

+
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+
+ § {12.2.26} Paulus. Qui iurasse. +
+

Se aucun a juré ne monte rien s’il est male ou femele ou de quel age + il soit, car li seremanz doit estre gardez en totes menieres contre + celui qui se tint apoiez quant il le lessa fere ; tot soit il + veü que li menor se parjuret, car il n’est pas aparissant que il + deceue son aversaire à son esciant. ¶ {1} Se li peres jure que li + filz ne doit pas ce que l’en li demande, Celsius dit que li peres et + li fiz doivent avoir excepcion dou seremant. ¶ Se li peres jure que + il n’i a point de chatel, li fiz porra estre trez en plet s’il a + enprés rien gaignié, et [66rB] li peres sera trez en plet que il + rende reson dou chetel qui est enprés conquis. ¶ {2} Convenance de + seremant puet estre por numbre comme de renouveler convenance, de + lessier et de joster de tottot] tort dans le + ms. à autre, car ce vient de la convenance, tot et il + senblant de plet.

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+
+ § {12.2.27} Gaius. Iusiurandum. +
+

Seremant vet en leu de poie.

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+ § {12.2.32} Modestinus. Iusiurandi. +
+

Menor ne puet fere grace à autrui de seremant lessier sor lui.

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+ § {12.2.33} Ulpianus. Qui per salutem. +
+

Cil qui jure par son salu, tot soit il veü que il jure par Dé, au + regart de la divinité il jura issi. Mes se li seremanz est mis sor + lui si especiaument et jurast par son salu, n’est pas aparissant que + il et juré ; et por ce convient il que il jure solempnelmant de + chief.

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+
+
+ § {12.2.37} Ulpianus. Si non fuerit. +
+

Se cil qui mist le seremant sor l’autre ne l’est quite, et l’en ne + jurra pas de calumpnia, l’en ne li doit pas doner aucion ; car bien + si gart cil qui choisi à avoir le seremant qu’i n’avra pas avant + « de calumpnia », qu’i fut senblant que cil li vosist pardoner.

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+
+
+ § {12.2.38} Paulus. Manifeste. +
+

Grant vilenie est et en ausi comme chose coneue quant l’en ne veaut + jurer ne lessier le seremant à son aversere.

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+ +
+ + + XI. De convenances fetes don la cause n’est pas segue [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 12, tit. 4 : de + Condictione causa data, causa non secuta. + +
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+ +
+ § {12.4.1} Ulpianus. Si ob rem. +
+

Se l’en done deniers por fere chose qui est honeste, que autre fust + mis hors de ban, ou que le serf fust franchi, ou se l’en lesse le + plet, se la chose est segue, l’en ne puet les deniers redemander. ¶ + {1} Se je te done .x. solz por la convenance tenir, et de maintenant + je la lesse por l’eritage demander ou les lés, ‹…›.

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+ § {12.4.3} Ulpianus. Dedit tibi. +
+

Je te done ma peccune que l’en ‹n’› alast en plet ; je demant, + se je puis demander la se l’en ne me done caucion que l’en jauge, se + l’en ne me promest que l’en jauge. Et il est voir que il ja fiert + mult savoir se je donoi l’argent solement por ce que l’en ‹n’› i + alast, ou se l’en me doit prometre que l’en ‹n’› i irrairra] + urra dans le ms., cf. lat. non + iri pas, la condicion cesse tant comme l’en ‹n’› i + vet. ¶ {1} Ausi sera se je te done .x. solz por franchir Tebert, et + segont ceste devise l’en porra redemander ou deffendre le. ¶ {2} Et + se je te done .x. solz por franchir Tebert, se tu ne le fes je le + puis demander [66vA], et se je m’an repant, je le puis lessier. {3} + Et se je lesse doing ci issi que cil fust franchiez dedanz certain + tens, se li tens ne passe, je ne le puis demander se je ne m’en + repant ; et se li tens passe, je le puis demander. Et se Tebert se + muert, l’en demande se je le puis demander. Et Proculus dit que s’il + muert enprés celui tens que il puet estre franchiz, l’en puet + demander ce que l’en m’a doné, se non non. ¶ {4} Et se je ‹ne› te + donoi por franchir celui et tu voloies bien que je te donasse, tu + avras contre moi aucion ; c’est que tu me poeras demander ton + loier, tot soit celui mort que tu franchis. ¶ {5} Se franc home qui + me servit en bone foi me done deniers que je le franchise, et je le + fet ou faz, et enprés est prové que il est franc, l’an demande s’il + me puet demander l’argent. Et Julianus dit que oïl. Neraces reconte + que Paris Pantomimus redemanda à Domicia fille Neron .x. besanz que + il avoit donez por soi franchir, et les li fist li juige avoir, ne + ne fust il pas demandé s’ele prist l’argent s’ele savoit que il fust + franchiz. ¶ {6} Se aucun comme franc me done .x. besans, comme l’en + ne li eust pas commandé, que il donnat .x., Celsus dit. {7} Se le + serf à qui l’en commanda que il rendist .x. besans à l’oir et que il + fust franc, et fust franchi puremant, et ce serf ne set rien et done + à l’oir .x. besans, l’en demande s’i les puet redemander. Et il dit + que Celsus ses peres cuide que il n’es poist pas redemander. Mes + Celsus, qui est sis filz, qui est ameuz par naturel equité, cuide + que il les puisse redemander. Et ceste sentence est la plus veroie, + ja sé ce que l’en sache bien, si comme il dit, que cil face le don + par tel esperance que il en cuida estre guerredoné de celui qui le + prist, ou qu’i l’en amast plus ; et par ce ne pot il redemander s’i + n’est deceu par fause opinion. {8} Et oncore an parle il plus + sotivement, savoir se cil qui fist le don cuida que il fust franc, + ne li denier ne sont pas à celui qui les reçut, por ce que il bailla + les deniers à celui qui estoit heir non pas ausi comme siens, qui + estoent plus siens que à celui qui les renda enprés la franchise qui + avenoit à celui par le testamant. Et je cuit, s’i le fist par tel + corage, li denier ne sont pas sien ; car quant je te baille mes + deniers au [66vB] si comme tiens, li denier ne sont pas tien. ¶ Et que + sera s’il ne done les deniers à l’oir mes à autres à cui il cuida + que il fust commandé ? S’il i dona les choses propres, li + denier ne furent plus à celui qui les reçut ; et se un autre + les bailla por lui, ou s’il les bailla et il est franchiz, li denier + sont à celui qui les prant. {9} Tot soit il ostroié à celi qui vee + estre franc doner deners por acomplir la condiction, se li hers + veust, il puet les deniers sauver ; car il puet deffandre que + il ne les baille. Et issi sera fet que cil qui est serf sera franc, + ausi comme la condicion fust acomplie à qui l’en deffendi que il + n’obeist mie, et li denier ne seront mie perdu. Mes celui à qui fu + fez le testamanz qui vodra prandre, avra aucion de fet contre l’eir + por fere la volenté à celui qui fist le testamant.

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+
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+ § {12.4.6} Idem. Si extraneus. +
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Si un estrange dona doere por la feme, et fist convent que en quelque + meniere li mariages fust feniz li doeres li fust randuz, ne les + noces ne furent segues, por ce que tant solemant fut fet convenz de + cez cas qui sequent le mariage, eles ne furent pas fetes, l’en + demande à qui avient la condiction, ou à la feme ou à celui qui fist + le doere. Et il est senblant à voir, en cest quas se doit garder car + quant la cause n’est segue il puet demander son don que il fist por + le doere quant le mariage ne fust complez, se la feme ne mostre par + bones proves que il eust fet plus por la feme que por lui. {1} Et se + li peres done por la fille, et issi est en convent, se l’en ne motre + que autrement soit fet, Marcellus dit que li peres puet demander ce + que il a doné.

+
+
+
+ § {12.4.12} Julianus. Cum quis. +
+

Quant aucun en sa maladie fet don et quant il garist le veaut + rapeler, il puet demander les fruiz des choses donees, et les anfanz + et quanque il apartient à la chose.

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+
+ § {12.4.14} Paulus. Si procuratori. +
+

Se l’en rent à faus procurator chose qui n’est pas deue, l’en ne puet + demander rien au procurator se li sires tient à fet ; mes li + sires en est tenuz, si comme Julien dit. Et se li sires n’eust à + fet, tot fust la peccune rendue, l’en la poist demander au + procurateor ; et ce qu’est baillié n’est pas demandé comme + chose qui n’est pas deue, mes ausi comme ce qu’est doné por chose + qui n’est mie fete, por ce [67rA] que l’en a mie ferni ce que a esté + fet ou se le procurateor a fet larrecin de peccune qui n’ot mie, + l’en puet o lui pledier de larrecin et demander la li.

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+ +
+ + + XII. De convenance qui est fete par lede cause et par tort [rubr.] +
+ + La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 12, + tit. 5 : de Condictione ob turpem vel injustam + causam. — La seconde partie reproduit, mais avec des + variantes et des additions, plusieurs des lois traduites dans la + première. + +
+
+ +
+ § {12.5.1} Paulus. Omne. +
+

Tost ce qu’est doné est doné ou por chose ou por cause, et por chose + ou bele ou lede. Je di lede quant il a ledure devers celui qui la + done non pas devers celui qui la reçoit, ou non pas devers celui qui + la reçoit ne devers celui qui la done, ou de l’un ou de l’autre. ¶ + {1} Ce qu’est doné por chose honeste pot issi estre redemandé se la + chose n’est fete por qui li fez fu fez. {2} Et se cil qui reçoit la + chose la prant par lede cause, puet l’en demander le don.

+
+
+
+ § {12.5.2} Ulpianus. Ut puta. +
+

Ausi comme je te done aucune chose que tu ne faces sacrilege ne + larrecin, ne que tu ocies un home ; et en ceste maniere, ce dit + Julien, se je te done que tu n’ocies home, l’en le puet demander. + {1} Et se je te done et se je te demande por rendre moi la chose qui + est ches toi mise à garder, ou que tu me rendisses unes letres. {2} + Et se je te donoi que tu donasses sentence por moi et que tu feisses + ma cause bone, l’en ne puet ce don rapeler. Cil est a crime, car il + corront le juige ; et issi le doit l’enpereor et dit que il + doit perdre la querele.

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+
+
+ § {12.5.3} Paulus. Ubi autem. +
+

Et la où il a ledure devers celui qui done et qui prent, nos dison + que il ne le puet rapeler ; ausi comme se l’en done deners por + juiger malemant.

+
+
+
+ § {12.5.4} Ulpianus. Idem. +
+

Et ausi est se l’en done deners por fotre, ou se aucun qui est pris + en avotire ‹se› soeet rent ; il n’en puet rien demander, si comme + Sabinus et Casius distrent. {1} Et s’il done loier que li lerres + ‹ne› fust en cause, por ce que il a honte de ça et de la, il ne puet + demander ce que il en a doné. ¶ {2} À totes les foiz que la honte + est à celui qui prent, Celsus dit que l’en li puet demander, ausit + comme se je te done que tu ne me faces tort. {3} Mes ce que l’en + done à putein ne puet estre demandé, si comme Labeon et Marcellus + dient ; et c’est par bone reson, non pas por ce que anbedui i + aent honte, mes solement cil qui done. Cele i a honte en ce que ele + est putein, mes ele n’a pas honte de [67rB] prendre tot soit ele + putein. ¶ {4} Se je te done loier por juigier mon serf furtif, ou + celui qui m’a amblé ma chose, je ne puis mon don demander, car tu + n’eus pas honte ou recevoir le. Et se mon serf fuitif te done loier + que tu ne li vuasses, je te puis demander ce comme à larron. Et se + li lerres prant droit devant moi, ou li compoign au lerre, ou li + fuitif, et il done, je cuit que l’en le puet demander.

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+
+ § {12.5.5} Neracius. Si a servo. +
+

Se aucun prist loer de mon serf que il ne deit le larrecin que il + avoit fet, s’il le dit ou s’il non dit, Proculus dit que l’en puet + demander le don.

+
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+ § {12.5.6} Ulpianus. Perpetuo. +
+

Sabinus loie toz jorz les ancienes en ce qu’i cuiderent que se + aucunne chose est donee à aucun par mauvese cause l’en la puet + demander ; et Celsus s’acorde à ce.

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+
+ § {12.5.7} Ponponius. Ex ea. +
+

Se peccune est eue de promesse qui est fete à force, l’en la puet + demander.

+
+
+
+ § {12.5.8} Paulus. Si ob turpem. +
+

Se tu as promis à Tebert por lede cause, s’i demande la promesse, tu + as contre lui barre de tricherie ou aucion de fet ; et se tu li + renz, tu ne puez redemander lo, car la cause de la promesse est + ostee, qui estoit nule por la excepcion se l’anciene cause + remoinssist, c’est à dire la honte. Et s’il i ont honte cil qui + prent et qui done, cil qui tient et est sesiz en a le meillor ; + ne li autres ne puet demander, tot soit le don rendu par la + promesse.

+
+
+
+ § {12.5.9} Idem. Si vestimenta. +
+

Se je te preste robe à user et enprés la te bailloi que tu m’en + rendisses le pris, je le porroi bien demander ; tot soi il doné + por la chose et la cause soit segue, le don est fet avant + vileinement. ¶ {1} Se tu reçoit chose loee ou vendue ou commandee + que tu en rendisses à moi l’argent, j’avré contre toi aucion de + loage ou de vente ou de mandemant. Et se tu me renz ce que tu me + devoies dou testemant ou de promesse et je te rant la peccune, l’en + puet solement demander la peccune qui fu donee en celui non ; + et issi le dit Pomponius.

+
+
+
+ § 1. +

Johans de + Beaumont dit : Tot ce qu'est doné (est + donné), por chose ou por cause : por chose ou bele ou + lède ; ou por cause ou bele ou lède. Je di lède, quant + il i a lédure devers celui qui la done, non pas devers celui qui la + reçoit, ne devers celui qui la done, ou de l'un ou de l'autre. Ce qu'est + doné por honeste chose puet issi estre redemendé, se la chose n'est fete + porquoi li dons est donez. Et se cil qui reçoit la chose la prent por + lède cause, tost soit fete la chose, puet l'en demander le don.

+
+
+ § 2. +

Ausi com se te done aucune chose que tu ne faces sacrilége, ne larrecin, + ne que tu n'ocies un home : et en ceste menière, ce dit J. : + Se je te done que tu n'ocies home, l'en te puet le don demander. Et se + je te done por moi rendre la chose qui est sor toi mise en garde, ou que + tu me rendes unes letres ; et se je te donoi que tu donasses + sentence por moi et que tu me feisses ma cause bone : l'en ne puet + ce don rapeler ; car cil a crime qui corromp le juigeDig., + lib. 12, tit. 5, frag. 1 et 2.. Et là où e lédure (est + lédure) devers celui qui done et devers celui qui prent, nos + dison qu'il ne puet ce don rapeler ; ausint com si l'en done deners + por juigier malement. Et aussi se l'en done deners por f..... une feme + et il la f..., et se aucun qui est pris en avotire se réimt, il ne puet + ce don redemender, ce dit J. ; ou se il done deners por quoi uns + lerres ne fust encusezIbid., frag. 3, 4, pr., § 1.. A totes + les foiz que la honte est à celui qui prant, l'en li puet le don + redemender : ausint com se je te done que tu ne faces tort. Mès ce + que l'en done à putein ne peut estre redemendé ; et c'est par bone + réson, non pas por ce que endui i aient honte, mès solement cil qui + done ; ceste i a honte, en ce qu'ele est putein, mès ele n'a pas + honte en prendre, tot soit-ele putainIbid., frag. 4, § 2, + 3..

+
+
+ § 3. +

Se aucuns a promis por lède cause, et il n'ait randu, il a barre contre + celui qui demende ; quar la chose de la promesse est ostée qui + estoit nule por l'escepcionIbid., frag. 8..

+
+
+ § 4. +

Uns demandoit vingt livres, et disoit qu'il les avoit donées por lède + cause, por ce que cil a qui il les avoit donées n'oceit un home, et + c'estoit à prover et à avérer par soi et par garanz, qu'il avet seu et + veu la promesse fere et les deniers poier. Li copables fet encontre lui + tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demande qu'an dit droit. Et + l'en dit qu'en tel chose n'a point de gage ; car + en tel chose n'a que servise (sormise), et li chois de la + prave est à celui qui l'en demende.

+
+ +
+ + + XIII. [67vB] De aucion de chose que l’en ne doit mie [rubr.] +
+ + La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 12, + tit. 6 : de Condictione indebiti. + +
+
+ +
+ § {12.6.1} Ulpianus. Nunc videndum. +
+

Or devon voir de chose qui n’est pas deuedeue] desue dans le ms. que l’en rent. {1} Et se + aucun rent chose que il ne doit mie, et rien n’an set, il la pot + demander par ceste aucion ; s’il la rendi, et savoit, cil qui + reçut que il ne la devoit mie ‹...›.

+
+
+
+ § {12.6.3} Papinianus. Idem est. +
+

Ausi est si novele cause est don l’en ne savoit rien de tot + l’eritage ; ausint comme un enfant nest anprés la mort au pere + que li hers ne savoit pas que la mere fust enceinte, ou se li autres + enfant qui estoit en guerre revient que li peres disoit fausement + que il estoit morz. Il convient doner bones aucions au fiz qui nest + enprés la mort au pere, ou à l’autre qui gaaigne l’eritage contre + cex qui ont eu les lés. Ticius et Antoninus enpereors distrent que + cil qui tient l’eritage en bone foi est tenuz de tant comme il a + plus gaignié que le peril de ceste chose ne remoinge à celui qui + randi la chose sanz sa colpe.

+
+
+
+ § {12.6.5} Ulpianus. Nec novum est. +
+

N’est pas nouvele chose se un autre demande ce que autres a + poié ; car comme cil qui n’a .xxv. anz quant il a demandé + l’eritage et les lés renduz nicement est mis en point qui estoit + avant, il ne puet demander ce que il a rendu, mes cil à qui la chose + apartient les puet demander.

+
+
+
+ § {12.6.7} Ponponius. Quod. +
+

Ce qu’est rendu por niceté qui n’estoit pas deu, ce puet estre + demandé ou autretant.

+
+
+
+ § {12.6.8} Paulus. Quod. +
+

Ce que un autre rent à la feme en non do mari qui ne puet rendre, il + ne le puet demander, car la dete est à la feme.

+
+
+
+ § {12.6.12} Paulus. Si fundi. +
+

Se je te done l’usage et lo fruit de mon champ qui quidees fausement + que je le te deusse, et je muir avant que je le te demande, la + demande de cestui passe de cex en celui.

+
+
+
+ § {12.6.14} Ponponius. Nam hoc. +
+

Car c’est lëauté et nature que nus ne doit estre riches d’autrui + domage.

+
+
+
+ § {12.6.15} Paulus. Indebiti. +
+

La demande de solte qui n’est pas deue est naturel ; et tot ce + que apartient à sote puet estre demandee, si comme li enfes qui nest + de la serve, ou ce que creue d’eve a amené en mon [68rA] + champ ; et les fruiz, se cil à qui la sote est fete l’a pris en + bone foi, sont demandables. {1} Et se l’en rent autrui deniers, l’en + les puet demander si que l’est en et la sesine ; ausi comme se + je cuide fausement que je te doie la sesine d’aucunne chose et je la + demandasse. ¶ Et se je fis la possession toe, si que ele ne puet + estre rapelee par lonc tens, tot puisse je pledier à toi par droit + par ce que je te rendi chose que je ne te devoie mie. {2} Et se li + fruiz et li usages qui estoit autrui est rendu o la chose, je la te + demanderoi hors l’usage.

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+
+
+ § {12.6.16} Ponponius. Sub. +
+

Se l’en rent par niceté chose qui estoit deue par condicion, ele puet + estre demandee tant comme la condicion pent ; et quant ele est + avenue, l’en ne la puet demander. {1} Et ce que l’en doit à jor + nomé, ne puet estre demandé dusque le jorz soit.

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+
+
+ § {12.6.23} Ulpianus. Eleganter. +
+

Ponpes demande trop bien, se aucuns cuide que pez soit fete de celui + qui est heir ou de celui qui est procureor, et il done por + cele pez qui n’est mie fete, l’en demande se l’en le puet + redemander. Et il dit que oïl, car il est donez por fause cause. + Ausi cuideré dire se la pez n’est fete por qui le don est fet ; + et se la pez est depecee, ausi en doit l’en dire. ¶ {1} Se aucun fet + pez aprés chose juigie et il rent, il porra redemander par ce que + acordé est que la pez est nule ; et ce dit li enpereor. Et ce + puet estre retenu en la cause dou juigement qui a esté rendu por + cele pez.

+
+
+
+ § {12.6.24} Idem. Si his. +
+

Se cil qui se puet deffendre de pardurable barre, qui savoit bien que + la barre li avoit mester, promest aucunne chose por soi delivrer, il + ne la porra pas redemander.

+
+
+
+ § {12.6.31} Idem. Is qui. +
+

Cil qui par niceté rent plus que l’eritage ne se monte an creancer, + puet demander ce que il a rendu comme ce que il ne devoit mie. ¶

+
+
+
+ § {12.6.32} +
+

{2} Se la feme est en tele opinion que ele croit que ele est obligie + por le doere quanque le rendra por le doere, ele ne porra + redemander ; quar quant la fause opinion est otee, ce qu’est + rendu ne puet estre redemandé, ainz remoint por cause de pitié. ¶ + {3} Cil qui promist home generaument est ausi comme cil qui doit un + home ou .x. solz. Et par ce, s’il cuida que il eust promist Tibert + et le rent, il ne le demandera pas [68rB] ; et s’il rent un + home que tu vodras, il sera delivrés.

+
+
+
+ § {12.6.44} Idem. Repeti‹ti›o. +
+

La demande nest nule de celui qui reçoit la soe chose ; et + totesvoies, se autres les rent que cil la devoit veroiment, cil la + puet redemander.

+
+
+
+ § {12.6.47} Celsus. Indebitam. +
+

Tu promeis par malmal] mai dans le ms., cf. lat. + per errorem deniers que tu ne + devois mie ; cil qui plevi por toi la rendi. Je cuit que se li + plege rent en ton non tu en est tenuz à lui, ne il ne convient pas à + randre se tu l’as estable ou non ; car tu li peus mander qu’i + les rendist en ton non. Et se li plege les rent en son non que il ne + devoit pas fere, il les puet demander par ce que il rendi ce que il + ne devoit mie ; et il porra demander par ton commandemant à + celui à qui il rendi s’il ne mest barre contre celui qui demande par + non sachance.

+
+
+
+ § {12.6.48} Idem. Qui. +
+

Cil qui promist à doner .x. solz s’il fesoit aucunne chose, ou se + aucunne chose est fete, s’il rent ce que il promist avant que la + chose soit fete, ‹...› que il a promis, et par ce les puet il + redemander.

+
+
+
+ § {12.6.49} Modestius. Hiis solis. +
+

À cex puet l’en demader la peccune à qui ele est rendue en quelque + meniere, non pas à cex qui ele profite.

+
+
+
+ § {12.6.50} Pomponius. Quod. +
+

Ce que aucun rent par si que il savoit que il ne devoit mie la chose + et par corage que il la redemandast, il ne la pot redemander.

+
+
+
+ § 1. +

De aucion de chose que l'en ne doit mie, et comment l'en la puet + demender, nos devon voier. Se aucun rent chose qui n'est pas deue, et + riens n'en siet, il la puet redemender.

+
+
+ § 2. +

Se aucuns enfes est au ventre sa mère et ne set l'en pas que il i soit, + l'en puet redemender le héritage, qu'il sera rendu à autre qui se fera + heir. Ausint est se aucuns est heirs (hors) dou païs, et + l'en cuide qu'il soit morz et revient. Et se aucuns rent por autrui, il + ne puet redemender ce qu'il a rendu, tot ne soit la chose à celui ; + mès cil por quoi la chose a esté rendue la puet redemender.

+
+
+ § 3. +

Et se mi procurators rent chose que je ne devoi mie, il la puet + redemender ; et tutor et curator ausi. Ce qui est rendu par niceté, + et n'ière pas deu, puet estre demendé ou autretantDig., lib. 12, + tit. 6, frag. 1, 3, 5, 6, 7..

+
+
+ § 4. +

Un home dit issint : Cel home me doit dix livres, que je li rendi, + que je net li devoie pas ; si les démant, et s'il veust dire que ce + ne soit voirs, je suis prez dou prover et de l'avérer, et par moi et par + garanz qui en fera ce qu'il devra. Li copables fet encontre tel ni et + tel deffense comme il doit. L'en demende qu'an dit droit. Et l'en + respont que li demanderes est loisanz de prandre la prove de celui et de + son garant, et de conoistre que c'est voirs, ou d'escondire par la soe. + Car en tel chose n'a que sormise, comme il n'i oist cause dom il ait + bataille, ne chetel ; et est aparissant que l'en ne poie pas + volentiers chose qui n'est deue.

+
+ +
+ + + XIV. [68vA] De aucion de chose qui est rendue sanz cause [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 12, tit. 7 : de + Condictione sine causa. + +
+
+ +
+ § {12.7.1} Ulpianus. Erit. +
+

La meniere de ceste demande sera tele : que se aucuns promest + sanz cause ou rent chose que il ne doit pas. S’il promest sanz + cause, il ne puet pas demander tant comme la chose se monte que il + n’a mie rendue, mes il puet demander l’obligacion moismes. {1} Et + s’il promet por cause et la cause n’est pas segue, l’en doit dire + que l’en puet demander ce que l’en a doné. ¶ {2} Se l’en a promis au + commoincement sanz cause ou s’il i ot cause de prometre qu’i n’est + pas segue, l’en puet dire que l’en puet demander. ¶ {3} Se aucuns + puet demander à autre ce que il a eu sanz droite cause, ou s’i l’a + doné por torte cause.

+
+
+
+ § {12.7.2} Idem. Si fullo. +
+

Se li felons baille ses vestemanz à laver et à polir et enprés que il + les a perduz il rent au seignor par plet le pris que il valoient, et + enprés li sires trove la robe, l’en demande par quele aucion cil + puet demander la peccune que il a perdue. Et Cassius dit que il ne + puet mie solement pledier ou le seignor de loage, ainz puet demander + au seignor ce que il a rendu ; et je cuit que il a aucion de + loage. Et l’en demande s’il puet demander cel argent. Car il rendi + chose que il devoit, mes que tant i a qui rendi sanz cause ; + por ce que la robe fut trovee, puet il demander ce que il i + bailla.

+
+
+
+ § {12.7.3} Julianus. Qui sine. +
+

[68vB] Cil qui sont obligié sanz cause ont aucion de chose qui n’est + mie certaine, et la puet demander por fere que il seent + delivrés.

+
+
+
+ § {12.7.4} Affricanus. Nichil. +
+

Ne monte rien se aucunne chose est donee au commoincement sanz cause + ou se la cause por quil ce fust promist ne fu pas segue.

+
+
+
+ § {12.7.5} Papinianus. Avunculo. +
+

Cele qui se devoit marier dona à l’ome peccune en doere, ne ne se + maria pas ; l’en demande s’ele puet cel argent demander. Je dis + por la ribauderie de cele qui done et de celui qui reçoit, se li + denier sunt numbré l’en ne les pot demander ; et en tel jeu en + a le meillor cil qui tient. Et segont ceste reson aucun dit que la + feme ne puet demander rien de cele chose ; mes je cuit que la + chose n’est pas lede, car ele ne fu nule, car li doeres fu nul comme + cele peccune fu donee por mariage non pas por fotre. ¶ {1} La + marrastre au fillastre, la bruz au serorge, donerent peccune en non + de doere, ne il n’i ot point de noces ; il est veü que il n’i a + point de demande, car entre tex persones lor assenblee est nule car + il i a avotire ; et plus, et por ce que il n’i ot point de + cause de doere, l’en le puet redemander s’il est doné.

+
+
+ +
+ + + + XV. De aucion de larrecin [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 13, tit. 1 : de + Condictione furtiva. + +
+
+ +
+ § {13.1.1} In re furtiva. +
+

En chose emblee avient la demande au seignor.

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+
+ § {13.1.2} Ponponius. Condicione. +
+

Hors dou seu et anfanz sont obligié de cause de larrecin quant il i a + hers, tot ne puisse l’en pledier ou aus.

+
+
+
+ § {13.1.3} Paulus. Si condicatur. +
+

Si serf est demandez par cause de larrecin, ce doit venir en la + demande por conbien cil ne vosist qu’i pledoie ; ausi comme + s’il i a heir establi et li sire est apereliez de perdre l’eritage, + si comme Julien dit ; et s’il demande un home mort, il le doit + avoir ou le pris de l’eritage.

+
+
+
+ § {13.1.4} Ulpianus. Si servus. +
+

Se serf ou cil qui est en ba‹n› amble, l’en doit demander au seignor + ce que il en a eu ; et por le remoignent, li sires puet doner + le serf por le forfet.

+
+
+
+ § {13.1.5} Paulus. Ex causa. +
+

[69rA] De cause de larrecin puet l’en demander au serf, et nus n’est + tenuz de cele demande fors cil qui embla ou li hers.

+
+
+ +
+ + + XVI. De ce que l’en promet à rendre en leu devisié et en certain + [rubr.] +
+ + La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 13, + tit. 4 : de Eo quod certo loco dort + oportet. + +
+
+ +
+ § {13.4.1} Gaius. Alio. +
+

Il est apparissant que aucun ne puet pas demander chose en autre leu + que la où ele fu promise. Et por ce que c’estoit iniquité se cil qui + promist ne venist en leu où il avoit promis, s’i le fet à escient ou + s’il le convenoit à force estre aillors et por ce ne poet venir en + leu, por ce que acordé fust que l’en donast bone aucion en ceste + chose.

+
+
+
+ § {13.4.2} Ulpianus. Arbitraria. +
+

Aucion arbitrere contient le preu de l’un et de l’autre, tant de + l’autor comme de reus. Et se li reus i a domage, la condempnacion + sera de moins que li plez ne fust ; ou se c’est à l’autor, la + peccune sera creue. ¶ {1} Ceste aucion vient de ceste promesse, ausi + comme se tu promez à doner .x. solz à Orliens. ¶ {2} Se aucun + pledoie à Paris por .x. solz ou por un home que l’en li promist, il + n’an puet pledoier aillors ; que reus ne prendeprende] + perde dans le ms., cf. lat. ne auferat + loci utilitatem reo le preu de ce leu. {3} Scevola. Non utiqueutique] utis + dans le ms.. Les choses qui ne sunt pas nomees en + promesses ne sunt pas toz jorz am poer au reus, mes ce qui doit + estre en la volenté ou n’i doit pas estre, et por ce doit l’en + esgarder le leu. ¶ Qui promest Tebert ou Gaubert, il puet choisir + qui il rendra ce que il vodra tant comme il vivent ; et puis + que li uns est morz, li chois est passez, ne il n’est pas en son + chois quant il ne veust rendre le vif qui doit solement. Et por ce, + cil qui promist à Paris ou à Orliens, il fust en son chois que il + fust demandé la où il vosist, il n’i puet estre enpledié, ainz porra + toz jors eslire un autre leu ; et issi avandra il que il sera à + son chois s’il doit ou non ; par ce cuide l’en que l’en li puet + demander en autre leu sanz nomer le leu, et issi nous devons à + l’autor chois de demander. Et Scevola dit generaument que li + demandeor doit avoir le chois de la où il demandere ; et + reusreus] uns dans le ms., cf. lat. + reum ubi solvat, de la où il redra, + avant la demande. Par ce sera meslémeslé] mes se + dans le ms., cf. lat. Proinde mixta… rerum alternatio + locorum alternationi le change des choses + [69rB] au change des leus, et por le besoing fet il chois à l’autor, + et por la chose ‹et› por le leu ; si que non il veust tolir l’aucion + quant il veust garder au reus s’opinion. ¶ {4} Se aucuns promet à + rendre à Paris et à Orliens, il fet que cil en puet demander en ce + .ii. leus partie de la chose. {5} Se aucuns promet à fere une meson + ne ne dit pas le leu, la promesse ne vaut riens. ¶ {6} Se aucuns + promet à rendre .x. solz à Paris, s’il en plede avant le jor que il + puisse venir à Paris, il fet que fos, car Julianus cuide que li jorz + est entenduz en ceste promesse. Par ce cuide je que ce soit voir ce + que Julien dit, que celui qui promet à rendre à Rome et hui promet + rendre à Lion, il ne doit rien. {7} Oncor dit Julien : cil qui + promist à rendre à Tebert à Paris, s’il le rent aillors, por ce ne + remoint pas que cil ne puisse demander ? Et Julien dit que il + n’est pas delivrés et par ce puet il demander son domage. Celsus dit + autrement que Julien, et que l’en puet dire, se l’en rent aillors, + cil est delivrés, comme il ne reçoive mie cele chose contre ma + volenté ne forcie ; pleinement, se cil n’est delivrés, je puis + demander tote la dete ; ausit comme se aucun eust fet une meson + aillors où il ne promist, il n’est en rien delivrés. Mes il m’est + avis que il a difference en rendre peccune et en fere meson, et por + ce ne puet demander fors le domage que l’en i a. ¶ {8} Or devon + parler de l’ofice au juige de ceste aucion, de la grandor dou + marchié, s’il doit monter ou bessier ; que se reus fust à + Paris, il eust miauz rendu que la où il fust tret en plet, ci a + reson. Julianus segui l’opinion Labeonis et ot ausi la reson à + l’autor que il puet avoir aucunne foiz domage se l’en li rendi à + Paris. Et ausit doit l’en regarder le preu au demandeor. Et que sera + s’i baille peccune à porter et à recevoir la à Paris sor poine par + gages et li gages sont vendu et la poine est commise par ta + demore ? Ou se aucunne chose est deue à la borse l’enpereor et + la chose à celui [69vA] qui fist la promesse est rendue ? ¶ En + ce regardera l’en le domage que l’en i a, et outre lëau mesure de + usures. Que se cil soloit achetier marchandie, s’il doit demander le + gaing que il eust fet ? Et je cuit que il doit avoir reson non + pas solement de domage mes dou gaing que il poet avoir eu.

+
+
+
+ § {13.4.5} Paulus. Si heres. +
+

Se cil qui fist le testamant commanda à son heir que il rendist + aucunne chose en certain leu, il i avint aucion à plesir.

+
+
+
+ § {13.4.6} Ponponius. Aut si. +
+

Ou s’il enprunte deniers por rendre les an certain leu.

+
+
+
+ § {13.4.7} Paulus. In bone. +
+

Aucion de achest ou de vente ou de chose baillie à garder est en + juigement de bone foi s’il est en convent en marchié que la peccune + soit rendue en certain leu, ne aucion à plesir n’i a leu. Et s’il + promist à rendre en certain leu, il usera de ceste aucion.

+
+
+
+ § 1. +

Il est aparissant que l'en ne puet demender chose que là où ele fu + promese ; et por ce que c'estoit iniquité que cil qui promist ne + venist en leu où il avoit promis, fu acordé que l'en donast bone aucion + contre lui.

+

Ceste aucion vint de tel promesse, aussi comme se tu me promeis dix soz à + rendre à Orliens, tu ne les me doiz pas rendre à Paris ; car je + perdroie le profist dou leu où tu les me devoiesDig., lib. 13, + tit. 4, frag, 1, 2, § 1..

+
+
+ § 2. +

Se aucuns promest à rendre à Paris et à Orliens, il fet que l'en li puet + demender la moitié à Paris et la moitié à Orliens.

+

Et se aucuns promest à fere une meson et ne dit pas le leu, la promesse + ne vaut riens.

+

Se aucuns rent à Paris et il doit à Orliens, l'en ne li puet riens + demender ; car il n'i fist pas force ne peur.

+
+
+ § 3. +

Se cil qui fist le testament promist à rendre en certain leu, sis heirs + r'est tenuz. Aucion d'achat ou de vente ou de chose baillie, a juigement + de bonne foiIbid., frag. 2, § 4, 5, 7 ; frag. 5, + 7..

+
+
+ § 4. +

Uns promist à rendre à Orliens ; li créanciers dit qu'il promist à + rendre à Paris, et l'est prez de monstrer et de l'avérer par soi et par + garanz, qui en fere lo tierz plus. Et li detés fet encontre tel ni et + tel deffense comme il doit. Et l'en respont que l'en doit regarder où li + marchiez fu fez : s'il fu fez à Orliens, cil qui demende s'en + passera, contre le créancier et contre son garant, par sa prove ; + s'il fu fez à Paris, li chois de la prove est au créancier ; car en + tel chose n'a pas bataille.

+
+ +
+ + + XVII. [69vB] De peccune promise à rendre [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 13, tit. 5 et 6 : de + Pecunia constituta, et commodati vel contra. + +
+
+ +
+ § {13.5.1} Ulpianus. Hec edicto. +
+

Li prevoz sostient cest ban car il garde les chose establies par + acort ; car dure chose est aler contre sa foi. {1} Li prevoz + dit : « cil qui establi à rendre deniers que il + devoit » ; l’en doit ce issi entendre celui ou cele, car + femes sont coneues de rendre ce que il en convenencent s’eles n’ont + seignors. ¶ {2} Et tot ne soit il rien dit en cest ban de menor, + [et] s’il establist soi à rendre sanz l’autorité au tutor, il n’est + pas tenu. {3} Et se cil qui est encor au bau promest à rendre, l’en + demande s’il est tenuz. Et je cuit que oïl ; et ausi li peres + dou chetel ou fiz. ¶ {4} Cil qui promet vitement quant il veaut + prometre que l’en ne li demant rien, il n’en puet pledier ; car + il ne le fist pas par corage de establir se il a rendu, mes solement + par corage de promestre. {5} Et l’en demande se l’en puet autre + chose rendre que cele qui est deue. Mes quant il est acordé que l’en + rendist chose por chose, ausi puet l’en rendre autre chose por ce + que l’en doit. Et se aucun doit .c. solz et il rent froment au + vaillant, ceste rente vaut. ¶ {6} Dete puet estre establie por tote + cause, et por chascun marchié certain ou non certain, et se aucun + doit argent por aucun achat ou de cause de doere ou de cause de ban + ou d’autre marchié. ¶ {7} Dete ou sa nature sofist. {8} Et cil qui + est obligiez de aucion non pas de droit de cité est tenu si + s’atablist à rendre, quar la dete est aparissant qui est deue. Et + por ce, sisi] ses dans le ms., cf. lat. si + constituerit peres ou sires sont obligié de + chatel, si s’atablissent à rendre il en seront tenuz jusque tant + comme il avoit en chetel quant il fut promis ; et s’il promet + plus en son non, il ne sera pas tenuz fors en ce que sera plus.

+
+
+
+ § {13.5.2} Julianus. Quod si. +
+

Et se tu establis à rendre .x. soz ou non dou fiz tot eit en chatel + .v., il sera en diz par ce que il si establi.

+
+
+
+ § {13.5.10} Paulus. Idem est. +
+

Ausi est de .ii. qui ont promis quant l’en a enprés promis à l’un et + anprés randu à l’autre ; car cil à qui l’en [70rA] a promis + doit estre en leu de celui à qui l’en a rendu.

+
+
+
+ § {13.5.11} Ulpianus. Hactenus. +
+

Et dusque itant veudra la promesse se l’en doit ce que l’en promest + s’il n’en i a nul qui dee ; ausi comme s’il promest avant que + il demant l’eritage au detor ou s’il est pres de randre, Ponponius + dit que la promesse vaut par ce que l’argent estoit deuz. {1} Se + aucun devoit .c. deners et en promé .cc., il n’est tenuz que de + .c.

+
+
+
+ § {13.5.13} Idem. Sed si quis. +
+

Et se aucuns devoit .xx., il est tenuz.

+
+
+
+ § {13.5.16} Ulpianus. Si duo. +
+

Se nos prometons .ii., l’en porra demander tot à l’un. ¶ {1} Et aucun + puet establir en certain leu et en certain tens, et il ne puet pas + solement demander la où l’en li promist mes aillors par tot. {2} Li + prevoz dit : « s’il est aparissant que cil qui promist n’et + rendu, ne qu’i n’et fet gré à celui à qui il doit comme cil fust + pret de prandre ». {3} Et s’il ne failli en creancier, li autres est + tenuz ; mes l’en doit secorre au detor. ¶ {4} Et les paroles + que li prevoz dit « que se reus ne fist ce que il + promist », savoir se ces paroles apartienent au tens de la + promesse, ou se l’en doit regarder le tens que li plez fut entamez, + l’en en dote ; et je cuit que les paroles doevent estre + raportees au tens de la promesse.

+
+
+
+ § {13.5.19} Paulus. Id quod. +
+

Ce qu’est deu soz condicion, ou porement, s’ils’il] + sit dans le ms. est promis en certain + jor, il ne puet estre demandé dusque lors ; et cil est tenuz + tant comme la condicion dure ; et s’ele faut, l’une et l’autre + aucion faut. {1} Et se cil qui doit porement s’il promet sor + condicion, Ponponius dit que l’en doit doner contre lui aucion. ¶ + {2} Se li peres ou li sires prometent à rendre ce qu’estoit de + chatel, le chatel n’apeticera pas por ce que il est ja obligiéz de + cele cause ; et soit gasté le chatel, cil n’est pas barré.

+
+
+
+ § {13.6.1} Ulpianus. Ait pretor. +
+

Li prevoz dit : je donroi juigement de ce que l’en dira que l’en + avra prestépresté] prestre dans le ms., cf. lat. + quod quis commodasse. {1} Et + l’espelement de cet ban n’est mie grief : une chose doit estre + notee, que qui preste doit fere mencion de prest, et Plaucianus fist + mencion de usage. Labeo dit que il a autel difference comme entre + generauté ‹…› ; et issi le cuide Cassius et dit que l’en puet + prester [70rB] meson à estage. ¶ {2} Cil qui n’ont .xiiii. anz ne + sont pas tenuz de prest par ce que l’en ne puet prester à orfelin + sanz autorité de tutor. Et s’il a .xiiii. anz et il fet barast ou + tricherie en prest, il n’est pas tenuz de ceste aucion, car le prest + ne valu rien au commoincement.

+
+
+
+ § {13.6.2} Paulus. Hec in furiosum. +
+

Ne l’en ne doit pas doner aucion de prest en desvé, mes l’en fera la + chose monstrer por le chalungier.

+
+
+
+ § {13.6.3} Ulpianus. Sed mihi. +
+

Et il m’est avis se li orfelins gaigne en la chose prestee, li + enpereor dit que l’en donra aucion contre li de prest. {1} Se la + chose prestee est rendue peor que ele ne fu prestee, ele n’est pas + rendue, puis que ele est enpiree, se l’en ne rent l’enpirement. ¶ + L’an dit propremant que la chose est randue quant ele n’est enpiree. + ¶ {2} En ceste aucion jurra l’en ausi comme en autres causes ; + et li tens la chose jugie tant comme la chose vaut sera tenuz, tot + soit gardé li tens que li plez fust entamez en plez de droit + estroit. ¶ {3} Li heirs à celui qui ot la chose prestee sera + enplediez por tant comme il tient, s’il n’a poer de rendre tote la + chose et il ne la rent mie ; lors le condempne li juiges a tot + rendre. ¶ {4} Se l’en preste à serf ou à filz, l’en pledera solement + dou chetel ; et porra aucun pledoier droitement o le fiz ou o + le serf. ¶ Et se l’en preste à serve ou à fille, l’en ne plediera + que lors chetel. {5} Et li peres ou li seignor ne sont pas condempné + solement de barat à ces persones ; ainz dit Julien que li baraz + au pere ou au seignor vient environ aucion de gage. ¶ {6} Ce que + puet estre gasté par usage ne puet estre presté, se aucun ne le + prent por renier ou por mostrer.

+
+
+
+ § {13.6.4} Gaius. Sepe. +
+

L’en preste deners aucunne foiz por l’amor de celui qui les + reçoit.

+
+
+
+ § {13.6.5} Ulpianus. Si ut. +
+

S’il est convent que li prez soit renduz en certain leu ou en certain + tens, li juiges amesurera l’afere dou leu et dou tens. ¶ {1} Se + aucun plede de ceste aucion et il reçoit l’esme que l’en [70vA] li + offre, la chose est à celui. ¶ {2} Or doit l’en voir que vient en + aucion de prest, savoir se barat ou colpe et se tot le peril ; + et en marchiez solement le barat i vient, et aucunne foiz la cope. + Barat est ou chose baillie en gar, car cil n’i a nul preu qui l’a en + garde ; et par ce i vient tricherie solement s’il n’i a loer et + lors i vient la cope ; ou s’il est en marchié mis que s’il pert + la chose, que il eit le peril et la cope, cil qui a la chose en + garde. Mes la où li uns et li autres a preu, si comme en achat ou en + loange, comme en doere, comme en gage, comme en compoignie, et barat + et cope est baillié. ¶ Prest contient aucunne foiz le preu à celui + qui preste, et por ce est veroie la sentance Quincii qui cuida que + colpe et diligence i fust. ¶ {3} Et se la chose qui est preté est + esmee, cil doit avoir tot le peril qui reçut l’esme de la chose. ¶ + {4} Et ce qui avient par vilece ou par maladie en ce que larrons + tolent ou aucunne autel chose avient, cil qui reçut le prest ne doit + pas avoir de ce riens sor soi se aucunne cope n’i avient. ¶ Et se + aucunne chose avient par trebucheiz ou par feu ou aucunne aventure, + il ne sera pas tenu s’il ne pensa plus de sauver les soes choses que + les prestees. ¶ {5} Et il doit garder diligement la chose prestee. ¶ + {6} Li ancien doterens se l’en doit metre garde en home presté ; car + aucunne ‹fois› doit l’en metre garde en home, s’il est prestez liez + ou s’il est de tel aage que il ait besoing de garde. Et s’il est + issi que cil qui le prist le gart, l’en doit dire que il doit la + garde. {7} Et aucunne foiz le domage de la mort est sus cetui qui ot + le prest, car se je prestoi un cheval por mener à la vile et tu le + moines en bataille, tu seras tenuz dou prest ; ausi sera d’un + home. Et se je te prestoi le cheval que tu le menasses à la + bataille, le peril en est mien. Et se je te preste un serf texier ou + covreor et il chiet de sus la meson, le peril est mien, ce dit + Julien ; et je cuit que c’est voir se je le [70vB] te prestoi + que il montast sor la meson. Et s’il fust prez que il feist + besoingne à plainne terre sanz monter en haut et tu le mois en haut, + ou se l’ovre chei par ce que il ne l’avoit pas liee ou les perches + furent viez et porries par villece, je di que li perilz est à celui + qui enprunta la chose. Car Mela dit que se serf est presté à pereor + et il le tue en la perriere, li mestres en est tenuz, qui lia + mauvesement l’asteler. {8} Et cil moismes qui use de la chose + prestee autremant que il ne doit est tenuz non pas solemant de + aucion de prest mes de larrecin, si comme Julien dit. Ausit comme se + je te preste un livre et tu i fez escrire que ton detor te doit et + je l’effacel’efface] leffare dans le ms.. + Et se je t’avoie presté por escrire ta dete, j’en sui tenuz à toi, + et tu me feis savoir que ta dete i fust escrite ; et se tu non + me feis savoir, tu es tenuz à moi de prest et ancor de larrecin, por + ce que tu as usé de la chose prestee autrement que je ne + voloie ; ausi comme cil est tenuz de larrecin qui use autrement + de cheval ou de robe que li pret ne fut fez. {9} Et l’en doit metre + diligence en la chose prestee, dusque à tant que l’en doit garder la + ‹…› diligemant la chose prestee ; ausi comme se je te prestoi + une ege que son polein seguet, li encien dient que il te convient + garder le polein. ¶ {10} Et aucunne foiz cil qui enprunta sera tenuz + de tricherie solement en la chose prestee s’il fet le prest por soi, + par aventure por la feme que l’en li amenast honestement et bien + vestue, ou se aucun presta au jeu ou li prevoz i joet, ou se aucun + presta au prevost moismes. ¶ {11} Or doit l’en voir en quex choses + aucion de prest a leu, et li encien doterent de ce. ¶ {12} Je te + baille aucunne chose que tu baillasses en gages à ton creancier, tu + les li baillas, tu ne la dagas mie por rendre la moi. Labeo dit que + aucion de prest a ci leu, et je cuit que c’est voir ; s’il ost le + loier en convent, lors avra l’en aucion de loage, ou [71rA] de fet. + ¶ Pleniement, se j’engage ma chose por toi par ta volenté, je avrai + aucion de commendement contre toi ; et issi dit Labeo + droitemant. Se la cope est en moi dou degagier et le creancer ne + veaut rendre le gage, tu as aucion contre moi de prest que je te + donge aucion contre lui. Je n’i é point de colpe se j’é rendu + l’argent ou je sui prez de rendre le ; il convient que cil qui + fist le prest sache le despens dou plet. ¶ {13} Se tu me prie que tu + me portes un serf et meine escuele et li serf pert l’escuele, le + peril en est tien, car l’acuele fust preste, por quoi je doi garder + que je n’i e colpe. Et se li serf s’enfuist o l’escuele, cil n’en + est pas tenuz qui enprunta s’il ne fut en colpe de la fuite. ¶ {14} + Se tu me prias que tu m’apareillasses ta chambre et que je baillasse + argent à ce, et je le faz, et enprés tu requiers que je face + autretel à l’autre jor, et comme je ne usese pas deniers à ma + volenté en ma meson, je lesse ce illoc, et enpire, l’en demande + quele aucion le puet avoir et à qui est li perilz. Labeo dit, de + peril que il a restoroit se je i lessoielessoie] + leffoie dans le ms., cf. lat. custodem + posui an non garde ou non ; se je + lessoie, le peril est à celui à qui je lessoi la chose en garde ; si + non, le peril est mien. Et cuit que l’en a aucion de prest, et que + cil doit amender la chose que il ot en garde se autre convenent n’i + ot. {15} Se charrete est prestee à .ii. ou loee ensenble, Celsus dit + l’en puet demander se chascun est tenu por tot ou por partie ; + et il dit que la seignorie ou la possession ne puet pas estre à .ii. + de tot, ne l’un ne puet pas fere partie d’un cors, mes de tot le + cors sanz devise puet il avoir seignorie en partie. Mes il puet + avoir l’usage de boing, ou de galerie, ou d’un camp tot ; ne + n’en i ei pas moins mon usage que li autres. Et en charrete loee ou + prestee, j’ai mon usage en partie, car je ne tiens pastiens + pas] tienh past (?) dans le ms., cf. lat. + quia non omnia loca vehiculi teneam toz + les leus de la cherete. Mes il dit voir que je doi garder que il n’i + et barat ne colpe et que il i et bone garde, et par ce seront il + tenuz en dui ; et se li uns est trez en plet et issi se + deli[71rB]vre, il delivre l’autre et en dui ont aucion de + larrecin.

+
+
+
+ § {13.6.15} Paulus. Comodare. +
+

Nos poon prester autrui chose que nos porseon, tot sechein nos que + ele est autrui.

+
+
+
+ § {13.6.21} Affricanus. Rem mihi. +
+

Tu me prestas une chose, tu la me emblas ; enprés tu la me + demandas et je ne savoie pas que tu l’eusses sotresté, li juige me + condempne et je rendi la chose ; anprés j’ai apris que tu + l’avoies sotresté, quele aucion ai je contre toi ? Je di que je + n’avoie mie contre toi aucion de larrecin mes de prest contre toi. ¶ + {1} Je prestoi en l’ost à compoignons vessiaus à user à commun + peril, et mi sers la sostret, et s’enfuit à noz guerriers, et anprés + revint sanz les vaisseaus. Il est voirs que j’é aucion de prest + contre les compoingnons chascun par sa partie ; et il puent + contre moi avoir aucion de larrecin en non de mon serf, car le + forfet suitsuit] fuit dans le ms., cf. lat. + sequitur la teste au serf. ¶ Et se je te + preste aucunne chose au ser à ton peril et mon serf l’emble, tu puez + pledier à moi en non de serf.

+
+
+
+ § {13.6.23} Pomponius. Si commodavero. +
+

Se je te preste un cheval à aler jusqu’à un certain leu, se li + chevaus enpire en la voie sanz ta cope, tu n’es pas tenuz dou + prest ; me je seroi en cope, qu’i l’e presté à aler si longue + voie que il ne pot sostenir.

+
+
+ +
+ + + XVIII. De aucion de gage [rubr.] +
+ + La plus grande partie de ce titre est traduite du Dig., liv. + 18, tit. 7 : de Pigneratitia + actione. + +
+
+ +
+ § {13.7.1} Ulpianus. Pignus. +
+

Aucion de gage est fet non pas solement par le baillier qui par + nuenue] une dans le ms., voir + infra, cf. lat. sed etiam nuda + conventione convenance, tot ne soit il + baillié. {1} Et se gages est fet par nuenue] une + dans le ms., cf. lat. Si igitur contractum sit pignus nuda + conventione convenance, veons se aucuns mostre + or comme s’il le vosist baillier en gages, et il baille arein por + or, droiz est que l’or soit obligiez non pas l’erein, car li + marchiez ne fu pas de ce. {2} Mes aucun, quant il fist l’engagement, + quant il engaga l’erein dit que c’estoit or et issi l’engaga ; + l’en doit voir s’il engaiga l’erein, et comme il ne s’acorderent mie + en gage, savoir se li gages tient ; et l’en dit que neni, et + que il est tenu de aucion de gage.

+
+
+
+ § {13.7.3} Idem. Si quasi. +
+

Se tu rendis à ton detor son [71vA] gage et tu deus avoir mointenant + l’argent, et il l’envoial’envoia] c’envoia dans + le ms., cf. lat. isque per fenestram id + misit por une fenestre et fut perdu et por son + conchiemant, Labeo dit que tu as aucion de larrecin contre le detor + et aucion à monstrer la poie. Et se tu pledoes dou gage et le detor + dit que il l’a rendu, l’en dira contre lui aucion de barat et de + boisdie par ce que il ne rendi pas la dete ainz le toli par son + conchiemant.

+
+
+
+ § {13.7.8} Ponponius. Si necessarias. +
+

Se je fas despens necesseres en serf ou en teneure que j’é en gagie, + je n’é pas solement retenue mes aucion de gage : pose que je done + argent as fisiciens por le serf qui estoit malades et il est morz, + ou j’é fere une meson ou refere et enprés ele art, ne il n’i a que + je puisse retenir. ¶ {1} Se plusors sers sont en gagie, et li un + soient mis à certain pris se le creancier les vant, issi que il + donast caucion de lor delivrance et il a sa peccune, il pot retenir + les autres sers dusque il ait tot son argent et de ce que il promist + à delivrer cex qui estoient vendu l’en le doit garder de domage. ¶ + {2} Se un des hers au detor eust rendu en deniers sa partie, tote la + chose mise en gage porra estre vendue, ausi comme se le detor eust + rendu tote sa partie. ¶ {3} Se je preste à .ii. anz .xxx. livres ou + à .iii. anz et il est mis en convenant que se li denier ne sont + rendu à chascun de ces termes que je puisse vendre les gages, dusque + li jorz des poies seit passé, ge ne puis vandre ; car par cez + paroles seroient montrees totes les poies, ne il n’est pas voir que + li denier ne soient mie poié en certain tens dusque tuit li jor + soient passé ; mes se totes les poies soent passees, se une + partie n’est rendue, il puet vendre le gage. Et s’il est issi escrit + et escordé : « se aucun ou aucunne pecune ne fust rendue à son + jor », il la puet demander de mointenant. {4} La convenance + doit estre fete de vadre le gage et que li marchiez soit devisez. Et + se la persone [71vB] au creancier est comprise en marchié, li heirs + à celui vendra se l’en ne fet rien encontre. ¶ {5} Quant li convenz + est fez de gage, que il ne soit vendu se li sort n’est paez – c’est + à dire se le chatel n’est rendu – li gages sera venduz et ausi por + cez autres choses.

+
+
+
+ § {13.7.19} Marcellus. Eadem. +
+

Et autresi entendon nos dou fiz qui est en bau.

+
+
+
+ § {13.7.21} Idem. Domo. +
+

Se meson est en gagie et ausi sera l’ere, car c’est une partie de la + meson ; et la terre est de l’edefice.

+
+
+
+ § {13.7.26} Idem. Non est. +
+

N’est pas merveille se l’en commande bailler gage se li prevoz + commande mestre aucun en possession par aucunne cause, car en + testamant moismes puet l’en commander bailler gage ; et issi se + dit li enpereres. ¶ {1} L’en doit savoir que la où gage est baillié + par le commandemant au prevost, la commandise n’en vaut rien se l’en + n’en est sesi.

+
+
+
+ § 1. +

Pere Bumat engaga sa meson à Raol Panée por neuf livres. Perre + mori ; sez annez fiz vendi cele meson à Beni ; li créancier + demanda son gage. Li frère de Bani ditrent que li gages n'ere de riens + de Roz, par ciez que la meson ere de premer mariage, et li dereniés + enfant devet aquiter les detes, car il ot conquez et mobles et achetées. + Et fu droiz donez sor ce, segont la costume d'Orliens, que li gages + n'ere de riens obligiez.

+
+
+ § {13.7.30} Paulus. Qui ratiarioratiario] taratio dans le ms.. +
+

Cil qui crut au notoner por ce que il ne rendi au jor, retint la nef + en l’eve par s’autorité ; enprés l’eve crut et enporta la + nef : s’il retint la nef contre la volenté celui qui ele + estoit, le peril de la nef gist sus le creancier ; mes se li + detor veust que cil retenist la nef, il doit emender la cope li + creanciers non pas le vimoire.

+
+
+
+ § {13.7.31} Affricanus. Si servus. +
+

Se serf qui est en gagie fet larrecin au creancer, le detor le puet + lessier por le forfet ; et s’il savoit que il fust lierres et + il le me baille en gages, et s’il est prez de lessier le moi por le + forfet, j’é aucion contre lui de gage que il m’en ement mon domage. + Et ausint doit l’en dire quant serf presté ou baillé en garde fet + larrecin.

+
+
+
+ § {13.7.37} Paulus. +
+

[72rA] Se j’é aloié au seignor gaige qui m’a esté baillié, je retien + li la possession por le loage ; car avant que li detor + l’aloast, la possession ne fust pas soe, comme je eusse coraige de + retenir la possession et comme cil qui a la chose loee n’et mie + corage de retenir la possession.

+
+
+
+ § {13.7.38} Modestinus. Pupillo. +
+

Il convient que autorité de tutor soit donee à l’orfelin qui prent + chose en gages.

+
+
+
+ § {13.7.42} Papinianus. CreditorCreditor] Et editori dans le ms.. +
+

Li creancier soit forciez par droit de rendre ce que il a eu de gage + outre le gage ; ne il ne sera pas oï s’il veust juster + l’acheteor à autrui, car li creancier fet son afere en la vençon + quant ele est bien fete.

+
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+ +
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+
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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI SEPTIESME LIVRES - - - LI SEPTIESME LIVRES - - - - I. De aucion de marchandie menee en nés [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 14, tit. 1, de Exercitoria - actione. - -
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- § {14.1.1} Utilitatem. -
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Nus n’est qui ne sache que en cest ban n’ait moult de preu ; car - come nos ne savon mie aucunne foiz quex hon de quel meniere sont cex - à qui nos feson marchié por estre porté en la nef, droiz fiz que cil - fust tenuz qui mist mestre en la nef ; ausi comme cil est tenuz - qui met marcheant à tavernerie mener ou à autre afere, comme il soit - plus grant mester de fere marchié o le metre de la nef que o le - marcheant. Et par ce, convient il que l’en voie au marcheant s’il - fet marchié en la nef, au metre aucunne foiz ; que li leus ou - li tens ne sofere mie que l’en soit sanz bon conseil. ¶ {1} Nos - devon entendre « metre de nef » cil à qui la cure de tote - la nef est commandee. {2} Et se l’en fet marchié en aucun des - notoniers, l’en n’a pas aucion contre le metre, tot soit il tenuz de - forfet que chascun met en la nef ; car il i a une cause de fere - marchié et une autre de fere folie. Et cil qui mest le mestre en la - nef sofre bien que l’en face marchié à noteniers et il doit garder - que il ne facent barat ne tricherie. ¶ {3} Li mestre sont mis à loer - les [72rB] nés, ou à merceries porter ou à aloier, ou armes vendre - ou achatier ; et se cil est mis por acheter et por vendre, il - oblige le seignor par ce. {4} Et l’en n’a que fere de quel meniere - est cil metres, ou serf ou franc ou privé ou estrange, ne de quel - aage, bien si gart cil qui li mist. ¶ {5} Nos apelon celui metre non - pas solement que li sires mist, mes celui moismes que li metres i a - mis ; et issi le dit Julien. Et se li sires le fet, et il li - sofre user de mestrie en la nef, il senble que il i et mis ; et - il m’est avis que c’est droiz. Et li metres que il mist doit - regarder tot ce que il fet, si que non cil qui font marchié o lui - seront deceu. Et l’en doit ce miauz entendre en mestremestre] - mestir dans le ms., cf. lat. et facilius - hoc in magistro quam institore admittendum propter - utilitatem que en marcheant por le preu qu’i i - est. Que sera s’il i mist metre par si que il n’i poist metre - autre ? Recevron nos à la sentence ? Julien dit que l’en i - doit voir, posé que il et deffendu nicement que Ticius ne fust - mestre de la nef ; l’en doit dire que l’en doit regarder le - preu à cex qui sont en la nef. ¶ {6} Nos devon entendre - « nef » se ele est sor mer, ou en fluve, ou en estant. ¶ - {7} Li prevoz ne done mie aucion de tote cause en seignor de la nef, - mes de cele chose en qui non il fut iqui mis ; ausi comme s’il - fust mis por porter fuerre ou aucunne chose, ou s’il achate aucunnes - marchandies bonesbones] pones(?) dans le ms., cf. - lat. ad onera inhabiles à porter en nef, ou - s’il a despendu aucunne chose por rafetier la nef, ou si li notenier - demandent aucunne chose de lor ovres. {8} Et s’il enprunte deners, - savoir se c’est en non de cele chose ? Et Pagasus le cuide, - s’il fist l’enprunt à l’usage de cele chose don il est mestre, il - avra aucion ; et je cuit que il est voirs. Que sera s’il fist - l’enprunt por aparellier la nef, ou por fere, ou por metre i - notoniers ? {9} Donc Offilius demande : se cil fet enprunt - por refere la nef et il met les deniers en son usage, l’en demande - se l’en doit doner aucion contre le seignor de la nef. Et il dit que - s’il les prist par tel convent que il les despendist en la nef et - enprés mua son corage, il en est tenuz [72vA] ; et bien si gart - li sires qui tel mestre mist en sa nef. Et s’il prist consoil au - commoincement de co‹n›chier le creencier, et il ne li dist mie que - il prenoit ces deniers por la nef amender, autre chose est ; et - Pedius dit que ce est bien. {10} Et se li metres deçut son - compoignon en pris des chose achatees, li domages sera son, non pas - au creancier. {11} Et s’il enprunta d’autre, il delivra celui qui - fist la creance à refere la nef ; et je croi que il a aucion. - {12} Et dunc la mestrie done certoine convenance à cez qui font - marchié. Por quoi, se il sires l’es mist en la nef por demander le - pris de voitures, non pas que il les aloe qui l’avoit ja aloé, li - sires n’en sera pas tenuz si li mestres a loé, ou s’il est establi - solement à aloer non pas à demander. Ausint en dira l’en, ou s’il - est posé que il aloe le portage, non pas que il preste la nef à - mercerie ; ou s’il fet plus que il ne doit, il n’oblige pas le - seignor. Et s’il l’aloe à porter certaines merceries, si comme à - porter chenvre, leum, et cil l’aloe à porter pierre ou fuz, il ne - sera pas tenuz. ¶ Car aucunnes nés sont porteresses et autres sont à - autre mester. Li uns mande as autres noteniers que il recevent les - porteors, et que il augent en certein leu et en certone mer ; - ausint comme nés qui sont à Brandiz ou à Jafés, que li notenier - moinent, qu’i ne sont pas bones à porter ; et les autres nés ne sunt - preuz à aler par mer. ¶ {13} S’il i a plusors metres et lor ofices - ne sont pas devisé, quanque l’an fera o l’un obligera le - seignor ; et se li office sont devisé, que le un aloe l’autre, - li sires sera obligé por l’ofice à chescun. {14} Et se li sires les - i met, isint que li un ne face rien sanz l’autre, ausint comme l’en - fet aucunne foiz, bien si gart cil qui fet marchié o l’un. ¶ {15} - Nos apelon celui « seignor de la nef » qui a totes les - issues et les rentes de la nef, se il est sires de la nef ou se il - l’a aloee ou à ja ou à toz jorz. ¶ {16} Petit motre se cil qui est - sires est male ou fumule, perre, ou fez, ou serf ; et se [72vB] - menor est sires de la nef, il i convient l’autorité de tutor. ¶ {17} - Il est ou nostre chois de trere en plet le seignor ou le mestre de - la nef. {18} Et cil qui est sires de la nef n’a pas aucion contre - ceaus qui firent marchié o le mestre, car il ne li afiet pas ; - mes si pot avoir aucion de commandemant contre le mestre, ou de - loage s’il ne li rent le loer. Et ce solent fere li provost por le - mestre de l’annone ; ¶ et ausi solent fere li seignor des - provinces es marchiez que li metres de nés funt ou autres. ¶ {19} Se - cil qui est sires de la nef est en autrui poer, et cil en est sires - par la volenté celui, l’en avra aucion de ce que l’en fera o le - mestre de la nef contre celi en qui poer li sires de la nef est. - {20} Se cil est sires de la nef par la volenté à celi en qui poer il - est, et il est tenuz de tot, puis que cil est metres de la nef par - sa volenté ; car usage de nef apartient au commun profit. Mes - n’est pas issi de marcheanz ; ¶ et por ce, cil qui font marchié - o lui sont tenuz sanz plus de trëu ; cil qui moinent marchandie - de lor chetel au seu lor seignor, et s’il font marchié o le mestre - au seu au seignor et il ne le veust mie, donron nos action de tot - contre li, ausi com s’i le vosist, ou aucion de trëu ? ¶ Puis - que la chose est dotose, miauz est que l’en segue les paroles de - loi, et que l’en ne meste pas sus au pere ou au seignor qui sache le - fet au mestre de la nef ; que il ne soient obligié par tel - volenté se cil moinent le miauz de lor propre chetel. Et issi le dit - Ponpinius : se li sires de la nef est en autrui poer et por la - volenté à celui est cil sires de la nef, il est obligié de - tot ; se ce n’est par sa volenté, il n’est tenuz que do chatel. - ¶ {21} Nos entendon « estre en poer » filz, filles, serf, - serves. ¶ {22} Se serf est sires de nef par la volenté au fiz cu’il - estoit, li peres ou li filz qui ne le vost mie contredire sera - obligié de tost. ¶ {23} Ja soit ce que li prevoz doigne aucion - solement de ce que l’en fet o le mestre, Julien dit : se l’en - fet marchié ou le seignor de la nef, li peres au fiz ou li sires au - serf seront tenuz de tost. ¶ {24} Ceste aucion sera donee contre le - seignor par la persone [73rA] au mestre ; et se l’en plede o - l’un d’aus ou à l’autre, l’en ne plediera pas à l’autre ; et se - l’en rent aucunne chose, l’obligacion au mestre apetice. ¶ Et se - l’en rent en non dou seignor ou en non do mestre aucunne chose, - l’obligacion sera apeticee, por ce que se aucuns rent por moi, je - sui quité. ¶ {25} Se plusors sont mestre de la nef, l’en porra - pledier o le quel que il vodra de tot.

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- § {14.1.2} Gaius. Ne in plure. -
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Quar cil qui fist marchié ne soit forcé de avoir tant aversaires - ensenble.

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- § {14.1.3} Paulus. Nec quicquam. -
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Ne aucuns d’aus ne pot pas mostrer combien que il a en la nef de - partie, et cil qui avra mené le plet avra ses despens des autres par - juigement de compoignie.

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- § {14.1.6} Paulus. Si servus. -
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Se li sers est sires de la nef sanz la volenté au seignor, s’il le - sot, il avra contre lui aucion de trëu ; s’il ne le set, il - avra aucion de chetel. ¶ {1} Se serf commun moine neff por la - volenté au seignor, l’en dira contre toz aucion de chetel por - tot.

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- - - II. De la loi Rodiane de geter marcheandise en mer [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 14, tit. 2 : de Lege - Rhodia de jactu. - -
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- § {14.2.1} Papianus. Lege. -
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L’an garde en la loi Rodienne de giet : quant l’en veaut geter - en la mer por alegier la nef, ce qu’est geté por le salu de toz doit - estre restoré de toz ces qui sont en la nef.

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- § {14.2.3} Papinianus. Cum arbor. -
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Quant arbre ou estrumant de nef est geté por achever le peril, - chascun doit metre do son.

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- § {14.2.4} Calistratus. Navis. -
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Se aucunne merz sont tregetees en chalan por legier la nef chargie, - qu’i ne poent venir à port que elle ne perillat, et ce chalain tumbe - à l’entree dou port, cil qui sont en la nef et ont lor marchandies - sauves doivent doner do lor à emender le domage qui est avenu en - chelein, autresi comme s’il en eust fet giet ; et Sabinus dit - que c’est voir. Encontre, se la hoe est sauvee ou une partie des - marchendies et la nef perist, cil qui perdirent en la nef ne doivent - rien emender ; car se la nef est sauvee le giet vient en - commun. ¶ {1} Et se la nef, qui est tempestee, est alegie de giet de - merz à un marcheant, est [73rB] noee en autre leu, et notoners - treent les merz à aucuns marcheanz, se li loer est rendu, cil doit - avoir reson de ses choses qui furent getees por la nef legier par - ceus qui orent lor choses sauves par les notoniers. Sabinus dist que - cil qui orent lor choses sauves ne doivent rien rendre à celi qui - fist le giet se aucunnes choses de lor merz furent tretes por les - noteniers ; quar il n’est pas veu que la merz fust getee por la - nef garder, qui perist. ¶ {2} Quant getoiz de merz est fez, et - lesles] la dans le ms. choses à aucun, - qui remetret en la nef sunt enpirees, l’en doit veoir s’i doit metre - en la communauté, comme il ne doivet pas avoir doble domage. Mes - l’en doit dire que cesti doit communauter por le pris des choses - presentes ; ausi com se la merz à .ii. i sont, et les choses à - l’un sont arosees de eau, cil qui a ses choses sauves metra en la - communauté dusqu’à .xx. et cestui dusque à .x. Et nos poon deviser - de quoi ces choses sont enpirees ; ou por la giez ou por ce que - les choses furent descouvertes vint li domages ; ou por autre - cause, por ce que la merz gesoet allors en un autre angle et l’eau - entra ; lors devroit il acommunauter. Ou il n’acommunautera mie - por la premiere cause por ce que il perdi ou giet ? Et se les - choses sont enpirees de l’eau por le giet ? Et s’il i a plus - sotive divise, que sera s’il a plus de domage en communauter que un - giet ? Ausi com s’il i avoit .xx. fardiaus et la communauté .x. - et li domages vaut .ii. ; hors ce que il i a eu do domage, il - doit acommunauter le remanant. Que sera s’e plus de domage qu’en la - communauté, ausi comme les choses sont enpirees vaillant .x. mars et - la communauté .ii. ? En ceste dotance il ne doit pas porter lou - fes etet] a dans le ms., cf. lat. utrumque - onus pati non debet l’autre. Or veon si li - convient acommunauter. Que sera se je perz mes choses qui sont - gitees ou s’i sont enpirees par ce que furent descouertes ? Car - ausi comme l’en aide à celi qui a perdu, ausi doit l’en aidier à - celi qui a ses choses en[73vA]pirees por le giet ; et issit le - dit Papinian.

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- § {14.2.5} Hermogenes. Amisse. -
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Domage de nef perdue n’est pas recovré par compoignie de communauté - par ceus qui delivrent lor choses quant la nef froissa ; car - l’en s’acorde à ce quant la nef est sauvee au commun peril par le - remede do giet. {1} Se li arbres de la nef est tranchiez por - delivrer la nef et la marchandie, il convendra que chascun mete sa - serve.

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- § {14.2.7} Paulus. Cum. -
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Cum la nef fust getee par tempeste, ce que chascun puet sauver à son - os, comme de feu, il fut son.

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- § {14.2.8} Julianus. Qui levande. -
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Cil qui gitet aucunnes choses por la nef legier ne les gitet mie par - tel corage que il lasoient guerpies ; et s’i la trovent, i les - anporterunti les anporterunt] ilasanportemut - dans le ms., cf. lat. quippe si invenerint eas, - ablaturos ; et si sevent où i·ssunt - getees, et la requerrunt. Et seront autresi comme celi qui est trop - chargiez qui lesse la chose en mi la voie et puis retorne por - aporter la.

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- § {14.2.10} -
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Voluistius manda à Paulus tex paroles : por ce que tu aloas - sers, l’en ne te doit pas voiture por celui qui est morz en la nef. - Paulus demande se l’en doit doner loier por ceus qui sont mis en la - nef ou por ceus qui sont envoié en essil ; et se ce n’est - aparissant, il sofira au notoner s’il pot prover que li serf fust - mis en la nef. ¶ {1} Se tu as la nef aloe por tel condicion que tes - merz i fussent portees, et li noteniers mist ces merz sanz besoing - en une mauvese nef, comme il seust bien que tu no voloies pas, et - l’aver perist, et por cele nef où ele fust mise darrenierement, tu - as aucion contre le notonier do loage. Paulus dit : plus que se - l’une nef et l’autre perist en cele voie, et ce fust fet sanz la - trechierie à notonier. Autel droit avra cil se li noteniers fust - retenuz et l’en li deffendi que il ne portast cele marchandie. Et - autel droit avra cil s’il fist tel convenant à toi que il te rendist - une poine ; si ne t’avoit portees tes marchandies ou leu où tu - li dois au terme [73vB] que tu li metoies, il doit la poine. Et ausi - diron nos se li notonniers est destorbez de maladie que il ne puisse - nagier. Et ausi diron nos se la nef est mauvese sanz son barat et - sanz sa cope. ¶ {2} Se tu aloas une nef à mestre .ii. mil de bues et - tu les i portas, tu doiz le pris des .ii. mil. Paulus. Si in - adversionem. Et se la nef est aloie en tempeste, li loers est deu - por .ii. mil. Se le marchié est issi fet, encontre tu doiz le loier - por tant des bues comme tu i portas.

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- - - III. De giter marcheandise en eau por péril eschever. - - -
- § 1. -

De marchandie menée par iau gitée por charge, l'en doit avoir reson de - giter marchandise en eau ; car se li metres de la nef charge trop - la nef, et por ce convient la marchandie giter, et la cope en est soe et - li domages ; ou se li marinier ne sont sofisant, et por ce périsse - li avoirs.

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Mès se torment sort por quoi il conviegne l'avoir giter en la mer, ou la - nef peçoie d'avointure que l'en ne put eschiver, li marcheanz est - tenuz.

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- § 2. -

Or gardon comment li metres de la nef sera tenuz : et s'il dit que - sa chose soit périe, se c'est par peceure, la peceure sera veue par - prodes omes, ou presanz qu'il sera peceaie, et por ces prodes omes. Et - por les compoignons de la nef, por ce qu'il jurront, ne seront creu. Et - s'ele est effundée do tot, iloc ne convient point de prove, fors le - parent. Et se l'en a geté l'avoir en l'eau por le péril de tempeste, - l'en en sera creuz par les seremanz au compoignons de la nef, et par le - tesmoing dou païs, qu'à celi jor ot tempeste en cele - contrée ; quar en tel chose n'a point de gage.

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- - - IV. De aucion que l’en apele institutore qui parle que aucuns - sont tenuz [rubr.] -
- - La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 14, - tit. 3 : de Institoria actione. - -
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- § {14.3.3} Ulpianus. Institor. -
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Il est apelé « institor » li marcheanz por ce que il est - curios de sa besoigne fere ; ne il ne fet pas moult se il est - metre de taverne ou d’autre marchandie.

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- § {14.3.4} Paulus. Cum interdum. -
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Car il enporte aucunne foiz marchandies à prodes homes et la lor - vendoit ; ne le leu où vient ou l’en eschate ne mue pas la - cause de l’au[74rA]cion, comme avient en l’une meniere et en l’autre - que li marcheanz vent et achete.

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- § {14.3.5} Ulpianus. Quocque. -
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Donques, quiconques est mis à fere la besoigne est apelé institor à - droit, et c’est à dire marcheant ; {1} car Servius et Labeo - distrent à Brutus : se aucuns fet marchié o charpenter, ou o - celi que aucun mist et fist sire de la meson ou l’establi à achetier - froment, cil est tenuz de tot. ¶ {2} Labeo dit : se aucun a mis - aucun à prester à usure ou à terre coitiver ou à marchandise mener, - il est tenuz de tot. {3} Et se aucun a mis aucun serf metre à sa - table, il sera tenuz de celi serf. ¶ {4} Et nos apelons cez - « institors », qui portent teles et autres choses à - vendre. ¶ {5} Et itex puet l’en apeler proprement chacerranz. ¶ {6} - Et cil qui sont mestres des folons, de sartriniers, et qui sont - herbergeor sont institors. ¶ {7} Et se aucun taverner envoie son - serf en leu estrange à acheter marcheandie et que il la li envoiat, - Labeo dit que il est en leu de marcheant. ¶ {9} Ausi dist il : se - aucun talemeler a à costume envoier son serf en aucun leu certain à - vendre son pain, enprés cil reçut l’argent dou pain, il fausa sa - foi, l’en ne doit pas doter que s’il li otroia issi à doner la - marchandie il est tenuz, et non pas li sers. ¶ {10} Et se li felon - qui aloit hors dou païs pria son serf que il fust mestres sor ses - menesteres à qui il avoit lessé sa taverne à garder, et quant ce - felon s’en fust alez cil sers prist le dras et s’enfoit, li felon - n’est pas tenuz se cil fust lessié comme procurators ; et s’il fust - lessié comme marcheant, il est tenuz ; et s’il le establi à - estre mestre sor les ovriers, il ne sera pas tenuz de ceste aucion - mes do loage. ¶ {11} Et tot ce a l’en fest o le marcheant n’oblige - pas celi qui li mist ; et si li marchiez fut fez o li par celui - marchié, et par cele cause dont il est mis à la mestrie, {12} et - s’il le mist à vendre marchandie, il sera tenuz de aucion - d’achat ; et se je l’e mis à achetier, je serai tenuz de la - vente. ¶ Et se je ne l’ai pas mis à achetier et il vent, ne à vendre - [74rB] et il achate, il en sera tenuz ; et Casius à ce - s’acorde. ¶ {13} Et se aucun tret peccune au marcheant à achetier - marcheandies, le creancier avra leu à ceste aucion ; et ausint - est s’il establist à estre mestre de la taverne ; c’est verité - se l’en ne li deffendi que il n’empruntat. {14} Se l’en a presté - oile à celui que li mestre establi à achetier ou à vendre oile, - ceste aucion avra leu. ¶ {15} Et se le marcheanz quant il ot l’oille - vendue prist un agnel en erres et il ne le reçut mie por gage, li - sires n’est pas tenuz de ceste aucion s’il le vandi ; car il ne - fet pas ce que l’en li comanda se l’en ne li manda par avainture que - il le vendist. Et por ce, se li marcheanz prist gage por le pris et - il le vandi, ceste aucion avra leu. ¶ {16} Ausi avra li plege qui - plevist por le marcheant ; il est tenuz de la plevine. ¶ {17} - Se un autre establist le marcheant, et cil se muert, qui li mist, et - s’il a hers qui aent l’usage de ce marcheant, sanz dote il convient - que l’en soit tenu. Et se l’en fist marchié avant que il eussent - demandé l’eritage, bien est que cil qui rien n’en savoient aient - aucion de marchendie. ¶ {18} Et se mis procurator, mis tutor, mis - curator establist un marcheant, l’an dorra contre moi aucion, ausi - comme se je li eusse mis.

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- § {14.3.6} Paulus. Sed et. -
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Et contre le procurator sera donee ceste aucion se il est - generaus.

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- § {14.3.7} Ulpianus. Sed et si quis. -
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Et se aucun qui fest ma besoigne establist aucun à estre mestre et je - l’oi establie, ausi en dira l’en comme de l’autre devant. ¶ {1} N’en - a point de differance quex soit li marcheanz ou male ou femele, - franc ou serf propre ou autrui, ne quil est cil qui l’establi. Car - se feme l’establi, ceste aucion li avient à le guise de aucion des - choses mises en nés ; ceste aucion est contre li se ele forfet. - ¶ {2} Et se orfelin qui est fet marcheant et fet chose que il ne - doet, il oblige celi qui li met de ceste aucion, car bien se gart - cil qui li mist.

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- § {14.3.8} Gaius. Nam. -
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Car aucunne foiz [74vA] aviant que aucun metent effanz et puceles - garder taverne.

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- § {14.3.9} Ulpianus. Verum. -
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Et se li orfelin les i mest, se c’est por l’autorité au tutot, il - sera obligié ; si que non, non.

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- § {14.3.14} Paulus. Idem. -
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Ausi sera se autrui serf est aloé et mis à commune marcheandie, l’en - doit doner contre l’un et l’autre aucion de tot ; et ce que - l’un rendra, li autre le li rendrunt por juigement de compoignie. Et - la où action de compoignie ou de departir communauté cesse, chascun - doit estre condempné por sa partie ; ausi comme se ceus, à qui - serf l’en fist creance, estrabli .ii. heirs et franchi celi serf. Et - heir doivent estre trest en plet por la partie, car auction de - communauté cesse antre aus.

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- § {14.3.15} Ulpianus. Novissime. -
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L’en doit savoir au derrenier que cez aucions doivent estre donees à - toz jorz contre l’eir et contre les hoirs. ¶

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- § {14.3.19} -
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{3} Serf establi à prester à usure, s’il enprunte, il n’oblige pas - son seignor de tot comme s’il fust marcheant ; et s’il a promis - à une autre à rendre de tele marcerie, l’en le porra demander au - seignor.

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- § 1. -

Geffroi de la - Chapele dit : Nus n'est qui ne sache bien qu'ant cest ban - a mout de preu. Car com nos ne savon mie aucune foiz qués est, ne à qués - nos fesons marchiez, por estre porté nos et noz choses en la nef, droiz - est que cil qu'i met le metre i soit tenuz. Por ce est bien avenant que - l'en face marchié o le metre de la nef, ou à celui à cui ele est baillie - à marcheander. Ausi dison-nos de celui qui moine marcheandise par terre. - Cil qui moine marcheandise par terre ou par eve n'est pas tenuz des - aventures que l'en ne puet eschiver, se la colpe ne passe le quas, comme - il set plus por la cope au seignor de la nef que por autre chose. - Aventure si est tormente, roberie, feu, pecéement de nef, et plusors - autres choses.

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- § 2. -

Emprès demende l'en se li sires de la nef nie que il n'oit mie receu la - marchandie, comment l'en porra l'en atendre. Et l'en respont par tex - paroles : Ge me plein de Gui, metre de cele nef, à qui j'é baillié - mon avoir, une charge de poivre, et la me dut amener à Orliens, en ceste - vile, ne je ne ai puis avoier ; et s'il veaut dire que il n'ait ma - chose eue, et en ceste forme, je le sui prez de mostrer et de l'avérer, - et par moi et par garanz, que si est ceste chose, si com ge le di. Il - vet avant à la jostice, lui et son garant, et offre ce à mostrer ; - et li mestre de la nef fet encontre tel ni et tel deffense comme il - doit. L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en respont que l'en doit - demender la personne de celui qui demende et de son garant, et s'il est - preudom et honeste, l'en le doit oïr, issint que li deffenderres est - loissanz de prandre la prove de li et de son garant, et de quenoistre - que c'est voirs, ou d'escondire par gage de bataille ; car en tel - chose doit bien avoir bataille : car il i a traïson et mambre de - larrecin. Tot outresint pot l'en apeler de marcheandise à mener par - terre.

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- § 3. -

Et se l'en savet généraument, si come d'èse et de vins et - de grosses choses que chascun vet, ci n'a point de gage qu'anqueste.

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- - - V. [74vB] De aucion tributoire, c’est ce aucion par quoi l’en - rent [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 14, tit. 4 : de - Tributoria actione. - -
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- § {14.4.1} Ulpianus. Huius. -
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Li preu de ce ban est moult grant por le seignor qui aucunne foiz a - preu en marchiez son serf, qui n’est tenuz solement que do chetel - qui est hesmé hors ce que il doit au seignor. Mes se il set que li - serf soit marcheanz de son chetel, ausi comme estrange marcheant, il - est tenuz de ceste aucion à rendre au seignor le gaing. {1} Tot soit - « marchandie » estroite, qui ne s’estant pas à serf, à folons, à - coturiés, à toissiers, à serpiers, mes Pedius dit que totes - marcheandises apartienent à ce ban. ¶ {2} Mes marcheandise de ce que - li serf a n’est ansi comme nos apelons son chetel, hors ce que il - doit au seignor ; et se ce serf n’a rien, li sires est tenuz se - cil moine marcheandie par son sen. ¶ {3} Nos entendon savoir quant - il é viot ; et je n’entent pas volenté, mes soffrance. Et li - sires ne le doit pas voloir ; et s’il le set et il ne le - contredit, il sera tenuz de ceste aucion [75rA]. ¶ {4} Parole de - poier est entendue à homes et à femes ¶ et à toz cex qui ne sont en - autrui poer. ¶ {5} Et ceste auccion n’apartient pas solement à sers, - qui à cez qui nos servent en bone foi, soient franc, soient sers à - autrui ou à cex en qui nos avon nostre usage.

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- § {14.4.3} Ulpianus. -
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Et se le serf est commun et li .ii. seignor le sevent, l’en avra - contre l’un et l’autre aucion. Et se l’un le set et l’autre non, - l’en avra auction contre celi qui le set ; mes ce sera oté que - l’en doit à celi que rien n’en set. Et se aucun tret en plet celi - qui rien n’en siet por ce que il est trez en plet dou chetel au - serf, ce que l’en doit à celi qui ne le sot sera osté et sera tenuz - de tot ; car se cil qui le sot est trez en plet il metra hors - ce que l’en li doit, et issi le dit Julien. ¶ {1} Se serf à orfelin - ou à forsené est marcheanz de marcheandise de son chetel, li barat - au tutor ou au curator ne nuira pas à l’orfelin ne à forsené, ne il - ne i doivent rien gaigner ; et neporquant, se li orfelin a rien - eu par le barat au tutor, il est tenuz de ceste aucion. Et ausi di - ge de celui qui est forsené, ja soit ce que Ponponius dit que li - orfelin est tenuz do barat au tutot s’il a de quoi paier ; et - il sera tenuz de tant que il donge l’aucion que il a contre le - tutor. {2} Et se c’est fet par le barat au tutor, s’il est de tel - aage que il sache que est barat, il est tenuz, tot ne soufise son - savoer à mener la marcheandise. Et que sera donques par foi ? Le - savoir au tutor ou au curator fera leu à ceste auction ; et - g’ei desus monstré comment nuira le barat.

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- § {14.4.12} Paulus. Alius. -
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Aucun plede encontre le seignor ou non de serf solement do chetel, un - autre de ceste aucion ; l’en demande se li sires doit metre - hors de chetel ce que il doit rendre à celi qui plede de ceste - auction. Il dit que lors pot l’en pledier de ceste auction quant li - sires ne veaut fere gré par le ban au prevost de departir le pris de - la marchendie, c’est à dire quant il met hors la greignor partie de - sa dete que il rendi à ses creanciers ; ausi comme se la - marcerie se monta .xxx. livres dont il en avoit creu [75rB] .xv. et - .ii. estranges .xxx., il mist hors toz les .xv. et rendi aus - creanciers les autres .xv. quant n’en dut metre hors que .x. et - rendre .x. es astranges. Quant il fist ce, l’en entant ce que il ne - se delivra pas do serf, par cepar ce] por ce par - ce dans le ms. que il en doit encor .xv. en - non de celi par ceste aucion ; par quoi, s’il commande pledier - do chetel que il estoit par aventure hors de la mercerie, il metra - hors .xv. comme cil qui est creancier au serf.

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- - - VI. Do consoil do senator macedonien [rubr.], - qui parole ainz que li peres ait obligé le fet au fiz. -
- - Traduit du Dig., liv. 14, tit. 6 : de - Senatusconsulto macedoniano. - -
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- § {14.6.1} Ulpianus. Verba. -
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Les paroles do senator Macedoniain sont teles : « come Macedo - eust pris autrui avoir entre cez autres felonies, que nature - l’aministre, et comme il donast à mauvés homes matiere de pechier, - cil qui devoit l’argent que l’en doit plus, et cuidoit que ce fust - bien fet que l’en ne donast aucion ne demande au fiz enprés la mort - au pere, li quel fiz avoit l’argent enprunté, et cil usurer fesoient - ce que li fiz n’eussent nul non en atandre la mort lor - pere »Come Macedo… pere : passage - qui pose problème. ¶ {1} Se le fiz est en branle ou il - n’est pas o soi, si comme il avient que le pere est en guerre, l’en - dote se le senator s’en doit entremetre ; car se il rechiet en - poer au pere, ceste aucion a leu ; si non, ele n’a pas leu, et - entretant ne doit l’en avoir contre le fiz point de auccion. ¶ {2} - Et se cil qui est avoez enprunte, et il est restabbi et nus hors de - bau, ceste aucion avra leu car il fut ou bau. ¶ {3} Dignité ne fet - rien en fiz qui est ou bau que ceste aucion n’oit leu ; car - s’il est conte ou il a autre dignité, se il a chetel por soi, lors - n’a point de leu ceste aucion.

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- § {14.6.3} Idem. Si quis. -
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Se aucun cuide que cil fust sires, et le cuida certainement, et por - ce que aucun le cuidoient, car en tel non fesoit il quanque il - fesoit et marchiez et autres choses, ceste aucion n’avra point de - leu contre lui ; {1} et [75vA] ausi dit Julien de celui qui - avoit paage aloé, que establi fut que ceste ‹aucion› n’avoit point - de leu contre lui. ¶ {2} Et ausi en celui qui ne pot pas savoir se - cil estoit en bau, Paulus dit que ceste aucion cesse, comme en - orfelin, comme en menor de .xx. anz. Et a ice dit le prevost : que - l’en doit secorre quant il i a cause por quoi ; et ausi a - orfelin, par autre reson cesse ceste auction, por ce que le prest - est nul que li orfelin a fet sanz l’autorité au tutor. Paulus. Se - fiz qui est en bau croit, ceste auction n’a leu por ce que la - creance est nule, tot soit il sires de son chatel ; car li - peres ne li ostroie mie à perdre son chetel quant il li ostroie que - il euse ; et por ce puet li piere demander l’argent. ¶ {3} Celi - solement mostre ceste auction : qui presta l’argent à celi qui - estoit en bau et ne fist pas autre marchié, si comme loer, si comme - vendre, ou qui fist marchié en autre maniere, car li pere virent que - li marchiez estoit mauvés. Et por ce, se je fis creance au fiz qui - estoit en bau ou d’achat ou de autre marchié où il ne conta pas - l’argent, et je le fis promesse, tantot commeince il à fere lor - tort, par ce que l’a‹r›gent ne fut pa conté ceste aucion cesse. Et - ce doit estre issi entendu : s’il n’i a boidie que cil qui ne - pot croire ne pot vendre, que cil eust le pris en maniere de prest. - ¶ {4} Se je enprunte do fiz qui est en bau, et quant il ert pere je - li faz creance, ou s’il est en mauvés estat, ou se si peres est - morz, ou s’il est sires de les choses, ceste aucion doit cesser, car - il a receu l’argent comme pere et comme seignor.

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- § {14.6.4} Scevola. Quia. -
-

Et ce que l’en dit communaument que l’en ne pot fere creance à fiz - qui est en bau ne doit pas estre entendu à paroles mes au numbre de - la peccune.

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- § {14.6.5} Paulus. Ergo. -
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Et donc sera cil do tot ‹condamné›, non pas de tant comme il pot - fere.

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- § {14.6.6} Scevola. Contra. -
-

Et encor dira l’en droitement encontre : « se tu enpruntes do - pere et enprés fez creance au fiz [75vB], ceste aucion avra leu, car - la sustence de l’obligacion est esconplie ».

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- § {14.6.7} Ulpianus. Idem. -
-

Se fiz qui est en bau plevist, Neracius dit que ceste aucion n’a - point de leu.

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- § {14.6.14} Julianus. Filium. -
-

J’é un fiz et de lui un neveu ; l’en fest creance à mon neveu par le - commandemant son pere ; l’en demanda se l’en fist ce contre ceste - aucion. Je di, se li fiz furent non aagé et au bau dou pere, hou il - et contre les paroles au senator, ¶ ausi devra l’en dire dou neveu - comme dou fiz ; et que le commandemant au pere nuise – ou ne nuise – - que la creance fust esmee contre ceste aucion, comme ceste cause - fust de li meismes comme cil qui ne pot enprunter contre la volenté - son pere.

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- § {14.6.15} Marcellus. Nichil. -
-

Ne monte rien qui fet creance à fiz qui est en bau, ou privé, ou - commun, si comme une cité; car Severus et Antoninus distrent que - ceste aucion a leu en cité se l’en fet prest à fiz qui est en - bau.

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- § {14.6.16} Paulus. Si filius. -
-

Se li fiz, quant li peres n’est pas au païs, ausi comme por son - commandemant enprunte et en fist letres et les envoia à son pere que - il rendist cele pecune, li peres, se ne li plest, doit demanoies - mander que li enprent est fez contre sa volenté.

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-
- § {14.6.17} Idem. Filius. -
-

Se li fiz enprunte deniers por doner les à sa seror en doere, li - peres est tenuz de cele peccune s’ele est mise en son preu ; - car se la fille muertmuert] avet dans le ms., cf. - lat. ipsi enim mortua in matrimonio puella repetitio dotis - datur en mariage, il pot demander le - doere.

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- § {14.6.20} Idem. Si is. -
-

Se cil deviant pere à cui tant comme il estoi en poer furent li - denier baillié, et il qui n’estoit pas sage balla un rendeor por - soi, se l’en li demande cel argent, il avra por soi barre de - fet.

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- - - VII. Do conseil au fil ou au serf [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 15, tit. 1 : de - Peculio. - -
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- -
- § {15.1.1} Ordinarium. -
-

Li prevoz cuida que ce fut ordre et bien de mestre avant les marchiez - à cez qui sont en autrui poer, qui donent aucion de tot ; vient - l’en à ce que l’en done aucion de chetel. ¶ {1} Ce ban est [76rA] - tres bon, car aucion vient ‹ou› de chetel, ou de ce que est au preu - au seignor, ou de commandemant. ¶ {2} Les paroles dou ban sont - teles : ce que l’en fera o celui qui est en autrui poer. ¶ {3} - Il parle de masculin non pas de feme ; et si donra l’en aucion - por la feme. ¶ {4} Se l’en fet marchié o celi qui n’a .xiiii. anz ou - qui est serf, l’en donra ausi aucion contre le pere ou contre le - seignor dou chetel se lor chetel en est creuz. ¶ {5} La parole - « do poer » doit estre prise communaument ausi ou fiz - comme ou serf. {6} Ne l’en ne doit plus regarder le seignor à serf - que le poer de avoir les ; ne nos ne seron pas solement tret en - plet por noz sers propres ne de ceus qui sunt communs, mes encores - de cex qui nos servent en bone foi, soient fiz soient autrui.

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- § {15.1.2} Ponponius. Ex ea causa. -
-

L’en done aucion de chetel solement de cele cause don li serf frutier - ou usagier requierent contre celui à cui est li usages ou le - fruit ; des autres choses, l’en done auction contre le seignor - de la proprieté.

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-
-
- § {15.1.14} Idem. -
-

L’en commanda en testamant en present jor que li serf franc - fust : l’en doit pledier en toz les heirs do chetel, ne nus - d’aus ne ostera plus do chetel que ce que l’en li doit. {1} Et quant - li sers est morz au vivent au seignor, et enprés li sire lesse - plusors heirs dedanz l’en, ceste aucion faut, et poier de metre rien - hors do chetel.

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- § {15.1.24} Ulpianus. Curator. -
-

Cil qui a la cure de forcené pot tolir et doner l’aministracion do - chetel ausi au serf au forsené comme au fiz.

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- § {15.1.29} Si quis. Paulus. -
-

Se aucun commande en son testemant que le siers soit franc et lesse - hers cil qui font marchié ou le serf, ‹il› poent pledier o les heirs - do chetel, car chescun est tenuz do chetel qui li remaint à - quiconques plede do chatel. {1} Et si li sires deffant que l’en ne - face marchié o le serf, l’en avra contre lui aucion de chetel.

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- § {15.1.39} Florentinus. Peculium. -
-

Chetel est ce que aucun a par s’aparne ou que il a gaignié par son - servise que l’en [76rB] li done ou se il veut que sis sers soit son - propre patrimoine.

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- § {15.1.44} Ulpianus. Si quis. -
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Se aucun fet marchié ou celi qui est en bau, il a .ii. detorz ; - le fiz por tot et le pere solement do chetel.

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- § {15.1.45} Paulus. Et ideoque. -
-

Et por ce, se li peres tolist le chatel au fiz, por ce ne remoint pas - que li creancier ne puissent pledier o le fiz.

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- - - VIII. Quant aucion de peccune est finee en un an [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 15, tit. 2 : Quando de - peculio actio annalis est. - -
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- § {15.2.1} Pretor. Ulpianus. -
-

Le prevoz dit cex paroles : « je donroi sentence enprés la mort - à celi qui a esté en autrui poer, ou enprés ce que il a esté mis - hors d’autrui bau, ou que il est franchi ou mis en autrui main por - le chetel. Et se l’en l’a fet por conchiemant que le chatel soit - apeticiez en cel an, cil qui ot l’autre en son poer premierement - doit pledier ». ¶ {1} Tant comme fiz ou serf est en poer à autrui, - aucion de chetel est durable. Et enprés la mort à celi, puis que cil - sera mis hors de bau ou mis en autrui main ou franchi, ceste aucion - n’est que d’un an. ¶ {2} Et l’en contera bon an ; et par ce, se - obligacion est fete par condicion, Julien dist que de lors conte - l’an, non pas des quant l’en pot le plet monoier, tant comme la - condicion dura. ¶ {3} Li prevoz fist à droit en ce cas auction - treporele ; car comme chetel estoint par mort ou por ce que il - est mis en autrui main, il soffist que l’obligacion fust menee - dusqu’am l’an. ¶ {4} Alienacion et manumission, ceste franchise - apartient à sers non pas à fiz ; mort apartient et à fiz et à - sers ; et metre hors de bau apartient au fiz. Et s’il est hors - de la main au pere par autre meniere que par metre hors de sa main, - l’aucion sera d’un an – c’est à dire que ele ne durra que un an et - outre l’an ne durra pas. Et se il est hors d’autrui poer ou par mort - de pere ou par essil, li heir au pere sera tenuz dedenz l’an. {5} En - « metre en autrui main » est entendu vendeor et il est - tenuz de ceste aucion dedenz l’an ; {6} et s’il a doné ou - cheingié le serf ou doné en doere, ausi en est. ¶ {7} Encor demande - l’en se li heir à celi qui le serf lessa s’il est tenuz dou [76vA] - chetel ou s’i commanda que il fust frans. Et il m’et avis que l’en - ne doit pas aucion de chatel n’an celui qui fu franchi ne en celi à - qui fu fet le lés. Or demande l’en, li heir est tenuz ? ¶ Et - Cecilius dit que il estoit tenuz – et en est tenuz – , car le chatel - est ches celui que le rendi et se delivra de celi à cui il estoit - lessié. Et Pegasus dit que il le devoit et que il en devoit doner - segurté à l’oir par celui à qui le lés fut lessié, car li creancier - vienent à lui ; par quoi se il rent senz segurté, il sera trez - en plet. ¶ {8} Se quant li sers est pris et le chatel li heir est - prez de rendre l’eritage, s’il est trez en plet do chetel, il n’avra - pas barre, si comme Marcellus dit. Et cil à cui l’en a rendu - l’eritage ne doit pas estre receu, comme Scevala dist, comme il n’a - pas le chatel ne ne fist pas por quoi il ne l’eust. ¶ {9} Et se le - usage est passé, l’en avra aucion dedenz l’an contre le - fruitier.

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- -
- - - IX. De mandemant [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 15, tit. 4 : Quod - jussu. - -
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- § {15.4.1} Ulpianus. Merito. -
-

L’en dona par droit aucion de tot demandemant au seignor contre celi - o qui l’en fet marchié par son commandemant. {1} Nos entendon - « commandemant » se aucun commande en son testamant ou par - letres ou par paroles ou par message ou especiaument en un marchié. - Et par ce, se il dit issi : ce que tu voidras foi à Tibert mon - serjant ; bien mi gart à ce commander se je ne prove que li - marchié est coruz en autre meniere. {2} Et je demande se je puis - rapeler cet commandemant avant que cil soit creu. Et je cuit que cil - ausi, comme je eusse mandé et puis enprés rapelé mon - commandemant ; et je fis celi de certain. ¶ {3} Et se li peres - ou li sires mande, il est veü que il commande. {4} Et se li sires - seele au serf cez letres, il est tenuz dou commandemant. {5} Et que - sera s’il plevist le serf ? Marcellus dit que il n’est pas - tenuz de ceste aucion, car iloc parlent si comme estrange ; ne - par ce n’est il pas tenuz de la cause de la plevine, mes par ce - qu’autre chose est commander et autre choses est plevir. Et encor - dit il que se il nicemant plevist, cil n’est pas obligié comme s’il - eust commandé ; et ceste sentence est veraie. ¶ {6} Se aucun a - establi ce que son sers a establi o le fiz, ceste [76vB] aucion est - contre aus. ¶ {7} Se li orfelins est sires, il n’est pas tenuz se le - tutor no commanda ausi. ¶ {8} Se le serf fist le marchié par le - commadement au frutuer ¶ et ausi de celi à cui il sert en bone foi, - Marcellus cuide que ceste aucion soit contre aus ; et je cuit - que c’est bien. ¶ {9} Se l’en fet marchié au curator de vallet ou de - desvé ou de gaste blé, Labeo cuide que l’en doit ceste aucion contre - aus à cui a esté le serf. Et ausi est en veroi procurator ; et - s’il n’est verai procurator, Labeo dit que l’en donra aucion contre - lui.

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- § {15.4.2} Paulus. -
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Se l’en fet creance au serf de l’orfelin por le commandemant au - tutor, je cuit que, se l’en fet la creance par le preu à l’orfelin, - l’en avra contre lui auction de ce que le tutor commada. ¶ {1} Se - l’en fet creance par le commandemant au seignor à la serve, ou à la - fille por le commandemant au pere, ceste aucion doit estre donee - contre. ¶ {2} Se l’en fet marchié ou autrui serf par mon - commandemant et enprés je l’achate, je ne seroi pas tenuz de ceste - aucion, que ce que premerement ne valut rien soit fet bon por - avainture.

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- § {15.4.3} Ulpianus. Dominum. -
-

Li sires qui commanda que l’en creut à usure à son serf deniers à - prest, est tenuz de tant comme il commanda ; ne obligacion de - gage n’a point de leu en teneures que li sers a obligiés se n’est - par la volenté au seignor.

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-
- § {15.4.4} Idem. Si iussu. -
-

Se l’en fet marchié o le serf de la cité por le commandemant de celi - qui estoit sire, Ponponius dit que l’en a contre lui ceste - aucion.

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- § {15.4.5} Paulus. Si dominus. -
-

Se li peres ou li sires qui voloiet deners enprunter, et les - commaderent conter à lor serf ou à lor fiz, ce n’est nule demande - que il ne lor puissent demander ; et en cest cas, n’a point - ceste aucion de leu. ¶ {1} Se un des seignors au serf commanda fere - marchié o celi, cil sol en sera tenuz ; et se .ii. le - commandent, l’en a aucion contre les .ii., car il sont .ii. - commandeors.

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- - - X. Comment l'en est tenuz de mandemenz. - - -
- § 1. -

Obligement de mendement est fez par consentement de corage de cez qui - font marchié ensemble ; et tex mendement puet estre receuz par - mesage ou par letres ; et encor se ge vos pri, ou se ge voill, ou - se ge mende, l'en a auction de mendement contre moi. Mandement puet - estre porloignez jusqu'à jor, et puet estre fez par condicionDig., - lib. 17, tit. 1, frag. 1 : Mandati vel - contra..

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-
- § 2. -

Mandement, s'il n'et à gré de l'un et de l'autre, ne vaut riens. - Mandement si est commoincement de servir et amitié, et s'en en prent - loer, ce regarde plus loage que amitié. Mandement si viant entre nos, si - comme ge te mande que tu faces aucune chose por l'amor de moi ou - d'autrui, ou por autrui amor ou por la moie, ou por autrui solement ; ou se ge te mende por amor de te (toi) - solement, le mandemenz est nus. Mandemanz viant avant por l'amor de moi, - ausint com se ge te mandasse que tu feisses mes aferes, ou que tu - m'achetasses une teneure, ou que tu me plévissesDig., lib. 17, - tit. 1, frag. 1, § 4 ; frag. 2 pr. § 1..

-
-
- § 3. -

Mandement d'autrui amor viant avant, ausint com se ge te mandasse que tu - feisses les aferes Gaubert, que tu li achètes une teneure, ou que tu li - plévisses. Por autrui amor et por la moie est ausint fet mandement, - ausint comme se je te mande que tu faces mes aferes et les Gobert, ou - que tu plévisses por moi ou por Gaubert, ou que tu achates une teneure - por moi. Por la toe amor, ausint com se ge te mandoie que tu feisses - créance à celui qui me prestoit sor ma choseIbid., frag. 2, § - 2-4..

-

Mandemenz por autre (toi) et por autrui est ausint com se ge - te mande que tu feisses créance à Gaubert par autrui amor, et par tel - chose vient mandemant avant.

-

Por l'amor est mandemant, ausint com se ge te mende que tu changasses ta - teneure à un autre, ou que tu feisses ta meson abattre ; et tex - parole est plus conseil que mandement ; et por ce n'est-il pas - obligiez de consoil, tot n'ait-il mestier à celui cui l'en done ; - car chascun doit panser en son corage que conseil li est bons ou - mauvèsIbid., frag. 2, § 5, 6..

-
-
- § 4. -

Nus ne doit fere commendement, fors purement le mandement : car s'il - fet plus que l'en ne li mende, s'il fet moins, il fet moins que l'en ne - li mende. Mès la cause de celui qui mende puet estre fete meillor, ausi - com se ge te mandasse que tu achatasses un cheval vingt sols et tu - l'eusses por quinze sols.

-
-
- § 5. -

Mandement de lède chose est nulIbid., frag. 5 pr., § 5 ; frag. - 6, § 3..

-

Un home dit que Gaubert me manda que je li achetasse un cheval cent sols, - ge li achate ; je requiers les deniers qu'il les me rande et - praigne le cheval. Gaubert nie qu'il ne se panssa onques ; cil - l'offre à prover par soi et par garanz, qui vit le commendement fere à - celui qui aporta le mendement, et oï le mandement ; et li copables - fet encontre tel ni et tel deffanse comme il doit. L'en respont que li - copables est loissanz de prendre la prove de celui qui demende et de son - garant, ou d'escondire par la soe. Mès s'il eust chetel en - sa chose qu'il manda, et l'en l'eust dit en la demende, et offert à - prover, il i eust gage.

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- -
- - - XI. [77rB] De contrepois [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 16, tit. 2 : de - Compensationibus. - -
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- -
- § {16.2.1} Modestinus. Compensacion. -
-

Contrepoies est solte de dete et de creance l’un encontre - l’autre.

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- § {16.2.2} Julianus. Unus. -
-

Chescun oste son creancier et son detor qui demande s’il veut fere - contrepois.

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- § {16.2.3} Ponponius. Ideo. -
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Et por ce est contrepois necessere, car c’est plus nostre preu de - requenoistre la dete que de demander ce que l’en a rendu.

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-
- § {16.2.4} Paulus. Verum. -
-

Ce que plesoit à Neracius est voier. Et Ponponius dit que li pleige - doit moins par droit de tot marchié de tant comme li detor pot - retenir de contrepois ; ausi comme se je demande tot au detor - je demande malement, ausi le plege n’est pas tenuz en plus que cil - por qui il plevist pot estre condempné.

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-
- § {16.2.5} Gaius. -
-

Se l’en demande rien au plege, droiz est que il choissise le quel que - il vodra miauz que l’en face contrepois à lui ou au detor de ce que - l’en doit ; et s’il veaut l’un et l’autre trespasser, il doit - estre oïz.

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-
- § {16.2.6} Paulus. EtiamEtiam] - etien dans le ms., cf. lat. Etiam quod natura - debetur. -
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Et ce que l’en doit por nature vient en contrepois.

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-
- § {16.2.7} Idem. Quod in diem. -
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Ce que l’en doit à jorné sera pas contrepesé jusque li jor viegne. - {1} Se le juige ne velt pas fere contrepois, la demande remoint - sauve, ne l’en ne li pot metre encontre barre de chose juigie. Je - diroi autre chose se il ne velt fere contrepois, ausi comme s’il - n’eust point de dete, lors avroi ge contre moi barre de chose - juigie.

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-
- § {16.2.10} Ulpianus. Si ambo. -
-

Se nos somes .ii. compoingnons et nos somes [77vA] ausi l’un comme - l’autre negligenz en noz aferes, l’en doit dire que nos leson à - estre obligié et que l’en doit garder le contrepois de la - negligence. Et ausi prove l’en se l’un prent rien de la chose - commune et li autre fust tant negligent que bien valut sa niceté par - la proece à l’autre, l’en porra ci fere contrepois et delivrer l’un - et l’autre. ¶ {1} Se aucun doit fere contrepois et renderende] - rendre dans le ms., cf. lat. - solverit, il porra demander ausi comme - s’il eust rendu chose que il ne devoit. ¶ {2} À totes les foiz que - aucion nest de male foi, si comme de larecin et de tex malefices, se - l’en plede de tel chose por avoir deniers contrepois a leu ; - ausi est se l’en plede de cause de larrecin. ¶ Et cil qui est tret - en plet de cause de forfet pot metre avant contrepois. ¶ {3} Et en - promesse a ceste aucion leu ; et segont ce que Julien dit, en - la promesse ou aucion de promesse porra l’en metre contrepois - avant.

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-
-
- § {16.2.11} Idem. Cum alter. -
-

Quant l’un doit deners à l’autre sanz usure et li autre doit usure, - Severus li enpereor establi que de tant comme chescun a il ne doit - pas rendre l’usure.

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-
- § {16.2.12} Idem. Idem. -
-

Ausi est non pas solemant en privez aferes que en communs ; et - s’il a usure ça et la, et il i a diversesdiverses] - diversses dans le ms., distraction du copiste, - qui a inseré un –s supplementaire après - l’abréviation usures, contrepois a leu de que l’un doit à - l’autre.

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-
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- § {16.2.13} Idem. -
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Ce que Labeo dit n’est pas sanz reson, que se l’en fet especiaument - contrepois à aucunne demande, ele ne sera pas misse contre cez - autres choses.

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-
- § {16.2.15} Idem. Pecuniam. -
-

J’é promis à baillier deners à Tebert en certain leu, cil les me - demande ; je demande se l’en doit ce contrepeser de tant comme - je ne vossisse que el ne fust rendue en certain leu. Je di, se - Tebert demande cel argent que il promist en certain leu, il convient - ce contrepeser ou sa cause, c’est à dire por combien il ne vosist - que la peccune ne fust rendue, la où ele fust promisse.

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-
- § {16.2.16} Papinianus. Si cum. -
-

Se un un] une dans le ms. autre est - heir à chevaler et un autre heir est, et le detor qui est obligié à - l’un des heirs veault contrepeser ce que li autres li doit, il ne - sera pas oïz. ¶ {1} Quant cil qui est condempné à Tebert plede de la - chose jugie dedanz le jor que la chose fu jugie [77vB], l’en n’avra - pas contrepois, car autre chose que le jor de l’obligacion n’est pas - venu ; autre chose est s’il done terme de rendre por sa - debonereté. ¶

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-
-
- § {16.2.17} -
-

Et cil qui est condempné por ce que il ne fist largece de blé quant - le herbaut fu, n’est pas senblant que il done l’argent do froment, - et por ce avra il contrepois.

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- § {16.2.20} Idem. Ob negacionem. -
-

Se curator est condempné de ce que l’en li commanda que il foist - avoir en l’ost quant il i fut, ne fust pas escordé que il receust - l’argent par contrepois, car il n’est pas contrepoissé.

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-
-
- § {16.2.21} Paulus. Postea. -
-

Puis que il fut acordé entre totentre tot] - entretor dans le ms., cf. lat. - interomnes que ce que l’en dut ça et la - fust contrepoissé - Paulus -, se le procurator à celi qui estoit - hors do païs est tret en plet, il ne devra pas doner caucion de - fermeté ; car il n’i a point de contrepois et au commoincement - li doit l’en moins demander.

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- § {16.2.22} Scevola. Si debeas. -
-

Se tu doiz .x. solz et tis averseres ne veust fere contrepois, li - contrepois de ceste dete est issi fet se li averseres dist en apert - que il le vosist ou non.

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- § {16.2.23} Paulus. Idem quod. -
-

Se le tutor demande ce qu’est deu en non de orfelins, l’en ne porra - metre avant le contrepois de cel argent que li tutor doit à - l’aversere en son non.

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-
- § {16.2.24} Paulus. Iussit. -
-

Li enpereor commanda que cil fust oïz qui voloit prover que il li - devoit et que il l’en fut tret en plet.

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- -
- - - XII. De chose que l’en baille à garder que l’en apele depos [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 16, tit. 3 : Depositi - vel contra. - -
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- -
- § {16.3.1} Ulpianus. Depositum. -
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Deposee chose est qui est baillie à garder à aucun ; et l’en - apele « deposee » por ce que ele i est posee ; car - ceste preposicion croit le depos por senefier que il met tot sor la - loiauté quanque apartient à la garde de la chose. ¶ {1} Le prevost - dit : je donroi juigement de ce qu’est baillié à garder, non - pas por acheson de guerre, ne de feu, ne de froissiez de nef, ne de - trebucheiz, ¶ d’une chose contre celi qui avra la chose esgardé. Et - des choses qui sont desus nomees, contre lui à doble ; et - contre l’oier à celui don l’en dira que li mort i fist barat, d’une - chose. ¶ {2} Le prevoz departit par droit ces causes de baillier - choses en garde, que contienenent cause de aventure de bau, qui - descent de besoing qui ne vient pas de volenté. ¶ {3} Et l’en entant - que cil baille en garde par cause de feu, [78rA] de guerre, qui n’a - nule autre cause de baillier en garde fors que le peril aparissant. - ¶ {4} Ceste defenrance de causes n’est pas sanz reson ; car - comme cil qui baille sa chose en garde par sa volenté à aucun en qui - il se fie, il se doit tenir apaié de simple rente. Et quant il - baille en garde par besoing, le crime au trecheor il le croist, et - le doit comperer par le commun profist ; car c’est moult grant - mauveté de froissier sa loiauté quant l’en reçoit chose en garde. ¶ - {5} Ce qui s’esjonts’esjont] se fiont dans le - ms., cf. lat. Quae depositis rebus accedunt - à choses baillies en garde ne sont mie desposees ; ausi comme - se l’en met en garde un home vestu, la robe n’est pas por ce - baillie ; ne se un chevau est baillié ou le chevoitre, car le - cheval solement est desposé. ¶ {6} S’il est en convant que barat et - colpe soent hors de bau, la convenance est bone, car li marchié - prenent loi de la convenance. {7} L’en ne doit pas desloier ce que - trecherie soit hors ; car, s’il i a trecherie et barat, ce est - contre bones mors et contre bone foi, et por ce ne la doit l’en pas - tenir. ¶ {8} Se robe que l’en a baillie à garder à celi qui garde - les bainz est perrie et cil n’a eu nul loier de la robe garder, il - est tenuz de bau, et cuit que il doit fere foi que il ne fist - barat ; et s’il en ot loier, il est tenuz do loage. ¶ {9} Se - aucun gete son serf qui estoit baillié à garder au pestrin, et se li - petriseor et loer por garder le serf, je cuit que l’en a aucion - contre celi do loage. Et se j’é pris loer por le serf que cil tient - en son mestier, je puis avoier aucion de loage ; et se les - ovres à celui serf furent baillies o le serf, c’est ausi comme - loage. ¶ Et par ce que il n’i ot point de loier, ceste aucion est de - paroles ; et s’il ne rent rien que le manger et tu n’eus rien - de la besoigne au serf, ceste aucion est contre toi. ¶ {10} L’en - ostera barat et tricherie de loage et d’autres convenances don nos - avons desus parlé. Et se aucun reçoit un serf et il li done à - mangier solement, l’en ne metra hors de ce que tricherie ; et - ausi comme Ponponius dist, s’il i ot rien en convenance ne escrit, - il n’i a [78rB] ura nus hors que tricherie vers cez qui le serf - receurent ; et ceste tricherie doit estre ostee folement do - depos. ¶ {11} Se ge te prie que tu portes mes choses à Tibert que il - les me gart, l’en demande à Ponponius quele aucion je puis avoir - contre toi. Et il cuide que de aucion de commandemant ; et se - cil reçoit celes choses, il i a aucion de depos ; et s’il la - reçoit en ton non et tu le mandas, tu es tenuz de commandemant et il - t’est tenuz de depos ; et se tu es tret en plet de mandemant, - tu me bailleras ceste auction. ¶ {12} Et se te baille la chose que - se Tebert ne prist la chose tu la me gardasses, et il ne la prent - pas, l’en doit voer se tu es tenuz solement de bau ou do - commandemant ; et Ponponius en dote. Et je cuit que tant - solement de aucion de commandemant, car plus fust à voier le - mandemant que la garde. ¶ {13} Ausi dist Ponponius : se je te - mande que tu me gardes ma chose que tu as receu en mon non de aucun - et tu le fes, issi l’en demande se tu es tenuz de mandemant ou de - depos. Et il dit que plus vaut de aucion de mandemant, car c’est - celi premer marchié. ¶ {14} Ausi demande Ponponius : se quant - je vol deposer ma chose ches toi, tu commandas la metre chiés ton - serf, l’en demande se j’é contre toi ceste aucion. Et il dist : - se ge li mis en ton non, ausi comme se tu le gardasses, j’é contre - toi ceste aucion. Et se tu me diz que je mete ma chose ches toi, je - n’é nule aucion contre toi, et ceste aucion est o celi, ne tu n’es - pas tenuz do commendement, car tu fois mes choses. Mes se tu - commandas que je le moisse ches celi en ton peril, je ne voi pas por - quoi il n’i eist aucion de mandemant. Et se tu fus son plege, Labeo - dist sanz faille que tu es tenuz non pas solement se cil fist barat - me·s’il a la chose. Et que sera se cil fu forsené qui ot la chose ou - s’il est orfelin ou il n’est heir, ne ne tient les biens ne cil n’ot - nul heir ? Il sera tenuz et convient que il rende le bau. ¶ - {15} L’en demande se l’en doit doner [78vA] aucion contre l’orfelin - à cui l’en a baillé à garder sanz l’autorité au tutor. L’en doit - voer se il set point de barat ; l’en i a aucion s’il fet barat - de tant comme il i a gaignié ; et s’il n’i fet barat, ausi est - il tenuz. ¶ {16} Se l’en rent la chose enpiree que l’en a en garde - baillie, l’en pot avoir aucion ausi comme se ele ne fut pas - rendue ; quar quant ele est rendue peor, l’en pot dire, por le - barat qui est, que el n’est pas rendue. ¶ {17} Se mon serf baille - aucunne chose en garde, je avroi aucion de bau. ¶ {18} Se ge baille - à sers ma chose en garde et ge plede o franchi, Macellus dit que il - n’i a point de aucion, ja soit ce que nos solons dire que chescun - est tenuz de barat qui est fet ou tens que aucun est serf ; car - li forfez doivent estre puniz or convendra aler à autres aucions - convenables. ¶ {19} Ceste aucion est rendue à cez qui tienent les - biens et lor heirs. ¶ {20} Et l’en n’avra pas aucion solement de - barat qui est passé mes de celi qui est à venir, c’est à dire enprés - ce que plet est entammé. {21} Et d’iqui dit Neracius : se chose - baillie en garde est perdue sanz barat et ele est trovee enprés ce - que le plet en fu terminé, por ce ne ravient pas que cil qui l’ot ne - soit tenuz à rendre la, ne ne doit pas estre delivré s’il ne la - rent. ¶ Oncor dit li enpereor : ja soit ce que l’en n’et pledié - o toi de bau, et tu n’as poer de rendre moi la chose, car li grenier - por avointure sont clos, se tu as poer de rendre la avant ce que tu - es condempnez à rendre la, tu doit estre condempnez se tu ne la - ranz, car tu l’as ; lors doit l’en demander se tu i ferés barat - quant tu n’as pas la chose. ¶ {22} Julien dit que cil qui deposa la - chose pot demanois avoir aucion de demander la ; car il apert - que cil qui la chose reçut i face barat quant il ne la vost rendre à - celi qui la demandoit. Et Marcellus dit que cil ne fest pas barat - toz jorz s’il ne rent la chose à celi que ele est ; car par aventure - la chose sera loing de celi [78vB], ou il ne porra pas ovrir les - graniers au jor que il fut condempné de rendre la, et la condicion - de rendrerendre] rendra dans le ms. la - n’est pas echevé. {23} Il ne convient pas doter que ceste aucion ne - soit de bien et de lëauté. {24} Et por ce doit l’en dire que l’en - pot demander par ceste aucion les fruiz de la chose baillie et les - feons et toute la cause, que la chose ne soit rendue mie si comme - ele fut baillie. ¶ {25} Se tu vendis la chose qui ce fut baillie et - enprés la rachetas, se ele perist puis, tot n’i ert il point de - barat, tu en es tenuz, car tu fois barat une foiz quant tu la - vendis ; {26} et en ceste auction jure l’en en plet. ¶ {27} Non - pas mes se cili qui me sert en bone foi balle chose en garde droit - esgarde et sera que je en ee aucion s’il balla chose qui - m’apartenoit. {28} Et ausi se g’e usage et fruit en serf, se ce que - il bailla en garde fut do chetel qui n’i apartenoit ou se la chose - fut moie, je porrai avoir ceste aucion. ¶ {29} Se serf heriter - baille chose à garder, li heir qui avra l’eritage avra ceste aucion. - ¶ {30} Se serf baille chose en garde s’i mort ou s’il vit, li sires - avra ceste aucion à droit ; et se le serf est franchi, il ne la - porra avoier. ¶ Et s’il est mis en autrui main, il avra ceste aucion - cis cui est le serf quant il fist le bau, car l’en doit regarder le - commencement do marchié. ¶ {31} Se le sers qui bailla la chose en - garde est à .ii. seignors, chescun avra à ceste aucion par sa - partie. ¶ {32} Se tu rendis à Tebert la chose que li serf avoit - baillie en garde et tu cuidas que il en fust sires et ne l’estoit - pas, tu n’es pas tenuz de ceste aucion ; ce dit Celsus, car il - n’i à point de barat et li sires pledera o Tebert ou o celi qui la - chose a, et la mostree en demandera à avoier. ¶ Et s’ele li est - monstree, il la chalongera. Et s’il despandi la chose qui savoit que - ele estoit à autrui, il sera condempné, car il fist par son barat - que il ne l’ot pas. ¶ {33} L’en fet une demande trop bele à - Julien : se le serf me bailla deners en garde par si que ge les - donasses à son seignor por lui franchir et ge les li done, l’en - demande se ge sui [79rA] tenuz dou bau. Et Neracius dist : se - je les baille issi que el fut à moi baillé por ce et je le te faz - savoir, tu n’as pas ceste aucion contre moi ; car tu seus bien - l’afere quant je t’e baillé l’argent et issi n’i faz ge point de - barat. Et se je baille les deniers comme miens por lui franchir, - g’en seroi tenuz, et m’est avis que c’est voir ; et cist ne - randi pas la chose sanz barat, et si ne la rendi pas ; car - autre chose est rendre et autre chose est doner do sien.

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- § {16.3.16} Affricanus. Si his. -
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Se cil à cui tu as baillié la chose à garder la baille à un autre, et - cil pert aucunne chose por le barat à celi à cui il le bailla - enprés, cil est tenuz à cui tu la baillas.

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- § {16.3.31} Trophonius. Bona. -
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Bone foi que l’en demande en marchié deserre que l’en face lëauté. - Mes l’en demande se l’en le doit esmer segont le droit à genz ou - segont le droit à prevoz. Ausi comme se cil qui estoit condempné à - perdre la teste te bailla .c. solz en garde et il fust envoié en - essil et ses chose sont totes sesies, l’en demande se l’en li doit - ce rendre o metre o les choses sesies. Se nos regardon droit naturel - et de gent, le doit rendre la chose à celi qui la bailla ; mes - segont droit de cité et segont loi, il doit rendre les choses o - celes qui sont sesies, car li maufesor doit avoir soffroite por - espoenter les autres. {1} Et oncor devons nos regarder se nos devon - voier solement bone foi entre cex qui ont fet lor marchié sanz autre - jointure ne sanz autres persones à cui apartient ce que l’en fet. Et - vez l’esample : ¶ un lierres mist en garde ches Gaubert la robe - que il me tolit, cil Gaubert n’en savit rien de larrecin, l’en - demande à cui je Gaubert vendrai la chose, ou au larron ou à celi - que eles sont. Se nos regardon celi qui baille et celi qui reçoit, - c’est la bone foi que cil ait la chose qui la bailla ; et se - l’en regarde equité de totes les persones qui avienent à cest afere, - l’en me doit rendre la chose, et par ce les doit perdre li lerres. - Et por ce, di ge que c’est droiz qui rent à chescun ce qu’est droiz. - Et se je ne demande la chose, el doit estre rendue à celi qui li - mist, tot i eit il mis chose que n’estoit mie soe. Et [79rB] ausi - dit Macellus en toleor et en robeor. Et se li lierres n’en sot rien - que la chose fust au fiz ou au serf à qui il la tolit, et il la met - en garde chiés le pere ou ches le seignor, par droit de genz ne vaut - rien ce bau, qui a tel poer que la chose doit estre baillee au - seignor à l’autre non pas qui est baillie comme estrange à garder. - Et se li lerres me baille à garder la chose que il m’a emblee et - rien n’en soi, l’en dira par droit que li bau est nul, car il n’i a - point de bone foi et il est tenuz de rendre ses choses au seignor. - Et s’ele estoit baillie do seignor qui rien n’en sot, il la pot - redemander ausi comme de cause de bau.

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- § {16.3.32} Celsus. Quod Nerva. -
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Ce que Nerva dist que grant colpe estoit tricherie ne plesoit pas à - Proculus ; car se aucun n’est pas si diligent comme nature - desierre, s’il ne fu si diligent à sa maniere en la chose garder, il - n’a point de barat. Et, sauve la foi, il ne metra menor diligence en - cele chose garder qu’an la soie.

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- - - XIII. De chose baillie en garde, d'establissemanz de roi, et de choses qui - sont baillies en yglise en garde.Les trois premiers paragraphes de ce - titre sont tirés du chap. 1, et les trois derniers du chap. 2 des - Décrétales de Grégoire IX, au liv. 3, tit. 16. - - -
- § 1. -

Li rois dit en son conseil : Nos avons sovent plez de quoi une - question est née qui nos avient sovant ; et por ce que nos savons - que plusors tex choses avienent sovent, il en semblent qui estoit bien - mester que nos feissiens une loi propre à savoir le droit des choses qui - sont baillies en garde.

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- § 2. -

Comme un ons meist ses deners en un moster, en une uiche qu'il aporta, - uns clers embla ces deniers, et s'enfoï. Cil hom demande ses deners à - l'abé et au convent de ce moter. A ce respondi li abés et li convenz - qu'il n'en voloit nus rendre, comme li dener n'avoient pas esté baillié - espéciaument, mès en l'iglise avoit mise cele chose, et aus avoient mis - diligence de prodome en garder l'iglise. Don l'en demende qu'en dit - droiz. Et l'en dit que l'iglise n'i est pas tenue, et que l'en doit - querre le clerc, et s'il est trovez, qu'il soit forciez de rendre les - deniers.

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Ci a bone devise, comme chose est mise ou chiés clerc ou en yglise, l'en - doit demender la chose à la personne, non pas à l'iglise, se ce n'est - torné en preu de l'iglise : lors est tenue l'iglise de ce qu'el en - a eu, tot ne soit la chose mise en l'iglyse. Et quant la chose est mise - en l'iglyse, pardevant les prélaz de l'iglyse, lors la doit - l'en demender à l'yglise. Et l'en doit maumener celi chés qui l'en a - mise la chose en garde qu'il la rende.

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- § 3. -

Aucun mist sa chose en ma meson, ge la perdi ; mès la moie fust bien - gardée ; et l'en dist que, tot doie l'en cuider que j'eie la chose - bien gardée que l'en me bailla à garder, en ce quas a présumpcion qu'il - ne l'et pas bien gardée.

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Mès posé que je te baille une chose à garder por estre sauve, ou tu eus - loer por la chose garder, se la garde n'empire par tes copes, tu n'i es - pas tenuz, fors en tres quas : que se tu as convent que s'ele est - perdue que tu la li rendras ; ou quant ta cope ala avant le - quas ; ou quant la chose demora à rendre.

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Posé soit que aucun eist mise sa chose chés toi jusque à la Saint-Guérin, - la porra-il demender avant le terme ? et l'en dit que oïl, posé - encore que cil qui te baille sa chose à garder estoit tenuz à toi de - rendre aucuns deniers por la chose garder, tu ne veauz pas la chose - rendre jusque tu eis ta promesse : l'en dit que tu puez bien ce - fere, que bone foi ne soit tornée à tricherie, que l'en ne te toille ce - que tu as déservi.

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Et se aucuns reçoit or ou autres choses en garde par aucune condicion, - cil qui a la chose en garde doit la chose rendre, quant la condition est - acomplie, ne nus n'oit congié de deffendre contre ce, que la chose que - fu baillie en garde ne soit rendue ; car plusors priviléges en sont - donées par le feseor de lois, et par nos-meismes ès choses baillies en - garde.

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Et s'il avient que la chose que estoit baillie en garde soit perdue, ou - périe par quas d'aventure que l'en ne pot eschever, la perte soit sor - celi qui la chose est, se la chose ne demora à rendre par celi qui la - gardoit. L'en commende que plus soit estroitement commendé la chose - rendre à celi qui la garde, qu'ele ne soit juigée à perdue à celi qui la - bailla à garder, por ce que li gardeor des choses n'aient acheson de - fere tricherie, ne desloïauté ; car o tot ce ne se gardent-il - pas.

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- - - - XIV. De choses prestées qui sunt fetes par prière. - - -
- § 1. -

Chose qui est fete par prière si puet estre rapelée, issit comme vos - porrez ci-emprès oïr.

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L'en dit ciAu chap. 2, liv. 3, tit. 14, des Décrét, de Grég. - IX : de Precariis. que ce que li ancessors a - estrangé malement, cil qui viant emprès lui le puet rapeler, en tens que - successor puet rapeler. Ce que ancessor mist mauvèsement, il n'est pas - tenus en ce que si ancessors en fist.

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- § 2. -

Se ge otroi à aucun la moie chose par prière, l'en demende combien doit - durer ce prest ? Et l'en dit tant comme ge vodroi. Et tel otroi est - dépéciez, quant cil est morz qui presta o celui à qui l'en - prestaCe paragraphe et les deux suivants sont extraits du - chapitre 3, ibid..

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Posé que je t'otroi ma chose par prest ; tu la mez aillors ; je - la voil rapeler, puis le je fere ? L'en dit que oïl ; car il - ne lest pas à autrui tenir ma chose sanz ma volenté. Posé que je te - preste ma chose por ton besoing, la puis-ge demender d'avant que ton - besoin fauge ? Nenil, se tu ne lessoies ton besoing à estanchier - par malice, por tenir ma chose ; et lors la te porroie-ge - demander.

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Et se ge te preste ma chose jusque à un jor, la te puis-ge demender avant - le jor por mon besoing ? Non, que male foi n'i soit entendue. Et - s'il n'a que fere de la choze et ge en aie besoing, puis la ge - demender ? Et l'en respont que cortoisie sera se ele est rendue por - le besoing, quant cil n'en a afere, come l'en doie estre recorz des - biens que li a fez.

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Or demende l'en se chose est prestée et ele soit perdue, se l'en i est - tenuz ? Et l'en respont que la division est tele : se la chose - est prestée par si que l'en la rende, la convenance vaut. Et se la chose - est prestée simplement, sanz division, li emprunterres ait mis ausi - grant diligence en la chose garder, comme prodom doit fere, et la chose - périsse, il n'en est pas tenuz. Et se la chose demuere à rendre enprès - le terme qu'ele dut estre rendue, et ele périst, comment que ce soit, - ele doit estre rendableDecret Greg. IX, lib. 3, tit. 15, cap. - unic. : de Commodato..

-

Et se li chevaus est menez plus grant jornée qu'il ne doit - et plus tost que reson ne done, et il périst, est-il rendables ? - Oïl ; car il apert plus que la chose soit desavancie par l'otrage - que non.

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- § 3. -

Emprès l'en dit que quant l'en preste la chose à certain usage, que l'en - ne la puet redemender ainz que la chose soit fete, por quoi l'en i mete - diligence de prodome ; car l'en ne doit pas estre déceuz de - bienfet, einz en doit l'en estre aidiezDecret. Greg. IX, lib. 3, - tit. 15 : de Commodato..

-

Et se aucuns dit que la chose est prestée à certain usage, et li - prestierres li nit ; ou s'il dit que l'en a presté simplement, et - li presterres li nist : en tel chose n'a pas bataille, mès - prove ; et li chois de la prove est au presteor.

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Se li emprunterres nia la chose qui li a esté prestée, qu'ele ne li fu - onques prestée, en tel chose a bataille, et se la chose est tele que - bataille en doie nestre ; car se li presterres dit qu'il est prest - de prover par soi et par garanz, qu'il li presta la chose, et die quele, - et li autre die encontre qu'il fet tel ni et tel deffense comme il - doit : droiz dit qui sera loisanz de prendre la prove de celui et - de son garant, et de quenoistre que c'est voir, ou d'escondire par gage - de bataille vers un des garanz.

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Et en autre forme doit l'en dire de celui qui quenoist qu'il a emprunté, - et dit qui li a rendu, et l'offre à prover par soi et par garanz.

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- - - XV. [80rA] De compoignie [rubr.] -
- - La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 17, - tit. 2 : Pro socio. - -
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- § {17.2.1} Societas. -
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Compoignie pot estre fete à toz jorz, c’est à dire tant comme il - vivent, ou à ja ou par condicion. ¶ {1} En compoignie, totes les - choses de toz les biens que cil ont, qui s’entracompoignent, sont en - communauté manois.

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- § {17.2.3} Paulus. Ea vero. -
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Et les choses qui sont en chetel remainent en lor estat, et les - aucions doivent estre rendues aucunne foiz. {1} Quant compoignie de - toz biens est especiaument assenblie, lors et l’eritage et les lés - ou ce qu’est conquis par aucunne reson vient en communauté. ¶ {2} - L’en demande de celi se compoignie est issi assenblee que se aucun - droit heritage avient à l’un et à l’autre qui soit commun [80rB], - qui est droit heritage. À l’un et à l’autre li avient par lëau - droit, et ce qu’est en testamant et qu’est apartenant à lëau - heritage. ¶ {3} Se compoignie est assenblie par barat ou par - conchiement, il est nule par droit ; car bone foi est contraire - à barat et à tricherie.

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- § {17.2.4} Modestinus. Societatem. -
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N’est pas dote que l’en ne puisse bien fere compoignie et par chose - et par parole et par message. {1} Nos somes desavanci de la - compoignie, par mort, par apeticement de chief, par reniement et par - besoing.

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- § {17.2.5} Ulpianus. Societates. -
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Compoignies sont fetes de toz cez que l’en a eu, d’aucunne - marchandie, ou de trevage, ou d’une chose. ¶ {1} Compoignie puet - estre fete et vaut entre tez qui n’ont pas li un tant comme li - autre ; comme aucunne foiz avient que la povretéque la - povreté] que la porveance dans le ms., incohérence - determinée par la mauvaise lecture d’une abréviation, cf. lat. - cum plerumque pauperior opera suppleat, quantum ei per - comparationem patrimonii deest d’auqun face - autretant par sa porveance et par son seu comme l’autre a mis de son - patremoine. ¶ {2} Compoignie n’est mie bien fete par cause de - doner.

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- § {17.2.6} Pomponius. Si. -
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Se tu fez compoignie o moi par tel condicion que tu feisses parties - de la compoignie, cele chose doit estre menee avant à l’arbitre do - prodome. Et est bien par l’arbitre de prodome que nos ne seons pas - compoingnons de ivés parties ; ausi comme se le un mest plus - que l’autre en la compoignie que il n’i meste de peccune.

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- § {17.2.7} Ulpianus. Cohiri. -
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L’en pot assenbler compoignie simplement. Et s’il n’est devise, - aparissant est que la compoignie est de tot ce que l’en pot - conquerre, c’est à dire se aucun gaignent d’achast, de vendicion, de - loange.

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- § {17.2.20} Idem. Nam. -
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Car le compoignon mon compoignon n’est mie mon compoignon.

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- § {17.2.35} Ulpianus. Nemo. -
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Nus ne pot apareillier compoignie à son heir que li heir soit - compoignon ; et l’en a aucion contre l’eir au compoignon que il - soit leal.

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- § {17.2.39} Ponponius. Si fundus. -
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Se ge et tu avons un champ et tu enterres un mort, je avrai aucion - contre toi.

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- § {17.2.40} Idem. Heres. -
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Li heir au compoignon, tot ne soit il compoignon, totevoies, ce que - li mort commoinça, li heir doit eschiver.

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- § {17.2.68} Gaius. Nemo. -
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Nul [80vA] de compoignons ne pot metre hors de sa main que sa part - s’il sont compoignons de toz biens. ¶ {1} Encor demande l’en se cil - qui porchace que il ne puisse rendre par barat. Il est voir que l’en - entant de celi qui balle sa chose par barat en tel main que il ne - puisse rendre.

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- § {17.2.69} Ulpianus. Cum. -
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Quant compoignie est fete por acheter si que l’un aparillat à manger - as autres et il fet la besoigne, se il ne fet ce, l’en avra contre - lui aucion.

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- § {17.2.70} Paulus. Nulla. -
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Nule compoignie puet estre assenblee à toz jorz

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 7 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

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+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI SEPTIESME LIVRES + + + LI SEPTIESME LIVRES + + + + I. De aucion de marchandie menee en nés [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 14, tit. 1, de Exercitoria + actione. + +
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+ § {14.1.1} Utilitatem. +
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Nus n’est qui ne sache que en cest ban n’ait moult de preu ; car + come nos ne savon mie aucunne foiz quex hon de quel meniere sont cex + à qui nos feson marchié por estre porté en la nef, droiz fiz que cil + fust tenuz qui mist mestre en la nef ; ausi comme cil est tenuz + qui met marcheant à tavernerie mener ou à autre afere, comme il soit + plus grant mester de fere marchié o le metre de la nef que o le + marcheant. Et par ce, convient il que l’en voie au marcheant s’il + fet marchié en la nef, au metre aucunne foiz ; que li leus ou + li tens ne sofere mie que l’en soit sanz bon conseil. ¶ {1} Nos + devon entendre « metre de nef » cil à qui la cure de tote + la nef est commandee. {2} Et se l’en fet marchié en aucun des + notoniers, l’en n’a pas aucion contre le metre, tot soit il tenuz de + forfet que chascun met en la nef ; car il i a une cause de fere + marchié et une autre de fere folie. Et cil qui mest le mestre en la + nef sofre bien que l’en face marchié à noteniers et il doit garder + que il ne facent barat ne tricherie. ¶ {3} Li mestre sont mis à loer + les [72rB] nés, ou à merceries porter ou à aloier, ou armes vendre + ou achatier ; et se cil est mis por acheter et por vendre, il + oblige le seignor par ce. {4} Et l’en n’a que fere de quel meniere + est cil metres, ou serf ou franc ou privé ou estrange, ne de quel + aage, bien si gart cil qui li mist. ¶ {5} Nos apelon celui metre non + pas solement que li sires mist, mes celui moismes que li metres i a + mis ; et issi le dit Julien. Et se li sires le fet, et il li + sofre user de mestrie en la nef, il senble que il i et mis ; et + il m’est avis que c’est droiz. Et li metres que il mist doit + regarder tot ce que il fet, si que non cil qui font marchié o lui + seront deceu. Et l’en doit ce miauz entendre en mestremestre] + mestir dans le ms., cf. lat. et facilius + hoc in magistro quam institore admittendum propter + utilitatem que en marcheant por le preu qu’i i + est. Que sera s’il i mist metre par si que il n’i poist metre + autre ? Recevron nos à la sentence ? Julien dit que l’en i + doit voir, posé que il et deffendu nicement que Ticius ne fust + mestre de la nef ; l’en doit dire que l’en doit regarder le + preu à cex qui sont en la nef. ¶ {6} Nos devon entendre + « nef » se ele est sor mer, ou en fluve, ou en estant. ¶ + {7} Li prevoz ne done mie aucion de tote cause en seignor de la nef, + mes de cele chose en qui non il fut iqui mis ; ausi comme s’il + fust mis por porter fuerre ou aucunne chose, ou s’il achate aucunnes + marchandies bonesbones] pones(?) dans le ms., cf. + lat. ad onera inhabiles à porter en nef, ou + s’il a despendu aucunne chose por rafetier la nef, ou si li notenier + demandent aucunne chose de lor ovres. {8} Et s’il enprunte deners, + savoir se c’est en non de cele chose ? Et Pagasus le cuide, + s’il fist l’enprunt à l’usage de cele chose don il est mestre, il + avra aucion ; et je cuit que il est voirs. Que sera s’il fist + l’enprunt por aparellier la nef, ou por fere, ou por metre i + notoniers ? {9} Donc Offilius demande : se cil fet enprunt + por refere la nef et il met les deniers en son usage, l’en demande + se l’en doit doner aucion contre le seignor de la nef. Et il dit que + s’il les prist par tel convent que il les despendist en la nef et + enprés mua son corage, il en est tenuz [72vA] ; et bien si gart + li sires qui tel mestre mist en sa nef. Et s’il prist consoil au + commoincement de co‹n›chier le creencier, et il ne li dist mie que + il prenoit ces deniers por la nef amender, autre chose est ; et + Pedius dit que ce est bien. {10} Et se li metres deçut son + compoignon en pris des chose achatees, li domages sera son, non pas + au creancier. {11} Et s’il enprunta d’autre, il delivra celui qui + fist la creance à refere la nef ; et je croi que il a aucion. + {12} Et dunc la mestrie done certoine convenance à cez qui font + marchié. Por quoi, se il sires l’es mist en la nef por demander le + pris de voitures, non pas que il les aloe qui l’avoit ja aloé, li + sires n’en sera pas tenuz si li mestres a loé, ou s’il est establi + solement à aloer non pas à demander. Ausint en dira l’en, ou s’il + est posé que il aloe le portage, non pas que il preste la nef à + mercerie ; ou s’il fet plus que il ne doit, il n’oblige pas le + seignor. Et s’il l’aloe à porter certaines merceries, si comme à + porter chenvre, leum, et cil l’aloe à porter pierre ou fuz, il ne + sera pas tenuz. ¶ Car aucunnes nés sont porteresses et autres sont à + autre mester. Li uns mande as autres noteniers que il recevent les + porteors, et que il augent en certein leu et en certone mer ; + ausint comme nés qui sont à Brandiz ou à Jafés, que li notenier + moinent, qu’i ne sont pas bones à porter ; et les autres nés ne sunt + preuz à aler par mer. ¶ {13} S’il i a plusors metres et lor ofices + ne sont pas devisé, quanque l’an fera o l’un obligera le + seignor ; et se li office sont devisé, que le un aloe l’autre, + li sires sera obligé por l’ofice à chescun. {14} Et se li sires les + i met, isint que li un ne face rien sanz l’autre, ausint comme l’en + fet aucunne foiz, bien si gart cil qui fet marchié o l’un. ¶ {15} + Nos apelon celui « seignor de la nef » qui a totes les + issues et les rentes de la nef, se il est sires de la nef ou se il + l’a aloee ou à ja ou à toz jorz. ¶ {16} Petit motre se cil qui est + sires est male ou fumule, perre, ou fez, ou serf ; et se [72vB] + menor est sires de la nef, il i convient l’autorité de tutor. ¶ {17} + Il est ou nostre chois de trere en plet le seignor ou le mestre de + la nef. {18} Et cil qui est sires de la nef n’a pas aucion contre + ceaus qui firent marchié o le mestre, car il ne li afiet pas ; + mes si pot avoir aucion de commandemant contre le mestre, ou de + loage s’il ne li rent le loer. Et ce solent fere li provost por le + mestre de l’annone ; ¶ et ausi solent fere li seignor des + provinces es marchiez que li metres de nés funt ou autres. ¶ {19} Se + cil qui est sires de la nef est en autrui poer, et cil en est sires + par la volenté celui, l’en avra aucion de ce que l’en fera o le + mestre de la nef contre celi en qui poer li sires de la nef est. + {20} Se cil est sires de la nef par la volenté à celi en qui poer il + est, et il est tenuz de tot, puis que cil est metres de la nef par + sa volenté ; car usage de nef apartient au commun profit. Mes + n’est pas issi de marcheanz ; ¶ et por ce, cil qui font marchié + o lui sont tenuz sanz plus de trëu ; cil qui moinent marchandie + de lor chetel au seu lor seignor, et s’il font marchié o le mestre + au seu au seignor et il ne le veust mie, donron nos action de tot + contre li, ausi com s’i le vosist, ou aucion de trëu ? ¶ Puis + que la chose est dotose, miauz est que l’en segue les paroles de + loi, et que l’en ne meste pas sus au pere ou au seignor qui sache le + fet au mestre de la nef ; que il ne soient obligié par tel + volenté se cil moinent le miauz de lor propre chetel. Et issi le dit + Ponpinius : se li sires de la nef est en autrui poer et por la + volenté à celui est cil sires de la nef, il est obligié de + tot ; se ce n’est par sa volenté, il n’est tenuz que do chatel. + ¶ {21} Nos entendon « estre en poer » filz, filles, serf, + serves. ¶ {22} Se serf est sires de nef par la volenté au fiz cu’il + estoit, li peres ou li filz qui ne le vost mie contredire sera + obligié de tost. ¶ {23} Ja soit ce que li prevoz doigne aucion + solement de ce que l’en fet o le mestre, Julien dit : se l’en + fet marchié ou le seignor de la nef, li peres au fiz ou li sires au + serf seront tenuz de tost. ¶ {24} Ceste aucion sera donee contre le + seignor par la persone [73rA] au mestre ; et se l’en plede o + l’un d’aus ou à l’autre, l’en ne plediera pas à l’autre ; et se + l’en rent aucunne chose, l’obligacion au mestre apetice. ¶ Et se + l’en rent en non dou seignor ou en non do mestre aucunne chose, + l’obligacion sera apeticee, por ce que se aucuns rent por moi, je + sui quité. ¶ {25} Se plusors sont mestre de la nef, l’en porra + pledier o le quel que il vodra de tot.

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+ § {14.1.2} Gaius. Ne in plure. +
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Quar cil qui fist marchié ne soit forcé de avoir tant aversaires + ensenble.

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+ § {14.1.3} Paulus. Nec quicquam. +
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Ne aucuns d’aus ne pot pas mostrer combien que il a en la nef de + partie, et cil qui avra mené le plet avra ses despens des autres par + juigement de compoignie.

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+ § {14.1.6} Paulus. Si servus. +
+

Se li sers est sires de la nef sanz la volenté au seignor, s’il le + sot, il avra contre lui aucion de trëu ; s’il ne le set, il + avra aucion de chetel. ¶ {1} Se serf commun moine neff por la + volenté au seignor, l’en dira contre toz aucion de chetel por + tot.

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+ +
+ + + II. De la loi Rodiane de geter marcheandise en mer [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 14, tit. 2 : de Lege + Rhodia de jactu. + +
+
+ +
+ § {14.2.1} Papianus. Lege. +
+

L’an garde en la loi Rodienne de giet : quant l’en veaut geter + en la mer por alegier la nef, ce qu’est geté por le salu de toz doit + estre restoré de toz ces qui sont en la nef.

+
+
+
+ § {14.2.3} Papinianus. Cum arbor. +
+

Quant arbre ou estrumant de nef est geté por achever le peril, + chascun doit metre do son.

+
+
+
+ § {14.2.4} Calistratus. Navis. +
+

Se aucunne merz sont tregetees en chalan por legier la nef chargie, + qu’i ne poent venir à port que elle ne perillat, et ce chalain tumbe + à l’entree dou port, cil qui sont en la nef et ont lor marchandies + sauves doivent doner do lor à emender le domage qui est avenu en + chelein, autresi comme s’il en eust fet giet ; et Sabinus dit + que c’est voir. Encontre, se la hoe est sauvee ou une partie des + marchendies et la nef perist, cil qui perdirent en la nef ne doivent + rien emender ; car se la nef est sauvee le giet vient en + commun. ¶ {1} Et se la nef, qui est tempestee, est alegie de giet de + merz à un marcheant, est [73rB] noee en autre leu, et notoners + treent les merz à aucuns marcheanz, se li loer est rendu, cil doit + avoir reson de ses choses qui furent getees por la nef legier par + ceus qui orent lor choses sauves par les notoniers. Sabinus dist que + cil qui orent lor choses sauves ne doivent rien rendre à celi qui + fist le giet se aucunnes choses de lor merz furent tretes por les + noteniers ; quar il n’est pas veu que la merz fust getee por la + nef garder, qui perist. ¶ {2} Quant getoiz de merz est fez, et + lesles] la dans le ms. choses à aucun, + qui remetret en la nef sunt enpirees, l’en doit veoir s’i doit metre + en la communauté, comme il ne doivet pas avoir doble domage. Mes + l’en doit dire que cesti doit communauter por le pris des choses + presentes ; ausi com se la merz à .ii. i sont, et les choses à + l’un sont arosees de eau, cil qui a ses choses sauves metra en la + communauté dusqu’à .xx. et cestui dusque à .x. Et nos poon deviser + de quoi ces choses sont enpirees ; ou por la giez ou por ce que + les choses furent descouvertes vint li domages ; ou por autre + cause, por ce que la merz gesoet allors en un autre angle et l’eau + entra ; lors devroit il acommunauter. Ou il n’acommunautera mie + por la premiere cause por ce que il perdi ou giet ? Et se les + choses sont enpirees de l’eau por le giet ? Et s’il i a plus + sotive divise, que sera s’il a plus de domage en communauter que un + giet ? Ausi com s’il i avoit .xx. fardiaus et la communauté .x. + et li domages vaut .ii. ; hors ce que il i a eu do domage, il + doit acommunauter le remanant. Que sera s’e plus de domage qu’en la + communauté, ausi comme les choses sont enpirees vaillant .x. mars et + la communauté .ii. ? En ceste dotance il ne doit pas porter lou + fes etet] a dans le ms., cf. lat. utrumque + onus pati non debet l’autre. Or veon si li + convient acommunauter. Que sera se je perz mes choses qui sont + gitees ou s’i sont enpirees par ce que furent descouertes ? Car + ausi comme l’en aide à celi qui a perdu, ausi doit l’en aidier à + celi qui a ses choses en[73vA]pirees por le giet ; et issit le + dit Papinian.

+
+
+
+ § {14.2.5} Hermogenes. Amisse. +
+

Domage de nef perdue n’est pas recovré par compoignie de communauté + par ceus qui delivrent lor choses quant la nef froissa ; car + l’en s’acorde à ce quant la nef est sauvee au commun peril par le + remede do giet. {1} Se li arbres de la nef est tranchiez por + delivrer la nef et la marchandie, il convendra que chascun mete sa + serve.

+
+
+
+ § {14.2.7} Paulus. Cum. +
+

Cum la nef fust getee par tempeste, ce que chascun puet sauver à son + os, comme de feu, il fut son.

+
+
+
+ § {14.2.8} Julianus. Qui levande. +
+

Cil qui gitet aucunnes choses por la nef legier ne les gitet mie par + tel corage que il lasoient guerpies ; et s’i la trovent, i les + anporterunti les anporterunt] ilasanportemut + dans le ms., cf. lat. quippe si invenerint eas, + ablaturos ; et si sevent où i·ssunt + getees, et la requerrunt. Et seront autresi comme celi qui est trop + chargiez qui lesse la chose en mi la voie et puis retorne por + aporter la.

+
+
+
+ § {14.2.10} +
+

Voluistius manda à Paulus tex paroles : por ce que tu aloas + sers, l’en ne te doit pas voiture por celui qui est morz en la nef. + Paulus demande se l’en doit doner loier por ceus qui sont mis en la + nef ou por ceus qui sont envoié en essil ; et se ce n’est + aparissant, il sofira au notoner s’il pot prover que li serf fust + mis en la nef. ¶ {1} Se tu as la nef aloe por tel condicion que tes + merz i fussent portees, et li noteniers mist ces merz sanz besoing + en une mauvese nef, comme il seust bien que tu no voloies pas, et + l’aver perist, et por cele nef où ele fust mise darrenierement, tu + as aucion contre le notonier do loage. Paulus dit : plus que se + l’une nef et l’autre perist en cele voie, et ce fust fet sanz la + trechierie à notonier. Autel droit avra cil se li noteniers fust + retenuz et l’en li deffendi que il ne portast cele marchandie. Et + autel droit avra cil s’il fist tel convenant à toi que il te rendist + une poine ; si ne t’avoit portees tes marchandies ou leu où tu + li dois au terme [73vB] que tu li metoies, il doit la poine. Et ausi + diron nos se li notonniers est destorbez de maladie que il ne puisse + nagier. Et ausi diron nos se la nef est mauvese sanz son barat et + sanz sa cope. ¶ {2} Se tu aloas une nef à mestre .ii. mil de bues et + tu les i portas, tu doiz le pris des .ii. mil. Paulus. Si in + adversionem. Et se la nef est aloie en tempeste, li loers est deu + por .ii. mil. Se le marchié est issi fet, encontre tu doiz le loier + por tant des bues comme tu i portas.

+
+
+ +
+ + + III. De giter marcheandise en eau por péril eschever. + + +
+ § 1. +

De marchandie menée par iau gitée por charge, l'en doit avoir reson de + giter marchandise en eau ; car se li metres de la nef charge trop + la nef, et por ce convient la marchandie giter, et la cope en est soe et + li domages ; ou se li marinier ne sont sofisant, et por ce périsse + li avoirs.

+

Mès se torment sort por quoi il conviegne l'avoir giter en la mer, ou la + nef peçoie d'avointure que l'en ne put eschiver, li marcheanz est + tenuz.

+
+
+ § 2. +

Or gardon comment li metres de la nef sera tenuz : et s'il dit que + sa chose soit périe, se c'est par peceure, la peceure sera veue par + prodes omes, ou presanz qu'il sera peceaie, et por ces prodes omes. Et + por les compoignons de la nef, por ce qu'il jurront, ne seront creu. Et + s'ele est effundée do tot, iloc ne convient point de prove, fors le + parent. Et se l'en a geté l'avoir en l'eau por le péril de tempeste, + l'en en sera creuz par les seremanz au compoignons de la nef, et par le + tesmoing dou païs, qu'à celi jor ot tempeste en cele + contrée ; quar en tel chose n'a point de gage.

+
+ +
+ + + IV. De aucion que l’en apele institutore qui parle que aucuns + sont tenuz [rubr.] +
+ + La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 14, + tit. 3 : de Institoria actione. + +
+
+ +
+ § {14.3.3} Ulpianus. Institor. +
+

Il est apelé « institor » li marcheanz por ce que il est + curios de sa besoigne fere ; ne il ne fet pas moult se il est + metre de taverne ou d’autre marchandie.

+
+
+
+ § {14.3.4} Paulus. Cum interdum. +
+

Car il enporte aucunne foiz marchandies à prodes homes et la lor + vendoit ; ne le leu où vient ou l’en eschate ne mue pas la + cause de l’au[74rA]cion, comme avient en l’une meniere et en l’autre + que li marcheanz vent et achete.

+
+
+
+ § {14.3.5} Ulpianus. Quocque. +
+

Donques, quiconques est mis à fere la besoigne est apelé institor à + droit, et c’est à dire marcheant ; {1} car Servius et Labeo + distrent à Brutus : se aucuns fet marchié o charpenter, ou o + celi que aucun mist et fist sire de la meson ou l’establi à achetier + froment, cil est tenuz de tot. ¶ {2} Labeo dit : se aucun a mis + aucun à prester à usure ou à terre coitiver ou à marchandise mener, + il est tenuz de tot. {3} Et se aucun a mis aucun serf metre à sa + table, il sera tenuz de celi serf. ¶ {4} Et nos apelons cez + « institors », qui portent teles et autres choses à + vendre. ¶ {5} Et itex puet l’en apeler proprement chacerranz. ¶ {6} + Et cil qui sont mestres des folons, de sartriniers, et qui sont + herbergeor sont institors. ¶ {7} Et se aucun taverner envoie son + serf en leu estrange à acheter marcheandie et que il la li envoiat, + Labeo dit que il est en leu de marcheant. ¶ {9} Ausi dist il : se + aucun talemeler a à costume envoier son serf en aucun leu certain à + vendre son pain, enprés cil reçut l’argent dou pain, il fausa sa + foi, l’en ne doit pas doter que s’il li otroia issi à doner la + marchandie il est tenuz, et non pas li sers. ¶ {10} Et se li felon + qui aloit hors dou païs pria son serf que il fust mestres sor ses + menesteres à qui il avoit lessé sa taverne à garder, et quant ce + felon s’en fust alez cil sers prist le dras et s’enfoit, li felon + n’est pas tenuz se cil fust lessié comme procurators ; et s’il fust + lessié comme marcheant, il est tenuz ; et s’il le establi à + estre mestre sor les ovriers, il ne sera pas tenuz de ceste aucion + mes do loage. ¶ {11} Et tot ce a l’en fest o le marcheant n’oblige + pas celi qui li mist ; et si li marchiez fut fez o li par celui + marchié, et par cele cause dont il est mis à la mestrie, {12} et + s’il le mist à vendre marchandie, il sera tenuz de aucion + d’achat ; et se je l’e mis à achetier, je serai tenuz de la + vente. ¶ Et se je ne l’ai pas mis à achetier et il vent, ne à vendre + [74rB] et il achate, il en sera tenuz ; et Casius à ce + s’acorde. ¶ {13} Et se aucun tret peccune au marcheant à achetier + marcheandies, le creancier avra leu à ceste aucion ; et ausint + est s’il establist à estre mestre de la taverne ; c’est verité + se l’en ne li deffendi que il n’empruntat. {14} Se l’en a presté + oile à celui que li mestre establi à achetier ou à vendre oile, + ceste aucion avra leu. ¶ {15} Et se le marcheanz quant il ot l’oille + vendue prist un agnel en erres et il ne le reçut mie por gage, li + sires n’est pas tenuz de ceste aucion s’il le vandi ; car il ne + fet pas ce que l’en li comanda se l’en ne li manda par avainture que + il le vendist. Et por ce, se li marcheanz prist gage por le pris et + il le vandi, ceste aucion avra leu. ¶ {16} Ausi avra li plege qui + plevist por le marcheant ; il est tenuz de la plevine. ¶ {17} + Se un autre establist le marcheant, et cil se muert, qui li mist, et + s’il a hers qui aent l’usage de ce marcheant, sanz dote il convient + que l’en soit tenu. Et se l’en fist marchié avant que il eussent + demandé l’eritage, bien est que cil qui rien n’en savoient aient + aucion de marchendie. ¶ {18} Et se mis procurator, mis tutor, mis + curator establist un marcheant, l’an dorra contre moi aucion, ausi + comme se je li eusse mis.

+
+
+
+ § {14.3.6} Paulus. Sed et. +
+

Et contre le procurator sera donee ceste aucion se il est + generaus.

+
+
+
+ § {14.3.7} Ulpianus. Sed et si quis. +
+

Et se aucun qui fest ma besoigne establist aucun à estre mestre et je + l’oi establie, ausi en dira l’en comme de l’autre devant. ¶ {1} N’en + a point de differance quex soit li marcheanz ou male ou femele, + franc ou serf propre ou autrui, ne quil est cil qui l’establi. Car + se feme l’establi, ceste aucion li avient à le guise de aucion des + choses mises en nés ; ceste aucion est contre li se ele forfet. + ¶ {2} Et se orfelin qui est fet marcheant et fet chose que il ne + doet, il oblige celi qui li met de ceste aucion, car bien se gart + cil qui li mist.

+
+
+
+ § {14.3.8} Gaius. Nam. +
+

Car aucunne foiz [74vA] aviant que aucun metent effanz et puceles + garder taverne.

+
+
+
+ § {14.3.9} Ulpianus. Verum. +
+

Et se li orfelin les i mest, se c’est por l’autorité au tutot, il + sera obligié ; si que non, non.

+
+
+
+ § {14.3.14} Paulus. Idem. +
+

Ausi sera se autrui serf est aloé et mis à commune marcheandie, l’en + doit doner contre l’un et l’autre aucion de tot ; et ce que + l’un rendra, li autre le li rendrunt por juigement de compoignie. Et + la où action de compoignie ou de departir communauté cesse, chascun + doit estre condempné por sa partie ; ausi comme se ceus, à qui + serf l’en fist creance, estrabli .ii. heirs et franchi celi serf. Et + heir doivent estre trest en plet por la partie, car auction de + communauté cesse antre aus.

+
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+ § {14.3.15} Ulpianus. Novissime. +
+

L’en doit savoir au derrenier que cez aucions doivent estre donees à + toz jorz contre l’eir et contre les hoirs. ¶

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+ § {14.3.19} +
+

{3} Serf establi à prester à usure, s’il enprunte, il n’oblige pas + son seignor de tot comme s’il fust marcheant ; et s’il a promis + à une autre à rendre de tele marcerie, l’en le porra demander au + seignor.

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+ § 1. +

Geffroi de la + Chapele dit : Nus n'est qui ne sache bien qu'ant cest ban + a mout de preu. Car com nos ne savon mie aucune foiz qués est, ne à qués + nos fesons marchiez, por estre porté nos et noz choses en la nef, droiz + est que cil qu'i met le metre i soit tenuz. Por ce est bien avenant que + l'en face marchié o le metre de la nef, ou à celui à cui ele est baillie + à marcheander. Ausi dison-nos de celui qui moine marcheandise par terre. + Cil qui moine marcheandise par terre ou par eve n'est pas tenuz des + aventures que l'en ne puet eschiver, se la colpe ne passe le quas, comme + il set plus por la cope au seignor de la nef que por autre chose. + Aventure si est tormente, roberie, feu, pecéement de nef, et plusors + autres choses.

+
+
+ § 2. +

Emprès demende l'en se li sires de la nef nie que il n'oit mie receu la + marchandie, comment l'en porra l'en atendre. Et l'en respont par tex + paroles : Ge me plein de Gui, metre de cele nef, à qui j'é baillié + mon avoir, une charge de poivre, et la me dut amener à Orliens, en ceste + vile, ne je ne ai puis avoier ; et s'il veaut dire que il n'ait ma + chose eue, et en ceste forme, je le sui prez de mostrer et de l'avérer, + et par moi et par garanz, que si est ceste chose, si com ge le di. Il + vet avant à la jostice, lui et son garant, et offre ce à mostrer ; + et li mestre de la nef fet encontre tel ni et tel deffense comme il + doit. L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en respont que l'en doit + demender la personne de celui qui demende et de son garant, et s'il est + preudom et honeste, l'en le doit oïr, issint que li deffenderres est + loissanz de prandre la prove de li et de son garant, et de quenoistre + que c'est voirs, ou d'escondire par gage de bataille ; car en tel + chose doit bien avoir bataille : car il i a traïson et mambre de + larrecin. Tot outresint pot l'en apeler de marcheandise à mener par + terre.

+
+
+ § 3. +

Et se l'en savet généraument, si come d'èse et de vins et + de grosses choses que chascun vet, ci n'a point de gage qu'anqueste.

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+ +
+ + + V. [74vB] De aucion tributoire, c’est ce aucion par quoi l’en + rent [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 14, tit. 4 : de + Tributoria actione. + +
+
+ +
+ § {14.4.1} Ulpianus. Huius. +
+

Li preu de ce ban est moult grant por le seignor qui aucunne foiz a + preu en marchiez son serf, qui n’est tenuz solement que do chetel + qui est hesmé hors ce que il doit au seignor. Mes se il set que li + serf soit marcheanz de son chetel, ausi comme estrange marcheant, il + est tenuz de ceste aucion à rendre au seignor le gaing. {1} Tot soit + « marchandie » estroite, qui ne s’estant pas à serf, à folons, à + coturiés, à toissiers, à serpiers, mes Pedius dit que totes + marcheandises apartienent à ce ban. ¶ {2} Mes marcheandise de ce que + li serf a n’est ansi comme nos apelons son chetel, hors ce que il + doit au seignor ; et se ce serf n’a rien, li sires est tenuz se + cil moine marcheandie par son sen. ¶ {3} Nos entendon savoir quant + il é viot ; et je n’entent pas volenté, mes soffrance. Et li + sires ne le doit pas voloir ; et s’il le set et il ne le + contredit, il sera tenuz de ceste aucion [75rA]. ¶ {4} Parole de + poier est entendue à homes et à femes ¶ et à toz cex qui ne sont en + autrui poer. ¶ {5} Et ceste auccion n’apartient pas solement à sers, + qui à cez qui nos servent en bone foi, soient franc, soient sers à + autrui ou à cex en qui nos avon nostre usage.

+
+
+
+ § {14.4.3} Ulpianus. +
+

Et se le serf est commun et li .ii. seignor le sevent, l’en avra + contre l’un et l’autre aucion. Et se l’un le set et l’autre non, + l’en avra auction contre celi qui le set ; mes ce sera oté que + l’en doit à celi que rien n’en set. Et se aucun tret en plet celi + qui rien n’en siet por ce que il est trez en plet dou chetel au + serf, ce que l’en doit à celi qui ne le sot sera osté et sera tenuz + de tot ; car se cil qui le sot est trez en plet il metra hors + ce que l’en li doit, et issi le dit Julien. ¶ {1} Se serf à orfelin + ou à forsené est marcheanz de marcheandise de son chetel, li barat + au tutor ou au curator ne nuira pas à l’orfelin ne à forsené, ne il + ne i doivent rien gaigner ; et neporquant, se li orfelin a rien + eu par le barat au tutor, il est tenuz de ceste aucion. Et ausi di + ge de celui qui est forsené, ja soit ce que Ponponius dit que li + orfelin est tenuz do barat au tutot s’il a de quoi paier ; et + il sera tenuz de tant que il donge l’aucion que il a contre le + tutor. {2} Et se c’est fet par le barat au tutor, s’il est de tel + aage que il sache que est barat, il est tenuz, tot ne soufise son + savoer à mener la marcheandise. Et que sera donques par foi ? Le + savoir au tutor ou au curator fera leu à ceste auction ; et + g’ei desus monstré comment nuira le barat.

+
+
+
+ § {14.4.12} Paulus. Alius. +
+

Aucun plede encontre le seignor ou non de serf solement do chetel, un + autre de ceste aucion ; l’en demande se li sires doit metre + hors de chetel ce que il doit rendre à celi qui plede de ceste + auction. Il dit que lors pot l’en pledier de ceste auction quant li + sires ne veaut fere gré par le ban au prevost de departir le pris de + la marchendie, c’est à dire quant il met hors la greignor partie de + sa dete que il rendi à ses creanciers ; ausi comme se la + marcerie se monta .xxx. livres dont il en avoit creu [75rB] .xv. et + .ii. estranges .xxx., il mist hors toz les .xv. et rendi aus + creanciers les autres .xv. quant n’en dut metre hors que .x. et + rendre .x. es astranges. Quant il fist ce, l’en entant ce que il ne + se delivra pas do serf, par cepar ce] por ce par + ce dans le ms. que il en doit encor .xv. en + non de celi par ceste aucion ; par quoi, s’il commande pledier + do chetel que il estoit par aventure hors de la mercerie, il metra + hors .xv. comme cil qui est creancier au serf.

+
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+ +
+ + + VI. Do consoil do senator macedonien [rubr.], + qui parole ainz que li peres ait obligé le fet au fiz. +
+ + Traduit du Dig., liv. 14, tit. 6 : de + Senatusconsulto macedoniano. + +
+
+ +
+ § {14.6.1} Ulpianus. Verba. +
+

Les paroles do senator Macedoniain sont teles : « come Macedo + eust pris autrui avoir entre cez autres felonies, que nature + l’aministre, et comme il donast à mauvés homes matiere de pechier, + cil qui devoit l’argent que l’en doit plus, et cuidoit que ce fust + bien fet que l’en ne donast aucion ne demande au fiz enprés la mort + au pere, li quel fiz avoit l’argent enprunté, et cil usurer fesoient + ce que li fiz n’eussent nul non en atandre la mort lor + pere »Come Macedo… pere : passage + qui pose problème. ¶ {1} Se le fiz est en branle ou il + n’est pas o soi, si comme il avient que le pere est en guerre, l’en + dote se le senator s’en doit entremetre ; car se il rechiet en + poer au pere, ceste aucion a leu ; si non, ele n’a pas leu, et + entretant ne doit l’en avoir contre le fiz point de auccion. ¶ {2} + Et se cil qui est avoez enprunte, et il est restabbi et nus hors de + bau, ceste aucion avra leu car il fut ou bau. ¶ {3} Dignité ne fet + rien en fiz qui est ou bau que ceste aucion n’oit leu ; car + s’il est conte ou il a autre dignité, se il a chetel por soi, lors + n’a point de leu ceste aucion.

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+
+
+ § {14.6.3} Idem. Si quis. +
+

Se aucun cuide que cil fust sires, et le cuida certainement, et por + ce que aucun le cuidoient, car en tel non fesoit il quanque il + fesoit et marchiez et autres choses, ceste aucion n’avra point de + leu contre lui ; {1} et [75vA] ausi dit Julien de celui qui + avoit paage aloé, que establi fut que ceste ‹aucion› n’avoit point + de leu contre lui. ¶ {2} Et ausi en celui qui ne pot pas savoir se + cil estoit en bau, Paulus dit que ceste aucion cesse, comme en + orfelin, comme en menor de .xx. anz. Et a ice dit le prevost : que + l’en doit secorre quant il i a cause por quoi ; et ausi a + orfelin, par autre reson cesse ceste auction, por ce que le prest + est nul que li orfelin a fet sanz l’autorité au tutor. Paulus. Se + fiz qui est en bau croit, ceste auction n’a leu por ce que la + creance est nule, tot soit il sires de son chatel ; car li + peres ne li ostroie mie à perdre son chetel quant il li ostroie que + il euse ; et por ce puet li piere demander l’argent. ¶ {3} Celi + solement mostre ceste auction : qui presta l’argent à celi qui + estoit en bau et ne fist pas autre marchié, si comme loer, si comme + vendre, ou qui fist marchié en autre maniere, car li pere virent que + li marchiez estoit mauvés. Et por ce, se je fis creance au fiz qui + estoit en bau ou d’achat ou de autre marchié où il ne conta pas + l’argent, et je le fis promesse, tantot commeince il à fere lor + tort, par ce que l’a‹r›gent ne fut pa conté ceste aucion cesse. Et + ce doit estre issi entendu : s’il n’i a boidie que cil qui ne + pot croire ne pot vendre, que cil eust le pris en maniere de prest. + ¶ {4} Se je enprunte do fiz qui est en bau, et quant il ert pere je + li faz creance, ou s’il est en mauvés estat, ou se si peres est + morz, ou s’il est sires de les choses, ceste aucion doit cesser, car + il a receu l’argent comme pere et comme seignor.

+
+
+
+ § {14.6.4} Scevola. Quia. +
+

Et ce que l’en dit communaument que l’en ne pot fere creance à fiz + qui est en bau ne doit pas estre entendu à paroles mes au numbre de + la peccune.

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+ § {14.6.5} Paulus. Ergo. +
+

Et donc sera cil do tot ‹condamné›, non pas de tant comme il pot + fere.

+
+
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+ § {14.6.6} Scevola. Contra. +
+

Et encor dira l’en droitement encontre : « se tu enpruntes do + pere et enprés fez creance au fiz [75vB], ceste aucion avra leu, car + la sustence de l’obligacion est esconplie ».

+
+
+
+ § {14.6.7} Ulpianus. Idem. +
+

Se fiz qui est en bau plevist, Neracius dit que ceste aucion n’a + point de leu.

+
+
+
+ § {14.6.14} Julianus. Filium. +
+

J’é un fiz et de lui un neveu ; l’en fest creance à mon neveu par le + commandemant son pere ; l’en demanda se l’en fist ce contre ceste + aucion. Je di, se li fiz furent non aagé et au bau dou pere, hou il + et contre les paroles au senator, ¶ ausi devra l’en dire dou neveu + comme dou fiz ; et que le commandemant au pere nuise – ou ne nuise – + que la creance fust esmee contre ceste aucion, comme ceste cause + fust de li meismes comme cil qui ne pot enprunter contre la volenté + son pere.

+
+
+
+ § {14.6.15} Marcellus. Nichil. +
+

Ne monte rien qui fet creance à fiz qui est en bau, ou privé, ou + commun, si comme une cité; car Severus et Antoninus distrent que + ceste aucion a leu en cité se l’en fet prest à fiz qui est en + bau.

+
+
+
+ § {14.6.16} Paulus. Si filius. +
+

Se li fiz, quant li peres n’est pas au païs, ausi comme por son + commandemant enprunte et en fist letres et les envoia à son pere que + il rendist cele pecune, li peres, se ne li plest, doit demanoies + mander que li enprent est fez contre sa volenté.

+
+
+
+ § {14.6.17} Idem. Filius. +
+

Se li fiz enprunte deniers por doner les à sa seror en doere, li + peres est tenuz de cele peccune s’ele est mise en son preu ; + car se la fille muertmuert] avet dans le ms., cf. + lat. ipsi enim mortua in matrimonio puella repetitio dotis + datur en mariage, il pot demander le + doere.

+
+
+
+ § {14.6.20} Idem. Si is. +
+

Se cil deviant pere à cui tant comme il estoi en poer furent li + denier baillié, et il qui n’estoit pas sage balla un rendeor por + soi, se l’en li demande cel argent, il avra por soi barre de + fet.

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+
+ +
+ + + VII. Do conseil au fil ou au serf [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 15, tit. 1 : de + Peculio. + +
+
+ +
+ § {15.1.1} Ordinarium. +
+

Li prevoz cuida que ce fut ordre et bien de mestre avant les marchiez + à cez qui sont en autrui poer, qui donent aucion de tot ; vient + l’en à ce que l’en done aucion de chetel. ¶ {1} Ce ban est [76rA] + tres bon, car aucion vient ‹ou› de chetel, ou de ce que est au preu + au seignor, ou de commandemant. ¶ {2} Les paroles dou ban sont + teles : ce que l’en fera o celui qui est en autrui poer. ¶ {3} + Il parle de masculin non pas de feme ; et si donra l’en aucion + por la feme. ¶ {4} Se l’en fet marchié o celi qui n’a .xiiii. anz ou + qui est serf, l’en donra ausi aucion contre le pere ou contre le + seignor dou chetel se lor chetel en est creuz. ¶ {5} La parole + « do poer » doit estre prise communaument ausi ou fiz + comme ou serf. {6} Ne l’en ne doit plus regarder le seignor à serf + que le poer de avoir les ; ne nos ne seron pas solement tret en + plet por noz sers propres ne de ceus qui sunt communs, mes encores + de cex qui nos servent en bone foi, soient fiz soient autrui.

+
+
+
+ § {15.1.2} Ponponius. Ex ea causa. +
+

L’en done aucion de chetel solement de cele cause don li serf frutier + ou usagier requierent contre celui à cui est li usages ou le + fruit ; des autres choses, l’en done auction contre le seignor + de la proprieté.

+
+
+
+ § {15.1.14} Idem. +
+

L’en commanda en testamant en present jor que li serf franc + fust : l’en doit pledier en toz les heirs do chetel, ne nus + d’aus ne ostera plus do chetel que ce que l’en li doit. {1} Et quant + li sers est morz au vivent au seignor, et enprés li sire lesse + plusors heirs dedanz l’en, ceste aucion faut, et poier de metre rien + hors do chetel.

+
+
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+ § {15.1.24} Ulpianus. Curator. +
+

Cil qui a la cure de forcené pot tolir et doner l’aministracion do + chetel ausi au serf au forsené comme au fiz.

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+
+
+ § {15.1.29} Si quis. Paulus. +
+

Se aucun commande en son testemant que le siers soit franc et lesse + hers cil qui font marchié ou le serf, ‹il› poent pledier o les heirs + do chetel, car chescun est tenuz do chetel qui li remaint à + quiconques plede do chatel. {1} Et si li sires deffant que l’en ne + face marchié o le serf, l’en avra contre lui aucion de chetel.

+
+
+
+ § {15.1.39} Florentinus. Peculium. +
+

Chetel est ce que aucun a par s’aparne ou que il a gaignié par son + servise que l’en [76rB] li done ou se il veut que sis sers soit son + propre patrimoine.

+
+
+
+ § {15.1.44} Ulpianus. Si quis. +
+

Se aucun fet marchié ou celi qui est en bau, il a .ii. detorz ; + le fiz por tot et le pere solement do chetel.

+
+
+
+ § {15.1.45} Paulus. Et ideoque. +
+

Et por ce, se li peres tolist le chatel au fiz, por ce ne remoint pas + que li creancier ne puissent pledier o le fiz.

+
+
+ +
+ + + VIII. Quant aucion de peccune est finee en un an [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 15, tit. 2 : Quando de + peculio actio annalis est. + +
+
+ +
+ § {15.2.1} Pretor. Ulpianus. +
+

Le prevoz dit cex paroles : « je donroi sentence enprés la mort + à celi qui a esté en autrui poer, ou enprés ce que il a esté mis + hors d’autrui bau, ou que il est franchi ou mis en autrui main por + le chetel. Et se l’en l’a fet por conchiemant que le chatel soit + apeticiez en cel an, cil qui ot l’autre en son poer premierement + doit pledier ». ¶ {1} Tant comme fiz ou serf est en poer à autrui, + aucion de chetel est durable. Et enprés la mort à celi, puis que cil + sera mis hors de bau ou mis en autrui main ou franchi, ceste aucion + n’est que d’un an. ¶ {2} Et l’en contera bon an ; et par ce, se + obligacion est fete par condicion, Julien dist que de lors conte + l’an, non pas des quant l’en pot le plet monoier, tant comme la + condicion dura. ¶ {3} Li prevoz fist à droit en ce cas auction + treporele ; car comme chetel estoint par mort ou por ce que il + est mis en autrui main, il soffist que l’obligacion fust menee + dusqu’am l’an. ¶ {4} Alienacion et manumission, ceste franchise + apartient à sers non pas à fiz ; mort apartient et à fiz et à + sers ; et metre hors de bau apartient au fiz. Et s’il est hors + de la main au pere par autre meniere que par metre hors de sa main, + l’aucion sera d’un an – c’est à dire que ele ne durra que un an et + outre l’an ne durra pas. Et se il est hors d’autrui poer ou par mort + de pere ou par essil, li heir au pere sera tenuz dedenz l’an. {5} En + « metre en autrui main » est entendu vendeor et il est + tenuz de ceste aucion dedenz l’an ; {6} et s’il a doné ou + cheingié le serf ou doné en doere, ausi en est. ¶ {7} Encor demande + l’en se li heir à celi qui le serf lessa s’il est tenuz dou [76vA] + chetel ou s’i commanda que il fust frans. Et il m’et avis que l’en + ne doit pas aucion de chatel n’an celui qui fu franchi ne en celi à + qui fu fet le lés. Or demande l’en, li heir est tenuz ? ¶ Et + Cecilius dit que il estoit tenuz – et en est tenuz – , car le chatel + est ches celui que le rendi et se delivra de celi à cui il estoit + lessié. Et Pegasus dit que il le devoit et que il en devoit doner + segurté à l’oir par celui à qui le lés fut lessié, car li creancier + vienent à lui ; par quoi se il rent senz segurté, il sera trez + en plet. ¶ {8} Se quant li sers est pris et le chatel li heir est + prez de rendre l’eritage, s’il est trez en plet do chetel, il n’avra + pas barre, si comme Marcellus dit. Et cil à cui l’en a rendu + l’eritage ne doit pas estre receu, comme Scevala dist, comme il n’a + pas le chatel ne ne fist pas por quoi il ne l’eust. ¶ {9} Et se le + usage est passé, l’en avra aucion dedenz l’an contre le + fruitier.

+
+
+ +
+ + + IX. De mandemant [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 15, tit. 4 : Quod + jussu. + +
+
+ +
+ § {15.4.1} Ulpianus. Merito. +
+

L’en dona par droit aucion de tot demandemant au seignor contre celi + o qui l’en fet marchié par son commandemant. {1} Nos entendon + « commandemant » se aucun commande en son testamant ou par + letres ou par paroles ou par message ou especiaument en un marchié. + Et par ce, se il dit issi : ce que tu voidras foi à Tibert mon + serjant ; bien mi gart à ce commander se je ne prove que li + marchié est coruz en autre meniere. {2} Et je demande se je puis + rapeler cet commandemant avant que cil soit creu. Et je cuit que cil + ausi, comme je eusse mandé et puis enprés rapelé mon + commandemant ; et je fis celi de certain. ¶ {3} Et se li peres + ou li sires mande, il est veü que il commande. {4} Et se li sires + seele au serf cez letres, il est tenuz dou commandemant. {5} Et que + sera s’il plevist le serf ? Marcellus dit que il n’est pas + tenuz de ceste aucion, car iloc parlent si comme estrange ; ne + par ce n’est il pas tenuz de la cause de la plevine, mes par ce + qu’autre chose est commander et autre choses est plevir. Et encor + dit il que se il nicemant plevist, cil n’est pas obligié comme s’il + eust commandé ; et ceste sentence est veraie. ¶ {6} Se aucun a + establi ce que son sers a establi o le fiz, ceste [76vB] aucion est + contre aus. ¶ {7} Se li orfelins est sires, il n’est pas tenuz se le + tutor no commanda ausi. ¶ {8} Se le serf fist le marchié par le + commadement au frutuer ¶ et ausi de celi à cui il sert en bone foi, + Marcellus cuide que ceste aucion soit contre aus ; et je cuit + que c’est bien. ¶ {9} Se l’en fet marchié au curator de vallet ou de + desvé ou de gaste blé, Labeo cuide que l’en doit ceste aucion contre + aus à cui a esté le serf. Et ausi est en veroi procurator ; et + s’il n’est verai procurator, Labeo dit que l’en donra aucion contre + lui.

+
+
+
+ § {15.4.2} Paulus. +
+

Se l’en fet creance au serf de l’orfelin por le commandemant au + tutor, je cuit que, se l’en fet la creance par le preu à l’orfelin, + l’en avra contre lui auction de ce que le tutor commada. ¶ {1} Se + l’en fet creance par le commandemant au seignor à la serve, ou à la + fille por le commandemant au pere, ceste aucion doit estre donee + contre. ¶ {2} Se l’en fet marchié ou autrui serf par mon + commandemant et enprés je l’achate, je ne seroi pas tenuz de ceste + aucion, que ce que premerement ne valut rien soit fet bon por + avainture.

+
+
+
+ § {15.4.3} Ulpianus. Dominum. +
+

Li sires qui commanda que l’en creut à usure à son serf deniers à + prest, est tenuz de tant comme il commanda ; ne obligacion de + gage n’a point de leu en teneures que li sers a obligiés se n’est + par la volenté au seignor.

+
+
+
+ § {15.4.4} Idem. Si iussu. +
+

Se l’en fet marchié o le serf de la cité por le commandemant de celi + qui estoit sire, Ponponius dit que l’en a contre lui ceste + aucion.

+
+
+
+ § {15.4.5} Paulus. Si dominus. +
+

Se li peres ou li sires qui voloiet deners enprunter, et les + commaderent conter à lor serf ou à lor fiz, ce n’est nule demande + que il ne lor puissent demander ; et en cest cas, n’a point + ceste aucion de leu. ¶ {1} Se un des seignors au serf commanda fere + marchié o celi, cil sol en sera tenuz ; et se .ii. le + commandent, l’en a aucion contre les .ii., car il sont .ii. + commandeors.

+
+
+ +
+ + + X. Comment l'en est tenuz de mandemenz. + + +
+ § 1. +

Obligement de mendement est fez par consentement de corage de cez qui + font marchié ensemble ; et tex mendement puet estre receuz par + mesage ou par letres ; et encor se ge vos pri, ou se ge voill, ou + se ge mende, l'en a auction de mendement contre moi. Mandement puet + estre porloignez jusqu'à jor, et puet estre fez par condicionDig., + lib. 17, tit. 1, frag. 1 : Mandati vel + contra..

+
+
+ § 2. +

Mandement, s'il n'et à gré de l'un et de l'autre, ne vaut riens. + Mandement si est commoincement de servir et amitié, et s'en en prent + loer, ce regarde plus loage que amitié. Mandement si viant entre nos, si + comme ge te mande que tu faces aucune chose por l'amor de moi ou + d'autrui, ou por autrui amor ou por la moie, ou por autrui solement ; ou se ge te mende por amor de te (toi) + solement, le mandemenz est nus. Mandemanz viant avant por l'amor de moi, + ausint com se ge te mandasse que tu feisses mes aferes, ou que tu + m'achetasses une teneure, ou que tu me plévissesDig., lib. 17, + tit. 1, frag. 1, § 4 ; frag. 2 pr. § 1..

+
+
+ § 3. +

Mandement d'autrui amor viant avant, ausint com se ge te mandasse que tu + feisses les aferes Gaubert, que tu li achètes une teneure, ou que tu li + plévisses. Por autrui amor et por la moie est ausint fet mandement, + ausint comme se je te mande que tu faces mes aferes et les Gobert, ou + que tu plévisses por moi ou por Gaubert, ou que tu achates une teneure + por moi. Por la toe amor, ausint com se ge te mandoie que tu feisses + créance à celui qui me prestoit sor ma choseIbid., frag. 2, § + 2-4..

+

Mandemenz por autre (toi) et por autrui est ausint com se ge + te mande que tu feisses créance à Gaubert par autrui amor, et par tel + chose vient mandemant avant.

+

Por l'amor est mandemant, ausint com se ge te mende que tu changasses ta + teneure à un autre, ou que tu feisses ta meson abattre ; et tex + parole est plus conseil que mandement ; et por ce n'est-il pas + obligiez de consoil, tot n'ait-il mestier à celui cui l'en done ; + car chascun doit panser en son corage que conseil li est bons ou + mauvèsIbid., frag. 2, § 5, 6..

+
+
+ § 4. +

Nus ne doit fere commendement, fors purement le mandement : car s'il + fet plus que l'en ne li mende, s'il fet moins, il fet moins que l'en ne + li mende. Mès la cause de celui qui mende puet estre fete meillor, ausi + com se ge te mandasse que tu achatasses un cheval vingt sols et tu + l'eusses por quinze sols.

+
+
+ § 5. +

Mandement de lède chose est nulIbid., frag. 5 pr., § 5 ; frag. + 6, § 3..

+

Un home dit que Gaubert me manda que je li achetasse un cheval cent sols, + ge li achate ; je requiers les deniers qu'il les me rande et + praigne le cheval. Gaubert nie qu'il ne se panssa onques ; cil + l'offre à prover par soi et par garanz, qui vit le commendement fere à + celui qui aporta le mendement, et oï le mandement ; et li copables + fet encontre tel ni et tel deffanse comme il doit. L'en respont que li + copables est loissanz de prendre la prove de celui qui demende et de son + garant, ou d'escondire par la soe. Mès s'il eust chetel en + sa chose qu'il manda, et l'en l'eust dit en la demende, et offert à + prover, il i eust gage.

+
+ +
+ + + XI. [77rB] De contrepois [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 16, tit. 2 : de + Compensationibus. + +
+
+ +
+ § {16.2.1} Modestinus. Compensacion. +
+

Contrepoies est solte de dete et de creance l’un encontre + l’autre.

+
+
+
+ § {16.2.2} Julianus. Unus. +
+

Chescun oste son creancier et son detor qui demande s’il veut fere + contrepois.

+
+
+
+ § {16.2.3} Ponponius. Ideo. +
+

Et por ce est contrepois necessere, car c’est plus nostre preu de + requenoistre la dete que de demander ce que l’en a rendu.

+
+
+
+ § {16.2.4} Paulus. Verum. +
+

Ce que plesoit à Neracius est voier. Et Ponponius dit que li pleige + doit moins par droit de tot marchié de tant comme li detor pot + retenir de contrepois ; ausi comme se je demande tot au detor + je demande malement, ausi le plege n’est pas tenuz en plus que cil + por qui il plevist pot estre condempné.

+
+
+
+ § {16.2.5} Gaius. +
+

Se l’en demande rien au plege, droiz est que il choissise le quel que + il vodra miauz que l’en face contrepois à lui ou au detor de ce que + l’en doit ; et s’il veaut l’un et l’autre trespasser, il doit + estre oïz.

+
+
+
+ § {16.2.6} Paulus. EtiamEtiam] + etien dans le ms., cf. lat. Etiam quod natura + debetur. +
+

Et ce que l’en doit por nature vient en contrepois.

+
+
+
+ § {16.2.7} Idem. Quod in diem. +
+

Ce que l’en doit à jorné sera pas contrepesé jusque li jor viegne. + {1} Se le juige ne velt pas fere contrepois, la demande remoint + sauve, ne l’en ne li pot metre encontre barre de chose juigie. Je + diroi autre chose se il ne velt fere contrepois, ausi comme s’il + n’eust point de dete, lors avroi ge contre moi barre de chose + juigie.

+
+
+
+ § {16.2.10} Ulpianus. Si ambo. +
+

Se nos somes .ii. compoingnons et nos somes [77vA] ausi l’un comme + l’autre negligenz en noz aferes, l’en doit dire que nos leson à + estre obligié et que l’en doit garder le contrepois de la + negligence. Et ausi prove l’en se l’un prent rien de la chose + commune et li autre fust tant negligent que bien valut sa niceté par + la proece à l’autre, l’en porra ci fere contrepois et delivrer l’un + et l’autre. ¶ {1} Se aucun doit fere contrepois et renderende] + rendre dans le ms., cf. lat. + solverit, il porra demander ausi comme + s’il eust rendu chose que il ne devoit. ¶ {2} À totes les foiz que + aucion nest de male foi, si comme de larecin et de tex malefices, se + l’en plede de tel chose por avoir deniers contrepois a leu ; + ausi est se l’en plede de cause de larrecin. ¶ Et cil qui est tret + en plet de cause de forfet pot metre avant contrepois. ¶ {3} Et en + promesse a ceste aucion leu ; et segont ce que Julien dit, en + la promesse ou aucion de promesse porra l’en metre contrepois + avant.

+
+
+
+ § {16.2.11} Idem. Cum alter. +
+

Quant l’un doit deners à l’autre sanz usure et li autre doit usure, + Severus li enpereor establi que de tant comme chescun a il ne doit + pas rendre l’usure.

+
+
+
+ § {16.2.12} Idem. Idem. +
+

Ausi est non pas solemant en privez aferes que en communs ; et + s’il a usure ça et la, et il i a diversesdiverses] + diversses dans le ms., distraction du copiste, + qui a inseré un –s supplementaire après + l’abréviation usures, contrepois a leu de que l’un doit à + l’autre.

+
+
+
+ § {16.2.13} Idem. +
+

Ce que Labeo dit n’est pas sanz reson, que se l’en fet especiaument + contrepois à aucunne demande, ele ne sera pas misse contre cez + autres choses.

+
+
+
+ § {16.2.15} Idem. Pecuniam. +
+

J’é promis à baillier deners à Tebert en certain leu, cil les me + demande ; je demande se l’en doit ce contrepeser de tant comme + je ne vossisse que el ne fust rendue en certain leu. Je di, se + Tebert demande cel argent que il promist en certain leu, il convient + ce contrepeser ou sa cause, c’est à dire por combien il ne vosist + que la peccune ne fust rendue, la où ele fust promisse.

+
+
+
+ § {16.2.16} Papinianus. Si cum. +
+

Se un un] une dans le ms. autre est + heir à chevaler et un autre heir est, et le detor qui est obligié à + l’un des heirs veault contrepeser ce que li autres li doit, il ne + sera pas oïz. ¶ {1} Quant cil qui est condempné à Tebert plede de la + chose jugie dedanz le jor que la chose fu jugie [77vB], l’en n’avra + pas contrepois, car autre chose que le jor de l’obligacion n’est pas + venu ; autre chose est s’il done terme de rendre por sa + debonereté. ¶

+
+
+
+ § {16.2.17} +
+

Et cil qui est condempné por ce que il ne fist largece de blé quant + le herbaut fu, n’est pas senblant que il done l’argent do froment, + et por ce avra il contrepois.

+
+
+
+ § {16.2.20} Idem. Ob negacionem. +
+

Se curator est condempné de ce que l’en li commanda que il foist + avoir en l’ost quant il i fut, ne fust pas escordé que il receust + l’argent par contrepois, car il n’est pas contrepoissé.

+
+
+
+ § {16.2.21} Paulus. Postea. +
+

Puis que il fut acordé entre totentre tot] + entretor dans le ms., cf. lat. + interomnes que ce que l’en dut ça et la + fust contrepoissé - Paulus -, se le procurator à celi qui estoit + hors do païs est tret en plet, il ne devra pas doner caucion de + fermeté ; car il n’i a point de contrepois et au commoincement + li doit l’en moins demander.

+
+
+
+ § {16.2.22} Scevola. Si debeas. +
+

Se tu doiz .x. solz et tis averseres ne veust fere contrepois, li + contrepois de ceste dete est issi fet se li averseres dist en apert + que il le vosist ou non.

+
+
+
+ § {16.2.23} Paulus. Idem quod. +
+

Se le tutor demande ce qu’est deu en non de orfelins, l’en ne porra + metre avant le contrepois de cel argent que li tutor doit à + l’aversere en son non.

+
+
+
+ § {16.2.24} Paulus. Iussit. +
+

Li enpereor commanda que cil fust oïz qui voloit prover que il li + devoit et que il l’en fut tret en plet.

+
+
+ +
+ + + XII. De chose que l’en baille à garder que l’en apele depos [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 16, tit. 3 : Depositi + vel contra. + +
+
+ +
+ § {16.3.1} Ulpianus. Depositum. +
+

Deposee chose est qui est baillie à garder à aucun ; et l’en + apele « deposee » por ce que ele i est posee ; car + ceste preposicion croit le depos por senefier que il met tot sor la + loiauté quanque apartient à la garde de la chose. ¶ {1} Le prevost + dit : je donroi juigement de ce qu’est baillié à garder, non + pas por acheson de guerre, ne de feu, ne de froissiez de nef, ne de + trebucheiz, ¶ d’une chose contre celi qui avra la chose esgardé. Et + des choses qui sont desus nomees, contre lui à doble ; et + contre l’oier à celui don l’en dira que li mort i fist barat, d’une + chose. ¶ {2} Le prevoz departit par droit ces causes de baillier + choses en garde, que contienenent cause de aventure de bau, qui + descent de besoing qui ne vient pas de volenté. ¶ {3} Et l’en entant + que cil baille en garde par cause de feu, [78rA] de guerre, qui n’a + nule autre cause de baillier en garde fors que le peril aparissant. + ¶ {4} Ceste defenrance de causes n’est pas sanz reson ; car + comme cil qui baille sa chose en garde par sa volenté à aucun en qui + il se fie, il se doit tenir apaié de simple rente. Et quant il + baille en garde par besoing, le crime au trecheor il le croist, et + le doit comperer par le commun profist ; car c’est moult grant + mauveté de froissier sa loiauté quant l’en reçoit chose en garde. ¶ + {5} Ce qui s’esjonts’esjont] se fiont dans le + ms., cf. lat. Quae depositis rebus accedunt + à choses baillies en garde ne sont mie desposees ; ausi comme + se l’en met en garde un home vestu, la robe n’est pas por ce + baillie ; ne se un chevau est baillié ou le chevoitre, car le + cheval solement est desposé. ¶ {6} S’il est en convant que barat et + colpe soent hors de bau, la convenance est bone, car li marchié + prenent loi de la convenance. {7} L’en ne doit pas desloier ce que + trecherie soit hors ; car, s’il i a trecherie et barat, ce est + contre bones mors et contre bone foi, et por ce ne la doit l’en pas + tenir. ¶ {8} Se robe que l’en a baillie à garder à celi qui garde + les bainz est perrie et cil n’a eu nul loier de la robe garder, il + est tenuz de bau, et cuit que il doit fere foi que il ne fist + barat ; et s’il en ot loier, il est tenuz do loage. ¶ {9} Se + aucun gete son serf qui estoit baillié à garder au pestrin, et se li + petriseor et loer por garder le serf, je cuit que l’en a aucion + contre celi do loage. Et se j’é pris loer por le serf que cil tient + en son mestier, je puis avoier aucion de loage ; et se les + ovres à celui serf furent baillies o le serf, c’est ausi comme + loage. ¶ Et par ce que il n’i ot point de loier, ceste aucion est de + paroles ; et s’il ne rent rien que le manger et tu n’eus rien + de la besoigne au serf, ceste aucion est contre toi. ¶ {10} L’en + ostera barat et tricherie de loage et d’autres convenances don nos + avons desus parlé. Et se aucun reçoit un serf et il li done à + mangier solement, l’en ne metra hors de ce que tricherie ; et + ausi comme Ponponius dist, s’il i ot rien en convenance ne escrit, + il n’i a [78rB] ura nus hors que tricherie vers cez qui le serf + receurent ; et ceste tricherie doit estre ostee folement do + depos. ¶ {11} Se ge te prie que tu portes mes choses à Tibert que il + les me gart, l’en demande à Ponponius quele aucion je puis avoir + contre toi. Et il cuide que de aucion de commandemant ; et se + cil reçoit celes choses, il i a aucion de depos ; et s’il la + reçoit en ton non et tu le mandas, tu es tenuz de commandemant et il + t’est tenuz de depos ; et se tu es tret en plet de mandemant, + tu me bailleras ceste auction. ¶ {12} Et se te baille la chose que + se Tebert ne prist la chose tu la me gardasses, et il ne la prent + pas, l’en doit voer se tu es tenuz solement de bau ou do + commandemant ; et Ponponius en dote. Et je cuit que tant + solement de aucion de commandemant, car plus fust à voier le + mandemant que la garde. ¶ {13} Ausi dist Ponponius : se je te + mande que tu me gardes ma chose que tu as receu en mon non de aucun + et tu le fes, issi l’en demande se tu es tenuz de mandemant ou de + depos. Et il dit que plus vaut de aucion de mandemant, car c’est + celi premer marchié. ¶ {14} Ausi demande Ponponius : se quant + je vol deposer ma chose ches toi, tu commandas la metre chiés ton + serf, l’en demande se j’é contre toi ceste aucion. Et il dist : + se ge li mis en ton non, ausi comme se tu le gardasses, j’é contre + toi ceste aucion. Et se tu me diz que je mete ma chose ches toi, je + n’é nule aucion contre toi, et ceste aucion est o celi, ne tu n’es + pas tenuz do commendement, car tu fois mes choses. Mes se tu + commandas que je le moisse ches celi en ton peril, je ne voi pas por + quoi il n’i eist aucion de mandemant. Et se tu fus son plege, Labeo + dist sanz faille que tu es tenuz non pas solement se cil fist barat + me·s’il a la chose. Et que sera se cil fu forsené qui ot la chose ou + s’il est orfelin ou il n’est heir, ne ne tient les biens ne cil n’ot + nul heir ? Il sera tenuz et convient que il rende le bau. ¶ + {15} L’en demande se l’en doit doner [78vA] aucion contre l’orfelin + à cui l’en a baillé à garder sanz l’autorité au tutor. L’en doit + voer se il set point de barat ; l’en i a aucion s’il fet barat + de tant comme il i a gaignié ; et s’il n’i fet barat, ausi est + il tenuz. ¶ {16} Se l’en rent la chose enpiree que l’en a en garde + baillie, l’en pot avoir aucion ausi comme se ele ne fut pas + rendue ; quar quant ele est rendue peor, l’en pot dire, por le + barat qui est, que el n’est pas rendue. ¶ {17} Se mon serf baille + aucunne chose en garde, je avroi aucion de bau. ¶ {18} Se ge baille + à sers ma chose en garde et ge plede o franchi, Macellus dit que il + n’i a point de aucion, ja soit ce que nos solons dire que chescun + est tenuz de barat qui est fet ou tens que aucun est serf ; car + li forfez doivent estre puniz or convendra aler à autres aucions + convenables. ¶ {19} Ceste aucion est rendue à cez qui tienent les + biens et lor heirs. ¶ {20} Et l’en n’avra pas aucion solement de + barat qui est passé mes de celi qui est à venir, c’est à dire enprés + ce que plet est entammé. {21} Et d’iqui dit Neracius : se chose + baillie en garde est perdue sanz barat et ele est trovee enprés ce + que le plet en fu terminé, por ce ne ravient pas que cil qui l’ot ne + soit tenuz à rendre la, ne ne doit pas estre delivré s’il ne la + rent. ¶ Oncor dit li enpereor : ja soit ce que l’en n’et pledié + o toi de bau, et tu n’as poer de rendre moi la chose, car li grenier + por avointure sont clos, se tu as poer de rendre la avant ce que tu + es condempnez à rendre la, tu doit estre condempnez se tu ne la + ranz, car tu l’as ; lors doit l’en demander se tu i ferés barat + quant tu n’as pas la chose. ¶ {22} Julien dit que cil qui deposa la + chose pot demanois avoir aucion de demander la ; car il apert + que cil qui la chose reçut i face barat quant il ne la vost rendre à + celi qui la demandoit. Et Marcellus dit que cil ne fest pas barat + toz jorz s’il ne rent la chose à celi que ele est ; car par aventure + la chose sera loing de celi [78vB], ou il ne porra pas ovrir les + graniers au jor que il fut condempné de rendre la, et la condicion + de rendrerendre] rendra dans le ms. la + n’est pas echevé. {23} Il ne convient pas doter que ceste aucion ne + soit de bien et de lëauté. {24} Et por ce doit l’en dire que l’en + pot demander par ceste aucion les fruiz de la chose baillie et les + feons et toute la cause, que la chose ne soit rendue mie si comme + ele fut baillie. ¶ {25} Se tu vendis la chose qui ce fut baillie et + enprés la rachetas, se ele perist puis, tot n’i ert il point de + barat, tu en es tenuz, car tu fois barat une foiz quant tu la + vendis ; {26} et en ceste auction jure l’en en plet. ¶ {27} Non + pas mes se cili qui me sert en bone foi balle chose en garde droit + esgarde et sera que je en ee aucion s’il balla chose qui + m’apartenoit. {28} Et ausi se g’e usage et fruit en serf, se ce que + il bailla en garde fut do chetel qui n’i apartenoit ou se la chose + fut moie, je porrai avoir ceste aucion. ¶ {29} Se serf heriter + baille chose à garder, li heir qui avra l’eritage avra ceste aucion. + ¶ {30} Se serf baille chose en garde s’i mort ou s’il vit, li sires + avra ceste aucion à droit ; et se le serf est franchi, il ne la + porra avoier. ¶ Et s’il est mis en autrui main, il avra ceste aucion + cis cui est le serf quant il fist le bau, car l’en doit regarder le + commencement do marchié. ¶ {31} Se le sers qui bailla la chose en + garde est à .ii. seignors, chescun avra à ceste aucion par sa + partie. ¶ {32} Se tu rendis à Tebert la chose que li serf avoit + baillie en garde et tu cuidas que il en fust sires et ne l’estoit + pas, tu n’es pas tenuz de ceste aucion ; ce dit Celsus, car il + n’i à point de barat et li sires pledera o Tebert ou o celi qui la + chose a, et la mostree en demandera à avoier. ¶ Et s’ele li est + monstree, il la chalongera. Et s’il despandi la chose qui savoit que + ele estoit à autrui, il sera condempné, car il fist par son barat + que il ne l’ot pas. ¶ {33} L’en fet une demande trop bele à + Julien : se le serf me bailla deners en garde par si que ge les + donasses à son seignor por lui franchir et ge les li done, l’en + demande se ge sui [79rA] tenuz dou bau. Et Neracius dist : se + je les baille issi que el fut à moi baillé por ce et je le te faz + savoir, tu n’as pas ceste aucion contre moi ; car tu seus bien + l’afere quant je t’e baillé l’argent et issi n’i faz ge point de + barat. Et se je baille les deniers comme miens por lui franchir, + g’en seroi tenuz, et m’est avis que c’est voir ; et cist ne + randi pas la chose sanz barat, et si ne la rendi pas ; car + autre chose est rendre et autre chose est doner do sien.

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+
+
+ § {16.3.16} Affricanus. Si his. +
+

Se cil à cui tu as baillié la chose à garder la baille à un autre, et + cil pert aucunne chose por le barat à celi à cui il le bailla + enprés, cil est tenuz à cui tu la baillas.

+
+
+
+ § {16.3.31} Trophonius. Bona. +
+

Bone foi que l’en demande en marchié deserre que l’en face lëauté. + Mes l’en demande se l’en le doit esmer segont le droit à genz ou + segont le droit à prevoz. Ausi comme se cil qui estoit condempné à + perdre la teste te bailla .c. solz en garde et il fust envoié en + essil et ses chose sont totes sesies, l’en demande se l’en li doit + ce rendre o metre o les choses sesies. Se nos regardon droit naturel + et de gent, le doit rendre la chose à celi qui la bailla ; mes + segont droit de cité et segont loi, il doit rendre les choses o + celes qui sont sesies, car li maufesor doit avoir soffroite por + espoenter les autres. {1} Et oncor devons nos regarder se nos devon + voier solement bone foi entre cex qui ont fet lor marchié sanz autre + jointure ne sanz autres persones à cui apartient ce que l’en fet. Et + vez l’esample : ¶ un lierres mist en garde ches Gaubert la robe + que il me tolit, cil Gaubert n’en savit rien de larrecin, l’en + demande à cui je Gaubert vendrai la chose, ou au larron ou à celi + que eles sont. Se nos regardon celi qui baille et celi qui reçoit, + c’est la bone foi que cil ait la chose qui la bailla ; et se + l’en regarde equité de totes les persones qui avienent à cest afere, + l’en me doit rendre la chose, et par ce les doit perdre li lerres. + Et por ce, di ge que c’est droiz qui rent à chescun ce qu’est droiz. + Et se je ne demande la chose, el doit estre rendue à celi qui li + mist, tot i eit il mis chose que n’estoit mie soe. Et [79rB] ausi + dit Macellus en toleor et en robeor. Et se li lierres n’en sot rien + que la chose fust au fiz ou au serf à qui il la tolit, et il la met + en garde chiés le pere ou ches le seignor, par droit de genz ne vaut + rien ce bau, qui a tel poer que la chose doit estre baillee au + seignor à l’autre non pas qui est baillie comme estrange à garder. + Et se li lerres me baille à garder la chose que il m’a emblee et + rien n’en soi, l’en dira par droit que li bau est nul, car il n’i a + point de bone foi et il est tenuz de rendre ses choses au seignor. + Et s’ele estoit baillie do seignor qui rien n’en sot, il la pot + redemander ausi comme de cause de bau.

+
+
+
+ § {16.3.32} Celsus. Quod Nerva. +
+

Ce que Nerva dist que grant colpe estoit tricherie ne plesoit pas à + Proculus ; car se aucun n’est pas si diligent comme nature + desierre, s’il ne fu si diligent à sa maniere en la chose garder, il + n’a point de barat. Et, sauve la foi, il ne metra menor diligence en + cele chose garder qu’an la soie.

+
+
+ +
+ + + XIII. De chose baillie en garde, d'establissemanz de roi, et de choses qui + sont baillies en yglise en garde.Les trois premiers paragraphes de ce + titre sont tirés du chap. 1, et les trois derniers du chap. 2 des + Décrétales de Grégoire IX, au liv. 3, tit. 16. + + +
+ § 1. +

Li rois dit en son conseil : Nos avons sovent plez de quoi une + question est née qui nos avient sovant ; et por ce que nos savons + que plusors tex choses avienent sovent, il en semblent qui estoit bien + mester que nos feissiens une loi propre à savoir le droit des choses qui + sont baillies en garde.

+
+
+ § 2. +

Comme un ons meist ses deners en un moster, en une uiche qu'il aporta, + uns clers embla ces deniers, et s'enfoï. Cil hom demande ses deners à + l'abé et au convent de ce moter. A ce respondi li abés et li convenz + qu'il n'en voloit nus rendre, comme li dener n'avoient pas esté baillié + espéciaument, mès en l'iglise avoit mise cele chose, et aus avoient mis + diligence de prodome en garder l'iglise. Don l'en demende qu'en dit + droiz. Et l'en dit que l'iglise n'i est pas tenue, et que l'en doit + querre le clerc, et s'il est trovez, qu'il soit forciez de rendre les + deniers.

+

Ci a bone devise, comme chose est mise ou chiés clerc ou en yglise, l'en + doit demender la chose à la personne, non pas à l'iglise, se ce n'est + torné en preu de l'iglise : lors est tenue l'iglise de ce qu'el en + a eu, tot ne soit la chose mise en l'iglyse. Et quant la chose est mise + en l'iglyse, pardevant les prélaz de l'iglyse, lors la doit + l'en demender à l'yglise. Et l'en doit maumener celi chés qui l'en a + mise la chose en garde qu'il la rende.

+
+
+ § 3. +

Aucun mist sa chose en ma meson, ge la perdi ; mès la moie fust bien + gardée ; et l'en dist que, tot doie l'en cuider que j'eie la chose + bien gardée que l'en me bailla à garder, en ce quas a présumpcion qu'il + ne l'et pas bien gardée.

+

Mès posé que je te baille une chose à garder por estre sauve, ou tu eus + loer por la chose garder, se la garde n'empire par tes copes, tu n'i es + pas tenuz, fors en tres quas : que se tu as convent que s'ele est + perdue que tu la li rendras ; ou quant ta cope ala avant le + quas ; ou quant la chose demora à rendre.

+

Posé soit que aucun eist mise sa chose chés toi jusque à la Saint-Guérin, + la porra-il demender avant le terme ? et l'en dit que oïl, posé + encore que cil qui te baille sa chose à garder estoit tenuz à toi de + rendre aucuns deniers por la chose garder, tu ne veauz pas la chose + rendre jusque tu eis ta promesse : l'en dit que tu puez bien ce + fere, que bone foi ne soit tornée à tricherie, que l'en ne te toille ce + que tu as déservi.

+

Et se aucuns reçoit or ou autres choses en garde par aucune condicion, + cil qui a la chose en garde doit la chose rendre, quant la condition est + acomplie, ne nus n'oit congié de deffendre contre ce, que la chose que + fu baillie en garde ne soit rendue ; car plusors priviléges en sont + donées par le feseor de lois, et par nos-meismes ès choses baillies en + garde.

+

Et s'il avient que la chose que estoit baillie en garde soit perdue, ou + périe par quas d'aventure que l'en ne pot eschever, la perte soit sor + celi qui la chose est, se la chose ne demora à rendre par celi qui la + gardoit. L'en commende que plus soit estroitement commendé la chose + rendre à celi qui la garde, qu'ele ne soit juigée à perdue à celi qui la + bailla à garder, por ce que li gardeor des choses n'aient acheson de + fere tricherie, ne desloïauté ; car o tot ce ne se gardent-il + pas.

+
+ +
+ + + + XIV. De choses prestées qui sunt fetes par prière. + + +
+ § 1. +

Chose qui est fete par prière si puet estre rapelée, issit comme vos + porrez ci-emprès oïr.

+

L'en dit ciAu chap. 2, liv. 3, tit. 14, des Décrét, de Grég. + IX : de Precariis. que ce que li ancessors a + estrangé malement, cil qui viant emprès lui le puet rapeler, en tens que + successor puet rapeler. Ce que ancessor mist mauvèsement, il n'est pas + tenus en ce que si ancessors en fist.

+
+
+ § 2. +

Se ge otroi à aucun la moie chose par prière, l'en demende combien doit + durer ce prest ? Et l'en dit tant comme ge vodroi. Et tel otroi est + dépéciez, quant cil est morz qui presta o celui à qui l'en + prestaCe paragraphe et les deux suivants sont extraits du + chapitre 3, ibid..

+

Posé que je t'otroi ma chose par prest ; tu la mez aillors ; je + la voil rapeler, puis le je fere ? L'en dit que oïl ; car il + ne lest pas à autrui tenir ma chose sanz ma volenté. Posé que je te + preste ma chose por ton besoing, la puis-ge demender d'avant que ton + besoin fauge ? Nenil, se tu ne lessoies ton besoing à estanchier + par malice, por tenir ma chose ; et lors la te porroie-ge + demander.

+

Et se ge te preste ma chose jusque à un jor, la te puis-ge demender avant + le jor por mon besoing ? Non, que male foi n'i soit entendue. Et + s'il n'a que fere de la choze et ge en aie besoing, puis la ge + demender ? Et l'en respont que cortoisie sera se ele est rendue por + le besoing, quant cil n'en a afere, come l'en doie estre recorz des + biens que li a fez.

+

Or demende l'en se chose est prestée et ele soit perdue, se l'en i est + tenuz ? Et l'en respont que la division est tele : se la chose + est prestée par si que l'en la rende, la convenance vaut. Et se la chose + est prestée simplement, sanz division, li emprunterres ait mis ausi + grant diligence en la chose garder, comme prodom doit fere, et la chose + périsse, il n'en est pas tenuz. Et se la chose demuere à rendre enprès + le terme qu'ele dut estre rendue, et ele périst, comment que ce soit, + ele doit estre rendableDecret Greg. IX, lib. 3, tit. 15, cap. + unic. : de Commodato..

+

Et se li chevaus est menez plus grant jornée qu'il ne doit + et plus tost que reson ne done, et il périst, est-il rendables ? + Oïl ; car il apert plus que la chose soit desavancie par l'otrage + que non.

+
+
+ § 3. +

Emprès l'en dit que quant l'en preste la chose à certain usage, que l'en + ne la puet redemender ainz que la chose soit fete, por quoi l'en i mete + diligence de prodome ; car l'en ne doit pas estre déceuz de + bienfet, einz en doit l'en estre aidiezDecret. Greg. IX, lib. 3, + tit. 15 : de Commodato..

+

Et se aucuns dit que la chose est prestée à certain usage, et li + prestierres li nit ; ou s'il dit que l'en a presté simplement, et + li presterres li nist : en tel chose n'a pas bataille, mès + prove ; et li chois de la prove est au presteor.

+

Se li emprunterres nia la chose qui li a esté prestée, qu'ele ne li fu + onques prestée, en tel chose a bataille, et se la chose est tele que + bataille en doie nestre ; car se li presterres dit qu'il est prest + de prover par soi et par garanz, qu'il li presta la chose, et die quele, + et li autre die encontre qu'il fet tel ni et tel deffense comme il + doit : droiz dit qui sera loisanz de prendre la prove de celui et + de son garant, et de quenoistre que c'est voir, ou d'escondire par gage + de bataille vers un des garanz.

+

Et en autre forme doit l'en dire de celui qui quenoist qu'il a emprunté, + et dit qui li a rendu, et l'offre à prover par soi et par garanz.

+
+ +
+ + + XV. [80rA] De compoignie [rubr.] +
+ + La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 17, + tit. 2 : Pro socio. + +
+
+ +
+ § {17.2.1} Societas. +
+

Compoignie pot estre fete à toz jorz, c’est à dire tant comme il + vivent, ou à ja ou par condicion. ¶ {1} En compoignie, totes les + choses de toz les biens que cil ont, qui s’entracompoignent, sont en + communauté manois.

+
+
+
+ § {17.2.3} Paulus. Ea vero. +
+

Et les choses qui sont en chetel remainent en lor estat, et les + aucions doivent estre rendues aucunne foiz. {1} Quant compoignie de + toz biens est especiaument assenblie, lors et l’eritage et les lés + ou ce qu’est conquis par aucunne reson vient en communauté. ¶ {2} + L’en demande de celi se compoignie est issi assenblee que se aucun + droit heritage avient à l’un et à l’autre qui soit commun [80rB], + qui est droit heritage. À l’un et à l’autre li avient par lëau + droit, et ce qu’est en testamant et qu’est apartenant à lëau + heritage. ¶ {3} Se compoignie est assenblie par barat ou par + conchiement, il est nule par droit ; car bone foi est contraire + à barat et à tricherie.

+
+
+
+ § {17.2.4} Modestinus. Societatem. +
+

N’est pas dote que l’en ne puisse bien fere compoignie et par chose + et par parole et par message. {1} Nos somes desavanci de la + compoignie, par mort, par apeticement de chief, par reniement et par + besoing.

+
+
+
+ § {17.2.5} Ulpianus. Societates. +
+

Compoignies sont fetes de toz cez que l’en a eu, d’aucunne + marchandie, ou de trevage, ou d’une chose. ¶ {1} Compoignie puet + estre fete et vaut entre tez qui n’ont pas li un tant comme li + autre ; comme aucunne foiz avient que la povretéque la + povreté] que la porveance dans le ms., incohérence + determinée par la mauvaise lecture d’une abréviation, cf. lat. + cum plerumque pauperior opera suppleat, quantum ei per + comparationem patrimonii deest d’auqun face + autretant par sa porveance et par son seu comme l’autre a mis de son + patremoine. ¶ {2} Compoignie n’est mie bien fete par cause de + doner.

+
+
+
+ § {17.2.6} Pomponius. Si. +
+

Se tu fez compoignie o moi par tel condicion que tu feisses parties + de la compoignie, cele chose doit estre menee avant à l’arbitre do + prodome. Et est bien par l’arbitre de prodome que nos ne seons pas + compoingnons de ivés parties ; ausi comme se le un mest plus + que l’autre en la compoignie que il n’i meste de peccune.

+
+
+
+ § {17.2.7} Ulpianus. Cohiri. +
+

L’en pot assenbler compoignie simplement. Et s’il n’est devise, + aparissant est que la compoignie est de tot ce que l’en pot + conquerre, c’est à dire se aucun gaignent d’achast, de vendicion, de + loange.

+
+
+
+ § {17.2.20} Idem. Nam. +
+

Car le compoignon mon compoignon n’est mie mon compoignon.

+
+
+
+ § {17.2.35} Ulpianus. Nemo. +
+

Nus ne pot apareillier compoignie à son heir que li heir soit + compoignon ; et l’en a aucion contre l’eir au compoignon que il + soit leal.

+
+
+
+ § {17.2.39} Ponponius. Si fundus. +
+

Se ge et tu avons un champ et tu enterres un mort, je avrai aucion + contre toi.

+
+
+
+ § {17.2.40} Idem. Heres. +
+

Li heir au compoignon, tot ne soit il compoignon, totevoies, ce que + li mort commoinça, li heir doit eschiver.

+
+
+
+ § {17.2.68} Gaius. Nemo. +
+

Nul [80vA] de compoignons ne pot metre hors de sa main que sa part + s’il sont compoignons de toz biens. ¶ {1} Encor demande l’en se cil + qui porchace que il ne puisse rendre par barat. Il est voir que l’en + entant de celi qui balle sa chose par barat en tel main que il ne + puisse rendre.

+
+
+
+ § {17.2.69} Ulpianus. Cum. +
+

Quant compoignie est fete por acheter si que l’un aparillat à manger + as autres et il fet la besoigne, se il ne fet ce, l’en avra contre + lui aucion.

+
+
+
+ § {17.2.70} Paulus. Nulla. +
+

Nule compoignie puet estre assenblee à toz jorz

+
+
+ +
+
+
\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l08_BNF_fr-2844.xml b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l08_BNF_fr-2844.xml index 163da40..882934a 100755 --- a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l08_BNF_fr-2844.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l08_BNF_fr-2844.xml @@ -1,1398 +1,1398 @@ - - - - - - Li livres de jostice et de plet 8 - Anonyme (trad.) - Graziella Pastore - École nationale des chartes - - Mathilde Henriquet - 2015 - édition électronique - - - -

2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - [80vB] CI COMMANCE LI HUITIESME LIVRES [rubr.] - - - CI COMMANCE LI HUITIESME LIVRES - - - - I. D’achat et de convenant entre acheteor et vendeor et quex - choses ne puent estre vendues [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 18, tit. 1 : de - Contrahenda emptione, et de pactis inter emptorem et venditorem - compositis, et quœ res venire non possint. - -
-
- -
- § {18.1.1} Origo. -
-

Commoincemenz de vendre et d’acheter vint d’eschanges. Encienement - n’estoit pas deniers, et merz estoit apelé une chose et pris - autre ; et chescun, segont le besoing que il avoent, chengoent - mauvés por bon ; car tote jor avient que l’un a assez dont - l’autre a pou. Et por ce que il n’avenoit pas souvent de legier que - tu eusses ce que ‹je voloie, et que› je avoie et qui te plesoit, - matere fut esleue qui eust commun esme et durable qui secoroist à - changes par iviauté. Et cele matiere fut serne en commun coign, qui - dont usage et seignorie de tant comme ele vaut ; et perdi merz - son non et apela l’en « l’autre pris ». ¶ {1} L’en dote - que vençon puet hui estre fete sanz deniers, ausi comme se ge te - donoi une cote por une cote. Sabinius et Cassius cuident que ce soit - vençon. Nerva et Proculus distrent que c’est change. Sabinus apele - Homer à tesmoing, qui dist que li ost de Grece achetoit arein de - fer ; mes les vers que Homer dist senefient plus change que - achat. Mes la sentence que Nerve et Proculus dient est plus - veroie ; car autre chose est vendre et autre chose est achat, - un est vendeor autre est achateor, autre chose est merz autre chose - est pris, et l’en ne pot pas deviser en chenge le quel est achateor - ne le quel est vendeor. ¶ {2} Achat fut contrové de droit de - gent ; et il est fet por acort et pot estre fez entre cez qui - ne sont presenz et par mesage et par letres.

-
-
-
- § {18.1.2} Ulpianus. Inter. -
-

Achat ne pot estre fez entre [81rA] pere et fiz, fors que de ce que - li fiz a hors gaignié. {1} Nule vençon n’est sanz pris ; et le pris - nombre, et la chose baillie fet l’achat.

-
-
-
- § {18.1.4} Ponponius. Et liberi. -
-

L’en entant que eschet est de franc home et de seint leu se cil n’en - siet rien qui l’achate.

-
-
-
- § {18.1.5} Paulus. Quia. -
-

Car l’en conoist à poine fran home de serf.

-
-
-
- § {18.1.6} Ponponius. Sed Celsus. -
-

Mes Celsus dit que tu ne puet acheter franc home se tu le siez, ne - autre chose se tu sez que ele soit autrui et que el soit deffendue, - si comme seinz leus et religios que l’en ne pot vendre, ne choses - qui sont communes.¶ {2} La convenance qui est dite au commoincement - do marchié pot estre muee enprés par autre convenance ; ausi - comme l’en pot lessier tot l’achat se il n’est acompli quanque l’en - devoit fere ça et la.

-
-
-
- § {18.1.8} Ponponius. Nec. -
-

L’an n’entent pas que ce soit vençon ne eschet s’i n’i a chose qui - soit vendue. Et si pot l’en bien acheter feons et fruiz qui sont - encore à venir ; si comme l’en dist, quant cil sera nez, lors - est fez li aferes et la vençon. Et se le vendeor fet tant que il ne - nesse, l’en a aucion d’achat. {1} Et aucunne foiz est vençon sanz - chose aucunne, comme quant l’en achete jui de table, prise de - poison ; lors est li achaz, tot n’i aviegne rien, car li achaz - est fez en esperance. Et ce qu’est pris en tel non par les engins, - enprés ce n’a point de demande en non d’achat, car il fut ensi - entendu.

-
-
-
- § {18.1.9} Ulpianus. In empcionibus. -
-

Aperte chose est que il convient que acort soit en achat et en - vençon ; et s’il i a descort en achet, ou en pris, ou en autre - chose, li achaz ne vaut rien. Et se je cuide acheter la vigne de - Leure d’or (?) et tu me vendis cele d’Orgemont et por ce que nos nos - descordames en la chose, la vençon ne vaut rien. {1} Et se nos - descordon ou non et l’en est certains do cors, n’est pas dote que la - vençon et l’achat ne valle, l’error dou non ne fet rien quant l’en - est certain do cors. {2} Ausi demande l’en s’il n’a error do cors - mes l’en ne set quel il est, ausi comme se l’en vent vinegre por vin - plein, arain por or, plun por argent ou aucunne autre chose qui - senble argent ? Marcellus dit que c’est vençon, car l’acort fut - acordé de la chose, [81rB] tot soit il meserré en la matiere. ¶ Je - me consant bien au vin, car c’est pris d’une chose se le vin est - egre ; mes s’il n’est egre, ou il fut egre au commoincement - quant je l’achetoi, aparissant est que il vent autre chose por - autre. Es autres choses, je ne cuit pas que il i eist vençon à totes - les foiz que l’e‹n› meserre en la matire.

-
-
-
- § {18.1.11} Ulpianus. Quid. -
-

Que diron nos se un orb fut marcheant ou l’en meserre en la matiere, - si comme tel qui n’est pas mout sage de marcheandie acheter ? - Nos dison que la vençon vaut s’i s’acorde ou cors, ausi comme l’orb - s’i consenti. ¶ {1} Et se je cuide acheter une pucele qu’estoit ja - feme, li achaz vaut ; car s’el ne fu pucele se fut ele femele. - Et se ge vendi une feme et tu cuidas acheter un enfant, car il est - error en genre, l’achat ne vaut rien et est nul.

-
-
-
- § {18.1.14} Ulpianus. Quid. -
-

Que diron nos si foloient en dui en savoir que la chose est ? - Ausi comme se je cuidoi vendre or et tu le cuidas acheter et ce fut - arain. Et se li heir vendirent à un heir une pierre preciose grant - argent et l’en i trova grant partie de herain, la vençon vaut por ce - que il i ot partie d’or ; car se aucunne chose est doree tot cuide - je que ce soit or, la vençon vaut. Et se je vent arain por or, la - vençon ne vaut pas.

-
-
-
- § {18.1.16} Ponponius. Sue. -
-

Achat de sa chose ne vaut rien se je l’achate au seu ou sanz seu. Et - se ge l’achate sanz sen quel soit moie, je la porroit redemander, - car il n’i ot point de obligacion ; {1} ne il ne nuist rien à - l’achateor s’il use un poi de ma chose.

-
-
-
- § {18.1.19} Idem. Quod. -
-

Ce que je veng n’est à celi qui l’achate dusque le pris soit rendu ou - que il en ait fet gre, ou se nos nos tenon à l’acheteor saz nul - plege.

-
-
-
- § {18.1.21} Paulus. -
-

Labeo dist que ocurité de convenant doit plus nuire au vendeor qui - menti que à l’acheteor, car il pot dire sa verité avant que le - marchié fut fet.

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- § {18.1.38} Si quis. -
-

Se aucun vent par cause de don mois do pris la chose, la vençon vaut. - Nos dison tantes foiz que la vençon ne vaut rien quantes foiz com - tote la [81vA] vençon est fete par cause de don ; quant la - chose est vendue por mois por cause de don, n’est pas dote que la - vençon ne valle antre cez autres genz ; mes vençon qui est fete - entre home et sa feme por mois que ele ne vaut n’est pas - tenable.

-
-
-
- § {18.1.40} Paulus. Qui. -
-

Cil qui vendi le champ dist issi en convenant que le acheteor mesurat - le champ dedanz .xxx. jorz procheins, et quant il avroit mesuré que - il le seut à dire ; et s’il ne l’eust mesuré avant le jor, que - la foi au vendeor fut delivré. Li achateor li dist dedanz le jor que - il i avoit meins que il ne cuidoit, et pris l’argent por tant comme - il dist, et quant il le mesura il trova mout mois de mesure que il - ne cuida. L’en demande se le vendeor li devoit rendre ce que i - estoit moins. Je di que il i a difference comment li marchiez fut - fet ; car s’il fu issi dit que li achateor mesurast le champ - dedanz .xxx. jorz procheins et que il le venist dire au seignor - combien il troverent moins, s’il i dit enprés le terme il ne li - profete rien. Mes s’il fut issi mis en convenant qu’i li feist - savoir dedanz les .xxx. jorz se il i avoit meins ou champ, il porra - demander lonc tens enprés ce que i faudra de la mesure. ¶ {1} Il - dist, quant il vendi le champ, qu’i li apendoit eve ; l’en - demandoit se la voie à l’eve i apendoit. Je di que oïl, por ce - convient il que le vendeor i soit tenuz. ¶ {2} Cil qui vendi le - champ dist que il i avit .xviii. jornees et fut mis en convent que - chescun présprés] pris dans le ms., confusion du - scribe, cf. lat. iugerum « unité - agraire » fust mesuré et que certain pris fust por - chescun doné ; l’en i trouva .xx. jornez, je di que l’en doi - rendre le pris de .xx.xx] xii dans le ms., erreur - de lecture, cf. lat. pro viginti

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- § {18.1.43} Affricanus. -
-

Ea. Les choses qui sunt dites en vençons por eles loier, s’il apert - que i soit veroies, il n’obligent pas le vendeor ; ausi comme - il dist que li serf est bel ou que il a meson bien atornee ; - mes s’il dist que li hom est letrez ou engignos, il est tenuz de ce, - car por ce vent il plusors choses. ¶ {1} Aucunnes promes[81vB]ses - n’obligent pas le vendeor se la chose est si aperte que li acheteor - la siet bien ; ausi comme se aucun achate home qui a les euz - trez et promet le vendeor que il est seins ; issi est il veü - qu’i promet de l’autre partie dou cors que de cele dont il est - maegnié. ¶ {2} Li vendeor doit garder qu’i n’i est barat ; et - bien i apert que ele i est quant il parle ocurement por conchier son - compaignon, et encore est cil tenuz qui feint oscuremant et - aguite.

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- § {18.1.55} Idem. Nuda. -
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Nue vençon est tenue por non fete ; et par ce n’est pas entendu - que la chose soit mise en autrui main.

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- § {18.1.59} Celsus. Cum vendentes. -
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Quant tu vendis le champ tu ne deïs pas que il fust trop bon ne trop - grant. Il est voir que Quintus Mucius à ce s’acordeit, que il - convient que la teneure soit baillie tele comme ele est ; ausi - doit l’en dire en teneures citaenes.

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- § {18.1.60} Macellus. Conprehensum. -
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Il estoit contenu en la loi de la vençon que le acheteor avroit .lx. - toniaus, comme il en i eust .c. ; il fut o chois dou vendeor de - bailler la quel que il volt.

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-
- § {18.1.61} Idem. Existimo. -
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Je cuit que je puis acheter soz condicion la chose qui est - moie ; car par aveinture i pot avenir que el ne seroit pas - moie.

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- § {18.1.67} Idem. Alienacio. -
-

Quant nos meton nostre chose hors de nostre main, la seignorie passe - à un autre o la cause que nos avion se la chose nos remainsist. Et - issi est en toz droiz, se aucunne chose n’est mise hors de marchié - nomeement.

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- § {18.1.71} Papianus. Imperator. -
-

Li enpereor Severus et Antonius escritrent tex paroles Sexto - Severo : il est en la volenté et o poer à cez qui font marchié - ensenble à quex mesures et à quex pris il achetent lors vins ; - car uns n’est forciez de vendre se le pris ou la mesure li desplet, - mesment se la chose n’est fete contre la coutume de la region.

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- -
- - - II. De peril et de preu de chose vendue [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 18, tit. 6 : de - Periculo et commodo rei venditœ. - -
-
- -
- § {18.6.1} Ulpianus. Si vinum. -
-

Se vin qui est vendu egrist ou prent aucun tunve, le domage est a - l’acheteor ; ausi comme s’il [82rA] fust espandu ou s’il fust - mis en vesseaus depeciez ou par aucunne autre cause. Mes se le - vendeor prist le peril sor soi, il avra le peril en ce tans que il - le prist. Et s’il n’i mist terme, le peril est son dusque aist tasté - dou vin ; ausi comme se l’en fet lors la vençon quant l’en a - tasté dou vin, ou s’il s’acorde que il eist le peril dou vin itant - de terme, ou s’il ne fet de ce convent, il avra lors le peril dusque - l’en aist do vin tasté. ¶ Et se l’en ne taste, et li tonel ne sont - bien vercee par la main l’acheteor, encore est le peril au vendeor - se autre convent n’i a. {1} Et le vendeor doit garder combien il en - i a, car avant que il soit mesuré la vençon n’est mie fete ; - puis que la mesure n’est fete, le vendeor n’i a point de - peril ; et il est delivré dou peril avant la mesure s’il ne - vent à mesure, ‹mes› par buies, ou par poz, ou par toniaus. ¶ {2} Se - le acheteor a seignié le tonel, Trebacius dit que il en est ja comme - sesi ; Labeo dist que ce n’est pas voirs, car l’en le seigne - que l’en n’i mete rien. ¶ {3} Le vendeor pot despendre le vin s’i - dut estre mesuré dedanz un jor ne il ne le fet pas ; il ne - porra pas avant dusque il eit fet savoir à l’acheteor que il oste - son vin ou que il sache que il le dapendra. Et s’il le pot despendre - ne no fist pas, il en doit estre mout loez. Et por ce, pot il d’iqui - en avant demander le loier des toneaus s’il i ot domage, se les - toneaus ne furent vuidiez où li vin estoit, ausi comme s’il les eust - loez ou il li convient querre d’autres toneaus. Miauz est que li - vaissiau soient loiez, ne que vin ne soit pas rendu dusque il eist - rendu le loage, ou que il puisse vendre son vin à bone foi se l’en - le pot fere sanz domage à ce que li achateor n’i eist domage. ¶ {4} - Se tu achetas vin en tonel, ne n’i a point de convent quant il soit - baillié, il est entendu en convent que il fuissent voidié ant il - fussent bon à recevoir ou en la vendenge. Et s’il ne sont voidié, il - convient que l’en en face ce que li ancien cuiderent, que le vendeor - face mesure et jeter hors. Issi le distrent li ancian por la mesure, - se l’en ne set quel est me[82rB]sure, s’il n’est aparissant combien - le acheteor i a eu de domage.

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- § {18.6.2} Gaius. -
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Et se celi venst, qui n’a point de nove vendenge, et sanz cele n’a ce - mestier ; et se cil est marcheant qui seaut acheter vins et - revendre, celi jor doit l’en atandre que l’en pot oster au preu au - vendeor. ¶ {1} Il convient que l’en voie quel garde le vendeor face - avant que il soit mesuré, savoir s’il i metra pleine diligence ou - solemant que il n’i eist barat ; et je cuit que le vendeor doit - metre cele diligence que prodom doit metre en ses choses, et vimaira - seent hors.

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- § {18.6.3} Paulus. Custodia. -
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Le vendeor doit baillier tel diligence comme cil à cui la chose est - prestee, que il i meste plus grant cure que il ne selt mestre en ses - choses.

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- § {18.6.4} Papianus. Si quis. -
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Se aucun vent vins et dit que dedanz un jor en tastera l’en, et - enprés faut par le vendeor que l’en en tastast, l’en demande s’el e - peril qui est passe et de egror et de muide se le vendeor le doit - rendre; ou, s’il est tenu dou peril qu’i est passe que s’i - s’ests’est] sont dans le ms. par - aventure corrumpu puis le jor que taster passa, se le peril - apartient à celui qui le vendi; ou si li achaz est depeciez, ausi - comme s’ele est fete soz condicion, c’est à dire s’il fussent tasté - avant celi jor. Et l’en ne fiet quel convent il i ot. Je cuit que ce - ne fut pas fet en repostan, et que l’en doit dire que c’est achet. - Et bien si gart le vendeor outre le jor qui fust mis a en taster et - par li failli ; la cope est soe. ¶ {1} Se vin est venduz en contenz, - l’en le doit garder ; et de ce avient il que se le vins fut - issi vendu que le n’en tastast, le vendeor n’est tenuz de egror ne - de muide, ainz apartient tot le peril à l’acheteor. Et grieve chose - est que aucun achete issi par si que le n’en taste pas ; et por - ce, se le jor de taster en n’i est i mis, li acheteor en porra - taster aucunne foiz ; et quant il en avra tasté, le peril - apartendra au vendeor, car por ce que le jor est mis à l’acheteor à - taster dou vin se marchiez est amendé. {2} Et se vin est vanduz en - contanz, s’il i a garde ou tens de aporter ; et l’en doit - [82vA] issi ce entendre se le tans i est mis. Et s’il n’i est mis, - l’en doit voier que le vendeor ne soit tenuz de metre i trop longue - garde. Et est voir segont ce que nos avons dist desus, il demandera - son domage de ce que le vin n’a esté osté ou que il li face savoir - qui l’ost. Et certes, avent que li tonel seent necessere à - vendenges, le vin doist estre avant anporté.

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- § {18.6.5} Paulus. Si per hemptorem. -
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Se il faut par l’achateor que le vin ne fust pas osté à jor, enprés - se le vendeor n’i fet barat et il perit, il ne le doit pas rendre. - S’i ne li a fet ausi comme se l’en a osté .c. poz de tonel qui - estoit en son celier, s’il a esté mesuré, dusque il soit mesuré tot - le peril avient au vendeor, se ce n’est fet par l’acheteor.

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- § {18.6.6} Ponponius. Si vina. -
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Se je achete vins, hors les egres et les muides, et il me convient - prendre les egres, Proculus dit que ja soit ce que soint mis hors - par la cause de l’acheteor, li egre et li muide ne sont pas vendu ; - car li acheteors ne les prendra pas outre sa volenté et ce seroit - iniquité se l’en ne soffroit au vendeor ou à autres vendre les.

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- § {18.6.7} Paulus. Id quod. -
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Ice que acheist à la teneure, enprés l’achat, par eau, si ‹est› comme - ce apartient au preu ou au damage de l’acheteor ; car se tot le - champ est coviart de fluve enprés l’achat, le peril est à - l’acheteor, ausi sera le preu son, s’il i aviant. ¶ {1} Ce qu’est - vendu est en la mesure do champ s’il n’en fust mis hors ; et ce - que i vient doit estre en la mesure, s’i fust mis en convent, ausi - comme voies communes, sentes, bois qui toihet à la teneure. Tot ce i - doit venir quant l’en en dit mot ; et por ce doit l’en doner - nomeement caucion que les voies communes qui sont en la teneure - seent en la vençon et en la mesure.

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- § {18.6.8} Idem. Necessario. -
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À force convient savoir quant achat est perfet ; et lors savrons nos - qui est le peril. Car se le achat est perfet, le peril apartendra à - l’acheteor ; et se ce apert qui est vendu et quoi et quel chose - et combien et le pris et se c’est fet soz condicion, l’achat est - perfet. Et se la chose est [82vB] vendue soz condicion, se la - condicion faut, l’achat est nul, ausi comme ne la promesse. Et se la - condicion dure, Proculus et Octavenus dient que le peril est à - l’achateor ; et ce dit Ponponius. Et se le acheteor ou li vendeor - muert tant comme la condicion pent, la vençon estoit. ¶ Et se la - condicion est, li heir sont obligié, ausi comme se le achat fut fet - piece à. Et se la chose est baillie tant comme la condicion pent, - l’acheteor n’en avra pas l’usage por achat, et ce que il a eu en non - dou pris sera rendu, et li fruit d’autretant sunt au vendeor si - comme promesses, et les fez en condicion sont nul se la chose est - esmee tant comme la condicion pent. Et se la chose dure, tot soit - ele enpiree, l’an pot dire que le domage est à l’acheteor. {1} Et se - l’en vent issi une chose, ou serf soit acheté, se une nef vient - d’otre mer ou ne vient, Julien cuide que la vençon est fete - mointenant, car le marchié est fet. ¶ {2} Quant tu me venz le fruit - et l’usage de quoi li heir sont tenu, il a difference se tu venz le - fruit de l’usage qui est tuen solement ou cele chose qui est toe - dont tu me venz le fruit et l’usage ; car an premer cas, tot meures - tu mointenant, ton heir ne me devra rien et l’en devra à mon heir se - tu viz ; et ou cas desranier, ne doit l’en rien à mon heir, ton - heir me devra.

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- § {18.6.9} Gaius. Si post. -
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Se li arbre sont tunbé à terre par force de vent avant ce que la - teneure a esté monstree, l’en demande s’il doivent estre à - l’acheteor. Et ce demande l’en, et l’en dit que non, car le acheteor - nes acheta mie, car il n’estoient de la teneure quant li achat fut - fet. Et se li acheteor ne sot pas que li arbre fussoint jus, et le - vendeor le sot ne n’en dit rien, il amendra à l’acheteor por tant - comme il n’on vossit.

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- § {18.6.10} Ulpianus. Si in. -
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S’i fust mis en la convenance qui fust fete en condicion que la chose - fust gardee au peril à l’acheteor, je cuit que li marchiez doit - valoir. {1} Par la sentence Julien, Scevola note que l’acheteor ne - po rien demander de la teneure comme une partie de la teneure soit - niee par sorondemant de eve ou par deluige ou par aucunne autre - aventure.

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- § {18.6.11} Alphenus. -
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Se une meson qui estoit arse fust [83rA] rendue, comme tel chose ne - soit pas fete sanz colpe, l’en demande qu’an dit droiz. Je di que ce - pot estre fet sanz colpe, car se ce avient par la negligence au serf - mavois, li sires est en colpe. Et por ce, se le seignor eust mis - diligence en la meson garder, autel comme bon home doit doner, se - aucunne chose avint, il n’est pas tenuz.

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- § {18.6.12} Paulus. Lectos. -
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Li sires des maisons depeça liz achatez qui estoient mis en la voie - commune ; s’il furent baillié à l’achateor, ou par li failli - que il ne furent baillié, acordé est que le peril en soit sun.

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- § {18.6.13} Julianus. Cum. -
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Et il a auction contre le metre des mesons por la loi Aquiliene s’il - n’ot droit de fere le domage que il fist encontre le vendeor - d’achat ; que cil li doint ses auctions que il eust contre le - seignor des mesons.

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- § {18.6.14} Paulus. Quod si neque. -
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Et s’il ne furent baillie à l’acheteor ne en lui ne failli que il ne - le receust, le peril sera au vendeor. ¶ {1} Se ma terre qui estoit - achetee est enblee, se ele fust baillie, le peril est à - l’acheteor ; si non, il est au vendeor. Et ausi le trés que li - acheteor avoit seeloés avant et seigniés.

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- § {18.6.16} Labeo. Servi. -
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Cil qui acheta le serf, s’il ne rendi l’argent mointenant, il ne - porra rien conquerere par celi serf ; car l’achat n’est mie fet puis - que il est retenu por le loage de par le vendeor. Le peril dou serf - apartient à l’acheteor ensint que le vendeor n’i eist fet barat.

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- § {18.6.17} Ponponius. Cum mora. -
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L’en doit savoir que quant l’en demore à avoir sa chose, il doit - garder que il n’i eist ne colpe ne barat cil qui vent. Et se li un - et li autre demorent, Labeo dit que ce puet plus nuire à l’acheteor - que au vendeor ; mes l’en doit veoir que la demore desreniere - ne li face domage. Et que sera se je demande au vendeor et il vent - ce que je avoie acheté et enprés il offre le pris et je ne voil - recevoir ? Certes, ce me doit nuire. Et se la demore vint por - l’acheteor, et enprés comme il n’i eust encore rien osté le vendeor - demora quant il pot la chose bail[83rB]ler, droiz est que cele - demore doit nuire au vendeor.

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- § {18.6.18} Papinianus. Habitacionum. -
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Quant les redevances des mesons sont fenies par mort de hers, li - acheteor de la meson ne sera pas tenuz au vendeor por cele cause - s’il n’i a autre convenance, fors que l’en baillast les mesons sor - le pris de la franchise segont la volenté au mort.

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- § {18.6.19} Hermogenes. Venditori. -
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Se l’acheteor demore à rendre le pris au vendeor, il en rendra - l’usure et non pas tot ce que le vendeor pot avoir por la - demore ; ausi comme s’il fust marcheant, et il pot gaigner plus - en sa mercerie plus que en usure.

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- - - III. Comment l'en puet vendre teneures. - - -
- § 1. -

Home puet vendre son héritage por son besoing, non por son preu ; et - se il n'a besoing, ou se l'en siet apertement qu'il le face por son - lignage désériter, non. Et se il a feme, si poent-il vandre ensemble. Et - puet li sires vendre sanz la feme ? Nenil, que la chose dure que sa - vie, et enprès sa mort non.

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- § 2. -

Li doeres ne puet estre encombriez, ne l'éritages à la feme, ne sa part - des conquez, s'ele ne l'otroie. Et s'ele le otroie, li hons puet vendre - et se conquez, se il a enfanz de li, et por son besoing.

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Et fame ne puet vendre son héritage enprès la mort son seignor, s'ele a - anfanz del seignor, sanz besoing nécessère ; et s'ele n'a enfanz, - ele puet vendre.

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- § 3. -

Home puet vendre son héritage por son besoing emprès la mort sa feme, - s'il a anfanz, sauf doere. Et se il doit, puet-il vandre son - héritage ? Oïl, se li héritages n'est sésiz avant. Nus - ne puet vendre chose porquoi ele soit liée.

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Home et sa feme puent vendre ce qu'il ont ensemble, aient enfanz ou non, - por besoing. Nus héritages n'est encombrez de fet, se l'en n'est dampnez - avant par juigement.

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- § 4. -

Home garantira sa vie ce que il vendra de l'éritage sa feme, sanz l'otroi - sa feme ; et se il muert ou se la feme muert, la vente ne vaut - riens.

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- § 5. -

En l'an de l'incarnacion mille et deux cents et cinquante et neuf, ou - mois de septembre, juja li rois Loïs et son consoil, por estoper l'usure - as mauvès créanciers, que la dame de Chevri, ne ses sires ne vandroient - point de lor héritage por lor dete ; ainz seroit la terre laborée - et gaagnie en sauve main, et totes les issues seroient baillies as - détors en esquit.

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- - - IV. [83vA] Ci commence de aucion d’achat et de vente [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 19, tit. 1 : de - Actionibus empti et venditi. - -
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- § {19.1.1} Si res. -
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Se la chose qui est vendue n’est baillie, l’en avra auction de domage - que l’en i a ; et ce domage monte plus aucunne foiz que la - vençon. ¶ {1} Et se le vendeor cela le servage qui estoit deu, l’en - avra contre lui aucion d’achat se le acheteor n’en sot rien ; car - tot ce que l’en fet contre bone fois vient en aucion d’achat. Et nos - entendon que le acheteor dest au vendeor dire tot, et s’i cele, non - pas solement s’il ne amonesta, mes encor s’il nia que celui servise - ne fust deu quant l’en li demanda. ¶ Et se il li est tenuz, nos - dison que il dit issi : que il n’i a point de servise et se - aucun servise vient avant, je ne sui pas tenu. Je cuit que cil a - aucion d’achat, car le servise estoit deu s’il le savoit. Et s’il - nie et le acheteor no sot pas que l’en deust aucun servise, je cuit - que il est tenuz d’achat. Et que je die en generau s’il se moine en - mauvese maniere de celer le servise : il en est tenuz s’il ne - se vost garder. Et ce est voir se le acheteor n’en sot rien ; car ce - ne est pas celé cecelé ce] celui dans le ms., cf. - lat. quia non videtur esse celatus qui scit - qui est seu, ne cil ne dut pas estre acertené qui bien le - savoit.

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- § {19.1.2} Paulus. Si in empcionem. -
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Se mesure est dite en l’achat et ele n’est baillie, l’en a aucion - d’achat. {1} L’en ne entent pas que possession soit baillie voide à - l’achateor se un autre est mis leanz por cause de garder lés et les - autres choses, et que le creacier porsient les biens. Et ausi doit - l’en dire se li un ne li autre n’est en possession ; car issi entant - [83vB] l’en que la possession est voide.

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- § {19.1.4} Paulus. Si servum. -
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Se tu me venz un serf qui est lierre ou mauvés et je n’en soi rien, - tot le me amendes tu au doble, tu m’es tenuz de l’achat por tant - comme je no vosisse que il ne fust seu ; car je ne puis pledier o - toi de la promesse en celui non que il i eist aucunne faute de la - poie. ¶ {1} Se l’en trove greignor mesure en champ, ¶ li auctor est - obligié segont le numbre des jornex, car la où l’en trove greignor - numbre l’en ne puet esmer la bonté dou leu qui ne apert mie ; - et non pas solement se tote la mesure est plus grant mes de parties, - ausi comme se l’en dit que il i a cent jornex de vigne ou de alviei - et l’en i trove mois. ¶ Et en ce quas fera l’en l’esme dou leu por - sa bonté.

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- § {19.1.8} Paulus. Si tibi. -
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Se ge te baille un champ franc et je le te devoie baillier a - servitute, l’en a ci aucion de chose qui n’est pas certoine que tu - soffres metre la servitute qui dust estre mise. ¶ {1} Et se ge - baille un champ serf que je te dui baillier franc, tu avras aucion - d’achat por la grace de relachier l’achat que tu ne devoies pas.

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- § {19.1.9} Ponponius. Si quis. -
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Se aucun achete pierres de un champ et il ne les veaut oster, l’en a - contre lui aucion que il les oste.

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- § {19.1.12} Celsus. Si iactum. -
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Se je achete le giez de la roiz et le pecheor ne veaut giter, l’en - doit ce esmer non pas certoinement. Et s’il tret aucun poisson et il - ne le veaut rendre, il convient que ce soit prisé que il a tret en - la teneure.

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- § {19.1.17} Ulpianus. Fundi. -
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Rien n’est de la teneure fors ce qui s’entretant. Et maintes choses - sunt de maisons qui ne sont pas de mesons, et l’en le doit bien - savoir, si comme serreures, clos et cles. ¶ Et les caves qui sont - fetes ne sunt pas de la teneure ne de la meson, comme vaissiaus à - vin pressors, car ce sont estrumenz, tot soint joint à l’edefice. - {1} Et li vin et li fruiz ne sont pas de la meson. ¶ {2} Se la - teneure est lessie ou vendue, le fumer ou l’estrein sont à - l’acheteor ou à celui à cui l’en fet le lés. Et les fuz sont au - vendeor ou à son heir, car il ne sont pas de la teneure, tot eient - il ce vendu. Et il a difference en femier, car s’il fust acheté por - [84rA] femer le champ, l’acheteor l’avra ; se non, il est au - vendeor, s’il n’i a autre convenance. Ne n’i a point de difference - se li fiens est en l’estable ou en la cort en un moncel. {3} Et s’il - i a point de chamberil et pierres de marbre, il sont de la meson. - {4} Et ce qui se tient à soliviaus et ce qui se tient à mesieres et - les cortines ne sont pas de la meson. {5} Et ce qu’est apareillié - por la meson s’il n’est perfet tot soit il mis en l’edefice, il - n’est pas de mesons.

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- § {19.1.18} Labeo. Granaria. -
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Li granier qui solent estre fez des tables sont des mesons se - l’estape d’aus est foie en terre ; et s’il sont hors de la - terre, il n’en sont pas. {1} Et les tueles qui ne sont pas mises en - l’edefice, tot soent eles aportees por covrir la mesons, ne sont pas - des mesons. Autre chose est des choses qui sont ostees por remetre - ariere, car celes sont des mesons.

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- § {19.1.19} Gaius. Veteres. -
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Li encien useent de non de ventes et de achaz pelle melle.

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- § {19.1.20} Idem. -
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Ausi est en loage et en aloage.

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- § {19.1.26} Alphenus. Si quis. -
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Se aucun vendi une teneure et dist que cent toneaus apartienent à - cele teneure, il devra les toneaus à l’acheteor tot n’en i eust il - nul.

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- § {19.1.27} Paulus. Quidquid. -
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Quanque le vendeor dit que apartient à la vençon, ce convient que il - rende et sein et entier ; ausi comme s’il dist que toneaus - apartienent à la vençon, il est tenuz de baillier les seins et - enteres.

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- § {19.1.29} Idem. Cui res. -
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Cil à cui la chose fut lessee soz condicion, l’acheta de l’eir comme - fos ; il porra avoir par bone auction ce que il a rendu, car il - n’a pas la chose par cause de lés.

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- § {19.1.37} Idem. Sicut. -
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Ausi comme il est droiz que ausi comme l’acheor achete en bone foi - que autrui barat ne li nuise, ausi n’est ce pas droiz que li barat - au vendeor li nuise.

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- § {19.1.39} Modestinus. Quero. -
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Je demande, se aucun vent issi un champ, que ce soit veü vendu que il - i a dedanz les bones, et set bien que il n’en tient pas aucunne - partie, ne il ne le fist savoir l’acheteor, l’en demande s’il est - tenuz d’auction d’achat. Comme ceste decisiondecision] - decciinon (?) dans le ms., cf. lat. cum - haec generalis adiectio ad ea generau ne doie - pas apartenir à ce que cil sot especiaument qui vendi, ne ne la mist - hors, que l’acheteor ne soit issi deceu [84rB] ; car s’i l’eust - seu par aventure il n’eust pas acheté, ou par avainture il l’eut eu - por moins s’il fust certain dou leu. ¶ Et issi le distrent li encien - en cele persone qui issi avoit mis hors : ¶ se il i a servage deu, - il sera deu. Issi distrent cil qui establirent droit : ¶ se le - vendeor fut certain que l’en deust certain servage à aucunne gent, - ne il ne le dist à l’acheteor, il est tenuz de l’achat ; quant ceste - barre generau ne doit pas apartenir as choses que le vendeor sot, - que il pot mestre hors espaciaument et dut, mes à ce que il ne sot - mie et dont il ne pot acertener l’acheteor. Modestinus dit que se le - vendeor fist ce par conchier l’acheteor en la meniere dont est le - plet, il puet estre trez en plet par auction d’achat.

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- § {19.1.46} Idem. Si quis. -
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Se aucun veut autrui chose et est certain que il est heir au seignor - de la chose, il sera forcié d’acomplir la vençon.

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- - - V. De loage et de aloemanz [rubr.] -
- - La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 19, - tit. 2 : Locati conducti. - -
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- § {19.2.1} Paulus. Locacio. -
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Loage et aloemant, tot soit naturel et entres totes genz, est fet non - pas par paroles mes par consentement, ausi comme achat et - vençon.

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- § {19.2.2} Gaius. Locacio. -
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Loage et aloemant est prochein à achat et à vençon et c’est en relles - de droit ; car ausi comme achat et vençon est fet se l’en siet - le pris, ausi loageaussi loage] aussi a loage - dans le ms. et aloage sont entendu se le loier i est - entendu. {1} Et est ausi comme une chose jointe à achat et à vente, - loage et aloage est ausi, comme l’en selt demander en aucunnes - choses savoir se c’est achat ou vençon ou loage ou aloemant. Ausi - comme se je fis marchié o l’orfevre que il me feist aniaux de son or - à certain pois et de certoine forme, si comme .ccc., l’en demande se - c’est achat ou vençon ou loage ou aloage. Mes acordé est que c’est - un afere, et que c’est acordé que c’est achat et vençon. Et se je e - doné or et le loier est apareillié, n’est pas dotance que ce ne soit - loage et aloemant.

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- § {19.2.3} Ponponius. Cum fundus. -
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Se une teneure est aloee et le gaegneor [84vA] prent l’antrumant - esmé, Proculus dist que le gaenigneor doit avoir l’estrumant por - achat, ausi comme il avendroit se aucunne chose esmee est donee en - doerre.

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- § {19.2.13} Ulpianus. Idem. -
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Ansi demande l’en se le charetier, quant il ne lesse passer la gent, - vers sa cherrete et ocit un serf. Je cuit que l’en a contre lui - aucion de loage, car il doit atrenper son hernois ; et avra l’en - contre lui aucion de la loi Aquiliene. ¶ {2} Se li mestres de la nef - mest la nef sanz governeor en l’eve et tempeste lieve et il ne la - pot atrenper et il pert la nief, li seignor avront contre lui aucion - de loage. ¶ {3} Se aucun prent un enfant à aprendre et il le moine - hors do païs et il est pris de guerre ou il perist, l’en a contre - lui aucion de loage s’il ne fut mis en convent que il fust mené hors - do païs. ¶ {4} Si le suor fiert si belement à la forme do soler le - garçon que il aprent que il li tret l’oil, le pere a contre lui - aucion de loage tot eit l’en ostroié à metre legier chastiement, - totesvoies ne dut pas cil avoir ce fet. Et le pere n’a pas contre - aucion de la loi Aquiliene, car il ne fist pas ce por nuire que por - commander au garçon. ¶ {5} Se une pierre preciose est baillie à - mestre en or ou a entaillier et el e froisse, se aucunne chose de ce - est fete par le vice de la matiere, l’en n’avra pas auction de - loage. Et se c’est por la niceté au menestrel, l’en doit ce garder - se le mestre prist le peril sor soi ; ¶ et lors, se ce avient - par le vice de la matire, l’en avra aucion de loage. ¶ {6} Se le - folon prent dras à polir et soriz le pertuisent, il est tenuz de - loage, car il se dut bien garder. Et se le folon change la robe et - il la baille à un autre, il est tenuz de auction de loage, tot ne - l’oit il fest à escient. ¶ {7} Cil qui avoit aloé la meson s’en issi - quant li ostost] oste dans le ms., cf. lat. - Exercitu veniente migravit conductor - vint ; cil enporterent de celi ostel fenestres et autres - choses ; s’il ne fist savoir au seignor son issir, il est tenuz - de loage. Labeo dit : s’i la pot defendre et ne la deffant, il - est tenuz, et c’est veroie sentence ; et s’il ne le pot fere - savoir, je cuit [84vB] que il n’en est pas tenuz.

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- § {19.2.24} Paulus. Si in lege. -
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S’il est mis en convent do loage que l’ovre soit prisee à la volenté - au seigneor, ausi est comme se ce fust mis en la gart de - prodome.

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- § {19.2.30} Idem. Qui. -
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Cil qui avoit aloé une meson .xxx. solz il aloa chescunne chambre - issi que l’en eust .xl. solz de tot ; li sires de la meson, por ce - que il disoit que il i avoit maumeteure, la depeça. L’en demanda - combien ce plet devoit estre esmé se cil qui tote l’aloa pleda de - loage. Je di, si com vint à besoing que il abatist l’edefice, qui - estoit mauvés, l’en en dut metre hors do loage de tant de tens comme - li arbitreor n’i porent demorer ne habiter, et itant esmer le plet. - Et s’i ne fut nul besoing d’abatre la meson, por ce que il voloit - fere meillor edefice, il convient que il rende à l’oste por tant - comme il ne vosist estre issu de la meson.

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- § {19.2.32} Julianus. Qui fundum. -
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Cil qui avoit loé la teneure à lonc tens morit et lessa cele - teneure ; Cassius dist que l’en ne puet forcier le coitiveor que il - foist cele teneure, car il n’avoit que fere de l’eir. Et se le - gagneor velt fere la teneure, et cil à cui l’en lessa la teneure li - deffendi que il ne la feit, li gagneor a aucion contre l’eir et le - perill apartient à l’eir ; ausi comme se aucun vendi la chose - ne n’en sesi l’acheteor et le eust lessié, sis heirs est obligié à - l’acheteor et à celui à qui l’en fist le lés.

-
-
-
- § {19.2.38} Paulus. Qui. -
-

Cil qui loa ses besoignes doit avoir le loer de tot le tens s’il ne - failli en lui que les ovres ne fusent fetes. {1} Li avocat, s’il - faut par aus que il ne deffendent la cause, il n’avront pas lor - loer.

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-
-
- § {19.2.45} Paulus. Si tibi. -
-

Se je te loe une meson et mi serf t’i font domage et larrecin, je ne - te sui pas tenuz de loage mes de aucion de forfet. ¶ {1} Se je loe - un home por avoir l’en en ta taverne, et il te fet larrecin, l’en - porra de tot savoir se aucion de loage sofist, comme ce soit hors de - bone foi que tu soffres domage en ce que tu as loé, ou se l’en doit - dire que cause de crime de larrecin est hors de larrecin et que ce - soit une cause por soi ; et l’en dist que ce ‹est› qui plus - vaut. ¶

-
-
-
- § {19.2.55} -
-

{2} Cil qui lessent avant que il fust tens sanz droite cause contre - la conveneue sont tenu de rendre tot le loage et tot le domage que - li sires ne vosist.

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-
-
- § {19.2.59} Labeo. -
-

Lucianus aloa une meson à don Julien qui avoit [85rA] non Flacus, et - quant l’ovre fut fete en partie, trelle de terre abati l’edefice. - Massius dist que le peril doit estre Flacus se la trelle avint par - nature.

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-
-
- § 1. -

De loages et de aloemanz : loages et aloement, tot soit-il naturel - antre totes genz, est fet non pas par paroles, mès par consentement, - aussi comme achat et vençon est fez, et se l'en fet le pris ; aussi - est loages et aloemanz.

-

Loages est entenduz, se li loages est entenduz ; et est ausi comme - une chose jointe à achat et à vente. Loage et aloemenz est aussi comme - l'en siot demender en aucunes choses, savoir se c'est achat ou vençon, - ou loage ou aloemenz ; ausi comme se je fis marchié à l'orfèvre - qu'il me feist aniaux de son or à certoin pois et à certoine forme, si - comme de vingt esterlins pésent : l'en demende se c'est achat ou - vençon ou loage ou aloemanz. Acordé est que c'est vençon. Mès se je - baille or apareilliez, n'est pas dotence que ce ne soit loages et - aloement. Loage ou chose qui est baillie par prière est - issi fete, tant comme oil qui l'a baillé vit, et ele faut quant cil est - morz qui l'aloaDig., lib. 19, tit. 2, frag. 1, 2, 4..

-
-
- § 2. -

Se je te loe demain mon champ vingt sous et tu les loe à un prodome - vingt-cinq., et je défens au prodome qu'il n'i entre, tu as aucion de - loage contre moi.

-

Se aucun loe une meson qu'il a achetée en bone foi, ou une teneure, et - ele est retraite sanz le barat et la colpe à celuiIbid., frag. 8, - 9 pr. Pour la suite, voy. § 3....

-

Se aucuns a loé bues chascun an por six mines de mestive, et il en - preigne plège, et les bos soent pris por la dete de celui qui les a - aloez, et cil qui la chose est la dénit, il ne l'aura pas ; mès se - il les a bailliez sanz gage et sanz plège, il les aura.

-
-
- § 3. -

... Johan de - Beaumont dit que cil qui loa la chose est tenuz à celui qui - l'aloa dou loage, si que l'en eist l'usage. Et se li sires qui l'a - retrete no viaut pas, et li aloeor est prez de bailler li une autre - meson aussi bone, le loer est délivres segont droit. Et s'il n'a meson, - et il voile emender le domage qui en nestra, il est délivresIbid., - frag. 9 pr..

-

Se aucun loe son usage à cinq anz, qu'il a à un an loé, et il mort, son - heir n'i est pas tenuz. Mès de la meson, s'ele ere arse, ausi dit cil, - que (si) sa meson ardoit, l'en en doit rendre le loer de - tant comme l'en i aura esté ; et se li feus fust par la cope de - l'ôte, il est do loage et do domage tenuzIbid., frag. 9, § - 1.

-
-
- § 4. -

Se je baille mes chièvres à loage en garde, et larrons les emblent sanz - la colpe à celi qui les garde, il n'i est pas tenuz, et aura son loage - de tant comme il les aura gardées.

-

Se aucuns aloa veaus à pêtre, ou à une robe apareillier, il doit garder - qu'il n'i eist copes ; et s'il i meffet, il en est tenuz, car il la - prist à fere comme metres.

-

Se tu me loes autrui meson et ele m'est donée ou lessie, je ne sui pas à - toi tenuz de rendre le loage ; mès je cuit que je sui tenuz de ce - tens qui fust devant le lèsIbid., frag. 9, § 4-6..

-
-
- § 5. -

Un homme se pleint issit, et dit que un home loua un champ vingt livres - jusqu'à cinq anz la dablée ; lesquex vingt livres l'en a - paiés ; il ne veaut baller le champ : si requéron - que vos li facez tenir les convenances ; et s'il veut nier que ce - ne soit voirs, nos somes prez de prover par nos et par garanz qui vit - les deners baillier et les convenances fere. Li copables fet encontre - tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demende qu'en dit droiz. Et - l'en respont que li copables est loisanz de prendre la prove de lui et - de son garant et de quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage - de bataille. Mès se li denier ne fussent poiez, il n'i eust que - proves ; et le chois fust au copable.

-
- -
- - - VI. [85rB] De aucion de esme [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 19, tit 3 : de - Æstimatoria. - -
-
- -
- § {19.3.1} Ulpianus. Uccio. -
-

Aucion de esme est aportee por oster dotance ; car l’en dota moult - quant chose esmee est baillie à vendre savoir se l’en a aucion de - vente por l’esme, ou se ele est do loage ausi comme il soit veü que - je l’oie loé à vendre, ou s’il i a aucion de loage ausi comme se ge - eusse aloé les besoignes, ou se c’est aucion de mandemant. Et il est - miauz veü que ceste aucion auge avant ; car totes les foiz que l’en - dote dou non de aucunne chose, il convient que l’en dont à ce - aucunne auction, ou aucion d’esme ou aucion de paroles escrites. ¶ - Cest afere est de cité et fet en bone foi, por quoi totes ont ci leu - que nos avon dit en juigement de bone foi. {1} Esme qui est fete - receist le peril à celi qui le reçoit, car il devra baillier la - chose entiere ou la value.

-
-
- -
- - - VII. De change de choses [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 19, tit. 3, frag. 2 : de Æstimatoria ; et tit. 4, frag. 1 : de Rerum permutation. - -
-
- -
- § {19.3.2} Paulus. Hec aucio. -
-

Ceste aucion est profitable, tot i eit il loer.

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-
-
- § {19.4.1} -
-

Car un est vendeor autre acheteor, ¶ et ausi est prispris] - prise dans le ms., cf. lat. ita pretium - aliud [85vA] une chose et merz autre chose. Et - quant la chose est changie, l’en ne set le quel est acheteor ne le - quel est vendeor. Et moult i a grant difference. ¶ Car l’acheteor - s’il ne baille le pris au vendeor est tenuz de la vente ; et le - vendeor est tenuz de la chose delivrer et de baller la possession et - que il n’i face tricherie, et se la chose est tolue il ne doit rien. - Et s’il a pris ou change de ça et de la, la chose doit estre à l’un - et à l’autre ; s’il i a merz, n’a l’un n’a l’autre. ¶ Mes quant - il doit avoir et merz et pris, l’en ne pot savoir le quel est merz - ne le quel est pris, ne reson ne s’ofre mie que une moine chose soit - rendue et soit pris d’achat. {1} Donc se cele chose que j’é prise, - piece à m’est tolue, je avroi aucion de fet. ¶ {2} Achat et vençon - est fet por la volentévolenté] vencon dans le - ms., distraction du scribe, cf. lat. Item emptio ac - venditio nuda consentientium voluntate - contrahitur à cez qui s’i acordent ; et - change done commandemant à obligacion quant la chose est baillie par - dehors. ¶ Et se la chose n’est baillie, nos dison que l’obligacion - sera fete par nu consentement ; et c’est issi establi que - chescunne aucion eist son non, si comme en achat, en vençon, en - aloage, en mandemant. ¶ {3} Pedius dist que cil qui baille autrui - chose ne fet nul change. {4} Et d’autre part, se la chose est - baillie, se l’un ne velt baller les choses, nos ne plederon pas do - domage de ce que nos ne poon avoir la chose dont est la convenance, - mes nos poon demander la chose que el nos soit rendue, ausi comme se - la besoigne ne fut mie.

-
-
- -
- - - VIII. De paroles porparlies et de aucion de fet [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 19, tit. 5 : de - Prœscriptis verbis et in factum actionibus. - -
-
- -
- § {19.5.1} Papinianus. Nonnunquam. -
-

Aucunne foiz avient que quant jugemenz et aucions communes fallent et - quant nos ne poon trover propre non à l’aucion, nos descendons à - celes aucions que l’en apele « aucion de fet » ; et ge en - mostreroi à cortes paroles exemple. ¶ {1} L’en donra aucion de cité - contre le metre de la nef au seignor de la mercerie se l’en ne set - s’il a aloé la nef ou sa mercerie porter. ¶ {2} Et se aucun balle - aucunne chose por fere savoir que ele vaut, ce ne sera ne prest ne - chose baillie a garder, ainz avra l’en aucion de [85vB] fet se l’en - i fet desloiauté.

-
-
-
- § {19.5.2} Celsus. Nam cum. -
-

Car quant usus] usez es dans le ms., leçon - inchoèrente, cf. lat. nam cum deficiant vulgaria - atque usitata actionum nomina et usages - faillent, l’en avra ceste auction.

-
-
-
- § {19.5.3} Julianus. In quam. -
-

Il convient quant l’en trove nos que l’en i puisse mestre par droit - de cité.

-
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-
- § {19.5.4} Ulpianus. Natura. -
-

Car nature s’acorde à ce que plus sont besoignes que noz.

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- § {19.5.5} Paulus. Naturalis. -
-

Mis fiz de une meschine te servoit et le tuen moi ; nos nos - acordames que tu franchisses le mien et je le tien ; je fis tu, - ne feis pas. ¶ L’en demande quele aucion g’e contre toi. L’en - resgarde en cete question por la chose don l’en parle, ce que - apartient à cez apeces en tel forme : je done que tu me donges, - ou ge done que tu faces, ou ge faz que tu donges, ou ge faz que tu - faces. ¶ Et en ce demande l’en quele aucion en pot venir. {1} Car se - ge done peccune por avoir une chose, c’est achat et vençon. ¶ Et se - ge done une chose por autre avoir, ce n’est mie change ne achat, ¶ - ainz est aucion de cité. Et ce avient en ceste aucion, que tu ne - rendes pas ce que tu as receu, ainz seras condempnez à moi por tant - comme je no vossisse que je n’eusse la chose ; ou se ge voil, - ge avré ce que j’é baillé, ausi comme se la chose ne fut fete. ¶ Et - se ge te donoi hennas por avoir Tebert, il sera à mon peril, et tu - doiz garder que n’i ees colpes. ¶ Or est debatre cest article - « je done que tu me donges ». ¶ {2} Et quant « je done que - tu me faces », se le fet est tel que l’en selt à loer, ausi comme tu - talces por poindre une table, se ge te baille l’argent, ce sera - loage, ausi comme achat est en cas desus. ¶ S’il n’i a rien baillié, - ne ce n’est mie loage, mes ce sera aucion de cité por tant comme je - no vossisse et la puis demander. ¶ Et se le fet est tel que l’en ne - puisse aloer, ausi comme se tu fez marchié que tu franchisesses un - serf, s’il i a certain tens dedenz quant il soit franchi et li tens - passe au vivent au serf, ou se le tens n’est passé et tot li tens - passe où il pot et dut estre franchi, l’en li pot demander ou avoir - contre lui ceste aucion ; et ce avient à ce que nos dison - desus. ¶ Se je te donoi un serf por franchir le tuen [86rA] et tu le - franchis, et celui que je te donoi est toluz, se je le donoi par - barat, por barat tu as aucion contre moi de fet, comme Julien dit. - Se tu n’en seus rien, aucion de cité t’avient. ¶ {3} Et se ge faz - que tu me doignes et tu ne fez rien enprés ce que j’é fet, l’en - n’avra pas aucion de cité mes de barat. ¶ {4} Et se ge te faz que tu - faces, ceste maniere de parole regarde plusors marchiez ; car - se nos avon mis en convent que tu demandes ma dete à Maroc et g’é la - toe à Rome, ou ge face edefice en ta terre et tu en la moie et tu - n’en fez rien, li aferes remaint si comme devant, sanz que la - peccune ne pot estre demandee en autrui non. Et ge soit ce que il - eit despens, nostre office est et de ça et de la, et pot nature - passer le mandemant de convenir. Je te puis mander que tu me faces - garde et que tu ne despens au demander que .x. sous ; et se tu - despens autant, n’est nule dotance que tu n’eies auction. Et s’il le - fet autrement, que l’en voie que ciert mandemant, ausi comme se nos - rendon despens de ça et de la, je ne te mande pas de ta chose. Mes - ce sera plus segure chose que l’en ait ceste aucion en fere mesons - et en demander detes ; et ceste aucion est senblable à aucion - de mandemant, ausi en quas qui sont desus en loage et en achat. ¶ - {5} Et s’il est issi acordé que li un et li autre face, ausi pot - l’en dire en cete question, et à force convient que cil soit - condempné à moi por tant comme je no vossisse avoir le serf que j’é - franchi. Et l’en dote se l’en metra hors ce que g’ei un franchi ? - Mes l’en ne pot ce esmer.

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- § {19.5.6} Neracius. Insula. -
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Ge vendi une meson par si que tu en feisses une autre ; je di - que c’est nule vençon, mes l’en a aucion de chose qui n’est mie - certaine.

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- § {19.5.13} Ulpianus. Si tibi. -
-

Si ge te baille la chose à vendre por certain pris, et ce que en - peusses plus avoir tuen fut, acordé est que il n’i a auction ne de - mandemant ne de compoignie mes de fet, ausi comme de autrui afere - fet ; car mandemanz devent estre fez por neient, et il est veü - que compoignie n’est pas fete o celi qui ne te reçut pas en - compoignie de vendre la chose s’il mest hors cer[86rB]tain pris.

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- § {19.5.15} Ponponius. Qui. -
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Cil qui sorent les fuitis sers estre en aucun leu celez, les solent - descovrir au seignors, et ce n’est pas larrecin, ainz en solent - avoir loer por dire lo ; ¶ et bien l’en poent prendre, car il i a - bone cause, et bien l’en pot demander. Et s’il n’i a rendu rien, mes - la convenance fut fete por le serf enseigner et que le serf fut - pris, veon s’il pot demander le loer. Et ce convent n’est pas nuz, - que aucun ne die pas que ceste aucion ne nesse pas dou convenant, - ainz en soi a aucunne afere ; et donc en pot estre ceste - aucion, s’il n’i a aucion de barat quant aucun en est repris.

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- § {19.5.22} Gaius. Si tibi. -
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Se je te baille robe à polir ou à costre, se tu prenz cele besoingne - por neant il i a obligacion de mandemant ; et s’il i a loer, il - i a aucion de loage ; et se tu n’as cele besoigne por neient et - le loer n’est pas mis demanois mes en tel pensé le prist à fere que - il eust son loer enprés tant comme il seroit à nos .ii., il plest - que ceste aucion eist leu. ¶

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- § {19.5.23} Alpheis. -
-

.ii. bachelers aloient sor Loire, l’un d’aus qui aloit o l’autre pria - l’autre que il li monstrat un anel por voier, li anel li cheist en - l’eve ; je di que l’en a aucion contre li de fet.

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- § {19.5.26} Si tibi. -
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Se je te baille hennas por si que tu les me redesses, j’é aucion de - prest. Et se ge te prestoi issi un pois d’argent que tu m’en - rendisses autretant, j’ei ceste aucion d’avoir ausi bon argent comme - cil hennas furent. Et s’il fut en convent que tu me donasses cez - henas ou autretant de pois d’argent, ausi en pot l’en dire.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 8 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

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+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + [80vB] CI COMMANCE LI HUITIESME LIVRES [rubr.] + + + CI COMMANCE LI HUITIESME LIVRES + + + + I. D’achat et de convenant entre acheteor et vendeor et quex + choses ne puent estre vendues [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 18, tit. 1 : de + Contrahenda emptione, et de pactis inter emptorem et venditorem + compositis, et quœ res venire non possint. + +
+
+ +
+ § {18.1.1} Origo. +
+

Commoincemenz de vendre et d’acheter vint d’eschanges. Encienement + n’estoit pas deniers, et merz estoit apelé une chose et pris + autre ; et chescun, segont le besoing que il avoent, chengoent + mauvés por bon ; car tote jor avient que l’un a assez dont + l’autre a pou. Et por ce que il n’avenoit pas souvent de legier que + tu eusses ce que ‹je voloie, et que› je avoie et qui te plesoit, + matere fut esleue qui eust commun esme et durable qui secoroist à + changes par iviauté. Et cele matiere fut serne en commun coign, qui + dont usage et seignorie de tant comme ele vaut ; et perdi merz + son non et apela l’en « l’autre pris ». ¶ {1} L’en dote + que vençon puet hui estre fete sanz deniers, ausi comme se ge te + donoi une cote por une cote. Sabinius et Cassius cuident que ce soit + vençon. Nerva et Proculus distrent que c’est change. Sabinus apele + Homer à tesmoing, qui dist que li ost de Grece achetoit arein de + fer ; mes les vers que Homer dist senefient plus change que + achat. Mes la sentence que Nerve et Proculus dient est plus + veroie ; car autre chose est vendre et autre chose est achat, + un est vendeor autre est achateor, autre chose est merz autre chose + est pris, et l’en ne pot pas deviser en chenge le quel est achateor + ne le quel est vendeor. ¶ {2} Achat fut contrové de droit de + gent ; et il est fet por acort et pot estre fez entre cez qui + ne sont presenz et par mesage et par letres.

+
+
+
+ § {18.1.2} Ulpianus. Inter. +
+

Achat ne pot estre fez entre [81rA] pere et fiz, fors que de ce que + li fiz a hors gaignié. {1} Nule vençon n’est sanz pris ; et le pris + nombre, et la chose baillie fet l’achat.

+
+
+
+ § {18.1.4} Ponponius. Et liberi. +
+

L’en entant que eschet est de franc home et de seint leu se cil n’en + siet rien qui l’achate.

+
+
+
+ § {18.1.5} Paulus. Quia. +
+

Car l’en conoist à poine fran home de serf.

+
+
+
+ § {18.1.6} Ponponius. Sed Celsus. +
+

Mes Celsus dit que tu ne puet acheter franc home se tu le siez, ne + autre chose se tu sez que ele soit autrui et que el soit deffendue, + si comme seinz leus et religios que l’en ne pot vendre, ne choses + qui sont communes.¶ {2} La convenance qui est dite au commoincement + do marchié pot estre muee enprés par autre convenance ; ausi + comme l’en pot lessier tot l’achat se il n’est acompli quanque l’en + devoit fere ça et la.

+
+
+
+ § {18.1.8} Ponponius. Nec. +
+

L’an n’entent pas que ce soit vençon ne eschet s’i n’i a chose qui + soit vendue. Et si pot l’en bien acheter feons et fruiz qui sont + encore à venir ; si comme l’en dist, quant cil sera nez, lors + est fez li aferes et la vençon. Et se le vendeor fet tant que il ne + nesse, l’en a aucion d’achat. {1} Et aucunne foiz est vençon sanz + chose aucunne, comme quant l’en achete jui de table, prise de + poison ; lors est li achaz, tot n’i aviegne rien, car li achaz + est fez en esperance. Et ce qu’est pris en tel non par les engins, + enprés ce n’a point de demande en non d’achat, car il fut ensi + entendu.

+
+
+
+ § {18.1.9} Ulpianus. In empcionibus. +
+

Aperte chose est que il convient que acort soit en achat et en + vençon ; et s’il i a descort en achet, ou en pris, ou en autre + chose, li achaz ne vaut rien. Et se je cuide acheter la vigne de + Leure d’or (?) et tu me vendis cele d’Orgemont et por ce que nos nos + descordames en la chose, la vençon ne vaut rien. {1} Et se nos + descordon ou non et l’en est certains do cors, n’est pas dote que la + vençon et l’achat ne valle, l’error dou non ne fet rien quant l’en + est certain do cors. {2} Ausi demande l’en s’il n’a error do cors + mes l’en ne set quel il est, ausi comme se l’en vent vinegre por vin + plein, arain por or, plun por argent ou aucunne autre chose qui + senble argent ? Marcellus dit que c’est vençon, car l’acort fut + acordé de la chose, [81rB] tot soit il meserré en la matiere. ¶ Je + me consant bien au vin, car c’est pris d’une chose se le vin est + egre ; mes s’il n’est egre, ou il fut egre au commoincement + quant je l’achetoi, aparissant est que il vent autre chose por + autre. Es autres choses, je ne cuit pas que il i eist vençon à totes + les foiz que l’e‹n› meserre en la matire.

+
+
+
+ § {18.1.11} Ulpianus. Quid. +
+

Que diron nos se un orb fut marcheant ou l’en meserre en la matiere, + si comme tel qui n’est pas mout sage de marcheandie acheter ? + Nos dison que la vençon vaut s’i s’acorde ou cors, ausi comme l’orb + s’i consenti. ¶ {1} Et se je cuide acheter une pucele qu’estoit ja + feme, li achaz vaut ; car s’el ne fu pucele se fut ele femele. + Et se ge vendi une feme et tu cuidas acheter un enfant, car il est + error en genre, l’achat ne vaut rien et est nul.

+
+
+
+ § {18.1.14} Ulpianus. Quid. +
+

Que diron nos si foloient en dui en savoir que la chose est ? + Ausi comme se je cuidoi vendre or et tu le cuidas acheter et ce fut + arain. Et se li heir vendirent à un heir une pierre preciose grant + argent et l’en i trova grant partie de herain, la vençon vaut por ce + que il i ot partie d’or ; car se aucunne chose est doree tot cuide + je que ce soit or, la vençon vaut. Et se je vent arain por or, la + vençon ne vaut pas.

+
+
+
+ § {18.1.16} Ponponius. Sue. +
+

Achat de sa chose ne vaut rien se je l’achate au seu ou sanz seu. Et + se ge l’achate sanz sen quel soit moie, je la porroit redemander, + car il n’i ot point de obligacion ; {1} ne il ne nuist rien à + l’achateor s’il use un poi de ma chose.

+
+
+
+ § {18.1.19} Idem. Quod. +
+

Ce que je veng n’est à celi qui l’achate dusque le pris soit rendu ou + que il en ait fet gre, ou se nos nos tenon à l’acheteor saz nul + plege.

+
+
+
+ § {18.1.21} Paulus. +
+

Labeo dist que ocurité de convenant doit plus nuire au vendeor qui + menti que à l’acheteor, car il pot dire sa verité avant que le + marchié fut fet.

+
+
+
+ § {18.1.38} Si quis. +
+

Se aucun vent par cause de don mois do pris la chose, la vençon vaut. + Nos dison tantes foiz que la vençon ne vaut rien quantes foiz com + tote la [81vA] vençon est fete par cause de don ; quant la + chose est vendue por mois por cause de don, n’est pas dote que la + vençon ne valle antre cez autres genz ; mes vençon qui est fete + entre home et sa feme por mois que ele ne vaut n’est pas + tenable.

+
+
+
+ § {18.1.40} Paulus. Qui. +
+

Cil qui vendi le champ dist issi en convenant que le acheteor mesurat + le champ dedanz .xxx. jorz procheins, et quant il avroit mesuré que + il le seut à dire ; et s’il ne l’eust mesuré avant le jor, que + la foi au vendeor fut delivré. Li achateor li dist dedanz le jor que + il i avoit meins que il ne cuidoit, et pris l’argent por tant comme + il dist, et quant il le mesura il trova mout mois de mesure que il + ne cuida. L’en demande se le vendeor li devoit rendre ce que i + estoit moins. Je di que il i a difference comment li marchiez fut + fet ; car s’il fu issi dit que li achateor mesurast le champ + dedanz .xxx. jorz procheins et que il le venist dire au seignor + combien il troverent moins, s’il i dit enprés le terme il ne li + profete rien. Mes s’il fut issi mis en convenant qu’i li feist + savoir dedanz les .xxx. jorz se il i avoit meins ou champ, il porra + demander lonc tens enprés ce que i faudra de la mesure. ¶ {1} Il + dist, quant il vendi le champ, qu’i li apendoit eve ; l’en + demandoit se la voie à l’eve i apendoit. Je di que oïl, por ce + convient il que le vendeor i soit tenuz. ¶ {2} Cil qui vendi le + champ dist que il i avit .xviii. jornees et fut mis en convent que + chescun présprés] pris dans le ms., confusion du + scribe, cf. lat. iugerum « unité + agraire » fust mesuré et que certain pris fust por + chescun doné ; l’en i trouva .xx. jornez, je di que l’en doi + rendre le pris de .xx.xx] xii dans le ms., erreur + de lecture, cf. lat. pro viginti

+
+
+
+ § {18.1.43} Affricanus. +
+

Ea. Les choses qui sunt dites en vençons por eles loier, s’il apert + que i soit veroies, il n’obligent pas le vendeor ; ausi comme + il dist que li serf est bel ou que il a meson bien atornee ; + mes s’il dist que li hom est letrez ou engignos, il est tenuz de ce, + car por ce vent il plusors choses. ¶ {1} Aucunnes promes[81vB]ses + n’obligent pas le vendeor se la chose est si aperte que li acheteor + la siet bien ; ausi comme se aucun achate home qui a les euz + trez et promet le vendeor que il est seins ; issi est il veü + qu’i promet de l’autre partie dou cors que de cele dont il est + maegnié. ¶ {2} Li vendeor doit garder qu’i n’i est barat ; et + bien i apert que ele i est quant il parle ocurement por conchier son + compaignon, et encore est cil tenuz qui feint oscuremant et + aguite.

+
+
+
+ § {18.1.55} Idem. Nuda. +
+

Nue vençon est tenue por non fete ; et par ce n’est pas entendu + que la chose soit mise en autrui main.

+
+
+
+ § {18.1.59} Celsus. Cum vendentes. +
+

Quant tu vendis le champ tu ne deïs pas que il fust trop bon ne trop + grant. Il est voir que Quintus Mucius à ce s’acordeit, que il + convient que la teneure soit baillie tele comme ele est ; ausi + doit l’en dire en teneures citaenes.

+
+
+
+ § {18.1.60} Macellus. Conprehensum. +
+

Il estoit contenu en la loi de la vençon que le acheteor avroit .lx. + toniaus, comme il en i eust .c. ; il fut o chois dou vendeor de + bailler la quel que il volt.

+
+
+
+ § {18.1.61} Idem. Existimo. +
+

Je cuit que je puis acheter soz condicion la chose qui est + moie ; car par aveinture i pot avenir que el ne seroit pas + moie.

+
+
+
+ § {18.1.67} Idem. Alienacio. +
+

Quant nos meton nostre chose hors de nostre main, la seignorie passe + à un autre o la cause que nos avion se la chose nos remainsist. Et + issi est en toz droiz, se aucunne chose n’est mise hors de marchié + nomeement.

+
+
+
+ § {18.1.71} Papianus. Imperator. +
+

Li enpereor Severus et Antonius escritrent tex paroles Sexto + Severo : il est en la volenté et o poer à cez qui font marchié + ensenble à quex mesures et à quex pris il achetent lors vins ; + car uns n’est forciez de vendre se le pris ou la mesure li desplet, + mesment se la chose n’est fete contre la coutume de la region.

+
+
+ +
+ + + II. De peril et de preu de chose vendue [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 18, tit. 6 : de + Periculo et commodo rei venditœ. + +
+
+ +
+ § {18.6.1} Ulpianus. Si vinum. +
+

Se vin qui est vendu egrist ou prent aucun tunve, le domage est a + l’acheteor ; ausi comme s’il [82rA] fust espandu ou s’il fust + mis en vesseaus depeciez ou par aucunne autre cause. Mes se le + vendeor prist le peril sor soi, il avra le peril en ce tans que il + le prist. Et s’il n’i mist terme, le peril est son dusque aist tasté + dou vin ; ausi comme se l’en fet lors la vençon quant l’en a + tasté dou vin, ou s’il s’acorde que il eist le peril dou vin itant + de terme, ou s’il ne fet de ce convent, il avra lors le peril dusque + l’en aist do vin tasté. ¶ Et se l’en ne taste, et li tonel ne sont + bien vercee par la main l’acheteor, encore est le peril au vendeor + se autre convent n’i a. {1} Et le vendeor doit garder combien il en + i a, car avant que il soit mesuré la vençon n’est mie fete ; + puis que la mesure n’est fete, le vendeor n’i a point de + peril ; et il est delivré dou peril avant la mesure s’il ne + vent à mesure, ‹mes› par buies, ou par poz, ou par toniaus. ¶ {2} Se + le acheteor a seignié le tonel, Trebacius dit que il en est ja comme + sesi ; Labeo dist que ce n’est pas voirs, car l’en le seigne + que l’en n’i mete rien. ¶ {3} Le vendeor pot despendre le vin s’i + dut estre mesuré dedanz un jor ne il ne le fet pas ; il ne + porra pas avant dusque il eit fet savoir à l’acheteor que il oste + son vin ou que il sache que il le dapendra. Et s’il le pot despendre + ne no fist pas, il en doit estre mout loez. Et por ce, pot il d’iqui + en avant demander le loier des toneaus s’il i ot domage, se les + toneaus ne furent vuidiez où li vin estoit, ausi comme s’il les eust + loez ou il li convient querre d’autres toneaus. Miauz est que li + vaissiau soient loiez, ne que vin ne soit pas rendu dusque il eist + rendu le loage, ou que il puisse vendre son vin à bone foi se l’en + le pot fere sanz domage à ce que li achateor n’i eist domage. ¶ {4} + Se tu achetas vin en tonel, ne n’i a point de convent quant il soit + baillié, il est entendu en convent que il fuissent voidié ant il + fussent bon à recevoir ou en la vendenge. Et s’il ne sont voidié, il + convient que l’en en face ce que li ancien cuiderent, que le vendeor + face mesure et jeter hors. Issi le distrent li ancian por la mesure, + se l’en ne set quel est me[82rB]sure, s’il n’est aparissant combien + le acheteor i a eu de domage.

+
+
+
+ § {18.6.2} Gaius. +
+

Et se celi venst, qui n’a point de nove vendenge, et sanz cele n’a ce + mestier ; et se cil est marcheant qui seaut acheter vins et + revendre, celi jor doit l’en atandre que l’en pot oster au preu au + vendeor. ¶ {1} Il convient que l’en voie quel garde le vendeor face + avant que il soit mesuré, savoir s’il i metra pleine diligence ou + solemant que il n’i eist barat ; et je cuit que le vendeor doit + metre cele diligence que prodom doit metre en ses choses, et vimaira + seent hors.

+
+
+
+ § {18.6.3} Paulus. Custodia. +
+

Le vendeor doit baillier tel diligence comme cil à cui la chose est + prestee, que il i meste plus grant cure que il ne selt mestre en ses + choses.

+
+
+
+ § {18.6.4} Papianus. Si quis. +
+

Se aucun vent vins et dit que dedanz un jor en tastera l’en, et + enprés faut par le vendeor que l’en en tastast, l’en demande s’el e + peril qui est passe et de egror et de muide se le vendeor le doit + rendre; ou, s’il est tenu dou peril qu’i est passe que s’i + s’ests’est] sont dans le ms. par + aventure corrumpu puis le jor que taster passa, se le peril + apartient à celui qui le vendi; ou si li achaz est depeciez, ausi + comme s’ele est fete soz condicion, c’est à dire s’il fussent tasté + avant celi jor. Et l’en ne fiet quel convent il i ot. Je cuit que ce + ne fut pas fet en repostan, et que l’en doit dire que c’est achet. + Et bien si gart le vendeor outre le jor qui fust mis a en taster et + par li failli ; la cope est soe. ¶ {1} Se vin est venduz en contenz, + l’en le doit garder ; et de ce avient il que se le vins fut + issi vendu que le n’en tastast, le vendeor n’est tenuz de egror ne + de muide, ainz apartient tot le peril à l’acheteor. Et grieve chose + est que aucun achete issi par si que le n’en taste pas ; et por + ce, se le jor de taster en n’i est i mis, li acheteor en porra + taster aucunne foiz ; et quant il en avra tasté, le peril + apartendra au vendeor, car por ce que le jor est mis à l’acheteor à + taster dou vin se marchiez est amendé. {2} Et se vin est vanduz en + contanz, s’il i a garde ou tens de aporter ; et l’en doit + [82vA] issi ce entendre se le tans i est mis. Et s’il n’i est mis, + l’en doit voier que le vendeor ne soit tenuz de metre i trop longue + garde. Et est voir segont ce que nos avons dist desus, il demandera + son domage de ce que le vin n’a esté osté ou que il li face savoir + qui l’ost. Et certes, avent que li tonel seent necessere à + vendenges, le vin doist estre avant anporté.

+
+
+
+ § {18.6.5} Paulus. Si per hemptorem. +
+

Se il faut par l’achateor que le vin ne fust pas osté à jor, enprés + se le vendeor n’i fet barat et il perit, il ne le doit pas rendre. + S’i ne li a fet ausi comme se l’en a osté .c. poz de tonel qui + estoit en son celier, s’il a esté mesuré, dusque il soit mesuré tot + le peril avient au vendeor, se ce n’est fet par l’acheteor.

+
+
+
+ § {18.6.6} Ponponius. Si vina. +
+

Se je achete vins, hors les egres et les muides, et il me convient + prendre les egres, Proculus dit que ja soit ce que soint mis hors + par la cause de l’acheteor, li egre et li muide ne sont pas vendu ; + car li acheteors ne les prendra pas outre sa volenté et ce seroit + iniquité se l’en ne soffroit au vendeor ou à autres vendre les.

+
+
+
+ § {18.6.7} Paulus. Id quod. +
+

Ice que acheist à la teneure, enprés l’achat, par eau, si ‹est› comme + ce apartient au preu ou au damage de l’acheteor ; car se tot le + champ est coviart de fluve enprés l’achat, le peril est à + l’acheteor, ausi sera le preu son, s’il i aviant. ¶ {1} Ce qu’est + vendu est en la mesure do champ s’il n’en fust mis hors ; et ce + que i vient doit estre en la mesure, s’i fust mis en convent, ausi + comme voies communes, sentes, bois qui toihet à la teneure. Tot ce i + doit venir quant l’en en dit mot ; et por ce doit l’en doner + nomeement caucion que les voies communes qui sont en la teneure + seent en la vençon et en la mesure.

+
+
+
+ § {18.6.8} Idem. Necessario. +
+

À force convient savoir quant achat est perfet ; et lors savrons nos + qui est le peril. Car se le achat est perfet, le peril apartendra à + l’acheteor ; et se ce apert qui est vendu et quoi et quel chose + et combien et le pris et se c’est fet soz condicion, l’achat est + perfet. Et se la chose est [82vB] vendue soz condicion, se la + condicion faut, l’achat est nul, ausi comme ne la promesse. Et se la + condicion dure, Proculus et Octavenus dient que le peril est à + l’achateor ; et ce dit Ponponius. Et se le acheteor ou li vendeor + muert tant comme la condicion pent, la vençon estoit. ¶ Et se la + condicion est, li heir sont obligié, ausi comme se le achat fut fet + piece à. Et se la chose est baillie tant comme la condicion pent, + l’acheteor n’en avra pas l’usage por achat, et ce que il a eu en non + dou pris sera rendu, et li fruit d’autretant sunt au vendeor si + comme promesses, et les fez en condicion sont nul se la chose est + esmee tant comme la condicion pent. Et se la chose dure, tot soit + ele enpiree, l’an pot dire que le domage est à l’acheteor. {1} Et se + l’en vent issi une chose, ou serf soit acheté, se une nef vient + d’otre mer ou ne vient, Julien cuide que la vençon est fete + mointenant, car le marchié est fet. ¶ {2} Quant tu me venz le fruit + et l’usage de quoi li heir sont tenu, il a difference se tu venz le + fruit de l’usage qui est tuen solement ou cele chose qui est toe + dont tu me venz le fruit et l’usage ; car an premer cas, tot meures + tu mointenant, ton heir ne me devra rien et l’en devra à mon heir se + tu viz ; et ou cas desranier, ne doit l’en rien à mon heir, ton + heir me devra.

+
+
+
+ § {18.6.9} Gaius. Si post. +
+

Se li arbre sont tunbé à terre par force de vent avant ce que la + teneure a esté monstree, l’en demande s’il doivent estre à + l’acheteor. Et ce demande l’en, et l’en dit que non, car le acheteor + nes acheta mie, car il n’estoient de la teneure quant li achat fut + fet. Et se li acheteor ne sot pas que li arbre fussoint jus, et le + vendeor le sot ne n’en dit rien, il amendra à l’acheteor por tant + comme il n’on vossit.

+
+
+
+ § {18.6.10} Ulpianus. Si in. +
+

S’i fust mis en la convenance qui fust fete en condicion que la chose + fust gardee au peril à l’acheteor, je cuit que li marchiez doit + valoir. {1} Par la sentence Julien, Scevola note que l’acheteor ne + po rien demander de la teneure comme une partie de la teneure soit + niee par sorondemant de eve ou par deluige ou par aucunne autre + aventure.

+
+
+
+ § {18.6.11} Alphenus. +
+

Se une meson qui estoit arse fust [83rA] rendue, comme tel chose ne + soit pas fete sanz colpe, l’en demande qu’an dit droiz. Je di que ce + pot estre fet sanz colpe, car se ce avient par la negligence au serf + mavois, li sires est en colpe. Et por ce, se le seignor eust mis + diligence en la meson garder, autel comme bon home doit doner, se + aucunne chose avint, il n’est pas tenuz.

+
+
+
+ § {18.6.12} Paulus. Lectos. +
+

Li sires des maisons depeça liz achatez qui estoient mis en la voie + commune ; s’il furent baillié à l’achateor, ou par li failli + que il ne furent baillié, acordé est que le peril en soit sun.

+
+
+
+ § {18.6.13} Julianus. Cum. +
+

Et il a auction contre le metre des mesons por la loi Aquiliene s’il + n’ot droit de fere le domage que il fist encontre le vendeor + d’achat ; que cil li doint ses auctions que il eust contre le + seignor des mesons.

+
+
+
+ § {18.6.14} Paulus. Quod si neque. +
+

Et s’il ne furent baillie à l’acheteor ne en lui ne failli que il ne + le receust, le peril sera au vendeor. ¶ {1} Se ma terre qui estoit + achetee est enblee, se ele fust baillie, le peril est à + l’acheteor ; si non, il est au vendeor. Et ausi le trés que li + acheteor avoit seeloés avant et seigniés.

+
+
+
+ § {18.6.16} Labeo. Servi. +
+

Cil qui acheta le serf, s’il ne rendi l’argent mointenant, il ne + porra rien conquerere par celi serf ; car l’achat n’est mie fet puis + que il est retenu por le loage de par le vendeor. Le peril dou serf + apartient à l’acheteor ensint que le vendeor n’i eist fet barat.

+
+
+
+ § {18.6.17} Ponponius. Cum mora. +
+

L’en doit savoir que quant l’en demore à avoir sa chose, il doit + garder que il n’i eist ne colpe ne barat cil qui vent. Et se li un + et li autre demorent, Labeo dit que ce puet plus nuire à l’acheteor + que au vendeor ; mes l’en doit veoir que la demore desreniere + ne li face domage. Et que sera se je demande au vendeor et il vent + ce que je avoie acheté et enprés il offre le pris et je ne voil + recevoir ? Certes, ce me doit nuire. Et se la demore vint por + l’acheteor, et enprés comme il n’i eust encore rien osté le vendeor + demora quant il pot la chose bail[83rB]ler, droiz est que cele + demore doit nuire au vendeor.

+
+
+
+ § {18.6.18} Papinianus. Habitacionum. +
+

Quant les redevances des mesons sont fenies par mort de hers, li + acheteor de la meson ne sera pas tenuz au vendeor por cele cause + s’il n’i a autre convenance, fors que l’en baillast les mesons sor + le pris de la franchise segont la volenté au mort.

+
+
+
+ § {18.6.19} Hermogenes. Venditori. +
+

Se l’acheteor demore à rendre le pris au vendeor, il en rendra + l’usure et non pas tot ce que le vendeor pot avoir por la + demore ; ausi comme s’il fust marcheant, et il pot gaigner plus + en sa mercerie plus que en usure.

+
+
+ +
+ + + III. Comment l'en puet vendre teneures. + + +
+ § 1. +

Home puet vendre son héritage por son besoing, non por son preu ; et + se il n'a besoing, ou se l'en siet apertement qu'il le face por son + lignage désériter, non. Et se il a feme, si poent-il vandre ensemble. Et + puet li sires vendre sanz la feme ? Nenil, que la chose dure que sa + vie, et enprès sa mort non.

+
+
+ § 2. +

Li doeres ne puet estre encombriez, ne l'éritages à la feme, ne sa part + des conquez, s'ele ne l'otroie. Et s'ele le otroie, li hons puet vendre + et se conquez, se il a enfanz de li, et por son besoing.

+

Et fame ne puet vendre son héritage enprès la mort son seignor, s'ele a + anfanz del seignor, sanz besoing nécessère ; et s'ele n'a enfanz, + ele puet vendre.

+
+
+ § 3. +

Home puet vendre son héritage por son besoing emprès la mort sa feme, + s'il a anfanz, sauf doere. Et se il doit, puet-il vandre son + héritage ? Oïl, se li héritages n'est sésiz avant. Nus + ne puet vendre chose porquoi ele soit liée.

+

Home et sa feme puent vendre ce qu'il ont ensemble, aient enfanz ou non, + por besoing. Nus héritages n'est encombrez de fet, se l'en n'est dampnez + avant par juigement.

+
+
+ § 4. +

Home garantira sa vie ce que il vendra de l'éritage sa feme, sanz l'otroi + sa feme ; et se il muert ou se la feme muert, la vente ne vaut + riens.

+
+
+ § 5. +

En l'an de l'incarnacion mille et deux cents et cinquante et neuf, ou + mois de septembre, juja li rois Loïs et son consoil, por estoper l'usure + as mauvès créanciers, que la dame de Chevri, ne ses sires ne vandroient + point de lor héritage por lor dete ; ainz seroit la terre laborée + et gaagnie en sauve main, et totes les issues seroient baillies as + détors en esquit.

+
+ +
+ + + IV. [83vA] Ci commence de aucion d’achat et de vente [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 19, tit. 1 : de + Actionibus empti et venditi. + +
+
+ +
+ § {19.1.1} Si res. +
+

Se la chose qui est vendue n’est baillie, l’en avra auction de domage + que l’en i a ; et ce domage monte plus aucunne foiz que la + vençon. ¶ {1} Et se le vendeor cela le servage qui estoit deu, l’en + avra contre lui aucion d’achat se le acheteor n’en sot rien ; car + tot ce que l’en fet contre bone fois vient en aucion d’achat. Et nos + entendon que le acheteor dest au vendeor dire tot, et s’i cele, non + pas solement s’il ne amonesta, mes encor s’il nia que celui servise + ne fust deu quant l’en li demanda. ¶ Et se il li est tenuz, nos + dison que il dit issi : que il n’i a point de servise et se + aucun servise vient avant, je ne sui pas tenu. Je cuit que cil a + aucion d’achat, car le servise estoit deu s’il le savoit. Et s’il + nie et le acheteor no sot pas que l’en deust aucun servise, je cuit + que il est tenuz d’achat. Et que je die en generau s’il se moine en + mauvese maniere de celer le servise : il en est tenuz s’il ne + se vost garder. Et ce est voir se le acheteor n’en sot rien ; car ce + ne est pas celé cecelé ce] celui dans le ms., cf. + lat. quia non videtur esse celatus qui scit + qui est seu, ne cil ne dut pas estre acertené qui bien le + savoit.

+
+
+
+ § {19.1.2} Paulus. Si in empcionem. +
+

Se mesure est dite en l’achat et ele n’est baillie, l’en a aucion + d’achat. {1} L’en ne entent pas que possession soit baillie voide à + l’achateor se un autre est mis leanz por cause de garder lés et les + autres choses, et que le creacier porsient les biens. Et ausi doit + l’en dire se li un ne li autre n’est en possession ; car issi entant + [83vB] l’en que la possession est voide.

+
+
+
+ § {19.1.4} Paulus. Si servum. +
+

Se tu me venz un serf qui est lierre ou mauvés et je n’en soi rien, + tot le me amendes tu au doble, tu m’es tenuz de l’achat por tant + comme je no vosisse que il ne fust seu ; car je ne puis pledier o + toi de la promesse en celui non que il i eist aucunne faute de la + poie. ¶ {1} Se l’en trove greignor mesure en champ, ¶ li auctor est + obligié segont le numbre des jornex, car la où l’en trove greignor + numbre l’en ne puet esmer la bonté dou leu qui ne apert mie ; + et non pas solement se tote la mesure est plus grant mes de parties, + ausi comme se l’en dit que il i a cent jornex de vigne ou de alviei + et l’en i trove mois. ¶ Et en ce quas fera l’en l’esme dou leu por + sa bonté.

+
+
+
+ § {19.1.8} Paulus. Si tibi. +
+

Se ge te baille un champ franc et je le te devoie baillier a + servitute, l’en a ci aucion de chose qui n’est pas certoine que tu + soffres metre la servitute qui dust estre mise. ¶ {1} Et se ge + baille un champ serf que je te dui baillier franc, tu avras aucion + d’achat por la grace de relachier l’achat que tu ne devoies pas.

+
+
+
+ § {19.1.9} Ponponius. Si quis. +
+

Se aucun achete pierres de un champ et il ne les veaut oster, l’en a + contre lui aucion que il les oste.

+
+
+
+ § {19.1.12} Celsus. Si iactum. +
+

Se je achete le giez de la roiz et le pecheor ne veaut giter, l’en + doit ce esmer non pas certoinement. Et s’il tret aucun poisson et il + ne le veaut rendre, il convient que ce soit prisé que il a tret en + la teneure.

+
+
+
+ § {19.1.17} Ulpianus. Fundi. +
+

Rien n’est de la teneure fors ce qui s’entretant. Et maintes choses + sunt de maisons qui ne sont pas de mesons, et l’en le doit bien + savoir, si comme serreures, clos et cles. ¶ Et les caves qui sont + fetes ne sunt pas de la teneure ne de la meson, comme vaissiaus à + vin pressors, car ce sont estrumenz, tot soint joint à l’edefice. + {1} Et li vin et li fruiz ne sont pas de la meson. ¶ {2} Se la + teneure est lessie ou vendue, le fumer ou l’estrein sont à + l’acheteor ou à celui à cui l’en fet le lés. Et les fuz sont au + vendeor ou à son heir, car il ne sont pas de la teneure, tot eient + il ce vendu. Et il a difference en femier, car s’il fust acheté por + [84rA] femer le champ, l’acheteor l’avra ; se non, il est au + vendeor, s’il n’i a autre convenance. Ne n’i a point de difference + se li fiens est en l’estable ou en la cort en un moncel. {3} Et s’il + i a point de chamberil et pierres de marbre, il sont de la meson. + {4} Et ce qui se tient à soliviaus et ce qui se tient à mesieres et + les cortines ne sont pas de la meson. {5} Et ce qu’est apareillié + por la meson s’il n’est perfet tot soit il mis en l’edefice, il + n’est pas de mesons.

+
+
+
+ § {19.1.18} Labeo. Granaria. +
+

Li granier qui solent estre fez des tables sont des mesons se + l’estape d’aus est foie en terre ; et s’il sont hors de la + terre, il n’en sont pas. {1} Et les tueles qui ne sont pas mises en + l’edefice, tot soent eles aportees por covrir la mesons, ne sont pas + des mesons. Autre chose est des choses qui sont ostees por remetre + ariere, car celes sont des mesons.

+
+
+
+ § {19.1.19} Gaius. Veteres. +
+

Li encien useent de non de ventes et de achaz pelle melle.

+
+
+
+ § {19.1.20} Idem. +
+

Ausi est en loage et en aloage.

+
+
+
+ § {19.1.26} Alphenus. Si quis. +
+

Se aucun vendi une teneure et dist que cent toneaus apartienent à + cele teneure, il devra les toneaus à l’acheteor tot n’en i eust il + nul.

+
+
+
+ § {19.1.27} Paulus. Quidquid. +
+

Quanque le vendeor dit que apartient à la vençon, ce convient que il + rende et sein et entier ; ausi comme s’il dist que toneaus + apartienent à la vençon, il est tenuz de baillier les seins et + enteres.

+
+
+
+ § {19.1.29} Idem. Cui res. +
+

Cil à cui la chose fut lessee soz condicion, l’acheta de l’eir comme + fos ; il porra avoir par bone auction ce que il a rendu, car il + n’a pas la chose par cause de lés.

+
+
+
+ § {19.1.37} Idem. Sicut. +
+

Ausi comme il est droiz que ausi comme l’acheor achete en bone foi + que autrui barat ne li nuise, ausi n’est ce pas droiz que li barat + au vendeor li nuise.

+
+
+
+ § {19.1.39} Modestinus. Quero. +
+

Je demande, se aucun vent issi un champ, que ce soit veü vendu que il + i a dedanz les bones, et set bien que il n’en tient pas aucunne + partie, ne il ne le fist savoir l’acheteor, l’en demande s’il est + tenuz d’auction d’achat. Comme ceste decisiondecision] + decciinon (?) dans le ms., cf. lat. cum + haec generalis adiectio ad ea generau ne doie + pas apartenir à ce que cil sot especiaument qui vendi, ne ne la mist + hors, que l’acheteor ne soit issi deceu [84rB] ; car s’i l’eust + seu par aventure il n’eust pas acheté, ou par avainture il l’eut eu + por moins s’il fust certain dou leu. ¶ Et issi le distrent li encien + en cele persone qui issi avoit mis hors : ¶ se il i a servage deu, + il sera deu. Issi distrent cil qui establirent droit : ¶ se le + vendeor fut certain que l’en deust certain servage à aucunne gent, + ne il ne le dist à l’acheteor, il est tenuz de l’achat ; quant ceste + barre generau ne doit pas apartenir as choses que le vendeor sot, + que il pot mestre hors espaciaument et dut, mes à ce que il ne sot + mie et dont il ne pot acertener l’acheteor. Modestinus dit que se le + vendeor fist ce par conchier l’acheteor en la meniere dont est le + plet, il puet estre trez en plet par auction d’achat.

+
+
+
+ § {19.1.46} Idem. Si quis. +
+

Se aucun veut autrui chose et est certain que il est heir au seignor + de la chose, il sera forcié d’acomplir la vençon.

+
+
+ +
+ + + V. De loage et de aloemanz [rubr.] +
+ + La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 19, + tit. 2 : Locati conducti. + +
+
+ +
+ § {19.2.1} Paulus. Locacio. +
+

Loage et aloemant, tot soit naturel et entres totes genz, est fet non + pas par paroles mes par consentement, ausi comme achat et + vençon.

+
+
+
+ § {19.2.2} Gaius. Locacio. +
+

Loage et aloemant est prochein à achat et à vençon et c’est en relles + de droit ; car ausi comme achat et vençon est fet se l’en siet + le pris, ausi loageaussi loage] aussi a loage + dans le ms. et aloage sont entendu se le loier i est + entendu. {1} Et est ausi comme une chose jointe à achat et à vente, + loage et aloage est ausi, comme l’en selt demander en aucunnes + choses savoir se c’est achat ou vençon ou loage ou aloemant. Ausi + comme se je fis marchié o l’orfevre que il me feist aniaux de son or + à certain pois et de certoine forme, si comme .ccc., l’en demande se + c’est achat ou vençon ou loage ou aloage. Mes acordé est que c’est + un afere, et que c’est acordé que c’est achat et vençon. Et se je e + doné or et le loier est apareillié, n’est pas dotance que ce ne soit + loage et aloemant.

+
+
+
+ § {19.2.3} Ponponius. Cum fundus. +
+

Se une teneure est aloee et le gaegneor [84vA] prent l’antrumant + esmé, Proculus dist que le gaenigneor doit avoir l’estrumant por + achat, ausi comme il avendroit se aucunne chose esmee est donee en + doerre.

+
+
+
+ § {19.2.13} Ulpianus. Idem. +
+

Ansi demande l’en se le charetier, quant il ne lesse passer la gent, + vers sa cherrete et ocit un serf. Je cuit que l’en a contre lui + aucion de loage, car il doit atrenper son hernois ; et avra l’en + contre lui aucion de la loi Aquiliene. ¶ {2} Se li mestres de la nef + mest la nef sanz governeor en l’eve et tempeste lieve et il ne la + pot atrenper et il pert la nief, li seignor avront contre lui aucion + de loage. ¶ {3} Se aucun prent un enfant à aprendre et il le moine + hors do païs et il est pris de guerre ou il perist, l’en a contre + lui aucion de loage s’il ne fut mis en convent que il fust mené hors + do païs. ¶ {4} Si le suor fiert si belement à la forme do soler le + garçon que il aprent que il li tret l’oil, le pere a contre lui + aucion de loage tot eit l’en ostroié à metre legier chastiement, + totesvoies ne dut pas cil avoir ce fet. Et le pere n’a pas contre + aucion de la loi Aquiliene, car il ne fist pas ce por nuire que por + commander au garçon. ¶ {5} Se une pierre preciose est baillie à + mestre en or ou a entaillier et el e froisse, se aucunne chose de ce + est fete par le vice de la matiere, l’en n’avra pas auction de + loage. Et se c’est por la niceté au menestrel, l’en doit ce garder + se le mestre prist le peril sor soi ; ¶ et lors, se ce avient + par le vice de la matire, l’en avra aucion de loage. ¶ {6} Se le + folon prent dras à polir et soriz le pertuisent, il est tenuz de + loage, car il se dut bien garder. Et se le folon change la robe et + il la baille à un autre, il est tenuz de auction de loage, tot ne + l’oit il fest à escient. ¶ {7} Cil qui avoit aloé la meson s’en issi + quant li ostost] oste dans le ms., cf. lat. + Exercitu veniente migravit conductor + vint ; cil enporterent de celi ostel fenestres et autres + choses ; s’il ne fist savoir au seignor son issir, il est tenuz + de loage. Labeo dit : s’i la pot defendre et ne la deffant, il + est tenuz, et c’est veroie sentence ; et s’il ne le pot fere + savoir, je cuit [84vB] que il n’en est pas tenuz.

+
+
+
+ § {19.2.24} Paulus. Si in lege. +
+

S’il est mis en convent do loage que l’ovre soit prisee à la volenté + au seigneor, ausi est comme se ce fust mis en la gart de + prodome.

+
+
+
+ § {19.2.30} Idem. Qui. +
+

Cil qui avoit aloé une meson .xxx. solz il aloa chescunne chambre + issi que l’en eust .xl. solz de tot ; li sires de la meson, por ce + que il disoit que il i avoit maumeteure, la depeça. L’en demanda + combien ce plet devoit estre esmé se cil qui tote l’aloa pleda de + loage. Je di, si com vint à besoing que il abatist l’edefice, qui + estoit mauvés, l’en en dut metre hors do loage de tant de tens comme + li arbitreor n’i porent demorer ne habiter, et itant esmer le plet. + Et s’i ne fut nul besoing d’abatre la meson, por ce que il voloit + fere meillor edefice, il convient que il rende à l’oste por tant + comme il ne vosist estre issu de la meson.

+
+
+
+ § {19.2.32} Julianus. Qui fundum. +
+

Cil qui avoit loé la teneure à lonc tens morit et lessa cele + teneure ; Cassius dist que l’en ne puet forcier le coitiveor que il + foist cele teneure, car il n’avoit que fere de l’eir. Et se le + gagneor velt fere la teneure, et cil à cui l’en lessa la teneure li + deffendi que il ne la feit, li gagneor a aucion contre l’eir et le + perill apartient à l’eir ; ausi comme se aucun vendi la chose + ne n’en sesi l’acheteor et le eust lessié, sis heirs est obligié à + l’acheteor et à celui à qui l’en fist le lés.

+
+
+
+ § {19.2.38} Paulus. Qui. +
+

Cil qui loa ses besoignes doit avoir le loer de tot le tens s’il ne + failli en lui que les ovres ne fusent fetes. {1} Li avocat, s’il + faut par aus que il ne deffendent la cause, il n’avront pas lor + loer.

+
+
+
+ § {19.2.45} Paulus. Si tibi. +
+

Se je te loe une meson et mi serf t’i font domage et larrecin, je ne + te sui pas tenuz de loage mes de aucion de forfet. ¶ {1} Se je loe + un home por avoir l’en en ta taverne, et il te fet larrecin, l’en + porra de tot savoir se aucion de loage sofist, comme ce soit hors de + bone foi que tu soffres domage en ce que tu as loé, ou se l’en doit + dire que cause de crime de larrecin est hors de larrecin et que ce + soit une cause por soi ; et l’en dist que ce ‹est› qui plus + vaut. ¶

+
+
+
+ § {19.2.55} +
+

{2} Cil qui lessent avant que il fust tens sanz droite cause contre + la conveneue sont tenu de rendre tot le loage et tot le domage que + li sires ne vosist.

+
+
+
+ § {19.2.59} Labeo. +
+

Lucianus aloa une meson à don Julien qui avoit [85rA] non Flacus, et + quant l’ovre fut fete en partie, trelle de terre abati l’edefice. + Massius dist que le peril doit estre Flacus se la trelle avint par + nature.

+
+
+
+ § 1. +

De loages et de aloemanz : loages et aloement, tot soit-il naturel + antre totes genz, est fet non pas par paroles, mès par consentement, + aussi comme achat et vençon est fez, et se l'en fet le pris ; aussi + est loages et aloemanz.

+

Loages est entenduz, se li loages est entenduz ; et est ausi comme + une chose jointe à achat et à vente. Loage et aloemenz est aussi comme + l'en siot demender en aucunes choses, savoir se c'est achat ou vençon, + ou loage ou aloemenz ; ausi comme se je fis marchié à l'orfèvre + qu'il me feist aniaux de son or à certoin pois et à certoine forme, si + comme de vingt esterlins pésent : l'en demende se c'est achat ou + vençon ou loage ou aloemanz. Acordé est que c'est vençon. Mès se je + baille or apareilliez, n'est pas dotence que ce ne soit loages et + aloement. Loage ou chose qui est baillie par prière est + issi fete, tant comme oil qui l'a baillé vit, et ele faut quant cil est + morz qui l'aloaDig., lib. 19, tit. 2, frag. 1, 2, 4..

+
+
+ § 2. +

Se je te loe demain mon champ vingt sous et tu les loe à un prodome + vingt-cinq., et je défens au prodome qu'il n'i entre, tu as aucion de + loage contre moi.

+

Se aucun loe une meson qu'il a achetée en bone foi, ou une teneure, et + ele est retraite sanz le barat et la colpe à celuiIbid., frag. 8, + 9 pr. Pour la suite, voy. § 3....

+

Se aucuns a loé bues chascun an por six mines de mestive, et il en + preigne plège, et les bos soent pris por la dete de celui qui les a + aloez, et cil qui la chose est la dénit, il ne l'aura pas ; mès se + il les a bailliez sanz gage et sanz plège, il les aura.

+
+
+ § 3. +

... Johan de + Beaumont dit que cil qui loa la chose est tenuz à celui qui + l'aloa dou loage, si que l'en eist l'usage. Et se li sires qui l'a + retrete no viaut pas, et li aloeor est prez de bailler li une autre + meson aussi bone, le loer est délivres segont droit. Et s'il n'a meson, + et il voile emender le domage qui en nestra, il est délivresIbid., + frag. 9 pr..

+

Se aucun loe son usage à cinq anz, qu'il a à un an loé, et il mort, son + heir n'i est pas tenuz. Mès de la meson, s'ele ere arse, ausi dit cil, + que (si) sa meson ardoit, l'en en doit rendre le loer de + tant comme l'en i aura esté ; et se li feus fust par la cope de + l'ôte, il est do loage et do domage tenuzIbid., frag. 9, § + 1.

+
+
+ § 4. +

Se je baille mes chièvres à loage en garde, et larrons les emblent sanz + la colpe à celi qui les garde, il n'i est pas tenuz, et aura son loage + de tant comme il les aura gardées.

+

Se aucuns aloa veaus à pêtre, ou à une robe apareillier, il doit garder + qu'il n'i eist copes ; et s'il i meffet, il en est tenuz, car il la + prist à fere comme metres.

+

Se tu me loes autrui meson et ele m'est donée ou lessie, je ne sui pas à + toi tenuz de rendre le loage ; mès je cuit que je sui tenuz de ce + tens qui fust devant le lèsIbid., frag. 9, § 4-6..

+
+
+ § 5. +

Un homme se pleint issit, et dit que un home loua un champ vingt livres + jusqu'à cinq anz la dablée ; lesquex vingt livres l'en a + paiés ; il ne veaut baller le champ : si requéron + que vos li facez tenir les convenances ; et s'il veut nier que ce + ne soit voirs, nos somes prez de prover par nos et par garanz qui vit + les deners baillier et les convenances fere. Li copables fet encontre + tel ni et tel deffense comme il doit. L'en demende qu'en dit droiz. Et + l'en respont que li copables est loisanz de prendre la prove de lui et + de son garant et de quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage + de bataille. Mès se li denier ne fussent poiez, il n'i eust que + proves ; et le chois fust au copable.

+
+ +
+ + + VI. [85rB] De aucion de esme [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 19, tit 3 : de + Æstimatoria. + +
+
+ +
+ § {19.3.1} Ulpianus. Uccio. +
+

Aucion de esme est aportee por oster dotance ; car l’en dota moult + quant chose esmee est baillie à vendre savoir se l’en a aucion de + vente por l’esme, ou se ele est do loage ausi comme il soit veü que + je l’oie loé à vendre, ou s’il i a aucion de loage ausi comme se ge + eusse aloé les besoignes, ou se c’est aucion de mandemant. Et il est + miauz veü que ceste aucion auge avant ; car totes les foiz que l’en + dote dou non de aucunne chose, il convient que l’en dont à ce + aucunne auction, ou aucion d’esme ou aucion de paroles escrites. ¶ + Cest afere est de cité et fet en bone foi, por quoi totes ont ci leu + que nos avon dit en juigement de bone foi. {1} Esme qui est fete + receist le peril à celi qui le reçoit, car il devra baillier la + chose entiere ou la value.

+
+
+ +
+ + + VII. De change de choses [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 19, tit. 3, frag. 2 : de Æstimatoria ; et tit. 4, frag. 1 : de Rerum permutation. + +
+
+ +
+ § {19.3.2} Paulus. Hec aucio. +
+

Ceste aucion est profitable, tot i eit il loer.

+
+
+
+ § {19.4.1} +
+

Car un est vendeor autre acheteor, ¶ et ausi est prispris] + prise dans le ms., cf. lat. ita pretium + aliud [85vA] une chose et merz autre chose. Et + quant la chose est changie, l’en ne set le quel est acheteor ne le + quel est vendeor. Et moult i a grant difference. ¶ Car l’acheteor + s’il ne baille le pris au vendeor est tenuz de la vente ; et le + vendeor est tenuz de la chose delivrer et de baller la possession et + que il n’i face tricherie, et se la chose est tolue il ne doit rien. + Et s’il a pris ou change de ça et de la, la chose doit estre à l’un + et à l’autre ; s’il i a merz, n’a l’un n’a l’autre. ¶ Mes quant + il doit avoir et merz et pris, l’en ne pot savoir le quel est merz + ne le quel est pris, ne reson ne s’ofre mie que une moine chose soit + rendue et soit pris d’achat. {1} Donc se cele chose que j’é prise, + piece à m’est tolue, je avroi aucion de fet. ¶ {2} Achat et vençon + est fet por la volentévolenté] vencon dans le + ms., distraction du scribe, cf. lat. Item emptio ac + venditio nuda consentientium voluntate + contrahitur à cez qui s’i acordent ; et + change done commandemant à obligacion quant la chose est baillie par + dehors. ¶ Et se la chose n’est baillie, nos dison que l’obligacion + sera fete par nu consentement ; et c’est issi establi que + chescunne aucion eist son non, si comme en achat, en vençon, en + aloage, en mandemant. ¶ {3} Pedius dist que cil qui baille autrui + chose ne fet nul change. {4} Et d’autre part, se la chose est + baillie, se l’un ne velt baller les choses, nos ne plederon pas do + domage de ce que nos ne poon avoir la chose dont est la convenance, + mes nos poon demander la chose que el nos soit rendue, ausi comme se + la besoigne ne fut mie.

+
+
+ +
+ + + VIII. De paroles porparlies et de aucion de fet [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 19, tit. 5 : de + Prœscriptis verbis et in factum actionibus. + +
+
+ +
+ § {19.5.1} Papinianus. Nonnunquam. +
+

Aucunne foiz avient que quant jugemenz et aucions communes fallent et + quant nos ne poon trover propre non à l’aucion, nos descendons à + celes aucions que l’en apele « aucion de fet » ; et ge en + mostreroi à cortes paroles exemple. ¶ {1} L’en donra aucion de cité + contre le metre de la nef au seignor de la mercerie se l’en ne set + s’il a aloé la nef ou sa mercerie porter. ¶ {2} Et se aucun balle + aucunne chose por fere savoir que ele vaut, ce ne sera ne prest ne + chose baillie a garder, ainz avra l’en aucion de [85vB] fet se l’en + i fet desloiauté.

+
+
+
+ § {19.5.2} Celsus. Nam cum. +
+

Car quant usus] usez es dans le ms., leçon + inchoèrente, cf. lat. nam cum deficiant vulgaria + atque usitata actionum nomina et usages + faillent, l’en avra ceste auction.

+
+
+
+ § {19.5.3} Julianus. In quam. +
+

Il convient quant l’en trove nos que l’en i puisse mestre par droit + de cité.

+
+
+
+ § {19.5.4} Ulpianus. Natura. +
+

Car nature s’acorde à ce que plus sont besoignes que noz.

+
+
+
+ § {19.5.5} Paulus. Naturalis. +
+

Mis fiz de une meschine te servoit et le tuen moi ; nos nos + acordames que tu franchisses le mien et je le tien ; je fis tu, + ne feis pas. ¶ L’en demande quele aucion g’e contre toi. L’en + resgarde en cete question por la chose don l’en parle, ce que + apartient à cez apeces en tel forme : je done que tu me donges, + ou ge done que tu faces, ou ge faz que tu donges, ou ge faz que tu + faces. ¶ Et en ce demande l’en quele aucion en pot venir. {1} Car se + ge done peccune por avoir une chose, c’est achat et vençon. ¶ Et se + ge done une chose por autre avoir, ce n’est mie change ne achat, ¶ + ainz est aucion de cité. Et ce avient en ceste aucion, que tu ne + rendes pas ce que tu as receu, ainz seras condempnez à moi por tant + comme je no vossisse que je n’eusse la chose ; ou se ge voil, + ge avré ce que j’é baillé, ausi comme se la chose ne fut fete. ¶ Et + se ge te donoi hennas por avoir Tebert, il sera à mon peril, et tu + doiz garder que n’i ees colpes. ¶ Or est debatre cest article + « je done que tu me donges ». ¶ {2} Et quant « je done que + tu me faces », se le fet est tel que l’en selt à loer, ausi comme tu + talces por poindre une table, se ge te baille l’argent, ce sera + loage, ausi comme achat est en cas desus. ¶ S’il n’i a rien baillié, + ne ce n’est mie loage, mes ce sera aucion de cité por tant comme je + no vossisse et la puis demander. ¶ Et se le fet est tel que l’en ne + puisse aloer, ausi comme se tu fez marchié que tu franchisesses un + serf, s’il i a certain tens dedenz quant il soit franchi et li tens + passe au vivent au serf, ou se le tens n’est passé et tot li tens + passe où il pot et dut estre franchi, l’en li pot demander ou avoir + contre lui ceste aucion ; et ce avient à ce que nos dison + desus. ¶ Se je te donoi un serf por franchir le tuen [86rA] et tu le + franchis, et celui que je te donoi est toluz, se je le donoi par + barat, por barat tu as aucion contre moi de fet, comme Julien dit. + Se tu n’en seus rien, aucion de cité t’avient. ¶ {3} Et se ge faz + que tu me doignes et tu ne fez rien enprés ce que j’é fet, l’en + n’avra pas aucion de cité mes de barat. ¶ {4} Et se ge te faz que tu + faces, ceste maniere de parole regarde plusors marchiez ; car + se nos avon mis en convent que tu demandes ma dete à Maroc et g’é la + toe à Rome, ou ge face edefice en ta terre et tu en la moie et tu + n’en fez rien, li aferes remaint si comme devant, sanz que la + peccune ne pot estre demandee en autrui non. Et ge soit ce que il + eit despens, nostre office est et de ça et de la, et pot nature + passer le mandemant de convenir. Je te puis mander que tu me faces + garde et que tu ne despens au demander que .x. sous ; et se tu + despens autant, n’est nule dotance que tu n’eies auction. Et s’il le + fet autrement, que l’en voie que ciert mandemant, ausi comme se nos + rendon despens de ça et de la, je ne te mande pas de ta chose. Mes + ce sera plus segure chose que l’en ait ceste aucion en fere mesons + et en demander detes ; et ceste aucion est senblable à aucion + de mandemant, ausi en quas qui sont desus en loage et en achat. ¶ + {5} Et s’il est issi acordé que li un et li autre face, ausi pot + l’en dire en cete question, et à force convient que cil soit + condempné à moi por tant comme je no vossisse avoir le serf que j’é + franchi. Et l’en dote se l’en metra hors ce que g’ei un franchi ? + Mes l’en ne pot ce esmer.

+
+
+
+ § {19.5.6} Neracius. Insula. +
+

Ge vendi une meson par si que tu en feisses une autre ; je di + que c’est nule vençon, mes l’en a aucion de chose qui n’est mie + certaine.

+
+
+
+ § {19.5.13} Ulpianus. Si tibi. +
+

Si ge te baille la chose à vendre por certain pris, et ce que en + peusses plus avoir tuen fut, acordé est que il n’i a auction ne de + mandemant ne de compoignie mes de fet, ausi comme de autrui afere + fet ; car mandemanz devent estre fez por neient, et il est veü + que compoignie n’est pas fete o celi qui ne te reçut pas en + compoignie de vendre la chose s’il mest hors cer[86rB]tain pris.

+
+
+
+ § {19.5.15} Ponponius. Qui. +
+

Cil qui sorent les fuitis sers estre en aucun leu celez, les solent + descovrir au seignors, et ce n’est pas larrecin, ainz en solent + avoir loer por dire lo ; ¶ et bien l’en poent prendre, car il i a + bone cause, et bien l’en pot demander. Et s’il n’i a rendu rien, mes + la convenance fut fete por le serf enseigner et que le serf fut + pris, veon s’il pot demander le loer. Et ce convent n’est pas nuz, + que aucun ne die pas que ceste aucion ne nesse pas dou convenant, + ainz en soi a aucunne afere ; et donc en pot estre ceste + aucion, s’il n’i a aucion de barat quant aucun en est repris.

+
+
+
+ § {19.5.22} Gaius. Si tibi. +
+

Se je te baille robe à polir ou à costre, se tu prenz cele besoingne + por neant il i a obligacion de mandemant ; et s’il i a loer, il + i a aucion de loage ; et se tu n’as cele besoigne por neient et + le loer n’est pas mis demanois mes en tel pensé le prist à fere que + il eust son loer enprés tant comme il seroit à nos .ii., il plest + que ceste aucion eist leu. ¶

+
+
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+ § {19.5.23} Alpheis. +
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.ii. bachelers aloient sor Loire, l’un d’aus qui aloit o l’autre pria + l’autre que il li monstrat un anel por voier, li anel li cheist en + l’eve ; je di que l’en a aucion contre li de fet.

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+ § {19.5.26} Si tibi. +
+

Se je te baille hennas por si que tu les me redesses, j’é aucion de + prest. Et se ge te prestoi issi un pois d’argent que tu m’en + rendisses autretant, j’ei ceste aucion d’avoir ausi bon argent comme + cil hennas furent. Et s’il fut en convent que tu me donasses cez + henas ou autretant de pois d’argent, ausi en pot l’en dire.

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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI NEUVIESME LIVRES - - - LI NEUVIESME LIVRES - - - - I. De changier choses but à but et à torner, et quex choses l'en ne puet - vendre. - - -
- § 1. -

Premièrement, l'en dit ciDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 19 : - de Rerum permutatione ? que changes est - manière de vente  ; car chose baillie por la chose que l'en change, - et la chose receue, fet le change, por quoi ce soit fèt en bone foi. - L'en puet chengier blé por blé, et vin por blé, blé por héritage, dras - por vin, à tornés ou sanz tornés ; et vendre por deniers.

-

Or demende l'en se l'en puet changier le doere à la feme à mobles ? - L'an dit que oïl, por quoi la feme s'i consente sanz force et senz - paor ; et s'ele ne s'i consent, non. Et le puet l'en chengier à - héritage ? Oïl, se c'est ses preuz ; mès la chose chengie sera - asint comme son doere ; et mise en sauve main, qu'ele n'i puisse - avoir domage enprès la mort son seignorIbid., chap, - 2 ?.

-
-
- § 2. -

L'en puet bien eschangier son serf à autre, ou sa serve à son sergent, le - terme que l'en l'aura, por qu'il soit à la volenté au sergent ; et - se non, non. L'en ne puet changier sa feme à autre, ne son fil, ne sa - fille, ne l'en ne puet changier cors de franc homeIbid., chap. 3, - 4 ?.

-
-
- § 3. -

Le tutor ne puet changier les choses à l'orfelin, par quoi ses preuz n'i - soit ; et se ses preuz n'i est, li changes ne vaut rien, tot - l'ostroit celui qui sera en garde.

-
-
- § 4. -

L'en ne puet changier les choses sa feme, se n'est par son otroi. L'en ne - puet changer, ne vandre choses, à totes les foiz que mariage est fez, et héritages est joinz au mariage, ou conquis en - mariage ; l'en ne le puet changier, ne vendre, se n'est par l'acort - as deus parties, ne conquest, s'il i sont fet ; car si tost comme - conquez est fez en mariage, il est tornez à héritage, issint que feme ne - puet aler encontre le fet son seignor, tant comme il vive, tôt - n'otroit-ele pas son fet ; mes ele le puet rapeler emprès sa mort, - fors en moblesDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 19, chap. - 2 ?. Mès hon puet fere, au vivant sa feme, de mobles - vandre et changier à sa volenté, sanz ce qu'ele le puisse rapeler.

-
-
- § 5. -

Se aucun apèle autre, par soi et par garanz, de vente ou de change, et - ele soit niée, en tel chose n'a que sormise, se li autres fet encontre - tel ni et tel deffanse comme il doit ; ci n'a que prove, et li - chois est à celi qui l'en demende.

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- -
- - - II. [86vA] De gages et comment il sont fez [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 20, tit. 1 : de - Pignoribus et hypothecis, et qualiter ea contrabantur, et de - pactis eorum. - -
-
- -
- § {20.1.1} Conventio. -
-

Convenance generau fut establie en baller gage des biens que l’en a - ou que l’en avra. Et se convenent est fet en senblance d’autrui - chose, s’el ne fut deue à celi qui bailla le gage, l’en donra aucion - au detor plus tot que au creancier qui ne sot pas que la chose fut à - autrui ; mes cil qui porsiet avra meillor retenue.

-
-
-
- § {20.1.6} Ulpianus. Obligacione. -
-

Les choses que aucun a ou n’a pas ne seront contenues en generau - obligacion ; il est senblent que ce soit voir que aucun [86vB] - ne se oblige pas especiaument, ausi comme se vessiaus ou robe est - lessie au detor, et sers que cil avoit en son usage que l’en croet - que il no voloit pas engager por les besoignes que il li fesoient - qui mout li valoent, ou por ce que il les amoit moult por son - usage.

-
-
-
- § {20.1.8} Gaius. Denique. -
-

Et l’en set bien que l’en ne pot engager ne ses enfanz ne ses norriz - en generau obligacion, et s’il i a aucuns de itex menestrés.

-
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-
- § {20.1.9} Gaius. Sed et. -
-

Il convient garder et entendre que c’est en gagie que cil hot lors. ¶ - {1} Ce que l’en pot acheter et vendre, ce meime pot estre en - gagie.

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-
- § {20.1.13} Marcianus. Lege. -
-

Se betes sont engagies, celes qui nessent enprés en sont. Et se le - premers chiés muerent et tot le noncel est renovelé, il sera - engagié.

-
-
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- § {20.1.14} Ulpianus. Quesitum. -
-

L’en demande se le jor de la pension n’est venuz se l’en puet - entretant demander les gages ? Je cuit que l’en doit otroier lo, car - il m’apartient ; et issi dit Celsus. {1} Et il convient que le - gage durt de la où obligacion vient.

-
-
-
- § {20.1.15} Gaius. Et que. -
-

Ce que n’est pas pot estre engagié ; si comme fruiz pendenz, li feon - qui sont à nestre des serves et des betes, et ce quil nest sont - obligié. Et issi le doit l’en tenir se li sires do champ s’acorde à - ce qui vient de usage et de fruit, ou cil qui a l’usage et le fruit, - si comme Julianus dit.

-
-
-
- § {20.1.16} Marcianus. Si fundus. -
-

Se un champ est engagié et il croist por acroissement de eve, il sera - tot obligié.

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-
-
- § {20.1.19} Ulpianus. Qui. -
-

Cil qui prent plusors choses en gage n’est pas tenuz de une baillier - se l’en ne rent tote la dete.

-
-
-
- § {20.1.23} Idem. Creditor. -
-

Le creancier pot loer totes les teneures qui sont obligies por cause - de gage. {1} Il a bien obligacion de gage entre cez qui ne sont pas - do païs par la reson do marchié.

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-
- § {20.1.24} Idem. In quorum. -
-

La où l’en deffent à acheter, l’en ne pot gage prendre.

-
-
-
- § {20.1.33} Trophonius. Si qui. -
-

Cil qui te promist à rendre ou à Ticio, se il rent Ticio, tu ne le - poz demander, s’il reçoit le gage avant la poie.

-
-
-
- § {20.1.35} Labeo. Si insula. -
-

Se la meson que tu pois vendre par convenant est arse et enprés ton - detor la refet, tu as autant en la nove comme en la viez.

-
-
- -
- - - III. [87rA] En quel cas gages est fez sanz dire [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 20, tit. 2 : In quibus - causis pignus vel hypotheca tacite contrahitur, excepté - quelques mots à la fin. - -
-
- -
- § {20.2.1} Papinianus. Senatus. -
-

Le senat qui fust fet ou tens Marci li enpereor dit que gage qui est - dont ou creancier qui preste deners por refere la meson apartendra - au reanbeor qui les deners balla par le mandemant au seignor.

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- § {20.2.2} Marcianus. Ponponius. -
-

Ponponius dit que les choses que li oste avra aportees en la meson - seront engagies non pas solement por les loages mes por ce s’il - enpire la meson par sa colpe, et avra l’en contre lui aucion de - loage.

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-
-
- § {20.2.3} Ulpianus. Si orreum. -
-

Se un grenier est aloez, ou un estage, ou une ere, Neracius dit que - ce que est aporté en la meson est obligié sanz dire ; et c’est - voir.

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-
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- § {20.2.7} Ponponius. In prediis. -
-

Les fruiz qui nessent en teneures sanz dire sont en gagie au seignor - dou chemp tot n’en face l’en mencion. ¶ {1} L’en doit veoir que - totes celes choses qui sont aportees en la meson mes celes choses - qui sont leenz à toz jorz sont en gage ; qui est plus grant - chose.

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-
-
- § {20.2.8} Paulus. Cum. -
-

Quant le detor a deners pretez par amor, le creancier pot retenir des - fruiz de la chose engagie segont la dete. L’en puet engagier ce que - l’en a en gagie.

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- -
- - - IV. De gage prandre sanz jostice. - - -
- § 1. -

Un home si a loée sa meson à un autre ; li termes passe qu'il doit - avoir son loer ; cil prent les choses qu'il trove en la meson. L'en - demende s'eles sont son gage ? Et l'en dit que oïl.

-

Quant li venderres prist en gages un champ por dix livres, et l'en li - rent cent sols, l'en demande s'il pot tot vendre le champ qui vaut dix - livres ? Et l'en dit que non, mès il puet vendre del champ cent - sols.

-
-
- § 2. -

Cil qui autre deffant done plège de rendre la chose juigie, et li plèges - baille gage ; la chose eschiet à celui por qu'il plévit : ne - il n'est plège, ne li gages n'est gages. Li créanciers demende le gage, - et cil qui tient la chose velt tendre la chose por - gage : l'en dit que l'en ne puet le plège nanter por quoi la chose - vaille l'argent.

-
-
- § 3. -

Une chose est vendue par si que se il trove meillor marchié dedanz un - jor, que la vente est nulle ; il engage la chose dedanz celui jor, - et dedanz celi jor trove meillor marchié : l'en dit que li gages - est nus, se n'est par la volenté au vendeor.

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- - - V. [87rB] Quex choses ne puent estre engagies [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 20, tit. 3 : Quœ res - pignori vel hypothecœ datœ obligari non possunt. - -
-
- -
- § {20.3.1} Marcellus. Pupillus. -
-

Li orfelin ne pot rien engagier sanz l’autorité au tutor. {1} Se cil - qui en bau oblige chose qui est soe, ou li sers, l’en doit dire que - il n’est pas tenuz, tot eent il poer de lor choses ; ne il ne poent - rien doner, car il n’ont pas poer tel. Et c’est une demande combien - dire le poer que il ont et que il poent fere et que non. ¶ {2} Quant - aucun ne pot acheter aucunne chose por ce que ce n’est pas - marcheandie, l’en ne pot cele chose engagier, ausi comme le enpereor - manda à Claudio Saornin. Et que sera se aucun prent en gage un champ - qui est en contenz ? L’en demande se l’en a barre contre - lui ? Et Octaveus cuide que ce a leu en gages, c’est à dire - barre ; et Scevola dit que barre a leu en moble.

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- § {20.3.4} Idem. Ticius. -
-

Quant Ticius vot prendre deners à enprunt de moi, il dona plege et - envoia de ses choses por gages ; ¶ et enprés, quant il ot vendu - une de cez choses, il prist la peccune ; l’en demande se les - choses vendues avant estoent au creancier ? Je di que quant il - fut en poer au detor que il ne prist pas la peccune enprés ce que la - caucion fut donee, le gage est liez en ce tens que la peccune fut - baille ; et por ce doit l’en voer quex choses le detor avoit au - tens que li denier furent baillié.

-
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- -
- - - VI. Qui sont segur en gage et de cex qui ont le gage en leu dou - creancier [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 20, tit. 3, frag. 5, et du tit. 4 : - Qui potiores in pignore vel hypotheca habeantur, et - de his qui in priorum creditorum locum succedunt. - -
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- -
- § {20.3.5} Idem. Creditor. -
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Le creancier qui prist en gage le fiz qui est en bau le doit - comperer.

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- § {20.4.5} Ulpianus. Interdum. -
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Aucunne foiz avient que le derenier creancier est mellor que le - premer ; ausi comme se l’en a despendu en ceste chose garder - que le segont creancier despendi ; ausi comme se la nef qui fut - en gage et je face creance à lui armer ou à raparellier.

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- § {20.4.8} Idem. Si pignus. -
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Se commun prent especiaument gage, l’en doit dire que ele est avant - que le tresor l’enpereor se le detor i est enprés obligié ; car cil - qui ne sont pas do commun sont avant mis aucunne foiz.

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- § {20.4.10} Si jure. -
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Se cil qui pot juigier juiga par droit [87vA] que le gage fut pris, - il est plus fort por les privileges do tens ; li heir en cui persone - le gage fut baillé, i est tenuz Passage qui pose problème, cf. - lat. Si et iure iudicatum et pignus in causa iudicati ex - auctoritate eius qui iubere potuit captum est, privilegiis - temporis fore potiorem heredem eius, in cuius persona pignus - constitutum est.

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- § {20.4.14} Idem. -
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Se aucun engage à .ii. seignors en divers tens, le premer en a le - meillor, ja soit ce que il teigne se nos recevons gages de divers - seignors.

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- § {20.4.18} Scevola. Lucius. -
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Lucius Tucius presta argent sor gages à usures et Menius balla argent - à celi detor sor ces gages ; je demande se Ticius eust le - meillor, non pas solement dou chetel mes des usures qui vindrent - enprés aventavent] alient dans le ms., faute de - lecture du scribe, cf. lat. antequam que - Menius feist la creance ? Je di que Lucius Ticius en a le - meillor de quanque l’en deut.

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- § {20.4.20} Triphoninus. Querebatur. -
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L’en demandoit, se enprés le premer marchié que tu feis à - toitoi] troi dans le ms., cf. lat. si - post primum contractum tuum, avant que tu - ballasses à creance autre peccune, Seius fit creance au detor - dusqu’à .l. solz, et le detor engaga le gage de cele chose qui - restoit baillie en gage, et enpré tu creus par aventure .xl. ‹…› ou - Seius .l., posé que Seius t’offre la pecune qui est creue au - commoincement ? Je di que bien est que Seius soit le meillor en ce - que il a plus en gage, et que le premer creancer soit avant en la - peccune qui est oferte au commencement que il crut au premer - detor.

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- - - VII. De metre gage en autrui main por vente ou por autre chose - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 20, tit. 5 : de - Distractione pignorum et hypothecarum. - -
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- § {20.5.1} Papinianus. Creditor. -
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Le creancier qui prist teneures en gages, et enprés un autre - creancier, qui mist le convent des gages en biens au detor, il fit - autel convent de toz les biens por l’autre marchié ; le segont - creancier fut lessiez sanz droit et vendi ces autres biens et - engaja. Mes par ce n’a pas le creancer contre lui aucion qui demande - ses gages ; mes ele n’est pas de larrecin, car il mena sa cause - nicement, comme li autre creancier n’et pas perdu sa chose par - larrecin que il n’avoit pas. Et il demandera por neant mostree, car - cil ne tint pas ne n’i fit barat por quoi il n’en ‹e›it ; et - por ce, le segont creancier pot en pledier cez qui tienent.

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- § {20.5.4} Idem. Cum. -
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Quant l’en met jor à rendre argent, il est veü que il est convent que - [87vB] cil n’ait poer de vendre le gage.

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- § {20.5.9} Paulus. Quesitum. -
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L’en demanda se le creancier ne pot avoir de l’acheteor le pris do - gage se le detor est quité ? Je cuit se le creancier n’i ot - aucunne colpe que le detor est obligé ; car vençon fete à besoing ne - delivreroit pas le detor se le detor ne rent l’argent. ¶ {1} - Panponius dit que l’en selt metre en convent en choses engagier que, - se le gage estoit vendu mois, que le detor rendit la faute ; c’est à - dire neent, car l’en l’antant issi sanz dire.

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- § {20.5.12} Triphoninus. Rescriptum. -
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Li enpereor dit, quant Papinian fesoit la demande, que le creancer - poet acheter le gage do detor, por ce que il moint en la seignorie - au detor. ¶ {1} Se autrui chose est en gagie et le creancier le - vent, veon se le pris que le creancer a pris delivre le detor de la - peccune qui fut creue. Et à ce respont l’en voir, s’il vent par tel - convent que il ne fust obligié par non de delivrance ; il est - senblant que de tel marchié comme de tel obligacion le pris qui est - pris par acheson de lui doit plus valoir au detor que au creancier. - Mes le detor est delivrez quant au creancier ; et quant au seignor - de la chose, se le gage n’est delivré, ou le acheteor enprés la - delivrance, le detor est de bone aucion tenu que il ne - gaignegaigne] gaignent dans le ms., cf. lat. - ne ex aliena iactura sibi lucrum - adquirat en autrui domage. ¶ Car se le creancier - demande plus des fruiz au detor ou au plege et il li toli toz, il - doit avoir toz les fruiz por tant come il i a de dete. Et se le - creancier tost a son detor la chose qui n’estoit pas soe par le - defent au juige et le creancier dit que il l’avoit en gage et il - demandast s’il la devoit rendre au detor quant il avroit son argent, - Scevola dit que il li devoit rendre. Ausi comme s’il ne le vendi - pas, issi que l’en est certain que le pris doit remanoir à lui, ainz - est il liez à rendre lo. Je juige que l’en ne puet autretant - demander rien au detor, ainz avra sa delivrance en dotence ; et - se le creancier est en plet par aucion d’achat, il pot demander la - dete au detor, car il est aparissant que il n’est pas delivré.

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- § {20.5.13} Paulus. Creditor. -
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Le creancier [88rA] qui vult le gage à son droit, doit son droit - lessier ; et s’il tient son gage, il doit bailler la - possession.

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- § {20.5.14} Scevola. Arbitri. -
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Cil qui fut arbitre de departir l’eritage entre les heirs quant il ot - les choses parties il assena à chescun les nons do detors par - soi ; l’en demanda se chescun doit poier par sa partie ? - Je di que il le pot bien fere.

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- - - VIII. De ban de meson et de aucion rendre arriere ce que est - vendu s’il i a meschief de combien ele vaut moins en celi tens [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 21, tit. 1 : de - Ædilitio edicto, et redhibitione, et quanti - minoris. - -
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- § {21.1.1} Labeo. -
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Labeo dit que le ban des meson ne est pas solement de moble que de - teneures. {1} Cil qui vendent les sers devoent acertener les - acheteors quel maheign il a ou quel vice, ou s’il est fuitis, ou - s’il est fos, ou s’il est liez d’aucun forfet. ¶ Et totes ces choses - devent il dire quant il vendent les sers ; et se le serf est - vendu contre ce, et se l’en ne dit ce quant il fu vendu à l’acheteor - et à toz cez à qui ce apartient, nos donron sentence contre aus et - sera le serf rendu arriere. ¶ Et se aucunne chose est enpiree enprés - la vençon et enprés le ban de la chose au domage à l’acheteor par le - fet à la mesnie ou au procurator, ou se aucunne chose est nee ou - aquise ou s’il i a aucunne chose apendant à la vençon, ou se le - acheteor a aucun preu par si que il rende tot ce et s’il fit aucuns - aventages por ravoir les, ¶ et se aucun des sers fet chose dont il - doie perdre la teste ou fet aucunne chose par soi tuer ou s’il se - met à estre champion, li vendeor devent tot ce metre et dire en lor - vençon ; et s’il ne le font, nos donrons juigement contre aus. Et - encor plus, se aucuns fet cez maheins et vent par barat, nos donron - juigement contre. ¶ {2} Comme ce ban soit contrové por corre contre - les conchiemanz à vendeors et que l’en secore à cez qui achetent, - quiconques sera deceu de vendeor. Se nos savon qui est le vendeor et - s’il ne le siet, l’en rendra quant que cil qui ont la garde des - mesons en diront. Ne ce n’est mie mal, car li acheteor n’a que fere - que le vendeor l’en conchit ou por ce que il no sot ou por son - conchiement. ¶ {3} L’en doit savoir que ce n’apartient pas à [88rB] - la vençon qui est fete à l’enpereor. {4} Et se aucunne commune fet - aucunne vençon, cest ban avra leu. {5} Et ausi en vençons que - orfelin font. {6} Se l’en entent maledie estre maheing que l’en pot - voer por dehors en gent, ce ban n’a pas leu ; l’en doit tant - solement voier que le acheteor ne soit deceu. {7} L’en doit savoir - que Sabinus dit que maladie est issi apelee quant il a en cor - aucunne chose qui est contre nature, qui enpire le cors, donc nos - avon aucunne foiz santance por l’aide de nature. Et maladie selt - aucunne foiz sorprendre tot le cors, aucunne foiz une partie. Et la - maledie prent tot le cors, si comme fievre ; ¶ ‹…› et quant - l’en ne voitne voit] levent dans le ms.; passage - corrompu, d’après le latin, on attendrait l’idée d’une maladie - qui n’affecte qu’une partie du corps, comme la perte de la vue, - cf. lat. partis veluti caecitas, tot soit il - issi nez. Et il a moult grant difference entre maheing et maledie, - ausi comme se aucun est baube. Et je cuit que il i eit plus meheing - que maledie ; et issi le distrent li mestre des mesons por - oster la dotance, mes il n’en i a point. {8} Car s’il i a tel - maheing ou maledie qui destorba home à fere son usage, il sera rendu - ariere au vendeor. Se nos apelon maledie ou maheingne por un po de - chose, ausi comme une petite fievre, ou por une vielle quartene qui - se pot tapirtapir] rapir dans le ms., TL - tapir « cacher, dissimuler », cf. - lat. aut vetus quartana quae tamen iam sperni - potest, ou une petite pleie, ci n’a point de - forfet por quoi il doie estre rendu, tot ne soit il dit por droit, - et si pot l’en bien lessier tel vençon. ¶ Or meton avant aucun - essemple de cez qui sont maheingnez ou malades. {9} L’en demanda à - Vivien, se le serf ala aucunne foiz entre cez qui estoent hors do - seu et fist senblant que il le fust s’il estoit sein. Vivien - dit que oïl, ne nos ne devon pas – ce dit il – entendre que aucun ne - soent pas sein por aucun maheing ; si que non il avenit que nos - direon que plusors ne sereent pas seins por ceste reson, ausi come - celi qui est legier, glorios, irex et depisent et icex vices assez - que il sont en corage d’ome. Et l’en solt plus prometre de la santé - do cors que des vices dou corage quant l’en fesoit la vençon. Et il - dit : vice de cors poest aucunne foiz aucun corrumpre, ausi comme - frenesie qui avient de fievres ; [88vA] et que sera se le vice do - corage est tel que le vendeor ne die que il est tel, et il le sot ne - no dist ? Il est tenuz de l’achat. ¶ {10} Et encor dit - Vivien : se aucun ala au temple et se contint ausi comme desvé - et done paroles ausi comme devineor, s’il ne le fet, il n’i a point - de maheign ; en tel non n’a point de aucion, ausi comme celui qui ot - aucunne foiz acune fievre. Et s’il demora en celi vice et fut ausi - comme desvé, s’il fit ce par soi deduire, ce n’est que vice de - corage non de cors, et por ce ne le doit l’en rendre, car ce ban - parle des vices do cors ; mes il a auction d’achat. {11} Et - ausi est en cez qui sont hors de mesure poerous, covoitos et avers - ou irex. ¶

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- § {21.1.2} Paulus. Vel melancholici. -
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Ou melencoliex.

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- § {21.1.3} Paulus. Vel protervi. -
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Ou engres, ou beçuz, ou corbes, ou roignos, ou vieuz, ou soz.

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- § {21.1.4} Ulpianus. Ob que. -
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Des vices dont il dist que l’en ne rent pas l’achat, il done aucion - de achat. {1} Et se le vice do cors n’est dusque l’ame, s’il parle - foles paroles por l’anguoisse de la fievre, ou s’en cort par la vile - comme forsené, et se ce avient dou vice dou cors, il convient que il - soit rendu. {2} Et forsené aucunne foiz n’e pas contenu en cest ban, - ne glotons, ne mesesiez, ne menteor, ne tenceor. ¶ {3} Et Ponponius - dit : ja soit ce que le vendeor ne doive pas rendre serf qui - est bien sage, s’il le vent si fou ou si mauvles que il ne valle - rien à nului, il senble que il est maheigné. Et issi le tenon que - l’en n’apele pas ce apel de maledie ne de maheing, ne n’apartient - que au cors. ¶ Le vendeor amendera le mehaing do corage s’il le - promist ; si non, non. Et por ce parle il nomeement de fou et - de fuitif ; ¶ c’est vice de corage non pas de chetel dont aucun - distrent que jumenz poereses et repucenz ne devoient pas estre - juigies por malades. ¶ Et que ce vice estoit de corage non pas de - cors. ¶ {4} En la sume, ce que vient de vice de corage n’est pas - dotable se l’en ne dit que ce ne fut pas et il est. Mes l’en a - aucion d’achat s’il le solt et ne le dit ; et s’el e vice dou - cors solement, ou il est meslé ensenble, ce ban avra leu. ¶ {5} Et - ce doit l’en noter, que l’en dit especiaument de la maledie, non pas - solement de maledie nuisent. Et Ponponius dit que ce n’est pas - mervelle, l’en n’entant [88vB] pas de cele chose à qui la maladie - vent encontre. {6} Et encor dit que tote maledie ne doit pas rendue, - si comme se aucuns est checieux un pou, ou il a pou de danz, ou il a - mal en l’orele, ou un pou de malains, ou un petit de fevres, ce - n’apartient pas à ce ban.

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- § {21.1.5} Paulus. Et quantum. -
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Et autretant comme il a de difference entre meains, autretant en a en - maledies dont aucun pert son usage.

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- § {21.1.6} Ulpianus. Pomponius. -
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Ponponius dit et bien que cest ban n’apartient pas solement à - maladies pardurables, mes à celes qui ne durent pas que un po. ¶ {1} - Lentillos n’est pas maladis s’il fet bien ses aferes ; et il - m’est avis que Trebacius dit voir. ¶ {2} Escoillé n’est pas maledis - ne maheigné, ainz m’est avis que il est sein, ausi comme cil qui a - un coillon qui pot engendrer.

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- § {21.1.7} Paulus. Sin autem. -
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Et se le escollé est tex que la partie devers les coille ne li vaut - rien, il n’est pas sein.

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- § {21.1.8} Ulpianus. Si cui. -
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Se l’en a aucun copé la lengue, l’en demande s’il est sain. Et - Offlilius dit que il n’est pas sain.

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- § {21.1.9} Idem. Mutum. -
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Sabinus dit que muz n’est mie sain. Et il n’est pas sein s’il n’a - voiz ; mes cil qui parle à pene n’est mie malades ; mes - cil qui ne dit pas pleniement ce que il dit n’est mie sein.

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- § {21.1.10} Idem. -
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Ausi dit Offilius : se l’en copese l’en cope] se - l’en cope se l’en cope dans le ms. à un home - le doi ou aucun nembre, qui est gite, tot en garisse il et s’il ne - pot aider por ce, il n’est mie sein. {1} CatonCaton] - chascun dans le ms., cf. lat. Catonem - quoque scribere lego meisme dit que cil qui a - le doi de la main ou do poin copé n’est mie sain ; et c’est voir - segont ce que est dit desus. {2} Et se aucun a plusors doez ou en - mains ou en pez, se ce ne le destorbe de rien ne doit pas estre - rendu. Et por ce ne doit l’en pas garder quant doiz il i a, ainz - doit l’en veoir s’il se pot aidier de plus doiz ou de mains. ¶ {3} - Ausi demande l’en de l’idropique s’il estoit sain. Et ge cuit - que non. {4} Et ausi est en home qui ne voit ne au soir ne au matin. - ¶ Aucun cuident que ce soit l'ois qui ne voit gote à la chendele - quant l’an l’a aportee devant lui. {5} L’en demande se baube, et cil - qui blesoie et qui parle à rebut, et cil qui est retis et cil qui - parole dou nef, ou cil qui parle tost que l’en ne pot entendre, se - itel sont sein. Et je [89rA] cuit que oïl. ¶

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- § {21.1.11} Idem. Cui dens. -
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Cil à cui denz faillent, au moins une, est sainssains] - saine dans le ms., distraction du scribe, - « celui à qui manquent les dents (tout au moins une seule) - est sains », cf. lat. Cui dens abest, non est - morbosus ; car une grant partie des genz n’ont - pas totes lor denz, ne por ce ne sont il pas malade. Maesmement, - comme nos neson senz denz, por ce ne remaint pas que nos ne seon - sain dusque nos eon denz ; si que non, nul veillaz ne seroit - ‹sein›.

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- § {21.1.12} Ulpianus. Qui. -
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Cil qui a clou n’est pas sain ; et cil qui a boce de char ou - nés, {1} ou l’une goe plus haute que l’autre, s’il fet bien son - afere, Pedius dit que il est sain. ¶ Et dit que il est sain tot eist - il l’unne espaule ou l’une joe ‹…› que l’autre, ou l’oil plus - haut ; mes se le costé ou la cuisse est plus corte que l’autre, - c’est destorber ; ¶ et sera itel rendu ariere. ¶ {2} Se aucun a - goitron por nature, ou eauz trop gros, est tenu por sain. ¶ {3} L’en - doit savoir que cil qui fet son afere de la senestre main est sain, - fors que itant s’il i a la destre plus foible que l’autre, et lors - il est maheignié. ¶ {4} L’en demande se cil est sain a qui la boche - put. Trebacius dit que oïl, ausi comme se il put comme boc et - ce li avient que il ne lieve pas sa boche ; mes se ce li avient - dou vice dou cors, ausi comme s’il a mauvés le gesier, ou le pomon, - ou aucun autel, il n’est pas sein.

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- § {21.1.15} Paulus. Que bis. -
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La feme qui .ii. foiz s’espurge le mois n’est pas seine. ¶ Et cele - que ne s’espurge n’est pas saine s’il ne li avient por aage.

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- § {21.1.16} Ponponius. Quod ita. -
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Ce qu’est ausi sané, comme s’il ne fut onque malade, s’il retorne à - celui point, ausi est comme s’il fut toz jorz sain.

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- § {21.1.17} Ulpianus. Quis sit. -
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Offilius mostre qui est fuitis ; fuitis est qui s’en voit hors de la - meson son seignor por soi celer. {1} Et Celius dit que cil est - fuitis qui se part de son seignor por tel volenté que il ne bee mie - à torner, tot mue il son consoill et retorne ; car penitence n’a pas - leu en tel pechié. ¶ {2} Cassius dit que cil est fuitis qui lesse - son seignor à certain proposement. ¶ {3} Et Vivien dit que cil est - fuitis par la volenté que il a, non pas de fuite ; car qui fuit - por ennemis ou por larrons ou por fou ou por trebuchiez, ja soit ce - que il soit voir que il [89rB] fuie, por ce n’est il pas voir que il - fuie. ¶ Ne cil n’est pas fuitis qui s’enfuit de chiés son mestre, à - qui il estoit baillié à aprendre, s’il foïst por ce que il le - batoist trop malement. Et ausi est s’il s’enfoist des - chiéschiés] choses dans le ms. celui à - qui il avoit esté presté s’il s’enfuit por autel cause, s’il le - menoit trop cruement, s’il s’en vint à son seignor. Et s’il ne vint - au seignor, il est fuitis sanz dote. {4} L’en demanda à Proculus de - celi qui s’atapi en la meson por s’enfoïr, et il dit que il est - fuitis. Et s’il s’atapi por eschiver l’ire son seignor, il n’est pas - fuitis. Ausi comme cil quant il aperçut que ses sires le voloit - batre corut à l’ami à celui por le prier. Ne il n’est pas por ce - fuitis s’il se avança ; mes cil est fuitis qui s’en monta en un - aut leu por soi trebuchier et soi tuer, ausi comme aucun - dient ; cil qui n’est pas fuitis qui s’en ala une nuit sanz la - volenté au seignor, mes ce n’est pas voir ; mes nus n’est - fuitis se do corage ne li vient. {5} Et ausi dit Julien : se le - enfant se parti de son mestre et vint à sa mere, il n’est pas - fuitis ; et s’il le fist por soi celer que il ne venist à son - mestre, il est fuitis ; et s’il le fist que sa mere priast por - lui, il n’est pas fuitis. ¶ {6} Celsus dit : se tu achetes un - serf qui se lance en Leire, s’il fet ce solement por cause de morir - par consoill que il prist de departir de son seignor, il n’est pas - fuitis ; et s’il prist avant consoil de foïr et enprés mua son - corage et se gita en l’eve, il est fuitis ; et ausi est il de celi - qui se geta dou pont en l’eve ; et c’est tot voir. {7} E ausi dit - il : se ton serf qui s’enfuet enmena o soi Sevin mon vicaire, - se le vicaire le fist contre sa volenté ou par sa folie, ne il ne - pot avoir acheson de retorner à toi, il n’est pas fuitis ; s’il - entendoit quant il fuet, ou eu conut que il devoit fere, et quant il - ‹puet il ne› volt à toi retorner, autrement vet. Autrement doit l’en - dire de celui que larron enmena. ¶ {8} Ausi dit Celsus : se le - serf qui estoit en la teneure s’en issi por s’enfoïr et aucun le - prist avant que il issit [89vA] de la teneure, il ‹est› fuitis por - le corage que il en ot. ¶ {9} Aussi dit il : ne celi qui ala .i. pas - ou .ii. por foïr et conmença à corre que il ne poet eschaper son - seignor qui le siguet, il n’est pas fuitis. ¶ {10} Il dist que foïr - est une maniere de franchise, c’est à dire quant cil est delivré dou - poer au seignor. ¶ {11} Serf qui est en gage a son seignor - detor ; et se il le tint comme suen et le creancier l’otrea, il - pot estre veü que il est fuitis. {12} Et se aucun s’enfuit à un - temple por soi vendre, l’en demande s’il est fuitis. Je cuit - que il n’est mie fuitis, car il fet ce que chescun puet fere. Ne cil - qui s’enfuit à l’image l’enpereror n’est pas fuitis, car il ne fit - pas ce por corage de foïr. Et s’il s’enfuit avant et enprés s’enfuit - en moster, por ce ne remoint pas que il ne soit fuitis. {13} Et dit - Celsus que cil est fuitis qui se met en tel leu don li sires ne le - pot avoir. ¶ {14} Labeo dist que erratiqueerratique] en - ratique dans le ms., cf. lat. Erronem ita - definit Labeo Pusillum fugitivum esse est - petit fuitif. Encontre, il dit quil est grant fuitif ; mes l’en pot - dire que itel n’est pas fuitif, mes itel va et ça et la sanz preu, - et gaste le tenstens] son dans le ms., cf. lat. - et temporibus in res nugatorias - consumptis en trufles, et enprés retorne à son - seignor. ¶ {15} Celsus dit que un qui estoit ches le patron, et en - la meson qui ne fermet que à une clef, se rapi dedanz la meson au - patron et i fut tote la nuit ; il n’est pas fuitis s’il avoit corage - de retorner au seignor et se cele meson n’ot tel garde qu’i s’i - vosist sauver ; et le serf fut lëauz ou il avoit assez de - reduiz, n’est pas fuitis. ¶ {16} Et encor dit Celius que li sires - qui envoia son serf en la province, et enprés quant il oï dire que - cil estoit mort et que il l’avoit franchi en son testamant, et il - fut remés en celui office et se menoit por franc, il n’est pas - fuitis quant il fit ce sanz consoil de foïr. ¶ {17} Ce que li - seignor qui firent ce ban dient « que cil ne soit pas pris - d’aucun forfet », l’en·entent issi que l’en doit dire que - n’eist fet aucun forfet, mes que il est quités dou forfet, ne que il - n’en est de rien tenuz ; et donc, s’il fist aucun forfet ne il - n’i demore, il n’est pas encore delivré. ¶ {18} Nos devons entendre - forfez privez toz cez qui vienent de forfez, non pas de communs - crimes dont l’en [89vB] a aucions par juigemenz de forfez, et enprés - par le leu de boidies capitaus ; et de privez forfez nest domage de - deniers se aucuns ne velt amender le forfet mes velt sofrit l’esme - do plet. ¶ {19} Se aucun serf est cex qu’il ne pot estre franchi et - li sires l’oblige à une poine, ou est condempnez à estre soz aucun - poer ou envoié en essil, ‹…› . ¶ {20} Se aucun dit aucunne chose - estre o serf qu’i n’i est pas ou qu’i est, ausi comme s’il dist que - il n’est pas lerre et il l’est, et s’il dit que il est bon - menesterel et il ne l’est pas, et il ne rent pas ce que il - tesmoigne, il est aparessant que il fet contre son dit ou contre sa - promesse.

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- § {21.1.20} Gaius. Si vero. -
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Et se c’est dist avant le tens de la vençon, et enprés fut fete la - promesse, Celius Sabinus dit de la premiere cause demander pot l’en - le manciple puis que il est vendu.

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- § {21.1.21} Ulpianus. Redibere. -
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Rendre est à dire que le vendeor est arriere ce que le acheteor ot de - lui ; et redebicion vaut autant comme rente. ¶ {1} Quant - l’acheteor rent le manciple au vendeor, Ponponius dist que il doit - garder que il n’i face barat. ¶ Et por ce convient il que il en dont - caucion que le acheteor n’achate le serf ou que le serf par son - commandemant ne face larrecin ne domage. ¶ {2} Et encor dit - Ponponius que il convient .ii. caucions mestre, l’une de preterit - l’autre de futur ; ausi se le acheteor ou son procurator oit - juigement en non de celui serf qui est rendu, ou se l’en pleda o - lui, ou s’il pleda en non de li. ¶ Et il dist que l’en doit doner - caucion se le acheteor fut condempné sanz barat ou s’il dona ; et il - doit rendre de cez choses s’il en a rien receu, ou s’il fist barat - par quoi il ne receust rien ; {3} et il dist que, en cez jorz que il - fut renduz convient il avoir caucion en non do tens qui estoit à - venir à celui qui le vendit, ‹s’il› le selt, l’en issi fere. ¶ Se li - hom s’enfuit sanz la colpe l’acheteor, por ce ne remaint pas que li - vendeor ne soit condempné, et il doit doner caucion que le acheteor - demant son home ; et s’il l’a, que il le rende à l’ome qui le - vendi.

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- § {21.1.23} Ulpianus. Cum autem. -
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Quant rente est fete, se le acheteor a enpirié la chose vendue, il - l’amendera au vendeor ; ausi comme [90rA] se c’est feme et il - li eist fet force, ou s’il s’enfoi por la cruauté à l’acheteor. Et - por ce dit Ponponius que se il enpire par queque maniere, ce sera - esmé por l’arbitre au juige, et sera rendu au vendeor. Et se li hom - est rendu sanz juige et le acheteor no velt rendre ce que nos avon - dit, il sofise au vendeor avoir aucion de vente. ¶ {1} Cil qui - firent ce ban commandent que l’en rende ce que apendoit à la - vençon ; et s’il dona aucunes aucions que chescun n’eist plus - que ce, quant le marchié sera despecié, plus que il eust se la - vençon ne fut pas fete. ¶ {2} Et s’il est mis hors qui fist barat, - donc prendre teste ; et isi le diseent et feseent li encien que - metoient boidie de chief por poine. Nos dison fere tel chose quant - l’en a fet tel chose por barat et por lecherie ; et se aucun - fet ce por error ou por aventure, ce ban n’a point de leu. Donc - Ponponius dit que cil qui n’a .xiiii. anz ne cil qui est forsené ne - pot fere tel boidie. {3} Et cil en est hors qui fet aucunne chose - por soi tuer. Et cil est mauvés serf qui fet aucunne chose par quoi - il prent mort, si comme il fist un laz por soi pandre ou s’il fist - aucun venin ou s’il se lessa cheer de haut ou s’il fist aucunne - chose por quoi il cuida que il morist ; et moult ce feist - volentiers à autre que ce fist à soi. ¶ {4} Se cil est qui vendi son - fiz qui n’est aage, il ont aucion contre le pere ou contre le - seignor de ce ban ; tot soit il veü que il eent aucions de - poine, qui vienent ausi comme do marchié, l’en doit dire que il - vienent en non de cez qui sont en autrui poer. Et par sa fille qui - est en bau ou en autrui poer, l’en doit dire que ceste aucion a leu. - ¶ {5} Cez aucions que vienent de ce ban avienent contre toz. ¶ {6} - Et se noz effanz qui nos servent en bone foi ou homes ou autrui serf - vendirent, l’en pot dire que il sont tenuz de ce ban. ¶ {7} Julians - dist : juigemenz de ceste aucion est que le vendeor et - l’acheteor sont tenu de rendre tot quant que il orent de la vençon. - {8} Par ce, se le serf fet larrecin au marchent ou à autre, et il en - rent por ce aucunne chose, l’acheteor n’est pas tenuz de rendre le - au vendeor dusque il eist amendé le domage. Et que sera – ce dit - Julien – se le vendeor ne velt prendre l’ome ? Il ne en sera - pas forcié de rendre rien fors que le pris que il ot de la vençon ; - et le acheteor perdra ce par sa colpe qui volt miauz sostenir - l’es[90rB]mé do plet que doner l’ome por le forfet. Et m’est avis - que la sentence Julien est moult bone. ¶ {9} Quant manciple est - rendu, il convient que le acheteor, s’il en a rien eu ou s’il n’en a - eu, que il le rende ; non pas solement s’il a pris les fruiz ou - les loiers do serf ou de celui qui l’aloa, ou se le vendeor les li - rendi por ce que il li rendi l’ome tardivement ; et s’il ot les - fruiz de queque autre que vos vodroiz, il convient que le acheteor - les rende. Et rendra se il a eu aucunne chose des fruiz et se lés ou - heritage avient au serf ; ne il ne monte rien se le vendeor le - pot avoir ou non s’il ne vendi le serf, posonposon] por - son dans le ms., cf. lat. ponamus enim talem - esse, qui capere aliquid ex testamento non que - il fut tel que il ne pot rien avoir do testamant, ceste chose ne - nuira rien. Et Pedius cuide que cele chose ne doit pas estre - regardee, por qui amor le sires commanda que le serf fut heir ou que - il li fist lés ; car se la vençon remainsist, ce ne profite - rien à l’acheteor. Et ausi est par contraire s’il est establi por - l’amor à vendeor, s’il ne le voloit rendre.

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- § {21.1.24} Gaius. Et generaliter. -
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Et l’en doit dire generaument que quant que li serf a conquis n’est - pas veü droit que il le rende.

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- § {21.1.25} Ulpianus. Ediles. -
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Li seignor qui firent ce ban volent que li acheteor rendent ce en - quoi li serf est enpirié, einsi s’il est enpirie enprés le ban et - enprés la vençon ; et se ce avint avant, ne monte rien ; - {1} ou s’il l’enpira ou sa mesnie ou son procurator, ceste aucion - avra leu. ¶ {2} Par ce non « mesnie » sont entendu tuit - cil qui sont en servage et frans homes qui servent en bone foi o - autrui serf et cil meismes qui sont au poer à celui. ¶ {3} Il a fete - mencion de procureor en ceste aucion. Mes Neracius dit que l’en - doitque l’en doit] que l’en doit que l’en - doit dans le ms. entendre ci procureor non pas - chescun à qui l’en a baillié toz les aferes ou ce por quoi le - mandemant est enpirié. {4} Et il dit que il fut droit que l’en mete - ce sor le acheteor ; et bien si gart do fet au procurator ou à - sa mesnie que le serf ne eust pas soffert s’il ne li fut vendu et en - ce que il devoit soffrir s’il ne fut vendu ; en ce doit avoir - le acheteor l’amende do forfet au serf ; et en ce que le - procurator forfit, li doit il doner ses aucions. {5} Et que sera se - le serf est enpirié non pas por le barat à l’acheteor mes par sa - cope ? {6} Ce doit estre entendu que ce vient de [90vA] corage - non pas de cors ; ausi comme se il fut corrompu por la mauvese - compoignie as autres, ou que il i fut si comme joeor à tables, - jureor, musart, correor ça et la. {7} L’en doit garder que acheteor - ne pot son serf por cez causes doner por le forfet, ne il n’amende - pas le fet as sers ne au procurator. ¶ {8} Et l’en doit savoir que - totes les choses qui sont contenues en ce ban il est tenuz do rendre - se c’est fet avant que le plet soit entammé ; et por ce, - convient il que il fussent nomees, que se il avint aucunne chose - avant que le plez soit entammez que il fut rendu. Et enprés que le - plet est entammé, tote la cause est à ce que l’ome soit rendu, et - les fruiz et tot ce dont il est enpirié. Et tot ce apartient à - l’ofice au juige, que manois que il est fet juige l’ofice de totes - les choses li apartient de quant que l’en fet au juigement. ¶ Les - choses qui sont avant plet ne li apartienent pas moult se l’en ne li - enjoint nomeement. ¶ {9} Et encor est il issi en ce ban mis - se : la peccune qui est rendue por celui home ou en son non ne - sera rendue, ou aucun qui est obligié en celi non est delivré. ¶ - {10} Cil qui firent ce ban garderent bien l’ordre que l’achateor - rende au vendeor tot ce qui est nomé desus et enprés avra son - argent.

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- § {21.1.30} Paulus. Idem. -
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Et se le acheteor prist sor soi le plet ou non dou serf rendre, ou - s’il oi sentence en non de lui, il convendra doner caucion de ça et - de la ; que s’il est condempné sanz barat ou s’il a en aucunne - chose de celui plet ou s’il fit ce por barat que il n’en eut rien, - il le rendra. ¶ {1} Il contera les despens que il a fet en garir le - serf enprés ce que le plez fu entamé et les despens qui furent avant - fez ; mes les mangiers que il done au serf ne seront pas conté. - Aristo le dit, car l’en ne doit demander li rien que il despendit - quant que il fit son mester.

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- § {21.1.34} Africanus. Cum. -
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Quant plusors choses d’une maniere sont vendues ensenble, si comme - jugleors et clers qui sont en coret, il dit que il i a difference - savoir se le pris est establi sor toz ou sor chescun ; si que - l’en entende aucunne foiz une vençon fere, aucunne foiz plusors. Et - por ce apartient il a demander que se aucun d’aus est maladis ou - maheignez, que il seent tuit rendu ensenble. {1} Et se le pris est - mis aucunne foiz sor chescun chief, c’est achat, que por le vice - d’un porront il tuit estre rendu quant l’en [90vB] le savra ; - que le acheteor ne achata pas s’il n’eust toz, ausi comme il avient - de juigleors et de charretes et de mules qui sont paroiz, qui ne - valent rien à nului s’il n’es a totes. ¶

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- § {21.1.37} Ulpianus. Precipiunt. -
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Li seignor qui firent ces lois commandent que veillart ne soit vendu - por novice. Et c’est contre le conchiement à vendeors et que il ne - conchient les acheteors ; si comme aucun solent vendre novices - qui ne sont pas novices por vendre les plus. Et l’en doit cuider que - les manciples qui sont rudes et simples sont plus meillors à - enseigner à toz mestiers ; mes forte chose est enseigner cez - qui sont veillarz. Et por ce que le acheteor corrent tost à acheter - les jeunes, por ce entrameslent il les veillarz et les vendent por - juenes, et l’en le deffant ci ; et se l’en vent ce, issi il - sera rendu.

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- § {21.1.39} Ulpianus. Vel fratres. -
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Freres ne poent estre departiz. ¶ {1} Enprés deffent ce ban que nus - ne vende chien, ne sanglier, ors, lou, panthere, leon.

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- § {21.1.42} Ulpianus. Qua vulgo. -
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S’il sont en ce leu par où genz passent, que il ne puissent nuire. Se - l’en fet contre ce, et se franc home perist par ce, cil qui le meine - sera condempné  au blecié, tant comme le juige verra que bien - soit ; et en cez autres choses, tant comme le domage sera fet - ou au doble.

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- § {21.1.43} Paulus. Bovem. -
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À buef qui fiert des cornes aucun dient que il est maheignié ; et les - mules qui fierent dou pié et autre jumenz qui senz cause se troblent - et enportent ça vau l’avau les genz, sont mahaigniés. ¶ {1} Cil qui - s’enfuit à l’ami au seignor por soi garir n’est pas fuitis ; - s’il est encor en tel pensee que il ne retort pas en meson s’il n’a - eide, n’est pas fuitis, car ceste fuite n’est pas de consoil fete. ¶ - {2} Cil qui se part de son seignor par amonetement d’autrui est - fuitis, tot ne fait il pas ce se ne fut cil qui le conseilla. ¶ {3} - Se mis sers qui te servoit en bone foi s’enfoit, ou il set que il - est mien ou il n’en siet rien, ‹il est fuitis›, s’il ne le fist por - corage de retorner à moi ; {4} et il le fet por soi tuer s’il est - lecherre, ou il a mauveses taches en soi, et il li baille aucun - torment sor lui ; s’il le fist sanz dolor que il se soffrist, il est - rendable. ¶ {5} Se aucun achete un serf et l’en li tolt, et il en a - le quart vaillant plus par aucions de biens toleiz, et il rent enpré - le serf, il doit rendre ce que il en ot. Et se il li fet injure et - il en plede, il no rendra pas au vendeor ; car autrement [91rA] pot - avenir se aucun le bati o corgies, o se l’en se pleint de lui et le - acheteor en mut plet. ¶ {6} Aucunne foiz devra l’en rendre manciple, - tot eon nos aucion de tant comme la chose valoit mains ; car le - marchié est nul quant le serf ‹est› tel que il n’a mester, si comme - quant il est desvé ou lunagiers, tot soit il esmé ; il sera en - l’ofice au juigie que le pris soit rendu quant le manciple sera - rendu. ¶ {7} Se aucun fit consoilfit consoil] fit - consoil fist consoil dans le ms. par - conchiement mestre sor le creancer, et le creancier por ce rendi la - chose qui autrement ne rendist pas s’il ne fust cil menesterex, le - vendeor est tenuz au creancier por ce conchiement. ¶ {8} Li gage - sera liez, tot soit le serf rendu ; ausi comme s’il eust mis hors de - sa main ou l’usage et le fruit de lui, il n’est pas rendu à droit - s’il n’est receu et delivré de gage et soit rendu. ¶ {9} Se home est - acheté soz condicion, il a por neant ceste aucion avant la - condicion ; car le achat qui n’est mie perfet ne pot estre fet, et - pot estre fet por l’arbitre au juige. Et por ce, se l’en a aucion de - vente ou de achat ou de ceste aucion avant que la condicion soit - acomplie, l’en porront encor avoir aucion. {10} Et aucun foiz, se la - vençon est pure por la condicion de droit qui est demoree, ausi - comme aucun serf en qui l’usage est à un et la seignorie est à un - autre, et en autre l’achete, et quant l’en ne set de quele chose il - rent le pris, l’en doit veoir à cui le droit est aquis ; et por - ce n’avient pas ne à l’un ne à l’autre ceste aucion.

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- § {21.1.44} Idem. Iustissime. -
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Li seignor qui firent ce ban ne vodrent pas que home fut prisez o - choses qui vaut meins, ne que l’en feist conchiement en cest ban, si - comme Pedius dit por la dignité des genz, et que il eust autre chose - en cez autres choses ; car ce fut moquois priser une coute à une - teneure et priser home à une teneure. Qui pot dire ce que il voit, - car aucunne foiz vaut plus le chetel que le serf et aucunne foiz - vaut plus le vicaire que achiet que le serf qui est vendu. ¶ {1} - L’en prent aucion de ce ban contre celi dont la plus grant partie - est vendue ; car aucunne foiz acompoignent li vendeor compoignie, - que quant que il ont soit en commun. Et il fut esgardé à bien que - l’en pledast contre un de cez dont la plus grant partie est vendue - ou la menor ; et que ceste aucion avient à l’acheteor que il ne - fut forciez [91rB] de pledier devant divers juiges, tot est aucion - d’achat contre chescun por lor partie por ce que il furent - compoignon ; car tel maniere de gent est plus presté à gagnier en - quelque lede maniere que à autre cortoisie fere. ¶ {2} L’en pot - doter en aucion d’esme ou en renterente] ceste - dans le ms., cf. lat. In redhibitoria vel aestimatoria - potest dubitari, ou por ce que cil vendi - autrui serf et il ne fut acheté, ou por ce que il ne fut delivré, ou - por ce que il fut malade, ou por ce que il estoit fuitis. Car l’en - puet dire que le acheteor n’a que fere s’il est sain, ou s’il n’est - fuitis ou que il soit delivré, mes il li apartient que il soit sein - por fere ses besoignes. Ne por ce ne destroit pas l’obligacion, car - manois que l’un est baillié est la promesse fete tant comme il - apartient à l’acheteor.

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- § {21.1.45} Gaius. Redibitoria. -
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Cest aucion a doble condempnacion ; le vendeor est ores condempné en - une chose, autre foiz au doble. Car s’il ne rent le pris ne ce qui - apartient, ne il ne delivre celi en qui non il est obligiez, il doit - estre condempnez au doble. ¶ Et s’il rent le pris et l’apartenance - et il delivre celui por quoi il fut obligié, il ne doit estre - condempné que en une chose.

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- § {21.1.46} Ponponius. Cum mihi. -
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Quant tu me renz le serf, tu ne me doiz pas promestre que cil soit - delivré de larrecin ne de forfez, fors ce que il a fet ton - commandemant et le celi à cui tu baillas.

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- § {21.1.47} Ponponius. Si hominem. -
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Se tu franchis home acheté, Labeo dist que ceste aucion et de tant - comme la chose vaut meins ‹…› se l’aucion de doble faut, et que se - l’aucion faut contre le dit ou contre la promesse ; {1} ceste - aucion dure enprés la mort à l’omePassage qui pose - problème.

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- § {21.1.48} Ponponius. Si tamen. -
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S’il est morz sanz la colpe à l’autor, ou sa mesnie ou à son - procurator. ¶ {1} Cil qui se pleint de la maledie ou de la maledie - au serf et il le velt retenir, {2} il ne nuira pas à l’acheteor s’il - est mis hors de barre de l’espacel’espace] la - pace dans le ms. de .vi. mois et il velt - pledier dedanz l’an de aucion d’esme. ¶ {3} Droiz est par ceste - aucion que il soit lessié à celui qui vendi le serf liez ‹…› {4} ‹…› - que le vendeor soit assous. ¶ {5} Cez aucions avienent à l’eir et - contre l’eir ; et les fez as hers qui avindrent et que cil - seent quis qui en poent pledier. ¶ {6} Et ce n’avient pas de - manciples mes de totes betes. Se je achete en home usage et fruit, - l’aucion [91vA] tient. ¶ {7} Quant l’en plede de senté par ceste - aucion, l’en doit soffrit à pledier d’un vice et doit dire se - aucunne chose avient enprés ne est pres, à part que l’en en plede de - chief o lui. ¶ {8} Redibicions de vençons simples est en usages.

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- § {21.1.49} Ulpianus. Etiam. -
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N’est pas dote que ‹rente› ne doie estre fete en teneure vendue, se - teneure où il i a champchamp] cheat dans le ms., - cf. lat. pestilens fundus pestilen est - vendue, et il doit estre renduz. Bien est à dire que la demande do - paage do tens qui est à venir doit cesser enprés la rente contre - l’acheteor.

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- § {21.1.50} Julianus. Varicosus. -
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Cil qui cort ça et la comme fos n’est mie sain.

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- § {21.1.51} Africanus. Cum. -
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Quant l’en achete manciple maheignié et le sires plede d’achat, l’en - doit regarder le savoir à serf non pas au seignor. Lors ne monte - rien s’il fet l’achat en non do serf ou dou seignor ; car c’est - de bone foi que le serf o qui l’en fist l’afere ne soit pas deceu. - Et encor, le forfet à celui que il fist au marchié ne doit pas nuire - au seignor. Et se le serf achete un home par le mandemant au - seignor, que li sires savoit bien que il estoit maheigniez, le - vendeor n’est pas tenuz au seignor. {1} Quant à la persone au - procurator, s’il sot que il fust maheignié, ilil] - et dans le ms. n’est pas tenuz à dote - que il ne soit tenuz au seignor de aucion de mandemant ou de afere - fet. ¶ Et por ce ne remaindra pas que il ne puisse pledier en celui - non ; et comme il ne set pas que il ne soit maheignié por le - mandemant au seignor qui ce savoit et le achete et il plede de ceste - aucion, il ne cuida pas que tel barre soit mise par la persone au - seignor.

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- § {21.1.52} Marcianus. -
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Se le serf fet larrecin au seignor n’est pas besoing que l’en die ce - en la vençon au sers, ne por ce ne doit il pas estre rendu. Et se il - ‹dit› que il n’est pas lerre, il sera de cele partie tenuz de ce que - il dist ou que il promist.

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- § {21.1.54} Papinianus. Auctioni. -
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Ceste aucion n’a pas leu se le manciple est acheté por bones - condicions, qui avant ne s’en estoit pas foiz.

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- § {21.1.55} Idem. Cum. -
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Comme l’en eist doné .vi. bones moismois] mors - dans le ms., cf. lat. Cum sex menses utiles - de demander ce que l’en vodra en ceste aucion, il n’est pas veü que - cil eist poer de pledier qui ne sot pas le vice do serf qui ne - estoit pas aparissant. Et il ne convendra pas a[91vB]voir à - l’acheteor grant excusement.

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- § {21.1.56} Paulus. Latinus. -
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Je mande se l’en pot rendre au plege de l’achat le manciple ? Je - di que se le plege prist sor soi tot l’afere, Marcellus cuide que - l’en le rende au plege.

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- § {21.1.57} Idem. Si servus. -
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Se le serf achete un manciple et li sires use de ceste aucion, le - vendeor ne li doit doner autrement dusque il eist tot rendu quanz - apartient à ceste aucion ; et unes choses por tot, no pas por - tot le chetel. ¶ Et se li sires plede do chetel, s’il ne rent tot le - pris, il n’a rien. {1} Et se le serf ou le fiz vent, ceste auccion a - leu à avoir le chetel. ¶ Il sera contenu el chetel de ceste - aucion ; ne ne nos chaut, car le serf n’est pas en chetel - dusque il soit rendu, quant il est encor à l’acheteor ; s’il - est conté ou chetel par ceste aucion. Et donc, se le serf est acheté - .x.m mars et il soit de .v.m, nos diron que c’est do chetel. Se li - sires ne doit rien ou s’il ne tolit le chetel et s’il doit plus au - seignor, il avendra que il rende l’ome et n’en avra rien.

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- § {21.1.58} Idem. Quero. -
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Je demande se le serf s’enfuit à l’acheteor; et l’en dit que il - doit estre renduz ; il ne sera pas avant rendu au vendeor - dusque il eist eu ce que le serf li osta. Paulus dit que l’en doit - forcer le vendeor à rendre non pas solement le pris do serf mes - l’esme des choses que le serf enporta s’il ne veaut lessier le serf - por le forfet. {1} Encor demande je, s’il ne velt rendre l’esme ne - le pris des choses, se le serf doit estre renduz et se l’en doit - doner aucion de chetel ou do pris do serf qui est rendu de la - promesse de doble. ¶ {2} Je achetoi un serf au doble qui - s’enfoit o mes choses ; enprés il fut trovez de bones genz et - li demanderent s’il s’en estoit foi de la meson à celui qui le - vendi, il dist que oïl ; je demande se l’en le doit de ce - croire. Paulus dit : s’il i a autres signes que il s’en - soit foiz autre foiz, l’en le doit lors croire.

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- § {21.1.60} Paulus. Facta. -
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Quant la rente est fete totes les choses sont rendues enterinement, - ausi comme s’il n’i eust vente n’achat.

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- § {21.1.62} Ulpianus. Ad res. -
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Ceste aucion n’apartient pas as choses donees. Et por ce doit l’en - dire de celui que le doneor promist à rendre quant il n’i a nul - pris, et que se la chose amende de celui à cui il est donee, et le - doneor est de ce tret en plet, l’en doit dire que il ne doit pas - estre tret en plet de bien fet ne de franchise. Et por ce, se - aucunne chose est donee, ne sera pas mester que le doneor en soit - tenuz [92rA] ; mes cil qui done doit obligier soi que il n’i - face barat ; et issi le fet l’en que s’il a doné aucunne chose - debonerement, que il ne la toille par consoil de boidie.

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- § {21.1.63} Ulpianus. Sciendum. -
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L’en doit savoir que ce ban apartient à ventes solement, non solement - de manciples mes de ces autres choses. Et l’en ne dit riens de - loages, et est mervelle ; mes l’en i met i tant de resons que - vençons et loages ne sont pas senblables.

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- § {21.1.64} Ponponius. -
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Labeo dit : se tu achetas plusors sers à un pris et tu velz - pleder de l’un, l’en doit fere esme ou serf ausi comme l’en feroit - en la bonté do chanp, quant l’en plede por la delivrance d’une - partie d’un chemp. {1} Ausi dit il : se tu achetas plusors sers - ou vendis por un pris et tu promeis que il fut sein et une partie - d’aus n’est mie saine, il plede bien de toz contre le dit ou contre - la promesse. {2} Et il dit iqui que il li vendeent por foloer et por - foïr, et que ausi pot fere le serf et itel com le pot l’en - rendre.

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- § {21.1.65} Venuleius. AnimiAnimi] Inimi dans le ms., erreur du - rubricateur. -
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C’est plus vice de corage que de cors d’esgarder jeus assiduement ou - platures, ou s’il est menteor, ou s’il est tenuz et sorpris de itex - riboderies. ¶ {1} Totes les foiz que l’en nomme maledies sontique, - itel maladie dist Cassius que c’est à entendre maladie qui nuist. - L’en entent que il nuist quant ele dure, quant ele ne fenist - mie ; et itel maladie apele l’en qui chiet en home puis que il - est gariz, l’en apele sontes nuisanz. ¶ {2} L’en pot apeler serf et - vel et juene. Et vell non pas por l’espace de servier mes por - lignage et por cause, si comme dit Celi. Car se aucun vendeor vent - aucunne novice à quelque mestier que il soit, il est conté manois en - nombre de veillarz. Le vice est entendu non pas par legiereté de - corage mes por convence et par usage de servage. Ne ce ne se monte - s’il set parler latin ou non ; il est tenu por veillart puis - que il a esté longuement à escole.

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- - - IX. Comment l'en puet prendre gage des détors. - - -
- § 1. -

L'en dit que se aucuns est mi plège selon la costume, termes soit passez - de la dete, je puis prendre dou sien jusques à la value de la dete. Et - s'il nie la plévine, prandré-ge dou suen ? Oïl. Et s'il s'en - pleint, ge recroiré jusque j'ae prove que il soit mis plège. Et quant ge - l'auré prové, je seré resésiz ; et se ne la puis prover, ge - l'amenderai la jotice. Et s'il n'a quant il seit mi plège, il cherra en - l'amende.

-

Or demende l'en s'il puet prendre do détor sanz jotice ? Et l'en dit - que non. Et se ge ai à aucun presté la moie chose, et le termes passe, - je puis prandre la moie chose ; et dedanz lo - terme, non ; et se aucun en a porté le mien, sanz mon congié, ou le - m'a tolu, là où ge le sauré ; et se aucuns m'a emblé la moe chose, - puis la ge prandre sanz congié ? L'en dit que non. Et se g'é aucune - chose vendue à aucun, et il ne me rande les deners, et il en er seit - (est saisi ?), puis-ge prandre la chose ? - L'en dit que non, sanz jotice.

-

Je puis prandre à mon hoste, por le loier de meson, en la meson ; et - hors non, sanz jotice.

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-
- § 2. -

Coment ataint l'en home que l'en dit qui a pris dou suen ? Et l'en - dit que l'en le doit estaindre par soi et par garanz ; en toz le - cas que il n'a larrecin, par soi tot seul ; et deit dire - aissi : Tel home a pris dou mien tel chose, et en tel leu ; et - s'il le viaut nier, jesui prez del prover et de l'amener avant, par moi - et par bons garanz qui sevent ce de voir et d'oïr. Et li autres doit - fere encontre tel deffense comme il doit, et l'en esgarde. Et li - copables est loissanz de prendre la prove de li et de ses garanz, et de - quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage de bataille.

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- -
- - - X. [92rB] De chose vendue toloite et de promesse au doble [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 21, tit. 2 et 3 : de - Evictionibus et duplœ stipulatione, et de exceptione rei venditœ - et traditœ. - -
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- -
- § {21.2.1} Sive. -
-

Se une partie ou tote est toleste à l’acheteor, il a son retor contre - le vendeor. Et quant l’en li tost une partie, s’ele n’estoit partie, - il a son retor contre le vendeor por tant comme la partie se monte. - Et se certain leu li est toloist, non pas ce qui n’estoit pas parti, - l’en avra son retor segont la bonté dou leu. Et que sera s’il a en - champ aucunne chose preciose et l’en la li tost ou s’il i ot aucunne - chose vil ? L’en esmera la qualité do leu et issi l’en i avra - retor.

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- § {21.2.6} Gaius. Si fundus. -
-

Se un champ est vendu, il convient segont la costume de la terre où - le afere est fet doner caucion que le afere ne soit recest ; se - coutume est cele.

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- § {21.2.7} Julianus. Qui a pupillo. -
-

Cil qui achete serf que orfelin à soz soi il pot avoir aucion contre - celui d’achat et de promesse de delivrance quant il ne pot avoir - l’une ne l’autre aucion contre l’orfelin.

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-
- § {21.2.10} Celsus. Si quis. -
-

Se aucun vent la voie que il a par un champ commun o un autre comme - sols [92vA] seignor et il le me lesse, il me sera tenu par non de - delivrance, tot no me lessent ces autres.

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- § {21.2.12} Scevola. Quidam. -
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Un qui fut heir establi vendi totes les teneures que il avoit et li - autre heir compoignon orent le pris ; ces choses sont - establies. Je demande se li heir sont tenu de aucion d’achat. - Je di : se li heir sont present et il s’acordent, il est - aparessent que chescun eit vendu sa partie.

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- § {21.2.13} Paulus. Bonitatis. -
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L’en doit fere esme de bonté do champ quant une partie est tolue. - Proculus cuida à droit que l’en ne tolist pas ce que fut au tens de - la vençon.

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- § {21.2.15} Paulus. Sed quod. -
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Et ce que vient enprés por crois d’eve, l’en doit regarder le tens ou - ce avint. ¶ {1} Se usage et fruiz est toluz, l’esme doit estre faiz - por la bonté des fruiz. {2} Et se le serf est delivré, le plet doit - estre esmé de tant comme il avra mains en la chose.

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- § {21.2.16} Ponponius. Evicta. -
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Se la chose est tolete l’en avra aucion d’achat de ce que avint et - acheist. Ausi les choses qui avindrent, s’el est tolete, l’en ne - rent que une simple chose. ¶ {1} La promesse de doble est perdue - quant la chose est rendue au demandeor, ou il est dampné de l’esme - do plet, ou se le teneor est asseos de l’acheteor. ¶ {2} Se le serf - en qui non nos avon promis est retret por celui qu’i n’est pas - fuitis ou sein, l’en demade se nos poon pledier. Proculus dit - que l’en doit veoir que ce n’i soit, s’il fut ‹…› toloit quant il - fut mienPassage qui pose problème. Et en ce quas que il - est mien, manois il m’apartient de savoir combien il est enpirié por - ce ; et quele auction je puis avoir une foiz, ne je ne le puis - perdre por le tolement ne par mort, ne par franchise, ne par fuite - de serf, ne par autre cause. Ausi comme s’il ne fut pas en ma chose, - por ce que il est fuitis, il est plus povre quant il n’est o moi. Et - se je promis que il est sain et que il n’est pas fol, la chose est - moie tant comme ele apartient à mon usage ; et s’il fut en obscur - leu sanz nostre sen, tant comme je le dui avoir et il astoit à venir - que aucun l’eust de moi, ou j’é d’aucun, ou à aucun que je l’é - promis le me tolt. ¶ Et la summe de son cuider est tel que je e tant - de cele promesse comme je la prisse, et por tant comme je no vosisse - enprés la promesse que il ne fut fuitis [92vB].

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- § {21.2.36} Idem. Nave. -
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Se nef ou meson est achetee, cez tables, cez paroiz ne sont pas - achetees et l’en ne l’entant pas ; et por ce n’est pas le vendeor - obligié en non de vençon por une partie se ele est retrete.

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- § {21.2.42} Si pregnans. -
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Se serve grosse est vendue et baillie, se le enffant est retret, le - vendeor ne pot estre tret en plet do retret, car le enffant n’est - pas vendu.

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- § {21.2.44} Alphenus. Scapham. -
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Il n’est pas veü que scaphe seit partie de nef, car el n’i a point de - jointure ; car scaphe est par soi une petite nef. Et ces autres - choses qui sont jointes à la nef, comme governel, mashe, la veile, - les hobens, sont ausi comme membres de nef.

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- § {21.2.49} Gaius. -
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Si l’en demande le fruit et l’usage à l’achateor, cil le doit fere - savoir au vendeor et quele partie ce est que le li demande.

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- § {21.2.50} Ulpianus. -
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Se le juige commande que l’en vende gages par mauvese sentence, nus - ne dira que l’en doie doner aucion contre aus se la chose est - retrete ; mes s’il sovent la chose por moins que ele ne vaut, - lors done l’en contre aus avoir aucion de barat au seignor de la - chose.

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- § {21.2.54} Gaius. Qui. -
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Cil qui vendi autrui chose enprés longue tenue, il n’est pas tenu de - retret. ¶ {1} Se li heir vendi celui qui deveit estre franchi par - condicion de peccune doner, et il dist que il i a plus en la peccune - que l’en ne dist et que l’en ne li commanda pas doner, il est tenuz - de l’achat se la condicion est tele que le acheteor l’eust. ¶ Ausi - est se l’en commande doner au serf, tot dist il voir de la peccune, - s’il ne le dist que il feist le mandemant, il sera tenu do - retret.

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- § {21.2.58} Labeo. -
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Et li heir bala un serf qui n’estoit pas lessié nomeemant, et promet - que il n’i feroit barat ; enprés le serf fut retret. Cil à qui - l’en fist le lés porra avoir aucion contre l’oir de testemant, tot - ne seust le her que il fut autrui serf.

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- § {21.2.61} Marcellus. Si quod. -
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Se je achete de toi et je le vendi à Ticio, et tu le li ballas par ma - volenté, tu ne m’i es pas tenuz de retret, ausi comme se ge eusse - baillie la chose que j’é receue ; et à ce s’acorde l’en.

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- § {21.2.67} Idem. Emptori. -
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Le vendeor est tenuz à l’acheteor enprés le retret do serf, que li - sires en mena, de rendre lui le serf enprés celi tens, et doit - offrir le li, il ne s’en pot deffendre ; et ce apartient à - l’acheteor.

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- § {21.2.74} Hermogenianus. Si plus. -
-

[93rA] Se l’en done plus ou mains que l’en a doné en non de pris et - il est en convent que l’en done se la chose est retrete, l’en doit - garder le convenant. ¶ {1} Se gage de chose juigie est pris par - l’ofice au juige et vendu, l’en a enprés celui qui est delivré - aucion d’achat non pas de domage mes do pris solement et des usures, - si que les fruiz seent contez, c’est à dire s’il n’a besoing de - rendre les à celi qui les retret. ¶ {2} Et se l’en muet entretant - plet, non pas de rendre le pris mes que cil deffende la chose, le - vendeor en porra estre tret en plet. ¶ Cil qui vendi la chose por - tele comme ele est, il n’est tenuz sanz plus que itele la rendra et - que il n’i fera barat.

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- § {21.2.76} Idem. Si alienam. -
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Se tu me venz autrui chose et je l’é ausi comme por lessie, il est - acordé que je en per‹t› l’autorité por le retret.

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- § {21.3.1} Ulpianus. -
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Macellus dit : se tu venz autrui chenp et tu demandes enprés ton - fet, tu doiz estre botié ariere par cete excepcion. {1} Et se li - sires dou chenp est heir au vendeor, ausi en dira l’en. ¶ {2} Et se - aucun vent ma chose par mon mandemant, ceste barre me nuira se je - demande cele chose, se l’en ne prove que je mandasse que ele ne fut - baillie dusque le pris fust renduz. ¶ {3} Celsus dist : que se - aucuns vent ma chose meins que je ne li mandoi, il n’est pas veü - mestre la hors de ma mein ; et se je le demande, ceste barre ne me - nuira pas ; et c’est voir. ¶ {4} Se le serf achete merceries - especiaument, enprés li sires commande que il fut franc en son - testemant avant que il eust la seignorie des choses, il avra barre - de fet por ce que il commanda que le chetel li fust lessié ; et - le vendeor ne pot avoir les merceries por ce que cil fut serf ou que - il fist marchié. ¶ {5} Se aucun achete une chose ne elle n’i est mie - baillie et il en a la sesine enprés sanz vice, il a excepcion contre - le vendeor s’il n’i a mie droite cause por quoi il chalenge la - chose ; car s’il baille la possession et la cause est juste de - chalengier, il avra replicacion contre l’escepcion.

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- § {21.3.2} Ponponius. Si a Titio. -
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Se tu achetes un champ de Ticio qui estoit Sempronii, et l’en le te - baille, et quant le pris est rendu Ticius est heir à Semproniy et - balle celui chemp à Mevio, et li vent, Julius dist que il est droit - que l’en te deffende avant ; car se Ticius te demandast [93rB] - lele] len dans le ms. champ, il eust - barre contre lui ; et se Ticius le remist, tu eusses contre lui - bone aucion de demander li.

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- § {21.3.3} Hermogenianus. Exceptio. -
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Barre de chose baillie et vendue n’a pas solement leu à celi à qui la - chose est baillie, qui à ses hers et au segont acheteor ; et se - la chose ne li est baillie, el li vendra, il apartient au premer - acheteor que le segont ne la perde. {1} Et ausi nuira as hers au - vendeor se li acheteor perdent en la vençon que il firent.

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- - - XI. De proves et de presumpcions [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 22, tit. 3 : de - Probationibus et prœsumptionibus. - -
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- § {22.3.1} Papinianus. Quotiens. -
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À totestotes] tes dans le ms. les foiz - que l’en demande se aucun est do linage à aucunne gent, il le li - convient prover.

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- § {22.3.2} Paulus. -
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Ci la prove afiert à celi qui dist, non pas à celi qui nie.

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- § {22.3.3} Papinianus. Cum. -
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Quant lés fez en privé est doné de celi qui est heir escrit ou - premier testamant, et en segont por une meisme partie ou enprés plus - grant, la prove de la volenté mue apartient à celi qui est tret en - plet ; comme cil qui a le segré receu face aucunne foiz - entendre as seignors des choses escriere lor heirs issi, en qui il - se fierent.

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- § {22.3.4} Paulus. Emptorem. -
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Le acheteor doit prover que cil serf dont est la plainte s’enfoi - avant que il l’achetast.

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- § {22.3.5} Idem. Ab ea. -
-

Il convient que cele partie prove que il dist que son aversere est - deffendu por aucun droit, ou por loi, ou por constitucion à estre - oï. {1} Il meisme dit : se aucun nie que le pere mist - mauvesement son fiz hors de sa main, il le doit prover.

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- § {22.3.6} Scevola. Patronum. -
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Le patron doit mostrer apertement que le franchi a doné aucunne chose - en barat de soi por rapeler cele partie.

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- § {22.3.7} Paulus. Cum probatio. -
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Quant l’an prove de la premiere fuite, l’en en doit croire le - serf ; l’en le doit demander contre lui, non pas por le seignor - ou contre le seignor.

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- § {22.3.8} Idem. Si filius. -
-

Se li fiz dit que il n’est pas au poer au pere, le prevost dit que le - fiz le doit prover, car l’en doit ce establir por la partie por ce - que il dit que il est franc ; por ce est il de prover tenu.

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- § {22.3.9} Celsus. Si pactum. -
-

Se convent est fet où l’en ne fet mencion de l’eir, je demande se - c’est fet que son fet fut estrecié. Et tot soit il voir que - cil qui met barre la doit prover, se le convent fut fet de lui ou de - son avoir, cil qui demande doit prover [93vA], non pas cil qui met - la barre ; car nos provon aucunne foiz à noz hers et à nos.

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- § {22.3.14} Ulpianus. Circa. -
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L’en doit voer en droit celui qui dit que el est noble de lignage le - quel est demandeor. Et s’il fut de ce sesi, il convient que il le - prove ; et s’il n’en fut sesi, et l’en dit que il est franchi - de celui qui muet le contenz, cil qui dist que il est seu franchi il - doit prover. Et que se aucun dit que il est son serf ou son franchi - et se aucun reçoit la prove sor soi que il dont sentence par la - franchise ? L’en le doit soffrir et il doit prover que il est - noble.

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- § {22.3.16} TerentiusTerentius] lettrine V- dans le ms., erreur du rubricateur. - Etiam. -
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La requenoissance à la mere as enfanz est receue ; et de l’aiau - ausi.

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- § {22.3.17} Celsus. Cum. -
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Quant l’en fet question de la loi falcidiane la prove est à - l’oir ; et s’il ne le pot prover, il sera condempné.

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- § {22.3.18} Ulpianus. Quotiens. -
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À totes les foiz que l’en demande besoignes au franchi, les proves - sont requises de celi qui dist que il est patron. Et por ce dit - Julius que tot teinge le patron, il doit estre auctor non pas le - franchi, car il dit que il est patron. ¶ {1} Qui dist por barat - aucunne chose tot soit ce en barre, il doit prover le barat. ¶ {2} - L’en doit metre de la demande sor l’autor à qui l’en demande en - droit s’il est sol heir ou s’il se test quant l’en li demande ; - autant sera à dire comme se la prove estoit sor lui, non pas à celui - qui mist la barre avant.

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- § {22.3.19} Idem. In excepcionibus. -
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L’en doit dire en barres que reus est auctor, et que il veüt et doit - prover la barre ausi comme l’entencionl’entecion] - sentencion dans le ms., cf. lat. In - exceptionibus dicendum est reum partibus actoris fungi - oportere ipsumque exceptionem velut intentionem - implere ; ausi comme s’il use de barre de - convent acordé, il le doit prover. ¶ {1} Quant aucun promist que il - feroit ester à droit aucun, et il dist que il ne pot venir, que il - est hors por le commun et por ce n’i pot venir, ou se le aversere - fist barat que celui pot estre, ou por feblece ou por tempeste, il - convient que il le prove. {2} Et se aucun use de barre de procureor - por ce que il ne li lut pas doner au procureor, il convient que le - procureor prove ce que il n’i est avant la barre. {3} Ausi dira l’en - se cele peccune est demandee, qui est ja paiee. {4} Et se l’en met - sor lui le seremant de ce que l’en li demande, ou s’il dit que ce - fut fet en jeu de tables, il convient que il le prove.

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- § {22.3.20} Julianus. Si quis. -
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Se aucun tient franc [93vB] home en liens, n’est pas droit que le - tienge ; car il ne pot pas prover que le home, en ce tens que - le plet fut commoincé, que il fust franchi.

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- § {22.3.21} Marcianus. Verius. -
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Je cuit que il est voir que li autor qui doit pledier doit prover que - il sot que le mort lessoit autrui chose ; le heir ne le doit pas - prover que le mort ne le seust que il fust autrui ; car la - prove est toz jorz à celui qui plede.

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- § {22.3.22} Ulpianus. Eum. -
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Cil qui dist que cil mua sa volenté, il le doit prover.

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- § {22.3.23} Marcus. Ante. -
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Avant totes choses, ce qu’est convent entre l’autor et le detor que - la chose soit en gage. Et se le auctor prove ce, il doit ce acomplir - que la chose apartienge au detor en celui tens que le convent fut do - gage ou par qui volenté il fut baillié.

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- § {22.3.24} Modestinus. Si. -
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Se ton gage est si cancelé, tot soit le detor delivré par - presumpcion, le detor est à droit tret en plet de tant comme le - creancier velt prover que il le doit encore.

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- § {22.3.25} Paulus. Cum de indebito. -
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Quant l’en demande chose que l’en ne doit pas, quil doit prover que - ele ne fut pas deue ? La chose est issi à atrenper ; se - cil qui reçut la chose ou la peccune qui n’estoit pas deue le nie, - et cil qui le balla le preve sanz faille, cil qui nia que il n’avoit - pas eu la peccune, s’il velt estre oïz, il doit estre forciez à - prover, cil qui receust la peccune ; car truflerie est cil qui - nia au commoincemant avoir pris l’argent, puis que il sera convenu à - avoir receu la prove de la dete, il ne la porra demander à - l’aversere. Et s’il reconoist au commoincem‹en›t que il l’a receu, - et il dist que n’estoent pas deues et furent rendues, nus ne dote - que l’en n’et pressumpcion por celi qui reçut ; car cil qui - rendi n’est pas si nice que il gete ce que il a et que il rende ce - que il ne doit pas. Et mesmement, se cil qui rendi ce que il ne - devoit est hom diligent et prodome, que l’en ne cuide pas que il fut - deceu, tost et por ce est il forciez à prover lo, que il fut - deceu ; et s’il ne le prove, il ne le pot redemander. {1} Et se - cil qui demande ce que il rendi ne no devoit pas est orfelin ou - menor ou feme, s’il est home parfet ou chevaler ou vilein que il ne - vet pas à plez ou ne pense pas à cex jeux et est parreceux, lors cil - qui reçut la peccune doit mostrer que il la reçut bien et que l’en - li devoit ; si que non, il la doit rendre. {2} Il [94rA] est - voir se cil qui demande dit que ele n’estoit pas tote deue. Et se il - demande une partie, et dit que cele partie rendue n’estoit pas deue, - ou que ele fut deue aucunne foiz mes enprés fut rendue, et il n’en - savoit rien, ou s’il fu seguz ou par niceté rendi cele peccune, il - convient que il mostre ce que il a plus rendu par error ou que il - avoit barreavoit barre] avoit avoit barre dans le - ms. por soi et comme fou geta son argent, segont la rigle - generau qui dit que cil doit prover qui metant barre avant et - afferment et dient que il ont rendu chose que il ne devoient pas. ¶ - {3} En totes les devises que nos avons proposees doit l’en doner - congié à celui qui velt prover que il mete le seremant sor son - aversaire et que il jure avant de calumpnia, que le juige puisse - former sa sentence quant il avra oïz les seremanz. {4} La où est le - plet de ce que l’en demande chose que l’en ne doit pas. Et se - caucion de ce que l’en ne doit pas est mise avant, et ele ne parle - deviseement, lors cil qui dona la caucion est tenuz de mostrer le - dete et ce que il mist en la caucion ; se cil qui mist la - caucion ne dit la cause por quoi il l’escrit, lors convient il que - l’en le croie de sa confession, s’il ne mostre por bones proves que - il est promis chose que il ne doie.

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- § {22.3.26} Paulus. Procula. -
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Comme Procula vosist contrepeser le lés que sis freres li devoit - enprés sa mort o les choses que les heirs au frere avoient, et comme - l’en deist encontre que ce n’avoit onc le frere convenencé comme il - eust maintes foiz rendu plusors detes por la seror, divus Commodus, - qui tient le plet, ne volt pas que le contrepois fut fet, ausi comme - s’ele eust lessié le lés à son frere.

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- § {22.3.27} Scevola. Qui. -
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Cil qui fist testamant à celui qui poet prendre dusque à une certaine - mesure, il lessa une summe certaine. Et dist issi : « Je - done et lesse à Ticio ce que il me lessa, et je ne l’en ai pas doné - letres, car j’oi tote la chose sa mere en ma garde sanz nul plege. - Et oncor, vuel ge que Ticius eist de ma chose tant comme g’ei eu des - fruiz de sa teneure que j’é pris et vendi, et ce que Ticius ot de sa - mere que il a mis en mon preu ». Je demande se Ticius les pot - demander. Je [94rB] di, se Ticius pot prover que cil eust ces - choses, il les pot demander ; et por ce que il n’en poet plus - prendre, il mist ce au testamant.

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- § {22.3.28} Labeo. Si arbiter. -
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Se li arbitres doit penser se le memoire de l’ovre dure, il doit - demander se aucun s’en recorde, et en quel tens il fut fet, et - comment ce puisse estre prové quant ce fut fet. Et enprés cele - memoire n’est pas tenuz se c’est fez dedanz l’an, se nus d’aus ne - set ce fet, ne ne s’en remenbrent et en tens à quel conte il vit - ce ; et, se chescun dit que il ne vit ne ne l’oit quant ce fut - fet ne que il ne virent cez qui ce virent ne n’oirent, ne il ne - l’oirent dire a cez qui descendent de parenté ou an montent.

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- § {22.3.29} Scevola. Inperatores. -
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Severus et Antonens manderent à Claudio cex paroles : « Les - proves qui sont donees por les fiz, ne sont pas solement en ce que - li garant affirment ; mes se l’en deist les letres que l’en - envoie à femes, se il sont creables, il n’en convient ja fere - letres ». ¶ {1} Une feme qui fut refusee ot un fiz sanz son - mari, il dist que il estoit barat ; l’en demande s’il est au - poer au pere; et, la mere mort sanz fere testamant, il pot - demander par son commandemant l’eritage, ne se ce que la mere dist - li nuist. Je di que verité a son leu.

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- - - XII. De prover despens et domages. - - -
- § 1. -

Quant il est gardé par droit que aucuns ara à sa prove domages ou - despens, li juiges doit avant, s'il voit que besoing soit, fere - taxation, et puis jurer ; car enprès serement nulle taxacion ne - cort.

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- - - XIII. De creance d’instrumant [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 22, tit. 4 : de Fide - instrumentorum et amissione eorum, et des trois premiers - frag. du tit. 5, de testibus. - -
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- § {22.4.1} Paulus. Instrumentor. -
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Tot ce doit estre entendu et pris en non d’estrumant dont la cause - pot estre enseignie ; et par cez garenz et persones sont en leu - d’estrumanz.

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- § {22.4.2} Idem. Quicumque. -
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Quicunqu’est tret en plet de la borse l’enpereor ne doit pas estre - tret en plet de juige, ne par essemple de aucunne escriture, mes par - autentique ; issi se la foi do marchié pot estre mostree et - escriture mauvese ne doit pas avoir force en plet.

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- § {22.4.4} Gaius. In re. -
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En chose qui est obligee ne monte rien en quex paroles est ce fet, - ausi comme il est en cez choses qui sont fetes por acordement. Et - s’il est acordé sanz escriture que il soit en gage, et prové, le - gage tendra don le convent fut fet. L’en fet de ce letres que l’en - puisse plus [94vA] tost prover ce que a esté fet ; et sanz ce, - vaut ce que a esté fet, s’il i a prove ; et noces fet l’en, - tost n’i et il letres.

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- § {22.4.5} Calistratus. Si. -
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Se une chose est fete sanz seel et sanz letres, il ne vaudra pas - moins por ce que il n’i ot fet nules letres.

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- § {22.4.6} Ulpianus. Si de tabulis. -
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Se l’en plede des tables do testamant et l’en ne set à cui eles deent - estre baillies, nos metron toz jorz le veau au jeunre, et les plus - haut au plus bas, le masle à la femele, le noble au franchi.

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- § {22.5.1} Archadius. Testimoniorum. -
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Usage de tesmoinz est moult necessere ; et cex doit l’en apeler - à ce que il sont creable. {1} Tesmoinz poent estre amené non pas - solement en causes criminaus et encor en causes de peccune, si comme - mestier est ; et il sont tel que il poent estre garant qui ne - sont deffendu por nule loi. {2} Et ja soit ce que aucunnes lois - devisent nombre de tesmoinz, les princes les ont emesurez ; et - le juige que l’en enmene tant comme il cuiderent, si que moltitude - de garanz ne seent amené à genz travaillier por poeir defrené.

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- § {22.5.2} Modestinus. In testibus. -
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En tesmoinz devent estre requis la foi, la dignité, les mors, la - hautece ; et por cez, garenz que chancelent contre la foi de - lor garentie ne devent pas estre oïz.

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- § {22.5.3} Calistratus. Testium. -
-

Foi de garenz doit estre examineee. E por ce, en lor persone en - cerchera l’en prisyer lor estat, s’il est de haut ou de bas, ou s’il - est prodome ou s’il est ribaut, ou s’il est blasmé ou repris, ou - riche ou povre qui meste tot por gaagnier, ou s’il est anemi à celi - contre qui il porte garentie, ou s’il est ami à celi por qui il le - porte. Car s’il n’a point de sopeçon en tesmoing por ce que il est - prodome, et ne het celui ne n’i gaigne, le tesmoing est recevable. - {1} Et por ce divus Adrianus ‹escrit à› Varo, legat en Sezile, itex - paroles : « Cil qui juige pot trop bien savoir combien - sont lëau li garent » ; et dit issi : « Tu poz - savoir combien sont lëau li garent, et de quel digneté et de quel - esme et comment il ont apris à parler, et s’il aportent parole - devant por pensee, ou s’il respondent à tex demandes et do tens et - de autres deffides ». ¶ {2} Et cil princes meinsme dit tex - paroles à Valerien des garanz : ¶ « L’en ne pot avoir - argument sofisent d’avoir esprové [94vB] des chascunnes choses, ne - certaine meniere ne pot estre dite ; ausi comme il n’est pas - toz jorz, issi n’en a l’en pas toz jorz letres de chascunne chose ne - la verité. An aucun leu vent nombre de garenz, aillors dignité, - aillors autorité, aillors renomee qui s’acorde à la chose don l’en - quiert la foi. Et je te mande ce à une summe, ne l’en ne doit pas - amener toz jorz une maniere de prove, ne une maniere de sentence, - mes il te convient juiger segont que tu troveras en ton corage de ce - que tu croiz ou de ce que tu cuides ». ¶ {3} Cil - divusdivus] dimus dans le ms., cf. lat. - divus Hadrianus dist Julio visconte de - Grece que il devoit croire as tesmoinz non pas à lor diz ; et - itex furent les paroles que il li manda : « Alexander - proposa devant moi mout de crimes ; et por ce que il ne provet - ne n’amenoit garanz, ainz voloit user de tesmoinz qui n’ont pas leu - devant moi, car je les soil enquerre, et mander au seignor de la - province qui l’enqueist de la foi es garanz. Et s’il ne feist ce que - l’en li manda, il fut envoiez en essil ». ¶ {4} Cil prince - meisme dist à Gaio Seio itex paroles : ¶ « Autre est - l’autorité des garanz qui sont presenz et autre de lor paroles qui - solent estre recordees ; or te porpense dons, que, se tu veauz - ce retenir, done lor depens ». ¶ {5} Il est contenu en la loi - Julius que l’en ne poist pas dire tesmoing contre le reus, - meesmement cil qui l’oste de sa meson et de son pere, ou cil qui - sont .xiiii. anz, ou qui sont dampné en commun juigement, ou cil qui - a sa feme lessie, ou cil qui est en prison ou qui se loe à combatre - as bestes, ou cele qui gaegne à son cors, ou qui dist tesmoinz por - loer. Et li un ne sont pas receu por lor reverence, li un por lor - legereté, li un por la note de lor ribauderie. ¶ {6} L’en pot bien - tesmoingz mener longue voie ; mes chevaler n’i devent pas estre - apelé s’il sont en ost ou chevauchié, et ce dist divus. Et le - enpereor distrent que il apartient à garenz amener et il apartient - au juige de encerchier quel costume il i a en cele province où il - juige ; car s’il est prové que garent augent de cité en cité - por porter tesmoing, n’est pas dote que le juige n’i puisse apeler - cez que il savra dont la cause a mestier.

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- - - - XIV. De tesmoinz amener et rapeler [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 22, tit. 5, frag. 4 et suiv. : de Testibus. - -
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- § {22.5.4} Paulus. ‹L›ege. -
-

Il est contenu en la loi Julius que l’en ne face dire [95rA] son - tesmoing à nul à force contre soegie, gendre, parrastre, fillastre, - cousin, cosine ; ne franchi contre ses effanz, ne contre les - parenz à l’ome ne à la femme ; ne le patron contre le - franchi ; ne le franchi contre le patron.

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-
- § {22.5.5} Gaius. -
-

Il est establi en lois que le socre ne le gendre ne seent forcié de - porter tesmoing ; et en non de gendre est entendu li - esposeespose] espose et le non dans le ms., - leçon sans doute fautive et conditionnée par la proximité de - non de gendre et non de soegre, - cf. lat. generi appellatione sponsum quoque filiae - contineri placet de la fille ; et en non - de soegre, le pere à l’esposee.

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- § {22.5.6} Lucinus. Idonei. -
-

Tesmoing ne sont pas tenable à qui l’en pot commander à porter - tesmoing.

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- § {22.5.7} Modestinus. Servi. -
-

L’en croit tesmoing de serf quant il n’i a autre provance à avoir la - verité.

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-
- § {22.5.8} Scevola. Inviti. -
-

Veillart, feble gent, chevaliers ou cil qui sont hors por la cause de - la commune chose ne devent pas estre forcié ; et itex persones - ne sont pas tenues d’i venir.

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- § {22.5.9} ‹P›aulus. Testis. -
-

Pere n’est pas bon tesmoing au fiz, ne le fiz au pere.

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- § {22.5.10} Ponponius. Nullus. -
-

Nus n’est droit tesmoing en sa chose.

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- § {22.5.12} Ulpianus. Ubi. -
-

.ii. garenz sofisent la où nombre n’est nommé, car plusier se tient - apaié de .ii.

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-
- § {22.5.14} Papinianus. Scio. -
-

Il est tretié et demande l’en se cil qui est dampné por avotire pot - estre receu à tesmoing. Et je cuit que non ; donc ne vaut - rien son tesmoing en droit de cité, ne il ne pot demander heritage - ne sesine des biens.

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-
-
- § {22.5.13} Papinianus. Quesitum. -
-

L’en demande se cil qui sont dampné por communs juigemenz - ‹...› ; et il n’en sont pas deffenduz par ceste loi ne par la - loi Julien. Et ce que les lois entrelesserent ne sera pas lessié por - l’office au juige, à qui ce apartient de enquerre de la foi que lëau - home dira.

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-
-
- § {22.5.15} Paulus. Repetundarum. -
-

Cil qui est dampné de la loi Julius ne poet estre receu à tesmoing. ¶ - {1} L’en demande se heirmafroditus – c’est à dire acoillié – doit - estre receu à tesmoing. Sa qualité le demostre.

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-
-
- § {22.5.16} Idem. Qui. -
-

Cil qui diront faus tesmoinz, ou vers, ou qui les descovrent à - parties, le juige les doit punir hautement.

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-
-
- § {22.5.17} Ulpianus. Pater. -
-

Li peres et le fiz qui est en son poer, et .ii. freres qui sont au - poer au pereau pere] au pere poe panre dans le - ms., pere poe supprimé ; le scribe voulait - plus probablement exponctuer poe panre, ce qui - permet de rétablir le sens du texte, cf. lat. item duo - fratres qui in eiusdem patris potestate sunt, - poent estre tesmoinz l’un à l’autre en un meisme testamant ou en - autre afere ; car il ne nuist rien à prendre plusors garenz en - une meson en autrui afere.

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-
-
- § {22.5.18} Paulus. Ex eo. -
-

De ce que la loi Julius deffent dire tesmoing de avotires femme qui - en est cond[95rB]empnee, entent l’en que feme pot estre - tesmoing.

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-
- § {22.5.19} Ulpianus. Inviti. -
-

Qui ne velt ne die pas son tesmoing, ne cil qui est hors do païs non - pas por son tesmoing celer, ne cil qui moine vitalle à l’ost, {1} ne - orfelin.

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-
- § {22.5.20} Venuleius. In. -
-

Le acuseor ne doit pas amener en tesmoing celui qui est condempné en - commun juigement ne cil qui n’a .xxv. anz.

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- § {22.5.21} Alphenus. Ob. -
-

Cil qui est condempné por chançon mau renomee ne pot estre tesmoing. - {1} Et ce doit l’en bien savoir, se la chose le requiert, non pas - solement privee gent, mes grant prelat, s’il sont present, devent - porter tesmoing. ¶ Encor dit le senat que le prevost doit porter - tesmoing en juigement de cause de avotire. ¶ {2} Se nos somes forcié - à prendre champion à tesmoing ou tele persone, l’en ne doit pas - croire son tesmoing por lui batre. ¶ {3} Se tuit li tesmoing sont - d’une valor et d’un pris, et la qualité de l’afere et le movement do - corage au juige s’i acorde, l’en doit tenir ce que il dient. Et se - aucun de cez dient autre chose et il ne sont pas veü, l’en doit - croire à ce qui s’acorde à la nature de l’afere et à cez qui ne - dient lor tesmoing par haine ne par amor. Et confermera le juige par - son corage, par provances et par tesmoing ce que il verra plus - convenable et plus pres à verité. L’en ne doit pas regarder à la - moltitude des garenz mes de purté et à la lëauté de lor paroles, la - où la verité est aperceue.

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- § {22.5.22} Venuleius. Curent. -
-

Bien se gardent li prelat de chascun leu environ cez qui volent - porter tesmoinz, qui quierent receveors ou aus, par qui les aferes - seent depeciez et que la prove des choses soit sauve.

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- § {22.5.23} Idem. Produci. -
-

Cil ne pot estre garent qui avant le fut en cele chose.

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- § {22.5.24} Paulus. Testes. -
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Il ne fut pas acordé que les garenz que le acuseor ameine de sa meson - fussent garanz.

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- § {22.5.25} Paulus. Mandatis. -
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Il est deffendu que les justices se prengent garde que li avocat ne - dient tesmoing en la cause dont il furent avocat. Et ausi est - deffendu en cez qui font autrui aferes.

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- - - XV. Quex genz devent porter garentie et quex non. - - -
- § 1. -

Bâtar ne puet porter garantie, ne desvé, ne sergent que se combat por - argent, ne enfant non aagé de moins de quinze anz, ne serf sanz le - congié son sergnor, ne feme sanz le congié son seignor, ne home, ne - feme, por quoi il soit prové an juigement que il ait pris le loier por - soi parjurer ; et se il a pris por savoir la vérité, il n'est - convaincuz qu'en cele cause.

-
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- § 2. -

Vaincuz ne puet porter garentie ; et de veincu la prove est seue par - les cors et par les gardes. Et comment puet l'en tel chose prover ? - Par deus garanz. En tel chose n'a point de bataille.

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- -
- - - XVI. De prove de séel. - - -
- § 1. -

En prove de séel n'a point de gage, mès la prove de autres letres, se - elles ont esté scelées, et savoir par la terre, s'il a coreu. Et se l'en - fet banie que l'en aporte avant ce que sera seelé de ce séel, et l'en le - cèle : cil qui le célera, ses letres ne vaudront puis riens.

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- -
- - - XVII. [95vA] D’ignorance de fet et de droit [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 22, tit. 6 : de Juris - et facti ignorantia. - -
-
- -
- § {22.6.1} Paulus. Ignorancia. -
-

Ignorance de fet ou de droit est {1} que se aucun ne set que cil soit - mort de cui il tient les biens, li tens ne cort mie contre lui. Et - s’il set que li cosins soit morz, et il ne siet pas que il et ses - biens par non de ce, ou s’il se set heir escrit et il ne set que li - prevoz promete la possession des biens as heirs escriz, li tens cort - contre lui ; car il meserre en droit. ¶ Ausi est se li frere - cosin au mort croit que la mere avent que ele fut en sesine des - biens. ¶ {2} Se aucuns ne set que il soit cosin, ilil] - et dans le ms., cf. lat. Si quis nesciat - se cognatum esse, interdum in iure, interdum in facto - errat folie une foiz en fet, autre foiz en - droit ; et s’il set que il soit franc et set de qui il est nez, - il folie en droit quant il ne set que il tient les biens do - cosignage. Ou se aucun est geté, et ne set de quex peranz il est, et - sert à aucun et cuide que il soit serf, il folaie plus en fet que en - droit. {3} Et se aucun fet que la sesine des biens soit portee à - autre, et il ne set pas que le tens de la sesine des biens est - passee, il folaie en fet. Ausi est s’il cuide que il eit eu la - sesine ; et s’il set que il ne l’eit demandee et que le tens - est passé, et il ne set pas que la sesine li avient par heritage, li - tens cort contre lui ; car il folaie en droit. {4} Ausi diron - nos se aucun est heir escrit et il ne cuide pas que il puisse - demander la sesine dusque le testamanz soit ouerz [95vB] ; et - se il ne set que il i ait tables, il folie en fet.

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-
- § {22.6.2} Neracius. In omni. -
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Cil qui folie en tot fet ou en partie et en droit n’est pas en leu en - qui ignorance de fet doit estre eue, quant le droit est feni ou pot - estre et doit ; les parlement do fet deçoit aucunne foiz des - plus sages.

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- § {22.6.3} Ponponius. Plurimum. -
-

Il i a debat se aucun ne set rien de la cause d’autrui ne de son fet, - savoir s’il ne set rien de son droit. {1} Cassius dit que - l’ignorance Sabinus doit issi estre esmee, non pas de home aperdu - mes de home qui est trop segu.

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- § {22.6.4} Idem. Iuris. -
-

Ignorance de droit est niee profiter en usage, mes ignorance de fet - vaut.

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- § {22.6.6} Ulpianus. Non. -
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Ne l’en ne doit pas soffrir trop grant ignorance ne le fet à celui - qui ne set, ne dure enqueste ne doit pas estre fete ; car le - savoir en doitdoit] droit dans le ms., cf. lat. - scientia enim hoc modo aestimanda est - estre esmé en ceste maniere que il ne soit trop negligenz, ne trop - segur, ne trop plein de demore.

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-
- § {22.6.7} Papinianus. Iuris. -
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Ignorance de droit ne nuit pas à cez qui volent conquerre, ne ne nuit - à cez qui demandent lor droit.

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- § {22.6.8} Idem. Error. -
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Error de fet ne fet preu ne domage à homes ; ne error de droit - ne fet nul preu à femes. Mes error de droit en domages de sa chose - perdre ne nuist pas.

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- § {22.6.9} Paulus. Regula. -
-

Relle de droit est que ignorance de droit nuist à chescun, mes - ignorance de fet ne nuit. Or veon en quex choses ce puet avoir leu. - L’en otroie bien que cil qui n’ont .xxv. anz ne sachent pas droit, - ne femmes ; et por ce, la où il n’a forfet, il ne sont pas - tenuz por ceste reson. Se menor de .xxv. anz croit au fiz qui est en - bau au pere, l’en li secort que la creance ne vaut rien. ¶ {1} Se - fiz qui est au bau de chevaler, que li autre chevaler a fet heir, ne - set pas que il pot demander l’eritage sanz son pere, il pot bien - mesconoistre les establissemanz as princes, et por ce pot il - demander l’eritage. ¶ {2} Ignorance de fet ne nuit pas issi à checun - s’il n’est trop negligent ; et que sera se toz cez de la cité - sevent ce que il ne setset] fet dans le ms., cf. - lat. quid enim si omnes in civitate sciant - pas ? Et Labeo dit que l’en doit bien savoir de home qui n’est - pas trop curios ne trop negligent, mes de celui [96rA] qui enquiert - bien qui puisse savoir la chose. ¶ {3} Mes Labeo dit que ignorance - de droit ne vaut pas se cil se pot conseiller, ou, tot por soi que - il pot bien savoir, son domage ce seit issi ignorance de - droit ; nos ne nos i acordons pas. ¶ {4} Cil qui ne sot que le - vendeor fut sires de la chose, foleia plus enen] - est dans le ms. chose que en esme de - pensee. Et bien cuide que il n’achete pas do seignor, se seignor la - li baille, il en fet seignor. ¶ {5} Se aucun qui ne set droit ne use - de la loi falcidienne, ce li doit nuire. Mes li enpereor distrent se - l’en balla chose que l’en ne dut par cause de testamant, s’el est - rendue par error de fet, ele ne pot estre redemandee. Ausi comme li - heir Garielen, qui pristrent peccune do testamant au pere à fere un - conduit d’eve qui avoit esté lessé au commun de cez de Pise, il ne - demandent pas solement les caucions qui i soleent estre mises, que - ce que li gardein eussent pris outre il poissent demander par la loi - falcidiene, et rendissent maugré aus ce que il avoint promis que - cele somme ne fut mise en autre usage. Et cil sorent bien que cele - peccune estoit despendue en conduit, il la demandent por neent, ausi - comme s’il ont plus baillié que il ne devent pas ; comme ce ne - soit pas droit de redemander la peccune ne qui fut baillié au - conduit et de demander le cors de patremoine qui est despendu en ce - leu donc c’est chose gloriose. Et s’il cuident par ce avoir cele - peccune que il firent que fol et que il n’ont pas usé de benefice de - la loi falcidiene, il devent savoir que l’en ne secort pas à fos mes - à cez qui meserrent. {6} Et tot face l’en de gardeins en ceste loi, - ausi doit l’en ce tenir en autre persone ; et doit l’en dire - que la peccune qui fut lessee au conduit ne pot estre - redemandee ; car le commoincemanz de la constitucion est - generau. Et dist que se le lés n’est rendu par error de fet, l’en ne - pot demander ce qui ne fut deu. Et encor, cil qui ne sont usez de la - loi falcidienne ne poent redemander que l’en puisse dire segont ce - que sa peccune est lessee et ele est rendue ; et ‹s’›ele ne fut - pas lessee à fere aucunne chose, tot ne soit ele despendue [96rB] - ainz dure encore, l’en ne la pot demander à celui à qui ele fut - rendue.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 9 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

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+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI NEUVIESME LIVRES + + + LI NEUVIESME LIVRES + + + + I. De changier choses but à but et à torner, et quex choses l'en ne puet + vendre. + + +
+ § 1. +

Premièrement, l'en dit ciDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 19 : + de Rerum permutatione ? que changes est + manière de vente  ; car chose baillie por la chose que l'en change, + et la chose receue, fet le change, por quoi ce soit fèt en bone foi. + L'en puet chengier blé por blé, et vin por blé, blé por héritage, dras + por vin, à tornés ou sanz tornés ; et vendre por deniers.

+

Or demende l'en se l'en puet changier le doere à la feme à mobles ? + L'an dit que oïl, por quoi la feme s'i consente sanz force et senz + paor ; et s'ele ne s'i consent, non. Et le puet l'en chengier à + héritage ? Oïl, se c'est ses preuz ; mès la chose chengie sera + asint comme son doere ; et mise en sauve main, qu'ele n'i puisse + avoir domage enprès la mort son seignorIbid., chap, + 2 ?.

+
+
+ § 2. +

L'en puet bien eschangier son serf à autre, ou sa serve à son sergent, le + terme que l'en l'aura, por qu'il soit à la volenté au sergent ; et + se non, non. L'en ne puet changier sa feme à autre, ne son fil, ne sa + fille, ne l'en ne puet changier cors de franc homeIbid., chap. 3, + 4 ?.

+
+
+ § 3. +

Le tutor ne puet changier les choses à l'orfelin, par quoi ses preuz n'i + soit ; et se ses preuz n'i est, li changes ne vaut rien, tot + l'ostroit celui qui sera en garde.

+
+
+ § 4. +

L'en ne puet changier les choses sa feme, se n'est par son otroi. L'en ne + puet changer, ne vandre choses, à totes les foiz que mariage est fez, et héritages est joinz au mariage, ou conquis en + mariage ; l'en ne le puet changier, ne vendre, se n'est par l'acort + as deus parties, ne conquest, s'il i sont fet ; car si tost comme + conquez est fez en mariage, il est tornez à héritage, issint que feme ne + puet aler encontre le fet son seignor, tant comme il vive, tôt + n'otroit-ele pas son fet ; mes ele le puet rapeler emprès sa mort, + fors en moblesDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 19, chap. + 2 ?. Mès hon puet fere, au vivant sa feme, de mobles + vandre et changier à sa volenté, sanz ce qu'ele le puisse rapeler.

+
+
+ § 5. +

Se aucun apèle autre, par soi et par garanz, de vente ou de change, et + ele soit niée, en tel chose n'a que sormise, se li autres fet encontre + tel ni et tel deffanse comme il doit ; ci n'a que prove, et li + chois est à celi qui l'en demende.

+
+ +
+ + + II. [86vA] De gages et comment il sont fez [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 20, tit. 1 : de + Pignoribus et hypothecis, et qualiter ea contrabantur, et de + pactis eorum. + +
+
+ +
+ § {20.1.1} Conventio. +
+

Convenance generau fut establie en baller gage des biens que l’en a + ou que l’en avra. Et se convenent est fet en senblance d’autrui + chose, s’el ne fut deue à celi qui bailla le gage, l’en donra aucion + au detor plus tot que au creancier qui ne sot pas que la chose fut à + autrui ; mes cil qui porsiet avra meillor retenue.

+
+
+
+ § {20.1.6} Ulpianus. Obligacione. +
+

Les choses que aucun a ou n’a pas ne seront contenues en generau + obligacion ; il est senblent que ce soit voir que aucun [86vB] + ne se oblige pas especiaument, ausi comme se vessiaus ou robe est + lessie au detor, et sers que cil avoit en son usage que l’en croet + que il no voloit pas engager por les besoignes que il li fesoient + qui mout li valoent, ou por ce que il les amoit moult por son + usage.

+
+
+
+ § {20.1.8} Gaius. Denique. +
+

Et l’en set bien que l’en ne pot engager ne ses enfanz ne ses norriz + en generau obligacion, et s’il i a aucuns de itex menestrés.

+
+
+
+ § {20.1.9} Gaius. Sed et. +
+

Il convient garder et entendre que c’est en gagie que cil hot lors. ¶ + {1} Ce que l’en pot acheter et vendre, ce meime pot estre en + gagie.

+
+
+
+ § {20.1.13} Marcianus. Lege. +
+

Se betes sont engagies, celes qui nessent enprés en sont. Et se le + premers chiés muerent et tot le noncel est renovelé, il sera + engagié.

+
+
+
+ § {20.1.14} Ulpianus. Quesitum. +
+

L’en demande se le jor de la pension n’est venuz se l’en puet + entretant demander les gages ? Je cuit que l’en doit otroier lo, car + il m’apartient ; et issi dit Celsus. {1} Et il convient que le + gage durt de la où obligacion vient.

+
+
+
+ § {20.1.15} Gaius. Et que. +
+

Ce que n’est pas pot estre engagié ; si comme fruiz pendenz, li feon + qui sont à nestre des serves et des betes, et ce quil nest sont + obligié. Et issi le doit l’en tenir se li sires do champ s’acorde à + ce qui vient de usage et de fruit, ou cil qui a l’usage et le fruit, + si comme Julianus dit.

+
+
+
+ § {20.1.16} Marcianus. Si fundus. +
+

Se un champ est engagié et il croist por acroissement de eve, il sera + tot obligié.

+
+
+
+ § {20.1.19} Ulpianus. Qui. +
+

Cil qui prent plusors choses en gage n’est pas tenuz de une baillier + se l’en ne rent tote la dete.

+
+
+
+ § {20.1.23} Idem. Creditor. +
+

Le creancier pot loer totes les teneures qui sont obligies por cause + de gage. {1} Il a bien obligacion de gage entre cez qui ne sont pas + do païs par la reson do marchié.

+
+
+
+ § {20.1.24} Idem. In quorum. +
+

La où l’en deffent à acheter, l’en ne pot gage prendre.

+
+
+
+ § {20.1.33} Trophonius. Si qui. +
+

Cil qui te promist à rendre ou à Ticio, se il rent Ticio, tu ne le + poz demander, s’il reçoit le gage avant la poie.

+
+
+
+ § {20.1.35} Labeo. Si insula. +
+

Se la meson que tu pois vendre par convenant est arse et enprés ton + detor la refet, tu as autant en la nove comme en la viez.

+
+
+ +
+ + + III. [87rA] En quel cas gages est fez sanz dire [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 20, tit. 2 : In quibus + causis pignus vel hypotheca tacite contrahitur, excepté + quelques mots à la fin. + +
+
+ +
+ § {20.2.1} Papinianus. Senatus. +
+

Le senat qui fust fet ou tens Marci li enpereor dit que gage qui est + dont ou creancier qui preste deners por refere la meson apartendra + au reanbeor qui les deners balla par le mandemant au seignor.

+
+
+
+ § {20.2.2} Marcianus. Ponponius. +
+

Ponponius dit que les choses que li oste avra aportees en la meson + seront engagies non pas solement por les loages mes por ce s’il + enpire la meson par sa colpe, et avra l’en contre lui aucion de + loage.

+
+
+
+ § {20.2.3} Ulpianus. Si orreum. +
+

Se un grenier est aloez, ou un estage, ou une ere, Neracius dit que + ce que est aporté en la meson est obligié sanz dire ; et c’est + voir.

+
+
+
+ § {20.2.7} Ponponius. In prediis. +
+

Les fruiz qui nessent en teneures sanz dire sont en gagie au seignor + dou chemp tot n’en face l’en mencion. ¶ {1} L’en doit veoir que + totes celes choses qui sont aportees en la meson mes celes choses + qui sont leenz à toz jorz sont en gage ; qui est plus grant + chose.

+
+
+
+ § {20.2.8} Paulus. Cum. +
+

Quant le detor a deners pretez par amor, le creancier pot retenir des + fruiz de la chose engagie segont la dete. L’en puet engagier ce que + l’en a en gagie.

+
+
+ +
+ + + IV. De gage prandre sanz jostice. + + +
+ § 1. +

Un home si a loée sa meson à un autre ; li termes passe qu'il doit + avoir son loer ; cil prent les choses qu'il trove en la meson. L'en + demende s'eles sont son gage ? Et l'en dit que oïl.

+

Quant li venderres prist en gages un champ por dix livres, et l'en li + rent cent sols, l'en demande s'il pot tot vendre le champ qui vaut dix + livres ? Et l'en dit que non, mès il puet vendre del champ cent + sols.

+
+
+ § 2. +

Cil qui autre deffant done plège de rendre la chose juigie, et li plèges + baille gage ; la chose eschiet à celui por qu'il plévit : ne + il n'est plège, ne li gages n'est gages. Li créanciers demende le gage, + et cil qui tient la chose velt tendre la chose por + gage : l'en dit que l'en ne puet le plège nanter por quoi la chose + vaille l'argent.

+
+
+ § 3. +

Une chose est vendue par si que se il trove meillor marchié dedanz un + jor, que la vente est nulle ; il engage la chose dedanz celui jor, + et dedanz celi jor trove meillor marchié : l'en dit que li gages + est nus, se n'est par la volenté au vendeor.

+
+ +
+ + + V. [87rB] Quex choses ne puent estre engagies [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 20, tit. 3 : Quœ res + pignori vel hypothecœ datœ obligari non possunt. + +
+
+ +
+ § {20.3.1} Marcellus. Pupillus. +
+

Li orfelin ne pot rien engagier sanz l’autorité au tutor. {1} Se cil + qui en bau oblige chose qui est soe, ou li sers, l’en doit dire que + il n’est pas tenuz, tot eent il poer de lor choses ; ne il ne poent + rien doner, car il n’ont pas poer tel. Et c’est une demande combien + dire le poer que il ont et que il poent fere et que non. ¶ {2} Quant + aucun ne pot acheter aucunne chose por ce que ce n’est pas + marcheandie, l’en ne pot cele chose engagier, ausi comme le enpereor + manda à Claudio Saornin. Et que sera se aucun prent en gage un champ + qui est en contenz ? L’en demande se l’en a barre contre + lui ? Et Octaveus cuide que ce a leu en gages, c’est à dire + barre ; et Scevola dit que barre a leu en moble.

+
+
+
+ § {20.3.4} Idem. Ticius. +
+

Quant Ticius vot prendre deners à enprunt de moi, il dona plege et + envoia de ses choses por gages ; ¶ et enprés, quant il ot vendu + une de cez choses, il prist la peccune ; l’en demande se les + choses vendues avant estoent au creancier ? Je di que quant il + fut en poer au detor que il ne prist pas la peccune enprés ce que la + caucion fut donee, le gage est liez en ce tens que la peccune fut + baille ; et por ce doit l’en voer quex choses le detor avoit au + tens que li denier furent baillié.

+
+
+ +
+ + + VI. Qui sont segur en gage et de cex qui ont le gage en leu dou + creancier [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 20, tit. 3, frag. 5, et du tit. 4 : + Qui potiores in pignore vel hypotheca habeantur, et + de his qui in priorum creditorum locum succedunt. + +
+
+ +
+ § {20.3.5} Idem. Creditor. +
+

Le creancier qui prist en gage le fiz qui est en bau le doit + comperer.

+
+
+
+ § {20.4.5} Ulpianus. Interdum. +
+

Aucunne foiz avient que le derenier creancier est mellor que le + premer ; ausi comme se l’en a despendu en ceste chose garder + que le segont creancier despendi ; ausi comme se la nef qui fut + en gage et je face creance à lui armer ou à raparellier.

+
+
+
+ § {20.4.8} Idem. Si pignus. +
+

Se commun prent especiaument gage, l’en doit dire que ele est avant + que le tresor l’enpereor se le detor i est enprés obligié ; car cil + qui ne sont pas do commun sont avant mis aucunne foiz.

+
+
+
+ § {20.4.10} Si jure. +
+

Se cil qui pot juigier juiga par droit [87vA] que le gage fut pris, + il est plus fort por les privileges do tens ; li heir en cui persone + le gage fut baillé, i est tenuz Passage qui pose problème, cf. + lat. Si et iure iudicatum et pignus in causa iudicati ex + auctoritate eius qui iubere potuit captum est, privilegiis + temporis fore potiorem heredem eius, in cuius persona pignus + constitutum est.

+
+
+
+ § {20.4.14} Idem. +
+

Se aucun engage à .ii. seignors en divers tens, le premer en a le + meillor, ja soit ce que il teigne se nos recevons gages de divers + seignors.

+
+
+
+ § {20.4.18} Scevola. Lucius. +
+

Lucius Tucius presta argent sor gages à usures et Menius balla argent + à celi detor sor ces gages ; je demande se Ticius eust le + meillor, non pas solement dou chetel mes des usures qui vindrent + enprés aventavent] alient dans le ms., faute de + lecture du scribe, cf. lat. antequam que + Menius feist la creance ? Je di que Lucius Ticius en a le + meillor de quanque l’en deut.

+
+
+
+ § {20.4.20} Triphoninus. Querebatur. +
+

L’en demandoit, se enprés le premer marchié que tu feis à + toitoi] troi dans le ms., cf. lat. si + post primum contractum tuum, avant que tu + ballasses à creance autre peccune, Seius fit creance au detor + dusqu’à .l. solz, et le detor engaga le gage de cele chose qui + restoit baillie en gage, et enpré tu creus par aventure .xl. ‹…› ou + Seius .l., posé que Seius t’offre la pecune qui est creue au + commoincement ? Je di que bien est que Seius soit le meillor en ce + que il a plus en gage, et que le premer creancer soit avant en la + peccune qui est oferte au commencement que il crut au premer + detor.

+
+
+ +
+ + + VII. De metre gage en autrui main por vente ou por autre chose + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 20, tit. 5 : de + Distractione pignorum et hypothecarum. + +
+
+ +
+ § {20.5.1} Papinianus. Creditor. +
+

Le creancier qui prist teneures en gages, et enprés un autre + creancier, qui mist le convent des gages en biens au detor, il fit + autel convent de toz les biens por l’autre marchié ; le segont + creancier fut lessiez sanz droit et vendi ces autres biens et + engaja. Mes par ce n’a pas le creancer contre lui aucion qui demande + ses gages ; mes ele n’est pas de larrecin, car il mena sa cause + nicement, comme li autre creancier n’et pas perdu sa chose par + larrecin que il n’avoit pas. Et il demandera por neant mostree, car + cil ne tint pas ne n’i fit barat por quoi il n’en ‹e›it ; et + por ce, le segont creancier pot en pledier cez qui tienent.

+
+
+
+ § {20.5.4} Idem. Cum. +
+

Quant l’en met jor à rendre argent, il est veü que il est convent que + [87vB] cil n’ait poer de vendre le gage.

+
+
+
+ § {20.5.9} Paulus. Quesitum. +
+

L’en demanda se le creancier ne pot avoir de l’acheteor le pris do + gage se le detor est quité ? Je cuit se le creancier n’i ot + aucunne colpe que le detor est obligé ; car vençon fete à besoing ne + delivreroit pas le detor se le detor ne rent l’argent. ¶ {1} + Panponius dit que l’en selt metre en convent en choses engagier que, + se le gage estoit vendu mois, que le detor rendit la faute ; c’est à + dire neent, car l’en l’antant issi sanz dire.

+
+
+
+ § {20.5.12} Triphoninus. Rescriptum. +
+

Li enpereor dit, quant Papinian fesoit la demande, que le creancer + poet acheter le gage do detor, por ce que il moint en la seignorie + au detor. ¶ {1} Se autrui chose est en gagie et le creancier le + vent, veon se le pris que le creancer a pris delivre le detor de la + peccune qui fut creue. Et à ce respont l’en voir, s’il vent par tel + convent que il ne fust obligié par non de delivrance ; il est + senblant que de tel marchié comme de tel obligacion le pris qui est + pris par acheson de lui doit plus valoir au detor que au creancier. + Mes le detor est delivrez quant au creancier ; et quant au seignor + de la chose, se le gage n’est delivré, ou le acheteor enprés la + delivrance, le detor est de bone aucion tenu que il ne + gaignegaigne] gaignent dans le ms., cf. lat. + ne ex aliena iactura sibi lucrum + adquirat en autrui domage. ¶ Car se le creancier + demande plus des fruiz au detor ou au plege et il li toli toz, il + doit avoir toz les fruiz por tant come il i a de dete. Et se le + creancier tost a son detor la chose qui n’estoit pas soe par le + defent au juige et le creancier dit que il l’avoit en gage et il + demandast s’il la devoit rendre au detor quant il avroit son argent, + Scevola dit que il li devoit rendre. Ausi comme s’il ne le vendi + pas, issi que l’en est certain que le pris doit remanoir à lui, ainz + est il liez à rendre lo. Je juige que l’en ne puet autretant + demander rien au detor, ainz avra sa delivrance en dotence ; et + se le creancier est en plet par aucion d’achat, il pot demander la + dete au detor, car il est aparissant que il n’est pas delivré.

+
+
+
+ § {20.5.13} Paulus. Creditor. +
+

Le creancier [88rA] qui vult le gage à son droit, doit son droit + lessier ; et s’il tient son gage, il doit bailler la + possession.

+
+
+
+ § {20.5.14} Scevola. Arbitri. +
+

Cil qui fut arbitre de departir l’eritage entre les heirs quant il ot + les choses parties il assena à chescun les nons do detors par + soi ; l’en demanda se chescun doit poier par sa partie ? + Je di que il le pot bien fere.

+
+
+ +
+ + + VIII. De ban de meson et de aucion rendre arriere ce que est + vendu s’il i a meschief de combien ele vaut moins en celi tens [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 21, tit. 1 : de + Ædilitio edicto, et redhibitione, et quanti + minoris. + +
+
+ +
+ § {21.1.1} Labeo. +
+

Labeo dit que le ban des meson ne est pas solement de moble que de + teneures. {1} Cil qui vendent les sers devoent acertener les + acheteors quel maheign il a ou quel vice, ou s’il est fuitis, ou + s’il est fos, ou s’il est liez d’aucun forfet. ¶ Et totes ces choses + devent il dire quant il vendent les sers ; et se le serf est + vendu contre ce, et se l’en ne dit ce quant il fu vendu à l’acheteor + et à toz cez à qui ce apartient, nos donron sentence contre aus et + sera le serf rendu arriere. ¶ Et se aucunne chose est enpiree enprés + la vençon et enprés le ban de la chose au domage à l’acheteor par le + fet à la mesnie ou au procurator, ou se aucunne chose est nee ou + aquise ou s’il i a aucunne chose apendant à la vençon, ou se le + acheteor a aucun preu par si que il rende tot ce et s’il fit aucuns + aventages por ravoir les, ¶ et se aucun des sers fet chose dont il + doie perdre la teste ou fet aucunne chose par soi tuer ou s’il se + met à estre champion, li vendeor devent tot ce metre et dire en lor + vençon ; et s’il ne le font, nos donrons juigement contre aus. Et + encor plus, se aucuns fet cez maheins et vent par barat, nos donron + juigement contre. ¶ {2} Comme ce ban soit contrové por corre contre + les conchiemanz à vendeors et que l’en secore à cez qui achetent, + quiconques sera deceu de vendeor. Se nos savon qui est le vendeor et + s’il ne le siet, l’en rendra quant que cil qui ont la garde des + mesons en diront. Ne ce n’est mie mal, car li acheteor n’a que fere + que le vendeor l’en conchit ou por ce que il no sot ou por son + conchiement. ¶ {3} L’en doit savoir que ce n’apartient pas à [88rB] + la vençon qui est fete à l’enpereor. {4} Et se aucunne commune fet + aucunne vençon, cest ban avra leu. {5} Et ausi en vençons que + orfelin font. {6} Se l’en entent maledie estre maheing que l’en pot + voer por dehors en gent, ce ban n’a pas leu ; l’en doit tant + solement voier que le acheteor ne soit deceu. {7} L’en doit savoir + que Sabinus dit que maladie est issi apelee quant il a en cor + aucunne chose qui est contre nature, qui enpire le cors, donc nos + avon aucunne foiz santance por l’aide de nature. Et maladie selt + aucunne foiz sorprendre tot le cors, aucunne foiz une partie. Et la + maledie prent tot le cors, si comme fievre ; ¶ ‹…› et quant + l’en ne voitne voit] levent dans le ms.; passage + corrompu, d’après le latin, on attendrait l’idée d’une maladie + qui n’affecte qu’une partie du corps, comme la perte de la vue, + cf. lat. partis veluti caecitas, tot soit il + issi nez. Et il a moult grant difference entre maheing et maledie, + ausi comme se aucun est baube. Et je cuit que il i eit plus meheing + que maledie ; et issi le distrent li mestre des mesons por + oster la dotance, mes il n’en i a point. {8} Car s’il i a tel + maheing ou maledie qui destorba home à fere son usage, il sera rendu + ariere au vendeor. Se nos apelon maledie ou maheingne por un po de + chose, ausi comme une petite fievre, ou por une vielle quartene qui + se pot tapirtapir] rapir dans le ms., TL + tapir « cacher, dissimuler », cf. + lat. aut vetus quartana quae tamen iam sperni + potest, ou une petite pleie, ci n’a point de + forfet por quoi il doie estre rendu, tot ne soit il dit por droit, + et si pot l’en bien lessier tel vençon. ¶ Or meton avant aucun + essemple de cez qui sont maheingnez ou malades. {9} L’en demanda à + Vivien, se le serf ala aucunne foiz entre cez qui estoent hors do + seu et fist senblant que il le fust s’il estoit sein. Vivien + dit que oïl, ne nos ne devon pas – ce dit il – entendre que aucun ne + soent pas sein por aucun maheing ; si que non il avenit que nos + direon que plusors ne sereent pas seins por ceste reson, ausi come + celi qui est legier, glorios, irex et depisent et icex vices assez + que il sont en corage d’ome. Et l’en solt plus prometre de la santé + do cors que des vices dou corage quant l’en fesoit la vençon. Et il + dit : vice de cors poest aucunne foiz aucun corrumpre, ausi comme + frenesie qui avient de fievres ; [88vA] et que sera se le vice do + corage est tel que le vendeor ne die que il est tel, et il le sot ne + no dist ? Il est tenuz de l’achat. ¶ {10} Et encor dit + Vivien : se aucun ala au temple et se contint ausi comme desvé + et done paroles ausi comme devineor, s’il ne le fet, il n’i a point + de maheign ; en tel non n’a point de aucion, ausi comme celui qui ot + aucunne foiz acune fievre. Et s’il demora en celi vice et fut ausi + comme desvé, s’il fit ce par soi deduire, ce n’est que vice de + corage non de cors, et por ce ne le doit l’en rendre, car ce ban + parle des vices do cors ; mes il a auction d’achat. {11} Et + ausi est en cez qui sont hors de mesure poerous, covoitos et avers + ou irex. ¶

+
+
+
+ § {21.1.2} Paulus. Vel melancholici. +
+

Ou melencoliex.

+
+
+
+ § {21.1.3} Paulus. Vel protervi. +
+

Ou engres, ou beçuz, ou corbes, ou roignos, ou vieuz, ou soz.

+
+
+
+ § {21.1.4} Ulpianus. Ob que. +
+

Des vices dont il dist que l’en ne rent pas l’achat, il done aucion + de achat. {1} Et se le vice do cors n’est dusque l’ame, s’il parle + foles paroles por l’anguoisse de la fievre, ou s’en cort par la vile + comme forsené, et se ce avient dou vice dou cors, il convient que il + soit rendu. {2} Et forsené aucunne foiz n’e pas contenu en cest ban, + ne glotons, ne mesesiez, ne menteor, ne tenceor. ¶ {3} Et Ponponius + dit : ja soit ce que le vendeor ne doive pas rendre serf qui + est bien sage, s’il le vent si fou ou si mauvles que il ne valle + rien à nului, il senble que il est maheigné. Et issi le tenon que + l’en n’apele pas ce apel de maledie ne de maheing, ne n’apartient + que au cors. ¶ Le vendeor amendera le mehaing do corage s’il le + promist ; si non, non. Et por ce parle il nomeement de fou et + de fuitif ; ¶ c’est vice de corage non pas de chetel dont aucun + distrent que jumenz poereses et repucenz ne devoient pas estre + juigies por malades. ¶ Et que ce vice estoit de corage non pas de + cors. ¶ {4} En la sume, ce que vient de vice de corage n’est pas + dotable se l’en ne dit que ce ne fut pas et il est. Mes l’en a + aucion d’achat s’il le solt et ne le dit ; et s’el e vice dou + cors solement, ou il est meslé ensenble, ce ban avra leu. ¶ {5} Et + ce doit l’en noter, que l’en dit especiaument de la maledie, non pas + solement de maledie nuisent. Et Ponponius dit que ce n’est pas + mervelle, l’en n’entant [88vB] pas de cele chose à qui la maladie + vent encontre. {6} Et encor dit que tote maledie ne doit pas rendue, + si comme se aucuns est checieux un pou, ou il a pou de danz, ou il a + mal en l’orele, ou un pou de malains, ou un petit de fevres, ce + n’apartient pas à ce ban.

+
+
+
+ § {21.1.5} Paulus. Et quantum. +
+

Et autretant comme il a de difference entre meains, autretant en a en + maledies dont aucun pert son usage.

+
+
+
+ § {21.1.6} Ulpianus. Pomponius. +
+

Ponponius dit et bien que cest ban n’apartient pas solement à + maladies pardurables, mes à celes qui ne durent pas que un po. ¶ {1} + Lentillos n’est pas maladis s’il fet bien ses aferes ; et il + m’est avis que Trebacius dit voir. ¶ {2} Escoillé n’est pas maledis + ne maheigné, ainz m’est avis que il est sein, ausi comme cil qui a + un coillon qui pot engendrer.

+
+
+
+ § {21.1.7} Paulus. Sin autem. +
+

Et se le escollé est tex que la partie devers les coille ne li vaut + rien, il n’est pas sein.

+
+
+
+ § {21.1.8} Ulpianus. Si cui. +
+

Se l’en a aucun copé la lengue, l’en demande s’il est sain. Et + Offlilius dit que il n’est pas sain.

+
+
+
+ § {21.1.9} Idem. Mutum. +
+

Sabinus dit que muz n’est mie sain. Et il n’est pas sein s’il n’a + voiz ; mes cil qui parle à pene n’est mie malades ; mes + cil qui ne dit pas pleniement ce que il dit n’est mie sein.

+
+
+
+ § {21.1.10} Idem. +
+

Ausi dit Offilius : se l’en copese l’en cope] se + l’en cope se l’en cope dans le ms. à un home + le doi ou aucun nembre, qui est gite, tot en garisse il et s’il ne + pot aider por ce, il n’est mie sein. {1} CatonCaton] + chascun dans le ms., cf. lat. Catonem + quoque scribere lego meisme dit que cil qui a + le doi de la main ou do poin copé n’est mie sain ; et c’est voir + segont ce que est dit desus. {2} Et se aucun a plusors doez ou en + mains ou en pez, se ce ne le destorbe de rien ne doit pas estre + rendu. Et por ce ne doit l’en pas garder quant doiz il i a, ainz + doit l’en veoir s’il se pot aidier de plus doiz ou de mains. ¶ {3} + Ausi demande l’en de l’idropique s’il estoit sain. Et ge cuit + que non. {4} Et ausi est en home qui ne voit ne au soir ne au matin. + ¶ Aucun cuident que ce soit l'ois qui ne voit gote à la chendele + quant l’an l’a aportee devant lui. {5} L’en demande se baube, et cil + qui blesoie et qui parle à rebut, et cil qui est retis et cil qui + parole dou nef, ou cil qui parle tost que l’en ne pot entendre, se + itel sont sein. Et je [89rA] cuit que oïl. ¶

+
+
+
+ § {21.1.11} Idem. Cui dens. +
+

Cil à cui denz faillent, au moins une, est sainssains] + saine dans le ms., distraction du scribe, + « celui à qui manquent les dents (tout au moins une seule) + est sains », cf. lat. Cui dens abest, non est + morbosus ; car une grant partie des genz n’ont + pas totes lor denz, ne por ce ne sont il pas malade. Maesmement, + comme nos neson senz denz, por ce ne remaint pas que nos ne seon + sain dusque nos eon denz ; si que non, nul veillaz ne seroit + ‹sein›.

+
+
+
+ § {21.1.12} Ulpianus. Qui. +
+

Cil qui a clou n’est pas sain ; et cil qui a boce de char ou + nés, {1} ou l’une goe plus haute que l’autre, s’il fet bien son + afere, Pedius dit que il est sain. ¶ Et dit que il est sain tot eist + il l’unne espaule ou l’une joe ‹…› que l’autre, ou l’oil plus + haut ; mes se le costé ou la cuisse est plus corte que l’autre, + c’est destorber ; ¶ et sera itel rendu ariere. ¶ {2} Se aucun a + goitron por nature, ou eauz trop gros, est tenu por sain. ¶ {3} L’en + doit savoir que cil qui fet son afere de la senestre main est sain, + fors que itant s’il i a la destre plus foible que l’autre, et lors + il est maheignié. ¶ {4} L’en demande se cil est sain a qui la boche + put. Trebacius dit que oïl, ausi comme se il put comme boc et + ce li avient que il ne lieve pas sa boche ; mes se ce li avient + dou vice dou cors, ausi comme s’il a mauvés le gesier, ou le pomon, + ou aucun autel, il n’est pas sein.

+
+
+
+ § {21.1.15} Paulus. Que bis. +
+

La feme qui .ii. foiz s’espurge le mois n’est pas seine. ¶ Et cele + que ne s’espurge n’est pas saine s’il ne li avient por aage.

+
+
+
+ § {21.1.16} Ponponius. Quod ita. +
+

Ce qu’est ausi sané, comme s’il ne fut onque malade, s’il retorne à + celui point, ausi est comme s’il fut toz jorz sain.

+
+
+
+ § {21.1.17} Ulpianus. Quis sit. +
+

Offilius mostre qui est fuitis ; fuitis est qui s’en voit hors de la + meson son seignor por soi celer. {1} Et Celius dit que cil est + fuitis qui se part de son seignor por tel volenté que il ne bee mie + à torner, tot mue il son consoill et retorne ; car penitence n’a pas + leu en tel pechié. ¶ {2} Cassius dit que cil est fuitis qui lesse + son seignor à certain proposement. ¶ {3} Et Vivien dit que cil est + fuitis par la volenté que il a, non pas de fuite ; car qui fuit + por ennemis ou por larrons ou por fou ou por trebuchiez, ja soit ce + que il soit voir que il [89rB] fuie, por ce n’est il pas voir que il + fuie. ¶ Ne cil n’est pas fuitis qui s’enfuit de chiés son mestre, à + qui il estoit baillié à aprendre, s’il foïst por ce que il le + batoist trop malement. Et ausi est s’il s’enfoist des + chiéschiés] choses dans le ms. celui à + qui il avoit esté presté s’il s’enfuit por autel cause, s’il le + menoit trop cruement, s’il s’en vint à son seignor. Et s’il ne vint + au seignor, il est fuitis sanz dote. {4} L’en demanda à Proculus de + celi qui s’atapi en la meson por s’enfoïr, et il dit que il est + fuitis. Et s’il s’atapi por eschiver l’ire son seignor, il n’est pas + fuitis. Ausi comme cil quant il aperçut que ses sires le voloit + batre corut à l’ami à celui por le prier. Ne il n’est pas por ce + fuitis s’il se avança ; mes cil est fuitis qui s’en monta en un + aut leu por soi trebuchier et soi tuer, ausi comme aucun + dient ; cil qui n’est pas fuitis qui s’en ala une nuit sanz la + volenté au seignor, mes ce n’est pas voir ; mes nus n’est + fuitis se do corage ne li vient. {5} Et ausi dit Julien : se le + enfant se parti de son mestre et vint à sa mere, il n’est pas + fuitis ; et s’il le fist por soi celer que il ne venist à son + mestre, il est fuitis ; et s’il le fist que sa mere priast por + lui, il n’est pas fuitis. ¶ {6} Celsus dit : se tu achetes un + serf qui se lance en Leire, s’il fet ce solement por cause de morir + par consoill que il prist de departir de son seignor, il n’est pas + fuitis ; et s’il prist avant consoil de foïr et enprés mua son + corage et se gita en l’eve, il est fuitis ; et ausi est il de celi + qui se geta dou pont en l’eve ; et c’est tot voir. {7} E ausi dit + il : se ton serf qui s’enfuet enmena o soi Sevin mon vicaire, + se le vicaire le fist contre sa volenté ou par sa folie, ne il ne + pot avoir acheson de retorner à toi, il n’est pas fuitis ; s’il + entendoit quant il fuet, ou eu conut que il devoit fere, et quant il + ‹puet il ne› volt à toi retorner, autrement vet. Autrement doit l’en + dire de celui que larron enmena. ¶ {8} Ausi dit Celsus : se le + serf qui estoit en la teneure s’en issi por s’enfoïr et aucun le + prist avant que il issit [89vA] de la teneure, il ‹est› fuitis por + le corage que il en ot. ¶ {9} Aussi dit il : ne celi qui ala .i. pas + ou .ii. por foïr et conmença à corre que il ne poet eschaper son + seignor qui le siguet, il n’est pas fuitis. ¶ {10} Il dist que foïr + est une maniere de franchise, c’est à dire quant cil est delivré dou + poer au seignor. ¶ {11} Serf qui est en gage a son seignor + detor ; et se il le tint comme suen et le creancier l’otrea, il + pot estre veü que il est fuitis. {12} Et se aucun s’enfuit à un + temple por soi vendre, l’en demande s’il est fuitis. Je cuit + que il n’est mie fuitis, car il fet ce que chescun puet fere. Ne cil + qui s’enfuit à l’image l’enpereror n’est pas fuitis, car il ne fit + pas ce por corage de foïr. Et s’il s’enfuit avant et enprés s’enfuit + en moster, por ce ne remoint pas que il ne soit fuitis. {13} Et dit + Celsus que cil est fuitis qui se met en tel leu don li sires ne le + pot avoir. ¶ {14} Labeo dist que erratiqueerratique] en + ratique dans le ms., cf. lat. Erronem ita + definit Labeo Pusillum fugitivum esse est + petit fuitif. Encontre, il dit quil est grant fuitif ; mes l’en pot + dire que itel n’est pas fuitif, mes itel va et ça et la sanz preu, + et gaste le tenstens] son dans le ms., cf. lat. + et temporibus in res nugatorias + consumptis en trufles, et enprés retorne à son + seignor. ¶ {15} Celsus dit que un qui estoit ches le patron, et en + la meson qui ne fermet que à une clef, se rapi dedanz la meson au + patron et i fut tote la nuit ; il n’est pas fuitis s’il avoit corage + de retorner au seignor et se cele meson n’ot tel garde qu’i s’i + vosist sauver ; et le serf fut lëauz ou il avoit assez de + reduiz, n’est pas fuitis. ¶ {16} Et encor dit Celius que li sires + qui envoia son serf en la province, et enprés quant il oï dire que + cil estoit mort et que il l’avoit franchi en son testamant, et il + fut remés en celui office et se menoit por franc, il n’est pas + fuitis quant il fit ce sanz consoil de foïr. ¶ {17} Ce que li + seignor qui firent ce ban dient « que cil ne soit pas pris + d’aucun forfet », l’en·entent issi que l’en doit dire que + n’eist fet aucun forfet, mes que il est quités dou forfet, ne que il + n’en est de rien tenuz ; et donc, s’il fist aucun forfet ne il + n’i demore, il n’est pas encore delivré. ¶ {18} Nos devons entendre + forfez privez toz cez qui vienent de forfez, non pas de communs + crimes dont l’en [89vB] a aucions par juigemenz de forfez, et enprés + par le leu de boidies capitaus ; et de privez forfez nest domage de + deniers se aucuns ne velt amender le forfet mes velt sofrit l’esme + do plet. ¶ {19} Se aucun serf est cex qu’il ne pot estre franchi et + li sires l’oblige à une poine, ou est condempnez à estre soz aucun + poer ou envoié en essil, ‹…› . ¶ {20} Se aucun dit aucunne chose + estre o serf qu’i n’i est pas ou qu’i est, ausi comme s’il dist que + il n’est pas lerre et il l’est, et s’il dit que il est bon + menesterel et il ne l’est pas, et il ne rent pas ce que il + tesmoigne, il est aparessant que il fet contre son dit ou contre sa + promesse.

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+ § {21.1.20} Gaius. Si vero. +
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Et se c’est dist avant le tens de la vençon, et enprés fut fete la + promesse, Celius Sabinus dit de la premiere cause demander pot l’en + le manciple puis que il est vendu.

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+ § {21.1.21} Ulpianus. Redibere. +
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Rendre est à dire que le vendeor est arriere ce que le acheteor ot de + lui ; et redebicion vaut autant comme rente. ¶ {1} Quant + l’acheteor rent le manciple au vendeor, Ponponius dist que il doit + garder que il n’i face barat. ¶ Et por ce convient il que il en dont + caucion que le acheteor n’achate le serf ou que le serf par son + commandemant ne face larrecin ne domage. ¶ {2} Et encor dit + Ponponius que il convient .ii. caucions mestre, l’une de preterit + l’autre de futur ; ausi se le acheteor ou son procurator oit + juigement en non de celui serf qui est rendu, ou se l’en pleda o + lui, ou s’il pleda en non de li. ¶ Et il dist que l’en doit doner + caucion se le acheteor fut condempné sanz barat ou s’il dona ; et il + doit rendre de cez choses s’il en a rien receu, ou s’il fist barat + par quoi il ne receust rien ; {3} et il dist que, en cez jorz que il + fut renduz convient il avoir caucion en non do tens qui estoit à + venir à celui qui le vendit, ‹s’il› le selt, l’en issi fere. ¶ Se li + hom s’enfuit sanz la colpe l’acheteor, por ce ne remaint pas que li + vendeor ne soit condempné, et il doit doner caucion que le acheteor + demant son home ; et s’il l’a, que il le rende à l’ome qui le + vendi.

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+ § {21.1.23} Ulpianus. Cum autem. +
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Quant rente est fete, se le acheteor a enpirié la chose vendue, il + l’amendera au vendeor ; ausi comme [90rA] se c’est feme et il + li eist fet force, ou s’il s’enfoi por la cruauté à l’acheteor. Et + por ce dit Ponponius que se il enpire par queque maniere, ce sera + esmé por l’arbitre au juige, et sera rendu au vendeor. Et se li hom + est rendu sanz juige et le acheteor no velt rendre ce que nos avon + dit, il sofise au vendeor avoir aucion de vente. ¶ {1} Cil qui + firent ce ban commandent que l’en rende ce que apendoit à la + vençon ; et s’il dona aucunes aucions que chescun n’eist plus + que ce, quant le marchié sera despecié, plus que il eust se la + vençon ne fut pas fete. ¶ {2} Et s’il est mis hors qui fist barat, + donc prendre teste ; et isi le diseent et feseent li encien que + metoient boidie de chief por poine. Nos dison fere tel chose quant + l’en a fet tel chose por barat et por lecherie ; et se aucun + fet ce por error ou por aventure, ce ban n’a point de leu. Donc + Ponponius dit que cil qui n’a .xiiii. anz ne cil qui est forsené ne + pot fere tel boidie. {3} Et cil en est hors qui fet aucunne chose + por soi tuer. Et cil est mauvés serf qui fet aucunne chose par quoi + il prent mort, si comme il fist un laz por soi pandre ou s’il fist + aucun venin ou s’il se lessa cheer de haut ou s’il fist aucunne + chose por quoi il cuida que il morist ; et moult ce feist + volentiers à autre que ce fist à soi. ¶ {4} Se cil est qui vendi son + fiz qui n’est aage, il ont aucion contre le pere ou contre le + seignor de ce ban ; tot soit il veü que il eent aucions de + poine, qui vienent ausi comme do marchié, l’en doit dire que il + vienent en non de cez qui sont en autrui poer. Et par sa fille qui + est en bau ou en autrui poer, l’en doit dire que ceste aucion a leu. + ¶ {5} Cez aucions que vienent de ce ban avienent contre toz. ¶ {6} + Et se noz effanz qui nos servent en bone foi ou homes ou autrui serf + vendirent, l’en pot dire que il sont tenuz de ce ban. ¶ {7} Julians + dist : juigemenz de ceste aucion est que le vendeor et + l’acheteor sont tenu de rendre tot quant que il orent de la vençon. + {8} Par ce, se le serf fet larrecin au marchent ou à autre, et il en + rent por ce aucunne chose, l’acheteor n’est pas tenuz de rendre le + au vendeor dusque il eist amendé le domage. Et que sera – ce dit + Julien – se le vendeor ne velt prendre l’ome ? Il ne en sera + pas forcié de rendre rien fors que le pris que il ot de la vençon ; + et le acheteor perdra ce par sa colpe qui volt miauz sostenir + l’es[90rB]mé do plet que doner l’ome por le forfet. Et m’est avis + que la sentence Julien est moult bone. ¶ {9} Quant manciple est + rendu, il convient que le acheteor, s’il en a rien eu ou s’il n’en a + eu, que il le rende ; non pas solement s’il a pris les fruiz ou + les loiers do serf ou de celui qui l’aloa, ou se le vendeor les li + rendi por ce que il li rendi l’ome tardivement ; et s’il ot les + fruiz de queque autre que vos vodroiz, il convient que le acheteor + les rende. Et rendra se il a eu aucunne chose des fruiz et se lés ou + heritage avient au serf ; ne il ne monte rien se le vendeor le + pot avoir ou non s’il ne vendi le serf, posonposon] por + son dans le ms., cf. lat. ponamus enim talem + esse, qui capere aliquid ex testamento non que + il fut tel que il ne pot rien avoir do testamant, ceste chose ne + nuira rien. Et Pedius cuide que cele chose ne doit pas estre + regardee, por qui amor le sires commanda que le serf fut heir ou que + il li fist lés ; car se la vençon remainsist, ce ne profite + rien à l’acheteor. Et ausi est par contraire s’il est establi por + l’amor à vendeor, s’il ne le voloit rendre.

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+ § {21.1.24} Gaius. Et generaliter. +
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Et l’en doit dire generaument que quant que li serf a conquis n’est + pas veü droit que il le rende.

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+ § {21.1.25} Ulpianus. Ediles. +
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Li seignor qui firent ce ban volent que li acheteor rendent ce en + quoi li serf est enpirié, einsi s’il est enpirie enprés le ban et + enprés la vençon ; et se ce avint avant, ne monte rien ; + {1} ou s’il l’enpira ou sa mesnie ou son procurator, ceste aucion + avra leu. ¶ {2} Par ce non « mesnie » sont entendu tuit + cil qui sont en servage et frans homes qui servent en bone foi o + autrui serf et cil meismes qui sont au poer à celui. ¶ {3} Il a fete + mencion de procureor en ceste aucion. Mes Neracius dit que l’en + doitque l’en doit] que l’en doit que l’en + doit dans le ms. entendre ci procureor non pas + chescun à qui l’en a baillié toz les aferes ou ce por quoi le + mandemant est enpirié. {4} Et il dit que il fut droit que l’en mete + ce sor le acheteor ; et bien si gart do fet au procurator ou à + sa mesnie que le serf ne eust pas soffert s’il ne li fut vendu et en + ce que il devoit soffrir s’il ne fut vendu ; en ce doit avoir + le acheteor l’amende do forfet au serf ; et en ce que le + procurator forfit, li doit il doner ses aucions. {5} Et que sera se + le serf est enpirié non pas por le barat à l’acheteor mes par sa + cope ? {6} Ce doit estre entendu que ce vient de [90vA] corage + non pas de cors ; ausi comme se il fut corrompu por la mauvese + compoignie as autres, ou que il i fut si comme joeor à tables, + jureor, musart, correor ça et la. {7} L’en doit garder que acheteor + ne pot son serf por cez causes doner por le forfet, ne il n’amende + pas le fet as sers ne au procurator. ¶ {8} Et l’en doit savoir que + totes les choses qui sont contenues en ce ban il est tenuz do rendre + se c’est fet avant que le plet soit entammé ; et por ce, + convient il que il fussent nomees, que se il avint aucunne chose + avant que le plez soit entammez que il fut rendu. Et enprés que le + plet est entammé, tote la cause est à ce que l’ome soit rendu, et + les fruiz et tot ce dont il est enpirié. Et tot ce apartient à + l’ofice au juige, que manois que il est fet juige l’ofice de totes + les choses li apartient de quant que l’en fet au juigement. ¶ Les + choses qui sont avant plet ne li apartienent pas moult se l’en ne li + enjoint nomeement. ¶ {9} Et encor est il issi en ce ban mis + se : la peccune qui est rendue por celui home ou en son non ne + sera rendue, ou aucun qui est obligié en celi non est delivré. ¶ + {10} Cil qui firent ce ban garderent bien l’ordre que l’achateor + rende au vendeor tot ce qui est nomé desus et enprés avra son + argent.

+
+
+
+ § {21.1.30} Paulus. Idem. +
+

Et se le acheteor prist sor soi le plet ou non dou serf rendre, ou + s’il oi sentence en non de lui, il convendra doner caucion de ça et + de la ; que s’il est condempné sanz barat ou s’il a en aucunne + chose de celui plet ou s’il fit ce por barat que il n’en eut rien, + il le rendra. ¶ {1} Il contera les despens que il a fet en garir le + serf enprés ce que le plez fu entamé et les despens qui furent avant + fez ; mes les mangiers que il done au serf ne seront pas conté. + Aristo le dit, car l’en ne doit demander li rien que il despendit + quant que il fit son mester.

+
+
+
+ § {21.1.34} Africanus. Cum. +
+

Quant plusors choses d’une maniere sont vendues ensenble, si comme + jugleors et clers qui sont en coret, il dit que il i a difference + savoir se le pris est establi sor toz ou sor chescun ; si que + l’en entende aucunne foiz une vençon fere, aucunne foiz plusors. Et + por ce apartient il a demander que se aucun d’aus est maladis ou + maheignez, que il seent tuit rendu ensenble. {1} Et se le pris est + mis aucunne foiz sor chescun chief, c’est achat, que por le vice + d’un porront il tuit estre rendu quant l’en [90vB] le savra ; + que le acheteor ne achata pas s’il n’eust toz, ausi comme il avient + de juigleors et de charretes et de mules qui sont paroiz, qui ne + valent rien à nului s’il n’es a totes. ¶

+
+
+
+ § {21.1.37} Ulpianus. Precipiunt. +
+

Li seignor qui firent ces lois commandent que veillart ne soit vendu + por novice. Et c’est contre le conchiement à vendeors et que il ne + conchient les acheteors ; si comme aucun solent vendre novices + qui ne sont pas novices por vendre les plus. Et l’en doit cuider que + les manciples qui sont rudes et simples sont plus meillors à + enseigner à toz mestiers ; mes forte chose est enseigner cez + qui sont veillarz. Et por ce que le acheteor corrent tost à acheter + les jeunes, por ce entrameslent il les veillarz et les vendent por + juenes, et l’en le deffant ci ; et se l’en vent ce, issi il + sera rendu.

+
+
+
+ § {21.1.39} Ulpianus. Vel fratres. +
+

Freres ne poent estre departiz. ¶ {1} Enprés deffent ce ban que nus + ne vende chien, ne sanglier, ors, lou, panthere, leon.

+
+
+
+ § {21.1.42} Ulpianus. Qua vulgo. +
+

S’il sont en ce leu par où genz passent, que il ne puissent nuire. Se + l’en fet contre ce, et se franc home perist par ce, cil qui le meine + sera condempné  au blecié, tant comme le juige verra que bien + soit ; et en cez autres choses, tant comme le domage sera fet + ou au doble.

+
+
+
+ § {21.1.43} Paulus. Bovem. +
+

À buef qui fiert des cornes aucun dient que il est maheignié ; et les + mules qui fierent dou pié et autre jumenz qui senz cause se troblent + et enportent ça vau l’avau les genz, sont mahaigniés. ¶ {1} Cil qui + s’enfuit à l’ami au seignor por soi garir n’est pas fuitis ; + s’il est encor en tel pensee que il ne retort pas en meson s’il n’a + eide, n’est pas fuitis, car ceste fuite n’est pas de consoil fete. ¶ + {2} Cil qui se part de son seignor par amonetement d’autrui est + fuitis, tot ne fait il pas ce se ne fut cil qui le conseilla. ¶ {3} + Se mis sers qui te servoit en bone foi s’enfoit, ou il set que il + est mien ou il n’en siet rien, ‹il est fuitis›, s’il ne le fist por + corage de retorner à moi ; {4} et il le fet por soi tuer s’il est + lecherre, ou il a mauveses taches en soi, et il li baille aucun + torment sor lui ; s’il le fist sanz dolor que il se soffrist, il est + rendable. ¶ {5} Se aucun achete un serf et l’en li tolt, et il en a + le quart vaillant plus par aucions de biens toleiz, et il rent enpré + le serf, il doit rendre ce que il en ot. Et se il li fet injure et + il en plede, il no rendra pas au vendeor ; car autrement [91rA] pot + avenir se aucun le bati o corgies, o se l’en se pleint de lui et le + acheteor en mut plet. ¶ {6} Aucunne foiz devra l’en rendre manciple, + tot eon nos aucion de tant comme la chose valoit mains ; car le + marchié est nul quant le serf ‹est› tel que il n’a mester, si comme + quant il est desvé ou lunagiers, tot soit il esmé ; il sera en + l’ofice au juigie que le pris soit rendu quant le manciple sera + rendu. ¶ {7} Se aucun fit consoilfit consoil] fit + consoil fist consoil dans le ms. par + conchiement mestre sor le creancer, et le creancier por ce rendi la + chose qui autrement ne rendist pas s’il ne fust cil menesterex, le + vendeor est tenuz au creancier por ce conchiement. ¶ {8} Li gage + sera liez, tot soit le serf rendu ; ausi comme s’il eust mis hors de + sa main ou l’usage et le fruit de lui, il n’est pas rendu à droit + s’il n’est receu et delivré de gage et soit rendu. ¶ {9} Se home est + acheté soz condicion, il a por neant ceste aucion avant la + condicion ; car le achat qui n’est mie perfet ne pot estre fet, et + pot estre fet por l’arbitre au juige. Et por ce, se l’en a aucion de + vente ou de achat ou de ceste aucion avant que la condicion soit + acomplie, l’en porront encor avoir aucion. {10} Et aucun foiz, se la + vençon est pure por la condicion de droit qui est demoree, ausi + comme aucun serf en qui l’usage est à un et la seignorie est à un + autre, et en autre l’achete, et quant l’en ne set de quele chose il + rent le pris, l’en doit veoir à cui le droit est aquis ; et por + ce n’avient pas ne à l’un ne à l’autre ceste aucion.

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+
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+ § {21.1.44} Idem. Iustissime. +
+

Li seignor qui firent ce ban ne vodrent pas que home fut prisez o + choses qui vaut meins, ne que l’en feist conchiement en cest ban, si + comme Pedius dit por la dignité des genz, et que il eust autre chose + en cez autres choses ; car ce fut moquois priser une coute à une + teneure et priser home à une teneure. Qui pot dire ce que il voit, + car aucunne foiz vaut plus le chetel que le serf et aucunne foiz + vaut plus le vicaire que achiet que le serf qui est vendu. ¶ {1} + L’en prent aucion de ce ban contre celi dont la plus grant partie + est vendue ; car aucunne foiz acompoignent li vendeor compoignie, + que quant que il ont soit en commun. Et il fut esgardé à bien que + l’en pledast contre un de cez dont la plus grant partie est vendue + ou la menor ; et que ceste aucion avient à l’acheteor que il ne + fut forciez [91rB] de pledier devant divers juiges, tot est aucion + d’achat contre chescun por lor partie por ce que il furent + compoignon ; car tel maniere de gent est plus presté à gagnier en + quelque lede maniere que à autre cortoisie fere. ¶ {2} L’en pot + doter en aucion d’esme ou en renterente] ceste + dans le ms., cf. lat. In redhibitoria vel aestimatoria + potest dubitari, ou por ce que cil vendi + autrui serf et il ne fut acheté, ou por ce que il ne fut delivré, ou + por ce que il fut malade, ou por ce que il estoit fuitis. Car l’en + puet dire que le acheteor n’a que fere s’il est sain, ou s’il n’est + fuitis ou que il soit delivré, mes il li apartient que il soit sein + por fere ses besoignes. Ne por ce ne destroit pas l’obligacion, car + manois que l’un est baillié est la promesse fete tant comme il + apartient à l’acheteor.

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+ § {21.1.45} Gaius. Redibitoria. +
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Cest aucion a doble condempnacion ; le vendeor est ores condempné en + une chose, autre foiz au doble. Car s’il ne rent le pris ne ce qui + apartient, ne il ne delivre celi en qui non il est obligiez, il doit + estre condempnez au doble. ¶ Et s’il rent le pris et l’apartenance + et il delivre celui por quoi il fut obligié, il ne doit estre + condempné que en une chose.

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+ § {21.1.46} Ponponius. Cum mihi. +
+

Quant tu me renz le serf, tu ne me doiz pas promestre que cil soit + delivré de larrecin ne de forfez, fors ce que il a fet ton + commandemant et le celi à cui tu baillas.

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+ § {21.1.47} Ponponius. Si hominem. +
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Se tu franchis home acheté, Labeo dist que ceste aucion et de tant + comme la chose vaut meins ‹…› se l’aucion de doble faut, et que se + l’aucion faut contre le dit ou contre la promesse ; {1} ceste + aucion dure enprés la mort à l’omePassage qui pose + problème.

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+ § {21.1.48} Ponponius. Si tamen. +
+

S’il est morz sanz la colpe à l’autor, ou sa mesnie ou à son + procurator. ¶ {1} Cil qui se pleint de la maledie ou de la maledie + au serf et il le velt retenir, {2} il ne nuira pas à l’acheteor s’il + est mis hors de barre de l’espacel’espace] la + pace dans le ms. de .vi. mois et il velt + pledier dedanz l’an de aucion d’esme. ¶ {3} Droiz est par ceste + aucion que il soit lessié à celui qui vendi le serf liez ‹…› {4} ‹…› + que le vendeor soit assous. ¶ {5} Cez aucions avienent à l’eir et + contre l’eir ; et les fez as hers qui avindrent et que cil + seent quis qui en poent pledier. ¶ {6} Et ce n’avient pas de + manciples mes de totes betes. Se je achete en home usage et fruit, + l’aucion [91vA] tient. ¶ {7} Quant l’en plede de senté par ceste + aucion, l’en doit soffrit à pledier d’un vice et doit dire se + aucunne chose avient enprés ne est pres, à part que l’en en plede de + chief o lui. ¶ {8} Redibicions de vençons simples est en usages.

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+
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+ § {21.1.49} Ulpianus. Etiam. +
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N’est pas dote que ‹rente› ne doie estre fete en teneure vendue, se + teneure où il i a champchamp] cheat dans le ms., + cf. lat. pestilens fundus pestilen est + vendue, et il doit estre renduz. Bien est à dire que la demande do + paage do tens qui est à venir doit cesser enprés la rente contre + l’acheteor.

+
+
+
+ § {21.1.50} Julianus. Varicosus. +
+

Cil qui cort ça et la comme fos n’est mie sain.

+
+
+
+ § {21.1.51} Africanus. Cum. +
+

Quant l’en achete manciple maheignié et le sires plede d’achat, l’en + doit regarder le savoir à serf non pas au seignor. Lors ne monte + rien s’il fet l’achat en non do serf ou dou seignor ; car c’est + de bone foi que le serf o qui l’en fist l’afere ne soit pas deceu. + Et encor, le forfet à celui que il fist au marchié ne doit pas nuire + au seignor. Et se le serf achete un home par le mandemant au + seignor, que li sires savoit bien que il estoit maheigniez, le + vendeor n’est pas tenuz au seignor. {1} Quant à la persone au + procurator, s’il sot que il fust maheignié, ilil] + et dans le ms. n’est pas tenuz à dote + que il ne soit tenuz au seignor de aucion de mandemant ou de afere + fet. ¶ Et por ce ne remaindra pas que il ne puisse pledier en celui + non ; et comme il ne set pas que il ne soit maheignié por le + mandemant au seignor qui ce savoit et le achete et il plede de ceste + aucion, il ne cuida pas que tel barre soit mise par la persone au + seignor.

+
+
+
+ § {21.1.52} Marcianus. +
+

Se le serf fet larrecin au seignor n’est pas besoing que l’en die ce + en la vençon au sers, ne por ce ne doit il pas estre rendu. Et se il + ‹dit› que il n’est pas lerre, il sera de cele partie tenuz de ce que + il dist ou que il promist.

+
+
+
+ § {21.1.54} Papinianus. Auctioni. +
+

Ceste aucion n’a pas leu se le manciple est acheté por bones + condicions, qui avant ne s’en estoit pas foiz.

+
+
+
+ § {21.1.55} Idem. Cum. +
+

Comme l’en eist doné .vi. bones moismois] mors + dans le ms., cf. lat. Cum sex menses utiles + de demander ce que l’en vodra en ceste aucion, il n’est pas veü que + cil eist poer de pledier qui ne sot pas le vice do serf qui ne + estoit pas aparissant. Et il ne convendra pas a[91vB]voir à + l’acheteor grant excusement.

+
+
+
+ § {21.1.56} Paulus. Latinus. +
+

Je mande se l’en pot rendre au plege de l’achat le manciple ? Je + di que se le plege prist sor soi tot l’afere, Marcellus cuide que + l’en le rende au plege.

+
+
+
+ § {21.1.57} Idem. Si servus. +
+

Se le serf achete un manciple et li sires use de ceste aucion, le + vendeor ne li doit doner autrement dusque il eist tot rendu quanz + apartient à ceste aucion ; et unes choses por tot, no pas por + tot le chetel. ¶ Et se li sires plede do chetel, s’il ne rent tot le + pris, il n’a rien. {1} Et se le serf ou le fiz vent, ceste auccion a + leu à avoir le chetel. ¶ Il sera contenu el chetel de ceste + aucion ; ne ne nos chaut, car le serf n’est pas en chetel + dusque il soit rendu, quant il est encor à l’acheteor ; s’il + est conté ou chetel par ceste aucion. Et donc, se le serf est acheté + .x.m mars et il soit de .v.m, nos diron que c’est do chetel. Se li + sires ne doit rien ou s’il ne tolit le chetel et s’il doit plus au + seignor, il avendra que il rende l’ome et n’en avra rien.

+
+
+
+ § {21.1.58} Idem. Quero. +
+

Je demande se le serf s’enfuit à l’acheteor; et l’en dit que il + doit estre renduz ; il ne sera pas avant rendu au vendeor + dusque il eist eu ce que le serf li osta. Paulus dit que l’en doit + forcer le vendeor à rendre non pas solement le pris do serf mes + l’esme des choses que le serf enporta s’il ne veaut lessier le serf + por le forfet. {1} Encor demande je, s’il ne velt rendre l’esme ne + le pris des choses, se le serf doit estre renduz et se l’en doit + doner aucion de chetel ou do pris do serf qui est rendu de la + promesse de doble. ¶ {2} Je achetoi un serf au doble qui + s’enfoit o mes choses ; enprés il fut trovez de bones genz et + li demanderent s’il s’en estoit foi de la meson à celui qui le + vendi, il dist que oïl ; je demande se l’en le doit de ce + croire. Paulus dit : s’il i a autres signes que il s’en + soit foiz autre foiz, l’en le doit lors croire.

+
+
+
+ § {21.1.60} Paulus. Facta. +
+

Quant la rente est fete totes les choses sont rendues enterinement, + ausi comme s’il n’i eust vente n’achat.

+
+
+
+ § {21.1.62} Ulpianus. Ad res. +
+

Ceste aucion n’apartient pas as choses donees. Et por ce doit l’en + dire de celui que le doneor promist à rendre quant il n’i a nul + pris, et que se la chose amende de celui à cui il est donee, et le + doneor est de ce tret en plet, l’en doit dire que il ne doit pas + estre tret en plet de bien fet ne de franchise. Et por ce, se + aucunne chose est donee, ne sera pas mester que le doneor en soit + tenuz [92rA] ; mes cil qui done doit obligier soi que il n’i + face barat ; et issi le fet l’en que s’il a doné aucunne chose + debonerement, que il ne la toille par consoil de boidie.

+
+
+
+ § {21.1.63} Ulpianus. Sciendum. +
+

L’en doit savoir que ce ban apartient à ventes solement, non solement + de manciples mes de ces autres choses. Et l’en ne dit riens de + loages, et est mervelle ; mes l’en i met i tant de resons que + vençons et loages ne sont pas senblables.

+
+
+
+ § {21.1.64} Ponponius. +
+

Labeo dit : se tu achetas plusors sers à un pris et tu velz + pleder de l’un, l’en doit fere esme ou serf ausi comme l’en feroit + en la bonté do chanp, quant l’en plede por la delivrance d’une + partie d’un chemp. {1} Ausi dit il : se tu achetas plusors sers + ou vendis por un pris et tu promeis que il fut sein et une partie + d’aus n’est mie saine, il plede bien de toz contre le dit ou contre + la promesse. {2} Et il dit iqui que il li vendeent por foloer et por + foïr, et que ausi pot fere le serf et itel com le pot l’en + rendre.

+
+
+
+ § {21.1.65} Venuleius. AnimiAnimi] Inimi dans le ms., erreur du + rubricateur. +
+

C’est plus vice de corage que de cors d’esgarder jeus assiduement ou + platures, ou s’il est menteor, ou s’il est tenuz et sorpris de itex + riboderies. ¶ {1} Totes les foiz que l’en nomme maledies sontique, + itel maladie dist Cassius que c’est à entendre maladie qui nuist. + L’en entent que il nuist quant ele dure, quant ele ne fenist + mie ; et itel maladie apele l’en qui chiet en home puis que il + est gariz, l’en apele sontes nuisanz. ¶ {2} L’en pot apeler serf et + vel et juene. Et vell non pas por l’espace de servier mes por + lignage et por cause, si comme dit Celi. Car se aucun vendeor vent + aucunne novice à quelque mestier que il soit, il est conté manois en + nombre de veillarz. Le vice est entendu non pas par legiereté de + corage mes por convence et par usage de servage. Ne ce ne se monte + s’il set parler latin ou non ; il est tenu por veillart puis + que il a esté longuement à escole.

+
+
+ +
+ + + IX. Comment l'en puet prendre gage des détors. + + +
+ § 1. +

L'en dit que se aucuns est mi plège selon la costume, termes soit passez + de la dete, je puis prendre dou sien jusques à la value de la dete. Et + s'il nie la plévine, prandré-ge dou suen ? Oïl. Et s'il s'en + pleint, ge recroiré jusque j'ae prove que il soit mis plège. Et quant ge + l'auré prové, je seré resésiz ; et se ne la puis prover, ge + l'amenderai la jotice. Et s'il n'a quant il seit mi plège, il cherra en + l'amende.

+

Or demende l'en s'il puet prendre do détor sanz jotice ? Et l'en dit + que non. Et se ge ai à aucun presté la moie chose, et le termes passe, + je puis prandre la moie chose ; et dedanz lo + terme, non ; et se aucun en a porté le mien, sanz mon congié, ou le + m'a tolu, là où ge le sauré ; et se aucuns m'a emblé la moe chose, + puis la ge prandre sanz congié ? L'en dit que non. Et se g'é aucune + chose vendue à aucun, et il ne me rande les deners, et il en er seit + (est saisi ?), puis-ge prandre la chose ? + L'en dit que non, sanz jotice.

+

Je puis prandre à mon hoste, por le loier de meson, en la meson ; et + hors non, sanz jotice.

+
+
+ § 2. +

Coment ataint l'en home que l'en dit qui a pris dou suen ? Et l'en + dit que l'en le doit estaindre par soi et par garanz ; en toz le + cas que il n'a larrecin, par soi tot seul ; et deit dire + aissi : Tel home a pris dou mien tel chose, et en tel leu ; et + s'il le viaut nier, jesui prez del prover et de l'amener avant, par moi + et par bons garanz qui sevent ce de voir et d'oïr. Et li autres doit + fere encontre tel deffense comme il doit, et l'en esgarde. Et li + copables est loissanz de prendre la prove de li et de ses garanz, et de + quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage de bataille.

+
+ +
+ + + X. [92rB] De chose vendue toloite et de promesse au doble [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 21, tit. 2 et 3 : de + Evictionibus et duplœ stipulatione, et de exceptione rei venditœ + et traditœ. + +
+
+ +
+ § {21.2.1} Sive. +
+

Se une partie ou tote est toleste à l’acheteor, il a son retor contre + le vendeor. Et quant l’en li tost une partie, s’ele n’estoit partie, + il a son retor contre le vendeor por tant comme la partie se monte. + Et se certain leu li est toloist, non pas ce qui n’estoit pas parti, + l’en avra son retor segont la bonté dou leu. Et que sera s’il a en + champ aucunne chose preciose et l’en la li tost ou s’il i ot aucunne + chose vil ? L’en esmera la qualité do leu et issi l’en i avra + retor.

+
+
+
+ § {21.2.6} Gaius. Si fundus. +
+

Se un champ est vendu, il convient segont la costume de la terre où + le afere est fet doner caucion que le afere ne soit recest ; se + coutume est cele.

+
+
+
+ § {21.2.7} Julianus. Qui a pupillo. +
+

Cil qui achete serf que orfelin à soz soi il pot avoir aucion contre + celui d’achat et de promesse de delivrance quant il ne pot avoir + l’une ne l’autre aucion contre l’orfelin.

+
+
+
+ § {21.2.10} Celsus. Si quis. +
+

Se aucun vent la voie que il a par un champ commun o un autre comme + sols [92vA] seignor et il le me lesse, il me sera tenu par non de + delivrance, tot no me lessent ces autres.

+
+
+
+ § {21.2.12} Scevola. Quidam. +
+

Un qui fut heir establi vendi totes les teneures que il avoit et li + autre heir compoignon orent le pris ; ces choses sont + establies. Je demande se li heir sont tenu de aucion d’achat. + Je di : se li heir sont present et il s’acordent, il est + aparessent que chescun eit vendu sa partie.

+
+
+
+ § {21.2.13} Paulus. Bonitatis. +
+

L’en doit fere esme de bonté do champ quant une partie est tolue. + Proculus cuida à droit que l’en ne tolist pas ce que fut au tens de + la vençon.

+
+
+
+ § {21.2.15} Paulus. Sed quod. +
+

Et ce que vient enprés por crois d’eve, l’en doit regarder le tens ou + ce avint. ¶ {1} Se usage et fruiz est toluz, l’esme doit estre faiz + por la bonté des fruiz. {2} Et se le serf est delivré, le plet doit + estre esmé de tant comme il avra mains en la chose.

+
+
+
+ § {21.2.16} Ponponius. Evicta. +
+

Se la chose est tolete l’en avra aucion d’achat de ce que avint et + acheist. Ausi les choses qui avindrent, s’el est tolete, l’en ne + rent que une simple chose. ¶ {1} La promesse de doble est perdue + quant la chose est rendue au demandeor, ou il est dampné de l’esme + do plet, ou se le teneor est asseos de l’acheteor. ¶ {2} Se le serf + en qui non nos avon promis est retret por celui qu’i n’est pas + fuitis ou sein, l’en demade se nos poon pledier. Proculus dit + que l’en doit veoir que ce n’i soit, s’il fut ‹…› toloit quant il + fut mienPassage qui pose problème. Et en ce quas que il + est mien, manois il m’apartient de savoir combien il est enpirié por + ce ; et quele auction je puis avoir une foiz, ne je ne le puis + perdre por le tolement ne par mort, ne par franchise, ne par fuite + de serf, ne par autre cause. Ausi comme s’il ne fut pas en ma chose, + por ce que il est fuitis, il est plus povre quant il n’est o moi. Et + se je promis que il est sain et que il n’est pas fol, la chose est + moie tant comme ele apartient à mon usage ; et s’il fut en obscur + leu sanz nostre sen, tant comme je le dui avoir et il astoit à venir + que aucun l’eust de moi, ou j’é d’aucun, ou à aucun que je l’é + promis le me tolt. ¶ Et la summe de son cuider est tel que je e tant + de cele promesse comme je la prisse, et por tant comme je no vosisse + enprés la promesse que il ne fut fuitis [92vB].

+
+
+
+ § {21.2.36} Idem. Nave. +
+

Se nef ou meson est achetee, cez tables, cez paroiz ne sont pas + achetees et l’en ne l’entant pas ; et por ce n’est pas le vendeor + obligié en non de vençon por une partie se ele est retrete.

+
+
+
+ § {21.2.42} Si pregnans. +
+

Se serve grosse est vendue et baillie, se le enffant est retret, le + vendeor ne pot estre tret en plet do retret, car le enffant n’est + pas vendu.

+
+
+
+ § {21.2.44} Alphenus. Scapham. +
+

Il n’est pas veü que scaphe seit partie de nef, car el n’i a point de + jointure ; car scaphe est par soi une petite nef. Et ces autres + choses qui sont jointes à la nef, comme governel, mashe, la veile, + les hobens, sont ausi comme membres de nef.

+
+
+
+ § {21.2.49} Gaius. +
+

Si l’en demande le fruit et l’usage à l’achateor, cil le doit fere + savoir au vendeor et quele partie ce est que le li demande.

+
+
+
+ § {21.2.50} Ulpianus. +
+

Se le juige commande que l’en vende gages par mauvese sentence, nus + ne dira que l’en doie doner aucion contre aus se la chose est + retrete ; mes s’il sovent la chose por moins que ele ne vaut, + lors done l’en contre aus avoir aucion de barat au seignor de la + chose.

+
+
+
+ § {21.2.54} Gaius. Qui. +
+

Cil qui vendi autrui chose enprés longue tenue, il n’est pas tenu de + retret. ¶ {1} Se li heir vendi celui qui deveit estre franchi par + condicion de peccune doner, et il dist que il i a plus en la peccune + que l’en ne dist et que l’en ne li commanda pas doner, il est tenuz + de l’achat se la condicion est tele que le acheteor l’eust. ¶ Ausi + est se l’en commande doner au serf, tot dist il voir de la peccune, + s’il ne le dist que il feist le mandemant, il sera tenu do + retret.

+
+
+
+ § {21.2.58} Labeo. +
+

Et li heir bala un serf qui n’estoit pas lessié nomeemant, et promet + que il n’i feroit barat ; enprés le serf fut retret. Cil à qui + l’en fist le lés porra avoir aucion contre l’oir de testemant, tot + ne seust le her que il fut autrui serf.

+
+
+
+ § {21.2.61} Marcellus. Si quod. +
+

Se je achete de toi et je le vendi à Ticio, et tu le li ballas par ma + volenté, tu ne m’i es pas tenuz de retret, ausi comme se ge eusse + baillie la chose que j’é receue ; et à ce s’acorde l’en.

+
+
+
+ § {21.2.67} Idem. Emptori. +
+

Le vendeor est tenuz à l’acheteor enprés le retret do serf, que li + sires en mena, de rendre lui le serf enprés celi tens, et doit + offrir le li, il ne s’en pot deffendre ; et ce apartient à + l’acheteor.

+
+
+
+ § {21.2.74} Hermogenianus. Si plus. +
+

[93rA] Se l’en done plus ou mains que l’en a doné en non de pris et + il est en convent que l’en done se la chose est retrete, l’en doit + garder le convenant. ¶ {1} Se gage de chose juigie est pris par + l’ofice au juige et vendu, l’en a enprés celui qui est delivré + aucion d’achat non pas de domage mes do pris solement et des usures, + si que les fruiz seent contez, c’est à dire s’il n’a besoing de + rendre les à celi qui les retret. ¶ {2} Et se l’en muet entretant + plet, non pas de rendre le pris mes que cil deffende la chose, le + vendeor en porra estre tret en plet. ¶ Cil qui vendi la chose por + tele comme ele est, il n’est tenuz sanz plus que itele la rendra et + que il n’i fera barat.

+
+
+
+ § {21.2.76} Idem. Si alienam. +
+

Se tu me venz autrui chose et je l’é ausi comme por lessie, il est + acordé que je en per‹t› l’autorité por le retret.

+
+
+
+ § {21.3.1} Ulpianus. +
+

Macellus dit : se tu venz autrui chenp et tu demandes enprés ton + fet, tu doiz estre botié ariere par cete excepcion. {1} Et se li + sires dou chenp est heir au vendeor, ausi en dira l’en. ¶ {2} Et se + aucun vent ma chose par mon mandemant, ceste barre me nuira se je + demande cele chose, se l’en ne prove que je mandasse que ele ne fut + baillie dusque le pris fust renduz. ¶ {3} Celsus dist : que se + aucuns vent ma chose meins que je ne li mandoi, il n’est pas veü + mestre la hors de ma mein ; et se je le demande, ceste barre ne me + nuira pas ; et c’est voir. ¶ {4} Se le serf achete merceries + especiaument, enprés li sires commande que il fut franc en son + testemant avant que il eust la seignorie des choses, il avra barre + de fet por ce que il commanda que le chetel li fust lessié ; et + le vendeor ne pot avoir les merceries por ce que cil fut serf ou que + il fist marchié. ¶ {5} Se aucun achete une chose ne elle n’i est mie + baillie et il en a la sesine enprés sanz vice, il a excepcion contre + le vendeor s’il n’i a mie droite cause por quoi il chalenge la + chose ; car s’il baille la possession et la cause est juste de + chalengier, il avra replicacion contre l’escepcion.

+
+
+
+ § {21.3.2} Ponponius. Si a Titio. +
+

Se tu achetes un champ de Ticio qui estoit Sempronii, et l’en le te + baille, et quant le pris est rendu Ticius est heir à Semproniy et + balle celui chemp à Mevio, et li vent, Julius dist que il est droit + que l’en te deffende avant ; car se Ticius te demandast [93rB] + lele] len dans le ms. champ, il eust + barre contre lui ; et se Ticius le remist, tu eusses contre lui + bone aucion de demander li.

+
+
+
+ § {21.3.3} Hermogenianus. Exceptio. +
+

Barre de chose baillie et vendue n’a pas solement leu à celi à qui la + chose est baillie, qui à ses hers et au segont acheteor ; et se + la chose ne li est baillie, el li vendra, il apartient au premer + acheteor que le segont ne la perde. {1} Et ausi nuira as hers au + vendeor se li acheteor perdent en la vençon que il firent.

+
+
+ +
+ + + XI. De proves et de presumpcions [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 22, tit. 3 : de + Probationibus et prœsumptionibus. + +
+
+ +
+ § {22.3.1} Papinianus. Quotiens. +
+

À totestotes] tes dans le ms. les foiz + que l’en demande se aucun est do linage à aucunne gent, il le li + convient prover.

+
+
+
+ § {22.3.2} Paulus. +
+

Ci la prove afiert à celi qui dist, non pas à celi qui nie.

+
+
+
+ § {22.3.3} Papinianus. Cum. +
+

Quant lés fez en privé est doné de celi qui est heir escrit ou + premier testamant, et en segont por une meisme partie ou enprés plus + grant, la prove de la volenté mue apartient à celi qui est tret en + plet ; comme cil qui a le segré receu face aucunne foiz + entendre as seignors des choses escriere lor heirs issi, en qui il + se fierent.

+
+
+
+ § {22.3.4} Paulus. Emptorem. +
+

Le acheteor doit prover que cil serf dont est la plainte s’enfoi + avant que il l’achetast.

+
+
+
+ § {22.3.5} Idem. Ab ea. +
+

Il convient que cele partie prove que il dist que son aversere est + deffendu por aucun droit, ou por loi, ou por constitucion à estre + oï. {1} Il meisme dit : se aucun nie que le pere mist + mauvesement son fiz hors de sa main, il le doit prover.

+
+
+
+ § {22.3.6} Scevola. Patronum. +
+

Le patron doit mostrer apertement que le franchi a doné aucunne chose + en barat de soi por rapeler cele partie.

+
+
+
+ § {22.3.7} Paulus. Cum probatio. +
+

Quant l’an prove de la premiere fuite, l’en en doit croire le + serf ; l’en le doit demander contre lui, non pas por le seignor + ou contre le seignor.

+
+
+
+ § {22.3.8} Idem. Si filius. +
+

Se li fiz dit que il n’est pas au poer au pere, le prevost dit que le + fiz le doit prover, car l’en doit ce establir por la partie por ce + que il dit que il est franc ; por ce est il de prover tenu.

+
+
+
+ § {22.3.9} Celsus. Si pactum. +
+

Se convent est fet où l’en ne fet mencion de l’eir, je demande se + c’est fet que son fet fut estrecié. Et tot soit il voir que + cil qui met barre la doit prover, se le convent fut fet de lui ou de + son avoir, cil qui demande doit prover [93vA], non pas cil qui met + la barre ; car nos provon aucunne foiz à noz hers et à nos.

+
+
+
+ § {22.3.14} Ulpianus. Circa. +
+

L’en doit voer en droit celui qui dit que el est noble de lignage le + quel est demandeor. Et s’il fut de ce sesi, il convient que il le + prove ; et s’il n’en fut sesi, et l’en dit que il est franchi + de celui qui muet le contenz, cil qui dist que il est seu franchi il + doit prover. Et que se aucun dit que il est son serf ou son franchi + et se aucun reçoit la prove sor soi que il dont sentence par la + franchise ? L’en le doit soffrir et il doit prover que il est + noble.

+
+
+
+ § {22.3.16} TerentiusTerentius] lettrine V- dans le ms., erreur du rubricateur. + Etiam. +
+

La requenoissance à la mere as enfanz est receue ; et de l’aiau + ausi.

+
+
+
+ § {22.3.17} Celsus. Cum. +
+

Quant l’en fet question de la loi falcidiane la prove est à + l’oir ; et s’il ne le pot prover, il sera condempné.

+
+
+
+ § {22.3.18} Ulpianus. Quotiens. +
+

À totes les foiz que l’en demande besoignes au franchi, les proves + sont requises de celi qui dist que il est patron. Et por ce dit + Julius que tot teinge le patron, il doit estre auctor non pas le + franchi, car il dit que il est patron. ¶ {1} Qui dist por barat + aucunne chose tot soit ce en barre, il doit prover le barat. ¶ {2} + L’en doit metre de la demande sor l’autor à qui l’en demande en + droit s’il est sol heir ou s’il se test quant l’en li demande ; + autant sera à dire comme se la prove estoit sor lui, non pas à celui + qui mist la barre avant.

+
+
+
+ § {22.3.19} Idem. In excepcionibus. +
+

L’en doit dire en barres que reus est auctor, et que il veüt et doit + prover la barre ausi comme l’entencionl’entecion] + sentencion dans le ms., cf. lat. In + exceptionibus dicendum est reum partibus actoris fungi + oportere ipsumque exceptionem velut intentionem + implere ; ausi comme s’il use de barre de + convent acordé, il le doit prover. ¶ {1} Quant aucun promist que il + feroit ester à droit aucun, et il dist que il ne pot venir, que il + est hors por le commun et por ce n’i pot venir, ou se le aversere + fist barat que celui pot estre, ou por feblece ou por tempeste, il + convient que il le prove. {2} Et se aucun use de barre de procureor + por ce que il ne li lut pas doner au procureor, il convient que le + procureor prove ce que il n’i est avant la barre. {3} Ausi dira l’en + se cele peccune est demandee, qui est ja paiee. {4} Et se l’en met + sor lui le seremant de ce que l’en li demande, ou s’il dit que ce + fut fet en jeu de tables, il convient que il le prove.

+
+
+
+ § {22.3.20} Julianus. Si quis. +
+

Se aucun tient franc [93vB] home en liens, n’est pas droit que le + tienge ; car il ne pot pas prover que le home, en ce tens que + le plet fut commoincé, que il fust franchi.

+
+
+
+ § {22.3.21} Marcianus. Verius. +
+

Je cuit que il est voir que li autor qui doit pledier doit prover que + il sot que le mort lessoit autrui chose ; le heir ne le doit pas + prover que le mort ne le seust que il fust autrui ; car la + prove est toz jorz à celui qui plede.

+
+
+
+ § {22.3.22} Ulpianus. Eum. +
+

Cil qui dist que cil mua sa volenté, il le doit prover.

+
+
+
+ § {22.3.23} Marcus. Ante. +
+

Avant totes choses, ce qu’est convent entre l’autor et le detor que + la chose soit en gage. Et se le auctor prove ce, il doit ce acomplir + que la chose apartienge au detor en celui tens que le convent fut do + gage ou par qui volenté il fut baillié.

+
+
+
+ § {22.3.24} Modestinus. Si. +
+

Se ton gage est si cancelé, tot soit le detor delivré par + presumpcion, le detor est à droit tret en plet de tant comme le + creancier velt prover que il le doit encore.

+
+
+
+ § {22.3.25} Paulus. Cum de indebito. +
+

Quant l’en demande chose que l’en ne doit pas, quil doit prover que + ele ne fut pas deue ? La chose est issi à atrenper ; se + cil qui reçut la chose ou la peccune qui n’estoit pas deue le nie, + et cil qui le balla le preve sanz faille, cil qui nia que il n’avoit + pas eu la peccune, s’il velt estre oïz, il doit estre forciez à + prover, cil qui receust la peccune ; car truflerie est cil qui + nia au commoincemant avoir pris l’argent, puis que il sera convenu à + avoir receu la prove de la dete, il ne la porra demander à + l’aversere. Et s’il reconoist au commoincem‹en›t que il l’a receu, + et il dist que n’estoent pas deues et furent rendues, nus ne dote + que l’en n’et pressumpcion por celi qui reçut ; car cil qui + rendi n’est pas si nice que il gete ce que il a et que il rende ce + que il ne doit pas. Et mesmement, se cil qui rendi ce que il ne + devoit est hom diligent et prodome, que l’en ne cuide pas que il fut + deceu, tost et por ce est il forciez à prover lo, que il fut + deceu ; et s’il ne le prove, il ne le pot redemander. {1} Et se + cil qui demande ce que il rendi ne no devoit pas est orfelin ou + menor ou feme, s’il est home parfet ou chevaler ou vilein que il ne + vet pas à plez ou ne pense pas à cex jeux et est parreceux, lors cil + qui reçut la peccune doit mostrer que il la reçut bien et que l’en + li devoit ; si que non, il la doit rendre. {2} Il [94rA] est + voir se cil qui demande dit que ele n’estoit pas tote deue. Et se il + demande une partie, et dit que cele partie rendue n’estoit pas deue, + ou que ele fut deue aucunne foiz mes enprés fut rendue, et il n’en + savoit rien, ou s’il fu seguz ou par niceté rendi cele peccune, il + convient que il mostre ce que il a plus rendu par error ou que il + avoit barreavoit barre] avoit avoit barre dans le + ms. por soi et comme fou geta son argent, segont la rigle + generau qui dit que cil doit prover qui metant barre avant et + afferment et dient que il ont rendu chose que il ne devoient pas. ¶ + {3} En totes les devises que nos avons proposees doit l’en doner + congié à celui qui velt prover que il mete le seremant sor son + aversaire et que il jure avant de calumpnia, que le juige puisse + former sa sentence quant il avra oïz les seremanz. {4} La où est le + plet de ce que l’en demande chose que l’en ne doit pas. Et se + caucion de ce que l’en ne doit pas est mise avant, et ele ne parle + deviseement, lors cil qui dona la caucion est tenuz de mostrer le + dete et ce que il mist en la caucion ; se cil qui mist la + caucion ne dit la cause por quoi il l’escrit, lors convient il que + l’en le croie de sa confession, s’il ne mostre por bones proves que + il est promis chose que il ne doie.

+
+
+
+ § {22.3.26} Paulus. Procula. +
+

Comme Procula vosist contrepeser le lés que sis freres li devoit + enprés sa mort o les choses que les heirs au frere avoient, et comme + l’en deist encontre que ce n’avoit onc le frere convenencé comme il + eust maintes foiz rendu plusors detes por la seror, divus Commodus, + qui tient le plet, ne volt pas que le contrepois fut fet, ausi comme + s’ele eust lessié le lés à son frere.

+
+
+
+ § {22.3.27} Scevola. Qui. +
+

Cil qui fist testamant à celui qui poet prendre dusque à une certaine + mesure, il lessa une summe certaine. Et dist issi : « Je + done et lesse à Ticio ce que il me lessa, et je ne l’en ai pas doné + letres, car j’oi tote la chose sa mere en ma garde sanz nul plege. + Et oncor, vuel ge que Ticius eist de ma chose tant comme g’ei eu des + fruiz de sa teneure que j’é pris et vendi, et ce que Ticius ot de sa + mere que il a mis en mon preu ». Je demande se Ticius les pot + demander. Je [94rB] di, se Ticius pot prover que cil eust ces + choses, il les pot demander ; et por ce que il n’en poet plus + prendre, il mist ce au testamant.

+
+
+
+ § {22.3.28} Labeo. Si arbiter. +
+

Se li arbitres doit penser se le memoire de l’ovre dure, il doit + demander se aucun s’en recorde, et en quel tens il fut fet, et + comment ce puisse estre prové quant ce fut fet. Et enprés cele + memoire n’est pas tenuz se c’est fez dedanz l’an, se nus d’aus ne + set ce fet, ne ne s’en remenbrent et en tens à quel conte il vit + ce ; et, se chescun dit que il ne vit ne ne l’oit quant ce fut + fet ne que il ne virent cez qui ce virent ne n’oirent, ne il ne + l’oirent dire a cez qui descendent de parenté ou an montent.

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+
+
+ § {22.3.29} Scevola. Inperatores. +
+

Severus et Antonens manderent à Claudio cex paroles : « Les + proves qui sont donees por les fiz, ne sont pas solement en ce que + li garant affirment ; mes se l’en deist les letres que l’en + envoie à femes, se il sont creables, il n’en convient ja fere + letres ». ¶ {1} Une feme qui fut refusee ot un fiz sanz son + mari, il dist que il estoit barat ; l’en demande s’il est au + poer au pere; et, la mere mort sanz fere testamant, il pot + demander par son commandemant l’eritage, ne se ce que la mere dist + li nuist. Je di que verité a son leu.

+
+
+ +
+ + + XII. De prover despens et domages. + + +
+ § 1. +

Quant il est gardé par droit que aucuns ara à sa prove domages ou + despens, li juiges doit avant, s'il voit que besoing soit, fere + taxation, et puis jurer ; car enprès serement nulle taxacion ne + cort.

+
+ +
+ + + XIII. De creance d’instrumant [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 22, tit. 4 : de Fide + instrumentorum et amissione eorum, et des trois premiers + frag. du tit. 5, de testibus. + +
+
+ +
+ § {22.4.1} Paulus. Instrumentor. +
+

Tot ce doit estre entendu et pris en non d’estrumant dont la cause + pot estre enseignie ; et par cez garenz et persones sont en leu + d’estrumanz.

+
+
+
+ § {22.4.2} Idem. Quicumque. +
+

Quicunqu’est tret en plet de la borse l’enpereor ne doit pas estre + tret en plet de juige, ne par essemple de aucunne escriture, mes par + autentique ; issi se la foi do marchié pot estre mostree et + escriture mauvese ne doit pas avoir force en plet.

+
+
+
+ § {22.4.4} Gaius. In re. +
+

En chose qui est obligee ne monte rien en quex paroles est ce fet, + ausi comme il est en cez choses qui sont fetes por acordement. Et + s’il est acordé sanz escriture que il soit en gage, et prové, le + gage tendra don le convent fut fet. L’en fet de ce letres que l’en + puisse plus [94vA] tost prover ce que a esté fet ; et sanz ce, + vaut ce que a esté fet, s’il i a prove ; et noces fet l’en, + tost n’i et il letres.

+
+
+
+ § {22.4.5} Calistratus. Si. +
+

Se une chose est fete sanz seel et sanz letres, il ne vaudra pas + moins por ce que il n’i ot fet nules letres.

+
+
+
+ § {22.4.6} Ulpianus. Si de tabulis. +
+

Se l’en plede des tables do testamant et l’en ne set à cui eles deent + estre baillies, nos metron toz jorz le veau au jeunre, et les plus + haut au plus bas, le masle à la femele, le noble au franchi.

+
+
+
+ § {22.5.1} Archadius. Testimoniorum. +
+

Usage de tesmoinz est moult necessere ; et cex doit l’en apeler + à ce que il sont creable. {1} Tesmoinz poent estre amené non pas + solement en causes criminaus et encor en causes de peccune, si comme + mestier est ; et il sont tel que il poent estre garant qui ne + sont deffendu por nule loi. {2} Et ja soit ce que aucunnes lois + devisent nombre de tesmoinz, les princes les ont emesurez ; et + le juige que l’en enmene tant comme il cuiderent, si que moltitude + de garanz ne seent amené à genz travaillier por poeir defrené.

+
+
+
+ § {22.5.2} Modestinus. In testibus. +
+

En tesmoinz devent estre requis la foi, la dignité, les mors, la + hautece ; et por cez, garenz que chancelent contre la foi de + lor garentie ne devent pas estre oïz.

+
+
+
+ § {22.5.3} Calistratus. Testium. +
+

Foi de garenz doit estre examineee. E por ce, en lor persone en + cerchera l’en prisyer lor estat, s’il est de haut ou de bas, ou s’il + est prodome ou s’il est ribaut, ou s’il est blasmé ou repris, ou + riche ou povre qui meste tot por gaagnier, ou s’il est anemi à celi + contre qui il porte garentie, ou s’il est ami à celi por qui il le + porte. Car s’il n’a point de sopeçon en tesmoing por ce que il est + prodome, et ne het celui ne n’i gaigne, le tesmoing est recevable. + {1} Et por ce divus Adrianus ‹escrit à› Varo, legat en Sezile, itex + paroles : « Cil qui juige pot trop bien savoir combien + sont lëau li garent » ; et dit issi : « Tu poz + savoir combien sont lëau li garent, et de quel digneté et de quel + esme et comment il ont apris à parler, et s’il aportent parole + devant por pensee, ou s’il respondent à tex demandes et do tens et + de autres deffides ». ¶ {2} Et cil princes meinsme dit tex + paroles à Valerien des garanz : ¶ « L’en ne pot avoir + argument sofisent d’avoir esprové [94vB] des chascunnes choses, ne + certaine meniere ne pot estre dite ; ausi comme il n’est pas + toz jorz, issi n’en a l’en pas toz jorz letres de chascunne chose ne + la verité. An aucun leu vent nombre de garenz, aillors dignité, + aillors autorité, aillors renomee qui s’acorde à la chose don l’en + quiert la foi. Et je te mande ce à une summe, ne l’en ne doit pas + amener toz jorz une maniere de prove, ne une maniere de sentence, + mes il te convient juiger segont que tu troveras en ton corage de ce + que tu croiz ou de ce que tu cuides ». ¶ {3} Cil + divusdivus] dimus dans le ms., cf. lat. + divus Hadrianus dist Julio visconte de + Grece que il devoit croire as tesmoinz non pas à lor diz ; et + itex furent les paroles que il li manda : « Alexander + proposa devant moi mout de crimes ; et por ce que il ne provet + ne n’amenoit garanz, ainz voloit user de tesmoinz qui n’ont pas leu + devant moi, car je les soil enquerre, et mander au seignor de la + province qui l’enqueist de la foi es garanz. Et s’il ne feist ce que + l’en li manda, il fut envoiez en essil ». ¶ {4} Cil prince + meisme dist à Gaio Seio itex paroles : ¶ « Autre est + l’autorité des garanz qui sont presenz et autre de lor paroles qui + solent estre recordees ; or te porpense dons, que, se tu veauz + ce retenir, done lor depens ». ¶ {5} Il est contenu en la loi + Julius que l’en ne poist pas dire tesmoing contre le reus, + meesmement cil qui l’oste de sa meson et de son pere, ou cil qui + sont .xiiii. anz, ou qui sont dampné en commun juigement, ou cil qui + a sa feme lessie, ou cil qui est en prison ou qui se loe à combatre + as bestes, ou cele qui gaegne à son cors, ou qui dist tesmoinz por + loer. Et li un ne sont pas receu por lor reverence, li un por lor + legereté, li un por la note de lor ribauderie. ¶ {6} L’en pot bien + tesmoingz mener longue voie ; mes chevaler n’i devent pas estre + apelé s’il sont en ost ou chevauchié, et ce dist divus. Et le + enpereor distrent que il apartient à garenz amener et il apartient + au juige de encerchier quel costume il i a en cele province où il + juige ; car s’il est prové que garent augent de cité en cité + por porter tesmoing, n’est pas dote que le juige n’i puisse apeler + cez que il savra dont la cause a mestier.

+
+
+ +
+ + + + XIV. De tesmoinz amener et rapeler [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 22, tit. 5, frag. 4 et suiv. : de Testibus. + +
+
+ +
+ § {22.5.4} Paulus. ‹L›ege. +
+

Il est contenu en la loi Julius que l’en ne face dire [95rA] son + tesmoing à nul à force contre soegie, gendre, parrastre, fillastre, + cousin, cosine ; ne franchi contre ses effanz, ne contre les + parenz à l’ome ne à la femme ; ne le patron contre le + franchi ; ne le franchi contre le patron.

+
+
+
+ § {22.5.5} Gaius. +
+

Il est establi en lois que le socre ne le gendre ne seent forcié de + porter tesmoing ; et en non de gendre est entendu li + esposeespose] espose et le non dans le ms., + leçon sans doute fautive et conditionnée par la proximité de + non de gendre et non de soegre, + cf. lat. generi appellatione sponsum quoque filiae + contineri placet de la fille ; et en non + de soegre, le pere à l’esposee.

+
+
+
+ § {22.5.6} Lucinus. Idonei. +
+

Tesmoing ne sont pas tenable à qui l’en pot commander à porter + tesmoing.

+
+
+
+ § {22.5.7} Modestinus. Servi. +
+

L’en croit tesmoing de serf quant il n’i a autre provance à avoir la + verité.

+
+
+
+ § {22.5.8} Scevola. Inviti. +
+

Veillart, feble gent, chevaliers ou cil qui sont hors por la cause de + la commune chose ne devent pas estre forcié ; et itex persones + ne sont pas tenues d’i venir.

+
+
+
+ § {22.5.9} ‹P›aulus. Testis. +
+

Pere n’est pas bon tesmoing au fiz, ne le fiz au pere.

+
+
+
+ § {22.5.10} Ponponius. Nullus. +
+

Nus n’est droit tesmoing en sa chose.

+
+
+
+ § {22.5.12} Ulpianus. Ubi. +
+

.ii. garenz sofisent la où nombre n’est nommé, car plusier se tient + apaié de .ii.

+
+
+
+ § {22.5.14} Papinianus. Scio. +
+

Il est tretié et demande l’en se cil qui est dampné por avotire pot + estre receu à tesmoing. Et je cuit que non ; donc ne vaut + rien son tesmoing en droit de cité, ne il ne pot demander heritage + ne sesine des biens.

+
+
+
+ § {22.5.13} Papinianus. Quesitum. +
+

L’en demande se cil qui sont dampné por communs juigemenz + ‹...› ; et il n’en sont pas deffenduz par ceste loi ne par la + loi Julien. Et ce que les lois entrelesserent ne sera pas lessié por + l’office au juige, à qui ce apartient de enquerre de la foi que lëau + home dira.

+
+
+
+ § {22.5.15} Paulus. Repetundarum. +
+

Cil qui est dampné de la loi Julius ne poet estre receu à tesmoing. ¶ + {1} L’en demande se heirmafroditus – c’est à dire acoillié – doit + estre receu à tesmoing. Sa qualité le demostre.

+
+
+
+ § {22.5.16} Idem. Qui. +
+

Cil qui diront faus tesmoinz, ou vers, ou qui les descovrent à + parties, le juige les doit punir hautement.

+
+
+
+ § {22.5.17} Ulpianus. Pater. +
+

Li peres et le fiz qui est en son poer, et .ii. freres qui sont au + poer au pereau pere] au pere poe panre dans le + ms., pere poe supprimé ; le scribe voulait + plus probablement exponctuer poe panre, ce qui + permet de rétablir le sens du texte, cf. lat. item duo + fratres qui in eiusdem patris potestate sunt, + poent estre tesmoinz l’un à l’autre en un meisme testamant ou en + autre afere ; car il ne nuist rien à prendre plusors garenz en + une meson en autrui afere.

+
+
+
+ § {22.5.18} Paulus. Ex eo. +
+

De ce que la loi Julius deffent dire tesmoing de avotires femme qui + en est cond[95rB]empnee, entent l’en que feme pot estre + tesmoing.

+
+
+
+ § {22.5.19} Ulpianus. Inviti. +
+

Qui ne velt ne die pas son tesmoing, ne cil qui est hors do païs non + pas por son tesmoing celer, ne cil qui moine vitalle à l’ost, {1} ne + orfelin.

+
+
+
+ § {22.5.20} Venuleius. In. +
+

Le acuseor ne doit pas amener en tesmoing celui qui est condempné en + commun juigement ne cil qui n’a .xxv. anz.

+
+
+
+ § {22.5.21} Alphenus. Ob. +
+

Cil qui est condempné por chançon mau renomee ne pot estre tesmoing. + {1} Et ce doit l’en bien savoir, se la chose le requiert, non pas + solement privee gent, mes grant prelat, s’il sont present, devent + porter tesmoing. ¶ Encor dit le senat que le prevost doit porter + tesmoing en juigement de cause de avotire. ¶ {2} Se nos somes forcié + à prendre champion à tesmoing ou tele persone, l’en ne doit pas + croire son tesmoing por lui batre. ¶ {3} Se tuit li tesmoing sont + d’une valor et d’un pris, et la qualité de l’afere et le movement do + corage au juige s’i acorde, l’en doit tenir ce que il dient. Et se + aucun de cez dient autre chose et il ne sont pas veü, l’en doit + croire à ce qui s’acorde à la nature de l’afere et à cez qui ne + dient lor tesmoing par haine ne par amor. Et confermera le juige par + son corage, par provances et par tesmoing ce que il verra plus + convenable et plus pres à verité. L’en ne doit pas regarder à la + moltitude des garenz mes de purté et à la lëauté de lor paroles, la + où la verité est aperceue.

+
+
+
+ § {22.5.22} Venuleius. Curent. +
+

Bien se gardent li prelat de chascun leu environ cez qui volent + porter tesmoinz, qui quierent receveors ou aus, par qui les aferes + seent depeciez et que la prove des choses soit sauve.

+
+
+
+ § {22.5.23} Idem. Produci. +
+

Cil ne pot estre garent qui avant le fut en cele chose.

+
+
+
+ § {22.5.24} Paulus. Testes. +
+

Il ne fut pas acordé que les garenz que le acuseor ameine de sa meson + fussent garanz.

+
+
+
+ § {22.5.25} Paulus. Mandatis. +
+

Il est deffendu que les justices se prengent garde que li avocat ne + dient tesmoing en la cause dont il furent avocat. Et ausi est + deffendu en cez qui font autrui aferes.

+
+
+ +
+ + + XV. Quex genz devent porter garentie et quex non. + + +
+ § 1. +

Bâtar ne puet porter garantie, ne desvé, ne sergent que se combat por + argent, ne enfant non aagé de moins de quinze anz, ne serf sanz le + congié son sergnor, ne feme sanz le congié son seignor, ne home, ne + feme, por quoi il soit prové an juigement que il ait pris le loier por + soi parjurer ; et se il a pris por savoir la vérité, il n'est + convaincuz qu'en cele cause.

+
+
+ § 2. +

Vaincuz ne puet porter garentie ; et de veincu la prove est seue par + les cors et par les gardes. Et comment puet l'en tel chose prover ? + Par deus garanz. En tel chose n'a point de bataille.

+
+ +
+ + + XVI. De prove de séel. + + +
+ § 1. +

En prove de séel n'a point de gage, mès la prove de autres letres, se + elles ont esté scelées, et savoir par la terre, s'il a coreu. Et se l'en + fet banie que l'en aporte avant ce que sera seelé de ce séel, et l'en le + cèle : cil qui le célera, ses letres ne vaudront puis riens.

+
+ +
+ + + XVII. [95vA] D’ignorance de fet et de droit [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 22, tit. 6 : de Juris + et facti ignorantia. + +
+
+ +
+ § {22.6.1} Paulus. Ignorancia. +
+

Ignorance de fet ou de droit est {1} que se aucun ne set que cil soit + mort de cui il tient les biens, li tens ne cort mie contre lui. Et + s’il set que li cosins soit morz, et il ne siet pas que il et ses + biens par non de ce, ou s’il se set heir escrit et il ne set que li + prevoz promete la possession des biens as heirs escriz, li tens cort + contre lui ; car il meserre en droit. ¶ Ausi est se li frere + cosin au mort croit que la mere avent que ele fut en sesine des + biens. ¶ {2} Se aucuns ne set que il soit cosin, ilil] + et dans le ms., cf. lat. Si quis nesciat + se cognatum esse, interdum in iure, interdum in facto + errat folie une foiz en fet, autre foiz en + droit ; et s’il set que il soit franc et set de qui il est nez, + il folie en droit quant il ne set que il tient les biens do + cosignage. Ou se aucun est geté, et ne set de quex peranz il est, et + sert à aucun et cuide que il soit serf, il folaie plus en fet que en + droit. {3} Et se aucun fet que la sesine des biens soit portee à + autre, et il ne set pas que le tens de la sesine des biens est + passee, il folaie en fet. Ausi est s’il cuide que il eit eu la + sesine ; et s’il set que il ne l’eit demandee et que le tens + est passé, et il ne set pas que la sesine li avient par heritage, li + tens cort contre lui ; car il folaie en droit. {4} Ausi diron + nos se aucun est heir escrit et il ne cuide pas que il puisse + demander la sesine dusque le testamanz soit ouerz [95vB] ; et + se il ne set que il i ait tables, il folie en fet.

+
+
+
+ § {22.6.2} Neracius. In omni. +
+

Cil qui folie en tot fet ou en partie et en droit n’est pas en leu en + qui ignorance de fet doit estre eue, quant le droit est feni ou pot + estre et doit ; les parlement do fet deçoit aucunne foiz des + plus sages.

+
+
+
+ § {22.6.3} Ponponius. Plurimum. +
+

Il i a debat se aucun ne set rien de la cause d’autrui ne de son fet, + savoir s’il ne set rien de son droit. {1} Cassius dit que + l’ignorance Sabinus doit issi estre esmee, non pas de home aperdu + mes de home qui est trop segu.

+
+
+
+ § {22.6.4} Idem. Iuris. +
+

Ignorance de droit est niee profiter en usage, mes ignorance de fet + vaut.

+
+
+
+ § {22.6.6} Ulpianus. Non. +
+

Ne l’en ne doit pas soffrir trop grant ignorance ne le fet à celui + qui ne set, ne dure enqueste ne doit pas estre fete ; car le + savoir en doitdoit] droit dans le ms., cf. lat. + scientia enim hoc modo aestimanda est + estre esmé en ceste maniere que il ne soit trop negligenz, ne trop + segur, ne trop plein de demore.

+
+
+
+ § {22.6.7} Papinianus. Iuris. +
+

Ignorance de droit ne nuit pas à cez qui volent conquerre, ne ne nuit + à cez qui demandent lor droit.

+
+
+
+ § {22.6.8} Idem. Error. +
+

Error de fet ne fet preu ne domage à homes ; ne error de droit + ne fet nul preu à femes. Mes error de droit en domages de sa chose + perdre ne nuist pas.

+
+
+
+ § {22.6.9} Paulus. Regula. +
+

Relle de droit est que ignorance de droit nuist à chescun, mes + ignorance de fet ne nuit. Or veon en quex choses ce puet avoir leu. + L’en otroie bien que cil qui n’ont .xxv. anz ne sachent pas droit, + ne femmes ; et por ce, la où il n’a forfet, il ne sont pas + tenuz por ceste reson. Se menor de .xxv. anz croit au fiz qui est en + bau au pere, l’en li secort que la creance ne vaut rien. ¶ {1} Se + fiz qui est au bau de chevaler, que li autre chevaler a fet heir, ne + set pas que il pot demander l’eritage sanz son pere, il pot bien + mesconoistre les establissemanz as princes, et por ce pot il + demander l’eritage. ¶ {2} Ignorance de fet ne nuit pas issi à checun + s’il n’est trop negligent ; et que sera se toz cez de la cité + sevent ce que il ne setset] fet dans le ms., cf. + lat. quid enim si omnes in civitate sciant + pas ? Et Labeo dit que l’en doit bien savoir de home qui n’est + pas trop curios ne trop negligent, mes de celui [96rA] qui enquiert + bien qui puisse savoir la chose. ¶ {3} Mes Labeo dit que ignorance + de droit ne vaut pas se cil se pot conseiller, ou, tot por soi que + il pot bien savoir, son domage ce seit issi ignorance de + droit ; nos ne nos i acordons pas. ¶ {4} Cil qui ne sot que le + vendeor fut sires de la chose, foleia plus enen] + est dans le ms. chose que en esme de + pensee. Et bien cuide que il n’achete pas do seignor, se seignor la + li baille, il en fet seignor. ¶ {5} Se aucun qui ne set droit ne use + de la loi falcidienne, ce li doit nuire. Mes li enpereor distrent se + l’en balla chose que l’en ne dut par cause de testamant, s’el est + rendue par error de fet, ele ne pot estre redemandee. Ausi comme li + heir Garielen, qui pristrent peccune do testamant au pere à fere un + conduit d’eve qui avoit esté lessé au commun de cez de Pise, il ne + demandent pas solement les caucions qui i soleent estre mises, que + ce que li gardein eussent pris outre il poissent demander par la loi + falcidiene, et rendissent maugré aus ce que il avoint promis que + cele somme ne fut mise en autre usage. Et cil sorent bien que cele + peccune estoit despendue en conduit, il la demandent por neent, ausi + comme s’il ont plus baillié que il ne devent pas ; comme ce ne + soit pas droit de redemander la peccune ne qui fut baillié au + conduit et de demander le cors de patremoine qui est despendu en ce + leu donc c’est chose gloriose. Et s’il cuident par ce avoir cele + peccune que il firent que fol et que il n’ont pas usé de benefice de + la loi falcidiene, il devent savoir que l’en ne secort pas à fos mes + à cez qui meserrent. {6} Et tot face l’en de gardeins en ceste loi, + ausi doit l’en ce tenir en autre persone ; et doit l’en dire + que la peccune qui fut lessee au conduit ne pot estre + redemandee ; car le commoincemanz de la constitucion est + generau. Et dist que se le lés n’est rendu par error de fet, l’en ne + pot demander ce qui ne fut deu. Et encor, cil qui ne sont usez de la + loi falcidienne ne poent redemander que l’en puisse dire segont ce + que sa peccune est lessee et ele est rendue ; et ‹s’›ele ne fut + pas lessee à fere aucunne chose, tot ne soit ele despendue [96rB] + ainz dure encore, l’en ne la pot demander à celui à qui ele fut + rendue.

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\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l10_BNF_fr-2844.xml b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l10_BNF_fr-2844.xml index c8e074f..2ccbace 100755 --- a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l10_BNF_fr-2844.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l10_BNF_fr-2844.xml @@ -1,2509 +1,2509 @@ - - - - - - Li livres de jostice et de plet 10 - Anonyme (trad.) - Graziella Pastore - École nationale des chartes - - Mathilde Henriquet - 2015 - édition électronique - - - -

2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - LI DIXIESME LIVRESCe livre correspond aux livres 23 et 24 du - Digeste. - - - LI DIXIESME LIVRES - - - - I. De esposailles et de mariage.Ce titre est tiré du liv. 4, tit. 1, - des Décrét, de Grég. IX, de Sponsalibus et - matrimoniis. - - -
- § 1. -

De FranciaDecret, lib. 4, tit. 1 : Ex - concilio Triburiensi, cap. 1 : de - Francia.. Un bacheler françois qui cuidoit que la - costume de France fust de sustance de mariage, une feme qu'il avoit - prise segont la costume où il estoit, lessa, et prist une autre. Et l'en - commende qu'il lesse la segonde et prenge la premère, et face sa - pénitence de ce que il a fet contre le commendement de l'Évangile.

-

Note que loi ou costume do païs ne nuist pas en mariage fere, s'ele n'est - gardée ; et sollempnité n'est pas de la sustance do mariage.

-
-
- § 2. -

Inno. Exon. episcopo. - Preterea.Innocentais III, Exonen. episcopo, cap. - 2 : Prœterea, ibid.. Aucun se maria à - aucune par paroles de chose qui estoit à venir : l'en commende - qu'il gardent lor fiances ; et s'il ne volent, l'un pot quiter - l'autre.

-

Note que qui se marie par parole qui est à venir, pœnt quiter l'un - l'autre, à la guisse des bones genz qui lor compaignie ne plet, et quite - l'un l'autre.

-
-
- § 3. -

Eugenics papa. - JuvenisEugenius papa, cap. 3 : - Juvenis, ibid.. Uns vallet esposa une feme - qui n'avoit pas sept anz ; il la volt f...., mes il ne pot ; - donc l'en demende s'il porra avoir sa cosine à femme ? - Et l'en dit que non ; car ce seroit contre honesté.

-

Note que nos devon tenir certaine chose, et lessier ce que l'en dote.

-
-
- § 4. -

Alexander III, papa electo. - Ad audientiamAlexander III, Papien. episcopo, cap. - 4 : Ad audientiam, Decret., lib. 4, tit. - 1.. Un avoit une fille ; un autre avoit deux fiz de deux - femes ; il firent espossalles issi que cil qui avoit la fille jura - que, se l'un des fiz, par aucune aventure, ne la poet avoir, li autre - fiz l'auroit. Et quant à l'iglyse, por estre bénéiz, cil qui estoient - jurèrent qu'il avoit parenté entre aus. Le père la voloit doner à - l'autre fiz : et l'en dit qu'il ne la pot avoir.

-

Note que frère ne pot avoir la femme au frère ; et qui mau jure se - parjure ; et l'en pot aucun forcer à fere penitence, mes il - convient qu'il soit avant amonesté.

-
-
- § 5. -

Idem parno. ar. - De illisIdem Panormitano archiepiscopo, cap. 5 : - de Illis, ibid.. Aucun dona foi à autre - qu'il la prendrait à femme, et puis s'en a la hors do païs, ne ne volt - torner à sa femme. L'en demende se ele se pot à autre marier ? La - pape dit : S'il n'i a plus fet, cele se pot marier.

-

Note que tu as ci un cas où esposalles de futur sont dépécies ; - quant l'un s'en vet hors do païs, cil qui remaint, se par lui ne faut, - se pot marier.

-
-
- § 6. -

ID. Paden. episcopo. - De muliereIdem Panormitano archiepiscopo, cap. - 6 : de Muliere ibid.. Aucune femme est - donée à aucun à force  ; la pape ne set quele force il i a ; - car il i a différence entre force et force ; et qui opose - (propose) obscurément ne doit l'en pas respondre.

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-
- § 7. -

Idem. - Ex literisIdem Cantuarien. archiepiscopo, cap. - 7 : Ex literis, ibid.. L'en demende ci - quant li un se marie o un autre, et l'un n'entent l'autre, que l'en en - doit fere ? Et l'en dit que, se l'un et l'autre est convenable à - marier d'aage et de science, le mariage tient ; et l'en doit - raporter les paroles au commun entendement.

-

Note : quant il a dotance en paroles, l'en doit recorre au commun - entendement de paroles ; et l'en doit garder aage en cez qui se - marient.

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- § 8. -

II. Vigil. episcopo. - SponsamIdem Vigilien. episcopo, cap. 8 : - Sponsam, Decret., lib. 4, tit. 1.. Note que - coisin ne pot avoir l'espose au cosin ; et c'est voir de cele qui a - sept anz.

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- § 9. -

Id. Sancti Cadiundi - et Dem. abbatibus. - Ex parteIdem abbatibus sane ti Eadmundi et Denier, - cap. 9 : Ex parte, ibid.. Un fiença en la - main au prestre que il prendra une femme ; et ele jura que ele - l'aura à mari ; il demorent ensemble longuement ; cil la lesse - et prent une autre. La pape commende que il retort à la première, et que - il en soit forciez par escommuniement.

-

Tu as ci un argument générau que nuz ne pot sa feme lessier, si n'est por - fornicacion ; et tant comme ele vive, cil ne se pot marier ; - et convendra que il voe contenence ou qu'il face pez à sa feme. Et se - aucun lesse sa feme et prent autre, l'en le doit forcier de prendre la - première ; mès tu doiz ce entendre, quant la première le - demande.

-
-
- § 10. -

Id. Pict. episcopo. - Ex literisIdem Pictavien. episcopo, cap. 10 : - Ex literis, ibid.. Dui baron jurèrent por - pez à doner lor enfant l'un à l'autre en mariage, et li enfant le - jurèrent ; li uns des pères et sis fiz se voloent retrere : le - pape mande que cil soit forciez de tenir ce que il jura.

-

Note que espossalles poent estre par généraus paroles ; et qui se - marie par présent pot estre forcez de achever le mariage.

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- § 11. -

Idem, archiepiscopis et episcopis per Angliam cons. - Non estIdem archiepiscopis, episcopis et aliis - prælatis per Angliam constitutis, cap. 11 : Non - est, ibid.. Li fiz le roi de Angleterre demendent - lor femmes à lor père, que il tenoit en prison. La pape mende que il - soit forciez à rendre les ; et s'il ne le velt fere, que l'en - entredie la province où eles sont, fors que de baptesme et de pénetence - de moranz.

-

Note que en chascun entredit cez deus sacremanz sont mis hors ; et - note que por le péchié d'un sont li autre puni.

-
-
- § 12. -

E. Sancte agates. - PretereaIdem episcopo sanctæ Agathæ, cap. 12 : - Prœterea, ibid.. Un jura que il esposeroit - une femme ; et avant que il l'eust béneesté, son cosin requenut au - prevoire que il l'avoit f....., et il ne l'osa pas dire en haut por le - poer à la femme. L'en demande se le mariage doit por ce remoindre ? - La pape dit que non.

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-
- § 13. -

Idem. Can. Senonensis. - VeniensIdem procuratori et canonicis soran., cap. - 13 : Veniens, Décret., lib. 4 tit. 1.. Une - pucele ama un valet tant que ele promist par sa foi que ele le prendroit - à mari. Li parent à la meschine, qui ne le voloient mie, distrent qu’il - avoit entre aus parenté, et issi les firent départir ; enprès il la - donèrent contre sa volenté à un autre. Cele, à plus tôt que ele pot, - s’en départi et se maria au tierz. Quant le segont fut morz, le père à - cestui la velt désevrer, por ce que ele se estoit mariée à li au vivent - de son mari. La pape dit que, se il est issi que ele fut donée contre sa - volenté, et que au plus tost que ele pot ele se maria au tierz, ele doit - remaindre au tiers ; et qui ira encontre, il soit escommeniez.

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Note que le mariage fet n’empeeche pas celi qui est à fere ; et là - où est force n’est pas mariage.

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- § 14. -

Idem. Papin. episcop. - Cum locumIdem Papiensi episcopo, cap. 14 : - Cum locum, ibid.. Note que consentir fet - mariage. Et aucun dit aucune foiz qu’il li plet ce que li desplet. Et - juige doit assigner à parties ségur leu.

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- § 15. -

Idem. - VeniensIdem, cap. 15 : Veniens, - ibid.. Un esposa par future une soe meschine ; et - entretant, si comme il veneit d’une vile à sa meson, il se héberga chiés - un sien vesin, et se jut o sa fille. Le père, au matin, le force à - prendre sa fille par présent. L'en demende laquele il doit avoir ? - Et l’en dit que la première, se la f.... enprès que il la fiença ; - si que non, o la segonde, s’il no fit par poor qui doit estre en hardi - hom.

-
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- § 16. -

Exon. episcopos. - CommissumIdem Exoniensi episcopo, cap. 16 : - Commissum, ibid.. Un chevaler dona sa foi à - une femme qu’il la prendroit à femme ; après ele voloit entrer en - religion ; l’en demende se ele le pot fere, tot i soit la - foi ? L’en dit que plus ségure chose est marier soi au premer, et - puis entrer en religion, se cil ne l’a f..... enprès la fience.

-

Note que, espos tot ne le vuelle, la femme pot entrer en religion. Et - melz vaut garder son serement que autrement mener sa vie en - religion.

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- § 17. -

Lucius III, Pullen. episcopo. - Requisivit.Lucius III Rapalen. episcopo, cap. - 17 : Requisivit., ibid.. L’en demende se - femme qui a doné sa foi por soi marier, pot estre - forcée de eschever le mariage ? Et l’en dit que non.

-

Note se cil ou cele qui a juré par futur que il prendra aucune à femme, - et puis le refuise, l’en ne le pot forcier d’achever le mariage ; - mès l’en le pot amonester.

-
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- § 18. -

Urbanus III. Cum in - apostolicaUrbanus III, cap. 18  : Cum in - apostolica, Decret., lib. 4, tit. 1.. Un voloit - départir devant juiges délégaz ; il reçurent tesmoinz sor le - mariage ; cil s’en vint à sa meson, et dit que il est départi de sa - feme  ; il se marie à autre, et enprès retorne à juiges délégaz, et - sentence est donée entre lui et sa première femme. L’en demende se il - pot remanoir à la segonde ? L’en dit que se il en a pénitence, tant - comme ele durra, il ne f..... sa feme.

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Note que se aucun se marie, tant comme plest est sor le premier mariage, - le segont mariage tient, se l’en dépièce le premier enprès ce.

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- § 19. -

Celsus III. In presenciaClemens - III, Cæsar-augustiensi episcopo, cap. 19 : In - presencia, ibid.. L’en demende se feme doit - atendre son mari qui sera pris ou pélerins sept anz, s’ele se pot enprès - marier ? L’en dit que non.

-

Note que il ne cort point de prescripcion en mariage, tot séent toz droiz - ostez par prescripcion ; et c’est contre la loi qui dit que l’en - doit solement atendre le mari cinq anz et non plus.

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-
- § 20. -

Idem. - InterIdem, cap. 20 : Inter, - ibid.. L’en establit que toz cez qui treront puteins de - bordel por prendre à femme, et qui les prendront, que ce soit en - rémission de lor péchiez.

-

Note que c’est ovre de charité de apeler à voie de vérité celui qui - foloie.

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- § 21. -

Idem. - Ad idIdem, cap. 21 : Ad id, - ibid.. Un vilain balla une soe fillastre à un tés, et èle - n'avoit que onze anz, à feme contre sa volenté ; et quant ele ot - esté o lui an et demi, ele s’en départi ; et li un et li autre se - marièrent à autre. Et l’en dit que l’en la doit forcier à retorner à - estre ensemble ; car l’en doit cuider qu'ele s’i soit acordée, por - ce qu’ele a esté o lui si lonc tens ; se il ne voloient endui - entrer en religion.

-

Note que assez otroie qui mot ne sone.

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- § 22. -

Inn. III, Feg. - episcopo, SicutInnocentius III, Fernatin, - episcopo, cap. 22 : Sicut, Decret., lib. 4, tit. - 1.. Cum un eust juré que il esposeroit une, et il fallit en - la femme, il se maria à une autre ; la premère s’en plainsit. La - pape mande que, se il se maria o la premère par futur et o la segonde - par présent, que il remainge o la segonde, s’il n’i a autre reson ; - et que cil ait sa pénitence de la foi mentie, s’il n’ot nus terme à - célébrer le mariage, et il ne failli pas en lui que en la feme. Et s’il - se maria o l’une et o l’autre par futur, l’en le aforcera à retorner à - la première.

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Note que quant aucun promet autrui fet, il se lie, et c’est contre moult - droitz. Et note deus relles : greignor lien sorvenent dépièce le - menor ; là où les liens sont paroiz, le premier tient, et le segont - ne lie mie.

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- § 23. -

Idem. Aurel. episcopo. - Cum apudIdem Arelatensi episcopo, cap. 23 : - Cum apud, ibid.. L’en demende se sort et mu - se poent marier ? Et l’en dit que cum lien de soi marier ne soit - pas deffendable, c’est à savoir que chascun se pot marier à cui droit ne - le deffent : se tés poent consentir, il le poeent ; car se li - muz ne pot parler, il pot bien fere signe.

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Note que consentir fet mariage, et sort et mu se poent marier.

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- § 24. -

Idem. Vecerlensis episcopo. - DilectusIdem Vercel. episcopo, cap. 24 : - Dilectus, ibid.. Un dona sa fille à feme à - un desvé, et riens n’en savoit ; donc il ne la pot avoir, car il ne - s’i pot consentir : por quoi li père requiert que le fet fust nul. - La pape mende que, si fut issi, qu’il séent départiz.

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Note que desvé ne se pot marier, car il ne se pot consentir.

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- § 25. -

Idem, episc. Brisien. - QueIdem Brixien. episcopo, cap. 25 : - Tuœ, ibid.. L’en demende se par soles - paroles, et par quex, est fet mariage ? Et l’en dit que, tot soit - fet mariage par consentir, paroles sont nécessères por acertener seinte - yglise ; et ce mostre par mut et par enfant, que, tot ne puisse-il - consentir par parole de présent, se pot-il marier.

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- § 26. -

Idem. - TuaIdem, cap. 26 : Tua, - ibid.. Cum un n’eust pas volenté de soi marier, ne ne quéroit - que f....., et dist issi à une femme : Johen te espose, et il n’a - voit pas nom Johan ; et quant il ot ce fet, il la - f.... ; don l’en demende ci s’il i a entr’aus mariage ? L’en - dit que non, com il ait lessié la forme do mariage, et ce qu’il ne se - consenti pas, sanz quoi il ne se pot consentir.

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Note que fort chose est mouer consentement, puis le contraire vet - avant ; et aucune foiz ne faut pas droiz, mès prove faut ; et - il a dui choses en mariage : forme de paroles et consentir ; - et ci a un cas espéciau où trecherie vaut.

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- § 27. -

Idem. episc. Belvacen. - Cum in tua.Idem episcopo Belvacen., cap. 27 : - Cum in tua, Decret., lib. 4, tit. 1. Martin - et Berte s’entrevoléent prendre ; furent banni en yglise ; nul - n’i mist contredist ; mès renommée disoit en privé qu’il i avoit - parenté ; et Martin et Berte offroient à jurer par les plus - vaillanz del parenté qu’il n’i avoit point de parenté. L’en demende que - en dit droit ? Et l'en dit que se persone créable dist qu'il i est - parenté, et renomée le dit, ou l'on le sache de plain, l'en ne doit pas - recevoir les seremanz as parenz ; ne le mariage ne doit pas estre - achevé, se le juige ne reçoit les seremanz as paranz, par sa volenté, - contre la renomée.

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Note que por le dit de haute persone est empêchié mariage ; et l'en - pot prover renomée ; et l'en ne doit pas por le dit d'une vil - persone destorber mariage.

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- § 28. -

Hon. III, sp. Besgun. - ConsultationiHonorius III, episcopo Berguen., cap. - 28 : Consultationi, ibid.. Il avient aucune - foiz que aucunes femes, quant il sont devant la porte de l'iglyse por - recevoir bénéiçon, il dient que unques ne se consentirent en cez qui - prendre le voloient ; donc l'en demende se l'en les en doit - croire ? Et l'en dit que non. Enprès dit l'en que se cez femes - s'enfuient enprès ce que il auront esté bénéetes, emprès ce qu'eles - auront esté f......, mès dient que par force lor fut fet, nunques ne s’i - consentirent, et que par peor le firent : s’il voloient prover la - peor tele qui doie esmovoir ségur home, bien en devent estre oïes.

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- § 29. -

Gregorius nonus. - FeminaGregor. IX, cap. 29 : Gemma, - ibid.. Une feme promist soz poine que ele donroit sa fille - qui n'avoit pas sept anz au fiz d'un vilain qui n'avoit que - sept ; et quant la pucele vint à âge, ele se maria à un autre. Le - père au vallet demende la peine : et l'en dit qu'il n'en doit pas - estre oïz.

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-
- § 30. -

Idem. episc. Cen. - Is qui fidemIdem episcopo Cenomanen., cap. 30 : - Is qui fidem, Decret. Greg. IX, lib. 4, tit - 1.. Ticius fiença que il prendroit une feme ; emprès il - la f.... Enprès Ticius prist une et la f.... : l'en demende laquele - il doit avoir ? Et l'en dit que la première ; et est la - reson : car le premier mariage fut vrai, ne ne pot l'en amener - prove encontre, par quoi le second mariage est nul.

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-
- § 31. -

Idem. - Si inter virumIdem, cap. 31 : Si inter - virum, ibid.. L'en dit en ceste décrétalles que se - léau consentement de mariage vient entre home et femme, par parole de - présent, et li home dit issi : Je te prens à feme ; et la feme - dit : Je te prenc à seignor ; ou s'il dient autres paroles que - vallent consentement de présent, li un ne se pot marier aillors. Et se - l'un d'aus le fet, et se marie à une autre feme, et la f...., tot ne - vaut rien, ainz sera le premier mariage refet. S'il i a consentement de - futur, qui dient issi : Je te prendroi à feme ; et je toi à - seignor, et jurent que issi le feront ; s'il se marient aillors par - paroles de présent, le segont mariage ne sera pas départiz ; mès il - prendront lor pénitence do serement trespassé.

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- § 32. -

Idem. - AdolescensIdem, cap. 32 : - Adolescens, ibid.. Un jeune vallet esposa - une feme par futur, et se aforça de f.... la ; mès il ne pot ; - emprès il se maria à un autre par présent. L'en demende s'il doit - retorner à la premère ? L'en dit que non, com le premier mariage ne - avet pas esté verai ; car li efforz de f.... la premère ne fut pas - mené à fin.

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- - - II. De juenes esposaillesDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 2 : - De desponsatione impuberum.. - - -
- § 1. -

Honorius III. TuaHonorius III, - Eusebio episcopo, cap. 1. ibid.. Un vilain voloit un son fiz - marier qui n'estoit pas d'aage, sanz ce que cil le vossit : l'en - demende s'il le pot fere ? La pape dit que non ; mès il le pot - esposser, et cil fiz doit achever le mariage.

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- § 2. -

Felix papa. - Ubi.Nicolaus papa, cap. 2 : Ubi, - Decret., lib. 4, tit. 2. L'en deffant ci que l'en ne face - exposalles avant sept anz, se n'est por pez.

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Note que l'en ne doit pas fere jointure d'aucun, se il n'est de droit - aage ; et âge de esposalles est de sept anz ; et mariage de - pucele est de douze anz, et en vallet de quatorze.

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- § 3. -

Isidorus. - Puberes.Isidorus, cap. 3 : Puberes, - ibid.. L'en dit ci que, tot cuident aucun que jenure ce soit - danz, l'en pot dire celi d'aage qui pot f...., et l'en pot apeler celes - femes qui poent porter enfanz.

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- § 4. -

Alex. III, Herefordenen. Episcopo. - LitterasAlexander III Herford. episcopo, cap. - 4 : Litteras, ibid.. Uns se maria à un - autre par esposalles, et enprès f.... sa mère, et la prist à feme. L'en - demende se ce mariage tient ? Et l'en dit que, s'il esposa sa fille - emprès sept anz, il n'aura ne l'une ne l'autre, et si d’avant sept anz, - il porra remaner à la mère.

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Note que l'en ne pot fere esposalles o qui n'est de sept anz ; et à - ce que avient sovant amoine l'en les droiz.

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- § 5. -

Idem. Ebroacens. Episcopo. - AccessitIdem Eboracen. archiepiscopo, cap. 5 : - Accessit, ibid.. Un esposa la fille qui - n'estoit pas aagé ; emprès il furent départi ; li hom prist la - mère à la fille. La pape dit que, se la fille ne estoit bone à marier - quant ele fut esposée, ne ne s'acorda pas puis que ele fut bone à - marier, le mariage ne tient pas ; et se ele avoit acompli sept anz, - cum ele se soit consentie en lui, li bon ne doit pas remanoir à la - mère.

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Note que département est là où il n'a nul mariage.

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- § 6. -

Idem. Norvicen. - ContinebaturIdem Norvicensi episcopo, cap. 6 : - Continebatur, ibid.. Un esposa un - autre ; cele qui se voloit départir, disoit que ele li avoit esté - esposée dedanz sept anz, ne ne s'i estoit pas consentue ; li hom - disoit que il l'avoit f....  ; la feme le niet. L'en dit que l'en - en doit croire l'ome o son seremant. Enprès dit que se aucuns esposse - aucune, il ne pot marier soi o autre do lignage à cele.

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Note : Se le home dit que il eit f.... aucune, et ele li nie, le en - doit croire l'ome, se il jure, se la feme ne mostre son c..., et prove - qu'ele soit pucele. Et en ce cas doit l'en croire le - seremant d'un ; et des onze anz en avant, et feme a mari ; et - hom ne se pot marier o la cosine sa feme.

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- § 7. -

Idem. Baton. Episcop. - De illisIdem Bathoniensi episcopo, cap. 7 : - De illis, Decret., Greg. IX, lib. 4, tit. - 2.. L'en dit ci que se aucun se entr'ament entr'éposent, qui ne - sont d'aage, et avant que il séent d'aage se volent descorder, l'en ne - les doit pas oïr, ainz devent entendre dusque à droit aage ; et se - lors l'un ne se volt acorder, il devent estre par juigement d'yglise - départiz. Enprès dit l'en que, se femme d'aage se marie ou un autre qui - n'est pas d'aage, et avant que il séent d'aage se voloient dessentir, il - ne pot dusque il soit en aage.

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Note que se genz de sept anz ou de plus s'entr'éposent, ne l'un ne - l'autre ne poent aler encontre ; et se li un est plus tost d'aage - que l'autre, cil qui se descorde ne doit pas estre oïz dusque il soit - aagé ; mès s'il viennent endui à âge, il se poent bien descorder, - s'il volent, et ce par juigement d'yglise.

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- § 8. -

Idem. - NobisIdem eidem, cap. 8 : A nobis, - ibid.. Aucun dedanz aage se marient : l'en demende si se - poent départir avant aage ? L'en dit que non, ainz devent atendre - aage ; et lors, si se volent départir, si se départent, se l'un n'a - f.... l'autre.

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Note que nus ne pot consentir en mariage dusque il soit d'aage ; et - f..... fete en non aage fet enprès le mariage.

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- § 9. -

Idem. Jan. Episcop. - De illisIdem Genuensi archiepiscopo, cap. 9 : - De illis, ibid.. Se aucun se consent en - aucune dedans aage, ce n'est pas mariage ; lors, s'il pot f......, - c'est mariage, ne ne pot descorder s'il n'i a porquoi.

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Note que force excusse toztens.

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- § 10. -

Urb. Ceno. Episcopo. - AtestacionesUrbanus III Cenomanensi episcopo, cap. - 10 : Atestaciones, ibid.. Un de douze anz - se maria o une, et se poigna s'il la puet f......, et ne pot ; - enprès, avent aage, il se parti de lui ; ele le demendoit. L'en dit - ci que, se la feme ne provet que il se consentist en lui en aage, qu'il - soit essoés de la demende à la feme, en tel manière qu'il le jurt.

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Note que efforz qui n'est pas profitable ne fet mie tort ; et emprès - ce que li garanz sont overz, pot l’en tesmoinz - recevoir ; et tot ne prove le demendeor, cil à qui l'en demende - doit jurer, tot soit-il délivré quant li autre ne prove.

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- § 11. -

Idem. Pysa. Ar. - EX litterisIdem Pisano archiepiscopo, cap. 11 : - EX litteris, Decret., Greg. IX, lib. 4, tit. - 2.. Un de douze anz se maria o une qui n'estoit pas - aagé ; enprès li parent la li baillent contre sa volenté, et fut o - lui un an ; et au plus tost qu'il pot, cil retorna à la meson son - père, ne ne vels retorner, ne estre à celi, ainz velt estre o une autre. - La pape dit que ele doit atendre cel enfant dusque il soit d'aage ; - et s'ele ne velt, qu'ele se marit.

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Note que hintement d'un an ne sofist pas à consentement de mariage, c'est - voir là où aucune se consent.

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- § 12. -

Celsus III. Duo pueriClemens III, - cap. 12 : Duo pueri , ibid.. Un vallet de - six anz et une pucele de sept de futur se marièrent, et furent ensemble - trois anz ; enprès le père à la pucele la li osta et la bailla à un - autre ; et quant li enfes vint à âge, quant il ot congié de soi - marier, il se maria à la cosine à l'esposée. Et por ce que cil à cui li - pères avoit la fille ballie l'avoit lessée, l'en força l'enfant de - reprandre la, et de l'autre lessier. L'en demende qu'en dit droiz ? - Et l'en dit que por la faute de l'aage ne fut nul mariage entre aus, mès - solement esposalles ; et tot eust eu li enfes congié de soi marier - o autre, ne se dut-il pas marier o la cosine s'esposée : la - première n'auroit-il pas, car ele ot léau mari, ne il la secone - (seconde). Se l'un n'a f.... l'autre, il se porront - aillors marier ; et que le père à la meschine eit sa pénitence de - ce qu'il la départi sanz le juigement de sainte yglise.

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Note que mariage ne pot estre fet de sept anz.

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- § 13. -

Inno. III. Ad - desolvendumInnocentius III, C. et P. Quondam filiis - Malebrancæ, cap. 13 : Ad desolvendum, - ibid.. Dui frères disent que ce qui avoit esté fet d'un mariage - d'un bacheler et d'une meschine ne valoit riens, car ele n'avoit pas - sept anz ; et tot fut-ele en aage, ne le pot-ele avoir, car ele - estoit sa coisine. Quant la pape ot ce oï, il cassa ce fet, et dist que - l'en n'en poet acuser ce qui n'estoit mie ; mès l'en poet bien - dénuncier que le mariage ne fût fet. La pape mist terme au dénuncement, - et deffent que entretant ne facent riens, dusque le dénuncement soit - prové ; et s'il font encontre, que tot soet néant.

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Note que dénuncement est fet aucune foiz de crime qui n'est - pas encor fet, ainz est à fere.

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- § 14. -

Idem. Albanen. Episcopo. - TueIdem episcopo Abbatensi, cap. 14 : - Tuœ, Decret., lib. 4, tit. 2.. Un esposa la - fille à un, qui n'avoit pas douze anz ; quant le père à cele pucele - fut mort, sis uncles la dona à un autre : l'en demende s'il pot à - l'autre remanoir ? Et le pape dit que, se la pucele, quant ele fut - esposée, estoit bone à marier, ou que ele ne l'estoit pas, esposailles - furent entre aus solement ; et le segont mariage, se aucune chose - vaist encontre, est tenable.

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Note que malice fet aage, tot die l'en que sen le fet. Note bou - enseignement : quant l'en dote d'aucuns de lor mariages, l'en doit - regarder lor aage, et lors pot l'en juiger segont ce.

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- - - III. De esposailles repozDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 3 : - De clandestina desponsatione. - - -
- § 1. -

Ex cons. abe. - Si quisEx concilio arelatensi, cap. 1 : Si - quis, ibid.. Note que quant deffense est de - mariage, la prove chiet sor l'ome.

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- § 2. -

Alex. III. Ep. Belvacensis. - Quod nobisAlexander III, Belvacensi episcopo, cap. - 2 : Quod nobis, ibid.. Li évesques de - Beauvez demenda la pape, s'il porroit fere grâce en mariage qui est fet - en repost ? La pape tint la demende à fole, et dit que itex que - issi se marient, ou il requenoissent le mariage ou il ne - requenoissent : s'il le reconoissent, grâce n'i a mestier ; se - l'en ne pot forcer, l'en ne le pot forcer.

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Note que qui en repost se marie ne pot estre forciez de estre - assemblez ; et l'en croit home et feme do mariage ; et iglise - conferme tel mariage, et lor enfanz sont molete.

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- § 3. -

Inno. III, con. gen. - Cum inhibicioInnocentius III, in Concilio generali, - cap. 4  : Cum inhibicio, ibid.. L'en dit ci - cinq choses : au premer, deffant l'en mariage fet en repot. Enprès - commende l'en que se l'en velt fere mariage, l'en le doit bennir en - l'iglyse, que qui saura empechement qu'il le die. Enprès dit l'en que li - enfanz nez en tel mariage repost seront bastart ; et - aussi sera se le père et la mère i sorent empeeschement, et puis prist - l'un l'autre. Enprès dit l’en que se aucun prestre ne deffant ce, et - s'il i est au fere, trois anz soit sospenduz. Et qui défendra noces à - fere par malice, qu'il soit puniz.

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Note que ce qui est grosse en un est légié en autre ; et qui pot - savoir et ne set, est tenuz ausi cum s'il seust.

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- - - IV. De esposalles de deusDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 4 : - De sponsa duorum. - - -
- § 1. -

Augustinus de fide pactionis et consensus. - DuobusAugustinus de fide pactionis et consensus, cap. - 1 : Duobus, ibid.. Augustin dit que en deu - manières est foi, c'est à savoir, de mariage et de espossailles. Et se - aucun done foi de espossailles à une, et puis se marie o autre par - présent, il remoindra à la segonde. Et s'il dona foi de mariage à la - première, et ausi à la segonde, il remoindra à la première.

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Note que se, enprès espossalles, aucun se marie par présent, il doit - remanoir à la segonde, et fere sa pénitence de sa foi qu'il a mentie. Et - se aucun, quant il se marie, dit issi : Je te pren à feme, se tu me - lesses f...., tel convenant ne vaut rien.

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-
- § 2. -

EX Broc. lib. xix. - AccepistiEx Brochardo libro xxx, cap. 2 : - Accepisti, ibid.. Un par présent se maria à - une ; enprès une autre la prist. L'en dit cil qui doit retorner au - premier, et cil qui enprès la prist en face sa pénitence.

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Note que ce qui ne vaut à commeincement enprès ne vaut riens.

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-
- § 3. -

Alex.III. Salent, ar. - LicetAlexander III Salernitano archiepiscopo, cap. - 3 : Licet, ibid.. L'en dit ci que se aucun - se marie o aucune par présent, ne ne la f.... mie, et à une autre ausi - par présent se marie, et la f.... : ele retorna au premier, tot - soit-il autrement en aucunes yglises.

-

Note que esposalles de présent font mariage, donc ne les pot l'en - dépécier.

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-
- § 4. -

Idem. Janen. archi. - TuaIdem Genuensi archiepiscopo, cap. 4 - Tua, ibid.. Aucun marié sont travallé de - parenté que l'en dit qui est entre aus ; il apelent, - et endementières il se marient à autres. L'en dit que tel mariage doit - estre cassé comme cil qui est fet contre la deffense de sainte - yglise ; car l'en lor doit deffendre qu'il ne se marient.

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Note que quant aucune cause pent par apel, l'en ne doit rien fere ; - et mariage qui est fet contre la deffense sainte ynglise ne vaut - rien.

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-
- § 5. -

Inno. III, Mutin. Episcop - TuasInnocentius III Mutinensi episcopo, cap. 5 : - Tuas, Decret. Greg. IX, lib. 4, tit. 4.. Tel - costume estoit en la cité de Mute, que se aucun se mariast o aucune par - parole de présent, et ele se maria o autre avant que cil l'eust f...., - et cil segont la f.... enprès, ele estoit soe. La pape dist que tele - costume est lède, et contre l'iglise de Rome ; et le premier - mariage doit tenir.

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Note que f.... ne fet pas mariage, mès acordement et consentement.

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- - - V. De condicions mises en mariageDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. - 5 : De conditionibus appositis in desponsatione vel in aliis - contractibus.. - - -
- § 1. -

Ex conc. Afri. - QuicumqueEx concilio Africano, cap. 1 : - Quicumque, ibid.. Se mariage est fet soz - convenance mauvese, le mariage doit estre, et la convenance doit - remanoir.

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Note que mariage fet soz vil convenance tient, tot soit la convenance - quassée.

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- § 2. -

Gregorius Ep. Spoliacen. - Cum sitGregorius episcopo Spoletano, cap. 2 : - Cum sit, ibid.. Un franchi deus sers en tel - convenance qu'il seroient moines ; li un issi de l'aboïe : le - pape mende à un évesque qu'il le force de retorner.

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Note que franchise pot estre donée soz condicion.

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- § 3. -

Alex. III. De illisAlexander III - Panormitano archiepiscopo, cap. 3 : De illis, - ibid.. Note que ci a léal convenance : Se tu me dones - cent sous, je te prendrai.

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- § 4. -

Idem. - Verum.Idem, cap. 4 : Verum, - ibid.Se aucun done aucun fié à yglise par tel convent qui est - entre aus, il ne porra pas rapeler le don, se la condicion n'est seguë. - Et ce que l'en done, se la condicion n'est tenue, puet estre rapelé.

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Note que, en ban de chose donée, pot cil qui done metre tel - convenance comme il velt.

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-
- § 5. -

Urb. III. Super eoUrbanus III, - cap. 5 : Super eo, Decret. Greg. IX, lib. 4, tit. - 5.. Un se maria o une issi : Je te prens, se mis pères - le velt. L'en dit que ce n'est rien, se li pères ne velt.

-

Note que ci a bone convenance : se mis pères le velt, je te - prandroi ; et tel fet est mis en autrui volenté.

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- § 6. -

Inno. III. Ep. Marsiten. Per tuasInnocentius III Masican. - episcopo, cap. 6 : Per tuas, ibid.. Une - feme demendoit un bachelier, et disoit que il l'avoit esposée et - f.... ; li hom no niet pas, mès il disoit qu'il fût fet, s'il - plésoit à son père et à son oncle ; et il ne le voloient pas ; - et ce voloit prover. La feme disoit que tot i fût la convenance, com cil - n'alassent pas encontre, et cil l'eust puis f....., ce qu'il disoit ne - li devoit pas nuire ; et tot i eust convenance au commoincement, - enprès ele fut lessée et ostée. Tesmoinz furent trez de çà et de là, et - overz. Et com l'en dotast de ce, l'en enquist consoil le pape, qui dist - que, comme il aparesse clèrement, par la confession à la feme et à - l'ome, qu'il la f.... enprès les esposalles, le mariage est entre - aus ; que tot fust-il prové que li père et li oncles i eussent mis - contredit, il la f.... puis ; il ne fut pas prové, que puis qu'il - la f...., qu'il le contredissent.

-

Note que en mariage fet pot l'en mestre honeste convenance ; et plet - n'est pas déterminé par la confession de parties fetes en - juigement ; et l'en lesse la première convenance, se autre - contraire marchié vient enprès.

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- § 7. -

Greg. IX. Si condictionesGreg. IX, - cap. 7 : Si conditionis, ibid.. L'en dit ci - que se convenance qui est contre la sustance do mariage i est mise, il - ne vaut rien ; aussi comme l'en dit : Je te prendrai dusqu'à - trois anz, ou se tu fez chose por quoi tu soes beraigne, ou se tu - embles ; la convenance est nule, et le mariage tient.

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- - - - VI. Quex clerz puent fere mariageDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. - 6 : Qui clerici vel voventes matrimonium contrahere - possunt.. - - -
- § 1. -

Alex. III. De diaconoAlexander III - Remensi archiepiscopo, cap. 1 : De diacono, - ibid.. Un diacre se maria o une feme, et fist plere à un - diacre. Le pape dit que, s'il retorne à s'iglise ou humilité, l'en li - porra fere grâce, et fere son office, et porra estre ordené ; et li - soz-diacre ne se pot marier.

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- § 2. -

Idem. Cenomen. Episcopo. - EX litterarumIdem Cenoman. episcopo, cap. 2 : - Ex literarum, ibid.. Un soz-diacre se - maria ; le évesque le efforça forjurer sa feme : l'en dist que - il fist bien ; et s'il no volt otroier, et il viot entrer en - religion, il ne porra fere son office, ne avoir autres ordres.

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Note que cil qui se marient contre droit devent forjurer l'un - l'autre ; et souz-diacre qui se marie ne doit d'iqui en avant - amenistrer en ordre de soz-diacre.

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- § 3. -

Idem. Wg. Episcopo. - NeminimusIdem Vigoriensi episcopo, cap. 3 : - Meminimus, ibid.. Un fit profession en la - main d'un abé ou d'un évesque : l'en dit que s'il se marie, l'en le - doit forcer de retorner à religion, se le vou est sollempné ; s'il - est simple, non.

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Note que habit fet moine ; et qui est profès ne se pot marier ; - et simple vou ne tost pas mariage, mès il tost à marier.

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- § 4. -

Idem. Luc. episcopo. - ConsuluitIdem Lucensi episcopo, cap. 4 : - Consuluit, ibid.. Une dame prist robe de - religion, ne n'i entra pas, ne ne fist profession ; et puis geta - l'abit, et se maria. L'en dit ci qu'ele remaingne à son mari ; car - habit sans profession empêche mariage, mès ele no dépièce pas.

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Note que l'en puet bien recevoir veil de main de prestre.

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-
- § 5. -

Idem. - VeniensIdem, cap. 5 : Veniens, - ibid.. Une feme esposa un home par futur ; ele oït dire - que il estoit trop cruel, et par devant un hermite fist vou. Cil se - maria o une autre ; quant ele l'oï, ele se maria. Le pape dit que - bien le pot fere.

-

Note que l'en puet fere esposailles entre cez qui ne sont pas - présenz ; et se aucun fet vou par peor il n'est pas - tenuz ; et simple vou ne lie pas.

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-
- § 6. -

Idem, RursusCælestinus III, cap. - 6 : Rursus, Decret., lib. 4, tit. 6.. Un - voa chastée par simples paroles, et jura enprès que il l'aposeroit une - feme : l'en demende qu'en dit droiz ? Que il gart son vou, et - qu'il face sa pénitence do serement ; et s'il se marie, le mariage - tient ; car simple vou empeeche mariage à fere, mès il ne la - dépièce pas.

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Note deus relles : que simple vou et sollempnié lie maeme quant à - Deu ; et simple vou empêche à marier, mès il ne tost pas ce qui est - fet ; et note que vou, de la nature de soi, ne dépièce pas mariage, - mès c'est de constitucion d'yglise.

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-
- § 7. -

Inno.III, Visconen. ET Col. episcopo. - InsinuenteInnocentius III Libonensi et Colimbriensi - episcopis, cap. 7 : Insinuente, ibid.. Une - feme disoit que, cum son mari fust mort, ele cremoit que l'en ne la - forçât marier à un de la cort le roi, et fist vou de chastée, et prist - habit de religion, et remest en sa meson o ce que ele avoit. Li rois oï - ce, et deffendi que l'en ne li feist rien. Enprès un de la cort le roi - aporta unes letres por la avoir à feme ; cele ne le volt fere, et - s'en défoï, et se maria à un autre, et en ot enfanz. Or demende l'en - s'ele pot o cetui remanoir ? Le pape dist que en fere ce n'ot point - de force ; et s'ele i fut, tote fut oblié par si lonc tens, et doit - tenir son vou ; et commende, que s'il est issi, que ele soit forcée - à prandre l'abit et à garder son vou.

-

Note que aucun pot prendre habit en sa meson et estre religios ; et - salu de l'âme doit estre mis avant totes choses terrienes.

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- - - VII. De celi qui prist en mariage cele o qui il avoit fet - avotireDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 7 : De eo qui - duxit in matrimonium quam polluit per - adulterium.. - - -
- § 1. -

Alex. III. abb. Sancti Albini. - PropositumAlexander III abbati sancti Albani, cap. - 1 : Propositum, ibid.. Un avoit feme, et - prist un autre que ne savoit pas qu'il eust feme ; quant la - première fut morte, il la volt lessier, et disoit que il l'avoit prise - au vivant à sa première feme. L'en dit que se la feme volt, l'en le pot - forcier à remanoir o lui ; se que non, se ele volt, bien le pot - lessier.

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Note que qui allège sa honte ne doit pas estre oïz. Et note - deus cas où l'en puet prendre cele o qui l'en a fet avotire, si comme la - letre de la décrétale le chante ; et nus ne doit avoir fruit de sa - malice ; et mariage tient d'une part et ne tient pas d'autre.

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-
- § 2. -

Idem. abb. de Fontibus. - SignificavitIdem Abbati de Fontibus, cap. 2 : - Significavit, Decret., lib. 4, tit. 7.. Un - jura forciez que il esposeroit une feme ; enprès, quant il eschapa, - il se maria à un autre ; la première s'en plaint : l'en li - deffent que il ne toche à la segonde ; endomentre la première mori. - Le pape dit : Se li home forjura la première, et enprès ne la f.... - pas, que il soit à la segonde ; et si n'i a point de vérité, que il - ne remoigne pas o la segonde, mès se marit aillors.

-

Note que mariage fet à force ne vaut rien ; car mariages devent - estre fez de commendement (consentement) ; et tot i - eit-il eu force, et enprès la f...., le mariage est fet.

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-
- § 3. -

Idem, barenen. episcop. - Super eoIdem Baranensi episcopo, cap. 3 : - Super hoc, ibid.. Un, au vivant sa feme, se - maria o un autre : l'en demende savoir s'il la porroit avoir enprès - la mort ? L'en dit que non, se ele a porchecié la mort à la feme, - ou se li hom la fiença par convent que il la prist enprès la mort sa - femme.

-
-
- § 4. -

Celsus III. Ex litterarumClemens - III, cap. 4 : Ex litterarum, ibid.. Un - lessa sa feme por avotire  ; cele entra en religion ; et il - prist un autre o qui il avoit fet son péchié douze anz au vivent cele - feme : l'en demende se avotre pot avotresse prendre ? L'en dit - que non ; mès autre pot prendre, quant il aura fet sa pénitence, et - sa feme sera morte.

-

Note que hom pot lessier sa feme, se il la prent en avotire ; et - note un merveillos cas que, se feme entre en religion, ele ne fet pas - tort à son mari, quant à continence de vivre chatement ; ne le vou - de l'ome por l'entrée à la feme n'est pas gardé.

-
-
- § 5. -

Idem. - Cum huberetIdem, cap. 5 : Cum - haberet, ibid.Il pose primes un fet qui avint, et - forme deus demendes : Un avoit sa prode feme, et fist avotire à un - autre, et il en fut tret en plet, et la forjura ; et au vivant sa - feme, enprès se maria o cele. L'en demende se li hom pot avoir à feme - cele o qui il se maria au vivent sa feme, et en ot moult enfanz, ou s'il - se poent allors marier ?

-

Enprès dit l'en que mariage ne pot estre entre avotires, ne - il ne se poent allors marier ; mès l'en lor doit enjoindre que il - vivent chatement. Enprès dit l'en que endui, segont ce que il porront, - porvoent à lor enfanz.

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Note que nul ne pot avoir à feme cele que il a cochié en avotire ; - et amor de enfanz ne fet pas fere grâce contre la loi ; et li père - devent norrir lor enfanz nez en avotire.

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- § 6. -

Inno. III, episcopo Spoleten. - SignificastiInnocentius III episcopo Spoletano, cap. - 6 : Significasti, Decret, lib 4, tit. 7.. - Un prist une putain et lessa sa feme ; il en fut ecomenié ; - quant sa feme fut morte, il la prist. L'en demende s'il poent remanoir - ensemble ? Et l'en dit que, s'il n'ont porchacié la mort la feme, - ou s'il ne fiança la putain au vivant de sa feme, et li hom soit asos, - s'il le requiert.

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Note que Chapitre pot escommenier ; et escommenié se pot marier, tot - li nie l'en les autres sacremanz.

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- § 7. -

Idem. Mesenen. episcopo. - VeniensIdem Messanensi capitulo, cap. 7 : - Veniens, ibid.. Cum un se fut marié o une - feme, il la lessa, et se maria en une autre cité o une autre, qui rien - n'en savoit que cil eust feme ; et comme il retornast à la première - par pénitence, et morte la trovast, il retorna à la segonde, et - requiroit remaindre o lui en mariage. La pape dit que il pot bien - remanoir à la segonde, s'ele requiert, fors que en deus cas : s'a - (si elle) ne savoit qu'il eust feme, ou se ne empeecha - sa mort ; et s'il li plet, la pape deffent que nul ne l'en - travalle.

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- § 8. -

Gregorius IX, fr.R. Si - quis.Gregorius IX fratri R., cap. 8 : Si - quis, ibid.. Qui, à vivent sa feme, fiance aucune - feme que il la prendra, se sa feme mort, et il pregne cele, l'en ne doit - pas dépécier le mariage, s'il ne la f.... au vivent sa feme.

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- -
- - - VIII. Do mariage au meseausDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 8 : - De conjugio leprosorum.. - - -
- § 1. -

- PervenitAlexander III Cantuarensi archiepiscopo, cap. - 1 : Pervenit, ibid.. Unes femes ne voloient - sigre lor mariz meseaus : l'en dit qu'eles séent amonestées qu'eles - seguent ; et s'il ne volent, eles devent estre forciés à estre - chastes.

-

Note que li meseau devent vivre par soi ; et hom est - tenu segre sa feme mesele, et la feme l'ome ; et s'il ne volent - segre l'un l'autre, l'en les doit forcier à estre chastes.

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- § 2. -

Idem. bayonen. episcopo. - Quoniam.Alexander III Bajonensi episcopo, cap. - 2 : Quoniam, Decret., lib. 4, tit. 8. L'en - dit ci que por lèpre ne doit l'en pas feme départir de son mari. Et l'en - dit ci que se le mesel (ne) se volt tenir chatement, ele se - pot marier, s'ele trove à qui. Et se le mesel requiert à f.... sa feme, - ele ne li pot nier.

-

Note que home ne pot sa feme lessier que por fornicacion, et por lèpre, - non ; et mesel se poent marier.

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- § 3. -

Urb.III, ep. Floriacen. - LitterasUrbanus III, episcopo Florentino, cap. - 3 : Literas, ibid.. L'en dit ci que cele - est forçable à eschever le mariage, se si mariz devent mesel entretant - qu'il fut fiancé.

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- - - IX. Dou mariage as sersDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 9 : - De conjugio servorum.. - - -
- § 1. -

Adrianus papa Sancte Bur. - DignumHadrianus Sancteburgensi archiepiscopo, cap. - 1 : Dignum, ibid.. L'en demandoit se sers - se poent marier contre la volenté lor seignor ? L'en dit que oïl, - ne ne doit l'en pas dépécier tex mariages, ne li seignor ne perdent pas - por ce lor servises acostumez.

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- § 2. -

Alex. III, preposito et priori - mortar. - Proposuit.Alexander III præposito et priori - Mortariensi, cap. 2 : Proposuit, ibid.. G. - se marie o P., et enprès li met sus qu'il est cuvert : le pape dit - que, s'il la f.... puis qu'ele set qu'ele est serve, il doit estre - son ; si que non, se l'en célèbre entr'aus département, il rendra à - la feme ce qu'ele i aporta.

-

Note : qui se marie o serve et no set, le mariage est nul ; et - se le mariage est départiz, li un et li autre r'auront arrière lor - choses comme devant ; et s'il la f.... puis qu'il le set, le - mariage tient.

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- § 3. -

Idem. LicetUrbanus III Ariminensi - episcopo, cap. 3  : Licet, ibid. . Un se - maria o une ; cil estoit serf d'une abéïe, et por ce la feme en - voloit estre départie, si comme cele qui rien n'en savoit ; li hom - allégoit encontre, et disoit que, quant son père mori, que il estoit franc, e i a diz anz que le père mori. L'en dit ci que l'en - doit juigier por l'ome, por la franchise.

-

Note : segont la loi de la province, le fiz doit sigre la condicion - au père ; et qui a esté franc dix anz doit estre juigiez franc.

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- § 4. -

Inno. III. R. Ad nostramInnocentius - III H. episcopo, cap. 4 : Ad. nostram, Decret., - lib. 4, tit 9.. Un cardineau désevra un d'une cuverte, dont - il ne savoit rien, quant il la prist. Le pape dit que si l'om, puis que - il le sot, ne consenti en lui, ne de fet, ne de parole, qu'il se marit o - autre, s'il velt.

-

Note que foléance d'estat d'ome ou de feme empeeche mariage, et - despièce.

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- -
- - - X. De cex qui sont nez de franc ventreDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. - 10 : De natis ex libero ventre.. - - -
- § 1. -

Greg. IX. Indecens.Gregorius, cap. - unic : Indecens,ibid. Une serve se maria o - un serf d'une iglise ; enprès li sires à la serve la franchi, et le - mari remest cuvert. Il orent enfant : or vodrent li clerc à qui le - père estoit serf, que li enfes fust serf, por ce que le père l'estoit. - Le fiz à soi deffendre mostra la chartre de franchise de sa mère. Le - pape dit que se li clerc ne dient rien contre la chartre, que il ne - demendent rien à l'enfant, cum il déent plus deffendre que - travailler.

-

Note que qui est nez de franche mère ne doit pas estre mis en - cuvertage.

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- -
- - - XI. De cosinage espéritelDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 11 : - De cognatione spirituali. - - -
- § 1. -

Alex. III. UtrumAlexander III - Salernitano archiepiscopo, cap. 1 : Utrum, - ibid.. Ticius tient sor fonz la fille Berte : ceste - fille ne se pot marier o nul des filz. Ces autres fiz et cez autres - filles Berte et Ticius se poent marier, se aucune costume d'aucune - iglise n'est encontre ce.

-

Note que la derrenière costitucion fet tort à la première, tot n'en - face-ele nule mencion ; et costume fet léaus ou desléaus aucuns à - soi marier.

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-
- § 2. -

Idem eidem. - Si virAlexander III Salernitano archiepiscopo, cap. - 2 : Si vir, Decret., lib. 4, tit. 11.. L'en - dit ci que se hom ou feme lèvent enfanz de fonz, qui sont lor propres, - l'en ne la doit pas départir por ce, mès l'en doit amener à pénitence de - continence  ; tot dient autres autrement, que s'il le font par - ignorance, il sont excusez ; se escient, il ne devent rien - gaagnier.

-

Note que ce qu'est establi généraument, si cum compérage, n'empeeche pas - mariage à fere solement, mès il dépièce le fet ; et folie et - ignorance excuse.

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-
- § 3. -

Idem. Vigilien. Episcopo. - Super eoIdem Vigiliensi episcopo, cap. 3 : - Super eo, ibid.. L'en dit ci que de commun - droit fiz ou filles de compères se poent marier, for cil par qui le - compérage est fez. Mès cele ou nule des autres ne se doit marier, se ele - le fet, ele doit estre départie, se costume d'yglise non donne que fiz - de compères ne s'entrepregnent par mariages. Et si tel costume n'est - gardée, li prélat porra lesser assemble en manière d'oblience.

-

Note que costume est gardée en joindre mariage et en dépécier. Note que - l'en doit recorre à la costume des veisines iglises, non pas de l'iglyse - de Rome ; et qui se test, ne n'otroie ne ne désotroie.

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-
- § 4. -

Clemens III. MartinusClemens III, - cap. 4 : Martinus, ibid.. Martin avoit - Berte à feme, et Lohier, Teberge ; Lohier tint le fiz Berte et - Martin ; quant Lohier et Berte furent mort, Martin prist Teberge à - feme : l'en demende se tel mariage tient ? L'en dit que non, - car ele estoit sa commère par la reson dou mari.

-

Note que par un des mariz est aquis compérage ; et home et feme sont - une char par mariage.

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-
- § 5. -

Idem. - ContractoIdem, cap. 5 : Contracto, - ibid.. P. se maria o A. ; et quant il orent esté - ensemble deus anz, li cosin à la feme distrent que ele, avent que ele se - mariast, estoit commère P., et le fiz son mari, que il avoit eu de - mechie avoit cele A. doné le sel bénoit : et por ce li évesque lor - défendit que l'un ne f.... l'autre. L'en dit ci que li hom retort à sa - feme, car tel empêchement ne nuist pas à marier ; s'il est fet, il - ne pot départir.

-

Note que por ce qui est avant batesme fet, n'enpêche pas, ne - n'est pas fet compérage ; et la niceté au juige ne nuist pas as - parties.

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- § 6. -

Inno.III, episcopo et ar. linconen. - VeniensInnocentius III episcopo et archidiacono, cap. - 6 : Veniens, Decret., lib. 4, tit. 11.. Cum - un eust f.... une ribaude, que ce fet ne fut seuz, la feme prist le fiz - son ami qu'il avoit eu d'une autre, et le tint sor fonz. Cil hom emprès - cele feme esposa ; et quant il n'en pot avoir nul enfant, il prist - une autre, et la lessa. Le pape dist que, se la première feme, avant - qu'ele se mariast o lui, tint son fiz, qu'il séent départiz.

-

Note que compérage despièce mariage et destorbe.

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- § 7. -

Idem. Magist. s. ca. herefodenen. - TuaIdem magistro S. Canonico Herforden., cap. - 7 : Tua, ibid.. L'en demende se cil qui est - nez devant compérage se pot marier o la fille son compère ou de la - commère ; ou s'il sunt commerz, s'il devent estre désevrez ; - et savoir se cil qui tel mariage sevent, le devent acuser - apertement ? Et l'en dit qu'il devent estre départiz ; et cil - qui rien en sevent le devent dire à l'iglyse.

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Note que l'en ne doit pas solement dénoncier le péchié de mariage, mès - l'empeechement ; et chascun est tenuz au dire.

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- § 8. -

Gregorius IX. Ex litterisGregorius - IX, cap. 8 : Ex literis, ibid.. Com une - feme demendast un home à mari, et deist que il l'avoit fiencée, et - enprès l'avoit f...., le plet entamé, li tesmoing receu et overt, li hom - dist qu'il ne la poet avoir à feme, por ce que le père à la feme, qui - avoit esté prestre, l'avoit banie. Le juige ne reçust pas ceste barre, - et ala ostre en la cause. Li hom por ce apela. Le pape mende, que s'il - est issi, que quantque a esté fet soit dépecié.

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- - - XII. De cosinage léalDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 12 : - De cognatione legali.. - - -
- § 1. -

Nicol. ad consult. Basart. - Si qua.Nicolaus ad consulta Bulgarorum, cap. - 1 : Si qua, ibid. Mis pères avoe aucune à - fille ; l'en demende savoir, se tant comme dure cest avoement, se - la puit prandre à feme ? L'en dit que non.

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- - - - XIII. De celi qui conuit la cosine sa femeDecret. Greg. IX, lib. 4, - tit. 13 : De eo qui cognovit consanguineam uxoris suœ vel - sponsœ. — Dans le manuscrit, cette rubrique se trouve entre - les chap. 1 et 2 de ce titre ; nous l'avons rétablie à sa véritable - place.. - - -
- § 1. -

Ex con. ap. mels. - Si quisEx concilio apud Metiam, cap. 1 : - Si quis, ibid.. Aucun f.... sa - fillastre : l'en dit que il n'aura, d'equi en avant, ne l'une ne - l'autre ; ne l'un ne l'autre, d'iqui en avant, ne se porra - marier.

-

Note que qui fet tel péchié ne se pot marier, tot muire sa feme, car il - pèche contre mariage.

-
-
- § 2. -

Alex.III. Pict. Episcopo. - VeniensAlexander III Pictaviensi episcopo, cap. - 2 : Veniens, ibid.. Aucun f.... la mère à - cele qu'il avoit esposée. La pape dit que, s'il ne f.... la fille, quant - il ara fete sa pénitence, par grâce se porra marier o autre ; et - s'il la f.... avant qu'il f..... la mère, ou puis, il ne se porra d'iqui - en avant marier.

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-
- § 3. -

- De Illo. Le cas est plain. Note que l'en doit savoir se - péchié est apert ou non.IdemIdem, cap. 3 : - De illo, ibid..

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-
- § 4. -

Celsus. - TrasmisseCælestinus III, cap. 4 : - Transmissœ, ibid. Un, quant sa feme fut - morte, f.... sa fillastre ; et cum il eust pris avant une autre - feme, il tint cele fillastre apertemant. L'en demende qu'en dit - droit ? Et l'en dit qu'il f.... sa feme o dolor et o lermes, et - qu'il ne l'en requière pas ; et por le péchié et por le avotire - face la pénitence ; et se sa feme muert, que plus ne se marist.

-

Note que qui f... sa parente ou coisine ho a parentié, que por ce il - n'enpeeche pas mariage (fait) ; mes il l'empeeche s'il - est à(faire) ; et ice est entredit de mariage.

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-
- § 5. -

Idem. - Super eoIdem, cap. 5 : Super eo, - ibid.. Un se maria ou aucune, et enprès disoit qu'il avoit - f..... la cosine sa feme, avant qu'il la prist ; et la feme disoit - ce meisme, et li veisin. L'en demende se le mariage doit estre départi - por ce ? Et l'en dit que non par lor reconoissance solement, car il - porroit estre fet en conchiemant dou mariage, ne por - les voisins, ne por la reconoissance.

-

Note que l'en ne croit pas à qui reconoist, en droit, en tort à l'autre - partie ; et là où il n'a nul mariage, est aucun forcez à rendre à - sa feme ce qu'il doit, c'est f.....

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-
- § 6. -

Inno. Preposito Magdon. - DiscrecionemInnocentius III præposito Magdeburgensi, - cap. 6  : Discretionem, Decret., lib. 4, tit. - 13.. Un, une qu'il avoit esposée et f....., balla à son - cosin, à sa volenté et à (contre) la volenté à la feme, à - f......, et l'esposa ; et au plus tost qu'ele pot, ele s'enfoï, et - requist son mari ; le mari dist qu'ele ne poet avoir por l'avotire. - Le pape dit qu'ele doit estre amonestée, qu'ele ne soit à l'un ne à - l'autre ; mès soit en chastée dusque son mari muire ; et s'ele - n'i pot estre ramenée, le premier mari soit forciez à retorner à li, com - il ne le puisse metre avant avotire dont il a esté acheson. Car com hom - ne puisse sa feme giter ne lessier que por fornicacion, ou por aucun - avotire, l'en pot dire contre l'ome, s'il i a que dire, si com si a esté - parçoner de la folie, ou s'il en fut acheson, ou en autre manière ; - tot dient li autre autrement.

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- § 7. -

Idem Bissinen. ar. - FraternitatiIdem Besuntinensi archiepiscopo, cap. - 7 : Fraternitati, ibid.. Un se maria o une - de sept anz par espossalles, et la cochia. Enprès se maria o sa suer. Et - fut départi par l'évesque, et le pape le conferma.

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-
- § 8. -

Idem Episcopo Gusmeden. - EX literisLe Coutumier répète ici les premiers mots - du § précédent : Un se maria o une de sept anz par - esposalles. Vient ensuite l'indication des sources du § - 8, dont les termes véritables sont : Idem Episcopo Gerundensi, cap. 8  : - Ex literis, ibid.. Unes esposalles furent - entre un bachelier et une pucele qui n'avoit pas quatorze anz ; li - espos f.... la mère à l'espose, et enprès la fille qui estoit d'aage. - L'en dist que l'esposse ne se pot à autre marier, se ele, puis qu'el sot - le péchié, sofri la folie ; li hom et la feme à toz jorz se - teingnent de marier, por le péchié, se l'en cuide que se puisse tenir de - fere folie.

-

Note que affineté nuit en espossalles ; et qui f... la mère ne se - pot marier.

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- § 9. -

Idem. Arch. Mald. - VeniensIdem archiepiscopo Magdeburgensi, cap. - 9 : Veniens, ibid.. Un jura qu'il prandroit - une à feme qui n'avoit pas douze anz. Et cum le père à - l'espose l'eust mise en sa meson, il fist tant qu'il f.... la seror à - l'espose. Et quant tens fut qu'il poet jà bien f..... l'espose, li ami - li prièrent qu'il se mariast o l'espose. Il lor dit ce qu'il avoit - fet ; il ne l'en vodrent croire : il prist l'espose ; et - quant il poet, il f..... et l'une et l'autre. Et comme il fust sor ce - acusez, ne no vosist reconoistre, il s'en fist confès. Le pape dit qu'il - en ait sa pénitence, et qu'il soit amonesté qu'il ne f.... plus ne l'une - ne l'autre.

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Note que assemblement de mariage pot estre afermé par plévine.

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-
- § 10. -

Idem. St. Gen. - ar. - TueIdem archiepiscopo Strigonensi, cap. 10 : - Tuœ, Decret., lib. 4, tit. 13.. Aucun f.... - la soror sa feme ; donc l'en demende s'il pot requerre sa feme que - ele le lest f......, ou se ele le requiert, s'il la f..... ? Et - l'en dit que l'en doit amonester la feme qu'ele se contiegne ; et - s'ele ne pot bien, la f.... son mari, com ele ne soit pas parçonière do - péchié.

-

Note que le fet d'un ne doit pas nuire à autre ; et nul ne doit - perdre sa droiture sanz colpe.

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-
- § 11. -

Idem. - JordaneGregorius IX episcopo Pictaviensi, cap. - 11 : Jordanœ, ibid.. Un esposa une qui - n'avoit pas quatorze anz ; et ayant qu'ele les eust, il la - f.... ; et enprès il la lessa, et se maria à sa mère, et la f.... - L'en dit que il se devent contenir, et s'il ne poent estre amené, li hom - preigne la fille, qu'il f.... avant, et en face sa pénitence.

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- -
- - - XIV. De cosinage et d'afinitéDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. - 14 : de Consanguinitate et affinitate. - - -
- § 1. -

Alex. III Cassin. abbati. - EX litterisAlexander III Cassiensi abbati, cap. - 1 : Ex literis, ibid.. Un home enherra une - veve, et la f..... Et quant il la volt prandre, dui vindrent et distrent - que le premer mari à cele feme estoit cosin à cel home ou quatre genoil, - et issi ne la poet avoir, et ce jura l'un et l'autre. Por ce l'ome la - lessa. Enprès ce il l'esposa et furent ensemble. Enprès viendront dui - autres, et jurèrent que le premier mari à la feme estoient cosin en - quatre genoul à l'ome. Le pape mande à un abié, et li enseigne comment il doit les guaranz examiner, et li dit que à sages - homes doit l'en bailler causes de mariage.

-

Note que abé pot conoistre de cause de mariage ; et aussi se doit - home atenir des coisines sa feme si comme des soes ; et doit l'en - savoir et conter les degrez ; et doit l'en bailler à sages cause de - mariage.

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-
- § 2. -

Urb. III Vind. ar. - Super eoUrbanus III Burdegalensi archiepiscopo, cap. - 2 : Super eo, Decret., lib. 4, tit. 14.. Un - esposa une pucele, et quant ele fut d'aage, ele requeroist que la - prist : et il disoit que puis que il l'esposa, qu'il avoit sa - cosine f..... L'en dit ci, que se ce est apert, et li vesin le dient, - que la feme n'en soit pas oïe.

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Note que plus vaut renomée que li tesmoing d'un.

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-
- § 3. -

Celsus III. Quod - dilectioCælestinus III, cap. 3 : Quod - dilectio, ibid.. Poson que un soit loign do commun - père ou cinq ou sept genou, et li autre ou trois ou en deux : l'en - demende s'il se poent marier ? Et l'en dit que oïl. Li un et li - autre devent estre en sept genou ; si que non, il devent estre - départi.

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Note que en dépècement de mariage por parenté, l'en doit conter le genouz - de çà et de là. Légat pot fere indulgence.

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-
- § 4. -

Inno. III, ar. et ca. Turon. - De infidelïbusInnocentius III archiepiscopo et - capitulo Tiren., cap. 4 : de Infidelibus, - ibid.. L'en demende ci se hom et feme sont mescréant, s'il se - convertissent à la foi, et séent joint en degré de parenté qui est - deffendu, s'il devent estre départi ? Et l'en dit que non ; - car verai mariage est entr'aus.

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Note que mariage est entre totes genz.

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- § 5. -

Idem Biasemen. ar. - Quod superIdem Rosani, archiepiscopo, cap. 5 : - Quod super, ibid.. Li père et li fiz, li dui - cosin les deux cosines prenent à femes les deux cousines ; li autre - se marient dedanz lignage. Au premier respont la pape, que tot soent li - cosin à l'ome afins, et non pas à la feme, por ce n'est pas parenté - entr'aus, et se poent itex marier ; et qui se marie dedanz degré de - parenté doit estre puni.

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Note que nule affinité n'est entre les coisins à l'ome et à la - feme ; et ci est folle l'opinion d'aucun qui diseent que les dui - serors ne se poent marier ; et costume ne s'escuse pas en péchiez, - ne ne vaut rien en mariage.

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- § 6. -

Idem. - QuiaIdem, cap. 6 : Quia, Decret., - lib. 4, tit. 14.. Cum un chevalier se fust mariez ou une que - li teignoit ou cinq genou, il empétra indulgence de remanoir o lui, et - fist entendant que il avoit enfanz, cum il n'en eust eu que une fille - qui estoit morte. Donc li évesque do leu demenda que l'en en fera ? - Et l'en li dist que bien le pot lessier ensemble.

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-
- § 7. -

Idem. - Tua nosIdem, cap. 7 : Tua nos, - ibid.. L'en demende que garanz sofisent à mariage dépécier, - hoù il acontent les degrez d'oncle et de nevou, c'est de fiz de frère ou - de la seror, cum il ne sachent rien de frères, o de serors, ne de plus - haut ? Et l'en dit que l'en requiert que l'en conte les degrez des - pères ou des cosins par lor propres nons, ou par le vallent de dire les - persones ; et por ce que l'en receist en mariage garentie, doit - dire il n'est pas moult (moins) fort.

-

Note : qui velt conter les degrez, il doit commoincier de - l'estepe ; et note que l'en doit les degrez deviser segont lor - ordre.

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-
- § 8. -

Idem. Tercius con. ge. - Non debetIdem in Concilio generali, cap. 8 : - Non debet, ibid.. L'en dit deus choses en ce - chapitre : l'en dit que la deffense de mariage (qui) - est en trois et an deus degrez d'afinité, et des enfanz receuz de segont - mariage joindre à coisins au premer seignor, est hui rapelée. Enprès dit - l'en que la deffense de colpe (copule) de mariage ne passe - pas le quart degré  ; et se aucun se marie ou quart degré, il ne - soit deffendu de la loigneté des paranz.

-

Note que l'en ne doit pas juiger ne reprendre se l'en diverse segont la - diversité des tens ; et lignage et affinité s'estendent dusqu'à - quart degré.

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- § 9. -

Gregorius IX, ex Brocardi. - Vir quiGregorius IX, cap. 9 : Vir, - qui, ibid.. L'en dit ci que se li hom est loing do - chief de parenté ou quart genou, d'une part, et la feme ou cinq, - d'autre, il se poent bien marier.

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- -
- - - - XV. Des fruiz qui ne puent assemblerDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. - 15, de Frigidis et maleficiatis et impotentia - coeundi.. - - -
- § 1. -

- AccepistiEx Brocardico, cap. 1 : - Accepisti, ibid.. Se hom et feme, puis qu'il - sont ensemble esté troiz anz (mois) et un enprès (an - près), et il dient que li hom ne la pot f...., se l'en pot ce - prover léaument, il devent estre départiz. Et se li hom prent autre - feme, qu'il soit juigé à parjure, et en face sa pénitence, et retort à - la première. Et se enprès an et demi, die la feme que li hom ne la conut - mie, et li hom die encontre, l'en en doit croire l'ome ; car il est - chief à la feme, et por ce qu'ele se tut si longuement ; car en - petit de tens pot savoir s'il la f.... ou non. Et s'ele dit enprès deus - mois : Je voil estre veue, et l'en pot prover léaument que li hom - ne la pot f......, il devent estre départi ; et cele se marit là où - ele vodra.

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Note que l'en ne croit mie à home et à feme s'il dient contre le mariage, - mès il convint provance ; et do premer fet est-il parjure ; et - qui est départi por ce qu'il est froiz, doit retorner à la - première ; et l'en doit croire l'ome qui fet por le mariage ; - et la feme pot bien savoir si li hom la pot f.....

-
-
- § 2. -

Alex. III, Anbianem. episcop. - Quod sedemAlexander III Ambianensi episcopo, cap. - 2 : Quod sedem, ibid.. Un esposa une feme, - qui par rumpeure avoit perdu la c....., n'onques ne la f..... Cele, - porce que cil est meseaus, se velt à autre marier. Et l'en dit qu'ele se - marit : car le premer ne valut rien à marier, ne plus que un - enfant, quant il ne pot f.....

-

Note que non poer de f..... fet empeechement en mariage, cum en - enfant.

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-
- § 3. -

- Ex literisIdem, cap. 3 : Ex - literis, ibid.. Un se maria o une, et quant il la - volt f......, il ne pot ; et la feme en fut si malade que trop. - L'en dit que s'ele a tel vice de nature, ne n'en pot aver aide par - médicine, se marit cil o la segonde.

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Note que cil qui ne pot f..... ne se pot marier.

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-
- § 4. -

Idem. - ConsultacioniLucius III, cap. 4 : - Consultationi,, Décret., lib. 4, tit. 15.. - L'en demende se l'en se pot marier o c.. estret, o se l'en le doit - départir s'il est conjont ? Et le pape ne respont pas à ceste - demende ; mès il dit que si ne poent estre eues come femes, qu'il - séent comme serors.

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Note que l'en ne se pot marier à c.. étret.

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- § 5. -

Celsus III. LaudabilemCælestinus - III, cap. 5 : Laudabilem, ibid.. L'en - demende se feme se marie à home de froide complexion, combien l'en doit - atendre cele froidure ? Et l'en dit que tot séent divers li tens - segont les lois et les canons, segont la loi devent estre ensemble trois - anz. Et se lors ne le pot l'en savoir, et cil ne l'a f..... entretant, - ele pregne un autre ; et s'il se marie ou autre, si soit départiz. - Et si dient endui que il ne s'entre-poent f....., il le devent afermer - par la main de sept jurez ; et issi la feme se porra marier ; - et se cil se marie à autre, face sa pénitence de parjure, et s'en - reviegnent arrière.

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Note que naturel froidure pot estre provée dedanz trois anz.

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- § 6. -

Inno. Autisid. e. - FraternitatisInnocentius III Altissiodorensi - episcopo, cap. 6 : Fraternitatis,, ibid.. - Un hom fut départi de sa feme, qu'il ne la poet f......, et puis qu'il - fut prové qu'ele ne poet estre feme, si cum cele qui n'avoit point de - c... La feme voa chastée, et promist à entrer en religion. Et donna l'en - congié au mari de prendre autre. Enprès ce la feme trova que son pertuis - li ovri, et se maria à un qui avoit nom Guillerme ; et pria l'en le - pape qu'il remainsit o cele. Le pape dit qu'il ne set pas se ele voa - simplement ou solempnéement, ne comment ele fut percié, ou par - fisiciens, ou par hureiz de v.. ; dont il apert que ce vice ne fut - pas perdurable empeechement qui pot estre ostez sans péril de cors. Et - por ce dit-il que la sentence fut donée nicement, et dit que mariage est - entre la première et G., et o la segonde, non. Dont il les départi, et - commende qu'il retort à la premère, s'ele n'entre en religion, ou s'ele - ne voe chastée. Et issi entent l'en que ele ne feist fornicacion o le - segont, puisqu'ele voa continence, cum l'en la poit metre arrière por la - fornicacion. Et s'ele voa chastée simplement, et puis prist le segont, - l'en dota de lui, et par l'ome estoit-ele rendue convenable - à home, por ce ne dut l'en pas cuidier qu'ele eust fet fornicacion o - lui.

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Note que provance de cors par droit est aprovée ; et l'en dit que ce - qui est sanz preu n'est pas ; et sentence donné par error provable - pot estre rapelée ; et issi pot yglise chasteer sa folie ; et - il a différence entre vou simple et sollempné ; et l'en ne se pot - marier o feme qui a c.. atroit.

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- § 7. -

Honorius III. LitereHonorius III, - cap. 7 : Literœs, Decret., lib. 4, tit. - 15.. Une feme requéroit estre départie, devant juiges délégaz, de - son mari : car cum ele eust esté o lui huit anz, il ne la poet - f......, tot s'abendonast la feme à lui à sa volenté. Li homdisoit que, - tot ne la poist-il f....., il f...... bien autres. Li juige, qui orent - peor que il ne le feissent par conchiement, firent la feme esgarder à - prodes femes par devers le c.., qui distrent qu'ele estoit virge. Et cum - li juige ne poissent savoir s'il poent f..... li un o l'autre, et la - feme requist estre départie, il requistrent le pape quil - (qui) mande : que se li hom et la feme ont hinté - trois anz ensemble, et ont juré que l'un ne pot f..... l'autre, qu'il - soent départi.

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- - - XVI. De mariage fet encontre l'entredit d'ygliseDecret. Greg. IX, - lib. 4, tit. 16, de Matrimonio contracto contra interdictum - Ecclesiœ.. - - -
- § 1. -

Alexander III, Pad. episcopo XXV. - LitereAlexander III Paduano episcopo, cap. - 1 : Literœ, ibid.. Cum une feme fust - esposée à un autre par présent, quant il fut mort, ele prist son - frère ; et cum li évesques li défendit qu'il ne se mariast ne à - celi ne autre, ele se maria au tierz, et se fist f..... ; et cum li - évesque li eust commendé à aler chés sa mère, ele apela. Le pape mende - qu'ele auge chiés sa mère, si comme li évesques commenda, et quant ele i - aura esté un mois, qu'ele retort au tierz mari.

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Note que aucun se pot lier d'autrui fet ; et la cause est renviée à - celi don l'en apele ; et prélat ne doit pas soffrir que ce qu'il - commende ne soit fet ; et mariage fet contre la deffense sainte - iglise tient.

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- § 2. -

Idem. Batenen. - episcopo. - EX literisAlexander III Vigoriensi et Baron. - episcopis, cap. 3 : Ex literis, Decret., lib. 4, - tit. 16.Cum R. eust esposé une en la main son père, et enprès - se vosist allors marier, li arcevesque de Conturbere le li - défendi ; et sor se cil prist une autre. Et cum cil R. et l'autre - feme eussent reconeu que il s'estoit marié avant, et enprès prist une - autre par folie, et li mari deist que il l'avoit esposée, quant li - arcevesques volt aler avant en la cause, le marié apela. Et li - arcevesque li deffendi qu'ele ne se mariast dusque la cause fust - terminée ; cele se maria enprès sa deffense. Le pape mende que si - vot que il ait fience entr'aus, que le segont mariage tienge, et que cil - R. face sa pénitence por ce qu'il se maria contre la deffense sainte - yglise.

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Note que l'en ne croist pas à qui reconoist par soi por mariage ; et - défense d'iglise n'est pas cause sofisant à départir mariage.

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- § 3. -

Idem. - De MuliereIdem Paduano episcopo, cap. 3 : - de Muliere, ibid.. L'en dit que se sopcenos - de parenté se marient contre défense d'iglise, il devent estre départi - dusque l'en l'ait seu.

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- - - XVII. Qui sunt leax fezDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 17 : - Qui filit sint legitimi.. - - -
- § 1. -

Alex. III. ConquestusAlexander - III, cap. I : Conquestus, ibid.. Un ot - enfanz de sa meschine ; il la prist à feme. Quant il fut morz, li - coisin voloient tolir as enfanz l'éritage au père, comme as - bâtarz : et l'en deffent qu'il ne le facent.

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Note que enfanz sont amoilleré par le mariage fet enprès ; et pape - se pot entremetre d'éritage por reson de péchié.

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- § 2. -

Idem. - Cum interIdem, cap. 2 : Cum inter, - ibid.. Un se maria à une, et prist à bénoiçon ; enprès - parenté fut prové entr'aus, et furent départi : l'en demende qu'en - dit droit des fiz engendrez avant le département ? L'en dit qu'il - devent estre mollerez, et avoir l'éritage.

-

Note que tens do concevement doit estre noté por le preu as enfanz ; - et l'en croit plus ce qu'est en cuidence que ce qu'est en vérité. Et - note que li enfant que yglise tient amollerez, que li père - les devent norrir, et devent estre lor heir.

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- § 3. -

Idem. - TransmisseAlexander III Rothomagensi archiepiscopo, - cap. 3  : Transmissœ, Decret, lib. 4, tit. - 17.. Un qui avoit sa meschine, se maria, et norri un enfant - que l'en cuidet qui fut lor fiz ; et il le niéent, et disoent qu'il - le norrisoent por Dé. Et cum li autre enfant le vosissent metre hors de - l'éritage, le pape dit que l'en en doit croire l'ome et la feme, si l'en - ne pot prover qu'il ne soit lor fiz.

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- § 4. -

Idem, exonen. abbati Herefeidenen. - SatorIdem Exoniensi episcopo et abbati Herfordensi, - cap. 5  : Lator, ibid.. Cum N. eust tret H. - son oncle en cause por sa partie de l'éritage, cil H. dist que le père - N. n'avoit pas esté nez de mariage ; et cum il eussent plédié - devant l'évêque, cil H. apela à la pape, et n'i vint, ne n'i envoia. Le - pape mende à un juige qu'il oe la cause de la nessance N. dedanz deus - mois ; et se cil H. ne prove ce qu'il dit, qu'il mende au juige - devant qui la cause estoit, qu'il défine le plet.

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Note que certain terme pot estre mis à cez qui plèdeent, dedenz que s'il - ne provent lor intencion, il ne seront pas oïz. Et note qu'il appartient - premièrement au juige estrange conoistre de la cause de la nessance.

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- § 5. -

Idem. episcop. Exonen. - TantaIdem Exon. episcopo, cap. 6 : - Tanta, ibid.. Se le fornicator se marie o la - damoisele dont il a eu enfanz, li enfant sont molleré par le mariage qui - vint enprès.

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Note que fiz engendré en avotire ne pot estre molleré ; et ce que - droit damne ne pot estre amendé d'iqui en avant.

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- § 6. -

Idem. Lud. et Will. - episcop. - TamenIdem London. et Vigorien. episcopis, cap. - 7 : Causam, ibid.Le pape manda à un juiges - que il feissent seisir R. de ses teneures, que sis aos avoit quant il se - mist à la voie d'aler otre-mer. Et por ce que li rois estoit irez que le - pape s'entremestoit de cause de possession, mande le pape qu'il lesse la - cause de possession au roi ; à cui il apartient à juigier de la - nativeté à la mère.

-

Note que la juridicion le pape et des princes est devisée. Et note que - l'en pot quenoistre de l'estat d'aucun enprès ce qu'il est mort.

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- § 7. -

Idem. ep. et arch. Vincenen. - RelatumIdem episcopo et archidiacono Vincentino, cap. - 8 : Perlatum, Decret, lib. 4, tit 17.. Plet - estoit entre un de parenté ; le mari ala hors do païs ; la - feme ala devant l'évesque, et requist estre départie, que ele ne le poet - plus atendre. Li évesques manda as parenz à la feme qu'il l'enveessent - quérir ; et quant il ne vint, tot fust-il atendu longuement, li - évesques les départi, et li dona congié de soi marier à autre. Ele se - maria, et ot enfanz, que aucun disoent qu'il estoent bastart. Le pape - disoit qu'il sont mollerez, et qu'il devent estre receuz à - l'éritage.

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Note que se par autorité de iglise sunt aucun départi, lor enfanz sont - mollerez. Note que en cause de mariage doit l'en et pot l'en tesmoinz - recevoir, et sentence doner, tot ne soit le plet entammé.

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- § 8. -

Celsus, Ebor. ar. - ReferenteCælestinus III Eboracensi archiepiscopo, - cap. 10 : Referente, ibid.. Se aucun se - marie o la cosine sa feme, le mariage est nul, et doit estre - départi ; ne li enfant ne devent pas estre receu à l'éritage.

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- § 9. -

Idem. - PervenitIdem, cap. 11 : Pervenit, - ibid.. Une feme disoit que entre son père et sa mère avoit eu - léau mariage, et furent en bel estat dusque à la mort ; lor mariage - fut acusé enprès la mort : et qu'ele doit estre heir.

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- § 10. -

Inno. III. Per tuasInnocentius III, - cap. 12 : Per tuas, ibid.. Un ot un fiz - d'une qu'il tenoit si comme sa damoisele ; il la lessa, et prist - une autre, dont il ot enfanz ; et reconu qu'il avoit la premère - feme ; et quant il se mori, il apela celui enfant son heir. Et - comme contanz fut entr'aus de la léauté à celi enfant, la pape dit que - l'en en doit croire l'ome et la feme. Et com cil fiz prove que sis pères - avoit sa mère espossée, li officiau do leu le juiga à léau. Et cum la - cause envoié au pape, il dit que, de ce que sis pères se maria o - l'autre, mariage ne fu pas entre lui et la premère feme ; et por ce - que l'espossalle fut provée par garenz, il furent overz léaument ; - tot furent les esposalles de présent ou de futur, le pape loe la - sentence, et commende qu'el soit gardée.

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Note que aucun est prové fiz par le nomemant do père. Et note une - merveille, que aucun pot dire : Ge sui fiz celui ; et la règle - dit que plus vaut ce qu'est en vérité que ce que est en - opinion ; et se emprès esposalles f... aucun la feme, le mariage - est achevez.

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- § 11. -

Idem nobili viro Montispessu. - Per venerabilemInnocentais III, nobili viro Gu. - Montis Pessulani, cap. 13 : Per venerabilem, - Decret, lib. 4, tit. 17.. Li sires de Montpallier requéroit - le pape qu'il li aléautast ses fiz por estre ses heirs, et provoit à la - pape qu'il le poet fere : car il aléautet cez qui estoient nez - d'avotire et de parenté, qui séent clers ; plus tost pot-il fere - qu'il séent receu à causes séculères, et mesmement de cez qui sont soz - li. Et ce li prove par l'essemple au roi de France, à qui le pape - aléauta ses fiz, qu'il avoit eu de la segonde feme au vivent à l'autre. - Enprès dit le pape que ce n'est pas senz cause : car li rois fut - départiz de la première par juigement d'iglise, et avant qu'il se - mariast o la segonde, et avant que l'en li deffendist ; et disoit - qu'il avoit parenté entre lui et la premère, et ce prova par garenz, et - por ce fust départi ; et com le plet fut comenciez do premer - mariage, li enfant qu'il avoit eu de la segonde devent estre molleré, se - la premère estoit sa cosine. Et cum li rois n'eust pas plus haut de soi - en tenporés choses, l'en l'a fet en espérités ; et autant de poer a - un pape comme ot saint Père.

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Note que trois menières de causes sunt : criminel, espéritel, et - citéenne  ; et la quarte est meslée, si comme cause de mariage et - patronage. Et note quel poine ont cil qui sont nez en avotire, qu'il ne - poent estre ordenez, ne avoir héritage, ne les pères ne les devent pas - norrir.

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- § 12. -

Idem. H. et R. can. Benenonen. - Ex tenoreIdem H. et R. canonicis Beneventanis, cap. - 14 : Ex tenore, ibid.. Une demendoit - l'éritage son mari par la reson de un enfant qu'ele avoit eu de lui. - L'en disoit contre lui que son mari avoit esté nez en mariage, car sis - pères l'avoit eu de la seconde feme, au vivent de la première. Encontre - disoit l'en que la segonde ne savoit rien que cil eust autre. Le pape - dist qu'il doit estre léaus.

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Note que feme est heir à son mari en héritage ; et feme qui plèdee - est receue por ses enfans ; et cil ne sont pas avotre qui ne - nessent pas de avotre conscience ; et mariage est juigé à léau por - l'amor des enfanz, qui autrement seréent desléaus.

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- § 13. -

Idem Tiberensi - episcop. - GaudemusIdem episcopo Tibur., cap. 15 : - Gaudemus, Decret., lib. 4, tit. 17.. Enfanz - nez de mescréanz en mariage joint en trois ou en deux genou, enprès ce - qu'il sont converti, por le preu de l'iglise, devent estre tenu por - franchi et por léaus.

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- - - XVIII. Qui puent acusser mariageDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. - 18 : Qui matrimonium accusare possunt, vel contra illud - testificari.. - - -
- § 1. -

Alex. III. nomina. cen. e. - RelatumAlexander III Parisiensi episcopo, cap. - 1 : Relatum, ibid.. Un hom por peor - d'omicide qu'il avoit fet en une cité, s'enfoï. Enprès vindrent uns qui - acusoent le mariage, et disoient que le père à la feme estoit père au - mari, et por ce ne la poet avoir. L'en dit ci que se cil mari furent - ensenble aucune foiz, se li acuseor sont léal, l'en face quérir le - bacheler ; et se l'en ne pot trover, li afferes soit terminez.

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- § 2. -

Celsus III. A nobisClemens III, - cap. 2 : A nobis, ibid.. L'en demende ci se - l'en pot doner sentence en cause de mariage, se li garant ne dient rien - de parole, mès s'il estaient (escrivent) lor tesmoing par - cherité ? L'en dit que non.

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Note que nus ne pot estre acusez par letres.

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- § 3. -

Celsus, papa. - VideturIdem papa Florentino episcopo, cap. 3 : - Videtur, ibid.. L'en dit ci que, en joindre - mariage, les tesmoinz as parenz devent estre plus tost receu que autres -  : car il en sevent plus la vérité.

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- § 4. -

Idem. - InsuperIdem, cap. 4 : Insuper, - ibid.. Un se maria o une pucele qui n'estoit pas bone à - marier ; et quant ele fut d'aage, enprès quatre anz ou cinq, ele - dist, contre le mariage, que ele se maria contre sa volenté. Et l'en dit - ci que por ce qu'el sofri que cil la f.... une foiz, ele se fist - tort.

-

Note que f..... nuist à celui qui pot réclamer et contredire, et ne le - fet ; et par fermeté est confermé ce que ne valut pas au - commencement.

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- § 5. -

Inno. III, arc preposito et priori - Sancte M. - SignificanteInnocentius III archiepiscopo, - præposito et priori Sanctæ Mariæ de Alban. Genuen., cap. 5 : - Insuper, ibid.. Un se maria ; enprès la - mère acusa le mariage sa fille, por avoir en aucun denier : et l'en demendoit, tot ne valut rien son acusement, que - la pape en dit ? Le pape mende, que s'il est issi, qu'el ne soit - pas oïe : car ele ne bée que à nuire.

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- § 6. -

- Cum in tuaInnocentius III archiepiscopo, præposito et - priori Sanctæ Mariæ de Alban. Genuen., cap. 6 : Cum in - tua, Decret., lib. 4, tit. 18.. Aucun volt un - mariage acuser, qui au tens qu'il fut banni en iglise n'i mist point de - contredit. L'en dit ci qu'il le pot bien fere, s'il n'i fut pas quant il - fut benni, ou s'il fut malade, ou s'il fut en enfance, ou empêchié - d'autre cause ; ne n'est pas oïz à acuser, s'il ne jure que l'en li - a dit ce qu'il met sus, et que par malice ne le fet ; ne il n'est - pas por ce osté d'acuser, s'il l'a apris d'autre.

-

Note que maladie est provable en cause d'ignorance ; et aucun pot - acuser ce qu'il oï en s'enfance ; et allégament d'ignorance n'a - mester en ce que l'en fet apertement ; et aucun est receu à fere - aucune chose où son auctor ne seroit pas receu.

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- -
- - - XIX. De désevremanzDecret Greg. IX, lib. 4, tit. 19, de - Divortiis.. - - -
- § 1. -

Ex conc. ap. Warmation. - Si mulierEx concilio apud Wormatiam, cap. 1 : - Si quœ mulier, ibid.. Se aucune feme a - porchacée la mort son mari, einssi qu'il le sache, et il ocist aucun de - cez qui le guiètent, en soi deffendant, il la pot lessier.

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- § 2. -

Alex. III. QuesivitAlexander III, - cap. 2 : Quœsivit, ibid.. Un larron volt sa - feme forcier qu'ele soit larronesse : l'en demende se l'en pot por - ce départir le mariage ? L'en dit que oïl ; mès il remaindront - tozjorz mariz ; et ausint est se la feme velt trère à aucun mal - fere son mari.

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Note que por fornicacion espéritel pot l'un des mariz lessier - l'autre ; et tot soent départiz hom et feme por fornicacion, il - remainent mariez ; ne le lien do mariage ne pot estre effaciez.

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- § 3. -

Idem. Abienen. episcopo. - PorroIdem, Ambianen. a. episcopo, cap. 3, - Porro, ibid.. Un par s'autorité lessa sa - feme, por ce que ele estoit cosine sa feme, qui à tort avoit esté - morte : l'en dit qu'il la doit recevoir ; car il ne la dut pas - lessier par s'autorité, sanz juigement d'iglise ; el - s'il n'i vent avant qu'il volle acuser le mariage, bien soent oï. Enprès - dit ci que un avoit pris sa cosine à feme  : l'en commande qu'il - soit départiz, tot ne soit-il acusez de nul.

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-
- § 4. -

Idem. - SignificastiAlexander III, cap. 4 : - Significasti, Decret., lib. 4, tit 19.. Un - por avotire, par s'autorité, lessa sa feme ; et come ele soit en - avotire, ele requiert son mari par deus resons : por ce qu'il a - esté acheson de mariage, et por ce qu'il l'avoit lessée par s'autorité. - Et l'en dit que li hom la repreigne, s'il ne est avotre.

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Note que feme qui n'a son seignor et qui le demende, ne pot estre oïe, - s'ele a fet avotire.

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- § 5. -

Idem. - Ex litterisIdem, cap. 5 : Ex - literis, ibid.. Un évesque réconcilia sovent un - bacheler, qui avoit nom Guillerme, à sa feme ; enprès il l'acussa - de fornicacion, et ele reconut qu'ele l'avoit fet par povreté ; et - issi li évesque li enjoint continence. Li évesque oï dire qu'il se - voloit marier à une autre : il le li deffendi, et cil ne le lessa - pas. L'en commende qu'il pregne la première, et face sa pénitence.

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Note que le évesque et ses chanoines devent oïr les causes, et terminer. - Note que qui reconoist aucune chose en droit est vencu ; et feme - qui pèche par povreté n'est pas acusée (excusée).

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- § 6. -

Urb. Floriacen. episcopo. - De illâUrbanus III Florentino episcopo, cap. 6 : - De illa, ibid.. Se li hom chiet en bogrerie, - la feme bone crestiene le lesse. Et l'en dit que, s'il sont endui - départi par jugement d'iglise, l'en ne doit pas forcier de retorner à - celi mari ; et s'ele s'en vet par s'autorité, por fere ennui à - l'ome, l'en la doit forcier de retorner à lui.

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-
- § 7. -

Inno. Senen. Episcop. - QueritoInnocentais III Ferrariensi episcopo, cap. - 7 : Quanto, ibid.. L'en demende se l'un des - mariz chiet en bogrerie, se l'un, au vivent de l'autre, se pot marier o - autre  ? Et le pape devise, et dit que, si l'un des bogres retorne - à la foi, et l'un ne velt habiter o l'autre, o velt sanz le despit - Nostre Seignor, bien se porra marier par le congié d'iglise ; et - issint entent l'en le dist l'Apostre : Se le bogre s'en vet, auge. - Et se li autres chiet en bogrerie, cil qui remaindra en la foi ne se pot - marier, tot soit ci plus grant le despit au Créator. Car tot soit verai - le mariage qui est entre bogres, il n'est mie quant à crestiens ; car issi le créant auroit domage sanz sa colpe, et ce - avient sovant. Por ce avient que l'on vet contre la malice de plusors, - que s'il savoent que bogrerie poit dépécier mariage, il feindréent - sovent bogrerie por départir de lor femes. Et si est solue la demende, - dont l'en demende se cil qui remaint en la foi, est forciez de retorner - à celi qui retorne à la foi.

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Note trois cas où mariage de mescréanz est dépeciez par droit ; et - la rigle dit que aucun pert aucune foiz son droit sanz sa colpe.

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- § 8. -

Idem. Tibiacen. episcopo. - GaudemusInnocentius III Tiberiadensi episcopo, cap. - 8 : Gaudemus, Decret., lib. 4, tit. 19.. - L'en demende premièrement se mescréanz convertiz sont en segont degré de - parenté marié, se l'en les i doit soffrir ? Et l'en dit que oïl, - cum mariage soit entre toz ; et ce prove l'Apostre. Car s'il - estoient por ce départi, tost porroent retorner à l'enciene folie ; - donc il poent bien issi remanoir. Enprès demende l'en se Sarrazin, qui a - plusors femes, se convertist, laquelle il retendra ? Et il est - chose veue que totes : cum li patriarche, segont la vieille loi, - eussent plusors femes ; cum li païen ne soient pas à nos - establissemenz. Enprès il dit encontre que hom se tendra à sa feme, et - non pas à ses femes ; Lamehe por ce qu'il fut repris ; et dit - ci que l'en doit ce tenir, que il ne lut unques à nului avoir plusors - femes, se otroi ne fut à aucun par devine volenté. Enprès dit ci que se - païen refuse sa feme segont sa costume, s'il se convertist, et cele - vive, il ne porra avoir autre, (fors) en trois cas ; - enquels, se la feme malement dessésie, et dement se sésine, ele l'ara. - Et se la feme sit son mari converti à nostre foi, et ele demende avant - qu'il se marie, por les causes devant estres dites, est forciez à - prendre la. Ne avant ne porra pas metre li sus fornicacion, por ce se - ele se maria à autre, se ele n'a fet à autre fornicacion aillors.

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Note que mariage est entre totes genz ; et li païen ne sont pas soz - noz rigles ; et par baptesme sont péchiez ostez, et non pas - mariage ; et vérité vaut plus que fauseté ; et qui emble, et - ment, et f..., s'il le fet, il pèche. Et note un cas où cil qui est à - tort dessési est ressési.

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-
- § 9. -

Idem. Linonen. episcopo. - Is quiIdem Livoniensi episcopo et eis qui cum ipso - sunt fratribus, cap. 9 : Deus, qui, ibid.. - Unes genz avoient acostumé, avant qu'il se convertissent, - prendre en mariage les femes lor frères. Li un ne se voloient convertir - por eles retenir ; et la pape lor otroie por la noviauté de la foi. - Mès quant il seront afermé, qu'il ne le facent ; et tot ce lor - otroie l'en ou segont degré ou en l'autre.

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- - - XX. De doere restablir après désevrementDecret. Greg. IX, lib. 4, - tit. 20 : de Donationibus inter virum et uxorem, et de dote - post divortium restituenda.. - - -
- § 1. -

Ex. con. Warmiacen. - MulieresEx concilie habito apud Wormatiam, cap. - 1 : Mulieres, ibid.. L'en dit que se feme - est départie de son mari sanz sa colpe, ele doit avoir son doere.

-

Note : se mariage est rapelé, et le doaire, et quantque est doné par - mariage.

-
-
- § 2. -

Urb. III, decano et ca. lexonen. - SignificavitUrbanus III decano, cantori et capitulo - Lexon., cap. 2. : Significavit, ibid.. - Quant lignage est prové, et le mariage est départi, li hom ne velt - rendre à la feme son doaire, ne rien qu'il éent conquis ensemble : - le pape mende que l'en rende à la feme son doaire et la moité de ce - qu'il ont conquis.

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-
- § 3. -

Celsus III. De prudentiaClemens - III, cap. 3 : de Prudentia, ibid.. Cause de - mariage fut baillée à un juige qui a doné sentence, n'onques ne parla de - doaire : l'en demende qu'en dit droit ? Et l'en dit que cil - qui dona sentence de département dut conoistre do doaire ; donc - l'en commende que le mari soit forciez par escommeniement rendre le - doaire.

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Note que quant cause de mariage est, cause de doere i est ballie ; - et qui a le principan, si a l'apertenant ; et se le mariage est - départi par droite cause, la feme doit avoir son doere.

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- § 4. -

Celsus. - PlerumqueClemens III, cap. 4 : - Plerumque, ibid. Se par fornicacion ou par - sa volenté se départ de son mari, et fame enprès ne soit pas recordée, - et li hom more, l'en demende se ele pot son doere demender à coisins à - l'ome ? Et l'en dit que non.

-

Note que se feme fait fornicacion, ne ne se racorde pas à son mari, ele - pert son doere ; et d'iqui puet l'en prendre une rigle, que l'un - gaagne en la folie à l'autre.

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-
- § 5. -

Inno. III. Et si - necesseInnocentius III Compostel. archiepiscopo, et - universis episcopis in regno Legionensi constitutis, cap. 5 : - Et si necesse, Decret. lib. 4, tit. 20.. Uns - rois prist la fille au roi de Castele à feme, et li dona chastiaus en - doaire, par tel convent que, si trovoist vers lui nule acheson porquoi - il la lessât, li chastiau li remendrent. Et cum il fust aperessent qu'il - estoient cosin, ne la voloit lessier, qu'il ne perdist les châtiaus. Le - pape dit, que cum il n'et pas mariage entr'aus, qu'il let au roi ses - chastiaus.

-

Note que là où mariage ne pot estre ; ne doaire ; et la reigle - dit : Ce qu'est doné sanz cause, pot l'en redemender.

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-
- § 6. -

Idem. - NuperIdem archidiac. S. Andreæ in Scotia, cap. - 6 : Nuper, ibid.. Se l'en otroie à aucun - tenir aucune chose à sa vie, s'il otroie icele chose ou partie à aucune - en doaire, l'en demende, quant li hom sera mort, se la feme le pot - retenir ? Et encore demende l'en se l'en done aucune chose à aucun, - et à son heir que l'en a de sa prode feme, de l'aport d'icele chose qui - est donée en doaire de son seignor, s'il mort sanz heir, se la feme le - pot demender, ou s'il doit retorner à celi qui primes le dona au - premier ? A ce respont l'en que cil ne pot doner outre sa vie ce - qu'il n'avoit que à sa vie. Au segont dit l'en que la feme, enprès la - mort au mari, ne pot ce retenir, se cil ne l'otroie qui fit avant le - don.

-

Note que yglise doit deffendre cause de veve et de povres persones ; - et la règle dit que nus ne pot plus doner à autre que il n'a ; et - nos ne devon pas deffendre cause à tort.

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-
- § 7. -

Idem. arch. et ar. Janen. - Per tuasIdem archiepiscopo et archidiac. Genuen., - cap. 7 : Per vestras, ibid.. L'en dit - contre un home qui redemendoit le doere sa feme, que il avoit chacée de - soi, et qu'il avoit la vérité teue quant il empétra les letres, que l'en - avoit juigé que por ce que il apovrissoit, il ne li poeist fere doaire. - Quant ce fut prové, li juige li commendèrent qu'il reprist sa feme, et - que li doaire fust mis en autre main, dusque le plége fust donez. Le - pape dit que bien pot l'en baller à l'ome un po de doaire, à qui l'en - balle le cors à la feme  ; donc il mande que l'en li aseigne - doaire, en donant aucune plévine, ou qu'il soit ballié à aucun marcheant - qui l'esplète, que cil en puisse sostenir le fès do - mariage ; car poor seroit, se le doaire estoit retenu, que li un et - li autre encore péril de fornicacion.

-
-
- § 8. -

Gregorius nonus. - DonatioGregorius IX, cap. 8 : - Donatio, Decret, lib. 4, tit. 20.. Ceste - décrétale est devisée en deus parties : primes dit l'en que, se don - est fet entre home et feme en mariage, et li un en soit plus povre, le - don ne vaut rien. Enprès dit l'en que quant le mariage est départi, les - doaires retornent arières, se costume ne vet encontre, ou - convenance.

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- -
- - - XXI. De doere et de la poeste. - - -
- § 1. -

Cause de doaire est perdurable à la persone de la feme, et à ses heirs - qui istront de celui mariage. Il apartient au juige que les femes aient - lor doaire sauf, par maintes resons : por ce qu'ele est de povre - porvéance de sa vie ; l'autre si est, por ce qu'ele est sevre au - seignor, et por ce qu'ele a dolor d'enfantement plus que sire n'a.

-

Non de doere n'est pas raportez à mariage que ne puet estre fet ; - car doere ne puet estre fet sanz mariage, et là où il n'i a point de - mariage, il n'i a point de doere. L'en ne puet plus doner au doere que - la costume done, mès l'en puet bien plus apeticier que la costume ne - done. Se aucuns prent sa première feme, il la puet doer de la moitié de - toz ses biens ; et la segonde ausint, sauf le premier doere ; - et la tierce ausint, sauf le doere à la segonde ; et toz les autres - en consiguance. Et dit que se feme est départie de son mari sanz sa - colpe, ele doit avoir son doere. Enprès l'en dit que se mariages n'est - célébrez par la bénoïçon, et il n'avient en charnel compoignie ensemble, - et est enprès dépéciez, ci n'a point de doere. Quant lignages est - provez, et li mariages est départiz, l'en doit rendre à la feme son - doere, et la moitié des conquez.

-
-
- § 2. -

Idem. Une feme a son doere dou don de son premier - seignor, et prant le segont seignor. Li segonz sire baille le doere à - gaagnier à trois anz à un laboreor, et li preste dix livres por le fere - valoir. Dedanz les trois anz, la feme muert, et eschiet li doeres, et - demende li sires ses dix livres, et li heir et li laborreres en vienent - encontre, et veulent avoir le prest. Et l'en respont que il - n'auront pas le prest, car nus n'est puniz sanz colpe. Car il fist ce - par droit, par droit li tolit, il ne meffit de riens ; et cil à qui - il fit marchié, poit bien savoir que ce li en poet avenir.

-
-
- § 3. -

Doere en fié de la dame a le mestre herbergage en arpant se il i a plus - de un arpant, la dame l'ara ; mès ele le fera avant de terre.

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-
- § 4. -

Totes les choses assemblées dou premer mariage sont as premiers enfanz, - ne nus n'i a doere, ne segont mariage, ne trez, dedans la banliue.

-
- -
- - - XXII. De segondes nocesDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 21 : - de Secundis nuptiis.. - - -
- § 1. -

Alexander III. CapellanusAlexander - III, cap. 1 : Capellanum, ibid.. Un - chapelain avoit fet bénoïçon de deus, qui segonde foiz estoient - mariez : l'en dit qu'il doit estre sospenduz de l'ofice et do - bénéfice, et qu'il auge à Rome.

-

Note que cil qui ont deus femes, s'il se marient segonde foiz, ne devent - pas estre bénéiz.

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-
- § 2. -

Lucius. - DominusLucius III universis Christianis in - captivitate Sarracenorum positis, cap. 2 : - Dominus, ibid.. L'en dit ci que feme ne se doit - pas marier, se ele n'est certaine de la mort son mari ; et s'ele se - marie, cil la porra f....., mès ele n'en porra pas requerre. Et se le - premier home que l'en cuidoit que fut mort retorne, la feme retornera à - lui.

-

Note que nul ne se pot marier, s'il ne set la mort à l'autre.

-
-
- § 3. -

Urb. III. Vigilien. episcopo. - Vir autemUrbanus III Vigiliensi episcopo, cap. - 3 : Vir autem, ibid.. L'en dit ci que haute - béneïçon n'est pas en segont mariage, que l'en ne face tort au - sacremant.

-

Note que femes qui segonde fois se marient, ne devent pas estre bénoittes - de provoire.

-
-
- § 4. -

Idem. - Super illaIdem Exonensi episcopo, cap. 4 : - Super illa, ibid.. L'en demende se feme, - dedanz le tens qu'ele doit son mari plorer, se se pot marier sanz estre - mal renomée ? Et l'en dit que oï ; car demanois qu'il est - morz, est la feme délivre.

-
-
- § 5. -

Inno. III. P. nobili - mulieri. Cum secundum apostolumInnocentius - III P. nobili mulieri, cap. 5 : Cum secundum - Apostolum, Decret., lib. 4, tit. 21.. Quant le - mari fut mort, la feme demenda congié de soi marier, sanz encorre male - renomée de la loi, qui deffent que nule ne se marie dedanz le tens - qu'ele doit plorer. Le pape dit qu'ele se pot marier de par Dé, segont - ce que li Apostre le dit et commende.

-

Note que se feme se marie dedanz le tans de plor, ele n'est pas man - renomée.

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- -
- - - XXIII. De baill. - - -
- § 1. -

Tuit cil qui tiennent en fié sont en baill por la reson dou fié. Or - demende l'en qui aura baill ? L'en dit que li plus prés. Et s'il i - a feme ou home iue, qui aura léal ball ? Li uns ou les dui ? - L'en dit : li mâles aura la garde. Et s'il sont trois mâles iues en - l'eschéete, li dui auront le bail ; et li autres aura la garde, et - aura avenant por la garde.

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- § 2. -

Et tel chose si est de fié partable. Car choses non partables, et non de - baronies, de contez, qui sera de deus yues homes, ou home et fame, ou - feme et fame pareil, et li deus homes ont le preu, et uns a la - garde ; et de trois fréres, li ainznez a la garde. Ne feme ne prent - tant com il i ait homme issint près. Et se li frères ainznez est morz, - et ai an (eu) l'eenneté, li autre ont le bail yuiement.

-
-
- § 3. -

Et baill dure dusque vingt-un an, et en feme, à quinze anz. Et mariage - tost-il bail ? Nenil, en home ; et en feme, oïl. En roi n'a - point de baill, mès il i a garde. Et les issues des choses à celui qui - est en baill, sont à celui qui a le bail. Et l'en doit garderles choses - dou baill en point.

-
-
- § 4. -

Quiconques reçoit bail, il le reçoit atot son fès ; et tot doie le - menor, cil qui prent le bail paie les detes ; et quant le menor - viant à àge, il s'en vet o ses choses toz quites.

-

Autrement vet dou vilenages : tant com li pères et la mère se tient - de marier, tant ont de bail ; et quant il se marient, si faut le - bail, et sont comme compoignon, por quoi lor biens soent acompoignez à - lors ; autrement non.

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-
- § 5. -

Puis que la chose passe à autre que à la mère et au père, - bail faut ; mes garde ne faut pas, ainz doit avoir li plus près la - garde de l'enfant.

-
-
- § 6. -

Or demende l'en en desvé, ou en home qui ne set qui se fet, ou en malade - qui ait maladie perpétuel, savoir s'il i a bau ? Et l'en dit que - non ; mes il i a garde, et li profiz de toz ses biens sont - séant.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 10 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI DIXIESME LIVRESCe livre correspond aux livres 23 et 24 du + Digeste. + + + LI DIXIESME LIVRES + + + + I. De esposailles et de mariage.Ce titre est tiré du liv. 4, tit. 1, + des Décrét, de Grég. IX, de Sponsalibus et + matrimoniis. + + +
+ § 1. +

De FranciaDecret, lib. 4, tit. 1 : Ex + concilio Triburiensi, cap. 1 : de + Francia.. Un bacheler françois qui cuidoit que la + costume de France fust de sustance de mariage, une feme qu'il avoit + prise segont la costume où il estoit, lessa, et prist une autre. Et l'en + commende qu'il lesse la segonde et prenge la premère, et face sa + pénitence de ce que il a fet contre le commendement de l'Évangile.

+

Note que loi ou costume do païs ne nuist pas en mariage fere, s'ele n'est + gardée ; et sollempnité n'est pas de la sustance do mariage.

+
+
+ § 2. +

Inno. Exon. episcopo. + Preterea.Innocentais III, Exonen. episcopo, cap. + 2 : Prœterea, ibid.. Aucun se maria à + aucune par paroles de chose qui estoit à venir : l'en commende + qu'il gardent lor fiances ; et s'il ne volent, l'un pot quiter + l'autre.

+

Note que qui se marie par parole qui est à venir, pœnt quiter l'un + l'autre, à la guisse des bones genz qui lor compaignie ne plet, et quite + l'un l'autre.

+
+
+ § 3. +

Eugenics papa. + JuvenisEugenius papa, cap. 3 : + Juvenis, ibid.. Uns vallet esposa une feme + qui n'avoit pas sept anz ; il la volt f...., mes il ne pot ; + donc l'en demende s'il porra avoir sa cosine à femme ? + Et l'en dit que non ; car ce seroit contre honesté.

+

Note que nos devon tenir certaine chose, et lessier ce que l'en dote.

+
+
+ § 4. +

Alexander III, papa electo. + Ad audientiamAlexander III, Papien. episcopo, cap. + 4 : Ad audientiam, Decret., lib. 4, tit. + 1.. Un avoit une fille ; un autre avoit deux fiz de deux + femes ; il firent espossalles issi que cil qui avoit la fille jura + que, se l'un des fiz, par aucune aventure, ne la poet avoir, li autre + fiz l'auroit. Et quant à l'iglyse, por estre bénéiz, cil qui estoient + jurèrent qu'il avoit parenté entre aus. Le père la voloit doner à + l'autre fiz : et l'en dit qu'il ne la pot avoir.

+

Note que frère ne pot avoir la femme au frère ; et qui mau jure se + parjure ; et l'en pot aucun forcer à fere penitence, mes il + convient qu'il soit avant amonesté.

+
+
+ § 5. +

Idem parno. ar. + De illisIdem Panormitano archiepiscopo, cap. 5 : + de Illis, ibid.. Aucun dona foi à autre + qu'il la prendrait à femme, et puis s'en a la hors do païs, ne ne volt + torner à sa femme. L'en demende se ele se pot à autre marier ? La + pape dit : S'il n'i a plus fet, cele se pot marier.

+

Note que tu as ci un cas où esposalles de futur sont dépécies ; + quant l'un s'en vet hors do païs, cil qui remaint, se par lui ne faut, + se pot marier.

+
+
+ § 6. +

ID. Paden. episcopo. + De muliereIdem Panormitano archiepiscopo, cap. + 6 : de Muliere ibid.. Aucune femme est + donée à aucun à force  ; la pape ne set quele force il i a ; + car il i a différence entre force et force ; et qui opose + (propose) obscurément ne doit l'en pas respondre.

+
+
+ § 7. +

Idem. + Ex literisIdem Cantuarien. archiepiscopo, cap. + 7 : Ex literis, ibid.. L'en demende ci + quant li un se marie o un autre, et l'un n'entent l'autre, que l'en en + doit fere ? Et l'en dit que, se l'un et l'autre est convenable à + marier d'aage et de science, le mariage tient ; et l'en doit + raporter les paroles au commun entendement.

+

Note : quant il a dotance en paroles, l'en doit recorre au commun + entendement de paroles ; et l'en doit garder aage en cez qui se + marient.

+
+
+ § 8. +

II. Vigil. episcopo. + SponsamIdem Vigilien. episcopo, cap. 8 : + Sponsam, Decret., lib. 4, tit. 1.. Note que + coisin ne pot avoir l'espose au cosin ; et c'est voir de cele qui a + sept anz.

+
+
+ § 9. +

Id. Sancti Cadiundi + et Dem. abbatibus. + Ex parteIdem abbatibus sane ti Eadmundi et Denier, + cap. 9 : Ex parte, ibid.. Un fiença en la + main au prestre que il prendra une femme ; et ele jura que ele + l'aura à mari ; il demorent ensemble longuement ; cil la lesse + et prent une autre. La pape commende que il retort à la première, et que + il en soit forciez par escommuniement.

+

Tu as ci un argument générau que nuz ne pot sa feme lessier, si n'est por + fornicacion ; et tant comme ele vive, cil ne se pot marier ; + et convendra que il voe contenence ou qu'il face pez à sa feme. Et se + aucun lesse sa feme et prent autre, l'en le doit forcier de prendre la + première ; mès tu doiz ce entendre, quant la première le + demande.

+
+
+ § 10. +

Id. Pict. episcopo. + Ex literisIdem Pictavien. episcopo, cap. 10 : + Ex literis, ibid.. Dui baron jurèrent por + pez à doner lor enfant l'un à l'autre en mariage, et li enfant le + jurèrent ; li uns des pères et sis fiz se voloent retrere : le + pape mande que cil soit forciez de tenir ce que il jura.

+

Note que espossalles poent estre par généraus paroles ; et qui se + marie par présent pot estre forcez de achever le mariage.

+
+
+ § 11. +

Idem, archiepiscopis et episcopis per Angliam cons. + Non estIdem archiepiscopis, episcopis et aliis + prælatis per Angliam constitutis, cap. 11 : Non + est, ibid.. Li fiz le roi de Angleterre demendent + lor femmes à lor père, que il tenoit en prison. La pape mende que il + soit forciez à rendre les ; et s'il ne le velt fere, que l'en + entredie la province où eles sont, fors que de baptesme et de pénetence + de moranz.

+

Note que en chascun entredit cez deus sacremanz sont mis hors ; et + note que por le péchié d'un sont li autre puni.

+
+
+ § 12. +

E. Sancte agates. + PretereaIdem episcopo sanctæ Agathæ, cap. 12 : + Prœterea, ibid.. Un jura que il esposeroit + une femme ; et avant que il l'eust béneesté, son cosin requenut au + prevoire que il l'avoit f....., et il ne l'osa pas dire en haut por le + poer à la femme. L'en demande se le mariage doit por ce remoindre ? + La pape dit que non.

+
+
+ § 13. +

Idem. Can. Senonensis. + VeniensIdem procuratori et canonicis soran., cap. + 13 : Veniens, Décret., lib. 4 tit. 1.. Une + pucele ama un valet tant que ele promist par sa foi que ele le prendroit + à mari. Li parent à la meschine, qui ne le voloient mie, distrent qu’il + avoit entre aus parenté, et issi les firent départir ; enprès il la + donèrent contre sa volenté à un autre. Cele, à plus tôt que ele pot, + s’en départi et se maria au tierz. Quant le segont fut morz, le père à + cestui la velt désevrer, por ce que ele se estoit mariée à li au vivent + de son mari. La pape dit que, se il est issi que ele fut donée contre sa + volenté, et que au plus tost que ele pot ele se maria au tierz, ele doit + remaindre au tiers ; et qui ira encontre, il soit escommeniez.

+

Note que le mariage fet n’empeeche pas celi qui est à fere ; et là + où est force n’est pas mariage.

+
+
+ § 14. +

Idem. Papin. episcop. + Cum locumIdem Papiensi episcopo, cap. 14 : + Cum locum, ibid.. Note que consentir fet + mariage. Et aucun dit aucune foiz qu’il li plet ce que li desplet. Et + juige doit assigner à parties ségur leu.

+
+
+ § 15. +

Idem. + VeniensIdem, cap. 15 : Veniens, + ibid.. Un esposa par future une soe meschine ; et + entretant, si comme il veneit d’une vile à sa meson, il se héberga chiés + un sien vesin, et se jut o sa fille. Le père, au matin, le force à + prendre sa fille par présent. L'en demende laquele il doit avoir ? + Et l’en dit que la première, se la f.... enprès que il la fiença ; + si que non, o la segonde, s’il no fit par poor qui doit estre en hardi + hom.

+
+
+ § 16. +

Exon. episcopos. + CommissumIdem Exoniensi episcopo, cap. 16 : + Commissum, ibid.. Un chevaler dona sa foi à + une femme qu’il la prendroit à femme ; après ele voloit entrer en + religion ; l’en demende se ele le pot fere, tot i soit la + foi ? L’en dit que plus ségure chose est marier soi au premer, et + puis entrer en religion, se cil ne l’a f..... enprès la fience.

+

Note que, espos tot ne le vuelle, la femme pot entrer en religion. Et + melz vaut garder son serement que autrement mener sa vie en + religion.

+
+
+ § 17. +

Lucius III, Pullen. episcopo. + Requisivit.Lucius III Rapalen. episcopo, cap. + 17 : Requisivit., ibid.. L’en demende se + femme qui a doné sa foi por soi marier, pot estre + forcée de eschever le mariage ? Et l’en dit que non.

+

Note se cil ou cele qui a juré par futur que il prendra aucune à femme, + et puis le refuise, l’en ne le pot forcier d’achever le mariage ; + mès l’en le pot amonester.

+
+
+ § 18. +

Urbanus III. Cum in + apostolicaUrbanus III, cap. 18  : Cum in + apostolica, Decret., lib. 4, tit. 1.. Un voloit + départir devant juiges délégaz ; il reçurent tesmoinz sor le + mariage ; cil s’en vint à sa meson, et dit que il est départi de sa + feme  ; il se marie à autre, et enprès retorne à juiges délégaz, et + sentence est donée entre lui et sa première femme. L’en demende se il + pot remanoir à la segonde ? L’en dit que se il en a pénitence, tant + comme ele durra, il ne f..... sa feme.

+

Note que se aucun se marie, tant comme plest est sor le premier mariage, + le segont mariage tient, se l’en dépièce le premier enprès ce.

+
+
+ § 19. +

Celsus III. In presenciaClemens + III, Cæsar-augustiensi episcopo, cap. 19 : In + presencia, ibid.. L’en demende se feme doit + atendre son mari qui sera pris ou pélerins sept anz, s’ele se pot enprès + marier ? L’en dit que non.

+

Note que il ne cort point de prescripcion en mariage, tot séent toz droiz + ostez par prescripcion ; et c’est contre la loi qui dit que l’en + doit solement atendre le mari cinq anz et non plus.

+
+
+ § 20. +

Idem. + InterIdem, cap. 20 : Inter, + ibid.. L’en establit que toz cez qui treront puteins de + bordel por prendre à femme, et qui les prendront, que ce soit en + rémission de lor péchiez.

+

Note que c’est ovre de charité de apeler à voie de vérité celui qui + foloie.

+
+
+ § 21. +

Idem. + Ad idIdem, cap. 21 : Ad id, + ibid.. Un vilain balla une soe fillastre à un tés, et èle + n'avoit que onze anz, à feme contre sa volenté ; et quant ele ot + esté o lui an et demi, ele s’en départi ; et li un et li autre se + marièrent à autre. Et l’en dit que l’en la doit forcier à retorner à + estre ensemble ; car l’en doit cuider qu'ele s’i soit acordée, por + ce qu’ele a esté o lui si lonc tens ; se il ne voloient endui + entrer en religion.

+

Note que assez otroie qui mot ne sone.

+
+
+ § 22. +

Inn. III, Feg. + episcopo, SicutInnocentius III, Fernatin, + episcopo, cap. 22 : Sicut, Decret., lib. 4, tit. + 1.. Cum un eust juré que il esposeroit une, et il fallit en + la femme, il se maria à une autre ; la premère s’en plainsit. La + pape mande que, se il se maria o la premère par futur et o la segonde + par présent, que il remainge o la segonde, s’il n’i a autre reson ; + et que cil ait sa pénitence de la foi mentie, s’il n’ot nus terme à + célébrer le mariage, et il ne failli pas en lui que en la feme. Et s’il + se maria o l’une et o l’autre par futur, l’en le aforcera à retorner à + la première.

+

Note que quant aucun promet autrui fet, il se lie, et c’est contre moult + droitz. Et note deus relles : greignor lien sorvenent dépièce le + menor ; là où les liens sont paroiz, le premier tient, et le segont + ne lie mie.

+
+
+ § 23. +

Idem. Aurel. episcopo. + Cum apudIdem Arelatensi episcopo, cap. 23 : + Cum apud, ibid.. L’en demende se sort et mu + se poent marier ? Et l’en dit que cum lien de soi marier ne soit + pas deffendable, c’est à savoir que chascun se pot marier à cui droit ne + le deffent : se tés poent consentir, il le poeent ; car se li + muz ne pot parler, il pot bien fere signe.

+

Note que consentir fet mariage, et sort et mu se poent marier.

+
+
+ § 24. +

Idem. Vecerlensis episcopo. + DilectusIdem Vercel. episcopo, cap. 24 : + Dilectus, ibid.. Un dona sa fille à feme à + un desvé, et riens n’en savoit ; donc il ne la pot avoir, car il ne + s’i pot consentir : por quoi li père requiert que le fet fust nul. + La pape mende que, si fut issi, qu’il séent départiz.

+

Note que desvé ne se pot marier, car il ne se pot consentir.

+
+
+ § 25. +

Idem, episc. Brisien. + QueIdem Brixien. episcopo, cap. 25 : + Tuœ, ibid.. L’en demende se par soles + paroles, et par quex, est fet mariage ? Et l’en dit que, tot soit + fet mariage par consentir, paroles sont nécessères por acertener seinte + yglise ; et ce mostre par mut et par enfant, que, tot ne puisse-il + consentir par parole de présent, se pot-il marier.

+
+
+ § 26. +

Idem. + TuaIdem, cap. 26 : Tua, + ibid.. Cum un n’eust pas volenté de soi marier, ne ne quéroit + que f....., et dist issi à une femme : Johen te espose, et il n’a + voit pas nom Johan ; et quant il ot ce fet, il la + f.... ; don l’en demende ci s’il i a entr’aus mariage ? L’en + dit que non, com il ait lessié la forme do mariage, et ce qu’il ne se + consenti pas, sanz quoi il ne se pot consentir.

+

Note que fort chose est mouer consentement, puis le contraire vet + avant ; et aucune foiz ne faut pas droiz, mès prove faut ; et + il a dui choses en mariage : forme de paroles et consentir ; + et ci a un cas espéciau où trecherie vaut.

+
+
+ § 27. +

Idem. episc. Belvacen. + Cum in tua.Idem episcopo Belvacen., cap. 27 : + Cum in tua, Decret., lib. 4, tit. 1. Martin + et Berte s’entrevoléent prendre ; furent banni en yglise ; nul + n’i mist contredist ; mès renommée disoit en privé qu’il i avoit + parenté ; et Martin et Berte offroient à jurer par les plus + vaillanz del parenté qu’il n’i avoit point de parenté. L’en demende que + en dit droit ? Et l'en dit que se persone créable dist qu'il i est + parenté, et renomée le dit, ou l'on le sache de plain, l'en ne doit pas + recevoir les seremanz as parenz ; ne le mariage ne doit pas estre + achevé, se le juige ne reçoit les seremanz as paranz, par sa volenté, + contre la renomée.

+

Note que por le dit de haute persone est empêchié mariage ; et l'en + pot prover renomée ; et l'en ne doit pas por le dit d'une vil + persone destorber mariage.

+
+
+ § 28. +

Hon. III, sp. Besgun. + ConsultationiHonorius III, episcopo Berguen., cap. + 28 : Consultationi, ibid.. Il avient aucune + foiz que aucunes femes, quant il sont devant la porte de l'iglyse por + recevoir bénéiçon, il dient que unques ne se consentirent en cez qui + prendre le voloient ; donc l'en demende se l'en les en doit + croire ? Et l'en dit que non. Enprès dit l'en que se cez femes + s'enfuient enprès ce que il auront esté bénéetes, emprès ce qu'eles + auront esté f......, mès dient que par force lor fut fet, nunques ne s’i + consentirent, et que par peor le firent : s’il voloient prover la + peor tele qui doie esmovoir ségur home, bien en devent estre oïes.

+
+
+ § 29. +

Gregorius nonus. + FeminaGregor. IX, cap. 29 : Gemma, + ibid.. Une feme promist soz poine que ele donroit sa fille + qui n'avoit pas sept anz au fiz d'un vilain qui n'avoit que + sept ; et quant la pucele vint à âge, ele se maria à un autre. Le + père au vallet demende la peine : et l'en dit qu'il n'en doit pas + estre oïz.

+
+
+ § 30. +

Idem. episc. Cen. + Is qui fidemIdem episcopo Cenomanen., cap. 30 : + Is qui fidem, Decret. Greg. IX, lib. 4, tit + 1.. Ticius fiença que il prendroit une feme ; emprès il + la f.... Enprès Ticius prist une et la f.... : l'en demende laquele + il doit avoir ? Et l'en dit que la première ; et est la + reson : car le premier mariage fut vrai, ne ne pot l'en amener + prove encontre, par quoi le second mariage est nul.

+
+
+ § 31. +

Idem. + Si inter virumIdem, cap. 31 : Si inter + virum, ibid.. L'en dit en ceste décrétalles que se + léau consentement de mariage vient entre home et femme, par parole de + présent, et li home dit issi : Je te prens à feme ; et la feme + dit : Je te prenc à seignor ; ou s'il dient autres paroles que + vallent consentement de présent, li un ne se pot marier aillors. Et se + l'un d'aus le fet, et se marie à une autre feme, et la f...., tot ne + vaut rien, ainz sera le premier mariage refet. S'il i a consentement de + futur, qui dient issi : Je te prendroi à feme ; et je toi à + seignor, et jurent que issi le feront ; s'il se marient aillors par + paroles de présent, le segont mariage ne sera pas départiz ; mès il + prendront lor pénitence do serement trespassé.

+
+
+ § 32. +

Idem. + AdolescensIdem, cap. 32 : + Adolescens, ibid.. Un jeune vallet esposa + une feme par futur, et se aforça de f.... la ; mès il ne pot ; + emprès il se maria à un autre par présent. L'en demende s'il doit + retorner à la premère ? L'en dit que non, com le premier mariage ne + avet pas esté verai ; car li efforz de f.... la premère ne fut pas + mené à fin.

+
+ +
+ + + II. De juenes esposaillesDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 2 : + De desponsatione impuberum.. + + +
+ § 1. +

Honorius III. TuaHonorius III, + Eusebio episcopo, cap. 1. ibid.. Un vilain voloit un son fiz + marier qui n'estoit pas d'aage, sanz ce que cil le vossit : l'en + demende s'il le pot fere ? La pape dit que non ; mès il le pot + esposser, et cil fiz doit achever le mariage.

+
+
+ § 2. +

Felix papa. + Ubi.Nicolaus papa, cap. 2 : Ubi, + Decret., lib. 4, tit. 2. L'en deffant ci que l'en ne face + exposalles avant sept anz, se n'est por pez.

+

Note que l'en ne doit pas fere jointure d'aucun, se il n'est de droit + aage ; et âge de esposalles est de sept anz ; et mariage de + pucele est de douze anz, et en vallet de quatorze.

+
+
+ § 3. +

Isidorus. + Puberes.Isidorus, cap. 3 : Puberes, + ibid.. L'en dit ci que, tot cuident aucun que jenure ce soit + danz, l'en pot dire celi d'aage qui pot f...., et l'en pot apeler celes + femes qui poent porter enfanz.

+
+
+ § 4. +

Alex. III, Herefordenen. Episcopo. + LitterasAlexander III Herford. episcopo, cap. + 4 : Litteras, ibid.. Uns se maria à un + autre par esposalles, et enprès f.... sa mère, et la prist à feme. L'en + demende se ce mariage tient ? Et l'en dit que, s'il esposa sa fille + emprès sept anz, il n'aura ne l'une ne l'autre, et si d’avant sept anz, + il porra remaner à la mère.

+

Note que l'en ne pot fere esposalles o qui n'est de sept anz ; et à + ce que avient sovant amoine l'en les droiz.

+
+
+ § 5. +

Idem. Ebroacens. Episcopo. + AccessitIdem Eboracen. archiepiscopo, cap. 5 : + Accessit, ibid.. Un esposa la fille qui + n'estoit pas aagé ; emprès il furent départi ; li hom prist la + mère à la fille. La pape dit que, se la fille ne estoit bone à marier + quant ele fut esposée, ne ne s'acorda pas puis que ele fut bone à + marier, le mariage ne tient pas ; et se ele avoit acompli sept anz, + cum ele se soit consentie en lui, li bon ne doit pas remanoir à la + mère.

+

Note que département est là où il n'a nul mariage.

+
+
+ § 6. +

Idem. Norvicen. + ContinebaturIdem Norvicensi episcopo, cap. 6 : + Continebatur, ibid.. Un esposa un + autre ; cele qui se voloit départir, disoit que ele li avoit esté + esposée dedanz sept anz, ne ne s'i estoit pas consentue ; li hom + disoit que il l'avoit f....  ; la feme le niet. L'en dit que l'en + en doit croire l'ome o son seremant. Enprès dit que se aucuns esposse + aucune, il ne pot marier soi o autre do lignage à cele.

+

Note : Se le home dit que il eit f.... aucune, et ele li nie, le en + doit croire l'ome, se il jure, se la feme ne mostre son c..., et prove + qu'ele soit pucele. Et en ce cas doit l'en croire le + seremant d'un ; et des onze anz en avant, et feme a mari ; et + hom ne se pot marier o la cosine sa feme.

+
+
+ § 7. +

Idem. Baton. Episcop. + De illisIdem Bathoniensi episcopo, cap. 7 : + De illis, Decret., Greg. IX, lib. 4, tit. + 2.. L'en dit ci que se aucun se entr'ament entr'éposent, qui ne + sont d'aage, et avant que il séent d'aage se volent descorder, l'en ne + les doit pas oïr, ainz devent entendre dusque à droit aage ; et se + lors l'un ne se volt acorder, il devent estre par juigement d'yglise + départiz. Enprès dit l'en que, se femme d'aage se marie ou un autre qui + n'est pas d'aage, et avant que il séent d'aage se voloient dessentir, il + ne pot dusque il soit en aage.

+

Note que se genz de sept anz ou de plus s'entr'éposent, ne l'un ne + l'autre ne poent aler encontre ; et se li un est plus tost d'aage + que l'autre, cil qui se descorde ne doit pas estre oïz dusque il soit + aagé ; mès s'il viennent endui à âge, il se poent bien descorder, + s'il volent, et ce par juigement d'yglise.

+
+
+ § 8. +

Idem. + NobisIdem eidem, cap. 8 : A nobis, + ibid.. Aucun dedanz aage se marient : l'en demende si se + poent départir avant aage ? L'en dit que non, ainz devent atendre + aage ; et lors, si se volent départir, si se départent, se l'un n'a + f.... l'autre.

+

Note que nus ne pot consentir en mariage dusque il soit d'aage ; et + f..... fete en non aage fet enprès le mariage.

+
+
+ § 9. +

Idem. Jan. Episcop. + De illisIdem Genuensi archiepiscopo, cap. 9 : + De illis, ibid.. Se aucun se consent en + aucune dedans aage, ce n'est pas mariage ; lors, s'il pot f......, + c'est mariage, ne ne pot descorder s'il n'i a porquoi.

+

Note que force excusse toztens.

+
+
+ § 10. +

Urb. Ceno. Episcopo. + AtestacionesUrbanus III Cenomanensi episcopo, cap. + 10 : Atestaciones, ibid.. Un de douze anz + se maria o une, et se poigna s'il la puet f......, et ne pot ; + enprès, avent aage, il se parti de lui ; ele le demendoit. L'en dit + ci que, se la feme ne provet que il se consentist en lui en aage, qu'il + soit essoés de la demende à la feme, en tel manière qu'il le jurt.

+

Note que efforz qui n'est pas profitable ne fet mie tort ; et emprès + ce que li garanz sont overz, pot l’en tesmoinz + recevoir ; et tot ne prove le demendeor, cil à qui l'en demende + doit jurer, tot soit-il délivré quant li autre ne prove.

+
+
+ § 11. +

Idem. Pysa. Ar. + EX litterisIdem Pisano archiepiscopo, cap. 11 : + EX litteris, Decret., Greg. IX, lib. 4, tit. + 2.. Un de douze anz se maria o une qui n'estoit pas + aagé ; enprès li parent la li baillent contre sa volenté, et fut o + lui un an ; et au plus tost qu'il pot, cil retorna à la meson son + père, ne ne vels retorner, ne estre à celi, ainz velt estre o une autre. + La pape dit que ele doit atendre cel enfant dusque il soit d'aage ; + et s'ele ne velt, qu'ele se marit.

+

Note que hintement d'un an ne sofist pas à consentement de mariage, c'est + voir là où aucune se consent.

+
+
+ § 12. +

Celsus III. Duo pueriClemens III, + cap. 12 : Duo pueri , ibid.. Un vallet de + six anz et une pucele de sept de futur se marièrent, et furent ensemble + trois anz ; enprès le père à la pucele la li osta et la bailla à un + autre ; et quant li enfes vint à âge, quant il ot congié de soi + marier, il se maria à la cosine à l'esposée. Et por ce que cil à cui li + pères avoit la fille ballie l'avoit lessée, l'en força l'enfant de + reprandre la, et de l'autre lessier. L'en demende qu'en dit droiz ? + Et l'en dit que por la faute de l'aage ne fut nul mariage entre aus, mès + solement esposalles ; et tot eust eu li enfes congié de soi marier + o autre, ne se dut-il pas marier o la cosine s'esposée : la + première n'auroit-il pas, car ele ot léau mari, ne il la secone + (seconde). Se l'un n'a f.... l'autre, il se porront + aillors marier ; et que le père à la meschine eit sa pénitence de + ce qu'il la départi sanz le juigement de sainte yglise.

+

Note que mariage ne pot estre fet de sept anz.

+
+
+ § 13. +

Inno. III. Ad + desolvendumInnocentius III, C. et P. Quondam filiis + Malebrancæ, cap. 13 : Ad desolvendum, + ibid.. Dui frères disent que ce qui avoit esté fet d'un mariage + d'un bacheler et d'une meschine ne valoit riens, car ele n'avoit pas + sept anz ; et tot fut-ele en aage, ne le pot-ele avoir, car ele + estoit sa coisine. Quant la pape ot ce oï, il cassa ce fet, et dist que + l'en n'en poet acuser ce qui n'estoit mie ; mès l'en poet bien + dénuncier que le mariage ne fût fet. La pape mist terme au dénuncement, + et deffent que entretant ne facent riens, dusque le dénuncement soit + prové ; et s'il font encontre, que tot soet néant.

+

Note que dénuncement est fet aucune foiz de crime qui n'est + pas encor fet, ainz est à fere.

+
+
+ § 14. +

Idem. Albanen. Episcopo. + TueIdem episcopo Abbatensi, cap. 14 : + Tuœ, Decret., lib. 4, tit. 2.. Un esposa la + fille à un, qui n'avoit pas douze anz ; quant le père à cele pucele + fut mort, sis uncles la dona à un autre : l'en demende s'il pot à + l'autre remanoir ? Et le pape dit que, se la pucele, quant ele fut + esposée, estoit bone à marier, ou que ele ne l'estoit pas, esposailles + furent entre aus solement ; et le segont mariage, se aucune chose + vaist encontre, est tenable.

+

Note que malice fet aage, tot die l'en que sen le fet. Note bou + enseignement : quant l'en dote d'aucuns de lor mariages, l'en doit + regarder lor aage, et lors pot l'en juiger segont ce.

+
+ +
+ + + III. De esposailles repozDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 3 : + De clandestina desponsatione. + + +
+ § 1. +

Ex cons. abe. + Si quisEx concilio arelatensi, cap. 1 : Si + quis, ibid.. Note que quant deffense est de + mariage, la prove chiet sor l'ome.

+
+
+ § 2. +

Alex. III. Ep. Belvacensis. + Quod nobisAlexander III, Belvacensi episcopo, cap. + 2 : Quod nobis, ibid.. Li évesques de + Beauvez demenda la pape, s'il porroit fere grâce en mariage qui est fet + en repost ? La pape tint la demende à fole, et dit que itex que + issi se marient, ou il requenoissent le mariage ou il ne + requenoissent : s'il le reconoissent, grâce n'i a mestier ; se + l'en ne pot forcer, l'en ne le pot forcer.

+

Note que qui en repost se marie ne pot estre forciez de estre + assemblez ; et l'en croit home et feme do mariage ; et iglise + conferme tel mariage, et lor enfanz sont molete.

+
+
+ § 3. +

Inno. III, con. gen. + Cum inhibicioInnocentius III, in Concilio generali, + cap. 4  : Cum inhibicio, ibid.. L'en dit ci + cinq choses : au premer, deffant l'en mariage fet en repot. Enprès + commende l'en que se l'en velt fere mariage, l'en le doit bennir en + l'iglyse, que qui saura empechement qu'il le die. Enprès dit l'en que li + enfanz nez en tel mariage repost seront bastart ; et + aussi sera se le père et la mère i sorent empeeschement, et puis prist + l'un l'autre. Enprès dit l’en que se aucun prestre ne deffant ce, et + s'il i est au fere, trois anz soit sospenduz. Et qui défendra noces à + fere par malice, qu'il soit puniz.

+

Note que ce qui est grosse en un est légié en autre ; et qui pot + savoir et ne set, est tenuz ausi cum s'il seust.

+
+ +
+ + + IV. De esposalles de deusDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 4 : + De sponsa duorum. + + +
+ § 1. +

Augustinus de fide pactionis et consensus. + DuobusAugustinus de fide pactionis et consensus, cap. + 1 : Duobus, ibid.. Augustin dit que en deu + manières est foi, c'est à savoir, de mariage et de espossailles. Et se + aucun done foi de espossailles à une, et puis se marie o autre par + présent, il remoindra à la segonde. Et s'il dona foi de mariage à la + première, et ausi à la segonde, il remoindra à la première.

+

Note que se, enprès espossalles, aucun se marie par présent, il doit + remanoir à la segonde, et fere sa pénitence de sa foi qu'il a mentie. Et + se aucun, quant il se marie, dit issi : Je te pren à feme, se tu me + lesses f...., tel convenant ne vaut rien.

+
+
+ § 2. +

EX Broc. lib. xix. + AccepistiEx Brochardo libro xxx, cap. 2 : + Accepisti, ibid.. Un par présent se maria à + une ; enprès une autre la prist. L'en dit cil qui doit retorner au + premier, et cil qui enprès la prist en face sa pénitence.

+

Note que ce qui ne vaut à commeincement enprès ne vaut riens.

+
+
+ § 3. +

Alex.III. Salent, ar. + LicetAlexander III Salernitano archiepiscopo, cap. + 3 : Licet, ibid.. L'en dit ci que se aucun + se marie o aucune par présent, ne ne la f.... mie, et à une autre ausi + par présent se marie, et la f.... : ele retorna au premier, tot + soit-il autrement en aucunes yglises.

+

Note que esposalles de présent font mariage, donc ne les pot l'en + dépécier.

+
+
+ § 4. +

Idem. Janen. archi. + TuaIdem Genuensi archiepiscopo, cap. 4 + Tua, ibid.. Aucun marié sont travallé de + parenté que l'en dit qui est entre aus ; il apelent, + et endementières il se marient à autres. L'en dit que tel mariage doit + estre cassé comme cil qui est fet contre la deffense de sainte + yglise ; car l'en lor doit deffendre qu'il ne se marient.

+

Note que quant aucune cause pent par apel, l'en ne doit rien fere ; + et mariage qui est fet contre la deffense sainte ynglise ne vaut + rien.

+
+
+ § 5. +

Inno. III, Mutin. Episcop + TuasInnocentius III Mutinensi episcopo, cap. 5 : + Tuas, Decret. Greg. IX, lib. 4, tit. 4.. Tel + costume estoit en la cité de Mute, que se aucun se mariast o aucune par + parole de présent, et ele se maria o autre avant que cil l'eust f...., + et cil segont la f.... enprès, ele estoit soe. La pape dist que tele + costume est lède, et contre l'iglise de Rome ; et le premier + mariage doit tenir.

+

Note que f.... ne fet pas mariage, mès acordement et consentement.

+
+ +
+ + + V. De condicions mises en mariageDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. + 5 : De conditionibus appositis in desponsatione vel in aliis + contractibus.. + + +
+ § 1. +

Ex conc. Afri. + QuicumqueEx concilio Africano, cap. 1 : + Quicumque, ibid.. Se mariage est fet soz + convenance mauvese, le mariage doit estre, et la convenance doit + remanoir.

+

Note que mariage fet soz vil convenance tient, tot soit la convenance + quassée.

+
+
+ § 2. +

Gregorius Ep. Spoliacen. + Cum sitGregorius episcopo Spoletano, cap. 2 : + Cum sit, ibid.. Un franchi deus sers en tel + convenance qu'il seroient moines ; li un issi de l'aboïe : le + pape mende à un évesque qu'il le force de retorner.

+

Note que franchise pot estre donée soz condicion.

+
+
+ § 3. +

Alex. III. De illisAlexander III + Panormitano archiepiscopo, cap. 3 : De illis, + ibid.. Note que ci a léal convenance : Se tu me dones + cent sous, je te prendrai.

+
+
+ § 4. +

Idem. + Verum.Idem, cap. 4 : Verum, + ibid.Se aucun done aucun fié à yglise par tel convent qui est + entre aus, il ne porra pas rapeler le don, se la condicion n'est seguë. + Et ce que l'en done, se la condicion n'est tenue, puet estre rapelé.

+

Note que, en ban de chose donée, pot cil qui done metre tel + convenance comme il velt.

+
+
+ § 5. +

Urb. III. Super eoUrbanus III, + cap. 5 : Super eo, Decret. Greg. IX, lib. 4, tit. + 5.. Un se maria o une issi : Je te prens, se mis pères + le velt. L'en dit que ce n'est rien, se li pères ne velt.

+

Note que ci a bone convenance : se mis pères le velt, je te + prandroi ; et tel fet est mis en autrui volenté.

+
+
+ § 6. +

Inno. III. Ep. Marsiten. Per tuasInnocentius III Masican. + episcopo, cap. 6 : Per tuas, ibid.. Une + feme demendoit un bachelier, et disoit que il l'avoit esposée et + f.... ; li hom no niet pas, mès il disoit qu'il fût fet, s'il + plésoit à son père et à son oncle ; et il ne le voloient pas ; + et ce voloit prover. La feme disoit que tot i fût la convenance, com cil + n'alassent pas encontre, et cil l'eust puis f....., ce qu'il disoit ne + li devoit pas nuire ; et tot i eust convenance au commoincement, + enprès ele fut lessée et ostée. Tesmoinz furent trez de çà et de là, et + overz. Et com l'en dotast de ce, l'en enquist consoil le pape, qui dist + que, comme il aparesse clèrement, par la confession à la feme et à + l'ome, qu'il la f.... enprès les esposalles, le mariage est entre + aus ; que tot fust-il prové que li père et li oncles i eussent mis + contredit, il la f.... puis ; il ne fut pas prové, que puis qu'il + la f...., qu'il le contredissent.

+

Note que en mariage fet pot l'en mestre honeste convenance ; et plet + n'est pas déterminé par la confession de parties fetes en + juigement ; et l'en lesse la première convenance, se autre + contraire marchié vient enprès.

+
+
+ § 7. +

Greg. IX. Si condictionesGreg. IX, + cap. 7 : Si conditionis, ibid.. L'en dit ci + que se convenance qui est contre la sustance do mariage i est mise, il + ne vaut rien ; aussi comme l'en dit : Je te prendrai dusqu'à + trois anz, ou se tu fez chose por quoi tu soes beraigne, ou se tu + embles ; la convenance est nule, et le mariage tient.

+
+ +
+ + + + VI. Quex clerz puent fere mariageDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. + 6 : Qui clerici vel voventes matrimonium contrahere + possunt.. + + +
+ § 1. +

Alex. III. De diaconoAlexander III + Remensi archiepiscopo, cap. 1 : De diacono, + ibid.. Un diacre se maria o une feme, et fist plere à un + diacre. Le pape dit que, s'il retorne à s'iglise ou humilité, l'en li + porra fere grâce, et fere son office, et porra estre ordené ; et li + soz-diacre ne se pot marier.

+
+
+ § 2. +

Idem. Cenomen. Episcopo. + EX litterarumIdem Cenoman. episcopo, cap. 2 : + Ex literarum, ibid.. Un soz-diacre se + maria ; le évesque le efforça forjurer sa feme : l'en dist que + il fist bien ; et s'il no volt otroier, et il viot entrer en + religion, il ne porra fere son office, ne avoir autres ordres.

+

Note que cil qui se marient contre droit devent forjurer l'un + l'autre ; et souz-diacre qui se marie ne doit d'iqui en avant + amenistrer en ordre de soz-diacre.

+
+
+ § 3. +

Idem. Wg. Episcopo. + NeminimusIdem Vigoriensi episcopo, cap. 3 : + Meminimus, ibid.. Un fit profession en la + main d'un abé ou d'un évesque : l'en dit que s'il se marie, l'en le + doit forcer de retorner à religion, se le vou est sollempné ; s'il + est simple, non.

+

Note que habit fet moine ; et qui est profès ne se pot marier ; + et simple vou ne tost pas mariage, mès il tost à marier.

+
+
+ § 4. +

Idem. Luc. episcopo. + ConsuluitIdem Lucensi episcopo, cap. 4 : + Consuluit, ibid.. Une dame prist robe de + religion, ne n'i entra pas, ne ne fist profession ; et puis geta + l'abit, et se maria. L'en dit ci qu'ele remaingne à son mari ; car + habit sans profession empêche mariage, mès ele no dépièce pas.

+

Note que l'en puet bien recevoir veil de main de prestre.

+
+
+ § 5. +

Idem. + VeniensIdem, cap. 5 : Veniens, + ibid.. Une feme esposa un home par futur ; ele oït dire + que il estoit trop cruel, et par devant un hermite fist vou. Cil se + maria o une autre ; quant ele l'oï, ele se maria. Le pape dit que + bien le pot fere.

+

Note que l'en puet fere esposailles entre cez qui ne sont pas + présenz ; et se aucun fet vou par peor il n'est pas + tenuz ; et simple vou ne lie pas.

+
+
+ § 6. +

Idem, RursusCælestinus III, cap. + 6 : Rursus, Decret., lib. 4, tit. 6.. Un + voa chastée par simples paroles, et jura enprès que il l'aposeroit une + feme : l'en demende qu'en dit droiz ? Que il gart son vou, et + qu'il face sa pénitence do serement ; et s'il se marie, le mariage + tient ; car simple vou empeeche mariage à fere, mès il ne la + dépièce pas.

+

Note deus relles : que simple vou et sollempnié lie maeme quant à + Deu ; et simple vou empêche à marier, mès il ne tost pas ce qui est + fet ; et note que vou, de la nature de soi, ne dépièce pas mariage, + mès c'est de constitucion d'yglise.

+
+
+ § 7. +

Inno.III, Visconen. ET Col. episcopo. + InsinuenteInnocentius III Libonensi et Colimbriensi + episcopis, cap. 7 : Insinuente, ibid.. Une + feme disoit que, cum son mari fust mort, ele cremoit que l'en ne la + forçât marier à un de la cort le roi, et fist vou de chastée, et prist + habit de religion, et remest en sa meson o ce que ele avoit. Li rois oï + ce, et deffendi que l'en ne li feist rien. Enprès un de la cort le roi + aporta unes letres por la avoir à feme ; cele ne le volt fere, et + s'en défoï, et se maria à un autre, et en ot enfanz. Or demende l'en + s'ele pot o cetui remanoir ? Le pape dist que en fere ce n'ot point + de force ; et s'ele i fut, tote fut oblié par si lonc tens, et doit + tenir son vou ; et commende, que s'il est issi, que ele soit forcée + à prandre l'abit et à garder son vou.

+

Note que aucun pot prendre habit en sa meson et estre religios ; et + salu de l'âme doit estre mis avant totes choses terrienes.

+
+ +
+ + + VII. De celi qui prist en mariage cele o qui il avoit fet + avotireDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 7 : De eo qui + duxit in matrimonium quam polluit per + adulterium.. + + +
+ § 1. +

Alex. III. abb. Sancti Albini. + PropositumAlexander III abbati sancti Albani, cap. + 1 : Propositum, ibid.. Un avoit feme, et + prist un autre que ne savoit pas qu'il eust feme ; quant la + première fut morte, il la volt lessier, et disoit que il l'avoit prise + au vivant à sa première feme. L'en dit que se la feme volt, l'en le pot + forcier à remanoir o lui ; se que non, se ele volt, bien le pot + lessier.

+

Note que qui allège sa honte ne doit pas estre oïz. Et note + deus cas où l'en puet prendre cele o qui l'en a fet avotire, si comme la + letre de la décrétale le chante ; et nus ne doit avoir fruit de sa + malice ; et mariage tient d'une part et ne tient pas d'autre.

+
+
+ § 2. +

Idem. abb. de Fontibus. + SignificavitIdem Abbati de Fontibus, cap. 2 : + Significavit, Decret., lib. 4, tit. 7.. Un + jura forciez que il esposeroit une feme ; enprès, quant il eschapa, + il se maria à un autre ; la première s'en plaint : l'en li + deffent que il ne toche à la segonde ; endomentre la première mori. + Le pape dit : Se li home forjura la première, et enprès ne la f.... + pas, que il soit à la segonde ; et si n'i a point de vérité, que il + ne remoigne pas o la segonde, mès se marit aillors.

+

Note que mariage fet à force ne vaut rien ; car mariages devent + estre fez de commendement (consentement) ; et tot i + eit-il eu force, et enprès la f...., le mariage est fet.

+
+
+ § 3. +

Idem, barenen. episcop. + Super eoIdem Baranensi episcopo, cap. 3 : + Super hoc, ibid.. Un, au vivant sa feme, se + maria o un autre : l'en demende savoir s'il la porroit avoir enprès + la mort ? L'en dit que non, se ele a porchecié la mort à la feme, + ou se li hom la fiença par convent que il la prist enprès la mort sa + femme.

+
+
+ § 4. +

Celsus III. Ex litterarumClemens + III, cap. 4 : Ex litterarum, ibid.. Un + lessa sa feme por avotire  ; cele entra en religion ; et il + prist un autre o qui il avoit fet son péchié douze anz au vivent cele + feme : l'en demende se avotre pot avotresse prendre ? L'en dit + que non ; mès autre pot prendre, quant il aura fet sa pénitence, et + sa feme sera morte.

+

Note que hom pot lessier sa feme, se il la prent en avotire ; et + note un merveillos cas que, se feme entre en religion, ele ne fet pas + tort à son mari, quant à continence de vivre chatement ; ne le vou + de l'ome por l'entrée à la feme n'est pas gardé.

+
+
+ § 5. +

Idem. + Cum huberetIdem, cap. 5 : Cum + haberet, ibid.Il pose primes un fet qui avint, et + forme deus demendes : Un avoit sa prode feme, et fist avotire à un + autre, et il en fut tret en plet, et la forjura ; et au vivant sa + feme, enprès se maria o cele. L'en demende se li hom pot avoir à feme + cele o qui il se maria au vivent sa feme, et en ot moult enfanz, ou s'il + se poent allors marier ?

+

Enprès dit l'en que mariage ne pot estre entre avotires, ne + il ne se poent allors marier ; mès l'en lor doit enjoindre que il + vivent chatement. Enprès dit l'en que endui, segont ce que il porront, + porvoent à lor enfanz.

+

Note que nul ne pot avoir à feme cele que il a cochié en avotire ; + et amor de enfanz ne fet pas fere grâce contre la loi ; et li père + devent norrir lor enfanz nez en avotire.

+
+
+ § 6. +

Inno. III, episcopo Spoleten. + SignificastiInnocentius III episcopo Spoletano, cap. + 6 : Significasti, Decret, lib 4, tit. 7.. + Un prist une putain et lessa sa feme ; il en fut ecomenié ; + quant sa feme fut morte, il la prist. L'en demende s'il poent remanoir + ensemble ? Et l'en dit que, s'il n'ont porchacié la mort la feme, + ou s'il ne fiança la putain au vivant de sa feme, et li hom soit asos, + s'il le requiert.

+

Note que Chapitre pot escommenier ; et escommenié se pot marier, tot + li nie l'en les autres sacremanz.

+
+
+ § 7. +

Idem. Mesenen. episcopo. + VeniensIdem Messanensi capitulo, cap. 7 : + Veniens, ibid.. Cum un se fut marié o une + feme, il la lessa, et se maria en une autre cité o une autre, qui rien + n'en savoit que cil eust feme ; et comme il retornast à la première + par pénitence, et morte la trovast, il retorna à la segonde, et + requiroit remaindre o lui en mariage. La pape dit que il pot bien + remanoir à la segonde, s'ele requiert, fors que en deus cas : s'a + (si elle) ne savoit qu'il eust feme, ou se ne empeecha + sa mort ; et s'il li plet, la pape deffent que nul ne l'en + travalle.

+
+
+ § 8. +

Gregorius IX, fr.R. Si + quis.Gregorius IX fratri R., cap. 8 : Si + quis, ibid.. Qui, à vivent sa feme, fiance aucune + feme que il la prendra, se sa feme mort, et il pregne cele, l'en ne doit + pas dépécier le mariage, s'il ne la f.... au vivent sa feme.

+
+ +
+ + + VIII. Do mariage au meseausDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 8 : + De conjugio leprosorum.. + + +
+ § 1. +

+ PervenitAlexander III Cantuarensi archiepiscopo, cap. + 1 : Pervenit, ibid.. Unes femes ne voloient + sigre lor mariz meseaus : l'en dit qu'eles séent amonestées qu'eles + seguent ; et s'il ne volent, eles devent estre forciés à estre + chastes.

+

Note que li meseau devent vivre par soi ; et hom est + tenu segre sa feme mesele, et la feme l'ome ; et s'il ne volent + segre l'un l'autre, l'en les doit forcier à estre chastes.

+
+
+ § 2. +

Idem. bayonen. episcopo. + Quoniam.Alexander III Bajonensi episcopo, cap. + 2 : Quoniam, Decret., lib. 4, tit. 8. L'en + dit ci que por lèpre ne doit l'en pas feme départir de son mari. Et l'en + dit ci que se le mesel (ne) se volt tenir chatement, ele se + pot marier, s'ele trove à qui. Et se le mesel requiert à f.... sa feme, + ele ne li pot nier.

+

Note que home ne pot sa feme lessier que por fornicacion, et por lèpre, + non ; et mesel se poent marier.

+
+
+ § 3. +

Urb.III, ep. Floriacen. + LitterasUrbanus III, episcopo Florentino, cap. + 3 : Literas, ibid.. L'en dit ci que cele + est forçable à eschever le mariage, se si mariz devent mesel entretant + qu'il fut fiancé.

+
+ +
+ + + IX. Dou mariage as sersDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 9 : + De conjugio servorum.. + + +
+ § 1. +

Adrianus papa Sancte Bur. + DignumHadrianus Sancteburgensi archiepiscopo, cap. + 1 : Dignum, ibid.. L'en demandoit se sers + se poent marier contre la volenté lor seignor ? L'en dit que oïl, + ne ne doit l'en pas dépécier tex mariages, ne li seignor ne perdent pas + por ce lor servises acostumez.

+
+
+ § 2. +

Alex. III, preposito et priori + mortar. + Proposuit.Alexander III præposito et priori + Mortariensi, cap. 2 : Proposuit, ibid.. G. + se marie o P., et enprès li met sus qu'il est cuvert : le pape dit + que, s'il la f.... puis qu'ele set qu'ele est serve, il doit estre + son ; si que non, se l'en célèbre entr'aus département, il rendra à + la feme ce qu'ele i aporta.

+

Note : qui se marie o serve et no set, le mariage est nul ; et + se le mariage est départiz, li un et li autre r'auront arrière lor + choses comme devant ; et s'il la f.... puis qu'il le set, le + mariage tient.

+
+
+ § 3. +

Idem. LicetUrbanus III Ariminensi + episcopo, cap. 3  : Licet, ibid. . Un se + maria o une ; cil estoit serf d'une abéïe, et por ce la feme en + voloit estre départie, si comme cele qui rien n'en savoit ; li hom + allégoit encontre, et disoit que, quant son père mori, que il estoit franc, e i a diz anz que le père mori. L'en dit ci que l'en + doit juigier por l'ome, por la franchise.

+

Note : segont la loi de la province, le fiz doit sigre la condicion + au père ; et qui a esté franc dix anz doit estre juigiez franc.

+
+
+ § 4. +

Inno. III. R. Ad nostramInnocentius + III H. episcopo, cap. 4 : Ad. nostram, Decret., + lib. 4, tit 9.. Un cardineau désevra un d'une cuverte, dont + il ne savoit rien, quant il la prist. Le pape dit que si l'om, puis que + il le sot, ne consenti en lui, ne de fet, ne de parole, qu'il se marit o + autre, s'il velt.

+

Note que foléance d'estat d'ome ou de feme empeeche mariage, et + despièce.

+
+ +
+ + + X. De cex qui sont nez de franc ventreDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. + 10 : De natis ex libero ventre.. + + +
+ § 1. +

Greg. IX. Indecens.Gregorius, cap. + unic : Indecens,ibid. Une serve se maria o + un serf d'une iglise ; enprès li sires à la serve la franchi, et le + mari remest cuvert. Il orent enfant : or vodrent li clerc à qui le + père estoit serf, que li enfes fust serf, por ce que le père l'estoit. + Le fiz à soi deffendre mostra la chartre de franchise de sa mère. Le + pape dit que se li clerc ne dient rien contre la chartre, que il ne + demendent rien à l'enfant, cum il déent plus deffendre que + travailler.

+

Note que qui est nez de franche mère ne doit pas estre mis en + cuvertage.

+
+ +
+ + + XI. De cosinage espéritelDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 11 : + De cognatione spirituali. + + +
+ § 1. +

Alex. III. UtrumAlexander III + Salernitano archiepiscopo, cap. 1 : Utrum, + ibid.. Ticius tient sor fonz la fille Berte : ceste + fille ne se pot marier o nul des filz. Ces autres fiz et cez autres + filles Berte et Ticius se poent marier, se aucune costume d'aucune + iglise n'est encontre ce.

+

Note que la derrenière costitucion fet tort à la première, tot n'en + face-ele nule mencion ; et costume fet léaus ou desléaus aucuns à + soi marier.

+
+
+ § 2. +

Idem eidem. + Si virAlexander III Salernitano archiepiscopo, cap. + 2 : Si vir, Decret., lib. 4, tit. 11.. L'en + dit ci que se hom ou feme lèvent enfanz de fonz, qui sont lor propres, + l'en ne la doit pas départir por ce, mès l'en doit amener à pénitence de + continence  ; tot dient autres autrement, que s'il le font par + ignorance, il sont excusez ; se escient, il ne devent rien + gaagnier.

+

Note que ce qu'est establi généraument, si cum compérage, n'empeeche pas + mariage à fere solement, mès il dépièce le fet ; et folie et + ignorance excuse.

+
+
+ § 3. +

Idem. Vigilien. Episcopo. + Super eoIdem Vigiliensi episcopo, cap. 3 : + Super eo, ibid.. L'en dit ci que de commun + droit fiz ou filles de compères se poent marier, for cil par qui le + compérage est fez. Mès cele ou nule des autres ne se doit marier, se ele + le fet, ele doit estre départie, se costume d'yglise non donne que fiz + de compères ne s'entrepregnent par mariages. Et si tel costume n'est + gardée, li prélat porra lesser assemble en manière d'oblience.

+

Note que costume est gardée en joindre mariage et en dépécier. Note que + l'en doit recorre à la costume des veisines iglises, non pas de l'iglyse + de Rome ; et qui se test, ne n'otroie ne ne désotroie.

+
+
+ § 4. +

Clemens III. MartinusClemens III, + cap. 4 : Martinus, ibid.. Martin avoit + Berte à feme, et Lohier, Teberge ; Lohier tint le fiz Berte et + Martin ; quant Lohier et Berte furent mort, Martin prist Teberge à + feme : l'en demende se tel mariage tient ? L'en dit que non, + car ele estoit sa commère par la reson dou mari.

+

Note que par un des mariz est aquis compérage ; et home et feme sont + une char par mariage.

+
+
+ § 5. +

Idem. + ContractoIdem, cap. 5 : Contracto, + ibid.. P. se maria o A. ; et quant il orent esté + ensemble deus anz, li cosin à la feme distrent que ele, avent que ele se + mariast, estoit commère P., et le fiz son mari, que il avoit eu de + mechie avoit cele A. doné le sel bénoit : et por ce li évesque lor + défendit que l'un ne f.... l'autre. L'en dit ci que li hom retort à sa + feme, car tel empêchement ne nuist pas à marier ; s'il est fet, il + ne pot départir.

+

Note que por ce qui est avant batesme fet, n'enpêche pas, ne + n'est pas fet compérage ; et la niceté au juige ne nuist pas as + parties.

+
+
+ § 6. +

Inno.III, episcopo et ar. linconen. + VeniensInnocentius III episcopo et archidiacono, cap. + 6 : Veniens, Decret., lib. 4, tit. 11.. Cum + un eust f.... une ribaude, que ce fet ne fut seuz, la feme prist le fiz + son ami qu'il avoit eu d'une autre, et le tint sor fonz. Cil hom emprès + cele feme esposa ; et quant il n'en pot avoir nul enfant, il prist + une autre, et la lessa. Le pape dist que, se la première feme, avant + qu'ele se mariast o lui, tint son fiz, qu'il séent départiz.

+

Note que compérage despièce mariage et destorbe.

+
+
+ § 7. +

Idem. Magist. s. ca. herefodenen. + TuaIdem magistro S. Canonico Herforden., cap. + 7 : Tua, ibid.. L'en demende se cil qui est + nez devant compérage se pot marier o la fille son compère ou de la + commère ; ou s'il sunt commerz, s'il devent estre désevrez ; + et savoir se cil qui tel mariage sevent, le devent acuser + apertement ? Et l'en dit qu'il devent estre départiz ; et cil + qui rien en sevent le devent dire à l'iglyse.

+

Note que l'en ne doit pas solement dénoncier le péchié de mariage, mès + l'empeechement ; et chascun est tenuz au dire.

+
+
+ § 8. +

Gregorius IX. Ex litterisGregorius + IX, cap. 8 : Ex literis, ibid.. Com une + feme demendast un home à mari, et deist que il l'avoit fiencée, et + enprès l'avoit f...., le plet entamé, li tesmoing receu et overt, li hom + dist qu'il ne la poet avoir à feme, por ce que le père à la feme, qui + avoit esté prestre, l'avoit banie. Le juige ne reçust pas ceste barre, + et ala ostre en la cause. Li hom por ce apela. Le pape mende, que s'il + est issi, que quantque a esté fet soit dépecié.

+
+ +
+ + + XII. De cosinage léalDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 12 : + De cognatione legali.. + + +
+ § 1. +

Nicol. ad consult. Basart. + Si qua.Nicolaus ad consulta Bulgarorum, cap. + 1 : Si qua, ibid. Mis pères avoe aucune à + fille ; l'en demende savoir, se tant comme dure cest avoement, se + la puit prandre à feme ? L'en dit que non.

+
+ +
+ + + + XIII. De celi qui conuit la cosine sa femeDecret. Greg. IX, lib. 4, + tit. 13 : De eo qui cognovit consanguineam uxoris suœ vel + sponsœ. — Dans le manuscrit, cette rubrique se trouve entre + les chap. 1 et 2 de ce titre ; nous l'avons rétablie à sa véritable + place.. + + +
+ § 1. +

Ex con. ap. mels. + Si quisEx concilio apud Metiam, cap. 1 : + Si quis, ibid.. Aucun f.... sa + fillastre : l'en dit que il n'aura, d'equi en avant, ne l'une ne + l'autre ; ne l'un ne l'autre, d'iqui en avant, ne se porra + marier.

+

Note que qui fet tel péchié ne se pot marier, tot muire sa feme, car il + pèche contre mariage.

+
+
+ § 2. +

Alex.III. Pict. Episcopo. + VeniensAlexander III Pictaviensi episcopo, cap. + 2 : Veniens, ibid.. Aucun f.... la mère à + cele qu'il avoit esposée. La pape dit que, s'il ne f.... la fille, quant + il ara fete sa pénitence, par grâce se porra marier o autre ; et + s'il la f.... avant qu'il f..... la mère, ou puis, il ne se porra d'iqui + en avant marier.

+
+
+ § 3. +

+ De Illo. Le cas est plain. Note que l'en doit savoir se + péchié est apert ou non.IdemIdem, cap. 3 : + De illo, ibid..

+
+
+ § 4. +

Celsus. + TrasmisseCælestinus III, cap. 4 : + Transmissœ, ibid. Un, quant sa feme fut + morte, f.... sa fillastre ; et cum il eust pris avant une autre + feme, il tint cele fillastre apertemant. L'en demende qu'en dit + droit ? Et l'en dit qu'il f.... sa feme o dolor et o lermes, et + qu'il ne l'en requière pas ; et por le péchié et por le avotire + face la pénitence ; et se sa feme muert, que plus ne se marist.

+

Note que qui f... sa parente ou coisine ho a parentié, que por ce il + n'enpeeche pas mariage (fait) ; mes il l'empeeche s'il + est à(faire) ; et ice est entredit de mariage.

+
+
+ § 5. +

Idem. + Super eoIdem, cap. 5 : Super eo, + ibid.. Un se maria ou aucune, et enprès disoit qu'il avoit + f..... la cosine sa feme, avant qu'il la prist ; et la feme disoit + ce meisme, et li veisin. L'en demende se le mariage doit estre départi + por ce ? Et l'en dit que non par lor reconoissance solement, car il + porroit estre fet en conchiemant dou mariage, ne por + les voisins, ne por la reconoissance.

+

Note que l'en ne croit pas à qui reconoist, en droit, en tort à l'autre + partie ; et là où il n'a nul mariage, est aucun forcez à rendre à + sa feme ce qu'il doit, c'est f.....

+
+
+ § 6. +

Inno. Preposito Magdon. + DiscrecionemInnocentius III præposito Magdeburgensi, + cap. 6  : Discretionem, Decret., lib. 4, tit. + 13.. Un, une qu'il avoit esposée et f....., balla à son + cosin, à sa volenté et à (contre) la volenté à la feme, à + f......, et l'esposa ; et au plus tost qu'ele pot, ele s'enfoï, et + requist son mari ; le mari dist qu'ele ne poet avoir por l'avotire. + Le pape dit qu'ele doit estre amonestée, qu'ele ne soit à l'un ne à + l'autre ; mès soit en chastée dusque son mari muire ; et s'ele + n'i pot estre ramenée, le premier mari soit forciez à retorner à li, com + il ne le puisse metre avant avotire dont il a esté acheson. Car com hom + ne puisse sa feme giter ne lessier que por fornicacion, ou por aucun + avotire, l'en pot dire contre l'ome, s'il i a que dire, si com si a esté + parçoner de la folie, ou s'il en fut acheson, ou en autre manière ; + tot dient li autre autrement.

+
+
+ § 7. +

Idem Bissinen. ar. + FraternitatiIdem Besuntinensi archiepiscopo, cap. + 7 : Fraternitati, ibid.. Un se maria o une + de sept anz par espossalles, et la cochia. Enprès se maria o sa suer. Et + fut départi par l'évesque, et le pape le conferma.

+
+
+ § 8. +

Idem Episcopo Gusmeden. + EX literisLe Coutumier répète ici les premiers mots + du § précédent : Un se maria o une de sept anz par + esposalles. Vient ensuite l'indication des sources du § + 8, dont les termes véritables sont : Idem Episcopo Gerundensi, cap. 8  : + Ex literis, ibid.. Unes esposalles furent + entre un bachelier et une pucele qui n'avoit pas quatorze anz ; li + espos f.... la mère à l'espose, et enprès la fille qui estoit d'aage. + L'en dist que l'esposse ne se pot à autre marier, se ele, puis qu'el sot + le péchié, sofri la folie ; li hom et la feme à toz jorz se + teingnent de marier, por le péchié, se l'en cuide que se puisse tenir de + fere folie.

+

Note que affineté nuit en espossalles ; et qui f... la mère ne se + pot marier.

+
+
+ § 9. +

Idem. Arch. Mald. + VeniensIdem archiepiscopo Magdeburgensi, cap. + 9 : Veniens, ibid.. Un jura qu'il prandroit + une à feme qui n'avoit pas douze anz. Et cum le père à + l'espose l'eust mise en sa meson, il fist tant qu'il f.... la seror à + l'espose. Et quant tens fut qu'il poet jà bien f..... l'espose, li ami + li prièrent qu'il se mariast o l'espose. Il lor dit ce qu'il avoit + fet ; il ne l'en vodrent croire : il prist l'espose ; et + quant il poet, il f..... et l'une et l'autre. Et comme il fust sor ce + acusez, ne no vosist reconoistre, il s'en fist confès. Le pape dit qu'il + en ait sa pénitence, et qu'il soit amonesté qu'il ne f.... plus ne l'une + ne l'autre.

+

Note que assemblement de mariage pot estre afermé par plévine.

+
+
+ § 10. +

Idem. St. Gen. + ar. + TueIdem archiepiscopo Strigonensi, cap. 10 : + Tuœ, Decret., lib. 4, tit. 13.. Aucun f.... + la soror sa feme ; donc l'en demende s'il pot requerre sa feme que + ele le lest f......, ou se ele le requiert, s'il la f..... ? Et + l'en dit que l'en doit amonester la feme qu'ele se contiegne ; et + s'ele ne pot bien, la f.... son mari, com ele ne soit pas parçonière do + péchié.

+

Note que le fet d'un ne doit pas nuire à autre ; et nul ne doit + perdre sa droiture sanz colpe.

+
+
+ § 11. +

Idem. + JordaneGregorius IX episcopo Pictaviensi, cap. + 11 : Jordanœ, ibid.. Un esposa une qui + n'avoit pas quatorze anz ; et ayant qu'ele les eust, il la + f.... ; et enprès il la lessa, et se maria à sa mère, et la f.... + L'en dit que il se devent contenir, et s'il ne poent estre amené, li hom + preigne la fille, qu'il f.... avant, et en face sa pénitence.

+
+ +
+ + + XIV. De cosinage et d'afinitéDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. + 14 : de Consanguinitate et affinitate. + + +
+ § 1. +

Alex. III Cassin. abbati. + EX litterisAlexander III Cassiensi abbati, cap. + 1 : Ex literis, ibid.. Un home enherra une + veve, et la f..... Et quant il la volt prandre, dui vindrent et distrent + que le premer mari à cele feme estoit cosin à cel home ou quatre genoil, + et issi ne la poet avoir, et ce jura l'un et l'autre. Por ce l'ome la + lessa. Enprès ce il l'esposa et furent ensemble. Enprès viendront dui + autres, et jurèrent que le premier mari à la feme estoient cosin en + quatre genoul à l'ome. Le pape mande à un abié, et li enseigne comment il doit les guaranz examiner, et li dit que à sages + homes doit l'en bailler causes de mariage.

+

Note que abé pot conoistre de cause de mariage ; et aussi se doit + home atenir des coisines sa feme si comme des soes ; et doit l'en + savoir et conter les degrez ; et doit l'en bailler à sages cause de + mariage.

+
+
+ § 2. +

Urb. III Vind. ar. + Super eoUrbanus III Burdegalensi archiepiscopo, cap. + 2 : Super eo, Decret., lib. 4, tit. 14.. Un + esposa une pucele, et quant ele fut d'aage, ele requeroist que la + prist : et il disoit que puis que il l'esposa, qu'il avoit sa + cosine f..... L'en dit ci, que se ce est apert, et li vesin le dient, + que la feme n'en soit pas oïe.

+

Note que plus vaut renomée que li tesmoing d'un.

+
+
+ § 3. +

Celsus III. Quod + dilectioCælestinus III, cap. 3 : Quod + dilectio, ibid.. Poson que un soit loign do commun + père ou cinq ou sept genou, et li autre ou trois ou en deux : l'en + demende s'il se poent marier ? Et l'en dit que oïl. Li un et li + autre devent estre en sept genou ; si que non, il devent estre + départi.

+

Note que en dépècement de mariage por parenté, l'en doit conter le genouz + de çà et de là. Légat pot fere indulgence.

+
+
+ § 4. +

Inno. III, ar. et ca. Turon. + De infidelïbusInnocentius III archiepiscopo et + capitulo Tiren., cap. 4 : de Infidelibus, + ibid.. L'en demende ci se hom et feme sont mescréant, s'il se + convertissent à la foi, et séent joint en degré de parenté qui est + deffendu, s'il devent estre départi ? Et l'en dit que non ; + car verai mariage est entr'aus.

+

Note que mariage est entre totes genz.

+
+
+ § 5. +

Idem Biasemen. ar. + Quod superIdem Rosani, archiepiscopo, cap. 5 : + Quod super, ibid.. Li père et li fiz, li dui + cosin les deux cosines prenent à femes les deux cousines ; li autre + se marient dedanz lignage. Au premier respont la pape, que tot soent li + cosin à l'ome afins, et non pas à la feme, por ce n'est pas parenté + entr'aus, et se poent itex marier ; et qui se marie dedanz degré de + parenté doit estre puni.

+

Note que nule affinité n'est entre les coisins à l'ome et à la + feme ; et ci est folle l'opinion d'aucun qui diseent que les dui + serors ne se poent marier ; et costume ne s'escuse pas en péchiez, + ne ne vaut rien en mariage.

+
+
+ § 6. +

Idem. + QuiaIdem, cap. 6 : Quia, Decret., + lib. 4, tit. 14.. Cum un chevalier se fust mariez ou une que + li teignoit ou cinq genou, il empétra indulgence de remanoir o lui, et + fist entendant que il avoit enfanz, cum il n'en eust eu que une fille + qui estoit morte. Donc li évesque do leu demenda que l'en en fera ? + Et l'en li dist que bien le pot lessier ensemble.

+
+
+ § 7. +

Idem. + Tua nosIdem, cap. 7 : Tua nos, + ibid.. L'en demende que garanz sofisent à mariage dépécier, + hoù il acontent les degrez d'oncle et de nevou, c'est de fiz de frère ou + de la seror, cum il ne sachent rien de frères, o de serors, ne de plus + haut ? Et l'en dit que l'en requiert que l'en conte les degrez des + pères ou des cosins par lor propres nons, ou par le vallent de dire les + persones ; et por ce que l'en receist en mariage garentie, doit + dire il n'est pas moult (moins) fort.

+

Note : qui velt conter les degrez, il doit commoincier de + l'estepe ; et note que l'en doit les degrez deviser segont lor + ordre.

+
+
+ § 8. +

Idem. Tercius con. ge. + Non debetIdem in Concilio generali, cap. 8 : + Non debet, ibid.. L'en dit deus choses en ce + chapitre : l'en dit que la deffense de mariage (qui) + est en trois et an deus degrez d'afinité, et des enfanz receuz de segont + mariage joindre à coisins au premer seignor, est hui rapelée. Enprès dit + l'en que la deffense de colpe (copule) de mariage ne passe + pas le quart degré  ; et se aucun se marie ou quart degré, il ne + soit deffendu de la loigneté des paranz.

+

Note que l'en ne doit pas juiger ne reprendre se l'en diverse segont la + diversité des tens ; et lignage et affinité s'estendent dusqu'à + quart degré.

+
+
+ § 9. +

Gregorius IX, ex Brocardi. + Vir quiGregorius IX, cap. 9 : Vir, + qui, ibid.. L'en dit ci que se li hom est loing do + chief de parenté ou quart genou, d'une part, et la feme ou cinq, + d'autre, il se poent bien marier.

+
+ +
+ + + + XV. Des fruiz qui ne puent assemblerDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. + 15, de Frigidis et maleficiatis et impotentia + coeundi.. + + +
+ § 1. +

+ AccepistiEx Brocardico, cap. 1 : + Accepisti, ibid.. Se hom et feme, puis qu'il + sont ensemble esté troiz anz (mois) et un enprès (an + près), et il dient que li hom ne la pot f...., se l'en pot ce + prover léaument, il devent estre départiz. Et se li hom prent autre + feme, qu'il soit juigé à parjure, et en face sa pénitence, et retort à + la première. Et se enprès an et demi, die la feme que li hom ne la conut + mie, et li hom die encontre, l'en en doit croire l'ome ; car il est + chief à la feme, et por ce qu'ele se tut si longuement ; car en + petit de tens pot savoir s'il la f.... ou non. Et s'ele dit enprès deus + mois : Je voil estre veue, et l'en pot prover léaument que li hom + ne la pot f......, il devent estre départi ; et cele se marit là où + ele vodra.

+

Note que l'en ne croit mie à home et à feme s'il dient contre le mariage, + mès il convint provance ; et do premer fet est-il parjure ; et + qui est départi por ce qu'il est froiz, doit retorner à la + première ; et l'en doit croire l'ome qui fet por le mariage ; + et la feme pot bien savoir si li hom la pot f.....

+
+
+ § 2. +

Alex. III, Anbianem. episcop. + Quod sedemAlexander III Ambianensi episcopo, cap. + 2 : Quod sedem, ibid.. Un esposa une feme, + qui par rumpeure avoit perdu la c....., n'onques ne la f..... Cele, + porce que cil est meseaus, se velt à autre marier. Et l'en dit qu'ele se + marit : car le premer ne valut rien à marier, ne plus que un + enfant, quant il ne pot f.....

+

Note que non poer de f..... fet empeechement en mariage, cum en + enfant.

+
+
+ § 3. +

+ Ex literisIdem, cap. 3 : Ex + literis, ibid.. Un se maria o une, et quant il la + volt f......, il ne pot ; et la feme en fut si malade que trop. + L'en dit que s'ele a tel vice de nature, ne n'en pot aver aide par + médicine, se marit cil o la segonde.

+

Note que cil qui ne pot f..... ne se pot marier.

+
+
+ § 4. +

Idem. + ConsultacioniLucius III, cap. 4 : + Consultationi,, Décret., lib. 4, tit. 15.. + L'en demende se l'en se pot marier o c.. estret, o se l'en le doit + départir s'il est conjont ? Et le pape ne respont pas à ceste + demende ; mès il dit que si ne poent estre eues come femes, qu'il + séent comme serors.

+

Note que l'en ne se pot marier à c.. étret.

+
+
+ § 5. +

Celsus III. LaudabilemCælestinus + III, cap. 5 : Laudabilem, ibid.. L'en + demende se feme se marie à home de froide complexion, combien l'en doit + atendre cele froidure ? Et l'en dit que tot séent divers li tens + segont les lois et les canons, segont la loi devent estre ensemble trois + anz. Et se lors ne le pot l'en savoir, et cil ne l'a f..... entretant, + ele pregne un autre ; et s'il se marie ou autre, si soit départiz. + Et si dient endui que il ne s'entre-poent f....., il le devent afermer + par la main de sept jurez ; et issi la feme se porra marier ; + et se cil se marie à autre, face sa pénitence de parjure, et s'en + reviegnent arrière.

+

Note que naturel froidure pot estre provée dedanz trois anz.

+
+
+ § 6. +

Inno. Autisid. e. + FraternitatisInnocentius III Altissiodorensi + episcopo, cap. 6 : Fraternitatis,, ibid.. + Un hom fut départi de sa feme, qu'il ne la poet f......, et puis qu'il + fut prové qu'ele ne poet estre feme, si cum cele qui n'avoit point de + c... La feme voa chastée, et promist à entrer en religion. Et donna l'en + congié au mari de prendre autre. Enprès ce la feme trova que son pertuis + li ovri, et se maria à un qui avoit nom Guillerme ; et pria l'en le + pape qu'il remainsit o cele. Le pape dit qu'il ne set pas se ele voa + simplement ou solempnéement, ne comment ele fut percié, ou par + fisiciens, ou par hureiz de v.. ; dont il apert que ce vice ne fut + pas perdurable empeechement qui pot estre ostez sans péril de cors. Et + por ce dit-il que la sentence fut donée nicement, et dit que mariage est + entre la première et G., et o la segonde, non. Dont il les départi, et + commende qu'il retort à la premère, s'ele n'entre en religion, ou s'ele + ne voe chastée. Et issi entent l'en que ele ne feist fornicacion o le + segont, puisqu'ele voa continence, cum l'en la poit metre arrière por la + fornicacion. Et s'ele voa chastée simplement, et puis prist le segont, + l'en dota de lui, et par l'ome estoit-ele rendue convenable + à home, por ce ne dut l'en pas cuidier qu'ele eust fet fornicacion o + lui.

+

Note que provance de cors par droit est aprovée ; et l'en dit que ce + qui est sanz preu n'est pas ; et sentence donné par error provable + pot estre rapelée ; et issi pot yglise chasteer sa folie ; et + il a différence entre vou simple et sollempné ; et l'en ne se pot + marier o feme qui a c.. atroit.

+
+
+ § 7. +

Honorius III. LitereHonorius III, + cap. 7 : Literœs, Decret., lib. 4, tit. + 15.. Une feme requéroit estre départie, devant juiges délégaz, de + son mari : car cum ele eust esté o lui huit anz, il ne la poet + f......, tot s'abendonast la feme à lui à sa volenté. Li homdisoit que, + tot ne la poist-il f....., il f...... bien autres. Li juige, qui orent + peor que il ne le feissent par conchiement, firent la feme esgarder à + prodes femes par devers le c.., qui distrent qu'ele estoit virge. Et cum + li juige ne poissent savoir s'il poent f..... li un o l'autre, et la + feme requist estre départie, il requistrent le pape quil + (qui) mande : que se li hom et la feme ont hinté + trois anz ensemble, et ont juré que l'un ne pot f..... l'autre, qu'il + soent départi.

+
+ +
+ + + XVI. De mariage fet encontre l'entredit d'ygliseDecret. Greg. IX, + lib. 4, tit. 16, de Matrimonio contracto contra interdictum + Ecclesiœ.. + + +
+ § 1. +

Alexander III, Pad. episcopo XXV. + LitereAlexander III Paduano episcopo, cap. + 1 : Literœ, ibid.. Cum une feme fust + esposée à un autre par présent, quant il fut mort, ele prist son + frère ; et cum li évesques li défendit qu'il ne se mariast ne à + celi ne autre, ele se maria au tierz, et se fist f..... ; et cum li + évesque li eust commendé à aler chés sa mère, ele apela. Le pape mende + qu'ele auge chiés sa mère, si comme li évesques commenda, et quant ele i + aura esté un mois, qu'ele retort au tierz mari.

+

Note que aucun se pot lier d'autrui fet ; et la cause est renviée à + celi don l'en apele ; et prélat ne doit pas soffrir que ce qu'il + commende ne soit fet ; et mariage fet contre la deffense sainte + iglise tient.

+
+
+ § 2. +

Idem. Batenen. + episcopo. + EX literisAlexander III Vigoriensi et Baron. + episcopis, cap. 3 : Ex literis, Decret., lib. 4, + tit. 16.Cum R. eust esposé une en la main son père, et enprès + se vosist allors marier, li arcevesque de Conturbere le li + défendi ; et sor se cil prist une autre. Et cum cil R. et l'autre + feme eussent reconeu que il s'estoit marié avant, et enprès prist une + autre par folie, et li mari deist que il l'avoit esposée, quant li + arcevesques volt aler avant en la cause, le marié apela. Et li + arcevesque li deffendi qu'ele ne se mariast dusque la cause fust + terminée ; cele se maria enprès sa deffense. Le pape mende que si + vot que il ait fience entr'aus, que le segont mariage tienge, et que cil + R. face sa pénitence por ce qu'il se maria contre la deffense sainte + yglise.

+

Note que l'en ne croist pas à qui reconoist par soi por mariage ; et + défense d'iglise n'est pas cause sofisant à départir mariage.

+
+
+ § 3. +

Idem. + De MuliereIdem Paduano episcopo, cap. 3 : + de Muliere, ibid.. L'en dit que se sopcenos + de parenté se marient contre défense d'iglise, il devent estre départi + dusque l'en l'ait seu.

+
+ +
+ + + XVII. Qui sunt leax fezDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 17 : + Qui filit sint legitimi.. + + +
+ § 1. +

Alex. III. ConquestusAlexander + III, cap. I : Conquestus, ibid.. Un ot + enfanz de sa meschine ; il la prist à feme. Quant il fut morz, li + coisin voloient tolir as enfanz l'éritage au père, comme as + bâtarz : et l'en deffent qu'il ne le facent.

+

Note que enfanz sont amoilleré par le mariage fet enprès ; et pape + se pot entremetre d'éritage por reson de péchié.

+
+
+ § 2. +

Idem. + Cum interIdem, cap. 2 : Cum inter, + ibid.. Un se maria à une, et prist à bénoiçon ; enprès + parenté fut prové entr'aus, et furent départi : l'en demende qu'en + dit droit des fiz engendrez avant le département ? L'en dit qu'il + devent estre mollerez, et avoir l'éritage.

+

Note que tens do concevement doit estre noté por le preu as enfanz ; + et l'en croit plus ce qu'est en cuidence que ce qu'est en vérité. Et + note que li enfant que yglise tient amollerez, que li père + les devent norrir, et devent estre lor heir.

+
+
+ § 3. +

Idem. + TransmisseAlexander III Rothomagensi archiepiscopo, + cap. 3  : Transmissœ, Decret, lib. 4, tit. + 17.. Un qui avoit sa meschine, se maria, et norri un enfant + que l'en cuidet qui fut lor fiz ; et il le niéent, et disoent qu'il + le norrisoent por Dé. Et cum li autre enfant le vosissent metre hors de + l'éritage, le pape dit que l'en en doit croire l'ome et la feme, si l'en + ne pot prover qu'il ne soit lor fiz.

+
+
+ § 4. +

Idem, exonen. abbati Herefeidenen. + SatorIdem Exoniensi episcopo et abbati Herfordensi, + cap. 5  : Lator, ibid.. Cum N. eust tret H. + son oncle en cause por sa partie de l'éritage, cil H. dist que le père + N. n'avoit pas esté nez de mariage ; et cum il eussent plédié + devant l'évêque, cil H. apela à la pape, et n'i vint, ne n'i envoia. Le + pape mende à un juige qu'il oe la cause de la nessance N. dedanz deus + mois ; et se cil H. ne prove ce qu'il dit, qu'il mende au juige + devant qui la cause estoit, qu'il défine le plet.

+

Note que certain terme pot estre mis à cez qui plèdeent, dedenz que s'il + ne provent lor intencion, il ne seront pas oïz. Et note qu'il appartient + premièrement au juige estrange conoistre de la cause de la nessance.

+
+
+ § 5. +

Idem. episcop. Exonen. + TantaIdem Exon. episcopo, cap. 6 : + Tanta, ibid.. Se le fornicator se marie o la + damoisele dont il a eu enfanz, li enfant sont molleré par le mariage qui + vint enprès.

+

Note que fiz engendré en avotire ne pot estre molleré ; et ce que + droit damne ne pot estre amendé d'iqui en avant.

+
+
+ § 6. +

Idem. Lud. et Will. + episcop. + TamenIdem London. et Vigorien. episcopis, cap. + 7 : Causam, ibid.Le pape manda à un juiges + que il feissent seisir R. de ses teneures, que sis aos avoit quant il se + mist à la voie d'aler otre-mer. Et por ce que li rois estoit irez que le + pape s'entremestoit de cause de possession, mande le pape qu'il lesse la + cause de possession au roi ; à cui il apartient à juigier de la + nativeté à la mère.

+

Note que la juridicion le pape et des princes est devisée. Et note que + l'en pot quenoistre de l'estat d'aucun enprès ce qu'il est mort.

+
+
+ § 7. +

Idem. ep. et arch. Vincenen. + RelatumIdem episcopo et archidiacono Vincentino, cap. + 8 : Perlatum, Decret, lib. 4, tit 17.. Plet + estoit entre un de parenté ; le mari ala hors do païs ; la + feme ala devant l'évesque, et requist estre départie, que ele ne le poet + plus atendre. Li évesques manda as parenz à la feme qu'il l'enveessent + quérir ; et quant il ne vint, tot fust-il atendu longuement, li + évesques les départi, et li dona congié de soi marier à autre. Ele se + maria, et ot enfanz, que aucun disoent qu'il estoent bastart. Le pape + disoit qu'il sont mollerez, et qu'il devent estre receuz à + l'éritage.

+

Note que se par autorité de iglise sunt aucun départi, lor enfanz sont + mollerez. Note que en cause de mariage doit l'en et pot l'en tesmoinz + recevoir, et sentence doner, tot ne soit le plet entammé.

+
+
+ § 8. +

Celsus, Ebor. ar. + ReferenteCælestinus III Eboracensi archiepiscopo, + cap. 10 : Referente, ibid.. Se aucun se + marie o la cosine sa feme, le mariage est nul, et doit estre + départi ; ne li enfant ne devent pas estre receu à l'éritage.

+
+
+ § 9. +

Idem. + PervenitIdem, cap. 11 : Pervenit, + ibid.. Une feme disoit que entre son père et sa mère avoit eu + léau mariage, et furent en bel estat dusque à la mort ; lor mariage + fut acusé enprès la mort : et qu'ele doit estre heir.

+
+
+ § 10. +

Inno. III. Per tuasInnocentius III, + cap. 12 : Per tuas, ibid.. Un ot un fiz + d'une qu'il tenoit si comme sa damoisele ; il la lessa, et prist + une autre, dont il ot enfanz ; et reconu qu'il avoit la premère + feme ; et quant il se mori, il apela celui enfant son heir. Et + comme contanz fut entr'aus de la léauté à celi enfant, la pape dit que + l'en en doit croire l'ome et la feme. Et com cil fiz prove que sis pères + avoit sa mère espossée, li officiau do leu le juiga à léau. Et cum la + cause envoié au pape, il dit que, de ce que sis pères se maria o + l'autre, mariage ne fu pas entre lui et la premère feme ; et por ce + que l'espossalle fut provée par garenz, il furent overz léaument ; + tot furent les esposalles de présent ou de futur, le pape loe la + sentence, et commende qu'el soit gardée.

+

Note que aucun est prové fiz par le nomemant do père. Et note une + merveille, que aucun pot dire : Ge sui fiz celui ; et la règle + dit que plus vaut ce qu'est en vérité que ce que est en + opinion ; et se emprès esposalles f... aucun la feme, le mariage + est achevez.

+
+
+ § 11. +

Idem nobili viro Montispessu. + Per venerabilemInnocentais III, nobili viro Gu. + Montis Pessulani, cap. 13 : Per venerabilem, + Decret, lib. 4, tit. 17.. Li sires de Montpallier requéroit + le pape qu'il li aléautast ses fiz por estre ses heirs, et provoit à la + pape qu'il le poet fere : car il aléautet cez qui estoient nez + d'avotire et de parenté, qui séent clers ; plus tost pot-il fere + qu'il séent receu à causes séculères, et mesmement de cez qui sont soz + li. Et ce li prove par l'essemple au roi de France, à qui le pape + aléauta ses fiz, qu'il avoit eu de la segonde feme au vivent à l'autre. + Enprès dit le pape que ce n'est pas senz cause : car li rois fut + départiz de la première par juigement d'iglise, et avant qu'il se + mariast o la segonde, et avant que l'en li deffendist ; et disoit + qu'il avoit parenté entre lui et la premère, et ce prova par garenz, et + por ce fust départi ; et com le plet fut comenciez do premer + mariage, li enfant qu'il avoit eu de la segonde devent estre molleré, se + la premère estoit sa cosine. Et cum li rois n'eust pas plus haut de soi + en tenporés choses, l'en l'a fet en espérités ; et autant de poer a + un pape comme ot saint Père.

+

Note que trois menières de causes sunt : criminel, espéritel, et + citéenne  ; et la quarte est meslée, si comme cause de mariage et + patronage. Et note quel poine ont cil qui sont nez en avotire, qu'il ne + poent estre ordenez, ne avoir héritage, ne les pères ne les devent pas + norrir.

+
+
+ § 12. +

Idem. H. et R. can. Benenonen. + Ex tenoreIdem H. et R. canonicis Beneventanis, cap. + 14 : Ex tenore, ibid.. Une demendoit + l'éritage son mari par la reson de un enfant qu'ele avoit eu de lui. + L'en disoit contre lui que son mari avoit esté nez en mariage, car sis + pères l'avoit eu de la seconde feme, au vivent de la première. Encontre + disoit l'en que la segonde ne savoit rien que cil eust autre. Le pape + dist qu'il doit estre léaus.

+

Note que feme est heir à son mari en héritage ; et feme qui plèdee + est receue por ses enfans ; et cil ne sont pas avotre qui ne + nessent pas de avotre conscience ; et mariage est juigé à léau por + l'amor des enfanz, qui autrement seréent desléaus.

+
+
+ § 13. +

Idem Tiberensi + episcop. + GaudemusIdem episcopo Tibur., cap. 15 : + Gaudemus, Decret., lib. 4, tit. 17.. Enfanz + nez de mescréanz en mariage joint en trois ou en deux genou, enprès ce + qu'il sont converti, por le preu de l'iglise, devent estre tenu por + franchi et por léaus.

+
+ +
+ + + XVIII. Qui puent acusser mariageDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. + 18 : Qui matrimonium accusare possunt, vel contra illud + testificari.. + + +
+ § 1. +

Alex. III. nomina. cen. e. + RelatumAlexander III Parisiensi episcopo, cap. + 1 : Relatum, ibid.. Un hom por peor + d'omicide qu'il avoit fet en une cité, s'enfoï. Enprès vindrent uns qui + acusoent le mariage, et disoient que le père à la feme estoit père au + mari, et por ce ne la poet avoir. L'en dit ci que se cil mari furent + ensenble aucune foiz, se li acuseor sont léal, l'en face quérir le + bacheler ; et se l'en ne pot trover, li afferes soit terminez.

+
+
+ § 2. +

Celsus III. A nobisClemens III, + cap. 2 : A nobis, ibid.. L'en demende ci se + l'en pot doner sentence en cause de mariage, se li garant ne dient rien + de parole, mès s'il estaient (escrivent) lor tesmoing par + cherité ? L'en dit que non.

+

Note que nus ne pot estre acusez par letres.

+
+
+ § 3. +

Celsus, papa. + VideturIdem papa Florentino episcopo, cap. 3 : + Videtur, ibid.. L'en dit ci que, en joindre + mariage, les tesmoinz as parenz devent estre plus tost receu que autres +  : car il en sevent plus la vérité.

+
+
+ § 4. +

Idem. + InsuperIdem, cap. 4 : Insuper, + ibid.. Un se maria o une pucele qui n'estoit pas bone à + marier ; et quant ele fut d'aage, enprès quatre anz ou cinq, ele + dist, contre le mariage, que ele se maria contre sa volenté. Et l'en dit + ci que por ce qu'el sofri que cil la f.... une foiz, ele se fist + tort.

+

Note que f..... nuist à celui qui pot réclamer et contredire, et ne le + fet ; et par fermeté est confermé ce que ne valut pas au + commencement.

+
+
+ § 5. +

Inno. III, arc preposito et priori + Sancte M. + SignificanteInnocentius III archiepiscopo, + præposito et priori Sanctæ Mariæ de Alban. Genuen., cap. 5 : + Insuper, ibid.. Un se maria ; enprès la + mère acusa le mariage sa fille, por avoir en aucun denier : et l'en demendoit, tot ne valut rien son acusement, que + la pape en dit ? Le pape mende, que s'il est issi, qu'el ne soit + pas oïe : car ele ne bée que à nuire.

+
+
+ § 6. +

+ Cum in tuaInnocentius III archiepiscopo, præposito et + priori Sanctæ Mariæ de Alban. Genuen., cap. 6 : Cum in + tua, Decret., lib. 4, tit. 18.. Aucun volt un + mariage acuser, qui au tens qu'il fut banni en iglise n'i mist point de + contredit. L'en dit ci qu'il le pot bien fere, s'il n'i fut pas quant il + fut benni, ou s'il fut malade, ou s'il fut en enfance, ou empêchié + d'autre cause ; ne n'est pas oïz à acuser, s'il ne jure que l'en li + a dit ce qu'il met sus, et que par malice ne le fet ; ne il n'est + pas por ce osté d'acuser, s'il l'a apris d'autre.

+

Note que maladie est provable en cause d'ignorance ; et aucun pot + acuser ce qu'il oï en s'enfance ; et allégament d'ignorance n'a + mester en ce que l'en fet apertement ; et aucun est receu à fere + aucune chose où son auctor ne seroit pas receu.

+
+ +
+ + + XIX. De désevremanzDecret Greg. IX, lib. 4, tit. 19, de + Divortiis.. + + +
+ § 1. +

Ex conc. ap. Warmation. + Si mulierEx concilio apud Wormatiam, cap. 1 : + Si quœ mulier, ibid.. Se aucune feme a + porchacée la mort son mari, einssi qu'il le sache, et il ocist aucun de + cez qui le guiètent, en soi deffendant, il la pot lessier.

+
+
+ § 2. +

Alex. III. QuesivitAlexander III, + cap. 2 : Quœsivit, ibid.. Un larron volt sa + feme forcier qu'ele soit larronesse : l'en demende se l'en pot por + ce départir le mariage ? L'en dit que oïl ; mès il remaindront + tozjorz mariz ; et ausint est se la feme velt trère à aucun mal + fere son mari.

+

Note que por fornicacion espéritel pot l'un des mariz lessier + l'autre ; et tot soent départiz hom et feme por fornicacion, il + remainent mariez ; ne le lien do mariage ne pot estre effaciez.

+
+
+ § 3. +

Idem. Abienen. episcopo. + PorroIdem, Ambianen. a. episcopo, cap. 3, + Porro, ibid.. Un par s'autorité lessa sa + feme, por ce que ele estoit cosine sa feme, qui à tort avoit esté + morte : l'en dit qu'il la doit recevoir ; car il ne la dut pas + lessier par s'autorité, sanz juigement d'iglise ; el + s'il n'i vent avant qu'il volle acuser le mariage, bien soent oï. Enprès + dit ci que un avoit pris sa cosine à feme  : l'en commande qu'il + soit départiz, tot ne soit-il acusez de nul.

+
+
+ § 4. +

Idem. + SignificastiAlexander III, cap. 4 : + Significasti, Decret., lib. 4, tit 19.. Un + por avotire, par s'autorité, lessa sa feme ; et come ele soit en + avotire, ele requiert son mari par deus resons : por ce qu'il a + esté acheson de mariage, et por ce qu'il l'avoit lessée par s'autorité. + Et l'en dit que li hom la repreigne, s'il ne est avotre.

+

Note que feme qui n'a son seignor et qui le demende, ne pot estre oïe, + s'ele a fet avotire.

+
+
+ § 5. +

Idem. + Ex litterisIdem, cap. 5 : Ex + literis, ibid.. Un évesque réconcilia sovent un + bacheler, qui avoit nom Guillerme, à sa feme ; enprès il l'acussa + de fornicacion, et ele reconut qu'ele l'avoit fet par povreté ; et + issi li évesque li enjoint continence. Li évesque oï dire qu'il se + voloit marier à une autre : il le li deffendi, et cil ne le lessa + pas. L'en commende qu'il pregne la première, et face sa pénitence.

+

Note que le évesque et ses chanoines devent oïr les causes, et terminer. + Note que qui reconoist aucune chose en droit est vencu ; et feme + qui pèche par povreté n'est pas acusée (excusée).

+
+
+ § 6. +

Urb. Floriacen. episcopo. + De illâUrbanus III Florentino episcopo, cap. 6 : + De illa, ibid.. Se li hom chiet en bogrerie, + la feme bone crestiene le lesse. Et l'en dit que, s'il sont endui + départi par jugement d'iglise, l'en ne doit pas forcier de retorner à + celi mari ; et s'ele s'en vet par s'autorité, por fere ennui à + l'ome, l'en la doit forcier de retorner à lui.

+
+
+ § 7. +

Inno. Senen. Episcop. + QueritoInnocentais III Ferrariensi episcopo, cap. + 7 : Quanto, ibid.. L'en demende se l'un des + mariz chiet en bogrerie, se l'un, au vivent de l'autre, se pot marier o + autre  ? Et le pape devise, et dit que, si l'un des bogres retorne + à la foi, et l'un ne velt habiter o l'autre, o velt sanz le despit + Nostre Seignor, bien se porra marier par le congié d'iglise ; et + issint entent l'en le dist l'Apostre : Se le bogre s'en vet, auge. + Et se li autres chiet en bogrerie, cil qui remaindra en la foi ne se pot + marier, tot soit ci plus grant le despit au Créator. Car tot soit verai + le mariage qui est entre bogres, il n'est mie quant à crestiens ; car issi le créant auroit domage sanz sa colpe, et ce + avient sovant. Por ce avient que l'on vet contre la malice de plusors, + que s'il savoent que bogrerie poit dépécier mariage, il feindréent + sovent bogrerie por départir de lor femes. Et si est solue la demende, + dont l'en demende se cil qui remaint en la foi, est forciez de retorner + à celi qui retorne à la foi.

+

Note trois cas où mariage de mescréanz est dépeciez par droit ; et + la rigle dit que aucun pert aucune foiz son droit sanz sa colpe.

+
+
+ § 8. +

Idem. Tibiacen. episcopo. + GaudemusInnocentius III Tiberiadensi episcopo, cap. + 8 : Gaudemus, Decret., lib. 4, tit. 19.. + L'en demende premièrement se mescréanz convertiz sont en segont degré de + parenté marié, se l'en les i doit soffrir ? Et l'en dit que oïl, + cum mariage soit entre toz ; et ce prove l'Apostre. Car s'il + estoient por ce départi, tost porroent retorner à l'enciene folie ; + donc il poent bien issi remanoir. Enprès demende l'en se Sarrazin, qui a + plusors femes, se convertist, laquelle il retendra ? Et il est + chose veue que totes : cum li patriarche, segont la vieille loi, + eussent plusors femes ; cum li païen ne soient pas à nos + establissemenz. Enprès il dit encontre que hom se tendra à sa feme, et + non pas à ses femes ; Lamehe por ce qu'il fut repris ; et dit + ci que l'en doit ce tenir, que il ne lut unques à nului avoir plusors + femes, se otroi ne fut à aucun par devine volenté. Enprès dit ci que se + païen refuse sa feme segont sa costume, s'il se convertist, et cele + vive, il ne porra avoir autre, (fors) en trois cas ; + enquels, se la feme malement dessésie, et dement se sésine, ele l'ara. + Et se la feme sit son mari converti à nostre foi, et ele demende avant + qu'il se marie, por les causes devant estres dites, est forciez à + prendre la. Ne avant ne porra pas metre li sus fornicacion, por ce se + ele se maria à autre, se ele n'a fet à autre fornicacion aillors.

+

Note que mariage est entre totes genz ; et li païen ne sont pas soz + noz rigles ; et par baptesme sont péchiez ostez, et non pas + mariage ; et vérité vaut plus que fauseté ; et qui emble, et + ment, et f..., s'il le fet, il pèche. Et note un cas où cil qui est à + tort dessési est ressési.

+
+
+ § 9. +

Idem. Linonen. episcopo. + Is quiIdem Livoniensi episcopo et eis qui cum ipso + sunt fratribus, cap. 9 : Deus, qui, ibid.. + Unes genz avoient acostumé, avant qu'il se convertissent, + prendre en mariage les femes lor frères. Li un ne se voloient convertir + por eles retenir ; et la pape lor otroie por la noviauté de la foi. + Mès quant il seront afermé, qu'il ne le facent ; et tot ce lor + otroie l'en ou segont degré ou en l'autre.

+
+ +
+ + + XX. De doere restablir après désevrementDecret. Greg. IX, lib. 4, + tit. 20 : de Donationibus inter virum et uxorem, et de dote + post divortium restituenda.. + + +
+ § 1. +

Ex. con. Warmiacen. + MulieresEx concilie habito apud Wormatiam, cap. + 1 : Mulieres, ibid.. L'en dit que se feme + est départie de son mari sanz sa colpe, ele doit avoir son doere.

+

Note : se mariage est rapelé, et le doaire, et quantque est doné par + mariage.

+
+
+ § 2. +

Urb. III, decano et ca. lexonen. + SignificavitUrbanus III decano, cantori et capitulo + Lexon., cap. 2. : Significavit, ibid.. + Quant lignage est prové, et le mariage est départi, li hom ne velt + rendre à la feme son doaire, ne rien qu'il éent conquis ensemble : + le pape mende que l'en rende à la feme son doaire et la moité de ce + qu'il ont conquis.

+
+
+ § 3. +

Celsus III. De prudentiaClemens + III, cap. 3 : de Prudentia, ibid.. Cause de + mariage fut baillée à un juige qui a doné sentence, n'onques ne parla de + doaire : l'en demende qu'en dit droit ? Et l'en dit que cil + qui dona sentence de département dut conoistre do doaire ; donc + l'en commende que le mari soit forciez par escommeniement rendre le + doaire.

+

Note que quant cause de mariage est, cause de doere i est ballie ; + et qui a le principan, si a l'apertenant ; et se le mariage est + départi par droite cause, la feme doit avoir son doere.

+
+
+ § 4. +

Celsus. + PlerumqueClemens III, cap. 4 : + Plerumque, ibid. Se par fornicacion ou par + sa volenté se départ de son mari, et fame enprès ne soit pas recordée, + et li hom more, l'en demende se ele pot son doere demender à coisins à + l'ome ? Et l'en dit que non.

+

Note que se feme fait fornicacion, ne ne se racorde pas à son mari, ele + pert son doere ; et d'iqui puet l'en prendre une rigle, que l'un + gaagne en la folie à l'autre.

+
+
+ § 5. +

Inno. III. Et si + necesseInnocentius III Compostel. archiepiscopo, et + universis episcopis in regno Legionensi constitutis, cap. 5 : + Et si necesse, Decret. lib. 4, tit. 20.. Uns + rois prist la fille au roi de Castele à feme, et li dona chastiaus en + doaire, par tel convent que, si trovoist vers lui nule acheson porquoi + il la lessât, li chastiau li remendrent. Et cum il fust aperessent qu'il + estoient cosin, ne la voloit lessier, qu'il ne perdist les châtiaus. Le + pape dit, que cum il n'et pas mariage entr'aus, qu'il let au roi ses + chastiaus.

+

Note que là où mariage ne pot estre ; ne doaire ; et la reigle + dit : Ce qu'est doné sanz cause, pot l'en redemender.

+
+
+ § 6. +

Idem. + NuperIdem archidiac. S. Andreæ in Scotia, cap. + 6 : Nuper, ibid.. Se l'en otroie à aucun + tenir aucune chose à sa vie, s'il otroie icele chose ou partie à aucune + en doaire, l'en demende, quant li hom sera mort, se la feme le pot + retenir ? Et encore demende l'en se l'en done aucune chose à aucun, + et à son heir que l'en a de sa prode feme, de l'aport d'icele chose qui + est donée en doaire de son seignor, s'il mort sanz heir, se la feme le + pot demender, ou s'il doit retorner à celi qui primes le dona au + premier ? A ce respont l'en que cil ne pot doner outre sa vie ce + qu'il n'avoit que à sa vie. Au segont dit l'en que la feme, enprès la + mort au mari, ne pot ce retenir, se cil ne l'otroie qui fit avant le + don.

+

Note que yglise doit deffendre cause de veve et de povres persones ; + et la règle dit que nus ne pot plus doner à autre que il n'a ; et + nos ne devon pas deffendre cause à tort.

+
+
+ § 7. +

Idem. arch. et ar. Janen. + Per tuasIdem archiepiscopo et archidiac. Genuen., + cap. 7 : Per vestras, ibid.. L'en dit + contre un home qui redemendoit le doere sa feme, que il avoit chacée de + soi, et qu'il avoit la vérité teue quant il empétra les letres, que l'en + avoit juigé que por ce que il apovrissoit, il ne li poeist fere doaire. + Quant ce fut prové, li juige li commendèrent qu'il reprist sa feme, et + que li doaire fust mis en autre main, dusque le plége fust donez. Le + pape dit que bien pot l'en baller à l'ome un po de doaire, à qui l'en + balle le cors à la feme  ; donc il mande que l'en li aseigne + doaire, en donant aucune plévine, ou qu'il soit ballié à aucun marcheant + qui l'esplète, que cil en puisse sostenir le fès do + mariage ; car poor seroit, se le doaire estoit retenu, que li un et + li autre encore péril de fornicacion.

+
+
+ § 8. +

Gregorius nonus. + DonatioGregorius IX, cap. 8 : + Donatio, Decret, lib. 4, tit. 20.. Ceste + décrétale est devisée en deus parties : primes dit l'en que, se don + est fet entre home et feme en mariage, et li un en soit plus povre, le + don ne vaut rien. Enprès dit l'en que quant le mariage est départi, les + doaires retornent arières, se costume ne vet encontre, ou + convenance.

+
+ +
+ + + XXI. De doere et de la poeste. + + +
+ § 1. +

Cause de doaire est perdurable à la persone de la feme, et à ses heirs + qui istront de celui mariage. Il apartient au juige que les femes aient + lor doaire sauf, par maintes resons : por ce qu'ele est de povre + porvéance de sa vie ; l'autre si est, por ce qu'ele est sevre au + seignor, et por ce qu'ele a dolor d'enfantement plus que sire n'a.

+

Non de doere n'est pas raportez à mariage que ne puet estre fet ; + car doere ne puet estre fet sanz mariage, et là où il n'i a point de + mariage, il n'i a point de doere. L'en ne puet plus doner au doere que + la costume done, mès l'en puet bien plus apeticier que la costume ne + done. Se aucuns prent sa première feme, il la puet doer de la moitié de + toz ses biens ; et la segonde ausint, sauf le premier doere ; + et la tierce ausint, sauf le doere à la segonde ; et toz les autres + en consiguance. Et dit que se feme est départie de son mari sanz sa + colpe, ele doit avoir son doere. Enprès l'en dit que se mariages n'est + célébrez par la bénoïçon, et il n'avient en charnel compoignie ensemble, + et est enprès dépéciez, ci n'a point de doere. Quant lignages est + provez, et li mariages est départiz, l'en doit rendre à la feme son + doere, et la moitié des conquez.

+
+
+ § 2. +

Idem. Une feme a son doere dou don de son premier + seignor, et prant le segont seignor. Li segonz sire baille le doere à + gaagnier à trois anz à un laboreor, et li preste dix livres por le fere + valoir. Dedanz les trois anz, la feme muert, et eschiet li doeres, et + demende li sires ses dix livres, et li heir et li laborreres en vienent + encontre, et veulent avoir le prest. Et l'en respont que il + n'auront pas le prest, car nus n'est puniz sanz colpe. Car il fist ce + par droit, par droit li tolit, il ne meffit de riens ; et cil à qui + il fit marchié, poit bien savoir que ce li en poet avenir.

+
+
+ § 3. +

Doere en fié de la dame a le mestre herbergage en arpant se il i a plus + de un arpant, la dame l'ara ; mès ele le fera avant de terre.

+
+
+ § 4. +

Totes les choses assemblées dou premer mariage sont as premiers enfanz, + ne nus n'i a doere, ne segont mariage, ne trez, dedans la banliue.

+
+ +
+ + + XXII. De segondes nocesDecret. Greg. IX, lib. 4, tit. 21 : + de Secundis nuptiis.. + + +
+ § 1. +

Alexander III. CapellanusAlexander + III, cap. 1 : Capellanum, ibid.. Un + chapelain avoit fet bénoïçon de deus, qui segonde foiz estoient + mariez : l'en dit qu'il doit estre sospenduz de l'ofice et do + bénéfice, et qu'il auge à Rome.

+

Note que cil qui ont deus femes, s'il se marient segonde foiz, ne devent + pas estre bénéiz.

+
+
+ § 2. +

Lucius. + DominusLucius III universis Christianis in + captivitate Sarracenorum positis, cap. 2 : + Dominus, ibid.. L'en dit ci que feme ne se doit + pas marier, se ele n'est certaine de la mort son mari ; et s'ele se + marie, cil la porra f....., mès ele n'en porra pas requerre. Et se le + premier home que l'en cuidoit que fut mort retorne, la feme retornera à + lui.

+

Note que nul ne se pot marier, s'il ne set la mort à l'autre.

+
+
+ § 3. +

Urb. III. Vigilien. episcopo. + Vir autemUrbanus III Vigiliensi episcopo, cap. + 3 : Vir autem, ibid.. L'en dit ci que haute + béneïçon n'est pas en segont mariage, que l'en ne face tort au + sacremant.

+

Note que femes qui segonde fois se marient, ne devent pas estre bénoittes + de provoire.

+
+
+ § 4. +

Idem. + Super illaIdem Exonensi episcopo, cap. 4 : + Super illa, ibid.. L'en demende se feme, + dedanz le tens qu'ele doit son mari plorer, se se pot marier sanz estre + mal renomée ? Et l'en dit que oï ; car demanois qu'il est + morz, est la feme délivre.

+
+
+ § 5. +

Inno. III. P. nobili + mulieri. Cum secundum apostolumInnocentius + III P. nobili mulieri, cap. 5 : Cum secundum + Apostolum, Decret., lib. 4, tit. 21.. Quant le + mari fut mort, la feme demenda congié de soi marier, sanz encorre male + renomée de la loi, qui deffent que nule ne se marie dedanz le tens + qu'ele doit plorer. Le pape dit qu'ele se pot marier de par Dé, segont + ce que li Apostre le dit et commende.

+

Note que se feme se marie dedanz le tans de plor, ele n'est pas man + renomée.

+
+ +
+ + + XXIII. De baill. + + +
+ § 1. +

Tuit cil qui tiennent en fié sont en baill por la reson dou fié. Or + demende l'en qui aura baill ? L'en dit que li plus prés. Et s'il i + a feme ou home iue, qui aura léal ball ? Li uns ou les dui ? + L'en dit : li mâles aura la garde. Et s'il sont trois mâles iues en + l'eschéete, li dui auront le bail ; et li autres aura la garde, et + aura avenant por la garde.

+
+
+ § 2. +

Et tel chose si est de fié partable. Car choses non partables, et non de + baronies, de contez, qui sera de deus yues homes, ou home et fame, ou + feme et fame pareil, et li deus homes ont le preu, et uns a la + garde ; et de trois fréres, li ainznez a la garde. Ne feme ne prent + tant com il i ait homme issint près. Et se li frères ainznez est morz, + et ai an (eu) l'eenneté, li autre ont le bail yuiement.

+
+
+ § 3. +

Et baill dure dusque vingt-un an, et en feme, à quinze anz. Et mariage + tost-il bail ? Nenil, en home ; et en feme, oïl. En roi n'a + point de baill, mès il i a garde. Et les issues des choses à celui qui + est en baill, sont à celui qui a le bail. Et l'en doit garderles choses + dou baill en point.

+
+
+ § 4. +

Quiconques reçoit bail, il le reçoit atot son fès ; et tot doie le + menor, cil qui prent le bail paie les detes ; et quant le menor + viant à àge, il s'en vet o ses choses toz quites.

+

Autrement vet dou vilenages : tant com li pères et la mère se tient + de marier, tant ont de bail ; et quant il se marient, si faut le + bail, et sont comme compoignon, por quoi lor biens soent acompoignez à + lors ; autrement non.

+
+
+ § 5. +

Puis que la chose passe à autre que à la mère et au père, + bail faut ; mes garde ne faut pas, ainz doit avoir li plus près la + garde de l'enfant.

+
+
+ § 6. +

Or demende l'en en desvé, ou en home qui ne set qui se fet, ou en malade + qui ait maladie perpétuel, savoir s'il i a bau ? Et l'en dit que + non ; mes il i a garde, et li profiz de toz ses biens sont + séant.

+
+ +
+
+
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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - - - - - - - - - -
- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI ONZIESME LIVRES - - - LI ONZIESME LIVRES - - - - I. [105rB] Ci titres est d’aucions de choses par feme à mari - ostees [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 25, tit. 2 : de Actione - rerum amotarum. - -
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- -
- § {25.2.1} -
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Paulus dit : li juigemenz des choses ostees a estéesté] - estez dans le ms., corrigé d’après BR - trovez contre cele qui fut feme à aucun, car il ne plest pas au - mestres de droit que l’en ne puisse pledier à lui par aucion de - larrecin. Et li un cuident que ele ne puet pas fere larrecin o son - mari, si comme Nerva et Cassius dient, car la compoignie de feme la - fet dame en une maniere ; et li autre, si comme Sabinus et Proculus, - dient que ele pot bien fere larrecin, autresi comme la fille le fet - à son pere, mes aucion de larrecin n’i a pas lieu de droit qui est - establiz ; et à ceste sentence s’acorde Juliens.

-
-
-
- § {25.2.2} -
-

Paulus dist : car en l’enor de mariage est l’aucion julienne nee - contre la feme.

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-
-
- § {25.2.3} -
-

Paulus : et por ce, s’ele toche à cez choses moismes, aprés le - departement do mariage, ele est tenue de aucion de larrecin. {1} ‹Et - se ses sers fet larrecin›Et se... larrecin] saut du même au - même, integré d’après RB, cf. lat. Item si servus eius - furtum fecerit, nos poons pledier o lui par - aucion de larrecin. {2} Il puet avenir que aucun puet pledier à sa - feme par aucion de larrecin se ele fist larrecin à celi à qui ele - estoit hers, ou à lui meisme, ainz que il la prist à feme ; - neporquant, por la reverence des persones, nos dison que il ne pot - fere en l’un et l’autre cas, fors demander [105vA] ariere la chose - qui fut enblee. {3} Ce que Offilius dist est voirs, que les choses - que la feme a despendues ou vendues ou donees ou gastees par aucunne - maniere au tens do departement sont contenues par non de choses - gastees ou ostees. {4} Se la fille qui est en baill oste aucunnes - choses, Mela et Fulcius dient que aucion en doit estre donee por son - chastel ; car il ne lor plet pas que ele soit obligee par aucion de - larrecin, ou que aucions des choses ostees soit donee contre lui. ¶ - Se li peres et sa fille pledent à son mari por son doere, aucion ne - pot pas estre donee au pere se la fille ne le fet procurator par - bone caucion en juigemant des choses ostees. ‹Mes Proculus dit que - quant la fille est morte il ne convient pas que action de choses - ostees›Mes Proculus...ostees] saut du même au même, - intégré d’après BR, cf. lat. Sed mortua filia in patrem - rerum amotarum actionem dari non oportere Proculus - ait ne soit donee contre le pere fors en tant - com il en est plus riches.

-
-
-
- § {25.2.4} -
-

Ponponius dit que en tant com il a fet par tricherie qu’i n’est pas - venue à lui.

-
-
-
- § {25.2.7} -
-

Ulpianus dit : feme a contre son mari aucion de choses - ostees ; par quoi l’aucionpar quoi l’a.] par quel - aucion dans le ms., corrigé d’après RB, cf. lat. - et compensare potest mulier cum actione, qua maritus - agere vult ob res amotas que il a contre lui, - por cele meisme cause pot estre quitee.

-
-
-
- § {25.2.8} -
-

Ponponius dit : se l’en ne dit pas quant li doeres fut renduz à - la feme que l’en voloit pledier à lui par auction de choses ostees, - por ce ne remaint pas que l’en n’i puisse pledier ; car quant - il n’i a point de doere, si est ceste aucion donee. {1} Sabinus dist - que se la feme ne rent les choses que ele osta, eles doivent estre - prisees par le seremant à l’ome.

-
-
-
- § {25.2.9} -
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Paulus dit : car il n’est pas droiz que il vende ses choses - maugré suen por le pris que eles valent.

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- § {25.2.10} -
-

Et por ce ne doit il pas asseurer que eles ne seront pas chalengees, - et c’est por la constumence à la feme.

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- § {25.2.11} -
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Ulpianus dist : Marcianus escrist que se li hom met sa feme hors - de sa meson ou la feme son mari, il sont tenuz por aucion de chosees - ostees. ¶ {1} Se cil qui met avant aucionaucion] a - aucion dans le ms. des choses ostees se velt - mestre sor le seremant à son aversere, li aversaires est contrainz à - jurer que il n’a rien osté, por quoi cil jurt avant que il ne le - charge pas dou seremant par malicemalice et la f.] répétition - d’un passage avec quelque moindre changement ; en suivant - la leçon de BR, nous supprimons, après - malice : et la feme est ausi bien - contrainte comme li mariz mes li peres à celui qui osta la - chose n’est pas contrainz de jurer que il n’a rien osté por - quoi cil jurt avant que il ne le charge pas do seremant par - malice ; ce défaut de copie est signalé par un - signe d’attention dans la marge. {2} Et la fe[105vB]me - est autresi bien contrainte comme li mariz ; mes li peres à - celui qui oste les choses n’est pas contrainz de jurer, car il n’est - pas droiz que li uns jurt do fet à l’autre. Cil est donc contrainz - de jurer que l’en dit qui a osté les choses ; et por ce son - heir ne sera pas contrainz de jurer. {3} Se li seremanz est mis sor - aucun et il le velt mestre arriere sor son aversere, il ne senble - pas que li prevoz l’ostroit.

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- § {25.2.12} -
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Paulus dit : ne plus que se aucuns se met sor le seremant à celi - qui plede à lui par aucion de larrecin, savoir mon se cil est - lerres.

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- § {25.2.15} -
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Ulpianus dit : il n’i a point de force se li hom et la feme ont - habité ensenble à ce que aucions de choses ostees aparteignent à un - d’aus ; car ele pot apartenir contre cele qui a osté aucunne - chose de la meson en quoi ele n’abitoit pas o son mari. ¶ {1} La - feme et la bruz poent fere larrecin au mari ou au socre ; mes - eles ne sont pas tenues par aucion de larrecin se le fiz n’est hors - de bau ; car lors pot la bruz fere larrecin à son socre et est - tenue à lui par aucion de larrecin.

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- § {25.2.16} -
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Hermogenes dist : se li bien au mari sont eschoet à la borse - l’enpereor, la feme rendra ce que ele en a osté sanz plus, ja soit - ce que li autre soient condempné à rendre en quatre dobles ce que il - en ont osté.

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- § {25.2.17} -
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Ulpianus dist : se la meschine à aucun a osté de ses choses, nos - usons de tel droit que ele soit tenue par aucion de larrecin. Et nos - disons que par tout la où mariages faut, si comme en cele qui s’est - mariee à celui qui l’avoit en garde, ou contre les commandemanz, ou - en quel maniere que mariage cesse, aucion de choses ostees cesse ; - car ele apartient por cause de departement. {1} Nos apelons - « choses ostees » non pas solement celes que la feme osta - quant ele prist consoil de departir le mariage, mes celes que ele - osta avant se ele les cela ou tens do departement. {2} Juliens dit - que ou tens des choses ostees vienent non pas tant solement les - choses qui encor durent mes celes qui sont faillies ; et ausi poent - eles estre demandees ariere. ¶ {3} Cele qui a osté les choses qui - estoient engagies à son mari est tenuetenue] - tenuz dans le ms., corrigé d’après BR - par aucion des choses ostees. [106rA]

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- § {25.2.18} -
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Paulus dist : et cil qui les avoit engagies les puet demander - arriere ; et l’en doit otroier à l’un et à l’autre à pledier - an.

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- § {25.2.19} -
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Ulpianus dist : se la feme amena larrons en la meson son mari ou - tens do departement et ele lor fist oster les choses, si que ele n’i - tocha onques, ele sera tenue par aucion des choses ostees. C’est - donc voirs que Labeo dit que la feme puet estre tenue par aucion des - choses ostees, ja soit ce que les choses ne sont pas venues à - lui.

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- § {25.2.29} -
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Triphonius dist : li pris des choses ostees doit estre reportez - ou tens ou quel eles furent ostees, car c’est larrecin, ja soit ce - que la feme en soit chastiee plus legierement que uns autres. Et por - ce, cil qui porsiet en bone foi les choses qui sont issi ostees ne - les pot pas gaigner par longue tenue ; mes s’eles sont enpleies - et eles ne sont pas rendues, li pris croist, ausi comme quant l’en - demande arriere chose qui a esté enblee.

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- § {25.2.30} -
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Papinianus dist : quant aucion de choses ostees est mise avant - contre feme aprés ce que li mariages est departiz, se li mariages - est assenblez arriere, l’aucion faut.

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- - - II. Ci titres est de reconoistre les enfanz et de norrir les, ou - les peres ou les patrons ouou] a dans le ms., corrigé - d’après BR, cf. lat. vel parentibus vel patronis vel - libertis cez qui ont esté franchi [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 25, tit. 3 : de - Agnoscendis et alendis liberis, vel parentibus, vel patronis, - vel libertis. - -
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- § {25.3.1} -
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Ulpianus dist : le consoil au senat qui fut fez de reconoistre - les enfanz contient .ii. especes : l’une est de cez qui les - reconoissent et l’autre de celes qui tiennent autrui enfanz por - loer. {1} Il est donc ostroié à la feme, ou à son pere en qui poesté - elle est, ou à celi à qui il le commandent, se il cuident que la - feme soit grosse, que il le denoncent à son mari dedanz .xxx. jorz - aprés le departement do mariage ; ou à son pere en qui poesté - il est ; ou en sa meson se il nene] il dans - le ms., corrigé d’aprés R trovent ne li ne son pere. {2} - Nos apelon « sa meson » son ostel se il maint en - cité ; et se il n’est pas en cité mes en vile, sa meson est la - où il converse. {3} L’en doit donc denoncier au mari que sa feme est - grosse de lui ; mes ce n’est pas que il envoit gardes, et c’est - assez à la feme que ele li face savoir que ele est grosse. Et il - apartient au mari ou que il i envoit gardes ou que il li renonce que - ele n’est pas grosse de lui ; et il est ostroié au mari que il - le face, ou autres por lui. {4} La poine au mari est tele que s’il - [106rB] n’i envoie gardes, ou s’il ne li renunce que ele n’est pas - grosse de lui, il est contrainz de reconoitre l’enfant ; et - s’il ne le reconoist, il doit estre chaciez hors d’ordre. Il doit - donc respondre que ele n’est pas grosse de lui, ou il doit estre - respondu en non de lui ; et s’il le fet issi, il n’avra pas - besoing de reconoistre l’enfant se il n’est verement son fiz. {5} - L’en doit savoir que le denoncemens ne commence pas do mari, mes de - la feme. {6} Mes se li mariz offre garde de son gré et ele ne le - reçoit pas par le juigement au juige, li mariz ou sis peres a - franche poesté que il ne conoisse pas l’enfant. {7} Se la feme ne - denonça pas à son mari dedanz .xxx. jors que ele estoit grosse, - s’ele li denonce aprés, ele devra estre oïe quant la cause sera - coneue. {8} Et s’ele lesse à denoncier de tot, Juliens dit que ce ne - doit pas nuire à l’enfant qui nest. {9} Nos devons conter les .xxx. - jors continués dés le jor do departement. ¶ {10} Julien demande, se - la feme ne denonça pas à son mari dedanz les .xxx. jors, savoir mon - se li consoill au senat i a leu. Et Plancius dist que le - consoill au senat cesse, car il ne senble pas que il entende de - l’enfant qui nest dedanz les .xxx. jors ; et le senat dona - .xxx. jors à denoncier le ; mes ge croi que ceste chose ne - grieve de rien l’enfant. {11} Autresi comme, se la feme denoncie, et - li mariz i eust envoié gardes, ‹nus grief ne li venist de ce. Il li - loira donc avoier que li enfes n’est pas de lui ; ne ce ne li - nuira riens que il i a envoié gardes›nus grief... gardes] saut - du même au même, intégré d’après RB. Et issi l’escrit - Marcianus, et dit que se aucun renie sa feme ou que ele n’est pas - grosse de lui, il li puet envoier gardes sanz nul gref ; - mesmement, se il li dist avant que il les i envoiast. ¶ {12} Juliens - dist que ce qui est compris ou consoil au senat, que se la feme - denonce à son mari que ele est grosse de lui, et il n’envoie pas - gardes à garder la, ne il ne pot pas dire que de lui n’est ele pas - grosse, il li convient par force reconoistre l’enfant qui est nez. - N’apartient pas à ce que, se aucun dist que il reconoist l’enfant, - il soit son heir, ja soit ce que il soit conceuz d’autre ; car, - si comme il dit, quanz l’en comenstcomenst] - commamt dans le ms., corrigé d’après BR, cf. - lat. coepio à pledier la confession au pere - aporte grant grevance à l’enfant. {13} Cil meisme dit encontre que - quant li mariages est departiz, se la feme ne fet les choses qui - sont commandees ou conseill ou senat [106vA], il loisse au pere que - il ne reconoisse pas l’enfant, ce n’apartient pas à ce, que il ne - puisse dire que li enfes fut son, mes à ce sanz plus que li peres - soit contrainz de norrir le, se il est certaine chose que il soit - son fiz. ¶ {14} Cil meismes Juliens dit que se la feme denonce que - ele est grosse, et li mariz ne li nie pas, li enfes n’est pas son à - force, neporquant il doit estre contrainz de norrir le ; car se - il est autremant, ce seroit tort. Se aucun a esté longuement hors do - païs et il revient et trove sa feme grosse, et il la mest hors por - cele cause, se il entrelesse aucunnes des choses qui sont contenues - ou conseil au senat {15}, il apert par ce que li enfes qui nestra - sera son heir ; et se la feme entrelesse aucunnes des choses - que ele deust garder segont le conseill au senat, ce ne nuist rien - au fiz, ne en droiture ne en norriture, si comme li enpereres Pius - l’escrit. Et se li peres despit à fere ce que il devoit fere par le - conseil au senat, il sera contrainz de norrir l’enfant ; mes se - il ne le despit pas, il porra refuser l’enfant. {16} Et quant la - feme li denonça que ele estoit grosse, s’il noia que ce n’estoit pas - de lui, ne il n’i envoia pas gardes, il ne eschivera pas que l’en - n’en quiere se la feme estoit grosse de lui. Et se cele cause est - menee par devant le juige et ‹il› prononce par ce que il a oï que - ele fu grosse de lui, il convient que il reconoisse l’enfant comment - que il soit.

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- § {25.3.2} -
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Julianus dist : en totes causes, il sera freres as autres - enfanz.

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- § {25.3.4} -
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Paulus : Il senble que cil renie l’enfant non pas tant solement - quil dit que il n’est pas son, mes quil le gite, ou quil le nie - norreture, ou qui le met en communs lieus que la gent en aient - pitié. ¶

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- § {25.3.5} -
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Cil meismes dit : se li peres velt que si enfaint le - sostiengnent, ou li enfaint volent que lor pere les norrisse, li - juiges quenoistra de la cause. {1} Mes il convient voer se aucuns - est contrainz de norrir ces enfanz tant solement qui sont en sa - poeté, ou cez qui sont hors de son baill par aucunne maniere. Et ge - croi que se li pere deivent norrir lor enfanz, ja soit ce que il ne - soient pas en lor poesté ; et autresi, li enfant devent norrir - lor pere. {2} Mes il convient voer se li enfant sont contraint tant - solement de norrir lor pere et lor eol et lor beseol par devers le - pere ou la mere, et cez qui sont par devers lui. Et il [106vB] est - mielz que li juiges s’en entremete d’une part et d’autre et sequorre - la où il verra que mestier en sera, ou par besoing ou par maladie. - Et por ce que ceste chose descent de lëaute et d’amor de sanc, il - convient que li juiges regart au desirrer à chescun. {3} Ce maisme - doit l’en dire as enfanz que li pere doivent norrir. {4} Nos - contreignon donc la mere de norrir ses enfanz, et meismement cez qui - sont de porchaz, et les enfanz de norrir lor meres. ¶ {5} Li - enpereres dist que li aiaus de par la mere doit estre contrainz de - norrir lor nevoz. ¶ {6} Cil meismes escrit que li peres norrisse sa - fille se il est certaine chose par devant le juige que ele aist esté - engendree lëaument. {7} Et se li fiz se pot maintenir, il convient - que li juige regardent se il devent commander au pere que il le - norrisse. Et li enperes Pius rescrit issi : « Je te donroi - avenanz juiges, et il commanderont que ton pere te norrisse selonc - la maniere de son chetiel desque tu diz que es si malades que tu ne - puez pas fere ton mestier ». {8} Se li peres renie le filz, et - il dit por ce que il ne le doit pas norrir, ou se li fiz renie le - pere, il convient que li juiges conoissent sor ceste chose. Et quant - il seront certain que il est son fiz ou son pere, lors comoinderunt - il que il le norrisse ; et s’il n’est son pere ou son filz, il - juigeront que il ne le doit pas norrir. ¶ {9} Il convient que s’il - juige que il le doit norrir, ci juigemanz ne grieve de rien la - verité, car il ne juige pas que il fut si fiz ou sis peres, mes que - il le devoit norrir ; et issi l’escrit li sainz enpereres Marc. - ¶ {10} Se aucun refuise à norrir celi de qui il est juigé que il le - norrisse, norreture li sera establie selonc la quantité do - chetel ; et s’il ne les paie, si gage seront pris et vendu tant - que satisfacion soit fete à la sentence. {11} Cil moismes juiges - doit regarder se li peres a aucunne droiturere cause por quoi il ne - velt pas norrir l’enfant que il acuse. ¶ {12} Il est contenuz es - escriz au princes que li peres doit doner norreture as enfanz, non - pas tant solement norreture, mes totes les choses dont il ont - mestier. ¶ {13} Se li fiz qui a meins de .xiiii. anz est hors do - baill, il serail sera] et sera dans le ms., - corrigé d’après BR contrainz de sostenir son pere se il - est povres ; car ce seroit deslëauté que li peres fust - besoignos et li fiz fust riches. ¶ {14} Se la mere demande au pere - les despenses [107rA] que ele a fetes por norrir le fiz, li - enpereres Marc dit que ele doit estre oïe en cez paroles : - « li juige priseront combien ton mari doit rendre por les - necesseres despenses que tu as fetes por norrir ta fille ; ne - tu ne poz pas demander les choses que tu li feisses par la reson do - mariage se sis peres les norrissent ». {15} Reson dede] - dist dans le ms., corrigé d’après BR - pitié dist que li heirs qui est riches doit sostenir le pere et sa - mere se il en ont besoing. {16} Ja soit ce que li fiz doit sostenir - sa mere par le droit naturel, ne por tant il ne doit pas estre - contrainz de paier ses detes. {17} Il a esté escrit que li heir au - fiz devent estre contrainz de fere ce que li fiz fesoit por l’ofice - de pitié quant il vivoit ; mes ce ne doit pas estre fet fors - quant li peres est amenez à trop grant povreté. ¶ {18} Li juige - solent conoistre entre les patrons ‹et› cez que il ont franchi se - l’en plede que li un norrissent les autres. ¶ Se il vient donc que - cil nene] non dans le ms. corrigé d’après - BR les ont pas franchiz, li juige en doivent conoistre - premierement ; et s’il sievent certainement que il aient esté - franchi, il doivent juigier que il norrissent les patrons ; et - li juigemanz ne todra pas à celui qui fut franchi poer de pledier se - il nie que il ne fut pas franchi. ¶ {19} Norreture doit estre donee - à besoignos selonc la quantité do chetel ; et s’il ont de quoi - il se puissent vivre, li juiges ne lor feront pas doner autre - norreture. ¶ {20} L’en pot doter se cil qui ont esté franchi doivent - norrir lor patrons tant solement ou les enfanz aus patrons. Et ge - cuit que se li juige voent droite cause, il doivent juigier que li - enfant au patrons soent nourrinourri] norrri dans - le ms. ; mes il ne le doivent pas juigier si - legierement des enfanz come des patrons, car servises doit estre fez - non pas solement as patrons mes à lor enfanz. {21} Et cil qui la - mere franchi est contrainz de norrir les enfanz. {22} Se aucuns velt - que cil qui est franchiz por celi qu’i franchi le norrisse, ou cil - que il franchi por ce que il li fut enjoint en .i. testamant, ou cil - que il a achaté des deners que il meismes li bailla, il ne doit pas - estre oïz, si comme Marciaux escrit. Et il oelme ce patron à celui - qui pert la droiture do patronage por ce que il demande loier de cez - que il a franchi. {23} Et il dit que li fiz au patron qui acusa de - crime capital celui que sis peres franchi ne li doit pas demander - norreture. {24} Cele qui a esté franchie est contrainte de norrir - son patron. ¶ {25} Arbitres seultseult] solent - dans le ms., corrigé d’après BR estre donez à - ju[107rB]igier la norreture qui doit estre donee au patron, qui doit - regarder combien cil qui a esté franchi a en son chetel, si que il - atenpre selonc ce la norreture. Et cele norreture sera donee tant - comme li patrons en i avra besoing, et cil qui fut franchiz le porra - fere. {26} Se cil qui ont esté franchiz sont riche, il sont - contraint de norrir le pere et la mere à lor patron quant li patrons - et son fiz sont mort.

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- § {25.3.7} -
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Cil meismes dit : se aucun nie que il n’est pas mariz à une feme - et que li mariages qui fez entre aus n’est nus por ce que il est - apareilliez de prover que ele est serve, ‹il doit estre contrainz de - norrir les enfanz dedenz ce. Et se il est prové que ele est - serve›il doit... serve] saut du même au même, integré - d’après BR, cf. lat. de alimenta quidem liberis praestare - interim compellendum, nus griés ne soit - engendriez por ce à celui qui a norri les enfanz.

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- § {25.3.8} -
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Marcianus dit : li enfant à noz enfanz malles apartienent à - nostre cost ; mes il n’est pas autresi as enfanz à noz filles, - car il est aperte chose que li enfes à la fille n’apartient pas au - cost à son ael mes à son pere, se li peres n’est morz ou - besoignos.

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- § {25.3.9} -
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Paulus dit : li patrons ou li enfant au patron n’ont nule - droiture as biens à cez qui ont esté franchi tant comme il vivent, - s’il ne mostrentmostrent] mostre dans le ms., - corrigé d’après BR, cf. lat. probaverint, - por devant les prevoz, que il sont si malade ou si povre que cil que - il ont franchi lor doivent por droit aidier à vivre dede] - ce de dans le ms., corrigé d’après BR, le texte - se lit mieux sans ce mois en mois. Et issi - est il escleré as establissemanz à plusors princes.

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- - - III. Ci titres est de garder la vente à la feme [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 25, tit. 4 : de - Inspiciendo ventre custodiendoque partu. - -
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- § {25.4.1} -
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Ulpianus dist : il avient au tens au sainz freres que uns homs - disoit que sa feme estoit grosse, et ele li nioit. Et quant consoill - lor en fut demandez, il ascritrent à Prisicien le prevost de la cité - en tex paroles : « il senble que SevoirsSevoirs] - set voiers dans le ms., corrigé d’après R, cf. - lat. Novam rem desiderare Rutilius Severus - videtur requerre novele chose, que il mete garde à - sa feme qui est departie de lui qui nie que ele n’est pas - grosse ; et por ce, ne se doit nus merveillier se nos meton - novel consoil. Se il se tient donc en cele requeste, il est bien que - l’en eslisse la meson à une prode feme en que la feme viegne ; - illoc ait trois ventreres esprovees et sages et lëaux qui la - regarderont par ton commandemant. Et se totes les trois, ou les - dues, dient que il lor senble que ele soit grosse, il convendra - amonester la feme que ele reçoeve la garde ; autresi comme se ele - meismes l’eust requis. Et s’ele n’a enfant, li mariz sache que ce - apartient à sa male renomee ; car il senble que il l’a fet por aucun - tort à la feme. Ou se les trois femes, ou les dues, dient que ele - n’est pas grosse, il n’i a nule cause [107vA] en garder la ». - {1} Et por cez trois voit l’en apertement que le consoil au senat de - reconoistre les enfanz n’i a pas lieu se la feme ne velt fere - senblant que ele soit grosse, ou ‹e›le nie que ele ne l’est pas. Ne - ce n’est pas torz, car ainz que li enfes soit nez, c’est une partie - des entrailles à la feme ; mes quant li enfes est nez, li peres - le pot demander comme sien, ou requerre que il soit aportez avant. - Li princes secort donc en cause necesaire. {2} Et selonc ces letres, - la feme puet estre apelee par devant le prevost et li puet l’en - demander s’ele quide estre grosse ; et ele doit estre - contrainte de respondre. {3} S’ele respont donc pas, ou ele ne vient - pas par devant le prevost, li enjoindron nos la poine do consoill au - senat, c’est à savoir que il loise au mari à tenir l’enfant ? - Mes il pot avenir que li mariz ne se tiegne pas apaié de tant, car - il a greignor desirrer d’estre peres que d’estre sanz enfanz. ¶ Il - conveindra donc que ele soit contrainte par la force au prevost de - venir à cort et de respondre ; et s’ele n’i velt venir, ou ele - i vient et ele ne velt respondre, il convendra que si gage soent - pris et que ele soit contrainte par poine de chetel. {4} S’ele - respont donc que ele est grosse, il convindra garder l’ordre qui est - dite ou consoil ou senat ; et s’ele nie, lors doit li prevoz - apeler les ventrieres, selonc ce que nos avon dit avant. {5} Et l’en - doit savoir que il n’est pas otroié au mari o à la feme à apeler - aucunne ventriere, mes li prevoz les i doit totes metre. {6} Et si - doit eslire la meson à la prode feme, où ele doit venir por estre - veüe. {7} Et s’ele ne velt pas estre veüe, ou ele ne vet pas à la - meson à la prode feme, li prevoz la doit contraindre par s’autorité. - {8} Et se totes les ventrieres, ou les .ii., dient que ele n’est pas - grosse, l’en demande s’ele pot por ceste cause pledier à son mari - par aucion de tort fet. Et ge croi que oïl bien, se issi est - que li mariz la feist voer por cause de fere li tort. Mes s’il ne li - fist pas par tel corage, mes por ce que il cuidoit que ele fut - grosse por aucunne droite cause ou por le grant deserrer que il - avoit d’avoir enfanz, et por ce que ele li avoit fet acroire tant - comme li mariages duroit, il est droiz que l’en pardoint au mari. - {9} Il convient savoir que certain tens n’est pas establiz es letres - que nos avon dit avant, ja soit ce que termes soit establiz à la - feme ou conseil au senat, qui fut de reconoistre les enfanz. Comment - sera il donc, diron nos que loira toz [107vB] jorz au mari à apeler - sa feme par devant le prevost, ou nos li establiron terme de .xxx. - jorz ? Et je cuit que, quant li prevoz avra coneu la cause, il - devra oïr le mari aprés .xxx. jorz. ¶ {10} Li prevoz dit ici de - regarder le ventre à la feme et de garder l’enfant : « se feme dit, - puis que sis mariz est morz, que ele est grosse, et ele denonce .ii. - foiz ou mois à cez à qui la chose apartient ou à lor procurator que - il envoient, se il volent, por voer son ventre, franches femes i - soient envoies, qui la gardent totes ensenble, si que nule d’aus ne - toche à son ventre malgré suen. ¶ Et la feme est enfant en la meson - à une autre prode feme que je li establiroi .xxx. jorz ainz que la - feme cuide avoir enfanz ; ele face à savoir à cez à qui la - chose apartient ou à lor procurator que il i envoient, se il volent, - qui gardent son ventre. En la chambre en quoi ele devra enfanter - n’oit que une antree ; et devent cele entree a trois homes et - trois franches femes qui la gardent lëaument ; totes les foiz - que cele feme entre en la chambre, ou que ele se vet boignier, les - gardes i regardent avant, s’eles volent, et metent hors cez qui sont - entré. Et quant la feme commencera à travallier, ele face savoir à - cez à qui la chose apartient ou à lor procurator que il i envoient - qui soit la où ele avra enfant ; et il i envoient franches - femes .v. sanz plus, si que por desus les .ii. ventrieres que il - n’oit en la chambra où ele enfantera que .x. franches femes, et .vi. - serves, et totes les autres en soient mises hors. Et en la chambre - où ele devra enfanter n’oit pas mois de .iii. lumieres ; car - tenebres sont convenables à lui ballier autrui enfant et à faindre - que ele a enfanté. Li enfes qui sera nez soit mostrez à cez à qui la - chose apartient ou à lor procurator, s’il le volent voer ; et - soit balliez à norrir la où li peres commandera. Et se cil ne le - velt recevoir quant la cause sera coneue, je establiroi où il devra - estre norriz ; et cil qui le prendra à norrir le mostrera .ii. - foiz au mois tant que il avra .iii. mois ; et aprés ce, ‹une - fois ou mois, tant que il ait .vi. mois ; et aprés ce›une - fois... après ce] saut du même au même, intégré d’après B, cf. - lat. ex eo tempore quoad sex mensum sit, semel in - mense, en .ii. ‹mois›mois] intégré - d’après BR, cf. lat. alternis mensibus une - foiz tant que il ait un an ; et quant il avra .i. an, il - mostrera en .vi. mois une foiz jusque tant que il puisse parler. ¶ - S’i ne plet à aucunne que son ventre soit gardezgardez] - garder dans le ms., corrigé d’après BR - ou veuz ou que l’en soit à son enfantement ou se aucunne chose est - fete por quoi il ne soit pas fez issi comme nos avons dit avant, je - ne donroi pas à l’enfant qui nestra la possession, ou se li enfes - qui est nez n’est mostrez si comme [108rA] nos avon dit. Et je - promest que je donrai ces aucions à cez à qui la possessions des - biens est donee par mon bannissement ; mes je ne la donrai pas - à cez se il me senble que il n’i ait droite cause ». ¶ {11} Ja - soit ce que li bannissement au prevost est bien aperz, neporquant - l’en ne doit pas despire l’exposition. {12} Il convient donc que la - feme face savoir que ele soit grosse à cez qui eussent preu s’ele - n’eust pas enfanz por ce que il eussent tot l’eritage ou une partie, - ou par testamant ou sanz testamant. {13} Et se uns sers avoit esté - fez hers, se la feme au mort n’eust enfanz, Aristo escrit que, ja - soit ce que totes les choses qui sont dites au banissement au - prevost ne doevent pas estre gardees envers lui, neporquant il - convient garder celes qui sont dites de - l’enfantementenfantement] enfant dans le ms., - corrigé d’après BR, cf. lat. circa partum - custodiendum. Et je croi que cele sentence est - veroie, car c’est li communs preuz que feme ne tiengne pas autrui - enfanz por suen, que la digneté des ordres et des mestiers soit - gardee. Et por ce donc que li sers est en esperance de l’eritage, - quex que il soit, il doit estre oïz, car il fet la commune besoinge - et la soe propre. {14} Et il convient denoncier à cez qui sont en - esperance de l’eritage aprés le serf, si comme à celui qui est - establiz à estre heirs au premier degré, ou à celui qui est plus - procheins d’avoir l’eritage sanz testamant. Se li peres mort sanz - testamant fere, et sisi] li dans le ms., corrigé - d’après BR, cf. lat. si vero plures sint simul - successuri plusor le deussent avoir ensenble, - l’en le doit fere savoir à toz. {15} CeCe] cez - dans le ms., corrigé d’après BR, cf. lat. Quod autem - praetor ait causa cognita… que li prevoz dist, - que quant la cause sera coneue il ne donra pas possession, ou il - verra aucion, apartientapartient] apartenant dans - le ms., corrigé d’après BR, cf. lat. eo - pertinet à ce que se aucunne chose est entrelessie - par rudece ou par ignorance des choses que li prevoz vost que il - gardast, ce ne nuise rien à l’enfant. Que se aucunnes des choses que - li prevoz commanda legierement qui fussent gardees est entrelessie, - la possession des biens ne doit pas por ce estre vee à l’enfant, mes - la costume de la regionregion] religion dans le - ms., corrigé d’après BR, cf. lat. mos - regionis doit estre regardee. Et selonc ce, - convient il garder le ventre et l’enfant quant il nest et puis que - il est nez.

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- § {25.4.2} -
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Julianus dist : li banissemanz de garder l’enfant abat celui qui - est fez à la meniere do consoil au senat qui est apelez Carbonians. - {1} Mes li prevoz doit aucunne foiz quitier cestui quant il avient - par la simplece à la feme et sanz malice que li ventres n’est pas - veuz ne li enfes gardez.

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-
- § {25.4.3} -
-

Paulus dist : se cil qui est establiz à estre heirs aprés - l’enfant qui est encore à nestre, ou cil qui est fez heirs - simplement, velt garder le ventre, il doit estre oïz.

-
-
-
- § {25.4.4} -
-

Scevola [108rB] dist : cil à qui il fut commandé que, se il - morust sanz enfanz, il lessoit à sa seror tot ce qui estoit avenu à - lui des biens au mort, morut et fist son heir de sa fille qui estoit - encore à nestre, et establi que autre fussent son heir enprés lui. - Et por ce que la feme au mort disoit que ele estoit morte, l’en - demande se l’en doit otroier à la seror ou à son procurator à garder - le ventre selonc la forme do banissement. Et la responsse est - que, en ce cas, il senble que il convient regarder à la cure à celui - à qui il fut commandé que li heritages fut rendu ; et selonc - ce, doit l’en establir quant la cause est queneue.

-
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- -
- - - IV. Ci titres est se feme est à tort en possession ou non de son - doere [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 25, tit. 6 : Si mulier - ventris nomiue in possessione calumnia cansa osse - dicetur. - -
-
- -
- § {25.6.1} -
-

Ulpianus dist : se l’en plede de possession ou non de l’enfant - qui est encore ou ventre sa mere, et li heirs se met sus le seremant - à la feme et ele juire que ele est grosse, l’en doit garder le - seremant ; ne la feme ne sera pas tenue autresi comme s’ele fut - mise à tort hors de possession ; ne force ne li doit pas estre - fete aprés le seremant ; neporquant, s’ele enfante, la verité - en sera requisse, savoir mon s’ele fut grosse de celui qui fut son - mariz. Et li seremanz qui est fez entre les uns ne nuist ne ne vaut - aus autres ; il ne nuira pas à l’enfant. ¶ {1} Cist banissement - vient de cele meisme cause de quoi cil devant vient ; car ausi - comme li prevoz est legiers à doner la possession des biens ou non - de l’enfant qui est encore ou ventre, ne doit il pas lessier le - mesfet à la feme que il ne soit puniz. ¶ {2} Il senble que cele est - à tort en possession qui set bien que ele n’est pas grosse et s’est - mise en possession. ¶ {3} Li prevoz promet ceste aucion dedanz .i. - an profitable ; et ne mie outre, por ce que ele est meüe por - fere soffrir poine. {4} Et autresi li prevoz promet aucion por tant - comme li demanderres eust de preu se la feme ne se fust mise en - possession. {5} Li prevoz promest ceste aucion contre le pere se la - fille est venue en possession par lui à tort. ¶ {6} Ceste aucion - apartient à celui qui i eust preu se la feme ne fust mise en - possession, si comme à celui qui devoit estre compoinz de l’eritage, - ou à celui qui fut establiz à estre heirs [108vA] aprés, ou à celui - qui eust l’eritage sanz testamant s’il n’i eust point d’enfant. ¶ - {7} Il senble que il a difference es despens qui sont por le ventre, - car il ne sunt pas demandez arriere se la feme ne vint à tort en la - possession ; et s’ele n’i vint pas à tort, ele ne paera rien. - {8} Por le droit do ventre serunt aucunne foiz li depart creuz. Se - la feme dote savoir mon se ele est grosse, ele est mise hors de - l’eritage ; car Juliens dit que ceste aucion doit estre donee à - l’ohir à celui qui en est mis hors, se ce fu son preu que la feme ne - fut pas misse en possession ; car se ce n’eust esté, et cil qui - fut fez hers eust receu l’eritage, il le lessast plus riche à son - heir. Mes ce sera conté à la feme que plusors des choses de - l’eritage sont amenuisees dusque li heritages ne li remaint pas por - le droit de son ventre. {9} Cil meismes dit : se cil qui fut - establiz à estre hers aprés le premier muert tant comme la feme est - en possession, si heirs demandera à la feme par cele meisme reson le - pris de l’eritage. {10} Mes il convient voer se li lés et li autres - fessel de l’eritage fallent. Et il me senble que l’en puet dire que - cil à qui le lés sont lessié puent user de ceste aucion contre la - feme, car ce fut lor preu que li heritages fut receuz. {11} Et l’en - doit secorre à franchise contre celui qui à pledié par ceste aucion - de l’eritage, si que cil qui à conquis le pris de l’eritage soit - contrainz de doner les franchises qui furent lessies à terme. Et ge - croi que il convient que li prevoz secore à celes qui furent donees - maintenant, si que il les garentisse por s’autorité. {12} Se la - fille qui est en bau i fet tricherie et sis peres en est parçoniers, - il sera tenuz en son non. ¶

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 11 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

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+ + + LI ONZIESME LIVRES + + + LI ONZIESME LIVRES + + + + I. [105rB] Ci titres est d’aucions de choses par feme à mari + ostees [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 25, tit. 2 : de Actione + rerum amotarum. + +
+
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+ § {25.2.1} +
+

Paulus dit : li juigemenz des choses ostees a estéesté] + estez dans le ms., corrigé d’après BR + trovez contre cele qui fut feme à aucun, car il ne plest pas au + mestres de droit que l’en ne puisse pledier à lui par aucion de + larrecin. Et li un cuident que ele ne puet pas fere larrecin o son + mari, si comme Nerva et Cassius dient, car la compoignie de feme la + fet dame en une maniere ; et li autre, si comme Sabinus et Proculus, + dient que ele pot bien fere larrecin, autresi comme la fille le fet + à son pere, mes aucion de larrecin n’i a pas lieu de droit qui est + establiz ; et à ceste sentence s’acorde Juliens.

+
+
+
+ § {25.2.2} +
+

Paulus dist : car en l’enor de mariage est l’aucion julienne nee + contre la feme.

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+
+
+ § {25.2.3} +
+

Paulus : et por ce, s’ele toche à cez choses moismes, aprés le + departement do mariage, ele est tenue de aucion de larrecin. {1} ‹Et + se ses sers fet larrecin›Et se... larrecin] saut du même au + même, integré d’après RB, cf. lat. Item si servus eius + furtum fecerit, nos poons pledier o lui par + aucion de larrecin. {2} Il puet avenir que aucun puet pledier à sa + feme par aucion de larrecin se ele fist larrecin à celi à qui ele + estoit hers, ou à lui meisme, ainz que il la prist à feme ; + neporquant, por la reverence des persones, nos dison que il ne pot + fere en l’un et l’autre cas, fors demander [105vA] ariere la chose + qui fut enblee. {3} Ce que Offilius dist est voirs, que les choses + que la feme a despendues ou vendues ou donees ou gastees par aucunne + maniere au tens do departement sont contenues par non de choses + gastees ou ostees. {4} Se la fille qui est en baill oste aucunnes + choses, Mela et Fulcius dient que aucion en doit estre donee por son + chastel ; car il ne lor plet pas que ele soit obligee par aucion de + larrecin, ou que aucions des choses ostees soit donee contre lui. ¶ + Se li peres et sa fille pledent à son mari por son doere, aucion ne + pot pas estre donee au pere se la fille ne le fet procurator par + bone caucion en juigemant des choses ostees. ‹Mes Proculus dit que + quant la fille est morte il ne convient pas que action de choses + ostees›Mes Proculus...ostees] saut du même au même, + intégré d’après BR, cf. lat. Sed mortua filia in patrem + rerum amotarum actionem dari non oportere Proculus + ait ne soit donee contre le pere fors en tant + com il en est plus riches.

+
+
+
+ § {25.2.4} +
+

Ponponius dit que en tant com il a fet par tricherie qu’i n’est pas + venue à lui.

+
+
+
+ § {25.2.7} +
+

Ulpianus dit : feme a contre son mari aucion de choses + ostees ; par quoi l’aucionpar quoi l’a.] par quel + aucion dans le ms., corrigé d’après RB, cf. lat. + et compensare potest mulier cum actione, qua maritus + agere vult ob res amotas que il a contre lui, + por cele meisme cause pot estre quitee.

+
+
+
+ § {25.2.8} +
+

Ponponius dit : se l’en ne dit pas quant li doeres fut renduz à + la feme que l’en voloit pledier à lui par auction de choses ostees, + por ce ne remaint pas que l’en n’i puisse pledier ; car quant + il n’i a point de doere, si est ceste aucion donee. {1} Sabinus dist + que se la feme ne rent les choses que ele osta, eles doivent estre + prisees par le seremant à l’ome.

+
+
+
+ § {25.2.9} +
+

Paulus dit : car il n’est pas droiz que il vende ses choses + maugré suen por le pris que eles valent.

+
+
+
+ § {25.2.10} +
+

Et por ce ne doit il pas asseurer que eles ne seront pas chalengees, + et c’est por la constumence à la feme.

+
+
+
+ § {25.2.11} +
+

Ulpianus dist : Marcianus escrist que se li hom met sa feme hors + de sa meson ou la feme son mari, il sont tenuz por aucion de chosees + ostees. ¶ {1} Se cil qui met avant aucionaucion] a + aucion dans le ms. des choses ostees se velt + mestre sor le seremant à son aversere, li aversaires est contrainz à + jurer que il n’a rien osté, por quoi cil jurt avant que il ne le + charge pas dou seremant par malicemalice et la f.] répétition + d’un passage avec quelque moindre changement ; en suivant + la leçon de BR, nous supprimons, après + malice : et la feme est ausi bien + contrainte comme li mariz mes li peres à celui qui osta la + chose n’est pas contrainz de jurer que il n’a rien osté por + quoi cil jurt avant que il ne le charge pas do seremant par + malice ; ce défaut de copie est signalé par un + signe d’attention dans la marge. {2} Et la fe[105vB]me + est autresi bien contrainte comme li mariz ; mes li peres à + celui qui oste les choses n’est pas contrainz de jurer, car il n’est + pas droiz que li uns jurt do fet à l’autre. Cil est donc contrainz + de jurer que l’en dit qui a osté les choses ; et por ce son + heir ne sera pas contrainz de jurer. {3} Se li seremanz est mis sor + aucun et il le velt mestre arriere sor son aversere, il ne senble + pas que li prevoz l’ostroit.

+
+
+
+ § {25.2.12} +
+

Paulus dit : ne plus que se aucuns se met sor le seremant à celi + qui plede à lui par aucion de larrecin, savoir mon se cil est + lerres.

+
+
+
+ § {25.2.15} +
+

Ulpianus dit : il n’i a point de force se li hom et la feme ont + habité ensenble à ce que aucions de choses ostees aparteignent à un + d’aus ; car ele pot apartenir contre cele qui a osté aucunne + chose de la meson en quoi ele n’abitoit pas o son mari. ¶ {1} La + feme et la bruz poent fere larrecin au mari ou au socre ; mes + eles ne sont pas tenues par aucion de larrecin se le fiz n’est hors + de bau ; car lors pot la bruz fere larrecin à son socre et est + tenue à lui par aucion de larrecin.

+
+
+
+ § {25.2.16} +
+

Hermogenes dist : se li bien au mari sont eschoet à la borse + l’enpereor, la feme rendra ce que ele en a osté sanz plus, ja soit + ce que li autre soient condempné à rendre en quatre dobles ce que il + en ont osté.

+
+
+
+ § {25.2.17} +
+

Ulpianus dist : se la meschine à aucun a osté de ses choses, nos + usons de tel droit que ele soit tenue par aucion de larrecin. Et nos + disons que par tout la où mariages faut, si comme en cele qui s’est + mariee à celui qui l’avoit en garde, ou contre les commandemanz, ou + en quel maniere que mariage cesse, aucion de choses ostees cesse ; + car ele apartient por cause de departement. {1} Nos apelons + « choses ostees » non pas solement celes que la feme osta + quant ele prist consoil de departir le mariage, mes celes que ele + osta avant se ele les cela ou tens do departement. {2} Juliens dit + que ou tens des choses ostees vienent non pas tant solement les + choses qui encor durent mes celes qui sont faillies ; et ausi poent + eles estre demandees ariere. ¶ {3} Cele qui a osté les choses qui + estoient engagies à son mari est tenuetenue] + tenuz dans le ms., corrigé d’après BR + par aucion des choses ostees. [106rA]

+
+
+
+ § {25.2.18} +
+

Paulus dist : et cil qui les avoit engagies les puet demander + arriere ; et l’en doit otroier à l’un et à l’autre à pledier + an.

+
+
+
+ § {25.2.19} +
+

Ulpianus dist : se la feme amena larrons en la meson son mari ou + tens do departement et ele lor fist oster les choses, si que ele n’i + tocha onques, ele sera tenue par aucion des choses ostees. C’est + donc voirs que Labeo dit que la feme puet estre tenue par aucion des + choses ostees, ja soit ce que les choses ne sont pas venues à + lui.

+
+
+
+ § {25.2.29} +
+

Triphonius dist : li pris des choses ostees doit estre reportez + ou tens ou quel eles furent ostees, car c’est larrecin, ja soit ce + que la feme en soit chastiee plus legierement que uns autres. Et por + ce, cil qui porsiet en bone foi les choses qui sont issi ostees ne + les pot pas gaigner par longue tenue ; mes s’eles sont enpleies + et eles ne sont pas rendues, li pris croist, ausi comme quant l’en + demande arriere chose qui a esté enblee.

+
+
+
+ § {25.2.30} +
+

Papinianus dist : quant aucion de choses ostees est mise avant + contre feme aprés ce que li mariages est departiz, se li mariages + est assenblez arriere, l’aucion faut.

+
+
+ +
+ + + II. Ci titres est de reconoistre les enfanz et de norrir les, ou + les peres ou les patrons ouou] a dans le ms., corrigé + d’après BR, cf. lat. vel parentibus vel patronis vel + libertis cez qui ont esté franchi [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 25, tit. 3 : de + Agnoscendis et alendis liberis, vel parentibus, vel patronis, + vel libertis. + +
+
+ +
+ § {25.3.1} +
+

Ulpianus dist : le consoil au senat qui fut fez de reconoistre + les enfanz contient .ii. especes : l’une est de cez qui les + reconoissent et l’autre de celes qui tiennent autrui enfanz por + loer. {1} Il est donc ostroié à la feme, ou à son pere en qui poesté + elle est, ou à celi à qui il le commandent, se il cuident que la + feme soit grosse, que il le denoncent à son mari dedanz .xxx. jorz + aprés le departement do mariage ; ou à son pere en qui poesté + il est ; ou en sa meson se il nene] il dans + le ms., corrigé d’aprés R trovent ne li ne son pere. {2} + Nos apelon « sa meson » son ostel se il maint en + cité ; et se il n’est pas en cité mes en vile, sa meson est la + où il converse. {3} L’en doit donc denoncier au mari que sa feme est + grosse de lui ; mes ce n’est pas que il envoit gardes, et c’est + assez à la feme que ele li face savoir que ele est grosse. Et il + apartient au mari ou que il i envoit gardes ou que il li renonce que + ele n’est pas grosse de lui ; et il est ostroié au mari que il + le face, ou autres por lui. {4} La poine au mari est tele que s’il + [106rB] n’i envoie gardes, ou s’il ne li renunce que ele n’est pas + grosse de lui, il est contrainz de reconoitre l’enfant ; et + s’il ne le reconoist, il doit estre chaciez hors d’ordre. Il doit + donc respondre que ele n’est pas grosse de lui, ou il doit estre + respondu en non de lui ; et s’il le fet issi, il n’avra pas + besoing de reconoistre l’enfant se il n’est verement son fiz. {5} + L’en doit savoir que le denoncemens ne commence pas do mari, mes de + la feme. {6} Mes se li mariz offre garde de son gré et ele ne le + reçoit pas par le juigement au juige, li mariz ou sis peres a + franche poesté que il ne conoisse pas l’enfant. {7} Se la feme ne + denonça pas à son mari dedanz .xxx. jors que ele estoit grosse, + s’ele li denonce aprés, ele devra estre oïe quant la cause sera + coneue. {8} Et s’ele lesse à denoncier de tot, Juliens dit que ce ne + doit pas nuire à l’enfant qui nest. {9} Nos devons conter les .xxx. + jors continués dés le jor do departement. ¶ {10} Julien demande, se + la feme ne denonça pas à son mari dedanz les .xxx. jors, savoir mon + se li consoill au senat i a leu. Et Plancius dist que le + consoill au senat cesse, car il ne senble pas que il entende de + l’enfant qui nest dedanz les .xxx. jors ; et le senat dona + .xxx. jors à denoncier le ; mes ge croi que ceste chose ne + grieve de rien l’enfant. {11} Autresi comme, se la feme denoncie, et + li mariz i eust envoié gardes, ‹nus grief ne li venist de ce. Il li + loira donc avoier que li enfes n’est pas de lui ; ne ce ne li + nuira riens que il i a envoié gardes›nus grief... gardes] saut + du même au même, intégré d’après RB. Et issi l’escrit + Marcianus, et dit que se aucun renie sa feme ou que ele n’est pas + grosse de lui, il li puet envoier gardes sanz nul gref ; + mesmement, se il li dist avant que il les i envoiast. ¶ {12} Juliens + dist que ce qui est compris ou consoil au senat, que se la feme + denonce à son mari que ele est grosse de lui, et il n’envoie pas + gardes à garder la, ne il ne pot pas dire que de lui n’est ele pas + grosse, il li convient par force reconoistre l’enfant qui est nez. + N’apartient pas à ce que, se aucun dist que il reconoist l’enfant, + il soit son heir, ja soit ce que il soit conceuz d’autre ; car, + si comme il dit, quanz l’en comenstcomenst] + commamt dans le ms., corrigé d’après BR, cf. + lat. coepio à pledier la confession au pere + aporte grant grevance à l’enfant. {13} Cil meisme dit encontre que + quant li mariages est departiz, se la feme ne fet les choses qui + sont commandees ou conseill ou senat [106vA], il loisse au pere que + il ne reconoisse pas l’enfant, ce n’apartient pas à ce, que il ne + puisse dire que li enfes fut son, mes à ce sanz plus que li peres + soit contrainz de norrir le, se il est certaine chose que il soit + son fiz. ¶ {14} Cil meismes Juliens dit que se la feme denonce que + ele est grosse, et li mariz ne li nie pas, li enfes n’est pas son à + force, neporquant il doit estre contrainz de norrir le ; car se + il est autremant, ce seroit tort. Se aucun a esté longuement hors do + païs et il revient et trove sa feme grosse, et il la mest hors por + cele cause, se il entrelesse aucunnes des choses qui sont contenues + ou conseil au senat {15}, il apert par ce que li enfes qui nestra + sera son heir ; et se la feme entrelesse aucunnes des choses + que ele deust garder segont le conseill au senat, ce ne nuist rien + au fiz, ne en droiture ne en norriture, si comme li enpereres Pius + l’escrit. Et se li peres despit à fere ce que il devoit fere par le + conseil au senat, il sera contrainz de norrir l’enfant ; mes se + il ne le despit pas, il porra refuser l’enfant. {16} Et quant la + feme li denonça que ele estoit grosse, s’il noia que ce n’estoit pas + de lui, ne il n’i envoia pas gardes, il ne eschivera pas que l’en + n’en quiere se la feme estoit grosse de lui. Et se cele cause est + menee par devant le juige et ‹il› prononce par ce que il a oï que + ele fu grosse de lui, il convient que il reconoisse l’enfant comment + que il soit.

+
+
+
+ § {25.3.2} +
+

Julianus dist : en totes causes, il sera freres as autres + enfanz.

+
+
+
+ § {25.3.4} +
+

Paulus : Il senble que cil renie l’enfant non pas tant solement + quil dit que il n’est pas son, mes quil le gite, ou quil le nie + norreture, ou qui le met en communs lieus que la gent en aient + pitié. ¶

+
+
+
+ § {25.3.5} +
+

Cil meismes dit : se li peres velt que si enfaint le + sostiengnent, ou li enfaint volent que lor pere les norrisse, li + juiges quenoistra de la cause. {1} Mes il convient voer se aucuns + est contrainz de norrir ces enfanz tant solement qui sont en sa + poeté, ou cez qui sont hors de son baill par aucunne maniere. Et ge + croi que se li pere deivent norrir lor enfanz, ja soit ce que il ne + soient pas en lor poesté ; et autresi, li enfant devent norrir + lor pere. {2} Mes il convient voer se li enfant sont contraint tant + solement de norrir lor pere et lor eol et lor beseol par devers le + pere ou la mere, et cez qui sont par devers lui. Et il [106vB] est + mielz que li juiges s’en entremete d’une part et d’autre et sequorre + la où il verra que mestier en sera, ou par besoing ou par maladie. + Et por ce que ceste chose descent de lëaute et d’amor de sanc, il + convient que li juiges regart au desirrer à chescun. {3} Ce maisme + doit l’en dire as enfanz que li pere doivent norrir. {4} Nos + contreignon donc la mere de norrir ses enfanz, et meismement cez qui + sont de porchaz, et les enfanz de norrir lor meres. ¶ {5} Li + enpereres dist que li aiaus de par la mere doit estre contrainz de + norrir lor nevoz. ¶ {6} Cil meismes escrit que li peres norrisse sa + fille se il est certaine chose par devant le juige que ele aist esté + engendree lëaument. {7} Et se li fiz se pot maintenir, il convient + que li juige regardent se il devent commander au pere que il le + norrisse. Et li enperes Pius rescrit issi : « Je te donroi + avenanz juiges, et il commanderont que ton pere te norrisse selonc + la maniere de son chetiel desque tu diz que es si malades que tu ne + puez pas fere ton mestier ». {8} Se li peres renie le filz, et + il dit por ce que il ne le doit pas norrir, ou se li fiz renie le + pere, il convient que li juiges conoissent sor ceste chose. Et quant + il seront certain que il est son fiz ou son pere, lors comoinderunt + il que il le norrisse ; et s’il n’est son pere ou son filz, il + juigeront que il ne le doit pas norrir. ¶ {9} Il convient que s’il + juige que il le doit norrir, ci juigemanz ne grieve de rien la + verité, car il ne juige pas que il fut si fiz ou sis peres, mes que + il le devoit norrir ; et issi l’escrit li sainz enpereres Marc. + ¶ {10} Se aucun refuise à norrir celi de qui il est juigé que il le + norrisse, norreture li sera establie selonc la quantité do + chetel ; et s’il ne les paie, si gage seront pris et vendu tant + que satisfacion soit fete à la sentence. {11} Cil moismes juiges + doit regarder se li peres a aucunne droiturere cause por quoi il ne + velt pas norrir l’enfant que il acuse. ¶ {12} Il est contenuz es + escriz au princes que li peres doit doner norreture as enfanz, non + pas tant solement norreture, mes totes les choses dont il ont + mestier. ¶ {13} Se li fiz qui a meins de .xiiii. anz est hors do + baill, il serail sera] et sera dans le ms., + corrigé d’après BR contrainz de sostenir son pere se il + est povres ; car ce seroit deslëauté que li peres fust + besoignos et li fiz fust riches. ¶ {14} Se la mere demande au pere + les despenses [107rA] que ele a fetes por norrir le fiz, li + enpereres Marc dit que ele doit estre oïe en cez paroles : + « li juige priseront combien ton mari doit rendre por les + necesseres despenses que tu as fetes por norrir ta fille ; ne + tu ne poz pas demander les choses que tu li feisses par la reson do + mariage se sis peres les norrissent ». {15} Reson dede] + dist dans le ms., corrigé d’après BR + pitié dist que li heirs qui est riches doit sostenir le pere et sa + mere se il en ont besoing. {16} Ja soit ce que li fiz doit sostenir + sa mere par le droit naturel, ne por tant il ne doit pas estre + contrainz de paier ses detes. {17} Il a esté escrit que li heir au + fiz devent estre contrainz de fere ce que li fiz fesoit por l’ofice + de pitié quant il vivoit ; mes ce ne doit pas estre fet fors + quant li peres est amenez à trop grant povreté. ¶ {18} Li juige + solent conoistre entre les patrons ‹et› cez que il ont franchi se + l’en plede que li un norrissent les autres. ¶ Se il vient donc que + cil nene] non dans le ms. corrigé d’après + BR les ont pas franchiz, li juige en doivent conoistre + premierement ; et s’il sievent certainement que il aient esté + franchi, il doivent juigier que il norrissent les patrons ; et + li juigemanz ne todra pas à celui qui fut franchi poer de pledier se + il nie que il ne fut pas franchi. ¶ {19} Norreture doit estre donee + à besoignos selonc la quantité do chetel ; et s’il ont de quoi + il se puissent vivre, li juiges ne lor feront pas doner autre + norreture. ¶ {20} L’en pot doter se cil qui ont esté franchi doivent + norrir lor patrons tant solement ou les enfanz aus patrons. Et ge + cuit que se li juige voent droite cause, il doivent juigier que li + enfant au patrons soent nourrinourri] norrri dans + le ms. ; mes il ne le doivent pas juigier si + legierement des enfanz come des patrons, car servises doit estre fez + non pas solement as patrons mes à lor enfanz. {21} Et cil qui la + mere franchi est contrainz de norrir les enfanz. {22} Se aucuns velt + que cil qui est franchiz por celi qu’i franchi le norrisse, ou cil + que il franchi por ce que il li fut enjoint en .i. testamant, ou cil + que il a achaté des deners que il meismes li bailla, il ne doit pas + estre oïz, si comme Marciaux escrit. Et il oelme ce patron à celui + qui pert la droiture do patronage por ce que il demande loier de cez + que il a franchi. {23} Et il dit que li fiz au patron qui acusa de + crime capital celui que sis peres franchi ne li doit pas demander + norreture. {24} Cele qui a esté franchie est contrainte de norrir + son patron. ¶ {25} Arbitres seultseult] solent + dans le ms., corrigé d’après BR estre donez à + ju[107rB]igier la norreture qui doit estre donee au patron, qui doit + regarder combien cil qui a esté franchi a en son chetel, si que il + atenpre selonc ce la norreture. Et cele norreture sera donee tant + comme li patrons en i avra besoing, et cil qui fut franchiz le porra + fere. {26} Se cil qui ont esté franchiz sont riche, il sont + contraint de norrir le pere et la mere à lor patron quant li patrons + et son fiz sont mort.

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+ § {25.3.7} +
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Cil meismes dit : se aucun nie que il n’est pas mariz à une feme + et que li mariages qui fez entre aus n’est nus por ce que il est + apareilliez de prover que ele est serve, ‹il doit estre contrainz de + norrir les enfanz dedenz ce. Et se il est prové que ele est + serve›il doit... serve] saut du même au même, integré + d’après BR, cf. lat. de alimenta quidem liberis praestare + interim compellendum, nus griés ne soit + engendriez por ce à celui qui a norri les enfanz.

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+ § {25.3.8} +
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Marcianus dit : li enfant à noz enfanz malles apartienent à + nostre cost ; mes il n’est pas autresi as enfanz à noz filles, + car il est aperte chose que li enfes à la fille n’apartient pas au + cost à son ael mes à son pere, se li peres n’est morz ou + besoignos.

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+ § {25.3.9} +
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Paulus dit : li patrons ou li enfant au patron n’ont nule + droiture as biens à cez qui ont esté franchi tant comme il vivent, + s’il ne mostrentmostrent] mostre dans le ms., + corrigé d’après BR, cf. lat. probaverint, + por devant les prevoz, que il sont si malade ou si povre que cil que + il ont franchi lor doivent por droit aidier à vivre dede] + ce de dans le ms., corrigé d’après BR, le texte + se lit mieux sans ce mois en mois. Et issi + est il escleré as establissemanz à plusors princes.

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+ + + III. Ci titres est de garder la vente à la feme [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 25, tit. 4 : de + Inspiciendo ventre custodiendoque partu. + +
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+ § {25.4.1} +
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Ulpianus dist : il avient au tens au sainz freres que uns homs + disoit que sa feme estoit grosse, et ele li nioit. Et quant consoill + lor en fut demandez, il ascritrent à Prisicien le prevost de la cité + en tex paroles : « il senble que SevoirsSevoirs] + set voiers dans le ms., corrigé d’après R, cf. + lat. Novam rem desiderare Rutilius Severus + videtur requerre novele chose, que il mete garde à + sa feme qui est departie de lui qui nie que ele n’est pas + grosse ; et por ce, ne se doit nus merveillier se nos meton + novel consoil. Se il se tient donc en cele requeste, il est bien que + l’en eslisse la meson à une prode feme en que la feme viegne ; + illoc ait trois ventreres esprovees et sages et lëaux qui la + regarderont par ton commandemant. Et se totes les trois, ou les + dues, dient que il lor senble que ele soit grosse, il convendra + amonester la feme que ele reçoeve la garde ; autresi comme se ele + meismes l’eust requis. Et s’ele n’a enfant, li mariz sache que ce + apartient à sa male renomee ; car il senble que il l’a fet por aucun + tort à la feme. Ou se les trois femes, ou les dues, dient que ele + n’est pas grosse, il n’i a nule cause [107vA] en garder la ». + {1} Et por cez trois voit l’en apertement que le consoil au senat de + reconoistre les enfanz n’i a pas lieu se la feme ne velt fere + senblant que ele soit grosse, ou ‹e›le nie que ele ne l’est pas. Ne + ce n’est pas torz, car ainz que li enfes soit nez, c’est une partie + des entrailles à la feme ; mes quant li enfes est nez, li peres + le pot demander comme sien, ou requerre que il soit aportez avant. + Li princes secort donc en cause necesaire. {2} Et selonc ces letres, + la feme puet estre apelee par devant le prevost et li puet l’en + demander s’ele quide estre grosse ; et ele doit estre + contrainte de respondre. {3} S’ele respont donc pas, ou ele ne vient + pas par devant le prevost, li enjoindron nos la poine do consoill au + senat, c’est à savoir que il loise au mari à tenir l’enfant ? + Mes il pot avenir que li mariz ne se tiegne pas apaié de tant, car + il a greignor desirrer d’estre peres que d’estre sanz enfanz. ¶ Il + conveindra donc que ele soit contrainte par la force au prevost de + venir à cort et de respondre ; et s’ele n’i velt venir, ou ele + i vient et ele ne velt respondre, il convendra que si gage soent + pris et que ele soit contrainte par poine de chetel. {4} S’ele + respont donc que ele est grosse, il convindra garder l’ordre qui est + dite ou consoil ou senat ; et s’ele nie, lors doit li prevoz + apeler les ventrieres, selonc ce que nos avon dit avant. {5} Et l’en + doit savoir que il n’est pas otroié au mari o à la feme à apeler + aucunne ventriere, mes li prevoz les i doit totes metre. {6} Et si + doit eslire la meson à la prode feme, où ele doit venir por estre + veüe. {7} Et s’ele ne velt pas estre veüe, ou ele ne vet pas à la + meson à la prode feme, li prevoz la doit contraindre par s’autorité. + {8} Et se totes les ventrieres, ou les .ii., dient que ele n’est pas + grosse, l’en demande s’ele pot por ceste cause pledier à son mari + par aucion de tort fet. Et ge croi que oïl bien, se issi est + que li mariz la feist voer por cause de fere li tort. Mes s’il ne li + fist pas par tel corage, mes por ce que il cuidoit que ele fut + grosse por aucunne droite cause ou por le grant deserrer que il + avoit d’avoir enfanz, et por ce que ele li avoit fet acroire tant + comme li mariages duroit, il est droiz que l’en pardoint au mari. + {9} Il convient savoir que certain tens n’est pas establiz es letres + que nos avon dit avant, ja soit ce que termes soit establiz à la + feme ou conseil au senat, qui fut de reconoistre les enfanz. Comment + sera il donc, diron nos que loira toz [107vB] jorz au mari à apeler + sa feme par devant le prevost, ou nos li establiron terme de .xxx. + jorz ? Et je cuit que, quant li prevoz avra coneu la cause, il + devra oïr le mari aprés .xxx. jorz. ¶ {10} Li prevoz dit ici de + regarder le ventre à la feme et de garder l’enfant : « se feme dit, + puis que sis mariz est morz, que ele est grosse, et ele denonce .ii. + foiz ou mois à cez à qui la chose apartient ou à lor procurator que + il envoient, se il volent, por voer son ventre, franches femes i + soient envoies, qui la gardent totes ensenble, si que nule d’aus ne + toche à son ventre malgré suen. ¶ Et la feme est enfant en la meson + à une autre prode feme que je li establiroi .xxx. jorz ainz que la + feme cuide avoir enfanz ; ele face à savoir à cez à qui la + chose apartient ou à lor procurator que il i envoient, se il volent, + qui gardent son ventre. En la chambre en quoi ele devra enfanter + n’oit que une antree ; et devent cele entree a trois homes et + trois franches femes qui la gardent lëaument ; totes les foiz + que cele feme entre en la chambre, ou que ele se vet boignier, les + gardes i regardent avant, s’eles volent, et metent hors cez qui sont + entré. Et quant la feme commencera à travallier, ele face savoir à + cez à qui la chose apartient ou à lor procurator que il i envoient + qui soit la où ele avra enfant ; et il i envoient franches + femes .v. sanz plus, si que por desus les .ii. ventrieres que il + n’oit en la chambra où ele enfantera que .x. franches femes, et .vi. + serves, et totes les autres en soient mises hors. Et en la chambre + où ele devra enfanter n’oit pas mois de .iii. lumieres ; car + tenebres sont convenables à lui ballier autrui enfant et à faindre + que ele a enfanté. Li enfes qui sera nez soit mostrez à cez à qui la + chose apartient ou à lor procurator, s’il le volent voer ; et + soit balliez à norrir la où li peres commandera. Et se cil ne le + velt recevoir quant la cause sera coneue, je establiroi où il devra + estre norriz ; et cil qui le prendra à norrir le mostrera .ii. + foiz au mois tant que il avra .iii. mois ; et aprés ce, ‹une + fois ou mois, tant que il ait .vi. mois ; et aprés ce›une + fois... après ce] saut du même au même, intégré d’après B, cf. + lat. ex eo tempore quoad sex mensum sit, semel in + mense, en .ii. ‹mois›mois] intégré + d’après BR, cf. lat. alternis mensibus une + foiz tant que il ait un an ; et quant il avra .i. an, il + mostrera en .vi. mois une foiz jusque tant que il puisse parler. ¶ + S’i ne plet à aucunne que son ventre soit gardezgardez] + garder dans le ms., corrigé d’après BR + ou veuz ou que l’en soit à son enfantement ou se aucunne chose est + fete por quoi il ne soit pas fez issi comme nos avons dit avant, je + ne donroi pas à l’enfant qui nestra la possession, ou se li enfes + qui est nez n’est mostrez si comme [108rA] nos avon dit. Et je + promest que je donrai ces aucions à cez à qui la possessions des + biens est donee par mon bannissement ; mes je ne la donrai pas + à cez se il me senble que il n’i ait droite cause ». ¶ {11} Ja + soit ce que li bannissement au prevost est bien aperz, neporquant + l’en ne doit pas despire l’exposition. {12} Il convient donc que la + feme face savoir que ele soit grosse à cez qui eussent preu s’ele + n’eust pas enfanz por ce que il eussent tot l’eritage ou une partie, + ou par testamant ou sanz testamant. {13} Et se uns sers avoit esté + fez hers, se la feme au mort n’eust enfanz, Aristo escrit que, ja + soit ce que totes les choses qui sont dites au banissement au + prevost ne doevent pas estre gardees envers lui, neporquant il + convient garder celes qui sont dites de + l’enfantementenfantement] enfant dans le ms., + corrigé d’après BR, cf. lat. circa partum + custodiendum. Et je croi que cele sentence est + veroie, car c’est li communs preuz que feme ne tiengne pas autrui + enfanz por suen, que la digneté des ordres et des mestiers soit + gardee. Et por ce donc que li sers est en esperance de l’eritage, + quex que il soit, il doit estre oïz, car il fet la commune besoinge + et la soe propre. {14} Et il convient denoncier à cez qui sont en + esperance de l’eritage aprés le serf, si comme à celui qui est + establiz à estre heirs au premier degré, ou à celui qui est plus + procheins d’avoir l’eritage sanz testamant. Se li peres mort sanz + testamant fere, et sisi] li dans le ms., corrigé + d’après BR, cf. lat. si vero plures sint simul + successuri plusor le deussent avoir ensenble, + l’en le doit fere savoir à toz. {15} CeCe] cez + dans le ms., corrigé d’après BR, cf. lat. Quod autem + praetor ait causa cognita… que li prevoz dist, + que quant la cause sera coneue il ne donra pas possession, ou il + verra aucion, apartientapartient] apartenant dans + le ms., corrigé d’après BR, cf. lat. eo + pertinet à ce que se aucunne chose est entrelessie + par rudece ou par ignorance des choses que li prevoz vost que il + gardast, ce ne nuise rien à l’enfant. Que se aucunnes des choses que + li prevoz commanda legierement qui fussent gardees est entrelessie, + la possession des biens ne doit pas por ce estre vee à l’enfant, mes + la costume de la regionregion] religion dans le + ms., corrigé d’après BR, cf. lat. mos + regionis doit estre regardee. Et selonc ce, + convient il garder le ventre et l’enfant quant il nest et puis que + il est nez.

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+ § {25.4.2} +
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Julianus dist : li banissemanz de garder l’enfant abat celui qui + est fez à la meniere do consoil au senat qui est apelez Carbonians. + {1} Mes li prevoz doit aucunne foiz quitier cestui quant il avient + par la simplece à la feme et sanz malice que li ventres n’est pas + veuz ne li enfes gardez.

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+ § {25.4.3} +
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Paulus dist : se cil qui est establiz à estre heirs aprés + l’enfant qui est encore à nestre, ou cil qui est fez heirs + simplement, velt garder le ventre, il doit estre oïz.

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+ § {25.4.4} +
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Scevola [108rB] dist : cil à qui il fut commandé que, se il + morust sanz enfanz, il lessoit à sa seror tot ce qui estoit avenu à + lui des biens au mort, morut et fist son heir de sa fille qui estoit + encore à nestre, et establi que autre fussent son heir enprés lui. + Et por ce que la feme au mort disoit que ele estoit morte, l’en + demande se l’en doit otroier à la seror ou à son procurator à garder + le ventre selonc la forme do banissement. Et la responsse est + que, en ce cas, il senble que il convient regarder à la cure à celui + à qui il fut commandé que li heritages fut rendu ; et selonc + ce, doit l’en establir quant la cause est queneue.

+
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+ +
+ + + IV. Ci titres est se feme est à tort en possession ou non de son + doere [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 25, tit. 6 : Si mulier + ventris nomiue in possessione calumnia cansa osse + dicetur. + +
+
+ +
+ § {25.6.1} +
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Ulpianus dist : se l’en plede de possession ou non de l’enfant + qui est encore ou ventre sa mere, et li heirs se met sus le seremant + à la feme et ele juire que ele est grosse, l’en doit garder le + seremant ; ne la feme ne sera pas tenue autresi comme s’ele fut + mise à tort hors de possession ; ne force ne li doit pas estre + fete aprés le seremant ; neporquant, s’ele enfante, la verité + en sera requisse, savoir mon s’ele fut grosse de celui qui fut son + mariz. Et li seremanz qui est fez entre les uns ne nuist ne ne vaut + aus autres ; il ne nuira pas à l’enfant. ¶ {1} Cist banissement + vient de cele meisme cause de quoi cil devant vient ; car ausi + comme li prevoz est legiers à doner la possession des biens ou non + de l’enfant qui est encore ou ventre, ne doit il pas lessier le + mesfet à la feme que il ne soit puniz. ¶ {2} Il senble que cele est + à tort en possession qui set bien que ele n’est pas grosse et s’est + mise en possession. ¶ {3} Li prevoz promet ceste aucion dedanz .i. + an profitable ; et ne mie outre, por ce que ele est meüe por + fere soffrir poine. {4} Et autresi li prevoz promet aucion por tant + comme li demanderres eust de preu se la feme ne se fust mise en + possession. {5} Li prevoz promest ceste aucion contre le pere se la + fille est venue en possession par lui à tort. ¶ {6} Ceste aucion + apartient à celui qui i eust preu se la feme ne fust mise en + possession, si comme à celui qui devoit estre compoinz de l’eritage, + ou à celui qui fut establiz à estre heirs [108vA] aprés, ou à celui + qui eust l’eritage sanz testamant s’il n’i eust point d’enfant. ¶ + {7} Il senble que il a difference es despens qui sont por le ventre, + car il ne sunt pas demandez arriere se la feme ne vint à tort en la + possession ; et s’ele n’i vint pas à tort, ele ne paera rien. + {8} Por le droit do ventre serunt aucunne foiz li depart creuz. Se + la feme dote savoir mon se ele est grosse, ele est mise hors de + l’eritage ; car Juliens dit que ceste aucion doit estre donee à + l’ohir à celui qui en est mis hors, se ce fu son preu que la feme ne + fut pas misse en possession ; car se ce n’eust esté, et cil qui + fut fez hers eust receu l’eritage, il le lessast plus riche à son + heir. Mes ce sera conté à la feme que plusors des choses de + l’eritage sont amenuisees dusque li heritages ne li remaint pas por + le droit de son ventre. {9} Cil meismes dit : se cil qui fut + establiz à estre hers aprés le premier muert tant comme la feme est + en possession, si heirs demandera à la feme par cele meisme reson le + pris de l’eritage. {10} Mes il convient voer se li lés et li autres + fessel de l’eritage fallent. Et il me senble que l’en puet dire que + cil à qui le lés sont lessié puent user de ceste aucion contre la + feme, car ce fut lor preu que li heritages fut receuz. {11} Et l’en + doit secorre à franchise contre celui qui à pledié par ceste aucion + de l’eritage, si que cil qui à conquis le pris de l’eritage soit + contrainz de doner les franchises qui furent lessies à terme. Et ge + croi que il convient que li prevoz secore à celes qui furent donees + maintenant, si que il les garentisse por s’autorité. {12} Se la + fille qui est en bau i fet tricherie et sis peres en est parçoniers, + il sera tenuz en son non. ¶

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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - LI DOUZIESME LIVRES -

Trois manieres de testamanz sont : la premere de peril presant, la segonde de - peril qui n’est pas presant, ‹...› por ce que l’en a peor de morir.

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- - LI DOUZIESME LIVRES - - - - I. Ci commence li livres d’Enforçade. Ci titres est li quel - puent fere testamant et comant testamanz doivent estre fez [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 28, tit. 1 : Qui - testamenta facere possunt et quemadmodum testamenta - fiant. - -
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- § {28.1.1} -
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Ulpianus dit : testamanz est droite sentence de nostre volenté - de ce que aucuns velt qui soit fet aprés sa mort.

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- § {28.1.2} -
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Labeo [108vB] dit : il convient regarder en celui qui fest - testamant non pas à la sentence do cors, mes à l’enterineté de la - pensee.

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- § {28.1.3} -
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Ulpianus dit : fere testamant n’est pas de privé droit mes dou - commun.

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- § {28.1.4} -
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Gaius dit : se nos demandon se testamant vaut, nos devons - premierement enquerre se cil qui le fit avoit poer de fere - testamant, et aprés se il le fit selonc les regles de droit - citeen.

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- § {28.1.5} -
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Gaius dit : voions en quel aage li home et les femes poent fere - testamant. Et il est voirs que l’en doit atendre es homes tant que - il aeent .xiiii. anz et es femes tant que eles aent .xii. Veons donc - s’il convient que aucuns ait passé .xiiii. anz à ce que il puisse - fere testamant, ou se ce est assez que il les oit acompliz, si comme - se il fut nez es kalendres de jenvrer et il fist testamant à cez - jorz meisme au chief de .xiiii. anz. Et ge di que li testamant - vaut ; et encor di ge, plus que se il le fist le jor devant les - kalandres aprés la siste eure de la nuit, li testamant vaut ; - car il senble ja que il acompli les .xiiii. anz, si comme il plet à - Marcian.

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- § {28.1.6} -
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Gaius dit : cil qui est en la poesté son pere n’a pas poer de - fere testamant ; mes se aucuns asordist par maladie ou par - aucunne aventure puis que il a fet son testamant, por ce n’est pas - li testamant quassé.

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- § {28.1.7} -
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Marcus dist : se li muz ou se li sorz a enpetré vers l’enperere - que il li loise à fere testamant, li testamant vaut.

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- § {28.1.8} -
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Gaius dit : li testamanz que aucun fet tant comme il est en la - poeté à ses amis ne vaut rien, ja soit ce que il remaingne. ¶ {1} Se - la communeté de feu et d’eve est deffendue à aucun, li testamant que - il fist avant ne cil que il fet aprés ne vaut rien, car li bien que - il avoit quant il fut dampnz seront popliez, ou il seront lessié à - ses creanciers. {2} Cil qui sont envoié en une ille en essill sont - en cele meisme cause ; {3} mes cil qui sont envoié en essil, à - qui la terre de Lombardie et lor contree est deffendue, retiennent - lor droiture de fere testamant. {4} Et cil qui sont condampné à fer - ou à bestes ou à metal perdent franchise et lor bien sont - poplié ; et par ce apert il que il perdent le poer de fere - testamant.

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- § {28.1.9} -
-

UlpianusUlpianus] commençant par la lettrine P- - dans le ms., distraction du rubricateur dit : se - aucuns a esté acusez et muert en prison ainz que il soit dampnez, si - testamanz vaudra.

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- § {28.1.10} -
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Paulus dit : cil qui a perdu les mains puet fere testamant, ja - soit ce que il ne le puet escrire.

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- § {28.1.11} -
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Ulpianus dit : ostage ne poent fere testamant se il ne lor est - otroié [109rA].

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- § {28.1.12} -
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Julianus dit : li testamanz à cez qui sont mort en la poesté à - lor ennemisennemis] enus dans le ms., corrigé - d’après BR, cf. lat. qui in hostium potestate - decesserint sont confermé par la loi que - Cornelius fit, autresi comme se cil qui les firent ne fussent onques - venu en la poeté à lor anemis et lor heritage apartient à cez de qui - il firent lor hers. Le sers de qui cil qui morut en la poesté à lor - annemis fist son heir sera frans et hers, voille ou ne voille, ja - soit ce que l’en ne die pas propremant que il soit heirs - necesseres ; car li fiz à celui qui morut en la poeté à ses - ennemis est obligiez à l’eritage maugré son, ja soit ce que l’en ne - puisse pas dire que il soit propre heirs desque il n’estoit en sa - poesté quant il morut. ¶

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- § {28.1.13} -
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Marcianus dit : cil qui sont pris de larrons poent fere - testamant por ce que il sont franc. {1} Et cil qui muerent leument - entre estrange gent puent fere testamant. ¶ {2} Se aucun fut dampnz - de crime capital, et il apela et il morut ainz que li apiax fut - examinez, le testamant vaut.

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- § {28.1.14} -
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Paulus dit : se cil qui fut franchi ou testamant son seignor ne - sot pas que sis sires soit mort et que sis heritages soit receuz, il - ne puet fere testamant, ja soit ce que il soit frans et hors - d’autrui poesté ; car cil qui n’est pas certains de son estat - ne pot pas fere certoine loi en son testamant.

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- § {28.1.15} -
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Ulpianus dit : cil qui dotent de lor estat et qui en sont en - error ne poent pas fere testamant, si comme li enpereres Pius - dist.

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- § {28.1.16} -
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Ponponius dit : li fiz qui est en bau et autrui serf et cil qui - est au ventre sa mere et li sorz poent partir an testamant ; - car ja soit ce que il ne poent fere testamant, neporquant il poent - aquerre par testamant ou à aus ou à autres, si comme Marciaux dit. ¶ - {1} Li forsenez puent partir en testamant, ja soit ce que il que il - ne puet fere testamanttestamant] testamant il ne puet - fere testamant dans le ms. (répétition) ; à cet - endroit, BR présentent un saut du même au même. Il puet - partir ou testamant por ce que il puet aquerre les testamanz, car - personex aucions sont aquises à cez qui sont de saine pensee, ja - soit ce que il n’en sevent rien.

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- § {28.1.17} -
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Calistratus dit : cil qui chiest en frenesie par maladie ne pot - pas fere testamanz en cel tens. ¶

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- § {28.1.18} -
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Ulpianus dit : cil à qui ses choses sont defendues par la loi ne - pot pas fere testamant ; et s’il le fet, il ne vaut rien. Mes - cil que il fist devant, ce vaudra ; il ne porra pas estre - apelez à estre tesmoing do testamant ‹desque il ne puet fere - testament›desque... testament] saut du même au même, - integré d’après BR, cf. lat. cum neque testamenti - factionem habeat. ¶ {1} Se aucuns est dampnez - que il eit fet libelle por diffamer [109rB] autrui, il est contenu - au conseil au senat que il ne puisse fere testamant ; il ne pot - donc fere testamant ne estre tesmoing do testamant.

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- § {28.1.19} -
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Modestinus dit : se li fiz ‹qui› estfiz qui est] fiz - est dans le ms., corrigé d’après BR en bau, ou - uns orfelins ou un serf, fet les tables de son testamant et il les - seele, la possession de ses biens ne puet pas estre donee selonc cez - tables, ja soit ce que cil qui estoit en bail en soit hors quant il - muert, et li orfelin eit passé .xiiii. anz et li sers soit franchiz. - Car les tables do testamant ne sont nules que cil a fetes qui - n’avoit poer de fere testamant.

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- § {28.1.20} -
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Ulpianus dit : cil qui est fez heirs ou testamant ne pot pas - estre tesmoinz en cet testamant. Mes il est autrement en celi à qui - un lés est fez et en celui qui est fez heirs en un pou de chose por - soi ; car cist poent bien estre tesmoing se autre chose ne lor - tost, si comme se il sont dedanz aage de .xiiii. anz ou en la poesté - à celui qui fist le testamant. {1} La parole de « poesté » - ne doit pas estre raportee à ses enfanz tant solement mes à celui - que aucuns a racheté de ses ennemis, ja soit ce que il n’est pas - sers, ainz est obligiez tant que il rende le pris. {2} Encontre ce, - puet l’en demander se li peres à celui qui puet fere testamant do - chetel que il a conquis par chevalerie pot estre tesmoinz en son - testamant ? Et Marciaux escrit que oïl bien ; donc en pot - ses freres estre tesmoinz. {3} Ce que nos avons dit de cez qui sont - en bau, qui ne poent porter tesmoin en testamant, doit estre - entenduz en toz tesmoinz de cez par qui aucunne chose est aquise. - {4} Forsenez ne puetpuet] poent dans le ms., - corrigé d’après BR, cf. lat. potest estre - tesmoing de quoi il n’est ordinoires de sen pensee ; mes se la - forsenerie l’entrelesse en aucun tens, lors puet estre - tesmoing ; ‹et li testamenz›Et li testamenz] intégré - d’après BR que il parfistparfist] - persist dans le ms., corrigé d’après BR, cf. - lat. consummo « accomplir, - parfaire » devent la forssenerie veudra ; et la - possessions des biens en porra estre demandee. ¶ {5} Je croi que cil - qui est dampnez à rendre arrieres ce que il a pris en sa baillie ne - pot estre tesmoing ou testamant, car il i est vee que il ne soit - tesmoinz en nule cause. {6} Feme ‹ne› potne pot] - pot dans le ms., corrigé d’après BR, cf. lat. - Mulier non poterit porter tesmoinz en - testemant, mes en autres cas pot feme porter tesmoing. ¶ {7} Serf ne - doit estre receuz par droit en nul sollenpnel fet, car il n’a nule - communauté en droit citain. ¶ {8} Li ancien distrent que cil sont - apelé à fere testamant por acomplir la sollenpnité, il doivent estre - tant que il soit toz perfez. {9} Neporquant, [109vA] il ne convient - pas que il entendent les paroles ; issi l’escrit li enperes - Marc à Julian qui ne savoit pas parler en latin, car c’est assez se - il reçoit le sanz de la chose por quoi il fu apelez. {10} Et se li - tesmoing i sunt apelé ou detenuz par force, lor tesmoing ne vaut - rien.

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- § {28.1.21} -
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Cil meismes dist : li heir deivent estre nomé en apert si que - l’en lele] la dans le ms. corrigé d’après BR, - « afin qu’ils soient entendus », cf. lat. - Heredes palam ita, ut exaudiri possunt, nuncupandi - sint puisse oïr ; il loest donc à celui - qui fet son testamant que il les nomme ‹ou que il les escrive ; - mes se il les nomme›ou... nomme] saut du même au même, intégré - d’après RB, cf. lat. licebit ergo testanti vel nuncupare - heredes vel scribere : sed si nuncupat, palam - debet, il les doit nomer apertement. - Apertement n’est pas en commun, mes se que il puisse estre oïz. Et - si ne convient pas que tuit l’oïent, mes cil qui i sunt amené por - estre tesmoingz ; et s’il i a plusors tesmoinz, c’est assez que - li sollenpnex numbres l’oïe. ¶ {1} Se aucuns velt müer aucunne chose - puis que il a fet son testamant, il li convient tot fere de rechief. - ¶ Se aucuns nome ou escrit aucunne chose oscurement en son - testemant, l’en demande s’il la puet esclerier aprés ce que la - sollenpnité do testamant est aconplie. Si comme se il avoit plusors - sers et il en lessa .i., ne il n’esclera pas le quel il lessa ; - ou se il lessa une choseil lessa une chose] il les saune - la c. dans le ms., corrigé d’après RB, cf. lat. - Titio legavit à Tyce et il avoit plusors - amis qui avoent non Tyce ; ou s’il fu deceuz ou non ou el - seurnonseurnon] seut non dans le ms., corrigé - d’après RB, cf. lat. cognomen et il ne fut - pas deceuz ou cors. Et ge cuit que il ne puet bien esclerer, que il - ne done rien, ainz esclere à qui il l’a doné. ¶ Et s’il met aprés - aucunne quenoissence et il mostre ou par paroles ou par letres la - summe do lés ou le non de celui à qui il le lesse ou la qualité de - la chose que il lesse, l’en demande se il fet à droit. Et ge croi - que il puet nomer la qualité de la chose ; car s’il ne la - nomoit, il convendroit regarder ou as autres escritures ou à la - costume à prodes homes ou à celes de regionregion] - religion dans le ms., cf. lat. ex - consuetudine regionis. ¶ {2} Et testamanz en - quoi tesmoing solent estre apelé por porter tesmoing, ‹il nos plest - que cil qui i sont apelé por autre chose ne soient pas soffisant à - porter tesmoign›il nos... tesmoign] saut du même au même, - integré d’après RB. Et ce doit estre issi entendu, que ja - soit ce que il soient apelé por autre chose, neporquant, se il lor - est dit ainz que l’en face le testamant que il soient comme - tesmoinz, il poent por droit porter tesmoing. {3} Il convient fere - testamant tot ensenble, si que il ne face en nu leu nule autre - chose ; mes se l’en fet en aucunne ‹chose› qui apartiegne au - testemant, li testamanztestamanz] tesmoing dans - le ms., corrigé d’après RB, cf. lat. testamentum non - vitiatur n’est pas failliz. Entre [109vB] lés - et testamant n’a differance fors en ce que testamanz est fez - generaument et lés si est fez especiaument à certoine persone.

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- § {28.1.22} -
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Cil meismes dit : je et mis peres et plusors autres qui sont en - une meisme poeté poons estre conté ou numbré des tesmoinz qui sont - apelé au testamant. {1} Nos devon regarder la condicion des tesmoinz - quant il seelent et non mie quant cil muert qui fet le testamant. Se - il estoient ‹donc receu›donc receu] done dans le - ms., intégré d’après RB, une confusion de tracée entre - donc/done est probablement à la - base de ce problème textuel quant il seelerent le - testamant, dou quel il pensent estre receu en tesmoing, chose qui - puis soit avenueavenue] aucunne dans le ms., - corrigé d’après BR, cf. lat. si igitur cum signarent, - tales fuerint, ut adhiberi possint, nihil nocet, si quid - postea eis contigerit ne lor nuist point. ¶ - {2} Se ge ai pris de celui qui fist le testamant son seel et je en - ai seele le testamant, autretant vaut comme se je seelasse d’un - autre. ¶ {4} Se aucuns des tesmoinz n’escrit pas son non ou - testamant et il le seele, autretant vaut comme se il n’eust pas esté - apelez à tesmoing ; et s’il met son non, ausi comme plusors - font, et il ne le seele pas, encor diron nos ce meisme. {5} L’en - demande se nos devons seeler d’un anel tant solement ou d’aucun - autre signe. Et sanz dote li home seelent en diverses manieres, mes - il est melz que aucun puisse seeler de son anel tant selement qui - ait aucunne empreinte. {6} Il n’est nule dote que testamant ne - puisse estre seelé par nuit. {7} L’en doit dire que les tables sont - seelees ‹se li dras est seelez de quoi eles sont - covertes›se... covertes] integré d’après RB.

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- § {28.1.23} -
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Se li testamanztestamanz] tesmoing dans le ms., - corrigé d’après BR, cf. lat. Si testamentum, - que cil qui le fist resigna, est seelez de rechief des seaus à .ii. - tesmoinz, il est parfez et vaut par le droit citeen, et par celi au - prevost.

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- § {28.1.24} -
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Lorentius dit : aucuns puet seler .i. testamant de plusors - essemples ; et aucunne foiz est ce necessere chose, si comme - quant aucuns velt aler hors do païs et il velt porter o lui son - testamant et lessier le en sa meson.

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- § {28.1.25} -
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Jabolinus dit : se cil qui fesoit son testamant nomma ses - premiers heirs et il mori ancois que il nommast les segonz, l’en ne - doit pas dire que il ait fet son testamant mes que il l’a - commoincié ; cil qui furent nommé ne seront donc pas - hoirhoir] nommé dans le ms., corrigé d’après - RB, cf. lat. itaque primos heredes ex eo testamento non - futuros por ce testamant. Et Labeo dit que - c’est voirs se il est certaine chose que cil qui fist le testamant - vossist fere plus de heirs ; et ge croi que ce soit li droiz - entendemanz.

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- § {28.1.26} -
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Gaius dit : quant il commande par la loi que aucuns ne ait pas - poer de fere testamant, ce est à dire que sis tesmoinz ne soit - [110rA] pas receuz et, si comme aucun quident, que nus ne port - tesmoin.

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- § {28.1.27} -
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Celsus dit : Labeo mande saluz à cez. Je te demande se cil doit - estre contez ou numbre des tesmoinz qui fut amenez à escrire le - testamant et puis le seela quant il l’ot escrit. Celsus mande saluz - à Labeo. Ou ge n’entant pas que cil est de qui tu demandes, ou ta - demande est fole, car ce est folie de doter se aucuns doit melz - estre tesmoinz que cil qui escrit les tables do testamant.

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- § {28.1.28} -
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Modestinus dit : il n’est pas devee que autrui serf ne puisse - escrire testamant par le commandemant à celui qui le fet.

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- § {28.1.29} -
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Paulus dit : por l’escriture qui estoit appareilliez à fere - testamant, ne puent pas lés etre demandé se li testamanz ne fut - parfez.

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- § {28.1.30} -
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Cil meisme dit : il convient que chescuns des tesmoinz qui sont - apelez à fere testamant escrire en son propre cyrografe que li - testamanz est que il a seelé.

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- § {28.1.31} -
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Cil meisme dit : li bien à celui qui se vanta que il feroit de - l’enpereor son heir no doivent pas por ce estre pris en la main - l’enpereor.

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- - - II. Ci commaince li livres d’Enforçade. Ci titres est de los et - de choses enjointes [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 29, tit. 7 : de Jure - codicillorum, et de plusieurs fragments du liv. 30, tit. - 1 : de Legntis et fideicommissis. - -
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- -
- § {29.7.20} -
-

Paulus dit : se li heirs n’est nomz apertement et li lés sont - lessié en tables, Juliens dit que l’en n’entent pas que ce soit - tables de testamant en quoi li heirs n’est pas nomez ; et je - croi melz que ce soient lés que testamenz.

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- § {30.1} -
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Ulpians dit : lés et choseset choses] - eschoses dans le ms., corrigé d’après BR - enjointes sont un en totes choses.

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- § {30.2} -
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Cil meismes dit : l’en doit savoir que cil seul deivent savoir - que cil seul poent lessier chose enjointe qui ont poer de fere - testamant.

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- § {30.3} -
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Cil meismes dit : se cil qui fet testamant dit issi : - quiconques sera mis heirs, ou se il reçoit mon heritage, cez paroles - ne sont pas que l’en puisse dire que li lés soit lessiez soz - condicion.

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- § {30.4} -
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Cil meismes dit : se aucuns lesse un champ et il est deceuz ou - non, cil que il vot nomer est deuz ; mes s’il fut deceuz ou - cors do champ, cil qu’i mostra ou numma est deuzdeuz] - deceuz dans le ms., corrigé d’après RB. - Se aucuns voloit lessier robe et il escrit veselemente, et il - cuidoit que veselemente fut contenue par non de robe, Papiniens - escrit que la robe n’est pas deue ; autresi comme se aucuns quidoit - que archeauz ou latonslatons] le tens dans le - ms., corrigé d’après RB, cf. lat. quemadmodum si quis - putet auri appellatione electrum vel aurichalcum - contineri fut contenuz par non d’or, ou que - [110rB] argenz fut contenuz par non de robe, qui est encor grignor - folie ; car li non des choses ne puent estre mué, mes cil des - homes poent bien estre mué. ¶ {1} Se aucuns establist ses heirs, et - il dit issi : « quiconques soit mis heirs des choses que - j’é en France, il soit condempnz à paier tant », il senble que - li lés soit sor toz les hers, car les choses de France apatienent à - toz auz.

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- § {30.5} -
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Quant li chois des sers est lessiez à aucun, il ne pot choisir que - une foiz. {2} Quant aucuns lesse le champ qui est communs à lui et - autre et il ne fet nule mencion de sa partie, ainz nomme son champ - tot simplement, il est certaine chose que sa partie est lessie sanz - plus.

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- § {30.7} -
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Paulus dit : li sires puet refuserrefuser] demander refuser dans le ms. le lés qui est - lessiez à son serf.

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- § {30.12} -
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Ponponius dit : se une meisme chose est lessee à moi et à toi, - et quant li jorz de paier le lés est venuz, se je sui ton heir, - Labeo dit que je le puis demander, ou por ce que il li fut lessiez, - ou por ce que ge sui ton heir. Et se je le demande por mon lés, - Proculus dit que ge ne le puis pas demander aprés por heritage. ¶ - {1} Se aucuns fist son testamant à Rome, quant il se moroit, il - commanda dedanz les trois jorz que il fu morz que si hers rendist - les sers que Seye avoit, li lés est faitfait] - fers dans le ms., cf. lat. ratum esse - legatum « le legs est ratifié, - valable » ; R est serf, B est - fers, ne la detrence do tens ne li nuist - point. {3} Les derrenieres escritures valent es lés, car la cause do - premier lés puet estre muee par metre .i. terme ou condicion ou par - tolir le tout. Et si li lés est soztrez soz .ii. manieres de - condicion, l’en doit prendre garde au darrener sostraement. - Neporquant, il avient aucunne foiz es lés que la darreniere - escriture ne vaut pas, mes la premiere. Car se ge escri issi : - « ce que ge lerroi de ci en avant à Tyce, je ne doign ne ne - lesserai », ce que sera puis lessié ne vaudra rien. La volenté - fet donc que ce qui est escrit ou testamant valle.

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- § {30.16} -
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Ponponius dit : se une chose est lessee à .ii. ensenble, ja soit - ce que li uns est morz, li autres n’en avra que sa seule - partie ; et ge croi que c’est voirs. {1} Se il est commandé que - li heirs et uns autres qui n’est pas heirs doingent un lés, li heirs - le doit tot paier ; car s’il fussent enbedui heir, et li uns ne - receust pas l’eritage, cil qui le reçust deust tot le lés se [110vA] - la partie à l’autre venist à lui. ¶ {2} Se une chose est lessie à - Tice et à l’enfant qui est encor à nestre, se li enfes ne nest, - Tices avra tot le lés. Et se cil qui fist le testamant velt que - Tyces et li enfes qui estoit encore à nestre eussent li un autretant - comme li autre, toz li lés est deuz à Tyce se li enfes ne nest.

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- § {30.19.2} -
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Ulpianus dit : quant uns lés est lessiez à plusors, se les - parties ne sont devisees es lés, li uns en a autretant comme li - autres.

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- § {30.20} -
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Ponponius dist : se cil qui avoit .ii. sers en lessa .i. si que - l’en n’entent pas li quex ce fu, li chois est à celui à qui il est - lessiez.

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- § {30.22} -
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Ulpianus dit : quant uns fox de betes est lessiez et aucunnes - betes en sont mortes au vivent à celui qui fist le testamant, et - autres sont mises en lor leu, il senble que ce soit cil meismes fox. - Et s’il estoit si amenuissiez que il n’i eust remés que une beste, - s’il la porroit chalengier, cil à qui li foux fu lessié, ja soit ce - que ce ne seroit pas fous ; autresi comme se la meson qui estoit - lessie estoit arsse, la place porroit estre chalengee.

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- § {30.21} -
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Cil meismes dit : quant uns fous est lessiez, li acroissement - apartient à celui à qui il est lessiez.

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- § {30.23} -
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Paulus dit : se aucuns lesse une partie de ses biens si comme - ele est orendroit, ele est rendue sanz les fruiz se li heirs a trop - demoré à rendre la.

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- § {30.35} -
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Paulus dit : se il est commandé à le her que il doint autrui - serf et li sires à celui serf le franchist, nule chose n’est deue - par ce lés.

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- § {30.37} -
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Ulpianus dit : quant un serf est lessiez simplement sanz nomer, - l’en le doit garder que ce ne soit ne li meaudres ne li pires. Et - ceste sentence est confermee par les letres as enpereors Sevoirs et - Antonins, cilcil] siez cil dans le ms., cf. lat. - qui rescripserunt homine legato à qui il - est lessiez ne pot pas choisir. ¶ {1} Se cil qui fist le testamant - lessa .i. certain champ et il n’apert pas do quel il entendi, li - chois est à l’oir de doner le quel que il vodra ; et s’il apert - le quel ce est, il porra estre chalengiez ; et s’il lessa une - escuele et l’en ne set la quele, il est ou chois à l’oir de doner la - quel que il vodra.

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- § {30.40} -
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Cil meismes dit : se autrui chose est lessee à celui qui ne le - pot acheter ou qui n’a pas droiture de porsoir la, je croi que il en - doit avoir le pris.

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- § {30.54} -
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Ponponius dit : li vilain lés qui sont establi por fere à celui - vilenie, à qui il furent lessié, sont autresi comme se il ne fussent - pas escrit. {1} Se uns lés fut lessiez à Tyce par tel convenient - [110vB] que il se mariast à Sey, et Sei mort tant comme cil vit qui - fist le testamant, et ele se marie, li leis est deuz avant.

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- § {30.62} -
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Paulus dist : se une serve est lessie o ses enfanz, se il n’i a - que la serve, ele doit estre rendue ; et s’il n’i a que les - enfanz, il doivent estre renduz.

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- § {30.85} -
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Paulus dist : uns chans fut lessiez à deus ensenble, li uns - d’aus ot le pris de sa partie par personel aucion ; se li - autres le demande tot, il sera mis arriere par excepcion de - tricherie, car li morz volt que li lés venist une sole foiz à - euls.

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- § {30.105} -
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Cil meismes dit : un lés fu issi fez : mis heirs doit à - Cornelill ce que Tices me doit ; li heirs ne doit doner par ce - lés rien plus que ses aucions.

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- § {30.121} -
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Marciax dit : se aucuns lesse à Tyce o Meue, li uns est receuz à - l’eritage sanz l’autre ; car quant li prevoz dit : - « je commant que li ventres o les enfanz soit en - possesion », ja soit ce que il n’i oit nus enfanz, li ventres - sera mis en possession.

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- § {30.125} -
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Julianus dit : se il commande que li heirs ait .c. livres et que - il rende l’eritage et li patrons au mort demande la possession des - biens contre les tables, autresi comme li lés sont emenuissé sera - amenuissee la some que li heirs doit avoir por sa partie que li - patrons a de l’eritage.

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- - - III. De testamenz. - - -
- § 1. -

L'en dit ci que home qui n'est d'aage de quinze anz, et feme à douze anz, - ne puet fere testament, tot soit-il sanz père et sanz mère. Et s'il a - quinze anz et plus, il puet fere testament. Home et feme qui n'est an - son droit, ne puet fere testamentDig., lib. 28, tit. 1, frag. 5, - 6, pr. : Qui testamenta facere - possunt..

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Home ou feme puet doner en testament le quint de son heritage, et toz ses - mobles, et toz ses conquez, et plus non, ait enfanz ou n'ait enfanz. - D'achest l'en puet testamenter. Lo quint de totes choses puent estre - aumônées, fors baronies, qui ne puent estre desmembrées ; et sor - cez baronies puet l'en lessier pécune à rendre, la value dou quint ou - testament.

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- § 2. -

Enprès l'en dit que nus ne doit fere testament de la chose, s'il n'en est - droiz herz. Home qui muert sodiuement, et n'a poer de deviser sa chose, ne remaint pas por ce qu'il n'ait son testament, - c'est à savoir sa droiture.

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- § 3. -

Qui ne fet testament, et fere le puet, est semblant qu'il voille miauz - que si heirs ait sa chose que li testamenz ; et l'en doit mout la - volenté au mort acomplir.

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Feme qui a seignor, et home qui a feme, et hont enfanz, ne puent doner - que le quint de lor héritage, et le tierz de lor mobles ; et le - tierz est as enfanz, des mobles, et des conquez ausint.

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- § 4. -

Johan, contes de Blois, dit que li testamenz la contesse de Chartres, sa - cosine, n'ere pas à droit fez, qui avoit doné à la fille son mari, le - contes de Sessons, lou quint de son héritage, et toz ses mobles, et toz - ses conquez. Et de ce oïrent droit en l'ostel le roi Loïs, à Meleun, à - la septembreche, en l'an mil et deux cent et cinquante-cinq : et - fut dit par droit, que li testamenz ere fez à droit.

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- § 5. -

Testamenz n'est pas pris sor doere, mès tot sor la partie á l'oir.

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- - - IV. [111rA] Comment les tables do testamant doivent estre - overtes [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 29, tit. 3 : Testamenta - quemadmodum aperiantur, inspiciantur et - describantur. - -
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- § {29.3.1} -
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Gaius dit : li prevoz promet que il donra à toz cez qui vodront - veoir et contre escrire les tables dou testamant poïr de voir les et - contrescrire. Et il est aperte chose qu’i l’otroie à celui qui l’en - demande, ou en son non et en l’autrui. {1} La reson de ce - bannissement est tote aperte ; car la verité des plez qui - nesset de testamanz ne porront pas estre legierement seue se l’en ne - voit et savoit les paroles do testamant. ¶{2} Se aucuns renie son - seel, por ce ne lesse l’en pas à ovrir les tables, mes eles sont - sospeceusses.

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- § {29.3.2} -
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Ulpianus dit : l’escriture do testamant n’apartient pas à l’oir - tant solement mes à toz cez qui en doivent avoir aucunne chose, car - communs estremanz. ¶ {1} L’en apele propremant testamant celui qui - est fez por droit ; neporquant, nos apelons testamant cez qui seront - runt, ou faus, ou vain ; et cez maisme, qui ne sont pas perfez, - solons nos apeler testamanz. {2} Tout ce qui est fet por testamant, - en quel maniere que il soit escrit, et qui contient derreniere - volenté, apartient à cause de testamant ; et les principax - tables et les segondes sont contenues ou banissement. ¶ {3} Se il i - a plusors testamanz que aucuns velt que il soient porté avant, l’en - li doit tot motrer. ¶ {4} Se l’en dote que cil soit morz ou vis de - qui aucun demande que ce qui apartient à la cause de son testamant - soit aporté avant et contre escrit, ¶ l’en doit dire que li prevolz - en doit juiger quant il avra queneue la cause. Et se il a droites - enseignes que il vive, il ne doit pas otroier que les tables soent - veües, ne leues, ne seelees. ¶ {5} La veüe des ta[111rB]bles enporte - que l’escriture soit leue. {6} Li prevoz ne soffre pas que li jorz - en que les tables furent escrites ne li conseiller qui lors estoient - soient veü ne contre escrit, que aucunne fauseté n’i soit fete, car - la veüe pot doner matere de fere fauseté. {7} L’en demande donc se - il le fet maintenant monstrer et contrescrire ou s’il doit doner - terme. Et il est melz que termes soit donz selonc ce que li leu sont - lonteing ou prochien. {8} Se aucuns ne renie pas que il n’oit les - tables do testamant, mes il ne lor soffre pas que eles soent veües - ne contrescrites, il doit estre contrainz de monstrer les ; et - s’il nie que il ne les a pas, il doit estre envoiez à l’enterdit - d’aporter avant les tables do testamant.

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- § {29.3.3} -
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Gaius dit : li heirs puet chalongier les tables do testamant - autresi comme les autres choses de l’eritage, et puet pledier por - les fere venir avant.

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- § {29.3.4} -
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Ulpianus dit : quant les tables do testemant devent estre - overtes premierement, li offices ou prevost est que il face les - seleors asenbler ensenble et quenoistre lor seal.

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- § {29.3.5} -
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Paulus dit : ou renoier les, quar c’est li communs preuz que les - derrenieres volentez as homes soent menees à effaut.

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- § {29.3.6} -
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Ulpianus : mes se la greignor partie des seeleors est assenblee, - li testamanz porra estre saelez et recitez par devant aus.

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- § {29.3.7} -
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Gaius dit : mes se aucuns des seleors estoit hors dou païs, les - tables do testamant li doivent estre envoies par reconoistre son - seel ; car ce seroit grief chose de rapeler les par conoistre - les, car il n’est pas droiz que aucuns ait domage en son office. Ne - l’en ne fet pas force se li uns est hors do païs ou tuit. Et se tuit - se deffallent por aventure et aucunne cause contraint de ovrir le - testamant, li prevoz doit fere que il soit overz par devant home de - tres bone renomee, et que il seelent quant il sera overz, et il soit - envoiez la où li seleor seront, si que il reconoissent lor - seaus.

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- § {29.3.8} -
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Ulpianus dit : ja soit ce que il n’est pas escrit que les tables - do testamant à l’orfelin ne soient pas overtes ; neporquant, se cil - qui fist le testamant les lessa seelees par deors, li prevoz ne - soffrera pas que eles soient overtes devant que la cause soit - coneue.

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- § {29.3.9} -
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Paulus dit : se feme est en possession ou non de ventre, les - tables doivent estre overtes, si que l’en sache à qui li procuremenz - est commandez. [111vA]

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- § {29.3.10} -
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Ulpianus dit : se testamanz est escriz par dues essemplaires, se - li quex que soit est overz, les tables sont overtes. {1} Se les - tables sont overtes par leur nature, l’en ne dote pas que li - testemanz ne soit overz ; ne l’en ne demande pas qui les a - overtes. {2} Se les tables ne sont pas aparoissent ou eles sont - arses, il convient secorre à cez à qui li lés sont lessié ; - autresi comme quant eles sont seelees ou repotes.

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- § {29.3.11} -
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Gaius dit : autresi comme l’en entant que li lés sont partie do - testamant, senble il que les segondes tables soent parties des - premeres.

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- § {29.3.12} -
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Ulpianus dit : se aucuns a fet testamant quant li essampleres en - est overz, li testamanz n’est pas encore overz ; mes se - l’escriture autentique est overte, toz li testamanz est overz.

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- - - V. Des degriez de lignage. - - -
- § 1. -

Tuit li enfant giuqu'au tiers nevoz sont apelez fiz, et li autre sont - apelé décadant. De travers sont paranz, si comme li frères et la serors, - et lor enfanz, et la serors, et li oncles, et les tentes, de par père et - de par mère. Et tote la foiz que l'en demende en quel degré chascune - persone est, l'en doit commencier à conter à celi de qui lignage l'en - enquiert ; et cil qui est au plus prochein degré de lui, est li - segonz ; et issi croit li numbres à chascun qui i vient. Autresi - doit l'en fere à degrez (de travers) : car les - persones au père et à la mère, por qui il sont joint, est contée - premièrement. L'en apele les degrez a la semblance d'eschieles et da - (des) los à claives, en quoi l'en entre en l'un par - l'autre.

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- § 2. -

Numbre donc les persones qui sont en chescun degréDig., lib 38, - tit. 10, frag. 10, § 7-11 : de Gradibus, et affinibus, et - nominibus corum. :

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Ou premier degré de lignage, en amontant, sont li pères et - la mère ; en avalant, li fiz et la fille ; et en ce degrié ne - puet plus avoirDig., lib. 38, tit. 10, frag. 10, § 12..

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Ou segont degré a deus (douze) persones : ce sont li - eol et le aole de par père, et cil de par la mère, en amontent ; en - avalant, li nevoz et la nièce, de par le fil et de par la fille ; - de travers, le frère de père ou de mère, ou de l'un et de l'autre ; - ausi la serors. Mès la diversité des frères ne croist pas le - numbre : car il n'a nule différence de par qui aucun soit mon - frèreIbid., frag. 10, § 13..

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Il pot avenir en ces qui sont de dos pères et de dos mères, que cil qui - est frère mon frère ne m'apartient pas, et cil qui est mon frère ne li - apartient rienIbid., frag. 10, § 13..

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Ou tierz degré sont contenues trente-deux persones par degrez, qui sont - entendues par quatre manières. Car li dur père à ma dues eiaus et - (i) sont, et cil e ma (à mes) deus - eoles ; et osi i sont lor quatre mères. Et mes oncles qui sont - frères mon père puent estre entendu en deus manières : ce est ou - pardevers son père, ou pardevers sa mère. Car se m'aole de par mon père - se maria à ton père, et ele te enfanta, ou ta eole de par ton père se - maria à mon pére, et ele me enfanta, ge sui ton oncle, ou tu li miens. - Et autresi avient-il des femes, se l'une se marie au fiz à - l'autre : car li mâles qui en nest est oncle li un à l'autre, et - les femes sont ausintIbid., frag. 10, § 14..

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Se li frère prant feme, et la sor se marie, et chascun a enfanz, li - enfant á la sor apéleront lor frère lor oncle, et cil au frère apèleront - la sor enteIbid., frag. 10, § 14..

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Li frères ma mère est mon oncle, autresi comme li frères mon père.

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Se ge prant ta fille et tu la moie, li enfant masle qui nestront de noz, - seront oncle li un à l'autre ; et la femeles seront ausi l'une à - l'autre  ; et por cele meisme reson seront li mâle oncle au - femeles, et les femeles ausi au mâlesIbid., frag. 10, § - 14..

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La sor mon père est ma tante, et la sor ma mère. L'en doit savoir que li - fill el les filles au frère et a la seror n'ont pas espéciau non de lignage, ausi comme li frères et la serors au père et à la - mère, en (ains) sont nomez fiz ou filles au frére ou à la - seror, si comme l'en verra enprès que il avient en autresDig., - lib. 38, tit. 10, frag. 10, § 14..

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Li enfant au nevoz ou à la nièce sont entendu en quatre manières : - car il descent nevo de nevo de par le fil, ou de nevo de par la filie, - ou de la mère (nièce), de par l'un ou de par - l'autreIbid., frag. 10, § 14, in - fine..

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Ou quart degré sont contenues quatre-vingts persones. Li beseaus mon père - qui est entenduz en huit manières : car il puet estre de par mon - père ou de par ma mère ; et si comme nos avons dit, totes les - parties devent estre entendues en deus manières ; et autresi la - beseole mon père. Et autresi sont dobles totes les persones pardevers - luiIbid., frag. 10, § 15..

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Li frères mon eau est mon grant oncle, et cil nous est entenduz en quatre - manières : car il puet estre frères à l'eol de par le père, ou à - celi de par la mère. Cil qui est mon grant oncle est oncles mon père ou - a ma mère. Ma grant ante est la suer mon eau ou m'aole ; et autresi - estele entendue en deus manières, si comme nos avon devant dit ; et - por ce il sont entendues quatre persones. Et autresi cele qui est ante - mon père ou ma mèreIbid., frag. 10, § 15..

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Ma grant ante est la sor mon eol ou ma eole ; et autresi est-ele - entendue en deus manières, si comme nos avon dit ; et por ce i sont - entendues quatre persones. Et autresi cele qui est ante mon père ou ma - mère, pardevers sa mère, est ma grant ante. Li frère me eole est mon - grant oncle, et contient quatre persones ; et cil est mon grant - oncle qui est oncles mon père ou à ma mère, pardevers son père, ou - pardevers sa mèreIbid., frag. 10, § 15..

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La sor ma eole est ma grant tante, et contient quatre persones par la - reson que nos avons mostré devant. Et cele qui est tante mon père ou ma - mère, pardevers la soe mère, est ma grant tanteIbid., frag. 19, § - 15..

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En ce meisme degré sont cil qui sont apelé cosin germain et coisines - germaines : ce sont cil qui nessent de deus frères et de deus - serors, ou de frère ou de sor. Et chascun de cez puet estre entendu en - deus manières, selon ce que nos avons devant dit ; car lignages - puet venir ou pardevers père ou pardevers mère. Et autresi - la fille á l'oncle ou à la tente puet estre entendue en deus manières, - selon ce que nos avons devant dit ; car lignages puet venir - pardevers lo père ou pardevers la mère. Et autresi la fille à l'oncle ou - à la tante pot estre entendue en deus manières, por cele meisme - resonDig., lib. 38, tit. 10, frag. 10, § 15..

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Et se la seror et li nevoz et la nièce sont entendu chescun en deus - menières, si contendront-eles (seize) persones, se l'en - entent que eles se doblentIbid..

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Ou quint degré sont contenues xxxiii (cent - quatre-vingt-quatre) persones. Car li pères mon beseol, qui - est beseol mon père, et eol mon eol, contient xxvi - (seize) persones, à conter pardevers les niales et - pardevers les femeles, si que l'en voie à chescune des persones qui - vienent pardevers le masle ; et autresi celes qui vienent pardevers - la femeles contienent ces vi - (seize ?) persones. Et ausi comme les persones se - doblent pardevers le père, ausi se doblent-eles pardevers la mere, - ensint com nos avons dit devantIbid., frag. 10, § 16..

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L'en ne pot venir à celi de qui l'en enquiert, fors par totes ces - persones de qui il nez ; et généraument de totes les persones que - il convient conter, chescune doit estre contée par quatre, selonc ce que - nos avons devant conté, comment que ce soit, ou en montant, ou en - avalant, ou en travers. Ou por ce que li racontemanz de toz cez seroit - foux et enuios, de ci en avant, si nos en passons briemant otre ; - car par cez que nos avons nomez puet l'en voer légièrement comment l'en - doit conter en cez degrez, et as autres qui vienent après.

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Ou sixte (de) gré sont contenus iiiie [xl] et viii persones (quatre cent quatre-vingt-huit). Et - en ce degrié est li quarz eoux, qui est éu (aïeul) au - beseau à celui de qui l'en enquiert le lignage : (si) - contient xxxii persones, que il convient totes - dobler, selonc ce que nos avon dit devant as autres degrez, si que l'en - aist lx. iiiiIbid., frag. 10, § 17.. Li - frères à celui éau est li tierz grant oncles : si contient seize - persones, et autresi convient-il que eles se doblent. Li frères à la - quarte eole est autresi li trez granz grant oncles, et contient autresi - seize persones, et convient autresi que eles se doblent. Et ausi - convient-il de toz cez qui sont en sixte degré, ou en - montant, ou en avalant, ou de travers, si que chascune des persones qui - i seront soient contées en deus manières : c'est pardevers le masle - et pardevers la femeleDig., lib. 38, tif. 10, frag. 10, § - 17..

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Ou vii degré sunt contenues M et xxiii persones. En ce degré sont li pères et la mère au quart - eol et à la quarte eole, qui contient c et xxviii persones ; et chascune de cez personnes a - père et mère. Totes les autres persones qui sunt en ce degrié, ou en - montant, ou en avalant, ou de travers, devent estre contées dobles, - selonc le générau enseignement que nos avons devant mis. Et por ce que - il a grant ennui et pou de profist en conter chacune persone par son - nom, nos en pason ostre briemantIbid., frag. 10, § 18..

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- § 3. -

AdamGaius, frag. 1, 3, ibid. dit : Li uns des degriez - de lignage sont en montant, et li autre en avalant, et li autre de - travers. Cil en montant sont li pères et la mère ; et en avalant, - sont li fil et les filles ; de travers, li frères et les serors, et - cil qui nessent d'aus. Cil qui vont en montant, cil qui vont en avalant, - commencent au premier degré ; mès cil qui vienent de travers, n'i - sont nule foiz, ainz sont ou segont degré, et ou tierz, et ce qui - vienent enprés. Aucun de cez qui vienent de travers poent partir à cez - qui vienent en montant. Mès l'en doit savoir que quant l'en enquiert - d'éritage ou de possession des biens, tuit cil qui sont de un meisme - degré ne doivent pas partir ensembleIbid., frag. 1, pr.,§ 1, - 2..

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Le premer degré en montent sont li pères et les mères ; en avalant, - li fiz et les filles. Au segont degré, en montent, sunt li eol et les - eoles  ; en avalent, li nevoz et les nièces ; de travers, li - frères et les sors. Au tierz degré, en montant, sont li beseol et les - beseoles ; en avalant, li enfant au nevoz et à la nièce ; de - travers, li enfant au frère et à la seror, et li oncles et les tantes - pardevers le père et pardevers la mèreIbid., frag. 1, § - 3-5..

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Ou quart degré, en montant, et en avalant, et de travers, sunt li enfant - a cez qui sunt do tierz degré ; à icest meisme degré de travers - sont li frères et la sor à l'eol et au beseol, et li coisin germain, ce - sont cil qui nessent des deus frères et des deus serors.

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Ou quint degré, en montant, et en avalant, et de travers, sont li enfanz à ces do quart ; et si sont en ce degré li - frère et la seror au beseol et à la beseole, et li cosin après - germainDig., lib. 38, tit. 10, frag. 1, § 6, 7..

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Ou siste degré, en montant, et en avalant, et de travers, sont li enfant - a cez qui sont dou quint.

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Ou vii, sont li enfant à cez qui sont au siste. Por ce - que nos avons devant dit, puet l'en assez savoir quez persones il i a - après ; et no devons savoir que totes cez persones sont - dobles ; car quant nos disons li aol et li beseol, nos entendons de - ce qui sont pardevers père, ou pardevers mère ; car quant nos dison - nevoz et nèices, nos entendon cez qui viennent des fiz, et cez qui - vienent des fillesIbid., frag. 3..

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- § 4. -

AdamModestinus, ibid., frag. 4. dit : Quant l'en - enquiert de nature de lignage, l'en ne passe pas légièrement le setième - degré ; car nature ne soffre pas que aucun vive tant que cil degré - soit passez. L'en apele coisins ces qui sont d'une meisme racine. Et - l'en entant dreiture de lignage en mointes manieres, si comme cil qui - sont de léal mariage, et cil sont apelé léal ; li autre sont qui - sont de porchaz, et cil sont apelé bastart ; li autre sont par - affinité. Enprès nos dison que cil soient léaul fil qui sont nez de léal - mariage, et doivent estre apelé à l'éritage do père et de la mère sanz - le testament.

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- § 5. -

Li bastart n'ont rien en l'éritage, se ce n'est ausint comme estranges, - et li affins ausint.

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Nos vos avons ci mostrez des degrez de lignage ; or vos mostreron - comment avenue doit aler, et à qui, et eschéeste.

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Avenue de fiez si vient do père au fiz ; et puis au nevoz, et au - seus (sous) nevoz, et ausint en siuant ; et tozjorz - prent avant celi qui est en ceste ligne, ga si l'an ne sera que cez en - montent, ne que ces de costé ; et ausi est en vilenages.

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Or parlerons des fiez premièrement, et enprès de vilenages.

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- - - VI. De hers et de rachat. - - -
- § 1. -

Adam dit : Escheete qui vient de père au fiz, c'est li premiers, et - est li plus près à avoir le que nus de la lignie. Et enprès li fiz do - fiz, c'est li nevoz ; et enprès li soz-nevoz ; et - enprès li fiz au soz-nevoz, et issint en coinsiguance jusques à sept - degré ; car home ne puet pas plus vivre. Et de cest descendue nus - ne rachète, et ne fet que prandre de seignor, gontes mains.

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En montent, vet do fiz au père. L'escheete do fiz doit venir au père, se - li fiz n'a enfanz ; et do fiz à l'eol et au beseol, et issint en - conségance, giuque au sept beseaul ; et en ce n'a point de rachat. - L'escheete do frère qui n'a enfanz, ne père, vient au frères des fiz, et - non à la sor ; et s'il n'i a frère, au nevo, et au soz-nevo, et en - consiguance jusque à vii degrez, si n'i a plus - près.

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- § 2. -

Adam dit : L'en doit savoir que héritage et garde vient par droiture - de lignage au plus prochein, pardevers père ou pardevers mère, à cele - partie don la chose mot ; et li baillis li done la possession des - biensDig., lib. 38, tit. 10, frag. 10, pr. : de - Gradibus, et affinibus..

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Nos apelons coisins toz cez que la loi apèle parenz de par père ou de par - mère. Et tuit cil rachètent de escheete, et de ball. Droiture de lignage - apartient as hers. Nessence de lignée vient par femes ; et cil sont - frère qui sont nez de une mère, et non pas de un pèreIbid., frag, - 10, § 6. ; et sont apelé à l'éritage à la mère, à tost - le héritage do premier mariage ; et li segont a conquez et a - l'escheete do segont mariage ; et les avenues qui vienent do - premier mariage ou do segont, sont parties iuéement au fiez, saus - l'énéence. Et en montent et en avalent, n'a pas rachez. Et tuit cil qui - sont de un père, jà soit ce que il soit de diverses mères, sont frère de - père. Li droiz apèle toz pères et mères, jusques au tierz genol, c'est - au tierz ael ; et d'iqui en avant sont apelé greignorsIbid., - frag. 7.

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- § 3. -

Li héritages do père que l'en porte ou premier mariage, li enfant de - celui mariage ont la moistié, por le doere lor mère ; et cil do - segont mariage, le quart de tot, por le doere lor mère ; et cil do - tierz mariage ont le demi-quart de tot, por le doere lor mère ; et - issint est en siuant. Et ce qui remaint, si est départiz iuéement en - toz, sauf l'énéence. Ne en la terre au père ne pot avoir que une - énéence, ne en la terre à la mère.

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- § 4. -

Les conquez que aucuns fet, et sa feme, sont as enfanz de - celui mariage. Et se li hom a autre feme, il la puet doer ; et cil - doeres sera patremoines as enfanz de segont mariage ; et ce qui - remainst, c'est le quart, sera communs as enfanz do premier et do segont -  ; et de eschete aussint cele vaie meismes qui est devant dite.

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- § 5. -

De bau de fiz au père n'a point de rachat, ne de nevo à eol, et issint en - siuent, en amontant.

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- § 6. -

Là ou il a garentie n'a point de rachat.

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- § 7. -

Quant feme a doere au fié, et li hers ne velt racheter, ne garentir le - doere, la dame prendra do seignors ; e li sires aplètera - (exploitera) la partie à l'eir por son rachat.

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Quant frère et sor partissent, et li frères ne retient riens do fié, il - ne garentira pas, ens prandra la sor dou seignor ; et se prant - seignor, il rachètera.

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An siure son fié n'a point de rachat.

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- § 8. -

Quant aucuns rachète aucune chose, si doit nomer quel chose il - rachète ; et s'il ne rachète tot, li remenanz remaint encore à - racheter  ; car li nomemenz de la chose n'apartient pas au seignor. - Et ce qui n'est nomé, li sires a les issues, se quarante jorz sont - passé.

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Nus n'entre en foi de chose donée à vie, quant la propriété ne li est - otroïe, s'il ne plest au seignor.

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- § 9. -

Adam dit : Frères sont en segont degré d'omme. Quant aucun mort sanz - heir, son patremoine vient au frères, et au sors non ; et doivent - racheter, car la chose vient de costé ; et aussint quant la chose - vient d'oncle à nièce, ou de nièce à oncle, ou de tante à nevo, ou de - nevo à tente ; et ausi de coisin à coisin ou à coissine ; et - issint est en ensiuant.

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- § 10. -

Adam dit : Frères ne rachète mie dou bau de ses frères. Li ainz-nez - des frères, s'il est lai (lui) et autre, a les deus parz de - la terre ; et si sont plus, la moistié ; il a la mellor - herbergerie et un arpent por tot, et li autre ont tuit ensemble un - herbergerie. Et se plus i a herbergages, il sont partiz iuéement as - autres frères ; et s'il i a plus, il vient en partie as autres - frères et à l'enné, san l'ennéence.

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- § 11. -

Adam dit : Frère ne rachate mie de la garde de ses frères ; ne - sor, s'ele est sanz mari ; mès li mariz rachète le bau de la garde - l'éritage de la feme ; non s'il i a heir de terre qui - garentisse.

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- § 12. -

Une damoisele prent seignor ; si a terre qui vient de - fié de son patremoine : l'en dit que sis mariz, qui la prent, ne - rachatera pas, se ele a frère heir de terre, ne sis sires. Mès se li - sires premers muert, et ele prange le segont seignor, il rachètera, tot - i ait-il heir de terre. Quant feme a douze anz, et ele est mariée, le - bal mort ; et veez la reson : li anciens droiz si est tex que - feme n'ert à âge à terre tenir devant qu'ele fût mariée ; et por ce - que li ami la tenoent tant à marier, por avoir le preu de la terre, - mainz maus en sordoent. Et li rois Loys vost ci fere amendement, et - establi, par général concire, que feme, puis qu'ele aroit quinze anz, - fust hors de baill, et tenist sa terre. Jà soit ce que il ne mua riens - de l'ancien droit an ce, que se ele ere mariée ou à douze anz ou à - treze, que sis mariz eust sa terre délivre.

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- § 13. -

Un home ou une femesi mort, et a enfanz de segont mariage, et nevoz dou - premier. Li nevoz demende l'eschoes dou premier mariage à la mère, et li - enfant dou segont la demendent. Et l'en dit que li plus près prant ce an - fié.

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- § 14. -

Quant garentie faut, l'en doit prandre celui qui fet la garentie à - homage.

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- § 15. -

Oncles rachate le bau de ses nevoz, et des coisins l'un vers l'autre, et - issi en coissinance.

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- § 16. -

Coisin germain rachate, et coisin do quint, et do six et do sept - (degré).

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- § 17. -

Bau si ne dure que au tens jusques li heirs ait vingt anz et plus ; - et quant il a passé tot le âge, et il ne prant de li, li sires pot - assener à la chose por défaut de vavassor.

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- § 18. -

Père ne mère ne rachate pas do bau de ses fiz, ne ne puet l'en aler - encontre, tant comme il vodra demorer ou bau son père ou sa mère.

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- § 19. -

Ennéence ne porte force en eschéete qui vient de costé, qui n'i soent - iuel masle ; et femele n'i a riens, tant comme il eist masle. Et si - li ennez mort ainz que il ait terre que li soit avenue, li einnez après - aura l'ennéence. Entre femeles n'a point de ennéence.

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- § 20. -

En eschéeste de costé n'a point de ennéence ; tuit sont iuel. Et se - l'ennéence est partie as autres, l'ennéence est morte quant as autres, - et seront iuel et en eschéete et ou remanent.

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- § 21. -

Des baronies et des contéez vet autrement ; car la sole baronie n'est pas desmembrée, mès l'en fet avenant as menuez sor - rentes ou sor terres, et la digneté remaint à l'ainzné ou à l'ainznée. - Et s'il i a dui ou trois baronies, es sont départies sanz - desmembrer.

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- § 22. -

Adam dit : Quanquez père et mère fet de ses choses resonablement au - marier ses enfanz, est estable.

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- § 23. -

Se uns prodomes a trois fiz et deus filles, li einznez garantira, et n'i - aura point de rachat, nais por les filles, se eles sont mariées, por ce - qu'il i a heir de la terre. Et s'il n'i a se filles non, l'enné ne - garentira pas do rachast.

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- § 24. -

Garentie vet juique à coisin remué de germain, et non plus.

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L'en ne rachate pas de chenge but à but, mès s'il i a tornes, de tant i a - los. L'en ne rachète pas de père. Ausint se aucuns demende une chose, et - cil qui la tient por la pez en done un pou d'argent, ci n'a ne los ne - rachat. Le (l'en) recheste de don de largece.

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- § 25. -

L'en ne rachète pas de restablissement. Se aucun dit en sun testament que - sa chose soit donée por Dé, l'en ne rachète mie. Mès quant ele est - livrée à celui qui ele est, et à qui ele doit estre en patremoine, s'il - n'i a rachast. L'en ne rachaste mie de chose engagée. Home ne feme ne - rachète mie do bau de ses enfanz. L'en ne rachète pas doere. L'en ne - rachète pas de département. L'en ne rachète mie de partie.

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- § 26. -

Ne de mu, ne de sort, ne de desvé, ne de fo despendeor n'est pas - rachastez, por quant s'il ont garde ; mès se l'en lor det le - rachat, il le poent recevoir et demender.

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- § 27. -

Rachast si est tant comme la terre vaut de rente un an, et non plus. Home - rachète, et feme, se li uns done à l'autre héritage. Ou - (on) ne rachète mie de la mort de sa feme, tant comme - li enfant sont en son baill.

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- § 28. -

Quant aucuns ne velt racheter et se marie, la chose remaint au seignor. - Li sires ne pot prendre sor les rères-vavasors plus que li vavasors n'i - prant.

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- § 29. -

Home rachète de l'eschaeste sa feme, et feme, enprès la mort son mari, - rachète l'eschéete qui li est avenue ou tens do mariage.

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- § 30. -

L'en ne racheste pas de nul, se il n'est sires doù leu, et tel qui puisse - recevoir homenage ; si comme l'en dit de régale et de ce cas - semblable. Mès la sentence Goufroi de la - Chapele est la plus veraie, qui dit que l'en doit - racheter ; car les aventures que aviennent en celui tens sont do - régale.

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- § 31. -

Dui frère d'un père et d'une mère sont ; lor père est morz et lor - mère, et sont en aage. Li einznez prant sa terre do seignor, et li - meinnez non. En ce il partissent, et avient tote la terre à la mère au - meinné. Li sires done (dont) la terre do père mot, demende - rachat à l'einzné, por la reson de la terre au meinné, qu'il tient, qui - est morz, qui onc ne tint de seignor ; et li einznez ne viot - racheter par la reson de la partie qui fut entr'aus. Si demende l'en - qu'en dit droiz. Et l'en dit qu'il doit racheter : car des choses - doteuses, l'en doit aler à la plus aperte, et nus n'est en veraie - sésine, se le verai seignor ne l'i met.

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- § 32. -

Dui frère sont trové occis devant la meson à un borgois. Li borgois en - fut empeechiez, et conut pardevant la jostice, qu'il les avoit ocis, - comme cez qui estoient venuz en sa meson de nuizentre, et peceèrent sa - meson, et le vodrent occerre. Et bien estoient aparessent as plèes que - il avoit, et à sa meson qui estoit pecaée. Et qui vodroit dire encontre - que ce ne fût vers, il est apareilliez do motrer et de l'avérer. Li - prodom remet en pez. Li hériter vindrent avant, et demendèrent l'éritage - au mort. La jostice le volt avoir. L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en - respont que li prochein devent avoir la chose, comme l'en ne pot pas - bien savoir la manière de la mort, ne li morz ne se puet deffendre.

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- § 33. -

Uns hom si a sa terre qui mot de fié, et muert sanz enfanz de sa feme - esposée. Sa terre doit eschéer au plus près, ausint comme de vilenage, - fors en ce, s'il i a eu (en) eschéete de costé masle et - femele iuves, li masles prent et la femele non. Et se la femele est plus - près que li masles, ele prant avant que li masles.

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- § 34. -

Enprès nos dison que ennéence ne porte force en eschéeste qui vient de - costé.

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- § 35. -

Ci enprès nos disons que de eschéeste qui vient de père au fiz, ou de - mère, si ne sont que dui, li einznez a l'ennée, et emportera les deus - parz ; et s'il sont plus de deus, li einznez aura la moistié. Et en - quanquez manière que li einznez emporte l'ennéece, il a tozjorz le - meillor herbargage à son chois, et un arpant de porpris.

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Et s'il i a enfanz de deus femes, ou de trois, en ce qui sera commun prendra-il l'ennéance ? Ou (oïl), li - einznez de sa première feme, ou quart don do segont mariage, et en huit - do tierz, et issint en consinence. Et si li einznez mort einz que il ait - partie, li einznez après l'ennéance, et issi en consinence.

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Or demende l'en se il n'i a masles, se filles non, il n'i a point - d'ennéence ; ainz doivent partir iuéement. De baronie vet - autrement, et de contez : car baronie et contez est départie - iuéement à filles, et si sanz desmembrement la baronie. Et s'il i a fiz, - il a tot, et fet avenant mariage as autres. Et s'il i a plusheirs contez - et plusors baronies, li meinnez et les filles auront chescun la soe, se - costume no tot.

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- § 36. -

Quanquez père et mère fet est estable. Se uns des trois frères mort, qui - ont lor terre commune, et ont un frère qui a parti à aus, il prendra en - l'eschéeste.

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- § 37. -

Tot ce que home ou feme labore ou fet laborer do sien, sont contez por - mobles, toz seest (tout soit) le fruiz pendant. Vignes - fetes à seson de grant façon son conté por moble. Mès se l'en fet - gaagner à métié, li morz n'enporte que ce qu'il i a mis.

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- § 38. -

Se aucuns a eu l'ennéence de la terre son père, et la mère remet seisie - de son héritage enprès la mort son seignor, et li einznez fiz mort, li - einznez fiz, qui vindra après, aura l'ennéance de la terre à la - mère.

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- § 39. -

Quant li pères et la mère marient lor enfanz, tot i eit-il ainzné a ce, - forz de la chose do (dont) père et mère mort seisiz, ou est - seisiz.

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- § 40. -

Se feme a enfanz de deus seignors, femeles do premer et masles do segont, - les femeles enporteront l'éritage à la mère ; car totes les choses - que la mère ot ou premier mariage sont au pres (premers) - enfanz ; des choses au père, non, s'il a eu segonde feme, et enfanz - de lui ; que la segonde feme a le quart por doere ; et c'est - patremoine as enfanz de celui mariage ; et l'autre quarz communs à - toz.

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- § 41. -

Fiez ne pot esmortir sanz l'autroi de deus seignors, et plus le ne - set.

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- § 42. -

Uns gentis hom n'a ne père ne mère ; li baus de lui vient à un - chevalier, qui a rachaté. En ce uns siens vavasors muert, qui tient de - lui, et est sis coisins, et li eschiet la terre. L'en demende se cil qui - a le baill rachètera ? Et l'en dit que oïl, (ou il) - lerra le bail.

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- § 43. -

Uns chevalier se muert qui a terre de fié, et a enfanz, et - doivent tant, et est la terre si chargie de detes, que l'en ne puet - trover qui vuelle prandre le bau. Si demende l'en comment li sires aura - son rachat, et li détor lor detes ? Et l'en respont que li sires - aura et lèvera premièrement s'année ; et enprès la chose sera mise, - por le conseil dou juige, ou profit des enfanz, et à quitier lor detes, - sauve lor vivres.

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- § 44. -

Une feme si a deus seignors, et ot terre que li pères li dona au premier - mari, et en ot enfanz, et ot enfanz do segont mari. Au vivent au segont - mari, terre li eschoit de son frère, et avenue de son père : l'en - demende quele partie li premier enfant et li segont prendront as choses - de par la mère ? Et l'en dit que li premier prendront le premier - mariage, et li segont auront les eschéetes ; et les venues seront - au premiers et au derreniers, sauf l'ennence. C'est à la costume de - Orliens. A la costume de l'Ostel le roi, de eschéeste et d'avenue sont - tuit li enfant iue, sauf l'ennéence ; et raportent li premier - enfant lor première partie en commun, s'il volent prendre.

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- § 45. -

Nos dison que li enfant do premier mariage ne sont pas heirs des - detes ; mès li enfant do segont mariage, et do tierz, chascun de - son mariage paeront les detes ; et ont les mobles et les conquez. - Et s'il n'i a ne mobles ne conquez, chescun paera segont que il aura de - l'éritage, li premier, et li segont, et li tierz.

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- - - VII. Comment l'en doit recevoir home. - - -
- § 1. -

Se aucuns a eu (en) aucun héritage droit, par lignage, ou - par achast, ou par don, ou par autre droite cause, l'en le doit recevoir - à home, en fesant vers les seignors ce qu'il doit, tot ne soit-il - d'aage. Mès se la chose est donée en non aage por grever aucun, comme de - relevemanz ou d'autre servise, l'en no soffre pas. Mein morte ne doit - tenir fié.

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- § 2. -

Nus ne doit prendre à home home, tant comme cil vive qui est en sa foi, - se n'est par son gré, ou se juigement ne l'i met.

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- § 3. -

L'en doit prendre à feme feme : car ele pot fere par autrui ce - qu'ele ne pot fere de soi. L'en doit prendre home por la reson do baill, - s'il est li plus près de non aagé.

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- § 4. -

Quant aucuns demende achaeste, et dit que cil est mort qui - tenoit, il doit prover la mort pardevant le seignor do fié, et qu'il est - li plus près, et pardevant bones genz ; et doit bien li sires - soffrir quarante jorz por voer se plus près vendra. Et se aucuns ne - vient avant, il recevra celi qui ert. Et se aucuns ne se tret avant, et - quarante jorz passent, li sires prendra son fié en sa main.

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- § 5. -

Si home est morz, sires pot bien asener as fruiz pandanz et à la terre - dedans les quarante jorz ; mès por ce n'est pas sien se il prant, - quant l'en fet ver li ce que l'en doit dedanz quarante jorz.

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- - - VIII. Cas de servise. - - -
- § 1. -

Servir si est servir son seignor por la terre que l'en tient de lui, en - queconz manière terre mue seignor, ou de la partie à celi qui tient le - demoine, ou de la partie à celui qui est sires. Servise est deuz quant - l'en le vient lever, c'est à savoir un rocin de servise de soixante - sols. Et se aucun tient partie de fié, et soit en homenage, il n'en - rendra que partie des soixante sols, c'est à savoir, de la moistié la - moistié, et do quart le quart. Et tant comme les dui persones vivent, - cil (qui) a pris le servise, et cil qui a servi, et la - chose soit en lor main, servise n'en sera levez.

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- § 2. -

Feme, s'ele est. veve, ne sert pas, se sis mariz a servi.

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- § 3. -

Après un autre servise est, que doivent senez, c'est à savoir servise - d'ot ; et chascun le doit si comme costume est. Et cest servise - doivent totes genz, ne nus ne s'en pot deffendre. Et est deuz en plusors - manières ; li uns les doit sels, li uns les doit soi et - autre ; li autres les doit soi quinz ; li autres les doit soi - dizèmes. Et ce servise est deuz segont la costume de la région, et est - acostumé par nombre d'anz, et nus n'en est frans por la reson do commun - profit.

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- § 4. -

Nus fiez liges ne doit servise.

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- § 5. -

Nus ne sert feme quant sis mariz est morz, quant l'en a servi son - seignor. Ne feme ne sert pas se ele est veve, se sis mariz a servi, se - li sires de qui ele tient (ne) muert, et viegne - noviaus.

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- § 6. -

Feme n'est d'aage por servise devant que ait quinze anz, et home devant - qu'il ait vingt anz et plus.

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- § 7. -

Se hom doit servise à son seignor, et il est rendu, et li - sires li demende, li hom s'en passera par son seremant. L'en siert celui - qui a le bau et loier, quant il vient à terre tenir.

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- § 8. -

Se aucuns seignors demende à son home, que il ait doné terme à son home - de son servise plus que la nuiz, par quoi la chose soit chesle en - dete ; se li hons conoist la fin, et le servise, et le terme, et il - dit qu'il l'a paie, par soi et par garanz ; et s'il nie le - terme ; et il dit que il ait rendu au seignor : il n'i a que - son serement.

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- § 9. -

Uns hom doit un rocin de servise por terre que il tient, que il a de fei. - L'en li demende le rocin. Si demende l'en comment il seret renduz, et - quant ? Et l'en dit que il a trois pares de nuiz del paier : - la première nuiz, il doit venir et amener le roncin ; se il est - refusez, il doit ausi fere la première, la segonde nuit, et la - tierce ; et se il ne le parfet à la tierce resonablement, il chiet - en l'amende de soixante sols, et rant le roncin.

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Tes est li roncins de servise : garni de sele, et de frain, et de - chavaistre, et d'esperons, et que tot valle soixante sols.

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- - - IX. Comment l'en doit relever de cens, de fié, vendu, ou achaté, ou - donné. - - -
- § 1. -

L'en dit ci que se aucuns a cens, et il le donge à son fiz, l'en reliève - selonc la costume do païs. L'en ne doit pas relever se li fiz le li - done, ou le change, ou le vent à autre, et il le retrest, il n'i a nules - relevesons. Ce fut establi par mout grant léauté, por ce que pères et - fiz ne feissent entr'aus mauvese convenance por grever cez qui trove - d'os. En queconques manière que il veigne de père au fiz arrières, ou do - fiz au père, tot l'eschéeste à strangées et leuvat de un d'aus, l'en en - doit relever par deus resons ; que il n'eent profit en lor malice, - et que il n'eent acheson de tricherie fere.

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- § 2. -

De fiez que en dites-vos ? Se l'en en ovre en la manière que vos - avez oïe deviser, nos dison autel.

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- § 3. -

L'en ne relève pas feme veve de son héritage, quant sis sires est morz, - ne de l'éritage son seignor.

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- - - - X. De forterece jurée. - - -
- § 1. -

L'en doit jurer forterece, là où ele a forme de chastiau, tot soit-il - segonz sires, ou tierz, ou quarz.

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- § 2. -

Qui jure forterece, si jure qu'il la baudra à son seignor totes les foiz - qu'il la vodra avoir por son besoing. Et l'en li doit baller totes les - foiz qu'il l'en requiert, ne n'est pas tenuz li sires à mostrer son - besoing à son home ou à son juré. Bien si gart que il n'i mesprigne, et - bien apert il ne la pot tenir que quarante jorz, et la puet tenir tant - comme besoing li durra.

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- § 3. -

Sires doit avoir forterece si comme ele est, et ausi la doit rendre.

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- § 4. -

Quant home vant terre de fié, li sires do fié ara le serement qu'ele est - vandue, dou vendeor, avant qu'il reçoive l'acheteor à home. Et se li - sires reçoit ad seisine, il n ara plus son serement.

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- - - XI. De commun servise. - - -
- § 1. -

Autres servises sunt : li un sunt de par la reson des terres, li - autre par la reson des mesons, et li autre par la reson de cors qui sont - sor les terres.

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- § 2. -

Cil qui sont deu par la reson des terres sont cens, obliez, gelines, - corvées, et plusors autres choses, qui plus doivent par la reson des - terres que par autres.

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- § 3. -

Ce qui est rendu par la reson des mesons sont cens, et plusors autres, et - ne toche que à mesons.

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- § 4. -

Ce qui est rendu par la reson do cors plus que par autre, si est talles - d'ot, et tuales de pen et de vin, et achaugètes, et il te devence - (redevance) do ; se li cors n'ere reseanz ou leu, - li héritages n'en devroit riens.

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- - - XII. De paages. - - -
- § 1. -

Uns bons si doit paage en une vile : li prévoz l'areste, et dit - qu'il n'a pas paié son paage. Cil respont qu'il l'a rendu là où il doit, - et quant il dut, et l'offre à jurer ; et li prévoz dit - que por tant ne veaut-il mie que il s'en past. Segont cez paroles - s'otroient à juiger. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont - que por tant ne s'en doit-il pas passer ; car dire : J'é rendu - quant je dui, et là où ge dui, por ce n'en sui-ge pas quites. L'en - demende comment il s'en doit passer ? Et l'en respont : se il - nomme le leu, et à qui il l'a rendu, tot ne sache-il pas le nom ; - et la persone me die aissi : à un home qui estoit léanz ; et - s'il dit eissi, il s'en passera par son serement. Et tel loi si est de - costume qui ne done que cinq sols et mains.

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Et se la costume est granz qu'ele doie quinze sols ou cent sols ou dix - livres la costume, comment s'en passera-il qu'il ait rendu tel - costume ? L'en dit que il convient que il le preuve par soi e par - deus garanz, qui jurront que il l'ont rendu en la meson où l'en le - reçoist ; et en quel leu, à un home qui se fesoit receveor ; - et ce jurront, et por tant s'en passeront, et seront quite de la - costume.

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Et se aucuns rent allors costume que en la meson où l'en la reçoit, l'en - n'en est pas quites, tot se face aucuns receverres.

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- - - XIII. De los. - - -
- § 1. -

Los si est une chose que l'en doit à seignor quant aucun vant sa terre. - Et est apelez los de loer ; quar la vente n'est pas parfete devant - que li sires l'ait loée. Et li los si monte le quint denier ; et - cil le doit rendre qui vent, se convenenz n'est ; et li sires de - qui fié ce est, si le doit avoir.

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- § 2. -

L'en ne rent pas los de choses aumônée, ne de change but à but à - héritage. Et se l'en change partie à héritage, et partie à deners, a-il - los ? Oïl, de tant comme il aura deners. Et se l'en change - l'éritage à marchendise, ou en vin, ou en robes, i aura-il los ? - Oïl ; car ce torne plus à deniers que à héritage ; car chose - movable si est contenus por moble, et héritage non.

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- § 3. -

L'en ne rent pas los de engagement, ne de loage, ne de escheeste, ne - d'avenue, ne de partie commune, s'il n'i a termes - (tornes ?), mès s'il i a termes - (tornes ?), de tant doit l'en le los.

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- § 4. -

L'en ne rent pas los de don, ne de testament, ne de pez.

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- - - - XIV. De ventes. - - -
- § 1. -

Dues autres manières de servises sont que l'en apèle ventes, et celes - ventes sont de sol un denez en sept meneires. L'en ne doit ventes, se la - chose n'est vendue. L'en ne doit pas ventes de change but à but ; - mès s'il i a tornes, l'en doit ventes des tornes. L'en ne doit pas - ventes des engagemenz, ne de loage, ne de don, ne de prest, ne d'avenue, - ne d'eschaeste, ne de aumône, ne de pez.

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- - - XV. De reliés. - - -
- § 1. -

En plusors los a diverses costumes sor vilenages. En aucuns los a reliés, - et li reliés est segont ce que l'en a usé. En Orliens est tele la - costume, que la meson, quant ele doit relever, se l'en n'en fet la - volenté au seignor, done de relief ce que ele vaut de loer un an, ou ele - remaindra gaste de clôture, de uis et de fenestres ; et c'est o - chois à celi cui la meson est.

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- § 2. -

Quant home prent feme, l'en doit relever de lui, se l'en n'a relevé de la - feme. Mès se l'en a relevé de la feme avant qu'ele prist seignor, l'en - ne relèvera pas por ce, se ele a pris seignor.

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- § 3. -

Quant père et mère muert, li enfant relièvent de la mort de leur père et - de leur mère communément ; et s'il partissent, il ne relièvent pas - quant il vienent en aage.

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- § 4. -

L'en reliève del mari à la feme, tost soit-il parrastres, tot muevent les - choses de son premier mari. Mès l'en relèvera el non de enfanz ; et - fera segur qu'il la (les) fera tere, quant il seront aagé. - Mès l'en ne relève pas del segont mari del cens qui est patremoine à la - feme.

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- § 5. -

Li sires relèvera la terre qui mot de par la feme qui prent do seignor. - Tant de foiz comme le seignor de la propriété mue, ou celui qui a la - seignorie, ou celi qui a la propriété, tante foiz relève l'en. Se li - sires à la feme muert, la feme ne doit avoir relevaisons ; mès feme - doit relever quant la chose li vient novelement, c'est à savoir la - propriété.

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- § 6. -

En totes les manières que la censive mue seignor, de queque partie ce - soit, soit de par le seignor qui tient le fié, soit de par celui qui - tient le vilanage, a relief.

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- § 7. -

Tant comme li enfant seront non aagé, et seront ou bau don - père ou de la mère, l'en ne relèvera do père ne de la mère ; car - père ne mère ne rachaste pas le bau de ses enfanz.

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- § 8. -

Quant il a eu cens de vignes ou terre, meins de six deniers l'arpent de - cens, ou plus de huit, il ne doit que tel cens, teles relevoisons, - segont la costume de Orliens. De mesons vet autrement. Quant sires s'est - tenuz an et jor, et reçoit son cens à gré, et tient son censier en - sésine, et enprès demende relevoisons ou amendes, il n'en doit mie avoir - response.

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- § 9. -

Servise puet estre tozjorz demendez.

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- § 10. -

Nus ne se doit fere sire de ce don il doit estre sogiez.

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- § 11. -

L'arpent de vigne doit trois sols de reliés, et li arpenz de terre trois - sols. Bau de vilanage ne doit pas reliés.

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- § 12. -

Tant comme home tendra ses enfanz enprès la mort lor mère, la terre à la - mère ne doit point de relief ; enprès la mort au seignor, se la - feme doit relever, feme reliève son héritage ; enprès la mort son - seignor, et se aucuns a relevé avant qu'ele prist son seignor, a - (elle) ne doit pas relever.

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- § 13. -

L'en doit relever les héritages au mort, ce à qui il aviennent, ou à qui - il eschéent.

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- § 14. -

Home reliève de la prise sa feme la terre qui mot de par sa feme.

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- § 15. -

Nus ne reliève de celui qui a la chose en bau ; mès l'en reliève des - enfanz, tout soient-il non aagé ; et sont mis li dener en - sauvegarde  ; et cil qui a la garde des enfanz, se il la - (les) velt avoir, donra segurté que, quant li enfant - seront aagé, qui se teront et auront estable ce qui est fet, ou qu'il - rendra les deners arières à cez de qui il les a euz.

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- - - XVI. De la possession des biens do mariage et de la femeDig. lib. - 38, tit. 2 : Unde vir et uxor.. - - -
- § 1. -

Adam dit : A ce que li mariz et la feme ait la possession des biens - li un à l'autre, il convient que il i aist juste cause : si comme - se li mariz a vendu la terre sa feme, il pot fere contrepois de la soe, - pardevant le juige ; ou s'il velt vendre la soe terre, porra par - besoing  ; et il est plus profiz au mariage de vendre sa terre que - la sa feme.

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Lors doit-il venir au juige, et requerre que il mete avenant - remède, por le besoing do mariage, en avoir contrepois de l'éritage sa - feme. Et li juiges doit regarder les persones, et la quantité des - enfanz, et le besoing : et lors, par le consoil de bones genz, doit - li baillis otroier que li uns face retor à l'autre, et ait ferme et - estable. Et si est ferm et estable ce que sera fet par tel manière, - quant aucuns a doné de son héritage à ses enfanz à aus marier, et li - autres n'en ait riens doné. Et ce doit estre fet avent, et par le juige, - et en autres manières est nules.

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- § 2. -

Li uns ne pot avoir la possession à l'autre, tant comme li mariages - dure.

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- - - XVII. De avenir à prandre en sa terre por son droit, quant il n'i puet - avenir que par autrui terre. - - -
- § 1. -

L'en dit ci : Se ge ai ma terre dont la jostice soit moie de la - propriété, que totes les foiz qu'il ne vodra fere vers moi ce qu'il - devra, comme vers son seignor, ge puis deffendre les choses. Et s'il i a - fruit qui périssent, et il set défaillanz qu'il ne face ce qu'il devra, - je puis les fruiz coillir et metre en sauve main.

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- § 2. -

Or demende l'en se l'en puet entrer que par autre seignorie por prendre - en sa terre, que l'en puet par aillors, se l'en i prandra ? Et l'en - dit que oïl, par le congié au seignor de la chose. Et se li sires non - vest soffrir, l'en doit aler à la grant jostice ; et la grant - jotice doit fere délivrer voie.

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- § 3. -

Se aucuns dit que il a paé ses relevoisons, et ses sires dit que non a, - et ce et (est) dedenz l'an, et fin set queneue : cil - qui dit qu'il a paié, ne sera pas quites par sa prove que de cinq sols - et de mens ; et dou sorplus, par deus tesmoinz et par li.

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- - - XVIII. Quant la possession des biens est donée segont les loisDig., - lib. 38, tit. 14 : Ut ex legibus senatusve consultis bonorum - possessio detur.. - - -
- § 1. -

Geufroi de la - Chapelle dist : Il convendra que ge donge la possession - des biens par la loi ou par le conseil do seignor de la province ; - einsint la donrai-ge à celui qui la demendera, par la - reson de ce qu'ele mot de cele partie don il est do lignage, et par là - où il puet estre hers : car la possessions des biens ne li - apartient pas autrementDig., lib. 38, tit. 14, frag. - 1..

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- - - XIX. Quele ordre doit estre gardée en la possession des biensIbid., - tit. 15 : Quis ordo in possessionibus - servetur.. - - -
- § 1. -

Renaut de - Tricot dit : Quant aucuns muert sans fere testament, li - enfant que il a de léal mariage sont premièrement apelé à son héritage. - L'en entant cez qui sont nez après ce que mariages est parfez, non pas - çaus qui sont nez en avotire ou en fornicacion, et enprès - (avant) mariages est fez dou père et de la mère ; - icil sont mis dou tout hors dou héritage. E puis cil qui poet estre hers - par les lois, et puis li plus procheins paranz.

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Se aucuns ne fet point de testament, la possessions des biens est donée à - cez.

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L'en conte profitable tens en doner la possession des biens. Se cez à qui - ele apartient, le sorent toz les jorz, et il porent demender ; et - li jorz en coi il ne les lesseroit (ne le sorent) pas, ou - il ne la porent pas demender, ne lor doivent pas estre contez. Si comme - se aucuns sorent que cil de qui il doivent avoir la possession des - biens, estoit morz sanz fere testament, et puis li vint uns mesages qui - disoit que il n'estoit pas morz, ou que il avoit fet testament, et - insint commeince-il à doter se la possessions des biens li apartenoit ou - non : li termes en quoi il dota ne li sera pas contezIbid., - frag. 2, pr..

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- § 2. -

Et autresint se il ne pot pas pleinement demender la possession des - biens, ainz le convient aler as plez, puis que il sot que cil fut morz - sanz fere testament : li jorz en quoi il en pleida ne li doivent - pas estre contezIbid., frag. 2, § 1.

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Li tens en quoi li prévoz ne pot pas tenir les plez, por ce que il estoit - enbesoignez de commune besoignes, ou de privées, ne li doit pas estre - contezIbid., frag. 2, § 2..

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Et se li prévoz estoit en une autre cité, cil à qui la - possession des biens apartient ne doit pas atendre que il veigne là où - il est, enz doit aler à lui, se il est dedanz vingt liues près de - liDig., lib. 38, tit. 15, frag. 2, § 3..

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Se li enfes qui est encore au ventre sa mère doit estre mis en la - possession des biens, et li doit l'en doner de terme non pas tant - solement trente jors, mès tant que li enfes soit nez ; car se il - nest as trente jors, il doit avoir la possession des biens - maintenantIbid., frag. 2, § 4..

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Geufroi de la - Chapele dit que l'en ne doit pas atendre le san que cil ont - qui ne dotent rien, mès celui que aucuns puet avoir, ou par lui ou par - autres, por demender consoil à plus sage que il n'estIbid., frag. - 2, § 5..

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- § 3. -

Johen li - Monoiers dit : Se li pères set que la possessions des - biens soit achaete à son fiz, et li fiz ne le fet (set) - pas, li sens au père ne nuist pas au fizIbid., frag. - 3..

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- § 4. -

Johan de - Beaumont dit : Se tu estoes sosmis à celui qui fut fet - heirs o toi, ou tu receus la possessions des biens, et ton compoignon ne - la volt demender : l'en entent qu'ele t'est tote donée, et il - n'aura pas poer de demender laIbid., frag. 4, pr..

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Li fiz a un an de terme à demender la possession des biens, non pas tant - solement quant il la demende comme fiz, mès quant il la demende comme - paranz. Et autresint quant li pères a franchi son fiz, jà soit ce que il - demende la possessions des biens comme patrons, neporquant il a un an de - terme au demender laIbid., frag. 4, § 1..

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- - - XX. Des propres heirsIbid., tit. 16 : de Suis et - legitimis heredibus.. - - -
- § 1. -

Guillermes, évesques d'Orliens, dit que cil mort proprement sanz fere - testament, qui pot fere testament, et ne le fist pasIbid., frag. - 1, pr..

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Et se le héritage à celui qui fist son testamenz n'est pas receuz, ou se - testamenz est roz ou voins, l'en dira proprement que il est morz sanz - fere testament. Mès l'en ne dit pas proprement que cil qui ne pot fere - testament, soit morz sans fere testament, si comme cil - qui a moins de quatorze anz, ou li forsenez, ou cil qui a (à - qui) l'aministracion de ses biens est deffendueDig., - lib. 38, tit. 16, frag. 1, pr..

-

Nos devon entendre que cil qui muert en cheitivoisons, mort sanz - testament ; car, segont la loi que li rois Phelipe fist, ses - éritages eschiet à cez à qui il escheist se il fust morz en la - citéIbid..

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L'en puet demander, savoir mon, se cil qui est conceuz et nez de cele en - qui franchise fut lessie, que l'en a de léal mariage, est propres heirs - son père ? Et por ce que il nos plet que il ait naturez frans, ge - ne voi pas que il ne soit propres heirs son père, et li enfens frans né. - Ce n'est pas mervoille se de sers nessent naturément frans ; car il - est escrit que de cele qui est e (en) chaistivoison pot - enfanter naturelment franc. Et por ce osé-ge bien dire que, se li pères - à celui enfant est d'autre condicion comme la mère, à qui l'en demoura à - doner franchise que li estoit lessie, et l'en demoura ausint à franchir - le, li fiz n'est pas propre heir son père, et en sa poeste : - autresint comme celui qui nest en chestivoisons, et s'en revient ou son - père et o sa mère, se sis pères est donc franchiz après la demore, il - recevra le fiz en sa poeste ; et se il mort avant, l'en doit dire - que li fiz sera son propre heirIbid., frag. 1, § 1..

-

Nos devons entendre propres heirs les fiz ou les filles - naturésIbid., frag. 1,§ 2..

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Aucune foiz avient que li propre heirs est forclos, et que la borse le - roi a l'éritage, si comme quant li père est dampnez d'aucun griés - criminel ; et por ce n'a pas li fiz droiture en sa - choseIbid., frag. 1, § 3..

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Adam dit : Se li fiz lesse à estre hoirs, tuit li nevo et totes les - nièces qui sont decenduees d'ans, vienent en son leu ; et ce vient - par naturel droiture. Se aucuns est pris et menez en chetivesons, et il - mort, ses fiz et ses filles sont si heirIbid., frag. 1, § - 4..

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- § 2. -

Enprès cez qui sont en la poeste au mort, sont apelé li coisin. Casius - apèle cez coisins qui sont joint par sanc ; et ce est - voirsIbid., frag. 1, § 9, 10..

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- § 3. -

Après cez qui sont joint par sanc, sont apelé li parant pardevers le père ou pardevers la mère, se il n'i a de cez qui sunt - joint par sanc. Et l'en doit ce issi entendre, se il n'en i a nul, ne - l'en n'est en apparence que il n'en i eist nul. Car se aucuns pot nestre - qui soit joint au mort par sanc, ou il puet revenir de chestivoisons, li - parenz pardevers le père sont empoechiéDig., lib. 38, tit. 16, - frag. 2, pr. 1..

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Enprès cez qui sont joint comme par sanc, ne (me) sont lor - enfant plus prochein, et ge aus, si comme li frère mon père, qui est mon - oncles, et plusors autres personesIbid., frag. 2, § 1..

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Héritage eschiet au plus prochein parant de la partie dom la chose mot, - fors en fiez, où les femelles ne prennent rien, se eles ne sont plus - procheines. Et s'il i a plusors de un meisme degré, il sont tuit apelé, - si comme s'il i a deus oncles, et li uns d'aus a lessié un fiz, et li - autre deus, et lor père soit mort, li héritages sera partiz en trois, et - aura chescun le tierzIbid., frag. 2, § 2..

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Ne il n'a point de différence se aucuns est sos (seul), ou - voc (avec) autres ; car cil est li plus procheins qui - n'a nul par devant lui, et cil est li plus lointiens après cui nus ne - vient ; et se aucuns est sos, il est li plus procheins et li plus - lointeins4 Ibid., frag. 2, § 4..

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Aucune foiz avient que nos recevon à l'éritage autre que celui qui estoit - li plus procheins de celui qui est morz, si comme se il fist son - testament à un estrangeIbid., frag. 2, § 5..

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Nos quéron le plus prochein, non pas celui qui estoit li plus procheins - quant il mori, mès quant il fut certoine chose que il estoit morz. Nos - apelâmes le plus prochein de lui par lignage ; et se il le refuse, - nos i apelons le plus prochein aprèsIbid., frag. 2, § - 6..

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- § 4. -

Cil moismes dit : Se cil qui a esté franchiz est morz sans fere - testament, il est voirs que li héritages eschiet à ses propres heirs, ou - à ses parenz frans ; et s'il n'en i a nul fors que sers, la chose - eschiet en la borse le roiIbid., frag. 3, pr..

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- § 5. -

Cil meisme dit : Gaubert déshérita son fiz, et fist un autre - estrange son heir, soz condicion. Se li fiz prist feme après la mort son - père, ainz que la condicion avenist, et il avoit un - fiz, et il morut, et la condicion lor falli. Enprès ce l'en demende se - li héritages à l'eol apartient, selonc la lois, au nevoz qui fut nez - après sa mort ? Et la response est que cil qui est nez après la - mort son ael, ne pot demender son héritage, selonc les lois, comme son - propre heir, ne la possession des biens comme coisins ; car il - apèle à la possession des biens celui qui estoit quant il morut, de qui - li héritages movoit, ou qui fut conceuz à sa vie. Car l'en puet dire en - une manière que cil est qui est conceuzDig., lib. 38, tit. 16, - frag. 6, 7..

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- § 6. -

Li baillis promet la possession des biens, par non de lignage, à cez qui - estoient li plus prochein de mort ou tens que il morut. Car cez que l'en - apèle par costume nevoz, cez qui sont conceuz après la mort lor eol, - n'est pas proprement apelez nevoz, mès par usageIbid., frag. 8, - pr..

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Se aucuns lessa sa feme grosse et il avoit sa mère et sa sor, et sa mère - morut au vivent sa feme, et après ce sa feme ot un enfant mort : - l'éritage apartient à sa sor tote seule, par la lois. Car il est - certaine chose que sa mère morut, en ce que li héritages n'apartenoit - pas à lui segont la loisIbid., frag. 8, § 1..

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- § 7. -

Johen de - Beaumont dit : Se plusors poent estre heirs segont les - lois, et l'un et l'autre lessèrent à recevoir l'éritage, et furent - empoechiez ou par mort ou par aucune reson, lor partie eschiet as autres - qui la recevront, jà soit ce que il more ainz que il li eschée ; et - s'il muert enprès, il apartient à son heirIbid., frag. - 9..

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-
- § 8. -

Li fiz est li plus procheins parenz au pèreIbid., frag. - 12..

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-
- § 9. -

Il n'est pas besoing que li propres heirs reçoive maintenant l'éritage au - père ou à la mère ; car, quant il eschiet, il sont mointenant heir - par droitIbid., frag. 14..

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- § 10. -

Quant doeres eschiet, li heirs à la morte qui fut le doere, ne puet pas - demender les fruiz pendenz. Mès il puet demender ce que l'en aura mis ou - labor de la chose, si comme les deners des façons des vignes, si comme - les semences des terres.

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- - - - XXI. Ci titres est do consoil guillerme, évesque de la cité - d'orliensDig., lib. 38, tit. 17 : Ad senatus-consultum - Tertullianum et Orphitianum.. - - -
- § 1. -

Aucune foiz est li héritages donez à celui qui est conquis en servage, si - comme se il est nez puis que l'en a demoré à doner à la feme franchise - qui li fut lessié, et se il fut nez puis que sa mère fut franchie, jà - soit ce que il fut conceuz en servage, il sera receuz en son héritage, - segont les loisIbid., frag. 1, § 3..

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Se li fiz fut conceuz en chetivesons, et il (i) fut nez, et - il en revient ou sa mère, il sera receuz à l'éritage par ce consoill. Et - se li fiz estoit frans quant sa mère fut morte, et il fut ramenez en - servage ainz que il receust l'éritage, li héritages ne vient pas à lui - par ce consoill, neis se il fut puis franchiz, se il n'a restrinction - (restitution) par le bénéfice le roiIbid., frag. - 1, § 3, 4..

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Et se li fiz est trez dou ventre sa mère puis qu'ele est morte, l'en doit - dire qu'ele (qu'il) aura son héritage, et pot demender la - possession des biensIbid., frag. 1, § 5..

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Cil qui est dampnez de crime capital, si comme des cinq granz meffez, si - comme de murtre, de rat, d'omicide, de traïson, ne pot demender - l'éritage sa mère ne son pèreIbid., frag. 1, § 6..

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Amenuissement de chief qui vient sauf son chetel, sauf la cité, ne nuit - rien à avoir l'éritageIbid., frag. 1, § 8..

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Se cele qui est moite avet un prochein parent et un fiz, et tandis com li - fiz se consoloit de recevoir l'éritage, li procheins parenz morut, et - après le fiz refusa l'éritage : l'en demende se li fiz ou coisin - aura l'éritage ? Et l'en respont que li plus près paranz le doit - avoirIbid., frag. 1, § 11..

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-
- § 2. -

Cil meismes dit : Se la mère a esté franchie, o ele est naturelment - franche, ele aura le prou de ce consoill, qui donne au père ou à la mère - l'éritage à ses fiz. Nos apelons fiz ou filles cez qui sont nez de léal - mariageIbid., frag. 2, pr., § 1..

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Mè se li fiz et la fille avoit plus de vingt-cinq anz, et le - (se) s'offrirent à vandre por estre parçoner do pris, - et il sont puis franchi, la mère ne pot pas chalongier l'éritage, selonc - droit  ; car elle lesse à estre lor mère, et issint le dit li - évesque GuillermeDig., lib. 38, tit. 17, frag. 2, § 2..

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Et se ele conçut un fil en servage, et ele enfante puis qu'ele est - franchie, ele sera receue à l'éritage à son héritage - (fils), segont le droit. Autresint est-il, s'ele conçut - quant ele estoit serve, et enprès fut francheIbid., frag. 2, § - 3..

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Et s'ele estoit franche quant ele conçut, e après fut amenée en servage - ele enfanta, et puis fut franchie, ele sera receue à son héritage, - segont droitIbid..

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Et se ele estoit grosse quant ele fut franchie, l'en doit dire que ce li - doit valoir ; et ele sera receue à l'éritage son fil qui fut nez en - servage, si comme si franchise li fut lessie, et l'en demora à doner li, - et ele enfanta dedanz ce ; ou s'ele estoit en chestivoisons, et li - enfes s'en revint avoc (avec) li, hons (ou) - s'ele enfanta puis qu'ele fut rachetéeIbid..

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Se la possession des biens est donée à un forsené, et il muert ainz que - il reviengne en son sen, et il let la possession des biens, ce ne nuira - riens à la mère ne au père au mortIbid., frag. 2, § 11, in - fine..

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-
- § 3. -

Cil meismes dit : Se la mère muert, il (est) droiz que - li enfant aient son héritage.

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- § 4. -

Cil do premier mariage (auront) quanquez ele avoit au jor - qu'à li assembla, et qu'ele conquist, et qui li avint, et qui li eschet, - dom (dont) ele ert sésie au jorIbid., frag. - 4.. Cil do segont mariage auront les escheetes et les conquez, et - cez qui seront ou segont mariage avenuz ; et issit en consiuance, - par toz les mariages. Et vet ausi de vilenages. Et li droiz de l'ostel - le roi i apela toz les enfanz iuiement à l'éritage lor mère. Do père vet - autrement des fiz, en la cité d'Orliens ; mès de vilenages vet - ausint comme nos avons devant dit.

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De fiezL'intercalation de ce mot dans le texte n'est - point justifiée par un changement de matière, au moins depuis le § - 4.. — Li premers enfant de celui auront la moistié de - quanquez il a au jor qu'il se marie, par la reson do doere lor mère. De - la moistié il doera sa feme segonde, et des conquez fez en - sa vie, et des eschoetes, et des avenues, et de sa part des conquez fez - ou premier mariage. Et ce auront li enfant do segont mariage, et les - escheetes en celui tens, et les conquez ; et issint par toz les - heirs en consiuance.

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- § 5. -

Se aucuns a vilenage, et il et sa feme marie ses enfanz à aucuns, et - aucuns remeigne avec le père ou avoc la mère, et il i eist part - d'éritage : cil qui remaint en la sele (cele) aura tot - ce que père et mère aura, par queque manière léial il li viegne. Et ce - est ausint en fiez et en vilenages ; car quantque père et mère fet, - si est estable.

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- § 6. -

Conquez que aucuns fet, soit en mobles ou en héritages, si vient au plus - près.

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- § 7. -

En fiez li ainznez a la mestié toz sos, si sont plus de deus ; et - s'il sont dui, il a les deus parz, et le mellor herbargage, et a un - arpent de porpris. Filles sont totes iues en escheetes et en avenues, - fors tant que li ainznez a le meillor herbergage. Et les autres si - prennent enprès tuit ensemble un herbergage, et chescun en doit avoir la - soe partie.

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- § 8. -

De baronie vet autrement : car baronie ne puet estre - desmembrée ; mès li sires de la baronie doit fere avenant au frères - et as sors des terres de la baronie, et autres choses, s'il les a. Et - s'il i a dui baronies ou trois, ce sera parti segont la nature des fiez, - sanz baronie desmembrer. Jà soit ce que li ainznez n'aura pas totes les - baronies, ne n'est pas à son chois ; car qui la vodra avoir fera - avenant as autres.

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- § 9. -

Il convient voer se li fiz qui disoit qu'il ne voloit pas recevoir - l'éritage la mère, puet muer sa volenté à recevoir le, ainz que uns des - paranz l'ait receu. Car les paroles qui sont dites, se un des fiz ne - reçoit l'éritage, ces paroles s'étendent molt ; et por ce qu'eles - s'atendent, il se puet repentir jusque un an ; car la possession au - fiz pot estre demendée jusques à un anDig., lib. 38, tit. 17, - frag. 6, § 1..

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- § 10. -

Il est contenu en l'establissemant au prévoz, que li héritage à la mère, - qui mort sanz testament, apartient as enfanzIbid., frag. - 9..

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- § 11. -

Cil muert sanz testament qui ne fet point de testament, ou qui ne le fet - pas par droit ; ou quant cil que il avoit fet par droit est roz ou - vains ; ou se nus n'est heirs par ce testamentInstit., lib. - 3, tit. 1, pr. : de Hereditatibus quœ ab intestato - deferuntur..

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Li héritages à cez qui morent sanz testament apartienent à - lor fiz et à lor filles, et à lor coisinanceInstit., lib. 3, tit. - 1, pr., § 1..

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- § 12. -

Et avon commendé que se aucuns a pris feme en sa compoignie, eu au - comoincement corage de fere mariage, neporquant ele estoit tele que il - la poet bien avoir par mariage, et il en a puis fiz ou filles : cil - qui sont nez après ce que li mariages est parfez ne soit pas tant - solement léal, mès qui furent devant nez, qui donèrent le commoincement - do léal nom à cez qui vindrent après. Et nos avons juigié que ce soit - tenable, se li enfant sont en garde (engendré) ou nez après - ceIbid., § 2. ; et soient apelez à l'éritage do - père et de la mère, et ait quant as choses espérités, et non as - temporés.

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- § 13. -

Li paranz au père soent apelez à l'éritage au père, li plus près ; - et cil à la mère, à l'éritage à la mère.

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Et doit li héritages aler par le couté (côté) don ele muet. - La mère et li pères sont heirs au fiz an mobles et en conquez, et en ce - qui muet d'aus ; et li prochein enprès.

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- § 14. -

Se aucuns marie, et sa feme ensemble, deus de lor enfanz, et un en - remaigne, et li pères muere ; et en sa vie la mère marie le tierz, - et face retenue de ses biens, et enprès muere : la retenue sera as - enfanz derrenier.

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- § 15. -

Nos ne fesons pas ce contre le veil droit, mès por confermer le : - car li uns des heirs sont fet par testament, et li autre sanz testament. - Car en cez qui sont procheins apartient l'éritage sanz testament, et as - autres par testament.

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- § 16. -

Nul ne pot trespasser ses heirs, en son lit mortel, en son héritage qu'il - a d'avenue ou de eschoete. Mès nus ne doit ne ne pot recevoir héritage, - s'il ne fet gré as créanciers, et doit garder le testament qui est à - droit fez.

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- § 17. -

Il n'est pas dote que l'en ne puisse bien demender la possession des - biens à l'enfant qui fut morz ainz qu'il poist parler.

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- § 18. -

Menor de quatorze anz (qui) ne pot demender la possession - des biens dedanz le tanz qui est establiz, n'i pert riens.

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Ausi comme nos ôtons conchiemenz et voines paroles, ausi commendons-nos - que ce soit tenu que s'il velt demender l'éritage, auge - l'en au juige, ou as autres, s'il i ont baillie, selonc ce que l'en a - usé en l'ancien tens, par si que se oste plus la chose que l'en ne doit - en metre en sésine, por ce ne remoigne pas que ne soit parfete en son - leu.

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- § 19. -

A totes les foiz que plusors ont la possession des biens, quant il n'i a - point d'escheeste, n'est pas dote que sa partie ne croisse à cez qui - demendent, quant li autre riens n'i demandent.

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- § 20. -

Nus n'est forciez de demender les choses au mort par lignage.

-

Se ta mère est desvée, et ne demende pas, por sa deverie, la possession - des biens son oncle, tu, qui es ses fiz, doiz estre receu à la - possession des biens, selonc la forme de ce consoil.

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- § 21. -

Après ce nos atablisson que cil qui sont fet heir à aucuns, ou est heir - par lignage, soif contrainz en totes manières d'acomplir ce que li morz - commenda, se ce que il commenda s'acorde à droit, ou se aucune loi de - terre ne vet encontre. Jà soit ce que heirs qui est chargiez de ce - commendement ne le face pas, ainz a receu ce que fut lessi - (é) à aucun, et est amonesté par le juige, et il atant - jusque à un an qui no fet pas : il ait tant sanz plus comme droit - li done, et li remananz soit toluz, et soit bailliez à autres.

-

Et se li morz n'a point de lignage, et il ait fet heir aucun, et li ait - enjoint que il face aucune chose, et il ne le fet dedariz le tans - establi, ce est dedanz un an : la chose li soit toloiste, qui li a - esté donée, et viegne à la borse le roi ; et s'il a lignage, il i - soit apelez li plus près.

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- -
- - - XXII. Comment l'en doit prendre home de fié. - - -
- § 1. -

Qui prent homenage, le doit prendre issint : Cil qui requiert doit - joindre les mains et dire : Sire, ge deviens vostre home de bal, se - c'est bal, ou de héritage, se c'est héritage ; que ge foi et léauté - vos porterai, comme à mon seignor ; et devien vostre homme à teles - redevances comme le fiez aporte. Et li sires doit respondre : Et ge - vos recef à home ; que ge foi vos porterai, comme à mon home ; - et vos en bese en nom de foi ; et doit dire de bal ou - d'éritage.

-

Se aucuns a son droit par avenue, par escheete ou par bail, par don ou - par achat, ou par autre droite cause, l'en le doit recevoir porquoi il ait passé vingt anz. Et si puet li sires prendre à home - celui qui n'a que quatorze anz, et fere li indulgence, porquoi ce ne - soit fet en grevance d'autrui.

-

Nus ne doit prendre à home home, tant comme cil vive qui est en sa foi, - si n'est par son congié, ou se droiz ne l'i amoine.

-

L'en doit prandre feme à feme : car a (elle) pot fere - par autre ce que ele ne puet fere de soi.

-

Quant aucuns demende escheete o aucune, et requiert que l'en le preigne à - home, et dit que cil est morz qui tenoit : il qui requiert doit - prover la mort par devant le seignor do fié, et qu'il est li plus près. - Et il doivent estre mandé li rière vavassor qui tenoient do mort, por - voier les proves ; et s'il est vis, il doit venir avant, et se doit - désesir. Et se aucuns revient (ne vient) avant, enprès mort - et enprès désesine, dedanz quarante jorz, l'en sésira celui qui vendra - avant, aprovant le lignage, s'il n'i a renable contredit.

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- -
- - - XXIII. De genz aubanes. - - -
- § 1. -

Se aucuns est en la terre le roi, et il morge sans heirs de sa feme - esposée, sanz ce que l'en sache point de son lignage : li rois - tendra ses choses en sa main et en sa garde, jusque aucuns do lignage - veigne, qui la doie avoir por la reson do lignage. Or demende l'en se - aucun sires qui a jotice en sa terre doit ceu avoir ? Et l'en dit - que cil qui a la grant joutice de sa terre doit ceu avoir ; senon, - cil qui ara la grant jotice, ara ceu.

-
- -
- - - XXIV. Combien des hoirs doit avoir en la sustance dou père et de la mère - et autres. - - -
- § 1. -

Uns hons et sa feme ont trois enfanz, et en marièrent les deus ; - enprès li pères et la mère morirent. Totes les remenances des choses - mobles, et escheetes, et conquez, et patremoine, seront as derreniers - enfanz, qui remaindrent sanz partie.

-
-
- § 2. -

Une feme si ot trois enfanz de son seignor, deus fiz et une fille ; - ses sires morit ; antre lui et sa fille, pristrent deus frères o - tot ce que il avoent ; et furent tuit li enfant, et la mère et la - fille, commun assemble douze anz, et conquistrent ; - enprès se vodrent départir : l'en demende comment li conquest - seront départi ? Et l'en dit que il en sera fet trois parz, car ce - sont trois avoir ; dont la mère aura une des parties, et li troi - enfant l'autre, et li dui frère l'autre.

-
-
- § 3. -

Toz l'éritages à la mère qui a eu deus seignors, sont au premiers enfanz, - que li fut doné au premier mari.

-
-
- § 4. -

Et si n'i a parenz, fors de si loing que puichet fere mariage, ce ne tost - pas escheete ; car qui fet dispensacion au mariage, il ne le fet - pas en héritage.

-
-
- § 5. -

Et se home conquiert, lui et sa feme, et muere, sa feme sera heir en la - moitié, par la reson de la compoignie ; et des mobles ausint.

-
-
- § 6. -

De héritage, il vendront au procheins parenz, sauf le doere. Et s'il i a - enfanz de sa feme, li enfant prendront par le père ; et ausint vet - de la partie à la mère.

-

Et se li enfant morent enprès, quant la chose lor sera escheete, sanz - hoir de feme esposée : ce qui sera de par le père, sera as parenz - procheins de par le père ; et ce qui sera de par la mère, sera au - procheins de par la mère.

-

Et se la chose de par la mère mot de par la soe mère, et de par son père, - et la chose eschée do fiz, qu'en fera l'en ? Et l'en dit que - chascune porroiz prandre (prendra) por tant comme a - (elle) devra, segont le nombre qui movra de la paroi, - et issint en consigance. Et se un home a enfanz de sa première - (feme) et a enfanz de la segonde, et de la tierce r'oit - enfanz, et il ait héritage et conquez avant qu'il se mariast, et conquez - en chescun mariage, et conquez an l'anez : vée, comment sera do - départir ? Et l'en respont que l'éritage au père et à la mère, qui - fut joinz ou premier mariage, et li conquez fez au premier mariage, sauf - le testament au père et à la mère, tot sera as enfanz de celui - mariage.

-
-
- § 7. -

Et s'il i a mobles, li enfant auront le tierz, et le père le tierz.

-
-
- § 8. -

Les conquez, les mobles do père et de la mère, et les eschoetes an la - segonde nanée dou segont mariage, seront as segonz enfanz ; et - issint en consinance à toz les mariages qui vendront enprès. Et ceste - costume se cort dedanz la banliue d'Orliens, et en la cité.

-
-
- § 9. -

Segont la costume de hors la banliue, la feme emportera première do - patremoine à l'ome la moitié por son doere ; et ce sera patremoine - as enfanz. La segonde feme aura en l'autre moitié le - quart por son doere ; et celi quart sera patremoine as enfans do - segont mariage. Le quart qui remoint sera communs à toz les enfanz, - premers et dereniers.

-
-
- § 10. -

Et conquez et escheete que li pères fet au segont mariage, et mobles, - sont as enfanz do segont mariage, et les detes.

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-
- § 11. -

Et s'il i a conquez fez en la nanée, la segonde feme aura la moitié por - son doere ; et sera patremoine as enfanz de celui mariage. Et ceste - costume est hors de la banliue. Et l'autre moitié sera commune à - premiers et darreners ; et issint en consiguance, as mariages qui - en près vienent.

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-
- § 12. -

Toz li conquez et l'escheete que fame reçoit en son mariage, soit - premiers, soit tierz, tot est as enfanz de celui mariage.

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-
- § 13. -

Et segont la costume de l'ostel le roi, quanquez la mère a en patremoine, - en conquez, en escheetes, est commun à toz ses enfanz.

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-
- § 14. -

Escheete et avenue est contée, tantost com ele vient, par héritage -  ; conquez, non ; mès ausint comme mobles.

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-
- § 15. -

Nus ne pot prendre escheeste de père ne de mère, tant com li fiz i soit, - nevoz, segonz nevoz ; ne tant comme en cele linie ait nus - heirs.

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- - - XXV. D'escheete. - - -
- § 1. -

Achaete est dite de chaer, et vient de costé.

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- § 2. -

Riens ne pot escheer à bastart. A serf puet escheer de serf, et non de - franc ; et convient qui soit sers à celui seignor.

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- § 3. -

Et d'estre condempnez par juigement ? Nus hom condempnez par - juigement, tot soit-il fuitis, et ait feme, ne pot avoir heirs, ne - fere.

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- § 4. -

Moilleré puet hériter, et desvé, et sort, et muz, et orp, et feme.

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- § 5. -

Deus devisons a en héritage : l'une est de fié, l'autre est de - vilenage ; premièrement nos diron de vilenage, et puis enprès do - fié.

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- § 6. -

L'en dit que li plus près prent l'escheete qui mot de la soie paroi. Or - demende l'en se aucuns a parenz de deus paroiz, et il conquiert mobles - et teneures, qu'en sera ? Et l'en dit que li plus près aura - tot ; et s'il sont iuel de deus paroiz, iuéement prendront.

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- § 7. -

Femes et homes prenent iuéement en acheeste en vilenage.

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- § 8. -

Eschaeste vient à enfant conceu en ventre.

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- § 9. -

Se un home est apelez de un de granz crimes, et escheete li avient avent - qu'il en soit condempnez, bien la pot recevoir ; et s'il est - condempnez par juigement, il la pert par la costume aprovée de - l'éritage.

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- -
- - - XXVI. De demende d'éritage, et d'avenue. - - -
- § 1. -

Je me plaign de Guillerme qui est entrez en une meson assisse en - l'ostelerie, en la censive le roi, et s'en est mis en sésine contre ma - volenté ; dun Pierres de Chilli, mon père, mori sésiz et vestuz, et - tenanz de seignor : si deviens la sésine avoir, comme cil qui est - sis heirs, et bien si apèle, et de la partie don la chose muet ; et - bien me alignagerai, se mestiers est, se m'a nié ; et se il m'a - queneu, je demans la sésine, ou droit, se ge la doi avoir ou non ; - et ce sui prez de prover, si com je devrai, par moi et par garanz.

-
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- § 2. -

Qui velt demender propriété, la puet demender en tel manière ; mès - que il die en son commoincement que ele fut son père, et que il en morut - en seignorie, et tenent de seignor, et d'ofice de baron et de - vavasor.

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-
- § 3. -

En ces meismes manières puet l'en demender les choses de son eal ou de - s'aole, ou de son fil, ou de sa fille, ou de son frère, ou de sa sor, ou - de son prochein parant. Et doit l'en fere retenue, que se l'en dit poi, - l'en dira plus en leu et en tans, tant que tort ne l'en prendra. Et melz - vaut tozjorz à demender possession que propriété ; car l'en a plus - tost prové la possession que la propriété. Et qui est en sésine, a - l'avantage à deffendre la propriété.

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-
- § 4. -

Se le vavasor mon vavasor, ou le baron mon baron, m'a fet tort, qui sui - chies sires : mon baron, ou mon vavasor le doit avoir, à ma - requeste, pardevant moi, à moi respondre dou tort que il m'aura - fet ; et le jurra par droit, par la costume de la chastelerie.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 12 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI DOUZIESME LIVRES +

Trois manieres de testamanz sont : la premere de peril presant, la segonde de + peril qui n’est pas presant, ‹...› por ce que l’en a peor de morir.

+
+ + LI DOUZIESME LIVRES + + + + I. Ci commence li livres d’Enforçade. Ci titres est li quel + puent fere testamant et comant testamanz doivent estre fez [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 28, tit. 1 : Qui + testamenta facere possunt et quemadmodum testamenta + fiant. + +
+
+ +
+ § {28.1.1} +
+

Ulpianus dit : testamanz est droite sentence de nostre volenté + de ce que aucuns velt qui soit fet aprés sa mort.

+
+
+
+ § {28.1.2} +
+

Labeo [108vB] dit : il convient regarder en celui qui fest + testamant non pas à la sentence do cors, mes à l’enterineté de la + pensee.

+
+
+
+ § {28.1.3} +
+

Ulpianus dit : fere testamant n’est pas de privé droit mes dou + commun.

+
+
+
+ § {28.1.4} +
+

Gaius dit : se nos demandon se testamant vaut, nos devons + premierement enquerre se cil qui le fit avoit poer de fere + testamant, et aprés se il le fit selonc les regles de droit + citeen.

+
+
+
+ § {28.1.5} +
+

Gaius dit : voions en quel aage li home et les femes poent fere + testamant. Et il est voirs que l’en doit atendre es homes tant que + il aeent .xiiii. anz et es femes tant que eles aent .xii. Veons donc + s’il convient que aucuns ait passé .xiiii. anz à ce que il puisse + fere testamant, ou se ce est assez que il les oit acompliz, si comme + se il fut nez es kalendres de jenvrer et il fist testamant à cez + jorz meisme au chief de .xiiii. anz. Et ge di que li testamant + vaut ; et encor di ge, plus que se il le fist le jor devant les + kalandres aprés la siste eure de la nuit, li testamant vaut ; + car il senble ja que il acompli les .xiiii. anz, si comme il plet à + Marcian.

+
+
+
+ § {28.1.6} +
+

Gaius dit : cil qui est en la poesté son pere n’a pas poer de + fere testamant ; mes se aucuns asordist par maladie ou par + aucunne aventure puis que il a fet son testamant, por ce n’est pas + li testamant quassé.

+
+
+
+ § {28.1.7} +
+

Marcus dist : se li muz ou se li sorz a enpetré vers l’enperere + que il li loise à fere testamant, li testamant vaut.

+
+
+
+ § {28.1.8} +
+

Gaius dit : li testamanz que aucun fet tant comme il est en la + poeté à ses amis ne vaut rien, ja soit ce que il remaingne. ¶ {1} Se + la communeté de feu et d’eve est deffendue à aucun, li testamant que + il fist avant ne cil que il fet aprés ne vaut rien, car li bien que + il avoit quant il fut dampnz seront popliez, ou il seront lessié à + ses creanciers. {2} Cil qui sont envoié en une ille en essill sont + en cele meisme cause ; {3} mes cil qui sont envoié en essil, à + qui la terre de Lombardie et lor contree est deffendue, retiennent + lor droiture de fere testamant. {4} Et cil qui sont condampné à fer + ou à bestes ou à metal perdent franchise et lor bien sont + poplié ; et par ce apert il que il perdent le poer de fere + testamant.

+
+
+
+ § {28.1.9} +
+

UlpianusUlpianus] commençant par la lettrine P- + dans le ms., distraction du rubricateur dit : se + aucuns a esté acusez et muert en prison ainz que il soit dampnez, si + testamanz vaudra.

+
+
+
+ § {28.1.10} +
+

Paulus dit : cil qui a perdu les mains puet fere testamant, ja + soit ce que il ne le puet escrire.

+
+
+
+ § {28.1.11} +
+

Ulpianus dit : ostage ne poent fere testamant se il ne lor est + otroié [109rA].

+
+
+
+ § {28.1.12} +
+

Julianus dit : li testamanz à cez qui sont mort en la poesté à + lor ennemisennemis] enus dans le ms., corrigé + d’après BR, cf. lat. qui in hostium potestate + decesserint sont confermé par la loi que + Cornelius fit, autresi comme se cil qui les firent ne fussent onques + venu en la poeté à lor anemis et lor heritage apartient à cez de qui + il firent lor hers. Le sers de qui cil qui morut en la poesté à lor + annemis fist son heir sera frans et hers, voille ou ne voille, ja + soit ce que l’en ne die pas propremant que il soit heirs + necesseres ; car li fiz à celui qui morut en la poeté à ses + ennemis est obligiez à l’eritage maugré son, ja soit ce que l’en ne + puisse pas dire que il soit propre heirs desque il n’estoit en sa + poesté quant il morut. ¶

+
+
+
+ § {28.1.13} +
+

Marcianus dit : cil qui sont pris de larrons poent fere + testamant por ce que il sont franc. {1} Et cil qui muerent leument + entre estrange gent puent fere testamant. ¶ {2} Se aucun fut dampnz + de crime capital, et il apela et il morut ainz que li apiax fut + examinez, le testamant vaut.

+
+
+
+ § {28.1.14} +
+

Paulus dit : se cil qui fut franchi ou testamant son seignor ne + sot pas que sis sires soit mort et que sis heritages soit receuz, il + ne puet fere testamant, ja soit ce que il soit frans et hors + d’autrui poesté ; car cil qui n’est pas certains de son estat + ne pot pas fere certoine loi en son testamant.

+
+
+
+ § {28.1.15} +
+

Ulpianus dit : cil qui dotent de lor estat et qui en sont en + error ne poent pas fere testamant, si comme li enpereres Pius + dist.

+
+
+
+ § {28.1.16} +
+

Ponponius dit : li fiz qui est en bau et autrui serf et cil qui + est au ventre sa mere et li sorz poent partir an testamant ; + car ja soit ce que il ne poent fere testamant, neporquant il poent + aquerre par testamant ou à aus ou à autres, si comme Marciaux dit. ¶ + {1} Li forsenez puent partir en testamant, ja soit ce que il que il + ne puet fere testamanttestamant] testamant il ne puet + fere testamant dans le ms. (répétition) ; à cet + endroit, BR présentent un saut du même au même. Il puet + partir ou testamant por ce que il puet aquerre les testamanz, car + personex aucions sont aquises à cez qui sont de saine pensee, ja + soit ce que il n’en sevent rien.

+
+
+
+ § {28.1.17} +
+

Calistratus dit : cil qui chiest en frenesie par maladie ne pot + pas fere testamanz en cel tens. ¶

+
+
+
+ § {28.1.18} +
+

Ulpianus dit : cil à qui ses choses sont defendues par la loi ne + pot pas fere testamant ; et s’il le fet, il ne vaut rien. Mes + cil que il fist devant, ce vaudra ; il ne porra pas estre + apelez à estre tesmoing do testamant ‹desque il ne puet fere + testament›desque... testament] saut du même au même, + integré d’après BR, cf. lat. cum neque testamenti + factionem habeat. ¶ {1} Se aucuns est dampnez + que il eit fet libelle por diffamer [109rB] autrui, il est contenu + au conseil au senat que il ne puisse fere testamant ; il ne pot + donc fere testamant ne estre tesmoing do testamant.

+
+
+
+ § {28.1.19} +
+

Modestinus dit : se li fiz ‹qui› estfiz qui est] fiz + est dans le ms., corrigé d’après BR en bau, ou + uns orfelins ou un serf, fet les tables de son testamant et il les + seele, la possession de ses biens ne puet pas estre donee selonc cez + tables, ja soit ce que cil qui estoit en bail en soit hors quant il + muert, et li orfelin eit passé .xiiii. anz et li sers soit franchiz. + Car les tables do testamant ne sont nules que cil a fetes qui + n’avoit poer de fere testamant.

+
+
+
+ § {28.1.20} +
+

Ulpianus dit : cil qui est fez heirs ou testamant ne pot pas + estre tesmoinz en cet testamant. Mes il est autrement en celi à qui + un lés est fez et en celui qui est fez heirs en un pou de chose por + soi ; car cist poent bien estre tesmoing se autre chose ne lor + tost, si comme se il sont dedanz aage de .xiiii. anz ou en la poesté + à celui qui fist le testamant. {1} La parole de « poesté » + ne doit pas estre raportee à ses enfanz tant solement mes à celui + que aucuns a racheté de ses ennemis, ja soit ce que il n’est pas + sers, ainz est obligiez tant que il rende le pris. {2} Encontre ce, + puet l’en demander se li peres à celui qui puet fere testamant do + chetel que il a conquis par chevalerie pot estre tesmoinz en son + testamant ? Et Marciaux escrit que oïl bien ; donc en pot + ses freres estre tesmoinz. {3} Ce que nos avons dit de cez qui sont + en bau, qui ne poent porter tesmoin en testamant, doit estre + entenduz en toz tesmoinz de cez par qui aucunne chose est aquise. + {4} Forsenez ne puetpuet] poent dans le ms., + corrigé d’après BR, cf. lat. potest estre + tesmoing de quoi il n’est ordinoires de sen pensee ; mes se la + forsenerie l’entrelesse en aucun tens, lors puet estre + tesmoing ; ‹et li testamenz›Et li testamenz] intégré + d’après BR que il parfistparfist] + persist dans le ms., corrigé d’après BR, cf. + lat. consummo « accomplir, + parfaire » devent la forssenerie veudra ; et la + possessions des biens en porra estre demandee. ¶ {5} Je croi que cil + qui est dampnez à rendre arrieres ce que il a pris en sa baillie ne + pot estre tesmoing ou testamant, car il i est vee que il ne soit + tesmoinz en nule cause. {6} Feme ‹ne› potne pot] + pot dans le ms., corrigé d’après BR, cf. lat. + Mulier non poterit porter tesmoinz en + testemant, mes en autres cas pot feme porter tesmoing. ¶ {7} Serf ne + doit estre receuz par droit en nul sollenpnel fet, car il n’a nule + communauté en droit citain. ¶ {8} Li ancien distrent que cil sont + apelé à fere testamant por acomplir la sollenpnité, il doivent estre + tant que il soit toz perfez. {9} Neporquant, [109vA] il ne convient + pas que il entendent les paroles ; issi l’escrit li enperes + Marc à Julian qui ne savoit pas parler en latin, car c’est assez se + il reçoit le sanz de la chose por quoi il fu apelez. {10} Et se li + tesmoing i sunt apelé ou detenuz par force, lor tesmoing ne vaut + rien.

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+ § {28.1.21} +
+

Cil meismes dist : li heir deivent estre nomé en apert si que + l’en lele] la dans le ms. corrigé d’après BR, + « afin qu’ils soient entendus », cf. lat. + Heredes palam ita, ut exaudiri possunt, nuncupandi + sint puisse oïr ; il loest donc à celui + qui fet son testamant que il les nomme ‹ou que il les escrive ; + mes se il les nomme›ou... nomme] saut du même au même, intégré + d’après RB, cf. lat. licebit ergo testanti vel nuncupare + heredes vel scribere : sed si nuncupat, palam + debet, il les doit nomer apertement. + Apertement n’est pas en commun, mes se que il puisse estre oïz. Et + si ne convient pas que tuit l’oïent, mes cil qui i sunt amené por + estre tesmoingz ; et s’il i a plusors tesmoinz, c’est assez que + li sollenpnex numbres l’oïe. ¶ {1} Se aucuns velt müer aucunne chose + puis que il a fet son testamant, il li convient tot fere de rechief. + ¶ Se aucuns nome ou escrit aucunne chose oscurement en son + testemant, l’en demande s’il la puet esclerier aprés ce que la + sollenpnité do testamant est aconplie. Si comme se il avoit plusors + sers et il en lessa .i., ne il n’esclera pas le quel il lessa ; + ou se il lessa une choseil lessa une chose] il les saune + la c. dans le ms., corrigé d’après RB, cf. lat. + Titio legavit à Tyce et il avoit plusors + amis qui avoent non Tyce ; ou s’il fu deceuz ou non ou el + seurnonseurnon] seut non dans le ms., corrigé + d’après RB, cf. lat. cognomen et il ne fut + pas deceuz ou cors. Et ge cuit que il ne puet bien esclerer, que il + ne done rien, ainz esclere à qui il l’a doné. ¶ Et s’il met aprés + aucunne quenoissence et il mostre ou par paroles ou par letres la + summe do lés ou le non de celui à qui il le lesse ou la qualité de + la chose que il lesse, l’en demande se il fet à droit. Et ge croi + que il puet nomer la qualité de la chose ; car s’il ne la + nomoit, il convendroit regarder ou as autres escritures ou à la + costume à prodes homes ou à celes de regionregion] + religion dans le ms., cf. lat. ex + consuetudine regionis. ¶ {2} Et testamanz en + quoi tesmoing solent estre apelé por porter tesmoing, ‹il nos plest + que cil qui i sont apelé por autre chose ne soient pas soffisant à + porter tesmoign›il nos... tesmoign] saut du même au même, + integré d’après RB. Et ce doit estre issi entendu, que ja + soit ce que il soient apelé por autre chose, neporquant, se il lor + est dit ainz que l’en face le testamant que il soient comme + tesmoinz, il poent por droit porter tesmoing. {3} Il convient fere + testamant tot ensenble, si que il ne face en nu leu nule autre + chose ; mes se l’en fet en aucunne ‹chose› qui apartiegne au + testemant, li testamanztestamanz] tesmoing dans + le ms., corrigé d’après RB, cf. lat. testamentum non + vitiatur n’est pas failliz. Entre [109vB] lés + et testamant n’a differance fors en ce que testamanz est fez + generaument et lés si est fez especiaument à certoine persone.

+
+
+
+ § {28.1.22} +
+

Cil meismes dit : je et mis peres et plusors autres qui sont en + une meisme poeté poons estre conté ou numbré des tesmoinz qui sont + apelé au testamant. {1} Nos devon regarder la condicion des tesmoinz + quant il seelent et non mie quant cil muert qui fet le testamant. Se + il estoient ‹donc receu›donc receu] done dans le + ms., intégré d’après RB, une confusion de tracée entre + donc/done est probablement à la + base de ce problème textuel quant il seelerent le + testamant, dou quel il pensent estre receu en tesmoing, chose qui + puis soit avenueavenue] aucunne dans le ms., + corrigé d’après BR, cf. lat. si igitur cum signarent, + tales fuerint, ut adhiberi possint, nihil nocet, si quid + postea eis contigerit ne lor nuist point. ¶ + {2} Se ge ai pris de celui qui fist le testamant son seel et je en + ai seele le testamant, autretant vaut comme se je seelasse d’un + autre. ¶ {4} Se aucuns des tesmoinz n’escrit pas son non ou + testamant et il le seele, autretant vaut comme se il n’eust pas esté + apelez à tesmoing ; et s’il met son non, ausi comme plusors + font, et il ne le seele pas, encor diron nos ce meisme. {5} L’en + demande se nos devons seeler d’un anel tant solement ou d’aucun + autre signe. Et sanz dote li home seelent en diverses manieres, mes + il est melz que aucun puisse seeler de son anel tant selement qui + ait aucunne empreinte. {6} Il n’est nule dote que testamant ne + puisse estre seelé par nuit. {7} L’en doit dire que les tables sont + seelees ‹se li dras est seelez de quoi eles sont + covertes›se... covertes] integré d’après RB.

+
+
+
+ § {28.1.23} +
+

Se li testamanztestamanz] tesmoing dans le ms., + corrigé d’après BR, cf. lat. Si testamentum, + que cil qui le fist resigna, est seelez de rechief des seaus à .ii. + tesmoinz, il est parfez et vaut par le droit citeen, et par celi au + prevost.

+
+
+
+ § {28.1.24} +
+

Lorentius dit : aucuns puet seler .i. testamant de plusors + essemples ; et aucunne foiz est ce necessere chose, si comme + quant aucuns velt aler hors do païs et il velt porter o lui son + testamant et lessier le en sa meson.

+
+
+
+ § {28.1.25} +
+

Jabolinus dit : se cil qui fesoit son testamant nomma ses + premiers heirs et il mori ancois que il nommast les segonz, l’en ne + doit pas dire que il ait fet son testamant mes que il l’a + commoincié ; cil qui furent nommé ne seront donc pas + hoirhoir] nommé dans le ms., corrigé d’après + RB, cf. lat. itaque primos heredes ex eo testamento non + futuros por ce testamant. Et Labeo dit que + c’est voirs se il est certaine chose que cil qui fist le testamant + vossist fere plus de heirs ; et ge croi que ce soit li droiz + entendemanz.

+
+
+
+ § {28.1.26} +
+

Gaius dit : quant il commande par la loi que aucuns ne ait pas + poer de fere testamant, ce est à dire que sis tesmoinz ne soit + [110rA] pas receuz et, si comme aucun quident, que nus ne port + tesmoin.

+
+
+
+ § {28.1.27} +
+

Celsus dit : Labeo mande saluz à cez. Je te demande se cil doit + estre contez ou numbre des tesmoinz qui fut amenez à escrire le + testamant et puis le seela quant il l’ot escrit. Celsus mande saluz + à Labeo. Ou ge n’entant pas que cil est de qui tu demandes, ou ta + demande est fole, car ce est folie de doter se aucuns doit melz + estre tesmoinz que cil qui escrit les tables do testamant.

+
+
+
+ § {28.1.28} +
+

Modestinus dit : il n’est pas devee que autrui serf ne puisse + escrire testamant par le commandemant à celui qui le fet.

+
+
+
+ § {28.1.29} +
+

Paulus dit : por l’escriture qui estoit appareilliez à fere + testamant, ne puent pas lés etre demandé se li testamanz ne fut + parfez.

+
+
+
+ § {28.1.30} +
+

Cil meisme dit : il convient que chescuns des tesmoinz qui sont + apelez à fere testamant escrire en son propre cyrografe que li + testamanz est que il a seelé.

+
+
+
+ § {28.1.31} +
+

Cil meisme dit : li bien à celui qui se vanta que il feroit de + l’enpereor son heir no doivent pas por ce estre pris en la main + l’enpereor.

+
+
+ +
+ + + II. Ci commaince li livres d’Enforçade. Ci titres est de los et + de choses enjointes [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 29, tit. 7 : de Jure + codicillorum, et de plusieurs fragments du liv. 30, tit. + 1 : de Legntis et fideicommissis. + +
+
+ +
+ § {29.7.20} +
+

Paulus dit : se li heirs n’est nomz apertement et li lés sont + lessié en tables, Juliens dit que l’en n’entent pas que ce soit + tables de testamant en quoi li heirs n’est pas nomez ; et je + croi melz que ce soient lés que testamenz.

+
+
+
+ § {30.1} +
+

Ulpians dit : lés et choseset choses] + eschoses dans le ms., corrigé d’après BR + enjointes sont un en totes choses.

+
+
+
+ § {30.2} +
+

Cil meismes dit : l’en doit savoir que cil seul deivent savoir + que cil seul poent lessier chose enjointe qui ont poer de fere + testamant.

+
+
+
+ § {30.3} +
+

Cil meismes dit : se cil qui fet testamant dit issi : + quiconques sera mis heirs, ou se il reçoit mon heritage, cez paroles + ne sont pas que l’en puisse dire que li lés soit lessiez soz + condicion.

+
+
+
+ § {30.4} +
+

Cil meismes dit : se aucuns lesse un champ et il est deceuz ou + non, cil que il vot nomer est deuz ; mes s’il fut deceuz ou + cors do champ, cil qu’i mostra ou numma est deuzdeuz] + deceuz dans le ms., corrigé d’après RB. + Se aucuns voloit lessier robe et il escrit veselemente, et il + cuidoit que veselemente fut contenue par non de robe, Papiniens + escrit que la robe n’est pas deue ; autresi comme se aucuns quidoit + que archeauz ou latonslatons] le tens dans le + ms., corrigé d’après RB, cf. lat. quemadmodum si quis + putet auri appellatione electrum vel aurichalcum + contineri fut contenuz par non d’or, ou que + [110rB] argenz fut contenuz par non de robe, qui est encor grignor + folie ; car li non des choses ne puent estre mué, mes cil des + homes poent bien estre mué. ¶ {1} Se aucuns establist ses heirs, et + il dit issi : « quiconques soit mis heirs des choses que + j’é en France, il soit condempnz à paier tant », il senble que + li lés soit sor toz les hers, car les choses de France apatienent à + toz auz.

+
+
+
+ § {30.5} +
+

Quant li chois des sers est lessiez à aucun, il ne pot choisir que + une foiz. {2} Quant aucuns lesse le champ qui est communs à lui et + autre et il ne fet nule mencion de sa partie, ainz nomme son champ + tot simplement, il est certaine chose que sa partie est lessie sanz + plus.

+
+
+
+ § {30.7} +
+

Paulus dit : li sires puet refuserrefuser] demander refuser dans le ms. le lés qui est + lessiez à son serf.

+
+
+
+ § {30.12} +
+

Ponponius dit : se une meisme chose est lessee à moi et à toi, + et quant li jorz de paier le lés est venuz, se je sui ton heir, + Labeo dit que je le puis demander, ou por ce que il li fut lessiez, + ou por ce que ge sui ton heir. Et se je le demande por mon lés, + Proculus dit que ge ne le puis pas demander aprés por heritage. ¶ + {1} Se aucuns fist son testamant à Rome, quant il se moroit, il + commanda dedanz les trois jorz que il fu morz que si hers rendist + les sers que Seye avoit, li lés est faitfait] + fers dans le ms., cf. lat. ratum esse + legatum « le legs est ratifié, + valable » ; R est serf, B est + fers, ne la detrence do tens ne li nuist + point. {3} Les derrenieres escritures valent es lés, car la cause do + premier lés puet estre muee par metre .i. terme ou condicion ou par + tolir le tout. Et si li lés est soztrez soz .ii. manieres de + condicion, l’en doit prendre garde au darrener sostraement. + Neporquant, il avient aucunne foiz es lés que la darreniere + escriture ne vaut pas, mes la premiere. Car se ge escri issi : + « ce que ge lerroi de ci en avant à Tyce, je ne doign ne ne + lesserai », ce que sera puis lessié ne vaudra rien. La volenté + fet donc que ce qui est escrit ou testamant valle.

+
+
+
+ § {30.16} +
+

Ponponius dit : se une chose est lessee à .ii. ensenble, ja soit + ce que li uns est morz, li autres n’en avra que sa seule + partie ; et ge croi que c’est voirs. {1} Se il est commandé que + li heirs et uns autres qui n’est pas heirs doingent un lés, li heirs + le doit tot paier ; car s’il fussent enbedui heir, et li uns ne + receust pas l’eritage, cil qui le reçust deust tot le lés se [110vA] + la partie à l’autre venist à lui. ¶ {2} Se une chose est lessie à + Tice et à l’enfant qui est encor à nestre, se li enfes ne nest, + Tices avra tot le lés. Et se cil qui fist le testamant velt que + Tyces et li enfes qui estoit encore à nestre eussent li un autretant + comme li autre, toz li lés est deuz à Tyce se li enfes ne nest.

+
+
+
+ § {30.19.2} +
+

Ulpianus dit : quant uns lés est lessiez à plusors, se les + parties ne sont devisees es lés, li uns en a autretant comme li + autres.

+
+
+
+ § {30.20} +
+

Ponponius dist : se cil qui avoit .ii. sers en lessa .i. si que + l’en n’entent pas li quex ce fu, li chois est à celui à qui il est + lessiez.

+
+
+
+ § {30.22} +
+

Ulpianus dit : quant uns fox de betes est lessiez et aucunnes + betes en sont mortes au vivent à celui qui fist le testamant, et + autres sont mises en lor leu, il senble que ce soit cil meismes fox. + Et s’il estoit si amenuissiez que il n’i eust remés que une beste, + s’il la porroit chalengier, cil à qui li foux fu lessié, ja soit ce + que ce ne seroit pas fous ; autresi comme se la meson qui estoit + lessie estoit arsse, la place porroit estre chalengee.

+
+
+
+ § {30.21} +
+

Cil meismes dit : quant uns fous est lessiez, li acroissement + apartient à celui à qui il est lessiez.

+
+
+
+ § {30.23} +
+

Paulus dit : se aucuns lesse une partie de ses biens si comme + ele est orendroit, ele est rendue sanz les fruiz se li heirs a trop + demoré à rendre la.

+
+
+
+ § {30.35} +
+

Paulus dit : se il est commandé à le her que il doint autrui + serf et li sires à celui serf le franchist, nule chose n’est deue + par ce lés.

+
+
+
+ § {30.37} +
+

Ulpianus dit : quant un serf est lessiez simplement sanz nomer, + l’en le doit garder que ce ne soit ne li meaudres ne li pires. Et + ceste sentence est confermee par les letres as enpereors Sevoirs et + Antonins, cilcil] siez cil dans le ms., cf. lat. + qui rescripserunt homine legato à qui il + est lessiez ne pot pas choisir. ¶ {1} Se cil qui fist le testamant + lessa .i. certain champ et il n’apert pas do quel il entendi, li + chois est à l’oir de doner le quel que il vodra ; et s’il apert + le quel ce est, il porra estre chalengiez ; et s’il lessa une + escuele et l’en ne set la quele, il est ou chois à l’oir de doner la + quel que il vodra.

+
+
+
+ § {30.40} +
+

Cil meismes dit : se autrui chose est lessee à celui qui ne le + pot acheter ou qui n’a pas droiture de porsoir la, je croi que il en + doit avoir le pris.

+
+
+
+ § {30.54} +
+

Ponponius dit : li vilain lés qui sont establi por fere à celui + vilenie, à qui il furent lessié, sont autresi comme se il ne fussent + pas escrit. {1} Se uns lés fut lessiez à Tyce par tel convenient + [110vB] que il se mariast à Sey, et Sei mort tant comme cil vit qui + fist le testamant, et ele se marie, li leis est deuz avant.

+
+
+
+ § {30.62} +
+

Paulus dist : se une serve est lessie o ses enfanz, se il n’i a + que la serve, ele doit estre rendue ; et s’il n’i a que les + enfanz, il doivent estre renduz.

+
+
+
+ § {30.85} +
+

Paulus dist : uns chans fut lessiez à deus ensenble, li uns + d’aus ot le pris de sa partie par personel aucion ; se li + autres le demande tot, il sera mis arriere par excepcion de + tricherie, car li morz volt que li lés venist une sole foiz à + euls.

+
+
+
+ § {30.105} +
+

Cil meismes dit : un lés fu issi fez : mis heirs doit à + Cornelill ce que Tices me doit ; li heirs ne doit doner par ce + lés rien plus que ses aucions.

+
+
+
+ § {30.121} +
+

Marciax dit : se aucuns lesse à Tyce o Meue, li uns est receuz à + l’eritage sanz l’autre ; car quant li prevoz dit : + « je commant que li ventres o les enfanz soit en + possesion », ja soit ce que il n’i oit nus enfanz, li ventres + sera mis en possession.

+
+
+
+ § {30.125} +
+

Julianus dit : se il commande que li heirs ait .c. livres et que + il rende l’eritage et li patrons au mort demande la possession des + biens contre les tables, autresi comme li lés sont emenuissé sera + amenuissee la some que li heirs doit avoir por sa partie que li + patrons a de l’eritage.

+
+
+ +
+ + + III. De testamenz. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci que home qui n'est d'aage de quinze anz, et feme à douze anz, + ne puet fere testament, tot soit-il sanz père et sanz mère. Et s'il a + quinze anz et plus, il puet fere testament. Home et feme qui n'est an + son droit, ne puet fere testamentDig., lib. 28, tit. 1, frag. 5, + 6, pr. : Qui testamenta facere + possunt..

+

Home ou feme puet doner en testament le quint de son heritage, et toz ses + mobles, et toz ses conquez, et plus non, ait enfanz ou n'ait enfanz. + D'achest l'en puet testamenter. Lo quint de totes choses puent estre + aumônées, fors baronies, qui ne puent estre desmembrées ; et sor + cez baronies puet l'en lessier pécune à rendre, la value dou quint ou + testament.

+
+
+ § 2. +

Enprès l'en dit que nus ne doit fere testament de la chose, s'il n'en est + droiz herz. Home qui muert sodiuement, et n'a poer de deviser sa chose, ne remaint pas por ce qu'il n'ait son testament, + c'est à savoir sa droiture.

+
+
+ § 3. +

Qui ne fet testament, et fere le puet, est semblant qu'il voille miauz + que si heirs ait sa chose que li testamenz ; et l'en doit mout la + volenté au mort acomplir.

+

Feme qui a seignor, et home qui a feme, et hont enfanz, ne puent doner + que le quint de lor héritage, et le tierz de lor mobles ; et le + tierz est as enfanz, des mobles, et des conquez ausint.

+
+
+ § 4. +

Johan, contes de Blois, dit que li testamenz la contesse de Chartres, sa + cosine, n'ere pas à droit fez, qui avoit doné à la fille son mari, le + contes de Sessons, lou quint de son héritage, et toz ses mobles, et toz + ses conquez. Et de ce oïrent droit en l'ostel le roi Loïs, à Meleun, à + la septembreche, en l'an mil et deux cent et cinquante-cinq : et + fut dit par droit, que li testamenz ere fez à droit.

+
+
+ § 5. +

Testamenz n'est pas pris sor doere, mès tot sor la partie á l'oir.

+
+ +
+ + + IV. [111rA] Comment les tables do testamant doivent estre + overtes [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 29, tit. 3 : Testamenta + quemadmodum aperiantur, inspiciantur et + describantur. + +
+
+ +
+ § {29.3.1} +
+

Gaius dit : li prevoz promet que il donra à toz cez qui vodront + veoir et contre escrire les tables dou testamant poïr de voir les et + contrescrire. Et il est aperte chose qu’i l’otroie à celui qui l’en + demande, ou en son non et en l’autrui. {1} La reson de ce + bannissement est tote aperte ; car la verité des plez qui + nesset de testamanz ne porront pas estre legierement seue se l’en ne + voit et savoit les paroles do testamant. ¶{2} Se aucuns renie son + seel, por ce ne lesse l’en pas à ovrir les tables, mes eles sont + sospeceusses.

+
+
+
+ § {29.3.2} +
+

Ulpianus dit : l’escriture do testamant n’apartient pas à l’oir + tant solement mes à toz cez qui en doivent avoir aucunne chose, car + communs estremanz. ¶ {1} L’en apele propremant testamant celui qui + est fez por droit ; neporquant, nos apelons testamant cez qui seront + runt, ou faus, ou vain ; et cez maisme, qui ne sont pas perfez, + solons nos apeler testamanz. {2} Tout ce qui est fet por testamant, + en quel maniere que il soit escrit, et qui contient derreniere + volenté, apartient à cause de testamant ; et les principax + tables et les segondes sont contenues ou banissement. ¶ {3} Se il i + a plusors testamanz que aucuns velt que il soient porté avant, l’en + li doit tot motrer. ¶ {4} Se l’en dote que cil soit morz ou vis de + qui aucun demande que ce qui apartient à la cause de son testamant + soit aporté avant et contre escrit, ¶ l’en doit dire que li prevolz + en doit juiger quant il avra queneue la cause. Et se il a droites + enseignes que il vive, il ne doit pas otroier que les tables soent + veües, ne leues, ne seelees. ¶ {5} La veüe des ta[111rB]bles enporte + que l’escriture soit leue. {6} Li prevoz ne soffre pas que li jorz + en que les tables furent escrites ne li conseiller qui lors estoient + soient veü ne contre escrit, que aucunne fauseté n’i soit fete, car + la veüe pot doner matere de fere fauseté. {7} L’en demande donc se + il le fet maintenant monstrer et contrescrire ou s’il doit doner + terme. Et il est melz que termes soit donz selonc ce que li leu sont + lonteing ou prochien. {8} Se aucuns ne renie pas que il n’oit les + tables do testamant, mes il ne lor soffre pas que eles soent veües + ne contrescrites, il doit estre contrainz de monstrer les ; et + s’il nie que il ne les a pas, il doit estre envoiez à l’enterdit + d’aporter avant les tables do testamant.

+
+
+
+ § {29.3.3} +
+

Gaius dit : li heirs puet chalongier les tables do testamant + autresi comme les autres choses de l’eritage, et puet pledier por + les fere venir avant.

+
+
+
+ § {29.3.4} +
+

Ulpianus dit : quant les tables do testemant devent estre + overtes premierement, li offices ou prevost est que il face les + seleors asenbler ensenble et quenoistre lor seal.

+
+
+
+ § {29.3.5} +
+

Paulus dit : ou renoier les, quar c’est li communs preuz que les + derrenieres volentez as homes soent menees à effaut.

+
+
+
+ § {29.3.6} +
+

Ulpianus : mes se la greignor partie des seeleors est assenblee, + li testamanz porra estre saelez et recitez par devant aus.

+
+
+
+ § {29.3.7} +
+

Gaius dit : mes se aucuns des seleors estoit hors dou païs, les + tables do testamant li doivent estre envoies par reconoistre son + seel ; car ce seroit grief chose de rapeler les par conoistre + les, car il n’est pas droiz que aucuns ait domage en son office. Ne + l’en ne fet pas force se li uns est hors do païs ou tuit. Et se tuit + se deffallent por aventure et aucunne cause contraint de ovrir le + testamant, li prevoz doit fere que il soit overz par devant home de + tres bone renomee, et que il seelent quant il sera overz, et il soit + envoiez la où li seleor seront, si que il reconoissent lor + seaus.

+
+
+
+ § {29.3.8} +
+

Ulpianus dit : ja soit ce que il n’est pas escrit que les tables + do testamant à l’orfelin ne soient pas overtes ; neporquant, se cil + qui fist le testamant les lessa seelees par deors, li prevoz ne + soffrera pas que eles soient overtes devant que la cause soit + coneue.

+
+
+
+ § {29.3.9} +
+

Paulus dit : se feme est en possession ou non de ventre, les + tables doivent estre overtes, si que l’en sache à qui li procuremenz + est commandez. [111vA]

+
+
+
+ § {29.3.10} +
+

Ulpianus dit : se testamanz est escriz par dues essemplaires, se + li quex que soit est overz, les tables sont overtes. {1} Se les + tables sont overtes par leur nature, l’en ne dote pas que li + testemanz ne soit overz ; ne l’en ne demande pas qui les a + overtes. {2} Se les tables ne sont pas aparoissent ou eles sont + arses, il convient secorre à cez à qui li lés sont lessié ; + autresi comme quant eles sont seelees ou repotes.

+
+
+
+ § {29.3.11} +
+

Gaius dit : autresi comme l’en entant que li lés sont partie do + testamant, senble il que les segondes tables soent parties des + premeres.

+
+
+
+ § {29.3.12} +
+

Ulpianus dit : se aucuns a fet testamant quant li essampleres en + est overz, li testamanz n’est pas encore overz ; mes se + l’escriture autentique est overte, toz li testamanz est overz.

+
+
+ +
+ + + V. Des degriez de lignage. + + +
+ § 1. +

Tuit li enfant giuqu'au tiers nevoz sont apelez fiz, et li autre sont + apelé décadant. De travers sont paranz, si comme li frères et la serors, + et lor enfanz, et la serors, et li oncles, et les tentes, de par père et + de par mère. Et tote la foiz que l'en demende en quel degré chascune + persone est, l'en doit commencier à conter à celi de qui lignage l'en + enquiert ; et cil qui est au plus prochein degré de lui, est li + segonz ; et issi croit li numbres à chascun qui i vient. Autresi + doit l'en fere à degrez (de travers) : car les + persones au père et à la mère, por qui il sont joint, est contée + premièrement. L'en apele les degrez a la semblance d'eschieles et da + (des) los à claives, en quoi l'en entre en l'un par + l'autre.

+
+
+ § 2. +

Numbre donc les persones qui sont en chescun degréDig., lib 38, + tit. 10, frag. 10, § 7-11 : de Gradibus, et affinibus, et + nominibus corum. :

+

Ou premier degré de lignage, en amontant, sont li pères et + la mère ; en avalant, li fiz et la fille ; et en ce degrié ne + puet plus avoirDig., lib. 38, tit. 10, frag. 10, § 12..

+

Ou segont degré a deus (douze) persones : ce sont li + eol et le aole de par père, et cil de par la mère, en amontent ; en + avalant, li nevoz et la nièce, de par le fil et de par la fille ; + de travers, le frère de père ou de mère, ou de l'un et de l'autre ; + ausi la serors. Mès la diversité des frères ne croist pas le + numbre : car il n'a nule différence de par qui aucun soit mon + frèreIbid., frag. 10, § 13..

+

Il pot avenir en ces qui sont de dos pères et de dos mères, que cil qui + est frère mon frère ne m'apartient pas, et cil qui est mon frère ne li + apartient rienIbid., frag. 10, § 13..

+

Ou tierz degré sont contenues trente-deux persones par degrez, qui sont + entendues par quatre manières. Car li dur père à ma dues eiaus et + (i) sont, et cil e ma (à mes) deus + eoles ; et osi i sont lor quatre mères. Et mes oncles qui sont + frères mon père puent estre entendu en deus manières : ce est ou + pardevers son père, ou pardevers sa mère. Car se m'aole de par mon père + se maria à ton père, et ele te enfanta, ou ta eole de par ton père se + maria à mon pére, et ele me enfanta, ge sui ton oncle, ou tu li miens. + Et autresi avient-il des femes, se l'une se marie au fiz à + l'autre : car li mâles qui en nest est oncle li un à l'autre, et + les femes sont ausintIbid., frag. 10, § 14..

+

Se li frère prant feme, et la sor se marie, et chascun a enfanz, li + enfant á la sor apéleront lor frère lor oncle, et cil au frère apèleront + la sor enteIbid., frag. 10, § 14..

+

Li frères ma mère est mon oncle, autresi comme li frères mon père.

+

Se ge prant ta fille et tu la moie, li enfant masle qui nestront de noz, + seront oncle li un à l'autre ; et la femeles seront ausi l'une à + l'autre  ; et por cele meisme reson seront li mâle oncle au + femeles, et les femeles ausi au mâlesIbid., frag. 10, § + 14..

+

La sor mon père est ma tante, et la sor ma mère. L'en doit savoir que li + fill el les filles au frère et a la seror n'ont pas espéciau non de lignage, ausi comme li frères et la serors au père et à la + mère, en (ains) sont nomez fiz ou filles au frére ou à la + seror, si comme l'en verra enprès que il avient en autresDig., + lib. 38, tit. 10, frag. 10, § 14..

+

Li enfant au nevoz ou à la nièce sont entendu en quatre manières : + car il descent nevo de nevo de par le fil, ou de nevo de par la filie, + ou de la mère (nièce), de par l'un ou de par + l'autreIbid., frag. 10, § 14, in + fine..

+

Ou quart degré sont contenues quatre-vingts persones. Li beseaus mon père + qui est entenduz en huit manières : car il puet estre de par mon + père ou de par ma mère ; et si comme nos avons dit, totes les + parties devent estre entendues en deus manières ; et autresi la + beseole mon père. Et autresi sont dobles totes les persones pardevers + luiIbid., frag. 10, § 15..

+

Li frères mon eau est mon grant oncle, et cil nous est entenduz en quatre + manières : car il puet estre frères à l'eol de par le père, ou à + celi de par la mère. Cil qui est mon grant oncle est oncles mon père ou + a ma mère. Ma grant ante est la suer mon eau ou m'aole ; et autresi + estele entendue en deus manières, si comme nos avon devant dit ; et + por ce il sont entendues quatre persones. Et autresi cele qui est ante + mon père ou ma mèreIbid., frag. 10, § 15..

+

Ma grant ante est la sor mon eol ou ma eole ; et autresi est-ele + entendue en deus manières, si comme nos avon dit ; et por ce i sont + entendues quatre persones. Et autresi cele qui est ante mon père ou ma + mère, pardevers sa mère, est ma grant ante. Li frère me eole est mon + grant oncle, et contient quatre persones ; et cil est mon grant + oncle qui est oncles mon père ou à ma mère, pardevers son père, ou + pardevers sa mèreIbid., frag. 10, § 15..

+

La sor ma eole est ma grant tante, et contient quatre persones par la + reson que nos avons mostré devant. Et cele qui est tante mon père ou ma + mère, pardevers la soe mère, est ma grant tanteIbid., frag. 19, § + 15..

+

En ce meisme degré sont cil qui sont apelé cosin germain et coisines + germaines : ce sont cil qui nessent de deus frères et de deus + serors, ou de frère ou de sor. Et chascun de cez puet estre entendu en + deus manières, selon ce que nos avons devant dit ; car lignages + puet venir ou pardevers père ou pardevers mère. Et autresi + la fille á l'oncle ou à la tente puet estre entendue en deus manières, + selon ce que nos avons devant dit ; car lignages puet venir + pardevers lo père ou pardevers la mère. Et autresi la fille à l'oncle ou + à la tante pot estre entendue en deus manières, por cele meisme + resonDig., lib. 38, tit. 10, frag. 10, § 15..

+

Et se la seror et li nevoz et la nièce sont entendu chescun en deus + menières, si contendront-eles (seize) persones, se l'en + entent que eles se doblentIbid..

+

Ou quint degré sont contenues xxxiii (cent + quatre-vingt-quatre) persones. Car li pères mon beseol, qui + est beseol mon père, et eol mon eol, contient xxvi + (seize) persones, à conter pardevers les niales et + pardevers les femeles, si que l'en voie à chescune des persones qui + vienent pardevers le masle ; et autresi celes qui vienent pardevers + la femeles contienent ces vi + (seize ?) persones. Et ausi comme les persones se + doblent pardevers le père, ausi se doblent-eles pardevers la mere, + ensint com nos avons dit devantIbid., frag. 10, § 16..

+

L'en ne pot venir à celi de qui l'en enquiert, fors par totes ces + persones de qui il nez ; et généraument de totes les persones que + il convient conter, chescune doit estre contée par quatre, selonc ce que + nos avons devant conté, comment que ce soit, ou en montant, ou en + avalant, ou en travers. Ou por ce que li racontemanz de toz cez seroit + foux et enuios, de ci en avant, si nos en passons briemant otre ; + car par cez que nos avons nomez puet l'en voer légièrement comment l'en + doit conter en cez degrez, et as autres qui vienent après.

+

Ou sixte (de) gré sont contenus iiiie [xl] et viii persones (quatre cent quatre-vingt-huit). Et + en ce degrié est li quarz eoux, qui est éu (aïeul) au + beseau à celui de qui l'en enquiert le lignage : (si) + contient xxxii persones, que il convient totes + dobler, selonc ce que nos avon dit devant as autres degrez, si que l'en + aist lx. iiiiIbid., frag. 10, § 17.. Li + frères à celui éau est li tierz grant oncles : si contient seize + persones, et autresi convient-il que eles se doblent. Li frères à la + quarte eole est autresi li trez granz grant oncles, et contient autresi + seize persones, et convient autresi que eles se doblent. Et ausi + convient-il de toz cez qui sont en sixte degré, ou en + montant, ou en avalant, ou de travers, si que chascune des persones qui + i seront soient contées en deus manières : c'est pardevers le masle + et pardevers la femeleDig., lib. 38, tif. 10, frag. 10, § + 17..

+

Ou vii degré sunt contenues M et xxiii persones. En ce degré sont li pères et la mère au quart + eol et à la quarte eole, qui contient c et xxviii persones ; et chascune de cez personnes a + père et mère. Totes les autres persones qui sunt en ce degrié, ou en + montant, ou en avalant, ou de travers, devent estre contées dobles, + selonc le générau enseignement que nos avons devant mis. Et por ce que + il a grant ennui et pou de profist en conter chacune persone par son + nom, nos en pason ostre briemantIbid., frag. 10, § 18..

+
+
+ § 3. +

AdamGaius, frag. 1, 3, ibid. dit : Li uns des degriez + de lignage sont en montant, et li autre en avalant, et li autre de + travers. Cil en montant sont li pères et la mère ; et en avalant, + sont li fil et les filles ; de travers, li frères et les serors, et + cil qui nessent d'aus. Cil qui vont en montant, cil qui vont en avalant, + commencent au premier degré ; mès cil qui vienent de travers, n'i + sont nule foiz, ainz sont ou segont degré, et ou tierz, et ce qui + vienent enprés. Aucun de cez qui vienent de travers poent partir à cez + qui vienent en montant. Mès l'en doit savoir que quant l'en enquiert + d'éritage ou de possession des biens, tuit cil qui sont de un meisme + degré ne doivent pas partir ensembleIbid., frag. 1, pr.,§ 1, + 2..

+

Le premer degré en montent sont li pères et les mères ; en avalant, + li fiz et les filles. Au segont degré, en montent, sunt li eol et les + eoles  ; en avalent, li nevoz et les nièces ; de travers, li + frères et les sors. Au tierz degré, en montant, sont li beseol et les + beseoles ; en avalant, li enfant au nevoz et à la nièce ; de + travers, li enfant au frère et à la seror, et li oncles et les tantes + pardevers le père et pardevers la mèreIbid., frag. 1, § + 3-5..

+

Ou quart degré, en montant, et en avalant, et de travers, sunt li enfant + a cez qui sunt do tierz degré ; à icest meisme degré de travers + sont li frères et la sor à l'eol et au beseol, et li coisin germain, ce + sont cil qui nessent des deus frères et des deus serors.

+

Ou quint degré, en montant, et en avalant, et de travers, sont li enfanz à ces do quart ; et si sont en ce degré li + frère et la seror au beseol et à la beseole, et li cosin après + germainDig., lib. 38, tit. 10, frag. 1, § 6, 7..

+

Ou siste degré, en montant, et en avalant, et de travers, sont li enfant + a cez qui sont dou quint.

+

Ou vii, sont li enfant à cez qui sont au siste. Por ce + que nos avons devant dit, puet l'en assez savoir quez persones il i a + après ; et no devons savoir que totes cez persones sont + dobles ; car quant nos disons li aol et li beseol, nos entendons de + ce qui sont pardevers père, ou pardevers mère ; car quant nos dison + nevoz et nèices, nos entendon cez qui viennent des fiz, et cez qui + vienent des fillesIbid., frag. 3..

+
+
+ § 4. +

AdamModestinus, ibid., frag. 4. dit : Quant l'en + enquiert de nature de lignage, l'en ne passe pas légièrement le setième + degré ; car nature ne soffre pas que aucun vive tant que cil degré + soit passez. L'en apele coisins ces qui sont d'une meisme racine. Et + l'en entant dreiture de lignage en mointes manieres, si comme cil qui + sont de léal mariage, et cil sont apelé léal ; li autre sont qui + sont de porchaz, et cil sont apelé bastart ; li autre sont par + affinité. Enprès nos dison que cil soient léaul fil qui sont nez de léal + mariage, et doivent estre apelé à l'éritage do père et de la mère sanz + le testament.

+
+
+ § 5. +

Li bastart n'ont rien en l'éritage, se ce n'est ausint comme estranges, + et li affins ausint.

+

Nos vos avons ci mostrez des degrez de lignage ; or vos mostreron + comment avenue doit aler, et à qui, et eschéeste.

+

Avenue de fiez si vient do père au fiz ; et puis au nevoz, et au + seus (sous) nevoz, et ausint en siuant ; et tozjorz + prent avant celi qui est en ceste ligne, ga si l'an ne sera que cez en + montent, ne que ces de costé ; et ausi est en vilenages.

+

Or parlerons des fiez premièrement, et enprès de vilenages.

+
+ +
+ + + VI. De hers et de rachat. + + +
+ § 1. +

Adam dit : Escheete qui vient de père au fiz, c'est li premiers, et + est li plus près à avoir le que nus de la lignie. Et enprès li fiz do + fiz, c'est li nevoz ; et enprès li soz-nevoz ; et + enprès li fiz au soz-nevoz, et issint en coinsiguance jusques à sept + degré ; car home ne puet pas plus vivre. Et de cest descendue nus + ne rachète, et ne fet que prandre de seignor, gontes mains.

+

En montent, vet do fiz au père. L'escheete do fiz doit venir au père, se + li fiz n'a enfanz ; et do fiz à l'eol et au beseol, et issint en + conségance, giuque au sept beseaul ; et en ce n'a point de rachat. + L'escheete do frère qui n'a enfanz, ne père, vient au frères des fiz, et + non à la sor ; et s'il n'i a frère, au nevo, et au soz-nevo, et en + consiguance jusque à vii degrez, si n'i a plus + près.

+
+
+ § 2. +

Adam dit : L'en doit savoir que héritage et garde vient par droiture + de lignage au plus prochein, pardevers père ou pardevers mère, à cele + partie don la chose mot ; et li baillis li done la possession des + biensDig., lib. 38, tit. 10, frag. 10, pr. : de + Gradibus, et affinibus..

+

Nos apelons coisins toz cez que la loi apèle parenz de par père ou de par + mère. Et tuit cil rachètent de escheete, et de ball. Droiture de lignage + apartient as hers. Nessence de lignée vient par femes ; et cil sont + frère qui sont nez de une mère, et non pas de un pèreIbid., frag, + 10, § 6. ; et sont apelé à l'éritage à la mère, à tost + le héritage do premier mariage ; et li segont a conquez et a + l'escheete do segont mariage ; et les avenues qui vienent do + premier mariage ou do segont, sont parties iuéement au fiez, saus + l'énéence. Et en montent et en avalent, n'a pas rachez. Et tuit cil qui + sont de un père, jà soit ce que il soit de diverses mères, sont frère de + père. Li droiz apèle toz pères et mères, jusques au tierz genol, c'est + au tierz ael ; et d'iqui en avant sont apelé greignorsIbid., + frag. 7.

+
+
+ § 3. +

Li héritages do père que l'en porte ou premier mariage, li enfant de + celui mariage ont la moistié, por le doere lor mère ; et cil do + segont mariage, le quart de tot, por le doere lor mère ; et cil do + tierz mariage ont le demi-quart de tot, por le doere lor mère ; et + issint est en siuant. Et ce qui remaint, si est départiz iuéement en + toz, sauf l'énéence. Ne en la terre au père ne pot avoir que une + énéence, ne en la terre à la mère.

+
+
+ § 4. +

Les conquez que aucuns fet, et sa feme, sont as enfanz de + celui mariage. Et se li hom a autre feme, il la puet doer ; et cil + doeres sera patremoines as enfanz de segont mariage ; et ce qui + remainst, c'est le quart, sera communs as enfanz do premier et do segont +  ; et de eschete aussint cele vaie meismes qui est devant dite.

+
+
+ § 5. +

De bau de fiz au père n'a point de rachat, ne de nevo à eol, et issint en + siuent, en amontant.

+
+
+ § 6. +

Là ou il a garentie n'a point de rachat.

+
+
+ § 7. +

Quant feme a doere au fié, et li hers ne velt racheter, ne garentir le + doere, la dame prendra do seignors ; e li sires aplètera + (exploitera) la partie à l'eir por son rachat.

+

Quant frère et sor partissent, et li frères ne retient riens do fié, il + ne garentira pas, ens prandra la sor dou seignor ; et se prant + seignor, il rachètera.

+

An siure son fié n'a point de rachat.

+
+
+ § 8. +

Quant aucuns rachète aucune chose, si doit nomer quel chose il + rachète ; et s'il ne rachète tot, li remenanz remaint encore à + racheter  ; car li nomemenz de la chose n'apartient pas au seignor. + Et ce qui n'est nomé, li sires a les issues, se quarante jorz sont + passé.

+

Nus n'entre en foi de chose donée à vie, quant la propriété ne li est + otroïe, s'il ne plest au seignor.

+
+
+ § 9. +

Adam dit : Frères sont en segont degré d'omme. Quant aucun mort sanz + heir, son patremoine vient au frères, et au sors non ; et doivent + racheter, car la chose vient de costé ; et aussint quant la chose + vient d'oncle à nièce, ou de nièce à oncle, ou de tante à nevo, ou de + nevo à tente ; et ausi de coisin à coisin ou à coissine ; et + issint est en ensiuant.

+
+
+ § 10. +

Adam dit : Frères ne rachète mie dou bau de ses frères. Li ainz-nez + des frères, s'il est lai (lui) et autre, a les deus parz de + la terre ; et si sont plus, la moistié ; il a la mellor + herbergerie et un arpent por tot, et li autre ont tuit ensemble un + herbergerie. Et se plus i a herbergages, il sont partiz iuéement as + autres frères ; et s'il i a plus, il vient en partie as autres + frères et à l'enné, san l'ennéence.

+
+
+ § 11. +

Adam dit : Frère ne rachate mie de la garde de ses frères ; ne + sor, s'ele est sanz mari ; mès li mariz rachète le bau de la garde + l'éritage de la feme ; non s'il i a heir de terre qui + garentisse.

+
+
+ § 12. +

Une damoisele prent seignor ; si a terre qui vient de + fié de son patremoine : l'en dit que sis mariz, qui la prent, ne + rachatera pas, se ele a frère heir de terre, ne sis sires. Mès se li + sires premers muert, et ele prange le segont seignor, il rachètera, tot + i ait-il heir de terre. Quant feme a douze anz, et ele est mariée, le + bal mort ; et veez la reson : li anciens droiz si est tex que + feme n'ert à âge à terre tenir devant qu'ele fût mariée ; et por ce + que li ami la tenoent tant à marier, por avoir le preu de la terre, + mainz maus en sordoent. Et li rois Loys vost ci fere amendement, et + establi, par général concire, que feme, puis qu'ele aroit quinze anz, + fust hors de baill, et tenist sa terre. Jà soit ce que il ne mua riens + de l'ancien droit an ce, que se ele ere mariée ou à douze anz ou à + treze, que sis mariz eust sa terre délivre.

+
+
+ § 13. +

Un home ou une femesi mort, et a enfanz de segont mariage, et nevoz dou + premier. Li nevoz demende l'eschoes dou premier mariage à la mère, et li + enfant dou segont la demendent. Et l'en dit que li plus près prant ce an + fié.

+
+
+ § 14. +

Quant garentie faut, l'en doit prandre celui qui fet la garentie à + homage.

+
+
+ § 15. +

Oncles rachate le bau de ses nevoz, et des coisins l'un vers l'autre, et + issi en coissinance.

+
+
+ § 16. +

Coisin germain rachate, et coisin do quint, et do six et do sept + (degré).

+
+
+ § 17. +

Bau si ne dure que au tens jusques li heirs ait vingt anz et plus ; + et quant il a passé tot le âge, et il ne prant de li, li sires pot + assener à la chose por défaut de vavassor.

+
+
+ § 18. +

Père ne mère ne rachate pas do bau de ses fiz, ne ne puet l'en aler + encontre, tant comme il vodra demorer ou bau son père ou sa mère.

+
+
+ § 19. +

Ennéence ne porte force en eschéete qui vient de costé, qui n'i soent + iuel masle ; et femele n'i a riens, tant comme il eist masle. Et si + li ennez mort ainz que il ait terre que li soit avenue, li einnez après + aura l'ennéence. Entre femeles n'a point de ennéence.

+
+
+ § 20. +

En eschéeste de costé n'a point de ennéence ; tuit sont iuel. Et se + l'ennéence est partie as autres, l'ennéence est morte quant as autres, + et seront iuel et en eschéete et ou remanent.

+
+
+ § 21. +

Des baronies et des contéez vet autrement ; car la sole baronie n'est pas desmembrée, mès l'en fet avenant as menuez sor + rentes ou sor terres, et la digneté remaint à l'ainzné ou à l'ainznée. + Et s'il i a dui ou trois baronies, es sont départies sanz + desmembrer.

+
+
+ § 22. +

Adam dit : Quanquez père et mère fet de ses choses resonablement au + marier ses enfanz, est estable.

+
+
+ § 23. +

Se uns prodomes a trois fiz et deus filles, li einznez garantira, et n'i + aura point de rachat, nais por les filles, se eles sont mariées, por ce + qu'il i a heir de la terre. Et s'il n'i a se filles non, l'enné ne + garentira pas do rachast.

+
+
+ § 24. +

Garentie vet juique à coisin remué de germain, et non plus.

+

L'en ne rachate pas de chenge but à but, mès s'il i a tornes, de tant i a + los. L'en ne rachète pas de père. Ausint se aucuns demende une chose, et + cil qui la tient por la pez en done un pou d'argent, ci n'a ne los ne + rachat. Le (l'en) recheste de don de largece.

+
+
+ § 25. +

L'en ne rachète pas de restablissement. Se aucun dit en sun testament que + sa chose soit donée por Dé, l'en ne rachète mie. Mès quant ele est + livrée à celui qui ele est, et à qui ele doit estre en patremoine, s'il + n'i a rachast. L'en ne rachaste mie de chose engagée. Home ne feme ne + rachète mie do bau de ses enfanz. L'en ne rachète pas doere. L'en ne + rachète pas de département. L'en ne rachète mie de partie.

+
+
+ § 26. +

Ne de mu, ne de sort, ne de desvé, ne de fo despendeor n'est pas + rachastez, por quant s'il ont garde ; mès se l'en lor det le + rachat, il le poent recevoir et demender.

+
+
+ § 27. +

Rachast si est tant comme la terre vaut de rente un an, et non plus. Home + rachète, et feme, se li uns done à l'autre héritage. Ou + (on) ne rachète mie de la mort de sa feme, tant comme + li enfant sont en son baill.

+
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+ § 28. +

Quant aucuns ne velt racheter et se marie, la chose remaint au seignor. + Li sires ne pot prendre sor les rères-vavasors plus que li vavasors n'i + prant.

+
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+ § 29. +

Home rachète de l'eschaeste sa feme, et feme, enprès la mort son mari, + rachète l'eschéete qui li est avenue ou tens do mariage.

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+ § 30. +

L'en ne racheste pas de nul, se il n'est sires doù leu, et tel qui puisse + recevoir homenage ; si comme l'en dit de régale et de ce cas + semblable. Mès la sentence Goufroi de la + Chapele est la plus veraie, qui dit que l'en doit + racheter ; car les aventures que aviennent en celui tens sont do + régale.

+
+
+ § 31. +

Dui frère d'un père et d'une mère sont ; lor père est morz et lor + mère, et sont en aage. Li einznez prant sa terre do seignor, et li + meinnez non. En ce il partissent, et avient tote la terre à la mère au + meinné. Li sires done (dont) la terre do père mot, demende + rachat à l'einzné, por la reson de la terre au meinné, qu'il tient, qui + est morz, qui onc ne tint de seignor ; et li einznez ne viot + racheter par la reson de la partie qui fut entr'aus. Si demende l'en + qu'en dit droiz. Et l'en dit qu'il doit racheter : car des choses + doteuses, l'en doit aler à la plus aperte, et nus n'est en veraie + sésine, se le verai seignor ne l'i met.

+
+
+ § 32. +

Dui frère sont trové occis devant la meson à un borgois. Li borgois en + fut empeechiez, et conut pardevant la jostice, qu'il les avoit ocis, + comme cez qui estoient venuz en sa meson de nuizentre, et peceèrent sa + meson, et le vodrent occerre. Et bien estoient aparessent as plèes que + il avoit, et à sa meson qui estoit pecaée. Et qui vodroit dire encontre + que ce ne fût vers, il est apareilliez do motrer et de l'avérer. Li + prodom remet en pez. Li hériter vindrent avant, et demendèrent l'éritage + au mort. La jostice le volt avoir. L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en + respont que li prochein devent avoir la chose, comme l'en ne pot pas + bien savoir la manière de la mort, ne li morz ne se puet deffendre.

+
+
+ § 33. +

Uns hom si a sa terre qui mot de fié, et muert sanz enfanz de sa feme + esposée. Sa terre doit eschéer au plus près, ausint comme de vilenage, + fors en ce, s'il i a eu (en) eschéete de costé masle et + femele iuves, li masles prent et la femele non. Et se la femele est plus + près que li masles, ele prant avant que li masles.

+
+
+ § 34. +

Enprès nos dison que ennéence ne porte force en eschéeste qui vient de + costé.

+
+
+ § 35. +

Ci enprès nos disons que de eschéeste qui vient de père au fiz, ou de + mère, si ne sont que dui, li einznez a l'ennée, et emportera les deus + parz ; et s'il sont plus de deus, li einznez aura la moistié. Et en + quanquez manière que li einznez emporte l'ennéece, il a tozjorz le + meillor herbargage à son chois, et un arpant de porpris.

+

Et s'il i a enfanz de deus femes, ou de trois, en ce qui sera commun prendra-il l'ennéance ? Ou (oïl), li + einznez de sa première feme, ou quart don do segont mariage, et en huit + do tierz, et issint en consinence. Et si li einznez mort einz que il ait + partie, li einznez après l'ennéance, et issi en consinence.

+

Or demende l'en se il n'i a masles, se filles non, il n'i a point + d'ennéence ; ainz doivent partir iuéement. De baronie vet + autrement, et de contez : car baronie et contez est départie + iuéement à filles, et si sanz desmembrement la baronie. Et s'il i a fiz, + il a tot, et fet avenant mariage as autres. Et s'il i a plusheirs contez + et plusors baronies, li meinnez et les filles auront chescun la soe, se + costume no tot.

+
+
+ § 36. +

Quanquez père et mère fet est estable. Se uns des trois frères mort, qui + ont lor terre commune, et ont un frère qui a parti à aus, il prendra en + l'eschéeste.

+
+
+ § 37. +

Tot ce que home ou feme labore ou fet laborer do sien, sont contez por + mobles, toz seest (tout soit) le fruiz pendant. Vignes + fetes à seson de grant façon son conté por moble. Mès se l'en fet + gaagner à métié, li morz n'enporte que ce qu'il i a mis.

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+
+ § 38. +

Se aucuns a eu l'ennéence de la terre son père, et la mère remet seisie + de son héritage enprès la mort son seignor, et li einznez fiz mort, li + einznez fiz, qui vindra après, aura l'ennéance de la terre à la + mère.

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+ § 39. +

Quant li pères et la mère marient lor enfanz, tot i eit-il ainzné a ce, + forz de la chose do (dont) père et mère mort seisiz, ou est + seisiz.

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+ § 40. +

Se feme a enfanz de deus seignors, femeles do premer et masles do segont, + les femeles enporteront l'éritage à la mère ; car totes les choses + que la mère ot ou premier mariage sont au pres (premers) + enfanz ; des choses au père, non, s'il a eu segonde feme, et enfanz + de lui ; que la segonde feme a le quart por doere ; et c'est + patremoine as enfanz de celui mariage ; et l'autre quarz communs à + toz.

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+ § 41. +

Fiez ne pot esmortir sanz l'autroi de deus seignors, et plus le ne + set.

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+ § 42. +

Uns gentis hom n'a ne père ne mère ; li baus de lui vient à un + chevalier, qui a rachaté. En ce uns siens vavasors muert, qui tient de + lui, et est sis coisins, et li eschiet la terre. L'en demende se cil qui + a le baill rachètera ? Et l'en dit que oïl, (ou il) + lerra le bail.

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+ § 43. +

Uns chevalier se muert qui a terre de fié, et a enfanz, et + doivent tant, et est la terre si chargie de detes, que l'en ne puet + trover qui vuelle prandre le bau. Si demende l'en comment li sires aura + son rachat, et li détor lor detes ? Et l'en respont que li sires + aura et lèvera premièrement s'année ; et enprès la chose sera mise, + por le conseil dou juige, ou profit des enfanz, et à quitier lor detes, + sauve lor vivres.

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+ § 44. +

Une feme si a deus seignors, et ot terre que li pères li dona au premier + mari, et en ot enfanz, et ot enfanz do segont mari. Au vivent au segont + mari, terre li eschoit de son frère, et avenue de son père : l'en + demende quele partie li premier enfant et li segont prendront as choses + de par la mère ? Et l'en dit que li premier prendront le premier + mariage, et li segont auront les eschéetes ; et les venues seront + au premiers et au derreniers, sauf l'ennence. C'est à la costume de + Orliens. A la costume de l'Ostel le roi, de eschéeste et d'avenue sont + tuit li enfant iue, sauf l'ennéence ; et raportent li premier + enfant lor première partie en commun, s'il volent prendre.

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+
+ § 45. +

Nos dison que li enfant do premier mariage ne sont pas heirs des + detes ; mès li enfant do segont mariage, et do tierz, chascun de + son mariage paeront les detes ; et ont les mobles et les conquez. + Et s'il n'i a ne mobles ne conquez, chescun paera segont que il aura de + l'éritage, li premier, et li segont, et li tierz.

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+ + + VII. Comment l'en doit recevoir home. + + +
+ § 1. +

Se aucuns a eu (en) aucun héritage droit, par lignage, ou + par achast, ou par don, ou par autre droite cause, l'en le doit recevoir + à home, en fesant vers les seignors ce qu'il doit, tot ne soit-il + d'aage. Mès se la chose est donée en non aage por grever aucun, comme de + relevemanz ou d'autre servise, l'en no soffre pas. Mein morte ne doit + tenir fié.

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+ § 2. +

Nus ne doit prendre à home home, tant comme cil vive qui est en sa foi, + se n'est par son gré, ou se juigement ne l'i met.

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+ § 3. +

L'en doit prendre à feme feme : car ele pot fere par autrui ce + qu'ele ne pot fere de soi. L'en doit prendre home por la reson do baill, + s'il est li plus près de non aagé.

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+ § 4. +

Quant aucuns demende achaeste, et dit que cil est mort qui + tenoit, il doit prover la mort pardevant le seignor do fié, et qu'il est + li plus près, et pardevant bones genz ; et doit bien li sires + soffrir quarante jorz por voer se plus près vendra. Et se aucuns ne + vient avant, il recevra celi qui ert. Et se aucuns ne se tret avant, et + quarante jorz passent, li sires prendra son fié en sa main.

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+ § 5. +

Si home est morz, sires pot bien asener as fruiz pandanz et à la terre + dedans les quarante jorz ; mès por ce n'est pas sien se il prant, + quant l'en fet ver li ce que l'en doit dedanz quarante jorz.

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+ +
+ + + VIII. Cas de servise. + + +
+ § 1. +

Servir si est servir son seignor por la terre que l'en tient de lui, en + queconz manière terre mue seignor, ou de la partie à celi qui tient le + demoine, ou de la partie à celui qui est sires. Servise est deuz quant + l'en le vient lever, c'est à savoir un rocin de servise de soixante + sols. Et se aucun tient partie de fié, et soit en homenage, il n'en + rendra que partie des soixante sols, c'est à savoir, de la moistié la + moistié, et do quart le quart. Et tant comme les dui persones vivent, + cil (qui) a pris le servise, et cil qui a servi, et la + chose soit en lor main, servise n'en sera levez.

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+
+ § 2. +

Feme, s'ele est. veve, ne sert pas, se sis mariz a servi.

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+
+ § 3. +

Après un autre servise est, que doivent senez, c'est à savoir servise + d'ot ; et chascun le doit si comme costume est. Et cest servise + doivent totes genz, ne nus ne s'en pot deffendre. Et est deuz en plusors + manières ; li uns les doit sels, li uns les doit soi et + autre ; li autres les doit soi quinz ; li autres les doit soi + dizèmes. Et ce servise est deuz segont la costume de la région, et est + acostumé par nombre d'anz, et nus n'en est frans por la reson do commun + profit.

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+ § 4. +

Nus fiez liges ne doit servise.

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+ § 5. +

Nus ne sert feme quant sis mariz est morz, quant l'en a servi son + seignor. Ne feme ne sert pas se ele est veve, se sis mariz a servi, se + li sires de qui ele tient (ne) muert, et viegne + noviaus.

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+ § 6. +

Feme n'est d'aage por servise devant que ait quinze anz, et home devant + qu'il ait vingt anz et plus.

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+ § 7. +

Se hom doit servise à son seignor, et il est rendu, et li + sires li demende, li hom s'en passera par son seremant. L'en siert celui + qui a le bau et loier, quant il vient à terre tenir.

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+ § 8. +

Se aucuns seignors demende à son home, que il ait doné terme à son home + de son servise plus que la nuiz, par quoi la chose soit chesle en + dete ; se li hons conoist la fin, et le servise, et le terme, et il + dit qu'il l'a paie, par soi et par garanz ; et s'il nie le + terme ; et il dit que il ait rendu au seignor : il n'i a que + son serement.

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+
+ § 9. +

Uns hom doit un rocin de servise por terre que il tient, que il a de fei. + L'en li demende le rocin. Si demende l'en comment il seret renduz, et + quant ? Et l'en dit que il a trois pares de nuiz del paier : + la première nuiz, il doit venir et amener le roncin ; se il est + refusez, il doit ausi fere la première, la segonde nuit, et la + tierce ; et se il ne le parfet à la tierce resonablement, il chiet + en l'amende de soixante sols, et rant le roncin.

+

Tes est li roncins de servise : garni de sele, et de frain, et de + chavaistre, et d'esperons, et que tot valle soixante sols.

+
+ +
+ + + IX. Comment l'en doit relever de cens, de fié, vendu, ou achaté, ou + donné. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci que se aucuns a cens, et il le donge à son fiz, l'en reliève + selonc la costume do païs. L'en ne doit pas relever se li fiz le li + done, ou le change, ou le vent à autre, et il le retrest, il n'i a nules + relevesons. Ce fut establi par mout grant léauté, por ce que pères et + fiz ne feissent entr'aus mauvese convenance por grever cez qui trove + d'os. En queconques manière que il veigne de père au fiz arrières, ou do + fiz au père, tot l'eschéeste à strangées et leuvat de un d'aus, l'en en + doit relever par deus resons ; que il n'eent profit en lor malice, + et que il n'eent acheson de tricherie fere.

+
+
+ § 2. +

De fiez que en dites-vos ? Se l'en en ovre en la manière que vos + avez oïe deviser, nos dison autel.

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+ § 3. +

L'en ne relève pas feme veve de son héritage, quant sis sires est morz, + ne de l'éritage son seignor.

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+ +
+ + + + X. De forterece jurée. + + +
+ § 1. +

L'en doit jurer forterece, là où ele a forme de chastiau, tot soit-il + segonz sires, ou tierz, ou quarz.

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+
+ § 2. +

Qui jure forterece, si jure qu'il la baudra à son seignor totes les foiz + qu'il la vodra avoir por son besoing. Et l'en li doit baller totes les + foiz qu'il l'en requiert, ne n'est pas tenuz li sires à mostrer son + besoing à son home ou à son juré. Bien si gart que il n'i mesprigne, et + bien apert il ne la pot tenir que quarante jorz, et la puet tenir tant + comme besoing li durra.

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+
+ § 3. +

Sires doit avoir forterece si comme ele est, et ausi la doit rendre.

+
+
+ § 4. +

Quant home vant terre de fié, li sires do fié ara le serement qu'ele est + vandue, dou vendeor, avant qu'il reçoive l'acheteor à home. Et se li + sires reçoit ad seisine, il n ara plus son serement.

+
+ +
+ + + XI. De commun servise. + + +
+ § 1. +

Autres servises sunt : li un sunt de par la reson des terres, li + autre par la reson des mesons, et li autre par la reson de cors qui sont + sor les terres.

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+ § 2. +

Cil qui sont deu par la reson des terres sont cens, obliez, gelines, + corvées, et plusors autres choses, qui plus doivent par la reson des + terres que par autres.

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+
+ § 3. +

Ce qui est rendu par la reson des mesons sont cens, et plusors autres, et + ne toche que à mesons.

+
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+ § 4. +

Ce qui est rendu par la reson do cors plus que par autre, si est talles + d'ot, et tuales de pen et de vin, et achaugètes, et il te devence + (redevance) do ; se li cors n'ere reseanz ou leu, + li héritages n'en devroit riens.

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+ +
+ + + XII. De paages. + + +
+ § 1. +

Uns bons si doit paage en une vile : li prévoz l'areste, et dit + qu'il n'a pas paié son paage. Cil respont qu'il l'a rendu là où il doit, + et quant il dut, et l'offre à jurer ; et li prévoz dit + que por tant ne veaut-il mie que il s'en past. Segont cez paroles + s'otroient à juiger. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont + que por tant ne s'en doit-il pas passer ; car dire : J'é rendu + quant je dui, et là où ge dui, por ce n'en sui-ge pas quites. L'en + demende comment il s'en doit passer ? Et l'en respont : se il + nomme le leu, et à qui il l'a rendu, tot ne sache-il pas le nom ; + et la persone me die aissi : à un home qui estoit léanz ; et + s'il dit eissi, il s'en passera par son serement. Et tel loi si est de + costume qui ne done que cinq sols et mains.

+

Et se la costume est granz qu'ele doie quinze sols ou cent sols ou dix + livres la costume, comment s'en passera-il qu'il ait rendu tel + costume ? L'en dit que il convient que il le preuve par soi e par + deus garanz, qui jurront que il l'ont rendu en la meson où l'en le + reçoist ; et en quel leu, à un home qui se fesoit receveor ; + et ce jurront, et por tant s'en passeront, et seront quite de la + costume.

+

Et se aucuns rent allors costume que en la meson où l'en la reçoit, l'en + n'en est pas quites, tot se face aucuns receverres.

+
+ +
+ + + XIII. De los. + + +
+ § 1. +

Los si est une chose que l'en doit à seignor quant aucun vant sa terre. + Et est apelez los de loer ; quar la vente n'est pas parfete devant + que li sires l'ait loée. Et li los si monte le quint denier ; et + cil le doit rendre qui vent, se convenenz n'est ; et li sires de + qui fié ce est, si le doit avoir.

+
+
+ § 2. +

L'en ne rent pas los de choses aumônée, ne de change but à but à + héritage. Et se l'en change partie à héritage, et partie à deners, a-il + los ? Oïl, de tant comme il aura deners. Et se l'en change + l'éritage à marchendise, ou en vin, ou en robes, i aura-il los ? + Oïl ; car ce torne plus à deniers que à héritage ; car chose + movable si est contenus por moble, et héritage non.

+
+
+ § 3. +

L'en ne rent pas los de engagement, ne de loage, ne de escheeste, ne + d'avenue, ne de partie commune, s'il n'i a termes + (tornes ?), mès s'il i a termes + (tornes ?), de tant doit l'en le los.

+
+
+ § 4. +

L'en ne rent pas los de don, ne de testament, ne de pez.

+
+ +
+ + + + XIV. De ventes. + + +
+ § 1. +

Dues autres manières de servises sont que l'en apèle ventes, et celes + ventes sont de sol un denez en sept meneires. L'en ne doit ventes, se la + chose n'est vendue. L'en ne doit pas ventes de change but à but ; + mès s'il i a tornes, l'en doit ventes des tornes. L'en ne doit pas + ventes des engagemenz, ne de loage, ne de don, ne de prest, ne d'avenue, + ne d'eschaeste, ne de aumône, ne de pez.

+
+ +
+ + + XV. De reliés. + + +
+ § 1. +

En plusors los a diverses costumes sor vilenages. En aucuns los a reliés, + et li reliés est segont ce que l'en a usé. En Orliens est tele la + costume, que la meson, quant ele doit relever, se l'en n'en fet la + volenté au seignor, done de relief ce que ele vaut de loer un an, ou ele + remaindra gaste de clôture, de uis et de fenestres ; et c'est o + chois à celi cui la meson est.

+
+
+ § 2. +

Quant home prent feme, l'en doit relever de lui, se l'en n'a relevé de la + feme. Mès se l'en a relevé de la feme avant qu'ele prist seignor, l'en + ne relèvera pas por ce, se ele a pris seignor.

+
+
+ § 3. +

Quant père et mère muert, li enfant relièvent de la mort de leur père et + de leur mère communément ; et s'il partissent, il ne relièvent pas + quant il vienent en aage.

+
+
+ § 4. +

L'en reliève del mari à la feme, tost soit-il parrastres, tot muevent les + choses de son premier mari. Mès l'en relèvera el non de enfanz ; et + fera segur qu'il la (les) fera tere, quant il seront aagé. + Mès l'en ne relève pas del segont mari del cens qui est patremoine à la + feme.

+
+
+ § 5. +

Li sires relèvera la terre qui mot de par la feme qui prent do seignor. + Tant de foiz comme le seignor de la propriété mue, ou celui qui a la + seignorie, ou celi qui a la propriété, tante foiz relève l'en. Se li + sires à la feme muert, la feme ne doit avoir relevaisons ; mès feme + doit relever quant la chose li vient novelement, c'est à savoir la + propriété.

+
+
+ § 6. +

En totes les manières que la censive mue seignor, de queque partie ce + soit, soit de par le seignor qui tient le fié, soit de par celui qui + tient le vilanage, a relief.

+
+
+ § 7. +

Tant comme li enfant seront non aagé, et seront ou bau don + père ou de la mère, l'en ne relèvera do père ne de la mère ; car + père ne mère ne rachaste pas le bau de ses enfanz.

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+
+ § 8. +

Quant il a eu cens de vignes ou terre, meins de six deniers l'arpent de + cens, ou plus de huit, il ne doit que tel cens, teles relevoisons, + segont la costume de Orliens. De mesons vet autrement. Quant sires s'est + tenuz an et jor, et reçoit son cens à gré, et tient son censier en + sésine, et enprès demende relevoisons ou amendes, il n'en doit mie avoir + response.

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+
+ § 9. +

Servise puet estre tozjorz demendez.

+
+
+ § 10. +

Nus ne se doit fere sire de ce don il doit estre sogiez.

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+
+ § 11. +

L'arpent de vigne doit trois sols de reliés, et li arpenz de terre trois + sols. Bau de vilanage ne doit pas reliés.

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+
+ § 12. +

Tant comme home tendra ses enfanz enprès la mort lor mère, la terre à la + mère ne doit point de relief ; enprès la mort au seignor, se la + feme doit relever, feme reliève son héritage ; enprès la mort son + seignor, et se aucuns a relevé avant qu'ele prist son seignor, a + (elle) ne doit pas relever.

+
+
+ § 13. +

L'en doit relever les héritages au mort, ce à qui il aviennent, ou à qui + il eschéent.

+
+
+ § 14. +

Home reliève de la prise sa feme la terre qui mot de par sa feme.

+
+
+ § 15. +

Nus ne reliève de celui qui a la chose en bau ; mès l'en reliève des + enfanz, tout soient-il non aagé ; et sont mis li dener en + sauvegarde  ; et cil qui a la garde des enfanz, se il la + (les) velt avoir, donra segurté que, quant li enfant + seront aagé, qui se teront et auront estable ce qui est fet, ou qu'il + rendra les deners arières à cez de qui il les a euz.

+
+ +
+ + + XVI. De la possession des biens do mariage et de la femeDig. lib. + 38, tit. 2 : Unde vir et uxor.. + + +
+ § 1. +

Adam dit : A ce que li mariz et la feme ait la possession des biens + li un à l'autre, il convient que il i aist juste cause : si comme + se li mariz a vendu la terre sa feme, il pot fere contrepois de la soe, + pardevant le juige ; ou s'il velt vendre la soe terre, porra par + besoing  ; et il est plus profiz au mariage de vendre sa terre que + la sa feme.

+

Lors doit-il venir au juige, et requerre que il mete avenant + remède, por le besoing do mariage, en avoir contrepois de l'éritage sa + feme. Et li juiges doit regarder les persones, et la quantité des + enfanz, et le besoing : et lors, par le consoil de bones genz, doit + li baillis otroier que li uns face retor à l'autre, et ait ferme et + estable. Et si est ferm et estable ce que sera fet par tel manière, + quant aucuns a doné de son héritage à ses enfanz à aus marier, et li + autres n'en ait riens doné. Et ce doit estre fet avent, et par le juige, + et en autres manières est nules.

+
+
+ § 2. +

Li uns ne pot avoir la possession à l'autre, tant comme li mariages + dure.

+
+ +
+ + + XVII. De avenir à prandre en sa terre por son droit, quant il n'i puet + avenir que par autrui terre. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci : Se ge ai ma terre dont la jostice soit moie de la + propriété, que totes les foiz qu'il ne vodra fere vers moi ce qu'il + devra, comme vers son seignor, ge puis deffendre les choses. Et s'il i a + fruit qui périssent, et il set défaillanz qu'il ne face ce qu'il devra, + je puis les fruiz coillir et metre en sauve main.

+
+
+ § 2. +

Or demende l'en se l'en puet entrer que par autre seignorie por prendre + en sa terre, que l'en puet par aillors, se l'en i prandra ? Et l'en + dit que oïl, par le congié au seignor de la chose. Et se li sires non + vest soffrir, l'en doit aler à la grant jostice ; et la grant + jotice doit fere délivrer voie.

+
+
+ § 3. +

Se aucuns dit que il a paé ses relevoisons, et ses sires dit que non a, + et ce et (est) dedenz l'an, et fin set queneue : cil + qui dit qu'il a paié, ne sera pas quites par sa prove que de cinq sols + et de mens ; et dou sorplus, par deus tesmoinz et par li.

+
+ +
+ + + XVIII. Quant la possession des biens est donée segont les loisDig., + lib. 38, tit. 14 : Ut ex legibus senatusve consultis bonorum + possessio detur.. + + +
+ § 1. +

Geufroi de la + Chapelle dist : Il convendra que ge donge la possession + des biens par la loi ou par le conseil do seignor de la province ; + einsint la donrai-ge à celui qui la demendera, par la + reson de ce qu'ele mot de cele partie don il est do lignage, et par là + où il puet estre hers : car la possessions des biens ne li + apartient pas autrementDig., lib. 38, tit. 14, frag. + 1..

+
+ +
+ + + XIX. Quele ordre doit estre gardée en la possession des biensIbid., + tit. 15 : Quis ordo in possessionibus + servetur.. + + +
+ § 1. +

Renaut de + Tricot dit : Quant aucuns muert sans fere testament, li + enfant que il a de léal mariage sont premièrement apelé à son héritage. + L'en entant cez qui sont nez après ce que mariages est parfez, non pas + çaus qui sont nez en avotire ou en fornicacion, et enprès + (avant) mariages est fez dou père et de la mère ; + icil sont mis dou tout hors dou héritage. E puis cil qui poet estre hers + par les lois, et puis li plus procheins paranz.

+

Se aucuns ne fet point de testament, la possessions des biens est donée à + cez.

+

L'en conte profitable tens en doner la possession des biens. Se cez à qui + ele apartient, le sorent toz les jorz, et il porent demender ; et + li jorz en coi il ne les lesseroit (ne le sorent) pas, ou + il ne la porent pas demender, ne lor doivent pas estre contez. Si comme + se aucuns sorent que cil de qui il doivent avoir la possession des + biens, estoit morz sanz fere testament, et puis li vint uns mesages qui + disoit que il n'estoit pas morz, ou que il avoit fet testament, et + insint commeince-il à doter se la possessions des biens li apartenoit ou + non : li termes en quoi il dota ne li sera pas contezIbid., + frag. 2, pr..

+
+
+ § 2. +

Et autresint se il ne pot pas pleinement demender la possession des + biens, ainz le convient aler as plez, puis que il sot que cil fut morz + sanz fere testament : li jorz en quoi il en pleida ne li doivent + pas estre contezIbid., frag. 2, § 1.

+

Li tens en quoi li prévoz ne pot pas tenir les plez, por ce que il estoit + enbesoignez de commune besoignes, ou de privées, ne li doit pas estre + contezIbid., frag. 2, § 2..

+

Et se li prévoz estoit en une autre cité, cil à qui la + possession des biens apartient ne doit pas atendre que il veigne là où + il est, enz doit aler à lui, se il est dedanz vingt liues près de + liDig., lib. 38, tit. 15, frag. 2, § 3..

+

Se li enfes qui est encore au ventre sa mère doit estre mis en la + possession des biens, et li doit l'en doner de terme non pas tant + solement trente jors, mès tant que li enfes soit nez ; car se il + nest as trente jors, il doit avoir la possession des biens + maintenantIbid., frag. 2, § 4..

+

Geufroi de la + Chapele dit que l'en ne doit pas atendre le san que cil ont + qui ne dotent rien, mès celui que aucuns puet avoir, ou par lui ou par + autres, por demender consoil à plus sage que il n'estIbid., frag. + 2, § 5..

+
+
+ § 3. +

Johen li + Monoiers dit : Se li pères set que la possessions des + biens soit achaete à son fiz, et li fiz ne le fet (set) + pas, li sens au père ne nuist pas au fizIbid., frag. + 3..

+
+
+ § 4. +

Johan de + Beaumont dit : Se tu estoes sosmis à celui qui fut fet + heirs o toi, ou tu receus la possessions des biens, et ton compoignon ne + la volt demender : l'en entent qu'ele t'est tote donée, et il + n'aura pas poer de demender laIbid., frag. 4, pr..

+

Li fiz a un an de terme à demender la possession des biens, non pas tant + solement quant il la demende comme fiz, mès quant il la demende comme + paranz. Et autresint quant li pères a franchi son fiz, jà soit ce que il + demende la possessions des biens comme patrons, neporquant il a un an de + terme au demender laIbid., frag. 4, § 1..

+
+ +
+ + + XX. Des propres heirsIbid., tit. 16 : de Suis et + legitimis heredibus.. + + +
+ § 1. +

Guillermes, évesques d'Orliens, dit que cil mort proprement sanz fere + testament, qui pot fere testament, et ne le fist pasIbid., frag. + 1, pr..

+

Et se le héritage à celui qui fist son testamenz n'est pas receuz, ou se + testamenz est roz ou voins, l'en dira proprement que il est morz sanz + fere testament. Mès l'en ne dit pas proprement que cil qui ne pot fere + testament, soit morz sans fere testament, si comme cil + qui a moins de quatorze anz, ou li forsenez, ou cil qui a (à + qui) l'aministracion de ses biens est deffendueDig., + lib. 38, tit. 16, frag. 1, pr..

+

Nos devon entendre que cil qui muert en cheitivoisons, mort sanz + testament ; car, segont la loi que li rois Phelipe fist, ses + éritages eschiet à cez à qui il escheist se il fust morz en la + citéIbid..

+

L'en puet demander, savoir mon, se cil qui est conceuz et nez de cele en + qui franchise fut lessie, que l'en a de léal mariage, est propres heirs + son père ? Et por ce que il nos plet que il ait naturez frans, ge + ne voi pas que il ne soit propres heirs son père, et li enfens frans né. + Ce n'est pas mervoille se de sers nessent naturément frans ; car il + est escrit que de cele qui est e (en) chaistivoison pot + enfanter naturelment franc. Et por ce osé-ge bien dire que, se li pères + à celui enfant est d'autre condicion comme la mère, à qui l'en demoura à + doner franchise que li estoit lessie, et l'en demoura ausint à franchir + le, li fiz n'est pas propre heir son père, et en sa poeste : + autresint comme celui qui nest en chestivoisons, et s'en revient ou son + père et o sa mère, se sis pères est donc franchiz après la demore, il + recevra le fiz en sa poeste ; et se il mort avant, l'en doit dire + que li fiz sera son propre heirIbid., frag. 1, § 1..

+

Nos devons entendre propres heirs les fiz ou les filles + naturésIbid., frag. 1,§ 2..

+

Aucune foiz avient que li propre heirs est forclos, et que la borse le + roi a l'éritage, si comme quant li père est dampnez d'aucun griés + criminel ; et por ce n'a pas li fiz droiture en sa + choseIbid., frag. 1, § 3..

+

Adam dit : Se li fiz lesse à estre hoirs, tuit li nevo et totes les + nièces qui sont decenduees d'ans, vienent en son leu ; et ce vient + par naturel droiture. Se aucuns est pris et menez en chetivesons, et il + mort, ses fiz et ses filles sont si heirIbid., frag. 1, § + 4..

+
+
+ § 2. +

Enprès cez qui sont en la poeste au mort, sont apelé li coisin. Casius + apèle cez coisins qui sont joint par sanc ; et ce est + voirsIbid., frag. 1, § 9, 10..

+
+
+ § 3. +

Après cez qui sont joint par sanc, sont apelé li parant pardevers le père ou pardevers la mère, se il n'i a de cez qui sunt + joint par sanc. Et l'en doit ce issi entendre, se il n'en i a nul, ne + l'en n'est en apparence que il n'en i eist nul. Car se aucuns pot nestre + qui soit joint au mort par sanc, ou il puet revenir de chestivoisons, li + parenz pardevers le père sont empoechiéDig., lib. 38, tit. 16, + frag. 2, pr. 1..

+

Enprès cez qui sont joint comme par sanc, ne (me) sont lor + enfant plus prochein, et ge aus, si comme li frère mon père, qui est mon + oncles, et plusors autres personesIbid., frag. 2, § 1..

+

Héritage eschiet au plus prochein parant de la partie dom la chose mot, + fors en fiez, où les femelles ne prennent rien, se eles ne sont plus + procheines. Et s'il i a plusors de un meisme degré, il sont tuit apelé, + si comme s'il i a deus oncles, et li uns d'aus a lessié un fiz, et li + autre deus, et lor père soit mort, li héritages sera partiz en trois, et + aura chescun le tierzIbid., frag. 2, § 2..

+

Ne il n'a point de différence se aucuns est sos (seul), ou + voc (avec) autres ; car cil est li plus procheins qui + n'a nul par devant lui, et cil est li plus lointiens après cui nus ne + vient ; et se aucuns est sos, il est li plus procheins et li plus + lointeins4 Ibid., frag. 2, § 4..

+

Aucune foiz avient que nos recevon à l'éritage autre que celui qui estoit + li plus procheins de celui qui est morz, si comme se il fist son + testament à un estrangeIbid., frag. 2, § 5..

+

Nos quéron le plus prochein, non pas celui qui estoit li plus procheins + quant il mori, mès quant il fut certoine chose que il estoit morz. Nos + apelâmes le plus prochein de lui par lignage ; et se il le refuse, + nos i apelons le plus prochein aprèsIbid., frag. 2, § + 6..

+
+
+ § 4. +

Cil moismes dit : Se cil qui a esté franchiz est morz sans fere + testament, il est voirs que li héritages eschiet à ses propres heirs, ou + à ses parenz frans ; et s'il n'en i a nul fors que sers, la chose + eschiet en la borse le roiIbid., frag. 3, pr..

+
+
+ § 5. +

Cil meisme dit : Gaubert déshérita son fiz, et fist un autre + estrange son heir, soz condicion. Se li fiz prist feme après la mort son + père, ainz que la condicion avenist, et il avoit un + fiz, et il morut, et la condicion lor falli. Enprès ce l'en demende se + li héritages à l'eol apartient, selonc la lois, au nevoz qui fut nez + après sa mort ? Et la response est que cil qui est nez après la + mort son ael, ne pot demender son héritage, selonc les lois, comme son + propre heir, ne la possession des biens comme coisins ; car il + apèle à la possession des biens celui qui estoit quant il morut, de qui + li héritages movoit, ou qui fut conceuz à sa vie. Car l'en puet dire en + une manière que cil est qui est conceuzDig., lib. 38, tit. 16, + frag. 6, 7..

+
+
+ § 6. +

Li baillis promet la possession des biens, par non de lignage, à cez qui + estoient li plus prochein de mort ou tens que il morut. Car cez que l'en + apèle par costume nevoz, cez qui sont conceuz après la mort lor eol, + n'est pas proprement apelez nevoz, mès par usageIbid., frag. 8, + pr..

+

Se aucuns lessa sa feme grosse et il avoit sa mère et sa sor, et sa mère + morut au vivent sa feme, et après ce sa feme ot un enfant mort : + l'éritage apartient à sa sor tote seule, par la lois. Car il est + certaine chose que sa mère morut, en ce que li héritages n'apartenoit + pas à lui segont la loisIbid., frag. 8, § 1..

+
+
+ § 7. +

Johen de + Beaumont dit : Se plusors poent estre heirs segont les + lois, et l'un et l'autre lessèrent à recevoir l'éritage, et furent + empoechiez ou par mort ou par aucune reson, lor partie eschiet as autres + qui la recevront, jà soit ce que il more ainz que il li eschée ; et + s'il muert enprès, il apartient à son heirIbid., frag. + 9..

+
+
+ § 8. +

Li fiz est li plus procheins parenz au pèreIbid., frag. + 12..

+
+
+ § 9. +

Il n'est pas besoing que li propres heirs reçoive maintenant l'éritage au + père ou à la mère ; car, quant il eschiet, il sont mointenant heir + par droitIbid., frag. 14..

+
+
+ § 10. +

Quant doeres eschiet, li heirs à la morte qui fut le doere, ne puet pas + demender les fruiz pendenz. Mès il puet demender ce que l'en aura mis ou + labor de la chose, si comme les deners des façons des vignes, si comme + les semences des terres.

+
+ +
+ + + + XXI. Ci titres est do consoil guillerme, évesque de la cité + d'orliensDig., lib. 38, tit. 17 : Ad senatus-consultum + Tertullianum et Orphitianum.. + + +
+ § 1. +

Aucune foiz est li héritages donez à celui qui est conquis en servage, si + comme se il est nez puis que l'en a demoré à doner à la feme franchise + qui li fut lessié, et se il fut nez puis que sa mère fut franchie, jà + soit ce que il fut conceuz en servage, il sera receuz en son héritage, + segont les loisIbid., frag. 1, § 3..

+

Se li fiz fut conceuz en chetivesons, et il (i) fut nez, et + il en revient ou sa mère, il sera receuz à l'éritage par ce consoill. Et + se li fiz estoit frans quant sa mère fut morte, et il fut ramenez en + servage ainz que il receust l'éritage, li héritages ne vient pas à lui + par ce consoill, neis se il fut puis franchiz, se il n'a restrinction + (restitution) par le bénéfice le roiIbid., frag. + 1, § 3, 4..

+

Et se li fiz est trez dou ventre sa mère puis qu'ele est morte, l'en doit + dire qu'ele (qu'il) aura son héritage, et pot demender la + possession des biensIbid., frag. 1, § 5..

+

Cil qui est dampnez de crime capital, si comme des cinq granz meffez, si + comme de murtre, de rat, d'omicide, de traïson, ne pot demender + l'éritage sa mère ne son pèreIbid., frag. 1, § 6..

+

Amenuissement de chief qui vient sauf son chetel, sauf la cité, ne nuit + rien à avoir l'éritageIbid., frag. 1, § 8..

+

Se cele qui est moite avet un prochein parent et un fiz, et tandis com li + fiz se consoloit de recevoir l'éritage, li procheins parenz morut, et + après le fiz refusa l'éritage : l'en demende se li fiz ou coisin + aura l'éritage ? Et l'en respont que li plus près paranz le doit + avoirIbid., frag. 1, § 11..

+
+
+ § 2. +

Cil meismes dit : Se la mère a esté franchie, o ele est naturelment + franche, ele aura le prou de ce consoill, qui donne au père ou à la mère + l'éritage à ses fiz. Nos apelons fiz ou filles cez qui sont nez de léal + mariageIbid., frag. 2, pr., § 1..

+

Mè se li fiz et la fille avoit plus de vingt-cinq anz, et le + (se) s'offrirent à vandre por estre parçoner do pris, + et il sont puis franchi, la mère ne pot pas chalongier l'éritage, selonc + droit  ; car elle lesse à estre lor mère, et issint le dit li + évesque GuillermeDig., lib. 38, tit. 17, frag. 2, § 2..

+

Et se ele conçut un fil en servage, et ele enfante puis qu'ele est + franchie, ele sera receue à l'éritage à son héritage + (fils), segont le droit. Autresint est-il, s'ele conçut + quant ele estoit serve, et enprès fut francheIbid., frag. 2, § + 3..

+

Et s'ele estoit franche quant ele conçut, e après fut amenée en servage + ele enfanta, et puis fut franchie, ele sera receue à son héritage, + segont droitIbid..

+

Et se ele estoit grosse quant ele fut franchie, l'en doit dire que ce li + doit valoir ; et ele sera receue à l'éritage son fil qui fut nez en + servage, si comme si franchise li fut lessie, et l'en demora à doner li, + et ele enfanta dedanz ce ; ou s'ele estoit en chestivoisons, et li + enfes s'en revint avoc (avec) li, hons (ou) + s'ele enfanta puis qu'ele fut rachetéeIbid..

+

Se la possession des biens est donée à un forsené, et il muert ainz que + il reviengne en son sen, et il let la possession des biens, ce ne nuira + riens à la mère ne au père au mortIbid., frag. 2, § 11, in + fine..

+
+
+ § 3. +

Cil meismes dit : Se la mère muert, il (est) droiz que + li enfant aient son héritage.

+
+
+ § 4. +

Cil do premier mariage (auront) quanquez ele avoit au jor + qu'à li assembla, et qu'ele conquist, et qui li avint, et qui li eschet, + dom (dont) ele ert sésie au jorIbid., frag. + 4.. Cil do segont mariage auront les escheetes et les conquez, et + cez qui seront ou segont mariage avenuz ; et issit en consiuance, + par toz les mariages. Et vet ausi de vilenages. Et li droiz de l'ostel + le roi i apela toz les enfanz iuiement à l'éritage lor mère. Do père vet + autrement des fiz, en la cité d'Orliens ; mès de vilenages vet + ausint comme nos avons devant dit.

+

De fiezL'intercalation de ce mot dans le texte n'est + point justifiée par un changement de matière, au moins depuis le § + 4.. — Li premers enfant de celui auront la moistié de + quanquez il a au jor qu'il se marie, par la reson do doere lor mère. De + la moistié il doera sa feme segonde, et des conquez fez en + sa vie, et des eschoetes, et des avenues, et de sa part des conquez fez + ou premier mariage. Et ce auront li enfant do segont mariage, et les + escheetes en celui tens, et les conquez ; et issint par toz les + heirs en consiuance.

+
+
+ § 5. +

Se aucuns a vilenage, et il et sa feme marie ses enfanz à aucuns, et + aucuns remeigne avec le père ou avoc la mère, et il i eist part + d'éritage : cil qui remaint en la sele (cele) aura tot + ce que père et mère aura, par queque manière léial il li viegne. Et ce + est ausint en fiez et en vilenages ; car quantque père et mère fet, + si est estable.

+
+
+ § 6. +

Conquez que aucuns fet, soit en mobles ou en héritages, si vient au plus + près.

+
+
+ § 7. +

En fiez li ainznez a la mestié toz sos, si sont plus de deus ; et + s'il sont dui, il a les deus parz, et le mellor herbargage, et a un + arpent de porpris. Filles sont totes iues en escheetes et en avenues, + fors tant que li ainznez a le meillor herbergage. Et les autres si + prennent enprès tuit ensemble un herbergage, et chescun en doit avoir la + soe partie.

+
+
+ § 8. +

De baronie vet autrement : car baronie ne puet estre + desmembrée ; mès li sires de la baronie doit fere avenant au frères + et as sors des terres de la baronie, et autres choses, s'il les a. Et + s'il i a dui baronies ou trois, ce sera parti segont la nature des fiez, + sanz baronie desmembrer. Jà soit ce que li ainznez n'aura pas totes les + baronies, ne n'est pas à son chois ; car qui la vodra avoir fera + avenant as autres.

+
+
+ § 9. +

Il convient voer se li fiz qui disoit qu'il ne voloit pas recevoir + l'éritage la mère, puet muer sa volenté à recevoir le, ainz que uns des + paranz l'ait receu. Car les paroles qui sont dites, se un des fiz ne + reçoit l'éritage, ces paroles s'étendent molt ; et por ce qu'eles + s'atendent, il se puet repentir jusque un an ; car la possession au + fiz pot estre demendée jusques à un anDig., lib. 38, tit. 17, + frag. 6, § 1..

+
+
+ § 10. +

Il est contenu en l'establissemant au prévoz, que li héritage à la mère, + qui mort sanz testament, apartient as enfanzIbid., frag. + 9..

+
+
+ § 11. +

Cil muert sanz testament qui ne fet point de testament, ou qui ne le fet + pas par droit ; ou quant cil que il avoit fet par droit est roz ou + vains ; ou se nus n'est heirs par ce testamentInstit., lib. + 3, tit. 1, pr. : de Hereditatibus quœ ab intestato + deferuntur..

+

Li héritages à cez qui morent sanz testament apartienent à + lor fiz et à lor filles, et à lor coisinanceInstit., lib. 3, tit. + 1, pr., § 1..

+
+
+ § 12. +

Et avon commendé que se aucuns a pris feme en sa compoignie, eu au + comoincement corage de fere mariage, neporquant ele estoit tele que il + la poet bien avoir par mariage, et il en a puis fiz ou filles : cil + qui sont nez après ce que li mariages est parfez ne soit pas tant + solement léal, mès qui furent devant nez, qui donèrent le commoincement + do léal nom à cez qui vindrent après. Et nos avons juigié que ce soit + tenable, se li enfant sont en garde (engendré) ou nez après + ceIbid., § 2. ; et soient apelez à l'éritage do + père et de la mère, et ait quant as choses espérités, et non as + temporés.

+
+
+ § 13. +

Li paranz au père soent apelez à l'éritage au père, li plus près ; + et cil à la mère, à l'éritage à la mère.

+

Et doit li héritages aler par le couté (côté) don ele muet. + La mère et li pères sont heirs au fiz an mobles et en conquez, et en ce + qui muet d'aus ; et li prochein enprès.

+
+
+ § 14. +

Se aucuns marie, et sa feme ensemble, deus de lor enfanz, et un en + remaigne, et li pères muere ; et en sa vie la mère marie le tierz, + et face retenue de ses biens, et enprès muere : la retenue sera as + enfanz derrenier.

+
+
+ § 15. +

Nos ne fesons pas ce contre le veil droit, mès por confermer le : + car li uns des heirs sont fet par testament, et li autre sanz testament. + Car en cez qui sont procheins apartient l'éritage sanz testament, et as + autres par testament.

+
+
+ § 16. +

Nul ne pot trespasser ses heirs, en son lit mortel, en son héritage qu'il + a d'avenue ou de eschoete. Mès nus ne doit ne ne pot recevoir héritage, + s'il ne fet gré as créanciers, et doit garder le testament qui est à + droit fez.

+
+
+ § 17. +

Il n'est pas dote que l'en ne puisse bien demender la possession des + biens à l'enfant qui fut morz ainz qu'il poist parler.

+
+
+ § 18. +

Menor de quatorze anz (qui) ne pot demender la possession + des biens dedanz le tanz qui est establiz, n'i pert riens.

+

Ausi comme nos ôtons conchiemenz et voines paroles, ausi commendons-nos + que ce soit tenu que s'il velt demender l'éritage, auge + l'en au juige, ou as autres, s'il i ont baillie, selonc ce que l'en a + usé en l'ancien tens, par si que se oste plus la chose que l'en ne doit + en metre en sésine, por ce ne remoigne pas que ne soit parfete en son + leu.

+
+
+ § 19. +

A totes les foiz que plusors ont la possession des biens, quant il n'i a + point d'escheeste, n'est pas dote que sa partie ne croisse à cez qui + demendent, quant li autre riens n'i demandent.

+
+
+ § 20. +

Nus n'est forciez de demender les choses au mort par lignage.

+

Se ta mère est desvée, et ne demende pas, por sa deverie, la possession + des biens son oncle, tu, qui es ses fiz, doiz estre receu à la + possession des biens, selonc la forme de ce consoil.

+
+
+ § 21. +

Après ce nos atablisson que cil qui sont fet heir à aucuns, ou est heir + par lignage, soif contrainz en totes manières d'acomplir ce que li morz + commenda, se ce que il commenda s'acorde à droit, ou se aucune loi de + terre ne vet encontre. Jà soit ce que heirs qui est chargiez de ce + commendement ne le face pas, ainz a receu ce que fut lessi + (é) à aucun, et est amonesté par le juige, et il atant + jusque à un an qui no fet pas : il ait tant sanz plus comme droit + li done, et li remananz soit toluz, et soit bailliez à autres.

+

Et se li morz n'a point de lignage, et il ait fet heir aucun, et li ait + enjoint que il face aucune chose, et il ne le fet dedariz le tans + establi, ce est dedanz un an : la chose li soit toloiste, qui li a + esté donée, et viegne à la borse le roi ; et s'il a lignage, il i + soit apelez li plus près.

+
+ +
+ + + XXII. Comment l'en doit prendre home de fié. + + +
+ § 1. +

Qui prent homenage, le doit prendre issint : Cil qui requiert doit + joindre les mains et dire : Sire, ge deviens vostre home de bal, se + c'est bal, ou de héritage, se c'est héritage ; que ge foi et léauté + vos porterai, comme à mon seignor ; et devien vostre homme à teles + redevances comme le fiez aporte. Et li sires doit respondre : Et ge + vos recef à home ; que ge foi vos porterai, comme à mon home ; + et vos en bese en nom de foi ; et doit dire de bal ou + d'éritage.

+

Se aucuns a son droit par avenue, par escheete ou par bail, par don ou + par achat, ou par autre droite cause, l'en le doit recevoir porquoi il ait passé vingt anz. Et si puet li sires prendre à home + celui qui n'a que quatorze anz, et fere li indulgence, porquoi ce ne + soit fet en grevance d'autrui.

+

Nus ne doit prendre à home home, tant comme cil vive qui est en sa foi, + si n'est par son congié, ou se droiz ne l'i amoine.

+

L'en doit prandre feme à feme : car a (elle) pot fere + par autre ce que ele ne puet fere de soi.

+

Quant aucuns demende escheete o aucune, et requiert que l'en le preigne à + home, et dit que cil est morz qui tenoit : il qui requiert doit + prover la mort par devant le seignor do fié, et qu'il est li plus près. + Et il doivent estre mandé li rière vavassor qui tenoient do mort, por + voier les proves ; et s'il est vis, il doit venir avant, et se doit + désesir. Et se aucuns revient (ne vient) avant, enprès mort + et enprès désesine, dedanz quarante jorz, l'en sésira celui qui vendra + avant, aprovant le lignage, s'il n'i a renable contredit.

+
+ +
+ + + XXIII. De genz aubanes. + + +
+ § 1. +

Se aucuns est en la terre le roi, et il morge sans heirs de sa feme + esposée, sanz ce que l'en sache point de son lignage : li rois + tendra ses choses en sa main et en sa garde, jusque aucuns do lignage + veigne, qui la doie avoir por la reson do lignage. Or demende l'en se + aucun sires qui a jotice en sa terre doit ceu avoir ? Et l'en dit + que cil qui a la grant joutice de sa terre doit ceu avoir ; senon, + cil qui ara la grant jotice, ara ceu.

+
+ +
+ + + XXIV. Combien des hoirs doit avoir en la sustance dou père et de la mère + et autres. + + +
+ § 1. +

Uns hons et sa feme ont trois enfanz, et en marièrent les deus ; + enprès li pères et la mère morirent. Totes les remenances des choses + mobles, et escheetes, et conquez, et patremoine, seront as derreniers + enfanz, qui remaindrent sanz partie.

+
+
+ § 2. +

Une feme si ot trois enfanz de son seignor, deus fiz et une fille ; + ses sires morit ; antre lui et sa fille, pristrent deus frères o + tot ce que il avoent ; et furent tuit li enfant, et la mère et la + fille, commun assemble douze anz, et conquistrent ; + enprès se vodrent départir : l'en demende comment li conquest + seront départi ? Et l'en dit que il en sera fet trois parz, car ce + sont trois avoir ; dont la mère aura une des parties, et li troi + enfant l'autre, et li dui frère l'autre.

+
+
+ § 3. +

Toz l'éritages à la mère qui a eu deus seignors, sont au premiers enfanz, + que li fut doné au premier mari.

+
+
+ § 4. +

Et si n'i a parenz, fors de si loing que puichet fere mariage, ce ne tost + pas escheete ; car qui fet dispensacion au mariage, il ne le fet + pas en héritage.

+
+
+ § 5. +

Et se home conquiert, lui et sa feme, et muere, sa feme sera heir en la + moitié, par la reson de la compoignie ; et des mobles ausint.

+
+
+ § 6. +

De héritage, il vendront au procheins parenz, sauf le doere. Et s'il i a + enfanz de sa feme, li enfant prendront par le père ; et ausint vet + de la partie à la mère.

+

Et se li enfant morent enprès, quant la chose lor sera escheete, sanz + hoir de feme esposée : ce qui sera de par le père, sera as parenz + procheins de par le père ; et ce qui sera de par la mère, sera au + procheins de par la mère.

+

Et se la chose de par la mère mot de par la soe mère, et de par son père, + et la chose eschée do fiz, qu'en fera l'en ? Et l'en dit que + chascune porroiz prandre (prendra) por tant comme a + (elle) devra, segont le nombre qui movra de la paroi, + et issint en consigance. Et se un home a enfanz de sa première + (feme) et a enfanz de la segonde, et de la tierce r'oit + enfanz, et il ait héritage et conquez avant qu'il se mariast, et conquez + en chescun mariage, et conquez an l'anez : vée, comment sera do + départir ? Et l'en respont que l'éritage au père et à la mère, qui + fut joinz ou premier mariage, et li conquez fez au premier mariage, sauf + le testament au père et à la mère, tot sera as enfanz de celui + mariage.

+
+
+ § 7. +

Et s'il i a mobles, li enfant auront le tierz, et le père le tierz.

+
+
+ § 8. +

Les conquez, les mobles do père et de la mère, et les eschoetes an la + segonde nanée dou segont mariage, seront as segonz enfanz ; et + issint en consinance à toz les mariages qui vendront enprès. Et ceste + costume se cort dedanz la banliue d'Orliens, et en la cité.

+
+
+ § 9. +

Segont la costume de hors la banliue, la feme emportera première do + patremoine à l'ome la moitié por son doere ; et ce sera patremoine + as enfanz. La segonde feme aura en l'autre moitié le + quart por son doere ; et celi quart sera patremoine as enfans do + segont mariage. Le quart qui remoint sera communs à toz les enfanz, + premers et dereniers.

+
+
+ § 10. +

Et conquez et escheete que li pères fet au segont mariage, et mobles, + sont as enfanz do segont mariage, et les detes.

+
+
+ § 11. +

Et s'il i a conquez fez en la nanée, la segonde feme aura la moitié por + son doere ; et sera patremoine as enfanz de celui mariage. Et ceste + costume est hors de la banliue. Et l'autre moitié sera commune à + premiers et darreners ; et issint en consiguance, as mariages qui + en près vienent.

+
+
+ § 12. +

Toz li conquez et l'escheete que fame reçoit en son mariage, soit + premiers, soit tierz, tot est as enfanz de celui mariage.

+
+
+ § 13. +

Et segont la costume de l'ostel le roi, quanquez la mère a en patremoine, + en conquez, en escheetes, est commun à toz ses enfanz.

+
+
+ § 14. +

Escheete et avenue est contée, tantost com ele vient, par héritage +  ; conquez, non ; mès ausint comme mobles.

+
+
+ § 15. +

Nus ne pot prendre escheeste de père ne de mère, tant com li fiz i soit, + nevoz, segonz nevoz ; ne tant comme en cele linie ait nus + heirs.

+
+ +
+ + + XXV. D'escheete. + + +
+ § 1. +

Achaete est dite de chaer, et vient de costé.

+
+
+ § 2. +

Riens ne pot escheer à bastart. A serf puet escheer de serf, et non de + franc ; et convient qui soit sers à celui seignor.

+
+
+ § 3. +

Et d'estre condempnez par juigement ? Nus hom condempnez par + juigement, tot soit-il fuitis, et ait feme, ne pot avoir heirs, ne + fere.

+
+
+ § 4. +

Moilleré puet hériter, et desvé, et sort, et muz, et orp, et feme.

+
+
+ § 5. +

Deus devisons a en héritage : l'une est de fié, l'autre est de + vilenage ; premièrement nos diron de vilenage, et puis enprès do + fié.

+
+
+ § 6. +

L'en dit que li plus près prent l'escheete qui mot de la soie paroi. Or + demende l'en se aucuns a parenz de deus paroiz, et il conquiert mobles + et teneures, qu'en sera ? Et l'en dit que li plus près aura + tot ; et s'il sont iuel de deus paroiz, iuéement prendront.

+
+
+ § 7. +

Femes et homes prenent iuéement en acheeste en vilenage.

+
+
+ § 8. +

Eschaeste vient à enfant conceu en ventre.

+
+
+ § 9. +

Se un home est apelez de un de granz crimes, et escheete li avient avent + qu'il en soit condempnez, bien la pot recevoir ; et s'il est + condempnez par juigement, il la pert par la costume aprovée de + l'éritage.

+
+ +
+ + + XXVI. De demende d'éritage, et d'avenue. + + +
+ § 1. +

Je me plaign de Guillerme qui est entrez en une meson assisse en + l'ostelerie, en la censive le roi, et s'en est mis en sésine contre ma + volenté ; dun Pierres de Chilli, mon père, mori sésiz et vestuz, et + tenanz de seignor : si deviens la sésine avoir, comme cil qui est + sis heirs, et bien si apèle, et de la partie don la chose muet ; et + bien me alignagerai, se mestiers est, se m'a nié ; et se il m'a + queneu, je demans la sésine, ou droit, se ge la doi avoir ou non ; + et ce sui prez de prover, si com je devrai, par moi et par garanz.

+
+
+ § 2. +

Qui velt demender propriété, la puet demender en tel manière ; mès + que il die en son commoincement que ele fut son père, et que il en morut + en seignorie, et tenent de seignor, et d'ofice de baron et de + vavasor.

+
+
+ § 3. +

En ces meismes manières puet l'en demender les choses de son eal ou de + s'aole, ou de son fil, ou de sa fille, ou de son frère, ou de sa sor, ou + de son prochein parant. Et doit l'en fere retenue, que se l'en dit poi, + l'en dira plus en leu et en tans, tant que tort ne l'en prendra. Et melz + vaut tozjorz à demender possession que propriété ; car l'en a plus + tost prové la possession que la propriété. Et qui est en sésine, a + l'avantage à deffendre la propriété.

+
+
+ § 4. +

Se le vavasor mon vavasor, ou le baron mon baron, m'a fet tort, qui sui + chies sires : mon baron, ou mon vavasor le doit avoir, à ma + requeste, pardevant moi, à moi respondre dou tort que il m'aura + fet ; et le jurra par droit, par la costume de la chastelerie.

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+ +
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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L'édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - LI TREIZIESMES LIVRESIci commence le Digestum novum, dont - le 1er livre est le 39e du Digeste - complet. Il n'en est pas fait mention ici, parce que le 1er - titre de ce 39e livre ayant été omis, la rubrique du livre - placée en avant de ce titre n'aura pas été transcrite. - - - LI TREIZIESMES LIVRES - - - - I. [118vA] De doner caucion de domage qui n’est fez [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 39, tit. 2 : de Damno - infecto et de suggrundiis et protectionibus ; et du - titre 3 : de Aqua et aquœ pluviœ - arcendœ. - -
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- § {39.2.1} -
-

Ulpianus dit : quant il est besoinz que aucuns doint seurté que - domage ne vendra pas par devers lui et li deloimenz est perillos, se - li prevoz ne velt par ceste cause retenir la juridiction, il la puet - baillier à mestres des garnisons.

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- § {39.2.2} -
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Gaius dit : quant l’en velt estre asseurez que domages ne sera - pas fez, l’en entent de domage qui n’est pas encore fez mes don l’en - se dote.

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- § {39.2.3} -
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Paulus dit : domages est nomez de sotreement ou d’amenuissement de - patremoine. [118vB]

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- § {39.2.4} -
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Ulpianus : se li termes qui est establiz à doner seurté de - domages ne sera pas fez passe‹r›, li offices au prevost sera à - renouveler le terme por droite cause ou aloigner le. Et se il est - besoing que enqueste en soit fete en aucun leu, il porra anvoier les - choses as metres desdes] des des dans le - ms. garnisons. ¶ {1} Se caucion n’est donee dedanz le jor - que li prevozprevoz] preoz dans le ms. - asserra, cil à que ele doit estre donnee doit estre mis en - possession de la chose don il crient que domages li viegne, ou de - toste ou de partie. {2} Et se cil à qui l’en demande la caucion ne - la vest doner, l’en dote se li metre l’en doivent contraindre par - prandre ses gages. Et ge croi que nenil ; mes aucion puet - estre donee contre lui por son fet. Et se cil qui est envoiez de par - le prevost n’est pas receuz, l’en doit de cele meismes aucion. {3} - Li prevoz enjoientenjoient] enjoiemt dans le - ms. ; TL enjoindre « imposer », cf. - lat. Duas ergo res magistratibus municipalibus praetor vel - praeses iniunxit deus choses as metres des - garnisons, ce sont aucions et possessions, et retient les autres - choses à sa juiridiction. ¶ {5} Li prevoz dit : je commanderoi avant - que il soient nonciez à l’ostel à celui qui ne sera pas presenz. ¶ - Il apert que cil n’est pas presenz qui n’est pas en la cort, si - comme Ponponius prove. Ce que li prevoz doit commander, que cil qui - doit doner la caucion ne soit pas trez hors de so ostel mes il i - soit denonciez en sa meson, doit issi estre entendu : que se - aucuns habite en autrui meson, il soit illoc denoncié ; et s’il - n’a point d’abitacion, li denoncemenz devra estre fez à la - possession don l’en dote que li domages vienge ou à celui qui en est - procureres ou à cotiveors. {6} L’en doit entendre que li prevoz doit - denoncier la chose quant il i a à qui ele puet estre - denonciee ; mes s’il n’i a à qui ele puisse estre denonciee, si - comme se c’est une meson don heritage qui n’est pas encore receuz ou - s’il n’i a nul heir ne nus n’abite dedanz, ceste partie de - banissement cesse. Et li plus seurs est que l’en mete un libelle en - la meson, quar il porra avenir que par ce vendra avant qui la - deffendra. ¶ {7} Se aucuns ne s’entremet de fere les choses qui ont - esté dites devant, juigement est donez contre lui de tant comme la - chose vaut de coi caucion n’est pas donee que domages ne vandra pas - de cele part ; et ce n’est pas reporté à la quantité de la - chose mes à deparz ; et ce apartient à profit et non mie à - poine. ¶ {8} Cis juigemanz a certaine condicion, c’est à savoir se - la caucion est demandee ; car cil qui ne la demandera pas n’en porra - pas pledier. Nos [119rA] entendons que ele doit estre demandee en - cort et ne mie aillors. ¶ {9} Se la garnison est si pres de la cité - que, se li metres ne s’en puet entremetre, cil qui doit estre mis en - possession puet legerement aler au prevost, l’en puet dire que cete - aucion cesse contre le mestre, por ce que il n’i a nul domage ; car - il puet legierement requerre le prevost que il le mete en - possession ; {10} por ce que cete aucion contient chalongement - à l’oier et contre l’oier.

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- § {39.2.5} -
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Paulus dit : li offices de prevost est que cil qui est mis en - possesion de la cho‹se› en puisse gaagner la seignorie par longue - teneure. ¶ {1} Se plusors sont qui doivent doner caucion et li uns - ne la veust doner, sera mis en possession de sa partie. Et se aucuns - sont qui volent que caucion soit doné, et li uns est plus riches de - mesons et li autres plus povres, ou il ont mesons senblanbles - plusors parties qui ne sont pas oeles, il seront mis en possession - non pas selonc lor parties mes yveement. {2} Et se li uns de - proprieté, et cil qui a l’userel’usere ] le vere - dans le ms., cf. lat. Si et dominus proprietatis et - fructuarius desideret sibi caveri damni - infecti, il volent que caucion lor soit donee que - domages ne sera pas fez à lor choses, li uns et li autres doit estre - oïz ; ne cil qui la doit doner n’en sera pas grevuez, car il ne - donra pas à chescun caucion fors de tant comme il en apartient à - lui. ¶

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- § {39.2.6} -
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Gaius dit : il avient aucunne foiz quant domages a esté fez que - nule aucion n’en apartient por ce que caucion ne fust pas donee - avant ; si comme se les mesons mon voisin chient sor les - moies ; ne il ne puet pas estre contrainz de fere nueves ne - d’oster ce qui est cheeté sus les moies s’il le me veus lessier.

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- § {39.2.7} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : je commanderai que aucuns - promeste en son non que domages ne vindra pas par desus lui, et - doint caucion en autrui non à celui qui jurra que il ne le demande - pas par malice, ou que cil en qui non il demande la demandast, au - terme que je establirai que i avroi coneu la cause. Et se plez est, - savoir mon se cil qui done caucion est sires de la chose ou non, je - commaderai que caucion soit donee jusque .x. anz de l’uevre qui est - fete en commun flueve ou en rive ; et que cil à qui caucion ne - sera eissi donee soit mis en possession de la chose por quoi la - caucion sera donee, et que cil la porsee que il me senblera qui avra - droiturel cau[119rB]se. ¶ Je donroi jugement contre celi qui ne - donra pas caucion, ne ne soffrera pas que sis aversoires soit en - possession de la chose por quoi il demandoit la caucion ; si - que il poist autremant comme il convenist poier se caucion fust - donee en non de la chose de quoi ele deust estre donee par mon - juigement ou par celui à celi de qui juiridicion ele est. ¶ Cil qui - est mis en possession d’une chose que domages ne li viegne de cele - partie ne done caucion à un’autre s’il la demande en non de cele - chose, je commaderoi que il soit en possession o lui. ¶ {1} Le - prevoz : est par ce bannissement en domage qui n’est pas encor - fez, car les autres aucions apartienent à restoré les domages qui - sont ja avenuz, si comme la loi que Aquilius fit et les autres. Ne - ce bannissement ne parle point de domage qui a ja esté fez ; - car autresi comme les bestes qui ont mesfet, ne nos solent pas plus - chergier fors que nos les abandonons à cez à qui eles ont mesfet, - par moult plus fort reson les choses qui sont sanz esme ne nos - doivent pas plus chergier ; moismement, quant les choses qui - ont esme qui ont fet le domage durent encores ; et les mesons - qui ont fet le domage, par ce que eles sont cheestes, sont faillies - et ne durent. {2} Mes por ce demade l’en, se mesons cheent ainz que - caucion soit donee, que domages ne vendra pas par devers els et li - sires ne les veust pas refere, ainz lesse ce que en est cheet, - savoir mon se aucunne aucion puet estre meüe contre lui par ce - domage. Et Juliens, à qui l’en demanda consoil de tel chose, - respondi que se li sires des mesons qui sont cheetes vest oster le - marrien et les autres choses, l’en ne li doit pas ostroier s’il - n’oste totes les choses – ce sont cex qui valent et celes qui ne - valent rien – et s’il ne done caucion, non pas tant solement dou - domage do tens avenir mes de celui qui est ja avenuz ; et se li - sires de la meson qui est cheeste ne fet riens de celi, entrediz - doit estre renduz à celi sor qui ele est choeste, por quoi sis - vessins sera contrainz ou d’oster tot ou de lessier tot.

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- § {39.2.8} -
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Gaius dit : ce sera lors dit par droit, quant il ne lessa pas - par negligence mes par aucun ampeechement à porvoir soz quel caucion - li fut donnee. ¶

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- § {39.2.9} -
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{5} Il moismes dit que cil qui a l’userel’usere] le - fuere dans le ms., cf. lat. - fructuarius de la meson ne la refet, cil qui - est [119vA] sires de la proprieté li puet deffendre que il n’en use - pas s’il n’a doné caucion à son voisin que domages ne li vendra pas - de cele part. Et se li sires est contrainz de doner la, il li doit - deffendre que il n’en use.

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- § {39.2.10} -
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Gaius dit : ja soit ce que li useresuseres] - usures dans le ms., cf. lat. Quamvis - alienus usus fructus sit soit à un et la - proprieté à un autre, nonporquant Celsus dit que il convient que li - sires de la proprieté promete à son voisins que il n’avra pas domage - par devers lui ; et s’il ne le promet, ou cil qui n’avra - l’useire ne done caucion, il convient que li voisins en soit mis en - possession. Mes se cil qui en a la proprieté li promet, et se cil - qui en a l’usure ne done pas caucion, Juliens escrit que l’en li - doit veer l’usaire. Et se cil qui a l’userie done caucion tot por - ‹…›, il convient que la proprieté li soit baillie.

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- § {39.2.11} -
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Ulpianus dit : or diron nos de creancier qui a pris gage, doit - il promestre tant solement por ce que il deffent sa droiture ? - Ou il doit doner caucion por ce que il n’est pas sires de la - chose ? Et encontre ce est fete question es livres Marcellus, - savoir mon se caucion doit estre donee au creancier qui tient une - chose en gages. Autresi puet l’en dire de celi qui n’en est pas - sires, car convenance n’est pas fete en sa persone ; - neporquant, je croi que il est droiz que l’en porvoie au creancier - par convenance.

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- § {39.2.12} -
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Paulus dit : cil à qui caucion n’est pas donee que il n’avra - point de domage par devers une chose est plus pres d’avoir la que - cil à qui ele est engagie, car il la puet porsoier et gaagner par - longue tenue.

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- § {39.2.13} -
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{10} Marcians dit : se aucuns denonce novele uevre, Julianus - demande s’il doit demander caucion que domages ne li sera pas fez de - cele part ; et il dit que il convient que ele soit donnee à - celui, car caucion doit estre donnee à celi qui dit qui ses - averseres n’a pas poer de fere son edefiemant plus haut. ¶ {11} Se - aucuns est mis en possession de mesons por ce que caucion ne li fu - pas donee, et cil qui les mesons furent a autres mesons par delez - por quoi il veust que caucion li soit donee que domages ne li sera - pas fez par devers les mesons don cil est mis en possession, veons - s’il doit estre oïz. Et Juliens escrit que, dusque il lessa les - mauvés mesons et reçut les bones, il ne doit pas demander caucion ou - non des mesons de quoi il ne la vost doner ; et ceste sentence - est veroie. [119vB] ¶ {12} Se cil qui voloit demander caucion jura - que il ne le fesoit pas por malice et il ne la demanda pas lors, mes - il la veust demander aprés ce, veon s’il doit jurer de - rechief ; et je croi que il doit jurer, car il puet avenir que - il i ot malice ou à l’une foiz ou à l’autre. ¶ {15} En ceste - convenance doit termes estre mis. Et se aucuns domages avient dedanz - ce terme, la caucion a leu ; car cil qui la done ne doit pas estre - obligiez à toz jorz. Li prevoz aserra donc le terme quant il avra - regardé la cause et la qualité do domage dont l’en a poer.

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- § {39.2.16} -
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Paulus dit : li fez à celui qui n’a pas doné caucion ne n’a pas - receu celui qui est mis en possession est sanz poine tant que - domaiges ait esté fez, que il doint la caucion ou que il reçoive - celui qui est mis en possession ainz que li domages soit avenuz.

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- § {39.2.17} -
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Ulpianus dit : sece] que ce dans le ms., la - phrase se comprend mieux sans que aucuns qui - soit en autrui poeté ne reçoit pas celui qui est en possession de sa - chose, plusors cuident que aucion apartiegne contre celui en qui - poeté il est por abandoner le à sofrir la poine de son mesfet. {1} - Et se li procurators ne le veust recevoir, contre qui la donron - nos ? Contre lui ou contre son seignor ? Il est meuz que - ele soit donee contre lui meismes. {2} Et ce moismes doit estre dit - es metres des garnisons, en ceux qui ont cure d’autres. ¶ {3} Ceste - aucion qui est por le fet sera donee pardurablement à l’oier et as - autres persones. ¶ {4} Li juiges qui conoist entre les persones le - domage qui n’a pas esté fez seust esmer tot le domage qui est - avenuz, ja soit ce que cil o qui l’en a pledié a estrangee la - cause.

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- § {39.2.20} -
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Cil moismes ditdit] me dit dans le - ms. : caucion de domage qui puet avenir avra leu entre - celui qui a l’useire d’une chose et cil qui en a la proprieté, se - cil qui a l’usaire veust que caucion li soit donee do vice de la - terre et li sires de la proprieté veust que elle li soit donnee dou - vice de l’uevre : se cil qui en a l’usaire i fet aucunne chose que - li uns ne puet demander à l’autre caucion de domage qui avendroit se - la meson cheet – car cil qui a l’useire ne la puet demander por ce - que il est tenuz à referre la –, ne cil qui en a la proprieté por ce - que tel convence est usee.

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- § {39.2.22} -
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Cil moismes dit : se cil qui avoit la proprieté d’une meson - promist que domages ne vendroit pas par chose qui apartenist celui - ou [120rA] il en dona caucion, ou cil qui en a l’usaire en dona - caucion por la soe partie, il ne seroit pas droiz que li uns eust - tote la meson sanz partir au domage. Et se cil qui en a la proprieté - i mest aucunne chose, l’en ne doit pas ostroier à celui qui en a - l’useire que il en use s’il i met autresi ; et por ce, doit - l’en otroier à celui qui est l’usaire que cil qui en a la proprieté - soit contrainz de mestre i son avenant. Se les mesons cheent, donc - cil qui enen] est dans le ms., cf. lat. - ergo et solum retinebit fructuarius, si aedes - ceciderint, donec praestetur ei damnum, ut, quod haberet - vicinus missus in possessionem, id fructuarius habeat, qui - damnum vicino sarciit a l’usaire ait autretant - comme ses voisins eust, qui fust mis en possession.

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- § {39.2.26} -
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Ulpianus dit : Proculus dit que quant aucuns fet por droit - aucunne uevre en sa terre, ja soit ce que il ait doné caucion à son - vosin que domages n’en vendra pas par devers lui, nonporquant il - n’est pas tenuz à cele convenance ; si comme se tu as meson lez la - moie et tu la veuz aucier par ta droiture, ou tu amoines l’eve dou - champ ton voisin ou tien. Car ja soit ce que tu amoines en ta terre - l’eve qui venoit en la moie ou que tu nuisses à ma lumere, - neporquant aucion ne m’apartient pas por cele convenance ; car - il n’apartient pas que cil face domage qui use de son droit ; - et il me senble que la sentence que Proculus dit soit veroie.

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- § {39.2.27} -
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Paulus dit : quant plusors sont seignors d’une moisme meson - chascun doit demander caucion que domages ne vendra pas de cele part - sanz fere mencion de sa partie ; car chescun ne demande caucion - fors que de son domage. Et encontre ce, se pluisors sont seignor de - mauveses mesons, chescuns doit doner caucion par sa partie ; ne - il ne sont pas obligié chescun por tot.

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- § {39.2.35} -
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Paulus dit : quant murs chiet qui estoit communs à .ii., il - convient enquerre s’il estoit asez convenables à porter les fuisiaus - ou non.

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- § {39.2.36} -
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Cil moismes dit : plusors dient que li murs communs est - convenables s’il puet porter les fuisiaus de l’une et de l’autre - meson.

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- § {39.2.37} -
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Cil moismes dit : car s’il n’estoit convenables, il deust avoir - esté abatuz. Et se aucuns domages en avient, cil qui l’a depecié n’i - doit pas estre tenuz se li murs que il a refet n’est mauvés. Et se - li murs qui est depeciez est convenables, cil qui depeça est tenuz à - restorer le domage qui en est avenuz ; car s’il n’avoit mester - d’estre depeciez, il le doit refere à son propre despens. Et se - aucunne rente est perdue por ce que il est depeciez, Sabins veust - que cil qui le depeça le rende ; si comme [120rB] se li oste - s’en partirent por ce que il n’i poent habiter.

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- § {39.2.42} -
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Julianus dit : se li sers qui est communs à .ii. seignors a pris - caucion que domages ne sera fez à ses seignors, autretant vaut comme - s’il moismes l’ussent prise.

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- § {39.3.1} -
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Julianus dit : s’eve de pluie a fet domage à aucun, il en puet - pledier por aucion de retenir l’eve de pluie. Nos apelon « eve - de pluie » cele qui chiet do ciel et qui croit par cretine ; - comment que il soit, ou se cele eve qui chiet do ciel nuist par lui, - si comme Labeo dit, ou s’elle est meslee à autre. {1} Ceste aucion a - leu ou domage qui n’est pas encor fez, mes l’uevre est fete, de coi - li domages puet venir. Cele a leu totes les foiz que cele eve puet - nuire par uevre qui est fete à la main ; c’est quant aucuns a fet - que l’eve core autrement que ele ne set pas sa nature, si comme s’i - l’a atrené ou il l’a fete plus inele, ou s’il l’a retenue por fere - la soronder. Mes se l’eve nuist par sa nature, ele n’est pas - contenue en cele aucion. ¶ {2} Neraces escrit que, se aucunsse - aucuns] se aucunne dans le ms. torne de son - cors l’eve qui s’eust core par son champ, et fere palu, se cele palu - est creue par eve de pluie et ele torne de son champ et nuist à son - vosin, il sera contrainz d’oster la par aucion d’eve de pluie. ¶ {3} - Quintus Mutius dit que ceste aucion n’apartient pas à l’uevre qui - est fete à la charrue por coitiver les chans ; et Trebacius - n’en acete pas ce qui est fet por coitiver les chans, mes por - aquerre froment. ¶ {4} Se une fosse est fete por sechier les chans, - Noncius dit que c’est fet por coitiver le champ ; neporquant, - il ne le convient pas fere si que autres i ait domage, car chescuns - doit si amender son champ que il n’enpire celi à son voisin. {5} Et - se aucuns puet arer et semer sanz fere roies por quoi l’eve s’en - core et il les i fet, il est tenuz par ceste aucion, ja set ce que - il ait fet por coitiver les chans ; et s’il n’i puet autrement - semer que il ne le feist, il n’est pas tenuz. ¶ Offilius dit que - chescuns a poer por coitiver ses chans de fere rois por quoi l’eve - s’en core por tant que ele core tot à une part. ¶ {6} Servius dit - que se aucuns plante et il fet que l’eve lest sa terre et s’en cort - autre part, l’en puet pledier à lui par ceste aucion [120vA] se cele - eve nuist à son voisin. {7} Et issi escrit Labeo, que totes les - choses qui sont fetes por avoir blez et fruiz sont dehors ceste - cause ; ne il ne puet cheloir por quex blez ne por quex fruiz - cele uvre est fete. ¶ {8} Sabinus et Cassius dient que l’uevre qui - est fete à la main vient en ceste aucion, fors ce qui est fet por - cause de coitiver les chans. {9} Neporquant, se aucuns fet en son - champ roies por quoi l’eve s’en core, il est tenuz par l’aucion de - retenir l’eve de pluie. ¶ {10} Il moismes dit que, se l’eve cort - naturemant, ceste aucion cesse ; mes se uevre est fete por quoi - l’eve soit botee ou plus haut ou plus bas, ceste aucion i a leu. ¶ - {11} Il moismes dit que chascuns a poeté de retenir en sa terre - l’eve de pluie et deffendre soi de cele qui vient d’autrui chier au - sien, por quoi il ne face en autrui terre uvre ; car il n’est - desvee à nului que il ne face son preu si que il ne face à autrui - domage ; ne nus n’est por ce tenuz à nule aucion. {12} M. - Marcex dit que l’en ne puet pas pledier contre celi qui fuet en sa - terre et retorne la fontoine son voisin fors par aucion de - tricherie ; et sanz dote, il n’i est pas tenuz dusque il ne le - fist por corage de nuirede nuire] dimure dans le - ms., cf. lat. si non animo vicino nocendi à - son voisin mes d’amender son champ. {13} L’en doit savoir que ceste - aucion apartient à celui qui est plus hauzhauz] - bauz dans le ms., cf. lat. Item sciendum - est hanc actionem vel superiori adversus inferiorem - competere contre celui qui est plus bas quant - ovre por quoi il contrete à l’eve que ele ne core si comme ele seust - parmi son champ ; et celui qui est plus bas contre celui qui - est plus haut, que il ne li envoit l’eve autrement que ele seust - core. ¶ {14} À ce doit l’en ajoindre que ceste aucion n’apartient - nule foiz quant la nature dou leu nuistleu nuist] leue - quist dans le ms., cf. lat. cum ipsius loci - natura nocet, car – qui vodroit voir dire – - sovant avient que l’eve ne nuist pas mes la nature. ¶ {15} Je croi - tot à une some que aucion de retenir eve de pluie a lieu quant eve - de pluie, ou cele qui croit par pluie, ne nuist pas de sa nature, - mes por ovre qui est en fete por autre chose que por coitiver chans. - ¶ {16} Nos dison que eve croit por pluie qui mue sa color et - soronde. ¶ {17} L’en doit savoir que ceste aucion n’a pas leu se - l’eve de pluie ne nuist à aucun champ ; car s’ele nuist à - edefiement ou à chestel, ceste aucion cesse. Mes l’en poet bien - pledier que aucuns n’a pas droiture de mestre ses gotieres la où - eles sont ; et issi le dient Labeo et Cassius. ¶ Aucion de - retenir pluie est especiau [120vB] ; et cele de flueves et des - gotieres est generau et il en loit à pledier par tot. L’eve qui - nuist es chans sera refrenee por l’aucion de retenir l’eve de pluie. - {18} Ne nos n’enquerron pas dont ele nest. ¶ {19} Cassius escrit que - se eve nuit à edifiement de cité ou de ville, l’en en doit pledier - par aucion de flueves et de gotieres. ¶ {20} Je trovois escrit es - livres Labeo que, se l’eve qui cort de mon champ nuist à leu qui est - dedanz aucuns edefiemanz, je n’en puis pas estre enplediez par - aucion de retenir eve de pluie. Et s’ele decort des mesons en mon - champ et ele i nuist, aucion de retenir eve de pluie i a leu. ¶ {21} - Autresi comme l’euevre qui est fete que l’eve de pluie me nuisse - vient en ceste aucion, demande l’en se l’en puet pledier por aucion - de retenir eve de pluie se mis voisins fet une ovre que l’eve qui - puet valoir en mon champ ne li vaille. Offilius et Labeo - cuident que je ne puisse pas pledier por ceste aucion, ja soit ce - que ce fust mes preuz que ele ne revenist jusqu’à mon champ ; - car ceste aucion a leu quant l’eve de la pluie nuist et ne mie quant - ele ne profite pas. ¶ {22} Se mis voisins oste l’ovre que il avoit - fete et l’eve vient par sa nature en mon champ, qui est plus bas, et - ele li nuist, Labeo dit que je n’en puis pas pledier par aucion de - retenir eve de pluie ; car c’est toz jorz le servise as chans - qui sont bas que il reçoivent l’eve qui acort de cez qui sont plus - haut. Neporquant, se l’eve vient plus forment et ele se derive por - cele ovre qui est ostee, Labeo dit que l’en en puet pledier par - aucion de retenir eve de pluie. {23} Il dit aprés que unes loies ont - esté dites de la condicion des chans ; si comme s’il i vient - trop eve en mon champ, il me loise à fere fosses o tien par retenir - la. ¶ Et se certoine loi n’a esté donee à chans, il convient que la - nature en soit donee, que li plus bas serve au plus haut et ait - naturement ce grief por ce que il en a autre preu ; quant - autresint comme tote la cresse acort dou plus haut champ ou plus - bas, convient il que l’eve i acore, qui i fet grant domage, se l’en - ne trove que il ait ou champ vielle costume qui vaille loi. ¶ Nos - dison autresi de servises que, la où l’en ne trove pas que certains - servises soit establiz, longue costume qui n’a pas estee amenee - avant por force, ne en repuet, ne par priest, soit en leu de - servise. ¶ Nos ne contraindron donques pas nostre voisin de fere - ruisel parmi sa terre, mes nos moismes le ferons ; et ce - [121rA] sera autresi comme servises, et nos avons sus cele chose - profitable aucion ou entredit.

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- § {39.3.2} -
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Paulus dit : trois choses sontTrois choses] trins - chans (?) leçon douteuse dans le ms., cf. lat. - In summa tria sunt, per quae inferior locus superiori - servit par quoi li plus bas leu sert au plus - haut ; ce sont loi et la nature dou leu et longue costume qui est - tenue par loi. ¶ {1} L’en trove es livres Labeo que une fosse estoit - en un champ por sechier les chans qui estoient environ, et nus - n’estoit à qui il sovenist quant ele fut fete ; cil en qui champ ele - estoit ne la cura pas, et de ce avint que l’eve soronda et fist mal - en mon champ, Labeo dit donc que je puis pledier o lui par aucion de - retenir eve de pluie, ou que il cure la fosse, ou que il soffre que - je moinge en l’ancien estat. {2} Et se la fosse est en la devise de - .ii. chans et tes voisins ne s’offre pas que tu en cures la partie - qui est par devers toi, Lobeo dit que tu en puez pledier o lui par - aucion de retenir eve de pluie. ¶ {3} Celsus dit que se aucunes - ovres sont fetes par commune autorité por fere corre aval l’eve de - la pluie, eles ne vienent pas en ceste aucion. En cele moisme cause - sont les choses qui sont si vielles que il n’en sovient à nului. ¶ - {4} Alphenus dit que, s’il a en un champ une fosse qui est si plaine - que l’eve encort as chans qui sont plus bas, cil en qui champ ele - est doit estre contrainz de curer la, de quel tens que ele - soit ; et je croi que c’est voirs. {5} Varus dit : la - force de l’eve abati un travail qui estoit ou champ mon voisin, por - ce avint il que l’eve de la pluie me nuist. Il dit donc que, se li - travau estoit naturex, je ne puis pas por ce pledier à mon voisin - por aucion de retenir eve de pluie que il le meste arrieres ou - soffre que il i soit mis. Et ce moismes dit il se li travauz fut fez - à la main, ne nus n’est qui en soviegne ; mes s’il en sovient à - aucun, li sires do champ est tenuz par ceste aucion à mestre la - arrieres. Et Labeo dit que, se il fut fez à la moin, ja sé ce que - nus n’est à qui il en soviegne, nonporquant l’en en puet pledier par - ceste aucion. ¶ Por ceste aucion ne puet nus estre contrainz de fere - le preu à son voisin, mes que il ne li nuise pas, ne ne le destorbe - de fere ce que il puet fere par droit. Et ja soit ce que aucion de - retenir eve de pluie faille, neporquant je croi que preferable - aucion au antredit m’apartiegne contre mon voisin, se voil restablir - le travail en son champ ; car loiauté ostroie que je i face ce - que me puet valoir et qui ne li puet riens nuire, ja [121rB] soit ce - que il ne soit pas ostroié par estroit droit. {6} Namusa dit : - se eve corant estope son conduit d’ordure et ele regorge arriés, si - que ele fet mal au champ qui est desus, l’en puet pledier o celui - qui est sires do champ de soz que il lest curer le conduit. Et Labeo - prove contre lui que ceste aucion est bone non pas tant solement des - ovres qui sont fetes contre volenté. ¶ La nature do champ puet estre - muee par lui moismes ; et por ce, quant ele se mue par lui, - chascuns le doit soffrir en pez, comment que il soit, ou se la - condicion do champ amende, ou s’ele enpire. Et por ce, se la cause - de la terre est muee por terremote ou par force de tempeste, nus ne - puet estre contrains de soffrir que ele soit ramenee en sa premiere - condicion ; mes nos retenons loiauté en ce cas. ¶ {7} Labeo - dit : se granz cors d’eve est venuz en ton champ qui achieve le - leu, tu n’en puez pas pledier o tes voisins par aucion de retenir - eve de pluie. Mes s’il avoint ou champ ton voisin une fosse qui - soloit recevoir l’eve de quoi il ne sovint a nul quant ele fut fete, - et ele est estopee, tu puez pledier o lui que il te lest curer. ¶ - {8} Labeo dit que quant il est requiert se il sovient à aucun de - l’ovre qui fut fete, l’en n’en puet pas demander ostroiment le jor - et le tens, ainz doit sofire se aucuns set que ele fut fete ; ne il - ne convient pas que cil viventvivent] iurent dans - le ms., cf. lat. nec utique necesse esse superesse qui - meminerint, verum etiam si qui audierint eos, qui memoria - tenuerint – qui la virent fere – desque cil - vivent qui lor oirent dire, que il lor en sovenoit bien. ¶ {9} Labeo - dit que, se aucuns trestorne un flueve que l’eve ne viegne en son - champ, et il nuist par ce à son voisin, il n’en puet pas pledier o - lui por aucion de retenir eve de pluie. ¶ Retenir eve est garder que - ele no core ; et ceste sentence est veroie s’il ne le fist par - corage de nuire toi, mes por garder que ele ne li neust.¶ {10} Je - croi que c’est voirs que Offilus escrit, que se ton champ sert à ton - voisin et il reçoit l’eve que decort do sien champ, aucion de - retenir eve de pluie cesse se ele ne li nuist à desmesure. À ce - s’ensit ce que Labeo dit, que se aucuns ostroie à son voisin que il - puisse amener eve parmi son champ, il ne puet pas pledier o lui par - aucion de retenir eve de pluie.

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- § {39.3.3} -
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Ulpianus dit : Trebaces reconte que cil en qui champ une - fontoine sordoit fist delez la fontoine fossé à folons de quoi il - envoiet evoec eve chaude [121vA] ou champ à son voisin. Il dist donc - que il n’est pas tenuz por aucion de retenir eve de plue ; et - s’il fet l’eve chaude corre par son ruissel ou il i met ordure, il - plet à plusors que il en soit enpechiez. {1} Cil moismes Trebaces - cuide que cil à quià qui] amai dans le ms. - les eves chaudes coranz nuisent puisse pledier à son voisin por - aucion de retenir eve de pluie ; mes ce n’est pas voirs que eve - chaude n’est pas eve de pluie. ¶ {2} Se aucuns qui soloit aroser son - cortil en un tens de l’an i a fet pre, ou l’eve vient toz jorz par - quoi il nuist à son voisin, Offilius dit que il n’en est pas tenuz - par aucion de domage ne de retenir eve de pluie s’il n’a fet chose - por quoi l’eve viengne plus roidement ou champ son voisin. ¶ {3} Il - a esté receuz que nus n’est tenuz por aucion de retenir eve de pluie - fors cil qui fet ovre ou suen ; et de ce droit uson nos. Et por - ce, se aucuns fet ovre en commun leu, ceste aucion cesse. Et cil qui - ne se porvist de demander caucion que domages ne li vendroit pas par - cele ovre n’en doit blasmer se lui non ; neporquant, s’il fet - ovre en son propre leu, et il i asenble dou commun, Labeo dit que - l’en puet pledier à lui por tote l’uevre por aucion de retenir eve - de pluie. ¶ {4} Cil qui a l’usaire dou champ ne puet pas pledier par - aucion de retenir eve de pluie, ne l’en ne puet pas pledier o lui. - ¶

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- § {39.3.4} -
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Il moismes dit : ja soit ce que aucion de retenir eve de pluie - est loie contre le seignor de l’ovre tant solement, neporquant Labeo - escrit que se aucuns edefice un sepucre de quoi l’eve nuise, ja sé - ce que il lesse à estre sires de l’ovre por ce que li leus est fez - religios, l’en puet dire que il est tenuz por ceste aucion, quar il - fu sires de l’uevre quant il la fist. Et s’il est contrainz por le - commandemant au juige de restablir l’ovre, aucion de sepulcre brisee - n’a pas leu contre lui. ¶ {1} Juliens escrit que se aucuns estrange - son champ aprés ce que il a receu le juigement de retenir eve de - pluie, li juiges doit juigier do domage qui a esté fez et de - restablir l’ovre, ce moismes que il enjujastenjujast] - enuiast dans le ms., cf. lat. de - praeterito damno et de opere restituendo id statuere iudicem - debere, quod iudicaret, si nulla alienatio facta - esset se nus estrangemanz n’en fust fez ; - car por ce, se li chanz est estrangiez, ne faut pas li juigemanz ; - et se doit l’en prendre garde au doma[121vB]ge qui est avenuz por - cel estrangement. ¶ {2} Cil moismes Julien dit que aucion de retenir - eve de pluie n’a leu fors contre le seignor de l’uevre. Et por ce, - se li coitiverres fet aucunne ovre sanz le seu au seignor do champ, - li sires n’en est à rien tenuz, fors que il soffre que ele soit - depecee ; et li coitiverres doit este por l’entredit de ce qui - est fez por force ou en repost de poier les despens que il convient - à fere por depecier l’ovre et le domage qui en est avenuz. ¶ Et se - li sires veust que cil à qui l’uevre nuit li doint caucion que il ne - fera chose don domages li aviegne, il est droiz que il li doint. ¶ - {3} Se mis procurators a fet sanz moi tel ovre por quoi l’eve de la - pluie nuise à mon voisin, l’aucion en sera contre moi, ausi comme - contre le coitiveor ; et li procurators en porra estre trez en - cause par l’entredit de ce qui est fet por force ou en repost, selon - la sentence Julien, neïs puis que la sentence sera depecie. ¶

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- § {39.3.5} -
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Paulus dit : se le coitiviers fet sanz le seu son seignor un - uevre por quoi eve nuise à son voisin, Labeo dit que li coitiverres - est tenuz par l’entredit de ce qui est fet por force ou en - repost ; et li sires est tenuz par l’aucion de retenir eve de - pluie, car il seus puet depecier l’ovre. Mes il doit soffrir tant - solement que ele soit depecie se l’en li done caucion que ele ne li - face pas domage ; et s’il fet aucuns despens por depecier la, - il le recovrera sus le coitiveor par aucion de loage, se l’en ne dit - le contre por ce que il n’estoit pas besoing au seignor de depecier - la. Mes se l’ovre fut fete por le commandemant au seignor, il est - tenuz par l’entredit.

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- § {39.3.6} -
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Ulpianus dit : se mes tierz voisins a fete une ovre dont eve - core par le champ à mon prochein voisin jusqu’au mien, si que ele me - nuisse, Sabins dit que je puis pledier o le plus prochein voisin ou - lessier le en pez et pledier o l’autre qui a fet l’ovre ; et - ceste sentence est veroie. ¶ {1} Se l’eve qui decort dou champ à - plusors me nuist, ou s’eve nuist au champ qui est à plusors, il plet - as metres que nos uson de cest droit que, se li chans est à plusors, - chascuns en puisse pledier et li condempnemenz soit fez selon les - parties ; et se l’en en plede à plusors, chescuns en soit - enplediez por sa partie, et li condempnemenz soit fez par parties. ¶ - {2} L’en demande, se l’eve qui vient de ton propre champ nuist au - champ qui est communs à moi et as autres, savoir mon se l’en en puet - pledier por aucion de retenir eve de pluie. Et je croi [122rA] - que oïl, en tel maniere neporquant que la partie do domage soit - restoree. {3} Et encontre ce, se chans est communs, qui nuist au - mien propre, l’en puet pledier por aucion de retenir eve de pluie, - si que chescuns poit sa partie do domage. ¶ {4} Se aucuns mest hors - de sa main la seignorie de son champ ainz que il plede por aucion de - retenir eve de pluie, l’aucion lesse à apartenir lui et vient à - celui à qui li chans est ; car por ce que ele contient leu - domage qui est à venir, ele commoincera à apartenir à celui qui sera - sires dou champ, ja sé ce que uns autres en estoit sires quant li - voisins fist l’ovre. ¶ {5} L’en doit savoir que aucion de retenir - eve de pluie n’est pas sor la chose mes sor la persone. ¶ {6} Li - offices au juige est que se li voisins a fet tele ovre, il convient - que il la depiest, et restore le domage qui en est avenuz aprés ce - que li plez fut entamez. Mes se li domages avint ainz que li plez - fut entamez, il devra depecier l’ovre tant solement, et ne restorera - pas le domage. ¶ {7} Celsus dit que, se j’é fet aucunne chose por - quoi l’eve de la pluie te nuisse, je doi estre contrainz de depecier - la à mes despens ; et se aucuns autres la fist, qui n’apartient - de rien ou moi, c’est assez que je soffre que ele soit depecie. Mes - se mis sers la fist, ou cil qui je suis heirs, je doi abandoner le - serf à sofrir poine ; et ce que cil fist, à qui je sui heirs, - est autresi comme se je moismes le use fet. {8} Et li juiges doit - proisier veroiment le domage qui a esté fez.

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- § {39.3.7} -
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Paulus dit : cil à qui l’en plede par aucion de retenir eve de - pluie por l’ovre que il a fete est contrainz de recevoir juigement, - ja sé ce que il est apareilliez de lessier le leu ; car il est - treztrez] creuz dans le ms. en cause - en son non por depecier l’ovre. {1} Mes il est autrement en celui - qui achate por bone foi, car il n’est tenuz fors à sofrir que l’ovre - soit depecie ; s’il veust donc quiter le champ, il doit estre - oïz, car il fet plus que il ne doit.

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- § {39.3.9} -
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Paulus dit : quant li chans où l’eve sort est venduz por - condicion, il convient enquerre la volenté au vendeor et cele à - l’acheteor, si que s’il remoint à l’acheteor ou s’il ne li remoint - pas, il soit certoine chose que la droiture de l’eve a esté ostroie - par la volenté au seignor. {1} Por ce, demande l’en la volenté au - seignor que torz ne li soit fez senz son sen ; et il n’apert - pas que torz li soit fez desque il le veust. {2} La volenté à celi à - qui la droiture de l’eve apartient n’est pas demandé tant solement, - mes cele au seignor dou leu ; que, ja soit ce [122rB] que il ne - puisse pas user de l’eve, neporquant ele ne se pert pas de sa - terre.

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- § {39.3.10} -
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Ulpianus dit : se plusor sont segur dou leu don l’eve est menee, - l’en ne dote pas que il ne conviegne pas sivre la volunté à toz ; - car il ne sera pas droiz que la volenté à l’un, qui n’est sires que - d’une partie, fet tort à ses compoingnos. ¶ {1} Or veons se la - volenté i puet venir aprés ; et il nos plet que l’en ne face - pas force s’ele i vient avant ou aprés, car li prevoz doit garentir - la derreine volenté. ¶ {2} Se fluves est tex que il port navie, - Labeo dit que li prevoz ne doit pas ostroier que l’eve en soit menee - hors tant que il ne puisse porter navie ; et autresi est il se - uns autres fluves croit par ce tant que il porte navie.

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- § {39.3.11} -
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Paulus dit : l’en ne fet pas por droit sus autrui voie arche por - mener eve, ne cil à qui voie et charriere est deue, mes il i fera - par droit un pont par quoi il porra aler et mener ce que il vodra. ¶ - {1} Cassius dit que se domages vient à plusors par l’eve ou par le - champ qui est à plusors seignors, li uns de celx qui ont eu le - domage puet pledier à un de celx par quoi li domages est venuz, ou - uns puet pledier à toz, ou tuit puent pledier à un, ou tuit puent - pledier à toz. ¶ Se li uns en plede et l’ovre est depecie et li - domages restorez, l’aucion as autres faut. ¶ Et se l’en plede à l’un - et il rent le domage, li autre sont delivré ; et il puet recovrer - sus ses compoignons par juigement de partir choses communes ce que - il avra mis por aux. Ne l’en ne doit pas pledier à celui qui fist - l’ovre que cil qui la fist fere doit restorer le domage. ¶ {2} - Proculus dit que se l’en plede à un des seignors, qui ne fit pas - l’ovre, il doit depecier l’ovre à son despens, car il a contre ses - compoignons aucion de partir choses communes. Mes il dit que il li - plet meuz que il ne face fors sofrir que l’ovre soit depecie ; - et cil en doit estre blasmz, qui ne plede pas à celui qui fist - l’ovre, car il seroit torz que l’en la feist depecier à celui qui ne - la fist pas por ce que il n’en puet pas pledier por aucion de partir - choses communes ; car il porroit avenir que ses compoingz n’avroit - de coi poier. ¶ {3} Juliens dit que il dote queli offices au juige - qui est receuz entre dos doit estre se li chans [122vA] à qui l’eve - nuit est à un ; et ‹se› cil en quoi l’ovre est fete est à plusors et - l’en en plede à l’un d’aus, savoir mon se li condempnemenz doit - estre fez dou domage qui est avenuz puis que li plez fu entammz et - de depecier l’ovre ; autresi comme quant l’en plede por - sepulcre, ou por serf commun por abandoner le à soffrir poine. Cil o - qui l’en plede por sepulcre ou por serf commun est condempnez por - tot, por ce que il puet recovrier sus ses compoignons ce que il i - met ; ou se cil o qui l’en plede doit estre condempnz à restorer sa - partie do domage que il i a esté fez et à depecier sa part de - l’ovre ; autresi comme l’en fet en aucion de demander caucion - do domage qui puet avenir quant plusors sont seignors dou champ don - l’en crient que li domages viegne et en plede à un d’aus, ja soit ce - que l’ovre de quoi li domages puet venir ne puet estre departie, et - les mesons et la terre où eles sont ne puent pas fere domage en - partie. Por ce ne remoint pas o qui l’en plede ne puisse estre - condempnz por sa partie ; doit l’en garder en aucion de retenir eve - de pluie, car ‹n’› est aucion de domage qui est avenuz mes de celui - qui est à venir. {4} Et se li chans à qui l’eve nuist est à plusors, - chascuns en peut, mes il n’avra fors sa part do domage qui avendra - puis que li plez sera entammz.¶ Et se l’ovre doit estre depecee, cil - qui la fist ne doit estre condempnz à chascun fors quan tant comme - il eust de preu se l’ovre fust depecie. {5} Se eve est envoie dou - champ qui est en propres à aucun en un champ commun, Offilius dit - que uns des compoingnons puet pledier à celui qui le champ est don - l’eve vient. {6} Et se ce vient par ovre qui ait esté fete à la - main, cil à qui l’en plede la doit depecier ; mes, se ce avient - por force d’eve ou por ce que la fosse où l’eve coroit est enplie de - limon, il doit estre quites por soffrir que l’ovreovre] - eue dans le ms. soit depecie. ¶

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- § {39.3.12} -
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Cil moismes dit : cil qui achete une chose et cil qui en sont - heir doivent depecier l’ovre qui nuist à lor voisins ou soffrir que - il la depiecent ; car il est aperte chose que la demore nuit à celui - qui a le domage. En cele moisme cause est li compoignz à celui qui - fist l’ovre, s’il en la fist par lui ; autresi est il ou champ - qui est donz ou lessiez.

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- § {39.3.13} -
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Maius dit : [122vB] mes li venderres ou li donierres sera tenuz - por l’entredit de ce qui est fet par force ou en repost à restorer - le domage et les despens qui ont esté fetes.

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- § {39.3.14} -
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Paulus dit : Ateus dit que se cil qui a fete l’ovre a vendu le - champ à plus poissent de lui por lessier à estre en sires, l’en - pledera à lui por l’entredit de ce qui a esté fet par force ou en - repost ; et se li anz passé, juigemenz de tricherie doit estre - donz contre lui. ¶ {1} Quant l’en plede par aucion de retenir eve de - pluie l’en enquiert do fet qui nuist ; et se une partie de la - terre soit abessie por le vice dou leu, ja soit ce que par ce nuise - l’eve de pluie au champ qui est plus bas, neporquant nule aucion n’i - apartient ; ce moismes dit l’en se aucunne chose qui est fete à - la main s’abesse. ¶ {2} En cest juigement vient li domages dou tens - qui est à venir, - autresit comme en celui de demander caucion de - domage don l’en a peor - ja soit ce que prés que tuit li autre - juigement sont des domages qui sont avenuz. {3} Et do domage qui fu - avant fez puet l’en pledier par l’entredit de ce qui est fet à force - ou en repost. Et de qui puet aveniravenir] aucun - dans le ms. aprés la sentence au juige, doit l’en doner - caucion ; ou l’ovre doit estre issi depecie que nus domages n’en - puisse puis venir. {4} Et de l’ovre qui est fete aprés ce que li - plez est entammz doit l’en pledier de novel.

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- § {39.3.15} -
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Cil moismes dit : aucunne foiz avindra que l’ovre qui sera fete - aprés l’entannement dou plet sera depecie, se cele qui fu avant fete - ne puet estre ostee sanz cele.

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- § {39.3.16} -
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Ponponius dit : se li chans de quoi l’en plede par aucion de - retenir eve de pluie a esté venduz, et l’en li a nié aprés la vente, - li venderres porra recovrer por cele moisme aucion le domage qui li - a esté fez, non pas por ce que il a esté fez au vendeor mes à la - chose, et que li venderres le doit restorer à l’acheteor. Mes se cil - à qui l’en a pledié le vent ainz que il li nuise, l’en devra pledier - à l’acheteor ou o le vendeor dedanz l’an s’il le vendi por eschever - le juigement.

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- § {39.3.17} -
-

Paulus dit : s’il me fu ostroié premerement que ge eusse servise - d’eve por nuit et il me fu puis ostroié que je l’eusse por jor, et - j’avais lonc tens usé dou servise de nuit tant solement, je pert le - servise dou jor ; car en ce quas sont ces divers servises qui me - sont donz por diverses causes. {1} Il plot à cex qui furent - ça arrieres que eve ne puisse pas estre menee [123rA] par conduit de - pierre, s’il ne fu issi devisié quant li servises fut - establiz ; car ce n’est pas costume que cil à qui servises - d’eve est deuz l’amoint par conduit de pierre. ¶ Les choses qui - solent estre à autre, si comme an costume que eve soit menee par - tuiaus, ja soit ce que il n’ait pas esté devisé à establir le - servise, puent estre fetes si que nus domages n’en soit fez au - seignor de la terre. ¶ {2} Nos plet que servises de puisier eve - puisse estre establiz par commune voie ; et c’est voirs. Ce - n’est pas tant solement por commune voie, mes par commun flueue. ¶ - Servises de voie ne de charriere ne puet pas estre establiz en - commun flueue. ¶

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-
- § {39.3.18} -
-

Jabolenus dit : se ovre est fete en leu commun que l’eve de la - pluie nuise à aucun, il n’en puet pas pledier ; et la reson de - ce est que nus n’est tenuz por ceste aucion fors cil en qui terre - l’ovre est fete. {1} Eve ne puet estre menee par commune voie sanz - l’otroi au prince.

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- § {39.3.19} -
-

Ponponius dit : Labeo dit que se ge faz por l’asentement mon - voisin ovre par quoi eve de pluie li nuise, je ne sui pas tenuz à - lui par aucion de retenir eve de pluie.

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- § {39.3.20} -
-

Il moismes dit : s’il n’est pas deceuz por error mes par faute - de sen, car en error ne puet avoir point de volenté.

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- § {39.3.21} -
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Cil moismes dit : se eve sort en mon champ et les voines en sont - ou tien, se tu copes les voines, et l’eve lesse por ce à venir à - moi, il n’apert pas que tu n’oies fet force se tu ne me donoies - aucun servise de ce ; ne tu n’i es pas tenuz à moi por - l’entredit qui est fez par force ou en repost.

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-
-
- § {39.3.22} -
-

Cil moismes dit : se li usaires do champ est lessiez à aucun, - l’aucion de tenir eve de pluie apartient à l’oier et contre l’oir - por ce que la proprieté dou champ est seue. Et se cil qui en a - l’usaire a aucun domage por ovre qui est fete, il porra pledier por - l’entredit de ce qui est fet por force ou en repost. Et se li - antredit ne li apartient, l’en puet demander se aucion de retenir - eve de pluie li doit estre donee comme au seignor, ou s’il doit - pledier por avoir la droiture d’user en ; mes il est mieuz que - aucion de retenir eve de pluie li soit donnee. ¶ {1} Il n’apert pas - que cil qui fist l’ovre l’aist depecie s’il n’areste l’eve. {2} Et - se cil qui a l’usaire do champ i fet ovre par quoi l’eve de la pluie - nuise à autrui, aucion en porra estre meüe contre le seignor de la - proprieté. L’en demande se cele aucion puet estre donee à celui qui - a l’usaire do champ. [123rB] Et il me senble que il est bien - que ele li soit donee.

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-
-
- § {39.3.23} -
-

Paulus dit : l’uevre qui fut fete par le commandemant au prince - ou au senat ou par cex que premerement establirent les chans, ne - vient pas en ce juigement. ¶ {1} Ceste aucion a leu à chans qui sont - tenu à ferme. ¶ {2} Le monciau de terre que aucun fet an son propre - leu lez .i. flueve viennent en juigement de retenir eve de pluie - s’il sovient à aucun que il i furent fet.

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- § {39.3.24} -
-

Alphenus dit : uns hons aroit son champ, qui estoit plus hauz - que le son voisin, que l’eve ne venoit par les roies et par les - orneres ou champ de soz ; l’en demade s’il puet estre contrainz - par le juigement de retenir eve de pluie d’arer son champ en tel - maniere que les roes ne s’esgotent pas à cex de soz. Et la - response est que l’en ne li puet pas veer que il n’are son champ si - comme il vodra. {1} Mes s’il fesoit de travers aucunnes roies par - quoi l’eve corrust au champ de soz, ce li porroit l’en bien - deffendre par le juigement de retenir eve de pluie. {2} Et s’il - fesoit fosse par quoi l’eve de pluie poist nuire, il porroit estre - contrainz d’enplir les fosses. Et s’il ne les enploit, il devroit - estre condemnz de tant comme ses averseres eust de preu se l’eve ne - fust onques alee por les fosses. ¶ {3} Eve de lac ne croit nule foiz - ne ne descroit, ne il ne loist pas à voisins à mestre .i. n’a oster - an.¶

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-
- § {39.3.25} -
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Cil, qui a un champ à qui voie est deue, puet pledier ou non de ce - champ por aucion de retenir eve de pluie si la voie est enpiree et - l’en nuist à son champ.

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- § {39.3.26} -
-

Scevola dit : cil qui ont juridicion solement doivent garentir - les voiesvoies] doiz dans le ms., cf. lat. - tueri ductus aquae d’eve, à qui - l’ancieneté done autorité, ja soit ce que la droiture ne soit pas - provee.

-
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- -
- - - II. De dons D'après le numéro placé au haut de la page, - dans le corps du manuscrit, le 14e livre devrait - commencer ici. Nous l'avons réuni, ainsi que le suivant, au 13e livre, qui n'aurait sans cela qu'un seul titre, - parce que ces deux titres font aussi partie du 39e - livre du Digeste. Dans la table des rubriques, ce titre manque, et le - suivant se trouve confondu avec le 1er du livre - 14e. - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 39, tit. 5 : de - Donationibus. - -
-
- -
- § {39.5.1} -
-

Ulpianus dit : plusors manieres de dons sont. Aucuns done par - tel corage que il veustveust] neust dans le ms., - cf. lat. ut statim velit accipientis fieri - que ce que il done soit maintenant à celui qui le reçoit, ne il ne - le fet por nule cause fors por sa largece ; ce apele l’en - propremant don. ¶ Aucuns done en tel maniere que ce que il done soit - à celui qui le reçoit quant aucunne chose sera avenue ; et ce - n’est pas apelé proprement dons, ainz dons soz condicion. ¶ Et se - aucuns done par tel corage que ce que il done soit maintenant à celi - qui le reçoit, neporquant il vieust que il retort à lui se aucunne - chose avient ou s’ele n’avient pas, ce [123vA] n’est pas proprement - dons, mes dons qui puet estre depeciez par condicion ; et tex - est dons qui est fez par cause de mort. ¶ {1} Quant nos dison donc - que don vaut entre esposé et esposee, nos uson de propre non de don - et mostrons la volenté et le fet qui de celui vient, qui done - aucunne chose par sa largecie et si que ele soit maintenant à celui - qui la reçoit et ne reviegne à lui en nul cas. Et quant li espossez - done à l’esposee par tel corage que il ait arrieres ce que il li - done se lor mariages n’est assenblez, nos dison que c’est dons qui - puet estre depeciez soz condicion.

-
-
-
- § {39.5.3} -
-

Ulpianus dit : l’en doit generaument distinter en cex dons, que - il a moult grant difference s’il i ot cause de doner ou - condicion ; car s’il ot cause de doner, ce qui fu doné ne puet - estre demandé arrieres ; et s’il i ot condicion, il puet estre - demandé.

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-
- § {39.5.4} -
-

Ponponius dit : dons puet estre perfez par moine persone.

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-
-
- § {39.5.5} -
-

Ulpianus : dons qui sont fez por amor ne sont pas deffenduz, - quex que il soient ou honeste si comme cil qui sont fez à foles - femes.

-
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-
- § {39.5.9} -
-

Ponponius dit : quant l’en otroie à aucun que il abit por noiant - en autrui mesons, ce senble dons qui est fez à celui qui abite sanz - doner en loier. Et dons qui est fez de tens puet valoir, si comme se - i ostroie à mon detor que je ne li demanderoi rien devant un certein - terme. ¶ {1} Li fruit qui sont receu des choses donnees ne sont pas - contees ou don. Mes se ge ne te donoie pas mon champ, mes poer de - coillir en les fruiz, li fruit seroent conté ou don. {2} Ce qui li - fiz qui est en bail a doné por le commandemant son pere ou por sa - volonté vaut autretant comme se li peres moismes l’eust doné. Et se - tu dones en ton non ma chose par ma volenté, li dons ne vaut rien ; - car la chose ne puet estre donee s’ele n’est à celui qui la - done.

-
-
-
- § {39.5.10} -
-

Paulus : l’en puet bien doner à celui qui n’est pas presanz, ou - par envoier li, ou par ostroier li que ce que il a ja soit sien. Mes - s’il ne siet pas que la chose que il i a li soit donnee, ou il ne - reçoit pas cele qui li est envoie, il n’en est pas sires, ja soit ce - que ele li est esté envoié por son serf moismes s’ele fust tote - soe.

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-
-
- § {39.5.11} -
-

Gaius dit : quant l’en enquiert de don il n’apert pas que li - fruiz ne les pen[123vB]sions ne li loage soient doné. ¶

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-
- § {39.5.12} -
-

Ulpianus dit : cil qui est obligiez à doner aucune chose est - trez en cause, si comme li enpereres Pius dit, por tant comme il - puet fere.

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- § {39.5.13} -
-

Cil moimes dit : cil qui me voloit doner une chose la bailla au - serf qui estoit communs à moi et à Tice. Et li sers le reçust por - aquerre la ‹à› Tice et à moi ensenble. L’en demande que l’en en doit - fere. Et il nos plest que, ja soit ce que li sers la reçut por - carage d’aquerre la à moi compoignon sol, ou à moi et à lui - ensenble, neporquant ele est aquise à moi sol ; car, se tu - bailles à mon procurator une chose por corage d’aquerre la à moi, et - il la reçoit por corage d’aquerre la à lui, il ne fet rien à lui - ainz l’aquiert à moi.

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- § {39.5.14} -
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Julianus dit : qui coitive autrui champ par cause de don n’en - peut riens retenir por les despens ; car la chose que il i met est - maintenant au seignor.

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- § {39.5.15} -
-

Marcianus dit : dons que aucuns fet puis que il a fet capital - crime vaut selonc l’establissement as enpereors Sevoir et Antonius - s’il n’a esté condempnez.

-
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- § {39.5.16} -
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Ulpianus dit : se li peres fet cele escriture : « je donne - à celui et à cel autre qui je franchi totes les robes et tot le vin - que je avroi à moi quant je morroi », li heir sachent que totes les - devant dites choses apartienent par beragne exposicion à cex qui - furent franchiz.

-
-
-
- § {39.5.17} -
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Cil moismes dit : se chose juigee est amenee an convenance por - cause de renovelement, et la convenance est aprés quitee por cause - de don, l’en dit que de ce vient delivrance.

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-
-
- § {39.5.22} -
-

Modestinus dit : il est droiz que cil qui a promis por cause de - don deniers ou aucunne autre chose ne poit pas avoir usures por la - demore de la poie ; por ce moismement que dons n’est pas contenz es - marchiez de bone foi.

-
-
-
- § {39.5.23} -
-

Cil moismes dit : li creanciers puet quiter et amenuiser por - convenant les usures dou tens qui est à venir ; ne nus vices ne - vient en ce don por la some de la quantité. {1} Cil moismes dit que - cil qui est forsenez ne puet rien doner.

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- -
- - - III. Dons qui sunt fez par cause de mort [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 39, tit. 6 : de Damno - infecto et de suggrundiis et protectionibus ; et du - titre 3 : de mortis causa Donationibus et - capionibus. - -
-
- -
- § {39.6.1} -
-

Ulpianus dit : dons por cause de mort est quant cil qui dona la - chose l’eime mieuz à lui tant comme il vivra que à celi à qui il la - dona. ¶ Et veust meuz que cil à qui il la done l’ait, aprés s’il - mort, que ses heirs.

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-
-
- § {39.6.2} -
-

Cil moismes dit : Juliens dit que il est .iii. manieres de dons - por cause de mort. L’une est quant aucun done sanz peor de peril qui - soit presenz, [124rA] mes por ce sanz plus que il pense à la mort. ¶ - L’autre est quant aucuns est apontez par present peril et il donne - si que il veust que la chose que il done soit maintenant à celui qui - la reçoit. ¶ La tierce est quant il a peor de mort et il done si que - la chose ne soit pas maintenant à celui qui la reçoit mes quant sera - morz.

-
-
-
- § {39.6.3} -
-

Paulus dit : il loit à doner par cause de mort non pas tant - solement por la maladie, mes por peor de mort prochene, ou par peor - d’anemis, ou de larrons, ou de poissanz homes, ou par haine, ou - quant l’en doit aler par mer.

-
-
-
- § {39.6.4} -
-

Gaius dit : quant l’en doit aler par leus perillos.

-
-
-
- § {39.6.5} -
-

Ulpianus dit : ou par vuillece.

-
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-
- § {39.6.6} -
-

Paulus dit : car totes ces choses demostrent apert peril.

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-
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- § {39.6.7} -
-

Ulpianus dit que se aucuns done aucunne chose par cause de mort et il - soffre aprés poine capital, li dons faut comme cil qui n’est pas - perfez ; ja soit ce que li autre don, qui sont fet sanz sopeçon de - poine, vaillent.

-
-
-
- § {39.6.9} -
-

Paulus dit : il est ostroié à cex qui puent recevoir lés que il - recevent don par cause de mort.

-
-
-
- § {39.6.10} -
-

Ulpianus : il est certaine chose que l’en puet establir que - aucuns ait la chose aprés celi à qui ele fu donnee por cause de - mort ; si que cil qui la done ostroit que uns autres l’oit, se cil à - qui i l’a doné ne la puet avoir, ou soz autre condicion.

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-
- § {39.6.11} -
-

Cil moismes dit : li peres puet par droit doner por la cause de - la mort son fiz, ja soit ce que li fiz ait feme.

-
-
-
- § {39.6.15} -
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Paulus dit : il est establi que li don qui sont donné por cause - de mort puent estre rapelé à la maniere de lés. ¶

-
-
-
- § {39.6.16} -
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Don qui est fez por cause de mort puet estre rapelez, tant comme il - est en dote, se li donnerres guerra ou non.

-
-
-
- § {39.6.17} -
-

Cil moismes dit : ja sé ce que li detors n’ait pas corage de - barater ses creanciers, neporquant la chose que il a donee por cause - de mort doit estre rapelee. Car, autresi comme li lés ne valent rien - que cil qui n’a dont aquiter ses detes font en son testamant, apert - il que le don que il fet por cause de mort doivent estre depeciez, - car il ont senblance de lés.

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-
-
- § {39.6.21} -
-

Cil moismes dit : plusors sages homes escritrent, et Priscus s’i - acorde, que cil qui reçut deners, que il ne demandast heritage, les - reçut por cause de mort.

-
-
-
- § {39.6.23} -
-

Affricanus dit : es dons qui sont fet por cause de mort l’en ne - doit pas regarder au tens dou don, mes au tens de la mort à ce que - aucuns les puisse avoir.

-
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- § {39.6.26} -
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Cil moismes : se cil qui donnent li uns à l’autre por cause de - mort [124rB] muerent ense‹n›ble, li heir à l’un ne à l’autre ne - demandent pas arriere les dons ; car li uns ne sorvoin pas - l’autrepas] que(?) pas dans le - ms., cf. lat. quia neuter alteri supervixit. - Cil moismes : droit est se li mariz et la feme donent l’uns à - l’autre.

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- § {39.6.27} -
-

Cil moismes dit : quant l’en done par cause de mort si que li - dons ne puisse estre rapelez en nul cas, c’est meuz dons perfez que - dons por cause de mort ; et por ce doit l’en dire que cil dons - est autresi comme cil qui est fez entre les vis. Et la loi qui fet - retaillier les lés n’i a pas leu, autresi comme au don qui est fez - por cause de mort.

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- § {39.6.30} -
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Cil moismes dit : cil qui dona une chose por cause de mort la - puet demander arriere, ou avoir aucion sus la chose s’il se - repent.

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- § {39.6.34} -
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Marcellus dit : dons por cause de mort puet issi estre establiz - que une certoine quantité soit rendue chescun anan] - qui dans le ms., cf. lat. Mortis causa - donatio etiam sic constitui potest, ut quid stipuletur in - annos singulos quoad viveret à aucun tant - comme il vivra ; mes il n’en puet rien demander tant comme li - doneres vive.

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- § {39.6.39} -
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Paulus dit : se cil à qui uns sers fu donz por cause de mort le - franchi, le pris do serf li doit estre demandz se li donerrers - garist.

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- § {39.6.41} -
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Cil moismes dit : ce que cil qui à franchise a esté - lessiélessié] lessiee dans le ms., - l’antecedent est cil (« qui doit etre - affranchi par testament »), cf. lat. Quod statuliber - uni ex heredibus de peculio dedit done de son - chetel à un des heirs doit estre conté à celui qui le reçoit en sa - partie de l’eritage. Il senble que il doint de son chetel quant il - done ce que il i a esté doné ; et ce que uns autres done en son non, - quant il est presanz, est autresi comme s’il moismes le donast.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 13 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L'édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI TREIZIESMES LIVRESIci commence le Digestum novum, dont + le 1er livre est le 39e du Digeste + complet. Il n'en est pas fait mention ici, parce que le 1er + titre de ce 39e livre ayant été omis, la rubrique du livre + placée en avant de ce titre n'aura pas été transcrite. + + + LI TREIZIESMES LIVRES + + + + I. [118vA] De doner caucion de domage qui n’est fez [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 39, tit. 2 : de Damno + infecto et de suggrundiis et protectionibus ; et du + titre 3 : de Aqua et aquœ pluviœ + arcendœ. + +
+
+ +
+ § {39.2.1} +
+

Ulpianus dit : quant il est besoinz que aucuns doint seurté que + domage ne vendra pas par devers lui et li deloimenz est perillos, se + li prevoz ne velt par ceste cause retenir la juridiction, il la puet + baillier à mestres des garnisons.

+
+
+
+ § {39.2.2} +
+

Gaius dit : quant l’en velt estre asseurez que domages ne sera + pas fez, l’en entent de domage qui n’est pas encore fez mes don l’en + se dote.

+
+
+
+ § {39.2.3} +
+

Paulus dit : domages est nomez de sotreement ou d’amenuissement de + patremoine. [118vB]

+
+
+
+ § {39.2.4} +
+

Ulpianus : se li termes qui est establiz à doner seurté de + domages ne sera pas fez passe‹r›, li offices au prevost sera à + renouveler le terme por droite cause ou aloigner le. Et se il est + besoing que enqueste en soit fete en aucun leu, il porra anvoier les + choses as metres desdes] des des dans le + ms. garnisons. ¶ {1} Se caucion n’est donee dedanz le jor + que li prevozprevoz] preoz dans le ms. + asserra, cil à que ele doit estre donnee doit estre mis en + possession de la chose don il crient que domages li viegne, ou de + toste ou de partie. {2} Et se cil à qui l’en demande la caucion ne + la vest doner, l’en dote se li metre l’en doivent contraindre par + prandre ses gages. Et ge croi que nenil ; mes aucion puet + estre donee contre lui por son fet. Et se cil qui est envoiez de par + le prevost n’est pas receuz, l’en doit de cele meismes aucion. {3} + Li prevoz enjoientenjoient] enjoiemt dans le + ms. ; TL enjoindre « imposer », cf. + lat. Duas ergo res magistratibus municipalibus praetor vel + praeses iniunxit deus choses as metres des + garnisons, ce sont aucions et possessions, et retient les autres + choses à sa juiridiction. ¶ {5} Li prevoz dit : je commanderoi avant + que il soient nonciez à l’ostel à celui qui ne sera pas presenz. ¶ + Il apert que cil n’est pas presenz qui n’est pas en la cort, si + comme Ponponius prove. Ce que li prevoz doit commander, que cil qui + doit doner la caucion ne soit pas trez hors de so ostel mes il i + soit denonciez en sa meson, doit issi estre entendu : que se + aucuns habite en autrui meson, il soit illoc denoncié ; et s’il + n’a point d’abitacion, li denoncemenz devra estre fez à la + possession don l’en dote que li domages vienge ou à celui qui en est + procureres ou à cotiveors. {6} L’en doit entendre que li prevoz doit + denoncier la chose quant il i a à qui ele puet estre + denonciee ; mes s’il n’i a à qui ele puisse estre denonciee, si + comme se c’est une meson don heritage qui n’est pas encore receuz ou + s’il n’i a nul heir ne nus n’abite dedanz, ceste partie de + banissement cesse. Et li plus seurs est que l’en mete un libelle en + la meson, quar il porra avenir que par ce vendra avant qui la + deffendra. ¶ {7} Se aucuns ne s’entremet de fere les choses qui ont + esté dites devant, juigement est donez contre lui de tant comme la + chose vaut de coi caucion n’est pas donee que domages ne vandra pas + de cele part ; et ce n’est pas reporté à la quantité de la + chose mes à deparz ; et ce apartient à profit et non mie à + poine. ¶ {8} Cis juigemanz a certaine condicion, c’est à savoir se + la caucion est demandee ; car cil qui ne la demandera pas n’en porra + pas pledier. Nos [119rA] entendons que ele doit estre demandee en + cort et ne mie aillors. ¶ {9} Se la garnison est si pres de la cité + que, se li metres ne s’en puet entremetre, cil qui doit estre mis en + possession puet legerement aler au prevost, l’en puet dire que cete + aucion cesse contre le mestre, por ce que il n’i a nul domage ; car + il puet legierement requerre le prevost que il le mete en + possession ; {10} por ce que cete aucion contient chalongement + à l’oier et contre l’oier.

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+
+
+ § {39.2.5} +
+

Paulus dit : li offices de prevost est que cil qui est mis en + possesion de la cho‹se› en puisse gaagner la seignorie par longue + teneure. ¶ {1} Se plusors sont qui doivent doner caucion et li uns + ne la veust doner, sera mis en possession de sa partie. Et se aucuns + sont qui volent que caucion soit doné, et li uns est plus riches de + mesons et li autres plus povres, ou il ont mesons senblanbles + plusors parties qui ne sont pas oeles, il seront mis en possession + non pas selonc lor parties mes yveement. {2} Et se li uns de + proprieté, et cil qui a l’userel’usere ] le vere + dans le ms., cf. lat. Si et dominus proprietatis et + fructuarius desideret sibi caveri damni + infecti, il volent que caucion lor soit donee que + domages ne sera pas fez à lor choses, li uns et li autres doit estre + oïz ; ne cil qui la doit doner n’en sera pas grevuez, car il ne + donra pas à chescun caucion fors de tant comme il en apartient à + lui. ¶

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+
+
+ § {39.2.6} +
+

Gaius dit : il avient aucunne foiz quant domages a esté fez que + nule aucion n’en apartient por ce que caucion ne fust pas donee + avant ; si comme se les mesons mon voisin chient sor les + moies ; ne il ne puet pas estre contrainz de fere nueves ne + d’oster ce qui est cheeté sus les moies s’il le me veus lessier.

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+
+ § {39.2.7} +
+

Ulpianus dit : li prevoz dit : je commanderai que aucuns + promeste en son non que domages ne vindra pas par desus lui, et + doint caucion en autrui non à celui qui jurra que il ne le demande + pas par malice, ou que cil en qui non il demande la demandast, au + terme que je establirai que i avroi coneu la cause. Et se plez est, + savoir mon se cil qui done caucion est sires de la chose ou non, je + commaderai que caucion soit donee jusque .x. anz de l’uevre qui est + fete en commun flueve ou en rive ; et que cil à qui caucion ne + sera eissi donee soit mis en possession de la chose por quoi la + caucion sera donee, et que cil la porsee que il me senblera qui avra + droiturel cau[119rB]se. ¶ Je donroi jugement contre celi qui ne + donra pas caucion, ne ne soffrera pas que sis aversoires soit en + possession de la chose por quoi il demandoit la caucion ; si + que il poist autremant comme il convenist poier se caucion fust + donee en non de la chose de quoi ele deust estre donee par mon + juigement ou par celui à celi de qui juiridicion ele est. ¶ Cil qui + est mis en possession d’une chose que domages ne li viegne de cele + partie ne done caucion à un’autre s’il la demande en non de cele + chose, je commaderoi que il soit en possession o lui. ¶ {1} Le + prevoz : est par ce bannissement en domage qui n’est pas encor + fez, car les autres aucions apartienent à restoré les domages qui + sont ja avenuz, si comme la loi que Aquilius fit et les autres. Ne + ce bannissement ne parle point de domage qui a ja esté fez ; + car autresi comme les bestes qui ont mesfet, ne nos solent pas plus + chergier fors que nos les abandonons à cez à qui eles ont mesfet, + par moult plus fort reson les choses qui sont sanz esme ne nos + doivent pas plus chergier ; moismement, quant les choses qui + ont esme qui ont fet le domage durent encores ; et les mesons + qui ont fet le domage, par ce que eles sont cheestes, sont faillies + et ne durent. {2} Mes por ce demade l’en, se mesons cheent ainz que + caucion soit donee, que domages ne vendra pas par devers els et li + sires ne les veust pas refere, ainz lesse ce que en est cheet, + savoir mon se aucunne aucion puet estre meüe contre lui par ce + domage. Et Juliens, à qui l’en demanda consoil de tel chose, + respondi que se li sires des mesons qui sont cheetes vest oster le + marrien et les autres choses, l’en ne li doit pas ostroier s’il + n’oste totes les choses – ce sont cex qui valent et celes qui ne + valent rien – et s’il ne done caucion, non pas tant solement dou + domage do tens avenir mes de celui qui est ja avenuz ; et se li + sires de la meson qui est cheeste ne fet riens de celi, entrediz + doit estre renduz à celi sor qui ele est choeste, por quoi sis + vessins sera contrainz ou d’oster tot ou de lessier tot.

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+
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+ § {39.2.8} +
+

Gaius dit : ce sera lors dit par droit, quant il ne lessa pas + par negligence mes par aucun ampeechement à porvoir soz quel caucion + li fut donnee. ¶

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+ § {39.2.9} +
+

{5} Il moismes dit que cil qui a l’userel’usere] le + fuere dans le ms., cf. lat. + fructuarius de la meson ne la refet, cil qui + est [119vA] sires de la proprieté li puet deffendre que il n’en use + pas s’il n’a doné caucion à son voisin que domages ne li vendra pas + de cele part. Et se li sires est contrainz de doner la, il li doit + deffendre que il n’en use.

+
+
+
+ § {39.2.10} +
+

Gaius dit : ja soit ce que li useresuseres] + usures dans le ms., cf. lat. Quamvis + alienus usus fructus sit soit à un et la + proprieté à un autre, nonporquant Celsus dit que il convient que li + sires de la proprieté promete à son voisins que il n’avra pas domage + par devers lui ; et s’il ne le promet, ou cil qui n’avra + l’useire ne done caucion, il convient que li voisins en soit mis en + possession. Mes se cil qui en a la proprieté li promet, et se cil + qui en a l’usure ne done pas caucion, Juliens escrit que l’en li + doit veer l’usaire. Et se cil qui a l’userie done caucion tot por + ‹…›, il convient que la proprieté li soit baillie.

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+ § {39.2.11} +
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Ulpianus dit : or diron nos de creancier qui a pris gage, doit + il promestre tant solement por ce que il deffent sa droiture ? + Ou il doit doner caucion por ce que il n’est pas sires de la + chose ? Et encontre ce est fete question es livres Marcellus, + savoir mon se caucion doit estre donee au creancier qui tient une + chose en gages. Autresi puet l’en dire de celi qui n’en est pas + sires, car convenance n’est pas fete en sa persone ; + neporquant, je croi que il est droiz que l’en porvoie au creancier + par convenance.

+
+
+
+ § {39.2.12} +
+

Paulus dit : cil à qui caucion n’est pas donee que il n’avra + point de domage par devers une chose est plus pres d’avoir la que + cil à qui ele est engagie, car il la puet porsoier et gaagner par + longue tenue.

+
+
+
+ § {39.2.13} +
+

{10} Marcians dit : se aucuns denonce novele uevre, Julianus + demande s’il doit demander caucion que domages ne li sera pas fez de + cele part ; et il dit que il convient que ele soit donnee à + celui, car caucion doit estre donnee à celi qui dit qui ses + averseres n’a pas poer de fere son edefiemant plus haut. ¶ {11} Se + aucuns est mis en possession de mesons por ce que caucion ne li fu + pas donee, et cil qui les mesons furent a autres mesons par delez + por quoi il veust que caucion li soit donee que domages ne li sera + pas fez par devers les mesons don cil est mis en possession, veons + s’il doit estre oïz. Et Juliens escrit que, dusque il lessa les + mauvés mesons et reçut les bones, il ne doit pas demander caucion ou + non des mesons de quoi il ne la vost doner ; et ceste sentence + est veroie. [119vB] ¶ {12} Se cil qui voloit demander caucion jura + que il ne le fesoit pas por malice et il ne la demanda pas lors, mes + il la veust demander aprés ce, veon s’il doit jurer de + rechief ; et je croi que il doit jurer, car il puet avenir que + il i ot malice ou à l’une foiz ou à l’autre. ¶ {15} En ceste + convenance doit termes estre mis. Et se aucuns domages avient dedanz + ce terme, la caucion a leu ; car cil qui la done ne doit pas estre + obligiez à toz jorz. Li prevoz aserra donc le terme quant il avra + regardé la cause et la qualité do domage dont l’en a poer.

+
+
+
+ § {39.2.16} +
+

Paulus dit : li fez à celui qui n’a pas doné caucion ne n’a pas + receu celui qui est mis en possession est sanz poine tant que + domaiges ait esté fez, que il doint la caucion ou que il reçoive + celui qui est mis en possession ainz que li domages soit avenuz.

+
+
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+ § {39.2.17} +
+

Ulpianus dit : sece] que ce dans le ms., la + phrase se comprend mieux sans que aucuns qui + soit en autrui poeté ne reçoit pas celui qui est en possession de sa + chose, plusors cuident que aucion apartiegne contre celui en qui + poeté il est por abandoner le à sofrir la poine de son mesfet. {1} + Et se li procurators ne le veust recevoir, contre qui la donron + nos ? Contre lui ou contre son seignor ? Il est meuz que + ele soit donee contre lui meismes. {2} Et ce moismes doit estre dit + es metres des garnisons, en ceux qui ont cure d’autres. ¶ {3} Ceste + aucion qui est por le fet sera donee pardurablement à l’oier et as + autres persones. ¶ {4} Li juiges qui conoist entre les persones le + domage qui n’a pas esté fez seust esmer tot le domage qui est + avenuz, ja soit ce que cil o qui l’en a pledié a estrangee la + cause.

+
+
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+ § {39.2.20} +
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Cil moismes ditdit] me dit dans le + ms. : caucion de domage qui puet avenir avra leu entre + celui qui a l’useire d’une chose et cil qui en a la proprieté, se + cil qui a l’usaire veust que caucion li soit donee do vice de la + terre et li sires de la proprieté veust que elle li soit donnee dou + vice de l’uevre : se cil qui en a l’usaire i fet aucunne chose que + li uns ne puet demander à l’autre caucion de domage qui avendroit se + la meson cheet – car cil qui a l’useire ne la puet demander por ce + que il est tenuz à referre la –, ne cil qui en a la proprieté por ce + que tel convence est usee.

+
+
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+ § {39.2.22} +
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Cil moismes dit : se cil qui avoit la proprieté d’une meson + promist que domages ne vendroit pas par chose qui apartenist celui + ou [120rA] il en dona caucion, ou cil qui en a l’usaire en dona + caucion por la soe partie, il ne seroit pas droiz que li uns eust + tote la meson sanz partir au domage. Et se cil qui en a la proprieté + i mest aucunne chose, l’en ne doit pas ostroier à celui qui en a + l’useire que il en use s’il i met autresi ; et por ce, doit + l’en otroier à celui qui est l’usaire que cil qui en a la proprieté + soit contrainz de mestre i son avenant. Se les mesons cheent, donc + cil qui enen] est dans le ms., cf. lat. + ergo et solum retinebit fructuarius, si aedes + ceciderint, donec praestetur ei damnum, ut, quod haberet + vicinus missus in possessionem, id fructuarius habeat, qui + damnum vicino sarciit a l’usaire ait autretant + comme ses voisins eust, qui fust mis en possession.

+
+
+
+ § {39.2.26} +
+

Ulpianus dit : Proculus dit que quant aucuns fet por droit + aucunne uevre en sa terre, ja soit ce que il ait doné caucion à son + vosin que domages n’en vendra pas par devers lui, nonporquant il + n’est pas tenuz à cele convenance ; si comme se tu as meson lez la + moie et tu la veuz aucier par ta droiture, ou tu amoines l’eve dou + champ ton voisin ou tien. Car ja soit ce que tu amoines en ta terre + l’eve qui venoit en la moie ou que tu nuisses à ma lumere, + neporquant aucion ne m’apartient pas por cele convenance ; car + il n’apartient pas que cil face domage qui use de son droit ; + et il me senble que la sentence que Proculus dit soit veroie.

+
+
+
+ § {39.2.27} +
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Paulus dit : quant plusors sont seignors d’une moisme meson + chascun doit demander caucion que domages ne vendra pas de cele part + sanz fere mencion de sa partie ; car chescun ne demande caucion + fors que de son domage. Et encontre ce, se pluisors sont seignor de + mauveses mesons, chescuns doit doner caucion par sa partie ; ne + il ne sont pas obligié chescun por tot.

+
+
+
+ § {39.2.35} +
+

Paulus dit : quant murs chiet qui estoit communs à .ii., il + convient enquerre s’il estoit asez convenables à porter les fuisiaus + ou non.

+
+
+
+ § {39.2.36} +
+

Cil moismes dit : plusors dient que li murs communs est + convenables s’il puet porter les fuisiaus de l’une et de l’autre + meson.

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+
+
+ § {39.2.37} +
+

Cil moismes dit : car s’il n’estoit convenables, il deust avoir + esté abatuz. Et se aucuns domages en avient, cil qui l’a depecié n’i + doit pas estre tenuz se li murs que il a refet n’est mauvés. Et se + li murs qui est depeciez est convenables, cil qui depeça est tenuz à + restorer le domage qui en est avenuz ; car s’il n’avoit mester + d’estre depeciez, il le doit refere à son propre despens. Et se + aucunne rente est perdue por ce que il est depeciez, Sabins veust + que cil qui le depeça le rende ; si comme [120rB] se li oste + s’en partirent por ce que il n’i poent habiter.

+
+
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+ § {39.2.42} +
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Julianus dit : se li sers qui est communs à .ii. seignors a pris + caucion que domages ne sera fez à ses seignors, autretant vaut comme + s’il moismes l’ussent prise.

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+ § {39.3.1} +
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Julianus dit : s’eve de pluie a fet domage à aucun, il en puet + pledier por aucion de retenir l’eve de pluie. Nos apelon « eve + de pluie » cele qui chiet do ciel et qui croit par cretine ; + comment que il soit, ou se cele eve qui chiet do ciel nuist par lui, + si comme Labeo dit, ou s’elle est meslee à autre. {1} Ceste aucion a + leu ou domage qui n’est pas encor fez, mes l’uevre est fete, de coi + li domages puet venir. Cele a leu totes les foiz que cele eve puet + nuire par uevre qui est fete à la main ; c’est quant aucuns a fet + que l’eve core autrement que ele ne set pas sa nature, si comme s’i + l’a atrené ou il l’a fete plus inele, ou s’il l’a retenue por fere + la soronder. Mes se l’eve nuist par sa nature, ele n’est pas + contenue en cele aucion. ¶ {2} Neraces escrit que, se aucunsse + aucuns] se aucunne dans le ms. torne de son + cors l’eve qui s’eust core par son champ, et fere palu, se cele palu + est creue par eve de pluie et ele torne de son champ et nuist à son + vosin, il sera contrainz d’oster la par aucion d’eve de pluie. ¶ {3} + Quintus Mutius dit que ceste aucion n’apartient pas à l’uevre qui + est fete à la charrue por coitiver les chans ; et Trebacius + n’en acete pas ce qui est fet por coitiver les chans, mes por + aquerre froment. ¶ {4} Se une fosse est fete por sechier les chans, + Noncius dit que c’est fet por coitiver le champ ; neporquant, + il ne le convient pas fere si que autres i ait domage, car chescuns + doit si amender son champ que il n’enpire celi à son voisin. {5} Et + se aucuns puet arer et semer sanz fere roies por quoi l’eve s’en + core et il les i fet, il est tenuz par ceste aucion, ja set ce que + il ait fet por coitiver les chans ; et s’il n’i puet autrement + semer que il ne le feist, il n’est pas tenuz. ¶ Offilius dit que + chescuns a poer por coitiver ses chans de fere rois por quoi l’eve + s’en core por tant que ele core tot à une part. ¶ {6} Servius dit + que se aucuns plante et il fet que l’eve lest sa terre et s’en cort + autre part, l’en puet pledier à lui par ceste aucion [120vA] se cele + eve nuist à son voisin. {7} Et issi escrit Labeo, que totes les + choses qui sont fetes por avoir blez et fruiz sont dehors ceste + cause ; ne il ne puet cheloir por quex blez ne por quex fruiz + cele uvre est fete. ¶ {8} Sabinus et Cassius dient que l’uevre qui + est fete à la main vient en ceste aucion, fors ce qui est fet por + cause de coitiver les chans. {9} Neporquant, se aucuns fet en son + champ roies por quoi l’eve s’en core, il est tenuz par l’aucion de + retenir l’eve de pluie. ¶ {10} Il moismes dit que, se l’eve cort + naturemant, ceste aucion cesse ; mes se uevre est fete por quoi + l’eve soit botee ou plus haut ou plus bas, ceste aucion i a leu. ¶ + {11} Il moismes dit que chascuns a poeté de retenir en sa terre + l’eve de pluie et deffendre soi de cele qui vient d’autrui chier au + sien, por quoi il ne face en autrui terre uvre ; car il n’est + desvee à nului que il ne face son preu si que il ne face à autrui + domage ; ne nus n’est por ce tenuz à nule aucion. {12} M. + Marcex dit que l’en ne puet pas pledier contre celi qui fuet en sa + terre et retorne la fontoine son voisin fors par aucion de + tricherie ; et sanz dote, il n’i est pas tenuz dusque il ne le + fist por corage de nuirede nuire] dimure dans le + ms., cf. lat. si non animo vicino nocendi à + son voisin mes d’amender son champ. {13} L’en doit savoir que ceste + aucion apartient à celui qui est plus hauzhauz] + bauz dans le ms., cf. lat. Item sciendum + est hanc actionem vel superiori adversus inferiorem + competere contre celui qui est plus bas quant + ovre por quoi il contrete à l’eve que ele ne core si comme ele seust + parmi son champ ; et celui qui est plus bas contre celui qui + est plus haut, que il ne li envoit l’eve autrement que ele seust + core. ¶ {14} À ce doit l’en ajoindre que ceste aucion n’apartient + nule foiz quant la nature dou leu nuistleu nuist] leue + quist dans le ms., cf. lat. cum ipsius loci + natura nocet, car – qui vodroit voir dire – + sovant avient que l’eve ne nuist pas mes la nature. ¶ {15} Je croi + tot à une some que aucion de retenir eve de pluie a lieu quant eve + de pluie, ou cele qui croit par pluie, ne nuist pas de sa nature, + mes por ovre qui est en fete por autre chose que por coitiver chans. + ¶ {16} Nos dison que eve croit por pluie qui mue sa color et + soronde. ¶ {17} L’en doit savoir que ceste aucion n’a pas leu se + l’eve de pluie ne nuist à aucun champ ; car s’ele nuist à + edefiement ou à chestel, ceste aucion cesse. Mes l’en poet bien + pledier que aucuns n’a pas droiture de mestre ses gotieres la où + eles sont ; et issi le dient Labeo et Cassius. ¶ Aucion de + retenir pluie est especiau [120vB] ; et cele de flueves et des + gotieres est generau et il en loit à pledier par tot. L’eve qui + nuist es chans sera refrenee por l’aucion de retenir l’eve de pluie. + {18} Ne nos n’enquerron pas dont ele nest. ¶ {19} Cassius escrit que + se eve nuit à edifiement de cité ou de ville, l’en en doit pledier + par aucion de flueves et de gotieres. ¶ {20} Je trovois escrit es + livres Labeo que, se l’eve qui cort de mon champ nuist à leu qui est + dedanz aucuns edefiemanz, je n’en puis pas estre enplediez par + aucion de retenir eve de pluie. Et s’ele decort des mesons en mon + champ et ele i nuist, aucion de retenir eve de pluie i a leu. ¶ {21} + Autresi comme l’euevre qui est fete que l’eve de pluie me nuisse + vient en ceste aucion, demande l’en se l’en puet pledier por aucion + de retenir eve de pluie se mis voisins fet une ovre que l’eve qui + puet valoir en mon champ ne li vaille. Offilius et Labeo + cuident que je ne puisse pas pledier por ceste aucion, ja soit ce + que ce fust mes preuz que ele ne revenist jusqu’à mon champ ; + car ceste aucion a leu quant l’eve de la pluie nuist et ne mie quant + ele ne profite pas. ¶ {22} Se mis voisins oste l’ovre que il avoit + fete et l’eve vient par sa nature en mon champ, qui est plus bas, et + ele li nuist, Labeo dit que je n’en puis pas pledier par aucion de + retenir eve de pluie ; car c’est toz jorz le servise as chans + qui sont bas que il reçoivent l’eve qui acort de cez qui sont plus + haut. Neporquant, se l’eve vient plus forment et ele se derive por + cele ovre qui est ostee, Labeo dit que l’en en puet pledier par + aucion de retenir eve de pluie. {23} Il dit aprés que unes loies ont + esté dites de la condicion des chans ; si comme s’il i vient + trop eve en mon champ, il me loise à fere fosses o tien par retenir + la. ¶ Et se certoine loi n’a esté donee à chans, il convient que la + nature en soit donee, que li plus bas serve au plus haut et ait + naturement ce grief por ce que il en a autre preu ; quant + autresint comme tote la cresse acort dou plus haut champ ou plus + bas, convient il que l’eve i acore, qui i fet grant domage, se l’en + ne trove que il ait ou champ vielle costume qui vaille loi. ¶ Nos + dison autresi de servises que, la où l’en ne trove pas que certains + servises soit establiz, longue costume qui n’a pas estee amenee + avant por force, ne en repuet, ne par priest, soit en leu de + servise. ¶ Nos ne contraindron donques pas nostre voisin de fere + ruisel parmi sa terre, mes nos moismes le ferons ; et ce + [121rA] sera autresi comme servises, et nos avons sus cele chose + profitable aucion ou entredit.

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+ § {39.3.2} +
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Paulus dit : trois choses sontTrois choses] trins + chans (?) leçon douteuse dans le ms., cf. lat. + In summa tria sunt, per quae inferior locus superiori + servit par quoi li plus bas leu sert au plus + haut ; ce sont loi et la nature dou leu et longue costume qui est + tenue par loi. ¶ {1} L’en trove es livres Labeo que une fosse estoit + en un champ por sechier les chans qui estoient environ, et nus + n’estoit à qui il sovenist quant ele fut fete ; cil en qui champ ele + estoit ne la cura pas, et de ce avint que l’eve soronda et fist mal + en mon champ, Labeo dit donc que je puis pledier o lui par aucion de + retenir eve de pluie, ou que il cure la fosse, ou que il soffre que + je moinge en l’ancien estat. {2} Et se la fosse est en la devise de + .ii. chans et tes voisins ne s’offre pas que tu en cures la partie + qui est par devers toi, Lobeo dit que tu en puez pledier o lui par + aucion de retenir eve de pluie. ¶ {3} Celsus dit que se aucunes + ovres sont fetes par commune autorité por fere corre aval l’eve de + la pluie, eles ne vienent pas en ceste aucion. En cele moisme cause + sont les choses qui sont si vielles que il n’en sovient à nului. ¶ + {4} Alphenus dit que, s’il a en un champ une fosse qui est si plaine + que l’eve encort as chans qui sont plus bas, cil en qui champ ele + est doit estre contrainz de curer la, de quel tens que ele + soit ; et je croi que c’est voirs. {5} Varus dit : la + force de l’eve abati un travail qui estoit ou champ mon voisin, por + ce avint il que l’eve de la pluie me nuist. Il dit donc que, se li + travau estoit naturex, je ne puis pas por ce pledier à mon voisin + por aucion de retenir eve de pluie que il le meste arrieres ou + soffre que il i soit mis. Et ce moismes dit il se li travauz fut fez + à la main, ne nus n’est qui en soviegne ; mes s’il en sovient à + aucun, li sires do champ est tenuz par ceste aucion à mestre la + arrieres. Et Labeo dit que, se il fut fez à la moin, ja sé ce que + nus n’est à qui il en soviegne, nonporquant l’en en puet pledier par + ceste aucion. ¶ Por ceste aucion ne puet nus estre contrainz de fere + le preu à son voisin, mes que il ne li nuise pas, ne ne le destorbe + de fere ce que il puet fere par droit. Et ja soit ce que aucion de + retenir eve de pluie faille, neporquant je croi que preferable + aucion au antredit m’apartiegne contre mon voisin, se voil restablir + le travail en son champ ; car loiauté ostroie que je i face ce + que me puet valoir et qui ne li puet riens nuire, ja [121rB] soit ce + que il ne soit pas ostroié par estroit droit. {6} Namusa dit : + se eve corant estope son conduit d’ordure et ele regorge arriés, si + que ele fet mal au champ qui est desus, l’en puet pledier o celui + qui est sires do champ de soz que il lest curer le conduit. Et Labeo + prove contre lui que ceste aucion est bone non pas tant solement des + ovres qui sont fetes contre volenté. ¶ La nature do champ puet estre + muee par lui moismes ; et por ce, quant ele se mue par lui, + chascuns le doit soffrir en pez, comment que il soit, ou se la + condicion do champ amende, ou s’ele enpire. Et por ce, se la cause + de la terre est muee por terremote ou par force de tempeste, nus ne + puet estre contrains de soffrir que ele soit ramenee en sa premiere + condicion ; mes nos retenons loiauté en ce cas. ¶ {7} Labeo + dit : se granz cors d’eve est venuz en ton champ qui achieve le + leu, tu n’en puez pas pledier o tes voisins par aucion de retenir + eve de pluie. Mes s’il avoint ou champ ton voisin une fosse qui + soloit recevoir l’eve de quoi il ne sovint a nul quant ele fut fete, + et ele est estopee, tu puez pledier o lui que il te lest curer. ¶ + {8} Labeo dit que quant il est requiert se il sovient à aucun de + l’ovre qui fut fete, l’en n’en puet pas demander ostroiment le jor + et le tens, ainz doit sofire se aucuns set que ele fut fete ; ne il + ne convient pas que cil viventvivent] iurent dans + le ms., cf. lat. nec utique necesse esse superesse qui + meminerint, verum etiam si qui audierint eos, qui memoria + tenuerint – qui la virent fere – desque cil + vivent qui lor oirent dire, que il lor en sovenoit bien. ¶ {9} Labeo + dit que, se aucuns trestorne un flueve que l’eve ne viegne en son + champ, et il nuist par ce à son voisin, il n’en puet pas pledier o + lui por aucion de retenir eve de pluie. ¶ Retenir eve est garder que + ele no core ; et ceste sentence est veroie s’il ne le fist par + corage de nuire toi, mes por garder que ele ne li neust.¶ {10} Je + croi que c’est voirs que Offilus escrit, que se ton champ sert à ton + voisin et il reçoit l’eve que decort do sien champ, aucion de + retenir eve de pluie cesse se ele ne li nuist à desmesure. À ce + s’ensit ce que Labeo dit, que se aucuns ostroie à son voisin que il + puisse amener eve parmi son champ, il ne puet pas pledier o lui par + aucion de retenir eve de pluie.

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+ § {39.3.3} +
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Ulpianus dit : Trebaces reconte que cil en qui champ une + fontoine sordoit fist delez la fontoine fossé à folons de quoi il + envoiet evoec eve chaude [121vA] ou champ à son voisin. Il dist donc + que il n’est pas tenuz por aucion de retenir eve de plue ; et + s’il fet l’eve chaude corre par son ruissel ou il i met ordure, il + plet à plusors que il en soit enpechiez. {1} Cil moismes Trebaces + cuide que cil à quià qui] amai dans le ms. + les eves chaudes coranz nuisent puisse pledier à son voisin por + aucion de retenir eve de pluie ; mes ce n’est pas voirs que eve + chaude n’est pas eve de pluie. ¶ {2} Se aucuns qui soloit aroser son + cortil en un tens de l’an i a fet pre, ou l’eve vient toz jorz par + quoi il nuist à son voisin, Offilius dit que il n’en est pas tenuz + par aucion de domage ne de retenir eve de pluie s’il n’a fet chose + por quoi l’eve viengne plus roidement ou champ son voisin. ¶ {3} Il + a esté receuz que nus n’est tenuz por aucion de retenir eve de pluie + fors cil qui fet ovre ou suen ; et de ce droit uson nos. Et por + ce, se aucuns fet ovre en commun leu, ceste aucion cesse. Et cil qui + ne se porvist de demander caucion que domages ne li vendroit pas par + cele ovre n’en doit blasmer se lui non ; neporquant, s’il fet + ovre en son propre leu, et il i asenble dou commun, Labeo dit que + l’en puet pledier à lui por tote l’uevre por aucion de retenir eve + de pluie. ¶ {4} Cil qui a l’usaire dou champ ne puet pas pledier par + aucion de retenir eve de pluie, ne l’en ne puet pas pledier o lui. + ¶

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+ § {39.3.4} +
+

Il moismes dit : ja soit ce que aucion de retenir eve de pluie + est loie contre le seignor de l’ovre tant solement, neporquant Labeo + escrit que se aucuns edefice un sepucre de quoi l’eve nuise, ja sé + ce que il lesse à estre sires de l’ovre por ce que li leus est fez + religios, l’en puet dire que il est tenuz por ceste aucion, quar il + fu sires de l’uevre quant il la fist. Et s’il est contrainz por le + commandemant au juige de restablir l’ovre, aucion de sepulcre brisee + n’a pas leu contre lui. ¶ {1} Juliens escrit que se aucuns estrange + son champ aprés ce que il a receu le juigement de retenir eve de + pluie, li juiges doit juigier do domage qui a esté fez et de + restablir l’ovre, ce moismes que il enjujastenjujast] + enuiast dans le ms., cf. lat. de + praeterito damno et de opere restituendo id statuere iudicem + debere, quod iudicaret, si nulla alienatio facta + esset se nus estrangemanz n’en fust fez ; + car por ce, se li chanz est estrangiez, ne faut pas li juigemanz ; + et se doit l’en prendre garde au doma[121vB]ge qui est avenuz por + cel estrangement. ¶ {2} Cil moismes Julien dit que aucion de retenir + eve de pluie n’a leu fors contre le seignor de l’uevre. Et por ce, + se li coitiverres fet aucunne ovre sanz le seu au seignor do champ, + li sires n’en est à rien tenuz, fors que il soffre que ele soit + depecee ; et li coitiverres doit este por l’entredit de ce qui + est fez por force ou en repost de poier les despens que il convient + à fere por depecier l’ovre et le domage qui en est avenuz. ¶ Et se + li sires veust que cil à qui l’uevre nuit li doint caucion que il ne + fera chose don domages li aviegne, il est droiz que il li doint. ¶ + {3} Se mis procurators a fet sanz moi tel ovre por quoi l’eve de la + pluie nuise à mon voisin, l’aucion en sera contre moi, ausi comme + contre le coitiveor ; et li procurators en porra estre trez en + cause par l’entredit de ce qui est fet por force ou en repost, selon + la sentence Julien, neïs puis que la sentence sera depecie. ¶

+
+
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+ § {39.3.5} +
+

Paulus dit : se le coitiviers fet sanz le seu son seignor un + uevre por quoi eve nuise à son voisin, Labeo dit que li coitiverres + est tenuz par l’entredit de ce qui est fet por force ou en + repost ; et li sires est tenuz par l’aucion de retenir eve de + pluie, car il seus puet depecier l’ovre. Mes il doit soffrir tant + solement que ele soit depecie se l’en li done caucion que ele ne li + face pas domage ; et s’il fet aucuns despens por depecier la, + il le recovrera sus le coitiveor par aucion de loage, se l’en ne dit + le contre por ce que il n’estoit pas besoing au seignor de depecier + la. Mes se l’ovre fut fete por le commandemant au seignor, il est + tenuz par l’entredit.

+
+
+
+ § {39.3.6} +
+

Ulpianus dit : se mes tierz voisins a fete une ovre dont eve + core par le champ à mon prochein voisin jusqu’au mien, si que ele me + nuisse, Sabins dit que je puis pledier o le plus prochein voisin ou + lessier le en pez et pledier o l’autre qui a fet l’ovre ; et + ceste sentence est veroie. ¶ {1} Se l’eve qui decort dou champ à + plusors me nuist, ou s’eve nuist au champ qui est à plusors, il plet + as metres que nos uson de cest droit que, se li chans est à plusors, + chascuns en puisse pledier et li condempnemenz soit fez selon les + parties ; et se l’en en plede à plusors, chescuns en soit + enplediez por sa partie, et li condempnemenz soit fez par parties. ¶ + {2} L’en demande, se l’eve qui vient de ton propre champ nuist au + champ qui est communs à moi et as autres, savoir mon se l’en en puet + pledier por aucion de retenir eve de pluie. Et je croi [122rA] + que oïl, en tel maniere neporquant que la partie do domage soit + restoree. {3} Et encontre ce, se chans est communs, qui nuist au + mien propre, l’en puet pledier por aucion de retenir eve de pluie, + si que chescuns poit sa partie do domage. ¶ {4} Se aucuns mest hors + de sa main la seignorie de son champ ainz que il plede por aucion de + retenir eve de pluie, l’aucion lesse à apartenir lui et vient à + celui à qui li chans est ; car por ce que ele contient leu + domage qui est à venir, ele commoincera à apartenir à celui qui sera + sires dou champ, ja sé ce que uns autres en estoit sires quant li + voisins fist l’ovre. ¶ {5} L’en doit savoir que aucion de retenir + eve de pluie n’est pas sor la chose mes sor la persone. ¶ {6} Li + offices au juige est que se li voisins a fet tele ovre, il convient + que il la depiest, et restore le domage qui en est avenuz aprés ce + que li plez fut entamez. Mes se li domages avint ainz que li plez + fut entamez, il devra depecier l’ovre tant solement, et ne restorera + pas le domage. ¶ {7} Celsus dit que, se j’é fet aucunne chose por + quoi l’eve de la pluie te nuisse, je doi estre contrainz de depecier + la à mes despens ; et se aucuns autres la fist, qui n’apartient + de rien ou moi, c’est assez que je soffre que ele soit depecie. Mes + se mis sers la fist, ou cil qui je suis heirs, je doi abandoner le + serf à sofrir poine ; et ce que cil fist, à qui je sui heirs, + est autresi comme se je moismes le use fet. {8} Et li juiges doit + proisier veroiment le domage qui a esté fez.

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+
+
+ § {39.3.7} +
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Paulus dit : cil à qui l’en plede par aucion de retenir eve de + pluie por l’ovre que il a fete est contrainz de recevoir juigement, + ja sé ce que il est apareilliez de lessier le leu ; car il est + treztrez] creuz dans le ms. en cause + en son non por depecier l’ovre. {1} Mes il est autrement en celui + qui achate por bone foi, car il n’est tenuz fors à sofrir que l’ovre + soit depecie ; s’il veust donc quiter le champ, il doit estre + oïz, car il fet plus que il ne doit.

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+ § {39.3.9} +
+

Paulus dit : quant li chans où l’eve sort est venduz por + condicion, il convient enquerre la volenté au vendeor et cele à + l’acheteor, si que s’il remoint à l’acheteor ou s’il ne li remoint + pas, il soit certoine chose que la droiture de l’eve a esté ostroie + par la volenté au seignor. {1} Por ce, demande l’en la volenté au + seignor que torz ne li soit fez senz son sen ; et il n’apert + pas que torz li soit fez desque il le veust. {2} La volenté à celi à + qui la droiture de l’eve apartient n’est pas demandé tant solement, + mes cele au seignor dou leu ; que, ja soit ce [122rB] que il ne + puisse pas user de l’eve, neporquant ele ne se pert pas de sa + terre.

+
+
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+ § {39.3.10} +
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Ulpianus dit : se plusor sont segur dou leu don l’eve est menee, + l’en ne dote pas que il ne conviegne pas sivre la volunté à toz ; + car il ne sera pas droiz que la volenté à l’un, qui n’est sires que + d’une partie, fet tort à ses compoingnos. ¶ {1} Or veons se la + volenté i puet venir aprés ; et il nos plet que l’en ne face + pas force s’ele i vient avant ou aprés, car li prevoz doit garentir + la derreine volenté. ¶ {2} Se fluves est tex que il port navie, + Labeo dit que li prevoz ne doit pas ostroier que l’eve en soit menee + hors tant que il ne puisse porter navie ; et autresi est il se + uns autres fluves croit par ce tant que il porte navie.

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+ § {39.3.11} +
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Paulus dit : l’en ne fet pas por droit sus autrui voie arche por + mener eve, ne cil à qui voie et charriere est deue, mes il i fera + par droit un pont par quoi il porra aler et mener ce que il vodra. ¶ + {1} Cassius dit que se domages vient à plusors par l’eve ou par le + champ qui est à plusors seignors, li uns de celx qui ont eu le + domage puet pledier à un de celx par quoi li domages est venuz, ou + uns puet pledier à toz, ou tuit puent pledier à un, ou tuit puent + pledier à toz. ¶ Se li uns en plede et l’ovre est depecie et li + domages restorez, l’aucion as autres faut. ¶ Et se l’en plede à l’un + et il rent le domage, li autre sont delivré ; et il puet recovrer + sus ses compoignons par juigement de partir choses communes ce que + il avra mis por aux. Ne l’en ne doit pas pledier à celui qui fist + l’ovre que cil qui la fist fere doit restorer le domage. ¶ {2} + Proculus dit que se l’en plede à un des seignors, qui ne fit pas + l’ovre, il doit depecier l’ovre à son despens, car il a contre ses + compoignons aucion de partir choses communes. Mes il dit que il li + plet meuz que il ne face fors sofrir que l’ovre soit depecie ; + et cil en doit estre blasmz, qui ne plede pas à celui qui fist + l’ovre, car il seroit torz que l’en la feist depecier à celui qui ne + la fist pas por ce que il n’en puet pas pledier por aucion de partir + choses communes ; car il porroit avenir que ses compoingz n’avroit + de coi poier. ¶ {3} Juliens dit que il dote queli offices au juige + qui est receuz entre dos doit estre se li chans [122vA] à qui l’eve + nuit est à un ; et ‹se› cil en quoi l’ovre est fete est à plusors et + l’en en plede à l’un d’aus, savoir mon se li condempnemenz doit + estre fez dou domage qui est avenuz puis que li plez fu entammz et + de depecier l’ovre ; autresi comme quant l’en plede por + sepulcre, ou por serf commun por abandoner le à soffrir poine. Cil o + qui l’en plede por sepulcre ou por serf commun est condempnez por + tot, por ce que il puet recovrier sus ses compoignons ce que il i + met ; ou se cil o qui l’en plede doit estre condempnz à restorer sa + partie do domage que il i a esté fez et à depecier sa part de + l’ovre ; autresi comme l’en fet en aucion de demander caucion + do domage qui puet avenir quant plusors sont seignors dou champ don + l’en crient que li domages viegne et en plede à un d’aus, ja soit ce + que l’ovre de quoi li domages puet venir ne puet estre departie, et + les mesons et la terre où eles sont ne puent pas fere domage en + partie. Por ce ne remoint pas o qui l’en plede ne puisse estre + condempnz por sa partie ; doit l’en garder en aucion de retenir eve + de pluie, car ‹n’› est aucion de domage qui est avenuz mes de celui + qui est à venir. {4} Et se li chans à qui l’eve nuist est à plusors, + chascuns en peut, mes il n’avra fors sa part do domage qui avendra + puis que li plez sera entammz.¶ Et se l’ovre doit estre depecee, cil + qui la fist ne doit estre condempnz à chascun fors quan tant comme + il eust de preu se l’ovre fust depecie. {5} Se eve est envoie dou + champ qui est en propres à aucun en un champ commun, Offilius dit + que uns des compoingnons puet pledier à celui qui le champ est don + l’eve vient. {6} Et se ce vient par ovre qui ait esté fete à la + main, cil à qui l’en plede la doit depecier ; mes, se ce avient + por force d’eve ou por ce que la fosse où l’eve coroit est enplie de + limon, il doit estre quites por soffrir que l’ovreovre] + eue dans le ms. soit depecie. ¶

+
+
+
+ § {39.3.12} +
+

Cil moismes dit : cil qui achete une chose et cil qui en sont + heir doivent depecier l’ovre qui nuist à lor voisins ou soffrir que + il la depiecent ; car il est aperte chose que la demore nuit à celui + qui a le domage. En cele moisme cause est li compoignz à celui qui + fist l’ovre, s’il en la fist par lui ; autresi est il ou champ + qui est donz ou lessiez.

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+ § {39.3.13} +
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Maius dit : [122vB] mes li venderres ou li donierres sera tenuz + por l’entredit de ce qui est fet par force ou en repost à restorer + le domage et les despens qui ont esté fetes.

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+ § {39.3.14} +
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Paulus dit : Ateus dit que se cil qui a fete l’ovre a vendu le + champ à plus poissent de lui por lessier à estre en sires, l’en + pledera à lui por l’entredit de ce qui a esté fet par force ou en + repost ; et se li anz passé, juigemenz de tricherie doit estre + donz contre lui. ¶ {1} Quant l’en plede par aucion de retenir eve de + pluie l’en enquiert do fet qui nuist ; et se une partie de la + terre soit abessie por le vice dou leu, ja soit ce que par ce nuise + l’eve de pluie au champ qui est plus bas, neporquant nule aucion n’i + apartient ; ce moismes dit l’en se aucunne chose qui est fete à + la main s’abesse. ¶ {2} En cest juigement vient li domages dou tens + qui est à venir, - autresit comme en celui de demander caucion de + domage don l’en a peor - ja soit ce que prés que tuit li autre + juigement sont des domages qui sont avenuz. {3} Et do domage qui fu + avant fez puet l’en pledier par l’entredit de ce qui est fet à force + ou en repost. Et de qui puet aveniravenir] aucun + dans le ms. aprés la sentence au juige, doit l’en doner + caucion ; ou l’ovre doit estre issi depecie que nus domages n’en + puisse puis venir. {4} Et de l’ovre qui est fete aprés ce que li + plez est entammz doit l’en pledier de novel.

+
+
+
+ § {39.3.15} +
+

Cil moismes dit : aucunne foiz avindra que l’ovre qui sera fete + aprés l’entannement dou plet sera depecie, se cele qui fu avant fete + ne puet estre ostee sanz cele.

+
+
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+ § {39.3.16} +
+

Ponponius dit : se li chans de quoi l’en plede par aucion de + retenir eve de pluie a esté venduz, et l’en li a nié aprés la vente, + li venderres porra recovrer por cele moisme aucion le domage qui li + a esté fez, non pas por ce que il a esté fez au vendeor mes à la + chose, et que li venderres le doit restorer à l’acheteor. Mes se cil + à qui l’en a pledié le vent ainz que il li nuise, l’en devra pledier + à l’acheteor ou o le vendeor dedanz l’an s’il le vendi por eschever + le juigement.

+
+
+
+ § {39.3.17} +
+

Paulus dit : s’il me fu ostroié premerement que ge eusse servise + d’eve por nuit et il me fu puis ostroié que je l’eusse por jor, et + j’avais lonc tens usé dou servise de nuit tant solement, je pert le + servise dou jor ; car en ce quas sont ces divers servises qui me + sont donz por diverses causes. {1} Il plot à cex qui furent + ça arrieres que eve ne puisse pas estre menee [123rA] par conduit de + pierre, s’il ne fu issi devisié quant li servises fut + establiz ; car ce n’est pas costume que cil à qui servises + d’eve est deuz l’amoint par conduit de pierre. ¶ Les choses qui + solent estre à autre, si comme an costume que eve soit menee par + tuiaus, ja soit ce que il n’ait pas esté devisé à establir le + servise, puent estre fetes si que nus domages n’en soit fez au + seignor de la terre. ¶ {2} Nos plet que servises de puisier eve + puisse estre establiz par commune voie ; et c’est voirs. Ce + n’est pas tant solement por commune voie, mes par commun flueue. ¶ + Servises de voie ne de charriere ne puet pas estre establiz en + commun flueue. ¶

+
+
+
+ § {39.3.18} +
+

Jabolenus dit : se ovre est fete en leu commun que l’eve de la + pluie nuise à aucun, il n’en puet pas pledier ; et la reson de + ce est que nus n’est tenuz por ceste aucion fors cil en qui terre + l’ovre est fete. {1} Eve ne puet estre menee par commune voie sanz + l’otroi au prince.

+
+
+
+ § {39.3.19} +
+

Ponponius dit : Labeo dit que se ge faz por l’asentement mon + voisin ovre par quoi eve de pluie li nuise, je ne sui pas tenuz à + lui par aucion de retenir eve de pluie.

+
+
+
+ § {39.3.20} +
+

Il moismes dit : s’il n’est pas deceuz por error mes par faute + de sen, car en error ne puet avoir point de volenté.

+
+
+
+ § {39.3.21} +
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Cil moismes dit : se eve sort en mon champ et les voines en sont + ou tien, se tu copes les voines, et l’eve lesse por ce à venir à + moi, il n’apert pas que tu n’oies fet force se tu ne me donoies + aucun servise de ce ; ne tu n’i es pas tenuz à moi por + l’entredit qui est fez par force ou en repost.

+
+
+
+ § {39.3.22} +
+

Cil moismes dit : se li usaires do champ est lessiez à aucun, + l’aucion de tenir eve de pluie apartient à l’oier et contre l’oir + por ce que la proprieté dou champ est seue. Et se cil qui en a + l’usaire a aucun domage por ovre qui est fete, il porra pledier por + l’entredit de ce qui est fet por force ou en repost. Et se li + antredit ne li apartient, l’en puet demander se aucion de retenir + eve de pluie li doit estre donee comme au seignor, ou s’il doit + pledier por avoir la droiture d’user en ; mes il est mieuz que + aucion de retenir eve de pluie li soit donnee. ¶ {1} Il n’apert pas + que cil qui fist l’ovre l’aist depecie s’il n’areste l’eve. {2} Et + se cil qui a l’usaire do champ i fet ovre par quoi l’eve de la pluie + nuise à autrui, aucion en porra estre meüe contre le seignor de la + proprieté. L’en demande se cele aucion puet estre donee à celui qui + a l’usaire do champ. [123rB] Et il me senble que il est bien + que ele li soit donee.

+
+
+
+ § {39.3.23} +
+

Paulus dit : l’uevre qui fut fete par le commandemant au prince + ou au senat ou par cex que premerement establirent les chans, ne + vient pas en ce juigement. ¶ {1} Ceste aucion a leu à chans qui sont + tenu à ferme. ¶ {2} Le monciau de terre que aucun fet an son propre + leu lez .i. flueve viennent en juigement de retenir eve de pluie + s’il sovient à aucun que il i furent fet.

+
+
+
+ § {39.3.24} +
+

Alphenus dit : uns hons aroit son champ, qui estoit plus hauz + que le son voisin, que l’eve ne venoit par les roies et par les + orneres ou champ de soz ; l’en demade s’il puet estre contrainz + par le juigement de retenir eve de pluie d’arer son champ en tel + maniere que les roes ne s’esgotent pas à cex de soz. Et la + response est que l’en ne li puet pas veer que il n’are son champ si + comme il vodra. {1} Mes s’il fesoit de travers aucunnes roies par + quoi l’eve corrust au champ de soz, ce li porroit l’en bien + deffendre par le juigement de retenir eve de pluie. {2} Et s’il + fesoit fosse par quoi l’eve de pluie poist nuire, il porroit estre + contrainz d’enplir les fosses. Et s’il ne les enploit, il devroit + estre condemnz de tant comme ses averseres eust de preu se l’eve ne + fust onques alee por les fosses. ¶ {3} Eve de lac ne croit nule foiz + ne ne descroit, ne il ne loist pas à voisins à mestre .i. n’a oster + an.¶

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+ § {39.3.25} +
+

Cil, qui a un champ à qui voie est deue, puet pledier ou non de ce + champ por aucion de retenir eve de pluie si la voie est enpiree et + l’en nuist à son champ.

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+ § {39.3.26} +
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Scevola dit : cil qui ont juridicion solement doivent garentir + les voiesvoies] doiz dans le ms., cf. lat. + tueri ductus aquae d’eve, à qui + l’ancieneté done autorité, ja soit ce que la droiture ne soit pas + provee.

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+
+ +
+ + + II. De dons D'après le numéro placé au haut de la page, + dans le corps du manuscrit, le 14e livre devrait + commencer ici. Nous l'avons réuni, ainsi que le suivant, au 13e livre, qui n'aurait sans cela qu'un seul titre, + parce que ces deux titres font aussi partie du 39e + livre du Digeste. Dans la table des rubriques, ce titre manque, et le + suivant se trouve confondu avec le 1er du livre + 14e. + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 39, tit. 5 : de + Donationibus. + +
+
+ +
+ § {39.5.1} +
+

Ulpianus dit : plusors manieres de dons sont. Aucuns done par + tel corage que il veustveust] neust dans le ms., + cf. lat. ut statim velit accipientis fieri + que ce que il done soit maintenant à celui qui le reçoit, ne il ne + le fet por nule cause fors por sa largece ; ce apele l’en + propremant don. ¶ Aucuns done en tel maniere que ce que il done soit + à celui qui le reçoit quant aucunne chose sera avenue ; et ce + n’est pas apelé proprement dons, ainz dons soz condicion. ¶ Et se + aucuns done par tel corage que ce que il done soit maintenant à celi + qui le reçoit, neporquant il vieust que il retort à lui se aucunne + chose avient ou s’ele n’avient pas, ce [123vA] n’est pas proprement + dons, mes dons qui puet estre depeciez par condicion ; et tex + est dons qui est fez par cause de mort. ¶ {1} Quant nos dison donc + que don vaut entre esposé et esposee, nos uson de propre non de don + et mostrons la volenté et le fet qui de celui vient, qui done + aucunne chose par sa largecie et si que ele soit maintenant à celui + qui la reçoit et ne reviegne à lui en nul cas. Et quant li espossez + done à l’esposee par tel corage que il ait arrieres ce que il li + done se lor mariages n’est assenblez, nos dison que c’est dons qui + puet estre depeciez soz condicion.

+
+
+
+ § {39.5.3} +
+

Ulpianus dit : l’en doit generaument distinter en cex dons, que + il a moult grant difference s’il i ot cause de doner ou + condicion ; car s’il ot cause de doner, ce qui fu doné ne puet + estre demandé arrieres ; et s’il i ot condicion, il puet estre + demandé.

+
+
+
+ § {39.5.4} +
+

Ponponius dit : dons puet estre perfez par moine persone.

+
+
+
+ § {39.5.5} +
+

Ulpianus : dons qui sont fez por amor ne sont pas deffenduz, + quex que il soient ou honeste si comme cil qui sont fez à foles + femes.

+
+
+
+ § {39.5.9} +
+

Ponponius dit : quant l’en otroie à aucun que il abit por noiant + en autrui mesons, ce senble dons qui est fez à celui qui abite sanz + doner en loier. Et dons qui est fez de tens puet valoir, si comme se + i ostroie à mon detor que je ne li demanderoi rien devant un certein + terme. ¶ {1} Li fruit qui sont receu des choses donnees ne sont pas + contees ou don. Mes se ge ne te donoie pas mon champ, mes poer de + coillir en les fruiz, li fruit seroent conté ou don. {2} Ce qui li + fiz qui est en bail a doné por le commandemant son pere ou por sa + volonté vaut autretant comme se li peres moismes l’eust doné. Et se + tu dones en ton non ma chose par ma volenté, li dons ne vaut rien ; + car la chose ne puet estre donee s’ele n’est à celui qui la + done.

+
+
+
+ § {39.5.10} +
+

Paulus : l’en puet bien doner à celui qui n’est pas presanz, ou + par envoier li, ou par ostroier li que ce que il a ja soit sien. Mes + s’il ne siet pas que la chose que il i a li soit donnee, ou il ne + reçoit pas cele qui li est envoie, il n’en est pas sires, ja soit ce + que ele li est esté envoié por son serf moismes s’ele fust tote + soe.

+
+
+
+ § {39.5.11} +
+

Gaius dit : quant l’en enquiert de don il n’apert pas que li + fruiz ne les pen[123vB]sions ne li loage soient doné. ¶

+
+
+
+ § {39.5.12} +
+

Ulpianus dit : cil qui est obligiez à doner aucune chose est + trez en cause, si comme li enpereres Pius dit, por tant comme il + puet fere.

+
+
+
+ § {39.5.13} +
+

Cil moimes dit : cil qui me voloit doner une chose la bailla au + serf qui estoit communs à moi et à Tice. Et li sers le reçust por + aquerre la ‹à› Tice et à moi ensenble. L’en demande que l’en en doit + fere. Et il nos plest que, ja soit ce que li sers la reçut por + carage d’aquerre la à moi compoignon sol, ou à moi et à lui + ensenble, neporquant ele est aquise à moi sol ; car, se tu + bailles à mon procurator une chose por corage d’aquerre la à moi, et + il la reçoit por corage d’aquerre la à lui, il ne fet rien à lui + ainz l’aquiert à moi.

+
+
+
+ § {39.5.14} +
+

Julianus dit : qui coitive autrui champ par cause de don n’en + peut riens retenir por les despens ; car la chose que il i met est + maintenant au seignor.

+
+
+
+ § {39.5.15} +
+

Marcianus dit : dons que aucuns fet puis que il a fet capital + crime vaut selonc l’establissement as enpereors Sevoir et Antonius + s’il n’a esté condempnez.

+
+
+
+ § {39.5.16} +
+

Ulpianus dit : se li peres fet cele escriture : « je donne + à celui et à cel autre qui je franchi totes les robes et tot le vin + que je avroi à moi quant je morroi », li heir sachent que totes les + devant dites choses apartienent par beragne exposicion à cex qui + furent franchiz.

+
+
+
+ § {39.5.17} +
+

Cil moismes dit : se chose juigee est amenee an convenance por + cause de renovelement, et la convenance est aprés quitee por cause + de don, l’en dit que de ce vient delivrance.

+
+
+
+ § {39.5.22} +
+

Modestinus dit : il est droiz que cil qui a promis por cause de + don deniers ou aucunne autre chose ne poit pas avoir usures por la + demore de la poie ; por ce moismement que dons n’est pas contenz es + marchiez de bone foi.

+
+
+
+ § {39.5.23} +
+

Cil moismes dit : li creanciers puet quiter et amenuiser por + convenant les usures dou tens qui est à venir ; ne nus vices ne + vient en ce don por la some de la quantité. {1} Cil moismes dit que + cil qui est forsenez ne puet rien doner.

+
+
+ +
+ + + III. Dons qui sunt fez par cause de mort [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 39, tit. 6 : de Damno + infecto et de suggrundiis et protectionibus ; et du + titre 3 : de mortis causa Donationibus et + capionibus. + +
+
+ +
+ § {39.6.1} +
+

Ulpianus dit : dons por cause de mort est quant cil qui dona la + chose l’eime mieuz à lui tant comme il vivra que à celi à qui il la + dona. ¶ Et veust meuz que cil à qui il la done l’ait, aprés s’il + mort, que ses heirs.

+
+
+
+ § {39.6.2} +
+

Cil moismes dit : Juliens dit que il est .iii. manieres de dons + por cause de mort. L’une est quant aucun done sanz peor de peril qui + soit presenz, [124rA] mes por ce sanz plus que il pense à la mort. ¶ + L’autre est quant aucuns est apontez par present peril et il donne + si que il veust que la chose que il done soit maintenant à celui qui + la reçoit. ¶ La tierce est quant il a peor de mort et il done si que + la chose ne soit pas maintenant à celui qui la reçoit mes quant sera + morz.

+
+
+
+ § {39.6.3} +
+

Paulus dit : il loit à doner par cause de mort non pas tant + solement por la maladie, mes por peor de mort prochene, ou par peor + d’anemis, ou de larrons, ou de poissanz homes, ou par haine, ou + quant l’en doit aler par mer.

+
+
+
+ § {39.6.4} +
+

Gaius dit : quant l’en doit aler par leus perillos.

+
+
+
+ § {39.6.5} +
+

Ulpianus dit : ou par vuillece.

+
+
+
+ § {39.6.6} +
+

Paulus dit : car totes ces choses demostrent apert peril.

+
+
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+ § {39.6.7} +
+

Ulpianus dit que se aucuns done aucunne chose par cause de mort et il + soffre aprés poine capital, li dons faut comme cil qui n’est pas + perfez ; ja soit ce que li autre don, qui sont fet sanz sopeçon de + poine, vaillent.

+
+
+
+ § {39.6.9} +
+

Paulus dit : il est ostroié à cex qui puent recevoir lés que il + recevent don par cause de mort.

+
+
+
+ § {39.6.10} +
+

Ulpianus : il est certaine chose que l’en puet establir que + aucuns ait la chose aprés celi à qui ele fu donnee por cause de + mort ; si que cil qui la done ostroit que uns autres l’oit, se cil à + qui i l’a doné ne la puet avoir, ou soz autre condicion.

+
+
+
+ § {39.6.11} +
+

Cil moismes dit : li peres puet par droit doner por la cause de + la mort son fiz, ja soit ce que li fiz ait feme.

+
+
+
+ § {39.6.15} +
+

Paulus dit : il est establi que li don qui sont donné por cause + de mort puent estre rapelé à la maniere de lés. ¶

+
+
+
+ § {39.6.16} +
+

Don qui est fez por cause de mort puet estre rapelez, tant comme il + est en dote, se li donnerres guerra ou non.

+
+
+
+ § {39.6.17} +
+

Cil moismes dit : ja sé ce que li detors n’ait pas corage de + barater ses creanciers, neporquant la chose que il a donee por cause + de mort doit estre rapelee. Car, autresi comme li lés ne valent rien + que cil qui n’a dont aquiter ses detes font en son testamant, apert + il que le don que il fet por cause de mort doivent estre depeciez, + car il ont senblance de lés.

+
+
+
+ § {39.6.21} +
+

Cil moismes dit : plusors sages homes escritrent, et Priscus s’i + acorde, que cil qui reçut deners, que il ne demandast heritage, les + reçut por cause de mort.

+
+
+
+ § {39.6.23} +
+

Affricanus dit : es dons qui sont fet por cause de mort l’en ne + doit pas regarder au tens dou don, mes au tens de la mort à ce que + aucuns les puisse avoir.

+
+
+
+ § {39.6.26} +
+

Cil moismes : se cil qui donnent li uns à l’autre por cause de + mort [124rB] muerent ense‹n›ble, li heir à l’un ne à l’autre ne + demandent pas arriere les dons ; car li uns ne sorvoin pas + l’autrepas] que(?) pas dans le + ms., cf. lat. quia neuter alteri supervixit. + Cil moismes : droit est se li mariz et la feme donent l’uns à + l’autre.

+
+
+
+ § {39.6.27} +
+

Cil moismes dit : quant l’en done par cause de mort si que li + dons ne puisse estre rapelez en nul cas, c’est meuz dons perfez que + dons por cause de mort ; et por ce doit l’en dire que cil dons + est autresi comme cil qui est fez entre les vis. Et la loi qui fet + retaillier les lés n’i a pas leu, autresi comme au don qui est fez + por cause de mort.

+
+
+
+ § {39.6.30} +
+

Cil moismes dit : cil qui dona une chose por cause de mort la + puet demander arriere, ou avoir aucion sus la chose s’il se + repent.

+
+
+
+ § {39.6.34} +
+

Marcellus dit : dons por cause de mort puet issi estre establiz + que une certoine quantité soit rendue chescun anan] + qui dans le ms., cf. lat. Mortis causa + donatio etiam sic constitui potest, ut quid stipuletur in + annos singulos quoad viveret à aucun tant + comme il vivra ; mes il n’en puet rien demander tant comme li + doneres vive.

+
+
+
+ § {39.6.39} +
+

Paulus dit : se cil à qui uns sers fu donz por cause de mort le + franchi, le pris do serf li doit estre demandz se li donerrers + garist.

+
+
+
+ § {39.6.41} +
+

Cil moismes dit : ce que cil qui à franchise a esté + lessiélessié] lessiee dans le ms., + l’antecedent est cil (« qui doit etre + affranchi par testament »), cf. lat. Quod statuliber + uni ex heredibus de peculio dedit done de son + chetel à un des heirs doit estre conté à celui qui le reçoit en sa + partie de l’eritage. Il senble que il doint de son chetel quant il + done ce que il i a esté doné ; et ce que uns autres done en son non, + quant il est presanz, est autresi comme s’il moismes le donast.

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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI QUATORZIESMES LIVRES - - - LI QUATORZIESMES LIVRES - - - - I. Ci commence li livres de Digeste Nove. Cis titres est de - franchissemenz [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 1 : de - Manumissionibus. - -
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- -
- § {40.1.1} -
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Marcians dit : il plot au sages homes que cil qui fu nez le - premer jor de genver et acompli .xx. anz, si que il n’en faut fors - la nuit qui est devant le premer jor de genver, puisse franchir ses - sers. Et il n’est pas ostroié à home qui a moins de .xx. anz que il - franchise ; et cil qui ja est au derrener jor de .xx. n’a pas - moins de .xx. anz.

-
-
-
- § {40.1.8} -
-

Marcians dit : il est certoine chose que cil qui est fet serf à - poine ne puet pas franchir son serf ; car il moismes est serf. {1} - Ne cil qui sont acusé de crimes capitaus ne puent pas franchir lor - sers, si comme li senat jujajuja] mia dans le - ms., cf. lat. ut et senatus censuit. {2} Et - li enpereres Pius dit à Calfirin que les franchises que cil qui est - dampnz por aucun crime, ou cil qui siet bien que il sera dampnez, - donent à lorlor] loir dans le ms. sers - [124vA], ne valent riens. {3} Et li enpereres Adrians escrit que cil - ne vienent pas en droite franchise qui sont franchi por estre - sostrez à crime.

-
-
-
- § {40.1.11} -
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Paulus dit : li sers qui est venduz par tel convenant que il ne - soit franchiz, ou de qui il a esté deffenduz en testamant ou par le - prevost que il ne soit pas franchiz por aucun mesfet que il a - mesfer, ne puet estre amenez à franchise.

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- § {40.1.13} -
-

Pomponius dit : li sers au forsené ne pot estre franchiz por - celui qui est procurators ; car franchissement n’est pas en - aministracion de patremoine. Mes se li peres au forsené est joint à - aucun en son testamant que il franchissist le serf, li procurerres - li doit baillier por franchir le.

-
-
-
- § {40.1.19} -
-

Papinianus dit : se aucuns reçoit deners d’autre por franchir - son serf, il peut estre franchiz maugré sien, ja sé ce que li denier - au serf moismes i ait esté poiéi ait esté poié] i - aimt(?) esté poié dans le ms., cf. lat. - licet plerumque pecunia eius numerata - sit ; et moismement, se li freres au serf ou ses - peres naturés les poie ; et il sera senblables à celui qui est - achetez de ses deniers propres.

-
-
-
- § {40.1.21} -
-

Cil moismes dit : li mariz qui a assez de quoi paier puet bien - franchir le serf dou doere sa feme tant comme lor mariages dure. Et - s’il n’a de quoi paier, ja soit ce que il ne doit rien, la franchise - au serf sera empechiee ; car l’en entant que il doit à sa feme son - doere tant comme li mariages dure.

-
-
-
- § {40.1.23} -
-

Cil moismes dit : se je achete une serve par tel condicion que - ele sera franchie dedanz .i. an, et dedanz l’an il fu prononcié que - il estoit sers, je demans se la serve doit avoir franchise aprés - l’an selon la loi de la vente. Et Paulus respont que la serve - qui est achetee fu aquise au seignor à celui qui l’acheta o tel - condicion comme ele fu vendue.

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- § {40.1.26} -
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Jabolenus dit : Labeo croit que sers forsenz, qui est franchiz, - puet bien avoir franchise.

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- § {40.2.1} -
-

Ponponius dit : il est certaine chose que cil qui est dedanz - aage puet franchir son serf por devant le prevost qui l’a en garde - desque il en done congié.

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- -
- - - II. De cez qui sunt franchi por garredon [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 2 : de - Manumissis vendicta ; tit. 3 : de - Manumissionibus quœ servis ad universitatem pertinentibus - imponuntur ; et tit. 4 : de - Manumissis testamento. - -
-
- -
- § {40.2.3} -
-

Papians dit : se li heirs franchist le serf qui est lessiez à - aucuns et cil à quil est lessiez le refuse, franchise li apartient. - Et autresi, uns sers est lessiez porement à .ii. et li uns le - franchist et li autres le refuse, franchise li apartient.

-
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-
- § {40.2.4} -
-

Julien dit : se li peres ostroie à son fiz que il franchisse son - serf et li peres muert dedanz ce sanz fere testamant, et li [124vB] - fiz n’en savoit pas que ses peres fust morz, ainz franchi le serf, - franchise li apartient, desque l’en ne siet que la volenté au pere - fust muee. Et se li peres deffendi au fiz par un mesage que il ne le - franchist pas, et il le franchi ainz que il seust la deffense, il - n’est pas frans ; car à ce que li sers viegne à franchise par - franchissement au fiz, il convient que la volenté au pere durt. Et - s’el est muee, il ne sera pas voir que li fiz l’eist franchi por la - volenté son perepere] peree dans le ms.. - {1} Totes les foiz que li sires franchist son serf, ja sé ce que il - cuide que il soit à un autre, neporquant il ne remoint pas por ce - que li sers ne soit franchiz par la volenté au seignor, et por ce - sera il frans. Et encontre ce, se li sers ne quidoit pas estre à - celui qui le franchissoit, por ce ne remoint pas que il n’eist - franchisse ; car plus vaut ce qui est en verité que ce qui est en - quidence ; et en l’un et en l’autre cas il est noviaus, car il est - franchiz por la volenté au seignor. Et ce moismes seroit droiz se li - sires et li sers sont en une moisme error, si que li sires ne quit - pas que li sers soit siens, et li sers ne quit pas que il soit ses - sires. ¶ {2} Li sires qui a moins de .xxv. anz ne franchist pas par - droit sanz consoil le serf qui est communs à lui et à un autre. ¶ - Paulus dit que, se cil qui a moins de .xxv. anz soffre que li sers - que il a engagés soit franchiz, il est franchiz par droit ; quar - l’en n’entant pas que il ait franchi, mes s’il n’a pas empechié que - il soit franchiz.

-
-
-
- § {40.2.10} -
-

Cil moismes dit : li fiz au sort et au mu puet franchir son serf - par le commandemant son pere ; mes le fiz au forsené ne le puet - franchir.

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-
-
- § {40.2.23} -
-

Hermogenes dit : franchissement puet orendroit estre dit par - procurator, si que li sires ne die mot ; et ja soit ce que les - paroles sollennes ne soient pas dites, autretant comme se l’en les - deist.

-
-
-
- § {40.2.24} -
-

Paulus dit : li orfelins qui a passé .xiiii. anz puet bien - franchir son serf par devant le prevost, s’il est à l’autorité à - celui qui l’a en garde ; en tel maniere, neporquant, que li chetex - li remoigne.

-
-
-
- § {40.2.25} -
-

Gaius dit : se uns orfelins franchist son serf por ce que il - veust estre en sa garde, Fusius dit que il doit prover la cause. Mes - Offilius dit le contraire ; et il dit voir, car il seroit male - chose que li juigemenz à l’orfelin, qui n’est fers en nule - chosechose] chose fust dans le ms., cf. lat. - namque perabsurdum est in eligendo tutore firmum - videri esse iudicium pupilli, cuius in omnibus rebus ut - infirmum iudicium tutore auctore regitur sanz - gouverneor, fust fers en eslire deffendeor.

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- § {40.3.1} -
-

Ulpians dit : li enpereres Marques dona à totes les assenblees - poer de franchir lor sers.

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-
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- § {40.4.5} -
-

Cil moismens dit : l’en doit garder es franchises à [125rA] la - plus legiere escriture quant il en i a plusors. Mes à franchisses - qui sont lessies à terme doit l’en garder à la desraine - escriture.

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- § {40.4.8} -
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Ponponius dit : s’il est issi escri : « Sticus, franc se - l’en voit que il ait à droit tretié mes besoignes » ; l’en doit - garder grant diligence s’il a servi son seignor par bone foi et - rendu bien les arrerages.

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- § {40.4.16} -
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Cil moismes dit : se il est issi escrit en testamant : - « quant Tices avra .xxx. anz, Ticius soit frans et mes orés li - doint un champ », et Tices muert ainz que il viengne au - trentisme an, franchise apartient au serf, mes li lés ne li est pas - deuz ; car il a esté ostroié por la grace de franchise que, - puis que Tices est morz, l’en gart le tens aprés que li sers doit - avoir franchise ; mes il apert que la condicion est faillie par - devers les lés.

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-
-
- § {40.4.23} -
-

Marcians dit : sers qui est franchiz en testamant est frans se - li testamant vaut et li heirs en reçoit l’eritage, ou s’il - entrelesse la cause do testamant et porsiet l’eritage sanz - testamant. ¶ {1} Franchise qui est porement donee en testamant - apartient à celui à qui ele est donnee desque li uns des heirs - reçoit l’eritage ; et s’ele est donnee à terme ou soz - condicion, ele apartient desques li termes vient ou la condicion est - acomplie.

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- § {40.4.33} -
-

Paulus dit : franchise ne puet pas estre donee jusqu’à certein - terme.

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- § {40.4.31} -
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Ulpianus dit : quant plusors sers sont apelé par un moismes non, - et lor sires commande en lor testamant que li uns d’aus soit frans, - et il n’apert pas do quel il vieust dire, il n’en i a nul franc.

-
-
-
- § {40.4.32} -
-

Paulus dit : l’en doit savoir que, ja soit ce que li heirs - necesseres se tiegne de l’eritage, neporquant les franchises - apartient à cels à qui eles furent donnees contre la loie.

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-
- § {40.4.51} -
-

Cil moismes dit : uns hons deffendi en son testamant que si sers - ne fussent vendu et requist que il fusseint franchi selonc ce que - chescuns deserviroit. Je respondi que les franchisses furent à droit - donees ; car se nus d’aus ne mesfet, il puent tuit venir à - franchise ; et se li uns la perdent par lor mesfet, li autre - seront franchi. ¶ {1} Quant il fu issit escrit en un testamant : - « li sers qui seront sanz mesfet soient franc », il senble - que il i ot escrite condicion qui doit estre issit entendue, que cil - qui fist le testamant ne pensa pas de doner franchise à cex qui - mesferoient, ainz les osta de l’annor d’aministrer ses - besoignes.

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- -
- - - III. De franchise que li hoir doit doner par le commendement au - mort [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 5 : de - Fideicommissariis libertatibus. - -
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- -
- § {40.5.1} -
-

Ulpianus dit : se l’un de cex à qui il est enjoint que il - doivent [125rB] franchise à un serf sont presant, et li autre sont - hors do païs por droite cause, cil à qui la franchisse fu lessie - sera frans, autresi comme cil qui sont present ; et cil qui - sont hors par droite cause li deussent doner franchisse, sanz cex - qui se defuient.

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- § {40.5.2} -
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Cil moismes dit : se aucuns qui muert sanz fere testamant dona - franchise en ses lés et ses heritages n’est pas receuz sanz - testamant, la grace de l’establissement au seint enpereor Marc doit - avoir ‹lieu› en cest cas, qui commande que franchise apartiegne au - serf, et que les biens de l’eritage li soient bailliez s’il done à - creancier bone caucion de poer lor totes lor detes.

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-
- § {40.5.3} -
-

Paulus dit : profitables aucions apartienent plusors foiz as - creanciers contre lui.

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- § {40.5.5} -
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Paulus dit : quant il a esté enjoint que sers soit franchiz, se - li heirs n’est pas presanz et li prevoz juige que franchise soit - deue au serf, il est frans ; et si est redevables au mort de sa - franchise s’il estoit ses sers, ou à l’oir s’il estoit ses sers. Et - se li heirs muert sanz lessier aucun qui doie avoir son heritage, li - senaz juiga, ou tens au seint enpereor Adrian, que la franchise doit - estre gardee.

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- § {40.5.8} -
-

Ponponius dit : se cil à qui mi denier furent lessié fu priez de - franchir un serf, il est certoine chose que il ne doit pas estre - contrainz de franchir le s’il n’a ce que li fu lessiez.

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- § {40.5.14} -
-

Cil moismes dit : Tices fist son testamant et escrit que sa feme - et Tice lor fille fussent si heir et que l’une eust autretant de - l’eritage comme l’autre ; et puis dit issi : ¶ « je - voil que Sticius mis sers soit frans, s’il pleist à ma feme ». - Por ce que la feme s’atint donc de l’eritage et sa partie vint à la - fille, je demant se franchise apartient au serf por les paroles qui - furent escrites avant. ¶ Modestinus respont, por ce que la - feme s’atint de l’eritage, ne nuit point à serf. ¶ Encor demant ge, - se la feme qui s’atint se l’eritage puet par droit contredire au - serf qui demande franchise. Et Modestinus respont que li - contrediz à la feme n’est pas de nule valor.

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-
-
- § {40.5.15} -
-

Cil moismes dit : cil qui doit franchir un serf por ce que il li - a esté enjoint ne puet en nule maniere enpoirier sa condicion. Et - por ce, ne le puet il vendre à autre qui le franchise ; et s’il - le vant, il est contrainz de racheter le et de franchir, car il a - aucunne foiz greignor preu au serf que il soit franchiz par vieil - home que por gene [125vA].

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-
- § {40.5.20} -
-

Ponponius dit : il est issi escrit à livres Julien : « se - il est enjoint à l’oir que il franchise un serf et il rent l’eritage - por le conseil au senat, il devra estre contrainz de franchir le - serf. Et s’il se defuit ou est hors do païs por droite cause, quant - li prevoz avra coneu la cause, il devra prononcier selon le consoil - au senat qui apartient à ce. Et se cil à qui l’eritages est renduz - reçoit le serf, il convient que il le franchisse et il convendra - garder en sa persone les choses moismes qui solent estre gardees as - acheteors ». Di moi se tu cuides que ce soit voirs ? Car j’é - grant covoitise d’aprendre, et c’est tote la reson por quoi il m’est - bel que j’é vescu .lxxviii. anz ; car il me sovient de la - sentence à celui qui dit : se je avoie .i. pié en la fosse, si - vodroie je encore aprendre. Aristo, Octavenus cuident que cil sers - de qui l’en demande ne soit pas de l’eritage qui est renduz ; car - quant cil qui fist le testamant pria son heir que il le - franchissist, il n’apert pas que il entendist que il le - rendist ; neporquant, s’il le rent par error, l’en doit dire ce - moismes que Juliens escrit.

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- § {40.5.29} -
-

Paulus dit : se aucuns est estrangiez puis que il a commoincié à - estre en cele chose que il i doit estre franchiz par lés, cil qui - l’a en sa main sera contrainz de franchir le. Ne l’en ne detinte pas - ci se cil qui le doit franchir qui est hors do païs por droite cause - ou non ; car la droiture dou patronage li est gardee en totes - menieres.

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- § {40.5.39} -
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Cil moismes dit : Paulus escrit que se cil qui fet le testamant - veust que un de ses heirs franchisse autrui serf comme le sien, cil - qui en fu prouez doit estre contrainz d’achetier le et de franchir ; - car la cause de franchise et de lés de chetel n’est pas - senblable.

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- § {40.5.53} -
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Marcians dit : se aucuns est proiez de franchir serve et il - deloie, et ele enfante dedanz ce, il a esté establi que li enfens - qui nest de lui soit frans. Et il i a aucuns establissemanz en coi - il est contenuz que, desque franchise commoince à estre deue, li - enfes qui nest de lui est naturement frans ; et c’est voirs, et - doit estre tenuz sanz nule dote, car franchise n’est pas chose - privee mes commune, et cil qui la doit doner la doit offrir de son - gré. {1} Et se la serve enfante ainz que la franchise qui li fut - lessie li soit donee, et il est avenu por le porchaz as heirs, que - ele ne li est pas encore deue, si comme s’il reçoivent plus [125vB] - tart l’eritage que li enfant qui nessent de la serve soient lor - serf, il nos plet que li enfant soient franchi ; mes il doivent - estre baillié à lor mere por franchir, si que nus ne soit lor - patrons fors lor mere ; car desque li heirs n’est pas dignes - que il soient serf, il ne doit pas estre lor patrons.

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- § {40.5.54} -
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Et quant la mere a receu son fiz, se ele ou cil qui est en son leu ne - le veust franchir, ele en doit estre contrainte. Et s’ele ne veust - que ses fiz li soit bailliez, ou ele est morte, l’en puet dire que - li hoirs doit doner franchise as enfanz que sont issi nez.

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- - - VI. De cez qui sont en estat de franchise [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 7 : de - Statu-liberis. - -
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- § {40.7.1} -
-

Paulus dit : cil est en estat de franchise à qui franchise est - establie à un certein terme ou soz condicion. {1} Li serf sont en - estat de franchise ou par condicion expresse ou par condicion qui - n’est pas expresse. Et c’est aperte chose quant il sont franchi por - tolir as creanciers lor droiture ; quant il est en dote savoir mon - se li creanciers use de son droit, li serf sont dedanz ce en estat - de franchise, car barat est pris o essient.

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- § {40.7.2} -
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Ulpianus dit : cil qui est en estat de franchise est en tel - condicion que s’il est mis en autre main il est estrangiez, sauve - l’esperance de franchise. Et s’il est porsis longement, il est - porsis o sa cause ; et s’il est franchiz, il ne pert pas - l’esperance d’estre frans sanz estre redevables à nul fors au mort. - Mes sers ne gaigne estat de franchise devant que uns des heirs ou - plusors ont receu l’eritage ; et s’il est devant ce mis en - autre main ou engagiez par longue sesine ou franchiz, il pert - l’esperance de la franchise qui li est establie. {1} Et s’il est - escrit es tables dou testamant à celui qui a moins de .xiiii. anz - que uns de ses serf soit frans ? Cassius dit que il n’est pas - en estat de franchise en la vie à l’orfelin aprés ce que il - aa] la dans le ms. receu l’eritage son - pere ; mes Juliens dit le contraire, et la sentence me senble - plus veroie. {2} Encore dit plus Juliens que, se uns sers est - lessiez et li heirs commande que il soit frans, li dons de la - franchise vaut, qui est fez es tables à l’orfelin. ¶ {3} Se uns sers - est fez heir as premeres tables de la moitié de l’eritage son - seignor sozsoz] sa dans le ms., cf. lat. Si - primis tabulis sub condicione servus cum libertate ex parte - dimidia heres sit institutus condiction, et - l'an franchise li est lessie, je demant s’il est en estat de - franchise, si que quant li autres heirs reçoit l’eritage, il le - prant en l’estat où il est et prant tot l’eritage. Il ne puet pas - lors senbler que li sers soit en estat de fran[126rA]chise. Mes se - la condicion de l’eritage faut, franchise li est deue selonc - Julien ; et lors doit l’en dire que il est en estat de - franchise por ce que il ne reçoit pas franchise de lui moismes mes - de son compoignon. ¶ {4} En queques degrié sers soit establiz heirs - aprés l’orfelin et a estre frans, il est en estat de - franchise ; et ceste cause est receue por cause de profit et - nos la loons.

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- § {40.7.4} -
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{8} Cassius dist que s’il est commandé à un serf que il serve .i. an, - li tens en quoi il s’est desfoiz ou an coi il a pledié por avoir - franchise ne li doit pas estre contez.

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- § {40.7.10} -
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Paulus dit : se li heirs vant le serf à qui fu commandé que il - donast .x. livres et que il fust frans, et il le livre et dit à - celui qui l’achate que il doit poier .xx. livres s’il velt estre - frans, li achetierres puet pledier o le vendeor par aucion d’achat. - Et s’il fu mis en convenant que, se li venderres ne garentissoit tel - marchié comme il fesoit, il rendroit le pris à dobles, li - achetierres puet demander le doble.

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- § {40.7.23} -
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Celsus dit : se l’en dit issi : « se Ticius done .c. livres - dedanz .v. anz, il soit frans » ; il ne la porra doner puis que - li .v. anz seront passé ne à celui à qui il la devoit donner, ne à - son heir, ne à celui qui l’a acheté. {1} Il fu commandé que uns sers - fust frans s’il rendoit conte des besoignes son seignor, li heirs ne - sofre pas que il vende les choses de son chetel ne que il rende les - arrerages. Il est frans autresi comme s’il eust obei à la - condicion.

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- § {40.7.32} -
-

Ticius dit : se .ii. sont establi à estre heir d’un heritage, et - ilz commande que uns sers soit frans s’il done .x. livres as heirs, - et li uns des heirs le vent et le livre à celui qui l’achate, se il - done à l’autre heir qui ne l’a pas vendu sa partie des .x. livres, - il sera frans.

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- § {40.7.33} -
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Ulpianus dit : les droitures à cex qui sont en estat de - franchise ne puent pas estre enpirees par l’oir.

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- § {40.7.36} -
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Cil moismes dit : quant il est commandé en testamant que uns - sers soit heirs aprés celui qui est fez premierement heirs et que il - eist franchise, li sage home le garnirent de la droiture à cex qui - sont en estat de franchise. Et c’est receu por profit que li sers - soit estrangiez o sa cause que li fiz ne depiece le testamant son - pere. Et ceste autorité de droit s’estent au segont ou au tierz.

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- § {40.7.37} -
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Gaius dit : se il est issi escrit : « je doin à Tice mon - serf por convenant que il le franchisse ; [126rB] et s’il ne le - franchist, il soit frans », li ser est mointenant frans.

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- -
- - - V. Li quel vienent a franchise sanz estre franchi [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 8 : Qui sine - manumissione ad libertatem perveniunt. - -
-
- -
- § {40.8.1} -
-

Paulus dit : se uns sers venduz por tel convent que il soit - franchiz dedanz un certein terme, ja sé ce que li venderres et li - acheterres muerent sanz heirs, neporquant franchise apartient au - serf quant li termes est venuz ; issit escrit Marcus. Et si li - venderres a muee sa volenté, por ce ne remoint pas que franchise - n’apartiegne au serf.

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- § {40.8.2} -
-

Modestinus dit : franchise apartient au serf qui ses sires a - guerpi por ce que il estoit griefmant malades.

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-
- § {40.8.3} -
-

Paulus dit : se aucuns sers est venduz par tel convenant que il - soit franchiz dedanz certain tens, se li jorz que la franchise li - doit estre donee est venuz, et cil qui l’en vendi vit encore et se - tient en cele moisme volenté, li enpereres Marcus escrit que il doit - estre autresi comme se cil qui le dut franchir l’eustl’eust] - et l’eust dans le ms., la phrase se comprend - mieux sans et franchi. Et se cil qui le - vendi est morz, l’en ne doit pas demander la volenté son heir.

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- -
- - - VI. Li quel ne puent franchir et li quel ne puent estre franchi - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 9 : Qui et a - quibus manumissi liberi non fiunt, et ad legem Æliam - Sentiam. - -
-
- -
- § {40.9.1} -
-

Ulpianus dit : Celsus dit por cause de profit que sorz et muz - qui est issi nez ne puet franchir.

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- § {40.9.4} -
-

Ulpianus dit : nos ne poons pas franchir le serf que nos avons - obligié par non de gagepar non de gage] p. nos de g. - dans le ms., cf. lat. Servum pignori datum - manumittere non possumus.

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- § {40.9.8} -
-

Affricanus dit : quant cil qui doit franchise au serf soz - condicion le franchist por ce que il li a esté enjoint, lala] - et la dans le ms., la phrase se comprend mieux - sans et loi de franchise qui est deue par - condicion a leu. ¶ {1} Se uns chevaliers fet son testamant par - droiture de chevaliers, et il done franchise a ses sers por griver - ses creanciers et il n’a de quoi aquiter soi quant il muert, les - franchises sont e‹n›pechies.

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-
- § {40.9.10} -
-

Gaius dit : il apert que cil franchist ses sers por griver ses - creanciers quil les franchist au tens que il n’a de quoi poier, ou - quant il est en tel estat que il n’avra par tens de quoi - poier ; car il avient sovant que aucuns quide que il ait en son - chetel plus que il n’i a. Et ce avient assez en cex qui par lor - sergant et par cex que il ont franchiz moinent marchendies otremer - et en estrange païs aillors que la où il sont ; car il perdent - sovent en cex marcheandises, si que il n’en sevent rien ; et - s’il franchissent lors leur sers sanz consoil de barat, il lor - donent franchise.

-
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-
- § {40.9.20} -
-

Cil moismes dit, se franchise est donnee à autrui serf sanz - l’asentement oul’asentement ou] l’asentement ou - au dans le ms., redondance de l’article contracté - déjà écrit au recto [126vA] seignor, ele ne puet valoir - par l’autorité de droit, ja sé ce que cil qui le franchi est aprés - heirs au seignor. Car ja sé ce que il soit par droiture de lignage, - neporquant li dons de la franchise n’est pas confirmz por ce que li - heritages est receuz.

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-
-
- § {40.9.23} -
-

Cil moismes dit : cil qui set bien que il n’a de quoi paier ses - detes ne puet franchir ses sers que ce ne soit en grevance des - creancier, ja sé ce que li serf l’aient bien deservi.

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-
- § {40.9.28} -
-

Paulus dit : li heirs qui franchist son propre serf, que cil à - qui il est heirs avoit lessié à un autre, ne fet rien ; et il - nos deplet que l’en ne face pas force s’il le sot ou s’il ne le - sot.

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-
-
- § {40.9.29} -
-

Gaius dit : li sers qui est bailliez en gages est sanz nule dete - au detor par pleine droiture ; et il puet recevoir de lui - droite franchise, s’il a asez d’autre part de quoi paier sa dete, si - que il n’apere pas que li creanciers en soit grevez. ¶ {1} Sers qui - est lessiez soz condicion est à l’oirl’oir] loier - dans le ms., cf. lat. servus legatus pendente condicione - pleno iure heredis est par ploine droiture, - ainz que la condicion soit acomplie. Mes il ne puet recevoir par lui - nule franchise que torz ne soit fez à celui à qui il est - lessiez.

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- - - - VII. A qui il ne loit pas chalongier franchise [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 13 : Quibus ad - libertatem proclamare non licet. - -
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- -
- § {40.13.1} -
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Ulpianus dit : cil qui ont plus de .xx. anz ne puent pas - chalengier franchise se cilse cil] se cil se cil - dans le ms. qui est venduz en tel aage a receu le pris ; - mes por autres causes, ja sé ce que cil qui a plus de .xx. anz a - soffert que il soit venduz, il li loit à chalongier franchise. {1} - Et chelongement de franchise ne doit pas estre veez à celui qui a - moins de .xx. anz, neïs por la devan dite cause s’il ne fu en - servage puis que il ot passé .xx. anz ; car lors, s’il parti au - pris, l’en puet dire que il li puet estre vee que il ne chalonge - franchise.

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- § {40.13.2} -
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Marcellus dit : uns hons prist por force un serf de Tice et - commanda en son testamant que il fust frans ; ja soit ce que il - eust assez de quoi poier ses detes quant il morut, neporquant li - sers ne sera pas frans ; car autrement seroit Tices grevez, qui ne - puet pas pledier à l’oir de cele franchise. Et se li sers chalonge - franchise, Tices n’avra pas nule aucion contre l’oir ; car li heirs - n’a eu nul preu de la tricherie au mort.

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- § {40.13.3} -
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Ponponius dit : congiez de chalongier franchise est - veezveez] veuz dans le ms., la cohérence du - texte exige l’idée de « interdire, réfuser » (TL - vëer), cf. lat. Eis, qui se passi sint - venire, ad libertatem proclamandi licentiam - denegari à cex qui ont sofert que il ont esté - vendu. Et je demant se conseauz au senat apartient à cex qui sont - nez de femes qui ont forfet à estre vendues. Et se l’e‹n› ne - [126vB] puet pas doter que poiers de chalongier franchise ne doie - estre veez à cele qui avoit plus de .xx. anz, qui soffri que ele fu - vendue, ne il ne poet pas estre donz à cex qui n’aquitent de lui en - tens de son servage.

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- - - VIII. Se l’en dit que cil qui a esté franchiz est naturelment - franc [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 40, tit. 14 : Si - ingenuus esse dicatur. - -
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- § {40.14.1} -
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Ulpianus dit : se uns hons plede à celui que uns autres a - franchi, et il eist prononcié que il est naturelement frans, ses - patrons puet pledier à lui par sa droiture sanz nule excepcion de - tens.

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- § {40.14.2} -
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Saturninus dit : li enpereres Adrians establi que cil qui avoit - plus de .xx. anz, quil soffri que il fust venduz por avoir le pris, - ne puet pas puis chalongier franchise ; mes il ostroia que il en - peust aucunne foiz pledier se il rendi le pris. ¶ {1} Cil qui ont - esté franchi et dient que il sont naturement franc ne seront pas oï - puis .v. anz aprés ce que il ont esté franchi. ¶ {2} Cil qui dient - que il ont trové .v. anz aprés les estrumanz par quoi il puent - prover que il sont naturement franc devent requerre l’enpereor - meismes qui conoistra de cele chose.

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-
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- § {40.14.3} -
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Ponponius dit : l’en doit entendre que quant li senaz dit ceste - parole « quant il avront reconeu la nativité », il n’est - rendi fors de cex qui sont naturement frans. ¶ {1} Et por ceste - parole « ce que il ont lessié » doit l’en entendre que - totes les choses que il ont aquises do chetel à cex qui - l’afranchirent soient rendues. Mes il convient veoir comment ce doit - estre entendu ; savoir mon s’il convient rendrerendre] - vendre dans le ms., cf. lat. item quod ex - his adquisitum, reddere debeant les choses que - il en porterent sanz le seu au seignors, et de cez que il ont - aquises par le chetel as seignors, ou les choses que cil qui les - franchirent lor ont donees ; et ceste parole est la meillor.

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- § {40.14.4} -
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Paulus dit : la loi qui deffant que cil qui a esté franchiz par - devant les contes ou par devant les prevoz ne puissent pas - chalongier naturel franchise puis .v. anz aprés ce que il est - franchiz, n’ecete nule cause ne nule persone.

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- § {40.14.5} -
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Cil moismes dit : je respondi que quant sentence est donnee - aprés .v. anz por naturel franchise sanz le seu au patron, il ne - doit estre mis arrieres por nule excepcion de tens.

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- § {40.14.6} -
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Ulpianus dit : totes les foiz que l’en plede savoir mon se - aucuns a esté franchiz, ou servises li est demandez ou jornees, ou - aucion est meüe qui donne mauvese renomee, ou cil qui dit que il est - patrons entrenz en cause, ou aucuns plez est meüz entr’aus, - juigement en doit estre renduz. Et quant aucuns reconoist que Tices - le franchi, et il nie que Sey qui pledie à lui [127rA] ne le franchi - pas, juigemenz en doit estre renduz. Il est renduz quant li quex que - soit le requiert ; mes cil qui se tient por patron est en leu - de demandeor et doit prover que il l’a franchi ; et s’il ne le - prove, il est franchiz.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 14 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
+ + + École nationale des chartes - PSL +
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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI QUATORZIESMES LIVRES + + + LI QUATORZIESMES LIVRES + + + + I. Ci commence li livres de Digeste Nove. Cis titres est de + franchissemenz [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 1 : de + Manumissionibus. + +
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+ § {40.1.1} +
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Marcians dit : il plot au sages homes que cil qui fu nez le + premer jor de genver et acompli .xx. anz, si que il n’en faut fors + la nuit qui est devant le premer jor de genver, puisse franchir ses + sers. Et il n’est pas ostroié à home qui a moins de .xx. anz que il + franchise ; et cil qui ja est au derrener jor de .xx. n’a pas + moins de .xx. anz.

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+ § {40.1.8} +
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Marcians dit : il est certoine chose que cil qui est fet serf à + poine ne puet pas franchir son serf ; car il moismes est serf. {1} + Ne cil qui sont acusé de crimes capitaus ne puent pas franchir lor + sers, si comme li senat jujajuja] mia dans le + ms., cf. lat. ut et senatus censuit. {2} Et + li enpereres Pius dit à Calfirin que les franchises que cil qui est + dampnz por aucun crime, ou cil qui siet bien que il sera dampnez, + donent à lorlor] loir dans le ms. sers + [124vA], ne valent riens. {3} Et li enpereres Adrians escrit que cil + ne vienent pas en droite franchise qui sont franchi por estre + sostrez à crime.

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+ § {40.1.11} +
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Paulus dit : li sers qui est venduz par tel convenant que il ne + soit franchiz, ou de qui il a esté deffenduz en testamant ou par le + prevost que il ne soit pas franchiz por aucun mesfet que il a + mesfer, ne puet estre amenez à franchise.

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+ § {40.1.13} +
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Pomponius dit : li sers au forsené ne pot estre franchiz por + celui qui est procurators ; car franchissement n’est pas en + aministracion de patremoine. Mes se li peres au forsené est joint à + aucun en son testamant que il franchissist le serf, li procurerres + li doit baillier por franchir le.

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+ § {40.1.19} +
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Papinianus dit : se aucuns reçoit deners d’autre por franchir + son serf, il peut estre franchiz maugré sien, ja sé ce que li denier + au serf moismes i ait esté poiéi ait esté poié] i + aimt(?) esté poié dans le ms., cf. lat. + licet plerumque pecunia eius numerata + sit ; et moismement, se li freres au serf ou ses + peres naturés les poie ; et il sera senblables à celui qui est + achetez de ses deniers propres.

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+ § {40.1.21} +
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Cil moismes dit : li mariz qui a assez de quoi paier puet bien + franchir le serf dou doere sa feme tant comme lor mariages dure. Et + s’il n’a de quoi paier, ja soit ce que il ne doit rien, la franchise + au serf sera empechiee ; car l’en entant que il doit à sa feme son + doere tant comme li mariages dure.

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+ § {40.1.23} +
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Cil moismes dit : se je achete une serve par tel condicion que + ele sera franchie dedanz .i. an, et dedanz l’an il fu prononcié que + il estoit sers, je demans se la serve doit avoir franchise aprés + l’an selon la loi de la vente. Et Paulus respont que la serve + qui est achetee fu aquise au seignor à celui qui l’acheta o tel + condicion comme ele fu vendue.

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+ § {40.1.26} +
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Jabolenus dit : Labeo croit que sers forsenz, qui est franchiz, + puet bien avoir franchise.

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+ § {40.2.1} +
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Ponponius dit : il est certaine chose que cil qui est dedanz + aage puet franchir son serf por devant le prevost qui l’a en garde + desque il en done congié.

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+ + + II. De cez qui sunt franchi por garredon [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 2 : de + Manumissis vendicta ; tit. 3 : de + Manumissionibus quœ servis ad universitatem pertinentibus + imponuntur ; et tit. 4 : de + Manumissis testamento. + +
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+ § {40.2.3} +
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Papians dit : se li heirs franchist le serf qui est lessiez à + aucuns et cil à quil est lessiez le refuse, franchise li apartient. + Et autresi, uns sers est lessiez porement à .ii. et li uns le + franchist et li autres le refuse, franchise li apartient.

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+ § {40.2.4} +
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Julien dit : se li peres ostroie à son fiz que il franchisse son + serf et li peres muert dedanz ce sanz fere testamant, et li [124vB] + fiz n’en savoit pas que ses peres fust morz, ainz franchi le serf, + franchise li apartient, desque l’en ne siet que la volenté au pere + fust muee. Et se li peres deffendi au fiz par un mesage que il ne le + franchist pas, et il le franchi ainz que il seust la deffense, il + n’est pas frans ; car à ce que li sers viegne à franchise par + franchissement au fiz, il convient que la volenté au pere durt. Et + s’el est muee, il ne sera pas voir que li fiz l’eist franchi por la + volenté son perepere] peree dans le ms.. + {1} Totes les foiz que li sires franchist son serf, ja sé ce que il + cuide que il soit à un autre, neporquant il ne remoint pas por ce + que li sers ne soit franchiz par la volenté au seignor, et por ce + sera il frans. Et encontre ce, se li sers ne quidoit pas estre à + celui qui le franchissoit, por ce ne remoint pas que il n’eist + franchisse ; car plus vaut ce qui est en verité que ce qui est en + quidence ; et en l’un et en l’autre cas il est noviaus, car il est + franchiz por la volenté au seignor. Et ce moismes seroit droiz se li + sires et li sers sont en une moisme error, si que li sires ne quit + pas que li sers soit siens, et li sers ne quit pas que il soit ses + sires. ¶ {2} Li sires qui a moins de .xxv. anz ne franchist pas par + droit sanz consoil le serf qui est communs à lui et à un autre. ¶ + Paulus dit que, se cil qui a moins de .xxv. anz soffre que li sers + que il a engagés soit franchiz, il est franchiz par droit ; quar + l’en n’entant pas que il ait franchi, mes s’il n’a pas empechié que + il soit franchiz.

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+ § {40.2.10} +
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Cil moismes dit : li fiz au sort et au mu puet franchir son serf + par le commandemant son pere ; mes le fiz au forsené ne le puet + franchir.

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+ § {40.2.23} +
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Hermogenes dit : franchissement puet orendroit estre dit par + procurator, si que li sires ne die mot ; et ja soit ce que les + paroles sollennes ne soient pas dites, autretant comme se l’en les + deist.

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+ § {40.2.24} +
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Paulus dit : li orfelins qui a passé .xiiii. anz puet bien + franchir son serf par devant le prevost, s’il est à l’autorité à + celui qui l’a en garde ; en tel maniere, neporquant, que li chetex + li remoigne.

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+ § {40.2.25} +
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Gaius dit : se uns orfelins franchist son serf por ce que il + veust estre en sa garde, Fusius dit que il doit prover la cause. Mes + Offilius dit le contraire ; et il dit voir, car il seroit male + chose que li juigemenz à l’orfelin, qui n’est fers en nule + chosechose] chose fust dans le ms., cf. lat. + namque perabsurdum est in eligendo tutore firmum + videri esse iudicium pupilli, cuius in omnibus rebus ut + infirmum iudicium tutore auctore regitur sanz + gouverneor, fust fers en eslire deffendeor.

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+ § {40.3.1} +
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Ulpians dit : li enpereres Marques dona à totes les assenblees + poer de franchir lor sers.

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+ § {40.4.5} +
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Cil moismens dit : l’en doit garder es franchises à [125rA] la + plus legiere escriture quant il en i a plusors. Mes à franchisses + qui sont lessies à terme doit l’en garder à la desraine + escriture.

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+ § {40.4.8} +
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Ponponius dit : s’il est issi escri : « Sticus, franc se + l’en voit que il ait à droit tretié mes besoignes » ; l’en doit + garder grant diligence s’il a servi son seignor par bone foi et + rendu bien les arrerages.

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+ § {40.4.16} +
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Cil moismes dit : se il est issi escrit en testamant : + « quant Tices avra .xxx. anz, Ticius soit frans et mes orés li + doint un champ », et Tices muert ainz que il viengne au + trentisme an, franchise apartient au serf, mes li lés ne li est pas + deuz ; car il a esté ostroié por la grace de franchise que, + puis que Tices est morz, l’en gart le tens aprés que li sers doit + avoir franchise ; mes il apert que la condicion est faillie par + devers les lés.

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+ § {40.4.23} +
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Marcians dit : sers qui est franchiz en testamant est frans se + li testamant vaut et li heirs en reçoit l’eritage, ou s’il + entrelesse la cause do testamant et porsiet l’eritage sanz + testamant. ¶ {1} Franchise qui est porement donee en testamant + apartient à celui à qui ele est donnee desque li uns des heirs + reçoit l’eritage ; et s’ele est donnee à terme ou soz + condicion, ele apartient desques li termes vient ou la condicion est + acomplie.

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+ § {40.4.33} +
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Paulus dit : franchise ne puet pas estre donee jusqu’à certein + terme.

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+ § {40.4.31} +
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Ulpianus dit : quant plusors sers sont apelé par un moismes non, + et lor sires commande en lor testamant que li uns d’aus soit frans, + et il n’apert pas do quel il vieust dire, il n’en i a nul franc.

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+ § {40.4.32} +
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Paulus dit : l’en doit savoir que, ja soit ce que li heirs + necesseres se tiegne de l’eritage, neporquant les franchises + apartient à cels à qui eles furent donnees contre la loie.

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+ § {40.4.51} +
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Cil moismes dit : uns hons deffendi en son testamant que si sers + ne fussent vendu et requist que il fusseint franchi selonc ce que + chescuns deserviroit. Je respondi que les franchisses furent à droit + donees ; car se nus d’aus ne mesfet, il puent tuit venir à + franchise ; et se li uns la perdent par lor mesfet, li autre + seront franchi. ¶ {1} Quant il fu issit escrit en un testamant : + « li sers qui seront sanz mesfet soient franc », il senble + que il i ot escrite condicion qui doit estre issit entendue, que cil + qui fist le testamant ne pensa pas de doner franchise à cex qui + mesferoient, ainz les osta de l’annor d’aministrer ses + besoignes.

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+ + + III. De franchise que li hoir doit doner par le commendement au + mort [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 5 : de + Fideicommissariis libertatibus. + +
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+ § {40.5.1} +
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Ulpianus dit : se l’un de cex à qui il est enjoint que il + doivent [125rB] franchise à un serf sont presant, et li autre sont + hors do païs por droite cause, cil à qui la franchisse fu lessie + sera frans, autresi comme cil qui sont present ; et cil qui + sont hors par droite cause li deussent doner franchisse, sanz cex + qui se defuient.

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+ § {40.5.2} +
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Cil moismes dit : se aucuns qui muert sanz fere testamant dona + franchise en ses lés et ses heritages n’est pas receuz sanz + testamant, la grace de l’establissement au seint enpereor Marc doit + avoir ‹lieu› en cest cas, qui commande que franchise apartiegne au + serf, et que les biens de l’eritage li soient bailliez s’il done à + creancier bone caucion de poer lor totes lor detes.

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+ § {40.5.3} +
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Paulus dit : profitables aucions apartienent plusors foiz as + creanciers contre lui.

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+ § {40.5.5} +
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Paulus dit : quant il a esté enjoint que sers soit franchiz, se + li heirs n’est pas presanz et li prevoz juige que franchise soit + deue au serf, il est frans ; et si est redevables au mort de sa + franchise s’il estoit ses sers, ou à l’oir s’il estoit ses sers. Et + se li heirs muert sanz lessier aucun qui doie avoir son heritage, li + senaz juiga, ou tens au seint enpereor Adrian, que la franchise doit + estre gardee.

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+ § {40.5.8} +
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Ponponius dit : se cil à qui mi denier furent lessié fu priez de + franchir un serf, il est certoine chose que il ne doit pas estre + contrainz de franchir le s’il n’a ce que li fu lessiez.

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+ § {40.5.14} +
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Cil moismes dit : Tices fist son testamant et escrit que sa feme + et Tice lor fille fussent si heir et que l’une eust autretant de + l’eritage comme l’autre ; et puis dit issi : ¶ « je + voil que Sticius mis sers soit frans, s’il pleist à ma feme ». + Por ce que la feme s’atint donc de l’eritage et sa partie vint à la + fille, je demant se franchise apartient au serf por les paroles qui + furent escrites avant. ¶ Modestinus respont, por ce que la + feme s’atint de l’eritage, ne nuit point à serf. ¶ Encor demant ge, + se la feme qui s’atint se l’eritage puet par droit contredire au + serf qui demande franchise. Et Modestinus respont que li + contrediz à la feme n’est pas de nule valor.

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+ § {40.5.15} +
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Cil moismes dit : cil qui doit franchir un serf por ce que il li + a esté enjoint ne puet en nule maniere enpoirier sa condicion. Et + por ce, ne le puet il vendre à autre qui le franchise ; et s’il + le vant, il est contrainz de racheter le et de franchir, car il a + aucunne foiz greignor preu au serf que il soit franchiz par vieil + home que por gene [125vA].

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+ § {40.5.20} +
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Ponponius dit : il est issi escrit à livres Julien : « se + il est enjoint à l’oir que il franchise un serf et il rent l’eritage + por le conseil au senat, il devra estre contrainz de franchir le + serf. Et s’il se defuit ou est hors do païs por droite cause, quant + li prevoz avra coneu la cause, il devra prononcier selon le consoil + au senat qui apartient à ce. Et se cil à qui l’eritages est renduz + reçoit le serf, il convient que il le franchisse et il convendra + garder en sa persone les choses moismes qui solent estre gardees as + acheteors ». Di moi se tu cuides que ce soit voirs ? Car j’é + grant covoitise d’aprendre, et c’est tote la reson por quoi il m’est + bel que j’é vescu .lxxviii. anz ; car il me sovient de la + sentence à celui qui dit : se je avoie .i. pié en la fosse, si + vodroie je encore aprendre. Aristo, Octavenus cuident que cil sers + de qui l’en demande ne soit pas de l’eritage qui est renduz ; car + quant cil qui fist le testamant pria son heir que il le + franchissist, il n’apert pas que il entendist que il le + rendist ; neporquant, s’il le rent par error, l’en doit dire ce + moismes que Juliens escrit.

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+ § {40.5.29} +
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Paulus dit : se aucuns est estrangiez puis que il a commoincié à + estre en cele chose que il i doit estre franchiz par lés, cil qui + l’a en sa main sera contrainz de franchir le. Ne l’en ne detinte pas + ci se cil qui le doit franchir qui est hors do païs por droite cause + ou non ; car la droiture dou patronage li est gardee en totes + menieres.

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+ § {40.5.39} +
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Cil moismes dit : Paulus escrit que se cil qui fet le testamant + veust que un de ses heirs franchisse autrui serf comme le sien, cil + qui en fu prouez doit estre contrainz d’achetier le et de franchir ; + car la cause de franchise et de lés de chetel n’est pas + senblable.

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+ § {40.5.53} +
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Marcians dit : se aucuns est proiez de franchir serve et il + deloie, et ele enfante dedanz ce, il a esté establi que li enfens + qui nest de lui soit frans. Et il i a aucuns establissemanz en coi + il est contenuz que, desque franchise commoince à estre deue, li + enfes qui nest de lui est naturement frans ; et c’est voirs, et + doit estre tenuz sanz nule dote, car franchise n’est pas chose + privee mes commune, et cil qui la doit doner la doit offrir de son + gré. {1} Et se la serve enfante ainz que la franchise qui li fut + lessie li soit donee, et il est avenu por le porchaz as heirs, que + ele ne li est pas encore deue, si comme s’il reçoivent plus [125vB] + tart l’eritage que li enfant qui nessent de la serve soient lor + serf, il nos plet que li enfant soient franchi ; mes il doivent + estre baillié à lor mere por franchir, si que nus ne soit lor + patrons fors lor mere ; car desque li heirs n’est pas dignes + que il soient serf, il ne doit pas estre lor patrons.

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+ § {40.5.54} +
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Et quant la mere a receu son fiz, se ele ou cil qui est en son leu ne + le veust franchir, ele en doit estre contrainte. Et s’ele ne veust + que ses fiz li soit bailliez, ou ele est morte, l’en puet dire que + li hoirs doit doner franchise as enfanz que sont issi nez.

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+ + + VI. De cez qui sont en estat de franchise [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 7 : de + Statu-liberis. + +
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+ +
+ § {40.7.1} +
+

Paulus dit : cil est en estat de franchise à qui franchise est + establie à un certein terme ou soz condicion. {1} Li serf sont en + estat de franchise ou par condicion expresse ou par condicion qui + n’est pas expresse. Et c’est aperte chose quant il sont franchi por + tolir as creanciers lor droiture ; quant il est en dote savoir mon + se li creanciers use de son droit, li serf sont dedanz ce en estat + de franchise, car barat est pris o essient.

+
+
+
+ § {40.7.2} +
+

Ulpianus dit : cil qui est en estat de franchise est en tel + condicion que s’il est mis en autre main il est estrangiez, sauve + l’esperance de franchise. Et s’il est porsis longement, il est + porsis o sa cause ; et s’il est franchiz, il ne pert pas + l’esperance d’estre frans sanz estre redevables à nul fors au mort. + Mes sers ne gaigne estat de franchise devant que uns des heirs ou + plusors ont receu l’eritage ; et s’il est devant ce mis en + autre main ou engagiez par longue sesine ou franchiz, il pert + l’esperance de la franchise qui li est establie. {1} Et s’il est + escrit es tables dou testamant à celui qui a moins de .xiiii. anz + que uns de ses serf soit frans ? Cassius dit que il n’est pas + en estat de franchise en la vie à l’orfelin aprés ce que il + aa] la dans le ms. receu l’eritage son + pere ; mes Juliens dit le contraire, et la sentence me senble + plus veroie. {2} Encore dit plus Juliens que, se uns sers est + lessiez et li heirs commande que il soit frans, li dons de la + franchise vaut, qui est fez es tables à l’orfelin. ¶ {3} Se uns sers + est fez heir as premeres tables de la moitié de l’eritage son + seignor sozsoz] sa dans le ms., cf. lat. Si + primis tabulis sub condicione servus cum libertate ex parte + dimidia heres sit institutus condiction, et + l'an franchise li est lessie, je demant s’il est en estat de + franchise, si que quant li autres heirs reçoit l’eritage, il le + prant en l’estat où il est et prant tot l’eritage. Il ne puet pas + lors senbler que li sers soit en estat de fran[126rA]chise. Mes se + la condicion de l’eritage faut, franchise li est deue selonc + Julien ; et lors doit l’en dire que il est en estat de + franchise por ce que il ne reçoit pas franchise de lui moismes mes + de son compoignon. ¶ {4} En queques degrié sers soit establiz heirs + aprés l’orfelin et a estre frans, il est en estat de + franchise ; et ceste cause est receue por cause de profit et + nos la loons.

+
+
+
+ § {40.7.4} +
+

{8} Cassius dist que s’il est commandé à un serf que il serve .i. an, + li tens en quoi il s’est desfoiz ou an coi il a pledié por avoir + franchise ne li doit pas estre contez.

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+
+ § {40.7.10} +
+

Paulus dit : se li heirs vant le serf à qui fu commandé que il + donast .x. livres et que il fust frans, et il le livre et dit à + celui qui l’achate que il doit poier .xx. livres s’il velt estre + frans, li achetierres puet pledier o le vendeor par aucion d’achat. + Et s’il fu mis en convenant que, se li venderres ne garentissoit tel + marchié comme il fesoit, il rendroit le pris à dobles, li + achetierres puet demander le doble.

+
+
+
+ § {40.7.23} +
+

Celsus dit : se l’en dit issi : « se Ticius done .c. livres + dedanz .v. anz, il soit frans » ; il ne la porra doner puis que + li .v. anz seront passé ne à celui à qui il la devoit donner, ne à + son heir, ne à celui qui l’a acheté. {1} Il fu commandé que uns sers + fust frans s’il rendoit conte des besoignes son seignor, li heirs ne + sofre pas que il vende les choses de son chetel ne que il rende les + arrerages. Il est frans autresi comme s’il eust obei à la + condicion.

+
+
+
+ § {40.7.32} +
+

Ticius dit : se .ii. sont establi à estre heir d’un heritage, et + ilz commande que uns sers soit frans s’il done .x. livres as heirs, + et li uns des heirs le vent et le livre à celui qui l’achate, se il + done à l’autre heir qui ne l’a pas vendu sa partie des .x. livres, + il sera frans.

+
+
+
+ § {40.7.33} +
+

Ulpianus dit : les droitures à cex qui sont en estat de + franchise ne puent pas estre enpirees par l’oir.

+
+
+
+ § {40.7.36} +
+

Cil moismes dit : quant il est commandé en testamant que uns + sers soit heirs aprés celui qui est fez premierement heirs et que il + eist franchise, li sage home le garnirent de la droiture à cex qui + sont en estat de franchise. Et c’est receu por profit que li sers + soit estrangiez o sa cause que li fiz ne depiece le testamant son + pere. Et ceste autorité de droit s’estent au segont ou au tierz.

+
+
+
+ § {40.7.37} +
+

Gaius dit : se il est issi escrit : « je doin à Tice mon + serf por convenant que il le franchisse ; [126rB] et s’il ne le + franchist, il soit frans », li ser est mointenant frans.

+
+
+ +
+ + + V. Li quel vienent a franchise sanz estre franchi [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 8 : Qui sine + manumissione ad libertatem perveniunt. + +
+
+ +
+ § {40.8.1} +
+

Paulus dit : se uns sers venduz por tel convent que il soit + franchiz dedanz un certein terme, ja sé ce que li venderres et li + acheterres muerent sanz heirs, neporquant franchise apartient au + serf quant li termes est venuz ; issit escrit Marcus. Et si li + venderres a muee sa volenté, por ce ne remoint pas que franchise + n’apartiegne au serf.

+
+
+
+ § {40.8.2} +
+

Modestinus dit : franchise apartient au serf qui ses sires a + guerpi por ce que il estoit griefmant malades.

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+
+ § {40.8.3} +
+

Paulus dit : se aucuns sers est venduz par tel convenant que il + soit franchiz dedanz certain tens, se li jorz que la franchise li + doit estre donee est venuz, et cil qui l’en vendi vit encore et se + tient en cele moisme volenté, li enpereres Marcus escrit que il doit + estre autresi comme se cil qui le dut franchir l’eustl’eust] + et l’eust dans le ms., la phrase se comprend + mieux sans et franchi. Et se cil qui le + vendi est morz, l’en ne doit pas demander la volenté son heir.

+
+
+ +
+ + + VI. Li quel ne puent franchir et li quel ne puent estre franchi + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 9 : Qui et a + quibus manumissi liberi non fiunt, et ad legem Æliam + Sentiam. + +
+
+ +
+ § {40.9.1} +
+

Ulpianus dit : Celsus dit por cause de profit que sorz et muz + qui est issi nez ne puet franchir.

+
+
+
+ § {40.9.4} +
+

Ulpianus dit : nos ne poons pas franchir le serf que nos avons + obligié par non de gagepar non de gage] p. nos de g. + dans le ms., cf. lat. Servum pignori datum + manumittere non possumus.

+
+
+
+ § {40.9.8} +
+

Affricanus dit : quant cil qui doit franchise au serf soz + condicion le franchist por ce que il li a esté enjoint, lala] + et la dans le ms., la phrase se comprend mieux + sans et loi de franchise qui est deue par + condicion a leu. ¶ {1} Se uns chevaliers fet son testamant par + droiture de chevaliers, et il done franchise a ses sers por griver + ses creanciers et il n’a de quoi aquiter soi quant il muert, les + franchises sont e‹n›pechies.

+
+
+
+ § {40.9.10} +
+

Gaius dit : il apert que cil franchist ses sers por griver ses + creanciers quil les franchist au tens que il n’a de quoi poier, ou + quant il est en tel estat que il n’avra par tens de quoi + poier ; car il avient sovant que aucuns quide que il ait en son + chetel plus que il n’i a. Et ce avient assez en cex qui par lor + sergant et par cex que il ont franchiz moinent marchendies otremer + et en estrange païs aillors que la où il sont ; car il perdent + sovent en cex marcheandises, si que il n’en sevent rien ; et + s’il franchissent lors leur sers sanz consoil de barat, il lor + donent franchise.

+
+
+
+ § {40.9.20} +
+

Cil moismes dit, se franchise est donnee à autrui serf sanz + l’asentement oul’asentement ou] l’asentement ou + au dans le ms., redondance de l’article contracté + déjà écrit au recto [126vA] seignor, ele ne puet valoir + par l’autorité de droit, ja sé ce que cil qui le franchi est aprés + heirs au seignor. Car ja sé ce que il soit par droiture de lignage, + neporquant li dons de la franchise n’est pas confirmz por ce que li + heritages est receuz.

+
+
+
+ § {40.9.23} +
+

Cil moismes dit : cil qui set bien que il n’a de quoi paier ses + detes ne puet franchir ses sers que ce ne soit en grevance des + creancier, ja sé ce que li serf l’aient bien deservi.

+
+
+
+ § {40.9.28} +
+

Paulus dit : li heirs qui franchist son propre serf, que cil à + qui il est heirs avoit lessié à un autre, ne fet rien ; et il + nos deplet que l’en ne face pas force s’il le sot ou s’il ne le + sot.

+
+
+
+ § {40.9.29} +
+

Gaius dit : li sers qui est bailliez en gages est sanz nule dete + au detor par pleine droiture ; et il puet recevoir de lui + droite franchise, s’il a asez d’autre part de quoi paier sa dete, si + que il n’apere pas que li creanciers en soit grevez. ¶ {1} Sers qui + est lessiez soz condicion est à l’oirl’oir] loier + dans le ms., cf. lat. servus legatus pendente condicione + pleno iure heredis est par ploine droiture, + ainz que la condicion soit acomplie. Mes il ne puet recevoir par lui + nule franchise que torz ne soit fez à celui à qui il est + lessiez.

+
+
+ +
+ + + + VII. A qui il ne loit pas chalongier franchise [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 13 : Quibus ad + libertatem proclamare non licet. + +
+
+ +
+ § {40.13.1} +
+

Ulpianus dit : cil qui ont plus de .xx. anz ne puent pas + chalengier franchise se cilse cil] se cil se cil + dans le ms. qui est venduz en tel aage a receu le pris ; + mes por autres causes, ja sé ce que cil qui a plus de .xx. anz a + soffert que il soit venduz, il li loit à chalongier franchise. {1} + Et chelongement de franchise ne doit pas estre veez à celui qui a + moins de .xx. anz, neïs por la devan dite cause s’il ne fu en + servage puis que il ot passé .xx. anz ; car lors, s’il parti au + pris, l’en puet dire que il li puet estre vee que il ne chalonge + franchise.

+
+
+
+ § {40.13.2} +
+

Marcellus dit : uns hons prist por force un serf de Tice et + commanda en son testamant que il fust frans ; ja soit ce que il + eust assez de quoi poier ses detes quant il morut, neporquant li + sers ne sera pas frans ; car autrement seroit Tices grevez, qui ne + puet pas pledier à l’oir de cele franchise. Et se li sers chalonge + franchise, Tices n’avra pas nule aucion contre l’oir ; car li heirs + n’a eu nul preu de la tricherie au mort.

+
+
+
+ § {40.13.3} +
+

Ponponius dit : congiez de chalongier franchise est + veezveez] veuz dans le ms., la cohérence du + texte exige l’idée de « interdire, réfuser » (TL + vëer), cf. lat. Eis, qui se passi sint + venire, ad libertatem proclamandi licentiam + denegari à cex qui ont sofert que il ont esté + vendu. Et je demant se conseauz au senat apartient à cex qui sont + nez de femes qui ont forfet à estre vendues. Et se l’e‹n› ne + [126vB] puet pas doter que poiers de chalongier franchise ne doie + estre veez à cele qui avoit plus de .xx. anz, qui soffri que ele fu + vendue, ne il ne poet pas estre donz à cex qui n’aquitent de lui en + tens de son servage.

+
+
+ +
+ + + VIII. Se l’en dit que cil qui a esté franchiz est naturelment + franc [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 40, tit. 14 : Si + ingenuus esse dicatur. + +
+
+ +
+ § {40.14.1} +
+

Ulpianus dit : se uns hons plede à celui que uns autres a + franchi, et il eist prononcié que il est naturelement frans, ses + patrons puet pledier à lui par sa droiture sanz nule excepcion de + tens.

+
+
+
+ § {40.14.2} +
+

Saturninus dit : li enpereres Adrians establi que cil qui avoit + plus de .xx. anz, quil soffri que il fust venduz por avoir le pris, + ne puet pas puis chalongier franchise ; mes il ostroia que il en + peust aucunne foiz pledier se il rendi le pris. ¶ {1} Cil qui ont + esté franchi et dient que il sont naturement franc ne seront pas oï + puis .v. anz aprés ce que il ont esté franchi. ¶ {2} Cil qui dient + que il ont trové .v. anz aprés les estrumanz par quoi il puent + prover que il sont naturement franc devent requerre l’enpereor + meismes qui conoistra de cele chose.

+
+
+
+ § {40.14.3} +
+

Ponponius dit : l’en doit entendre que quant li senaz dit ceste + parole « quant il avront reconeu la nativité », il n’est + rendi fors de cex qui sont naturement frans. ¶ {1} Et por ceste + parole « ce que il ont lessié » doit l’en entendre que + totes les choses que il ont aquises do chetel à cex qui + l’afranchirent soient rendues. Mes il convient veoir comment ce doit + estre entendu ; savoir mon s’il convient rendrerendre] + vendre dans le ms., cf. lat. item quod ex + his adquisitum, reddere debeant les choses que + il en porterent sanz le seu au seignors, et de cez que il ont + aquises par le chetel as seignors, ou les choses que cil qui les + franchirent lor ont donees ; et ceste parole est la meillor.

+
+
+
+ § {40.14.4} +
+

Paulus dit : la loi qui deffant que cil qui a esté franchiz par + devant les contes ou par devant les prevoz ne puissent pas + chalongier naturel franchise puis .v. anz aprés ce que il est + franchiz, n’ecete nule cause ne nule persone.

+
+
+
+ § {40.14.5} +
+

Cil moismes dit : je respondi que quant sentence est donnee + aprés .v. anz por naturel franchise sanz le seu au patron, il ne + doit estre mis arrieres por nule excepcion de tens.

+
+
+
+ § {40.14.6} +
+

Ulpianus dit : totes les foiz que l’en plede savoir mon se + aucuns a esté franchiz, ou servises li est demandez ou jornees, ou + aucion est meüe qui donne mauvese renomee, ou cil qui dit que il est + patrons entrenz en cause, ou aucuns plez est meüz entr’aus, + juigement en doit estre renduz. Et quant aucuns reconoist que Tices + le franchi, et il nie que Sey qui pledie à lui [127rA] ne le franchi + pas, juigemenz en doit estre renduz. Il est renduz quant li quex que + soit le requiert ; mes cil qui se tient por patron est en leu + de demandeor et doit prover que il l’a franchi ; et s’il ne le + prove, il est franchiz.

+
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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI QUINZIESMES LIVRES - - - LI QUINZIESMES LIVRES - - - - I. Ci commence li .iii. livres de Digeste nove. Cis titres est - d’aquerre seignorie de choses [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 1 : de - Adquirendo rerum dominio. - -
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- § {41.1.1} -
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Ulpians dit : la seignorie d’unes choses est aquise par le droit - as genz, qui est gardee iveement entre toz homes por reson - naturel ; et la seignorie des autres est aquise par le droit - citein, c’est par le droit qui est propres à noz citez. Et por ce - que li droiz à genz vint avant desque li humains lignages fu fez, il - convient que nos en dien premierement. ¶ {1} Totes les betes qui - sont donc prises en terre et en mer et en ciel, ce sont les bestes - et li poisson et li oissel, sont à cex qui les prenent.

-
-
-
- § {41.1.2} -
-

Florencius dit : celes qui nessent, venir encor nos.

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-
-
- § {41.1.3} -
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Gaius dit : ce qui n’est à nul est ostroié par reson naturel à - celui qui le prant. {1} Ne il n’a point de difference se aucuns - prant bestes sauvages ou oisiaus en sa terre, ou en l’autrui champ - por chacier, ou por oiselier ; se li sires dou champ le vost, - il puent deffendre que il n’i entre. ¶ {2} L’en entant que, quanque - nos prenon de cex choses, est nostre tant comme il est nostre - garde ; et desque il est eschapez de nostre garde, est venuz en - sa naturel franchise, il lesse à estre nostres et est à celi qui - aprés la prent.

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- § {41.1.4} -
-

Florentinus dit : se ce ne sont choses adomachies, qui aint a - costume à aller et à venir.

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-
- § {41.1.5} -
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Gaius dit : l’en entant que la chose est revenue à sa naturel - franchise quant ele est aleeest alee] est alee est - alee dans le ms. en tel leu que nos ne la - poons mes voir ; ou se nos la poons voer, si ne la poons nos pas - prendre legierement. {1} L’en demande donc se une beste sauvage qui - est si navree que ele est legiere à prendre est mointenant - nostre ? Et il plest à Trebace que ele soit nostre tant comme - nos la sivons ; et se nos la lessons à sivre, ele lesse à estre - nostre et est à celui qui la puet prandre. Se un autre la prent des - le tens que nos la sivon, et le fet par corage que ele soit seue, il - apert que il face larrecin, et plusors quident que ele ne soit pas - nostre se nos ne la prenons ; car plusors choses puent avenir - qui n’ostodront à prendre la, et c’est voirs. {2} La nature des - moches qui font le miel [127rB] est sauvage. Et por ce, celes qui - s’assient en nostre arbre ne sont pas noz devant que nos les aiens - coillies en un veisel, puis que li oissel sont nostre qui font lor - nit en nostre arbre ; et se uns les enclot, il en est sires. - {3} Et s’il i ont fet rees, li sires les puet porsoer sanz larrecin. - Mes, si comme nos avons dit devant, se aucuns entre en un champ por - prandre les, se li sires do champ le siet, il puet prandre que il - n’i entre. ¶ {4} Li gitons qui s’en est volez de nostre vessel est - nostres tant comme nos le poons voier et prandre legierement. Et - s’il est autrement, il est à celui qui le puet prandre. ¶ {5} - LaLa] a dans le ms. nature au pesons - et à colons est sauvage ; ne il ne remoint pas ce que il ont en - costume à voler et à ravoler, quar autresi font les moches, de quoi - il est certaine chose que lor nature est sauvage. ¶ Aucuns ont cers - si domesches qui vont au bois et revienent, et si ne n’i a nus que - lor nature ne soit sauvage. Et en cez menieres de bestes qui par - costume solent aler et revenir est tele regle donee que l’en entende - que eles soient nostres tant comme eles ont corage de revenir. Et - s’eles lessent à avoir en corage, eles lessent à estre noz et sont à - celes qui les prenent. L’en entant que eles lessent à avoir corage - de revenir quant eles ne revienent, si comme eles ont à costume. ¶ - {6} La nature as gelines et as oies n’est pas sauvage ; et si est il - aperte chose que il i a gelines sauvages et oies sauvages. Se mes - gelines ou mes oies sont donc espoentees en aucunne maniere et eles - s’en volent si loing que nos ne savon où eles vont, por ce ne - remoint pas que eles ne soient en nostre seignorie. Et por ce, se - aucuns les prent por avoir les de gaign, il sera tenuz à nos par - aucion de larrecin. {7} Les choses que li anemi prenent sont por le - droit à genz à cex qui les prenent.

-
-
-
- § {41.1.6} -
-

Florencius dit : les choses qui nessent de celes qui sont - sormises à nostre seignorie sont noz.

-
-
-
- § {41.1.7} -
-

Paulus dit : li franc home qui sont pris de guerre sont mené en - servage, mes s’il eschapent de la main à lor enemis, il reçoivent - lor enciene franchise. ¶ {1} Ce que uns fluves a aporté en nostre - champ par cretine est aquis à nos por le droit as genz. Il senble - que ce i est aporté par cretine, qui i eist aporté si petit à petit - que nus ne poons pas entendre conbien il est ja aporté en chescun - moment. {2} Mes se la force do [127vA] flueve prent une partie dou - champ et ele la porte au mien, il est aperte chose que ele est deue. - Mes se tu la lesses longuement en mon champ et li arbres que ele - aporta o li fichant lor racines en mon champ, il apert que il soient - mien de ce tens. ¶ {3} L’ile qui nest en la mer – qui n’avient pas - sovent – est à celui qui la porprant. Et cele qui nest en fluve – - qui sovent avient – n’est à nul. Et s’ele nest au mileu do flueve et - ele en tient la moitié, ele est commune à cex qui d’une part et - d’autre porsient les chans prés de la rive, segont ce que chascuns - chans est lez pres de la rive. Et s’ele est plus pres de l’une rive - que de l’autre, ele est à cex tant solemement qui porseent les chans - qui sont joingnant à cele rive, qui ont la grant jotice. {4} Et se - li flueves se desrive d’une part et il commoince à corre par un - moisme ruisel et il aclot un champ, et puis il revient à son premer - cors, cil chans qui est enclos en maniere d’ile est à celui que il - fu avant. ¶ {5} Et se li flueves lesse tot son naturel conduit, il - commoince à corre par autre leu, li premers conduiz est à celui qui - porsiet le champ lez la rive, selon ce que chescuns est lez ; - et li noviaus conduiz commoince à estre de la commune droiture, - autresi comme li fluves. Et s’il revient aprés le tens à son premer - conduit, li noviaus commoince à estre à cex qui porsient les chans - de lez la rive. Mes se li noviaus conduiz porprant tot le champ à - aucun, ja sé ce que li fluives s’en reviengne au premer chenel, - neporquant cil à qui il avoit tolu tot son champ n'i puet puis riens - avoir por estroite reson, car cil chans a lessié à estre ce que il - estoit et a perdu sa propre forme ; et por ce que cil à qui il - fu n’a point de champ por delz, il ne puet demander nule partie par - reson de voisine. {6} Mes il est à poine ostroié que ce soit tenu se - toz li chans à aucuns est coverz por serondement ; car li - sorondemenz ne mue pas la meniere do champ. Et por ce, quant l’eve - se retrera, il est aperte chose que le chans sera à celui à qui il - fu. ¶ {7} Quant aucuns fet aucunne chose d’autrui matire en son non, - Nerva et Proculus cuident que cil qui la fet en soit sires ; car ce - qui est fet n’est avant à nul. Mes Sabinus et Cassius cuident que - reson naturel face que cil qui fu sires de la matire soit sires de - ce que en est fet, car l’en [127vB] ne puet rien fere san la - matire ; si comme se je faz aucun vessel de ton or ou de ton - argent ou de ton erein, ou je faz de tes tables une nef ou une - aumoire, ou se ge faz un drap de loine, ou se ge faz un buvrage de - ton miel et de ton vin, ou un enplastre de tes espices, ou vin de - tes grapes ou oil de tes olives. Cil qui se tienent entre ces .ii. - opinions ont la meillor sentece, qui dient que, se l’ovre puet estre - depecie sanz enpirier la matire, c’est voirs que Sabinus et Cassius - distrent ; mes s’ele ne puet estre depecie sauf la matire, ce - que Nerva et Proculus dient est voirs. Si comme uns veissiaus d’or - et d’argent puet estre ramenez à sa premere matire, mes vins ne - oilles ne fromanz ne puent revenir as grapes, ne as olives as espis, - ne li enplastres as espices. Neporquant, il me senble par droit que - l’en doit pas doter que li fromanz qui est trez des espis ne doie - estre à celui à qui li espic furent ; car li grain qui sont - dedanz les espis ont lor forme tote perfete, et cil qui depart le - grain de l’espic ne li done pas novele forme, ainz descuevre cele - que il a. ¶ {8} La volenté à .ii. seignors qui assenblent lor - mestives fet que l’ovre qui en est fete soit commune comment que il - soit ; ou se les matires sont d’une meniere, si comme s’il - assenblent lor grapes ou il fundent ensenble lor argent ou diverses, - si comme li uns done le vin, et li autres done le miel à fere un - bevrage, ou li uns done l’or et li autres l’argent à fere un vessel. - {9} Mes se les matires à .ii. sont assenblies par avainture sanz la - volenté as seignors, cist moismes droiz sera gardez. ¶ {10} Quant - aucuns edefice en sa terre d’autrui matire, l’en entant que il est - sires de l’edefiement, car tot ce qui est edifié est à celui à qui - la terre est. Neporquant, cil qui fu sires de la matire ne lesse pas - por ce à estre en sires, fors en tant que il ne la puet pas - chalongier ne pledier que ele soit aprestee avant par la loi de - .xii. tables, en coi il est contenu que nus ne soit contrainz - d’oster autrui chevron qui soit mis en sa meson, ainz en rende le - pris à dobles. Par non de « chevron » sont senefiees totes - les matires de quoi li edifiement sont fet. Se li edefiemanz est - donc depeciez par aucunne maniere, cil qui fu sires de la matire la - porra chalengier et pledier en por fere la aporter avant. {11} Et - l’en demande par droit se cil qui fist le edefiement le [128rA] vant - et li acheteres le porsiet par lonc tens et il est aprés depeciez, - savoir mon se cil qui fu sires de la matire les puet - chalongier ? Et la cause de la dote est por ce que li - edefiemenz toz entiers a tant esté porsis que il est gaignz par - longue tenue, savoir mon se les matires don il fu fez i sont autresi - gaignies. Et ce ne nos plet pas. ¶ {12} Encontre ce, se aucuns - edefice de sa matire en autrui terre, li edefiemenz soit à celui à - qui la terre est ; et s’il savoit que la terre fust autrui, - l’en entant que il a perdue sa matire de son gré. Quant li - edefiement sera donc depeciez, il ne porra pas demander sa matire. - Mes se li sires de la terre demande l’ovre, et il ne poie pas le - pris de la matire ne le loier as ovriers, il porra estre mis ariere - por excepcion de tricherie ; mes se cil qui fist l’edefiement - ne savoit pas que la terre fust autrui, il idefia par bone foi comme - en la soe. Et s’il savoit que la terre fust autrui, la cope en puet - estre sus lui, car il edefia folement en la terre que il savoit bien - qui estoit à autrui. ¶ {13} Se je met autrui plante en ma terre, ele - sera moie. Et encontre ce, se je met ma plante en autrui terre, ele - sera au seignor de la terre s’ele se racine en l’un cas et en - l’autre ; que, ainz que ele soit racinee, ele est à celui qui ele fu - devant. Il est convenable chose que se li arbres à mon voisin - apresse si ma terre que il i giete ses racines, il sera miens ; - car reson n’ostroie pas que li arbres soit à autre que à celui en - qui terre est racinez. Et por ce, li arbres qui est mis en devises - est communs, ja sé ce que il soit racinz en .i. des chans.

-
-
-
- § {41.1.8} -
-

Marcianus dit : selonc ce que il siet en chescun champ. {1} Mes - se une pierre nest en marche et li champ sont commun, si que il ne - sont pas parti, la pierra sera commune sanz partir se ele a esté - trete de terre.

-
-
-
- § {41.1.9} -
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Hemiloins dit : por cele moisme reson que les plantes qui sont - mises en autrui terre sont à celui qui la terre est, entent l’en que - cil froment qui sont semé en autrui terre sont à celui qui la terre - est. Et tot autresi comme cil qui edefice en autrui terre puet estre - deffenduz par excepcion de tricherie se li sires de la terre demande - l’edefiement, puet estre deffenduz par l’eide de cele moisme - excepcion cil qui a semé en autrui terre à ses despens. {1} Ja soit - ce que letres soient fetes d’or, neporquant eles sont à celui qui li - parchemins est, autresi comme les choses qui sont edefiees ou semé - es solent estre à celui qui la terre est. Et por ce, se j’escri en - ton parchemin un dictié ou une hystoire, je [128rB] ne sui pas sires - de cel escrit, mes tu. Mes se tu me demandes et ne me velz poier le - pris de l’escriture, je me porroi deffendre por excepcion de - tricherie, se je en sui entrez en possession par bone foi. {2} Il - n’est pas ausi des pointures qui sont fetes as tables comme de - l’escriture qui est fete au parchemin. Mes il nos plest que les - tables soient à celui qui i fet les pointures. Neporquant il est - convenable chose que profitable aucion soit donee à celui qui la - table estoit contre celui qui la point ; por quoi il porra - pledier à celui s’il poie le pris de la pointure, car autrement li - nuiroit excepcion de tricherie. Se cil qui point la table la porsoit - par bone foi, nos dison que droiz chalongemenz est donz à celui qui - point contre le chalongement des tables se il i poie le chalongement - des tables, car autrement li nuiroit excepcion de tricherie. ¶ {3} - Les choses qui deviennent noz quant eles nos sont livrees sont - aquises à nos par le droit as genz ; car rien ne s’acorde à naturel - droiture comme la volenté au seignor qui vieust que la chose soit à - un autre soit gardee. {4} Mes il n’i a point de difference se li - sires moismes baille sa chose à un autre, ou se uns autres la baille - par sa volenté ; et por ceste reson, se cil qui n’est hors do - poïs baille à aucun l’aministracion de totes ses besoignes, et cil - vent une de ses choses et il la livre, ele est à celui qui la - reçoit. {5} Aucunne foiz avient que la sole volenté au seignor - sofist à doner la seignorie de la chose sanz livrer la ; si - comme se je te vant la chose que je te prestoi ou que je te loie, ou - que je te bailloi à garder ; car ja soit ce que je la t’oie baillie - por vente, neporquant je te soffre que tu la tienz por cause - d’achat, ele est toee. {6} Et se aucuns soffre les marchandises qui - sont en son celier, et il baille à l’acheteor les cles dou celier, - la proprieté des marcheandises vienent mointenant à l’acheteor. ¶ - {7} Aucunne foiz avient que la volenté au seignor done la seignorie - de sa chose à persone qui n’est pas certaine, si comme quant aucuns - gite gleves en une grant torbe de gent et il ne set le quel chascuns - prandra, et s’il veust que cil que chascunschascuns] - clascuns dans le ms. prandra soit siens. - ¶ {8} Il est autrement des choses qui en tempeste de mer sont getees - hors de la nef por aligier la, car eles sont à lor seignors, car il - ne les gitent pas hors par corage que il voillent que autres les - aint, mes por sauver le peril de aus et les nés [128vA]. Et por ce, - se aucuns les prent par corage d’avoir les de gaign ou en la mer - moismes, ou quant l’eve les a getees hors, il fet larrecin.

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- § {41.1.10} -
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Cil moismes dit : seignorie nos est aquisse non pas tant - solement por nos moismes, mes por cels que nos avons en nostre - poeté, et por les sers en quoi nous avons usaire, et por les frans - homes, et por les autrui sers que nos porseon par bone foi. {1} Si - nos convient voir plus diligement de chasque chose qui est donc - livré à noz sers et ce que lor est convenente ; et ce qu’i aquierent - par aucunne autre chose est aquis à nos, car li sers qui est en - autrui poeté ne puet rien avoir qui sien soit. Et por ce, se nostre - sers est fet heirs, il ne puet pas recevoir l’eritage sanz nostre - commandemant. Li heritages est aquis à nos, autresi comme si nos - moismes fuseint fet heir, et autresi nos est aquis par els. ¶ {2} - Nos ne querons pas por cex qui sont en nostre poeté la proprieté de - la chose tant solement mes la possession, car de quel chose que il - aquierent la possession, il apert que nos la porseons, et por ce nos - est aquise seignorie par longue possession. ¶ {3} Il nos plest de - sers en qui nos n’avons fors l’usaire quoi que il aquierent de - nostre chose et de lor poine soit aquis à nos ; et s’il - aquierent autre chose à autre part, eles apartient à cex qui ont la - proprieté d’aus. Se cil sers est fez donc heirs, ou aucun lés li - eist lessié, il n’est pas aquis à nos mes au seignor de la - proprieté. {4} Autresi nos plest il de celui qui nos porseons par - bone foi que que il soit, ou frans ou autrui sers ; car ce qui est - establi de celui qui a l’usaire est gardé de celui qui porsiet par - bone foi. Ce que il aquiert donc, autrement que par ces .ii. causes, - apartient à lui s’il est frans, ou au seignor s’il est sers. {5} Se - cil qui porsiet autrui serf par bone foi l’a tant porsis que il - l’ert gaagnié par longue teneure, por ce que il en est fez sires en - cele maniere, il puet aquerre par lui de totes causes. Cil qui a - l’usaire do serf ne le puet gaagnier par longue tenue ; - premerement por ce que il ne le porsiet pas, ainz a poer d’user en, - et aprés por ce que il siet bien que il est autrui sers.

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- § {41.1.11} -
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Marcianus dit : cil qui est dedanz aage n’a pas besoing de - l’autorité à son deffendeor quant en aquerre, mes il ne puet - estrangier nule chose se ses deffenderres n’est presanz et s’il ne - l’en done autorité, ne la possession qui est naturel, si comme - Sabinus et Cassius dient ; et ceste sentence est voire.

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- § {41.1.12} -
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Palistratus dit : ja sé ce que li lac et li estanc croissent - [128vB] aucunne foiz, et sechent aucunne foiz, neporquant il ne - retienent lor bones ; et por ce, droiture de crestine n’i a pas - leu, que il soit lor ce où il s’espandi. {1} Que se uns vessiaus est - fez de mon herain et de ton argent, il ne sera pas communs à moi et - à toi ; car por ce que arains et argenz ont diverses matires, - il puent bien estre desevré et ramené en lor ancienne matire.

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- § {41.1.13} -
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Neraces dit : se mis procurators achete une chose par mon - commandemant et ele li est livree en mon non, la proprieté et la - seignorie en est aquise à moi, ja sé ce que je n’en sache rien. {1} - Et autresi se li deffenderres à l’orfelin ou à l’orfeline achete une - chose et ele li est livree en lor non, et la proprieté et la - seignorie lor est aquise, ja sé ce que il n’en sache rien.

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- § {41.1.15} -
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Cil moismes dit : cil qui edefice en la rive dou flueve n’est - pas sires de l’edefiement.

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- § {41.1.16} -
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Florencius dit : droiture de creitine n’a pas leu en chans qui - ont esté pris en guerre, qui sont devisié à bonnes entre ceux qui - les ont conquis ; et issi l’establi li enpereres Pius. Mes - Trebaces dit que li chans que li enemi qui sont voincu ont doné par - tel condicion que il soit au commun de la cité, a droiture de - cretine, ne ne doit pas estre partiz. Mes li chans qui est pris à la - main doit estre partiz, que l’en sache combien chescun en a et - combien il en demore au commun.

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- § {41.1.17} -
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Ulpianus dit : se dui seignor à un serf baillent aucunne chose - ce que li uns l’en baille sera aquis à l’autre.

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- § {41.1.18} -
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Cil moismes dit : li heirs ne puet pas aquerre par le serf de - l’eritage.

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- § {41.1.19} -
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Pomponius dit : Aristo dit que ce que un franc home qui me siert - par bone foi aquiert ou par son labor ou par mon chetel, apartient à - moi ; cece] a ce dans le ms. que aucuns li - done, ou que il aquiert en autre maniere, apartient à lui. Et - heritages ou lés n’est aquis à moi par lui, car ce ne vient de mon - chetel ni de sa poine, quar ce n’est pas por sa poine que il aquiert - quant il le reçoit. Neïs se cil qui fist le testamant voloit que il - apartenist à moi, mes ja sé ce que il ne l’aquiere pas à moi, en ce - cas neporquant se la volenté à celui qui fist le testamant est - aporté, li heritages me doit estre reduz. Se uns frans hom qui - servoit por bone foi eust receu heritage par le commadement à celui - à qui il servoit, il fu heirs ; et Labeo dit que il ne puet - chaloir quele entencion li morz eust.

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- § {41.1.20} -
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Ulpianus dit : cil à qui la chose est livree n’i gaigne fors - tant comme cil i avoit qui li livra. Se aucuns avoit donc la - seignore d’un champ, se il le livre à un autre, il en baille la - seignorie ; et se il ne l’avoit, cil qui la reçoit n’i gaigne - rien. {1} Toste les foiz que aucuns baille la seignorie de sa chose, - il la baille cele comme [129rA] il i a. Et se li chans de frans est - frans et se servises estoient deu au champ qui est bailliez, autresi - li sont il deuz. Se aucuns dit donc quant il bailla le champ qui - devoit servises que il estoit frans, il ne sostret rien des sevises, - neporquant cil qui le baille oblige à fere le, tel comme il dit que - il estoit. ¶ {2} Se je et Tices achetons une chose et ele est - baillie à Tice comme à mon procurator, je croi que la seignorie en - est aquise à moi, car i nos plest que la possession de totes choses - puisse estre aquise par franche persone, et par la possession la - seignorie.

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- § {41.1.21} -
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Pomponius dit : se mes sers achera une chose tant comme il te - servoit par bone foi, et ele li fu livree, Proculus dit que ele - n’est pas moie por ce que je n’avoie pas la possession dou - serf ; ne ele n’est pas teue s’ele ne fu achetee de ton - chetel ; mes se li frans home qui servoit par bone foi - l’acheta, ele sera soee. ¶ {1} Se tu porsiez ma chose et je voil que - ele soit toe, ele sera toe ja sé ce que je n’en ai pas la - possession.

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- § {41.1.22} -
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Ulpianus dit : cil qui porsiet serf por force ne en repost ne - par loage ne peut rien aquerre par lui.

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- § {41.1.23} -
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Cil moismes dit : quique serve à aucun par bone foi au frans hom - ou autrui sers, quanque il aquiert do chetel à celui que il siert - par bone foi, est aquis à celui que il sert. Et ce que il aquiert - par son labor est autresi aquis à lui, car li labors est en une - maniere do chetel à celui que il sert ; car il doit par droit - laborer à celui que il siert par bone foi. {1} Il aquiert à lui - tandis comme il le serve par bone foi. Et s’il commoince à savoir - que il est frans hom ou autrui sers, veons se il aquiert à lui ; et - la question est en ce, savoir mon se nos gardon au commoincement de - la possession ou à totes les autres ; et meuz est que nos - gardons à totes les ovres. ¶ {2} L’en doit dire generaument que cil - qui sert par bone foi n’aquiert rien par son chetel à celui que il - siert ; mes que il n’aquiert pas par son chetel n’est pas sien - mes à celui que il siert par bone foi. {3} Se aucuns sers à dos - aquiert par bone foi à quel aquerra il ? Il aquerra à chescun - ce que il aquerra par son chetel. Et s’il aquiert que la chose à - l’un, veons s’il aquiert tot à celui, ou la moitié à celui et la - moitié à son seignor se il est sers, ou à lui moismes s’il est - frans. Et Scevola moismes fet cete question, et dit issi : se - autrui sers sert à .ii. homes par bone foi, et il aquiert aucunne - chose par le chetel à un d’els, reson fet que il l’aquiere tote à - celui par quoi chetel il l’aquiert. S’il nome le non de celui de - quel chetel il mar[129rB]cheande, ne l’en ne doit pas doter que il - n’aquiere à celui sol de qui chetel il ovre. Et puis si dit aprés - que, ja sé ce que il ne nomme pas, ne ne le face pas par son - commandemant ; neporquant, desque il ovre de mon chetel, il aquiert - à moi sol, ja sé ce que il serve à plusors par bone foi.

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- § {41.1.24} -
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Paulus dit : en totes les choses qui puent retorner à une moisme - chose doit l’en dire que se la matire remoint et la forme est muee, - si comme se cil fet de mon arein une ymage ou de mon argent un enap, - la seignorie en est moie.

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- § {41.1.25} -
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Calistratus dit : se ce n’a esté fet en non d’autre par la - volenté au seignor, car por l’asentement au seignor sera tote la - chose à celui en qui non ele fut fete.

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- § {41.1.26} -
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Paulus dit : se tu fes une nef de mes tables, la nef est - toe ; autresi comme li dras est tiens que tu as fet de ma - laine. ¶ Proculus dit que nos usons de droit queque] - due dans le ms., cf. lat. Proculus - indicat hoc iure nos uti, quod servio et Labeoni - placuisset Servius et Labeo establissent, que - des choses en coi la propre qualité remoint se aucunne chose est - ajointe à autre, la partie est à celui à qui li toz estoit ; si - comme s’ele met en une ymage .i. pié ou une main, ou en un henap une - hanse, ou en une nef une table, ou en un mur une pierre ; car la - chose tote parfete est à celui qui la fet. ¶ {1} Li arbres qui est - arachiez et mis en autrui terre est à son premer seignor tant que il - soit racinz en terre ; mes puis que il est racinez, il est à - celui qui la terre est. Se il est puis arachiez, il ne remoint pas - au premer seignor ; car l’en doit croire que il est mien por la - novele norreture de la terre. ¶ {2} Se tu tainz ma laine en porpre, - Labeo dit que por ce ne remoint pas que ele ne soit mie ; car il n’a - point de difference entre la loine qui est tointe et la loine qui - est cheete en la boe et a por ce perdu sa premere color.

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- § {41.1.27} -
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Ponponius dit : se uns vessiaus d’argent est toz fez, et tu i - mez puis ton argent, l’en doit dire que il n’est pas por ce tiens. - Mes se tu plomes ton henap d’autrui plon, l’en ne dote pas que li - hennas ne soit tiens, et que tu ne le puisses chalongier par droit. - ¶ {1} Quant plusors espices sont triblees ensenbles por fere aucunne - medecine, li sires as espices ne puet pas chalengier la - medecine ; et por ce, croi je que ele soit à celui en quel non - ele fut fete. ¶ {2} Quant les parties à .ii. seignors sont jointes o - fer, l’en demande au quel eles doivent estre ? Et Cassius - respont que l’en doit prendre garde à la valor à chescunne des - [129vA] parties ; et s’eles sont més, porveu est que eles doivent - estre à l’un et à l’autre, autresi comme la masse qui est fondue - ensenble est à celui en qui non eles furent assenblees ; mes - Proculus et Pagasus dient que ele doit estre à anbedos.

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- § {41.1.28} -
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Cil moismes dit : se tis voisins edefie sor ton mur, Labeo et - Sabins dient que li edefiemenz est siens propres. Mes Proculus dit - que il est tiens, autresi comme li edefiemanz seroit tiens que uns - autres feroit en ta terre ; et ceste sentece est veroie.

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- § {41.1.29} -
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Paulus dit : quant .ii. home ont lor chans lez la rive dou - flueve et une islle i nest par la force dou flueve, ele n’est pas - commune à eus sanz partir, ainz la doivent partir si que cheschun en - oit tant comme il en a en droit sa terre.

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- § {41.1.30} -
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Ponponius dit : se l’ille qui est nee apartient donc à moi por - ce que ele est endroit mon champ, et se je vent de mon champ la - partie qui n’est pas par devers le flueve, cil qui l’achete n’avra - rien en l’ille ; car se ce que il a acheté fu sien jusque l’ille - commoinça a nestre, si n’i eust il rien. ¶ {1} Se .i. arbre nest en - la rive do fluve qui est selonc mon champ, Celsus dit que il est - mien ; car la rive qui est selonc mon champ est moie propre et li - usages en est communs. Et por ce, quant li chans est sechiez, il est - à cex qui ont les chans de lez, car li pueples n’en use. {2} Mes - illeille] il dans le ms., cf. lat. - Tribus modis insula in flumine fit. est - fet en flueve par .iii. manieres : la premere est quant l’eve - enclot une partie do champ ‹...› sec et comoince à corre por les - chans ; la tierce est quant la terre s’asenble petit à petit ou - flueve, tant que l’en l’avoit par desus l’eve. Et des deus - derrenieres menieres est l’isle à celui à qui li champ sont qui sont - joignant à la rive ; car la nature do flueve est tele que quant il - change son cors il mue la cause do chenel. Mes en la premere n’est - pas muee la cause de la proprieté. ¶ {3} Li descroissement de l’eve - rent le champ que la crestine avoit tolu. Se li chans qui estoit - entre le flueve et la voie commune est donc porpris par le - sorondement dou flueve, ou petit et petit ou tot ensenble, se li - flueves se retret, li chans apartient à son premer seignor ; car - autresi comme il est communs tant comme li flueves i est, apartient - il, quant li flueves en est hors, à celui à qui il apartenoit avant. - ¶ {4} Se je met piliers en la mer et je faz une meson desus, la - meson est moie ; et se je faz une isle en la mer, ele est moie, car - ce qui n’est à nulz est à celui qui le porprant.

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- § {41.1.31} -
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Paulus dit : suele livree ne [129vB] remue pas la seignorie de - la chose, s’il n’i a vente ou autre droite cause par quoi doie estre - livree. ¶ {1} Tresors est anciene mourie de deniers de quoi il ne - sovient mes à nul si que nus n’en a la seignorie. Et il est à celui - qui la trove si que nus autres n’i a riens ; quar se aucuns - repont ses deniers en terre, por poor ou por garder les, ce n’est - pas tresors, et cil qui les prent fet larrecin.

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- § {41.1.32} -
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Paulus dit : nostre sers aquierent à nos pris que en totes choses, ja - sé ce que nos no volon pas.

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- § {41.1.33} -
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Ulpianus dit : l’en demande, de ce qui est lessié au serf, qui a esté - conquis par chevalerie ainz que li heritages au chevalier qui le - conquist et estoit en la poesté son pere soit receuz, ou de ce qui - li est convenancié, savoir mon por qui persone li lés ou la - convenance a force. Et je croi que ce que Scevola dit est voirs, - que se li heritages est receuz tot est autresi comme au serf de - l’eritage ; et se li heritages est receuz, l’en doit dire - autresi de cetui comme de propre serf au pere. Et se mis usaires est - lessiez à tel serf, l’en doit dire selonc cele distinction qui est, - ou au pere ou à l’oir ; ne il ne vient pas d’une persone à autre. - {1} Ceste moisme distinction vaudra se aucunne chose est enblee ; - car se cil qui l’enble reçoit l’eritage au chevalier qui est au bail - son pere par son testamant, aucion de larrecin cessera. Car li heirs - ne fet pas larecin quant il prant des choses de son heritage ; et - s’il ne le reçoit, aucion de larrecin apartient au pere contre lui. - ¶ {3} Totes les foiz que sers d’eritage fet aucunne convenance ou - reçoit chose qui li est baillie, ce que il fet reçoit force par la - persone au mort, si comme il plest à Julien. Et itel sentence est la - meillor, qui dit que il convient regarder à la persone à celui qui - fet son testamant.

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- § {41.1.34} -
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Cil moismes dit : heritages ne sostient pas la persone à l’oir, - mes cele au mort, si comme il est provez en plusors argumenz de - droit citain.

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- § {41.1.35} -
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Cil moismes dit : de mes procurators ou cil qui à un orfelin en - garde baillie à un autre sa chose autresi comme moie ou comme à - l’orfelin, il n’en pert pas la seignorie ; et li estrangemenz - n’est mis, car nus ne pert sa chose par error.

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- § {41.1.36} -
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Cil moismes dit : se nos nos consentons en livrer une chose, mes - nos nos consentons pas en la cause de livrer la, je ne voi pas por - quoi la livree ne vaille. Si comme je croi que je soi obligiez à toi - par testamant à baillier toi mon champ et tu [130rA] cuides que il - te soit donez par aucunne convenance ; et se ge te baille deniers - par cause de don et tu les reçoiz comme dete, il est certaine chose - que la proprieté en vient à toi ; ne ce ne le toust pas que nos - ne nos asanton pas en la cause de doner les et de recevoir les.

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- § {41.1.37} -
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Cil moismes dit : possesion n’est pas aquise au creancier por le - serf qui li a esté baillié en gage, ne par convenance, ne par - livrer, ne par aucunne autre meniere, ja soit ce que il ait la - possession do serf. ¶ {1} Se uns des seignors done deners au serf - commun, il convient garder par quel pensee il i donne ; car s’il - done sanz plus par departir les de son autre chetel et por ce que il - n’i eust qui soient o chetel au serf, la proprieté l’en remoint. Mes - s’il done les deners autresi comme nos solons doner à autrui sers, - il seront commun à toz les compoignons selonc la partie que chescun - a ou serf. {2} Mes que une autre question eit leu. Posons que uns - des compoignons doint deners au serf commun par corage que la - proprieté l’en temoigne ; se li sers achete un champ de ces - deners, li chans sera commus à compoignons, selonc les parties que - chescun i a ; car se li sers communs achatoit chans de deners - que il eust enblez, li champ seroient commun as compoignons selonc - les parties que il ont au serf. Car li serf de quoi aucuns a usaire - n’aquiert pas à celui qui en a la proprieté aucunne chose par le - chetel à celui qui en à l’usaire. Et autresi, se li sers communs - aquiert aucunne chose à un de ses seignors par le chetel à l’autre, - et tot autresi comme a choses qui sont aquises d’autres part, la - condicion à celui de qui aucuns a l’usaire n’aquiert pas à celui qui - a de lui l’usaire, et li sers communs aquiert autresi à ses - seignors. Ce qui est aquis do chetel à celui qui a l’usaire do serf - apartendra à lui sol ; mes ce que li sers communs aquerra do - chetel à un de ses seignors apartendra à l’un et à l’autre. ¶ {3} - Autresi comme sers communs aquiert à .i. de ses seignors, ce que - l’en li convenance en son non aquiert il à lui sol ce qui li est - baillié en son non. ¶ {4} Quant une chose est baillie à un serf et - il la reçoit ou non son seignor et ou non Tice, il en aquiest à son - seignor une partie, mes il ne fet rien par l’autre partie. ¶ {5} Se - li sers de cui aucun a l’usaire dit que il reçoit ou non à celui qui - a la proprieté dede] a de dans le ms., la phrase - se comprend mieux sans a lui la [130rB] - chose qui li est baillie por le chatel à celui qui en a l’usaire, il - aquiert tot à son seignor ; car s’il fesoit un marchié do - chetel à celui qui en a l’usaire, si aquerroit il son seignor. ¶ {6} - Se je te voloie donner une chose et, je te commandoie que tu la - baillasses au serf qui estoit communs à moi et a Tice, et li sers a - receu la chose par corage que ele soit soe, ce ne li vaut riens. Et - se li sers communs reçoit la chose par tel corage que ele soit à ses - .ii. seignors, il ne fet rien por celui qui li commanda que ele li - fust baillie.

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- § {41.1.38} -
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Ulpianus dit : Marcus avoit un champ selonc la voie commune, et - de l’autre part de la voie avoit .i. flueve ; et Tices avoit un - champ encontre la voie et le flueve. Li flueves manja le champ petit - à petit, le champ qui estoit encontre lui et la voie ; aprés - ce, li flueves descrut petit à petit et revint en son encien chenel. - ¶ Je respondi que, por ce que li flueves toli le champ et la voie - commune, li chans qui remest est à celui qui l’avoit. Et quant li - flueves fu retrez petit à petit chescuns ot son champ, autresi comme - il avoit devant ; et ce qui fu commun n’est à nul. Et la voie - qui est o champ ne tost pas que la voie qui est d’elz ne soit Marc ; - car la voie est dou champ moismes et l’anciene voie remoint en - l’ancien estat.

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- § {41.1.39} -
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Ulpianus dit : sers qui a esté emblez aquiert à celui qui - l’achete par bone foi ce que il marcheande de son chetel.

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- § {41.1.40} -
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Affricanus dit : l’en demande se cil à qui uns frans hom sert - par bone foi muert et cil est sis heirs qui siet bien que cil est - frans, savoir mon s’il aquiert par lui aucunne choses. Qar - l’en ne puet pas dire que il le porsie par bone foi, desque il sot - que il estoit frans quant il le commoinça à porseer ; car se - aucuns lesse son champ, li hers qui set bien que il est obligiez - n’en puet pas fere les fruiz siens ; et moimement, s’il estoit - autresi et cil qui fist le testamant le porsiet por ce que il avoit - acheté par bone foi. Cele moisme reson doit estre tenue des servises - as sers, si que l’en le cuide que il soient serf et il sont franc, - ou s’il sont autrui serf ou il sont lessié ou franchi en testamant, - li heir qui le sevent bien ne puissent rien aquerre par els ; car - autresi comme cil qui porsiet les chans par bone foi n’est pas - [130vA] tenuztenuz] n’est pas tenuz dans le ms., - reprise des derniers mots du recto à rendre en les fruiz - qui sont deffenduz, n’en est pas tenuz cil que porsiet sers par bone - foi à rendre ce que il i oint aquis par lor labor et par son - chetel.

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- § {41.1.41} -
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Ulpianus dit : Trebaces et Pegasus dient que les ymages qui sont - aquises en la cité ne sont pas as citeins. Neporquant, il convient - que li prevoz mete entente que celes qui sont mises en commun leu - par tel corage que il ne lise à nul bas home à hoster les, ne n’en - soient pas ostees par celui moismes qui les i mist. Se aucuns les - demande donc, li citein devront estre garenti par excepcion ; - et se aucuns les porsiet, il avront aucion de demander les.

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- § {41.1.43} -
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Gaius dit : sers qui est porsis par bone foi n’aquiert pas à - celui qui les porsiet ce qui est deu d’autrui chetel. {1} Il est - aperte chose que choses qui ne sont pas corpores ne puent estre - livrees ne gaignies par longue sesine. ¶ {2} Quant .i. serf en quoi - aucuns a l’usaire achete un serf et il li est livrez ainz que il li - aist paié pris, il est en dote en qui il a aquise la proprieté. Et - s’il poie le pris do chetel qui apartient à celui qui à l’usaire de - lui, l’en entant que li sers est à celui. Et s’il le poie do chetel - qui apartient à celi qui en a la proprieté, il est à celi qui est - sires de la proprieté.

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- § {41.1.44} -
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Ulpianus dit : Ponponius fet une demande : se li leu tolent - à mon pastor mes porciaus, et uns hons d’une autre vile qui a bons - chiens et forz, que il tient por garder les bestes, s'ils’il] - sit dans le ms. les ecot et il lor tost - mest porciaus, ou li chien lor tolent, et quant mes pators demande - mes porciaus, l’en demande savoir mon se il sont à celui qui les - toli as leus ou mien. Car il les escot ausi comme par une - maniere de vener. Et cil qui font ceste demande se porpensent que, - autresi comme les choses qui sont prises en la terre et en la mer - lessent à estre à cex qui les pristrent desque eles revienent en lor - naturel franchise, lessent les choses que les betes de la mer et de - la terre ont pris do nostre à estre noz quant les betes sont si - aloignies que nos ne les sivon mes. Car qui diroit que ce est nostre - que uns osiaux volanz prent devant nos, ou que uns escofle nos - tost ? Se la chose lesse donc à estre nostre et aucuns la tost - puis à la beste, ele sera à celui qui la delivre ; autresi si comme - .i. poissons ou .i. sangliers ou aucunne autre chose eschape de - nostre poeté. Se uns autres [130vB] la prent, ele est soie ; - mes ge croi miaus que ele soit nostre tant comme ele est en tel - point que nos ne la poons recovrer, ja sé ce que c’est voir qui est - dit des oisiaux et des poissons et des betes sauvages. Cil moismes - dit que se aucunne chose est perdue par peril de mer, ele ne lesse - pas mointenant à estre nostre ; mes cil qui la ravist est tenuz - à rendre la à .iiii. dobles. Il est donc mieuz que l’en die que ce - qui est tolu à leus est nostre tant comme il est en tel point que - nos le poons ravoir. S’il est donc nostre, je croi que aucion de - larrecin apartient contre celui qui le nos veust tolir ; et se - lili ne] li ons ne dans le ms. ne le - toli pas au leu par corage de retenir le, neporquant s’il ne les nos - rent quant nos les demandons, il apert que il les voille celer et - tolir ; et por ce, est il tenuz por aucion de larrecin ou de - porter avant la chose, si que le li soit chalengee.

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- § {41.1.45} -
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Paulus dit : se sers qui est communs aquiert aucunne chose par - le chetel à un des seignors, por ce ne remoint pas que ele ne soit - commune. Mes cil par quoi chetel ele fu aquise puet demander cele - chose par juigement de partir choses communes ; car il s’acorde en - bone foi que chascuns est suen que ce que li serf qui ert par son - chetel. Mes se li sers communs aquiert d’autre part aucunne chose, - ele sera aquise à toz les seignors selonc les parties qui l’ont ou - serf.

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- § {41.1.46} -
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Ulpianus dit : ce n’est pas novele chose que cil qui n’a pas la - seignorie d’une chose la donne à un autre ; car quant uns - creancers vent .i. gage, il en baille la seignorie que il n’avoit - pas avant que il le vendist.

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- § {41.1.47} -
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Paulus dit : heritages ne puet pas estre aquis par le serf à - celui qui en à l’usaire, quar il ne puet avoir l’eritage ou - serf.

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- § {41.1.48} -
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Cil moismes dit : se cil qui achete aucunne chose par bone foi - en reçoit les fruiz, il sont sien ; et non pas tant solement ce - que il en reçoit par sa diligence et par sa poine, mes tuit li - autre, car il est en droit de seignor en tant comme il apartient as - fruiz. Et ainz que il les reçoive, desque il sont departi de la - terre, il sont à celui qui acheta la chose par bone foi ; ne il - n’a point de difference se la chose que il acheta puet estre gaignie - par longue tenue ou non. ¶ {1} Encontre ce, demande l’en se je - cuidoie ou tens que une chose me fu livree que ele fu à celui qui la - me vendoit et je soi aprés que ele estoit à autre, savoir mon se je - la puis gaagner por longue tenue ou se je faz que li fruit soient - mien. Et je croi [131rA] que l’en doit doter que je ne porsee - pas par bone foi ; et por ce ne la puis je pas gaigner par - longue tenue, mes li fruit puent estre mien. ¶ {2} Li fehon as - bestes sont conté as fruiz et por ce apartienent il à celui qui - acheta la chose par bone foi. Et autresi est il se femes grosses - ‹s›ont vendues, ou bestes qui ont let ; et autresi est il de la - loine.

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- § {41.1.49} -
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Cil moismes dit : se cil qui a l’usaire dou serf li done aucunne - chose do sien, ele est soe ; mes s’il li dona par corage que - ele apartenist à celui qui a la proprieté dou serf, l’en doit dire - que ele est aquise à lui. Et se uns estranges li done sanz nule - distinction, ele est à celui qui a la proprieté dou serf. Ce moismes - diron nos ou franc home qui me siert par bone foi, que se je li - doing aucunne chose, ele soit moie. Et por ce dit Ponponius, que ja - sé ce que je li aie doné son servise, neporquant quanque il aquerra - par son servise sera mien.

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- § {41.1.50} -
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Ponponius dit : ja soit ce que ce que nos fesons est en la rive - de la mer ou en autre leu commun soit nostre, neporquant li prevoz - doit deffendre par parole et par force que nos n’i facons nule chose - en coi autre aient domage.

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- § {41.1.51} -
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Celsus dit : nos recevons celx qui s’enfuient par bataille. {1} - Et les choses à noz enemis qui sont entre nos, n’est pas communes, - mes à cex qui les prenent.

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- § {41.1.52} -
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Modestinus dit : l’en entant que les choses sont en noz biens - que nos poons garentir par excepcion ou demander par aucion.

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- § {41.1.53} -
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Cil moismens dit : nos aquerons par cex qui sont en nostre poeté - les choses qui sont aquises citai‹ne›ment, si comme par convenance, - et les choses qui sont aquises naturement, si comme possession, - aquirons nos par qui que nos volons.

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- § {41.1.54} -
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Cil moismes dit : frans hons ne nos puet pas aquerre heritage. - Mes cil qui nos siert par bone foi aquiert à nos heritage ; s’il - savoit sa condicion et il reçut de son gré, il l’aquist à lui. Car - s’il reçut par nostre commandemant, il ne l’aquist ne à lui ne à - nos, s’il n’ot corage de querre le à lui ; et s’il ot tel - corage, il l’aquist à lui. ¶ {1} Se cil qui est franc hom, qui nos - sert en bone foi, nos promet aucunne chose, ou il l’achete en nostre - non, ou il la baille à loage, ou il la prent, il porra par droit - estre obligiez à nos. {2} Et s’il nos fet domage, il sera tenuz à - nos par aucion de domage, s’il est fez en ses copes ; mes nos - ne le devons pas acuser por si legiere corpe comme un estrange. {3} - Mes s’il s’entromet de noz choses par nostre commandemant, ou il fet - aucunne chose sanz nos comme procurators quant nos ne somes pas - presant, aucion doit estre [131rB] donnee contre lui non pas tant - solement se nos l’avonsl’avons] la volons (?) - dans le ms. acheté, mes s’il nos a esté donnz, ou s’il a - comoincié à apartenir à nos par non de doere, ou par lés ou par - heritage ; ou non pas tant solement se nos quidons que il soit - toz nostres, mes se nos quidons que il soit communs à nos ou à - autre, ou se nos avons l’usaire. {4} Ne il ne quaist pas ce que il - aquiert, se ce ne fu quanque frans hom ou autrui serf qui nos siert - par bone foi aquiert, que il n’apartient pas à nos ; aquiert il à - lui s’il est frans, ou à son seignor se il est autrui serf. Mes - frans hom qui sert par bone foi ne puet rien gaigner par longue - sesine ; car l’en n’entant pas que cil porsie qui est porsis il - moismes. Et par autrui serf que nos porseon par bone foi ne puet pas - ses sires gaigner par longue sesine, ne plus que par le serf fuitif - que il ne porsiet pas.

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- § {41.1.55} -
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Proculus dit : uns sangliers chei ou laz que tu avoies - tenduz ; je le trovoi, si l’enportoi o tot les laz. Il apert - que je toli ton sanglier ; mes se je cuidoi que il fust tiens - et je le deslia et lessé aler ou bois, l’en demandel’en - demande] l’en demande l’en demande dans le - ms. se il lessa por ce estre tiens ou s’il est encore - tiens. Et par quele aucion tu en puez pledier à moi ? Et - la response est que il convient veoir en quel leu li laz fu tenduz, - ou en commun ou en privé. Et s’il fu tenduz en privé leu, savoir mon - se ce fu ou tiens ou en l’autrui ; et se ce fu en l’autrui, - savoir mon se ce fu par l’otroi à celui à qui li lieus estoit, et - savoir mon se li sanglier i estoit si enlaciez que il ne se poist - delivrier, ou s’il estoit si que il peust eschaper, s’il i estet - longuement. Et je croi que ce estoit la soveroine sentence que s’il - vint en ta poeté il fu tiens. Et puis que il fu tiens, se je le - lessoi aler en sa naturel franchise, et il lessa par ce fet à estre - tiens, il convient que aucion te soit donnee sor le fet ; si - comme il fu escrit quant uns hom ot gité d’une nef la chose à .i. - autre.

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- § {41.1.57} -
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Juliains dit : nule chose ne puet estre aquise à feme par le - serf que sis mariz li a doné, neïs par le chetel à la feme ; car - c’est otroié en la persone à cex qui servent par bone foi.

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- § {41.1.58} -
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Jabolenus dit : chose qui soit trete de la mer n’est pas à celui - qui l’entret devant que ses sires l’et lessie.

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- § {41.1.59} -
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Calistratus dit : chose qui soit achetee en mon non ne sera moie - devant que cil qui l’acheta la m’oit livree.

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- § {41.1.60} -
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Scevola dit : Tices fit ou champ Sey un grenier de [131vA] - tables à metre blié que l’en poet mener la où l’en voloit. L’en - demande se il en est sires. Et la response est que, selonc les - choses qui sont proposees, li greniers n’est pas Sey.

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- § {41.1.61} -
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Hermogenes dit : heritages est en plusors parties de droit en - leu de seignor. Et por ce, ce que li sers de l’eritage aquiert est - en l’eritage. Mes es choses en quoi l’en demande le fet à la persone - ou la meniere de servise, ne puet rien estre aquis à l’eritage par - le serf. Et por ce, ja soit ce que li sers de l’eritage puisse estre - fez à aucuns, ne pour quant, por ce que sers ne puet recevoir - heritage sanz le commandemant son seignor, il convient - atendreatendre] arendre dans le ms., cf. lat. - heres exspectandus est que li heirs eist - receu l’eritage à qui il est sers. ¶ {1} Usaires qui ne puet estre - establiz sanz persone n’est pas aquis par serf d’eritage qui ne est - pas encore receuz.

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- § {41.1.62} -
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Gaius dit : unes choses sont qui ne puent pas estre estrangies - seules, ne vienent à l’oir o tot l’eritage, si comme chans de doere - et choses de quoi marchiez ne puet estre fez ; car ja sé ce que - ele ne puisse estre lessie, neporquant li hoirrs en est fez - sires.

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- § {41.1.63} -
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Trophinus dit : se cil qui est en autrui poere trove .i. - tresor ; l’en demande s’il est aquis à sa persone. Et - l’en dit, s’il le trove en autrui champ, une partie en est au - seignor ; et s’il le trove en leu que il soit à son pere ou à - son seignor, il soit toz leur ; et s’il le trove en autre, il - n’en eit que une partie. ¶ {1} Se .i. communs sers trove tresor en - autri terre, je demant savoir mon s’il a‹n› aquiere à ses seignors - selonc la partie que il ont à lui yvement. Et ce est senblable - à ce qui est doné ou serf ou par heritage ou par lés ; car li - tresors ou li dons d’aventure est au seignor, si que la partie qui - doit estre à celui qui trove le tresor soit à ses seignors par tel - partie comme chescuns a au serf. ¶ {2} Se uns sers communs trove .i. - tresor ou champ à .i. de ses seignors, il n’est pas dote que la - partie qui est toz jorz au seignors dou champ, que ele ne soit tote - soie. Mes il convient voir s’il avra rien de l’autre partie, et - savoir mon s’il est autresi comme quant li sers fet aucun convenant - par le commandemant à .i. de ses seignors, ou quant aucunne chose li - est baillie en son non. Et ce puet l’en miauz dire. {3} Et se li - sers en qui aucuns à l’usaire trove le tresor ou leu à celui qui en - a la proprieté, veons s’il est [131vB] toz à celui qui en a la - proprieté ou une partie, et l’autre à celui qui a l’usaire dou serf. - A ceste demande sodre, il convient regarder au labor que li sers - fesoit, si comme s’il foet terre quant il trova le tresor ; car en - ce quas sera il à celui qui a en lui proprieté. Et je croi que il - n’en apartient rien à celui qui à l’usaire dou serf ; car nus ne fet - ovrerovrer] ovres dans le ms., cf. lat. - nemo enim servorum opera Thensaurum - quaerit ses sers por querre tresor. Ne por ce ne - foist il pas lors la terre, ainz entendoit à autre chose, et fortune - li fist trover autre chose que il ne queroit. S’il le trova dont ou - champ à celi qui a l’usaire de lui, je croi que il n’en doit avoir - fors la partie qui apartient au champ et l’autre apartient à celui - qui est sires de la proprieté. ¶ {4} Et se uns creanciers trove - tresor ou champ à son detor que il a en gage, il avra une partie, et - li detors une autre. Il convindra donc que li princes mete une terme - dedanz quoi li detors poiast au creancier ce que il li doit et puis - ait sa partie dou tresor, et li creanciers en reteigne la partie qui - est deue ou troveor.

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- § {41.1.64} -
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Quintus Nencius dit : les autrui choses que chascuns asamble en - son chetel ne sont pas por ce soies.

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- § {41.1.65} -
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Jabolenus dit : se ge t’envoi une epistre, ele ne sera pas toe - devant que ele te soit rendue. Mes Paulus dit le contraire ; car se - tu m’envoies ton notoire qui me die aucunne chose de par toi, et je - li baille mes letres por respondre toi, desque je li ai baillie mes - letres, eles seront toes. Autresi avient il des letres que je - t’envoi par toi tant solement, si comme se tu m’as requis que je te - commant à aucun et je t’envoie les letres par quoi je t’i commant. ¶ - {1} Se aucunne isle qui soit en fluve est toe propre, il n’i a rien - qui soit en la commune droiture. Et Paulus dit encontre ; ainz - en autretel point comme sont les rives des flueves et de la mer qui - sont communes, cil moismes droiz est ou champ qui est joignanz. ¶ - {2} Se .i. isle est en commun flueve et ele est plus pres de ton - champ que d’autre, el e toe. ¶ Paulus dit : donc veons se c’est - faus de l’isle qui est joignanz ou chenel, ainz est sostenue ou - flueve par arbres ou par aucunne autre menere, si que ele ne toiche - pas à terre et ele est movable. Et sanz dote tel meniere d’isle est - commune, autresi comme li flueves. {3} Paulus dit : se une isle - qui nest en .i. flueve est toe, et puis nest .i. autre isle entre - cele et la rive qui est [132rA] de l’autre par, se l’en velt savoir - à qui cele novele isle doit estre, donc doit l’en mesurer de l’autre - isle et ne mie de ton champ, quar il ne puet chaloir quel meniere de - champ ce soit de quoi ele est plus pres. ¶ {4} Se ce qui est né ou - edeficé en commun flueve est commun, l’isle qui est nee ne doit pas - estre commune.

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- § {41.1.66} -
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Senulius dit : quant feme grosse est lessee à aucun, ou aucuns - l’a tant porsise que i l’a gaagnie par longue tenue, ou ele est - estrangee en aucunne maniere, et ele enfante, l’enfes sera à celui à - qui ele estoit quant li enfes fu nez et ne mie quant il fu - conceuz.

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- - - II. D’aquerre possession et de perdre la [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 2 : de - Adquirenda vel amittenda possessione. - -
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- § {41.2.1} -
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Paulus dit : possession est nommee, si comme Labeo dit, dou - siege des piez ; car cil est naturelment en possession qui est sus - la chose. {1} Et la seignorie en est aquise par naturel - possession ; c’est es choses qui sont en la terre et ou ciel et - en la mer ; car ces choses sont à cex qui en ont premerement la - possession. Et les choses qui sont prises par bataille, et l’isle - qui est nee en mer, et les perres precioses qui sont trovees en la - rive de la mer, sont à celui qui en a premerement la possession. {2} - Nos recevon possession par nos moismes. {3} Li forsenz ou cil qui - est dedanz aage ne puet pas commoincier à porsoer sanz l’autorité à - celui qui l’a en garde ; car il ne puet pas avoir corage de tenir la - chose, ja soit ce que il soient desus, autresi comme l’en met - aucunne chose en la main à celui qui se dort. Mes Orfilius et Nerva - dient que cil qui est dedanz aage puet bien commoincier à porsoer - sanz l’autorité à celui qui l’a en garde ; car ce est chose qui - apartient plus à fet que à droit. Et cete sentence puet estre receue - se li enfes est de tel aage que il ait entendement. ¶ {4} Se uns - hons lesse à sa feme possession por cause de don, plusors cuident - que ele doie porsoer la chose ; car chose de fet ne puet pas estre - quassee par droit citein ; mes desque li mariz vodra avoir la - possession, la feme perdra. ¶ {5} Nos aquiron possession par nostre - serf ou par nostre fiz qui est en nostre poeté des choses que il - tienent par non de lor chetel, si comme il plet à Sabin et à - Quassi ; car l’en entent que il porsient par nostre volenté desque - nos lor avons ostroié lor chetel. Cil qui ne puet encor parler et li - forsenz aquierent donc possession par cause de lor chetel as choses - que il gaignent par longue tenue. ¶ {6} Nos aqueron possession par - celui que nos porseon par bone foi, ja sé ce que il soit frans hom - ou autrui sers [132rB]. Et se nos le porseon par bone foi, je ne - croi pas que nos porseons possession par lui ; et cil que - autres porsiet ne querra ne à seignor ne à lui. ¶ {7} Nos aquerons - par serf commun autresi comme par celui qui est nostres porpres, si - que nus des compoignons puet avoir tote la possession que li sers - aquiert se li sires la reçoit ou non à celui. ¶ {8} Nos poons - aquerre possession por celi en qui nos avons usaire, autresi comme - il seust aquerre à nos par son labor ; ne ce ne le tost pas que - nos ne le porseons pas. {9} Cil par qui nos volons porseer doit - estre cex que il ait entendement de porseer. {10} Et por ce, se tu - envoies .i. serf forsené por recevoir possession, il n’apert pas que - tu la reçoives. {11} Mes se tu envoies à celui qui a moins de - .xiiii. anz por recevoir possession, tu commoinceras à porsoer - autresi comme il aquiert possession à lui moismes par l’autorité à - celui qui l’a en garde. {12} Et l’en ne dote pas que tu ne puisses - aquerre possession par ta serve. ¶ {13} Cil qui est dedanz aage - aquiert possession par son serf, de quel aage que il soit, s’il - commande par l’autorité à celui que il a en garde que il auge en la - possession. ¶ {14} Nerva dit que nos ne poons rien porseer por le - serf qui est furtis, ja sé ce que l’en die que nos le porseons, tant - comme autres ne le porsiet pas ; et por ce, poons gaigner par - lui par longue tenue. Mes il a esté receuz por cause de profit que - la longue tenue soit acomplie tant comme nus n’a la possession de - lui. Et la sentence Cassi et Julien en est que possession nos est - aquise par eux, autresi comme par cex que nos avon en aucunne - contree. ¶ {15} Juliens dit que nos n’aquerons pas possession par - serf que nos est bailliez en gages corporement. Neporquant, il apert - que li detors le porsiee a .i. sole cause, ce est à gaigner par - longue tenue ; ne il n’aquiert pas au creancier ; car il ne - puet aquerre par lui ne par convenance ne par aucunne autre maniere, - ja sé ce que il le porsie. ¶ {16} Li encien quident que nos ne poons - pas aquerre par serf d’eritage chose qui soit d’eritage. ¶ L’en - demande donc se cete regle doit estre entendue plus loing. Si - comme se plusors serf me sont lessié, savoir mon se je puis aquerre - par l’un la possession des autres. Autresi puet l’en demander se - plusors sont acheté ensenble ou donné ou lessié. Et il est - mieuz que je puisse aquerre par l’un la possession as autres. ¶ {17} - Se uns sers est lessiez à celui qui est fez heirs d’une partie de - [132vA] l’eritage il aquerra la possession dou champ de l’eritage - por la partie que il a por la partie do lés. {18} Ce moismes doit - l’en dire se je commans au serf qui est communs à moi et autres ; - car je aquier l’eritage por tel partie comme j’ai ou serf. ¶ {19} - Les choses que nos avont dites des sers sont voires s’il volent - aquerre à nos la possession ; car se tu commandes à ton serf - que il entre en possession, et il n’a pas corage de querre la à toi, - mes à Ticemes à Tice] mes ance dans le ms., cf. - lat. ut nolit tibi, sed potius Titio - adquirere, la possession n’est pas aquise à toi. ¶ - {20} Possession nos est aquise par nostre deffendeor, ou par nostre - predicator. Et quant il r‹e›çoivent possession en lor non, il ne la - puent pas aquerre à nos. Et se nos disions que possession ne nos est - pas aquisse par cex qui la reçoivent en lor, il avendroit que cil à - qui ele est livree ne l’avroit pas, car il n’a pas corage de - porsoer ; ne cil qui la livre, por ce que il la baille à autre. ¶ - {21} Se je commanz que cil qui m’a vendu une chose, qui est presant, - la baut à mon procurator, Priscus dit que il apert que la possession - m’en est baillie. Autresi est il se je comment à mon detor que il - baut à .i. autre les deners que il me doit ; car il ne convient pas - à force prendre possession par cors, mes par fet, et par - euzpar euz] parenz dans le ms., cf. lat. - sed etiam oculis et affectu argumento esse eas - res, et par volenté. Et ce puet l’en prover - par les choses qui sont de si grant pois que eles ne puent estre - meües, si comme li pilier ; car ce vaut autretant comme s’eles - estoient baillies, desque les choses sont presentes en quoi les - parties se ‹con›santent. Et autresi comme il apert que li vin sont - livré quant les cles do celier sont baillies à l’acheteor. ¶ {22} - Cil qui sont en garnison ne puent rien aquerre ne porsoer, car il ne - se puent pas asantir tuit ensenble ; ne il ne porsient pas - marchié ne yglises ne les autres choses senblables, ainz en usent - communement. Et Nerva dit que il puent aquerre par sers, mes aucuns - quident le contraire, car il ne porsient pas les sers moismes.

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- § {41.2.2} -
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Ulpianus dit : mes nos usons de ce droit, que cil qui sont es - garnisons puent porsoer et gaigner par longue tenue ce que lor est - aquis par serf et par franche persone.

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- § {41.2.3} -
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Paulus dit : les choses qui sont corporex puent estre porsisses. - {1} Et nos aquerons possession par cors et par corage, et ne mie par - sol cors ne par sol corage. Ce que nos dison, que possession doit - estre aquisse par cors et par corage, ne doit pas issi estre - entendu, que cil qui veust porsoer un champ a il sa part - partout ; nenil, ainz li sofise que il entre en une [132vB] partie - do champ par tant que ce soit sa pensee que il voille porsoir tot le - champ. ¶ {2} Nus ne puet porseir partie qui n’est pas certaine, si - comme se tu es en tel pensee que tu voilles porsoir quanque Tices - porsiet. ¶ {3} Neraces et Proculus dient que nos ne poons pas - aquierre possession par sol corage s’il n’i avient naturel - possession. Et por ce, se j’é en mon champ un tresor, je le porsei - mointenant desque j’é volenté de porseer le ; car la volenté - acomplist ce qui faut à la naturel possesion. Mes Brutus et Manilius - cuident que cil qui a gaignié champ par longue tenue ait autresi - gaignié le tresor qui i est, ‹...› ja soit ce que il porsiet le - champ. Et s’il li siet, si ne le gaignera il pas par longue - possession, car il siet bien que il est autrui. AucunsAucuns] - ainz dans le ms., cf. lat. Quidam - putant cuident que la sentence Sabin soit plus - veroi, et cil qui siet que tresors est ou champ ne le porsiet pas - s’il n’est meuz dou leu, car il n’est pas sor sa garde ; et à - cez m’asant je. ¶ {4} Nos poons porsoer une moisme chose por plusors - causes, si comme aucui cuident ; car cil qui a longuement porsise la - chose que il a achetee, la puet porsoir et por l’achest et por la - longue tenue. Et autresi, se cil qui achete une chose est heirs à - celui de qui il l’a achetee, il la porsiet comme acheterres et comme - heirs. Mes ce n’est pas voirs, autresi comme nos ne poons avoir la - seignorie fors par une chose, ne poons nos porsoeir fors por une - cause. ¶ {5} Encontre ce, plusors ne puent porsoier tote une moisme - chose ; car ce est contre nature quant je tient une moisme - chose que tu la tiegnes autresi. Sabinus dit que cil qui a baillie - une chose par prest, li porsiet, et cil à qui il l’a baillie. Et - Trebaces dit que uns hons doit tenir une chose par droit et uns - autres à tort ; mes li dui ne la puent pas tenir à droit, ne li - dui à tort. Mes Labeo le reprent, quar en la some de possession il - n’a pas moult grant difference se aucuns porsiet à droit ou à tort. - Et ce est voirs, car dui ne puent pas plus avoir une moisme - possession que tu ne puez ester en leu moismes où je m’estois, ou - soier la où je me sies. {6} Enen] et dans le ms., - cf. lat. In amittenda quoque possessione - affectio recevoir possession doit l’en regarder la - volenté à celui qui porsiet. Et por ce, se tu es en .i. champ, et tu - ne le viuz porsoier, tu en perz mointenant la possession. Ele puet - donc estre perdue par sole volenté, ja sé ce que ele n’i puet donc - estre aquise. {7} Et se tu porsiez par tel corage, ja sé ce que uns - autres est ou champ, neporquant tu porsiez oncore. [133rA] ¶ {8} Se - aucuns anonce que larron ont porprise une meson, et li sires a peor - si que il n’i ose aler, il nos plest que il ait perdu la possession. - Mes se li sers ou li coitiverres par qui il porset corporement s’en - sont parti, oncore retient il la possession por corage. {9} Et se - autres baillent la possession, je la pert ; quar il est - certeine chose que nos porseons la chose tant que nos la lessons par - nostre volenté, ou que nos en sons mis hors par force. {10} Se li - sers que je porsoie se tient por franc, si comme fist Spartalius, et - il est apereilliez de recevoir en juigement, il n’apert pas que il - le porsee desque il s’apareille à estre ses averseres. Et c’est - voirs s’il a esté longement en franchise ; mes s’il est en - servage et il demande franchise, por ce ne pert pas li sires la - possession, ainz la porsiet tant que il soit prononciez à franc. - {11} Nos porseons par corage les landes où l’en ne puet habiter fors - en iver, et celes où l’en ne puet habiter fors en esté ; ja sé ce - que il les convient lessier par certein tens. ¶ {12} Nos porseons - aucunne foiz par nostre corage par autrui cors, si comme nos avons - dit dou coitiveor et do serf. Ne ce ne nos doit pas movoir que nos - porseons aucunnes choses sanz nostre seu, si comme celes que nostre - serf ont achetees de lor chetel ; car il apert que nos les porseon - par lor coraige et par lor cors. ¶ {13} Nerva dit que totes choses - movables fors home sont en nostre possession tant comme eles sont en - nostre garde ; ce est tant comme nos en poon avoir naturel - possession se nos volons. Car desque une beste est agaree et - eschapee, se que nos ne la poons trover, ele lesse mointenat à estre - nostre, ja sé ce que nus ne la porsive. Mes il est autrement se ele - est soz ma garde et neporquant ele n’est pas trovee por ce que ele - n’est pas quise diligement. {14} Les betes sauvages que nos avons - encloses en parc et li poisson que nos avons mis en servoers sont en - nostre possession. Mes nos ne porseons pas les poissons que sont en - nostre estanc, ne les bestes sauvages qui sont es forez, car eles - sont lessies en lor naturel franchise. Car s’il estoit autrement, se - aucuns achetoit .i. bois, il senbleroit que il porsoist totes les - betes sauvages qui sont dedanz. ¶ {15} Nos porsions les oisiaus que - nos avons enclos et cex que nos avons adomachiez qui sont en nostre - garde. {16} Aucun quident par droit que nos porseons les colons qui - ont à costume à voler de noz mesons et à ravoler. {17} Labeo et - Nerva dient que je les à proisier le leu que flueves ou mer a - porpris. [133rB] ¶ {18} Se je te baille .i. chose à garder et tu i - thoiches por fere larrecin, je lesles] les les - dans le ms. à porsoer la. Mes se tu la muez dou leu, ja - soit ce que tu ais corage de fere i larrecin, plusors des anciens et - Sabinus et Cassius escritrent par droit que encore la porsie - je ; car larrecins ne puet pas estre fez par corage sanz - atocher à la chose. ¶ {19} Li ancien commandent que nus ne muast - moismes cause de possession. {20} Et se cil qui me presta sa chose, - ou qui li bailla à garder la, me vent ou donne, il n’apert pas que - je mue la cause de la possession que je ne la porsee pas avant. ¶ - {21} Il est autretant meneres de possession comme causes d’aquerre - ce qui n’est pas nostre ; si comme achaz, dons, lés, heritages, - si comme es choses qui sont en la terre et en la mer, ou celes que - nos prenons sus nos ennemis, ou celes que nos avons fetes estre en - la nature des choses. Mes au droit aler, possession est li - genresgenres] gennes dans le ms., distraction - dans l’usage des abréviations, si a plusors espices sor - lui. {22} Ou l’en puet deviser possession en .ii. especes : en - celes qui est par bonne foi et cele qui est par male foi. {23} Mes - ce que Quintus Nencius dit, que ce est une maniere de possession - quant nos porseons aucunne chose par commandemant de jotice por - garder la chose, ou por ce que caucion ne nos est pas donee que - domages ne nos vendra pas de cele part ; car la jostice ne nos - ostroia pas la possession mes la garde. Et por ce, quant nos somes - mis en possession de la chose nostre voisin por ce que il ne nos - done pas caucion, se nos i somes longuement, li prevoz ostroie quant - il a coneu la cause que nos estien en la possession.

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- § {41.2.4} -
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Ulpianus dit : se li fiz reçoit une chose par non chetel, ses - peres le porsiet maintenant, ja sé ce que il ne sache pas que li fiz - soit en sa poeté ; et se uns autres porsiet le fiz en leu de - serf, ce moismes sera dit.

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- § {41.2.9} -
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Gaius dit : quiconques soit en possession en nostre non, si comme - nostre procurators ou nostre oste ou nostre amis, il apert que nos - porseons.

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- § {41.2.11} -
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Pa‹u›lus dit : cil porsiet par droit qui porsiet par l’autorité - au prevost.

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- § {41.2.12} -
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Ulpianus dit : il apert que cil qui a l’usaire de la chose la - porsiet naturelment. {1} La proprieté n’a nule communauté o la - possession. Et por ce, li entrediz de possession n’est pas deneez à - celui qui a commoincié à chalongier la, car il n’apert pas que cil - quite la possession qui a chalongié aucunne chose.

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- § {41.2.19} -
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Marciaus dit : se uns achete autrui champ par bone foi et il le - prant aprés à loage de celui qui li vandi, je demande s’il lesse à - porsoer ou non. Et la response est que il est bien aperte - chose qu’i l’a lessié à porsoer. ¶ {1} Ce que [133vA] li encien - escritrent, que nus ne puet müer la cause de la possession, doit - estre entenduz de celui qui porsiet par cuer et par cors, qui - meustqui meust] qui meust por oir dans le - ms., cf. lat. qui et corpore et animo possessioni - incumbens hoc solum statuit, ut alia ex causa id - possideret por autre cause que il ne fesoit - avant, et ne mie de celui qui lesse la possession que il a, et puis - veust porsoier cele moismes chose por autre cause.

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- § {41.2.22} -
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Cil moismes dit : il n’apert pas que cil ait gaignié la - possession qui la reçoive si que il ne la puet recevoir.

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- § {41.2.31} -
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Ponponius dit : se uns coitiverres ist d’un champ et ce n’est - pas por cause de lessier en la possession et il i revient puis, il - le porsiet encore.

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- § {41.2.39} -
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Cil moismes dit : il convient regarder por quel pensee les - choses sont baillies en sauvegarde ; car se ce est par cause de - perdre la possession et c’est prové apertement, la possession est à - l’autre partie. Mes s’il n’i furent mis fors por garder tant - solement, la possession vaut au voinqueor à longue tenue se il - l’a.

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- § {41.2.41} -
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Paulus dit : cil qui entre ou champ son ami par amors ne le - porsiet pas, car il n’i entre pas par coragepar corage] - par corage par corage dans le ms. de - porsoer le, ja soit ce que il soit ou chemp corporement.

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- § {41.2.42} -
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Ulpianus dit : se uns des seignors porsiet le serf commun ou non - as autres, l’en entent que tuit li autre le porsient. ¶ {1} Se uns - procurators achete une chose par le commandemant au seignors, il li - aquiert mointenant la possesion. Et s’il achete de son gré, li sires - n’avra pas la possession s’il n’ostroie l’achat.

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- § {41.2.49} -
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Cil moismes dit : possession est aquise à moi par le serf de - quoi j’é l’usaire, ou par mon chetel, ou par son labor ; car je le - puis tenir naturelement par lui. ¶ {1} Cil qui sont en autrui poeté - puent tenir les choses qui sont de lor chetel, mes il ne les pue‹n›t - pas avoir et porsoer ; car possession n’est pas de cors tant - solement mes de droiture. ¶ {2} Se possession est par procurator à - celi qui rien n’en siet, et longue sesine li apartient quant il set, - neporquant aucion d’eschange n’est pas donnee au seignor contre le - vendeor maugré au procurator ; ainz est contrainz de lessier la - par aucion de commandemant.

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- § {41.2.50} -
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Hermogenes dit : possession ne seignorie ne nule autre chose - n’est aquise à moi par celui que je quidoie qui fust mis fiz et en - ma poesté qui ne l’estoit pas. ¶ {1} Possession est aquise à nos par - nostre serf fuitif que autres ne porsiet pas, ne qui ne quide pas - estre frans. [133vB]

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- § {41.2.51} -
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Jabolenus dit : Labeo escrit que nos poons aquerre par corage - les possessions d’unes choses ; si comme se je achat un mont de - buches et li venderres commant que je l’oste, desque je i avré mis - garde, il senblera que la possession m’en eist esté baillié. Cist - moismes droiz est ou vin qui est venduz, qui est toz par toniaus. - Mes or veons, fet il, se ce est corporel livree, car il n’a point de - difference se la garde est baillie à moi ou à toi par mon - commandemant. Et je croi que la demande est en ce, se les buches ou - li tonel ne sont pas prisés par cors, savoir mon s’il remoint por ce - que la possession n’en soit baillie. Et je ne voi que il i ait - point de difference se je gart les choses ou autres par mon - commandemant, car en l’un et en l’autre qas doit l’en dire que il i - a possession par corage.

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- § {41.2.52} -
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Senulius dit : il ne convient pas entremesler les causes de - possession et d’usaire ; autresi comme possesion de proprieté ne - doivent pas estre entremeslies. Ne la possession n’est pas enpechie - por ce se uns autres a l’usaire ; ne li usaires n’est pas enpechiez - por ce se .i. autre a la possession. ¶ {1} Il est aperte chose que - cil à qui il est deffendu que il ne face edefiement en mon leu n’en - puet pas avoir la possession. ¶ {2} Une meniere de metre en - possesion aucunne chose est deffendre que force ne soit fete à celui - qui i antre ; car cil qui ce fet mointenant que li averseres - lest la possession vuide, et c’est assez plus que rendre - possession.

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- - - III. De longue tenue et d’entrerumpre la [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 3 : de - Usurpationibus et usucapionibus. - -
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- § {41.3.1} -
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Gaius dit : longue tenue fu establie por commun bien, car les - seignoriers d’aucunes choses fussent toz jorz en dote ; et - l’espace dou tens qui est establiz soffist bien as seignors à - aquerre lor choses.

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- § {41.3.2} -
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Paulus dit : usages est entrerupcion de longue tenue.

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- § {41.3.3} -
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Modestinus dit : longue tenue est conquez de seignorie par la - costumance dou tens qui est establiz es lois.

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- § {41.3.4} -
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Paulus dit : il convient que nos dison de longue tenue. Et il - convient aler par ceste ordre que nos veons qui puet gaigner par - longue tenue, et quex choses, et en conbien de tens. ¶ {1} Li peres - qui a ses enfanz en la poeté puet gaigner par longue tenue, et li - fiz qui est en bail, et moismement li chevaler qui est en la poeté - son pere gaigne par longue tenue ce que il aquiert par chevalerie. ¶ - {2} Se cil [134rA] qui dedanz aage commoince à porsoir par - l’autorité à celui qui l’a en garde, il puet gaigner par longue - tenue ; et s’il porsiet sanz l’autorité à celui qui l’a en - garde et il a corage dou porsoier, si dirons nos que il puet porsoer - par longue tenue. ¶ {3} Li forsenz gaignera par longue tenue ce que - il reçut devant la forsenerie. ¶ Mes cete persone puet gaigner par - longue tenue se il porsiet por la cause de quoi la longue tenue - vient. ¶ {4} Sers ne puet pas porseir por l’eir. {5} Li fruit, et li - enfant as sers, et li feon as bestes ne puent pas estre gaignié par - longue tenue s’il ne sont ‹au› mort. ¶ {6} Ce que la loi dit, que - chose enblee n’est pas estre gaignie par longue tenue se ele ne - revient à celui à qui ele fu enblee, est issi entendue que il - convient que la chose reviegne à son seignor et ne mie à celui à qui - ele fu enblee. La chose qui est donc enblee au creancier ou à celui - à qui ele fu prestee doit revenir en la poeté son seignor. ¶ {7} - Labeo dit que se la chose do chetel mon serf li est anblee sanz mon - seu et il en reçoit puis la possession, il apert que ele soit - revenue en ma poeté. Encore dit l’en melz que se je le soile - soi] lessoi dans le ms., cf. lat. si - sciero, ele revient en ma poeté ; car ce - ne soffist pas que uns sers reçoive la chose que je perdi sanz mon - seu se je ne voil que ele ne fust pas en son chetel. Car se je le - voil, lors convient il que je en aie la possession. {8} Et por ce, - se mis sers m’enble aucunne chose et il la remest en son leu, ele - porra estre gaignie par longue tenue por ce que ele est revenue en - ma poeté se je ne sai que ele me soit enblee. Car se je le soi, il - convient que je sache que ele est revenue en ma poeté. {9} Et se mis - sers tient en non de chetel la chose que il m’enbla, Ponponius dit - que il n’apert pas que ele soit revenue en ma poeté ; se nos ne - commoincons à avoir la, autresi comme nos l’eusmes ainz que ele nos - fust enblee ; ou se nosnos] nos ne dans le ms., - cf. lat. cum rescissemus seumes la chose et - lor ostroiames que il la tenist en son chetel. ¶ {10} Labeo dit que - se tu vanz por gaigner la chose que je te baille en garde, et tu te - repanz aprés et la rachetes et la tiens en l’estat où ele estoit - avant, comment que ce ait esté fet, ou à mon seu ou sanz mon seu, il - apert que ele soit revenue en ma poeté selon la sentence que - Proculus dit qui est veroie. ¶ {11} Se la chose à un orfelin à esté - enblee, l’en doit dire que c’est assez se cil qui l’a en garde siet - que ele soit revenue en la poss[134rB]ession à l’orfelin ; autresi - est il se la chose est au forsené, a esté enblee, et ses procurators - set que ele soit revenue en sa poeté. ¶ {12} L’en doit dire que la - chose est revenüe en la poeté son seignor quant il en a la - possession autresi comme de sa chose. Car se je ne savoie pas que ma - chose me fust enblee et je l’achat, il n’apert pas que ele soit - revenue en ma poeté. {13} Mes se je la chalonge, la chose qui m’a - esté enblee, et j’en reçois le pris, ja sé ce que je n’en aie pas - receu corporel possession, ele sera gaignie par longue tenue. {14} - Ce moismes doit l’en dire s’ele est baillie à l’autre par ma - volenté. ¶ {15} Se une serve a esté enblee et ele conçoit et enfante - en la meson à l’oir à celui qui l’enbla, il ne la gaignera pas par - longue tenue, je sé ce que il ne set pas que ele fust enblee. ¶ {16} - Se mis sers a enblee une serve et il la me done por franchir la, - l’en demande se je puis gaigner par longue tenue l’enfant que ele a - eu en ma meson. Fabius et Cassius dient que il ne le quident - pas, car la possession que li sers a eu mauvesement nuit au - seignor ; et ce est voirs. {17} Mes se .i. autres me dona .i. - serve que il avoit enblee por franchir mon serf et ele a conceu et - anfanté en ma meson, je ne la puis pas gaigner par longue tenue. - Autresi est il se aucuns echange cele serve par peor, ou il la - baille en santé, et se cil qui l’embla la vant. {18} Et se cil qui - l’achate siet, ainz que ele ait enfant, que ele est autrui, nos - disons que il ne la puet gaigner par longue tenue ; et s’il ne - le savoit pas, il i puet gaigner. Et s’il sot que ele estoit autrui - puis que i l’ot gaignié par longue tenue, il convient regarder au - commoincement de la tenue, autresi comme as choses achetees.¶ {19} - Se la loine des berbiz qui furent enblees est tondue en la meson à - celui qui les enbla, il ne la puet pas gaigner par longue - tenue ; et se aucuns la achetee par bone foi, il ne la puet pas - gaigner par longue tenue. Et autresi devons nos dire des aigniaus se - il ne sont gasté. ¶ {20} Se tu fes .i. drap de laine qui ait esté - enblee, il convient regarder à la sustancesustance] - sentence dans le ms., confusion dans la - résolution des abréviations, cf. lat. ut substantiam - spectemus ; et por ce est li dras enblez. - ¶ {21} Se li detors anble la chose que il baille en gages et la - vant, Cassius escrit que ele puet estre gaignie par longue tenue, - car il apert que ele soit revenue en la poeté son seignor qui li - bailla en gages, ja sé ce que l’en puet pledier à lui par aucion de - larrecin ; et je croi que ce soit par droit dit. ¶ {22} Se tu - me mez par force hors de la possession do champ et tu ne [134vA] le - porsiez pas, mes Tices la prent, li chans puet estre gaignez par - longue tenue, ja sé ce que li entrediz de force i a lieu ; car - il est voirs que je en ai esté mis hors à force, neporquant il ne - est pas voirs que li chans ait esté porsis par force. {23} Et se tu - me mez à force hors do champ que je porsiee par male foi et tu le - vanz, il ne puet pas estre gaigniez par longue tenue ; car il - est voirs que il a esté porsis à force, ja sé ce que li sires ne - l’oit pas porsis. ¶ {24} L’en doit dire ce moismes de celui qui mist - hors par force celui qui porsiet comme heirs. ¶ {25} Se aucuns met - hors à son escient celui qui porsiet autrui champ par bone foi, il - ne le puet pas gaigner par longue tenue, car il le porsiet par - force. ¶ {26} Se li sires dou champ en met hors celui par force qui - le porsiet, Cassius dit que il n’apert pas que li chans soit revenuz - en sa poeté ; car il convient que il en rende la possession par - l’entredit de force. ¶ {27} Se j’é ma voie par ton champ, et tu m’en - mez hors par force se je en lés à usier par lonc tensPassage - qui pose problème., ge perdi la voie ; car l’en - n’entant pas que droiture qui n’est pas corporel soit porsise, ne - nus n’est dessessit de voie par pur droit. ¶ {28} Se tu porprenz une - vuide possession et li sires vient et tu li deffanz que il n’i - antre, il n’apert pas que tu porsies par force.

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- § {41.3.12} -
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Gaius dit : se tu achetes une chose de celi à qui li prevoz - deffendi que il ne la vendist, et tu le siez, tu ne la puez gaigner - par longue tenue.

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- § {41.3.13} -
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Cil moismes dit : nos ne gaignon pas par longue tenue chose que - nos avon prise en gages ; car nos la tenons comme autrui et ne mie - comme nostre. ¶ {1} Il a esté respondu que cil qui achete de forsené - par bone foi puet gaigner par longue tenue ; {2} ja sé ce que - il apert que tu ne le porsiez pas comme tien, ne il ne remoint pas - por ce que tu es tenuz à moi par aucion de commandemant.

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- § {41.3.20} -
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Cil moismes dit : la possession à celui qui fist le testamant - est contee à l’oir, se nus ne porsit la chose dedanz ce.

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- § {41.3.22} -
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Cil moismes dit : ja sé ce que heirs et heritages aient divers - nons, neporquant il sont conté par une persone.

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- § {41.3.24} -
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Ponponius dit : la où la loi deffent que choses ne soient - gaignies par longue tenue, bone foi ne vaut rien à celui qui les - porsiet. ¶ {1} Longue tenue vaut aucunne foiz à l’oir, ja sé - ceja sé ce] ja sé ce ja sé ce dans le - ms. que li morz ne le commoince pas ; si comme se li - vices qui estoit non pas par devers la persone mes par devers la - chose est porgiez ; si comme la chose lesse à estre à la borse - l’enpereor ou porsise par force.

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- § {41.3.25} -
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Rufins dit : longue tenue ne puet estre sanz possession.

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- § {41.3.26} -
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Ulpianus dit : ce qui tient à la terre ne puet estre gaignié par - longue tenue sanz la terre. ¶

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- § {41.3.32} -
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{2} Nus ne puet porsoer partie qui n’est pas certaine. Et por ce, se - plu[134vB]sor sont en un champ qui ne sevent combien chescun en - porsiet, Labeo escrit par pure soutillece que nus d’ex ne le - porsiet.

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- § {41.3.39} -
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Marcians dit : se la terre ne puet estre gaignie par longue - tenue, ne ce qui est par desus, la terre ne puet estre gaignie.

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- § {41.3.40} -
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Neraces dit : il a esté establi que longue tenue  que li - morz a commoincié puet estre acomplie, ainz que ses heritages soit - receuz.

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- § {41.3.41} -
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Cil moismes dit : se uns procurators prent une chose qui m’a - esté enblee, ja sé ce que la possession nos puisse estre aquise par - noz procurators, por ce n’est ele pas revenue en ma poeté, ne ne - puet estre gaignie par longue tenue.

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- § {41.3.43} -
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Cil moismes dit : li heirs à celui qui acheta une chose par bone - foi ne la gaignera pas par longue tenue s’il set que ele estoit - autrui. ¶ {1} Il est certeine chose que li peres ne gaignera pas par - longue tenue la chose que ses fiz acheta se il et li fiz set que ele - est autrui.

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- - - IV. De gaagnier par longue tenue chose qui est ballie en sote - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 3, frag. 46, 48 et 49 : de Usurpationibus et usucapionibus ; et du - tit. 4 : Pro emptore. - -
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- § {41.3.46} -
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Hermogenes dit : cil prant en sote qui reçoit une chose por - cause de dete. Et non pas tant solement ce qui est deu mes ce qui - est poié por aucunne dete puet estre gaignié par longue tenue.

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- § {41.3.48} -
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Paulus dit : se je quidoie que je te deusse aucunne chose et je - la te bailloi, tu la gaigneras par longue tenue se tu quides autresi - que je la te deusse. Mes il est autrement se je cuit estre tenuz à - toi par cause de vente et je le te baille por ce ; et en ce - quas puet estre la chose gaignie par longue tenue se l’en ne plede - par aucion d’achat. La cause de diversité est en ce que il convient - as autres causes regarder ou tens de poiement ; et ce me - soffist assez, quant tu me poias, que je cuit que ce que tu me poias - soit dou tien ; mes en achet, regarde l’en au tens que li marchiez - fu fez e en quoi l’an poie.

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- § {41.3.49} -
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Labeo dit : se aucunne chose est anblee, ele ne puet pas estre - gaignie par longue tenue devant que ele reviegne en la poeté à son - seignor. Mes Paulus dit encontre que se tu m’enbles ce que tu me - baillas en gages, la chose est enblee ; mes desque ele revendra - en ma poeté, il porra estre gaigniez par longue tenue.

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- § {41.4.1} -
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Paulus dit : cil qui porsiet une chose, et en vest poier le - pris, commence à porsoer la comme acheterres.

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- § {41.4.3} -
-

Ulpianus dit : cil qui rent la valor de la chose que l’en li - demande resenble à celui qui l’achete.

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-
- § {41.4.13} -
-

Scevola dit : uns hom acheta par bone foi une place qui estoit à - un autre que à celi qui la vendi ; et ainz que il eust gaignié - par longue tenue, il commoinça à edifier ; et li sires li - denonça mointenant que il n'i edifiat pas, mes [135rA] il ne le vost - pas lessier por lui. Je demans se la possession est - entrerompue. Et la response est que, selonc les choses qui - sont proposees, ele n’est pas entrerompue.

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- -
- - - V. De gaagnier par longue tenue chose que l’en tient comme hers - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 5 : Pro herede - vel pro possessore. - -
-
- -
- § {41.5.1} -
-

Paulus dit : Nus ne puet gaignier par longue tenue comme heirs - nul des biens à celui qui est encore vis, neïs se cil qui les tient - quide que il soit morz.

-
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- § {41.5.2} -
-

Juliens dit : cil qui est mis en possession por cause de garder - les lés n’e‹n›treront pas la possession à celui qui tient comme - heirs, car il tient la chose por garder la ; nene] - nele dans le ms. ne se doit partir devant - que li lés li soit poiez, ou que satisfacion l’en soit fete. ¶ {1} - Ce que nos dit communaument que nus ne puet müer la cause de la - possession doit estre issi entendu, que l’en n’entende pas tant - solement de possession citeene, mes de naturel. Et por ce a il esté - respondu que li coitiverres, ne cil à qui la chose est baillie en - garde ou prestee, ne la puet pas gaigner comme hoirshoirs] - hons dans le ms., cf. lat. ucri faciendi - causa pro herede usucapere posse por gaigner - la. ¶ {2} Servius dit que li fiz ne puet pas tenir comme heirs la - chose que ses peres li dona ; car il entent que li fiz en ait - naturel possession ele viant au pere. Et de ce s’ensit il que li fiz - de quoi li peres fet savoir ou autres n’en puet pas tenir les choses - que ses peres li dona en sa vie que li autre hoir n’en aient lor - partie.

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-
- § {41.5.3} -
-

Ponponius dit : plusors quident que se je sui heirs et je cuit - que une chose soit de l’eritage qui n’en est pas, je la puis gaigner - par longue tenue.

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-
- § {41.5.4} -
-

Paulus dit : il est certoine chose que cil quicil qui] - cil qui cil qui dans le ms. a poer de - fere testamant puet porsoir comme heirs.

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- -
- - - VI. De longue tenue de chose donee [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 6 : Pro - donato ; et tit. 7 : Pro - derelicto. - -
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- -
- § {41.6.1} -
-

Paulus dit : il ne sofist pas que l’en quit que une chose soit - donee à gaigner par longue tenue, ainz convient que ele soit donee - en verité. ¶ {1} Se li peres donne à son fiz que il a en sa poeté - une chose, il muert aprés, li fiz ne tandra pas cele chose comme don - quar li dons ne fu nulnul] mis dans le ms., cf. - lat. quoniam nulla donatio fuit. ¶ {2} Se - dons est fez entre home et sa feme, il ne puet estre gaigniez par - longue tenue. ¶ Se li mariz done une chose à sa feme, ou la feme à - son mari, et li mariages est depeciez, Cassius respont que longue - tenue n’i a nul leu, car nus ne puet müer la cause de sa possession. - Mes se li mariz li ostroie aprés le departement, la longue tenue - vaudra autresi comme s’il li donast lors à primes. Et Juliens quide - que feme puisse porsoer la chose que sis mariz li done.

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-
- § {41.6.3} -
-

Ponponius dit : se li mariz donne à sa feme ou la feme [135rB] à - son mari, c’est voirs que Trebaces cuide que se cil qui dona la - chose non est plus povres, la longue tenue puet valoir à celui qui - la reçut.

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-
- § {41.6.4} -
-

Cil moismes dit : se li peres donna une chose à sa fille qui - estoit en son baill et il la deserita aprés ; se li eirs ostroia ce - qui fu fez, la longue tenue vaudra à la fille por cele cause, et - doit estre contre le jor que li hers ostroia ce qui fu fet.

-
-
-
- § {41.6.5} -
-

Sevola dit : se cil qui a commoincié à porsoer .i. serf por - cause de franchir, ainz qui l’ait, acompli la longue tenue, ne fet - rien, car il n’en a pas encore gaignié la seignorie. L’en demande - donc s’il entreront la possession. Et la response est que il - apert que il ait entrelessié la possession, et por ce est la longue - tenue entrerompue.

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-
- § {41.6.6} -
-

Hermogenes dit : quant verité est dite por cause de don, la - chose n’est pas porsise por cause mes por don.

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-
- § {41.7.1} -
-

Ulpianus dit : se chose est guerpie, ele lesse maintenant à - estre à celui qui la guerpist et est à celui qui la prant ; car les - choses lessent à estre noz par celes moismes menieres par quoi eles - sont aquises.

-
-
-
- § {41.7.2} -
-

Paulus dit : se nos savons que une chose soit guerpie dou tot, - nos la poons aquerre. {1} Mes Proculus dit que la chose ne lesse pas - à estre à son seignor devant que autres la porsie. Et Julians dit - que ele lesse à estre soe, mes ele n’est pas à autre devant que il - la porsie.

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-
-
- § {41.7.3} -
-

Modestinus dit : l’en puet demander se une chose puet estre - guerpie en partie. Et sanz dote, se une chose est commune et uns des - compoignons en guerpist sa partie, ele lesse à estre soe. Mes cil - qui est sires de tote la chose ne puet pas fere que il en retiegne - une partie et guerpisse l’autre partie.

-
-
-
- § {41.7.4} -
-

Paulus dit : nos poons gaigner par longue tenue ce qui est - guerpi que nos avons, ja soit ce que nos ne savons quil l’a - guerpi.

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-
-
- § {41.7.5} -
-

Ponponius dit : se tu porsiez une chose qui a esté guerpie et je - l’achate à toi à mon escient, il est certeine chose que je la puis - gaigner par longue tenue ; ne ce ne me nuist pas que ele - n’estoit pas en tes biens. ¶ Il est autresi se je achete à mon - escient de toi une chose que ta femme te donna. ¶ {1} Desque aucuns - guerpist sa chose ou il la gete, l’en entent « que il la gete » que - ele soit à autre.

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-
- § {41.7.6} -
-

Ulpianus dit : nus ne puet gaigner par longue tenue la chose que - il quide qui soit guerpie quant ele ne l’est pas.

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-
- § {41.7.7} -
-

Cil moismes dit : se aucuns trove marchandies qui ont esté - getees d’une nef, il ne puetne puet] n'epert(?) dans le ms., cf. lat. ideo usucapere - non possit pas gaigner les par longue tenue, - por ce que il n’apere que eles soent guerpies [135vA] ; mes il - est mieuz que il ne les puisse pas tenir comme guerpies.

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-
- § {41.7.8} -
-

Paulus dit : Semprones pledoit à Thetis por son estat et disoit - que ele estoit fille de sa serve. Mes quant Procule, la norrice - Thetis, demanda à Saprone le loier de norrir la, il li respondi que - il n’avoit de quoi poier li, et que ele le demandast à Tice son - pere, et li rendist sa fille ; et ele si fist. Et quant Tices - li ot baillié le loier de norrir la, il la franchi. Je demant se la - franchise Thetis puet estre apelee. Et Paulus respont que, por - ce que li sires à la serve de quoi Thetis fu nee le guerpi, il apert - que Tices la puet bien franchir.

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- - - - VII. De longue tenue de chose guerpieCette rubrique est - transposée ; elle se rapporte au titre : Pro - derelicto. - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 8 : Pro - legato ; et tit. 9 : Pro - dote. - -
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- -
- § {41.8.1} -
-

Ulpianus dit : il apert que cil porsie par non de lés à qui la - chose est lessie ; car possession par non de lés n’apartient - pas à nul autre que à celui à qui il est lessiez.

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-
- § {41.8.2} -
-

Paulus dit : se je porsie aucunne chose, je quidoie que me fust - lessie et ele ne l’estoit pas, je ne l’atandré pas comme lés.

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-
- § {41.8.3} -
-

Papinianus dit : plus queroie qui doie avoir acheté une chose et - je ne l’avoie pas achetee.

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-
- § {41.8.4} -
-

Paulus dit : se une chose est à un home, et il ne set pas que - ele li soit sotrete, cil à qui il la lesse la puet tenir comme - lés ; autresi est il s’il a dote ou non, si comme se une chose - est lessie à Tice et il i a .ii. Tices, et chescuns quide que ele - soit lessie à lui.

-
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-
- § {41.8.5} -
-

Labeo dit : la chose qui a esté baillie por non de lés puet - estre porsise comme lés, ja sé ce que cil qui la lessa vive.

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-
- § {41.8.6} -
-

Ponponius dit : se cil à qui ele est baillie quide que il soit - vis.

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-
- § {41.8.7} -
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Labeo dit : nus ne puet tenir par non de lés fors cil en qui - l’en puet donner en testamant ; car cele possession vient de - droiture de testamant.

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-
- § {41.8.8} -
-

Papinianus dit : se cil à qui une chose est lessie est - entréest entré] en entrer dans le ms., - confusion du scribe dans le dévéloppement des abréviations, cf. - lat. Si non traditam possessionem ingrediatur sine vitio - legatarius en possession sanz vice, la longue - tenue li puet valoir.

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-
- § {41.8.9} -
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Hermogenes dit : cil à qui uns lés est lessiez par droit le puet - tenir par non de lés. Mes s’il ne li est lessiez par droit ou li lés - li est sostrez, il a esté ostroié aprés plusors diverses sentences - que il porsie comme lés.

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- § {41.9.1} -
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Ulpianus dit : il i a un titre de longue tenue que est apelz por - doere, que cil qui prant une chose en doere la puisse gaigner par - longue tenue quant li tens sera passez, qui est establiz à gaigner - par longue tenue ce que l’en achete. {1} Ne il n’a point de - difference se chascunne des choses est donee par soi en doere ou se - eles i sont donees totes ensenble. {2} Mes or veon premierement dou - tens quant l’en doit commoincer à conter la longue tenue, ou quant - li mariages est [135vB] assenblez, ou quant les esposailles sont - fetes. Et Juliens dit que se l’espossee donna sa chose à l’espose - par corage que ele ne fust pas soe devant que li mariages fust - asenblez, li tens qui fu devant le mariage ne sera pas contez en la - longue tenue. Et se l’en ne siet quel corage ele ot, l’en doit - croire que ele vost que la chose fuit à l’ome deque ele li bailla ; - et s’ele fu seue, il ne la tint pas comme doere mes comme soe. {3} - Et se li mariages n’est assenblez, il ne la puet tenir comme doere, - car li doeres n’est nus. ¶ {4} Il moismes escrit que, se li mariz - quida que il i eust droit mariage, et il n’en i avoit point, il ne - puet pas tenir par non de doere, car li doeres n’est nus ; et cete - sentence est resnable.

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- § {41.9.2} -
-

Paulus dit : se une chose proisiee est baillie au mari par non - de doere ainz que li mariages soit assenblez, il ne la tendra pas - devant le mariage ne comme seue ne comme par achat.

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- § {41.9.3} -
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Scevola dit : deus filles furent hers à lor pere qui fu morz - sanz fere testamant et chescunne dona en doere à son mari sers qui - estoient communs à aus .ii. ; et aprés, ne soi quanz anz aprés la - mort au pere, eles partirent lor heritages. Et por ce que luer mariz - recuerent lor sers en doere par bone foi, l’en demande s’il les ont - gaignez par longue tenue. Et la response est que il quiderent - que les choses que il reçurent fussent à celes qui lor - donnerent ; nule chose n’est pas proposee por quoi il ne les - aient gaignies par longue tenue.

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- - - VIII. De gaagner par longue tenue ce que aucun tient par soe [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 41, tit. 10 : Pro - suo. - -
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- § {41.10.1} -
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Ulpianus dit : quant aucuns quide que la seignorie li soit - aquise et il la porsiet par cele cause, il la tient comme soe. Et se - aucuns porsiet une chose que il a achetee, il la porsiet comme soe - et par son achat. Et se une chose est donee ou lessie à aucun, il la - porsiet comme soe ou comme chose lessie. Et se une chose m’est - baillie par droite cause, si comme por achat, je commoinz à porsoer - la comme la moie chose, ainz que je l’aie gaignie por longue - tenue.

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- § {41.10.2} -
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Paulus dit : il i a une maniere de possession quant aucuns - porsiert comme la soe chose ; enen] et dans - le ms. ceste maniere porseons nos totes les choses que - nos prenons ou ciel, ou en la terre, ou en la mer, ou celes qui - demenent noz par sorondemanz de flueves, et celes que nos porseons - qui sont nees des choses qui sont porsises en autrui non, si comme - li serf qui sont né de la serve d’un heritage, et li fruiz de la - chose qui est achetee ou trovee en l’eritage [136rA].

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- § {41.10.3} -
-

Ponponius : tu me bailles .i. serf que tu quidoies devoir moi, - ja sé ce que tu ne m’an devoies point. Se je savoie bien que tu ne - me devoies rien, je ne le gaigneré pas par longue tenue ; mes - se je n’en le savoie rien, je le puis porsoer comme le mien.

-
-
-
- § {41.10.4} -
-

Cil moismes dit : se tu achetas par bone foi une serve qui avoit - esté enblee et tu porsies l’enfant que ele conçut et enfanta en ta - meson, si que dedanz le terme qui est establiz à avoir longue tenue - tu seus que sa mere avoit esté enblee, Trebaces quide que ce que a - issi esté porsis soit gaigniez par longue tenue. Et je croi que l’en - doit distinter que se tu nene] me dans le - ms. seus dedanz le tens qui est establiz cui li sers - estoit, ou se tu le seus et tu ne li peus fere savoirfere - savoir] fere avoir dans le ms., cf. aut si - scieris neque potueris certiorem dominum facere, aut si - potueris quoque et feceris certiorem, - usucaperes, ou se tu li feis savoir, tu la - gaigneras par longue tenue. Et se tu le seus et tu li peus fere - savoir et tu ne li feist pas, il est autrement ; car il apert - que tu aies porsis en repost, et nus ne puet porsoer une moisme - chose comme seu en repost. ¶ {1} Se li peres a parti à ses enfanz - ses biens que il avoit, et il les tienent issi aprés la mort lor - pere, et il se tienent apoié de cele partie, [et] chescuns tient - comme le sien ce que il a en sa partie. ¶ {2} Se une chose n’est pas - lessie, et li heirs la baille à aucun à qui il quide que ele soit - lessie, il nos plet que il la gaint par longue tenue, car il la - porsiet comme la soe.

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-
-
- § {41.10.5} -
-

Neraces dit : il a esté establi por foïr les plez que nos - gaignon par longue tenue les choses que nos quidons qui soient noz. - {1} Et aucuns gaigne par longue tenue ce que il quide qui soit sien, - ja sé ce que il n’est pas suen. Et ce doit estre issi entendu que - cil qui porsiet ait provable cause por coi il cuit que la chose soit - soe. Si comme se je porsie aucunne chose por ce que je cuit que mis - sers ou cil à qui je fui heirs l’ait achetee, ja soit ce que ce - n’est pas voirs ; car ignorance d’autrui fet puet estre - sofferte.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 15 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

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+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu’elle apparaît dans l’édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI QUINZIESMES LIVRES + + + LI QUINZIESMES LIVRES + + + + I. Ci commence li .iii. livres de Digeste nove. Cis titres est + d’aquerre seignorie de choses [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 1 : de + Adquirendo rerum dominio. + +
+
+ +
+ § {41.1.1} +
+

Ulpians dit : la seignorie d’unes choses est aquise par le droit + as genz, qui est gardee iveement entre toz homes por reson + naturel ; et la seignorie des autres est aquise par le droit + citein, c’est par le droit qui est propres à noz citez. Et por ce + que li droiz à genz vint avant desque li humains lignages fu fez, il + convient que nos en dien premierement. ¶ {1} Totes les betes qui + sont donc prises en terre et en mer et en ciel, ce sont les bestes + et li poisson et li oissel, sont à cex qui les prenent.

+
+
+
+ § {41.1.2} +
+

Florencius dit : celes qui nessent, venir encor nos.

+
+
+
+ § {41.1.3} +
+

Gaius dit : ce qui n’est à nul est ostroié par reson naturel à + celui qui le prant. {1} Ne il n’a point de difference se aucuns + prant bestes sauvages ou oisiaus en sa terre, ou en l’autrui champ + por chacier, ou por oiselier ; se li sires dou champ le vost, + il puent deffendre que il n’i entre. ¶ {2} L’en entant que, quanque + nos prenon de cex choses, est nostre tant comme il est nostre + garde ; et desque il est eschapez de nostre garde, est venuz en + sa naturel franchise, il lesse à estre nostres et est à celi qui + aprés la prent.

+
+
+
+ § {41.1.4} +
+

Florentinus dit : se ce ne sont choses adomachies, qui aint a + costume à aller et à venir.

+
+
+
+ § {41.1.5} +
+

Gaius dit : l’en entant que la chose est revenue à sa naturel + franchise quant ele est aleeest alee] est alee est + alee dans le ms. en tel leu que nos ne la + poons mes voir ; ou se nos la poons voer, si ne la poons nos pas + prendre legierement. {1} L’en demande donc se une beste sauvage qui + est si navree que ele est legiere à prendre est mointenant + nostre ? Et il plest à Trebace que ele soit nostre tant comme + nos la sivons ; et se nos la lessons à sivre, ele lesse à estre + nostre et est à celui qui la puet prandre. Se un autre la prent des + le tens que nos la sivon, et le fet par corage que ele soit seue, il + apert que il face larrecin, et plusors quident que ele ne soit pas + nostre se nos ne la prenons ; car plusors choses puent avenir + qui n’ostodront à prendre la, et c’est voirs. {2} La nature des + moches qui font le miel [127rB] est sauvage. Et por ce, celes qui + s’assient en nostre arbre ne sont pas noz devant que nos les aiens + coillies en un veisel, puis que li oissel sont nostre qui font lor + nit en nostre arbre ; et se uns les enclot, il en est sires. + {3} Et s’il i ont fet rees, li sires les puet porsoer sanz larrecin. + Mes, si comme nos avons dit devant, se aucuns entre en un champ por + prandre les, se li sires do champ le siet, il puet prandre que il + n’i entre. ¶ {4} Li gitons qui s’en est volez de nostre vessel est + nostres tant comme nos le poons voier et prandre legierement. Et + s’il est autrement, il est à celui qui le puet prandre. ¶ {5} + LaLa] a dans le ms. nature au pesons + et à colons est sauvage ; ne il ne remoint pas ce que il ont en + costume à voler et à ravoler, quar autresi font les moches, de quoi + il est certaine chose que lor nature est sauvage. ¶ Aucuns ont cers + si domesches qui vont au bois et revienent, et si ne n’i a nus que + lor nature ne soit sauvage. Et en cez menieres de bestes qui par + costume solent aler et revenir est tele regle donee que l’en entende + que eles soient nostres tant comme eles ont corage de revenir. Et + s’eles lessent à avoir en corage, eles lessent à estre noz et sont à + celes qui les prenent. L’en entant que eles lessent à avoir corage + de revenir quant eles ne revienent, si comme eles ont à costume. ¶ + {6} La nature as gelines et as oies n’est pas sauvage ; et si est il + aperte chose que il i a gelines sauvages et oies sauvages. Se mes + gelines ou mes oies sont donc espoentees en aucunne maniere et eles + s’en volent si loing que nos ne savon où eles vont, por ce ne + remoint pas que eles ne soient en nostre seignorie. Et por ce, se + aucuns les prent por avoir les de gaign, il sera tenuz à nos par + aucion de larrecin. {7} Les choses que li anemi prenent sont por le + droit à genz à cex qui les prenent.

+
+
+
+ § {41.1.6} +
+

Florencius dit : les choses qui nessent de celes qui sont + sormises à nostre seignorie sont noz.

+
+
+
+ § {41.1.7} +
+

Paulus dit : li franc home qui sont pris de guerre sont mené en + servage, mes s’il eschapent de la main à lor enemis, il reçoivent + lor enciene franchise. ¶ {1} Ce que uns fluves a aporté en nostre + champ par cretine est aquis à nos por le droit as genz. Il senble + que ce i est aporté par cretine, qui i eist aporté si petit à petit + que nus ne poons pas entendre conbien il est ja aporté en chescun + moment. {2} Mes se la force do [127vA] flueve prent une partie dou + champ et ele la porte au mien, il est aperte chose que ele est deue. + Mes se tu la lesses longuement en mon champ et li arbres que ele + aporta o li fichant lor racines en mon champ, il apert que il soient + mien de ce tens. ¶ {3} L’ile qui nest en la mer – qui n’avient pas + sovent – est à celui qui la porprant. Et cele qui nest en fluve – + qui sovent avient – n’est à nul. Et s’ele nest au mileu do flueve et + ele en tient la moitié, ele est commune à cex qui d’une part et + d’autre porsient les chans prés de la rive, segont ce que chascuns + chans est lez pres de la rive. Et s’ele est plus pres de l’une rive + que de l’autre, ele est à cex tant solemement qui porseent les chans + qui sont joingnant à cele rive, qui ont la grant jotice. {4} Et se + li flueves se desrive d’une part et il commoince à corre par un + moisme ruisel et il aclot un champ, et puis il revient à son premer + cors, cil chans qui est enclos en maniere d’ile est à celui que il + fu avant. ¶ {5} Et se li flueves lesse tot son naturel conduit, il + commoince à corre par autre leu, li premers conduiz est à celui qui + porsiet le champ lez la rive, selon ce que chescuns est lez ; + et li noviaus conduiz commoince à estre de la commune droiture, + autresi comme li fluves. Et s’il revient aprés le tens à son premer + conduit, li noviaus commoince à estre à cex qui porsient les chans + de lez la rive. Mes se li noviaus conduiz porprant tot le champ à + aucun, ja sé ce que li fluives s’en reviengne au premer chenel, + neporquant cil à qui il avoit tolu tot son champ n'i puet puis riens + avoir por estroite reson, car cil chans a lessié à estre ce que il + estoit et a perdu sa propre forme ; et por ce que cil à qui il + fu n’a point de champ por delz, il ne puet demander nule partie par + reson de voisine. {6} Mes il est à poine ostroié que ce soit tenu se + toz li chans à aucuns est coverz por serondement ; car li + sorondemenz ne mue pas la meniere do champ. Et por ce, quant l’eve + se retrera, il est aperte chose que le chans sera à celui à qui il + fu. ¶ {7} Quant aucuns fet aucunne chose d’autrui matire en son non, + Nerva et Proculus cuident que cil qui la fet en soit sires ; car ce + qui est fet n’est avant à nul. Mes Sabinus et Cassius cuident que + reson naturel face que cil qui fu sires de la matire soit sires de + ce que en est fet, car l’en [127vB] ne puet rien fere san la + matire ; si comme se je faz aucun vessel de ton or ou de ton + argent ou de ton erein, ou je faz de tes tables une nef ou une + aumoire, ou se ge faz un drap de loine, ou se ge faz un buvrage de + ton miel et de ton vin, ou un enplastre de tes espices, ou vin de + tes grapes ou oil de tes olives. Cil qui se tienent entre ces .ii. + opinions ont la meillor sentece, qui dient que, se l’ovre puet estre + depecie sanz enpirier la matire, c’est voirs que Sabinus et Cassius + distrent ; mes s’ele ne puet estre depecie sauf la matire, ce + que Nerva et Proculus dient est voirs. Si comme uns veissiaus d’or + et d’argent puet estre ramenez à sa premere matire, mes vins ne + oilles ne fromanz ne puent revenir as grapes, ne as olives as espis, + ne li enplastres as espices. Neporquant, il me senble par droit que + l’en doit pas doter que li fromanz qui est trez des espis ne doie + estre à celui à qui li espic furent ; car li grain qui sont + dedanz les espis ont lor forme tote perfete, et cil qui depart le + grain de l’espic ne li done pas novele forme, ainz descuevre cele + que il a. ¶ {8} La volenté à .ii. seignors qui assenblent lor + mestives fet que l’ovre qui en est fete soit commune comment que il + soit ; ou se les matires sont d’une meniere, si comme s’il + assenblent lor grapes ou il fundent ensenble lor argent ou diverses, + si comme li uns done le vin, et li autres done le miel à fere un + bevrage, ou li uns done l’or et li autres l’argent à fere un vessel. + {9} Mes se les matires à .ii. sont assenblies par avainture sanz la + volenté as seignors, cist moismes droiz sera gardez. ¶ {10} Quant + aucuns edefice en sa terre d’autrui matire, l’en entant que il est + sires de l’edefiement, car tot ce qui est edifié est à celui à qui + la terre est. Neporquant, cil qui fu sires de la matire ne lesse pas + por ce à estre en sires, fors en tant que il ne la puet pas + chalongier ne pledier que ele soit aprestee avant par la loi de + .xii. tables, en coi il est contenu que nus ne soit contrainz + d’oster autrui chevron qui soit mis en sa meson, ainz en rende le + pris à dobles. Par non de « chevron » sont senefiees totes + les matires de quoi li edifiement sont fet. Se li edefiemanz est + donc depeciez par aucunne maniere, cil qui fu sires de la matire la + porra chalengier et pledier en por fere la aporter avant. {11} Et + l’en demande par droit se cil qui fist le edefiement le [128rA] vant + et li acheteres le porsiet par lonc tens et il est aprés depeciez, + savoir mon se cil qui fu sires de la matire les puet + chalongier ? Et la cause de la dote est por ce que li + edefiemenz toz entiers a tant esté porsis que il est gaignz par + longue tenue, savoir mon se les matires don il fu fez i sont autresi + gaignies. Et ce ne nos plet pas. ¶ {12} Encontre ce, se aucuns + edefice de sa matire en autrui terre, li edefiemenz soit à celui à + qui la terre est ; et s’il savoit que la terre fust autrui, + l’en entant que il a perdue sa matire de son gré. Quant li + edefiement sera donc depeciez, il ne porra pas demander sa matire. + Mes se li sires de la terre demande l’ovre, et il ne poie pas le + pris de la matire ne le loier as ovriers, il porra estre mis ariere + por excepcion de tricherie ; mes se cil qui fist l’edefiement + ne savoit pas que la terre fust autrui, il idefia par bone foi comme + en la soe. Et s’il savoit que la terre fust autrui, la cope en puet + estre sus lui, car il edefia folement en la terre que il savoit bien + qui estoit à autrui. ¶ {13} Se je met autrui plante en ma terre, ele + sera moie. Et encontre ce, se je met ma plante en autrui terre, ele + sera au seignor de la terre s’ele se racine en l’un cas et en + l’autre ; que, ainz que ele soit racinee, ele est à celui qui ele fu + devant. Il est convenable chose que se li arbres à mon voisin + apresse si ma terre que il i giete ses racines, il sera miens ; + car reson n’ostroie pas que li arbres soit à autre que à celui en + qui terre est racinez. Et por ce, li arbres qui est mis en devises + est communs, ja sé ce que il soit racinz en .i. des chans.

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+ § {41.1.8} +
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Marcianus dit : selonc ce que il siet en chescun champ. {1} Mes + se une pierre nest en marche et li champ sont commun, si que il ne + sont pas parti, la pierra sera commune sanz partir se ele a esté + trete de terre.

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+ § {41.1.9} +
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Hemiloins dit : por cele moisme reson que les plantes qui sont + mises en autrui terre sont à celui qui la terre est, entent l’en que + cil froment qui sont semé en autrui terre sont à celui qui la terre + est. Et tot autresi comme cil qui edefice en autrui terre puet estre + deffenduz par excepcion de tricherie se li sires de la terre demande + l’edefiement, puet estre deffenduz par l’eide de cele moisme + excepcion cil qui a semé en autrui terre à ses despens. {1} Ja soit + ce que letres soient fetes d’or, neporquant eles sont à celui qui li + parchemins est, autresi comme les choses qui sont edefiees ou semé + es solent estre à celui qui la terre est. Et por ce, se j’escri en + ton parchemin un dictié ou une hystoire, je [128rB] ne sui pas sires + de cel escrit, mes tu. Mes se tu me demandes et ne me velz poier le + pris de l’escriture, je me porroi deffendre por excepcion de + tricherie, se je en sui entrez en possession par bone foi. {2} Il + n’est pas ausi des pointures qui sont fetes as tables comme de + l’escriture qui est fete au parchemin. Mes il nos plest que les + tables soient à celui qui i fet les pointures. Neporquant il est + convenable chose que profitable aucion soit donee à celui qui la + table estoit contre celui qui la point ; por quoi il porra + pledier à celui s’il poie le pris de la pointure, car autrement li + nuiroit excepcion de tricherie. Se cil qui point la table la porsoit + par bone foi, nos dison que droiz chalongemenz est donz à celui qui + point contre le chalongement des tables se il i poie le chalongement + des tables, car autrement li nuiroit excepcion de tricherie. ¶ {3} + Les choses qui deviennent noz quant eles nos sont livrees sont + aquises à nos par le droit as genz ; car rien ne s’acorde à naturel + droiture comme la volenté au seignor qui vieust que la chose soit à + un autre soit gardee. {4} Mes il n’i a point de difference se li + sires moismes baille sa chose à un autre, ou se uns autres la baille + par sa volenté ; et por ceste reson, se cil qui n’est hors do + poïs baille à aucun l’aministracion de totes ses besoignes, et cil + vent une de ses choses et il la livre, ele est à celui qui la + reçoit. {5} Aucunne foiz avient que la sole volenté au seignor + sofist à doner la seignorie de la chose sanz livrer la ; si + comme se je te vant la chose que je te prestoi ou que je te loie, ou + que je te bailloi à garder ; car ja soit ce que je la t’oie baillie + por vente, neporquant je te soffre que tu la tienz por cause + d’achat, ele est toee. {6} Et se aucuns soffre les marchandises qui + sont en son celier, et il baille à l’acheteor les cles dou celier, + la proprieté des marcheandises vienent mointenant à l’acheteor. ¶ + {7} Aucunne foiz avient que la volenté au seignor done la seignorie + de sa chose à persone qui n’est pas certaine, si comme quant aucuns + gite gleves en une grant torbe de gent et il ne set le quel chascuns + prandra, et s’il veust que cil que chascunschascuns] + clascuns dans le ms. prandra soit siens. + ¶ {8} Il est autrement des choses qui en tempeste de mer sont getees + hors de la nef por aligier la, car eles sont à lor seignors, car il + ne les gitent pas hors par corage que il voillent que autres les + aint, mes por sauver le peril de aus et les nés [128vA]. Et por ce, + se aucuns les prent par corage d’avoir les de gaign ou en la mer + moismes, ou quant l’eve les a getees hors, il fet larrecin.

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+ § {41.1.10} +
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Cil moismes dit : seignorie nos est aquisse non pas tant + solement por nos moismes, mes por cels que nos avons en nostre + poeté, et por les sers en quoi nous avons usaire, et por les frans + homes, et por les autrui sers que nos porseon par bone foi. {1} Si + nos convient voir plus diligement de chasque chose qui est donc + livré à noz sers et ce que lor est convenente ; et ce qu’i aquierent + par aucunne autre chose est aquis à nos, car li sers qui est en + autrui poeté ne puet rien avoir qui sien soit. Et por ce, se nostre + sers est fet heirs, il ne puet pas recevoir l’eritage sanz nostre + commandemant. Li heritages est aquis à nos, autresi comme si nos + moismes fuseint fet heir, et autresi nos est aquis par els. ¶ {2} + Nos ne querons pas por cex qui sont en nostre poeté la proprieté de + la chose tant solement mes la possession, car de quel chose que il + aquierent la possession, il apert que nos la porseons, et por ce nos + est aquise seignorie par longue possession. ¶ {3} Il nos plest de + sers en qui nos n’avons fors l’usaire quoi que il aquierent de + nostre chose et de lor poine soit aquis à nos ; et s’il + aquierent autre chose à autre part, eles apartient à cex qui ont la + proprieté d’aus. Se cil sers est fez donc heirs, ou aucun lés li + eist lessié, il n’est pas aquis à nos mes au seignor de la + proprieté. {4} Autresi nos plest il de celui qui nos porseons par + bone foi que que il soit, ou frans ou autrui sers ; car ce qui est + establi de celui qui a l’usaire est gardé de celui qui porsiet par + bone foi. Ce que il aquiert donc, autrement que par ces .ii. causes, + apartient à lui s’il est frans, ou au seignor s’il est sers. {5} Se + cil qui porsiet autrui serf par bone foi l’a tant porsis que il + l’ert gaagnié par longue teneure, por ce que il en est fez sires en + cele maniere, il puet aquerre par lui de totes causes. Cil qui a + l’usaire do serf ne le puet gaagnier par longue tenue ; + premerement por ce que il ne le porsiet pas, ainz a poer d’user en, + et aprés por ce que il siet bien que il est autrui sers.

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+ § {41.1.11} +
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Marcianus dit : cil qui est dedanz aage n’a pas besoing de + l’autorité à son deffendeor quant en aquerre, mes il ne puet + estrangier nule chose se ses deffenderres n’est presanz et s’il ne + l’en done autorité, ne la possession qui est naturel, si comme + Sabinus et Cassius dient ; et ceste sentence est voire.

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+ § {41.1.12} +
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Palistratus dit : ja sé ce que li lac et li estanc croissent + [128vB] aucunne foiz, et sechent aucunne foiz, neporquant il ne + retienent lor bones ; et por ce, droiture de crestine n’i a pas + leu, que il soit lor ce où il s’espandi. {1} Que se uns vessiaus est + fez de mon herain et de ton argent, il ne sera pas communs à moi et + à toi ; car por ce que arains et argenz ont diverses matires, + il puent bien estre desevré et ramené en lor ancienne matire.

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+ § {41.1.13} +
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Neraces dit : se mis procurators achete une chose par mon + commandemant et ele li est livree en mon non, la proprieté et la + seignorie en est aquise à moi, ja sé ce que je n’en sache rien. {1} + Et autresi se li deffenderres à l’orfelin ou à l’orfeline achete une + chose et ele li est livree en lor non, et la proprieté et la + seignorie lor est aquise, ja sé ce que il n’en sache rien.

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+ § {41.1.15} +
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Cil moismes dit : cil qui edefice en la rive dou flueve n’est + pas sires de l’edefiement.

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+ § {41.1.16} +
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Florencius dit : droiture de creitine n’a pas leu en chans qui + ont esté pris en guerre, qui sont devisié à bonnes entre ceux qui + les ont conquis ; et issi l’establi li enpereres Pius. Mes + Trebaces dit que li chans que li enemi qui sont voincu ont doné par + tel condicion que il soit au commun de la cité, a droiture de + cretine, ne ne doit pas estre partiz. Mes li chans qui est pris à la + main doit estre partiz, que l’en sache combien chescun en a et + combien il en demore au commun.

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+ § {41.1.17} +
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Ulpianus dit : se dui seignor à un serf baillent aucunne chose + ce que li uns l’en baille sera aquis à l’autre.

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+ § {41.1.18} +
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Cil moismes dit : li heirs ne puet pas aquerre par le serf de + l’eritage.

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+ § {41.1.19} +
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Pomponius dit : Aristo dit que ce que un franc home qui me siert + par bone foi aquiert ou par son labor ou par mon chetel, apartient à + moi ; cece] a ce dans le ms. que aucuns li + done, ou que il aquiert en autre maniere, apartient à lui. Et + heritages ou lés n’est aquis à moi par lui, car ce ne vient de mon + chetel ni de sa poine, quar ce n’est pas por sa poine que il aquiert + quant il le reçoit. Neïs se cil qui fist le testamant voloit que il + apartenist à moi, mes ja sé ce que il ne l’aquiere pas à moi, en ce + cas neporquant se la volenté à celui qui fist le testamant est + aporté, li heritages me doit estre reduz. Se uns frans hom qui + servoit por bone foi eust receu heritage par le commadement à celui + à qui il servoit, il fu heirs ; et Labeo dit que il ne puet + chaloir quele entencion li morz eust.

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+ § {41.1.20} +
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Ulpianus dit : cil à qui la chose est livree n’i gaigne fors + tant comme cil i avoit qui li livra. Se aucuns avoit donc la + seignore d’un champ, se il le livre à un autre, il en baille la + seignorie ; et se il ne l’avoit, cil qui la reçoit n’i gaigne + rien. {1} Toste les foiz que aucuns baille la seignorie de sa chose, + il la baille cele comme [129rA] il i a. Et se li chans de frans est + frans et se servises estoient deu au champ qui est bailliez, autresi + li sont il deuz. Se aucuns dit donc quant il bailla le champ qui + devoit servises que il estoit frans, il ne sostret rien des sevises, + neporquant cil qui le baille oblige à fere le, tel comme il dit que + il estoit. ¶ {2} Se je et Tices achetons une chose et ele est + baillie à Tice comme à mon procurator, je croi que la seignorie en + est aquise à moi, car i nos plest que la possession de totes choses + puisse estre aquise par franche persone, et par la possession la + seignorie.

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+ § {41.1.21} +
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Pomponius dit : se mes sers achera une chose tant comme il te + servoit par bone foi, et ele li fu livree, Proculus dit que ele + n’est pas moie por ce que je n’avoie pas la possession dou + serf ; ne ele n’est pas teue s’ele ne fu achetee de ton + chetel ; mes se li frans home qui servoit par bone foi + l’acheta, ele sera soee. ¶ {1} Se tu porsiez ma chose et je voil que + ele soit toe, ele sera toe ja sé ce que je n’en ai pas la + possession.

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+ § {41.1.22} +
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Ulpianus dit : cil qui porsiet serf por force ne en repost ne + par loage ne peut rien aquerre par lui.

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+ § {41.1.23} +
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Cil moismes dit : quique serve à aucun par bone foi au frans hom + ou autrui sers, quanque il aquiert do chetel à celui que il siert + par bone foi, est aquis à celui que il sert. Et ce que il aquiert + par son labor est autresi aquis à lui, car li labors est en une + maniere do chetel à celui que il sert ; car il doit par droit + laborer à celui que il siert par bone foi. {1} Il aquiert à lui + tandis comme il le serve par bone foi. Et s’il commoince à savoir + que il est frans hom ou autrui sers, veons se il aquiert à lui ; et + la question est en ce, savoir mon se nos gardon au commoincement de + la possession ou à totes les autres ; et meuz est que nos + gardons à totes les ovres. ¶ {2} L’en doit dire generaument que cil + qui sert par bone foi n’aquiert rien par son chetel à celui que il + siert ; mes que il n’aquiert pas par son chetel n’est pas sien + mes à celui que il siert par bone foi. {3} Se aucuns sers à dos + aquiert par bone foi à quel aquerra il ? Il aquerra à chescun + ce que il aquerra par son chetel. Et s’il aquiert que la chose à + l’un, veons s’il aquiert tot à celui, ou la moitié à celui et la + moitié à son seignor se il est sers, ou à lui moismes s’il est + frans. Et Scevola moismes fet cete question, et dit issi : se + autrui sers sert à .ii. homes par bone foi, et il aquiert aucunne + chose par le chetel à un d’els, reson fet que il l’aquiere tote à + celui par quoi chetel il l’aquiert. S’il nome le non de celui de + quel chetel il mar[129rB]cheande, ne l’en ne doit pas doter que il + n’aquiere à celui sol de qui chetel il ovre. Et puis si dit aprés + que, ja sé ce que il ne nomme pas, ne ne le face pas par son + commandemant ; neporquant, desque il ovre de mon chetel, il aquiert + à moi sol, ja sé ce que il serve à plusors par bone foi.

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+ § {41.1.24} +
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Paulus dit : en totes les choses qui puent retorner à une moisme + chose doit l’en dire que se la matire remoint et la forme est muee, + si comme se cil fet de mon arein une ymage ou de mon argent un enap, + la seignorie en est moie.

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+ § {41.1.25} +
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Calistratus dit : se ce n’a esté fet en non d’autre par la + volenté au seignor, car por l’asentement au seignor sera tote la + chose à celui en qui non ele fut fete.

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+ § {41.1.26} +
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Paulus dit : se tu fes une nef de mes tables, la nef est + toe ; autresi comme li dras est tiens que tu as fet de ma + laine. ¶ Proculus dit que nos usons de droit queque] + due dans le ms., cf. lat. Proculus + indicat hoc iure nos uti, quod servio et Labeoni + placuisset Servius et Labeo establissent, que + des choses en coi la propre qualité remoint se aucunne chose est + ajointe à autre, la partie est à celui à qui li toz estoit ; si + comme s’ele met en une ymage .i. pié ou une main, ou en un henap une + hanse, ou en une nef une table, ou en un mur une pierre ; car la + chose tote parfete est à celui qui la fet. ¶ {1} Li arbres qui est + arachiez et mis en autrui terre est à son premer seignor tant que il + soit racinz en terre ; mes puis que il est racinez, il est à + celui qui la terre est. Se il est puis arachiez, il ne remoint pas + au premer seignor ; car l’en doit croire que il est mien por la + novele norreture de la terre. ¶ {2} Se tu tainz ma laine en porpre, + Labeo dit que por ce ne remoint pas que ele ne soit mie ; car il n’a + point de difference entre la loine qui est tointe et la loine qui + est cheete en la boe et a por ce perdu sa premere color.

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+ § {41.1.27} +
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Ponponius dit : se uns vessiaus d’argent est toz fez, et tu i + mez puis ton argent, l’en doit dire que il n’est pas por ce tiens. + Mes se tu plomes ton henap d’autrui plon, l’en ne dote pas que li + hennas ne soit tiens, et que tu ne le puisses chalongier par droit. + ¶ {1} Quant plusors espices sont triblees ensenbles por fere aucunne + medecine, li sires as espices ne puet pas chalengier la + medecine ; et por ce, croi je que ele soit à celui en quel non + ele fut fete. ¶ {2} Quant les parties à .ii. seignors sont jointes o + fer, l’en demande au quel eles doivent estre ? Et Cassius + respont que l’en doit prendre garde à la valor à chescunne des + [129vA] parties ; et s’eles sont més, porveu est que eles doivent + estre à l’un et à l’autre, autresi comme la masse qui est fondue + ensenble est à celui en qui non eles furent assenblees ; mes + Proculus et Pagasus dient que ele doit estre à anbedos.

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+ § {41.1.28} +
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Cil moismes dit : se tis voisins edefie sor ton mur, Labeo et + Sabins dient que li edefiemenz est siens propres. Mes Proculus dit + que il est tiens, autresi comme li edefiemanz seroit tiens que uns + autres feroit en ta terre ; et ceste sentece est veroie.

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+ § {41.1.29} +
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Paulus dit : quant .ii. home ont lor chans lez la rive dou + flueve et une islle i nest par la force dou flueve, ele n’est pas + commune à eus sanz partir, ainz la doivent partir si que cheschun en + oit tant comme il en a en droit sa terre.

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+ § {41.1.30} +
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Ponponius dit : se l’ille qui est nee apartient donc à moi por + ce que ele est endroit mon champ, et se je vent de mon champ la + partie qui n’est pas par devers le flueve, cil qui l’achete n’avra + rien en l’ille ; car se ce que il a acheté fu sien jusque l’ille + commoinça a nestre, si n’i eust il rien. ¶ {1} Se .i. arbre nest en + la rive do fluve qui est selonc mon champ, Celsus dit que il est + mien ; car la rive qui est selonc mon champ est moie propre et li + usages en est communs. Et por ce, quant li chans est sechiez, il est + à cex qui ont les chans de lez, car li pueples n’en use. {2} Mes + illeille] il dans le ms., cf. lat. + Tribus modis insula in flumine fit. est + fet en flueve par .iii. manieres : la premere est quant l’eve + enclot une partie do champ ‹...› sec et comoince à corre por les + chans ; la tierce est quant la terre s’asenble petit à petit ou + flueve, tant que l’en l’avoit par desus l’eve. Et des deus + derrenieres menieres est l’isle à celui à qui li champ sont qui sont + joignant à la rive ; car la nature do flueve est tele que quant il + change son cors il mue la cause do chenel. Mes en la premere n’est + pas muee la cause de la proprieté. ¶ {3} Li descroissement de l’eve + rent le champ que la crestine avoit tolu. Se li chans qui estoit + entre le flueve et la voie commune est donc porpris par le + sorondement dou flueve, ou petit et petit ou tot ensenble, se li + flueves se retret, li chans apartient à son premer seignor ; car + autresi comme il est communs tant comme li flueves i est, apartient + il, quant li flueves en est hors, à celui à qui il apartenoit avant. + ¶ {4} Se je met piliers en la mer et je faz une meson desus, la + meson est moie ; et se je faz une isle en la mer, ele est moie, car + ce qui n’est à nulz est à celui qui le porprant.

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+ § {41.1.31} +
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Paulus dit : suele livree ne [129vB] remue pas la seignorie de + la chose, s’il n’i a vente ou autre droite cause par quoi doie estre + livree. ¶ {1} Tresors est anciene mourie de deniers de quoi il ne + sovient mes à nul si que nus n’en a la seignorie. Et il est à celui + qui la trove si que nus autres n’i a riens ; quar se aucuns + repont ses deniers en terre, por poor ou por garder les, ce n’est + pas tresors, et cil qui les prent fet larrecin.

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+ § {41.1.32} +
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Paulus dit : nostre sers aquierent à nos pris que en totes choses, ja + sé ce que nos no volon pas.

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+ § {41.1.33} +
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Ulpianus dit : l’en demande, de ce qui est lessié au serf, qui a esté + conquis par chevalerie ainz que li heritages au chevalier qui le + conquist et estoit en la poesté son pere soit receuz, ou de ce qui + li est convenancié, savoir mon por qui persone li lés ou la + convenance a force. Et je croi que ce que Scevola dit est voirs, + que se li heritages est receuz tot est autresi comme au serf de + l’eritage ; et se li heritages est receuz, l’en doit dire + autresi de cetui comme de propre serf au pere. Et se mis usaires est + lessiez à tel serf, l’en doit dire selonc cele distinction qui est, + ou au pere ou à l’oir ; ne il ne vient pas d’une persone à autre. + {1} Ceste moisme distinction vaudra se aucunne chose est enblee ; + car se cil qui l’enble reçoit l’eritage au chevalier qui est au bail + son pere par son testamant, aucion de larrecin cessera. Car li heirs + ne fet pas larecin quant il prant des choses de son heritage ; et + s’il ne le reçoit, aucion de larrecin apartient au pere contre lui. + ¶ {3} Totes les foiz que sers d’eritage fet aucunne convenance ou + reçoit chose qui li est baillie, ce que il fet reçoit force par la + persone au mort, si comme il plest à Julien. Et itel sentence est la + meillor, qui dit que il convient regarder à la persone à celui qui + fet son testamant.

+
+
+
+ § {41.1.34} +
+

Cil moismes dit : heritages ne sostient pas la persone à l’oir, + mes cele au mort, si comme il est provez en plusors argumenz de + droit citain.

+
+
+
+ § {41.1.35} +
+

Cil moismes dit : de mes procurators ou cil qui à un orfelin en + garde baillie à un autre sa chose autresi comme moie ou comme à + l’orfelin, il n’en pert pas la seignorie ; et li estrangemenz + n’est mis, car nus ne pert sa chose par error.

+
+
+
+ § {41.1.36} +
+

Cil moismes dit : se nos nos consentons en livrer une chose, mes + nos nos consentons pas en la cause de livrer la, je ne voi pas por + quoi la livree ne vaille. Si comme je croi que je soi obligiez à toi + par testamant à baillier toi mon champ et tu [130rA] cuides que il + te soit donez par aucunne convenance ; et se ge te baille deniers + par cause de don et tu les reçoiz comme dete, il est certaine chose + que la proprieté en vient à toi ; ne ce ne le toust pas que nos + ne nos asanton pas en la cause de doner les et de recevoir les.

+
+
+
+ § {41.1.37} +
+

Cil moismes dit : possesion n’est pas aquise au creancier por le + serf qui li a esté baillié en gage, ne par convenance, ne par + livrer, ne par aucunne autre meniere, ja soit ce que il ait la + possession do serf. ¶ {1} Se uns des seignors done deners au serf + commun, il convient garder par quel pensee il i donne ; car s’il + done sanz plus par departir les de son autre chetel et por ce que il + n’i eust qui soient o chetel au serf, la proprieté l’en remoint. Mes + s’il done les deners autresi comme nos solons doner à autrui sers, + il seront commun à toz les compoignons selonc la partie que chescun + a ou serf. {2} Mes que une autre question eit leu. Posons que uns + des compoignons doint deners au serf commun par corage que la + proprieté l’en temoigne ; se li sers achete un champ de ces + deners, li chans sera commus à compoignons, selonc les parties que + chescun i a ; car se li sers communs achatoit chans de deners + que il eust enblez, li champ seroient commun as compoignons selonc + les parties que il ont au serf. Car li serf de quoi aucuns a usaire + n’aquiert pas à celui qui en a la proprieté aucunne chose par le + chetel à celui qui en à l’usaire. Et autresi, se li sers communs + aquiert aucunne chose à un de ses seignors par le chetel à l’autre, + et tot autresi comme a choses qui sont aquises d’autres part, la + condicion à celui de qui aucuns a l’usaire n’aquiert pas à celui qui + a de lui l’usaire, et li sers communs aquiert autresi à ses + seignors. Ce qui est aquis do chetel à celui qui a l’usaire do serf + apartendra à lui sol ; mes ce que li sers communs aquerra do + chetel à un de ses seignors apartendra à l’un et à l’autre. ¶ {3} + Autresi comme sers communs aquiert à .i. de ses seignors, ce que + l’en li convenance en son non aquiert il à lui sol ce qui li est + baillié en son non. ¶ {4} Quant une chose est baillie à un serf et + il la reçoit ou non son seignor et ou non Tice, il en aquiest à son + seignor une partie, mes il ne fet rien par l’autre partie. ¶ {5} Se + li sers de cui aucun a l’usaire dit que il reçoit ou non à celui qui + a la proprieté dede] a de dans le ms., la phrase + se comprend mieux sans a lui la [130rB] + chose qui li est baillie por le chatel à celui qui en a l’usaire, il + aquiert tot à son seignor ; car s’il fesoit un marchié do + chetel à celui qui en a l’usaire, si aquerroit il son seignor. ¶ {6} + Se je te voloie donner une chose et, je te commandoie que tu la + baillasses au serf qui estoit communs à moi et a Tice, et li sers a + receu la chose par corage que ele soit soe, ce ne li vaut riens. Et + se li sers communs reçoit la chose par tel corage que ele soit à ses + .ii. seignors, il ne fet rien por celui qui li commanda que ele li + fust baillie.

+
+
+
+ § {41.1.38} +
+

Ulpianus dit : Marcus avoit un champ selonc la voie commune, et + de l’autre part de la voie avoit .i. flueve ; et Tices avoit un + champ encontre la voie et le flueve. Li flueves manja le champ petit + à petit, le champ qui estoit encontre lui et la voie ; aprés + ce, li flueves descrut petit à petit et revint en son encien chenel. + ¶ Je respondi que, por ce que li flueves toli le champ et la voie + commune, li chans qui remest est à celui qui l’avoit. Et quant li + flueves fu retrez petit à petit chescuns ot son champ, autresi comme + il avoit devant ; et ce qui fu commun n’est à nul. Et la voie + qui est o champ ne tost pas que la voie qui est d’elz ne soit Marc ; + car la voie est dou champ moismes et l’anciene voie remoint en + l’ancien estat.

+
+
+
+ § {41.1.39} +
+

Ulpianus dit : sers qui a esté emblez aquiert à celui qui + l’achete par bone foi ce que il marcheande de son chetel.

+
+
+
+ § {41.1.40} +
+

Affricanus dit : l’en demande se cil à qui uns frans hom sert + par bone foi muert et cil est sis heirs qui siet bien que cil est + frans, savoir mon s’il aquiert par lui aucunne choses. Qar + l’en ne puet pas dire que il le porsie par bone foi, desque il sot + que il estoit frans quant il le commoinça à porseer ; car se + aucuns lesse son champ, li hers qui set bien que il est obligiez + n’en puet pas fere les fruiz siens ; et moimement, s’il estoit + autresi et cil qui fist le testamant le porsiet por ce que il avoit + acheté par bone foi. Cele moisme reson doit estre tenue des servises + as sers, si que l’en le cuide que il soient serf et il sont franc, + ou s’il sont autrui serf ou il sont lessié ou franchi en testamant, + li heir qui le sevent bien ne puissent rien aquerre par els ; car + autresi comme cil qui porsiet les chans par bone foi n’est pas + [130vA] tenuztenuz] n’est pas tenuz dans le ms., + reprise des derniers mots du recto à rendre en les fruiz + qui sont deffenduz, n’en est pas tenuz cil que porsiet sers par bone + foi à rendre ce que il i oint aquis par lor labor et par son + chetel.

+
+
+
+ § {41.1.41} +
+

Ulpianus dit : Trebaces et Pegasus dient que les ymages qui sont + aquises en la cité ne sont pas as citeins. Neporquant, il convient + que li prevoz mete entente que celes qui sont mises en commun leu + par tel corage que il ne lise à nul bas home à hoster les, ne n’en + soient pas ostees par celui moismes qui les i mist. Se aucuns les + demande donc, li citein devront estre garenti par excepcion ; + et se aucuns les porsiet, il avront aucion de demander les.

+
+
+
+ § {41.1.43} +
+

Gaius dit : sers qui est porsis par bone foi n’aquiert pas à + celui qui les porsiet ce qui est deu d’autrui chetel. {1} Il est + aperte chose que choses qui ne sont pas corpores ne puent estre + livrees ne gaignies par longue sesine. ¶ {2} Quant .i. serf en quoi + aucuns a l’usaire achete un serf et il li est livrez ainz que il li + aist paié pris, il est en dote en qui il a aquise la proprieté. Et + s’il poie le pris do chetel qui apartient à celui qui à l’usaire de + lui, l’en entant que li sers est à celui. Et s’il le poie do chetel + qui apartient à celi qui en a la proprieté, il est à celi qui est + sires de la proprieté.

+
+
+
+ § {41.1.44} +
+

Ulpianus dit : Ponponius fet une demande : se li leu tolent + à mon pastor mes porciaus, et uns hons d’une autre vile qui a bons + chiens et forz, que il tient por garder les bestes, s'ils’il] + sit dans le ms. les ecot et il lor tost + mest porciaus, ou li chien lor tolent, et quant mes pators demande + mes porciaus, l’en demande savoir mon se il sont à celui qui les + toli as leus ou mien. Car il les escot ausi comme par une + maniere de vener. Et cil qui font ceste demande se porpensent que, + autresi comme les choses qui sont prises en la terre et en la mer + lessent à estre à cex qui les pristrent desque eles revienent en lor + naturel franchise, lessent les choses que les betes de la mer et de + la terre ont pris do nostre à estre noz quant les betes sont si + aloignies que nos ne les sivon mes. Car qui diroit que ce est nostre + que uns osiaux volanz prent devant nos, ou que uns escofle nos + tost ? Se la chose lesse donc à estre nostre et aucuns la tost + puis à la beste, ele sera à celui qui la delivre ; autresi si comme + .i. poissons ou .i. sangliers ou aucunne autre chose eschape de + nostre poeté. Se uns autres [130vB] la prent, ele est soie ; + mes ge croi miaus que ele soit nostre tant comme ele est en tel + point que nos ne la poons recovrer, ja sé ce que c’est voir qui est + dit des oisiaux et des poissons et des betes sauvages. Cil moismes + dit que se aucunne chose est perdue par peril de mer, ele ne lesse + pas mointenant à estre nostre ; mes cil qui la ravist est tenuz + à rendre la à .iiii. dobles. Il est donc mieuz que l’en die que ce + qui est tolu à leus est nostre tant comme il est en tel point que + nos le poons ravoir. S’il est donc nostre, je croi que aucion de + larrecin apartient contre celui qui le nos veust tolir ; et se + lili ne] li ons ne dans le ms. ne le + toli pas au leu par corage de retenir le, neporquant s’il ne les nos + rent quant nos les demandons, il apert que il les voille celer et + tolir ; et por ce, est il tenuz por aucion de larrecin ou de + porter avant la chose, si que le li soit chalengee.

+
+
+
+ § {41.1.45} +
+

Paulus dit : se sers qui est communs aquiert aucunne chose par + le chetel à un des seignors, por ce ne remoint pas que ele ne soit + commune. Mes cil par quoi chetel ele fu aquise puet demander cele + chose par juigement de partir choses communes ; car il s’acorde en + bone foi que chascuns est suen que ce que li serf qui ert par son + chetel. Mes se li sers communs aquiert d’autre part aucunne chose, + ele sera aquise à toz les seignors selonc les parties qui l’ont ou + serf.

+
+
+
+ § {41.1.46} +
+

Ulpianus dit : ce n’est pas novele chose que cil qui n’a pas la + seignorie d’une chose la donne à un autre ; car quant uns + creancers vent .i. gage, il en baille la seignorie que il n’avoit + pas avant que il le vendist.

+
+
+
+ § {41.1.47} +
+

Paulus dit : heritages ne puet pas estre aquis par le serf à + celui qui en à l’usaire, quar il ne puet avoir l’eritage ou + serf.

+
+
+
+ § {41.1.48} +
+

Cil moismes dit : se cil qui achete aucunne chose par bone foi + en reçoit les fruiz, il sont sien ; et non pas tant solement ce + que il en reçoit par sa diligence et par sa poine, mes tuit li + autre, car il est en droit de seignor en tant comme il apartient as + fruiz. Et ainz que il les reçoive, desque il sont departi de la + terre, il sont à celui qui acheta la chose par bone foi ; ne il + n’a point de difference se la chose que il acheta puet estre gaignie + par longue tenue ou non. ¶ {1} Encontre ce, demande l’en se je + cuidoie ou tens que une chose me fu livree que ele fu à celui qui la + me vendoit et je soi aprés que ele estoit à autre, savoir mon se je + la puis gaagner por longue tenue ou se je faz que li fruit soient + mien. Et je croi [131rA] que l’en doit doter que je ne porsee + pas par bone foi ; et por ce ne la puis je pas gaigner par + longue tenue, mes li fruit puent estre mien. ¶ {2} Li fehon as + bestes sont conté as fruiz et por ce apartienent il à celui qui + acheta la chose par bone foi. Et autresi est il se femes grosses + ‹s›ont vendues, ou bestes qui ont let ; et autresi est il de la + loine.

+
+
+
+ § {41.1.49} +
+

Cil moismes dit : se cil qui a l’usaire dou serf li done aucunne + chose do sien, ele est soe ; mes s’il li dona par corage que + ele apartenist à celui qui a la proprieté dou serf, l’en doit dire + que ele est aquise à lui. Et se uns estranges li done sanz nule + distinction, ele est à celui qui a la proprieté dou serf. Ce moismes + diron nos ou franc home qui me siert par bone foi, que se je li + doing aucunne chose, ele soit moie. Et por ce dit Ponponius, que ja + sé ce que je li aie doné son servise, neporquant quanque il aquerra + par son servise sera mien.

+
+
+
+ § {41.1.50} +
+

Ponponius dit : ja soit ce que ce que nos fesons est en la rive + de la mer ou en autre leu commun soit nostre, neporquant li prevoz + doit deffendre par parole et par force que nos n’i facons nule chose + en coi autre aient domage.

+
+
+
+ § {41.1.51} +
+

Celsus dit : nos recevons celx qui s’enfuient par bataille. {1} + Et les choses à noz enemis qui sont entre nos, n’est pas communes, + mes à cex qui les prenent.

+
+
+
+ § {41.1.52} +
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Modestinus dit : l’en entant que les choses sont en noz biens + que nos poons garentir par excepcion ou demander par aucion.

+
+
+
+ § {41.1.53} +
+

Cil moismens dit : nos aquerons par cex qui sont en nostre poeté + les choses qui sont aquises citai‹ne›ment, si comme par convenance, + et les choses qui sont aquises naturement, si comme possession, + aquirons nos par qui que nos volons.

+
+
+
+ § {41.1.54} +
+

Cil moismes dit : frans hons ne nos puet pas aquerre heritage. + Mes cil qui nos siert par bone foi aquiert à nos heritage ; s’il + savoit sa condicion et il reçut de son gré, il l’aquist à lui. Car + s’il reçut par nostre commandemant, il ne l’aquist ne à lui ne à + nos, s’il n’ot corage de querre le à lui ; et s’il ot tel + corage, il l’aquist à lui. ¶ {1} Se cil qui est franc hom, qui nos + sert en bone foi, nos promet aucunne chose, ou il l’achete en nostre + non, ou il la baille à loage, ou il la prent, il porra par droit + estre obligiez à nos. {2} Et s’il nos fet domage, il sera tenuz à + nos par aucion de domage, s’il est fez en ses copes ; mes nos + ne le devons pas acuser por si legiere corpe comme un estrange. {3} + Mes s’il s’entromet de noz choses par nostre commandemant, ou il fet + aucunne chose sanz nos comme procurators quant nos ne somes pas + presant, aucion doit estre [131rB] donnee contre lui non pas tant + solement se nos l’avonsl’avons] la volons (?) + dans le ms. acheté, mes s’il nos a esté donnz, ou s’il a + comoincié à apartenir à nos par non de doere, ou par lés ou par + heritage ; ou non pas tant solement se nos quidons que il soit + toz nostres, mes se nos quidons que il soit communs à nos ou à + autre, ou se nos avons l’usaire. {4} Ne il ne quaist pas ce que il + aquiert, se ce ne fu quanque frans hom ou autrui serf qui nos siert + par bone foi aquiert, que il n’apartient pas à nos ; aquiert il à + lui s’il est frans, ou à son seignor se il est autrui serf. Mes + frans hom qui sert par bone foi ne puet rien gaigner par longue + sesine ; car l’en n’entant pas que cil porsie qui est porsis il + moismes. Et par autrui serf que nos porseon par bone foi ne puet pas + ses sires gaigner par longue sesine, ne plus que par le serf fuitif + que il ne porsiet pas.

+
+
+
+ § {41.1.55} +
+

Proculus dit : uns sangliers chei ou laz que tu avoies + tenduz ; je le trovoi, si l’enportoi o tot les laz. Il apert + que je toli ton sanglier ; mes se je cuidoi que il fust tiens + et je le deslia et lessé aler ou bois, l’en demandel’en + demande] l’en demande l’en demande dans le + ms. se il lessa por ce estre tiens ou s’il est encore + tiens. Et par quele aucion tu en puez pledier à moi ? Et + la response est que il convient veoir en quel leu li laz fu tenduz, + ou en commun ou en privé. Et s’il fu tenduz en privé leu, savoir mon + se ce fu ou tiens ou en l’autrui ; et se ce fu en l’autrui, + savoir mon se ce fu par l’otroi à celui à qui li lieus estoit, et + savoir mon se li sanglier i estoit si enlaciez que il ne se poist + delivrier, ou s’il estoit si que il peust eschaper, s’il i estet + longuement. Et je croi que ce estoit la soveroine sentence que s’il + vint en ta poeté il fu tiens. Et puis que il fu tiens, se je le + lessoi aler en sa naturel franchise, et il lessa par ce fet à estre + tiens, il convient que aucion te soit donnee sor le fet ; si + comme il fu escrit quant uns hom ot gité d’une nef la chose à .i. + autre.

+
+
+
+ § {41.1.57} +
+

Juliains dit : nule chose ne puet estre aquise à feme par le + serf que sis mariz li a doné, neïs par le chetel à la feme ; car + c’est otroié en la persone à cex qui servent par bone foi.

+
+
+
+ § {41.1.58} +
+

Jabolenus dit : chose qui soit trete de la mer n’est pas à celui + qui l’entret devant que ses sires l’et lessie.

+
+
+
+ § {41.1.59} +
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Calistratus dit : chose qui soit achetee en mon non ne sera moie + devant que cil qui l’acheta la m’oit livree.

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+
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+ § {41.1.60} +
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Scevola dit : Tices fit ou champ Sey un grenier de [131vA] + tables à metre blié que l’en poet mener la où l’en voloit. L’en + demande se il en est sires. Et la response est que, selonc les + choses qui sont proposees, li greniers n’est pas Sey.

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+
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+ § {41.1.61} +
+

Hermogenes dit : heritages est en plusors parties de droit en + leu de seignor. Et por ce, ce que li sers de l’eritage aquiert est + en l’eritage. Mes es choses en quoi l’en demande le fet à la persone + ou la meniere de servise, ne puet rien estre aquis à l’eritage par + le serf. Et por ce, ja soit ce que li sers de l’eritage puisse estre + fez à aucuns, ne pour quant, por ce que sers ne puet recevoir + heritage sanz le commandemant son seignor, il convient + atendreatendre] arendre dans le ms., cf. lat. + heres exspectandus est que li heirs eist + receu l’eritage à qui il est sers. ¶ {1} Usaires qui ne puet estre + establiz sanz persone n’est pas aquis par serf d’eritage qui ne est + pas encore receuz.

+
+
+
+ § {41.1.62} +
+

Gaius dit : unes choses sont qui ne puent pas estre estrangies + seules, ne vienent à l’oir o tot l’eritage, si comme chans de doere + et choses de quoi marchiez ne puet estre fez ; car ja sé ce que + ele ne puisse estre lessie, neporquant li hoirrs en est fez + sires.

+
+
+
+ § {41.1.63} +
+

Trophinus dit : se cil qui est en autrui poere trove .i. + tresor ; l’en demande s’il est aquis à sa persone. Et + l’en dit, s’il le trove en autrui champ, une partie en est au + seignor ; et s’il le trove en leu que il soit à son pere ou à + son seignor, il soit toz leur ; et s’il le trove en autre, il + n’en eit que une partie. ¶ {1} Se .i. communs sers trove tresor en + autri terre, je demant savoir mon s’il a‹n› aquiere à ses seignors + selonc la partie que il ont à lui yvement. Et ce est senblable + à ce qui est doné ou serf ou par heritage ou par lés ; car li + tresors ou li dons d’aventure est au seignor, si que la partie qui + doit estre à celui qui trove le tresor soit à ses seignors par tel + partie comme chescuns a au serf. ¶ {2} Se uns sers communs trove .i. + tresor ou champ à .i. de ses seignors, il n’est pas dote que la + partie qui est toz jorz au seignors dou champ, que ele ne soit tote + soie. Mes il convient voir s’il avra rien de l’autre partie, et + savoir mon s’il est autresi comme quant li sers fet aucun convenant + par le commandemant à .i. de ses seignors, ou quant aucunne chose li + est baillie en son non. Et ce puet l’en miauz dire. {3} Et se li + sers en qui aucuns à l’usaire trove le tresor ou leu à celui qui en + a la proprieté, veons s’il est [131vB] toz à celui qui en a la + proprieté ou une partie, et l’autre à celui qui a l’usaire dou serf. + A ceste demande sodre, il convient regarder au labor que li sers + fesoit, si comme s’il foet terre quant il trova le tresor ; car en + ce quas sera il à celui qui a en lui proprieté. Et je croi que il + n’en apartient rien à celui qui à l’usaire dou serf ; car nus ne fet + ovrerovrer] ovres dans le ms., cf. lat. + nemo enim servorum opera Thensaurum + quaerit ses sers por querre tresor. Ne por ce ne + foist il pas lors la terre, ainz entendoit à autre chose, et fortune + li fist trover autre chose que il ne queroit. S’il le trova dont ou + champ à celi qui a l’usaire de lui, je croi que il n’en doit avoir + fors la partie qui apartient au champ et l’autre apartient à celui + qui est sires de la proprieté. ¶ {4} Et se uns creanciers trove + tresor ou champ à son detor que il a en gage, il avra une partie, et + li detors une autre. Il convindra donc que li princes mete une terme + dedanz quoi li detors poiast au creancier ce que il li doit et puis + ait sa partie dou tresor, et li creanciers en reteigne la partie qui + est deue ou troveor.

+
+
+
+ § {41.1.64} +
+

Quintus Nencius dit : les autrui choses que chascuns asamble en + son chetel ne sont pas por ce soies.

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+
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+ § {41.1.65} +
+

Jabolenus dit : se ge t’envoi une epistre, ele ne sera pas toe + devant que ele te soit rendue. Mes Paulus dit le contraire ; car se + tu m’envoies ton notoire qui me die aucunne chose de par toi, et je + li baille mes letres por respondre toi, desque je li ai baillie mes + letres, eles seront toes. Autresi avient il des letres que je + t’envoi par toi tant solement, si comme se tu m’as requis que je te + commant à aucun et je t’envoie les letres par quoi je t’i commant. ¶ + {1} Se aucunne isle qui soit en fluve est toe propre, il n’i a rien + qui soit en la commune droiture. Et Paulus dit encontre ; ainz + en autretel point comme sont les rives des flueves et de la mer qui + sont communes, cil moismes droiz est ou champ qui est joignanz. ¶ + {2} Se .i. isle est en commun flueve et ele est plus pres de ton + champ que d’autre, el e toe. ¶ Paulus dit : donc veons se c’est + faus de l’isle qui est joignanz ou chenel, ainz est sostenue ou + flueve par arbres ou par aucunne autre menere, si que ele ne toiche + pas à terre et ele est movable. Et sanz dote tel meniere d’isle est + commune, autresi comme li flueves. {3} Paulus dit : se une isle + qui nest en .i. flueve est toe, et puis nest .i. autre isle entre + cele et la rive qui est [132rA] de l’autre par, se l’en velt savoir + à qui cele novele isle doit estre, donc doit l’en mesurer de l’autre + isle et ne mie de ton champ, quar il ne puet chaloir quel meniere de + champ ce soit de quoi ele est plus pres. ¶ {4} Se ce qui est né ou + edeficé en commun flueve est commun, l’isle qui est nee ne doit pas + estre commune.

+
+
+
+ § {41.1.66} +
+

Senulius dit : quant feme grosse est lessee à aucun, ou aucuns + l’a tant porsise que i l’a gaagnie par longue tenue, ou ele est + estrangee en aucunne maniere, et ele enfante, l’enfes sera à celui à + qui ele estoit quant li enfes fu nez et ne mie quant il fu + conceuz.

+
+
+ +
+ + + II. D’aquerre possession et de perdre la [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 2 : de + Adquirenda vel amittenda possessione. + +
+
+ +
+ § {41.2.1} +
+

Paulus dit : possession est nommee, si comme Labeo dit, dou + siege des piez ; car cil est naturelment en possession qui est sus + la chose. {1} Et la seignorie en est aquise par naturel + possession ; c’est es choses qui sont en la terre et ou ciel et + en la mer ; car ces choses sont à cex qui en ont premerement la + possession. Et les choses qui sont prises par bataille, et l’isle + qui est nee en mer, et les perres precioses qui sont trovees en la + rive de la mer, sont à celui qui en a premerement la possession. {2} + Nos recevon possession par nos moismes. {3} Li forsenz ou cil qui + est dedanz aage ne puet pas commoincier à porsoer sanz l’autorité à + celui qui l’a en garde ; car il ne puet pas avoir corage de tenir la + chose, ja soit ce que il soient desus, autresi comme l’en met + aucunne chose en la main à celui qui se dort. Mes Orfilius et Nerva + dient que cil qui est dedanz aage puet bien commoincier à porsoer + sanz l’autorité à celui qui l’a en garde ; car ce est chose qui + apartient plus à fet que à droit. Et cete sentence puet estre receue + se li enfes est de tel aage que il ait entendement. ¶ {4} Se uns + hons lesse à sa feme possession por cause de don, plusors cuident + que ele doie porsoer la chose ; car chose de fet ne puet pas estre + quassee par droit citein ; mes desque li mariz vodra avoir la + possession, la feme perdra. ¶ {5} Nos aquiron possession par nostre + serf ou par nostre fiz qui est en nostre poeté des choses que il + tienent par non de lor chetel, si comme il plet à Sabin et à + Quassi ; car l’en entent que il porsient par nostre volenté desque + nos lor avons ostroié lor chetel. Cil qui ne puet encor parler et li + forsenz aquierent donc possession par cause de lor chetel as choses + que il gaignent par longue tenue. ¶ {6} Nos aqueron possession par + celui que nos porseon par bone foi, ja sé ce que il soit frans hom + ou autrui sers [132rB]. Et se nos le porseon par bone foi, je ne + croi pas que nos porseons possession par lui ; et cil que + autres porsiet ne querra ne à seignor ne à lui. ¶ {7} Nos aquerons + par serf commun autresi comme par celui qui est nostres porpres, si + que nus des compoignons puet avoir tote la possession que li sers + aquiert se li sires la reçoit ou non à celui. ¶ {8} Nos poons + aquerre possession por celi en qui nos avons usaire, autresi comme + il seust aquerre à nos par son labor ; ne ce ne le tost pas que + nos ne le porseons pas. {9} Cil par qui nos volons porseer doit + estre cex que il ait entendement de porseer. {10} Et por ce, se tu + envoies .i. serf forsené por recevoir possession, il n’apert pas que + tu la reçoives. {11} Mes se tu envoies à celui qui a moins de + .xiiii. anz por recevoir possession, tu commoinceras à porsoer + autresi comme il aquiert possession à lui moismes par l’autorité à + celui qui l’a en garde. {12} Et l’en ne dote pas que tu ne puisses + aquerre possession par ta serve. ¶ {13} Cil qui est dedanz aage + aquiert possession par son serf, de quel aage que il soit, s’il + commande par l’autorité à celui que il a en garde que il auge en la + possession. ¶ {14} Nerva dit que nos ne poons rien porseer por le + serf qui est furtis, ja sé ce que l’en die que nos le porseons, tant + comme autres ne le porsiet pas ; et por ce, poons gaigner par + lui par longue tenue. Mes il a esté receuz por cause de profit que + la longue tenue soit acomplie tant comme nus n’a la possession de + lui. Et la sentence Cassi et Julien en est que possession nos est + aquise par eux, autresi comme par cex que nos avon en aucunne + contree. ¶ {15} Juliens dit que nos n’aquerons pas possession par + serf que nos est bailliez en gages corporement. Neporquant, il apert + que li detors le porsiee a .i. sole cause, ce est à gaigner par + longue tenue ; ne il n’aquiert pas au creancier ; car il ne + puet aquerre par lui ne par convenance ne par aucunne autre maniere, + ja sé ce que il le porsie. ¶ {16} Li encien quident que nos ne poons + pas aquerre par serf d’eritage chose qui soit d’eritage. ¶ L’en + demande donc se cete regle doit estre entendue plus loing. Si + comme se plusors serf me sont lessié, savoir mon se je puis aquerre + par l’un la possession des autres. Autresi puet l’en demander se + plusors sont acheté ensenble ou donné ou lessié. Et il est + mieuz que je puisse aquerre par l’un la possession as autres. ¶ {17} + Se uns sers est lessiez à celui qui est fez heirs d’une partie de + [132vA] l’eritage il aquerra la possession dou champ de l’eritage + por la partie que il a por la partie do lés. {18} Ce moismes doit + l’en dire se je commans au serf qui est communs à moi et autres ; + car je aquier l’eritage por tel partie comme j’ai ou serf. ¶ {19} + Les choses que nos avont dites des sers sont voires s’il volent + aquerre à nos la possession ; car se tu commandes à ton serf + que il entre en possession, et il n’a pas corage de querre la à toi, + mes à Ticemes à Tice] mes ance dans le ms., cf. + lat. ut nolit tibi, sed potius Titio + adquirere, la possession n’est pas aquise à toi. ¶ + {20} Possession nos est aquise par nostre deffendeor, ou par nostre + predicator. Et quant il r‹e›çoivent possession en lor non, il ne la + puent pas aquerre à nos. Et se nos disions que possession ne nos est + pas aquisse par cex qui la reçoivent en lor, il avendroit que cil à + qui ele est livree ne l’avroit pas, car il n’a pas corage de + porsoer ; ne cil qui la livre, por ce que il la baille à autre. ¶ + {21} Se je commanz que cil qui m’a vendu une chose, qui est presant, + la baut à mon procurator, Priscus dit que il apert que la possession + m’en est baillie. Autresi est il se je comment à mon detor que il + baut à .i. autre les deners que il me doit ; car il ne convient pas + à force prendre possession par cors, mes par fet, et par + euzpar euz] parenz dans le ms., cf. lat. + sed etiam oculis et affectu argumento esse eas + res, et par volenté. Et ce puet l’en prover + par les choses qui sont de si grant pois que eles ne puent estre + meües, si comme li pilier ; car ce vaut autretant comme s’eles + estoient baillies, desque les choses sont presentes en quoi les + parties se ‹con›santent. Et autresi comme il apert que li vin sont + livré quant les cles do celier sont baillies à l’acheteor. ¶ {22} + Cil qui sont en garnison ne puent rien aquerre ne porsoer, car il ne + se puent pas asantir tuit ensenble ; ne il ne porsient pas + marchié ne yglises ne les autres choses senblables, ainz en usent + communement. Et Nerva dit que il puent aquerre par sers, mes aucuns + quident le contraire, car il ne porsient pas les sers moismes.

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+ § {41.2.2} +
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Ulpianus dit : mes nos usons de ce droit, que cil qui sont es + garnisons puent porsoer et gaigner par longue tenue ce que lor est + aquis par serf et par franche persone.

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+ § {41.2.3} +
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Paulus dit : les choses qui sont corporex puent estre porsisses. + {1} Et nos aquerons possession par cors et par corage, et ne mie par + sol cors ne par sol corage. Ce que nos dison, que possession doit + estre aquisse par cors et par corage, ne doit pas issi estre + entendu, que cil qui veust porsoer un champ a il sa part + partout ; nenil, ainz li sofise que il entre en une [132vB] partie + do champ par tant que ce soit sa pensee que il voille porsoir tot le + champ. ¶ {2} Nus ne puet porseir partie qui n’est pas certaine, si + comme se tu es en tel pensee que tu voilles porsoir quanque Tices + porsiet. ¶ {3} Neraces et Proculus dient que nos ne poons pas + aquierre possession par sol corage s’il n’i avient naturel + possession. Et por ce, se j’é en mon champ un tresor, je le porsei + mointenant desque j’é volenté de porseer le ; car la volenté + acomplist ce qui faut à la naturel possesion. Mes Brutus et Manilius + cuident que cil qui a gaignié champ par longue tenue ait autresi + gaignié le tresor qui i est, ‹...› ja soit ce que il porsiet le + champ. Et s’il li siet, si ne le gaignera il pas par longue + possession, car il siet bien que il est autrui. AucunsAucuns] + ainz dans le ms., cf. lat. Quidam + putant cuident que la sentence Sabin soit plus + veroi, et cil qui siet que tresors est ou champ ne le porsiet pas + s’il n’est meuz dou leu, car il n’est pas sor sa garde ; et à + cez m’asant je. ¶ {4} Nos poons porsoer une moisme chose por plusors + causes, si comme aucui cuident ; car cil qui a longuement porsise la + chose que il a achetee, la puet porsoir et por l’achest et por la + longue tenue. Et autresi, se cil qui achete une chose est heirs à + celui de qui il l’a achetee, il la porsiet comme acheterres et comme + heirs. Mes ce n’est pas voirs, autresi comme nos ne poons avoir la + seignorie fors par une chose, ne poons nos porsoeir fors por une + cause. ¶ {5} Encontre ce, plusors ne puent porsoier tote une moisme + chose ; car ce est contre nature quant je tient une moisme + chose que tu la tiegnes autresi. Sabinus dit que cil qui a baillie + une chose par prest, li porsiet, et cil à qui il l’a baillie. Et + Trebaces dit que uns hons doit tenir une chose par droit et uns + autres à tort ; mes li dui ne la puent pas tenir à droit, ne li + dui à tort. Mes Labeo le reprent, quar en la some de possession il + n’a pas moult grant difference se aucuns porsiet à droit ou à tort. + Et ce est voirs, car dui ne puent pas plus avoir une moisme + possession que tu ne puez ester en leu moismes où je m’estois, ou + soier la où je me sies. {6} Enen] et dans le ms., + cf. lat. In amittenda quoque possessione + affectio recevoir possession doit l’en regarder la + volenté à celui qui porsiet. Et por ce, se tu es en .i. champ, et tu + ne le viuz porsoier, tu en perz mointenant la possession. Ele puet + donc estre perdue par sole volenté, ja sé ce que ele n’i puet donc + estre aquise. {7} Et se tu porsiez par tel corage, ja sé ce que uns + autres est ou champ, neporquant tu porsiez oncore. [133rA] ¶ {8} Se + aucuns anonce que larron ont porprise une meson, et li sires a peor + si que il n’i ose aler, il nos plest que il ait perdu la possession. + Mes se li sers ou li coitiverres par qui il porset corporement s’en + sont parti, oncore retient il la possession por corage. {9} Et se + autres baillent la possession, je la pert ; quar il est + certeine chose que nos porseons la chose tant que nos la lessons par + nostre volenté, ou que nos en sons mis hors par force. {10} Se li + sers que je porsoie se tient por franc, si comme fist Spartalius, et + il est apereilliez de recevoir en juigement, il n’apert pas que il + le porsee desque il s’apareille à estre ses averseres. Et c’est + voirs s’il a esté longement en franchise ; mes s’il est en + servage et il demande franchise, por ce ne pert pas li sires la + possession, ainz la porsiet tant que il soit prononciez à franc. + {11} Nos porseons par corage les landes où l’en ne puet habiter fors + en iver, et celes où l’en ne puet habiter fors en esté ; ja sé ce + que il les convient lessier par certein tens. ¶ {12} Nos porseons + aucunne foiz par nostre corage par autrui cors, si comme nos avons + dit dou coitiveor et do serf. Ne ce ne nos doit pas movoir que nos + porseons aucunnes choses sanz nostre seu, si comme celes que nostre + serf ont achetees de lor chetel ; car il apert que nos les porseon + par lor coraige et par lor cors. ¶ {13} Nerva dit que totes choses + movables fors home sont en nostre possession tant comme eles sont en + nostre garde ; ce est tant comme nos en poon avoir naturel + possession se nos volons. Car desque une beste est agaree et + eschapee, se que nos ne la poons trover, ele lesse mointenat à estre + nostre, ja sé ce que nus ne la porsive. Mes il est autrement se ele + est soz ma garde et neporquant ele n’est pas trovee por ce que ele + n’est pas quise diligement. {14} Les betes sauvages que nos avons + encloses en parc et li poisson que nos avons mis en servoers sont en + nostre possession. Mes nos ne porseons pas les poissons que sont en + nostre estanc, ne les bestes sauvages qui sont es forez, car eles + sont lessies en lor naturel franchise. Car s’il estoit autrement, se + aucuns achetoit .i. bois, il senbleroit que il porsoist totes les + betes sauvages qui sont dedanz. ¶ {15} Nos porsions les oisiaus que + nos avons enclos et cex que nos avons adomachiez qui sont en nostre + garde. {16} Aucun quident par droit que nos porseons les colons qui + ont à costume à voler de noz mesons et à ravoler. {17} Labeo et + Nerva dient que je les à proisier le leu que flueves ou mer a + porpris. [133rB] ¶ {18} Se je te baille .i. chose à garder et tu i + thoiches por fere larrecin, je lesles] les les + dans le ms. à porsoer la. Mes se tu la muez dou leu, ja + soit ce que tu ais corage de fere i larrecin, plusors des anciens et + Sabinus et Cassius escritrent par droit que encore la porsie + je ; car larrecins ne puet pas estre fez par corage sanz + atocher à la chose. ¶ {19} Li ancien commandent que nus ne muast + moismes cause de possession. {20} Et se cil qui me presta sa chose, + ou qui li bailla à garder la, me vent ou donne, il n’apert pas que + je mue la cause de la possession que je ne la porsee pas avant. ¶ + {21} Il est autretant meneres de possession comme causes d’aquerre + ce qui n’est pas nostre ; si comme achaz, dons, lés, heritages, + si comme es choses qui sont en la terre et en la mer, ou celes que + nos prenons sus nos ennemis, ou celes que nos avons fetes estre en + la nature des choses. Mes au droit aler, possession est li + genresgenres] gennes dans le ms., distraction + dans l’usage des abréviations, si a plusors espices sor + lui. {22} Ou l’en puet deviser possession en .ii. especes : en + celes qui est par bonne foi et cele qui est par male foi. {23} Mes + ce que Quintus Nencius dit, que ce est une maniere de possession + quant nos porseons aucunne chose par commandemant de jotice por + garder la chose, ou por ce que caucion ne nos est pas donee que + domages ne nos vendra pas de cele part ; car la jostice ne nos + ostroia pas la possession mes la garde. Et por ce, quant nos somes + mis en possession de la chose nostre voisin por ce que il ne nos + done pas caucion, se nos i somes longuement, li prevoz ostroie quant + il a coneu la cause que nos estien en la possession.

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+ § {41.2.4} +
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Ulpianus dit : se li fiz reçoit une chose par non chetel, ses + peres le porsiet maintenant, ja sé ce que il ne sache pas que li fiz + soit en sa poeté ; et se uns autres porsiet le fiz en leu de + serf, ce moismes sera dit.

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+ § {41.2.9} +
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Gaius dit : quiconques soit en possession en nostre non, si comme + nostre procurators ou nostre oste ou nostre amis, il apert que nos + porseons.

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+ § {41.2.11} +
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Pa‹u›lus dit : cil porsiet par droit qui porsiet par l’autorité + au prevost.

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+ § {41.2.12} +
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Ulpianus dit : il apert que cil qui a l’usaire de la chose la + porsiet naturelment. {1} La proprieté n’a nule communauté o la + possession. Et por ce, li entrediz de possession n’est pas deneez à + celui qui a commoincié à chalongier la, car il n’apert pas que cil + quite la possession qui a chalongié aucunne chose.

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+ § {41.2.19} +
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Marciaus dit : se uns achete autrui champ par bone foi et il le + prant aprés à loage de celui qui li vandi, je demande s’il lesse à + porsoer ou non. Et la response est que il est bien aperte + chose qu’i l’a lessié à porsoer. ¶ {1} Ce que [133vA] li encien + escritrent, que nus ne puet müer la cause de la possession, doit + estre entenduz de celui qui porsiet par cuer et par cors, qui + meustqui meust] qui meust por oir dans le + ms., cf. lat. qui et corpore et animo possessioni + incumbens hoc solum statuit, ut alia ex causa id + possideret por autre cause que il ne fesoit + avant, et ne mie de celui qui lesse la possession que il a, et puis + veust porsoier cele moismes chose por autre cause.

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+ § {41.2.22} +
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Cil moismes dit : il n’apert pas que cil ait gaignié la + possession qui la reçoive si que il ne la puet recevoir.

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+ § {41.2.31} +
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Ponponius dit : se uns coitiverres ist d’un champ et ce n’est + pas por cause de lessier en la possession et il i revient puis, il + le porsiet encore.

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+ § {41.2.39} +
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Cil moismes dit : il convient regarder por quel pensee les + choses sont baillies en sauvegarde ; car se ce est par cause de + perdre la possession et c’est prové apertement, la possession est à + l’autre partie. Mes s’il n’i furent mis fors por garder tant + solement, la possession vaut au voinqueor à longue tenue se il + l’a.

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+ § {41.2.41} +
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Paulus dit : cil qui entre ou champ son ami par amors ne le + porsiet pas, car il n’i entre pas par coragepar corage] + par corage par corage dans le ms. de + porsoer le, ja soit ce que il soit ou chemp corporement.

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+ § {41.2.42} +
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Ulpianus dit : se uns des seignors porsiet le serf commun ou non + as autres, l’en entent que tuit li autre le porsient. ¶ {1} Se uns + procurators achete une chose par le commandemant au seignors, il li + aquiert mointenant la possesion. Et s’il achete de son gré, li sires + n’avra pas la possession s’il n’ostroie l’achat.

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+ § {41.2.49} +
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Cil moismes dit : possession est aquise à moi par le serf de + quoi j’é l’usaire, ou par mon chetel, ou par son labor ; car je le + puis tenir naturelement par lui. ¶ {1} Cil qui sont en autrui poeté + puent tenir les choses qui sont de lor chetel, mes il ne les pue‹n›t + pas avoir et porsoer ; car possession n’est pas de cors tant + solement mes de droiture. ¶ {2} Se possession est par procurator à + celi qui rien n’en siet, et longue sesine li apartient quant il set, + neporquant aucion d’eschange n’est pas donnee au seignor contre le + vendeor maugré au procurator ; ainz est contrainz de lessier la + par aucion de commandemant.

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+ § {41.2.50} +
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Hermogenes dit : possession ne seignorie ne nule autre chose + n’est aquise à moi par celui que je quidoie qui fust mis fiz et en + ma poesté qui ne l’estoit pas. ¶ {1} Possession est aquise à nos par + nostre serf fuitif que autres ne porsiet pas, ne qui ne quide pas + estre frans. [133vB]

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+ § {41.2.51} +
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Jabolenus dit : Labeo escrit que nos poons aquerre par corage + les possessions d’unes choses ; si comme se je achat un mont de + buches et li venderres commant que je l’oste, desque je i avré mis + garde, il senblera que la possession m’en eist esté baillié. Cist + moismes droiz est ou vin qui est venduz, qui est toz par toniaus. + Mes or veons, fet il, se ce est corporel livree, car il n’a point de + difference se la garde est baillie à moi ou à toi par mon + commandemant. Et je croi que la demande est en ce, se les buches ou + li tonel ne sont pas prisés par cors, savoir mon s’il remoint por ce + que la possession n’en soit baillie. Et je ne voi que il i ait + point de difference se je gart les choses ou autres par mon + commandemant, car en l’un et en l’autre qas doit l’en dire que il i + a possession par corage.

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+ § {41.2.52} +
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Senulius dit : il ne convient pas entremesler les causes de + possession et d’usaire ; autresi comme possesion de proprieté ne + doivent pas estre entremeslies. Ne la possession n’est pas enpechie + por ce se uns autres a l’usaire ; ne li usaires n’est pas enpechiez + por ce se .i. autre a la possession. ¶ {1} Il est aperte chose que + cil à qui il est deffendu que il ne face edefiement en mon leu n’en + puet pas avoir la possession. ¶ {2} Une meniere de metre en + possesion aucunne chose est deffendre que force ne soit fete à celui + qui i antre ; car cil qui ce fet mointenant que li averseres + lest la possession vuide, et c’est assez plus que rendre + possession.

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+ + + III. De longue tenue et d’entrerumpre la [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 3 : de + Usurpationibus et usucapionibus. + +
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+ § {41.3.1} +
+

Gaius dit : longue tenue fu establie por commun bien, car les + seignoriers d’aucunes choses fussent toz jorz en dote ; et + l’espace dou tens qui est establiz soffist bien as seignors à + aquerre lor choses.

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+ § {41.3.2} +
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Paulus dit : usages est entrerupcion de longue tenue.

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+ § {41.3.3} +
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Modestinus dit : longue tenue est conquez de seignorie par la + costumance dou tens qui est establiz es lois.

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+ § {41.3.4} +
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Paulus dit : il convient que nos dison de longue tenue. Et il + convient aler par ceste ordre que nos veons qui puet gaigner par + longue tenue, et quex choses, et en conbien de tens. ¶ {1} Li peres + qui a ses enfanz en la poeté puet gaigner par longue tenue, et li + fiz qui est en bail, et moismement li chevaler qui est en la poeté + son pere gaigne par longue tenue ce que il aquiert par chevalerie. ¶ + {2} Se cil [134rA] qui dedanz aage commoince à porsoir par + l’autorité à celui qui l’a en garde, il puet gaigner par longue + tenue ; et s’il porsiet sanz l’autorité à celui qui l’a en + garde et il a corage dou porsoier, si dirons nos que il puet porsoer + par longue tenue. ¶ {3} Li forsenz gaignera par longue tenue ce que + il reçut devant la forsenerie. ¶ Mes cete persone puet gaigner par + longue tenue se il porsiet por la cause de quoi la longue tenue + vient. ¶ {4} Sers ne puet pas porseir por l’eir. {5} Li fruit, et li + enfant as sers, et li feon as bestes ne puent pas estre gaignié par + longue tenue s’il ne sont ‹au› mort. ¶ {6} Ce que la loi dit, que + chose enblee n’est pas estre gaignie par longue tenue se ele ne + revient à celui à qui ele fu enblee, est issi entendue que il + convient que la chose reviegne à son seignor et ne mie à celui à qui + ele fu enblee. La chose qui est donc enblee au creancier ou à celui + à qui ele fu prestee doit revenir en la poeté son seignor. ¶ {7} + Labeo dit que se la chose do chetel mon serf li est anblee sanz mon + seu et il en reçoit puis la possession, il apert que ele soit + revenue en ma poeté. Encore dit l’en melz que se je le soile + soi] lessoi dans le ms., cf. lat. si + sciero, ele revient en ma poeté ; car ce + ne soffist pas que uns sers reçoive la chose que je perdi sanz mon + seu se je ne voil que ele ne fust pas en son chetel. Car se je le + voil, lors convient il que je en aie la possession. {8} Et por ce, + se mis sers m’enble aucunne chose et il la remest en son leu, ele + porra estre gaignie par longue tenue por ce que ele est revenue en + ma poeté se je ne sai que ele me soit enblee. Car se je le soi, il + convient que je sache que ele est revenue en ma poeté. {9} Et se mis + sers tient en non de chetel la chose que il m’enbla, Ponponius dit + que il n’apert pas que ele soit revenue en ma poeté ; se nos ne + commoincons à avoir la, autresi comme nos l’eusmes ainz que ele nos + fust enblee ; ou se nosnos] nos ne dans le ms., + cf. lat. cum rescissemus seumes la chose et + lor ostroiames que il la tenist en son chetel. ¶ {10} Labeo dit que + se tu vanz por gaigner la chose que je te baille en garde, et tu te + repanz aprés et la rachetes et la tiens en l’estat où ele estoit + avant, comment que ce ait esté fet, ou à mon seu ou sanz mon seu, il + apert que ele soit revenue en ma poeté selon la sentence que + Proculus dit qui est veroie. ¶ {11} Se la chose à un orfelin à esté + enblee, l’en doit dire que c’est assez se cil qui l’a en garde siet + que ele soit revenue en la poss[134rB]ession à l’orfelin ; autresi + est il se la chose est au forsené, a esté enblee, et ses procurators + set que ele soit revenue en sa poeté. ¶ {12} L’en doit dire que la + chose est revenüe en la poeté son seignor quant il en a la + possession autresi comme de sa chose. Car se je ne savoie pas que ma + chose me fust enblee et je l’achat, il n’apert pas que ele soit + revenue en ma poeté. {13} Mes se je la chalonge, la chose qui m’a + esté enblee, et j’en reçois le pris, ja sé ce que je n’en aie pas + receu corporel possession, ele sera gaignie par longue tenue. {14} + Ce moismes doit l’en dire s’ele est baillie à l’autre par ma + volenté. ¶ {15} Se une serve a esté enblee et ele conçoit et enfante + en la meson à l’oir à celui qui l’enbla, il ne la gaignera pas par + longue tenue, je sé ce que il ne set pas que ele fust enblee. ¶ {16} + Se mis sers a enblee une serve et il la me done por franchir la, + l’en demande se je puis gaigner par longue tenue l’enfant que ele a + eu en ma meson. Fabius et Cassius dient que il ne le quident + pas, car la possession que li sers a eu mauvesement nuit au + seignor ; et ce est voirs. {17} Mes se .i. autres me dona .i. + serve que il avoit enblee por franchir mon serf et ele a conceu et + anfanté en ma meson, je ne la puis pas gaigner par longue tenue. + Autresi est il se aucuns echange cele serve par peor, ou il la + baille en santé, et se cil qui l’embla la vant. {18} Et se cil qui + l’achate siet, ainz que ele ait enfant, que ele est autrui, nos + disons que il ne la puet gaigner par longue tenue ; et s’il ne + le savoit pas, il i puet gaigner. Et s’il sot que ele estoit autrui + puis que i l’ot gaignié par longue tenue, il convient regarder au + commoincement de la tenue, autresi comme as choses achetees.¶ {19} + Se la loine des berbiz qui furent enblees est tondue en la meson à + celui qui les enbla, il ne la puet pas gaigner par longue + tenue ; et se aucuns la achetee par bone foi, il ne la puet pas + gaigner par longue tenue. Et autresi devons nos dire des aigniaus se + il ne sont gasté. ¶ {20} Se tu fes .i. drap de laine qui ait esté + enblee, il convient regarder à la sustancesustance] + sentence dans le ms., confusion dans la + résolution des abréviations, cf. lat. ut substantiam + spectemus ; et por ce est li dras enblez. + ¶ {21} Se li detors anble la chose que il baille en gages et la + vant, Cassius escrit que ele puet estre gaignie par longue tenue, + car il apert que ele soit revenue en la poeté son seignor qui li + bailla en gages, ja sé ce que l’en puet pledier à lui par aucion de + larrecin ; et je croi que ce soit par droit dit. ¶ {22} Se tu + me mez par force hors de la possession do champ et tu ne [134vA] le + porsiez pas, mes Tices la prent, li chans puet estre gaignez par + longue tenue, ja sé ce que li entrediz de force i a lieu ; car + il est voirs que je en ai esté mis hors à force, neporquant il ne + est pas voirs que li chans ait esté porsis par force. {23} Et se tu + me mez à force hors do champ que je porsiee par male foi et tu le + vanz, il ne puet pas estre gaigniez par longue tenue ; car il + est voirs que il a esté porsis à force, ja sé ce que li sires ne + l’oit pas porsis. ¶ {24} L’en doit dire ce moismes de celui qui mist + hors par force celui qui porsiet comme heirs. ¶ {25} Se aucuns met + hors à son escient celui qui porsiet autrui champ par bone foi, il + ne le puet pas gaigner par longue tenue, car il le porsiet par + force. ¶ {26} Se li sires dou champ en met hors celui par force qui + le porsiet, Cassius dit que il n’apert pas que li chans soit revenuz + en sa poeté ; car il convient que il en rende la possession par + l’entredit de force. ¶ {27} Se j’é ma voie par ton champ, et tu m’en + mez hors par force se je en lés à usier par lonc tensPassage + qui pose problème., ge perdi la voie ; car l’en + n’entant pas que droiture qui n’est pas corporel soit porsise, ne + nus n’est dessessit de voie par pur droit. ¶ {28} Se tu porprenz une + vuide possession et li sires vient et tu li deffanz que il n’i + antre, il n’apert pas que tu porsies par force.

+
+
+
+ § {41.3.12} +
+

Gaius dit : se tu achetes une chose de celi à qui li prevoz + deffendi que il ne la vendist, et tu le siez, tu ne la puez gaigner + par longue tenue.

+
+
+
+ § {41.3.13} +
+

Cil moismes dit : nos ne gaignon pas par longue tenue chose que + nos avon prise en gages ; car nos la tenons comme autrui et ne mie + comme nostre. ¶ {1} Il a esté respondu que cil qui achete de forsené + par bone foi puet gaigner par longue tenue ; {2} ja sé ce que + il apert que tu ne le porsiez pas comme tien, ne il ne remoint pas + por ce que tu es tenuz à moi par aucion de commandemant.

+
+
+
+ § {41.3.20} +
+

Cil moismes dit : la possession à celui qui fist le testamant + est contee à l’oir, se nus ne porsit la chose dedanz ce.

+
+
+
+ § {41.3.22} +
+

Cil moismes dit : ja sé ce que heirs et heritages aient divers + nons, neporquant il sont conté par une persone.

+
+
+
+ § {41.3.24} +
+

Ponponius dit : la où la loi deffent que choses ne soient + gaignies par longue tenue, bone foi ne vaut rien à celui qui les + porsiet. ¶ {1} Longue tenue vaut aucunne foiz à l’oir, ja sé + ceja sé ce] ja sé ce ja sé ce dans le + ms. que li morz ne le commoince pas ; si comme se li + vices qui estoit non pas par devers la persone mes par devers la + chose est porgiez ; si comme la chose lesse à estre à la borse + l’enpereor ou porsise par force.

+
+
+
+ § {41.3.25} +
+

Rufins dit : longue tenue ne puet estre sanz possession.

+
+
+
+ § {41.3.26} +
+

Ulpianus dit : ce qui tient à la terre ne puet estre gaignié par + longue tenue sanz la terre. ¶

+
+
+
+ § {41.3.32} +
+

{2} Nus ne puet porsoer partie qui n’est pas certaine. Et por ce, se + plu[134vB]sor sont en un champ qui ne sevent combien chescun en + porsiet, Labeo escrit par pure soutillece que nus d’ex ne le + porsiet.

+
+
+
+ § {41.3.39} +
+

Marcians dit : se la terre ne puet estre gaignie par longue + tenue, ne ce qui est par desus, la terre ne puet estre gaignie.

+
+
+
+ § {41.3.40} +
+

Neraces dit : il a esté establi que longue tenue  que li + morz a commoincié puet estre acomplie, ainz que ses heritages soit + receuz.

+
+
+
+ § {41.3.41} +
+

Cil moismes dit : se uns procurators prent une chose qui m’a + esté enblee, ja sé ce que la possession nos puisse estre aquise par + noz procurators, por ce n’est ele pas revenue en ma poeté, ne ne + puet estre gaignie par longue tenue.

+
+
+
+ § {41.3.43} +
+

Cil moismes dit : li heirs à celui qui acheta une chose par bone + foi ne la gaignera pas par longue tenue s’il set que ele estoit + autrui. ¶ {1} Il est certeine chose que li peres ne gaignera pas par + longue tenue la chose que ses fiz acheta se il et li fiz set que ele + est autrui.

+
+
+ +
+ + + IV. De gaagnier par longue tenue chose qui est ballie en sote + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 3, frag. 46, 48 et 49 : de Usurpationibus et usucapionibus ; et du + tit. 4 : Pro emptore. + +
+
+ +
+ § {41.3.46} +
+

Hermogenes dit : cil prant en sote qui reçoit une chose por + cause de dete. Et non pas tant solement ce qui est deu mes ce qui + est poié por aucunne dete puet estre gaignié par longue tenue.

+
+
+
+ § {41.3.48} +
+

Paulus dit : se je quidoie que je te deusse aucunne chose et je + la te bailloi, tu la gaigneras par longue tenue se tu quides autresi + que je la te deusse. Mes il est autrement se je cuit estre tenuz à + toi par cause de vente et je le te baille por ce ; et en ce + quas puet estre la chose gaignie par longue tenue se l’en ne plede + par aucion d’achat. La cause de diversité est en ce que il convient + as autres causes regarder ou tens de poiement ; et ce me + soffist assez, quant tu me poias, que je cuit que ce que tu me poias + soit dou tien ; mes en achet, regarde l’en au tens que li marchiez + fu fez e en quoi l’an poie.

+
+
+
+ § {41.3.49} +
+

Labeo dit : se aucunne chose est anblee, ele ne puet pas estre + gaignie par longue tenue devant que ele reviegne en la poeté à son + seignor. Mes Paulus dit encontre que se tu m’enbles ce que tu me + baillas en gages, la chose est enblee ; mes desque ele revendra + en ma poeté, il porra estre gaigniez par longue tenue.

+
+
+
+ § {41.4.1} +
+

Paulus dit : cil qui porsiet une chose, et en vest poier le + pris, commence à porsoer la comme acheterres.

+
+
+
+ § {41.4.3} +
+

Ulpianus dit : cil qui rent la valor de la chose que l’en li + demande resenble à celui qui l’achete.

+
+
+
+ § {41.4.13} +
+

Scevola dit : uns hom acheta par bone foi une place qui estoit à + un autre que à celi qui la vendi ; et ainz que il eust gaignié + par longue tenue, il commoinça à edifier ; et li sires li + denonça mointenant que il n'i edifiat pas, mes [135rA] il ne le vost + pas lessier por lui. Je demans se la possession est + entrerompue. Et la response est que, selonc les choses qui + sont proposees, ele n’est pas entrerompue.

+
+
+ +
+ + + V. De gaagnier par longue tenue chose que l’en tient comme hers + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 5 : Pro herede + vel pro possessore. + +
+
+ +
+ § {41.5.1} +
+

Paulus dit : Nus ne puet gaignier par longue tenue comme heirs + nul des biens à celui qui est encore vis, neïs se cil qui les tient + quide que il soit morz.

+
+
+
+ § {41.5.2} +
+

Juliens dit : cil qui est mis en possession por cause de garder + les lés n’e‹n›treront pas la possession à celui qui tient comme + heirs, car il tient la chose por garder la ; nene] + nele dans le ms. ne se doit partir devant + que li lés li soit poiez, ou que satisfacion l’en soit fete. ¶ {1} + Ce que nos dit communaument que nus ne puet müer la cause de la + possession doit estre issi entendu, que l’en n’entende pas tant + solement de possession citeene, mes de naturel. Et por ce a il esté + respondu que li coitiverres, ne cil à qui la chose est baillie en + garde ou prestee, ne la puet pas gaigner comme hoirshoirs] + hons dans le ms., cf. lat. ucri faciendi + causa pro herede usucapere posse por gaigner + la. ¶ {2} Servius dit que li fiz ne puet pas tenir comme heirs la + chose que ses peres li dona ; car il entent que li fiz en ait + naturel possession ele viant au pere. Et de ce s’ensit il que li fiz + de quoi li peres fet savoir ou autres n’en puet pas tenir les choses + que ses peres li dona en sa vie que li autre hoir n’en aient lor + partie.

+
+
+
+ § {41.5.3} +
+

Ponponius dit : plusors quident que se je sui heirs et je cuit + que une chose soit de l’eritage qui n’en est pas, je la puis gaigner + par longue tenue.

+
+
+
+ § {41.5.4} +
+

Paulus dit : il est certoine chose que cil quicil qui] + cil qui cil qui dans le ms. a poer de + fere testamant puet porsoir comme heirs.

+
+
+ +
+ + + VI. De longue tenue de chose donee [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 6 : Pro + donato ; et tit. 7 : Pro + derelicto. + +
+
+ +
+ § {41.6.1} +
+

Paulus dit : il ne sofist pas que l’en quit que une chose soit + donee à gaigner par longue tenue, ainz convient que ele soit donee + en verité. ¶ {1} Se li peres donne à son fiz que il a en sa poeté + une chose, il muert aprés, li fiz ne tandra pas cele chose comme don + quar li dons ne fu nulnul] mis dans le ms., cf. + lat. quoniam nulla donatio fuit. ¶ {2} Se + dons est fez entre home et sa feme, il ne puet estre gaigniez par + longue tenue. ¶ Se li mariz done une chose à sa feme, ou la feme à + son mari, et li mariages est depeciez, Cassius respont que longue + tenue n’i a nul leu, car nus ne puet müer la cause de sa possession. + Mes se li mariz li ostroie aprés le departement, la longue tenue + vaudra autresi comme s’il li donast lors à primes. Et Juliens quide + que feme puisse porsoer la chose que sis mariz li done.

+
+
+
+ § {41.6.3} +
+

Ponponius dit : se li mariz donne à sa feme ou la feme [135rB] à + son mari, c’est voirs que Trebaces cuide que se cil qui dona la + chose non est plus povres, la longue tenue puet valoir à celui qui + la reçut.

+
+
+
+ § {41.6.4} +
+

Cil moismes dit : se li peres donna une chose à sa fille qui + estoit en son baill et il la deserita aprés ; se li eirs ostroia ce + qui fu fez, la longue tenue vaudra à la fille por cele cause, et + doit estre contre le jor que li hers ostroia ce qui fu fet.

+
+
+
+ § {41.6.5} +
+

Sevola dit : se cil qui a commoincié à porsoer .i. serf por + cause de franchir, ainz qui l’ait, acompli la longue tenue, ne fet + rien, car il n’en a pas encore gaignié la seignorie. L’en demande + donc s’il entreront la possession. Et la response est que il + apert que il ait entrelessié la possession, et por ce est la longue + tenue entrerompue.

+
+
+
+ § {41.6.6} +
+

Hermogenes dit : quant verité est dite por cause de don, la + chose n’est pas porsise por cause mes por don.

+
+
+
+ § {41.7.1} +
+

Ulpianus dit : se chose est guerpie, ele lesse maintenant à + estre à celui qui la guerpist et est à celui qui la prant ; car les + choses lessent à estre noz par celes moismes menieres par quoi eles + sont aquises.

+
+
+
+ § {41.7.2} +
+

Paulus dit : se nos savons que une chose soit guerpie dou tot, + nos la poons aquerre. {1} Mes Proculus dit que la chose ne lesse pas + à estre à son seignor devant que autres la porsie. Et Julians dit + que ele lesse à estre soe, mes ele n’est pas à autre devant que il + la porsie.

+
+
+
+ § {41.7.3} +
+

Modestinus dit : l’en puet demander se une chose puet estre + guerpie en partie. Et sanz dote, se une chose est commune et uns des + compoignons en guerpist sa partie, ele lesse à estre soe. Mes cil + qui est sires de tote la chose ne puet pas fere que il en retiegne + une partie et guerpisse l’autre partie.

+
+
+
+ § {41.7.4} +
+

Paulus dit : nos poons gaigner par longue tenue ce qui est + guerpi que nos avons, ja soit ce que nos ne savons quil l’a + guerpi.

+
+
+
+ § {41.7.5} +
+

Ponponius dit : se tu porsiez une chose qui a esté guerpie et je + l’achate à toi à mon escient, il est certeine chose que je la puis + gaigner par longue tenue ; ne ce ne me nuist pas que ele + n’estoit pas en tes biens. ¶ Il est autresi se je achete à mon + escient de toi une chose que ta femme te donna. ¶ {1} Desque aucuns + guerpist sa chose ou il la gete, l’en entent « que il la gete » que + ele soit à autre.

+
+
+
+ § {41.7.6} +
+

Ulpianus dit : nus ne puet gaigner par longue tenue la chose que + il quide qui soit guerpie quant ele ne l’est pas.

+
+
+
+ § {41.7.7} +
+

Cil moismes dit : se aucuns trove marchandies qui ont esté + getees d’une nef, il ne puetne puet] n'epert(?) dans le ms., cf. lat. ideo usucapere + non possit pas gaigner les par longue tenue, + por ce que il n’apere que eles soent guerpies [135vA] ; mes il + est mieuz que il ne les puisse pas tenir comme guerpies.

+
+
+
+ § {41.7.8} +
+

Paulus dit : Semprones pledoit à Thetis por son estat et disoit + que ele estoit fille de sa serve. Mes quant Procule, la norrice + Thetis, demanda à Saprone le loier de norrir la, il li respondi que + il n’avoit de quoi poier li, et que ele le demandast à Tice son + pere, et li rendist sa fille ; et ele si fist. Et quant Tices + li ot baillié le loier de norrir la, il la franchi. Je demant se la + franchise Thetis puet estre apelee. Et Paulus respont que, por + ce que li sires à la serve de quoi Thetis fu nee le guerpi, il apert + que Tices la puet bien franchir.

+
+
+ +
+ + + + VII. De longue tenue de chose guerpieCette rubrique est + transposée ; elle se rapporte au titre : Pro + derelicto. + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 8 : Pro + legato ; et tit. 9 : Pro + dote. + +
+
+ +
+ § {41.8.1} +
+

Ulpianus dit : il apert que cil porsie par non de lés à qui la + chose est lessie ; car possession par non de lés n’apartient + pas à nul autre que à celui à qui il est lessiez.

+
+
+
+ § {41.8.2} +
+

Paulus dit : se je porsie aucunne chose, je quidoie que me fust + lessie et ele ne l’estoit pas, je ne l’atandré pas comme lés.

+
+
+
+ § {41.8.3} +
+

Papinianus dit : plus queroie qui doie avoir acheté une chose et + je ne l’avoie pas achetee.

+
+
+
+ § {41.8.4} +
+

Paulus dit : se une chose est à un home, et il ne set pas que + ele li soit sotrete, cil à qui il la lesse la puet tenir comme + lés ; autresi est il s’il a dote ou non, si comme se une chose + est lessie à Tice et il i a .ii. Tices, et chescuns quide que ele + soit lessie à lui.

+
+
+
+ § {41.8.5} +
+

Labeo dit : la chose qui a esté baillie por non de lés puet + estre porsise comme lés, ja sé ce que cil qui la lessa vive.

+
+
+
+ § {41.8.6} +
+

Ponponius dit : se cil à qui ele est baillie quide que il soit + vis.

+
+
+
+ § {41.8.7} +
+

Labeo dit : nus ne puet tenir par non de lés fors cil en qui + l’en puet donner en testamant ; car cele possession vient de + droiture de testamant.

+
+
+
+ § {41.8.8} +
+

Papinianus dit : se cil à qui une chose est lessie est + entréest entré] en entrer dans le ms., + confusion du scribe dans le dévéloppement des abréviations, cf. + lat. Si non traditam possessionem ingrediatur sine vitio + legatarius en possession sanz vice, la longue + tenue li puet valoir.

+
+
+
+ § {41.8.9} +
+

Hermogenes dit : cil à qui uns lés est lessiez par droit le puet + tenir par non de lés. Mes s’il ne li est lessiez par droit ou li lés + li est sostrez, il a esté ostroié aprés plusors diverses sentences + que il porsie comme lés.

+
+
+
+ § {41.9.1} +
+

Ulpianus dit : il i a un titre de longue tenue que est apelz por + doere, que cil qui prant une chose en doere la puisse gaigner par + longue tenue quant li tens sera passez, qui est establiz à gaigner + par longue tenue ce que l’en achete. {1} Ne il n’a point de + difference se chascunne des choses est donee par soi en doere ou se + eles i sont donees totes ensenble. {2} Mes or veon premierement dou + tens quant l’en doit commoincer à conter la longue tenue, ou quant + li mariages est [135vB] assenblez, ou quant les esposailles sont + fetes. Et Juliens dit que se l’espossee donna sa chose à l’espose + par corage que ele ne fust pas soe devant que li mariages fust + asenblez, li tens qui fu devant le mariage ne sera pas contez en la + longue tenue. Et se l’en ne siet quel corage ele ot, l’en doit + croire que ele vost que la chose fuit à l’ome deque ele li bailla ; + et s’ele fu seue, il ne la tint pas comme doere mes comme soe. {3} + Et se li mariages n’est assenblez, il ne la puet tenir comme doere, + car li doeres n’est nus. ¶ {4} Il moismes escrit que, se li mariz + quida que il i eust droit mariage, et il n’en i avoit point, il ne + puet pas tenir par non de doere, car li doeres n’est nus ; et cete + sentence est resnable.

+
+
+
+ § {41.9.2} +
+

Paulus dit : se une chose proisiee est baillie au mari par non + de doere ainz que li mariages soit assenblez, il ne la tendra pas + devant le mariage ne comme seue ne comme par achat.

+
+
+
+ § {41.9.3} +
+

Scevola dit : deus filles furent hers à lor pere qui fu morz + sanz fere testamant et chescunne dona en doere à son mari sers qui + estoient communs à aus .ii. ; et aprés, ne soi quanz anz aprés la + mort au pere, eles partirent lor heritages. Et por ce que luer mariz + recuerent lor sers en doere par bone foi, l’en demande s’il les ont + gaignez par longue tenue. Et la response est que il quiderent + que les choses que il reçurent fussent à celes qui lor + donnerent ; nule chose n’est pas proposee por quoi il ne les + aient gaignies par longue tenue.

+
+
+ +
+ + + VIII. De gaagner par longue tenue ce que aucun tient par soe [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 41, tit. 10 : Pro + suo. + +
+
+ +
+ § {41.10.1} +
+

Ulpianus dit : quant aucuns quide que la seignorie li soit + aquise et il la porsiet par cele cause, il la tient comme soe. Et se + aucuns porsiet une chose que il a achetee, il la porsiet comme soe + et par son achat. Et se une chose est donee ou lessie à aucun, il la + porsiet comme soe ou comme chose lessie. Et se une chose m’est + baillie par droite cause, si comme por achat, je commoinz à porsoer + la comme la moie chose, ainz que je l’aie gaignie por longue + tenue.

+
+
+
+ § {41.10.2} +
+

Paulus dit : il i a une maniere de possession quant aucuns + porsiert comme la soe chose ; enen] et dans + le ms. ceste maniere porseons nos totes les choses que + nos prenons ou ciel, ou en la terre, ou en la mer, ou celes qui + demenent noz par sorondemanz de flueves, et celes que nos porseons + qui sont nees des choses qui sont porsises en autrui non, si comme + li serf qui sont né de la serve d’un heritage, et li fruiz de la + chose qui est achetee ou trovee en l’eritage [136rA].

+
+
+
+ § {41.10.3} +
+

Ponponius : tu me bailles .i. serf que tu quidoies devoir moi, + ja sé ce que tu ne m’an devoies point. Se je savoie bien que tu ne + me devoies rien, je ne le gaigneré pas par longue tenue ; mes + se je n’en le savoie rien, je le puis porsoer comme le mien.

+
+
+
+ § {41.10.4} +
+

Cil moismes dit : se tu achetas par bone foi une serve qui avoit + esté enblee et tu porsies l’enfant que ele conçut et enfanta en ta + meson, si que dedanz le terme qui est establiz à avoir longue tenue + tu seus que sa mere avoit esté enblee, Trebaces quide que ce que a + issi esté porsis soit gaigniez par longue tenue. Et je croi que l’en + doit distinter que se tu nene] me dans le + ms. seus dedanz le tens qui est establiz cui li sers + estoit, ou se tu le seus et tu ne li peus fere savoirfere + savoir] fere avoir dans le ms., cf. aut si + scieris neque potueris certiorem dominum facere, aut si + potueris quoque et feceris certiorem, + usucaperes, ou se tu li feis savoir, tu la + gaigneras par longue tenue. Et se tu le seus et tu li peus fere + savoir et tu ne li feist pas, il est autrement ; car il apert + que tu aies porsis en repost, et nus ne puet porsoer une moisme + chose comme seu en repost. ¶ {1} Se li peres a parti à ses enfanz + ses biens que il avoit, et il les tienent issi aprés la mort lor + pere, et il se tienent apoié de cele partie, [et] chescuns tient + comme le sien ce que il a en sa partie. ¶ {2} Se une chose n’est pas + lessie, et li heirs la baille à aucun à qui il quide que ele soit + lessie, il nos plet que il la gaint par longue tenue, car il la + porsiet comme la soe.

+
+
+
+ § {41.10.5} +
+

Neraces dit : il a esté establi por foïr les plez que nos + gaignon par longue tenue les choses que nos quidons qui soient noz. + {1} Et aucuns gaigne par longue tenue ce que il quide qui soit sien, + ja sé ce que il n’est pas suen. Et ce doit estre issi entendu que + cil qui porsiet ait provable cause por coi il cuit que la chose soit + soe. Si comme se je porsie aucunne chose por ce que je cuit que mis + sers ou cil à qui je fui heirs l’ait achetee, ja soit ce que ce + n’est pas voirs ; car ignorance d’autrui fet puet estre + sofferte.

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2015, première édition électronique

-
- - - École nationale des chartes - PSL -
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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - LI SEIZIESMES LIVRES - - - LI SEIZIESMES LIVRES - - - - I. Ci commence li livres de Digeste nove. Cist titres est de - chosechose] force dans le ms.; cf. lat. De - re iudicata. juigie et de la force des sentences et - des interlocutoires au juiges [rubr.] -
- - La plus grande partie de ce titre est traduite du Dig., liv. - 42, tit. 1 : de Re judicata, et de effectu - sententiarum, et de interlocutionibus. - -
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- § {42.1.1} -
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[136rB] Modestinus dit : l’en apele « chose juigie » - par quoi li plet son‹t› finé par le prononcement au juige ; et - ce avient quant aucun est condempnez ou asoz.

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- § {42.1.2} -
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Gaius dit : cil qui juige ne garde pas toz jorz le tens de la - chose juigie ; ainz l’acorce aucunne foiz et l’alongue aucunne - foiz selonc la qualité et selonc la quantité de la cause ou des - persones, ou par lor obedience, ou par lor cotumance. Mes - poeConfusion possible avec poc. - avient que sentence soient mandees à execucion devant le tens qui - est establiz. Mes se est quant il convient doner norreture à aucun, - ou quant l’en secort à celui qui a moins de .xv. anz.

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- § {42.1.3} -
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Paulus dit : cil qui puet condempner a poer de sodre.

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- § {42.1.4} -
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Ulpians dit : se li procurators n’a esté à oïr sentence, aucion - de chose juigie n’avra pas leu contre lui, ainz sera doné contre son - seignor ; et se il i fu, ele sera donee contre lui. Nos ne - parlons pas tant solement qui est fez procurators en sa chose, car - il a autre reson par quoi il ne puet pas refuser aucion de chose - juigie ; car il n’est pas fez procurators en autrui chose, mes - en la soe. ¶ {1} Li deffenderres et li procurators sont en tel - condicion que il ne senble pas que il soffrent à recevoir - juigement ; et por ce doit aucion de chose juigie estre nee - contre aus. ¶ {2} Li metres d’aucunne garnison puet refuser aucion - de chose juigie, mes ele sera donee contre cex qui sont en la - garnison. ¶ {3} Li prevoz dit : cil qui est condempnez à poier - deners por cause de chose juigee. Et que dirons nos donc s’il ne - puet poier les deners et il est apareilliez de fere en - satisfacion ? L’en dit donc que li prevoz ajoteajote] - ajojer dans le ms. « ou il ‹n’› - en face satisfacion » ; car il puet bien avenir que il ait - avenant plege qui poera por lui. Mes la reson de demander deners fut - que li prevoz ne vost pas que nus obligemenz venist d’autre ; - et por ce dit li prevoz que li denier soient poiez. ¶ Neporquant, - por grant cause ou por convenable, porra l’en venir à la sentence - Labeo ; {4} si comme se les parties en ont fet convenant aprés - la sentence. ¶ Et c’est por renoveler la dete que aucuns soit atornz - à poier la ; et autrement non, et si gagessi gages] sagages dans le ms. ou plege en ont - esté pris por la cause juigie. Por ce ne remoint pas le execucion de - la sentence ; car por ce, se aucunne chose est ajointe à chose - juigiee, ne se pert l’en pas de la sentence. ¶ Et ce moismes doit - estre gardé [136vA] quant li procurators à aucun est condempnz. ¶ - {5} Se aucuns est condempnez à poier deniers dedanz .i. certein - terme, il convient voier des quant nos commoincerons à conter le - terme ; ou desque la sentence est donee, ou quant li tens est - passez qui est establiz es lois. Se li juiges done menor terme que - celui qui est establi es lois, ce qui faut à la sentence au juige - est acompli par la loi ; et s’il a donné plus dou terme, il - sera gardez. ¶ {6} Nos devon tenir celui par condempné qui est - condempnz à droit ; et se la sentence est malement donee, li - condempnemenz ne vaut rien. {7} Nos entendon « que cil - poie » non pas tant solement que il poie deners, mes que il se - delivre en aucunne meniere de l’obligement qui descent de la chose - juigie. {8} Celsus dit que se tu es condempnz abandoner un serf à - sofrir poine, et tu abandonesabandones] - labandones dans le ms. celui de qui uns - autres a l’usaire, tu es encore tenuz par aucion de chose - juigie ; mes se li usaires faut, tu es delivrez.

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- § {42.1.7} -
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Gaius dit : ja sé ce que l’en ne puisse pas pledier de chose - juigie dedanz le terme qui est establiz, neporquant cil qui est puet - estre delivrez en plusors manieres ; car li termes qui est mis - par la loi est establiz par celui qui est condempnz et ne mie contre - lui.

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- § {42.1.8} -
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Paulus dit : uns sers qui estoit demandez par convenance morut - puis que li plez fu entamez ; il nos plet que cil à qui l’en - demandoit soit asoz et que il rende les fruiz.

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- § {42.1.9} -
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Ponponius dit : juiges ne arbitres ne puet doner sentence contre - forsené.

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- § {42.1.13} -
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{1} Celsus dit : se mis hom promet à un autre que il gardera que - domages ne li soit fez, se il l’en garde, ilil] et - il dans le ms. fet ce que il promist ; et - se il ne le fet, il doit estre condempnz ou denersdeners] - deners ses dans le ms., si comme il - avient en toz obligemanz de fere aucunne chose.

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- § {42.1.16} -
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Cil moismes dit : aucun sont qui sont tret en cause por tant - comme il puent fere, ce est sanz aquerre lor detes. ¶ Et aucun sont - qui sont tret en cause por cex qui sont compoignons de toz lor - biens.

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- § {42.1.26} -
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Ulpianus dit : se li pledeor s’acordent que une cause soit - juigie entre ous, ce ne sera pas sanz reson, li juiges donne tel - sentence.

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- § {42.1.28} -
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Cil moismes dit : si dui juige delegat donerent diverses - sentences, Modestinus dit que l’une et l’autre doit estre en crole - tant que plus haut juiges en ait une confermee.

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- § {42.1.29} -
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Cil moismes dit : li termes qui est donz à celui qui est - condempnz est donnez à ses heirs et as autres qui sont en son leu - ci ; car tel termes est plus donz à la cause qu’à la - persone.

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- § {42.1.38} -
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Paulus dit : li juige donnent [136vB] diverses sentences, et il - en a autretant d’une part comme d’autre. Se ce est en cause de - franchise, la sentence qui est donee por franchise est tenable, si - comme li enpereres Pius establi ; mes en autres causes est - tenable la sentence qui est donee por le deffendeor, et il convient - que ce soit tenu à communs juigemenz. Et se li juiges condempnent en - diverses somnes, l’en se doit tenir à la menor, si comme Julians - dit.

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- § {42.1.39} -
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Celsus dit : se .iii. sont juige, li dui ne puent pas juigier - sanz le tierz ; car il est commandé à trois que il juigent. Mes - se il sont tuit presant, et li uns va contre la sentence as autres, - li juigemanz as .ii. sera tenables ; car il est voirs que li - .iii. ont juigié.

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- § {42.1.43} -
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Cil moismes dit : Paulus escrit que cil qui sont condempné à une - quantité de deners doivent estre en cause por aucion de chose - juigie, li uns por autretant comme li autres. Et se la sentence fu - donee contre trois et li uns en poie son avenant, il ne puet pas - estre trez en cause por les autres.

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- § {42.1.45} -
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Paulus dit : li juiges puet condempner s’il veust, et les - parties s’i consentent, que li errement que eles sont soent aporté - avant, se li plez n’est finez. ¶ {1} Puis que sentence est donnee, - l’en ne doit rien establir sanz l’autorité au prince d’acroitre ou - d’apeticier la poine à cex qui sont condempnez. ¶ {2} Nule sentence - ne doit estre donee contre cex dedanz aage qui n’ont ne deffendeor - ne procurator.

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- § {42.1.46} -
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Hermogenes dit : il n’est pas deveé à amender les paroles des - erremenz sanz müer la forme de la sentence.

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- § {42.1.47} -
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Paulus dit : il convient donner sentence de chescunne besoigne - par devant toz cex à qui la chose apartient. Et se l’en fet - autrement, ce qui est juigié n’est tenable fors contre cex qui sont - presanz. ¶ {1} Se aucuns sont semons plusors foiz et il despisent à - deffendre lor cause par devant la borse l’enpereror, il doivent - estre sormis as choses juigies.

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- § {42.1.53} -
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Hermogenes dit : la contumance à celui qui n’obeist pas à juiges - est punie par perdre tote la cause. ¶ {1} Cil est contumaux qui - despit à venir avant quant il a eu trois somonses, ou une en leu des - .iii., que l’en apele communaument perentoires. ¶ {2} Cil qui est - escusez par maladie ou por greignor cause ne soffre pas poine de - contumace. {3} Il n’apert que nus soit contumaus fors cil qui ne - volent obeir où il doivent, et cil qui nientnient] - nienent dans le ms. que il n’apartienent mie - à la juridicion à lor juiges.

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- § {42.1.55} -
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Ulpianus dit : desque li juiges a doné une foiz sentence, il - lesse à estre juiges ; et de ce droit usons nos, que puis que - li juiges a condempné aucun à plus ou à moins que il ne deust, il ne - puet puis amender sa sentence [137rA] car il use de son office ou - bien ou malemant.

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- § {42.1.56} -
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Cil moismes dit : l’en ne doit riens enquerre puis que sentence - est donee, ou que la cause est terminee par seremant, ou que la - chose de quoi l’en pledoit a esté reconeue en droit ; car ce - qui est reconeu en droit vaut autretant comme ce qui est juigié.

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- § {42.1.58} -
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Cil moismes dit : ¶ Se gage sont pris et venduz sanz juigement, - il puent estre recouvré.

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- § 1. -

Uns des pers de France s’otroie à juigier pardevant le roi, par ceus qui - juigier le doivent, et dit que li rois, ne si conseuz, ne le doivent pas - juigier : mès il ne dit pas bien. Mès li rois, ne son consoil, sanz - autres, ne le puet pas juigier, c’est-à-dire que si per i doivent - estre.

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- - - II. De longue tenue. - - -
- § 1. -

Un homme demende une meson, et dit qu’ele iert son père, quant il ala de - vie à mort ; s'il la viaut avoir par la reson de son père. A ce - respont li corpables : Com je aie tenu cele chose dix anz et pluz, - et de seignor, et ai usé de cele chose com de la moie, si n'en voil - respondre, et m’en voil partant passer, jusque droiz m'en part ; et - se droiz dit que partant ne m’en doie passer, plus dirai que tort ne - m'en prendra. Et li demenderres dit qu'il ne veaut pas que cete barre li - vaille, ainz viaut que il l'en respoigne. Selonc ces paroles s'otroient - à juigier : et l'en respont que li corpables ne li en respondra - pas. A totes les foiz que aucuns demende héritages, et cil a eu longue - tenue de un an, et par seignor, et cil qui demende ne fraint la tenue, - juigemenz est faiz contre lui.

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- § 2. -

Qui tient chose non movable, et sanz redevances, et sanz - titre, tenue ne vaut rien.

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- § 3. -

Quant aucuns demende aucune chose de patremoine, si comme chose qui ne - move pas ; et l'en li met devant longue possession et longue tenue - pesible de sept anz ou de dix ; et l'en la nie et enfraint, et l’en - offre à prover l’enfreinture par gage : en tel chose ne doit pas - avoir bataille ; mès li juiges doit voer par l’enquest de bones - genz, se l'enfrainture a esté resonablement ; et se a esté - resonable, auge l'en avant en la querele ; et s'ele n'a esté - resonable, vauge la tenue, segont la loi de la terre.

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- § 4. -

Se aucuns demende à estre en la sésine de son eol ou de son père, de - aucun héritage don li pères ou l’eols se en morut sésiz et vestuz, et - tenant de seignors, et aucuns estranges vengne avant, qui dement la - chose par reson d’achat ou de don, ou de aucune resonable cause, et le - voille prover par bons tesraoinz : li heirs queneuz sera avant mis - en sésine, et quant il sera en sésine, se il volent demender la - propriété par la reson de vante ou de don, se cil qui morz est a tenue - la chose plusors anz, et de seignor, puis la vente ou puis le don, et - ses heirs voille aloigner cele tenue, ele li vaudra à gaigner la - propriété.

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- - - III. [137rB] De cez qui reconnoissent [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 42 tit 2 : de - Confessis ; tit. 3 : de Cessione - bonorum ; tit. 4 : Quibus ex causis - in possessionem eatur ; et tit. 5 : de Rebus auctoritate judicis possidendis seu - vendundis. - -
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- § {42.2.1} -
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Paulus dit : cil qui reconoist estre autresi comme cil qui est - convoincuz, car il est condempnz par sa sentence.

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- § {42.2.2} -
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Ulpians dit : cil qui dit aucunne chose par error ne reconoist - pas se il s’est ignoranz de droit.

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- § {42.2.3} -
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Paulus dit : Juliens dit que cil qui reconoist un certein lés - doit estre condempnz à poier le, s’il dure mes ; et s’il ne - dure, il soit condempnez en tant comme il valoit ; car cil qui - reconoist est autresi comme cil qui est convoincuz.

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- § {42.2.4} -
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Cil moismes dit : se cil à qui l’en plede par loi qui fet - restorer les domages reconoist que il ocist un serf, ja sé ce que il - ne l’ocist pas, ne pour quant se li sers fu ocis, il est tenuz par - sa reconoissence.

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- § {42.2.5} -
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Ulpianus dit : cil qui reconoit que il doit un serf doit estre - condempnz à rendre lele] la dans le ms. - comment que il soit, ou s’il estoit ja morz quant li plez commoinça, - ‹ou› se il morut puis que plez li fu entamnz.

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- § {42.2.6} -
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Cil moismes dit : cil qui reconoist certeine chose est autresi - comme s’il en fust convoincuz. {1} Mes s’il reconoist chose qui - n’est pas certeine, si comme se il dit que il doit doner .i. serf ou - .i. champ, il doit estre condempnz de reconoistre le quel il doit. - Et cil qui reconoist que il doit une partie d’une chose doit estre - contrainz de reconoistre certeine quantité. {2} Et se je di que uns - chans soit miens et tu le reconoiz, il sera autresi comme la - sentence fust donnee que li chans est de ma - seignorieseignorie] seignorien dans le - ms.. ¶ Par quel aucion que aucuns soit trez en cause se - il requenoist ce que l’en li demande, l’en doit dire que li prevoz - doit sivre la volenté à l’enpereor Marc et tenir celi qui reconoist - par convoincu. ¶ As aucions par quoi l’en done à celui qui est - convoincuz terme de rendre la chose, sera il donnz à celui qui - reconoist ; et se il ne rant la chose au terme, il convoindra - que il en rendre le pris. ¶ {3} Se aucuns reconoist quant ses - averseres n’est pas presenz, il convint voir se il doit estre - autresi comme s’il fust condempnez ; car nus ne sost estre - obligiez à celui qui n’est pas presenz, et sanz dote ce est assez se - li deffenderres ou li procureres est presanz. {4} Veons donc se - c’est assez se li deffendeor ou li procurator reconoissent ; et - je croi que ce n’est pas assez. ¶ {5} Nos demandons en l’orfelin - l’autorité à celui qui l’a en [137vA] garde. {6} Et se cil qui est - dedanz aage, nos li donnons enterine restitucion. ¶ {7} Cil qui - reconoissent avront terme autre, si comme cil qui sont - convoincu.

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- § {42.2.7} -
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Affriquens dit : quant uns lés est demandez, et li heirs - reconoist que il le devoit, li arbitres qui fu donz por fere le - rendre aprent que il n’estoit pas deuz ; l’en demande se il - puet asodre l’oir. Et la response est que oïl bien, se nule - chose ne fu lessie au demandeor, car se ce fu por ce que li lés ne - fu mis par droit, il ne le deust pas assodre ; et se ce fu por - ce que cil qui fist le testamant n’avoit de quoi poier ses detes, ou - por ce que li heirs dit par devant le prevost que il avoit tot - aquité, li arbitres le pot assodre par son office se il trove que li - heritages soit si chargiez de detes qui ne sofisent pas à poier le - lés. Car en cas il le puet assodre, mes en cel devant il le doit - envier au prevost por assodre le.

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- § {42.2.8} -
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Paulus dit : cil qui reconois ne doit pas estre toz jorz - condempnez ou non de la chose de quoi l’en ne set pas que ele - dure.

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- § {42.3.1} -
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Mes Ulpianus dit : previleges de demander est donz au creancier - qui a presté ses deniers por establir les edefiemenz.

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- § {42.3.2} -
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Cil moismes dit : se li denier as dereners creanciers ont esté - poié as premers, il sont en lor leu à persone‹l›s aucions.

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- § {42.3.3} -
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Cil moismes : cil qui abandonet ses biens ne les pert pas devant - que il soient vendu ; et por ce, se il est apareilliez de - deffendre soi, il ne seront pas venduz.

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- § {42.3.5} -
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Paulus dit : cil qui se repent que il abandone ses biens puet - fere que il ne seront pas venduz, se il se deffont.

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- § {42.3.6} -
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Ulpianus dit : se cil qui abandone ses biens aquis aucunne chose - puis que il furent vendu, si bien ne seront pas vendu de rechief. - Car se aucunne chose li est lessie ou donnee por vivre soi, il ne - convient pas qui ele soit vendue, car l’en ne li doit pas tolir son - vivre de chescun jor. Autresi est il se li usaires d’une chose li - est donnz ou lessiez, de quoi il ne puet avoir fort tant comme il li - convient à son vivre.

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- § {42.3.7} -
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Modestinus dit : se li bien à un detor sont vendu par la - requeste as creanciers, il est que li bien au detor soient vendu de - rechief, tant que li creancier aient tot le lor se li detors a puis - aquis tel chetel par quoi li prevoz puisse estre meüz à ostroier - le.

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-
- § {42.3.8} -
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Ulpians dit : cil qui abandone ses biens ainz que il reconoisse - la dete ne doit pas estre oïz.

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- § {42.4.1} -
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Ulpians dit : trois causes sont par quoi l’en seust mestre aucun - en possession : por carder la chose [137vB], por garder le lés, - et ou non à l’anfant qui est encore ou ventre sa mere. Car quant - aucuns ne veust doner caucion que domages ne vendra pas par devers - lui, ses averseres n’est pas mis en possession de toz ses biens, mes - de cex sanz plus don il crient que domages li viegne.

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- § {42.4.2} -
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Cil moismes dit : li prevoz dit : je commanderoi que l’en - aille en possession des biens à celui qui dona plege de estre à - droit se il ne done à son aversere poeté d’acuser le, ou s’il ne se - fet deffendre. ¶ {1} Cil ne donne pas à son aversere poeté d’acuser - le qui fet que ses averseres ne set où il est. Li prevoz commande - donc que li bien à celui qui se cele soient porsis.{2} Et se il ne - se cele pas, ainz se deffant et n’est pas deffenduz, donc apert il - que il fet que ses averseires n’a pas poer d’acuser le. ¶ {3} Il - apert que cil sont deffenduz qui par sa deffaute n’enpire de rien la - cause à son aversere. {4} Cez paroles « se il ne se fet - deffendre » sont issi entendues que il ne sofist pas que il - soit deffanduz aucunne foiz se la deffense ne dure.

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-
- § {42.4.6} -
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Paulus dit : li creancier solent estre mis en possession se li - dener lor sont promis soz condicion. ¶ {1} Quant l’en dit « li - bien qui sont porsis des creanciers seront vendu fors cil à - l’orfelin et à celui qui est hors do poïs sanz tricherie par la - cause la chose commune », nos entendons que li bien à cex qui - sont hors do païs por tricherie puent estre vendu. {2} Et se il est - pris de ses enemis, si creancier doivent estre mis en possession en - tel meniere ; neporquant, il ne lor soit pas ostroié à vendre - mointenant ses biens, mes uns procureres i soit mis.

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-
- § {42.4.8} -
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Cil moismes dit : se l’en est longuement en dote se il avra en - un heritage heir ou non, quant la cause sera conneue il convoindra à - ostroier que li bien soient porsis por cause de garder la chose. Et - se l’en voit que mestiers en soit, il sera bone chose que l’en - ostroit que uns procurators i soit establiz.

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-
- § {42.4.9} -
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Paulus dit : se uns des heirs se conseille de recevoir l’eritage - dedanz le terme qui li est donnz, et li autres ne le reçoit pas, il - convient ‹voir› que l’en dit fere as creanciers. Et il nos plest que - il soient dedanz ce mis en possession por cause de garder l’eritage, - tant que l’en sache se cil qui se consoille le recevra ou non.

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- § {42.4.11} -
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Paulus dit : se uns lés est lessiez soz condicion à un fiz qui - est soz la poeté son pere, l’en doit dire que li peres et li fiz - doivent enbedui estre mis en possession, car le gaign est à - anbedeus.

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- § {42.4.15} -
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Ulpianus dit : cil qui a pris chose par eschange est senblables - à acheteor, et cil qui prent une chose en soltesolte] - soste dans le ms., cf. lat. item is, qui - rem in solutum accepit, et cil qui l’a por le - pris d’un plet, et cil qui l’a par aucunne autre convenance [138rA] - fors que par don.

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- § {42.5.1} -
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Paulus dit : il convient que li bien soient vendu la où li sires - doit estre deffenduz, {*42.5.2} ou la où il a sa meson {*42.5.3}, ou - la où il a fet le marchié ; je n’entant pas la où li marchiez a - esté convenenciez, mes la où li denier doivent estre poié.

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- § {42.5.5} -
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Ulpianus dit : se aucuns qui a moins de .xxv. anz a procureors - et il ne le deffendent pas, ne il ne trove nul autre qui le - deffende, si bien sont vendue, ja sé ce que il ne se repont - pas ; car cil qui n’a pas convenable deffendeor est autresi - comme cil qui se repont por barater ses creanciers.

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- § {42.5.6} -
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Paulus dit : se il ne plet pas à l’orfelin à retenir l’eritage - son pere, li prevoz ostroie que li bien au mort soient vendu ; - et ce que remoindra quant ses detes seront aquitez soit rendu à - l’orfelin. ¶ {1} Se li orfelins fet aucunne chose en l’eritage ainz - que il s’en atiegne, ele doit estre teneble se il la fist par bone - foi. {2} S’il poia donc aucun des creanciers de l’eritage lor detes - et li bien au mort en sont aprés vendu, se l’en demande se il puet - demander arrieres ce que il poia. Juliens dit que il convient - garder que la negligence ou la covoitise à aucun ne nuisene - nuise] n’en use dans le ms. au vendant lor - detes. Et cil qui avoit l’orfelin en garde lor poia ; il est - droiz que ce que il poia soit avant rendu à l’orfelin, et issi le - dit Juliens. ¶ Il apert que il a parole de ce qui est poié des biens - au pere. ¶ Si li orfelins poie d’autre part, veon se l’en li rendra - ou non ; et se l’en li rent, qui li rendra, ou li creanciers ou - le eritages. Et Scevola dit que tot li doit estre rendu de l’eritage - se il i a de quoi, à la meniere de celui qui a fet autrui besoignes. - Et se il n’a rien en l’eritage, ce n’est pas torz se il demande au - creancier ce que il i a poié que il ne li devoit pas.

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- § {42.5.7} -
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Gaius dit : l’en apele « dete de l’eritage » neïs cele - de quoi l’en ne poet pledier o le mort ; si comme se il promist - à doner aucunne chose quant il moroit, ou quant cil qui estoit plege - por lui poia aprés sa mort.

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- § {42.5.12} -
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Paulus dit : quant uns des creanciers requiert que il soit mis - en possession des biens au detor, l’en demande se cil seus qui les - requiert les puet porsoer. Ou quant li uns le requiert et li prevoz - li ostroie, se tuit puent entrer en la possession. Et il est mieuz - que, quant li prevoz l’otroie à l’un, il ne l’otroie pas à lui seul - mes à toz les autres. Et Labeo cuide que franche persone ne puisse - bien aquerre à autre que à lui ; ne ele n’aquiert rien à autre - que à celui à qui li prevoz l’otroia, mes il fet aucunne chose par - ordre, et par ce vant il as autres [138rB]. Et se cil requiert la - possession qui n’est pas creanciers, l’e‹n› ne puet pas dire que li - creanciers puisse porseer por ce que cil qui issi le demande ne fet - rien. Mes il est autrement se li creanciers à qui la possession est - baillie est poiez de sa dete, car li autre puent vendre de ses - biens. ¶ {1} Cil à qui il est commandé que il porsie est mis en leu - de quoi la cure apartient à celui qui le commande. ¶ {2} Se une - chose ne puet estre porsisse por sa nature, si comme se .i. champ - est coverz d’eve, ou por peor de larrons, l’en dira par droit que - por ce ne lesse il pas à estre porsis.

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- § {42.5.13} -
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Gaius dit : ja sé ce que li bien au detor ne soient pas porsis - sanz contredit, neporquant li creanciers qui fu mis en possession - est autresi comme s’il fusent porsis.

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- § {42.5.16} -
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Marcus dit : quant li bien au detor sont vendu por ses detes, li - creanciers qui est de son lignage doit estre poiez ainz que li - estranges ; et de toz les creanciers doit estre poiez celui - premerement à qui la greignor some des deners est deue.

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- § {42.5.25} -
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Cil moismes dit : li prevoz dit : se aucuns marchiez fu fez - puis que cil qui li bien estoient, qui sont vendu, ot pris consoil - de barat, aucion n’en soit pas donee en ce non.

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- § {42.5.29} -
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Papinians dit : Infidius reconte que quant une ymage est - droiceeest droicee] endroicee dans le ms., - confusion du scribe dans le developpement des - abréviations en commun leu en l’ennor à aucun, et li bien - à celui par qui ele i est dreicie sont vendu, ele n’est pas à celui - qui l’achete ; ainz est commune se ele fu drecie por aorner le - leu, ou ele est à celui en qui ennor ele fu mise, ne ne peut en nule - meniere estre vendue.

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- § {42.5.30} -
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Papirius dit : li enpereors Sevoirs et Antonius escritrent que - cil qui nient que lor biens ne sont pas venduz par droit en doivent - pledier, et il requierent por neant au prince que la vente soit - depecie.

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- § {42.5.34} -
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Marciaus dit : se aucuns demande ce que il presta por fere une - nef ou por armer la, il a previlege aprés la borse l’e‹n›pereor.

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- § {42.5.35} -
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Cil moismes dit : se li orfelins n’est deffenduz et si creancier - soient mis en possession de ses biens, il li en doivent trover - norreture tant que il ait acompli l’age de .xiiii. anz. ¶ Li bien à - celui qui est pris de ses enemis ne puet estre vendu devant que il - reviegne.

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- - - IV. De partir les biens au detor [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 42, tit. 6 : de - Separationibus. - -
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- § {42.6.1} -
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Ulpianus dit : l’en doit savoir que departemenz de biens seust - estre enpetrez par le juigement au prevost. {1} Et il seust estre - ostroié as creanciers ; si comme se Sey devoit à aucun et il - morut, et Tyces fu sis heirs, ne Tyces n’a de quoi paier la dete, il - convient que si bien soient vendu. [138vA] ¶ Li creancier Sey dient - que li bien Sey lor sofisent bien, et li creancier Tyce que il se - tienent apoié des biens Tyce. Et issi dient il que il convient fere - .ii. ventes de .ii. manieres de biens ; car il poit bien avenir - que Say avoit assez de quoi fere satisfacion à ses creanciers. Mes - quant li creancier Tyce sont asenblié à els, il ne puet pas poier à - toz, car Tyces n’a pas tant comme il doit. Il est donc droiz que li - creancier Sey, qui requierent que li bien soient departi, soient oï, - et enpetrent do prevost que chascuns des creanciers aient le chetel - à lor detor. {2} Mes li creancier Tyce n’enpetreront pas le - departement, car il loist bien à chescun à ampoirier sa condicion. - Mes cil qui reçoit l’eritage à mon detor ne porra pas enpoirier ma - condicion, car il me loist à demander departement des biens ; - mes il charge ses creanciers quant il reçoit l’eritage qui n’a de - quoi aquiter soi, car si creancier ne porront pas demander - departement des biens. {3} L’en doit savoir que se li heirs oblige - les choses de l’eritage par non de gage, cil qui enpetre le - departement des choses à meillor cause que cil à qui eles sont - obligees ; et issi l’escritrent Scevola et Antonius. {4} - Departemenz des biens est empetrz encontre la borse et contre cex - qui sont es garnisons. ¶ {5} L’en demande se li creancier à l’oir - puent aucunne foiz enpetrer departement des biens, s’il a receu - l’eritage por guer les. Mes en ce n’a nul remederemede] - rememede dans le ms. ; ne il ne - puent blasmer se ou non de cex qui firent marchié o cele ovre, se li - prevoz ne le secort hors d’ordre contre la male bodie à l’oir ; - mes ce n’est pas receu legierement. {7} Se aucuns est heirs son pere - et il muert ainz que il ait .xiiii. anz, et li bien à celi qui fu - establiz à estre heirs aprés lui sont vendu por ce que il reçut - l’eritage au pere, et cele au fiz, veons se li creancier au pere - puent enpetrer departement des biens ; et je croie que oïl - bien. Et si croi que li creancier au fiz puent demander departement - contre les creanciers à l’oir. ¶ {8} Veons selonc ce : se li - primes ‹hoirs fet li segonz›, se li segonz hoirs fet li tieerz, et - li bien au tiers sont vendu, li quel creancier puent enpetrer - departement des biens ? Et je croi que li creancier, se li - prime demandent, il doivent estre oïz contre toz les autres. ¶ Et se - li creancier segont demandent contre les creancies tierz, i le puent - enpetrer contre les creanciers premers ; et li premers les - puent enpetrer contre toz les autres ; et li creancier segont - ne les puent pas enpetrer contre les creanciers premers, mes il - puent enpetrer contre les creanciers tierz. [138vB] {9} Se l’en vent - les biens au fiz qui est en bail, que il a chetel et que i l’a - conquis par chevalerie, ¶ veons se departemenz doit estre fez entre - les creanciers à qui il doit por cele cause et les autres. ¶ Se - aucuns firent marchié à lui ainz que il fust en chevalerie, li - departemenz doit estre fez ; se li bien qui sont conquis par - chevalerie sont donc vendu, li creancier que il ot avant ne puent - pas partir o les autres. ¶ Se aucunne chose en fu mise ou besoing ou - pere, l’en porra contredire le creancier qui bailla cele chose que - il ne dement rien sor le chetel qui a esté conquis par chevalerie, - car il en puet pledier au pere. {10} L’en doit savoir que li - creancier puent demander departement qui firent convenance à l’oir, - non par corage de renoveler la dete ; mes se il se sont tenu à - lui par corage de renoveler la dete, il ont perdu le preu dou - departement ; car il sont tenu à l’oir se il ne se puent puis - partir de lui. ¶ {11} Et s’il ont pris caucion de lui, l’en demande - se il puent puis enpetrer des biens. Et je croi que nenil, se - il n’ont donc pris convenable plege, ne blasment se el non de ceu - que il ne le pristrent convenable. ¶ {12} L’en doit savoir que quant - li bien de l’eritage sont mellé es biens à l’oir, li departemenz des - biens ne puent pas estre enpetrez ; car, puis que li biens sont - assenblez, il ne puent pas estre departiz. Mes s’il i a possessions - ou sers, ou bestes, ou autres choses qui puissent estre departies, - illoc puet estre departement enpetrez, ne l’en ne doit pas oïr celui - qui dit que eles sont mellees à autres choses ; car ce ne sont - pas choses qui puissent si estre mellies que l’en ne les puisse - departir. ¶ {13} Ce que a esté dit, que departemenz ne puet estre - enpetrez aprés moult pres lonc tens, doit estre issi entendu que - l’en ne demant pas departement puis .v. anz aprés ce que li - heritages sera receuz. ¶ {14} Il convindra que li prevoz conoisse de - totes ces choses, savoir mon se li departemenz doit estre fez, et - nus autres ne le puet ostroier que li prevoz. ¶ {15} Se aucuns a - pris gage de l'oier, l’en ne li doit pas puis ostroier departement - des biens ; quar, desque il s’est tenuz à l’oir par aucunne - meniere, il ne doit pas puis estre oïz s’il demande departement des - biens. ¶ {16} Se il a plusors creanciers et li .i. se tiegnent à - l’oir et li autre ne se i tienent pas, et cil qui ne s’i tienent pas - enpetrent departement des biens, l’en demande se il doivent recevoir - o eus cex qui se tindrent à l’oir. Et je croi que nenil, car - cil doivent estre conté entre les creanciers à l’oir. {17} Et l’en - doit savoir [139rA] que se il i remoint aucunne chose des biens au - mort quant ses detes seront poies, li creancier à l’oir en doivent - estre poié ; mes li creancier au mort n’avront rien des biens à - l’oirà l’oir] au mort l’oir dans le ms. - (mort supprimé par le scribe). Et la - resons est que li creancier au mort qui enpetrerent le departement - des biens ne doivent blasmer se eus non de lor legiereté quant li - heirs avoit asez de quoi paier les et li eslurent que li bien au - mort fusent departi. Et se il requierent que il soient atachie à - biens à l’oir, il ne doivent pas estre oï, quar li departemenz des - biens que il requistrent folementfolement] folement le - departement dans le ms., cf. lat. separatio - enim, quam ipsi petierunt, eos ab istis bonis - separavit les depart des biens à l’oir. Se il - requistrent folement le departement, il puent enpetrer par don se il - mostrent droite cause de ignorance. ¶ {18} L’en doit savoir que li - sers qui fu fez hers necesseres o franchisé puet enpetrer - departement des biens, si que se il n’atache as biens son patron, il - soent en tel cause que quanque il aquerra puis soit departi des - autres biens, et ce que li morz li devoit.

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- § {42.6.2} -
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Ponponius dit : puis que li heirs avra vendu l’eritage, l’en - demandera por noient le departement des biens se il n’i a aucunne - sopeçon de barat ; quar les choses que li hers a fetes par bone - foi doivent estre fermes.

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- § {42.6.6} -
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Totes les foiz que li bien à l’oir ne sofisent pas à poier totes ses - detes, non pas tant solement li creancier au mort mes cil à qui li - lés furent lessié puent enpetrer departement des biens, si que li - creancier soit avant poié ; et ce qui remoindra soit departi à - cex à qui li lés sont fet et lessié. ¶ {1} Se cele qui fu franchie - fu fete heir en un testamant, et ele requist segont les tables la - possession des biens à celui qui n’avoit de quoi poier ce que il - devoit, l’en demande se ses choses doivent estre departies de celes - de l’eritage. Et le response est que il n’est pas droiz que - l’en secore au patron, que il ne soit pas chargiez de detes desque - ele s’obliga quant ele demande selonc les tables la possession des - biens à celui qui devoit plus que il n’avoit.

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- - - V. Des choses qui sont fetes por grever ses creanciers soient - rapelees [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 42, tit. 7 : Quœ in - fraudem creditorum facta sunt, ut restituantur. - -
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- § {42.8.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « se aucunne chose est - fete por cause de barat, je en donroi au procurator, dedanz l’en, - que l’en en porra pledier et aver en aucion contre celui qui sot le - barat, ou à celui à qui ele convendra doner ; et je garderoi ce - meismes contre celui qui fist le barat ». ¶ {1} Li prevoz - proposa par besoing cest bannissement, par quoi il porvit as - creanciers par rapeler les choses qui sont estrangees par barat. - [139rB] ¶ {2} Il dit donc « se aucunne chose est fete par - barat » ; ces paroles sont generaux et contienent en eus - totes choses en quoi barat puet estre fez, ou estrangemenz ou autre - marchié. Tot ce qui est donc fet par cause de barat est rapelé par - cex paroles. Se aucunne chose a donc esté estrangee, ou se aucuns de - cex a esté aquitez par aucun convenant, tot doit estre rapelez. - ¶

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- § {42.8.2} -
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Ce moismes doit l’en prover se il rent les gages ou se il fet aucunne - autre chose por barater ses creanciers ; {*42.8.3} ou se il - done aucun de cex excepcion de quoi il se puisse deffendre, ou se il - s’est obligiz por grever ses creanciers, ou s’il poia deners, ou - fist aucunne autre chose por grever les, il est aperte chose que cil - bennissemenz a leu. ¶ {1} Nos devon entendre ce qui est fet par - cause de barat non pas tant solement quant li detors fet aucun - marchié, mes se il a lessié aucunne foiz à son esciant à venir à - juigement, ou il a sofert que sa cause est perie, ou il ne demande - pas à son detor ce que il li doit, si que li detors est delivrez par - longue atante, ou s’il sofre que il perde userre ou servise. {2} Et - quiconques fet chose par quoi il lest à avoir ce que il a, il - apartient à ce banissement.

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- § {42.8.4} -
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Paulus dit : l’en doit entendre que cil qui ne fet pas ce que il - dut fere, le fet par barat ; autresi est il mise des servises - qui li sont deu.

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- § {42.8.5} -
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Gaius dit : et se il guerpist les choses, si que eles soient à - celui qui lesles] la dans le ms. - prendra.

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- § {42.8.6} -
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Paulus dit : cil qui peust aquerre aucunne chose et ne - s’entremet d’aquerre la, apartient à ce benissement. Cist - benissement apartient à cex qui amenuissent lor patremoine et ne mie - à cex qui n’entendent pas acroire le. {1} Et por ce, se aucuns - n’obeist pas à aucunne condicion que il ne li conviegne poier poine, - il ne fet pas leu à ce benissement. {2} Et por ce, se il refuse - heritages que il peust avoir par les lois ou par testamant, il ne - fet pas leu à ce benissement, quar il ne veust acroire, neporquant - il n’amenuisse pas son propre patremoine. {3} Autresi doit l’en dire - se il met son filz hors de son bail, si que il puisse recevoir - l’eritage à sa volenté. {4} Et s’il refuse un lés, cist benissement - cesse ; et iscrit Juliens. ¶ {5} Se il ve‹n›di son sers qui - estoit fez heirs, si qui il reçut l’eritage par le commandemant à - l’acheteor, se il n’a nul barat en la vente, li benissemenz - cesse ; quar se il ne l’eust vendu, si puet il bien refuser - l’eritage. Mes se il ot barat en la vente, ele sera rapelee, autresi - comme se il eust franchi par barat. ¶ {6} Labeo escrit que cil qui - reçoit le [139vA] suen ne fet nul barat ; ce est cil qui reçoit - ce que li est deu. Toz ce benissement apartient as marchiez de quoi - li prevoz ne s’entremet pas, si comme à gages et à ventes. ¶ {7} - L’en doit savoir que Juliens escrit, et nos usons de ce droit, que - cil qui a receu les deners qui li estoient deu ainz que li bien au - detor fusent porsis, je séja sé] rase dans le - ms., cf. lat. quamvis sciens prudensque solvendo non esse - recipiat ce que il savoit bien quant il les - reçut que li detors n’avoit pas dont aquiter soi à ses autres - creanciers, il ne crient de rien ce banissement, quar il se porvit - d’avoir sa dete ainz que li bien en fusent porsis. {9} L’en doit - savoir que cil qui par le consentement as creanciers achete aucunne - chose de celui qui tant à barater les, ou qui fet aucun marchié à - lui, ne le fet pas en grevance des creancier ; car il ne - baratent pas desque il sevent et consentent. ¶ {10} Se aucuns - marchiez est fez o orfelin par barater les creanciers à celui qui - l’é fet, il doit estre rapelez se li creancier en sont grevé ; - car li ignorance à l’orfelin, quiqui] par qui - dans le ms. i vient par aage ne doit pas grever les - creanciers, ne fere les orfelins gaagnier. Et de ce droit usons nos. - {11} Et autresi dirons nos se aucunne chose est donnee ; car - l’en ne doit pas enquerre se ce est fet par le seu à celui qui la - chose est donee, mes sanz plus se li creancier en sont grevé. ¶ - Aucion devra estre donee contre ceux qui sanz lor porchaz ont receu - franchise de celui qui n’avoit dont aquiter ses detes por tant comme - il sont plus riches, et ne mie por plus. ¶ {12} Se uns sers a receu - une chose sanz le seu son seignor, l’en demande se li sires est - tenuz à rendre la. Et Labeo dit que il est tenuz à rendre tant - comme il en est venu à lui, et ce qui en a esté mis en son besoing. - Ce moismes doit l’en dire ou fiz qui est en bail. Mes se li sires le - sot, il en sera trez en cause en son non. ¶ {13} Se li heirs - necesseres a poié les lés, et si bien sont aprés venduz, Paulus dit - que, ja soit ce que cil à qui li lés furent lessié, n’en sorent rien - que ce fust fet par grever les creanciers ; neporquant - profitable aucion sera donnee contre eus ; et ce n’est pas - dote. ¶ {14} Ceste aucion dure un an, en quoi l’en puet pledier - aprés ce que li marchiez est fez.

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- § {42.8.10} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit « tu rendes les choses que - Tices fit par ton seu por cause de barater à celui à qui aucion puet - apartenir de cele chose, se uns anz n’est passez puis que il i ot - poer de pledier en ; et j'en devroi aucunne foiz, quant la - cause sera coneue, aucion par le fet ». ¶ {1} Ce qui est fet - por barater les creanciers est lors rapelez, quar li baraz est venuz - et à escient, c’est à savoir se li creancier ont vendu les biens au - deteur. Mes se li detes est aquitez à icex creanciers que il vost - barater et il a [139vB] fet autres, ce qui fu vendu ne sera pas - repelé ; et s’il poia la dete à cex que il ne vost pas barater - des deners as autres que il vost barater, ce qui fu vendu sera - rapelé. Selonc ceste distincion escrit li enpereres Sevoirs, et de - ce droit usons nos. ¶ {2} Ce que li prevoz dit « par ton - seu » doit estre issi entendu : se tu fus consachanz ou - parçoniers dou barat ; quar se il savoit que il eust - creanciers, ce ne sofist pas à fere que il soit tenuz par ceste - aucion, mes se il fu parçoners do barat. ¶ {3} Se aucuns ne fu pas - parçoners dou barat, mes li creancier à celui qui vendent ses choses - li distrent bien que il ne les achetast pas, l’en demande, s’il les - achete puis, savoir mon se il est tenuz par ceste aucion. Et - il est mieuz que il i soit tenuz, car il n’est pas quités do barat - desque il les acheta puis que li creancier li orent deffendu. {4} - Mes s’il eust fet simplement marchié, ja sé ce que il seust bien que - il avoit creanciers, neporquant, desque il n’en cedoit au barat, il - n’est pas tenuz par ceste aucion. ¶ {5} Quant li prevoz dit donc - « à ton seu », ce est au seu à celui qui est trez en cause - par ceste aucion. Se cil qui a eueu] vu dans le - ms. orfelin en garde fet marchié à celi detor et il set - le barat, mes li orfelins ne le set pas, veons se ceste aucion a - leu, si que la concience au deffendeor nuise à l’orfelin ; et - autresi puet l’en demander ou procurator au forsené ou à celui qui a - plus de .xiiii. anz. Et je croi que la concience as - deffendeors et as procurators lor nuit en tant comme il en vint à - ex. ¶ {6} Et por ce que l’en dit que ce qui est fet par barater les - creanciers puet estre rapelé, l’en puet demander se il n’i a que un - creancier, ou il en i a plusors, mes satisfacion est fete à toz fors - à un, savoir mon se ceste aucion a leu. Et sanz dote ce est - assez que ce soit fet par barater un des creanciers. ¶ {9} Se cil - qui fist le barat a .i. heir et li bien à cel hoir sont vendu, ce - n’est pas des biens don l’en plede ; et por ce n’a pas ceste - aucion leu. ¶ {10} Se li fiz qui se poet atenir de l’eritage fist - aucunne chose por barater les creanciers et il a enterine - restitucion de ce que il s’est entremist, l’en doit dire que ceste - aucion cesse. Autresi est il el serf qui est heirs necesseres. Mes - Labeo dit que ce doit estre receu o tel distinction que se li - creancier ont mointenant vendu les biens ou il en ont fet convenant - et li heirs necesseres si est mellez, le barat à l’un et à l’autre - soit rapelez, ce est cil au mort et cil à l’oir, se li creancier ne - se sont tenu à l’oir necessere ou por useres ou por aucunne autre - chose ; car lors ne doit l’en rapeler nules des choses que li - morz estranga. ¶ {11} Se cil qui a moins de .xiiii. anz [140rA] est - heirs son pere et li bien au mort sont vendu et departement des - biens est enpetrez, li baraz à l’un et à l’autre est rapelez ; - et autresi est il de celui au deffendeor ou au procureor. ¶ {12} Se - mes detors me devoit poier une chose à un certein terme et il la - poie orendroit à autre, l’en doit dire que ceste aucion a leu por le - domage que je ai ; quar li prevoz entent que baraz puet estre - fez ou terme. ¶ {14} Se une feme prist consoil de barater ses - creanciers et ele quita à son mari por cause d’establir doere ce que - il devoit, ceste aucion a leu ; et l’en puet demander toz les - deners que sis mariz li devoit, ne la feme n’a pas aucion de doere, - car doere ne doit pas estre establiz por grever les creanciers. Et - ce est bien certeine chose et a sovent est establi. ¶ La fin de - ceste aucion sera que la convenance qui estoit entre eus ainz que li - baraz fut fez soit gardee tot enterinement ; {15} usaires puet - estre demandez par ceste aucion. ¶ {16} Se je sui celui qui devoit à - moi et à plusors autres qui s’enfuient et enportoit ses deners, et - je li toli ce que il me devoit, la sentence Julien nos plest qui dit - que il a moult grant difference se ce fu fet ainz que li creancier - fussent mis en possession de ses biens ou aprés ; car se ce fu - avant, ceste aucion cesse ; et se ce fu aprés, ele a leu se li - bien sont baillié à aucun por cause de garder les franchises. {17} - Selonc l’establissement au seint enpereor Marc, l’en doit dire que - ceste aucion cesse. ¶ {18} Li anz qui est ostroiez à ceste aucion - commoincera au jor de la vente. ¶ {19} Par ceste aucion doit estre - vendue la chose o sa cause ; {20} et non pas tant solement li - fruit que en ont esté receu, mes cil qui en peussent estre receu - vienent en ceste aucion en tel meniere que li despens en sont avant - pris ; car cil qui a la chose n’est pas contrainz par le juige - de rendre la devant que il ait les necesseres despens que il i a - fet. Autresi doit l’en dire se uns autres i a fet despens par la - volenté à plege ou as creanciers. {21} Je croi que li enfant à - serves vienent en ceste aucion ; et ce est voirs. ¶ {22} L’en - doit savoir generaument que il convient fere par ceste aucion - restitucion en l’encien estat, queque ce soit ou chose ou - obligemenz, si que tot soit rapelé, autresi comme se une delivrance - n’eust onques esté fete. Et por ce doit estre renduz li preuz que - aucuns eust pas eté fete por tant que usures n’en soient pas poies, - se eles ne furent mises en convenant, ou se li marchiez ne fu tex de - quoi usures deussent estre donees. ¶ {23} Se obligemenz fu fez par - condicion, il doit estre renduz o sa condicion se il fu fez au - terme. ¶ {24} Ceste [140rB] aucion apartient aprés l’en de ce qui - est venu aprés a leu à celui contre qui ele est meue ; car li - prevoz dit que ce n’est pas droiz que cil mort en gaing qui reçoit - gaing par barat ; et por ce li doit estre toluz li gainz. Se - cil est donc baratierres à qui la chose est venue ou aucuns autres, - ceste aucion apartient contre lui de ce qu'i est venuz à lui, ou - qu'i a fet por sa tricherie que il n’est venuz à lui. ¶ {25} Ceste - aucion apartient à toz les heirs, mes ele n’est pas donee contre les - heirs.

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- § {42.8.11} -
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Neporquant, Venulius et Cassius dient que ele doit estre donnee - contre lui por tant comme il en vint à lui.

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- § {42.8.12} -
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Marciaus dit : se li peres ostroie à son fiz qui est en son bail - franche aministracion de son chetel, il n’apert pas que il li - ostroit que il puisse estrangier ses choses por barater ses - creanciers ; car il n’a pas poer de fere tel estrangement. Et - s’il li ostroie que il face tel estrangement, il apert que il - moismes le face, et les avenanz aucions soffirant contre lui ; - car li creancier au fiz sont creancier au pere.

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- § {42.8.13} -
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Paulus dit : cil qui tient gage n’est pas tenuz de ceste aucion, - car il tient le gage par sa propre droiture et ne le porsiet pas por - cause de garder la chose.

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- § {42.8.14} -
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Ulpianus dit : par ceste aucion sont rapelees non pas tant - solement les seignories mes les aucions. Et por ce apartient ceste - aucion contre cex à qui aucion apartient por quiter les aucions. Et - por ce, se aucuns commanda à Tyce que il receust ce que li - baraterres li vendoit, il doit doner l’aucion de commandemant. Se li - baraterres donna donc doere por sa fille qui bien le savoit, la - fille est tenue à doner l’aucion de doere que ele a contre son - mari.

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- § {42.8.15} -
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Paulus dit : se aucuns doit à Tyce et il set bien que il n’a de - quoi poier, et puis done en son testamant franchise à ses sers, et - il s’aquite à Tyce et commoince à devoir à Senprorne, et il muert - sanz müer le testamant, les franchises que il dona doivent estre - fermes, ja sé ce que il n’eist en l’eritage de quoi paier les detes. - ¶ Et se li creanciers que l’en voloit bareter ne fu pas baretez, le - consoil ne fu pas pris contre celui qui fu baretez ; les - franchises seront donc fermes.

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- § {42.8.16} -
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Gaius dit : se li premiers creancier ne furent poié des deners - as derreners.

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- § {42.8.18} -
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Paulus dit : se li mariz quite à sa feme son gage, ou la feme à - son mari, la sentence à cex est veroie, qui dient que cil dons n’est - mis ; et se ce est fet por barater les creanciers, il sera - rapelé par ceste aucion. Autresi est il se aucuns quite à son detor - son gage por grever ses creanciers.

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- § {42.8.19} -
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Cil moismes dit : li peres qui n’atandi pas [140vA] jusque à sa - mort, ainz rendi à son fiz qui estoit heirs de sa poeté l’eritage sa - mere sanz retenir en la quarte part, fist plene loiance et ne - baratera pas ses creanciers.

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- § {42.8.20} -
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Gaius dit : le detor qui rendi l’eritage par le consoil au - senat, n’estraja pas por grever ses creanciers la partie que il en - peust avoir retenue, ainz le fist loiaument.

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- § {42.8.21} -
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Scevola dit : uns detors qui voloit barater ses creanciers fist - marchié à son voisin des bonnes do champ que il avoit baillié en - gages. L’en demande donc se cil qui acheta le champ dou creancier - puet pledier des bonnes. Et la response est que selonc les - choses qui sont proposees que por ce ne remoint il pas que il n’en - puisse pledier que li detors en fist marchié sanz le seu à son - creancier.

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- - - VI. Ci commoince li livres de Digeste nove. Cis titres est des - entrediz et per quex causes il apartient [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 1 : de - Interdictis sive extraordinariis actionibus quœ pro his - competunt. - -
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- § {43.1.1} -
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Ulpianus dit : voionsvoions] hoions dans le - ms., distraction du scribe, cf. lat. - videamus de quex choses antredit - apartienent, des choses devines et de umoines ; des divines si - comme de sanz leus et des religios. Li entredit sont rendu des - choses as homes, ou de celes qui sont à aucun, ou de celes qui ne - sont à nul. Celes qui ne sont à nul sont franches persones et - entredit apartient contre els por fere les venir avant. Celes qui - sont à aucun sont ou communes ou privees ; les communes sont - comme li flueve ; les choses qui sont privees apartienent ou à - université ou à certaines persones. ¶ {1} Il est .iii. manieres - d’antrediz : ¶ ou de faire venir la chose avant, ou de - deffendre, ou de restitucion. ¶ Neporquant, il i a aucuns entredit - mellez, qui sont de deffense ou de restitucion et de fere venir la - chose avant. {2} Li uns des entrediz sont raporté en tens presant et - li autre au tens trespassé. Cil qui apartienent au tens present sont - ausi comme li entrediz de possession. Cil qui apartienent au tens - trespassé sont si comme de voie et de chariere et d’eve d’eté. ¶ {3} - Li entredit sont tuit personel, ja sé ce que il soient conceu par - aucunnes choses. ¶ {4} Li un des antrediz ne durent que .i. an, li - autre sont pardurable.

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- - - - VII. D’aporter avant les tables dou testamant [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 5 : de Tabulis - exhibendis. - -
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- § {43.5.1} -
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[140vB] Ulpianus dit : li prevoz dit : se les tables que Tices - fist qui apartiennent à son testamant sont en ta meson, ou tu as fet - par tricherie que eles n’i sont pas, aporte les avant. Et s’il i a - par aventure li baillie ou autre escrit, il est conquis par ce - banissement. ¶ {1} Se aucuns reconoit que li testamanz soit en sa - garde, l’en li doit commander que il l’aport‹e› avant, se il ne le - puet tantost mostrer. Et se il dit que il ne le convient pas à - porter avant, cil entredit apartient contre lui. ¶ {2} Cist entredit - apartient non pas tant solement à tables dou testamant mes à totes - les choses qui apertienent à la cause dou testamant, si comme es lés - comment que i sont. {3} Ou se li testamanz vaut ou se il ne vaut - rien dés le commoincement, ou se il est roz ou s’il i a aucun autre - vice, ou se l’en dit que il est faus, ou se cil le fist qui n’avoit - pas poer de fere testamant, l’en doit dire que li entrediz a leu. ¶ - {5} L’en doit donc dire que li entrediz apartient à cete escriture - de testamant qui est perfete ou qui n’est pas perfete. {6} Et por - ce, se il i a plusors tables à celui qui fist sovant testamant, l’en - doit dire que cist entredit a leu. ¶ Se l’en dit que cil qui fist le - testamant estoit ou bail son pere ou que il estoit sers, li - testamanz sera aportez avant. ¶ {7} Se li fiz qui est au bail fist - testamant de chetel qui fu conquis par chevalerie, li entrediz a - leu. {9} Autresi est il se cil qui fist le testamant morut entre ses - enemis. ¶ {10} Cist entrediz n’apartient pas à tables à celui qui - est encore vis, quar les paroles au prevost firent mencion dou mort. - ¶ {11} Et se testamanz est effaciez par tricherie {*43.5.2}, ou toz - ou en partie, {*43.5.3} cist entrediz a leu. ¶ {1} Se li testamanz - ‹est› escriz en plusors escroes, eles sont contenues en cest - entredit ; car ce n’est que uns testamanz. ¶ {2} Se Tices - bailla à aucun en garde les tables d’un testamant, l’en en doit - pledier par cest entredit et o celui qui les tient et o celui qui - les bailla en garde. ¶ {3} Et por ce, se uns notoires reçut la garde - des tables, il est tenuz par cest entredit. ¶ {4} Se les tables sont - en la garde à un serf, ses sires est tenuz par cest entredit. ¶ {5} - Se cil moismes qui fist le testamant dit que aucuns a ses tables et - il vieust que eles soient apertees avant, cist entrediz n’avra pas - leu ; mes il porra pledier por fere les venir avant et de - chalongier les. Autresi dit l’en en toz cex qui dient que instromenz - sont leur. ¶ {6} Se [141rA] aucuns a fet par tricherie que il n’a - pas les tables, por ce ne remoint pas que il ne soit tenuz par cest - entredit ; quar por ce que il a fet greignor desloiauté ne puet - il pas retenir les tables quitement ; quar, quant il les avra - aportees avant, sa desloiauté sera descoverte, et il se puet bien - garder de choer en cet mesfet par tricherie se il ne cele pas les - tables ne il ne les bailla pas à autre. Mes s’il ne les bailla pas à - autre par pensee de celer les, mes que il ne les mostrat pas à celui - qui les demandoit, cist entredit a leu. ¶ {7} Cist entrediz est de - fere aporter les tables avant. Veons donc que est aporter avant. ¶ - {8} « Aporter avant » si est que l’en puisse savoir que il - a dedanz. {9} Il les convient mostrer par devant le prevost, si que - cil qui les seeleront soient semons par s’autorité, et li juigemenz - et li tesmoinz reconoist lor soiaus. Et se il n’i volent venir par - aventure, Labeo escrit que li prevoz les en doit contraindre. ¶ {10} - Tuit cil à qui aucunne chose est deue par le testamant solent - requerre que les tables soient aportees avant. ¶ {11} Le - condempnemenz de ce juigement doit estre proisiez à tant comme il i - a de depart. {12} Et por ce, se cil qui est fez hores plede par cest - entredit, li condempnemenz doit estre raportez à l’eritage. {13} Et - se lés li est deuz, li condempnemenz doit estre de tant comme li lés - vaut. {14} Et se li lés fut lessiez soz condicion, l’en doit - proisier autresi comme se la condicion fust acomplie. Et cil à qui - li condempnemenz est poiez ne doit pas estre contrainz de doner - caucion de rendre se la condicion n’avint ; car c’est la poine - de costumancede costumance] de lo costumance dans - le ms. que cil poie qui n’aporte pas les tables avant. - {15} Et por ce demande l’en se cil à qui li lés fu lessiez a eu le - commadement et il demande puis le lés, savoir mon se il doit estre - oïz. Et je croi se li hoirs li a poié, il doit estre mis arriere par - excepcion de tricherie. Et se uns autres l’a poié, il ne doit pas - estre mis arriere. Et por ce, se li heirs a pledié par l’entredit et - il a eu le condempnement, l’en doit tenir cete distinction. ¶ {16} - Il est certeine chose que cist entrediz apartient aprés un an ; - {17} et si apartient à toz les heirs.

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- § {43.5.4} -
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Paulus dit : les tables do testamant estoient en la garde de un - orfelin et eles i ont lessié à estre par la tricherie à son - deffendeor, li entredit apartient contre le deffendeor, car il est - droiz que il soit tenuz par son mesfet, et ne mie li orfelins.

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- § {43.5.5} -
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Jabolenus dit : il ne convient pas de l’entredit d’aporter les - tables avant se l’en plede [141rB] de l’eritage ; mes se il - convient fere commune enqueste, eles doivent estre mises en garde en - une sainte meson ou baillies à un prodomme.

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- - - VIII. Que rien ne soit fet en saint leu [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 6 : Ne quid in - loco sacro fiat. - -
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- § {43.6.1} -
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Ulpianus dit : je deffant que nule chose ne soit fete ne mise en - nul saint leu. {1} Cist bennissemenz apartient as seinz leus. {2} Ce - que li prevoz dit, que nule chose ne soit fete en sainz leus, il - nene] ni dans le ms. apartient - pas à ce qui est fet por cause de ornement, mes à ce qui est fet par - cause d’anledissement ou de domage. {3} Mes la cure des mesons ou - des seinz leus est commandee à cex qui gardent les seintes - mesons.

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- § {43.6.2} -
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Hermogenes dit : il n’est pas ostroié à fere à murs ne à portes - ne as autres sainz leus aucunnes choses de quoi domages ou ledece - viegne.

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- - - IX. De leus communs et de voies [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 7 : de Locis - et itineribus publics, et du frag. 1 du titre - suivant. - -
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- § {43.6.3} -
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Paulus dit : li mur de les portes ne puent estre habité sanz - l’ostroi au prince por peor de feue.

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- § {43.7.2} -
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Ponponius dit : il ne loise à nul à fere monument en commune - voie.

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- § {43.7.3} -
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Ulpians dit : les voies qui vont d’uns chans en autres, qui sont - si vielles que l’en ne vit onques que eles ne fussant, sont ou - nombre des communes voies. {1} Mes il a tel difference entre eux et - les autres voies communes que les autres ont lor issues en la mer, - ou en aucunne cité, ou en commun flueve, ou en une autre voie - commune. Mes cestes sont d’autre condicion, quar l’une issue est en - la commune voie et l’autre n’est en nul commun leu.

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- § {43.8.1} -
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Juliens dit : li prevoz deffent que l’en ne face edefiement en - leu commun et propose un autre dit.

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- - - X. Que nule chose ne soit en voie ne en leu commun [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 8 : Ne quid in - loco publico vel in itinere fiat. - -
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- § {43.8.2} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : « tu ne faces riens en leu - commun, ne n’i metes nule chose de quoi domages viegne au leu, fors - ce qui t’est ostroié par loi, ou par le consoil au senat, ou par - benissement, ou par le juigement au prince. Je donroi entredit de ce - qui sera fet ». ¶ {1} Cist benissemenz est de deffensse. {2} Et - par lui porvoit l’en à communs profiz et à privez, car li leu commun - servent au preu à chescun non pas comme propre à chescun. Et - autretel droiture avons nos d’user en comme chescuns a de deffendre - nos que nos n’en usons. Et por ce, se ovre est fete en leu commun, - qui empeeche le privé profit, cil qui li fet puet estre trez en - cause par entredit de deffense ; et por ce fut proposez cist - entredit. {3} Labeo dit : comment li nons des communs leus doit - estre pris, car il apartient [141vA] as places et as illes et as - chans et as voies communes. {4} Je ne croi pas que cist autre dit - apartienent as leus communs qui sont au patremoine l’enpereor, car - nus bas hom n’i puet rien fere ne rien deffendre, car tex choses - sont propres au princes. Se aucuns i fet donc aucunne chose, cist - entrediz n’avra pas leu ; mes se aucuns plez en est meüz par - aventure, li prevoz en sont juige. {5} Cist entrediz apartient donc - à leus qui sont establi au commun usage ; si que se aucunne - chose i est fete qui nuise à aucun bas home, li prevoz i mete - consoil par son entredit. ¶ {6} Quant uns hom lieve une - toiletoile] loisle dans le ms., distraction - du scribe ? Cf. lat. Cum quidam velum in maeniano - immissum haberet en haut qui nuit à la lumere - son voisin, cist entrediz i a leu : « ne mest rien en leu - commun par quoi tu nuisses à la lumere ton voisin ». {7} Se - aucuns ne veust depecier ce que il a en commun leu, Aristo dit que - cist entredit i a leu à fere li depecier. ¶ {8} Se aucuns gete une - mole en la mer, cist entredit apartient à celui qui cele chose puet - nuire ; et se nus n’i a domage, l’en garentist celui qui edefie - ou rivage ou qui gite la mole en la mer. ¶ {9} L’en deffent à aucun - que il ne peeche ou que il ne nage en la mer. Il n’avra pas cest - entredit, autresi comme cil ne l’a pas à qui il est deffendu à joier - en commun champ, ou à boigner soi en commun boign, ou à esgarder en - commun tertre ; mes en toz cez quas puet l’en user d’aucion de - torfet. ¶ {10} Li prevoz dit par droit de quoi domages viegne, car - totes les foiz que l’en ostroie à fere aucunne chose en commun leu, - ce est si que ele soit fete, sanz fere nul tort à nului. Et issi - solent li prince ostroier quant l’en lor demande congié de fere - aucunne novele ovre. {11} Il apert que l’en fet domage à celui à qui - l’en tost son preu que il avoit dou leu commun. {12} Et por ce, se - aucuns a moins de veüe ou plus estroite issue, cist entrediz a leu. - {13} Se j’edefice en leu commun, que les choses qui de ma terre - venoient en la toe sanz droiture que tu i eusses il lessent à venir, - Labeo dit que je ne sui pas tenuz par cest entredit. {14} Mes se cil - edefiemenz fet que ta meson n’eit moins de lumere, li entrediz a - leu. {15} Cil moismes dit : se je edefie en commun leu et cil - edefiemenz nuit à celui que tu avoies fet en commun leu, li entrediz - cesse ; car tu avoies edefié contre droit, se ce n’estoit en - droiture qu’i te fust ostroié. ¶ {16} Se aucuns a eu dou prince que - il puisse edefier en commun leu, l’en ne do[141vB]it pas croire que - il puisse edefier si que il face domage à autre. ¶ {17} Se aucuns a - edefié en leu commun et nus ne li a deffendu, il ne doit pas estre - contrainz d’oster l’edefiement que la cité n’en soit enledie ; - et por ce que cist entrediz est de deffensse et ne mie de - restitucion ; neporquant, se cist edefiemenz nuist au commun - usage, cil qui s’entremet des communes ovres les devra oster ; - et s’il ne nuist, il devra establir rente desus ; {18} et totes - ces choses doivent estre gardees as hoirs. ¶ {19} Il est autrement - des seinz leus ; car il ne nos est pas deveé tant solement que - nos n’i façons ovre, ainz nos est commandé que nos depeçons cele que - nos i avons fete et ce est por la religion dou leu. ¶ {20} Li prevoz - dit : « je deffent que nule chose ne soit fete ne mise en - commune voie par quoi ele soit pire ». {21} Nos apelon - « voie commune » cele qui est en commune terre. Il n’est - pas autresi en commune voie comme en privee, car la terre où la - privee voie est autrui, et nos avon tant solement la droiture d’aler - et de venir parmi ; mes la terre de la voie commune est commune - et est bonnee à certeines bonnes de lese par celui qui ot poer - d’acoutumer la quant ele fut mesuree. ¶ {22} Les unes des voies sont - communes et les autres privees et les autres champetres. Nos apelons - communes voies les chemins roiaus ; les voies privees sont - celes que nos avons par autrui chans ; les champetres sont par - quoi nos alons en noz chans. ¶ {23} Voies privees puent estre prises - en .ii. manieres ; car ce sont celes que nos savons parmi le - champ à nostre voisin à aler en un autre, ou celes par quoi tuit - puent aler, qui s’asenblent à la voie commune ou qui vont as viles. - Je croi donc que icestes puissent estre apelees voies communes. - {24-25} Cist entrediz apartienent as voies des chans tant solement - et ne mie à cex de citez ; les cures de cez voies apartienent - as metres, que eles ne soient encombrees ne estrecies. ¶ {26} Se - aucuns fet en voie commune chambre coie, par quoi la voie ne soit - pas si honeste à aler comme ele estoit devant, Labeo escrit que il - est tenuz par cest benissement. {27} Et se aucuns fet en un champ - fosse, où l’eve s’asenble, qui core en la voie commune, il sera - tenuz de cest benissement ; car il ail a] il - la dans le ms. mis en la voie commune tel - chose qui nuist. ¶ {28} Labeo dit : se aucuns edefice en sa - terre si que l’eve s’asenble et soronde en la voie commune, il n’est - pas tenuz par ce benissement ; car il n’i a envoié pas [142rA] - l’eve, mes il ne la reçoit pas ; mes Nerva escrit mieuz que li - uns et li autres i est tenuz. Se uns chans est joignanz à une voie - commune et l’eve qui en cort enpire la voie, et cele eve vient en - ton champ de celui à ton voisin et il te convient à force recevoir - la, li entredit avra leu contre ton voisin ; mes s’il ne - convenoit pas que tu les receusses, tis voisins n’i est pas tenuz, - mes tu i es tenuz, car il apert que cil a fet le fet qui a l’usage - de l’eve. ¶ Nerva escrit que se l’en plede à toi par antredit, tu ne - doiz estre contrainz fors que tu pledes à ton voisin par le - juigement à lui moismes qui plede à toi. ¶ {29} Il moismes dit que - se li leus est mauvés par odor tant solement, l’en ne puet par cele - chose user de cel entredit. ¶ {30} Cist entredit a leu as choses qui - sont peues en voies communes et enpirent la voie. ¶ {31} Li prevoz - dit : « de que la voie soit pire », c’est se ele en - enpire mointenant ou enprés ; car aucunnes choses sont qui - nuisent mointenant comme eles sont fetes, et aucunnes qui ne - nuissent point quant eles sont fetes mes eles nuisent aprés. {32} - L’en entent que voie est enpoirie se li usages de passer i est - corrumpuz. Si comme s’ele estoit avant pleine et ele est or - bone ; ou ele estoit soeve, ore est apres ; ou ele estoit - lee, or est aprés estroite. {33} L’en demande s’il loist à fere en - voie commune une fosse et un pont par dessus . Et plusors dient - que cil qui ce fet en est tenuz par cest entredit, car il ne - convient pas que il enpiert la voie. {34} Cist entrediz est - pardurables et communs, et condempnemnz en doit estre fez de tant - comme li demanderres i a de deperz. {35} Li prevoz dit : oste - ce que as fet ou mis en commune voie ou en commun chemin par quoi la - voie ou li chemins est enpoiriez. {36} Cist benissement - useuse] usent dans le ms. de cele - moisme cause de quoi cil devant, ‹il› vient de restitucion et li - autres est de deffense. {37} Par cest entredit est tenuz non pas cil - qui a fet aucunne chose en voie commune, mes cil qui li a. Et por - ce, se uns fist la chose et li autres l’a, cil qui l’a est tenuz par - cest entredit ; et c'est droiz, car cil qui li a la puet oster. - {38} Nos dison que cil l’a qui en est en possession comment que il - soit, et s’il fist l’ovre, ou s’il l’aquist par cause d’achast ou de - loage, ou par lés ou par heritage ou par autre maniere. {39} Et por - ce quide Offilius que cil qui a guerpi la chose que il fist en la - voie commune par quoi li usages en est corrumpuz, n’est pas tenuz - par cest entredit, car il n’a pas ce que il fist. Mes voions se - aucion doit estre [142rB] donnee contre lui ; et je croi que li - entrediz a leu contre por fere li oster ce que il fist en la voie - commune. ¶ {40} Se uns arbres chiet de ton champ en la voie commune - et si anconbre la voie, et tu le lesses autresi comme s’il ne fust - pas tiens, Labeo escrit que tu n’es pas tenuz par cest entredit. - Neporquant, se cil qui se pleint est apareilliez d’oster l’arbre à - ses despens, et tu li deffenz, il puet pledier à toi par l’entredit - de voie commune. Et se tu n’avoies pas guerpi l’arbre, tu es tenuz - par cest entredit. {41} Labeo escrit que se mis voisins enpoire la - voie commune par son vice, ja sé ce que l’ovre que il a fete soit - profitable à moi et à lui, neporquant s’il ne la fist fors por eise - de son champ, je ne puis pas estre trez en cause par cest - entredit ; et se nos feimes fere l’ovre communement, nos i - somes tenu ambedui. ¶ {42} Cist entrediz a leu contre celui qui a - fet par tricherie que il ne porsiet pas l’ovre que il fist ; - car cil qui porsiet et cil qui a fet par ticherie que il porsiet pas - sont d’une moisme condicion ; et il me senble que la sentence - Labeo est veroie. ¶ {43} Li prevoz dit : « oste - la » ; il apert que cil oste la chose qui ramoine le leu - en celui moisme estat, c’est à savoir en son encien estat, et ce est - fet quant aucuns oste à son despens. Car se cil qui l’en plede par - cest entredit fist l’ovre, ou uns autres la fist par son - commandemant ou la conferma quant ele fut fete, il la doit oster à - ses despens. Et s’il n’i ot nules de cex choses mes il porsiet la - chose, il ne convient fors que il sofre que ele soit ostee. {44} - L’en doit savoir que cist entrediz n’est pas temporés, car il - apartient au commun profit ; li condempnemenz qui en est fez, - de tant comme cil qui se pleint eust de preu se l’ovre fust ostee. ¶ - {45} Li prevoz dit : « je deffant que force ne soit fete - que il ne loise à aler par commune voie et par commun - chemin ».

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- § {43.8.3} -
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Celsus dit : se juiges que li rivages en quoi li pueples de Rome - a commandemant sont au puple. {1} Li usages de la mer est communs à - toz homes, autresi comme cil de l’air, et li pilier que aucuns i - giete sont à celui qui les i giete ; mes ce ne doit pas - ostroier se li usages de la rive de la mer en puet estre - enpiriez.

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- § {43.8.4} -
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Scevola dit : il leust bien par le droit as genz à edefier en la - rive de la mer, se li communs usages n’en fust enpechiez.

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- § {43.8.5} -
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Paulus dit : se li ruisiaus d’eve est meuz par commun leu et il - nuit à un des voisins, li voisins avra aucion par la loi de .xii. - tables.

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- § {43.8.6} -
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Juliens dit : cil qui plede par entredit que nule chose [142vA] - ne soit fete en leu commun par quoi domages li viegne, puet establir - procurator, ja sé ce que il plede de leu commun.

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- § {43.8.7} -
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Cil moismes dit : autresi comme cil qui edefie en commun leu, à - qui nus ne le deffent, ne doit pas estre contrainz de depecier - l’ovre que la citez n’en soit enledie ; autresi doit il oster - l’edefiement que il a fet contre le banissement au prevost, - autrement ne vaudroit il rien le commandemanz au prevost.

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- - - XI. De user de commun leu [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 9, frag. 1 : de Loco publico fruendo. - -
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- § {43.9.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : «  se cil qui a - droiture d’aloer le commun baille à un autre à loage la droiture à - user en, je deffent que force n’en soit fete à celui qui la prant à - loage, ou à son compoignon que il n’en puisse user par la loi de - loage ». {1} Il est aperte chose que cist entredit est proposez - par la cause dou commun profit ; car il deffent les communes - rentesrentes] fermes dans le ms., cf. lat. - tuetur enim vectigalia publica quant il - deffent que force n’en soit fete à cex qui les prenent. {2} Et se - cil qui a prisa pris] apres dans le ms., - confusion dans l’emploi des abréviations le commun aloage - et ses compoinz vienent à pledier en par entredit, il est droiz que - cil qui le prist soit mis par devant son compoingnon. {3} Li prevoz - dit : « que il ne puisse user par la loi do loage », car - cil n’en doit pas estre oïz qui en vieust user sanz loi ou contre la - loi.

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- - - XII. De voie commune et que rien n’i soit fetRubrique du - Dig., liv. 43, tit. 10 : de Via publica, et si quid in - ea factum esse dicatur. - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., frag. 2 du titre précédent, et du titre - 2 : de Via publica et itinere publico - reficiendo. - -
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- § {43.9.2} -
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Paulus dit : il seust estre ostroié que ymages et senblances qui - puent valoir à aornement soient mises en leu commun.

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- § {43.11.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne soit fete à celui qui veust ovrir et fere commune voie et commun - chemin, par quoi la voie ou li chemins n’en soit pirés ». ¶ {1} - « Ovrir voie » est ramener la à la lese et à la hautece - que ele ot ancienement ; et « purgiers » est une - partie de refere la, car l’en apele proprement « purgier » - delivrer la si comme ele fu encienement et oster en ce qu’i i nuist. - Cil qui l’ovre donc et cil qui la porge la refet, et tuit cil qui la - remoinent en l’ancien estat. ¶ {2} Se aucuns enpire la voie por - coverture de refere la, force li puet estre fete quitement ; et - por ce, la voie ne puet pas estre fete plus leeplus lee] - plus lee ne plus lee dans le ms. ne plus - longue, ‹ne plus haute› ou plus basse par non de refere la, ne paver - la se ele ‹ne› fu pavee. ¶ {3} Cist entredit sera donz pardurablement - à toz et contre toz ; et li condemnement est de tant comme cil - qui se pleint i a de domages.

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- § {43.11.2} -
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‹I›abolenus dit : la voie qui est commune à toz ne puet pas - estre perdue por ce se l’en lesse au seren.

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- § {43.11.3} -
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Paulus dit : se aucuns bote la voie commune au champ à son - voisin, aucion en sera donnee contre lui por tant comme cil i a de - domage sus qui champ la voie est botee. {1} Cil qui ere commune voie - est contrainz de remaner la en son estat.

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- - - XIII. Que nule [142vB] chose ne soit fete en commun flueve par - quoi l’eve corre autrement que ele corroit en l’esté d’avant [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 13 : Ne quid - in flumine publico fiat quo aliter aqua fluat atque uti priore - œstate fluxit ; et du tit. 14 : Ut - in flumine publico navigare liceat. - -
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- § {43.13.1} -
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Ulpianus dit : je deffant que nule chose ne soit fete, ne que ne - nuise en commun flueve ne en sa rive par quoi l’eve core autrement - que en l’estat d’avant. ¶ Tot est dou flueve par la où il s’estent - ou tens que il est plus granz an l’an sanz issir de chenel. {1} Li - prevoz porvit par cest entredit que li fluves ne soient pas desrivé - qui ne sont pas ostroié, ou que li chenex ne soit muez en maniere - que il face à voisin aucun tort. ¶ {2} Il apartient donc as fluves - communs qui portent navie, ou qui n’en portent point. {3} Li prevoz - dit : « por quoi l’eve core autrement que ele ne fist en - l’esté devant ». Tuit cil qui i sont donc, ou metent aucunne - chose, n’i sont pas tenu, mes cil qui fet que l’eve core autrement. - Ce qui dit que ele core autrement n’apartient pas à la quantité de - l’eve corant, ainz doit estre raporté à la meniere - etet]a dans le ms. à la roideur do - cors. ¶ Et l’en doit dire generaument que aucuns est tenuz par cest - entredit se li cors de l’eve est muez par ce que il a fet, si comme - se l’eve est abessie ou estrecie par quoi ele est fete plus roide, - et fet domage as coitiveors qui sont environ. Et se li voisin ont - aucun domage par son fet, cist entrediz avra leu. {4} Se aucuns - veust movoir eve à descovert dou ruissel qui est coverz, ou par - covert de celui qui est descoverz, il est tenuz par cest entredit, - se li fez fet domage au coitiveors qui sont environ ; {5} et - autresi s’il mue le chenel, il seré tenuz par cest entredit. {6} - Aucuns sont qui cuident que cist entrediz n’aist pas leu quant - aucunne chose est fete por garnir la rive ; si que se aucuns - fet chose par quoi l’eve core autrement, s’il le fet por garnir la - rive, cest entredit n’ait pas leu. Mes aucuns sont à qui ce ne plet - pas, quar les rives ne doivent pas estre garnies o le domage as - coitiveors. Neporquant, nos usons de ce droit que li juiges doit - juigier se il doit doner ceste excepcion ; car profiz amoneste - aucunne foiz que ele soit donnee s’il a aucun profit en ce que - aucuns a fet ou commun flueve. Quar se li flueves li fet grant - domage et li gaste ses chans, et il amoncele la terre ou fet aucunne - autre garnison por garentir ses chans, et cele chose mue le cors de - l’eve por quoi ne li donroit l’en consoil, je soit ce que plusors - ont deu tot torné les flueves et mué les chenex de ses chans, il - convient donc que l’en regart au profit à cex qui ce font sanz le - domage as coitiveors [143rA]. ¶ {8} Cist est tenuz par cest entredit - qui fet eve core autrement que ele ne corut en l’estat devant. Il - dient que por ce prist li prevoz l’estre devant, car l’en voit plus - certeinement le naturel cors de l’eve en esté que en iver ; et - si parla de l’esté devantdevant] devant tu le la - res dans le ms., confusion du scribe par rapport à la - partie qui suit, et ne mie de celui d’aprés, car l’en est - plus certein dou tens qui est passez que de celui est à venir. {9} - Cest entrediz apartient à chescun, mes il n’apartient pas contre - toz, mes contre celui qui fist que l’eve corust autrement que ele ne - devoit et n’avoit pas droiture de fere la. ¶ {10} Cist entrediz - apartient contre les hoirs. ¶ {11} Li prevoz dit aprés : - « se tu as aucunne chose fete ou mise en commun flueve ou an sa - rive, se l’eve cort par ce autrement que ele ne corut en l’esté - devant, tu les restablisses ». {12} Cist entrediz est de - restitucion et cil devant est de defense et apartient as choses qui - ne sont encore pas fetes. Se aucunne chose a esté fete, ele sera - restablie par cest entredit ; mes se l’en veust proier que - aucunne chose ne soit fete, il convindra user de l’entredit devant. - Et se aucunne chose est fete puis que li entrediz devant sera - renduz, ele sera depecie par cest entredit de restitucion. {13} En - cest entredit vient, si comme Labeo dit, ce que aucuns a lessié par - tricherie à porsoer.

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- § {43.14.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne soit fete que chescun ne puisse mener parmi le flueve sa nef, - grant ou petite, et charger la, ou deschergier en la rive. Et je - commanderoi que il loise à nagier par lac et fossé et par estanc - commun ». ¶ {1} Il est porveu par ce bannissement que l’en ne - deffende pas à nagier par commun flueve ; autresi comme uns - entrediz est proposez devant que l’en ne deffende à nul à user de - voie commune. {2} Mes se li estans ou li lac est privez, li entrediz - cesse. {3} L’en apele lac où il a toz jorz eve, {4} et estanc où il - en a aucunne foiz et aucunne foiz n’en i a point, et l’eve s’i - assenble en iver ; {5} fossé est aperz recetemenz d’eve ; - {6} et ces choses puent bien estre communes. ¶ {7} Se l’en deffant à - celui qui a aloé lac ou estanc que il n’i peeche, Sabins et Labeo - dient que cist entrediz li vaut. Se il a donc aloé d’aucunne - commune, il est droiz que il ait cest entredit.

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- - - XIV. Que il loisse à ovrer en commun flueve [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 15 : de Ripa - munienda. - -
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- § {43.15.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne soit fete à aucun que il ne li loie à fere ouvre en commun flueve - ou en sa rive por garentir son champ qui est lez la rive, por quoi - la voie as nés ne soit enpoirie se il done caucion au juigement de - bons homes que domages n’en vendra pas dedanz .x. anz, ou il [143rB] - ne remoint pas en lui que il ne le donne ». ¶ {1} Il est - profitable chose que les rives des fleuves soient refetes et - garnies ; autresi, comme uns entrediz en est donc proposez de - garnir ‹…› rive de flueve. {2} Il dit donc « por que la voie à - nés ne soit enpoirie » ; l’en doit soffrir itel refesement - qui n’enpeeche pas la voie as nés. {3} Cil qui vieust garnir la rive - par devers lui doit doner caucion que domages ne vindra par ce ou - plege selonc la qualité de la persone. Il est contenu en cest - entredit que caucion soit donee en cest juigement des bons homes que - domages n’en vendra pas dedanz .x. anz. {4} Ceste caucion sera donee - as voisins et à cex qui ont lor possessions desus le flueve. ¶ {5} - Car il convint prendre garde que caucion lor fust donee ainz que - l’ovre fust fete ; car puis que l’ovre fust fete, l’en ne puet - pas recevoir le domage par cest entredit, ainz en convenist pledier - par la loi qui fet restorer les domages. ¶ {6} L’en doit savoir que - li prevoz n’establist ci nule chose de garnir rive de lac ou - d’estanc ou de fossé, mes l’en i doit garder ce moisme qui est - establi en la rive dou flueve.

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- - - XV. De force et de force armee [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 16 : de Vi et - de vi armata. - -
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- § {43.16.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « se tu ou ta mesnie - avez mis aucun hors par force, j’en donroi dedanz l’an juigement - comme il i ot quant il fu mis hors ». ¶ {1} Cist entrediz est - proposez à celui qui est mis hors à force ; et por ce est cist - bennissement proporsez à recovrer la possession. {2} Et que rien ne - soit perdu par force, l’en porvoit par les lois des communs - juigemenz et des privez et par les establissemenz as princes. ¶ {3} - Cist entrediz n’apartient pas à tote force, mes à cex tant solement - qui sont mis hors de possession par force ; il apartient à - cruel force tant solement et à cex tant solement qui sont mis hors - de terre, si comme d’un champ et d’une meson. Et se aucuns est mis - hors d’une place, cist entrediz li apartient. {4} A toz cex qui sont - mis hors des choses qui tienent à terre ; de que‹l› leus que ce - soit de quoi aucuns est mis hors por force, cist entrediz i a leu. - {5} Et por ce, se la meson de quoi aucuns est mis hors par force - estoit tote sus terre, cist entrediz i a leu. ¶ {6} Il est certeine - chose que cist entrediz n’apartient pas as choses movables ; - car aucion de larrecin ou des biens raviz par force li puet valoir. - Mes s’il avoit aucunne chose au champ ou en la meson de quoi aucuns - fu mis hors par force, l’en ne doit pas doter que cist entrediz - n’aist leu por cez choses. ¶ {7} Se aucuns est getez hors de [143vA] - une nef par force, cist bannissemenz n’i a pas leu. Autresi est de - celui qui est mis hors par force d’une cherrete, que nus ne dit que - il puisse user de cest entredit. {8} Mes se aucuns est par force mis - hors des mesons de fust, nus ne dote que cist entredit ne ait - leu ; car ce est chose qui tient à terre. ¶ {9} Cil qui porsiet - est mis hors comment que il porsie, ou citement ou naturement ; - car possession naturel, et ce que aucuns porsiet comme la soie - chose, apartient à cest antredit. {10} Et se li mariz dona une chose - à sa feme et ele en est mise hors par force, ele porra user de cest - entredit.¶ {11} Li prevoz dit : « se tu ou ta - mesnie » ; i fist par droite mencion de la mesnie, car por - ce que il n’apert pas que je face ce que ma mesnie fet, il convient - fere mencion de la mesnie. ¶ {12} Il apert que cil meste hors qui - commande que autres i meste ; quar il a pou de difference se - aucuns mest hors à ses meins ou par autre persone. Et por ce, se ma - mesnie mest aucun hors par ma volenté, il apert que je le meste - hors. ¶ {13} Totes les foiz que uns verois procurators mest aucun - hors par force, cil qui est mis hors puet pledier o le quel que il - vieust, ou o le procurator ou o son seignor, si comme Sabins dit. Et - s’il plede à l’un, li autre est delivres, se cil à qui il plede poie - la valor dou plet ; car cil ne se puet acuser qui par force met - hors aucun par le commandemant d’aucun, plus que cil qui ocist un - home par commandemant d’aucun. Mes s’il est faus procureres, cil qui - il met hors par force ne puet user de cest entredit fors contre - lui ; et la sentence Sabin est veroie. {14} Et se aucuns autres - mest aucun hors par force, et je estable ce qui est fet, aucun - quident que je l’aie mis hors selonc Sabin et Cassi, qui dient que - cil qui a la chose estable est pers à celui qui la commande, et que - je sui tenuz par cest entredit. Et ce est voirs, quar l’en dit par - droit en mafet que tex otroiz est acompoigniez à commandemant. ¶ - {15} Ce que li prevoz dit : « durt ou ta mesnie » est - escrit par droit ou quas en quoi la mesnie mest aucun hors par - force ; mes se li sires le commanda, il le fist ; et s’il - ne le commanda pas, il n’en doit pas estre grevez, mes cil qui le - firent sanz son commandemant. Mes se aucunne chose en vient à lui, - il la doit rendre ; et se rien i vint, il sera quites par - abandoner les sers à estre acusez de lor mesfet, et c’est toz li - domages que il doit avoir por ce que li sers puet en ce enpoirier la - condicion son seignor. {16} Li sers [143vB] est par droit contenuz - ou non de mesnie. {17} Mes l’en demande quel nombre de sers cil nons - contient, ou de .ii. ou de .iii. ou de plusors. Et il est verité - que se uns seus sers a mis aucun hors par force, il apert que la - mesnie l’a mis hors. ¶ {18} L’en doit dire que cil qui fet en leu de - serf sont tenu en leu de mesnie. ¶ {19} Se aucuns nie que il n’est - pas sers, li sires doit estre contrainz de deffendre sa mesnie ou de - recevoir ceste aucion que il rende ce qui en est venuz à lui. ¶ {20} - Se li fiz qui est au bail, ou servianz qui est loez, met aucuns hors - par force, il apartient à cest entredit. {21} Se je voil user de - cest entredit contre celui qui plede por estre frans, et il est - juigiez à franc, et il apert que li sers m’oient mis hors par force - sanz son seu, je seré restabliz en la possession. ¶ {22} Il apert - que li sires tiegne ce que ses sers, ou ses coitiveres, ou ses - procureors tient ; et por ce, se il sont mis hors, ja sé ce que - il ne sache pas que il soient mis hors, se cil por quoi je porsoie - est par force mis hors de la possession, il n’est mie dote que cist - entredit ne m’apartiegne. ¶ {23} Cist entrediz apartient à nului - fors à celui qui porsiet quant il fu mis hors ; ne il n’apert - pas que autres soit mis hors que cil qui porsiet. {24} Se cil qui - est mis hors porsiet donc ou par cors ou par corage, il apert que il - est mis hors par force. Et por ce, se aucuns estoit issuz hors de sa - meson ou de son champ, et il n’i avoit lessié nus de ses sers ne nul - home de par lui, et aprés quant il revint l’en li deffendi que il - n’entrast dedanz ou aucuns le detint en la voie, il seuble que il - soit mis hors par force ; car la possession li est tolue que il - tenoit en son corage, ja sé ce que il ne l’en tenoit pas par cors. - {26} Se aucuns nene] me dans le ms. - porsiet ne par cors ne par corage, et il veust entrer ou le - commoincer à porsoer le, se l’en li deffant, il n’apert pas que il - en soit mis hors ; car cilz est mis hors qui pert la possession - et ne mie cil qui ne la reçoit pas. ¶ {27} Cassius dit : que il - loit à deffendre soi de force par force, et cist droiz vient de - nature. ¶ Il apert donc par force que il lise à deffendre soi - d’armes par armes. ¶ {28} L’en dit que cil porsiet par force qui a - mis hors l’encien porseor et tient la possession que il a conquise - par force, ou qui vient apereilliez par deffendre que aide ne soit - fete à celui qui est mis hors de sa possession. ¶ Se aucuns retient - par force sa possession, Labeo dit que il n’apert pas que il porsiee - par force. ¶ {29} Cil moismes Labeo dit que cil qui por peor de la - grant torbe [144rA] de gent qui venoit est issuz de sa possession - est mis hors par force. Mes Pomponius dit que force n’est pas fete - sanz aucun cors ; et je croi que cil qui est chaciez par genz - qui sont venuz et ont porpris sa possession est mis hors par force. - ¶ {30-31} Se cil qui porsiet par force ma chose est mis hors par - force par un autre, il a cest entredit par quoi il doit recovrer tot - le domage que il a en ce que il en a esté mis hors, quar la premiere - cause li doit estre rendue que il eust s’il ne fust mis hors par - force. ¶ {32} Se li chans de quoi je sui mis hors par force m’est - renduz et les choses qui autresi me furent tolues par force ne me - sont pas rendues, l’en doit dire que por ce ne remoint pas que je ne - puisse user de cest entredit ; car il est verité que je fui mis - hors par force. ¶ Se aucuns vieust pledier par cest entredit de la - possession de la terre, et il veust pledier des moebles par aucion - de fere chose venir avant, i le puet fere ; et issi le dit - Juliens. {33} Il moismes escrit que se aucuns veust pledier par - aucion des biens raviz par force, il le puet fere. Ce que li prevoz - dit « et les choses que il ot », doit estre issi entendu - que totes choses i soient contenues, et non pas tant solement celes - qui sont soes propres, mes celes qui li ont esté baillies et celes - de quoi il a l’usaire ou la garde ; car quant li prevoz dit que - il ot, totes menieres d’avoird’avoir] de voir - dans le ms., cf. lat. cum enim dicat praetor "habuit", - omnia haec habendi verbo continentur sont - contenues par ceste parole. {34} Li prevoz i ajoint par droit ce que - il ot lors, car par ce entendons nos ce que il ot quant il fu mis - hors. Et por ce, se aucunnes des choses que il ot lors sont peries, - si vienent eles en cest entredit. Et issi avient il que se li serf - ou les betes muerent aprés ce que il a esté mis hors par force, eles - puent estre demandees par cest entredit. Juliens escrit aprés que - quant aucuns est mis hors par force de la possession ou il a sers et - li serf muerent sanz les corpes à celui qui les mist hors, si - convient il que il les rende par cest entredit ; autresi comme - cil qui a enblé un serf est tenuz à rendre en le pris aprés ce que - il est morz. {35} Et de ce s’ensit il que il est contrainz de rendre - le pris des mesons qui sont arses. ¶ {36} Li prevoz vieust que cil - qui a mis par force aucun hors de sa possession et a fet par sa - tricherie que il ne le porsiet pas, est tenuz par cest entredit. ¶ - {38} Comment entendons nos ce que li prevoz dit « ce que il ot - illoc », ou en leu don il fu mis hors par force ou en tote sa - possession ? Il est [144rB] mieuz que la possession soit - raportee en leu don il fu mis hors ; et sanz dote cist entrediz - vaut à tote la possession que il perdi quant il fu mis hors. ¶ {40} - L’en contera les fruiz despuis que aucuns fu mis hors de sa - possession, ja sé ce que l’en ne les conte es autres entrediz, fors - depuis que l’en en commoinça à pledier. Autresi est il des choses - movables qui estoient illoc ; car li fruit en doivent estre - conté depuis que cil fu mis hors de la possession. ¶ {41} L’en rent - par cest entredit non pas tant solement les fruiz mes les autres - profiz ; car Vivians reconte que totes les choses que cil qui - est mis hors par force de sa possession puet avoir s’il n’en fu mis - hors, li doivent estre rendues par cest entredit. ¶ {42} Cil qui ne - porsiet pas ce que il a tolu à force, est contrainz de rendre le par - l’entredit de force. ¶ {43} L’en demande, se cist entredit, qui a en - celui cruelté de fet, à celui qui apartient, à celui qui a esté - franchiz contre son patron, ou as enfanz contre lor peres. Et - il est verité que il ne puet pas estre donez contre tex - persones ; et il est mieuz que aucion por le fet apartiegne - contre eus. Mes il est autrement se li patrons usa de force armee - contre celui que il avoit franchi, ou li peres contre ses enfanz, - quar en ce quas li entrediz a leu. {44} Cist entrediz apartient à - toz les hoirs. {45} Li argumenz que l’en trove es livres Juliens dit - que cist entrediz n’apartient pas as autres que à celui qui ne - porsiet pas. ¶ Se aucuns me met par force hors de ma possession et - il n’en mest pas ma mesnie hors, je ne puis pas pledier par cest - entredit ; car je retien la possession par cex qui ne sont pas - mis hors, je ne puis pas pledier par cest entredit. {46} Ce moismes - dit Vivians : se cil qui fist la force mist les uns des sers - hors et retint les autres et les lia, neporquant l’en entent par - droit que il est mis hors desque autres a commoincié à porsoer les - sers, ce que a esté dit en une partie des sers doit estre en toz. - {47} Et que dirons nos, se nus n’en est mis hors mes cil qui est - entrez en possession les porsiet toz et se fet servir à ex et a - lié le seignor moismes. Je croi que qui est liez en la - possession est autresi comme cil qui en est mis hors par force. {48} - Aucion apartient par cause de cest entredit contre toz les hoirs por - tant comme il en est venuz à eus.

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- § {43.16.2} -
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Paulus dit : ou il ont fet par tricherie que il n’i est - venuz.

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- § {43.16.3} -
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Ulpianus dit : autresi est il se aucuns [144vA] est mis hors o - armes, car aucion est donnee por les mesfez au mort por tant comme - il en est venu as hoirs ; car il ne convient pas que li heirs - ait domage ou mesfet à son encessor, ainz est assez que il n’i ait - point de gaing. {1} Ceste aucion qui apartient contre les hoirs - apartient pardurablement, car ele contient chalongement de chose o - armes. ¶ {2} Armes sont totes menieres de darz, non pas tant - solement espees et glaives mes batons et pierres. {3} Et por ce se - li uns prent .i. gleve, mes batons et pierres, il apert que cil qui - estoit en la possession en soit mis hors o armes. {4} Et encor dit - l’en plus que, s’il vindrent tuit desarmé, et il pristrent en la - possession batons et pierres, la force est armee. {5} Et s’il - vindrent armé, mes il n’userent pas des armes, encore est ce force - armee ; quar ce est assez que cil qui fu mis hors ot poer des - armes. ¶ {6} Se aucuns ot poer d’omes armz qui aloient aillors et il - s’en foï, il n’apert pas que il soit mis hors par force ; car - cil qui estoient armé n’avoient pas ce en corage, ainz aloient - aillors. {7} ‹…› Et por ce, l’en ne doit pas dire que il soit mis - hors par force s’il ne midrent hoirs premerement de sa possession. ¶ - {8} Se li sires venoit en sa possession et cil qui estoient dedanz - li deffendirent o armes que il n’i entrast, il senble que il en soit - mis hors o armes. ¶ {9} Nos nos poons deffendre o armes de celui qui - vient sus nos o armes mes que ce soit mointenant et sanz - entente ; et nos devons savoir que il ne nos est pas ostroié - tant solement à deffendre nos que nos ne soient mis hors, mes à - mestre hors cex qui nos ont mis par force, par quoi nos le façons - mointenant et sanz atandre. ¶ {10} Quant uns procurators vient o - armes por metre aucun hors de sa possession, il senble que ses sires - le meste hors o armes se il le commanda ou s’il ot estable. {11} Mes - se ma mesnie i vient o armes, il n’apert pas que je i viegne o - armes, mes ma mesnie, se je ne le commandoi ou oi estable. ¶ {12} - Cist entredit apartient à celui qui fist par tricherie que aucuns - fust mis hors de sa possession o armes ; et l’en pledera aprés - l’an por tant comme il en est venu à celui qui le fist mestre hors. - ¶ {13} Il apert que li entrediz de force est necesseres à celui qui - a l’usaire d’une chose se l’en li deffant useruser] en - sor dans le ms., cf. lat. Si prohibeatur uti - frui usu fructu fundi an. {14} Il senble que - cil li deffant useruser] en sor dans le ms., cf. - lat. Uti frui autem prohibuisse is videtur - an, qui l’en a mis hors par force, ou il ne pot [144vB] soffrir que - il entrast ou champ quant il en fu issuz ne mie par corage de - laissier l’usaire ; mes se aucuns deffendi au commoincement que - cil n’entrast pas en la possesion par commoincier à user de - l’usaire, cist entrediz n’a pas leu, mes il doit chalongier son - usoire. {15} Cist entrediz apartient à celui qui l’en deffent que il - n’use d’un champ et à celui que il est deffendu à user - d’edeffiement ; mes il n’apartient pas as choses movables se - eles ne tienent à terre. ¶ {16} Por quel cause que useres ou usages - soit establiz cist entrediz a leu. ¶ {17} Cil qui est en possession - par quelque maniere par non d’usaire, usera de cest entredit. Mes - s’il muert aprés ce que il li a esté deffendu à user d’usaire, l’en - dira par droit que cist entredit apartient à ses hoirs, non pas por - establir l’usaire au tens que est avenir, mes por avoir les deparz - dou tens passé. {18} Et aucion en puet estre meüe contre l’oir, por - tant comme il en vint à lui.

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- § {43.16.4} -
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Cil moismes dit : se aucuns m’a par force mis hors de ma - possession ou non à une université, Ponponius dit que cist entrediz - m’apartient ou non à l’université se aucunne chose en est venue à - lui.

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- § {43.16.5} -
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Cil moismes dit : se l’en te baille la possession de mes choses, - Pomponius dit que cist entrediz cesse ; car cil n’est pas mis - hors par force qui est contrainz par force de mestre un autre en - possession.

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- § {43.16.6} -
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Paulus dit : son departemenz est fez par l’entredit de force - tant comme aucuns eust de preu s’il porsoist. Et de ce droit dit - Pomponius que nos usons ; et ce vaut aucunne foiz plus que la - chose et aucunne foiz moins, quar aucunne foiz avient que se cil qui - demande porsit un serf, il i eust plus de preu que li sers ne vaut - ou par fere enqueste par lui ou par aquierre heritage.

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- § {43.16.7} -
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Cil moismes dit : se tu m’as par force mis hors de ma chose, ja - sé ce que uns autres ait commoincié à porsoer la, neporquant je ne - puis pas user de cest entredit contre autre que contre toi.

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- § {43.16.8} -
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Cil moismes dit : uns hons disoit que chose est porsise par - force totes les foiz que cil qui la porsiet en est mis hors par - force, ja sé ce que il n’en soit pas sires.

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- § {43.16.9} -
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Cil moismes dit : se plusors sont hoir à celui qui par force - mist hors aucun de sa possession, chescun ne sera tenuz fors en tant - comme il en vint à lui ; et por ce avandra il aucunne foiz que - cil à qui tot est venu sera tenuz à tot, ja sé ce que il n’en soit - hoirs [145rA] que d’une partie de l’eritage. ¶ {1} Li prevoz doit - restablir en cele moisme cause celui qui est par force mis hors de - son usaire, ce est ou point où il fust s’il n’en fust mis - hors ; si que ce li usaires est finez par tens puis que il fu - mis hors ; por ce ne remoint pas que cil que l’en mist hors ne - doie estre contrainz de restablir le.

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- § {43.16.10} -
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Gaius dit : se uns hom a par force mis hors d’une possession - celui qui en avoit l’usaire, o celui qui en avoit la proprieté, et - li sires de la proprieté plede à lui par cest entredit et il - recouvre sa proprieté, il en retendraretendra] - rentendra dans le ms., tilde d’abréviation mal - placée, cf. lat. retinere debeat reversum ad se usum - fructum l’usaire. Et ce que cist a perdu, qui - avoit l’usaire, sera sus celui par qui fet il le perdi.

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- § {43.16.11} -
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Ponponius dit : cil fet force qui ne soffre pas que cil qui - porsiet porsie à sa volenté, si comme s’il seme en ce que il porsiet - ou il ere, ou il edefie, ou il i fet aucunne autres chose qui - enpeeche la possession.

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- § {43.16.12} -
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Marciaus dit : quant uns hom ot vendu son champ et commandé que - li acheterres le porseist, li coutiveres qui tenoit à loage ne - soffri pas que li acheterres i antrast. Aprés avint que li - coitiverres en fu mis hors par force, l’en demandoit li quex a - l’entredit de force. Et je dist que il n’a nule difference se - li coitiverres deffendi au seignor dou champ que il n’i entrast, ou - à celui qui l’avoit acheté. Li entrediz de force apartendra donc au - coitiveor contre celui qui le mist hors ; et il sera tenuz par - cel moismes entredit au seignor dou champ quar il senble que il le - mist hors quant il nene] ne le dans le ms. - bailla à l’acheteor la possession, s’il ne le fist par droite - cause.

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- § {43.16.13} -
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Ulpians dit : entrediz de force ne autres n’é tant bone - renomee.

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- § {43.16.14} -
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Ponponius dit : se tu fus mis hors d’un champ à force armee et - la possession t’en est rendue, ja sé ce que tu le porsoes par force - ou en repost, ou à loage, tu avras arrieres les moebles que tu - avoies.

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- § {43.16.16} -
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Ulpians dit : se li fiz qui estoit en bail a mis aucun hors de - sa possession par force, l’en doit dire que ses peres est tenuz par - tant comme il en vint à lui.

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- § {43.16.17} -
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Ulpians dit : se l’en toloit à aucun sa possession par force, et - il la gaigna arrieres par cel asaut moismes, l’en entant mieuz que - il est remés en son encien estat que l’en ne fet que il porsie à - force. Et por ce, se je te met hors par force, et tu moi, et je toi - arrieres, li entrediz de force t’apartendra.

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- § {43.16.18} -
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Papinians dit : cil qui t’avoit baillié un champ à loage le - vendi aprés et commanda qu'il entrast en vuide possesion ; mes - li coitiverres le fist forcie que il n’i entrast, et li acheterres - en mist hors le coitiveor par force ; l’en [145rB] - demandademanda] commanda dans le ms., - probablement une distraction du scribe entrainée par - l’abréviation (com-) et le changement de - colonne li quel devent user des entrediz. ¶ Il nos plest - que li coitiverres fust tenuz par cest entredit à celui qui avoit le - champ ; quar il n’a point de difference s’il deffendi à lui, ou - celui que il a i anvoia que il n’i entrast ; mes il n’apert pas - que il en ait perdi la possession devant que ele fust livree à - l’acheteor. Et por ce, li acheterres qui fist force au coitiveor est - tenuz à lui par ceste entredit ; car il ne devoit pas porsoer - le champ par force. Et l’en demande se l’en doit secorre à - l’acheteor s’il a mis le coitiveor hors par force. Et je dis - que nenil, car il reçut commandemant que il ne li soit pas à - fere ; ne il ne devoit pas tenir le champ à celui o qui il poet - pledier par l’entredit de force.

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- § {43.16.19} -
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Triphonius dit : Julians rendit par force que se tu mez par - force hors de mon champ en quoi j’é choses movables, tu me doiz - rendre par l’entredit de force, non pas tant solement les choses qui - tienent à terre mes les mobles, ja sé ce que je demore à pledier à - toi par cest entredit tant que les betes ou li serf sont mort, ou - que les autres choses sont peries par aucun quas. Mes por ce ne - remoint pas que tu ne soies tenuz à rendre les moi.

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- § {43.16.20} -
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Labeo dit : se tes coitiverres est mis hors de ta possession par - force tu en puez pledier par l’entredit de force. Autresi est il se - tes hostes est mis hors de ta meson par force. Et Paulus dit que ce - moismes puet l’en dire de coitiveor au coitiveor, et de l’oste à - l’oste.

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- - - - XVI. De voie et de charriere privee [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 19 : de - Itinere actuque privato. - -
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- § {43.19.1} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne te soit fete que tu n’uses de la voie ou de la cherriere commune - de quoi l’en plede et de quoi tu as usé sanz prendre le d’autre, ne - par force, ne en repost, ne par prest ». ¶ {1} Cist entrediz - est de deffense et apartient à garentir les servises des chans tant - solement. {2} Li prevoz ne quiert pas en cest entredit se li - servises fut establiz par droit ou non, mes sanz plus se l’en a usé - en cel an, ne par force, ne en repost, ne par prest. Et il garentist - celui qui en usa, ja sé ce que il n’en usa pas ou tens que li - entrediz furent duz. S’il ont donc droit en la voie, ou il n’en i ont - point, il est en tel condicion que il apartient à la garentie au - prevost, se il n’en a usé en l’an au moins par .xxx. jorz. Ne li - usages n’est pas raportez au tens presant ; car nos n’usons pas - toz jorz des voies, mes quant mestiers nos en est ; et por ce - que il fist mencion d’un an. {3} Nos devon si conter que li anz - faille au jor que li entrediz est venuz. ¶ {4} Se aucuns plede par - cest entredit, il i sofist que il prove [145vA] que il a usé de la - voie, ou à pié ou à cheval. {5} Et Julians dit que c’est assez - desque il i est entrez ; et ce est voirs. {6} Julians dit que - cil qui a fet voie par le champ son voisin par eschever un ruisel, - ou par ce que la commune voie est mauvese, ja sé ce que il i ait alé - sovant, neporquant il n’i a pas usaire ; et por ce n’i a pas - cist entrediz leu. Et autresi doit l’en dire se la voie qui estoit - mauvese ne fu pas commune mes privee. ¶ {7} Se li coitiverres ou li - ostes à aucun a fet voie à aler à son champ, il senble que il en a - usé, et por ce avra il cest entredit. Et issi escrit Pedius, et si - dit encore que se il ne savoit pas que li chans estoit par quoi il - aloit, si retient il servise. ¶ {8} Se aucuns a lessié par pluie à - user en cest an d’une voie que il avoit, et il en usa l’an devant, - il puet user de cest entredit par estrange restitucion. {9} Et - autresi dit Marciaus que s’il a lessié par force à user en, il doit - avoir enterine restitucion. Et en toz les quas en quoi il doit avoir - enterine restitucion, li doit l’en ostroier que il use de cest - entredit. ¶ {11} Se je te preste mon champ, à qui voie estoit deue - par le champ mon voisin, et tu pries mon voisin que il te lest aler - à ton champ à celui que je te preste, l’e‹n› demande se excepcion de - ce que tu li as prié te doit nuire se tu ves user contre lui de - l’entredit de voie privee et s’il est droiz que ele te nuise. - Et ce puet estre conquilli par ce que Juliens escrit en tel quas. - Quar l’en demande, se je te prest mon champ à qui une voie est deue - parmi un autre champ, et tu prises le seignor de ce champ que il te - lest aler par cele voie, savoir mon se li entrediz me vaut. Et - je croi que oïl, car cex enpruz ne me puent pas obligier ; ne - l’en n’entant pas que je porsie par enprunst. Et totes les foiz que - mes coitiverres ou cil à qui je baillai mon champ use de la voie, - l’en entant que je i aille ; et por ce, di je par droit que je - en use. Et ceste reson fet que se je ai la voie par prest, ja sé ce - que tu i ailles par pensee que ele soit deue à ton champ, li - entrediz ne me vaut rien, car je use de la voie par enprunt. Et - c’est droiz que l’en ne regarde pas l’entencion toue mes à la - moie ; neporquant, je croi que tu porras user de l’entredit, ja - sé ce que Juliens n’en dit rien de ce. ¶ {12} Se aucuns n’a pas usé - de sa voie en l’an devant, mes autres en a usé en son non, mes ce a - esté en repost ou par enprunt, il convient voir se celi nuist ; - et il est mieuz que ce ne li nuise pas, [145vB] en tant comme il - apartient a l’entredit.

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- § {43.19.2} -
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Paulus dit : quar ce qui est passé par droit ne puet pas estre - corrumpu par mesfet qui sorviegne.

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- § {43.19.3} -
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Ulpians dit : por ce escrit Labeo que se tu as par droit une - voie par mon champ et tu en uses, et je vant le champ, et cil qui - l’achete te deffent que n’en uses, ja sé ce que il senble que tu en - uses puis en repost (por ce que cil qui use sus deffens use en - repost), neporquant cist entrediz t’apartient ; car tu en uses - en l’an, et ne mie por force, ne en repost, ne par enprunt. {1} Et - l’en doit sovent savoir que cil seus n’use pas en repost qui use sus - deffans, mes cil qui par un autre retenoit la droiture d’user se cil - par qui il la retenoit use sus deffans. Neporquant, se je ne soi pas - que il fust deffendu à celui par qui je usoie de la chose que il - n’en usast, et je me tiegn en l’usage, ce ne me nuist rien. ¶ {2} Se - aucuns a usé de la chose que mis procurators tenoist par force ou en - repost, ou par enprunt, je le puis par droit deffendre que il n’en - use ; et li entrediz ne li en vaut rien, car il porsiet de moi - comme de mon procurator. Et Pedius dit que se je ai tenu par force - ou en repost ou par enprunt de celui en qui leu je sui venuz ou par - li heritage ou par autre droiture, l’en doit dire ce moismes ; - quar desque je sui venuz en son leu, il n’est pas droiz que ce nuise - contre moi, qui ne nuist pas contre lui. ¶ {3} L’en prise par cest - entredit tant comme cil qui se plaint eust de preu se l’en ne - deffendist pas au ser de la voie ou de la cherriere. ¶ {4} Il senble - que nos usons de servises par noz sers et par noz coitiveors, et par - noz amis et par noz hostes, et presque par toz cex qui nos retienent - servises, et neïs par celi qui à l’usaire de nostre chose ; - Julians dit que cist entrediz n’apartient pas au seignor de la chose - par celui qui en a l’usaire. {5} Et si dit Julians que se j’é - l’usaire do champ et tu en as la proprieté, et nos devons aler - embedui par le champ à nostre voisin, et il nos est deffendu ou par - lui ou par autre, nos poons ambedui user de cest entredit. ¶ {6} - Cist entrediz apartient celui qui a receu par cause de don la nue - possession d’un champ. ¶ {7} Se aucuns achete un champ par mon - commandemant, il est droiz que cist entrediz me soit donez, autresi - comme cil en usa qui acheta le champ par mon commandemant. ¶ {8} Cil - qui achete usaire, ou cil à qui il est lessiez et [146rA] livrez, - puet user de cest entredit. {9} Et cil à qui uns est bailliez par - cause de doere porra user de cest entredit. {10} Et l’en puet dire - generaument que cist entrediz a leu par totes les causes qui ont - senblance de vente ou d’autre marchié. ¶ {11} Li prevoz dit : - « je deffant que force ne te soit fete que tu ne faces, si - comme droiz sera, la voie ou la cherriere dont tu as usé cel an, ne - mie par force, en repost, ne en amprunt. Qui vodra user de cest - entredit si doint à son aversaire caucion que domages ne sera pas - fez de par lui. {12} Et il est ses preuz que il propose cest - entredit ; quar il convient que cil qui use de la voie meste - avant cest entredit, que il li lise à refere la voie ; quar il - n’en porra en nule maniere user à son preu s’il ne la refesoit. ¶ - {13} Cist entrediz se devise de celui devant, car tuit cil qui en - l’an ont usé de la voie puent user de cel devant ; et de ce - puet user cil qui a en l’an usé de la voie et a droiture de refere - la. ¶ Il senble que cil à qui la voie est deue par droiture de - refere la, cist qui veust user de cest entredit, doit porvoer .ii. - choses : ce que il a usé en l’an de la voie et que ele li est - deue. Et se une de ces choses li faut, li entrediz ne li apartient - pas. Et c’est droiz, car qui veust avoir voie par autrui champ, par - mostrer sanz plus que cil servises est deuz, ne doit pas prover que - il i ait droiture ; et cil qui celi sofre à fere n’i pert rien. - Mes cil qui veust refere la voie i fet aucunne novele chose ; - ne ce ne li doit pas estre ostroié en autrui terre, se ele ne li - doit le servise. {14} Il puet avenir que aucuns ait droiture d’aler - par une voie et n’ert pas droiture de referre la ; por ce que - il fu mis en convenant quant li servises fu establiz que il n’avroit - pas droiture de refere la voie, ou s’il la veust refere, il i aist - droiture de refere la jusque une certeine meniere. Li prevoz se - retornera donc par droit à refere la voie, et dit « que tu ne - la refaces si comme tu en avras la droiture » ; c’est à - dire, que tu ne le refaces si comme il fu mis en convenant quant li - servises fu establiz. ¶ {15} Nos entendons que refere est ramener la - voie à sa premere forme, si que nus ne la lesse ne l’aloigne ne - auce ne abesse ; quar fere est une chose et - defereConfusion possible avec refere, - cf. lat. aliud est enim reficere, longe aliud - facere une autre. ¶ {16} L’en demande se - aucuns veust fere une novele chose por amender la voie, - sa[146rB]voir mon se cele li doit estre ostroie. ¶ Et Labeo - dit que il li doit estre ostroie se cil amendemenz apartient à - refere la voie ; et je croi que la sentence Labeo est veroie se - l’en ne puet aler par la voie sanz cel amendement.

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- § {43.19.4} -
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Renulcius dit : li encien i ajoignent que force ne fut pas fete - de porter les choses qui seroient profitables à refere la - voie ; mes ce i estoit mis por noient, car il senble que cil - qui ne sofre pas les choses soient aportees, sanz coi la voie ne - puet estre refete, ‹…›. ¶ {1} Se aucuns poet aporter par une corte - voie les choses qui estoient necesseres et il les aporta par plus - longue voe par anpoirier le champ, force li porra estre fete - quitement, quar il moismes enpeche que il ne reface la voie.

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- § {43.19.5} -
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Ulpianus dit : il apert donc que cil qui ne sofre pas que les - choses necessoires i soient aportees fet force que la voie ne soit - pas refete. ¶ {1} Et se aucuns poet aporter par une autre part dou - champ les choses qui estoient necesseres à refere la voie sanz fere - domage au seignor dou champ, et il les aporta par la où il li fesoit - plus de domage, force li puet estre fete quitement.¶ {2} Cist - entrediz doit estre donnz non pas tant solement à celui à qui la - force est fete mes à ses hoirs ; et si est donnz à l’acheteor - et contre l’acheteor. ¶ {3} Se aucuns n’a pas servise qui soit - establiz par droit, mes il i a autresi comme prescripcion de lonc - tens por ce que il a longuement usé dou servise, il puet user de - cest entredit. {4} Cil qui veust user de cest entredit doit doner à - son aversere caucion dou vice de l’ovre.

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- § {43.19.6} -
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Paulus dit : autresi comme ce ne nuist pas à celui qui usa de un - servise sanz vice, qui en a usé ou darrener an o vice, ne nuira pas - à l’acheteor ou à l’oir ce que il en ont usé o vice, se li venderres - ou li morz en userent par droit.

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- § {43.19.7} -
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Celsus dit : se aucuns a alé par ton champ, ne par force, ne en - repost, ne par enprunt, neporquant il n’ovoit pas droiture d’aler i, - et s’il li deffandi que il n’i alast pas, cist entrediz ne li vaut - rien ; quar, à ce que li entrediz vaille, il convient que l’en - ait esté en possession do servise.

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- - - XVII. D’eve de chescun jor et de cele d’esté [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 20 : de Aqua - cottidiana et œstiva ; et du tit. 21 : de Rivis. - -
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- § {43.20.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne te soit fete que tu ne moines l’evel’eve] la - voie dans le ms., cf. lat. Ait praetor: "Uti - hoc anno aquam, qua de agitur, non vi non clam non precario - ab illo duxisti, quo minus ita ducas, vim fieri - veto" si comme tu la menas en cest an, ne par - force, ne en repost, ne par enprunt ». ¶ {1} Cist entrediz est - de deffense, et si est aucune [146vA] foiz de restitucion et - apartient à l’eve de chescun jor. {2} Eve de chascun jor n’est pas - cele qui est remenee chescun jor, mes cele dont chescuns porroit - user chescun jor s’il voloit. ¶ {3} Deus menieres d’eve sont : cele - de chescun jor et cele d’esté. Cele de chescun jor se devise de cele - d’esté par usage et ne mie par droiture ; cele de chescun jor - est cele qui est amenee en toz tens, en iver et en esté, qui sert - sanz nul entrelessement. Cele d’esté est cele de quoi l’en mise fors - en esté, si comme nos avons dit des robes d’esté, des landes d’esté - de quoi nos n’usons guieres en iver mes nos en usons toz jorz en - esté. Et je croi que l’eve d’esté doit estre devisee de cele de - chescun jor par le proposement à celui qui en use et par la nature - des leus ; car se l’eve est tele que ele puisse estre menee - pardurablement et je en use en esté tant solement, l’en doit dire - que ce est eve d’esté ; et se ele est tele que ele ne puet - estre amenee fors en esté, l’en dira que ele est d’esté. Et se li - leus est de tel maniere que il ne rent eve fors qu’en esté, l’en - doit dire par droit que c’est eve d’esté. {4} Ce qui est donc escrit - en l’entredit « si comme tu l’as amenee en l’an » doit - estre entendu si que il ne conviegne pas que ele ait esté am‹en›nee - chescun jor, mes .i. jor en l’an ou une nuit. L’eve est donc de - chescun jor que chescun jor puet estre amenee. Cele est d’eté qui - puet estre am‹en›nee chescun jor, ou en iver ou en esté ; mes - ele n’est amenee fors en esté tant solement, non pas por ce que ele - ne puisse estre amenee en iver mes por ce que ele ne - voillevoille] puisse dans le ms., confusion - du scribe conditionnée par la phrase précédente, cf. lat. - non quia non possit et hieme, sed quia non - solet estre amenee. ¶ {5} Li prevoz parole en - cest entredit de cele eve sole qui est pardurable, car nule autre - eve ne puet estre amenee fors de cele qui est pardurable. ¶ {6} Ja - sé ce que nos avons dit desus que cist entrediz apartient as eves - pardurables tant solement, neporquant il apartient à iceles eves - pardurables qui puent estre amenees ; car il en i a aucunnes - pardurables et neporquant eles ne puent pas estre amenees, si comme - eves de puis et celes qui sont si en parfont que eles ne puent pas - corre hors de lor chenex. Mes lor, servises de puissier puent bien - estre establiz en tex eves qui ne puent pas estre amenees. {7} Cist - entrediz de eve et de fontaine apartient si comme il senble à l’eve - qui est amenee dou chief et ne mie d’aillors. Li servises de cez - eves puet estre establiz par le droit citein. {8} Li chiés [146vB] - de l’eve est de quoi l’eve nest ; s’ele nest de fontaine, la - fontaine est li chiés ; et ele nest de fontaine ou de lac, li - fossé dont la premiere eve vient sont li chiés. Et se eve depure de - terre et ele assenble en un leu, li chiés de cele eve est la où ele - apert premerement. {10} Et conviant que la droiture de mener eve - n’est pas deue à aucun ; ¶ et il quide que il la puisse mener - par droit, il puet user de cest antredit, car c’est assz que il - cuida avoir droiture de mene‹r› la, ne il ne la mena ne par force, - n’en en repost, ne par anprunt. ¶ {11} L’en demande se icele eve - tant solement est commune à toz antrediz qui apartienent à aroser - chascun, ou totes celes de quoi nos poons user. Et nos usons - de tel droit que totes eves i sont contenues ; et par ce, se - aucuns veust mener eve à ses possessions que il a aprés de citez, - cist entrediz puet avoir leu. ¶ {13} Labeo escrit que, ja soit ce - que li prevoz entant en cest entredit des eves froides, neporquant - il ne doit pas estre veez des chaudes ; car li usaiges des eves - chaudes est aucunne foiz necesseres, si comme il avient en une - contree d’Ase que li champ sont arosez d’eve chaude. Et ja soit ce - que ce soit eve chaude qui n’est pas necessere à aroser chans, - neporquant nus ne dote que cest entrediz n’ait leu. {14} Se l’eve - est donc ou dedanz la cité, ou dehors, cist entrediz avra leu. {15} - L’en doit entendre que li prevoz commande que l’eve soit menee, si - comme ele a esté menee en l’an. Et par ce, senble il que il - n’ostroit pas à mener en plus ne par autre leu. Et por ce, se l’eve - que aucuns veust amener est autre que cele que il amena en l’an, ou - il vieust amener cele moismes par autre voie, force li porra estre - fete quitement. {16} Et Labeo dit que totes les parties dou leu en - quoi l’eve est amenee sont totes d’une meniere et l’en i puet mener - l’eve quel part que l’en vieust. ¶ {17} L’en demande se aucuns a - assenblé autre eve en cele que il amena en cest an, savoir mon si - l’en li puet deffendre sanz poine. Et Offilius dit que l’en li - puet deffendre par droit. ¶ {18} Trebace dit que se l’en amoine à - l’eve par autrui champ plus de bestes que l’en n’i doit amener, l’en - li doit deffendre por celes qui i sont plus de droit que l’en n’en i - moint nules. Mes Marciaus dit que l’en ne li puet deffendre à amener - i fors celes que il a amené plus que droit ; et c'est voirs, - quar les bestes puent bien estre departies. ¶ {19} Aristo dit que - cil a cest entredit qui quide que il use de sa droiture, et ne mie - cil qui siet bien que il a droiture et en use. ¶ {20} Cil moismes - dit que cil qui en l’an amene eve, ne par force, ne en repost - [147rA], ne par enprunt, et en a usé en cel an moismes par aucun - vice, avra cest entredit par le tens par quoi il en usa par droit. ¶ - {21} Se aucuns amena en son champ eve, passé a .ii. anz, et ele i - est venue tot par lui en l’an aprés, l’en demande se cist e‹n›trediz - a leu. Et Savoirs et Valoirs dient que cist entrediz li - apartient, autresi comme s’il li avoit amenee ; ja sé ce que il - senble à cex qui à droit i agardent que il ne li a pas amenee. ¶ - {23} Se tu amenoies eve en ton champ, et tes averseres le te - deffendi, et tu pardis dedanz ce la droiture d’amener eve, ce que tu - as perdu te sera rendu par cest antredit. ¶ {24} Se tu avoies un - champ à quoi tu amenoies eve et tu le m’as vendu et livré, por ce ne - remoint pas que cist entrediz ne t’apartiegne {25} contre celui qui - me deffant à amener l’eve ; ne il n’a pas force se cil qui en - use a la seignorie dou champ ou non ; quar desque li servises - est commoinciez, il puet estre chalongiez contre toz cex qui le - deffendent. ¶ {26} Se cil qui par un moisme ruisel amoinent eve - estoent de l’usage et chescun dit que il est suens, li entrediz - apartient à l’un et à l’un et à l’autre. ¶ {27} Labeo cuide que l’en - puet deffendre par cest entredit que ne folie, ne colpe, ne seme, ne - ne face autre chose ou champ, par quoi tu menas en l’an devant eve - en ton champ sanz vice, par quoi l’eve soit soillie ou corrumpue ou - enpiree ; et autresi dit il que l’en doit dire de l’eve d’esté. - ¶ {28} Se aucuns a quité son voisin que il ne li loise pas à querre - eve en son champ, cele quitence vaut. ¶ {29} Li prevoz dit - aprés : « je deffant que force ne soit fete que tu - n’amoinnes eve si comme tu l’amenas au darrener esté, ne par force, - ne en repost, ne par enprunt ». ¶ {30} Cist entrediz est - proposez de l’eve d’esté. {31} Autresi comme nos deismes que il a - aucunne difference entre l’eve de chescun jor et l’eve d’esté, a il - difference entre les entrediz ; car cil de l’eve de chescun jor - parole de l’eve qui fut amenee au darrener an, et cil de l’eve - d’esté parole de cele qui fut amenee ou darrenier esté. Et por ce - que l’en n’use pas en iver de cele eve, il parole do darrener esté - et ne mie de celui où l’en est. ¶ {32} Li sage home distrent que - esté commence en mi marz et faut en mis septembre ; et issi a - esté .vi. mois et iver .vi. ¶ {37} Li prevoz dit : « cist - entrediz est proposez entre les hoirs et les acheteors et les - porseors des biens ». L’en doit savoir que ces paroles doivent - estre raportees non pas tant solement à l’eve d’esté mes à cele de - chescun jor ; car autresi comme li entrediz de voie et de - charriere sont donz as hoirs et as acheteors, lors veust li prevoz - doner cestui [147rB]. ¶ {38} Li prevoz dit : « se il a - esté ostroié à aucun que il amoint eve do chestel par celui qui ot - le poer d’otroier li, je deffant que force ne li soit fete que il - n’en use si comme il li a esté ostroié. Et se ce est par fere - euvreeuvre] veue dans le ms., cf. lat. - Quandoque de opere faciendo interdictum - erit, je commanderai que cil qui la fera doint - caucion que domages ne sera fez ». ¶ {39} Cist entrediz a esté - donz par droit, car cil devant apartient à cez qui amoinent eve de - son chief ou par servise qui est establiz, ou que il cuident que - soit establiz. Et il senbla droit au prevost que antrediz fust donz - à celui qui amoine eve do chastel ou do recoist en quoi l’eve - commune est receue. ¶ {41} Il est ostroié à amener eve de chastel, - ou de ruisel ou de aucun autre leu par commune terre ; {42} mes - nus n’a poer d’ostroier le, fors li enpereres. {43} Et il est - ostroié aucunnes foiz as possessions, ne faut pas quant les persones - faillent. Mes ce qui est ostroié à persones faut ou les persones, et - ne vient pas à autre seigneur des possessions, ne as heirs, ne à - aucunnes autres persones. {44} Mes cil à cui la possession et la - seignorie avient l’en puet bien enpetrer ; car se il prove que - l’eve soit deue as ses chans, ja soit ce que cil de quoi il ot la - seignorie en usoit en son non, il enpetra la droiture de mener - l’eve. Ne ce n’est nus avantages, mes ce seroit torz se l’en ne li - ostroiet. Nos devon savoir que cist entrediz fine tot le plet, ne - n’aparoille pas plet autre comme li autre entredit, ne il - n’apartient pas à temporel possesion.

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- § {43.20.2} -
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Ponponius dit : se je ai droiture d’amener eve par nuit ou par - jor, je ne la puis pas amener par autre eure que à cele où il - m’estroie.

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- § {43.20.3} -
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Cil moismes dit : nos usons de cest droit que il loist amener - eve non pas tant solement par aroser mes por abuvrer bestes et por - delit. {1} Plusors puent eve de flueve amener si que l’en ne face - pas mal à voisins ou à celui qui est en l’autre rive, si l’eve est - astroite. ¶ {2} Se tu meines eve de commun flueve et li flueves - lesse son chenel, tu ne le puez pas suivre ; car li leus par - quoi il la te convendroit amener ne te doit point de servise. Mes se - il s’aloigne petit à petit tu le puez suivre, car toz li leus dou - flueve te doit servise. ¶ {3} Li servise d’eve qui nest des - provenement en un champ est de gaing à celui qui a parti le champ à - loage. {4} Chose de quoi il ne sovient pas que ele fust droiz d’eve, - de quoi il ne sovient pas que il fust fez, sont autresi comme s’il - avoient esté establi par droit. {5} Cil qui a usage d’eve de chescun - jor puet fere ou [147vA] ruissel rivaus, ou autres choses par quoi - l’eve viegne à son champ, por tant que il ne face mal à autre. ¶ {6} - Se eve est menee par un leu, et une autre eve est menee par un pont - qui est fez sus cele eve, ele est menee par droit por quoi ele ne - nuise au ruisel de soz.

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- § {43.20.4} -
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Julianus dit : j’é otroié à Tyce que il menat eve de mon champ - ou de ma fonteine ; l’en demande se je puis ostroier à - Meveà Meve] a mener dans le ms., cf. lat. - quaesitum est, an et Maevio cedere - possim ce meisme. Et se li puis ostroier, - comment lili] il dans le ms. dui en - doivent user ? Et la response est que, autresi comme voie, ou - cherriere, ou sentiers puet estre ostroiez à plusors ou ensenble ou - à chescun, par soi sera par droit ostroié la droiture de mener eve. - Et se cil à qui la droiture de mener eve est ne s’acordent pas - comment il en doivent user, il convendra que cist entrediz soit - renduz entre eaus ; autresi comme il plet à plusors que li - juigemenz de partir choses communes soit renduz entre cez à qui - usaires apartient.

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- § {43.20.5} -
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Cil moismes dit : por ce que il est certeine chose que eve puet - estre devisee non pas tant solement par tens mes par mesures, dui - home puent mener eve ensemble ; si que li uns la maint comme - eve de chascun jor et li autres comme eve d’esté, et que ele soit en - esté departie entre aus et en iver cil l’ait tote qui en use come - d’eve de chascun jor. ¶ {1} Dui home menoie eve d’un moisme ruissel - en certeinnes ueures, chescuns par lui ; il convient entre aus - que li uns en usast ou tens en quoi li autres en seaut user. Por ce - que il menerent donc l’eve en tel maniere que li uns ne li autres ne - la mena ou tens que il fut establiz, je demant se il ont perdu la - droiture d’user en. Et la response est que non.

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- § {43.20.6} -
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Herace dit : l’en demande se eve d’esté est apelee por ce que - aucuns n’a pas droiture de mener la fors en esté. Ou por le - proposement à celui qui la moine, qui n’a consoil de mener fors en - esté. Ou par la nature de l’eve qui ne puet estre menee fors - en esté. Ou por le preu des leus en quoi ele est menee. - Il nos plet donc que ele soit apelee eve d’esté por cez .ii. - choses : por sa nature et par le preu des leus en quoi ele est - menee ; si que s’ele est de cele maniere que ele ne puisse - estre menee fors en esté, ja soit ce que ele fust necessere en - iver ; se ele fust de tele nature que ele peust estre amenee en - toz tens, et se li leus en quoi ele est amenee n’en a besoing fors - en esté, ele soit par droit apelee eve d’esté.

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- § {43.20.7} -
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Paulus dit : se l’en plede de voie, ou de [147vB] sentier, ou de - charriere, ou de doiz d’eve, tele caucion en doit estre donnee que - cil qui defant que ses aversaires n’est ses droitures ne li - empechera pas à user an devant que il ait prové sa droiture. Et se - il nie que ses averseres n’a pas droiture d’aler ne de mener, li - aversoires doit doner caucion san peril de perdre le servise que il - ne usera pas devant que li plez soit finez.

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- § {43.21.1} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne soit fete à toi que tu ne refaces les ruissiaus et les fossés et - les cloisons, et que tu ne les purges por cause de mener eve, par - quoi tu ne les moines autrement que tu la menas au derrener esté, - quant tu ne la menas ne par force, ne en repost, ne par enprunt. ¶ - {1} Cist entrediz est moult profitables, car se l’en ostroiet à - aucun à refere sa voie, li usaiges en seroit perduz. ¶ {2-3} Li - prevoz parole donc do ruissel et do fossé. Ruissiaus est uns leus - lons et bas par quoi eve cort ; fossé est uns leus en quoi eve - gist. {4} Cloisons sont ce qui est fet por retenir eve, de fut, ou - de pierre, ou d’aucunne autre matere. {5} Fossés et puis sont - contenu en cest entredit. ¶ {6} Li prevoz dit aprés que tu ne - refaces ou espurges. Refere est remanoir en l’ancien estat qui est - corrumpu. {7} Purgier est apareillier le ruissel qui est - entiers ; et il est aperte chose que apartient au ruissel qui - n’a pas besoing d’estre refez. Et il en i a aucuns qui ont besoing - d’estre refez et purgié. ¶ {8} Li prevoz dit : « par cause - de mener eve » ; ce i est par droit ajoint, que l’en - ostroit à celui à refere et à purgier le ruissel, qu’i le fet par - cause de mener eve. {9} Cist entrediz apartient à celui qui n’a pas - droiture de mener eve, por quoi il amenast en l’an devant ou ou - derrener esté ; car ce li soffist bien que il ne li amena pas - ne par force, ne en repost, ne par enprunt. ¶ {10} Se aucuns velt - fere de pierre le ruissel qui estoit de terre, il senble que il ne - puet pas par droit user de cest entredit, car cil qui ce fet ne - refet pas le ruissel ; et issint le dit Offilius. {11} Et por - ce, se il veust mener l’eve par autre leu, l’en li puet bien - deffendre. Et s’il abesse le ruissel ou il le hauce, ou il lesse, ou - il le cuevre ou que il le descuevre, l’en li puet bien deffendre. - Neporquant, je ne croi pas que l’en le doie deffendre à celui qui le - cuevre ou qui le descuevre se ses averseres ne mostre que il li face - domage.

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- § {43.21.2} -
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Paulus dit : Labeo dit que l’en ne puet pas fere coverture à - ruissel descovert, car l’en tost au seignor de la terre la droiture - d’abuvrer ses bestes ou de puis[148rA]ser eve. Mes Ponponius dit que - ceste sentence ne li plet pas, car ce ne vient pas au seignor de la - terre par droiture que il ait se il ne fu mis en convenant quant li - servises fut premierement establiz.

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- § {43.21.3} -
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Ulpians dit : Herveus escrit que la droiture de l’eve qui est - menee par soz terre est autre que cele qui est menee par ruissel - descovert ; car se aucuns fet ou ruisel decovert veine par quoi - il face corre plus de l’eve ou il la restreigne, l’en li puet - deffendre. Mes il n’et pas autresi en cele qui cort par de soz terre - se li averseres ne mostre que il i ait domage. {1} Mes Servius et - Labeo dient que se uns ruissiaus est de terre et qu'i ne puet tenir - eve, et cil qui moine l’eve le velt fere de ciment, il doit estre - oïz. Et s’il estoit devant de pierre, et il le veust fere de terre - ou tot ou une partie, l’en ne li doit pas deffendre. Et il me senble - que il convient soffrir que l’e‹n› reface ce de quoi l’en ne se pot - soffrir en nule maniere. {2} Se aucuns velt mestre en un ruissel - novel chenel, ou noviaus ruiaus, que il n’i ot onques, Labeo dit que - cist entrediz li apartient. Et nos creons que l’en doit regarder au - preu à celui qui moine l’eve sanz le domage à celui par qui terre il - l’amoine. ¶ {3} Se eve est amenee en un leu et ele est menee d’iloc - en plusors doiz, cist entrediz sera profitables à celui qui vodra - refere ce leu. ¶ {4} Cist entrediz apartient à toz ruissiaus en quel - terre que il soent, ou en commune ou en privee. {5} Et se li - ruissiaus est d’eve chaude, cist entrediz apartient de refere la. - {6} Et Aristo dit que profitable aucion apartient à refere les - conduiz par quoi l’eve chaude vient as beinz. Et l’en doit dire que - cis entrediz apartient por ceste cause. {7} Cist entrediz est donz à - totes les persones à qui li entrediz d’eve apartient et contre aus - qui ont esté nomees avant. {8} Se aucuns denonce novele ovre à celui - qui refet un ruissel, l’en dit par droit que li denoncemenz de la - novele ovre puet estre despiz ; car desque li prevoz deffent - que force ne li soit fete, il est male chose que il soit empechiez - par denoncement de novele ovre. Mes l’en puet dire que l’en puet - chalongier vers lui aucion seur la chose que il n’a pas droiture de - refere le ruisel. {9} Il n’est pas dote que il ne doie doner caucion - que domages ne sera pas fez par lui. {10} Et se aucuns li deffent à - aporter les choses qui sont necessoires à refere le ruissel, - Offilius dit que cist entrediz li apartient ; et ce est - voirs.

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- § {43.21.4} -
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Renulcius dit : cist entrediz de refere les ruissiaus est renduz - sanz enquerre savoir mon se il loist au demandeor à mener [148rB] - eve. Il n’est pas si granz besoinz de refere les voies comme les - ruissiaus ; car se li ruissel n’estoient refet, li usages de - l’eve faudroit et li home morroient de soif, et l’eve ne porroit pas - venir se li ruissiaus n’estoit refez. Mes se les voies n’estoient - refetes, l’en iroit à poine et manroit aucunne chose ; - neporquant, l’en iroit plus legierement en esté.

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- - - XVIII. D’eve de fontaine [rubr.] -
- - La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 43, - tit. 22 : de Fonte. - -
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- § {43.22.1} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : « je defant que force ne - te soit fete que tu n’uses de l’eve de la fonteine de quoi l’en - plede si comme tu en as usé en cest an, ne par force, ne en repost - ,ne par enprunt. Autresi deffendons nos de lac, et de puis, et de - piscine ». ¶ {1} Cist entrediz est proposez à celui à qui il - est deffendu que il n’use d’eve de fonteine ; car servises ne - sont pas de mener eve tant solement mes de puissier la. Et autresi - comme ce sont divers servises de mener eve et de puissier la, en - sont proposé dui entredit. ¶ {2} Cist entredit a leu quant il est - deffendu à aucun que il n’use d’eve ; ce est quant l’en li - deffant à puissier an, ou à mener i ses betes. {3} Et l’en doit dire - ce moismes en tant comme il apartient à la persone que nos avons dit - es entrediz qui sont avant cez. {4} Cist entrediz n’apartient pas de - cisterne ; car cisterne n’est pardurable cause, ne eve vive. Et - por ce, apert il que il convient en toz les cas que eve soit - vive ; et les cisternes viennent de pluie. Et sanz dote li - entrediz cesse se il n’a eve vive ou lac, ou ou puis, ou en la - piscine. {5} Et se l’en deffant à aucun que il n’aille puissier eve, - cist entrediz li soffist. ¶ {6} Li prevoz dit aprés : « je - deffant que force ne te soit fete que tu ne purges ou refaces la - fontoine de quoi l’en plede, que tu en puisses avoir de l’eve par - quoi tu ne uses autrement que tu en as usé en cest an, ne par force, - ne en repost, ne par enprunt ». ¶ {7} Cist entrediz a ce - moismes profit que cil iquiiqui] a qui dans le - ms. proposez por refere les ruissiaus ; car se il - voloit apurgier et are(?) la fonteine, li usages n’en sera nus. {8} - Fontoine doit estre purgié et refete por retenir eve, si que aucuns - en puisse user, por quoi il ne use autrement que il en a usé en l’an - devant. {9} Retenir eve est fere que ele ne s’en core pas ; mes - il ne soit ostroié à nul à querre noveles voies ne à ovrir les. ¶ - Cil n’a nule [148vA] chose renovelee, fors ce si comme il en a usé - en l’an devant. {10} Li entrediz apartient de purgier et de refere - lac, et puis, et piscine. {11} Et il sera donz à totes les persones - à qui li entrediz de l’eve d’esté apartient.

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- § 1. -

Une fontaine sordoit an un chanp et coroit sa voie contreval par plusors - chans. Li prodom qui estoit cele fontaine, P., la fit aler par tot son - chanp por lou abuvrer. Cil qui avoent les chans desoz en alèrent - encontre, et disoent que il ne le poet fere. Et droit dit que il le pot - bien fere ; car male chose seroit se li chans où la fontene sort - moroit de soif, et li autre eussent à boivre. Et quant il en aura assez - beu, si tenge la fonteine sa voie.

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- - - XIX. De chambres coies [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 23 : de - Cloacis. - -
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- § {43.23.1} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne soit fete à celui qui a chembre coie joignant à ta meson que il - ne la purge et reface. Et je commanderoi que il doit caucion que - domages ne te vendra de cele ouvre ». ¶ {1} Li prevoz i mist - .ii. entrediz en ce tytre : l’un de deffensse et l’autre de - restitucion. {2} Li prevoz vost par le premier entredit, qui est de - defensse, que les chambres coies fussent purgies et refetes. Et - l’une chose et l’autre apartient au preu et à la garde des - citez ; car se les chambres coies n’estoient purgees et - refetes, li airs seroit corrompuz et les mesons cherroient. ¶ {3} - Cist entrediz fut proposez des chambres coies qui sont propres à - aucun et ne mie des communes, car les communes apartienent à la - commune cure. {4} Chambre coie est uns leus chevez où l’en va as - requestes de nature, par quoi il cort aucun po d’eve par de soz - terre. ¶ {5} Cist entrediz qui est premierement proposez est de - deffense, par quoi est deffendu as voisins que il ne facent force - que les chambres coies ne soient purgies et refetes. {6} Par non de - chambre coie est contenu et la fosse et li conduiz. {7} Et por ce - que li raparoillemenz et li purgemenz des chambres coies apartient - au commun profit, ne fist pas li prevoz an cest entredit mencion de - ce de quoi l’en use par force ou en repost, ou par enprunt ; - car se aucuns en usa en une de cez manieres, por ce ne li defende - pas à purgier ou à refere les chambres coies. ¶ {8} Li prevoz - dit : « joignant à ta meson » ; l’en doit ci - entendre par le non de meson tot l’edefiement. Et Labeo cuide que - cist antrediz ait leu se il i a pla[148vB]ce vuide d’une part et - d’autre de sa meson, ou se chambre ‹c›oie est menee d’edefiement de - cité ou champ qui est delez. {11} Cist entrediz apartient non mie - tant solement contre le prochein voisin, mes contre toz cez par qui - terre li conduz de sa chambre coie est. {12} Et por ce dit Mela que - cist entrediz fet que il puet venir en la meson son voisin et - depecer le pavement por curer le conduit de sa chambre coie. Et l’en - ne li puet deffendre se il est apareilliez de refere ce que il - depecie par ceste cause. {13} Se je purge ma chambre coie ou ge la - faz, et aucuns me denonce novele ovre, l’en dit par droit que ge - puis despire le denoncement et parfere ce que je avoie commoincié. - {14} Mes que ge li doigne caucion que domages ne li vendra par cele - ovre ; car il est ostroié à porgier chembres coies et refere - les, si que l’en ne face pas domages as mesons son voisin. ¶ {15} Li - prevoz dit aprés : « se tu as fet ou mis aucunne chose en - la chembre coie qui est en commun leu par quoi li usages en soit - enpiriez, ele soit restablie ; et ge deffende que nule chose - n’i soit fete ne mise ». ¶ {16} Cist entrediz apartient as - chambres coies qui sont en commun, que rien n'i soit mise ne fete par - quoi li usages en soit enpiriez.

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- § {43.23.2} -
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Henulcius dit : ja soit ce que cist entrediz parole de refere - chambre coie et ne mie de fere la nove, neporquant Labeo dit que - l’en doit deffendre que force ne soit fete à celui qui la fet nove, - car c’est cil moismes profiz. Li prevoz volt que il fust deffendu - que force ne fust fete à celui qui vodroit fere chambre coie en leu - commun. Et Offilius et Trebaces distrent que l’en doit ostroier à - chescun que il purge et reface chembre coie ; mes nus ne la - face nove sanz l’otroi à celui qui a la cure des communes voies.

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- - - XX. De ce qui est fet par force ou en repost [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 24 : Quod vi - aut clam. - -
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- § {43.24.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « tu restablisses ce - qui a esté fet par force ou en repost de quoi l’en puet - pledier ». {1} Cist entrediz est de restitucion par quoi l’en - vet contre la male voisdie à cez qui font aucunne chose par force ou - en repost ; car il leur est commandé que il les restablissent. - {2} Et il a po de difference quant à ce, se cil qui la fit ot - droiture de fere la ou non ; car il deust deffendre sa droiture - et ne mie fere tort. ¶ {3} L’en demande se cil contre qui l’en use - de cest entredit se puet deffendre par excepcion de ce que il a fet - l’ovre que il poet fere par droit. Et il est melz que il ne - s’en puisse pas deffendre ; car contre force et contre ce qui - est fet en repost ne puet nus avoir droite excepcion. ¶ {4} Cist - entrediz apartient à iceles ovres tant solement qui sont fetes en - terres par force ou en [149rA] repost. {5} Veons quel chose est fete - par force ou en repost. Quintus Mutius escrit que il apert que c’est - fet par force que aucuns fet sur deffense ; et il senble que - ceste diffinicion est veroie. {6} Se aucuns avoit une petite pierre - mis en commoincier un mur, et il li fut deffendu que il ne le feist, - et il ne lessa pas por ce à fere, Pedius et Pomponius dient que il - senble que il fet à force ; et de ce droit usons nos. {7} Et se - aucuns fet venir otre le denoncement qui li a esté fet, Cassius et - Trebaces dient ce meisme ; et ce est voirs. {8} Et Aristo dit - que cil fet par force qui savoit bien que l’en li poet deffendre la - chose et engigna par force que ele ne li puet estre deffendue. {9} - Et Labeo dit que se ge deffant à celui qui fet une chose que il ne - la face, et il la lesse tant tost, et aprés recommoince à fere la, - il senble que il face force se il ne fet par mon commendement ou par - aucunne autre cause. ¶ {10} Se aucuns est enpeechiez par maladie, ou - il ne velt pas contreiter son aversere, et il ne vient pas deffendre - li ce que il fet, il n’apert pas que ses averseres face force ; - et issi escrit Labeo. {11} Cil moismes dit que se tu voloies venir - deffendre moi ce que ge fesoie, et aucuns te destient o armes sanz - ma tricherie et sanz mon pechié, il n’apert pas que je face - force.

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- § {43.24.2} -
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Renulcius dit : que il ne soit en autrui poeté à empoirier ma - condicion sanz ma colpe.

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- § {43.24.3} -
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Ulpians dit : il convient pas que aucuns deffende par lui - meismes. Mes se aucuns deffant par son serf ou par son procurator, - il senble que il deffende par droit ; autresi est il se cil que - ge ai aloé le deffant de par moi. Ne nus ne soit meüz par force por - ce que aucion ne puet pas estre aquise par franche persone ; - car ceste deffense mostre que tu fes force, et ce n’est pas - mervoille, car se tu feisses force en repost si eusse ge aucion - contre toi. L’aucion donc m’est aquise par ton mesfet que par - le fet à autre. {1} Et l’en doit savoir que il ne convient pas toz - jorz deffendre l’ovre mes une foiz. {2} Et se cil qui use de - l’entredit otroie à fere l’ovre, cil qui la fist se porra bien - deffendre par excepcion. {3} Et l’en doit dire quele excepcion a - leu, non pas tant solement se il l’ostroia, mes ses procurators ou - cil qui l’a en garde qui amenistre ses choses. {4} Et se li prevoz - ou li procurators à la chose commune otroie que aucunne chose soit - fete en leu commun, Nerva escrit que la excepcion n’a pas leu ; - car se la garde des communs leus li est ostroié, il ne li est pas - por ce otroié à doner congié de ce fere. Mes se li princes [149rB] - la ostroie, ou cil à qui il a doné poer de otroier le, le excepcion - avra leu. ¶ {5} Se aucuns est apareilliez de deffendre soi en - juigement contre cez qui li deffent que il ne face l’ovre, l’en - demande se il senble que il li est à fere l’ovre. Et ge croi - que oïl, que se il offre caucion et il est apareilliez de deffendre - soi se aucuns velt pledier à lui ; et issint escrit Sabins. {6} - Se aucuns velt doner caucion que domages ne vendra pas de l’ovre que - l’en li deffant que il ne face por ce que il ne voloit soi deffendre - ou que il ne donoit pas caucion, l’en doit dire que il lesse à fere - par force. ¶ {7} Cassius dit que il senble que cil fet en repost qui - lesse à son aversere ce que il fet et ne li denonce pas por ce que - il dote ou doit doter que il ne move plet contre lui. {8} Et Aristo - dit que cil fet par force qui a corage de celer soi vers celui que - il cuide qu’i li defendist.

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- § {43.24.4} -
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Renulcius : Hermus dist que cil fet en repost qui doit savoir - que ses aversere li movroist plet se il le savoit ; car il ne - doit pas suivre s’opinion que li fol ne soient de meillor condicion - que li sage.

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- § {43.24.5} -
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Ulpianus dit : il fet par force qui fet autrement que il ne - denonce, ou qui deçoit celui qui li poeist veer, ou qui li denonce - en tel point que il siet bien que il ne le pot deffendre, ou qui li - denonce si à tort que il ne li puet pas deffendre devant que la - chose soit parfete. ¶ {1} Se aucuns denonce que il velt fere aucunne - ovre, se il la fet aprés ce que il la denonce à son aversere, l’en - ne puet pas toz jorz dire que il ne la fet pas en repost ; car - il doit comprendre ou denoncement le jor et l’ovre, et où il velt - fere l’ovre et quele ele sera, ne il ne doit pas denoncier le - oscurement, ne atendre tant que ses averseires ne li puisse - deffendre. {2} Et se li averseires n’est pas ou païs, ne il n’a pas - atendu par tricherie tant que il en soit hors, se cil n’a nul ami à - qui il le puisse noncier, il le doit denoncier ou à son procurator - ou à sa meson. {3} Et Servius dist que il sofist à la feme que ele - le denonce à son mari que ele velt fere ovre ou que ele le face par - son sen, ja soit ce que c’est assez que ele n’a pas corage de celer - li. {4} Et se aucuns velt fere ovre en commun leu, il li soffist que - il le denonce au procurator de la chose commune. {5} Et se aucuns - cuide que li leus soit tuens, qui est miens, et il li fet ovre par - corage de celer le à toi, et ne mie à moi, je puis user de cest - entredit. {6} Et se il le fet par cause de celer le à mon serf ou à - mon procurator, je [149vA] puis user de cest entredit. ¶ {7} Se - aucuns denonça que il voloit fere une uvre et il li fut deffendu que - il ne la feist et il la fet, je croi que l’en puet prover que il la - fet par force. {8} Cez paroles « ce qui est fet par force ou en - repost » sont issi entendues si comme Mucius dit : se tu - ou aucuns des tuens la fist, ou ele est fete par ton commandemant. - {9} Et Labeo dit que plusors persones sunt contenues par cez - paroles ; car il cuide que li heir à cez que Nucius nome i - soient contenuz. {10} Il moismes dit que l’en puet user de cest - entredit contre totes manieres de procurators ; convient que il - facent l’ovre ou en lor non ou en l’autrui. ¶ {11} Se mes sers a fet - aucunne chose, l’en ne pledera pas o moi se il ne l’a fete en mon - non ou ou sien. Et se ge ai ton serf par loage et il fet aucunne - chose en mon non, l’en n’en pledera pas à toi mes à moi par qui - commandemant ou en qui non il fit ce que il fit. {12} Et autresi, se - aucunne chose est fete par le commandemant à aucun, l’en en pledera - pas à celui qui la fist, mes à celui par qui commandemant ele fut - fete. Et se aucuns procurators commande que une chose soit fete ou - non son seignor, l’en n’en pledera pas à celui qui le commanda que - ele fust fete mes à celui en qui non ele fut fete. Et se je te - commandoi que tu feisses fere une ovre et tu la feist fere, l’aucion - sera contre moi et non pas contre toi. {13} Mes por ce que li - prevost dist issi : « ce qui est fet par force ou en - repost », et ne dit pas ce que tu fois mes ce que il fist, ¶ - Labeo dit que il s’estant à plusors persones que à celes que nos - avons nomees. {14} Et de ce droit usons nos, que ge fis la chose ou - ge commandoi que ele fust fete, je sui tenuz par l’entredit de ce - qui est fet par force ou en repost.

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- § {43.24.6} -
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Paulus dit : se ge te commant à fere une novele ovre et tu - commandes à un autre que il la face en ton ‹non›, l’en ne puet pas - dire que ele soit fete par mon commandemant. Tu es donc tenuz par - cest entredit et cil qui la fist. Voions donc se ge sui tenuz ; - et il est droiz que ge, qui sui la premiere cause de fere la chose, - i soie tenuz. Mes se li uns de nos fet satisfacion, li autre sont - delivre.

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- § {43.24.7} -
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Ulpianus dit : se uns de mes sers fet malgré mie novele ovre ou - en repost, ge ne sui tenuz fors à tant que ge soffre que l’ovre soit - depecee. {1} Et Neraces escrit [149vB] que se uns sers a fet une - ovre par force ou en repost, ses sires doit par cest entredit - depecier l’ovre à ses despens ou soffrir que ele soit depecee. Et - cil qui a acheté puet estre trez en cause par cest entredit por - poier les despenses que l’ovre te costera à depecier ou por - abandoner le serf à soffrir poine. Et se cil qui vendi le serf - depiece l’ovre à ses despenses, ou il est condempnz por ce que il ne - la depiece pas, li acheteres est delivrés. Et encontre ce, se cil - qui a acheté le serf depiece l’ovre ou il est condempnz à la valor - dou plet, li entrediz n’a pas leu contre le seignor de l’ovre ; - mes il est delivrés autresi bien comme se ill eust abandoné le serf - à sofrir poine. ¶ {2} Julians dit que cil qui fet ovre ainz que la - deffensse que li fut fete li soit quitee, il est tenuz par dos - entrediz : li uns est denoncemenz de novele ovre, et li autres - de ce qui est fet par force ou en repost. Mes se la deffense est - quitee, l’en ne puet pas entendre que il face par force ou en - repost, ja soit ce que il li fust deffendu ; il loet à celui - qui done caucion d’estre à droit que il edefit, car par ce est il en - possession. Et jé soit ce que il li fut deffendu que il ne feist pas - l’ovre, neporquant l’en ne doit pas dire que il loit fete en repost, - ne avant que la deffensse soit quitee, ne aprés ; car l’en ne - puet pas dire que l’ovre fust celee à celui qui denonça que ele ne - fust fete, ne il ne fut pas devenenciez que il n’en peust bien - movoir plet. ¶ {3} Juliens fet une demande, savoir mon se - l’excepcion de ce qui n’est pas fet par force ne en repost puet - valoir contre cest entredit ; si comme se ge use contre toi de - l’entredit de ce que tu feis par force ou en repost, savoir mon se - tu me poz opposier cete excepcion que tu ne feis pas par force ne en - repost. Et Julians dit que il est droiz que ele te soit - donnee, car se tu edefies par force ou en repost et tu ne uses - contre moi de cest entredit, je me porroi deffendre par ceste - excepcion. Et ce ne doit pas estre fors par cause et - necessaire ; et totes cez choses doivent estre fetes par - l’office au juge. {4} Il i a encore une autre excepcion de que - Celsus dote se ele doit estre opposee, si comme se ge ai abatu la - moison mon voisin par deffendre le feu et il en plede à moi par - l’entredit de ce qui est fet par force ou en repost ou par aucion de - domage ou de tort fet. Et Gaius dote se il convient [150rA] opposer - que ce fut fet par destroindre le feu. Et Servius dit que se uns - baillis l’eust fet, l’excepcion li doit estre donee, mes ele ne doit - pas estre donnee à un bas home. Neporquant, se il le fist par force - ou en repost et li feus ne vint pas jusque la, il doit rendre tant - comme la chose valoit. Et se li feus vint jusque la, il doit estre - assos. Autresi dit il se l’en en plede par aucion de domage ou de - tort fet, car il ne senble pas que il ait fet nul domage ne nul tort - desque la meson fut arse s’ele ne fut abatue. Mes se tu abatis la - meson ton voisin quant il n’avoit encor point de feu en la vile et - li feus i prist aprés, l’en ne doit pas dire ce moismes ; car - l’en ne doit pas regarder ce qui puis est avenu mes en quoi la chose - fut fete. ¶ {5} Nos avons dit avant que, ja soit ce que les paroles - de l’entreditentredit] entre dans le ms., cf. - lat. Notavimus supra, quod, quamvis verba interdicti late - pateant sont moult larges, neporquant il - apartient à iceles ovres tant solement qui sont fetes en terre. ¶ Et - cil qui toiche à aucun fruit n’est pas tenut par cest entredit, car - il ne fet nule ovre en terre ; mes cil qui copent les arbres i - sont tenuz, et cil qui sient les roissiaus et qui copent les landes, - car il metent les mains à enpoirier la terre. Autresi est il à - vignes qui sont taillies ; mes qui en porte les fruiz par force - ou en repost doit estre trez en cause par aucion de larrecin. Se - aucunne ovre est donc fete en terre, cist entrediz a leu. Nos - entendon que ce est fet en terre qui est fet as arbres et ne mie ce - qui est fet ou fruit. ¶ {6} Se aucuns gete hors le mont de fiens qui - est mis en un champ por engresier le, l’en puet pledier o lui por - entredit de ce qui est fet par force ou en repost ; et ce est - voirs, car il enpire la terre. {7} Mes se aucunne chose i est fete - par coitiver le champ, cist entrediz n’a pas leu se li chans en est - amendez, ja soit ce que il la fet par force ou en repost. {8} Se - aucuns a fet une fosse ou bois commun et mes boes chient dedanz, je - puis pledier par cest entredit por ce qui est fet en commun. {9} Se - aucuns depiece une meson, ja soit ce que il ne la depiece pas jusque - terre, il n’est pas dote que il ne soit tenuz par cest entredit. - {10} Et por ce, se il oste une tuile de ta meson, il est tenuz par - cest en[150rB]tredit.

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- § {43.24.8} -
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Renulcius dit : car la nessance de ceste chose vient de terre, - ne les tueles ne sont pas porsises par els mes à tot - l’edefiement ; ne l’en ne fet pas force se eles i sont atachies - ou mises tant solement.

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- § {43.24.9} -
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Ulpians dit : se aucuns oste les branches d’un arbre, nos - otroions que l’en use contre lui de cest entredit. Autresi est il se - il oste une tuile d’une meson ; mes se ele n’estoit pas sus la - meson, mes allors cist entrediz cesse. {2} Se aucuns arrache aucunne - chose qui estoit atachie à la meson, si comme une ymage ou aucunne - chose, il sera tenuz par cest entredit. ¶ {3} Se aucuns here un - champ ou il i fet une fosse par force ou en repost, il sera tenuz - par cest entredit ; mes se il art le blié ou il le gaste et il - ne le met pas ou besoing dou champ, cist entrediz n’a pas leu.

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- § {43.24.10} -
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Renulcius dit : car le blié qui est hors de l’espic ne tient pas - à la terre, mes la terre le sostient, et les mesons tiennent à la - terre.

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- § {43.24.11} -
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Ulpians dit : cil qui met aucunne chose ou puis son voisin por - corrompre l’eve, Labeo dit que il est tenuz par l’entredit de ce qui - est fet par force ou en repost ; car l’eve est vive en une - partie do champ ; et autresi est il se aucuns ovre en eve. {2} - Se aucuns oste une ymage do sepulcre, l’en demande se cil à qui la - droiture do sepulcre apartient potpot] por dans - le ms. pledier par cest entredit. Et il nos plet - que cis entrediz ait leu. Et l’en doit dire que les choses qui sont - mises ou sepulcre por aorner le sont do sepulcre. Autresi est il se - aucuns brise uis ou ostel. {3} Se aucuns vient en mes vignes et les - estrepe, il est tenuz par cest entredit. ¶ {4} Voions en quel tens - ce doit estre raporté que li prevoz dit « ce qui est fet par - force ou en repost », ou au tens qui est trespassz, ou en - present. Et Julianus espont ceste dote, qui dit que l’en doit - esgarder au tens present ; neporquant, se domages a esté fez au - seignor do servise à sers, ou il a esté à ses despens l’ovre qui fut - fete en son champ, il diroitdiroit] droiz (?) - dans le ms. que li domages li soit restorez et que li - despens li soient renduz. ¶ {5} Cist entrediz comprant tot ce qui - est fet par force ou en repost. Mes il avient aucunne foiz que une - chose est fete partie en repost et partie par force ; si comme - se tu feis le fondement de ta meson [150vA] sur mon defens ; et - quant tu m’eus convenencié que tu ne feroies pas le seurplus d’une - ovre, tu le feis sanz mon sen, ou tu feis le fondement sanz mon sen - et l’autre edefiement par force. Et nos usons par tel droit que se - ce fut fet par force ou en repost cist entrediz soffisse. {6} Se - ovre est fete par le commandemant à celui qui a en garde orfelin ou - forsené por ce que il ne doivent pas estre obligié por le mesfet à - celui qui les a en garde, il avendra que profitable aucion - apartendra contre celui qui les a en garde ou cist entrediz. Et li - orfelins et li forsenez seront tenuz par cest entredit à soffrir que - l’ovre soit. ¶ {8} Se uns chans est venduz puis que une ovre i a - esté fete par force ou en repost, veions se cil qui le vendi puet - pledier par cest entredit. Et plusors sont qui dient que il en puet - pledier, et que il ne doit rendre riens à l’acheteor par l’aucion - d’achat de ce qui fut fet devant la vente ; car ce est assez - que li chans fust meins venduz por cele ovre. {9} Mes se l’ovre fut - fete puis que li chans fut venduz, et li venderres en puet pledier - por ce que il ne l’avoit encor livré, il rendra à l’acheteor par - aucion d’achat quant que il querra ; car toz li preuz et toz li - domages qui avient aprés la vente doit estre à l’acheteor. ¶ {11} - Aristo dit que il ne convient pas toz jorz denoncier à celui qui - porsiet le champ l’ovre que l’en velt fere ; car se aucuns m’a - vendu un champ et il ne le m’a pas encor livré, et mes voisins veut - fere une ovre et il siet bien que je ai acheté le champ et il me dit - que il velt fere l’ovre, il est seurs en tant comme il apartient à - la sopeçon de l’ovre qui est fete en repost. {13} Se chans est - venduz par tel convenant que se il desplet à l’acheteor la vente ne - soit nule, nos otroions legierement que li acheterres puisse user de - cest entredit se aucunne chose i est fete par force ou en repost, se - il en est en possession. Et se il est en la volenté au vendeor de - depecier le marchié, l’en doit dire ce meisme. Et se li chans est si - venduz que la vente puisse estre defeste se une condicion avient, - l’en doit dire ce meisme. {14} Et Julians escrit que cist entrediz - n’apartient pas au seignor do champ tant solement, mes à toz cez qui - eussont pris se l’ovre ne fut pas fete.

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- § {43.24.12} -
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Renulcius dit : ja soit ce que li coitiverres et cil qui a - l’useire do champ est receuz à user de cest entredit, neporquant il - apartient à celui qui est sires de la proprieté se il i a domage. - [150vB]

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- § {43.24.13} -
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Ulpians dit : se il avoit arbres ou champ de quoi Tyces a - l’usaire et uns estranges ou cil qui avoit la proprieté do champ les - cope, Tyces en puet pledier o l’un et o l’autre par la loi qui fet - restorer les domages. {1} Et par cest entredit Labeo escrit que se - un ovre est fete seur les deffens son fil qui est en ton baill, tu - puez user de cest entredit ; et se l’ovre est fete seur ton - deffens, tes fiz puet user de l’antredit. ¶ {3} Se uns des - compoignons cope les arbres do champ qui est communs, ses compoinz - puet pledier à lui par cest entredit, car il apartient à celui à qui - li domages est fez. {4} Et por ce dit Servius que se tu m’otroies à - coper arbres en ton champ et uns autres la cope par force ou en - repost, je puis user contre lui de cest entredit, car li domages est - miens. Et encor le doit l’en otroier plus legierement se ge ai - achaté de toi les arbres ou ai fet vers toi par autre marchié que tu - m’as otroié à coper les. ¶ {5} L’en demande se aucunne chose est - fete par force ou en repost en un champ qui n’a point de seignor, - savoir mon se cist entrediz apartient à celui qui puis en aquiert la - seignorie, si comme se uns heritages est escheez et Tyces le reçoit - aprés ce que l’ovre est fete, savoir mon se cist entrediz li - apartient. Et Juliens dit que cist entrediz apartient à l’oir - por ce que il fut fez ainz que il receust l’eritage. Ne il ne - remaint pas, ce dit Labeo, por ce que cil qui fist l’ovre ne savoit - pas qui en devoit estre hoirs, ne por ce que nus n’en estoit - sires ; car autresi n’est nus sires do sepulcre ; et - neporquant, se aucunne chose i est fete, je an puis pledier par - l’entredit de ce qui est fet par force ou en repost. Et por ce dit - l’en que cist entrediz apartient à toz les heirs quant que l’ovre - fut fete, ou puis que l’eritages fut receuz ou devant. ¶ {6} Se mes - coitiverres fet une ovre par ma volenté ou par mon otroi, il est - autresi comme se mis procurators l’eust fete ; et por ce suis - ge tenuz à ce que il fist, ansi comme à ce que mes procurators fet. - {7} Juliens dit que se mes coitiverres a copé l’arbre de quoi li - plez est ou il a fet aucunne autre chose, se il le fist par mon - commandemant, nos somes anbedui tenuz par cest entredit, non pas - tant solement por soffrir que l’ovre soit ostee, mes por poier les - despens que il convindra fere por oster les. Et se li coitiverres le - fist sanz mon sen, il sera tenuz à soffrir que ele soit ostee et - paier les despens ; et ge ne sui tenuz fors à ce que ele soit - ostee.

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- § {43.24.14} -
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Ulpians dit : se mes sers fet une ovre sanz mon [151rA] seu et - ge la vant aprés ou ge le franchis, l’en en porra pledier o moi por - tant sanz plus que ge soffre que l’ovre soit ostee. Mes l’en en - porra pledier à celui qui la acheste por abandoner le sers à soffrir - poine ou por paier les despenses qui seront fetes por depecier - l’ovre. Et se il est franchiz, l’en porra pledier à lui.

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- § {43.24.15} -
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Cil moismes dit : cist entrediz apartient toz jorz contre celui - qui a fet l’ovre. Et por ce, se aucuns fet ovre en mon champ malgré - mien ou sanz mon seu, cist entrediz avra leu. {1} Cil qui avoit aloé - un champ à torner à gaagnage en osta les pierres et les geta ou - champ à son voisin ; Labeo dit que tu n’i es pas tenuz par cest - entredit se il ne le fist par ton commandemant. Et se cil qui a pris - un champ à loage i fet aucunne chose par force ou en repost, je croi - que il est tenuz par cest entredit. Mes cil qu’i li baille n’est - tenuz fors à sofrir que cele ovre soist ostee et à doner l’aucion - que il porroit avoir vers celui qui fist l’ovre. ¶ {2} Se terre est - amoncelee par mon commandemant en autrui sepulcre, Labeo dit que - l’en en puet pledier à moi par cest entredit. Et se ce est fet par - le commun consoil à plusors, l’en en puet pledier à chescun par - soi ; car l’ovre que plusor font communenement est chescun - obligiez par tot. Et se chescuns d’aus le fet par son propre - consoil, l’en en doit pledier à toz aus. Li uns n’est donc pas - delivrez por ce se li autres est trez en cause ; mes s’il en i - ot un qui fut par desus toz les autres, qui lor commanda, il puet - estre trez en cause por toz les autres. Et par dessus ce, l’en en - puet pledier par aucion de sepulcre brisé. ¶ {3} Cist entrediz a leu - contre les hoirs toz por tant comme il est venuz à aus ; {4} - mes il n’apartient pas aprés l’an. Li anz commoince des le jor que - l’ovre fut fete, ou desque l’en lessa à fere la, ja soit ce que ele - ne fut pas parfete. Car se l’en contoit l’an desque l’ovre fut - commencee, il avendroit sovant que li anz passeroit ainz que cil à - qui li entrediz apartient en seust rien. {5} Et se li leus est tels - que n’en n’i vet pas sovent, si comme ou sepulcre, ou soz terre, ou - en chambre coie, l’en peut pledier aprés l’an par cest entredit que - la cause sera conneue. Et l’excepcion d’un an est lessie s’il i a - droite cause par quoi cil à qui li entrediz apartient ne savoit pas - que l’ovre fut fete. {6} Se aucuns estoit hors de païs por la cause - de la chose commune et quant il fut revenuz il vost pledier par cest - entredit, l’excepcion de un an ne li doit pas nuire ; ainz avra - [151rB] un an de terme aprés sa revenue. Et se il avoit meins de - .xx. anz tant comme il estoit hors do païs, il convient que uns anz - li soit contez aprés ce que il est revenuz et non pas de que il ot - acompliz les .xx. anz ; et issi l’escrit li enpereres Pius et - tuit li prince. ¶ {7} Li plez est proisiez par cest entredit à tant - comme li demanderres a eu de domage en ce que l’ovre a esté fete. Il - convient que l’ovre soit depecee si par l’office au juige que la - condicion au demandeor soit en totes manieres antre cele comme ele - fut se l’ovre de quoi l’en plede n’eust onques esté fete. {8} Il i - convient donc aucunne foiz prendre garde à la seignorie, si comme li - servise sont perdu por cele ovre qui est fete ou se usaires en est - failliz. Et ce avient non pas tant solement quant aucuns fet une - ovre, mes quant il la depiece et ill enpire la condicion des - servises, ou de l’usaires, ou de la proprieté meisme. {9} Et li - domages doit estre proisiez par le seremant que li demanderres fet, - ou par l’ofice au juige se il ne puet jurer. {10} Et cil qui a fet - par tricherie que il ne puet establir les choses en lor estat doit - estre autresi comme se il le puet bien fere. {11} Ce qui est fet en - corpe à aucun doit estre restoré par cest entredit et proisié par le - juigement au juige. {12} Et por ce que cist entrediz fet restorer ce - que l’en a eu de despensde despens] de desperez - (?) dans le ms., confusion dans l’emploi des abréviations, cf. - lat. Quia autem hoc interdictum id quod interest continet, - si quis alia actione fuerit consecutus id quod interfuit - opus non esse factum, consequens erit dicere ex interdicto - nihil eum, se aucuns a recovré par autre - aucion le domage que il a eu en ce que l’ovre fut fete, il n’en doit - recovrer nule chose par cest entredit.

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- § {43.24.16} -
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Paulus dit : cist entrediz apartient à cez qui ne porsient pas, - se la chose apartient à als. {1} Se aucuns cope par force ou en - repost arbres qui ne portent pas fruit, si comme cyprés, cist - entrediz apartient au seignor tant solement. Mes se cil arbre - estoient en tel leu que aucuns en eust le delit, l’en puet dire que - cil qui avoit l’usaire et s’i soloit deporter i a domage et puet - user de cest entredit. {2} Se cil qui a fet une chose par force ou - en repost la porsiet, il doit soffrir que ele soit ostee et paier - les despens ; se il la fist et il ne la porsiet pas, il doit - paier les despens ; se il ne la fist pas et il la porsiet, il - doit soffrir que ele soit ostee.

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- § {43.24.17} -
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Cil moismes dit : cist entrediz est aquis au seignor par totes - persones, naïs par son oste.

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- § {43.24.18} -
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{1} Celsus dit : se tu prias le bailli que il commandast que tes - averseres venist au juigement que il ne te denonças pas novele ovre, - il senble que tu aies fet en repost l’ovre que tu as fete dedanz - ce.

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- § {43.24.20} -
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Paulus dit : cil fet par [151vA] force qui fet ce en defans, et - cil qui fet tant que l’en ne li puet deffendre. ¶ {1} L’en entant - que ovre ne soit fete par parole ou par fet ; si comme quant - l’en met la main devant, ou quant l’en giete une pierre por cause de - defendre la. {2} Cil qui fet seur deffens fet force tant comme la - chose est en un estat ; car se s’acorde plus à son averseres, - il lesse à fere par force. ¶ {3} Se li heirs à celui qui fesoit une - chose seur defens, ou cil qui l’achate de lui, ne set riens do - deffens et il parfet l’ovre, Pomponius dit que il n’en chiet pas en - cest entredit. ¶ {4} Ce qui est fet en nef ou en autres chose - movable, combien que ele soit grant, est contenu en cest - entredit ; {5} ou que l’ovre soit fete ou en privé leu ou en - commun, ou en seint ou en religios, cist entrediz a leu.

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- § {43.24.21} -
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Pomponius dit : se li juiges a commandé à aucun que il oste à - ses despens l’ovre que il fist par force ou en repost, et uns autres - l’oste à force, por ce ne remoint pas que cil à qui il fut commandé - ne doie paier les despens. ¶ {1} Se ge commant que mes sers face une - ovre, et ge n’ai pas pensé que ele soit fete ne par force ne en - repost, mes li sers siet bien que mis averseres la deffendroit se il - le savoit, l’e‹n› demande se ge sui tenuz par cest entredit. - Et je croi que nanil, car l’en ne doit regar fors à ma persone. ¶ - {3} Se aucuns a perdu aucunne droiture par l’ovre qui est fete, ele - li doit estre rendue par cest entredit.

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- § {43.24.22} -
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Renulcius dit : se tu trez ma vigne de ma terre en la toe et ele - se racine en la toe, li entrediz de ce qui est fet par force ou en - repost m’apartient dedanz l’an. Mes se li anz passé, nule aucion ne - me remaint et les racines qui sont en ta terre sont toes. ¶ {1} Se - aucuns are un champ par force ou en repost, je croi que il est tenuz - par cest entredit. Autresi comme se il eust fet une fossé ; car - cist entrediz n’a pas leu por la qualité de l’ovre mes por ce que - ele est fete en terre. ¶ {3} Se tu maines ton fiens parmi mon champ - et je ne le te deffens pas, ja soit ce que ne fois point de domage - ne tu ne mues point la maniere de mon champ, neporquant Trebaces dit - que tu es tenuz par l’entredit de ce qui est fet par force ou en - repost. Mes Labeo dit le contraire, car cil qui est alez parmi mon - champ et i a aucunne chose sanz fere ovre nule n’est pas tenuz par - cest entredit. ¶ {4} Se aucuns fet sus un sepulcre la getee de sa - meson ou sa go[151vB]tiere, ja soit ce que il ne toche pas au - sepulcre, neporquant l’en porra pledier contre celui par cest - entredit ; car li sepulcres ne contient pas tant solement la - terre où li mort sont enterré, mes l’aer qui est desus. Et si puet - l’en pledier o lui par aucion de sepulcre brisé. ¶ {5} Se cil qui - denonça que il voloit fere une ovre la fist maintenant, l’en entant - que il la fist en repost ou par force. Et se il la fist enprés lonc - tens, il la fist en repost.

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- - - XXI. De quiter denoncement d’ovre [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 25 : de - Remissionibus. - -
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- § {43.25.1} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : se il est denoncié à aucun - que il ne face une ovre, li denoncemenz vaut ; mes se il est - quitez, cil puet fere l’ovre. {1} Les quitences sont proposees soz - cest tytre. {2} Et les paroles au prevost mostrent que quitence puet - estre fete la où li denoncemenz valut ; et s’il velt que li - denoncemenz vaille la où cil qui denonça que l’ovre ne fust fete ot - droiture de defendre la, que ele ne fust fete malgrié suen. Et se - caucion est donee, ou ele n’est pas donee, la quitence qui est fete - abat ce tant solement en quoi li denoncemenz ne fut pas tenables. ¶ - Mes se caucion est donee, il n’est pas besoinz de quitence. ¶ {3} - Cil a droiture de denoncier que l’ovre ne soit pas fete qui a la - seignorie dou leu, ou cil à qui il doit servise. {4} Il plet à - Julian que cil qui a l’usaire d’un champ puisse chalongier les - servises qui sont deu au champ ; et selonc ce, puet il - denoncier à son voisin que il ne face ovre par quoi il perde les - servises ; et lors, i porra quitence valoir. Mes se il le - denonce au seignor, autresi comme maire(?) do champ, quitence n’i - vaudra rien, car il ne puet pas pledier contre le seignor. Autresi - comme un de ses voisins que il ne puisse edifier plus haut malgré - suen ; mes se li usaires en enpiret, il le devra demander. - Juliens dit ce maisme des autres à qui lor voisin doivent aucun - servise. {5} Et il n’est pas torz que cil qui a pris un champ en - gages puisse denoncier que ovre n’i soit fete.

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- - - XXII. D’enprunt [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 26 : de - Precario. - -
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- § {43.26.1} -
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Ulpians dit : enprunz est quant l’en otroie à aucun user de ce - que il demande tant comme cil velt qui li otroie. {1} Et ceste - cortoisie descent do droit as genz. {2} Et se devise de don, en tant - que cil qui done velt que ce que il done soit à celui qui le - reçoist«  mes cil qui baille en ceste maniere avra sa chose - arriere quant il vodra. {3} Et ce est autresi comme choses prestee, - car [152rA] cil qui preste baille issi sa chose que ele n’est pas à - celui qui la reçoit, mes il la puet tenir tant comme cil vodra.

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- § {43.26.2} -
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Cil moismes dit : li prevoz dit : « ren ce que tu as - par enprunt de celui qui plede o toi, ou que tu as lessié par - tricherie à avoir ». {1} Cist entrediz est de restitucion et a - en lui naturel lëauté, car il apartient à celui qui velt rapeler ce - que il a presté. {2} Et il est droiz que cil à qui ge baillie ma - chose n’en use fors tant comme ge vodroi, et que ge la puisse - rapeler quant ge avrai muee ma volenté. ¶ {3} Il senble que cil a - par enprunt qui a receu la possession d’aucunne droiture ou de chose - corporel par ce sanz plus que il proia et enpetra que il li leust à - user en.

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- § {43.26.3} -
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Paulus dit : si comme se tu me pries que je te lesse aler ou - mener ce que tu vodras par un mon champ, ou que ta gotiere soit sus - ma meson, ou ta solive sus mon mur.

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- § {43.26.4} -
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Ulpianus dit : enprunz est aucunne foiz de choses movables. {1} - Il convient que nos sachons que cil qui a aucunne chose par enprunt - est tenuz par cest entredit«  {2} et non pas cil qui enprunte - la chose, mes cil qui la tient par enprunt. Car il puet bien avenir - que aucuns ne enprunta pas la chose, et s’il la tient par - enprunt«  si comme se mes sers enprunta une chose, il m’en - aquist l’usage, ou aucuns autres qui est sozmis à ma droiture. {3} - Et se ge enprunte ma chose moisme, je l’enpruntai, et si ne la tien - ge pas par enprunt, car qui reçoit sa chose moisme ne la tient mie - par enprunt. {4} Et se aucuns enprunta une chose jusques à un terme, - se il la tient aprés le terme, il la tient par enprunt, ja soit ce - que il ne l’enprunta pas por tenir la en ce tens«  car desque - cil qui li presta s’ofre que il en use aprés le terme, l’en entant - que il li preste de rechief.

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- § {43.26.5} -
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Ponponius dit : se li terme à quoi tu enpruntas une chose n’est - pas encor venuz et tu pries dedanz ce que il te loise à user an - aprés le terme, li enprunz est aloigniez, car la cause de la - possession n’est pas muee. Mes se tu enpruntes la chose puis que li - termes est passez, li enprunz n’est pas aloigniez, mes uns autres - est fez toz noviaus.

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- § {43.26.6} -
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Ulpians dit : se li sires muert dedanz ce, il ne puet avenir que - li enprunz soit renovelez«  et ce est voirs. ¶ {1} Se mes - procurators a enprunté une chose par mon commandemant ou je l’é - otroié aprés, l’en puet dire que ge la tieng par enprunt. ¶ {2} Cil - qui a proié que l’en lest demorer en un champ ne le porsiet pas, - ainz est soz celui qui li otroia à demorer i«  car cil qui a - l’usaire do champ, et li coitiverres, et li ostes sont ou champ, mes - [152rB] il ne porseant pas. {3} Juliens dit que cil qui mist par - force un autre hors de son champ, et puis li proia que il sofrist - que il en usast, lessa à porsoer la chose par force et le commoinça - à tenir par enprunt. Ne l’en ne doit pas dire que il ait mué la - cause de sa possession desque il l’a commoincié à porsoer par - enprunt par la volenté à celui que il en mist hors par force ; - car se il eust achetié de lui le champ, il eust commoincié à avoir - en la seignorie comme acheterres. ¶ {4} Se aucuns me baille sa chose - en gage et il me proia que ge li otroiasse à user an, l’en demande - se cist entrediz a leu. Et la demande est de ce que nus ne - puet user de sa chose par enprunt. Aucuns dient que il n’a point - d’enprunt en gage, car li enprunz est de la possesion et ne mie de - la proprieté. Mes ceste sentence ne me senble pas bonne, car il - avient chescun jor que li deteur prient lor creanciers que il - lessent user de lor gages«  et por ce ne faut pas la droiture - des gages.

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- § {43.26.7} -
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Renulcius dit : se ge te preste la chose de quoi ge puis retenir - la possession par l’entredit de possession, ja soit ce que il poet - avenir que ge soie tenuz à rendre en la proprieté, neporquant tu - seras tenuz à moi par entredit.

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- § {43.26.8} -
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Ulpianus dit : se Tyces me prie que il aist l’usage de la chose - Senprone, et ge pri Senprone que il le m’otroit, et il le m’otroie, - et je l’otroie à Tyce, Tyces l’a de moi par enprunt, et ge plederai - à lui par cest entredit. Et Senprones ne pledera pas à lui ; - car les paroles au prevost mostrent que cist entrediz apartiet à - celui de qui la chose fut enpruntee et ne mie à celui qui ele est. - L’en demande donc se Semprones puet pledier o moi par cest entredit - por ce que ge li pria de baillier la chose. Et il est melz que il - n’en puisse pas pledier à moi, car ge n’ai pas sa chose, ne je ne - l’enpruntoi pas par moi mes por autre«  neporquant, il puet - avoir contre moi aucion de mandemant, car il la balla par mon - commandemant. ¶ {1} Se aucuns enprunta mes choses de Tyce, il senble - que il la tient de son heir por enprunt«  et issi escrivent - Sabins et Celsus, et nos usons de cest droit. Il le tendra donc par - enprunt de toz les autres heirs. Labeo preuve ce meisme«  et si - i ajoint que se cil qui tient la chose ne set que li hers soit, - neporquant il tient de l’oir par enprunt. {2} Et se tu me proias que - ge te lessasse user de ma chose, et je estrange cele [152vA] chose, - veions se li enprunz dure puis que la chose est mise en autrui - main«  et il est melz que, se cil à qui la chose est baillie ne - rapele le prest, il puisse user de cest entredit autresi comme se il - meismes eust presté la chose. {3} Li prevoz volt que cist fust tenuz - par cest entredit qui fist par tricherie que il n’a pas la chose que - il enprunta. ¶ Cil qui prie que l’en li let user d’une chose ne rent - pas par cest entredit ce qui avient en sa corpe mes ce sanz plus qui - avient par sa tricherie ; ja soit ce que cil à qui une chose - est prestee ne rent pas tant solement ce qui avient par sa - tricherie, mes ce qui avient en sa colpe. Et ce est par droit que - cil qui prie que l’en li let user d’une chose ne rende fors ce qui - avient par sa tricherie, car tot ce descent de la cortoisie à celui - qui li ostroia à user an. Et ce est assz se il rent ce qui avient - par sa tricherie «  neporquant, l’en dira par droit que colpe - procheine à tricherie est contenue en cest entredit, si que la chose - soit rendue en son encien estat. Et se ce n’est fet, li - condempnemenz sera fez de tant comme li demanderres eust de preu. - {4} Se la chose fust restablie des le tens en quoi l’en commença à - user de l’entredit, li fruit seront donc rendu do tens qui est passz - puis que li entrediz fut proposez. ¶ {5} Se aucuns proia que l’en - lessast user do servise qui estoit deuz à aucun et il n’en use pas, - si que li servises est perduz, par ce veions se il est tenuz par - cest entredit. Et je croi que il n’i est pas tenuz se il ne le fist - par tricherie. {6} Et l’en ditdit] doit dans le - ms., cf. lat. Et generaliter erit dicendum… - generaument que nus n’est tenuz à restorer par cest entredit, fors - ce qui est fet par tricherie ou en sa colpe«  mes puis que li - entrediz sera proposz, il convient rendre tote la cause. ¶ {7} Labeo - escrit que cist entrediz apartient aprés un an, et nos usons de cest - droit ; car por ce que la chose est baillie à user enprés l’an, - ce ne seroit pas bien à dire que li entrediz n’eust leu aprés l’an. - {8} Li heirs à celui qui enprunt la chose est tenuz par cest - entredit comment que il soit, ou se il a la chose, ou se il a fet - par tricherie que il ne l’a pas, ou que ele n’est pas venue à - lui«  et il est tenuz par la tricherie au mort por tant comme - il est venu à lui.

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- § {43.26.9} -
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Gaiuz dit : Enpru‹n›z puet estre establiz entre cez qui sont - presenz et cez qui ne sont pas presenz, si comme par letres ou par - mesage.

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- § {43.26.10} -
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Ponponius dit : ja soit ce que aucun proia que il peust user - d’une serve [152vB], neporquant ce qui nest de celui est en cele - moisme cause.

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- § {43.26.11} -
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Celsus dit : se li detors prie son creancier que il li let user - de la chose que il li bailla en gage, li enprunz faut desque li - denier sont rendu«  car il ne le poet tenir par enprunt fors - jusque lors.

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- § {43.26.12} -
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Cil meisme dit : quant il est mis en convenant que cil qui - enprunte une chose en use jusque les kalendes de aost, l’en demande - se l’excepcion de ceste convenance li puet aidier se l’en li velt - oster la chose devant le terme. Et sanz dote la force de ceste - convenance n’est nule à ce que il puisse tenir autrui chose malgré à - celui qui ele est. {1} Ostroiz de chose enpruntee s’estant jusque - l’oir ‹…› à celui qui la reçut ; car li usages en fut ostroiez - à lui et ne mie à l’oir.

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- § {43.26.13} -
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Pomponius dit : se tes sers enprunta une chose par ton - commandemant, ou tu otroias ce que il enprunta en ton non, tu es - tenuz par cest entredit, autresi comme se tu meismes l’eusses - enpruntee. Mes se tes sers ou tes fiz l’enprunte en son non sanz ton - sen, il n’apert pas que tu le aies par enprunt«  mes cil qui la - bailla en porra pledier o toi por le chetel ou por ce qui a esté mis - en ton preu.

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- § {43.26.14} -
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Paulus dit : li entrediz d’anprunt a esté establiz par droit, - car nule citeine aucion n’i puet avoir leu«  car condicion - d’enprunt apartient plus à don et à cause de benefice que à autre - marchié.

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- § {43.26.15} -
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Ponponius dit : c’est soveroine droiture que aucuns use de noz - chose tant comme nos volons. {1} L’e‹n› n’entant pas que li ostes et cil - qui ont l’abitacion de noz mesons i habitent par enprunt. {2} Nos - poons user par enprunt des droitures, si comme d’avoir noz gogoteres - sus autrui terre, ou de metre nos solives sus autrui mur.

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- § {43.26.16} -
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Cil moismes dit : se je faz mon fil adoptif de celui qui tient - une chose par enprunt, je la tendroi autresi par enprunt.

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- § {43.26.17} -
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Ulpians dit : cil qui tient un champ par enprunt puet user de - l’entredit de possession contre toz, fors contre celui qui li - presta.

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- § {43.26.18} -
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Cil moismes dit que il ne puent pas user d’une chose par enprunt, si - que chescun use de tote.

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- § {43.26.19} -
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Ne plus que dui la puent tenir par force ou en repost ; car .ii. - possessions ne puent estre ensenble, que eles soient ou loiaus ou - deloiaus. {1} Il senble que cil qui enprunte de mon serf enprunte de - moi, se ge estable ce que mes sers fet«  et por ce est tenuz à - moi par l’entredit d’enprunt [153rA].

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- § {43.26.20} -
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Ulpians dit : li venderres puet demander les choses que il a - vendues par tel convenant que li acheterres les ait par prest, tant - que toz li pris soit paiez, se il est remés en l’acheteor que il - n’est paiez.

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- § {43.26.22} -
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Renulcius dit : se cil qui porsiet autrui chose prie le seignor - que il li otroit à retenir en la possession, ou cil qui a enprunté - autrui chose en prie le vendeor, il apert que il porsiet par enprunt - «  ne l’en ne doit pas dire que il moisme movent la cause de la - possession quant li seignor lor otroiet à porsoer lor choses. {1} Se - uns orfelins prie sanz auctorité à celui qui l’a en garde que il - puisse user d’une chose, il l’a par enprunt, et est tenuz par cest - entredit«  car il n’a nul besoing de l’autorité à celi qui l’a - en garde por tenir la chose plus naturelement. Et l’en dit que il - tient la chose par enprunt, car il la tient por ce que il li pria - que il li leust à tenir la. Ne li prevoz ne est establi ci nule - novele chose«  car se il a la chose, il i est tenuz«  et - se il ne l’a, il n’i est pas tenuz.

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- - - XXIII. De coper arbres [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 27 : de - Arboribus cœdendis. - -
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- § {43.27.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « se uns arbres pent en - son champ sus la meson ton voisin et tu ne le velz oster, je deffant - que force ne li soit fete que il ne li loise à oster le et - avoir ». ¶ {1} Cist entrediz est de deffensse. {2} Mes se uns - arbres pent sus autrui meson, l’en dote se li prevoz commande à - coper tot l’arbre, ou tant sanz plus comme il en pent sus la - meson. Et Ruptilius dit que il doit estre copez pres de terre, - et issi plest il à plusors. Et Labeo dit que se li sires ne velt - coper l’arbre, il est otroié à celui à qui il nuist que il le cope - et l’enport. {3} Les vignes sont contenues par non d’arbre. ¶ {4} - Cist entrediz apartient non pas tant solement à celui qui en a - l’usaire ; car ce est ses preuz que li arbres ne pende pas sus - la meson. {5} Et se il pent sus meson qui est commune, chescuns des - seignors a cest entredit«  et chescuns l’a tot, autresi comme - chescuns puet chalongier toz les servises. ¶ {6} Li prevoz - dit : « se tu ne le velz oster, je defant que force ne li - soit fete que il ne li loise à oster le ». L’en te donne - premierement poer d’oster le«  et se tu ne l’ostes, il defant - que force ne soit fete à ton voisin qui le velt oster. ¶ {7} Li - prevoz dit aprés : « se li arbres qui est en ton champ - pent sus le champ ton voisin, se tu ne le velz trere ariere .xv. - piez loing de sa terre, je deffant que force ne li soit fete que il - ne li loisse à trere le arriere et avoir en les branches » - [153rB]. {8} La loi des .xii. tables commande ce moisme, que li - prevoz dit que li arbres à un des voisins soient .xv. piez loing dou - champ à l’autre ; et ce fut fet que l’umbre des arbres ne neust - as voisins chans. {9} La difference des .ii. mambres de cest - entredit est tele que se li arbre pendent sus la meson, l’en - commande que il soient osté ; et se il pendent seur champ, l’en - commande que il soient trez .xv. piez arriere.

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- § {43.27.2} -
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Ponponius dit : se uns arbres s’encline do champ son voisin seur - le tuen par force de vent, tu puez par droit pledier o lui par la - loi des .xii. tables que il l’ost et que il ne li let pas issi.

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- - - - XXIV. De cuillir glant [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 28 : de Glande - legenda. - -
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- § {43.28.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne soit fete à ton voisin que il ne li loisse à cuillir et à oster - dedanz tierz jor la glant qui est cheeste de son champ el - tuen ». {1} Par non de glant sont tuit fruit contenu.

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- - - XXV. D’amener avant franc home [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 29 : de Homine - libero exhibendo. - -
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- § {43.29.1} -
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « tu amoignes avent le - franc home que tu retienz par tricherie ». {1} Cist entrediz - est proposez por cause de garentir franchise que franc home ne - soient retenu par nul.

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- § {43.29.2} -
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Renulcius dit : car cil qui n’ont pas poer d’aler la où il - volent ne se devisent pas molt de servage.

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- § {43.29.3} -
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Ulpianus dit : la loi que Favius fist porvit ce meismes«  - ne cist entrediz ne tost pas que l’en ne puisse user de cele loi, - car l’en puet pledier par cest entredit, et puis par la loi que - Favius fist. Et encontre ce, cil qui a pledié par cele loi ne pert - pas por ce que il ne puisse user de cest entredit. ¶ {1} Ce que li - prevoz dit, « le franc home », apartient à toz frans homes - de quel aage et de quele nature que il soient ; et combien que - il an i ait, ou un ou pluseurs ; et comment que il soient, ou - en bail ou ors de bail. {2} Nos ne regardons fors sanz plus savoir - mon se il est frans«  neporquant, cil qui l’a en sa poeté ne - sera pas tenuz par cest entredit, car il ne senble pas que cil face - tricherie qui use de sa droiture. ¶ {3} Se aucuns retient celui que - il a racheté de ses ennemis, il n’est pas tenuz de cest entredit, - car il ne le fet pas par tricherie«  mes se l’en li offre le - pris, li entrediz avra leu. Et se il l’en lessa aler sanz le pris et - il le velt puis tenir, li entrediz avra leu. {4} Et se aucuns - retient son fiz qui n’est pas en sa poeté, il senble que il le - retient sanz tricherie, car la doble pitié li fet retenir sanz - tricherie, se l’en n’i voit aperte tricherie. Et se aucuns retient - celi que il franchi ou celui que il a norri [153vA], l’en dira ce - moismes. Et generaument quiconques a droite cause de retenir franc - home o lui, il n’apert pas que il le tiegne par tricherie. {5} Et se - aucuns le retient par sa volenté meisme, neporquant i l’a deceu tant - que il s’i acorde, ne il ne le tient pas par probable reson, l’en - dira par droit que il le tient par tricherie. ¶ {6} Cil qui retient - un franc home por ce que il cuide que il soit sers, ne le tient pas - par tricherie. Mes se il le tient puis que il le set que il est - frans, ce n’est pas sanz tricherie. {7} Et se il dote se il est - frans ou serf, ou il plede o lui por son estat, il convient lessier - cest entredit et tretier la cause de la franchise«  car li - entrediz n’a leu fors quant l’en set certoinement que aucuns est - frans. Et se l’en enquiert de son estat, il ne convient pas - enpeechier la connoissence. ¶ {8} Li prevoz dit : « tu - amoignes avant ». Amener avant est fere que l’en les puisse - voier et atochier ; et ce est, proprement, « voier hors - d’enfermeture ». ¶ {9} Cist entrediz apartient à toz, car l’en - ne doit deffendre à nul que il ne plede por franchise. {10} - Neporquant, les persones soupecenoses en doivent estre mises arriere - par droite cause, se ce est par aventure tel persone de quoi il - senble verité que ele acuse à tort à son escient. {11} Et se feme ou - orfelins velt user de cest entredit por son coisin ou par son - parent, l’en li doit otrier ; car il puent acuser en commun - juigement quant il porsivent le tort qui est fet à aus ou à lor. - {12} Et se il sont plusor qui en voillent pledier, li prevoz doit - eslire au quel la chose apartient plus, et celui qui est plus - convenables. Et il doit estre esleuz par lignage, ou par sa volenté, - ou par sa dignité. {13} Et se uns a pledié par cest entredit et uns - autres en velt pledier aprés, l’en doit dire que ce ne li doit pas - estre ostroié legierement se il ne puet prover que cil qui en pledia - avant i fist tricherie. ¶ Cist entrediz porra dons estre meulz donz - plus d’une foiz quant la cause sera coneue. Et se cil qui tient le - franc home est condempnz, et il velt melz paier le pris do plet que - amener le avant, l’en porra à lui pledier de rechief par cest - entredit. {14} Et Labeo dit que, se il se deffent, l’en sesira ses - biens. ¶ {15} Cist entrediz est pardurables.

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- § {43.29.4} -
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Renulcius dit : « se aucuns retient un franc home qui ne - set pas son estat, se il le fet par tricherie, il sera contrainz de - le amener avant ». ¶ {1} Trebacius dit que cil n’est pas tenuz - par cest entredit qui a acheté [153vB] par bone foi franc home en - leu de serf, si que il ne tient pas en nul tens par tricherie. ¶ {3} - Cist entrediz n’apartient pas au creancier que ses detors soit amenz - avant«  car nus n’est contrainz d’amener avant le detor qui se - repont, mes l’en sesist ses biens par le commandemant au - prevost.

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- - - XXVI. D’amener avant enfant [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 30 : de - Liberis exhibendis, item ducendis. - -
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- § {43.30.1} -
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Ulpianus dit : « se tu as fet par tricherie ou cil ou cele - qui estoit en la poeté Tyce n’i est mes, amoine le avant ». ¶ - {1} Cist entrediz est proposez contre celui de quoi aucuns velt que - il amoint avant celui que il dit qui est en sa poesté. Et par ce - apert il que il apartient à celui en qui poesté aucuns est. ¶ {2} Li - prevoz ne contient pas en cest entredit la cause por quoi cil tient - l’enfant, qui le doit amener avant, ainz velt en totes manieres que - il soit renduz. ¶ {3} Mes se aucuns le tient, qui le doit melz tenir - que ses peres par droite cause, li enpereres Pius escrit que l’en li - doit secorre par excepcion. {4} Et autresi est juigié que il n’est - pas en la poesté à celui qui le demande, se li juigemenz a esté fez - à tort ; si porra l’excepcion de chose juigie estre opposee à - cez qui plederent par cest entredit. ¶ {5} Se aucuns ne velt tolir - sa fille que je ai prise à feme, et velt que ele soit amenee avant, - voions se excepcion me doit estre donee contre cest entredit se li - peres velt departir le leal mariage, qui est ja par aventure confemz - par enfanz. Et nos usons de certoin droit que li leal mariage ne - soient pas troblé par la droiture de la poesté au pere«  et li - peres doit estre amonestez que il ne s’en aforce pas.

-
-
-
- § {43.30.2} -
-

Hermogenes dit : se li marizmariz] marir - dans le ms. puet trere en cause le pere sa feme por amener - le avant.

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-
-
- § {43.30.3} -
-

Ulpianus dit : li prevoz dit aprés : « se Seyn est en - la poesté Tyce, je deffant que force ne soit fete à Tyce que il ne - li loise amener l’en ». ¶ {1} Li entredit devant apartient de - mener avant les enfanz et les autres de quoi nos avons parlé - avant«  et cist apartient de mener les, en que cil les en - puissent mener en qui poesté il sont. ¶ Li entrediz devant, qui est - de mener avant les enfanz, est appareillemenz à cestui par coi cil - qui en puet estre menz fu amenez avant. {2} Et cist entrediz puet - estre donz por iceles moismes causes par coi cil devant est donz. - Quanque nos deismes donc en celui doit avoir leu en cestui. {3} Cist - entrediz n’apartient non pas contre le fil moismes que [154rA] - aucuns en velt mener, mes contre celui qui le deffant. Mes se il dit - que il n’est pas en sa poesté, li entrediz cesse tant que l’en ait - enquis par devant le prevost se il est en sa poesté ou non. ¶ {4} - Julians dit que quant l’en plede par l’entredit de mener en avant - enfanz, et cil por qui l’en plede a moins de .xiiii. anz, il - convient aucunne foiz entendre que il ait les .xiiii. anz et aucunne - foiz amener le mointenant avant. Et ce doit estre establi selonc les - persones à cez qui pledent ensenble et selonc la maniere de la - cause. Car se cil qui dit que il est peres à l’enfant est plains de - sens et de lealté, il rendra l’enfant que il ait passé .xiiii. - anz«  mes se il est bas home et desloiaus, il doit estre - mointenant amenez avant. Mes se li uns et li autres est sopecenés - comme desloiaus et d’aperte malice, il convendra ordener au quel li - enfes remoindra tant que il soit en aage. ¶ {5} Se li peres prove - que ses filz est en sa poesté, la mere sera plus fort à retenir le. - Et issi est contenu en establissement, en quoi la mere gaagna por la - felonie au pere que li filz li demorat, sanz amenuisier la droiture - au pere.

-
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-
- § {43.30.4} -
-

Affricans dit : se aucuns dit que il est hors d’autrui poesté et - ge di que il est en ma poesté et que il a receu heritage par mon - commandemant, il convient pledier de l’eritage et de la droiture de - mener en le fil.

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-
- § {43.30.5} -
-

Renulcius dit : se li filz est ou aucun de son gré, cist - entrediz n’i avra leu, cal il est à lui et ne mie à autre ; car - il avra franche poeté d’aler s’en ou de remaindre, se li plez n’est - entredeus, de quoi chescuns dit que il est ses peres, et li uns velt - que li autres le maint avant.

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- -
- - - XXVII. De l’entredit de possession de chose movable [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 31, 32 : de - Utrubi, et de migrando. - -
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- -
- § {43.31.1} -
-

Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force - ne soit fete que cil n’en maint cest home o qui il a esté de - greignor partie de l’an ». ¶ {1} Cist entrediz apartient à la - possession des choses movables. Et sa force est oele à l’entredit de - possession des choses movables, qui apartient as choses qui ne sont - pas movables«  et en cest entrevainc cil qui a la possession de - la chose que ses averseires demande, et ne l’a ne par force, ne en - repost, ne par enprunt.

-
-
-
- § {43.32.1} -
-

Ulpians dit : li prevoz dit : « se li hom de qui l’en - plede n’est pas de chose de quoi convenanz fut fez entre toi et ton - aversere, et se les choses qui furent aportees ou amenees, ou fetes - ou nees, en l’abitacion de quoi l’en [154rB] plede ne te furent pas - obligié et por le loer de l’abitacion, ou eles furent obligees mes - li loiers t’en a esté paiez, ou satisfacion t’en a esté fete, ou il - est remés en toi que il ne t’a esté paiez, je deffant que force ne - soit fete à celui qui les i amena que il ne les en puisse - mener ». ¶ {1-2} Cist entrediz est proposez à l’oste qui s’en - velt aler quant a poié le loier de sa meson, et il apartient au - coitiveor à qui l’en puet secorre hors d’ordre. {3} Et se habitacion - a esté baillie à aucun sanz loer, cist entrediz li apartient desque - il n’en doit loier. {4} Et Labeo dit que cist entrediz n’a pas leu - se cil qui en velt user n’est apareilliezapareillez] - apareiller dans le ms., cf. lat. nisi - paratus sit eam pensionem solvere de poier le - loier que il doit. Et por ce, se tu as poié le loier de .vi. mois et - tu doiz encor celui d’autres .vi., tu ne puez pas user de cest - entredit devant que tu aies tot poié de .vi. mois qui sont à venir. - Se il fut mis especiaument en convenient que il ne liroit pas à - l’osteoste] ostel dans le ms. de - partir de la meson devant un an, ou devant un certein terme. - Autressi est il se aucuns l’a loié à deus anz ou à trois et il ne - sont pas encor passé«  car por ce que li gage sont obligié par - tot le loage, li entrediz n’avra pas leu se il ne sont aquité. ¶ {5} - L’en doit savoir que li prevoz ne demande pas que les choses soient - à celui qui a pris la chose à loage, mes que il les i ait aportees - par non de gage. Et por ce, se eles sont estranges, et eles sont - teles que eles ne puet pas estre tenues en gage, neporquant eles i - sont amenees par non de gage, cist entrediz avra leu. Mes se eles ne - furent pas amenees par non de gage, eles ne porront pas estre - retenues. {6} Cist entrediz est pardurables et est donz as heirs et - encontre les heirs.

-
-
-
- § {43.32.2} -
-

Paulus dit : l’en ne dote pas que cist entrediz n’apartiegne à - l’oste, naïs par les choses qui ne sont pas seues, ainz i sont par - aventure prestees, ou loees, ou baillies en garde.

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- - - XVIII. Quel chose est mobles. - - -
- § 1. -

Quel chose est moebles ? Quel chose est conquez ? Quel chose - est héritages ?

-

Héritages est édefices, doiz d'eue, chans, prez, vignes, jardins, bois, - estans, bêtes sauvages, sers, et plusors autres choses. Et tex choses - ont cors. Estres (en outre) uns autres héritages qui n'ont - point de cors : comme cens, marchiez, foires, paages, reliés, - rachat, servise, usage, com an vois, comme en aler et à venir par autrui - champ, et plusors autres choses semblables. Et tex héritages n’ont pas - cors.

-
-
- § 2. -

Mobles si est toz blez qui sont cuiliz, et toz vins et toz autres fruiz - cuilliz. Et si blez n’est cuilliz, et il soit en terre qui soit gaagnée - à seson, c'est mobles«  et vigne fere à seson«  et fein de - pré, dès marz. en amont«  fruit des jardinz, de mars en amont. - Dras, linge et lange, tote garnison d'ostel, or, argent, pierre qui - n'est mise en ovre, pressoirs, bois copez, totes bêtes privées : - tex choses sont mobles, et ont cors. Uns autres mobles sont comme - oignon.

-

Se ge achète les fruiz d'un héritage, et les issues d'une terre, et un - doere, et un usage à un tens : tex mobles n'ont pas cors.

-
-
- § 3. -

Conquez si sont en trois manières : li uns si sont en héritages qui ont cors, et en héritages qui n'ont pas cors«  et - en mobles qui ont cors, et en mobles qui n'ont pas cors.

-

A totes les foiz que ge achète héritage, quel qu'il soit, de ma gaagne, - ou des fruiz et de ma tere, c'est conquez.

-

Feme conquiert ausi bien comme home.

-

A totes les foiz que ge aquier mobles par ma marcheandise, ou par mon - labor, c'est conquez de mobles.

-
- -
- - - XXIX. [154vA] ‹De l’entredit de gage›Cet intitulé ne se - trouve pas dans le corps du manuscrit. Nous l’avons rétabli à sa place à - l’aide de la table des rubriques. -
- - Traduit du Dig., liv. 43, tit. 33 : de - Salviano interdicto. - -
-
- -
- § {43.33.1} -
-

Gaius dit : se uns coitiverres a amené une serve ou champ par - non de gage et il la vant, il convient que li enfes qui nest de lui - en la meson à l’acheteor soit renduz par l’entredit de gage. {1} Se - uns coitiverres a amenees ses choses el champ à .ii. homes par non - de gage, si que eles soient totes obligies à chescun, chescun d’eus - porra pledier par cest entredit contre un estrange. Et se il pledent - li uns à l’autre por ce que lor cause est oel, la condicion à celui - qui porsiet sera la meillor. Mes se les choses furent obligees par - parties, profitable aucion lor apartendra contre les estranges et à - l’un contre l’autre, par quoi chescuns prendra sa part de la - possession. {2} Il convient garder ce moisme se li coitiverres - obliga par non de gage la chose qui estoit commune à lui et à un - autre coitiveor, car la moitié en sera retenue par non de gage.

-
-
-
- § {43.33.2} -
-

Ulpians dit : se aucuns a porté gages ou champ qui est commun à - deus, cil qui le porsevra veincra par cest entredit, et il en - convendra descendre en aucion de gage.

-
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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 16 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

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L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI SEIZIESMES LIVRES + + + LI SEIZIESMES LIVRES + + + + I. Ci commence li livres de Digeste nove. Cist titres est de + chosechose] force dans le ms.; cf. lat. De + re iudicata. juigie et de la force des sentences et + des interlocutoires au juiges [rubr.] +
+ + La plus grande partie de ce titre est traduite du Dig., liv. + 42, tit. 1 : de Re judicata, et de effectu + sententiarum, et de interlocutionibus. + +
+
+ +
+ § {42.1.1} +
+

[136rB] Modestinus dit : l’en apele « chose juigie » + par quoi li plet son‹t› finé par le prononcement au juige ; et + ce avient quant aucun est condempnez ou asoz.

+
+
+
+ § {42.1.2} +
+

Gaius dit : cil qui juige ne garde pas toz jorz le tens de la + chose juigie ; ainz l’acorce aucunne foiz et l’alongue aucunne + foiz selonc la qualité et selonc la quantité de la cause ou des + persones, ou par lor obedience, ou par lor cotumance. Mes + poeConfusion possible avec poc. + avient que sentence soient mandees à execucion devant le tens qui + est establiz. Mes se est quant il convient doner norreture à aucun, + ou quant l’en secort à celui qui a moins de .xv. anz.

+
+
+
+ § {42.1.3} +
+

Paulus dit : cil qui puet condempner a poer de sodre.

+
+
+
+ § {42.1.4} +
+

Ulpians dit : se li procurators n’a esté à oïr sentence, aucion + de chose juigie n’avra pas leu contre lui, ainz sera doné contre son + seignor ; et se il i fu, ele sera donee contre lui. Nos ne + parlons pas tant solement qui est fez procurators en sa chose, car + il a autre reson par quoi il ne puet pas refuser aucion de chose + juigie ; car il n’est pas fez procurators en autrui chose, mes + en la soe. ¶ {1} Li deffenderres et li procurators sont en tel + condicion que il ne senble pas que il soffrent à recevoir + juigement ; et por ce doit aucion de chose juigie estre nee + contre aus. ¶ {2} Li metres d’aucunne garnison puet refuser aucion + de chose juigie, mes ele sera donee contre cex qui sont en la + garnison. ¶ {3} Li prevoz dit : cil qui est condempnez à poier + deners por cause de chose juigee. Et que dirons nos donc s’il ne + puet poier les deners et il est apareilliez de fere en + satisfacion ? L’en dit donc que li prevoz ajoteajote] + ajojer dans le ms. « ou il ‹n’› + en face satisfacion » ; car il puet bien avenir que il ait + avenant plege qui poera por lui. Mes la reson de demander deners fut + que li prevoz ne vost pas que nus obligemenz venist d’autre ; + et por ce dit li prevoz que li denier soient poiez. ¶ Neporquant, + por grant cause ou por convenable, porra l’en venir à la sentence + Labeo ; {4} si comme se les parties en ont fet convenant aprés + la sentence. ¶ Et c’est por renoveler la dete que aucuns soit atornz + à poier la ; et autrement non, et si gagessi gages] sagages dans le ms. ou plege en ont + esté pris por la cause juigie. Por ce ne remoint pas le execucion de + la sentence ; car por ce, se aucunne chose est ajointe à chose + juigiee, ne se pert l’en pas de la sentence. ¶ Et ce moismes doit + estre gardé [136vA] quant li procurators à aucun est condempnz. ¶ + {5} Se aucuns est condempnez à poier deniers dedanz .i. certein + terme, il convient voier des quant nos commoincerons à conter le + terme ; ou desque la sentence est donee, ou quant li tens est + passez qui est establiz es lois. Se li juiges done menor terme que + celui qui est establi es lois, ce qui faut à la sentence au juige + est acompli par la loi ; et s’il a donné plus dou terme, il + sera gardez. ¶ {6} Nos devon tenir celui par condempné qui est + condempnz à droit ; et se la sentence est malement donee, li + condempnemenz ne vaut rien. {7} Nos entendon « que cil + poie » non pas tant solement que il poie deners, mes que il se + delivre en aucunne meniere de l’obligement qui descent de la chose + juigie. {8} Celsus dit que se tu es condempnz abandoner un serf à + sofrir poine, et tu abandonesabandones] + labandones dans le ms. celui de qui uns + autres a l’usaire, tu es encore tenuz par aucion de chose + juigie ; mes se li usaires faut, tu es delivrez.

+
+
+
+ § {42.1.7} +
+

Gaius dit : ja sé ce que l’en ne puisse pas pledier de chose + juigie dedanz le terme qui est establiz, neporquant cil qui est puet + estre delivrez en plusors manieres ; car li termes qui est mis + par la loi est establiz par celui qui est condempnz et ne mie contre + lui.

+
+
+
+ § {42.1.8} +
+

Paulus dit : uns sers qui estoit demandez par convenance morut + puis que li plez fu entamez ; il nos plet que cil à qui l’en + demandoit soit asoz et que il rende les fruiz.

+
+
+
+ § {42.1.9} +
+

Ponponius dit : juiges ne arbitres ne puet doner sentence contre + forsené.

+
+
+
+ § {42.1.13} +
+

{1} Celsus dit : se mis hom promet à un autre que il gardera que + domages ne li soit fez, se il l’en garde, ilil] et + il dans le ms. fet ce que il promist ; et + se il ne le fet, il doit estre condempnz ou denersdeners] + deners ses dans le ms., si comme il + avient en toz obligemanz de fere aucunne chose.

+
+
+
+ § {42.1.16} +
+

Cil moismes dit : aucun sont qui sont tret en cause por tant + comme il puent fere, ce est sanz aquerre lor detes. ¶ Et aucun sont + qui sont tret en cause por cex qui sont compoignons de toz lor + biens.

+
+
+
+ § {42.1.26} +
+

Ulpianus dit : se li pledeor s’acordent que une cause soit + juigie entre ous, ce ne sera pas sanz reson, li juiges donne tel + sentence.

+
+
+
+ § {42.1.28} +
+

Cil moismes dit : si dui juige delegat donerent diverses + sentences, Modestinus dit que l’une et l’autre doit estre en crole + tant que plus haut juiges en ait une confermee.

+
+
+
+ § {42.1.29} +
+

Cil moismes dit : li termes qui est donz à celui qui est + condempnz est donnez à ses heirs et as autres qui sont en son leu + ci ; car tel termes est plus donz à la cause qu’à la + persone.

+
+
+
+ § {42.1.38} +
+

Paulus dit : li juige donnent [136vB] diverses sentences, et il + en a autretant d’une part comme d’autre. Se ce est en cause de + franchise, la sentence qui est donee por franchise est tenable, si + comme li enpereres Pius establi ; mes en autres causes est + tenable la sentence qui est donee por le deffendeor, et il convient + que ce soit tenu à communs juigemenz. Et se li juiges condempnent en + diverses somnes, l’en se doit tenir à la menor, si comme Julians + dit.

+
+
+
+ § {42.1.39} +
+

Celsus dit : se .iii. sont juige, li dui ne puent pas juigier + sanz le tierz ; car il est commandé à trois que il juigent. Mes + se il sont tuit presant, et li uns va contre la sentence as autres, + li juigemanz as .ii. sera tenables ; car il est voirs que li + .iii. ont juigié.

+
+
+
+ § {42.1.43} +
+

Cil moismes dit : Paulus escrit que cil qui sont condempné à une + quantité de deners doivent estre en cause por aucion de chose + juigie, li uns por autretant comme li autres. Et se la sentence fu + donee contre trois et li uns en poie son avenant, il ne puet pas + estre trez en cause por les autres.

+
+
+
+ § {42.1.45} +
+

Paulus dit : li juiges puet condempner s’il veust, et les + parties s’i consentent, que li errement que eles sont soent aporté + avant, se li plez n’est finez. ¶ {1} Puis que sentence est donnee, + l’en ne doit rien establir sanz l’autorité au prince d’acroitre ou + d’apeticier la poine à cex qui sont condempnez. ¶ {2} Nule sentence + ne doit estre donee contre cex dedanz aage qui n’ont ne deffendeor + ne procurator.

+
+
+
+ § {42.1.46} +
+

Hermogenes dit : il n’est pas deveé à amender les paroles des + erremenz sanz müer la forme de la sentence.

+
+
+
+ § {42.1.47} +
+

Paulus dit : il convient donner sentence de chescunne besoigne + par devant toz cex à qui la chose apartient. Et se l’en fet + autrement, ce qui est juigié n’est tenable fors contre cex qui sont + presanz. ¶ {1} Se aucuns sont semons plusors foiz et il despisent à + deffendre lor cause par devant la borse l’enpereror, il doivent + estre sormis as choses juigies.

+
+
+
+ § {42.1.53} +
+

Hermogenes dit : la contumance à celui qui n’obeist pas à juiges + est punie par perdre tote la cause. ¶ {1} Cil est contumaux qui + despit à venir avant quant il a eu trois somonses, ou une en leu des + .iii., que l’en apele communaument perentoires. ¶ {2} Cil qui est + escusez par maladie ou por greignor cause ne soffre pas poine de + contumace. {3} Il n’apert que nus soit contumaus fors cil qui ne + volent obeir où il doivent, et cil qui nientnient] + nienent dans le ms. que il n’apartienent mie + à la juridicion à lor juiges.

+
+
+
+ § {42.1.55} +
+

Ulpianus dit : desque li juiges a doné une foiz sentence, il + lesse à estre juiges ; et de ce droit usons nos, que puis que + li juiges a condempné aucun à plus ou à moins que il ne deust, il ne + puet puis amender sa sentence [137rA] car il use de son office ou + bien ou malemant.

+
+
+
+ § {42.1.56} +
+

Cil moismes dit : l’en ne doit riens enquerre puis que sentence + est donee, ou que la cause est terminee par seremant, ou que la + chose de quoi l’en pledoit a esté reconeue en droit ; car ce + qui est reconeu en droit vaut autretant comme ce qui est juigié.

+
+
+
+ § {42.1.58} +
+

Cil moismes dit : ¶ Se gage sont pris et venduz sanz juigement, + il puent estre recouvré.

+
+
+
+ § 1. +

Uns des pers de France s’otroie à juigier pardevant le roi, par ceus qui + juigier le doivent, et dit que li rois, ne si conseuz, ne le doivent pas + juigier : mès il ne dit pas bien. Mès li rois, ne son consoil, sanz + autres, ne le puet pas juigier, c’est-à-dire que si per i doivent + estre.

+
+ +
+ + + II. De longue tenue. + + +
+ § 1. +

Un homme demende une meson, et dit qu’ele iert son père, quant il ala de + vie à mort ; s'il la viaut avoir par la reson de son père. A ce + respont li corpables : Com je aie tenu cele chose dix anz et pluz, + et de seignor, et ai usé de cele chose com de la moie, si n'en voil + respondre, et m’en voil partant passer, jusque droiz m'en part ; et + se droiz dit que partant ne m’en doie passer, plus dirai que tort ne + m'en prendra. Et li demenderres dit qu'il ne veaut pas que cete barre li + vaille, ainz viaut que il l'en respoigne. Selonc ces paroles s'otroient + à juigier : et l'en respont que li corpables ne li en respondra + pas. A totes les foiz que aucuns demende héritages, et cil a eu longue + tenue de un an, et par seignor, et cil qui demende ne fraint la tenue, + juigemenz est faiz contre lui.

+
+
+ § 2. +

Qui tient chose non movable, et sanz redevances, et sanz + titre, tenue ne vaut rien.

+
+
+ § 3. +

Quant aucuns demende aucune chose de patremoine, si comme chose qui ne + move pas ; et l'en li met devant longue possession et longue tenue + pesible de sept anz ou de dix ; et l'en la nie et enfraint, et l’en + offre à prover l’enfreinture par gage : en tel chose ne doit pas + avoir bataille ; mès li juiges doit voer par l’enquest de bones + genz, se l'enfrainture a esté resonablement ; et se a esté + resonable, auge l'en avant en la querele ; et s'ele n'a esté + resonable, vauge la tenue, segont la loi de la terre.

+
+
+ § 4. +

Se aucuns demende à estre en la sésine de son eol ou de son père, de + aucun héritage don li pères ou l’eols se en morut sésiz et vestuz, et + tenant de seignors, et aucuns estranges vengne avant, qui dement la + chose par reson d’achat ou de don, ou de aucune resonable cause, et le + voille prover par bons tesraoinz : li heirs queneuz sera avant mis + en sésine, et quant il sera en sésine, se il volent demender la + propriété par la reson de vante ou de don, se cil qui morz est a tenue + la chose plusors anz, et de seignor, puis la vente ou puis le don, et + ses heirs voille aloigner cele tenue, ele li vaudra à gaigner la + propriété.

+
+ +
+ + + III. [137rB] De cez qui reconnoissent [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 42 tit 2 : de + Confessis ; tit. 3 : de Cessione + bonorum ; tit. 4 : Quibus ex causis + in possessionem eatur ; et tit. 5 : de Rebus auctoritate judicis possidendis seu + vendundis. + +
+
+ +
+ § {42.2.1} +
+

Paulus dit : cil qui reconoist estre autresi comme cil qui est + convoincuz, car il est condempnz par sa sentence.

+
+
+
+ § {42.2.2} +
+

Ulpians dit : cil qui dit aucunne chose par error ne reconoist + pas se il s’est ignoranz de droit.

+
+
+
+ § {42.2.3} +
+

Paulus dit : Juliens dit que cil qui reconoist un certein lés + doit estre condempnz à poier le, s’il dure mes ; et s’il ne + dure, il soit condempnez en tant comme il valoit ; car cil qui + reconoist est autresi comme cil qui est convoincuz.

+
+
+
+ § {42.2.4} +
+

Cil moismes dit : se cil à qui l’en plede par loi qui fet + restorer les domages reconoist que il ocist un serf, ja sé ce que il + ne l’ocist pas, ne pour quant se li sers fu ocis, il est tenuz par + sa reconoissence.

+
+
+
+ § {42.2.5} +
+

Ulpianus dit : cil qui reconoit que il doit un serf doit estre + condempnz à rendre lele] la dans le ms. + comment que il soit, ou s’il estoit ja morz quant li plez commoinça, + ‹ou› se il morut puis que plez li fu entamnz.

+
+
+
+ § {42.2.6} +
+

Cil moismes dit : cil qui reconoist certeine chose est autresi + comme s’il en fust convoincuz. {1} Mes s’il reconoist chose qui + n’est pas certeine, si comme se il dit que il doit doner .i. serf ou + .i. champ, il doit estre condempnz de reconoistre le quel il doit. + Et cil qui reconoist que il doit une partie d’une chose doit estre + contrainz de reconoistre certeine quantité. {2} Et se je di que uns + chans soit miens et tu le reconoiz, il sera autresi comme la + sentence fust donnee que li chans est de ma + seignorieseignorie] seignorien dans le + ms.. ¶ Par quel aucion que aucuns soit trez en cause se + il requenoist ce que l’en li demande, l’en doit dire que li prevoz + doit sivre la volenté à l’enpereor Marc et tenir celi qui reconoist + par convoincu. ¶ As aucions par quoi l’en done à celui qui est + convoincuz terme de rendre la chose, sera il donnz à celui qui + reconoist ; et se il ne rant la chose au terme, il convoindra + que il en rendre le pris. ¶ {3} Se aucuns reconoist quant ses + averseres n’est pas presenz, il convint voir se il doit estre + autresi comme s’il fust condempnez ; car nus ne sost estre + obligiez à celui qui n’est pas presenz, et sanz dote ce est assez se + li deffenderres ou li procureres est presanz. {4} Veons donc se + c’est assez se li deffendeor ou li procurator reconoissent ; et + je croi que ce n’est pas assez. ¶ {5} Nos demandons en l’orfelin + l’autorité à celui qui l’a en [137vA] garde. {6} Et se cil qui est + dedanz aage, nos li donnons enterine restitucion. ¶ {7} Cil qui + reconoissent avront terme autre, si comme cil qui sont + convoincu.

+
+
+
+ § {42.2.7} +
+

Affriquens dit : quant uns lés est demandez, et li heirs + reconoist que il le devoit, li arbitres qui fu donz por fere le + rendre aprent que il n’estoit pas deuz ; l’en demande se il + puet asodre l’oir. Et la response est que oïl bien, se nule + chose ne fu lessie au demandeor, car se ce fu por ce que li lés ne + fu mis par droit, il ne le deust pas assodre ; et se ce fu por + ce que cil qui fist le testamant n’avoit de quoi poier ses detes, ou + por ce que li heirs dit par devant le prevost que il avoit tot + aquité, li arbitres le pot assodre par son office se il trove que li + heritages soit si chargiez de detes qui ne sofisent pas à poier le + lés. Car en cas il le puet assodre, mes en cel devant il le doit + envier au prevost por assodre le.

+
+
+
+ § {42.2.8} +
+

Paulus dit : cil qui reconois ne doit pas estre toz jorz + condempnez ou non de la chose de quoi l’en ne set pas que ele + dure.

+
+
+
+ § {42.3.1} +
+

Mes Ulpianus dit : previleges de demander est donz au creancier + qui a presté ses deniers por establir les edefiemenz.

+
+
+
+ § {42.3.2} +
+

Cil moismes dit : se li denier as dereners creanciers ont esté + poié as premers, il sont en lor leu à persone‹l›s aucions.

+
+
+
+ § {42.3.3} +
+

Cil moismes : cil qui abandonet ses biens ne les pert pas devant + que il soient vendu ; et por ce, se il est apareilliez de + deffendre soi, il ne seront pas venduz.

+
+
+
+ § {42.3.5} +
+

Paulus dit : cil qui se repent que il abandone ses biens puet + fere que il ne seront pas venduz, se il se deffont.

+
+
+
+ § {42.3.6} +
+

Ulpianus dit : se cil qui abandone ses biens aquis aucunne chose + puis que il furent vendu, si bien ne seront pas vendu de rechief. + Car se aucunne chose li est lessie ou donnee por vivre soi, il ne + convient pas qui ele soit vendue, car l’en ne li doit pas tolir son + vivre de chescun jor. Autresi est il se li usaires d’une chose li + est donnz ou lessiez, de quoi il ne puet avoir fort tant comme il li + convient à son vivre.

+
+
+
+ § {42.3.7} +
+

Modestinus dit : se li bien à un detor sont vendu par la + requeste as creanciers, il est que li bien au detor soient vendu de + rechief, tant que li creancier aient tot le lor se li detors a puis + aquis tel chetel par quoi li prevoz puisse estre meüz à ostroier + le.

+
+
+
+ § {42.3.8} +
+

Ulpians dit : cil qui abandone ses biens ainz que il reconoisse + la dete ne doit pas estre oïz.

+
+
+
+ § {42.4.1} +
+

Ulpians dit : trois causes sont par quoi l’en seust mestre aucun + en possession : por carder la chose [137vB], por garder le lés, + et ou non à l’anfant qui est encore ou ventre sa mere. Car quant + aucuns ne veust doner caucion que domages ne vendra pas par devers + lui, ses averseres n’est pas mis en possession de toz ses biens, mes + de cex sanz plus don il crient que domages li viegne.

+
+
+
+ § {42.4.2} +
+

Cil moismes dit : li prevoz dit : je commanderoi que l’en + aille en possession des biens à celui qui dona plege de estre à + droit se il ne done à son aversere poeté d’acuser le, ou s’il ne se + fet deffendre. ¶ {1} Cil ne donne pas à son aversere poeté d’acuser + le qui fet que ses averseres ne set où il est. Li prevoz commande + donc que li bien à celui qui se cele soient porsis.{2} Et se il ne + se cele pas, ainz se deffant et n’est pas deffenduz, donc apert il + que il fet que ses averseires n’a pas poer d’acuser le. ¶ {3} Il + apert que cil sont deffenduz qui par sa deffaute n’enpire de rien la + cause à son aversere. {4} Cez paroles « se il ne se fet + deffendre » sont issi entendues que il ne sofist pas que il + soit deffanduz aucunne foiz se la deffense ne dure.

+
+
+
+ § {42.4.6} +
+

Paulus dit : li creancier solent estre mis en possession se li + dener lor sont promis soz condicion. ¶ {1} Quant l’en dit « li + bien qui sont porsis des creanciers seront vendu fors cil à + l’orfelin et à celui qui est hors do poïs sanz tricherie par la + cause la chose commune », nos entendons que li bien à cex qui + sont hors do païs por tricherie puent estre vendu. {2} Et se il est + pris de ses enemis, si creancier doivent estre mis en possession en + tel meniere ; neporquant, il ne lor soit pas ostroié à vendre + mointenant ses biens, mes uns procureres i soit mis.

+
+
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+ § {42.4.8} +
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Cil moismes dit : se l’en est longuement en dote se il avra en + un heritage heir ou non, quant la cause sera conneue il convoindra à + ostroier que li bien soient porsis por cause de garder la chose. Et + se l’en voit que mestiers en soit, il sera bone chose que l’en + ostroit que uns procurators i soit establiz.

+
+
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+ § {42.4.9} +
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Paulus dit : se uns des heirs se conseille de recevoir l’eritage + dedanz le terme qui li est donnz, et li autres ne le reçoit pas, il + convient ‹voir› que l’en dit fere as creanciers. Et il nos plest que + il soient dedanz ce mis en possession por cause de garder l’eritage, + tant que l’en sache se cil qui se consoille le recevra ou non.

+
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+ § {42.4.11} +
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Paulus dit : se uns lés est lessiez soz condicion à un fiz qui + est soz la poeté son pere, l’en doit dire que li peres et li fiz + doivent enbedui estre mis en possession, car le gaign est à + anbedeus.

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+ § {42.4.15} +
+

Ulpianus dit : cil qui a pris chose par eschange est senblables + à acheteor, et cil qui prent une chose en soltesolte] + soste dans le ms., cf. lat. item is, qui + rem in solutum accepit, et cil qui l’a por le + pris d’un plet, et cil qui l’a par aucunne autre convenance [138rA] + fors que par don.

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+
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+ § {42.5.1} +
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Paulus dit : il convient que li bien soient vendu la où li sires + doit estre deffenduz, {*42.5.2} ou la où il a sa meson {*42.5.3}, ou + la où il a fet le marchié ; je n’entant pas la où li marchiez a + esté convenenciez, mes la où li denier doivent estre poié.

+
+
+
+ § {42.5.5} +
+

Ulpianus dit : se aucuns qui a moins de .xxv. anz a procureors + et il ne le deffendent pas, ne il ne trove nul autre qui le + deffende, si bien sont vendue, ja sé ce que il ne se repont + pas ; car cil qui n’a pas convenable deffendeor est autresi + comme cil qui se repont por barater ses creanciers.

+
+
+
+ § {42.5.6} +
+

Paulus dit : se il ne plet pas à l’orfelin à retenir l’eritage + son pere, li prevoz ostroie que li bien au mort soient vendu ; + et ce que remoindra quant ses detes seront aquitez soit rendu à + l’orfelin. ¶ {1} Se li orfelins fet aucunne chose en l’eritage ainz + que il s’en atiegne, ele doit estre teneble se il la fist par bone + foi. {2} S’il poia donc aucun des creanciers de l’eritage lor detes + et li bien au mort en sont aprés vendu, se l’en demande se il puet + demander arrieres ce que il poia. Juliens dit que il convient + garder que la negligence ou la covoitise à aucun ne nuisene + nuise] n’en use dans le ms. au vendant lor + detes. Et cil qui avoit l’orfelin en garde lor poia ; il est + droiz que ce que il poia soit avant rendu à l’orfelin, et issi le + dit Juliens. ¶ Il apert que il a parole de ce qui est poié des biens + au pere. ¶ Si li orfelins poie d’autre part, veon se l’en li rendra + ou non ; et se l’en li rent, qui li rendra, ou li creanciers ou + le eritages. Et Scevola dit que tot li doit estre rendu de l’eritage + se il i a de quoi, à la meniere de celui qui a fet autrui besoignes. + Et se il n’a rien en l’eritage, ce n’est pas torz se il demande au + creancier ce que il i a poié que il ne li devoit pas.

+
+
+
+ § {42.5.7} +
+

Gaius dit : l’en apele « dete de l’eritage » neïs cele + de quoi l’en ne poet pledier o le mort ; si comme se il promist + à doner aucunne chose quant il moroit, ou quant cil qui estoit plege + por lui poia aprés sa mort.

+
+
+
+ § {42.5.12} +
+

Paulus dit : quant uns des creanciers requiert que il soit mis + en possession des biens au detor, l’en demande se cil seus qui les + requiert les puet porsoer. Ou quant li uns le requiert et li prevoz + li ostroie, se tuit puent entrer en la possession. Et il est mieuz + que, quant li prevoz l’otroie à l’un, il ne l’otroie pas à lui seul + mes à toz les autres. Et Labeo cuide que franche persone ne puisse + bien aquerre à autre que à lui ; ne ele n’aquiert rien à autre + que à celui à qui li prevoz l’otroia, mes il fet aucunne chose par + ordre, et par ce vant il as autres [138rB]. Et se cil requiert la + possession qui n’est pas creanciers, l’e‹n› ne puet pas dire que li + creanciers puisse porseer por ce que cil qui issi le demande ne fet + rien. Mes il est autrement se li creanciers à qui la possession est + baillie est poiez de sa dete, car li autre puent vendre de ses + biens. ¶ {1} Cil à qui il est commandé que il porsie est mis en leu + de quoi la cure apartient à celui qui le commande. ¶ {2} Se une + chose ne puet estre porsisse por sa nature, si comme se .i. champ + est coverz d’eve, ou por peor de larrons, l’en dira par droit que + por ce ne lesse il pas à estre porsis.

+
+
+
+ § {42.5.13} +
+

Gaius dit : ja sé ce que li bien au detor ne soient pas porsis + sanz contredit, neporquant li creanciers qui fu mis en possession + est autresi comme s’il fusent porsis.

+
+
+
+ § {42.5.16} +
+

Marcus dit : quant li bien au detor sont vendu por ses detes, li + creanciers qui est de son lignage doit estre poiez ainz que li + estranges ; et de toz les creanciers doit estre poiez celui + premerement à qui la greignor some des deners est deue.

+
+
+
+ § {42.5.25} +
+

Cil moismes dit : li prevoz dit : se aucuns marchiez fu fez + puis que cil qui li bien estoient, qui sont vendu, ot pris consoil + de barat, aucion n’en soit pas donee en ce non.

+
+
+
+ § {42.5.29} +
+

Papinians dit : Infidius reconte que quant une ymage est + droiceeest droicee] endroicee dans le ms., + confusion du scribe dans le developpement des + abréviations en commun leu en l’ennor à aucun, et li bien + à celui par qui ele i est dreicie sont vendu, ele n’est pas à celui + qui l’achete ; ainz est commune se ele fu drecie por aorner le + leu, ou ele est à celui en qui ennor ele fu mise, ne ne peut en nule + meniere estre vendue.

+
+
+
+ § {42.5.30} +
+

Papirius dit : li enpereors Sevoirs et Antonius escritrent que + cil qui nient que lor biens ne sont pas venduz par droit en doivent + pledier, et il requierent por neant au prince que la vente soit + depecie.

+
+
+
+ § {42.5.34} +
+

Marciaus dit : se aucuns demande ce que il presta por fere une + nef ou por armer la, il a previlege aprés la borse l’e‹n›pereor.

+
+
+
+ § {42.5.35} +
+

Cil moismes dit : se li orfelins n’est deffenduz et si creancier + soient mis en possession de ses biens, il li en doivent trover + norreture tant que il ait acompli l’age de .xiiii. anz. ¶ Li bien à + celui qui est pris de ses enemis ne puet estre vendu devant que il + reviegne.

+
+
+ +
+ + + IV. De partir les biens au detor [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 42, tit. 6 : de + Separationibus. + +
+
+ +
+ § {42.6.1} +
+

Ulpianus dit : l’en doit savoir que departemenz de biens seust + estre enpetrez par le juigement au prevost. {1} Et il seust estre + ostroié as creanciers ; si comme se Sey devoit à aucun et il + morut, et Tyces fu sis heirs, ne Tyces n’a de quoi paier la dete, il + convient que si bien soient vendu. [138vA] ¶ Li creancier Sey dient + que li bien Sey lor sofisent bien, et li creancier Tyce que il se + tienent apoié des biens Tyce. Et issi dient il que il convient fere + .ii. ventes de .ii. manieres de biens ; car il poit bien avenir + que Say avoit assez de quoi fere satisfacion à ses creanciers. Mes + quant li creancier Tyce sont asenblié à els, il ne puet pas poier à + toz, car Tyces n’a pas tant comme il doit. Il est donc droiz que li + creancier Sey, qui requierent que li bien soient departi, soient oï, + et enpetrent do prevost que chascuns des creanciers aient le chetel + à lor detor. {2} Mes li creancier Tyce n’enpetreront pas le + departement, car il loist bien à chescun à ampoirier sa condicion. + Mes cil qui reçoit l’eritage à mon detor ne porra pas enpoirier ma + condicion, car il me loist à demander departement des biens ; + mes il charge ses creanciers quant il reçoit l’eritage qui n’a de + quoi aquiter soi, car si creancier ne porront pas demander + departement des biens. {3} L’en doit savoir que se li heirs oblige + les choses de l’eritage par non de gage, cil qui enpetre le + departement des choses à meillor cause que cil à qui eles sont + obligees ; et issi l’escritrent Scevola et Antonius. {4} + Departemenz des biens est empetrz encontre la borse et contre cex + qui sont es garnisons. ¶ {5} L’en demande se li creancier à l’oir + puent aucunne foiz enpetrer departement des biens, s’il a receu + l’eritage por guer les. Mes en ce n’a nul remederemede] + rememede dans le ms. ; ne il ne + puent blasmer se ou non de cex qui firent marchié o cele ovre, se li + prevoz ne le secort hors d’ordre contre la male bodie à l’oir ; + mes ce n’est pas receu legierement. {7} Se aucuns est heirs son pere + et il muert ainz que il ait .xiiii. anz, et li bien à celi qui fu + establiz à estre heirs aprés lui sont vendu por ce que il reçut + l’eritage au pere, et cele au fiz, veons se li creancier au pere + puent enpetrer departement des biens ; et je croie que oïl + bien. Et si croi que li creancier au fiz puent demander departement + contre les creanciers à l’oir. ¶ {8} Veons selonc ce : se li + primes ‹hoirs fet li segonz›, se li segonz hoirs fet li tieerz, et + li bien au tiers sont vendu, li quel creancier puent enpetrer + departement des biens ? Et je croi que li creancier, se li + prime demandent, il doivent estre oïz contre toz les autres. ¶ Et se + li creancier segont demandent contre les creancies tierz, i le puent + enpetrer contre les creanciers premers ; et li premers les + puent enpetrer contre toz les autres ; et li creancier segont + ne les puent pas enpetrer contre les creanciers premers, mes il + puent enpetrer contre les creanciers tierz. [138vB] {9} Se l’en vent + les biens au fiz qui est en bail, que il a chetel et que i l’a + conquis par chevalerie, ¶ veons se departemenz doit estre fez entre + les creanciers à qui il doit por cele cause et les autres. ¶ Se + aucuns firent marchié à lui ainz que il fust en chevalerie, li + departemenz doit estre fez ; se li bien qui sont conquis par + chevalerie sont donc vendu, li creancier que il ot avant ne puent + pas partir o les autres. ¶ Se aucunne chose en fu mise ou besoing ou + pere, l’en porra contredire le creancier qui bailla cele chose que + il ne dement rien sor le chetel qui a esté conquis par chevalerie, + car il en puet pledier au pere. {10} L’en doit savoir que li + creancier puent demander departement qui firent convenance à l’oir, + non par corage de renoveler la dete ; mes se il se sont tenu à + lui par corage de renoveler la dete, il ont perdu le preu dou + departement ; car il sont tenu à l’oir se il ne se puent puis + partir de lui. ¶ {11} Et s’il ont pris caucion de lui, l’en demande + se il puent puis enpetrer des biens. Et je croi que nenil, se + il n’ont donc pris convenable plege, ne blasment se el non de ceu + que il ne le pristrent convenable. ¶ {12} L’en doit savoir que quant + li bien de l’eritage sont mellé es biens à l’oir, li departemenz des + biens ne puent pas estre enpetrez ; car, puis que li biens sont + assenblez, il ne puent pas estre departiz. Mes s’il i a possessions + ou sers, ou bestes, ou autres choses qui puissent estre departies, + illoc puet estre departement enpetrez, ne l’en ne doit pas oïr celui + qui dit que eles sont mellees à autres choses ; car ce ne sont + pas choses qui puissent si estre mellies que l’en ne les puisse + departir. ¶ {13} Ce que a esté dit, que departemenz ne puet estre + enpetrez aprés moult pres lonc tens, doit estre issi entendu que + l’en ne demant pas departement puis .v. anz aprés ce que li + heritages sera receuz. ¶ {14} Il convindra que li prevoz conoisse de + totes ces choses, savoir mon se li departemenz doit estre fez, et + nus autres ne le puet ostroier que li prevoz. ¶ {15} Se aucuns a + pris gage de l'oier, l’en ne li doit pas puis ostroier departement + des biens ; quar, desque il s’est tenuz à l’oir par aucunne + meniere, il ne doit pas puis estre oïz s’il demande departement des + biens. ¶ {16} Se il a plusors creanciers et li .i. se tiegnent à + l’oir et li autre ne se i tienent pas, et cil qui ne s’i tienent pas + enpetrent departement des biens, l’en demande se il doivent recevoir + o eus cex qui se tindrent à l’oir. Et je croi que nenil, car + cil doivent estre conté entre les creanciers à l’oir. {17} Et l’en + doit savoir [139rA] que se il i remoint aucunne chose des biens au + mort quant ses detes seront poies, li creancier à l’oir en doivent + estre poié ; mes li creancier au mort n’avront rien des biens à + l’oirà l’oir] au mort l’oir dans le ms. + (mort supprimé par le scribe). Et la + resons est que li creancier au mort qui enpetrerent le departement + des biens ne doivent blasmer se eus non de lor legiereté quant li + heirs avoit asez de quoi paier les et li eslurent que li bien au + mort fusent departi. Et se il requierent que il soient atachie à + biens à l’oir, il ne doivent pas estre oï, quar li departemenz des + biens que il requistrent folementfolement] folement le + departement dans le ms., cf. lat. separatio + enim, quam ipsi petierunt, eos ab istis bonis + separavit les depart des biens à l’oir. Se il + requistrent folement le departement, il puent enpetrer par don se il + mostrent droite cause de ignorance. ¶ {18} L’en doit savoir que li + sers qui fu fez hers necesseres o franchisé puet enpetrer + departement des biens, si que se il n’atache as biens son patron, il + soent en tel cause que quanque il aquerra puis soit departi des + autres biens, et ce que li morz li devoit.

+
+
+
+ § {42.6.2} +
+

Ponponius dit : puis que li heirs avra vendu l’eritage, l’en + demandera por noient le departement des biens se il n’i a aucunne + sopeçon de barat ; quar les choses que li hers a fetes par bone + foi doivent estre fermes.

+
+
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+ § {42.6.6} +
+

Totes les foiz que li bien à l’oir ne sofisent pas à poier totes ses + detes, non pas tant solement li creancier au mort mes cil à qui li + lés furent lessié puent enpetrer departement des biens, si que li + creancier soit avant poié ; et ce qui remoindra soit departi à + cex à qui li lés sont fet et lessié. ¶ {1} Se cele qui fu franchie + fu fete heir en un testamant, et ele requist segont les tables la + possession des biens à celui qui n’avoit de quoi poier ce que il + devoit, l’en demande se ses choses doivent estre departies de celes + de l’eritage. Et le response est que il n’est pas droiz que + l’en secore au patron, que il ne soit pas chargiez de detes desque + ele s’obliga quant ele demande selonc les tables la possession des + biens à celui qui devoit plus que il n’avoit.

+
+
+ +
+ + + V. Des choses qui sont fetes por grever ses creanciers soient + rapelees [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 42, tit. 7 : Quœ in + fraudem creditorum facta sunt, ut restituantur. + +
+
+ +
+ § {42.8.1} +
+

Ulpianus dit : li prevoz dit : « se aucunne chose est + fete por cause de barat, je en donroi au procurator, dedanz l’en, + que l’en en porra pledier et aver en aucion contre celui qui sot le + barat, ou à celui à qui ele convendra doner ; et je garderoi ce + meismes contre celui qui fist le barat ». ¶ {1} Li prevoz + proposa par besoing cest bannissement, par quoi il porvit as + creanciers par rapeler les choses qui sont estrangees par barat. + [139rB] ¶ {2} Il dit donc « se aucunne chose est fete par + barat » ; ces paroles sont generaux et contienent en eus + totes choses en quoi barat puet estre fez, ou estrangemenz ou autre + marchié. Tot ce qui est donc fet par cause de barat est rapelé par + cex paroles. Se aucunne chose a donc esté estrangee, ou se aucuns de + cex a esté aquitez par aucun convenant, tot doit estre rapelez. + ¶

+
+
+
+ § {42.8.2} +
+

Ce moismes doit l’en prover se il rent les gages ou se il fet aucunne + autre chose por barater ses creanciers ; {*42.8.3} ou se il + done aucun de cex excepcion de quoi il se puisse deffendre, ou se il + s’est obligiz por grever ses creanciers, ou s’il poia deners, ou + fist aucunne autre chose por grever les, il est aperte chose que cil + bennissemenz a leu. ¶ {1} Nos devon entendre ce qui est fet par + cause de barat non pas tant solement quant li detors fet aucun + marchié, mes se il a lessié aucunne foiz à son esciant à venir à + juigement, ou il a sofert que sa cause est perie, ou il ne demande + pas à son detor ce que il li doit, si que li detors est delivrez par + longue atante, ou s’il sofre que il perde userre ou servise. {2} Et + quiconques fet chose par quoi il lest à avoir ce que il a, il + apartient à ce banissement.

+
+
+
+ § {42.8.4} +
+

Paulus dit : l’en doit entendre que cil qui ne fet pas ce que il + dut fere, le fet par barat ; autresi est il mise des servises + qui li sont deu.

+
+
+
+ § {42.8.5} +
+

Gaius dit : et se il guerpist les choses, si que eles soient à + celui qui lesles] la dans le ms. + prendra.

+
+
+
+ § {42.8.6} +
+

Paulus dit : cil qui peust aquerre aucunne chose et ne + s’entremet d’aquerre la, apartient à ce benissement. Cist + benissement apartient à cex qui amenuissent lor patremoine et ne mie + à cex qui n’entendent pas acroire le. {1} Et por ce, se aucuns + n’obeist pas à aucunne condicion que il ne li conviegne poier poine, + il ne fet pas leu à ce benissement. {2} Et por ce, se il refuse + heritages que il peust avoir par les lois ou par testamant, il ne + fet pas leu à ce benissement, quar il ne veust acroire, neporquant + il n’amenuisse pas son propre patremoine. {3} Autresi doit l’en dire + se il met son filz hors de son bail, si que il puisse recevoir + l’eritage à sa volenté. {4} Et s’il refuse un lés, cist benissement + cesse ; et iscrit Juliens. ¶ {5} Se il ve‹n›di son sers qui + estoit fez heirs, si qui il reçut l’eritage par le commandemant à + l’acheteor, se il n’a nul barat en la vente, li benissemenz + cesse ; quar se il ne l’eust vendu, si puet il bien refuser + l’eritage. Mes se il ot barat en la vente, ele sera rapelee, autresi + comme se il eust franchi par barat. ¶ {6} Labeo escrit que cil qui + reçoit le [139vA] suen ne fet nul barat ; ce est cil qui reçoit + ce que li est deu. Toz ce benissement apartient as marchiez de quoi + li prevoz ne s’entremet pas, si comme à gages et à ventes. ¶ {7} + L’en doit savoir que Juliens escrit, et nos usons de ce droit, que + cil qui a receu les deners qui li estoient deu ainz que li bien au + detor fusent porsis, je séja sé] rase dans le + ms., cf. lat. quamvis sciens prudensque solvendo non esse + recipiat ce que il savoit bien quant il les + reçut que li detors n’avoit pas dont aquiter soi à ses autres + creanciers, il ne crient de rien ce banissement, quar il se porvit + d’avoir sa dete ainz que li bien en fusent porsis. {9} L’en doit + savoir que cil qui par le consentement as creanciers achete aucunne + chose de celui qui tant à barater les, ou qui fet aucun marchié à + lui, ne le fet pas en grevance des creancier ; car il ne + baratent pas desque il sevent et consentent. ¶ {10} Se aucuns + marchiez est fez o orfelin par barater les creanciers à celui qui + l’é fet, il doit estre rapelez se li creancier en sont grevé ; + car li ignorance à l’orfelin, quiqui] par qui + dans le ms. i vient par aage ne doit pas grever les + creanciers, ne fere les orfelins gaagnier. Et de ce droit usons nos. + {11} Et autresi dirons nos se aucunne chose est donnee ; car + l’en ne doit pas enquerre se ce est fet par le seu à celui qui la + chose est donee, mes sanz plus se li creancier en sont grevé. ¶ + Aucion devra estre donee contre ceux qui sanz lor porchaz ont receu + franchise de celui qui n’avoit dont aquiter ses detes por tant comme + il sont plus riches, et ne mie por plus. ¶ {12} Se uns sers a receu + une chose sanz le seu son seignor, l’en demande se li sires est + tenuz à rendre la. Et Labeo dit que il est tenuz à rendre tant + comme il en est venu à lui, et ce qui en a esté mis en son besoing. + Ce moismes doit l’en dire ou fiz qui est en bail. Mes se li sires le + sot, il en sera trez en cause en son non. ¶ {13} Se li heirs + necesseres a poié les lés, et si bien sont aprés venduz, Paulus dit + que, ja soit ce que cil à qui li lés furent lessié, n’en sorent rien + que ce fust fet par grever les creanciers ; neporquant + profitable aucion sera donnee contre eus ; et ce n’est pas + dote. ¶ {14} Ceste aucion dure un an, en quoi l’en puet pledier + aprés ce que li marchiez est fez.

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+ § {42.8.10} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit « tu rendes les choses que + Tices fit par ton seu por cause de barater à celui à qui aucion puet + apartenir de cele chose, se uns anz n’est passez puis que il i ot + poer de pledier en ; et j'en devroi aucunne foiz, quant la + cause sera coneue, aucion par le fet ». ¶ {1} Ce qui est fet + por barater les creanciers est lors rapelez, quar li baraz est venuz + et à escient, c’est à savoir se li creancier ont vendu les biens au + deteur. Mes se li detes est aquitez à icex creanciers que il vost + barater et il a [139vB] fet autres, ce qui fu vendu ne sera pas + repelé ; et s’il poia la dete à cex que il ne vost pas barater + des deners as autres que il vost barater, ce qui fu vendu sera + rapelé. Selonc ceste distincion escrit li enpereres Sevoirs, et de + ce droit usons nos. ¶ {2} Ce que li prevoz dit « par ton + seu » doit estre issi entendu : se tu fus consachanz ou + parçoniers dou barat ; quar se il savoit que il eust + creanciers, ce ne sofist pas à fere que il soit tenuz par ceste + aucion, mes se il fu parçoners do barat. ¶ {3} Se aucuns ne fu pas + parçoners dou barat, mes li creancier à celui qui vendent ses choses + li distrent bien que il ne les achetast pas, l’en demande, s’il les + achete puis, savoir mon se il est tenuz par ceste aucion. Et + il est mieuz que il i soit tenuz, car il n’est pas quités do barat + desque il les acheta puis que li creancier li orent deffendu. {4} + Mes s’il eust fet simplement marchié, ja sé ce que il seust bien que + il avoit creanciers, neporquant, desque il n’en cedoit au barat, il + n’est pas tenuz par ceste aucion. ¶ {5} Quant li prevoz dit donc + « à ton seu », ce est au seu à celui qui est trez en cause + par ceste aucion. Se cil qui a eueu] vu dans le + ms. orfelin en garde fet marchié à celi detor et il set + le barat, mes li orfelins ne le set pas, veons se ceste aucion a + leu, si que la concience au deffendeor nuise à l’orfelin ; et + autresi puet l’en demander ou procurator au forsené ou à celui qui a + plus de .xiiii. anz. Et je croi que la concience as + deffendeors et as procurators lor nuit en tant comme il en vint à + ex. ¶ {6} Et por ce que l’en dit que ce qui est fet par barater les + creanciers puet estre rapelé, l’en puet demander se il n’i a que un + creancier, ou il en i a plusors, mes satisfacion est fete à toz fors + à un, savoir mon se ceste aucion a leu. Et sanz dote ce est + assez que ce soit fet par barater un des creanciers. ¶ {9} Se cil + qui fist le barat a .i. heir et li bien à cel hoir sont vendu, ce + n’est pas des biens don l’en plede ; et por ce n’a pas ceste + aucion leu. ¶ {10} Se li fiz qui se poet atenir de l’eritage fist + aucunne chose por barater les creanciers et il a enterine + restitucion de ce que il s’est entremist, l’en doit dire que ceste + aucion cesse. Autresi est il el serf qui est heirs necesseres. Mes + Labeo dit que ce doit estre receu o tel distinction que se li + creancier ont mointenant vendu les biens ou il en ont fet convenant + et li heirs necesseres si est mellez, le barat à l’un et à l’autre + soit rapelez, ce est cil au mort et cil à l’oir, se li creancier ne + se sont tenu à l’oir necessere ou por useres ou por aucunne autre + chose ; car lors ne doit l’en rapeler nules des choses que li + morz estranga. ¶ {11} Se cil qui a moins de .xiiii. anz [140rA] est + heirs son pere et li bien au mort sont vendu et departement des + biens est enpetrez, li baraz à l’un et à l’autre est rapelez ; + et autresi est il de celui au deffendeor ou au procureor. ¶ {12} Se + mes detors me devoit poier une chose à un certein terme et il la + poie orendroit à autre, l’en doit dire que ceste aucion a leu por le + domage que je ai ; quar li prevoz entent que baraz puet estre + fez ou terme. ¶ {14} Se une feme prist consoil de barater ses + creanciers et ele quita à son mari por cause d’establir doere ce que + il devoit, ceste aucion a leu ; et l’en puet demander toz les + deners que sis mariz li devoit, ne la feme n’a pas aucion de doere, + car doere ne doit pas estre establiz por grever les creanciers. Et + ce est bien certeine chose et a sovent est establi. ¶ La fin de + ceste aucion sera que la convenance qui estoit entre eus ainz que li + baraz fut fez soit gardee tot enterinement ; {15} usaires puet + estre demandez par ceste aucion. ¶ {16} Se je sui celui qui devoit à + moi et à plusors autres qui s’enfuient et enportoit ses deners, et + je li toli ce que il me devoit, la sentence Julien nos plest qui dit + que il a moult grant difference se ce fu fet ainz que li creancier + fussent mis en possession de ses biens ou aprés ; car se ce fu + avant, ceste aucion cesse ; et se ce fu aprés, ele a leu se li + bien sont baillié à aucun por cause de garder les franchises. {17} + Selonc l’establissement au seint enpereor Marc, l’en doit dire que + ceste aucion cesse. ¶ {18} Li anz qui est ostroiez à ceste aucion + commoincera au jor de la vente. ¶ {19} Par ceste aucion doit estre + vendue la chose o sa cause ; {20} et non pas tant solement li + fruit que en ont esté receu, mes cil qui en peussent estre receu + vienent en ceste aucion en tel meniere que li despens en sont avant + pris ; car cil qui a la chose n’est pas contrainz par le juige + de rendre la devant que il ait les necesseres despens que il i a + fet. Autresi doit l’en dire se uns autres i a fet despens par la + volenté à plege ou as creanciers. {21} Je croi que li enfant à + serves vienent en ceste aucion ; et ce est voirs. ¶ {22} L’en + doit savoir generaument que il convient fere par ceste aucion + restitucion en l’encien estat, queque ce soit ou chose ou + obligemenz, si que tot soit rapelé, autresi comme se une delivrance + n’eust onques esté fete. Et por ce doit estre renduz li preuz que + aucuns eust pas eté fete por tant que usures n’en soient pas poies, + se eles ne furent mises en convenant, ou se li marchiez ne fu tex de + quoi usures deussent estre donees. ¶ {23} Se obligemenz fu fez par + condicion, il doit estre renduz o sa condicion se il fu fez au + terme. ¶ {24} Ceste [140rB] aucion apartient aprés l’en de ce qui + est venu aprés a leu à celui contre qui ele est meue ; car li + prevoz dit que ce n’est pas droiz que cil mort en gaing qui reçoit + gaing par barat ; et por ce li doit estre toluz li gainz. Se + cil est donc baratierres à qui la chose est venue ou aucuns autres, + ceste aucion apartient contre lui de ce qu'i est venuz à lui, ou + qu'i a fet por sa tricherie que il n’est venuz à lui. ¶ {25} Ceste + aucion apartient à toz les heirs, mes ele n’est pas donee contre les + heirs.

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+
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+ § {42.8.11} +
+

Neporquant, Venulius et Cassius dient que ele doit estre donnee + contre lui por tant comme il en vint à lui.

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+ § {42.8.12} +
+

Marciaus dit : se li peres ostroie à son fiz qui est en son bail + franche aministracion de son chetel, il n’apert pas que il li + ostroit que il puisse estrangier ses choses por barater ses + creanciers ; car il n’a pas poer de fere tel estrangement. Et + s’il li ostroie que il face tel estrangement, il apert que il + moismes le face, et les avenanz aucions soffirant contre lui ; + car li creancier au fiz sont creancier au pere.

+
+
+
+ § {42.8.13} +
+

Paulus dit : cil qui tient gage n’est pas tenuz de ceste aucion, + car il tient le gage par sa propre droiture et ne le porsiet pas por + cause de garder la chose.

+
+
+
+ § {42.8.14} +
+

Ulpianus dit : par ceste aucion sont rapelees non pas tant + solement les seignories mes les aucions. Et por ce apartient ceste + aucion contre cex à qui aucion apartient por quiter les aucions. Et + por ce, se aucuns commanda à Tyce que il receust ce que li + baraterres li vendoit, il doit doner l’aucion de commandemant. Se li + baraterres donna donc doere por sa fille qui bien le savoit, la + fille est tenue à doner l’aucion de doere que ele a contre son + mari.

+
+
+
+ § {42.8.15} +
+

Paulus dit : se aucuns doit à Tyce et il set bien que il n’a de + quoi poier, et puis done en son testamant franchise à ses sers, et + il s’aquite à Tyce et commoince à devoir à Senprorne, et il muert + sanz müer le testamant, les franchises que il dona doivent estre + fermes, ja sé ce que il n’eist en l’eritage de quoi paier les detes. + ¶ Et se li creanciers que l’en voloit bareter ne fu pas baretez, le + consoil ne fu pas pris contre celui qui fu baretez ; les + franchises seront donc fermes.

+
+
+
+ § {42.8.16} +
+

Gaius dit : se li premiers creancier ne furent poié des deners + as derreners.

+
+
+
+ § {42.8.18} +
+

Paulus dit : se li mariz quite à sa feme son gage, ou la feme à + son mari, la sentence à cex est veroie, qui dient que cil dons n’est + mis ; et se ce est fet por barater les creanciers, il sera + rapelé par ceste aucion. Autresi est il se aucuns quite à son detor + son gage por grever ses creanciers.

+
+
+
+ § {42.8.19} +
+

Cil moismes dit : li peres qui n’atandi pas [140vA] jusque à sa + mort, ainz rendi à son fiz qui estoit heirs de sa poeté l’eritage sa + mere sanz retenir en la quarte part, fist plene loiance et ne + baratera pas ses creanciers.

+
+
+
+ § {42.8.20} +
+

Gaius dit : le detor qui rendi l’eritage par le consoil au + senat, n’estraja pas por grever ses creanciers la partie que il en + peust avoir retenue, ainz le fist loiaument.

+
+
+
+ § {42.8.21} +
+

Scevola dit : uns detors qui voloit barater ses creanciers fist + marchié à son voisin des bonnes do champ que il avoit baillié en + gages. L’en demande donc se cil qui acheta le champ dou creancier + puet pledier des bonnes. Et la response est que selonc les + choses qui sont proposees que por ce ne remoint il pas que il n’en + puisse pledier que li detors en fist marchié sanz le seu à son + creancier.

+
+
+ +
+ + + VI. Ci commoince li livres de Digeste nove. Cis titres est des + entrediz et per quex causes il apartient [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 1 : de + Interdictis sive extraordinariis actionibus quœ pro his + competunt. + +
+
+ +
+ § {43.1.1} +
+

Ulpianus dit : voionsvoions] hoions dans le + ms., distraction du scribe, cf. lat. + videamus de quex choses antredit + apartienent, des choses devines et de umoines ; des divines si + comme de sanz leus et des religios. Li entredit sont rendu des + choses as homes, ou de celes qui sont à aucun, ou de celes qui ne + sont à nul. Celes qui ne sont à nul sont franches persones et + entredit apartient contre els por fere les venir avant. Celes qui + sont à aucun sont ou communes ou privees ; les communes sont + comme li flueve ; les choses qui sont privees apartienent ou à + université ou à certaines persones. ¶ {1} Il est .iii. manieres + d’antrediz : ¶ ou de faire venir la chose avant, ou de + deffendre, ou de restitucion. ¶ Neporquant, il i a aucuns entredit + mellez, qui sont de deffense ou de restitucion et de fere venir la + chose avant. {2} Li uns des entrediz sont raporté en tens presant et + li autre au tens trespassé. Cil qui apartienent au tens present sont + ausi comme li entrediz de possession. Cil qui apartienent au tens + trespassé sont si comme de voie et de chariere et d’eve d’eté. ¶ {3} + Li entredit sont tuit personel, ja sé ce que il soient conceu par + aucunnes choses. ¶ {4} Li un des antrediz ne durent que .i. an, li + autre sont pardurable.

+
+
+ +
+ + + + VII. D’aporter avant les tables dou testamant [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 5 : de Tabulis + exhibendis. + +
+
+ +
+ § {43.5.1} +
+

[140vB] Ulpianus dit : li prevoz dit : se les tables que Tices + fist qui apartiennent à son testamant sont en ta meson, ou tu as fet + par tricherie que eles n’i sont pas, aporte les avant. Et s’il i a + par aventure li baillie ou autre escrit, il est conquis par ce + banissement. ¶ {1} Se aucuns reconoit que li testamanz soit en sa + garde, l’en li doit commander que il l’aport‹e› avant, se il ne le + puet tantost mostrer. Et se il dit que il ne le convient pas à + porter avant, cil entredit apartient contre lui. ¶ {2} Cist entredit + apartient non pas tant solement à tables dou testamant mes à totes + les choses qui apertienent à la cause dou testamant, si comme es lés + comment que i sont. {3} Ou se li testamanz vaut ou se il ne vaut + rien dés le commoincement, ou se il est roz ou s’il i a aucun autre + vice, ou se l’en dit que il est faus, ou se cil le fist qui n’avoit + pas poer de fere testamant, l’en doit dire que li entrediz a leu. ¶ + {5} L’en doit donc dire que li entrediz apartient à cete escriture + de testamant qui est perfete ou qui n’est pas perfete. {6} Et por + ce, se il i a plusors tables à celui qui fist sovant testamant, l’en + doit dire que cist entredit a leu. ¶ Se l’en dit que cil qui fist le + testamant estoit ou bail son pere ou que il estoit sers, li + testamanz sera aportez avant. ¶ {7} Se li fiz qui est au bail fist + testamant de chetel qui fu conquis par chevalerie, li entrediz a + leu. {9} Autresi est il se cil qui fist le testamant morut entre ses + enemis. ¶ {10} Cist entrediz n’apartient pas à tables à celui qui + est encore vis, quar les paroles au prevost firent mencion dou mort. + ¶ {11} Et se testamanz est effaciez par tricherie {*43.5.2}, ou toz + ou en partie, {*43.5.3} cist entrediz a leu. ¶ {1} Se li testamanz + ‹est› escriz en plusors escroes, eles sont contenues en cest + entredit ; car ce n’est que uns testamanz. ¶ {2} Se Tices + bailla à aucun en garde les tables d’un testamant, l’en en doit + pledier par cest entredit et o celui qui les tient et o celui qui + les bailla en garde. ¶ {3} Et por ce, se uns notoires reçut la garde + des tables, il est tenuz par cest entredit. ¶ {4} Se les tables sont + en la garde à un serf, ses sires est tenuz par cest entredit. ¶ {5} + Se cil moismes qui fist le testamant dit que aucuns a ses tables et + il vieust que eles soient apertees avant, cist entrediz n’avra pas + leu ; mes il porra pledier por fere les venir avant et de + chalongier les. Autresi dit l’en en toz cex qui dient que instromenz + sont leur. ¶ {6} Se [141rA] aucuns a fet par tricherie que il n’a + pas les tables, por ce ne remoint pas que il ne soit tenuz par cest + entredit ; quar por ce que il a fet greignor desloiauté ne puet + il pas retenir les tables quitement ; quar, quant il les avra + aportees avant, sa desloiauté sera descoverte, et il se puet bien + garder de choer en cet mesfet par tricherie se il ne cele pas les + tables ne il ne les bailla pas à autre. Mes s’il ne les bailla pas à + autre par pensee de celer les, mes que il ne les mostrat pas à celui + qui les demandoit, cist entredit a leu. ¶ {7} Cist entrediz est de + fere aporter les tables avant. Veons donc que est aporter avant. ¶ + {8} « Aporter avant » si est que l’en puisse savoir que il + a dedanz. {9} Il les convient mostrer par devant le prevost, si que + cil qui les seeleront soient semons par s’autorité, et li juigemenz + et li tesmoinz reconoist lor soiaus. Et se il n’i volent venir par + aventure, Labeo escrit que li prevoz les en doit contraindre. ¶ {10} + Tuit cil à qui aucunne chose est deue par le testamant solent + requerre que les tables soient aportees avant. ¶ {11} Le + condempnemenz de ce juigement doit estre proisiez à tant comme il i + a de depart. {12} Et por ce, se cil qui est fez hores plede par cest + entredit, li condempnemenz doit estre raportez à l’eritage. {13} Et + se lés li est deuz, li condempnemenz doit estre de tant comme li lés + vaut. {14} Et se li lés fut lessiez soz condicion, l’en doit + proisier autresi comme se la condicion fust acomplie. Et cil à qui + li condempnemenz est poiez ne doit pas estre contrainz de doner + caucion de rendre se la condicion n’avint ; car c’est la poine + de costumancede costumance] de lo costumance dans + le ms. que cil poie qui n’aporte pas les tables avant. + {15} Et por ce demande l’en se cil à qui li lés fu lessiez a eu le + commadement et il demande puis le lés, savoir mon se il doit estre + oïz. Et je croi se li hoirs li a poié, il doit estre mis arriere par + excepcion de tricherie. Et se uns autres l’a poié, il ne doit pas + estre mis arriere. Et por ce, se li heirs a pledié par l’entredit et + il a eu le condempnement, l’en doit tenir cete distinction. ¶ {16} + Il est certeine chose que cist entrediz apartient aprés un an ; + {17} et si apartient à toz les heirs.

+
+
+
+ § {43.5.4} +
+

Paulus dit : les tables do testamant estoient en la garde de un + orfelin et eles i ont lessié à estre par la tricherie à son + deffendeor, li entredit apartient contre le deffendeor, car il est + droiz que il soit tenuz par son mesfet, et ne mie li orfelins.

+
+
+
+ § {43.5.5} +
+

Jabolenus dit : il ne convient pas de l’entredit d’aporter les + tables avant se l’en plede [141rB] de l’eritage ; mes se il + convient fere commune enqueste, eles doivent estre mises en garde en + une sainte meson ou baillies à un prodomme.

+
+
+ +
+ + + VIII. Que rien ne soit fet en saint leu [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 6 : Ne quid in + loco sacro fiat. + +
+
+ +
+ § {43.6.1} +
+

Ulpianus dit : je deffant que nule chose ne soit fete ne mise en + nul saint leu. {1} Cist bennissemenz apartient as seinz leus. {2} Ce + que li prevoz dit, que nule chose ne soit fete en sainz leus, il + nene] ni dans le ms. apartient + pas à ce qui est fet por cause de ornement, mes à ce qui est fet par + cause d’anledissement ou de domage. {3} Mes la cure des mesons ou + des seinz leus est commandee à cex qui gardent les seintes + mesons.

+
+
+
+ § {43.6.2} +
+

Hermogenes dit : il n’est pas ostroié à fere à murs ne à portes + ne as autres sainz leus aucunnes choses de quoi domages ou ledece + viegne.

+
+
+ +
+ + + IX. De leus communs et de voies [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 7 : de Locis + et itineribus publics, et du frag. 1 du titre + suivant. + +
+
+ +
+ § {43.6.3} +
+

Paulus dit : li mur de les portes ne puent estre habité sanz + l’ostroi au prince por peor de feue.

+
+
+
+ § {43.7.2} +
+

Ponponius dit : il ne loise à nul à fere monument en commune + voie.

+
+
+
+ § {43.7.3} +
+

Ulpians dit : les voies qui vont d’uns chans en autres, qui sont + si vielles que l’en ne vit onques que eles ne fussant, sont ou + nombre des communes voies. {1} Mes il a tel difference entre eux et + les autres voies communes que les autres ont lor issues en la mer, + ou en aucunne cité, ou en commun flueve, ou en une autre voie + commune. Mes cestes sont d’autre condicion, quar l’une issue est en + la commune voie et l’autre n’est en nul commun leu.

+
+
+
+ § {43.8.1} +
+

Juliens dit : li prevoz deffent que l’en ne face edefiement en + leu commun et propose un autre dit.

+
+
+ +
+ + + X. Que nule chose ne soit en voie ne en leu commun [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 8 : Ne quid in + loco publico vel in itinere fiat. + +
+
+ +
+ § {43.8.2} +
+

Ulpians dit : li prevoz dit : « tu ne faces riens en leu + commun, ne n’i metes nule chose de quoi domages viegne au leu, fors + ce qui t’est ostroié par loi, ou par le consoil au senat, ou par + benissement, ou par le juigement au prince. Je donroi entredit de ce + qui sera fet ». ¶ {1} Cist benissemenz est de deffensse. {2} Et + par lui porvoit l’en à communs profiz et à privez, car li leu commun + servent au preu à chescun non pas comme propre à chescun. Et + autretel droiture avons nos d’user en comme chescuns a de deffendre + nos que nos n’en usons. Et por ce, se ovre est fete en leu commun, + qui empeeche le privé profit, cil qui li fet puet estre trez en + cause par entredit de deffense ; et por ce fut proposez cist + entredit. {3} Labeo dit : comment li nons des communs leus doit + estre pris, car il apartient [141vA] as places et as illes et as + chans et as voies communes. {4} Je ne croi pas que cist autre dit + apartienent as leus communs qui sont au patremoine l’enpereor, car + nus bas hom n’i puet rien fere ne rien deffendre, car tex choses + sont propres au princes. Se aucuns i fet donc aucunne chose, cist + entrediz n’avra pas leu ; mes se aucuns plez en est meüz par + aventure, li prevoz en sont juige. {5} Cist entrediz apartient donc + à leus qui sont establi au commun usage ; si que se aucunne + chose i est fete qui nuise à aucun bas home, li prevoz i mete + consoil par son entredit. ¶ {6} Quant uns hom lieve une + toiletoile] loisle dans le ms., distraction + du scribe ? Cf. lat. Cum quidam velum in maeniano + immissum haberet en haut qui nuit à la lumere + son voisin, cist entrediz i a leu : « ne mest rien en leu + commun par quoi tu nuisses à la lumere ton voisin ». {7} Se + aucuns ne veust depecier ce que il a en commun leu, Aristo dit que + cist entredit i a leu à fere li depecier. ¶ {8} Se aucuns gete une + mole en la mer, cist entredit apartient à celui qui cele chose puet + nuire ; et se nus n’i a domage, l’en garentist celui qui edefie + ou rivage ou qui gite la mole en la mer. ¶ {9} L’en deffent à aucun + que il ne peeche ou que il ne nage en la mer. Il n’avra pas cest + entredit, autresi comme cil ne l’a pas à qui il est deffendu à joier + en commun champ, ou à boigner soi en commun boign, ou à esgarder en + commun tertre ; mes en toz cez quas puet l’en user d’aucion de + torfet. ¶ {10} Li prevoz dit par droit de quoi domages viegne, car + totes les foiz que l’en ostroie à fere aucunne chose en commun leu, + ce est si que ele soit fete, sanz fere nul tort à nului. Et issi + solent li prince ostroier quant l’en lor demande congié de fere + aucunne novele ovre. {11} Il apert que l’en fet domage à celui à qui + l’en tost son preu que il avoit dou leu commun. {12} Et por ce, se + aucuns a moins de veüe ou plus estroite issue, cist entrediz a leu. + {13} Se j’edefice en leu commun, que les choses qui de ma terre + venoient en la toe sanz droiture que tu i eusses il lessent à venir, + Labeo dit que je ne sui pas tenuz par cest entredit. {14} Mes se cil + edefiemenz fet que ta meson n’eit moins de lumere, li entrediz a + leu. {15} Cil moismes dit : se je edefie en commun leu et cil + edefiemenz nuit à celui que tu avoies fet en commun leu, li entrediz + cesse ; car tu avoies edefié contre droit, se ce n’estoit en + droiture qu’i te fust ostroié. ¶ {16} Se aucuns a eu dou prince que + il puisse edefier en commun leu, l’en ne do[141vB]it pas croire que + il puisse edefier si que il face domage à autre. ¶ {17} Se aucuns a + edefié en leu commun et nus ne li a deffendu, il ne doit pas estre + contrainz d’oster l’edefiement que la cité n’en soit enledie ; + et por ce que cist entrediz est de deffensse et ne mie de + restitucion ; neporquant, se cist edefiemenz nuist au commun + usage, cil qui s’entremet des communes ovres les devra oster ; + et s’il ne nuist, il devra establir rente desus ; {18} et totes + ces choses doivent estre gardees as hoirs. ¶ {19} Il est autrement + des seinz leus ; car il ne nos est pas deveé tant solement que + nos n’i façons ovre, ainz nos est commandé que nos depeçons cele que + nos i avons fete et ce est por la religion dou leu. ¶ {20} Li prevoz + dit : « je deffent que nule chose ne soit fete ne mise en + commune voie par quoi ele soit pire ». {21} Nos apelon + « voie commune » cele qui est en commune terre. Il n’est + pas autresi en commune voie comme en privee, car la terre où la + privee voie est autrui, et nos avon tant solement la droiture d’aler + et de venir parmi ; mes la terre de la voie commune est commune + et est bonnee à certeines bonnes de lese par celui qui ot poer + d’acoutumer la quant ele fut mesuree. ¶ {22} Les unes des voies sont + communes et les autres privees et les autres champetres. Nos apelons + communes voies les chemins roiaus ; les voies privees sont + celes que nos avons par autrui chans ; les champetres sont par + quoi nos alons en noz chans. ¶ {23} Voies privees puent estre prises + en .ii. manieres ; car ce sont celes que nos savons parmi le + champ à nostre voisin à aler en un autre, ou celes par quoi tuit + puent aler, qui s’asenblent à la voie commune ou qui vont as viles. + Je croi donc que icestes puissent estre apelees voies communes. + {24-25} Cist entrediz apartienent as voies des chans tant solement + et ne mie à cex de citez ; les cures de cez voies apartienent + as metres, que eles ne soient encombrees ne estrecies. ¶ {26} Se + aucuns fet en voie commune chambre coie, par quoi la voie ne soit + pas si honeste à aler comme ele estoit devant, Labeo escrit que il + est tenuz par cest benissement. {27} Et se aucuns fet en un champ + fosse, où l’eve s’asenble, qui core en la voie commune, il sera + tenuz de cest benissement ; car il ail a] il + la dans le ms. mis en la voie commune tel + chose qui nuist. ¶ {28} Labeo dit : se aucuns edefice en sa + terre si que l’eve s’asenble et soronde en la voie commune, il n’est + pas tenuz par ce benissement ; car il n’i a envoié pas [142rA] + l’eve, mes il ne la reçoit pas ; mes Nerva escrit mieuz que li + uns et li autres i est tenuz. Se uns chans est joignanz à une voie + commune et l’eve qui en cort enpire la voie, et cele eve vient en + ton champ de celui à ton voisin et il te convient à force recevoir + la, li entredit avra leu contre ton voisin ; mes s’il ne + convenoit pas que tu les receusses, tis voisins n’i est pas tenuz, + mes tu i es tenuz, car il apert que cil a fet le fet qui a l’usage + de l’eve. ¶ Nerva escrit que se l’en plede à toi par antredit, tu ne + doiz estre contrainz fors que tu pledes à ton voisin par le + juigement à lui moismes qui plede à toi. ¶ {29} Il moismes dit que + se li leus est mauvés par odor tant solement, l’en ne puet par cele + chose user de cel entredit. ¶ {30} Cist entredit a leu as choses qui + sont peues en voies communes et enpirent la voie. ¶ {31} Li prevoz + dit : « de que la voie soit pire », c’est se ele en + enpire mointenant ou enprés ; car aucunnes choses sont qui + nuisent mointenant comme eles sont fetes, et aucunnes qui ne + nuissent point quant eles sont fetes mes eles nuisent aprés. {32} + L’en entent que voie est enpoirie se li usages de passer i est + corrumpuz. Si comme s’ele estoit avant pleine et ele est or + bone ; ou ele estoit soeve, ore est apres ; ou ele estoit + lee, or est aprés estroite. {33} L’en demande s’il loist à fere en + voie commune une fosse et un pont par dessus . Et plusors dient + que cil qui ce fet en est tenuz par cest entredit, car il ne + convient pas que il enpiert la voie. {34} Cist entrediz est + pardurables et communs, et condempnemnz en doit estre fez de tant + comme li demanderres i a de deperz. {35} Li prevoz dit : oste + ce que as fet ou mis en commune voie ou en commun chemin par quoi la + voie ou li chemins est enpoiriez. {36} Cist benissement + useuse] usent dans le ms. de cele + moisme cause de quoi cil devant, ‹il› vient de restitucion et li + autres est de deffense. {37} Par cest entredit est tenuz non pas cil + qui a fet aucunne chose en voie commune, mes cil qui li a. Et por + ce, se uns fist la chose et li autres l’a, cil qui l’a est tenuz par + cest entredit ; et c'est droiz, car cil qui li a la puet oster. + {38} Nos dison que cil l’a qui en est en possession comment que il + soit, et s’il fist l’ovre, ou s’il l’aquist par cause d’achast ou de + loage, ou par lés ou par heritage ou par autre maniere. {39} Et por + ce quide Offilius que cil qui a guerpi la chose que il fist en la + voie commune par quoi li usages en est corrumpuz, n’est pas tenuz + par cest entredit, car il n’a pas ce que il fist. Mes voions se + aucion doit estre [142rB] donnee contre lui ; et je croi que li + entrediz a leu contre por fere li oster ce que il fist en la voie + commune. ¶ {40} Se uns arbres chiet de ton champ en la voie commune + et si anconbre la voie, et tu le lesses autresi comme s’il ne fust + pas tiens, Labeo escrit que tu n’es pas tenuz par cest entredit. + Neporquant, se cil qui se pleint est apareilliez d’oster l’arbre à + ses despens, et tu li deffenz, il puet pledier à toi par l’entredit + de voie commune. Et se tu n’avoies pas guerpi l’arbre, tu es tenuz + par cest entredit. {41} Labeo escrit que se mis voisins enpoire la + voie commune par son vice, ja sé ce que l’ovre que il a fete soit + profitable à moi et à lui, neporquant s’il ne la fist fors por eise + de son champ, je ne puis pas estre trez en cause par cest + entredit ; et se nos feimes fere l’ovre communement, nos i + somes tenu ambedui. ¶ {42} Cist entrediz a leu contre celui qui a + fet par tricherie que il ne porsiet pas l’ovre que il fist ; + car cil qui porsiet et cil qui a fet par ticherie que il porsiet pas + sont d’une moisme condicion ; et il me senble que la sentence + Labeo est veroie. ¶ {43} Li prevoz dit : « oste + la » ; il apert que cil oste la chose qui ramoine le leu + en celui moisme estat, c’est à savoir en son encien estat, et ce est + fet quant aucuns oste à son despens. Car se cil qui l’en plede par + cest entredit fist l’ovre, ou uns autres la fist par son + commandemant ou la conferma quant ele fut fete, il la doit oster à + ses despens. Et s’il n’i ot nules de cex choses mes il porsiet la + chose, il ne convient fors que il sofre que ele soit ostee. {44} + L’en doit savoir que cist entrediz n’est pas temporés, car il + apartient au commun profit ; li condempnemenz qui en est fez, + de tant comme cil qui se pleint eust de preu se l’ovre fust ostee. ¶ + {45} Li prevoz dit : « je deffant que force ne soit fete + que il ne loise à aler par commune voie et par commun + chemin ».

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+ § {43.8.3} +
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Celsus dit : se juiges que li rivages en quoi li pueples de Rome + a commandemant sont au puple. {1} Li usages de la mer est communs à + toz homes, autresi comme cil de l’air, et li pilier que aucuns i + giete sont à celui qui les i giete ; mes ce ne doit pas + ostroier se li usages de la rive de la mer en puet estre + enpiriez.

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+ § {43.8.4} +
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Scevola dit : il leust bien par le droit as genz à edefier en la + rive de la mer, se li communs usages n’en fust enpechiez.

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+ § {43.8.5} +
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Paulus dit : se li ruisiaus d’eve est meuz par commun leu et il + nuit à un des voisins, li voisins avra aucion par la loi de .xii. + tables.

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+ § {43.8.6} +
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Juliens dit : cil qui plede par entredit que nule chose [142vA] + ne soit fete en leu commun par quoi domages li viegne, puet establir + procurator, ja sé ce que il plede de leu commun.

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+ § {43.8.7} +
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Cil moismes dit : autresi comme cil qui edefie en commun leu, à + qui nus ne le deffent, ne doit pas estre contrainz de depecier + l’ovre que la citez n’en soit enledie ; autresi doit il oster + l’edefiement que il a fet contre le banissement au prevost, + autrement ne vaudroit il rien le commandemanz au prevost.

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+ + + XI. De user de commun leu [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 9, frag. 1 : de Loco publico fruendo. + +
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+ § {43.9.1} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit : «  se cil qui a + droiture d’aloer le commun baille à un autre à loage la droiture à + user en, je deffent que force n’en soit fete à celui qui la prant à + loage, ou à son compoignon que il n’en puisse user par la loi de + loage ». {1} Il est aperte chose que cist entredit est proposez + par la cause dou commun profit ; car il deffent les communes + rentesrentes] fermes dans le ms., cf. lat. + tuetur enim vectigalia publica quant il + deffent que force n’en soit fete à cex qui les prenent. {2} Et se + cil qui a prisa pris] apres dans le ms., + confusion dans l’emploi des abréviations le commun aloage + et ses compoinz vienent à pledier en par entredit, il est droiz que + cil qui le prist soit mis par devant son compoingnon. {3} Li prevoz + dit : « que il ne puisse user par la loi do loage », car + cil n’en doit pas estre oïz qui en vieust user sanz loi ou contre la + loi.

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+ + + XII. De voie commune et que rien n’i soit fetRubrique du + Dig., liv. 43, tit. 10 : de Via publica, et si quid in + ea factum esse dicatur. + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., frag. 2 du titre précédent, et du titre + 2 : de Via publica et itinere publico + reficiendo. + +
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+ +
+ § {43.9.2} +
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Paulus dit : il seust estre ostroié que ymages et senblances qui + puent valoir à aornement soient mises en leu commun.

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+ § {43.11.1} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne soit fete à celui qui veust ovrir et fere commune voie et commun + chemin, par quoi la voie ou li chemins n’en soit pirés ». ¶ {1} + « Ovrir voie » est ramener la à la lese et à la hautece + que ele ot ancienement ; et « purgiers » est une + partie de refere la, car l’en apele proprement « purgier » + delivrer la si comme ele fu encienement et oster en ce qu’i i nuist. + Cil qui l’ovre donc et cil qui la porge la refet, et tuit cil qui la + remoinent en l’ancien estat. ¶ {2} Se aucuns enpire la voie por + coverture de refere la, force li puet estre fete quitement ; et + por ce, la voie ne puet pas estre fete plus leeplus lee] + plus lee ne plus lee dans le ms. ne plus + longue, ‹ne plus haute› ou plus basse par non de refere la, ne paver + la se ele ‹ne› fu pavee. ¶ {3} Cist entredit sera donz pardurablement + à toz et contre toz ; et li condemnement est de tant comme cil + qui se pleint i a de domages.

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+ § {43.11.2} +
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‹I›abolenus dit : la voie qui est commune à toz ne puet pas + estre perdue por ce se l’en lesse au seren.

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+ § {43.11.3} +
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Paulus dit : se aucuns bote la voie commune au champ à son + voisin, aucion en sera donnee contre lui por tant comme cil i a de + domage sus qui champ la voie est botee. {1} Cil qui ere commune voie + est contrainz de remaner la en son estat.

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+ + + XIII. Que nule [142vB] chose ne soit fete en commun flueve par + quoi l’eve corre autrement que ele corroit en l’esté d’avant [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 13 : Ne quid + in flumine publico fiat quo aliter aqua fluat atque uti priore + œstate fluxit ; et du tit. 14 : Ut + in flumine publico navigare liceat. + +
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+ § {43.13.1} +
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Ulpianus dit : je deffant que nule chose ne soit fete, ne que ne + nuise en commun flueve ne en sa rive par quoi l’eve core autrement + que en l’estat d’avant. ¶ Tot est dou flueve par la où il s’estent + ou tens que il est plus granz an l’an sanz issir de chenel. {1} Li + prevoz porvit par cest entredit que li fluves ne soient pas desrivé + qui ne sont pas ostroié, ou que li chenex ne soit muez en maniere + que il face à voisin aucun tort. ¶ {2} Il apartient donc as fluves + communs qui portent navie, ou qui n’en portent point. {3} Li prevoz + dit : « por quoi l’eve core autrement que ele ne fist en + l’esté devant ». Tuit cil qui i sont donc, ou metent aucunne + chose, n’i sont pas tenu, mes cil qui fet que l’eve core autrement. + Ce qui dit que ele core autrement n’apartient pas à la quantité de + l’eve corant, ainz doit estre raporté à la meniere + etet]a dans le ms. à la roideur do + cors. ¶ Et l’en doit dire generaument que aucuns est tenuz par cest + entredit se li cors de l’eve est muez par ce que il a fet, si comme + se l’eve est abessie ou estrecie par quoi ele est fete plus roide, + et fet domage as coitiveors qui sont environ. Et se li voisin ont + aucun domage par son fet, cist entrediz avra leu. {4} Se aucuns + veust movoir eve à descovert dou ruissel qui est coverz, ou par + covert de celui qui est descoverz, il est tenuz par cest entredit, + se li fez fet domage au coitiveors qui sont environ ; {5} et + autresi s’il mue le chenel, il seré tenuz par cest entredit. {6} + Aucuns sont qui cuident que cist entrediz n’aist pas leu quant + aucunne chose est fete por garnir la rive ; si que se aucuns + fet chose par quoi l’eve core autrement, s’il le fet por garnir la + rive, cest entredit n’ait pas leu. Mes aucuns sont à qui ce ne plet + pas, quar les rives ne doivent pas estre garnies o le domage as + coitiveors. Neporquant, nos usons de ce droit que li juiges doit + juigier se il doit doner ceste excepcion ; car profiz amoneste + aucunne foiz que ele soit donnee s’il a aucun profit en ce que + aucuns a fet ou commun flueve. Quar se li flueves li fet grant + domage et li gaste ses chans, et il amoncele la terre ou fet aucunne + autre garnison por garentir ses chans, et cele chose mue le cors de + l’eve por quoi ne li donroit l’en consoil, je soit ce que plusors + ont deu tot torné les flueves et mué les chenex de ses chans, il + convient donc que l’en regart au profit à cex qui ce font sanz le + domage as coitiveors [143rA]. ¶ {8} Cist est tenuz par cest entredit + qui fet eve core autrement que ele ne corut en l’estat devant. Il + dient que por ce prist li prevoz l’estre devant, car l’en voit plus + certeinement le naturel cors de l’eve en esté que en iver ; et + si parla de l’esté devantdevant] devant tu le la + res dans le ms., confusion du scribe par rapport à la + partie qui suit, et ne mie de celui d’aprés, car l’en est + plus certein dou tens qui est passez que de celui est à venir. {9} + Cest entrediz apartient à chescun, mes il n’apartient pas contre + toz, mes contre celui qui fist que l’eve corust autrement que ele ne + devoit et n’avoit pas droiture de fere la. ¶ {10} Cist entrediz + apartient contre les hoirs. ¶ {11} Li prevoz dit aprés : + « se tu as aucunne chose fete ou mise en commun flueve ou an sa + rive, se l’eve cort par ce autrement que ele ne corut en l’esté + devant, tu les restablisses ». {12} Cist entrediz est de + restitucion et cil devant est de defense et apartient as choses qui + ne sont encore pas fetes. Se aucunne chose a esté fete, ele sera + restablie par cest entredit ; mes se l’en veust proier que + aucunne chose ne soit fete, il convindra user de l’entredit devant. + Et se aucunne chose est fete puis que li entrediz devant sera + renduz, ele sera depecie par cest entredit de restitucion. {13} En + cest entredit vient, si comme Labeo dit, ce que aucuns a lessié par + tricherie à porsoer.

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+ § {43.14.1} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne soit fete que chescun ne puisse mener parmi le flueve sa nef, + grant ou petite, et charger la, ou deschergier en la rive. Et je + commanderoi que il loise à nagier par lac et fossé et par estanc + commun ». ¶ {1} Il est porveu par ce bannissement que l’en ne + deffende pas à nagier par commun flueve ; autresi comme uns + entrediz est proposez devant que l’en ne deffende à nul à user de + voie commune. {2} Mes se li estans ou li lac est privez, li entrediz + cesse. {3} L’en apele lac où il a toz jorz eve, {4} et estanc où il + en a aucunne foiz et aucunne foiz n’en i a point, et l’eve s’i + assenble en iver ; {5} fossé est aperz recetemenz d’eve ; + {6} et ces choses puent bien estre communes. ¶ {7} Se l’en deffant à + celui qui a aloé lac ou estanc que il n’i peeche, Sabins et Labeo + dient que cist entrediz li vaut. Se il a donc aloé d’aucunne + commune, il est droiz que il ait cest entredit.

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+ + + XIV. Que il loisse à ovrer en commun flueve [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 15 : de Ripa + munienda. + +
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+ § {43.15.1} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne soit fete à aucun que il ne li loie à fere ouvre en commun flueve + ou en sa rive por garentir son champ qui est lez la rive, por quoi + la voie as nés ne soit enpoirie se il done caucion au juigement de + bons homes que domages n’en vendra pas dedanz .x. anz, ou il [143rB] + ne remoint pas en lui que il ne le donne ». ¶ {1} Il est + profitable chose que les rives des fleuves soient refetes et + garnies ; autresi, comme uns entrediz en est donc proposez de + garnir ‹…› rive de flueve. {2} Il dit donc « por que la voie à + nés ne soit enpoirie » ; l’en doit soffrir itel refesement + qui n’enpeeche pas la voie as nés. {3} Cil qui vieust garnir la rive + par devers lui doit doner caucion que domages ne vindra par ce ou + plege selonc la qualité de la persone. Il est contenu en cest + entredit que caucion soit donee en cest juigement des bons homes que + domages n’en vendra pas dedanz .x. anz. {4} Ceste caucion sera donee + as voisins et à cex qui ont lor possessions desus le flueve. ¶ {5} + Car il convint prendre garde que caucion lor fust donee ainz que + l’ovre fust fete ; car puis que l’ovre fust fete, l’en ne puet + pas recevoir le domage par cest entredit, ainz en convenist pledier + par la loi qui fet restorer les domages. ¶ {6} L’en doit savoir que + li prevoz n’establist ci nule chose de garnir rive de lac ou + d’estanc ou de fossé, mes l’en i doit garder ce moisme qui est + establi en la rive dou flueve.

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+ + + XV. De force et de force armee [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 16 : de Vi et + de vi armata. + +
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+ § {43.16.1} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « se tu ou ta mesnie + avez mis aucun hors par force, j’en donroi dedanz l’an juigement + comme il i ot quant il fu mis hors ». ¶ {1} Cist entrediz est + proposez à celui qui est mis hors à force ; et por ce est cist + bennissement proporsez à recovrer la possession. {2} Et que rien ne + soit perdu par force, l’en porvoit par les lois des communs + juigemenz et des privez et par les establissemenz as princes. ¶ {3} + Cist entrediz n’apartient pas à tote force, mes à cex tant solement + qui sont mis hors de possession par force ; il apartient à + cruel force tant solement et à cex tant solement qui sont mis hors + de terre, si comme d’un champ et d’une meson. Et se aucuns est mis + hors d’une place, cist entrediz li apartient. {4} A toz cex qui sont + mis hors des choses qui tienent à terre ; de que‹l› leus que ce + soit de quoi aucuns est mis hors por force, cist entrediz i a leu. + {5} Et por ce, se la meson de quoi aucuns est mis hors par force + estoit tote sus terre, cist entrediz i a leu. ¶ {6} Il est certeine + chose que cist entrediz n’apartient pas as choses movables ; + car aucion de larrecin ou des biens raviz par force li puet valoir. + Mes s’il avoit aucunne chose au champ ou en la meson de quoi aucuns + fu mis hors par force, l’en ne doit pas doter que cist entrediz + n’aist leu por cez choses. ¶ {7} Se aucuns est getez hors de [143vA] + une nef par force, cist bannissemenz n’i a pas leu. Autresi est de + celui qui est mis hors par force d’une cherrete, que nus ne dit que + il puisse user de cest entredit. {8} Mes se aucuns est par force mis + hors des mesons de fust, nus ne dote que cist entredit ne ait + leu ; car ce est chose qui tient à terre. ¶ {9} Cil qui porsiet + est mis hors comment que il porsie, ou citement ou naturement ; + car possession naturel, et ce que aucuns porsiet comme la soie + chose, apartient à cest antredit. {10} Et se li mariz dona une chose + à sa feme et ele en est mise hors par force, ele porra user de cest + entredit.¶ {11} Li prevoz dit : « se tu ou ta + mesnie » ; i fist par droite mencion de la mesnie, car por + ce que il n’apert pas que je face ce que ma mesnie fet, il convient + fere mencion de la mesnie. ¶ {12} Il apert que cil meste hors qui + commande que autres i meste ; quar il a pou de difference se + aucuns mest hors à ses meins ou par autre persone. Et por ce, se ma + mesnie mest aucun hors par ma volenté, il apert que je le meste + hors. ¶ {13} Totes les foiz que uns verois procurators mest aucun + hors par force, cil qui est mis hors puet pledier o le quel que il + vieust, ou o le procurator ou o son seignor, si comme Sabins dit. Et + s’il plede à l’un, li autre est delivres, se cil à qui il plede poie + la valor dou plet ; car cil ne se puet acuser qui par force met + hors aucun par le commandemant d’aucun, plus que cil qui ocist un + home par commandemant d’aucun. Mes s’il est faus procureres, cil qui + il met hors par force ne puet user de cest entredit fors contre + lui ; et la sentence Sabin est veroie. {14} Et se aucuns autres + mest aucun hors par force, et je estable ce qui est fet, aucun + quident que je l’aie mis hors selonc Sabin et Cassi, qui dient que + cil qui a la chose estable est pers à celui qui la commande, et que + je sui tenuz par cest entredit. Et ce est voirs, quar l’en dit par + droit en mafet que tex otroiz est acompoigniez à commandemant. ¶ + {15} Ce que li prevoz dit : « durt ou ta mesnie » est + escrit par droit ou quas en quoi la mesnie mest aucun hors par + force ; mes se li sires le commanda, il le fist ; et s’il + ne le commanda pas, il n’en doit pas estre grevez, mes cil qui le + firent sanz son commandemant. Mes se aucunne chose en vient à lui, + il la doit rendre ; et se rien i vint, il sera quites par + abandoner les sers à estre acusez de lor mesfet, et c’est toz li + domages que il doit avoir por ce que li sers puet en ce enpoirier la + condicion son seignor. {16} Li sers [143vB] est par droit contenuz + ou non de mesnie. {17} Mes l’en demande quel nombre de sers cil nons + contient, ou de .ii. ou de .iii. ou de plusors. Et il est verité + que se uns seus sers a mis aucun hors par force, il apert que la + mesnie l’a mis hors. ¶ {18} L’en doit dire que cil qui fet en leu de + serf sont tenu en leu de mesnie. ¶ {19} Se aucuns nie que il n’est + pas sers, li sires doit estre contrainz de deffendre sa mesnie ou de + recevoir ceste aucion que il rende ce qui en est venuz à lui. ¶ {20} + Se li fiz qui est au bail, ou servianz qui est loez, met aucuns hors + par force, il apartient à cest entredit. {21} Se je voil user de + cest entredit contre celui qui plede por estre frans, et il est + juigiez à franc, et il apert que li sers m’oient mis hors par force + sanz son seu, je seré restabliz en la possession. ¶ {22} Il apert + que li sires tiegne ce que ses sers, ou ses coitiveres, ou ses + procureors tient ; et por ce, se il sont mis hors, ja sé ce que + il ne sache pas que il soient mis hors, se cil por quoi je porsoie + est par force mis hors de la possession, il n’est mie dote que cist + entredit ne m’apartiegne. ¶ {23} Cist entrediz apartient à nului + fors à celui qui porsiet quant il fu mis hors ; ne il n’apert + pas que autres soit mis hors que cil qui porsiet. {24} Se cil qui + est mis hors porsiet donc ou par cors ou par corage, il apert que il + est mis hors par force. Et por ce, se aucuns estoit issuz hors de sa + meson ou de son champ, et il n’i avoit lessié nus de ses sers ne nul + home de par lui, et aprés quant il revint l’en li deffendi que il + n’entrast dedanz ou aucuns le detint en la voie, il seuble que il + soit mis hors par force ; car la possession li est tolue que il + tenoit en son corage, ja sé ce que il ne l’en tenoit pas par cors. + {26} Se aucuns nene] me dans le ms. + porsiet ne par cors ne par corage, et il veust entrer ou le + commoincer à porsoer le, se l’en li deffant, il n’apert pas que il + en soit mis hors ; car cilz est mis hors qui pert la possession + et ne mie cil qui ne la reçoit pas. ¶ {27} Cassius dit : que il + loit à deffendre soi de force par force, et cist droiz vient de + nature. ¶ Il apert donc par force que il lise à deffendre soi + d’armes par armes. ¶ {28} L’en dit que cil porsiet par force qui a + mis hors l’encien porseor et tient la possession que il a conquise + par force, ou qui vient apereilliez par deffendre que aide ne soit + fete à celui qui est mis hors de sa possession. ¶ Se aucuns retient + par force sa possession, Labeo dit que il n’apert pas que il porsiee + par force. ¶ {29} Cil moismes Labeo dit que cil qui por peor de la + grant torbe [144rA] de gent qui venoit est issuz de sa possession + est mis hors par force. Mes Pomponius dit que force n’est pas fete + sanz aucun cors ; et je croi que cil qui est chaciez par genz + qui sont venuz et ont porpris sa possession est mis hors par force. + ¶ {30-31} Se cil qui porsiet par force ma chose est mis hors par + force par un autre, il a cest entredit par quoi il doit recovrer tot + le domage que il a en ce que il en a esté mis hors, quar la premiere + cause li doit estre rendue que il eust s’il ne fust mis hors par + force. ¶ {32} Se li chans de quoi je sui mis hors par force m’est + renduz et les choses qui autresi me furent tolues par force ne me + sont pas rendues, l’en doit dire que por ce ne remoint pas que je ne + puisse user de cest entredit ; car il est verité que je fui mis + hors par force. ¶ Se aucuns vieust pledier par cest entredit de la + possession de la terre, et il veust pledier des moebles par aucion + de fere chose venir avant, i le puet fere ; et issi le dit + Juliens. {33} Il moismes escrit que se aucuns veust pledier par + aucion des biens raviz par force, il le puet fere. Ce que li prevoz + dit « et les choses que il ot », doit estre issi entendu + que totes choses i soient contenues, et non pas tant solement celes + qui sont soes propres, mes celes qui li ont esté baillies et celes + de quoi il a l’usaire ou la garde ; car quant li prevoz dit que + il ot, totes menieres d’avoird’avoir] de voir + dans le ms., cf. lat. cum enim dicat praetor "habuit", + omnia haec habendi verbo continentur sont + contenues par ceste parole. {34} Li prevoz i ajoint par droit ce que + il ot lors, car par ce entendons nos ce que il ot quant il fu mis + hors. Et por ce, se aucunnes des choses que il ot lors sont peries, + si vienent eles en cest entredit. Et issi avient il que se li serf + ou les betes muerent aprés ce que il a esté mis hors par force, eles + puent estre demandees par cest entredit. Juliens escrit aprés que + quant aucuns est mis hors par force de la possession ou il a sers et + li serf muerent sanz les corpes à celui qui les mist hors, si + convient il que il les rende par cest entredit ; autresi comme + cil qui a enblé un serf est tenuz à rendre en le pris aprés ce que + il est morz. {35} Et de ce s’ensit il que il est contrainz de rendre + le pris des mesons qui sont arses. ¶ {36} Li prevoz vieust que cil + qui a mis par force aucun hors de sa possession et a fet par sa + tricherie que il ne le porsiet pas, est tenuz par cest entredit. ¶ + {38} Comment entendons nos ce que li prevoz dit « ce que il ot + illoc », ou en leu don il fu mis hors par force ou en tote sa + possession ? Il est [144rB] mieuz que la possession soit + raportee en leu don il fu mis hors ; et sanz dote cist entrediz + vaut à tote la possession que il perdi quant il fu mis hors. ¶ {40} + L’en contera les fruiz despuis que aucuns fu mis hors de sa + possession, ja sé ce que l’en ne les conte es autres entrediz, fors + depuis que l’en en commoinça à pledier. Autresi est il des choses + movables qui estoient illoc ; car li fruit en doivent estre + conté depuis que cil fu mis hors de la possession. ¶ {41} L’en rent + par cest entredit non pas tant solement les fruiz mes les autres + profiz ; car Vivians reconte que totes les choses que cil qui + est mis hors par force de sa possession puet avoir s’il n’en fu mis + hors, li doivent estre rendues par cest entredit. ¶ {42} Cil qui ne + porsiet pas ce que il a tolu à force, est contrainz de rendre le par + l’entredit de force. ¶ {43} L’en demande, se cist entredit, qui a en + celui cruelté de fet, à celui qui apartient, à celui qui a esté + franchiz contre son patron, ou as enfanz contre lor peres. Et + il est verité que il ne puet pas estre donez contre tex + persones ; et il est mieuz que aucion por le fet apartiegne + contre eus. Mes il est autrement se li patrons usa de force armee + contre celui que il avoit franchi, ou li peres contre ses enfanz, + quar en ce quas li entrediz a leu. {44} Cist entrediz apartient à + toz les hoirs. {45} Li argumenz que l’en trove es livres Juliens dit + que cist entrediz n’apartient pas as autres que à celui qui ne + porsiet pas. ¶ Se aucuns me met par force hors de ma possession et + il n’en mest pas ma mesnie hors, je ne puis pas pledier par cest + entredit ; car je retien la possession par cex qui ne sont pas + mis hors, je ne puis pas pledier par cest entredit. {46} Ce moismes + dit Vivians : se cil qui fist la force mist les uns des sers + hors et retint les autres et les lia, neporquant l’en entent par + droit que il est mis hors desque autres a commoincié à porsoer les + sers, ce que a esté dit en une partie des sers doit estre en toz. + {47} Et que dirons nos, se nus n’en est mis hors mes cil qui est + entrez en possession les porsiet toz et se fet servir à ex et a + lié le seignor moismes. Je croi que qui est liez en la + possession est autresi comme cil qui en est mis hors par force. {48} + Aucion apartient par cause de cest entredit contre toz les hoirs por + tant comme il en est venuz à eus.

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+ § {43.16.2} +
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Paulus dit : ou il ont fet par tricherie que il n’i est + venuz.

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+ § {43.16.3} +
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Ulpianus dit : autresi est il se aucuns [144vA] est mis hors o + armes, car aucion est donnee por les mesfez au mort por tant comme + il en est venu as hoirs ; car il ne convient pas que li heirs + ait domage ou mesfet à son encessor, ainz est assez que il n’i ait + point de gaing. {1} Ceste aucion qui apartient contre les hoirs + apartient pardurablement, car ele contient chalongement de chose o + armes. ¶ {2} Armes sont totes menieres de darz, non pas tant + solement espees et glaives mes batons et pierres. {3} Et por ce se + li uns prent .i. gleve, mes batons et pierres, il apert que cil qui + estoit en la possession en soit mis hors o armes. {4} Et encor dit + l’en plus que, s’il vindrent tuit desarmé, et il pristrent en la + possession batons et pierres, la force est armee. {5} Et s’il + vindrent armé, mes il n’userent pas des armes, encore est ce force + armee ; quar ce est assez que cil qui fu mis hors ot poer des + armes. ¶ {6} Se aucuns ot poer d’omes armz qui aloient aillors et il + s’en foï, il n’apert pas que il soit mis hors par force ; car + cil qui estoient armé n’avoient pas ce en corage, ainz aloient + aillors. {7} ‹…› Et por ce, l’en ne doit pas dire que il soit mis + hors par force s’il ne midrent hoirs premerement de sa possession. ¶ + {8} Se li sires venoit en sa possession et cil qui estoient dedanz + li deffendirent o armes que il n’i entrast, il senble que il en soit + mis hors o armes. ¶ {9} Nos nos poons deffendre o armes de celui qui + vient sus nos o armes mes que ce soit mointenant et sanz + entente ; et nos devons savoir que il ne nos est pas ostroié + tant solement à deffendre nos que nos ne soient mis hors, mes à + mestre hors cex qui nos ont mis par force, par quoi nos le façons + mointenant et sanz atandre. ¶ {10} Quant uns procurators vient o + armes por metre aucun hors de sa possession, il senble que ses sires + le meste hors o armes se il le commanda ou s’il ot estable. {11} Mes + se ma mesnie i vient o armes, il n’apert pas que je i viegne o + armes, mes ma mesnie, se je ne le commandoi ou oi estable. ¶ {12} + Cist entredit apartient à celui qui fist par tricherie que aucuns + fust mis hors de sa possession o armes ; et l’en pledera aprés + l’an por tant comme il en est venu à celui qui le fist mestre hors. + ¶ {13} Il apert que li entrediz de force est necesseres à celui qui + a l’usaire d’une chose se l’en li deffant useruser] en + sor dans le ms., cf. lat. Si prohibeatur uti + frui usu fructu fundi an. {14} Il senble que + cil li deffant useruser] en sor dans le ms., cf. + lat. Uti frui autem prohibuisse is videtur + an, qui l’en a mis hors par force, ou il ne pot [144vB] soffrir que + il entrast ou champ quant il en fu issuz ne mie par corage de + laissier l’usaire ; mes se aucuns deffendi au commoincement que + cil n’entrast pas en la possesion par commoincier à user de + l’usaire, cist entrediz n’a pas leu, mes il doit chalongier son + usoire. {15} Cist entrediz apartient à celui qui l’en deffent que il + n’use d’un champ et à celui que il est deffendu à user + d’edeffiement ; mes il n’apartient pas as choses movables se + eles ne tienent à terre. ¶ {16} Por quel cause que useres ou usages + soit establiz cist entrediz a leu. ¶ {17} Cil qui est en possession + par quelque maniere par non d’usaire, usera de cest entredit. Mes + s’il muert aprés ce que il li a esté deffendu à user d’usaire, l’en + dira par droit que cist entredit apartient à ses hoirs, non pas por + establir l’usaire au tens que est avenir, mes por avoir les deparz + dou tens passé. {18} Et aucion en puet estre meüe contre l’oir, por + tant comme il en vint à lui.

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+ § {43.16.4} +
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Cil moismes dit : se aucuns m’a par force mis hors de ma + possession ou non à une université, Ponponius dit que cist entrediz + m’apartient ou non à l’université se aucunne chose en est venue à + lui.

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+ § {43.16.5} +
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Cil moismes dit : se l’en te baille la possession de mes choses, + Pomponius dit que cist entrediz cesse ; car cil n’est pas mis + hors par force qui est contrainz par force de mestre un autre en + possession.

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+ § {43.16.6} +
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Paulus dit : son departemenz est fez par l’entredit de force + tant comme aucuns eust de preu s’il porsoist. Et de ce droit dit + Pomponius que nos usons ; et ce vaut aucunne foiz plus que la + chose et aucunne foiz moins, quar aucunne foiz avient que se cil qui + demande porsit un serf, il i eust plus de preu que li sers ne vaut + ou par fere enqueste par lui ou par aquierre heritage.

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+ § {43.16.7} +
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Cil moismes dit : se tu m’as par force mis hors de ma chose, ja + sé ce que uns autres ait commoincié à porsoer la, neporquant je ne + puis pas user de cest entredit contre autre que contre toi.

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+ § {43.16.8} +
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Cil moismes dit : uns hons disoit que chose est porsise par + force totes les foiz que cil qui la porsiet en est mis hors par + force, ja sé ce que il n’en soit pas sires.

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+ § {43.16.9} +
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Cil moismes dit : se plusors sont hoir à celui qui par force + mist hors aucun de sa possession, chescun ne sera tenuz fors en tant + comme il en vint à lui ; et por ce avandra il aucunne foiz que + cil à qui tot est venu sera tenuz à tot, ja sé ce que il n’en soit + hoirs [145rA] que d’une partie de l’eritage. ¶ {1} Li prevoz doit + restablir en cele moisme cause celui qui est par force mis hors de + son usaire, ce est ou point où il fust s’il n’en fust mis + hors ; si que ce li usaires est finez par tens puis que il fu + mis hors ; por ce ne remoint pas que cil que l’en mist hors ne + doie estre contrainz de restablir le.

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+ § {43.16.10} +
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Gaius dit : se uns hom a par force mis hors d’une possession + celui qui en avoit l’usaire, o celui qui en avoit la proprieté, et + li sires de la proprieté plede à lui par cest entredit et il + recouvre sa proprieté, il en retendraretendra] + rentendra dans le ms., tilde d’abréviation mal + placée, cf. lat. retinere debeat reversum ad se usum + fructum l’usaire. Et ce que cist a perdu, qui + avoit l’usaire, sera sus celui par qui fet il le perdi.

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+ § {43.16.11} +
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Ponponius dit : cil fet force qui ne soffre pas que cil qui + porsiet porsie à sa volenté, si comme s’il seme en ce que il porsiet + ou il ere, ou il edefie, ou il i fet aucunne autres chose qui + enpeeche la possession.

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+ § {43.16.12} +
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Marciaus dit : quant uns hom ot vendu son champ et commandé que + li acheterres le porseist, li coutiveres qui tenoit à loage ne + soffri pas que li acheterres i antrast. Aprés avint que li + coitiverres en fu mis hors par force, l’en demandoit li quex a + l’entredit de force. Et je dist que il n’a nule difference se + li coitiverres deffendi au seignor dou champ que il n’i entrast, ou + à celui qui l’avoit acheté. Li entrediz de force apartendra donc au + coitiveor contre celui qui le mist hors ; et il sera tenuz par + cel moismes entredit au seignor dou champ quar il senble que il le + mist hors quant il nene] ne le dans le ms. + bailla à l’acheteor la possession, s’il ne le fist par droite + cause.

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+ § {43.16.13} +
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Ulpians dit : entrediz de force ne autres n’é tant bone + renomee.

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+ § {43.16.14} +
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Ponponius dit : se tu fus mis hors d’un champ à force armee et + la possession t’en est rendue, ja sé ce que tu le porsoes par force + ou en repost, ou à loage, tu avras arrieres les moebles que tu + avoies.

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+ § {43.16.16} +
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Ulpians dit : se li fiz qui estoit en bail a mis aucun hors de + sa possession par force, l’en doit dire que ses peres est tenuz par + tant comme il en vint à lui.

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+ § {43.16.17} +
+

Ulpians dit : se l’en toloit à aucun sa possession par force, et + il la gaigna arrieres par cel asaut moismes, l’en entant mieuz que + il est remés en son encien estat que l’en ne fet que il porsie à + force. Et por ce, se je te met hors par force, et tu moi, et je toi + arrieres, li entrediz de force t’apartendra.

+
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+ § {43.16.18} +
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Papinians dit : cil qui t’avoit baillié un champ à loage le + vendi aprés et commanda qu'il entrast en vuide possesion ; mes + li coitiverres le fist forcie que il n’i entrast, et li acheterres + en mist hors le coitiveor par force ; l’en [145rB] + demandademanda] commanda dans le ms., + probablement une distraction du scribe entrainée par + l’abréviation (com-) et le changement de + colonne li quel devent user des entrediz. ¶ Il nos plest + que li coitiverres fust tenuz par cest entredit à celui qui avoit le + champ ; quar il n’a point de difference s’il deffendi à lui, ou + celui que il a i anvoia que il n’i entrast ; mes il n’apert pas + que il en ait perdi la possession devant que ele fust livree à + l’acheteor. Et por ce, li acheterres qui fist force au coitiveor est + tenuz à lui par ceste entredit ; car il ne devoit pas porsoer + le champ par force. Et l’en demande se l’en doit secorre à + l’acheteor s’il a mis le coitiveor hors par force. Et je dis + que nenil, car il reçut commandemant que il ne li soit pas à + fere ; ne il ne devoit pas tenir le champ à celui o qui il poet + pledier par l’entredit de force.

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+ § {43.16.19} +
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Triphonius dit : Julians rendit par force que se tu mez par + force hors de mon champ en quoi j’é choses movables, tu me doiz + rendre par l’entredit de force, non pas tant solement les choses qui + tienent à terre mes les mobles, ja sé ce que je demore à pledier à + toi par cest entredit tant que les betes ou li serf sont mort, ou + que les autres choses sont peries par aucun quas. Mes por ce ne + remoint pas que tu ne soies tenuz à rendre les moi.

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+ § {43.16.20} +
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Labeo dit : se tes coitiverres est mis hors de ta possession par + force tu en puez pledier par l’entredit de force. Autresi est il se + tes hostes est mis hors de ta meson par force. Et Paulus dit que ce + moismes puet l’en dire de coitiveor au coitiveor, et de l’oste à + l’oste.

+
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+ +
+ + + + XVI. De voie et de charriere privee [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 19 : de + Itinere actuque privato. + +
+
+ +
+ § {43.19.1} +
+

Ulpians dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne te soit fete que tu n’uses de la voie ou de la cherriere commune + de quoi l’en plede et de quoi tu as usé sanz prendre le d’autre, ne + par force, ne en repost, ne par prest ». ¶ {1} Cist entrediz + est de deffense et apartient à garentir les servises des chans tant + solement. {2} Li prevoz ne quiert pas en cest entredit se li + servises fut establiz par droit ou non, mes sanz plus se l’en a usé + en cel an, ne par force, ne en repost, ne par prest. Et il garentist + celui qui en usa, ja sé ce que il n’en usa pas ou tens que li + entrediz furent duz. S’il ont donc droit en la voie, ou il n’en i ont + point, il est en tel condicion que il apartient à la garentie au + prevost, se il n’en a usé en l’an au moins par .xxx. jorz. Ne li + usages n’est pas raportez au tens presant ; car nos n’usons pas + toz jorz des voies, mes quant mestiers nos en est ; et por ce + que il fist mencion d’un an. {3} Nos devon si conter que li anz + faille au jor que li entrediz est venuz. ¶ {4} Se aucuns plede par + cest entredit, il i sofist que il prove [145vA] que il a usé de la + voie, ou à pié ou à cheval. {5} Et Julians dit que c’est assez + desque il i est entrez ; et ce est voirs. {6} Julians dit que + cil qui a fet voie par le champ son voisin par eschever un ruisel, + ou par ce que la commune voie est mauvese, ja sé ce que il i ait alé + sovant, neporquant il n’i a pas usaire ; et por ce n’i a pas + cist entrediz leu. Et autresi doit l’en dire se la voie qui estoit + mauvese ne fu pas commune mes privee. ¶ {7} Se li coitiverres ou li + ostes à aucun a fet voie à aler à son champ, il senble que il en a + usé, et por ce avra il cest entredit. Et issi escrit Pedius, et si + dit encore que se il ne savoit pas que li chans estoit par quoi il + aloit, si retient il servise. ¶ {8} Se aucuns a lessié par pluie à + user en cest an d’une voie que il avoit, et il en usa l’an devant, + il puet user de cest entredit par estrange restitucion. {9} Et + autresi dit Marciaus que s’il a lessié par force à user en, il doit + avoir enterine restitucion. Et en toz les quas en quoi il doit avoir + enterine restitucion, li doit l’en ostroier que il use de cest + entredit. ¶ {11} Se je te preste mon champ, à qui voie estoit deue + par le champ mon voisin, et tu pries mon voisin que il te lest aler + à ton champ à celui que je te preste, l’e‹n› demande se excepcion de + ce que tu li as prié te doit nuire se tu ves user contre lui de + l’entredit de voie privee et s’il est droiz que ele te nuise. + Et ce puet estre conquilli par ce que Juliens escrit en tel quas. + Quar l’en demande, se je te prest mon champ à qui une voie est deue + parmi un autre champ, et tu prises le seignor de ce champ que il te + lest aler par cele voie, savoir mon se li entrediz me vaut. Et + je croi que oïl, car cex enpruz ne me puent pas obligier ; ne + l’en n’entant pas que je porsie par enprunst. Et totes les foiz que + mes coitiverres ou cil à qui je baillai mon champ use de la voie, + l’en entant que je i aille ; et por ce, di je par droit que je + en use. Et ceste reson fet que se je ai la voie par prest, ja sé ce + que tu i ailles par pensee que ele soit deue à ton champ, li + entrediz ne me vaut rien, car je use de la voie par enprunt. Et + c’est droiz que l’en ne regarde pas l’entencion toue mes à la + moie ; neporquant, je croi que tu porras user de l’entredit, ja + sé ce que Juliens n’en dit rien de ce. ¶ {12} Se aucuns n’a pas usé + de sa voie en l’an devant, mes autres en a usé en son non, mes ce a + esté en repost ou par enprunt, il convient voir se celi nuist ; + et il est mieuz que ce ne li nuise pas, [145vB] en tant comme il + apartient a l’entredit.

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+ § {43.19.2} +
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Paulus dit : quar ce qui est passé par droit ne puet pas estre + corrumpu par mesfet qui sorviegne.

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+ § {43.19.3} +
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Ulpians dit : por ce escrit Labeo que se tu as par droit une + voie par mon champ et tu en uses, et je vant le champ, et cil qui + l’achete te deffent que n’en uses, ja sé ce que il senble que tu en + uses puis en repost (por ce que cil qui use sus deffens use en + repost), neporquant cist entrediz t’apartient ; car tu en uses + en l’an, et ne mie por force, ne en repost, ne par enprunt. {1} Et + l’en doit sovent savoir que cil seus n’use pas en repost qui use sus + deffans, mes cil qui par un autre retenoit la droiture d’user se cil + par qui il la retenoit use sus deffans. Neporquant, se je ne soi pas + que il fust deffendu à celui par qui je usoie de la chose que il + n’en usast, et je me tiegn en l’usage, ce ne me nuist rien. ¶ {2} Se + aucuns a usé de la chose que mis procurators tenoist par force ou en + repost, ou par enprunt, je le puis par droit deffendre que il n’en + use ; et li entrediz ne li en vaut rien, car il porsiet de moi + comme de mon procurator. Et Pedius dit que se je ai tenu par force + ou en repost ou par enprunt de celui en qui leu je sui venuz ou par + li heritage ou par autre droiture, l’en doit dire ce moismes ; + quar desque je sui venuz en son leu, il n’est pas droiz que ce nuise + contre moi, qui ne nuist pas contre lui. ¶ {3} L’en prise par cest + entredit tant comme cil qui se plaint eust de preu se l’en ne + deffendist pas au ser de la voie ou de la cherriere. ¶ {4} Il senble + que nos usons de servises par noz sers et par noz coitiveors, et par + noz amis et par noz hostes, et presque par toz cex qui nos retienent + servises, et neïs par celi qui à l’usaire de nostre chose ; + Julians dit que cist entrediz n’apartient pas au seignor de la chose + par celui qui en a l’usaire. {5} Et si dit Julians que se j’é + l’usaire do champ et tu en as la proprieté, et nos devons aler + embedui par le champ à nostre voisin, et il nos est deffendu ou par + lui ou par autre, nos poons ambedui user de cest entredit. ¶ {6} + Cist entrediz apartient celui qui a receu par cause de don la nue + possession d’un champ. ¶ {7} Se aucuns achete un champ par mon + commandemant, il est droiz que cist entrediz me soit donez, autresi + comme cil en usa qui acheta le champ par mon commandemant. ¶ {8} Cil + qui achete usaire, ou cil à qui il est lessiez et [146rA] livrez, + puet user de cest entredit. {9} Et cil à qui uns est bailliez par + cause de doere porra user de cest entredit. {10} Et l’en puet dire + generaument que cist entrediz a leu par totes les causes qui ont + senblance de vente ou d’autre marchié. ¶ {11} Li prevoz dit : + « je deffant que force ne te soit fete que tu ne faces, si + comme droiz sera, la voie ou la cherriere dont tu as usé cel an, ne + mie par force, en repost, ne en amprunt. Qui vodra user de cest + entredit si doint à son aversaire caucion que domages ne sera pas + fez de par lui. {12} Et il est ses preuz que il propose cest + entredit ; quar il convient que cil qui use de la voie meste + avant cest entredit, que il li lise à refere la voie ; quar il + n’en porra en nule maniere user à son preu s’il ne la refesoit. ¶ + {13} Cist entrediz se devise de celui devant, car tuit cil qui en + l’an ont usé de la voie puent user de cel devant ; et de ce + puet user cil qui a en l’an usé de la voie et a droiture de refere + la. ¶ Il senble que cil à qui la voie est deue par droiture de + refere la, cist qui veust user de cest entredit, doit porvoer .ii. + choses : ce que il a usé en l’an de la voie et que ele li est + deue. Et se une de ces choses li faut, li entrediz ne li apartient + pas. Et c’est droiz, car qui veust avoir voie par autrui champ, par + mostrer sanz plus que cil servises est deuz, ne doit pas prover que + il i ait droiture ; et cil qui celi sofre à fere n’i pert rien. + Mes cil qui veust refere la voie i fet aucunne novele chose ; + ne ce ne li doit pas estre ostroié en autrui terre, se ele ne li + doit le servise. {14} Il puet avenir que aucuns ait droiture d’aler + par une voie et n’ert pas droiture de referre la ; por ce que + il fu mis en convenant quant li servises fu establiz que il n’avroit + pas droiture de refere la voie, ou s’il la veust refere, il i aist + droiture de refere la jusque une certeine meniere. Li prevoz se + retornera donc par droit à refere la voie, et dit « que tu ne + la refaces si comme tu en avras la droiture » ; c’est à + dire, que tu ne le refaces si comme il fu mis en convenant quant li + servises fu establiz. ¶ {15} Nos entendons que refere est ramener la + voie à sa premere forme, si que nus ne la lesse ne l’aloigne ne + auce ne abesse ; quar fere est une chose et + defereConfusion possible avec refere, + cf. lat. aliud est enim reficere, longe aliud + facere une autre. ¶ {16} L’en demande se + aucuns veust fere une novele chose por amender la voie, + sa[146rB]voir mon se cele li doit estre ostroie. ¶ Et Labeo + dit que il li doit estre ostroie se cil amendemenz apartient à + refere la voie ; et je croi que la sentence Labeo est veroie se + l’en ne puet aler par la voie sanz cel amendement.

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+ § {43.19.4} +
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Renulcius dit : li encien i ajoignent que force ne fut pas fete + de porter les choses qui seroient profitables à refere la + voie ; mes ce i estoit mis por noient, car il senble que cil + qui ne sofre pas les choses soient aportees, sanz coi la voie ne + puet estre refete, ‹…›. ¶ {1} Se aucuns poet aporter par une corte + voie les choses qui estoient necesseres et il les aporta par plus + longue voe par anpoirier le champ, force li porra estre fete + quitement, quar il moismes enpeche que il ne reface la voie.

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+ § {43.19.5} +
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Ulpianus dit : il apert donc que cil qui ne sofre pas que les + choses necessoires i soient aportees fet force que la voie ne soit + pas refete. ¶ {1} Et se aucuns poet aporter par une autre part dou + champ les choses qui estoient necesseres à refere la voie sanz fere + domage au seignor dou champ, et il les aporta par la où il li fesoit + plus de domage, force li puet estre fete quitement.¶ {2} Cist + entrediz doit estre donnz non pas tant solement à celui à qui la + force est fete mes à ses hoirs ; et si est donnz à l’acheteor + et contre l’acheteor. ¶ {3} Se aucuns n’a pas servise qui soit + establiz par droit, mes il i a autresi comme prescripcion de lonc + tens por ce que il a longuement usé dou servise, il puet user de + cest entredit. {4} Cil qui veust user de cest entredit doit doner à + son aversere caucion dou vice de l’ovre.

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+ § {43.19.6} +
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Paulus dit : autresi comme ce ne nuist pas à celui qui usa de un + servise sanz vice, qui en a usé ou darrener an o vice, ne nuira pas + à l’acheteor ou à l’oir ce que il en ont usé o vice, se li venderres + ou li morz en userent par droit.

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+ § {43.19.7} +
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Celsus dit : se aucuns a alé par ton champ, ne par force, ne en + repost, ne par enprunt, neporquant il n’ovoit pas droiture d’aler i, + et s’il li deffandi que il n’i alast pas, cist entrediz ne li vaut + rien ; quar, à ce que li entrediz vaille, il convient que l’en + ait esté en possession do servise.

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+ + + XVII. D’eve de chescun jor et de cele d’esté [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 20 : de Aqua + cottidiana et œstiva ; et du tit. 21 : de Rivis. + +
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+ § {43.20.1} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne te soit fete que tu ne moines l’evel’eve] la + voie dans le ms., cf. lat. Ait praetor: "Uti + hoc anno aquam, qua de agitur, non vi non clam non precario + ab illo duxisti, quo minus ita ducas, vim fieri + veto" si comme tu la menas en cest an, ne par + force, ne en repost, ne par enprunt ». ¶ {1} Cist entrediz est + de deffense, et si est aucune [146vA] foiz de restitucion et + apartient à l’eve de chescun jor. {2} Eve de chascun jor n’est pas + cele qui est remenee chescun jor, mes cele dont chescuns porroit + user chescun jor s’il voloit. ¶ {3} Deus menieres d’eve sont : cele + de chescun jor et cele d’esté. Cele de chescun jor se devise de cele + d’esté par usage et ne mie par droiture ; cele de chescun jor + est cele qui est amenee en toz tens, en iver et en esté, qui sert + sanz nul entrelessement. Cele d’esté est cele de quoi l’en mise fors + en esté, si comme nos avons dit des robes d’esté, des landes d’esté + de quoi nos n’usons guieres en iver mes nos en usons toz jorz en + esté. Et je croi que l’eve d’esté doit estre devisee de cele de + chescun jor par le proposement à celui qui en use et par la nature + des leus ; car se l’eve est tele que ele puisse estre menee + pardurablement et je en use en esté tant solement, l’en doit dire + que ce est eve d’esté ; et se ele est tele que ele ne puet + estre amenee fors en esté, l’en dira que ele est d’esté. Et se li + leus est de tel maniere que il ne rent eve fors qu’en esté, l’en + doit dire par droit que c’est eve d’esté. {4} Ce qui est donc escrit + en l’entredit « si comme tu l’as amenee en l’an » doit + estre entendu si que il ne conviegne pas que ele ait esté am‹en›nee + chescun jor, mes .i. jor en l’an ou une nuit. L’eve est donc de + chescun jor que chescun jor puet estre amenee. Cele est d’eté qui + puet estre am‹en›nee chescun jor, ou en iver ou en esté ; mes + ele n’est amenee fors en esté tant solement, non pas por ce que ele + ne puisse estre amenee en iver mes por ce que ele ne + voillevoille] puisse dans le ms., confusion + du scribe conditionnée par la phrase précédente, cf. lat. + non quia non possit et hieme, sed quia non + solet estre amenee. ¶ {5} Li prevoz parole en + cest entredit de cele eve sole qui est pardurable, car nule autre + eve ne puet estre amenee fors de cele qui est pardurable. ¶ {6} Ja + sé ce que nos avons dit desus que cist entrediz apartient as eves + pardurables tant solement, neporquant il apartient à iceles eves + pardurables qui puent estre amenees ; car il en i a aucunnes + pardurables et neporquant eles ne puent pas estre amenees, si comme + eves de puis et celes qui sont si en parfont que eles ne puent pas + corre hors de lor chenex. Mes lor, servises de puissier puent bien + estre establiz en tex eves qui ne puent pas estre amenees. {7} Cist + entrediz de eve et de fontaine apartient si comme il senble à l’eve + qui est amenee dou chief et ne mie d’aillors. Li servises de cez + eves puet estre establiz par le droit citein. {8} Li chiés [146vB] + de l’eve est de quoi l’eve nest ; s’ele nest de fontaine, la + fontaine est li chiés ; et ele nest de fontaine ou de lac, li + fossé dont la premiere eve vient sont li chiés. Et se eve depure de + terre et ele assenble en un leu, li chiés de cele eve est la où ele + apert premerement. {10} Et conviant que la droiture de mener eve + n’est pas deue à aucun ; ¶ et il quide que il la puisse mener + par droit, il puet user de cest antredit, car c’est assz que il + cuida avoir droiture de mene‹r› la, ne il ne la mena ne par force, + n’en en repost, ne par anprunt. ¶ {11} L’en demande se icele eve + tant solement est commune à toz antrediz qui apartienent à aroser + chascun, ou totes celes de quoi nos poons user. Et nos usons + de tel droit que totes eves i sont contenues ; et par ce, se + aucuns veust mener eve à ses possessions que il a aprés de citez, + cist entrediz puet avoir leu. ¶ {13} Labeo escrit que, ja soit ce + que li prevoz entant en cest entredit des eves froides, neporquant + il ne doit pas estre veez des chaudes ; car li usaiges des eves + chaudes est aucunne foiz necesseres, si comme il avient en une + contree d’Ase que li champ sont arosez d’eve chaude. Et ja soit ce + que ce soit eve chaude qui n’est pas necessere à aroser chans, + neporquant nus ne dote que cest entrediz n’ait leu. {14} Se l’eve + est donc ou dedanz la cité, ou dehors, cist entrediz avra leu. {15} + L’en doit entendre que li prevoz commande que l’eve soit menee, si + comme ele a esté menee en l’an. Et par ce, senble il que il + n’ostroit pas à mener en plus ne par autre leu. Et por ce, se l’eve + que aucuns veust amener est autre que cele que il amena en l’an, ou + il vieust amener cele moismes par autre voie, force li porra estre + fete quitement. {16} Et Labeo dit que totes les parties dou leu en + quoi l’eve est amenee sont totes d’une meniere et l’en i puet mener + l’eve quel part que l’en vieust. ¶ {17} L’en demande se aucuns a + assenblé autre eve en cele que il amena en cest an, savoir mon si + l’en li puet deffendre sanz poine. Et Offilius dit que l’en li + puet deffendre par droit. ¶ {18} Trebace dit que se l’en amoine à + l’eve par autrui champ plus de bestes que l’en n’i doit amener, l’en + li doit deffendre por celes qui i sont plus de droit que l’en n’en i + moint nules. Mes Marciaus dit que l’en ne li puet deffendre à amener + i fors celes que il a amené plus que droit ; et c'est voirs, + quar les bestes puent bien estre departies. ¶ {19} Aristo dit que + cil a cest entredit qui quide que il use de sa droiture, et ne mie + cil qui siet bien que il a droiture et en use. ¶ {20} Cil moismes + dit que cil qui en l’an amene eve, ne par force, ne en repost + [147rA], ne par enprunt, et en a usé en cel an moismes par aucun + vice, avra cest entredit par le tens par quoi il en usa par droit. ¶ + {21} Se aucuns amena en son champ eve, passé a .ii. anz, et ele i + est venue tot par lui en l’an aprés, l’en demande se cist e‹n›trediz + a leu. Et Savoirs et Valoirs dient que cist entrediz li + apartient, autresi comme s’il li avoit amenee ; ja sé ce que il + senble à cex qui à droit i agardent que il ne li a pas amenee. ¶ + {23} Se tu amenoies eve en ton champ, et tes averseres le te + deffendi, et tu pardis dedanz ce la droiture d’amener eve, ce que tu + as perdu te sera rendu par cest antredit. ¶ {24} Se tu avoies un + champ à quoi tu amenoies eve et tu le m’as vendu et livré, por ce ne + remoint pas que cist entrediz ne t’apartiegne {25} contre celui qui + me deffant à amener l’eve ; ne il n’a pas force se cil qui en + use a la seignorie dou champ ou non ; quar desque li servises + est commoinciez, il puet estre chalongiez contre toz cex qui le + deffendent. ¶ {26} Se cil qui par un moisme ruisel amoinent eve + estoent de l’usage et chescun dit que il est suens, li entrediz + apartient à l’un et à l’un et à l’autre. ¶ {27} Labeo cuide que l’en + puet deffendre par cest entredit que ne folie, ne colpe, ne seme, ne + ne face autre chose ou champ, par quoi tu menas en l’an devant eve + en ton champ sanz vice, par quoi l’eve soit soillie ou corrumpue ou + enpiree ; et autresi dit il que l’en doit dire de l’eve d’esté. + ¶ {28} Se aucuns a quité son voisin que il ne li loise pas à querre + eve en son champ, cele quitence vaut. ¶ {29} Li prevoz dit + aprés : « je deffant que force ne soit fete que tu + n’amoinnes eve si comme tu l’amenas au darrener esté, ne par force, + ne en repost, ne par enprunt ». ¶ {30} Cist entrediz est + proposez de l’eve d’esté. {31} Autresi comme nos deismes que il a + aucunne difference entre l’eve de chescun jor et l’eve d’esté, a il + difference entre les entrediz ; car cil de l’eve de chescun jor + parole de l’eve qui fut amenee au darrener an, et cil de l’eve + d’esté parole de cele qui fut amenee ou darrenier esté. Et por ce + que l’en n’use pas en iver de cele eve, il parole do darrener esté + et ne mie de celui où l’en est. ¶ {32} Li sage home distrent que + esté commence en mi marz et faut en mis septembre ; et issi a + esté .vi. mois et iver .vi. ¶ {37} Li prevoz dit : « cist + entrediz est proposez entre les hoirs et les acheteors et les + porseors des biens ». L’en doit savoir que ces paroles doivent + estre raportees non pas tant solement à l’eve d’esté mes à cele de + chescun jor ; car autresi comme li entrediz de voie et de + charriere sont donz as hoirs et as acheteors, lors veust li prevoz + doner cestui [147rB]. ¶ {38} Li prevoz dit : « se il a + esté ostroié à aucun que il amoint eve do chestel par celui qui ot + le poer d’otroier li, je deffant que force ne li soit fete que il + n’en use si comme il li a esté ostroié. Et se ce est par fere + euvreeuvre] veue dans le ms., cf. lat. + Quandoque de opere faciendo interdictum + erit, je commanderai que cil qui la fera doint + caucion que domages ne sera fez ». ¶ {39} Cist entrediz a esté + donz par droit, car cil devant apartient à cez qui amoinent eve de + son chief ou par servise qui est establiz, ou que il cuident que + soit establiz. Et il senbla droit au prevost que antrediz fust donz + à celui qui amoine eve do chastel ou do recoist en quoi l’eve + commune est receue. ¶ {41} Il est ostroié à amener eve de chastel, + ou de ruisel ou de aucun autre leu par commune terre ; {42} mes + nus n’a poer d’ostroier le, fors li enpereres. {43} Et il est + ostroié aucunnes foiz as possessions, ne faut pas quant les persones + faillent. Mes ce qui est ostroié à persones faut ou les persones, et + ne vient pas à autre seigneur des possessions, ne as heirs, ne à + aucunnes autres persones. {44} Mes cil à cui la possession et la + seignorie avient l’en puet bien enpetrer ; car se il prove que + l’eve soit deue as ses chans, ja soit ce que cil de quoi il ot la + seignorie en usoit en son non, il enpetra la droiture de mener + l’eve. Ne ce n’est nus avantages, mes ce seroit torz se l’en ne li + ostroiet. Nos devon savoir que cist entrediz fine tot le plet, ne + n’aparoille pas plet autre comme li autre entredit, ne il + n’apartient pas à temporel possesion.

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+ § {43.20.2} +
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Ponponius dit : se je ai droiture d’amener eve par nuit ou par + jor, je ne la puis pas amener par autre eure que à cele où il + m’estroie.

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+ § {43.20.3} +
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Cil moismes dit : nos usons de cest droit que il loist amener + eve non pas tant solement par aroser mes por abuvrer bestes et por + delit. {1} Plusors puent eve de flueve amener si que l’en ne face + pas mal à voisins ou à celui qui est en l’autre rive, si l’eve est + astroite. ¶ {2} Se tu meines eve de commun flueve et li flueves + lesse son chenel, tu ne le puez pas suivre ; car li leus par + quoi il la te convendroit amener ne te doit point de servise. Mes se + il s’aloigne petit à petit tu le puez suivre, car toz li leus dou + flueve te doit servise. ¶ {3} Li servise d’eve qui nest des + provenement en un champ est de gaing à celui qui a parti le champ à + loage. {4} Chose de quoi il ne sovient pas que ele fust droiz d’eve, + de quoi il ne sovient pas que il fust fez, sont autresi comme s’il + avoient esté establi par droit. {5} Cil qui a usage d’eve de chescun + jor puet fere ou [147vA] ruissel rivaus, ou autres choses par quoi + l’eve viegne à son champ, por tant que il ne face mal à autre. ¶ {6} + Se eve est menee par un leu, et une autre eve est menee par un pont + qui est fez sus cele eve, ele est menee par droit por quoi ele ne + nuise au ruisel de soz.

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+ § {43.20.4} +
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Julianus dit : j’é otroié à Tyce que il menat eve de mon champ + ou de ma fonteine ; l’en demande se je puis ostroier à + Meveà Meve] a mener dans le ms., cf. lat. + quaesitum est, an et Maevio cedere + possim ce meisme. Et se li puis ostroier, + comment lili] il dans le ms. dui en + doivent user ? Et la response est que, autresi comme voie, ou + cherriere, ou sentiers puet estre ostroiez à plusors ou ensenble ou + à chescun, par soi sera par droit ostroié la droiture de mener eve. + Et se cil à qui la droiture de mener eve est ne s’acordent pas + comment il en doivent user, il convendra que cist entrediz soit + renduz entre eaus ; autresi comme il plet à plusors que li + juigemenz de partir choses communes soit renduz entre cez à qui + usaires apartient.

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+ § {43.20.5} +
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Cil moismes dit : por ce que il est certeine chose que eve puet + estre devisee non pas tant solement par tens mes par mesures, dui + home puent mener eve ensemble ; si que li uns la maint comme + eve de chascun jor et li autres comme eve d’esté, et que ele soit en + esté departie entre aus et en iver cil l’ait tote qui en use come + d’eve de chascun jor. ¶ {1} Dui home menoie eve d’un moisme ruissel + en certeinnes ueures, chescuns par lui ; il convient entre aus + que li uns en usast ou tens en quoi li autres en seaut user. Por ce + que il menerent donc l’eve en tel maniere que li uns ne li autres ne + la mena ou tens que il fut establiz, je demant se il ont perdu la + droiture d’user en. Et la response est que non.

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+ § {43.20.6} +
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Herace dit : l’en demande se eve d’esté est apelee por ce que + aucuns n’a pas droiture de mener la fors en esté. Ou por le + proposement à celui qui la moine, qui n’a consoil de mener fors en + esté. Ou par la nature de l’eve qui ne puet estre menee fors + en esté. Ou por le preu des leus en quoi ele est menee. + Il nos plet donc que ele soit apelee eve d’esté por cez .ii. + choses : por sa nature et par le preu des leus en quoi ele est + menee ; si que s’ele est de cele maniere que ele ne puisse + estre menee fors en esté, ja soit ce que ele fust necessere en + iver ; se ele fust de tele nature que ele peust estre amenee en + toz tens, et se li leus en quoi ele est amenee n’en a besoing fors + en esté, ele soit par droit apelee eve d’esté.

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+ § {43.20.7} +
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Paulus dit : se l’en plede de voie, ou de [147vB] sentier, ou de + charriere, ou de doiz d’eve, tele caucion en doit estre donnee que + cil qui defant que ses aversaires n’est ses droitures ne li + empechera pas à user an devant que il ait prové sa droiture. Et se + il nie que ses averseres n’a pas droiture d’aler ne de mener, li + aversoires doit doner caucion san peril de perdre le servise que il + ne usera pas devant que li plez soit finez.

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+ § {43.21.1} +
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Ulpians dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne soit fete à toi que tu ne refaces les ruissiaus et les fossés et + les cloisons, et que tu ne les purges por cause de mener eve, par + quoi tu ne les moines autrement que tu la menas au derrener esté, + quant tu ne la menas ne par force, ne en repost, ne par enprunt. ¶ + {1} Cist entrediz est moult profitables, car se l’en ostroiet à + aucun à refere sa voie, li usaiges en seroit perduz. ¶ {2-3} Li + prevoz parole donc do ruissel et do fossé. Ruissiaus est uns leus + lons et bas par quoi eve cort ; fossé est uns leus en quoi eve + gist. {4} Cloisons sont ce qui est fet por retenir eve, de fut, ou + de pierre, ou d’aucunne autre matere. {5} Fossés et puis sont + contenu en cest entredit. ¶ {6} Li prevoz dit aprés que tu ne + refaces ou espurges. Refere est remanoir en l’ancien estat qui est + corrumpu. {7} Purgier est apareillier le ruissel qui est + entiers ; et il est aperte chose que apartient au ruissel qui + n’a pas besoing d’estre refez. Et il en i a aucuns qui ont besoing + d’estre refez et purgié. ¶ {8} Li prevoz dit : « par cause + de mener eve » ; ce i est par droit ajoint, que l’en + ostroit à celui à refere et à purgier le ruissel, qu’i le fet par + cause de mener eve. {9} Cist entrediz apartient à celui qui n’a pas + droiture de mener eve, por quoi il amenast en l’an devant ou ou + derrener esté ; car ce li soffist bien que il ne li amena pas + ne par force, ne en repost, ne par enprunt. ¶ {10} Se aucuns velt + fere de pierre le ruissel qui estoit de terre, il senble que il ne + puet pas par droit user de cest entredit, car cil qui ce fet ne + refet pas le ruissel ; et issint le dit Offilius. {11} Et por + ce, se il veust mener l’eve par autre leu, l’en li puet bien + deffendre. Et s’il abesse le ruissel ou il le hauce, ou il lesse, ou + il le cuevre ou que il le descuevre, l’en li puet bien deffendre. + Neporquant, je ne croi pas que l’en le doie deffendre à celui qui le + cuevre ou qui le descuevre se ses averseres ne mostre que il li face + domage.

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+ § {43.21.2} +
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Paulus dit : Labeo dit que l’en ne puet pas fere coverture à + ruissel descovert, car l’en tost au seignor de la terre la droiture + d’abuvrer ses bestes ou de puis[148rA]ser eve. Mes Ponponius dit que + ceste sentence ne li plet pas, car ce ne vient pas au seignor de la + terre par droiture que il ait se il ne fu mis en convenant quant li + servises fut premierement establiz.

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+ § {43.21.3} +
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Ulpians dit : Herveus escrit que la droiture de l’eve qui est + menee par soz terre est autre que cele qui est menee par ruissel + descovert ; car se aucuns fet ou ruisel decovert veine par quoi + il face corre plus de l’eve ou il la restreigne, l’en li puet + deffendre. Mes il n’et pas autresi en cele qui cort par de soz terre + se li averseres ne mostre que il i ait domage. {1} Mes Servius et + Labeo dient que se uns ruissiaus est de terre et qu'i ne puet tenir + eve, et cil qui moine l’eve le velt fere de ciment, il doit estre + oïz. Et s’il estoit devant de pierre, et il le veust fere de terre + ou tot ou une partie, l’en ne li doit pas deffendre. Et il me senble + que il convient soffrir que l’e‹n› reface ce de quoi l’en ne se pot + soffrir en nule maniere. {2} Se aucuns velt mestre en un ruissel + novel chenel, ou noviaus ruiaus, que il n’i ot onques, Labeo dit que + cist entrediz li apartient. Et nos creons que l’en doit regarder au + preu à celui qui moine l’eve sanz le domage à celui par qui terre il + l’amoine. ¶ {3} Se eve est amenee en un leu et ele est menee d’iloc + en plusors doiz, cist entrediz sera profitables à celui qui vodra + refere ce leu. ¶ {4} Cist entrediz apartient à toz ruissiaus en quel + terre que il soent, ou en commune ou en privee. {5} Et se li + ruissiaus est d’eve chaude, cist entrediz apartient de refere la. + {6} Et Aristo dit que profitable aucion apartient à refere les + conduiz par quoi l’eve chaude vient as beinz. Et l’en doit dire que + cis entrediz apartient por ceste cause. {7} Cist entrediz est donz à + totes les persones à qui li entrediz d’eve apartient et contre aus + qui ont esté nomees avant. {8} Se aucuns denonce novele ovre à celui + qui refet un ruissel, l’en dit par droit que li denoncemenz de la + novele ovre puet estre despiz ; car desque li prevoz deffent + que force ne li soit fete, il est male chose que il soit empechiez + par denoncement de novele ovre. Mes l’en puet dire que l’en puet + chalongier vers lui aucion seur la chose que il n’a pas droiture de + refere le ruisel. {9} Il n’est pas dote que il ne doie doner caucion + que domages ne sera pas fez par lui. {10} Et se aucuns li deffent à + aporter les choses qui sont necessoires à refere le ruissel, + Offilius dit que cist entrediz li apartient ; et ce est + voirs.

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+ § {43.21.4} +
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Renulcius dit : cist entrediz de refere les ruissiaus est renduz + sanz enquerre savoir mon se il loist au demandeor à mener [148rB] + eve. Il n’est pas si granz besoinz de refere les voies comme les + ruissiaus ; car se li ruissel n’estoient refet, li usages de + l’eve faudroit et li home morroient de soif, et l’eve ne porroit pas + venir se li ruissiaus n’estoit refez. Mes se les voies n’estoient + refetes, l’en iroit à poine et manroit aucunne chose ; + neporquant, l’en iroit plus legierement en esté.

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+ + + XVIII. D’eve de fontaine [rubr.] +
+ + La première partie de ce titre est traduite du Dig., liv. 43, + tit. 22 : de Fonte. + +
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+ § {43.22.1} +
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Ulpians dit : li prevoz dit : « je defant que force ne + te soit fete que tu n’uses de l’eve de la fonteine de quoi l’en + plede si comme tu en as usé en cest an, ne par force, ne en repost + ,ne par enprunt. Autresi deffendons nos de lac, et de puis, et de + piscine ». ¶ {1} Cist entrediz est proposez à celui à qui il + est deffendu que il n’use d’eve de fonteine ; car servises ne + sont pas de mener eve tant solement mes de puissier la. Et autresi + comme ce sont divers servises de mener eve et de puissier la, en + sont proposé dui entredit. ¶ {2} Cist entredit a leu quant il est + deffendu à aucun que il n’use d’eve ; ce est quant l’en li + deffant à puissier an, ou à mener i ses betes. {3} Et l’en doit dire + ce moismes en tant comme il apartient à la persone que nos avons dit + es entrediz qui sont avant cez. {4} Cist entrediz n’apartient pas de + cisterne ; car cisterne n’est pardurable cause, ne eve vive. Et + por ce, apert il que il convient en toz les cas que eve soit + vive ; et les cisternes viennent de pluie. Et sanz dote li + entrediz cesse se il n’a eve vive ou lac, ou ou puis, ou en la + piscine. {5} Et se l’en deffant à aucun que il n’aille puissier eve, + cist entrediz li soffist. ¶ {6} Li prevoz dit aprés : « je + deffant que force ne te soit fete que tu ne purges ou refaces la + fontoine de quoi l’en plede, que tu en puisses avoir de l’eve par + quoi tu ne uses autrement que tu en as usé en cest an, ne par force, + ne en repost, ne par enprunt ». ¶ {7} Cist entrediz a ce + moismes profit que cil iquiiqui] a qui dans le + ms. proposez por refere les ruissiaus ; car se il + voloit apurgier et are(?) la fonteine, li usages n’en sera nus. {8} + Fontoine doit estre purgié et refete por retenir eve, si que aucuns + en puisse user, por quoi il ne use autrement que il en a usé en l’an + devant. {9} Retenir eve est fere que ele ne s’en core pas ; mes + il ne soit ostroié à nul à querre noveles voies ne à ovrir les. ¶ + Cil n’a nule [148vA] chose renovelee, fors ce si comme il en a usé + en l’an devant. {10} Li entrediz apartient de purgier et de refere + lac, et puis, et piscine. {11} Et il sera donz à totes les persones + à qui li entrediz de l’eve d’esté apartient.

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+ § 1. +

Une fontaine sordoit an un chanp et coroit sa voie contreval par plusors + chans. Li prodom qui estoit cele fontaine, P., la fit aler par tot son + chanp por lou abuvrer. Cil qui avoent les chans desoz en alèrent + encontre, et disoent que il ne le poet fere. Et droit dit que il le pot + bien fere ; car male chose seroit se li chans où la fontene sort + moroit de soif, et li autre eussent à boivre. Et quant il en aura assez + beu, si tenge la fonteine sa voie.

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+ + + XIX. De chambres coies [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 23 : de + Cloacis. + +
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+ § {43.23.1} +
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Ulpians dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne soit fete à celui qui a chembre coie joignant à ta meson que il + ne la purge et reface. Et je commanderoi que il doit caucion que + domages ne te vendra de cele ouvre ». ¶ {1} Li prevoz i mist + .ii. entrediz en ce tytre : l’un de deffensse et l’autre de + restitucion. {2} Li prevoz vost par le premier entredit, qui est de + defensse, que les chambres coies fussent purgies et refetes. Et + l’une chose et l’autre apartient au preu et à la garde des + citez ; car se les chambres coies n’estoient purgees et + refetes, li airs seroit corrompuz et les mesons cherroient. ¶ {3} + Cist entrediz fut proposez des chambres coies qui sont propres à + aucun et ne mie des communes, car les communes apartienent à la + commune cure. {4} Chambre coie est uns leus chevez où l’en va as + requestes de nature, par quoi il cort aucun po d’eve par de soz + terre. ¶ {5} Cist entrediz qui est premierement proposez est de + deffense, par quoi est deffendu as voisins que il ne facent force + que les chambres coies ne soient purgies et refetes. {6} Par non de + chambre coie est contenu et la fosse et li conduiz. {7} Et por ce + que li raparoillemenz et li purgemenz des chambres coies apartient + au commun profit, ne fist pas li prevoz an cest entredit mencion de + ce de quoi l’en use par force ou en repost, ou par enprunt ; + car se aucuns en usa en une de cez manieres, por ce ne li defende + pas à purgier ou à refere les chambres coies. ¶ {8} Li prevoz + dit : « joignant à ta meson » ; l’en doit ci + entendre par le non de meson tot l’edefiement. Et Labeo cuide que + cist antrediz ait leu se il i a pla[148vB]ce vuide d’une part et + d’autre de sa meson, ou se chambre ‹c›oie est menee d’edefiement de + cité ou champ qui est delez. {11} Cist entrediz apartient non mie + tant solement contre le prochein voisin, mes contre toz cez par qui + terre li conduz de sa chambre coie est. {12} Et por ce dit Mela que + cist entrediz fet que il puet venir en la meson son voisin et + depecer le pavement por curer le conduit de sa chambre coie. Et l’en + ne li puet deffendre se il est apareilliez de refere ce que il + depecie par ceste cause. {13} Se je purge ma chambre coie ou ge la + faz, et aucuns me denonce novele ovre, l’en dit par droit que ge + puis despire le denoncement et parfere ce que je avoie commoincié. + {14} Mes que ge li doigne caucion que domages ne li vendra par cele + ovre ; car il est ostroié à porgier chembres coies et refere + les, si que l’en ne face pas domages as mesons son voisin. ¶ {15} Li + prevoz dit aprés : « se tu as fet ou mis aucunne chose en + la chembre coie qui est en commun leu par quoi li usages en soit + enpiriez, ele soit restablie ; et ge deffende que nule chose + n’i soit fete ne mise ». ¶ {16} Cist entrediz apartient as + chambres coies qui sont en commun, que rien n'i soit mise ne fete par + quoi li usages en soit enpiriez.

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+ § {43.23.2} +
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Henulcius dit : ja soit ce que cist entrediz parole de refere + chambre coie et ne mie de fere la nove, neporquant Labeo dit que + l’en doit deffendre que force ne soit fete à celui qui la fet nove, + car c’est cil moismes profiz. Li prevoz volt que il fust deffendu + que force ne fust fete à celui qui vodroit fere chambre coie en leu + commun. Et Offilius et Trebaces distrent que l’en doit ostroier à + chescun que il purge et reface chembre coie ; mes nus ne la + face nove sanz l’otroi à celui qui a la cure des communes voies.

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+ + + XX. De ce qui est fet par force ou en repost [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 24 : Quod vi + aut clam. + +
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+ +
+ § {43.24.1} +
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Ulpianus dit : li prevoz dit : « tu restablisses ce + qui a esté fet par force ou en repost de quoi l’en puet + pledier ». {1} Cist entrediz est de restitucion par quoi l’en + vet contre la male voisdie à cez qui font aucunne chose par force ou + en repost ; car il leur est commandé que il les restablissent. + {2} Et il a po de difference quant à ce, se cil qui la fit ot + droiture de fere la ou non ; car il deust deffendre sa droiture + et ne mie fere tort. ¶ {3} L’en demande se cil contre qui l’en use + de cest entredit se puet deffendre par excepcion de ce que il a fet + l’ovre que il poet fere par droit. Et il est melz que il ne + s’en puisse pas deffendre ; car contre force et contre ce qui + est fet en repost ne puet nus avoir droite excepcion. ¶ {4} Cist + entrediz apartient à iceles ovres tant solement qui sont fetes en + terres par force ou en [149rA] repost. {5} Veons quel chose est fete + par force ou en repost. Quintus Mutius escrit que il apert que c’est + fet par force que aucuns fet sur deffense ; et il senble que + ceste diffinicion est veroie. {6} Se aucuns avoit une petite pierre + mis en commoincier un mur, et il li fut deffendu que il ne le feist, + et il ne lessa pas por ce à fere, Pedius et Pomponius dient que il + senble que il fet à force ; et de ce droit usons nos. {7} Et se + aucuns fet venir otre le denoncement qui li a esté fet, Cassius et + Trebaces dient ce meisme ; et ce est voirs. {8} Et Aristo dit + que cil fet par force qui savoit bien que l’en li poet deffendre la + chose et engigna par force que ele ne li puet estre deffendue. {9} + Et Labeo dit que se ge deffant à celui qui fet une chose que il ne + la face, et il la lesse tant tost, et aprés recommoince à fere la, + il senble que il face force se il ne fet par mon commendement ou par + aucunne autre cause. ¶ {10} Se aucuns est enpeechiez par maladie, ou + il ne velt pas contreiter son aversere, et il ne vient pas deffendre + li ce que il fet, il n’apert pas que ses averseres face force ; + et issi escrit Labeo. {11} Cil moismes dit que se tu voloies venir + deffendre moi ce que ge fesoie, et aucuns te destient o armes sanz + ma tricherie et sanz mon pechié, il n’apert pas que je face + force.

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+ § {43.24.2} +
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Renulcius dit : que il ne soit en autrui poeté à empoirier ma + condicion sanz ma colpe.

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+ § {43.24.3} +
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Ulpians dit : il convient pas que aucuns deffende par lui + meismes. Mes se aucuns deffant par son serf ou par son procurator, + il senble que il deffende par droit ; autresi est il se cil que + ge ai aloé le deffant de par moi. Ne nus ne soit meüz par force por + ce que aucion ne puet pas estre aquise par franche persone ; + car ceste deffense mostre que tu fes force, et ce n’est pas + mervoille, car se tu feisses force en repost si eusse ge aucion + contre toi. L’aucion donc m’est aquise par ton mesfet que par + le fet à autre. {1} Et l’en doit savoir que il ne convient pas toz + jorz deffendre l’ovre mes une foiz. {2} Et se cil qui use de + l’entredit otroie à fere l’ovre, cil qui la fist se porra bien + deffendre par excepcion. {3} Et l’en doit dire quele excepcion a + leu, non pas tant solement se il l’ostroia, mes ses procurators ou + cil qui l’a en garde qui amenistre ses choses. {4} Et se li prevoz + ou li procurators à la chose commune otroie que aucunne chose soit + fete en leu commun, Nerva escrit que la excepcion n’a pas leu ; + car se la garde des communs leus li est ostroié, il ne li est pas + por ce otroié à doner congié de ce fere. Mes se li princes [149rB] + la ostroie, ou cil à qui il a doné poer de otroier le, le excepcion + avra leu. ¶ {5} Se aucuns est apareilliez de deffendre soi en + juigement contre cez qui li deffent que il ne face l’ovre, l’en + demande se il senble que il li est à fere l’ovre. Et ge croi + que oïl, que se il offre caucion et il est apareilliez de deffendre + soi se aucuns velt pledier à lui ; et issint escrit Sabins. {6} + Se aucuns velt doner caucion que domages ne vendra pas de l’ovre que + l’en li deffant que il ne face por ce que il ne voloit soi deffendre + ou que il ne donoit pas caucion, l’en doit dire que il lesse à fere + par force. ¶ {7} Cassius dit que il senble que cil fet en repost qui + lesse à son aversere ce que il fet et ne li denonce pas por ce que + il dote ou doit doter que il ne move plet contre lui. {8} Et Aristo + dit que cil fet par force qui a corage de celer soi vers celui que + il cuide qu’i li defendist.

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+ § {43.24.4} +
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Renulcius : Hermus dist que cil fet en repost qui doit savoir + que ses aversere li movroist plet se il le savoit ; car il ne + doit pas suivre s’opinion que li fol ne soient de meillor condicion + que li sage.

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+ § {43.24.5} +
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Ulpianus dit : il fet par force qui fet autrement que il ne + denonce, ou qui deçoit celui qui li poeist veer, ou qui li denonce + en tel point que il siet bien que il ne le pot deffendre, ou qui li + denonce si à tort que il ne li puet pas deffendre devant que la + chose soit parfete. ¶ {1} Se aucuns denonce que il velt fere aucunne + ovre, se il la fet aprés ce que il la denonce à son aversere, l’en + ne puet pas toz jorz dire que il ne la fet pas en repost ; car + il doit comprendre ou denoncement le jor et l’ovre, et où il velt + fere l’ovre et quele ele sera, ne il ne doit pas denoncier le + oscurement, ne atendre tant que ses averseires ne li puisse + deffendre. {2} Et se li averseires n’est pas ou païs, ne il n’a pas + atendu par tricherie tant que il en soit hors, se cil n’a nul ami à + qui il le puisse noncier, il le doit denoncier ou à son procurator + ou à sa meson. {3} Et Servius dist que il sofist à la feme que ele + le denonce à son mari que ele velt fere ovre ou que ele le face par + son sen, ja soit ce que c’est assez que ele n’a pas corage de celer + li. {4} Et se aucuns velt fere ovre en commun leu, il li soffist que + il le denonce au procurator de la chose commune. {5} Et se aucuns + cuide que li leus soit tuens, qui est miens, et il li fet ovre par + corage de celer le à toi, et ne mie à moi, je puis user de cest + entredit. {6} Et se il le fet par cause de celer le à mon serf ou à + mon procurator, je [149vA] puis user de cest entredit. ¶ {7} Se + aucuns denonça que il voloit fere une uvre et il li fut deffendu que + il ne la feist et il la fet, je croi que l’en puet prover que il la + fet par force. {8} Cez paroles « ce qui est fet par force ou en + repost » sont issi entendues si comme Mucius dit : se tu + ou aucuns des tuens la fist, ou ele est fete par ton commandemant. + {9} Et Labeo dit que plusors persones sunt contenues par cez + paroles ; car il cuide que li heir à cez que Nucius nome i + soient contenuz. {10} Il moismes dit que l’en puet user de cest + entredit contre totes manieres de procurators ; convient que il + facent l’ovre ou en lor non ou en l’autrui. ¶ {11} Se mes sers a fet + aucunne chose, l’en ne pledera pas o moi se il ne l’a fete en mon + non ou ou sien. Et se ge ai ton serf par loage et il fet aucunne + chose en mon non, l’en n’en pledera pas à toi mes à moi par qui + commandemant ou en qui non il fit ce que il fit. {12} Et autresi, se + aucunne chose est fete par le commandemant à aucun, l’en en pledera + pas à celui qui la fist, mes à celui par qui commandemant ele fut + fete. Et se aucuns procurators commande que une chose soit fete ou + non son seignor, l’en n’en pledera pas à celui qui le commanda que + ele fust fete mes à celui en qui non ele fut fete. Et se je te + commandoi que tu feisses fere une ovre et tu la feist fere, l’aucion + sera contre moi et non pas contre toi. {13} Mes por ce que li + prevost dist issi : « ce qui est fet par force ou en + repost », et ne dit pas ce que tu fois mes ce que il fist, ¶ + Labeo dit que il s’estant à plusors persones que à celes que nos + avons nomees. {14} Et de ce droit usons nos, que ge fis la chose ou + ge commandoi que ele fust fete, je sui tenuz par l’entredit de ce + qui est fet par force ou en repost.

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+ § {43.24.6} +
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Paulus dit : se ge te commant à fere une novele ovre et tu + commandes à un autre que il la face en ton ‹non›, l’en ne puet pas + dire que ele soit fete par mon commandemant. Tu es donc tenuz par + cest entredit et cil qui la fist. Voions donc se ge sui tenuz ; + et il est droiz que ge, qui sui la premiere cause de fere la chose, + i soie tenuz. Mes se li uns de nos fet satisfacion, li autre sont + delivre.

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+ § {43.24.7} +
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Ulpianus dit : se uns de mes sers fet malgré mie novele ovre ou + en repost, ge ne sui tenuz fors à tant que ge soffre que l’ovre soit + depecee. {1} Et Neraces escrit [149vB] que se uns sers a fet une + ovre par force ou en repost, ses sires doit par cest entredit + depecier l’ovre à ses despens ou soffrir que ele soit depecee. Et + cil qui a acheté puet estre trez en cause par cest entredit por + poier les despenses que l’ovre te costera à depecier ou por + abandoner le serf à soffrir poine. Et se cil qui vendi le serf + depiece l’ovre à ses despenses, ou il est condempnz por ce que il ne + la depiece pas, li acheteres est delivrés. Et encontre ce, se cil + qui a acheté le serf depiece l’ovre ou il est condempnz à la valor + dou plet, li entrediz n’a pas leu contre le seignor de l’ovre ; + mes il est delivrés autresi bien comme se ill eust abandoné le serf + à sofrir poine. ¶ {2} Julians dit que cil qui fet ovre ainz que la + deffensse que li fut fete li soit quitee, il est tenuz par dos + entrediz : li uns est denoncemenz de novele ovre, et li autres + de ce qui est fet par force ou en repost. Mes se la deffense est + quitee, l’en ne puet pas entendre que il face par force ou en + repost, ja soit ce que il li fust deffendu ; il loet à celui + qui done caucion d’estre à droit que il edefit, car par ce est il en + possession. Et jé soit ce que il li fut deffendu que il ne feist pas + l’ovre, neporquant l’en ne doit pas dire que il loit fete en repost, + ne avant que la deffensse soit quitee, ne aprés ; car l’en ne + puet pas dire que l’ovre fust celee à celui qui denonça que ele ne + fust fete, ne il ne fut pas devenenciez que il n’en peust bien + movoir plet. ¶ {3} Juliens fet une demande, savoir mon se + l’excepcion de ce qui n’est pas fet par force ne en repost puet + valoir contre cest entredit ; si comme se ge use contre toi de + l’entredit de ce que tu feis par force ou en repost, savoir mon se + tu me poz opposier cete excepcion que tu ne feis pas par force ne en + repost. Et Julians dit que il est droiz que ele te soit + donnee, car se tu edefies par force ou en repost et tu ne uses + contre moi de cest entredit, je me porroi deffendre par ceste + excepcion. Et ce ne doit pas estre fors par cause et + necessaire ; et totes cez choses doivent estre fetes par + l’office au juge. {4} Il i a encore une autre excepcion de que + Celsus dote se ele doit estre opposee, si comme se ge ai abatu la + moison mon voisin par deffendre le feu et il en plede à moi par + l’entredit de ce qui est fet par force ou en repost ou par aucion de + domage ou de tort fet. Et Gaius dote se il convient [150rA] opposer + que ce fut fet par destroindre le feu. Et Servius dit que se uns + baillis l’eust fet, l’excepcion li doit estre donee, mes ele ne doit + pas estre donnee à un bas home. Neporquant, se il le fist par force + ou en repost et li feus ne vint pas jusque la, il doit rendre tant + comme la chose valoit. Et se li feus vint jusque la, il doit estre + assos. Autresi dit il se l’en en plede par aucion de domage ou de + tort fet, car il ne senble pas que il ait fet nul domage ne nul tort + desque la meson fut arse s’ele ne fut abatue. Mes se tu abatis la + meson ton voisin quant il n’avoit encor point de feu en la vile et + li feus i prist aprés, l’en ne doit pas dire ce moismes ; car + l’en ne doit pas regarder ce qui puis est avenu mes en quoi la chose + fut fete. ¶ {5} Nos avons dit avant que, ja soit ce que les paroles + de l’entreditentredit] entre dans le ms., cf. + lat. Notavimus supra, quod, quamvis verba interdicti late + pateant sont moult larges, neporquant il + apartient à iceles ovres tant solement qui sont fetes en terre. ¶ Et + cil qui toiche à aucun fruit n’est pas tenut par cest entredit, car + il ne fet nule ovre en terre ; mes cil qui copent les arbres i + sont tenuz, et cil qui sient les roissiaus et qui copent les landes, + car il metent les mains à enpoirier la terre. Autresi est il à + vignes qui sont taillies ; mes qui en porte les fruiz par force + ou en repost doit estre trez en cause par aucion de larrecin. Se + aucunne ovre est donc fete en terre, cist entrediz a leu. Nos + entendon que ce est fet en terre qui est fet as arbres et ne mie ce + qui est fet ou fruit. ¶ {6} Se aucuns gete hors le mont de fiens qui + est mis en un champ por engresier le, l’en puet pledier o lui por + entredit de ce qui est fet par force ou en repost ; et ce est + voirs, car il enpire la terre. {7} Mes se aucunne chose i est fete + par coitiver le champ, cist entrediz n’a pas leu se li chans en est + amendez, ja soit ce que il la fet par force ou en repost. {8} Se + aucuns a fet une fosse ou bois commun et mes boes chient dedanz, je + puis pledier par cest entredit por ce qui est fet en commun. {9} Se + aucuns depiece une meson, ja soit ce que il ne la depiece pas jusque + terre, il n’est pas dote que il ne soit tenuz par cest entredit. + {10} Et por ce, se il oste une tuile de ta meson, il est tenuz par + cest en[150rB]tredit.

+
+
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+ § {43.24.8} +
+

Renulcius dit : car la nessance de ceste chose vient de terre, + ne les tueles ne sont pas porsises par els mes à tot + l’edefiement ; ne l’en ne fet pas force se eles i sont atachies + ou mises tant solement.

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+ § {43.24.9} +
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Ulpians dit : se aucuns oste les branches d’un arbre, nos + otroions que l’en use contre lui de cest entredit. Autresi est il se + il oste une tuile d’une meson ; mes se ele n’estoit pas sus la + meson, mes allors cist entrediz cesse. {2} Se aucuns arrache aucunne + chose qui estoit atachie à la meson, si comme une ymage ou aucunne + chose, il sera tenuz par cest entredit. ¶ {3} Se aucuns here un + champ ou il i fet une fosse par force ou en repost, il sera tenuz + par cest entredit ; mes se il art le blié ou il le gaste et il + ne le met pas ou besoing dou champ, cist entrediz n’a pas leu.

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+ § {43.24.10} +
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Renulcius dit : car le blié qui est hors de l’espic ne tient pas + à la terre, mes la terre le sostient, et les mesons tiennent à la + terre.

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+ § {43.24.11} +
+

Ulpians dit : cil qui met aucunne chose ou puis son voisin por + corrompre l’eve, Labeo dit que il est tenuz par l’entredit de ce qui + est fet par force ou en repost ; car l’eve est vive en une + partie do champ ; et autresi est il se aucuns ovre en eve. {2} + Se aucuns oste une ymage do sepulcre, l’en demande se cil à qui la + droiture do sepulcre apartient potpot] por dans + le ms. pledier par cest entredit. Et il nos plet + que cis entrediz ait leu. Et l’en doit dire que les choses qui sont + mises ou sepulcre por aorner le sont do sepulcre. Autresi est il se + aucuns brise uis ou ostel. {3} Se aucuns vient en mes vignes et les + estrepe, il est tenuz par cest entredit. ¶ {4} Voions en quel tens + ce doit estre raporté que li prevoz dit « ce qui est fet par + force ou en repost », ou au tens qui est trespassz, ou en + present. Et Julianus espont ceste dote, qui dit que l’en doit + esgarder au tens present ; neporquant, se domages a esté fez au + seignor do servise à sers, ou il a esté à ses despens l’ovre qui fut + fete en son champ, il diroitdiroit] droiz (?) + dans le ms. que li domages li soit restorez et que li + despens li soient renduz. ¶ {5} Cist entrediz comprant tot ce qui + est fet par force ou en repost. Mes il avient aucunne foiz que une + chose est fete partie en repost et partie par force ; si comme + se tu feis le fondement de ta meson [150vA] sur mon defens ; et + quant tu m’eus convenencié que tu ne feroies pas le seurplus d’une + ovre, tu le feis sanz mon sen, ou tu feis le fondement sanz mon sen + et l’autre edefiement par force. Et nos usons par tel droit que se + ce fut fet par force ou en repost cist entrediz soffisse. {6} Se + ovre est fete par le commandemant à celui qui a en garde orfelin ou + forsené por ce que il ne doivent pas estre obligié por le mesfet à + celui qui les a en garde, il avendra que profitable aucion + apartendra contre celui qui les a en garde ou cist entrediz. Et li + orfelins et li forsenez seront tenuz par cest entredit à soffrir que + l’ovre soit. ¶ {8} Se uns chans est venduz puis que une ovre i a + esté fete par force ou en repost, veions se cil qui le vendi puet + pledier par cest entredit. Et plusors sont qui dient que il en puet + pledier, et que il ne doit rendre riens à l’acheteor par l’aucion + d’achat de ce qui fut fet devant la vente ; car ce est assez + que li chans fust meins venduz por cele ovre. {9} Mes se l’ovre fut + fete puis que li chans fut venduz, et li venderres en puet pledier + por ce que il ne l’avoit encor livré, il rendra à l’acheteor par + aucion d’achat quant que il querra ; car toz li preuz et toz li + domages qui avient aprés la vente doit estre à l’acheteor. ¶ {11} + Aristo dit que il ne convient pas toz jorz denoncier à celui qui + porsiet le champ l’ovre que l’en velt fere ; car se aucuns m’a + vendu un champ et il ne le m’a pas encor livré, et mes voisins veut + fere une ovre et il siet bien que je ai acheté le champ et il me dit + que il velt fere l’ovre, il est seurs en tant comme il apartient à + la sopeçon de l’ovre qui est fete en repost. {13} Se chans est + venduz par tel convenant que se il desplet à l’acheteor la vente ne + soit nule, nos otroions legierement que li acheterres puisse user de + cest entredit se aucunne chose i est fete par force ou en repost, se + il en est en possession. Et se il est en la volenté au vendeor de + depecier le marchié, l’en doit dire ce meisme. Et se li chans est si + venduz que la vente puisse estre defeste se une condicion avient, + l’en doit dire ce meisme. {14} Et Julians escrit que cist entrediz + n’apartient pas au seignor do champ tant solement, mes à toz cez qui + eussont pris se l’ovre ne fut pas fete.

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+ § {43.24.12} +
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Renulcius dit : ja soit ce que li coitiverres et cil qui a + l’useire do champ est receuz à user de cest entredit, neporquant il + apartient à celui qui est sires de la proprieté se il i a domage. + [150vB]

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+ § {43.24.13} +
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Ulpians dit : se il avoit arbres ou champ de quoi Tyces a + l’usaire et uns estranges ou cil qui avoit la proprieté do champ les + cope, Tyces en puet pledier o l’un et o l’autre par la loi qui fet + restorer les domages. {1} Et par cest entredit Labeo escrit que se + un ovre est fete seur les deffens son fil qui est en ton baill, tu + puez user de cest entredit ; et se l’ovre est fete seur ton + deffens, tes fiz puet user de l’antredit. ¶ {3} Se uns des + compoignons cope les arbres do champ qui est communs, ses compoinz + puet pledier à lui par cest entredit, car il apartient à celui à qui + li domages est fez. {4} Et por ce dit Servius que se tu m’otroies à + coper arbres en ton champ et uns autres la cope par force ou en + repost, je puis user contre lui de cest entredit, car li domages est + miens. Et encor le doit l’en otroier plus legierement se ge ai + achaté de toi les arbres ou ai fet vers toi par autre marchié que tu + m’as otroié à coper les. ¶ {5} L’en demande se aucunne chose est + fete par force ou en repost en un champ qui n’a point de seignor, + savoir mon se cist entrediz apartient à celui qui puis en aquiert la + seignorie, si comme se uns heritages est escheez et Tyces le reçoit + aprés ce que l’ovre est fete, savoir mon se cist entrediz li + apartient. Et Juliens dit que cist entrediz apartient à l’oir + por ce que il fut fez ainz que il receust l’eritage. Ne il ne + remaint pas, ce dit Labeo, por ce que cil qui fist l’ovre ne savoit + pas qui en devoit estre hoirs, ne por ce que nus n’en estoit + sires ; car autresi n’est nus sires do sepulcre ; et + neporquant, se aucunne chose i est fete, je an puis pledier par + l’entredit de ce qui est fet par force ou en repost. Et por ce dit + l’en que cist entrediz apartient à toz les heirs quant que l’ovre + fut fete, ou puis que l’eritages fut receuz ou devant. ¶ {6} Se mes + coitiverres fet une ovre par ma volenté ou par mon otroi, il est + autresi comme se mis procurators l’eust fete ; et por ce suis + ge tenuz à ce que il fist, ansi comme à ce que mes procurators fet. + {7} Juliens dit que se mes coitiverres a copé l’arbre de quoi li + plez est ou il a fet aucunne autre chose, se il le fist par mon + commandemant, nos somes anbedui tenuz par cest entredit, non pas + tant solement por soffrir que l’ovre soit ostee, mes por poier les + despens que il convindra fere por oster les. Et se li coitiverres le + fist sanz mon sen, il sera tenuz à soffrir que ele soit ostee et + paier les despens ; et ge ne sui tenuz fors à ce que ele soit + ostee.

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+ § {43.24.14} +
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Ulpians dit : se mes sers fet une ovre sanz mon [151rA] seu et + ge la vant aprés ou ge le franchis, l’en en porra pledier o moi por + tant sanz plus que ge soffre que l’ovre soit ostee. Mes l’en en + porra pledier à celui qui la acheste por abandoner le sers à soffrir + poine ou por paier les despenses qui seront fetes por depecier + l’ovre. Et se il est franchiz, l’en porra pledier à lui.

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+ § {43.24.15} +
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Cil moismes dit : cist entrediz apartient toz jorz contre celui + qui a fet l’ovre. Et por ce, se aucuns fet ovre en mon champ malgré + mien ou sanz mon seu, cist entrediz avra leu. {1} Cil qui avoit aloé + un champ à torner à gaagnage en osta les pierres et les geta ou + champ à son voisin ; Labeo dit que tu n’i es pas tenuz par cest + entredit se il ne le fist par ton commandemant. Et se cil qui a pris + un champ à loage i fet aucunne chose par force ou en repost, je croi + que il est tenuz par cest entredit. Mes cil qu’i li baille n’est + tenuz fors à sofrir que cele ovre soist ostee et à doner l’aucion + que il porroit avoir vers celui qui fist l’ovre. ¶ {2} Se terre est + amoncelee par mon commandemant en autrui sepulcre, Labeo dit que + l’en en puet pledier à moi par cest entredit. Et se ce est fet par + le commun consoil à plusors, l’en en puet pledier à chescun par + soi ; car l’ovre que plusor font communenement est chescun + obligiez par tot. Et se chescuns d’aus le fet par son propre + consoil, l’en en doit pledier à toz aus. Li uns n’est donc pas + delivrez por ce se li autres est trez en cause ; mes s’il en i + ot un qui fut par desus toz les autres, qui lor commanda, il puet + estre trez en cause por toz les autres. Et par dessus ce, l’en en + puet pledier par aucion de sepulcre brisé. ¶ {3} Cist entrediz a leu + contre les hoirs toz por tant comme il est venuz à aus ; {4} + mes il n’apartient pas aprés l’an. Li anz commoince des le jor que + l’ovre fut fete, ou desque l’en lessa à fere la, ja soit ce que ele + ne fut pas parfete. Car se l’en contoit l’an desque l’ovre fut + commencee, il avendroit sovant que li anz passeroit ainz que cil à + qui li entrediz apartient en seust rien. {5} Et se li leus est tels + que n’en n’i vet pas sovent, si comme ou sepulcre, ou soz terre, ou + en chambre coie, l’en peut pledier aprés l’an par cest entredit que + la cause sera conneue. Et l’excepcion d’un an est lessie s’il i a + droite cause par quoi cil à qui li entrediz apartient ne savoit pas + que l’ovre fut fete. {6} Se aucuns estoit hors de païs por la cause + de la chose commune et quant il fut revenuz il vost pledier par cest + entredit, l’excepcion de un an ne li doit pas nuire ; ainz avra + [151rB] un an de terme aprés sa revenue. Et se il avoit meins de + .xx. anz tant comme il estoit hors do païs, il convient que uns anz + li soit contez aprés ce que il est revenuz et non pas de que il ot + acompliz les .xx. anz ; et issi l’escrit li enpereres Pius et + tuit li prince. ¶ {7} Li plez est proisiez par cest entredit à tant + comme li demanderres a eu de domage en ce que l’ovre a esté fete. Il + convient que l’ovre soit depecee si par l’office au juige que la + condicion au demandeor soit en totes manieres antre cele comme ele + fut se l’ovre de quoi l’en plede n’eust onques esté fete. {8} Il i + convient donc aucunne foiz prendre garde à la seignorie, si comme li + servise sont perdu por cele ovre qui est fete ou se usaires en est + failliz. Et ce avient non pas tant solement quant aucuns fet une + ovre, mes quant il la depiece et ill enpire la condicion des + servises, ou de l’usaires, ou de la proprieté meisme. {9} Et li + domages doit estre proisiez par le seremant que li demanderres fet, + ou par l’ofice au juige se il ne puet jurer. {10} Et cil qui a fet + par tricherie que il ne puet establir les choses en lor estat doit + estre autresi comme se il le puet bien fere. {11} Ce qui est fet en + corpe à aucun doit estre restoré par cest entredit et proisié par le + juigement au juige. {12} Et por ce que cist entrediz fet restorer ce + que l’en a eu de despensde despens] de desperez + (?) dans le ms., confusion dans l’emploi des abréviations, cf. + lat. Quia autem hoc interdictum id quod interest continet, + si quis alia actione fuerit consecutus id quod interfuit + opus non esse factum, consequens erit dicere ex interdicto + nihil eum, se aucuns a recovré par autre + aucion le domage que il a eu en ce que l’ovre fut fete, il n’en doit + recovrer nule chose par cest entredit.

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+ § {43.24.16} +
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Paulus dit : cist entrediz apartient à cez qui ne porsient pas, + se la chose apartient à als. {1} Se aucuns cope par force ou en + repost arbres qui ne portent pas fruit, si comme cyprés, cist + entrediz apartient au seignor tant solement. Mes se cil arbre + estoient en tel leu que aucuns en eust le delit, l’en puet dire que + cil qui avoit l’usaire et s’i soloit deporter i a domage et puet + user de cest entredit. {2} Se cil qui a fet une chose par force ou + en repost la porsiet, il doit soffrir que ele soit ostee et paier + les despens ; se il la fist et il ne la porsiet pas, il doit + paier les despens ; se il ne la fist pas et il la porsiet, il + doit soffrir que ele soit ostee.

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+ § {43.24.17} +
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Cil moismes dit : cist entrediz est aquis au seignor par totes + persones, naïs par son oste.

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+ § {43.24.18} +
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{1} Celsus dit : se tu prias le bailli que il commandast que tes + averseres venist au juigement que il ne te denonças pas novele ovre, + il senble que tu aies fet en repost l’ovre que tu as fete dedanz + ce.

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+ § {43.24.20} +
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Paulus dit : cil fet par [151vA] force qui fet ce en defans, et + cil qui fet tant que l’en ne li puet deffendre. ¶ {1} L’en entant + que ovre ne soit fete par parole ou par fet ; si comme quant + l’en met la main devant, ou quant l’en giete une pierre por cause de + defendre la. {2} Cil qui fet seur deffens fet force tant comme la + chose est en un estat ; car se s’acorde plus à son averseres, + il lesse à fere par force. ¶ {3} Se li heirs à celui qui fesoit une + chose seur defens, ou cil qui l’achate de lui, ne set riens do + deffens et il parfet l’ovre, Pomponius dit que il n’en chiet pas en + cest entredit. ¶ {4} Ce qui est fet en nef ou en autres chose + movable, combien que ele soit grant, est contenu en cest + entredit ; {5} ou que l’ovre soit fete ou en privé leu ou en + commun, ou en seint ou en religios, cist entrediz a leu.

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+ § {43.24.21} +
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Pomponius dit : se li juiges a commandé à aucun que il oste à + ses despens l’ovre que il fist par force ou en repost, et uns autres + l’oste à force, por ce ne remoint pas que cil à qui il fut commandé + ne doie paier les despens. ¶ {1} Se ge commant que mes sers face une + ovre, et ge n’ai pas pensé que ele soit fete ne par force ne en + repost, mes li sers siet bien que mis averseres la deffendroit se il + le savoit, l’e‹n› demande se ge sui tenuz par cest entredit. + Et je croi que nanil, car l’en ne doit regar fors à ma persone. ¶ + {3} Se aucuns a perdu aucunne droiture par l’ovre qui est fete, ele + li doit estre rendue par cest entredit.

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+ § {43.24.22} +
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Renulcius dit : se tu trez ma vigne de ma terre en la toe et ele + se racine en la toe, li entrediz de ce qui est fet par force ou en + repost m’apartient dedanz l’an. Mes se li anz passé, nule aucion ne + me remaint et les racines qui sont en ta terre sont toes. ¶ {1} Se + aucuns are un champ par force ou en repost, je croi que il est tenuz + par cest entredit. Autresi comme se il eust fet une fossé ; car + cist entrediz n’a pas leu por la qualité de l’ovre mes por ce que + ele est fete en terre. ¶ {3} Se tu maines ton fiens parmi mon champ + et je ne le te deffens pas, ja soit ce que ne fois point de domage + ne tu ne mues point la maniere de mon champ, neporquant Trebaces dit + que tu es tenuz par l’entredit de ce qui est fet par force ou en + repost. Mes Labeo dit le contraire, car cil qui est alez parmi mon + champ et i a aucunne chose sanz fere ovre nule n’est pas tenuz par + cest entredit. ¶ {4} Se aucuns fet sus un sepulcre la getee de sa + meson ou sa go[151vB]tiere, ja soit ce que il ne toche pas au + sepulcre, neporquant l’en porra pledier contre celui par cest + entredit ; car li sepulcres ne contient pas tant solement la + terre où li mort sont enterré, mes l’aer qui est desus. Et si puet + l’en pledier o lui par aucion de sepulcre brisé. ¶ {5} Se cil qui + denonça que il voloit fere une ovre la fist maintenant, l’en entant + que il la fist en repost ou par force. Et se il la fist enprés lonc + tens, il la fist en repost.

+
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+ +
+ + + XXI. De quiter denoncement d’ovre [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 25 : de + Remissionibus. + +
+
+ +
+ § {43.25.1} +
+

Ulpians dit : li prevoz dit : se il est denoncié à aucun + que il ne face une ovre, li denoncemenz vaut ; mes se il est + quitez, cil puet fere l’ovre. {1} Les quitences sont proposees soz + cest tytre. {2} Et les paroles au prevost mostrent que quitence puet + estre fete la où li denoncemenz valut ; et s’il velt que li + denoncemenz vaille la où cil qui denonça que l’ovre ne fust fete ot + droiture de defendre la, que ele ne fust fete malgrié suen. Et se + caucion est donee, ou ele n’est pas donee, la quitence qui est fete + abat ce tant solement en quoi li denoncemenz ne fut pas tenables. ¶ + Mes se caucion est donee, il n’est pas besoinz de quitence. ¶ {3} + Cil a droiture de denoncier que l’ovre ne soit pas fete qui a la + seignorie dou leu, ou cil à qui il doit servise. {4} Il plet à + Julian que cil qui a l’usaire d’un champ puisse chalongier les + servises qui sont deu au champ ; et selonc ce, puet il + denoncier à son voisin que il ne face ovre par quoi il perde les + servises ; et lors, i porra quitence valoir. Mes se il le + denonce au seignor, autresi comme maire(?) do champ, quitence n’i + vaudra rien, car il ne puet pas pledier contre le seignor. Autresi + comme un de ses voisins que il ne puisse edifier plus haut malgré + suen ; mes se li usaires en enpiret, il le devra demander. + Juliens dit ce maisme des autres à qui lor voisin doivent aucun + servise. {5} Et il n’est pas torz que cil qui a pris un champ en + gages puisse denoncier que ovre n’i soit fete.

+
+
+ +
+ + + XXII. D’enprunt [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 26 : de + Precario. + +
+
+ +
+ § {43.26.1} +
+

Ulpians dit : enprunz est quant l’en otroie à aucun user de ce + que il demande tant comme cil velt qui li otroie. {1} Et ceste + cortoisie descent do droit as genz. {2} Et se devise de don, en tant + que cil qui done velt que ce que il done soit à celui qui le + reçoist«  mes cil qui baille en ceste maniere avra sa chose + arriere quant il vodra. {3} Et ce est autresi comme choses prestee, + car [152rA] cil qui preste baille issi sa chose que ele n’est pas à + celui qui la reçoit, mes il la puet tenir tant comme cil vodra.

+
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+
+ § {43.26.2} +
+

Cil moismes dit : li prevoz dit : « ren ce que tu as + par enprunt de celui qui plede o toi, ou que tu as lessié par + tricherie à avoir ». {1} Cist entrediz est de restitucion et a + en lui naturel lëauté, car il apartient à celui qui velt rapeler ce + que il a presté. {2} Et il est droiz que cil à qui ge baillie ma + chose n’en use fors tant comme ge vodroi, et que ge la puisse + rapeler quant ge avrai muee ma volenté. ¶ {3} Il senble que cil a + par enprunt qui a receu la possession d’aucunne droiture ou de chose + corporel par ce sanz plus que il proia et enpetra que il li leust à + user en.

+
+
+
+ § {43.26.3} +
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Paulus dit : si comme se tu me pries que je te lesse aler ou + mener ce que tu vodras par un mon champ, ou que ta gotiere soit sus + ma meson, ou ta solive sus mon mur.

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+ § {43.26.4} +
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Ulpianus dit : enprunz est aucunne foiz de choses movables. {1} + Il convient que nos sachons que cil qui a aucunne chose par enprunt + est tenuz par cest entredit«  {2} et non pas cil qui enprunte + la chose, mes cil qui la tient par enprunt. Car il puet bien avenir + que aucuns ne enprunta pas la chose, et s’il la tient par + enprunt«  si comme se mes sers enprunta une chose, il m’en + aquist l’usage, ou aucuns autres qui est sozmis à ma droiture. {3} + Et se ge enprunte ma chose moisme, je l’enpruntai, et si ne la tien + ge pas par enprunt, car qui reçoit sa chose moisme ne la tient mie + par enprunt. {4} Et se aucuns enprunta une chose jusques à un terme, + se il la tient aprés le terme, il la tient par enprunt, ja soit ce + que il ne l’enprunta pas por tenir la en ce tens«  car desque + cil qui li presta s’ofre que il en use aprés le terme, l’en entant + que il li preste de rechief.

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+ § {43.26.5} +
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Ponponius dit : se li terme à quoi tu enpruntas une chose n’est + pas encor venuz et tu pries dedanz ce que il te loise à user an + aprés le terme, li enprunz est aloigniez, car la cause de la + possession n’est pas muee. Mes se tu enpruntes la chose puis que li + termes est passez, li enprunz n’est pas aloigniez, mes uns autres + est fez toz noviaus.

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+ § {43.26.6} +
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Ulpians dit : se li sires muert dedanz ce, il ne puet avenir que + li enprunz soit renovelez«  et ce est voirs. ¶ {1} Se mes + procurators a enprunté une chose par mon commandemant ou je l’é + otroié aprés, l’en puet dire que ge la tieng par enprunt. ¶ {2} Cil + qui a proié que l’en lest demorer en un champ ne le porsiet pas, + ainz est soz celui qui li otroia à demorer i«  car cil qui a + l’usaire do champ, et li coitiverres, et li ostes sont ou champ, mes + [152rB] il ne porseant pas. {3} Juliens dit que cil qui mist par + force un autre hors de son champ, et puis li proia que il sofrist + que il en usast, lessa à porsoer la chose par force et le commoinça + à tenir par enprunt. Ne l’en ne doit pas dire que il ait mué la + cause de sa possession desque il l’a commoincié à porsoer par + enprunt par la volenté à celui que il en mist hors par force ; + car se il eust achetié de lui le champ, il eust commoincié à avoir + en la seignorie comme acheterres. ¶ {4} Se aucuns me baille sa chose + en gage et il me proia que ge li otroiasse à user an, l’en demande + se cist entrediz a leu. Et la demande est de ce que nus ne + puet user de sa chose par enprunt. Aucuns dient que il n’a point + d’enprunt en gage, car li enprunz est de la possesion et ne mie de + la proprieté. Mes ceste sentence ne me senble pas bonne, car il + avient chescun jor que li deteur prient lor creanciers que il + lessent user de lor gages«  et por ce ne faut pas la droiture + des gages.

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+ § {43.26.7} +
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Renulcius dit : se ge te preste la chose de quoi ge puis retenir + la possession par l’entredit de possession, ja soit ce que il poet + avenir que ge soie tenuz à rendre en la proprieté, neporquant tu + seras tenuz à moi par entredit.

+
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+ § {43.26.8} +
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Ulpianus dit : se Tyces me prie que il aist l’usage de la chose + Senprone, et ge pri Senprone que il le m’otroit, et il le m’otroie, + et je l’otroie à Tyce, Tyces l’a de moi par enprunt, et ge plederai + à lui par cest entredit. Et Senprones ne pledera pas à lui ; + car les paroles au prevost mostrent que cist entrediz apartiet à + celui de qui la chose fut enpruntee et ne mie à celui qui ele est. + L’en demande donc se Semprones puet pledier o moi par cest entredit + por ce que ge li pria de baillier la chose. Et il est melz que il + n’en puisse pas pledier à moi, car ge n’ai pas sa chose, ne je ne + l’enpruntoi pas par moi mes por autre«  neporquant, il puet + avoir contre moi aucion de mandemant, car il la balla par mon + commandemant. ¶ {1} Se aucuns enprunta mes choses de Tyce, il senble + que il la tient de son heir por enprunt«  et issi escrivent + Sabins et Celsus, et nos usons de cest droit. Il le tendra donc par + enprunt de toz les autres heirs. Labeo preuve ce meisme«  et si + i ajoint que se cil qui tient la chose ne set que li hers soit, + neporquant il tient de l’oir par enprunt. {2} Et se tu me proias que + ge te lessasse user de ma chose, et je estrange cele [152vA] chose, + veions se li enprunz dure puis que la chose est mise en autrui + main«  et il est melz que, se cil à qui la chose est baillie ne + rapele le prest, il puisse user de cest entredit autresi comme se il + meismes eust presté la chose. {3} Li prevoz volt que cist fust tenuz + par cest entredit qui fist par tricherie que il n’a pas la chose que + il enprunta. ¶ Cil qui prie que l’en li let user d’une chose ne rent + pas par cest entredit ce qui avient en sa corpe mes ce sanz plus qui + avient par sa tricherie ; ja soit ce que cil à qui une chose + est prestee ne rent pas tant solement ce qui avient par sa + tricherie, mes ce qui avient en sa colpe. Et ce est par droit que + cil qui prie que l’en li let user d’une chose ne rende fors ce qui + avient par sa tricherie, car tot ce descent de la cortoisie à celui + qui li ostroia à user an. Et ce est assz se il rent ce qui avient + par sa tricherie «  neporquant, l’en dira par droit que colpe + procheine à tricherie est contenue en cest entredit, si que la chose + soit rendue en son encien estat. Et se ce n’est fet, li + condempnemenz sera fez de tant comme li demanderres eust de preu. + {4} Se la chose fust restablie des le tens en quoi l’en commença à + user de l’entredit, li fruit seront donc rendu do tens qui est passz + puis que li entrediz fut proposez. ¶ {5} Se aucuns proia que l’en + lessast user do servise qui estoit deuz à aucun et il n’en use pas, + si que li servises est perduz, par ce veions se il est tenuz par + cest entredit. Et je croi que il n’i est pas tenuz se il ne le fist + par tricherie. {6} Et l’en ditdit] doit dans le + ms., cf. lat. Et generaliter erit dicendum… + generaument que nus n’est tenuz à restorer par cest entredit, fors + ce qui est fet par tricherie ou en sa colpe«  mes puis que li + entrediz sera proposz, il convient rendre tote la cause. ¶ {7} Labeo + escrit que cist entrediz apartient aprés un an, et nos usons de cest + droit ; car por ce que la chose est baillie à user enprés l’an, + ce ne seroit pas bien à dire que li entrediz n’eust leu aprés l’an. + {8} Li heirs à celui qui enprunt la chose est tenuz par cest + entredit comment que il soit, ou se il a la chose, ou se il a fet + par tricherie que il ne l’a pas, ou que ele n’est pas venue à + lui«  et il est tenuz par la tricherie au mort por tant comme + il est venu à lui.

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+ § {43.26.9} +
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Gaiuz dit : Enpru‹n›z puet estre establiz entre cez qui sont + presenz et cez qui ne sont pas presenz, si comme par letres ou par + mesage.

+
+
+
+ § {43.26.10} +
+

Ponponius dit : ja soit ce que aucun proia que il peust user + d’une serve [152vB], neporquant ce qui nest de celui est en cele + moisme cause.

+
+
+
+ § {43.26.11} +
+

Celsus dit : se li detors prie son creancier que il li let user + de la chose que il li bailla en gage, li enprunz faut desque li + denier sont rendu«  car il ne le poet tenir par enprunt fors + jusque lors.

+
+
+
+ § {43.26.12} +
+

Cil meisme dit : quant il est mis en convenant que cil qui + enprunte une chose en use jusque les kalendes de aost, l’en demande + se l’excepcion de ceste convenance li puet aidier se l’en li velt + oster la chose devant le terme. Et sanz dote la force de ceste + convenance n’est nule à ce que il puisse tenir autrui chose malgré à + celui qui ele est. {1} Ostroiz de chose enpruntee s’estant jusque + l’oir ‹…› à celui qui la reçut ; car li usages en fut ostroiez + à lui et ne mie à l’oir.

+
+
+
+ § {43.26.13} +
+

Pomponius dit : se tes sers enprunta une chose par ton + commandemant, ou tu otroias ce que il enprunta en ton non, tu es + tenuz par cest entredit, autresi comme se tu meismes l’eusses + enpruntee. Mes se tes sers ou tes fiz l’enprunte en son non sanz ton + sen, il n’apert pas que tu le aies par enprunt«  mes cil qui la + bailla en porra pledier o toi por le chetel ou por ce qui a esté mis + en ton preu.

+
+
+
+ § {43.26.14} +
+

Paulus dit : li entrediz d’anprunt a esté establiz par droit, + car nule citeine aucion n’i puet avoir leu«  car condicion + d’enprunt apartient plus à don et à cause de benefice que à autre + marchié.

+
+
+
+ § {43.26.15} +
+

Ponponius dit : c’est soveroine droiture que aucuns use de noz + chose tant comme nos volons. {1} L’e‹n› n’entant pas que li ostes et cil + qui ont l’abitacion de noz mesons i habitent par enprunt. {2} Nos + poons user par enprunt des droitures, si comme d’avoir noz gogoteres + sus autrui terre, ou de metre nos solives sus autrui mur.

+
+
+
+ § {43.26.16} +
+

Cil moismes dit : se je faz mon fil adoptif de celui qui tient + une chose par enprunt, je la tendroi autresi par enprunt.

+
+
+
+ § {43.26.17} +
+

Ulpians dit : cil qui tient un champ par enprunt puet user de + l’entredit de possession contre toz, fors contre celui qui li + presta.

+
+
+
+ § {43.26.18} +
+

Cil moismes dit que il ne puent pas user d’une chose par enprunt, si + que chescun use de tote.

+
+
+
+ § {43.26.19} +
+

Ne plus que dui la puent tenir par force ou en repost ; car .ii. + possessions ne puent estre ensenble, que eles soient ou loiaus ou + deloiaus. {1} Il senble que cil qui enprunte de mon serf enprunte de + moi, se ge estable ce que mes sers fet«  et por ce est tenuz à + moi par l’entredit d’enprunt [153rA].

+
+
+
+ § {43.26.20} +
+

Ulpians dit : li venderres puet demander les choses que il a + vendues par tel convenant que li acheterres les ait par prest, tant + que toz li pris soit paiez, se il est remés en l’acheteor que il + n’est paiez.

+
+
+
+ § {43.26.22} +
+

Renulcius dit : se cil qui porsiet autrui chose prie le seignor + que il li otroit à retenir en la possession, ou cil qui a enprunté + autrui chose en prie le vendeor, il apert que il porsiet par enprunt + «  ne l’en ne doit pas dire que il moisme movent la cause de la + possession quant li seignor lor otroiet à porsoer lor choses. {1} Se + uns orfelins prie sanz auctorité à celui qui l’a en garde que il + puisse user d’une chose, il l’a par enprunt, et est tenuz par cest + entredit«  car il n’a nul besoing de l’autorité à celi qui l’a + en garde por tenir la chose plus naturelement. Et l’en dit que il + tient la chose par enprunt, car il la tient por ce que il li pria + que il li leust à tenir la. Ne li prevoz ne est establi ci nule + novele chose«  car se il a la chose, il i est tenuz«  et + se il ne l’a, il n’i est pas tenuz.

+
+
+ +
+ + + XXIII. De coper arbres [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 27 : de + Arboribus cœdendis. + +
+
+ +
+ § {43.27.1} +
+

Ulpianus dit : li prevoz dit : « se uns arbres pent en + son champ sus la meson ton voisin et tu ne le velz oster, je deffant + que force ne li soit fete que il ne li loise à oster le et + avoir ». ¶ {1} Cist entrediz est de deffensse. {2} Mes se uns + arbres pent sus autrui meson, l’en dote se li prevoz commande à + coper tot l’arbre, ou tant sanz plus comme il en pent sus la + meson. Et Ruptilius dit que il doit estre copez pres de terre, + et issi plest il à plusors. Et Labeo dit que se li sires ne velt + coper l’arbre, il est otroié à celui à qui il nuist que il le cope + et l’enport. {3} Les vignes sont contenues par non d’arbre. ¶ {4} + Cist entrediz apartient non pas tant solement à celui qui en a + l’usaire ; car ce est ses preuz que li arbres ne pende pas sus + la meson. {5} Et se il pent sus meson qui est commune, chescuns des + seignors a cest entredit«  et chescuns l’a tot, autresi comme + chescuns puet chalongier toz les servises. ¶ {6} Li prevoz + dit : « se tu ne le velz oster, je defant que force ne li + soit fete que il ne li loise à oster le ». L’en te donne + premierement poer d’oster le«  et se tu ne l’ostes, il defant + que force ne soit fete à ton voisin qui le velt oster. ¶ {7} Li + prevoz dit aprés : « se li arbres qui est en ton champ + pent sus le champ ton voisin, se tu ne le velz trere ariere .xv. + piez loing de sa terre, je deffant que force ne li soit fete que il + ne li loisse à trere le arriere et avoir en les branches » + [153rB]. {8} La loi des .xii. tables commande ce moisme, que li + prevoz dit que li arbres à un des voisins soient .xv. piez loing dou + champ à l’autre ; et ce fut fet que l’umbre des arbres ne neust + as voisins chans. {9} La difference des .ii. mambres de cest + entredit est tele que se li arbre pendent sus la meson, l’en + commande que il soient osté ; et se il pendent seur champ, l’en + commande que il soient trez .xv. piez arriere.

+
+
+
+ § {43.27.2} +
+

Ponponius dit : se uns arbres s’encline do champ son voisin seur + le tuen par force de vent, tu puez par droit pledier o lui par la + loi des .xii. tables que il l’ost et que il ne li let pas issi.

+
+
+ +
+ + + + XXIV. De cuillir glant [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 28 : de Glande + legenda. + +
+
+ +
+ § {43.28.1} +
+

Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne soit fete à ton voisin que il ne li loisse à cuillir et à oster + dedanz tierz jor la glant qui est cheeste de son champ el + tuen ». {1} Par non de glant sont tuit fruit contenu.

+
+
+ +
+ + + XXV. D’amener avant franc home [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 29 : de Homine + libero exhibendo. + +
+
+ +
+ § {43.29.1} +
+

Ulpianus dit : li prevoz dit : « tu amoignes avent le + franc home que tu retienz par tricherie ». {1} Cist entrediz + est proposez por cause de garentir franchise que franc home ne + soient retenu par nul.

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+
+
+ § {43.29.2} +
+

Renulcius dit : car cil qui n’ont pas poer d’aler la où il + volent ne se devisent pas molt de servage.

+
+
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+ § {43.29.3} +
+

Ulpianus dit : la loi que Favius fist porvit ce meismes«  + ne cist entrediz ne tost pas que l’en ne puisse user de cele loi, + car l’en puet pledier par cest entredit, et puis par la loi que + Favius fist. Et encontre ce, cil qui a pledié par cele loi ne pert + pas por ce que il ne puisse user de cest entredit. ¶ {1} Ce que li + prevoz dit, « le franc home », apartient à toz frans homes + de quel aage et de quele nature que il soient ; et combien que + il an i ait, ou un ou pluseurs ; et comment que il soient, ou + en bail ou ors de bail. {2} Nos ne regardons fors sanz plus savoir + mon se il est frans«  neporquant, cil qui l’a en sa poeté ne + sera pas tenuz par cest entredit, car il ne senble pas que cil face + tricherie qui use de sa droiture. ¶ {3} Se aucuns retient celui que + il a racheté de ses ennemis, il n’est pas tenuz de cest entredit, + car il ne le fet pas par tricherie«  mes se l’en li offre le + pris, li entrediz avra leu. Et se il l’en lessa aler sanz le pris et + il le velt puis tenir, li entrediz avra leu. {4} Et se aucuns + retient son fiz qui n’est pas en sa poeté, il senble que il le + retient sanz tricherie, car la doble pitié li fet retenir sanz + tricherie, se l’en n’i voit aperte tricherie. Et se aucuns retient + celi que il franchi ou celui que il a norri [153vA], l’en dira ce + moismes. Et generaument quiconques a droite cause de retenir franc + home o lui, il n’apert pas que il le tiegne par tricherie. {5} Et se + aucuns le retient par sa volenté meisme, neporquant i l’a deceu tant + que il s’i acorde, ne il ne le tient pas par probable reson, l’en + dira par droit que il le tient par tricherie. ¶ {6} Cil qui retient + un franc home por ce que il cuide que il soit sers, ne le tient pas + par tricherie. Mes se il le tient puis que il le set que il est + frans, ce n’est pas sanz tricherie. {7} Et se il dote se il est + frans ou serf, ou il plede o lui por son estat, il convient lessier + cest entredit et tretier la cause de la franchise«  car li + entrediz n’a leu fors quant l’en set certoinement que aucuns est + frans. Et se l’en enquiert de son estat, il ne convient pas + enpeechier la connoissence. ¶ {8} Li prevoz dit : « tu + amoignes avant ». Amener avant est fere que l’en les puisse + voier et atochier ; et ce est, proprement, « voier hors + d’enfermeture ». ¶ {9} Cist entrediz apartient à toz, car l’en + ne doit deffendre à nul que il ne plede por franchise. {10} + Neporquant, les persones soupecenoses en doivent estre mises arriere + par droite cause, se ce est par aventure tel persone de quoi il + senble verité que ele acuse à tort à son escient. {11} Et se feme ou + orfelins velt user de cest entredit por son coisin ou par son + parent, l’en li doit otrier ; car il puent acuser en commun + juigement quant il porsivent le tort qui est fet à aus ou à lor. + {12} Et se il sont plusor qui en voillent pledier, li prevoz doit + eslire au quel la chose apartient plus, et celui qui est plus + convenables. Et il doit estre esleuz par lignage, ou par sa volenté, + ou par sa dignité. {13} Et se uns a pledié par cest entredit et uns + autres en velt pledier aprés, l’en doit dire que ce ne li doit pas + estre ostroié legierement se il ne puet prover que cil qui en pledia + avant i fist tricherie. ¶ Cist entrediz porra dons estre meulz donz + plus d’une foiz quant la cause sera coneue. Et se cil qui tient le + franc home est condempnz, et il velt melz paier le pris do plet que + amener le avant, l’en porra à lui pledier de rechief par cest + entredit. {14} Et Labeo dit que, se il se deffent, l’en sesira ses + biens. ¶ {15} Cist entrediz est pardurables.

+
+
+
+ § {43.29.4} +
+

Renulcius dit : « se aucuns retient un franc home qui ne + set pas son estat, se il le fet par tricherie, il sera contrainz de + le amener avant ». ¶ {1} Trebacius dit que cil n’est pas tenuz + par cest entredit qui a acheté [153vB] par bone foi franc home en + leu de serf, si que il ne tient pas en nul tens par tricherie. ¶ {3} + Cist entrediz n’apartient pas au creancier que ses detors soit amenz + avant«  car nus n’est contrainz d’amener avant le detor qui se + repont, mes l’en sesist ses biens par le commandemant au + prevost.

+
+
+ +
+ + + XXVI. D’amener avant enfant [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 30 : de + Liberis exhibendis, item ducendis. + +
+
+ +
+ § {43.30.1} +
+

Ulpianus dit : « se tu as fet par tricherie ou cil ou cele + qui estoit en la poeté Tyce n’i est mes, amoine le avant ». ¶ + {1} Cist entrediz est proposez contre celui de quoi aucuns velt que + il amoint avant celui que il dit qui est en sa poesté. Et par ce + apert il que il apartient à celui en qui poesté aucuns est. ¶ {2} Li + prevoz ne contient pas en cest entredit la cause por quoi cil tient + l’enfant, qui le doit amener avant, ainz velt en totes manieres que + il soit renduz. ¶ {3} Mes se aucuns le tient, qui le doit melz tenir + que ses peres par droite cause, li enpereres Pius escrit que l’en li + doit secorre par excepcion. {4} Et autresi est juigié que il n’est + pas en la poesté à celui qui le demande, se li juigemenz a esté fez + à tort ; si porra l’excepcion de chose juigie estre opposee à + cez qui plederent par cest entredit. ¶ {5} Se aucuns ne velt tolir + sa fille que je ai prise à feme, et velt que ele soit amenee avant, + voions se excepcion me doit estre donee contre cest entredit se li + peres velt departir le leal mariage, qui est ja par aventure confemz + par enfanz. Et nos usons de certoin droit que li leal mariage ne + soient pas troblé par la droiture de la poesté au pere«  et li + peres doit estre amonestez que il ne s’en aforce pas.

+
+
+
+ § {43.30.2} +
+

Hermogenes dit : se li marizmariz] marir + dans le ms. puet trere en cause le pere sa feme por amener + le avant.

+
+
+
+ § {43.30.3} +
+

Ulpianus dit : li prevoz dit aprés : « se Seyn est en + la poesté Tyce, je deffant que force ne soit fete à Tyce que il ne + li loise amener l’en ». ¶ {1} Li entredit devant apartient de + mener avant les enfanz et les autres de quoi nos avons parlé + avant«  et cist apartient de mener les, en que cil les en + puissent mener en qui poesté il sont. ¶ Li entrediz devant, qui est + de mener avant les enfanz, est appareillemenz à cestui par coi cil + qui en puet estre menz fu amenez avant. {2} Et cist entrediz puet + estre donz por iceles moismes causes par coi cil devant est donz. + Quanque nos deismes donc en celui doit avoir leu en cestui. {3} Cist + entrediz n’apartient non pas contre le fil moismes que [154rA] + aucuns en velt mener, mes contre celui qui le deffant. Mes se il dit + que il n’est pas en sa poesté, li entrediz cesse tant que l’en ait + enquis par devant le prevost se il est en sa poesté ou non. ¶ {4} + Julians dit que quant l’en plede par l’entredit de mener en avant + enfanz, et cil por qui l’en plede a moins de .xiiii. anz, il + convient aucunne foiz entendre que il ait les .xiiii. anz et aucunne + foiz amener le mointenant avant. Et ce doit estre establi selonc les + persones à cez qui pledent ensenble et selonc la maniere de la + cause. Car se cil qui dit que il est peres à l’enfant est plains de + sens et de lealté, il rendra l’enfant que il ait passé .xiiii. + anz«  mes se il est bas home et desloiaus, il doit estre + mointenant amenez avant. Mes se li uns et li autres est sopecenés + comme desloiaus et d’aperte malice, il convendra ordener au quel li + enfes remoindra tant que il soit en aage. ¶ {5} Se li peres prove + que ses filz est en sa poesté, la mere sera plus fort à retenir le. + Et issi est contenu en establissement, en quoi la mere gaagna por la + felonie au pere que li filz li demorat, sanz amenuisier la droiture + au pere.

+
+
+
+ § {43.30.4} +
+

Affricans dit : se aucuns dit que il est hors d’autrui poesté et + ge di que il est en ma poesté et que il a receu heritage par mon + commandemant, il convient pledier de l’eritage et de la droiture de + mener en le fil.

+
+
+
+ § {43.30.5} +
+

Renulcius dit : se li filz est ou aucun de son gré, cist + entrediz n’i avra leu, cal il est à lui et ne mie à autre ; car + il avra franche poeté d’aler s’en ou de remaindre, se li plez n’est + entredeus, de quoi chescuns dit que il est ses peres, et li uns velt + que li autres le maint avant.

+
+
+ +
+ + + XXVII. De l’entredit de possession de chose movable [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 31, 32 : de + Utrubi, et de migrando. + +
+
+ +
+ § {43.31.1} +
+

Ulpianus dit : li prevoz dit : « je deffant que force + ne soit fete que cil n’en maint cest home o qui il a esté de + greignor partie de l’an ». ¶ {1} Cist entrediz apartient à la + possession des choses movables. Et sa force est oele à l’entredit de + possession des choses movables, qui apartient as choses qui ne sont + pas movables«  et en cest entrevainc cil qui a la possession de + la chose que ses averseires demande, et ne l’a ne par force, ne en + repost, ne par enprunt.

+
+
+
+ § {43.32.1} +
+

Ulpians dit : li prevoz dit : « se li hom de qui l’en + plede n’est pas de chose de quoi convenanz fut fez entre toi et ton + aversere, et se les choses qui furent aportees ou amenees, ou fetes + ou nees, en l’abitacion de quoi l’en [154rB] plede ne te furent pas + obligié et por le loer de l’abitacion, ou eles furent obligees mes + li loiers t’en a esté paiez, ou satisfacion t’en a esté fete, ou il + est remés en toi que il ne t’a esté paiez, je deffant que force ne + soit fete à celui qui les i amena que il ne les en puisse + mener ». ¶ {1-2} Cist entrediz est proposez à l’oste qui s’en + velt aler quant a poié le loier de sa meson, et il apartient au + coitiveor à qui l’en puet secorre hors d’ordre. {3} Et se habitacion + a esté baillie à aucun sanz loer, cist entrediz li apartient desque + il n’en doit loier. {4} Et Labeo dit que cist entrediz n’a pas leu + se cil qui en velt user n’est apareilliezapareillez] + apareiller dans le ms., cf. lat. nisi + paratus sit eam pensionem solvere de poier le + loier que il doit. Et por ce, se tu as poié le loier de .vi. mois et + tu doiz encor celui d’autres .vi., tu ne puez pas user de cest + entredit devant que tu aies tot poié de .vi. mois qui sont à venir. + Se il fut mis especiaument en convenient que il ne liroit pas à + l’osteoste] ostel dans le ms. de + partir de la meson devant un an, ou devant un certein terme. + Autressi est il se aucuns l’a loié à deus anz ou à trois et il ne + sont pas encor passé«  car por ce que li gage sont obligié par + tot le loage, li entrediz n’avra pas leu se il ne sont aquité. ¶ {5} + L’en doit savoir que li prevoz ne demande pas que les choses soient + à celui qui a pris la chose à loage, mes que il les i ait aportees + par non de gage. Et por ce, se eles sont estranges, et eles sont + teles que eles ne puet pas estre tenues en gage, neporquant eles i + sont amenees par non de gage, cist entrediz avra leu. Mes se eles ne + furent pas amenees par non de gage, eles ne porront pas estre + retenues. {6} Cist entrediz est pardurables et est donz as heirs et + encontre les heirs.

+
+
+
+ § {43.32.2} +
+

Paulus dit : l’en ne dote pas que cist entrediz n’apartiegne à + l’oste, naïs par les choses qui ne sont pas seues, ainz i sont par + aventure prestees, ou loees, ou baillies en garde.

+
+
+ +
+ + + XVIII. Quel chose est mobles. + + +
+ § 1. +

Quel chose est moebles ? Quel chose est conquez ? Quel chose + est héritages ?

+

Héritages est édefices, doiz d'eue, chans, prez, vignes, jardins, bois, + estans, bêtes sauvages, sers, et plusors autres choses. Et tex choses + ont cors. Estres (en outre) uns autres héritages qui n'ont + point de cors : comme cens, marchiez, foires, paages, reliés, + rachat, servise, usage, com an vois, comme en aler et à venir par autrui + champ, et plusors autres choses semblables. Et tex héritages n’ont pas + cors.

+
+
+ § 2. +

Mobles si est toz blez qui sont cuiliz, et toz vins et toz autres fruiz + cuilliz. Et si blez n’est cuilliz, et il soit en terre qui soit gaagnée + à seson, c'est mobles«  et vigne fere à seson«  et fein de + pré, dès marz. en amont«  fruit des jardinz, de mars en amont. + Dras, linge et lange, tote garnison d'ostel, or, argent, pierre qui + n'est mise en ovre, pressoirs, bois copez, totes bêtes privées : + tex choses sont mobles, et ont cors. Uns autres mobles sont comme + oignon.

+

Se ge achète les fruiz d'un héritage, et les issues d'une terre, et un + doere, et un usage à un tens : tex mobles n'ont pas cors.

+
+
+ § 3. +

Conquez si sont en trois manières : li uns si sont en héritages qui ont cors, et en héritages qui n'ont pas cors«  et + en mobles qui ont cors, et en mobles qui n'ont pas cors.

+

A totes les foiz que ge achète héritage, quel qu'il soit, de ma gaagne, + ou des fruiz et de ma tere, c'est conquez.

+

Feme conquiert ausi bien comme home.

+

A totes les foiz que ge aquier mobles par ma marcheandise, ou par mon + labor, c'est conquez de mobles.

+
+ +
+ + + XXIX. [154vA] ‹De l’entredit de gage›Cet intitulé ne se + trouve pas dans le corps du manuscrit. Nous l’avons rétabli à sa place à + l’aide de la table des rubriques. +
+ + Traduit du Dig., liv. 43, tit. 33 : de + Salviano interdicto. + +
+
+ +
+ § {43.33.1} +
+

Gaius dit : se uns coitiverres a amené une serve ou champ par + non de gage et il la vant, il convient que li enfes qui nest de lui + en la meson à l’acheteor soit renduz par l’entredit de gage. {1} Se + uns coitiverres a amenees ses choses el champ à .ii. homes par non + de gage, si que eles soient totes obligies à chescun, chescun d’eus + porra pledier par cest entredit contre un estrange. Et se il pledent + li uns à l’autre por ce que lor cause est oel, la condicion à celui + qui porsiet sera la meillor. Mes se les choses furent obligees par + parties, profitable aucion lor apartendra contre les estranges et à + l’un contre l’autre, par quoi chescuns prendra sa part de la + possession. {2} Il convient garder ce moisme se li coitiverres + obliga par non de gage la chose qui estoit commune à lui et à un + autre coitiveor, car la moitié en sera retenue par non de gage.

+
+
+
+ § {43.33.2} +
+

Ulpians dit : se aucuns a porté gages ou champ qui est commun à + deus, cil qui le porsevra veincra par cest entredit, et il en + convendra descendre en aucion de gage.

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2015, première édition électronique

-
- - - École nationale des chartes - PSL -
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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI DIX-SEPTIESMES LIVRES - - - LI DIX-SEPTIESMES LIVRES - - - - I. Ci commoince li sistes livres de Di[154vB]geste nove. Cis - titres est de excepcions et de prelacions [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 44, tit. 1 : de - Exceptionibus, et prescriptionibus, et - prejudiciis. - -
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- § {44.1.1} -
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Ulpians dit : il senble que cil demant qui use de excepcion ; - car li deffenderres est autresi comme li demanderres quant il - propose excepcion.

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- § {44.1.2} -
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Cil moismes dit : excepcion est une barre qui est mise contre - l’aucion à aucun por boter arriere s’entencion. ¶ {1} Replicacion - n’est nule autre chose que excepcion que vient par devers le - demandeor. Et replicacions sont necesseres por mestre arriere les - excepcions ; ne eles ne sont mises avant par nule autre cause. - ¶ {2} L’en doit savoir que excepcions et replicacions ne sont fors - barres, car l’excepcion bote arriere l’entencion au demandeor. {3} - Mes contre replicacion selt estre opposee triplicacion, et contre - triplicacion quadruplicacion, et issi en montepleant tant comme li - uns et li autres en velt proposer. ¶ {4} Nos solons dire que les - unes excepcions sont dilatoires et les autres peremptoires. - Excepcion dilatoire est qui deloie le plet, si comme excepcion qui - est proposee contre le procurator ; car cil qui dit que il ne - loit pas pledier par procurateur n’estaint pas le plet mes il le - desloie.

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- § {44.1.3} -
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Gaius dit : excepcions sont ou pardurables ou peremptoires, ou - temporels ou dilatoires. Les pardurables ou peremptoires sont celes - qui ont toz jorz leu ne ne puent estre achevees ; si comme sont - excepcion de tricherie et de chose juigee, et de ce qui est fet - contre les lois ou contre les consauz au senat, et cele de - pardurable convenant si comme se il a esté mis en convenant que cele - dete ne sera jamés demandee. ¶ Les temporeles et dilatoires sont - celes qui n’ont pas toz jorz leu, ainz puent estre eschevees ; - si comme cel de convenant temporel si comme se il fut mis en - convenant que cele dete ne seroit demandee devant .v. anz. ¶ Les - excepcions de procurators sont dilatoires qui puent estre eschevees - aucunne foiz.

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- § {44.1.4} -
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Paulus dit : cil qui dit que il a fet seremant puet user des - autres excepcions o cele de seremant ou d’autres seules ; car - il est ostroié à user de plusors deffensses.

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- § {44.1.6} -
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Cil moismes dit : se cil à qui une chose fut lessie la demande, - l’en puet user contre lui d’excepcion de la tricherie au [155rA] - mort ; car autresi comme cil qui est heirs de toz ses biens est - mis arriere par excepcion, i puet estre mis cil à qui uns lés est - lessiez qui n’est hoirs que d’une chose.

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- § {44.1.7} -
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Cil moismes dit : les excepcions qui apartienent à la persone à - aucun ne vienent pas à autres, si comme excepcion de compoignie. - L’excepcion de ce que li peres ou parrons ne puet paier n’apartient - pas à son pleige. Li plege que li mariz dona est condempnz à rendre - tot le doere quant li mariages est departiz. {1} Les excepcions qui - vienent de la chose apartient as plege ; si comme excepcion de - chose juigee, ou de tricherie, ou de seremant, ou de ce qui est fet - par cause de poor. Et se li detors a fet un convenant de la chose, - l’excepcion dou convenant vaut au plege. ¶ Excepcion de quitence et - de ce qui est demandé por chargier franchise apartient au plege. Et - se aucuns est plege por le fiz qui est en bail contre le consoil au - senat, ou par celui qui a meins de .xxv. anz qui est deceuz, il se - puet deffendre par excepcion ; mes se il n’est pas deceuz, il - n’a pas droit enterine restitucion, ne ses plege n’a pas - excepcion.

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- § {44.1.8} -
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Cil moismes dit : il n’est deffendu à nul à user de pluseurs - excepcions, ja soit ce que eles soient diverses.

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- § {44.1.9} -
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Marciaus dit : il ne senble pas que cil reconoisse l’intencion à - son averseire qui use d’excepcion.

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- § {44.1.10} -
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Modestinus dit : chose qui est jugee entre les uns ne nuit pas - as autres. Et se cil contre qui l’en n’a rien juigié et il plede por - l’eritage, l’excepcion de cele sentence ne li puet nuire, qui fut - donee contre lui ainz que il fut heirs.

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- § {44.1.11} -
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Cil moismes dit : uns hons fut trez en cause por une dete et - quant instrumant furent aporté avant, il paia par le commandemant au - juige, autressi comme se il fussent verité. Se il set aprés la - verité et il voit que li istrumant soient faus, et il velt prover - que li instrumant soient faus par quoi il fut trez en cause et ou il - fist subscripcion par le commandemant au juige, se demant se - excepcion de chose juigie li puet estre opposee, par ce que il est - apertement contenu es establissemenz as princes quex sentence qui - est donnee par faus instrumant, et l’en trove aprés que il soient - faus, excepcion de chose juigee ne soit pas opposee. Et - Modestinus respont que, por ce que li paemenz est fez par error, ou - l’en a demandé caucion de paier par cez instrumanz que l’en dit ore - qui sont faus, n’a pas l’excepcion de chose juigie leu.

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- § {44.1.12} -
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Ulpians dit : il est en leu de demandeor qui mest avant [155rB] - s’intencion.

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- § {44.1.13} -
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Julians dit : se li plez d’un heritage est entamz et l’en - demande aprés chascunne des choses par soi, il nos plet que - excepcion de plet qui est commoinciez ne nuise pas ; car tex - excepcions nessent do juigement qui a esté fez et ne mie de celui - qui est a fere.

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- § {44.1.14} -
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Ulpians dit : li filz qui estoit en bail vendi un de ses sers et - mist en convenant que li pris li seroit renduz et paietz ; cil - sers fut retrez et puis morut, et li peres demandoit à l’acheteor - les deners qui furent convenenciez à son fil. Il nos plet que il se - peust deffendre par excepcion de ce que li denier furent promis por - le serf qui fu retrez.

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- § {44.1.15} -
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Julians dit : replicacion de tricherie ne doit pas estre donee - contre excepcion de seremant ; car li prevoz doit fere que l’en - n’enquiere pas do seremant à aucun.

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- § {44.1.16} -
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Affricans dit : tu porsiez le champ Tyce de quoi il a plet entre - moi et toi par la proprieté ; et par desus ce, je demant voie à - aler i parmi le champ Semprone, que l’en set bien qui est tuens. Se - je demant la voie, tele excepcion c’est bone que l’en ne puisse pas - prover que la voie me soit deue devant que je aie prové que le chans - Tyce est miens.

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- § {44.1.17} -
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Paulus dit : mes se je demant avant la voie et puis le champ, - por ce que ce sont diverses choses et les causes de la restitucion - sont diverses, l’excepcion ne me nuira pas.

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- § {44.1.18} -
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Affricans dit : je te demans une partie do champ que tu diz qui - est tiens propre et si vuel que il soit partiz par devant cel meisme - juige. Et de l’autre part, se tu porsiez ce meisme champ et je di - que il soit miens propres et je t’en vuell demander les fruiz, l’en - demande se l’excepcion qui grieve soit fete au champ, ou à une - partie, te doit nuire ou non. Et je croi, en l’un cas et en - l’autre, que li prevoz s’en doit entremetre, ne ne doit pas ostroier - au demandeor à pledier por les fruiz ou par avoir partie dou champ - devant que l’en sache que la proprieté en soit soue.

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- § {44.1.19} -
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Marcus dit : totes les excepcions qui apartienent au detor - apartiennent au plege malgré au detor.

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- § {44.1.20} -
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Paulus dit : excepcions sont proposees ou por ce que ce est fet - que il convint fere, ou por ce que ce n’est pas fet que il convint - fere. Excepcion est donnee por ce que ce est fet que il convint - fere, si comme excepcion de chose vendue et de chose juigee. Ele est - donnee por ce que ce est fet que il ne convint pas fere, si comme - quant la possession de la chose qui [155vA] est vendue n’est pas - baillie.

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- § {44.1.22} -
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Paulus dit : excepcion est contredissemenz qui aucunne foiz - garde celui qui est acusez d’estre condempnez, et aucunne foiz - amenuisse le condempnement. ¶ {1} Replicacion est - contrairecontraire] constroie (?) dans le - ms., cf. lat. Replicatio est contraria - exceptio à excepcion, et autresi comme excepcion - contre excepcion.

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- § {44.1.23} -
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Pains dit : Paulus dit que se aucuns met une ymage en un commun - leu par corage que ele soit en commun et il la velt puis demander, - il sera mis arriere par excepcion seur le fet.

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- § {44.1.24} -
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Hermogenes dit : li filz qui est en bail aquiert à son pere - excepcion de seremant se il jure que il ne doit rien.

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- - - II. De excepcion de chose jugie [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 44, tit. 2 : de - Exceptione rei judicatœ. - -
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- § {44.2.1} -
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Ulpians dit : por ce que les chose qui sont juigees entre les - uns ne grievent point as autres, l’en puet pledier par le testamant - en coi franchise ou lés a esté lessiez, ja soit ce que li testamanz - ait esté toz ou vains ou tenuz por desleal. Et se cil à qui li lés - fut lessiez et seurmontez, por ce ne pert pas li autres la franchise - qui li fut lessie.

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- § {44.2.3} -
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Cil moismes dit : Julians dit que excepcion de chose juigee - nuist totes les foiz que uns moismes plez est recommoinciez entre - unes meismes persones. Et por ce, se aucuns a demandé chescunne des - choses par soi et il demande aprés tot l’eritage, il sera mis - arriere par excepcion de chose juigie.

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- § {44.2.5} -
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Cil moismes dit : aucuns puet pledier de la chose dont il a - pledié, ja soit ce que il n’en plede pas par l’aucion par quoi il en - pleda premierement ; si comme se aucuns a pledié par aucion de - mandemant et il plede aprés par cele meisme chose par aucion de - besoignes fetes. L’en dit donc par droit que cil ne plede pas par - cele meisme chose qui ne chalonge pas cele meisme chose. Mes se il - mue l’aucion, et il plede par autre, et demande cele moisme chose, - il senble que il plede de la chose meisme dont il avoit avant - pledié, mes par autre aucion.

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- § {44.2.6} -
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Paulus dit : il nos plest par bone reson que une aucion et une - sentence soffisse à chescunne cause que li plet ne soient - monteplié ; et moismement, se l’en donoit diverses sentences, - il convient donc obeir à excepcion de chose juigee.

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- § {44.2.7} -
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Ulpianus dit : se aucuns avoit demandé tote une chose et - sentence en fust donee contre lui et il en demande ore [155vB] une - partie, excepcion de chose juigee li nuist, car la partie est - contenue en tot. Et ce est une meisme chose se il demande une partie - de ce que il demanda tot ; et por ce, se aucuns a demandé un - champ et il en demande une partie, excepcion li nuist. Autresi puet - l’en dire se aucuns demandoit premierement .ii. choses, et il en fut - convoincuz, il n’en demande or que une ; car excepcion li nuira. - Autresi est il se aucuns demanda un champ et il demande ore un arbre - qui est copez ; ou se il demanda une meson et il demande ore la - place, ou le merrien, ou les pierres ; ou se il demanda une nef - et il en demande ore les tables. Se ge demant une serve grosse, et - je sui conveincuz, et je demant aprés l’enfant que ele a puis eu, il - a grant dote savoir mon se je demant cele meisme chose ou autre. Et - l’en puet dire que une meisme chose est demandee totes les foiz que - l’en demande par devant le derrener juige ce que l’en demanda par - devant le premer. {1} Excepcion nuist donc en totes ces choses. Mes - il est autrement el pierres, e ou marrein ; car se cil qui demanda - le marrien demanda les pierres ou les chevrons ou aucunne autre - chose, il senble que il demande autre chose que il ne demanda - avant ; car il avient sovant que les choses de quoi la meson - est fete ne sont pas à celui de qui la meson est. Quant la meson est - donc depecee, cil à qui les choses sont les puent donc chalengier. - {2} Ceste meisme question est des fruiz qui est de l’enfant ; car - ces choses n’estoient encor pas quant l’en pleda, mes eles sont de - la chose qui est demandee. Il est donc melz que ceste excepcion ne - nuisse pas à celui qui les demande. ¶ {3} Julians dit generaument - que excepcion de chose juigee nuist totes les foiz que uns moismes - plez est renovelez entre unes meismes persones. Et por ce, se aucuns - a demandé un heritage et il en demande ores aucunnes choses, ou il a - demandé les choses et il demande hore l’eritage, il sera mis arriere - par excepcion. ¶ {4} Ce meisme porra l’en dire se aucuns a demandé - la dete à un des deteurs de l’eritage et il a esté convaincuz et il - demande aprés l’eritage, ou se il demanda avant l’eritage et puis - demande la dete, car en ce cas li nuira excepcion ; car quant - je demant heritage les choses et les aucions qui apartienent à - l’eritage sont en ma [156rA] demande.

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- § {44.2.8} -
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Julians dit : se aucuns a demandé une partie d’un champ et il - plede aprés par aucion de partir heritage ou de partir choses - communes, il sera mis arriere par excepcion.

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- § {44.2.9} -
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Ulpians dit : ge te demant un heritage quant tu ne porsoes rien, - et tu as puis commoincié à porsoer aucunne chose, et ge te demant de - rechief l’eritage, l’en demande se ceste excepcion me nuist. - Et ge croi que se il fust juigié que li heritages estoit miens, ou - se tu fus asous por ce que tu ne porsoies rien, ceste excepcion ne - me nuist rien. {1} Se aucuns deffendi le champ que il cuidoit que il - porsoit et il acheta aprés, et sentence fut donee por celui qui li - demandoit, je demant se il est tenuz do rendre li le champ. Et - Neraces dit que se excepcion de chose juigie est opposee contre - celui qui le demande segonde foiz, il porra user de replicacion que - sentence a esté donee par lui. ¶ {2} Julians escrit que excepcion de - chose juigie vient de vendeor à l’acheteor mes ele doit retorner - arriere de l’acheteor au vendeor. Et por ce, se tu as vendu une - chose de ton heritage, et je la demant à celui qui l’a acheté et je - le vaint, je ne opposeroi pas contre toi ceste excepcion se tu me - demandes cele chose.

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- § {44.2.12} -
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Paulus dit : quant l’en demande se ceste excepcion doit nuire ou - non, il convient garder se l’en plede de la chose meisme dont l’en a - pledié autre foiz.

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- § {44.2.13} -
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Ulpianus dit : et se ele est de cele meisme quantité.

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- § {44.2.14} -
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Paulus dit : et se il a une meisme cause de demander et se la - condicion des persone est une meisme et se totes ces choses ne - s’asenblent, la chose est autre. L’en entant en ceste excepcion que - la chose est une meisme, ja soit ce que la premiere qualité ou la - premere quantité n’est pas gardee, car l’en prent la chose plus - largemont par le commun profit. ¶ {1} Cil qui avoit une partie d’un - usaire le demanda tot ; se l’autre partie li eschiet puis, et - il la demande, il ne sera pas mis arriere par ceste excepcion, car - ceste partie n’eschiet pas à l’autre mes à lui. {2} Les aucions - personels se devisent en ce .ii. aucions qui sont menés seur la - chose, que quant uns hons me doit une chose je puis mestre toz jorz - toz les obligemenz et totes es causes por quoi il la me doit. Et - l’une ne prist pas por l’autre, mes quant je plede sus la chose, et - je ne di pas la cause [156rB] par quoi ele est moie, totes les - causes sont comprises en une demandee ; car la chose ne puet - pas estre moie plus d’une foiz, ja soit ce que ele me puet estre - deue.

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- § {44.2.15} -
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Gaius dit : se plez est meüz entre moi et toi d’un heritage et - tu en porsiez unes choses et je autres, rien ne deffant que tu ne me - puisses demander l’eritage et je à toi. Et se tu commoinces à - pledier o moi puis que sentence sera donee, il convient regarder se - il fut prononcié que li heritages fust miens ou tuens. Et se il fut - juigié que il fut miens, excepcion de chose juigie te nuira, car il - a esté prononcié que il est miens et que il n’est pas tuens. Et se - il est prononcié que il n’est pas miens, l’en n’entant pas por ce - que il soit tuens ; car il puet avenir que il n’est ne miens ne - tuens.

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- § {44.2.16} -
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Julians dit : il est aperte chose et leal que excepcion de chose - juigie ne puet rien valoir à celui contre qui sentence est - donee.

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- § {44.2.19} -
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Marciaus dit : uns hons bailla une meisme chose en gage à deus - en duis tens ; li derreners pleda au premier par aucion de gage - et le vainqui, cil commença maintenant à pledier par autretel - aucion, l’en demande se excepcion de chose juigee li doit - nuire. Se il propose que la chose li fut premierement engagie - et il n’i ajoint nule novele chose, l’excepcion li nuira ; car il - rapele en juigement la chose qui est terminee.

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- § {44.2.23} -
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Ulpianus dit : se l’en a pledié en un juigement et l’en ne - demande fors usures, excepcion de chose juigie ne tost pas à - demander le chetel. Autresi sera il se aucuns ne velt chalengier - fors usures en juigement de bone foi, car por ce ne remoint pas que - usures ne corent ou tens qui est à venir ; car tant comme li - marchiez de bone foi dure, corent les usures.

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- § {44.2.24} -
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Ulpians dit : se aucuns achete une chose de celui qui n’est pas - sires, et li sires la demande et il est assous de sa demande, et il - en pert aprés la possession et il la demande au seignor, replicacion - li vaudra contre l’excepcion au seignor se sentence n’a avant esté - donee.

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- § {44.2.31} -
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Paulus dit : se aucuns a pledié sus une chose et il ne l’a pas - conquise, se il la demande depuis, auction de chose juigie ne li - nuist pas.

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- - - III. De fere teneure en pez laborer. - - -
- § 1. -

Uns hons demende un héritage par la reson de ce que il est droiz heirs. - Cil qui tient cel héritage dit, pardevant la justice, que il ne li en - viaut respondre, por ce que il a fete en pez, en tens convenable ; - si la veaut desbléer, ençois que il ait responsse de lui. Et li autres - dit que il li quite la desblée por ses façons, et que il respoigne au - fonz de l’éritage : car quant li débaz n’et que por les façons, et - l’en les li quite, bien doit respondre à l’éritage. Li autres n'i viaut - respondre, et se metent en juigemenz : et droit dit que responsse - ne doit pas remanoir por ce.

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- § 2. -

Uns hons gaagna une terre sans le congié à celui qui ele estoit ; et - vint un terme de cuillir les fruis, et les volt cuillir ; et cil - qui la terre estoit i mist contanz. Li gaignerres oit - (dit), comme il ait gaignie cele chose sanz contenz, que il - viaut avoir les fruiz, et estre en la sésine de la chose. A ce respont - li hériters : Comme vos (n') avez esté en sésine de - ceste chose un an et un jor sanz interrupcion, nos volons que riens que vos aiez fet vos vaille rien ; ainz volons qu'el - vos nuisse, com cil qui a mise sa faucille en autrui blé. Et li - gaagnerres respont : Tot ne le ai-ge tenu an et jor sanz contanz, - je le gaigne sanz contenz. L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en - respont que li gaagnerres n'aura pas le gaaing ; mès il aura - avenament ce qu'il aura au preu au seignor, com nus ne doie estre riches - de l'autrui ; car nus ne doit avoir profit en sa malice ; com - nus ne doie estre en sésine de chose, se la sésine n'est veraie ; - ne sésine n'est pas veraie, s'el n'est tenue an et jor sanz contenz.

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Se aucuns fet ma chose, toi li lessé-je fere sanz contanz, l'en ne doit - mie entendre que ge m'i consente, fors por mon preu. Et se li anz et li - jorz passe sanz fere interrupcion encontre, li gaagnierres est en veraie - sésine, et quaudra la dablie.

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Et se ge achète vignes, ou terres, ou choses que conviant coitiver, comme - vignes fere de sarpe, et de marre, et de terre gaagnier ; et la - costume del païs soit tele que l'en ne puisse chalengier dedanz l'an et - dedanz le jor, à la pécune païant qu'ele aura coûté : aurai-ge les - fruiz ? L'en dit que oïl, por la façon, s'el n'est chalongie dedanz - les trois droites façons (sesons ?). Et del pré - aurai-ge le fain, que niens n'aura coûté à coitiver ? L'en dit que - non, se la chose n'est chalongée avant que li foins soit en seson. Et le - loer de la meson auré-ge ? Nenil, fors les mises que l'en i aura - mises ; et tex recetes sont mises en poiement. Et se ge faz les - choses à l'orfelin don le bail sera miens, et dedanz le termes de la - cuillete sera aagé avant : et la naturel reson de gaagner fut.

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- § 3. -

Uns hons si dit aissint : Je aurai gaanies les terres, et si avoie - fetes les vignes en droite seson, sanz contenz. Gaubert m'en a - désési ; si requier à estre en sésine des fruiz, com cil qui a - fetes les choses sanz contanz. Et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, - ge sui prez de mostrer et de l'avérer par moi et par garanz, que c'est - voirs. A ce respont Gaubert : Com cele chose soit moie, et il ne - fut onques en veroie sésine, ne voill que riens qu'il i ait fet li - vaille, com cil qui n'a pas tenue la chose an et jor sanz contanz. L'en - demende que dit droiz ? Et l'en respont que ci n'a pas - bataille ; mès l'en enquerra se li gaagnierres est en veraie - sésine ; et s'il est en veraie sésine, il aura les fruiz, avant que - autre plez corge ; et si n'est en veroie sésine, li sires de la - propriété aura les fruiz, à rendant les choses qui li auront costé.

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- - - - IV. [156vB] De excepcion de tricherie [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 44, tit. 4 : de Doli - mali et metus exceptione. - -
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- § {44.4.1} -
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Paulus dit : que ceste excepcion puisse estre entendue plus - clerement, voions avant de la cause par quoi ele est proposee et - comment l’en fet par tricherie. Et por ce entendrons nos comment - l’excepcion de tricherie nuira, et aprés voions contre quex persones - ele a leu ; et au derrenier, se eles apartienent en toz tens. {1} Li - prevoz propose ceste excepcion que tricherie ne vaille à nul contre - naturel droit par acheson de droit citeain. Et l’en entent bien par - le fait moismes quant aucunne chose est fete par tricherie, ou en - marchié, ou en testamant, ou en lois.

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- § {44.4.2} -
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Ulpianus dit : il est aperte chose que ceste excepcion est - proposee por la cause moisme par quoi aucion de tricherie est - proposee. {1} Il convient que nos voions en quex causes ceste - excepcion a leu et contre quex persones ele doit estre proposee. Et - l’en doit savoir que il convient dire especiaument de quele - tricherie aucuns se plaint. Et cil qui oppose contre excepcion doit - prover que ses averseres a fet tricherie en la cause. Ne ce n’est - pas assz se il dit que tricherie i a esté fete se li demanderres ne - l’a fete ; il doit nomer la persone por savoir se ele est tele - que sa tricherie doie nuire au demandeur. {2} Ne l’en ne demande pas - contre qui la tricherie fut fete, mes sanz plus se ele fut fete en - la chose par devers le demandeor. ¶ {3} En la premiere espece par - quoi cest excepcion puet avoir leu puet l’en enquerre ces choses. ¶ - Se aucuns a fet que deners li soient convenenciez sanz cause et puis - plede par cele convenance, excepcion de tricherie li nuira ; car ja - soit ce que il n’i fist point de tricherie ou tens que la convenance - fut fete, neporquant desque il en [157rA] commoince plet, l’en doit - dire que il i fit tricherie. Et se il ot droite cause de fere la - convenance et il n’en a or point, il senble que il i fet tricherie, - si comme se aucuns devoit doner à prest deners. Et il fist - convenance que il seroient renduz, et il ne les presta pas ; l’en - doit dire que ceste excepcion li nuist. {4} Se aucuns fet purement - convenant que certoine quantité li soit rendue por aucunne certaine - cause et il convenance anprés que cele quantité ne li sera demandee - devant certain terme, l’en demande se excepcion de tricherie li doit - nuire se il la demande devant le terme. Et sanz dote l’en ne - doit pas doter que excepcion de convenant ne li valle. Et se aucuns - velt user de ceste excepcion, il le puet bien fere ; car l’en ne - puet pas noier que cil qui demande contre convenant ne face - tricherie. ¶ {5} L’en doit savoir generalment que excepcion de - tricherie nest de totes les auctions seur le fet ; car cil fet - tricherie qui demande ce don l’en se puet deffendre par aucunne - excepcion. Car, s’il n’i ot au commoincement point de tricherie, s’i - demande ore, il a par tricherie, se il n’i a tele ignorance qui soit - sanz tricherie. ¶ {6} Se uns creanciers a pris usures do tens qui - est à venir et il demande sa dete ainz que cil tens soit venuz, - excepcion de tricherie li nuist par droit ; car desque il prist les - usures il senble que il fist que il ne porroit demander la dete - devant le terme. ¶ {7} Se aucuns achete un serf à qui franchisse - estoit lessie se il devoit .x. livres, et cil qui l’achate n’en siet - rien, et il met en convenant que se li sers ne li est garentiz li - pris li soit renduz à dobles, et li sers li poie les .x. livres et - il vient à franchise, li acheterres puet pledier por avoir à dobles - les pris que il li dona. Mes se il ne conte les .x. livres que il - reçut par acomplir la condicion, il sera mis arriere par excepcion - de tricherie ; et issint escrit Julians. Neporquant, se cil - dener furent do chestel qui apartient à l’acheteor, ceste excepcion - ne li nuira pas ; car il n’i fit rien par tricherie.

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- § {44.4.4} -
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Cil moismes dit : Celsus demande : se li creanciers d’un - heritage commanderent à Tyce que il receut l’eritage, et li uns ne - li commanda pas por decevoir le, et, se por ce ne fust, i l’eust - commandé, et il plede aprés à lui, savoir mon se il doit estre mis - arriere par excepcion de tricherie ; et Celsus dit que - excepcion de tricherie li doit nuire. ¶ {2} Se nosnos] - nos nos dans le ms. meismes est mise, et - je ne la poi pas tenir por maladie et l’en me demande la poine, l’en - demande se ge me puis deffendre par excepcion de tricherie. Et - [157rB] Pomponius dit que oïl bien. ¶ {3} Se tu fais mise o celui - qui te devoit .vi.c livres, li offices à l’arbitre fut que il - commandat que il te rendist ce que il te devoit en verité. Et se il - comanda que il te rendist moins, tu puez demander le suerplus. Et se - l’en te tret en cause par la poine, tu te porras deffendre par - excepcion de tricherie. ¶ {4} Se aucuns a poié à un orfelin ce que - il devoit sanz l’autorité à son deffendeor et li orfelins en est fez - plus riches, l’en dira par droit que excepcion de tricherie nuira à - cez qui li demanderunt la dete. Autresi doit l’en dire as autres à - qui l’en ne paie pas par droit ; car se il en sont plus riches - l’excepcion avra leu. ¶ {20} Se mes deteurs te deçut, et il t’atorna - à moi à paier sa dete et tu la me convenenças et je la te demant, - l’en demande se excepcion de tricherie me puet nuire. Et il - est melz que il ne te soit pas otroié à user contre moi d’excepcion - de la tricherie ne à mon deteur ; car ge ne te deçui pas, mes tu en - porras pledier contre mon deteur. ¶ {27} Excepcion ne sera pas - opposee à l’acheteur de la tricherie au vendeur ; car il use de ce - que li acheterres li otroia. {29} Se aucuns chalonge une chose por - cause de lés ou por ce que ele li a esté donee, l’en demande se - excepcion li puet estre opposee de la tricherie à celui qui li donna - ou lessa la chose. Et Pomponius dit que oïll. Et ge croi que - cil doivent estre mis arriere par excepcion de tricherie qui a la - chose par la cause de gaagner ; mes il est autrement de choses - achetees. {31} La tricherie au vendeur ne sera pas opposee à - l’acheteur, si comme nos avons dit ; et nos garderons ce en - celui tant solement qui a la chose par achat, et en celui qui l’a - par eschange ou prise en sorte, et es autres qui sont autresi comme - acheteor.

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- § {44.4.6} -
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Gaius dit : se il est avenu par le porchaz as creanciers que ses - deteurs ait perdu les deners que il a paié et il les demande puis, - il sera mis arriere par excepcion de tricherie.

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- § {44.4.7} -
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Julianus dit : se je cudoie que je te deusse deners, et je - l’a‹i› premis par ton commandemant à celui à cui tu les voloies - doner, je me puis deffendre par excepcion de tricherie ; et par - desus ce, je puis pledier à lui que il me quit. {1} Se tu cuidoies - que uns hom fust tes creanciers et je li promis par ton commandemant - les deners que je te cuidoie devoir, se il les me demande il doit - estre mis arriere par excepcion de tricherie. Et par desus ce, je - puis pledier à lui que il me quit. Et ceste sentence est plaine - d’umanité que je me deffande par excepcion, et soie delivrez de ce à - qui je fui obligiez.

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- § {44.4.9} -
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Paulus dit : se uns procurators a pris deners por sofrir [157vA] - que il soit condempnz et l’en plede à son seignor par aucion de - chose juigee, il se deffendra par excepcion de tricherie. Et ce que - li procurators a receu ne li puet pas estre tolu ; car dener qui - sont receu por vileine cause doivent melz estre à celui qui est - deceuz que à celui qui deçoit.

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- § {44.4.10} -
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Marcians dit : quant uns hom edefie aucunne chose en la place - que sa feme li a donee, pluseur dient que il puet garentir la chose - par excepcion de tricherie.

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- § {44.4.12} -
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Panponius dit : cil qui puet brisier l’aucion à son averseire - par leal deffensse est seurs par excepcion.

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- § {44.4.13} -
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Paulus dit : quant enfant son deserité ou testamant leur pere et - li testamanz est rozroz] toz dans le ms., cf. - lat. rupto testamento ius suum conservandum - est, leur droiture lor doit estre gardee tote - entere, ne excepcion de tricherie ne lor sera pas opposee. Et ce - doit estre gardié non pas tant solement en la persone as enfanz mes - en leur heirs.

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- § {44.4.16} -
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Hermogenes dit : se uns forsenez atorne son deteur à paier à son - creancier ce que il li doit, et li detors cuide que il soit bien en - son sans et il le paie, il se deffendra par excepcion de tricherie - se l’en li demande autre foiz la dete ; car ele est alee el besoing - à son deteur.

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- - - V. De quex choses aucion n’est pas donee [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 44, tit. 5 : Quarum - rerum actio non datur. - -
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- § {44.5.1} -
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Ulpianus dit : seremanz a force de chose juigee et par droit - desque aucuns fet son averseire juige de sa cause par ce que il se - met seur son seremant. {1} Se uns orfelins se met seur le seremant à - son averseire sanz l’autorité à celui qui l’a en garde, nos dirons - que ceste excepcion ne li nuira pas. ¶ {2} Se cil qui demandoit un - champ otroia à son averseire que ce que il en atreioit à garant - juroit que il li eust baillié, il lerroit le plet ; ceste excepcion - vaudra à cestui qui porsiet le champ. ¶ {3} Se aucuns se met sus le - seremant à son pleige et li plege juire que il n’est pas obligiez, - cele excepcion ne vaudra rien au deteur. Mes se il jure que la dete - n’est pas deue, l’excepcion en sera donee au detor. {4} Se je - franchis le serf qui a amenistré mes besoignes, et je li met en - convenant tant comme il est en servage que me rendra quant il sera - frans quanque il me doit de l’aministracion, se je en plede par la - convenance, ge ne serai pas mis arriere par excepcion ; car cil - qui est franchiz ne se puet pas pleindre que il en soit chargiez se - il n’a de gaign ce que il osta de la chose à son patron. {5} Mes je - ne li peusse pas demander ce que je eusse mis en convenant por - char[157vB]gier la franchise. L’en dit queles choses sont establies - por chergier la franchise, qui sont establies, que se cil qui est - franchiz corroce son patron, eles li soient demandees ; et por - paor de ce, est il toz jorz sozmis au patron et fet quant que il li - commande. {6} Et tot à une some, se aucunne chose est enjointe à - celui qui doit estre franchiz de quoi sa franchise fut chargee se il - la fesoit, l’en doit dire que excepcion i a leu ; mes se ele li - est enjointe aprés ce que il est franchiz, il i a dote, car nus ne - le contraignoit de otroir la. Et l’en doit dire que excepcion i a - leu se il est aperte chose que cil qui fut franchiz ot tel paor et - tel reverence de son patron que il s’est sozmis à cele convenance. ¶ - {7} Se li patrons asenbla compoignie avoc celui que il franchi et il - le fist por chergier la franchise et il plede o lui par aucion de - compoingnie, l’en demande se excepcion puet valoir à celui qui fut - franchiz. Et ge croi que il est seurs par droit contre la - demande au patron. ¶ {8} Les excepcions de chargier franchise - doivent valoir as plege autresi comme les autres, et à cez qui se - sont obligié par la requeste à celui qui a esté franchiz et à celui - meismes qui est franchiz, doit ele valoir se il est fez procurator à - deffendre celui à qui l’en demande ou se il est ses heirs. Car - desque li proposement au prevost fust que il secorust en tex - obligemenz au deffendeur, il n’acompliroit pas son proposement se il - ne deffendoit contre le patron le plege à celui qui a esté franchiz - et celui qui s’est obligiez par sa requeste ; car il a pou de - difference se il est contrainz de doner à son patron aucunne chose - par lui meisme ou par la persone à son plege ou à celui qui s’est - obligiez por lui. {10} Et se aucunne chose est promise au patron - meisme ou à autre par sa volenté, il senble que ce soit fet por - chargier la franchise, et por ce avra ceste excepcion leu. Et se li - patrons atorne à son creancier celui que il afranchi, voions se il - puet user de ceste excepcion contre le creancier à celui à cui il - est atornz por cause de chargier la franchise. Et Cassius dit que li - creanciers ne puet pas estre mis arriere par excepcion, car il - reçoit le suen ; mes cil qui a esté franchiz le puet demander - arriere à son patron se il ne le fist par cause de transaction. {11} - Et se cil qui fut franchiz atorne son deteur à son patron, li - patrons ne doit estre mis arriere par nule excepcion ; mes cil - qui fut franchiz li puet demander arriere [158rA] ce que il a receu. - ¶ {12} Ceste excepcion doit estre donnee non pas tant solement à - celui qui a esté franchiz, mes à ses heirs ; autresi doit l’en - savoir que li heirs au patron doit estre mis arriere par ceste - excepcion.

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- § {44.5.2} -
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Paulus dit : se l’en met sus le seremant au fil qui est en baill - et il juire que ses peres ne doit rien, l’excepcion de cest seremant - doit estre donee au pere. ¶ {1} Se je vant ma chose au geu des dez, - ou ge le pert et ele est chalongee, et cil qui l’acheta ou gaagna - m’en tret en cause, il sera mis arriere par excepcion. ¶ {2} Se uns - sers promet à son seignor deners por franchir le, qui ne le - franchist pas autrement, et il li promet encore puis que il est - franchiz, l’en dit que excepcion ne nuist pas au patron se il - demande les deners ; car cil denier ne furent pas promis por - chargier la franchise, et ce seroit male chose que li sires n’eust - eu son serf ou le pris. Et il senble que deners soient promis por - chargier franchise totes les foiz que li sires franchist son serf - sanz loier ; et il velt que il promete deners, nonnon] - nonn dans le ms., signe d’abréviation excédent - sur le dernier –n pas par non de pris mes - que cil qui est franchiz le croime toz jorz et obeisse à lui.

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- - - VI. De chose qui est en contenz [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 44, tit. 6 : de - Litigiosis. - -
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- § {44.6.1} -
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Ulpianus dit : se noncemenz qui est por empechier vente ne fet - pas que la chose soit coureceuse se uns plez est commoinciez entre - deus homes par une chose. {1} Et ge achate cele chose do tierz à cui - l’en n’en plede pas, veions se excepcion me doit valoir. Et ge croi - que oïl, car cil qui me vandi la chose n’en estoit pledoiez. Et il - puet avenir que dui movent entre aus plet por grever celui à cui il - ne puent pledier ; neporquant, se l’en plede au procurateur, ou - au deffendeur à aucun, l’excepcion a leu autresi comme se l’en - pledast à lui meisme.

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- § {44.6.2} -
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Cil moismes dit : se uns sers acheta une chose et il savoit que - ele estoit en contenz et ses sires ne le savoit pas, ou li sires le - sot et li sers ne le savoit pas, voions à la quele conscience l’en - doit melz regarder. Et il est melz que l’en regart à la conscience à - celui qui acheta la chose et ne mie à celui à qui ele est aquise. Et - par ce, i aparteint la paine qui est establie à cez qui achestent - les choses qui sont en contenz se il acheta sanz le commandemant son - seignor. Car se il acheta par le commandemant son seignor et il - savoit bien que ele estoit en contenz, et li sires n’en savoit rien, - sa conscience ne nuist pas au seignor ; et issint [158rB] - escrit Julians.

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- - - VII. D’aucions et d’obligemanz [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 44, tit. 7 : de - Obligationibus et actionibus. - -
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- § {44.7.1} -
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Paulus dit : obligemenz nessent ou de marchiez, ou de mesfez, ou - d’un propre droiture ; ce est de diverses manieres de causes. {1} - Obligemenz qui nessent de marchié sont fez ou par choses, ou par - paroles, ou par consentement. {2} Obligemenz est fez par chose, si - comme en chose presente. L’en prete les choses qui sont baillies à - pois, à conte, ou à mesure, si comme vin, deniés, oile que nos - baillons ; si que eles soient à celui qui les reçoit et que il nos - rende autretrant d’autretel maniere et d’autretel qualité. {3} Cil à - qui nos prestons une chose à user en est obligiez à nos por - chose ; mes ce est à rendre nos ce meisme que nos li prestons. - {4} Et cil à qui nos prestons la chose si que ele soit soe est - obligiez à rendre une autre d’autretel qualité et d’autretel - quantité. Et se il la pert par aucunne aventure, por ce ne remoint - pas que il ne soit obligiez à rendre la. Et se cil à qui nos - prestons la chose por user en la pert por aventure à qui il ne - puisse contrester, si comme par feu ou par peril d’eve, il est toz - seurs. Et ce li soffist bien que il ait mis autretel diligence en - garder la, comme en sa chose meisme. Mes se ele est perdue par sa - colpe, il i est tenuz ; si comme se il devoit apeler ses amis à - mangier et il enprunta por ce vaissiaus d’argent et il l’aporta o - lui hors dou païs et la perdi par perill d’eve ou par assaut de - larrons. {5} Cil à qui nos baillons une chose à garder est obligiez - à nos por chose et est tenuz à rendre la nos. Mes se il la pert par - negligence, il ne la nos rendra pas ; car il ne la prist pas par son - besoing mes por le besoig à celui qui li bailla, et por ce n’est il - pas tenuz à rendre la se ele n’est perdue par sa tricherie. Car cil - qui baille sa chose à garder à home negligent ne se doit plaindre se - de soi moismes non. ¶ Neporquant, il nos plet que tres granz - negligence chie el crime de tricherie. {6} Li creanciers qui a pris - nostre gage est obligiez à nos par chose et il est tenuz à rendre la - chose meismes. ¶ {7} Obligemenz est fez par paroles, si comme par - demande et par response. {8} Et quant aucunne chose est convenencie - aucuns est obligiez ou en son non ou en autrui. Cil qui est obligiez - en autrui non est apelez plege ; car quant aucuns est obligiez à nos - en son propre non, nos prenons sovant autres qui [158vA] s’obligent - por lui à cele meisme chose quant nos volons estre seur plus que ele - nos soit rendue. ¶ {9} Se la chose qui est convenencee est tele que - ele ne puet estre rendue, il est aperte chose par droit naturel que - li obligemenz ne vaut rien ; si comme se convenance est fete de - franc home, ou de celui qui est morz, ou de ma meson arse entre cez - qui ne sevent pas que li hons soit franc, ou que il soit morz, ou - que la meson soit arse. Autresi est il se aucuns mest en convenant - que uns leus sainz ou religios li soit donz, {10} ou la chose qui - est soe que il ne set pas qu’i soit soe. {11} Il est certeine chose - que la convenance ne vaut rien qui est fete soz condicion qui ne - puet avenir. ¶ {12} Il est aperte chose que se li forsenez - convenance ou promet aucunne chose, ce qui est fet ne vaut rien. - {13} Autresi est il de celui qui est de tel aage que il n’entant pas - ce que il fet ; mes l’en fet plus benignement que l’en croit - que cil qui puet parler puet par droit convencier et promestre. ¶ - {14} Il est aperte chose que chose prestee n’apartient de rien à - obligemenz de paroles. {15} Et l’en dira ce moismes de sort que l’en - dit do forsené ; car ja soit ce que il puet parler, neporquant - il ne puet pas oïr les paroles à celui qui li convenance aucunne - chose. Et por ce, apert il que nos ne parlons pas de celui qui o‹ï›t - à poine mes de celui qui n’o‹ï›t point.

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- § {44.7.2} -
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Cil moismes dit : obligemenz sont fez par consentemenz, si comme - en achat, ou en ventes et en loages, et en compoignies, et en - conducionsconducions] condicions dans le ms., - cf. lat. locationibus conductionibus, et en - commandemanz. {1} Nos disons que obligemenz est fez par consentement - en cez manieres ; car l’en n’i demande nule proprieté d’escriture ne - de paroles, ainz est assz se cil qui font besoingnes s’i consentent. - {2} Et por ce sont tex besoignes fetes entre cez qui ne sont pas - present, si comme par letres ou par mesages. {3} En tel marchié est - obligiez li uns à l’autre en ce que il li doit doner por bien et por - loiauté.

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- § {44.7.3} -
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Cil moismes dit : la sustance d’obligement n’est pas en ce que - ele nos doigne aucunne chose ou aucun servise, mes que aucuns soit - tenuz à nos à doner nos ou à fere aucunne chose. {1} Ce n’est pas - assez à engendre obligemenz que aucuns baille ses deners à un autre, - ainz convient que ce soit fet par corage d’establir obligemenz. Se - aucuns me done donc de ses deners, ja soit ce que il furent suen et - que il sont or mien, neporquant je ne sui pas obligiez à lui, car ce - ne fut pas mis en convenant ; car obligemenz est de [158vB] - paroles quant cil qui font aucun marchié ont corage d’establir - le.

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- § {44.7.4} -
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Gaius dit : obligemenz nessent de mesfet, si comme de larrecin, - de domage, de ravine, de tort fet ; et totes cez choses sont d’une - maniere, car cist obligemenz sont par chose tant solement ; et cil - qui nessent de marchié sont par choses et par paroles et par - consentement. ¶

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- § {44.7.5} -
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Se aucuns a fet les besoingnes à celui qui est hors do païs, se il - les a fetes par son commandemant, il est aperte chose que aucions de - commandemant nessent entre aus, par quoi il puent pledier entre aus - que li uns rende à l’autre ce que il li doit rendre par bone foi. Et - se il le fit sanz son commandemant, il nos plet que li uns soit - obligiez à l’autre. Et en ce quas sont aucions establies que nos - apelons de besoignes fetes, par quoi il puent pledier ensenble de ce - que il doivent rendre li uns à l’autre par bone foi. Mes obligemenz - ne nessant en aus ne por marchié ne por mefet ; car cil qui fit les - besoingnes à celui qui estoit hors do païs ne fit pas marchié à - lui ; ne ce ne fut nus mesfez se il amenistra autrui besoingnes - sanz commandemant. ¶ Et l’en puet melz entendre que cil à qui les - besoingnes sont fetes ait fet marchié ou que il ait mesfet ; - mes il a esté receu par cause de profit que li uns soit obligiez à - l’autre. Et ce est por ce que plusors vont hors do païs qui cuident - maintenant revenir, et por ce ne commandent il à fere à nul lor - besoignes, et puis leur avient tel chose que il les convient - longuement demorer ; et ce seroit mals que lor besoignes fussent - perdues, et perdues les convendroit il estre, se issi estoit que cil - qui les amenistreroit n’eust nule aucion contre lui de ce que il - avroit despendu do suen, ou se cil qui les besoignes seroient ne - poet avoir nule aucion de ce qui seroit malement fet. ¶ {1} Cil qui - sont tenu par aucion de garde ne sont pas proprement obligié par - marchié, car il n’ot nul marchié entre l’orfelin et son deffendeur. - Mes por ce que il ne sont pas obligié par mesfet, il senble que il - soient obligié autresint comme par marchié ; et en ce cas a il - .ii. aucions, car li orfelins a aucion contre le deffendeur et li - deffenderres contre l’orfelin se il a mis do suen en la besoigne à - l’orfelin, ou il est obligiez par lui, ou il a obligié sa chose à - son creancier. ¶ {2} Li heirs qui doit lés n’est obligiez ne par - marchié ne par mesfet ; car cil à cui li lés fut lessiez ne fit - mar[159rA]chié ne o le mort ne o l’oir. Et il est aperte chose que - il n’a en cele chose point de mesfet. ¶ {3} Cil qui reçoit por error - chose que ne li est pas deue est obligiez à cez qui li paient - autresi comme par prest, et est tenuz par cele meisme auction par - quoi li deteur sont tenuz as creanciers. Mes l’en ne puet pas - entendre que il soit obligiez par cele cause autresi comme par - marchié ; car cil qui paie par error le fet plus par depecier - obligement que por fere le. ¶ {4} Se uns juiges fet le plet, il - n’est pas proprement obligiez autresi comme par mesfet, mes por ce - que il n’est pas obligiez par marchié ; et l’en entant que il a - mefet aucunne chose par peor des suens ; il senble que il soit - obligiez autresi comme par mesfet. ¶ {5} Cil de qui meson aucunne - chose est getee ou espandue, si que ele fet mal à aucun, est - obligiez autresi comme par mesfet comment que il soit, ou se la - meson est soue propre, ou se il la tient à loage, ou se ele li est - prestee ; ne l’en entant pas que il soit proprement obligiez - par mefet, car ce est aucunne foiz en autrui colpe, si comme à un - serf ou à un franc home. Autresi est il de celui qui a mis ou pendu - aucunne chose sus la voie quant el fet mal à aucun. Et por ce, se li - fiz qui est ou baill habite aillors que o son pere, et aucunne chose - est getee ou espandue de sa meson, ou aucunne chose i est mise ou - pendue qui face mal à aucun se ele chiet, il plet à Julian que - aucion ne soit pas donee contre son pere mes l’en en puisse pledier - o lui meisme. ¶ {6} Li metres d’une nef, ou d’une taverne, ou d’une - ostelerie est tenuz autresi comme par mesfet por le domage qui est - fez en la nef, ou en la taverne, ou en l’ostel, se issint est que li - domages n’aviegne pas par son mesfet mes par aucun des serganz de la - nef, ou de la taverne, ou de l’ostel. Car desque aucion ne puet - valoir contre lui por nul mesfet, et il est corpables en aucunne - chose por ce que il a serganz mauvés, il est tenuz autresi comme par - mesfet.

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- § {44.7.7} -
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Ponponius dit : le fiz ne puet avoir aucion contre son pere tant - comme il est en sa poesté.

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- § {44.7.8} -
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Cil moismes dit : nus obligemenz n’en est de convenance qui est - fete soz condicion tele « se je vuoill » ; car cil qui fet - tel convenance ne puet estre contrainz de doner nule chose se il ne - viaut. Ne li heirs à celui qui fit la convenance, et ne volt rien - doner, n’i est pas tenuz ; car la condicion ne fut onques - aconplie.

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- § {44.7.10} -
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Ulpianus dit : l’en tient les obligemanz [159rB] à naturex non - pas tant solement quant aucunne aucion en apartient, mes quant li - denier qui en sont paié ne puent estre demandé arriere.

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- § {44.7.14} -
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Cil moismes dit : li serf sont obligié por lor mesfet ; et se il - sont franchi, il remaignent obligié ; mes il ne sont pas - obligié citeinement por lor mesfet ne por marchié, mes il sont - obligié naturelment, et cil à cui il ont fet marchié. Se je paie à - un serf puis que il est franchiz les deners que il m’avoit prestez, - je en sui quites.

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- § {44.7.21} -
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Julianus dit : l’an antant que chascuns ait fet marchié el leu - en coi il est obligiez à paier.

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- § {44.7.22} -
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Affricans dit : quant aucuns a mis en convenant que une chose li - soit paié et il en a pris plege, l’en la doit proisier à tant comme - ele valoit quant il la prist en plege.

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- § {44.7.23} -
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Cil moismes dit : quant deners orent esté presté por - marcheandier par tel convenant que se cil qui les reçut ne les - rendoit au terme qui fut mis, il paieroit une certaine paine. ¶ - Quant li termes fut venuz, cil qui avoit baillié les deners les - demanda, mes il ne demanda lors la poine, et aprés ilil] - il a dans le ms. la commença à demander. - Et quant l’en m’an demanda consoil, je respondi que la paine poit - bien estre demandee, ne il ne poet avenir que ele ne soit demandee - se issi n’est que il est remés par le deteur que li dener ne furent - paié au terme ; car se il ne remet pas en lui, mes por ce que - cil qui les devoit demander estoit malades, il n’est pas tenuz à la - paine. Et se cil qui devoit les deners ne les paia pas au terme mes - il les paia ainz que plez en fust commoinciez, l’en demande se il - est tenuz à la paine. Et ge croi que oïl, par droit ; car - se uns arbitres conmanda que dener fussent paié à un certein jor, ne - il ne remaint par celui qui les dut paier, il n’est pas tenuz à la - paine. Et Servius dit que se li arbitres n’establi pas le jor dedanz - coi li dener doivent estre paié, il senble que il vossit doner peuc - terme. Autresi doit l’en dire quant une chose est vendue par tel - convenant que la vente ne valle rien se li pris n’est paiéz à un - certain terme.

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-
-
- § {44.7.25} -
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Ulpianus dit : deus manieres d’aucions sont : l’une est - seur la chose qui est apelee chalongemenz et l’autre est seur la - persone. Auction seur la chose est par coi nos demandons nostre - chose que uns autres porsiet ; et cele auction est toz jorz - contre celui qui porsiet nostre chose. Auction seur la persone est - par [159vA] quoi nos pledons contre celui qui est obligiez à nos à - fere nos, ou à doner aucunne chose ; et cele aucion a toz jorz - leu contre celui. ¶ {1} Les unes aucions nessent de marchié, les - autres de fez, les autres de sur le fet. Auction qui nest de marchié - est totes les foiz que aucuns fet marchié ou autre por gaagnier, si - comme quant il vent ou achate, ou prent à loage, ou fet aucunne tel - chose. Auction qui nest de fet est quant aucuns est tenuz par ce que - il a fet, si comme quant il a fet larrecin, ou tort fet, ou domage. - Auction seur le fet est si comme cele qui est doneee au patron - contre celui que il a franchi qui le tret en cause contre le - banissement au prevost. {2} Totes aucions sont ou citaennes, ou eles - sont donnees par l’autorité au juige.

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- § {44.7.28} -
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Cil moismes dit : aucion est donnee contre la persone, et - chalengemenz seur la chose est porsivemenz seur la chose, ou seur - la persone por avoir sa chose.

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- § {44.7.31} -
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Neraces dit : lesles] ce dans le ms. - convenances qui sont fetes soz condicion qui ne puet avenir ne sont - pas tant solement sanz valor, mes li autre marchié, si comme achaz - et loages, où condicion est mise qui ne puet avenir ; car en la - chose qui est fete par assentement à deus ou à plusors est regarder - la volenté à toz. Et l’en doit savoir que ce qui est fet ne vaut - rien quant tel condicion est mise que l’en siet bien que n’avendra - ja.

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- § {44.7.32} -
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Hermogenes dit : quant plusors aucions nessent d’un mesfet, si - comme il aviant quant arbre sont copé en larrecin, il fut ostroié - aprés plusors detes que l’en en puet pledier par totes.

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- § {44.7.34} -
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Paulus dit : cil qui bat à tort autrui serf enchiet par un - meisme fet en la loi qui fet restorer les domages et en aucion de - torz fez. Car li torz fez vient de corage et li domages vient de sa - colpe ; et por ce puent anbedeus les aucions apartenir contre - lui. Mes desque il en choisist l’une, l’autre li faut ; car se - il plede par la loi qui fet restorer les dommages, l’aucion de - torfet faudra par ce que il n’est pas droiz que cil soit condempnz - par le tort fet qui a restoré le domage ; mes se l’en pleda - avant par aucion de tort fet, l’en puet aprés pledier par la loi qui - fet restorer les dommages. Mes sentence doit estre deffendue par le - prevost se l’en ne plede por ce que [159vB] l’en puet avoir par la - loi qui fet restorer les domages plus que par l’auction de tort fet. - ¶ Il est donc plus tenable chose que cele sentence soit receue que - il li loise à pledier avant par la quele aucion que il vodra, et - puis demande par l’autre ce que il puet plus avoir que par cele.

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- § {44.7.35} -
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Cil moismes dit : Cassius dit que l’en doit issi establir es - aucions que li prevoz donent, que o il a chalongement des choses - puissent estre donnees aprés l’an, et les autres dedanz l’an. Et - celes qui ne sont pas donnees aprés l’an ne doivent pas estre donees - contre l’oir por tant que il n’en ait gaing ; si comme l’en fet - en aucion de tricherie et en l’entredit de force, et cez qui sont - senblable à cez. Celes contiennent chalongement de choses par quoi - nos chalongons les choses qui nos faillent de nostre patremoine, si - comme quant nos pledons à celui qui porsiet les biens à nostre - deteur, ou par aucion de dessesine qui est donnee en maniere de - chalongemant. Mes quant la chose est rendue et la longue tenue est - rompue, l’auction est finee en un an por ce que ele est donnee - contre le droit citaien. {1} Auction est donnee aprés un an contre - la chose commune por le marchié as metres de l’université.

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- § {44.7.43} -
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Paulus dit : cil puet estre obligiez qui est hors de bail et est - de saine penssee et a passé .xiiii. anz. Li orfelins n’est pas - obligiez par le droit citaian sanz l’autorité à celui qui l’a en - garde. Sers n’est obligz por nul marchié.

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- § {44.7.46} -
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Cil moismes dit : li forsenz et li orfelins sont obligz sanz - l’autorité à cez qui les ont en garde quant l’auction n’est - d’aucunne chose ; si comme se je ai un champ commun à aus et je - i despans aucunne chose, ou il m’i font domage, car il seront - obligié à moi par le juigement de partir choses communes.

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- § {44.7.48} -
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Affricans dit : il n’est pas besoinz de paroles en toz marchiez, - ainz i soffist bien consentement ; et por ce les puet li sorz fere - desque il puet entendre, si comme en loage et en achat et en autres - senblables.

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- § {44.7.50} -
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Ponponius dit : se aucuns promet ou il est condempnz à paier - aucunne chose en cest an, il la puet paier en quel jor de l’an que - il vodra.

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- § {44.7.51} -
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Celsus dit : aucion n’est nule autre chose que chalonger en - juigement ce que l’en doit.

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- § {44.7.52} -
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Cil moismes dit : nos somes obligié ou par chose, ou par - paroles, ou par enbedues [160rA] ensenble, ou par consentement, ou - par loi, ou par le commandemant au juiges, ou par besoing, ou par - fet. {1} Nos somes obligié par chose quant aucunne chose est baillie - et receue. {2} Nos somes obligiez par paroles quant demande est fete - et puis avenant responsse. {3} Nos somes obligiez par chose et par - paroles ensenble quant la chose est baillie et aucunne chose en est - convenancee. {4} Il senble que nos seons obligiez en aucunne chose - par consentement, par besoing, et par nostre volenté. {5} Nos somes - obligié par loi quant nos fesons aucunne chose par le commandemant - de la loi. {6} Nos somes obligiez par le commandemant as juiges - quant nos fesons ce qui est commandé, ou lessons ce qui est deveé - par pardurable bannissement, ou par le commandemant à aucun juige. - {7} Cil sont obligié par besoing à qui il ne loit à fere aucunne - autre chose que ce qui lor est commandé, si comme cil qui est fez - heirs par force. {8} Nos somes obligié par fet quant tote la some de - l’aucion est en fet. {9} Nuz consentement soffist à fere obligement, - ja soit ce que il puisse estre exprés par paroles. {10} Et par - signes est aucunne foiz obligemenz fez.

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- § {44.7.53} -
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Cil moismes dit : plusors mesfez en une meisme chose engendrent - plusors aucions, mes il est prové que l’en ne puet pas pledier par - totes ; car se pluseurs aucions nessent en un obligement, l’en doit - user d’une sole et ne mie de totes. {1} Quant nos disons generaument - celui à qui la chose apartient, nos i comprenons noz fiz - adoptis.

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- § {44.7.54} -
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Cil moismes dit : marchié faint n’ont pas lian de droit, desque - il n’i a verité.

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- § {44.7.59} -
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Calistratus dit : l’en doit savoir que tuit li plet qui sont - entammé vienent as hoirs.

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 17 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI DIX-SEPTIESMES LIVRES + + + LI DIX-SEPTIESMES LIVRES + + + + I. Ci commoince li sistes livres de Di[154vB]geste nove. Cis + titres est de excepcions et de prelacions [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 44, tit. 1 : de + Exceptionibus, et prescriptionibus, et + prejudiciis. + +
+
+ +
+ § {44.1.1} +
+

Ulpians dit : il senble que cil demant qui use de excepcion ; + car li deffenderres est autresi comme li demanderres quant il + propose excepcion.

+
+
+
+ § {44.1.2} +
+

Cil moismes dit : excepcion est une barre qui est mise contre + l’aucion à aucun por boter arriere s’entencion. ¶ {1} Replicacion + n’est nule autre chose que excepcion que vient par devers le + demandeor. Et replicacions sont necesseres por mestre arriere les + excepcions ; ne eles ne sont mises avant par nule autre cause. + ¶ {2} L’en doit savoir que excepcions et replicacions ne sont fors + barres, car l’excepcion bote arriere l’entencion au demandeor. {3} + Mes contre replicacion selt estre opposee triplicacion, et contre + triplicacion quadruplicacion, et issi en montepleant tant comme li + uns et li autres en velt proposer. ¶ {4} Nos solons dire que les + unes excepcions sont dilatoires et les autres peremptoires. + Excepcion dilatoire est qui deloie le plet, si comme excepcion qui + est proposee contre le procurator ; car cil qui dit que il ne + loit pas pledier par procurateur n’estaint pas le plet mes il le + desloie.

+
+
+
+ § {44.1.3} +
+

Gaius dit : excepcions sont ou pardurables ou peremptoires, ou + temporels ou dilatoires. Les pardurables ou peremptoires sont celes + qui ont toz jorz leu ne ne puent estre achevees ; si comme sont + excepcion de tricherie et de chose juigee, et de ce qui est fet + contre les lois ou contre les consauz au senat, et cele de + pardurable convenant si comme se il a esté mis en convenant que cele + dete ne sera jamés demandee. ¶ Les temporeles et dilatoires sont + celes qui n’ont pas toz jorz leu, ainz puent estre eschevees ; + si comme cel de convenant temporel si comme se il fut mis en + convenant que cele dete ne seroit demandee devant .v. anz. ¶ Les + excepcions de procurators sont dilatoires qui puent estre eschevees + aucunne foiz.

+
+
+
+ § {44.1.4} +
+

Paulus dit : cil qui dit que il a fet seremant puet user des + autres excepcions o cele de seremant ou d’autres seules ; car + il est ostroié à user de plusors deffensses.

+
+
+
+ § {44.1.6} +
+

Cil moismes dit : se cil à qui une chose fut lessie la demande, + l’en puet user contre lui d’excepcion de la tricherie au [155rA] + mort ; car autresi comme cil qui est heirs de toz ses biens est + mis arriere par excepcion, i puet estre mis cil à qui uns lés est + lessiez qui n’est hoirs que d’une chose.

+
+
+
+ § {44.1.7} +
+

Cil moismes dit : les excepcions qui apartienent à la persone à + aucun ne vienent pas à autres, si comme excepcion de compoignie. + L’excepcion de ce que li peres ou parrons ne puet paier n’apartient + pas à son pleige. Li plege que li mariz dona est condempnz à rendre + tot le doere quant li mariages est departiz. {1} Les excepcions qui + vienent de la chose apartient as plege ; si comme excepcion de + chose juigee, ou de tricherie, ou de seremant, ou de ce qui est fet + par cause de poor. Et se li detors a fet un convenant de la chose, + l’excepcion dou convenant vaut au plege. ¶ Excepcion de quitence et + de ce qui est demandé por chargier franchise apartient au plege. Et + se aucuns est plege por le fiz qui est en bail contre le consoil au + senat, ou par celui qui a meins de .xxv. anz qui est deceuz, il se + puet deffendre par excepcion ; mes se il n’est pas deceuz, il + n’a pas droit enterine restitucion, ne ses plege n’a pas + excepcion.

+
+
+
+ § {44.1.8} +
+

Cil moismes dit : il n’est deffendu à nul à user de pluseurs + excepcions, ja soit ce que eles soient diverses.

+
+
+
+ § {44.1.9} +
+

Marciaus dit : il ne senble pas que cil reconoisse l’intencion à + son averseire qui use d’excepcion.

+
+
+
+ § {44.1.10} +
+

Modestinus dit : chose qui est jugee entre les uns ne nuit pas + as autres. Et se cil contre qui l’en n’a rien juigié et il plede por + l’eritage, l’excepcion de cele sentence ne li puet nuire, qui fut + donee contre lui ainz que il fut heirs.

+
+
+
+ § {44.1.11} +
+

Cil moismes dit : uns hons fut trez en cause por une dete et + quant instrumant furent aporté avant, il paia par le commandemant au + juige, autressi comme se il fussent verité. Se il set aprés la + verité et il voit que li istrumant soient faus, et il velt prover + que li instrumant soient faus par quoi il fut trez en cause et ou il + fist subscripcion par le commandemant au juige, se demant se + excepcion de chose juigie li puet estre opposee, par ce que il est + apertement contenu es establissemenz as princes quex sentence qui + est donnee par faus instrumant, et l’en trove aprés que il soient + faus, excepcion de chose juigee ne soit pas opposee. Et + Modestinus respont que, por ce que li paemenz est fez par error, ou + l’en a demandé caucion de paier par cez instrumanz que l’en dit ore + qui sont faus, n’a pas l’excepcion de chose juigie leu.

+
+
+
+ § {44.1.12} +
+

Ulpians dit : il est en leu de demandeor qui mest avant [155rB] + s’intencion.

+
+
+
+ § {44.1.13} +
+

Julians dit : se li plez d’un heritage est entamz et l’en + demande aprés chascunne des choses par soi, il nos plet que + excepcion de plet qui est commoinciez ne nuise pas ; car tex + excepcions nessent do juigement qui a esté fez et ne mie de celui + qui est a fere.

+
+
+
+ § {44.1.14} +
+

Ulpians dit : li filz qui estoit en bail vendi un de ses sers et + mist en convenant que li pris li seroit renduz et paietz ; cil + sers fut retrez et puis morut, et li peres demandoit à l’acheteor + les deners qui furent convenenciez à son fil. Il nos plet que il se + peust deffendre par excepcion de ce que li denier furent promis por + le serf qui fu retrez.

+
+
+
+ § {44.1.15} +
+

Julians dit : replicacion de tricherie ne doit pas estre donee + contre excepcion de seremant ; car li prevoz doit fere que l’en + n’enquiere pas do seremant à aucun.

+
+
+
+ § {44.1.16} +
+

Affricans dit : tu porsiez le champ Tyce de quoi il a plet entre + moi et toi par la proprieté ; et par desus ce, je demant voie à + aler i parmi le champ Semprone, que l’en set bien qui est tuens. Se + je demant la voie, tele excepcion c’est bone que l’en ne puisse pas + prover que la voie me soit deue devant que je aie prové que le chans + Tyce est miens.

+
+
+
+ § {44.1.17} +
+

Paulus dit : mes se je demant avant la voie et puis le champ, + por ce que ce sont diverses choses et les causes de la restitucion + sont diverses, l’excepcion ne me nuira pas.

+
+
+
+ § {44.1.18} +
+

Affricans dit : je te demans une partie do champ que tu diz qui + est tiens propre et si vuel que il soit partiz par devant cel meisme + juige. Et de l’autre part, se tu porsiez ce meisme champ et je di + que il soit miens propres et je t’en vuell demander les fruiz, l’en + demande se l’excepcion qui grieve soit fete au champ, ou à une + partie, te doit nuire ou non. Et je croi, en l’un cas et en + l’autre, que li prevoz s’en doit entremetre, ne ne doit pas ostroier + au demandeor à pledier por les fruiz ou par avoir partie dou champ + devant que l’en sache que la proprieté en soit soue.

+
+
+
+ § {44.1.19} +
+

Marcus dit : totes les excepcions qui apartienent au detor + apartiennent au plege malgré au detor.

+
+
+
+ § {44.1.20} +
+

Paulus dit : excepcions sont proposees ou por ce que ce est fet + que il convint fere, ou por ce que ce n’est pas fet que il convint + fere. Excepcion est donnee por ce que ce est fet que il convint + fere, si comme excepcion de chose vendue et de chose juigee. Ele est + donnee por ce que ce est fet que il ne convint pas fere, si comme + quant la possession de la chose qui [155vA] est vendue n’est pas + baillie.

+
+
+
+ § {44.1.22} +
+

Paulus dit : excepcion est contredissemenz qui aucunne foiz + garde celui qui est acusez d’estre condempnez, et aucunne foiz + amenuisse le condempnement. ¶ {1} Replicacion est + contrairecontraire] constroie (?) dans le + ms., cf. lat. Replicatio est contraria + exceptio à excepcion, et autresi comme excepcion + contre excepcion.

+
+
+
+ § {44.1.23} +
+

Pains dit : Paulus dit que se aucuns met une ymage en un commun + leu par corage que ele soit en commun et il la velt puis demander, + il sera mis arriere par excepcion seur le fet.

+
+
+
+ § {44.1.24} +
+

Hermogenes dit : li filz qui est en bail aquiert à son pere + excepcion de seremant se il jure que il ne doit rien.

+
+
+ +
+ + + II. De excepcion de chose jugie [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 44, tit. 2 : de + Exceptione rei judicatœ. + +
+
+ +
+ § {44.2.1} +
+

Ulpians dit : por ce que les chose qui sont juigees entre les + uns ne grievent point as autres, l’en puet pledier par le testamant + en coi franchise ou lés a esté lessiez, ja soit ce que li testamanz + ait esté toz ou vains ou tenuz por desleal. Et se cil à qui li lés + fut lessiez et seurmontez, por ce ne pert pas li autres la franchise + qui li fut lessie.

+
+
+
+ § {44.2.3} +
+

Cil moismes dit : Julians dit que excepcion de chose juigee + nuist totes les foiz que uns moismes plez est recommoinciez entre + unes meismes persones. Et por ce, se aucuns a demandé chescunne des + choses par soi et il demande aprés tot l’eritage, il sera mis + arriere par excepcion de chose juigie.

+
+
+
+ § {44.2.5} +
+

Cil moismes dit : aucuns puet pledier de la chose dont il a + pledié, ja soit ce que il n’en plede pas par l’aucion par quoi il en + pleda premierement ; si comme se aucuns a pledié par aucion de + mandemant et il plede aprés par cele meisme chose par aucion de + besoignes fetes. L’en dit donc par droit que cil ne plede pas par + cele meisme chose qui ne chalonge pas cele meisme chose. Mes se il + mue l’aucion, et il plede par autre, et demande cele moisme chose, + il senble que il plede de la chose meisme dont il avoit avant + pledié, mes par autre aucion.

+
+
+
+ § {44.2.6} +
+

Paulus dit : il nos plest par bone reson que une aucion et une + sentence soffisse à chescunne cause que li plet ne soient + monteplié ; et moismement, se l’en donoit diverses sentences, + il convient donc obeir à excepcion de chose juigee.

+
+
+
+ § {44.2.7} +
+

Ulpianus dit : se aucuns avoit demandé tote une chose et + sentence en fust donee contre lui et il en demande ore [155vB] une + partie, excepcion de chose juigee li nuist, car la partie est + contenue en tot. Et ce est une meisme chose se il demande une partie + de ce que il demanda tot ; et por ce, se aucuns a demandé un + champ et il en demande une partie, excepcion li nuist. Autresi puet + l’en dire se aucuns demandoit premierement .ii. choses, et il en fut + convoincuz, il n’en demande or que une ; car excepcion li nuira. + Autresi est il se aucuns demanda un champ et il demande ore un arbre + qui est copez ; ou se il demanda une meson et il demande ore la + place, ou le merrien, ou les pierres ; ou se il demanda une nef + et il en demande ore les tables. Se ge demant une serve grosse, et + je sui conveincuz, et je demant aprés l’enfant que ele a puis eu, il + a grant dote savoir mon se je demant cele meisme chose ou autre. Et + l’en puet dire que une meisme chose est demandee totes les foiz que + l’en demande par devant le derrener juige ce que l’en demanda par + devant le premer. {1} Excepcion nuist donc en totes ces choses. Mes + il est autrement el pierres, e ou marrein ; car se cil qui demanda + le marrien demanda les pierres ou les chevrons ou aucunne autre + chose, il senble que il demande autre chose que il ne demanda + avant ; car il avient sovant que les choses de quoi la meson + est fete ne sont pas à celui de qui la meson est. Quant la meson est + donc depecee, cil à qui les choses sont les puent donc chalengier. + {2} Ceste meisme question est des fruiz qui est de l’enfant ; car + ces choses n’estoient encor pas quant l’en pleda, mes eles sont de + la chose qui est demandee. Il est donc melz que ceste excepcion ne + nuisse pas à celui qui les demande. ¶ {3} Julians dit generaument + que excepcion de chose juigee nuist totes les foiz que uns moismes + plez est renovelez entre unes meismes persones. Et por ce, se aucuns + a demandé un heritage et il en demande ores aucunnes choses, ou il a + demandé les choses et il demande hore l’eritage, il sera mis arriere + par excepcion. ¶ {4} Ce meisme porra l’en dire se aucuns a demandé + la dete à un des deteurs de l’eritage et il a esté convaincuz et il + demande aprés l’eritage, ou se il demanda avant l’eritage et puis + demande la dete, car en ce cas li nuira excepcion ; car quant + je demant heritage les choses et les aucions qui apartienent à + l’eritage sont en ma [156rA] demande.

+
+
+
+ § {44.2.8} +
+

Julians dit : se aucuns a demandé une partie d’un champ et il + plede aprés par aucion de partir heritage ou de partir choses + communes, il sera mis arriere par excepcion.

+
+
+
+ § {44.2.9} +
+

Ulpians dit : ge te demant un heritage quant tu ne porsoes rien, + et tu as puis commoincié à porsoer aucunne chose, et ge te demant de + rechief l’eritage, l’en demande se ceste excepcion me nuist. + Et ge croi que se il fust juigié que li heritages estoit miens, ou + se tu fus asous por ce que tu ne porsoies rien, ceste excepcion ne + me nuist rien. {1} Se aucuns deffendi le champ que il cuidoit que il + porsoit et il acheta aprés, et sentence fut donee por celui qui li + demandoit, je demant se il est tenuz do rendre li le champ. Et + Neraces dit que se excepcion de chose juigie est opposee contre + celui qui le demande segonde foiz, il porra user de replicacion que + sentence a esté donee par lui. ¶ {2} Julians escrit que excepcion de + chose juigie vient de vendeor à l’acheteor mes ele doit retorner + arriere de l’acheteor au vendeor. Et por ce, se tu as vendu une + chose de ton heritage, et je la demant à celui qui l’a acheté et je + le vaint, je ne opposeroi pas contre toi ceste excepcion se tu me + demandes cele chose.

+
+
+
+ § {44.2.12} +
+

Paulus dit : quant l’en demande se ceste excepcion doit nuire ou + non, il convient garder se l’en plede de la chose meisme dont l’en a + pledié autre foiz.

+
+
+
+ § {44.2.13} +
+

Ulpianus dit : et se ele est de cele meisme quantité.

+
+
+
+ § {44.2.14} +
+

Paulus dit : et se il a une meisme cause de demander et se la + condicion des persone est une meisme et se totes ces choses ne + s’asenblent, la chose est autre. L’en entant en ceste excepcion que + la chose est une meisme, ja soit ce que la premiere qualité ou la + premere quantité n’est pas gardee, car l’en prent la chose plus + largemont par le commun profit. ¶ {1} Cil qui avoit une partie d’un + usaire le demanda tot ; se l’autre partie li eschiet puis, et + il la demande, il ne sera pas mis arriere par ceste excepcion, car + ceste partie n’eschiet pas à l’autre mes à lui. {2} Les aucions + personels se devisent en ce .ii. aucions qui sont menés seur la + chose, que quant uns hons me doit une chose je puis mestre toz jorz + toz les obligemenz et totes es causes por quoi il la me doit. Et + l’une ne prist pas por l’autre, mes quant je plede sus la chose, et + je ne di pas la cause [156rB] par quoi ele est moie, totes les + causes sont comprises en une demandee ; car la chose ne puet + pas estre moie plus d’une foiz, ja soit ce que ele me puet estre + deue.

+
+
+
+ § {44.2.15} +
+

Gaius dit : se plez est meüz entre moi et toi d’un heritage et + tu en porsiez unes choses et je autres, rien ne deffant que tu ne me + puisses demander l’eritage et je à toi. Et se tu commoinces à + pledier o moi puis que sentence sera donee, il convient regarder se + il fut prononcié que li heritages fust miens ou tuens. Et se il fut + juigié que il fut miens, excepcion de chose juigie te nuira, car il + a esté prononcié que il est miens et que il n’est pas tuens. Et se + il est prononcié que il n’est pas miens, l’en n’entant pas por ce + que il soit tuens ; car il puet avenir que il n’est ne miens ne + tuens.

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+
+
+ § {44.2.16} +
+

Julians dit : il est aperte chose et leal que excepcion de chose + juigie ne puet rien valoir à celui contre qui sentence est + donee.

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+
+
+ § {44.2.19} +
+

Marciaus dit : uns hons bailla une meisme chose en gage à deus + en duis tens ; li derreners pleda au premier par aucion de gage + et le vainqui, cil commença maintenant à pledier par autretel + aucion, l’en demande se excepcion de chose juigee li doit + nuire. Se il propose que la chose li fut premierement engagie + et il n’i ajoint nule novele chose, l’excepcion li nuira ; car il + rapele en juigement la chose qui est terminee.

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+
+
+ § {44.2.23} +
+

Ulpianus dit : se l’en a pledié en un juigement et l’en ne + demande fors usures, excepcion de chose juigie ne tost pas à + demander le chetel. Autresi sera il se aucuns ne velt chalengier + fors usures en juigement de bone foi, car por ce ne remoint pas que + usures ne corent ou tens qui est à venir ; car tant comme li + marchiez de bone foi dure, corent les usures.

+
+
+
+ § {44.2.24} +
+

Ulpians dit : se aucuns achete une chose de celui qui n’est pas + sires, et li sires la demande et il est assous de sa demande, et il + en pert aprés la possession et il la demande au seignor, replicacion + li vaudra contre l’excepcion au seignor se sentence n’a avant esté + donee.

+
+
+
+ § {44.2.31} +
+

Paulus dit : se aucuns a pledié sus une chose et il ne l’a pas + conquise, se il la demande depuis, auction de chose juigie ne li + nuist pas.

+
+
+ +
+ + + III. De fere teneure en pez laborer. + + +
+ § 1. +

Uns hons demende un héritage par la reson de ce que il est droiz heirs. + Cil qui tient cel héritage dit, pardevant la justice, que il ne li en + viaut respondre, por ce que il a fete en pez, en tens convenable ; + si la veaut desbléer, ençois que il ait responsse de lui. Et li autres + dit que il li quite la desblée por ses façons, et que il respoigne au + fonz de l’éritage : car quant li débaz n’et que por les façons, et + l’en les li quite, bien doit respondre à l’éritage. Li autres n'i viaut + respondre, et se metent en juigemenz : et droit dit que responsse + ne doit pas remanoir por ce.

+
+
+ § 2. +

Uns hons gaagna une terre sans le congié à celui qui ele estoit ; et + vint un terme de cuillir les fruis, et les volt cuillir ; et cil + qui la terre estoit i mist contanz. Li gaignerres oit + (dit), comme il ait gaignie cele chose sanz contenz, que il + viaut avoir les fruiz, et estre en la sésine de la chose. A ce respont + li hériters : Comme vos (n') avez esté en sésine de + ceste chose un an et un jor sanz interrupcion, nos volons que riens que vos aiez fet vos vaille rien ; ainz volons qu'el + vos nuisse, com cil qui a mise sa faucille en autrui blé. Et li + gaagnerres respont : Tot ne le ai-ge tenu an et jor sanz contanz, + je le gaigne sanz contenz. L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en + respont que li gaagnerres n'aura pas le gaaing ; mès il aura + avenament ce qu'il aura au preu au seignor, com nus ne doie estre riches + de l'autrui ; car nus ne doit avoir profit en sa malice ; com + nus ne doie estre en sésine de chose, se la sésine n'est veraie ; + ne sésine n'est pas veraie, s'el n'est tenue an et jor sanz contenz.

+

Se aucuns fet ma chose, toi li lessé-je fere sanz contanz, l'en ne doit + mie entendre que ge m'i consente, fors por mon preu. Et se li anz et li + jorz passe sanz fere interrupcion encontre, li gaagnierres est en veraie + sésine, et quaudra la dablie.

+

Et se ge achète vignes, ou terres, ou choses que conviant coitiver, comme + vignes fere de sarpe, et de marre, et de terre gaagnier ; et la + costume del païs soit tele que l'en ne puisse chalengier dedanz l'an et + dedanz le jor, à la pécune païant qu'ele aura coûté : aurai-ge les + fruiz ? L'en dit que oïl, por la façon, s'el n'est chalongie dedanz + les trois droites façons (sesons ?). Et del pré + aurai-ge le fain, que niens n'aura coûté à coitiver ? L'en dit que + non, se la chose n'est chalongée avant que li foins soit en seson. Et le + loer de la meson auré-ge ? Nenil, fors les mises que l'en i aura + mises ; et tex recetes sont mises en poiement. Et se ge faz les + choses à l'orfelin don le bail sera miens, et dedanz le termes de la + cuillete sera aagé avant : et la naturel reson de gaagner fut.

+
+
+ § 3. +

Uns hons si dit aissint : Je aurai gaanies les terres, et si avoie + fetes les vignes en droite seson, sanz contenz. Gaubert m'en a + désési ; si requier à estre en sésine des fruiz, com cil qui a + fetes les choses sanz contanz. Et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, + ge sui prez de mostrer et de l'avérer par moi et par garanz, que c'est + voirs. A ce respont Gaubert : Com cele chose soit moie, et il ne + fut onques en veroie sésine, ne voill que riens qu'il i ait fet li + vaille, com cil qui n'a pas tenue la chose an et jor sanz contanz. L'en + demende que dit droiz ? Et l'en respont que ci n'a pas + bataille ; mès l'en enquerra se li gaagnierres est en veraie + sésine ; et s'il est en veraie sésine, il aura les fruiz, avant que + autre plez corge ; et si n'est en veroie sésine, li sires de la + propriété aura les fruiz, à rendant les choses qui li auront costé.

+
+ +
+ + + + IV. [156vB] De excepcion de tricherie [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 44, tit. 4 : de Doli + mali et metus exceptione. + +
+
+ +
+ § {44.4.1} +
+

Paulus dit : que ceste excepcion puisse estre entendue plus + clerement, voions avant de la cause par quoi ele est proposee et + comment l’en fet par tricherie. Et por ce entendrons nos comment + l’excepcion de tricherie nuira, et aprés voions contre quex persones + ele a leu ; et au derrenier, se eles apartienent en toz tens. {1} Li + prevoz propose ceste excepcion que tricherie ne vaille à nul contre + naturel droit par acheson de droit citeain. Et l’en entent bien par + le fait moismes quant aucunne chose est fete par tricherie, ou en + marchié, ou en testamant, ou en lois.

+
+
+
+ § {44.4.2} +
+

Ulpianus dit : il est aperte chose que ceste excepcion est + proposee por la cause moisme par quoi aucion de tricherie est + proposee. {1} Il convient que nos voions en quex causes ceste + excepcion a leu et contre quex persones ele doit estre proposee. Et + l’en doit savoir que il convient dire especiaument de quele + tricherie aucuns se plaint. Et cil qui oppose contre excepcion doit + prover que ses averseres a fet tricherie en la cause. Ne ce n’est + pas assz se il dit que tricherie i a esté fete se li demanderres ne + l’a fete ; il doit nomer la persone por savoir se ele est tele + que sa tricherie doie nuire au demandeur. {2} Ne l’en ne demande pas + contre qui la tricherie fut fete, mes sanz plus se ele fut fete en + la chose par devers le demandeor. ¶ {3} En la premiere espece par + quoi cest excepcion puet avoir leu puet l’en enquerre ces choses. ¶ + Se aucuns a fet que deners li soient convenenciez sanz cause et puis + plede par cele convenance, excepcion de tricherie li nuira ; car ja + soit ce que il n’i fist point de tricherie ou tens que la convenance + fut fete, neporquant desque il en [157rA] commoince plet, l’en doit + dire que il i fit tricherie. Et se il ot droite cause de fere la + convenance et il n’en a or point, il senble que il i fet tricherie, + si comme se aucuns devoit doner à prest deners. Et il fist + convenance que il seroient renduz, et il ne les presta pas ; l’en + doit dire que ceste excepcion li nuist. {4} Se aucuns fet purement + convenant que certoine quantité li soit rendue por aucunne certaine + cause et il convenance anprés que cele quantité ne li sera demandee + devant certain terme, l’en demande se excepcion de tricherie li doit + nuire se il la demande devant le terme. Et sanz dote l’en ne + doit pas doter que excepcion de convenant ne li valle. Et se aucuns + velt user de ceste excepcion, il le puet bien fere ; car l’en ne + puet pas noier que cil qui demande contre convenant ne face + tricherie. ¶ {5} L’en doit savoir generalment que excepcion de + tricherie nest de totes les auctions seur le fet ; car cil fet + tricherie qui demande ce don l’en se puet deffendre par aucunne + excepcion. Car, s’il n’i ot au commoincement point de tricherie, s’i + demande ore, il a par tricherie, se il n’i a tele ignorance qui soit + sanz tricherie. ¶ {6} Se uns creanciers a pris usures do tens qui + est à venir et il demande sa dete ainz que cil tens soit venuz, + excepcion de tricherie li nuist par droit ; car desque il prist les + usures il senble que il fist que il ne porroit demander la dete + devant le terme. ¶ {7} Se aucuns achete un serf à qui franchisse + estoit lessie se il devoit .x. livres, et cil qui l’achate n’en siet + rien, et il met en convenant que se li sers ne li est garentiz li + pris li soit renduz à dobles, et li sers li poie les .x. livres et + il vient à franchise, li acheterres puet pledier por avoir à dobles + les pris que il li dona. Mes se il ne conte les .x. livres que il + reçut par acomplir la condicion, il sera mis arriere par excepcion + de tricherie ; et issint escrit Julians. Neporquant, se cil + dener furent do chestel qui apartient à l’acheteor, ceste excepcion + ne li nuira pas ; car il n’i fit rien par tricherie.

+
+
+
+ § {44.4.4} +
+

Cil moismes dit : Celsus demande : se li creanciers d’un + heritage commanderent à Tyce que il receut l’eritage, et li uns ne + li commanda pas por decevoir le, et, se por ce ne fust, i l’eust + commandé, et il plede aprés à lui, savoir mon se il doit estre mis + arriere par excepcion de tricherie ; et Celsus dit que + excepcion de tricherie li doit nuire. ¶ {2} Se nosnos] + nos nos dans le ms. meismes est mise, et + je ne la poi pas tenir por maladie et l’en me demande la poine, l’en + demande se ge me puis deffendre par excepcion de tricherie. Et + [157rB] Pomponius dit que oïl bien. ¶ {3} Se tu fais mise o celui + qui te devoit .vi.c livres, li offices à l’arbitre fut que il + commandat que il te rendist ce que il te devoit en verité. Et se il + comanda que il te rendist moins, tu puez demander le suerplus. Et se + l’en te tret en cause par la poine, tu te porras deffendre par + excepcion de tricherie. ¶ {4} Se aucuns a poié à un orfelin ce que + il devoit sanz l’autorité à son deffendeor et li orfelins en est fez + plus riches, l’en dira par droit que excepcion de tricherie nuira à + cez qui li demanderunt la dete. Autresi doit l’en dire as autres à + qui l’en ne paie pas par droit ; car se il en sont plus riches + l’excepcion avra leu. ¶ {20} Se mes deteurs te deçut, et il t’atorna + à moi à paier sa dete et tu la me convenenças et je la te demant, + l’en demande se excepcion de tricherie me puet nuire. Et il + est melz que il ne te soit pas otroié à user contre moi d’excepcion + de la tricherie ne à mon deteur ; car ge ne te deçui pas, mes tu en + porras pledier contre mon deteur. ¶ {27} Excepcion ne sera pas + opposee à l’acheteur de la tricherie au vendeur ; car il use de ce + que li acheterres li otroia. {29} Se aucuns chalonge une chose por + cause de lés ou por ce que ele li a esté donee, l’en demande se + excepcion li puet estre opposee de la tricherie à celui qui li donna + ou lessa la chose. Et Pomponius dit que oïll. Et ge croi que + cil doivent estre mis arriere par excepcion de tricherie qui a la + chose par la cause de gaagner ; mes il est autrement de choses + achetees. {31} La tricherie au vendeur ne sera pas opposee à + l’acheteur, si comme nos avons dit ; et nos garderons ce en + celui tant solement qui a la chose par achat, et en celui qui l’a + par eschange ou prise en sorte, et es autres qui sont autresi comme + acheteor.

+
+
+
+ § {44.4.6} +
+

Gaius dit : se il est avenu par le porchaz as creanciers que ses + deteurs ait perdu les deners que il a paié et il les demande puis, + il sera mis arriere par excepcion de tricherie.

+
+
+
+ § {44.4.7} +
+

Julianus dit : se je cudoie que je te deusse deners, et je + l’a‹i› premis par ton commandemant à celui à cui tu les voloies + doner, je me puis deffendre par excepcion de tricherie ; et par + desus ce, je puis pledier à lui que il me quit. {1} Se tu cuidoies + que uns hom fust tes creanciers et je li promis par ton commandemant + les deners que je te cuidoie devoir, se il les me demande il doit + estre mis arriere par excepcion de tricherie. Et par desus ce, je + puis pledier à lui que il me quit. Et ceste sentence est plaine + d’umanité que je me deffande par excepcion, et soie delivrez de ce à + qui je fui obligiez.

+
+
+
+ § {44.4.9} +
+

Paulus dit : se uns procurators a pris deners por sofrir [157vA] + que il soit condempnz et l’en plede à son seignor par aucion de + chose juigee, il se deffendra par excepcion de tricherie. Et ce que + li procurators a receu ne li puet pas estre tolu ; car dener qui + sont receu por vileine cause doivent melz estre à celui qui est + deceuz que à celui qui deçoit.

+
+
+
+ § {44.4.10} +
+

Marcians dit : quant uns hom edefie aucunne chose en la place + que sa feme li a donee, pluseur dient que il puet garentir la chose + par excepcion de tricherie.

+
+
+
+ § {44.4.12} +
+

Panponius dit : cil qui puet brisier l’aucion à son averseire + par leal deffensse est seurs par excepcion.

+
+
+
+ § {44.4.13} +
+

Paulus dit : quant enfant son deserité ou testamant leur pere et + li testamanz est rozroz] toz dans le ms., cf. + lat. rupto testamento ius suum conservandum + est, leur droiture lor doit estre gardee tote + entere, ne excepcion de tricherie ne lor sera pas opposee. Et ce + doit estre gardié non pas tant solement en la persone as enfanz mes + en leur heirs.

+
+
+
+ § {44.4.16} +
+

Hermogenes dit : se uns forsenez atorne son deteur à paier à son + creancier ce que il li doit, et li detors cuide que il soit bien en + son sans et il le paie, il se deffendra par excepcion de tricherie + se l’en li demande autre foiz la dete ; car ele est alee el besoing + à son deteur.

+
+
+ +
+ + + V. De quex choses aucion n’est pas donee [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 44, tit. 5 : Quarum + rerum actio non datur. + +
+
+ +
+ § {44.5.1} +
+

Ulpianus dit : seremanz a force de chose juigee et par droit + desque aucuns fet son averseire juige de sa cause par ce que il se + met seur son seremant. {1} Se uns orfelins se met seur le seremant à + son averseire sanz l’autorité à celui qui l’a en garde, nos dirons + que ceste excepcion ne li nuira pas. ¶ {2} Se cil qui demandoit un + champ otroia à son averseire que ce que il en atreioit à garant + juroit que il li eust baillié, il lerroit le plet ; ceste excepcion + vaudra à cestui qui porsiet le champ. ¶ {3} Se aucuns se met sus le + seremant à son pleige et li plege juire que il n’est pas obligiez, + cele excepcion ne vaudra rien au deteur. Mes se il jure que la dete + n’est pas deue, l’excepcion en sera donee au detor. {4} Se je + franchis le serf qui a amenistré mes besoignes, et je li met en + convenant tant comme il est en servage que me rendra quant il sera + frans quanque il me doit de l’aministracion, se je en plede par la + convenance, ge ne serai pas mis arriere par excepcion ; car cil + qui est franchiz ne se puet pas pleindre que il en soit chargiez se + il n’a de gaign ce que il osta de la chose à son patron. {5} Mes je + ne li peusse pas demander ce que je eusse mis en convenant por + char[157vB]gier la franchise. L’en dit queles choses sont establies + por chergier la franchise, qui sont establies, que se cil qui est + franchiz corroce son patron, eles li soient demandees ; et por + paor de ce, est il toz jorz sozmis au patron et fet quant que il li + commande. {6} Et tot à une some, se aucunne chose est enjointe à + celui qui doit estre franchiz de quoi sa franchise fut chargee se il + la fesoit, l’en doit dire que excepcion i a leu ; mes se ele li + est enjointe aprés ce que il est franchiz, il i a dote, car nus ne + le contraignoit de otroir la. Et l’en doit dire que excepcion i a + leu se il est aperte chose que cil qui fut franchiz ot tel paor et + tel reverence de son patron que il s’est sozmis à cele convenance. ¶ + {7} Se li patrons asenbla compoignie avoc celui que il franchi et il + le fist por chergier la franchise et il plede o lui par aucion de + compoingnie, l’en demande se excepcion puet valoir à celui qui fut + franchiz. Et ge croi que il est seurs par droit contre la + demande au patron. ¶ {8} Les excepcions de chargier franchise + doivent valoir as plege autresi comme les autres, et à cez qui se + sont obligié par la requeste à celui qui a esté franchiz et à celui + meismes qui est franchiz, doit ele valoir se il est fez procurator à + deffendre celui à qui l’en demande ou se il est ses heirs. Car + desque li proposement au prevost fust que il secorust en tex + obligemenz au deffendeur, il n’acompliroit pas son proposement se il + ne deffendoit contre le patron le plege à celui qui a esté franchiz + et celui qui s’est obligiez par sa requeste ; car il a pou de + difference se il est contrainz de doner à son patron aucunne chose + par lui meisme ou par la persone à son plege ou à celui qui s’est + obligiez por lui. {10} Et se aucunne chose est promise au patron + meisme ou à autre par sa volenté, il senble que ce soit fet por + chargier la franchise, et por ce avra ceste excepcion leu. Et se li + patrons atorne à son creancier celui que il afranchi, voions se il + puet user de ceste excepcion contre le creancier à celui à cui il + est atornz por cause de chargier la franchise. Et Cassius dit que li + creanciers ne puet pas estre mis arriere par excepcion, car il + reçoit le suen ; mes cil qui a esté franchiz le puet demander + arriere à son patron se il ne le fist par cause de transaction. {11} + Et se cil qui fut franchiz atorne son deteur à son patron, li + patrons ne doit estre mis arriere par nule excepcion ; mes cil + qui fut franchiz li puet demander arriere [158rA] ce que il a receu. + ¶ {12} Ceste excepcion doit estre donnee non pas tant solement à + celui qui a esté franchiz, mes à ses heirs ; autresi doit l’en + savoir que li heirs au patron doit estre mis arriere par ceste + excepcion.

+
+
+
+ § {44.5.2} +
+

Paulus dit : se l’en met sus le seremant au fil qui est en baill + et il juire que ses peres ne doit rien, l’excepcion de cest seremant + doit estre donee au pere. ¶ {1} Se je vant ma chose au geu des dez, + ou ge le pert et ele est chalongee, et cil qui l’acheta ou gaagna + m’en tret en cause, il sera mis arriere par excepcion. ¶ {2} Se uns + sers promet à son seignor deners por franchir le, qui ne le + franchist pas autrement, et il li promet encore puis que il est + franchiz, l’en dit que excepcion ne nuist pas au patron se il + demande les deners ; car cil denier ne furent pas promis por + chargier la franchise, et ce seroit male chose que li sires n’eust + eu son serf ou le pris. Et il senble que deners soient promis por + chargier franchise totes les foiz que li sires franchist son serf + sanz loier ; et il velt que il promete deners, nonnon] + nonn dans le ms., signe d’abréviation excédent + sur le dernier –n pas par non de pris mes + que cil qui est franchiz le croime toz jorz et obeisse à lui.

+
+
+ +
+ + + VI. De chose qui est en contenz [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 44, tit. 6 : de + Litigiosis. + +
+
+ +
+ § {44.6.1} +
+

Ulpianus dit : se noncemenz qui est por empechier vente ne fet + pas que la chose soit coureceuse se uns plez est commoinciez entre + deus homes par une chose. {1} Et ge achate cele chose do tierz à cui + l’en n’en plede pas, veions se excepcion me doit valoir. Et ge croi + que oïl, car cil qui me vandi la chose n’en estoit pledoiez. Et il + puet avenir que dui movent entre aus plet por grever celui à cui il + ne puent pledier ; neporquant, se l’en plede au procurateur, ou + au deffendeur à aucun, l’excepcion a leu autresi comme se l’en + pledast à lui meisme.

+
+
+
+ § {44.6.2} +
+

Cil moismes dit : se uns sers acheta une chose et il savoit que + ele estoit en contenz et ses sires ne le savoit pas, ou li sires le + sot et li sers ne le savoit pas, voions à la quele conscience l’en + doit melz regarder. Et il est melz que l’en regart à la conscience à + celui qui acheta la chose et ne mie à celui à qui ele est aquise. Et + par ce, i aparteint la paine qui est establie à cez qui achestent + les choses qui sont en contenz se il acheta sanz le commandemant son + seignor. Car se il acheta par le commandemant son seignor et il + savoit bien que ele estoit en contenz, et li sires n’en savoit rien, + sa conscience ne nuist pas au seignor ; et issint [158rB] + escrit Julians.

+
+
+ +
+ + + VII. D’aucions et d’obligemanz [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 44, tit. 7 : de + Obligationibus et actionibus. + +
+
+ +
+ § {44.7.1} +
+

Paulus dit : obligemenz nessent ou de marchiez, ou de mesfez, ou + d’un propre droiture ; ce est de diverses manieres de causes. {1} + Obligemenz qui nessent de marchié sont fez ou par choses, ou par + paroles, ou par consentement. {2} Obligemenz est fez par chose, si + comme en chose presente. L’en prete les choses qui sont baillies à + pois, à conte, ou à mesure, si comme vin, deniés, oile que nos + baillons ; si que eles soient à celui qui les reçoit et que il nos + rende autretrant d’autretel maniere et d’autretel qualité. {3} Cil à + qui nos prestons une chose à user en est obligiez à nos por + chose ; mes ce est à rendre nos ce meisme que nos li prestons. + {4} Et cil à qui nos prestons la chose si que ele soit soe est + obligiez à rendre une autre d’autretel qualité et d’autretel + quantité. Et se il la pert par aucunne aventure, por ce ne remoint + pas que il ne soit obligiez à rendre la. Et se cil à qui nos + prestons la chose por user en la pert por aventure à qui il ne + puisse contrester, si comme par feu ou par peril d’eve, il est toz + seurs. Et ce li soffist bien que il ait mis autretel diligence en + garder la, comme en sa chose meisme. Mes se ele est perdue par sa + colpe, il i est tenuz ; si comme se il devoit apeler ses amis à + mangier et il enprunta por ce vaissiaus d’argent et il l’aporta o + lui hors dou païs et la perdi par perill d’eve ou par assaut de + larrons. {5} Cil à qui nos baillons une chose à garder est obligiez + à nos por chose et est tenuz à rendre la nos. Mes se il la pert par + negligence, il ne la nos rendra pas ; car il ne la prist pas par son + besoing mes por le besoig à celui qui li bailla, et por ce n’est il + pas tenuz à rendre la se ele n’est perdue par sa tricherie. Car cil + qui baille sa chose à garder à home negligent ne se doit plaindre se + de soi moismes non. ¶ Neporquant, il nos plet que tres granz + negligence chie el crime de tricherie. {6} Li creanciers qui a pris + nostre gage est obligiez à nos par chose et il est tenuz à rendre la + chose meismes. ¶ {7} Obligemenz est fez par paroles, si comme par + demande et par response. {8} Et quant aucunne chose est convenencie + aucuns est obligiez ou en son non ou en autrui. Cil qui est obligiez + en autrui non est apelez plege ; car quant aucuns est obligiez à nos + en son propre non, nos prenons sovant autres qui [158vA] s’obligent + por lui à cele meisme chose quant nos volons estre seur plus que ele + nos soit rendue. ¶ {9} Se la chose qui est convenencee est tele que + ele ne puet estre rendue, il est aperte chose par droit naturel que + li obligemenz ne vaut rien ; si comme se convenance est fete de + franc home, ou de celui qui est morz, ou de ma meson arse entre cez + qui ne sevent pas que li hons soit franc, ou que il soit morz, ou + que la meson soit arse. Autresi est il se aucuns mest en convenant + que uns leus sainz ou religios li soit donz, {10} ou la chose qui + est soe que il ne set pas qu’i soit soe. {11} Il est certeine chose + que la convenance ne vaut rien qui est fete soz condicion qui ne + puet avenir. ¶ {12} Il est aperte chose que se li forsenez + convenance ou promet aucunne chose, ce qui est fet ne vaut rien. + {13} Autresi est il de celui qui est de tel aage que il n’entant pas + ce que il fet ; mes l’en fet plus benignement que l’en croit + que cil qui puet parler puet par droit convencier et promestre. ¶ + {14} Il est aperte chose que chose prestee n’apartient de rien à + obligemenz de paroles. {15} Et l’en dira ce moismes de sort que l’en + dit do forsené ; car ja soit ce que il puet parler, neporquant + il ne puet pas oïr les paroles à celui qui li convenance aucunne + chose. Et por ce, apert il que nos ne parlons pas de celui qui o‹ï›t + à poine mes de celui qui n’o‹ï›t point.

+
+
+
+ § {44.7.2} +
+

Cil moismes dit : obligemenz sont fez par consentemenz, si comme + en achat, ou en ventes et en loages, et en compoignies, et en + conducionsconducions] condicions dans le ms., + cf. lat. locationibus conductionibus, et en + commandemanz. {1} Nos disons que obligemenz est fez par consentement + en cez manieres ; car l’en n’i demande nule proprieté d’escriture ne + de paroles, ainz est assz se cil qui font besoingnes s’i consentent. + {2} Et por ce sont tex besoignes fetes entre cez qui ne sont pas + present, si comme par letres ou par mesages. {3} En tel marchié est + obligiez li uns à l’autre en ce que il li doit doner por bien et por + loiauté.

+
+
+
+ § {44.7.3} +
+

Cil moismes dit : la sustance d’obligement n’est pas en ce que + ele nos doigne aucunne chose ou aucun servise, mes que aucuns soit + tenuz à nos à doner nos ou à fere aucunne chose. {1} Ce n’est pas + assez à engendre obligemenz que aucuns baille ses deners à un autre, + ainz convient que ce soit fet par corage d’establir obligemenz. Se + aucuns me done donc de ses deners, ja soit ce que il furent suen et + que il sont or mien, neporquant je ne sui pas obligiez à lui, car ce + ne fut pas mis en convenant ; car obligemenz est de [158vB] + paroles quant cil qui font aucun marchié ont corage d’establir + le.

+
+
+
+ § {44.7.4} +
+

Gaius dit : obligemenz nessent de mesfet, si comme de larrecin, + de domage, de ravine, de tort fet ; et totes cez choses sont d’une + maniere, car cist obligemenz sont par chose tant solement ; et cil + qui nessent de marchié sont par choses et par paroles et par + consentement. ¶

+
+
+
+ § {44.7.5} +
+

Se aucuns a fet les besoingnes à celui qui est hors do païs, se il + les a fetes par son commandemant, il est aperte chose que aucions de + commandemant nessent entre aus, par quoi il puent pledier entre aus + que li uns rende à l’autre ce que il li doit rendre par bone foi. Et + se il le fit sanz son commandemant, il nos plet que li uns soit + obligiez à l’autre. Et en ce quas sont aucions establies que nos + apelons de besoignes fetes, par quoi il puent pledier ensenble de ce + que il doivent rendre li uns à l’autre par bone foi. Mes obligemenz + ne nessant en aus ne por marchié ne por mefet ; car cil qui fit les + besoingnes à celui qui estoit hors do païs ne fit pas marchié à + lui ; ne ce ne fut nus mesfez se il amenistra autrui besoingnes + sanz commandemant. ¶ Et l’en puet melz entendre que cil à qui les + besoingnes sont fetes ait fet marchié ou que il ait mesfet ; + mes il a esté receu par cause de profit que li uns soit obligiez à + l’autre. Et ce est por ce que plusors vont hors do païs qui cuident + maintenant revenir, et por ce ne commandent il à fere à nul lor + besoignes, et puis leur avient tel chose que il les convient + longuement demorer ; et ce seroit mals que lor besoignes fussent + perdues, et perdues les convendroit il estre, se issi estoit que cil + qui les amenistreroit n’eust nule aucion contre lui de ce que il + avroit despendu do suen, ou se cil qui les besoignes seroient ne + poet avoir nule aucion de ce qui seroit malement fet. ¶ {1} Cil qui + sont tenu par aucion de garde ne sont pas proprement obligié par + marchié, car il n’ot nul marchié entre l’orfelin et son deffendeur. + Mes por ce que il ne sont pas obligié par mesfet, il senble que il + soient obligié autresint comme par marchié ; et en ce cas a il + .ii. aucions, car li orfelins a aucion contre le deffendeur et li + deffenderres contre l’orfelin se il a mis do suen en la besoigne à + l’orfelin, ou il est obligiez par lui, ou il a obligié sa chose à + son creancier. ¶ {2} Li heirs qui doit lés n’est obligiez ne par + marchié ne par mesfet ; car cil à cui li lés fut lessiez ne fit + mar[159rA]chié ne o le mort ne o l’oir. Et il est aperte chose que + il n’a en cele chose point de mesfet. ¶ {3} Cil qui reçoit por error + chose que ne li est pas deue est obligiez à cez qui li paient + autresi comme par prest, et est tenuz par cele meisme auction par + quoi li deteur sont tenuz as creanciers. Mes l’en ne puet pas + entendre que il soit obligiez par cele cause autresi comme par + marchié ; car cil qui paie par error le fet plus par depecier + obligement que por fere le. ¶ {4} Se uns juiges fet le plet, il + n’est pas proprement obligiez autresi comme par mesfet, mes por ce + que il n’est pas obligiez par marchié ; et l’en entant que il a + mefet aucunne chose par peor des suens ; il senble que il soit + obligiez autresi comme par mesfet. ¶ {5} Cil de qui meson aucunne + chose est getee ou espandue, si que ele fet mal à aucun, est + obligiez autresi comme par mesfet comment que il soit, ou se la + meson est soue propre, ou se il la tient à loage, ou se ele li est + prestee ; ne l’en entant pas que il soit proprement obligiez + par mefet, car ce est aucunne foiz en autrui colpe, si comme à un + serf ou à un franc home. Autresi est il de celui qui a mis ou pendu + aucunne chose sus la voie quant el fet mal à aucun. Et por ce, se li + fiz qui est ou baill habite aillors que o son pere, et aucunne chose + est getee ou espandue de sa meson, ou aucunne chose i est mise ou + pendue qui face mal à aucun se ele chiet, il plet à Julian que + aucion ne soit pas donee contre son pere mes l’en en puisse pledier + o lui meisme. ¶ {6} Li metres d’une nef, ou d’une taverne, ou d’une + ostelerie est tenuz autresi comme par mesfet por le domage qui est + fez en la nef, ou en la taverne, ou en l’ostel, se issint est que li + domages n’aviegne pas par son mesfet mes par aucun des serganz de la + nef, ou de la taverne, ou de l’ostel. Car desque aucion ne puet + valoir contre lui por nul mesfet, et il est corpables en aucunne + chose por ce que il a serganz mauvés, il est tenuz autresi comme par + mesfet.

+
+
+
+ § {44.7.7} +
+

Ponponius dit : le fiz ne puet avoir aucion contre son pere tant + comme il est en sa poesté.

+
+
+
+ § {44.7.8} +
+

Cil moismes dit : nus obligemenz n’en est de convenance qui est + fete soz condicion tele « se je vuoill » ; car cil qui fet + tel convenance ne puet estre contrainz de doner nule chose se il ne + viaut. Ne li heirs à celui qui fit la convenance, et ne volt rien + doner, n’i est pas tenuz ; car la condicion ne fut onques + aconplie.

+
+
+
+ § {44.7.10} +
+

Ulpianus dit : l’en tient les obligemanz [159rB] à naturex non + pas tant solement quant aucunne aucion en apartient, mes quant li + denier qui en sont paié ne puent estre demandé arriere.

+
+
+
+ § {44.7.14} +
+

Cil moismes dit : li serf sont obligié por lor mesfet ; et se il + sont franchi, il remaignent obligié ; mes il ne sont pas + obligié citeinement por lor mesfet ne por marchié, mes il sont + obligié naturelment, et cil à cui il ont fet marchié. Se je paie à + un serf puis que il est franchiz les deners que il m’avoit prestez, + je en sui quites.

+
+
+
+ § {44.7.21} +
+

Julianus dit : l’an antant que chascuns ait fet marchié el leu + en coi il est obligiez à paier.

+
+
+
+ § {44.7.22} +
+

Affricans dit : quant aucuns a mis en convenant que une chose li + soit paié et il en a pris plege, l’en la doit proisier à tant comme + ele valoit quant il la prist en plege.

+
+
+
+ § {44.7.23} +
+

Cil moismes dit : quant deners orent esté presté por + marcheandier par tel convenant que se cil qui les reçut ne les + rendoit au terme qui fut mis, il paieroit une certaine paine. ¶ + Quant li termes fut venuz, cil qui avoit baillié les deners les + demanda, mes il ne demanda lors la poine, et aprés ilil] + il a dans le ms. la commença à demander. + Et quant l’en m’an demanda consoil, je respondi que la paine poit + bien estre demandee, ne il ne poet avenir que ele ne soit demandee + se issi n’est que il est remés par le deteur que li dener ne furent + paié au terme ; car se il ne remet pas en lui, mes por ce que + cil qui les devoit demander estoit malades, il n’est pas tenuz à la + paine. Et se cil qui devoit les deners ne les paia pas au terme mes + il les paia ainz que plez en fust commoinciez, l’en demande se il + est tenuz à la paine. Et ge croi que oïl, par droit ; car + se uns arbitres conmanda que dener fussent paié à un certein jor, ne + il ne remaint par celui qui les dut paier, il n’est pas tenuz à la + paine. Et Servius dit que se li arbitres n’establi pas le jor dedanz + coi li dener doivent estre paié, il senble que il vossit doner peuc + terme. Autresi doit l’en dire quant une chose est vendue par tel + convenant que la vente ne valle rien se li pris n’est paiéz à un + certain terme.

+
+
+
+ § {44.7.25} +
+

Ulpianus dit : deus manieres d’aucions sont : l’une est + seur la chose qui est apelee chalongemenz et l’autre est seur la + persone. Auction seur la chose est par coi nos demandons nostre + chose que uns autres porsiet ; et cele auction est toz jorz + contre celui qui porsiet nostre chose. Auction seur la persone est + par [159vA] quoi nos pledons contre celui qui est obligiez à nos à + fere nos, ou à doner aucunne chose ; et cele aucion a toz jorz + leu contre celui. ¶ {1} Les unes aucions nessent de marchié, les + autres de fez, les autres de sur le fet. Auction qui nest de marchié + est totes les foiz que aucuns fet marchié ou autre por gaagnier, si + comme quant il vent ou achate, ou prent à loage, ou fet aucunne tel + chose. Auction qui nest de fet est quant aucuns est tenuz par ce que + il a fet, si comme quant il a fet larrecin, ou tort fet, ou domage. + Auction seur le fet est si comme cele qui est doneee au patron + contre celui que il a franchi qui le tret en cause contre le + banissement au prevost. {2} Totes aucions sont ou citaennes, ou eles + sont donnees par l’autorité au juige.

+
+
+
+ § {44.7.28} +
+

Cil moismes dit : aucion est donnee contre la persone, et + chalengemenz seur la chose est porsivemenz seur la chose, ou seur + la persone por avoir sa chose.

+
+
+
+ § {44.7.31} +
+

Neraces dit : lesles] ce dans le ms. + convenances qui sont fetes soz condicion qui ne puet avenir ne sont + pas tant solement sanz valor, mes li autre marchié, si comme achaz + et loages, où condicion est mise qui ne puet avenir ; car en la + chose qui est fete par assentement à deus ou à plusors est regarder + la volenté à toz. Et l’en doit savoir que ce qui est fet ne vaut + rien quant tel condicion est mise que l’en siet bien que n’avendra + ja.

+
+
+
+ § {44.7.32} +
+

Hermogenes dit : quant plusors aucions nessent d’un mesfet, si + comme il aviant quant arbre sont copé en larrecin, il fut ostroié + aprés plusors detes que l’en en puet pledier par totes.

+
+
+
+ § {44.7.34} +
+

Paulus dit : cil qui bat à tort autrui serf enchiet par un + meisme fet en la loi qui fet restorer les domages et en aucion de + torz fez. Car li torz fez vient de corage et li domages vient de sa + colpe ; et por ce puent anbedeus les aucions apartenir contre + lui. Mes desque il en choisist l’une, l’autre li faut ; car se + il plede par la loi qui fet restorer les dommages, l’aucion de + torfet faudra par ce que il n’est pas droiz que cil soit condempnz + par le tort fet qui a restoré le domage ; mes se l’en pleda + avant par aucion de tort fet, l’en puet aprés pledier par la loi qui + fet restorer les dommages. Mes sentence doit estre deffendue par le + prevost se l’en ne plede por ce que [159vB] l’en puet avoir par la + loi qui fet restorer les domages plus que par l’auction de tort fet. + ¶ Il est donc plus tenable chose que cele sentence soit receue que + il li loise à pledier avant par la quele aucion que il vodra, et + puis demande par l’autre ce que il puet plus avoir que par cele.

+
+
+
+ § {44.7.35} +
+

Cil moismes dit : Cassius dit que l’en doit issi establir es + aucions que li prevoz donent, que o il a chalongement des choses + puissent estre donnees aprés l’an, et les autres dedanz l’an. Et + celes qui ne sont pas donnees aprés l’an ne doivent pas estre donees + contre l’oir por tant que il n’en ait gaing ; si comme l’en fet + en aucion de tricherie et en l’entredit de force, et cez qui sont + senblable à cez. Celes contiennent chalongement de choses par quoi + nos chalongons les choses qui nos faillent de nostre patremoine, si + comme quant nos pledons à celui qui porsiet les biens à nostre + deteur, ou par aucion de dessesine qui est donnee en maniere de + chalongemant. Mes quant la chose est rendue et la longue tenue est + rompue, l’auction est finee en un an por ce que ele est donnee + contre le droit citaien. {1} Auction est donnee aprés un an contre + la chose commune por le marchié as metres de l’université.

+
+
+
+ § {44.7.43} +
+

Paulus dit : cil puet estre obligiez qui est hors de bail et est + de saine penssee et a passé .xiiii. anz. Li orfelins n’est pas + obligiez par le droit citaian sanz l’autorité à celui qui l’a en + garde. Sers n’est obligz por nul marchié.

+
+
+
+ § {44.7.46} +
+

Cil moismes dit : li forsenz et li orfelins sont obligz sanz + l’autorité à cez qui les ont en garde quant l’auction n’est + d’aucunne chose ; si comme se je ai un champ commun à aus et je + i despans aucunne chose, ou il m’i font domage, car il seront + obligié à moi par le juigement de partir choses communes.

+
+
+
+ § {44.7.48} +
+

Affricans dit : il n’est pas besoinz de paroles en toz marchiez, + ainz i soffist bien consentement ; et por ce les puet li sorz fere + desque il puet entendre, si comme en loage et en achat et en autres + senblables.

+
+
+
+ § {44.7.50} +
+

Ponponius dit : se aucuns promet ou il est condempnz à paier + aucunne chose en cest an, il la puet paier en quel jor de l’an que + il vodra.

+
+
+
+ § {44.7.51} +
+

Celsus dit : aucion n’est nule autre chose que chalonger en + juigement ce que l’en doit.

+
+
+
+ § {44.7.52} +
+

Cil moismes dit : nos somes obligié ou par chose, ou par + paroles, ou par enbedues [160rA] ensenble, ou par consentement, ou + par loi, ou par le commandemant au juiges, ou par besoing, ou par + fet. {1} Nos somes obligié par chose quant aucunne chose est baillie + et receue. {2} Nos somes obligiez par paroles quant demande est fete + et puis avenant responsse. {3} Nos somes obligiez par chose et par + paroles ensenble quant la chose est baillie et aucunne chose en est + convenancee. {4} Il senble que nos seons obligiez en aucunne chose + par consentement, par besoing, et par nostre volenté. {5} Nos somes + obligié par loi quant nos fesons aucunne chose par le commandemant + de la loi. {6} Nos somes obligiez par le commandemant as juiges + quant nos fesons ce qui est commandé, ou lessons ce qui est deveé + par pardurable bannissement, ou par le commandemant à aucun juige. + {7} Cil sont obligié par besoing à qui il ne loit à fere aucunne + autre chose que ce qui lor est commandé, si comme cil qui est fez + heirs par force. {8} Nos somes obligié par fet quant tote la some de + l’aucion est en fet. {9} Nuz consentement soffist à fere obligement, + ja soit ce que il puisse estre exprés par paroles. {10} Et par + signes est aucunne foiz obligemenz fez.

+
+
+
+ § {44.7.53} +
+

Cil moismes dit : plusors mesfez en une meisme chose engendrent + plusors aucions, mes il est prové que l’en ne puet pas pledier par + totes ; car se pluseurs aucions nessent en un obligement, l’en doit + user d’une sole et ne mie de totes. {1} Quant nos disons generaument + celui à qui la chose apartient, nos i comprenons noz fiz + adoptis.

+
+
+
+ § {44.7.54} +
+

Cil moismes dit : marchié faint n’ont pas lian de droit, desque + il n’i a verité.

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+
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+ § {44.7.59} +
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Calistratus dit : l’en doit savoir que tuit li plet qui sont + entammé vienent as hoirs.

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2015, première édition électronique

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- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - - - - - - - - - - -
- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI DIX-HUITIESMES LIVRES - - - LI DIX-HUITIESMES LIVRES - - - - I. Ci commence la segonde partie et li septimes livres de - Digeste nove. Cis titres est d’obligemenz de paroles [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 45, tit. 1 : de - l’erborum obligationibus. - -
-
- -
- § {45.1.1} -
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Ulpians dit : convenance ne puet estre fete se li uns et li - autres i e parole ; et por ce, ne muz, ne sorz, ne cil qui ne - puet parler ne puent fere convenance, ne cil qui est hors do - païs ; car li uns doit oïr l’autre. Se aucuns de cez velt donc - fere convenance, si la face par un de ses serf qui soit - presanz ; et issi li sera aquisse la convenance et aucion par - la convence. ¶ Et se aucuns velt estre obligiez, si commant à son - serf que il s’oblige [160rB] por lui et il sera obligiez par son - commandemant. {1} Et cil qui demanda une chose et s’en parti ainz - que l’en li respondist, n’a pas aquis la convenance. Mes se il s’en - parti tantost comme il ot demandé et puis s’en vint arriere et l’en - li respondi, lors il i a obligement ; car l’espace do tens que - il s’en ala ne ne corront pas la convenance. ¶ {2} Se aucuns demande - issi à un autre : donras me tu ce ? Et il respont oïll, il est - obligiez. Mes il est autrement se il l’ostroia sanz paroles ; - car il n’est obligiez ne citoiennement, ne naturelement ; et - por ce, dit l’en que plege n’est pas obligiez par lui. ¶ {3} Se l’en - demande à aucun simplement et il respont soz condicion, il est - certaine chose que il n’est pas obligiez. Et se l’en li demande - issi : « donras me tu ce as kalandes ? », et il - respont : « je le te donroi es ydes », il n’est pas - obligiez ; car il n’est pas respont à ce que l’en li demande. - Et encontre, se l’en li demande par condicion et il respont - purement, l’en doit dire que il n’est pas obligiez. ¶ Quant l’an - ajoint aucunne chose ou sostret à obligement, l’en doit dire que li - obligemenz est corrumpuz se il n’i a diverses responses ; car - lors senble il que ce soit autre convenance. ¶ {4} Se je te demandoi - se tu me donroies .x. livre, et tu respondis que oïl .xx., il est - certaine chose que tu n’i es obligiez que à .x. Et encontre ce, se - je te demandoi .xx., et tu respondis que tu me donroies .x., li - obligemenz ne vaut fors les .x. ; car ja soit ce que il - conveigne que il se consantant à la some, neporquant il est aperte - chose que .x. sont contenu en .xx. ¶ {5} Et se ge te demandoi se tu - me donrois un serf, et tu respondis que tu me dorrois celui et un - autre, tu n’i est obligiez à donner moi fors celui que je te - demandoi. Car s’il i a autretant de convenances comme de cors, il ac - deus convenances de quoi l’une vaut et l’autre ne vaut rien ; - ne cele qui vaut n’est pas perdue por cele qui ne vaut rien. {6} Il - n’a point de difference se l’en respont ou lengage moismes ou l’en - demande ou en autre. Et por ce, se aucuns demande en latin et l’en - li respont en grec, por tant que la responsse s’acorde à la demande, - il i a droit obligement. ¶ Nos entendons ce de grec et de latin tant - solement, mes l’en dote des autres lengages. Et Sabins escrit, et ge - croi que ce est voirs, que toz lengages contient obligemenz par quoi - li uns entende l’autre ou par lui ou par verai latinier.

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- § {45.1.5} -
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Ponponius dit : se unes des convenances sont fetes par - juigement, les autres par le prevost, les autres par acort, et les - autres sont communes à celes qui sont [160vA] fetes par juigement et - à celes qui sont fetes par le prevost. ¶ Celes qui sont fetes par - juigement sont celes qui vienent de pur office au juige, si comme - caucion qui est donee por poor de tricherie. ¶ Celes qui sont fetes - par prevost sont cez qui vienent de pur office au prevost, si comme - caucions que aucuns donne que domages ne vindra par lui à son - voisin. Il convient entendre les convenances qui sont fetes par le - prevost si que celes i soient comprises, qui sont fetes par les - voers, car celes vienent par la juiridiction au prevost. ¶ Celes qui - sont fetes par acort sont celes qui li pledeur font per commun - assentement. Et de celes i a il pres d’autretant de manieres comme - il est de marchiez ; car eles sunt fetes par obligement de - paroles et vienent de marchié qui a esté fez. ¶ Les communes - convenances sont si comme quantquant] que dans le - ms. confusion dans l’usage des abréviations, cf. lat. - Communes sunt stipulationes veluti rem salvam fore - pupilli la chose à l’orfelin soit sauve ; - car prevoz commande que caucion soit donnee que la chose à l’orfelin - sera sauve, et li juige li commandent aucunne foiz se la chose ne - puet estre depecee en autre maniere. Convenance de rendre chose à - dobles vient dou juige ou de bennissement as voeirs. ¶ {1} - Convenance est une concepcion de paroles par quoi cil à qui l’en - demande se il fera ou dorra aucunne chose, respont que oïll. {2} - Caucion est une convenance qui s’i oblige celui qui promet que autre - s’i obligent o lui et prometent ce meisme. ¶ {4} Se tu promez deners - et tu i mez paine se il ne sont paié, et un de tes hoirs en paie sa - partie et li autres n’en paie pas la soe, la paine est deue tant que - li autres ait paié sa part. Autresi est il de paine qui est establie - en mise, se li uns obeist à la sentence à l’arbitre et li autres n’i - obeist pas ; mes cil qui n’i obeist pas doit restorer le domage - à celi qui obeist, car l’en ne puet en tels convenances establir - nule autre chose sanz fere tort à cez à qui eles sont fetes.

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- § {45.1.6} -
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Ulpianus dit : cil à qui il est deffendu que il ne mete main en - ses biens aquiert ce qu’i li est convenencié ; mes il ne puet - riens rendre ne estre obligiez par promesse que il face. Et por ce, - ne puet il donner pleige ne plus que li forsenez.

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- § {45.1.7} -
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Ulpianus dit : quant condicion qui ne puet avenir est mise en - fere aucunne chose, ele nuist à la convenance. Mes il est autrement - se tel condicion est mise en convenance « ge te donroi ce se ge - ne monte o ciel » ; car ceste condicion est presente et - profitable, et la promesse doit estre rendue.

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- § {45.1.9} -
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Ponponius dit : se Tyces et Sey firent chescuns par soi tel - convenance ou un home : « tu me [160vB] promz à donner tel - champ se tu ne le donnes à celui », il est tenuz à doner le ne - à l’un ne à l’autre devant que il en soit trez en cause. Et por ce, - cil qui tret premierement en cause a la meillor condicion.

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- § {45.1.10} -
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Cil moismes dit : nos usons de tel droit que se tel convence est - fete, que se Tyces ne vient en Lonbardie dedanz les kalendes de moi - tu me promez à doner .x. livres, l’en ne puet rien demander devant - que l’en sache certeinement que Tyces ne vindra pas en Lonbardie - dedanz ce jor, ou que il n’i est pas venuz quant que ce soit, ou à - sa mort, ou à sa vie.

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- § {45.1.12} -
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Ponponius dit : se je te faz tel convenance : « tu me - promez à donner .x. sols ou .v. », tu ne me doiz que .v. Et se - tu me promz à doner deners dedanz les kalendes de genver ou dedanz - celes de fevrier, autretant vaut comme se ge eusse mis en convenant - que tu les me rendisses dedanz les kalendes de fevrier.

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- § {45.1.16} -
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Cil moismes dit : se tu me dois Stic ou Panphile par convenance - d’els, l’autre est fez miens par autre cause, tu me doiz l’autre. - {1} Promesse qui est fete à rendre toz les anz est certaine et - profitable et est finee par la mort à celui qui ele est - promesse ; autressi comme li lés qui est paiez chescun an faut - par la mort à celui qui il fut lessiez.

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- § {45.1.18} -
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Ponponius dit : cil qui promet .ii. foiz une meisme chose n’est - tenuz par droit à rendre la que une foiz.

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- § {45.1.25} -
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Ponponius dit : se une chose m’et promesse qui me estoit deue - par autre promesse, cil qui la me promist sera obligiez par la - derreniere promesse ; car la premiere est ausi comme nule.

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- § {45.1.26} -
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Ulpianus dit : nos savons generaument que vilaines convenances - ne sont de nule valeur.

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- § {45.1.31} -
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Ponponius dit : se promesse m’et fete d’une chose par condicion, - la convenance vaut se la chosse n’est pas moie el tens que la - condicion avient.

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- § {45.1.32} -
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Cil moismes dit : se il ot erreur el non do serf de coi nos - feismes convenance et nos nos assentissmes el cors, la convenance - vaut.

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- § {45.1.33} -
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Ponponius dit : se uns sers fut promis à certein terme et il - muert ainz le terme, cil qui le promist n’i est pas tenuz.

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- § {45.1.39} -
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Paulus dit : se li sires met en convenant que une chose soit - donnee à son serf, ou li peres à son fil, il aquiert à lui - meisme.

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- § {45.1.40} -
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Ponponius dit : se mes fiz met en convenant que aucunne chose - soit donnee à mon serf, il aquiert à moi.

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- § {45.1.42} -
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Ponponius dit : cil à qui une chose est promise à paier en cest - an ou en ce mois, l’en ne la demandera pas par droit devant que li - anz ou li mois soit passez.

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- § {45.1.46} -
-

Paulus dit : nos fesons par droit convenance que une chose nos - soit donnee [161rA] d’ore en .c. anz ; car li obligemenz est - presanz et li paiemenz est deloiez juques au terme. ¶ {1} Ce qui est - en fet ne puet estre delaié jusqu’au jor de la mort à celui qui le - promet, si comme tu promez à venir en Alixandre quant tu morras. ¶ - {2} Se je faz tel convenance : « tu me rendras ce quant tu - vodras », la convenance ne vaut rien. Et li autre dient que ele - ne vaut rien se tu muerz ainz que tu t’obliges à paier ; et ce - est voirs.

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- § {45.1.47} -
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Ulpianus dit : se convenance est issi fete : « tu me - promez que tu me rendras ce que tu me doiz as kalendes de - moi », la chose ne doit pas estre rendue orendroit mes au - terme, c’est as kalendes de moi.

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- § {45.1.55} -
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Cil moismes dit : quant aucuns met en convenant que une chose - soit donnee à lui ou à Tyce, ele n’est pas deue as hoirs Tyce. ¶

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- § {45.1.56} -
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{4} Se uns hons fet tel convenance : « tu me promz à doner - .x. livres en ma vie », il les puet maintenant demander par - droit. Et se ses hoirs la demande, il doit estre mis arriere par - excepcion de convenant, car il est aperte chose que cil qui fist la - convenance ne volt que ses hoirs les demandast.

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- § {45.1.59} -
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Cil moismes dit : totes les foiz que aucuns met en convenant que - oiles li soit renduz à terme ou soz condicion, il convient regarder - à proisier l’uile conbien il valoit quant il dut estre randuz, car - lors puet il estre demandez par droit.

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- § {45.1.60} -
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Cil moismes dit : autresi est il se une mesure d’uile fu promise - à rendre à Capes ; car l’en puet demander le peis que il valut - el tens que l’en pot premerement venir à Capes.

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- § {45.1.74} -
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Paulus dit : les unes convenances sont certaines et les autres - ne sont pas certaines. La chose est certaine de quoi il apert quant - ele est promise quele ele est, et comment ele est granz ; si - comme quant l’en promet .x. livres, ou lele] len - dans le ms., signe d’abréviation excédent champ qui fut - Tyce, o .c. muis de bon fromant, ou .c. sestiers de trop bon vin - champenois.

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- § {45.1.78} -
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Cil moismes dit : se li fiz qui estoit en baill fist une - convence soz condicion et fu mis hors do baill et la condicion avint - aprés, la convenace est aquise à son pere ; car nos gardons as - convenances au tens où eles sont fetes. ¶ {1} Se je fis convenance - d’un champ, li fruit qui furent lors ne vienent pas en la - convenance.

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- § {45.1.80} -
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Cil moismes dit : totes les foiz que il a aucunne parole doteuse - en convenances, il est droiz que ele soit entendue, si que la chose - de quoi la convence est fete soit asseur.

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- § {45.1.84} -
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Cil moismes dit : se tu me promeis à fere meson et li tens est - passz que tu la peusses fere, tu puez estre deli[161rB]vrez se tu la - fez, ainz que je en aie commoincie à pledier. Ce ne te vaudra rien - se tu la fez aprés.

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- § {45.1.86} -
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Ulpianus dit : ce que l’en dit, que il i a autretant de - convenances comme de choses, a lieu la où les choses sont - nonmees ; car se eles ne sont nonmees, il n’i a que une - convenance.

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- § {45.1.88} -
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Cil moismes dit : la demeure au detor nuist à son plege. Mes se - li plege offre le serf, donc il est plege, et li deteurs ne velt pas - que il soit paiez et li sers muert, l’en doit secorre au pleige. Et - se li plege occist le serf, li deteurs est delivrés, et li plege - puet estre trez en cause por la convenance.¶

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- § {45.1.97} -
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{2} Se convenance est issi fete : « tu me promz à donner - .x. livres se je te praing à mari », je croi que aucion n’est - pas donnee por tel convenance. Autresi est il se la feme promet à - l’ome autrement que par doaire.

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- § {45.1.109} -
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Ponponius dit : se je te faz tel convenance : « tu me - donras .x. livres ou .xv. », les .x. me sont deues. Et se je di - issi : « tu les me donras aprés un an ou aprés .ii. - anz », eles me sont deues aprés .ii. anz ; car l’en garde - ce es convenances : la meneur some et ce qui est deu à plus - lonc terme vient en l’obligemant.

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- § {45.1.114} -
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Ulpianus dit : se je ai mis en convenant que uns chans me soit - bailliez à un certain jor, et il est remé por celui qui le me dut - baillier que il n’a esté baillié au jor, je conquerrai seur lui tant - comme je eusse de preu se li chans m’eust esté bailliez au - terme.

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- § {45.1.123} -
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Papinians dit : se promesse est fete por fere un mesfet, ele ne - vaut riens des le commencement.

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- § {45.1.125} -
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Paulus dit : quant tu me promez que tu feras ce que il te - convient fere, nule chose n’est contenue en la convenance fors ce - que tu doiz el jor que ele est à fere ; et ce mostrent les - paroles de la convenance.

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- § {45.1.130} -
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Paulus dit : se l’en dit que la convenance que li peres fet au - non son fil vaut au fill autresi comme se il meismes la feist, est - voirs es choses que puent estre aquises au pere. Mes se la promesse - est en fet, ele ne vaudra rien en la persone au fill ; si comme - se la convenance est que il li loisse à avoir voie ou charriere - parmi un champ, et se li filz fet convenance que il loisse à son - pere à avoir la, il li aquerra cele droiture ; car il puet bien - aquerre à son pere ce qui ne puet valoir à sa persone.

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- § {45.1.134} -
-

{3} Cil meismes dit : quant une promesse est fete de pluseurs - convenances, ja soit ce que il i a pluseurs demandes et pluseurs - responsses, neporquant il doit estre autresi comme s’il eust une - promesse en chascun convenant [161vA].

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- § {45.1.136} -
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Paulus dit : se la chose de quoi la convenance estest] - est est dans le ms. fete est apelee par - divers nons, ce que li uns l’apele par un non et li autres par autre - ne depiece pas l’obligement. ¶ {1} Se aucuns a fet obligement que - voie li soit donnee à aler parmi son champ et il vent aprés le - champ, ou tot, ou en partie, ou ce que il i a, la convenance - faut.

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- § {45.1.140} -
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Paulus dit : quant plusors choses orent esté proposees, une - convenance fut issi fete : « tu me promez à donner totes - ces choses qui ont avant esté escrites » ; il est propre - chose que il i ait autretant de convenances comme il i a des choses. - ¶ {1} Li ancien doterent de ceste convenance : « tu me - promez à doner .x. livres en cest an, et .x. livres en l’autre, et - .x. en tierz » ; eleele] ale dans le - ms., cf. lat. sed verius vaut.

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- -
- - - II. Quex femes ne soient obligies. - - -
- § 1. -

L'en a en ce ban conpris et contenu plainement, que fame ne soit alienée - par nul lian, plainement que feme ne s'entremete por nul home. Car - ausint comme l'en oste as femes office de juridiction, et por lor mors - comme por la feblece de lor sen.

-

Enprès l'en deffant que fames ne soient plèges por lor marizDig., - lib. 16, tit. 1, frag. 1 : Ad senatus-consultum - Velleianum.

-

Enprès l'en deffant que à mari ne soit plège, ne n'achat, ne n'enprunt - héritages, ne vande, ne marcheandisses, ne ne praingne, ne ne vande, - sanz le congié son seignor ; et s'ele le fet, ne vaut riens.

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- § 2. -

Or convient que nos déclarons les paroles, et que nos les loen, en ce - qu'eles aident as femes por lor feblece, et por maintes resons les - secort l'en. Mès nos ôtons qu'eles ne facent conchiement ; car li - rois dit que l'en doit aider as femes, non pas à lor décevance.

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- § 3. -

Tote obligacion est conprise en ceste aucion, ou par parole, ou par - chose, ou par marchié.

-

Feme ne puet deffendre nului en pletIbid., frag. 2, § 2-5.. - Mès se ele est sanz seignor, ele puet bien deffandre son pleige, et - soi-meisme. Feme qui n'a seignor puet plévir, et puet avoir juridiction, - et procuracion, et avocacion.

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- § 4. -

L'en deffant que fame ne soit tavernère, ne bordelière. Et - s'ele est, ele n'est obligée de riens. A totes les foiz que fame fet - honeste chose que prodom doit fere, ele est obligée.

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L'en demende se en cause de feme a point de bataille : L'en dit que - oïl ; ausint comme il a en cause d'ome, an ce quas i a.

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- - - III. De deus qui prometent ou à qui l’en promet une meisme chose - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 45, tit. 2 : de Duobus - reis constituendis. - -
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- § {45.2.1} -
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Modestius dit : cil à qui aucunne chose est promisse est autresi - comme demanderres, et cil qui la promet est autresi comme deteurs - [161vB].

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- § {45.2.2} -
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Jabolenus dit : quant dui ont promis uns meismes deners, ou il - sont promis à .ii., il sont par droit tuit deu à chascun de cez à - qui il furent promis, et chascun de cez qui les promist les doit - toz. Et por ce, se li uns les demande et reçoit, li obligemenz - faut.

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- § {45.2.4} -
-

Ponponius dit : se dui prometent une chose et l’en lor - demande : « prometez vos ce ? », et chescun - respont : « je le promet – ou nos le prometons », il - sont par droit obligié.

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- § {45.2.5} -
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Julians dit : nus n’est qui ne sache que autrui besoigne puet - etre promisse et pleige donc en cel obligement. Et por ce, rien ne - deffant que une meisme chose ne puisse estre promisse à deus, ou que - deus ne puissent prometre une meisme chose ; si comme se dui - home metent en convenant que uns fevres lor face une meisme - besoigne, ou dui fievre d’un meisme san prometent à fere à un home - une meisme chose.

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- § {45.2.3} -
-

Ulpianus dit : quant dui prometent une meisme chose l’en crient - por nient que il n’i ait renovelement. Car, ja soit ce que li uns - respont avant et li autres aprés, l’en doit dire que il sont anbedui - obligié, et li derreniers obligemenz ne tost pas le premier ; - car il a po de difference se il prometent ensenble ou chascuns par - soi desque il ont corage que il soient anbedui obligié, ne il n’i a - point de renovelemant. ¶ {1} Quant dui ont promis une meisme chose, - ele puet estre demandee à chescun ; car ce est la droiture de - deus qui prometent une meisme chose que chascuns soit obligiez par - tot et l’en la puisse demander à l’un et à l’autre. Neporquant, l’en - en puet demander à chescun sa partie, autresi comme nos poons - demander au detor et au plege tote la dete poons nos fere en cest - quas ; et se li uns paie, li autres est quités. Et autresi, se - une meisme chose est promise à deus ensenble, se ele est paie à - l’un, li autres ne la puet puis demander.

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- § {45.2.6} -
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Julians dit : se je voill que dui prometent une moisme chose et - je la demant à chescun et li uns seus me respont, je croi que cil - seus est obligiez à moi ; car ce qui est demandé en tel maniere - n’oblige pas les deus se li uns respont seus. ¶ {1} Et se dui ont - promis une meisme chose, je ne dot pas que il ne loisse à celui à - qui il ont promis à prendre plege de l’un et de l’autre, ou de l’un - tant solement. {2} Mes se dui demanderent à un seul aucunne chose et - il la [162rA] promist à l’un, il n’est tenuz fors à lui. ¶ {3} Dui - poent estre obligié à une meisme chose, ja soit ce que il ne - respoingnent pas ensenble à la demande que leur est fete ; car - l’espace do po de tens, qui n’est pas contraire à l’obligement, ne - tout pas que il ne soient anbedui obligié. {3} Et se l’en demande à - aucun se il sera pleige ainz que li dui aient respondu et il dit que - oïll, il ne senble pas que li obligemenz soit enpeechiez, car il n’i - a pas longue espace ; ne chose n’i est pas fete qui soit - contraire à l’obligement.

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- § {45.2.7} -
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Florencius dit : se dui prometent une meisme chose, li uns puet - estre obligz porement et li autres soz condicion ; ne la - condicion ne tost pas que la chose ne soit demandee à celui qui est - obligiez porement.

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- § {45.2.9} -
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Ulpianus dit : se je baille une meisme chose à garder à .ii. - homes por ce que je me fioie en l’un et en l’autre, ou je prestoi à - .ii. une meisme chose, il sont anbedui obligié à moi. Et autresi est - il en autres marchiez, si comme en achat et en loage et en vente et - en testamant et en chose prestee ; en testamant, si comme se - pluseur sont fet hoir et cil qui a fet le testamant dit : - « Tyces et Menes doigent à Seprone .x. livres ». {1} Mes - se aucuns baille sa chose à garder à deus, et il met en convenant - que li uns soffre le peril de totes les aventures, il n’i sont - anbedui tenu desque li obligemenz n’est o aus ; mes il n’est - pas issi quant li perilz est sus anbedeus ; mes se convenanz - est puis fez par quoi li uns soit quitez des periliz, la darreniere - convenance ne puet pas müer l’estat et nature do premier obligement - par quoi li dui furent obligié au commoincement. Et por ce, se il - sunt compoignon et aucuns domages est avenuz en la chose par les - colpes à anbedeus, li convenanz qui est fez à un vaudra à - l’autre.

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- § {45.2.10} -
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Cil moismes dit : se li dui qui ont promis uns meismes deners ne - sont pas compoignon, ce que cil à qui il les promistrent doit à l’un - deners ne vaudra rien à l’autre.

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- § {45.2.11} -
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Cil moismes dit : quant dui ont promis une meisme chose, li uns - puet bien estre pleige por l’autre. Et cil à qui i l’ont promise - porra bien depecier s’aucion se il velt, mes il ne doit pas estre - contrainz de departir la. Et cil qui est plege por l’autre puet - estre trez en cause por lui ou les puet trere en cause anbedeus. ¶ - {1} Por ce que il a esté compris es tables do testamant que .c. - dener ont esté promis à celui ou à cel autre, ne il n’i a pas esté - [162rB] ajoint que il soient tuit promis à chascun, il senble que la - moistié en soit promise à chascun. {2} Et encontre ce, quant l’en - trove issi escrit : « je Antoines et je Archelaies et je - Corniell avons promis à celui .c. livres » et n’i est pas - ajoint que chascuns soit tenuz par tot, la promesse doit estre - departie entre els par iveies parties.

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- § {45.2.12} -
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Genulcius dit : se l’en demande à deus une meisme chose et li - uns la promet maintenant et li autres la promet le jor enprés, l’en - ne doit pas entendre que cil soit obligiez qui la promist - darrenierement ; car li demanderres fist assez autres - besoingnes entre les deus responses. ¶ {1} Se aucuns fet convenance - à Tyce et à un orfelin sanz l’autorité à celui qui l’a en garde que - il doignent une meisme chose, Julians escrit que Tyces est obligiez - toz seus ; ja soit ce que se uns sers promist à Tyce, l’en doit - garder à li par l’aucion de son chetel, autresi comme se il fut - frans.

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- § {45.2.13} -
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Cil meismes dit : se uns de cez qui ont promis une meisme chose - est hoirs à l’autre, l’en doit dire que il reçoit seur lui deus - obligemenz.

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- § {45.2.14} -
-

Paulus dit : qui se poent obligier ensenble as choses qui sont - promisses par le prevost.

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- § {45.2.15} -
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Gaius dit : se l’en entant que ce qui est promis à moi et à Tyce - soit propre en la persone à chescun de nos, il ne pot estre rendu à - chascun de nos, si comme quant usaires nos est promis ou aucunne - chose par non de doere ; et issi escrit Julians.

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- § {45.2.16} -
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Cil moismes dit : se une meisme chose a esté promise à deus et - li uns en a pledié et cil qui la promist l’offre à l’autre, il ne - fet rien.

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- § {45.2.17} -
-

Paulus dit : se il a esté commandé par non que certaines - persones à aucuns des heirs paient un lés, ou que tuit le paient - fors uns qui en est exceptiez, Accelicinus et Sabins et Cassius - dient que il doivent les lés selonc les parties que il ont en - l’eritage, car li heritages les oblige à paier le tot ; autresi - est il quant tuit li heir sont nommé.

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- § {45.2.18} -
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Ponponius dit : se dui ont promis un moisme serf, li fez à l’un - nuist à l’autre.

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- § {45.2.19} -
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Cil meismes dit : quant dui doivent uns moismes deners, se li - uns est envoiez en essil li autres n’est pas delivrés de - l’obligement ; car il a moult grant difference se li denier - sont paié ou se la persone à un deteur est delivré par aucun cas. - Car se la persone est delivree tant [162vA] comme li obligemenz - dure, li autres remaint obligiez ; et por ce, se la commune de - feu et d’eve est defendue à aucun, li pleges qui estoit obligiez - n’est pas delivrés.

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- - - IV. De la convenance as sers [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 45, tit. 3 : de - Stipulatione servorum. - -
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- § {45.3.1} -
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Julians dit : quant sers fet convenance il n’a point de - difference se il la fet en son non ou el non son seignor, ou à l’un - et à l’autre ensenble. ¶ {1} Se tes sers qui me servoit par bone foi - avoit chetel qui apartenoit à toi et je preste à Tyce de cez deners, - il seront tuen. Et se li sers fet convenance que cil me soient - rendu, il ne fet rien ; mes tu le porras bien avoir se tu les - chalonges. ¶ {2} Se li sers qui est comuns à moi et à toi preste - deners do chetel qui n’apartient fors à toi, il n’aquiert pas à moi - l’obligement. Et se il met en convenant que il soient rendu à moi - par non, il ne delivre pas le deteur de toi ; mes li uns et li - autres de nos avra auction, je por la convenance et tu por ce que ti - denier furent presté. Neporquant, li deteurs me porra mestre arriere - par excepcion de tricherie. ¶ {3} Se mes sers fet convenant que une - chose soit donee àà] a a dans le ms. mon - autre serf, autretant vaut comme se il feist convenant à moi - moismes. ¶ {4} Li communs sers sostient la persone as ses deus - seignors. Et por ce, se mes propre sers fet convenance que une chose - soit bailliie au serf qui est communs à moi et à toi, il sera - autresi comme se deus convenances i fussent fetes, l’une en ma - persone et l’autre en la toe. Ne nos ne devons pas cuider que la - moitié en soit aquise à moi et l’autre ne soit de nule valeur ; - car la persone au serf commun est de tel condicion que en ce que li - uns de ses seignors puent aquerre et li autres ne puet pas aquerre, - tot est à celui seul qui puet aquerre. ¶ {5} Se li sers en coi - aucuns a l’usaire a fet convenance que une chose soit rendue à celi - qui en a la proprieté, se ce est de la chose à celui qui en a - l’usaire, la convenance ne vaut rien ; car cil qui a la - proprieté ne puet pas aquerre auction par la chose à celui qui a - l’usaire. Mes se uns autres eust le convenant fet, il peust demander - proprement. Et se celui qui promist paie à celui qui a l’usaire do - serf, il est quités. ¶ {6} Se li sers qui estoit commun à Tyce et à - Meve fet convenance en ceste maniere : « tu promez à donner à - Tyce .x. livres as kalandes de marz ; et se tu n’i li donnes, - lors tu promz [162vB] à doner à Meve .xx. livres » ; il - senble que ce sont .ii. convenances. Me se les .x. livres ne sont - donnees à Tyce as kalendes de marz, li uns et li autres des seignors - porra pledier par la convenance ; mes por ce que li segonz - obligemenz est fez à Meuve, Tyce sera mis arriere par excepcion de - tricherie.

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- § {45.3.2} -
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Ulpians dit : li sers qui est communs à deus seignors ne puet - pas fere convenant à l’un que il soit toz à l’autre ; car il ne - puet pas aquerre à son seignor lui meismes, mes l’obligement de - lui.

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- § {45.3.3} -
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Cil moismes dit : se li sers à la chose commune ou cil au - université fet convenace, je croi que la convenance vaut.

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- § {45.3.4} -
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Cil meismes dit : se li sers comuns à .ii. seignors velt que une - chose soit donnee à lui et à .i. de ses seignors, autretant vaut - comme se il feist convenant que ele fut donnee à ses deus - seignors.

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- § {45.3.5} -
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Cil moismes dit : li sers qui est communs est si à toz ses - seignors que il n’est pas toz à chescun, mes chascun i a sa - partie ; si que eles ne sont pas devisees, ainz i sont plus par - entendement que par cors. Et por ce, se il aquiert aucunne chose, il - aquiert à chescun selonc la partie que il a en lui. Et li loit à - fere convenance ou aquerre el non à un d’els ‹...› se il li - commande, et nos usons de ce droit, que il aquiere à celui par seul - par cui amendement il aquiert.

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- § {45.3.6} -
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Ponponius dit : Offilius disoit par droit que se li sers comuns - preste ou baille en garde aucunne chose par le commadement à un de - ses seignors, il aquiert auction à celui seul par qui commandemant - il le fet.

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- § {45.3.7} -
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Ulpians dit : et por ce, se uns sers à .iiii. seignors et il fet - une convenance par le commandemant à deus, il n’aquiert auction fors - à deus qui li commanderent ; et non pas ivelment mes selonc les - parties que il ont en lui. Autresi croi je se il a fet convenance el - non à deus ; car se il a fet convenance par le commandemant à - toz, ou en leurs nons, nos ne dotons pas que il n’aquiere à aus toz, - non pas ivelment mes selonc les parties que il i ont en lui. ¶ {1} - Se li sers comuns a fet convenance à un de ses seignors, se il la - fet en non d’un des autres, ce qui est promis est deu à celi seul en - quel non il la fist. Mes se il fist porement sanz nommer nul de ses - seignors, il en aquiert à toz ses seignors leur parties, fors à - celui qui li promet la chose, et non pas ivelment mes selonc les - parties que il ont en lui. ¶ Et fit convenant par le commandemant à - .i. de ses seignors, il est autresi comme nos avons dit quant il l’a - fet en son non. ¶ Il plet à Julians que il aquiere aucunne foiz à un - seul de ses seignors, ja soit ce que il n’a fet la convenance ne par - son commandemant ne en son non ; si comme quant l’en li promet - aucunne chose qui ne puet pas estre a[163rA]quise à toz seignors. Et - ce avient quant l’en li otroie voie à aller au champ qui est à un de - ses seignors, car lors aquiert il le servise à celui seul.

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- § {45.3.8} -
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Gaius dit : se li uns de ses seignors velt prendre fame et li - doaires est promis à ce serf.

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- § {45.3.9} -
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Ulpians dit : se li sers qui est amené et à Tyce fet tel - convenant que un sers li soit donnz, qui est toz à Tyce, il aquiert - tot à celui à qui il n’estoit pas ; car ce que il ne puet - aquerre à l’un de ses seignors apartient tot à celui à qui il puet - aquerre. {1} Et se uns sers qui avoit .ii. seignors fet tel - convenance : « tu promez à donner à celui ou à celui qui sont - anbedui mi seignor », Cassius dit que la convenance ne vaut - rien ; et Julians s’i acorde, et de ce droit usons nos.

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- § {45.3.10} -
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Julians dit : et se il dit issi : « tu promz à donner - à Tyce .x. livres ou à Meue un champ » ; por ce que il - n’est pas certaine chose auquel il aquiert l’auction, la convenance - ne vaut rien.

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- § {45.3.17} -
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Ponponius dit : se li sers qui est communs à moi et à toi fet - convenence que l’en li otroit voie ou charriere par un champ, et il - ne nomme ne moi ne toi et je ai un champ d’elz, il aquiert à moi - seul la voie ou la charriere.

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- § {45.3.18} -
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Cil meismes dit : se li sers qui est communs à moi et au - chastel, que li fiz qui estoit en bail aquist par chevalerie, qui - est morz, fet convenance ainz que cil de qui il a fet son hoir - reçoive l’eritage, tote la convenance est aquise à moi que ai dedanz - ce tote la seignorie de lui ; et cil qui n’est encore pas hoirs - n’i a point de part. ¶ {1} Se li sers qui est communs à Tyce et à - Meue met en convenant que la partie qui est Meue li soit donnee, la - convenance n’est nule ; mes se il eust fet tel convenant que - ele fust donnee à Tyce, ele fust aquise à Tyce. Et se il eust dit - tant solement que la partie Meue fust donnee et il n’eust nommé ne - soi ne autre, la partie Meue fut à cestui à qui ele peust estre - aquise. ¶ {2} Uns sers fist convenance que une chose fust donnee à - son seignor, qui estoit en chetivoisons ; et ja soit ce que ce - qui li est promis simplement ou ce que il reçoit d’autre apartient à - l’oir à celui qui est en chetivoison ; et il est autrement en - la persone au fill qui n’aquiert pas à son pere qui est en - chetivoison ce que l’en li promet, ne tant comme il est en la poesté - son pere et aprés. Neporquant, l’en puet demander en ce cas savoir - mon se il senble que nule chose li soit aquise à l’oir par ceste - convenance, ne plus que se li sers d’un heritage eust fet convenant - que une chose fust donnee au mort ou à celui qui devoit estre hers. - Mes en ce cas li sers est oelmz au [163rB] fill ; car se li - filz à celui qui est en prison fet convenance que une chose soit - donnee à son pere, la chose sera en croele. Et se li peres muert en - la chetivoison, la convenance ne sera de nule valor, car il n’a pas - fet convenance por soi mes par autre. ¶ {3} Se li sers en coi aucuns - a l’usaire s’est aloez jusqu’à un terme et l’en li a promis chescun - an à poier un certain pris, l’aucion apartendra à celui qui a - l’usaire, tant comme li usaires durra. Et quant il sera failliz, il - apartendra à celui qui en a la proprieté. Et issi l’escrit Julians, - et ceste sentence me senble veraie et tenable, car chescuns - n’aquiert fors ce que reson li otroie. Et se cil meisme serf fet tel - convenance : « tu me promz à doner tant comme je te donroi - dedanz tel terme », il est en dote qui avra auction por cele - convenance. Car se il baille ses deners à celui qui en a l’usaire ou - de son gaing, l’aucion sera aquise à celui qui en a l’usaire ; - et se il baille de cez à celui qui en a la proprieté, l’aucion sera - à lui.

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- § {45.3.21} -
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Senulcius dit : se uns sers communs fet tel convenance : - « tu promez à donner es kalendes de genvier .x. livres à Tyce - ou à Meue mes seignors, ou à celui qui lors vivra », Julians - escrit que la convenance ne vaut rien ; car la chose est en - crole, ne il n’apert pas au quel li obligemenz est aquis.

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- § {45.3.22} -
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Heraces dit : li sers ou aucuns a l’usaire ne puet fere - convenance o celui qui en a l’usaire de la chose son seignor ; - mes il la puet bien fere à son seignor de la chose à celui qui a - l’usaire.

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- § {45.3.23} -
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Paulus dit : ce moisme doit l’en dire de celui à qui li usages - est lessiez.

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- § {45.3.24} -
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Heraces dit : se li usaires est à .ii., ce que il aquiert est à - celui de qui chose il aquiert.

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- § {45.3.25} -
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Renulcius dit : se li sers d’un heritage fet une convenance et - il en prant pleige et li heritages est receuz aprés ce, l’en dotoit - se li termes doit estre contez des le jor que la convenance fut - fete, ou des ce que li heritages fut receuz ; autresi demande - l’en se li sers à celui qui est en chestivoisons a pris pleige. Et - Cassius dit que li tens doit estre contez des lors que l’en pot - pledier, ou en ce est desque li heritages fut receuz, ou desque cil - est venuz de cheitivoisons.

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- § {45.3.29} -
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Paulus dit : se li sers qui est communs à .ii. seignors fet tel - convenant : « tu promz à donner .x. livres à Tyce mon - seignor, et cez meismes .x. à Meue mon autre seignor », nos - dirons que il sont dui à qui une meisme chose [163vA] est - promisse.

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- § {45.3.30} -
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Cil moismes dit : li sers qui fet convenance en non d’autre que - de son seignor, n’aquiert pas à son seignor l’obligement.

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- § {45.3.31} -
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Cil moismes dit : se li sers de coi aucuns a l’usaire, ou que il - porsiet par bone foi, fet convenance es causes par coi obligemenz ne - selt pas estre aquis à eles, il aquiert à son seignor. Mes nos ne - dirons pas ce se leur non fut mis en la convenance.

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- § {45.3.34} -
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Jabolenus dit : se uns sers fut franchiz en testamant et il ne - savoit pas que il fut frans, et il se tenoit en l’eritage, et il - mist en convenant que dener fussent paié à jor, il n’aquiert rien à - l’oir se li hers sot que il fut franchiz el testamant ; car il - ne puet pas dire que il soit par droit sis sers desque il savoit - bien que il estoit frans. ¶ Il n’est pas issi do franc home qui a - esté achetez et sert par bone foi ; car en celui cuident il et - li acheterres une meisme chose. Mes l’en ne puet pas dire que cil - qui siet bien que il est frans le tiegne par droit, ja soit ce que - il moismes ne set pas sa condicion.

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- § {45.3.35} -
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Modestinus dit : sers d’eritage fera par droit convenance el non - de l’eritage et de celui qui doit estre heirs.

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- § {45.3.39} -
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Cil moismes dit : quant li sers en coi aucuns à l’usaire fet - convenance el non au seignor de la proprieté do chetel à celui qui a - l’usaire ou par sa poine, il aquiert au seignor de la - proprieté ; mes il convient enquerre comment cil qui a l’usaire - puet recovrer le suen de celui qui a la proprieté. Et se autrui serf - nos sert par bone foi, et il aquiert el non son seignor ce que il - puet aquerre à nos, il aquiert à lui sanz nule dote. Mes voions - comment nos le porrons recovrer ; et ce que Gaius dit n’est pas - sanz reson, car l’en puet demander arriere au seignor en l’un et en - l’autre cas.

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- § {45.3.40} -
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Cil meismes dit : tuit li marchié que sers fet tant comme il nos - sert, ou totes les convenances que il fet, sont aquises à nos ; - car il estoit en nostre poeté quant il les fist. Autresi est il se - li filz qui est en baill fet marchié ; et ce moismes dont il a - donné respit tant que il soit mis hors do baill, se il l’a fet par - tricherie.

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- - - V. Ci commence li livres de Digeste nove. Ci titres est de plege - et de commendeors [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 46, tit. 1 : de - Fidejussoribus et mandatoribus. - -
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- -
- § {46.1.1} -
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Ponponius dit : plege peut estre donz por toz obligemanz.

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- § {46.1.2} -
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Cil moismes dit : plege puet estre pris de chose prestee et de - chose ba[163vB]llie en garde ; et il est tenuz neïs se la chose - est prestee ou baillie en garde à un serf ou à un orfelin, se cil - por qui li plege est donnz i ont fet aucunne chose par tricherie ou - en lor corpes.

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- § {46.1.4} -
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Cil meismes dit : plege puet estre pris de l’auction que je puis - avoir contre celui por qui ge sui plege ou de l’auction de - commandemant ou de besoignes fetes. ¶ {1} Li plege est obligiez et - lesse son plege obligié por ce que il est en leu de deteur.

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- § {46.1.5} -
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Cil meismes dit : Julians dit generalment que cil qui est heirs - à celui por qui il estoit plege est delivrez de la plevine por - l’eritage qui li est escheez et est tenuz comme hoirs au deteur. Et - il escrit que se li plege heirs est à celui por qui il est plege, il - est tenuz comme deteur. ¶ Mes quant uns deteurs est heirs à un - autre, il est obligiez por deus causes ; car l’en ne puet pas - voer li quex obligemenz destroit l’autre, mes l’en le voit bien au - detor et au plege, car li obligemenz de la chose est plus pleniers - que cil de parole. Et la où il i a aucunne difference d’obligemant, - l’en puet dire que li uns est destroiz por l’autre ; mes quant - il n’i a point de difference, l’en ne puet pas voer li quex destroit - l’autre. Ce n’est donc pas novele chose de dire que une meisme - persone puet estre obligee par deus obligemanz ; se li uns des - deteurs est donc heirs à l’autre il sostient deus obligemanz. Cil - moismes dit : se cil à qui une chose est promise est heirs à un - autre à qui une autre chose est promise, il sostient deus manieres - d’obligemanz ; mes se il plede par un d’els, il pert l’autre, - car la nature des deus obligemanz est tele que se li uns en est - amenz en juigement, li autres faut.

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- § {46.1.6} -
-

Cil meismes dit : une chose me fut promise, quant je l’oi - demandee ne je ne l’oi pas, je en voill avoir plege. Se je en ai - plege, li plege est obligiez. {1} Et il a pou de difference se li - plege est obligiez porement ou soz condicion. {2} Et plege puet - estre pris por l’obligemant qui est passz ou qui est à venir, por - quoi cil qui est à venir soit naturels.

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- § {46.1.7} -
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Julians dit : se aucunne chose est paie qui puisse estre - demandee arriere, plege puet estre pris de cest naturel - obligement.

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- § {46.1.11} -
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Julians dit : cil qui preste contre le consoil au senat au fil - qui est en baill ne puet pas prendre pleige de son pere aprés la - mort au fill ; car il n’a nule maniere d’auction contre le - pere, ne il n’i avroit point d’eritage en qui non li plege peussent - estre obligié.

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- § {46.1.12} -
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Cil mo[164rA]ismes dit : plege est par droit pris el non de - l’auction qui apartient por son chetel.

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- § {46.1.13} -
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Cil moismes dit : se tu as presté à Tyce .x. livres par mon - commandemant et tu en pledas à moi par auction de commandemant, - Tyces sera pas delivrez. Mes je ne doit pas estre condampnz à toi se - tu ne me donnes l’auccion que tu as contre Tyce ; et se tu - pledes à Tyce, je ne seroi pas delivrez, mes je ne seroi obligiez à - toi fors en ce que tu ne porras pas avoir de Tyce.

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- § {46.1.14} -
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Cil moismes dit : quant cil qui a promis une chose est hoirs à - son pleige, li obligemenz de la plevine faut. Se l’en li demande la - dete comme à deteur, et il use d’excepcion qui apartient au pleige, - replicacion seur le fet ou de tricherie vendra contre lui.

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- § {46.1.15} -
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Cil meismes dit : se je ai promis une chose sanz cause et je en - ai donné pleige, ne je ne vell pas que il euse d’excepcion mes que - il la paiet, et il plet à moi par aucion de commandemant, excepcion - doit estre donné à mon plege malgré mien ; car ce est plus ses - preuz que il retiegne ses deners que ce n’est que il la paiet et - puis le demant arriere. ¶ {1} Se tu as .ii. pleige de .xx. livres et - li uns n’en paie que .v., li autres n’est pas delivrés. Et se tu - velz demander à l’autre les .xv., tu ne seras mis arriere par nule - excepcion ; mes se tu demades .v. au premer puis que tu en - avras eu .v. et de l’autre .xv., tu seras mis arriere par excepcion - de tricherie.

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- § {46.1.16} -
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Cil moismes dit : li plege ne puent estre obligié à celui à qui - li deteurs n’est pas obligiez. Et por ce, se li sers qui est communs - à Tyce et à Sanprone fet convenance que une chose soit donnee à - Tyce, et il prant plege en ceste maniere : « tu es plege - que ceste chose sera donnee à Tyce ou à Sanprone ? », Tyces la - porra demander au plege. Et la persone de Senprone n’i est mise fors - por tant que l’en li puet paier ainz que li plez soit entammz sanz - la sentence ou malgré suen. {1} Cil qui a promis à paier une chose - en certain leu est aucun pou de plus dure condicion que cil qui l’a - promise simplement ; car il ne puet paier en nul autre leu que - en celui où il promist malgré à celui à qui il doit paier. ¶ Se une - chose m’est deue porement et je pren plege à qui je di que il le me - rendra en certain leu, li plege ne sera pas obligz. {2} Mes se cil - qui estoit à Rome promist que il paie[164rB]roit aucunne chose à - Capes et li plege dit à Ephese, li plege n’est pas obligiez, ne plus - que se li deteurs eust promis soz condicion et li plege au terme ou - porement. ¶ {3} Plege puet estre pris par tot la où il a aucun - obligement, ou citein ou naturel, por coi il est donnz. {4} L’en - n’apele pas obligement ce sanz plus por coi aucunne aucion - apartient, mes quant li dener qui sont paié ne puent estre demandé - arriere ; car ja soit ce que l’en ne die pas proprement que li - naturel deteur doient, neporquant l’en puet entendre que il sont - deteur. Et cil qui reçoivent deners d’aus reçoivent autresi comme - leur detes. ¶ {5} Se nule chose est promise à terme et plege en est - donz soz condicion, la droiture de la plevine est en crole, que se - la condicion est acomplie devant le terme li plege ne soit pas - obligiez ; ¶ et se ele avient au terme ou aprés, il soit - obligiez. {6} Quant plege est pris en ceste maniere : « se - Tyces ne paie les .x. livres que j’é li presté, tu es pleges que tu - les pieras ? » ; il senble que ce a esté mis en convenant - que se l’en les demande au deteurs et il ne les paie, li plege soit - tenuz à paier les. Et se li deteurs muert ainz que l’en li demant, - li plege est tenuz à paier ; car en cest cascas] - car dans le ms. est il voirs que li - deteurs ne paiera pas.

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- § {46.1.17} -
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Cil moismes dit : l’en doit secorre as plege se que cil vers qui - il sont plege soient contraint de doner à cez qui sont appareillié - de paier la dete tote les aucions que il a vers les autres.

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- § {46.1.18} -
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Cil meismes dit : l’en entant que cil qui atorne son detor done - tant de deners comme il li doit. Et por se, li plege atorne son - deteur vers celui, vers qui il est plege, ja soit ce que li deteurs - que il li a donné n’a de quoi paier la dete, neporquant il puet - mointenant pledier par aucion de commandemant à celui por qui il fut - pleige.

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- § {46.1.19} -
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Cil moisme dit : un sers fut plege por un home sanz le seu son - seignor et paia deners par cele plevine ; l’en demande se li - sires puet demander les deniers à qui il furent paié. Et la - response est que il convient voier de coi il les paia ; car se - il les poia do chetel qui estoit suens, li sires ne les puet pas - demander arriere, et se il les paia des deners son seignor, il - seront demandé arriere. Et se il plevi por cause qui apartenist à - son chetel, ce que il paia des deners son seignor sera demandé - arriere [164vA], mes ce que il paia de son chetel ne sera pas - demandé.

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- § {46.1.20} -
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Jabolenus dit : mes se li sers paie les deniers, il les porra - demander arriere non pas à celui por qui li sers fut plege, mes à - celui à qui il les paia ; car li sers ne puet estre obligiez - par non de pleige. Donc ne puent il pas estre demandé à celui à qui - il fut pleges, car il est encore obligiez, ne ne puet pas estre - delivrez por le paiement de cez deners de coi li obligemanz - n’apartient pas au serf.

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- § {46.1.22} -
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Florentius dit : quant cil qui promist une chose est morz, plege - puet estre pris de sa dete ainz que li heritages soit receuz, car li - heritages est en leu de la persone.

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- § {46.1.23} -
-

Marcians dit : se je ai fet convenant que .x. livres soient - paiés à moi ou à Tyce, Tyces ne puet pas prendre plege ; car il - n’i est acompoigniez fors por tant que li denier puent estre paié à - lui.

-
-
-
- § {46.1.24} -
-

Marciaus dit : quant Tyces volt estre plege envers Senprone por - Sei son frere, il li envoia tex letres : « se Sey mes - freres te requiert, je te pri que tu li bailles deners et je en sui - pleges ». Quant Senprones ot receu les letres, il bailla à Sey - les deners ; aprés ce, Tyces fist Sey son frere son heir de la - tierce partie de son heritage. Por ce que l’aucion de la plevine est - donc faillie par deners, la tierce partie de l’eritage que Sey a, je - demant se Senprones puet pledier as autres oirs por tote la dete. - Et Marciaus respont que il puet pledier à chescun fors por tel - partie comme il a de l’eritage. ¶

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-
-
- § {46.1.25} -
-

Cil meismes Marciaus escrit que se aucuns est plege por l’orfelin qui - est obligiez sanz l’autorité à celui qui l’a en garde, ou por le fol - despendeur ou por le forsené, il est melz que l’en ne li secorre - pas ; car aucion de commandemant n’apartient pas à cez.

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-
-
- § {46.1.26} -
-

Gaius dit : li obligemenz n’est pas departiz par droit entre les - plege selonc les letres à l’enpereor Adrian. ¶ Et por ce, se aucuns - des plege muert sanz oir ainz que sa part de la dete li ait esté - demandee, ou il torne à povreté, sa partie est sus les autres.

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-
-
- § {46.1.28} -
-

Paulus dit : se li uns des pleges dit que li autres ont assez de - coi paier, cele excepcion li doit estre donnee, ja soit ce que il - n’ont de coi paier.

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- § {46.1.29} -
-

Cil moismes dit : se une chose m’est promisse soz condicion qui - ne puet avenir, plege n’en puet pas estre pris. [164vB]

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- § {46.1.30} -
-

Gaius dit : chescuns puet estre pleges por autre, ja soit ce que - li deteurs n’en sache rien.

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-
- § {46.1.31} -
-

Ulpians dit : li plege ou li autres qui a paié au creancier ainz - le terme doit atendre que li termes soit venuz ainz que il demant - rien au deteur.

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-
- § {46.1.33} -
-

Cil meismes dit : se je avoie demandé à Tyce un serf et il avoit - doné plege de tot le plet et il le franchi et il fist de lui son - hoir, se il estoit veroiement suens, l’en doit dire que li plez est - seur lui ; et se il ne sofre que ce ne soit fet, il a brisié la - convenance. Mes se il estoit miens et il reçut l’eritage sanz mon - commandemant, li plege seront tenuz por le plet qui n’est pas - deffenduz ; mes se il a reçu par mon commandemant, la - convenance faut. Et se il fut miens, et le porloignai à fere le - recevoir l’eritage, tant que je eusse veincu le plet, et je vell - dedanz ce pledier por la cause qui n’est pas deffendue, la - convenance n’est pas brisee ; car nus bons hons ne le - juigeroit.

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-
-
- § {46.1.39} -
-

Modestius dit : se il plede contre le pleige, nule aucion ne li - doit estre donee. Autresi est se dui sont plege d’une meismes - quantité, et li creanciers plede à l’un d’els tant que il paie tote - sa dete, ne il ne li donne pas les aucions que il a contre - l’autre ; car li autres ne sera trez en cause ne par le - creancier ne par celui qui a paié.

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-
-
- § {46.1.41} -
-

Cil moismes dit : se plege sont pris por ce que cil qui a esté - en garde ne porra avoir de son procurator, et quant li enfes ot - acompli leal aage, il peust avoir en tote sa dete ou do procureor ou - de ses oirs ; me s’il la lessa à demander tant que li oir - n’orent de coi paier, aucion li apartient par droit contre les - pleges. {1} Cil meismes dit : que se uns des pleges est - condempnz à paier tote la dete, quant l’en commoincera à pledier à - lui par aucion de chose juigee, il porra requerre que les auctions - li soient donnees contre les autres pleges.

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-
-
- § {46.1.40} -
-

Cil moismes dit : quant dui sont deteur, se plege est donnz par - anbedeus ou par un seul, il est par droit pris.

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-
- § {46.1.42} -
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Jabolenus dit : se je praigne eissi pleges, que je avrai mil - muis de froment por .x. livres que je prestai, li plege n’i est pas - tenuz ; car plege ne puet estre obligiez por autre chose ne por - cele qui est prestee ; car l’en ne doit pas proisier - denersdeners] deners ses dans le ms. à - danrees autresi comme danrees à deniers. [165rA]

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- § {46.1.43} -
-

Ponponius dit : se je fis à Tyce une convenance et je en pris un - plege, et je fis aprés convenance à un autre de cele meisme chose et - je en pris un autre plege, il ne seront pas compoignon de la - plevine ; car il sont plege de diverses convenances.

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- § {46.1.45} -
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Scevola dit : uns hons fu pleges por un autre qui avoit deus - chans venduz ; et por ce que li uns en fu chalongiez, li - acheterres tret le plege en cause et fut condempnz en une certaine - quantité. L’en demande se il puet pledier à l’oir au vendeor devant - que il soit contrainz de fere la chose juigee. Et la response est - que il en puet bien pledier ; car il apartient por droite cause - à l’ofice au juige que li pleges soit deffenduz ou que il soit - delivrez.

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- § {46.1.47} -
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Paulus dit : se li deteurs a deservi à estre envoiez en essil, - plege ne puet pas estre pris por lui, ce dit Julians, autresi se li - obligemanz fut failliz contre lui. ¶ {1} Se li filz qui est en bail - prant eissi plege por cause de son chetel : « tu pleviz - toz les deners que je prestai à cestui », et il les preste - aprés ce que il est hors do bail, li plege n’est pas obligiez à son - pere, mes il est obligiez au fil por humanité.

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- § {46.1.50} -
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Cil moismes dit : se uns creanciers est hoirs à son deteur d’une - partie de son heritage et cil qui est sis plege est oirs de l’autre - partie, li obligemanz de la plevine faut por tel partie comme li - creanciers a de l’eritage, et li obligemanz est saus por l’autre - partie. Mes ce n’est pas par la reson de la plevine mes de - l’eritage, car li greigneurs obligemanz est ‹...› le meneur.

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- § {46.1.54} -
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Paulus dit : se li creanciers qui avoit pris plege por ce que il - avoit presté est deceuz à prendre gage, il puet pledier par aucion - de gage. Et en cele aucion vendra tot ce qui apartient au creancier, - mes il n’en porra pas chargier le plege ; car il n’est pas - obligiez por le gage mes por les deners qui sont presté.

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- § {46.1.55} -
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Cil moismes dit : se je faz tel convenant à Sey : « tu - me promez à rendre toz les deners que je prestai à Tyce quant que ce - soit », et je en praing pleges, et je preste aprés à Tyce - deners par pluseurs foiz, Sey est obligiez por quant que je li - preste, et li pleges autresi ; et ce qui puet estre eu de ses - biens doit valoir à toz ivelmant.

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- § {46.1.57} -
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Scevola dit : li plege ne puet estre trez en cause devant que li - deteurs doie.

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- § {46.1.58} -
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Paulus dit : se cil qui a baillié son champ a un coitiveor et en - a pris plege, il i a une conve[165rB]nance de pluseurs - penssions ; et por ce est il plege obligiez en totes les - penssions. ¶ {1} Quant li principaus deteurs aloigne l’obligemant - par son fet, li obligemenz au plege dure si comme se li deteurs - demore à rendre un serf et li sers muert.

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- § {46.1.60} -
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Scevola dit : quant li deteurs est delivrez de son creancier si - que la dete remaint en sa nature, li plege remaint obligiez ; - mes quant li obligemenz se remue par droiture de renovelement, li - plege doit estre delivrez ou par droit ou par excepcion.

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- § {46.1.61} -
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Paulus dit : se il fut mis en convenant si comme l’en propose - que li denier qui furent presté seroient rendu en Lonbardie, l’en - doit entendre que li plege se obliga à ce.

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- § {46.1.62} -
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Scevola dit : se li plege amoneste au creancier que il - contraigne le deteur d’aquiter soi, ou que il vende les gages, et li - creanciers ne le volt fere, l’en demande se li pleges le puet - deffendre do creancier par excepcion de tricherie. Et l’en respont - que nenil.

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- § {46.1.63} -
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Cil moismes dit : tex convenanz fu fez entre une creanciere et - son deteur, que se .c. solz que ele li prestoit ne li estoient rendu - la où ele les demanderoit premerement, il li liroit à vendre dedanz - certain tens les aornemenz que il li bailloit en garde. Et se il - estoient moins vendu que l’en ne li devoit do chetel et d’usures, il - li rendroitrendroit] rendroir dans le ms. - le seurplus ; et de ce li dona il plege. L’en demande se li - pleges puet estre obligiez por tote la dete. Et la response est que - selonc les choses qui sont proposees, li pleges n’est tenuz fors en - tant comme li gage seront vendu mains que la dete.

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- § {46.1.64} -
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Hermogenes dit : li plege qui offri à celui qui avoit mains de - .xxv. anz lés dont il estoit plege, et les seela et les mist en - garde en un commun leu por poor d’anterine restitucion, puet - maintenant pledier par aucion de commandemant contre celui qui li - mist en plege.

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- § {46.1.65} -
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Cil meismes dit : autresi comme li principaus deteurs n’est pas - obligiez se il ne promet par sa persone, n’est pas li plege obligiez - se il ne promet à paier ou à fere aucunne chose. Il ne doit prometre - que li principaus deteurs paiera ou fera aucunne chose, car l’en ne - doit pas fere promesse d’autrui fet.

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- § {46.1.66} -
-

Paulus dit : se autrui sers a esté plege por Tyce et il l’a - paié, Tyces est delivrez se li sires au serf velt pledier à Tyce por - aucion de commandemant ; car desque [165vA] il en plede à lui, - il otroie le paiement.

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- § {46.1.67} -
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Cil meismes dit : que tu as usé de l’excepcion que te devoit - valoir et tu as esté condempnz par le tort au juige, cil por qui tu - estoies plege ne te rendra rien par aucion de commandemant ; - car il est melz que li torz qui t’a esté fez remaigne sus toi que - sus autre se tu donas en ta corpes cause d’estre condempnz à - tort.

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- § {46.1.72} -
-

Gaius dit : li plege qui est obligz soz ceste condicion : - « se ma nef ne revient d’Ase », est senblable à celui que - je ai pris en plege tant comme il vivra et je li quitai ainz que la - condicion avenist. Se il muert donc ainz que la condicion aveigne, - je puis maintenant demander au deteur ; car quant la condicion - avindra, ele ne porra pas fere l’obligemant en la persone à celui - qui i a esté morz ne confermer la quitance.

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- § {46.1.73} -
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Paulus dit : quant uns procurators pledoit por une chose, il - donna caucion que ses sires avoit la chose estable. Et quant il ot - esté vaincuz, ses sires vint aprés, si commoinça à pledier de cele - meisme chose ; et li deffenderres avoit la possession de la - chose, si ne la volt rendre, et por ce il fut condempnz à grant - chose ; li plege ne seront pas puis tenu à lui, car ce que il - paie por sa paine ne doit pas estre sus les pleges.

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- - - VI. De renovelemanz et destornemanz de detes [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 46, tit. 2 : de - Novationibus et delegationibus. - -
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- § {46.2.1} -
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Ulpians dit : renovelemanz est translacion ou remuemanz de la - premere dete en autre obligemant ou citeian ou naturel ; ce est - quant la premere cause est ostee et la novele est establie. - Renovelemanz est apelz de noveauté, c’est de novel obligemant. ¶ {1} - Il ne convient pas garder quex li premers obligemanz fu ou citeians - ou naturex ou par le prevost, ne se il est fez par chose ou par lés - ou par consentemant. Quelsque li premers obligemanz soit, donc il - puet estre renovelez par paroles por que cil qui vient enprés soit - tenables ou citeinemant ou naturelemant ; si comme se l’en - promet à l’orfelin aucune chose sanz l’autorité à celui qui l’a en - garde.

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- § {46.2.2} -
-

Cil moismes dit : totes choses puent venir en - renovelemant ; car toz marchiez qui est fez ou par paroles, ou - sanz paroles, puet estre renovelz et venir en obligemant de paroles. - Mes nos devons savoir que renovelemanz est fez quant nos fesons - aucunne chose par corage [165vB] de renoveler l’obligement ; et - se nos le fesons por ce, ce seront deus manieres d’obligemant.

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- § {46.2.3} -
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Ponponius dit : cil à qui il est deffendu que il ne toche ses - biens ne puet renoveler l’obligemant se il n’amende sa - condicion.

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- § {46.2.5} -
-

Ulpians dit : obligemanz qui est fez à terme puet bien estre - renovelez, neïs puis que li termes est venuz. Et il est certaine - chose que convenance puet estre si renovelee que termes i soit - mis ; et lors n’en puet l’en pas pledier maintenant mes quant - li termes sera venuz.

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-
- § {46.2.10} -
-

Paulus dit : cil à qui l’en puet paier par droit puet renoveler - l’obligemant, fors en cest cas, se je met en convenant cece] - que ce dans le ms., cf. lat. Cui recte - solvitur, is etiam novare potest, excepto eo, si mihi aut - Titio stipulatus sim que l’en me doit paier à - moi ou à Tyce ; car Tyces ne puet pas renoveler l’obligemant, - ja soit ce que l’en li puet bien paier.

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-
- § {46.2.11} -
-

Ulpianus dit : atorner est baillier à son creancier un autre - deteur ou leu de soi, ou à celui à qui li creanciers commadera. {1} - Atornemanz est fez ou par convenance ou par commencemant de - plet.

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-
-
- § {46.2.12} -
-

Paulus dit : se aucuns atorne à son creancier son deteur et li - deteurs le soffre, qui set bien que il se peust deffendre par - excepcion de tricherie, il resenble à celui qui done. Mes se li - deteurs promet au creancier par ignorance que il paiera sa dete, il - ne porra user de nule excepcion contre lui, car li creanciers ne - reçut que le suen. Mes cil qui li atorna est tenuz à lui et il li - puet demander que il la delivre de tel obligemant se il n’a paié, ou - que il rende ses deners se il la paie ; ou, se il a paié, il - porra pleder par aucion de commandemant.

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-
- § {46.2.13} -
-

Ulpians dit : se je ai atorné à mon creancier celui qui rien ne - me doit, comme se il me deust, excepcion ne li vaudra rien ; - mes il me porra demander arriere ce que il paiera por moi.

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-
- § {46.2.14} -
-

Cil moismes dit : totes les foiz que ce qui est deu porement est - promis soz condicion por cause de renoveler l’obligemant, li - renovelemanz n’est pas maintenant fez, mes quant la condicion sera - avenue. Et por ce, se uns sers est par aventure en l’obligemant et - il muert ainz que la condicion aveigne, il n’i a point de - renovelemant ; car la chose n’est mes au tens que la condicion - avient. Et por ce dit Marciaus que se l’en a demore à rendre le - serf, [166rA] et il est puis mis en l’obligemant qui est fez soz - condicion, la demore est purgee, et l’en ne doit fere nule mencion - el darrener obligemant. {1} Mes se une chose est deue à aucun soz - condicion, et il met en convenant por renoveler l’obligemant que ele - li soit deue puremant, li renovelemanz n’est pas maintenant fez, ja - soit ce que il senble que la pure convenance i face aucunne chose. - Mes li renovelemanz sera fez quant la condicion avindra ; car, - quant la condicion avendra, ele ostera la premere convenance et - s’atornara à la segonde. Et por ce, se cil qui promist est envoiez - en essil tant comme la condicion est en crole, Marciaus escrit que - se la condicion avient si n’i avra il point de renovelemant ; - car la persone qui fut obligee n’est pas quant la condicion - avient.

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-
- § {46.2.17} -
-

Ulpianus dit : cil qui ne puet parler puet atorner son deteur à - son creancier par letres ou par signes.

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- § {46.2.18} -
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Cil moismes dit : quant renovelemanz est lealmanz fez, li gage - sont delivré et les usures ne corant pas.

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- § {46.2.20} -
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Paulus dit : nos poonz renoveler obligemanz par nos, se nos - somes de notre droiture, ou par autres qui font convenance par - nostre volenté. {1} Orfelins ne puet renoveler obligemant sanz - l’autorité à celui qui l’a en garde ; mes cil qui l’a en garde - le puet fere se ce est li preuz à l’orfelin ; et cil qui est - procurators de toz les biens.

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- § {46.2.25} -
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Celsus dit : aucuns ne puet pas renoveler l’ancien obligemant - por ce que l’en li puet paier por droit. Quant l’en paie par droit - aucunne foiz à cez qui sont en nostre poesté ce que il ont presté, - mes uns d’aus ne puet par droit renoveler le premer obligemant.

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- § {46.2.27} -
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Papinianus dit : quant li venderres atorne l’acheteur à paier à - aucun ce que il li doit, et li acheterres promet issi : - « je pairai quanque je doi de cest marchié », ce est - renovelemanz de l’obligemant, et il ne doit paier usures ne à l’un - ne à l’autre.

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- § {46.2.30} -
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Cil meismes dit : se uns creanciers fet convenance à Senprone - por cause de renoveler l’obligemant que il li pait ce que uns autres - li devoit, en tel maniere que il se parte de tot do premer - obligemant, li darreniers detors ne puet pas obligier les gages au - premer se li premer ne s’i assant.

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- § {46.2.33} -
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Triphonius dit : se uns hons me voloit doner aucunne chose, et - je la tor[166rB]noi que il la paast à mon creancier et il la - promist, il n’avra pas excepcion contre lui que il ne soit - condempnez fors en tant comme il puet fere, autresi comme il la - peust avoir contre moi ; car tu li demandasses chose donnee et - li creanciers li demande sa dete.

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- -
- - - VII. De pleiges. - - -
- § 1. -

L'en dit ci que hons, quant il est plège à autres segont la costume, et - li termes est passez de la dete, et cil qui la dete est demende ses - gages, il la doit baillier, et la li doit fere baillier, et la li doit - fere valoir as nuiz : et puis les puet vendre en bone foi, par si - que li autres les ait dedanz les nuiz, s'il les puet renbre. Et s'il ne - li viaut baillier ses gages, cil cui la dete est puet prendre ses gages - sanz jotice ; et se cil li esqueut, il amendera à la jostice.

-
-
- § 2. -

L'en puet bien plévir par condicion et par convenances autres que la - costume ne done.

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- § 3. -

Uns hons dit issi : Gautier est mes plège por Robert de vingt livres - que Robert me devoit, do terme qui est passez ; ge demende ses - gages, il ne me les vot baillier ; ge les pris ; il les me - queneust : si requier que vos me façoiz ses gages - baillier, et amender la vilenie que il m'a fete. A ce Robert respont, et - dit que il ne fut onques ses plèges ; et cil l'offre à prover par - soi et par garanz, qui sont prez do motrer et de l'avérer, qui li virent - la plévine fere. Et cil fist encontre tel ni et tel deffensse comme il - doit. Et l'en respont qu'en tel chose a bataille selonc ces moz.

-

Or demende l'en se li plège est vaincuz, qui a nié que il n'iert pas - plège en juigement, se li detes est tenuz à lui sodre : Et l'en dit - que oïl ; car s'il n'en estoit tenuz, il seroit riches d'autrui - avoir. Mès la jotice doit punir le plège, segont ce que droit le done, - si que autre ne s'amorde pas à fere tel tricherie.

-
- -
- - - VIII. De paemenz et de delivrances [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 46, tit. 3 : de - Solutionibus et liberationibus. - -
-
- -
- § {46.3.1} -
-

Gaius dit : quant uns deteurs doit par plusors causes et il paie - une dete, il est en sa volenté de dire por quel cause il a paié, et - ce que il dit sera tenu ; car nos poons fere certain convenant - à celui à qui nos paions. Et se nos ne disons pas quant nos paions - por quel cause nos paions, il est en la volenté à celui qui reçoit - [166vA] por la quel dete il velt que ce soit, por que il acont en - chose que nos doions certainement et de coi nos ne pledons pas, et - ne mie en dete ou aucuns soit plege, ne en dete de coi li termes - n’est encore venuz ; car il senble droit que li creanciers face - la besoingne au deteur, autresi comme il feroit la soe. Il est donc - ostroié au creancier aconter ce que l’en li paie en quel dete que il - vodra, por quoi il face autresi comme il feroit de la soe chose, mes - il li doit conter desque l’en li paia.

-
-
-
- § {46.3.2} -
-

Florentins dit : car li creanciers puet refuser à recevoir les - deners se l’en li velt paier por autre chose que il ne velt ; - et li deteurs puet refuser à paier les se l’en li velt conter en - autre chose que il ne velt.

-
-
-
- § {46.3.3} -
-

Ulpianus dit : car se ce ne lor estoit ostroié, il avendroit que - il convendroit toz jorz otroier ce que mains lor vodroit. {1} Et se - li uns ou li autres ne dit pas en quel dete il velt conter ce qui - est paié, se les detes estoient deues au terme ou soz condicion, il - convient que ce qui est paié soit conté en la dete de quoi li termes - est passez ou la condicion acomplie.

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-
-
- § {46.3.4} -
-

Ponponius dit : il est melz que ce que j'ai paié me soit conté - en aquit de ce que je doi en mon non que de ce que je doi par - plevine, et en ce que je doi sus paine que en ce que je doi sanz - paine, et en ce donc je ai doné caucion que en ce que je doi sanz - caucion.

-
-
-
- § {46.3.5} -
-

Ulpians dit : es choses qui sont deues à paier maintenant est il - certaine chose que ce qui est paié sanz nule distinction soit conté - en la plus grief cause ; et se il n’en i a nule qui soit plus - grief que les autres, il soit conté en la plus vielle. La dete - senble plus dure qui est deue par caucion que cele qui est deue - porement. ¶ {1} Se aucuns a donné deus plege, il pot paier si que il - en delivre l’un.

-
-
-
- § {46.3.7} -
-

Ulpians dit : se aucunne chose est deue por vilaine cause, et - aucunne chose por cause qui n’est vilaine, ce qui est paié est conté - en ce qui est deu par vilaine cause. Et se aucunne chose est deue - por cause de chose juigie et aucunne chose por autre cause, je croi - que ce qui est paié doit estre conté en ce qui est deu par cause de - chose juigie ; et issi le prove Ponponius. Et se aucunne chose - est deue por cause ou paine est ajointe, ce qui est paié doit estre - conté en ce qui delivre de la paine.

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-
-
- § {46.3.10} -
-

Paulus dit : se je ai fet convenance que une chose soit paié à - moi [166vB] ou à Tyce, Tyces ne la puet demander ne quiter ne - renoveler – la convenance – ja soit ce que l’en li puet paier par - droit.

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-
-
- § {46.3.11} -
-

Ponponius dit : se je ai fet convenance que une chose soit paié - à moi ou à un orfelin, se cil qui la doit la paie à l’orfelin sanz - l’autorité à celui qui l’a en garde, il est delivrés envers moi.

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- § {46.3.13} -
-

Julians dit : li sires le doit otroier quant il le set - premerement.

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- § {46.3.24} -
-

Ponponius dit : quant uns plege plevist por deus por chascun .x. - livres, il est obligiez en .xx. livres ; et se il paie les .xx. - livres ensenble ou par chescun .x., il delivre l’un et l’autre - deteur. Mes se il n’en paie que .v., voions le quel il alige. Et - sanz dote il aliege celui por qui il dit que il paie ; et se il - vendoit rien, il convient regarder à la plus vielle dete. Autresi - est il se il a paié .xv. livres et il dit que les .x. sont por l’un - et les .v. por l’autre ; et se il n’en dit rien, les .x. seront - par la plus vielle dete et les .v. por l’autre.

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- § {46.3.25} -
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Ponponius dit : cil qui fut fez oirs d’une partie d’un heritage - paia .x. livres que li morz avoit promises ; il est quités de - tant comme il apartient à la partie que il a de l’eritage, mes il - demandera as autres tant comme il en afiert à leur parties. Mes se - une partie de l’eritage li eschiet ainz que il la demant, il sera - obligiez par cele partie. Et por ce croi je que excepcion de - tricherie li nuira se il demande arriere ce qui en afiert à cele - partie.

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- § {46.3.43} -
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Ulpians dit : en totes manieres de delivrances, tuit li - atachemant sont delivré, si comme li plege et li gage et les choses - obligees ; fors quant les choses au creanciers et celes au - plege sont assenblees ensenble, car por ce n’est pas li deteurs - delivrez.

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- § {46.3.44} -
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Marcians dit : il avient aucunne foiz quant l’en paie deners que - dui obligemant sont osté en une ovre par un meisme paiemant ; - si comme quant aucuns a vendu à son creancier son gage por sa dete, - se il li paie puis ce que il li doit, il oste l’obligemant de la - vente et celui de la dete. Et se uns orfelins a enprunté deners sanz - l’autorité à celui qui l’avoit en garde, et li creanciers li lesse - un lés en son testamant soz tel condicion « se il rent les - deners que il li presta », il senble que il li presta par .ii. - causes : por aquiter soi de sa dete, si que il soient conté à - l’oir que il ne puisse user us de la loi que retaille les lés, et - por acomplir la condicion que li lés soit renduz. Et se li usaires - des [167rA] deners est lessiez à aucun, il avient que quant li oirs - li baille il s’aquite de ce qui li fut commandé ou testamant et - oblige celui à qui il les baillé à rendre les quant li usaires - faudra. Autresi est il se il est commandé à l’oir que il vende - aucunne chose ou la baut à loage ; car quant il le fet, il - s’aquite do testamant et oblige à lui celui à qui il vent la chose - ou baille à loage.

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- § {46.3.52} -
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Ulpians dit : satisfacion est contee por paiement.

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- § {46.3.53} -
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Gaius dit : il loist à chescun à paier por aucun sanz son seu ou - malgré suen ; car il est establi au droit citeian que la - condicion à chescun puet estre amendee sanz son seu ou malgré - suen.

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- § {46.3.54} -
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Paulus dit : la parole do paiement apartient à tote delivrance - comment que ele soit fete, et ele est plus raportee à la sustance de - l’obligemant que à la paie des deners.

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- § {46.3.70} -
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Marcians dit : ce qui est promis à terme puet maintenant estre - paié ; car l’en entant que toz li tens qui est jusque au terme - est donz au deteur por aquiter soi.

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- § {46.3.75} -
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Modestins dit : autresi comme quitance destroit totes les - auctions qui apartenoient devant, fet li assenblemanz des - biens ; car se li deteurs est oirs au creancier, ce que li bien - sont melé tot totes les aucions.

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- § {46.3.76} -
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Cil moismes dit : se cil qui a eu un orfelin en garde li a rendu - quanque il li devoit por cause de la garde, et li orfelins donne à - aucun aprés un po de tens les auctions que il a contre celui qui - eissi s’est aquitez, cist dons est nus, car les aucions sont nules. - Mes se ce fut fet ainz que il paiast, ou puis que il ot promis que - il dorroit ses auctions, et cil paia dedanz ce, et aprés li orfelins - donna les auctions, eles sont totes sauves à celui à qui il les - avoit donees ; car senble melz el darrener cas que li pris des - auctions qui sunt donnees ait esté paiez, que il ne fet que les - auctions qui apartenoient avant soient destroites.

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- § {46.3.80} -
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Ponponius dit : selonc ce que chescuns marchiez est doit estre - paiez ; si comme se nos avons fet marchié d’aucunne chose, ele - doit estre paie. Et quant nos fesons aucunne convenance par paroles, - li obligemanz doit estre depeciez ou par chose ou par paroles ; - par paroles si comme par quittance ; par chose si comme quant - chescuns paie ce que il promist. Et quant achaz ou vente ou aloemanz - est fez por ce que puet estre fet par un consentement, il puet estre - depecié par un consentement.

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- § {46.3.94} -
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Papinians dit : se cil [167rB] à qui ses deteurs paie autrui - deners a les deniers toz sans, et il demande ce que l’en li doit, et - ne rant pas ce que il a receu, il sera mis arriere par - excepcionpar excepcion] par excepcion par - excepcion dans le ms. de tricherie. ¶ {1} Se - je preste ou paie deners qui sunt comun à mo‹i› et à autre, auction - ou delivrance n’est maintenant par ma partie, comment que la - compoignie soit ou chascun des deners ou en tote la somme. ¶ {2} Et - se plege paie autrui deners por cause de plevine, se il sont - despendu il puet pledier par auction de commandemant à celui por qui - il estoi plege. Et por ce, se il paie les deniers que il avoit - toluz, il pledera par auction de commandemant quant il en avra - satisfacion fet à celui à qui il les avoit toluz. ¶ {3} Favians - mande saluz à Pampanian. Quant Tyces devoit à Sey une quantité - certaine por cause de lés, et il li devoit autretant por autre cause - que il ne poest demander, li sers Tyce qui s’entremetoit de ses - besoignes paia à Sey sanz son seignor une some qui bien peust - soffire à la quantité d’une des detes, et li dit que il li paioit en - aquit de tot ce que ses sires li devoit. Je demant por quel cause il - senble que ce qui est paié soit receu. Et la responsse est que se - Sey eust dit à Tyce que il li paiast en aquit de sa dete, l’en - entendist par non de la dete le lés, et ne mie les deners qui ne - poient estre demandé ; mes puis que il eust paié icele dete, il - ne la peust pas demander arriere. Mes quant li sers Tyce fu establiz - à procurer ses choses, il ne senbla pas que il li commandast à paier - ses deners qui ne devoient pas estre paiez et de coi il se poest - defendre par excepcion ; ne plus que li sers puet paier les - deners de son chetel por cause de plevine où il n’entra pas por - chose qui apartenist à son chastel.

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- § {46.3.97} -
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Cil moismes dit : quant uns hons doit por plusors causes et il - paie deners, si que il ne dit pas por la quel cause ce est, l’en les - contera premerement en cez qui sont deu soz male renomee, et puis en - cez qui sont deu soz paine, et puis en cez qui sont deu seur gage. - Et si les doit l’en premerement conter en cez que il doit conter por - lui que por autre, et li ancian juigerent ce por ce que il senble - que sages deteurs le feroit issi. Et s’il n’i a nules de cez choses, - la plus vielle dete sera avant paie. Se li deteurs paie plus deners - [167vA] que une des detes ne monte, la plus vielle dete sera quite - et ce qui remaindra de la paie sera conté en aquit de l’autre - enprés.

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- § {46.3.99} -
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Paulus dit : li creanciers ne doit pas estre contrainz de - prendre danrees por deners, se il i puet avoir domage.

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- § {46.3.103} -
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Mecians dit : se cil qui doit deners por plusoz causes paie - deners sanz dire por la quel il a paié, Julians dit que l’en doit - croire que il paie por cele de quoi il poit estre contrainz el tens - que il paia.

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- § {46.3.105} -
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Paulus dit : ce que nos disons de l’oir, qui doit rendre au - plege au mort ce que il li a paié, ainz que il ait receu l’eritage, - doit estre entendu o aucun atenprement de tens ; car il ne doit - pas recevoir l’eritage si comme il vient d’anterrer le cors.

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- § {46.3.106} -
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Gaius dit : autre chose est que l’en puisse paier à Tyce par la - droiture de la convenance, et autre chose que je l’otroi - après ; car quant l’en li puet paier par la droiture de la - convenance, je ne puis pas deffendre que l’en ne li paiet. Mes se je - otroi puis que la convenance fut fete que l’en li paiast, l’en ne li - paiera pas par droit. Se je deffant ainz que l’en li pait, que l’en - ne li pait pas.

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- § {46.3.107} -
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Ponponius dit : obligemenz de paroles est depeciez ou - naturelment ou citeinement. Naturelment si comme quant l’en paie la - chose qui fut promisse, ou quant ele lesse à estre sanz les corpes à - celui qui les promist ; citaienement si comme li uns clame - l’autre quite, ou les choses à l’un et à l’autre vienent en une - meisme persone.

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- - - IX. De quitances [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 46, tit. 4 : de - Acceptilatione. - -
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- § {46.4.1} -
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Modestins dit : quitance est delivrance par coi li uns et - l’autres de cez qui sont obligié ensenble est assos de tot - l’obligement.

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- § {46.4.2} -
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Ulpians dit : il nos plest que orfelins puisse estre delivrez - par quitance sanz l’autorité à son deffendeor.

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- § {46.4.3} -
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Paulus dit : nus ne puet quiter ne estre quitez par procurator - sanz commandemant.

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- § {46.4.4} -
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Ponponius dit : quitance ne puet estre fete soz ‹condicion›.

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- § {46.4.5} -
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Ulpians dit : quitance qui est fete à terme n’est de nule - valeur ; car quitance selt delivrer autresi comme paiemenz.

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- § {46.4.7} -
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Cil moismes dit : quitance puet estre fete se li uns demande - issi : « me quites tu de ceste convenance ? », et li - autres respont : « oïl ».

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- § {46.4.8} -
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Cil moismes dit : l’en demande se cil a point de force de - con[167vB]venant en quitance qui rien ne vaut ? Et sanz dote se il - n’i a consentement, il n’i a point de force de convenant. Aucuns - demande donc se il puet estre que il n’i ait consentement ? Et je ne - voi pas por quoi il ne puisse estre ; car se cil qui fesoit la - quitance savoit bien que ele ne valoit rien, tuit sievet que il n’i - a point de force de convenant desque il ne se consenti au convenant - fere. ¶ {1} Autressi comme li sers communs puet aquerre convenance à - un de ses seigneurs, li puet il aquerre quitance et delivrer del - tot ; et Octavenus le cuide eissi. {2} Li sers communs puet - aquerre quitance à un de ses seigneurs malgré à l’autre ; et - issi plet il à Labeo. Aprés escrit Labeo que se li sers qui a deus - seignors a tant fet que li uns a promis une chose à l’autre, il - priet l’autre que il le quit, et il le puet delivrer par quitance - autresi comme il l’avoit obligié. Et issi sera li obligemenz aquis - et ostez par un meisme serf. ¶ {3} L’en ne puet quiter par paroles - fors obligemant qui est fez par paroles, car ce qui n’est pas fet - par paroles ne puet pas estre depeciez par paroles. ¶ {4} Se li filz - qui est en baill promet aucunne chose, il n’oblige pas son pere mes - soi meismes ; et por ce puet li filz demander delivrance por - quiter soi, car il est obligiez. Et se li peres demande quitance, il - ne fet rien, car il n’est pas obligiez mes ses filz. Ce moisme doit - l’en dire do serf, car il puet estre delivrez par quitance. Et li - obligemanz de coi li sires estoit obligiez par lui sont osté ; - et nos usons de cest droit, quar quitance soit do droit as genz. Et - por ce croi ge que quitance puet estre fete en grec, por coi por qui - ele soit fete en autretel forme comme ele estoit fete en latin.

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- § {46.4.9} -
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Paulus dit : quitance puet estre fete d’une partie de ce qui a - convenencié, non pas tant solement se l’en dit eissi : - « quites me tu les .v. des .x. deners que je te promis - ? », mes se l’en dit eissi : « quites me tu la moitié - de ce que je te promis ? », et li autres respont : - « oïl ».

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- § {46.4.10} -
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Ponponius dit : mes se denier n’ont pas esté mis en la - convenance, mes uns certains cors, si comme un serf, quitance ne - puet estre fete d’une partie. ¶ Quitance puet estre fet à un des - oirs.

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- § {46.4.11} -
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Paulus dit : une maniere d’aquerre est delivrer son seignor - d’obligemant ; et por ce, se li sers de coi avo‹n›s a l’usaire - [168rA] puet delivrer celui qui en a l’usaire por porchacier la - quittance, car il senble que il aquiert de ses choses meisme. - Autresi dirons nos do serf en coi nos n’avons que l’usage set en - celui qui nos sert en bone foi et as autres qui sont sozmis à nostre - droiture. Et se je quit à un serf ce que je li promis, je n’avrai - nule auction contre son seignor, ne de son chetel ne de ce qui est - mis en son preu. ¶ {2} Se li sers d’un heritage demande ainz que - l’eritages soit receuz quitance de ce que li morz me promist, et je - li octroi, je croi que li heritages est delivrés par ce. {3} Et se - ses sires estoit en chetivoison, l’en doit dire que la quitance sera - confermee quant il sera revenuz ; car sers puet bien fere - convenance el non à son seignor qui est en chetivoison.

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- § {46.4.12} -
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Ponponius dit : ce qui est deu à terme ou soz condicion puet - estre osté par quitance se la condicion avient ou li termes - vient.

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- § {46.4.13} -
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Ulpians dit : la convenance de servises qui a esté fete par le - seremant à celui qui a esté franchiz puet estre ostee par quitance. - ¶ {1} Se ce qui a esté convenencié ne puet estre parti, la quitance - qui est fete d’une partie n’est de nule valeur, si comme se il a - esté mis en convenant que uns chans doie servise. ¶ Se usaires est - mis en convenance, si comme li usaires d’un champ, quitance en puet - estre fete d’une partie si que cil qui l’avoit de tot le champ ne - l’ait que d’une partie. ¶ Se voie est promise à aucun parmi un champ - et il cuide que il n’i ait mie voie ne charriere, ceste quitance - n’est de nule valeur. Autresi doit l’en dire se la charriere est - quitee, mes se li santier et les charrieres sunt quités, l’en doit - dire que cil qui promist la voie est delivrés. ¶ {2} Il est aperte - chose et certaine que se cil à qui uns chans a esté promis en quite - l’usaire ou la voie, la quitance ne vaut rien ; car cil qui - quite doit quiter ce qui li a esté promis ou tot ou en partie. Mes - cez choses ne sont par parties del champ, ne plus que se une meson a - esté promise à aucun et il en quite les pierres ou les fenestres ou - les chevrons. ¶ {3} Se usaires a esté promis à aucun, et il en quite - l’usage, si li usages puet estre establiz sanz le fruit, la quitance - vaut. ¶ {4} Se cil à qui uns sers a esté promis quite Stic, Julians - dit que la quitance vaut, et que ele oste tot l’obligemant. Se cil - qui a promis puet paier une chose à celui à qui il a promis, et cil - ne puet refuser que il ne [168rB] la preigne se il la quite, il - donne delivrance. ¶ {5} Il est certaine chose que cil à qui uns - chans a esté promis ne puet pas quiter la cause de tricherie qui fu - mise en la convenance ; car ce n’est pas partie de la dete, - ainz est autre chose que ce qui est deu. ¶ {6} Se cil à qui l’en - promist un serf ou .x. solz soz condicion quite le serf, et li sers - muert ainz que la condicion aviegne, li .x. solz remaindront en - l’obligemant, autresi comme se la quitance n’eust onques esté fete. - ¶ {7} Se quitance est fete ou plege quant li deteurs est obligiez - par chose et ne mie par paroles, l’en demande se li deteurs est - delivrés. Et nos usons de cest droit ; que ja sé ce que li - deteurs n’est pas obligiez à paroles, neporquant il soit delivrés - par la quitance qui est fete au plege. ¶ {8} Se quitance est fete au - ploige de lés qui sont lessiez soz condicion, li lés seront aprés - deu se la condicion avient. ¶ {9} Se pleige fut pris en ceste - maniere : « tu es ploing de quancque je pretoi à Tyce », - et li creanciers li quite la plevine ainz que il prest rien à Tyce, - Tyces n’est pas obligiez ; mes quanque la prant, sera obligiez - à lui ; car se nos disons que li pleges ne puet estre delivrez - devant que une chose fu prestee au deteur por ce que il n’estoit - obligiez à rien, neporquant li deteurs ne puet pas estre delivrez - par quitance qui fu fete ainz que il fust obligiez. ¶ {10} Li - deffenderres à l’orfelin et li procureors au forsené ne puent pas - quiter lor detes, ne procurators ne puet fere quitance, mes tuit cil - qui puent renoveler obligement. Et en tele maniere puet il quiter, - et autresi ne luer puet l’en fere quitance, mes il puet estre - delivré par renoveler obligement, que nos solons user de cest remede - au la persone à cex qui ne sont pas presant ; car nos feson por - renoveler l’obligemant que uns autres nos promet à rendre ce que cil - nos doit qui n’est pas presanz, et issi le quiton nos. Et cil qui - est hors do païs est issi presanz par le renovelement et est - delivrez par quitance. ¶ {11} Tuit oir puent quiter et estre quité. - {12} Se une meisme chose à esté promise à plusors ensenble et li uns - la quite, cil qui la promist est toz delivrés.

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- § {46.4.14} -
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Paulus dit : se la quitance ne s’acorde [168vA] à l’obligemant, - et se ce n’est voirs qui est dit à fere la quittance, ele n’est pas - perfete ; car il convient que les paroles s’acordent - ensenble.

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- § {46.4.15} -
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Ponponius dit : se cil qui promist Stic demande issi : - « je te promis Stic, me quites tu Stic et Panfile ? », et - cil respont : « oïl » ; je croi que la quitance - vaut, et mancion est por noiant fete por Panfile. Autresi comme cil - qui promist .x. solz demande issi : « je te promis .x. - solz, me quites tu .xx. solz ? », et cil respont : - « oïl », il sera delivréz de .x. solz.

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- § {46.4.16} -
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Ulpians dit : se plusor sont obligié à une moisme chose et - quitance est fete à l’un, il seus n’est pas delivrez, mes tuit cil - qui estoient obligié à lui ; ce n’est pas par la reson de la - quitance, mes por ce que il senble que il aist paié. ¶ {1} Se plege - est pris de la chose juigie et quitance li est fete, cil qui fut - condempnez est delivrés.

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- § {46.4.17} -
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Julians dit : se cil à qui .x. solz ou uns sers furent promis - quite les .v. solz, il oste une partie de la convenance et puet - demander les autres .v. solz, ou la moitié do serf.

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- § {46.4.18} -
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Florentins dit : quitance et delivrance puet estre fete d’un - marchié ou de plusors qui sont certain ou qui ne sont pas certain et - de totes causes. {1} Gaius Aquillius mostre issi la convenance de - quoi quitance doit estre fete : ¶ « tu me promz quant que - il convient que tu me faces ou donges par aucunne cause, ou - orendroit ou à terme, de quoi je puis avoir aucion contre toi et que - je te puis demander, et quant que tu as do mien et que tu en porsiz, - et tant comme ces choses valent », et cil doivent - respondre : « je le te promet ». Et la quitance doit - estre fete en cest maniere : « quites me tu tos les choses - que je t’oi promises ? », et cil doit respondre : - « je les te quist ».

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- § {46.4.19} -
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Julians dit : se quitance est fete à celui qui est obligiez par - chose et ne mie par paroles, il ne sera pas delivrés, mes il se - porra deffendre par excepcion de tricherie ou de convenant. ¶ {1} Il - a tel difference entre quitance et letres de poiemant : que cil - à qui quitance est fete est delivrés, ja sé ce que il n’ait pas paié - les deners, mes cil qui a letres de poiement n’est pas delivres se - il n’a poié les deners.

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- § {46.4.20} -
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Cil moismes dit : se la cause de chose juigee est quitee, tote - la convenance faut, si comme Marciaus dit, car ele i est mise que la - [168vB] chose puisse estre juigee.

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- § {46.4.21} -
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Renulcius dit : se uns m’a esté lessiez soz condicion, et je faz - convenance por cause de renoveler obligemant que il me soit donnz, - et je le quit enprés ce, avant ce que la condicion avigne, Nerva dit - que se la condicion avient, aucion ne m’apartient pas ; par le - testamant, por ce que li obligemanz est renovelz ; par la - convenance, por ce que quitance en a esté fete.

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- § {46.4.22} -
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Gaius dit : sers ne puet pas fere quitance neïs par le - commandemant son seignor.

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- § {46.4.23} -
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Labeo dit : se je t’ai quité, por ce ne sui je pas quités à toi. - Et Paulus dit : mes por ce que loages et achaz et vantes sont - fez par assentemant, ja soit ce que nule chose n’est encore baillie, - l’une et l’autre partie puet estre quitee de tot obligemant. Ja soit - ce que l’une sole partie face la quitance.

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- - - X. De convenance qui est fete par le prevost [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 46, tit. 5 : de - Stipulationibus prœtoriis. - -
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- § {46.5.1} -
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Ulpianus dit : il senble que trois especiaus manieres sont de - convenances qui sont fetes par le prevost : les unes sunt fetes - en juigement, les autres par caucion, les autres sont communes. {1} - CelesCeles] A celes dans le ms., cf. lat. - Iudiciales eas dicimus qui sont fetes en - juigement, qui sont fetes d’avoir estable ce qui sera juigié, si - comme de poier ce qui sera juigié et denoncement de novele ovre. ¶ - {2} Celes qui sont fetes par caucion sont celes qui ont maniere de - auction, neïs de renovelement en est fez ; si comme de lés et - de garde, et d’avoir la chose estable, et que domages ne sera pas - fez. ¶ {3} Les communes sont celes qui sont fetes de estre au - juigement. {4} Et l’en doit savoir que totes convenances contienent - caucion par leur nature, car les convenances sont fetes por aseurer - cex à qui eles sont fetes. ¶ {5} De cez convenances qui sont fetes - par le prevost, et les unes qui sont fetes par caucion et les autres - par une promesse. Mes il en i a por qui soient fetes par une - promesse ; et quant eles seront nonbrees, l’en savra - apertenement que les autres ne sont pas par promesse, mes par - caucion. {6} La convenance de denoncement de novele ovre est aucunne - foiz fete par caucion et aucunne foiz par une promesse. Et il - convient voir comment caucion en est donnee ; car il convient - doner caucion de l’ovre qui est fete en privé leu et fere une - promesse de cele qui est fete en commun leu. Et cil qui commencent - en lor non ne font fors prometre, et cil qui commencent por autres - doivent [139rA] donner caucion. ¶ {7} L’en promest aucunne foiz que - domages ne sera pas fez, et aucunne foiz en done l’en caucion. Car - quant aucunne chose de quoi domages puet venir est fete en commun - flueve, l’en en donne caucion ; et quant ele est fete en - mesons, l’en n’en fet fors prometre. {8} Convence qui est fete de - randre une chose à dobles n’est fors une promesse. {9} Se il n’est - mis au convenant que caucion ne soit donnee, et s’il i a aucun - contredit, si comme l’en dit que l’en demande par malice que tel - convenance soit fete, li prevoz doit conoistre de la chose à une - sonme et commander que caucion soit donnee ou deffendre le. {10} Et - se il i convient à joindre ou amenuissier ou müer, aucunne chose de - la convenance est par la juridicion au prevost.

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- § {46.5.2} -
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Paulus dit : les convenances qui sont fetes par le prevost - contienent ou restitucion de chose ou quantité qui n’est pas - certaine. {1} Si comme la convenance de denoncement de novele ovre, - en coi il est contenu que ele soit restablie ; et por ce, se li - deffenderres et li demanderres muert et il lesse plusors oirs, et li - uns voint ou est vencuz, tote l’ovre devra estre restablie ; et - tant comme il faut aucunne chose, ne puet l’en pas dire que l’ovre - soit restablie. ¶ {2} La convenance de poier ce qui sera juigié, et - celes qui li sires avra establi ce que li procurators fera, et cele - que domages ne sera pas fez, et celes qui sont senblables à cestes, - contienent quantité qui n’est pas certaine. Et de celes dit l’en que - eles doivent estre departies à persones aus hoirs, ja sé ce que l’en - puet dire que la persone as hoirs à celui qui fet la convenance ne - puet pas müer la condicion à aucun par convenance qui descende do - mort. Et encontre ce, il est fet par bone reson que se uns des hoirs - à celui à qui la promesse fut fete voint, la convenance a - lieua lieu] a lun dans le ms., cf. lat. - At in contrarium summa ratione fit, ut uno ex - heredibus stipulatoris vincente in partem eius committatur - stipulatio: hoc enim facere verba stipulationis “quanti ea - res est" por sa partie por tant comme la chose - vaut. {3} Mes se li uns des hoirs à celui qui promist porsiet tote - la chose, Julians escrit que il doit estre condempnz por tot ; - et se cil qui porsiet muert puis que li plez est entammz, uns de ses - oirs ne doit pas estre condampnz am plus que li autre, ja soit ce - que il porsit tot le champ.

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- § {46.5.3} -
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Ulpians dit : l’en donne caucion [169rB] generaument en totes - les convenances qui sont fetes par le prevost et as - procurations.

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- § {46.5.4} -
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Paulus dit : les convenances qui sont fetes par le prevost sont - sovent demandees quant caucion lesse à estre fete sanz la colpe à - celui qui promet.

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- § {46.5.5} -
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Cil moismes dit : ce doit estre gardé en totes les convenances - qui sont fetes par le prevost, que se mis procurators fet convenance - en mon non, aucion li apartiegne quant la cause sera corrue. Autresi - est il que se uns marcheanz commence à estre en tele cause que il - baille à autres ses marcheadises et en retient la seignorie.

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- § {46.5.6} -
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Cil moismes dit : en totes les convenances en coi une chose est - promise à fere et poine i est mise, se ele n’est fete est la caucion - donnee par non de la poine.

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- § {46.5.7} -
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Ulpians dit : il convient as caucions qui sont fetes par le - prevost que plege soient donz, ne nus ne s’en puet aquiter par - baillier gages ne deners, ne or ne argant.

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- § {46.5.8} -
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Papinians dit : Paulus dit que quant cil qui est fez hoirs soz - condicion a receu la possession des biens, il est contrainz de doner - à celui qui est establiz à estre hoirs aprés lui caucion à plus lonc - terme que la condicion n’est. Car li prevoz ne velt que ses - benefices tort à nuli à decevance ; et l’en puet bien voir que - cil qui prant avant, demande à tort caucion. ¶ {1} Quant uns lés est - lessiez à Tyce et amené soz contraires condicions, l’en doit donner - caucion à l’un et l’autre quant li uns et li autres a esperance - d’avoir le lés par la volenté au mort.

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- § {46.5.9} -
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Renulcius dit : se doteuse parole avient as convenances qui sont - fetes par le prevost, l’excepcion sera au prevost, car l’en doit - garder à sa pensee.

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- § {46.5.10} -
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Ulpians dit : Valerians escrit que se li prevoz qui commanda - premerement que caucions fust donnee jusques à trois anz commanda - aprés que ele fut donnee à plus lonc tens, por ce que il vost que - l’an usast la premere convenance, il senble que il aperne à cez qui - estoient obligiez par l’excepcion de la premere convenance.

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- § {46.5.11} -
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Renulcius dit : la convenance d’une moisme maniere, où l’en - promet arrendre tant comme la chose vaut, il est miauz que l’en - compraingne certainne somme ; car sovant avient que il est - grief chose de prover la valor des choses, si que ele est ramenee à - petite somme.

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- - - XI. Ci commoince li livres de Digeste nove. [169vA] Cis titres - est de punirpunir] puniz dans le ms. mesfez [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 1 : de - Privatis delictis. - -
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- § {47.1.1} -
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Ulpians dit : li establissemanz de la loi que Julians dit est - que li oirs ne sont pas tenu par les aucions de coi poines corperes - viennent. Et por ce ne puet il estre trez en cause por le larrecin - lor ancessors. Mes ja soit ce que il ne soient pas tenu par aucion - de larrecin, neporquant il convient que il soient tenu de fere venir - la chose avant, ele porra estre chalongie contre els ; et chose - qui a esté poié qui n’estoit pas deue leur puet estre demandee. ¶ - {1} Il est certaine chose que oirs puet pledier par aucion de - larrecin ; car l’excepcion d’aucuns mesfz est donnee as oirs. - Oirs puet bien pledier par la loi qui fet restorer les domages et - par aucion de torz fez. ¶ {2} Il nos plest que la poine anseigne le - maufetor, non pas tant solement en larrecins, mes an totes les - autres auccions qui nessent des mesfez de quelque maniere qui eles - soient.

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- § {47.1.2} -
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Cil moismes dit : il n’avient nule foiz que plusors mesfez qui - sont assenblé ensenble facent que quitance de l’un soit - donnee ; car la poine dou mesfet n’est pas amenuisie por un - autre mesfet. {1} Cil qui a donc enblié un serf ou l’a ocis est - tenuz par aucion de larrecin por ce que il a emblé, et par la loi - qui fet restorer les domages por ce que il l’a ocis ; et l’une - de cez aucions ne destraint pas l’autre. {2} Autresi doit l’en dire - se il le tolit par force et l’ocist ; car il est tenuz par - l’entredit des biens raviz par force et par la loi qui fet restorer - les domages. {4} Et se i l’a enblé ou batu, il est tenuz par .ii. - auctions, ce est de larrecin et de tort fet ; et se il l’ocist, - il est tenuz par la tierce. {3} L’en demande donc, se il a esté - demandé arrieres por ce que il avoit esté anblez, se il remeint por - ce que l’en ne puis[169vB]se pledier par la loi qui fet restorer les - dommages. Et Ponponius dit que l’en en puet bien pledier. Car l’an - prise autre loi qui fet restorer les dommages que quant l’en demande - arrieres par cause de larrecin ; car ele est presiee en la loi - qui fet restorer les domages à tant comme ele vaut plus en cel an. - Mes quant l’en a prisié en cause de larrecin, l’en ne garde pas à la - valor dou tens passé. Mes se cil qui ce a fet est sers, il soffre - poine por la quel cause que ce soit, l’autre aucion n’est pas - perrie. ¶ {5} Se aucuns enble aucun serf et il le bat, il sera tenuz - par aucion de serf corrumpu et de larrecin. ¶ {6} Et se aucuns a - navré le serf que il avoit enblié, les deus aucions li avront leu, - ce est cele de larrecin et cele de la loi qui fet restorer les - domages.

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- § {47.1.3} -
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Cil moismes dit : se aucuns viust porsuire les aucions qui - nessent des mesfez, se il en vieust pledier par deners il les - convindra revenir au droit ordinaire, ne il ne sera pas contrainz de - fere suscepcion au terme ; mes se il en vieust pledier por - poine, il convient que il face subscrition.

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- - - XII. ‹De larrecins› -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 2 : de - Furtis. - -
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- § {47.2.1} -
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Paulus dit : Labeo dit que larrecin est apelez de nerté, por ce - que il est fez en repost et en ocurté et plus par nuit que por - jor ; ou de tolir, selunc les paroles dou latin. {1} Sole - pensee de fere larrecin ne fet pas larron. {2} Et cil qui a pris une - chose à garder, et la nie, ne est pas tenuz mointenant par aucion de - larrecin, se il ne l’é fet par achoison de tolir les. ¶ {3} - Larrecins est atochemanz d’autrui chose par barat por avoir la de - gaing.

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- § {47.2.2} -
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Paulus dit : deus manieres de larrecin sont : cil qui est - aperz et cil qui n’est pas aperz.

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- § {47.2.3} -
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Ulpians dit : cil est lerres aperz qui est pris o tot le - larrecin ; {1} et il ne puet chaloir qui le praingne ou cil qui - la chose fu ou un autre. ¶ {2} Mes l’en demande se il est aperz - lierres lors sanz plus que il est pris fesant le larrecin ou aprés. - Et Julians dit que, ja soit ce que il n’est pas pris an fesant le - larrecin, por ce ne remoint pas que il ne soit aperz lierres se il - est pris à tot la chose que il avoit enblee, ainz que il l’ait - portee la où il l’avoit pansee à porter la.

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- § {47.2.4} -
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Paulus dit : l’an doit entendre « la où [170rA] il avoit - pansé à porter la » ce est la où il avoit pansé à gesir cele - nuit o tot.

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- § {47.2.5} -
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Ulpians dit : se il est don‹c› pris au leu commun ou privé ainz - que il ait porté la chose la où il avoit en pensé, l’an doit dire - que li larrecins est aperz se il est pris ou la chose que il avoit - enblee, et issi escrit Cassius. {1} Mes s’il la porta lala] - lo dans le ms. où il avoit en pensé, et - il est pris o tot, il n’est pas aperz lierres.

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- § {47.2.6} -
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Paulus dit : je soit ce que larrecins est sovant fez par - atochier, neporquant il an garde selonc le commoincement se il est - aperz lierres ou non.

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- § {47.2.7} -
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Ulpianus dit : se aucuns a fet un larrecin tant comme il estoit - sers et il est pris puis que il est franchiz, voions se il est aperz - lerres. Et Ponponius dit que il puet estre trez en cause d’apert - larrecin, car la nessance de larrecin qui fu fez ou servage ne fu - pas aperte. {1} Iqui escrit Ponponius que par la prise est li lerres - aperz. ¶ Se je t’ambloi les choses de ta meson et tu te reponsis que - je ne t’oceisse, ja sé ce que tu veoies fere larrecin, neporquant il - ne est pas aperz. {2} Mes Celsus ajoint à la prise, que tu le veoies - enblant et tu le sivis par prandre, et il geta ce que il avoit anblé - et s’en foi, il est aperz lerres. {3} Et il en dit un pou de - difference se cil à qui il avoit fet le larrecin, ouou] - en dans le ms. un de ses voisins, ou uns - trespassanz, le prist.

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- § {47.2.8} -
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Gaius dit : par le larrecin qui est aperz voit l’en le quel - n’est pas aperz.

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- § {47.2.9} -
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Ponponius dit : se aucuns a aucion de larrecin, por ce se li - lerres a tochié sovant la chose que il a enblee, ne croit pas - l’aucion ; ne por ce, se la chose croit puis que ele est - anblee. {1} Mes je puis chalongier ma chose aprés, autresi comme - devant.

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- § {47.2.10} -
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Ulpianus dit : cil a aucion de larrecin qui eust preu se la - chose ne fust pas enblee.

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- § {47.2.11} -
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Paulus dit : cil à qui la chose apartient a aucion de larrecin - se ele li apartient par honeste cause.

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- § {47.2.12} -
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Ulpians dit : li folons qui prant dras à teindre et à parer puet - toz jorz pledier de larrecin se il li sont enblé, que il sont en sa - garde. Et s’il n’a de quoi rendre les, l’aucion revient à celui cui - il estoient ; quar il n’a de quoi rendre, le pris n’est pas - seur lui. {1} Aucion de larrecin n’est pas donnee à celui qui porsit - par male foi, ja sé ce que ce fust li preuz [170rB] que la chose ne - fust pas enblee, por ce que ele est à son peril. ¶ Mes nus n’a - auction de sa desloiauté ; et por ce est donnee auction de - larrecin à celui soul qui porsiet par bone foi. {2} Se la chose - estoit baillie an gage et ele est enblee, nos donons au creancier - aucion de larrecin, ja soit ce que la chose n’estoit pas seue ; - et nos ne donnons pas aucion à lui contre les estranges tant - solement, mes contre le seignor moismes de la chose ; et issit - escrit Julians. Et il nos plest que aucion en soit donnee au - seignor, et issi avendra il que l’aucion sera donne à deus por ce - que l’aucion apartient à deus. Et l’en demande se ele est toz jorz - donnee au creancier ou lors sanz plus quant li deteurs n’a de quoi - paier. Et Ponponius dit que ce fut toz jorz ses preuz que il eust - le gage ; et issi le dit Papinians et Julians, et il est - voirs.

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- § {47.2.13} -
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Paulus dit : cil à qui une chose est deue par convenance n’a pas - aucion de larrecin se ele est anblee quant il est demoré an celui - qui la promist que il ne l’a rendue.

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- § {47.2.14} -
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Ulpians dit : cil qui achete la chose n’a pas aucion de larrecin - se ele ne li fust livree ; mes Celsus dit que cele aucion - apartient encore au vendeor, et il convient que il doint à - l’acheteor l’aucion de larrecin et le poer de chalengier la. Et se - nule chose l’en est rendue par cez aucions, il convendra que il la - baut à l’acheteor ; et ceste sentence est veroie, et issit le - dit Julians. Et sanz dote li perilz apartient à l’acheteor se li - venderres la garda au mieux que il pot. {1} Et se li acheterres - moismes a anblé la chose que li venderres devoit garder puis que il - en ot poié le pris, il n’est pas tenuz par aucion de larrecin. ¶ Mes - se il l’enbla ainz que il l’eust poié, le pris il i est tenuz, - autresi comme s’il eust anblé son gage quant il l’eust engagié. ¶ - {2} Li coitiveor ont aucion de larrecin, ja soit ce que il ne seront - pas seign‹o›r. {3} Voions se cil à qui la chose est baillie en garde - a aucion de larrecin. Et por ce que il est tenuz à rendre fors ce - qui aviant por sa tricherie, il nos plest que il n’aist pas aucion - de larrecin ; car se il n’i a fet tricherie, il en est quités. - Se il i a fet [170vA] tricherie, li perilz est sor lui, mes il ne - doit aquerre auccion de larrecin par sa tricherie. {4} Julians - escrit que il a esté establi en la persone à toz les larrons que il - ne puissent pledier par aucion de larrecin ou non de la chose dont - il sunt larron. ¶ {5} Papinians demande : « se je pris - deus sers en gages por .x. solz et li uns m’en est enblez, et cil - qui m’est remés vaut bien les .x. solz, savoir mon se j’ai aucion de - larrecin jusqu’à .v. solz tant solement por ce que j’ai les autres - .v. solz saus en l’autre serf ? Ou por ce que cil qui m’est remés - puet morir se j’é auction de toz les .x. solz, ja soit ce que cil - qui m’es remés vaut assez plus ? Et il cuide que je le puisse avoir - por toz les .x. solz ; car l’en ne doit pas regarder au gage - qui est remés, mes à celui qui est amblez. ¶ {6} Il moismes escrit - que se l’en me devoit .x. livres, et li sers que j’avoie m’est - embliez et je avoie pledié par aucion de larrecin et conquis les .x. - livres, aucion de larrecin ne m’apartendra pas se il m’est amblez - autre foiz ; car il a lessié apartenir à moi desque je ai eu ce - que l’an me devoit. Issi est il se il m’est anblez sanz ma colpe, je - sui tenuz par auction de gage ; se ce est par ma colpe, je - porroi pledier par aucion de larrecin. ¶ Et se ce n’est en ma copes, - l’aucion apartient au seignor de la chose et non pas à moi ; et - Ponponius loe ceste sentence. {7} Cil moismes dit que se dui serf - sont anblé en un leu ensenble, aucion de larrecin apartient el non - de l’un et de l’autre au creancier ; mes ce n’est pas por tot - ce que il valent, mes por tant comme l’en li doit seur chescun. Mes - se il me sont enblié chescun par soi, et ge ai eu el non de l’un - tote ma dete, je n’avrai rien el non de l’autre. ¶ {8} Se cil à qui - je prestai ma chose i a fet tricherie, il n’en puet pas pledier par - aucion de larrecin. {9} Et ce moisme dit Ponponius de celui qui - prent une chose à porter par le commandemant à aucun. ¶ {10} - L’enl’en] C len dans le ms. demande se - li peres a aucion de larrecin por la chose qui fu prestee à son fill. - Et Julians dit que nenil, car il ne la devoit pas garder. Autresi - [170vB] comme cil qui est plege por celui à qui la chose est prestee - n’a pas aucion de larrecin ; car tuit cil qui n’ont aucion de - larrecin, qui eussent preu se la chose n’eust pas esté enblee, mes - cil qui est tenuz à rendre la por ce que ele est perie en ses - corpes ; et Celsus loe ceste sentence. {11} Se aucuns avoit un - serf par enprunt et il li est enblez, l’en puet demander se il a - aucion de larrecin. Por ce que nule citeiane auction n’a leu contre - lui, car tex enprunz est senblables à don, et por ce est li entrediz - convenables et necesseres contre lui, et n’an’a] - ne dans le ms., cf. lat. non habebit - furti actionem mie aucion de larrecin. Et - quant l’en avra pledié à lui par l’entredit, je croi que il doit - rendre ce qui est avenu en sa colpe ; et por ce, puet il - pledier par aucion de larrecin. {12} Et se aucuns a pris une chose à - loage et ele li est enblee, il avra aucion de larrecin se ele est - perdue en ses corpes. ¶ {13} Se li filz qui est en bail li est - enblez, il est aperte chose que ses peres a aucion de larrecin. ¶ - {14} Se une chose est prestee, et cil à qui ele est prestee muert, - ja soit ce que larrecins ne puet estre fez à l’eritage, neporquant, - se ele est enblee, li hoirs à celui à qui ele fut prestee porra - pledier par aucion de larrecin ; et cil qui la presta en porra - pledier. Autresi est il en la chose qui est engagie ou baillie à - loage. Et ja soit ce que aucion de larrecin n’est pas acquise à - l’eritage, neporquant ele est acquise à autre à qui la chose - apartient. ¶ {15} Aucion de larrecin apartient à celui à qui la - chose est prestee, non pas tant solement por la chose prestee mes - por la chose qui est nee de cele ; car la garde en apartient à - celui à qui la chose fut prestee. Car se je t’ai presté un serf et - sa robe est enblee, tu en plederas par aucion de larrecin, ja soit - ce que je ne te prestai pas sa robe. ¶ Et se je t’ai prestee une - jumant qui a un polin et li polins est enblez, Aquilius dit que - aucion de larrecin apartient à moi et à toi, ja soit ce que il ne ce - fust pas prestez. ¶ {16} L’en demande donc quele aucion de larrecin - est donnee à celui à qui la chose fut prestee. Et je croi que - aucion de larrencin apartient à toz cex qui ont autrui chose à leur - perill, si comme par prest ou par loage [171rA] ou en gage ; et - cil qui a la seignorie de la chose la puet demander arriere tant - solement. ¶ {17} Se les letres que je te envoie sont enblees à celui - qui les portoit, l’en demande à qui aucion de larrecin apartient. - Il convient donc premerement enquerre au quel les letres estoient, - ou à celui qui les envoia, ou à celui à qui eles furent envoies. ¶ - Et se je les baille au serf à celui à qui je les envoie, l’aucion - est aquise à lui. Autresi est se je les bailli à son - procurator ; car por ce que possession est aquise à aucun par - franche persone, les letres sont maintenant seues. Meismement se ce - fu ses preuz que il les eust, mes se je envoai les letres si que - eles me fusent renvoies, la seignorie en est moie. Et cil porra donc - pledier par auction de larrecin à qui preu les choses qui sont - escrites apartenoient ; car li preuz fut suens que eles ne - fussant pas enblees. Et por ce, puet l’en demander se cil à qui eles - furent ballies à porter puet pledier par aucion de larrecin. Et - sanz dote se la garde en apartenoit à celui, il en puet pledier. Et - se ce fust ses preuz que il rendist les letres, il avra aucion de - larrecin. Et se il estoit contenu es letres que aucunne chose li - fust rendue ou fete, il puet avoir aucion de larrecin, ou se il les - prist en garde ou il ot loier por porter les ; en ce cas est sa - cause senblable à cele au taverner ou au metre de la nef ; car - à ce donnons nos auction de larrencin, se il ont de coi rendre les - choses qui ont esté enblees en la nef ou en la taverne, car li - perilz en apartient à els.

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- § {47.2.16} -
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Cil moismes dit : establissement de droit ne deffent pas que li - peres ne puisse pledier par auction de larrecin à son fil qui est en - son bail, mes nature le deffant ; car nos ne poons pas plus - pledier à cez qui sont en nostre poeté qu’à nos moismes.

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- § {47.2.17} -
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Ulpians dit : se nostre serf ou nostre fil nos font larrecin, il - ne sont pas tenuz à nos par aucion de larrecin, car cil qui puet - establir contre le larron ce que il velt n’a pas besoign de pledier - par aucion de larrecin. Et por ce, ne establissent pas li ancian que - il plede à els. {1} Et por ce, demande l’en se li [171rB] sers est - venduz ou franchiz se il est tenuz par aucion de larrecin. Et il - nos plet que nenil, car l’aucion qui fut nule au commencement ne - puet pas nestre contre lui. Mes se il la toche puis que il fut - franchiz à la chose que il enbla, l’en doit dire que il est tenuz - par auction de larrecin, car lors fet il larrecin. ¶ {2} Quant li - sers que je ai acheté et qui m’a esté livrez est rentrez, il n’est - pas autresi comme s’il n’eust unques esté miens, mes l’en doit dire - que il a esté miens, et l’a lessé à estre. Et por ce, dit Sabins, - que se il fet larrecin, il est en tel point que cil qui le retret ne - puet pas pledier por le larrecin que li sers a fet. Mes se il ne - puet pledier, si doit l’en metre reson en ce que quant il commença à - estre retrez ; et ce est contenu en l’aucion de retre chose qui - est vendue. ¶ {3} Se sers est fuitis et il fet un larrecin à son - seignor, l’en demande se il puet avoir aucion de larrecin contre lui - qui a commoincié à porsoer le par bone foi por ce que il ne velt - revenir à son seignor. Ce muet la dote, que ja soit ce que il - senble que je porsie mon serf qui s’en est foiz, neporquant je ne - sui pas tenuz por le larrecin que il fet por ce que il n’est pas en - ma poesté. Et Julians escrit que ce que il senble que je le porsie - me vaut à longue tenue tant seulement. Ponponius dit donc que - auccion de larrecin apartient au seignor au serf qui est fuitis.

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- § {47.2.23} -
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Ulpians dit : Julians escrit que cil qui a moins de .xiiii. anz - puet bien fere larrecin se il est tex que il sache que tricherie - est. Et l’en puet pledier à lui par aucion de tort ou de domage - quant il a fet larrecin. Mes Modestinus dit que l’en i puet bien - ajoindre que ce ne doit pas estre tenu contre les enfanz, et l’en - puet bien pledier par la loi qui fet restorer les domages à celui - qui a mains de .xiiii. anz qui set entendre que mals est. Et ce est - voirs que Labeo dit que cil qui a moins de .xiiii. anz n’est pas - tenuz por le larrecin qui est fez par son porchaz.

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- § {47.2.24} -
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Paulus dit : Julians dit que por ce ne remoint pas que la chose - ne li puisse estre demandee.

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- § {47.2.25} -
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Ulpians dit : ce est voirs que pluseurs dient que l’en ne puet - pas pledier por champ par aucion de larrecin. {1} Et por ce, demande - l’en se aucuns est mis hors d’un champ [171vA] à force, savoir mon - se il doit demander comme chose enblee. Et Labeo dit que - nenil ; mes Celsus dit que la possession en puet estre - demandee, autresi comme de chose movable qui est enblee. {2} Il - n’est nule dote que l’en ne puisse pledier par aucion de larrecin - por les choses qui sont ostees dou champ, si comme por les arbres ou - por les pierres ou por les fruiz que aucuns en a ostez par corage - d’enblier.

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- § {47.2.26} -
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Paulus dit : se moches sauvages ont fet mel en ton arbre, et - aucuns enble ou les moches ou le mel, il n’est pas tenuz à toi par - aucion de larrecin, car eles ne furent pas toes ; et il est - certaine chose que eles sont en nonbre des choses qui sont prises ou - ciel et en terre et en la mer. ¶ {1} Il est certaine chose que li - coitiverres qui coitive un champ par deners puet pledier par aucion - de larrecin à celui qui enble les fruiz qui sont en estant ; - car desque il fussent cuillié, il commençassent à estre suen.

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- § {47.2.14} -
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{13} Ulpians dit : se li filz qui est en baill est enblez, il - est aperte chose que ses peres a aucion de larrecin.

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- § {47.2.40} -
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Paulus dit : qui moine la beste qui li est prestee plus loing - que il ne doit, ou euse d’autrui beste malgré suen seignor, il fet - larrecin.

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- § {47.2.44} -
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Ponponius dit : se li faus procurateurs à un creancier a receu - deners d’un deteur par le commandemant à un autre deteur, il est - tenuz par aucion de larrecin, et li deners sont à celui qui les - paia. ¶ {1} Se je te baille ma chose comme la toe, et tu savoies - bien que ele estoit moie, tu fes larrecin se tu l’es fes par corage - d’avoir la de gaagn. ¶ {2} Se li sers d’un heritage fist larrecin à - l’oir ainz que il eust receu l’eritage, et ses sires li lessa - franchise en son testamant, aucion de larrecin apartient contre lui, - car li oirs ne fut onques ses sires.

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- § {47.2.45} -
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Ulpians dit : se uns des compoignons a fet larrecin de la chose - commune, si comme il avient aucunne foiz, l’en doit dire sanz nule - dote que aucion de larrecin apartient contre lui.

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- § {47.2.47} -
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Paulus dit : se la chose de la seignorie qui a esté enblee est - muee par aucunne reson, aucion de larrecin aparti[171vB]ent au novel - seignor si comme à l’oir et à celui qui porsiet les biens, et au - pere adoptif, et à celui à qui li lés est lessiez.

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- § {47.2.54} -
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Paulus dit : cil qui a brisié un huis por cause de tort fet - n’est pas tenuz par aucion de larrecin, ja soit ce que les choses en - ont esté portees par autres ; car la volenté et li proposemanz - de mesfere distincte les mesfez. ¶ {1} Se uns sers a enblé ce que - ses sires presta et cil à qui il les presta a bien de coi rendre - les, Sabins dit que l’en puet pledier à lui par aucion de chose - prestee, et il puet pledier contre le seignor por le larrecin au - serf. Et se il rent la chose que li deteurs li a paié, l’aucion de - larrecin faut, ou se il quite l’aucion de chose prestee. ¶ {2} Mes - se tes sers t’a enblé la chose qui te fut prestee, il n’i a point - d’aucion de larrecin, car li perilz de la chose est toz seur - lui ; mes l’en puet pledier à lui par aucion de prest. ¶ {3} - Cil qui s’offre à fere à autrui besoignes n’a pas auction de - larrecin, ne il n’i est pas tenuz, ja soit ce que la chose est perie - par sa colpe, mes il doit estre condempnz par aucion de besoignes - fetes. Autresi est il en celui qui fet les besoignes comme - deffenderres, ou el deffendeur qui doit metre diligence en la chose, - ou en celi qui a donné caucion à pluseurs deffendeurs qui furent - donné en testamant et a receu toz seus l’aministracion. ¶ {4} Se tu - tiens ma chose par autrui don et je la t’enble, Julians dit que tu - en puez pledier à moi par aucion de larrecin, se il apartenoit à toi - à retenir en la possession ; si comme se tu deffendis mon serf - qui te fut donnz en juigement, ou il fut trez par son mesfet, ou se - tu le garissis de la maladie par coi tu le peusses retenir se je le - chalongasse contre toi.

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- § {47.2.56} -
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Paulus dit : quant uns creanciers enporte la chose qui est - engagie, il n’apert pas que il toche à autrui chose mes à son - gage.

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- § {47.2.58} -
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Alpheus dit : se aucuns a fet fosse en autrui terre por foir - croie et il en a foie et portee, il est lerres non pas por ce que il - la foi mes por ce que il en porta.

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- § {47.2.59} -
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Julians dit : se uns larrecins est fez au fil qui est en baill, - il en pledera par droit quant il sera hors do bail ; et se la - chose que il avoit aloee li est enblee [172rA], ou il est mis hors - do baill, il en porra pledier.

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- § {47.2.60} -
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Cil meismes dit : se cil qui avoit presté sa chose l’enbla à - celui à qui il l’avoit prestee, l’en n’en puet pledier par aucion de - larrecin ; car il ne prist fors sa chose, et cil à qui il la - presta est delivrez dou prest. Et l’en doit issi entendre, se cil à - qui la chose fut prestee i avoit nule droite cause de retenir la. - Car se il avoit fet necessoires despenses en la chose qui li estoit - prestee, ce fut plus ses preuz à retenir la chose tant que les - despenses li fussent rendues que à pledier en aprés ; et por ce - avra il aucion de larrecin.

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- § {47.2.61} -
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Affricans dit : autresi comme l’en entant que serve fuitive puet - fere larrecin de soi, moismes fet ele larrecin quant ele trestorne - son enfant.

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- § {47.2.63} -
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Modestius dit : cil ne fet pas larrecin qui mostre la voie au - serf fuitif.

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- § {47.2.64} -
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Marcians dit : li prevoz de la contree ne porra pas fere que cil - qui est condempnz de larrecin ne soit mal renomz.

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- § {47.2.66} -
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Ulpians dit : se aucuns a toché la chose por avoir la de gaagn, - ja soit ce que il mue puis sa volenté et que il la rende à celui qui - ele fut, neporquant il est lerres ; car sa repentance ne le - delivre pas de ce mesfet.

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- § {47.2.72} -
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Se cil à qui la chose fut prestee – ce dit Sabins – en fet larrecin, - l’en en puet pledierpledier] perledier dans le - ms. à lui par aucion de larrecin et de chose prestee. Et - se l’en a pledié par aucion de larrecin, l’aucion de chose prestee - est esteinte. Et se l’en a pledié par aucion de prest, excepcion en - est opposee à l’aucion de larrecin. ¶ {1} Quant aucuns porsiet une - chose comme oirs, l’aucion de larrecin qui est fez n’apartient pas à - lui, ja soit ce que la puet gaagnier par longue tenue ; car cil - puet pledier par aucion de larrecin qui eust preu se la chose ne - fust pas enblee et si senble que li preuz en fut à celui qui i a le - domage et ne mie à celui qui la peust avoir de gaagn.

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- § {47.2.76} -
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Ponponius dit : se cil qui feignoit que il estoit procurators à - mon creancier fist tant que je promis à poier à lui ou à celui que - il m’atorna, je ne puis pas pledier à lui par aucion de - larrecin ; car il n’i a eu nule chose qui ait esté athochie par - corage d’enbler.

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- § {47.2.78} -
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Cil meismes dit : cil qui ravist un [172rB] sac plein de deners - est tenuz par aucion de larrecin el non de sac et des deners, ja - soit ce que il n’eust corage d’enbler les sac.

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- § {47.2.82} -
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Cil meismes dit : cil qui a enblé les deners à une cité est - tenuz par aucion de larrecin.

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- § {47.2.84} -
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Neraces dit : se aucuns a pris comme oirs les biens à celui que - il cuidoit que il fut morz et il est vis, il ne fet pas larrecin. ¶ - {1} Se l’en a pledié à aucun par aucion de larrecin en son non et - l’en en plé puis por autre chose en non de son serf, excepcion ne li - doit pas estre donnee de ce que l’en en a ja pledié à lui.

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- § {47.2.85} -
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Paulus dit : ja soit ce que la chose qui a esté enblee ne puet - estre gaagne par longue tenue se ele ne revient à son seignor, - neporquant se il en a eu le pris en juigement ou il l’a vendue au - larron, l’en doit dire que la longue tenue i puet valoir.

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- § {47.2.86} -
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Cil moismes dit : cil qui eust preu se la chose ne fut pas - enblee a aucion de larrecin se il tint la chose par la volenté à - celui qui ele estoit, si comme se il l’avoit par loage. Mes cil qui - la tient par sa propre volenté, et cil qui fet les besoingnes à - l’orfelin comme deffenderres, et cil qui est deffenderres ou - procureres n’ont pas aucion de larrecin por la chose qui est emblee. - Et cil à qui est uns sers deuz par convence ou par testamant n’avra - pas aucion de larrecin se il est enblez, ja soit ce que il ait - domage, ne cil qui est plege por un coitiveor.

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- § {47.2.87} -
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Triphonius dit : se la chose qui a esté enblee ou porsise par - force revient à son seignor qui n’en set rien, il senble que ele - remaigne en la poesté son seignor. Et por ce, se aucuns l’achate par - bone foi aprés ce que ele est revenue, ele porra estre gaagnie par - longue tenue.

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- § {47.2.91} -
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Jabolenus dit : se li folons à qui li drap ont esté loé est - delivréz de celi cui il estoient qui pledoit à l’un par aucion de - loage, Labeo dit que il ne puet pas pledier contre celui qui les - enbla par aucion de larrecin. Et se il avoit pledié par aucion de - larrecin ainz que li sires pledast à lui par aucion de loage et ainz - que sentance fust donnee del larecin, il fut delivrez de l’aucion de - loage, li lerres doit estre quités de lui. Et s’il n’i a eu rien de - ce, li lerres doit [172vA] estre condempnz à lui ; et ce est - por ce que il a aucion de larrecin por tant que il en apartient à - lui. {1} Nus ne puet donner autre aide ne consoil de fere larrecin - se il ne le puet prendre.

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- § {47.2.92} -
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Labeo dit : se aucuns savoit que l’en li enbloit une chose et il - ne le deffendi pas, il ne puet pas pledier par aucion de - larrecin ; mes Paulus dit encontre. Car se aucuns fet que une - chose li soit enblee et il le soffre por ce que il set bien que il - ne le puet deffendre, il puet pledier par aucion de larrecin ; - et se il le pot deffendre et il ne le deffendi pas, por ce ne - remaint pas que il ne le puisse pledier par aucion de larrecin. Et - en ceste maniere selt li patrons enbler à celui que il a franchi qui - a honte de contrester li presentement.

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- - - XIII. De aucion de larrecin que est donee contre les mestres des - niés et des taverners et des osteliers [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 5 : Furti - adversus nautas, caupones, stabularios. - -
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- § {47.5.1} -
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Ulpians dit : juigemenz est donz contre cez qui gardent les nés - ou les tavernes ou les ostiex se larrecin est fez par aucun de cez - que il ont en lor servise comment que il soit, ou se li larrecins - est fez par l’aide ou par le consoill au mestre de la nef ou de la - taverne ou de l’ostel ou sanz lui, ou par aucun de cez que il a en - sa nef par conduire la. {2} Et l’aucion est de rendre le domage à - doubles. {3} Quant aucunne chose est perdue en la taverne ou en la - nef, li taverners ou li metres de la nef est obligz par le - bannissement au prevost ; si que il est en la volenté à celui à - qui la chose est enblee de pledier contre le taverner ou contre le - mestre de la nef par le bannissemnt au prevost, ou contre le larron - par citaiene aucion. {4} Et se li taverners ou li metres de la nef - reçoit l’aucion, il puet pledier au larron par aucion de larrecin, - et non pas cil à qui la chose fut enblee, car li perilz de la chose - fut seur celui. ¶ {5} Se li mestres de la nef ou li taverniers - abandone son serf à soffrir paine de son mesfet il se delivre. Par - coi n’est donc li metres de la nef condempnz, qui i mist si mauvés ? - Ou por coi est il obligiez por tot le mesfet el non au franc home et - il n’i est pas obligiez el non au serf ? Fors por ce que cil qui i - met franc home doit bien savoir quex il est, et l’en li doit - pardoner le fet à son serf qui est à son ostel, se il est - apareilliez d’abandonner le à soffrir [172vB] poine de son mesfet. - Et se il i met autrui serf, il est tenuz por lui, autresi comme por - franc home. {6} Et li taverners restore les domages que cil font qui - sont en sa taverne por garder la, et que cil font qui i sont por - habiter ; mes il ne restore pas cez que li trespassant font, - car li taverners ne li ostelers ne pot pas conoistre les trespassanz - ne il ne les puet pas refuser ; mes il senble que il ait esleuz - cez qui habitent, autresi comme toz jorz que il ne met pas hors, et - por ce doit il restorer les domages que il font. ¶ Li metres de la - nef ne respont pas del fet as governeors.

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- - - XIV. D’arbres copez en laracin [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 7 : Arborum - furtim cœsarum. - -
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- § {47.7.1} -
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Paulus dit : se arbre sont copez en larrecin, Labeo dit que - aucion en puet estre donnee par la loi qui fet restorer les domages - et par la loi des .xii. tables ; mes Trebaces dit que l’une et - l’autre doit estre donnee, si que li juiges face paier par la - darreniere tant comme il faut, que tot n’est paié par la - premere.

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- § {47.7.2} -
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Gaius dit : l’en doit savoir que cil qui copent les arbres en - larrecin, et meismement cil qui copent les vignes, doivent estre - puni comme larron.

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- § {47.7.3} -
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Ulpians dit : pluseurs des anciens cuident que vigne soit - contenue par non d’arbre. {1} Et l’en puet bien apeler arbres ierres - et roseaus, {2} et ce moisme doit l’en ‹dire› des sauz. {3} Mes se - aucuns a fichié verges de sauz por fere sauceie, et aucuns les cope - ou arache ainz que eles soient racinees, ¶ Ponponius escrit par - droit que l’en ne puet pas pledier comme d’arbres copez. ¶ {4} Car - l’en dit pas proprement que ce soit arbres desque il n’est - racinz ; autresi dit il de la semence qui est semee por fere - nestre arbres ainz que il soient né. {5} Et por ce, senble il que - ‹si› les racines sont mortes, et eles sont encore fichees en terre, - que ce est arbres ; et Labeo loe ceste sentence ; {6} et - dit que ce est arbres qui est esrachiez si que il puet estre plancez - arriere. {8} L’en puet donc pledier el non de toz ces arbres que nos - avons nommz.

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- § {47.7.4} -
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Gaius dit : l’en ne dote pas que se une chose est encor si - tandre que ele doie estre tenue por herbe, ele n’est pas el conte - des arbres.

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- § {47.7.5} -
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Paulus dit : coper est non pas tant solement tranchier mes - acorchier entor ou sier ; car l’en ne doit pas dire que cil qui - sie tranche. ¶ {1} La cause de ceste aucion est autretele comme cele - de la loi qui fet restorer les domages. {2} Cil qui [173rA] a - l’usaire en un champ n’a pas ceste aucion ; ne cil qui le tient - à ferme, autresi comme il n’ont pas aucion de retenir eve de pluie - ne de boner chans.

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- § {47.7.6} -
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Paulus dit : se pluseurs ont copé en larrecin une meisme arbre, - l’en pledera à chescun por tot. {1} Et se li arbres estoit à - pluseurs, la paine sera paié à toz els. ¶ {2} Se mes arbres estant - ses racines el champ à mon voisin, il ne les porra pas coper, mes il - porra pledier à moi que mes arbres ne soit pas issi ; autresi - comme il ne me loist pas à metre mes solives seur son mur.

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- § {47.7.7} -
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Ulpians dit : il senble que li arbre sont copé en larrecin que - sont copé sanz le seu à leur seigneur et par corage de celer li. ¶ - {2} Se aucuns estache tot un arbre et estrepe, il est tenuz par - ceste aucion ; car il ne le tranche ne ne sie, mes il est tenuz - par la loi qui fet restorer les domages, ja soit ce que toz li - arbres n’est pas copez. {3} Neporquant, l’en en plede par droit, - autresi comme se il fut copz. ¶ {4} Se aucuns tranche ou sie arbres - o sa main, ou il le fet fere à ses serganz, il est tenuz par ceste - aucion. Autresi est il se il le commande à un franc home. {5} Et se - il ne commande pas à son serf, mes li serf le fet par la volenté son - seignor, Sabins dit que aucion apartient contre lui por les mesfez. - Et ceste sentance est veraie, {6} ja soit ce que ceste aucion est - por soffrir poine, neporquant ele est pardurable. Mes ele n’est pas - donnee contre l’oir à celui qui fet le mesfet ; et si est - donnee as hoirs à celui qui fet le mesfet. {7} Et li condempnemenz - contient le doble de la chose.

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- § {47.7.8} -
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Paulus dit : l’en doit esmer combien li sires i a de perz et - combien li arbre valent et ce qu’i i remaint. ¶ {1} Cil qui cope - arbre en repot il le cope en larrecin. {2} Se il le cope donc, et il - l’atoiche por avoir le de gaagn, il est tenuz por lespor les] - porler dans le ms. arbres par aucion de - larrecin et par aucion de fere les venir avant. {3} Cil qui les - coupecoupe] coure dans le ms., cf. lat. - Qui per vim sciente domino caedit par - force par le seu à celui qui i sont n’en chiet pas en ceste - aucion.

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- § {47.7.9} -
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Gaius dit : se cil qui a copé les arbres tenoit le champ à - loage, l’en puet pledier à lui par aucion de loage ; et li - demanderres se puet tenir apaié d’une aucion.

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- § {47.7.10} -
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Julians dit : se li arbres est doubles et la jointure part par - desus terre, ce n’est que uns arbres. Mes se la jointure est par - dedanz terre, il i a autretant d’arbres comme il en ist braches de - terre.

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- § {47.7.11} -
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Paulus dit : mes [173rB] se l’en a pledié par la loi qui fet - restorer les domages por arbres copez quant li antrediz de ce qui - est fet par force ou en repost sera contre celui renduz, contre - celui qui les aporta, il sera assous se il est assz grevez par le - premer condempnement ; mes por ce ne faut pas l’aucion de la - loi des .xii. tables.

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- § {47.7.12} -
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Jabolenus dit : cil qui a vendu un champ puet pledier par aucion - d’arbres copez en larrecin.

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- - - - XV. Des biens raviz par force [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 8 : de Vi - bonorum ruptorum. - -
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- § {47.8.1} -
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Paulus dit : cil qui ravist une chose est tenuz à rendre la à - dobles par aucion de larrecin qui n’est pas aperz, et à quatre - dobles par aucion des bien raviz par force. Mes se l’en a avant - pledié par cele des biens raviz par force, cele de larrecin li doit - estre vee ; mes se l’en a pledié par aucion de larrecin, cele - ne doit pas estre vee, que l’en ne plede por tant comme l’en en - porra plus avoir que par cele de larrecin.

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- § {47.8.2} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : « se domages est fez à - aucun par homes qui sont ensenble par tricherie, ou se li bien à - aucun sont ravi par force, je li donrai contre celi qui ce a fet - juigement des biens raviz par force à quatre dobles dedanz l’an, et - aprés l’an por tant comme la chose vaut. Et sese] - ses dans le ms., cf. lat. Item si servus - fecisse dicetur sers a ce fet, je en donroi - juigement contre son seignor ». ¶ {1} Li prevoz met consoil par - cest banissement contre les choses qui sont fetes par force ; - car se aucuns puet mostrer que force li ait esté fete, il en puet - pledier par le commun juigement de force. Et aucun dient que torz ne - doit pas estre fez à commun juigement par privee aucion. Mes il me - senble melz que li communs juigemenz soit veez à cez qui eslisent la - privee aucion. ¶ {2} L’en puet pledier de tricherie par cest - banissement et non pas tant solement contre celui que il ravit, mes - contre celui qui asenble homes armz por fere domage ou por ravir. ¶ - {3} Se aucuns assenble donc homes ou il use de tez que autres a - assenblés por ravir aucunne chose, il senble que il l’est fet par - tricherie. ¶ {4} Nos entendons homes assenblez qui sont assenblé por - fere domage. {5} Ne li prevoz ne fet pas force quex homes ce soient, - ou franc ou serf. {6} Et se il ne prant que un home en lui, dirons - nos que ce sunt homes assenblé. {7} Et se tu proposes que cil sens - ait fet domage, je ne croi pas que cez paroles faillent. [173vA] Et - ce que il dit « par homes qui sont assenblé », doit estre - issi entendu : se il ravist ou fet domage ou par lui seul ou - par homes que il ait assenblez ou armés ou sanz armes. ¶ {8} Mancion - de tricherie i est fete, car qui fet force il fet tricherie ; - por quant cil qui fet tricherie ne fet pas toz jorz force. Et se - aucunne chose est fete par tricherie sanz force, ele est contenue en - cest banissement. ¶ {9} Cist banissemenz comprent totes manieres de - dommages. Me je ne croi pas que li domage qui sont fet en repost i - soient compris, mes cil qui sont fet par force ; et se aucuns - seuls hom fet aucun domage sanz force, il n’est pas contenuz en cest - banissement. Et se il i a assenblé homes, ja soit ce que il n’i a - fet nule force, neporquant, desque il l’a fet par tricherie, il - apartient à cest bannissement. {10} Mes aucion de larrecin ne de la - loi qui fet restorer les domages ne sont pas donnees en cest - banissement ; car Julians dit que cil qui ravist par force est - plus engrés lerres que autres. Et se aucuns fet domage par homes que - il ait assenblez, il puet estre tenuz par la loi qui fet restorer - les domages à celui à qui il a tolu ses biens. ¶ {11} Ce que li - prevoz dit « des biens raviz » doit estre entendu : - se une sole chose est ravie. ¶ {12} Se aucuns n’a pas assenblé les - homes, mes il meismes a esté entre cez qui sont assenblez et il a - ravi aucunne chose ou fet domage, ceste aucion a leu. Mes l’en - demande se cist bannissement comprent ce sanz plus qui a esté ravi, - ou le domage qui a esté fez par tricherie par les homes que aucuns a - assenblés, ou ce qui a esté ravi ou fet par sa tricherie, ja soit ce - que uns autres ait assenblé les homes. Et il est melz que l’en die - que tuit li domage i soient contenu, et cil qui a assenblé les - homes, et cil qui i sont assenblé. ¶ {13} Li verais pris de la chose - qui est raviz est doublez en quatre dobles par ceste aucion quant - ele est meüe dedanz l’an que l’en en puet pledier, et non pas li - preuz que cil a qui la chose est ravie i eust se ele ne fut pas - ravie. ¶ {14} Ceste aucion apartient contre aucun el non de sa - mesnie, ne cil qui la muet n’a pas besoign de mostrer li quel de la - mesnie [173vB] ont ravi ses biens ou fet domage. Li nons de la - mesnie contient les sers et toz cez qui servent, quique il soient ou - franc home ou autrui serf qui servent par bone foi. ¶ {15} Je ne - croi pas que cil qui demande par ceste aucion puisse pledier contre - le seignor el non à chescun de ses sers ; car il soffist bien - que li sires offre une foiz à rendre la chose à quatre dobles. ¶ - {16} Par ceste aucion ne doivent tuit li serf estre abandoné à - soffrir poine, mes cil sanz plus qui ont fet le mesfet ou par qui - tricherie il a esté fez. ¶ {17} Ceste aucion est apelee comunement - « des biens raviz par force ». ¶ {18} Cil est tenuz par - ceste aucion qui i fet tricherie. Se aucuns a donques ravi par force - la chose qui estoi soe propre, il n’est pas tenuz par ceste aucion, - car la chose sera muee autrement. Et se aucuns ravist par force son - serf fuitif que uns autres porsivet par bone foi, il n’est pas tenuz - par ceste aucion, car il prant sa chose meisme. Mes se ele estoit - obligee à aucun et cil qui qui ele estoit la ravist par force, il - sera tenuz par ceste aucion. ¶ {19} Ceste aucion ne sera pas donee - contre celui qui a mains de .xiiii. anz, qui ne set encore que - tricherie est, se uns de ses sers ou de sa mesnie ne l’a fet ; - mes lors pledera l’en à lui par ceste aucion por le mesfet à son - serf ou à sa mesnie. ¶ {20} Se uns serganz enmoine mes betes por ce - que il cuide que je aie mesfet aucunne chose, ja soit ce que il est - deceuz en ce, neporquant Labeo cuide que je ne puis pas pledier o - lui par aucion des biens raviz par force, car il le fet sanz - tricherie. Mes se il les enclot que eles ne pessent et por les fere - morir de fain, Labeo dit que il est tenuz par la loi qui fet - restorer les domages. ¶ {21} Se aucuns enclot mes bestes que il a - mises hors par force, il est tenuz par aucion des biens raviz par - force. ¶ {22} Nos ne regardons pas en ceste aucion se la chose est - es biens au demandeur ; car se ele i est, ou ele n’i est pas, - desque ele est ‹…› de ses biens, ceste aucion avra leu. ¶ Et por ce, - se il a prestee sa chose ou baillie à loage ou engagie, ou il l’a - mal baillie à garder, si que ce soit mes preuz que ele ne soit pas - perdue, ou je la porsiee par bone foi, ou je i a l’usaire [174rA] ou - aucunne autre droiture, si que ce soit mis preuz que ele ne soit pas - perdue, l’en doit dire que ceste aucion m’apartient ; si que - l’en tiegne par seignor en cest cas non pas tant solement celui à - qui la proprieté de la chose est, mes celui qui en avoit la - possession. {23} Et l’en doit dire generaument que por les causes - par coi aucion de larrecin m’apartient, por cele meisme m’apartient - ceste aucion por chose qui est fete en repost. Mes nos n’avons pas - aucion de larrecin por chose baillie en garde. Et por ce, ajoste - l’en ci, se ce est nostre preu que la chose ne soit pas ravie. {24} - Car se une chose m’a esté baillie en garde et je ai promis que ele - ne sera pas perdue en mes corpes, se ele m’est enblee, je ai aucion - de larrecin, ou se j’é pris loer de garder la. Et l’en puet dire - plus profitablement que, ja soit ce que aucion de larrecin cesse por - la chose baillie en garde, neporquant l’en en puet pledier par - aucion des biens raviz par force. Car il n’a pas poupou] - por dans le ms., cf. lat. quia non minima - differentia est de difference entre celui qui - enble en repost et celui qui ravist ; car li uns celle son - mesfet et li autres non celle pas, ainz fet commun crime. ¶ Se - aucuns motre donc que il ait eu un pou de domage, il doit avoir - aucion des biens raviz par force. ¶ {25} Se mes sers fuitis achete - aucunnes choses por garnir soi et eles li sont tolues por ce que - eles sont de mes biens, il a esté respondu que je en puis pledier - par aucion des biens raviz par force. ¶ {26} L’en puet pledier el - non des choses qui sont ravies par aucion de larrecin et de domage - et de tort fet ; et chascune des choses puet estre demandee - arriere. ¶ {27} Ceste aucion est donee à toz les oirs à celui à qui - la chose est ravie, mes ele n’est pas donnee contre les hoirs à - celui qui la ravi ; car aucion qui est meüe por paine, n’est - pas donnee contre les oirs. Neporquant, voions se ele doit estre - donee contre les hoirs por tant comme il en sont fet plus riche. Et - je croi que li prevoz ne la donna pas contre les oirs por tant comme - il en vint à els ; car ce est assez que ce que il en ont leur - puisse estre demandé arriere.

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- § {47.8.4} -
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Ulpians dit : li prevoz dit : « se aucuns domages est - fez en une torbe de genz par la tri[174rB]cherie à aucun, je en - donroi contre lui juigement dedanz l’an que l’en en porra pledier - par le doble de la chose ; et aprés l’an, por tant comme ele - valoit ». ¶ {1} Cist bannissemenz est proposez do domage que - aucun fet en torbe de gent. {2} Et Labeo dit que torbe est dite de - tumulte ; {3} car tumulte n’est pas fez se il n’i a pluseurs - genz. Se dui home donc font un poi de noise, ce n’est pas fet en - torbe, car dui home ne sont pas torbe. Mes se il en i a pluseurs, si - comme .x. ou .xv., ce est torbe ; et se il en i a trois ou - quatre, ce n’est pas torbe. Et Labeo dit par droit que il a molt - grant difference entre torbe et noise, car torbe est troblement de - moltitude d’omes et noise est de deus. ¶ {4} Par cest bannissement - est tenuz non pas tant solement cil qui a fet domage en la torbe, - mes cil par qui tricherie il i a esté fez, comment que il soit ou - s’il fu presanz ou non ; car cil qui n’est pas presanz i puet - bien avoir neu par tricherie. ¶ {5} L’en doit dire que par ce - bannissement est cil tenuz qui vint en la torbe et fu achoison del - domage qui i a esté fez. Se il fu en la torbe quant li domages i fut - fez, il i fu par tricherie, car lors ne puet l’en pas voer que li - domages n’ait esté fez par sa tricherie. {6} Se aucuns a torbe, la - torbe, par sa venue, ou escommeue par aucun cri ou par aucun fet, ou - por ce que il blasme aucuns ou que il le corroce se domages a esté - fez par sa tricherie, ja soit ce que il n’en avoiz nule - pensee ; neporquant, il i est tenuz, car il est voirs que li - domages a esté fez en la torbe par sa tricherie ; ne il ne - convient pas que il ait esmeüe la torbe, mes que li domage ait esté - fez par sa tricherie. Et ce est la difference qui est fete en cest - banissement et cez desus, que li prevoz parole en cel devant del - domage qui est fez ou de la chose qui est ravie par homes qui sont - assenblé ; et en cest, domage qui est fez en une torbe de gent - par tricherie à aucun, ja soit ce que il ne l’a pas fet mes il a - escommeu la torbe par son cri ou par ses paroles, ou aucuns autres a - escommeue la torbe et il en estoit, si a fet le domage. {7} Et por - ce le banissement devant promet paine de quatre dobles et cist de - doble, {8} dedinz l’an que cil à qui le domages est fez a poir de - pledier en, et aprés ce que li anz est [174vA] passz por tant sanz - plus comme la chose vaut. ¶¶ {9} Cist bannissemenz parole de domages - qui ont esté fez et ne mie de chose ravie, mes par cel devant puet - l’en pledier des biens qui sont raviz par force. ¶ {11} Ceste aucion - est por le fet et est donnee por le doble de tant comme la chose - vaut ; et cist condempnemenz est raportez à verai pris de la - chose et au tens presant, et est toz jorz por le double dedanz l’an. - {12} Et li demanderres doit prover que li domages a esté fez en la - torbe ; car, se il est allors que en la torbe, ceste aucion - cessera. ¶ {13} Se une grant torbe s’asenbla quant Tyces batoit mon - serf et li sers perdi aucunne chose en cele torbe, je puis pledier - de ceste aucion contre celui qui le batoit ; car li domages fut - fez en la torbe par sa tricherie se il le commença à batre por fere - li domage. Mes se il ot autre cause de batre le, ceste aucion cesse. - {14} Mes se il apela la torbe por batre le serf par devant li por - fere li tort et ne mie par corage de fere li domage, cist - bannissemenz a leu ; car il est voirs que cil qui le bat por - fere le tort fet tricherie, et cil qui donne cause de domage fet le - domage. {15} Li prevoz donne ceste aucion contre le serf et contre - la mesnie. {16} Ce que nos avons dit des oirs en l’aucion devant des - biens raviz par force doit estre gardee en ceste.

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- § {47.8.5} -
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Gaius dit : ce ne vaut rien à celui qui ravist à eschever poine - se il rent, ainz que li juigemenz en soit receuz, la chose que il a - ravi.

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- § {47.8.6} -
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Renulcius dit : la loi deffant que ce qui est porsis à force ou - ravi ne soit pas gaagnie par longue tenue devant que ele reviegne en - la poesté son seignor, ou en cele à son hoir.

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- - - XVI. De chose qui est ravie de feu ou de meson chaete ou de - peril d’eve ou de meson pecee [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 9 : de - Incendio, ruina, naufragio, rate, nave expugnata. - -
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- § {47.9.1} -
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Ulpians dit : se aucuns ravist aucunne chose de feu, ou de meson - cheete, ou de peril d’eve, ou de nef depecee, ou il en reçoit - aucunne chose par tricherie, ou il i fet aucun domage, je donrai - juigement contre lui por les quatre dobles dedanz l’an que l’en en - porra pledier premerement ; et anprés l’an, por tant comme la - chose vaut ; et si en [174vB] donroi juigement contre le serf - et contre la mesnie. ¶ {1} Li profiz de cest bannissement est toz - aperz et la jostice tres droiturel ; car il apartient au commun - preu que nule chose ne soit ravie de tels aveintures. {2} Il - convient voer comment nos devons entendre ce qui est ravi dou feu, - ou dou feu meisme ou de la où li feus fu. Et il est melz que l’en - die que cil ravist dou feu qui ravist la choses qui sont getees por - la poor dou feu. Autresi comme nos solons dire que la chose est fete - en bataille qui est fete por cause de bataille ; et por ce, se - aucunne chose est ravie des leus qui estoient pres de feu, l’en doit - dire que le bannissemenz a leu, car ele est ravie dou feu. ¶ {4} Se - l’en a poor de feu ou que meson ne chie, et neporquant li feus ne - fet nul mal ne la meson ne chiet pas, voions se cist bannissement a - leu. Et il est melz que il n’ait pas leu, car nule chose n’est ravie - de feu ne de peril d’eve. ¶ {5} Li prevoz dit aprés ou « de - peril d’eve » ; et l’en demande savoir mon se ce est el - tens que le perill avient ou aprés. Et je croi que ce est des - choses qui gisent en la rive de l’eve aprés le perill. Et il est - melz que l’en entende en ce meisme tens.

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- § {47.9.2} -
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Gaius dit : en ce moisme leu.

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- § {47.9.3} -
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Paulus dit : l’en puet melz dire que cist ravist de la tormente, - qui ravist tant comme la tormente dure. ¶

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- § {47.9.4} -
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{1} Li sainz enpereres Antonius escrit eissi de cez qui ravissent - aucunne chose de peril de mer : « vos avez demandé quel - paine je cuide que cil doivent soffrir qui ravissent aucunne chose - des nés qui sont depecees par tormente. Et il me senble que l’en - puet savoir legierement ; car il i a moult grant differance se - il prist les choses qui perissoient, ou il ravi cez qui poeent estre - sauvees. Se grant proie est donc prise par force, se frans homes - l’ont prise, tu lesles] la dans le ms., cf. - Ideoque si gravior praeda vi adpetita videbitur, - liberos quidem fustibus caesos in triennium - relegabis batras de batons et les envoeras en - eissil jusqu’à trois anz, ou tu les metras en commune garde. Et se - ce sont serf, tu les feras batre de corgies et puis les condempneras - en paine de mestal. Et se granz choses n’ont esté ravies, tu porras - lessier alier les frans homes quant il seront batu de bastons, et - les sers quant il seront batu de corgies. Issi doivent les poines - estre juigies selonc la condicion des persones et selonc la qualité - do mesfet, si que nule chose ne soit establie [175rA] plus cruelment - ne plus molement que si comme la cause le requerra. ¶ {2} Cez - aucions sont donees as hoirs et si doivent estre donnees contre les - oirs por tant comme il en est venu à els.

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- § {47.9.5} -
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Gaius dit : se aucuns a sostret ou ravi sa chose, qui a esté - sauvee de perill d’eve ou de feu ou de meson chaesté et mise en - autre leu, il est tenuz par aucion de larrecin ou des biens raviz - par force ; mesmement se il ne savoit pas dont la chose estoit - meüe. Et se aucuns oste la chose de la rive que l’eve a getee hors, - pluseur cuident ce meisme ; et ce est voirs se aucun po de tens - est passz aprés le torment ; car se ce avient el point meismes - que li tormenz est, il n’a point de difference se aucuns ravist la - chose en la mer ou seur la rive. Autresi devons nos dire de ce qui - est ravi de la nef qui est prise à force ou depecie.

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- § {47.9.6} -
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Calistratus dit : nef est depecee ou brisee à force quant ele - est robee ou pluingee ou desjointe ou parcee, ou quant chable sont - rompu ou les ancres remeses en la mer.

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- § {47.9.7} -
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Cil meismes dit : il a esté porveü en pluseurs manieres que rien - ne soit ravi de peril de mer, ou que nus estranges ne viegne à - cullier ce qui est gité hors. Quant li enpereres Adrians commanda en - un bannissement que se cil qui ont les possessions delz la rive de - la mer ravissent aucunne chose des nés qui sont alegies ou depecies - delz leur possessions, il les rendent par le juigement au prevost à - cez qui s’en pleindroint ; et leur rendent quanque il proveront - que leur a esté sostret par els, et de cez de quoi il sera prové que - il en avront ravi aucunne chose, donra li prevoz grief sentence, - autresi comme de larrons. Et ‹por› que la prove de tel mesfet soit - plus legiere, il est otroié à cez qui se pleignent de tel chose que - il requierent le prevost et dient par devant lui ce que il ont perdu - et noment cez qui en sont corpables, si que il soient envoié au - juige selon la maniere de lor mesfet ou lié ou par plege. Et il est - commandé que caucion soit prise dou seigneur de la possession en coi - ce est fet que il sera au juigement. Et li senaz dit que il li - plesoit que chevaliers, ne bas hom, ne franc, ne sers ou prince ne - viegne cuillir ce qui est mis hors de la nef.

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- § {47.9.8} -
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Heraces dit : se ta nef est aportee en mon champ par force de - flueve, tu n’as poer d’oster l’en devant que tu m’ois doné caucion - de rendre le domage que ele m’a fet. [175rB]

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- § {47.9.9} -
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Paulus dit : se aucuns art une meson ou un moncel de froment qui - est delz une meson, il est commandé que il soit liez et batuz et - puis ars es feu se il le fist à escient. Mes se il le fist par - avainture ou par negligence, il est commandé que il restore le - domage ; et se il n’a de coi restorer, il soit chastiez plus - legierement. ¶ Par non de meson est estendu tote maniere - d’edefiement.

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- § {47.9.10} -
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Ulpians dit : li prevoz de chascunne contree face que li pecheur - ne deçoivent pas cez qui vont par la mer por mostrer lor lumiere de - nuiz, si que il cuident que il i ait port, et que il viegnent la por - arrivier et depecent leur nés et perdent ce qui est dedanz et li - pecheor l’aient de gaiegn.

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- § {47.9.11} -
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Marcians dit : se li feus prent en la meson à aucun par - aventure, l’en li doit pardoner se ce n’a esté par si grant corpe - qui soit procheine à ostage ou à tricherie.

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- § {47.9.12} -
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Ulpians dit : il est certaine chose que il loist à chescun à - cuillir ce que la tormente li a tolu ; et issi escrit li - enpereres Antonius. ¶ {1} Se cil qui à escient a mis le feu en - aucunne cité est bas hom, il selt estre bailliez as bestes sauveges - à devorer ; et se il est en aucunne digneté, il doit soffrir - paine capital ou estre envoiez en pardurable essil.

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- - - XVII. De tort fez et de libelle qui est fez por doner mauvese - renomee [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 10 : de - Injurüs et famosis libellis. - -
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- § {47.10.1} -
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Ulpians dit : l’en apele generaument tort ce qui n’est pas fet à - droit ; et especialment est apelz tort fez ledengement. Aucunne - foiz entent l’en par non de tort fet le domage que aucuns fet en sa - corpe, si comme nos solons dire en la loi qui fet restorer les - domages. Aucunne foiz apelons nos tor desloiauté, car quant aucuns - done desloial sentence, il fet tort. Et ce que il fet est sanz droit - et sanz jostice. ¶ Ledengemenz est autresi comme despiz. ¶ {1} Labeo - dit que tort est fez ou par chose ou par paroles ; ‹…› par - paroles quant l’en ne met main sus nul home ne sus sa chose, si - comme quant aucuns est lesdangiez. {2} Et tote maniere de tort est - sus cors ou seur digneté ou seur male renomee ; seur cors si - comme quant l’en fiert ou bote aucun ; seur digneté si comme - quant l’en tost à une feme son mari qui est en aucunne - digneté ; seur male renomee quant l’en velt despuceler une feme - par force.

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- § {47.10.2} -
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Paulus dit : mes se torz est fez à l’ome, sa feme n’en puet pas - pledier ; car li home doi[175vA]vent deffendre les femes et ne - mie les femes les homes.

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- § {47.10.3} -
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Ulpians dit : il a esté raconté que tuit cil qui puent soffrir - tort fet le puent fere. {1} Neporquant, aucun sont qui ne le puent - fere, si comme li forsenz et cil qui a moins de .xiiii. anz qui ne - set encore que tricherie est ; car torz puent estre fez à cez - mes il ne le puent fere. Por ce que torz est fez par corage de tort - fere, l’en doit dire que se cist botent aucun ou il le ledeingent, - il ne senble pas que il facent tort. {2} Et issi puet estre fez torz - à celui qui n’a point de sens, mes il ne le puet pas fere se il ne - set que il fet tort et à qui il le fet. {3} Et por ce, se aucuns - fiert un autre par geu ou il le bote, il n’est pas tenuz par aucion - de tort fet. ¶ {4} Se aucuns bat un franc home por ce que il cuide - que il soit ses sers, il n’est pas tenuz par aucion de tort fet.

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- § {47.10.4} -
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Paulus dit : se ge voloie ferir mon serf, et ge te feri malgrié - mien, qui estoies delz moi, je ne sui pas tenuz par aucion de tort - fet.

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- § {47.10.5} -
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‹…› por ce que il dit que il a esté batuz ou botez, ou que l’en a - entré en sa meson. Cele loi done aucion por trois causes, ce est - quant aucuns est botez ou batuz ou l’en a entré en sa meson. ¶ Il - apert donc que toz li torz qui est fez à la main est compris en - ceste loi. {1} Il a tel difference entre boter et batre, si comme - Offilius dit, que batre est o dolor et boter est sanz dolor. ¶ {2} - Nos devons entendre meson non pas tant solement la proprieté de la - meson mes le hergergement. Et por ce, se aucuns habite en sa propre - meson ou en cele que il a aloee ou qui li est prestee, ceste loi - avra leu. {3} Et se aucuns habite en granche ou en loge qui soit en - cortiz, l’en doit dire ce moisme. {4} Et se li sires avoit baillié à - loage le champ où li torz fu fez, il n’en pledera pas mes li - coitiverres. {5} Et se l’en entre ou champ à son seignor qui est - coitivez, Labeo dit que li sires dou champ n’a pas aucion par ceste - loi ; car il ne puet pas avoir son herbergement en totes ses - mesons. Et je croi que ceste loi apartient en totes les habitacions - en coi li sires puet habiter, ja soit ce que il n’ait pas por tot - son manoir. ¶ Et sese] sa dans le ms. - aucuns demore à Rome por apprendre, sanz dote il n’i a pas - her[175vB]bergement ; et neporquant, l’en puet dire que se l’en - entre en sa meson, ceste loi a leu, mes ele n’apartient pas as ostex - où l’en ne demore que une nuit, mes à cez où l’en est à plus lonc - terme. ¶ {6} L’en demande se li peres puet pledier par ceste loi por - le tort qui a esté fez à son fil qui est en baill. Et il plest à - toz que il n’en puisse pas pledier, mes l’aucion de tort fet qui est - donnee par le prevost apartient au pere, et cele qui est donnee par - ceste loi apartient au fil. ¶ {7} Li filz qui est en bail puet - pledier par ceste loi por totes causes, ne il ne doit pas doner - caucion que ses peres avra estable ce que il fera ; car Julius - escrit que li filz qui plede par aucion de tort fet ne doit pas - estre contrainz de doner caucion. ¶ {8} N’est ostroié par ceste loi - que li demanderres se meste seur le seremant au deffendeor, si que - li deffenderres vut que il n’a pas fet le tort. ¶ {9} Se aucuns - escrit ou ordene ou mis avant libelle qui apartiegne à la male - renomee à aucun, ou il la porchacie par tricherie que aucunne de cez - choses soit fete, ja soit ce que il l’oit fete en autre non, il est - commandé en la loi que il ne puisse porter testemoine ne fere - testamant. ¶ {10} Par cele meisme paine est tenuz selonc le consoill - au senat cil qui met avant – en grieu – ou sanz escriture aucunne - chose qui apartient à diffamer aucuns, et cil qui porchace que - aucuns soit achetez ou venduz. {11} Et se la persone qui est acusee - est franche ou serve, cil qui l’acussa par cel libelle doit estre - condempz selonc la maniere de la sustance à la persone qui est - acusee, si comme li juiges juigera.

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- § {47.10.8} -
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Paulus dit : la grandeur de la plaie fet la cruelté dou tort - fet ; et aucunne foiz croit il por le leu où la plaie est, si - comme quant ele est en l’oil.

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- § {47.10.9} -
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Ulpians dit : mes por ce que nos disons que torz fez est plus - cruel par chose, l’e‹n› demande savoir mon se ce est quant li torz - est fez au cors tant solement, ou quant il est fez en autres choses, - si comme en robe desciree ou en compoignon tolu ou en ledenge dire. - Et Ponponius dit que, sanz atochier à la persone, puet l’en dire que - li tors fez est cruelx. {1} Car se aucuns fiert ou navre aucun - legierement en place ou en marchié, il fet cruel tort. ¶ {2} Il a po - de difference se tex torz est fez à celui qui est en baill ou à - celui qui en est hors, car il est juigiez à cruel forfet. ¶ {3} Se - aucuns sers a fet [176rA] un tort cruel, se ses sires est presanz, - l’en en puet pledier à lui ; et se il n’est presanz, li sires - doit estre bailliez au prevost qui le sozmete à torment. ¶ {4} Se - aucuns assoie à oster à feme chastoe ou à home ou à naturelement - franc ou à celui qui a esté franchiz, il sera tenuz par aucion de - tort fet. Et se il est sers, ceste aucion avra leu.

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- § {47.10.10} -
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Paulus dit : l’en assaie à tolir chastee quant l’en velt fere - que cil qui est chastes ne soit pas chastes.

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- § {47.10.12} -
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Gaius dit : se aucuns velt ramener aucun en servage qui soit en - franchise, et il set bien que il est frans, ne il ne le fet pas por - garder la droiture que il a de chalongier le, il est tenuz par - aucion de tort fet.

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- § {47.10.15} -
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Ulpians dit : Labeo demande se aucuns met home hors do sans par - medecinement ou par autre maniere, savoir mon se aucion de tort fet - i a leu. Et il dit que oïl bien. ¶ {1} Se aucuns n’a pas esté - toichiez mes la main a estee levee seur lui et il a esté espoentez - autresi comme se l’en le vosist batre, aucion de tort fet li - apartient. ¶ {2} Li prevoz dit : « je donroi juigement - contre celui qui a dit ledanges à aucun contre bones mors, ou qui a - fet par sa tricherie que autres li ait dit ». {3} Labeo dit que - ledengemenz est tort fez. {4} Ledengemenz est fez quant pluseurs - vilaines paroles sont dites à aucun. ¶ {5} Mes li prevoz dit contre - bones mors, et por ce mostre il que toz ledengemenz n’est torz fez, - mes cil qui est contre bones mors, ce est qui apartient à diffamer - aucun. ¶ {6} Il moismes dit contre les bones mors, et ce doit estre - entendu non pas tant solement contre les bones mors à celui qui dit - les lesdanges, mes generalment contre les bones mors à tote la cité. - {7} Labeo escrit que ledengement puet estre fez non pas tant - solement à celui qui est presanz mes à celui qui est hors do - païs ; et por ce, se aucuns vient à ta meson quant tu n’i est - pas et il te ledenge, il te fet tort. Et ce moismes doit l’en dire - se il dit vilenie de toi en une assenblee ou en une taverne. ¶ {8} - Cil qui mesdit tant solement ne fet pas le ledangement, mes cil qui - semont autre de mesdire. ¶ {9} Ceste parole à aucun n’i est pas mise - sanz reson ; car se aucuns ledenge, et l’en ne set qui, il n’i - a point d’aucion. ¶ {10} Se aucuns a esté en porchaz que uns autres - fust ledengiez et il n’a pas esté ledan[176rB]giez, il n’i est pas - tenuz. {11} Et de ce apert il que toz mesdiz n’est pas ledengemenz, - mes cil sanz plus qui est diz o noise ; {12} qui que le die, ou - uns ou plusors, ou qui est entre genz ; ne o noise n’est pas - proprement lesdengemenz, ainz est dit por diffamer. ¶ {13} Se l’en - demande consoil à aucun, à estrelogien ou à aucun devineur, et il - dit que telx est lerres qui n’est pas lerres, l’en porra pledier à - lui par aucion de tort fer. {14} L’aucion qui nest de ledengement ne - doit pas estre donee as oirs ne contre les hoirs. ¶ {15} Se aucuns - ledange femes se eles sont vestues de robes à foles femes, il ne - mesfet pas tant assz comme se eles fussent vestues de robes à prode - femes. Se feme n’est donc pas vestue de robe à prode feme, et aucuns - la claime fole feme de son cors, ou il tost son compaignon, il n’est - pas tenuz par aucion de tort fet. {16} Nos apelons compaignon celui - qui va en sa compoignie ou qui la suit, qui que il soit, ou franc ou - serf, ou home ou feme. {17} Il ne senble pas, ce dit Labeo, que cil - qui li toille son compoignon qui commence à mener l’en, mes cil qui - parfet ce que il a commoincié, si que il n’a point de compoignon. - {18} Et cil n’i est pas tenuz tant solent que l’en moine par force, - mes cil qui a amonesté son compoignon tant que il l’a lessé. ¶ {19} - Cil qui li tost son compoignon n’est pas tant solement tenuz par ce - bannissement, mes cil qui l’apele de folie ou qui l’en suit. ¶ {20} - Apeler est asseoir par bele proiere à fere li brisier sa - chastee ; mes il est tenuz par aucion de tort. ¶ {22} Autre est - apeler que suivre. Cil apele qui par paroles assoie à fere li - brisier sa chastee ; cil en suit qui va sovant entor li sanz - mot dire. ¶ {23} Il convient que nos sachons que tuit cil qui la - suivent et tuit cil qui l’apelent ne puent pas estre tret en cause - par cest bannisment ; car se aucuns le fet par geu, ou par - servir honestement, il n’en chiest pas en ce bannissement, mes cil - qui le fet contre bones muerz. ¶ {24} Jeje] se - dans le ms. croi que li espossiez puet estre receuz à - pledier par aucion de tort fet ; car li torz qui est fez à - s’apousee li torne à depit. ¶ {25} Li prevoz dit : « nule - chose ne soit fete por diffamer ; et se aucuns fet contre ce - vengence, en soit prinse selonc ce que la chose [176vA] sera ». - ¶ {26} Labeo dit que cist bannissemenz est por nient proposez, por - ce que nos en poons pledier par la general cause de tort fet. Mes il - senble à Labeo, et voirs est, que li prevoz vost parler especiaument - de cele chose ; car ce sont choses notables et se eles ne sont - notees especiuament, il senble que eles soient despités. {27} Li - prevoz deffendi generalment que nule chose ne fust fete por diffamer - autrui. Et por ce, se aucuns fet ou dit chose par coi autres soit - diffamz, aucion de tort fet avra leu contre lui. Ce sont les choses - que sont fetes de coi male renomee vient : se aucuns se vest de - vesteure lede ou ordre, ou lesse croistre sa barbe ou ses chevous - por gaber autrui, ou il escrit ou dit ou chente aucunne chose contre - la renomee à aucun. ¶ {28} Ce que li prevoz dit : « et se - aucuns fet contre ce vengance, en sera prise selonc ce que la chose - sera », doit estre issi entendu que la vengence au prevost soit - plus pleniere. Et se aucunne chose le muet, ou par celui qui plede - par aucion de tort fet, au par devers celui à qui il plede, ou par - devers la chose, ou par devers la qualité dou tort fet, il n’oie pas - celui qui demande. ¶ {29} Se aucuns a baillié libelle au prince, ou - à aucun de sa mesnie por acuser aucun, et il ne porsiet pas le plet, - Papinians dit que l’en puet pledier à lui par aucion de tort fet. ¶ - {30} Il meismes dit que cil qui vendi la venture de la sentence, - autressi comme se il deust paier deniers, doit por ce estre castiez - par le prevost o bastons, autresi comme se il fust condempnz par - aucion de tort fet ; car il senble que il a fet tort à celui - qui dona la sentence. ¶ {31} Se aucuns a porpris les biens à un - autre, ouou] en dans le ms. une sole de - ses choses, il est tenuz par aucion de tort fet. ¶ {32} Et se aucuns - velt vendre autrui chose, et il dit por moi diffamer que je li ai - baillié en gage, Servius dit que je puis pledier à lui par aucion de - tort fet. ¶ {33} Se l’en apele celui qui rien ne li doit son deteur - por fere li tort, il est tenuz par aucion de tort fet. ¶ {34} Li - prevoz dit : « se aucuns bat autrui serf contre bones - mors, et il dit que il l’a fet par le commadement son seigneur por - fere enqueste, je donroi juigement contre lui. Et se l’en dit que - aucunne [176vB] autre chose i ait esté fete, je en donroi juigement - quant la cause sera coneue ». ¶ {35} Se aucuns fet tort à serf - por fere le à son seignor, il me senble que li sires puet pledier en - son non par aucion de tort fet. ¶ Se il ne le fist pas par l'otroi(?) - son seignor, li prevoz ne doit pas lessier sanz vengence le tort fet - qui a esté fez au se‹r›f ; meesment se ce fu por fere enqueste. - ¶ {36} Se aucuns a batu le serf qui estoit communs à lui et à un - autre, il n’est pas tenuz par aucion de tort fet ; car il l’a - fet comme ses sire. {37} Et se cil qui en avoit l’usaire l’a fet, li - sires n’en pledera pas à lui ; et se li sires l’a fet, cil qui - a l’usaire n’en pledera pas. ¶ {38} Il dit contre bones mors, car - tuit cil qui les batent n’i sont pas tenu, mes cil qui les batent - contre bones mors ; et se aucuns les bat por chastier le ou por - amender, il n’i est pas tenuz. {39} Et por ce demande Labeo : - se uns mestres d’aucunne baillie bat mon serf, savoir mon se je en - puis pledier contre lui, autresi comme se il l’eust batu contre - bones mors. Et il dit que li juiges doit enquerre que li - serssers] sires dans le ms. fesoit - quant il le bati ; car se il le bati por ce que il essioit à - avoir ennor et biaus aornemenz et que s’esgaioit, il doit estre - assous. ¶ {40} L’en dit que cil bat qui fiert des poinz. ¶ {41} Nos - apelons « enqueste » torment et doleur de cors por fere - reconoistre verité. Nue demande et legier espoentement n’apartient - donc pas à cest bannissement. {42} Se aucuns fet donc enqueste par - le commandemant au seigneur, et il passe mesure, Labeo dit que il - est tenuz par aucion de tort fet. ¶ {43} Li prevoz dit : « se - l’en dit que aucunne chose ait esté fete, je en donroi juigement - quant la chose sera coneue ». Et por ce, se uns sers est batuz - ou tormentez por fere enqueste, aucion de tort fet apartient contre - lui qui ce fist sanz connoistre la cause. Mes se autres torz li a - esté fez, ele n’apartient pas devant que la cause soit conneue. {44} - Car li prevoz ne promet pas juigement el non do serf por totes - manieres de tort fet ; car se il est legierement feruz, ou uns - legiers mesdiz li est diz, li prevoz n’en done pas aucion. ¶ Mes se - il est diffamz par aucun mesfet ou par aucunne chose qui soit - escrite, je croi que la conoissance de la cause [177rA] doit estre - offerte au prevost et la qualité dou serf ; car il a moult à - gart quex li sires est ou bons ou mauvés, ou fos ou sages. Li prevoz - prendra donc garde au tort qui est fez et à la persone à qui il est - fez ; et issi otroiera il que aucion en soit meue ou il le - deffendra. ¶ {45} Li torz qui est fez au serf retorne aucunne foiz à - son seigneur et aucunne foiz n’i retorne pas. Car se li sers le tint - por franc, et cil qui li fet le tort ne savoit pas que il fut mis - sers, et se il le seust il n’en eust point fet, Mela escrit que je - ne puis pas pledier à celui qui li fist le tort. ¶ {46} Se aucuns a - pledié par aucion de tort fet por son serf qui a esté batuz et il - plede aprés por le domage, Labeo escrit que ce n’est pas une meisme - chose, car l’une aucion apartient au domage que aucuns fet en ses - corpes et l’autre au despit. ¶ {47} Se je ai l’usaire d’un serf et - tu en as la proprieté et il est batuz ou enqueste fut feste par lui, - aucion de tor fet apartient plus à toi que à moi. ¶ {48} Autresi est - il se l’en bat ton serf que je porsoie par bone foi, car l’aucion en - apartient plus à toi que à moi. ¶ Et se aucuns bat le franc home qui - me servoit par bone foi, il convient destinter, car se il le fist en - despit de moi, aucion de tort fet m’apartient ; autresi est en - autrui serf qui me sert en bone foi, si que totes les foiz - m’apartiegne aucion de tors fet que li tortz li est fez en despit de - moi. Et se li torz est fez por le serf, l’aucion en sera donnee à - son seigneur ; autresi puet l’en distincter en celui qui en a - l’usaire. ¶ {49} Se je bat le serf à pluseurs, il est certaine chose - que aucion de tort fet apartient à toz els contre moi.

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- § {47.10.18} -
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Paulus dit : il n’est pas biens ne droiz que cil qui a acusé - malfeteur soit condempnz por cele chose ; car il est bone chose - que li pechiez as malfeteurs soient puni et seu. ¶ {1} Se uns sers a - fet tort à un autre serf, l’en en doit pledier autresi comme se il - l’eust fet à son seigneur. ¶ {2} Se torz a esté fez à la fille - mariee qui est en la poeté son pere et ses peres et ses mariz en - pledent, Ponponius dit par droit que cil qui fit le tort doit estre - condampnz au pere en autretant comme il fut condempnz se ele fust - veve, et au mari en autant comme il fust condempnz se ele ne fust à - nul ho[177rB]me. Et se feme mariee n’est en la poesté à nul home, - por ce se sis mariz plede en son non de tort qui li a esté fez, ne - remaint pas que ele n’en puisse pledier en son non. ¶ {3} Se cil qui - ne me conoist pas me fet tort, ou il cuide que je soie Tyce et je - suis Sey, il est certaine chose que il me vost fere le tort ; - car je sui bien certains qui je sui, ja soit ce que il cuide que je - soie uns autres ; et por ce ai ge aucion de tort fet. ¶ {4} Se - aucuns cuide que cil qui est en bail en soit hors et il li fet tort, - il ne senble pas que il le face au pere, ne plus que cil le fet au - mari qui le fet à sa feme et cuide que ele soit veve ; car li - torz n’est pas fez en leur persone ne cil qui le fist n’ot regart - fors à celui à qui il le fist, autresi comme se il fust hors do - baill. {5} Et se il savoit bien que il estoit en baill, mes il ne - savoit à qui, sis peres en porra pledier en son non ; et - autresi en puet li mariz pledier se cil qui fist le tort à sa feme - savoit bien que ele estoit mariee mes il ne savoit à qui ; car - desque il savoit ce, il est certaine chose que il voloit fere tort - au pere ou au mari qui que il fussent.

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- § {47.10.19} -
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Gaius dit : se mes creanciers à qui ge fui apareilliez de paier - semont mes pledes en despit de moi, il est tenu à moi par aucion de - tort fet.

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- § {47.10.20} -
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Modestius dit : se uns creanciers seigne la meson à son deteur - por cause de fere li tort sanz l’autorité à celui qui avoit poer - d’ostroier le, li deteurs porra pledier à lui par aucion de tort - fet.

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- § {47.10.21} -
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Sabins dit : li pris de tort fet ne doit pas estre fez selonc le - tens en coi la sentence est donnee, mes selonc celui en coi li torz - fu fez.

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- § {47.10.22} -
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Ulpians dit : se frans home est pris comme fuitif, il puet - pledier par aucion de tort fet.

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- § {47.10.23} -
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Paulus dit : se aucuns entre en autrui meson malgré à celui qui - ele est, l’en en puet pledier o lui par aucion de tort fet.

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- § {47.10.24} -
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Ulpians dit : se aucuns deffant un autre que il ne vende son - propre serf, cil en puet pledier par aucion de tort fet.

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- § {47.10.25} -
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Cil meismes dit : se l’en a geu à serve par force, aucion de - tort fet en sera donee à son seigneur ; ou se ele a esté celee, - ou aucunne chose li a esté fete par corage d’embler, aucion de - larrecin li apartient. Et se aucuns a despucelé feme [177vA] ainz - que ele soit en aage, aucun cuident que l’aucion de la loi qui fet - restorer les domages li apartiegne.

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- § {47.10.26} -
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Paulus dit : se aucuns siet que uns enfes soit mes fiz ou mes - sers et il le fet joier, ja soit ce que li enfes s’i consente, - neporquant il senble que torz me soit fez, si comme se il le fet - joier as tables o à autre geu. Mes ce puet avoir leu totes les foiz - que cil qui li amoneste a corage de tort fere ; se cil qui ne - set qui est sires à celui que il a amonesté puet doner mauvés - conseil, et por ce est necessere l’aucion de serf corrumpu.

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- § {47.10.27} -
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Cil meismes dit : se l’image ton pere qui estoit seur son - monument est depecee à pierres, Labeo escrit que tu n’en puez pas - pledier par aucion de sepulcre brisé mes de tort fet.

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- § {47.10.28} -
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Ulpians dit : aucion de tort n’est pas contee en noz biens - devant que li plez soit entamnz.

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- § {47.10.29} -
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Paulus dit : se tu franchis ou estranges le serf par quoi aucion - de tort fet t’apartient, l’aucion te remaint.

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- § {47.10.30} -
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Ulpians dit : l’en set bien que aucion n’apartient pas au serf - qui est franchiz por le tort qui li fu fez tant comme il fu en - servage, ja soit ce que li filz qui est hors do baill ait aucion por - le tort qui li fu fez tant comme il fu en baill. {1} Neporquant, li - torz fez ne doit pas estre proisiez par un meisme pris en la persone - au pere et en cele au fill.

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- § {47.10.31} -
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Paulus dit : quar il puet avenir por la digneté au fil que - graindres torz est fez à lui que au pere.

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- § {47.10.32} -
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Ulpians dit : il ne loist pas as metres à fere aucunne chose à - tort. Se uns metres fet donc aucunne chose à tort ou comme bas hom, - ou por fiance de sa digneté, il puet estre trez en cause par aucion - de tort fet. Mes l’en dote se ce est tant solement comme il est en - la metrise ou quant il l’avra lessie. Mes il est voirs que, se la - metrise est tele que il ne puisse estre apelz en droit, il convient - entendre tant que il en soit hors. Et se ce est de meneurs metrises, - ce est de celes qui sont sanz juridiction, il puet estre trez en - cause tant comme il sunt en la metrise.

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- § {47.10.33} -
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Paulus dit : se aucunne chose est fete selonc bones mors por - anorer la chose commune, ja soit ce que ele tort au despit à aucun, - neporquant, desque li metres ne li fist pas por tel penssé, il n’ost - pas tenuz par au[177vB]cion de tort fet.

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- § {47.10.34} -
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Gaius dit : se pluseur serf ont batu ensenble aucun ou il l’ont - ledengé ensenble, li mesfez est propres à chescun ; et de tant - comme il furent plus à fere, le mesfet est il graindres. Et encor - puet l’en melz dire que il i a autretant de mesfez comme il i a de - malfetors.

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- § {47.10.36} -
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Julians dit : se je voill pledier au pere el non dou fil par - aucion de tort fet et il done procurator, il ne senble pas que li - filz soit deffenduz se caucion n’est donee de paier ce qui sera - paié. Et por ce sera donnee l’aucion contre le fil autresi comme se - li peres ne le deffendist pas.

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- § {47.10.37} -
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Marciaus dit : il est contenu as establissemenz as princes que - les choses qui sont mises en commune remembrance por diffamer aucun - soient esfacies.

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- § {47.10.38} -
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Scevola dit : il est establi el consoil au senat que nus ne port - l’image l’enpereor por fere tort à autre ; et qui fera contre - ce soit mis en communs leus.

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- § {47.10.40} -
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Marciaus dit : li sainz enpereres Sevoirs escrit eissi à - Diogene : « cil qui est dampnz de cruel tort fet ne puet - pas estre en l’ordre de curials ; ne l’error au prevost ne te - doit rien valoir, ne cele à celui qui prononça de toi aucunne chose, - ou à cez qui contre la forme de droit cuident que tu remainsisses en - l’ordre des curials ».

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- § {47.10.41} -
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Neraces dit : se toz a esté fez au fil, l’en ne doit pas - deffendre au pere que il n’en plede en deus juigemenz en son non et - el non au fil.

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- § {47.10.42} -
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Paulus dit : il ne convient pas que cil qui apelent lesdengent - les juiges, et se il le font il sont diffamé.

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- § {47.10.43} -
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Gaius dit : cil qui muet à tort aucion de tort fet soit envoiez - en essil ou mis hors de s’ordre.

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- § {47.10.44} -
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Jabolenus dit : se cil qui esta en la meson de soz fet fumee qui - grieve celi qui est en cele desus, ou cil qui est en cele desus - giete ou espant aucunne chose en cele de soz, Labeo dit que l’en - n’en puet pas pledier par aucion de tort fet. Mes ge croi que ce - soit faus se ce fu par corage de tort fet.

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- § {47.10.45} -
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Hermogenes dit : l’en selt establir por tort fet paine hors - d’ordre, selonc la cause et selonc la persone ; si que li serf - sont batu et puis rendu à leur seigneurs, et cil qui ont esté - franchi sont chastié par batement ou par eissil temporel, ou par - deffensse d’aucunne certaine chose.

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- - - XVIII. De crimes qui doivent [178rA] estre puniz hors d’ordre - [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 11 : de - Extraordinariis criminibus. - -
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- § {47.11.1} -
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Paulus dit : cil qui commovent autrui femes de pechier et cil - qui volent brisier les mariages sont puni hors d’ordre por la - volenté de lor desloial tricherie, ja soit ce que il n’aient pas - acompli ce que il voloient. ¶ {1} Torz est fez contre bones mors, si - comme quant l’en aboivre aucun de fumee corrumpue, ou quant l’en le - conchie de boe, ou quant l’en ordoie les eves ou les conduiz ou les - las, ou aucunne autre chose por fere tort à aucun ; et de cez - selt l’en prendre grief vengance. {2} Se aucuns amoneste à un enfant - à abandoner soi à pechier contre nature et il li tout son compoignon - ou il le corrump, ou il requiert pucele de folie ou il porchace en - aucunne maniere que ele perde sa chastee, ou il prent loer por - amonestier li, se li pechiez est parfez, il est puniz par paine - capital ; et se il n’est perfez, il soit envoiez en essil par - tant comme il en fist.

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- § {47.11.2} -
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Ulpians dit : il ne convient pas que desloial compoingie soit - assenblee por couverture de religion ou de rendre veu.

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- § {47.11.4} -
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Marcians dit : li saint enpereor Sevoirs et Antoines escritrent - que la feme qui a porchacie que ele n’ait enfant soit envoie en - temporel essil ; car il n’est pas droiz que ele soit sanz poine - de ce que ele fet son mari sanz enfanz.

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- § {47.11.7} -
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envoié en essill

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Cil moismes dit : cil qui entrent en autrui meson par corage - d’enbler doivent estre puni plus que larron. Et por ce, sont il doné - à fere comme ovre à tens, ou il sont batuz de bastons et puis - lessier aller, ou envoiéou envoié] euoie dans le - ms., cf. lat. aut ad tempus relegantur en - essill à tens. {*47.11.8} Il i a un crimes qui apartient à - l’execucion au prevost, si comme se aucun dient que leur instrumant - sont perdu ; car li saint frere donerent au prevost de la cité - l’execucion de ceste chose. ¶

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- § {47.11.9} -
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Il i a uns crimes qui solent estre puni selonc les costumes des - contrees ; {*47.11.10} si comme en Egypte, cil qui depecent ou - rompent le terral qui tient l’eve en son cors, il sont puni hors - d’ordre. Mes ce es selonc la condicion et selonc la quantité do - mesfet ; car li un sont puni par commune ovre et li autre par - mestal selonc lor digneté.

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- - - XIX. De cez qui prenent loier por lessier à acussier [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 13 : de - Concussione. - -
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- § {47.13.1} -
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Paulus dit : se loiers a esté pris por lessier à acuser aucun de - crime, et l’en faint que ce a esté par commandemant au prevost, li - prevoz de la contree do[178rB]it commander que li loiers soit renduz - et prendre vengence do mesfet.

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- - - XX. De cex qui enblent bestes et les emmoinent [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 14 : de - Abigeis. - -
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- § {47.14.1} -
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Ulpians dit : li enpereres Adrians escrit eissi quant l’en li demanda - consoil de cez qui enblent les bestes comment il doivent estre - puni : « quant cil qui enblent les bestes sont puni par - tres dure poine, il sont dampné ou glaive ». Mes il ne sont pas - si cruelment puni par tot, mes la où cist mesfez est plus sovent - fez ; et aillors i sont aucunne foiz doné à servir à tens. {1} - Cil qui enblent les betes sont proprement cil qui les sostreent des - pestiz et des fous et les emmoinent. Et ce est leur estuide et - autresi comme uns arz par coi il ostent les chevaus et les bues - d’avoc les autres ; mes se aucuns enmoine une berbiz que il - trove seule, ou un cheval qui est remés aprés les autres, il est - lerres, mes ce n’est pas de tel maniere. {2} Et cil qui enble un - porc ou une chievre ou un moston ne doit pas estre puniz si - grievement comme cil qui enblent greigneurs bestes. {3} Et ja soit - ce que li enpereres Adrians establi poine de mestal ou de servise ou - de glaive, neporquant ne en plus honeste leu n’apartient pas à ceste - poine, ainz doivent estre envoié en essil ou osté de lor ordre. Et - cil qui les emmoient o armes ne soient pas sozmis as bestes. {4} Cil - qui en amoine les bestes de coi il pledoit por avoir en la proprieté - doit estre renvoiez au citein examinement, si comme Saturnius - escrit ; et ce est voirs se il ne le fist pas por enbler les, - mes por ce que il li senbloit que il i avoit droit.

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- § {47.14.2} -
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Cil moismes dit : li crimes de mener en bestes n’est pas des - communs juigemenz, ainz est melz larrecins. Mes por ce que cil qui - les emmoinent joint sovent armes, se il sont pris, leur mesfez selt - estre puniz griefment.

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- § {47.14.3} -
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Calistratus dit : li nombres des oielles fet ou simple larron ou - meneur de bestes ; car aucun cuident que .x. berbiz facent ou - fou, et .v. porcel ou .iiii., mes uns chevaus ou uns bos soffist au - crime de mener en bestes. {1} Et cil doit estre puniz plus griement - qui emmoine une beste de l’estable son seigneur que se il l’en - menast des chans. {2} Et cil qui sovent le font que cil qui ne le - fet [178vA] que une foiz. ¶ {3} Il est contenu es letres l’enpereor - Adrian par quel poine cil doivent estre puni qui recestent cez qui - emmoinent les bestes, ce est que il soient envoié par .x. anz en - essill hors de la terre de Lonbardie.

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- - - XXI. De cex qui traïssent la cause que il doivent sostenir [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 15 : de - Prœvaricatoribus. - -
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- § {47.15.1} -
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Ulpians dit : cil qui traïst la partie que il doit sostenir et - aide à l’autre est apelz prevaricatoires. Et Labeo dit que il est - issi nomez por ce que il se varie en diverses parties. ¶ {1} Cil est - proprement prevaricateurs qui a acusé de commun crime et puis lesse - le plet ; car avocaz n’est pas proprement apelez - procurateur ; mes’il traïst la cause que il doit sostenir ou en - commun juigement ou en privé, il doit estre puniz hors d’ordre.

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- § {47.15.2} -
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Cil meismes dit : l’en doit savoir que paine hors d’ordre est - orendroit enjointe à cez qui traïssent la partie que il doivent - sostenir.

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- § {47.15.4} -
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Marcians dit : se il est pronuncié en cause de commun juigement - que cil soit prevaricateurs de qui il est deffendu que l’en ne plede - de ce que il a acusé à tort à son esciant, il sera mal renomez.

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- § {47.15.5} -
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Henulcius dit : li accuserres qui a esté condempnz que il atraie - la cause que il devoit sostenir ne puisse pas puis acuser selonc la - loi.

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- § {47.15.6} -
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Paulus dit : il a esté escrit par nostre enpereor et par son - pere que, quant crime sont opposé hors d’ordre, li prevariteur sont - tenu par cele meisme paine par coi il fussent tenu se il eussent - mesfet contre la loi ; car li deffenderres est assous se li - acuserres est convoincuz que il ait traï la cause que il devoit - sostenir.

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- § {47.15.7} -
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Ulpians dit : en totes causes, fors en cele de sanc, cil qui - corrump son aversere qui l’acuse est tenuz por convoincuz par le - consoil au senat.

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- - - XXII. De receteors [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 16 : de - Receptatoribus. - -
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- § {47.16.1} -
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Marcians dit : ce est tres mauvese maniere de genz que receteur, - sanz coi l’en ne se puet tapir longuement ; et il est commandé - que il soient puni autresi comme li larron. ¶ Et en cele moisme - cause sont cil qui peussent bien prendre les larrons et prenent - deners ou une partie de ce que il ont enblé por lessier les - aler.

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- § {47.16.2} -
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Paulus dit : li parent et li coisin as larrons qui les recetent - ne doivent pas estre assous ne puni si comme li autre ; car lor - mesfez n’est pas ivels à cez qui reçoivent les larrons qui ne leur - apartienent.

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- - - XXIII. De cex qui brisent les chartres et les mesons [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 47, tit. 18 : de - Effractoribus et expilatoribus. - -
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- § {47.18.1} -
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[178vB] Ulpians dit : li saint frere escritrent de cez qui sont - eschapez de chartre brisee que se il en sunt issu par les portes que - il ont brisees ou par conspiracion que il aint fetefete] - fere dans le ms. o les autres qui - estoient o els en la preson, il soient puni par poine capital. Mes - se il sont eschapé par la negligence as gardes, il doivent estre - puni plus legierement. {1} Et li plus povre seulent estre mis à fere - le commun servise ou pardurablement ou temporelment. ¶ Et li plus - honeste seulent estre de leur ordre ostez à tens ou essir dou - païs ; car nule especial poine ne lor est enjointe es - establissemenz as princes. Et por ce, quant la cause sera coneue, li - juiges les punira à sa volenté. {2} Autresi doivent estre puni cil - qui brisent les mesons. Mes li enpereres Marc commanda que uns - chevalers de Rome, qui avoit brisé une meson et en avoit porté - deners, se tenist par .v. anz d’entre‹r› en la contree d’Aufrique et - en Rome et en Lonbardie. ¶ Il convindra donc establir contre les - briseors et contre les autres, quant la cause sera conneue, comment - il doivent estre puni selonc le mesfet ; por tant que l’en ne - past pas el bas home la poine de fere leur fere communs servises, ne - es plus honestes cele d’envoier les en essil.

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- - - - XXIV. De painesCe titre n'est pas complètement inédit. Il a été - publié, en grande partie, par La Thaumassière, à la suite des - Coutumes de Beaumanoir, p. 467-470. Toutefois, nous - croyons devoir le reproduire, à cause de son importance particulière, et - de quelques variantes considérables.. - - -
- § 1. -

Cil juige qui martirent aucun à tort, li martyres de celui qui est livrez - à martyre est tost passez ; mès li martyres de celui qui le martyre - dure tozjorz.

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- § 2. -

Li sages escrit que l'en ne doit condempner nul home por sopeçon ; - car melz est que l'en lest à punir les mesfeteurs, que il n'est que l'en - condenpne ceus qui n'ont riens mesfetDig., lib. 48, tit. 19, frag. - 5, pr. : de Pœnis..

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- § 3. -

Cil qui juige det regarder que il n'establisse nule chose plus âprement - ne plus molement, si comme la cause requiert ; car il ne doit pas - coivoitier la gloire d'estre trop roides, ne trop débonaires ; ainz - doit fere droit juigement, et establir segont ce que chascune cause - requiertIbid., frag. 11, pr..

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- § 4. -

Li crimes dou père ne puet de rien grever le fil ; car chescuns est - corpables de son crime, ne nus n'a aide de son mesfet : et issi - l'escritrent li saint frèreIbid., frag. 26..

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- § 5. -

Cil qui sont dampné à aucune paine, et il sont pris contre - l'establissement de la paine, et il soient alé encontre, et il sont - pris, en ce la poine doit doblierIbid., frag. 8, § 7 - (?)..

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- § 6. -

Nus hom ne doit soffrir painne de sa penséeIbid., frag. 18.. - Li encien furent mov, et cil qui sostenoient les droiz orent grant cure - que li home ne s'esmeussent pas ligièrement à plédier ; et - nos-meismes en avons grant penssée, por ce meismement que le fol - hintement à ceus qui plèdent, et à ceus à qui l'en plède, est aucune - foiz refrénez par paine. Et por ce est-il resons que paines soient - establies par sept manières : la premère, par cause ; la - segonde, par persone ; la tierce, par lieu ; la quarte, par - tens ; la quinte, par quantité ; la siste, par qualité ; - la septime, par aveinture.

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Par cause si est, quant aucuns fiert aucun. Par persone, si - comme une persone est plus dine que autre, et mains maufesanz. Par lieu, - si comme l'en mesfet devant juige, ou en yglise, on en saint leu, ou en - marchié, ou foire. Par tens, si comme l'en meffet de jorz et de nuiz, ou - as sainz jorz ou as saintes nuiz. Par la qualité est li fez plus griex - ou plus légiers ; et por ce regarde l'en se li larrecins est fez - aperz ou repoz. Par quantité, si comme se aucuns fet un petit forfet ou - un grant. Par avainture, si comme aucun gite un glaive ou une pierre, et - il blece aucun ; s'il le fist por cause de forfere, ou por cause - d'avaintureDig., lib. 48, tit. 19, frag. 16 : de - Pœnis..

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- § 7. -

Tiés sont les paines en la duchie d'Orliens : qui fet contre - establissement de prince, il doit soixante sols de paine. Et se il est - prévoz ne justice, ou baillif, la poine est à la volenté le roi.

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Qui tret autre en plet devant autrui juige que le sien, est en soixante - sols de paine.

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Se aucuns a gagie à jor aucune chose devant jostice à aucun, et il ne la - rant, il doit cinq sols d'amende.

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Se aucuns ne vient qui est semons, il doit cinq sols d'amende ; et - trois foiz despisanz, se il se deffaut, l'en prendra le sien, et plèdera - le sien tenant.

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Qui fera force, ne destorbera aucun que il ne vienge à son jor, il - l'amendera de soixante sols.

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- § 8. -

Li procurator et li deffendeor qui seront repris qu'il auront - tricherressement fet ce qu'il auront à fere, seront en la merci le roi - de leur meubles.

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- § 9. -

Se aucuns demende aucun héritage ou meubles, sanz ce que bataille soit - juigée, cil qui enchiet doit vingt deners de la clamor ; et se - bataille est jugée, cil qui enchiet doit neuf (livres) por le chanp, et - pert loi.

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- § 10. -

Qui a usage et en use tricherressement, il le pert. Se beste à quatre - piez fet domage, ele est perdue par le forfet, ou li sires qui ele est, - se il la veut avoir, il amendera le domage.

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- § 11. -

Se d'aucune meson est gitié ou espandu aucune chose, cil qui aret en la meson est tenuz d'amender le domage, ausi comme de forfet. - Qui arache bonnes, tuit si bien sont en la merci le roi.

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- § 12. -

Se aucuns jue ès diz, ou ès tables, et il se plaint del jeu, il doit - vingt deners de la clamor.

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- § 13. -

Se mesurerres des chans fet fause mesure apenséement, li cors et tuit si - bien est en la merci le roi.

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- § 14. -

Qui enterre cors en autrui leu, et seurprant terre qui n'est pas soue, - rent et amende soixante sols à la jostice.

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- § 15. -

Qui enchiet de lesdanges et de férir autre sanz sanc et sanz chable, est - en cinq sols d'emende. Et se il i a sanc ou chable, soixante sols - d'amende. Et se il i a bataille juigée, neuf livres por le chanp vaincu, - et quinze sols par membre blecié, et soi gari.

-

Là où il a amende juigée n'a point de clameur.

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- § 16. -

Se clameur est rendue présentement ou depriée, il i a cinq sols d'amende, - et det quatre deners de preuve pardonnée autant.

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- § 17. -

Se aucuns est pris d'aucun petit larrecin, qui est fez par senblance de - povreté, et il n'est seignez, ne forbeniz, il forjure la vile. Et se il - est forbeniz d'aucun leu, l'en li fet sein ; et se il a sain, il - est pendables. Et se il fet larrecin, comme de chevaus, de granz robes, - et de granz choses, il est pendables.

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- § 18. -

Cil qui est herbergiez chiés l'oste, ou li serganz, se il enblent là inz, - sont pendables ; soit petit, soit grant.

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- § 19. -

De murtre, de traïson, d'omecide et de rat, qui en est atainz, est - pendables. De toz les fez dom hom prent mort par juigement, toz les - meubles que il a en sa possession el jor del juigement, sont le roi, et - tuit si héritage ; sauf le doere à la feme. Et quant la feme sera - morte, li doeres remaint au roi.

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- § 20. -

D'arsure l'en prant mort, et d'encis. De membre tolu l'en pert membre, et - tuit si bien sont le roi. De mahaigne pert toz ses biens, sauve la - porvéance dou maignié. Et se aucuns n'a nus biens, en tel forfet il - sueffre eissill perdurable. Ou se il a pou de biens, et se il a biens - quex que il soient, si suefre-il eissill.

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- § 21. -

Nus ne doit estre puniz sanz cope.

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- § 22. -

Cil qui sont sodomite prové doivent perdre les c....... Et se il le fet - segonde foiz, il doit perdre menbre. Et se il le fet la tierce foiz, il - doit eslre ars.

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Feme qui le fet doit à chescune foiz perdre menbre, et la - tierce doit estre arsse. Et toz leur biens sont le roi.

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- § 23. -

Li avotre sont en la merci le roi, deux foiz. La tierce, il doivent aler - en essil, el leur biens sont le roi, s'il en sont condempné.

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- § 24. -

Li fornicateur doivent estre chastié atrampéement de poine de cors.

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- § 25. -

Li avocaz qui par lor gloriose voiz relièvent les causes qui sunt - abessies, se il font tricherie ès causes que il ont à mener, il - soffreront poine de traïson.

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- § 26. -

Li notenier, li taverner, li ostelier, se il ne gardent ce que il - recevront en cez trois lieus, et il facent tricherie, il recevront paine - de traïtor.

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- § 27. -

Li mesureor des chans, se il font fauses mesures apenséement, et il en - soient repris, il soffreront poine de traïteur.

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- § 28. -

Se aucuns trove aucune chose en terre ou en eue, il la doit porter à la - jostice ; et se il ne la porte en tens convenable, il doit soixante - sols d'amende.

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- § 29. -

Qui fet tort en conpoignie, et en chose baillie en garde, et en achat, et - en loage, et en change des choses, sont puni en la poine que cil sont - qui font tricherie en demende d'éritage, qui est devant diz en cest - titre.

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- § 30. -

Qui esqueust son gage à celui à qui il est plège, doit soixante sols à la - jostice.

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- § 31. -

Qui deffant euvre à fere justice, et l'en la fet sanz défanse ôtée, est - en cinq sols d'amende, et est l'euvre ausint comme pas non fete.

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- § 32. -

Qui apèle home de servage, et ne l'en puet ataindre, est en paine de - soixante livres.

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- § 33. -

Qui prant à force autrui chose, est en soixante sols d'emande.

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- § 34. -

Se aucuns brise à aucun la teste, et il guarist sainement, la grant - jostice n'i a que soixante sols.

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- § 35. -

Se aucuns fet chevauchie à armes, à pluseurs genz, se il est chevaliers, - il doit soixante livres d'amende, et garentist toz ceus que il li maine. - Et se il n'est chevaliers, chascuns de ceus que il i maine est en - soixante livres d'emende.

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- § 36. -

Qui estope chemins, ou s'emprant, ou cours d'eue, ou fontaine commune, ou chemin de flueve, est en paine de soixante sols, et oute - l'euvre au sien, et amende domage, se il en nest.

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- § 37. -

Cil qui fet desloiaus assenblée de bordelerie, doivent perdre la vile, et - leur biens sont le roi.

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- § 38. -

Qui fet contre le roi en fesant contre la pès dou pueple, doit estre - ars.

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- § 39. -

Li fausoner de fauses monoies doivent estre pandu, et leur biens sont le - roi.

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- § 40. -

Li baillis qui prant à tort, doit rendre ce que il prant.

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- § 41. -

Cil qui robe les yglises, doivent estre pandu, et leur biens sont le - roi.

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- § 42. -

Qui apèle de juige autre deus foiz, et la tierce vient devant le chief - seigneur, et est condempnez, par tot il remaint en merciz as seignors, - segont ce que chescuns i a.

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- § 43. -

Li serganz qui emble au roi, ou au seigneur de la terre, ou au commun à - qui il est serganz, il est pendables, et si bien sont au seigneur de la - terre.

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- § 44. -

Qui ne rent son cens à jor, il doit cinq sols d'amende. Qui ne rant - ventes dedans les nuiz, il doit soixante sols.

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- § 45. -

Qui esqueust à jostice, ou à sergant estable, doit soixante sols.

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- § 46. -

Li receteur sont puni comme li seignor, et li aideur, et li - consenteur.

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- § 47. -

Cil qui brise seisine de seigneur, est en soixante sols d'emende.

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- § 48. -

Qui dit lesdanges devant jostice, rant quinze sols à la jostice, et cinq - sols au lédengé. Et qui li fet sanc ou chable devant jostice, il i coste - soixante livres, et quinze sols au lédi.

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- § 49. -

Qui fiert baillif ou prévost, por cause de sa baillie, est en soixante - livres d'amande. Et se il i fet sanc ou chable, il est en la merci le - roi. Et dou sergant de son ostel, ausint.

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- § 50. -

Qui prant com paagier, et il ne l'est, l'amande est de soixante sois à la - jostice, et le domage au marcheant.

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- § 51. -

Cil qui s'en vient de l'ost avant son terme, sanz congié, sont en la - merci le roi.

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- § 52. -

Hom ne puet avoir contre sa feme aucion de larrecin.

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- § 53. -

Li hons qui porchace la mort sa feme, et la feme qui porchace la mort son mari, cil qui en est provez, la partie de ses biens est le - roi, et li autres à cause de refus.

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- § 54. -

Li serf qui se sunt aforcié de destruire lor seigneurs doivent estre - ars.

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Li sers qui renie son seigneur doit estre mis en perdurable paine.

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- § 55. -

Li maquerel de femes doivent estre fusté et geté hors de la vile, et leur - biens sont le roi.

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- § 56. -

Qui cèles trovailles et choses esdirées, doit soffrir poine de larrecin, - quant il fet la chose por soe.

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- § 57. -

Se aucuns fet chose par quoi le ligier corage as homes soient espoenté, - li rois escrit que il soient envoié en essil.

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- § 58. -

Qui dit mal do roi, ou de la reine, ou de son consoil, vileinement, il - doit estre envoié en essil, et si bien sont le roi.

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- § 59. -

Li baillif, li prévost, cil qui gardent les prisons qui doivent recevoir - paine de leur fet, se il les lessent aler à leur copes, doivent recevoir - la paine que cil receussent.

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- § 60. -

Cil qui portent secrié escrit à aucun, clos, et l'euvrent por savoir que - il i a, doivent recevoir paine d'essill, et leur bien sont le roi.

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- § 61. -

Qui nafre beste, et garist, et plante an nat (et plainte en naît -  :), est en cinq soz d'emende, et rent le domage souz - loer.

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- § 62. -

Cil qui s'enfuent as annemis le roi, ou as anemis de ses conseliers, sont - ars, ou pandu as forches.

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- § 63. -

Cil qui corrumpent les virges qui ne puent soffrir conpaignie d'ome, - seront pandu, et leur bien sunt le roi.

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- § 64. -

Feme, se ele forfet de mahins forfez, si comme de lédanges, de férir, et - de sanc et de chable, et d'amendrer (de moindres) forfez, - l'amande n'est que la moitié mendre d'ome. Et des autres forfez, si - comme de larrecin, de murtre, de rat, de traïson, d'omecide, menbre - tolu, mahin, d'iceus forfez ele est ausint tenue comme homme.

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- § 65. -

Qui n'ira au ban crié, c'est à savoir à bannie d'ville, et ele ne soit - nommée quele, comme de larron pandre, d'eschauguite de foire, ou sanz - foire, quant à prévosté, se aucuns n'i vient, il doit cinq sols - d'amende, et le domage qui est avenuz par son défaut.

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Mès se granz persécucion avient, et ele est fete à savoir au pueple par - bannie, et domages en avient, chascuns i est tenuz à la volenté le roi - en emende.

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- § 66. -

Li degrié des paines sont tex : la première paine si - est en vint deniers de clamor. La segonde si est, se li vint deners ne - sont randuz, ou depliez en la place, la paine est de cinq sols. La - segonde paine si est de quinze à celui à qui l'en a fet sanc et chaable, - et de soixante sols à la justice. La terce poine si est d'ome envoïer en - eissill. La quarte si est perdre membre. La quinte si est d'ome livrer à - mort.

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D'ome envoier en eissil, de perdre membre, d'ome dampné à mort, tuit si - bien sunt le roi.

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- - - XXV. De communs juigemenzInstitut. justin., lib. 4, tit. 18 : - de Publicis judiciis. Voyez aussi, à la suite du titre - précédent, dans les anciennes coutumes d'Orléans, publiées par La - Thaumassière.. - - -
- § 1. -

Il convient que juigemenz communs ne soient pas governé par - actions ; ne il n'ont rien senblable as autres juigemenz, de quoi - nos avons parlé ; il est greigneur diversité en movoir les, et en - maintenir les. Il sont apelé commun, porce que il est ostroié à chescun - dou pueple que il la mantaigneInst. just., lib. 4, tit. 18, pr., § - 1.

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- § 2. -

Li uns des communs juigemenz sont capital, et li autre ne sunt pas - capital.

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Nos apelons cex capital qui tormentent de trop grief torment : si - comme quant l'en deffant à aucun la commune de feu et d'eue, ou se il - est envoiez en essil, ou condempnez à paine de métaill.

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Li autre qui donnent mauvese renomée, ou domage de deners ne sont pas - capital ; jà soit ce que il soient communIbid., § - 2..

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- § 3. -

Li commun juigement sunt cil :

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La loi que li enpereres fist de crime qui est fez contre le mestre - l'enpereor ou contre la chose commune : la poine de cest crime est - que cil qui en est copables en pert l'âme, et sa mémoire est dampnée - après sa mortIbid., § 3..

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- § 4. -

La loi que li enpereres fist des avotires, est des communs juigemenz, par - coi non pas tant solement cil qui bannissent aucun mariage sont puni par - glaive ; mès cil qui font lor desléal tricherie o homes  ; et par cele meisme loi est puniz li vices, quant aucuns - conpoigne charnelment o virge ou à veve.

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La loi que li enpereres fist de homescides, est des communs juigemenz, - qui prant vengance, ou glaive do homecide ; et de cex qui portent - darz por ocirre homes. Darz est communémant tout ce qui est tret d'arc, - si comme Gaïus escrit, ès l'excepcion de loi des douze tables ; mès - darz est généraument tot ce que aucuns gite o sa main. Il s'ensiet donc - que pierre, et bâtons, et fers soit contenuz par cest non ; et il - est apelez darz, selonc le grieu, por ce que il est envoiez en loig. Et - ceste significacion poons-nos trover ou non de grieuInst. just., - lib. 4, tit. 18, pr., § 4, 5..

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- § 5. -

Par ceste meisme loi sont li envénimeur condempné, qui ocient homes par - venins ou par enchantemenz ; ou qui vendent communément mauveses - médecinesIbid., § 5..

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Une autre loi porsiet par novele paine un très aspre crime, qui est - apelée la loi que Ponpeius fist de cex qui ocient leur pères ; en - quoi il est contenu que se aucun apareille la mort à son père, ou à sa - mère, ou à son fill, ou à aucun de ses autres, ou en apert ou en - repost ; cil par qui tricherie ce est fet ou qui est consantanz de - cel crime, jà soit ce que il soit estranges, soient puniz par la paine à - cex qui ocient leur pères. Ne ne soit pas sozmiz à olme, ne à feu, ne à - autre painne solempne, ainz soit liez en un sac o un chien, et o un coc, - et o une serpant, et o une singesse ; soit gitez o elx en la mer, - et en une eue, selonc ce que la région le requiert, si que il perde - s'âme, l'usage de toz les élémenz, et li ceaux li soit devez en sa vie, - et la terre à sa mort.

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Et se aucuns ocist les autres persones, cil qui sunt jointes à lui par - lignage ou par affinité, il soffrera paine qui est establie des - homecidesIbid., § 6..

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- § 6. -

Et la loi que Cornelius fist des faus hoirs, enjoint painne à celui qui - escrit faus instrument, ou faus testament, à celui qui le saèle, et à - celui qui le recète, et à celui qui i met faus séel, et à celui qui le - fet, et qui l'entaille, qui le prant à son esciant par tricherie. Et la - poine d'icele loi est li derreniers tormanz, et contre les sers (autresi - est-il des homicides et des envénimeurs), se il sont franc, il doivent - estre envoié en essillIbid., § 7..

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- § 7. -

Et la loi que Julius fist por force commune ou privée, est - contre ceus qui font force ou armes ou sanz armes. Cil qui la fet doit - estre envoiez en essil, par la loi que Julius fist de force commune. Et - se ele est fete sanz armes, la tierce part des biens à celui qui le fet, - est puploïe.

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Mès se aucuns a jéu par force o virge, ou o veve, ou o nonains, cil qui - ce font, et qui eust en consoil, et en aide, soient puni par capital, - selonc nostre establissement, par quoi l'en puet ce savoir plus - apertementInst. just., lib. 4, tit. 18, pr., § 8..

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- § 8. -

La loi que Julius fist de larrecin, punist ceus qui enblent deners, ou - chose commune, ou sainte, ou religiose. Et se li juige enblent les - communs deniers el tens que sont en baillie, il doivent soffrir poine - capital ; et ne mie tant seulement, mès cil qui les ont serviz et - aidiez à ce fere, et ceux qui à lor esciant les ont receuz, quant il les - orent enblez. Et li autre qui encharront en ceste loi, seront envoiez en - essilIbid., § 9..

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- § 9. -

Et la loi que Flavius fist de ceux qui navrent les homes, est entre les - communs juigemenz : qui donne aucune foiz paine capital par les - sainz establissemenz, et aucune foiz plus ligière.

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Pardesus ce, sunt communs juigemenz les lois que Julius fist, de pluseurs - articles, qui parolent des certains chapitres, por coi cil qui sont - corpables ne sont pas tretié à mort ; ainz sozmetent à autres - painnes ceux qui les despisent.

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Et nos avons ce dit des communs juigemenz, que vos les puisiez estachier, - autresi comme au bout del doi, ce est que vos en puissiez avoir aucun - peu de la quenoissence. Mès plus diligenz enseignemenz vos sera donez el - livre de Digestes, se Deu plestIbid., § 10..

-
- -
- - - XXVI. Désavoer son seignor. - - -
- § 1. -

Se aucuns tient d'aucun aucun héritage, fei ou vilenage, et est tenu par - droit titre et par longue tenue qui vaille, se il désaveue de son - seigneur, la paine est que il doit perdre l'éritage.

-
-
- § 2. -

Et se aucuns li demende que il doit tenir de lui l'éritage - davant dit, la quenoissance apartient au premier seigneur. Et se il ne - vest deffandre ou guarentir ce que l'en aura tant longuement tenu de lui - ou de ses encesseurs, cil qui est li doumainnes ne fera que sigre le - segont seigneur, et prandre de lui.

-
- -
- - - XXVII. De longue tenue et de défaut de droit. - - -
- § 1. -

Longue tenue est paine as pereçus : icele longue tenue, qui est - tenue apertement, au seu des seigneurs. Car quant communs siet aucune - chose qui contient très grant négligence, n'acuse - (n'excuse) pas le seigneur.

-
-
- § 2. -

Se aucuns dit que ses sires li fet tort, et s'en plaint à plus grant - jostice, se c'est d'éritage, et li sires en set condampnez, il pert la - justice. Et se li plaintis est condempnez, il pert l'éritage. Et se - c'est de fet de cors, cil à qui l'en met sus le fet, se il est dampnez, - ses biens remainnent en l'avarice del seigneur. Et se il s'en pert à son - droit, li sires en pert la jostice, segont la costume de la terre, et - segont les establissemenz le roi, ou titre d'apeler son seignor de - défaut de droit, et segont l'usage de baronie.

-
- -
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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 18 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI DIX-HUITIESMES LIVRES + + + LI DIX-HUITIESMES LIVRES + + + + I. Ci commence la segonde partie et li septimes livres de + Digeste nove. Cis titres est d’obligemenz de paroles [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 45, tit. 1 : de + l’erborum obligationibus. + +
+
+ +
+ § {45.1.1} +
+

Ulpians dit : convenance ne puet estre fete se li uns et li + autres i e parole ; et por ce, ne muz, ne sorz, ne cil qui ne + puet parler ne puent fere convenance, ne cil qui est hors do + païs ; car li uns doit oïr l’autre. Se aucuns de cez velt donc + fere convenance, si la face par un de ses serf qui soit + presanz ; et issi li sera aquisse la convenance et aucion par + la convence. ¶ Et se aucuns velt estre obligiez, si commant à son + serf que il s’oblige [160rB] por lui et il sera obligiez par son + commandemant. {1} Et cil qui demanda une chose et s’en parti ainz + que l’en li respondist, n’a pas aquis la convenance. Mes se il s’en + parti tantost comme il ot demandé et puis s’en vint arriere et l’en + li respondi, lors il i a obligement ; car l’espace do tens que + il s’en ala ne ne corront pas la convenance. ¶ {2} Se aucuns demande + issi à un autre : donras me tu ce ? Et il respont oïll, il est + obligiez. Mes il est autrement se il l’ostroia sanz paroles ; + car il n’est obligiez ne citoiennement, ne naturelement ; et + por ce, dit l’en que plege n’est pas obligiez par lui. ¶ {3} Se l’en + demande à aucun simplement et il respont soz condicion, il est + certaine chose que il n’est pas obligiez. Et se l’en li demande + issi : « donras me tu ce as kalandes ? », et il + respont : « je le te donroi es ydes », il n’est pas + obligiez ; car il n’est pas respont à ce que l’en li demande. + Et encontre, se l’en li demande par condicion et il respont + purement, l’en doit dire que il n’est pas obligiez. ¶ Quant l’an + ajoint aucunne chose ou sostret à obligement, l’en doit dire que li + obligemenz est corrumpuz se il n’i a diverses responses ; car + lors senble il que ce soit autre convenance. ¶ {4} Se je te demandoi + se tu me donroies .x. livre, et tu respondis que oïl .xx., il est + certaine chose que tu n’i es obligiez que à .x. Et encontre ce, se + je te demandoi .xx., et tu respondis que tu me donroies .x., li + obligemenz ne vaut fors les .x. ; car ja soit ce que il + conveigne que il se consantant à la some, neporquant il est aperte + chose que .x. sont contenu en .xx. ¶ {5} Et se ge te demandoi se tu + me donrois un serf, et tu respondis que tu me dorrois celui et un + autre, tu n’i est obligiez à donner moi fors celui que je te + demandoi. Car s’il i a autretant de convenances comme de cors, il ac + deus convenances de quoi l’une vaut et l’autre ne vaut rien ; + ne cele qui vaut n’est pas perdue por cele qui ne vaut rien. {6} Il + n’a point de difference se l’en respont ou lengage moismes ou l’en + demande ou en autre. Et por ce, se aucuns demande en latin et l’en + li respont en grec, por tant que la responsse s’acorde à la demande, + il i a droit obligement. ¶ Nos entendons ce de grec et de latin tant + solement, mes l’en dote des autres lengages. Et Sabins escrit, et ge + croi que ce est voirs, que toz lengages contient obligemenz par quoi + li uns entende l’autre ou par lui ou par verai latinier.

+
+
+
+ § {45.1.5} +
+

Ponponius dit : se unes des convenances sont fetes par + juigement, les autres par le prevost, les autres par acort, et les + autres sont communes à celes qui sont [160vA] fetes par juigement et + à celes qui sont fetes par le prevost. ¶ Celes qui sont fetes par + juigement sont celes qui vienent de pur office au juige, si comme + caucion qui est donee por poor de tricherie. ¶ Celes qui sont fetes + par prevost sont cez qui vienent de pur office au prevost, si comme + caucions que aucuns donne que domages ne vindra par lui à son + voisin. Il convient entendre les convenances qui sont fetes par le + prevost si que celes i soient comprises, qui sont fetes par les + voers, car celes vienent par la juiridiction au prevost. ¶ Celes qui + sont fetes par acort sont celes qui li pledeur font per commun + assentement. Et de celes i a il pres d’autretant de manieres comme + il est de marchiez ; car eles sunt fetes par obligement de + paroles et vienent de marchié qui a esté fez. ¶ Les communes + convenances sont si comme quantquant] que dans le + ms. confusion dans l’usage des abréviations, cf. lat. + Communes sunt stipulationes veluti rem salvam fore + pupilli la chose à l’orfelin soit sauve ; + car prevoz commande que caucion soit donnee que la chose à l’orfelin + sera sauve, et li juige li commandent aucunne foiz se la chose ne + puet estre depecee en autre maniere. Convenance de rendre chose à + dobles vient dou juige ou de bennissement as voeirs. ¶ {1} + Convenance est une concepcion de paroles par quoi cil à qui l’en + demande se il fera ou dorra aucunne chose, respont que oïll. {2} + Caucion est une convenance qui s’i oblige celui qui promet que autre + s’i obligent o lui et prometent ce meisme. ¶ {4} Se tu promez deners + et tu i mez paine se il ne sont paié, et un de tes hoirs en paie sa + partie et li autres n’en paie pas la soe, la paine est deue tant que + li autres ait paié sa part. Autresi est il de paine qui est establie + en mise, se li uns obeist à la sentence à l’arbitre et li autres n’i + obeist pas ; mes cil qui n’i obeist pas doit restorer le domage + à celi qui obeist, car l’en ne puet en tels convenances establir + nule autre chose sanz fere tort à cez à qui eles sont fetes.

+
+
+
+ § {45.1.6} +
+

Ulpianus dit : cil à qui il est deffendu que il ne mete main en + ses biens aquiert ce qu’i li est convenencié ; mes il ne puet + riens rendre ne estre obligiez par promesse que il face. Et por ce, + ne puet il donner pleige ne plus que li forsenez.

+
+
+
+ § {45.1.7} +
+

Ulpianus dit : quant condicion qui ne puet avenir est mise en + fere aucunne chose, ele nuist à la convenance. Mes il est autrement + se tel condicion est mise en convenance « ge te donroi ce se ge + ne monte o ciel » ; car ceste condicion est presente et + profitable, et la promesse doit estre rendue.

+
+
+
+ § {45.1.9} +
+

Ponponius dit : se Tyces et Sey firent chescuns par soi tel + convenance ou un home : « tu me [160vB] promz à donner tel + champ se tu ne le donnes à celui », il est tenuz à doner le ne + à l’un ne à l’autre devant que il en soit trez en cause. Et por ce, + cil qui tret premierement en cause a la meillor condicion.

+
+
+
+ § {45.1.10} +
+

Cil moismes dit : nos usons de tel droit que se tel convence est + fete, que se Tyces ne vient en Lonbardie dedanz les kalendes de moi + tu me promez à doner .x. livres, l’en ne puet rien demander devant + que l’en sache certeinement que Tyces ne vindra pas en Lonbardie + dedanz ce jor, ou que il n’i est pas venuz quant que ce soit, ou à + sa mort, ou à sa vie.

+
+
+
+ § {45.1.12} +
+

Ponponius dit : se je te faz tel convenance : « tu me + promez à donner .x. sols ou .v. », tu ne me doiz que .v. Et se + tu me promz à doner deners dedanz les kalendes de genver ou dedanz + celes de fevrier, autretant vaut comme se ge eusse mis en convenant + que tu les me rendisses dedanz les kalendes de fevrier.

+
+
+
+ § {45.1.16} +
+

Cil moismes dit : se tu me dois Stic ou Panphile par convenance + d’els, l’autre est fez miens par autre cause, tu me doiz l’autre. + {1} Promesse qui est fete à rendre toz les anz est certaine et + profitable et est finee par la mort à celui qui ele est + promesse ; autressi comme li lés qui est paiez chescun an faut + par la mort à celui qui il fut lessiez.

+
+
+
+ § {45.1.18} +
+

Ponponius dit : cil qui promet .ii. foiz une meisme chose n’est + tenuz par droit à rendre la que une foiz.

+
+
+
+ § {45.1.25} +
+

Ponponius dit : se une chose m’et promesse qui me estoit deue + par autre promesse, cil qui la me promist sera obligiez par la + derreniere promesse ; car la premiere est ausi comme nule.

+
+
+
+ § {45.1.26} +
+

Ulpianus dit : nos savons generaument que vilaines convenances + ne sont de nule valeur.

+
+
+
+ § {45.1.31} +
+

Ponponius dit : se promesse m’et fete d’une chose par condicion, + la convenance vaut se la chosse n’est pas moie el tens que la + condicion avient.

+
+
+
+ § {45.1.32} +
+

Cil moismes dit : se il ot erreur el non do serf de coi nos + feismes convenance et nos nos assentissmes el cors, la convenance + vaut.

+
+
+
+ § {45.1.33} +
+

Ponponius dit : se uns sers fut promis à certein terme et il + muert ainz le terme, cil qui le promist n’i est pas tenuz.

+
+
+
+ § {45.1.39} +
+

Paulus dit : se li sires met en convenant que une chose soit + donnee à son serf, ou li peres à son fil, il aquiert à lui + meisme.

+
+
+
+ § {45.1.40} +
+

Ponponius dit : se mes fiz met en convenant que aucunne chose + soit donnee à mon serf, il aquiert à moi.

+
+
+
+ § {45.1.42} +
+

Ponponius dit : cil à qui une chose est promise à paier en cest + an ou en ce mois, l’en ne la demandera pas par droit devant que li + anz ou li mois soit passez.

+
+
+
+ § {45.1.46} +
+

Paulus dit : nos fesons par droit convenance que une chose nos + soit donnee [161rA] d’ore en .c. anz ; car li obligemenz est + presanz et li paiemenz est deloiez juques au terme. ¶ {1} Ce qui est + en fet ne puet estre delaié jusqu’au jor de la mort à celui qui le + promet, si comme tu promez à venir en Alixandre quant tu morras. ¶ + {2} Se je faz tel convenance : « tu me rendras ce quant tu + vodras », la convenance ne vaut rien. Et li autre dient que ele + ne vaut rien se tu muerz ainz que tu t’obliges à paier ; et ce + est voirs.

+
+
+
+ § {45.1.47} +
+

Ulpianus dit : se convenance est issi fete : « tu me + promez que tu me rendras ce que tu me doiz as kalendes de + moi », la chose ne doit pas estre rendue orendroit mes au + terme, c’est as kalendes de moi.

+
+
+
+ § {45.1.55} +
+

Cil moismes dit : quant aucuns met en convenant que une chose + soit donnee à lui ou à Tyce, ele n’est pas deue as hoirs Tyce. ¶

+
+
+
+ § {45.1.56} +
+

{4} Se uns hons fet tel convenance : « tu me promz à doner + .x. livres en ma vie », il les puet maintenant demander par + droit. Et se ses hoirs la demande, il doit estre mis arriere par + excepcion de convenant, car il est aperte chose que cil qui fist la + convenance ne volt que ses hoirs les demandast.

+
+
+
+ § {45.1.59} +
+

Cil moismes dit : totes les foiz que aucuns met en convenant que + oiles li soit renduz à terme ou soz condicion, il convient regarder + à proisier l’uile conbien il valoit quant il dut estre randuz, car + lors puet il estre demandez par droit.

+
+
+
+ § {45.1.60} +
+

Cil moismes dit : autresi est il se une mesure d’uile fu promise + à rendre à Capes ; car l’en puet demander le peis que il valut + el tens que l’en pot premerement venir à Capes.

+
+
+
+ § {45.1.74} +
+

Paulus dit : les unes convenances sont certaines et les autres + ne sont pas certaines. La chose est certaine de quoi il apert quant + ele est promise quele ele est, et comment ele est granz ; si + comme quant l’en promet .x. livres, ou lele] len + dans le ms., signe d’abréviation excédent champ qui fut + Tyce, o .c. muis de bon fromant, ou .c. sestiers de trop bon vin + champenois.

+
+
+
+ § {45.1.78} +
+

Cil moismes dit : se li fiz qui estoit en baill fist une + convence soz condicion et fu mis hors do baill et la condicion avint + aprés, la convenace est aquise à son pere ; car nos gardons as + convenances au tens où eles sont fetes. ¶ {1} Se je fis convenance + d’un champ, li fruit qui furent lors ne vienent pas en la + convenance.

+
+
+
+ § {45.1.80} +
+

Cil moismes dit : totes les foiz que il a aucunne parole doteuse + en convenances, il est droiz que ele soit entendue, si que la chose + de quoi la convence est fete soit asseur.

+
+
+
+ § {45.1.84} +
+

Cil moismes dit : se tu me promeis à fere meson et li tens est + passz que tu la peusses fere, tu puez estre deli[161rB]vrez se tu la + fez, ainz que je en aie commoincie à pledier. Ce ne te vaudra rien + se tu la fez aprés.

+
+
+
+ § {45.1.86} +
+

Ulpianus dit : ce que l’en dit, que il i a autretant de + convenances comme de choses, a lieu la où les choses sont + nonmees ; car se eles ne sont nonmees, il n’i a que une + convenance.

+
+
+
+ § {45.1.88} +
+

Cil moismes dit : la demeure au detor nuist à son plege. Mes se + li plege offre le serf, donc il est plege, et li deteurs ne velt pas + que il soit paiez et li sers muert, l’en doit secorre au pleige. Et + se li plege occist le serf, li deteurs est delivrés, et li plege + puet estre trez en cause por la convenance.¶

+
+
+
+ § {45.1.97} +
+

{2} Se convenance est issi fete : « tu me promz à donner + .x. livres se je te praing à mari », je croi que aucion n’est + pas donnee por tel convenance. Autresi est il se la feme promet à + l’ome autrement que par doaire.

+
+
+
+ § {45.1.109} +
+

Ponponius dit : se je te faz tel convenance : « tu me + donras .x. livres ou .xv. », les .x. me sont deues. Et se je di + issi : « tu les me donras aprés un an ou aprés .ii. + anz », eles me sont deues aprés .ii. anz ; car l’en garde + ce es convenances : la meneur some et ce qui est deu à plus + lonc terme vient en l’obligemant.

+
+
+
+ § {45.1.114} +
+

Ulpianus dit : se je ai mis en convenant que uns chans me soit + bailliez à un certain jor, et il est remé por celui qui le me dut + baillier que il n’a esté baillié au jor, je conquerrai seur lui tant + comme je eusse de preu se li chans m’eust esté bailliez au + terme.

+
+
+
+ § {45.1.123} +
+

Papinians dit : se promesse est fete por fere un mesfet, ele ne + vaut riens des le commencement.

+
+
+
+ § {45.1.125} +
+

Paulus dit : quant tu me promez que tu feras ce que il te + convient fere, nule chose n’est contenue en la convenance fors ce + que tu doiz el jor que ele est à fere ; et ce mostrent les + paroles de la convenance.

+
+
+
+ § {45.1.130} +
+

Paulus dit : se l’en dit que la convenance que li peres fet au + non son fil vaut au fill autresi comme se il meismes la feist, est + voirs es choses que puent estre aquises au pere. Mes se la promesse + est en fet, ele ne vaudra rien en la persone au fill ; si comme + se la convenance est que il li loisse à avoir voie ou charriere + parmi un champ, et se li filz fet convenance que il loisse à son + pere à avoir la, il li aquerra cele droiture ; car il puet bien + aquerre à son pere ce qui ne puet valoir à sa persone.

+
+
+
+ § {45.1.134} +
+

{3} Cil meismes dit : quant une promesse est fete de pluseurs + convenances, ja soit ce que il i a pluseurs demandes et pluseurs + responsses, neporquant il doit estre autresi comme s’il eust une + promesse en chascun convenant [161vA].

+
+
+
+ § {45.1.136} +
+

Paulus dit : se la chose de quoi la convenance estest] + est est dans le ms. fete est apelee par + divers nons, ce que li uns l’apele par un non et li autres par autre + ne depiece pas l’obligement. ¶ {1} Se aucuns a fet obligement que + voie li soit donnee à aler parmi son champ et il vent aprés le + champ, ou tot, ou en partie, ou ce que il i a, la convenance + faut.

+
+
+
+ § {45.1.140} +
+

Paulus dit : quant plusors choses orent esté proposees, une + convenance fut issi fete : « tu me promez à donner totes + ces choses qui ont avant esté escrites » ; il est propre + chose que il i ait autretant de convenances comme il i a des choses. + ¶ {1} Li ancien doterent de ceste convenance : « tu me + promez à doner .x. livres en cest an, et .x. livres en l’autre, et + .x. en tierz » ; eleele] ale dans le + ms., cf. lat. sed verius vaut.

+
+
+ +
+ + + II. Quex femes ne soient obligies. + + +
+ § 1. +

L'en a en ce ban conpris et contenu plainement, que fame ne soit alienée + par nul lian, plainement que feme ne s'entremete por nul home. Car + ausint comme l'en oste as femes office de juridiction, et por lor mors + comme por la feblece de lor sen.

+

Enprès l'en deffant que fames ne soient plèges por lor marizDig., + lib. 16, tit. 1, frag. 1 : Ad senatus-consultum + Velleianum.

+

Enprès l'en deffant que à mari ne soit plège, ne n'achat, ne n'enprunt + héritages, ne vande, ne marcheandisses, ne ne praingne, ne ne vande, + sanz le congié son seignor ; et s'ele le fet, ne vaut riens.

+
+
+ § 2. +

Or convient que nos déclarons les paroles, et que nos les loen, en ce + qu'eles aident as femes por lor feblece, et por maintes resons les + secort l'en. Mès nos ôtons qu'eles ne facent conchiement ; car li + rois dit que l'en doit aider as femes, non pas à lor décevance.

+
+
+ § 3. +

Tote obligacion est conprise en ceste aucion, ou par parole, ou par + chose, ou par marchié.

+

Feme ne puet deffendre nului en pletIbid., frag. 2, § 2-5.. + Mès se ele est sanz seignor, ele puet bien deffandre son pleige, et + soi-meisme. Feme qui n'a seignor puet plévir, et puet avoir juridiction, + et procuracion, et avocacion.

+
+
+ § 4. +

L'en deffant que fame ne soit tavernère, ne bordelière. Et + s'ele est, ele n'est obligée de riens. A totes les foiz que fame fet + honeste chose que prodom doit fere, ele est obligée.

+

L'en demende se en cause de feme a point de bataille : L'en dit que + oïl ; ausint comme il a en cause d'ome, an ce quas i a.

+
+ +
+ + + III. De deus qui prometent ou à qui l’en promet une meisme chose + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 45, tit. 2 : de Duobus + reis constituendis. + +
+
+ +
+ § {45.2.1} +
+

Modestius dit : cil à qui aucunne chose est promisse est autresi + comme demanderres, et cil qui la promet est autresi comme deteurs + [161vB].

+
+
+
+ § {45.2.2} +
+

Jabolenus dit : quant dui ont promis uns meismes deners, ou il + sont promis à .ii., il sont par droit tuit deu à chascun de cez à + qui il furent promis, et chascun de cez qui les promist les doit + toz. Et por ce, se li uns les demande et reçoit, li obligemenz + faut.

+
+
+
+ § {45.2.4} +
+

Ponponius dit : se dui prometent une chose et l’en lor + demande : « prometez vos ce ? », et chescun + respont : « je le promet – ou nos le prometons », il + sont par droit obligié.

+
+
+
+ § {45.2.5} +
+

Julians dit : nus n’est qui ne sache que autrui besoigne puet + etre promisse et pleige donc en cel obligement. Et por ce, rien ne + deffant que une meisme chose ne puisse estre promisse à deus, ou que + deus ne puissent prometre une meisme chose ; si comme se dui + home metent en convenant que uns fevres lor face une meisme + besoigne, ou dui fievre d’un meisme san prometent à fere à un home + une meisme chose.

+
+
+
+ § {45.2.3} +
+

Ulpianus dit : quant dui prometent une meisme chose l’en crient + por nient que il n’i ait renovelement. Car, ja soit ce que li uns + respont avant et li autres aprés, l’en doit dire que il sont anbedui + obligié, et li derreniers obligemenz ne tost pas le premier ; + car il a po de difference se il prometent ensenble ou chascuns par + soi desque il ont corage que il soient anbedui obligié, ne il n’i a + point de renovelemant. ¶ {1} Quant dui ont promis une meisme chose, + ele puet estre demandee à chescun ; car ce est la droiture de + deus qui prometent une meisme chose que chascuns soit obligiez par + tot et l’en la puisse demander à l’un et à l’autre. Neporquant, l’en + en puet demander à chescun sa partie, autresi comme nos poons + demander au detor et au plege tote la dete poons nos fere en cest + quas ; et se li uns paie, li autres est quités. Et autresi, se + une meisme chose est promise à deus ensenble, se ele est paie à + l’un, li autres ne la puet puis demander.

+
+
+
+ § {45.2.6} +
+

Julians dit : se je voill que dui prometent une moisme chose et + je la demant à chescun et li uns seus me respont, je croi que cil + seus est obligiez à moi ; car ce qui est demandé en tel maniere + n’oblige pas les deus se li uns respont seus. ¶ {1} Et se dui ont + promis une meisme chose, je ne dot pas que il ne loisse à celui à + qui il ont promis à prendre plege de l’un et de l’autre, ou de l’un + tant solement. {2} Mes se dui demanderent à un seul aucunne chose et + il la [162rA] promist à l’un, il n’est tenuz fors à lui. ¶ {3} Dui + poent estre obligié à une meisme chose, ja soit ce que il ne + respoingnent pas ensenble à la demande que leur est fete ; car + l’espace do po de tens, qui n’est pas contraire à l’obligement, ne + tout pas que il ne soient anbedui obligié. {3} Et se l’en demande à + aucun se il sera pleige ainz que li dui aient respondu et il dit que + oïll, il ne senble pas que li obligemenz soit enpeechiez, car il n’i + a pas longue espace ; ne chose n’i est pas fete qui soit + contraire à l’obligement.

+
+
+
+ § {45.2.7} +
+

Florencius dit : se dui prometent une meisme chose, li uns puet + estre obligz porement et li autres soz condicion ; ne la + condicion ne tost pas que la chose ne soit demandee à celui qui est + obligiez porement.

+
+
+
+ § {45.2.9} +
+

Ulpianus dit : se je baille une meisme chose à garder à .ii. + homes por ce que je me fioie en l’un et en l’autre, ou je prestoi à + .ii. une meisme chose, il sont anbedui obligié à moi. Et autresi est + il en autres marchiez, si comme en achat et en loage et en vente et + en testamant et en chose prestee ; en testamant, si comme se + pluseur sont fet hoir et cil qui a fet le testamant dit : + « Tyces et Menes doigent à Seprone .x. livres ». {1} Mes + se aucuns baille sa chose à garder à deus, et il met en convenant + que li uns soffre le peril de totes les aventures, il n’i sont + anbedui tenu desque li obligemenz n’est o aus ; mes il n’est + pas issi quant li perilz est sus anbedeus ; mes se convenanz + est puis fez par quoi li uns soit quitez des periliz, la darreniere + convenance ne puet pas müer l’estat et nature do premier obligement + par quoi li dui furent obligié au commoincement. Et por ce, se il + sunt compoignon et aucuns domages est avenuz en la chose par les + colpes à anbedeus, li convenanz qui est fez à un vaudra à + l’autre.

+
+
+
+ § {45.2.10} +
+

Cil moismes dit : se li dui qui ont promis uns meismes deners ne + sont pas compoignon, ce que cil à qui il les promistrent doit à l’un + deners ne vaudra rien à l’autre.

+
+
+
+ § {45.2.11} +
+

Cil moismes dit : quant dui ont promis une meisme chose, li uns + puet bien estre pleige por l’autre. Et cil à qui i l’ont promise + porra bien depecier s’aucion se il velt, mes il ne doit pas estre + contrainz de departir la. Et cil qui est plege por l’autre puet + estre trez en cause por lui ou les puet trere en cause anbedeus. ¶ + {1} Por ce que il a esté compris es tables do testamant que .c. + dener ont esté promis à celui ou à cel autre, ne il n’i a pas esté + [162rB] ajoint que il soient tuit promis à chascun, il senble que la + moistié en soit promise à chascun. {2} Et encontre ce, quant l’en + trove issi escrit : « je Antoines et je Archelaies et je + Corniell avons promis à celui .c. livres » et n’i est pas + ajoint que chascuns soit tenuz par tot, la promesse doit estre + departie entre els par iveies parties.

+
+
+
+ § {45.2.12} +
+

Genulcius dit : se l’en demande à deus une meisme chose et li + uns la promet maintenant et li autres la promet le jor enprés, l’en + ne doit pas entendre que cil soit obligiez qui la promist + darrenierement ; car li demanderres fist assez autres + besoingnes entre les deus responses. ¶ {1} Se aucuns fet convenance + à Tyce et à un orfelin sanz l’autorité à celui qui l’a en garde que + il doignent une meisme chose, Julians escrit que Tyces est obligiez + toz seus ; ja soit ce que se uns sers promist à Tyce, l’en doit + garder à li par l’aucion de son chetel, autresi comme se il fut + frans.

+
+
+
+ § {45.2.13} +
+

Cil meismes dit : se uns de cez qui ont promis une meisme chose + est hoirs à l’autre, l’en doit dire que il reçoit seur lui deus + obligemenz.

+
+
+
+ § {45.2.14} +
+

Paulus dit : qui se poent obligier ensenble as choses qui sont + promisses par le prevost.

+
+
+
+ § {45.2.15} +
+

Gaius dit : se l’en entant que ce qui est promis à moi et à Tyce + soit propre en la persone à chescun de nos, il ne pot estre rendu à + chascun de nos, si comme quant usaires nos est promis ou aucunne + chose par non de doere ; et issi escrit Julians.

+
+
+
+ § {45.2.16} +
+

Cil moismes dit : se une meisme chose a esté promise à deus et + li uns en a pledié et cil qui la promist l’offre à l’autre, il ne + fet rien.

+
+
+
+ § {45.2.17} +
+

Paulus dit : se il a esté commandé par non que certaines + persones à aucuns des heirs paient un lés, ou que tuit le paient + fors uns qui en est exceptiez, Accelicinus et Sabins et Cassius + dient que il doivent les lés selonc les parties que il ont en + l’eritage, car li heritages les oblige à paier le tot ; autresi + est il quant tuit li heir sont nommé.

+
+
+
+ § {45.2.18} +
+

Ponponius dit : se dui ont promis un moisme serf, li fez à l’un + nuist à l’autre.

+
+
+
+ § {45.2.19} +
+

Cil meismes dit : quant dui doivent uns moismes deners, se li + uns est envoiez en essil li autres n’est pas delivrés de + l’obligement ; car il a moult grant difference se li denier + sont paié ou se la persone à un deteur est delivré par aucun cas. + Car se la persone est delivree tant [162vA] comme li obligemenz + dure, li autres remaint obligiez ; et por ce, se la commune de + feu et d’eve est defendue à aucun, li pleges qui estoit obligiez + n’est pas delivrés.

+
+
+ +
+ + + IV. De la convenance as sers [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 45, tit. 3 : de + Stipulatione servorum. + +
+
+ +
+ § {45.3.1} +
+

Julians dit : quant sers fet convenance il n’a point de + difference se il la fet en son non ou el non son seignor, ou à l’un + et à l’autre ensenble. ¶ {1} Se tes sers qui me servoit par bone foi + avoit chetel qui apartenoit à toi et je preste à Tyce de cez deners, + il seront tuen. Et se li sers fet convenance que cil me soient + rendu, il ne fet rien ; mes tu le porras bien avoir se tu les + chalonges. ¶ {2} Se li sers qui est comuns à moi et à toi preste + deners do chetel qui n’apartient fors à toi, il n’aquiert pas à moi + l’obligement. Et se il met en convenant que il soient rendu à moi + par non, il ne delivre pas le deteur de toi ; mes li uns et li + autres de nos avra auction, je por la convenance et tu por ce que ti + denier furent presté. Neporquant, li deteurs me porra mestre arriere + par excepcion de tricherie. ¶ {3} Se mes sers fet convenant que une + chose soit donee àà] a a dans le ms. mon + autre serf, autretant vaut comme se il feist convenant à moi + moismes. ¶ {4} Li communs sers sostient la persone as ses deus + seignors. Et por ce, se mes propre sers fet convenance que une chose + soit bailliie au serf qui est communs à moi et à toi, il sera + autresi comme se deus convenances i fussent fetes, l’une en ma + persone et l’autre en la toe. Ne nos ne devons pas cuider que la + moitié en soit aquise à moi et l’autre ne soit de nule valeur ; + car la persone au serf commun est de tel condicion que en ce que li + uns de ses seignors puent aquerre et li autres ne puet pas aquerre, + tot est à celui seul qui puet aquerre. ¶ {5} Se li sers en coi + aucuns a l’usaire a fet convenance que une chose soit rendue à celi + qui en a la proprieté, se ce est de la chose à celui qui en a + l’usaire, la convenance ne vaut rien ; car cil qui a la + proprieté ne puet pas aquerre auction par la chose à celui qui a + l’usaire. Mes se uns autres eust le convenant fet, il peust demander + proprement. Et se celui qui promist paie à celui qui a l’usaire do + serf, il est quités. ¶ {6} Se li sers qui estoit commun à Tyce et à + Meve fet convenance en ceste maniere : « tu promez à donner à + Tyce .x. livres as kalandes de marz ; et se tu n’i li donnes, + lors tu promz [162vB] à doner à Meve .xx. livres » ; il + senble que ce sont .ii. convenances. Me se les .x. livres ne sont + donnees à Tyce as kalendes de marz, li uns et li autres des seignors + porra pledier par la convenance ; mes por ce que li segonz + obligemenz est fez à Meuve, Tyce sera mis arriere par excepcion de + tricherie.

+
+
+
+ § {45.3.2} +
+

Ulpians dit : li sers qui est communs à deus seignors ne puet + pas fere convenant à l’un que il soit toz à l’autre ; car il ne + puet pas aquerre à son seignor lui meismes, mes l’obligement de + lui.

+
+
+
+ § {45.3.3} +
+

Cil moismes dit : se li sers à la chose commune ou cil au + université fet convenace, je croi que la convenance vaut.

+
+
+
+ § {45.3.4} +
+

Cil meismes dit : se li sers comuns à .ii. seignors velt que une + chose soit donnee à lui et à .i. de ses seignors, autretant vaut + comme se il feist convenant que ele fut donnee à ses deus + seignors.

+
+
+
+ § {45.3.5} +
+

Cil moismes dit : li sers qui est communs est si à toz ses + seignors que il n’est pas toz à chescun, mes chascun i a sa + partie ; si que eles ne sont pas devisees, ainz i sont plus par + entendement que par cors. Et por ce, se il aquiert aucunne chose, il + aquiert à chescun selonc la partie que il a en lui. Et li loit à + fere convenance ou aquerre el non à un d’els ‹...› se il li + commande, et nos usons de ce droit, que il aquiere à celui par seul + par cui amendement il aquiert.

+
+
+
+ § {45.3.6} +
+

Ponponius dit : Offilius disoit par droit que se li sers comuns + preste ou baille en garde aucunne chose par le commadement à un de + ses seignors, il aquiert auction à celui seul par qui commandemant + il le fet.

+
+
+
+ § {45.3.7} +
+

Ulpians dit : et por ce, se uns sers à .iiii. seignors et il fet + une convenance par le commandemant à deus, il n’aquiert auction fors + à deus qui li commanderent ; et non pas ivelment mes selonc les + parties que il ont en lui. Autresi croi je se il a fet convenance el + non à deus ; car se il a fet convenance par le commandemant à + toz, ou en leurs nons, nos ne dotons pas que il n’aquiere à aus toz, + non pas ivelment mes selonc les parties que il i ont en lui. ¶ {1} + Se li sers comuns a fet convenance à un de ses seignors, se il la + fet en non d’un des autres, ce qui est promis est deu à celi seul en + quel non il la fist. Mes se il fist porement sanz nommer nul de ses + seignors, il en aquiert à toz ses seignors leur parties, fors à + celui qui li promet la chose, et non pas ivelment mes selonc les + parties que il ont en lui. ¶ Et fit convenant par le commandemant à + .i. de ses seignors, il est autresi comme nos avons dit quant il l’a + fet en son non. ¶ Il plet à Julians que il aquiere aucunne foiz à un + seul de ses seignors, ja soit ce que il n’a fet la convenance ne par + son commandemant ne en son non ; si comme quant l’en li promet + aucunne chose qui ne puet pas estre a[163rA]quise à toz seignors. Et + ce avient quant l’en li otroie voie à aller au champ qui est à un de + ses seignors, car lors aquiert il le servise à celui seul.

+
+
+
+ § {45.3.8} +
+

Gaius dit : se li uns de ses seignors velt prendre fame et li + doaires est promis à ce serf.

+
+
+
+ § {45.3.9} +
+

Ulpians dit : se li sers qui est amené et à Tyce fet tel + convenant que un sers li soit donnz, qui est toz à Tyce, il aquiert + tot à celui à qui il n’estoit pas ; car ce que il ne puet + aquerre à l’un de ses seignors apartient tot à celui à qui il puet + aquerre. {1} Et se uns sers qui avoit .ii. seignors fet tel + convenance : « tu promez à donner à celui ou à celui qui sont + anbedui mi seignor », Cassius dit que la convenance ne vaut + rien ; et Julians s’i acorde, et de ce droit usons nos.

+
+
+
+ § {45.3.10} +
+

Julians dit : et se il dit issi : « tu promz à donner + à Tyce .x. livres ou à Meue un champ » ; por ce que il + n’est pas certaine chose auquel il aquiert l’auction, la convenance + ne vaut rien.

+
+
+
+ § {45.3.17} +
+

Ponponius dit : se li sers qui est communs à moi et à toi fet + convenence que l’en li otroit voie ou charriere par un champ, et il + ne nomme ne moi ne toi et je ai un champ d’elz, il aquiert à moi + seul la voie ou la charriere.

+
+
+
+ § {45.3.18} +
+

Cil meismes dit : se li sers qui est communs à moi et au + chastel, que li fiz qui estoit en bail aquist par chevalerie, qui + est morz, fet convenance ainz que cil de qui il a fet son hoir + reçoive l’eritage, tote la convenance est aquise à moi que ai dedanz + ce tote la seignorie de lui ; et cil qui n’est encore pas hoirs + n’i a point de part. ¶ {1} Se li sers qui est communs à Tyce et à + Meue met en convenant que la partie qui est Meue li soit donnee, la + convenance n’est nule ; mes se il eust fet tel convenant que + ele fust donnee à Tyce, ele fust aquise à Tyce. Et se il eust dit + tant solement que la partie Meue fust donnee et il n’eust nommé ne + soi ne autre, la partie Meue fut à cestui à qui ele peust estre + aquise. ¶ {2} Uns sers fist convenance que une chose fust donnee à + son seignor, qui estoit en chetivoisons ; et ja soit ce que ce + qui li est promis simplement ou ce que il reçoit d’autre apartient à + l’oir à celui qui est en chetivoison ; et il est autrement en + la persone au fill qui n’aquiert pas à son pere qui est en + chetivoison ce que l’en li promet, ne tant comme il est en la poesté + son pere et aprés. Neporquant, l’en puet demander en ce cas savoir + mon se il senble que nule chose li soit aquise à l’oir par ceste + convenance, ne plus que se li sers d’un heritage eust fet convenant + que une chose fust donnee au mort ou à celui qui devoit estre hers. + Mes en ce cas li sers est oelmz au [163rB] fill ; car se li + filz à celui qui est en prison fet convenance que une chose soit + donnee à son pere, la chose sera en croele. Et se li peres muert en + la chetivoison, la convenance ne sera de nule valor, car il n’a pas + fet convenance por soi mes par autre. ¶ {3} Se li sers en coi aucuns + a l’usaire s’est aloez jusqu’à un terme et l’en li a promis chescun + an à poier un certain pris, l’aucion apartendra à celui qui a + l’usaire, tant comme li usaires durra. Et quant il sera failliz, il + apartendra à celui qui en a la proprieté. Et issi l’escrit Julians, + et ceste sentence me senble veraie et tenable, car chescuns + n’aquiert fors ce que reson li otroie. Et se cil meisme serf fet tel + convenance : « tu me promz à doner tant comme je te donroi + dedanz tel terme », il est en dote qui avra auction por cele + convenance. Car se il baille ses deners à celui qui en a l’usaire ou + de son gaing, l’aucion sera aquise à celui qui en a l’usaire ; + et se il baille de cez à celui qui en a la proprieté, l’aucion sera + à lui.

+
+
+
+ § {45.3.21} +
+

Senulcius dit : se uns sers communs fet tel convenance : + « tu promez à donner es kalendes de genvier .x. livres à Tyce + ou à Meue mes seignors, ou à celui qui lors vivra », Julians + escrit que la convenance ne vaut rien ; car la chose est en + crole, ne il n’apert pas au quel li obligemenz est aquis.

+
+
+
+ § {45.3.22} +
+

Heraces dit : li sers ou aucuns a l’usaire ne puet fere + convenance o celui qui en a l’usaire de la chose son seignor ; + mes il la puet bien fere à son seignor de la chose à celui qui a + l’usaire.

+
+
+
+ § {45.3.23} +
+

Paulus dit : ce moisme doit l’en dire de celui à qui li usages + est lessiez.

+
+
+
+ § {45.3.24} +
+

Heraces dit : se li usaires est à .ii., ce que il aquiert est à + celui de qui chose il aquiert.

+
+
+
+ § {45.3.25} +
+

Renulcius dit : se li sers d’un heritage fet une convenance et + il en prant pleige et li heritages est receuz aprés ce, l’en dotoit + se li termes doit estre contez des le jor que la convenance fut + fete, ou des ce que li heritages fut receuz ; autresi demande + l’en se li sers à celui qui est en chestivoisons a pris pleige. Et + Cassius dit que li tens doit estre contez des lors que l’en pot + pledier, ou en ce est desque li heritages fut receuz, ou desque cil + est venuz de cheitivoisons.

+
+
+
+ § {45.3.29} +
+

Paulus dit : se li sers qui est communs à .ii. seignors fet tel + convenant : « tu promz à donner .x. livres à Tyce mon + seignor, et cez meismes .x. à Meue mon autre seignor », nos + dirons que il sont dui à qui une meisme chose [163vA] est + promisse.

+
+
+
+ § {45.3.30} +
+

Cil moismes dit : li sers qui fet convenance en non d’autre que + de son seignor, n’aquiert pas à son seignor l’obligement.

+
+
+
+ § {45.3.31} +
+

Cil moismes dit : se li sers de coi aucuns a l’usaire, ou que il + porsiet par bone foi, fet convenance es causes par coi obligemenz ne + selt pas estre aquis à eles, il aquiert à son seignor. Mes nos ne + dirons pas ce se leur non fut mis en la convenance.

+
+
+
+ § {45.3.34} +
+

Jabolenus dit : se uns sers fut franchiz en testamant et il ne + savoit pas que il fut frans, et il se tenoit en l’eritage, et il + mist en convenant que dener fussent paié à jor, il n’aquiert rien à + l’oir se li hers sot que il fut franchiz el testamant ; car il + ne puet pas dire que il soit par droit sis sers desque il savoit + bien que il estoit frans. ¶ Il n’est pas issi do franc home qui a + esté achetez et sert par bone foi ; car en celui cuident il et + li acheterres une meisme chose. Mes l’en ne puet pas dire que cil + qui siet bien que il est frans le tiegne par droit, ja soit ce que + il moismes ne set pas sa condicion.

+
+
+
+ § {45.3.35} +
+

Modestinus dit : sers d’eritage fera par droit convenance el non + de l’eritage et de celui qui doit estre heirs.

+
+
+
+ § {45.3.39} +
+

Cil moismes dit : quant li sers en coi aucuns à l’usaire fet + convenance el non au seignor de la proprieté do chetel à celui qui a + l’usaire ou par sa poine, il aquiert au seignor de la + proprieté ; mes il convient enquerre comment cil qui a l’usaire + puet recovrer le suen de celui qui a la proprieté. Et se autrui serf + nos sert par bone foi, et il aquiert el non son seignor ce que il + puet aquerre à nos, il aquiert à lui sanz nule dote. Mes voions + comment nos le porrons recovrer ; et ce que Gaius dit n’est pas + sanz reson, car l’en puet demander arriere au seignor en l’un et en + l’autre cas.

+
+
+
+ § {45.3.40} +
+

Cil meismes dit : tuit li marchié que sers fet tant comme il nos + sert, ou totes les convenances que il fet, sont aquises à nos ; + car il estoit en nostre poeté quant il les fist. Autresi est il se + li filz qui est en baill fet marchié ; et ce moismes dont il a + donné respit tant que il soit mis hors do baill, se il l’a fet par + tricherie.

+
+
+ +
+ + + V. Ci commence li livres de Digeste nove. Ci titres est de plege + et de commendeors [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 46, tit. 1 : de + Fidejussoribus et mandatoribus. + +
+
+ +
+ § {46.1.1} +
+

Ponponius dit : plege peut estre donz por toz obligemanz.

+
+
+
+ § {46.1.2} +
+

Cil moismes dit : plege puet estre pris de chose prestee et de + chose ba[163vB]llie en garde ; et il est tenuz neïs se la chose + est prestee ou baillie en garde à un serf ou à un orfelin, se cil + por qui li plege est donnz i ont fet aucunne chose par tricherie ou + en lor corpes.

+
+
+
+ § {46.1.4} +
+

Cil meismes dit : plege puet estre pris de l’auction que je puis + avoir contre celui por qui ge sui plege ou de l’auction de + commandemant ou de besoignes fetes. ¶ {1} Li plege est obligiez et + lesse son plege obligié por ce que il est en leu de deteur.

+
+
+
+ § {46.1.5} +
+

Cil meismes dit : Julians dit generalment que cil qui est heirs + à celui por qui il estoit plege est delivrez de la plevine por + l’eritage qui li est escheez et est tenuz comme hoirs au deteur. Et + il escrit que se li plege heirs est à celui por qui il est plege, il + est tenuz comme deteur. ¶ Mes quant uns deteurs est heirs à un + autre, il est obligiez por deus causes ; car l’en ne puet pas + voer li quex obligemenz destroit l’autre, mes l’en le voit bien au + detor et au plege, car li obligemenz de la chose est plus pleniers + que cil de parole. Et la où il i a aucunne difference d’obligemant, + l’en puet dire que li uns est destroiz por l’autre ; mes quant + il n’i a point de difference, l’en ne puet pas voer li quex destroit + l’autre. Ce n’est donc pas novele chose de dire que une meisme + persone puet estre obligee par deus obligemanz ; se li uns des + deteurs est donc heirs à l’autre il sostient deus obligemanz. Cil + moismes dit : se cil à qui une chose est promise est heirs à un + autre à qui une autre chose est promise, il sostient deus manieres + d’obligemanz ; mes se il plede par un d’els, il pert l’autre, + car la nature des deus obligemanz est tele que se li uns en est + amenz en juigement, li autres faut.

+
+
+
+ § {46.1.6} +
+

Cil meismes dit : une chose me fut promise, quant je l’oi + demandee ne je ne l’oi pas, je en voill avoir plege. Se je en ai + plege, li plege est obligiez. {1} Et il a pou de difference se li + plege est obligiez porement ou soz condicion. {2} Et plege puet + estre pris por l’obligemant qui est passz ou qui est à venir, por + quoi cil qui est à venir soit naturels.

+
+
+
+ § {46.1.7} +
+

Julians dit : se aucunne chose est paie qui puisse estre + demandee arriere, plege puet estre pris de cest naturel + obligement.

+
+
+
+ § {46.1.11} +
+

Julians dit : cil qui preste contre le consoil au senat au fil + qui est en baill ne puet pas prendre pleige de son pere aprés la + mort au fill ; car il n’a nule maniere d’auction contre le + pere, ne il n’i avroit point d’eritage en qui non li plege peussent + estre obligié.

+
+
+
+ § {46.1.12} +
+

Cil mo[164rA]ismes dit : plege est par droit pris el non de + l’auction qui apartient por son chetel.

+
+
+
+ § {46.1.13} +
+

Cil moismes dit : se tu as presté à Tyce .x. livres par mon + commandemant et tu en pledas à moi par auction de commandemant, + Tyces sera pas delivrez. Mes je ne doit pas estre condampnz à toi se + tu ne me donnes l’auccion que tu as contre Tyce ; et se tu + pledes à Tyce, je ne seroi pas delivrez, mes je ne seroi obligiez à + toi fors en ce que tu ne porras pas avoir de Tyce.

+
+
+
+ § {46.1.14} +
+

Cil moismes dit : quant cil qui a promis une chose est hoirs à + son pleige, li obligemenz de la plevine faut. Se l’en li demande la + dete comme à deteur, et il use d’excepcion qui apartient au pleige, + replicacion seur le fet ou de tricherie vendra contre lui.

+
+
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+ § {46.1.15} +
+

Cil meismes dit : se je ai promis une chose sanz cause et je en + ai donné pleige, ne je ne vell pas que il euse d’excepcion mes que + il la paiet, et il plet à moi par aucion de commandemant, excepcion + doit estre donné à mon plege malgré mien ; car ce est plus ses + preuz que il retiegne ses deners que ce n’est que il la paiet et + puis le demant arriere. ¶ {1} Se tu as .ii. pleige de .xx. livres et + li uns n’en paie que .v., li autres n’est pas delivrés. Et se tu + velz demander à l’autre les .xv., tu ne seras mis arriere par nule + excepcion ; mes se tu demades .v. au premer puis que tu en + avras eu .v. et de l’autre .xv., tu seras mis arriere par excepcion + de tricherie.

+
+
+
+ § {46.1.16} +
+

Cil moismes dit : li plege ne puent estre obligié à celui à qui + li deteurs n’est pas obligiez. Et por ce, se li sers qui est communs + à Tyce et à Sanprone fet convenance que une chose soit donnee à + Tyce, et il prant plege en ceste maniere : « tu es plege + que ceste chose sera donnee à Tyce ou à Sanprone ? », Tyces la + porra demander au plege. Et la persone de Senprone n’i est mise fors + por tant que l’en li puet paier ainz que li plez soit entammz sanz + la sentence ou malgré suen. {1} Cil qui a promis à paier une chose + en certain leu est aucun pou de plus dure condicion que cil qui l’a + promise simplement ; car il ne puet paier en nul autre leu que + en celui où il promist malgré à celui à qui il doit paier. ¶ Se une + chose m’est deue porement et je pren plege à qui je di que il le me + rendra en certain leu, li plege ne sera pas obligz. {2} Mes se cil + qui estoit à Rome promist que il paie[164rB]roit aucunne chose à + Capes et li plege dit à Ephese, li plege n’est pas obligiez, ne plus + que se li deteurs eust promis soz condicion et li plege au terme ou + porement. ¶ {3} Plege puet estre pris par tot la où il a aucun + obligement, ou citein ou naturel, por coi il est donnz. {4} L’en + n’apele pas obligement ce sanz plus por coi aucunne aucion + apartient, mes quant li dener qui sont paié ne puent estre demandé + arriere ; car ja soit ce que l’en ne die pas proprement que li + naturel deteur doient, neporquant l’en puet entendre que il sont + deteur. Et cil qui reçoivent deners d’aus reçoivent autresi comme + leur detes. ¶ {5} Se nule chose est promise à terme et plege en est + donz soz condicion, la droiture de la plevine est en crole, que se + la condicion est acomplie devant le terme li plege ne soit pas + obligiez ; ¶ et se ele avient au terme ou aprés, il soit + obligiez. {6} Quant plege est pris en ceste maniere : « se + Tyces ne paie les .x. livres que j’é li presté, tu es pleges que tu + les pieras ? » ; il senble que ce a esté mis en convenant + que se l’en les demande au deteurs et il ne les paie, li plege soit + tenuz à paier les. Et se li deteurs muert ainz que l’en li demant, + li plege est tenuz à paier ; car en cest cascas] + car dans le ms. est il voirs que li + deteurs ne paiera pas.

+
+
+
+ § {46.1.17} +
+

Cil moismes dit : l’en doit secorre as plege se que cil vers qui + il sont plege soient contraint de doner à cez qui sont appareillié + de paier la dete tote les aucions que il a vers les autres.

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+
+ § {46.1.18} +
+

Cil meismes dit : l’en entant que cil qui atorne son detor done + tant de deners comme il li doit. Et por se, li plege atorne son + deteur vers celui, vers qui il est plege, ja soit ce que li deteurs + que il li a donné n’a de quoi paier la dete, neporquant il puet + mointenant pledier par aucion de commandemant à celui por qui il fut + pleige.

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+
+ § {46.1.19} +
+

Cil moisme dit : un sers fut plege por un home sanz le seu son + seignor et paia deners par cele plevine ; l’en demande se li + sires puet demander les deniers à qui il furent paié. Et la + response est que il convient voier de coi il les paia ; car se + il les poia do chetel qui estoit suens, li sires ne les puet pas + demander arriere, et se il les paia des deners son seignor, il + seront demandé arriere. Et se il plevi por cause qui apartenist à + son chetel, ce que il paia des deners son seignor sera demandé + arriere [164vA], mes ce que il paia de son chetel ne sera pas + demandé.

+
+
+
+ § {46.1.20} +
+

Jabolenus dit : mes se li sers paie les deniers, il les porra + demander arriere non pas à celui por qui li sers fut plege, mes à + celui à qui il les paia ; car li sers ne puet estre obligiez + par non de pleige. Donc ne puent il pas estre demandé à celui à qui + il fut pleges, car il est encore obligiez, ne ne puet pas estre + delivrez por le paiement de cez deners de coi li obligemanz + n’apartient pas au serf.

+
+
+
+ § {46.1.22} +
+

Florentius dit : quant cil qui promist une chose est morz, plege + puet estre pris de sa dete ainz que li heritages soit receuz, car li + heritages est en leu de la persone.

+
+
+
+ § {46.1.23} +
+

Marcians dit : se je ai fet convenant que .x. livres soient + paiés à moi ou à Tyce, Tyces ne puet pas prendre plege ; car il + n’i est acompoigniez fors por tant que li denier puent estre paié à + lui.

+
+
+
+ § {46.1.24} +
+

Marciaus dit : quant Tyces volt estre plege envers Senprone por + Sei son frere, il li envoia tex letres : « se Sey mes + freres te requiert, je te pri que tu li bailles deners et je en sui + pleges ». Quant Senprones ot receu les letres, il bailla à Sey + les deners ; aprés ce, Tyces fist Sey son frere son heir de la + tierce partie de son heritage. Por ce que l’aucion de la plevine est + donc faillie par deners, la tierce partie de l’eritage que Sey a, je + demant se Senprones puet pledier as autres oirs por tote la dete. + Et Marciaus respont que il puet pledier à chescun fors por tel + partie comme il a de l’eritage. ¶

+
+
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+ § {46.1.25} +
+

Cil meismes Marciaus escrit que se aucuns est plege por l’orfelin qui + est obligiez sanz l’autorité à celui qui l’a en garde, ou por le fol + despendeur ou por le forsené, il est melz que l’en ne li secorre + pas ; car aucion de commandemant n’apartient pas à cez.

+
+
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+ § {46.1.26} +
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Gaius dit : li obligemenz n’est pas departiz par droit entre les + plege selonc les letres à l’enpereor Adrian. ¶ Et por ce, se aucuns + des plege muert sanz oir ainz que sa part de la dete li ait esté + demandee, ou il torne à povreté, sa partie est sus les autres.

+
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+ § {46.1.28} +
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Paulus dit : se li uns des pleges dit que li autres ont assez de + coi paier, cele excepcion li doit estre donnee, ja soit ce que il + n’ont de coi paier.

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+ § {46.1.29} +
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Cil moismes dit : se une chose m’est promisse soz condicion qui + ne puet avenir, plege n’en puet pas estre pris. [164vB]

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+ § {46.1.30} +
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Gaius dit : chescuns puet estre pleges por autre, ja soit ce que + li deteurs n’en sache rien.

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+ § {46.1.31} +
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Ulpians dit : li plege ou li autres qui a paié au creancier ainz + le terme doit atendre que li termes soit venuz ainz que il demant + rien au deteur.

+
+
+
+ § {46.1.33} +
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Cil meismes dit : se je avoie demandé à Tyce un serf et il avoit + doné plege de tot le plet et il le franchi et il fist de lui son + hoir, se il estoit veroiement suens, l’en doit dire que li plez est + seur lui ; et se il ne sofre que ce ne soit fet, il a brisié la + convenance. Mes se il estoit miens et il reçut l’eritage sanz mon + commandemant, li plege seront tenuz por le plet qui n’est pas + deffenduz ; mes se il a reçu par mon commandemant, la + convenance faut. Et se il fut miens, et le porloignai à fere le + recevoir l’eritage, tant que je eusse veincu le plet, et je vell + dedanz ce pledier por la cause qui n’est pas deffendue, la + convenance n’est pas brisee ; car nus bons hons ne le + juigeroit.

+
+
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+ § {46.1.39} +
+

Modestius dit : se il plede contre le pleige, nule aucion ne li + doit estre donee. Autresi est se dui sont plege d’une meismes + quantité, et li creanciers plede à l’un d’els tant que il paie tote + sa dete, ne il ne li donne pas les aucions que il a contre + l’autre ; car li autres ne sera trez en cause ne par le + creancier ne par celui qui a paié.

+
+
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+ § {46.1.41} +
+

Cil moismes dit : se plege sont pris por ce que cil qui a esté + en garde ne porra avoir de son procurator, et quant li enfes ot + acompli leal aage, il peust avoir en tote sa dete ou do procureor ou + de ses oirs ; me s’il la lessa à demander tant que li oir + n’orent de coi paier, aucion li apartient par droit contre les + pleges. {1} Cil meismes dit : que se uns des pleges est + condempnz à paier tote la dete, quant l’en commoincera à pledier à + lui par aucion de chose juigee, il porra requerre que les auctions + li soient donnees contre les autres pleges.

+
+
+
+ § {46.1.40} +
+

Cil moismes dit : quant dui sont deteur, se plege est donnz par + anbedeus ou par un seul, il est par droit pris.

+
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+ § {46.1.42} +
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Jabolenus dit : se je praigne eissi pleges, que je avrai mil + muis de froment por .x. livres que je prestai, li plege n’i est pas + tenuz ; car plege ne puet estre obligiez por autre chose ne por + cele qui est prestee ; car l’en ne doit pas proisier + denersdeners] deners ses dans le ms. à + danrees autresi comme danrees à deniers. [165rA]

+
+
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+ § {46.1.43} +
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Ponponius dit : se je fis à Tyce une convenance et je en pris un + plege, et je fis aprés convenance à un autre de cele meisme chose et + je en pris un autre plege, il ne seront pas compoignon de la + plevine ; car il sont plege de diverses convenances.

+
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+ § {46.1.45} +
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Scevola dit : uns hons fu pleges por un autre qui avoit deus + chans venduz ; et por ce que li uns en fu chalongiez, li + acheterres tret le plege en cause et fut condempnz en une certaine + quantité. L’en demande se il puet pledier à l’oir au vendeor devant + que il soit contrainz de fere la chose juigee. Et la response est + que il en puet bien pledier ; car il apartient por droite cause + à l’ofice au juige que li pleges soit deffenduz ou que il soit + delivrez.

+
+
+
+ § {46.1.47} +
+

Paulus dit : se li deteurs a deservi à estre envoiez en essil, + plege ne puet pas estre pris por lui, ce dit Julians, autresi se li + obligemanz fut failliz contre lui. ¶ {1} Se li filz qui est en bail + prant eissi plege por cause de son chetel : « tu pleviz + toz les deners que je prestai à cestui », et il les preste + aprés ce que il est hors do bail, li plege n’est pas obligiez à son + pere, mes il est obligiez au fil por humanité.

+
+
+
+ § {46.1.50} +
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Cil moismes dit : se uns creanciers est hoirs à son deteur d’une + partie de son heritage et cil qui est sis plege est oirs de l’autre + partie, li obligemanz de la plevine faut por tel partie comme li + creanciers a de l’eritage, et li obligemanz est saus por l’autre + partie. Mes ce n’est pas par la reson de la plevine mes de + l’eritage, car li greigneurs obligemanz est ‹...› le meneur.

+
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+ § {46.1.54} +
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Paulus dit : se li creanciers qui avoit pris plege por ce que il + avoit presté est deceuz à prendre gage, il puet pledier par aucion + de gage. Et en cele aucion vendra tot ce qui apartient au creancier, + mes il n’en porra pas chargier le plege ; car il n’est pas + obligiez por le gage mes por les deners qui sont presté.

+
+
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+ § {46.1.55} +
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Cil moismes dit : se je faz tel convenant à Sey : « tu + me promez à rendre toz les deners que je prestai à Tyce quant que ce + soit », et je en praing pleges, et je preste aprés à Tyce + deners par pluseurs foiz, Sey est obligiez por quant que je li + preste, et li pleges autresi ; et ce qui puet estre eu de ses + biens doit valoir à toz ivelmant.

+
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+ § {46.1.57} +
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Scevola dit : li plege ne puet estre trez en cause devant que li + deteurs doie.

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+ § {46.1.58} +
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Paulus dit : se cil qui a baillié son champ a un coitiveor et en + a pris plege, il i a une conve[165rB]nance de pluseurs + penssions ; et por ce est il plege obligiez en totes les + penssions. ¶ {1} Quant li principaus deteurs aloigne l’obligemant + par son fet, li obligemenz au plege dure si comme se li deteurs + demore à rendre un serf et li sers muert.

+
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+ § {46.1.60} +
+

Scevola dit : quant li deteurs est delivrez de son creancier si + que la dete remaint en sa nature, li plege remaint obligiez ; + mes quant li obligemenz se remue par droiture de renovelement, li + plege doit estre delivrez ou par droit ou par excepcion.

+
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+
+ § {46.1.61} +
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Paulus dit : se il fut mis en convenant si comme l’en propose + que li denier qui furent presté seroient rendu en Lonbardie, l’en + doit entendre que li plege se obliga à ce.

+
+
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+ § {46.1.62} +
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Scevola dit : se li plege amoneste au creancier que il + contraigne le deteur d’aquiter soi, ou que il vende les gages, et li + creanciers ne le volt fere, l’en demande se li pleges le puet + deffendre do creancier par excepcion de tricherie. Et l’en respont + que nenil.

+
+
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+ § {46.1.63} +
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Cil moismes dit : tex convenanz fu fez entre une creanciere et + son deteur, que se .c. solz que ele li prestoit ne li estoient rendu + la où ele les demanderoit premerement, il li liroit à vendre dedanz + certain tens les aornemenz que il li bailloit en garde. Et se il + estoient moins vendu que l’en ne li devoit do chetel et d’usures, il + li rendroitrendroit] rendroir dans le ms. + le seurplus ; et de ce li dona il plege. L’en demande se li + pleges puet estre obligiez por tote la dete. Et la response est que + selonc les choses qui sont proposees, li pleges n’est tenuz fors en + tant comme li gage seront vendu mains que la dete.

+
+
+
+ § {46.1.64} +
+

Hermogenes dit : li plege qui offri à celui qui avoit mains de + .xxv. anz lés dont il estoit plege, et les seela et les mist en + garde en un commun leu por poor d’anterine restitucion, puet + maintenant pledier par aucion de commandemant contre celui qui li + mist en plege.

+
+
+
+ § {46.1.65} +
+

Cil meismes dit : autresi comme li principaus deteurs n’est pas + obligiez se il ne promet par sa persone, n’est pas li plege obligiez + se il ne promet à paier ou à fere aucunne chose. Il ne doit prometre + que li principaus deteurs paiera ou fera aucunne chose, car l’en ne + doit pas fere promesse d’autrui fet.

+
+
+
+ § {46.1.66} +
+

Paulus dit : se autrui sers a esté plege por Tyce et il l’a + paié, Tyces est delivrez se li sires au serf velt pledier à Tyce por + aucion de commandemant ; car desque [165vA] il en plede à lui, + il otroie le paiement.

+
+
+
+ § {46.1.67} +
+

Cil meismes dit : que tu as usé de l’excepcion que te devoit + valoir et tu as esté condempnz par le tort au juige, cil por qui tu + estoies plege ne te rendra rien par aucion de commandemant ; + car il est melz que li torz qui t’a esté fez remaigne sus toi que + sus autre se tu donas en ta corpes cause d’estre condempnz à + tort.

+
+
+
+ § {46.1.72} +
+

Gaius dit : li plege qui est obligz soz ceste condicion : + « se ma nef ne revient d’Ase », est senblable à celui que + je ai pris en plege tant comme il vivra et je li quitai ainz que la + condicion avenist. Se il muert donc ainz que la condicion aveigne, + je puis maintenant demander au deteur ; car quant la condicion + avindra, ele ne porra pas fere l’obligemant en la persone à celui + qui i a esté morz ne confermer la quitance.

+
+
+
+ § {46.1.73} +
+

Paulus dit : quant uns procurators pledoit por une chose, il + donna caucion que ses sires avoit la chose estable. Et quant il ot + esté vaincuz, ses sires vint aprés, si commoinça à pledier de cele + meisme chose ; et li deffenderres avoit la possession de la + chose, si ne la volt rendre, et por ce il fut condempnz à grant + chose ; li plege ne seront pas puis tenu à lui, car ce que il + paie por sa paine ne doit pas estre sus les pleges.

+
+
+ +
+ + + VI. De renovelemanz et destornemanz de detes [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 46, tit. 2 : de + Novationibus et delegationibus. + +
+
+ +
+ § {46.2.1} +
+

Ulpians dit : renovelemanz est translacion ou remuemanz de la + premere dete en autre obligemant ou citeian ou naturel ; ce est + quant la premere cause est ostee et la novele est establie. + Renovelemanz est apelz de noveauté, c’est de novel obligemant. ¶ {1} + Il ne convient pas garder quex li premers obligemanz fu ou citeians + ou naturex ou par le prevost, ne se il est fez par chose ou par lés + ou par consentemant. Quelsque li premers obligemanz soit, donc il + puet estre renovelez par paroles por que cil qui vient enprés soit + tenables ou citeinemant ou naturelemant ; si comme se l’en + promet à l’orfelin aucune chose sanz l’autorité à celui qui l’a en + garde.

+
+
+
+ § {46.2.2} +
+

Cil moismes dit : totes choses puent venir en + renovelemant ; car toz marchiez qui est fez ou par paroles, ou + sanz paroles, puet estre renovelz et venir en obligemant de paroles. + Mes nos devons savoir que renovelemanz est fez quant nos fesons + aucunne chose par corage [165vB] de renoveler l’obligement ; et + se nos le fesons por ce, ce seront deus manieres d’obligemant.

+
+
+
+ § {46.2.3} +
+

Ponponius dit : cil à qui il est deffendu que il ne toche ses + biens ne puet renoveler l’obligemant se il n’amende sa + condicion.

+
+
+
+ § {46.2.5} +
+

Ulpians dit : obligemanz qui est fez à terme puet bien estre + renovelez, neïs puis que li termes est venuz. Et il est certaine + chose que convenance puet estre si renovelee que termes i soit + mis ; et lors n’en puet l’en pas pledier maintenant mes quant + li termes sera venuz.

+
+
+
+ § {46.2.10} +
+

Paulus dit : cil à qui l’en puet paier par droit puet renoveler + l’obligemant, fors en cest cas, se je met en convenant cece] + que ce dans le ms., cf. lat. Cui recte + solvitur, is etiam novare potest, excepto eo, si mihi aut + Titio stipulatus sim que l’en me doit paier à + moi ou à Tyce ; car Tyces ne puet pas renoveler l’obligemant, + ja soit ce que l’en li puet bien paier.

+
+
+
+ § {46.2.11} +
+

Ulpianus dit : atorner est baillier à son creancier un autre + deteur ou leu de soi, ou à celui à qui li creanciers commadera. {1} + Atornemanz est fez ou par convenance ou par commencemant de + plet.

+
+
+
+ § {46.2.12} +
+

Paulus dit : se aucuns atorne à son creancier son deteur et li + deteurs le soffre, qui set bien que il se peust deffendre par + excepcion de tricherie, il resenble à celui qui done. Mes se li + deteurs promet au creancier par ignorance que il paiera sa dete, il + ne porra user de nule excepcion contre lui, car li creanciers ne + reçut que le suen. Mes cil qui li atorna est tenuz à lui et il li + puet demander que il la delivre de tel obligemant se il n’a paié, ou + que il rende ses deners se il la paie ; ou, se il a paié, il + porra pleder par aucion de commandemant.

+
+
+
+ § {46.2.13} +
+

Ulpians dit : se je ai atorné à mon creancier celui qui rien ne + me doit, comme se il me deust, excepcion ne li vaudra rien ; + mes il me porra demander arriere ce que il paiera por moi.

+
+
+
+ § {46.2.14} +
+

Cil moismes dit : totes les foiz que ce qui est deu porement est + promis soz condicion por cause de renoveler l’obligemant, li + renovelemanz n’est pas maintenant fez, mes quant la condicion sera + avenue. Et por ce, se uns sers est par aventure en l’obligemant et + il muert ainz que la condicion aveigne, il n’i a point de + renovelemant ; car la chose n’est mes au tens que la condicion + avient. Et por ce dit Marciaus que se l’en a demore à rendre le + serf, [166rA] et il est puis mis en l’obligemant qui est fez soz + condicion, la demore est purgee, et l’en ne doit fere nule mencion + el darrener obligemant. {1} Mes se une chose est deue à aucun soz + condicion, et il met en convenant por renoveler l’obligemant que ele + li soit deue puremant, li renovelemanz n’est pas maintenant fez, ja + soit ce que il senble que la pure convenance i face aucunne chose. + Mes li renovelemanz sera fez quant la condicion avindra ; car, + quant la condicion avendra, ele ostera la premere convenance et + s’atornara à la segonde. Et por ce, se cil qui promist est envoiez + en essil tant comme la condicion est en crole, Marciaus escrit que + se la condicion avient si n’i avra il point de renovelemant ; + car la persone qui fut obligee n’est pas quant la condicion + avient.

+
+
+
+ § {46.2.17} +
+

Ulpianus dit : cil qui ne puet parler puet atorner son deteur à + son creancier par letres ou par signes.

+
+
+
+ § {46.2.18} +
+

Cil moismes dit : quant renovelemanz est lealmanz fez, li gage + sont delivré et les usures ne corant pas.

+
+
+
+ § {46.2.20} +
+

Paulus dit : nos poonz renoveler obligemanz par nos, se nos + somes de notre droiture, ou par autres qui font convenance par + nostre volenté. {1} Orfelins ne puet renoveler obligemant sanz + l’autorité à celui qui l’a en garde ; mes cil qui l’a en garde + le puet fere se ce est li preuz à l’orfelin ; et cil qui est + procurators de toz les biens.

+
+
+
+ § {46.2.25} +
+

Celsus dit : aucuns ne puet pas renoveler l’ancien obligemant + por ce que l’en li puet paier por droit. Quant l’en paie par droit + aucunne foiz à cez qui sont en nostre poesté ce que il ont presté, + mes uns d’aus ne puet par droit renoveler le premer obligemant.

+
+
+
+ § {46.2.27} +
+

Papinianus dit : quant li venderres atorne l’acheteur à paier à + aucun ce que il li doit, et li acheterres promet issi : + « je pairai quanque je doi de cest marchié », ce est + renovelemanz de l’obligemant, et il ne doit paier usures ne à l’un + ne à l’autre.

+
+
+
+ § {46.2.30} +
+

Cil meismes dit : se uns creanciers fet convenance à Senprone + por cause de renoveler l’obligemant que il li pait ce que uns autres + li devoit, en tel maniere que il se parte de tot do premer + obligemant, li darreniers detors ne puet pas obligier les gages au + premer se li premer ne s’i assant.

+
+
+
+ § {46.2.33} +
+

Triphonius dit : se uns hons me voloit doner aucunne chose, et + je la tor[166rB]noi que il la paast à mon creancier et il la + promist, il n’avra pas excepcion contre lui que il ne soit + condempnez fors en tant comme il puet fere, autresi comme il la + peust avoir contre moi ; car tu li demandasses chose donnee et + li creanciers li demande sa dete.

+
+
+ +
+ + + VII. De pleiges. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci que hons, quant il est plège à autres segont la costume, et + li termes est passez de la dete, et cil qui la dete est demende ses + gages, il la doit baillier, et la li doit fere baillier, et la li doit + fere valoir as nuiz : et puis les puet vendre en bone foi, par si + que li autres les ait dedanz les nuiz, s'il les puet renbre. Et s'il ne + li viaut baillier ses gages, cil cui la dete est puet prendre ses gages + sanz jotice ; et se cil li esqueut, il amendera à la jostice.

+
+
+ § 2. +

L'en puet bien plévir par condicion et par convenances autres que la + costume ne done.

+
+
+ § 3. +

Uns hons dit issi : Gautier est mes plège por Robert de vingt livres + que Robert me devoit, do terme qui est passez ; ge demende ses + gages, il ne me les vot baillier ; ge les pris ; il les me + queneust : si requier que vos me façoiz ses gages + baillier, et amender la vilenie que il m'a fete. A ce Robert respont, et + dit que il ne fut onques ses plèges ; et cil l'offre à prover par + soi et par garanz, qui sont prez do motrer et de l'avérer, qui li virent + la plévine fere. Et cil fist encontre tel ni et tel deffensse comme il + doit. Et l'en respont qu'en tel chose a bataille selonc ces moz.

+

Or demende l'en se li plège est vaincuz, qui a nié que il n'iert pas + plège en juigement, se li detes est tenuz à lui sodre : Et l'en dit + que oïl ; car s'il n'en estoit tenuz, il seroit riches d'autrui + avoir. Mès la jotice doit punir le plège, segont ce que droit le done, + si que autre ne s'amorde pas à fere tel tricherie.

+
+ +
+ + + VIII. De paemenz et de delivrances [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 46, tit. 3 : de + Solutionibus et liberationibus. + +
+
+ +
+ § {46.3.1} +
+

Gaius dit : quant uns deteurs doit par plusors causes et il paie + une dete, il est en sa volenté de dire por quel cause il a paié, et + ce que il dit sera tenu ; car nos poons fere certain convenant + à celui à qui nos paions. Et se nos ne disons pas quant nos paions + por quel cause nos paions, il est en la volenté à celui qui reçoit + [166vA] por la quel dete il velt que ce soit, por que il acont en + chose que nos doions certainement et de coi nos ne pledons pas, et + ne mie en dete ou aucuns soit plege, ne en dete de coi li termes + n’est encore venuz ; car il senble droit que li creanciers face + la besoingne au deteur, autresi comme il feroit la soe. Il est donc + ostroié au creancier aconter ce que l’en li paie en quel dete que il + vodra, por quoi il face autresi comme il feroit de la soe chose, mes + il li doit conter desque l’en li paia.

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+
+
+ § {46.3.2} +
+

Florentins dit : car li creanciers puet refuser à recevoir les + deners se l’en li velt paier por autre chose que il ne velt ; + et li deteurs puet refuser à paier les se l’en li velt conter en + autre chose que il ne velt.

+
+
+
+ § {46.3.3} +
+

Ulpianus dit : car se ce ne lor estoit ostroié, il avendroit que + il convendroit toz jorz otroier ce que mains lor vodroit. {1} Et se + li uns ou li autres ne dit pas en quel dete il velt conter ce qui + est paié, se les detes estoient deues au terme ou soz condicion, il + convient que ce qui est paié soit conté en la dete de quoi li termes + est passez ou la condicion acomplie.

+
+
+
+ § {46.3.4} +
+

Ponponius dit : il est melz que ce que j'ai paié me soit conté + en aquit de ce que je doi en mon non que de ce que je doi par + plevine, et en ce que je doi sus paine que en ce que je doi sanz + paine, et en ce donc je ai doné caucion que en ce que je doi sanz + caucion.

+
+
+
+ § {46.3.5} +
+

Ulpians dit : es choses qui sont deues à paier maintenant est il + certaine chose que ce qui est paié sanz nule distinction soit conté + en la plus grief cause ; et se il n’en i a nule qui soit plus + grief que les autres, il soit conté en la plus vielle. La dete + senble plus dure qui est deue par caucion que cele qui est deue + porement. ¶ {1} Se aucuns a donné deus plege, il pot paier si que il + en delivre l’un.

+
+
+
+ § {46.3.7} +
+

Ulpians dit : se aucunne chose est deue por vilaine cause, et + aucunne chose por cause qui n’est vilaine, ce qui est paié est conté + en ce qui est deu par vilaine cause. Et se aucunne chose est deue + por cause de chose juigie et aucunne chose por autre cause, je croi + que ce qui est paié doit estre conté en ce qui est deu par cause de + chose juigie ; et issi le prove Ponponius. Et se aucunne chose + est deue por cause ou paine est ajointe, ce qui est paié doit estre + conté en ce qui delivre de la paine.

+
+
+
+ § {46.3.10} +
+

Paulus dit : se je ai fet convenance que une chose soit paié à + moi [166vB] ou à Tyce, Tyces ne la puet demander ne quiter ne + renoveler – la convenance – ja soit ce que l’en li puet paier par + droit.

+
+
+
+ § {46.3.11} +
+

Ponponius dit : se je ai fet convenance que une chose soit paié + à moi ou à un orfelin, se cil qui la doit la paie à l’orfelin sanz + l’autorité à celui qui l’a en garde, il est delivrés envers moi.

+
+
+
+ § {46.3.13} +
+

Julians dit : li sires le doit otroier quant il le set + premerement.

+
+
+
+ § {46.3.24} +
+

Ponponius dit : quant uns plege plevist por deus por chascun .x. + livres, il est obligiez en .xx. livres ; et se il paie les .xx. + livres ensenble ou par chescun .x., il delivre l’un et l’autre + deteur. Mes se il n’en paie que .v., voions le quel il alige. Et + sanz dote il aliege celui por qui il dit que il paie ; et se il + vendoit rien, il convient regarder à la plus vielle dete. Autresi + est il se il a paié .xv. livres et il dit que les .x. sont por l’un + et les .v. por l’autre ; et se il n’en dit rien, les .x. seront + par la plus vielle dete et les .v. por l’autre.

+
+
+
+ § {46.3.25} +
+

Ponponius dit : cil qui fut fez oirs d’une partie d’un heritage + paia .x. livres que li morz avoit promises ; il est quités de + tant comme il apartient à la partie que il a de l’eritage, mes il + demandera as autres tant comme il en afiert à leur parties. Mes se + une partie de l’eritage li eschiet ainz que il la demant, il sera + obligiez par cele partie. Et por ce croi je que excepcion de + tricherie li nuira se il demande arriere ce qui en afiert à cele + partie.

+
+
+
+ § {46.3.43} +
+

Ulpians dit : en totes manieres de delivrances, tuit li + atachemant sont delivré, si comme li plege et li gage et les choses + obligees ; fors quant les choses au creanciers et celes au + plege sont assenblees ensenble, car por ce n’est pas li deteurs + delivrez.

+
+
+
+ § {46.3.44} +
+

Marcians dit : il avient aucunne foiz quant l’en paie deners que + dui obligemant sont osté en une ovre par un meisme paiemant ; + si comme quant aucuns a vendu à son creancier son gage por sa dete, + se il li paie puis ce que il li doit, il oste l’obligemant de la + vente et celui de la dete. Et se uns orfelins a enprunté deners sanz + l’autorité à celui qui l’avoit en garde, et li creanciers li lesse + un lés en son testamant soz tel condicion « se il rent les + deners que il li presta », il senble que il li presta par .ii. + causes : por aquiter soi de sa dete, si que il soient conté à + l’oir que il ne puisse user us de la loi que retaille les lés, et + por acomplir la condicion que li lés soit renduz. Et se li usaires + des [167rA] deners est lessiez à aucun, il avient que quant li oirs + li baille il s’aquite de ce qui li fut commandé ou testamant et + oblige celui à qui il les baillé à rendre les quant li usaires + faudra. Autresi est il se il est commandé à l’oir que il vende + aucunne chose ou la baut à loage ; car quant il le fet, il + s’aquite do testamant et oblige à lui celui à qui il vent la chose + ou baille à loage.

+
+
+
+ § {46.3.52} +
+

Ulpians dit : satisfacion est contee por paiement.

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+ § {46.3.53} +
+

Gaius dit : il loist à chescun à paier por aucun sanz son seu ou + malgré suen ; car il est establi au droit citeian que la + condicion à chescun puet estre amendee sanz son seu ou malgré + suen.

+
+
+
+ § {46.3.54} +
+

Paulus dit : la parole do paiement apartient à tote delivrance + comment que ele soit fete, et ele est plus raportee à la sustance de + l’obligemant que à la paie des deners.

+
+
+
+ § {46.3.70} +
+

Marcians dit : ce qui est promis à terme puet maintenant estre + paié ; car l’en entant que toz li tens qui est jusque au terme + est donz au deteur por aquiter soi.

+
+
+
+ § {46.3.75} +
+

Modestins dit : autresi comme quitance destroit totes les + auctions qui apartenoient devant, fet li assenblemanz des + biens ; car se li deteurs est oirs au creancier, ce que li bien + sont melé tot totes les aucions.

+
+
+
+ § {46.3.76} +
+

Cil moismes dit : se cil qui a eu un orfelin en garde li a rendu + quanque il li devoit por cause de la garde, et li orfelins donne à + aucun aprés un po de tens les auctions que il a contre celui qui + eissi s’est aquitez, cist dons est nus, car les aucions sont nules. + Mes se ce fut fet ainz que il paiast, ou puis que il ot promis que + il dorroit ses auctions, et cil paia dedanz ce, et aprés li orfelins + donna les auctions, eles sont totes sauves à celui à qui il les + avoit donees ; car senble melz el darrener cas que li pris des + auctions qui sunt donnees ait esté paiez, que il ne fet que les + auctions qui apartenoient avant soient destroites.

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+
+
+ § {46.3.80} +
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Ponponius dit : selonc ce que chescuns marchiez est doit estre + paiez ; si comme se nos avons fet marchié d’aucunne chose, ele + doit estre paie. Et quant nos fesons aucunne convenance par paroles, + li obligemanz doit estre depeciez ou par chose ou par paroles ; + par paroles si comme par quittance ; par chose si comme quant + chescuns paie ce que il promist. Et quant achaz ou vente ou aloemanz + est fez por ce que puet estre fet par un consentement, il puet estre + depecié par un consentement.

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+
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+ § {46.3.94} +
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Papinians dit : se cil [167rB] à qui ses deteurs paie autrui + deners a les deniers toz sans, et il demande ce que l’en li doit, et + ne rant pas ce que il a receu, il sera mis arriere par + excepcionpar excepcion] par excepcion par + excepcion dans le ms. de tricherie. ¶ {1} Se + je preste ou paie deners qui sunt comun à mo‹i› et à autre, auction + ou delivrance n’est maintenant par ma partie, comment que la + compoignie soit ou chascun des deners ou en tote la somme. ¶ {2} Et + se plege paie autrui deners por cause de plevine, se il sont + despendu il puet pledier par auction de commandemant à celui por qui + il estoi plege. Et por ce, se il paie les deniers que il avoit + toluz, il pledera par auction de commandemant quant il en avra + satisfacion fet à celui à qui il les avoit toluz. ¶ {3} Favians + mande saluz à Pampanian. Quant Tyces devoit à Sey une quantité + certaine por cause de lés, et il li devoit autretant por autre cause + que il ne poest demander, li sers Tyce qui s’entremetoit de ses + besoignes paia à Sey sanz son seignor une some qui bien peust + soffire à la quantité d’une des detes, et li dit que il li paioit en + aquit de tot ce que ses sires li devoit. Je demant por quel cause il + senble que ce qui est paié soit receu. Et la responsse est que se + Sey eust dit à Tyce que il li paiast en aquit de sa dete, l’en + entendist par non de la dete le lés, et ne mie les deners qui ne + poient estre demandé ; mes puis que il eust paié icele dete, il + ne la peust pas demander arriere. Mes quant li sers Tyce fu establiz + à procurer ses choses, il ne senbla pas que il li commandast à paier + ses deners qui ne devoient pas estre paiez et de coi il se poest + defendre par excepcion ; ne plus que li sers puet paier les + deners de son chetel por cause de plevine où il n’entra pas por + chose qui apartenist à son chastel.

+
+
+
+ § {46.3.97} +
+

Cil moismes dit : quant uns hons doit por plusors causes et il + paie deners, si que il ne dit pas por la quel cause ce est, l’en les + contera premerement en cez qui sont deu soz male renomee, et puis en + cez qui sont deu soz paine, et puis en cez qui sont deu seur gage. + Et si les doit l’en premerement conter en cez que il doit conter por + lui que por autre, et li ancian juigerent ce por ce que il senble + que sages deteurs le feroit issi. Et s’il n’i a nules de cez choses, + la plus vielle dete sera avant paie. Se li deteurs paie plus deners + [167vA] que une des detes ne monte, la plus vielle dete sera quite + et ce qui remaindra de la paie sera conté en aquit de l’autre + enprés.

+
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+
+ § {46.3.99} +
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Paulus dit : li creanciers ne doit pas estre contrainz de + prendre danrees por deners, se il i puet avoir domage.

+
+
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+ § {46.3.103} +
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Mecians dit : se cil qui doit deners por plusoz causes paie + deners sanz dire por la quel il a paié, Julians dit que l’en doit + croire que il paie por cele de quoi il poit estre contrainz el tens + que il paia.

+
+
+
+ § {46.3.105} +
+

Paulus dit : ce que nos disons de l’oir, qui doit rendre au + plege au mort ce que il li a paié, ainz que il ait receu l’eritage, + doit estre entendu o aucun atenprement de tens ; car il ne doit + pas recevoir l’eritage si comme il vient d’anterrer le cors.

+
+
+
+ § {46.3.106} +
+

Gaius dit : autre chose est que l’en puisse paier à Tyce par la + droiture de la convenance, et autre chose que je l’otroi + après ; car quant l’en li puet paier par la droiture de la + convenance, je ne puis pas deffendre que l’en ne li paiet. Mes se je + otroi puis que la convenance fut fete que l’en li paiast, l’en ne li + paiera pas par droit. Se je deffant ainz que l’en li pait, que l’en + ne li pait pas.

+
+
+
+ § {46.3.107} +
+

Ponponius dit : obligemenz de paroles est depeciez ou + naturelment ou citeinement. Naturelment si comme quant l’en paie la + chose qui fut promisse, ou quant ele lesse à estre sanz les corpes à + celui qui les promist ; citaienement si comme li uns clame + l’autre quite, ou les choses à l’un et à l’autre vienent en une + meisme persone.

+
+
+ +
+ + + IX. De quitances [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 46, tit. 4 : de + Acceptilatione. + +
+
+ +
+ § {46.4.1} +
+

Modestins dit : quitance est delivrance par coi li uns et + l’autres de cez qui sont obligié ensenble est assos de tot + l’obligement.

+
+
+
+ § {46.4.2} +
+

Ulpians dit : il nos plest que orfelins puisse estre delivrez + par quitance sanz l’autorité à son deffendeor.

+
+
+
+ § {46.4.3} +
+

Paulus dit : nus ne puet quiter ne estre quitez par procurator + sanz commandemant.

+
+
+
+ § {46.4.4} +
+

Ponponius dit : quitance ne puet estre fete soz ‹condicion›.

+
+
+
+ § {46.4.5} +
+

Ulpians dit : quitance qui est fete à terme n’est de nule + valeur ; car quitance selt delivrer autresi comme paiemenz.

+
+
+
+ § {46.4.7} +
+

Cil moismes dit : quitance puet estre fete se li uns demande + issi : « me quites tu de ceste convenance ? », et li + autres respont : « oïl ».

+
+
+
+ § {46.4.8} +
+

Cil moismes dit : l’en demande se cil a point de force de + con[167vB]venant en quitance qui rien ne vaut ? Et sanz dote se il + n’i a consentement, il n’i a point de force de convenant. Aucuns + demande donc se il puet estre que il n’i ait consentement ? Et je ne + voi pas por quoi il ne puisse estre ; car se cil qui fesoit la + quitance savoit bien que ele ne valoit rien, tuit sievet que il n’i + a point de force de convenant desque il ne se consenti au convenant + fere. ¶ {1} Autressi comme li sers communs puet aquerre convenance à + un de ses seigneurs, li puet il aquerre quitance et delivrer del + tot ; et Octavenus le cuide eissi. {2} Li sers communs puet + aquerre quitance à un de ses seigneurs malgré à l’autre ; et + issi plet il à Labeo. Aprés escrit Labeo que se li sers qui a deus + seignors a tant fet que li uns a promis une chose à l’autre, il + priet l’autre que il le quit, et il le puet delivrer par quitance + autresi comme il l’avoit obligié. Et issi sera li obligemenz aquis + et ostez par un meisme serf. ¶ {3} L’en ne puet quiter par paroles + fors obligemant qui est fez par paroles, car ce qui n’est pas fet + par paroles ne puet pas estre depeciez par paroles. ¶ {4} Se li filz + qui est en baill promet aucunne chose, il n’oblige pas son pere mes + soi meismes ; et por ce puet li filz demander delivrance por + quiter soi, car il est obligiez. Et se li peres demande quitance, il + ne fet rien, car il n’est pas obligiez mes ses filz. Ce moisme doit + l’en dire do serf, car il puet estre delivrez par quitance. Et li + obligemanz de coi li sires estoit obligiez par lui sont osté ; + et nos usons de cest droit, quar quitance soit do droit as genz. Et + por ce croi ge que quitance puet estre fete en grec, por coi por qui + ele soit fete en autretel forme comme ele estoit fete en latin.

+
+
+
+ § {46.4.9} +
+

Paulus dit : quitance puet estre fete d’une partie de ce qui a + convenencié, non pas tant solement se l’en dit eissi : + « quites me tu les .v. des .x. deners que je te promis + ? », mes se l’en dit eissi : « quites me tu la moitié + de ce que je te promis ? », et li autres respont : + « oïl ».

+
+
+
+ § {46.4.10} +
+

Ponponius dit : mes se denier n’ont pas esté mis en la + convenance, mes uns certains cors, si comme un serf, quitance ne + puet estre fete d’une partie. ¶ Quitance puet estre fet à un des + oirs.

+
+
+
+ § {46.4.11} +
+

Paulus dit : une maniere d’aquerre est delivrer son seignor + d’obligemant ; et por ce, se li sers de coi avo‹n›s a l’usaire + [168rA] puet delivrer celui qui en a l’usaire por porchacier la + quittance, car il senble que il aquiert de ses choses meisme. + Autresi dirons nos do serf en coi nos n’avons que l’usage set en + celui qui nos sert en bone foi et as autres qui sont sozmis à nostre + droiture. Et se je quit à un serf ce que je li promis, je n’avrai + nule auction contre son seignor, ne de son chetel ne de ce qui est + mis en son preu. ¶ {2} Se li sers d’un heritage demande ainz que + l’eritages soit receuz quitance de ce que li morz me promist, et je + li octroi, je croi que li heritages est delivrés par ce. {3} Et se + ses sires estoit en chetivoison, l’en doit dire que la quitance sera + confermee quant il sera revenuz ; car sers puet bien fere + convenance el non à son seignor qui est en chetivoison.

+
+
+
+ § {46.4.12} +
+

Ponponius dit : ce qui est deu à terme ou soz condicion puet + estre osté par quitance se la condicion avient ou li termes + vient.

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+
+
+ § {46.4.13} +
+

Ulpians dit : la convenance de servises qui a esté fete par le + seremant à celui qui a esté franchiz puet estre ostee par quitance. + ¶ {1} Se ce qui a esté convenencié ne puet estre parti, la quitance + qui est fete d’une partie n’est de nule valeur, si comme se il a + esté mis en convenant que uns chans doie servise. ¶ Se usaires est + mis en convenance, si comme li usaires d’un champ, quitance en puet + estre fete d’une partie si que cil qui l’avoit de tot le champ ne + l’ait que d’une partie. ¶ Se voie est promise à aucun parmi un champ + et il cuide que il n’i ait mie voie ne charriere, ceste quitance + n’est de nule valeur. Autresi doit l’en dire se la charriere est + quitee, mes se li santier et les charrieres sunt quités, l’en doit + dire que cil qui promist la voie est delivrés. ¶ {2} Il est aperte + chose et certaine que se cil à qui uns chans a esté promis en quite + l’usaire ou la voie, la quitance ne vaut rien ; car cil qui + quite doit quiter ce qui li a esté promis ou tot ou en partie. Mes + cez choses ne sont par parties del champ, ne plus que se une meson a + esté promise à aucun et il en quite les pierres ou les fenestres ou + les chevrons. ¶ {3} Se usaires a esté promis à aucun, et il en quite + l’usage, si li usages puet estre establiz sanz le fruit, la quitance + vaut. ¶ {4} Se cil à qui uns sers a esté promis quite Stic, Julians + dit que la quitance vaut, et que ele oste tot l’obligemant. Se cil + qui a promis puet paier une chose à celui à qui il a promis, et cil + ne puet refuser que il ne [168rB] la preigne se il la quite, il + donne delivrance. ¶ {5} Il est certaine chose que cil à qui uns + chans a esté promis ne puet pas quiter la cause de tricherie qui fu + mise en la convenance ; car ce n’est pas partie de la dete, + ainz est autre chose que ce qui est deu. ¶ {6} Se cil à qui l’en + promist un serf ou .x. solz soz condicion quite le serf, et li sers + muert ainz que la condicion aviegne, li .x. solz remaindront en + l’obligemant, autresi comme se la quitance n’eust onques esté fete. + ¶ {7} Se quitance est fete ou plege quant li deteurs est obligiez + par chose et ne mie par paroles, l’en demande se li deteurs est + delivrés. Et nos usons de cest droit ; que ja sé ce que li + deteurs n’est pas obligiez à paroles, neporquant il soit delivrés + par la quitance qui est fete au plege. ¶ {8} Se quitance est fete au + ploige de lés qui sont lessiez soz condicion, li lés seront aprés + deu se la condicion avient. ¶ {9} Se pleige fut pris en ceste + maniere : « tu es ploing de quancque je pretoi à Tyce », + et li creanciers li quite la plevine ainz que il prest rien à Tyce, + Tyces n’est pas obligiez ; mes quanque la prant, sera obligiez + à lui ; car se nos disons que li pleges ne puet estre delivrez + devant que une chose fu prestee au deteur por ce que il n’estoit + obligiez à rien, neporquant li deteurs ne puet pas estre delivrez + par quitance qui fu fete ainz que il fust obligiez. ¶ {10} Li + deffenderres à l’orfelin et li procureors au forsené ne puent pas + quiter lor detes, ne procurators ne puet fere quitance, mes tuit cil + qui puent renoveler obligement. Et en tele maniere puet il quiter, + et autresi ne luer puet l’en fere quitance, mes il puet estre + delivré par renoveler obligement, que nos solons user de cest remede + au la persone à cex qui ne sont pas presant ; car nos feson por + renoveler l’obligemant que uns autres nos promet à rendre ce que cil + nos doit qui n’est pas presanz, et issi le quiton nos. Et cil qui + est hors do païs est issi presanz par le renovelement et est + delivrez par quitance. ¶ {11} Tuit oir puent quiter et estre quité. + {12} Se une meisme chose à esté promise à plusors ensenble et li uns + la quite, cil qui la promist est toz delivrés.

+
+
+
+ § {46.4.14} +
+

Paulus dit : se la quitance ne s’acorde [168vA] à l’obligemant, + et se ce n’est voirs qui est dit à fere la quittance, ele n’est pas + perfete ; car il convient que les paroles s’acordent + ensenble.

+
+
+
+ § {46.4.15} +
+

Ponponius dit : se cil qui promist Stic demande issi : + « je te promis Stic, me quites tu Stic et Panfile ? », et + cil respont : « oïl » ; je croi que la quitance + vaut, et mancion est por noiant fete por Panfile. Autresi comme cil + qui promist .x. solz demande issi : « je te promis .x. + solz, me quites tu .xx. solz ? », et cil respont : + « oïl », il sera delivréz de .x. solz.

+
+
+
+ § {46.4.16} +
+

Ulpians dit : se plusor sont obligié à une moisme chose et + quitance est fete à l’un, il seus n’est pas delivrez, mes tuit cil + qui estoient obligié à lui ; ce n’est pas par la reson de la + quitance, mes por ce que il senble que il aist paié. ¶ {1} Se plege + est pris de la chose juigie et quitance li est fete, cil qui fut + condempnez est delivrés.

+
+
+
+ § {46.4.17} +
+

Julians dit : se cil à qui .x. solz ou uns sers furent promis + quite les .v. solz, il oste une partie de la convenance et puet + demander les autres .v. solz, ou la moitié do serf.

+
+
+
+ § {46.4.18} +
+

Florentins dit : quitance et delivrance puet estre fete d’un + marchié ou de plusors qui sont certain ou qui ne sont pas certain et + de totes causes. {1} Gaius Aquillius mostre issi la convenance de + quoi quitance doit estre fete : ¶ « tu me promz quant que + il convient que tu me faces ou donges par aucunne cause, ou + orendroit ou à terme, de quoi je puis avoir aucion contre toi et que + je te puis demander, et quant que tu as do mien et que tu en porsiz, + et tant comme ces choses valent », et cil doivent + respondre : « je le te promet ». Et la quitance doit + estre fete en cest maniere : « quites me tu tos les choses + que je t’oi promises ? », et cil doit respondre : + « je les te quist ».

+
+
+
+ § {46.4.19} +
+

Julians dit : se quitance est fete à celui qui est obligiez par + chose et ne mie par paroles, il ne sera pas delivrés, mes il se + porra deffendre par excepcion de tricherie ou de convenant. ¶ {1} Il + a tel difference entre quitance et letres de poiemant : que cil + à qui quitance est fete est delivrés, ja sé ce que il n’ait pas paié + les deners, mes cil qui a letres de poiement n’est pas delivres se + il n’a poié les deners.

+
+
+
+ § {46.4.20} +
+

Cil moismes dit : se la cause de chose juigee est quitee, tote + la convenance faut, si comme Marciaus dit, car ele i est mise que la + [168vB] chose puisse estre juigee.

+
+
+
+ § {46.4.21} +
+

Renulcius dit : se uns m’a esté lessiez soz condicion, et je faz + convenance por cause de renoveler obligemant que il me soit donnz, + et je le quit enprés ce, avant ce que la condicion avigne, Nerva dit + que se la condicion avient, aucion ne m’apartient pas ; par le + testamant, por ce que li obligemanz est renovelz ; par la + convenance, por ce que quitance en a esté fete.

+
+
+
+ § {46.4.22} +
+

Gaius dit : sers ne puet pas fere quitance neïs par le + commandemant son seignor.

+
+
+
+ § {46.4.23} +
+

Labeo dit : se je t’ai quité, por ce ne sui je pas quités à toi. + Et Paulus dit : mes por ce que loages et achaz et vantes sont + fez par assentemant, ja soit ce que nule chose n’est encore baillie, + l’une et l’autre partie puet estre quitee de tot obligemant. Ja soit + ce que l’une sole partie face la quitance.

+
+
+ +
+ + + X. De convenance qui est fete par le prevost [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 46, tit. 5 : de + Stipulationibus prœtoriis. + +
+
+ +
+ § {46.5.1} +
+

Ulpianus dit : il senble que trois especiaus manieres sont de + convenances qui sont fetes par le prevost : les unes sunt fetes + en juigement, les autres par caucion, les autres sont communes. {1} + CelesCeles] A celes dans le ms., cf. lat. + Iudiciales eas dicimus qui sont fetes en + juigement, qui sont fetes d’avoir estable ce qui sera juigié, si + comme de poier ce qui sera juigié et denoncement de novele ovre. ¶ + {2} Celes qui sont fetes par caucion sont celes qui ont maniere de + auction, neïs de renovelement en est fez ; si comme de lés et + de garde, et d’avoir la chose estable, et que domages ne sera pas + fez. ¶ {3} Les communes sont celes qui sont fetes de estre au + juigement. {4} Et l’en doit savoir que totes convenances contienent + caucion par leur nature, car les convenances sont fetes por aseurer + cex à qui eles sont fetes. ¶ {5} De cez convenances qui sont fetes + par le prevost, et les unes qui sont fetes par caucion et les autres + par une promesse. Mes il en i a por qui soient fetes par une + promesse ; et quant eles seront nonbrees, l’en savra + apertenement que les autres ne sont pas par promesse, mes par + caucion. {6} La convenance de denoncement de novele ovre est aucunne + foiz fete par caucion et aucunne foiz par une promesse. Et il + convient voir comment caucion en est donnee ; car il convient + doner caucion de l’ovre qui est fete en privé leu et fere une + promesse de cele qui est fete en commun leu. Et cil qui commencent + en lor non ne font fors prometre, et cil qui commencent por autres + doivent [139rA] donner caucion. ¶ {7} L’en promest aucunne foiz que + domages ne sera pas fez, et aucunne foiz en done l’en caucion. Car + quant aucunne chose de quoi domages puet venir est fete en commun + flueve, l’en en donne caucion ; et quant ele est fete en + mesons, l’en n’en fet fors prometre. {8} Convence qui est fete de + randre une chose à dobles n’est fors une promesse. {9} Se il n’est + mis au convenant que caucion ne soit donnee, et s’il i a aucun + contredit, si comme l’en dit que l’en demande par malice que tel + convenance soit fete, li prevoz doit conoistre de la chose à une + sonme et commander que caucion soit donnee ou deffendre le. {10} Et + se il i convient à joindre ou amenuissier ou müer, aucunne chose de + la convenance est par la juridicion au prevost.

+
+
+
+ § {46.5.2} +
+

Paulus dit : les convenances qui sont fetes par le prevost + contienent ou restitucion de chose ou quantité qui n’est pas + certaine. {1} Si comme la convenance de denoncement de novele ovre, + en coi il est contenu que ele soit restablie ; et por ce, se li + deffenderres et li demanderres muert et il lesse plusors oirs, et li + uns voint ou est vencuz, tote l’ovre devra estre restablie ; et + tant comme il faut aucunne chose, ne puet l’en pas dire que l’ovre + soit restablie. ¶ {2} La convenance de poier ce qui sera juigié, et + celes qui li sires avra establi ce que li procurators fera, et cele + que domages ne sera pas fez, et celes qui sont senblables à cestes, + contienent quantité qui n’est pas certaine. Et de celes dit l’en que + eles doivent estre departies à persones aus hoirs, ja sé ce que l’en + puet dire que la persone as hoirs à celui qui fet la convenance ne + puet pas müer la condicion à aucun par convenance qui descende do + mort. Et encontre ce, il est fet par bone reson que se uns des hoirs + à celui à qui la promesse fut fete voint, la convenance a + lieua lieu] a lun dans le ms., cf. lat. + At in contrarium summa ratione fit, ut uno ex + heredibus stipulatoris vincente in partem eius committatur + stipulatio: hoc enim facere verba stipulationis “quanti ea + res est" por sa partie por tant comme la chose + vaut. {3} Mes se li uns des hoirs à celui qui promist porsiet tote + la chose, Julians escrit que il doit estre condempnz por tot ; + et se cil qui porsiet muert puis que li plez est entammz, uns de ses + oirs ne doit pas estre condampnz am plus que li autre, ja soit ce + que il porsit tot le champ.

+
+
+
+ § {46.5.3} +
+

Ulpians dit : l’en donne caucion [169rB] generaument en totes + les convenances qui sont fetes par le prevost et as + procurations.

+
+
+
+ § {46.5.4} +
+

Paulus dit : les convenances qui sont fetes par le prevost sont + sovent demandees quant caucion lesse à estre fete sanz la colpe à + celui qui promet.

+
+
+
+ § {46.5.5} +
+

Cil moismes dit : ce doit estre gardé en totes les convenances + qui sont fetes par le prevost, que se mis procurators fet convenance + en mon non, aucion li apartiegne quant la cause sera corrue. Autresi + est il que se uns marcheanz commence à estre en tele cause que il + baille à autres ses marcheadises et en retient la seignorie.

+
+
+
+ § {46.5.6} +
+

Cil moismes dit : en totes les convenances en coi une chose est + promise à fere et poine i est mise, se ele n’est fete est la caucion + donnee par non de la poine.

+
+
+
+ § {46.5.7} +
+

Ulpians dit : il convient as caucions qui sont fetes par le + prevost que plege soient donz, ne nus ne s’en puet aquiter par + baillier gages ne deners, ne or ne argant.

+
+
+
+ § {46.5.8} +
+

Papinians dit : Paulus dit que quant cil qui est fez hoirs soz + condicion a receu la possession des biens, il est contrainz de doner + à celui qui est establiz à estre hoirs aprés lui caucion à plus lonc + terme que la condicion n’est. Car li prevoz ne velt que ses + benefices tort à nuli à decevance ; et l’en puet bien voir que + cil qui prant avant, demande à tort caucion. ¶ {1} Quant uns lés est + lessiez à Tyce et amené soz contraires condicions, l’en doit donner + caucion à l’un et l’autre quant li uns et li autres a esperance + d’avoir le lés par la volenté au mort.

+
+
+
+ § {46.5.9} +
+

Renulcius dit : se doteuse parole avient as convenances qui sont + fetes par le prevost, l’excepcion sera au prevost, car l’en doit + garder à sa pensee.

+
+
+
+ § {46.5.10} +
+

Ulpians dit : Valerians escrit que se li prevoz qui commanda + premerement que caucions fust donnee jusques à trois anz commanda + aprés que ele fut donnee à plus lonc tens, por ce que il vost que + l’an usast la premere convenance, il senble que il aperne à cez qui + estoient obligiez par l’excepcion de la premere convenance.

+
+
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+ § {46.5.11} +
+

Renulcius dit : la convenance d’une moisme maniere, où l’en + promet arrendre tant comme la chose vaut, il est miauz que l’en + compraingne certainne somme ; car sovant avient que il est + grief chose de prover la valor des choses, si que ele est ramenee à + petite somme.

+
+
+ +
+ + + XI. Ci commoince li livres de Digeste nove. [169vA] Cis titres + est de punirpunir] puniz dans le ms. mesfez [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 1 : de + Privatis delictis. + +
+
+ +
+ § {47.1.1} +
+

Ulpians dit : li establissemanz de la loi que Julians dit est + que li oirs ne sont pas tenu par les aucions de coi poines corperes + viennent. Et por ce ne puet il estre trez en cause por le larrecin + lor ancessors. Mes ja soit ce que il ne soient pas tenu par aucion + de larrecin, neporquant il convient que il soient tenu de fere venir + la chose avant, ele porra estre chalongie contre els ; et chose + qui a esté poié qui n’estoit pas deue leur puet estre demandee. ¶ + {1} Il est certaine chose que oirs puet pledier par aucion de + larrecin ; car l’excepcion d’aucuns mesfz est donnee as oirs. + Oirs puet bien pledier par la loi qui fet restorer les domages et + par aucion de torz fez. ¶ {2} Il nos plest que la poine anseigne le + maufetor, non pas tant solement en larrecins, mes an totes les + autres auccions qui nessent des mesfez de quelque maniere qui eles + soient.

+
+
+
+ § {47.1.2} +
+

Cil moismes dit : il n’avient nule foiz que plusors mesfez qui + sont assenblé ensenble facent que quitance de l’un soit + donnee ; car la poine dou mesfet n’est pas amenuisie por un + autre mesfet. {1} Cil qui a donc enblié un serf ou l’a ocis est + tenuz par aucion de larrecin por ce que il a emblé, et par la loi + qui fet restorer les domages por ce que il l’a ocis ; et l’une + de cez aucions ne destraint pas l’autre. {2} Autresi doit l’en dire + se il le tolit par force et l’ocist ; car il est tenuz par + l’entredit des biens raviz par force et par la loi qui fet restorer + les domages. {4} Et se i l’a enblé ou batu, il est tenuz par .ii. + auctions, ce est de larrecin et de tort fet ; et se il l’ocist, + il est tenuz par la tierce. {3} L’en demande donc, se il a esté + demandé arrieres por ce que il avoit esté anblez, se il remeint por + ce que l’en ne puis[169vB]se pledier par la loi qui fet restorer les + dommages. Et Ponponius dit que l’en en puet bien pledier. Car l’an + prise autre loi qui fet restorer les dommages que quant l’en demande + arrieres par cause de larrecin ; car ele est presiee en la loi + qui fet restorer les domages à tant comme ele vaut plus en cel an. + Mes quant l’en a prisié en cause de larrecin, l’en ne garde pas à la + valor dou tens passé. Mes se cil qui ce a fet est sers, il soffre + poine por la quel cause que ce soit, l’autre aucion n’est pas + perrie. ¶ {5} Se aucuns enble aucun serf et il le bat, il sera tenuz + par aucion de serf corrumpu et de larrecin. ¶ {6} Et se aucuns a + navré le serf que il avoit enblié, les deus aucions li avront leu, + ce est cele de larrecin et cele de la loi qui fet restorer les + domages.

+
+
+
+ § {47.1.3} +
+

Cil moismes dit : se aucuns viust porsuire les aucions qui + nessent des mesfez, se il en vieust pledier par deners il les + convindra revenir au droit ordinaire, ne il ne sera pas contrainz de + fere suscepcion au terme ; mes se il en vieust pledier por + poine, il convient que il face subscrition.

+
+
+ +
+ + + XII. ‹De larrecins› +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 2 : de + Furtis. + +
+
+ +
+ § {47.2.1} +
+

Paulus dit : Labeo dit que larrecin est apelez de nerté, por ce + que il est fez en repost et en ocurté et plus par nuit que por + jor ; ou de tolir, selunc les paroles dou latin. {1} Sole + pensee de fere larrecin ne fet pas larron. {2} Et cil qui a pris une + chose à garder, et la nie, ne est pas tenuz mointenant par aucion de + larrecin, se il ne l’é fet par achoison de tolir les. ¶ {3} + Larrecins est atochemanz d’autrui chose par barat por avoir la de + gaing.

+
+
+
+ § {47.2.2} +
+

Paulus dit : deus manieres de larrecin sont : cil qui est + aperz et cil qui n’est pas aperz.

+
+
+
+ § {47.2.3} +
+

Ulpians dit : cil est lerres aperz qui est pris o tot le + larrecin ; {1} et il ne puet chaloir qui le praingne ou cil qui + la chose fu ou un autre. ¶ {2} Mes l’en demande se il est aperz + lierres lors sanz plus que il est pris fesant le larrecin ou aprés. + Et Julians dit que, ja soit ce que il n’est pas pris an fesant le + larrecin, por ce ne remoint pas que il ne soit aperz lierres se il + est pris à tot la chose que il avoit enblee, ainz que il l’ait + portee la où il l’avoit pansee à porter la.

+
+
+
+ § {47.2.4} +
+

Paulus dit : l’an doit entendre « la où [170rA] il avoit + pansé à porter la » ce est la où il avoit pansé à gesir cele + nuit o tot.

+
+
+
+ § {47.2.5} +
+

Ulpians dit : se il est don‹c› pris au leu commun ou privé ainz + que il ait porté la chose la où il avoit en pensé, l’an doit dire + que li larrecins est aperz se il est pris ou la chose que il avoit + enblee, et issi escrit Cassius. {1} Mes s’il la porta lala] + lo dans le ms. où il avoit en pensé, et + il est pris o tot, il n’est pas aperz lierres.

+
+
+
+ § {47.2.6} +
+

Paulus dit : je soit ce que larrecins est sovant fez par + atochier, neporquant il an garde selonc le commoincement se il est + aperz lierres ou non.

+
+
+
+ § {47.2.7} +
+

Ulpianus dit : se aucuns a fet un larrecin tant comme il estoit + sers et il est pris puis que il est franchiz, voions se il est aperz + lerres. Et Ponponius dit que il puet estre trez en cause d’apert + larrecin, car la nessance de larrecin qui fu fez ou servage ne fu + pas aperte. {1} Iqui escrit Ponponius que par la prise est li lerres + aperz. ¶ Se je t’ambloi les choses de ta meson et tu te reponsis que + je ne t’oceisse, ja sé ce que tu veoies fere larrecin, neporquant il + ne est pas aperz. {2} Mes Celsus ajoint à la prise, que tu le veoies + enblant et tu le sivis par prandre, et il geta ce que il avoit anblé + et s’en foi, il est aperz lerres. {3} Et il en dit un pou de + difference se cil à qui il avoit fet le larrecin, ouou] + en dans le ms. un de ses voisins, ou uns + trespassanz, le prist.

+
+
+
+ § {47.2.8} +
+

Gaius dit : par le larrecin qui est aperz voit l’en le quel + n’est pas aperz.

+
+
+
+ § {47.2.9} +
+

Ponponius dit : se aucuns a aucion de larrecin, por ce se li + lerres a tochié sovant la chose que il a enblee, ne croit pas + l’aucion ; ne por ce, se la chose croit puis que ele est + anblee. {1} Mes je puis chalongier ma chose aprés, autresi comme + devant.

+
+
+
+ § {47.2.10} +
+

Ulpianus dit : cil a aucion de larrecin qui eust preu se la + chose ne fust pas enblee.

+
+
+
+ § {47.2.11} +
+

Paulus dit : cil à qui la chose apartient a aucion de larrecin + se ele li apartient par honeste cause.

+
+
+
+ § {47.2.12} +
+

Ulpians dit : li folons qui prant dras à teindre et à parer puet + toz jorz pledier de larrecin se il li sont enblé, que il sont en sa + garde. Et s’il n’a de quoi rendre les, l’aucion revient à celui cui + il estoient ; quar il n’a de quoi rendre, le pris n’est pas + seur lui. {1} Aucion de larrecin n’est pas donnee à celui qui porsit + par male foi, ja sé ce que ce fust li preuz [170rB] que la chose ne + fust pas enblee, por ce que ele est à son peril. ¶ Mes nus n’a + auction de sa desloiauté ; et por ce est donnee auction de + larrecin à celui soul qui porsiet par bone foi. {2} Se la chose + estoit baillie an gage et ele est enblee, nos donons au creancier + aucion de larrecin, ja soit ce que la chose n’estoit pas seue ; + et nos ne donnons pas aucion à lui contre les estranges tant + solement, mes contre le seignor moismes de la chose ; et issit + escrit Julians. Et il nos plest que aucion en soit donnee au + seignor, et issi avendra il que l’aucion sera donne à deus por ce + que l’aucion apartient à deus. Et l’en demande se ele est toz jorz + donnee au creancier ou lors sanz plus quant li deteurs n’a de quoi + paier. Et Ponponius dit que ce fut toz jorz ses preuz que il eust + le gage ; et issi le dit Papinians et Julians, et il est + voirs.

+
+
+
+ § {47.2.13} +
+

Paulus dit : cil à qui une chose est deue par convenance n’a pas + aucion de larrecin se ele est anblee quant il est demoré an celui + qui la promist que il ne l’a rendue.

+
+
+
+ § {47.2.14} +
+

Ulpians dit : cil qui achete la chose n’a pas aucion de larrecin + se ele ne li fust livree ; mes Celsus dit que cele aucion + apartient encore au vendeor, et il convient que il doint à + l’acheteor l’aucion de larrecin et le poer de chalengier la. Et se + nule chose l’en est rendue par cez aucions, il convendra que il la + baut à l’acheteor ; et ceste sentence est veroie, et issit le + dit Julians. Et sanz dote li perilz apartient à l’acheteor se li + venderres la garda au mieux que il pot. {1} Et se li acheterres + moismes a anblé la chose que li venderres devoit garder puis que il + en ot poié le pris, il n’est pas tenuz par aucion de larrecin. ¶ Mes + se il l’enbla ainz que il l’eust poié, le pris il i est tenuz, + autresi comme s’il eust anblé son gage quant il l’eust engagié. ¶ + {2} Li coitiveor ont aucion de larrecin, ja soit ce que il ne seront + pas seign‹o›r. {3} Voions se cil à qui la chose est baillie en garde + a aucion de larrecin. Et por ce que il est tenuz à rendre fors ce + qui aviant por sa tricherie, il nos plest que il n’aist pas aucion + de larrecin ; car se il n’i a fet tricherie, il en est quités. + Se il i a fet [170vA] tricherie, li perilz est sor lui, mes il ne + doit aquerre auccion de larrecin par sa tricherie. {4} Julians + escrit que il a esté establi en la persone à toz les larrons que il + ne puissent pledier par aucion de larrecin ou non de la chose dont + il sunt larron. ¶ {5} Papinians demande : « se je pris + deus sers en gages por .x. solz et li uns m’en est enblez, et cil + qui m’est remés vaut bien les .x. solz, savoir mon se j’ai aucion de + larrecin jusqu’à .v. solz tant solement por ce que j’ai les autres + .v. solz saus en l’autre serf ? Ou por ce que cil qui m’est remés + puet morir se j’é auction de toz les .x. solz, ja soit ce que cil + qui m’es remés vaut assez plus ? Et il cuide que je le puisse avoir + por toz les .x. solz ; car l’en ne doit pas regarder au gage + qui est remés, mes à celui qui est amblez. ¶ {6} Il moismes escrit + que se l’en me devoit .x. livres, et li sers que j’avoie m’est + embliez et je avoie pledié par aucion de larrecin et conquis les .x. + livres, aucion de larrecin ne m’apartendra pas se il m’est amblez + autre foiz ; car il a lessié apartenir à moi desque je ai eu ce + que l’an me devoit. Issi est il se il m’est anblez sanz ma colpe, je + sui tenuz par auction de gage ; se ce est par ma colpe, je + porroi pledier par aucion de larrecin. ¶ Et se ce n’est en ma copes, + l’aucion apartient au seignor de la chose et non pas à moi ; et + Ponponius loe ceste sentence. {7} Cil moismes dit que se dui serf + sont anblé en un leu ensenble, aucion de larrecin apartient el non + de l’un et de l’autre au creancier ; mes ce n’est pas por tot + ce que il valent, mes por tant comme l’en li doit seur chescun. Mes + se il me sont enblié chescun par soi, et ge ai eu el non de l’un + tote ma dete, je n’avrai rien el non de l’autre. ¶ {8} Se cil à qui + je prestai ma chose i a fet tricherie, il n’en puet pas pledier par + aucion de larrecin. {9} Et ce moisme dit Ponponius de celui qui + prent une chose à porter par le commandemant à aucun. ¶ {10} + L’enl’en] C len dans le ms. demande se + li peres a aucion de larrecin por la chose qui fu prestee à son fill. + Et Julians dit que nenil, car il ne la devoit pas garder. Autresi + [170vB] comme cil qui est plege por celui à qui la chose est prestee + n’a pas aucion de larrecin ; car tuit cil qui n’ont aucion de + larrecin, qui eussent preu se la chose n’eust pas esté enblee, mes + cil qui est tenuz à rendre la por ce que ele est perie en ses + corpes ; et Celsus loe ceste sentence. {11} Se aucuns avoit un + serf par enprunt et il li est enblez, l’en puet demander se il a + aucion de larrecin. Por ce que nule citeiane auction n’a leu contre + lui, car tex enprunz est senblables à don, et por ce est li entrediz + convenables et necesseres contre lui, et n’an’a] + ne dans le ms., cf. lat. non habebit + furti actionem mie aucion de larrecin. Et + quant l’en avra pledié à lui par l’entredit, je croi que il doit + rendre ce qui est avenu en sa colpe ; et por ce, puet il + pledier par aucion de larrecin. {12} Et se aucuns a pris une chose à + loage et ele li est enblee, il avra aucion de larrecin se ele est + perdue en ses corpes. ¶ {13} Se li filz qui est en bail li est + enblez, il est aperte chose que ses peres a aucion de larrecin. ¶ + {14} Se une chose est prestee, et cil à qui ele est prestee muert, + ja soit ce que larrecins ne puet estre fez à l’eritage, neporquant, + se ele est enblee, li hoirs à celui à qui ele fut prestee porra + pledier par aucion de larrecin ; et cil qui la presta en porra + pledier. Autresi est il en la chose qui est engagie ou baillie à + loage. Et ja soit ce que aucion de larrecin n’est pas acquise à + l’eritage, neporquant ele est acquise à autre à qui la chose + apartient. ¶ {15} Aucion de larrecin apartient à celui à qui la + chose est prestee, non pas tant solement por la chose prestee mes + por la chose qui est nee de cele ; car la garde en apartient à + celui à qui la chose fut prestee. Car se je t’ai presté un serf et + sa robe est enblee, tu en plederas par aucion de larrecin, ja soit + ce que je ne te prestai pas sa robe. ¶ Et se je t’ai prestee une + jumant qui a un polin et li polins est enblez, Aquilius dit que + aucion de larrecin apartient à moi et à toi, ja soit ce que il ne ce + fust pas prestez. ¶ {16} L’en demande donc quele aucion de larrecin + est donnee à celui à qui la chose fut prestee. Et je croi que + aucion de larrencin apartient à toz cex qui ont autrui chose à leur + perill, si comme par prest ou par loage [171rA] ou en gage ; et + cil qui a la seignorie de la chose la puet demander arriere tant + solement. ¶ {17} Se les letres que je te envoie sont enblees à celui + qui les portoit, l’en demande à qui aucion de larrecin apartient. + Il convient donc premerement enquerre au quel les letres estoient, + ou à celui qui les envoia, ou à celui à qui eles furent envoies. ¶ + Et se je les baille au serf à celui à qui je les envoie, l’aucion + est aquise à lui. Autresi est se je les bailli à son + procurator ; car por ce que possession est aquise à aucun par + franche persone, les letres sont maintenant seues. Meismement se ce + fu ses preuz que il les eust, mes se je envoai les letres si que + eles me fusent renvoies, la seignorie en est moie. Et cil porra donc + pledier par auction de larrecin à qui preu les choses qui sont + escrites apartenoient ; car li preuz fut suens que eles ne + fussant pas enblees. Et por ce, puet l’en demander se cil à qui eles + furent ballies à porter puet pledier par aucion de larrecin. Et + sanz dote se la garde en apartenoit à celui, il en puet pledier. Et + se ce fust ses preuz que il rendist les letres, il avra aucion de + larrecin. Et se il estoit contenu es letres que aucunne chose li + fust rendue ou fete, il puet avoir aucion de larrecin, ou se il les + prist en garde ou il ot loier por porter les ; en ce cas est sa + cause senblable à cele au taverner ou au metre de la nef ; car + à ce donnons nos auction de larrencin, se il ont de coi rendre les + choses qui ont esté enblees en la nef ou en la taverne, car li + perilz en apartient à els.

+
+
+
+ § {47.2.16} +
+

Cil moismes dit : establissement de droit ne deffent pas que li + peres ne puisse pledier par auction de larrecin à son fil qui est en + son bail, mes nature le deffant ; car nos ne poons pas plus + pledier à cez qui sont en nostre poeté qu’à nos moismes.

+
+
+
+ § {47.2.17} +
+

Ulpians dit : se nostre serf ou nostre fil nos font larrecin, il + ne sont pas tenuz à nos par aucion de larrecin, car cil qui puet + establir contre le larron ce que il velt n’a pas besoign de pledier + par aucion de larrecin. Et por ce, ne establissent pas li ancian que + il plede à els. {1} Et por ce, demande l’en se li [171rB] sers est + venduz ou franchiz se il est tenuz par aucion de larrecin. Et il + nos plet que nenil, car l’aucion qui fut nule au commencement ne + puet pas nestre contre lui. Mes se il la toche puis que il fut + franchiz à la chose que il enbla, l’en doit dire que il est tenuz + par auction de larrecin, car lors fet il larrecin. ¶ {2} Quant li + sers que je ai acheté et qui m’a esté livrez est rentrez, il n’est + pas autresi comme s’il n’eust unques esté miens, mes l’en doit dire + que il a esté miens, et l’a lessé à estre. Et por ce, dit Sabins, + que se il fet larrecin, il est en tel point que cil qui le retret ne + puet pas pledier por le larrecin que li sers a fet. Mes se il ne + puet pledier, si doit l’en metre reson en ce que quant il commença à + estre retrez ; et ce est contenu en l’aucion de retre chose qui + est vendue. ¶ {3} Se sers est fuitis et il fet un larrecin à son + seignor, l’en demande se il puet avoir aucion de larrecin contre lui + qui a commoincié à porsoer le par bone foi por ce que il ne velt + revenir à son seignor. Ce muet la dote, que ja soit ce que il + senble que je porsie mon serf qui s’en est foiz, neporquant je ne + sui pas tenuz por le larrecin que il fet por ce que il n’est pas en + ma poesté. Et Julians escrit que ce que il senble que je le porsie + me vaut à longue tenue tant seulement. Ponponius dit donc que + auccion de larrecin apartient au seignor au serf qui est fuitis.

+
+
+
+ § {47.2.23} +
+

Ulpians dit : Julians escrit que cil qui a moins de .xiiii. anz + puet bien fere larrecin se il est tex que il sache que tricherie + est. Et l’en puet pledier à lui par aucion de tort ou de domage + quant il a fet larrecin. Mes Modestinus dit que l’en i puet bien + ajoindre que ce ne doit pas estre tenu contre les enfanz, et l’en + puet bien pledier par la loi qui fet restorer les domages à celui + qui a mains de .xiiii. anz qui set entendre que mals est. Et ce est + voirs que Labeo dit que cil qui a moins de .xiiii. anz n’est pas + tenuz por le larrecin qui est fez par son porchaz.

+
+
+
+ § {47.2.24} +
+

Paulus dit : Julians dit que por ce ne remoint pas que la chose + ne li puisse estre demandee.

+
+
+
+ § {47.2.25} +
+

Ulpians dit : ce est voirs que pluseurs dient que l’en ne puet + pas pledier por champ par aucion de larrecin. {1} Et por ce, demande + l’en se aucuns est mis hors d’un champ [171vA] à force, savoir mon + se il doit demander comme chose enblee. Et Labeo dit que + nenil ; mes Celsus dit que la possession en puet estre + demandee, autresi comme de chose movable qui est enblee. {2} Il + n’est nule dote que l’en ne puisse pledier par aucion de larrecin + por les choses qui sont ostees dou champ, si comme por les arbres ou + por les pierres ou por les fruiz que aucuns en a ostez par corage + d’enblier.

+
+
+
+ § {47.2.26} +
+

Paulus dit : se moches sauvages ont fet mel en ton arbre, et + aucuns enble ou les moches ou le mel, il n’est pas tenuz à toi par + aucion de larrecin, car eles ne furent pas toes ; et il est + certaine chose que eles sont en nonbre des choses qui sont prises ou + ciel et en terre et en la mer. ¶ {1} Il est certaine chose que li + coitiverres qui coitive un champ par deners puet pledier par aucion + de larrecin à celui qui enble les fruiz qui sont en estant ; + car desque il fussent cuillié, il commençassent à estre suen.

+
+
+
+ § {47.2.14} +
+

{13} Ulpians dit : se li filz qui est en baill est enblez, il + est aperte chose que ses peres a aucion de larrecin.

+
+
+
+ § {47.2.40} +
+

Paulus dit : qui moine la beste qui li est prestee plus loing + que il ne doit, ou euse d’autrui beste malgré suen seignor, il fet + larrecin.

+
+
+
+ § {47.2.44} +
+

Ponponius dit : se li faus procurateurs à un creancier a receu + deners d’un deteur par le commandemant à un autre deteur, il est + tenuz par aucion de larrecin, et li deners sont à celui qui les + paia. ¶ {1} Se je te baille ma chose comme la toe, et tu savoies + bien que ele estoit moie, tu fes larrecin se tu l’es fes par corage + d’avoir la de gaagn. ¶ {2} Se li sers d’un heritage fist larrecin à + l’oir ainz que il eust receu l’eritage, et ses sires li lessa + franchise en son testamant, aucion de larrecin apartient contre lui, + car li oirs ne fut onques ses sires.

+
+
+
+ § {47.2.45} +
+

Ulpians dit : se uns des compoignons a fet larrecin de la chose + commune, si comme il avient aucunne foiz, l’en doit dire sanz nule + dote que aucion de larrecin apartient contre lui.

+
+
+
+ § {47.2.47} +
+

Paulus dit : se la chose de la seignorie qui a esté enblee est + muee par aucunne reson, aucion de larrecin aparti[171vB]ent au novel + seignor si comme à l’oir et à celui qui porsiet les biens, et au + pere adoptif, et à celui à qui li lés est lessiez.

+
+
+
+ § {47.2.54} +
+

Paulus dit : cil qui a brisié un huis por cause de tort fet + n’est pas tenuz par aucion de larrecin, ja soit ce que les choses en + ont esté portees par autres ; car la volenté et li proposemanz + de mesfere distincte les mesfez. ¶ {1} Se uns sers a enblé ce que + ses sires presta et cil à qui il les presta a bien de coi rendre + les, Sabins dit que l’en puet pledier à lui par aucion de chose + prestee, et il puet pledier contre le seignor por le larrecin au + serf. Et se il rent la chose que li deteurs li a paié, l’aucion de + larrecin faut, ou se il quite l’aucion de chose prestee. ¶ {2} Mes + se tes sers t’a enblé la chose qui te fut prestee, il n’i a point + d’aucion de larrecin, car li perilz de la chose est toz seur + lui ; mes l’en puet pledier à lui par aucion de prest. ¶ {3} + Cil qui s’offre à fere à autrui besoignes n’a pas auction de + larrecin, ne il n’i est pas tenuz, ja soit ce que la chose est perie + par sa colpe, mes il doit estre condempnz par aucion de besoignes + fetes. Autresi est il en celui qui fet les besoignes comme + deffenderres, ou el deffendeur qui doit metre diligence en la chose, + ou en celi qui a donné caucion à pluseurs deffendeurs qui furent + donné en testamant et a receu toz seus l’aministracion. ¶ {4} Se tu + tiens ma chose par autrui don et je la t’enble, Julians dit que tu + en puez pledier à moi par aucion de larrecin, se il apartenoit à toi + à retenir en la possession ; si comme se tu deffendis mon serf + qui te fut donnz en juigement, ou il fut trez par son mesfet, ou se + tu le garissis de la maladie par coi tu le peusses retenir se je le + chalongasse contre toi.

+
+
+
+ § {47.2.56} +
+

Paulus dit : quant uns creanciers enporte la chose qui est + engagie, il n’apert pas que il toche à autrui chose mes à son + gage.

+
+
+
+ § {47.2.58} +
+

Alpheus dit : se aucuns a fet fosse en autrui terre por foir + croie et il en a foie et portee, il est lerres non pas por ce que il + la foi mes por ce que il en porta.

+
+
+
+ § {47.2.59} +
+

Julians dit : se uns larrecins est fez au fil qui est en baill, + il en pledera par droit quant il sera hors do bail ; et se la + chose que il avoit aloee li est enblee [172rA], ou il est mis hors + do baill, il en porra pledier.

+
+
+
+ § {47.2.60} +
+

Cil meismes dit : se cil qui avoit presté sa chose l’enbla à + celui à qui il l’avoit prestee, l’en n’en puet pledier par aucion de + larrecin ; car il ne prist fors sa chose, et cil à qui il la + presta est delivrez dou prest. Et l’en doit issi entendre, se cil à + qui la chose fut prestee i avoit nule droite cause de retenir la. + Car se il avoit fet necessoires despenses en la chose qui li estoit + prestee, ce fut plus ses preuz à retenir la chose tant que les + despenses li fussent rendues que à pledier en aprés ; et por ce + avra il aucion de larrecin.

+
+
+
+ § {47.2.61} +
+

Affricans dit : autresi comme l’en entant que serve fuitive puet + fere larrecin de soi, moismes fet ele larrecin quant ele trestorne + son enfant.

+
+
+
+ § {47.2.63} +
+

Modestius dit : cil ne fet pas larrecin qui mostre la voie au + serf fuitif.

+
+
+
+ § {47.2.64} +
+

Marcians dit : li prevoz de la contree ne porra pas fere que cil + qui est condempnz de larrecin ne soit mal renomz.

+
+
+
+ § {47.2.66} +
+

Ulpians dit : se aucuns a toché la chose por avoir la de gaagn, + ja soit ce que il mue puis sa volenté et que il la rende à celui qui + ele fut, neporquant il est lerres ; car sa repentance ne le + delivre pas de ce mesfet.

+
+
+
+ § {47.2.72} +
+

Se cil à qui la chose fut prestee – ce dit Sabins – en fet larrecin, + l’en en puet pledierpledier] perledier dans le + ms. à lui par aucion de larrecin et de chose prestee. Et + se l’en a pledié par aucion de larrecin, l’aucion de chose prestee + est esteinte. Et se l’en a pledié par aucion de prest, excepcion en + est opposee à l’aucion de larrecin. ¶ {1} Quant aucuns porsiet une + chose comme oirs, l’aucion de larrecin qui est fez n’apartient pas à + lui, ja soit ce que la puet gaagnier par longue tenue ; car cil + puet pledier par aucion de larrecin qui eust preu se la chose ne + fust pas enblee et si senble que li preuz en fut à celui qui i a le + domage et ne mie à celui qui la peust avoir de gaagn.

+
+
+
+ § {47.2.76} +
+

Ponponius dit : se cil qui feignoit que il estoit procurators à + mon creancier fist tant que je promis à poier à lui ou à celui que + il m’atorna, je ne puis pas pledier à lui par aucion de + larrecin ; car il n’i a eu nule chose qui ait esté athochie par + corage d’enbler.

+
+
+
+ § {47.2.78} +
+

Cil meismes dit : cil qui ravist un [172rB] sac plein de deners + est tenuz par aucion de larrecin el non de sac et des deners, ja + soit ce que il n’eust corage d’enbler les sac.

+
+
+
+ § {47.2.82} +
+

Cil meismes dit : cil qui a enblé les deners à une cité est + tenuz par aucion de larrecin.

+
+
+
+ § {47.2.84} +
+

Neraces dit : se aucuns a pris comme oirs les biens à celui que + il cuidoit que il fut morz et il est vis, il ne fet pas larrecin. ¶ + {1} Se l’en a pledié à aucun par aucion de larrecin en son non et + l’en en plé puis por autre chose en non de son serf, excepcion ne li + doit pas estre donnee de ce que l’en en a ja pledié à lui.

+
+
+
+ § {47.2.85} +
+

Paulus dit : ja soit ce que la chose qui a esté enblee ne puet + estre gaagne par longue tenue se ele ne revient à son seignor, + neporquant se il en a eu le pris en juigement ou il l’a vendue au + larron, l’en doit dire que la longue tenue i puet valoir.

+
+
+
+ § {47.2.86} +
+

Cil moismes dit : cil qui eust preu se la chose ne fut pas + enblee a aucion de larrecin se il tint la chose par la volenté à + celui qui ele estoit, si comme se il l’avoit par loage. Mes cil qui + la tient par sa propre volenté, et cil qui fet les besoingnes à + l’orfelin comme deffenderres, et cil qui est deffenderres ou + procureres n’ont pas aucion de larrecin por la chose qui est emblee. + Et cil à qui est uns sers deuz par convence ou par testamant n’avra + pas aucion de larrecin se il est enblez, ja soit ce que il ait + domage, ne cil qui est plege por un coitiveor.

+
+
+
+ § {47.2.87} +
+

Triphonius dit : se la chose qui a esté enblee ou porsise par + force revient à son seignor qui n’en set rien, il senble que ele + remaigne en la poesté son seignor. Et por ce, se aucuns l’achate par + bone foi aprés ce que ele est revenue, ele porra estre gaagnie par + longue tenue.

+
+
+
+ § {47.2.91} +
+

Jabolenus dit : se li folons à qui li drap ont esté loé est + delivréz de celi cui il estoient qui pledoit à l’un par aucion de + loage, Labeo dit que il ne puet pas pledier contre celui qui les + enbla par aucion de larrecin. Et se il avoit pledié par aucion de + larrecin ainz que li sires pledast à lui par aucion de loage et ainz + que sentance fust donnee del larecin, il fut delivrez de l’aucion de + loage, li lerres doit estre quités de lui. Et s’il n’i a eu rien de + ce, li lerres doit [172vA] estre condempnz à lui ; et ce est + por ce que il a aucion de larrecin por tant que il en apartient à + lui. {1} Nus ne puet donner autre aide ne consoil de fere larrecin + se il ne le puet prendre.

+
+
+
+ § {47.2.92} +
+

Labeo dit : se aucuns savoit que l’en li enbloit une chose et il + ne le deffendi pas, il ne puet pas pledier par aucion de + larrecin ; mes Paulus dit encontre. Car se aucuns fet que une + chose li soit enblee et il le soffre por ce que il set bien que il + ne le puet deffendre, il puet pledier par aucion de larrecin ; + et se il le pot deffendre et il ne le deffendi pas, por ce ne + remaint pas que il ne le puisse pledier par aucion de larrecin. Et + en ceste maniere selt li patrons enbler à celui que il a franchi qui + a honte de contrester li presentement.

+
+
+ +
+ + + XIII. De aucion de larrecin que est donee contre les mestres des + niés et des taverners et des osteliers [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 5 : Furti + adversus nautas, caupones, stabularios. + +
+
+ +
+ § {47.5.1} +
+

Ulpians dit : juigemenz est donz contre cez qui gardent les nés + ou les tavernes ou les ostiex se larrecin est fez par aucun de cez + que il ont en lor servise comment que il soit, ou se li larrecins + est fez par l’aide ou par le consoill au mestre de la nef ou de la + taverne ou de l’ostel ou sanz lui, ou par aucun de cez que il a en + sa nef par conduire la. {2} Et l’aucion est de rendre le domage à + doubles. {3} Quant aucunne chose est perdue en la taverne ou en la + nef, li taverners ou li metres de la nef est obligz par le + bannissement au prevost ; si que il est en la volenté à celui à + qui la chose est enblee de pledier contre le taverner ou contre le + mestre de la nef par le bannissemnt au prevost, ou contre le larron + par citaiene aucion. {4} Et se li taverners ou li metres de la nef + reçoit l’aucion, il puet pledier au larron par aucion de larrecin, + et non pas cil à qui la chose fut enblee, car li perilz de la chose + fut seur celui. ¶ {5} Se li mestres de la nef ou li taverniers + abandone son serf à soffrir paine de son mesfet il se delivre. Par + coi n’est donc li metres de la nef condempnz, qui i mist si mauvés ? + Ou por coi est il obligiez por tot le mesfet el non au franc home et + il n’i est pas obligiez el non au serf ? Fors por ce que cil qui i + met franc home doit bien savoir quex il est, et l’en li doit + pardoner le fet à son serf qui est à son ostel, se il est + apareilliez d’abandonner le à soffrir [172vB] poine de son mesfet. + Et se il i met autrui serf, il est tenuz por lui, autresi comme por + franc home. {6} Et li taverners restore les domages que cil font qui + sont en sa taverne por garder la, et que cil font qui i sont por + habiter ; mes il ne restore pas cez que li trespassant font, + car li taverners ne li ostelers ne pot pas conoistre les trespassanz + ne il ne les puet pas refuser ; mes il senble que il ait esleuz + cez qui habitent, autresi comme toz jorz que il ne met pas hors, et + por ce doit il restorer les domages que il font. ¶ Li metres de la + nef ne respont pas del fet as governeors.

+
+
+ +
+ + + XIV. D’arbres copez en laracin [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 7 : Arborum + furtim cœsarum. + +
+
+ +
+ § {47.7.1} +
+

Paulus dit : se arbre sont copez en larrecin, Labeo dit que + aucion en puet estre donnee par la loi qui fet restorer les domages + et par la loi des .xii. tables ; mes Trebaces dit que l’une et + l’autre doit estre donnee, si que li juiges face paier par la + darreniere tant comme il faut, que tot n’est paié par la + premere.

+
+
+
+ § {47.7.2} +
+

Gaius dit : l’en doit savoir que cil qui copent les arbres en + larrecin, et meismement cil qui copent les vignes, doivent estre + puni comme larron.

+
+
+
+ § {47.7.3} +
+

Ulpians dit : pluseurs des anciens cuident que vigne soit + contenue par non d’arbre. {1} Et l’en puet bien apeler arbres ierres + et roseaus, {2} et ce moisme doit l’en ‹dire› des sauz. {3} Mes se + aucuns a fichié verges de sauz por fere sauceie, et aucuns les cope + ou arache ainz que eles soient racinees, ¶ Ponponius escrit par + droit que l’en ne puet pas pledier comme d’arbres copez. ¶ {4} Car + l’en dit pas proprement que ce soit arbres desque il n’est + racinz ; autresi dit il de la semence qui est semee por fere + nestre arbres ainz que il soient né. {5} Et por ce, senble il que + ‹si› les racines sont mortes, et eles sont encore fichees en terre, + que ce est arbres ; et Labeo loe ceste sentence ; {6} et + dit que ce est arbres qui est esrachiez si que il puet estre plancez + arriere. {8} L’en puet donc pledier el non de toz ces arbres que nos + avons nommz.

+
+
+
+ § {47.7.4} +
+

Gaius dit : l’en ne dote pas que se une chose est encor si + tandre que ele doie estre tenue por herbe, ele n’est pas el conte + des arbres.

+
+
+
+ § {47.7.5} +
+

Paulus dit : coper est non pas tant solement tranchier mes + acorchier entor ou sier ; car l’en ne doit pas dire que cil qui + sie tranche. ¶ {1} La cause de ceste aucion est autretele comme cele + de la loi qui fet restorer les domages. {2} Cil qui [173rA] a + l’usaire en un champ n’a pas ceste aucion ; ne cil qui le tient + à ferme, autresi comme il n’ont pas aucion de retenir eve de pluie + ne de boner chans.

+
+
+
+ § {47.7.6} +
+

Paulus dit : se pluseurs ont copé en larrecin une meisme arbre, + l’en pledera à chescun por tot. {1} Et se li arbres estoit à + pluseurs, la paine sera paié à toz els. ¶ {2} Se mes arbres estant + ses racines el champ à mon voisin, il ne les porra pas coper, mes il + porra pledier à moi que mes arbres ne soit pas issi ; autresi + comme il ne me loist pas à metre mes solives seur son mur.

+
+
+
+ § {47.7.7} +
+

Ulpians dit : il senble que li arbre sont copé en larrecin que + sont copé sanz le seu à leur seigneur et par corage de celer li. ¶ + {2} Se aucuns estache tot un arbre et estrepe, il est tenuz par + ceste aucion ; car il ne le tranche ne ne sie, mes il est tenuz + par la loi qui fet restorer les domages, ja soit ce que toz li + arbres n’est pas copez. {3} Neporquant, l’en en plede par droit, + autresi comme se il fut copz. ¶ {4} Se aucuns tranche ou sie arbres + o sa main, ou il le fet fere à ses serganz, il est tenuz par ceste + aucion. Autresi est il se il le commande à un franc home. {5} Et se + il ne commande pas à son serf, mes li serf le fet par la volenté son + seignor, Sabins dit que aucion apartient contre lui por les mesfez. + Et ceste sentance est veraie, {6} ja soit ce que ceste aucion est + por soffrir poine, neporquant ele est pardurable. Mes ele n’est pas + donnee contre l’oir à celui qui fet le mesfet ; et si est + donnee as hoirs à celui qui fet le mesfet. {7} Et li condempnemenz + contient le doble de la chose.

+
+
+
+ § {47.7.8} +
+

Paulus dit : l’en doit esmer combien li sires i a de perz et + combien li arbre valent et ce qu’i i remaint. ¶ {1} Cil qui cope + arbre en repot il le cope en larrecin. {2} Se il le cope donc, et il + l’atoiche por avoir le de gaagn, il est tenuz por lespor les] + porler dans le ms. arbres par aucion de + larrecin et par aucion de fere les venir avant. {3} Cil qui les + coupecoupe] coure dans le ms., cf. lat. + Qui per vim sciente domino caedit par + force par le seu à celui qui i sont n’en chiet pas en ceste + aucion.

+
+
+
+ § {47.7.9} +
+

Gaius dit : se cil qui a copé les arbres tenoit le champ à + loage, l’en puet pledier à lui par aucion de loage ; et li + demanderres se puet tenir apaié d’une aucion.

+
+
+
+ § {47.7.10} +
+

Julians dit : se li arbres est doubles et la jointure part par + desus terre, ce n’est que uns arbres. Mes se la jointure est par + dedanz terre, il i a autretant d’arbres comme il en ist braches de + terre.

+
+
+
+ § {47.7.11} +
+

Paulus dit : mes [173rB] se l’en a pledié par la loi qui fet + restorer les domages por arbres copez quant li antrediz de ce qui + est fet par force ou en repost sera contre celui renduz, contre + celui qui les aporta, il sera assous se il est assz grevez par le + premer condempnement ; mes por ce ne faut pas l’aucion de la + loi des .xii. tables.

+
+
+
+ § {47.7.12} +
+

Jabolenus dit : cil qui a vendu un champ puet pledier par aucion + d’arbres copez en larrecin.

+
+
+ +
+ + + + XV. Des biens raviz par force [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 8 : de Vi + bonorum ruptorum. + +
+
+ +
+ § {47.8.1} +
+

Paulus dit : cil qui ravist une chose est tenuz à rendre la à + dobles par aucion de larrecin qui n’est pas aperz, et à quatre + dobles par aucion des bien raviz par force. Mes se l’en a avant + pledié par cele des biens raviz par force, cele de larrecin li doit + estre vee ; mes se l’en a pledié par aucion de larrecin, cele + ne doit pas estre vee, que l’en ne plede por tant comme l’en en + porra plus avoir que par cele de larrecin.

+
+
+
+ § {47.8.2} +
+

Ulpians dit : li prevoz dit : « se domages est fez à + aucun par homes qui sont ensenble par tricherie, ou se li bien à + aucun sont ravi par force, je li donrai contre celi qui ce a fet + juigement des biens raviz par force à quatre dobles dedanz l’an, et + aprés l’an por tant comme la chose vaut. Et sese] + ses dans le ms., cf. lat. Item si servus + fecisse dicetur sers a ce fet, je en donroi + juigement contre son seignor ». ¶ {1} Li prevoz met consoil par + cest banissement contre les choses qui sont fetes par force ; + car se aucuns puet mostrer que force li ait esté fete, il en puet + pledier par le commun juigement de force. Et aucun dient que torz ne + doit pas estre fez à commun juigement par privee aucion. Mes il me + senble melz que li communs juigemenz soit veez à cez qui eslisent la + privee aucion. ¶ {2} L’en puet pledier de tricherie par cest + banissement et non pas tant solement contre celui que il ravit, mes + contre celui qui asenble homes armz por fere domage ou por ravir. ¶ + {3} Se aucuns assenble donc homes ou il use de tez que autres a + assenblés por ravir aucunne chose, il senble que il l’est fet par + tricherie. ¶ {4} Nos entendons homes assenblez qui sont assenblé por + fere domage. {5} Ne li prevoz ne fet pas force quex homes ce soient, + ou franc ou serf. {6} Et se il ne prant que un home en lui, dirons + nos que ce sunt homes assenblé. {7} Et se tu proposes que cil sens + ait fet domage, je ne croi pas que cez paroles faillent. [173vA] Et + ce que il dit « par homes qui sont assenblé », doit estre + issi entendu : se il ravist ou fet domage ou par lui seul ou + par homes que il ait assenblez ou armés ou sanz armes. ¶ {8} Mancion + de tricherie i est fete, car qui fet force il fet tricherie ; + por quant cil qui fet tricherie ne fet pas toz jorz force. Et se + aucunne chose est fete par tricherie sanz force, ele est contenue en + cest banissement. ¶ {9} Cist banissemenz comprent totes manieres de + dommages. Me je ne croi pas que li domage qui sont fet en repost i + soient compris, mes cil qui sont fet par force ; et se aucuns + seuls hom fet aucun domage sanz force, il n’est pas contenuz en cest + banissement. Et se il i a assenblé homes, ja soit ce que il n’i a + fet nule force, neporquant, desque il l’a fet par tricherie, il + apartient à cest bannissement. {10} Mes aucion de larrecin ne de la + loi qui fet restorer les domages ne sont pas donnees en cest + banissement ; car Julians dit que cil qui ravist par force est + plus engrés lerres que autres. Et se aucuns fet domage par homes que + il ait assenblez, il puet estre tenuz par la loi qui fet restorer + les domages à celui à qui il a tolu ses biens. ¶ {11} Ce que li + prevoz dit « des biens raviz » doit estre entendu : + se une sole chose est ravie. ¶ {12} Se aucuns n’a pas assenblé les + homes, mes il meismes a esté entre cez qui sont assenblez et il a + ravi aucunne chose ou fet domage, ceste aucion a leu. Mes l’en + demande se cist bannissement comprent ce sanz plus qui a esté ravi, + ou le domage qui a esté fez par tricherie par les homes que aucuns a + assenblés, ou ce qui a esté ravi ou fet par sa tricherie, ja soit ce + que uns autres ait assenblé les homes. Et il est melz que l’en die + que tuit li domage i soient contenu, et cil qui a assenblé les + homes, et cil qui i sont assenblé. ¶ {13} Li verais pris de la chose + qui est raviz est doublez en quatre dobles par ceste aucion quant + ele est meüe dedanz l’an que l’en en puet pledier, et non pas li + preuz que cil a qui la chose est ravie i eust se ele ne fut pas + ravie. ¶ {14} Ceste aucion apartient contre aucun el non de sa + mesnie, ne cil qui la muet n’a pas besoign de mostrer li quel de la + mesnie [173vB] ont ravi ses biens ou fet domage. Li nons de la + mesnie contient les sers et toz cez qui servent, quique il soient ou + franc home ou autrui serf qui servent par bone foi. ¶ {15} Je ne + croi pas que cil qui demande par ceste aucion puisse pledier contre + le seignor el non à chescun de ses sers ; car il soffist bien + que li sires offre une foiz à rendre la chose à quatre dobles. ¶ + {16} Par ceste aucion ne doivent tuit li serf estre abandoné à + soffrir poine, mes cil sanz plus qui ont fet le mesfet ou par qui + tricherie il a esté fez. ¶ {17} Ceste aucion est apelee comunement + « des biens raviz par force ». ¶ {18} Cil est tenuz par + ceste aucion qui i fet tricherie. Se aucuns a donques ravi par force + la chose qui estoi soe propre, il n’est pas tenuz par ceste aucion, + car la chose sera muee autrement. Et se aucuns ravist par force son + serf fuitif que uns autres porsivet par bone foi, il n’est pas tenuz + par ceste aucion, car il prant sa chose meisme. Mes se ele estoit + obligee à aucun et cil qui qui ele estoit la ravist par force, il + sera tenuz par ceste aucion. ¶ {19} Ceste aucion ne sera pas donee + contre celui qui a mains de .xiiii. anz, qui ne set encore que + tricherie est, se uns de ses sers ou de sa mesnie ne l’a fet ; + mes lors pledera l’en à lui par ceste aucion por le mesfet à son + serf ou à sa mesnie. ¶ {20} Se uns serganz enmoine mes betes por ce + que il cuide que je aie mesfet aucunne chose, ja soit ce que il est + deceuz en ce, neporquant Labeo cuide que je ne puis pas pledier o + lui par aucion des biens raviz par force, car il le fet sanz + tricherie. Mes se il les enclot que eles ne pessent et por les fere + morir de fain, Labeo dit que il est tenuz par la loi qui fet + restorer les domages. ¶ {21} Se aucuns enclot mes bestes que il a + mises hors par force, il est tenuz par aucion des biens raviz par + force. ¶ {22} Nos ne regardons pas en ceste aucion se la chose est + es biens au demandeur ; car se ele i est, ou ele n’i est pas, + desque ele est ‹…› de ses biens, ceste aucion avra leu. ¶ Et por ce, + se il a prestee sa chose ou baillie à loage ou engagie, ou il l’a + mal baillie à garder, si que ce soit mes preuz que ele ne soit pas + perdue, ou je la porsiee par bone foi, ou je i a l’usaire [174rA] ou + aucunne autre droiture, si que ce soit mis preuz que ele ne soit pas + perdue, l’en doit dire que ceste aucion m’apartient ; si que + l’en tiegne par seignor en cest cas non pas tant solement celui à + qui la proprieté de la chose est, mes celui qui en avoit la + possession. {23} Et l’en doit dire generaument que por les causes + par coi aucion de larrecin m’apartient, por cele meisme m’apartient + ceste aucion por chose qui est fete en repost. Mes nos n’avons pas + aucion de larrecin por chose baillie en garde. Et por ce, ajoste + l’en ci, se ce est nostre preu que la chose ne soit pas ravie. {24} + Car se une chose m’a esté baillie en garde et je ai promis que ele + ne sera pas perdue en mes corpes, se ele m’est enblee, je ai aucion + de larrecin, ou se j’é pris loer de garder la. Et l’en puet dire + plus profitablement que, ja soit ce que aucion de larrecin cesse por + la chose baillie en garde, neporquant l’en en puet pledier par + aucion des biens raviz par force. Car il n’a pas poupou] + por dans le ms., cf. lat. quia non minima + differentia est de difference entre celui qui + enble en repost et celui qui ravist ; car li uns celle son + mesfet et li autres non celle pas, ainz fet commun crime. ¶ Se + aucuns motre donc que il ait eu un pou de domage, il doit avoir + aucion des biens raviz par force. ¶ {25} Se mes sers fuitis achete + aucunnes choses por garnir soi et eles li sont tolues por ce que + eles sont de mes biens, il a esté respondu que je en puis pledier + par aucion des biens raviz par force. ¶ {26} L’en puet pledier el + non des choses qui sont ravies par aucion de larrecin et de domage + et de tort fet ; et chascune des choses puet estre demandee + arriere. ¶ {27} Ceste aucion est donee à toz les oirs à celui à qui + la chose est ravie, mes ele n’est pas donnee contre les hoirs à + celui qui la ravi ; car aucion qui est meüe por paine, n’est + pas donnee contre les oirs. Neporquant, voions se ele doit estre + donee contre les hoirs por tant comme il en sont fet plus riche. Et + je croi que li prevoz ne la donna pas contre les oirs por tant comme + il en vint à els ; car ce est assez que ce que il en ont leur + puisse estre demandé arriere.

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+ § {47.8.4} +
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Ulpians dit : li prevoz dit : « se aucuns domages est + fez en une torbe de genz par la tri[174rB]cherie à aucun, je en + donroi contre lui juigement dedanz l’an que l’en en porra pledier + par le doble de la chose ; et aprés l’an, por tant comme ele + valoit ». ¶ {1} Cist bannissemenz est proposez do domage que + aucun fet en torbe de gent. {2} Et Labeo dit que torbe est dite de + tumulte ; {3} car tumulte n’est pas fez se il n’i a pluseurs + genz. Se dui home donc font un poi de noise, ce n’est pas fet en + torbe, car dui home ne sont pas torbe. Mes se il en i a pluseurs, si + comme .x. ou .xv., ce est torbe ; et se il en i a trois ou + quatre, ce n’est pas torbe. Et Labeo dit par droit que il a molt + grant difference entre torbe et noise, car torbe est troblement de + moltitude d’omes et noise est de deus. ¶ {4} Par cest bannissement + est tenuz non pas tant solement cil qui a fet domage en la torbe, + mes cil par qui tricherie il i a esté fez, comment que il soit ou + s’il fu presanz ou non ; car cil qui n’est pas presanz i puet + bien avoir neu par tricherie. ¶ {5} L’en doit dire que par ce + bannissement est cil tenuz qui vint en la torbe et fu achoison del + domage qui i a esté fez. Se il fu en la torbe quant li domages i fut + fez, il i fu par tricherie, car lors ne puet l’en pas voer que li + domages n’ait esté fez par sa tricherie. {6} Se aucuns a torbe, la + torbe, par sa venue, ou escommeue par aucun cri ou par aucun fet, ou + por ce que il blasme aucuns ou que il le corroce se domages a esté + fez par sa tricherie, ja soit ce que il n’en avoiz nule + pensee ; neporquant, il i est tenuz, car il est voirs que li + domages a esté fez en la torbe par sa tricherie ; ne il ne + convient pas que il ait esmeüe la torbe, mes que li domage ait esté + fez par sa tricherie. Et ce est la difference qui est fete en cest + banissement et cez desus, que li prevoz parole en cel devant del + domage qui est fez ou de la chose qui est ravie par homes qui sont + assenblé ; et en cest, domage qui est fez en une torbe de gent + par tricherie à aucun, ja soit ce que il ne l’a pas fet mes il a + escommeu la torbe par son cri ou par ses paroles, ou aucuns autres a + escommeue la torbe et il en estoit, si a fet le domage. {7} Et por + ce le banissement devant promet paine de quatre dobles et cist de + doble, {8} dedinz l’an que cil à qui le domages est fez a poir de + pledier en, et aprés ce que li anz est [174vA] passz por tant sanz + plus comme la chose vaut. ¶¶ {9} Cist bannissemenz parole de domages + qui ont esté fez et ne mie de chose ravie, mes par cel devant puet + l’en pledier des biens qui sont raviz par force. ¶ {11} Ceste aucion + est por le fet et est donnee por le doble de tant comme la chose + vaut ; et cist condempnemenz est raportez à verai pris de la + chose et au tens presant, et est toz jorz por le double dedanz l’an. + {12} Et li demanderres doit prover que li domages a esté fez en la + torbe ; car, se il est allors que en la torbe, ceste aucion + cessera. ¶ {13} Se une grant torbe s’asenbla quant Tyces batoit mon + serf et li sers perdi aucunne chose en cele torbe, je puis pledier + de ceste aucion contre celui qui le batoit ; car li domages fut + fez en la torbe par sa tricherie se il le commença à batre por fere + li domage. Mes se il ot autre cause de batre le, ceste aucion cesse. + {14} Mes se il apela la torbe por batre le serf par devant li por + fere li tort et ne mie par corage de fere li domage, cist + bannissemenz a leu ; car il est voirs que cil qui le bat por + fere le tort fet tricherie, et cil qui donne cause de domage fet le + domage. {15} Li prevoz donne ceste aucion contre le serf et contre + la mesnie. {16} Ce que nos avons dit des oirs en l’aucion devant des + biens raviz par force doit estre gardee en ceste.

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+ § {47.8.5} +
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Gaius dit : ce ne vaut rien à celui qui ravist à eschever poine + se il rent, ainz que li juigemenz en soit receuz, la chose que il a + ravi.

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+ § {47.8.6} +
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Renulcius dit : la loi deffant que ce qui est porsis à force ou + ravi ne soit pas gaagnie par longue tenue devant que ele reviegne en + la poesté son seignor, ou en cele à son hoir.

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+ + + XVI. De chose qui est ravie de feu ou de meson chaete ou de + peril d’eve ou de meson pecee [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 9 : de + Incendio, ruina, naufragio, rate, nave expugnata. + +
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+ § {47.9.1} +
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Ulpians dit : se aucuns ravist aucunne chose de feu, ou de meson + cheete, ou de peril d’eve, ou de nef depecee, ou il en reçoit + aucunne chose par tricherie, ou il i fet aucun domage, je donrai + juigement contre lui por les quatre dobles dedanz l’an que l’en en + porra pledier premerement ; et anprés l’an, por tant comme la + chose vaut ; et si en [174vB] donroi juigement contre le serf + et contre la mesnie. ¶ {1} Li profiz de cest bannissement est toz + aperz et la jostice tres droiturel ; car il apartient au commun + preu que nule chose ne soit ravie de tels aveintures. {2} Il + convient voer comment nos devons entendre ce qui est ravi dou feu, + ou dou feu meisme ou de la où li feus fu. Et il est melz que l’en + die que cil ravist dou feu qui ravist la choses qui sont getees por + la poor dou feu. Autresi comme nos solons dire que la chose est fete + en bataille qui est fete por cause de bataille ; et por ce, se + aucunne chose est ravie des leus qui estoient pres de feu, l’en doit + dire que le bannissemenz a leu, car ele est ravie dou feu. ¶ {4} Se + l’en a poor de feu ou que meson ne chie, et neporquant li feus ne + fet nul mal ne la meson ne chiet pas, voions se cist bannissement a + leu. Et il est melz que il n’ait pas leu, car nule chose n’est ravie + de feu ne de peril d’eve. ¶ {5} Li prevoz dit aprés ou « de + peril d’eve » ; et l’en demande savoir mon se ce est el + tens que le perill avient ou aprés. Et je croi que ce est des + choses qui gisent en la rive de l’eve aprés le perill. Et il est + melz que l’en entende en ce meisme tens.

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+ § {47.9.2} +
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Gaius dit : en ce moisme leu.

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+ § {47.9.3} +
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Paulus dit : l’en puet melz dire que cist ravist de la tormente, + qui ravist tant comme la tormente dure. ¶

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+ § {47.9.4} +
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{1} Li sainz enpereres Antonius escrit eissi de cez qui ravissent + aucunne chose de peril de mer : « vos avez demandé quel + paine je cuide que cil doivent soffrir qui ravissent aucunne chose + des nés qui sont depecees par tormente. Et il me senble que l’en + puet savoir legierement ; car il i a moult grant differance se + il prist les choses qui perissoient, ou il ravi cez qui poeent estre + sauvees. Se grant proie est donc prise par force, se frans homes + l’ont prise, tu lesles] la dans le ms., cf. + Ideoque si gravior praeda vi adpetita videbitur, + liberos quidem fustibus caesos in triennium + relegabis batras de batons et les envoeras en + eissil jusqu’à trois anz, ou tu les metras en commune garde. Et se + ce sont serf, tu les feras batre de corgies et puis les condempneras + en paine de mestal. Et se granz choses n’ont esté ravies, tu porras + lessier alier les frans homes quant il seront batu de bastons, et + les sers quant il seront batu de corgies. Issi doivent les poines + estre juigies selonc la condicion des persones et selonc la qualité + do mesfet, si que nule chose ne soit establie [175rA] plus cruelment + ne plus molement que si comme la cause le requerra. ¶ {2} Cez + aucions sont donees as hoirs et si doivent estre donnees contre les + oirs por tant comme il en est venu à els.

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+
+
+ § {47.9.5} +
+

Gaius dit : se aucuns a sostret ou ravi sa chose, qui a esté + sauvee de perill d’eve ou de feu ou de meson chaesté et mise en + autre leu, il est tenuz par aucion de larrecin ou des biens raviz + par force ; mesmement se il ne savoit pas dont la chose estoit + meüe. Et se aucuns oste la chose de la rive que l’eve a getee hors, + pluseur cuident ce meisme ; et ce est voirs se aucun po de tens + est passz aprés le torment ; car se ce avient el point meismes + que li tormenz est, il n’a point de difference se aucuns ravist la + chose en la mer ou seur la rive. Autresi devons nos dire de ce qui + est ravi de la nef qui est prise à force ou depecie.

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+
+
+ § {47.9.6} +
+

Calistratus dit : nef est depecee ou brisee à force quant ele + est robee ou pluingee ou desjointe ou parcee, ou quant chable sont + rompu ou les ancres remeses en la mer.

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+
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+ § {47.9.7} +
+

Cil meismes dit : il a esté porveü en pluseurs manieres que rien + ne soit ravi de peril de mer, ou que nus estranges ne viegne à + cullier ce qui est gité hors. Quant li enpereres Adrians commanda en + un bannissement que se cil qui ont les possessions delz la rive de + la mer ravissent aucunne chose des nés qui sont alegies ou depecies + delz leur possessions, il les rendent par le juigement au prevost à + cez qui s’en pleindroint ; et leur rendent quanque il proveront + que leur a esté sostret par els, et de cez de quoi il sera prové que + il en avront ravi aucunne chose, donra li prevoz grief sentence, + autresi comme de larrons. Et ‹por› que la prove de tel mesfet soit + plus legiere, il est otroié à cez qui se pleignent de tel chose que + il requierent le prevost et dient par devant lui ce que il ont perdu + et noment cez qui en sont corpables, si que il soient envoié au + juige selon la maniere de lor mesfet ou lié ou par plege. Et il est + commandé que caucion soit prise dou seigneur de la possession en coi + ce est fet que il sera au juigement. Et li senaz dit que il li + plesoit que chevaliers, ne bas hom, ne franc, ne sers ou prince ne + viegne cuillir ce qui est mis hors de la nef.

+
+
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+ § {47.9.8} +
+

Heraces dit : se ta nef est aportee en mon champ par force de + flueve, tu n’as poer d’oster l’en devant que tu m’ois doné caucion + de rendre le domage que ele m’a fet. [175rB]

+
+
+
+ § {47.9.9} +
+

Paulus dit : se aucuns art une meson ou un moncel de froment qui + est delz une meson, il est commandé que il soit liez et batuz et + puis ars es feu se il le fist à escient. Mes se il le fist par + avainture ou par negligence, il est commandé que il restore le + domage ; et se il n’a de coi restorer, il soit chastiez plus + legierement. ¶ Par non de meson est estendu tote maniere + d’edefiement.

+
+
+
+ § {47.9.10} +
+

Ulpians dit : li prevoz de chascunne contree face que li pecheur + ne deçoivent pas cez qui vont par la mer por mostrer lor lumiere de + nuiz, si que il cuident que il i ait port, et que il viegnent la por + arrivier et depecent leur nés et perdent ce qui est dedanz et li + pecheor l’aient de gaiegn.

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+
+ § {47.9.11} +
+

Marcians dit : se li feus prent en la meson à aucun par + aventure, l’en li doit pardoner se ce n’a esté par si grant corpe + qui soit procheine à ostage ou à tricherie.

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+ § {47.9.12} +
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Ulpians dit : il est certaine chose que il loist à chescun à + cuillir ce que la tormente li a tolu ; et issi escrit li + enpereres Antonius. ¶ {1} Se cil qui à escient a mis le feu en + aucunne cité est bas hom, il selt estre bailliez as bestes sauveges + à devorer ; et se il est en aucunne digneté, il doit soffrir + paine capital ou estre envoiez en pardurable essil.

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+ +
+ + + XVII. De tort fez et de libelle qui est fez por doner mauvese + renomee [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 10 : de + Injurüs et famosis libellis. + +
+
+ +
+ § {47.10.1} +
+

Ulpians dit : l’en apele generaument tort ce qui n’est pas fet à + droit ; et especialment est apelz tort fez ledengement. Aucunne + foiz entent l’en par non de tort fet le domage que aucuns fet en sa + corpe, si comme nos solons dire en la loi qui fet restorer les + domages. Aucunne foiz apelons nos tor desloiauté, car quant aucuns + done desloial sentence, il fet tort. Et ce que il fet est sanz droit + et sanz jostice. ¶ Ledengemenz est autresi comme despiz. ¶ {1} Labeo + dit que tort est fez ou par chose ou par paroles ; ‹…› par + paroles quant l’en ne met main sus nul home ne sus sa chose, si + comme quant aucuns est lesdangiez. {2} Et tote maniere de tort est + sus cors ou seur digneté ou seur male renomee ; seur cors si + comme quant l’en fiert ou bote aucun ; seur digneté si comme + quant l’en tost à une feme son mari qui est en aucunne + digneté ; seur male renomee quant l’en velt despuceler une feme + par force.

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+
+ § {47.10.2} +
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Paulus dit : mes se torz est fez à l’ome, sa feme n’en puet pas + pledier ; car li home doi[175vA]vent deffendre les femes et ne + mie les femes les homes.

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+
+ § {47.10.3} +
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Ulpians dit : il a esté raconté que tuit cil qui puent soffrir + tort fet le puent fere. {1} Neporquant, aucun sont qui ne le puent + fere, si comme li forsenz et cil qui a moins de .xiiii. anz qui ne + set encore que tricherie est ; car torz puent estre fez à cez + mes il ne le puent fere. Por ce que torz est fez par corage de tort + fere, l’en doit dire que se cist botent aucun ou il le ledeingent, + il ne senble pas que il facent tort. {2} Et issi puet estre fez torz + à celui qui n’a point de sens, mes il ne le puet pas fere se il ne + set que il fet tort et à qui il le fet. {3} Et por ce, se aucuns + fiert un autre par geu ou il le bote, il n’est pas tenuz par aucion + de tort fet. ¶ {4} Se aucuns bat un franc home por ce que il cuide + que il soit ses sers, il n’est pas tenuz par aucion de tort fet.

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+ § {47.10.4} +
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Paulus dit : se ge voloie ferir mon serf, et ge te feri malgrié + mien, qui estoies delz moi, je ne sui pas tenuz par aucion de tort + fet.

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+
+ § {47.10.5} +
+

‹…› por ce que il dit que il a esté batuz ou botez, ou que l’en a + entré en sa meson. Cele loi done aucion por trois causes, ce est + quant aucuns est botez ou batuz ou l’en a entré en sa meson. ¶ Il + apert donc que toz li torz qui est fez à la main est compris en + ceste loi. {1} Il a tel difference entre boter et batre, si comme + Offilius dit, que batre est o dolor et boter est sanz dolor. ¶ {2} + Nos devons entendre meson non pas tant solement la proprieté de la + meson mes le hergergement. Et por ce, se aucuns habite en sa propre + meson ou en cele que il a aloee ou qui li est prestee, ceste loi + avra leu. {3} Et se aucuns habite en granche ou en loge qui soit en + cortiz, l’en doit dire ce moisme. {4} Et se li sires avoit baillié à + loage le champ où li torz fu fez, il n’en pledera pas mes li + coitiverres. {5} Et se l’en entre ou champ à son seignor qui est + coitivez, Labeo dit que li sires dou champ n’a pas aucion par ceste + loi ; car il ne puet pas avoir son herbergement en totes ses + mesons. Et je croi que ceste loi apartient en totes les habitacions + en coi li sires puet habiter, ja soit ce que il n’ait pas por tot + son manoir. ¶ Et sese] sa dans le ms. + aucuns demore à Rome por apprendre, sanz dote il n’i a pas + her[175vB]bergement ; et neporquant, l’en puet dire que se l’en + entre en sa meson, ceste loi a leu, mes ele n’apartient pas as ostex + où l’en ne demore que une nuit, mes à cez où l’en est à plus lonc + terme. ¶ {6} L’en demande se li peres puet pledier par ceste loi por + le tort qui a esté fez à son fil qui est en baill. Et il plest à + toz que il n’en puisse pas pledier, mes l’aucion de tort fet qui est + donnee par le prevost apartient au pere, et cele qui est donnee par + ceste loi apartient au fil. ¶ {7} Li filz qui est en bail puet + pledier par ceste loi por totes causes, ne il ne doit pas doner + caucion que ses peres avra estable ce que il fera ; car Julius + escrit que li filz qui plede par aucion de tort fet ne doit pas + estre contrainz de doner caucion. ¶ {8} N’est ostroié par ceste loi + que li demanderres se meste seur le seremant au deffendeor, si que + li deffenderres vut que il n’a pas fet le tort. ¶ {9} Se aucuns + escrit ou ordene ou mis avant libelle qui apartiegne à la male + renomee à aucun, ou il la porchacie par tricherie que aucunne de cez + choses soit fete, ja soit ce que il l’oit fete en autre non, il est + commandé en la loi que il ne puisse porter testemoine ne fere + testamant. ¶ {10} Par cele meisme paine est tenuz selonc le consoill + au senat cil qui met avant – en grieu – ou sanz escriture aucunne + chose qui apartient à diffamer aucuns, et cil qui porchace que + aucuns soit achetez ou venduz. {11} Et se la persone qui est acusee + est franche ou serve, cil qui l’acussa par cel libelle doit estre + condempz selonc la maniere de la sustance à la persone qui est + acusee, si comme li juiges juigera.

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+ § {47.10.8} +
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Paulus dit : la grandeur de la plaie fet la cruelté dou tort + fet ; et aucunne foiz croit il por le leu où la plaie est, si + comme quant ele est en l’oil.

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+ § {47.10.9} +
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Ulpians dit : mes por ce que nos disons que torz fez est plus + cruel par chose, l’e‹n› demande savoir mon se ce est quant li torz + est fez au cors tant solement, ou quant il est fez en autres choses, + si comme en robe desciree ou en compoignon tolu ou en ledenge dire. + Et Ponponius dit que, sanz atochier à la persone, puet l’en dire que + li tors fez est cruelx. {1} Car se aucuns fiert ou navre aucun + legierement en place ou en marchié, il fet cruel tort. ¶ {2} Il a po + de difference se tex torz est fez à celui qui est en baill ou à + celui qui en est hors, car il est juigiez à cruel forfet. ¶ {3} Se + aucuns sers a fet [176rA] un tort cruel, se ses sires est presanz, + l’en en puet pledier à lui ; et se il n’est presanz, li sires + doit estre bailliez au prevost qui le sozmete à torment. ¶ {4} Se + aucuns assoie à oster à feme chastoe ou à home ou à naturelement + franc ou à celui qui a esté franchiz, il sera tenuz par aucion de + tort fet. Et se il est sers, ceste aucion avra leu.

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+ § {47.10.10} +
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Paulus dit : l’en assaie à tolir chastee quant l’en velt fere + que cil qui est chastes ne soit pas chastes.

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+ § {47.10.12} +
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Gaius dit : se aucuns velt ramener aucun en servage qui soit en + franchise, et il set bien que il est frans, ne il ne le fet pas por + garder la droiture que il a de chalongier le, il est tenuz par + aucion de tort fet.

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+ § {47.10.15} +
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Ulpians dit : Labeo demande se aucuns met home hors do sans par + medecinement ou par autre maniere, savoir mon se aucion de tort fet + i a leu. Et il dit que oïl bien. ¶ {1} Se aucuns n’a pas esté + toichiez mes la main a estee levee seur lui et il a esté espoentez + autresi comme se l’en le vosist batre, aucion de tort fet li + apartient. ¶ {2} Li prevoz dit : « je donroi juigement + contre celui qui a dit ledanges à aucun contre bones mors, ou qui a + fet par sa tricherie que autres li ait dit ». {3} Labeo dit que + ledengemenz est tort fez. {4} Ledengemenz est fez quant pluseurs + vilaines paroles sont dites à aucun. ¶ {5} Mes li prevoz dit contre + bones mors, et por ce mostre il que toz ledengemenz n’est torz fez, + mes cil qui est contre bones mors, ce est qui apartient à diffamer + aucun. ¶ {6} Il moismes dit contre les bones mors, et ce doit estre + entendu non pas tant solement contre les bones mors à celui qui dit + les lesdanges, mes generalment contre les bones mors à tote la cité. + {7} Labeo escrit que ledengement puet estre fez non pas tant + solement à celui qui est presanz mes à celui qui est hors do + païs ; et por ce, se aucuns vient à ta meson quant tu n’i est + pas et il te ledenge, il te fet tort. Et ce moismes doit l’en dire + se il dit vilenie de toi en une assenblee ou en une taverne. ¶ {8} + Cil qui mesdit tant solement ne fet pas le ledangement, mes cil qui + semont autre de mesdire. ¶ {9} Ceste parole à aucun n’i est pas mise + sanz reson ; car se aucuns ledenge, et l’en ne set qui, il n’i + a point d’aucion. ¶ {10} Se aucuns a esté en porchaz que uns autres + fust ledengiez et il n’a pas esté ledan[176rB]giez, il n’i est pas + tenuz. {11} Et de ce apert il que toz mesdiz n’est pas ledengemenz, + mes cil sanz plus qui est diz o noise ; {12} qui que le die, ou + uns ou plusors, ou qui est entre genz ; ne o noise n’est pas + proprement lesdengemenz, ainz est dit por diffamer. ¶ {13} Se l’en + demande consoil à aucun, à estrelogien ou à aucun devineur, et il + dit que telx est lerres qui n’est pas lerres, l’en porra pledier à + lui par aucion de tort fer. {14} L’aucion qui nest de ledengement ne + doit pas estre donee as oirs ne contre les hoirs. ¶ {15} Se aucuns + ledange femes se eles sont vestues de robes à foles femes, il ne + mesfet pas tant assz comme se eles fussent vestues de robes à prode + femes. Se feme n’est donc pas vestue de robe à prode feme, et aucuns + la claime fole feme de son cors, ou il tost son compaignon, il n’est + pas tenuz par aucion de tort fet. {16} Nos apelons compaignon celui + qui va en sa compoignie ou qui la suit, qui que il soit, ou franc ou + serf, ou home ou feme. {17} Il ne senble pas, ce dit Labeo, que cil + qui li toille son compoignon qui commence à mener l’en, mes cil qui + parfet ce que il a commoincié, si que il n’a point de compoignon. + {18} Et cil n’i est pas tenuz tant solent que l’en moine par force, + mes cil qui a amonesté son compoignon tant que il l’a lessé. ¶ {19} + Cil qui li tost son compoignon n’est pas tant solement tenuz par ce + bannissement, mes cil qui l’apele de folie ou qui l’en suit. ¶ {20} + Apeler est asseoir par bele proiere à fere li brisier sa + chastee ; mes il est tenuz par aucion de tort. ¶ {22} Autre est + apeler que suivre. Cil apele qui par paroles assoie à fere li + brisier sa chastee ; cil en suit qui va sovant entor li sanz + mot dire. ¶ {23} Il convient que nos sachons que tuit cil qui la + suivent et tuit cil qui l’apelent ne puent pas estre tret en cause + par cest bannisment ; car se aucuns le fet par geu, ou par + servir honestement, il n’en chiest pas en ce bannissement, mes cil + qui le fet contre bones muerz. ¶ {24} Jeje] se + dans le ms. croi que li espossiez puet estre receuz à + pledier par aucion de tort fet ; car li torz qui est fez à + s’apousee li torne à depit. ¶ {25} Li prevoz dit : « nule + chose ne soit fete por diffamer ; et se aucuns fet contre ce + vengence, en soit prinse selonc ce que la chose [176vA] sera ». + ¶ {26} Labeo dit que cist bannissemenz est por nient proposez, por + ce que nos en poons pledier par la general cause de tort fet. Mes il + senble à Labeo, et voirs est, que li prevoz vost parler especiaument + de cele chose ; car ce sont choses notables et se eles ne sont + notees especiuament, il senble que eles soient despités. {27} Li + prevoz deffendi generalment que nule chose ne fust fete por diffamer + autrui. Et por ce, se aucuns fet ou dit chose par coi autres soit + diffamz, aucion de tort fet avra leu contre lui. Ce sont les choses + que sont fetes de coi male renomee vient : se aucuns se vest de + vesteure lede ou ordre, ou lesse croistre sa barbe ou ses chevous + por gaber autrui, ou il escrit ou dit ou chente aucunne chose contre + la renomee à aucun. ¶ {28} Ce que li prevoz dit : « et se + aucuns fet contre ce vengance, en sera prise selonc ce que la chose + sera », doit estre issi entendu que la vengence au prevost soit + plus pleniere. Et se aucunne chose le muet, ou par celui qui plede + par aucion de tort fet, au par devers celui à qui il plede, ou par + devers la chose, ou par devers la qualité dou tort fet, il n’oie pas + celui qui demande. ¶ {29} Se aucuns a baillié libelle au prince, ou + à aucun de sa mesnie por acuser aucun, et il ne porsiet pas le plet, + Papinians dit que l’en puet pledier à lui par aucion de tort fet. ¶ + {30} Il meismes dit que cil qui vendi la venture de la sentence, + autressi comme se il deust paier deniers, doit por ce estre castiez + par le prevost o bastons, autresi comme se il fust condempnz par + aucion de tort fet ; car il senble que il a fet tort à celui + qui dona la sentence. ¶ {31} Se aucuns a porpris les biens à un + autre, ouou] en dans le ms. une sole de + ses choses, il est tenuz par aucion de tort fet. ¶ {32} Et se aucuns + velt vendre autrui chose, et il dit por moi diffamer que je li ai + baillié en gage, Servius dit que je puis pledier à lui par aucion de + tort fet. ¶ {33} Se l’en apele celui qui rien ne li doit son deteur + por fere li tort, il est tenuz par aucion de tort fet. ¶ {34} Li + prevoz dit : « se aucuns bat autrui serf contre bones + mors, et il dit que il l’a fet par le commadement son seigneur por + fere enqueste, je donroi juigement contre lui. Et se l’en dit que + aucunne [176vB] autre chose i ait esté fete, je en donroi juigement + quant la cause sera coneue ». ¶ {35} Se aucuns fet tort à serf + por fere le à son seignor, il me senble que li sires puet pledier en + son non par aucion de tort fet. ¶ Se il ne le fist pas par l'otroi(?) + son seignor, li prevoz ne doit pas lessier sanz vengence le tort fet + qui a esté fez au se‹r›f ; meesment se ce fu por fere enqueste. + ¶ {36} Se aucuns a batu le serf qui estoit communs à lui et à un + autre, il n’est pas tenuz par aucion de tort fet ; car il l’a + fet comme ses sire. {37} Et se cil qui en avoit l’usaire l’a fet, li + sires n’en pledera pas à lui ; et se li sires l’a fet, cil qui + a l’usaire n’en pledera pas. ¶ {38} Il dit contre bones mors, car + tuit cil qui les batent n’i sont pas tenu, mes cil qui les batent + contre bones mors ; et se aucuns les bat por chastier le ou por + amender, il n’i est pas tenuz. {39} Et por ce demande Labeo : + se uns mestres d’aucunne baillie bat mon serf, savoir mon se je en + puis pledier contre lui, autresi comme se il l’eust batu contre + bones mors. Et il dit que li juiges doit enquerre que li + serssers] sires dans le ms. fesoit + quant il le bati ; car se il le bati por ce que il essioit à + avoir ennor et biaus aornemenz et que s’esgaioit, il doit estre + assous. ¶ {40} L’en dit que cil bat qui fiert des poinz. ¶ {41} Nos + apelons « enqueste » torment et doleur de cors por fere + reconoistre verité. Nue demande et legier espoentement n’apartient + donc pas à cest bannissement. {42} Se aucuns fet donc enqueste par + le commandemant au seigneur, et il passe mesure, Labeo dit que il + est tenuz par aucion de tort fet. ¶ {43} Li prevoz dit : « se + l’en dit que aucunne chose ait esté fete, je en donroi juigement + quant la chose sera coneue ». Et por ce, se uns sers est batuz + ou tormentez por fere enqueste, aucion de tort fet apartient contre + lui qui ce fist sanz connoistre la cause. Mes se autres torz li a + esté fez, ele n’apartient pas devant que la cause soit conneue. {44} + Car li prevoz ne promet pas juigement el non do serf por totes + manieres de tort fet ; car se il est legierement feruz, ou uns + legiers mesdiz li est diz, li prevoz n’en done pas aucion. ¶ Mes se + il est diffamz par aucun mesfet ou par aucunne chose qui soit + escrite, je croi que la conoissance de la cause [177rA] doit estre + offerte au prevost et la qualité dou serf ; car il a moult à + gart quex li sires est ou bons ou mauvés, ou fos ou sages. Li prevoz + prendra donc garde au tort qui est fez et à la persone à qui il est + fez ; et issi otroiera il que aucion en soit meue ou il le + deffendra. ¶ {45} Li torz qui est fez au serf retorne aucunne foiz à + son seigneur et aucunne foiz n’i retorne pas. Car se li sers le tint + por franc, et cil qui li fet le tort ne savoit pas que il fut mis + sers, et se il le seust il n’en eust point fet, Mela escrit que je + ne puis pas pledier à celui qui li fist le tort. ¶ {46} Se aucuns a + pledié par aucion de tort fet por son serf qui a esté batuz et il + plede aprés por le domage, Labeo escrit que ce n’est pas une meisme + chose, car l’une aucion apartient au domage que aucuns fet en ses + corpes et l’autre au despit. ¶ {47} Se je ai l’usaire d’un serf et + tu en as la proprieté et il est batuz ou enqueste fut feste par lui, + aucion de tor fet apartient plus à toi que à moi. ¶ {48} Autresi est + il se l’en bat ton serf que je porsoie par bone foi, car l’aucion en + apartient plus à toi que à moi. ¶ Et se aucuns bat le franc home qui + me servoit par bone foi, il convient destinter, car se il le fist en + despit de moi, aucion de tort fet m’apartient ; autresi est en + autrui serf qui me sert en bone foi, si que totes les foiz + m’apartiegne aucion de tors fet que li tortz li est fez en despit de + moi. Et se li torz est fez por le serf, l’aucion en sera donnee à + son seigneur ; autresi puet l’en distincter en celui qui en a + l’usaire. ¶ {49} Se je bat le serf à pluseurs, il est certaine chose + que aucion de tort fet apartient à toz els contre moi.

+
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+
+ § {47.10.18} +
+

Paulus dit : il n’est pas biens ne droiz que cil qui a acusé + malfeteur soit condempnz por cele chose ; car il est bone chose + que li pechiez as malfeteurs soient puni et seu. ¶ {1} Se uns sers a + fet tort à un autre serf, l’en en doit pledier autresi comme se il + l’eust fet à son seigneur. ¶ {2} Se torz a esté fez à la fille + mariee qui est en la poeté son pere et ses peres et ses mariz en + pledent, Ponponius dit par droit que cil qui fit le tort doit estre + condampnz au pere en autretant comme il fut condempnz se ele fust + veve, et au mari en autant comme il fust condempnz se ele ne fust à + nul ho[177rB]me. Et se feme mariee n’est en la poesté à nul home, + por ce se sis mariz plede en son non de tort qui li a esté fez, ne + remaint pas que ele n’en puisse pledier en son non. ¶ {3} Se cil qui + ne me conoist pas me fet tort, ou il cuide que je soie Tyce et je + suis Sey, il est certaine chose que il me vost fere le tort ; + car je sui bien certains qui je sui, ja soit ce que il cuide que je + soie uns autres ; et por ce ai ge aucion de tort fet. ¶ {4} Se + aucuns cuide que cil qui est en bail en soit hors et il li fet tort, + il ne senble pas que il le face au pere, ne plus que cil le fet au + mari qui le fet à sa feme et cuide que ele soit veve ; car li + torz n’est pas fez en leur persone ne cil qui le fist n’ot regart + fors à celui à qui il le fist, autresi comme se il fust hors do + baill. {5} Et se il savoit bien que il estoit en baill, mes il ne + savoit à qui, sis peres en porra pledier en son non ; et + autresi en puet li mariz pledier se cil qui fist le tort à sa feme + savoit bien que ele estoit mariee mes il ne savoit à qui ; car + desque il savoit ce, il est certaine chose que il voloit fere tort + au pere ou au mari qui que il fussent.

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+
+ § {47.10.19} +
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Gaius dit : se mes creanciers à qui ge fui apareilliez de paier + semont mes pledes en despit de moi, il est tenu à moi par aucion de + tort fet.

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+ § {47.10.20} +
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Modestius dit : se uns creanciers seigne la meson à son deteur + por cause de fere li tort sanz l’autorité à celui qui avoit poer + d’ostroier le, li deteurs porra pledier à lui par aucion de tort + fet.

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+ § {47.10.21} +
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Sabins dit : li pris de tort fet ne doit pas estre fez selonc le + tens en coi la sentence est donnee, mes selonc celui en coi li torz + fu fez.

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+ § {47.10.22} +
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Ulpians dit : se frans home est pris comme fuitif, il puet + pledier par aucion de tort fet.

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+ § {47.10.23} +
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Paulus dit : se aucuns entre en autrui meson malgré à celui qui + ele est, l’en en puet pledier o lui par aucion de tort fet.

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+ § {47.10.24} +
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Ulpians dit : se aucuns deffant un autre que il ne vende son + propre serf, cil en puet pledier par aucion de tort fet.

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+ § {47.10.25} +
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Cil meismes dit : se l’en a geu à serve par force, aucion de + tort fet en sera donee à son seigneur ; ou se ele a esté celee, + ou aucunne chose li a esté fete par corage d’embler, aucion de + larrecin li apartient. Et se aucuns a despucelé feme [177vA] ainz + que ele soit en aage, aucun cuident que l’aucion de la loi qui fet + restorer les domages li apartiegne.

+
+
+
+ § {47.10.26} +
+

Paulus dit : se aucuns siet que uns enfes soit mes fiz ou mes + sers et il le fet joier, ja soit ce que li enfes s’i consente, + neporquant il senble que torz me soit fez, si comme se il le fet + joier as tables o à autre geu. Mes ce puet avoir leu totes les foiz + que cil qui li amoneste a corage de tort fere ; se cil qui ne + set qui est sires à celui que il a amonesté puet doner mauvés + conseil, et por ce est necessere l’aucion de serf corrumpu.

+
+
+
+ § {47.10.27} +
+

Cil meismes dit : se l’image ton pere qui estoit seur son + monument est depecee à pierres, Labeo escrit que tu n’en puez pas + pledier par aucion de sepulcre brisé mes de tort fet.

+
+
+
+ § {47.10.28} +
+

Ulpians dit : aucion de tort n’est pas contee en noz biens + devant que li plez soit entamnz.

+
+
+
+ § {47.10.29} +
+

Paulus dit : se tu franchis ou estranges le serf par quoi aucion + de tort fet t’apartient, l’aucion te remaint.

+
+
+
+ § {47.10.30} +
+

Ulpians dit : l’en set bien que aucion n’apartient pas au serf + qui est franchiz por le tort qui li fu fez tant comme il fu en + servage, ja soit ce que li filz qui est hors do baill ait aucion por + le tort qui li fu fez tant comme il fu en baill. {1} Neporquant, li + torz fez ne doit pas estre proisiez par un meisme pris en la persone + au pere et en cele au fill.

+
+
+
+ § {47.10.31} +
+

Paulus dit : quar il puet avenir por la digneté au fil que + graindres torz est fez à lui que au pere.

+
+
+
+ § {47.10.32} +
+

Ulpians dit : il ne loist pas as metres à fere aucunne chose à + tort. Se uns metres fet donc aucunne chose à tort ou comme bas hom, + ou por fiance de sa digneté, il puet estre trez en cause par aucion + de tort fet. Mes l’en dote se ce est tant solement comme il est en + la metrise ou quant il l’avra lessie. Mes il est voirs que, se la + metrise est tele que il ne puisse estre apelz en droit, il convient + entendre tant que il en soit hors. Et se ce est de meneurs metrises, + ce est de celes qui sont sanz juridiction, il puet estre trez en + cause tant comme il sunt en la metrise.

+
+
+
+ § {47.10.33} +
+

Paulus dit : se aucunne chose est fete selonc bones mors por + anorer la chose commune, ja soit ce que ele tort au despit à aucun, + neporquant, desque li metres ne li fist pas por tel penssé, il n’ost + pas tenuz par au[177vB]cion de tort fet.

+
+
+
+ § {47.10.34} +
+

Gaius dit : se pluseur serf ont batu ensenble aucun ou il l’ont + ledengé ensenble, li mesfez est propres à chescun ; et de tant + comme il furent plus à fere, le mesfet est il graindres. Et encor + puet l’en melz dire que il i a autretant de mesfez comme il i a de + malfetors.

+
+
+
+ § {47.10.36} +
+

Julians dit : se je voill pledier au pere el non dou fil par + aucion de tort fet et il done procurator, il ne senble pas que li + filz soit deffenduz se caucion n’est donee de paier ce qui sera + paié. Et por ce sera donnee l’aucion contre le fil autresi comme se + li peres ne le deffendist pas.

+
+
+
+ § {47.10.37} +
+

Marciaus dit : il est contenu as establissemenz as princes que + les choses qui sont mises en commune remembrance por diffamer aucun + soient esfacies.

+
+
+
+ § {47.10.38} +
+

Scevola dit : il est establi el consoil au senat que nus ne port + l’image l’enpereor por fere tort à autre ; et qui fera contre + ce soit mis en communs leus.

+
+
+
+ § {47.10.40} +
+

Marciaus dit : li sainz enpereres Sevoirs escrit eissi à + Diogene : « cil qui est dampnz de cruel tort fet ne puet + pas estre en l’ordre de curials ; ne l’error au prevost ne te + doit rien valoir, ne cele à celui qui prononça de toi aucunne chose, + ou à cez qui contre la forme de droit cuident que tu remainsisses en + l’ordre des curials ».

+
+
+
+ § {47.10.41} +
+

Neraces dit : se toz a esté fez au fil, l’en ne doit pas + deffendre au pere que il n’en plede en deus juigemenz en son non et + el non au fil.

+
+
+
+ § {47.10.42} +
+

Paulus dit : il ne convient pas que cil qui apelent lesdengent + les juiges, et se il le font il sont diffamé.

+
+
+
+ § {47.10.43} +
+

Gaius dit : cil qui muet à tort aucion de tort fet soit envoiez + en essil ou mis hors de s’ordre.

+
+
+
+ § {47.10.44} +
+

Jabolenus dit : se cil qui esta en la meson de soz fet fumee qui + grieve celi qui est en cele desus, ou cil qui est en cele desus + giete ou espant aucunne chose en cele de soz, Labeo dit que l’en + n’en puet pas pledier par aucion de tort fet. Mes ge croi que ce + soit faus se ce fu par corage de tort fet.

+
+
+
+ § {47.10.45} +
+

Hermogenes dit : l’en selt establir por tort fet paine hors + d’ordre, selonc la cause et selonc la persone ; si que li serf + sont batu et puis rendu à leur seigneurs, et cil qui ont esté + franchi sont chastié par batement ou par eissil temporel, ou par + deffensse d’aucunne certaine chose.

+
+
+ +
+ + + XVIII. De crimes qui doivent [178rA] estre puniz hors d’ordre + [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 11 : de + Extraordinariis criminibus. + +
+
+ +
+ § {47.11.1} +
+

Paulus dit : cil qui commovent autrui femes de pechier et cil + qui volent brisier les mariages sont puni hors d’ordre por la + volenté de lor desloial tricherie, ja soit ce que il n’aient pas + acompli ce que il voloient. ¶ {1} Torz est fez contre bones mors, si + comme quant l’en aboivre aucun de fumee corrumpue, ou quant l’en le + conchie de boe, ou quant l’en ordoie les eves ou les conduiz ou les + las, ou aucunne autre chose por fere tort à aucun ; et de cez + selt l’en prendre grief vengance. {2} Se aucuns amoneste à un enfant + à abandoner soi à pechier contre nature et il li tout son compoignon + ou il le corrump, ou il requiert pucele de folie ou il porchace en + aucunne maniere que ele perde sa chastee, ou il prent loer por + amonestier li, se li pechiez est parfez, il est puniz par paine + capital ; et se il n’est perfez, il soit envoiez en essil par + tant comme il en fist.

+
+
+
+ § {47.11.2} +
+

Ulpians dit : il ne convient pas que desloial compoingie soit + assenblee por couverture de religion ou de rendre veu.

+
+
+
+ § {47.11.4} +
+

Marcians dit : li saint enpereor Sevoirs et Antoines escritrent + que la feme qui a porchacie que ele n’ait enfant soit envoie en + temporel essil ; car il n’est pas droiz que ele soit sanz poine + de ce que ele fet son mari sanz enfanz.

+
+
+
+ § {47.11.7} +
+

envoié en essill

+

Cil moismes dit : cil qui entrent en autrui meson par corage + d’enbler doivent estre puni plus que larron. Et por ce, sont il doné + à fere comme ovre à tens, ou il sont batuz de bastons et puis + lessier aller, ou envoiéou envoié] euoie dans le + ms., cf. lat. aut ad tempus relegantur en + essill à tens. {*47.11.8} Il i a un crimes qui apartient à + l’execucion au prevost, si comme se aucun dient que leur instrumant + sont perdu ; car li saint frere donerent au prevost de la cité + l’execucion de ceste chose. ¶

+
+
+
+ § {47.11.9} +
+

Il i a uns crimes qui solent estre puni selonc les costumes des + contrees ; {*47.11.10} si comme en Egypte, cil qui depecent ou + rompent le terral qui tient l’eve en son cors, il sont puni hors + d’ordre. Mes ce es selonc la condicion et selonc la quantité do + mesfet ; car li un sont puni par commune ovre et li autre par + mestal selonc lor digneté.

+
+
+ +
+ + + XIX. De cez qui prenent loier por lessier à acussier [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 13 : de + Concussione. + +
+
+ +
+ § {47.13.1} +
+

Paulus dit : se loiers a esté pris por lessier à acuser aucun de + crime, et l’en faint que ce a esté par commandemant au prevost, li + prevoz de la contree do[178rB]it commander que li loiers soit renduz + et prendre vengence do mesfet.

+
+
+ +
+ + + XX. De cex qui enblent bestes et les emmoinent [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 14 : de + Abigeis. + +
+
+ +
+ § {47.14.1} +
+

Ulpians dit : li enpereres Adrians escrit eissi quant l’en li demanda + consoil de cez qui enblent les bestes comment il doivent estre + puni : « quant cil qui enblent les bestes sont puni par + tres dure poine, il sont dampné ou glaive ». Mes il ne sont pas + si cruelment puni par tot, mes la où cist mesfez est plus sovent + fez ; et aillors i sont aucunne foiz doné à servir à tens. {1} + Cil qui enblent les betes sont proprement cil qui les sostreent des + pestiz et des fous et les emmoinent. Et ce est leur estuide et + autresi comme uns arz par coi il ostent les chevaus et les bues + d’avoc les autres ; mes se aucuns enmoine une berbiz que il + trove seule, ou un cheval qui est remés aprés les autres, il est + lerres, mes ce n’est pas de tel maniere. {2} Et cil qui enble un + porc ou une chievre ou un moston ne doit pas estre puniz si + grievement comme cil qui enblent greigneurs bestes. {3} Et ja soit + ce que li enpereres Adrians establi poine de mestal ou de servise ou + de glaive, neporquant ne en plus honeste leu n’apartient pas à ceste + poine, ainz doivent estre envoié en essil ou osté de lor ordre. Et + cil qui les emmoient o armes ne soient pas sozmis as bestes. {4} Cil + qui en amoine les bestes de coi il pledoit por avoir en la proprieté + doit estre renvoiez au citein examinement, si comme Saturnius + escrit ; et ce est voirs se il ne le fist pas por enbler les, + mes por ce que il li senbloit que il i avoit droit.

+
+
+
+ § {47.14.2} +
+

Cil moismes dit : li crimes de mener en bestes n’est pas des + communs juigemenz, ainz est melz larrecins. Mes por ce que cil qui + les emmoinent joint sovent armes, se il sont pris, leur mesfez selt + estre puniz griefment.

+
+
+
+ § {47.14.3} +
+

Calistratus dit : li nombres des oielles fet ou simple larron ou + meneur de bestes ; car aucun cuident que .x. berbiz facent ou + fou, et .v. porcel ou .iiii., mes uns chevaus ou uns bos soffist au + crime de mener en bestes. {1} Et cil doit estre puniz plus griement + qui emmoine une beste de l’estable son seigneur que se il l’en + menast des chans. {2} Et cil qui sovent le font que cil qui ne le + fet [178vA] que une foiz. ¶ {3} Il est contenu es letres l’enpereor + Adrian par quel poine cil doivent estre puni qui recestent cez qui + emmoinent les bestes, ce est que il soient envoié par .x. anz en + essill hors de la terre de Lonbardie.

+
+
+ +
+ + + XXI. De cex qui traïssent la cause que il doivent sostenir [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 15 : de + Prœvaricatoribus. + +
+
+ +
+ § {47.15.1} +
+

Ulpians dit : cil qui traïst la partie que il doit sostenir et + aide à l’autre est apelz prevaricatoires. Et Labeo dit que il est + issi nomez por ce que il se varie en diverses parties. ¶ {1} Cil est + proprement prevaricateurs qui a acusé de commun crime et puis lesse + le plet ; car avocaz n’est pas proprement apelez + procurateur ; mes’il traïst la cause que il doit sostenir ou en + commun juigement ou en privé, il doit estre puniz hors d’ordre.

+
+
+
+ § {47.15.2} +
+

Cil meismes dit : l’en doit savoir que paine hors d’ordre est + orendroit enjointe à cez qui traïssent la partie que il doivent + sostenir.

+
+
+
+ § {47.15.4} +
+

Marcians dit : se il est pronuncié en cause de commun juigement + que cil soit prevaricateurs de qui il est deffendu que l’en ne plede + de ce que il a acusé à tort à son esciant, il sera mal renomez.

+
+
+
+ § {47.15.5} +
+

Henulcius dit : li accuserres qui a esté condempnz que il atraie + la cause que il devoit sostenir ne puisse pas puis acuser selonc la + loi.

+
+
+
+ § {47.15.6} +
+

Paulus dit : il a esté escrit par nostre enpereor et par son + pere que, quant crime sont opposé hors d’ordre, li prevariteur sont + tenu par cele meisme paine par coi il fussent tenu se il eussent + mesfet contre la loi ; car li deffenderres est assous se li + acuserres est convoincuz que il ait traï la cause que il devoit + sostenir.

+
+
+
+ § {47.15.7} +
+

Ulpians dit : en totes causes, fors en cele de sanc, cil qui + corrump son aversere qui l’acuse est tenuz por convoincuz par le + consoil au senat.

+
+
+ +
+ + + XXII. De receteors [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 16 : de + Receptatoribus. + +
+
+ +
+ § {47.16.1} +
+

Marcians dit : ce est tres mauvese maniere de genz que receteur, + sanz coi l’en ne se puet tapir longuement ; et il est commandé + que il soient puni autresi comme li larron. ¶ Et en cele moisme + cause sont cil qui peussent bien prendre les larrons et prenent + deners ou une partie de ce que il ont enblé por lessier les + aler.

+
+
+
+ § {47.16.2} +
+

Paulus dit : li parent et li coisin as larrons qui les recetent + ne doivent pas estre assous ne puni si comme li autre ; car lor + mesfez n’est pas ivels à cez qui reçoivent les larrons qui ne leur + apartienent.

+
+
+ +
+ + + XXIII. De cex qui brisent les chartres et les mesons [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 47, tit. 18 : de + Effractoribus et expilatoribus. + +
+
+ +
+ § {47.18.1} +
+

[178vB] Ulpians dit : li saint frere escritrent de cez qui sont + eschapez de chartre brisee que se il en sunt issu par les portes que + il ont brisees ou par conspiracion que il aint fetefete] + fere dans le ms. o les autres qui + estoient o els en la preson, il soient puni par poine capital. Mes + se il sont eschapé par la negligence as gardes, il doivent estre + puni plus legierement. {1} Et li plus povre seulent estre mis à fere + le commun servise ou pardurablement ou temporelment. ¶ Et li plus + honeste seulent estre de leur ordre ostez à tens ou essir dou + païs ; car nule especial poine ne lor est enjointe es + establissemenz as princes. Et por ce, quant la cause sera coneue, li + juiges les punira à sa volenté. {2} Autresi doivent estre puni cil + qui brisent les mesons. Mes li enpereres Marc commanda que uns + chevalers de Rome, qui avoit brisé une meson et en avoit porté + deners, se tenist par .v. anz d’entre‹r› en la contree d’Aufrique et + en Rome et en Lonbardie. ¶ Il convindra donc establir contre les + briseors et contre les autres, quant la cause sera conneue, comment + il doivent estre puni selonc le mesfet ; por tant que l’en ne + past pas el bas home la poine de fere leur fere communs servises, ne + es plus honestes cele d’envoier les en essil.

+
+
+ +
+ + + + XXIV. De painesCe titre n'est pas complètement inédit. Il a été + publié, en grande partie, par La Thaumassière, à la suite des + Coutumes de Beaumanoir, p. 467-470. Toutefois, nous + croyons devoir le reproduire, à cause de son importance particulière, et + de quelques variantes considérables.. + + +
+ § 1. +

Cil juige qui martirent aucun à tort, li martyres de celui qui est livrez + à martyre est tost passez ; mès li martyres de celui qui le martyre + dure tozjorz.

+
+
+ § 2. +

Li sages escrit que l'en ne doit condempner nul home por sopeçon ; + car melz est que l'en lest à punir les mesfeteurs, que il n'est que l'en + condenpne ceus qui n'ont riens mesfetDig., lib. 48, tit. 19, frag. + 5, pr. : de Pœnis..

+
+
+ § 3. +

Cil qui juige det regarder que il n'establisse nule chose plus âprement + ne plus molement, si comme la cause requiert ; car il ne doit pas + coivoitier la gloire d'estre trop roides, ne trop débonaires ; ainz + doit fere droit juigement, et establir segont ce que chascune cause + requiertIbid., frag. 11, pr..

+
+
+ § 4. +

Li crimes dou père ne puet de rien grever le fil ; car chescuns est + corpables de son crime, ne nus n'a aide de son mesfet : et issi + l'escritrent li saint frèreIbid., frag. 26..

+
+
+ § 5. +

Cil qui sont dampné à aucune paine, et il sont pris contre + l'establissement de la paine, et il soient alé encontre, et il sont + pris, en ce la poine doit doblierIbid., frag. 8, § 7 + (?)..

+
+
+ § 6. +

Nus hom ne doit soffrir painne de sa penséeIbid., frag. 18.. + Li encien furent mov, et cil qui sostenoient les droiz orent grant cure + que li home ne s'esmeussent pas ligièrement à plédier ; et + nos-meismes en avons grant penssée, por ce meismement que le fol + hintement à ceus qui plèdent, et à ceus à qui l'en plède, est aucune + foiz refrénez par paine. Et por ce est-il resons que paines soient + establies par sept manières : la premère, par cause ; la + segonde, par persone ; la tierce, par lieu ; la quarte, par + tens ; la quinte, par quantité ; la siste, par qualité ; + la septime, par aveinture.

+

Par cause si est, quant aucuns fiert aucun. Par persone, si + comme une persone est plus dine que autre, et mains maufesanz. Par lieu, + si comme l'en mesfet devant juige, ou en yglise, on en saint leu, ou en + marchié, ou foire. Par tens, si comme l'en meffet de jorz et de nuiz, ou + as sainz jorz ou as saintes nuiz. Par la qualité est li fez plus griex + ou plus légiers ; et por ce regarde l'en se li larrecins est fez + aperz ou repoz. Par quantité, si comme se aucuns fet un petit forfet ou + un grant. Par avainture, si comme aucun gite un glaive ou une pierre, et + il blece aucun ; s'il le fist por cause de forfere, ou por cause + d'avaintureDig., lib. 48, tit. 19, frag. 16 : de + Pœnis..

+
+
+ § 7. +

Tiés sont les paines en la duchie d'Orliens : qui fet contre + establissement de prince, il doit soixante sols de paine. Et se il est + prévoz ne justice, ou baillif, la poine est à la volenté le roi.

+

Qui tret autre en plet devant autrui juige que le sien, est en soixante + sols de paine.

+

Se aucuns a gagie à jor aucune chose devant jostice à aucun, et il ne la + rant, il doit cinq sols d'amende.

+

Se aucuns ne vient qui est semons, il doit cinq sols d'amende ; et + trois foiz despisanz, se il se deffaut, l'en prendra le sien, et plèdera + le sien tenant.

+

Qui fera force, ne destorbera aucun que il ne vienge à son jor, il + l'amendera de soixante sols.

+
+
+ § 8. +

Li procurator et li deffendeor qui seront repris qu'il auront + tricherressement fet ce qu'il auront à fere, seront en la merci le roi + de leur meubles.

+
+
+ § 9. +

Se aucuns demende aucun héritage ou meubles, sanz ce que bataille soit + juigée, cil qui enchiet doit vingt deners de la clamor ; et se + bataille est jugée, cil qui enchiet doit neuf (livres) por le chanp, et + pert loi.

+
+
+ § 10. +

Qui a usage et en use tricherressement, il le pert. Se beste à quatre + piez fet domage, ele est perdue par le forfet, ou li sires qui ele est, + se il la veut avoir, il amendera le domage.

+
+
+ § 11. +

Se d'aucune meson est gitié ou espandu aucune chose, cil qui aret en la meson est tenuz d'amender le domage, ausi comme de forfet. + Qui arache bonnes, tuit si bien sont en la merci le roi.

+
+
+ § 12. +

Se aucuns jue ès diz, ou ès tables, et il se plaint del jeu, il doit + vingt deners de la clamor.

+
+
+ § 13. +

Se mesurerres des chans fet fause mesure apenséement, li cors et tuit si + bien est en la merci le roi.

+
+
+ § 14. +

Qui enterre cors en autrui leu, et seurprant terre qui n'est pas soue, + rent et amende soixante sols à la jostice.

+
+
+ § 15. +

Qui enchiet de lesdanges et de férir autre sanz sanc et sanz chable, est + en cinq sols d'emende. Et se il i a sanc ou chable, soixante sols + d'amende. Et se il i a bataille juigée, neuf livres por le chanp vaincu, + et quinze sols par membre blecié, et soi gari.

+

Là où il a amende juigée n'a point de clameur.

+
+
+ § 16. +

Se clameur est rendue présentement ou depriée, il i a cinq sols d'amende, + et det quatre deners de preuve pardonnée autant.

+
+
+ § 17. +

Se aucuns est pris d'aucun petit larrecin, qui est fez par senblance de + povreté, et il n'est seignez, ne forbeniz, il forjure la vile. Et se il + est forbeniz d'aucun leu, l'en li fet sein ; et se il a sain, il + est pendables. Et se il fet larrecin, comme de chevaus, de granz robes, + et de granz choses, il est pendables.

+
+
+ § 18. +

Cil qui est herbergiez chiés l'oste, ou li serganz, se il enblent là inz, + sont pendables ; soit petit, soit grant.

+
+
+ § 19. +

De murtre, de traïson, d'omecide et de rat, qui en est atainz, est + pendables. De toz les fez dom hom prent mort par juigement, toz les + meubles que il a en sa possession el jor del juigement, sont le roi, et + tuit si héritage ; sauf le doere à la feme. Et quant la feme sera + morte, li doeres remaint au roi.

+
+
+ § 20. +

D'arsure l'en prant mort, et d'encis. De membre tolu l'en pert membre, et + tuit si bien sont le roi. De mahaigne pert toz ses biens, sauve la + porvéance dou maignié. Et se aucuns n'a nus biens, en tel forfet il + sueffre eissill perdurable. Ou se il a pou de biens, et se il a biens + quex que il soient, si suefre-il eissill.

+
+
+ § 21. +

Nus ne doit estre puniz sanz cope.

+
+
+ § 22. +

Cil qui sont sodomite prové doivent perdre les c....... Et se il le fet + segonde foiz, il doit perdre menbre. Et se il le fet la tierce foiz, il + doit eslre ars.

+

Feme qui le fet doit à chescune foiz perdre menbre, et la + tierce doit estre arsse. Et toz leur biens sont le roi.

+
+
+ § 23. +

Li avotre sont en la merci le roi, deux foiz. La tierce, il doivent aler + en essil, el leur biens sont le roi, s'il en sont condempné.

+
+
+ § 24. +

Li fornicateur doivent estre chastié atrampéement de poine de cors.

+
+
+ § 25. +

Li avocaz qui par lor gloriose voiz relièvent les causes qui sunt + abessies, se il font tricherie ès causes que il ont à mener, il + soffreront poine de traïson.

+
+
+ § 26. +

Li notenier, li taverner, li ostelier, se il ne gardent ce que il + recevront en cez trois lieus, et il facent tricherie, il recevront paine + de traïtor.

+
+
+ § 27. +

Li mesureor des chans, se il font fauses mesures apenséement, et il en + soient repris, il soffreront poine de traïteur.

+
+
+ § 28. +

Se aucuns trove aucune chose en terre ou en eue, il la doit porter à la + jostice ; et se il ne la porte en tens convenable, il doit soixante + sols d'amende.

+
+
+ § 29. +

Qui fet tort en conpoignie, et en chose baillie en garde, et en achat, et + en loage, et en change des choses, sont puni en la poine que cil sont + qui font tricherie en demende d'éritage, qui est devant diz en cest + titre.

+
+
+ § 30. +

Qui esqueust son gage à celui à qui il est plège, doit soixante sols à la + jostice.

+
+
+ § 31. +

Qui deffant euvre à fere justice, et l'en la fet sanz défanse ôtée, est + en cinq sols d'amende, et est l'euvre ausint comme pas non fete.

+
+
+ § 32. +

Qui apèle home de servage, et ne l'en puet ataindre, est en paine de + soixante livres.

+
+
+ § 33. +

Qui prant à force autrui chose, est en soixante sols d'emande.

+
+
+ § 34. +

Se aucuns brise à aucun la teste, et il guarist sainement, la grant + jostice n'i a que soixante sols.

+
+
+ § 35. +

Se aucuns fet chevauchie à armes, à pluseurs genz, se il est chevaliers, + il doit soixante livres d'amende, et garentist toz ceus que il li maine. + Et se il n'est chevaliers, chascuns de ceus que il i maine est en + soixante livres d'emende.

+
+
+ § 36. +

Qui estope chemins, ou s'emprant, ou cours d'eue, ou fontaine commune, ou chemin de flueve, est en paine de soixante sols, et oute + l'euvre au sien, et amende domage, se il en nest.

+
+
+ § 37. +

Cil qui fet desloiaus assenblée de bordelerie, doivent perdre la vile, et + leur biens sont le roi.

+
+
+ § 38. +

Qui fet contre le roi en fesant contre la pès dou pueple, doit estre + ars.

+
+
+ § 39. +

Li fausoner de fauses monoies doivent estre pandu, et leur biens sont le + roi.

+
+
+ § 40. +

Li baillis qui prant à tort, doit rendre ce que il prant.

+
+
+ § 41. +

Cil qui robe les yglises, doivent estre pandu, et leur biens sont le + roi.

+
+
+ § 42. +

Qui apèle de juige autre deus foiz, et la tierce vient devant le chief + seigneur, et est condempnez, par tot il remaint en merciz as seignors, + segont ce que chescuns i a.

+
+
+ § 43. +

Li serganz qui emble au roi, ou au seigneur de la terre, ou au commun à + qui il est serganz, il est pendables, et si bien sont au seigneur de la + terre.

+
+
+ § 44. +

Qui ne rent son cens à jor, il doit cinq sols d'amende. Qui ne rant + ventes dedans les nuiz, il doit soixante sols.

+
+
+ § 45. +

Qui esqueust à jostice, ou à sergant estable, doit soixante sols.

+
+
+ § 46. +

Li receteur sont puni comme li seignor, et li aideur, et li + consenteur.

+
+
+ § 47. +

Cil qui brise seisine de seigneur, est en soixante sols d'emende.

+
+
+ § 48. +

Qui dit lesdanges devant jostice, rant quinze sols à la jostice, et cinq + sols au lédengé. Et qui li fet sanc ou chable devant jostice, il i coste + soixante livres, et quinze sols au lédi.

+
+
+ § 49. +

Qui fiert baillif ou prévost, por cause de sa baillie, est en soixante + livres d'amande. Et se il i fet sanc ou chable, il est en la merci le + roi. Et dou sergant de son ostel, ausint.

+
+
+ § 50. +

Qui prant com paagier, et il ne l'est, l'amande est de soixante sois à la + jostice, et le domage au marcheant.

+
+
+ § 51. +

Cil qui s'en vient de l'ost avant son terme, sanz congié, sont en la + merci le roi.

+
+
+ § 52. +

Hom ne puet avoir contre sa feme aucion de larrecin.

+
+
+ § 53. +

Li hons qui porchace la mort sa feme, et la feme qui porchace la mort son mari, cil qui en est provez, la partie de ses biens est le + roi, et li autres à cause de refus.

+
+
+ § 54. +

Li serf qui se sunt aforcié de destruire lor seigneurs doivent estre + ars.

+

Li sers qui renie son seigneur doit estre mis en perdurable paine.

+
+
+ § 55. +

Li maquerel de femes doivent estre fusté et geté hors de la vile, et leur + biens sont le roi.

+
+
+ § 56. +

Qui cèles trovailles et choses esdirées, doit soffrir poine de larrecin, + quant il fet la chose por soe.

+
+
+ § 57. +

Se aucuns fet chose par quoi le ligier corage as homes soient espoenté, + li rois escrit que il soient envoié en essil.

+
+
+ § 58. +

Qui dit mal do roi, ou de la reine, ou de son consoil, vileinement, il + doit estre envoié en essil, et si bien sont le roi.

+
+
+ § 59. +

Li baillif, li prévost, cil qui gardent les prisons qui doivent recevoir + paine de leur fet, se il les lessent aler à leur copes, doivent recevoir + la paine que cil receussent.

+
+
+ § 60. +

Cil qui portent secrié escrit à aucun, clos, et l'euvrent por savoir que + il i a, doivent recevoir paine d'essill, et leur bien sont le roi.

+
+
+ § 61. +

Qui nafre beste, et garist, et plante an nat (et plainte en naît +  :), est en cinq soz d'emende, et rent le domage souz + loer.

+
+
+ § 62. +

Cil qui s'enfuent as annemis le roi, ou as anemis de ses conseliers, sont + ars, ou pandu as forches.

+
+
+ § 63. +

Cil qui corrumpent les virges qui ne puent soffrir conpaignie d'ome, + seront pandu, et leur bien sunt le roi.

+
+
+ § 64. +

Feme, se ele forfet de mahins forfez, si comme de lédanges, de férir, et + de sanc et de chable, et d'amendrer (de moindres) forfez, + l'amande n'est que la moitié mendre d'ome. Et des autres forfez, si + comme de larrecin, de murtre, de rat, de traïson, d'omecide, menbre + tolu, mahin, d'iceus forfez ele est ausint tenue comme homme.

+
+
+ § 65. +

Qui n'ira au ban crié, c'est à savoir à bannie d'ville, et ele ne soit + nommée quele, comme de larron pandre, d'eschauguite de foire, ou sanz + foire, quant à prévosté, se aucuns n'i vient, il doit cinq sols + d'amende, et le domage qui est avenuz par son défaut.

+

Mès se granz persécucion avient, et ele est fete à savoir au pueple par + bannie, et domages en avient, chascuns i est tenuz à la volenté le roi + en emende.

+
+
+ § 66. +

Li degrié des paines sont tex : la première paine si + est en vint deniers de clamor. La segonde si est, se li vint deners ne + sont randuz, ou depliez en la place, la paine est de cinq sols. La + segonde paine si est de quinze à celui à qui l'en a fet sanc et chaable, + et de soixante sols à la justice. La terce poine si est d'ome envoïer en + eissill. La quarte si est perdre membre. La quinte si est d'ome livrer à + mort.

+

D'ome envoier en eissil, de perdre membre, d'ome dampné à mort, tuit si + bien sunt le roi.

+
+ +
+ + + XXV. De communs juigemenzInstitut. justin., lib. 4, tit. 18 : + de Publicis judiciis. Voyez aussi, à la suite du titre + précédent, dans les anciennes coutumes d'Orléans, publiées par La + Thaumassière.. + + +
+ § 1. +

Il convient que juigemenz communs ne soient pas governé par + actions ; ne il n'ont rien senblable as autres juigemenz, de quoi + nos avons parlé ; il est greigneur diversité en movoir les, et en + maintenir les. Il sont apelé commun, porce que il est ostroié à chescun + dou pueple que il la mantaigneInst. just., lib. 4, tit. 18, pr., § + 1.

+
+
+ § 2. +

Li uns des communs juigemenz sont capital, et li autre ne sunt pas + capital.

+

Nos apelons cex capital qui tormentent de trop grief torment : si + comme quant l'en deffant à aucun la commune de feu et d'eue, ou se il + est envoiez en essil, ou condempnez à paine de métaill.

+

Li autre qui donnent mauvese renomée, ou domage de deners ne sont pas + capital ; jà soit ce que il soient communIbid., § + 2..

+
+
+ § 3. +

Li commun juigement sunt cil :

+

La loi que li enpereres fist de crime qui est fez contre le mestre + l'enpereor ou contre la chose commune : la poine de cest crime est + que cil qui en est copables en pert l'âme, et sa mémoire est dampnée + après sa mortIbid., § 3..

+
+
+ § 4. +

La loi que li enpereres fist des avotires, est des communs juigemenz, par + coi non pas tant solement cil qui bannissent aucun mariage sont puni par + glaive ; mès cil qui font lor desléal tricherie o homes  ; et par cele meisme loi est puniz li vices, quant aucuns + conpoigne charnelment o virge ou à veve.

+

La loi que li enpereres fist de homescides, est des communs juigemenz, + qui prant vengance, ou glaive do homecide ; et de cex qui portent + darz por ocirre homes. Darz est communémant tout ce qui est tret d'arc, + si comme Gaïus escrit, ès l'excepcion de loi des douze tables ; mès + darz est généraument tot ce que aucuns gite o sa main. Il s'ensiet donc + que pierre, et bâtons, et fers soit contenuz par cest non ; et il + est apelez darz, selonc le grieu, por ce que il est envoiez en loig. Et + ceste significacion poons-nos trover ou non de grieuInst. just., + lib. 4, tit. 18, pr., § 4, 5..

+
+
+ § 5. +

Par ceste meisme loi sont li envénimeur condempné, qui ocient homes par + venins ou par enchantemenz ; ou qui vendent communément mauveses + médecinesIbid., § 5..

+

Une autre loi porsiet par novele paine un très aspre crime, qui est + apelée la loi que Ponpeius fist de cex qui ocient leur pères ; en + quoi il est contenu que se aucun apareille la mort à son père, ou à sa + mère, ou à son fill, ou à aucun de ses autres, ou en apert ou en + repost ; cil par qui tricherie ce est fet ou qui est consantanz de + cel crime, jà soit ce que il soit estranges, soient puniz par la paine à + cex qui ocient leur pères. Ne ne soit pas sozmiz à olme, ne à feu, ne à + autre painne solempne, ainz soit liez en un sac o un chien, et o un coc, + et o une serpant, et o une singesse ; soit gitez o elx en la mer, + et en une eue, selonc ce que la région le requiert, si que il perde + s'âme, l'usage de toz les élémenz, et li ceaux li soit devez en sa vie, + et la terre à sa mort.

+

Et se aucuns ocist les autres persones, cil qui sunt jointes à lui par + lignage ou par affinité, il soffrera paine qui est establie des + homecidesIbid., § 6..

+
+
+ § 6. +

Et la loi que Cornelius fist des faus hoirs, enjoint painne à celui qui + escrit faus instrument, ou faus testament, à celui qui le saèle, et à + celui qui le recète, et à celui qui i met faus séel, et à celui qui le + fet, et qui l'entaille, qui le prant à son esciant par tricherie. Et la + poine d'icele loi est li derreniers tormanz, et contre les sers (autresi + est-il des homicides et des envénimeurs), se il sont franc, il doivent + estre envoié en essillIbid., § 7..

+
+
+ § 7. +

Et la loi que Julius fist por force commune ou privée, est + contre ceus qui font force ou armes ou sanz armes. Cil qui la fet doit + estre envoiez en essil, par la loi que Julius fist de force commune. Et + se ele est fete sanz armes, la tierce part des biens à celui qui le fet, + est puploïe.

+

Mès se aucuns a jéu par force o virge, ou o veve, ou o nonains, cil qui + ce font, et qui eust en consoil, et en aide, soient puni par capital, + selonc nostre establissement, par quoi l'en puet ce savoir plus + apertementInst. just., lib. 4, tit. 18, pr., § 8..

+
+
+ § 8. +

La loi que Julius fist de larrecin, punist ceus qui enblent deners, ou + chose commune, ou sainte, ou religiose. Et se li juige enblent les + communs deniers el tens que sont en baillie, il doivent soffrir poine + capital ; et ne mie tant seulement, mès cil qui les ont serviz et + aidiez à ce fere, et ceux qui à lor esciant les ont receuz, quant il les + orent enblez. Et li autre qui encharront en ceste loi, seront envoiez en + essilIbid., § 9..

+
+
+ § 9. +

Et la loi que Flavius fist de ceux qui navrent les homes, est entre les + communs juigemenz : qui donne aucune foiz paine capital par les + sainz establissemenz, et aucune foiz plus ligière.

+

Pardesus ce, sunt communs juigemenz les lois que Julius fist, de pluseurs + articles, qui parolent des certains chapitres, por coi cil qui sont + corpables ne sont pas tretié à mort ; ainz sozmetent à autres + painnes ceux qui les despisent.

+

Et nos avons ce dit des communs juigemenz, que vos les puisiez estachier, + autresi comme au bout del doi, ce est que vos en puissiez avoir aucun + peu de la quenoissence. Mès plus diligenz enseignemenz vos sera donez el + livre de Digestes, se Deu plestIbid., § 10..

+
+ +
+ + + XXVI. Désavoer son seignor. + + +
+ § 1. +

Se aucuns tient d'aucun aucun héritage, fei ou vilenage, et est tenu par + droit titre et par longue tenue qui vaille, se il désaveue de son + seigneur, la paine est que il doit perdre l'éritage.

+
+
+ § 2. +

Et se aucuns li demende que il doit tenir de lui l'éritage + davant dit, la quenoissance apartient au premier seigneur. Et se il ne + vest deffandre ou guarentir ce que l'en aura tant longuement tenu de lui + ou de ses encesseurs, cil qui est li doumainnes ne fera que sigre le + segont seigneur, et prandre de lui.

+
+ +
+ + + XXVII. De longue tenue et de défaut de droit. + + +
+ § 1. +

Longue tenue est paine as pereçus : icele longue tenue, qui est + tenue apertement, au seu des seigneurs. Car quant communs siet aucune + chose qui contient très grant négligence, n'acuse + (n'excuse) pas le seigneur.

+
+
+ § 2. +

Se aucuns dit que ses sires li fet tort, et s'en plaint à plus grant + jostice, se c'est d'éritage, et li sires en set condampnez, il pert la + justice. Et se li plaintis est condempnez, il pert l'éritage. Et se + c'est de fet de cors, cil à qui l'en met sus le fet, se il est dampnez, + ses biens remainnent en l'avarice del seigneur. Et se il s'en pert à son + droit, li sires en pert la jostice, segont la costume de la terre, et + segont les establissemenz le roi, ou titre d'apeler son seignor de + défaut de droit, et segont l'usage de baronie.

+
+ +
+
+
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2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI DIX-NEUVIESMES LIVRES - - - LI DIX-NEUVIESMES LIVRES - - - - I. Comment l'en doit apeler home de larrecin. - - -
- § 1. -

Uns hons dit que un autre li a enblé un cheval, et l'en a veu sési, qui - bien valoit cent sols, et l'anmena ; et s'il viaut dire que ce ne - soit voirs, il est prez de mostrer et de l'avérer que ce est voirs, si - comme la cort agardera que il fere le doie. A ce l'on li respont : - comme il ne die pas qu'il sache ce de voir ne de savoir, l'en ne li - viaut respondre à tel demende, se droit n'est. Et droiz dit qu'il i doit - respondre, com, se la chose fust prise apertement, ce ne fut pas - larrecin, mès manière de larrecin, ansint comme ravissement.

-
-
- § 2. -

Autre qui apèle autre de larrecin, n'i doit pas metre le voir ne le - savoir. Car qui apèle autre de larrecin, assez i mest que de son cors. - Et quiconques apèlera autre de larrecin, et dira de quoi, et est sa - persone nécessere : ou cil conoistra le larrecin, ou il s'en - deffendra vers l'autre par gage de bataille.

-
-
- § 3. -

Uns si apela un autre, et dist que il estoit lierres, et estoit prez de - mostrer, s'il le voloit nier. Cil fist encontre tel ni comme il dut. Et - l'an dit que an tel chose n'a point de gage, comme l'en n'i voie pas - chose de quoi.

-
- -
- - - II. D'omecide, et comment l'en en doit apeler. - - -
- § 1. -

Uns si dist issint : Gautier féri mon frère d'un baston, dun il - prist mort, et ce je vi ; et s'il viaut dire que il ne soit issi, - je sui prez dou montrer et de l'avérer. Li autres respont que de ce ne - fist-il riens, et fet tel ni com il doit. Et l'en dit, que - selonc la parole et selon la responsse, qu'il i a bataille.

-
-
- § 2. -

Et se aucuns apèle aucun de la mort d'un home, qui ne soit pas trovez, - l'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que ce n'est pas - demende, cum nus n'est pas veuz morz, s'il n'est veuz morz, ou s'il - n'est veuz morir.

-

Cil est bien veuz morir qui est getez en Loire, et n'est pas trovez.

-
-
- § 3. -

Totes les foiz que hons est morz, et a cos et a colées, dom il a pris - mort, cil qui ont ce fet sont homecide. Et l'en puet apeler de larrecin, - de murtre, sanz i metre ne voir ne savoir ; de t raïson, - ausit ; d'omecide, non.

-
-
- § 4. -

Johen de - Beaumont dit que chanpions loiez, prové de tel chose, ne puet - home apelier à gage de bataille an nul quas, si n'est por chanpion loeiz - por sa deffansse ; car la poine de sa mauvese vie le doit bien en - ce punir.

-
- -
- - - III. Comment l'en doit apeler home d'omecide. - - -
-

Cist titres dit issit comment l'en doit apeler d'omicide.

-
-
- § 1. -

Uns si dit issi : Cel home ocist Robert, son frère, et dona cos et - colées, don il prist mort ; et an tel tens, n'a pas quatre - mois ; et ce je vi ; s'il le conoist, biau m'en est ; - s'il le nie, je sui prez dou mostrer et de l'avérer en chanp et par - bataille, si comme je devrai, et cil qui vit ce.

-

Et li autres respont : Je faz encontre tel ni et tel deffanse comme - je doi. Droit dit que li copables est loisanz de prendre la prueve de - lui, et de quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage de - bataille. Et fera se li corpables, si comme juigement le aporte, comm - home qui a son essoine.

-

Or dit li demenderres qu'il ne veaut pas qu'il se change, por ce qu'il ne - mist au commoincement l'esoine, tote soit-ele paranz. Et li copables dit - que tot ne le meist-il au commoincement, et il le mist en l'ore que - juigemenz la aporte, que ce fust assez. L'en demende qu'en dit - droiz ? Et l'en dit que bien puet mestre s'esoine avant et - enprès ; et s'il est paranz, il se puet changier.

-

Enten que nus ne se puet changier d'essoine, se ele n'est - paranz, des quas don li cors sont dampnable, c'est à savoir de murtre, - d'omecide, de traïson, de larrecin, de rat. Et nus ne puet autre apeler - d'omecide, s'il n'i met le voier ; ne nus n'en est oïz, s'il ne - taint au mort de lignage, ou s'ele n'est sa fame esposée.

-
- -
- - - IV. Comment l'en doit apeler home de traïson et d'omecide. - - -
- § 1. -

Uns dit issint : Pierres assailli mon frère, et nuitantre, si comme - il aloit sa voie comme prodom en sa besoigne, à tel jor, et l'ocist en - traïson ; et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez dou - mostrer et de l'avérer contre son cors, qu'il est issi ; et je le - di comme hom qui a son essoine. Li autres respont : Et je sui prez - de fere encontre tel ni et tel deffansse comme je doi, comme home qui a - son essoine. Droiz dit qu'il se conbatront ensenble, s'il ne puent - mostrer asoine parant. Et s'il puent mostrer essoine parant, chescuns se - changera, et aura avoé.

-

Antant que en apiau de murtre n'a point de consoil. Et qui apèle de - murtre, si doit dire la parole par quoi li murtre i soit. Et murtre si - est, quant home est ocis nuitantrée, por quoi il ne viegne apenséement à - la meslée, ou en trives, ou an agait de chemin, ou eu menière que il ne - voie le cop venir, ou quant il est si sorpris que il n'a poer de soi - deffendre. Et si sofist que l'on n'i meste le voer ne le savoir.

-
-
- § 2. -

Or demende l'en se l'en puet apeler autre de murtre, s'il n'est paranz - au mort ? Et l'en dit que nenil, hom (ou) s'il n'a sa - feme esposée.

-
- -
- - - V. De traïson, et comment l'en en doit apeler. - - -
- § 1. -

Uns hons apèle un autre de traïson, et dit issit : P. m'a féru et - batu, et dedanz trives que je avoie à lui, dont je di qu'il est - traïtres ; et s'il veaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de - mostrer et de l'avérier, si comme je devroi. Li autres fet encontre tel - ni et tel deffansse comme il doit. Et droit dit que en ceste chose a - gage de bataille, s'il i a sanc ou chable.

-
-
- § 2. -

Or demende l'en se l'en apèle de traïson, et l'an ne monstre - cause de forfet, se l'an i doit respondre ? Et l'an dit que - non.

-
-
- § 3. -

Nuitantre fere forfet est traïson, trive anfrete est traïson ; - férir, et l'en ne voie pas le venir ; férir, sanz deffier, et de si - près que l'en ne se puisse destorner.

-
- -
- - - VI. Comment l'en doit apeler de murtre. - - -
- § 1. -

Uns hons si dit que uns autres a ocis un sien coisin an murtre, issint - qu'il le féri par derière dou costel, si que ne vit pas le venir ; - et de ce cop il mori : don il l'apèle murtrier, et l'offre à prover - et à avérer. Li autres fet encontre ce qu'il doit. Et l'en dit que en - tex paroles a bataille de murtre : car home qui est féruz de cop - que il ne voit venir, tel cop i met traïson, s'il n'est en - deffiance ; et traïson et homecide mellé ensenble fet murtre.

-
-
- § 2. -

Uns apèle un autre de murtre, et dit qu'il ocist, et li dona le cop don - il prist mort. Li autres dit encontre qu'à ce ne viaut-il pas respondre, - comme, par la conoissance de la parole meismes, n'i a point de murtre. - L'en demende qu'en dit droit ? Et l'en respont qu'il ne respondra - pas comme à murtre, mès il respondra comme à homecide.

-

(Homicide) fet nuitantre fet murtre. Et totes traïsons - mellées à homecide fet le murtre. Ne murtre n'est pas s'il n'est - fez.

-
- -
- - - VII. Comment l'en doit apeler de rat. - - -
- § 1. -

De rat. — Rat est gésir à feme à force ; ne nus ne puet apeler - home, se la feme, (de) son cors, ne l'an apèle.

-
-
- § 2. -

Une feme dit issi : Renaut a géu à moi à force, à tel jor, en tel - leu ; et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de - monstrer et de l'avérer comme feme. Et cil fet encontre tel ni et tel - deffansse comme il doit, que il ne le fist pas. Et l'en dit que en tex - paroles a bataille, et que la feme puet doner s'avoerie à aucun, qui ce - prove par lui porquoi il ne soit loiz.

-
-
- § 3. -

Et totes les foiz que l'en voint le poer de la feme par le sien poer, et - en cele foibleté gist l'en à li, c'est force. Et de tex choses nessent - batailles, se cil qui fet le fet ne le viaut conoistre.

-
- -
- - - - VIII. Comment l'en doit apeler home de rat - - -
- § 1. -

Comment l'en doit apeler home de rat. — Marie dit issi devant le - juige : Je me plain de G..., qui vint à moi en une meson où je - estoie, et just à force à moi charnelment, et fist tel force que sis - poers venqui le mien, à tel jor. Et s'il viaut dire que ne m'oit ce fet, - et à force, je sui prez do mostrer et de l'avérer comme je doi. Et cil - fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. Et droiz dit qu'il - est loisanz de prendre la prove à la feme, et dire que c'est voirs, ou - d'escondire par gage de bataille. Cil l'esconduit, si comme juigement le - aporte, comme home qui a essoine.

-

Or dit l'en que la feme se puet changier, et mestre avoié por soi : - car costume est que fame ne se doit pas conbatre. Et cil se puet - changier, s'il mostre essoine parant.

-

Antant que nus ne puet apeler autre de rat, se n'est li cors de la feme à - qui le mesfet aura esté fet. Et qu'il (ne) mostre s'essoine - an leu ou en tens, il ne se puet changier, tot l'ait-il.

-
-
- § 2. -

Qui apèle de rat doit metre en sa demende le leu et le tens, ou il n'i a - pas gage.

-
-
- § 3. -

Cil qui apèle de mahing, si doit metre le jor et le leu que il fut - fez.

-
- -
- - - IX. Comment l'en doit apeler de membre tolu - - -
- § 1. -

De membre tolu. — Un home dit issint : Johen m'a copé le poing - d'une espée, don je sui mahignez à tort ; s'il le me conoist, biau - m'en est ; s'il le nie, prez sui do mostrer et de l'avérer ; - et vez-ci li mahaing apertement. Johan respont, et dit qu'il no fist - pas, et en offre à fere tel ni et tel deffansse comme il doit. Et droiz - dit qu'il a bataille. Or demende l'en, por ce qu'il n'a pas dit, si com - il doit ; et juigement est fez, s'il se puet changier ? Et - l'en dit que non, segont les moz. Et s'il eust mis « si com je - doz » il se puet changier.

-
-
- § 2. -

Mahing si est poing copé, doi copé, pié copé, manbre brisié qui ne pot - renoier, ouil crievé, oreille copée, nés copé.

-
-
- § 3. -

Et totes bleceures dont l'en pert la force de son cors et de - ses membres, et de totes ces choses devant dites, donc sanc ist, et - mahen, nessent batailles, parquoi cil voille qui demande, se cil à qui - l'en demende ne conoist le fet, ou s'il ne se deffant. Et de ces choses - puet l'en apeler sanz garanz : car li forfez, qui apert, est - garanz.

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- -
- - - X. Comment l'en doit apeler de roberie - - -
- § 1. -

De roberie. — Roberie si est quant aucuns agarde por tolir les choses à - aucun marcheant, ou antrer en aucune meson de nuiz, à force et sanz - force, por porter en les choses de l'ostel.

-
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- § 2. -

Uns dit issit : Je aloie mon chemin ; Phelipes m'asailli en mi - le chemin, et me toli mes deniers que je portoie, à tel jor, comme - roberres. S'il le conoist, biau m'en est ; s'il le nie, prez sui de - mostrer et de l'avérer contre son cors. Phelippes nie ; et fet - encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. L'en demende qu'en dit - droit ? Et l'en dit que tex moz font bataille.

-
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- § 3. -

Or demende l'en se il disoit que il eust assailli, sanz plus, et ne eust - riens dou sien, et autre chose ne li eust fet, se de tex moz nestroit - bataille, tot n'i eit il roberie ? Et l'en dit que non : car - il n'i a pas chose porquoi il i eust bataille.

-
- -
- - - XI. Comment l'en doit apeler de roberie - - -
- § 1. -

Comment l'en doit apeler home de roberie. — Roberie si est quant l'en - antre en la meson à un prodome par sostif engin, de nuiz ou de jorz, et - l'en enporte le sien ostre son grié, et l'en cèle ce que l'en enporte. - Aguet de chemin est roberie, soit aperte, soit repote.

-
-
- § 2. -

Uns dit issit : Gautier vint en ma meson, à tel jor, et l'ovri par - sotif engin, et enporta la moie chose, une chape, en roberie, et à - force, et de nuiz. Et s'il viust dire que ce ne soit voirs, je le sui - prez de mostrer et d'avérer contre son cors, si com je doi, comme cil - qui le vit. Li copables fet encontre tel ni et tel deffense com il doit. - L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en respont que li copables est - laisanz de prandre la prove, et de conoistre que c'est - voirs, ou d'escondire par gage de bataille.

-
-
- § 3. -

Uns autres bons si dit issit : Cil hom vint am ma meson, et prist - la moie chose, sanz mon seu, tel chose, et o roberie, à tort. Et s'il - nie que ce ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de l'avérer. Et li - copables respont : Com cil ne die mie de savoir ne de voer, et la - demende atoche à dampnement de cors, ne ne die mie qu'il m'ait veu sési - de la chose qu'il me met sus que j'é robée, par quoi je ne li voil - respondre, se droiz n'est ; partant, m'en voil passer ; et se - partant ne m'en past, plus en dirai, tant que tort ne m'en prendra. L'en - demende qu'an dit droiz ? Et l'en dit que il n'est pas tenuz à - respondre à sa demende, comme cele qui ne fet mie qu'il soit certains en - nule chose de la demende qu'il fet.

-

Enten que deux manières de roberie sont : aperte et repote. Qui velt - prover, si doit dire le voir et le savoir. De la reposte ne conviant pas - dire le voir ne le savoir, fors en une menière, que il est veu sési de - la roberie : de tant est assez.

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- -
- - - XII. Comment l'en doit apeler de sanc et de chable - - -
- § 1. -

De sanc et de chable puet home apeler sanz garanz.

-
-
- § 2. -

Tierri, uns hons, si dit : Gaubert m'a fet lédure, et m'a fet - sanc ; et s'il velt nier que ce ne soit voirs, prez sui de mostrer - et de l'avérer vers lui, que c'est voirs, et à tel jor. Et li autres fet - encontre tel ni comme il doit et tel deffansse. Et l'en dit que li - juigeor doivent regarder le sanc, et dun il est : car s'il est de - plaie don cuer soit crevez, et sanc issuz, l'en puet juigier - bataille ; et s'il est de boche ou de nés, il n'i a point de - bataille.

-
-
- § 3. -

Tot ausi doit l'en user de chable. Et chable n'est pas s'il ne part. Et - de tel quas nul ne doit juigier, fors à la vue de l'oil. Chables si est - cop blef qui part, don cuir n'est pas crevez ; boce de cop que l'an - donne.

-
- -
- - - - XIII. Comment l'en puet home apeler de servage. - - -
- § 1. -

De serf, et comment l'en puet home apeler de servage. — Comment cil qui - sont home à aucun, à rendre serf servise, et qui les cors sont et - lavoirs, sanz fere au cors désavenant. — Uns hons apèle un autre de - servage, et dit aissint : Gaubert est mis sers, par la reson de son - père et de sa mère, qui fut ma serve et mis sers, et m'ont rendu li serf - servise ; et s'il velt dire que ce ne soit voirs, je sui près del - prover et de l'avérer par moi et par home del lignage, qui le mostrera - si comme il devra. Gaubert fet encontre tel ni et tel deffensse comme il - doit. L'en demende qu'an dit droit ? Et droiz dit que Gaubert est - loisanz de prandre la prove de lui et de son guarant, et de mostrer que - c'est voirs ou d'escondire par gage de bataille. Car nus ne puet apeler - home de servage, s'i ne l'apèle par son cors, ou par home del lignage. - Car servage est si granz crimes, que quant hons est sers, il pert le - poer de soi et de ses choses, et est donez à autrui.

-
- -
- - - XIV. Comment l'en puet apeler de larrecin. - - -
- § 1. -

Comment l'en puet apeler home de larrecin — Premièrement, l'en doit - apeler home de larrecin sanz voier et sanz savoir, que c'est une chose - que l'en fet plus en celé que à veu de genz ; et por ce ne remoint - pas que l'en ne sueffre forfet vengier ; et l'en ne puet vengier se - ce n'est fet en ceste forme.

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- § 2. -

Uns hons si dit issi : Gaubert m'a enblié un mien cheval an - larrecin, et l'enmena sanz mon seu et sanz mon veu, à tel jor ; et - l'an vit sési, et ert ce cheval pomelez. Et s'il velt dire que ce ne - soit voirs, prez sui de mostrer et de l'avérer comme je devrai. Et li - autres fet encontre tel ni et tel deffensse comme il doit. Et droiz si - dit qu'il est en chois au copable de prandre la prove, ou d'escondire - par gage de bataille.

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- § 3. -

Li demenderres l'offre à prover, si comme juigement l'aporte, comme home - qui a son essoine ; et li corpables l'offre à deffandre, si comme - juigement l'aporte.

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L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que c'il - se puet changier, qui mist son essoine avant, s'il a essoine parant, tot - die li corpables qui ne se puet changier, por ce qu'il ne mist son - essoine ou commoincement. Car li copables poist user de cesti droit - moismes, s'il eust nomé son essoine, est-il droiz que sis averseres en - use contre lui.

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Entant que l'en puet apeler home de larrecin par garant. Et dou larrecin - apert puet l'en ausit apeler home : si comme aucuns m'enbloit ma - chose, et je le veisse, si tel larrecins est larrecins apert.

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- § 4. -

Or demende l'en se je demende à aucun ma chose qui m'aura esté - enblée ? Et l'en dit que je l'aurai, par prove de bons tesmoinz que - la chose fust moie, se cil ne dit qui tient la chose de par moi par - droite cause, et ce offre à prover contre moi, et die issit : Ceste - chose je tieng de vos, et par vostre grié, par tel reson ; et ni - moult bien le larrecin, et sui prez de mostrer que c'est voirs, ou - deffandre de larrecin. Et droiz dit que an tel chose si a gage, ausit - comme de larrecin : car quant aucuns dit que la chose est enblée, - et cil dit qui la tient de lui par droite cause, an tel chose a gage de - larrecin.

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- - - XV. De la division de sanc et de chable, et comment l'en en puet - apeler. - - -
- § 1. -

Sanc si est quant cuers est crevez, et sanc en ist. Sanc n'est pas dit - de boche ne de nés, se il n'i a dant brisé ou nez brisié.

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- § 2. -

Un home dit issint : Tel home m'a fet tel lédissement, com vos - poiez voir, don cuers est crevez et sanc issu. Et s'il viaut dire que ce - ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de l'avérer si comme je - devré ; et à tel jor. Cil fet encontre tel ni et tel deffansse - comme il doit. L'en demende qu'an dit droit ? Et l'en respont que - li copables est loisanz de prandre la prove de celui qui demende, ou - d'escondire par gage de bataille.

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- § 3. -

L'en puet apeler home de sanc, sanz garanz : car li sans est garanz - à celui à cui l'en le fet. De ce est tele manière que l'en puet apeler - de sanc, en tele manière puet l'en apeler de chable.

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- § 4. -

Chables est cos qui part antre cuir et char, quant cos est abletiz, don - sanc n'est pas issuz.

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- - - - XVI. De la division de férir sanz fere sanc, et comment l'en en puet - apeler. - - -
- § 1. -

Coment l'en puet home apeler de férir sanz sanc et sanz chaable. — Férir - si est une manière de chose où il n'a sanc ne dépéceure : comme - férir de paume, de poing, de pié, d'aucun des mambres.

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- § 2. -

Uns hom apèle un autre, qu'il l'a féru, et l'offre à prover par soi et - par garanz. Et li copables fet encontre tel ni et tel deffanse comme il - doit. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que ce doit - aler à prove, que en tel chose n'a point de gage ; et li chois de - la prove est à celui à qui l'en demande de fere la ou de prandre la - celui qui l'en demende. Car si poi de forfet ne convient pas que - bataille nesse.

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- § 3. -

Comment l'en doit ataindre home de coicierVoy. tit. 21 - ci-dessous..

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- - - XVII. De espandre ordure. - - -
- § 1. -

Vilaine ordure si est mesfez, quant l'en l'espant outre reson. Vileine - ordure si est chose si puant par coi li airs est corronpuz ; et qui - autrement ne le puet fere, se l'en le doit oster d'ui à demain.

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- § 2. -

Qui giète ordure sor home, s'il le doit amender.

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- § 3. -

L'en demende se l'en a gitié ordure sor un home, s'il i a point de gage -  ? Et l'en respont : se un pou d'ordure est getée, et ne face - sanc, ne plaie, ne mahing, ne domage que de cinq sols, ci n'a point de - gage ; ains est li chois de la prove à celui à qui l'en demende. - Mès se ordure est gitée grant, qui face domage grant, ou plaie, ou boce, - qui face domage grant, en tel chose a gage.

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- § 4. -

L'en a aucion contre celui qui estoit en la meson, et ne puet l'en - ausint apeler home.

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- § 5. -

Pierre a gitié sor moi tele ordure, don il m'a fet tel lédissement, et - tel domage de dix sols ; et ce vi. Et s'il viot dire que ce ne soit - voirs, je sui prez de motrer et de l'avérer com [je devrai. Et - Pierre] fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. - Et l'en dit que Pierre est loisanz de prendre la prove de - lui, et de quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par bataille.

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- § 5. -

De domage l'en ne puet apeler sanz garanz, et par garanz, si.

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- - - XVIII. Comment l'en apèle de larrecin et de traïson. - - -
- § 1. -

Larrecin et traïson puent estre apelé ensenble, si comme serjant enble - les choses son seignor, qu'il doit garder. Et an queconz manière aucun - s'otroit les choses qu'il doit garder, ce est larrecin et traïson.

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- § 2. -

Uns hons si dit : J'evoie mis berbiz que Robert devoit garder, et - les vendi à tel jor : si requier qu'il me rende la value de mes - choses, ou mes choses. Robert dit qu'il ne's a pas vendues, ainz sont - perdues sanz sa colpe. A ce lui demendierre dit : Comme il set - qu'il a ce fet, et il le cèle, il est lerres et traïtres : lierres - de sa chose qu'il li sostret ; traïtres de ce qu'il li devoit - garder. Et ce il offre à prover et à motrer contre son cors, ou par - garant, comme de voer et de savoir ; et vit la vente fere, et les - deniers recevoir. Et li autres fet encontre tel ni et tel deffanse comme - il doit. Et l'en respont que (de) tex moz (ne) - nest pas bataille de larrecin et de traïson ; contre lou savoir, ou - contre son garant, s'il ne se velt tenir à lor prove.....

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- § 3. -

A totes les foiz que aucuns qui garde la chose, et la sotret, et anprès - la cèle, c'est larrecin et traïson.

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- - - XIX. Comment l'en apèle home de traïson purement. - - -
- § 1. -

Comment l'en puet et doit apeler home de traïson. — Traïson si est quant - l'en asaut home dedanz trive, et li cos pert ; quant l'en fiert - home, et l'en ne voit mie le cop venir. Traïson si est nuit entrée. - Traïson si est quant l'en sorprant home, et l'en le fiert, si qu'il ne - se puet deffendre.

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- § 2. -

Uns hons dit issi : Cil homes m'a féru à tort do costel, en - traïson, et m'a fet tiel plaie ; et ne vi pas le cop venir ; - et sui prez de mostrer et de l'avérer contre son cors, si comme je doi. - Cil fet encontre tel ni et tel deffense comme il doit. Et droit dit que - ci a bataille, qu'il ne velt croire le demendeor par son serement.

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- § 3. -

En totes les manières que l'en apèle home de traïson, si - doit l'en dire comment la traïson i est : car por dire traïson, - s'il ne dit comment elle i est, tel demende ne vaut riens. Et se uns - apèle autre qu'il ait féru en traïson, et il dient qu'il puet bien férir - au cop qui n'a point de traïson.

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- § 4. -

Traïson n'est pas, s'ele n'est si sotive que ce soit que l'en ne se - puisse garder dou cop, ne ne puet.

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- - - XX. Comment l'en apèle home de maïng. - - -
- § 1. -

Comment l'en puet home apeler de mailing. — Mahing si est quant home a - perdu pié, poing, oil, nés, auroilles, ou aucun de ses membres dou pié - ou de la main. Et de ce puet autre apeler sanz garanz, et dire - issit : Pierre m'a copié le poing d'une espié, et sui prez de - l'ataindre si comme je doi, comme home maheignié.

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Li autres dit encontre tel ni et tel deffensse comme il doit. Et droiz - dit que li copables est loisanz de prandre la prove, de reconoistre, ou - d'escondire par gage de bataille.

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Enten que maheng n'est pas, s'il ne pert. Car qui apèle de mahing, et il - ne mostre le mahing, ses apiaus ne vaut rien.

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- - - XXI. De la division de coicier, et comment le en puet apelerVoy. le - titre XVI ci-dessus, § 2.. - - -
- § 1. -

Coicier si est dit de boche et de parole. Quant aucuns cuice un autre, - et dit tex paroles hors jostice : Tu es ribauz et larron, ou - tricherres  ; ou que une feme est putain ; et l'en s'en - plaint, et l'offre l'en à prover si com l'en doit, et par soi ou par - garanz. Et li copables fet encontre tel ni et tel deffansse comme il - doit, droit dit que la prove au copable vet avant ; car en tel - chose, qui n'a parit, ne où n'a chetel, n'a que sormise : si est li - copables loisanz de prandre la prove au demandeor et do garant, et de - quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par la soe.

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- - - - XXII. D'apeler home de péceure. - - -
- § 1. -

Comment l'en doit apeler de dépéceure. — Péceure n'est pas, s'ele ne - pert. Péceure est désirer robe, brisier uis, brisier paroiz, brisier - autres choses an hostel. Et de ce puet apeler autres à gage, se li - domages est si granz que gages en doie issir. Mès l'en ne puet home - apeler sanz garanz, par la reson de ce que li ostés remaint à celui à - qui l'en a fete la péceure.

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- § 2. -

Uns hons dit issi : Tex hons vint à ma meson, et brisa ma porte, et - antra léanz, où je eu de domage en la péceure jusque à vingt sols. Et - s'il veut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de - l'avérer par moi et par garanz ; et par moi qui soi ce de voir et - de savoir.

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Li autres requiert que la péceure, qu'il dit que l'en li a fete, soit - veue. Et quant ele est veue, cil fet encontre tel ni et tel deffansse - com il doit. Et droit dit, que se li domages de la péceure est tex que - gages en doie nestre, qu'il i ait bataille : issit que li copables - est loisanz de prandre la prove dou demendeor ou de son garant, ou de - conoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage de bataille. Et se la - querele est si petite que gages n'en doie mie nestre, ce n'est que - seurmise.

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- § 3. -

Uns dit au prévost : Tel home m'a batu et féru, et desciré ma robe, - et vez-là ci aparessant, don mes domages i gist jusqu'à dix sols. Et - s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de - l'avérer. Et li autres fet encontre tel ni et tel deffansse comme il - doit. Et l'en dit que de tex moz nessent batailles.

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- § 4. -

A totes les foiz que aucun lédit autre, tot n'i ait-il sanc ne chaable, - et il i ait domage de plus de cinq sols, l'en i puet gugier gage. Et an - tex choses ne convient pas garanz traire, fors mostrer l'enpirement.

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- - - XXIII. De demender mobles, et de la division. - - -
- § 1. -

L'en a aucion de demander mobles en pluseurs manières.

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- § 2. -

Nos apelons totes choses movables, fors serf ; car serf est - héritages.

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- § 3. -

L'en puet demender moble par la reson d'eschoete, et par - autretel manière com l'en puet demander héritage. Et en cele manière le - puet le (l'en) mostrer à avérer, et deffandre, com l'en - puet d'éritage.

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- § 4. -

Se deners sont queneu deu par devant jostice, et gages sont baillié, - l'en les puet tantost vendre ; mès cil qui les gages sont, les ara - por tant comme il seront vendu. Et s'il ne velt, la vente tendra, et ara - les nuiz.

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- - - XXIV. Comment l'en apèle home de force - - -
- § 1. -

Comment l'en puet apeler home de forceLe § 1, à partir des - mots : force si est... et le § 2, avec les - variantes ci-dessous indiquées, sont répétés plus bas sous cette - rubrique : De la division de force, et comment l'en en - puet apeler. Voy. le titre xxvii - suivant, vers la fin.. — Force si est quant aucuns prant - aucune chose d'aucun par force, sanz la volenté à celui qui ele est, et - si que li poiersPoers. à celui qui prant la chose - voinqueVainque. le poer à celui qui la chose estA - celi qui est la chose..

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- § 2. -

Uns hons si dit issitIssint. : - GaubertAjoutez : si. a pris un mien sorcot en ma - meson, et l'en a porté à forceAjoutez : et ce je sé.. - Et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de - mostrerProver. et de l'avérierL'avérer. - contre son cors, si comme je devraiCom je devré., comme - homeCom hom. qui a son essoine.

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Li autres fet encontre tel ni et tel deffensseDeffanse. - comme il doit. L'en demende qu'an dit droitDroiz. ? Et - l'en dit que cil est loissanz de prandre la prove, et dire que c'est - voirs, ou d'escondire par gage de bataille. Car en prover force reposte - ne conviant pas garantConvient point de garant., fors qu'il - i ait chetel par quoi li gages iI manque. doie estre. Car - force reposte ne seroit jamès provée, s'il iSi. convenoit - traireTrere garanz. garant, dès qu'il die qu'il ait veu - et seuLes mots : dès qu'il et suivants, - manquent..

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- § 3. -

De force fere. — A (to) tes les foiz que l'en - tost à home la soe chose, sanz son grié et sanz sa volenté, c'est - force.

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- § 4. -

Hou dit issi : Gefroi vint en ma meson, et enporta ma chose, un - sorcot qui estoit miens ; je li vos recorre, il le me toli. S'il le - me quenoist, biau m'en est ; et s'il le nie, je sui prez de mostrer - et de l'avérer qu'il enporta le mien, et me fist tele force comme je - dit.

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Gefroi fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. Et l'en - demende qu'en dit droit ? Et l'en dit que de tex moz nessent - batailles, tot ne trove (traie)-il garant avant. Car totes - les foiz que aucuns tost à autre sa chose, ou en chemin, - ou(en) adéfice, de tel chose nest bataille, tot n'en - trée l'en pas garant avant.

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- § 5. -

Force n'est pas, se le poer à celui qui ravist ne sormonte le poer à - celui qui la chose est.

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- § 6. -

De petit lédissement. — Se aucuns lédist aucun apertement, et il ne li - face sanc ne chaable, ne péceure, fors de férir, et de boter, et de - coicier : en tex choses n'a point de gage, et tel chose n'est que - sormise. Et quant il aviant prove an sormise, la prove est au chois à - celui à qui l'en demende.

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- - - XXV. De demende qui est fete devant la mort à la feme, et enprès. - - -
- § 1. -

Uns hons si a feme ; et au vivant cele feme, si li demende l'en - cent sols, et dit l'en de quoi, et que termes est passez ; et li - hons le nie. Ou demènement dou plet, sa feme se mort. Enprès la mort sa - feme, il quenoist cele dete. Or demende l'en se les choses sa feme i - sont tenues, ou si héritier, par la reson des choses ? Et l'en dit - que oïl, s'il ne provent le contraire. Mès il jurra seur sainz, de sa - main nue, as héritiers, que il ne le fet pas por malice, ne il ne le fet - por soi légier, ne por apeticier lor droit.

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Et se li plez n'est pas commoinciez, enprès la mort à l'un, demande l'en - cele chose, et soit queneu et prové qu'ele soit deue : les choses - au mort i sont-eles tenues ? Oïl, s'el fu fete en son tens ; - ou se ce non, non.

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En aura l'en serement de celui qui remaint ? Nenil, se la chose est - provée, selonc la forme de droit. Et se est queneu sanz - recevoir prove, l'en aura le serement, ausint comme en la cause devant - dite. Et se li héritiers est non aagé ou desvé, en recevra les proves. - Ne deffant jusque il soit d'aage ou jusque il soit revenuz en son - seu ? L'en dit que oïl, mès l'en li baillera tutor ou curator.

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- § 2. -

Enprès l'en dit, quant li hons muert, ou la feme, et il ont fet dete en - lor mariage, cil qui se font heirs chescuns est tenuz par la dete, - chascuns por la moitié ; et s'il n'i a nul hoirs, les choses au - mort i sont tenues.

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- § 3. -

Or véons se aucuns se muert, et il n'a pas de quoi il puisse paier sa - part de la dete, se cil qui remaint est tenuz à la sodre ? L'en dit - que oïl ; por ce que la dete fut fete commune, chascun i est tenuz - por le tot. Et se li uns ne li autres n'a nule chose, cil qui remaint - vis est toz jorz tenuz, ne ne puet riens aquerre ne gaagnier, que lui et - ses choses ne soient tenuz.

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- § 4. -

Et se la feme que je prendrai doit, et n'a riens, et je aie assez, - sui-je tenuz à sa dete, ou ele en ceste forme ? Oïl, car je la - praing atot son fès. et ele moi atot le mien.

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- § 5. -

Et se li enfes qui est del premier mariage, a ses biens aconpaigniez - aveques les noz, sera-il tenuz de la dete ausi comme nos de nos ? - Oïl, tant com li moble porront soffire ; et l'éritage non, se l'en - ne voit que la chose qui a esté enpruntée soit mise el profit de son - héritage ; car l'en doit toz jorz aidier as menors.

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- - - XXVI. De rendre et de recréance. - - -
- § 1. -

Quant home est en prison, ou quant aucune chose est retenue, comment - l'en la doit rendre ou recroire. — Cist bans si est fez por estranper la - cruauté as seignors et les félonies à cez qui prenent autrui choses.

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- § 2. -

Premièrement l'en dit que sires puet prandre les choses à celui qui sera - de sa juridiction, et ne les doit pas prandre s'il n'i a reson, tot le - face-il autrement. Et se je ne sui de sa juridiction, fors de la - propriété del foiz, de la chose puet-il prandre por le fet de mon - cors ? Nenil.

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Et se mis sires prant les moies choses, del fet don ge ne - soie estainz ne dépenz, quel qui soit, et je soie apareilliez de fere - droit par devant lui de ce que je devré : rendra-il, ou il les - recroira  ? Il les me recraira, avant que je respoigne devant - lui.

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- § 3. -

A totes les foiz que sires prant les choses à celui qui est de sa - juridiction, sanz défaut qu'il ait fet, il les doit rendre, avant qu'il - respoingne de nule chose par devant lui.

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- § 4. -

Et s'il s'avoie à autre jostice, et il prange son cors ou les soes - choses, rendra-les-il, ou recroira ? Il ne rendra pas, mès - recroira, jusque la chose soit déterminée par droit. Alongera toz jorz - la (re)créance tant comme il sera ou demainnement de - plet.

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- § 5. -

Et se la jostice me met sus que je aie esté au fet fere, don li cors - doie prandre mort, et nus ne me demande riens fors lui : par droit - il ne doit pas prandre les moies choses, mès mon cors ; mès il le - recroira, cors por cors, à fere droit.

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- § 6. -

Mès si me's prant por chose don mes cors doie estre dampnez, afert-il - iqui rendre ou recroire, tot se plange aucun de moi ? Il n'i afert - point de recréance ne de randre.

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- § 7. -

Et se sires, par défaut de sa rente qui ne li a mie esté rendue, et ge - sui à respondre apareilliez et de fere droit.....

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- § 8. -

Li rois puet prandre, por sa dete, cors et avoir, et por son - forfet ; mès plus beau seroit qu'il prist les choses à celui. Mès - l'en doit entendre que l'en le fet por sa volenté acomplir. Autre sires - ne le puet pas fere, fors del forfet queneu don l'en deist perdre le - cors, ou se l'en li viaut atendre apertement.

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- § 9. -

Or demende l'en, se deus sont pris por tel forfet, dont li uns aprange - l'autre, s'il i afert rendre ou recréance ? L'en dit que ce est en - la volenté au juige.

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Or demende l'en s'il puet l'un recroire, et l'autre retenir ? Et - l'en dit que non ; ne ne puet l'en fere avantages à l'un plus qu'à - l'autre, n'alégier l'un plus que l'autre.

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- § 10. -

Après l'en demande se hons qui n'a point de juridiction puet prandre - nules choses qui soes ne sont, de s'autorité ? Et l'en dit que non, - fors en quas de son plége il puet prandre ; et tel chose porte - recréance.

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- § 11. -

Larron, murtrier, homecide, home qui a forcé feme, traïtor, - home qui a tolu membre, présant robeor, forbani, et en tel cas - sem-(bla)bles...... et tantost cil le doit mener à la - justice, ou mender à la justice que l'en iroit querre G.

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- § 12. -

Nus ne doit estre pris de cinq fez don li cors est dampnables por cause - de sopeçon, se la cause dou sopeçon n'est aperte ou resonable. Et se - aucuns est pris por cause de sopeçon, l'en le puet tenir quarante jorz. - Et se dedanz quarante jorz nus ne vient avant por lui acusier, l'en le - doit recroire à plége, cors por cors. Et cele recréance durra trois - quarantoines. Se nus ne vient por lui acusier, si plége seront délivré, - jà soit ce que se aucuns vient avant por lui acusier dedanz l'an et - dedanz le jor, il sera oïz ; et enprès l'an, non.

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- § 13. -

Li sires d'Ambeze apela le conte de Blois de défaut, sus la demende d'un - bois, en l'ôtel le Roi, en l'an mil deux cent cinquante-neuf, à - Pantecoste. Et dit que li hus do païs où li bois siet est tex, qui se - défaut anprès montrée ; par quel règle il voloit avoir l'us do - païs. Et droiz l'ordonna.

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- - - XXVII. Comment l'en puet gaagner par défaut, et perdre. - - -
- § 1. -

L'en dit, qui se défaut enprès mostrée, qu'il pert sa querele, quant as - héritages ; et quant as mobles, anprès la demende.

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- § 2. -

Uns hons dit que un autre tient une soe meson de lui, et dit cause por - quoi ele est soe. Et jor a eu de consoil, et jor de mostré. Au jor de la - responsse ne viant pas. Nos disons qu'il est défaillanz, et qu'il a sa - querele perdue, s'il n'a essoine.

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- § 3. -

Or demendon-nos se aucuns puet estre deffaillanz, qu'il mete avant barre - nécessere, et viaut oïr juigement, se par tant se puet passer, et sis - averseres le viaut ? Et nos dison que non, tot pant li jorz en cest - point. Mès cil est despisanz et défaillanz, qui en porte le droit de la - cort, sanz respondre.

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- § 4. -

Aucune foiz aviant, quant l'en a mis sa barre avant, que ses averseres - lest le jor passer, par ce qu'il ne viaut oïr droit sor la barre, et fet - semondre son aversere selon ce qui alé est, et fet issit sa - demende : Com je fuisse plaintis d'Estiene, qui un mien prié tient, - qu'il a siet, et en cele censive : jor de consoil ot, - jor de mostrée, jor de respondre ; à celui jor, je li fis ma - demende ; il ne vost respondre ; don je voil avoir ma querele - gaagnie, ou ce que j'en devroi avoir. Et s'il viaut dire qu'il ne soit - défaillanz de cele jornée, je sui prez de mostrer et de l'avérer par moi - et par garanz, qui sevent ces erremenz, et viaut (virent) - le jor metre, et le défaut fere.

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A ce respont Estine : Comme je traississe avant barre nécessere à - moi délivrer de sa demende, il ne la vost oïr ; et requis - juigement, à savoir, se par tant m'an devoie passer, segont ce qu'il - disoit, et segont ce que je disoie ; ne le vost fere. Et sui prez - d'atandre le regart de la cort, et le recort, savoir se issit fut.

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Cil respont que au recort ne se velt-il pas mestre, mès au défaut - respoigne. L'en demende qu'en dit droiz ? Et droiz dit qu'il doit - respondre au défaut. Et de tel parole n'est bataille ; ne nus ne - puet apeler de défaut sanz garant, et sanz nomer le jor.

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Antant que qui apèle de défaut par soi et par garanz doit estre oïz, ne - barre que l'en mete encontre ne doit valoir. Et miauz est droiz que cil - prove qui demende, que cil à qui l'en demende : car l'en ne doit - pas négative prover, se l'en afirmative ampléeLe manuscrit - présente ici une rubrique : De la division de force et - comment l'en en puet apeler. Cette rubrique se compose de - la répétition des § 1-2 du titre xxiv, avec de - légères variantes déjà indiquées ci-dessus ; nous avons cru - devoir l'omettre. A la fin de ce titre se trouvent quelques mots qui - paraissent se rapporter au présent titre xxvii ; nous les avons conservés ici pour les ajouter à - la matière qu'ils concernent dans le § 5..

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- § 5. -

Tot requer-ge aucun droit, s'il a mauvese barre, et sis aversères non - viant prandre, et let le jor passer : cil qui met la barre se - défaut.

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- - - XXVIII. De ardeors. - - -
- § 1. -

L'en dit que qui art meson, qu'il doit estre livrez à mort ; car li - cas d'ardoir est si griés que nus n'en doit estre esparniez, ne an vile - ne hors vile.

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- § 2. -

An ville nus ne doit ardoir por nule guerre, se la guerre n'est tele que - droiz la doie soffrir ; ne hors ville ausit.

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- § 3. -

Or demende l'en, se aucuns dit que l'en li aist arse sa meson, comment l'en ataindra celui qui l'en enpêchera ? Et - l'en dit qu'il ne l'en puet ataindre fors par gage de bataille. Et l'en - puet aprover par soi sol, sanz garanz ; ou autrement non, se li - deffenderres ne se consant an autres choses.

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- - - XXIX. Dedanz quel tens l'en doit respondre de forfet où a péril de - cors. - - -
- § 1. -

Uns hom se plaint et dit issint : Gaubert féri mon cosin dou costel - parmi le cors, dont il prist mort ; et s'il viaut dire que ce ne - soit voirs si comme je di, je sui prez de mostrer et de l'avérer, si - comme je devrai, comme cil qui le sot de voir et de savoir. Gaubert - demende en quel tens ce fet fu fet. Et il dit qu'il a deus anz et plus. - Et Gaubert respont : Comme il soit teuz tant longuement de ceste - demende qu'il me fet, et demender puet, plus apert qu'il soit copables - de la mort celui que autres ; par quoi je ne li en voil respondre, - se droiz n'est.

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L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en dit que l'en ne l'en - respondra pas, quant li anz et li jors est passez et l'en ne li a - demendé riens. Enprès tel tens, l'en ne li doit pas respondre ; - quar il apert qu'il se consente plus au fet qui fu fez que cil à qui - l'en demende.

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Enten que se aucuns demende à autre de murtre, de rat, de larrecin, de - traïson, d'omecide, de membre tolu, et li anz et li jorz passe avant - qu'il face sa demende, l'en ne doit pas estre oïz. Mès dedanz l'an et - dedanz le jor, l'en li en doit respondre.

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- - - XXX. De tens passé enprès petiz forfezxxx Dans le - manuscrit, la première partie du titre xxx forme le - dernier § du titre précédent. La rubrique de tens passé. - ... se trouve intercalée entre cette première partie et les mots - d'autres petiz forfez.... Les lignes qui suivent - présentent aussi une certaine confusion de la rubrique dans le texte. - Nous avons rétabli, dans les titres xxx et XXXI, la disposition que semblait réclamer la nature - des matières.. - - -
- § 1. -

De sanc, de chable, l'en ne respont pas puis que la plaie est guarie, et - de mahing, et de ceste loi qui est apelée bataille. D'autres petiz - forfez, puis que li anz passe.

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- - - - XXXI. De voer mesfere sanz plus fere. - - -
- § 1. -

Et se aucun voit aucun ocirre, et cil qui le voit ne liève le cri, et ne - fet son poer de prandre, ou murtrir, ou enblier, ou traïr aucun, ou fere - rat, ou membre tolir : qu'en sera ? Et l'on dit qu'il sera en - la merci le roi. Car il apert, quant il ne fet son poer de prandre, ou - lever le cri, qu'il se consente ou ce que li fez soit fez.

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- § 2. -

Or demende l'en en autres forfez, se je sui tenuz dou prandre, ou de - lever le cri ? Et l'en dit que oïl, an roberie de chemin, ou - péçoiement de meson, et en tex quas pesanz, au quas don l'en puet perdre - vie ou membre. En autres quas l'en n'i est mie tenuz, fors en - lédissement dou roi ou de ses serjanz ; car à cex je doi aidier en - bone foi.

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- - - XXXII. De quel cause l'en puet apeler home sanz voer et san savoir, fors - de dire, par bones proves ; et à quex causes, non. - - -
- § 1. -

De quel cause l'en puet apeler home sanz voer et sanz savoir, fors d'oïr - dire, par bones proves ; et en quex causes, non ? En totes les - causes que l'en apelera home, autres que jostice, cil qui apèle doit - metre le voir et le savoir, fors an quas que nos an ostons, c'est à - savoir, murtres, traïson. L'en doit savoir larrecin trover sési ; - et en autre cas non, fors aucun qui demende mobles ou héritages par la - reson d'eschaete : cil puet demender sanz voer ; et s'il tret - garanz, la guarentie ne vaut riens, s'il n'i met le voir et le - savoir.

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- § 2. -

A totes les foiz que aucun puet demender por la reson d'autrui, il n'i - metra mie voir ne savoir.

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- - - XXXIII. Quel serement l'en doit fere de bataille, ainz que l'en - fière. - - -
- § 1. -

L'en doit fere en bataille trois seremenz, quant li garanz se - conbat ; et quant li sires principaux se conbat, l'en n'en doit - fere que deus, ou quant sergant sont pris à gré.

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- § 2. -

Le serement de trois s'il est tex, qu'il doit prandre son - conpoignon par la main senestre, et tendre la destre vers les sainz, et - dire issint : Ce oïz-tu, home que je par la main tieng, de ceste - querele, et de ceste loi que je ai vers toi, et tu vers moi, que je n'en - ai loier ne promesse, ne n'ataing à avoir, ne autre por moi, à mon - esciant, se Deux m'aïst et ses sainz.

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Et li autres doit jurer en ceste forme meismes. C'est li premiers - seremenz que jurent cil qui ne sont pas par grié des parties.

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Et cil qui se conbatent proprement por lor fet ne jurent pas cest premier - serement, mès il jurent les autre deus.

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- § 3. -

Enprès, li segonz seremenz si est devisez en tel manière : Oïz-tu, - hom que je par la main tieng, de ceste querele, et de ceste loi que j'oi - vers toi, et tu vers moi, que je ne fet charoi ne sorcerie, ne autre por - moi, à mon esciant, que à toi nuise, ne à moi puisse aidier, se Dex - m'aïst et cil saint.

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Et li autres doit jurer en ceste forme meismes.

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- § 4. -

Li derreniers seremenz si est en autre forme, qui n'i a point de - non-savoir, ne de non-esciant. En toz les seremenz, cil qui demende doit - jurer avant, et en ceste forme deviser : Oïz-tu, hom que je par la - main tieng, de ceste querele que je ai vers toi, et tu vers moi, que je - droit ai, et tu as or tort, si m'aïst Dex et cil saint.

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Et li deffenderres si doit dire : Ce oïz-tu, home que je par la main - tieng, de ce serement que tu as ci juré, que tu parjures en ies, se Dex - m'aïst et cist saint.

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Enten que cil qui est garanz ou avoez doit bien jurer qu'il riens n'a à - que l'en porte faus tesmoing por loier. Et si doit l'en miauz jurer - certains que non certains. Et dès iqui en avant, nus ne lor doit amender - ne enpirier lor armes, ne ansignemenz fere, ne parler à aus, fors de la - pez ; ne ne doit l'en pas parler à aus, s'il n'i a bones genz, et - plusors.

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- - - XXXIV. De pez qui ne pot estre fete sanz jostice. - - -
- § 1. -

De fere pez de chose don plainte a esté à jostice, ou n'a esté jostice, - et ou a esté. — De murtre, de rat, de larrecin, d'omecide, de traïson, de membre tolu, nus n'en puet fere pez, puis que - la plainte a esté fete à jostice, se n'est par la volenté à la jostice, - qu'il ne remaigne en la merci le roi, et li demenderres et li - deffenderres.

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- § 2. -

Et se aucuns, de ces six cas, fet amendes, ou petit ou grant, à celui - qui l'en a anpêchié, et il n'en fut plainte à jostice, puet-il amende - recevoir sanz la jostice ? L'en dit que non. Car il ne convient pas - que si grant forfet soit celéement amendez.

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- § 3. -

En d'autres menuz forfez, comme de sanc, ou de chaable, ou de bufe, ou - de domages, se plainte en est fet, puisse (puis-je) prandre - l'amende sanz jotice ? L'an dit que non. Et se plainte n'en est - fete, je puis prandre l'amende ? L'en dit que oïl. Mès por ce ne - remaindra pas que la jotice ne l'en punisse.

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- § 4. -

A totes les foiz que plainte est fete à jotice, l'en ne puet recevoir - satiffacion fors par la jostice, que par la satiffacion est coneu la - poine ; ne nus ne puet fere amende de lédissement d'ome, comme de - combatre et de férir, de tote, de ravine, tot soi-il amendé sanz - jostice, que la jostice n'i ait s'amende.

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- - - XXXV. De chose que l'en entrace por emblée. - - -
- § 1. -

Se aucuns baille aucune chose en gages, et ele soit emblée ; et cil - qui la chose est l'antierce por emblée, et meste quatre deners - d'entierz : il (l') aura à proves de prodes homes, que - la chose fust soe.

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- § 2. -

Et se li autres dit que la chose li fust vendue, et que cil qui - l'antierce por emblée la li vendist, qu'an sera ? En tex choses a - gage de larrecin.

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- § 3. -

Et se aucuns engage choses que l'en li ait prestées, li gages vaut. Et - s'il engage choses qu'il a toloistes, et ce soit seu, li gages ne vaut - riens.

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- § 4. -

A totes les foiz que chose est emblée ou toloiste, et ele est engagée, - li gages ne vaut riens.

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- § 5. -

A totes les foiz que chose est baillie en gages, qui est donée, ou - prestée, ou achetée, et la baille en gages : li gages tient.

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- § 6. -

Cil qui prant la chose qui est emblée en gages, perdra le gage, et jurra - sur sainz qu'il l'avoit prise en gages de léal home à son esciant. Et de tex choses puet nestre bataille, par celui qui - demende, et par garant ; et autrement, non.

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- § 7. -

Se université, qui n'a chief, vet forfere, chescuns l'amendera par - soi ; car de ce il ne puent trere avoié ne garant. Mès s'il ont - chief, comme seignor, ou baillif, ou prévost, qui les conduist et - moine : il les guarentira toz, se il ne passent mesure de - commandement.

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- - - XXXVI. De traire avoié, et de garanz. - - -
- § 1. -

Un home dit issit : Par moi et par garanz, vez-le-ci ; et s'il - ne dit issit : Et se jor n'i a de cestui, par autre qui fere le - porra et devra  ; et il trée son garant, et il li soit refusez, - porra-il recovrer à amener garanz ? L'en dit que oïl. Et toz jorz - die cest most, toz jorz porra recouvoir à amener garanz, jà tant ne li - en refusera l'en.

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- § 2. -

L'en doit avoir garanz tantost comme l'en l'offre. Mès d'Orliens, non, - par la chartre le Roi, qui dit que, se aucuns n'a son garant au premer - jor qu'il li sera nomez, por ce ne perde pas sa cause.

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- § 3. -

En cause don home doit estre dampnez, li moz ne vaut riens : - « si jor n'i a de cestui, » ne ne doit avoir jor dou traire, - ançois l'en doit traire tantost et sanz jor. Et s'il est refusez par - droite cause, il pert sa querele.

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- § 4. -

L'en ne puet bataille tenir ou tens que l'en ne fet noces (et cist tens - est apelez les lois), se n'est de murtre, de rat, de - larrecin, de traïsson, d'omecide ; et de toz ces cinq cas puet l'en - tenir bataille en toz tens.

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- - - XXXVII. De forbannissemenz, et comment l'en doit forbannirVoy. plus - haut, liv. III, tit.vi, le même texte avec quelques - variantes.. - - -
- § 1. -

Ceste cause est pour bien establie, et pour punir cex qui meffont ; - car se aucuns a meffet, et il s'enfuie, por ce ne le doit l'en pas - lessier en pez ; car qui lerroit en pez icestes genz, les autres - genz auroient matire de forfere. Si doit l'en regarder segont reson, - comment l'en en doit ovrer de cex qui s'enfuient por le - forfet. Or doit l'en regarder por quel cas l'en doit home forbenir.

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- § 2. -

Se aucuns doit, et il ne puet paier, ou ait assez et ne viaut paier, et - s'anfuit, l'en demande se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que - non, segont droit. Et segont la costume d'Orliens, s'il n'a riens et - s'il ne puet paier, il aura terme jusque quarante jorz de soi - poier ; et au terme, s'il ne se puet poier, il forjurra la ville - jusqu'il se puisse poier. Et s'il a héritages, il aura licence de - quarante jorz de vendre ; et s'il n'a vendu dedanz ce, et ne se - soit poiez, la jostice vendra ou ele contraindra à vendre.

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- § 3. -

La costume de l'Ostel le Roi n'est pas tele, ainçois est itele que qui - n'a riens, riens ne li chiet ; eisint que cil qui ne se puet paier, - jurra sur seinz que au plus tost que il porra et aura poer de soi - aquitier, qu'il s'aquitera.

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- § 4. -

L'en demende, por férir home, ou por lédir de paroles, ou fere sanc ou - chaable, sanz mort et sanz mehaing, et il s'enfuit, se l'en doit - forbenir ? Et l'en dit que non.

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- § 5. -

Anprès demande l'en, se l'en li met sus murtre, ou larrecin, ou rat, ou - homecide, ou membre tolu, ou roberie, ou s'il a pris de l'autrui à - force, ou s'il ne vient avant por doner trives, et il s'enfuit, savoir - se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que oïl ; car tel chose - apartient à dampnement de cors, et péril de perdurable salu.

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- § 6. -

Or demande l'en, se aucuns fet guerre que droit ne puisse sofrir, et ne - viaut venir avant por fere droit, se l'en le doit forbenir ? Et - l'en dit que oïl, por le péril de la guerre, por le gastement des biens - desus terre, et por l'ocision des genz.

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- § 7. -

Nus ne doit estre forbeniz par son don, ne guerpir son païs.

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- § 8. -

Or est à savoir comment l'en doit forbennir, et en quel tens, et combien - de tens l'en se doit soffrir enprès plainte, et enprès ce que l'en - l'aura sopecenos dou fet.

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Prumièrement, l'en le doit fere semondre en son ostel, et s'il n'a ostel, - là où l'en cuidera qu'il repère plus ; et s'il ne viant, l'en doit - prandre le sien, et doit estre en la main au juige. Et se aucuns - l'aqueut de resonable essoine, recroira l'en la soe chose ? Et l'en - dit que oïl, à son ami, por qu'il praigne en main qu'il ne mesfce, et - qu'il vendra à jor por soffrir droit ; autrement non. - Et si li copables vient por droit soffrir, est ce que l'en a pris dou - sien quite sanz recréance ? L'en dit que oïl, ançois qu'il - repoingne.

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- § 9. -

Ce dit l'en, que avant que homme soit forbeniz, que l'en le doit fere - semondre par trois jorz, chascuns de huit jorz ; et s'il ne vient - dedanz, l'en doit mander de ses amis procheins, et dire lor qui ait à un - jor. Et se l'en l'aqueut cortoisement d'asoine, l'en le doit oïr ; - se non, l'en doit lessier passer, qu'avant qu'après le tens de quarante - jorz, et dedanz ce, s'il ne vient, l'en doit forbenir. Et s'il est pris - enprès, en la fuite dou forbenissement, il est dampnez dou fet.

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- § 10. -

Ce dit l'en que se aucuns est forbeniz, enprès quarante jorz est - forbeniz ; et il vient avant dedanz les trois procheines asises, et - fet de ses essoines ce qu'il doit, et voille soffrir droit : l'en - le recevra. Et s'il ne vient dedanz les trois assisses, il sera dampnez - dou fet que l'en li mestra sus.

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- § 11. -

Et se aucuns fet apertement fet devant le pueple, et se destorne, et par - malice ne viaut venir avant, aura-il le terme de quarante jorz, ne de - trois assisses ? L'en dit qu'il n'aura pas terme qu'il ne soit - forbenniz  ; mès il aura le terme de la dampnacion, c'est assavoir - de trois assisses, que l'en doit molt soffrir et atandre, avant que home - soit livrez à mort ; car molt a grant chose à desfere ce que Dex a - fet, et à fere ce qu'il ne velt fere.

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- § 12. -

- Gefroi de la - Chapele (dist) que li baillis de Orliens fist un - home forbannir por cri et por renomée, que il disoit que il avoit ocis - un home. Et fut semons en sa meson de par le commandement le roi, par - l'espace de quarante jorz ; ne vint, ne n'envoia, ne ne - contremanda, et por ce fust forbenniz, et soffri le forbennissement, - sanz venir avant cinquante anz, ne sanz ce que jostice l'en requist. - Enprès il vient à l'évesque d'Orliens, et dit qu'il estoit de sa - jostice, et cochanz et levanz en sa terre, et voirs ere. Li évesques - fist son poer de rapeler le forbannissement. Et dona droiz qu'il ne sera - pas rapelez por ceu que il n'estoit pas venuz avant por allégier son - priviliége, ne jostice ne l'avoit pas requis ; et fut renduz à - l'évesque ou point où il ere. Li évesques le fist juigier ; et dona - droit qu'il fust panduz.

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- - - - XXXVIII. Comment l'en puet home apeler de plévine. - - -
- § 1. -

Plévine si est quant aucuns dit tex paroles : Je doi à P. vingt - livres, à paier à tel jor ; si vos pri, G., que vos me plévissiez. - P. dit : G., plévissiez-vos ceste home de vingt livres qu'il me - doit ? Et G. dit : Oïl, s'il m'i met. — Et je vos i met. — Et - ge i antre. — Et ge reçoif.

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Enprès, l'en dit : quant li termes est passez, P. doit vanter - (nanter) son plége et prandre dou suen. Et se l'en - demande le suen à recroire, l'en le doit avoir jusqu'à ès nuiz, et as - nuiz l'en doit fere valoir le gage la dete. Et celui gage il doit - garder, s'il velt ; et s'il ne le rant, il le puet vendre et offrir - à celui qui il est, por tant comme il en puet avoir. Et s'il ne le velt - prandre, la vente est ferme.

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- § 2. -

Uns hons dit issi : G. est mis pléges por vingt livres de parisis - que Estiennre me devoit de deus dras verz. Je li ai requis qu'il me - ballast ses nanz, car termes est passez ; ne le vost fere ; si - m'en plaing : car s'il viout dire que ce ne soit voirs, je sui prez - de mostrer et de l'avérer par moi et par garanz, qui en fera ce qu'il - devra.

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Li guaranz vet avant, et tant son gage. G. fet encontre tel ni et tel - deffansse comme il doit, et met ce en ni.

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L'en demande qu'en dit droiz ? Et l'en respont que G. est loisanz de - prendre la prove de lui et de son garant, et de quenoistre que c'est - voir, ou d'escondire par gage de bataille.

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-
- § 3. -

En plévine a bataille quant a passé cinq sols ; ne l'en ne puet - apeler sanz garanz.

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- - - XXXIX. De lédissemenz fez à sergenz et de forfez de celui qui est atornez - au sergent le roi. - - -
- § 1. -

L'en dit ci, que se aucuns équeut à sergant le roi, savoir comment il en - sera provez, et il preigne par prise de sergenterie ?

-

Et l'en respont qu'il en fera enquerre de la chose, et sera amendé par - l'enqueste. Et s'il prant por soi, il ne puet fere, s'il n'a propre - juridiction de seignorie. Et s'il n'a poer ne de semonses ne de prises, - il ne puet prendre fors en la chose où costume le sueffre, comme en son - plége, et an aucunes autres choses.

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-
- § 2. -

Et se l'en le fiert et bat, comme en prison, por acheson dou - servise, ce ira par enqueste. Et se l'en li fet désavenant sanz acheson - dou servise, ce doit aler par la loi de la terre ; fors en cex, - c'est à savoir murtre, larrecin, traïson, homecide, membre tolu, - rat.

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-
- § 3. -

Et en toz les quas où home pert vie et membre, en tel quas n'a point - d'enqueste, fors la loi dou païs.

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- - - XL. Quex choses sont essoines, et comment l'en se doit essoiner. - - -
- § 1. -

D'essoines, et quex choses sont essoines. — L'en demande : se - aucuns vient à son jor, et an ce li ponz rompe, et il ne puet trover - navie, savoir se c'est esoines ? Et l'en dit que oïl.

-

Et se li ponz rompi ainçois que il poist trover passaige aillors, l'en - demende se c'est essoines ? Et l'en dit que non.

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Et se tempeste le prant antre voies, qui le tormente si qu'il ne puisse - aler à son jor : c'est essoines.

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Et se sa fame est morte, et de son fiz, et de sa fille, et de son - frère ; et se fex art sa meson : c'est essoines ; se li - forfez dure ou tens de l'alie ; car il doit sa meson escorre.

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- § 2. -

S'il est pris de guerre, s'il est de contanz hors de trives, et il n'i - ose aler por le péril de ses ennemis : cex choses sont essoines - d'aler en commune besoigne por le commun profit prise de seignor.

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Unes autres essoines sunt por quoi hom ne se doit pas combatre, mès il - doit metre deffendeor por soi : comme se aucuns n'a que un pié et - une main, ou ait aucun membre perdu, par quoi hons ait perdu de sa - vertu : maladie aparissant et non aparissant ; et cele qui - n'est pas aparissant doit estre provée par trois tesmoinz, et par - serement, de voir et de savoir. Et totes ces choses sunt essoines en - aucuns quas ; et en aucuns cas nule essoine n'est receue, s'ele - n'est aparissant.

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- - - XLI. D'apeler home de fet que autrui conoist qu'il a fet. - - -
- § 1. -

Pierres apèle Johen de la mort son frère. Au demoinement dou plet, uns - est pris et conoist qu'il a mort son frère, et en est penduz. L'en demande se Johanz est délivres de la demande que - Pierres li fet ? Et l'en dit que oïl.

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Et s'il eust issit dit, qu'il eust esté en la force et en l'aide, que ses - frères prist mort, et li autres eust queneu le fet, en fust-il délivres -  ? Et l'en dit que non.

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Et eust-il en tel chose bataille ? L'en dit que non ; et - encontre totes proves, et contre toz garanz, n'i eust que le serement - Johen.

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- § 2. -

A totes les foiz que hons conoist chose don ses cors soit livrez à mort, - il délivre totes autres genz de celui fet, fors en ce : qui en sera - sopeceneus, bien se doit escuser de tel fet que il n'en soit - copables.

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- § 3. -

A totes les foiz que home conoist qu'il a fet fet don ses cors soit - dampnez, et l'en demande à autre celui fet, il est délivres. Mès se l'en - li mest sus qu'il fust en force et an l'aide consentierres, il n'en est - pas délivres, ainz s'en doit espurgier.

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- § 4. -

Et se ge di que aucuns tiegne la moe chose, et aucuns viegne avant qui - conoisse qui la tiegne, et il n'ait le vaillant de la chose, sera-il - délivres par tel garant ? L'en dit que non. Et s'il a le vaillant - et plus, l'en dit que oïl, par coi il conoisse qu'il la prist en la - forme que je la demant à celui.

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- § 5. -

Et se celui qui connoît qui tient ma chose, est de la jostice à autre - que de cele à cui je demanderé celui, por ce n'est-il pas qu'il ne soit - de la jostice à celui en quel cort il conoistra le fet.

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- § 6. -

Et se aucuns est sesiz de la moie chose, et je li demant comme à celui - qui la prist, et il amoine garanz qu'il prist cele chose, et qu'il la li - bailla : cil qui amoine le garant est délivres, se li garanz est - soffissanz.

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-
- § 7. -

Et se aucuns m'a vendu aucune chose, et aucuns la m'empeeche, tréré-je - garanz celui qui la m'a vendue, ou se je me deffendré ? L'en dit - que je puis fere lequel que je vodrai.

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- -
- - - XLII. De contremander son jor. - - -
- § 1. -

L'an dit que home puet contremander son jor por essoine, issint qu'il le - doit fere, à savoir avant le jor à la jostice, et le doit fere savoir - avant le jor à son aversaire, si que li juiges et li averseres ne perdent lor besoignes à fere. Et cest contremant doit fere - à un jor, qu'il nommera, segont ce qu'il aura essoine. À celui jor, il - jure sor sainz qu'il avoit essoine droite et loiaus, por quoi il ne puet - aler à ce jor, ne à autre, et nonmera quel essoine. Et se sis essoines - dure plus qu'à celui jor qu'il aura mandé, il puet contremander trois - foiz. Et se s'essoines dure plus que ses trois contremanz montent, il - contremandera son jor, et durera cil contremanz quarante jorz.

-
-
- § 2. -

Et dedanz les quarante jorz, s'il ne viant ou n'anvoie por fere ce qu'il - devra, l'en metra son aversere en sesine, non mie en vroie, mès por la - chose garder. Et s'il ne vient dedanz les trois assisses et dedanz le - quarenteine jor, il sera en veroie sesine. Et dedanz ce, s'il repère por - fere ce qu'il devra, il jurra le serement que nos avons devant - dit ; et enprès les trois essoines, s'il poet mostrer léal essoine - qu'il n'i poet venir, ne envoier, ce l'acuseroit - (l'excuseroit).

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- -
- - - XLIII. Quant sires demande à son sogiet qu'il n'est pas venuz à son - jor. - - -
- § 1. -

Quant sires demande à son home, qui a esté semons, de venir à jor devant - lui, et il li a nié qu'il ne fu pas semons : ci n'a que enqueste, - prove, isint qu'il jurra sor sainz, qu'il n'i fust pas semons, non pas - qu'il ne sot pas la semonse ; et par tant s'en passera.

-
-
- § 2. -

Se ban est criée, ci n'a que serement, qu'il ne le sot, ne ne li fut - dit.

-
-
- § 3. -

Se li sires met sus que l'en s'en soit alé sanz congié, ci n'a que - serement.

-
-
- § 4. -

En ban d'ost a plus que serement.

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-
- § 5. -

Se sires met sus à home, qu'il ait fet en l'éritage sur son - défans : ci n'a que serement. Et se l'en met sus à aucun, qu'il ait - fet sus deffensse, et trois foiz le jurt, en sera-il à l'autre foiz - quites à son serement ? L'en dit que non, ançois ira par enqueste, - car issint ne seroit jamès deffensse gardée.

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-
- § 6. -

A totes les foiz que jostice met sus mise à home de tex quas et d'autres - cas senblables, il s'en passe trois foiz par son serement, et la quarte - non, ainz ira par enqueste.

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- § 7. -

A totes les foiz que sires metra sus à son sogiet, li sogiez - doit offrir ou deffandre qu'il ne l'a pas fet, ou amender.

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- - - XLIV. De quex choses l'en se doit metre en enqueste, et quele cort a - recors. - - -
- § 1. -

De quex choses l'en se doit mestre en anqueste, et quel cort a recors. — - Johanz - de Beaumont dit : Chamberiers de France si esgarda que - l'en doit molt eschiver batailles, et que l'en doit mestre fin ès - plez ; si esgarda un droit qui est communs à toz.

-
-
- § 2. -

Se li rois demande riens à aucun, muebles ne héritages, que l'en ait - pris sor lui, ou que l'en li doie, il gaagne par enqueste ou pert.

-
-
- § 3. -

Se aucuns bat ou fiert sergent le roi, par acheson dou servise, ce n'est - pas par (ce vet par ?) l'enqueste.

-
-
- § 4. -

Nus ne se doit metre en enqueste de ses membres.

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-
- § 5. -

Esqeuse de sergant vet par enqueste.

-
-
- § 6. -

Se aucuns se plaint que l'en l'ait désesi, ou demande la sesine son - père, et li tens que tenue vaut ne soit passez, ce rest - (vet) par enqueste.

-
-
- § 7. -

Se aucuns estranges prent un prison le roi, qu'il aura pris, avoques - autres choses qui sunt le roi, et l'en la li tost : s'est seu par - enqueste.

-
-
- § 8. -

Se l'en fet injure à une poure persone, qui ne puet son droit - porchacier, ne par soi, ne par son avoir, ne par ses amis : tel - chose doit aler par enqueste ; car l'en ne sueffre pas que les - choses à tel périssent qui n'a poer. Et s'il demande forfet don cors - doie périr, ci n'a point d'enqueste, fors issit que li rois doit mestre - an poinne de pénitence et d'avoir, à sa volenté.

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-
- § 9. -

De totes les choses qui sunt déterminées par juigement, et li juigemenz - est niez, ce vet par enqueste.

-
-
- § 10. -

Se mise est fete, et partie en soit niée, ce vet par enqueste.

-
-
- § 11. -

Qui fet chevauchées par armes, et prant, et péçae, ce vet par - enqueste.

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-
- § 12. -

Li rois puet fere par inquisicion de mauvese renomée, issint de cex qui - tiennent les bordeaus, de robeors, de péceors. de mellis, et de cex qui sunt costumiers de fere autres injures ; et de - mestre en poines à sa volenté, sanz dampnement de cors ; car bone - foi ne suefre pas : se aucuns est cremuz par sa cruauté ou par son - ostrage, por ce ne doit pas remanoir que l'en ne preigne vengance ; - par deus resons doit l'en ce fere...

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-
- § 13. -

Cil doit fere enqueste qui la siet fere ; et doit l'en demander sor - toz les articles de la querele, et ne puet l'en riens dire contre les - tesmoinz là présens.

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- § 14. -

Genz qui sont pris à présan forfet, et amené présantement à jotice, vet - par enqueste, s'il le nie... Por ce que malice ne croisse, et por ce que - l'en doit vengier les torfez que l'en fet à esciantLes mots - Por ce que..... à esciant, semblent devoir être - rapportés à la fin du § 12 ci-dessus..

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- § 15. -

Or demande l'en, se de tel chose puet nestre bataille ? Et l'en dit - que non ; car quant li principaus vet par anqueste, ce qui en sit - et qui est joint, doit aler par enqueste.

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- § 16. -

L'an dit ci : Bone cort doit avoir recort. Recort si est à savoir - les paroles qui sunt dites devant le juige, quant eles sunt niées. - Recort n'est mie solemant sur la jostice, mès sor cex qui sunt au - juigement, en l'ore où la parole est dite don est li contenz. Et recort - doit estre en bones gens, tex qui soient créables de la querele.

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- -
- - - XLV. Des forfez que li rois met sus ses sogiez. - - -
- § 1. -

Li rois met sus à un home que il a ocis un autre ; si vuelt qu'il - soit puniz. A ce il respont : Comme nus riens ne me demande, fors - vos qui estes jostice, je ne vos en respondré, se droiz n'est, comme - l'en ne doie pas respondre à tel fet, quant nus ne s'en plaint fors - vos.

-

L'en demande qu'en dit droiz ? Et l'en respont : Comme tex hom - com li morz ait enfanz, ou nevoz ou paranz prucheins, et aient poer de - vengier leur ami, la demande est leur, non pas au seigneur ; mès se - li hons, ou la feme qui ocise sera, n'a paranz ne ami qui l'en puisse - vengier, li rois puet demander et metre en poine, c'est, segont ce qu'il - aprandra, son dampnement dou cors.

-

Enten que nus n'est dampnez par enqueste, se il ne s'i met. - Et li rois doit fere amender toz les torzfez de sa terre, por ce que - l'en n'ait matière de fere torzfez.

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-
- § 2. -

Li rois demande à Pierre qui a batu G., s'il viaut qu'il li - amende ; ou qui li a tolu le sien, ou décirié sa robe, ou fet - domage de ses biens, ou batu dedanz jor, ou batu en la voie de la cort. - L'en demande se l'en li respondra, quant cil ne se plaint ? L'en - dit que non, puisque cil est en vie, à qui l'en dit que li forfez fu - fez.

-
-
- § 3. -

Li rois met sus à un home que il ne fu pas à son jor ; si velt - qu'il l'ament ; ou qui ne fu pas au larron pandre où il devoit - aler ; ou qu'il ne fut mie au guet où il fut semons : et l'en - respont que li rois aura sa prove, qu'il ne fu pas semons ; ou il - sera défaillanz.

-
-
- § 4. -

Li rois met sus à un home que il ne ala pas en l'ost où il devoit - aler ; il dit que il fut ; (ou) qui s'en vint - sanz congié. Et l'en dit que tex chose doit aler en enqueste.

-
-
- § 5. -

Li rois dit à un home qu'il emporte le droit de sa cort. Et tel chose - doit aler par le recort de sa cort.

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- § 6. -

Quant sires praut de son sogiet par aucun cas, et il i afiert recréance, - li sires doit recroire, et li sogiez doit paier les despans, se despans - i a por la prise, juque la querele soit déterminée. Et se li sires a - tort, il doit paier les despans et les domages.

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- -
- - - XLVI. Quex choses portent recréance, et quex non. - - -
- § 1. -

Quex choses portent recréance et quel non. — Recréance si fut por molt - grant bien establie, por ce que cil qui prennent les choses as genz sanz - jotice, n'an fusent en sesine, jusque l'en seust la vérité de la - chose.

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-
- § 2. -

Uns hom me doit deniers ; je praing dou sien, porce que li termes - est passés ; il requiert au prévost que il li face sa chose rendre - ou recroire : et l'en dit que tel chose porte rendre, non - recroire.

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-
- § 3. -

Je praing de mon pleige ; il requiert estre establiz en sa - chose : l'en dit que l'en li doit recroire.

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- § 4. -

Qui prant an son forfet, tel chose porte recréance.

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- § 5. -

A totes les foiz que aucuns prendra sanz ce qu'il soit - coneuz de la chose, et qu'ele soit déterminée........

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- § 6. -

Ausit est del juige, s'il prant la moie chose, fors en la chose - juigée.

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- § 7. -

Issint, se aucune chose est ajuigie moie, tel chose ne porte pas - recréance.

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- -
- - - XLVII. Quex choses l'en puet prandre sans jostice, et quel non. - - -
- § 1. -

Quel chose l'en puet prandre sanz jostice, et quel non. — Je puis - prandre de mon plége sanz jotice, segont le droit que l'en use en mainz - poïs.

-
-
- § 2. -

Se beste à quatre piez me domage, ou oisel privé, et je le trueve - présentement, je puis prandre la beste et l'oissel por mon domage.

-
-
- § 3. -

La chose que li ons aura sor soi, puis-je prandre por mon domage, ou - l'ome prandre ou amener à la jostice. Et s'il n'en sont pris en présant, - non.

-
-
- § 4. -

Et se aucuns te doit deniers, puez-tu prandre le sien ? Non, tot - soit li termes passez.

-
-
- § 5. -

Et se aucuns a acheté de mes danrées, et eles soient mesurées en la - place, comme vin, uille ou tel marcheandie que l'en ne puet reprandre - arrières sanz grant empirement, puis-je prandre le sien, s'il ne viaut - paier ? L'en dit que oïl, et celes choses qui sont iqui présentes - por acheson de la marcheandisse ; autrement non.

-

Et se la marcheandisse s'en est alée sanz mon congié, et il ne me voille - poïer, puis-je la siure et prandre ? L'en dit que non sanz - jostice.

-
-
- § 6. -

Ne l'en ne puet cors d'ome prandre por forfet, tant com sa chose vaut le - forfet.

-
-
- § 7. -

Je puis prandre larron, omecide, murtrier, robeor, raviseor de fames, - péceor de chemins, forbenniz ; mès quant les aurai pris, je les doi - mener à lor jostice.

-
- -
- - - - XLVIII. Se home ou beste a quatre piez fet domage. - - -
- § 1. -

Se home ou beste à quatre piez fet domage, premièrement l'en doit savoir - la manière comment l'en fet domage ; se l'en le fet à esciant, ou - sanz esciant.

-
-
- § 2. -

Uns fet sa meson lez la moie, et fet un célier, et ne me semont pas que - j'apoie ma meson, et par le croiz, ma meson font : amendera-il ma - meson  ? Et l'en dit qu'il a devision en tel chose ; car se il - fist sa meson si comme il la dut fere, et li autres le sot, et il ne - vost apoier sa meson  : s'il i ot domage, siens set, et se issit - foloie, que sis voisins riens n'en sot, et fist ce celéement : il - est aparissant qu'il vost le domage, et il est tenuz, quant il garder - l'an pot por fere li savoir.

-
-
- § 3. -

Et se il a sa pile en sa meson à batre tan, et mis vins en torne, et mis - murs en dépièce, et mes autres choses en périssent : amendera-le - m'il ? Se ta chose qui ne puet estre remuée en périst, comme meson - et adefice, il amendera. Et la chose qui puet estre remuée, comme vin et - blé, et oille, en tel chose il n'est pas tenuz.

-
-
- § 4. -

Et s'il prant mon vin à mener, et mis vins s'en vet, - amendera-le-il ? Se la cherrete versse, ou se li fonz do tonel - s'envole par trop aler d'aïr, il le m'amendera ; mès s'il vet si - comme prodome doit alier, et fet ce que prodome doit fere, il n'i est - mie tenuz.

-
-
- § 5. -

Et se aucuns se fet mestres d'afetier ma chose, et no (sache -  ?) sa chose fere, et je i aie domage, il m'amendera le - domage que je i auré.

-
-
- § 6. -

Et se aucuns me fet domage non à esciant, il le m'amendera en la forme - davant dite ; car tel chose pas por oster acheson que l'en ne face - domage.

-
-
- § 7. -

Et se tu fés une fosse en ta place, qui n'est pas close, et ma beste i - chiée, i es-tu tenuz ? Et l'en respont : Se la place est huée - à aler, tu i es tenuz ; et se non, non ; jà soit ce que l'en - demende que l'en doit clorre tel chose.

-
-
- § 8. -

Et se ma cherrete est à une part de la voie, et tu la brises à ta cherrete, cil i est tenuz, se il le puet achever - (esquiver) ; car tot ai-ge enpétrée la voie, tu - n'en dois pas prendre vengance.

-
-
- § 9. -

Et se mis chevaus vet la voie, et je sui desus, et nos aillem si com - l'en doit aler, et li chevaus tut ou mehaingt un home, i sui-je - tenuz ? non, mès li chevaus ; mès se tu aloies désordenéement, - et an ce fust fet, tu seroies tenuz ; car il seroit aparissant - qu'il seroit fet par ton ostrage.

-
-
- § 10. -

Et se ton cheval ou ta beste, ton buef, ta vaiche, tes truies, me font - domage, i es-tu tenuz ? Nenil, s'a ne l'a fet par ma négligence ou - par mauvèse garde ; mès la beste i est tenue ; car l'en doit - bien garder tex bestes, qui sont truies, et metre i grant diligence.

-
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- § 11. -

A totes les foiz que beste en quatre piez fet dommage, ou oissel privé, - an issant hors, de ce, qu'an doit fere sanz la cope son seignor ? - La beste ou li oisiaus privez i sont tenuz ; et se la colpe au - seignor passe le quas, li sires i est tenuz.

-
-
- § 12. -

Et se ge me plaing de mon domage, et il me soit niez, et veue en soit, - et je l'ofre à prover par moi et par garanz, en seré-je oïz ? Et - l'en dit que oïl, en tex choses jà, et en tex, non : non à forfez - que ne sont pas movables, comme adefices, et quant l'en fet rafos par - quoi ele chiée  ; et en tel chose n'a que la prove à l'oil ; - an autres choses, comme à prandre et ravir choses, en tex choses puet - avoir batailles, quant tel mot i sont mis par quoi bataille i soit.

-
- -
- - - XLIX. De maus renomezVoy. Dig. lib. 3, tit. 2, § 1, frag. 1 ; - De his qui notantur infamia.. - - -
- § 1. -

Les paroles Johan de Beaumont sont teles :

-

Cil est mal renomez, qui pour aucune mauvesté s'en vint de l'ost le roi -  ;

-

Et li bordelier, et li larron, et li toleor, et li tricheor ;

-

Et cil qui ovrent de boisdie ;

-

Et cex qui ovrent mauvèsement de bail ;

-

Et feme qui prant home que ses sires het de mort, segont droit ;

-

Baillif qui fet tot (tort) apenséement, et qui - prant loer por droit fere, et baillif qui est hors de baillie par son - forfet ;

-

Cil qui ovre de son privilége fausement ;

-

Chevaliers qui est désordrenz ;

-

Avotres et avotresse ;

-

Truanz, travailleors de genz à cort ;

-

Cil qui traïst celui à cui il doit aidier ;

-

Omecide, traïtor, murtrier, aforceors de femes ;

-

Qui tost membre, qui fet sanc et chaable ;

-

Procurator, curator, tutor, avoquat, s'il ne font en la chose ce que il - doivent.

-
-
- § 2. -

Sont mau renommé :

-

Cil qui demende chose que l'en ne li doit mie, parjur, - foi-mentie ;

-

Et cil qui prant feme mariée par tricherie ;

-

Fille ou filz qui est ou poer son père, et se marie sanz son - congié ;

-

Cil qui prant la feme à autre ;

-

Arbitre qui prant loer ;

-

Cele est mau renomée qui fet son mari de celui qui ne l'est - pas ;

-

Qui decet l'éguiée en (est) maux renomez ;

-

Faus témoinz maux renomez.

-
- -
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-
+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 19 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

+
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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

+
+ + + + + + + + + + + +
+ + Mise à jour du fichier + Création du fichier + +
+ + + LI DIX-NEUVIESMES LIVRES + + + LI DIX-NEUVIESMES LIVRES + + + + I. Comment l'en doit apeler home de larrecin. + + +
+ § 1. +

Uns hons dit que un autre li a enblé un cheval, et l'en a veu sési, qui + bien valoit cent sols, et l'anmena ; et s'il viaut dire que ce ne + soit voirs, il est prez de mostrer et de l'avérer que ce est voirs, si + comme la cort agardera que il fere le doie. A ce l'on li respont : + comme il ne die pas qu'il sache ce de voir ne de savoir, l'en ne li + viaut respondre à tel demende, se droit n'est. Et droiz dit qu'il i doit + respondre, com, se la chose fust prise apertement, ce ne fut pas + larrecin, mès manière de larrecin, ansint comme ravissement.

+
+
+ § 2. +

Autre qui apèle autre de larrecin, n'i doit pas metre le voir ne le + savoir. Car qui apèle autre de larrecin, assez i mest que de son cors. + Et quiconques apèlera autre de larrecin, et dira de quoi, et est sa + persone nécessere : ou cil conoistra le larrecin, ou il s'en + deffendra vers l'autre par gage de bataille.

+
+
+ § 3. +

Uns si apela un autre, et dist que il estoit lierres, et estoit prez de + mostrer, s'il le voloit nier. Cil fist encontre tel ni comme il dut. Et + l'an dit que an tel chose n'a point de gage, comme l'en n'i voie pas + chose de quoi.

+
+ +
+ + + II. D'omecide, et comment l'en en doit apeler. + + +
+ § 1. +

Uns si dist issint : Gautier féri mon frère d'un baston, dun il + prist mort, et ce je vi ; et s'il viaut dire que il ne soit issi, + je sui prez dou montrer et de l'avérer. Li autres respont que de ce ne + fist-il riens, et fet tel ni com il doit. Et l'en dit, que + selonc la parole et selon la responsse, qu'il i a bataille.

+
+
+ § 2. +

Et se aucuns apèle aucun de la mort d'un home, qui ne soit pas trovez, + l'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que ce n'est pas + demende, cum nus n'est pas veuz morz, s'il n'est veuz morz, ou s'il + n'est veuz morir.

+

Cil est bien veuz morir qui est getez en Loire, et n'est pas trovez.

+
+
+ § 3. +

Totes les foiz que hons est morz, et a cos et a colées, dom il a pris + mort, cil qui ont ce fet sont homecide. Et l'en puet apeler de larrecin, + de murtre, sanz i metre ne voir ne savoir ; de t raïson, + ausit ; d'omecide, non.

+
+
+ § 4. +

Johen de + Beaumont dit que chanpions loiez, prové de tel chose, ne puet + home apelier à gage de bataille an nul quas, si n'est por chanpion loeiz + por sa deffansse ; car la poine de sa mauvese vie le doit bien en + ce punir.

+
+ +
+ + + III. Comment l'en doit apeler home d'omecide. + + +
+

Cist titres dit issit comment l'en doit apeler d'omicide.

+
+
+ § 1. +

Uns si dit issi : Cel home ocist Robert, son frère, et dona cos et + colées, don il prist mort ; et an tel tens, n'a pas quatre + mois ; et ce je vi ; s'il le conoist, biau m'en est ; + s'il le nie, je sui prez dou mostrer et de l'avérer en chanp et par + bataille, si comme je devrai, et cil qui vit ce.

+

Et li autres respont : Je faz encontre tel ni et tel deffanse comme + je doi. Droit dit que li copables est loisanz de prendre la prueve de + lui, et de quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage de + bataille. Et fera se li corpables, si comme juigement le aporte, comm + home qui a son essoine.

+

Or dit li demenderres qu'il ne veaut pas qu'il se change, por ce qu'il ne + mist au commoincement l'esoine, tote soit-ele paranz. Et li copables dit + que tot ne le meist-il au commoincement, et il le mist en l'ore que + juigemenz la aporte, que ce fust assez. L'en demende qu'en dit + droiz ? Et l'en dit que bien puet mestre s'esoine avant et + enprès ; et s'il est paranz, il se puet changier.

+

Enten que nus ne se puet changier d'essoine, se ele n'est + paranz, des quas don li cors sont dampnable, c'est à savoir de murtre, + d'omecide, de traïson, de larrecin, de rat. Et nus ne puet autre apeler + d'omecide, s'il n'i met le voier ; ne nus n'en est oïz, s'il ne + taint au mort de lignage, ou s'ele n'est sa fame esposée.

+
+ +
+ + + IV. Comment l'en doit apeler home de traïson et d'omecide. + + +
+ § 1. +

Uns dit issint : Pierres assailli mon frère, et nuitantre, si comme + il aloit sa voie comme prodom en sa besoigne, à tel jor, et l'ocist en + traïson ; et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez dou + mostrer et de l'avérer contre son cors, qu'il est issi ; et je le + di comme hom qui a son essoine. Li autres respont : Et je sui prez + de fere encontre tel ni et tel deffansse comme je doi, comme home qui a + son essoine. Droiz dit qu'il se conbatront ensenble, s'il ne puent + mostrer asoine parant. Et s'il puent mostrer essoine parant, chescuns se + changera, et aura avoé.

+

Antant que en apiau de murtre n'a point de consoil. Et qui apèle de + murtre, si doit dire la parole par quoi li murtre i soit. Et murtre si + est, quant home est ocis nuitantrée, por quoi il ne viegne apenséement à + la meslée, ou en trives, ou an agait de chemin, ou eu menière que il ne + voie le cop venir, ou quant il est si sorpris que il n'a poer de soi + deffendre. Et si sofist que l'on n'i meste le voer ne le savoir.

+
+
+ § 2. +

Or demende l'en se l'en puet apeler autre de murtre, s'il n'est paranz + au mort ? Et l'en dit que nenil, hom (ou) s'il n'a sa + feme esposée.

+
+ +
+ + + V. De traïson, et comment l'en en doit apeler. + + +
+ § 1. +

Uns hons apèle un autre de traïson, et dit issit : P. m'a féru et + batu, et dedanz trives que je avoie à lui, dont je di qu'il est + traïtres ; et s'il veaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de + mostrer et de l'avérier, si comme je devroi. Li autres fet encontre tel + ni et tel deffansse comme il doit. Et droit dit que en ceste chose a + gage de bataille, s'il i a sanc ou chable.

+
+
+ § 2. +

Or demende l'en se l'en apèle de traïson, et l'an ne monstre + cause de forfet, se l'an i doit respondre ? Et l'an dit que + non.

+
+
+ § 3. +

Nuitantre fere forfet est traïson, trive anfrete est traïson ; + férir, et l'en ne voie pas le venir ; férir, sanz deffier, et de si + près que l'en ne se puisse destorner.

+
+ +
+ + + VI. Comment l'en doit apeler de murtre. + + +
+ § 1. +

Uns hons si dit que uns autres a ocis un sien coisin an murtre, issint + qu'il le féri par derière dou costel, si que ne vit pas le venir ; + et de ce cop il mori : don il l'apèle murtrier, et l'offre à prover + et à avérer. Li autres fet encontre ce qu'il doit. Et l'en dit que en + tex paroles a bataille de murtre : car home qui est féruz de cop + que il ne voit venir, tel cop i met traïson, s'il n'est en + deffiance ; et traïson et homecide mellé ensenble fet murtre.

+
+
+ § 2. +

Uns apèle un autre de murtre, et dit qu'il ocist, et li dona le cop don + il prist mort. Li autres dit encontre qu'à ce ne viaut-il pas respondre, + comme, par la conoissance de la parole meismes, n'i a point de murtre. + L'en demende qu'en dit droit ? Et l'en respont qu'il ne respondra + pas comme à murtre, mès il respondra comme à homecide.

+

(Homicide) fet nuitantre fet murtre. Et totes traïsons + mellées à homecide fet le murtre. Ne murtre n'est pas s'il n'est + fez.

+
+ +
+ + + VII. Comment l'en doit apeler de rat. + + +
+ § 1. +

De rat. — Rat est gésir à feme à force ; ne nus ne puet apeler + home, se la feme, (de) son cors, ne l'an apèle.

+
+
+ § 2. +

Une feme dit issi : Renaut a géu à moi à force, à tel jor, en tel + leu ; et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de + monstrer et de l'avérer comme feme. Et cil fet encontre tel ni et tel + deffansse comme il doit, que il ne le fist pas. Et l'en dit que en tex + paroles a bataille, et que la feme puet doner s'avoerie à aucun, qui ce + prove par lui porquoi il ne soit loiz.

+
+
+ § 3. +

Et totes les foiz que l'en voint le poer de la feme par le sien poer, et + en cele foibleté gist l'en à li, c'est force. Et de tex choses nessent + batailles, se cil qui fet le fet ne le viaut conoistre.

+
+ +
+ + + + VIII. Comment l'en doit apeler home de rat + + +
+ § 1. +

Comment l'en doit apeler home de rat. — Marie dit issi devant le + juige : Je me plain de G..., qui vint à moi en une meson où je + estoie, et just à force à moi charnelment, et fist tel force que sis + poers venqui le mien, à tel jor. Et s'il viaut dire que ne m'oit ce fet, + et à force, je sui prez do mostrer et de l'avérer comme je doi. Et cil + fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. Et droiz dit qu'il + est loisanz de prendre la prove à la feme, et dire que c'est voirs, ou + d'escondire par gage de bataille. Cil l'esconduit, si comme juigement le + aporte, comme home qui a essoine.

+

Or dit l'en que la feme se puet changier, et mestre avoié por soi : + car costume est que fame ne se doit pas conbatre. Et cil se puet + changier, s'il mostre essoine parant.

+

Antant que nus ne puet apeler autre de rat, se n'est li cors de la feme à + qui le mesfet aura esté fet. Et qu'il (ne) mostre s'essoine + an leu ou en tens, il ne se puet changier, tot l'ait-il.

+
+
+ § 2. +

Qui apèle de rat doit metre en sa demende le leu et le tens, ou il n'i a + pas gage.

+
+
+ § 3. +

Cil qui apèle de mahing, si doit metre le jor et le leu que il fut + fez.

+
+ +
+ + + IX. Comment l'en doit apeler de membre tolu + + +
+ § 1. +

De membre tolu. — Un home dit issint : Johen m'a copé le poing + d'une espée, don je sui mahignez à tort ; s'il le me conoist, biau + m'en est ; s'il le nie, prez sui do mostrer et de l'avérer ; + et vez-ci li mahaing apertement. Johan respont, et dit qu'il no fist + pas, et en offre à fere tel ni et tel deffansse comme il doit. Et droiz + dit qu'il a bataille. Or demende l'en, por ce qu'il n'a pas dit, si com + il doit ; et juigement est fez, s'il se puet changier ? Et + l'en dit que non, segont les moz. Et s'il eust mis « si com je + doz » il se puet changier.

+
+
+ § 2. +

Mahing si est poing copé, doi copé, pié copé, manbre brisié qui ne pot + renoier, ouil crievé, oreille copée, nés copé.

+
+
+ § 3. +

Et totes bleceures dont l'en pert la force de son cors et de + ses membres, et de totes ces choses devant dites, donc sanc ist, et + mahen, nessent batailles, parquoi cil voille qui demande, se cil à qui + l'en demende ne conoist le fet, ou s'il ne se deffant. Et de ces choses + puet l'en apeler sanz garanz : car li forfez, qui apert, est + garanz.

+
+ +
+ + + X. Comment l'en doit apeler de roberie + + +
+ § 1. +

De roberie. — Roberie si est quant aucuns agarde por tolir les choses à + aucun marcheant, ou antrer en aucune meson de nuiz, à force et sanz + force, por porter en les choses de l'ostel.

+
+
+ § 2. +

Uns dit issit : Je aloie mon chemin ; Phelipes m'asailli en mi + le chemin, et me toli mes deniers que je portoie, à tel jor, comme + roberres. S'il le conoist, biau m'en est ; s'il le nie, prez sui de + mostrer et de l'avérer contre son cors. Phelippes nie ; et fet + encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. L'en demende qu'en dit + droit ? Et l'en dit que tex moz font bataille.

+
+
+ § 3. +

Or demende l'en se il disoit que il eust assailli, sanz plus, et ne eust + riens dou sien, et autre chose ne li eust fet, se de tex moz nestroit + bataille, tot n'i eit il roberie ? Et l'en dit que non : car + il n'i a pas chose porquoi il i eust bataille.

+
+ +
+ + + XI. Comment l'en doit apeler de roberie + + +
+ § 1. +

Comment l'en doit apeler home de roberie. — Roberie si est quant l'en + antre en la meson à un prodome par sostif engin, de nuiz ou de jorz, et + l'en enporte le sien ostre son grié, et l'en cèle ce que l'en enporte. + Aguet de chemin est roberie, soit aperte, soit repote.

+
+
+ § 2. +

Uns dit issit : Gautier vint en ma meson, à tel jor, et l'ovri par + sotif engin, et enporta la moie chose, une chape, en roberie, et à + force, et de nuiz. Et s'il viust dire que ce ne soit voirs, je le sui + prez de mostrer et d'avérer contre son cors, si com je doi, comme cil + qui le vit. Li copables fet encontre tel ni et tel deffense com il doit. + L'en demende qu'en dit droiz. Et l'en respont que li copables est + laisanz de prandre la prove, et de conoistre que c'est + voirs, ou d'escondire par gage de bataille.

+
+
+ § 3. +

Uns autres bons si dit issit : Cil hom vint am ma meson, et prist + la moie chose, sanz mon seu, tel chose, et o roberie, à tort. Et s'il + nie que ce ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de l'avérer. Et li + copables respont : Com cil ne die mie de savoir ne de voer, et la + demende atoche à dampnement de cors, ne ne die mie qu'il m'ait veu sési + de la chose qu'il me met sus que j'é robée, par quoi je ne li voil + respondre, se droiz n'est ; partant, m'en voil passer ; et se + partant ne m'en past, plus en dirai, tant que tort ne m'en prendra. L'en + demende qu'an dit droiz ? Et l'en dit que il n'est pas tenuz à + respondre à sa demende, comme cele qui ne fet mie qu'il soit certains en + nule chose de la demende qu'il fet.

+

Enten que deux manières de roberie sont : aperte et repote. Qui velt + prover, si doit dire le voir et le savoir. De la reposte ne conviant pas + dire le voir ne le savoir, fors en une menière, que il est veu sési de + la roberie : de tant est assez.

+
+ +
+ + + XII. Comment l'en doit apeler de sanc et de chable + + +
+ § 1. +

De sanc et de chable puet home apeler sanz garanz.

+
+
+ § 2. +

Tierri, uns hons, si dit : Gaubert m'a fet lédure, et m'a fet + sanc ; et s'il velt nier que ce ne soit voirs, prez sui de mostrer + et de l'avérer vers lui, que c'est voirs, et à tel jor. Et li autres fet + encontre tel ni comme il doit et tel deffansse. Et l'en dit que li + juigeor doivent regarder le sanc, et dun il est : car s'il est de + plaie don cuer soit crevez, et sanc issuz, l'en puet juigier + bataille ; et s'il est de boche ou de nés, il n'i a point de + bataille.

+
+
+ § 3. +

Tot ausi doit l'en user de chable. Et chable n'est pas s'il ne part. Et + de tel quas nul ne doit juigier, fors à la vue de l'oil. Chables si est + cop blef qui part, don cuir n'est pas crevez ; boce de cop que l'an + donne.

+
+ +
+ + + + XIII. Comment l'en puet home apeler de servage. + + +
+ § 1. +

De serf, et comment l'en puet home apeler de servage. — Comment cil qui + sont home à aucun, à rendre serf servise, et qui les cors sont et + lavoirs, sanz fere au cors désavenant. — Uns hons apèle un autre de + servage, et dit aissint : Gaubert est mis sers, par la reson de son + père et de sa mère, qui fut ma serve et mis sers, et m'ont rendu li serf + servise ; et s'il velt dire que ce ne soit voirs, je sui près del + prover et de l'avérer par moi et par home del lignage, qui le mostrera + si comme il devra. Gaubert fet encontre tel ni et tel deffensse comme il + doit. L'en demende qu'an dit droit ? Et droiz dit que Gaubert est + loisanz de prandre la prove de lui et de son guarant, et de mostrer que + c'est voirs ou d'escondire par gage de bataille. Car nus ne puet apeler + home de servage, s'i ne l'apèle par son cors, ou par home del lignage. + Car servage est si granz crimes, que quant hons est sers, il pert le + poer de soi et de ses choses, et est donez à autrui.

+
+ +
+ + + XIV. Comment l'en puet apeler de larrecin. + + +
+ § 1. +

Comment l'en puet apeler home de larrecin — Premièrement, l'en doit + apeler home de larrecin sanz voier et sanz savoir, que c'est une chose + que l'en fet plus en celé que à veu de genz ; et por ce ne remoint + pas que l'en ne sueffre forfet vengier ; et l'en ne puet vengier se + ce n'est fet en ceste forme.

+
+
+ § 2. +

Uns hons si dit issi : Gaubert m'a enblié un mien cheval an + larrecin, et l'enmena sanz mon seu et sanz mon veu, à tel jor ; et + l'an vit sési, et ert ce cheval pomelez. Et s'il velt dire que ce ne + soit voirs, prez sui de mostrer et de l'avérer comme je devrai. Et li + autres fet encontre tel ni et tel deffensse comme il doit. Et droiz si + dit qu'il est en chois au copable de prandre la prove, ou d'escondire + par gage de bataille.

+
+
+ § 3. +

Li demenderres l'offre à prover, si comme juigement l'aporte, comme home + qui a son essoine ; et li corpables l'offre à deffandre, si comme + juigement l'aporte.

+

L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que c'il + se puet changier, qui mist son essoine avant, s'il a essoine parant, tot + die li corpables qui ne se puet changier, por ce qu'il ne mist son + essoine ou commoincement. Car li copables poist user de cesti droit + moismes, s'il eust nomé son essoine, est-il droiz que sis averseres en + use contre lui.

+

Entant que l'en puet apeler home de larrecin par garant. Et dou larrecin + apert puet l'en ausit apeler home : si comme aucuns m'enbloit ma + chose, et je le veisse, si tel larrecins est larrecins apert.

+
+
+ § 4. +

Or demende l'en se je demende à aucun ma chose qui m'aura esté + enblée ? Et l'en dit que je l'aurai, par prove de bons tesmoinz que + la chose fust moie, se cil ne dit qui tient la chose de par moi par + droite cause, et ce offre à prover contre moi, et die issit : Ceste + chose je tieng de vos, et par vostre grié, par tel reson ; et ni + moult bien le larrecin, et sui prez de mostrer que c'est voirs, ou + deffandre de larrecin. Et droiz dit que an tel chose si a gage, ausit + comme de larrecin : car quant aucuns dit que la chose est enblée, + et cil dit qui la tient de lui par droite cause, an tel chose a gage de + larrecin.

+
+ +
+ + + XV. De la division de sanc et de chable, et comment l'en en puet + apeler. + + +
+ § 1. +

Sanc si est quant cuers est crevez, et sanc en ist. Sanc n'est pas dit + de boche ne de nés, se il n'i a dant brisé ou nez brisié.

+
+
+ § 2. +

Un home dit issint : Tel home m'a fet tel lédissement, com vos + poiez voir, don cuers est crevez et sanc issu. Et s'il viaut dire que ce + ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de l'avérer si comme je + devré ; et à tel jor. Cil fet encontre tel ni et tel deffansse + comme il doit. L'en demende qu'an dit droit ? Et l'en respont que + li copables est loisanz de prandre la prove de celui qui demende, ou + d'escondire par gage de bataille.

+
+
+ § 3. +

L'en puet apeler home de sanc, sanz garanz : car li sans est garanz + à celui à cui l'en le fet. De ce est tele manière que l'en puet apeler + de sanc, en tele manière puet l'en apeler de chable.

+
+
+ § 4. +

Chables est cos qui part antre cuir et char, quant cos est abletiz, don + sanc n'est pas issuz.

+
+ +
+ + + + XVI. De la division de férir sanz fere sanc, et comment l'en en puet + apeler. + + +
+ § 1. +

Coment l'en puet home apeler de férir sanz sanc et sanz chaable. — Férir + si est une manière de chose où il n'a sanc ne dépéceure : comme + férir de paume, de poing, de pié, d'aucun des mambres.

+
+
+ § 2. +

Uns hom apèle un autre, qu'il l'a féru, et l'offre à prover par soi et + par garanz. Et li copables fet encontre tel ni et tel deffanse comme il + doit. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que ce doit + aler à prove, que en tel chose n'a point de gage ; et li chois de + la prove est à celui à qui l'en demande de fere la ou de prandre la + celui qui l'en demende. Car si poi de forfet ne convient pas que + bataille nesse.

+
+
+ § 3. +

Comment l'en doit ataindre home de coicierVoy. tit. 21 + ci-dessous..

+
+ +
+ + + XVII. De espandre ordure. + + +
+ § 1. +

Vilaine ordure si est mesfez, quant l'en l'espant outre reson. Vileine + ordure si est chose si puant par coi li airs est corronpuz ; et qui + autrement ne le puet fere, se l'en le doit oster d'ui à demain.

+
+
+ § 2. +

Qui giète ordure sor home, s'il le doit amender.

+
+
+ § 3. +

L'en demende se l'en a gitié ordure sor un home, s'il i a point de gage +  ? Et l'en respont : se un pou d'ordure est getée, et ne face + sanc, ne plaie, ne mahing, ne domage que de cinq sols, ci n'a point de + gage ; ains est li chois de la prove à celui à qui l'en demende. + Mès se ordure est gitée grant, qui face domage grant, ou plaie, ou boce, + qui face domage grant, en tel chose a gage.

+
+
+ § 4. +

L'en a aucion contre celui qui estoit en la meson, et ne puet l'en + ausint apeler home.

+
+
+ § 5. +

Pierre a gitié sor moi tele ordure, don il m'a fet tel lédissement, et + tel domage de dix sols ; et ce vi. Et s'il viot dire que ce ne soit + voirs, je sui prez de motrer et de l'avérer com [je devrai. Et + Pierre] fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. + Et l'en dit que Pierre est loisanz de prendre la prove de + lui, et de quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par bataille.

+
+
+ § 5. +

De domage l'en ne puet apeler sanz garanz, et par garanz, si.

+
+ +
+ + + XVIII. Comment l'en apèle de larrecin et de traïson. + + +
+ § 1. +

Larrecin et traïson puent estre apelé ensenble, si comme serjant enble + les choses son seignor, qu'il doit garder. Et an queconz manière aucun + s'otroit les choses qu'il doit garder, ce est larrecin et traïson.

+
+
+ § 2. +

Uns hons si dit : J'evoie mis berbiz que Robert devoit garder, et + les vendi à tel jor : si requier qu'il me rende la value de mes + choses, ou mes choses. Robert dit qu'il ne's a pas vendues, ainz sont + perdues sanz sa colpe. A ce lui demendierre dit : Comme il set + qu'il a ce fet, et il le cèle, il est lerres et traïtres : lierres + de sa chose qu'il li sostret ; traïtres de ce qu'il li devoit + garder. Et ce il offre à prover et à motrer contre son cors, ou par + garant, comme de voer et de savoir ; et vit la vente fere, et les + deniers recevoir. Et li autres fet encontre tel ni et tel deffanse comme + il doit. Et l'en respont que (de) tex moz (ne) + nest pas bataille de larrecin et de traïson ; contre lou savoir, ou + contre son garant, s'il ne se velt tenir à lor prove.....

+
+
+ § 3. +

A totes les foiz que aucuns qui garde la chose, et la sotret, et anprès + la cèle, c'est larrecin et traïson.

+
+ +
+ + + XIX. Comment l'en apèle home de traïson purement. + + +
+ § 1. +

Comment l'en puet et doit apeler home de traïson. — Traïson si est quant + l'en asaut home dedanz trive, et li cos pert ; quant l'en fiert + home, et l'en ne voit mie le cop venir. Traïson si est nuit entrée. + Traïson si est quant l'en sorprant home, et l'en le fiert, si qu'il ne + se puet deffendre.

+
+
+ § 2. +

Uns hons dit issi : Cil homes m'a féru à tort do costel, en + traïson, et m'a fet tiel plaie ; et ne vi pas le cop venir ; + et sui prez de mostrer et de l'avérer contre son cors, si comme je doi. + Cil fet encontre tel ni et tel deffense comme il doit. Et droit dit que + ci a bataille, qu'il ne velt croire le demendeor par son serement.

+
+
+ § 3. +

En totes les manières que l'en apèle home de traïson, si + doit l'en dire comment la traïson i est : car por dire traïson, + s'il ne dit comment elle i est, tel demende ne vaut riens. Et se uns + apèle autre qu'il ait féru en traïson, et il dient qu'il puet bien férir + au cop qui n'a point de traïson.

+
+
+ § 4. +

Traïson n'est pas, s'ele n'est si sotive que ce soit que l'en ne se + puisse garder dou cop, ne ne puet.

+
+ +
+ + + XX. Comment l'en apèle home de maïng. + + +
+ § 1. +

Comment l'en puet home apeler de mailing. — Mahing si est quant home a + perdu pié, poing, oil, nés, auroilles, ou aucun de ses membres dou pié + ou de la main. Et de ce puet autre apeler sanz garanz, et dire + issit : Pierre m'a copié le poing d'une espié, et sui prez de + l'ataindre si comme je doi, comme home maheignié.

+

Li autres dit encontre tel ni et tel deffensse comme il doit. Et droiz + dit que li copables est loisanz de prandre la prove, de reconoistre, ou + d'escondire par gage de bataille.

+

Enten que maheng n'est pas, s'il ne pert. Car qui apèle de mahing, et il + ne mostre le mahing, ses apiaus ne vaut rien.

+
+ +
+ + + XXI. De la division de coicier, et comment le en puet apelerVoy. le + titre XVI ci-dessus, § 2.. + + +
+ § 1. +

Coicier si est dit de boche et de parole. Quant aucuns cuice un autre, + et dit tex paroles hors jostice : Tu es ribauz et larron, ou + tricherres  ; ou que une feme est putain ; et l'en s'en + plaint, et l'offre l'en à prover si com l'en doit, et par soi ou par + garanz. Et li copables fet encontre tel ni et tel deffansse comme il + doit, droit dit que la prove au copable vet avant ; car en tel + chose, qui n'a parit, ne où n'a chetel, n'a que sormise : si est li + copables loisanz de prandre la prove au demandeor et do garant, et de + quenoistre que c'est voirs, ou d'escondire par la soe.

+
+ +
+ + + + XXII. D'apeler home de péceure. + + +
+ § 1. +

Comment l'en doit apeler de dépéceure. — Péceure n'est pas, s'ele ne + pert. Péceure est désirer robe, brisier uis, brisier paroiz, brisier + autres choses an hostel. Et de ce puet apeler autres à gage, se li + domages est si granz que gages en doie issir. Mès l'en ne puet home + apeler sanz garanz, par la reson de ce que li ostés remaint à celui à + qui l'en a fete la péceure.

+
+
+ § 2. +

Uns hons dit issi : Tex hons vint à ma meson, et brisa ma porte, et + antra léanz, où je eu de domage en la péceure jusque à vingt sols. Et + s'il veut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de + l'avérer par moi et par garanz ; et par moi qui soi ce de voir et + de savoir.

+

Li autres requiert que la péceure, qu'il dit que l'en li a fete, soit + veue. Et quant ele est veue, cil fet encontre tel ni et tel deffansse + com il doit. Et droit dit, que se li domages de la péceure est tex que + gages en doie nestre, qu'il i ait bataille : issit que li copables + est loisanz de prandre la prove dou demendeor ou de son garant, ou de + conoistre que c'est voirs, ou d'escondire par gage de bataille. Et se la + querele est si petite que gages n'en doie mie nestre, ce n'est que + seurmise.

+
+
+ § 3. +

Uns dit au prévost : Tel home m'a batu et féru, et desciré ma robe, + et vez-là ci aparessant, don mes domages i gist jusqu'à dix sols. Et + s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de mostrer et de + l'avérer. Et li autres fet encontre tel ni et tel deffansse comme il + doit. Et l'en dit que de tex moz nessent batailles.

+
+
+ § 4. +

A totes les foiz que aucun lédit autre, tot n'i ait-il sanc ne chaable, + et il i ait domage de plus de cinq sols, l'en i puet gugier gage. Et an + tex choses ne convient pas garanz traire, fors mostrer l'enpirement.

+
+ +
+ + + XXIII. De demender mobles, et de la division. + + +
+ § 1. +

L'en a aucion de demander mobles en pluseurs manières.

+
+
+ § 2. +

Nos apelons totes choses movables, fors serf ; car serf est + héritages.

+
+
+ § 3. +

L'en puet demender moble par la reson d'eschoete, et par + autretel manière com l'en puet demander héritage. Et en cele manière le + puet le (l'en) mostrer à avérer, et deffandre, com l'en + puet d'éritage.

+
+
+ § 4. +

Se deners sont queneu deu par devant jostice, et gages sont baillié, + l'en les puet tantost vendre ; mès cil qui les gages sont, les ara + por tant comme il seront vendu. Et s'il ne velt, la vente tendra, et ara + les nuiz.

+
+ +
+ + + XXIV. Comment l'en apèle home de force + + +
+ § 1. +

Comment l'en puet apeler home de forceLe § 1, à partir des + mots : force si est... et le § 2, avec les + variantes ci-dessous indiquées, sont répétés plus bas sous cette + rubrique : De la division de force, et comment l'en en + puet apeler. Voy. le titre xxvii + suivant, vers la fin.. — Force si est quant aucuns prant + aucune chose d'aucun par force, sanz la volenté à celui qui ele est, et + si que li poiersPoers. à celui qui prant la chose + voinqueVainque. le poer à celui qui la chose estA + celi qui est la chose..

+
+
+ § 2. +

Uns hons si dit issitIssint. : + GaubertAjoutez : si. a pris un mien sorcot en ma + meson, et l'en a porté à forceAjoutez : et ce je sé.. + Et s'il viaut dire que ce ne soit voirs, je sui prez de + mostrerProver. et de l'avérierL'avérer. + contre son cors, si comme je devraiCom je devré., comme + homeCom hom. qui a son essoine.

+

Li autres fet encontre tel ni et tel deffensseDeffanse. + comme il doit. L'en demende qu'an dit droitDroiz. ? Et + l'en dit que cil est loissanz de prandre la prove, et dire que c'est + voirs, ou d'escondire par gage de bataille. Car en prover force reposte + ne conviant pas garantConvient point de garant., fors qu'il + i ait chetel par quoi li gages iI manque. doie estre. Car + force reposte ne seroit jamès provée, s'il iSi. convenoit + traireTrere garanz. garant, dès qu'il die qu'il ait veu + et seuLes mots : dès qu'il et suivants, + manquent..

+
+
+ § 3. +

De force fere. — A (to) tes les foiz que l'en + tost à home la soe chose, sanz son grié et sanz sa volenté, c'est + force.

+
+
+ § 4. +

Hou dit issi : Gefroi vint en ma meson, et enporta ma chose, un + sorcot qui estoit miens ; je li vos recorre, il le me toli. S'il le + me quenoist, biau m'en est ; et s'il le nie, je sui prez de mostrer + et de l'avérer qu'il enporta le mien, et me fist tele force comme je + dit.

+

Gefroi fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. Et l'en + demende qu'en dit droit ? Et l'en dit que de tex moz nessent + batailles, tot ne trove (traie)-il garant avant. Car totes + les foiz que aucuns tost à autre sa chose, ou en chemin, + ou(en) adéfice, de tel chose nest bataille, tot n'en + trée l'en pas garant avant.

+
+
+ § 5. +

Force n'est pas, se le poer à celui qui ravist ne sormonte le poer à + celui qui la chose est.

+
+
+ § 6. +

De petit lédissement. — Se aucuns lédist aucun apertement, et il ne li + face sanc ne chaable, ne péceure, fors de férir, et de boter, et de + coicier : en tex choses n'a point de gage, et tel chose n'est que + sormise. Et quant il aviant prove an sormise, la prove est au chois à + celui à qui l'en demende.

+
+ +
+ + + XXV. De demende qui est fete devant la mort à la feme, et enprès. + + +
+ § 1. +

Uns hons si a feme ; et au vivant cele feme, si li demende l'en + cent sols, et dit l'en de quoi, et que termes est passez ; et li + hons le nie. Ou demènement dou plet, sa feme se mort. Enprès la mort sa + feme, il quenoist cele dete. Or demende l'en se les choses sa feme i + sont tenues, ou si héritier, par la reson des choses ? Et l'en dit + que oïl, s'il ne provent le contraire. Mès il jurra seur sainz, de sa + main nue, as héritiers, que il ne le fet pas por malice, ne il ne le fet + por soi légier, ne por apeticier lor droit.

+

Et se li plez n'est pas commoinciez, enprès la mort à l'un, demande l'en + cele chose, et soit queneu et prové qu'ele soit deue : les choses + au mort i sont-eles tenues ? Oïl, s'el fu fete en son tens ; + ou se ce non, non.

+

En aura l'en serement de celui qui remaint ? Nenil, se la chose est + provée, selonc la forme de droit. Et se est queneu sanz + recevoir prove, l'en aura le serement, ausint comme en la cause devant + dite. Et se li héritiers est non aagé ou desvé, en recevra les proves. + Ne deffant jusque il soit d'aage ou jusque il soit revenuz en son + seu ? L'en dit que oïl, mès l'en li baillera tutor ou curator.

+
+
+ § 2. +

Enprès l'en dit, quant li hons muert, ou la feme, et il ont fet dete en + lor mariage, cil qui se font heirs chescuns est tenuz par la dete, + chascuns por la moitié ; et s'il n'i a nul hoirs, les choses au + mort i sont tenues.

+
+
+ § 3. +

Or véons se aucuns se muert, et il n'a pas de quoi il puisse paier sa + part de la dete, se cil qui remaint est tenuz à la sodre ? L'en dit + que oïl ; por ce que la dete fut fete commune, chascun i est tenuz + por le tot. Et se li uns ne li autres n'a nule chose, cil qui remaint + vis est toz jorz tenuz, ne ne puet riens aquerre ne gaagnier, que lui et + ses choses ne soient tenuz.

+
+
+ § 4. +

Et se la feme que je prendrai doit, et n'a riens, et je aie assez, + sui-je tenuz à sa dete, ou ele en ceste forme ? Oïl, car je la + praing atot son fès. et ele moi atot le mien.

+
+
+ § 5. +

Et se li enfes qui est del premier mariage, a ses biens aconpaigniez + aveques les noz, sera-il tenuz de la dete ausi comme nos de nos ? + Oïl, tant com li moble porront soffire ; et l'éritage non, se l'en + ne voit que la chose qui a esté enpruntée soit mise el profit de son + héritage ; car l'en doit toz jorz aidier as menors.

+
+ +
+ + + XXVI. De rendre et de recréance. + + +
+ § 1. +

Quant home est en prison, ou quant aucune chose est retenue, comment + l'en la doit rendre ou recroire. — Cist bans si est fez por estranper la + cruauté as seignors et les félonies à cez qui prenent autrui choses.

+
+
+ § 2. +

Premièrement l'en dit que sires puet prandre les choses à celui qui sera + de sa juridiction, et ne les doit pas prandre s'il n'i a reson, tot le + face-il autrement. Et se je ne sui de sa juridiction, fors de la + propriété del foiz, de la chose puet-il prandre por le fet de mon + cors ? Nenil.

+

Et se mis sires prant les moies choses, del fet don ge ne + soie estainz ne dépenz, quel qui soit, et je soie apareilliez de fere + droit par devant lui de ce que je devré : rendra-il, ou il les + recroira  ? Il les me recraira, avant que je respoigne devant + lui.

+
+
+ § 3. +

A totes les foiz que sires prant les choses à celui qui est de sa + juridiction, sanz défaut qu'il ait fet, il les doit rendre, avant qu'il + respoingne de nule chose par devant lui.

+
+
+ § 4. +

Et s'il s'avoie à autre jostice, et il prange son cors ou les soes + choses, rendra-les-il, ou recroira ? Il ne rendra pas, mès + recroira, jusque la chose soit déterminée par droit. Alongera toz jorz + la (re)créance tant comme il sera ou demainnement de + plet.

+
+
+ § 5. +

Et se la jostice me met sus que je aie esté au fet fere, don li cors + doie prandre mort, et nus ne me demande riens fors lui : par droit + il ne doit pas prandre les moies choses, mès mon cors ; mès il le + recroira, cors por cors, à fere droit.

+
+
+ § 6. +

Mès si me's prant por chose don mes cors doie estre dampnez, afert-il + iqui rendre ou recroire, tot se plange aucun de moi ? Il n'i afert + point de recréance ne de randre.

+
+
+ § 7. +

Et se sires, par défaut de sa rente qui ne li a mie esté rendue, et ge + sui à respondre apareilliez et de fere droit.....

+
+
+ § 8. +

Li rois puet prandre, por sa dete, cors et avoir, et por son + forfet ; mès plus beau seroit qu'il prist les choses à celui. Mès + l'en doit entendre que l'en le fet por sa volenté acomplir. Autre sires + ne le puet pas fere, fors del forfet queneu don l'en deist perdre le + cors, ou se l'en li viaut atendre apertement.

+
+
+ § 9. +

Or demende l'en, se deus sont pris por tel forfet, dont li uns aprange + l'autre, s'il i afert rendre ou recréance ? L'en dit que ce est en + la volenté au juige.

+

Or demende l'en s'il puet l'un recroire, et l'autre retenir ? Et + l'en dit que non ; ne ne puet l'en fere avantages à l'un plus qu'à + l'autre, n'alégier l'un plus que l'autre.

+
+
+ § 10. +

Après l'en demande se hons qui n'a point de juridiction puet prandre + nules choses qui soes ne sont, de s'autorité ? Et l'en dit que non, + fors en quas de son plége il puet prandre ; et tel chose porte + recréance.

+
+
+ § 11. +

Larron, murtrier, homecide, home qui a forcé feme, traïtor, + home qui a tolu membre, présant robeor, forbani, et en tel cas + sem-(bla)bles...... et tantost cil le doit mener à la + justice, ou mender à la justice que l'en iroit querre G.

+
+
+ § 12. +

Nus ne doit estre pris de cinq fez don li cors est dampnables por cause + de sopeçon, se la cause dou sopeçon n'est aperte ou resonable. Et se + aucuns est pris por cause de sopeçon, l'en le puet tenir quarante jorz. + Et se dedanz quarante jorz nus ne vient avant por lui acusier, l'en le + doit recroire à plége, cors por cors. Et cele recréance durra trois + quarantoines. Se nus ne vient por lui acusier, si plége seront délivré, + jà soit ce que se aucuns vient avant por lui acusier dedanz l'an et + dedanz le jor, il sera oïz ; et enprès l'an, non.

+
+
+ § 13. +

Li sires d'Ambeze apela le conte de Blois de défaut, sus la demende d'un + bois, en l'ôtel le Roi, en l'an mil deux cent cinquante-neuf, à + Pantecoste. Et dit que li hus do païs où li bois siet est tex, qui se + défaut anprès montrée ; par quel règle il voloit avoir l'us do + païs. Et droiz l'ordonna.

+
+ +
+ + + XXVII. Comment l'en puet gaagner par défaut, et perdre. + + +
+ § 1. +

L'en dit, qui se défaut enprès mostrée, qu'il pert sa querele, quant as + héritages ; et quant as mobles, anprès la demende.

+
+
+ § 2. +

Uns hons dit que un autre tient une soe meson de lui, et dit cause por + quoi ele est soe. Et jor a eu de consoil, et jor de mostré. Au jor de la + responsse ne viant pas. Nos disons qu'il est défaillanz, et qu'il a sa + querele perdue, s'il n'a essoine.

+
+
+ § 3. +

Or demendon-nos se aucuns puet estre deffaillanz, qu'il mete avant barre + nécessere, et viaut oïr juigement, se par tant se puet passer, et sis + averseres le viaut ? Et nos dison que non, tot pant li jorz en cest + point. Mès cil est despisanz et défaillanz, qui en porte le droit de la + cort, sanz respondre.

+
+
+ § 4. +

Aucune foiz aviant, quant l'en a mis sa barre avant, que ses averseres + lest le jor passer, par ce qu'il ne viaut oïr droit sor la barre, et fet + semondre son aversere selon ce qui alé est, et fet issit sa + demende : Com je fuisse plaintis d'Estiene, qui un mien prié tient, + qu'il a siet, et en cele censive : jor de consoil ot, + jor de mostrée, jor de respondre ; à celui jor, je li fis ma + demende ; il ne vost respondre ; don je voil avoir ma querele + gaagnie, ou ce que j'en devroi avoir. Et s'il viaut dire qu'il ne soit + défaillanz de cele jornée, je sui prez de mostrer et de l'avérer par moi + et par garanz, qui sevent ces erremenz, et viaut (virent) + le jor metre, et le défaut fere.

+

A ce respont Estine : Comme je traississe avant barre nécessere à + moi délivrer de sa demende, il ne la vost oïr ; et requis + juigement, à savoir, se par tant m'an devoie passer, segont ce qu'il + disoit, et segont ce que je disoie ; ne le vost fere. Et sui prez + d'atandre le regart de la cort, et le recort, savoir se issit fut.

+

Cil respont que au recort ne se velt-il pas mestre, mès au défaut + respoigne. L'en demende qu'en dit droiz ? Et droiz dit qu'il doit + respondre au défaut. Et de tel parole n'est bataille ; ne nus ne + puet apeler de défaut sanz garant, et sanz nomer le jor.

+

Antant que qui apèle de défaut par soi et par garanz doit estre oïz, ne + barre que l'en mete encontre ne doit valoir. Et miauz est droiz que cil + prove qui demende, que cil à qui l'en demende : car l'en ne doit + pas négative prover, se l'en afirmative ampléeLe manuscrit + présente ici une rubrique : De la division de force et + comment l'en en puet apeler. Cette rubrique se compose de + la répétition des § 1-2 du titre xxiv, avec de + légères variantes déjà indiquées ci-dessus ; nous avons cru + devoir l'omettre. A la fin de ce titre se trouvent quelques mots qui + paraissent se rapporter au présent titre xxvii ; nous les avons conservés ici pour les ajouter à + la matière qu'ils concernent dans le § 5..

+
+
+ § 5. +

Tot requer-ge aucun droit, s'il a mauvese barre, et sis aversères non + viant prandre, et let le jor passer : cil qui met la barre se + défaut.

+
+ +
+ + + XXVIII. De ardeors. + + +
+ § 1. +

L'en dit que qui art meson, qu'il doit estre livrez à mort ; car li + cas d'ardoir est si griés que nus n'en doit estre esparniez, ne an vile + ne hors vile.

+
+
+ § 2. +

An ville nus ne doit ardoir por nule guerre, se la guerre n'est tele que + droiz la doie soffrir ; ne hors ville ausit.

+
+
+ § 3. +

Or demende l'en, se aucuns dit que l'en li aist arse sa meson, comment l'en ataindra celui qui l'en enpêchera ? Et + l'en dit qu'il ne l'en puet ataindre fors par gage de bataille. Et l'en + puet aprover par soi sol, sanz garanz ; ou autrement non, se li + deffenderres ne se consant an autres choses.

+
+ +
+ + + XXIX. Dedanz quel tens l'en doit respondre de forfet où a péril de + cors. + + +
+ § 1. +

Uns hom se plaint et dit issint : Gaubert féri mon cosin dou costel + parmi le cors, dont il prist mort ; et s'il viaut dire que ce ne + soit voirs si comme je di, je sui prez de mostrer et de l'avérer, si + comme je devrai, comme cil qui le sot de voir et de savoir. Gaubert + demende en quel tens ce fet fu fet. Et il dit qu'il a deus anz et plus. + Et Gaubert respont : Comme il soit teuz tant longuement de ceste + demende qu'il me fet, et demender puet, plus apert qu'il soit copables + de la mort celui que autres ; par quoi je ne li en voil respondre, + se droiz n'est.

+

L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en dit que l'en ne l'en + respondra pas, quant li anz et li jors est passez et l'en ne li a + demendé riens. Enprès tel tens, l'en ne li doit pas respondre ; + quar il apert qu'il se consente plus au fet qui fu fez que cil à qui + l'en demende.

+

Enten que se aucuns demende à autre de murtre, de rat, de larrecin, de + traïson, d'omecide, de membre tolu, et li anz et li jorz passe avant + qu'il face sa demende, l'en ne doit pas estre oïz. Mès dedanz l'an et + dedanz le jor, l'en li en doit respondre.

+
+ +
+ + + XXX. De tens passé enprès petiz forfezxxx Dans le + manuscrit, la première partie du titre xxx forme le + dernier § du titre précédent. La rubrique de tens passé. + ... se trouve intercalée entre cette première partie et les mots + d'autres petiz forfez.... Les lignes qui suivent + présentent aussi une certaine confusion de la rubrique dans le texte. + Nous avons rétabli, dans les titres xxx et XXXI, la disposition que semblait réclamer la nature + des matières.. + + +
+ § 1. +

De sanc, de chable, l'en ne respont pas puis que la plaie est guarie, et + de mahing, et de ceste loi qui est apelée bataille. D'autres petiz + forfez, puis que li anz passe.

+
+ +
+ + + + XXXI. De voer mesfere sanz plus fere. + + +
+ § 1. +

Et se aucun voit aucun ocirre, et cil qui le voit ne liève le cri, et ne + fet son poer de prandre, ou murtrir, ou enblier, ou traïr aucun, ou fere + rat, ou membre tolir : qu'en sera ? Et l'on dit qu'il sera en + la merci le roi. Car il apert, quant il ne fet son poer de prandre, ou + lever le cri, qu'il se consente ou ce que li fez soit fez.

+
+
+ § 2. +

Or demende l'en en autres forfez, se je sui tenuz dou prandre, ou de + lever le cri ? Et l'en dit que oïl, an roberie de chemin, ou + péçoiement de meson, et en tex quas pesanz, au quas don l'en puet perdre + vie ou membre. En autres quas l'en n'i est mie tenuz, fors en + lédissement dou roi ou de ses serjanz ; car à cex je doi aidier en + bone foi.

+
+ +
+ + + XXXII. De quel cause l'en puet apeler home sanz voer et san savoir, fors + de dire, par bones proves ; et à quex causes, non. + + +
+ § 1. +

De quel cause l'en puet apeler home sanz voer et sanz savoir, fors d'oïr + dire, par bones proves ; et en quex causes, non ? En totes les + causes que l'en apelera home, autres que jostice, cil qui apèle doit + metre le voir et le savoir, fors an quas que nos an ostons, c'est à + savoir, murtres, traïson. L'en doit savoir larrecin trover sési ; + et en autre cas non, fors aucun qui demende mobles ou héritages par la + reson d'eschaete : cil puet demender sanz voer ; et s'il tret + garanz, la guarentie ne vaut riens, s'il n'i met le voir et le + savoir.

+
+
+ § 2. +

A totes les foiz que aucun puet demender por la reson d'autrui, il n'i + metra mie voir ne savoir.

+
+ +
+ + + XXXIII. Quel serement l'en doit fere de bataille, ainz que l'en + fière. + + +
+ § 1. +

L'en doit fere en bataille trois seremenz, quant li garanz se + conbat ; et quant li sires principaux se conbat, l'en n'en doit + fere que deus, ou quant sergant sont pris à gré.

+
+
+ § 2. +

Le serement de trois s'il est tex, qu'il doit prandre son + conpoignon par la main senestre, et tendre la destre vers les sainz, et + dire issint : Ce oïz-tu, home que je par la main tieng, de ceste + querele, et de ceste loi que je ai vers toi, et tu vers moi, que je n'en + ai loier ne promesse, ne n'ataing à avoir, ne autre por moi, à mon + esciant, se Deux m'aïst et ses sainz.

+

Et li autres doit jurer en ceste forme meismes. C'est li premiers + seremenz que jurent cil qui ne sont pas par grié des parties.

+

Et cil qui se conbatent proprement por lor fet ne jurent pas cest premier + serement, mès il jurent les autre deus.

+
+
+ § 3. +

Enprès, li segonz seremenz si est devisez en tel manière : Oïz-tu, + hom que je par la main tieng, de ceste querele, et de ceste loi que j'oi + vers toi, et tu vers moi, que je ne fet charoi ne sorcerie, ne autre por + moi, à mon esciant, que à toi nuise, ne à moi puisse aidier, se Dex + m'aïst et cil saint.

+

Et li autres doit jurer en ceste forme meismes.

+
+
+ § 4. +

Li derreniers seremenz si est en autre forme, qui n'i a point de + non-savoir, ne de non-esciant. En toz les seremenz, cil qui demende doit + jurer avant, et en ceste forme deviser : Oïz-tu, hom que je par la + main tieng, de ceste querele que je ai vers toi, et tu vers moi, que je + droit ai, et tu as or tort, si m'aïst Dex et cil saint.

+

Et li deffenderres si doit dire : Ce oïz-tu, home que je par la main + tieng, de ce serement que tu as ci juré, que tu parjures en ies, se Dex + m'aïst et cist saint.

+

Enten que cil qui est garanz ou avoez doit bien jurer qu'il riens n'a à + que l'en porte faus tesmoing por loier. Et si doit l'en miauz jurer + certains que non certains. Et dès iqui en avant, nus ne lor doit amender + ne enpirier lor armes, ne ansignemenz fere, ne parler à aus, fors de la + pez ; ne ne doit l'en pas parler à aus, s'il n'i a bones genz, et + plusors.

+
+ +
+ + + XXXIV. De pez qui ne pot estre fete sanz jostice. + + +
+ § 1. +

De fere pez de chose don plainte a esté à jostice, ou n'a esté jostice, + et ou a esté. — De murtre, de rat, de larrecin, d'omecide, de traïson, de membre tolu, nus n'en puet fere pez, puis que + la plainte a esté fete à jostice, se n'est par la volenté à la jostice, + qu'il ne remaigne en la merci le roi, et li demenderres et li + deffenderres.

+
+
+ § 2. +

Et se aucuns, de ces six cas, fet amendes, ou petit ou grant, à celui + qui l'en a anpêchié, et il n'en fut plainte à jostice, puet-il amende + recevoir sanz la jostice ? L'en dit que non. Car il ne convient pas + que si grant forfet soit celéement amendez.

+
+
+ § 3. +

En d'autres menuz forfez, comme de sanc, ou de chaable, ou de bufe, ou + de domages, se plainte en est fet, puisse (puis-je) prandre + l'amende sanz jotice ? L'an dit que non. Et se plainte n'en est + fete, je puis prandre l'amende ? L'en dit que oïl. Mès por ce ne + remaindra pas que la jotice ne l'en punisse.

+
+
+ § 4. +

A totes les foiz que plainte est fete à jotice, l'en ne puet recevoir + satiffacion fors par la jostice, que par la satiffacion est coneu la + poine ; ne nus ne puet fere amende de lédissement d'ome, comme de + combatre et de férir, de tote, de ravine, tot soi-il amendé sanz + jostice, que la jostice n'i ait s'amende.

+
+ +
+ + + XXXV. De chose que l'en entrace por emblée. + + +
+ § 1. +

Se aucuns baille aucune chose en gages, et ele soit emblée ; et cil + qui la chose est l'antierce por emblée, et meste quatre deners + d'entierz : il (l') aura à proves de prodes homes, que + la chose fust soe.

+
+
+ § 2. +

Et se li autres dit que la chose li fust vendue, et que cil qui + l'antierce por emblée la li vendist, qu'an sera ? En tex choses a + gage de larrecin.

+
+
+ § 3. +

Et se aucuns engage choses que l'en li ait prestées, li gages vaut. Et + s'il engage choses qu'il a toloistes, et ce soit seu, li gages ne vaut + riens.

+
+
+ § 4. +

A totes les foiz que chose est emblée ou toloiste, et ele est engagée, + li gages ne vaut riens.

+
+
+ § 5. +

A totes les foiz que chose est baillie en gages, qui est donée, ou + prestée, ou achetée, et la baille en gages : li gages tient.

+
+
+ § 6. +

Cil qui prant la chose qui est emblée en gages, perdra le gage, et jurra + sur sainz qu'il l'avoit prise en gages de léal home à son esciant. Et de tex choses puet nestre bataille, par celui qui + demende, et par garant ; et autrement, non.

+
+
+ § 7. +

Se université, qui n'a chief, vet forfere, chescuns l'amendera par + soi ; car de ce il ne puent trere avoié ne garant. Mès s'il ont + chief, comme seignor, ou baillif, ou prévost, qui les conduist et + moine : il les guarentira toz, se il ne passent mesure de + commandement.

+
+ +
+ + + XXXVI. De traire avoié, et de garanz. + + +
+ § 1. +

Un home dit issit : Par moi et par garanz, vez-le-ci ; et s'il + ne dit issit : Et se jor n'i a de cestui, par autre qui fere le + porra et devra  ; et il trée son garant, et il li soit refusez, + porra-il recovrer à amener garanz ? L'en dit que oïl. Et toz jorz + die cest most, toz jorz porra recouvoir à amener garanz, jà tant ne li + en refusera l'en.

+
+
+ § 2. +

L'en doit avoir garanz tantost comme l'en l'offre. Mès d'Orliens, non, + par la chartre le Roi, qui dit que, se aucuns n'a son garant au premer + jor qu'il li sera nomez, por ce ne perde pas sa cause.

+
+
+ § 3. +

En cause don home doit estre dampnez, li moz ne vaut riens : + « si jor n'i a de cestui, » ne ne doit avoir jor dou traire, + ançois l'en doit traire tantost et sanz jor. Et s'il est refusez par + droite cause, il pert sa querele.

+
+
+ § 4. +

L'en ne puet bataille tenir ou tens que l'en ne fet noces (et cist tens + est apelez les lois), se n'est de murtre, de rat, de + larrecin, de traïsson, d'omecide ; et de toz ces cinq cas puet l'en + tenir bataille en toz tens.

+
+ +
+ + + XXXVII. De forbannissemenz, et comment l'en doit forbannirVoy. plus + haut, liv. III, tit.vi, le même texte avec quelques + variantes.. + + +
+ § 1. +

Ceste cause est pour bien establie, et pour punir cex qui meffont ; + car se aucuns a meffet, et il s'enfuie, por ce ne le doit l'en pas + lessier en pez ; car qui lerroit en pez icestes genz, les autres + genz auroient matire de forfere. Si doit l'en regarder segont reson, + comment l'en en doit ovrer de cex qui s'enfuient por le + forfet. Or doit l'en regarder por quel cas l'en doit home forbenir.

+
+
+ § 2. +

Se aucuns doit, et il ne puet paier, ou ait assez et ne viaut paier, et + s'anfuit, l'en demande se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que + non, segont droit. Et segont la costume d'Orliens, s'il n'a riens et + s'il ne puet paier, il aura terme jusque quarante jorz de soi + poier ; et au terme, s'il ne se puet poier, il forjurra la ville + jusqu'il se puisse poier. Et s'il a héritages, il aura licence de + quarante jorz de vendre ; et s'il n'a vendu dedanz ce, et ne se + soit poiez, la jostice vendra ou ele contraindra à vendre.

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+ § 3. +

La costume de l'Ostel le Roi n'est pas tele, ainçois est itele que qui + n'a riens, riens ne li chiet ; eisint que cil qui ne se puet paier, + jurra sur seinz que au plus tost que il porra et aura poer de soi + aquitier, qu'il s'aquitera.

+
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+ § 4. +

L'en demende, por férir home, ou por lédir de paroles, ou fere sanc ou + chaable, sanz mort et sanz mehaing, et il s'enfuit, se l'en doit + forbenir ? Et l'en dit que non.

+
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+ § 5. +

Anprès demande l'en, se l'en li met sus murtre, ou larrecin, ou rat, ou + homecide, ou membre tolu, ou roberie, ou s'il a pris de l'autrui à + force, ou s'il ne vient avant por doner trives, et il s'enfuit, savoir + se l'en le doit forbenir ? Et l'en dit que oïl ; car tel chose + apartient à dampnement de cors, et péril de perdurable salu.

+
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+ § 6. +

Or demande l'en, se aucuns fet guerre que droit ne puisse sofrir, et ne + viaut venir avant por fere droit, se l'en le doit forbenir ? Et + l'en dit que oïl, por le péril de la guerre, por le gastement des biens + desus terre, et por l'ocision des genz.

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+ § 7. +

Nus ne doit estre forbeniz par son don, ne guerpir son païs.

+
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+ § 8. +

Or est à savoir comment l'en doit forbennir, et en quel tens, et combien + de tens l'en se doit soffrir enprès plainte, et enprès ce que l'en + l'aura sopecenos dou fet.

+

Prumièrement, l'en le doit fere semondre en son ostel, et s'il n'a ostel, + là où l'en cuidera qu'il repère plus ; et s'il ne viant, l'en doit + prandre le sien, et doit estre en la main au juige. Et se aucuns + l'aqueut de resonable essoine, recroira l'en la soe chose ? Et l'en + dit que oïl, à son ami, por qu'il praigne en main qu'il ne mesfce, et + qu'il vendra à jor por soffrir droit ; autrement non. + Et si li copables vient por droit soffrir, est ce que l'en a pris dou + sien quite sanz recréance ? L'en dit que oïl, ançois qu'il + repoingne.

+
+
+ § 9. +

Ce dit l'en, que avant que homme soit forbeniz, que l'en le doit fere + semondre par trois jorz, chascuns de huit jorz ; et s'il ne vient + dedanz, l'en doit mander de ses amis procheins, et dire lor qui ait à un + jor. Et se l'en l'aqueut cortoisement d'asoine, l'en le doit oïr ; + se non, l'en doit lessier passer, qu'avant qu'après le tens de quarante + jorz, et dedanz ce, s'il ne vient, l'en doit forbenir. Et s'il est pris + enprès, en la fuite dou forbenissement, il est dampnez dou fet.

+
+
+ § 10. +

Ce dit l'en que se aucuns est forbeniz, enprès quarante jorz est + forbeniz ; et il vient avant dedanz les trois procheines asises, et + fet de ses essoines ce qu'il doit, et voille soffrir droit : l'en + le recevra. Et s'il ne vient dedanz les trois assisses, il sera dampnez + dou fet que l'en li mestra sus.

+
+
+ § 11. +

Et se aucuns fet apertement fet devant le pueple, et se destorne, et par + malice ne viaut venir avant, aura-il le terme de quarante jorz, ne de + trois assisses ? L'en dit qu'il n'aura pas terme qu'il ne soit + forbenniz  ; mès il aura le terme de la dampnacion, c'est assavoir + de trois assisses, que l'en doit molt soffrir et atandre, avant que home + soit livrez à mort ; car molt a grant chose à desfere ce que Dex a + fet, et à fere ce qu'il ne velt fere.

+
+
+ § 12. +

+ Gefroi de la + Chapele (dist) que li baillis de Orliens fist un + home forbannir por cri et por renomée, que il disoit que il avoit ocis + un home. Et fut semons en sa meson de par le commandement le roi, par + l'espace de quarante jorz ; ne vint, ne n'envoia, ne ne + contremanda, et por ce fust forbenniz, et soffri le forbennissement, + sanz venir avant cinquante anz, ne sanz ce que jostice l'en requist. + Enprès il vient à l'évesque d'Orliens, et dit qu'il estoit de sa + jostice, et cochanz et levanz en sa terre, et voirs ere. Li évesques + fist son poer de rapeler le forbannissement. Et dona droiz qu'il ne sera + pas rapelez por ceu que il n'estoit pas venuz avant por allégier son + priviliége, ne jostice ne l'avoit pas requis ; et fut renduz à + l'évesque ou point où il ere. Li évesques le fist juigier ; et dona + droit qu'il fust panduz.

+
+ +
+ + + + XXXVIII. Comment l'en puet home apeler de plévine. + + +
+ § 1. +

Plévine si est quant aucuns dit tex paroles : Je doi à P. vingt + livres, à paier à tel jor ; si vos pri, G., que vos me plévissiez. + P. dit : G., plévissiez-vos ceste home de vingt livres qu'il me + doit ? Et G. dit : Oïl, s'il m'i met. — Et je vos i met. — Et + ge i antre. — Et ge reçoif.

+

Enprès, l'en dit : quant li termes est passez, P. doit vanter + (nanter) son plége et prandre dou suen. Et se l'en + demande le suen à recroire, l'en le doit avoir jusqu'à ès nuiz, et as + nuiz l'en doit fere valoir le gage la dete. Et celui gage il doit + garder, s'il velt ; et s'il ne le rant, il le puet vendre et offrir + à celui qui il est, por tant comme il en puet avoir. Et s'il ne le velt + prandre, la vente est ferme.

+
+
+ § 2. +

Uns hons dit issi : G. est mis pléges por vingt livres de parisis + que Estiennre me devoit de deus dras verz. Je li ai requis qu'il me + ballast ses nanz, car termes est passez ; ne le vost fere ; si + m'en plaing : car s'il viout dire que ce ne soit voirs, je sui prez + de mostrer et de l'avérer par moi et par garanz, qui en fera ce qu'il + devra.

+

Li guaranz vet avant, et tant son gage. G. fet encontre tel ni et tel + deffansse comme il doit, et met ce en ni.

+

L'en demande qu'en dit droiz ? Et l'en respont que G. est loisanz de + prendre la prove de lui et de son garant, et de quenoistre que c'est + voir, ou d'escondire par gage de bataille.

+
+
+ § 3. +

En plévine a bataille quant a passé cinq sols ; ne l'en ne puet + apeler sanz garanz.

+
+ +
+ + + XXXIX. De lédissemenz fez à sergenz et de forfez de celui qui est atornez + au sergent le roi. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci, que se aucuns équeut à sergant le roi, savoir comment il en + sera provez, et il preigne par prise de sergenterie ?

+

Et l'en respont qu'il en fera enquerre de la chose, et sera amendé par + l'enqueste. Et s'il prant por soi, il ne puet fere, s'il n'a propre + juridiction de seignorie. Et s'il n'a poer ne de semonses ne de prises, + il ne puet prendre fors en la chose où costume le sueffre, comme en son + plége, et an aucunes autres choses.

+
+
+ § 2. +

Et se l'en le fiert et bat, comme en prison, por acheson dou + servise, ce ira par enqueste. Et se l'en li fet désavenant sanz acheson + dou servise, ce doit aler par la loi de la terre ; fors en cex, + c'est à savoir murtre, larrecin, traïson, homecide, membre tolu, + rat.

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+ § 3. +

Et en toz les quas où home pert vie et membre, en tel quas n'a point + d'enqueste, fors la loi dou païs.

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+ +
+ + + XL. Quex choses sont essoines, et comment l'en se doit essoiner. + + +
+ § 1. +

D'essoines, et quex choses sont essoines. — L'en demande : se + aucuns vient à son jor, et an ce li ponz rompe, et il ne puet trover + navie, savoir se c'est esoines ? Et l'en dit que oïl.

+

Et se li ponz rompi ainçois que il poist trover passaige aillors, l'en + demende se c'est essoines ? Et l'en dit que non.

+

Et se tempeste le prant antre voies, qui le tormente si qu'il ne puisse + aler à son jor : c'est essoines.

+

Et se sa fame est morte, et de son fiz, et de sa fille, et de son + frère ; et se fex art sa meson : c'est essoines ; se li + forfez dure ou tens de l'alie ; car il doit sa meson escorre.

+
+
+ § 2. +

S'il est pris de guerre, s'il est de contanz hors de trives, et il n'i + ose aler por le péril de ses ennemis : cex choses sont essoines + d'aler en commune besoigne por le commun profit prise de seignor.

+

Unes autres essoines sunt por quoi hom ne se doit pas combatre, mès il + doit metre deffendeor por soi : comme se aucuns n'a que un pié et + une main, ou ait aucun membre perdu, par quoi hons ait perdu de sa + vertu : maladie aparissant et non aparissant ; et cele qui + n'est pas aparissant doit estre provée par trois tesmoinz, et par + serement, de voir et de savoir. Et totes ces choses sunt essoines en + aucuns quas ; et en aucuns cas nule essoine n'est receue, s'ele + n'est aparissant.

+
+ +
+ + + XLI. D'apeler home de fet que autrui conoist qu'il a fet. + + +
+ § 1. +

Pierres apèle Johen de la mort son frère. Au demoinement dou plet, uns + est pris et conoist qu'il a mort son frère, et en est penduz. L'en demande se Johanz est délivres de la demande que + Pierres li fet ? Et l'en dit que oïl.

+

Et s'il eust issit dit, qu'il eust esté en la force et en l'aide, que ses + frères prist mort, et li autres eust queneu le fet, en fust-il délivres +  ? Et l'en dit que non.

+

Et eust-il en tel chose bataille ? L'en dit que non ; et + encontre totes proves, et contre toz garanz, n'i eust que le serement + Johen.

+
+
+ § 2. +

A totes les foiz que hons conoist chose don ses cors soit livrez à mort, + il délivre totes autres genz de celui fet, fors en ce : qui en sera + sopeceneus, bien se doit escuser de tel fet que il n'en soit + copables.

+
+
+ § 3. +

A totes les foiz que home conoist qu'il a fet fet don ses cors soit + dampnez, et l'en demande à autre celui fet, il est délivres. Mès se l'en + li mest sus qu'il fust en force et an l'aide consentierres, il n'en est + pas délivres, ainz s'en doit espurgier.

+
+
+ § 4. +

Et se ge di que aucuns tiegne la moe chose, et aucuns viegne avant qui + conoisse qui la tiegne, et il n'ait le vaillant de la chose, sera-il + délivres par tel garant ? L'en dit que non. Et s'il a le vaillant + et plus, l'en dit que oïl, par coi il conoisse qu'il la prist en la + forme que je la demant à celui.

+
+
+ § 5. +

Et se celui qui connoît qui tient ma chose, est de la jostice à autre + que de cele à cui je demanderé celui, por ce n'est-il pas qu'il ne soit + de la jostice à celui en quel cort il conoistra le fet.

+
+
+ § 6. +

Et se aucuns est sesiz de la moie chose, et je li demant comme à celui + qui la prist, et il amoine garanz qu'il prist cele chose, et qu'il la li + bailla : cil qui amoine le garant est délivres, se li garanz est + soffissanz.

+
+
+ § 7. +

Et se aucuns m'a vendu aucune chose, et aucuns la m'empeeche, tréré-je + garanz celui qui la m'a vendue, ou se je me deffendré ? L'en dit + que je puis fere lequel que je vodrai.

+
+ +
+ + + XLII. De contremander son jor. + + +
+ § 1. +

L'an dit que home puet contremander son jor por essoine, issint qu'il le + doit fere, à savoir avant le jor à la jostice, et le doit fere savoir + avant le jor à son aversaire, si que li juiges et li averseres ne perdent lor besoignes à fere. Et cest contremant doit fere + à un jor, qu'il nommera, segont ce qu'il aura essoine. À celui jor, il + jure sor sainz qu'il avoit essoine droite et loiaus, por quoi il ne puet + aler à ce jor, ne à autre, et nonmera quel essoine. Et se sis essoines + dure plus qu'à celui jor qu'il aura mandé, il puet contremander trois + foiz. Et se s'essoines dure plus que ses trois contremanz montent, il + contremandera son jor, et durera cil contremanz quarante jorz.

+
+
+ § 2. +

Et dedanz les quarante jorz, s'il ne viant ou n'anvoie por fere ce qu'il + devra, l'en metra son aversere en sesine, non mie en vroie, mès por la + chose garder. Et s'il ne vient dedanz les trois assisses et dedanz le + quarenteine jor, il sera en veroie sesine. Et dedanz ce, s'il repère por + fere ce qu'il devra, il jurra le serement que nos avons devant + dit ; et enprès les trois essoines, s'il poet mostrer léal essoine + qu'il n'i poet venir, ne envoier, ce l'acuseroit + (l'excuseroit).

+
+ +
+ + + XLIII. Quant sires demande à son sogiet qu'il n'est pas venuz à son + jor. + + +
+ § 1. +

Quant sires demande à son home, qui a esté semons, de venir à jor devant + lui, et il li a nié qu'il ne fu pas semons : ci n'a que enqueste, + prove, isint qu'il jurra sor sainz, qu'il n'i fust pas semons, non pas + qu'il ne sot pas la semonse ; et par tant s'en passera.

+
+
+ § 2. +

Se ban est criée, ci n'a que serement, qu'il ne le sot, ne ne li fut + dit.

+
+
+ § 3. +

Se li sires met sus que l'en s'en soit alé sanz congié, ci n'a que + serement.

+
+
+ § 4. +

En ban d'ost a plus que serement.

+
+
+ § 5. +

Se sires met sus à home, qu'il ait fet en l'éritage sur son + défans : ci n'a que serement. Et se l'en met sus à aucun, qu'il ait + fet sus deffensse, et trois foiz le jurt, en sera-il à l'autre foiz + quites à son serement ? L'en dit que non, ançois ira par enqueste, + car issint ne seroit jamès deffensse gardée.

+
+
+ § 6. +

A totes les foiz que jostice met sus mise à home de tex quas et d'autres + cas senblables, il s'en passe trois foiz par son serement, et la quarte + non, ainz ira par enqueste.

+
+
+ § 7. +

A totes les foiz que sires metra sus à son sogiet, li sogiez + doit offrir ou deffandre qu'il ne l'a pas fet, ou amender.

+
+ +
+ + + XLIV. De quex choses l'en se doit metre en enqueste, et quele cort a + recors. + + +
+ § 1. +

De quex choses l'en se doit mestre en anqueste, et quel cort a recors. — + Johanz + de Beaumont dit : Chamberiers de France si esgarda que + l'en doit molt eschiver batailles, et que l'en doit mestre fin ès + plez ; si esgarda un droit qui est communs à toz.

+
+
+ § 2. +

Se li rois demande riens à aucun, muebles ne héritages, que l'en ait + pris sor lui, ou que l'en li doie, il gaagne par enqueste ou pert.

+
+
+ § 3. +

Se aucuns bat ou fiert sergent le roi, par acheson dou servise, ce n'est + pas par (ce vet par ?) l'enqueste.

+
+
+ § 4. +

Nus ne se doit metre en enqueste de ses membres.

+
+
+ § 5. +

Esqeuse de sergant vet par enqueste.

+
+
+ § 6. +

Se aucuns se plaint que l'en l'ait désesi, ou demande la sesine son + père, et li tens que tenue vaut ne soit passez, ce rest + (vet) par enqueste.

+
+
+ § 7. +

Se aucuns estranges prent un prison le roi, qu'il aura pris, avoques + autres choses qui sunt le roi, et l'en la li tost : s'est seu par + enqueste.

+
+
+ § 8. +

Se l'en fet injure à une poure persone, qui ne puet son droit + porchacier, ne par soi, ne par son avoir, ne par ses amis : tel + chose doit aler par enqueste ; car l'en ne sueffre pas que les + choses à tel périssent qui n'a poer. Et s'il demande forfet don cors + doie périr, ci n'a point d'enqueste, fors issit que li rois doit mestre + an poinne de pénitence et d'avoir, à sa volenté.

+
+
+ § 9. +

De totes les choses qui sunt déterminées par juigement, et li juigemenz + est niez, ce vet par enqueste.

+
+
+ § 10. +

Se mise est fete, et partie en soit niée, ce vet par enqueste.

+
+
+ § 11. +

Qui fet chevauchées par armes, et prant, et péçae, ce vet par + enqueste.

+
+
+ § 12. +

Li rois puet fere par inquisicion de mauvese renomée, issint de cex qui + tiennent les bordeaus, de robeors, de péceors. de mellis, et de cex qui sunt costumiers de fere autres injures ; et de + mestre en poines à sa volenté, sanz dampnement de cors ; car bone + foi ne suefre pas : se aucuns est cremuz par sa cruauté ou par son + ostrage, por ce ne doit pas remanoir que l'en ne preigne vengance ; + par deus resons doit l'en ce fere...

+
+
+ § 13. +

Cil doit fere enqueste qui la siet fere ; et doit l'en demander sor + toz les articles de la querele, et ne puet l'en riens dire contre les + tesmoinz là présens.

+
+
+ § 14. +

Genz qui sont pris à présan forfet, et amené présantement à jotice, vet + par enqueste, s'il le nie... Por ce que malice ne croisse, et por ce que + l'en doit vengier les torfez que l'en fet à esciantLes mots + Por ce que..... à esciant, semblent devoir être + rapportés à la fin du § 12 ci-dessus..

+
+
+ § 15. +

Or demande l'en, se de tel chose puet nestre bataille ? Et l'en dit + que non ; car quant li principaus vet par anqueste, ce qui en sit + et qui est joint, doit aler par enqueste.

+
+
+ § 16. +

L'an dit ci : Bone cort doit avoir recort. Recort si est à savoir + les paroles qui sunt dites devant le juige, quant eles sunt niées. + Recort n'est mie solemant sur la jostice, mès sor cex qui sunt au + juigement, en l'ore où la parole est dite don est li contenz. Et recort + doit estre en bones gens, tex qui soient créables de la querele.

+
+ +
+ + + XLV. Des forfez que li rois met sus ses sogiez. + + +
+ § 1. +

Li rois met sus à un home que il a ocis un autre ; si vuelt qu'il + soit puniz. A ce il respont : Comme nus riens ne me demande, fors + vos qui estes jostice, je ne vos en respondré, se droiz n'est, comme + l'en ne doie pas respondre à tel fet, quant nus ne s'en plaint fors + vos.

+

L'en demande qu'en dit droiz ? Et l'en respont : Comme tex hom + com li morz ait enfanz, ou nevoz ou paranz prucheins, et aient poer de + vengier leur ami, la demande est leur, non pas au seigneur ; mès se + li hons, ou la feme qui ocise sera, n'a paranz ne ami qui l'en puisse + vengier, li rois puet demander et metre en poine, c'est, segont ce qu'il + aprandra, son dampnement dou cors.

+

Enten que nus n'est dampnez par enqueste, se il ne s'i met. + Et li rois doit fere amender toz les torzfez de sa terre, por ce que + l'en n'ait matière de fere torzfez.

+
+
+ § 2. +

Li rois demande à Pierre qui a batu G., s'il viaut qu'il li + amende ; ou qui li a tolu le sien, ou décirié sa robe, ou fet + domage de ses biens, ou batu dedanz jor, ou batu en la voie de la cort. + L'en demande se l'en li respondra, quant cil ne se plaint ? L'en + dit que non, puisque cil est en vie, à qui l'en dit que li forfez fu + fez.

+
+
+ § 3. +

Li rois met sus à un home que il ne fu pas à son jor ; si velt + qu'il l'ament ; ou qui ne fu pas au larron pandre où il devoit + aler ; ou qu'il ne fut mie au guet où il fut semons : et l'en + respont que li rois aura sa prove, qu'il ne fu pas semons ; ou il + sera défaillanz.

+
+
+ § 4. +

Li rois met sus à un home que il ne ala pas en l'ost où il devoit + aler ; il dit que il fut ; (ou) qui s'en vint + sanz congié. Et l'en dit que tex chose doit aler en enqueste.

+
+
+ § 5. +

Li rois dit à un home qu'il emporte le droit de sa cort. Et tel chose + doit aler par le recort de sa cort.

+
+
+ § 6. +

Quant sires praut de son sogiet par aucun cas, et il i afiert recréance, + li sires doit recroire, et li sogiez doit paier les despans, se despans + i a por la prise, juque la querele soit déterminée. Et se li sires a + tort, il doit paier les despans et les domages.

+
+ +
+ + + XLVI. Quex choses portent recréance, et quex non. + + +
+ § 1. +

Quex choses portent recréance et quel non. — Recréance si fut por molt + grant bien establie, por ce que cil qui prennent les choses as genz sanz + jotice, n'an fusent en sesine, jusque l'en seust la vérité de la + chose.

+
+
+ § 2. +

Uns hom me doit deniers ; je praing dou sien, porce que li termes + est passés ; il requiert au prévost que il li face sa chose rendre + ou recroire : et l'en dit que tel chose porte rendre, non + recroire.

+
+
+ § 3. +

Je praing de mon pleige ; il requiert estre establiz en sa + chose : l'en dit que l'en li doit recroire.

+
+
+ § 4. +

Qui prant an son forfet, tel chose porte recréance.

+
+
+ § 5. +

A totes les foiz que aucuns prendra sanz ce qu'il soit + coneuz de la chose, et qu'ele soit déterminée........

+
+
+ § 6. +

Ausit est del juige, s'il prant la moie chose, fors en la chose + juigée.

+
+
+ § 7. +

Issint, se aucune chose est ajuigie moie, tel chose ne porte pas + recréance.

+
+ +
+ + + XLVII. Quex choses l'en puet prandre sans jostice, et quel non. + + +
+ § 1. +

Quel chose l'en puet prandre sanz jostice, et quel non. — Je puis + prandre de mon plége sanz jotice, segont le droit que l'en use en mainz + poïs.

+
+
+ § 2. +

Se beste à quatre piez me domage, ou oisel privé, et je le trueve + présentement, je puis prandre la beste et l'oissel por mon domage.

+
+
+ § 3. +

La chose que li ons aura sor soi, puis-je prandre por mon domage, ou + l'ome prandre ou amener à la jostice. Et s'il n'en sont pris en présant, + non.

+
+
+ § 4. +

Et se aucuns te doit deniers, puez-tu prandre le sien ? Non, tot + soit li termes passez.

+
+
+ § 5. +

Et se aucuns a acheté de mes danrées, et eles soient mesurées en la + place, comme vin, uille ou tel marcheandie que l'en ne puet reprandre + arrières sanz grant empirement, puis-je prandre le sien, s'il ne viaut + paier ? L'en dit que oïl, et celes choses qui sont iqui présentes + por acheson de la marcheandisse ; autrement non.

+

Et se la marcheandisse s'en est alée sanz mon congié, et il ne me voille + poïer, puis-je la siure et prandre ? L'en dit que non sanz + jostice.

+
+
+ § 6. +

Ne l'en ne puet cors d'ome prandre por forfet, tant com sa chose vaut le + forfet.

+
+
+ § 7. +

Je puis prandre larron, omecide, murtrier, robeor, raviseor de fames, + péceor de chemins, forbenniz ; mès quant les aurai pris, je les doi + mener à lor jostice.

+
+ +
+ + + + XLVIII. Se home ou beste a quatre piez fet domage. + + +
+ § 1. +

Se home ou beste à quatre piez fet domage, premièrement l'en doit savoir + la manière comment l'en fet domage ; se l'en le fet à esciant, ou + sanz esciant.

+
+
+ § 2. +

Uns fet sa meson lez la moie, et fet un célier, et ne me semont pas que + j'apoie ma meson, et par le croiz, ma meson font : amendera-il ma + meson  ? Et l'en dit qu'il a devision en tel chose ; car se il + fist sa meson si comme il la dut fere, et li autres le sot, et il ne + vost apoier sa meson  : s'il i ot domage, siens set, et se issit + foloie, que sis voisins riens n'en sot, et fist ce celéement : il + est aparissant qu'il vost le domage, et il est tenuz, quant il garder + l'an pot por fere li savoir.

+
+
+ § 3. +

Et se il a sa pile en sa meson à batre tan, et mis vins en torne, et mis + murs en dépièce, et mes autres choses en périssent : amendera-le + m'il ? Se ta chose qui ne puet estre remuée en périst, comme meson + et adefice, il amendera. Et la chose qui puet estre remuée, comme vin et + blé, et oille, en tel chose il n'est pas tenuz.

+
+
+ § 4. +

Et s'il prant mon vin à mener, et mis vins s'en vet, + amendera-le-il ? Se la cherrete versse, ou se li fonz do tonel + s'envole par trop aler d'aïr, il le m'amendera ; mès s'il vet si + comme prodome doit alier, et fet ce que prodome doit fere, il n'i est + mie tenuz.

+
+
+ § 5. +

Et se aucuns se fet mestres d'afetier ma chose, et no (sache +  ?) sa chose fere, et je i aie domage, il m'amendera le + domage que je i auré.

+
+
+ § 6. +

Et se aucuns me fet domage non à esciant, il le m'amendera en la forme + davant dite ; car tel chose pas por oster acheson que l'en ne face + domage.

+
+
+ § 7. +

Et se tu fés une fosse en ta place, qui n'est pas close, et ma beste i + chiée, i es-tu tenuz ? Et l'en respont : Se la place est huée + à aler, tu i es tenuz ; et se non, non ; jà soit ce que l'en + demende que l'en doit clorre tel chose.

+
+
+ § 8. +

Et se ma cherrete est à une part de la voie, et tu la brises à ta cherrete, cil i est tenuz, se il le puet achever + (esquiver) ; car tot ai-ge enpétrée la voie, tu + n'en dois pas prendre vengance.

+
+
+ § 9. +

Et se mis chevaus vet la voie, et je sui desus, et nos aillem si com + l'en doit aler, et li chevaus tut ou mehaingt un home, i sui-je + tenuz ? non, mès li chevaus ; mès se tu aloies désordenéement, + et an ce fust fet, tu seroies tenuz ; car il seroit aparissant + qu'il seroit fet par ton ostrage.

+
+
+ § 10. +

Et se ton cheval ou ta beste, ton buef, ta vaiche, tes truies, me font + domage, i es-tu tenuz ? Nenil, s'a ne l'a fet par ma négligence ou + par mauvèse garde ; mès la beste i est tenue ; car l'en doit + bien garder tex bestes, qui sont truies, et metre i grant diligence.

+
+
+ § 11. +

A totes les foiz que beste en quatre piez fet dommage, ou oissel privé, + an issant hors, de ce, qu'an doit fere sanz la cope son seignor ? + La beste ou li oisiaus privez i sont tenuz ; et se la colpe au + seignor passe le quas, li sires i est tenuz.

+
+
+ § 12. +

Et se ge me plaing de mon domage, et il me soit niez, et veue en soit, + et je l'ofre à prover par moi et par garanz, en seré-je oïz ? Et + l'en dit que oïl, en tex choses jà, et en tex, non : non à forfez + que ne sont pas movables, comme adefices, et quant l'en fet rafos par + quoi ele chiée  ; et en tel chose n'a que la prove à l'oil ; + an autres choses, comme à prandre et ravir choses, en tex choses puet + avoir batailles, quant tel mot i sont mis par quoi bataille i soit.

+
+ +
+ + + XLIX. De maus renomezVoy. Dig. lib. 3, tit. 2, § 1, frag. 1 ; + De his qui notantur infamia.. + + +
+ § 1. +

Les paroles Johan de Beaumont sont teles :

+

Cil est mal renomez, qui pour aucune mauvesté s'en vint de l'ost le roi +  ;

+

Et li bordelier, et li larron, et li toleor, et li tricheor ;

+

Et cil qui ovrent de boisdie ;

+

Et cex qui ovrent mauvèsement de bail ;

+

Et feme qui prant home que ses sires het de mort, segont droit ;

+

Baillif qui fet tot (tort) apenséement, et qui + prant loer por droit fere, et baillif qui est hors de baillie par son + forfet ;

+

Cil qui ovre de son privilége fausement ;

+

Chevaliers qui est désordrenz ;

+

Avotres et avotresse ;

+

Truanz, travailleors de genz à cort ;

+

Cil qui traïst celui à cui il doit aidier ;

+

Omecide, traïtor, murtrier, aforceors de femes ;

+

Qui tost membre, qui fet sanc et chaable ;

+

Procurator, curator, tutor, avoquat, s'il ne font en la chose ce que il + doivent.

+
+
+ § 2. +

Sont mau renommé :

+

Cil qui demende chose que l'en ne li doit mie, parjur, + foi-mentie ;

+

Et cil qui prant feme mariée par tricherie ;

+

Fille ou filz qui est ou poer son père, et se marie sanz son + congié ;

+

Cil qui prant la feme à autre ;

+

Arbitre qui prant loer ;

+

Cele est mau renomée qui fet son mari de celui qui ne l'est + pas ;

+

Qui decet l'éguiée en (est) maux renomez ;

+

Faus témoinz maux renomez.

+
+ +
+
+
\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l20_BNF_fr-2844.xml b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l20_BNF_fr-2844.xml index 918e2cd..ab44aff 100755 --- a/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l20_BNF_fr-2844.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_anonyme_jostice-plet/anonyme_LJP_l20_BNF_fr-2844.xml @@ -1,2323 +1,2323 @@ - - - - - - Li livres de jostice et de plet 20 - Anonyme (trad.) - Graziella Pastore - École nationale des chartes - - Mathilde Henriquet - 2015 - édition électronique - - - -

2015, première édition électronique

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- - Éditions en ligne de l'École des chartes - http://elec.enc.sorbonne.fr - - - - - Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le - manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un - glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille - Paris, Firmin Didot Frères, 1850 - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 2844 - - - -
- - - Texte en ancien français - - 1200/1299 - - - -

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, - telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections - précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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- - Mise à jour du fichier - Création du fichier - -
- - - LI VINGTIESMES LIVRES - - - LI VINGTIESMES LIVRES - - - - I. [190rA] Ci commence li livres de Digeste nove. Ci titres est - de communs juigemenz [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 1 : de - Publicis judiciis. - -
-
- -
- § {48.1.1} -
-

Marciaus dit : tuit li juigement devant qui l’en plede de crimes - ne sont pas commun, mes cil tant solement qui vienent des lois des - communs juigemenz ; si comme la loi que Julians fist de ce qui est - fet contre la majesté l’enpereor, et cele que il fet des avotires, - et cele que Cornelius fist des meslis et des envenimeors, et cele - que Pompeius fist de cez [190rB] qui ocient leur peres et leur - enfanz, et cele que Cornelius fist des testamanz, et cele que - Julians fist de force privee, et cele que il fist de force commune, - et de covoitier ennors, et de demander arriere ce que li baillif ont - pris en leur baillies, et des annones.

-
-
- -
- - - II. Cis titres est d’acusemenz et de inscripcions [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 2 : de - Accusationibus et inscriptionibus. - -
-
- -
- § {48.2.1} -
-

Ponponius dit : il ne loist pas à feme à acuser home de commun - crime se ele ne porsuit la mort à son pere ou à sa mere ou à ses - enfanz, ou à son patron ou à sa patrone, ou à leur neveu ouou] - ou ou dans le ms. à lor nices ou à lor - paranz.¶

-
-
-
- § {48.2.2} -
-

Communs acusemenz est otroiéotroié] trovz (?) dans - le ms., cf. lat. Certis ex causis concessa est mulieribus - publica accusatio à feme por certaine cause, - si comme s’ele porsuit la mort de cez et de celes à quoi eles sont - tenues par la loi. Et ce meismes establi en loi que Cornelius fist - do testamanz à celui que ses peres et sa mere franchi. ¶ {1} Il est - otroié à l’orfelin à porsuivre la mort son pere par le consoil à - celui qui l’a en garde ; et si en otroie à l’orfeline que ele - porsive la mort de son ael par la loi des testamanz. Car li - enpereres Vaspasians otroia à son orfelins que il pledassent des - testamanz leur peres, mes il en puet pledier par l’entredit de - porter avant les tables dou testamant.

-
-
-
- § {48.2.3} -
-

Paulus dit : l’inscripcion des libelles doit estre tele par - devant le prevost ou par devant le viconte. ¶ Tices dit que il acuse - d’avotire Meue, por ce que il dit que ele fist avotire o Sey en cele - cité, en la meson à celui, en ce mois et quant cil estoient - conseillier. Car sanz dote li leus doit estre senefiez, en coi l’en - dit que li avotyres fut fez, et la persone o qui il fut fez, et li - mois ; car issi est il establi en la loi que Julius fist des - avotires. Et issi est il commandé generaumant à toz cex qui acusent - aucun de commun crime ; mes nus n’est contrainz de comprendre i - malgré sien le jor ne l’ore. ¶ {1} Et se li libelles n’est ordrenez - selonc la loi, li nons à celui qui est acusez en est effaciez, et - puis le puet l’en acuser de rechief. {2} Cil qui balle libelle doit - fere subscripcion ou autres por lui se il ne set letres. {3} Et se - il oppose à son aversere autres crimes, si comme se il tint bordel - [190vA] en sa meson, ou que il lessa aler celui qui estoit repris en - avotire, ou que il prist loer por celer avotire, tot ce doit estre - compris ou libelle. ¶ {4} Se li acuserres muert ou il est enpechiez - por autre cause si que il ne puet acuser, li nons à l’acusé est - esfacez do libelle se il le requiert. Et ce est establi en la loi - que Julius fist de force et ou consoil ou senat, si que il lise à un - autre à acuser le tot de rechief ; mes il convient voer dedanz - quel terme, et sanz dote .xxx. jor i doivent estre gardé.

-
-
-
- § {48.2.8} -
-

Macer dit : se nos savons li quel ne puet pas acuser, nos poons - bien entendre li quel puet acuser. Il est deffandu as uns que il - ‹puet acuser› por leur nature ou por leur aage, si comme as femes et - as orfelins ; et as autres por lor office, si comme cez qui - sont en garnison ; et as autres por leur poesté, si comme as - baillis ; et as autres par leur propre mesfet, si comme à cez - qui sont mal renomé ; et as autres par vilain gaign, si comme à - cez qui ont commoncié à pledier contre deus par .ii. crimes ; - et à cez qui ont pris loer por acuser ou por lessier à acuser ; - et as autres par lor condicion, si comme à cez qui ont esté franchiz - contre leur patrons.

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-
- § {48.2.9} -
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Paulus dit : et se autres por sopeçon de faus acusement, si comme à - cez qui dient faus testemoine si comme il leur fu enseignié.

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- § {48.2.10} -
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Hermogenes dit : et aucuns por povreté, si comme à cez qui ont - moins de .l. deners d’or.

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- § {48.2.11} -
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Macer dit : neporquant, se tuit cil porsivent leur tort fet ou - il volent vengier la mort à leur procheins paranz, il ne sont pas - osté de l’acusement. ¶ {1} Il ne doit pas estre devee as enfanz et à - cez qui ont esté franchi que il ne se plaingnent do fet à leur peres - ou à leur patrons por deffendre leur choses, si comme se il dient - que il ont esté mis hors de possession, et il ne le dient pas por - acuser les de crime mes por recovrer leur possession. Ne il n’est - pas deffendu au fill à plaindre soi dou fet sa mere se il dit que - ele ait pris autrui enfant et dit que il estoit suens por partir à - son heritage ; mes il ne li est mie otroié à acuser le comme de - crime. ¶ {2} Uns ne puet acu[190vB]ser celui que uns autres a - acusé ; mes se il est assous, ou li acuserres ne porsuit pas la - cause, il n’est pas devee que uns autres ne l’acuse.

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-
-
- § {48.2.12} -
-

Renulcius dit : il ne loit pas à acuser le legat l’enpereor – ce - est le prevost d’aucunne contree – do crime qui i fut ainz que il - alat en la legacion, ne li balli do pople de Rome, ne celui qui est - hors do païs par la cause de la chose commune desque il n’en est - hors por aler contre les lois. {1} Et cil qui sont receu encontre - aus puent user de ces benefice, et cil à qui leur mesfez a esté - quitez. ¶ {2} Il est contenu en la loi que Julianus fist de commun - juigemenz que nus n’acuse deus homes de crime en un meisme tens, se - ce n’est por le tort qui li a esté fez. ¶ {3} Se uns sers est acusez - de crime, l’en doit garder ce meismes que l’en garderoit se uns - frans hons en estoit acusez. ¶ {4} Li serf puent estre acusez de toz - crimes fors de force privee ; car cil qui sont dampné de crime sont - puni par le poupliement de la tierce partie de leur biens. Mes ceste - paine ne puet estre enjointe à serf. Autresi est il des autres - crimes par coi l’en paie poine des deners ou paine capital, si comme - est essill qui ne puet estre enjoinz à serf. ¶ Ne la loi que - Ponpeius fist de cez qui ocient leur peres n’a pas leu contre le - serf en tant comme il en apartient as paroles ; mes por ce que - nature est commune, il convient prendre vengence d’els autresi comme - d’autres. Sers ne doit pas estre tenuz par la loi que Cornelius fist - de torz fez mes plus cruel poine li doit estre enjointe hors - d’ordre.

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-
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- § {48.2.13} -
-

Marceans dit : li enpereres Sevoirs et Antonius escritrent par - les communes annones que la feme qui acuse aucun de crime par devant - le prevost de annones doit estre oïe. Et cil meismes qui sont mal - renomé doivent estre oï en cet cas. Et li chevalier qui ne puent - deffendre autrui causes, qui voillent por la pez, il doivent estre - receu ; et li serf oï en cest cas.

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- § {48.2.14} -
-

Paulus dit : li senaz juiga que nus ne soit acusez par diverses - lois par un meisme crime.

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- § {48.2.16} -
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Cil meismes dit : se plusors sont qui voulent acuser un home en - commun juigement, li juiges doit eslire li quelx l’acusera quant il - avra queneu la cause et regardees les persones as acuseors selonc la - digneté, ou selonc ce que il en apartient à chescun, ou selonc - l’aa[191rA]ge, ou selonc les mors, ou selonc autres causes.

-
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- § {48.2.17} -
-

Modestius dit : si li mestresmestres] sers - dans le ms., cf. lat. Si servum dominus in crimine - capitali defendat deffent son serf de crime - capital, il doit doner caucion d’amener le avent.

-
-
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- § {48.2.18} -
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Cil moismes dit : quant Tyce menacoit à acuser de fauseté le - testamant Sey son frere, ele n’acompli pas la solempnité de - l’acusement dedanz le tens qui est establiz. Et aprés li prevoz de - la contree prononça que ele ne puet pas puis acuser le testamant de - fausseté ; ne ele n’apela pas contre cele sentence, ainz vost puis - pledier que li testamanz ne vaustist rien. Je demande se Tyce qui - n’apela pas contre la sentece au prevost puet puis retorner à acuser - le testamant de fausseté. ¶ Et la response est que nule chose - n’est proposee par coi ele doie estre oïe contre l’autorité de la - sentence.

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- § {48.2.19} -
-

Calistratus dit : li saint frere escritrent que li oir as - acuseors ne doivent pas estre contrainz de porsuivre les plez que li - morz commoincerent. {1} Et li enpereres Adrians escrit que il ne - convient pas que li acuserres soit contrainz d’acuser pluseurs.

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-
- -
- - - III. De garder cex qui sont pris et d’amener les avant [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 3 : de - Custodia et exhibitione reorum. - -
-
- -
- § {48.3.1} -
-

Ulpians dit : li juige solent juigier savoir mon se cil qui sont - acusé doivent estre mis en chartre, ou baillier as chevaliers à - garder, ou receu par plege ou par leur seule parole ; et ce suelent - il fere ou por la qualité dou crime dontdont] - dome dans le ms. il sont acusé, ou por - l’enor de la persone, ou por sa richece, ou por ses muers, ou por sa - digneté.

-
-
-
- § {48.3.3} -
-

Ulpians dit : li enpereres Pius escrit que cil ne doit pas estre - mis en liens qui est apareillz de doner plege ; se il n’a fet - si grant mesfet, que il ne doie estre bailliez ne à plege ne à - chevalers, ainz doie estre tenuz en chartre.

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- § {48.3.9} -
-

Renulcius dit : l’en garde essi des chevalers que, se il mesfont - aucunne chose, il soient envoié à celui soz qui il estoient. Et cil - qui a pris un ost à conduire a poer de chatier les chevalers qui - mesferont.

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- § {48.3.8} -
-

Paulus dit : se aucuns jeoliers est corrumpuz par loier et il - sueffre que cez que il doit garder soient deslié, ou que l’en leur - aport ferremenz ou venin, il doit estre puniz par l’office au juige - ; et se il ne le sot pas, il do[191rB]it estre ostez de son office - por sa negligence.

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-
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- § {48.3.10} -
-

Cil moismes dit : il est contenu es commandemanz que nus ne lest - sanz cause ce que il a pris en garde. Cil meismes dit : « se tu - voiz que li mestre aient deslié vistement et sanz acheson aucuns de - cez qui estoient lié es citez, tu commanderas que il soient lié - arriere, et anjoindras paine à cez qui les deslierent ; car, se - il estoient quite, il la feroient autre foiz ».

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-
- § {48.3.13} -
-

Cil meisme dit : se cil qui sont mis ensenble en chartre - preinent consoil de ropre leur liens et briser la chartre por - eschaper s’en, il doivent estre plus puni que la cause por coi il - furent pris ne requiert. ¶ Et se il n’avoient rien mesfet avant, si - doivent il estre puni por ce fet ; et cil qui decovrent lor consoil - doivent estre sozlegié de leur paine.

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- - - IV. De crime qui est fez contre la majesté l’enpereor [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 4 : Ad legem - Juliam majestatis. - -
-
- -
- § {48.4.1} -
-

Ulpians dit : li crimes qui est fez contre la maesté l’enpereor - est procheins à sacrilige. {1} Ce est li crimes qui est fez contre - le pueple de Rome et contre la seurté de l’enpire. Et de cest crime - est corpables cil par qui porchaz et par qui tricherie consoil est - pris que ostages soient rendu sanz le commandemant au prince ou - occis, ou que home armé soient en la cité o glaives et o pierres, ou - que il s’asenblent contre la chose commune, ou que li commun leu - soient porpris ou li temple, ou que home soient esmeu à traïson ou à - dissension ; et par qui porchaz et par qui consoil est pris que - aucuns des metres dou pueple de Rome qui a commandemant et poesté - sus les autres soit ocis, ou que aucuns port armes contre la chose - commune, ou qui envoie as anemis au peuple de Rome mesage ou letres - ou leur fet signe, ou il fet par tricherie que li ennemi au pueple - de Rome soient aidié par son consoil contre la chose commune, ou qui - escommuet les chevaliers par qui dissession ‹ou› noise est fete - contre la chose commune. ¶ Dissession si est quant l’en se descorde - et noisse en sort.

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- § {48.4.2} -
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Cil moismes dit : ou cil qui ne se pert pas de la contree que il - a guovernee quant uns autres a esté envoiez en son leu, ou cil qui a - lessié [191vA] l’ost que il devoit garder, ou li bas hom qui s’en - est alez as enemis au pueple de Rome, ou cil qui à son esciant - escrit fause ovre cité es communes tables, car cist est ou premer - chief de la loi que Julius fist do crime qui est contre la majesté - l’enpereor.

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- § {48.4.3} -
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Macer dit : la loi des .xii. tables commande que cil qui escommuet - les anemis contre le pueple de Rome ou qui leur aide d’aucunne - chose, soit puniz par poine capital. Et la loi que Julius fist do - crime qui est fez contre la maesté l’enpereor commanda que cil qui - mesfet à la commune majesté soit puniz ; itel sont cil qui - s’enfuient de bataille, ou qui tienent forterece contre l’enpereor, - ou traïssent leur ost. Par ceste meisme loi est tenuz cil qui fet - bataille sanz le commadement l’enpereor, ou a esleu ost en la - contree que il a guovernee et ne le baille pas à celui qui a esté - envoiez en son leu, ou qui guerpist l’enpire ou l’ost ou pueple de - Rome, ou li bas hom qui à son esciant a fet aucunne chose par - tricherie por le mestre, ou cil qui a porchacié que aucunne des - choses qui sont escrites devant soit fete.

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- § {48.4.4} -
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Scevola dit : cist est tenuz par ceste loi par tricherie et par - qui seremant aucunne chose est amenee qui soit contre la chose - commune ; et cil par qui tricherie et par qui seremanz li oz ou - pueple de Rome a esté meuz en aguiez et livrez à ses ennemis ; - et cil par qui tricherie i remaint que li enemi ne veignent en la - poesté au pueple de Rome ; et cil par qui porchaz et par qui - tricherie li ennemi au pueple de Rome sont garni d’armes et de darz - et de chevaux et de deniers ou d’aucunne autre chose ; et cil - par qui porchaz et par qui tricherie il remaint que li rois ou une - estrange nacion n’obeist pas au pueple de Rome ; et cil par qui - porchaz et par qui tricherie estraige sont donné as anemis au pueple - de Rome ; et cil qui met hors celui qui a reconeu son crime et - est por ce mis en liens. {1} De cest crime est delivrez par le senat - cil qui font les ymages l’enpereur qui sont depecees.

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- § {48.4.7} -
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Modestinus dit : cil qui sont mal re[191vB]nomé, qui n’ont pas - poer d’acuser, sont receu sanz nule dote à acuser de crime qui est - fez contre la maesté l’enpereor. {1} Et li chevalier qui ne puent - pas deffendre autrui causes ; car cil qui veillent por la pez - doivent estre receu à cest acusement. {2} Et li serf qui en acusent - sont oï, neïs contre leur seigneurs, et cil qui ont esté franchi - contre leur patrons. {3} Neporquant, par la reverence de la majesté - l’enpereor, li juige ne doivent pas tenir cest acusement à gap mes à - verité. Car il doivent regarder à la persone qui est acusee, savoir - mon se ele le pot fere et à ce qui a esté fet, et savoir mon se il - estoit de saine pensee ; ne aucuns ne doit pas legierement - estre trez à paine par l’error d’une parole. Et ja soit ce que li - fol soient digne de poine, neportquant l’en doit esparnier à cez qui - ne sunt pas de seine pensee se li mesfez n’est de cez qui sunt - escrit en la loi, ou tiels que il doie estre vengiez en l’essample - de la loi.

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- § {48.4.10} -
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Cil meismes dit : cil par qui consoill ou par qui tricherie une - cité ou une contree est traïe ou livree à ses ennemis puet estre - acusez de crime contre la majesté l’enpereor.

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- § {48.4.11} -
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Ulpians dit : cil qui muert en aucun crime muert en entier - estat ; car li crimes est estainz par sa mort se il n’est - corpables de crime contre la majesté l’enpereor. Car se si oir ne - purgent icele crime, li heritages sera à la borse l’enpereor ; - neporquant, tuit cil qui sont corpable de crime contre la majesté - l’enpereor ne sont pas en cele condicion, mes qui par desloial - corage s’est en hardiz de fere aucunne chose contre la chose commune - ou contre le prince. Se aucuns est corpables por autre cause, li - crimes est estainz par sa mort.

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- - - V. De crime d’avotire [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 5 : Ad legem - Juliam de adulteriis coercendis. - -
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- § {48.5.1} -
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Ulpians dit : li enpereres Augustus dona ceste loi {*48.5.2} par - coi il convient pledier avant à l’ome qui a fet l’avotire que à la - feme devant que li hom en ait esté [192rA] conveincuz et condempnz. - ¶ {1} Se li mariz acuse sa feme par droiture de mari, excepcion li - peut estre opposee se il brisa premerement la loi do mariage. ¶ {2} - Li crimes de olerie tost à mari à acuser sa fame d’avoutire ; - car autresi est paine establie contre lui comme contre la feme, - autresi puet nuire excepcion à celui qui l’a retenue, puis que ele - fust reprise d’avotire. ¶ {3} Cil qui sofre que sa feme mesface - despit an son mariage n’estn’est] et est dans le - ms., cf. lat. Ceterum qui patitur uxorem suam delinquere - matrimoniumque suum contemnit quique contaminationi non - indignatur, poena adulterum non infligitur - tenuz à soffrir paine d’avotire. {4} Se fame dit que ele ait fet - avoutire pour ce que ses mariz est holiers, ele velt alegier son - mesfet, mes tex aquiz n’est pas receuz. Et por ce, se cil qui est - acusez d’avoutire velt acuser le mari à la fame que il est holiers, - il ne sera pas oïz por ce que il fut avant acusez. ¶ {5} Se li mariz - acuse sa feme d’avotire en commun juigement, l’en demande se - alleguemenz de holerie metra arriere le mari de l’acusement. - Et je croi que nenil. La holerie charge donc le mari, mes ele - n’excuseexcuse] acuse dans le ms., - confusion du scribe, cf. lat. non mulierem - excusat pas la feme. {6} Et por ce, puet l’en - demander se cil qui conoist l’avotire puet enjoindre au mari paine - por la holerie. Et je croi que oïl, car quant Claudius – uns - nobles hom – acusoit sa feme, il fu descoverz que il l’avoit retenue - puis que ele avoit esté reprise en avotire, et li enpereres Savoirs - la condempna sanz nul acuseor. ¶ {7} Se uns estranges est acusez - d’avotire et il oppose à celui qui l’acuse de crime de holerie, il - ne s’aliege point, ne il ne sozmet pas le mari à paine. ¶ {8} Se li - mariz et li peres à la feme vienent ensenble à acuser d’avotire, - l’en demande li quelx doit estre mis par devant. Et il est - melz que li mariz i soit mis, car l’en doit croire que il porsuivra - l’acusement plus aprement et par graigneur anguoissé ; si que se li - peres vient premerement et il balle son libelle, et li mariz n’est - pas negligenz ne ne tarde pas, ainz se porchace d’acuser la et de - querre ses proves par coi il puisse prover l’avotire, li mariz sera - oïz par devant le pere. {9} Mes quant autres qui puet acuser aprés - [192rB] le pere et aprés le mari vienent avant, il est conté en la - loi que cil qui conoist de la cause doit establir li quelx est plus - droiz acusserres.

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- § {48.5.5} -
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Ulpians dit : il n’est pas dote que je ne puisse acuser cele que - je doi prendre à feme de l’avotire que ele fist en son premer - mariage ; car il est contenu apertement en la loi que Julius fist - des avoutires que se cele qui l’en velt acuser d’avoutire est veve, - li acuserres puet premerement acuser le quel que il vodra, ou lui ou - celui o qui ele fist l’avotire ; mes se ele est mariee, il doit - premerement acuser l’avotre et puis la feme.

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- § {48.5.9} -
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Papinians dit : cil qui abandone sa meson por fere avotire ou - pechié de char o autrui feme ou à valet, ou prant gaagn de - l’avoutire sa feme de quel condicion que il soit, il est puniz comme - avotres. {1} Nos entendons par non de meson tote maniere d’abitacion - ¶.

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- § {48.5.11} -
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{13} J’é pris une feme qui estoit acusee d’avoutire et quant ele en - fut condempnee je la refusai ; je demant se il senble que ele ait - doné la cause do departement. Et la responsse est que, por ce - que il est deffendu par la loi que Julius fist à retenir tel feme, - il est aperte chose que je n’ai pas doné cause do departement, mes - il est fez as corpes à la feme.

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- § {48.5.34} -
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Marcians dit : se aucuns dit que ses sers ait fet avotire en sa - feme, li enpereres Pius escrit que il est melz que il acuse sa feme - que il n’est que il tormant son serf por fere li reconoistre. ¶ {1} - Se aucuns n’a pas lessié aler l’avotre ainz l’a retenu, si comme il - avientil avient] il avient par avotre q. dans - le ms. que li filz fet avotire en sa marastre ou ses - sers, ou cil que il a franchi en sa feme, il est tenuz par la - sentence de la loi, ja soit ce que il n’est pas tenuz par les - paroles de la loi. Neporquant, l’en doit dire que il est tenuz par - la sentence que bane soit fez. ¶ {2} Se la feme prant loer de - l’avotire son mari, ele doit estre punie comme avotre.

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- § {48.5.35} -
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Modestinus dit : cil fet pechié de char qui tient franche fame - por cause de lecherie et ne mie de mariage, exceptee sa moichine. ¶ - {1} Avotires est fez en feme mariee ; et pechié [192vA] de char - en veve, ou en virge, ou en valet.

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- § {48.5.37} -
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Vap. dit : se cil qui a moins de .xxv. anz a fet avotire, il est - tenuz par la loi que Julius fist, car tels crime commoince enprés - l’aage de .xiiii. anz.

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- - - VI. De force commune [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 6 : Ad legem - Juliam de vi publica. - -
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- § {48.6.1} -
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Marciaus dit : cil est tenuz par la loi que Julius fist de force - commune qui a en sa meson ou en son champ armes ou darz, fors celes - que il doit avoir quant il va chacier, ou quant il erre, ou quant il - va par mer.

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- § {48.6.2} -
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Scevola dit : les armes en sont exceptees que aucuns a quant il - se remuee ou quant el i sont acheetes par heritage.

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- § {48.6.3} -
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Marcians dit : en cele meisme cause sont cil qui ont pris - consoil de fere dissession et ont sers ou franc homes armez. ¶ {1} - Par cele meisme loi est cil tenuz qui est en commun leu o armes. {2} - En ceste meisme cause sont cil qui ont assenblé gent por assaillir - villes et ont pris par force d’armes les choses qui i estoient. {3} - Et cil i est tenuz qui de feu ravist aucunne chose, fors ce de quoi - la meson estoit fete. {4} Et cil qui prant par force enfant ou feme - sera puniz par la poine de ceste loi. ¶ {5} Cil qui vient au feu o - glaives o ou armes por ravir aucunne chose, ou por deffandre au - seigneur de la meson que il ne sauve sa chose, est tenuz par la - poine de ceste loi. {6} Par ceste meisme loi est tenuz cil qui o - homes armez met aucun hors de la possession de sa meson ou de son - champ.

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- § {48.6.4} -
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Ulpians dit : ou qui preste ses homes à ce fere.

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- § {48.6.5} -
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Marceans dit : cil qui met le feu en une meson par dissession, - ou qui i enclot un home per tricherie, ou qui fet que uns morz ne - soit pas enfoiz et que sepulture ne li soit fete, ou qui oblige à - soi aucun home par force, est tenuz par la poine de ceste loi. ¶ {1} - Se l’en plede de force qui a esté fete et de la possession et de la - seignorie de la chose où ele a esté fete, li enpereres Pius escrit - que l’en doit avant enquerre de la force ou de la proprieté de la - chose ; mes il n’i a que l’en enquere avant de la force que de la - droiture de la seignorie ou de la possession. ¶ {2} Cil qui a pris - par force feme ma[192vB]riee ou desmariee est puniz par trop grief - torment ; et se li peres à la feme est tant priez que il quite ce - qui li apartient, uns estranges le porra acuser sanz doter excepcion - de .v. anz ; ¶ car li crimes de prandre feme à force passe - celui d’avotire.

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- § {48.6.6} -
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Cil meismes dit : li enpereres Pius escrit en cez paroles que - cil qui doit estre puniz qui ravist enfant qui est naturelment - frans : « je sui meüz par la conplaince qui estoit - contenue ou libelle que Selvains me bailla, par coi il sennefia que - ses filz qui estoit naturelment franc avoit esté raviz et enclos et - batuz à desmesure. Et por ce, Germain biaus tres chiers amis, je - voill que tu l’oïes ; et se tu aperçoiz que il soit issi, tu en - preignes grief vengence ».

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- § {48.6.7} -
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Cil meismes dit : cil est tenuz par la loi que Julius fist de - commune force qui estoit en aucunne baillie ou aucunne poesté et - ocist ou bati un des citaiens de Rome, ou commenda que aucunne tel - chose li fust fete, ou que il fust liez ou tormentez. Ce meisme - apartient as legaz et as avocaz et as contes se aucuns d’aus est - repris que il les ait botez ou fet leur tort.

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-
- § {48.6.8} -
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Marcians dit : il est contenu en loi que Julius fist de force - commune que nus ne lit ne n’enpeeche celui qui est acusez que il ne - puisse aler à Rome dedanz un certain tens.

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- § {48.6.9} -
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Paulus dit : nos apelons armz non pas tant solement cez qui - o‹nt› glaives mes cez qui on‹t› autres choses de coi l’en puet mal - fere.

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- § {48.6.10} -
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Ulpians dit : cil est tenuz par la paine de ceste loi, qui fet - par force et par tricherie que juigement ne sont pas fet seurement - ou que li juige ne juigent si comme il doivent, et cil qui font par - force que aucuns leur promet deners ou communement ou priveement, et - cil qui par tricherie est armz la où l’en fet juigement. Cil en est - exceptez qui por chacier a assenblié homes armz qui se conbatent as - betes, car ce li est bien otroié. ¶ {1} Cil est tenuz par ceste loi - qui a assenblé homes par batre aucun par force ; et ja soit ce - que cil qui est batuz ne soit pas ocis. {2} Neporquant, l’en deffant - à celui qui est dampnz de force commune la commune de feu [193rA] et - d’eve.

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- § {48.6.11} -
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Paulus dit : cil qui usent mesons ou viles sont puni par force - capital se il le font o homes armz. ¶ {1} Par non d’armes sont - apelees totes les choses par coi aucuns puet mal fere. ¶ {2} Il ne - senble pas que cil qui porte armes por soi deffendre les port por - homes ocerre.

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- § {48.6.12} -
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Cil moismes dit : cil qui demandent noviaus paages sont tenu par - la loi que Julius fist de force commune.

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- - - VII. De force privee [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 7 : Ad legem - Juliam de vi privata. - -
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- § {48.7.1} -
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Paulus dit : la tierce partie des biens à celi qui est condempnz - de force privee est puepliee ; et il est establi que il ne - puisse estre senateurs, ne apelz à nule honor ne à nule ordre, ne - que il ne soit juiges, si que il soit sanz totes ennors par le - consoil au senat. {1} Autresi comme mal renomez par ceste paine sont - sont tenu cil qui sont ramené à la poine de la loi que Julius fist - de force privee, ¶ et cil qui par tricherie ravist aucunne chose de - peril de mer. {2} Mes cil qui ravissent aucunne chose de peril de - mer sont puni hors d’ordre par les establissement au princes. Car li - enpereres Pius escrit que nule force ne doit estre fete as mariniers - ; et se aucuns le fet, il soit puniz tres cruelment.

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- § {48.7.2} -
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Scevola dit : par ceste loi est tenuz cil qui assenble homes et - fet par force par coi aucuns soit batuz sanz ocirre le.

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- § {48.7.3} -
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Macer dit : il n’a point de difference se aucuns a assenblé à - fere force frans homes ou sers, ou suens ou autrui ; {1} car tuit - cil qui i sont assenblié sont autresi tenu à la paine comme il est. - {2} Et s’il n’i a nul home assenblé, ne il n’en a nul batu, mes il - en aporte par force aucunne chose de l’autrui, il est tenuz par - ceste loi.

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- § {48.7.4} -
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Paulus dit : li crimes de ceste loi est fez quant aucuns a - assenblé gent et fet par force que uns hons n’a pas esté amenez à - juigement. {1} Et se aucuns a fet enqueste d’avotire par sers, et - por ce dit Labeo que l’en doit user plus atrenpeement do banissement - au prevost de tort fet.

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- § {48.7.5} -
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Ulpians dit : se aucuns a chacié un home de son champ par homes - que il ‹a› assenblez ou par ses armes, il puet estre acusez de force - privee [193rB].

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- § {48.7.6} -
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Modestinus dit : il est contenu au consoill au senat qui est - apelz Volusians que cil qui s’asenblent à autrui plet por departir - entre els quant que li acuserres avra do condempnement sont à la loi - que Julius fist de force.

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- § {48.7.7} -
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Calistratus dit : se li deteur pledent contre leur creanciers, - il doivent demander par devant le juige ce que il cuident que lor - soit deu ; car se li creancier se metent en possession des choses à - leur deteurs sanz nul commandemant, li enpereres Marc juiga que il - n’eussent pas droiture de creance. Les paroles dou juigement sont - celes : « il est bone chose, se tu cuides que tu puisses - riens demander, que tu en pledes par droites aucions ; et tes - averseres doit dedanz ce estre en possession, et tu doiz estre - demanderes. Car totes les foiz que aucuns prant sanz le commandemant - au juige ce est force, ne il n’apartient pas à vergoigne ne à - digneté ne à pitié que nus face riens se par droit non. Se il est - donc prové que aucuns porsie la chose à son deteur, qui ne li est - baillie par lui ne par le juige, ainz l’a prise par soi meismes, il - n’i avra pas droiture de creance ».

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- § {48.7.8} -
-

Ulpians dit : se li creanciers prant les choses à son deteur - sanz l’autorité au juige, il est tenuz par ceste loi et est puniz de - la tierce partie de toz ses biens, et est mal renomez.

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- - - - VIII. De homecides et des envenimeors [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 8 : Ad legem - Corneliam de sicariis et veneficis. - -
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- § {48.8.1} -
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Marcians dit : cil est tenuz par la loi que Cornelius fist des - homecides et des envenimeors qui ocit home, ou cil par qui tricherie - meson est arse, et cil qui va armz por home ocirre ou por enbler, et - cil qui estoit baillif ou juiges qui a fet faus juigement por - condampner celui qui n’avoit rien mesfet. ¶ {1} Encor est cil tenuz - par ceste paine qui confit venin por home ocirre et qui li done, et - cil qui par tricherie dit faus tesmoing par coi aucuns soit - condempnz en commun juigement à paine capital, et li baillif et li - juiges qui prenent deners que enqueste ne soit fete de crime - capital. ¶¶ {2} Cil qui ocist home est puniz sanz nule difference de - quel condicion cil est que il ocist. {3} Et li enpereres [193vA] - Adrians escrit que cil qui ocit home, et n’avoit pas corage - d’ocerre, puet estre assous. Et cil qui ne l’ocit pas, mes il le - navra por ce que il le voloit ocerre, doit estre condempnz comme - homecides. Et par le fet puet l’en voer comment il est ; car se - il tret le glaive et l’en feri au plus que il pot, il est certaine - chose que il le voloit ocerre ; mes se il le feri petit, et en tel - leu où il ne le cuida pas ferir à mort, ja soit ce que il feri - d’arme esmolue, mes il n’ot pas corage d’ocerre le, sa poine doit - estre alegiee. ¶ Se dui home tençoient et li uns feri l’autre d’arme - esmolue, se il ne le fist par corage d’ocerre le, sa poine doit - estre allegie ; car il fist homecide plus par avainture que par - sa volenté. {4} Li enpereres Adrians escrit que cil qui ocit celui - qui par force voloit compoignier contre nature o lui ou o aucun des - suens doit estre quitez. {5} Et li enpereres Pius escrit que plus - legier poine doit estre enjointe à celui qui ocist sa feme que il - reprist en avotire ; et commanda que se il estoit bas home, il fust - envoiez en pardurable essil ; et se il estoit en aucunne digneté, il - i fut envoiez à tens.

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- § {48.8.2} -
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Ulpians dit : li peres ne puet pas ocirre son fill, mes il le - doit acuser par devant le prevost de la cité ou de la contree.

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- § {48.8.3} -
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Marceans dit : en un chapitre de la loi que Cornelius fist des - homecides et des envenimeurs est puniz cil qui a confit, ou vendu, - ou gardé venin pour home ocirre. ¶ {1} A cele meisme paine est - sozmis cil qui vent en commun mauveses medecines, ou qui les garde - par cause d’ocirre homes. {2} Ce que l’en dit « mauvés venin » - mostre que aucun venin sont qui ne sunt pas mauvés. Li nons est donc - communs à celui qui est bons et à celi qui est mauvés, mes ceste loi - ne parole fors de celui qui est mauvés que aucuns a por home ocirre. - Et il est commandé par le consoil au senat que cele soit envoié en - essil qui par nul mauvés corage dona à une feme une medecine par - concevoir de coi cele qui la reçut fut morte. {3} Il est commandé en - un autre consoil au senat que li especier qui vendent [193vB] - mauveses espices par bones soient tenu par la paine de ceste loi. - {4} Et cil qui suefre et set que sa mesnie prent armes por conquerre - ou por recovrer la possession d’aucunne chose, et cil qui par - dissession est meüe, et cil qui a pris aucunne chose do perill de - mer, et cil qui a fet faus juigement ou qui a porchacié que il soit - fez par coi cil qui n’a riens mesfet soit condempnz. ¶ Qui chatre - home par cause de lecherie ou de vendre le, il est puniz selonc le - consoil au senat par la loi que Cornelius fist des homecides et des - envenimeors. {5} La poine de ceste loi est essill et soztraemanz de - toz les bies. Mes il solent orendroit estre puni de paine capital se - il ne sont mis en plus honeste leu por soffrir la paine de la loi ; - et li plus bas solent estre baillié as bestes à devorer, et li plus - haut envoié en essil. {6} Mes en quelque leu que il soient trové, il - loist à ocerre les comme ennemis.

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-
- § {48.8.4} -
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Ulpians dit : cil est tenuz par la paine de ceste loi qui - porchaça, quant il estoit en une baillie, la mort à un home en - maniere que n’est pas ostroié par les lois. {2} Li enpereres Adrians - escrit : « il est establi que home ne soient chatré. Cil qui sont - donc repris de ce crime doivent estre dampné par la loi que - Cornelius fist des homecides et des envenimeors et leur biens - doivent estre mis en ma borse. Et se serf font tel chose, il doivent - estre sozmis à tres grief torment ; et se il ne sunt el païs, - l’en doit prononcier contre aucuns que il sont tenu à la paine de - ceste loi. Et se cil à qui cil torz a esté fez s’an plaignent, li - prevoz les doit oïr ; car nus ne doit chatrer ne franc home ne - serf, ne nus ne se doit abandoner de son gré à estre chastrez. Et se - aucuns fet contre mon banissement, ce sera crimes capitals au mire - qui le chatrera et à celui qui soffrera à estre chastrez de son - gré ».

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- § {48.8.6} -
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Renulcius dit : cil qui baille son serf à chastrer sera puniz de - la moitié de ses biens par le consoil au senat qui fut fez quant - Neraces et Antoines estoient conseillier.

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- § {48.8.7} -
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Paulus dit : l’en prent tricherie par fet en la loi que - Cornelius fist des homecides. Et [194rA] por ce, se aucuns se lesse - cheer de haut et il chiet sus un home et il l’ocit, et cil qui cope - un arbre giete jus une branche sanz mot dire et il ocist un home qui - passoit par la voie, il n’apartient pas au chastiement de ceste - loi.

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- § {48.8.8} -
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Ulpians dit : se l’en set que fame ait fet chose par coi ele ait - ocis l’enfant de son ventre, li prevoz de la contree l’envoera en - essil.

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- § {48.8.9} -
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Cil meismes dit : se aucuns ocit un larron qui enble par nuit, - il en sera sanz paine se il estoit issi que il ne se peust garder - sanz peril d’ocerre le.

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- § {48.8.10} -
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Cil meismes dit : se aucuns aars meson à son esciant, il sera - puniz par paine capital comme arderres.

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- § {48.8.11} -
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Modestinus dit : il est otroié as jüies tant solement à - circoncire leur filz ; mes se uns autres qui ne soit pas de leur loi - le fet, il sera puniz par la paine à cez qui chastrent leur sers. ¶ - {1} Se uns sers est venduz par conbatre soi as bestes sanz le - commandemant au juige, cil qui le vendi et cil qui l’acheta sont - tenu à soffrir paine. {2} Li seigneur n’ont pas poer de baillier à - leur volenté leur sers à conbatre soi as betes ; mes se li sers - est amené devant le juige, et la plainte au seigneur est - droituriere, il sera sozmis à paine.

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- § {48.8.12} -
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Cil moismes dit : se uns enfes ou un forsenz ocit un home, il - n’est pas tenuz à la paine de ceste loi ; car l’enfance acuse - l’un et la maladie acuse l’autre.

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- § {48.8.13} -
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Cil meismes dit : nus est commandé par le consoil au senat que - cil qui fet mauvés sacrefices soit puniz par la paine de ceste - loi.

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- § {48.8.14} -
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Calistratus dit : li enpereres Adrians escrit eissi : - « l’en regarde es mesfet à la volenté et ne mie à - l’aveinture ».

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- § {48.8.15} -
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Ulpians dit : il n’a point de difference se aucuns ocit ou done - cause de mort.

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- § {48.8.16} -
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Modestinus dit : se cil qui ont fet homecide, ou de leur grié ou - par tricherie, sont en aucunne digneté, il solent estre envoié en - essil. Se il sont el segont degré, il sont puni par paine - capital ; mes il doivent prandre plus legiere vengance - descuriaus, se il puet avenir. Et l’en en doit demander consoil au - prince et fere par son commandemant, se issi n’est que la noisse ne - puisse [194rB] estre abatue en autre maniere.

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- § {48.8.17} -
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Paulus dit : se uns hom a esté feruz en meslee et il muert, il - convient regarder les cous que chescuns li dona de cez qui i furent - assenblez.

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- - - IX. De cez qui ocient leur femes et leur enfanz [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 9 : De lege - Pompeia de paricidiis. - -
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- § {48.9.1} -
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Marcians dit : il est contenu en la loi que Ponpeius fist de cez - qui ocient leur peres que, se aucuns ocist son pere, ou sa mere, ou - son aiel, ou s’aiele, ou son frere, ou sa seror, ou son cosin - germain, ou son oncle de parpar] par ar dans le - ms., signe d’abreviation excédant son pere ou de par sa - mere, ou sa tante, ou sa feme, ou sa bruz, ou son gendre, ou son - socre, ou sa suegresse, ou son fillastre, ou sa fillastre, ou son - patron, ou sa patrone, ou se ce est fet par tricherie, il sunt tenu - par la paine que Cornelius fist des homecides. ¶ Et sese] - sa dans le ms. la mere ocist son fil ou - sa fille, ele est tenue par ceste loi ; et li aieles qui ocist son - neveu et cil qui achate venin por doner a son pere, ja soit ce que - il ne li puet pas doner.

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- § {48.9.2} -
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Scevola dit : li autres filz qui sotsot] sor - dans le ms., cf. lat. Frater autem eius, qui cognoverat - tantum nec patri indicaverat la chose et ne la - fist pas savoir à son pere doit estre envoiez en essil ; et cil - qui vendi le venin doit estre sozmis à torment.

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- § {48.9.3} -
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Marcians dit : l’en doit savoir que il a compris en la loi des - paranz sa feme ; neporquant, une meisme paine n’est pas enjointe por - les lointains et por les procheins. La persone à la maratre et cele - à l’esposee ne sont pas comprises en la loi, neporquant eles sont - contenues en la sentence.

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- § {48.9.4} -
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Cil moismes dit : li peres et la mere à l’esposee et à l’espos - sont contenu el non de suecre et de suegresse, et li esposse sont - contenu el non de gendres.

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- § {48.9.5} -
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Cil meismes dit : quant uns homs aloit chacier, il ocist el bois - son fill qui fesoit avotire o sa marastre ; li enpereres - Adrians l’envoia en essil por ce que i l’ocist melz comme lierres - que comme peres ; car la poesté au pere doit estre en pitié et - ne mie en cruauté.

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- § {48.9.6} -
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Cil moismes dit : l’en puet demander se cil qui ocistrent lor - peres sont tenuz par la poine de ceste loi ou cil qui en furent - consachant. Et Mecians dit que tuit cil qui en furent - compoingon doivent estre puni d’une meisme paine ; et por celes - doivent soffrir li estrange meisme [194vA].

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- § {48.9.7} -
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Cil meismes dit : se deners sunt presté à fere aucunne - desloiauté par le seu à celui qui les preste, si comme por acheter - venin ou por doner as larrons por ocirre le pere, celuicelui] - a celui dans le ms. qui les enprunte et - cil qui les pretent sont tenu par la paine de ceste loi.

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- § {48.9.8} -
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Cil meismes dit : se cil qui est acusez de la mort à unes des - persones, qui sont nomees en la loi que Ponpeius fist, muert ainz - que li plez soit finz, se il se tue, la borse l’enpereor sera ses - heirs. Et se il muert autrement, se il fist testamant, cil de qui il - fist son hoir avra son heritage ; et se il ne dist testamant, - cil l’avra que les lois i apelent.

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- § {48.9.9} -
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Modestius dit : la paine à celui qui ocist son pere est tele - establie par les anciens, que cil qui a ocis son pere soit batuz de - verges et puis soit cosuz en un sac ou un chien et o un coc et o une - serpent et ou un singe, et puis soit li sac getez en la mer bien en - parfont se la mer est pres ; et se ele est loing, il soit bailliez - as bestes à devorer selonc l’establissement l’enpereor Adrian. {1} - Et cil qui ocist autres persones que son pere ou sa mere ou son aiel - ou s’aole, por coi li encien establirent la devant dite paine, il - soit puniz par paine capital. {2} Neporquant, se aucuns ocist son - pere par forsenerie, il ne sera pas puniz si comme li saint pere - escritrent ; car ce est assz que il est puniz par forsenerie meisme, - mes il doit estre gardz diligement et mis en liens.

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- - - X. De faussoniers [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 10 : De lege - Cornelia de falsis. - -
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- § {48.10.1} -
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Marcians dit : la poine de la loi que Cornelius fist des fausons - est enjointe à celui qui a porchacié par tricherie que fausses - atestacions soient fetes. {1} Et qui recevra deners, ou fera - convenence, ou assenblera compoignie por establir fausse avocacion - por obligier cez qui n’ont rien mesfet, il sera chatiez par le - consoil au senat. ¶ {2} Se aucuns prent deners por refuser - testemoine, ou por dire le, ou que il ne le die pas, il est tenuz à - la poine de la loi que Cornelius fist des fausoniers ; autresi est - cil qui corrump le juige, ou qui porchace que il soit corrumpuz. {3} - Et se li juiges despit les esta[194vB]blissemenz as princes, il est - puniz. {4} Cil qui en contes ou en tables ou en aucun instrumant - escrivent fausseté, ou en ostent aucunne chose, sont puni par ces - causes comme faussenier. Et issi dampna li enpereres Savoirs par la - loi que Cornelius fist des faussoniers le prevost d’Egite, por ce - que il fist fausseté en ses instrumanz quant il estoit par desus la - contree. ¶ {5} Cil qui remue le testamant à celui qui est encor vis, - est tenuz par la poine de ceste loi. ¶ {6} Cil qui dit que cil à qui - il balla ses instrumenz à garder les a bailliez à son aversere, le - puet acuser de faussonerie. ¶ {7} Li consoil ou senat apartient as - testamanz as chevalers, en coi il est commandé que cil soit tenuz à - la poine as fausoniers qui escrit en testamant que il en ait aucunne - chose. ¶ {8} Il a tel difference entre le fil et le serf et - l’estrange qui escrivent testamant, que il covient en l’eritage que - especial subscripcion i soit fete, et lors cesse la paine. Et cil - qui escrit le testamant puet avoir son lés, mes en fil ou en serf - soffist la general subscripcion et à eschever la paine et à avoir le - lés. ¶ {9} Li deffendeur et li procureor qui ont fine lor office et - n’ont pas rendu conte ne puent pas fere marchié à la borse - l’enpereor ; et se aucuns fet encontre ce, il soit puniz autresi - comme se il eust fet fausonerie. {10} Mes ce n’apartient pas as - autres qui firent ce ainz que il receussent la garde ; car il - n’ont pas perdu leur excusacions, ainz ont mis arriere tot barat. - {11} Et li enpereres Savoirs et Antonius escritrent que cil qui n’a - pas encor rendu conte de la garde que il a amenistree, ne puet pas - fere marchié o la borse l’enpereor, se cil est vis que i l’ot en - garde ; car se il est morz, il puet fere marchié, ja soit ce que il - n’a pas encor rendu conte à son hoir. {12} Mes se li deffenderres ou - li procureres est hoirs à aucun qui avoit fet marchié à la borse - l’enpereor ainz que il ait rendu conte de la garde, je ne croi pas - que la poine i ait leu, ja soit ce que cil que il ot en garde vive - encore. {13} Paine de forsenerie est essill et puepliemenz de toz - les biens. Et se sers fet faussonerie, il sera sozmis à tres grief - torment.

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- § {48.10.2} -
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Paulus dit : qui oste testamant ou le ceile ou le ravist ou - l’efface ou des[195rA]saelle, et qui escrit faus testamant ou seele - ou recite ou porchace par sa tricherie que ce soit fet, il est - dampnz par la poine de la loi que Cornelius fist des - faussoniers.

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- § {48.10.3} -
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Ulpians dit : cil qui ne set pas que testamanz soit faus, le - puet bien reciter.

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- § {48.10.4} -
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Cil meismes dit : se aucuns avoit porchacié faussement que l’en - escrisit faus testamant que uns lés li estoit lessiez, et il est - morz, la paine puet estre quitee à son hoir. ¶ {1} Quant uns hons a - esté fez hoirs son pere et il ot depeciez les escriz de ses lés, il - fu morz ; Marcus dit que la borse l’enpereor doit chalengier tant de - l’eritage comme li peres en peut avoir departi par lés.

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- § {48.10.5} -
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Julians dit : li senat quita paine à celui qui avoit escri de sa - main en escroes le lés que ses peres avoit escrit en son testamanz - et puis l’esfaça ; et por ce que il le fist par le commandemant - son pere et il avoit passe .xxv. anz, il li fu ostroié que il eust - l’eritage.

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- § {48.10.6} -
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Affricans dit : se aucuns escrit ou un testamant que uns lés li - soit paiez, il est tenuz par la paine de la loi que Cornelius fist - des fausoners, ja soit ce que li lés ne vaille rien ; car il - est certaine chose que cil est tenuz qui escrit que li lés li est - lessiez en testamant qui puis est roz ou qui ne vaut des le - commaincement. Neporquant, ce est voir quant li testamanz est - parfez ; car se il n’est pas saelz, il est melz que li consoil - au senat n’i ait pas leu ; autresi comme li entrediz d’aporter avant - les tables do testamant n’i a pas leu. Car à ce que li conselz au - senat ait leu, il convient avant que il ait aucun testamant ou que - il ne soit pas fez à droit ; car lors dit l’en par droit que li - testemanz est faus. Et se il n’i eust point de testamant, l’en ne - deist pas que il ne fust pas à droit fez se totes les choses i - fussent fetes si comme eles deussent. ¶ {1} Se cil qui est fez oirs - escrit ou testamant que li filz est deseritez par droit ou autres - persones, il est tenuz par le consoil au senat. {2} Et autresi cil - qui escrit de sa main que franchise li soit donee est tenuz par le - consoil au senat. {3} Se uns patrons escrit que uns lés li soit - lessiez el testamant à celui que il franchi, et il a enpetré pardon, - et l’en li a commandé que il [195rB] s’atiegne del lés, l’en demande - se il puet avoir la possession des biens contre les tables. Et - il nos plet que il ne la puisse pas avoir. Mes de ce ne s’ensuit pas - que se une fame escrit el testamant son mari que ses doeres li soit - renduz, ou li creanciers el testamant son deteur que ce que il li - doit à terme li soit rendu, et il enpetre pardon de ce que l’en li - commant que il s’atiegne del lés ; car l’en ne puet pas tolir à - la feme son doere, ne au creancier s’aucion.

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- § {48.10.7} -
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Marcians dit : li serf ne puent en nule maniere pledier à leur - seigneurs, fors lors sanz plus, si comme li enpereor Marcus et - Commodus dient, que le serf se plaint que les tables dou testamant - en coi franchise li fu donee sunt repostes ; car lors doit li - sers estre receuz à acuser l’oir son seignor dou testamant que il - cele.

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- § {48.10.8} -
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Ulpians dit : tuit cil qui ont res en partie les deners d’or et - tainz en partie, se il sont franc home, il soient baillié as bestes - à devorer ; et se il sont serf, il soient sozmis à tres grief - tormanz.

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- § {48.10.9} -
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Cil meismes dit : il est establi en la loi que Cornelius fist - des fausoniers que qui fera aucunne fausseté en or, ou qui fera faus - deners d’argent, il soit tenuz par crime de faussonerie. {1} Par - cele meisme paine est cil tenuz qui pot deffendre tel chose et ne la - deffendi pas. {2} Et si est commandé en cele meisme loi que nus - n’achat ne ne vende à esciant deners d’estaing ne de plon. {3} La - poine de ceste loi est promise à celui qui à esciant et par - tricherie seele autre chose que ce qui fu commandé el testamant ; et - cil qui ont assenblé compoignie por dire faus testemoigne, li uns - por l’autre. ¶ {4} Cil qui a mis por lui un acuseor en cause qui est - meüe por deners est tenuz par cele meisme poine par coi cil sont - tenu qui recoivent deners por movoir autrui plet.

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- § {48.10.10} -
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Macer dit : li conselz au senat ne parole point de celui qui - escrit en un testamant que cil en qui poesté il est, ou uns autres - qui est en la poesté à celui meismes, [195vA] ait un lés. Mes en - cest cas, il mesfet contre la loi ; car li preuz de cele chose - n’apartient pas au pere ne au seigneur à qui il apartenist se li - filz ou li sers eust escrit que li lés fut à lui meisme. ¶ {1} Il - est certaine chose que se aucuns escrit que uns estranges ait un - lés, et il vient puis en sa poesté en la vie à celui qui fist le - testamant, li conselz au senat n’i a pas leu.

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- § {48.10.11} -
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Macer dit : se li peres à un chevaler escrit el testamant à un - autre chevaler que ses filz ait un lés, por ce que cil lés n’est pas - aquis au pere, il est hors de paine. {1} Et se li filz escrit que sa - mere ait un lés, se il le fet par le commadement à celi qui fet le - testamant, il est sanz poine et la mere puet avoir le lés.

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- § {48.10.12} -
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Papinians dit : quant cil qui est corpables de fausonerie muert - ainz que il ne soit acusez ou que sentence en soit donee, il est - quités de la paine ; mes ce que il conquist par fausseté ne remaint - pas à l’oir.

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- § {48.10.13} -
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Cil moismes dit : assennemanz de faus non est par paine de - faussonerie. {1} Li avocaz qui par .x. anz a esté hors d’ordre des - curials por ce que il avoit recité par devant le prevost un faus - instrumant puet recevoir sa digneté aprés les .x. anz ; car il - n’en chai pas en la loi por fere fausseté mes por reciter la. Et por - cele meisme reson li bas hom qui fu envoiez en essil temporel par - cele meisme cause porra estre fez curials quant il sera revenuz.

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- § {48.10.14} -
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Paulus dit : quant li filz qui estoit hors do bail escrivoit le - testamant son pere, il l’escrit par le commandemant au pere que uns - lés fust donz à un serf qui estoit communs à lui et à un - autre ; je demant comment il en ira. Et la response est - que plusors demandes sont jointes ensenble ; et sanz dote, il - nos est deffendu par le consoill au senat que nos ne servons pas que - aucunne chose soit donee à celz que nos avons en nostre poesté. Li - filz qui est hors de baill sera donc tenuz par ceste meisme paine, - ja soit ce que il l’escrit par le commandemant à son pere. ¶ Il - senble que cil soit escusez qui [195vB] ‹est› en autrui poesté, si - comme li sers se il pert par la subsc‹r›ipcion que il ait fet par le - commandemant. {1} L’autre question est, por ce qui est fet ou escrit - contre droit ne vaut rien plus que se il ne fust pas escrit ou fet, - savoir mon se ce que aucuns escrit, qui soiit doné au serf qui est - communs à lui et à un autre, doit estre rapelé en partie et valoir - en partie, ou se toz li lés est deuz à son compoignon. Et à ce - respondi Marciaus à Julian ; car quant Julians ot escrit en un - testamant que une chose fust donee à lui et à Tyce, ou à un serf qui - estoit communs à els deus, por ce que cele escriture ne vaut rien, - ne plus que se ele ne fust pas escrite, l’en puet legierement veer - combien chescuns en doit avoir. Et puis dit Marciaus, comment en - sera rien deu à son compoignon se li nons au serf en est sostrez - comme faus. Autresi doit l’en garder en cestre presente demande. ¶ - {2} Li mariz franchi un des sers do doere sa feme et puis escrit en - son testamant que il eust un lés ; l’en demande que la feme i puet - conquerre. Et la responsse est que li patrons est encheez en - la paine dou banissement à l’enpereor Claudi‹us› ; et ja soit - ce que li filz qui est hors dou baill puisse estre trespassz el - testamant, neporquant il puet demander la possession des biens. ¶ Se - li patrons n’a donc rien des biens à celui que il franchi, il ne - sera de rien tenuz à la feme ; mes l’en demande se il puet estre - tenuz por ce que la loi dit, ou se il a fet par tricherie que la - chose ne veigne pas à lui. Et sanz dote il n’i fist rien por - grever la feme, car il ne penssa pas ce contre lui. Et se aucuns - escrit par le commandemant à celui qui fist le testamant que il - feist un lés et il i ajoint que il li estoit commandé que il rendist - cel lés à un autre, por ce ne remaint pas que il ne se doie atenir - del lés, et que li hoirs ne le doie avoir et estre tenuz à rendre le - la où li morz commanda.

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- § {48.10.15} -
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Calistratus dit : li enpereres Claudi‹us› commanda que l’en - ajoinsist à la loi que Cornelius fit des [196rA] faussoniers que, - quant aucuns escrit testamant ou lés, se il l’escrit que il en ait - aucunne chose, il soit tenuz autresi comme se il eust fet - faussonerie ; ne pardons ne soit pas donz à cez qui dient que il ne - savoient pas la force de loi. Il senble que il escrit que il ait - aucunne chose non pas tant solement quant il le escrit de sa main, - mes quant ses sers ou ses filz que il a en sa poesté l’escrit, si - comme cil li dit qui fet le testamant. {1} Il est contenu es - establissemenz as princes que se cil qui fet le testamant esclere - especiaument en sa subscripcion que il commanda à un serf que il - escrisist en son testamant que ses heirs paiast un lés à son - seignor, ce vaut ; car la general subscripcion vaut contre - l’autorité dou consoil au senat à eschever la poine de la loi. Et - por ce, est il autresi comme se li lés ne fust pas escriz, et - pardons doit estre donz à celui qui l’escrit. Et je croi que li - pardons doit estre demandez à l’enpereor à qui l’en se doit atenir - de lés. ¶ {2} Encor juiga li senaz, que se uns sers escrit el - testamant son seigneur par son commandemant que il ait franchise, il - ne soit pas frans por ce sanz plus que il l’escrit de sa maisme ; - franchise li soit donee autresi comme se ele li fust lessie à terme. - {4} Il plot à sages homes que pardons soit donez à la mere se ses - sers escrit el testamant son fil par le commandemant au fil que ele - en ait aucunne chose. {5} Ce meisme juiga li senaz de la fille qui, - par le commandemant sa mere et par ignorance de droit, escrit es - testamant sa mere que ele en eust aucunne chose. ¶ {6} Se aucuns - fist de .ii. homes ses hoirs, et il commanda en son testamant que se - li uns moroit sanz hoirs toz li heritages fust à l’autre qui avroit - hoirs, ou se li uns et li autres moroit sanz hoirs, li heritages - fust renduz à celui qui escrivoit le testamant, il nos plest que la - poine de la loi que Cornelius fist des faussoners soit quitee à - celui qui escrit le testamant ; et il est plus benigne chose que les - choses qui sunt escrites soient gardees.

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- § {48.10.16} -
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Paulus dit : li crimes d’istrumanz enblez n’est pas des communs - juigemenz se li testamanz à aucun n’a esté enblez. ¶ {1} Paulus dit - que tuit cil sont tenu par la paine [196rB] de la loi que Cornelius - fist des faussoniers qui seelent faus instrumanz autres que - testamanz. {2} Et il n’est pas dote que tuit cil qui ont fet - fausseté en tables ou en letres communes, ou en seelement ou en - autre aucunne chose, ou qui ont celé ou sotret ou effacié ou - dessaelé verai instrumant por senbler que il soit faus, ne doient - estre tenu par cele meisme paine.

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- § {48.10.17} -
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Cil meisme dit : quant uns hom ot escrit o sa main que uns sers - li estoit lessiez et que il li estoit commandé que il le - franchissist, li senaz juiga que tuit li hoir le doivent - franchir.

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- § {48.10.18} -
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{1} Cil meismes dit : se aucuns escrit en un testamant que il - eust en garde le fill à celui qui fesoit le testamant qui avoit - moins de .xiiii. anz, ja soit ce que il est sopeceneus por ce que il - senble que il covoita la garde de son gré, neporquant, se il prove - que il soit convenables, il doit avoir la garde non pas par le - testamant mes par juigement ; ne il ne sera pas acusez por ce que il - senble que il s’asenti à la volenté au mort. ¶

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- § {48.10.19} -
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Se cez qui ont fet fause monoie la volent reformer et amender, il - sont assous par l’aide de droite repentance. ¶ {1} Li acusemenz - d’enfant que fame tient comme suen, qui n’est pas suens, ne perist - pas par longue estance ; et autresi en puet l’en bien user aprés la - mort à la feme comme en sa vie.

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- § {48.10.20} -
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Hermogenes dit : cil sunt puni par paine de faussonerie qui ont - pris deners por introduire faus tesmoinz, ou qui en ont fet - obligement, ou convenance, ou que en ont assenblé compoignie, ou qui - ont porchacié que aucunne de cez choses soit fete.

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- § {48.10.21} -
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Paulus dit : cil qui par divers marchiez a vendu à deus une - meisme chose est puniz par paine de faussonerie ; et issi l’establi - l’enpereres Adrians. A cez est ajoinz cil qui a corrumpu - juige ; mes il solent estre puni un pou moins aprement, car il - sont envoié en essil à tens, ne leur biens ne lor sont pas tolu.

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- § {48.10.22} -
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Cil meismes dit : l’en ne doit pas dire que cil qui a moins de - .xiiii. anz enchie el crime de faussonerie ; car à paine puet - estre corpables de [196vA] fausseté cil qui ne set que tricherie - est. ¶ {1} Se li peres escrit en un testamant que uns lés en fust - donz à son fill qui estoit en la main à ses ennemis, l’en doit dire - que, se li filz revient, li peres est encheez en la paine au senat ; - mes se il muert illeuc, li peres est quités. ¶ {2} Mes se il escrit - que ses filz qui est hors do baill en ait aucunne chose, il le fet - par droit. {3} Et se il escrit que aucunne chose en soit à son fill - adoptif, ou au serf à qui il deust ja avoir doné franchise selonc ce - que il i fut enjoint, l’en doit dire que il est hors de la sentence - del consoill au senat ; car tot ce qui est aquis par tel serf - li doit estre renduz quant il est franchiz. {4} Et se il escrit que - aucunne chose en soit donee au serf qui n’est pas suens, ainz le - sert par bone foi, il mesfet quant à son penssé ; car il cuide - que il soit siens. Mes por ce que il ne puet aquerre par lui ne lés - ne heritage, nos disons que il doit estre quités de la paine. ¶ {5} - Se li sires a escrit en un testamant que ses sers ait un lés quant - il sera franchiz, nos disons que il est excusez dou consoil au - senat, car il n’i garda pas à son preu. ¶ Ce meisme puet l’en dire - do fil qui puis est mis hors do baill. ¶ {6} Cil qui conferme les - escriz qui furent fez ainz que li testamanz, par coi une chose li - est lessie, enchiet en la paine del consoill au senat. ¶ {9} Li sers - qui escrit en autrui testamant que cil qui le fesoit enjoigneist à - son seigneur que il li donast franchise, n’est pas tenuz par les - paroles dou conseil au senat. Mes de ce puet l’en doter, car si - comme nos avons dit avant, li senaz quita en ce cas la paine. ¶ Se - li sires fet subscripcion el testamant, le doit dire que il fet - contre le consoil au senat, car franchise apertendroit à lui et si - lés porroit estre aquis à son seigneur. ¶ {10} Se cil qui escrit le - testamant escrit que il li est enjoint que il doint franchise à son - serf, voions se il est hors de paine por ce que il n’i a nul preu à - lui, se il ne l’a escrit por [196vB] ce que li sers se rachat par - grant pris et que il le franchise. ¶ {11} Cil qui escrit de sa main, - quant uns chans fu lessiez à Tyce, que ce estoit soz tel condicion - « se il donoit deners à celui qui escrivoit le testamant », il est - en chaez en la paine au consoill dou senat. ¶ {12} Cil qui escrit - par la volenté son pere que il soit desheritez, ou que il n’ait - point de lés, n’est tenuz ne par les paroles ne par le consoil au - senat.

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- § {48.10.23} -
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Cil meismes dit : l’en demande que est fausseté. Et il me - senble que ce est fausseté se aucuns chainge autrui cyrografe, ou se - il despiece ou efface libelle ou contes ; mes cil n’est pas - faussoniers qui me‹n›t en conte ou en rendre reson.

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- § {48.10.24} -
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Scevola dit : uns hons qui fist son testamant commanda que sa - fille fust hoirs de la dozieme part de son heritage, et si enjoint à - cez qui estoient hoirs de .xi. parties que il franchissent un serf. - Cil sers dit à la fille à celui qui fist le testamant que il porroit - bien prover que li testamant estoit faus ; et quant la fille ot fet - subscripcion el libelle de l’acusement, li prevoz pronunça que li - testamanz n’estoit pas faus. L’en demande se la franchise et li lés - sunt deu au serf aprés cest fet. Et la reponsse si est que - nenil, selonc les choses qui sont proposees.

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- § {48.10.25} -
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Ulpians dit : cil qui a rendu fausses letres el non au prevost, - ou qui a proposé faus banissement, est tenuz par aucion seur le fet - por sofrir paine, ja soit ce que il soit corpables de la loi que - Cornelius fist des faussoniers.

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- § {48.10.26} -
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Marciaus dit : se aucuns effaça le testamant son pere et se tint - por oir, autresi comme se ses peres fust morz sanz fere testamant et - fu issi morz, toz son heritage sera toluz par droit à l’oir.

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- § {48.10.27} -
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Modestius dit : uns sages hom de droit pronunça que cil qui - distrent divers testemoines doivent estre tenu à la paine de ceste - loi, autresi comme se il eussent fet faussonerie. {1} Et cil qui - contre son seel aporte faus testemoine est tenuz par paine de - faussonerie. Et cil qui a dit deus divers testemoines d’une meisme - chose, si que l’en ne set le quel l’en doit croire, est tenuz par - paine de faussonerie. ¶ {2} L’en ne doit pas doter que cil qui se - tient [197rA] por chavalier, et aporte enseignes que il ne deust pa - porter, ne doie estre griefmant puniz.

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- § {48.10.28} -
-

Cil meismes dit : se li deteurs en ment del jor en coi il engaja - son gage, ce est fausseté.

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- § {48.10.29} -
-

Cil moismes dit : se aucuns fet menconge entendant au prevost de - la contree ou par instrumant ou par libelle, ce que il fet ne vaut - rien ; et se il en est acusez, il soffrera la poine que cil - soffrent qui acusent fausseremenz, et sera puniz autresi comme se - cil eust fet faussonerie. Et plusors escriz ont esté fez de ce, mes - nos ne recorderons fors que un de coi les paroles sunt teles : - « se tes aversaires bailla son libelle et il ne dit pas verité - en ses prieres, il ne puet pas user de subscripcion ; mes se il - en est acusez, il en doit soffrir paine ».

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- § {48.10.30} -
-

Cil meismes dit : cil qui fet faus seel ou fausse subscripcion - est à la paine de la loi que Cornelius fist.

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- § {48.10.31} -
-

Calistratus dit : li enpereres Pius escrit à Claudi‹us› que - selonc la mesure de chascun mesfet doit l’en establir contre cez qui - par devant les juiges ont aporté instrumanz qui ne puent estre - prové. Et se l’en voit que il aient plus deservi que il ne puent - soffrir, l’en face la chose savoir à l’enpereor, qui juigera comment - il doivent estre puni. Mes li enpereres Marc et ses freres - atrenperent ceste chose par leur humanité, si que tel instrumant - sunt aporté avant par erreur si, comme il avient sovent, l’en le - pardoint à celui qui l’aporta.

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- § {48.10.32} -
-

Modestius dit : cil qui corrumpent par tricherie les banissemenz qui - sont proposz sunt puni par paine de faissonerie. ¶ {1} Se li - venderres ou li acheterres corrump les mesures de froment et de vin, - ou d’aucunes autres choses qui sont provees communement, ou il fet - aucunne tricherie, il soit condempnz au doble de tant comme la chose - vaut. Et li enpereres Adrians commanda que cil qui fausseroient les - pois ou les mesures fussent ennvoié en essil.

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- § {48.10.33} -
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Cil meismes dit : se aucuns use de faus establissement, ou de ce - que l’en ne set qui fist, la commune de feu et de eve, li est - deffendue par la loi que Cornelius fist.

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- - - XI. De forfez de jeu de dezLa prohibition des jeux a été l'objet de - fréquentes dispositions législatives dans les premiers temps de la - monarchie française. Ainsi, l'ordonnance rendue à Paris, en décembre - 1254, pour la réformation des mœurs dans le Languedoc et le - Languedoil, s'exprime de la sorte par son article 35 : « -  Preterea prohibemus districtè ut nullu homo ludat ad - tanillos, sive aleis aut scaccis ; scholas autem deciorum - prohibemus et prohiberi volumus omnino, et tenentes eas districtiùs - puniantur. Fabrica etiam deciorum prohibetur. » Notre - manuscrit (fol. 2 v°, c. 2) présente une traduction de cette - défense : « Après nos défandon que nus jeue ès dis en nule - manière, se n'est ès tables ou as eschaz ; et défendons les escoles - des diz, et volons que eles soent deffendues en totes manières ; et - cil qui les tendront soent puni duremant. Forge de diz soet défendue par - tout. » L'ordonnance rendue à Paris, en 1256, pour l'utilité - du royaume, répète les mêmes prohibitions et détermine la - peine réservée aux infracteurs : « Item, » dit l'article - 10 de cette ordonnance, « que la forge des dez soit deffendue et - devée par tout nostre royaume, et tout homme qui sera trouvé jouant aux - dez communément, ou par commune renommée, fréquentant taverne ou bordel, - soit réputé pour infâme, et débouté de tout témoignage de visite. » - — Au reste, ce n'est pas dans la législation dont nous venons de - rapporter quelques documents, que l'auteur de notre manuscrit a pris la - matière du titre 11, auquel se réfère cette note ; le titre 11, - ci-dessus, est évidemment composé d'un extrait et d'une imitation du - Digeste, de aleatoribus.. - - -
- § 1. -

Li rois dit que se aucuns bati celui à qui il joet as diz, por acheson - del jeu, il n'an fera jà droit, mès l'en doit prandre garde par quel - chose ce a esté ; et se ce a esté por chose qui vaille, l'en en - doit bien fere droit, se li joeor s'entretolent aucune chose qui soit - del jeu, li rois aura auction de la chose tolue ; mès - il n'an auront point, car il n'en sunt pas digneDig., lib. 11, - tit. 5, frag. 1, § 1..

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- § 2. -

Et nos devon entendre la meson, et por lieu et por habiterVoy. - ibid., § 2, in fine..

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- § 3. -

Ce que l'en joe por metre maintenant en mangier est bien - soffrableIbid., frag. 4, in - principio..

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- § 4. -

Se menor qui n'est pas bien encor en son poer, ainz est el poer à celi - qui l'a en garde, joet as diz : et por ce, cil qui l'a en garde - puet redemender. Ausint puet l'en del serf qui est en la garde son - seignorIbid., frag. 4, § 1..

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-
- § 5. -

Car matire de jeu vient de covoitisse, ne bons de haage ne puet apeler - autre de qui (de ce qu'il) ait à lui joié, par ce qu'il - pert sa digneté de demender en ce qu'il joe à lui.

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- § 6. -

Li tutors pot demender por le menor, et prover par garanz, car en tel - chose n'a point de bataille.

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- - - XII. [197rB] De demander arriere les deners que li baillif - prenent à tort [rubr.] -
- - Traduit du Dig., liv. 48, tit. 11 : De lege - Julia repetundarum. - -
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- § {48.11.1} -
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Marciaus dit : la loi que Julius fist de demander arriere deners - que li bailli ont pris à tort apartient as deners que aucuns a pris - quant il estoit en metrisse, ou en poesté, ou en procuracion, ou en - legacion, ou aucun autre commun office, ou quant il estoit en la - compoignie à aucun baillif. ¶ {1} La loi en excepte cez que il puent - prendre, ce est de coisins et del lignage leur femes.

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- § {48.11.2} -
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Scevola dit : aucion est donee par ceste loi contre les oirs à - celui qui estoit acusez dedanz un an aprés ce que il est morz.

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- § {48.11.3} -
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Macer dit : cil sont tenu par ceste loi qui sont en aucunne - poesté et prennent deners por juigier ou por lessier à juigier.

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- § {48.11.4} -
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Senulcius dit : ou por fere plus ou mains que il ne doivent fere - par lor office.

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- § {48.11.5} -
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Macer dit : juigemenz est donz contre conte par ceste loi.

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- § {48.11.7} -
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Macer dit : la loi que Julius fist de demander arriere ce que li - ballif prenent à tort deffent que nus ne preigne loer por doner - juige ou arbitre, ne por envoier le, ne por [197vA] commander li que - il face droit, ne por lessier à fere aucunne de cez choses, ne por - metre home en communs lieus, ne por commander que il soit liez, ne - pot lessier le aler, ne por deslier le, ne por condempner home, ne - por assoudre le, ne por proisier plet, ne por fere juigement capital - ou por chetel. ¶ {1} Il apert que la loi octroie que l’en preigne - aucunne chose de cez qui ne sont pas nonbré en ceste loi ; mes - de cez qui i sunt nonbrez n’est il pas otroié que l’en preigne - aucunne chose. {2} Mes l’en puet bien prandre à fere les communes - ovres et assenbler les communs fromenz et à fere les autres chose - qui sont necessoires au commun. ¶¶ {3} Cil qui mesfont en ceste loi - sunt puni hors d’ordre ; et sunt aucunne foiz envoié en essil, - ou puni plus cruelment selonc ce que il ont mesfet ; car se il - prenent deners d’or por ocerre un home, ou se il ne les ont, si leur - sunt il promis, ou por condampner celui qui n’a rien mesfet, il - doivent estre puni par paine capital, et estre envoié en essil - pardurable, si comme plusor ont esté puni.

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- § {48.11.8} -
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Paulus dit : ce qui est doné au visconte ou au prevost contre la - loi que Julius fist ne puet pas estre gaagnié par longue tenue. {1} - Cele meisme loi despiece les ventes et les loages qui leur sont - fetes por moins que à autres, et enpesche que la chose ne puisse - estre gaagnie par longue tenue devant que ele soit revenue en la - poesté à celui dont ele eissi ou à son hoir.

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- § {48.11.9} -
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Papinians dit : cil qui ontont] a dans le - ms., cf. lat. Qui munus publice mandatum accepta pecunia - ruperunt, crimine repetundarum postulantur - pris le loier por quiter le servise qui estoint enjoinz communement - sont puni par la paine que Julius fist de ce que li ballif prenent à - tort.

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- - - XIII. Des previléges as mariez et des religiosDECRETALIUM D. GREGORII PAPÆ IX, lib. 3, - tit. 3, De clericis conjugatis.. - - -
- § 1. -

L'en dit ci, que se clerc dedanzInfrà. l'ordre de soz-diacre - se marie, que l'en li doit tolir son bénéfice, et doit remanoir o sa - feme. Et s'il est soz-diacre, li mariage doit estre - départizDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 3, cap. 1.

-

Enten que clerz qui n'est soz-diacre, et se marie, doit remanoir o sa - feme, et perdre le bénéfice de s'iglyse ; et clerc soz-diacre qui - se marie doit sa feme lessier.

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- § 2. -

Nul clerz mariez ne doit estre pris à governer yglise, s'il ne voe - continence, et cel qui n'a eu que une fame et puceleNisi - forte castitatem voveret perpetuant, et qui unicam et virginem - habuisset uxorem ; ibid., cap. 2..

-

Enten que nus mariez ne doit estre prestres, s'il n'a eu que - une feme et pucele.

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- § 3. -

Se acolitre se marient, et ont bénéfice d'yglise, il ne le puent tenir, - car il ne puent estre environ auter (autel) por - l'ordure ; et s'ont riens doné à iglyse, il le doivent avoir, porce - qu'il sont hors d'iglyseDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 3, cap. - 3..

-

Enten ausit com l'en dit ordure, est de henté (hanter) à sa - feme.

-

Mès enten que quant à servise d'yglise, et qui bénéfice pert, pert - l'ofice.

-

Et cil qui se part d'iglyse, ce que il dona il doit avoir, et c'est - voirs, quant il se part par l'autorité au juige, non pas por sa - colpe.

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- § 4. -

Cum uns clerz fust mariez, ses évesques le forçoit porter corone ; - par quoi il se plaint le roi, qui dit : Comme clerc mariez ne se - puisse joïr de previliége de clerc, et il li conviegne fere totes les - choses par quoi il plese à sa feme, et convient qu'il soit ententis ès - choses del monde, il ne doit pas estre forciez de porter corone, por - plere à sa feme ; car lede chose a en la tonsure et en la - roigneureIbid., cap. 7..

-

Enten que clerc mariez ne puet avoir priviliége de clerc, ne l'en ne le - puet forcer de porter corone.

-
-
- § 5. -

Uns clerz estoient en une terre, qui ne portoient pas corone, qui se - marioient, et que l'en ne lor deffendistPour qu'on n'exigeât point - d'eux,... lor servise qu'il devoient, il prenoient corone - arrière, issint conchioient lor seigneur de ce qu'il devoient.

-

Et uns autres estoient qui se marioient, et portoient corone por tolir à - lor seigneur lor droitures et lor seignories.

-

Li rois dit que il viaut que tex genz soient josticié, et qu'il soient - mis en ort lieu, et en mauvès, s'il ne se volent chastierDécret. - Greg. IX, lib. 3, tit. 3, cap. 9..

-
-
- § 6. -

Enprès l'en dit que évesques ne puet lessier sa citié, ne aler aillors - por i remanoir. Et s'il le fet, li rois puet fere prendre toz ses biens - tenporex, jusque il soit venuz à amendement.

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- § 7. -

Li rois dit aissint que à cex soient donées les provandes et les iglyses, - qui servir les puissent. Et qui issi ne le fera, l'en prendra les biens - tenporels en sa main.

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- § 8. -

Enprès il commende que clerc qui laisse à servir sanz droite - cause, que l'en praingne totes ses choses tenporelxDecret. Greg. - IX, lib. 3, tit. 4 : De Clericis non residentibus in - ecclesia vel prœbenda, cap. 1, 4, 6..

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- § 9. -

Clerc ne doit mie avoir chose d'iglyse, s'il ne désiert ; et por ce - furent-eles donées. Et priviliége donez contre ce ne doit tenir, fors en - cas, c'est à savoir se aucuns est enpeechiez par droite cause, por quoi - il ne le puisse fereIbid., cap. 10..

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- §. 10. -

Enten qui chastie les félons et les mauvés, il ne fet pas contre loi.

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- - - XIV. D'osures et de fere rendre les osures as héritiers per loiaus - proves. - - -
- § 1. -

L'en establist ci que nus ne soit usurier. Et se aucuns prant d'aucun - aucune teneure, praigne les fruiz, et soient contez en aquit. Et - quicunques ce fera, soit mis en poineIbid., lib. 5, tit. 19, cap. - 1..

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- § 2. -

Enprès demende l'en, se l'en puet prester à osure por réambre - chétis ? L'en dit que non, que l'en ne doit fere grâce en crime - d'osure, et l'en ne doit pas fere mal por senblance de fere - bienIbid., cap. 4..

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-
- § 3. -

Li setiers vaut cinq sols ; je le vaing six à rendre à Pâques. L'en - demende se l'en le doit fere ? Et l'en dit que non, et deffant l'en - que l'en ne face plus ceIbid., cap. 6..

-
-
- § 4. -

Uns hons se plaint d'un autre, qui tenoit sa terre en gages, et qui avoit - eu des fruiz outre le chetel. Li rois commende que s'il est issint, - qu'il ait sa terre arrièreIbid., cap. 8..

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-
- § 5. -

Li filz aus osuriers, qui sont hoirs leur père, sont tenu à rendre les - usures que lor pères ont eues, quant li pères sunt morsIbid., cap. - 9.

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-
- § 6. -

L'en demende ci deus choses : se cil est usuriers qui baille les - deners sanz nule convenance, et nus n'en baillast, s'il ne cuidast avoir - guarredons.

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- § 7. -

Enprès demende l'en se cil est usures qui vent sa chose porIbid., - cap. 10.plus qu'ele ne vaut, à terme ? Et - l'en dit qu'il font mal, car pure volenté fet l'usureDecret. Greg. - IX, lib. 5, tit. 19, cap. 6.

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-
- § 8. -

Li usurier font jurer à lor créanciersIl faut lire - débiteurs. qu'il ne redemenderont lor - usures, et qu'il les rendront. L'en commende ci que bien les puent - demender, et que li osurier soient forcié au poier ; car nus ne - doit gaagner profit por mal fereIbid., cap. 8..

-
-
- § 9. -

Uns hons se plaint d'un autre, et dit qu'il a eu cent sols de lui de - usure, et dit comment, et l'offre à prover par soi et par garanz. Et li - corpables fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. L'en - demende qu'an dit droit ? et l'en dit que il n'i a que - serement ; et li chois est au copable. Mès deux garanz - vausisoient.

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- -
- - - XV. De us et de privilège, et de chartre dessessie, et de interrupcion par - léal us apert et par tenue qui soffist en cort de baronie. - - -
- § 1. -

L'en dit ci : qui a privilége, et n'en use dedanz dix anz, que li - priviliéges ne li doit rien valoirSous la rubrique de - privilegiis et excessibus privilegiatorum, Decret. Greg. - IX, lib. 5, tit. 33, cap. 6 et 15, on voit les priviléges dont la - prescription est soumise aux termes de trente et quarante - années..

-
-
- § 2. -

Uns si avoit un usage en un bois, par privilége, à ardoir et à - herbergier ; et vandi son usage, quant il s'en devait herbargier. - L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont qu'il pert - l'usage ; car il requenoist malvésement le bien que l'en li a - fetIbid., cap. 11..

-

Enten que qui use de son privilége par tricherie il le pert.

-
-
- § 3. -

L'en demende comment l'en puet quasser priviliége, don l'en dit que l'en - a usé tricherressement ? Et l'en dit par présant, ou par - conoissance. Et se li présanz est niez, enqueste corra, et rendra ce que - sera trové en l'enqueste. Et se l'en met sus sanz présant, que l'en ait - mesfet, en tel chose n'a que sormise, ce n'est que preuve ; car - moult seroit grief chose, se (de) ton don que je aurai fet, - me venait maus, c'est à entendre qu'il m'en convenist fere bataille.

-
-
- § 4. -

Uns d'une religion orent un priviliége del roi, que toz cez - qui se rendoient en lor ordre seroient franc de costume. Icil religios - recevoient genz, et lor metoient seignaus ès piz, et voloient qu'il - fussent frans de costumes. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en - respont que tel chose ne fet mie à sofrirDecret. Greg. IX, lib. 5, - tit. 33, cap. 11.. Car tel chose est plus fete por tolir la - droiture au seignor que por autre chose, ne il ne me doit pas venir - (mal) de là don li bien me doit venir.

-
-
- § 5. -

L'en demende se préviliége qui est fez en péchié est tenables, et qui fet - plus contanz que pez ? L'en dit que tex priviliéges n'est pas - tenables ; car torz ne doit pas issir de là don droiz doit - nestre.

-
-
- § 6. -

Por ce que Templiers et Hôpiteliers fessoient moult de maus por lor - préviliéges, li rois establi ci qu'il ne recètent nus qui s'en fuie por - son fet ; et s'il recètent aucun frère, qui encore ce qu'il ont - remaignant ou siècle, tex ne sont pas hors del poer le roi, ainz soient - josticé comme li autre.

-

Cist establissemenz soit gardez ; et qui fera encontre, l'en praigne - totes ses choses temporelx, et soit hors de la garde le roi. Car l'en ne - doit pas celui garder qui autrui droiture viaut dépécier. Et cil qui ne - sont convers ne doivent pas avoir préviliége de conversIbid., cap. - 3..

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-
- § 7. -

Li borgois de une ville avoient un priviliége dou roi, et enprès le - perdirent, et requitrent le roi, com il eussent lor privilége perdu, - qu'il lor en feist un autel, por garder la ville de domage. Et cil qui - estoit tenuz au fere, et com cez qui estoient prez de prover la tenor de - lor prévilége, et disoient, par plusors fez estoit li préviléges veuz en - l'ostel le roi par devant le roi. Et li rois sot tot ce, et demende - qu'en dit droiz ? et l'en respont que lor préviliéges doit estre - refermez, car nus ne doit avoir domage sanz colpeIbid., cap. - 12..

-

Rois doit porvoer son pueple par reson, et aus garder de péril et de - domage.

-
-
- § 8. -

Li borgois avoient un préviliége, qu'il ne devoient point d'ost en - réaume, et se voloient deffendre par cest prévilége, qu'il avoient del - roi. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que tex - priviléges ne vaut riens ; car cil qui le dona, ne's - pot fere frans plus que soi ; et préviléges qui est fez contre - commun profit ne vaut riens, car tel préviliége amoine péril de - perdurable salut.

-
-
- § 9. -

Il avoit clerz en un lieu, et lessoient habit de clerc, et fessoient mout - de ribauderies ; enprès prenoient habit de clerc por deffandre lor - folies. Li rois commende que se tex bacheliers sunt pris, qu'il soient - mis en une longuaigne, cum l'en ne doie pas soffrir ribauderies, mes - lancier-les en mauvés leuDécret. Greg. IX, lib. 5, tit. 33, cap. - 37..

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- § 10. -

Por ce que en France, et an moult de leus, n'use l'en pas des lois de - Rome, et poi trove la cause que par droiz de costume et de décrez ne - puisse estre déterminée, por ce deffant li papes Honoires et li rois de - France que celes lois ne soient leues à Paris, ne iqui anviron ; et - qui encontre ce fera, ne soit pas oïz en cause, et soit - escommeniezIbid., cap. 28. Il s'agit ici de la célèbre - decrétalesuper specula, par laquelle Honorius III, - en 1220, a défendu l'étude et l'usage du droit romain à Paris et - dans les lieux environnants. Il est curieux de voir rapporter par - l'auteur de ce manuscrit une défense dont l'infraction constitue à - peu près le tiers de l'ouvrage qu'il a composé..

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- § 11. -

Aucuns reçoit la franchise de l'Opitau ou del Temple, et d'aillors, et - prenoient sainz, et les metoient en lor robes, et voloient avoir tel - priviliége com cil qui estoient en la religion. Li rois commende que tex - vilains soient de tel jostice comme li autre vilain del païs, et que ce - ne lor vaille riens.

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- -
- - - XVI. D'apiaus, de supplicacion et de faus juigemenz. - - -
- § 1. -

Qui apele de malvés juigemenz n'a pas aucion contre les juiges, ne contre - les juigeors, an els riens demander ; mès les demendes et les - deffansses apartienent as parties averses. Et ce fu juigié de l'abie de - Corbie et la commune, et de monseignor Johan de Saint-Cler et dou conte - de Bloys, et do prior de Saint-Sanson d'Orliens, et des homes - d'Aratvile, et de monseignor Guillaume de Nulli, et de une habaesse - noère d'anviron celui leu : si comme l'en l'use en l'ostel le - roi.

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-
- § 2. -

Segont la costume de France, l'en ne doit pas apeler, car ce n'a pas esté usé. Mès se aucuns est grevez de juigement, il - doit dire tex paroles : « Je me tiens à grevez de la sentence - que vos avez donée contre moi, qui n'est pas bone, ne tele comme ele - doit estre selonc les us de la terre, ainz est malvèse, et ne me tiens - pas [à] apaieiz, car li juigemenz est faus ; si en requier - l'amendement dou soverain. »

-

Et quant il vient devant le soverain, si doit dire tex paroles : « -  Sire, je soploi à vos, comme à soverain, que li quens de Blois a - donée sentence contre moi en la cause d'une meson, qui ere entre moi et - Gaubert, asise en tel leu et en tel censive ; et à tel jor fut - donée, et de tex genz ; laquele est fause et mauvèse, et non - droiturière, selonc les us do païs : por laquel chose, sire, je vos - requier amendement dou juigement.

-

Lor si doit dire la cause resonable por quoi li juigement est mauvès.

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-
- § 3Ce qui suit jusqu'à la fin du § 3, est ajouté en marge du - manuscrit avec un renvoi.. -

Et li clein, et li répons, et li errement tuit [de] ce plet, doivent - estre raporté en la cort dou souverain, et segont les erremenz et la - suite dou plet, l'en fera tenir ou dépécier le juigement ; et que - cil qui sera trovez en tort, l'amendera par la costume de la terre, et - segont ce que li rois a establit desus en ses Establissemenz, ou titre - d'apeler son seignor de défaut de droit, et de - fauser juigement en cort de roiCes titres font partie - du livre préliminaire ; on les trouvera ci-après à l'Appendice, - p. 348.. Et issint est-il usé en l'ostel le roi.

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- § 4. -

L'en doit somer son seignor lige par quinzenes [et] par quarantenes, tant - que li anz et li jorz soit passez, et lors, se il ne velt ce que il a - meffet amender, o fet rendre à son home sa chose, lors se puet plaindre - de lui. Mès se il est issint, entre deus, que sis hons perde le sien, et - il l'aist requis resonablement antre deus, et il pert le sien, tantost - il se puet plaindre de lui sanz dilacion.

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- - - XVII. D'esoinemenz de jor. - - -
- § 1. -

Se aucuns est semons devant son seignor lige, ou devant son seignor de - mains, ou censier devant son seignor, et il se deffant par trois simples - semonses, et la quarte soit fete par ses homes, et par juigemanz, et défauz juigiez : se il vient enprès requerre le - sien, il ne l'aura pas, ainz plédera le sien devant - (tenant).

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- § 2. -

Derechief, se li bons ou li censiers sueffre issint, et trois foiz est - semons par les liges homes au seignor, et juigiez an défauz ; et - après toz ces erremenz est semons de quaranteine, à venir voir le - juigement de la sesine, ou à dire encontre : se il ne vient por - fere ce que il doit de toz erremanz, l'en ajuigera à l'aversere la - sesine, ou au seignor, se li sires demende, sauve le droit de la - propriété, selonc les us do païs, et la costume de la terre aprovée an - cort de baronsLa table des rubriques ajoute trois titres que le - corps du manuscrit ne contient pas : De l'usage - d'Orlenays ; De prendre malfeteurs ; Des borgois - d'Orliens..

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+ + + + + + Li livres de jostice et de plet 20 + Anonyme (trad.) + Graziella Pastore + École nationale des chartes + + Mathilde Henriquet + 2015 - édition électronique + + + +

2015, première édition électronique

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+ + Éditions en ligne de l'École des chartes + http://elec.enc.sorbonne.fr + + + + + Li livres de jostice et de plet, publié pour la première fois d’après le + manuscrit unique de la Bibliothèque nationale par [P.N.] Rapetti, avec un + glossaire des mots hors d’usage par P. Chabaille + Paris, Firmin Didot Frères, 1850 + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 2844 + + + +
+ + + Texte en ancien français + + vers 1260–1275 + + + +

L’édition numérique reproduit fidèlement la partie éditée par P.-N. Rapetti, + telle qu'elle apparaît dans l'édition imprimée de 1850, couplée aux sections + précédemment inédites, ici éditées par les soins de G. Pastore.

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+ + + LI VINGTIESMES LIVRES + + + LI VINGTIESMES LIVRES + + + + I. [190rA] Ci commence li livres de Digeste nove. Ci titres est + de communs juigemenz [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 1 : de + Publicis judiciis. + +
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+ § {48.1.1} +
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Marciaus dit : tuit li juigement devant qui l’en plede de crimes + ne sont pas commun, mes cil tant solement qui vienent des lois des + communs juigemenz ; si comme la loi que Julians fist de ce qui est + fet contre la majesté l’enpereor, et cele que il fet des avotires, + et cele que Cornelius fist des meslis et des envenimeors, et cele + que Pompeius fist de cez [190rB] qui ocient leur peres et leur + enfanz, et cele que Cornelius fist des testamanz, et cele que + Julians fist de force privee, et cele que il fist de force commune, + et de covoitier ennors, et de demander arriere ce que li baillif ont + pris en leur baillies, et des annones.

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+ + + II. Cis titres est d’acusemenz et de inscripcions [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 2 : de + Accusationibus et inscriptionibus. + +
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+ § {48.2.1} +
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Ponponius dit : il ne loist pas à feme à acuser home de commun + crime se ele ne porsuit la mort à son pere ou à sa mere ou à ses + enfanz, ou à son patron ou à sa patrone, ou à leur neveu ouou] + ou ou dans le ms. à lor nices ou à lor + paranz.¶

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+ § {48.2.2} +
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Communs acusemenz est otroiéotroié] trovz (?) dans + le ms., cf. lat. Certis ex causis concessa est mulieribus + publica accusatio à feme por certaine cause, + si comme s’ele porsuit la mort de cez et de celes à quoi eles sont + tenues par la loi. Et ce meismes establi en loi que Cornelius fist + do testamanz à celui que ses peres et sa mere franchi. ¶ {1} Il est + otroié à l’orfelin à porsuivre la mort son pere par le consoil à + celui qui l’a en garde ; et si en otroie à l’orfeline que ele + porsive la mort de son ael par la loi des testamanz. Car li + enpereres Vaspasians otroia à son orfelins que il pledassent des + testamanz leur peres, mes il en puet pledier par l’entredit de + porter avant les tables dou testamant.

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+ § {48.2.3} +
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Paulus dit : l’inscripcion des libelles doit estre tele par + devant le prevost ou par devant le viconte. ¶ Tices dit que il acuse + d’avotire Meue, por ce que il dit que ele fist avotire o Sey en cele + cité, en la meson à celui, en ce mois et quant cil estoient + conseillier. Car sanz dote li leus doit estre senefiez, en coi l’en + dit que li avotyres fut fez, et la persone o qui il fut fez, et li + mois ; car issi est il establi en la loi que Julius fist des + avotires. Et issi est il commandé generaumant à toz cex qui acusent + aucun de commun crime ; mes nus n’est contrainz de comprendre i + malgré sien le jor ne l’ore. ¶ {1} Et se li libelles n’est ordrenez + selonc la loi, li nons à celui qui est acusez en est effaciez, et + puis le puet l’en acuser de rechief. {2} Cil qui balle libelle doit + fere subscripcion ou autres por lui se il ne set letres. {3} Et se + il oppose à son aversere autres crimes, si comme se il tint bordel + [190vA] en sa meson, ou que il lessa aler celui qui estoit repris en + avotire, ou que il prist loer por celer avotire, tot ce doit estre + compris ou libelle. ¶ {4} Se li acuserres muert ou il est enpechiez + por autre cause si que il ne puet acuser, li nons à l’acusé est + esfacez do libelle se il le requiert. Et ce est establi en la loi + que Julius fist de force et ou consoil ou senat, si que il lise à un + autre à acuser le tot de rechief ; mes il convient voer dedanz + quel terme, et sanz dote .xxx. jor i doivent estre gardé.

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+ § {48.2.8} +
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Macer dit : se nos savons li quel ne puet pas acuser, nos poons + bien entendre li quel puet acuser. Il est deffandu as uns que il + ‹puet acuser› por leur nature ou por leur aage, si comme as femes et + as orfelins ; et as autres por lor office, si comme cez qui + sont en garnison ; et as autres por leur poesté, si comme as + baillis ; et as autres par leur propre mesfet, si comme à cez + qui sont mal renomé ; et as autres par vilain gaign, si comme à + cez qui ont commoncié à pledier contre deus par .ii. crimes ; + et à cez qui ont pris loer por acuser ou por lessier à acuser ; + et as autres par lor condicion, si comme à cez qui ont esté franchiz + contre leur patrons.

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+ § {48.2.9} +
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Paulus dit : et se autres por sopeçon de faus acusement, si comme à + cez qui dient faus testemoine si comme il leur fu enseignié.

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+ § {48.2.10} +
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Hermogenes dit : et aucuns por povreté, si comme à cez qui ont + moins de .l. deners d’or.

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+ § {48.2.11} +
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Macer dit : neporquant, se tuit cil porsivent leur tort fet ou + il volent vengier la mort à leur procheins paranz, il ne sont pas + osté de l’acusement. ¶ {1} Il ne doit pas estre devee as enfanz et à + cez qui ont esté franchi que il ne se plaingnent do fet à leur peres + ou à leur patrons por deffendre leur choses, si comme se il dient + que il ont esté mis hors de possession, et il ne le dient pas por + acuser les de crime mes por recovrer leur possession. Ne il n’est + pas deffendu au fill à plaindre soi dou fet sa mere se il dit que + ele ait pris autrui enfant et dit que il estoit suens por partir à + son heritage ; mes il ne li est mie otroié à acuser le comme de + crime. ¶ {2} Uns ne puet acu[190vB]ser celui que uns autres a + acusé ; mes se il est assous, ou li acuserres ne porsuit pas la + cause, il n’est pas devee que uns autres ne l’acuse.

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+ § {48.2.12} +
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Renulcius dit : il ne loit pas à acuser le legat l’enpereor – ce + est le prevost d’aucunne contree – do crime qui i fut ainz que il + alat en la legacion, ne li balli do pople de Rome, ne celui qui est + hors do païs par la cause de la chose commune desque il n’en est + hors por aler contre les lois. {1} Et cil qui sont receu encontre + aus puent user de ces benefice, et cil à qui leur mesfez a esté + quitez. ¶ {2} Il est contenu en la loi que Julianus fist de commun + juigemenz que nus n’acuse deus homes de crime en un meisme tens, se + ce n’est por le tort qui li a esté fez. ¶ {3} Se uns sers est acusez + de crime, l’en doit garder ce meismes que l’en garderoit se uns + frans hons en estoit acusez. ¶ {4} Li serf puent estre acusez de toz + crimes fors de force privee ; car cil qui sont dampné de crime sont + puni par le poupliement de la tierce partie de leur biens. Mes ceste + paine ne puet estre enjointe à serf. Autresi est il des autres + crimes par coi l’en paie poine des deners ou paine capital, si comme + est essill qui ne puet estre enjoinz à serf. ¶ Ne la loi que + Ponpeius fist de cez qui ocient leur peres n’a pas leu contre le + serf en tant comme il en apartient as paroles ; mes por ce que + nature est commune, il convient prendre vengence d’els autresi comme + d’autres. Sers ne doit pas estre tenuz par la loi que Cornelius fist + de torz fez mes plus cruel poine li doit estre enjointe hors + d’ordre.

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+ § {48.2.13} +
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Marceans dit : li enpereres Sevoirs et Antonius escritrent par + les communes annones que la feme qui acuse aucun de crime par devant + le prevost de annones doit estre oïe. Et cil meismes qui sont mal + renomé doivent estre oï en cet cas. Et li chevalier qui ne puent + deffendre autrui causes, qui voillent por la pez, il doivent estre + receu ; et li serf oï en cest cas.

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+ § {48.2.14} +
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Paulus dit : li senaz juiga que nus ne soit acusez par diverses + lois par un meisme crime.

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+ § {48.2.16} +
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Cil meismes dit : se plusors sont qui voulent acuser un home en + commun juigement, li juiges doit eslire li quelx l’acusera quant il + avra queneu la cause et regardees les persones as acuseors selonc la + digneté, ou selonc ce que il en apartient à chescun, ou selonc + l’aa[191rA]ge, ou selonc les mors, ou selonc autres causes.

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+ § {48.2.17} +
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Modestius dit : si li mestresmestres] sers + dans le ms., cf. lat. Si servum dominus in crimine + capitali defendat deffent son serf de crime + capital, il doit doner caucion d’amener le avent.

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+ § {48.2.18} +
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Cil moismes dit : quant Tyce menacoit à acuser de fauseté le + testamant Sey son frere, ele n’acompli pas la solempnité de + l’acusement dedanz le tens qui est establiz. Et aprés li prevoz de + la contree prononça que ele ne puet pas puis acuser le testamant de + fausseté ; ne ele n’apela pas contre cele sentence, ainz vost puis + pledier que li testamanz ne vaustist rien. Je demande se Tyce qui + n’apela pas contre la sentece au prevost puet puis retorner à acuser + le testamant de fausseté. ¶ Et la response est que nule chose + n’est proposee par coi ele doie estre oïe contre l’autorité de la + sentence.

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+ § {48.2.19} +
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Calistratus dit : li saint frere escritrent que li oir as + acuseors ne doivent pas estre contrainz de porsuivre les plez que li + morz commoincerent. {1} Et li enpereres Adrians escrit que il ne + convient pas que li acuserres soit contrainz d’acuser pluseurs.

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+ + + III. De garder cex qui sont pris et d’amener les avant [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 3 : de + Custodia et exhibitione reorum. + +
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+ § {48.3.1} +
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Ulpians dit : li juige solent juigier savoir mon se cil qui sont + acusé doivent estre mis en chartre, ou baillier as chevaliers à + garder, ou receu par plege ou par leur seule parole ; et ce suelent + il fere ou por la qualité dou crime dontdont] + dome dans le ms. il sont acusé, ou por + l’enor de la persone, ou por sa richece, ou por ses muers, ou por sa + digneté.

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+ § {48.3.3} +
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Ulpians dit : li enpereres Pius escrit que cil ne doit pas estre + mis en liens qui est apareillz de doner plege ; se il n’a fet + si grant mesfet, que il ne doie estre bailliez ne à plege ne à + chevalers, ainz doie estre tenuz en chartre.

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+ § {48.3.9} +
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Renulcius dit : l’en garde essi des chevalers que, se il mesfont + aucunne chose, il soient envoié à celui soz qui il estoient. Et cil + qui a pris un ost à conduire a poer de chatier les chevalers qui + mesferont.

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+ § {48.3.8} +
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Paulus dit : se aucuns jeoliers est corrumpuz par loier et il + sueffre que cez que il doit garder soient deslié, ou que l’en leur + aport ferremenz ou venin, il doit estre puniz par l’office au juige + ; et se il ne le sot pas, il do[191rB]it estre ostez de son office + por sa negligence.

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+ § {48.3.10} +
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Cil moismes dit : il est contenu es commandemanz que nus ne lest + sanz cause ce que il a pris en garde. Cil meismes dit : « se tu + voiz que li mestre aient deslié vistement et sanz acheson aucuns de + cez qui estoient lié es citez, tu commanderas que il soient lié + arriere, et anjoindras paine à cez qui les deslierent ; car, se + il estoient quite, il la feroient autre foiz ».

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+ § {48.3.13} +
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Cil meisme dit : se cil qui sont mis ensenble en chartre + preinent consoil de ropre leur liens et briser la chartre por + eschaper s’en, il doivent estre plus puni que la cause por coi il + furent pris ne requiert. ¶ Et se il n’avoient rien mesfet avant, si + doivent il estre puni por ce fet ; et cil qui decovrent lor consoil + doivent estre sozlegié de leur paine.

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+ + + IV. De crime qui est fez contre la majesté l’enpereor [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 4 : Ad legem + Juliam majestatis. + +
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+ § {48.4.1} +
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Ulpians dit : li crimes qui est fez contre la maesté l’enpereor + est procheins à sacrilige. {1} Ce est li crimes qui est fez contre + le pueple de Rome et contre la seurté de l’enpire. Et de cest crime + est corpables cil par qui porchaz et par qui tricherie consoil est + pris que ostages soient rendu sanz le commandemant au prince ou + occis, ou que home armé soient en la cité o glaives et o pierres, ou + que il s’asenblent contre la chose commune, ou que li commun leu + soient porpris ou li temple, ou que home soient esmeu à traïson ou à + dissension ; et par qui porchaz et par qui consoil est pris que + aucuns des metres dou pueple de Rome qui a commandemant et poesté + sus les autres soit ocis, ou que aucuns port armes contre la chose + commune, ou qui envoie as anemis au peuple de Rome mesage ou letres + ou leur fet signe, ou il fet par tricherie que li ennemi au pueple + de Rome soient aidié par son consoil contre la chose commune, ou qui + escommuet les chevaliers par qui dissession ‹ou› noise est fete + contre la chose commune. ¶ Dissession si est quant l’en se descorde + et noisse en sort.

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+ § {48.4.2} +
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Cil moismes dit : ou cil qui ne se pert pas de la contree que il + a guovernee quant uns autres a esté envoiez en son leu, ou cil qui a + lessié [191vA] l’ost que il devoit garder, ou li bas hom qui s’en + est alez as enemis au pueple de Rome, ou cil qui à son esciant + escrit fause ovre cité es communes tables, car cist est ou premer + chief de la loi que Julius fist do crime qui est contre la majesté + l’enpereor.

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+ § {48.4.3} +
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Macer dit : la loi des .xii. tables commande que cil qui escommuet + les anemis contre le pueple de Rome ou qui leur aide d’aucunne + chose, soit puniz par poine capital. Et la loi que Julius fist do + crime qui est fez contre la maesté l’enpereor commanda que cil qui + mesfet à la commune majesté soit puniz ; itel sont cil qui + s’enfuient de bataille, ou qui tienent forterece contre l’enpereor, + ou traïssent leur ost. Par ceste meisme loi est tenuz cil qui fet + bataille sanz le commadement l’enpereor, ou a esleu ost en la + contree que il a guovernee et ne le baille pas à celui qui a esté + envoiez en son leu, ou qui guerpist l’enpire ou l’ost ou pueple de + Rome, ou li bas hom qui à son esciant a fet aucunne chose par + tricherie por le mestre, ou cil qui a porchacié que aucunne des + choses qui sont escrites devant soit fete.

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+ § {48.4.4} +
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Scevola dit : cist est tenuz par ceste loi par tricherie et par + qui seremant aucunne chose est amenee qui soit contre la chose + commune ; et cil par qui tricherie et par qui seremanz li oz ou + pueple de Rome a esté meuz en aguiez et livrez à ses ennemis ; + et cil par qui tricherie i remaint que li enemi ne veignent en la + poesté au pueple de Rome ; et cil par qui porchaz et par qui + tricherie li ennemi au pueple de Rome sont garni d’armes et de darz + et de chevaux et de deniers ou d’aucunne autre chose ; et cil + par qui porchaz et par qui tricherie il remaint que li rois ou une + estrange nacion n’obeist pas au pueple de Rome ; et cil par qui + porchaz et par qui tricherie estraige sont donné as anemis au pueple + de Rome ; et cil qui met hors celui qui a reconeu son crime et + est por ce mis en liens. {1} De cest crime est delivrez par le senat + cil qui font les ymages l’enpereur qui sont depecees.

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+ § {48.4.7} +
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Modestinus dit : cil qui sont mal re[191vB]nomé, qui n’ont pas + poer d’acuser, sont receu sanz nule dote à acuser de crime qui est + fez contre la maesté l’enpereor. {1} Et li chevalier qui ne puent + pas deffendre autrui causes ; car cil qui veillent por la pez + doivent estre receu à cest acusement. {2} Et li serf qui en acusent + sont oï, neïs contre leur seigneurs, et cil qui ont esté franchi + contre leur patrons. {3} Neporquant, par la reverence de la majesté + l’enpereor, li juige ne doivent pas tenir cest acusement à gap mes à + verité. Car il doivent regarder à la persone qui est acusee, savoir + mon se ele le pot fere et à ce qui a esté fet, et savoir mon se il + estoit de saine pensee ; ne aucuns ne doit pas legierement + estre trez à paine par l’error d’une parole. Et ja soit ce que li + fol soient digne de poine, neportquant l’en doit esparnier à cez qui + ne sunt pas de seine pensee se li mesfez n’est de cez qui sunt + escrit en la loi, ou tiels que il doie estre vengiez en l’essample + de la loi.

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+ § {48.4.10} +
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Cil meismes dit : cil par qui consoill ou par qui tricherie une + cité ou une contree est traïe ou livree à ses ennemis puet estre + acusez de crime contre la majesté l’enpereor.

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+ § {48.4.11} +
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Ulpians dit : cil qui muert en aucun crime muert en entier + estat ; car li crimes est estainz par sa mort se il n’est + corpables de crime contre la majesté l’enpereor. Car se si oir ne + purgent icele crime, li heritages sera à la borse l’enpereor ; + neporquant, tuit cil qui sont corpable de crime contre la majesté + l’enpereor ne sont pas en cele condicion, mes qui par desloial + corage s’est en hardiz de fere aucunne chose contre la chose commune + ou contre le prince. Se aucuns est corpables por autre cause, li + crimes est estainz par sa mort.

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+ + + V. De crime d’avotire [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 5 : Ad legem + Juliam de adulteriis coercendis. + +
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+ +
+ § {48.5.1} +
+

Ulpians dit : li enpereres Augustus dona ceste loi {*48.5.2} par + coi il convient pledier avant à l’ome qui a fet l’avotire que à la + feme devant que li hom en ait esté [192rA] conveincuz et condempnz. + ¶ {1} Se li mariz acuse sa feme par droiture de mari, excepcion li + peut estre opposee se il brisa premerement la loi do mariage. ¶ {2} + Li crimes de olerie tost à mari à acuser sa fame d’avoutire ; + car autresi est paine establie contre lui comme contre la feme, + autresi puet nuire excepcion à celui qui l’a retenue, puis que ele + fust reprise d’avotire. ¶ {3} Cil qui sofre que sa feme mesface + despit an son mariage n’estn’est] et est dans le + ms., cf. lat. Ceterum qui patitur uxorem suam delinquere + matrimoniumque suum contemnit quique contaminationi non + indignatur, poena adulterum non infligitur + tenuz à soffrir paine d’avotire. {4} Se fame dit que ele ait fet + avoutire pour ce que ses mariz est holiers, ele velt alegier son + mesfet, mes tex aquiz n’est pas receuz. Et por ce, se cil qui est + acusez d’avoutire velt acuser le mari à la fame que il est holiers, + il ne sera pas oïz por ce que il fut avant acusez. ¶ {5} Se li mariz + acuse sa feme d’avotire en commun juigement, l’en demande se + alleguemenz de holerie metra arriere le mari de l’acusement. + Et je croi que nenil. La holerie charge donc le mari, mes ele + n’excuseexcuse] acuse dans le ms., + confusion du scribe, cf. lat. non mulierem + excusat pas la feme. {6} Et por ce, puet l’en + demander se cil qui conoist l’avotire puet enjoindre au mari paine + por la holerie. Et je croi que oïl, car quant Claudius – uns + nobles hom – acusoit sa feme, il fu descoverz que il l’avoit retenue + puis que ele avoit esté reprise en avotire, et li enpereres Savoirs + la condempna sanz nul acuseor. ¶ {7} Se uns estranges est acusez + d’avotire et il oppose à celui qui l’acuse de crime de holerie, il + ne s’aliege point, ne il ne sozmet pas le mari à paine. ¶ {8} Se li + mariz et li peres à la feme vienent ensenble à acuser d’avotire, + l’en demande li quelx doit estre mis par devant. Et il est + melz que li mariz i soit mis, car l’en doit croire que il porsuivra + l’acusement plus aprement et par graigneur anguoissé ; si que se li + peres vient premerement et il balle son libelle, et li mariz n’est + pas negligenz ne ne tarde pas, ainz se porchace d’acuser la et de + querre ses proves par coi il puisse prover l’avotire, li mariz sera + oïz par devant le pere. {9} Mes quant autres qui puet acuser aprés + [192rB] le pere et aprés le mari vienent avant, il est conté en la + loi que cil qui conoist de la cause doit establir li quelx est plus + droiz acusserres.

+
+
+
+ § {48.5.5} +
+

Ulpians dit : il n’est pas dote que je ne puisse acuser cele que + je doi prendre à feme de l’avotire que ele fist en son premer + mariage ; car il est contenu apertement en la loi que Julius fist + des avoutires que se cele qui l’en velt acuser d’avoutire est veve, + li acuserres puet premerement acuser le quel que il vodra, ou lui ou + celui o qui ele fist l’avotire ; mes se ele est mariee, il doit + premerement acuser l’avotre et puis la feme.

+
+
+
+ § {48.5.9} +
+

Papinians dit : cil qui abandone sa meson por fere avotire ou + pechié de char o autrui feme ou à valet, ou prant gaagn de + l’avoutire sa feme de quel condicion que il soit, il est puniz comme + avotres. {1} Nos entendons par non de meson tote maniere d’abitacion + ¶.

+
+
+
+ § {48.5.11} +
+

{13} J’é pris une feme qui estoit acusee d’avoutire et quant ele en + fut condempnee je la refusai ; je demant se il senble que ele ait + doné la cause do departement. Et la responsse est que, por ce + que il est deffendu par la loi que Julius fist à retenir tel feme, + il est aperte chose que je n’ai pas doné cause do departement, mes + il est fez as corpes à la feme.

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+ § {48.5.34} +
+

Marcians dit : se aucuns dit que ses sers ait fet avotire en sa + feme, li enpereres Pius escrit que il est melz que il acuse sa feme + que il n’est que il tormant son serf por fere li reconoistre. ¶ {1} + Se aucuns n’a pas lessié aler l’avotre ainz l’a retenu, si comme il + avientil avient] il avient par avotre q. dans + le ms. que li filz fet avotire en sa marastre ou ses + sers, ou cil que il a franchi en sa feme, il est tenuz par la + sentence de la loi, ja soit ce que il n’est pas tenuz par les + paroles de la loi. Neporquant, l’en doit dire que il est tenuz par + la sentence que bane soit fez. ¶ {2} Se la feme prant loer de + l’avotire son mari, ele doit estre punie comme avotre.

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+ § {48.5.35} +
+

Modestinus dit : cil fet pechié de char qui tient franche fame + por cause de lecherie et ne mie de mariage, exceptee sa moichine. ¶ + {1} Avotires est fez en feme mariee ; et pechié [192vA] de char + en veve, ou en virge, ou en valet.

+
+
+
+ § {48.5.37} +
+

Vap. dit : se cil qui a moins de .xxv. anz a fet avotire, il est + tenuz par la loi que Julius fist, car tels crime commoince enprés + l’aage de .xiiii. anz.

+
+
+ +
+ + + VI. De force commune [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 6 : Ad legem + Juliam de vi publica. + +
+
+ +
+ § {48.6.1} +
+

Marciaus dit : cil est tenuz par la loi que Julius fist de force + commune qui a en sa meson ou en son champ armes ou darz, fors celes + que il doit avoir quant il va chacier, ou quant il erre, ou quant il + va par mer.

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+
+
+ § {48.6.2} +
+

Scevola dit : les armes en sont exceptees que aucuns a quant il + se remuee ou quant el i sont acheetes par heritage.

+
+
+
+ § {48.6.3} +
+

Marcians dit : en cele meisme cause sont cil qui ont pris + consoil de fere dissession et ont sers ou franc homes armez. ¶ {1} + Par cele meisme loi est cil tenuz qui est en commun leu o armes. {2} + En ceste meisme cause sont cil qui ont assenblé gent por assaillir + villes et ont pris par force d’armes les choses qui i estoient. {3} + Et cil i est tenuz qui de feu ravist aucunne chose, fors ce de quoi + la meson estoit fete. {4} Et cil qui prant par force enfant ou feme + sera puniz par la poine de ceste loi. ¶ {5} Cil qui vient au feu o + glaives o ou armes por ravir aucunne chose, ou por deffandre au + seigneur de la meson que il ne sauve sa chose, est tenuz par la + poine de ceste loi. {6} Par ceste meisme loi est tenuz cil qui o + homes armez met aucun hors de la possession de sa meson ou de son + champ.

+
+
+
+ § {48.6.4} +
+

Ulpians dit : ou qui preste ses homes à ce fere.

+
+
+
+ § {48.6.5} +
+

Marceans dit : cil qui met le feu en une meson par dissession, + ou qui i enclot un home per tricherie, ou qui fet que uns morz ne + soit pas enfoiz et que sepulture ne li soit fete, ou qui oblige à + soi aucun home par force, est tenuz par la poine de ceste loi. ¶ {1} + Se l’en plede de force qui a esté fete et de la possession et de la + seignorie de la chose où ele a esté fete, li enpereres Pius escrit + que l’en doit avant enquerre de la force ou de la proprieté de la + chose ; mes il n’i a que l’en enquere avant de la force que de la + droiture de la seignorie ou de la possession. ¶ {2} Cil qui a pris + par force feme ma[192vB]riee ou desmariee est puniz par trop grief + torment ; et se li peres à la feme est tant priez que il quite ce + qui li apartient, uns estranges le porra acuser sanz doter excepcion + de .v. anz ; ¶ car li crimes de prandre feme à force passe + celui d’avotire.

+
+
+
+ § {48.6.6} +
+

Cil meismes dit : li enpereres Pius escrit en cez paroles que + cil qui doit estre puniz qui ravist enfant qui est naturelment + frans : « je sui meüz par la conplaince qui estoit + contenue ou libelle que Selvains me bailla, par coi il sennefia que + ses filz qui estoit naturelment franc avoit esté raviz et enclos et + batuz à desmesure. Et por ce, Germain biaus tres chiers amis, je + voill que tu l’oïes ; et se tu aperçoiz que il soit issi, tu en + preignes grief vengence ».

+
+
+
+ § {48.6.7} +
+

Cil meismes dit : cil est tenuz par la loi que Julius fist de + commune force qui estoit en aucunne baillie ou aucunne poesté et + ocist ou bati un des citaiens de Rome, ou commenda que aucunne tel + chose li fust fete, ou que il fust liez ou tormentez. Ce meisme + apartient as legaz et as avocaz et as contes se aucuns d’aus est + repris que il les ait botez ou fet leur tort.

+
+
+
+ § {48.6.8} +
+

Marcians dit : il est contenu en loi que Julius fist de force + commune que nus ne lit ne n’enpeeche celui qui est acusez que il ne + puisse aler à Rome dedanz un certain tens.

+
+
+
+ § {48.6.9} +
+

Paulus dit : nos apelons armz non pas tant solement cez qui + o‹nt› glaives mes cez qui on‹t› autres choses de coi l’en puet mal + fere.

+
+
+
+ § {48.6.10} +
+

Ulpians dit : cil est tenuz par la paine de ceste loi, qui fet + par force et par tricherie que juigement ne sont pas fet seurement + ou que li juige ne juigent si comme il doivent, et cil qui font par + force que aucuns leur promet deners ou communement ou priveement, et + cil qui par tricherie est armz la où l’en fet juigement. Cil en est + exceptez qui por chacier a assenblié homes armz qui se conbatent as + betes, car ce li est bien otroié. ¶ {1} Cil est tenuz par ceste loi + qui a assenblé homes par batre aucun par force ; et ja soit ce + que cil qui est batuz ne soit pas ocis. {2} Neporquant, l’en deffant + à celui qui est dampnz de force commune la commune de feu [193rA] et + d’eve.

+
+
+
+ § {48.6.11} +
+

Paulus dit : cil qui usent mesons ou viles sont puni par force + capital se il le font o homes armz. ¶ {1} Par non d’armes sont + apelees totes les choses par coi aucuns puet mal fere. ¶ {2} Il ne + senble pas que cil qui porte armes por soi deffendre les port por + homes ocerre.

+
+
+
+ § {48.6.12} +
+

Cil moismes dit : cil qui demandent noviaus paages sont tenu par + la loi que Julius fist de force commune.

+
+
+ +
+ + + VII. De force privee [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 7 : Ad legem + Juliam de vi privata. + +
+
+ +
+ § {48.7.1} +
+

Paulus dit : la tierce partie des biens à celi qui est condempnz + de force privee est puepliee ; et il est establi que il ne + puisse estre senateurs, ne apelz à nule honor ne à nule ordre, ne + que il ne soit juiges, si que il soit sanz totes ennors par le + consoil au senat. {1} Autresi comme mal renomez par ceste paine sont + sont tenu cil qui sont ramené à la poine de la loi que Julius fist + de force privee, ¶ et cil qui par tricherie ravist aucunne chose de + peril de mer. {2} Mes cil qui ravissent aucunne chose de peril de + mer sont puni hors d’ordre par les establissement au princes. Car li + enpereres Pius escrit que nule force ne doit estre fete as mariniers + ; et se aucuns le fet, il soit puniz tres cruelment.

+
+
+
+ § {48.7.2} +
+

Scevola dit : par ceste loi est tenuz cil qui assenble homes et + fet par force par coi aucuns soit batuz sanz ocirre le.

+
+
+
+ § {48.7.3} +
+

Macer dit : il n’a point de difference se aucuns a assenblé à + fere force frans homes ou sers, ou suens ou autrui ; {1} car tuit + cil qui i sont assenblié sont autresi tenu à la paine comme il est. + {2} Et s’il n’i a nul home assenblé, ne il n’en a nul batu, mes il + en aporte par force aucunne chose de l’autrui, il est tenuz par + ceste loi.

+
+
+
+ § {48.7.4} +
+

Paulus dit : li crimes de ceste loi est fez quant aucuns a + assenblé gent et fet par force que uns hons n’a pas esté amenez à + juigement. {1} Et se aucuns a fet enqueste d’avotire par sers, et + por ce dit Labeo que l’en doit user plus atrenpeement do banissement + au prevost de tort fet.

+
+
+
+ § {48.7.5} +
+

Ulpians dit : se aucuns a chacié un home de son champ par homes + que il ‹a› assenblez ou par ses armes, il puet estre acusez de force + privee [193rB].

+
+
+
+ § {48.7.6} +
+

Modestinus dit : il est contenu au consoill au senat qui est + apelz Volusians que cil qui s’asenblent à autrui plet por departir + entre els quant que li acuserres avra do condempnement sont à la loi + que Julius fist de force.

+
+
+
+ § {48.7.7} +
+

Calistratus dit : se li deteur pledent contre leur creanciers, + il doivent demander par devant le juige ce que il cuident que lor + soit deu ; car se li creancier se metent en possession des choses à + leur deteurs sanz nul commandemant, li enpereres Marc juiga que il + n’eussent pas droiture de creance. Les paroles dou juigement sont + celes : « il est bone chose, se tu cuides que tu puisses + riens demander, que tu en pledes par droites aucions ; et tes + averseres doit dedanz ce estre en possession, et tu doiz estre + demanderes. Car totes les foiz que aucuns prant sanz le commandemant + au juige ce est force, ne il n’apartient pas à vergoigne ne à + digneté ne à pitié que nus face riens se par droit non. Se il est + donc prové que aucuns porsie la chose à son deteur, qui ne li est + baillie par lui ne par le juige, ainz l’a prise par soi meismes, il + n’i avra pas droiture de creance ».

+
+
+
+ § {48.7.8} +
+

Ulpians dit : se li creanciers prant les choses à son deteur + sanz l’autorité au juige, il est tenuz par ceste loi et est puniz de + la tierce partie de toz ses biens, et est mal renomez.

+
+
+ +
+ + + + VIII. De homecides et des envenimeors [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 8 : Ad legem + Corneliam de sicariis et veneficis. + +
+
+ +
+ § {48.8.1} +
+

Marcians dit : cil est tenuz par la loi que Cornelius fist des + homecides et des envenimeors qui ocit home, ou cil par qui tricherie + meson est arse, et cil qui va armz por home ocirre ou por enbler, et + cil qui estoit baillif ou juiges qui a fet faus juigement por + condampner celui qui n’avoit rien mesfet. ¶ {1} Encor est cil tenuz + par ceste paine qui confit venin por home ocirre et qui li done, et + cil qui par tricherie dit faus tesmoing par coi aucuns soit + condempnz en commun juigement à paine capital, et li baillif et li + juiges qui prenent deners que enqueste ne soit fete de crime + capital. ¶¶ {2} Cil qui ocist home est puniz sanz nule difference de + quel condicion cil est que il ocist. {3} Et li enpereres [193vA] + Adrians escrit que cil qui ocit home, et n’avoit pas corage + d’ocerre, puet estre assous. Et cil qui ne l’ocit pas, mes il le + navra por ce que il le voloit ocerre, doit estre condempnz comme + homecides. Et par le fet puet l’en voer comment il est ; car se + il tret le glaive et l’en feri au plus que il pot, il est certaine + chose que il le voloit ocerre ; mes se il le feri petit, et en tel + leu où il ne le cuida pas ferir à mort, ja soit ce que il feri + d’arme esmolue, mes il n’ot pas corage d’ocerre le, sa poine doit + estre alegiee. ¶ Se dui home tençoient et li uns feri l’autre d’arme + esmolue, se il ne le fist par corage d’ocerre le, sa poine doit + estre allegie ; car il fist homecide plus par avainture que par + sa volenté. {4} Li enpereres Adrians escrit que cil qui ocit celui + qui par force voloit compoignier contre nature o lui ou o aucun des + suens doit estre quitez. {5} Et li enpereres Pius escrit que plus + legier poine doit estre enjointe à celui qui ocist sa feme que il + reprist en avotire ; et commanda que se il estoit bas home, il fust + envoiez en pardurable essil ; et se il estoit en aucunne digneté, il + i fut envoiez à tens.

+
+
+
+ § {48.8.2} +
+

Ulpians dit : li peres ne puet pas ocirre son fill, mes il le + doit acuser par devant le prevost de la cité ou de la contree.

+
+
+
+ § {48.8.3} +
+

Marceans dit : en un chapitre de la loi que Cornelius fist des + homecides et des envenimeurs est puniz cil qui a confit, ou vendu, + ou gardé venin pour home ocirre. ¶ {1} A cele meisme paine est + sozmis cil qui vent en commun mauveses medecines, ou qui les garde + par cause d’ocirre homes. {2} Ce que l’en dit « mauvés venin » + mostre que aucun venin sont qui ne sunt pas mauvés. Li nons est donc + communs à celui qui est bons et à celi qui est mauvés, mes ceste loi + ne parole fors de celui qui est mauvés que aucuns a por home ocirre. + Et il est commandé par le consoil au senat que cele soit envoié en + essil qui par nul mauvés corage dona à une feme une medecine par + concevoir de coi cele qui la reçut fut morte. {3} Il est commandé en + un autre consoil au senat que li especier qui vendent [193vB] + mauveses espices par bones soient tenu par la paine de ceste loi. + {4} Et cil qui suefre et set que sa mesnie prent armes por conquerre + ou por recovrer la possession d’aucunne chose, et cil qui par + dissession est meüe, et cil qui a pris aucunne chose do perill de + mer, et cil qui a fet faus juigement ou qui a porchacié que il soit + fez par coi cil qui n’a riens mesfet soit condempnz. ¶ Qui chatre + home par cause de lecherie ou de vendre le, il est puniz selonc le + consoil au senat par la loi que Cornelius fist des homecides et des + envenimeors. {5} La poine de ceste loi est essill et soztraemanz de + toz les bies. Mes il solent orendroit estre puni de paine capital se + il ne sont mis en plus honeste leu por soffrir la paine de la loi ; + et li plus bas solent estre baillié as bestes à devorer, et li plus + haut envoié en essil. {6} Mes en quelque leu que il soient trové, il + loist à ocerre les comme ennemis.

+
+
+
+ § {48.8.4} +
+

Ulpians dit : cil est tenuz par la paine de ceste loi qui + porchaça, quant il estoit en une baillie, la mort à un home en + maniere que n’est pas ostroié par les lois. {2} Li enpereres Adrians + escrit : « il est establi que home ne soient chatré. Cil qui sont + donc repris de ce crime doivent estre dampné par la loi que + Cornelius fist des homecides et des envenimeors et leur biens + doivent estre mis en ma borse. Et se serf font tel chose, il doivent + estre sozmis à tres grief torment ; et se il ne sunt el païs, + l’en doit prononcier contre aucuns que il sont tenu à la paine de + ceste loi. Et se cil à qui cil torz a esté fez s’an plaignent, li + prevoz les doit oïr ; car nus ne doit chatrer ne franc home ne + serf, ne nus ne se doit abandoner de son gré à estre chastrez. Et se + aucuns fet contre mon banissement, ce sera crimes capitals au mire + qui le chatrera et à celui qui soffrera à estre chastrez de son + gré ».

+
+
+
+ § {48.8.6} +
+

Renulcius dit : cil qui baille son serf à chastrer sera puniz de + la moitié de ses biens par le consoil au senat qui fut fez quant + Neraces et Antoines estoient conseillier.

+
+
+
+ § {48.8.7} +
+

Paulus dit : l’en prent tricherie par fet en la loi que + Cornelius fist des homecides. Et [194rA] por ce, se aucuns se lesse + cheer de haut et il chiet sus un home et il l’ocit, et cil qui cope + un arbre giete jus une branche sanz mot dire et il ocist un home qui + passoit par la voie, il n’apartient pas au chastiement de ceste + loi.

+
+
+
+ § {48.8.8} +
+

Ulpians dit : se l’en set que fame ait fet chose par coi ele ait + ocis l’enfant de son ventre, li prevoz de la contree l’envoera en + essil.

+
+
+
+ § {48.8.9} +
+

Cil meismes dit : se aucuns ocit un larron qui enble par nuit, + il en sera sanz paine se il estoit issi que il ne se peust garder + sanz peril d’ocerre le.

+
+
+
+ § {48.8.10} +
+

Cil meismes dit : se aucuns aars meson à son esciant, il sera + puniz par paine capital comme arderres.

+
+
+
+ § {48.8.11} +
+

Modestinus dit : il est otroié as jüies tant solement à + circoncire leur filz ; mes se uns autres qui ne soit pas de leur loi + le fet, il sera puniz par la paine à cez qui chastrent leur sers. ¶ + {1} Se uns sers est venduz par conbatre soi as bestes sanz le + commandemant au juige, cil qui le vendi et cil qui l’acheta sont + tenu à soffrir paine. {2} Li seigneur n’ont pas poer de baillier à + leur volenté leur sers à conbatre soi as betes ; mes se li sers + est amené devant le juige, et la plainte au seigneur est + droituriere, il sera sozmis à paine.

+
+
+
+ § {48.8.12} +
+

Cil moismes dit : se uns enfes ou un forsenz ocit un home, il + n’est pas tenuz à la paine de ceste loi ; car l’enfance acuse + l’un et la maladie acuse l’autre.

+
+
+
+ § {48.8.13} +
+

Cil meismes dit : nus est commandé par le consoil au senat que + cil qui fet mauvés sacrefices soit puniz par la paine de ceste + loi.

+
+
+
+ § {48.8.14} +
+

Calistratus dit : li enpereres Adrians escrit eissi : + « l’en regarde es mesfet à la volenté et ne mie à + l’aveinture ».

+
+
+
+ § {48.8.15} +
+

Ulpians dit : il n’a point de difference se aucuns ocit ou done + cause de mort.

+
+
+
+ § {48.8.16} +
+

Modestinus dit : se cil qui ont fet homecide, ou de leur grié ou + par tricherie, sont en aucunne digneté, il solent estre envoié en + essil. Se il sont el segont degré, il sont puni par paine + capital ; mes il doivent prandre plus legiere vengance + descuriaus, se il puet avenir. Et l’en en doit demander consoil au + prince et fere par son commandemant, se issi n’est que la noisse ne + puisse [194rB] estre abatue en autre maniere.

+
+
+
+ § {48.8.17} +
+

Paulus dit : se uns hom a esté feruz en meslee et il muert, il + convient regarder les cous que chescuns li dona de cez qui i furent + assenblez.

+
+
+ +
+ + + IX. De cez qui ocient leur femes et leur enfanz [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 9 : De lege + Pompeia de paricidiis. + +
+
+ +
+ § {48.9.1} +
+

Marcians dit : il est contenu en la loi que Ponpeius fist de cez + qui ocient leur peres que, se aucuns ocist son pere, ou sa mere, ou + son aiel, ou s’aiele, ou son frere, ou sa seror, ou son cosin + germain, ou son oncle de parpar] par ar dans le + ms., signe d’abreviation excédant son pere ou de par sa + mere, ou sa tante, ou sa feme, ou sa bruz, ou son gendre, ou son + socre, ou sa suegresse, ou son fillastre, ou sa fillastre, ou son + patron, ou sa patrone, ou se ce est fet par tricherie, il sunt tenu + par la paine que Cornelius fist des homecides. ¶ Et sese] + sa dans le ms. la mere ocist son fil ou + sa fille, ele est tenue par ceste loi ; et li aieles qui ocist son + neveu et cil qui achate venin por doner a son pere, ja soit ce que + il ne li puet pas doner.

+
+
+
+ § {48.9.2} +
+

Scevola dit : li autres filz qui sotsot] sor + dans le ms., cf. lat. Frater autem eius, qui cognoverat + tantum nec patri indicaverat la chose et ne la + fist pas savoir à son pere doit estre envoiez en essil ; et cil + qui vendi le venin doit estre sozmis à torment.

+
+
+
+ § {48.9.3} +
+

Marcians dit : l’en doit savoir que il a compris en la loi des + paranz sa feme ; neporquant, une meisme paine n’est pas enjointe por + les lointains et por les procheins. La persone à la maratre et cele + à l’esposee ne sont pas comprises en la loi, neporquant eles sont + contenues en la sentence.

+
+
+
+ § {48.9.4} +
+

Cil moismes dit : li peres et la mere à l’esposee et à l’espos + sont contenu el non de suecre et de suegresse, et li esposse sont + contenu el non de gendres.

+
+
+
+ § {48.9.5} +
+

Cil meismes dit : quant uns homs aloit chacier, il ocist el bois + son fill qui fesoit avotire o sa marastre ; li enpereres + Adrians l’envoia en essil por ce que i l’ocist melz comme lierres + que comme peres ; car la poesté au pere doit estre en pitié et + ne mie en cruauté.

+
+
+
+ § {48.9.6} +
+

Cil moismes dit : l’en puet demander se cil qui ocistrent lor + peres sont tenuz par la poine de ceste loi ou cil qui en furent + consachant. Et Mecians dit que tuit cil qui en furent + compoingon doivent estre puni d’une meisme paine ; et por celes + doivent soffrir li estrange meisme [194vA].

+
+
+
+ § {48.9.7} +
+

Cil meismes dit : se deners sunt presté à fere aucunne + desloiauté par le seu à celui qui les preste, si comme por acheter + venin ou por doner as larrons por ocirre le pere, celuicelui] + a celui dans le ms. qui les enprunte et + cil qui les pretent sont tenu par la paine de ceste loi.

+
+
+
+ § {48.9.8} +
+

Cil meismes dit : se cil qui est acusez de la mort à unes des + persones, qui sont nomees en la loi que Ponpeius fist, muert ainz + que li plez soit finz, se il se tue, la borse l’enpereor sera ses + heirs. Et se il muert autrement, se il fist testamant, cil de qui il + fist son hoir avra son heritage ; et se il ne dist testamant, + cil l’avra que les lois i apelent.

+
+
+
+ § {48.9.9} +
+

Modestius dit : la paine à celui qui ocist son pere est tele + establie par les anciens, que cil qui a ocis son pere soit batuz de + verges et puis soit cosuz en un sac ou un chien et o un coc et o une + serpent et ou un singe, et puis soit li sac getez en la mer bien en + parfont se la mer est pres ; et se ele est loing, il soit bailliez + as bestes à devorer selonc l’establissement l’enpereor Adrian. {1} + Et cil qui ocist autres persones que son pere ou sa mere ou son aiel + ou s’aole, por coi li encien establirent la devant dite paine, il + soit puniz par paine capital. {2} Neporquant, se aucuns ocist son + pere par forsenerie, il ne sera pas puniz si comme li saint pere + escritrent ; car ce est assz que il est puniz par forsenerie meisme, + mes il doit estre gardz diligement et mis en liens.

+
+
+ +
+ + + X. De faussoniers [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 10 : De lege + Cornelia de falsis. + +
+
+ +
+ § {48.10.1} +
+

Marcians dit : la poine de la loi que Cornelius fist des fausons + est enjointe à celui qui a porchacié par tricherie que fausses + atestacions soient fetes. {1} Et qui recevra deners, ou fera + convenence, ou assenblera compoignie por establir fausse avocacion + por obligier cez qui n’ont rien mesfet, il sera chatiez par le + consoil au senat. ¶ {2} Se aucuns prent deners por refuser + testemoine, ou por dire le, ou que il ne le die pas, il est tenuz à + la poine de la loi que Cornelius fist des fausoniers ; autresi est + cil qui corrump le juige, ou qui porchace que il soit corrumpuz. {3} + Et se li juiges despit les esta[194vB]blissemenz as princes, il est + puniz. {4} Cil qui en contes ou en tables ou en aucun instrumant + escrivent fausseté, ou en ostent aucunne chose, sont puni par ces + causes comme faussenier. Et issi dampna li enpereres Savoirs par la + loi que Cornelius fist des faussoniers le prevost d’Egite, por ce + que il fist fausseté en ses instrumanz quant il estoit par desus la + contree. ¶ {5} Cil qui remue le testamant à celui qui est encor vis, + est tenuz par la poine de ceste loi. ¶ {6} Cil qui dit que cil à qui + il balla ses instrumenz à garder les a bailliez à son aversere, le + puet acuser de faussonerie. ¶ {7} Li consoil ou senat apartient as + testamanz as chevalers, en coi il est commandé que cil soit tenuz à + la poine as fausoniers qui escrit en testamant que il en ait aucunne + chose. ¶ {8} Il a tel difference entre le fil et le serf et + l’estrange qui escrivent testamant, que il covient en l’eritage que + especial subscripcion i soit fete, et lors cesse la paine. Et cil + qui escrit le testamant puet avoir son lés, mes en fil ou en serf + soffist la general subscripcion et à eschever la paine et à avoir le + lés. ¶ {9} Li deffendeur et li procureor qui ont fine lor office et + n’ont pas rendu conte ne puent pas fere marchié à la borse + l’enpereor ; et se aucuns fet encontre ce, il soit puniz autresi + comme se il eust fet fausonerie. {10} Mes ce n’apartient pas as + autres qui firent ce ainz que il receussent la garde ; car il + n’ont pas perdu leur excusacions, ainz ont mis arriere tot barat. + {11} Et li enpereres Savoirs et Antonius escritrent que cil qui n’a + pas encor rendu conte de la garde que il a amenistree, ne puet pas + fere marchié o la borse l’enpereor, se cil est vis que i l’ot en + garde ; car se il est morz, il puet fere marchié, ja soit ce que il + n’a pas encor rendu conte à son hoir. {12} Mes se li deffenderres ou + li procureres est hoirs à aucun qui avoit fet marchié à la borse + l’enpereor ainz que il ait rendu conte de la garde, je ne croi pas + que la poine i ait leu, ja soit ce que cil que il ot en garde vive + encore. {13} Paine de forsenerie est essill et puepliemenz de toz + les biens. Et se sers fet faussonerie, il sera sozmis à tres grief + torment.

+
+
+
+ § {48.10.2} +
+

Paulus dit : qui oste testamant ou le ceile ou le ravist ou + l’efface ou des[195rA]saelle, et qui escrit faus testamant ou seele + ou recite ou porchace par sa tricherie que ce soit fet, il est + dampnz par la poine de la loi que Cornelius fist des + faussoniers.

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+ § {48.10.3} +
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Ulpians dit : cil qui ne set pas que testamanz soit faus, le + puet bien reciter.

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+ § {48.10.4} +
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Cil meismes dit : se aucuns avoit porchacié faussement que l’en + escrisit faus testamant que uns lés li estoit lessiez, et il est + morz, la paine puet estre quitee à son hoir. ¶ {1} Quant uns hons a + esté fez hoirs son pere et il ot depeciez les escriz de ses lés, il + fu morz ; Marcus dit que la borse l’enpereor doit chalengier tant de + l’eritage comme li peres en peut avoir departi par lés.

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+ § {48.10.5} +
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Julians dit : li senat quita paine à celui qui avoit escri de sa + main en escroes le lés que ses peres avoit escrit en son testamanz + et puis l’esfaça ; et por ce que il le fist par le commandemant + son pere et il avoit passe .xxv. anz, il li fu ostroié que il eust + l’eritage.

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+ § {48.10.6} +
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Affricans dit : se aucuns escrit ou un testamant que uns lés li + soit paiez, il est tenuz par la paine de la loi que Cornelius fist + des fausoners, ja soit ce que li lés ne vaille rien ; car il + est certaine chose que cil est tenuz qui escrit que li lés li est + lessiez en testamant qui puis est roz ou qui ne vaut des le + commaincement. Neporquant, ce est voir quant li testamanz est + parfez ; car se il n’est pas saelz, il est melz que li consoil + au senat n’i ait pas leu ; autresi comme li entrediz d’aporter avant + les tables do testamant n’i a pas leu. Car à ce que li conselz au + senat ait leu, il convient avant que il ait aucun testamant ou que + il ne soit pas fez à droit ; car lors dit l’en par droit que li + testemanz est faus. Et se il n’i eust point de testamant, l’en ne + deist pas que il ne fust pas à droit fez se totes les choses i + fussent fetes si comme eles deussent. ¶ {1} Se cil qui est fez oirs + escrit ou testamant que li filz est deseritez par droit ou autres + persones, il est tenuz par le consoil au senat. {2} Et autresi cil + qui escrit de sa main que franchise li soit donee est tenuz par le + consoil au senat. {3} Se uns patrons escrit que uns lés li soit + lessiez el testamant à celui que il franchi, et il a enpetré pardon, + et l’en li a commandé que il [195rB] s’atiegne del lés, l’en demande + se il puet avoir la possession des biens contre les tables. Et + il nos plet que il ne la puisse pas avoir. Mes de ce ne s’ensuit pas + que se une fame escrit el testamant son mari que ses doeres li soit + renduz, ou li creanciers el testamant son deteur que ce que il li + doit à terme li soit rendu, et il enpetre pardon de ce que l’en li + commant que il s’atiegne del lés ; car l’en ne puet pas tolir à + la feme son doere, ne au creancier s’aucion.

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+ § {48.10.7} +
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Marcians dit : li serf ne puent en nule maniere pledier à leur + seigneurs, fors lors sanz plus, si comme li enpereor Marcus et + Commodus dient, que le serf se plaint que les tables dou testamant + en coi franchise li fu donee sunt repostes ; car lors doit li + sers estre receuz à acuser l’oir son seignor dou testamant que il + cele.

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+ § {48.10.8} +
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Ulpians dit : tuit cil qui ont res en partie les deners d’or et + tainz en partie, se il sont franc home, il soient baillié as bestes + à devorer ; et se il sont serf, il soient sozmis à tres grief + tormanz.

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+ § {48.10.9} +
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Cil meismes dit : il est establi en la loi que Cornelius fist + des fausoniers que qui fera aucunne fausseté en or, ou qui fera faus + deners d’argent, il soit tenuz par crime de faussonerie. {1} Par + cele meisme paine est cil tenuz qui pot deffendre tel chose et ne la + deffendi pas. {2} Et si est commandé en cele meisme loi que nus + n’achat ne ne vende à esciant deners d’estaing ne de plon. {3} La + poine de ceste loi est promise à celui qui à esciant et par + tricherie seele autre chose que ce qui fu commandé el testamant ; et + cil qui ont assenblé compoignie por dire faus testemoigne, li uns + por l’autre. ¶ {4} Cil qui a mis por lui un acuseor en cause qui est + meüe por deners est tenuz par cele meisme poine par coi cil sont + tenu qui recoivent deners por movoir autrui plet.

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+ § {48.10.10} +
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Macer dit : li conselz au senat ne parole point de celui qui + escrit en un testamant que cil en qui poesté il est, ou uns autres + qui est en la poesté à celui meismes, [195vA] ait un lés. Mes en + cest cas, il mesfet contre la loi ; car li preuz de cele chose + n’apartient pas au pere ne au seigneur à qui il apartenist se li + filz ou li sers eust escrit que li lés fut à lui meisme. ¶ {1} Il + est certaine chose que se aucuns escrit que uns estranges ait un + lés, et il vient puis en sa poesté en la vie à celui qui fist le + testamant, li conselz au senat n’i a pas leu.

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+ § {48.10.11} +
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Macer dit : se li peres à un chevaler escrit el testamant à un + autre chevaler que ses filz ait un lés, por ce que cil lés n’est pas + aquis au pere, il est hors de paine. {1} Et se li filz escrit que sa + mere ait un lés, se il le fet par le commadement à celi qui fet le + testamant, il est sanz poine et la mere puet avoir le lés.

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+ § {48.10.12} +
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Papinians dit : quant cil qui est corpables de fausonerie muert + ainz que il ne soit acusez ou que sentence en soit donee, il est + quités de la paine ; mes ce que il conquist par fausseté ne remaint + pas à l’oir.

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+ § {48.10.13} +
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Cil moismes dit : assennemanz de faus non est par paine de + faussonerie. {1} Li avocaz qui par .x. anz a esté hors d’ordre des + curials por ce que il avoit recité par devant le prevost un faus + instrumant puet recevoir sa digneté aprés les .x. anz ; car il + n’en chai pas en la loi por fere fausseté mes por reciter la. Et por + cele meisme reson li bas hom qui fu envoiez en essil temporel par + cele meisme cause porra estre fez curials quant il sera revenuz.

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+ § {48.10.14} +
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Paulus dit : quant li filz qui estoit hors do bail escrivoit le + testamant son pere, il l’escrit par le commandemant au pere que uns + lés fust donz à un serf qui estoit communs à lui et à un + autre ; je demant comment il en ira. Et la response est + que plusors demandes sont jointes ensenble ; et sanz dote, il + nos est deffendu par le consoill au senat que nos ne servons pas que + aucunne chose soit donee à celz que nos avons en nostre poesté. Li + filz qui est hors de baill sera donc tenuz par ceste meisme paine, + ja soit ce que il l’escrit par le commandemant à son pere. ¶ Il + senble que cil soit escusez qui [195vB] ‹est› en autrui poesté, si + comme li sers se il pert par la subsc‹r›ipcion que il ait fet par le + commandemant. {1} L’autre question est, por ce qui est fet ou escrit + contre droit ne vaut rien plus que se il ne fust pas escrit ou fet, + savoir mon se ce que aucuns escrit, qui soiit doné au serf qui est + communs à lui et à un autre, doit estre rapelé en partie et valoir + en partie, ou se toz li lés est deuz à son compoignon. Et à ce + respondi Marciaus à Julian ; car quant Julians ot escrit en un + testamant que une chose fust donee à lui et à Tyce, ou à un serf qui + estoit communs à els deus, por ce que cele escriture ne vaut rien, + ne plus que se ele ne fust pas escrite, l’en puet legierement veer + combien chescuns en doit avoir. Et puis dit Marciaus, comment en + sera rien deu à son compoignon se li nons au serf en est sostrez + comme faus. Autresi doit l’en garder en cestre presente demande. ¶ + {2} Li mariz franchi un des sers do doere sa feme et puis escrit en + son testamant que il eust un lés ; l’en demande que la feme i puet + conquerre. Et la responsse est que li patrons est encheez en + la paine dou banissement à l’enpereor Claudi‹us› ; et ja soit + ce que li filz qui est hors dou baill puisse estre trespassz el + testamant, neporquant il puet demander la possession des biens. ¶ Se + li patrons n’a donc rien des biens à celui que il franchi, il ne + sera de rien tenuz à la feme ; mes l’en demande se il puet estre + tenuz por ce que la loi dit, ou se il a fet par tricherie que la + chose ne veigne pas à lui. Et sanz dote il n’i fist rien por + grever la feme, car il ne penssa pas ce contre lui. Et se aucuns + escrit par le commandemant à celui qui fist le testamant que il + feist un lés et il i ajoint que il li estoit commandé que il rendist + cel lés à un autre, por ce ne remaint pas que il ne se doie atenir + del lés, et que li hoirs ne le doie avoir et estre tenuz à rendre le + la où li morz commanda.

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+ § {48.10.15} +
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Calistratus dit : li enpereres Claudi‹us› commanda que l’en + ajoinsist à la loi que Cornelius fit des [196rA] faussoniers que, + quant aucuns escrit testamant ou lés, se il l’escrit que il en ait + aucunne chose, il soit tenuz autresi comme se il eust fet + faussonerie ; ne pardons ne soit pas donz à cez qui dient que il ne + savoient pas la force de loi. Il senble que il escrit que il ait + aucunne chose non pas tant solement quant il le escrit de sa main, + mes quant ses sers ou ses filz que il a en sa poesté l’escrit, si + comme cil li dit qui fet le testamant. {1} Il est contenu es + establissemenz as princes que se cil qui fet le testamant esclere + especiaument en sa subscripcion que il commanda à un serf que il + escrisist en son testamant que ses heirs paiast un lés à son + seignor, ce vaut ; car la general subscripcion vaut contre + l’autorité dou consoil au senat à eschever la poine de la loi. Et + por ce, est il autresi comme se li lés ne fust pas escriz, et + pardons doit estre donz à celui qui l’escrit. Et je croi que li + pardons doit estre demandez à l’enpereor à qui l’en se doit atenir + de lés. ¶ {2} Encor juiga li senaz, que se uns sers escrit el + testamant son seigneur par son commandemant que il ait franchise, il + ne soit pas frans por ce sanz plus que il l’escrit de sa maisme ; + franchise li soit donee autresi comme se ele li fust lessie à terme. + {4} Il plot à sages homes que pardons soit donez à la mere se ses + sers escrit el testamant son fil par le commandemant au fil que ele + en ait aucunne chose. {5} Ce meisme juiga li senaz de la fille qui, + par le commandemant sa mere et par ignorance de droit, escrit es + testamant sa mere que ele en eust aucunne chose. ¶ {6} Se aucuns + fist de .ii. homes ses hoirs, et il commanda en son testamant que se + li uns moroit sanz hoirs toz li heritages fust à l’autre qui avroit + hoirs, ou se li uns et li autres moroit sanz hoirs, li heritages + fust renduz à celui qui escrivoit le testamant, il nos plest que la + poine de la loi que Cornelius fist des faussoners soit quitee à + celui qui escrit le testamant ; et il est plus benigne chose que les + choses qui sunt escrites soient gardees.

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+
+ § {48.10.16} +
+

Paulus dit : li crimes d’istrumanz enblez n’est pas des communs + juigemenz se li testamanz à aucun n’a esté enblez. ¶ {1} Paulus dit + que tuit cil sont tenu par la paine [196rB] de la loi que Cornelius + fist des faussoniers qui seelent faus instrumanz autres que + testamanz. {2} Et il n’est pas dote que tuit cil qui ont fet + fausseté en tables ou en letres communes, ou en seelement ou en + autre aucunne chose, ou qui ont celé ou sotret ou effacié ou + dessaelé verai instrumant por senbler que il soit faus, ne doient + estre tenu par cele meisme paine.

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+ § {48.10.17} +
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Cil meisme dit : quant uns hom ot escrit o sa main que uns sers + li estoit lessiez et que il li estoit commandé que il le + franchissist, li senaz juiga que tuit li hoir le doivent + franchir.

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+ § {48.10.18} +
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{1} Cil meismes dit : se aucuns escrit en un testamant que il + eust en garde le fill à celui qui fesoit le testamant qui avoit + moins de .xiiii. anz, ja soit ce que il est sopeceneus por ce que il + senble que il covoita la garde de son gré, neporquant, se il prove + que il soit convenables, il doit avoir la garde non pas par le + testamant mes par juigement ; ne il ne sera pas acusez por ce que il + senble que il s’asenti à la volenté au mort. ¶

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+ § {48.10.19} +
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Se cez qui ont fet fause monoie la volent reformer et amender, il + sont assous par l’aide de droite repentance. ¶ {1} Li acusemenz + d’enfant que fame tient comme suen, qui n’est pas suens, ne perist + pas par longue estance ; et autresi en puet l’en bien user aprés la + mort à la feme comme en sa vie.

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+ § {48.10.20} +
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Hermogenes dit : cil sunt puni par paine de faussonerie qui ont + pris deners por introduire faus tesmoinz, ou qui en ont fet + obligement, ou convenance, ou que en ont assenblé compoignie, ou qui + ont porchacié que aucunne de cez choses soit fete.

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+ § {48.10.21} +
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Paulus dit : cil qui par divers marchiez a vendu à deus une + meisme chose est puniz par paine de faussonerie ; et issi l’establi + l’enpereres Adrians. A cez est ajoinz cil qui a corrumpu + juige ; mes il solent estre puni un pou moins aprement, car il + sont envoié en essil à tens, ne leur biens ne lor sont pas tolu.

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+ § {48.10.22} +
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Cil meismes dit : l’en ne doit pas dire que cil qui a moins de + .xiiii. anz enchie el crime de faussonerie ; car à paine puet + estre corpables de [196vA] fausseté cil qui ne set que tricherie + est. ¶ {1} Se li peres escrit en un testamant que uns lés en fust + donz à son fill qui estoit en la main à ses ennemis, l’en doit dire + que, se li filz revient, li peres est encheez en la paine au senat ; + mes se il muert illeuc, li peres est quités. ¶ {2} Mes se il escrit + que ses filz qui est hors do baill en ait aucunne chose, il le fet + par droit. {3} Et se il escrit que aucunne chose en soit à son fill + adoptif, ou au serf à qui il deust ja avoir doné franchise selonc ce + que il i fut enjoint, l’en doit dire que il est hors de la sentence + del consoill au senat ; car tot ce qui est aquis par tel serf + li doit estre renduz quant il est franchiz. {4} Et se il escrit que + aucunne chose en soit donee au serf qui n’est pas suens, ainz le + sert par bone foi, il mesfet quant à son penssé ; car il cuide + que il soit siens. Mes por ce que il ne puet aquerre par lui ne lés + ne heritage, nos disons que il doit estre quités de la paine. ¶ {5} + Se li sires a escrit en un testamant que ses sers ait un lés quant + il sera franchiz, nos disons que il est excusez dou consoil au + senat, car il n’i garda pas à son preu. ¶ Ce meisme puet l’en dire + do fil qui puis est mis hors do baill. ¶ {6} Cil qui conferme les + escriz qui furent fez ainz que li testamanz, par coi une chose li + est lessie, enchiet en la paine del consoill au senat. ¶ {9} Li sers + qui escrit en autrui testamant que cil qui le fesoit enjoigneist à + son seigneur que il li donast franchise, n’est pas tenuz par les + paroles dou conseil au senat. Mes de ce puet l’en doter, car si + comme nos avons dit avant, li senaz quita en ce cas la paine. ¶ Se + li sires fet subscripcion el testamant, le doit dire que il fet + contre le consoil au senat, car franchise apertendroit à lui et si + lés porroit estre aquis à son seigneur. ¶ {10} Se cil qui escrit le + testamant escrit que il li est enjoint que il doint franchise à son + serf, voions se il est hors de paine por ce que il n’i a nul preu à + lui, se il ne l’a escrit por [196vB] ce que li sers se rachat par + grant pris et que il le franchise. ¶ {11} Cil qui escrit de sa main, + quant uns chans fu lessiez à Tyce, que ce estoit soz tel condicion + « se il donoit deners à celui qui escrivoit le testamant », il est + en chaez en la paine au consoill dou senat. ¶ {12} Cil qui escrit + par la volenté son pere que il soit desheritez, ou que il n’ait + point de lés, n’est tenuz ne par les paroles ne par le consoil au + senat.

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+ § {48.10.23} +
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Cil meismes dit : l’en demande que est fausseté. Et il me + senble que ce est fausseté se aucuns chainge autrui cyrografe, ou se + il despiece ou efface libelle ou contes ; mes cil n’est pas + faussoniers qui me‹n›t en conte ou en rendre reson.

+
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+ § {48.10.24} +
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Scevola dit : uns hons qui fist son testamant commanda que sa + fille fust hoirs de la dozieme part de son heritage, et si enjoint à + cez qui estoient hoirs de .xi. parties que il franchissent un serf. + Cil sers dit à la fille à celui qui fist le testamant que il porroit + bien prover que li testamant estoit faus ; et quant la fille ot fet + subscripcion el libelle de l’acusement, li prevoz pronunça que li + testamanz n’estoit pas faus. L’en demande se la franchise et li lés + sunt deu au serf aprés cest fet. Et la reponsse si est que + nenil, selonc les choses qui sont proposees.

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+ § {48.10.25} +
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Ulpians dit : cil qui a rendu fausses letres el non au prevost, + ou qui a proposé faus banissement, est tenuz par aucion seur le fet + por sofrir paine, ja soit ce que il soit corpables de la loi que + Cornelius fist des faussoniers.

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+ § {48.10.26} +
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Marciaus dit : se aucuns effaça le testamant son pere et se tint + por oir, autresi comme se ses peres fust morz sanz fere testamant et + fu issi morz, toz son heritage sera toluz par droit à l’oir.

+
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+ § {48.10.27} +
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Modestius dit : uns sages hom de droit pronunça que cil qui + distrent divers testemoines doivent estre tenu à la paine de ceste + loi, autresi comme se il eussent fet faussonerie. {1} Et cil qui + contre son seel aporte faus testemoine est tenuz par paine de + faussonerie. Et cil qui a dit deus divers testemoines d’une meisme + chose, si que l’en ne set le quel l’en doit croire, est tenuz par + paine de faussonerie. ¶ {2} L’en ne doit pas doter que cil qui se + tient [197rA] por chavalier, et aporte enseignes que il ne deust pa + porter, ne doie estre griefmant puniz.

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+ § {48.10.28} +
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Cil meismes dit : se li deteurs en ment del jor en coi il engaja + son gage, ce est fausseté.

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+ § {48.10.29} +
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Cil moismes dit : se aucuns fet menconge entendant au prevost de + la contree ou par instrumant ou par libelle, ce que il fet ne vaut + rien ; et se il en est acusez, il soffrera la poine que cil + soffrent qui acusent fausseremenz, et sera puniz autresi comme se + cil eust fet faussonerie. Et plusors escriz ont esté fez de ce, mes + nos ne recorderons fors que un de coi les paroles sunt teles : + « se tes aversaires bailla son libelle et il ne dit pas verité + en ses prieres, il ne puet pas user de subscripcion ; mes se il + en est acusez, il en doit soffrir paine ».

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+ § {48.10.30} +
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Cil meismes dit : cil qui fet faus seel ou fausse subscripcion + est à la paine de la loi que Cornelius fist.

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+ § {48.10.31} +
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Calistratus dit : li enpereres Pius escrit à Claudi‹us› que + selonc la mesure de chascun mesfet doit l’en establir contre cez qui + par devant les juiges ont aporté instrumanz qui ne puent estre + prové. Et se l’en voit que il aient plus deservi que il ne puent + soffrir, l’en face la chose savoir à l’enpereor, qui juigera comment + il doivent estre puni. Mes li enpereres Marc et ses freres + atrenperent ceste chose par leur humanité, si que tel instrumant + sunt aporté avant par erreur si, comme il avient sovent, l’en le + pardoint à celui qui l’aporta.

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+ § {48.10.32} +
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Modestius dit : cil qui corrumpent par tricherie les banissemenz qui + sont proposz sunt puni par paine de faissonerie. ¶ {1} Se li + venderres ou li acheterres corrump les mesures de froment et de vin, + ou d’aucunes autres choses qui sont provees communement, ou il fet + aucunne tricherie, il soit condempnz au doble de tant comme la chose + vaut. Et li enpereres Adrians commanda que cil qui fausseroient les + pois ou les mesures fussent ennvoié en essil.

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+ § {48.10.33} +
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Cil meismes dit : se aucuns use de faus establissement, ou de ce + que l’en ne set qui fist, la commune de feu et de eve, li est + deffendue par la loi que Cornelius fist.

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+ + + XI. De forfez de jeu de dezLa prohibition des jeux a été l'objet de + fréquentes dispositions législatives dans les premiers temps de la + monarchie française. Ainsi, l'ordonnance rendue à Paris, en décembre + 1254, pour la réformation des mœurs dans le Languedoc et le + Languedoil, s'exprime de la sorte par son article 35 : « +  Preterea prohibemus districtè ut nullu homo ludat ad + tanillos, sive aleis aut scaccis ; scholas autem deciorum + prohibemus et prohiberi volumus omnino, et tenentes eas districtiùs + puniantur. Fabrica etiam deciorum prohibetur. » Notre + manuscrit (fol. 2 v°, c. 2) présente une traduction de cette + défense : « Après nos défandon que nus jeue ès dis en nule + manière, se n'est ès tables ou as eschaz ; et défendons les escoles + des diz, et volons que eles soent deffendues en totes manières ; et + cil qui les tendront soent puni duremant. Forge de diz soet défendue par + tout. » L'ordonnance rendue à Paris, en 1256, pour l'utilité + du royaume, répète les mêmes prohibitions et détermine la + peine réservée aux infracteurs : « Item, » dit l'article + 10 de cette ordonnance, « que la forge des dez soit deffendue et + devée par tout nostre royaume, et tout homme qui sera trouvé jouant aux + dez communément, ou par commune renommée, fréquentant taverne ou bordel, + soit réputé pour infâme, et débouté de tout témoignage de visite. » + — Au reste, ce n'est pas dans la législation dont nous venons de + rapporter quelques documents, que l'auteur de notre manuscrit a pris la + matière du titre 11, auquel se réfère cette note ; le titre 11, + ci-dessus, est évidemment composé d'un extrait et d'une imitation du + Digeste, de aleatoribus.. + + +
+ § 1. +

Li rois dit que se aucuns bati celui à qui il joet as diz, por acheson + del jeu, il n'an fera jà droit, mès l'en doit prandre garde par quel + chose ce a esté ; et se ce a esté por chose qui vaille, l'en en + doit bien fere droit, se li joeor s'entretolent aucune chose qui soit + del jeu, li rois aura auction de la chose tolue ; mès + il n'an auront point, car il n'en sunt pas digneDig., lib. 11, + tit. 5, frag. 1, § 1..

+
+
+ § 2. +

Et nos devon entendre la meson, et por lieu et por habiterVoy. + ibid., § 2, in fine..

+
+
+ § 3. +

Ce que l'en joe por metre maintenant en mangier est bien + soffrableIbid., frag. 4, in + principio..

+
+
+ § 4. +

Se menor qui n'est pas bien encor en son poer, ainz est el poer à celi + qui l'a en garde, joet as diz : et por ce, cil qui l'a en garde + puet redemender. Ausint puet l'en del serf qui est en la garde son + seignorIbid., frag. 4, § 1..

+
+
+ § 5. +

Car matire de jeu vient de covoitisse, ne bons de haage ne puet apeler + autre de qui (de ce qu'il) ait à lui joié, par ce qu'il + pert sa digneté de demender en ce qu'il joe à lui.

+
+
+ § 6. +

Li tutors pot demender por le menor, et prover par garanz, car en tel + chose n'a point de bataille.

+
+ +
+ + + XII. [197rB] De demander arriere les deners que li baillif + prenent à tort [rubr.] +
+ + Traduit du Dig., liv. 48, tit. 11 : De lege + Julia repetundarum. + +
+
+ +
+ § {48.11.1} +
+

Marciaus dit : la loi que Julius fist de demander arriere deners + que li bailli ont pris à tort apartient as deners que aucuns a pris + quant il estoit en metrisse, ou en poesté, ou en procuracion, ou en + legacion, ou aucun autre commun office, ou quant il estoit en la + compoignie à aucun baillif. ¶ {1} La loi en excepte cez que il puent + prendre, ce est de coisins et del lignage leur femes.

+
+
+
+ § {48.11.2} +
+

Scevola dit : aucion est donee par ceste loi contre les oirs à + celui qui estoit acusez dedanz un an aprés ce que il est morz.

+
+
+
+ § {48.11.3} +
+

Macer dit : cil sont tenu par ceste loi qui sont en aucunne + poesté et prennent deners por juigier ou por lessier à juigier.

+
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+
+ § {48.11.4} +
+

Senulcius dit : ou por fere plus ou mains que il ne doivent fere + par lor office.

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+
+
+ § {48.11.5} +
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Macer dit : juigemenz est donz contre conte par ceste loi.

+
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+
+ § {48.11.7} +
+

Macer dit : la loi que Julius fist de demander arriere ce que li + ballif prenent à tort deffent que nus ne preigne loer por doner + juige ou arbitre, ne por envoier le, ne por [197vA] commander li que + il face droit, ne por lessier à fere aucunne de cez choses, ne por + metre home en communs lieus, ne por commander que il soit liez, ne + pot lessier le aler, ne por deslier le, ne por condempner home, ne + por assoudre le, ne por proisier plet, ne por fere juigement capital + ou por chetel. ¶ {1} Il apert que la loi octroie que l’en preigne + aucunne chose de cez qui ne sont pas nonbré en ceste loi ; mes + de cez qui i sunt nonbrez n’est il pas otroié que l’en preigne + aucunne chose. {2} Mes l’en puet bien prandre à fere les communes + ovres et assenbler les communs fromenz et à fere les autres chose + qui sont necessoires au commun. ¶¶ {3} Cil qui mesfont en ceste loi + sunt puni hors d’ordre ; et sunt aucunne foiz envoié en essil, + ou puni plus cruelment selonc ce que il ont mesfet ; car se il + prenent deners d’or por ocerre un home, ou se il ne les ont, si leur + sunt il promis, ou por condampner celui qui n’a rien mesfet, il + doivent estre puni par paine capital, et estre envoié en essil + pardurable, si comme plusor ont esté puni.

+
+
+
+ § {48.11.8} +
+

Paulus dit : ce qui est doné au visconte ou au prevost contre la + loi que Julius fist ne puet pas estre gaagnié par longue tenue. {1} + Cele meisme loi despiece les ventes et les loages qui leur sont + fetes por moins que à autres, et enpesche que la chose ne puisse + estre gaagnie par longue tenue devant que ele soit revenue en la + poesté à celui dont ele eissi ou à son hoir.

+
+
+
+ § {48.11.9} +
+

Papinians dit : cil qui ontont] a dans le + ms., cf. lat. Qui munus publice mandatum accepta pecunia + ruperunt, crimine repetundarum postulantur + pris le loier por quiter le servise qui estoint enjoinz communement + sont puni par la paine que Julius fist de ce que li ballif prenent à + tort.

+
+
+ +
+ + + XIII. Des previléges as mariez et des religiosDECRETALIUM D. GREGORII PAPÆ IX, lib. 3, + tit. 3, De clericis conjugatis.. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci, que se clerc dedanzInfrà. l'ordre de soz-diacre + se marie, que l'en li doit tolir son bénéfice, et doit remanoir o sa + feme. Et s'il est soz-diacre, li mariage doit estre + départizDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 3, cap. 1.

+

Enten que clerz qui n'est soz-diacre, et se marie, doit remanoir o sa + feme, et perdre le bénéfice de s'iglyse ; et clerc soz-diacre qui + se marie doit sa feme lessier.

+
+
+ § 2. +

Nul clerz mariez ne doit estre pris à governer yglise, s'il ne voe + continence, et cel qui n'a eu que une fame et puceleNisi + forte castitatem voveret perpetuant, et qui unicam et virginem + habuisset uxorem ; ibid., cap. 2..

+

Enten que nus mariez ne doit estre prestres, s'il n'a eu que + une feme et pucele.

+
+
+ § 3. +

Se acolitre se marient, et ont bénéfice d'yglise, il ne le puent tenir, + car il ne puent estre environ auter (autel) por + l'ordure ; et s'ont riens doné à iglyse, il le doivent avoir, porce + qu'il sont hors d'iglyseDecret. Greg. IX, lib. 3, tit. 3, cap. + 3..

+

Enten ausit com l'en dit ordure, est de henté (hanter) à sa + feme.

+

Mès enten que quant à servise d'yglise, et qui bénéfice pert, pert + l'ofice.

+

Et cil qui se part d'iglyse, ce que il dona il doit avoir, et c'est + voirs, quant il se part par l'autorité au juige, non pas por sa + colpe.

+
+
+ § 4. +

Cum uns clerz fust mariez, ses évesques le forçoit porter corone ; + par quoi il se plaint le roi, qui dit : Comme clerc mariez ne se + puisse joïr de previliége de clerc, et il li conviegne fere totes les + choses par quoi il plese à sa feme, et convient qu'il soit ententis ès + choses del monde, il ne doit pas estre forciez de porter corone, por + plere à sa feme ; car lede chose a en la tonsure et en la + roigneureIbid., cap. 7..

+

Enten que clerc mariez ne puet avoir priviliége de clerc, ne l'en ne le + puet forcer de porter corone.

+
+
+ § 5. +

Uns clerz estoient en une terre, qui ne portoient pas corone, qui se + marioient, et que l'en ne lor deffendistPour qu'on n'exigeât point + d'eux,... lor servise qu'il devoient, il prenoient corone + arrière, issint conchioient lor seigneur de ce qu'il devoient.

+

Et uns autres estoient qui se marioient, et portoient corone por tolir à + lor seigneur lor droitures et lor seignories.

+

Li rois dit que il viaut que tex genz soient josticié, et qu'il soient + mis en ort lieu, et en mauvès, s'il ne se volent chastierDécret. + Greg. IX, lib. 3, tit. 3, cap. 9..

+
+
+ § 6. +

Enprès l'en dit que évesques ne puet lessier sa citié, ne aler aillors + por i remanoir. Et s'il le fet, li rois puet fere prendre toz ses biens + tenporex, jusque il soit venuz à amendement.

+
+
+ § 7. +

Li rois dit aissint que à cex soient donées les provandes et les iglyses, + qui servir les puissent. Et qui issi ne le fera, l'en prendra les biens + tenporels en sa main.

+
+
+ § 8. +

Enprès il commende que clerc qui laisse à servir sanz droite + cause, que l'en praingne totes ses choses tenporelxDecret. Greg. + IX, lib. 3, tit. 4 : De Clericis non residentibus in + ecclesia vel prœbenda, cap. 1, 4, 6..

+
+
+ § 9. +

Clerc ne doit mie avoir chose d'iglyse, s'il ne désiert ; et por ce + furent-eles donées. Et priviliége donez contre ce ne doit tenir, fors en + cas, c'est à savoir se aucuns est enpeechiez par droite cause, por quoi + il ne le puisse fereIbid., cap. 10..

+
+
+ §. 10. +

Enten qui chastie les félons et les mauvés, il ne fet pas contre loi.

+
+ +
+ + + XIV. D'osures et de fere rendre les osures as héritiers per loiaus + proves. + + +
+ § 1. +

L'en establist ci que nus ne soit usurier. Et se aucuns prant d'aucun + aucune teneure, praigne les fruiz, et soient contez en aquit. Et + quicunques ce fera, soit mis en poineIbid., lib. 5, tit. 19, cap. + 1..

+
+
+ § 2. +

Enprès demende l'en, se l'en puet prester à osure por réambre + chétis ? L'en dit que non, que l'en ne doit fere grâce en crime + d'osure, et l'en ne doit pas fere mal por senblance de fere + bienIbid., cap. 4..

+
+
+ § 3. +

Li setiers vaut cinq sols ; je le vaing six à rendre à Pâques. L'en + demende se l'en le doit fere ? Et l'en dit que non, et deffant l'en + que l'en ne face plus ceIbid., cap. 6..

+
+
+ § 4. +

Uns hons se plaint d'un autre, qui tenoit sa terre en gages, et qui avoit + eu des fruiz outre le chetel. Li rois commende que s'il est issint, + qu'il ait sa terre arrièreIbid., cap. 8..

+
+
+ § 5. +

Li filz aus osuriers, qui sont hoirs leur père, sont tenu à rendre les + usures que lor pères ont eues, quant li pères sunt morsIbid., cap. + 9.

+
+
+ § 6. +

L'en demende ci deus choses : se cil est usuriers qui baille les + deners sanz nule convenance, et nus n'en baillast, s'il ne cuidast avoir + guarredons.

+
+
+ § 7. +

Enprès demende l'en se cil est usures qui vent sa chose porIbid., + cap. 10.plus qu'ele ne vaut, à terme ? Et + l'en dit qu'il font mal, car pure volenté fet l'usureDecret. Greg. + IX, lib. 5, tit. 19, cap. 6.

+
+
+ § 8. +

Li usurier font jurer à lor créanciersIl faut lire + débiteurs. qu'il ne redemenderont lor + usures, et qu'il les rendront. L'en commende ci que bien les puent + demender, et que li osurier soient forcié au poier ; car nus ne + doit gaagner profit por mal fereIbid., cap. 8..

+
+
+ § 9. +

Uns hons se plaint d'un autre, et dit qu'il a eu cent sols de lui de + usure, et dit comment, et l'offre à prover par soi et par garanz. Et li + corpables fet encontre tel ni et tel deffansse comme il doit. L'en + demende qu'an dit droit ? et l'en dit que il n'i a que + serement ; et li chois est au copable. Mès deux garanz + vausisoient.

+
+ +
+ + + XV. De us et de privilège, et de chartre dessessie, et de interrupcion par + léal us apert et par tenue qui soffist en cort de baronie. + + +
+ § 1. +

L'en dit ci : qui a privilége, et n'en use dedanz dix anz, que li + priviliéges ne li doit rien valoirSous la rubrique de + privilegiis et excessibus privilegiatorum, Decret. Greg. + IX, lib. 5, tit. 33, cap. 6 et 15, on voit les priviléges dont la + prescription est soumise aux termes de trente et quarante + années..

+
+
+ § 2. +

Uns si avoit un usage en un bois, par privilége, à ardoir et à + herbergier ; et vandi son usage, quant il s'en devait herbargier. + L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont qu'il pert + l'usage ; car il requenoist malvésement le bien que l'en li a + fetIbid., cap. 11..

+

Enten que qui use de son privilége par tricherie il le pert.

+
+
+ § 3. +

L'en demende comment l'en puet quasser priviliége, don l'en dit que l'en + a usé tricherressement ? Et l'en dit par présant, ou par + conoissance. Et se li présanz est niez, enqueste corra, et rendra ce que + sera trové en l'enqueste. Et se l'en met sus sanz présant, que l'en ait + mesfet, en tel chose n'a que sormise, ce n'est que preuve ; car + moult seroit grief chose, se (de) ton don que je aurai fet, + me venait maus, c'est à entendre qu'il m'en convenist fere bataille.

+
+
+ § 4. +

Uns d'une religion orent un priviliége del roi, que toz cez + qui se rendoient en lor ordre seroient franc de costume. Icil religios + recevoient genz, et lor metoient seignaus ès piz, et voloient qu'il + fussent frans de costumes. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en + respont que tel chose ne fet mie à sofrirDecret. Greg. IX, lib. 5, + tit. 33, cap. 11.. Car tel chose est plus fete por tolir la + droiture au seignor que por autre chose, ne il ne me doit pas venir + (mal) de là don li bien me doit venir.

+
+
+ § 5. +

L'en demende se préviliége qui est fez en péchié est tenables, et qui fet + plus contanz que pez ? L'en dit que tex priviliéges n'est pas + tenables ; car torz ne doit pas issir de là don droiz doit + nestre.

+
+
+ § 6. +

Por ce que Templiers et Hôpiteliers fessoient moult de maus por lor + préviliéges, li rois establi ci qu'il ne recètent nus qui s'en fuie por + son fet ; et s'il recètent aucun frère, qui encore ce qu'il ont + remaignant ou siècle, tex ne sont pas hors del poer le roi, ainz soient + josticé comme li autre.

+

Cist establissemenz soit gardez ; et qui fera encontre, l'en praigne + totes ses choses temporelx, et soit hors de la garde le roi. Car l'en ne + doit pas celui garder qui autrui droiture viaut dépécier. Et cil qui ne + sont convers ne doivent pas avoir préviliége de conversIbid., cap. + 3..

+
+
+ § 7. +

Li borgois de une ville avoient un priviliége dou roi, et enprès le + perdirent, et requitrent le roi, com il eussent lor privilége perdu, + qu'il lor en feist un autel, por garder la ville de domage. Et cil qui + estoit tenuz au fere, et com cez qui estoient prez de prover la tenor de + lor prévilége, et disoient, par plusors fez estoit li préviléges veuz en + l'ostel le roi par devant le roi. Et li rois sot tot ce, et demende + qu'en dit droiz ? et l'en respont que lor préviliéges doit estre + refermez, car nus ne doit avoir domage sanz colpeIbid., cap. + 12..

+

Rois doit porvoer son pueple par reson, et aus garder de péril et de + domage.

+
+
+ § 8. +

Li borgois avoient un préviliége, qu'il ne devoient point d'ost en + réaume, et se voloient deffendre par cest prévilége, qu'il avoient del + roi. L'en demende qu'en dit droiz ? Et l'en respont que tex + priviléges ne vaut riens ; car cil qui le dona, ne's + pot fere frans plus que soi ; et préviléges qui est fez contre + commun profit ne vaut riens, car tel préviliége amoine péril de + perdurable salut.

+
+
+ § 9. +

Il avoit clerz en un lieu, et lessoient habit de clerc, et fessoient mout + de ribauderies ; enprès prenoient habit de clerc por deffandre lor + folies. Li rois commende que se tex bacheliers sunt pris, qu'il soient + mis en une longuaigne, cum l'en ne doie pas soffrir ribauderies, mes + lancier-les en mauvés leuDécret. Greg. IX, lib. 5, tit. 33, cap. + 37..

+
+
+ § 10. +

Por ce que en France, et an moult de leus, n'use l'en pas des lois de + Rome, et poi trove la cause que par droiz de costume et de décrez ne + puisse estre déterminée, por ce deffant li papes Honoires et li rois de + France que celes lois ne soient leues à Paris, ne iqui anviron ; et + qui encontre ce fera, ne soit pas oïz en cause, et soit + escommeniezIbid., cap. 28. Il s'agit ici de la célèbre + decrétalesuper specula, par laquelle Honorius III, + en 1220, a défendu l'étude et l'usage du droit romain à Paris et + dans les lieux environnants. Il est curieux de voir rapporter par + l'auteur de ce manuscrit une défense dont l'infraction constitue à + peu près le tiers de l'ouvrage qu'il a composé..

+
+
+ § 11. +

Aucuns reçoit la franchise de l'Opitau ou del Temple, et d'aillors, et + prenoient sainz, et les metoient en lor robes, et voloient avoir tel + priviliége com cil qui estoient en la religion. Li rois commende que tex + vilains soient de tel jostice comme li autre vilain del païs, et que ce + ne lor vaille riens.

+
+ +
+ + + XVI. D'apiaus, de supplicacion et de faus juigemenz. + + +
+ § 1. +

Qui apele de malvés juigemenz n'a pas aucion contre les juiges, ne contre + les juigeors, an els riens demander ; mès les demendes et les + deffansses apartienent as parties averses. Et ce fu juigié de l'abie de + Corbie et la commune, et de monseignor Johan de Saint-Cler et dou conte + de Bloys, et do prior de Saint-Sanson d'Orliens, et des homes + d'Aratvile, et de monseignor Guillaume de Nulli, et de une habaesse + noère d'anviron celui leu : si comme l'en l'use en l'ostel le + roi.

+
+
+ § 2. +

Segont la costume de France, l'en ne doit pas apeler, car ce n'a pas esté usé. Mès se aucuns est grevez de juigement, il + doit dire tex paroles : « Je me tiens à grevez de la sentence + que vos avez donée contre moi, qui n'est pas bone, ne tele comme ele + doit estre selonc les us de la terre, ainz est malvèse, et ne me tiens + pas [à] apaieiz, car li juigemenz est faus ; si en requier + l'amendement dou soverain. »

+

Et quant il vient devant le soverain, si doit dire tex paroles : « +  Sire, je soploi à vos, comme à soverain, que li quens de Blois a + donée sentence contre moi en la cause d'une meson, qui ere entre moi et + Gaubert, asise en tel leu et en tel censive ; et à tel jor fut + donée, et de tex genz ; laquele est fause et mauvèse, et non + droiturière, selonc les us do païs : por laquel chose, sire, je vos + requier amendement dou juigement.

+

Lor si doit dire la cause resonable por quoi li juigement est mauvès.

+
+
+ § 3Ce qui suit jusqu'à la fin du § 3, est ajouté en marge du + manuscrit avec un renvoi.. +

Et li clein, et li répons, et li errement tuit [de] ce plet, doivent + estre raporté en la cort dou souverain, et segont les erremenz et la + suite dou plet, l'en fera tenir ou dépécier le juigement ; et que + cil qui sera trovez en tort, l'amendera par la costume de la terre, et + segont ce que li rois a establit desus en ses Establissemenz, ou titre + d'apeler son seignor de défaut de droit, et de + fauser juigement en cort de roiCes titres font partie + du livre préliminaire ; on les trouvera ci-après à l'Appendice, + p. 348.. Et issint est-il usé en l'ostel le roi.

+
+
+ § 4. +

L'en doit somer son seignor lige par quinzenes [et] par quarantenes, tant + que li anz et li jorz soit passez, et lors, se il ne velt ce que il a + meffet amender, o fet rendre à son home sa chose, lors se puet plaindre + de lui. Mès se il est issint, entre deus, que sis hons perde le sien, et + il l'aist requis resonablement antre deus, et il pert le sien, tantost + il se puet plaindre de lui sanz dilacion.

+
+ +
+ + + XVII. D'esoinemenz de jor. + + +
+ § 1. +

Se aucuns est semons devant son seignor lige, ou devant son seignor de + mains, ou censier devant son seignor, et il se deffant par trois simples + semonses, et la quarte soit fete par ses homes, et par juigemanz, et défauz juigiez : se il vient enprès requerre le + sien, il ne l'aura pas, ainz plédera le sien devant + (tenant).

+
+
+ § 2. +

Derechief, se li bons ou li censiers sueffre issint, et trois foiz est + semons par les liges homes au seignor, et juigiez an défauz ; et + après toz ces erremenz est semons de quaranteine, à venir voir le + juigement de la sesine, ou à dire encontre : se il ne vient por + fere ce que il doit de toz erremanz, l'en ajuigera à l'aversere la + sesine, ou au seignor, se li sires demende, sauve le droit de la + propriété, selonc les us do païs, et la costume de la terre aprovée an + cort de baronsLa table des rubriques ajoute trois titres que le + corps du manuscrit ne contient pas : De l'usage + d'Orlenays ; De prendre malfeteurs ; Des borgois + d'Orliens..

+
+ +
+
+
\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l1_BL_royal-20-D-IX.xml b/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l1_BL_royal-20-D-IX.xml index 72149ba..147a579 100644 --- a/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l1_BL_royal-20-D-IX.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l1_BL_royal-20-D-IX.xml @@ -1,1314 +1,1314 @@ - - - - - - - Traduction 1 des Authentiques, Liber primus - Anonyme (trad.) - Justinien Ier - Lucien Dugaz - - - 2026 - CC BY-NC-SA 4.0 - École nationale des chartes - PSL -

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - London - British Library - Royal 20.D.IX - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 22970 - - - -
- - - 1250/1275 - - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit London, British Library, Royal 20.D.IX, avec correction par - le second témoin, le texte latin et par conjecture.

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- - - - Principes d’édition -

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, - Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. - I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014.

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- Normalisation du texte -

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la - graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa - réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la - graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› - signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des - verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› - (ex. avra, savra). La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les - formes du verbe pouoir.

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous - soudons les relatifs composés (ex. lequel, laquele) - ainsi que la conjonction sicomme et porce que locution - conjonctive mais nous écrivons séparément ja soit (que) ainsi que toz jorz et touz jourz, en tant qu’étape préliminaire à - la forme soudée moderne toujours. L’apostrophe suit la norme moderne et - a été employé pour distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus pronom sujet réduit de il à i.

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Le manuscrit présente parfois des points finaux, mais leur usage n’offre pas - d’indications cohérentes pour l’établissement de la ponctuation, qui suit alors les normes - modernes.

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L'usage de la majuscule est parcimonieux. La lettre capitale est réservée uniquement aux - noms propres de personne, de lieu et de peuple, alors que les institutions (senat, prevosté) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres - romains simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le - numéral .i. sans le transformer en l’article indéfini un(s)/une.

-

Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, - la nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les - homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe - finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en - fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et - reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement - la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à - l’aide d’accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de - contenu sémantique : le substantif lés, par exemple, porte l’accent pour - se distinguer de l’article défini pluriel les, et il en va de même pour - le participé passé et la préposition dés ; un - accent aigu est enfin placé sur pés, graphie fréquente pour ‘paix’, sur - més pour ‘mais’. L’usage du tréma est lui aussi soumis à la nécessité - de favoriser la compréhension : il n’est pas ajouté aux formes verbales eust, - deust, feussent, veu..., mais il est employé sur des formes qui ont conservé - l’hiatus en français moderne, comme les formes des verbes oïr, enfoïr et - certains substantifs tels que païs/paÿs. Le manuscrit n’emploie jamais - la cédille, qui a été introduite lorsque nécessaire.

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- Résolution des abréviations -

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : - notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les - nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et mlt, que nous transcrivons molt. Toutes les abréviations sont résolues en caractères romains et sur la base - des formes écrites en toutes lettres. Les cas d’incertitudes concernent la résolution du - 9 tironien devant une consonne labiale. Le copiste en fait un usage - systématique et il ne donne aucun de cas de con/com en toutes lettres. - Nous avons donc suivi l'étymologie.

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- Signes diacritiques utilisés -

Nous imprimons entre crochets droits [...] les passages exponctués par le copiste et - entre barres obliques /.../ les mots suscrits dans l'interligne.

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- Apparat critique -

L’apparat critique est un apparat positif à un seul étage. Il accueille: (a) les leçons - ante correctionem du manuscrit O corrigées par conjecture, recours au - manuscrit F et/ou au texte latin ; (b) les leçons variantes du manuscrit F.

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- [Liber primus] -
- [1. De heredibus et falcidia] - Ci commance li livres des noviaus establissemenz à l’empereeur - Justinian qui est apelez Autentiques. Cist tytres se li oirs ne veut - paier les lés, et des oirs et de la loi qui fet retaillier les lés. Ce est ci la - premiere collection.Rubrique] Li empereres Justiniens escrist à - Jehan le Prevost el nom Nostre Seignor Jhesucrist. Cest tytres est des heritages et de - la loy qui retaille les lés. Ce est la premiere constitucion, se li hoir ne pueent - paier les lés. F -

- Li empereres Justinians dit : Porce que nos somes embesoignié des cures - de la chose commune et ne volons penser à nule petite chose, més commant cil de - Persede P.] de Persie F sont en repos, et li Wandre et li Mor obeïssent à - nos, et commant li Archedonian aient leur naturel franchise et soient ore à primes entre - ceus qui sont somis à l’empire de Rome, que Diex ne volt onques més otroier as Romains - devant, au tens de nostre empire, or nos viennent autres cures qui nos sont nonciees par - noz sozmis, de qoi nos donnons à chacunà c.] à chascune F avenant forme. - Toutes les besoignes qui usent donc de nostre aide par parties, qui pueent avenir et sont - escrites en lois, donnentd.] et donnent F commun profit à toutes les choses - semblables, nos les volonsv.] voulons donc F confermer par lois et baillier à - noz sozmis, si que eles leur aident tout par euls, et n’aient pas à chacune foiz besoig - des - del - del] des O corr. d’après F, cf. le texte - latin « jussione imperatorum ». commandement l’empereeur.

-

Nos avonsNos avons] ¶ Semper. Nous avons F donc toz jorz qui nos requiert, li un por lés qui - leur sont lessié, qu’il ne leur sont pas paié, et li autre por franchises, et li autre por - aucune autre chose que cil qui lessierent les heritages commandent qui fussent fetes ou - donnees, et cil à qui li heritage furent lessié les recevent sanz obeïr à la volenté au - mortau m.] aus mors F, et ne font pas ce qui leur est commandé, ja soit ce - que li encian mestre des lois aient dit que les derrenieres volentez à ceus - qui muerent, qui ne sont pas contre les lois, doivent estre acomplie en toutes manieres. - Més porce que nos trovons que les lois qui ont esté issi fetesesté i. f.] ainsi esté - faites F sont pluseurs foiz despites, nos jujons que il les convient recorder, - por donner cautele à ceus qui vivent et aneur à ceus qui muerent.

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¶] ¶ Primum. F Nos devons donc premierement penser - que, quantquant] se F aucuns font leur testament, la loi les contraint de - lessier une partie de leur heritage à unes personnes, autresi comme se ele leur fust deue - selonc nature, sicomme au filz et as neveuz et as peres et as meres et aucunes foiz au - freres, et as autres personnes que les lois ont nomees, sicomme au patrons, ou à ceus qui - descendent de nos, ou à ceuls de qui nos descendonsceuls de qui nos descendons] - ceuls [qui descendent de nos] de qui n. d. O ; et autres personnes sont, à qui - cil qui fet le testament n’est pas contrainz de doner aucune partie de sa sustence, més il - leur puet doner ce que il voudra, autresi comme à autres.

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¶ Aprés¶ Aprés] ¶ Hiis - igitur. Aprés F ce que nos avons ordené ces choses, nos establissons que - cil qui sont fet oir à aucuns, ou à qui il ont lessié lés, soient contraint d’acomplir en - toutes manieres ce que cil leur commandacommanda] command[e]a O qui fist le - testament, se ce que il commanda s’acorde aus lois, ou seou se] ou que F - aucune loi ne le deffent ou - mostre - monstre - expressement queque] car F li testamenz doit estre fersfers] - ferme F, ja soit ce que cil qui est chargiez de cestcest] cel F - commandement ne le face pas.

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Se aucunsSe aucuns] ¶ Si - quis autem. Se aucuns F n’a donc pasn’a donc pas] n’a pas donc - F acompli ce qui a esté ordené, ainz a retenu ce qui fu lessié à aucun, et est - amonestez par le juge, et il atent jusqu’à .i. an que il ne fet pas ce qui li fu - commandéque il ne fet pas ce qui li fu commandé] et ne face pas ce qui li est - comandé F, se ce est aucuns de ceus qui ont aucune chose de l’eritage par la - force des lois et il est fez oirs de plus que de tentde plus que de tent] de plus - que tant FA comme la loi li donne, il ait itent sanz plus comme la - loi li otroie sanz testament, ce est la carte part de l’eritage, et toz li seurplus li - soit toluz, et soit donnez à autres qui sont fet oir o lui, selonc la partie que chacuns a - de l’eritageet toz li seurplus [...] de l’eritage] saut du même au - même F. Et se il n’i a nul autre oir, ou ilou il] ou s’il F - en i ot aucuns escriz més il ne recevent pas l’eritageici F ajoute et - exponctue : et s’il n’a nul autre hoir , ce qui est tolu à celui de qui - nos avons devantdevant ] omis F parlé soit ajosté as autres - choses, et congiez soit donnez à ceus à qui li lés sont lessié, et as sers qui sont - franchi, que il les recevent et aquierent, si que ce qui est commandé soit acompli en - toutes manieres. Et caucion soit avant prise d’eus, selonc la maniere des personnes et des - choses, que il feront des choses que il recevent ce que cil qui fist le testament en - commanda, et se nus de ceus de qui mancion est fete el testament ne les veut recevoir, ce - est ne li autres oirs, ne nus de cex à qui li lés sont lessié, ne li sers qui est - franchiz, lors viegnent les choses as autres que la loi i apele sanz testament aprés celui - qui fu fez oirs et a esté miset a esté mis] et est mis F, cf. le texte - latin « exclusus [est] ». hors de sa leal partie par ceste loi, et cil - doignent autresi caucion d’acomplir les choses qui sont contenues el testament. ¶ - Nos¶ Nos] ¶ Inordinatum. Nous F ne - volons que nule chose soit fete desordenees ne confuses en cez choses, més li premiers - selonc l’ordre i est apelez, aprés celui qui ja en est mis hors par nostre loi, et aprés - cestuicestui] celui F il soit apelez li autres plus prochains, et aissi - jusquejusque] jusqu’au F derrenier, et se nus d’eus ne les veut recevoir, - uns estranges - il soit - i soit - apelez, qui acomplisse les choses qui ont esté commandees, et aprés toz ceus del - paranté metons nos la borse l’empereeur se ele veut. Et nos volons que ceste ordre soit - gardee en cex à qui li lés sont lessié, que cil à qui toute une chose est lessiee, sicomme - toutes les detes au mort, ait premierement congié de recevoir les choses, et - se il en i a plus d’un à qui tel lés soientsoient] sont F lessié, cil qui a - gregneur partie que li autre ait cel congié, car il est autresi comme oirs, et meesmement - endroit nos qui avons donné lieu en tiex lés au conseillau c.] par le conseill - F au senat qui defent que heritages ne soit si departiz que li oirs n’en ait la - quarte part, et avons abatu les decevences d’icel conseilld’icel c.] del conseill - F au senat qui est apelez pegasians. Et se nus n’est anorez de tel lés, ou cil - qui en sont anoré n’enn’en] ne F vuelent acomplir ce qui a esté commandé, - ceste licence viegne à ceus qui sont anoré de gregnor lés certains, et se cil le refusent, - termes soit donnez à ceus qui estoient serf au mort qui ont esté franchi, que il recevent - les choses et acomplissent ce qui fu commandé, et doignent la caucion qui a pieça esté - dite. Et se nus de ceus à qui li lés sont lessié n’a gregneur partie que li autre, més li - uns en a autretent comme li autre, lors soit cil mis par devant les autres, à qui toute - une chose est lessiee por la reson qui a esté dite avantavant] par devant F, - ou celi d’eus qui voudra acomplir ce quiacomplir ce qui] acomplir enterinement tout - ce qui F a esté commandé ; et li autre à qui li lés sont lessié qui sont - oeloel] egal F en ce quien ce qui] en tout ce qui F leur est - lessié, soient tuittuit] trestuit communalment F apelé à cez choses, se il - vuelent, ou cil d’euls qui il vodront estre apelése il vuelent, ou cil d’euls qui il - vodront estre apelé] se il vuelent, ou aucuns de euls, ou cil qui i vorront estre apelez - F, cf. le texte latin « etiam omnes, si voluerint, vocari, aut qui ex eis - voluerint ». - . Et se nus de ceusceus] trestous ceus F à qui li lés sont - lessiélessié] lessiez, si comme il est par devant dit F ne veut ce - ferene veut ce fere] ne vuelent faire ces choses F, nos donnons congié au - sers qui ont esté franchi, que cil quecil que] ceus qui F li sires - nom avant - nomma avant - nomma avant] nom avant O nomma par devant F quant il les franchi - soit mis en ce par devant les autres.

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Et nos establissons ce là où il convientil convient] il le - convient F par force que cil pait aucune chose à qui cil qui fet le testament - doit, par nature, aucune chose de son heritage. ¶¶] om. F - Et se nule tel persone n’est fete oirs, més cilcil] se cil F qui - fetfet] fet [s] O le testament donne son heritage de son buen - gré, et cil qui est fez oirs n’acomplist pas ce qui li est commandé dedanz le terme que - nos avons pieça dit, il perde toutes les choses qui li furent lessiees, que il n’en puisse - rien avoir, ne par la loi qui fet retaillier le lés ne par aucune autre causene par - aucune autre cause] ne par autre chose F. Et se pluseur sont fet oir en tel - maniere, li autre i soient apelé aprés lui, et se il ne vuelent acomplir le commandement, - les choses viengnent selonc l’ordre que nos avons avantavant] om. - F bailliee : à ceus à qui li lés sont lessié, et as sersas sers] à ceus - F qui ont esté franchi, et à ceus à qui li heritages peust eschaoir sanz - testamant, si que il conviegne que toutes les choses soient acomplies qui furent - commandees el testament, selonc la loi sicommesicomme] [c] sicomme O nos - om. - avons - avons] om. O corr. d’après F - avant dit.

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Et se cil qui fist le testament establi que uns autres fust oirs - aprés le premier, il est certainne chose que toutes les choses doivent venir au segont - aprés le premier, se il veut acomplir totes les choses qui ont esté commandees que li - premiers ne volt fere, et se cil ne le volt fere, les choses qui li sont tolues viegnent - lors à autres oirs, et à ceus à qui li lés sont lessié, et à ceus qui ont esté franchi, et - à ceus qui pueent estre oir sanz testament, et as estranges et à la borse l’empereeur, - selonc la forme que nos avons donnee, qui acomplissent en toutes choses les derrenieres - volentez au morz, car porce regardons nos as heritages qui sont soztret, que il ne - remaingnent pas sanz estre receuz.

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Més nos n’i apelons point les enfanz qui sont desherité, se leur - pere les ont par droit mis hors de l’eritage, si que il ne vuelent que il enen] om. F aient rien de l’eritage, ne nos ne regardons point à eus, - ja soit ce que il vuellent acomplir la volenté au mort, qar l’intencion de - ceste loi est que li ordenemenz à ceus qui muerent sontsont] soit F - acompliz : commant est il donc droiz que cil que li morz mist hors de sa propre sustence - soit apelez à avoir cez choses de qoi il volt que il n’eust nule partie, parce que il - lele] les F desherita par non ? Se nos avons donc establi que la partie qui - est tolue à celui qui ne veut acomplir la volenté au mort viegne premierement à cex qui - sont fet oir aprés euls, et puis as autres oirs, et aprés eus à ceus à qui li lés sont - lessié, et au sers qui ont esté franchi, et à cex qui - il - i - i] il O om. F sont apelé sanz testament, et nos - venons jusqu’as estranges et à la borse l’empereeur, ce n’est pas fet malement ne en vain, - ne por celer ce qui est avenant, més par porveance etet] om. - F selonc la loi, si que les choses soient premierement offertes au personnes à - qui aqunes choses sont donnees el testament. Et se eles les refussassent, eles - fussentfussent] soient F offertes à ceuls qui peussent estre apelé à - l’eritage sanz testament et as autres ; et en toz les cas en qoi cil qui sont fet - oircil qui sont fet oir] cil sont fait hoir qui F n’acomplissent pas la - volenté à celui qui fist le testament, et nos apelons à avoir l’eritage ceus à qui une - chose est donnee en testamenten t.] el t. as autres F, o ceus qui peussent - estre oir sanz testament ou autres, nos leur otroions que il soient fetfet] om. F oir et recevent les choses, et aient la droiture de tenir - soi comme oir, et facent toutes choses comme oir quant il seront tret en cause, ou quant - il i treront aucuns, car les - acianes - ancianes - lois leur otroient ce par leur propre autorité, et fesoient oirs ceus qui - n’estoient pas fet oir el testament, ne qui n’estoient pas apelé à l’eritage sanz - testament. Et toutes cez choses soient tenables, ja soit ce que cil qui fist le testament - ne volt pas que ses oirs donnast ou feist aucune chose, més cil à qui li - lés sont lessié, ou qui ont receu aucun don por cause de mort ; et cele meisme ordre des - choses qui sont tolues soit gardee en cest cas, et commaint à ceuls qui doivent avoir les - choses aprés ceus à qui eles sont lessiees, et baille à la borse l’empereeur. Et nus ne - tiengne ceste loi à dure, ainz regart que la mort est la fin de la vie à toz homes, et - chascuns sache que il ne li convandra pas toz jorz obeïr as morz, més il commandera as - autres ce que il voudra quant il morra, et se il n’a l’aide de ceste loi, il ne manra à - fin nule des choses que il ordenera à sa mort o grant estuide, car nos ne fesons pas ceste - loi por ceus tent seulement qui sont orendroit soz nos, més por ceus qui - il - i - seront en toz tens.

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¶ Ci nos vient¶ Ci nos vient] ¶ Huic nobis. Ci nous v. F une cure et uns autresuns - autres] un granz F, cf. le texte latin « quaedam - consideratio ». regarz de la loi qui retaille les lés, qui otroie que se li - heritages est despenduz par lés, li oirs puisse retenir tent des lés que il ait la quarte - part de l’eritage, malgré à celui qui fist le testament, et il ciil ci] ici F - apert il que aucuns contredie à la volenté au mort et que la loi en doie estre blasmee qui - otroie tiex choses. Et porce que nos devons partout deffendre la volenté à ceus qui - muerent, nos establissons que se li oirs veut user de ceste volenté, il gart la pure - poosté de la loi, ne il n’essait pas à userà user] à user de F la loi qui fet - retaillier les lés maliciexsement, ne par les choses - qui n'i v. - qui i vienent - qui i v.] qui n'i v. O qui v. F , cf. le texte latin « et non - per quae forte subripiunt ». d’avanture, car ele ne leur apartenist pas - par aventure se il n’i feissent nule chose maliciexsement.

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¶ Li oirs qui a poor que il n’ait pas la qarte part de l’eritage, - quant il avra paié toz les lés, face donc .i. escrit des choses que il trueve en - l’eritage, selonc la maniere et le tens que nos establismes pieça, quant nos porveismes commant li home - om. - qui - qui] om. O corr. d’après F - recevoient autrui heritages seroient gardé d’avoir damage de leur sustence, et que il - soutenissent toute la charche de l’eritage jusqu’à tent comme la sustence que il trovoient - se porroitporroit] porroi[en]t O estendrese p. estendre] se portoit - estrange F. Et ce il soit ajosté que li oirs qui ne crient pas les creanciers, - tent seulement més ceus à qui li lés sont lessié, et doute non pas tent seulement que il - n’i ait damage, més que il n’i perde le gaaing que il i atent, apiaut toz cex à qui li lés - sont lessié, combien que il en ait en cele cité, ou autres por eus, se la nature ou la - dignité ou la qualité ou li aages des personnes ou autres besoinz leur tolt que il ne - puissent venir à fere cel escrit, et se il n’i soientse il n’i soient] se il n’i - sont F, il apiaut trois tesmoiz de la cité qui soient bien creable et riche home - et de bone opinion, et notaires qui soufissent - om. - à faire - à faire] om. O corr. d’après F - cel escrit, par devant qui il soit fez, si que quant cil à qui li lés sont lessié vendront - aprés, et il se plaindront par aventure que aucunes des choses de l’eritage a esté emblee - o celee, il leur liselise] loise F à enquerre la verité, non pas tent - seulement par l’examinementl’examinement] le serement F, cf. le texte - latin « per servorum examinationem ». des sers, sicomme nos otroiasmes - pieça, més par le serement à l’oir et as tesmoinz, qui dient que il furent à ce qui fu fet - et le virent, ne ne sorent onques que li oirs - i - il - feist - om. - nule chose - nule chose] om. O corr. d’après F, cf. le - texte latin « et in nullo conscios esse factae ab herede malignitatis ». - maliciexsement ; et aissi sera seue la verité des choses que li morz lessa en son - heritage. Et se cil à qui li lés furent lessié sont present, ou il i envoient et il ne - velent estre à ferefere] fe[r]re O cel escrit, lors a li oirs - tes congié - congié - congié] tes congié corr. du copiste sur tesmoin O congié - F de fere le par devant les tesmoinz si que la droiture d’i examinerd’i - examiner] d’e. F l’oir et les sers soit gardee à ceus à qui li lés sont lessié. - Et quant toutes ces choses seront gardees, lors ait li oirs l’aide de la loi qui fet - retaillierla loi qui fet retaillier] la loi de r. F les lés, - et issi et issi - et issi - et issi] et issi et issi O et ainsi F ne parra il pas que nos - amenuissions la loi qui a esté gardee jusque ci ne que nos façoins tort au - mort. Et se cil qui fet le testament veut que aucun soient si oir et aient aucun confort - de son heritage et il quide que il ait chatel soffisant à ce més ce n’est pas voirs, il - est certainne chose que la loi qui retaille les lés ne sera pas contrere à sa sentence més - à s’ignorence.

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Et se li oirs n’a fet l’escrit selonc la forme que nos avons - dites, il n’avrail n’avra] il n’a. pas F le benefice de la loi qui retaille - les lés, ainz les paiera toz, ja soit ce que il seurmontent la quantité de la pure - sustence au mort. Et nos disons ce non pas por desdire la loi que nos feismes que il ne - convenist que li oir paiassent rien as creanciers de leur propre chastel, més lor malice - leur fera souffrir paine porce que il despisent les lois, par qoi il peussent fere toutes - choses o grant cautele et garder soi que il n’i eussent nul damage, ainz guaengnassent le - benefice de la loi qui retaille les lés. Et nos disons ce là où cil qui fist le testament - foloia de sa sustence et departi par erreur tout son heritage par lés, ou quant il lessa - par aventure à son oir mains que il ne deust, car ce fu fet par erreur et ne mie par pur - ordenement. ¶¶] om. F Et se il dist expressement que il ne - voloit pas que si oir eussent le benefice de la loi qui retaille les lés, il convient à - force que lala] [s] la O sentence au mort vaille et que li oirs obeïsse à sa - volenté, par qoi il lesseil lesse] l’en l. F aucunes choses droiturelment et - saintement, si que il ait guaaig, non pas tent seulement en recevoirr.] - recevoi[c]r ses choses, més en acomplira.] a. saintement F sa - volenté. Et il n’apert pas que tiex heritages soit sanz gaaing ; et se il ne veut ce fere, - il soit mis hors de l’eritage, et cil qui sont fet oir aprés lui, sicomme nos avons avent - dit, ou li autre oir ou cil à qui li lés sont lessié, ou li serf qui ont esté franchi, ou - cil qui pueent avoir son heritage sanz testament, ou estrange, il soient - apelé selonc la voie que nos avons trovee en tiex choses.

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Et nos ne donrons pas à l’oir congié qui set soutilment la quantité - de l’eritage, que il pait maintenent as uns leur lés tout enterinement et gartet g.] - et si g. F en ce la volenté au mort, sicomme li establissement à ceus qui furent - devant nos le dient. Et vuelle retenir aucune chose des lés as autres, car il ne doit pas - acomplir en une partie la volenté à celui qui fist le testament et amenuisier la en une - partie, més se il set la quantité del patremoine et il veut maintenent acomplir la volenté - au mort, il l’acomplisse en toutes choses ne ne facent pas as uns soffrir tout le damage, - car ce seroit pis que se tuit ensemble le soffroientle s.] les offroient F, - ne ce n’apartient pas à celui qui ensuit purement la volenté au mort. Més se il sevent au - commancement la quantité de l’eritage et il paient folement les lés, nos ne lor otroions - pas que il en puissent aprés movoir plet contre ceus qui les recevent et vuellent ravoir - d’euls ce que il leur ont paiéce que il leur ont paié] ce que il orent paié - F, car il le convient porpensser avant que il em plede. Et se il ne se porpense - soutilment et à droit, l’en dira maintenant que il a en despit la volenté au mort, se - aucune droite cause ne fet ce, porce que tel chose i avient de qoi l’en ne se donnoit - garde qui apetice le chatel et fet demander arrierre ce qui a esté paié, et que lonc - termes ne soit mis en tiex questions.

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- Nos establissons que cilcil] tiex F plez ne s’estende - pas outre l’espasce d’un an, et commandons que dedanz l’an aprés ce que li heritages sera - receuz soient li lés paié, et toutes les choses que cil qui fist le testament commanda - soient acomplies selonc leur nature, et toutes les choses que nos avons avant - dites i soient fetes, et li commancemenz de l’an soit sicomme nos avons dit, dés lors que - li oirs fu amonestez par le juge. Et quant li anz sera passez es corpes à l’oir, il perde - les choses qui li furent lessiees, et cil les aient que nos i avons avantavant] om. F apelez.

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Nostre loiNostre l.] ¶ Pupillis. Nostre loi F ne grieve de rien les orfelins ne ceus qui sont - dedanz aage, car se il sont grevé selonc les causes que nos avons dites, il en ont double - confort, par restitucionsrestitucions] restitucion F et par droit, contre - leur procureeurs qui sont negligent. ¶ Nos n’esceptons¶ Nos n’esceptons] ¶ Non autem excepimus. Nous n’e. F pas de la - loi l’eritagela loi l’eritage] la loi de l’e. F qui eschiet au patrons, car - la leal partie que nos avons jugiee leur soit gardee, et se aucune chose leur est lessiee - par desus, et li mort leur ont commandé que il en facent aucune chose, et cil ne le - vuelent acomplir, nos establissons que l’ordre soit tenue que nos deismes quant nos - commandasmes cest saint establissement, si que la partie qui a esté dite en la loi leur - remaingne pure, et l’autre viegne selonc la voie que nos avons dites en tiex choses, porce - meesmement que en l’establissement que nos feismes de la droiture del patronnage, nos - ordenasmes les franchises presque autresi comme celes à ceus qui sont naturelment - franc.

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¶ Et porce que¶ Et porce que] ¶ Qui vero. Et pour ce que F deus manieres - om. - sont - sont] om. O corr. d’après F de - testament, et que li un sont fet par escrit, et li autre sanz escrit, nos establissons que - ceste forme et toutes cez choses soient tenues es testamenz qui ne sont pas escrit, et en - toutes derrenieres volentez, et en toutes personnes, ou de bas homes ou de chevaliers, ou - de provoires ou d’empereeurs ou d’autres quil que il soient, car nos volons que ceste loi - soit commune à toz homes, et nos avons escrit cez choses que eles profitent à toz - communement, si que cil qui - - vuelent - vivent - vivent] vuelent O corr. d’après F, cf. le texte latin - « viventes ». aient les choses qui leur sont lessiees, et cil qui muerent - muirent o seurté, et sachent que la loiloi] suscrit dans O - leur vaudra puis que il seront mort, et merramerra] metra F cf. le - texte latin « perducet ». à perfection toutes les choses que il ont - ordenees.

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Et porce donc que cil profiz est communs à toz homes, ta hautece - face commandemenz qui esclerent à toz la vertu de ceste loi et soient envoié par les - contrees en totes les genz qui ont pieça esté sozmises à l’empire de Rome, et qui il sont - ajostees de novel par nos, et li juges des citez qui sont par desus les autres les - recevent, sicomme nos avons establi pieça, et les envoient à chascune des citez qui sont - soz euls. Et nus ne sera qui oie ceste loi qui sueffre que li oirs vive en povreté, ne que - aucuns muire en engoise de ses choses.

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- [2. De non eligendo secundo nubentes mulieres, et alienatione, et lucro antenuptialis - donationis, et de successionibus earum filiis suis]Cist tytres est des - fames qui ne se marient pas seconde foiz, qui ne doivent pas donner à un de leur enfanz - que à l’autre, et de l’estrangement et del guaaing del don por noces, et des heritages - que eles ont de par leur filz. Ce est ci li segonz establissemenz.Rubrique] Cest tytres est de la segonde constitucion des fames qui se marient - segonde foiz et del estrangement et del gaaing del don devant les noces, et comment - fames sont hoirs à leur filz. F -

- Li empereres Justinian dit à HermonianHermonian] Herulomen - F, mestre des sainz offices qui fu conseilliers : La diversité des - causescauses] choses F qui nessent sovant nos donne achoison de fere lois, - autresi comme li prince de Rome firent devant nos, et nos avons amandé totes les lois et - aorné l’estat de la chose comune, aucune foiz por la requeste au besoigneus et aucunes - foiz por les questions qui nos sont fetes es jugemenz, et por ce avons nos escrit pluseurs - lois à noz sozmis ; - il - et - et] il O corr. d’après F tiex est li cas qui nos a - esmeuz de fere ceste loi.

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Car Gregoire nos requist et dist que ele ot pieça .i. mari de qui - ele ot deus enfanz, .i. fils et une fille, et ses mariz fu morzfu morz] si fu m. - F avant que ele ne fu, et porce que li filz trova grace vers sa mere, il fu avis - à la mere que il ne convenoit pas que ele le lessastavis à la mere - [...] que ele le lessast] saut du même au même F sanz guerredon - ne sanz avenant eneur. Ele li rendi donc le don por noces que ses mariz li avoit doné, ja - soit ce que ele ne se maria pas à autre, et le donna à son fils. Neporquant il ne vesqui - pas longuement, ainz morut ainz que s[e]a fame se mariast à autre, et l’enciane loi et la - nostre apela à son heritage sa mere et sa sereur. Et se la mere se fust tenue de marier - soi, il n’i eust nule question, més ele se maria à un autre home et ot l’usuaire de don - por noces que ele avoit eu devant, car ele le donna en tel - manie - maniere - maniere] manie O corr. d’après F à son fils que li - usuaires l’en remainsist et la proprieté en fust au fils. Més la fille en voloit avoir la - proprietéla p.] toute la p. F, non pas porce que ele estoit oirs son - frerre, més porce que ses peresperes] [fr]peres O l’avoit donné à sa - meresa m.] sa mere qui prenoit autre mari F et disoit que la mere qui - pernoit autre mari n’en pooit pas avoir la proprieté par aucune reson de don. Et la mere - disoit encontre que ce n’estoit pas dons por noces, ainz estoit chose mellee as choses son - fils et comme ses heritages, et que por ce en devoit ele avoir et la proprieté et - l’usuaire de la moitié, et la doute n’estoit pas cece] devant ce F sanz plus. - Més l’em pledoit contre - la fille de la fille - la fille - de l’eritage son frerre, car la mere en demandoit la moitié, selonc ce que nos - li amenasmes, et la fille disoit que ele devoit avoir tot l’eritage son frere selonc les - premiers establissemenz, et disoit que se la mere n’eust pris autre mari ele chalenjast - par droit l’eritage son fils, et dés que ele avoit pris autre mari ele l’avoit - perduautre mari ele l’avoit perdu] saut du même au même F - del tout et toutes les choses que li filz avoit aquises de la sustence son pere ; car se - li filz fust morz puis que ele fu mariee, de quel part que chatiex li fust venuz, ele en - fust dame. Et ce voloit ele prover par deus establissemenz qui disoient issi, - més la mere afermoit que cil dui establissement estoient trop cruel et digne de - l’amandement de noz tens. Neporquant ele usa de nostre establissementnostre e.] d’un - e. F que nos feismes, et dist que l’en doit fere subdivision en cez premiers - establissemenz, car se les meres ne se marient pas tant comme leur fils vivent, eles - doivent estre apelees à leur heritage o les autres, et se eles se marient avant que il - muirent, eles n’i doivent pas estre apelees. Et ci a aucune choseaucune c.] tel - chose F qui est digne d’estre amandee : se la mere donna à son fils le don por - noces porce que ele l’amoit mielz que ele ne fesoit sa fille, il apere mielz que ele - receve de lui cel don derechief, que il ne face que ele aitait] [s] ait O - simplement renable guaaing. ¶ Nos encerchames donc longuement cez choses et regardames la - maniere de tiex amors que l’en a plus vers un enfant que vers autre et de tiex heritages ; - si nos sembla que il estoit convenable chose que nos - feussions - feissions - feissions] feussions O corr. d’après F seur ce une - commune loi par quepar que] par quoi F ceste question fust terminee.

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Nos regardasmes donc que nos ne lessissions pas confusement le - tretié de tiex amors, ainz donnasmes cele ordre à cele cause, que quant la mere se marie - seconde foiz, ele ait l’usuaire tant seulement - le don - del don - del don] le don O corr. d’après F por noces que - ses premiers mariz li donna, et si fils en aient la proprieté, ne la mere n’ait nul congié - de doner à un de ses enfanz por tolir à l’autre, car ele fist tort as toz enssemble quant - ele prist autre mari. Et por ce, en cest present cas la proprieté del don por noces vandra - toute à la fille, et li usuaires en sera à la mere tent comme ele vodra. Et selonc nostre - establissement, se la mere muert avant que la fille, li dons por noces - apartient à la fille toz, et se la fille muert avent, li guaainz remaint à la mere del - covantcovant] couvenant F qui fu fez quant li mariages fu asemblez, se il - n’avoient enfanz, et li remenanz est à l’oirsà l’o.] as hoirs F sur - grattage à la fille, se aucun sont apelé à son heritageà son h.] à - son h. par les loys F.

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E ce qui n’est pas bien expris ne determiné encore, par ceste loi - amenons nos à melleur exposicione.] [estat] exposicion O et le donnons à - ceste loi, car se la mere qui n’a pas encor pris autre mari ne donne pas à son fils més à - .i. estrange tout le don por noces ou une partie, ou ele l’estrange par autre - manierepar a. m.] par aucune autre m. F et ele se marie aprés, il soit - esperteesperte] aperte F chose que cil estrangemenz ne vaut rien puisque - ele s’est mariee, neporquant il ne faille pas del tout, ainz soit encrolé si que, se li - filz vivent plus que la mere, ce qui est fet sera rapelé et la loi donra as filz la - proprieté del don por noces, ne ne regardera pas à la fame se ele a fet aucune chose en la - grevance à ses filz. Et se li filz muerent avant que la mere, li marchiez sera - ferssera fers] sera faiz F cf. le texte latin « contractus - firmus ». més ce ne sera pas en toz, més selonc le covenant qui fu fet - (combien il remaindroit à la fame del don por noces se il n’avoient enfanz) que nos - establismes premierement, et en feismes naguieres une loi ; et issi sera li marchiez fers - por une partie et vains por une partiepor une p.] pour autre partie F, ce est - qu’il vaudra selonc la partie qui remaint à la fame par l’achoison de ce que ele n’a nus - enfanz, et sera rapelez por la partie qui eschiet aus oirs au fils. E se li filz n’a nul - oir fors sa mere, toz li marchiez sera fers.

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Et porce queEt porce que] ¶ Quia vero. Et pour ce que F painnes sont establies communement contre - les homes et contre les fames qui se marient seconde foiz, et li hom soutendra peril del - doere se il prant autre fame, et la fame le soustendra del don por noces, - ceste loi soit fete por l’une et por l’autre personepersone] p[artie]sone O, - et chascuns sache ce que nos avons dit de l’amor des enfanz et - del l’estrengement - de l’estrengement - et del guaaig.

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Et porce queEt porce que] ¶ Cum igitur. Et pour ce que F il convient porpenser des heritages as filz - porqoi ceste doutedoute] presente doute F est, nos creons - que il convient que il convient ceste question - que il convient determiner ceste question - que il c. d. ceste q.] que il convient que il convient ceste question O corr. d’après F par general loi et donner fin à toutes celes qui - seront meues de ci en avent. Et nos establissons que les choses qui viennent as enfanz, - autres que li dons por noces que leur pere donna à leur mere, viengnent à ceus qui sont - foet oir, se li enfent font testament ; més allegacions - soien - soient - donnees à la mere contre le testament son fils se il l’a trespassee par aventure - ou desheritee sanz reson, et se il est morz sanz fere testament, se il avoit filz, li filz - soient apelé à l’eritage, et se il n’avoit enfanz si frerre - i - il - soient apelé et sa mere o euls, selonc ce que nos avons establi, si que ele - viegne à l’eritage et le tiegne fermement, commant que il soit ; ou se ele se marie ou - non, car nos n’establissons pas gregneurs painnes contre les fames qui se marient seconde - foiz que contre les homes, ne nos ne les - amenons - amenos - pas par ce à estre continenz par force, car tel chose n’est pas digne de noz - tens que eles s’atiegnent par poor des segons mariages et descendent àà ] à[u] - O aucunes commixcions qui sont deffendues et par avanture as corupcions des sers - et que eles ne facent luxure contre les lois - om. - pour ce que il ne lor loist pas à vivre - chastement - - pour ce que [...] chastement] om. O ajouté - d’après F cf. le texte latin « et quoniam non - licet legaliter caste vivere ». , ce est asavoir en mariage. Nos ne volons - donc pas que li establissemenz que nos meismes el qart livreCf. le texte latin « in - quinto libri Codicis ». de nostre code vaille de ci en avant, que juge des - heritages as filz qui muerent ainz que les meres qui se marient seconde foiz, ne cil qui est el siste livre de cest meisme livrecest m. l.] cel meisme - volume F sor l’establissement del conseill au senat qui est apelez tertulians, - qui despute des fames qui se marient deus foiz et ont enfanz del premier mariage, més la - mere soit en toutes manieres apeleeapelee] om. F à - l’eritage son fils - ou - o - - o] ou O corr. d’après F ses autres filz et let fermement si - que ele ne perde rien por le segont mariage, et ce soit tenu en la question qui a esté - fete porqoi nos fumes mené à fere ceste loi, et la mere soit oirs o sa fille et ait - l’eritage fermement si que l’esperance del secont mariage ne la greve de rien, ainz soit - tout asoluement dame de l’eritage o sa fille, qar il est buenne chose et loable que les - fames se contiengnent si honestement que celes qui ont esté mariees une foiz n’ordoient - pasn’o. pas] n’o. plus F le lit à leur mariz qui sont mort ; et nos nos - mervellons se cel fame puet estre trovee, et si la loons molt et disons que ele n’est pas - molt loing de virginité. Et se ele ne puet estre continant porce par aventure qe ele est - encor jonne quant ses mariz muert et ele ne puet contrester as aguillons de nature, ele ne - doit pas estre tormentee por ce, ne les communes lois ne li doivent pas estre defendues, - més ele viegne honestement à son autre marià son autre m.] à .i. mari F et - s’atiengne de luxure, et ait l’eritage à ses filz, car par ce les amera ele plus et ne les - commancera pas à haïr comme ele feist se ele fust sozmise à si ameres painnes. Car autresi - comme nos ne tolons pas au peres l’eritage as filz porce que il se marient seconde foiz, - ne il n’est nule loi qui de ce die aucune chose, ne toudrons nos pas à la mere l’eritage à - ses filz por ce se ele prant autre mari quanque li fils muirent ou devant le secont - mariage ou aprés. Car se il estoit autrement et li fils moroient tuit avant que leur mere et il n’avoient ne filz ne neveuz, se les meresse les m.] et celes - m. F perdoient leur heritage porce que eles se marient avant queavant que] - avant que se F il morussent, encor remaindroit li tormenz, ne la mere n’avroit - pas l’eritage à ses filz, ja soit ce que il seroient morzmorz] morussent F - sanz enfenz, et ainz en seroit mises hors contre humanité, ne ce ne li vaudroit rien que - ele seroit leur mere et que ele les avroit norriz. Et aissi seroit ele sozmises aus - painnes por le segont mariage et aucuns des lontainz paranz as enfanz avroient lor - heritage, et la mere en seroit mise hors contre reson. Et por ce la mere ait l’eritage as - filz. Et ceste loi soit debonnere et soeve et acort les meres as filz.

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Nos conqueillons donc une partie de ceste loi, et porce que nos - avons pieça dit que la mere est semblable au pere el don por noces et - eles - ele - soutient celes meismes painnes que li peres soutient el doere, nos establissons - que li peres et la mere viegnent à l’eritage as enfanz sanz nul contredit, selonc les - questions qui sont en l’un et en l’autre cas, et ce que li pere ont qui prannent autres - fames aient les fames qui prannent autre mariz, et la mere soit apelé à l’eritage son fils - quantque ele se marit o devant la mort au fil ou aprés, et quant ele avra pris autre mari, - ele - n'oit - n’ait - ele n’ait] ele n’oit O corr. d’après F pas le don - por noces que ses premiers mariz li donna, més cil gaainz soit as filz tent seulement que - la loi leur donne, et il n’apere pas que ce soit une partie de l’eritage au fils més del - don por noces. E ce - soitt - soit - tenu endroit les fames qui ne sont pas encor vueves et ont eu l’eritage à leur - filz qui sont mort, ja soit ce que il aviegne aprés que eles se marient seconde foiz. ¶ Ce - qui est donc ci contenu soit confermé en toz tens.

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¶ Nos creons bien que ce s’acorde à ce que nos avons avant dit, que - nos i ajostons une autre chose por l’acheson des fames qui se marient - seconde foiz et del don por noces, qar li encian establissement donnoient à la fame qui se - marient - marie - seconde foiz le chois se ele voloit avoir le don por noces que ses premiers - mariz li donna selonc ce que il fu mis en convenant et donner caucion à ses filz que ele - leur randroit à sa mort ou, se ele ne pooit donner la caucion ou ele ne voloit, li dons - por noces remandroit as filz et il paieroient à leur mere la tierce partie de la centisme - usure. Nos fumes meu de la diversité des questions qui sordoient, porce que nos trovasmes - que cil qui estoient dedanz aage soffroient perill en ce quant li dons por noces estoit en - deniers et li autre, qui n’avoient nul deniers, estoient contraint de vandre tout leur - patremoine por paier la dete del don por noces qui venoit à eus selonc la loi ; et por ce - jujasmes nos que il convenoitil c.] s’il c. F donner ceste ordre à la cause, - que se les choses qui furent donnees en don por noces ne sont pas movables et li usuaires - en remaigne à la mere, et ele le receve ne ne le refust pas ne ne demant à - ses fez - sez filz - ses filz] ses fez O filz F nules usures, més ele il mete deligence - sicomme la loi le commande à ceus qui ont l’usuaire d’aucune chose, et gart les choses à - ses filz selonc - le - les - encianes lois, et se li fil muerent tuit avant que - ele la mere - la mere - la mere] ele la mere O corr. d’après F en ait ce - qui fu misfu mis] li fu mis F en convenant se ele moroit senz enfanz, et li - remenanz soit gardez as oirs as filz. Et se li dons por noces est toz par aventure en - deniers ou en autres choses movables, la mere qui recevra la tierce partie des usures o la - caucion qui a ja esté dite ne demant pas à ses filz deniers, se li chatiex son mari n’est - si granz par avanture que il i ait or et argent et robes et pluseurs autres - choses. Car lors donrons nos à la mere le chois se ele veut avoir les choses et donner la - caucion ou lessier les choses et - om. - avoir - avoir] om. O corr. d’après F cf. le texte latin « usuram accipere ». les usures selonc ce que - nos avons dit, et selonc l’anciane loi, més se les choses sont mellees et li dons por - noces est partie en deniers et partie en autres choses, - om. - les choses qui - les choses qui] om. O corr. d’après - F cf. le texte latin « immobilia quidem modis omnibus manere apud - matrem ». ne sont pas movables remaignent en toutes manieres à la mere à - vivre soi, et des choses movables vaille ce que nos establismes avant se toutes les choses - del don por noces fussent movables.

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IlIl] ¶ Illud. Il - F nos semble que il est necessaire chose que nos compraingnons par clere - loiclere loy] icele loy F cf. le texte latin « clara - lege ». et metons en usage por le commun profit une chose qui fu pieça - establie qui a petit esté usee en jugement : que se aucun se marient et la fame pramet - doere et li hons don por noces, et aprés li hom paie ce que il pramist et la fame escrive - que ele doit donner doere ou ses peres ou uns estrangesuns e.] uns autres F cf. le texte latin « quolibet extraneo ». le - doit donner por lui, et il apert aprés ce que li mariages est assemblezest a.] a - esté a. F que li doeres n’a pas esté donnez au mari, se il sostient la charge del - mariage et il muert avant que la fame, il n’est pas droiz que la fame qui ne donna pas à - son mari le doere ait le don por noces. Et se ele ne paia pas tout le doere, ele ait tel - partie del don por noces come ele paia del doere, car nos volons ensivre leauté et - jostice, et si volons que ele soitele soit] ele[s] soi[en]t O tenue en - mariages et en autres chosesen a. c.] en toutes a. c. F, et por ce qui rien - ne donne ne receve rien et cele qui donne mains que ele ne pramist receve itent seulement - comme ele donne ; et ce soit bons acroissemenz en ceste presente loi qui determine - pluseurs choses qui sont en doute. Et nos volons que ceste loi vaille non pas tent - seulent - seulement - - el cas en qoi ele fu commanciee, més es plez qui sont meu et qui seront meu - de ci en - om. - avant - .

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Ta hautece s’entremete donc de mener àmener à e.] donner à - e. F effeut les choses qui nos ont pleu et les face savoir à toz par propres - escritures, que cez choses vaillent en toutes les citez qui sont - enostre - en nostre - empire et soient fetes certainnes à tox selonc ce que nos avons ordené.

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- [3. Ut determinatus sit numerus clericorum sanctissimae maioris ecclesiae et ceterarum - sanctarum ecclesiarum Constantinopolis] Cist tytres est que li nonbres - des clers de la grant iglise de Costentinoblede C.] om. F - et des autres iglises soit determinez. Ce est ci li tierz establissemenz. -

- Li empereres Justinians dit à Ephithan, tres saint et tres beneuré - arcevesque de la real cité et universel patriache : Nos avons pieça ordené, par une loi - commune et general que nos avons escrite à ta beneurté et as autres sainz patriaches, des - ordenemenz as onorables esvesques et as clers et as nonnains beneoites que il n’en i ait - pas plus que en l’enciane mesure ; et il nos sembloit que ce estoit fet bien et - avenantment et s’acordent as saintes riules. Et nos escrivons ceste presente loi especial - à ta beneurté del nombre des anorables clers qui doivent estre en ceste cité, et porce que - nule trop grant chose n’est buene, il est avenent chose que l’en n’ordane pas tent de - nonnains beneoites que il conviegne que sainte iglise chiee es granz detes por leur - despenses et viengne petit et petit à troptrop] tres F grant povreté, car nos - savons bien que par ceste achoison est la grant iglise de ceste real cité - chargieechargiee] om. F des gregnor detes, ne ne puet pas - soffire à paier les despenses as anorables clers, se ele n’emprunte grant qantité d’or et - oblige et met en gage ses mellors possessions que ele a es chans et pres des - citez. Nos nos porveismesporveismes] prameismes F donc d’abesierd’a.] - d’a. nous F à enquerre cele cause, et à savoir comment la chose fu - premierent - premierement - et commant ele fu gardee lonctens. Quant nos encerchions donc cele chose de - toutes parz, nos trovasmes que cil qui - edefient - edefierent - edefierent] edefient O corr. d’après F cf. - le texte latin « aedificaverunt ». les saintes iglises - en ceste real cité ne penserent pas tent seulement de l’edefiement, més de donner - sosfissenz despenses as clers qui - il - i - seroient, et de determiner avenantment quant provoires il convandroit establir - en chascune iglise, et quanz diacres et quantes nonnains et quanz sordiacreset q. - sordiacres] om. F et quanz chanteeurs, et quanz liseeurs et - quanz costeurs ; et si porvirent par desus ce les despenses de l’iglise et li donnerent - propre rentes soffisanz à ce que il establirentil e.] li establissement F. Et - cez choses furent gardees jusqu’àjusqu’à] par F molt lonctens, et tant comme - ce dura, il donnerent as saintes iglises tent comme il convenoit à ceus que il - il - i - metoient puis. Et porce que li saint evesque regarderent au proieres d’aucuns, - il furent tret à ordener multitude de clers par qoi la quantité des despenses est trop - creues et creanciers vienent de toutes parz, et usures et tres grant povreté, ne li - creancier ne vuelent més atendre, ainz convient à force que les iglises vendentque - les i. v.] que sainte yglise vende F contre les lois. Et pluseurs causes i - avienenti a.] i ameinent F qui ne sont pas avenanz ne atemprees, si que il - avient par ceste multitude que les possessions qui sontqui sont] qu’il ont F - as chans et pres des citez ne soffissent pas engagier, et por ce ne truevent més les - iglises qui leur prest, ainz descendent à tropà trop] en tres F grant - povreté, si que eles ne soffissent pas à donner à leur ministres leur despenses, et - venoient à si grant chetiveté que il covenoit que eles abandonnassent leur - biensabandonnassent leur biens] a. à lor creanciers touz lor biens F cf. le texte latin « quatenus rerum omnium creditoribus cederet ». ; et - ce poise nos que il le nos convient dire. Et nos nos porveons commant l’en se porra garder - que ce ne soit fetque ce ne soit fet] om. F de ci en avant, - car se nus n’est qui sueffre volentiers celi qui despent plus que il n’a, commant lerions - nos que nos ne pensissions de cez choses ? Car il ne convient pas que aucuns - des despende - despende - selonc la mesure de la possession que il a à avoir, car ce torne à covoitise et - à desleauté, més chascuns doit amesurer ses despenses selonc ce que il a, et por ce - establissons nos avenentment de cez choses et en ostons la troptrop] tres F - grant multitude et baillons la cause à certainne medecine.

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Nos establissons donc que li anorable clerc et les nonnains - beneoites et li costeeur qui sont en la sainte iglise et es autres anorables mesons - demeurent en l’estat où il sont, car nos ne fesons pas ces establissemenz por amenuisier - les ; més nus n’i soit ordenez de ci en avant, devant que li nombre des clers de la grant - cité realclers de la g. cité r.] clers de la grant yglise de nostre roial cité - F soit ramenez au nombre qui fu establiz par ceus qui edefierent les saintes - iglises. Més porce que li nombre des anorables clers de la grant isglise de nostre real - cité fu - deteterminez - determinez - - - il - et il - estoit trop petiz porce que il n’i avoit encor que une iglise, et puis a esté - edefiee une iglise de la sainte gloriexse virge Marie lez la grant iglise et une chapele i - a esté dediee de saint ThorodeThorode] Theodore F cf. le texte - latin « Theodori ». - le martir, et il i avoit une anorable meson de saint ElaineElaine] Lavine F - cf. le texte latin « sanctae Irenae ». qui est assemblee à la - grant iglise : por ce ne puet il estre que li nombre des clers soit ramenez à l’encianne - forme, car pou de clers ne porroient pas soffire atant d’iglises, car ces trois chapeles - n’ont pas propres clers, ainz sont commun à eulx et à la grant iglise et - vont de l’une à l’autre par ordre et - il - i - font leur servises. Et porce que grant multitude a esté amenee à la grant iglise - des encians mescreanz par la grasce Jhesu Crist nostre sauveeur et par noz travauz et par - noz amonestemenz, il i convient establir plus de menistres que il n’en i ot au - commancement.

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Et por ce establissons nos que il n’ait pas en la grant iglise - plus de .lx. provoires et .c. diacres et .xl. nonnains beneoites et .xc..xc.] .xx. F - cf. le texte latin « nonaginta ». sordiacres et .c. et .x. - liseeurs et chanteeurs .xxv., - si que toz li nombres si que toz li nombres - si que toz li nombres - de clers de la grant iglise soit .cccc. et .xxv., et par desus ce en i ait .c. - qui sont apelé costeeur. EnEn] ¶ En F la grant iglise de ceste noble cité et - es trois chapeles qui sont assemblees à li, et combien que il i ait orendroit de clers, - nus n’en soit mis hors, ja soit ce que il en i ait plus que li nombres que nos avons - determinéli nombres que nos avons determiné] li n. que nous avons orendroit - determiné ne commande F. Ne nus ne soit de ci en avant montémonté] monstrez - F cf. le texte latin « nullo autem de cetero adiciendo in unoquoque - ordine ». en chascun ordre devant que cil qui ore - il - i - sont soient ramené à cest nombre.

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Et nos - il - i - volons ajoster que ce qui a esté fet jusque ci contre droit ne soit pas fet de - ci en avant, ce est que li plusor des clers desdaignoient à servir as iglises en coi il - estoient ordené, ou ci ou es contrees, ainz vuelent venir par aucunes proieres à - l’ennorable clergié de la grant iglise. Et nos defendons que ce ne soit fet de ci en - avant, car se nos defendons des abeïes que nus n’aille de l’un à l’autre, par molt melleur - reson le defendons nos au clers, de qoi nos creons que il ont cest desirrier por cause de - guaaing et de marcheandise. Et se ta sainteé voit aucune foiz que il conviengne fere tel - remuement, ele ne le face pas devant que li clergiez soit ramenez au devant - dit nombre, si que cil qui - il - i - sera aissi ramenez soit en l’office à aucun qui soit morz, que nus n’en - il - i - viegne par desus le nombre, car nos ne soffrons pas que ce soit fet par nule - maniere ne par nul enging.

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Et ce que nos establissons de la grant iglise de ceste noble cité - volons nos que soit tenu en toutes les autres granz iglises, si que li clerc qui - il - i - sont orendroit - il - i - soient sicomme il - il - i - ont esté, ne nus n’i soit ordenez de ci en avent devant que li nombres des - provoires et des diacres et des nonnains et des sordiacres et des liseeurs et des - chanteeurschanteeurs] chanteurs et des cousteurs F cf. le texte latin - « nec non cantorum et ostiariorum numerus ». soit ramenez à celui qui fu - establiz par cex qui edefierent les iglises. Et nos meismes nos gardons que tel chose ne - soit fete, ne nus de noz juges ne face tel chose, més chascuns ait poor de nostre loi, et - li sainz arcevesque et patriaches de ceste real citéreal cité] sainte cité F - ait congié de refuser ceus que l’an li amainne à ordener, ja soit ce que commandemenz l’en - viegne de nostre palés, car cil qui commande et cil à qui l’en commande seront puni par - sainte iglise se il font aucune tel chose. Ne il n’est pas avenant chose que l’en ordanne - trop grant multitude de clers et autresautres] estranges F iglises qui - recevent leur despenses de la grant iglise ne que l’en trespasse de ci en avant la mesure - qui - il - i - fu establie au commancement, que tuit cil qui - il - i - prannent aucune chose ne viengnent à trop grant multitude, si que les asmones - qui doivent estre departies entre euls ne leur soffisent pas et il chieent par ce en - troptrop] tres F grant destrece. Et se li evesque ou li procurator de la - grant iglise ou des autres - il - i - metent clers outre le devant dit nombre à partir au conqez de l’iglise, il - eur - leur - - doignent despenses de leur propre chatel et li patriaches qui soffri ce ; et - sachent que se il font aucune tel chose, nos donnons congié - as sainz patriaches qui seront as sainz pastriaches qui seront - as sainz patriaches qui seront - aprés celui qui fet aucune tel chose, et as procurateurs des iglises et à toz - les autres clers, que il encerchent tiex choses et les nos facent savoir quant il les - avront trovees, si que quant nos savrons cequant nos s. ce] quant nous les aurons - F, nos façons restorer à la sainte iglise ses damages del chastel au procurateurs - qui ce feront ou as patriaches qui - le - ce - souferra. Et que aucune tel confusion ne soit fete derechief quant li clergiez - sera ramenez à la mesure qui fu establieestablie] faite F au commencement, il - liseil lise] il loise F lors à ordener les si que cele mesure ne soit pas - passee ne nus baraz ne soit fez en ce, qar nos ne sofferrons pas en ce que ce soit fet que - l’en ne die que il aient congié d’ordener les sanz donner lor leur vivre, car ce est .i. - autre chose qui fet confusion, et aissi seroient fet dui covent et aprés vandroient - plusors cas de covenenceplusors cas de covenence] p. causes de decevance F cf. le texte latin « deinde etiam plurimas habebit causa - circumventiones »., si que il truissent pluseurs voies de covoitise ; et - nos deffendons del tout que ce ne soit fet, sor la painne qui est apelee la painne de - sainte iglise, car nos creons que ce soit tres granz preuz que la grant iglise ne soit pas - sozmise à detes ne à destrece, ainz soit tozjors riche.

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Et issi comme nos avons determiné les despenses, covandra il que li - sainz patriache et li anorable procurateur regardent que les autres depenses qui sont - fetes des conquez des iglises soient fetes en buens usages qui plesent à Damediex et - soient aministrees à ceus qui pledent por verité ne n’ont pas d’autre part de qoi il - vivent (car ce sont les choses qui apaient Damedieuqui apaient D.] qui - apartienent à D. F cf. le texte latin « haec enim dominum placant - deum ».) et il ne - doiggnent - doignent - pas as riches homes les despenses des iglises et lessent les povres soffreteus. - Sachent donc li procurateur qui or sont et qui seront de ci en avant que se il font contre - ce en aucune chose, il seront sozmis as devins tormenz et restoreront de lor propre chatel - à la sainte iglise son damage.

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La sainte iglise a donc ordené ta beneurté dés enfance en sainte - ordre. Et nos establissons que tuit cil qui descendent del saint lignage gardent ces - choses continuelmentcontinuelment] communement F et sachent que nos n’avons - pas - mains des choses communes mains de cure - mains de cure des choses communes - mains de c. des choses c.] mains des choses communes mains de cure O corr. - d’après F qui valent as saintes iglises que de nostre ame meisme.

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- [4. De fideiussoribus et mandatoribus, et solutionibus] Cist tytres - est de pleges et de commandeeurs, et des paiemenz. Ce est ci li quarz - establissemenz.Rubrique] Cest tytres est des pleges et des - demandeurs et des paieurs F -

- Li empereres Justinians dit à Jehan le provoire : Il nos semble que il - est bien que nos rapelons et ramentonsIl nos semble que il est bien que nos rapelons - et ramentons] il nous semble que il est biens et rapelons F à la chose commune - une anciane loi qui fu fete pieça, més nos ne savons porqoi ele n’a pas esté en us, et qui - est necessaires em pluseurs causes, més nos ne la metons pas simplement sicomme ele - estoit, ainz la departirons par avenant acroisement qui plera à Damedieu.

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¶ Se aucuns preste donc aucune chose - om. - et - et] om. O corr. d’après F il - enprant plege ou commandeeur, il ne doit pas pledier avant contre le plege ne contre le - commandeeur et lessier en pés le deteur, ainz doit premierement pledier à celui qui - aa] ot F sa chose ; et se il li paiepaie] plaide F ce que il - li doit, il doit lessier les pleges em pés, car il n’a nul droit contre les pleges dés que - li deteurs est aquitezest a.] s’est a. F. Més se il ne puet avoir sa dete del - deteurdel d.] om. F ou tout ou en partie, lors puet il - pledier contre le plege ou contre le commandeeur et li puet demander ce qui - li faut que il n’a esté tozn’a esté toz] n’a pas esté F paiez. Et se andui - sont present, li deteurs et li pleges, ces choses soient gardees en toutes manieres, més - se li pleges est presanz et li detors est hors del païs, il seroit male chose se il - convenoit que li creanciers envoiast hors del païs por demander sa dete dés que il puet - maintenent pledier au plege. Més il nos covient entremetre tant comme nos poons de donner - en cest cas avenant remede qui ne fu pas donnez par l’enciane loi que Papinians li granz - mestres fist, qui establi premierement ces choses. Quant li pleges sera donc trez en - cause, li juges li doint terme se il veut - om. - demander - demander] om. O corr. d’après F - d’amener avant le pricipal deteur, si que il soutiegne premierementp.] om. F le plet, et se il n’a de qoi paier, lors soit li pleges contrainz - de paier. Et il a esté establi por les pleges et por les commandeeurs que quant li deteurs - sera amenez avant, cil qui estoient tormenté por lui soient em pés tent que l’en sache se - il porra paier, et se li termes qui fu donnez au plege à amener le deteur est passez (car - il convient que li juges li doigne terme), lors convient il que li pleges o li - commanderres soutiegne le plet et que la dete li soit demandee, si que li creanciers li - doint ses actions contre celi por qui il fu pleges ou il - est crist - escrist - le mandementle m.] le commandement F .

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Et li creanciers ne viegne pas as choses au deteurs que autre - tiennenttiennent] tient F devant que il ait pledié par personnieus actions - contre les pleges et contre les commandeeurs. Et lors viegne il as choses au pricipal - deteur, qui que les tiengne, et traie en cause ceus qui les tiennent. Et se sactifacion ne - li est issi fete, il viegne lors contre les choses - - au au - au - pleges ouou] et F au commandeeurs. Autresi doit l’en dire se li - deteurs a aucuns homes qui soient obligié à lui et il soient tenuz par action de gage, et - se li creanciers veut pledier contre les principax deteurs et contre les choses qu’il - tiennent par personiexpersoniex] om. F actions ou par - actions de gage ou par l’une ou par l’autre, nos li donnons tout le congié que nos avons - dit pieça et la voie et l’ordre que nos avons establie es autres persones. Et nos disons - ce non pas tent seulement es creanciers, més se aucuns achate aucune chose d’un autre et - il en prent confermeeurs et aucuns plez en est meuz, li achaterres doit maintenent pledier - contre le vendeeur, et non pas contre le confermeeur ne contre ceus qui tiennent aucunes - des choses au vandeeur, més contre le vandeeur premierement, et puis contre le confermeeur - et aprés contre celui qui tient les choses au vandeeur. Et cele meisme devision soit - gardee entreentre] entre[x] O ceus qui sont present et ceus qui sont hors del - païs que nos avons pieça establies des pleges et des commandeeurs, et ce meisme soit tenu - es autres marchiez en qoi plege ou commandeeur sont pris et es principax deteurs et en - leur oirs ; et ceste loi leur vaille et norisse noz sormis o toute jostice.

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EtEt] ¶ Quod autem. - Et F nostre debonnereté establist une chose qui aide as humaines cures qui ne - nuist pas à aucuns deteurs, que se un hom preste or à aucun et il n’en prant point de - plege, porce que cil à qui il est presté est assez riche et a bien de qoi paier le, et il - avient aprés que il n’a pas de queil n’a pas de que] il n’a pas pooir de F - randre l’or més il a assez sustence qui n’est pas movable, et li creanciers s’engoisse - d’avoir l’or et li deteurs n’a point de mueble, nos otroions au creancier que il praigne - por son or les choses qui ne sont pas movables, et - om. - se - se] om. O corr. d’après F l’en - ne trueve pas qui vuelle achater les choses qui ne sont pas movables et li creanciers - pueploie sovant que les choses au deteurau deteure] au devant dit deteur F li - sont abandonneesa.] livrees et a. F à vendre, par qoi li achateeurli - a.] li deteur F sont espouenté, se ce est en ceste gloriexse cité, li juge de la - chose commune proisent soutilment les choses au deteur selonc la juridicion qui est - otroiee à chascun par les lois et par nos, et se ce est es contrees, li prevoz facent - autresi et apareillent que la possession des choses qui ne sont pas movable soit baillié - au creanciers selonc la quantité de la dete, oo] et F tel caucion comme li - deteurs peust donner. Et la maniere de baillier les choses soit tele que les meilleurs - choses soient bailliees as creanciers et les poiorsles poiors] les pieres F - remaingnent au deteur aprés ce que la dete sera paiee, car il ne seroit pas droiz que cil - qui a baillié son or et ne le puet avoir arrierre, ainz est contrainz de prandre en - possession qui n’est pas movable, eust les poiors des choses au deteurdeteur] - deteur[s] O, car se il n’a arrierre son or ou autre chose qu’il en puisse porter, - neporquant il ait possession qui lili] l’or F vaille. Et li creancier sachent - que se nos n’eussions escrit ceste loi, si amenast reson à ce la cause, car se cil qui - doit deniers n’a de qoi paier les, ne nus achaterres ne vient avant qui veille achater - sesses] les F choses, li deteurs ne feist nule autre chose queque] - fors que F abandonner ses biens, et issi venissent par droit les choses au - creancier, se il ne pooitpooit] p. en aucune autre maniere F ravoir sa chose. - Et por ce nos departons debonnerement et par lois ce à qoice à qoi] ce que F - li creanciers et li deteurs feissent par force, et aidonsaidons] a. et secorons - F par ce au povres deteurs, ne ne somes pas cruelcruel] felon ne cruel - F as creanciers, et jugons que la cause leur soit donnee à qoi il venissent en - toutes manieres se il fussent inobediant. Et se li creanciers est aparelliez - de querre achateeur, li deteurs soit contrainz de ce fere et de donner par le jugement au - juge tel caucion comme - ele - il - il] ele O corr. d’après F porra donner : ele - doitele doit] et l’en doit F porveoir au creanciers en tel maniere que li - deteur n’en soient pas grevé à desmesure.

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Et nos apelons celui creancier selonc les ancianes lois qui pueent - avoir aucuneaucune] aucune[s] O action contre aucuns, ja soit ce que il ne - leur ont rien presté més aucuns marchiez a esté fez entre euls, et les plevines à ceus qui - font les instrumenz soient en l’ordre où il sont ore por le profit des marchiez.

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Ta hautece s’entremete donc de ferefere] om. F savoir et ci et par toute ta juridicion les choses que nos avons - establie por le preu à noz sozmis, si que il sachent entre toutes genz comment nos avons - grant porveance por le profitle profit] le commun p. F cf. le texte - latin « pro illorum utilitate providentia »..

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- [5. De monachis] Cist tytres est des moines ce est ci li quinz - establissemenz.Rubrique] om. - F -

- Li empereres Justinians dit à EpychainE.] Ephitain F - cf. le texte latin « Epiphanio ». arcevesque de ceste beneuree cité et - universel patriache : La conversacion et la vie au moineau m.] aus moines F - est honeste, et l’en doit loerloer] molt loer F le novel home qui vient à - Damedieu se il oste de li toute humainne tache et se face pur et avenant à renable nature - et plus haut d’umainnes pensees par bonnes huevres. ¶ Se aucuns veut donc estre parfez - moines, il a mestier de l’ensaignement de devines paroles et de l’enterineté de - conversacion, si que il soit dignes de si grant muance. Nos creons donc que il nos - convient esclerier que il doivent fere et fere que - ils aient - il soient - il soient] ils aient O corr. d’après F verai - champion en cele seconde voievoie] [foiz] voie O, et por ce avons nos - entencion en ceste presente loi, aprés ce que nos avons establi des sainz - evesquesestabli des s. e.] establi des sainz arcevesques et des sainz e. F cf. le texte latin « sanctissimis episcopis ». et des onorables, - que nos ne lessons pas sanz avenant ordre ce qui apartient as moinesce qui a. as - moines] ce qui a. à la vie et à l’onnesté des m. F cf. le texte latin - « neque quod monachicum est extra quod competit relinquamus »..

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Et il convient dire devant totes les autres chosesdevant [...] - choses ] om. F qui en toz tens et en toutes terres, se aucuns - veut edefieredefier] faire F abaïe, il n’ait pas congié de ce fere devant que - il i apiaut l’evesque del lieu, et li esvesques tende ses mains au ciel et sacre le lieu à - Damedieu par oroisons, et il mete le saint sine de la veraie croiz et commaint en tel - maniere buen edefiement, et il mete cest fondement qui est avenanz : ce soitce soit] - ce soit donc F li commancemenz de la forge des onorables abaïes.

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Et nos devons de ci en avant penserEt nos [...] penser] Més - desci en avant convient penser F des moines en quel maniere il convient - queil c. que] nous voulons que F il soient fet, et savoir mon se il doivent - estre fet de frans homes tant seulement ou des sers, porce que la devine grace receit - autresi les uns comme les autres, qui preesche apertement que quant au coutivement - Damedieu il n’i a male ne fumele ne franc ni serf, car tuit receivent .i. loier en - Damedieu. Nos establissons donc que cil qui ensivent les saintes riulesles saintes - r.] les saintes ordres et les saintes ruilles F qui vuelent avoir singuler - conversacion ne receivent pas maintenent abit de moine par les prelaz des anorables - abaïes, ainz atendent jusq'à trois anz quel que il soient, ou franc ou serf, si que il - n’aient pas encore l’abit de moines ainz aient la tonture et la vesteure à cex qui sont - apelé laï, et soient en l’abaïe et apraignent les devines paroles, et lor abé enquierent - se il sont franc ou serf et de quoi la volenté de mener tel vie lor est venue, et - aprangnent d’eus que nule maligne achoison ne les a amené à ce, et il - aientreus - aient entre eus - qui les amonestea.] om. F et ensaingne de - recevoir pacience et honesté. Qar ce n’est pas legiere chose de muer sa vie, - ainz le convient fere o grant travaill de cuer.

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Et se il mostrent en cez trois anz as autres moines et à leur - prelat que il soient buen et soffrablesoffrable] souffisable F, il aient - vesteurevesteure] v. de moine et tonture F vesteu[e]re O et soient sanz - nule chalenge se il sont franc, et se il sont serfse il sont s.] se il sont serf ou - se il sont franc F il n’en soient point traveillié, dés que il se tornent au - celestiel segneur qui est sires de toz, et soient tozjorz franc, car - des ce - puisque ce - puisque ce] des ce O corr. d’après F est fet em - plusors cas selonc la loi et tel franchise est donnee aucunefoiz, commant seroit il que la - devine grasce ne les peust par devant toztoz] touz autres F delivrer de cez - liens ? Et se aucuns vient avant dedanz les trois anz qui veille retrere à servage aucun - de ceus qui sont venu à l’abaïe (sicomme Zosimus nos a noncié qui est de bonne renomee et - de bonne conversacion de .c.xx. d’aageconversacion de c.xx. d’aage ] c. et aprez de - .vi.xx. anz d’aage F et est vertuex de cuer et de cors et plains de buenes uevres - et de la grasce Damedieu), et cil que il en veut retrere a buene volenté et ferme d’estre - moinnes et cil qui l’en veut trerea buene volenté [...] veut trere ] saut du même au même F dit que il li a emblé aucune chose et por ce s’en - est foiz en l’abaïe, nos establissons que il ne l’en traie pas maintenent, ainz prueve - premierement que cil est ses sers et que il s’en est foiz por larrecin et por malvese vie - ou por aucun vice et est venuz à l’abaïe por ses mesfez, et se il prueve ce et il apert - que il ait faint que il vueille estre moines por cele cause ou por la ledece de sa vie et - que il ne covoite pas habit de religion por verité, il soit renduz à son seingneur o les - choses que il li a emblees se eles sont en l’abaïe ; més li sires doit avant jurer que il - ne li fera nul mal, et puis prendre le et ramener à sa meson.

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Més se cil qui dit que il est sires ne prueve nule tel chose et il - apert par la conversacion meisme que cil qui est acusez de tiex choses est onestes et soés - et a buen teste moine des autres que il fu bien ensegniez et d’oneste vie - tent comme il fu o son segnor, ou se li troi an ne sont pas encore acompli, neporquant il - est issi remés en l’abaïe et delivrez de l’aspresce à ceus qui l’en voloient trere. Quant - cil termes sera acompliz, cil qui est jugiez que il est dignes de l’onesté de moine - remaigne en l’abaïe, ne nos ne donnons à nul congié d’encerchier les choses qui sont - seues, més se il est ou frans ou sers, nos volons que il remaingne en la conversacion, car - ja soit ce que il ait fet aucun vice en sa premiere vie (porce que humainne nature se - torne molt de legier à meffere), neporquant li testemoines de troiz anz sosfist bien à - espurgement de ses pechiez et acroissemenz de vertuz. Et se les choses qui ont esté ravies - sont trovees sus aucuns, eles soient rendues à leur premier segneur.

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Et se il s’en fuit por son vice et il veut lessier l’abaïe et - sivre autre maniere de vie, nos donnons à son segnor - om. - congié - congié] om. O corr. d’après F de - trere l’en et de tenir le entre ses sers se il prueve que il soit sers. Qar se il est - retrez à son verai servise, l’en ne li fera pas si grant tort comme il fist quant il lessa - le servise Damedieu, et nos establissons ce de l’estat à ceus qui vuelent fere profession - entre les moines.

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EtEt] ¶ Cogitandum. Et - F or nos convient penser commant il doivent habiter et vivre dignement. Nos ne - volons donc que en nule des abaïes qui sont soz nostre empire, combien que il - aientil aient] il i aient F de moines, ne soit si ordenez que li un soient - departi des autres ne que il aient propres habitacions, ainz establissons que - manjucentmanjucent] [il] manjucent O ensemble et dorment enssemble, si que - chascuns ait son lit, et soient tuit en une meson. Et se une meson ne soffist pas par - avanture à planté de moines, il soient en deus mesons ou em pluseurs. Neporquant il ne - soient pas chascun par soi més ensemble, si que li uns soit tesmoinz à - l’autre d’onesté et de chastee, ne il n’aient pas some pereceus, ainz penssent à bon - amonnestement, se il n’i a aucuns par aventure qui veillent vivre en contemplacion et en - perfection et soient departi des autres en un ostel et esceptez de la communité comme - reclus, et se il est autrement nos volons que li autre qui sont entre la multitude - el - del - del] el O corr. d’après F covant vivent de commune - vie, car ainsi leur croistra leur bonté et leur vertu, et meesmement as juenes se il sont - o les vielz, et la conversacion as vielz sera parfete norreture as juenes et soient es - covenz obediant à leur abbé, et gardent sanz nul blasme la conversacion qui leur est - bailliee.

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Et se aucuns qui est sacrez au servise Damedieuau s. D.] om. F se veut par aventure partir de l’abaïe et eslire privee - vie, il sache quel sactifacion il fera à Damedieu et les choses que il avoit quant il - entra en l’abaïe soient de la segnorie de l’abaïe que il n’en giete nule hors.

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EtEt] Illud quoque. Et - F nos jujons que cil - quil - qui - vuelent entrer en abaïe aient, ainz que il i entrent, congié d’user de leur - choses sicomme il vodront, car les choses que il auront quant il i enterront les sivront - en toutes manieres, ja soit ce que il ne le dient pas espressement, ne il ne seront ja - puis segnor à nule maniere. Et se il - om. - ont - ont] om. O corr. d’après F - enfanz et il leur ont donné aucune chose en don por noces ou en doere et les choses que il - leur ont donnees montent jusqu’à la carte part de leur sustence, li enfant n’avront nule - partie del remenant, més se il ne leur donnerent rien ou il leur donnerent mains que la - qarte partie de leur sustence et il se metent en la conversacion as moinnes, - por ce ne remaint pas que la quarte part n’en soit deue as enfanz ou que ele leur soit - parfete se il en ont ja eu aucune chose. Et se aucuns qui avoit fame l’a lessiee et il - entre en abaïe, li doeres soit gardez à la fame et ce qui li fu covenencié que ele avroit - à la mortà la m.] om. F, sicomme nos avons confermé en un - autre establissement. - en - et - Et] en O corr. d’après F toutes les choses qui ont - esté dites des moines soient tenues des fames qui entrent en abaïe.

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Et se il lesse l’abaïe por venir à - autreune - aucune - chevalerie ou à aucune autre maniere de vie, sa sustence remaigne à l’abaïe - selonc ce qui a esté avant dit, et il soit establiz entre les officians au juge de la - contree, et il avra cez fruiz de sa muance que porce que il despit le devin servise, il - soitil soit] garder le soit F el servise de la terriane poosté.

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Et se il lesse l’abaïe en qoi il - oit - ot - sa conversacion et il va à autre abbaïe, sa sustence remaingne à la premiere - abaïe à qui il lessail lessa] il la lessa F quant il renoia le monde. Et il - est avenant chose que li anorable abbé ne receivent pas celui qui a ce fet, car tel vie de - moinne est fole ne ne doit pas estre sofferte, ne n’apartient pas à ame estable ne parfete - més à cele qui vet querant en divers lieus diverses choses ; et por ce li evesque et li - arcevesque defendent cez choses et gardent l’onesté as moines selonc les saintes - riulles.

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Et se aucuns de cex qui - oont - ont - esleu la conversacion de moines sont ordené à estre clerc, il gart issi pure - conversacion, et seet se] et que se F il use malvesement de l’ordre de clerc - que il a receue et il emprant à marier soi (sese] et F il est en tel degré de - clergie que - il i - il li - il li] il i O corr. d’après F est bien otroié à - prandre fame sicomme sont li chanteor et li liseeur, car nos deffendonsdeffendons] - commandons F à toz les autres que il ne se marient ne ne tiegnent meschines n’en - abendonnent leur vie à luxures), il soientil soient] et se li le font - il s. F forsclos en toutes manieres de clergie porce que il a confondue la vie - solitaire, et soit bas hon d’ilec en avant ne n’en praigne pas avenir à chevalerieà - c.] à ordre de c. F ne à aucun autre office se il ne veut estre sozmis as painnes - que nos avons pieça establies, ainz serve à terriane pooesté si que il sache qel - sactifacion il doit por ce à Damedieu.

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EtEt] ¶ Ordinatione. - Et F se il avient aucunefoiz que l’abaïe - oit - ait - besoig d’ordenement d’abbé, il ne soit pas fez par l’ordre des onorables - moinnes, ne cil ne soit pas fez abés qui fu fez moines aprés celui qui est morz, ne li - segonz ne li tierz, ne li autre qui sont en ordre, et issi le dit .i. autre loi que nos - feismes, més li esveques del lieu enquiere par toz euseus] [li]eus O liquiex - en est plus dignes, car l’en ne doit pas regarder au tens ne à l’ordre, et il eslise celui - que il trouvera qui sera tres buens entre les autres et dignes d’estre leur prelaz, porce - que humainne nature est tele que li premier ne sont tozjorz li meilleur ne li derrenier ne - sont pas tozjorz li paior, ainz les convient toz regarder si que cil que l’en trovera qui - sera li miexdres entre les autres soit leur abbés, et ait l’ordre par l’aide de sa vertu. - Car il convient que cil qui departent le meilleur del poieur establissent l’un à governer - les autres et commant que li autre li enclinent.

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Et nos volons que toutes les choses que nos avons establies en noz - sainz establissemenz et ore et autres foiz des clers et des moines et des abaïes soient - communes es homes et es fames et es abaïes de moinnes et de nonnains, ne nos ne fesons - nule difference quant à ce entre les homes et les fames, porce que toutes choses sont unes - en Jhesu Crist, sicomme nos avons avant dit.

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Li saint patriache facent donc savoir toutes cez - choses as arcevesquesa.] sainz a. F qui sont soz eus, et li arcevesque le - facet - facent - savoir as evesques et li evesque le facent savoir as abbaïes qui sont soz leur - ordenement si que li coutivement Damedieu soit gardez en toutes choses sanz estre - corrompuz. Car cil qui trespasseront ces choses soferront grant painne qui leur vendra del - ciel que il convendra souffrir à cex qui despiront les ensaignemenz à leur governeeurs, et - se ces choses sont nonciees - au choses - à ceus - à ceus] au choses O corr. d’après F de nostre - empire, il s’entremetent en toutes manieres de mener à effeut les choses qui sont - contenues es saintes riules que nostre loi ensuit. Car il ne seront pas sanz painne se il - despisent cez choses, et por ce il est avenent chose que ta sainteé ensive ces choses et - les face savoir à toz les sainz arcevesques qui sont par desoz toi.

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+ + + + + + + Traduction 1 des Authentiques, Liber primus + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Lucien Dugaz + + + 2026 + CC BY-NC-SA 4.0 + École nationale des chartes - PSL +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + London + British Library + Royal 20.D.IX + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 22970 + + + +
+ + + 1250/1275 + + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit London, British Library, Royal 20.D.IX, avec correction par + le second témoin, le texte latin et par conjecture.

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+ + + + Principes d’édition +

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, + Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. + I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014.

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+ Normalisation du texte +

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la + graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa + réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la + graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› + signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des + verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› + (ex. avra, savra). La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les + formes du verbe pouoir.

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous + soudons les relatifs composés (ex. lequel, laquele) + ainsi que la conjonction sicomme et porce que locution + conjonctive mais nous écrivons séparément ja soit (que) ainsi que toz jorz et touz jourz, en tant qu’étape préliminaire à + la forme soudée moderne toujours. L’apostrophe suit la norme moderne et + a été employé pour distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus pronom sujet réduit de il à i.

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Le manuscrit présente parfois des points finaux, mais leur usage n’offre pas + d’indications cohérentes pour l’établissement de la ponctuation, qui suit alors les normes + modernes.

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L'usage de la majuscule est parcimonieux. La lettre capitale est réservée uniquement aux + noms propres de personne, de lieu et de peuple, alors que les institutions (senat, prevosté) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres + romains simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le + numéral .i. sans le transformer en l’article indéfini un(s)/une.

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Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, + la nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les + homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe + finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en + fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et + reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement + la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à + l’aide d’accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de + contenu sémantique : le substantif lés, par exemple, porte l’accent pour + se distinguer de l’article défini pluriel les, et il en va de même pour + le participé passé et la préposition dés ; un + accent aigu est enfin placé sur pés, graphie fréquente pour ‘paix’, sur + més pour ‘mais’. L’usage du tréma est lui aussi soumis à la nécessité + de favoriser la compréhension : il n’est pas ajouté aux formes verbales eust, + deust, feussent, veu..., mais il est employé sur des formes qui ont conservé + l’hiatus en français moderne, comme les formes des verbes oïr, enfoïr et + certains substantifs tels que païs/paÿs. Le manuscrit n’emploie jamais + la cédille, qui a été introduite lorsque nécessaire.

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+ Résolution des abréviations +

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : + notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les + nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et mlt, que nous transcrivons molt. Toutes les abréviations sont résolues en caractères romains et sur la base + des formes écrites en toutes lettres. Les cas d’incertitudes concernent la résolution du + 9 tironien devant une consonne labiale. Le copiste en fait un usage + systématique et il ne donne aucun de cas de con/com en toutes lettres. + Nous avons donc suivi l'étymologie.

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+ Signes diacritiques utilisés +

Nous imprimons entre crochets droits [...] les passages exponctués par le copiste et + entre barres obliques /.../ les mots suscrits dans l'interligne.

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+ Apparat critique +

L’apparat critique est un apparat positif à un seul étage. Il accueille: (a) les leçons + ante correctionem du manuscrit O corrigées par conjecture, recours au + manuscrit F et/ou au texte latin ; (b) les leçons variantes du manuscrit F.

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+ [Liber primus] +
+ [1. De heredibus et falcidia] + Ci commance li livres des noviaus establissemenz à l’empereeur + Justinian qui est apelez Autentiques. Cist tytres se li oirs ne veut + paier les lés, et des oirs et de la loi qui fet retaillier les lés. Ce est ci la + premiere collection.Rubrique] Li empereres Justiniens escrist à + Jehan le Prevost el nom Nostre Seignor Jhesucrist. Cest tytres est des heritages et de + la loy qui retaille les lés. Ce est la premiere constitucion, se li hoir ne pueent + paier les lés. F +

+ Li empereres Justinians dit : Porce que nos somes embesoignié des cures + de la chose commune et ne volons penser à nule petite chose, més commant cil de + Persede P.] de Persie F sont en repos, et li Wandre et li Mor obeïssent à + nos, et commant li Archedonian aient leur naturel franchise et soient ore à primes entre + ceus qui sont somis à l’empire de Rome, que Diex ne volt onques més otroier as Romains + devant, au tens de nostre empire, or nos viennent autres cures qui nos sont nonciees par + noz sozmis, de qoi nos donnons à chacunà c.] à chascune F avenant forme. + Toutes les besoignes qui usent donc de nostre aide par parties, qui pueent avenir et sont + escrites en lois, donnentd.] et donnent F commun profit à toutes les choses + semblables, nos les volonsv.] voulons donc F confermer par lois et baillier à + noz sozmis, si que eles leur aident tout par euls, et n’aient pas à chacune foiz besoig + des + del + del] des O corr. d’après F, cf. le texte + latin « jussione imperatorum ». commandement l’empereeur.

+

Nos avonsNos avons] ¶ Semper. Nous avons F donc toz jorz qui nos requiert, li un por lés qui + leur sont lessié, qu’il ne leur sont pas paié, et li autre por franchises, et li autre por + aucune autre chose que cil qui lessierent les heritages commandent qui fussent fetes ou + donnees, et cil à qui li heritage furent lessié les recevent sanz obeïr à la volenté au + mortau m.] aus mors F, et ne font pas ce qui leur est commandé, ja soit ce + que li encian mestre des lois aient dit que les derrenieres volentez à ceus + qui muerent, qui ne sont pas contre les lois, doivent estre acomplie en toutes manieres. + Més porce que nos trovons que les lois qui ont esté issi fetesesté i. f.] ainsi esté + faites F sont pluseurs foiz despites, nos jujons que il les convient recorder, + por donner cautele à ceus qui vivent et aneur à ceus qui muerent.

+

¶] ¶ Primum. F Nos devons donc premierement penser + que, quantquant] se F aucuns font leur testament, la loi les contraint de + lessier une partie de leur heritage à unes personnes, autresi comme se ele leur fust deue + selonc nature, sicomme au filz et as neveuz et as peres et as meres et aucunes foiz au + freres, et as autres personnes que les lois ont nomees, sicomme au patrons, ou à ceus qui + descendent de nos, ou à ceuls de qui nos descendonsceuls de qui nos descendons] + ceuls [qui descendent de nos] de qui n. d. O ; et autres personnes sont, à qui + cil qui fet le testament n’est pas contrainz de doner aucune partie de sa sustence, més il + leur puet doner ce que il voudra, autresi comme à autres.

+

¶ Aprés¶ Aprés] ¶ Hiis + igitur. Aprés F ce que nos avons ordené ces choses, nos establissons que + cil qui sont fet oir à aucuns, ou à qui il ont lessié lés, soient contraint d’acomplir en + toutes manieres ce que cil leur commandacommanda] command[e]a O qui fist le + testament, se ce que il commanda s’acorde aus lois, ou seou se] ou que F + aucune loi ne le deffent ou + mostre + monstre + expressement queque] car F li testamenz doit estre fersfers] + ferme F, ja soit ce que cil qui est chargiez de cestcest] cel F + commandement ne le face pas.

+

Se aucunsSe aucuns] ¶ Si + quis autem. Se aucuns F n’a donc pasn’a donc pas] n’a pas donc + F acompli ce qui a esté ordené, ainz a retenu ce qui fu lessié à aucun, et est + amonestez par le juge, et il atent jusqu’à .i. an que il ne fet pas ce qui li fu + commandéque il ne fet pas ce qui li fu commandé] et ne face pas ce qui li est + comandé F, se ce est aucuns de ceus qui ont aucune chose de l’eritage par la + force des lois et il est fez oirs de plus que de tentde plus que de tent] de plus + que tant FA comme la loi li donne, il ait itent sanz plus comme la + loi li otroie sanz testament, ce est la carte part de l’eritage, et toz li seurplus li + soit toluz, et soit donnez à autres qui sont fet oir o lui, selonc la partie que chacuns a + de l’eritageet toz li seurplus [...] de l’eritage] saut du même au + même F. Et se il n’i a nul autre oir, ou ilou il] ou s’il F + en i ot aucuns escriz més il ne recevent pas l’eritageici F ajoute et + exponctue : et s’il n’a nul autre hoir , ce qui est tolu à celui de qui + nos avons devantdevant ] omis F parlé soit ajosté as autres + choses, et congiez soit donnez à ceus à qui li lés sont lessié, et as sers qui sont + franchi, que il les recevent et aquierent, si que ce qui est commandé soit acompli en + toutes manieres. Et caucion soit avant prise d’eus, selonc la maniere des personnes et des + choses, que il feront des choses que il recevent ce que cil qui fist le testament en + commanda, et se nus de ceus de qui mancion est fete el testament ne les veut recevoir, ce + est ne li autres oirs, ne nus de cex à qui li lés sont lessié, ne li sers qui est + franchiz, lors viegnent les choses as autres que la loi i apele sanz testament aprés celui + qui fu fez oirs et a esté miset a esté mis] et est mis F, cf. le texte + latin « exclusus [est] ». hors de sa leal partie par ceste loi, et cil + doignent autresi caucion d’acomplir les choses qui sont contenues el testament. ¶ + Nos¶ Nos] ¶ Inordinatum. Nous F ne + volons que nule chose soit fete desordenees ne confuses en cez choses, més li premiers + selonc l’ordre i est apelez, aprés celui qui ja en est mis hors par nostre loi, et aprés + cestuicestui] celui F il soit apelez li autres plus prochains, et aissi + jusquejusque] jusqu’au F derrenier, et se nus d’eus ne les veut recevoir, + uns estranges + il soit + i soit + apelez, qui acomplisse les choses qui ont esté commandees, et aprés toz ceus del + paranté metons nos la borse l’empereeur se ele veut. Et nos volons que ceste ordre soit + gardee en cex à qui li lés sont lessié, que cil à qui toute une chose est lessiee, sicomme + toutes les detes au mort, ait premierement congié de recevoir les choses, et + se il en i a plus d’un à qui tel lés soientsoient] sont F lessié, cil qui a + gregneur partie que li autre ait cel congié, car il est autresi comme oirs, et meesmement + endroit nos qui avons donné lieu en tiex lés au conseillau c.] par le conseill + F au senat qui defent que heritages ne soit si departiz que li oirs n’en ait la + quarte part, et avons abatu les decevences d’icel conseilld’icel c.] del conseill + F au senat qui est apelez pegasians. Et se nus n’est anorez de tel lés, ou cil + qui en sont anoré n’enn’en] ne F vuelent acomplir ce qui a esté commandé, + ceste licence viegne à ceus qui sont anoré de gregnor lés certains, et se cil le refusent, + termes soit donnez à ceus qui estoient serf au mort qui ont esté franchi, que il recevent + les choses et acomplissent ce qui fu commandé, et doignent la caucion qui a pieça esté + dite. Et se nus de ceus à qui li lés sont lessié n’a gregneur partie que li autre, més li + uns en a autretent comme li autre, lors soit cil mis par devant les autres, à qui toute + une chose est lessiee por la reson qui a esté dite avantavant] par devant F, + ou celi d’eus qui voudra acomplir ce quiacomplir ce qui] acomplir enterinement tout + ce qui F a esté commandé ; et li autre à qui li lés sont lessié qui sont + oeloel] egal F en ce quien ce qui] en tout ce qui F leur est + lessié, soient tuittuit] trestuit communalment F apelé à cez choses, se il + vuelent, ou cil d’euls qui il vodront estre apelése il vuelent, ou cil d’euls qui il + vodront estre apelé] se il vuelent, ou aucuns de euls, ou cil qui i vorront estre apelez + F, cf. le texte latin « etiam omnes, si voluerint, vocari, aut qui ex eis + voluerint ». + . Et se nus de ceusceus] trestous ceus F à qui li lés sont + lessiélessié] lessiez, si comme il est par devant dit F ne veut ce + ferene veut ce fere] ne vuelent faire ces choses F, nos donnons congié au + sers qui ont esté franchi, que cil quecil que] ceus qui F li sires + nom avant + nomma avant + nomma avant] nom avant O nomma par devant F quant il les franchi + soit mis en ce par devant les autres.

+

Et nos establissons ce là où il convientil convient] il le + convient F par force que cil pait aucune chose à qui cil qui fet le testament + doit, par nature, aucune chose de son heritage. ¶¶] om. F + Et se nule tel persone n’est fete oirs, més cilcil] se cil F qui + fetfet] fet [s] O le testament donne son heritage de son buen + gré, et cil qui est fez oirs n’acomplist pas ce qui li est commandé dedanz le terme que + nos avons pieça dit, il perde toutes les choses qui li furent lessiees, que il n’en puisse + rien avoir, ne par la loi qui fet retaillier le lés ne par aucune autre causene par + aucune autre cause] ne par autre chose F. Et se pluseur sont fet oir en tel + maniere, li autre i soient apelé aprés lui, et se il ne vuelent acomplir le commandement, + les choses viengnent selonc l’ordre que nos avons avantavant] om. + F bailliee : à ceus à qui li lés sont lessié, et as sersas sers] à ceus + F qui ont esté franchi, et à ceus à qui li heritages peust eschaoir sanz + testamant, si que il conviegne que toutes les choses soient acomplies qui furent + commandees el testament, selonc la loi sicommesicomme] [c] sicomme O nos + om. + avons + avons] om. O corr. d’après F + avant dit.

+

Et se cil qui fist le testament establi que uns autres fust oirs + aprés le premier, il est certainne chose que toutes les choses doivent venir au segont + aprés le premier, se il veut acomplir totes les choses qui ont esté commandees que li + premiers ne volt fere, et se cil ne le volt fere, les choses qui li sont tolues viegnent + lors à autres oirs, et à ceus à qui li lés sont lessié, et à ceus qui ont esté franchi, et + à ceus qui pueent estre oir sanz testament, et as estranges et à la borse l’empereeur, + selonc la forme que nos avons donnee, qui acomplissent en toutes choses les derrenieres + volentez au morz, car porce regardons nos as heritages qui sont soztret, que il ne + remaingnent pas sanz estre receuz.

+

Més nos n’i apelons point les enfanz qui sont desherité, se leur + pere les ont par droit mis hors de l’eritage, si que il ne vuelent que il enen] om. F aient rien de l’eritage, ne nos ne regardons point à eus, + ja soit ce que il vuellent acomplir la volenté au mort, qar l’intencion de + ceste loi est que li ordenemenz à ceus qui muerent sontsont] soit F + acompliz : commant est il donc droiz que cil que li morz mist hors de sa propre sustence + soit apelez à avoir cez choses de qoi il volt que il n’eust nule partie, parce que il + lele] les F desherita par non ? Se nos avons donc establi que la partie qui + est tolue à celui qui ne veut acomplir la volenté au mort viegne premierement à cex qui + sont fet oir aprés euls, et puis as autres oirs, et aprés eus à ceus à qui li lés sont + lessié, et au sers qui ont esté franchi, et à cex qui + il + i + i] il O om. F sont apelé sanz testament, et nos + venons jusqu’as estranges et à la borse l’empereeur, ce n’est pas fet malement ne en vain, + ne por celer ce qui est avenant, més par porveance etet] om. + F selonc la loi, si que les choses soient premierement offertes au personnes à + qui aqunes choses sont donnees el testament. Et se eles les refussassent, eles + fussentfussent] soient F offertes à ceuls qui peussent estre apelé à + l’eritage sanz testament et as autres ; et en toz les cas en qoi cil qui sont fet + oircil qui sont fet oir] cil sont fait hoir qui F n’acomplissent pas la + volenté à celui qui fist le testament, et nos apelons à avoir l’eritage ceus à qui une + chose est donnee en testamenten t.] el t. as autres F, o ceus qui peussent + estre oir sanz testament ou autres, nos leur otroions que il soient fetfet] om. F oir et recevent les choses, et aient la droiture de tenir + soi comme oir, et facent toutes choses comme oir quant il seront tret en cause, ou quant + il i treront aucuns, car les + acianes + ancianes + lois leur otroient ce par leur propre autorité, et fesoient oirs ceus qui + n’estoient pas fet oir el testament, ne qui n’estoient pas apelé à l’eritage sanz + testament. Et toutes cez choses soient tenables, ja soit ce que cil qui fist le testament + ne volt pas que ses oirs donnast ou feist aucune chose, més cil à qui li + lés sont lessié, ou qui ont receu aucun don por cause de mort ; et cele meisme ordre des + choses qui sont tolues soit gardee en cest cas, et commaint à ceuls qui doivent avoir les + choses aprés ceus à qui eles sont lessiees, et baille à la borse l’empereeur. Et nus ne + tiengne ceste loi à dure, ainz regart que la mort est la fin de la vie à toz homes, et + chascuns sache que il ne li convandra pas toz jorz obeïr as morz, més il commandera as + autres ce que il voudra quant il morra, et se il n’a l’aide de ceste loi, il ne manra à + fin nule des choses que il ordenera à sa mort o grant estuide, car nos ne fesons pas ceste + loi por ceus tent seulement qui sont orendroit soz nos, més por ceus qui + il + i + seront en toz tens.

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¶ Ci nos vient¶ Ci nos vient] ¶ Huic nobis. Ci nous v. F une cure et uns autresuns + autres] un granz F, cf. le texte latin « quaedam + consideratio ». regarz de la loi qui retaille les lés, qui otroie que se li + heritages est despenduz par lés, li oirs puisse retenir tent des lés que il ait la quarte + part de l’eritage, malgré à celui qui fist le testament, et il ciil ci] ici F + apert il que aucuns contredie à la volenté au mort et que la loi en doie estre blasmee qui + otroie tiex choses. Et porce que nos devons partout deffendre la volenté à ceus qui + muerent, nos establissons que se li oirs veut user de ceste volenté, il gart la pure + poosté de la loi, ne il n’essait pas à userà user] à user de F la loi qui fet + retaillier les lés maliciexsement, ne par les choses + qui n'i v. + qui i vienent + qui i v.] qui n'i v. O qui v. F , cf. le texte latin « et non + per quae forte subripiunt ». d’avanture, car ele ne leur apartenist pas + par aventure se il n’i feissent nule chose maliciexsement.

+

¶ Li oirs qui a poor que il n’ait pas la qarte part de l’eritage, + quant il avra paié toz les lés, face donc .i. escrit des choses que il trueve en + l’eritage, selonc la maniere et le tens que nos establismes pieça, quant nos porveismes commant li home + om. + qui + qui] om. O corr. d’après F + recevoient autrui heritages seroient gardé d’avoir damage de leur sustence, et que il + soutenissent toute la charche de l’eritage jusqu’à tent comme la sustence que il trovoient + se porroitporroit] porroi[en]t O estendrese p. estendre] se portoit + estrange F. Et ce il soit ajosté que li oirs qui ne crient pas les creanciers, + tent seulement més ceus à qui li lés sont lessié, et doute non pas tent seulement que il + n’i ait damage, més que il n’i perde le gaaing que il i atent, apiaut toz cex à qui li lés + sont lessié, combien que il en ait en cele cité, ou autres por eus, se la nature ou la + dignité ou la qualité ou li aages des personnes ou autres besoinz leur tolt que il ne + puissent venir à fere cel escrit, et se il n’i soientse il n’i soient] se il n’i + sont F, il apiaut trois tesmoiz de la cité qui soient bien creable et riche home + et de bone opinion, et notaires qui soufissent + om. + à faire + à faire] om. O corr. d’après F + cel escrit, par devant qui il soit fez, si que quant cil à qui li lés sont lessié vendront + aprés, et il se plaindront par aventure que aucunes des choses de l’eritage a esté emblee + o celee, il leur liselise] loise F à enquerre la verité, non pas tent + seulement par l’examinementl’examinement] le serement F, cf. le texte + latin « per servorum examinationem ». des sers, sicomme nos otroiasmes + pieça, més par le serement à l’oir et as tesmoinz, qui dient que il furent à ce qui fu fet + et le virent, ne ne sorent onques que li oirs + i + il + feist + om. + nule chose + nule chose] om. O corr. d’après F, cf. le + texte latin « et in nullo conscios esse factae ab herede malignitatis ». + maliciexsement ; et aissi sera seue la verité des choses que li morz lessa en son + heritage. Et se cil à qui li lés furent lessié sont present, ou il i envoient et il ne + velent estre à ferefere] fe[r]re O cel escrit, lors a li oirs + tes congié + congié + congié] tes congié corr. du copiste sur tesmoin O congié + F de fere le par devant les tesmoinz si que la droiture d’i examinerd’i + examiner] d’e. F l’oir et les sers soit gardee à ceus à qui li lés sont lessié. + Et quant toutes ces choses seront gardees, lors ait li oirs l’aide de la loi qui fet + retaillierla loi qui fet retaillier] la loi de r. F les lés, + et issi et issi + et issi + et issi] et issi et issi O et ainsi F ne parra il pas que nos + amenuissions la loi qui a esté gardee jusque ci ne que nos façoins tort au + mort. Et se cil qui fet le testament veut que aucun soient si oir et aient aucun confort + de son heritage et il quide que il ait chatel soffisant à ce més ce n’est pas voirs, il + est certainne chose que la loi qui retaille les lés ne sera pas contrere à sa sentence més + à s’ignorence.

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Et se li oirs n’a fet l’escrit selonc la forme que nos avons + dites, il n’avrail n’avra] il n’a. pas F le benefice de la loi qui retaille + les lés, ainz les paiera toz, ja soit ce que il seurmontent la quantité de la pure + sustence au mort. Et nos disons ce non pas por desdire la loi que nos feismes que il ne + convenist que li oir paiassent rien as creanciers de leur propre chastel, més lor malice + leur fera souffrir paine porce que il despisent les lois, par qoi il peussent fere toutes + choses o grant cautele et garder soi que il n’i eussent nul damage, ainz guaengnassent le + benefice de la loi qui retaille les lés. Et nos disons ce là où cil qui fist le testament + foloia de sa sustence et departi par erreur tout son heritage par lés, ou quant il lessa + par aventure à son oir mains que il ne deust, car ce fu fet par erreur et ne mie par pur + ordenement. ¶¶] om. F Et se il dist expressement que il ne + voloit pas que si oir eussent le benefice de la loi qui retaille les lés, il convient à + force que lala] [s] la O sentence au mort vaille et que li oirs obeïsse à sa + volenté, par qoi il lesseil lesse] l’en l. F aucunes choses droiturelment et + saintement, si que il ait guaaig, non pas tent seulement en recevoirr.] + recevoi[c]r ses choses, més en acomplira.] a. saintement F sa + volenté. Et il n’apert pas que tiex heritages soit sanz gaaing ; et se il ne veut ce fere, + il soit mis hors de l’eritage, et cil qui sont fet oir aprés lui, sicomme nos avons avent + dit, ou li autre oir ou cil à qui li lés sont lessié, ou li serf qui ont esté franchi, ou + cil qui pueent avoir son heritage sanz testament, ou estrange, il soient + apelé selonc la voie que nos avons trovee en tiex choses.

+

Et nos ne donrons pas à l’oir congié qui set soutilment la quantité + de l’eritage, que il pait maintenent as uns leur lés tout enterinement et gartet g.] + et si g. F en ce la volenté au mort, sicomme li establissement à ceus qui furent + devant nos le dient. Et vuelle retenir aucune chose des lés as autres, car il ne doit pas + acomplir en une partie la volenté à celui qui fist le testament et amenuisier la en une + partie, més se il set la quantité del patremoine et il veut maintenent acomplir la volenté + au mort, il l’acomplisse en toutes choses ne ne facent pas as uns soffrir tout le damage, + car ce seroit pis que se tuit ensemble le soffroientle s.] les offroient F, + ne ce n’apartient pas à celui qui ensuit purement la volenté au mort. Més se il sevent au + commancement la quantité de l’eritage et il paient folement les lés, nos ne lor otroions + pas que il en puissent aprés movoir plet contre ceus qui les recevent et vuellent ravoir + d’euls ce que il leur ont paiéce que il leur ont paié] ce que il orent paié + F, car il le convient porpensser avant que il em plede. Et se il ne se porpense + soutilment et à droit, l’en dira maintenant que il a en despit la volenté au mort, se + aucune droite cause ne fet ce, porce que tel chose i avient de qoi l’en ne se donnoit + garde qui apetice le chatel et fet demander arrierre ce qui a esté paié, et que lonc + termes ne soit mis en tiex questions.

+

+ Nos establissons que cilcil] tiex F plez ne s’estende + pas outre l’espasce d’un an, et commandons que dedanz l’an aprés ce que li heritages sera + receuz soient li lés paié, et toutes les choses que cil qui fist le testament commanda + soient acomplies selonc leur nature, et toutes les choses que nos avons avant + dites i soient fetes, et li commancemenz de l’an soit sicomme nos avons dit, dés lors que + li oirs fu amonestez par le juge. Et quant li anz sera passez es corpes à l’oir, il perde + les choses qui li furent lessiees, et cil les aient que nos i avons avantavant] om. F apelez.

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Nostre loiNostre l.] ¶ Pupillis. Nostre loi F ne grieve de rien les orfelins ne ceus qui sont + dedanz aage, car se il sont grevé selonc les causes que nos avons dites, il en ont double + confort, par restitucionsrestitucions] restitucion F et par droit, contre + leur procureeurs qui sont negligent. ¶ Nos n’esceptons¶ Nos n’esceptons] ¶ Non autem excepimus. Nous n’e. F pas de la + loi l’eritagela loi l’eritage] la loi de l’e. F qui eschiet au patrons, car + la leal partie que nos avons jugiee leur soit gardee, et se aucune chose leur est lessiee + par desus, et li mort leur ont commandé que il en facent aucune chose, et cil ne le + vuelent acomplir, nos establissons que l’ordre soit tenue que nos deismes quant nos + commandasmes cest saint establissement, si que la partie qui a esté dite en la loi leur + remaingne pure, et l’autre viegne selonc la voie que nos avons dites en tiex choses, porce + meesmement que en l’establissement que nos feismes de la droiture del patronnage, nos + ordenasmes les franchises presque autresi comme celes à ceus qui sont naturelment + franc.

+

¶ Et porce que¶ Et porce que] ¶ Qui vero. Et pour ce que F deus manieres + om. + sont + sont] om. O corr. d’après F de + testament, et que li un sont fet par escrit, et li autre sanz escrit, nos establissons que + ceste forme et toutes cez choses soient tenues es testamenz qui ne sont pas escrit, et en + toutes derrenieres volentez, et en toutes personnes, ou de bas homes ou de chevaliers, ou + de provoires ou d’empereeurs ou d’autres quil que il soient, car nos volons que ceste loi + soit commune à toz homes, et nos avons escrit cez choses que eles profitent à toz + communement, si que cil qui + + vuelent + vivent + vivent] vuelent O corr. d’après F, cf. le texte latin + « viventes ». aient les choses qui leur sont lessiees, et cil qui muerent + muirent o seurté, et sachent que la loiloi] suscrit dans O + leur vaudra puis que il seront mort, et merramerra] metra F cf. le + texte latin « perducet ». à perfection toutes les choses que il ont + ordenees.

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Et porce donc que cil profiz est communs à toz homes, ta hautece + face commandemenz qui esclerent à toz la vertu de ceste loi et soient envoié par les + contrees en totes les genz qui ont pieça esté sozmises à l’empire de Rome, et qui il sont + ajostees de novel par nos, et li juges des citez qui sont par desus les autres les + recevent, sicomme nos avons establi pieça, et les envoient à chascune des citez qui sont + soz euls. Et nus ne sera qui oie ceste loi qui sueffre que li oirs vive en povreté, ne que + aucuns muire en engoise de ses choses.

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+ [2. De non eligendo secundo nubentes mulieres, et alienatione, et lucro antenuptialis + donationis, et de successionibus earum filiis suis]Cist tytres est des + fames qui ne se marient pas seconde foiz, qui ne doivent pas donner à un de leur enfanz + que à l’autre, et de l’estrangement et del guaaing del don por noces, et des heritages + que eles ont de par leur filz. Ce est ci li segonz establissemenz.Rubrique] Cest tytres est de la segonde constitucion des fames qui se marient + segonde foiz et del estrangement et del gaaing del don devant les noces, et comment + fames sont hoirs à leur filz. F +

+ Li empereres Justinian dit à HermonianHermonian] Herulomen + F, mestre des sainz offices qui fu conseilliers : La diversité des + causescauses] choses F qui nessent sovant nos donne achoison de fere lois, + autresi comme li prince de Rome firent devant nos, et nos avons amandé totes les lois et + aorné l’estat de la chose comune, aucune foiz por la requeste au besoigneus et aucunes + foiz por les questions qui nos sont fetes es jugemenz, et por ce avons nos escrit pluseurs + lois à noz sozmis ; + il + et + et] il O corr. d’après F tiex est li cas qui nos a + esmeuz de fere ceste loi.

+

Car Gregoire nos requist et dist que ele ot pieça .i. mari de qui + ele ot deus enfanz, .i. fils et une fille, et ses mariz fu morzfu morz] si fu m. + F avant que ele ne fu, et porce que li filz trova grace vers sa mere, il fu avis + à la mere que il ne convenoit pas que ele le lessastavis à la mere + [...] que ele le lessast] saut du même au même F sanz guerredon + ne sanz avenant eneur. Ele li rendi donc le don por noces que ses mariz li avoit doné, ja + soit ce que ele ne se maria pas à autre, et le donna à son fils. Neporquant il ne vesqui + pas longuement, ainz morut ainz que s[e]a fame se mariast à autre, et l’enciane loi et la + nostre apela à son heritage sa mere et sa sereur. Et se la mere se fust tenue de marier + soi, il n’i eust nule question, més ele se maria à un autre home et ot l’usuaire de don + por noces que ele avoit eu devant, car ele le donna en tel + manie + maniere + maniere] manie O corr. d’après F à son fils que li + usuaires l’en remainsist et la proprieté en fust au fils. Més la fille en voloit avoir la + proprietéla p.] toute la p. F, non pas porce que ele estoit oirs son + frerre, més porce que ses peresperes] [fr]peres O l’avoit donné à sa + meresa m.] sa mere qui prenoit autre mari F et disoit que la mere qui + pernoit autre mari n’en pooit pas avoir la proprieté par aucune reson de don. Et la mere + disoit encontre que ce n’estoit pas dons por noces, ainz estoit chose mellee as choses son + fils et comme ses heritages, et que por ce en devoit ele avoir et la proprieté et + l’usuaire de la moitié, et la doute n’estoit pas cece] devant ce F sanz plus. + Més l’em pledoit contre + la fille de la fille + la fille + de l’eritage son frerre, car la mere en demandoit la moitié, selonc ce que nos + li amenasmes, et la fille disoit que ele devoit avoir tot l’eritage son frere selonc les + premiers establissemenz, et disoit que se la mere n’eust pris autre mari ele chalenjast + par droit l’eritage son fils, et dés que ele avoit pris autre mari ele l’avoit + perduautre mari ele l’avoit perdu] saut du même au même F + del tout et toutes les choses que li filz avoit aquises de la sustence son pere ; car se + li filz fust morz puis que ele fu mariee, de quel part que chatiex li fust venuz, ele en + fust dame. Et ce voloit ele prover par deus establissemenz qui disoient issi, + més la mere afermoit que cil dui establissement estoient trop cruel et digne de + l’amandement de noz tens. Neporquant ele usa de nostre establissementnostre e.] d’un + e. F que nos feismes, et dist que l’en doit fere subdivision en cez premiers + establissemenz, car se les meres ne se marient pas tant comme leur fils vivent, eles + doivent estre apelees à leur heritage o les autres, et se eles se marient avant que il + muirent, eles n’i doivent pas estre apelees. Et ci a aucune choseaucune c.] tel + chose F qui est digne d’estre amandee : se la mere donna à son fils le don por + noces porce que ele l’amoit mielz que ele ne fesoit sa fille, il apere mielz que ele + receve de lui cel don derechief, que il ne face que ele aitait] [s] ait O + simplement renable guaaing. ¶ Nos encerchames donc longuement cez choses et regardames la + maniere de tiex amors que l’en a plus vers un enfant que vers autre et de tiex heritages ; + si nos sembla que il estoit convenable chose que nos + feussions + feissions + feissions] feussions O corr. d’après F seur ce une + commune loi par quepar que] par quoi F ceste question fust terminee.

+

Nos regardasmes donc que nos ne lessissions pas confusement le + tretié de tiex amors, ainz donnasmes cele ordre à cele cause, que quant la mere se marie + seconde foiz, ele ait l’usuaire tant seulement + le don + del don + del don] le don O corr. d’après F por noces que + ses premiers mariz li donna, et si fils en aient la proprieté, ne la mere n’ait nul congié + de doner à un de ses enfanz por tolir à l’autre, car ele fist tort as toz enssemble quant + ele prist autre mari. Et por ce, en cest present cas la proprieté del don por noces vandra + toute à la fille, et li usuaires en sera à la mere tent comme ele vodra. Et selonc nostre + establissement, se la mere muert avant que la fille, li dons por noces + apartient à la fille toz, et se la fille muert avent, li guaainz remaint à la mere del + covantcovant] couvenant F qui fu fez quant li mariages fu asemblez, se il + n’avoient enfanz, et li remenanz est à l’oirsà l’o.] as hoirs F sur + grattage à la fille, se aucun sont apelé à son heritageà son h.] à + son h. par les loys F.

+

E ce qui n’est pas bien expris ne determiné encore, par ceste loi + amenons nos à melleur exposicione.] [estat] exposicion O et le donnons à + ceste loi, car se la mere qui n’a pas encor pris autre mari ne donne pas à son fils més à + .i. estrange tout le don por noces ou une partie, ou ele l’estrange par autre + manierepar a. m.] par aucune autre m. F et ele se marie aprés, il soit + esperteesperte] aperte F chose que cil estrangemenz ne vaut rien puisque + ele s’est mariee, neporquant il ne faille pas del tout, ainz soit encrolé si que, se li + filz vivent plus que la mere, ce qui est fet sera rapelé et la loi donra as filz la + proprieté del don por noces, ne ne regardera pas à la fame se ele a fet aucune chose en la + grevance à ses filz. Et se li filz muerent avant que la mere, li marchiez sera + ferssera fers] sera faiz F cf. le texte latin « contractus + firmus ». més ce ne sera pas en toz, més selonc le covenant qui fu fet + (combien il remaindroit à la fame del don por noces se il n’avoient enfanz) que nos + establismes premierement, et en feismes naguieres une loi ; et issi sera li marchiez fers + por une partie et vains por une partiepor une p.] pour autre partie F, ce est + qu’il vaudra selonc la partie qui remaint à la fame par l’achoison de ce que ele n’a nus + enfanz, et sera rapelez por la partie qui eschiet aus oirs au fils. E se li filz n’a nul + oir fors sa mere, toz li marchiez sera fers.

+

Et porce queEt porce que] ¶ Quia vero. Et pour ce que F painnes sont establies communement contre + les homes et contre les fames qui se marient seconde foiz, et li hom soutendra peril del + doere se il prant autre fame, et la fame le soustendra del don por noces, + ceste loi soit fete por l’une et por l’autre personepersone] p[artie]sone O, + et chascuns sache ce que nos avons dit de l’amor des enfanz et + del l’estrengement + de l’estrengement + et del guaaig.

+

Et porce queEt porce que] ¶ Cum igitur. Et pour ce que F il convient porpenser des heritages as filz + porqoi ceste doutedoute] presente doute F est, nos creons + que il convient que il convient ceste question + que il convient determiner ceste question + que il c. d. ceste q.] que il convient que il convient ceste question O corr. d’après F par general loi et donner fin à toutes celes qui + seront meues de ci en avent. Et nos establissons que les choses qui viennent as enfanz, + autres que li dons por noces que leur pere donna à leur mere, viengnent à ceus qui sont + foet oir, se li enfent font testament ; més allegacions + soien + soient + donnees à la mere contre le testament son fils se il l’a trespassee par aventure + ou desheritee sanz reson, et se il est morz sanz fere testament, se il avoit filz, li filz + soient apelé à l’eritage, et se il n’avoit enfanz si frerre + i + il + soient apelé et sa mere o euls, selonc ce que nos avons establi, si que ele + viegne à l’eritage et le tiegne fermement, commant que il soit ; ou se ele se marie ou + non, car nos n’establissons pas gregneurs painnes contre les fames qui se marient seconde + foiz que contre les homes, ne nos ne les + amenons + amenos + pas par ce à estre continenz par force, car tel chose n’est pas digne de noz + tens que eles s’atiegnent par poor des segons mariages et descendent àà ] à[u] + O aucunes commixcions qui sont deffendues et par avanture as corupcions des sers + et que eles ne facent luxure contre les lois + om. + pour ce que il ne lor loist pas à vivre + chastement + + pour ce que [...] chastement] om. O ajouté + d’après F cf. le texte latin « et quoniam non + licet legaliter caste vivere ». , ce est asavoir en mariage. Nos ne volons + donc pas que li establissemenz que nos meismes el qart livreCf. le texte latin « in + quinto libri Codicis ». de nostre code vaille de ci en avant, que juge des + heritages as filz qui muerent ainz que les meres qui se marient seconde foiz, ne cil qui est el siste livre de cest meisme livrecest m. l.] cel meisme + volume F sor l’establissement del conseill au senat qui est apelez tertulians, + qui despute des fames qui se marient deus foiz et ont enfanz del premier mariage, més la + mere soit en toutes manieres apeleeapelee] om. F à + l’eritage son fils + ou + o + + o] ou O corr. d’après F ses autres filz et let fermement si + que ele ne perde rien por le segont mariage, et ce soit tenu en la question qui a esté + fete porqoi nos fumes mené à fere ceste loi, et la mere soit oirs o sa fille et ait + l’eritage fermement si que l’esperance del secont mariage ne la greve de rien, ainz soit + tout asoluement dame de l’eritage o sa fille, qar il est buenne chose et loable que les + fames se contiengnent si honestement que celes qui ont esté mariees une foiz n’ordoient + pasn’o. pas] n’o. plus F le lit à leur mariz qui sont mort ; et nos nos + mervellons se cel fame puet estre trovee, et si la loons molt et disons que ele n’est pas + molt loing de virginité. Et se ele ne puet estre continant porce par aventure qe ele est + encor jonne quant ses mariz muert et ele ne puet contrester as aguillons de nature, ele ne + doit pas estre tormentee por ce, ne les communes lois ne li doivent pas estre defendues, + més ele viegne honestement à son autre marià son autre m.] à .i. mari F et + s’atiengne de luxure, et ait l’eritage à ses filz, car par ce les amera ele plus et ne les + commancera pas à haïr comme ele feist se ele fust sozmise à si ameres painnes. Car autresi + comme nos ne tolons pas au peres l’eritage as filz porce que il se marient seconde foiz, + ne il n’est nule loi qui de ce die aucune chose, ne toudrons nos pas à la mere l’eritage à + ses filz por ce se ele prant autre mari quanque li fils muirent ou devant le secont + mariage ou aprés. Car se il estoit autrement et li fils moroient tuit avant que leur mere et il n’avoient ne filz ne neveuz, se les meresse les m.] et celes + m. F perdoient leur heritage porce que eles se marient avant queavant que] + avant que se F il morussent, encor remaindroit li tormenz, ne la mere n’avroit + pas l’eritage à ses filz, ja soit ce que il seroient morzmorz] morussent F + sanz enfenz, et ainz en seroit mises hors contre humanité, ne ce ne li vaudroit rien que + ele seroit leur mere et que ele les avroit norriz. Et aissi seroit ele sozmises aus + painnes por le segont mariage et aucuns des lontainz paranz as enfanz avroient lor + heritage, et la mere en seroit mise hors contre reson. Et por ce la mere ait l’eritage as + filz. Et ceste loi soit debonnere et soeve et acort les meres as filz.

+

Nos conqueillons donc une partie de ceste loi, et porce que nos + avons pieça dit que la mere est semblable au pere el don por noces et + eles + ele + soutient celes meismes painnes que li peres soutient el doere, nos establissons + que li peres et la mere viegnent à l’eritage as enfanz sanz nul contredit, selonc les + questions qui sont en l’un et en l’autre cas, et ce que li pere ont qui prannent autres + fames aient les fames qui prannent autre mariz, et la mere soit apelé à l’eritage son fils + quantque ele se marit o devant la mort au fil ou aprés, et quant ele avra pris autre mari, + ele + n'oit + n’ait + ele n’ait] ele n’oit O corr. d’après F pas le don + por noces que ses premiers mariz li donna, més cil gaainz soit as filz tent seulement que + la loi leur donne, et il n’apere pas que ce soit une partie de l’eritage au fils més del + don por noces. E ce + soitt + soit + tenu endroit les fames qui ne sont pas encor vueves et ont eu l’eritage à leur + filz qui sont mort, ja soit ce que il aviegne aprés que eles se marient seconde foiz. ¶ Ce + qui est donc ci contenu soit confermé en toz tens.

+

¶ Nos creons bien que ce s’acorde à ce que nos avons avant dit, que + nos i ajostons une autre chose por l’acheson des fames qui se marient + seconde foiz et del don por noces, qar li encian establissement donnoient à la fame qui se + marient + marie + seconde foiz le chois se ele voloit avoir le don por noces que ses premiers + mariz li donna selonc ce que il fu mis en convenant et donner caucion à ses filz que ele + leur randroit à sa mort ou, se ele ne pooit donner la caucion ou ele ne voloit, li dons + por noces remandroit as filz et il paieroient à leur mere la tierce partie de la centisme + usure. Nos fumes meu de la diversité des questions qui sordoient, porce que nos trovasmes + que cil qui estoient dedanz aage soffroient perill en ce quant li dons por noces estoit en + deniers et li autre, qui n’avoient nul deniers, estoient contraint de vandre tout leur + patremoine por paier la dete del don por noces qui venoit à eus selonc la loi ; et por ce + jujasmes nos que il convenoitil c.] s’il c. F donner ceste ordre à la cause, + que se les choses qui furent donnees en don por noces ne sont pas movables et li usuaires + en remaigne à la mere, et ele le receve ne ne le refust pas ne ne demant à + ses fez + sez filz + ses filz] ses fez O filz F nules usures, més ele il mete deligence + sicomme la loi le commande à ceus qui ont l’usuaire d’aucune chose, et gart les choses à + ses filz selonc + le + les + encianes lois, et se li fil muerent tuit avant que + ele la mere + la mere + la mere] ele la mere O corr. d’après F en ait ce + qui fu misfu mis] li fu mis F en convenant se ele moroit senz enfanz, et li + remenanz soit gardez as oirs as filz. Et se li dons por noces est toz par aventure en + deniers ou en autres choses movables, la mere qui recevra la tierce partie des usures o la + caucion qui a ja esté dite ne demant pas à ses filz deniers, se li chatiex son mari n’est + si granz par avanture que il i ait or et argent et robes et pluseurs autres + choses. Car lors donrons nos à la mere le chois se ele veut avoir les choses et donner la + caucion ou lessier les choses et + om. + avoir + avoir] om. O corr. d’après F cf. le texte latin « usuram accipere ». les usures selonc ce que + nos avons dit, et selonc l’anciane loi, més se les choses sont mellees et li dons por + noces est partie en deniers et partie en autres choses, + om. + les choses qui + les choses qui] om. O corr. d’après + F cf. le texte latin « immobilia quidem modis omnibus manere apud + matrem ». ne sont pas movables remaignent en toutes manieres à la mere à + vivre soi, et des choses movables vaille ce que nos establismes avant se toutes les choses + del don por noces fussent movables.

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IlIl] ¶ Illud. Il + F nos semble que il est necessaire chose que nos compraingnons par clere + loiclere loy] icele loy F cf. le texte latin « clara + lege ». et metons en usage por le commun profit une chose qui fu pieça + establie qui a petit esté usee en jugement : que se aucun se marient et la fame pramet + doere et li hons don por noces, et aprés li hom paie ce que il pramist et la fame escrive + que ele doit donner doere ou ses peres ou uns estrangesuns e.] uns autres F cf. le texte latin « quolibet extraneo ». le + doit donner por lui, et il apert aprés ce que li mariages est assemblezest a.] a + esté a. F que li doeres n’a pas esté donnez au mari, se il sostient la charge del + mariage et il muert avant que la fame, il n’est pas droiz que la fame qui ne donna pas à + son mari le doere ait le don por noces. Et se ele ne paia pas tout le doere, ele ait tel + partie del don por noces come ele paia del doere, car nos volons ensivre leauté et + jostice, et si volons que ele soitele soit] ele[s] soi[en]t O tenue en + mariages et en autres chosesen a. c.] en toutes a. c. F, et por ce qui rien + ne donne ne receve rien et cele qui donne mains que ele ne pramist receve itent seulement + comme ele donne ; et ce soit bons acroissemenz en ceste presente loi qui determine + pluseurs choses qui sont en doute. Et nos volons que ceste loi vaille non pas tent + seulent + seulement + + el cas en qoi ele fu commanciee, més es plez qui sont meu et qui seront meu + de ci en + om. + avant + .

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Ta hautece s’entremete donc de mener àmener à e.] donner à + e. F effeut les choses qui nos ont pleu et les face savoir à toz par propres + escritures, que cez choses vaillent en toutes les citez qui sont + enostre + en nostre + empire et soient fetes certainnes à tox selonc ce que nos avons ordené.

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+
+ [3. Ut determinatus sit numerus clericorum sanctissimae maioris ecclesiae et ceterarum + sanctarum ecclesiarum Constantinopolis] Cist tytres est que li nonbres + des clers de la grant iglise de Costentinoblede C.] om. F + et des autres iglises soit determinez. Ce est ci li tierz establissemenz. +

+ Li empereres Justinians dit à Ephithan, tres saint et tres beneuré + arcevesque de la real cité et universel patriache : Nos avons pieça ordené, par une loi + commune et general que nos avons escrite à ta beneurté et as autres sainz patriaches, des + ordenemenz as onorables esvesques et as clers et as nonnains beneoites que il n’en i ait + pas plus que en l’enciane mesure ; et il nos sembloit que ce estoit fet bien et + avenantment et s’acordent as saintes riules. Et nos escrivons ceste presente loi especial + à ta beneurté del nombre des anorables clers qui doivent estre en ceste cité, et porce que + nule trop grant chose n’est buene, il est avenent chose que l’en n’ordane pas tent de + nonnains beneoites que il conviegne que sainte iglise chiee es granz detes por leur + despenses et viengne petit et petit à troptrop] tres F grant povreté, car nos + savons bien que par ceste achoison est la grant iglise de ceste real cité + chargieechargiee] om. F des gregnor detes, ne ne puet pas + soffire à paier les despenses as anorables clers, se ele n’emprunte grant qantité d’or et + oblige et met en gage ses mellors possessions que ele a es chans et pres des + citez. Nos nos porveismesporveismes] prameismes F donc d’abesierd’a.] + d’a. nous F à enquerre cele cause, et à savoir comment la chose fu + premierent + premierement + et commant ele fu gardee lonctens. Quant nos encerchions donc cele chose de + toutes parz, nos trovasmes que cil qui + edefient + edefierent + edefierent] edefient O corr. d’après F cf. + le texte latin « aedificaverunt ». les saintes iglises + en ceste real cité ne penserent pas tent seulement de l’edefiement, més de donner + sosfissenz despenses as clers qui + il + i + seroient, et de determiner avenantment quant provoires il convandroit establir + en chascune iglise, et quanz diacres et quantes nonnains et quanz sordiacreset q. + sordiacres] om. F et quanz chanteeurs, et quanz liseeurs et + quanz costeurs ; et si porvirent par desus ce les despenses de l’iglise et li donnerent + propre rentes soffisanz à ce que il establirentil e.] li establissement F. Et + cez choses furent gardees jusqu’àjusqu’à] par F molt lonctens, et tant comme + ce dura, il donnerent as saintes iglises tent comme il convenoit à ceus que il + il + i + metoient puis. Et porce que li saint evesque regarderent au proieres d’aucuns, + il furent tret à ordener multitude de clers par qoi la quantité des despenses est trop + creues et creanciers vienent de toutes parz, et usures et tres grant povreté, ne li + creancier ne vuelent més atendre, ainz convient à force que les iglises vendentque + les i. v.] que sainte yglise vende F contre les lois. Et pluseurs causes i + avienenti a.] i ameinent F qui ne sont pas avenanz ne atemprees, si que il + avient par ceste multitude que les possessions qui sontqui sont] qu’il ont F + as chans et pres des citez ne soffissent pas engagier, et por ce ne truevent més les + iglises qui leur prest, ainz descendent à tropà trop] en tres F grant + povreté, si que eles ne soffissent pas à donner à leur ministres leur despenses, et + venoient à si grant chetiveté que il covenoit que eles abandonnassent leur + biensabandonnassent leur biens] a. à lor creanciers touz lor biens F cf. le texte latin « quatenus rerum omnium creditoribus cederet ». ; et + ce poise nos que il le nos convient dire. Et nos nos porveons commant l’en se porra garder + que ce ne soit fetque ce ne soit fet] om. F de ci en avant, + car se nus n’est qui sueffre volentiers celi qui despent plus que il n’a, commant lerions + nos que nos ne pensissions de cez choses ? Car il ne convient pas que aucuns + des despende + despende + selonc la mesure de la possession que il a à avoir, car ce torne à covoitise et + à desleauté, més chascuns doit amesurer ses despenses selonc ce que il a, et por ce + establissons nos avenentment de cez choses et en ostons la troptrop] tres F + grant multitude et baillons la cause à certainne medecine.

+

Nos establissons donc que li anorable clerc et les nonnains + beneoites et li costeeur qui sont en la sainte iglise et es autres anorables mesons + demeurent en l’estat où il sont, car nos ne fesons pas ces establissemenz por amenuisier + les ; més nus n’i soit ordenez de ci en avant, devant que li nombre des clers de la grant + cité realclers de la g. cité r.] clers de la grant yglise de nostre roial cité + F soit ramenez au nombre qui fu establiz par ceus qui edefierent les saintes + iglises. Més porce que li nombre des anorables clers de la grant isglise de nostre real + cité fu + deteterminez + determinez + + + il + et il + estoit trop petiz porce que il n’i avoit encor que une iglise, et puis a esté + edefiee une iglise de la sainte gloriexse virge Marie lez la grant iglise et une chapele i + a esté dediee de saint ThorodeThorode] Theodore F cf. le texte + latin « Theodori ». + le martir, et il i avoit une anorable meson de saint ElaineElaine] Lavine F + cf. le texte latin « sanctae Irenae ». qui est assemblee à la + grant iglise : por ce ne puet il estre que li nombre des clers soit ramenez à l’encianne + forme, car pou de clers ne porroient pas soffire atant d’iglises, car ces trois chapeles + n’ont pas propres clers, ainz sont commun à eulx et à la grant iglise et + vont de l’une à l’autre par ordre et + il + i + font leur servises. Et porce que grant multitude a esté amenee à la grant iglise + des encians mescreanz par la grasce Jhesu Crist nostre sauveeur et par noz travauz et par + noz amonestemenz, il i convient establir plus de menistres que il n’en i ot au + commancement.

+

Et por ce establissons nos que il n’ait pas en la grant iglise + plus de .lx. provoires et .c. diacres et .xl. nonnains beneoites et .xc..xc.] .xx. F + cf. le texte latin « nonaginta ». sordiacres et .c. et .x. + liseeurs et chanteeurs .xxv., + si que toz li nombres si que toz li nombres + si que toz li nombres + de clers de la grant iglise soit .cccc. et .xxv., et par desus ce en i ait .c. + qui sont apelé costeeur. EnEn] ¶ En F la grant iglise de ceste noble cité et + es trois chapeles qui sont assemblees à li, et combien que il i ait orendroit de clers, + nus n’en soit mis hors, ja soit ce que il en i ait plus que li nombres que nos avons + determinéli nombres que nos avons determiné] li n. que nous avons orendroit + determiné ne commande F. Ne nus ne soit de ci en avant montémonté] monstrez + F cf. le texte latin « nullo autem de cetero adiciendo in unoquoque + ordine ». en chascun ordre devant que cil qui ore + il + i + sont soient ramené à cest nombre.

+

Et nos + il + i + volons ajoster que ce qui a esté fet jusque ci contre droit ne soit pas fet de + ci en avant, ce est que li plusor des clers desdaignoient à servir as iglises en coi il + estoient ordené, ou ci ou es contrees, ainz vuelent venir par aucunes proieres à + l’ennorable clergié de la grant iglise. Et nos defendons que ce ne soit fet de ci en + avant, car se nos defendons des abeïes que nus n’aille de l’un à l’autre, par molt melleur + reson le defendons nos au clers, de qoi nos creons que il ont cest desirrier por cause de + guaaing et de marcheandise. Et se ta sainteé voit aucune foiz que il conviengne fere tel + remuement, ele ne le face pas devant que li clergiez soit ramenez au devant + dit nombre, si que cil qui + il + i + sera aissi ramenez soit en l’office à aucun qui soit morz, que nus n’en + il + i + viegne par desus le nombre, car nos ne soffrons pas que ce soit fet par nule + maniere ne par nul enging.

+

Et ce que nos establissons de la grant iglise de ceste noble cité + volons nos que soit tenu en toutes les autres granz iglises, si que li clerc qui + il + i + sont orendroit + il + i + soient sicomme il + il + i + ont esté, ne nus n’i soit ordenez de ci en avent devant que li nombres des + provoires et des diacres et des nonnains et des sordiacres et des liseeurs et des + chanteeurschanteeurs] chanteurs et des cousteurs F cf. le texte latin + « nec non cantorum et ostiariorum numerus ». soit ramenez à celui qui fu + establiz par cex qui edefierent les iglises. Et nos meismes nos gardons que tel chose ne + soit fete, ne nus de noz juges ne face tel chose, més chascuns ait poor de nostre loi, et + li sainz arcevesque et patriaches de ceste real citéreal cité] sainte cité F + ait congié de refuser ceus que l’an li amainne à ordener, ja soit ce que commandemenz l’en + viegne de nostre palés, car cil qui commande et cil à qui l’en commande seront puni par + sainte iglise se il font aucune tel chose. Ne il n’est pas avenant chose que l’en ordanne + trop grant multitude de clers et autresautres] estranges F iglises qui + recevent leur despenses de la grant iglise ne que l’en trespasse de ci en avant la mesure + qui + il + i + fu establie au commancement, que tuit cil qui + il + i + prannent aucune chose ne viengnent à trop grant multitude, si que les asmones + qui doivent estre departies entre euls ne leur soffisent pas et il chieent par ce en + troptrop] tres F grant destrece. Et se li evesque ou li procurator de la + grant iglise ou des autres + il + i + metent clers outre le devant dit nombre à partir au conqez de l’iglise, il + eur + leur + + doignent despenses de leur propre chatel et li patriaches qui soffri ce ; et + sachent que se il font aucune tel chose, nos donnons congié + as sainz patriaches qui seront as sainz pastriaches qui seront + as sainz patriaches qui seront + aprés celui qui fet aucune tel chose, et as procurateurs des iglises et à toz + les autres clers, que il encerchent tiex choses et les nos facent savoir quant il les + avront trovees, si que quant nos savrons cequant nos s. ce] quant nous les aurons + F, nos façons restorer à la sainte iglise ses damages del chastel au procurateurs + qui ce feront ou as patriaches qui + le + ce + souferra. Et que aucune tel confusion ne soit fete derechief quant li clergiez + sera ramenez à la mesure qui fu establieestablie] faite F au commencement, il + liseil lise] il loise F lors à ordener les si que cele mesure ne soit pas + passee ne nus baraz ne soit fez en ce, qar nos ne sofferrons pas en ce que ce soit fet que + l’en ne die que il aient congié d’ordener les sanz donner lor leur vivre, car ce est .i. + autre chose qui fet confusion, et aissi seroient fet dui covent et aprés vandroient + plusors cas de covenenceplusors cas de covenence] p. causes de decevance F cf. le texte latin « deinde etiam plurimas habebit causa + circumventiones »., si que il truissent pluseurs voies de covoitise ; et + nos deffendons del tout que ce ne soit fet, sor la painne qui est apelee la painne de + sainte iglise, car nos creons que ce soit tres granz preuz que la grant iglise ne soit pas + sozmise à detes ne à destrece, ainz soit tozjors riche.

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Et issi comme nos avons determiné les despenses, covandra il que li + sainz patriache et li anorable procurateur regardent que les autres depenses qui sont + fetes des conquez des iglises soient fetes en buens usages qui plesent à Damediex et + soient aministrees à ceus qui pledent por verité ne n’ont pas d’autre part de qoi il + vivent (car ce sont les choses qui apaient Damedieuqui apaient D.] qui + apartienent à D. F cf. le texte latin « haec enim dominum placant + deum ».) et il ne + doiggnent + doignent + pas as riches homes les despenses des iglises et lessent les povres soffreteus. + Sachent donc li procurateur qui or sont et qui seront de ci en avant que se il font contre + ce en aucune chose, il seront sozmis as devins tormenz et restoreront de lor propre chatel + à la sainte iglise son damage.

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La sainte iglise a donc ordené ta beneurté dés enfance en sainte + ordre. Et nos establissons que tuit cil qui descendent del saint lignage gardent ces + choses continuelmentcontinuelment] communement F et sachent que nos n’avons + pas + mains des choses communes mains de cure + mains de cure des choses communes + mains de c. des choses c.] mains des choses communes mains de cure O corr. + d’après F qui valent as saintes iglises que de nostre ame meisme.

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+ [4. De fideiussoribus et mandatoribus, et solutionibus] Cist tytres + est de pleges et de commandeeurs, et des paiemenz. Ce est ci li quarz + establissemenz.Rubrique] Cest tytres est des pleges et des + demandeurs et des paieurs F +

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le provoire : Il nos semble que il + est bien que nos rapelons et ramentonsIl nos semble que il est bien que nos rapelons + et ramentons] il nous semble que il est biens et rapelons F à la chose commune + une anciane loi qui fu fete pieça, més nos ne savons porqoi ele n’a pas esté en us, et qui + est necessaires em pluseurs causes, més nos ne la metons pas simplement sicomme ele + estoit, ainz la departirons par avenant acroisement qui plera à Damedieu.

+

¶ Se aucuns preste donc aucune chose + om. + et + et] om. O corr. d’après F il + enprant plege ou commandeeur, il ne doit pas pledier avant contre le plege ne contre le + commandeeur et lessier en pés le deteur, ainz doit premierement pledier à celui qui + aa] ot F sa chose ; et se il li paiepaie] plaide F ce que il + li doit, il doit lessier les pleges em pés, car il n’a nul droit contre les pleges dés que + li deteurs est aquitezest a.] s’est a. F. Més se il ne puet avoir sa dete del + deteurdel d.] om. F ou tout ou en partie, lors puet il + pledier contre le plege ou contre le commandeeur et li puet demander ce qui + li faut que il n’a esté tozn’a esté toz] n’a pas esté F paiez. Et se andui + sont present, li deteurs et li pleges, ces choses soient gardees en toutes manieres, més + se li pleges est presanz et li detors est hors del païs, il seroit male chose se il + convenoit que li creanciers envoiast hors del païs por demander sa dete dés que il puet + maintenent pledier au plege. Més il nos covient entremetre tant comme nos poons de donner + en cest cas avenant remede qui ne fu pas donnez par l’enciane loi que Papinians li granz + mestres fist, qui establi premierement ces choses. Quant li pleges sera donc trez en + cause, li juges li doint terme se il veut + om. + demander + demander] om. O corr. d’après F + d’amener avant le pricipal deteur, si que il soutiegne premierementp.] om. F le plet, et se il n’a de qoi paier, lors soit li pleges contrainz + de paier. Et il a esté establi por les pleges et por les commandeeurs que quant li deteurs + sera amenez avant, cil qui estoient tormenté por lui soient em pés tent que l’en sache se + il porra paier, et se li termes qui fu donnez au plege à amener le deteur est passez (car + il convient que li juges li doigne terme), lors convient il que li pleges o li + commanderres soutiegne le plet et que la dete li soit demandee, si que li creanciers li + doint ses actions contre celi por qui il fu pleges ou il + est crist + escrist + le mandementle m.] le commandement F .

+

Et li creanciers ne viegne pas as choses au deteurs que autre + tiennenttiennent] tient F devant que il ait pledié par personnieus actions + contre les pleges et contre les commandeeurs. Et lors viegne il as choses au pricipal + deteur, qui que les tiengne, et traie en cause ceus qui les tiennent. Et se sactifacion ne + li est issi fete, il viegne lors contre les choses + + au au + au + pleges ouou] et F au commandeeurs. Autresi doit l’en dire se li + deteurs a aucuns homes qui soient obligié à lui et il soient tenuz par action de gage, et + se li creanciers veut pledier contre les principax deteurs et contre les choses qu’il + tiennent par personiexpersoniex] om. F actions ou par + actions de gage ou par l’une ou par l’autre, nos li donnons tout le congié que nos avons + dit pieça et la voie et l’ordre que nos avons establie es autres persones. Et nos disons + ce non pas tent seulement es creanciers, més se aucuns achate aucune chose d’un autre et + il en prent confermeeurs et aucuns plez en est meuz, li achaterres doit maintenent pledier + contre le vendeeur, et non pas contre le confermeeur ne contre ceus qui tiennent aucunes + des choses au vandeeur, més contre le vandeeur premierement, et puis contre le confermeeur + et aprés contre celui qui tient les choses au vandeeur. Et cele meisme devision soit + gardee entreentre] entre[x] O ceus qui sont present et ceus qui sont hors del + païs que nos avons pieça establies des pleges et des commandeeurs, et ce meisme soit tenu + es autres marchiez en qoi plege ou commandeeur sont pris et es principax deteurs et en + leur oirs ; et ceste loi leur vaille et norisse noz sormis o toute jostice.

+

EtEt] ¶ Quod autem. + Et F nostre debonnereté establist une chose qui aide as humaines cures qui ne + nuist pas à aucuns deteurs, que se un hom preste or à aucun et il n’en prant point de + plege, porce que cil à qui il est presté est assez riche et a bien de qoi paier le, et il + avient aprés que il n’a pas de queil n’a pas de que] il n’a pas pooir de F + randre l’or més il a assez sustence qui n’est pas movable, et li creanciers s’engoisse + d’avoir l’or et li deteurs n’a point de mueble, nos otroions au creancier que il praigne + por son or les choses qui ne sont pas movables, et + om. + se + se] om. O corr. d’après F l’en + ne trueve pas qui vuelle achater les choses qui ne sont pas movables et li creanciers + pueploie sovant que les choses au deteurau deteure] au devant dit deteur F li + sont abandonneesa.] livrees et a. F à vendre, par qoi li achateeurli + a.] li deteur F sont espouenté, se ce est en ceste gloriexse cité, li juge de la + chose commune proisent soutilment les choses au deteur selonc la juridicion qui est + otroiee à chascun par les lois et par nos, et se ce est es contrees, li prevoz facent + autresi et apareillent que la possession des choses qui ne sont pas movable soit baillié + au creanciers selonc la quantité de la dete, oo] et F tel caucion comme li + deteurs peust donner. Et la maniere de baillier les choses soit tele que les meilleurs + choses soient bailliees as creanciers et les poiorsles poiors] les pieres F + remaingnent au deteur aprés ce que la dete sera paiee, car il ne seroit pas droiz que cil + qui a baillié son or et ne le puet avoir arrierre, ainz est contrainz de prandre en + possession qui n’est pas movable, eust les poiors des choses au deteurdeteur] + deteur[s] O, car se il n’a arrierre son or ou autre chose qu’il en puisse porter, + neporquant il ait possession qui lili] l’or F vaille. Et li creancier sachent + que se nos n’eussions escrit ceste loi, si amenast reson à ce la cause, car se cil qui + doit deniers n’a de qoi paier les, ne nus achaterres ne vient avant qui veille achater + sesses] les F choses, li deteurs ne feist nule autre chose queque] + fors que F abandonner ses biens, et issi venissent par droit les choses au + creancier, se il ne pooitpooit] p. en aucune autre maniere F ravoir sa chose. + Et por ce nos departons debonnerement et par lois ce à qoice à qoi] ce que F + li creanciers et li deteurs feissent par force, et aidonsaidons] a. et secorons + F par ce au povres deteurs, ne ne somes pas cruelcruel] felon ne cruel + F as creanciers, et jugons que la cause leur soit donnee à qoi il venissent en + toutes manieres se il fussent inobediant. Et se li creanciers est aparelliez + de querre achateeur, li deteurs soit contrainz de ce fere et de donner par le jugement au + juge tel caucion comme + ele + il + il] ele O corr. d’après F porra donner : ele + doitele doit] et l’en doit F porveoir au creanciers en tel maniere que li + deteur n’en soient pas grevé à desmesure.

+

Et nos apelons celui creancier selonc les ancianes lois qui pueent + avoir aucuneaucune] aucune[s] O action contre aucuns, ja soit ce que il ne + leur ont rien presté més aucuns marchiez a esté fez entre euls, et les plevines à ceus qui + font les instrumenz soient en l’ordre où il sont ore por le profit des marchiez.

+

Ta hautece s’entremete donc de ferefere] om. F savoir et ci et par toute ta juridicion les choses que nos avons + establie por le preu à noz sozmis, si que il sachent entre toutes genz comment nos avons + grant porveance por le profitle profit] le commun p. F cf. le texte + latin « pro illorum utilitate providentia »..

+
+
+ [5. De monachis] Cist tytres est des moines ce est ci li quinz + establissemenz.Rubrique] om. + F +

+ Li empereres Justinians dit à EpychainE.] Ephitain F + cf. le texte latin « Epiphanio ». arcevesque de ceste beneuree cité et + universel patriache : La conversacion et la vie au moineau m.] aus moines F + est honeste, et l’en doit loerloer] molt loer F le novel home qui vient à + Damedieu se il oste de li toute humainne tache et se face pur et avenant à renable nature + et plus haut d’umainnes pensees par bonnes huevres. ¶ Se aucuns veut donc estre parfez + moines, il a mestier de l’ensaignement de devines paroles et de l’enterineté de + conversacion, si que il soit dignes de si grant muance. Nos creons donc que il nos + convient esclerier que il doivent fere et fere que + ils aient + il soient + il soient] ils aient O corr. d’après F verai + champion en cele seconde voievoie] [foiz] voie O, et por ce avons nos + entencion en ceste presente loi, aprés ce que nos avons establi des sainz + evesquesestabli des s. e.] establi des sainz arcevesques et des sainz e. F cf. le texte latin « sanctissimis episcopis ». et des onorables, + que nos ne lessons pas sanz avenant ordre ce qui apartient as moinesce qui a. as + moines] ce qui a. à la vie et à l’onnesté des m. F cf. le texte latin + « neque quod monachicum est extra quod competit relinquamus »..

+

Et il convient dire devant totes les autres chosesdevant [...] + choses ] om. F qui en toz tens et en toutes terres, se aucuns + veut edefieredefier] faire F abaïe, il n’ait pas congié de ce fere devant que + il i apiaut l’evesque del lieu, et li esvesques tende ses mains au ciel et sacre le lieu à + Damedieu par oroisons, et il mete le saint sine de la veraie croiz et commaint en tel + maniere buen edefiement, et il mete cest fondement qui est avenanz : ce soitce soit] + ce soit donc F li commancemenz de la forge des onorables abaïes.

+

Et nos devons de ci en avant penserEt nos [...] penser] Més + desci en avant convient penser F des moines en quel maniere il convient + queil c. que] nous voulons que F il soient fet, et savoir mon se il doivent + estre fet de frans homes tant seulement ou des sers, porce que la devine grace receit + autresi les uns comme les autres, qui preesche apertement que quant au coutivement + Damedieu il n’i a male ne fumele ne franc ni serf, car tuit receivent .i. loier en + Damedieu. Nos establissons donc que cil qui ensivent les saintes riulesles saintes + r.] les saintes ordres et les saintes ruilles F qui vuelent avoir singuler + conversacion ne receivent pas maintenent abit de moine par les prelaz des anorables + abaïes, ainz atendent jusq'à trois anz quel que il soient, ou franc ou serf, si que il + n’aient pas encore l’abit de moines ainz aient la tonture et la vesteure à cex qui sont + apelé laï, et soient en l’abaïe et apraignent les devines paroles, et lor abé enquierent + se il sont franc ou serf et de quoi la volenté de mener tel vie lor est venue, et + aprangnent d’eus que nule maligne achoison ne les a amené à ce, et il + aientreus + aient entre eus + qui les amonestea.] om. F et ensaingne de + recevoir pacience et honesté. Qar ce n’est pas legiere chose de muer sa vie, + ainz le convient fere o grant travaill de cuer.

+

Et se il mostrent en cez trois anz as autres moines et à leur + prelat que il soient buen et soffrablesoffrable] souffisable F, il aient + vesteurevesteure] v. de moine et tonture F vesteu[e]re O et soient sanz + nule chalenge se il sont franc, et se il sont serfse il sont s.] se il sont serf ou + se il sont franc F il n’en soient point traveillié, dés que il se tornent au + celestiel segneur qui est sires de toz, et soient tozjorz franc, car + des ce + puisque ce + puisque ce] des ce O corr. d’après F est fet em + plusors cas selonc la loi et tel franchise est donnee aucunefoiz, commant seroit il que la + devine grasce ne les peust par devant toztoz] touz autres F delivrer de cez + liens ? Et se aucuns vient avant dedanz les trois anz qui veille retrere à servage aucun + de ceus qui sont venu à l’abaïe (sicomme Zosimus nos a noncié qui est de bonne renomee et + de bonne conversacion de .c.xx. d’aageconversacion de c.xx. d’aage ] c. et aprez de + .vi.xx. anz d’aage F et est vertuex de cuer et de cors et plains de buenes uevres + et de la grasce Damedieu), et cil que il en veut retrere a buene volenté et ferme d’estre + moinnes et cil qui l’en veut trerea buene volenté [...] veut trere ] saut du même au même F dit que il li a emblé aucune chose et por ce s’en + est foiz en l’abaïe, nos establissons que il ne l’en traie pas maintenent, ainz prueve + premierement que cil est ses sers et que il s’en est foiz por larrecin et por malvese vie + ou por aucun vice et est venuz à l’abaïe por ses mesfez, et se il prueve ce et il apert + que il ait faint que il vueille estre moines por cele cause ou por la ledece de sa vie et + que il ne covoite pas habit de religion por verité, il soit renduz à son seingneur o les + choses que il li a emblees se eles sont en l’abaïe ; més li sires doit avant jurer que il + ne li fera nul mal, et puis prendre le et ramener à sa meson.

+

Més se cil qui dit que il est sires ne prueve nule tel chose et il + apert par la conversacion meisme que cil qui est acusez de tiex choses est onestes et soés + et a buen teste moine des autres que il fu bien ensegniez et d’oneste vie + tent comme il fu o son segnor, ou se li troi an ne sont pas encore acompli, neporquant il + est issi remés en l’abaïe et delivrez de l’aspresce à ceus qui l’en voloient trere. Quant + cil termes sera acompliz, cil qui est jugiez que il est dignes de l’onesté de moine + remaigne en l’abaïe, ne nos ne donnons à nul congié d’encerchier les choses qui sont + seues, més se il est ou frans ou sers, nos volons que il remaingne en la conversacion, car + ja soit ce que il ait fet aucun vice en sa premiere vie (porce que humainne nature se + torne molt de legier à meffere), neporquant li testemoines de troiz anz sosfist bien à + espurgement de ses pechiez et acroissemenz de vertuz. Et se les choses qui ont esté ravies + sont trovees sus aucuns, eles soient rendues à leur premier segneur.

+

Et se il s’en fuit por son vice et il veut lessier l’abaïe et + sivre autre maniere de vie, nos donnons à son segnor + om. + congié + congié] om. O corr. d’après F de + trere l’en et de tenir le entre ses sers se il prueve que il soit sers. Qar se il est + retrez à son verai servise, l’en ne li fera pas si grant tort comme il fist quant il lessa + le servise Damedieu, et nos establissons ce de l’estat à ceus qui vuelent fere profession + entre les moines.

+

EtEt] ¶ Cogitandum. Et + F or nos convient penser commant il doivent habiter et vivre dignement. Nos ne + volons donc que en nule des abaïes qui sont soz nostre empire, combien que il + aientil aient] il i aient F de moines, ne soit si ordenez que li un soient + departi des autres ne que il aient propres habitacions, ainz establissons que + manjucentmanjucent] [il] manjucent O ensemble et dorment enssemble, si que + chascuns ait son lit, et soient tuit en une meson. Et se une meson ne soffist pas par + avanture à planté de moines, il soient en deus mesons ou em pluseurs. Neporquant il ne + soient pas chascun par soi més ensemble, si que li uns soit tesmoinz à + l’autre d’onesté et de chastee, ne il n’aient pas some pereceus, ainz penssent à bon + amonnestement, se il n’i a aucuns par aventure qui veillent vivre en contemplacion et en + perfection et soient departi des autres en un ostel et esceptez de la communité comme + reclus, et se il est autrement nos volons que li autre qui sont entre la multitude + el + del + del] el O corr. d’après F covant vivent de commune + vie, car ainsi leur croistra leur bonté et leur vertu, et meesmement as juenes se il sont + o les vielz, et la conversacion as vielz sera parfete norreture as juenes et soient es + covenz obediant à leur abbé, et gardent sanz nul blasme la conversacion qui leur est + bailliee.

+

Et se aucuns qui est sacrez au servise Damedieuau s. D.] om. F se veut par aventure partir de l’abaïe et eslire privee + vie, il sache quel sactifacion il fera à Damedieu et les choses que il avoit quant il + entra en l’abaïe soient de la segnorie de l’abaïe que il n’en giete nule hors.

+

EtEt] Illud quoque. Et + F nos jujons que cil + quil + qui + vuelent entrer en abaïe aient, ainz que il i entrent, congié d’user de leur + choses sicomme il vodront, car les choses que il auront quant il i enterront les sivront + en toutes manieres, ja soit ce que il ne le dient pas espressement, ne il ne seront ja + puis segnor à nule maniere. Et se il + om. + ont + ont] om. O corr. d’après F + enfanz et il leur ont donné aucune chose en don por noces ou en doere et les choses que il + leur ont donnees montent jusqu’à la carte part de leur sustence, li enfant n’avront nule + partie del remenant, més se il ne leur donnerent rien ou il leur donnerent mains que la + qarte partie de leur sustence et il se metent en la conversacion as moinnes, + por ce ne remaint pas que la quarte part n’en soit deue as enfanz ou que ele leur soit + parfete se il en ont ja eu aucune chose. Et se aucuns qui avoit fame l’a lessiee et il + entre en abaïe, li doeres soit gardez à la fame et ce qui li fu covenencié que ele avroit + à la mortà la m.] om. F, sicomme nos avons confermé en un + autre establissement. + en + et + Et] en O corr. d’après F toutes les choses qui ont + esté dites des moines soient tenues des fames qui entrent en abaïe.

+

Et se il lesse l’abaïe por venir à + autreune + aucune + chevalerie ou à aucune autre maniere de vie, sa sustence remaigne à l’abaïe + selonc ce qui a esté avant dit, et il soit establiz entre les officians au juge de la + contree, et il avra cez fruiz de sa muance que porce que il despit le devin servise, il + soitil soit] garder le soit F el servise de la terriane poosté.

+

Et se il lesse l’abaïe en qoi il + oit + ot + sa conversacion et il va à autre abbaïe, sa sustence remaingne à la premiere + abaïe à qui il lessail lessa] il la lessa F quant il renoia le monde. Et il + est avenant chose que li anorable abbé ne receivent pas celui qui a ce fet, car tel vie de + moinne est fole ne ne doit pas estre sofferte, ne n’apartient pas à ame estable ne parfete + més à cele qui vet querant en divers lieus diverses choses ; et por ce li evesque et li + arcevesque defendent cez choses et gardent l’onesté as moines selonc les saintes + riulles.

+

Et se aucuns de cex qui + oont + ont + esleu la conversacion de moines sont ordené à estre clerc, il gart issi pure + conversacion, et seet se] et que se F il use malvesement de l’ordre de clerc + que il a receue et il emprant à marier soi (sese] et F il est en tel degré de + clergie que + il i + il li + il li] il i O corr. d’après F est bien otroié à + prandre fame sicomme sont li chanteor et li liseeur, car nos deffendonsdeffendons] + commandons F à toz les autres que il ne se marient ne ne tiegnent meschines n’en + abendonnent leur vie à luxures), il soientil soient] et se li le font + il s. F forsclos en toutes manieres de clergie porce que il a confondue la vie + solitaire, et soit bas hon d’ilec en avant ne n’en praigne pas avenir à chevalerieà + c.] à ordre de c. F ne à aucun autre office se il ne veut estre sozmis as painnes + que nos avons pieça establies, ainz serve à terriane pooesté si que il sache qel + sactifacion il doit por ce à Damedieu.

+

EtEt] ¶ Ordinatione. + Et F se il avient aucunefoiz que l’abaïe + oit + ait + besoig d’ordenement d’abbé, il ne soit pas fez par l’ordre des onorables + moinnes, ne cil ne soit pas fez abés qui fu fez moines aprés celui qui est morz, ne li + segonz ne li tierz, ne li autre qui sont en ordre, et issi le dit .i. autre loi que nos + feismes, més li esveques del lieu enquiere par toz euseus] [li]eus O liquiex + en est plus dignes, car l’en ne doit pas regarder au tens ne à l’ordre, et il eslise celui + que il trouvera qui sera tres buens entre les autres et dignes d’estre leur prelaz, porce + que humainne nature est tele que li premier ne sont tozjorz li meilleur ne li derrenier ne + sont pas tozjorz li paior, ainz les convient toz regarder si que cil que l’en trovera qui + sera li miexdres entre les autres soit leur abbés, et ait l’ordre par l’aide de sa vertu. + Car il convient que cil qui departent le meilleur del poieur establissent l’un à governer + les autres et commant que li autre li enclinent.

+

Et nos volons que toutes les choses que nos avons establies en noz + sainz establissemenz et ore et autres foiz des clers et des moines et des abaïes soient + communes es homes et es fames et es abaïes de moinnes et de nonnains, ne nos ne fesons + nule difference quant à ce entre les homes et les fames, porce que toutes choses sont unes + en Jhesu Crist, sicomme nos avons avant dit.

+

Li saint patriache facent donc savoir toutes cez + choses as arcevesquesa.] sainz a. F qui sont soz eus, et li arcevesque le + facet + facent + savoir as evesques et li evesque le facent savoir as abbaïes qui sont soz leur + ordenement si que li coutivement Damedieu soit gardez en toutes choses sanz estre + corrompuz. Car cil qui trespasseront ces choses soferront grant painne qui leur vendra del + ciel que il convendra souffrir à cex qui despiront les ensaignemenz à leur governeeurs, et + se ces choses sont nonciees + au choses + à ceus + à ceus] au choses O corr. d’après F de nostre + empire, il s’entremetent en toutes manieres de mener à effeut les choses qui sont + contenues es saintes riules que nostre loi ensuit. Car il ne seront pas sanz painne se il + despisent cez choses, et por ce il est avenent chose que ta sainteé ensive ces choses et + les face savoir à toz les sainz arcevesques qui sont par desoz toi.

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\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l2_BL_royal-20-D-IX.xml b/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l2_BL_royal-20-D-IX.xml index 2edd341..5d34cd2 100644 --- a/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l2_BL_royal-20-D-IX.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_justinien_authentiques/justinien_authenticum_l2_BL_royal-20-D-IX.xml @@ -1,2007 +1,2007 @@ - - - - - - - Traduction 1 des Authentiques, Liber secundus - Anonyme (trad.) - Justinien Ier - Lucien Dugaz - - - 2026 - CC BY-NC-SA 4.0 - École nationale des chartes - PSL -

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - London - British Library - Royal 20.D.IX - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 22970 - - - -
- - - 1250/1275 - - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit London, British Library, Royal 20.D.IX, avec correction par - le second témoin, le texte latin et par conjecture.

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- [Liber secundus] -
- [6. Quomodo oporteat episcopos et reliquos clericos ad ordinationem deduci, et de - expensis ecclesiarum] - Ci commance la segonde collection. Cist tytres est comant il convient - mener les evesques et les autres clers à estre ordenez et despensses des iglises. Ce est - ci li sistes establissemenz.Rubrique] La quinte constitucion. - Comment il convient les evesques et les clers et les autres mener à ordres, et des - despenses as yglises. F -

- Li empereres Justinians dit à EpythanE.] Epychain F - arcevesque de Costentinoble : Deus tres granz choses sont donnees par la souverainne - debonneretéd.] beneurté F, ce est asavoir ordre de provoire et empire ; et - l’une de cez choses aministre les devines choses et l’autre est par desus - - le - les - les] le O corr. d’après F humainnes qui - - il - i - - met grant diligence, et cez deus choses - vienent d’un meisme commancement et aornent humainne vie, et por ce nule chose ne sera de - qoi li empereeur s’entremetent sicomme de l’onesté au provoires, qar il prient - - toz - tozjors - t.] toz O corr. d’après F cf. le texte latin « semper ». Damedieu por euls, car se l’ordre - de provoire est tele de toutes parz que ele ne puisse estre blasmee et ele a vers Damedieu - buene creance et li empires aorne par droit et avenantment la chose commune qui li est - bailliee, ce sera une buene concordance qui aportera à l’umain lignage tout ce qui li est - profitable. Nos avons donc tres grant cure envers les verais ensegnemenz Damedieu et - envers l’onesté des provoires, car se - - il ont - il l’ont - - nos creons que tres grant dons leur soientleur soient] nous seront - F donné por euls et nos tendrons fermement ce que nos avons et conquerrons ce que - nos n’avons encor pas, car toutes choses sont fetes bien et avenentment se li commancemenz - en est buens et plesanz à Damedieu. Et nos creons que ce avendra se les saintes riules - sont gardees que li saint apostre qui furent ministre de la parole Damedieu livrerent et - li saint pere les garderentet li saint pere les garderent ] om. - F et esplanerent.

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NosNos] ¶ Sanctas. Nous F sivons donc en toutes - choses les saintes riullesen toutes choses les saintes riulles] en toutes manieres - les sainz peres et les saintes ruilles F et establissons que, quant aucuns sera - amenez de ci en avant à estre ordenez à evesque, l’en regart premierement sa vie selonc - l’apostre se ele est onesteoneste] nete F et sanz corpe et tele que ele ne - puisse estre reprise et que il ait bon testemoinne et avenant à recevoir l’ordre de - - proire - provoire - .

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Et que il ne soit des officiaus d’aucune cort, se il n’est par - avanture delivrez de la fortune de la cort parce que il a esté trois anz en abeïe (selonc - ce que nos avons ordené) et ait rendu à la cort la qarte part de sa sustence ;

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ne il ne soit pas des lais ; et aissi receve il ordre de provoire - ne il ne receve pas faint ordenement si que il soit orendroit lais et maintenant clers et - aprés .i. pou de tens evesques ;

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- ne il n’ait pas eu deus fames, ainz soit virges des le commencement, ou il - oitoit] ait F eu une fame qui soit venue à lui en sa virginité, qui ne soit - pas veve ne n’ait pas esté departie d’autre mari, ne qui ait esté meschine à autre home ;

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ne qu’i ait filz que l’en doit haïr. Et se aucuns fet contre ce, - il chiee del ordre de provoire, et cil qui l’ordenal’o.] l’ordenera F soit - mis hors de l’esveschié porce que il a fet contre ceste loi.

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Et nos n’otroions à nul que il achat ordre de provoire par - deniers, ainz volons que il regart au servise Damedieu tent seulement et n’en soit pas - trez par humaines pensees,

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ne mont pas a estre evesques se il n’est - ensegniez des sainz ensaingnemenz ;

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ainz convient que il ait fet - premierement profession de moine ou il ait esté en clergie .vi. mois as mains, que il - n’ait pas touchié à fame. - - Il ce - Ice - - - demandonsdemandons] commandons F nos en toutes manieres es evesques - (sicomme il a esté establi es sainzes sainz] en .ii. F establissemenz que nos - feismes avant), par qoi nos n’encerchons pas ceus qui ont pieça lor fames, ainz lessons - ester tout le tens trespassé, més nos n’otroions que tele ordre soit donnee de ci en avant - à nul qui ait fame. Et nos renovelons encore cele loi si que nule chose ne soit fete - encontre que cil qui est ordenez ne chiee del ordre, et cil qui l’ordane autresi. Cil qui - doit donc estre ordenez à evesque soit ou moines ou clers et ait en cele vie bon - testemoine et soit honestes et de bone vie, et ce soit li fondemenz de l’eveschié.

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Et quant il est apareilliez à recevoir l’eveschiéEt quant - [...] l’eveschié] saut du même au même F, il est avenant chose - que il sache devant son ordenement les lois et les riules que nostre foi receit et que - sainte iglise baille, et quant cil qui doit estre orde nez les avra sovant - leues et il sera venuz devant celui qui le doit ordener, li ordenerres li demant lors se - il est soffisanz à garder et à fere ce que les saintes riulles ont confermé, et se il dit - que il ne porroit pas garder les commandemenz des saintes riules, il ne soit ordenez à - nule maniere, et se il receit l’ordre et il dit que il acomplira cez choses - - etent - en tent - en tent] etent O corr. d’après - F comme home le puet fere, lors li doit l’en amonester et dire que se il ne les - garde il soit estrangés de Dieu et charra de l’aneur qui li est donnee. Et les lois - citeainnes ne leront pas cel mesfet sanz prandre en vanchance, porce que li enpereeur qui - furent devant nos et nos meismes avons dit par droit que il convient que les saintes - riulles vaillent autretant comme lois.

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Et quant il avra ce entendu et il avra ce otroié, il receve lors - ordre d’evesque si que il ne l’achat pas par deniers ne par autre choses, ainz la receive - purement sanz loier comme ce que Diex li a donné. Qar se il a toutes les autres choses que - nos avons dites avant et l’en aparceit que il ait achaté l’ordre d’evesque par deniers ou - par autres choses, sache que il charra de l’esveschié, et cil qui l’ordena por loier en - avra tel loierloier] guerredon F que il perdra autresi son esveschié, et li - uns et li autres en sera si paiez que cil n’avra pas ce que il esperoit, et cil perdra ce - que il avoit. Et li denier ou les choses qui furent donnees por l’acheson de cel - ordeenement soient assigné à la sainte iglise de qoi cil qui les reçut estoit evesques, - qui est por ce chaoizchaoiz] cheuz F de l’esveschié. Et autresi disons nos - des autres clers et leur enjoignons autretel paine, ce est que il chieent de l’ordre de - provoire et les choses qui furent donees por l’achoison del’a. de ] om. F l’ordenement soient randues à l’iglise à qui li torz a esté fez. - Et se aucuns de ceus qui ne sont pas clerc receit ou deniers ou autres - choses por l’ordenement d’aucun, et meesmement se il a aucune aministracion, il sofferra - painnes et tormenz qui li vandront del ciel, et ce qui li a esté donné li soit tolu et - soit rendu à doubles à sainte iglise, et se il a aucune aministracion - - il a - il la - - perde et soit condampnez par - pardurable essill. Et cil qui achateachate] a acheté F esveschié, par deniers - ou par autres choses, sache apertement que, se il estoit premierement diacres ou prestres - et il est venuz par loier à ordre d’evesque, il ne charra pas tent seulement de - l’esveschié, ainz perdra l’ordre que il avoit avant, car porce que il covoitoit ce de qoi - il n’estoit pas dignes est il mis hors de tout ordre de provoire. ¶ Il convient donc, el - tens que aucuns est ordenez, que cil qui l’ordane li die cez choses par devant tout le - pueple, si que quant il savra que il avra toutes les chosesles c.] ces c. F - que nos avons avant dites, il li doint lors la sainte ordre, et quant cil qui est ordenez - orra ce par devant toz, il n’ait pas tent solement peor de Damedieu, més honte de - trespasser ce qui li a esté denoncié par devant toz.

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Et se l’en quide que aucuns soit tiex comme nos avons dit avant - et il vient à estre ordenez à esvesque et aucuns le contredit qui dit que il set en lui - tel chose que il n’en est pas dignes, il ne soit pas ordenez à esvesque devant que la - chose soit examinee et que il apere que il est de toutes parz sanz meffet. Et quant cil - qui le doit ordener a oï cel contredit, se il n’atent pas que la chose soit - examineeet que il apere [...] la chose soit examinee ] et se cil qui l’ordene ne - sueffre pas que la chose soit examinee F ainz l’ordane maintenant, sache que ce - que il fet ne vaut rien et il charra de l’ordre de provoire porce que il fet contre la - loi, et cil qui est issi ordenez en charra autresi et sera corpables à Damedieu qui ne demande fors la purté de ses provoires. Et se il prueve, quant la cause - sera examinee, que cil qui contredit l’ordenement soit faus acuserres ou il ne veut pas - porsivre la cause, cil qui veut fere l’ordenement le departe de la sainte communele - d. de la s. c.] le d. à touz jours de la chose commune F si que cele fauseté ne - remaingne pas sanz estre comparee. Car autresi comme nos demandons bonne grace à celui qui - est ordenez, volons nos que desleauté soit comperee en celui qui acuse faulsement, et se - nul ne l’acuse ou cil qui l’acuse ne porsuit pas la cause tent que ele soit - examineeexaminee] e. ou quant ele est examinee F, il ne puet pas mostrer - que l’acusacion soit veraie. Il convient donc que cil qui est sanz corpes - - vieggne - viegne - - à estre ordenez, car cil - qui est issi ordenez set miez par ce les mellors des commandemenz et - n’encortn’encort] n’ensuit F pas en la vie qui doit estre punie, ainz est - ensegniez par uvreuvre] oevre F de cors et par sapience.

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EtEt] ¶ Illud etiam. Et F nos establissons que nus des - sainz evesques ne demort plus d’un an hors de s’iglise se il ne le fet par le - - commandeeur - commandement - commandement] commandeeur O corr. d’après F l’enpereeur (car en cel seul cas le porra il fere sanz - blasme), et li saint patriache contraingnent les evesques de chascun esveschiée.] - [marchie] esveschié O que il soient en leur iglises et n’en soient pas longuement - hors por demorer en autres, ne ne despisent pas les leur ne nene ne] ne n’en - F soient pas hors plus d’un an que - - om. - nous lor avons otroié - pour misericorde. Et se il la lesse plus d’un an que - nous lor avons [...] d’un - an que] saut du même au même O corr. d’après - F il ne reviegne pas à son esveschié ne li commandemenz l’empereeur ne le detient - pas avant sicomme nos avons avant dit. Se il est arcevesques, li patriaches de la region - l’apiaut par leaus semonses et gart par tout les saintes riules, et se il est inobediant, - il soit mis hors de la compengniela c.] la sainte c. F as sainz evesques et - uns autres soit mis en son lieu qui soit digne par reverance et par honesté. - Et se cil qui fet ce n’est pas arcevesques més aucuns des autres evesques, li arcevesques - face toutes cez choses, ne nus ne praingne tele achoison que il die qu’il lesse s’iglise - por lor plez ou por leur autres choses qui apartiennent à eux ou à leur iglise. Car ce - n’est pas avenant reson que li evesque lessent por une chose les autres que il - - li - lor - lor] li O corr. d’après F - convient fere, ne ne - - despende - despendent - d.] despende O corr. d’après F pas por cez achoisons le guaaing que il ont des - saintessaintes] autres F iglises ; ainz establissons - - que les actions qui sont meues - que les causes as autres yglises soient meues - que les - causes [...] meues] que les actions qui sont meues O corr. d’après F - cf. le texte latin « praesente, si quaedam sint lites forte sanctissimis - ecclesiis, propter quas has occasiones asserunt, haec per eos, qui sub ipso sunt, - religiosos clericos aut apocrisarios aut oeconomos movere, et petitiones non ad - imperium dirigere, impetrare autem sperata ». par les clers qui sont desoz - euls et par les procurateurs des iglises, et porsivent par eus leur droiture. Et se aucuns - besoinz avient aucune foiz à l’iglise, eles soient fetes savoir à nos et à noz bailliz par - ceus qui procurent les choses à l’iglise ou par aucun clers qui soient establi à ce ou par - leur procurateurs, si que il empetrent ce qui est avenant si que ce ne soit pas as - evesques achoison d’aler foloiant et as saintes iglises de grevence, et que les choses aus - iglises ne soient despites par leur defaute ne que les iglises ne soient grevees de leur - despenses, et que il ne facent plus damage que preu as saintes iglises.

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NusNus] ¶ Non aliter. Nuls F des sainz evesques ne soit - si hardiz que il viengne à ceste beneuree cité devant que il ait les letres à son propre - arcevesque qui li portent testemoine que il est besoinz que il i viegne. Et se ce est - arcevesque qui - - i - il - - veut venirqui i v. - v.] om. F, il praigne les letres au patriache del païs qui - tesmoignent que il est besoinz que il i viengne, et issi doivent il venir par devant - l’empereeurl’e.] l’e. non pas folement ne F sanz la concience as - arcevesques et as patriaches, car il est defendu et ci et es devines riules que cil qui - vienent çà n’enpraignent pas à donnerdonner] denoncier F soi à l’empire par - soi meisme, ainz aillent premierement au patriache ou as procurateurs de - chacun esveschiéchacun ev.] chascune yglise del eveschié F et leur dient les - causes par qoi il sont venu, et puis viegnent par devant l’empereeur. - - om. - Et dés qu’il seront venuz par devant l’emperor - Et dés - [...] l’emperor] om. O corr. d’après F, il - lise as evesques qui requierent aucune chose à offrir leur peticions par devant ceus de la - grant iglise qui sont establi à oïr les peticions, ou par devant les procurateurs de - chascun esveschié, si que il recevent aprés ce nostre response. Et se il requierent droit - il aient leur requeste, et se il requierent tort, il s’en retornent justement là dont il - sont venu.

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AprésAprés] ¶ Hec autem. Aprés F ce que nos avons - ordené cez choses des sainz evesques selonc les devines riules, nos establissons que li - clerc soient ordené o molt grant enqueste selonc les devinnes riules et home de bon - testemoine et qui sachent letres, car nos ne volons pas que cil qui ne sevent nules letres - soient ordené à nul ordre de clerc, ce est asavoir de diacre ou de provoire, més tiex qui - sachent les saintes oroisons et les riules de sainte iglise et recevent l’ordre sanz nule - complainte et sanz nul blasme et sanz nul contredit et sanz donner deniers ou autres - choses, ne nos ne volons pas que cil qui sont oficial d’aucune cort receivent ordres fors - selonc les lois que nos avons fetes pieça et que nos confermons encore ore, et cil qui - doivent estre ordené recevent par devant tot le pueple les sainz commandemanz por iceles - meismes causes por quoi nos avons ce establi des evesques.

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Et cil qui a eu deus fames ou cil qui les a ne soit pas ordenez à - diacre ne à provoire, ne cil qui a fame qui est departie de son premier mari, ne cil qui a - meschinemeschine] m., més cil qui a fame o virginité et chasteé, car F, car - nule chose ne plest si eses] des F saintes ordres comme cil qui vivent en - chasteé ou cil qui ne compaingnent pas à fame ou cil qui est mariz à une seule fame qui a - esleue chasteé qui est li premiers commancemenz et aperz fondemenz des - autres vertuz. Et se aucuns prestres ou - - aucucuns diacres ou aucuns diacres - aucuns diacres - - ou aucuns - sozdiacres prant puis fame ou il tient meschine apertement ou en respost, il perde - maintenent la sainte ordre et soit comme lais. Et se uns des liseeurs prant la seconde - fame por besoing que il ne puet refuser, il ne puisse puis monter à plus haute ordre ne - n’ait nul gregneur degré en sainte iglise, més il soit pardurablement en ce degré, més il - ne viegne pas au tierz mariage, car ce li doit bien soffire qu’i s’est mariez deus foiz. - Més se il s’est mariez deus foiz et il se haste aprés de venir à plus haut degré, il sera - d’ilec en avant lais et charra de tout saint office, car il nos apartient à vivre - chastement en toutes choses, et se cil qui doivent estre ordené sont itel, il porront - legierement monter à estre evesques, et l’en - - trova - trovera - trovera] trova O corr. d’après F plus - legierement homes qui seront digne d’estre amené au premier degré de sainte iglise.

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NosNos] ¶ Quanta. Nous F volons que les choses qui ont - esté dites des anorables clers soient gardees es nonnains beneoites, si que eles ne soient - pas fetes sanz ceste forme, - - si que - ne que - ne que] si que O corr. d’après F eles ne soient pas jonnes ne en aage qui saille - de legier à mesfere, ainz aient passé le mileu de leur aage et soient d’entor .i. anz - selonc les saintes riulles, et soient issi ordenees que eles soient ou virges ou que eles - n’aient eu que .i. mari, car nos n’otroions pas à celes qui ont eu deus mariz ne à celes - qui ont vie soupecenexse que eles viegnent au saint mistere ne servent as sainz bautesmes, - ne soient as autres segrez que eles font par costume es sainz misteres. Et se aucuns - besoinz i avient porqoi aucune qui soit de meneur aage doit estre ordenee à - nonnain - - be - beneoite - beneoite] be O corr. - d’après F, il lise à ordener la as ennorables convanz et que ele i abit, - ne ne soit pas en compengnie d’omes ne à sa volenté, més de vie solitaire et que ele ait - buen testemoine de ses compegnes. EtEt] ¶ Nolimus. Et F nos ne volons pas que - celes qui sont amenees à estre ordenees ào. à] ordenees F nonains beneoites - ou de veveté ou de virginité qui n’abitent pas ouou] o F aucuns de leur - paranz ou de ceus que l’en apele amis (quar de tiex nons usent li home et raemplissent - leur vie de maligne soupeçon), més celes qui abitent toutes seules ou o leur peres ou o - leur filz ou o leur - - filz - freres - freres] filz O corr. d’après F, ou o tiex personnes de qoi nus ne puet soupecener nule - malvestié se il ne veut estre tenuz por fol et por felon se il dit aucune tel chose - d’aucune de celes qui vuelent entrer en l’ordre des nonnains beneoites. Car il ne convient - pas que tel fame soit amenee à ordre de nonnain beneoite o malvese soupeçon, car se ele - est ordenee - - om. - et - et] om. O corr. d’après - F ele fet aucune tel chose et sa compengne o aucun o le devant dit non, ele chiee - de l’ordre de nonain beneoitenonain beneoite] n. b. o mauvese soupeçon quar se ele - est ordenee et ele fet aucune tel chose et] dittographie F. Et - - eles - ele - - seront sozmises à ceste loi et - as autres qui punissent les corrompeeurs, car il convient que toutes celes qui sont - ordenees à nonains beneoites soient amonestees el tens que eles sont ordenees que eles - oient les sainz commandemanz - - om. - et - et] om. O corr. d’après F que eles aient la crime Damedieu et fiance qui s’aerde as - sainz commandemanz. Et si doivent criembre que eles ne chieent de la sainte ordre - - om. - et sachent que se eles despisent le service Damedieu et lessent - l’ordre - et sachent [...] l’ordre] om. O corr. d’après - F por marier soi ou eles eslisent autre vie, eles sont obligiees à mort et leur - sustence sera donnee as saintes iglises ou as abaïes en qoi eles sont ; et cil qui les - oseront prandre à fame ou corrompre, il seront puni par glaive et leur - sustence serasera] sera mise F à la borse l’empereor, car se cil qui - corronpooient les virges estoient puni par mort es enciannes lois, nos devons par - meilleurmeilleur] molt m. F reson garder - - chatée - chasteé - en celes qui sont glorefiees à Damedieu, et - nos volons que ele soit gardee porce que ele aorne les fames seur totes choses.

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Et il est avenant chose as ennorables nonnains que eles gardent ce - qui est avenent à nature et ce que eles doivent à la sainte ordre, et autresi cil qui sont - ordenéordené] une foiz o. F à ordre de diacre ou de provoireprovoire] - p. ne lessent en nule maniere l’ordre F. Et nos establissons ce non pas tent - seulement em provoire et en diacre, més se aucuns est fez sozdiacres ou lisierres, il ne - puisse pas lessier cel ordre ne torner soi à autre vie. Et sachent que se il font aucune - tel chose, se il sont riche il perdront leur sustence selonc ce que nos avons establi, et - se il sont povre il convendra que il servent à aucune cort.

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Més il ne convient pas que l’en ordane de ci en avant tent de clers - comme l’en a fet jusque ci, més porce que il covient amander ce qui a esté fet ça en - arriere, nos ne volons que tel chose soit fete de ci en avant à damages des sainte - isglises. Nos avons donc compris par une especial loi toutes les choses que il convient - fere de ce en la grant iglise de ceste real cité, et en celes qui sont desoz lui et es - autres qui sont - - sont desoz lui ci - sont cil - sont ci] sont desoz lui ci O corr. d’après F. Nos establissons donc es liex qui sont par - dehors que, se aucuns a edefié une iglise et il i a establi certain nombre de clers à qui - il a assigné leur despenses, nus ne soit - - ordenez ordenez - ordenez - - en cez iglises que li nombres soit - ramenez à celui qui il fu au commencement. Et se il n’establiil n’establi] il - n’amenistre F pas certain nombre de clers et l’iglise de la cité aministre despenses à lui et à autres iglises, lors ne soit pas li nombres des clers - creuz, ne ele ne soit pas grevee des depenses por aucuns benefices. Car ces choses ne sont - pas bonnes ne dignes au provoires, més il doivent aministrer des choses que Diex - - l'en - lor - lor] l’en O corr. d’après F - donra selonc ce que il porront fere et garder l’enciane coutume sanz renoveler nule chose. - Et por ce covient il que li saint patriarche et li arcevesque se porvoient de ce et - lessent ceus qui ja sont ordené en l’ordre où il sont, et que il gardent quiex rentes - chascune iglise a, et issi or ordannent li patriarche les iglises qui sont soz euls, et li - arcevesque facent ce meisme quant ilil] il [l] O en seront amonesté par les - patriarches, et li esvesque ramaignent à ceste mesure ceus qui sont soz euls et metent - entente que il n’ordannent pas clers es iglises qui n’i puissent avoir - soufisantsoufisant] souffisaument F leur despenses. Car nos savons bien que - pluseurs saintes iglises sont venues à povreté por tiex ordenemenz et por les outrajes - d’autres despenses, et porce que nos avons - - painne - à painne - à - painne] painne O corr. d’après F delivré aucunes d’eus et les - autres sont encor chargiees, qui ne pueent pas estre ralegiees de si grant destrece, et - por ce se porvoient li saint patriarche et li arcevesque et li evesqueli evesque] - autres e. F [saint] evesque O que nos oions ce que il ferontferont] firent - F, et loons ceus qui voient nostre loi en escrit et l’acomplissent par - huevre.

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Li saint patriarche de chacun dyocese, et li arcevesque et li - evesque et li clercet li clerc] om. F qui gardent le continement Damedieu et - la sainte discipline gardent de ci en avant, selonc la vertu des saintes riules, les - choses que nos avons establies qui gardent la sainte ordre et son estat ; et painne sera - enjointe à ceux qui feront contre ce, car il sont del tout estrange de Damedieu et de - l’ordre de provoire que il ont receue ; et il en seront mis hors comme cil - qui nene] n’en F sont pas dignes. Et nos donnons congié à toz, de quel office - et de quel conversacion que il soient, se il voient que aucune de cez choses soit despite, - que il le facent savoir à nos et à nostre empire qui est pardurables, si que nos, qui - establissons cez choses selonc la forme des saintes riules et selonc la doctrine as - apostres, prangnons droite venchance de ceus qui les trespasseront. Et les choses que nos - avons ja establies des heritages as sainz evesques soient gardees.

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Et li saint patriache de chascun dyocese proposent ce es iglises - qui sont desoz eus et le facent savoir as arcevesques, et li arcevesque les proposent en - leur iglises et les facent savoir as evesques qui sont desoz eus, et chascuns d’eus les - propose en la seue proprepropre] propre yglise F, que nus ne soit en nostre - empire qui ne sache les choses que nos avons ordenees à l’aneur et à la gloire Jhesu Crist - nostre sauveeur. Enseurquetout ta sainteé face savoir cez choses as sainz arcevesques qui - sont soz luisoz lui] soz toi F.

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Et li essemplaire en soient escrit al saint evesque de - Theopolitaine et au saint evesque de Jerusalem et à Jehan home glorieus prevost de la - grant prevosté qui a esté de noz conseilliers ; et tu et tuit cil qui aprés toi seront en - ton siege s’entremetent de garder cez choses. Et se aucuns tiex mesfez leur est denonciez - il le defendent, et meesmement des choses qui ont esté establies de l’ordenement as - curiaus ou as oficiaus, et il le nos facent savoir si quesi que] [c] si que O - nos i metons avenant chatiement, et il - - envoienz - envoient - - noz commandemenz au juges des contrees - si que il regardent les choses qui seront fetes, et ne suefrent que nule - chose ne soit fete contre ce qe nos avons establi, car il soufferront painne de .v. livres - d’or se il voient que aucune chose soit fete contre noz establissemenz et il ne le font - savoir ou à ton siege ou à l’empire, si que avenent maniere d’ordenement soit gardee de - toutes parz.

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- [7. De non alienandis aut permutandis ecclesiasticis rebus immobilius aut in specialem - hypothecam dandis creditoribus, sed sufficere generales hypothecas] Cist tytres est que les choses as iglises qui ne sont pas movables ne soient pas - vendues n’eschangiees ne obligiees especialment as creanciers, més li general obligement - soffisent. Ce est li huitiesmes establissemenz. -

- Li empereres Justinians dit à Epythan arcevesque et patriache de - Costentinoble : Nos avons tozjors une intencion que nos espurjons tout ce qui n’estoit pas - parfet et qui nos sembloit confus et escleronsesclerons] eslirons F chose - parfete de ce qui n’est pas parfet, et autresi fesons nos en toutes les lois que nos - fesons et nos creons que ce convient il es estrangemenz qui sont fet des saintes choses et - que il soient compris par une loi qui renoviaut et amant toutes les choses et - - il - i - - mete ce qui - - il - i - - faut et - - en noste - en oste - - ce quice qui] [rien] ce qui O de rien n’i sert. Li - e.] ¶ A Leone. Li FLi empereres Leons, qui fu de haute memoire et fu li premiers - empereres aprés Costentin qui fu tres buens crestians, qui acrut et establi l’aneur et la - deceplineet la d.] om. F des saintes iglises, escrist une loi des - estrangemenz des choses de sainte iglise - - quil - qui - - ne parole fors de la grant iglise de ceste beneuree cité ; et nos loons - pluseurs choses qui sont en cele loi o grant entente del coltivement Damedieu. Més porce - que ele n’est pas fete generalment en toutes choses, nos creons que ele a mestier d’estre - amendee, et li empereres Anataises escrist une loi de tiex choses qui n’est pas semblable - à la premiere ainz comprant encor mains, car ja soit ce que ele s’estent - - ailleu[r]s - as lieus - as lieus] ailleu[r]s O es lieus F qui ne - sont pas sozmis a l’iglise de ceste haute cité, neporquant ele n’est pas parfete porce que - ele regarde à ordre de provoire tent seulement et au dyocese qui est soz le patriarche de - ceste beneuree cité et n’encerchen’encerche] n’enconchie F pas toz les - sieges. Et porce que il li sembloit que la chose avoit mestier d’estre amandee, il - amandoit unes choses - - om. - et lessoit les autres - et lessoit - les a.] om. O corr. d’après F sanz amandement ; et por ce nos - establissons que ele cesse de ci en avant porce que ele n’est pas parfete et que ele est - comprise par certain lieu et n’est pas general entre les autres lois et n’establist nule - chose ou l’en doie metre estuide. NosNos] ¶ Hec ergo. Nous F amandons donc - toutes ces choses, et il nos semble que il est mestiers que nos en facions une loi de - toutes les choses des saintes iglises et de toutes les mesons de charité et des abaïes et - des autres religiexses assemblees, et que nos ajoignonsajoignons] ajoustons F - ceste loi à l’establissement à l’empereeur Leon, et que nos esponons premierement cele loi - et puis - - il - i - - metons ce que i faut. Cele loi - ne veut donc pas que li arcevesque et patriache de ceste noble cité ne li procurerres de - la grant iglise vende ne doint ne estrange en autre maniere chose qui ne soit pas movable, - sicomme meson ou champ ou coutiveeurcoutiveeur] cultiveures F ou rentes, car - cez choses doivent estre nombrees entre celes qui ne sont pas movables qui apartienent à - la grant iglise de Costentinoble ; ne nule tel chose ne soit fete por nul aquit ne por - nule autre decevance. Et il est commandé à celui qui achate tiex choses que il les rende - au procureor des choses à la sainte iglise - - ou - o - o] ou O corr. d’après F toz les fruiz que il en a receuz et o toz les - autres guaainz. Et cil qui enprant à recevoir ou à achater aucune tel chose - soit en perill de perdre le pris que - - il li - il i - il i] il li O - corr. d’après F donne, car ce qui est fet contre les lois ne - doit pas plus valoir que se il n’eust onques esté fet. Et cele meisme loi commande - que li procurerres qui fet tel chose soit contrainz de rendre del suen à la sainte iglise - tout ce que il a guaengnié por cele cause ou en qoi il a damagié la sainte iglise, et par - desus ce commande ele que il soit mis hors de l’ofice de procurateur. Et ele donne à la - sainte iglise action, non pas tent seulement contre les procurateurs, més contre les oirs - commant que il soit, ou se il meisme estrangierent les choses, ou se li evesques ou aucuns - des autres clers les estranja et li procurateur le virent, si n’en firent nul senblant, et - par molt meilleur reson se il s’assentirent que aucune tel chose fust fete et il ne la - defendirent pas. Et par desus ce ele envoie en pardurable essill le notaire qui fet tiex - instrumenz si que il n’ait jamés perdon ne congié de revenir, et li juge qui vienent à ce - fere et aministrent à tiex causes ou qui sueffrent que li instrument de tiex dons ou de - tiex marchiez soient fet par devant eux por confermer les perdent leur chevalerie et leur - dignité et leur sustence. CeleCele] ¶ Hec igitur. Cele F loi blasme toutes - cez choses et otroie que la grant iglise - - se puisse - puisse - puisse] - se puisse O corr. d’après F donner jusq'à certain terme - l’usuaire de sa chose, en tel maniere neporquant que cil qui receit cest don rande à la - sainte iglise une autre chose de cele meisme valeurvaleur] quantité F par - reson de proprieté, de qoi la sainte iglise puisse avoir autretant de rante comme cil a de - l’usuaire. Et quant li termes qui fu mis quant li usuaires fu donnez sera acompliz, il - reviegne à la sainte iglise o la proprieté. Ceste maniere de marchié otroie cele loi qui - soit fete sanz perill, et se ce qui est rendu à la sainte iglise vaut - mains que li usuaires que ele a donné et ele en receit maintenent la proprieté et a - esperance d’avoir l’usuaire, la loi dit que cil marchiez ne vaut plus que se il n’eust - onques esté fez, et ele donne congié de chalengier l’usuaire porce que baraz a esté fez à - la droiture de sainte iglisea esté f. à la d. de sainte iglise] a esté fez à la - sainte yglise et contre la droiture. F.

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¶ La loiLa loi] ¶ Lex itaque. La loy F juja donc - briement tiex choses et i establist painne, et ele est estable jusq'as choses à la sainte - iglise tent seulement et oste tout le barat que nos avons dit. Neporquant ele ne pot pas - retenir la male voidie à ceus qui puis sont venu, car aucun porpensent grant barat contre - les pardurables lois, sicomme se aucuns prant de la sainte iglise une meson qui vaut .c. s - et donne .x. s de pension et il en donne .c. s ou plus ou mains et il pramet por cele - meson, autresi comme se ele fust seue propre, à donner an chascun an .iii. s par non de - penssion, si que il et si oir porsieent pardurablement cele meson por si petite penssion, - et truevetrueve] truevent F par ce .i. grant barat qui n’est pas queneuz par - noz lois ne par celes à aucun autre, et porpenssent contre la loi pardurables - estrangemenz. Et nos defendons que ce ne soit fet de ci en avant, et por ce avons nos fete - .i. loi et li autre se tornerent pieça de prandre une choseprandre une chose] p. à - aprendre choses F à cens, par qoi cil qui prenent les choses à cens ont amenuisié - grant quantitéquantité] partie F de la veraie rente que il rendoient à ceus - qui estoient pieça procurator de la sainte iglise. Et por ce jujasmes nos en .i. de noz - establissemenz que acensemenz pooit estre fez jusque trois personnes, ce est à celui qui - prant la chose à cens etet] ou F à deus de ses oirs qui soient estrange, et - nos otroiasmes que ce fustfust] fust fait F es choses à la grant iglise, et - establimes que cil qui prannent - - chos - choses - - à cens ne soient pas alegié de plus que la siste - partie por cas d’aventure. Et porce que nos avons apris que aucun - - ou - out - out] ou O corr. d’après F fet ensegnemenz si - confusement et si deslealment que la siste part n’est pas lessiee à la sainte iglise et - toutes les autres choses sont donnees à celui qui prant la chose à cens, et li empereres - Anataises qui fu de haute memoire establi que instrument fussent fet de tiex estrangemenz - et mist termes à tiex acensemenz et establi que se chose est bailliee à cens sanz escrit, - li - - acusemenz - acensemenz - durt jusq'à - la mort à celui qui le receit, et se instrumenz en est fez il durt pardurablement. Més - cele loi ne fu pas parfete ne pofitable, ainz fu de toutes parz sanz perfection, et ne - s’estendi sicomme nos avons dit fors au dyocese au patriarche de ceste beneuree cité.

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IlIl] ¶ Nos ergo. Il F est donc tens que nos commençons - à fere nostre loi, et nos establissons que la grant iglise de ceste cité ne celes qui sont - desoz lui de coi ele a la segnorie (sicomme li empereres Anastaises dit), ne les autres - iglises qui sont en ceste beneuree cité, ne pres de li ne desoz le patriarche de ceste - cité de coi il ordane les arcevesques, ne nus patriarches, ne nus esvesques de ceus qui - sont en Oriant et en Illire et en Esgypte et de ceus qui sont en la contree d’Aufrique et - generalment de ceus qui sont par tot nostre empire et de ceus qui sont en Ocidant des la - vielle Rome - - jusque la grant Rome jusqu’à la grant mer - jusqu’à la grant mer - jusqu’à la grant mer] - jusque la grant Rome jusqu’à la grant mer O corr. d’après F par - toutes les iglises, ne nus hopitaux, ne nule meson de charité, ne li abbes ne l’abeesse de - nule abaïe, ne nus qui soit mestres des saintes compaignies n’oit congié d’estrangier - choses qui ne sont pas movables, ne en mesons, ne en chans, ne en - cortis, ne en nule tel chose, ne nul serf, ne nule rente, ne baillier les au creanciers - par achoison d’especial gage. ¶ NosNos] ¶ Alienationis. Nous F avons mis - generalment le non d’estrangement por defendre vente et don et change et pardurable - acensement qui n’est pas loing d’estrangement. Més nos defendons que tuit li provoire où - que il soient s’atiengnent de tout tel estrangement, et se il ne s’en gardent, il soient - sozmis as painnes qui sont contenues en l’establissemenz à l’empereeur Leon, car nos - establissons que ele vaille et soit ferme en toutes choses. Et por ce fesons nos ceste, et - nos ne l’avons pas escrite par parternel voiz, més par lengue greque et comune, si que ele - soit queneue à tozà toz] à toi F porce que ele est legiere à espondre. Et nos - lessons em pés ce qui est passé pieça, car ce seroit granz anuiz d’esmovoir orendroit tent - d’ansaignemenz qui ja ont esté fet molt à lonc tens, por ce les choses qui durent jusque - ore ont leur propre ordre. Nos deffendons donc de ci en avant toz estrangemenz et - - enjointes - enjoignons - enjoignons] enjointes O corr. - d’après F les devant dites painnes à ceus qui les feront.

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Et que ceste loi ne soit pas changiee por la diversité d’umainne - nature, ainz soit atempree par toutes choses, porce que nule chose n’est si estable entre - les homes que ele ne soit aucune foiz muee, et toz nostre estat est soz pardurable - esmovement, il nos semble que il est necessaire chose que nos doignons à la loi unes - exceptions trovees par grant veilliees et o grant soutillité, que la loi les oit en aide - et ne soit pas meue.

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¶ Se aucuns communs besoinz avient donc et cause qui apartiegne à - la chose commune qui requiere la possession d’aucune chose qui n’est pas - movable, tele comme nos avons dit avant, il lise à prandre la des saintes iglises et des - onorables mesons et des religiexses assemblees, si que les saintessaintes] - religieuses F mesons soient en toutes manieres gardees de damage et la chose leur - soit rendue par celui qui la reçut en autretel quantité ou en gregneur que ele n’est - donnee. Car porqoi se voudroitse voudroit] senorroit F li empereres escuser - de donner meilleurs choses à qui Diex a otroiéotroié] o. [meilleur] O que il - a pleus que li autre et est sires de pluseurs choses et puet legierement donner et - meesmement as saintes iglises, à qui l’en doit rendre o large mesure les choses que eles - donnent ? Et por ce se aucune tel chose est fete et les letres l’empereeur ont esté fetes - qui commendent que aucune tel chose soit donnee à l’empire et il rent à l’iglise chose - melleur et gregneur et plus profitable, cil chanjes soit fetfet] fers F, et - cil qui sont procurateur des mesons à qui les choses sont qui sont issi estrangiees, et - cil qui aministrent à tiex letres soient sanz plet, ne ne criement nules des - - [choses] - paines - paines] [choses] O corr. d’après - F qui sont establies par l’empereeur Leon et que nos avons confermees, por ce - meesmement que ordres de provoires et empires ne se devisent pas molt li uns de l’autre, - ne les saintes choses des communes, car quantque les iglises ont et leur estat leur est - donnez par la largece l’empereeur, se li uns donne donc à l’autre les choses qui li ont - mestier, nus ne les em blamera par droit. Nos depeçons donc vente ou don ou change ou - acensement pardurable qui est fez ou à l’empire meisme ou à aucune autre personne, et nos - n’otroions pas que engajemenz soit fez de tiex choses qui ne sont pas movables por - achoison de prest. Et nos volons que ce vaille en toutes iglises et en toutes abbaïes et - en toutes mesons de charité et generalment en toutes assemblees qui ont esté - establies par bonne entencion, si que nus ne puisse d’ex recevoir nule de cez choses. Et - por ce ne sera il pas de ci en en avant mestiers de l’establissement au saint empereeur - Anataise ne de fere selonc lui nul jugement de la devant dite forme, et si desfendons les - commancemenz de cele chose, et se ce est fet nos n’avrons pas de ci en avant besoig - d’encerchement.

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NosNos] ¶ Emphiteosim. Nos F otroions bien que - acensemenz soit fez en la grant iglise ou en toutes les saintessaintes] autres - F mesons de religion et en la personne à celui qui le receit et en cele à ses - deus oirs qui soient ses filz ou ses filles, ou si neveu ou ses nieces, ou la fame ou li - mariz, se ce est nommé expressement de la fame et del mari, et se il est autrement, la - chose qui est bailliee à cens ne viegne à autre oir, més cil qui la prannent laient leur - vie tent seulement se il n’ont fiz ou neveuz. Car autrement n’otroions nos à nule maniere - que acensemenz soit fez de chose à iglise ne à meson de religion qui ne soit pas movable, - ne de sers ne de rentes, ne nos n’otroions pas que ce qui est fetce qui est fet] ce - [soit fet] qui est fet O ait aucune force.

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Et porce que li establissemenz à l’empereeur Leon desfent que nule - chose de sainte iglise ne soit donneedonnee] deue F soz aucun amenuisement, - et nos jujasmes en un autre establissement que nos feismes que la siste partie en fust - esceptee tent seulement es choses bailliees à cens, nos donnons .i. ordre à cel - amenuisement de choses que la penssion des choses qui sont bailliees à cens soit enquise - - ou - o - toute verité et o toute soutilleté, - tele comme ele fu au commancement quant la chose vint à l’iglise, et la chose soit - bailliee à cens à tiex persones comme nos avons avant dites, et lors - otroions nos que la siste partie li soit contee. Et se il avient que la pension soit toute - amenuisiee par aucune pestilence ou en partie, cil qui veut prandre la chose à cens la - praigne, lors por tel penssion comme ele vaut, ou il ne la praigne pas à cens, car il li - list miez à prandre la à loage que à fere tiex amenuisemenz par acensemenz. Et se une - iglise baille à cens .i. champ que ele a hors de cité, sicomme nos savons que il en a - pluseurs en ceste beneuree cité, et cil champ sont de grant pris més il rendent petites - pensions ou il n’en rendent point, li cens ne soit pas mesurez selonc les rentes, més li - chans doit estre proisiez soutilment. Et puis doit l’en - - onter - conter - conter] onter O corr. d’après F les rentes - qui poissentpoissent] deussent F estre quillies en .xx. anz de cel pris, si - que quant les rentes seront issi contees, li chans soit bailliez à cens non pas - pardurablement, més à la vie à celui qui le receit et à ses deus oirs, ou à l’ome et à sa - fame, sicomme nos avons dit avant.

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¶ IlIl] ¶ Scire. Il F covient savoir à ceus qui - prannent choses à cens que se il cessent de paier le cens par deus anz pres aprés (ce est - li termes que nos metons à perdre les choses que l’en tient à cens des iglises et des - mesons de religion por le terme de trois anz qui est establiz à ceuls qui tienent à cens - les choses à autres homes), il lira au prevoz des saintes iglises et des saintes mesons - - om. - que il deffendent les champs ou les mesons - que il - deffendent les c. ou les m.] om. O corr. d’après F qui avoient - esté baillié à cens, si que il ne criementcriement] doutent F pas que il - - leu - leur - leur] leu O corr. d’après F - conviengne fere nule rente de l’amandement qui i a esté tenus. Més se cil qui prist à cens - le champ qui est au dehors de la cité ou la meson l’a emporié, il sera contraint de - restorer la del suen - - el premier - el premier estat - el premier e.] el - premier O corr. d’après F, et il soit obligiez à - ce et il et li oir et ses choses. Et par desus ce toutes les rentes qui sont deues li sont - demandees sanz nul delaiement. Et ce que nos avons dit que nus estrangemenz de chose qui - ne soit pas movable à iglise ou à meson de religion ne soit pas otroiee, volons nos que - vaille non pas tent seulement es mesons et es possessions qui sont au dehors des citez et - es cortilz et es chans, més es mesons chaoites commant que eles soient - chaoitescommant que eles soient chaoites] om. F, ou par feu ou par - terremote ou par autre cause, et en celes qui sont del tout destruites et gissent à terre - et en ceuls où il n’a point d’edefiement ne nule chose fors sa place toute nue. Car nos - n’otroions pas que estrangemenz soit fez de ces choses fors sanz plus que eles soient - bailliees à cens jusqu’à certein tens selonc ce que nos avons pieça dit - - et - es - es] et O corr. d’après F trois - personnes que nos avons avant nomees, si que nus baraz ne soit fez en tiex choses. Més se - ce est en ceste real cité, dui maçon ou dui charpentier et li procurateurs des iglises et - .v. provoire et dui diacre jugent par leur seremenz, que il feront seur les saintes - Evangiles par devant l’evesque del lieu, combien il convient paier à la sainte iglise por - cele chose. Et se ce est en aucune contree, ce soit fet par deus maçons ou par deus - charpentiers ou par .i. seul se il n’en a plus en la cité. Et aissi soit escriste la - maniere de l’acensement selonc la forme qui a esté avant dite, et cil qui prant le lieu à - cens le puet edefier et user del merrien et des pierres se il en i a nules, et envoier la - chose jusqu’à ses deus oirs sicomme il a ja esté dit et aissi reviegne la chose aprés la - mort as trois personnes à la sainte iglise ou à l’onorable meson qui la - baillaqui la b.] qu’il a baillie F à cens, et tiex marchiez vaille comme - cil qui n’est pas contreres à ceste loi.

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NeNe] ¶ Neque illud. Ne F l’en ne doit pas otroier que - ce qui a esté fet jusque ci contre ties marchiez vaille d’une ajunction, que se li cens à - deus oirs est acompliz, cil qui ont aprés aient congié de baillier à cens la chose par - quepar que] de quoi F l’em plede et il soient tozjorz mis par devant les - autres. Car en ce n’a nule autre chose que barat et enging, par qoi li acenssemenz des - choses as iglises puisse estre fez pardurables. Et se aucune tel chose est fete, li - procurateur n’aient nul besoig de baillier les choses à autres que à deus oirs.

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EtEt] ¶ Si quis autem. Et F se aucuns veut recevoir - selonc la reson d’usuaire chose qui soit à sainte iglise, ou à la grant iglise, ou à - aucune des autres qui sont en nostre poosté, ou à aucune meson de religion, il le receve - del tout selonc la devant dite forme et selonc l’establissement à l’empereeur Leon qui fu - de haute memoire. Se il est riches et - - il la - il a - il a] il la O - corr. d’après F sustence qui ne soit pas movable et il rant - une autre chose selonc la droiture de proprieté à sainte iglise ou à la meson de religion - de qoi il a receu l’usuaire, si que la chose que il dorra à l’iglise rende autresi grant - rentes comme li usuaires fet à lui, en tel maniere que aprés sa mort la chose à l’iglise - ou à la meson de religion reviegnereviegne] r. [à nul autre lieu] O au saint - lieu - - ou - o - o] ou O corr. d’après F - l’usuaire qui fu donnez qui ne passe pas le tens de la vie à celi qui l’a reçut, et ele - receve autresi l’usuaire de la chose qui fu donnee en lieu, si que l’une chose et l’autre - soit à la sainte iglise selonc la proprieté et selonc l’usuaire aprés la mort à celui qui - reçut l’usuaireaprés la mort [...] l’usuaire ] om. F de la chose à l’iglise - ou aprés le terme à qoi li usuaires fu donnez, qui ne passe pas la vie à - celui qui le donna.

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EtEt] ¶ Quia vero. Et F porce que li establissemenz à - l’empereeur Leon establi painne en la vante tent seulement, et nos avons defendu non pas - tent seulement ventes més dons et changes et pardurables acensemenz et enguagemenz es - choses qui ne sont pas movables, et nos veons que aucun aiment tent perill que il - emprangnent à venir au choses qui sont defendues et vellent decevoir les lois par la - volenté et par la presumption que il ont et font les choses qui sont defendues en toutes - manieres et amainnent par avanture homes à mort, por ce nos sembla il que il estoit - necessaire chose que nos establissons certainne painne en chascun marchié ; et les painnes - qui sont establies contre les procurateurs des iglises par l’establissement à l’empereeur - Leon aient encor lieu es procurateurs des iglises et es mestres des mesons de charité et - es abez et es abeesses, selonc ce qui a esté ordené. ¶ SeSe] ¶ Si quis igitur. Se - F aucuns enprant donc à achater chose de sainte iglise ou de meson de religion, - il perde le pris et la chose li soit demandee o toz les fruiz que il en a receuz, ne il - n’ait nule action contre la sainte iglise ne contre la meson de charité, et il ait action - pour le marchié contre les procurateurs de l’iglise ou contre cex qui vendirent la chose - et contre leur sustence, si que se il ne lessent por peor de Damedieu à fere tiex vantes, - neporquant il le lessent por peor de perdre leur sustence.

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EtEt] ¶ Si quis autem. Et F se aucuns enprant à - recevoir en don chose qui soit à iglise ou à meson de religion, il perde ce qui li a esté - donné et rande autretant de sa sustence à la sainte iglise ou à l’anorable - meson de qoi il a ce receu. Et porce que il s’est efforciez de fere ceste - noveletenovelete] volenté F, il sente que sa malice li nuise en ses propres - choses.

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EtEt] ¶ Si autem permutatio. Et F se changes a esté - fez en aucune personnes fors - - en en - en - - l’empereeur sicomme nos avons avant dit, cil qui receit la chose à l’iglise soit sozmis à - painne et perde la chose qui li a esté donnee, et ele reviegne à l’enorable meson dont ele - est issue, et ce qui fu donné en lieu remaingne à la sainte meson. Et ilil] cil - F qui est venuz à marchié contrere à la loi perde par droit l’une chose et - l’autre, et sueffre tel painne que il perde la chose qui est seue propre, et n’ait pas ce - que il qui doit avoir. Neporquant action li soit gardee contre la propre sustence à ceus à - qui il fist le marchié.

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EtEt] ¶ Si autem creditor. Et F se li creanciers - prant en garde chose qui n’est pas movable qui est à iglise ou à meson de religion, - sicomme mesons ou chans qui sont au dehors de citez, ou cortilz ou rentes ou coutiveeurs, - et il preste or à l’iglise, li creanciers perde le guajele guaje] la garde F - et la sainte iglise ou la meson de religion ait de guaaing ce qui li a esté presté ; et li - creanciers ait action contre le - - propceurateur - procurateur - procurateur] - propceurateur O corr. d’après F qui a emprunté l’or ou contre - le mestre de la meson de religion ou contre l’abbe de l’abaïe ou des autres religieuses - assemblees. Et totes ces choses vaillent es abaeses et as abaïes de nonnains.

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MésMés] ¶ Si enim. Més F se il est mestiers as - saintes iglises ou as mesons de religion d’emprunter aucune chose por achoison necessaire - et qui ne puet estre eschivee, et ce que il convient fere ne puet estre acompli sanz - emprunter ou por autre cause qui soit profitable à l’iglise, il lira - - au - aus - aus] au O corr. d’après F - prevolz des iglises que il obligent generalment lor choses et ne baillent au - creanciers nul especial guage.

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EtEt] ¶ Si vero etiam. Et F se aucuns emprant à - prandre à pardurable cens aucune des choses as iglises que il ne list pas à fere ou il la - prant à terme (més ce n’est pas selonc la forme de nostre loi), il perde ce que il - ail a] il i a F pris à cens, et ce que - - il li - il i - il i] il li O corr. d’après F a donné remaingne à - l’iglise ou à la meson de religion. Et quant il avra lessié ce que il avoit pris à cens, - il pait autretant comme il li convenist paier se la chose li fust remesse, si que nule - chose ne li remaigne des choses à l’iglise ou as povres qui ont esté bailliees por neant à - cens.

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ToutesToutes] ¶ Hec igitur. Toutes F cez choses - soient donc gardees qui ont esté dites des devant dites painnes ; lili] et li - F notaire n’enpraignent pas à fere instrumenz de tiex marchiez, ainz aient poor - d’estre envoiez en essill dont il ne puissent revenir, ne li juge n’osent pas ditier tiex - instrumenz ne recevoirrecevoir] confermer F les quant il seront fet, ne - confermerconfermer] recevoir F les en cort que il ne perdent leur - chevalerie et leur dignité et leur sustence, selonc la forme de l’establissement à - l’empereeur Leon.

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CestesCestes] Hiisdem. Cestes F meismes painnes soient - gardees contre ceus qui engajent ou qui vandent ou qui fontfont] fondent F - contre nostre loi les sainz vessiaus por estrangier les, car nos jujons que il - - soit - sont - sont] soit O corr. d’après F - dignes d’autretel painne et de gregnor de tant comme il enprannent à fere desleauté envers - les choses saintes et sacrees à Damedieu. Se aucune tel chose n’est fete por la reançon - des chetis, par qoi les ames as homes sont delivrees de mort et de liens, et por ce pueent - bien les choses qui sont sanz ame estre vendues, et cele meisme forme doit estre gardee en - l’estrangement des rentes, sicomme nos avons avant dites, porce que no avons oï que tiex - rentes sont non pas tent seulement en ceste beneuree cité, més en la grant - cité d’Alixandre, et par avanture a il aucune tel chose en aucunes autres contrees. Et se - il a ailleurs aucune tel possession, cele loi - - il - i - soit gardee et - - mostre - mostree - sa forme.

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EtEt] Qui veritas. Et F porce que il semble verité - que aucuns essaie à avoir noz letres por decevoir ceste loi par quepar que] par quoi - F il leur est otroié que il facent aucune tel chose, nos defendons ce en toutes - persones granz ou petites, ou de chevaliers ou de ceus qui sont environ nos, ou des autres - qui abitent el pueple, et si establissons que nus n’oit de ci en avant congié d’aporter - avant tiex letres ne de prandre par ce aucune chose des saintes iglises ne des mesons de - charité ne des abaïes ne des religiexses assemblees de choses qui ne sont pas movables. - EtEt] car F li nobles questeurs sera puniz de painne de .c. livres d’or se - il dice aucune tel chose, et à cele meisme painne soient sozmis li juge et li autre qui - feront aucune tel chose por tiex letres. Et li notaire soient sozmis à l’establissement à - l’empereeur Leon se il font autretelautretel] aucun tel F instrument, et li - evesque et li procurateur des iglises refussent tiex letres sanz perill, et se il les - recevent - - om. - ce ne sera pas sanz perill - ce ne sera pas s. - p.] om. O corr. d’après F, car il - - seroit - seront - seront] seroit O corr. d’après F em perill de - perdre l’ordre de provoire se il despissent les lois por sivre les letres qui seront issi - fetes.

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Car il convient que les choses qui sont establies communement et - generalment et au preu de toz vaillent mielz que les choses qui sont fetes por l’estuide - d’acuns por la corupcion des communes lois. Et iceles choses tent seulement soient - bailliees à loage et à cens que li procurateur verront qui ne - - ra - seroient - seroient] ra O corr. d’après F pas - profitable en autre maniere.

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Et se li procurateur des iglises ou li prelat des autres assemblees - vuelent avoir une de cez choses soz leur propre governement, nus de ceus qui - sont en baillie n’ait - - om. - congié de - congié de] om. O corr. d’après F contraindre les, ne par les letres l’empereeur ne - autre maniere de baillier leur à loage ne à cens. Et se il le font, il soient sozmis à la - painne qui est establie contre ceus qui font sacrilige et à toz les tormenz qui sont - establi en ceste loi.

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EtEt] ¶ Quia vero. Et F porce que nos avons oï que uns - tres granz meffez a esté fez en Esgyte et en Alixandre et aucuns lieus de nostre empire - que aucun enprannent à vendre ou à eschangier ou à donner les abaïes en qoi il a autiex et - ou l’en fet les sainz ofices, sicomme l’en seut fere desdes] es F saintes - iglises où les saintes escritures sont leues et li crestian - - il - i - sont acommigié saintement et li moine i ont abite, et eles - sont muees de si sainte ordre en privees mensions, nos defendons en toutes manieres que ce - ne soit fet de ci en avant, ne n’otroions à nul homme que il face tel chose, et esclerons - que se ele est fete ele ne vaudra en nule maniere ; et cil qui achatera tel lieu perdra le - pris que - - il li - il i - - donra, et li - vanderres avra damage et de la chose et del pris. Et nos volons que il soit donnez à la - sainte iglise del lieu et as onorables abaïes, si que eles se porvoient de rapeler à - religion ce qui a esté malement estrangié, ne nus obligemenz ne vaille enen] sus - F cez choses, ainz soit toz depeciez et l’abaïe soit assignee derechief au - servise Damedieu.

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EtEt] Sicut autem. Et F autresi comme nos defendons - les estrangemenz qui sont domageusqui sont d. ] om. F as iglises, defendons - nos les possessions qui leur tornent à damage, car pluseur questions ont esté meues par - devant nos, de ce que aucun ont donné as saintes iglises possessions qui ne leur sont pas - covenables ou il leur ont vendues comme bonnes ja soit ce que eles soient brehangnes, et - par ce font il damage as honorables mesons. Nos defendons donc - - au - aus - aus] au O corr. d’après F governeeurs des - anorables mesons que il ne facent nule tel chose ne ne sueffrent que ele soit fete, car se - il ne font les marchiez o toute soutille més aucune possession malvese et damajexse est - donnee as iglises ou as abaïes ou as mesons de religion ou as saintes assemblees, li - marchiex ne vaudront plus que se il ne fussent pas fet. - - om. - Et cil qui - donne perdra - cil qui donne p.] om. O corr. d’après F - ce qui est donné par decevance et par barat, et li procurateurs qui ce fera, ou li abbes - ou li mestres de la meson de religion, rendra del suen le damage à celui qui l’a eu. Et se - il est aissi que ors ait esté donnez por ce, la meson de religion avra le guaaing, et cil - qui donna l’or avra action contre celui à qui il fist marchié, sicomme nos avons dit.

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¶ Nos avonsNos avons] Hec nobis. Nous F donc fet - ceste loi de l’estrangement etet] om. F des choses as iglises ou as mesons de - charité qui ensuit l’establissement au saint empereeur Leon, et ne met pas conseill en une - chose et lesse l’autre sanz conseillconseill] conseill [en] O. Més ceste loi - s’estende en toutes les terres qui sont soz nostre empire où il a iglises crestienes, et - determine ce qui apartient à lui et soit pardurablement gardee des sainz patriarches de - chascun dyocese, et des arcevesques et des evesques et des clers et des procurateurs et - des abez et des mestres des hopitaus et des autres mesons de charité, et generalment de - toz les governeeurs des saintes compaignies, et - - doit - doint - doint] doit O corr. d’après F à toz propres - forces et doint congié à toz ceus qui voudront denoncier les meffez qui sont fet. Car cil - qui denonce tel chose doit estre loez et n’oit pas peor d’avoir le non de faus aucuseeur - se il reprant ce qui est fet contre les lois et vaut et profite au saintes mesons. Et li - juge de nostre empire garderentgarderent] garderont F ce li gregneur et li - meneur, et cil des citez et cil des chevaliers, et meesmement li prevost des - saintes prevostez qui sont par toz les dyoceses, et cil qui ont les - maainnesmaainnes] moiennes F baillies, et cil qui or sont et cil qui apres - eus - - il - i - - seront, et li mestre des contrees - et li prevost et li defendeeur des citez, et generalment tuit cil qui ont aucune baillie - gardent ceste nostre loi qui est fete por le commun profit et por la pitié de tout le - monde. Et il soumetent ceus qui la briseront à painnes que nos avons devant dites. Et se - nos avons establi en autres chapistres aucune chose des loages des choses as iglises, ou - cil qui furent devant nos l’ont establi, ce soit en sa propre fermeté, ne ne soit pas - renovelé par cest present establissement, car nos soffrons bien que toutes les autres - choses soient en leur propres bonnes, se il n’i a par avanture aucune des choses que nos - avons ci establies, car ceste loi soffit bien por toutestoutes] t. choses F - par desus ce qui a esté fete par l’empereeur Leon por tolir toute achoison d’estrangier - les choses as mesons de charité. Ta boneurté et cil qui seront aprés toi el siege de - l’eveschié s’entremetent donc de mener à effeut les choses que nos - - avos - avons - - ordenees.

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- [8. Ut iudices sine quoquo suffragio fiant] Cist tytres est que li - juge soient ordené et sanz nul loier. Ce est li nueviesmes establissemenz.Rubrique] Cest tytres est que juges soient faiz sans aucun loier - F -

- Li empereres Justinians dit à Jehan le provoire : Nos somes - esveilliéesveillié] en veilliees F et en penssee toz les jorz et toutes les - nuiz que nos vivons que nos puissions fere aucune chose qui soit profitable et plesent à - Dieu, et nos ne veillons pas por neant, ainz metons tote nostre entente autresi bien par - nuit comme par jor que cil qui sont sozmis à nos soient en toz repos et delivre de toutes - cures, et nos - - recevevons - recevons - - en - nos meismes la penssee por toz. Nos querons donc sobtiment et somes curieus - d’establir choses qui soient profitables à noz sozmis et les delivrent de tout grief et de - tout damage de chose qui leur puisse estre - - demandees - demandee - demandee] demandees O corr. d’après F par - desus le comun cens et la leal cuillete. Nos avons donc trové que grant desleauté est nee - es causes et ce n’est pas de lonc tens, ainz est de novel venu avant par force, par qoi - nostre sozmis sont amené à povreté et contraint de venir à tres grant soutreste, si que il - ne pueent pas paier les tresgranztresgranz] loiaus F treüz qui sont acostumé - ne les rentes que il doivent selonc le commun cens se à painne non. Car se li empereor - pernoient loier por ordener les juges, sicomme il ont fet puis .i. pou de tens en en ça, - et li prevost fesoient autresi et pernoient loier de leur sozmis, comment porroient li - sozmis qui seroient grevé de ce soffire à paier les rentes et les treüz que il - doivent ?

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NostreNostre] ¶ Cogitacio. N. F penssee est donc - comment nos puissions ramener à amandement par un commun fet toutes les choses qui sont - fetes en noz contrees, et nos creons que ce avandra se nos nos entremetons premierement - que li prevoz des contrees et cil qui ont les baillies s’atiengnent de prandre loiers et - se tiegnent apaiez des soudees - - om. - qui lor - qui lor] om. O - corr. d’après F sont donnees de la borse l’empereeur. Et ce - ne sera pas fet se il ne recevent les baillies sanz loier et sanz donner en nule chose, ne - à ceuls qui leur donnent les baillies ne à aucune autre. Et nos avons regardé que ja soit - ce que grant conquest en soit perduz à l’empire, neporquant cil qui sont - sozmissozmis] s. à nous F - - il - i - guaaigneront molt se il sont gardé que - li juge ne leur facent damage, et li empires etet] à O corr. - d’après F, cf. le texte latin « imperium et fiscus ». la - borse l’empereeur habundera se cil qui sont sozmis à lui sont riche. Et se ceste ordre est - amenee avant, grant planté sera de toutes choses, car il est aperte chose à toz que cil - qui donne loier et achate aucune baillie ne le donne pas tent seulement por - achoison d’avoir la dignité de la bailliene le donne pas tent seulement por achoison - d’avoir la d. de la b. ] répété O més por guaangnier i par - dehors. Et quant li loiers est donnez au commancement contre droit, il convient que cil - qui le donne emprunte àà] [en] à O pluseurs ce que il li donneemprunte - [...] il li donne ] om. F et ne le paie pas del suen, ainz l’en convient paier - grant usures. Et il conte par lui meisme que il li convient treretrere] croire - F autretent de la baillie comme il a emprunté et comme il li convient paier - d’usures, et comme - - il li - il i - a de - damagesde damages] [convient paier] de damages O. Et si conte que il fet - gregnors despenses porce que il est juges, et il et cil qui sont environ lui, et si - convient que il conquiereil conquiere ] il c. ce F que il despendra aprés - quant il ne sera pas par aventure en la baillie. - - om. - Et pour ce il - prent de ceus qui sont sozmis à lui à .iiii. doubles ce que il a donné pour avoir la - baillie - Et pour ce [...] la baillie] om. O corr. d’après - F et qui vodroit voir dire, il covendroit dire à .x. dobles. Et par ce est la - borse l’empereeur amenuisiee, car les choses qui deussent estre mises en la borse - l’empereeur se li bailliz eust les mains netes, ce torne il en son propre preu et amainne - à povreté ceus qui nos doivent noz rentes, et met sus nos la povreté qui est venue par - lui ; et pluseurs itiex choses qui sont fetes desleaument sont ramenees à achoison de - larecin, car cil qui ont les baillies des contrees regardent as loiers et asolent pluseur - qui sont corpable et leur vandent les mesfez et condampnent pluseurs de cex qui n’ont rien - meffet por avoir del leur. Et ce est fet non pas tent seulement es causes qui sont meues - por chatel, més es criminaux là où aucuns est em peril de perdre la vie, et de ce avient - il que de totes contrees vienent à nos plorant li provoire et li curial et li official et - li coutiveor, qui acusent par droit les larrecins aus juges et leur desleauté. Et cez - choses ne sont pas fetes tent seulement, més traïsons des citez et descordes - en sont fetes pluseurs foiz, et l’achoison de toz ces maus est ce que l’en prant loier des - juges, et ce est li commancemenz de toute felonnie. Et cele sainte parole est veraie, qui - dit que covoitise est mere de toz maus, et meesmement qant ele n’est pas es basses genz - més es juges, car qui avra peor d’ambler quant il verra que li jujes meismes emble et que - il prant loier por toz mesfez et puet avoir - - presupcion - presumpcion - - que il reaimbra par devers tout - le mal que il fera ? De ce n’est pasn’est pas] n’aist F omecides et avoutires - et forces et plaies et reavissemenz de virges et confusion de marchiez et despiz de lois - et de juges, car tuit quident que toutes cez choses soient en vante autresi comme aucunes - danrees.

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MésMés] ¶ Sed neque F nos ne soffirons pas à espondre com grant mal - avienent del larrecin au juges des contrees porce que nus ne les ose reprandre hardiement - porce que il dient que il ont achaté la baillie. Et porce - - om. - que - que] om. O corr. d’après F nos avons porpenssé - ce en nos meismes et en avons apelé àà] à ton F conseill l’enorable fame que - Diex nos a donnee et avons acompengnié ta hautece à tretier de ceste cause et avons pris - aucune chose de ton conseill, venons nos à fere ceste sainte loi par quepar que] par - quoi F nos establissons que nule baillie, ne grant ne petite, ne nule prevosté ne - nule dignité de qoi nos avons fet mancion - - om. - ne soit donnee - ne soit donnee] om. O corr. d’après F sanz nul - loier, ne nus dons ne soit donnez por avoir baillie, ne à aucun juge ne à aucun de cex qui - sont en la baillieen la baillie] en la b. qui sont juges F ne à autre par - achoison d’aide, més la baillie soit receue par grace et li bailliz doint poi de chose por - l’achoison des choses qui sont donnees por dignetez et por chartres, car nos avons fet en - ceste sainte loi une descripcion qui esclerequi esclere] om. F - que il covient que chascune de noz baillies pait en nostre tresor ou en la cort de ta - hautece par achoison d’escriz ou de commandemenz, et por ce a ce esté abregié que il ne - face trop grant damage. Neporquant, nos jujons que liIci F saute un folio : - 93r. vicaires d’Ase qui est juges de FrigeFrige] Fiige F, cf. - le texte latin « iudex Pacatianae Phrygiae ». ne soit pas plus apelez - - om. - par cest non, ainz soit apelez - par cest non, ainz soit a.] - om. O corr. d’après F de ci en avant li quens de Frige, et - receive de la borse l’empereeur tout ce que il recevoit par achoison de soudees por l’une - et por l’autre bailliebaillie] [partie] baillie O, si que nule de cez choses - ne soit amenuisiee. Et neporquant il n’use pas de deus offices, més li offices de juge et - de vicaire - - sont - soit - soit] sont O corr. - d’après F tout .i., et li periz des communs offices soitsoit] s. - tout un F seur lui porce que il n’i a que un office, qui ne doit pas estre - devisez, més continuezcontinuez] cultivez F enssemble ; et porce que il est - sozmis à double perill, il recevra les soudees que li uns et li autres offices recevoit. - Ne il - - nel - ne li - ne li] nel O corr. d’après - F conviegne pas une foiz que il aministre l’office de vicaire et une foiz - l’officede vicaire [...] l’office ] om. F au conte de Frige, ne il n’ait - nule parçonnerie o les autres dyoceses de la contree d’Ase, ainz ait le non de la noble - contree de Frige et se tiegne apaié de cel seul non, sicomme nos avons avant dit.

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Et noz avons pieça jugié ce meisme en - - une vicaire - un vicaire - un v.] une vicaire O une autre vicairie F, ce est en celui - - quest - qui est - es dyocese de Pont, que il - ne soient pas dui de ci en avant més uns seus, qui soit apelez quens de - GanliceGanlice] Galace F, cf. le texte latin « Galatiae ». - et ait poosté sus les chevaliers autresi comme il a ore, et receve les soudees de - l’une et de l’autre baillie. Neporquant il ne soit pas hors de Galace, car nos ne li - otroions que il ait nule poosté en la region de Pont més en Galace tent seulement, més li - offices soit mellez enssemble et apelez par .i. non, ne nus d’eus n’ait nule differance - aus autres, més li offices soit toz un soz .i. meisme juge de toute une - contree, et toz li offices et li juges soit sozmis à tout le perill des choses qui - apartienent à la borse l’empereeur.

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NosNos] ¶ Nulli quoque. N. F n’otroions à nul juge de - cité ne de chevalerie que il envoit par les citez de la contree que il gardent cex qui - sont apelé gardeeur del lieu, et sachent que se il font aucune tel chose, il charront de - l’aministracion porce que il ont osé autres alever en leur offices.

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Et ce meismes disons nos - - des - del - del] - des O corr. d’après F conte d’Oriant et - - el - del - juge de Syre, et fesons des deus baillies une et volons - que il soit apelez quens d’Oriant, et li offices soit tout un et il ait les soudees de - l’une et de l’autre aministracion, et il et ses offices soutiegnent le perill des choses - qui apartienent à la borse l’empereor.

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EtEt] ¶ Volumus. Et F nos volons que tuit li bas home - soient sozmis au juges de noz contrees selonc ce que la digneté de la chevalerie est la - premiere et que il oient toutes les causes ou criminiex ou por deniers. Et cil qui sont en - chevalerie soient en toutes manieres sozmis à eulx por les causes criminaus et por les - autres choses qui apartienent à la borse l’empereeur. Et il list aus juges des contrees - que il ne sueffrent pas que cil qui issent d’aucune des corz de ceste real cité por mener - aucune sentence à execucion ne praignent plus por leur travaill que ce qui a esté - ordenéordené] establi F en nostre saint establissement, et sachent que se - il despisent ce, il paieront tout le damage qui avendra por ce à noz sozmis, et nos leur - donnons congié que il - - raport - raportent - raportent] raport O corr. d’après F la chose, non pas tant seulement à ceus qui ont - envoiez les exsecuteurs, més à nos meismes, que nos menons la cause à avenant fin. Et se - il truevent aucuns qui por l’orguell et por la dignité où il sont facent force à noz sozmis, nos leur donnons congié d’examiner les forcesles forces] les - [choses] forces O et d’estrangier de la chevalerie cex que il troveront - corpables, et d’acomplir en noz contrees ce qui a esté dit es enciannes lois, car autresi - comme nos defendons es lois que il tuit se gardent de desleal guaaing, establissons nos - que il ussentussent] usent F purement del travaill et de la reverance et de - l’onesté de chevalerie.

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QuantQuant] ¶ Sic igitur. Q. F nos avons donc issi - departi les dignitez, il convient que cil qui aissi receit l’aministracion ait Dieu en - memoire - - om. - et jurt - et jurt] om. O corr. - d’après F par devant nos ou par devant ta hautece ou par devant - celuicelui] cel juge F qui governe ton siege et par devant le conte des - sains dons et par devant le questeurle q.] les questeurs F de nostre saint - palés et par devant le conté de noz choses privees et par devant le notairele n.] - les notaires F de nostre sainte coche qui aministrent devant nos que il n’ont - rien donné ne promis por achoison de la baillie, ne as prevoz ne as autres qui ont les - dignitez, ne à ceus qui sont environ eus, ne à aucun autre por avoir s’aides’aide] - om. F, més autressi comme il receit la baillie sanz loier por avoir del commun - ses soudees que nos volons bien que il ait, volons nos que il la gart purement et - netement, si que il en puisse rendre reson à Dieu et à nos. Ta hautece sache donc, et cil - qui aprés toi monteront seur ton siege, que se il enprannent à recevoir aucune chose de - cex qui vienent au devantau devant] au d. des F dites baillies, qui que il - soient, ou baron ou oficial, outre les choses que nos avons establies par non de costumes - que nos avons jugié qui leur soient donnees porce que nos creons que eles lor soffissent - bien, la painne ne sera pas fetes es petites choses, més li grant juge qui - oseront prandre aucune chose de ceus qui recevront les baillies ou qui otroieront que leur - official facent aucune tel chose ou qui ne l’amanderont quant il leur sera noncié ne - rendront pas tent seulement à quatre doubles ce que il avront receu, ainz sostendront - nostre grant engaignement et seront em perill de perdre leur chevalerie, et cil qui sont - environ eus et li official qui obeiront à eus, se il recevent aucune chose plus que ce que - nosnos] lor F avons otroié, car il seront sozmis à la painne de randre le - à quatre dobles et il perdront leur sustence et leur chevalerie, et par desus ce seront il - sozmis aus tormenz qui apartienent à leur meffez.

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Et cil qui aissi recevent les baillies sanz loier se doivent - entremetre sus toutes les choses de regarder au choses qui apartiennent à la borse - l’empereeur et - - chatiex - chatier - chatier] chatiex O chastoier - F enen] o F toutes forces ceus qui ne sont pas obediant, ne il ne - soient flechi en nule chose ne ne quierent por ce nulf. 92a F guaaing, - àà] et F cex qui sont obbediant soient comme pere et gardent noz sozmis de - toutes parz sanz force ne ne recevent - - om. - riens - riens] om. O - corr. d’après F de nul d’eus, ainz soient leal en jugemenz et - es comunes deciplines. QuantQuant] ¶ Exequentes. Q. F il porsivront donc - aucuns meffez, il gardent ceus qui sont inocenz et qui sont pur et enjoignent as corpables - painne selonc la loi, et soient autresi par desus noz sozmis comme li pere sont par desus - leur filz, et aiment ceus qui sont inocenz et punissent ceus qui sont corpable, et gardent - toute jostice es communs jugemenz et es privez. Et il ne facent pas ce tuit - seul, ainz aient tozjorz .i. consellier et toz ceus qui sont entor eus, que il n’apere pas - que il soient autresi comme innocenz et mesfacent par autres et emblent, car ce est plus - desleal chose que il prangnent parceniers de leur desleautez. Et por ce liura il - àliura il a] loira il par F ta hautece que ele envoit par les baillies des - plus honestes homes et des curiexcuriex] curiaus F qui sachent les treüz et - les choses qui apartienent à la borse l’empereeur et des autres personnes qui amonestent - bons experilmenz et qui soient convenables à avoir baillies. Car qui seroit ce qui - n’ameroit que tel chose fust acomplie par honesté et quideroit que ce fust grant chose se - tiex venoit à avoir dignité par nostre commandement et par le jugement de ta hautece, qui - eust testemoine que il fust tres buens et receust la baillie par grace, qui n’aille pas - par la contree penssent commantn’aille pas par la contree penssent commant] n’a. pas - tant pensant par la c. F il puisse assembler de la grant gent et de la menue le - loier que il iil i] il li F a donné, ainz n’entende fors à fere sanz plus - commant il soit loez et de Dieu et de nos, et ait buenne gloire et esperance d’avoir haut - haut loier ?

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EtEt] ¶ Si quis autem preter hoc. Et F se aucuns fet - aucune chose contre ce tent comme il est en la baillie, il soit corpables de larrecin, et - se il est prouvé que il doint loier por avoir la baillie ou que il en ait pris loier, car - il a mestier d’une part et d’autre, sache que tuit si bien seront envoiez en - essillseront envoiez en essill] seront mis en la bourse l’empereur et il sera - envoiez en essill F, cf. le texte latin « sciat quia et confiscationem et - exilium sustinebit ». et ses cors sera batuz et tormentez. Et cil qui - prist loier de li, sicomme nos avons dit, sera mismis] sozmis F à tres granz - maus, car nos volons que cil des contrees aient les mains netes por garder noz sozmis, et - ces painnes seront enjointes par les baillies et par les lois à ceus qui - sont es baillies se il font aucune tel chose. Et nos donnons congié à ceus des contrees - que se cil qui a baillie en aucune contree i fet aucun tort ou il acuse fausement noz - sozmis et lor fet damage, li evesques et li primat de la contree nos envoient leur - proieres et nos facent savoir le mesfetle mesfet] les meffez F à ceus qui - sont es dignitez, si que quant nos avrons oï ce, nos envoions en la contree tel qui - enquiere la verité, si que il soustiegne la painne de ses meffez là où il les fist, si que - nus autresnus autres] nuls des autres F n’ost fere autretel chose par - l’essemple de cestui.

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SeSe] ¶ Neccessitatem. Se F cil qui a - governé aucune baillie ait besoing selonc les premiers establissemenz de demorer .i. jorz - en la contree aprés ce que il avra lessié la baillie et de mostrer soi communement et de - recevoir les actions que chascuns voudra movoir contre lui, et se aucuns s’enfuit ainz que - li .i. jor soient acompli et il est pris, nos donnons à noz sozmis congié de detenir le en - la contree autresi comme .i. serf et de demander li par action de larrecin tout ce que il - li ont donnéil li ont donné] il li donne F, si que li evesque del lieu soit - presanz et examine la cause tant que cil rende quanque l’en provera que il a emblé. Et se - cil des contrees sentent le larrecin as bailliz, il aient congié et besoig de raporter le - à nos, si que quant nos savrons que il vantil vant] il vuelent F jostice, nos - le sozmetonsnos le s.] nous les sozmetrons F as devant dites painnes ; et par - desus ce sera il corpables des celestiex tormenz porce que il a trespassé le serement - - que que - que - - il fist quant il reçut la - baillie. Et se il s’en puet foïr en aucune maniere, si que il n’acomplisse pas les .i. - jorz en la contree, il sera lors pris là où en le trovera et sera ramenez en la contree en - qoi il ot la baillie et randra à qatre doubles quanque l’en trovera que il - prist d’autruid’autrui] d’aucun F.

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EtEt] ¶ Illud. Et F ce doit estre gardé que nostre - sozmis n’aient nul congiénul c.] om. F d’acuser les juges - d’autre chose que de larrecin, car se il semble que il ne soit pas entremis sicomme il - deust des choses qui apartiennent à la borse l’empereeur ou de porsivre les mesfez, nos ne - volons pas que nostre sozmis em pledent contre li, - - et contre ce nos les - sozmetons encontre ce nos les sozmetons - et contre ce - nos les sozmetons - - à tres griés painnes se li baillis ont - les mains nete et il se sont entremis lealment des choses qui apartienent à la borse - l’empereor, et il leur font aucun tort puisque il avront lessié la baillie et il ne les - amainnent hors de la contree à grant eneur quant il avront acompli cel terme, car il - covient que cil qui - - apris - aprés - aprés] apris O corr. d’après F ceste nostre loi seront jugé des contrees qui sont - sozmises à nos regardent comme il seront gloriex se il font ce que il doivent et commant - il seront sozmis à granzgranz] griez F painnes se il s’esforcent de brisier - la loi en tent comme il apartient à eux. Car ce seroit male chose se il tormantoient ceuls - qui sont entrepris en petiz larrecins et ne les lessoient aler devant que il eussent rendu - ce que il avroient emblé, et il fussent quite de tresgranz larrecins que il feroient et - que il n’en eussent nule honte por lor sozmis, car se il sont honeste et franc et digne - d’estre loé, il leur list bien à mostrer à toz leur huevres et à avoir de nos testemoine - et esperence.

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Et nos n’ostroions pas au juge ne à aucun autre que il leur - facent force ne tort ou que il s’entremetent des citeainnes causes, si que nos leur - gardons honesté et il nos gardent purté et devoucion. Sachent donc tuit - nostre sozmis que por leur profit et por garder les de damage et por fere les estre en pés - et que il ne soient pas contraint de lessier les contrees ne d’estre tormenté en estrange - païsf. 95r F, avons nos fet ceste presente loi et l’avons sacree à Damediex - si que il lise à toz à rrecevoir juges qui mielz soient leur pere que larron et agueteeurs - de leur sustences.

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Il convient donc que tuit nostre sozmis sachent quel porveance - nos avons envers eus et nos rendent les treüz o toute devocion et sanz nul entrelessement - et sanz force de bailliz, més il convient que vos soiez si devost envers nos que il nos - soit mostré par voz uevrespar voz uevres] par nous meismes F que vos nos - rendezrendez] rendre F propre devocion por ceste debonereté, et vos avroiz - par droit des jujes toute devocion par achoisonpor ceste d. [...] par achoison ] om. - F et grace et porveance. Et vos sachiez que porce que li juge sont de toutes parz - em perill des choses qui apartiennent à la borse l’empereeur et il est aperte chose que il - recevent les baillies à leur perill, et vos qui savez ce eschivez tot orgueill et ne - soiezsoiez] soient O corr. d’après F pas si inobediant - qu’il conviegne que il mostrent leur cruelté contre vos, que il leur convient mostrer por - les choses qui apartienent à la borse l’empereeur que il leur convient quillir à force. Et - vos qui estes sozmis à nos, - - sachiez sachiez - sachiez - - que les despenses au chevalliers que il font por porsivre noz anemis - ont mestier de molt grant diligence et tiex choses ne pueent estre fetes sanz deniers, ne - celecele] tele F cause ne receit nul delaiement. Ne nos n’otroions pas que - la terre as Romains soit amenuisiee qui avons rapareilliee toute Libe et avons ramené les - VandesVandes] Wandres F, cf. le texte latin « Vandalos ». - à servage, et si avons esperance que Diex nos donra encore gregneurs choses. - Et por ce est il avenant chose que li treü soient demandé devoutement et sanz - amenuissement etet] om. F as termes qui sont establi. Et por ce se vos paiez - legierement as juges les treüz que vos devezque vous devez] om. F et il les - vos demandent atempreement, nos loerons l’estuide as juges et vostrevostre] nostre - F, cf. le texte latin « vestram voluntatem ». volenté, et ce - sera une tres buenne concordance de ceus qui sont es baillies et de ceus qui sont desoz - euls.

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Ainz rendentAinz rendent] ¶ Itaque. Comment r. F donc - a Jhesu Crist nostre salveeur loenges et graces par ceste loi qui leur fera que il porront - abiter seurement en leur païs et avoir leur propres facultez et user fermement de la - jostice au juges, etet] quar F por ce l’avons nos fete que nos puissions - offrir à Damedieu la jostice qui est en la loi et commander à lui et nos et nostre empire, - et que il n’apere pas que nos despisons les homes qe Diex nos a bailliez en garde et que - nos les espergnons et ensivons la benigneté Damedieu, et por ce soit ele sacree à - Damedieuet por ce [...] Damedieu ] om. F quant à nosquant à nos] q. - avons F porce que nos ne lessons nule buene chose qui nos viegne en penssee por - la deffensse de noz sozmis. Et porce que nos volons donc oster les larrecins qui ne sont - pas honesté et garder em pés noz sozmis des juges des contrees, nos entremetons nos de - baillier leur par grasce les baillies, car il ne leur lise pas à meffere ne tolir aucunes - choses au sozmis por qui nos esparnons toz noz - - travavaulz - travaulz - - , et desdaignons à ensivre cex qui - governent l’empire devant nos qui ordenoient les baillies par deniers et toloient à - eulxeulx] ceus F meismes le congié de blasmer les bailliz qui mesfesoient, - et par ce ne pooient il pas delivrer leur sozmis des malvés juges, et porce que il meisme - avoient pris loier des juges, ne les pooient il pas amonester que il se - gardassent netement. Més il nos semble que ce est sofissant guaaing à l’empire que cil qui - sont sozmis à nos paient les choses que il doivent à la borse l’empereeur sanz plus, ne - nule chose ne soit paiee par dehors qui esmueve la viela vie] l’ame F à noz - sozmis.

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EtEt] ¶ Quod autem. Et F ce que nos deismes - premierement volons nos encore acomplir par gregneur entente et par gregneur soutilleté si - que nostre intencion soit fete - - om. - aperte - aperte] om. O corr d’après F, cf le texte latin « quatenus nostra - intentio omnibus fiat aperta ». à toz. Nos establissons donc que li - bailliz des contrees qui sont sozmises à nos qui sont ordenéordené] establi F - sanz nul loier soient remanbrant del serement que il ont fet et aient congié de par nos - que nus ne se puisse escuser que il ne conviegne respondre par devant eulx des meffez que - il fet ou des forces ou des crimes ou des traïsons ou de paier leur leur treüz ; més tuit - soient sozmis à leur juridiction, si que il n’atendent pas que il aient les commandemenz à - cex qui sont par desus eus ne que il leur facent savoir, ainz se tiegnent apaiez de ceste - nostre loi par qoi nos leur donnons poosté et congié et devant dites causes, que nus n’use - contre eus d’aucun previlege que aucun n’empetrent parce que il puisent mesfere quitement. - Car li juge qui s’atienent de toz loiers ne metent rien par devant la crieme Damedieu et à - la loiet à la loi] et à la leur F et à la nostre, ainz - regarderontregarderont] regardent F à Damedieu et garderont justice à noz - sozmis et jujeront toutes choses selonc noz lois.

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Et porce que nos leur sozmetons les chevaliers et les autres qui - sont es contrees, il n’avront pas en ce besoing del propre commandement qui lili] - lor F viegne ou de nos ou de noz juges, ainz useront de ceste presante loi et - leur mosterront que il leur aident à fere les jugemenz. Et sachent li chevalier que se il - ne font ce il perdront tout l’avantage de chevalerie et sofferont torment en - leur cors si que il ne nosnos] lor F, cf. le texte latin « ut nobis - nullo alio penitus opus sit judice ». soit mestier de nul autre juge, si - que il ne coviegne pas envoier autres por porsivre les larrons ou por refrener les forces - quiqui] qu’il F soient larron ou forceeur, si que il aient par coverture de - droit fere achoison de fereachoison de f. ] om. F pis que nul autre. Car - porce que li juges des contrees acomplissent l’office de juge chascuns en la seue et - soffissent bien au contrees por totes autres dignitez et sont mis par desus les contrees - portotes autres d. [...] por] om. F fere les choses qui sont commandees en - noz lois, qui sera si hardiz que il se voudra escuser de respondre par devant euls ou fere - aucune tel chose ?

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Nos defendons donc au gloriex mestre de la chevalerie d’Oriant et à - toz noz jujes que il n’envoient en aucune contree aucuns o armes por porsivre les larrons - ou por refrener les forces. Et cil qui seront establi à ce aprés ceste nostre loi sachent - que se il osent fere tel chose et il metent en lians ceus que il prandront et la chose nos - est nonciee, nos leur ferons soffrir tres grant torment ; et cil qui leur donront tieux - commandemenz sofferont painne de .xxx. livres d’or et sofferrontsofferront] - sentiront F, f. 94r que nostre endengnemenz sera gregneur - contre eulx. Il convient donc que li juge des contrees à qui nos avons donnee la poosté en - ussent si que tuit lesles] le F doient criembre droitement et lealment, et - sachent que se il ussent malement de la baillie et de la licence que nos leur avons - donnee, il seront sozmis as tormenz que nos deismes premierement et les sofferront tent - comme il avront les baillies. Et quant il les avront lessiees il seront encore en gregnor - perill, car nos ne leur donnons pas congié de partir soi des contrees - - en quoil - en quoi il - - ont oi la baillie - devant que il aient acompli le leal terme de .i. jorz, ne par achoison de fuie ne par aucune autre cause. Et sachent sicomme nos avons dit que où que il soient venu, - ou à ceste beneuree cité ou à autre region, il seront rapelé à la contree que il - governerent et sostendront les painnes que nos avons avant dites.

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Et il feront le serement que nos avons dit. Et se li escrit - d’aucunes dignitez sont envoiez à ceus qui seront es contrees, il feront serement par - devant l’arcevesque de la contree et par devant les primaz qui - - il - i - - sont et recevront aissi les actions de la dignité. Et se - aucuns receit aministracion en ceste real cité ou en aucune contree de par ta hautece, tu - te porvoies que cil qui la receit doint à la borse l’empereeur caucion de demander les - treüz sanz blasme, sicomme tu meismes porverras purement. NosNos] ¶ Posita. Nos - F avons fete ceste presente loi de toutes les baillies qui doivent estre receues - sanz loier dede] dés F cest tens en avant, car celes qui ont ja esté - bailliees soient sozmises as lois qui furent fetes pieça sanz soffrir nule des painnes qui - sont determinees en ceste loi à ceus qui ont eu jusque ci les baillies, se il ne - commancent à mesfere aprés ce que il savront ceque il s. ce] om. F qui est - establi en ceste loi.

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Ta hautece qui set toutes cez chosescez choses] ces c. sache - donc et F s’entremete donc de fere les savoir à toutes les genz qui sont soz - - eus - lui - lui] eus O corr d’après F et - use sollennepment des commandemenz envers toz les prevoz des contrees, si que il sachent - l’estuide que nos avons - - envensis - envers - envers] envensis O corr d’après F noz sozmis et la volenté que nos avons envers - - l'ordenemement - l'ordenement - des - juges et commant nos leur volons grans biens qui n’espargnons pas à nostre empire por leur - beneurté.

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- [Dat. XIII. k. Mai. CP. Belisario v. c. cons. Scriptum est exemplar edicti - Constantinopolitanis habens ita] Cist tytres est .xiii. jorz devant les - kalendes de mai fu envoiez li essempleres del banissement de Costentinoble - à BilisaireBilisaire] Lulifaire O corr d’après F qui - lors estoit conseilliers, qui tiex est.Rubrique] Cest tytre est - la constitucion l’empereur et à Bilisaire le jusconte qui n’est point profitable. - F -

La loi que nos avons fete novelement que nos avons escrite à noz prevoz - gloriex mostre commant nos avons granz porveance por noz sozmis, més il est avenant chose - que vos meismes sachiez la porveance que nos avons envers toz, et por ce avons nos proposé - cele loi en banissemenz, si que vos rendoiz graces à Jhesu Crist nostre salveeur et à nos - qui soffrons grant travaill por nostre profit et por savoir les choses qui doivent estre - fetes en chascune des baillies qui sont sozmises à nos, si que nus de ceus qui ont les - baillies n’ost demander nule chose par desus ce que nos avons escrit. Ce est que l’en - dement au noble conte d’Oriant que il pait .lxiii. s. ; en nostre chanbre et à nostre - chevecier et as qatres mestres de noz notaires .l. s. ; et as aides au chevecier .iii. - s. ; et à l’office au noble prevost des prevostez .lxxx. s. ; et li visquens d’Ase pait en - nostre chambre .xiii. s. ; et au chevecier et as quatre mestres des notaires .lx. s. ; et - à l’aide au - - chevevecier - chevecier - - .iii. s. ; et à l’office as nobles prevolz des prevoutez .lxxx. s. ; et li quens de Frige - pait à trois notaires de nostre chambre .ix. s..ix. s.] xx s. F, cf. le - texte latin « IX ». ; et au chevecier qui est par desus les notaires qui - metentmetent] m. les treüz F en escrit .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. - s. ; et à l’office des prevoz des grant prevoutez .xl. s. ; et li quens de Galace pait à - trois notaires de nostre chambre .ix. s. ; et au chevecier qui est mestres des notaires - qui metent les treüz en escriz .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. s. ; et à l’office des - prevoz des granz prevozdes granz p.] de la grant prevosté F .l. s. ; et li - juge de Palestine pait à trois notaires de la sainte chambre .ix. s. ; et au chevecier des - notaires qui metent en escrit .xxiiii. s. ; - - à à - à - ses aides .iii. s. ; à l’office des - prevoz des granz prevostez .xl. s. ; et li juges de Sinice sus la mer pait à trois - notaires de nostre chambre .ix. s. ; au chevecier des notaires qui metent les treüz en - escrit .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. s. ; à l’office des prevoz des granz prevostez - .xl. s. ; et li juges de Syre pait à trois notaires de nostre chambre .ix. s. ; et as - chevecieret as c.] om. F des notaires qui metent les treüz en escrit - .xxiiii. s. ; à ses aides .iii. s. ; à l’office au prevoz des granz prevoltez .lxl. - s.Cf. le texte latin « XL ». ; et li juges de Cypre - pait à trois notaires de nostre chambre .ix. s. ; au chevecier des notaires qui metent les - treüz en escrit .xxiiii. s. ; et à ses .iii. s. ; à l’office as prevoz des granz prevostez - .xl. s.et li juges de Cypre [...] prevostez .xl. s. ] om. F ; et li juges de - Panphile pait à .iii. notaires de nostre chambre .ix. s. ; et as chevecier qui est mestres - des notaires qui met les treüz en escrit .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. s. ; et à - l’office au - - om. - prevost des granz - p. des granz] om. O corr d’après F prevoutez .xl. s. ; et li juges d’Armene la - grant pait autresi comme nos avons dit avant ; et li juge d’Europe autresi ; et li juges - de la premiere Capadoce autresiCapadoce autresi] Le manuscrit F et le - texte latin ajoutent ici et li juges de la segonde Capadoce autresi ; et - li juges d’Ellespont autresi ; et li juges de Rodope autresi ; et li juges de Carie - autresi ; et li juges d’Augustane autresi ; et toutes les aministracions où il a prevoz - autresi ; et li juge de Libe la plus haute pait à trois notaires de nostre chambre .ix. - s. ; et au chevecier qui est mestres des notaires .xxvi. s. ; et li juges - d’Esgyted’Esgyte] d’E. la premiere F pait autresi ; et li juges de Nice - autresi ; et li juge de Palestine autresi ; et li juges d’Arrabie autresi ; et li juge - d’Eufratese autresi ; et li juges de Mesopotamie autresi ; et li juges de la seconde - Cezile autresi ; et li juges de la premiere Armenie autresi ; et li juges de Galace la - secondela seconde] la premiere F, cf. le texte latin « Galatiae - secundae ». autresi ; et li juges de NoriadeNoriade] cf. le texte latin « Honoriadis ». autresi ; - - om. - et li juges des isles autresi - et li juges des i. - autresi] om. O corr. d’après F et le texte latin « A - iudice Insularum ita ut supra ». ; etf. 96r F li juges de - Misie la seconde autresi ; et li juges de Sythie autresi, si que por le defendeeur de - chascune cité, se ce est arceveschiez soient donné .iiii. s. et se ce est d’autre cité - .iii. s. i soient donné et rien pluset rien plus] et sanz plus F. Ne nos ne - volons que il doingnent rien plus aus juges ne à autres ne ne - - recevient - recevent - - plus d’aucun. Et sachent que se il est - noncié en nostre poostépoosté] corrigé par le copiste sur prevosté - O que aucunes de cez choses soit trespassee, et rendrontrendront] il r. - F à quatre dobles ce que il avront receu et seront osté de leur office et envoié - en pardurable essill, qar se li juges des contrees despisent ce et li defendeeurli - defendeeur] les d. des contrees F le sueffrent, il sostendront de moide - moi] om. F grant painne.

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[Scriptum est exemplar huiusmodi Dominico gloriosissimo praefecto apud Illyricum - praetoriorum] Li essemplairesLi essemplaires] - Scriptum. Cist e. F a esté escriz au noble prevost de la prevostéla - prevosté] la grant p. F d’Ellire. Més cil qui - - recevient - recevent - les baillies facent serement selonc - l’establissement qui a esté fet de ce de qoi li essempleres a esté envoiez à ta hautece, - et quiet qui] et cil qui F recevent de ta hautece les aministracions recevent - les escriz que nos t’avons envoiez par devant l’evesque de la cité. Et quant li autre qui - serontseront] sont F en la cité seront assemblé par devant toi par devant - quipar devant qui] om. F il recevent les escriz et facent le devant dit - serement. Et nos commandons que ce soit fet par devant les curiaus à qui l’en doit porter - grant eneur, et tu doiz metre grant estuide que tu ne praignes rien d’eus ne ne sueffres - que nus les griet de ceus qui s’efforcent de fere ceste desleauté, car nule chose n’est de - qoi ta hautece face si à loer comme de porter aneur au curiax de chascune cité. Et nos - volons que ta hautece les garentisse tozjorz, et cil qui aprés toi seront en ta dignité. - Et por ce, quant tu bailleras les escriz à ceus qui recevron les baillies de - toi, nos volons que tu leur denonces que il porten aneur au curiaus ne ne praignent rien - d’eus et defendent que autres ne leur facent damage. Et sachent par toi que se il font - aucune choseaucune chose] aucune tel chose F contre ce il seront sozmis a - tres grief painne. Car autresi comme nos volons que tu espargnes au curiaus, volons nos - chatier et retenir l’avarice des defendeeurs ne quedefendeeurs ne que] d., que - F il n’osent prandre aucune chose de noz sozmis fors selonc ce que il ont del - commun, ou se il n’ont nul commun confort tent comme li ancien jugierent sanz blasme, si - que il le recevent plus de bon gré à ceus qui leur donnentqui leur donnent] qui - l’ordenent F que mal gré leur, et encor soit ce petit et tent comme il leur - soffit à maain governement, et sachent tuit que se il en recevent contre ce aucune chose, - il ne sofferront pas tent seulement la painne de rendre le à quatre doubles, ainz seront - envoiez en essill, més leur cors seront ençois tormanté. Cil banissemenz est escriz à toz - les arcevesques et as sainz patriarches de l’empire que Diex nos a donnéque D. nos a - donné] om. F qui avons grant cure que tuit nostre sozmis vivent en - nostrenostre] toute F jostice, et por ce avons nos escrit ceste loi qui - vient aprés que nos volons qui soit fetefete] parfete F aperte à ta sainteé - et à toz ceus qui sont en ta contree par toi. La cure à toi et as autres soit donc de - garder cez choses et de raporter nos les mesfez as juges se il les trespassent, que nule - des choses ne soit despite que nos avons establies saintement et droiturelment. Aissi - avons nos merci de noz sozmis qui par desus les rentes qui apartienent à la borse - l’empereeur sueffrent granz forces par le larrecin au juges por les baillies - qui leur sont vendues, et de ce abatre nos somes nos entremis par la loi qui vient aprés. - Et se vos savez que damages soit fez à ceus qui sont desoz vos et vos despisiez à fere le - nos savoir, vos en rendroiz reson à Damedieu, car il convient que vos qui estes present en - la contree nos façoiz savoir liquel sont li droiturier juge et liquel trespassent ceste - loi, si que quant nos savrons l’un et l’autre, nos enjongnons as uns painnes et doignons - as autres guerredon. Et commecomme] quant F la loi sera communement proposee - et fete savoir à toz, lors soit ele estoiee en la sainte iglise o les sainz vesiaus comme - cele qui est autresi sacree à Damedieu et escrite as salu des homes ; et vos - seroitvos seroit] vous ferez F miez et plus profitablement à ceus qui sont - es contrees se vos les entailliez ou en tables ou en pierres et les metez es porches des - iglises, si que tuit puissent lire et veoir les choses qui sont establies. Et se nos avons - eu ceste porveance por la purté as juges, il est aperte chose qe parpar] om. - F molt meilleur reson n’otroions nos pas au defendeeurs que il praingnent aucune - chose ne ne doignent, et il dorront par les commandemenzcommandemenz] glorieus c. - F qui sont otroié en la cort aus gloriex prevoz .iiii. s. se les citez sont - grandesgrandes] graindres F, et se eles sont petites il dorront .iii. s. Et - il ne recevront miemie] nule F chose plus d’aucun ne nus d’eus, se il n’ont - aucun sollempnel conquest de la borse l’empereeur. Et se il ne recevent rien de la borse - l’empereor, il n’en praingnent rien plus que ce qui est confermé - - enostre - en nostre - - saint establissement. Et se il - s’efforcent de prandre aucune chose contre ce, ou il ou cil qui sont apelé leur notaire ou - aucuns de cex qui sont entor euls, il rendront à quatre doubles ce que il - prandront et seront osté del office, et par desus ce il seront envoié en pardurable - essill. Et quant il seront chastié par painnespar painnes] par tiex p. F - corporriex, il rendront la contree à pro des homes qui la defendront. Et il convient que - vos pragniez garde de cex qui governeront les contrees et defendoiz les choses qui sont - fetes contre ce et le nos façoiz savoir, si que nus des mesfez ne soit quitez ne celez, - més toute leauté et toute jostice resplendisse en noz sozmi. Et se li juge qui ont esté - jusque ci ne s’atiennent de tout larrecin aprés ce que ceste loi leur sera fete - savoirleur sera fete savoir] sera faite lor à savoir F, sachent que il - seront sozmis à la painne de ceste loi.

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- [Iusiurandum quod praestatur ab his qui administrationes accipiant] Cist tytres est ci li seremenz que cil font qui recevent les baillies.Rubrique] Le serement à ceus qui prennent aministracion - F -

C'est ci li seremenz que cil font qui recevent les baillies : Je jur - par Dieu le tout puissent et par nostre segnor Jhesu Cristet par nostre s. J. Crist] - om. F et par la gloriexse virge sainte Marie et par les .iiii. evangilles que je - tiengje tieng] je t. ci F en mes mains et par les sainz arcanges saint - Michiel et saint Gabriel que je garderai pure conscience et leal servise à nostre segnor - l’empereeur Justinian et à madame Theodore sa fame por l’achoison de l’aministracion que - il m’ont bailliee, et je receif sanz tricherie et sanz toute art tout le travaill et tote - la painne en la baillie que il m’ont otroiee de leur empire, et sui compainz de la sainte - iglise crestianne qui fu fondee en la dostrine as apostres ne n’irai contre li à nule - maniere ne à nul tens, ne ne sofferrai que autres i aille que je em puisse destorner. Et - si jur que je n’ai rien donné ne ne dorrai por l’achoison de la baillie qui m’a esté - donnee ne por avoir l’aide ne n’en ai rien permispermis] promis F, ne n’ai - rien pramis à envoier nule chose de la contree ne n’envoierai ne ne donrai - achoison d’envoier au prevouz ne as autres qui sont es dignitez ne à ceus qui sont entor - eus por avoir leur aide ne à nul autre, més autresine à nul autre, més autresi] ne à - nul atresi F comme je ai receue la baillie et la dignité sanz loier, me - contendrai ge purement envers les sozmis nostre segnor l’empereeur et me tendrai apaié des - soudees qui me sont establies de la borse l’empereeur. Et ma premiere estuide sera de - regarder ententivement as choses qui apartiennent à la borse l’empereeur, et chastierai o - tote force cex qui sont orgueilleus et innobediant, ne ge ne tendrai à avoir par ce nul - guaaig, ne ne demanderai à nul par amor ne par haine plus ne mains que ce que il doit, et - treterai doucement ceus qui serontseront] sont F obeïssent, et garderai de - grief entent comme je porrai ceus qui sont sozmis à nostre segnor l’empereeur, et serai - leaus en toutes les causes et es comunes disciplines à l’une et à l’autre partie, ne ne - donrai à nule des parties fors ce qui est droiz ; ainz porsivrai toz les mesfez et - garderai toute leauté selonc ce qui me semblera droit et garderai de toute maniere de - grief ceus qui n’ont rien mesfet. Et à cex qui ontont] aront F mesfet - enjoindrai tormenttorment] paine et t. F selonc la loi et selonc jostice - sicomme il a esté dit, et lor garderai droit es comuns marchiez et es privez. Et se je - aparceis que torz soit fez à la borse l’empereeur, je ne ferai pas ce par moi, ainz - prandrai o moi .i. assesseur qui sera preudom si que je ne soie pas seus. Et se ge truis - entor moi aucun qui emble ou qui mesface, je me deliverai de lui et le metrai hors de ma - compengnie. Et se je ne garde aissi toutes cez choses, je en recevrai le guerredon et ci - et en l’autre siecle en l’espoentable jugement Jhesu Crist nostre - sauveeurnostre sauveeur] om. F et - - avra - avrai - avrai] avra O corr. d’après F partie o Judas - le traïdetraïde] traiteur F et o Giezi et o Chaÿm. Enseurquetout je serai - sozmis as painnes qui sont contenues en la loi Justinian. Li essemplaires de ce fu escriz - à Domige gloriex prevost par Illire.

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- [9. Ut ecclesia romana centum annorum habeat praescriptionem] Cist - tytres est que prescripcio de mains de .c. ans ne vaille pas contre l’iglise de - Rome.Rubrique] La dousieme constitucion, que l’yglise de - Romme ait prescription de .c. anz. F -

- Li empereres Justinians dit à Jehan tres beneuré home et tres saint - arcevesque et patriarche de VeteruneVeterune] vielle Rome F, cf. le - texte latin « veteris Romae ». : L'ancianne Rome ot le commancement des - lois, et nus n’est qui dont que la hautece del soverain eveschié il soitil soit] ne - soit F en li, et por ce nos semble il que il est necessere chose que nos anorons - d’une loi de nostre non le païs as lois, et la fontainne de l’ordre de provoire, que la - force de la sauvable loi s’estende de ci à toutes les iglises qui sont jusq'à la grant mer - devers Ocidant. Et ceste loi soit sacree à l’aneurl’aneur] la loy F de - Damedieu, as iglises d’Ocidant et à celes d’Oriant por les possessions que eles ont et que - ele avront de ci en avant.

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Et porce que li encien droit enclooientenclooient] escleroient - F les temporiex excepcionsexcepcions] exacions F, cf. le texte - latin « exceptiones ». par les bonnes de .xxx. anz, et se il i avoit - droiture de guage il donnoient .i. pou plus lonc terme, nos n’otroions à nule maniere que - les saintes iglises soient mises arriere par itant de tens, et meesmement es choses en qoi - eles sueffrent damage ou en qoi aucune chose leur est deue, ainz establissons que - excepcions de tens leur soit lors opposeeopposee] proposee F, cf. le - texte latin « opponi ». quant .c. anz seront passé, si que les droitures - as iglises soient entieres par tout le devant dit tens. Ne nule excepcion de lonc tens ne - leur puisse nuire fors cele de .c. anz, quar l’en set bien que cilcil] cist F - termes est la fin de la vie à l’ome - - quil - qui - vit assez longuement.

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- Vostre Sainteé ait donc ceste loi qui vaille as iglises crestianes de tout - Ocidant et s’estende jusq'as parties d’Oriant en qoi les saintes iglises porsieent aucunes - choses, si que ce soit dignes dons à Dieu le tout puissent et desfendemenz des devines - choses que nus desfendemenz ne remaigne as desleaus homes ne nul lieus ne leur soit - lessiez de pechier à leur esciant, més cil soit tenuz por ynocent qui n’a rien mesfet, ne - nus ne se defende par malvese alegacion qui amainne avant le lonc tens en lieu d’autre - droiture.

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Toutes les terres et toutes les illes d’Ocidant qui sont jusqu’à la - grant mer aient donc ce que nos avons otroié à l’aneur de Dieu à l’ennorable siege Saint - Pere l’apostre, et par ce leur soviegne il pardurablement de la porveance de nostre - empire.

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Et nos otroions à l’iglise de Rome cest aventage sicomme il a esté - dit avant, non pas tent seulement es parties d’Ocidant, més en celes d’Oriant en qoi les - possessions à l’iglise de Rome sont ou seront de ci en avant,

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si que - tui li juge grant et petit qui sont crestien gardent cest nostre establissement. Et cil - qui briseront ceste loi pueent avoir peor de la force des lois par desus les celestiex - lois et redoutent painne de .l. livres d’or. Et ceste loi ne vaille pas es causes qui sont - à venir tent seulement, més en celes qui ja sont amenees en jugement. Ta sainteé receve - ceste presente loi que nos avons sacree à Damedieu et la mete o les sainz - vesiausvesiaus] corrigé par le copiste sur vesaaus O et - vos la gardoiz et ele gartele gart] elle garantisse F toutes les possessions - à l’igliseà l’iglise] as yglises F de Romme.

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- [10. De referendariis palatii] Cist tytres est de ceus qui - conduisent ceus qui vuelent parler à l’empereorRubrique] La - constitucion l’empereur à Bilisaire le visconte F. - -

- Li empereres Justinians dit à Hermogene le mestre des sainz offices : - Porce que il nosil nos] il ne nous F semble pas bien, aprés ce que nos avons - amené toutes les choses à avenant ordre, que nos lessons par devantpar - devant] par dehors F ceus qui conduient à nos ceus qui veulent parler à nos, que - nos ne les porvoions en aucune maniere, porce meesmement que il nos sont profitable, - premierement porce que il ne nos convient pas estre en presse de gent et que nos oons - legierement par eus les requestes à plusors.

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Et nos avons oï que il en i a plus que nos ne n’i establismes - pieça, car aucun sont venu avantavant] en a. F qui ont trop estendu nostre - largece, et porce que pluseur requestes venoient à nostre cort, il ont esleu pluseurs qui - amenassent les requereeurs par devant nos, si que la chose qui devantdevant] d. ce - F estoit honeste est venue par cepar ce] om. F à trop grant nombre, - tent que il en i a jaja ] om. F .xiiii. Et porce que nos volons que la chose - que nos trovasmes atempreement qui a puis esté espendue en trop grant multitude soit - garnie de sa propre honesté, nos avons porveu à comprandre le nombre par certainne mesure, - non pas porpor] om. F tolir leur les choses qui leur sont otroiees, car ce - n’est pas propre chose à la majeté l’empereeur que nos metons hors de nostre servise aucun - de ceus qui nos servent honestement, més nos volons que il soient en la maniere où il - sont. Neporquant nus ne soit mis el lieu de ceus qui moront devant que li nombres soit - ramenez à .viii., et cil nombres soit establiz pardurablement, que il ne soit acreuz en - nule maniere ne en nul tens, et il s’entremetent pardurablement deque il ne soit - [...] pardurablement de] om. F seurmonter li uns l’autre par cure et par devocion - envers nos et envers l’empire. Que nus n’ait congié de requerre tel chose de ci en avant, - més tuit sachent que il n’empetreront pas ce que il requerront contre ce et il seront - obligié por cele requeste à painne de .x. livres d’or et seront despoillié de leur - chevalerie, car nos volons que la mesure soit gardee jusqu’al nonbre que nos - avons dit, més que il soit acreuz par jostice et par autres vertuz, car trop grant - multitude n’a point d’onnesté, il soient donc en cel nonbre selonc ceselonc ce] om. - F - - que nos avant dit - que nos avons avant dit - que nos avons avant dit] que nos - avant dit O que nous avons dit F, cf. le texte latin « quod - praediximus »..

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TaTa] ¶ Hec autem. Ta F hautece sache donc cez - choses et gart que cil nombres ne soit passezne soit passez] ne soit pas F à - nul tens ne aucunes des choses que nos avons establies, més la painne que nos avons devant - establie soit demandee à ceus qui feront aucune chose contre ce que il ne list pas à - recorder, ne ele ne puet estre rendue. Et ceste nostre loi mete hors multitude et amaint - avant vertu qui n’est pas trovee en pluseurs. Et ce soit gardé seur toutes choses en ceus - qui metent leur vie en requestes au besoigneus et en l’aide que nos leur fesons. Ta - hautece s’entremete donc de mener à effeut les choses que nos avons establies et qui sont - fetes apertes par ceste loi.

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- [12. De incestis et nefariis nuptiis] Cist tytres est de desleal - mariage et d’incest.Rubrique] Cest titres est d’incest et de - noces desloiaus F -

- Li empereres Justinians dit à Floire conte de la sainte chose privee : - Nos - om. - jujons - om. O corr. d’après F que les lois que - li empereeur firentfirent] om. F qui furent devant nos por les mariages qui - sont assemblé par incest ne sont pas parfetes, porce que eles lessent sanz paine ceus qui - sont assemblé par tiex mariages et tolent à la lignee qui vient d’aus qu’il n’i a nules - corpes et les choses qui furent au pere, si que cil qui font le mesfet sont sanz painne et - cil qui rien n’i meffont sont puni comme pecheeur.

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Nos establissons donc que aucuns qui fet de ci en avant mariage - desleal et contrere à nature que la loi apele incest, se il n’a enfanz del premier mariage - que il fist lealment, il perde maintenent toutes ses choses et il n’ait nule des choses - qui li furent donnees par non de doere, més toutes ces choses soient assignees à la borse l’empereeur, porce que il leur lisoit à marier soi lealment et il se - sont marié contre les lois, et ont confondu leur lignee, et neu à leur lignage, et ont fet - chose desleal et escomeniee, et ont covoitié tel chose que pluseurs des bestes qui ne sont - pas renables refusent à fere, et il suefrent painne non pas tent seulement de perdre leur - biens, més de perdre leur chevalerie et d’estre envoiez en essill et de bateure en leur - cors se ce sont vil personnes, si que il aprangnent à vivre chastement et à tenir soi à ce - que nature leur ensaigne ne ne se delitent pas es choses qui sont contre droit ne ne - contredient aus lois qe nature nos a bailliees. Et se fame set ceste loi et ele la despit - et ele se marie par incest, ele soit sozmise à cele meisme painne.

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Et se il avient que il aient d’autre mariage leal filzleal - filz] loiaus filz F ou neveuz ou autres enfanz, cil aient l’eritage leur pere et - soient delivré de la poosté au pere por son mesfet, si que il le pessent et li doignent - les autres choses qui li seront necessaires, car ja soit ce que il ait despit les lois, - neporquant il est ses peres.

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Et ce soit gardé el tens qui vandra aprés cest present - establissement, si que nus ne soit correciez se il vit chastement, car cil qui rien ne - mesfont ne sont pas sozmis à ceste loi. MésMés] ¶ Més F nos ne quitons pas - del tout le tens qui est trespassez ne ne volons pas que il soit en toutes manieres sozmis - à la loi, més se tiex mariages a esté fez et il est departiz par aucune maniere, il soient - quite. E se nostre loi trueve aucun tel mariage qui fu assemblez ainz que ele fust fete, - li homs ait congié de lessier sa fame dedanz deus anz aprés ce que il savra ceste loi, si - que il ne recort jamés à li ne ne face pas semblant de departir et remaigne - veraiement joinz à li, et la qarte partie de son chatel tant seulement soit - sozmisesozmise] mise F en la borse l’empereeur et les trois parz soient - donnees as enfanz, car nos leur otroions comme à ceus qui n’ont rien mesfet, que - sese] om. F il sont seul et il n’ia nul autres enfanz qui soient de leal - mariage, il ne perdent pas l’eritage leur pere, se li peres ne les het por aucune autre - leal cause por qoi il les mete hors de son heritage.

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Et se enfant furent né del mariage qui fu lealment fet devant - cest et selonc les lois, les trois parties des heritages soient as enfanz qui sont né del - leal mariage, se il ne font aucune chose par quepar que] pour quoi F il ne - soient pas digne de l’eritage leur pere selonc les lois, et la qarte partie puisse estre - lessiee à ceus qui sont d’incestd’incest] de cest F mariage etet] om. - F se il n’ont mesfet aucune chose, si que la qarte part del chatel au pere en - soit avent ostee que nos commandons qui soit donnee à la borse l’empereor. Et nos leur - otroions que il soient fet oir leur pere selonc la maniere que nos avons avant dites, non - pas tent seulement par testament més sanz testamenz, et ce meisme vaille se il prannent - autres fames selonc les lois puisque il avront lessiees celes qui furent couplees à eux - par incest et il ont enfanz de l’un et de l’autre mariage et li doeres soit donnez à la - premiere fame. Et se li hons ne lesse la fame qui est assemblee à lui par incest dedanz - deus anz aprés ce que cest loi sera pueploiee partout, il perde sa sustence et la fame son - doere et soit sozmis à la devant dite painne, et leur enfant n’avront rien de la sustence - leur pere ne del doere leur mere. Més se il orent enfanz d’autres mariages leals, cil - aient leur chosesleur choses] lor part F aprés ce que la qarte part en sera mise en la borse l’empereeur, et il soient hors de baill et norrissent - leur pere et li aministrent soffissentment selonc ce que nos avons dit, et li doeres à la - fame qui est aissi mariee par incest soit mis à la borse l’empereeur. Més se cil qui ce a - fet n’a enfanz d’autre mariage qui soit leaus, toute sa sustence sera lors à la borse - l’empereeur. Et nos establissons ce meisme en ceus qui de ci en avant se marieront par - incest. Et si metons parpar] soz F cele meisme loi celui qui ne lera pas - dedanz le tens que nos avons dit la fame que il a en tel maniere autresi comme celui qui - aprés ceste nostre loi fera tel mariage.

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MésMés] ¶ Dubitandum. Més F porce que aucun doutoient - aucune chose dez filz qui sont fet leal par nostre establissement, il nos fu avis que il - estoit droiz que nos i ajostesions aucune chose comme pereaucune chose comme pere] - a. chose [des filz qui sont fez loial par nostre establissement il nous fu avis que il - estoit droiz] comme pere F des lois et sousisions la doute, car nos feismes au - commancement la loi par tel entendement que se aucuns a enfanz de leal mariage et sa fame - muert et il compengne aprés à une autre fame que il li leust bien à prandre par mariage et - il en a enfanz avant que instrument de doere soient fet entre euls, se tent avient que il - i soient fet aucune foiz ou aprés ce que il seront fet, ou se il sont tuit seul avant que - li instrument de doere soient fet si qe nul autre ne soient puis né ou il soient né més il - muirent maintenant, aucun quiderent que li segont enfant ne puissent pas estre leal porce - que il i a autres leaus filz de la premiere fame, més ceste oppinion n’a nule droite - concordance, car se nos avons mostré que tel fils sont leal parce que li instrument del - doere ont esté fez et li premier enfant soient leal et li peres muert leaus en toutes - choses et est leaus peres à ceuls qui furent né de la premiere fame et à - ceus qui furent né de la segonde, ja soit ce que il furent né ainz que li instrument del - doere fussent fet ne nus ne fu nez aprés euls puis que li instrument del doere furent fet - ou cil qui furent né sont mort, et la loi li donne congié de fere testament sicomme il - voudront en leur ligniee, en tel maniere neporquant que il n’aille en nule chosenule - chose] n. maniere F contre les lois qui apelent toz les filz - oelmentoelment] egalment F à l’eritage, il vandront donc à l’eritage et - sanz testament et par testament, sicomme li peres et la loi l’otroie et seront leal - oiroir] hom F si que li uns sera oirs aprés l’autre. Car que jugerions nos - autres choses dés que li nons des propres oirs et des leaus soffit à mostrer que il sont - el baill au pere et à donner leur contre le testament toutes les choses que les lois il - donnent et à avoir toutes les choses qui apartiennent à tel noncontre le testament - toutes les choses [...] à tel non] contre le t. toutes les choses qui leur apartiennent - F ?

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TaTa] ¶ Ta F hautece sache donc les choses que nos - avons establies et qui sont escleriees par ceste loi et s’entremete de mener les à effeut, - et use de nostre commandement envers les prevoz des genz, si que tuit cil qui sont par - dehors sachent que nos avons cure de la ligniee qui est pure et sanz meffet et contralions - malveses assemblees qui sont contreres à noz lois.

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+ + + + + + + Traduction 1 des Authentiques, Liber secundus + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Lucien Dugaz + + + 2026 + CC BY-NC-SA 4.0 + École nationale des chartes - PSL +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + London + British Library + Royal 20.D.IX + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 22970 + + + +
+ + + 1250/1275 + + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit London, British Library, Royal 20.D.IX, avec correction par + le second témoin, le texte latin et par conjecture.

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+ [Liber secundus] +
+ [6. Quomodo oporteat episcopos et reliquos clericos ad ordinationem deduci, et de + expensis ecclesiarum] + Ci commance la segonde collection. Cist tytres est comant il convient + mener les evesques et les autres clers à estre ordenez et despensses des iglises. Ce est + ci li sistes establissemenz.Rubrique] La quinte constitucion. + Comment il convient les evesques et les clers et les autres mener à ordres, et des + despenses as yglises. F +

+ Li empereres Justinians dit à EpythanE.] Epychain F + arcevesque de Costentinoble : Deus tres granz choses sont donnees par la souverainne + debonneretéd.] beneurté F, ce est asavoir ordre de provoire et empire ; et + l’une de cez choses aministre les devines choses et l’autre est par desus + + le + les + les] le O corr. d’après F humainnes qui + + il + i + + met grant diligence, et cez deus choses + vienent d’un meisme commancement et aornent humainne vie, et por ce nule chose ne sera de + qoi li empereeur s’entremetent sicomme de l’onesté au provoires, qar il prient + + toz + tozjors + t.] toz O corr. d’après F cf. le texte latin « semper ». Damedieu por euls, car se l’ordre + de provoire est tele de toutes parz que ele ne puisse estre blasmee et ele a vers Damedieu + buene creance et li empires aorne par droit et avenantment la chose commune qui li est + bailliee, ce sera une buene concordance qui aportera à l’umain lignage tout ce qui li est + profitable. Nos avons donc tres grant cure envers les verais ensegnemenz Damedieu et + envers l’onesté des provoires, car se + + il ont + il l’ont + + nos creons que tres grant dons leur soientleur soient] nous seront + F donné por euls et nos tendrons fermement ce que nos avons et conquerrons ce que + nos n’avons encor pas, car toutes choses sont fetes bien et avenentment se li commancemenz + en est buens et plesanz à Damedieu. Et nos creons que ce avendra se les saintes riules + sont gardees que li saint apostre qui furent ministre de la parole Damedieu livrerent et + li saint pere les garderentet li saint pere les garderent ] om. + F et esplanerent.

+

NosNos] ¶ Sanctas. Nous F sivons donc en toutes + choses les saintes riullesen toutes choses les saintes riulles] en toutes manieres + les sainz peres et les saintes ruilles F et establissons que, quant aucuns sera + amenez de ci en avant à estre ordenez à evesque, l’en regart premierement sa vie selonc + l’apostre se ele est onesteoneste] nete F et sanz corpe et tele que ele ne + puisse estre reprise et que il ait bon testemoinne et avenant à recevoir l’ordre de + + proire + provoire + .

+

Et que il ne soit des officiaus d’aucune cort, se il n’est par + avanture delivrez de la fortune de la cort parce que il a esté trois anz en abeïe (selonc + ce que nos avons ordené) et ait rendu à la cort la qarte part de sa sustence ;

+

ne il ne soit pas des lais ; et aissi receve il ordre de provoire + ne il ne receve pas faint ordenement si que il soit orendroit lais et maintenant clers et + aprés .i. pou de tens evesques ;

+

+ ne il n’ait pas eu deus fames, ainz soit virges des le commencement, ou il + oitoit] ait F eu une fame qui soit venue à lui en sa virginité, qui ne soit + pas veve ne n’ait pas esté departie d’autre mari, ne qui ait esté meschine à autre home ;

+

ne qu’i ait filz que l’en doit haïr. Et se aucuns fet contre ce, + il chiee del ordre de provoire, et cil qui l’ordenal’o.] l’ordenera F soit + mis hors de l’esveschié porce que il a fet contre ceste loi.

+

Et nos n’otroions à nul que il achat ordre de provoire par + deniers, ainz volons que il regart au servise Damedieu tent seulement et n’en soit pas + trez par humaines pensees,

+

ne mont pas a estre evesques se il n’est + ensegniez des sainz ensaingnemenz ;

+

ainz convient que il ait fet + premierement profession de moine ou il ait esté en clergie .vi. mois as mains, que il + n’ait pas touchié à fame. + + Il ce + Ice + + + demandonsdemandons] commandons F nos en toutes manieres es evesques + (sicomme il a esté establi es sainzes sainz] en .ii. F establissemenz que nos + feismes avant), par qoi nos n’encerchons pas ceus qui ont pieça lor fames, ainz lessons + ester tout le tens trespassé, més nos n’otroions que tele ordre soit donnee de ci en avant + à nul qui ait fame. Et nos renovelons encore cele loi si que nule chose ne soit fete + encontre que cil qui est ordenez ne chiee del ordre, et cil qui l’ordane autresi. Cil qui + doit donc estre ordenez à evesque soit ou moines ou clers et ait en cele vie bon + testemoine et soit honestes et de bone vie, et ce soit li fondemenz de l’eveschié.

+

Et quant il est apareilliez à recevoir l’eveschiéEt quant + [...] l’eveschié] saut du même au même F, il est avenant chose + que il sache devant son ordenement les lois et les riules que nostre foi receit et que + sainte iglise baille, et quant cil qui doit estre orde nez les avra sovant + leues et il sera venuz devant celui qui le doit ordener, li ordenerres li demant lors se + il est soffisanz à garder et à fere ce que les saintes riulles ont confermé, et se il dit + que il ne porroit pas garder les commandemenz des saintes riules, il ne soit ordenez à + nule maniere, et se il receit l’ordre et il dit que il acomplira cez choses + + etent + en tent + en tent] etent O corr. d’après + F comme home le puet fere, lors li doit l’en amonester et dire que se il ne les + garde il soit estrangés de Dieu et charra de l’aneur qui li est donnee. Et les lois + citeainnes ne leront pas cel mesfet sanz prandre en vanchance, porce que li enpereeur qui + furent devant nos et nos meismes avons dit par droit que il convient que les saintes + riulles vaillent autretant comme lois.

+

Et quant il avra ce entendu et il avra ce otroié, il receve lors + ordre d’evesque si que il ne l’achat pas par deniers ne par autre choses, ainz la receive + purement sanz loier comme ce que Diex li a donné. Qar se il a toutes les autres choses que + nos avons dites avant et l’en aparceit que il ait achaté l’ordre d’evesque par deniers ou + par autres choses, sache que il charra de l’esveschié, et cil qui l’ordena por loier en + avra tel loierloier] guerredon F que il perdra autresi son esveschié, et li + uns et li autres en sera si paiez que cil n’avra pas ce que il esperoit, et cil perdra ce + que il avoit. Et li denier ou les choses qui furent donnees por l’acheson de cel + ordeenement soient assigné à la sainte iglise de qoi cil qui les reçut estoit evesques, + qui est por ce chaoizchaoiz] cheuz F de l’esveschié. Et autresi disons nos + des autres clers et leur enjoignons autretel paine, ce est que il chieent de l’ordre de + provoire et les choses qui furent donees por l’achoison del’a. de ] om. F l’ordenement soient randues à l’iglise à qui li torz a esté fez. + Et se aucuns de ceus qui ne sont pas clerc receit ou deniers ou autres + choses por l’ordenement d’aucun, et meesmement se il a aucune aministracion, il sofferra + painnes et tormenz qui li vandront del ciel, et ce qui li a esté donné li soit tolu et + soit rendu à doubles à sainte iglise, et se il a aucune aministracion + + il a + il la + + perde et soit condampnez par + pardurable essill. Et cil qui achateachate] a acheté F esveschié, par deniers + ou par autres choses, sache apertement que, se il estoit premierement diacres ou prestres + et il est venuz par loier à ordre d’evesque, il ne charra pas tent seulement de + l’esveschié, ainz perdra l’ordre que il avoit avant, car porce que il covoitoit ce de qoi + il n’estoit pas dignes est il mis hors de tout ordre de provoire. ¶ Il convient donc, el + tens que aucuns est ordenez, que cil qui l’ordane li die cez choses par devant tout le + pueple, si que quant il savra que il avra toutes les chosesles c.] ces c. F + que nos avons avant dites, il li doint lors la sainte ordre, et quant cil qui est ordenez + orra ce par devant toz, il n’ait pas tent solement peor de Damedieu, més honte de + trespasser ce qui li a esté denoncié par devant toz.

+

Et se l’en quide que aucuns soit tiex comme nos avons dit avant + et il vient à estre ordenez à esvesque et aucuns le contredit qui dit que il set en lui + tel chose que il n’en est pas dignes, il ne soit pas ordenez à esvesque devant que la + chose soit examinee et que il apere que il est de toutes parz sanz meffet. Et quant cil + qui le doit ordener a oï cel contredit, se il n’atent pas que la chose soit + examineeet que il apere [...] la chose soit examinee ] et se cil qui l’ordene ne + sueffre pas que la chose soit examinee F ainz l’ordane maintenant, sache que ce + que il fet ne vaut rien et il charra de l’ordre de provoire porce que il fet contre la + loi, et cil qui est issi ordenez en charra autresi et sera corpables à Damedieu qui ne demande fors la purté de ses provoires. Et se il prueve, quant la cause + sera examinee, que cil qui contredit l’ordenement soit faus acuserres ou il ne veut pas + porsivre la cause, cil qui veut fere l’ordenement le departe de la sainte communele + d. de la s. c.] le d. à touz jours de la chose commune F si que cele fauseté ne + remaingne pas sanz estre comparee. Car autresi comme nos demandons bonne grace à celui qui + est ordenez, volons nos que desleauté soit comperee en celui qui acuse faulsement, et se + nul ne l’acuse ou cil qui l’acuse ne porsuit pas la cause tent que ele soit + examineeexaminee] e. ou quant ele est examinee F, il ne puet pas mostrer + que l’acusacion soit veraie. Il convient donc que cil qui est sanz corpes + + vieggne + viegne + + à estre ordenez, car cil + qui est issi ordenez set miez par ce les mellors des commandemenz et + n’encortn’encort] n’ensuit F pas en la vie qui doit estre punie, ainz est + ensegniez par uvreuvre] oevre F de cors et par sapience.

+

EtEt] ¶ Illud etiam. Et F nos establissons que nus des + sainz evesques ne demort plus d’un an hors de s’iglise se il ne le fet par le + + commandeeur + commandement + commandement] commandeeur O corr. d’après F l’enpereeur (car en cel seul cas le porra il fere sanz + blasme), et li saint patriache contraingnent les evesques de chascun esveschiée.] + [marchie] esveschié O que il soient en leur iglises et n’en soient pas longuement + hors por demorer en autres, ne ne despisent pas les leur ne nene ne] ne n’en + F soient pas hors plus d’un an que + + om. + nous lor avons otroié + pour misericorde. Et se il la lesse plus d’un an que + nous lor avons [...] d’un + an que] saut du même au même O corr. d’après + F il ne reviegne pas à son esveschié ne li commandemenz l’empereeur ne le detient + pas avant sicomme nos avons avant dit. Se il est arcevesques, li patriaches de la region + l’apiaut par leaus semonses et gart par tout les saintes riules, et se il est inobediant, + il soit mis hors de la compengniela c.] la sainte c. F as sainz evesques et + uns autres soit mis en son lieu qui soit digne par reverance et par honesté. + Et se cil qui fet ce n’est pas arcevesques més aucuns des autres evesques, li arcevesques + face toutes cez choses, ne nus ne praingne tele achoison que il die qu’il lesse s’iglise + por lor plez ou por leur autres choses qui apartiennent à eux ou à leur iglise. Car ce + n’est pas avenant reson que li evesque lessent por une chose les autres que il + + li + lor + lor] li O corr. d’après F + convient fere, ne ne + + despende + despendent + d.] despende O corr. d’après F pas por cez achoisons le guaaing que il ont des + saintessaintes] autres F iglises ; ainz establissons + + que les actions qui sont meues + que les causes as autres yglises soient meues + que les + causes [...] meues] que les actions qui sont meues O corr. d’après F + cf. le texte latin « praesente, si quaedam sint lites forte sanctissimis + ecclesiis, propter quas has occasiones asserunt, haec per eos, qui sub ipso sunt, + religiosos clericos aut apocrisarios aut oeconomos movere, et petitiones non ad + imperium dirigere, impetrare autem sperata ». par les clers qui sont desoz + euls et par les procurateurs des iglises, et porsivent par eus leur droiture. Et se aucuns + besoinz avient aucune foiz à l’iglise, eles soient fetes savoir à nos et à noz bailliz par + ceus qui procurent les choses à l’iglise ou par aucun clers qui soient establi à ce ou par + leur procurateurs, si que il empetrent ce qui est avenant si que ce ne soit pas as + evesques achoison d’aler foloiant et as saintes iglises de grevence, et que les choses aus + iglises ne soient despites par leur defaute ne que les iglises ne soient grevees de leur + despenses, et que il ne facent plus damage que preu as saintes iglises.

+

NusNus] ¶ Non aliter. Nuls F des sainz evesques ne soit + si hardiz que il viengne à ceste beneuree cité devant que il ait les letres à son propre + arcevesque qui li portent testemoine que il est besoinz que il i viegne. Et se ce est + arcevesque qui + + i + il + + veut venirqui i v. + v.] om. F, il praigne les letres au patriache del païs qui + tesmoignent que il est besoinz que il i viengne, et issi doivent il venir par devant + l’empereeurl’e.] l’e. non pas folement ne F sanz la concience as + arcevesques et as patriaches, car il est defendu et ci et es devines riules que cil qui + vienent çà n’enpraignent pas à donnerdonner] denoncier F soi à l’empire par + soi meisme, ainz aillent premierement au patriache ou as procurateurs de + chacun esveschiéchacun ev.] chascune yglise del eveschié F et leur dient les + causes par qoi il sont venu, et puis viegnent par devant l’empereeur. + + om. + Et dés qu’il seront venuz par devant l’emperor + Et dés + [...] l’emperor] om. O corr. d’après F, il + lise as evesques qui requierent aucune chose à offrir leur peticions par devant ceus de la + grant iglise qui sont establi à oïr les peticions, ou par devant les procurateurs de + chascun esveschié, si que il recevent aprés ce nostre response. Et se il requierent droit + il aient leur requeste, et se il requierent tort, il s’en retornent justement là dont il + sont venu.

+

AprésAprés] ¶ Hec autem. Aprés F ce que nos avons + ordené cez choses des sainz evesques selonc les devines riules, nos establissons que li + clerc soient ordené o molt grant enqueste selonc les devinnes riules et home de bon + testemoine et qui sachent letres, car nos ne volons pas que cil qui ne sevent nules letres + soient ordené à nul ordre de clerc, ce est asavoir de diacre ou de provoire, més tiex qui + sachent les saintes oroisons et les riules de sainte iglise et recevent l’ordre sanz nule + complainte et sanz nul blasme et sanz nul contredit et sanz donner deniers ou autres + choses, ne nos ne volons pas que cil qui sont oficial d’aucune cort receivent ordres fors + selonc les lois que nos avons fetes pieça et que nos confermons encore ore, et cil qui + doivent estre ordené recevent par devant tot le pueple les sainz commandemanz por iceles + meismes causes por quoi nos avons ce establi des evesques.

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Et cil qui a eu deus fames ou cil qui les a ne soit pas ordenez à + diacre ne à provoire, ne cil qui a fame qui est departie de son premier mari, ne cil qui a + meschinemeschine] m., més cil qui a fame o virginité et chasteé, car F, car + nule chose ne plest si eses] des F saintes ordres comme cil qui vivent en + chasteé ou cil qui ne compaingnent pas à fame ou cil qui est mariz à une seule fame qui a + esleue chasteé qui est li premiers commancemenz et aperz fondemenz des + autres vertuz. Et se aucuns prestres ou + + aucucuns diacres ou aucuns diacres + aucuns diacres + + ou aucuns + sozdiacres prant puis fame ou il tient meschine apertement ou en respost, il perde + maintenent la sainte ordre et soit comme lais. Et se uns des liseeurs prant la seconde + fame por besoing que il ne puet refuser, il ne puisse puis monter à plus haute ordre ne + n’ait nul gregneur degré en sainte iglise, més il soit pardurablement en ce degré, més il + ne viegne pas au tierz mariage, car ce li doit bien soffire qu’i s’est mariez deus foiz. + Més se il s’est mariez deus foiz et il se haste aprés de venir à plus haut degré, il sera + d’ilec en avant lais et charra de tout saint office, car il nos apartient à vivre + chastement en toutes choses, et se cil qui doivent estre ordené sont itel, il porront + legierement monter à estre evesques, et l’en + + trova + trovera + trovera] trova O corr. d’après F plus + legierement homes qui seront digne d’estre amené au premier degré de sainte iglise.

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NosNos] ¶ Quanta. Nous F volons que les choses qui ont + esté dites des anorables clers soient gardees es nonnains beneoites, si que eles ne soient + pas fetes sanz ceste forme, + + si que + ne que + ne que] si que O corr. d’après F eles ne soient pas jonnes ne en aage qui saille + de legier à mesfere, ainz aient passé le mileu de leur aage et soient d’entor .i. anz + selonc les saintes riulles, et soient issi ordenees que eles soient ou virges ou que eles + n’aient eu que .i. mari, car nos n’otroions pas à celes qui ont eu deus mariz ne à celes + qui ont vie soupecenexse que eles viegnent au saint mistere ne servent as sainz bautesmes, + ne soient as autres segrez que eles font par costume es sainz misteres. Et se aucuns + besoinz i avient porqoi aucune qui soit de meneur aage doit estre ordenee à + nonnain + + be + beneoite + beneoite] be O corr. + d’après F, il lise à ordener la as ennorables convanz et que ele i abit, + ne ne soit pas en compengnie d’omes ne à sa volenté, més de vie solitaire et que ele ait + buen testemoine de ses compegnes. EtEt] ¶ Nolimus. Et F nos ne volons pas que + celes qui sont amenees à estre ordenees ào. à] ordenees F nonains beneoites + ou de veveté ou de virginité qui n’abitent pas ouou] o F aucuns de leur + paranz ou de ceus que l’en apele amis (quar de tiex nons usent li home et raemplissent + leur vie de maligne soupeçon), més celes qui abitent toutes seules ou o leur peres ou o + leur filz ou o leur + + filz + freres + freres] filz O corr. d’après F, ou o tiex personnes de qoi nus ne puet soupecener nule + malvestié se il ne veut estre tenuz por fol et por felon se il dit aucune tel chose + d’aucune de celes qui vuelent entrer en l’ordre des nonnains beneoites. Car il ne convient + pas que tel fame soit amenee à ordre de nonnain beneoite o malvese soupeçon, car se ele + est ordenee + + om. + et + et] om. O corr. d’après + F ele fet aucune tel chose et sa compengne o aucun o le devant dit non, ele chiee + de l’ordre de nonain beneoitenonain beneoite] n. b. o mauvese soupeçon quar se ele + est ordenee et ele fet aucune tel chose et] dittographie F. Et + + eles + ele + + seront sozmises à ceste loi et + as autres qui punissent les corrompeeurs, car il convient que toutes celes qui sont + ordenees à nonains beneoites soient amonestees el tens que eles sont ordenees que eles + oient les sainz commandemanz + + om. + et + et] om. O corr. d’après F que eles aient la crime Damedieu et fiance qui s’aerde as + sainz commandemanz. Et si doivent criembre que eles ne chieent de la sainte ordre + + om. + et sachent que se eles despisent le service Damedieu et lessent + l’ordre + et sachent [...] l’ordre] om. O corr. d’après + F por marier soi ou eles eslisent autre vie, eles sont obligiees à mort et leur + sustence sera donnee as saintes iglises ou as abaïes en qoi eles sont ; et cil qui les + oseront prandre à fame ou corrompre, il seront puni par glaive et leur + sustence serasera] sera mise F à la borse l’empereor, car se cil qui + corronpooient les virges estoient puni par mort es enciannes lois, nos devons par + meilleurmeilleur] molt m. F reson garder + + chatée + chasteé + en celes qui sont glorefiees à Damedieu, et + nos volons que ele soit gardee porce que ele aorne les fames seur totes choses.

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Et il est avenant chose as ennorables nonnains que eles gardent ce + qui est avenent à nature et ce que eles doivent à la sainte ordre, et autresi cil qui sont + ordenéordené] une foiz o. F à ordre de diacre ou de provoireprovoire] + p. ne lessent en nule maniere l’ordre F. Et nos establissons ce non pas tent + seulement em provoire et en diacre, més se aucuns est fez sozdiacres ou lisierres, il ne + puisse pas lessier cel ordre ne torner soi à autre vie. Et sachent que se il font aucune + tel chose, se il sont riche il perdront leur sustence selonc ce que nos avons establi, et + se il sont povre il convendra que il servent à aucune cort.

+

Més il ne convient pas que l’en ordane de ci en avant tent de clers + comme l’en a fet jusque ci, més porce que il covient amander ce qui a esté fet ça en + arriere, nos ne volons que tel chose soit fete de ci en avant à damages des sainte + isglises. Nos avons donc compris par une especial loi toutes les choses que il convient + fere de ce en la grant iglise de ceste real cité, et en celes qui sont desoz lui et es + autres qui sont + + sont desoz lui ci + sont cil + sont ci] sont desoz lui ci O corr. d’après F. Nos establissons donc es liex qui sont par + dehors que, se aucuns a edefié une iglise et il i a establi certain nombre de clers à qui + il a assigné leur despenses, nus ne soit + + ordenez ordenez + ordenez + + en cez iglises que li nombres soit + ramenez à celui qui il fu au commencement. Et se il n’establiil n’establi] il + n’amenistre F pas certain nombre de clers et l’iglise de la cité aministre despenses à lui et à autres iglises, lors ne soit pas li nombres des clers + creuz, ne ele ne soit pas grevee des depenses por aucuns benefices. Car ces choses ne sont + pas bonnes ne dignes au provoires, més il doivent aministrer des choses que Diex + + l'en + lor + lor] l’en O corr. d’après F + donra selonc ce que il porront fere et garder l’enciane coutume sanz renoveler nule chose. + Et por ce covient il que li saint patriarche et li arcevesque se porvoient de ce et + lessent ceus qui ja sont ordené en l’ordre où il sont, et que il gardent quiex rentes + chascune iglise a, et issi or ordannent li patriarche les iglises qui sont soz euls, et li + arcevesque facent ce meisme quant ilil] il [l] O en seront amonesté par les + patriarches, et li esvesque ramaignent à ceste mesure ceus qui sont soz euls et metent + entente que il n’ordannent pas clers es iglises qui n’i puissent avoir + soufisantsoufisant] souffisaument F leur despenses. Car nos savons bien que + pluseurs saintes iglises sont venues à povreté por tiex ordenemenz et por les outrajes + d’autres despenses, et porce que nos avons + + painne + à painne + à + painne] painne O corr. d’après F delivré aucunes d’eus et les + autres sont encor chargiees, qui ne pueent pas estre ralegiees de si grant destrece, et + por ce se porvoient li saint patriarche et li arcevesque et li evesqueli evesque] + autres e. F [saint] evesque O que nos oions ce que il ferontferont] firent + F, et loons ceus qui voient nostre loi en escrit et l’acomplissent par + huevre.

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Li saint patriarche de chacun dyocese, et li arcevesque et li + evesque et li clercet li clerc] om. F qui gardent le continement Damedieu et + la sainte discipline gardent de ci en avant, selonc la vertu des saintes riules, les + choses que nos avons establies qui gardent la sainte ordre et son estat ; et painne sera + enjointe à ceux qui feront contre ce, car il sont del tout estrange de Damedieu et de + l’ordre de provoire que il ont receue ; et il en seront mis hors comme cil + qui nene] n’en F sont pas dignes. Et nos donnons congié à toz, de quel office + et de quel conversacion que il soient, se il voient que aucune de cez choses soit despite, + que il le facent savoir à nos et à nostre empire qui est pardurables, si que nos, qui + establissons cez choses selonc la forme des saintes riules et selonc la doctrine as + apostres, prangnons droite venchance de ceus qui les trespasseront. Et les choses que nos + avons ja establies des heritages as sainz evesques soient gardees.

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Et li saint patriache de chascun dyocese proposent ce es iglises + qui sont desoz eus et le facent savoir as arcevesques, et li arcevesque les proposent en + leur iglises et les facent savoir as evesques qui sont desoz eus, et chascuns d’eus les + propose en la seue proprepropre] propre yglise F, que nus ne soit en nostre + empire qui ne sache les choses que nos avons ordenees à l’aneur et à la gloire Jhesu Crist + nostre sauveeur. Enseurquetout ta sainteé face savoir cez choses as sainz arcevesques qui + sont soz luisoz lui] soz toi F.

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Et li essemplaire en soient escrit al saint evesque de + Theopolitaine et au saint evesque de Jerusalem et à Jehan home glorieus prevost de la + grant prevosté qui a esté de noz conseilliers ; et tu et tuit cil qui aprés toi seront en + ton siege s’entremetent de garder cez choses. Et se aucuns tiex mesfez leur est denonciez + il le defendent, et meesmement des choses qui ont esté establies de l’ordenement as + curiaus ou as oficiaus, et il le nos facent savoir si quesi que] [c] si que O + nos i metons avenant chatiement, et il + + envoienz + envoient + + noz commandemenz au juges des contrees + si que il regardent les choses qui seront fetes, et ne suefrent que nule + chose ne soit fete contre ce qe nos avons establi, car il soufferront painne de .v. livres + d’or se il voient que aucune chose soit fete contre noz establissemenz et il ne le font + savoir ou à ton siege ou à l’empire, si que avenent maniere d’ordenement soit gardee de + toutes parz.

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+ [7. De non alienandis aut permutandis ecclesiasticis rebus immobilius aut in specialem + hypothecam dandis creditoribus, sed sufficere generales hypothecas] Cist tytres est que les choses as iglises qui ne sont pas movables ne soient pas + vendues n’eschangiees ne obligiees especialment as creanciers, més li general obligement + soffisent. Ce est li huitiesmes establissemenz. +

+ Li empereres Justinians dit à Epythan arcevesque et patriache de + Costentinoble : Nos avons tozjors une intencion que nos espurjons tout ce qui n’estoit pas + parfet et qui nos sembloit confus et escleronsesclerons] eslirons F chose + parfete de ce qui n’est pas parfet, et autresi fesons nos en toutes les lois que nos + fesons et nos creons que ce convient il es estrangemenz qui sont fet des saintes choses et + que il soient compris par une loi qui renoviaut et amant toutes les choses et + + il + i + + mete ce qui + + il + i + + faut et + + en noste + en oste + + ce quice qui] [rien] ce qui O de rien n’i sert. Li + e.] ¶ A Leone. Li FLi empereres Leons, qui fu de haute memoire et fu li premiers + empereres aprés Costentin qui fu tres buens crestians, qui acrut et establi l’aneur et la + deceplineet la d.] om. F des saintes iglises, escrist une loi des + estrangemenz des choses de sainte iglise + + quil + qui + + ne parole fors de la grant iglise de ceste beneuree cité ; et nos loons + pluseurs choses qui sont en cele loi o grant entente del coltivement Damedieu. Més porce + que ele n’est pas fete generalment en toutes choses, nos creons que ele a mestier d’estre + amendee, et li empereres Anataises escrist une loi de tiex choses qui n’est pas semblable + à la premiere ainz comprant encor mains, car ja soit ce que ele s’estent + + ailleu[r]s + as lieus + as lieus] ailleu[r]s O es lieus F qui ne + sont pas sozmis a l’iglise de ceste haute cité, neporquant ele n’est pas parfete porce que + ele regarde à ordre de provoire tent seulement et au dyocese qui est soz le patriarche de + ceste beneuree cité et n’encerchen’encerche] n’enconchie F pas toz les + sieges. Et porce que il li sembloit que la chose avoit mestier d’estre amandee, il + amandoit unes choses + + om. + et lessoit les autres + et lessoit + les a.] om. O corr. d’après F sanz amandement ; et por ce nos + establissons que ele cesse de ci en avant porce que ele n’est pas parfete et que ele est + comprise par certain lieu et n’est pas general entre les autres lois et n’establist nule + chose ou l’en doie metre estuide. NosNos] ¶ Hec ergo. Nous F amandons donc + toutes ces choses, et il nos semble que il est mestiers que nos en facions une loi de + toutes les choses des saintes iglises et de toutes les mesons de charité et des abaïes et + des autres religiexses assemblees, et que nos ajoignonsajoignons] ajoustons F + ceste loi à l’establissement à l’empereeur Leon, et que nos esponons premierement cele loi + et puis + + il + i + + metons ce que i faut. Cele loi + ne veut donc pas que li arcevesque et patriache de ceste noble cité ne li procurerres de + la grant iglise vende ne doint ne estrange en autre maniere chose qui ne soit pas movable, + sicomme meson ou champ ou coutiveeurcoutiveeur] cultiveures F ou rentes, car + cez choses doivent estre nombrees entre celes qui ne sont pas movables qui apartienent à + la grant iglise de Costentinoble ; ne nule tel chose ne soit fete por nul aquit ne por + nule autre decevance. Et il est commandé à celui qui achate tiex choses que il les rende + au procureor des choses à la sainte iglise + + ou + o + o] ou O corr. d’après F toz les fruiz que il en a receuz et o toz les + autres guaainz. Et cil qui enprant à recevoir ou à achater aucune tel chose + soit en perill de perdre le pris que + + il li + il i + il i] il li O + corr. d’après F donne, car ce qui est fet contre les lois ne + doit pas plus valoir que se il n’eust onques esté fet. Et cele meisme loi commande + que li procurerres qui fet tel chose soit contrainz de rendre del suen à la sainte iglise + tout ce que il a guaengnié por cele cause ou en qoi il a damagié la sainte iglise, et par + desus ce commande ele que il soit mis hors de l’ofice de procurateur. Et ele donne à la + sainte iglise action, non pas tent seulement contre les procurateurs, més contre les oirs + commant que il soit, ou se il meisme estrangierent les choses, ou se li evesques ou aucuns + des autres clers les estranja et li procurateur le virent, si n’en firent nul senblant, et + par molt meilleur reson se il s’assentirent que aucune tel chose fust fete et il ne la + defendirent pas. Et par desus ce ele envoie en pardurable essill le notaire qui fet tiex + instrumenz si que il n’ait jamés perdon ne congié de revenir, et li juge qui vienent à ce + fere et aministrent à tiex causes ou qui sueffrent que li instrument de tiex dons ou de + tiex marchiez soient fet par devant eux por confermer les perdent leur chevalerie et leur + dignité et leur sustence. CeleCele] ¶ Hec igitur. Cele F loi blasme toutes + cez choses et otroie que la grant iglise + + se puisse + puisse + puisse] + se puisse O corr. d’après F donner jusq'à certain terme + l’usuaire de sa chose, en tel maniere neporquant que cil qui receit cest don rande à la + sainte iglise une autre chose de cele meisme valeurvaleur] quantité F par + reson de proprieté, de qoi la sainte iglise puisse avoir autretant de rante comme cil a de + l’usuaire. Et quant li termes qui fu mis quant li usuaires fu donnez sera acompliz, il + reviegne à la sainte iglise o la proprieté. Ceste maniere de marchié otroie cele loi qui + soit fete sanz perill, et se ce qui est rendu à la sainte iglise vaut + mains que li usuaires que ele a donné et ele en receit maintenent la proprieté et a + esperance d’avoir l’usuaire, la loi dit que cil marchiez ne vaut plus que se il n’eust + onques esté fez, et ele donne congié de chalengier l’usuaire porce que baraz a esté fez à + la droiture de sainte iglisea esté f. à la d. de sainte iglise] a esté fez à la + sainte yglise et contre la droiture. F.

+

¶ La loiLa loi] ¶ Lex itaque. La loy F juja donc + briement tiex choses et i establist painne, et ele est estable jusq'as choses à la sainte + iglise tent seulement et oste tout le barat que nos avons dit. Neporquant ele ne pot pas + retenir la male voidie à ceus qui puis sont venu, car aucun porpensent grant barat contre + les pardurables lois, sicomme se aucuns prant de la sainte iglise une meson qui vaut .c. s + et donne .x. s de pension et il en donne .c. s ou plus ou mains et il pramet por cele + meson, autresi comme se ele fust seue propre, à donner an chascun an .iii. s par non de + penssion, si que il et si oir porsieent pardurablement cele meson por si petite penssion, + et truevetrueve] truevent F par ce .i. grant barat qui n’est pas queneuz par + noz lois ne par celes à aucun autre, et porpenssent contre la loi pardurables + estrangemenz. Et nos defendons que ce ne soit fet de ci en avant, et por ce avons nos fete + .i. loi et li autre se tornerent pieça de prandre une choseprandre une chose] p. à + aprendre choses F à cens, par qoi cil qui prenent les choses à cens ont amenuisié + grant quantitéquantité] partie F de la veraie rente que il rendoient à ceus + qui estoient pieça procurator de la sainte iglise. Et por ce jujasmes nos en .i. de noz + establissemenz que acensemenz pooit estre fez jusque trois personnes, ce est à celui qui + prant la chose à cens etet] ou F à deus de ses oirs qui soient estrange, et + nos otroiasmes que ce fustfust] fust fait F es choses à la grant iglise, et + establimes que cil qui prannent + + chos + choses + + à cens ne soient pas alegié de plus que la siste + partie por cas d’aventure. Et porce que nos avons apris que aucun + + ou + out + out] ou O corr. d’après F fet ensegnemenz si + confusement et si deslealment que la siste part n’est pas lessiee à la sainte iglise et + toutes les autres choses sont donnees à celui qui prant la chose à cens, et li empereres + Anataises qui fu de haute memoire establi que instrument fussent fet de tiex estrangemenz + et mist termes à tiex acensemenz et establi que se chose est bailliee à cens sanz escrit, + li + + acusemenz + acensemenz + durt jusq'à + la mort à celui qui le receit, et se instrumenz en est fez il durt pardurablement. Més + cele loi ne fu pas parfete ne pofitable, ainz fu de toutes parz sanz perfection, et ne + s’estendi sicomme nos avons dit fors au dyocese au patriarche de ceste beneuree cité.

+

IlIl] ¶ Nos ergo. Il F est donc tens que nos commençons + à fere nostre loi, et nos establissons que la grant iglise de ceste cité ne celes qui sont + desoz lui de coi ele a la segnorie (sicomme li empereres Anastaises dit), ne les autres + iglises qui sont en ceste beneuree cité, ne pres de li ne desoz le patriarche de ceste + cité de coi il ordane les arcevesques, ne nus patriarches, ne nus esvesques de ceus qui + sont en Oriant et en Illire et en Esgypte et de ceus qui sont en la contree d’Aufrique et + generalment de ceus qui sont par tot nostre empire et de ceus qui sont en Ocidant des la + vielle Rome + + jusque la grant Rome jusqu’à la grant mer + jusqu’à la grant mer + jusqu’à la grant mer] + jusque la grant Rome jusqu’à la grant mer O corr. d’après F par + toutes les iglises, ne nus hopitaux, ne nule meson de charité, ne li abbes ne l’abeesse de + nule abaïe, ne nus qui soit mestres des saintes compaignies n’oit congié d’estrangier + choses qui ne sont pas movables, ne en mesons, ne en chans, ne en + cortis, ne en nule tel chose, ne nul serf, ne nule rente, ne baillier les au creanciers + par achoison d’especial gage. ¶ NosNos] ¶ Alienationis. Nous F avons mis + generalment le non d’estrangement por defendre vente et don et change et pardurable + acensement qui n’est pas loing d’estrangement. Més nos defendons que tuit li provoire où + que il soient s’atiengnent de tout tel estrangement, et se il ne s’en gardent, il soient + sozmis as painnes qui sont contenues en l’establissemenz à l’empereeur Leon, car nos + establissons que ele vaille et soit ferme en toutes choses. Et por ce fesons nos ceste, et + nos ne l’avons pas escrite par parternel voiz, més par lengue greque et comune, si que ele + soit queneue à tozà toz] à toi F porce que ele est legiere à espondre. Et nos + lessons em pés ce qui est passé pieça, car ce seroit granz anuiz d’esmovoir orendroit tent + d’ansaignemenz qui ja ont esté fet molt à lonc tens, por ce les choses qui durent jusque + ore ont leur propre ordre. Nos deffendons donc de ci en avant toz estrangemenz et + + enjointes + enjoignons + enjoignons] enjointes O corr. + d’après F les devant dites painnes à ceus qui les feront.

+

Et que ceste loi ne soit pas changiee por la diversité d’umainne + nature, ainz soit atempree par toutes choses, porce que nule chose n’est si estable entre + les homes que ele ne soit aucune foiz muee, et toz nostre estat est soz pardurable + esmovement, il nos semble que il est necessaire chose que nos doignons à la loi unes + exceptions trovees par grant veilliees et o grant soutillité, que la loi les oit en aide + et ne soit pas meue.

+

¶ Se aucuns communs besoinz avient donc et cause qui apartiegne à + la chose commune qui requiere la possession d’aucune chose qui n’est pas + movable, tele comme nos avons dit avant, il lise à prandre la des saintes iglises et des + onorables mesons et des religiexses assemblees, si que les saintessaintes] + religieuses F mesons soient en toutes manieres gardees de damage et la chose leur + soit rendue par celui qui la reçut en autretel quantité ou en gregneur que ele n’est + donnee. Car porqoi se voudroitse voudroit] senorroit F li empereres escuser + de donner meilleurs choses à qui Diex a otroiéotroié] o. [meilleur] O que il + a pleus que li autre et est sires de pluseurs choses et puet legierement donner et + meesmement as saintes iglises, à qui l’en doit rendre o large mesure les choses que eles + donnent ? Et por ce se aucune tel chose est fete et les letres l’empereeur ont esté fetes + qui commendent que aucune tel chose soit donnee à l’empire et il rent à l’iglise chose + melleur et gregneur et plus profitable, cil chanjes soit fetfet] fers F, et + cil qui sont procurateur des mesons à qui les choses sont qui sont issi estrangiees, et + cil qui aministrent à tiex letres soient sanz plet, ne ne criement nules des + + [choses] + paines + paines] [choses] O corr. d’après + F qui sont establies par l’empereeur Leon et que nos avons confermees, por ce + meesmement que ordres de provoires et empires ne se devisent pas molt li uns de l’autre, + ne les saintes choses des communes, car quantque les iglises ont et leur estat leur est + donnez par la largece l’empereeur, se li uns donne donc à l’autre les choses qui li ont + mestier, nus ne les em blamera par droit. Nos depeçons donc vente ou don ou change ou + acensement pardurable qui est fez ou à l’empire meisme ou à aucune autre personne, et nos + n’otroions pas que engajemenz soit fez de tiex choses qui ne sont pas movables por + achoison de prest. Et nos volons que ce vaille en toutes iglises et en toutes abbaïes et + en toutes mesons de charité et generalment en toutes assemblees qui ont esté + establies par bonne entencion, si que nus ne puisse d’ex recevoir nule de cez choses. Et + por ce ne sera il pas de ci en en avant mestiers de l’establissement au saint empereeur + Anataise ne de fere selonc lui nul jugement de la devant dite forme, et si desfendons les + commancemenz de cele chose, et se ce est fet nos n’avrons pas de ci en avant besoig + d’encerchement.

+

NosNos] ¶ Emphiteosim. Nos F otroions bien que + acensemenz soit fez en la grant iglise ou en toutes les saintessaintes] autres + F mesons de religion et en la personne à celui qui le receit et en cele à ses + deus oirs qui soient ses filz ou ses filles, ou si neveu ou ses nieces, ou la fame ou li + mariz, se ce est nommé expressement de la fame et del mari, et se il est autrement, la + chose qui est bailliee à cens ne viegne à autre oir, més cil qui la prannent laient leur + vie tent seulement se il n’ont fiz ou neveuz. Car autrement n’otroions nos à nule maniere + que acensemenz soit fez de chose à iglise ne à meson de religion qui ne soit pas movable, + ne de sers ne de rentes, ne nos n’otroions pas que ce qui est fetce qui est fet] ce + [soit fet] qui est fet O ait aucune force.

+

Et porce que li establissemenz à l’empereeur Leon desfent que nule + chose de sainte iglise ne soit donneedonnee] deue F soz aucun amenuisement, + et nos jujasmes en un autre establissement que nos feismes que la siste partie en fust + esceptee tent seulement es choses bailliees à cens, nos donnons .i. ordre à cel + amenuisement de choses que la penssion des choses qui sont bailliees à cens soit enquise + + ou + o + toute verité et o toute soutilleté, + tele comme ele fu au commancement quant la chose vint à l’iglise, et la chose soit + bailliee à cens à tiex persones comme nos avons avant dites, et lors + otroions nos que la siste partie li soit contee. Et se il avient que la pension soit toute + amenuisiee par aucune pestilence ou en partie, cil qui veut prandre la chose à cens la + praigne, lors por tel penssion comme ele vaut, ou il ne la praigne pas à cens, car il li + list miez à prandre la à loage que à fere tiex amenuisemenz par acensemenz. Et se une + iglise baille à cens .i. champ que ele a hors de cité, sicomme nos savons que il en a + pluseurs en ceste beneuree cité, et cil champ sont de grant pris més il rendent petites + pensions ou il n’en rendent point, li cens ne soit pas mesurez selonc les rentes, més li + chans doit estre proisiez soutilment. Et puis doit l’en + + onter + conter + conter] onter O corr. d’après F les rentes + qui poissentpoissent] deussent F estre quillies en .xx. anz de cel pris, si + que quant les rentes seront issi contees, li chans soit bailliez à cens non pas + pardurablement, més à la vie à celui qui le receit et à ses deus oirs, ou à l’ome et à sa + fame, sicomme nos avons dit avant.

+

¶ IlIl] ¶ Scire. Il F covient savoir à ceus qui + prannent choses à cens que se il cessent de paier le cens par deus anz pres aprés (ce est + li termes que nos metons à perdre les choses que l’en tient à cens des iglises et des + mesons de religion por le terme de trois anz qui est establiz à ceuls qui tienent à cens + les choses à autres homes), il lira au prevoz des saintes iglises et des saintes mesons + + om. + que il deffendent les champs ou les mesons + que il + deffendent les c. ou les m.] om. O corr. d’après F qui avoient + esté baillié à cens, si que il ne criementcriement] doutent F pas que il + + leu + leur + leur] leu O corr. d’après F + conviengne fere nule rente de l’amandement qui i a esté tenus. Més se cil qui prist à cens + le champ qui est au dehors de la cité ou la meson l’a emporié, il sera contraint de + restorer la del suen + + el premier + el premier estat + el premier e.] el + premier O corr. d’après F, et il soit obligiez à + ce et il et li oir et ses choses. Et par desus ce toutes les rentes qui sont deues li sont + demandees sanz nul delaiement. Et ce que nos avons dit que nus estrangemenz de chose qui + ne soit pas movable à iglise ou à meson de religion ne soit pas otroiee, volons nos que + vaille non pas tent seulement es mesons et es possessions qui sont au dehors des citez et + es cortilz et es chans, més es mesons chaoites commant que eles soient + chaoitescommant que eles soient chaoites] om. F, ou par feu ou par + terremote ou par autre cause, et en celes qui sont del tout destruites et gissent à terre + et en ceuls où il n’a point d’edefiement ne nule chose fors sa place toute nue. Car nos + n’otroions pas que estrangemenz soit fez de ces choses fors sanz plus que eles soient + bailliees à cens jusqu’à certein tens selonc ce que nos avons pieça dit + + et + es + es] et O corr. d’après F trois + personnes que nos avons avant nomees, si que nus baraz ne soit fez en tiex choses. Més se + ce est en ceste real cité, dui maçon ou dui charpentier et li procurateurs des iglises et + .v. provoire et dui diacre jugent par leur seremenz, que il feront seur les saintes + Evangiles par devant l’evesque del lieu, combien il convient paier à la sainte iglise por + cele chose. Et se ce est en aucune contree, ce soit fet par deus maçons ou par deus + charpentiers ou par .i. seul se il n’en a plus en la cité. Et aissi soit escriste la + maniere de l’acensement selonc la forme qui a esté avant dite, et cil qui prant le lieu à + cens le puet edefier et user del merrien et des pierres se il en i a nules, et envoier la + chose jusqu’à ses deus oirs sicomme il a ja esté dit et aissi reviegne la chose aprés la + mort as trois personnes à la sainte iglise ou à l’onorable meson qui la + baillaqui la b.] qu’il a baillie F à cens, et tiex marchiez vaille comme + cil qui n’est pas contreres à ceste loi.

+

NeNe] ¶ Neque illud. Ne F l’en ne doit pas otroier que + ce qui a esté fet jusque ci contre ties marchiez vaille d’une ajunction, que se li cens à + deus oirs est acompliz, cil qui ont aprés aient congié de baillier à cens la chose par + quepar que] de quoi F l’em plede et il soient tozjorz mis par devant les + autres. Car en ce n’a nule autre chose que barat et enging, par qoi li acenssemenz des + choses as iglises puisse estre fez pardurables. Et se aucune tel chose est fete, li + procurateur n’aient nul besoig de baillier les choses à autres que à deus oirs.

+

EtEt] ¶ Si quis autem. Et F se aucuns veut recevoir + selonc la reson d’usuaire chose qui soit à sainte iglise, ou à la grant iglise, ou à + aucune des autres qui sont en nostre poosté, ou à aucune meson de religion, il le receve + del tout selonc la devant dite forme et selonc l’establissement à l’empereeur Leon qui fu + de haute memoire. Se il est riches et + + il la + il a + il a] il la O + corr. d’après F sustence qui ne soit pas movable et il rant + une autre chose selonc la droiture de proprieté à sainte iglise ou à la meson de religion + de qoi il a receu l’usuaire, si que la chose que il dorra à l’iglise rende autresi grant + rentes comme li usuaires fet à lui, en tel maniere que aprés sa mort la chose à l’iglise + ou à la meson de religion reviegnereviegne] r. [à nul autre lieu] O au saint + lieu + + ou + o + o] ou O corr. d’après F + l’usuaire qui fu donnez qui ne passe pas le tens de la vie à celi qui l’a reçut, et ele + receve autresi l’usuaire de la chose qui fu donnee en lieu, si que l’une chose et l’autre + soit à la sainte iglise selonc la proprieté et selonc l’usuaire aprés la mort à celui qui + reçut l’usuaireaprés la mort [...] l’usuaire ] om. F de la chose à l’iglise + ou aprés le terme à qoi li usuaires fu donnez, qui ne passe pas la vie à + celui qui le donna.

+

EtEt] ¶ Quia vero. Et F porce que li establissemenz à + l’empereeur Leon establi painne en la vante tent seulement, et nos avons defendu non pas + tent seulement ventes més dons et changes et pardurables acensemenz et enguagemenz es + choses qui ne sont pas movables, et nos veons que aucun aiment tent perill que il + emprangnent à venir au choses qui sont defendues et vellent decevoir les lois par la + volenté et par la presumption que il ont et font les choses qui sont defendues en toutes + manieres et amainnent par avanture homes à mort, por ce nos sembla il que il estoit + necessaire chose que nos establissons certainne painne en chascun marchié ; et les painnes + qui sont establies contre les procurateurs des iglises par l’establissement à l’empereeur + Leon aient encor lieu es procurateurs des iglises et es mestres des mesons de charité et + es abez et es abeesses, selonc ce qui a esté ordené. ¶ SeSe] ¶ Si quis igitur. Se + F aucuns enprant donc à achater chose de sainte iglise ou de meson de religion, + il perde le pris et la chose li soit demandee o toz les fruiz que il en a receuz, ne il + n’ait nule action contre la sainte iglise ne contre la meson de charité, et il ait action + pour le marchié contre les procurateurs de l’iglise ou contre cex qui vendirent la chose + et contre leur sustence, si que se il ne lessent por peor de Damedieu à fere tiex vantes, + neporquant il le lessent por peor de perdre leur sustence.

+

EtEt] ¶ Si quis autem. Et F se aucuns enprant à + recevoir en don chose qui soit à iglise ou à meson de religion, il perde ce qui li a esté + donné et rande autretant de sa sustence à la sainte iglise ou à l’anorable + meson de qoi il a ce receu. Et porce que il s’est efforciez de fere ceste + noveletenovelete] volenté F, il sente que sa malice li nuise en ses propres + choses.

+

EtEt] ¶ Si autem permutatio. Et F se changes a esté + fez en aucune personnes fors + + en en + en + + l’empereeur sicomme nos avons avant dit, cil qui receit la chose à l’iglise soit sozmis à + painne et perde la chose qui li a esté donnee, et ele reviegne à l’enorable meson dont ele + est issue, et ce qui fu donné en lieu remaingne à la sainte meson. Et ilil] cil + F qui est venuz à marchié contrere à la loi perde par droit l’une chose et + l’autre, et sueffre tel painne que il perde la chose qui est seue propre, et n’ait pas ce + que il qui doit avoir. Neporquant action li soit gardee contre la propre sustence à ceus à + qui il fist le marchié.

+

EtEt] ¶ Si autem creditor. Et F se li creanciers + prant en garde chose qui n’est pas movable qui est à iglise ou à meson de religion, + sicomme mesons ou chans qui sont au dehors de citez, ou cortilz ou rentes ou coutiveeurs, + et il preste or à l’iglise, li creanciers perde le guajele guaje] la garde F + et la sainte iglise ou la meson de religion ait de guaaing ce qui li a esté presté ; et li + creanciers ait action contre le + + propceurateur + procurateur + procurateur] + propceurateur O corr. d’après F qui a emprunté l’or ou contre + le mestre de la meson de religion ou contre l’abbe de l’abaïe ou des autres religieuses + assemblees. Et totes ces choses vaillent es abaeses et as abaïes de nonnains.

+

MésMés] ¶ Si enim. Més F se il est mestiers as + saintes iglises ou as mesons de religion d’emprunter aucune chose por achoison necessaire + et qui ne puet estre eschivee, et ce que il convient fere ne puet estre acompli sanz + emprunter ou por autre cause qui soit profitable à l’iglise, il lira + + au + aus + aus] au O corr. d’après F + prevolz des iglises que il obligent generalment lor choses et ne baillent au + creanciers nul especial guage.

+

EtEt] ¶ Si vero etiam. Et F se aucuns emprant à + prandre à pardurable cens aucune des choses as iglises que il ne list pas à fere ou il la + prant à terme (més ce n’est pas selonc la forme de nostre loi), il perde ce que il + ail a] il i a F pris à cens, et ce que + + il li + il i + il i] il li O corr. d’après F a donné remaingne à + l’iglise ou à la meson de religion. Et quant il avra lessié ce que il avoit pris à cens, + il pait autretant comme il li convenist paier se la chose li fust remesse, si que nule + chose ne li remaigne des choses à l’iglise ou as povres qui ont esté bailliees por neant à + cens.

+

ToutesToutes] ¶ Hec igitur. Toutes F cez choses + soient donc gardees qui ont esté dites des devant dites painnes ; lili] et li + F notaire n’enpraignent pas à fere instrumenz de tiex marchiez, ainz aient poor + d’estre envoiez en essill dont il ne puissent revenir, ne li juge n’osent pas ditier tiex + instrumenz ne recevoirrecevoir] confermer F les quant il seront fet, ne + confermerconfermer] recevoir F les en cort que il ne perdent leur + chevalerie et leur dignité et leur sustence, selonc la forme de l’establissement à + l’empereeur Leon.

+

CestesCestes] Hiisdem. Cestes F meismes painnes soient + gardees contre ceus qui engajent ou qui vandent ou qui fontfont] fondent F + contre nostre loi les sainz vessiaus por estrangier les, car nos jujons que il + + soit + sont + sont] soit O corr. d’après F + dignes d’autretel painne et de gregnor de tant comme il enprannent à fere desleauté envers + les choses saintes et sacrees à Damedieu. Se aucune tel chose n’est fete por la reançon + des chetis, par qoi les ames as homes sont delivrees de mort et de liens, et por ce pueent + bien les choses qui sont sanz ame estre vendues, et cele meisme forme doit estre gardee en + l’estrangement des rentes, sicomme nos avons avant dites, porce que no avons oï que tiex + rentes sont non pas tent seulement en ceste beneuree cité, més en la grant + cité d’Alixandre, et par avanture a il aucune tel chose en aucunes autres contrees. Et se + il a ailleurs aucune tel possession, cele loi + + il + i + soit gardee et + + mostre + mostree + sa forme.

+

EtEt] Qui veritas. Et F porce que il semble verité + que aucuns essaie à avoir noz letres por decevoir ceste loi par quepar que] par quoi + F il leur est otroié que il facent aucune tel chose, nos defendons ce en toutes + persones granz ou petites, ou de chevaliers ou de ceus qui sont environ nos, ou des autres + qui abitent el pueple, et si establissons que nus n’oit de ci en avant congié d’aporter + avant tiex letres ne de prandre par ce aucune chose des saintes iglises ne des mesons de + charité ne des abaïes ne des religiexses assemblees de choses qui ne sont pas movables. + EtEt] car F li nobles questeurs sera puniz de painne de .c. livres d’or se + il dice aucune tel chose, et à cele meisme painne soient sozmis li juge et li autre qui + feront aucune tel chose por tiex letres. Et li notaire soient sozmis à l’establissement à + l’empereeur Leon se il font autretelautretel] aucun tel F instrument, et li + evesque et li procurateur des iglises refussent tiex letres sanz perill, et se il les + recevent + + om. + ce ne sera pas sanz perill + ce ne sera pas s. + p.] om. O corr. d’après F, car il + + seroit + seront + seront] seroit O corr. d’après F em perill de + perdre l’ordre de provoire se il despissent les lois por sivre les letres qui seront issi + fetes.

+

Car il convient que les choses qui sont establies communement et + generalment et au preu de toz vaillent mielz que les choses qui sont fetes por l’estuide + d’acuns por la corupcion des communes lois. Et iceles choses tent seulement soient + bailliees à loage et à cens que li procurateur verront qui ne + + ra + seroient + seroient] ra O corr. d’après F pas + profitable en autre maniere.

+

Et se li procurateur des iglises ou li prelat des autres assemblees + vuelent avoir une de cez choses soz leur propre governement, nus de ceus qui + sont en baillie n’ait + + om. + congié de + congié de] om. O corr. d’après F contraindre les, ne par les letres l’empereeur ne + autre maniere de baillier leur à loage ne à cens. Et se il le font, il soient sozmis à la + painne qui est establie contre ceus qui font sacrilige et à toz les tormenz qui sont + establi en ceste loi.

+

EtEt] ¶ Quia vero. Et F porce que nos avons oï que uns + tres granz meffez a esté fez en Esgyte et en Alixandre et aucuns lieus de nostre empire + que aucun enprannent à vendre ou à eschangier ou à donner les abaïes en qoi il a autiex et + ou l’en fet les sainz ofices, sicomme l’en seut fere desdes] es F saintes + iglises où les saintes escritures sont leues et li crestian + + il + i + sont acommigié saintement et li moine i ont abite, et eles + sont muees de si sainte ordre en privees mensions, nos defendons en toutes manieres que ce + ne soit fet de ci en avant, ne n’otroions à nul homme que il face tel chose, et esclerons + que se ele est fete ele ne vaudra en nule maniere ; et cil qui achatera tel lieu perdra le + pris que + + il li + il i + + donra, et li + vanderres avra damage et de la chose et del pris. Et nos volons que il soit donnez à la + sainte iglise del lieu et as onorables abaïes, si que eles se porvoient de rapeler à + religion ce qui a esté malement estrangié, ne nus obligemenz ne vaille enen] sus + F cez choses, ainz soit toz depeciez et l’abaïe soit assignee derechief au + servise Damedieu.

+

EtEt] Sicut autem. Et F autresi comme nos defendons + les estrangemenz qui sont domageusqui sont d. ] om. F as iglises, defendons + nos les possessions qui leur tornent à damage, car pluseur questions ont esté meues par + devant nos, de ce que aucun ont donné as saintes iglises possessions qui ne leur sont pas + covenables ou il leur ont vendues comme bonnes ja soit ce que eles soient brehangnes, et + par ce font il damage as honorables mesons. Nos defendons donc + + au + aus + aus] au O corr. d’après F governeeurs des + anorables mesons que il ne facent nule tel chose ne ne sueffrent que ele soit fete, car se + il ne font les marchiez o toute soutille més aucune possession malvese et damajexse est + donnee as iglises ou as abaïes ou as mesons de religion ou as saintes assemblees, li + marchiex ne vaudront plus que se il ne fussent pas fet. + + om. + Et cil qui + donne perdra + cil qui donne p.] om. O corr. d’après F + ce qui est donné par decevance et par barat, et li procurateurs qui ce fera, ou li abbes + ou li mestres de la meson de religion, rendra del suen le damage à celui qui l’a eu. Et se + il est aissi que ors ait esté donnez por ce, la meson de religion avra le guaaing, et cil + qui donna l’or avra action contre celui à qui il fist marchié, sicomme nos avons dit.

+

¶ Nos avonsNos avons] Hec nobis. Nous F donc fet + ceste loi de l’estrangement etet] om. F des choses as iglises ou as mesons de + charité qui ensuit l’establissement au saint empereeur Leon, et ne met pas conseill en une + chose et lesse l’autre sanz conseillconseill] conseill [en] O. Més ceste loi + s’estende en toutes les terres qui sont soz nostre empire où il a iglises crestienes, et + determine ce qui apartient à lui et soit pardurablement gardee des sainz patriarches de + chascun dyocese, et des arcevesques et des evesques et des clers et des procurateurs et + des abez et des mestres des hopitaus et des autres mesons de charité, et generalment de + toz les governeeurs des saintes compaignies, et + + doit + doint + doint] doit O corr. d’après F à toz propres + forces et doint congié à toz ceus qui voudront denoncier les meffez qui sont fet. Car cil + qui denonce tel chose doit estre loez et n’oit pas peor d’avoir le non de faus aucuseeur + se il reprant ce qui est fet contre les lois et vaut et profite au saintes mesons. Et li + juge de nostre empire garderentgarderent] garderont F ce li gregneur et li + meneur, et cil des citez et cil des chevaliers, et meesmement li prevost des + saintes prevostez qui sont par toz les dyoceses, et cil qui ont les + maainnesmaainnes] moiennes F baillies, et cil qui or sont et cil qui apres + eus + + il + i + + seront, et li mestre des contrees + et li prevost et li defendeeur des citez, et generalment tuit cil qui ont aucune baillie + gardent ceste nostre loi qui est fete por le commun profit et por la pitié de tout le + monde. Et il soumetent ceus qui la briseront à painnes que nos avons devant dites. Et se + nos avons establi en autres chapistres aucune chose des loages des choses as iglises, ou + cil qui furent devant nos l’ont establi, ce soit en sa propre fermeté, ne ne soit pas + renovelé par cest present establissement, car nos soffrons bien que toutes les autres + choses soient en leur propres bonnes, se il n’i a par avanture aucune des choses que nos + avons ci establies, car ceste loi soffit bien por toutestoutes] t. choses F + par desus ce qui a esté fete par l’empereeur Leon por tolir toute achoison d’estrangier + les choses as mesons de charité. Ta boneurté et cil qui seront aprés toi el siege de + l’eveschié s’entremetent donc de mener à effeut les choses que nos + + avos + avons + + ordenees.

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+ [8. Ut iudices sine quoquo suffragio fiant] Cist tytres est que li + juge soient ordené et sanz nul loier. Ce est li nueviesmes establissemenz.Rubrique] Cest tytres est que juges soient faiz sans aucun loier + F +

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le provoire : Nos somes + esveilliéesveillié] en veilliees F et en penssee toz les jorz et toutes les + nuiz que nos vivons que nos puissions fere aucune chose qui soit profitable et plesent à + Dieu, et nos ne veillons pas por neant, ainz metons tote nostre entente autresi bien par + nuit comme par jor que cil qui sont sozmis à nos soient en toz repos et delivre de toutes + cures, et nos + + recevevons + recevons + + en + nos meismes la penssee por toz. Nos querons donc sobtiment et somes curieus + d’establir choses qui soient profitables à noz sozmis et les delivrent de tout grief et de + tout damage de chose qui leur puisse estre + + demandees + demandee + demandee] demandees O corr. d’après F par + desus le comun cens et la leal cuillete. Nos avons donc trové que grant desleauté est nee + es causes et ce n’est pas de lonc tens, ainz est de novel venu avant par force, par qoi + nostre sozmis sont amené à povreté et contraint de venir à tres grant soutreste, si que il + ne pueent pas paier les tresgranztresgranz] loiaus F treüz qui sont acostumé + ne les rentes que il doivent selonc le commun cens se à painne non. Car se li empereor + pernoient loier por ordener les juges, sicomme il ont fet puis .i. pou de tens en en ça, + et li prevost fesoient autresi et pernoient loier de leur sozmis, comment porroient li + sozmis qui seroient grevé de ce soffire à paier les rentes et les treüz que il + doivent ?

+

NostreNostre] ¶ Cogitacio. N. F penssee est donc + comment nos puissions ramener à amandement par un commun fet toutes les choses qui sont + fetes en noz contrees, et nos creons que ce avandra se nos nos entremetons premierement + que li prevoz des contrees et cil qui ont les baillies s’atiengnent de prandre loiers et + se tiegnent apaiez des soudees + + om. + qui lor + qui lor] om. O + corr. d’après F sont donnees de la borse l’empereeur. Et ce + ne sera pas fet se il ne recevent les baillies sanz loier et sanz donner en nule chose, ne + à ceuls qui leur donnent les baillies ne à aucune autre. Et nos avons regardé que ja soit + ce que grant conquest en soit perduz à l’empire, neporquant cil qui sont + sozmissozmis] s. à nous F + + il + i + guaaigneront molt se il sont gardé que + li juge ne leur facent damage, et li empires etet] à O corr. + d’après F, cf. le texte latin « imperium et fiscus ». la + borse l’empereeur habundera se cil qui sont sozmis à lui sont riche. Et se ceste ordre est + amenee avant, grant planté sera de toutes choses, car il est aperte chose à toz que cil + qui donne loier et achate aucune baillie ne le donne pas tent seulement por + achoison d’avoir la dignité de la bailliene le donne pas tent seulement por achoison + d’avoir la d. de la b. ] répété O més por guaangnier i par + dehors. Et quant li loiers est donnez au commancement contre droit, il convient que cil + qui le donne emprunte àà] [en] à O pluseurs ce que il li donneemprunte + [...] il li donne ] om. F et ne le paie pas del suen, ainz l’en convient paier + grant usures. Et il conte par lui meisme que il li convient treretrere] croire + F autretent de la baillie comme il a emprunté et comme il li convient paier + d’usures, et comme + + il li + il i + a de + damagesde damages] [convient paier] de damages O. Et si conte que il fet + gregnors despenses porce que il est juges, et il et cil qui sont environ lui, et si + convient que il conquiereil conquiere ] il c. ce F que il despendra aprés + quant il ne sera pas par aventure en la baillie. + + om. + Et pour ce il + prent de ceus qui sont sozmis à lui à .iiii. doubles ce que il a donné pour avoir la + baillie + Et pour ce [...] la baillie] om. O corr. d’après + F et qui vodroit voir dire, il covendroit dire à .x. dobles. Et par ce est la + borse l’empereeur amenuisiee, car les choses qui deussent estre mises en la borse + l’empereeur se li bailliz eust les mains netes, ce torne il en son propre preu et amainne + à povreté ceus qui nos doivent noz rentes, et met sus nos la povreté qui est venue par + lui ; et pluseurs itiex choses qui sont fetes desleaument sont ramenees à achoison de + larecin, car cil qui ont les baillies des contrees regardent as loiers et asolent pluseur + qui sont corpable et leur vandent les mesfez et condampnent pluseurs de cex qui n’ont rien + meffet por avoir del leur. Et ce est fet non pas tent seulement es causes qui sont meues + por chatel, més es criminaux là où aucuns est em peril de perdre la vie, et de ce avient + il que de totes contrees vienent à nos plorant li provoire et li curial et li official et + li coutiveor, qui acusent par droit les larrecins aus juges et leur desleauté. Et cez + choses ne sont pas fetes tent seulement, més traïsons des citez et descordes + en sont fetes pluseurs foiz, et l’achoison de toz ces maus est ce que l’en prant loier des + juges, et ce est li commancemenz de toute felonnie. Et cele sainte parole est veraie, qui + dit que covoitise est mere de toz maus, et meesmement qant ele n’est pas es basses genz + més es juges, car qui avra peor d’ambler quant il verra que li jujes meismes emble et que + il prant loier por toz mesfez et puet avoir + + presupcion + presumpcion + + que il reaimbra par devers tout + le mal que il fera ? De ce n’est pasn’est pas] n’aist F omecides et avoutires + et forces et plaies et reavissemenz de virges et confusion de marchiez et despiz de lois + et de juges, car tuit quident que toutes cez choses soient en vante autresi comme aucunes + danrees.

+

MésMés] ¶ Sed neque F nos ne soffirons pas à espondre com grant mal + avienent del larrecin au juges des contrees porce que nus ne les ose reprandre hardiement + porce que il dient que il ont achaté la baillie. Et porce + + om. + que + que] om. O corr. d’après F nos avons porpenssé + ce en nos meismes et en avons apelé àà] à ton F conseill l’enorable fame que + Diex nos a donnee et avons acompengnié ta hautece à tretier de ceste cause et avons pris + aucune chose de ton conseill, venons nos à fere ceste sainte loi par quepar que] par + quoi F nos establissons que nule baillie, ne grant ne petite, ne nule prevosté ne + nule dignité de qoi nos avons fet mancion + + om. + ne soit donnee + ne soit donnee] om. O corr. d’après F sanz nul + loier, ne nus dons ne soit donnez por avoir baillie, ne à aucun juge ne à aucun de cex qui + sont en la baillieen la baillie] en la b. qui sont juges F ne à autre par + achoison d’aide, més la baillie soit receue par grace et li bailliz doint poi de chose por + l’achoison des choses qui sont donnees por dignetez et por chartres, car nos avons fet en + ceste sainte loi une descripcion qui esclerequi esclere] om. F + que il covient que chascune de noz baillies pait en nostre tresor ou en la cort de ta + hautece par achoison d’escriz ou de commandemenz, et por ce a ce esté abregié que il ne + face trop grant damage. Neporquant, nos jujons que liIci F saute un folio : + 93r. vicaires d’Ase qui est juges de FrigeFrige] Fiige F, cf. + le texte latin « iudex Pacatianae Phrygiae ». ne soit pas plus apelez + + om. + par cest non, ainz soit apelez + par cest non, ainz soit a.] + om. O corr. d’après F de ci en avant li quens de Frige, et + receive de la borse l’empereeur tout ce que il recevoit par achoison de soudees por l’une + et por l’autre bailliebaillie] [partie] baillie O, si que nule de cez choses + ne soit amenuisiee. Et neporquant il n’use pas de deus offices, més li offices de juge et + de vicaire + + sont + soit + soit] sont O corr. + d’après F tout .i., et li periz des communs offices soitsoit] s. + tout un F seur lui porce que il n’i a que un office, qui ne doit pas estre + devisez, més continuezcontinuez] cultivez F enssemble ; et porce que il est + sozmis à double perill, il recevra les soudees que li uns et li autres offices recevoit. + Ne il + + nel + ne li + ne li] nel O corr. d’après + F conviegne pas une foiz que il aministre l’office de vicaire et une foiz + l’officede vicaire [...] l’office ] om. F au conte de Frige, ne il n’ait + nule parçonnerie o les autres dyoceses de la contree d’Ase, ainz ait le non de la noble + contree de Frige et se tiegne apaié de cel seul non, sicomme nos avons avant dit.

+

Et noz avons pieça jugié ce meisme en + + une vicaire + un vicaire + un v.] une vicaire O une autre vicairie F, ce est en celui + + quest + qui est + es dyocese de Pont, que il + ne soient pas dui de ci en avant més uns seus, qui soit apelez quens de + GanliceGanlice] Galace F, cf. le texte latin « Galatiae ». + et ait poosté sus les chevaliers autresi comme il a ore, et receve les soudees de + l’une et de l’autre baillie. Neporquant il ne soit pas hors de Galace, car nos ne li + otroions que il ait nule poosté en la region de Pont més en Galace tent seulement, més li + offices soit mellez enssemble et apelez par .i. non, ne nus d’eus n’ait nule differance + aus autres, més li offices soit toz un soz .i. meisme juge de toute une + contree, et toz li offices et li juges soit sozmis à tout le perill des choses qui + apartienent à la borse l’empereeur.

+

NosNos] ¶ Nulli quoque. N. F n’otroions à nul juge de + cité ne de chevalerie que il envoit par les citez de la contree que il gardent cex qui + sont apelé gardeeur del lieu, et sachent que se il font aucune tel chose, il charront de + l’aministracion porce que il ont osé autres alever en leur offices.

+

Et ce meismes disons nos + + des + del + del] + des O corr. d’après F conte d’Oriant et + + el + del + juge de Syre, et fesons des deus baillies une et volons + que il soit apelez quens d’Oriant, et li offices soit tout un et il ait les soudees de + l’une et de l’autre aministracion, et il et ses offices soutiegnent le perill des choses + qui apartienent à la borse l’empereor.

+

EtEt] ¶ Volumus. Et F nos volons que tuit li bas home + soient sozmis au juges de noz contrees selonc ce que la digneté de la chevalerie est la + premiere et que il oient toutes les causes ou criminiex ou por deniers. Et cil qui sont en + chevalerie soient en toutes manieres sozmis à eulx por les causes criminaus et por les + autres choses qui apartienent à la borse l’empereeur. Et il list aus juges des contrees + que il ne sueffrent pas que cil qui issent d’aucune des corz de ceste real cité por mener + aucune sentence à execucion ne praignent plus por leur travaill que ce qui a esté + ordenéordené] establi F en nostre saint establissement, et sachent que se + il despisent ce, il paieront tout le damage qui avendra por ce à noz sozmis, et nos leur + donnons congié que il + + raport + raportent + raportent] raport O corr. d’après F la chose, non pas tant seulement à ceus qui ont + envoiez les exsecuteurs, més à nos meismes, que nos menons la cause à avenant fin. Et se + il truevent aucuns qui por l’orguell et por la dignité où il sont facent force à noz sozmis, nos leur donnons congié d’examiner les forcesles forces] les + [choses] forces O et d’estrangier de la chevalerie cex que il troveront + corpables, et d’acomplir en noz contrees ce qui a esté dit es enciannes lois, car autresi + comme nos defendons es lois que il tuit se gardent de desleal guaaing, establissons nos + que il ussentussent] usent F purement del travaill et de la reverance et de + l’onesté de chevalerie.

+

QuantQuant] ¶ Sic igitur. Q. F nos avons donc issi + departi les dignitez, il convient que cil qui aissi receit l’aministracion ait Dieu en + memoire + + om. + et jurt + et jurt] om. O corr. + d’après F par devant nos ou par devant ta hautece ou par devant + celuicelui] cel juge F qui governe ton siege et par devant le conte des + sains dons et par devant le questeurle q.] les questeurs F de nostre saint + palés et par devant le conté de noz choses privees et par devant le notairele n.] + les notaires F de nostre sainte coche qui aministrent devant nos que il n’ont + rien donné ne promis por achoison de la baillie, ne as prevoz ne as autres qui ont les + dignitez, ne à ceus qui sont environ eus, ne à aucun autre por avoir s’aides’aide] + om. F, més autressi comme il receit la baillie sanz loier por avoir del commun + ses soudees que nos volons bien que il ait, volons nos que il la gart purement et + netement, si que il en puisse rendre reson à Dieu et à nos. Ta hautece sache donc, et cil + qui aprés toi monteront seur ton siege, que se il enprannent à recevoir aucune chose de + cex qui vienent au devantau devant] au d. des F dites baillies, qui que il + soient, ou baron ou oficial, outre les choses que nos avons establies par non de costumes + que nos avons jugié qui leur soient donnees porce que nos creons que eles lor soffissent + bien, la painne ne sera pas fetes es petites choses, més li grant juge qui + oseront prandre aucune chose de ceus qui recevront les baillies ou qui otroieront que leur + official facent aucune tel chose ou qui ne l’amanderont quant il leur sera noncié ne + rendront pas tent seulement à quatre doubles ce que il avront receu, ainz sostendront + nostre grant engaignement et seront em perill de perdre leur chevalerie, et cil qui sont + environ eus et li official qui obeiront à eus, se il recevent aucune chose plus que ce que + nosnos] lor F avons otroié, car il seront sozmis à la painne de randre le + à quatre dobles et il perdront leur sustence et leur chevalerie, et par desus ce seront il + sozmis aus tormenz qui apartienent à leur meffez.

+

Et cil qui aissi recevent les baillies sanz loier se doivent + entremetre sus toutes les choses de regarder au choses qui apartiennent à la borse + l’empereeur et + + chatiex + chatier + chatier] chatiex O chastoier + F enen] o F toutes forces ceus qui ne sont pas obediant, ne il ne + soient flechi en nule chose ne ne quierent por ce nulf. 92a F guaaing, + àà] et F cex qui sont obbediant soient comme pere et gardent noz sozmis de + toutes parz sanz force ne ne recevent + + om. + riens + riens] om. O + corr. d’après F de nul d’eus, ainz soient leal en jugemenz et + es comunes deciplines. QuantQuant] ¶ Exequentes. Q. F il porsivront donc + aucuns meffez, il gardent ceus qui sont inocenz et qui sont pur et enjoignent as corpables + painne selonc la loi, et soient autresi par desus noz sozmis comme li pere sont par desus + leur filz, et aiment ceus qui sont inocenz et punissent ceus qui sont corpable, et gardent + toute jostice es communs jugemenz et es privez. Et il ne facent pas ce tuit + seul, ainz aient tozjorz .i. consellier et toz ceus qui sont entor eus, que il n’apere pas + que il soient autresi comme innocenz et mesfacent par autres et emblent, car ce est plus + desleal chose que il prangnent parceniers de leur desleautez. Et por ce liura il + àliura il a] loira il par F ta hautece que ele envoit par les baillies des + plus honestes homes et des curiexcuriex] curiaus F qui sachent les treüz et + les choses qui apartienent à la borse l’empereeur et des autres personnes qui amonestent + bons experilmenz et qui soient convenables à avoir baillies. Car qui seroit ce qui + n’ameroit que tel chose fust acomplie par honesté et quideroit que ce fust grant chose se + tiex venoit à avoir dignité par nostre commandement et par le jugement de ta hautece, qui + eust testemoine que il fust tres buens et receust la baillie par grace, qui n’aille pas + par la contree penssent commantn’aille pas par la contree penssent commant] n’a. pas + tant pensant par la c. F il puisse assembler de la grant gent et de la menue le + loier que il iil i] il li F a donné, ainz n’entende fors à fere sanz plus + commant il soit loez et de Dieu et de nos, et ait buenne gloire et esperance d’avoir haut + haut loier ?

+

EtEt] ¶ Si quis autem preter hoc. Et F se aucuns fet + aucune chose contre ce tent comme il est en la baillie, il soit corpables de larrecin, et + se il est prouvé que il doint loier por avoir la baillie ou que il en ait pris loier, car + il a mestier d’une part et d’autre, sache que tuit si bien seront envoiez en + essillseront envoiez en essill] seront mis en la bourse l’empereur et il sera + envoiez en essill F, cf. le texte latin « sciat quia et confiscationem et + exilium sustinebit ». et ses cors sera batuz et tormentez. Et cil qui + prist loier de li, sicomme nos avons dit, sera mismis] sozmis F à tres granz + maus, car nos volons que cil des contrees aient les mains netes por garder noz sozmis, et + ces painnes seront enjointes par les baillies et par les lois à ceus qui + sont es baillies se il font aucune tel chose. Et nos donnons congié à ceus des contrees + que se cil qui a baillie en aucune contree i fet aucun tort ou il acuse fausement noz + sozmis et lor fet damage, li evesques et li primat de la contree nos envoient leur + proieres et nos facent savoir le mesfetle mesfet] les meffez F à ceus qui + sont es dignitez, si que quant nos avrons oï ce, nos envoions en la contree tel qui + enquiere la verité, si que il soustiegne la painne de ses meffez là où il les fist, si que + nus autresnus autres] nuls des autres F n’ost fere autretel chose par + l’essemple de cestui.

+

SeSe] ¶ Neccessitatem. Se F cil qui a + governé aucune baillie ait besoing selonc les premiers establissemenz de demorer .i. jorz + en la contree aprés ce que il avra lessié la baillie et de mostrer soi communement et de + recevoir les actions que chascuns voudra movoir contre lui, et se aucuns s’enfuit ainz que + li .i. jor soient acompli et il est pris, nos donnons à noz sozmis congié de detenir le en + la contree autresi comme .i. serf et de demander li par action de larrecin tout ce que il + li ont donnéil li ont donné] il li donne F, si que li evesque del lieu soit + presanz et examine la cause tant que cil rende quanque l’en provera que il a emblé. Et se + cil des contrees sentent le larrecin as bailliz, il aient congié et besoig de raporter le + à nos, si que quant nos savrons que il vantil vant] il vuelent F jostice, nos + le sozmetonsnos le s.] nous les sozmetrons F as devant dites painnes ; et par + desus ce sera il corpables des celestiex tormenz porce que il a trespassé le serement + + que que + que + + il fist quant il reçut la + baillie. Et se il s’en puet foïr en aucune maniere, si que il n’acomplisse pas les .i. + jorz en la contree, il sera lors pris là où en le trovera et sera ramenez en la contree en + qoi il ot la baillie et randra à qatre doubles quanque l’en trovera que il + prist d’autruid’autrui] d’aucun F.

+

EtEt] ¶ Illud. Et F ce doit estre gardé que nostre + sozmis n’aient nul congiénul c.] om. F d’acuser les juges + d’autre chose que de larrecin, car se il semble que il ne soit pas entremis sicomme il + deust des choses qui apartiennent à la borse l’empereeur ou de porsivre les mesfez, nos ne + volons pas que nostre sozmis em pledent contre li, + + et contre ce nos les + sozmetons encontre ce nos les sozmetons + et contre ce + nos les sozmetons + + à tres griés painnes se li baillis ont + les mains nete et il se sont entremis lealment des choses qui apartienent à la borse + l’empereor, et il leur font aucun tort puisque il avront lessié la baillie et il ne les + amainnent hors de la contree à grant eneur quant il avront acompli cel terme, car il + covient que cil qui + + apris + aprés + aprés] apris O corr. d’après F ceste nostre loi seront jugé des contrees qui sont + sozmises à nos regardent comme il seront gloriex se il font ce que il doivent et commant + il seront sozmis à granzgranz] griez F painnes se il s’esforcent de brisier + la loi en tent comme il apartient à eux. Car ce seroit male chose se il tormantoient ceuls + qui sont entrepris en petiz larrecins et ne les lessoient aler devant que il eussent rendu + ce que il avroient emblé, et il fussent quite de tresgranz larrecins que il feroient et + que il n’en eussent nule honte por lor sozmis, car se il sont honeste et franc et digne + d’estre loé, il leur list bien à mostrer à toz leur huevres et à avoir de nos testemoine + et esperence.

+

Et nos n’ostroions pas au juge ne à aucun autre que il leur + facent force ne tort ou que il s’entremetent des citeainnes causes, si que nos leur + gardons honesté et il nos gardent purté et devoucion. Sachent donc tuit + nostre sozmis que por leur profit et por garder les de damage et por fere les estre en pés + et que il ne soient pas contraint de lessier les contrees ne d’estre tormenté en estrange + païsf. 95r F, avons nos fet ceste presente loi et l’avons sacree à Damediex + si que il lise à toz à rrecevoir juges qui mielz soient leur pere que larron et agueteeurs + de leur sustences.

+

Il convient donc que tuit nostre sozmis sachent quel porveance + nos avons envers eus et nos rendent les treüz o toute devocion et sanz nul entrelessement + et sanz force de bailliz, més il convient que vos soiez si devost envers nos que il nos + soit mostré par voz uevrespar voz uevres] par nous meismes F que vos nos + rendezrendez] rendre F propre devocion por ceste debonereté, et vos avroiz + par droit des jujes toute devocion par achoisonpor ceste d. [...] par achoison ] om. + F et grace et porveance. Et vos sachiez que porce que li juge sont de toutes parz + em perill des choses qui apartiennent à la borse l’empereeur et il est aperte chose que il + recevent les baillies à leur perill, et vos qui savez ce eschivez tot orgueill et ne + soiezsoiez] soient O corr. d’après F pas si inobediant + qu’il conviegne que il mostrent leur cruelté contre vos, que il leur convient mostrer por + les choses qui apartienent à la borse l’empereeur que il leur convient quillir à force. Et + vos qui estes sozmis à nos, + + sachiez sachiez + sachiez + + que les despenses au chevalliers que il font por porsivre noz anemis + ont mestier de molt grant diligence et tiex choses ne pueent estre fetes sanz deniers, ne + celecele] tele F cause ne receit nul delaiement. Ne nos n’otroions pas que + la terre as Romains soit amenuisiee qui avons rapareilliee toute Libe et avons ramené les + VandesVandes] Wandres F, cf. le texte latin « Vandalos ». + à servage, et si avons esperance que Diex nos donra encore gregneurs choses. + Et por ce est il avenant chose que li treü soient demandé devoutement et sanz + amenuissement etet] om. F as termes qui sont establi. Et por ce se vos paiez + legierement as juges les treüz que vos devezque vous devez] om. F et il les + vos demandent atempreement, nos loerons l’estuide as juges et vostrevostre] nostre + F, cf. le texte latin « vestram voluntatem ». volenté, et ce + sera une tres buenne concordance de ceus qui sont es baillies et de ceus qui sont desoz + euls.

+

Ainz rendentAinz rendent] ¶ Itaque. Comment r. F donc + a Jhesu Crist nostre salveeur loenges et graces par ceste loi qui leur fera que il porront + abiter seurement en leur païs et avoir leur propres facultez et user fermement de la + jostice au juges, etet] quar F por ce l’avons nos fete que nos puissions + offrir à Damedieu la jostice qui est en la loi et commander à lui et nos et nostre empire, + et que il n’apere pas que nos despisons les homes qe Diex nos a bailliez en garde et que + nos les espergnons et ensivons la benigneté Damedieu, et por ce soit ele sacree à + Damedieuet por ce [...] Damedieu ] om. F quant à nosquant à nos] q. + avons F porce que nos ne lessons nule buene chose qui nos viegne en penssee por + la deffensse de noz sozmis. Et porce que nos volons donc oster les larrecins qui ne sont + pas honesté et garder em pés noz sozmis des juges des contrees, nos entremetons nos de + baillier leur par grasce les baillies, car il ne leur lise pas à meffere ne tolir aucunes + choses au sozmis por qui nos esparnons toz noz + + travavaulz + travaulz + + , et desdaignons à ensivre cex qui + governent l’empire devant nos qui ordenoient les baillies par deniers et toloient à + eulxeulx] ceus F meismes le congié de blasmer les bailliz qui mesfesoient, + et par ce ne pooient il pas delivrer leur sozmis des malvés juges, et porce que il meisme + avoient pris loier des juges, ne les pooient il pas amonester que il se + gardassent netement. Més il nos semble que ce est sofissant guaaing à l’empire que cil qui + sont sozmis à nos paient les choses que il doivent à la borse l’empereeur sanz plus, ne + nule chose ne soit paiee par dehors qui esmueve la viela vie] l’ame F à noz + sozmis.

+

EtEt] ¶ Quod autem. Et F ce que nos deismes + premierement volons nos encore acomplir par gregneur entente et par gregneur soutilleté si + que nostre intencion soit fete + + om. + aperte + aperte] om. O corr d’après F, cf le texte latin « quatenus nostra + intentio omnibus fiat aperta ». à toz. Nos establissons donc que li + bailliz des contrees qui sont sozmises à nos qui sont ordenéordené] establi F + sanz nul loier soient remanbrant del serement que il ont fet et aient congié de par nos + que nus ne se puisse escuser que il ne conviegne respondre par devant eulx des meffez que + il fet ou des forces ou des crimes ou des traïsons ou de paier leur leur treüz ; més tuit + soient sozmis à leur juridiction, si que il n’atendent pas que il aient les commandemenz à + cex qui sont par desus eus ne que il leur facent savoir, ainz se tiegnent apaiez de ceste + nostre loi par qoi nos leur donnons poosté et congié et devant dites causes, que nus n’use + contre eus d’aucun previlege que aucun n’empetrent parce que il puisent mesfere quitement. + Car li juge qui s’atienent de toz loiers ne metent rien par devant la crieme Damedieu et à + la loiet à la loi] et à la leur F et à la nostre, ainz + regarderontregarderont] regardent F à Damedieu et garderont justice à noz + sozmis et jujeront toutes choses selonc noz lois.

+

Et porce que nos leur sozmetons les chevaliers et les autres qui + sont es contrees, il n’avront pas en ce besoing del propre commandement qui lili] + lor F viegne ou de nos ou de noz juges, ainz useront de ceste presante loi et + leur mosterront que il leur aident à fere les jugemenz. Et sachent li chevalier que se il + ne font ce il perdront tout l’avantage de chevalerie et sofferont torment en + leur cors si que il ne nosnos] lor F, cf. le texte latin « ut nobis + nullo alio penitus opus sit judice ». soit mestier de nul autre juge, si + que il ne coviegne pas envoier autres por porsivre les larrons ou por refrener les forces + quiqui] qu’il F soient larron ou forceeur, si que il aient par coverture de + droit fere achoison de fereachoison de f. ] om. F pis que nul autre. Car + porce que li juges des contrees acomplissent l’office de juge chascuns en la seue et + soffissent bien au contrees por totes autres dignitez et sont mis par desus les contrees + portotes autres d. [...] por] om. F fere les choses qui sont commandees en + noz lois, qui sera si hardiz que il se voudra escuser de respondre par devant euls ou fere + aucune tel chose ?

+

Nos defendons donc au gloriex mestre de la chevalerie d’Oriant et à + toz noz jujes que il n’envoient en aucune contree aucuns o armes por porsivre les larrons + ou por refrener les forces. Et cil qui seront establi à ce aprés ceste nostre loi sachent + que se il osent fere tel chose et il metent en lians ceus que il prandront et la chose nos + est nonciee, nos leur ferons soffrir tres grant torment ; et cil qui leur donront tieux + commandemenz sofferont painne de .xxx. livres d’or et sofferrontsofferront] + sentiront F, f. 94r que nostre endengnemenz sera gregneur + contre eulx. Il convient donc que li juge des contrees à qui nos avons donnee la poosté en + ussent si que tuit lesles] le F doient criembre droitement et lealment, et + sachent que se il ussent malement de la baillie et de la licence que nos leur avons + donnee, il seront sozmis as tormenz que nos deismes premierement et les sofferront tent + comme il avront les baillies. Et quant il les avront lessiees il seront encore en gregnor + perill, car nos ne leur donnons pas congié de partir soi des contrees + + en quoil + en quoi il + + ont oi la baillie + devant que il aient acompli le leal terme de .i. jorz, ne par achoison de fuie ne par aucune autre cause. Et sachent sicomme nos avons dit que où que il soient venu, + ou à ceste beneuree cité ou à autre region, il seront rapelé à la contree que il + governerent et sostendront les painnes que nos avons avant dites.

+

Et il feront le serement que nos avons dit. Et se li escrit + d’aucunes dignitez sont envoiez à ceus qui seront es contrees, il feront serement par + devant l’arcevesque de la contree et par devant les primaz qui + + il + i + + sont et recevront aissi les actions de la dignité. Et se + aucuns receit aministracion en ceste real cité ou en aucune contree de par ta hautece, tu + te porvoies que cil qui la receit doint à la borse l’empereeur caucion de demander les + treüz sanz blasme, sicomme tu meismes porverras purement. NosNos] ¶ Posita. Nos + F avons fete ceste presente loi de toutes les baillies qui doivent estre receues + sanz loier dede] dés F cest tens en avant, car celes qui ont ja esté + bailliees soient sozmises as lois qui furent fetes pieça sanz soffrir nule des painnes qui + sont determinees en ceste loi à ceus qui ont eu jusque ci les baillies, se il ne + commancent à mesfere aprés ce que il savront ceque il s. ce] om. F qui est + establi en ceste loi.

+

Ta hautece qui set toutes cez chosescez choses] ces c. sache + donc et F s’entremete donc de fere les savoir à toutes les genz qui sont soz + + eus + lui + lui] eus O corr d’après F et + use sollennepment des commandemenz envers toz les prevoz des contrees, si que il sachent + l’estuide que nos avons + + envensis + envers + envers] envensis O corr d’après F noz sozmis et la volenté que nos avons envers + + l'ordenemement + l'ordenement + des + juges et commant nos leur volons grans biens qui n’espargnons pas à nostre empire por leur + beneurté.

+
+
+ [Dat. XIII. k. Mai. CP. Belisario v. c. cons. Scriptum est exemplar edicti + Constantinopolitanis habens ita] Cist tytres est .xiii. jorz devant les + kalendes de mai fu envoiez li essempleres del banissement de Costentinoble + à BilisaireBilisaire] Lulifaire O corr d’après F qui + lors estoit conseilliers, qui tiex est.Rubrique] Cest tytre est + la constitucion l’empereur et à Bilisaire le jusconte qui n’est point profitable. + F +

La loi que nos avons fete novelement que nos avons escrite à noz prevoz + gloriex mostre commant nos avons granz porveance por noz sozmis, més il est avenant chose + que vos meismes sachiez la porveance que nos avons envers toz, et por ce avons nos proposé + cele loi en banissemenz, si que vos rendoiz graces à Jhesu Crist nostre salveeur et à nos + qui soffrons grant travaill por nostre profit et por savoir les choses qui doivent estre + fetes en chascune des baillies qui sont sozmises à nos, si que nus de ceus qui ont les + baillies n’ost demander nule chose par desus ce que nos avons escrit. Ce est que l’en + dement au noble conte d’Oriant que il pait .lxiii. s. ; en nostre chanbre et à nostre + chevecier et as qatres mestres de noz notaires .l. s. ; et as aides au chevecier .iii. + s. ; et à l’office au noble prevost des prevostez .lxxx. s. ; et li visquens d’Ase pait en + nostre chambre .xiii. s. ; et au chevecier et as quatre mestres des notaires .lx. s. ; et + à l’aide au + + chevevecier + chevecier + + .iii. s. ; et à l’office as nobles prevolz des prevoutez .lxxx. s. ; et li quens de Frige + pait à trois notaires de nostre chambre .ix. s..ix. s.] xx s. F, cf. le + texte latin « IX ». ; et au chevecier qui est par desus les notaires qui + metentmetent] m. les treüz F en escrit .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. + s. ; et à l’office des prevoz des grant prevoutez .xl. s. ; et li quens de Galace pait à + trois notaires de nostre chambre .ix. s. ; et au chevecier qui est mestres des notaires + qui metent les treüz en escriz .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. s. ; et à l’office des + prevoz des granz prevozdes granz p.] de la grant prevosté F .l. s. ; et li + juge de Palestine pait à trois notaires de la sainte chambre .ix. s. ; et au chevecier des + notaires qui metent en escrit .xxiiii. s. ; + + à à + à + ses aides .iii. s. ; à l’office des + prevoz des granz prevostez .xl. s. ; et li juges de Sinice sus la mer pait à trois + notaires de nostre chambre .ix. s. ; au chevecier des notaires qui metent les treüz en + escrit .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. s. ; à l’office des prevoz des granz prevostez + .xl. s. ; et li juges de Syre pait à trois notaires de nostre chambre .ix. s. ; et as + chevecieret as c.] om. F des notaires qui metent les treüz en escrit + .xxiiii. s. ; à ses aides .iii. s. ; à l’office au prevoz des granz prevoltez .lxl. + s.Cf. le texte latin « XL ». ; et li juges de Cypre + pait à trois notaires de nostre chambre .ix. s. ; au chevecier des notaires qui metent les + treüz en escrit .xxiiii. s. ; et à ses .iii. s. ; à l’office as prevoz des granz prevostez + .xl. s.et li juges de Cypre [...] prevostez .xl. s. ] om. F ; et li juges de + Panphile pait à .iii. notaires de nostre chambre .ix. s. ; et as chevecier qui est mestres + des notaires qui met les treüz en escrit .xxiiii. s. ; et à ses aides .iii. s. ; et à + l’office au + + om. + prevost des granz + p. des granz] om. O corr d’après F prevoutez .xl. s. ; et li juges d’Armene la + grant pait autresi comme nos avons dit avant ; et li juge d’Europe autresi ; et li juges + de la premiere Capadoce autresiCapadoce autresi] Le manuscrit F et le + texte latin ajoutent ici et li juges de la segonde Capadoce autresi ; et + li juges d’Ellespont autresi ; et li juges de Rodope autresi ; et li juges de Carie + autresi ; et li juges d’Augustane autresi ; et toutes les aministracions où il a prevoz + autresi ; et li juge de Libe la plus haute pait à trois notaires de nostre chambre .ix. + s. ; et au chevecier qui est mestres des notaires .xxvi. s. ; et li juges + d’Esgyted’Esgyte] d’E. la premiere F pait autresi ; et li juges de Nice + autresi ; et li juge de Palestine autresi ; et li juges d’Arrabie autresi ; et li juge + d’Eufratese autresi ; et li juges de Mesopotamie autresi ; et li juges de la seconde + Cezile autresi ; et li juges de la premiere Armenie autresi ; et li juges de Galace la + secondela seconde] la premiere F, cf. le texte latin « Galatiae + secundae ». autresi ; et li juges de NoriadeNoriade] cf. le texte latin « Honoriadis ». autresi ; + + om. + et li juges des isles autresi + et li juges des i. + autresi] om. O corr. d’après F et le texte latin « A + iudice Insularum ita ut supra ». ; etf. 96r F li juges de + Misie la seconde autresi ; et li juges de Sythie autresi, si que por le defendeeur de + chascune cité, se ce est arceveschiez soient donné .iiii. s. et se ce est d’autre cité + .iii. s. i soient donné et rien pluset rien plus] et sanz plus F. Ne nos ne + volons que il doingnent rien plus aus juges ne à autres ne ne + + recevient + recevent + + plus d’aucun. Et sachent que se il est + noncié en nostre poostépoosté] corrigé par le copiste sur prevosté + O que aucunes de cez choses soit trespassee, et rendrontrendront] il r. + F à quatre dobles ce que il avront receu et seront osté de leur office et envoié + en pardurable essill, qar se li juges des contrees despisent ce et li defendeeurli + defendeeur] les d. des contrees F le sueffrent, il sostendront de moide + moi] om. F grant painne.

+

[Scriptum est exemplar huiusmodi Dominico gloriosissimo praefecto apud Illyricum + praetoriorum] Li essemplairesLi essemplaires] + Scriptum. Cist e. F a esté escriz au noble prevost de la prevostéla + prevosté] la grant p. F d’Ellire. Més cil qui + + recevient + recevent + les baillies facent serement selonc + l’establissement qui a esté fet de ce de qoi li essempleres a esté envoiez à ta hautece, + et quiet qui] et cil qui F recevent de ta hautece les aministracions recevent + les escriz que nos t’avons envoiez par devant l’evesque de la cité. Et quant li autre qui + serontseront] sont F en la cité seront assemblé par devant toi par devant + quipar devant qui] om. F il recevent les escriz et facent le devant dit + serement. Et nos commandons que ce soit fet par devant les curiaus à qui l’en doit porter + grant eneur, et tu doiz metre grant estuide que tu ne praignes rien d’eus ne ne sueffres + que nus les griet de ceus qui s’efforcent de fere ceste desleauté, car nule chose n’est de + qoi ta hautece face si à loer comme de porter aneur au curiax de chascune cité. Et nos + volons que ta hautece les garentisse tozjorz, et cil qui aprés toi seront en ta dignité. + Et por ce, quant tu bailleras les escriz à ceus qui recevron les baillies de + toi, nos volons que tu leur denonces que il porten aneur au curiaus ne ne praignent rien + d’eus et defendent que autres ne leur facent damage. Et sachent par toi que se il font + aucune choseaucune chose] aucune tel chose F contre ce il seront sozmis a + tres grief painne. Car autresi comme nos volons que tu espargnes au curiaus, volons nos + chatier et retenir l’avarice des defendeeurs ne quedefendeeurs ne que] d., que + F il n’osent prandre aucune chose de noz sozmis fors selonc ce que il ont del + commun, ou se il n’ont nul commun confort tent comme li ancien jugierent sanz blasme, si + que il le recevent plus de bon gré à ceus qui leur donnentqui leur donnent] qui + l’ordenent F que mal gré leur, et encor soit ce petit et tent comme il leur + soffit à maain governement, et sachent tuit que se il en recevent contre ce aucune chose, + il ne sofferront pas tent seulement la painne de rendre le à quatre doubles, ainz seront + envoiez en essill, més leur cors seront ençois tormanté. Cil banissemenz est escriz à toz + les arcevesques et as sainz patriarches de l’empire que Diex nos a donnéque D. nos a + donné] om. F qui avons grant cure que tuit nostre sozmis vivent en + nostrenostre] toute F jostice, et por ce avons nos escrit ceste loi qui + vient aprés que nos volons qui soit fetefete] parfete F aperte à ta sainteé + et à toz ceus qui sont en ta contree par toi. La cure à toi et as autres soit donc de + garder cez choses et de raporter nos les mesfez as juges se il les trespassent, que nule + des choses ne soit despite que nos avons establies saintement et droiturelment. Aissi + avons nos merci de noz sozmis qui par desus les rentes qui apartienent à la borse + l’empereeur sueffrent granz forces par le larrecin au juges por les baillies + qui leur sont vendues, et de ce abatre nos somes nos entremis par la loi qui vient aprés. + Et se vos savez que damages soit fez à ceus qui sont desoz vos et vos despisiez à fere le + nos savoir, vos en rendroiz reson à Damedieu, car il convient que vos qui estes present en + la contree nos façoiz savoir liquel sont li droiturier juge et liquel trespassent ceste + loi, si que quant nos savrons l’un et l’autre, nos enjongnons as uns painnes et doignons + as autres guerredon. Et commecomme] quant F la loi sera communement proposee + et fete savoir à toz, lors soit ele estoiee en la sainte iglise o les sainz vesiaus comme + cele qui est autresi sacree à Damedieu et escrite as salu des homes ; et vos + seroitvos seroit] vous ferez F miez et plus profitablement à ceus qui sont + es contrees se vos les entailliez ou en tables ou en pierres et les metez es porches des + iglises, si que tuit puissent lire et veoir les choses qui sont establies. Et se nos avons + eu ceste porveance por la purté as juges, il est aperte chose qe parpar] om. + F molt meilleur reson n’otroions nos pas au defendeeurs que il praingnent aucune + chose ne ne doignent, et il dorront par les commandemenzcommandemenz] glorieus c. + F qui sont otroié en la cort aus gloriex prevoz .iiii. s. se les citez sont + grandesgrandes] graindres F, et se eles sont petites il dorront .iii. s. Et + il ne recevront miemie] nule F chose plus d’aucun ne nus d’eus, se il n’ont + aucun sollempnel conquest de la borse l’empereeur. Et se il ne recevent rien de la borse + l’empereor, il n’en praingnent rien plus que ce qui est confermé + + enostre + en nostre + + saint establissement. Et se il + s’efforcent de prandre aucune chose contre ce, ou il ou cil qui sont apelé leur notaire ou + aucuns de cex qui sont entor euls, il rendront à quatre doubles ce que il + prandront et seront osté del office, et par desus ce il seront envoié en pardurable + essill. Et quant il seront chastié par painnespar painnes] par tiex p. F + corporriex, il rendront la contree à pro des homes qui la defendront. Et il convient que + vos pragniez garde de cex qui governeront les contrees et defendoiz les choses qui sont + fetes contre ce et le nos façoiz savoir, si que nus des mesfez ne soit quitez ne celez, + més toute leauté et toute jostice resplendisse en noz sozmi. Et se li juge qui ont esté + jusque ci ne s’atiennent de tout larrecin aprés ce que ceste loi leur sera fete + savoirleur sera fete savoir] sera faite lor à savoir F, sachent que il + seront sozmis à la painne de ceste loi.

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+ [Iusiurandum quod praestatur ab his qui administrationes accipiant] Cist tytres est ci li seremenz que cil font qui recevent les baillies.Rubrique] Le serement à ceus qui prennent aministracion + F +

C'est ci li seremenz que cil font qui recevent les baillies : Je jur + par Dieu le tout puissent et par nostre segnor Jhesu Cristet par nostre s. J. Crist] + om. F et par la gloriexse virge sainte Marie et par les .iiii. evangilles que je + tiengje tieng] je t. ci F en mes mains et par les sainz arcanges saint + Michiel et saint Gabriel que je garderai pure conscience et leal servise à nostre segnor + l’empereeur Justinian et à madame Theodore sa fame por l’achoison de l’aministracion que + il m’ont bailliee, et je receif sanz tricherie et sanz toute art tout le travaill et tote + la painne en la baillie que il m’ont otroiee de leur empire, et sui compainz de la sainte + iglise crestianne qui fu fondee en la dostrine as apostres ne n’irai contre li à nule + maniere ne à nul tens, ne ne sofferrai que autres i aille que je em puisse destorner. Et + si jur que je n’ai rien donné ne ne dorrai por l’achoison de la baillie qui m’a esté + donnee ne por avoir l’aide ne n’en ai rien permispermis] promis F, ne n’ai + rien pramis à envoier nule chose de la contree ne n’envoierai ne ne donrai + achoison d’envoier au prevouz ne as autres qui sont es dignitez ne à ceus qui sont entor + eus por avoir leur aide ne à nul autre, més autresine à nul autre, més autresi] ne à + nul atresi F comme je ai receue la baillie et la dignité sanz loier, me + contendrai ge purement envers les sozmis nostre segnor l’empereeur et me tendrai apaié des + soudees qui me sont establies de la borse l’empereeur. Et ma premiere estuide sera de + regarder ententivement as choses qui apartiennent à la borse l’empereeur, et chastierai o + tote force cex qui sont orgueilleus et innobediant, ne ge ne tendrai à avoir par ce nul + guaaig, ne ne demanderai à nul par amor ne par haine plus ne mains que ce que il doit, et + treterai doucement ceus qui serontseront] sont F obeïssent, et garderai de + grief entent comme je porrai ceus qui sont sozmis à nostre segnor l’empereeur, et serai + leaus en toutes les causes et es comunes disciplines à l’une et à l’autre partie, ne ne + donrai à nule des parties fors ce qui est droiz ; ainz porsivrai toz les mesfez et + garderai toute leauté selonc ce qui me semblera droit et garderai de toute maniere de + grief ceus qui n’ont rien mesfet. Et à cex qui ontont] aront F mesfet + enjoindrai tormenttorment] paine et t. F selonc la loi et selonc jostice + sicomme il a esté dit, et lor garderai droit es comuns marchiez et es privez. Et se je + aparceis que torz soit fez à la borse l’empereeur, je ne ferai pas ce par moi, ainz + prandrai o moi .i. assesseur qui sera preudom si que je ne soie pas seus. Et se ge truis + entor moi aucun qui emble ou qui mesface, je me deliverai de lui et le metrai hors de ma + compengnie. Et se je ne garde aissi toutes cez choses, je en recevrai le guerredon et ci + et en l’autre siecle en l’espoentable jugement Jhesu Crist nostre + sauveeurnostre sauveeur] om. F et + + avra + avrai + avrai] avra O corr. d’après F partie o Judas + le traïdetraïde] traiteur F et o Giezi et o Chaÿm. Enseurquetout je serai + sozmis as painnes qui sont contenues en la loi Justinian. Li essemplaires de ce fu escriz + à Domige gloriex prevost par Illire.

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+ [9. Ut ecclesia romana centum annorum habeat praescriptionem] Cist + tytres est que prescripcio de mains de .c. ans ne vaille pas contre l’iglise de + Rome.Rubrique] La dousieme constitucion, que l’yglise de + Romme ait prescription de .c. anz. F +

+ Li empereres Justinians dit à Jehan tres beneuré home et tres saint + arcevesque et patriarche de VeteruneVeterune] vielle Rome F, cf. le + texte latin « veteris Romae ». : L'ancianne Rome ot le commancement des + lois, et nus n’est qui dont que la hautece del soverain eveschié il soitil soit] ne + soit F en li, et por ce nos semble il que il est necessere chose que nos anorons + d’une loi de nostre non le païs as lois, et la fontainne de l’ordre de provoire, que la + force de la sauvable loi s’estende de ci à toutes les iglises qui sont jusq'à la grant mer + devers Ocidant. Et ceste loi soit sacree à l’aneurl’aneur] la loy F de + Damedieu, as iglises d’Ocidant et à celes d’Oriant por les possessions que eles ont et que + ele avront de ci en avant.

+

Et porce que li encien droit enclooientenclooient] escleroient + F les temporiex excepcionsexcepcions] exacions F, cf. le texte + latin « exceptiones ». par les bonnes de .xxx. anz, et se il i avoit + droiture de guage il donnoient .i. pou plus lonc terme, nos n’otroions à nule maniere que + les saintes iglises soient mises arriere par itant de tens, et meesmement es choses en qoi + eles sueffrent damage ou en qoi aucune chose leur est deue, ainz establissons que + excepcions de tens leur soit lors opposeeopposee] proposee F, cf. le + texte latin « opponi ». quant .c. anz seront passé, si que les droitures + as iglises soient entieres par tout le devant dit tens. Ne nule excepcion de lonc tens ne + leur puisse nuire fors cele de .c. anz, quar l’en set bien que cilcil] cist F + termes est la fin de la vie à l’ome + + quil + qui + vit assez longuement.

+

+ Vostre Sainteé ait donc ceste loi qui vaille as iglises crestianes de tout + Ocidant et s’estende jusq'as parties d’Oriant en qoi les saintes iglises porsieent aucunes + choses, si que ce soit dignes dons à Dieu le tout puissent et desfendemenz des devines + choses que nus desfendemenz ne remaigne as desleaus homes ne nul lieus ne leur soit + lessiez de pechier à leur esciant, més cil soit tenuz por ynocent qui n’a rien mesfet, ne + nus ne se defende par malvese alegacion qui amainne avant le lonc tens en lieu d’autre + droiture.

+

Toutes les terres et toutes les illes d’Ocidant qui sont jusqu’à la + grant mer aient donc ce que nos avons otroié à l’aneur de Dieu à l’ennorable siege Saint + Pere l’apostre, et par ce leur soviegne il pardurablement de la porveance de nostre + empire.

+

Et nos otroions à l’iglise de Rome cest aventage sicomme il a esté + dit avant, non pas tent seulement es parties d’Ocidant, més en celes d’Oriant en qoi les + possessions à l’iglise de Rome sont ou seront de ci en avant,

+

si que + tui li juge grant et petit qui sont crestien gardent cest nostre establissement. Et cil + qui briseront ceste loi pueent avoir peor de la force des lois par desus les celestiex + lois et redoutent painne de .l. livres d’or. Et ceste loi ne vaille pas es causes qui sont + à venir tent seulement, més en celes qui ja sont amenees en jugement. Ta sainteé receve + ceste presente loi que nos avons sacree à Damedieu et la mete o les sainz + vesiausvesiaus] corrigé par le copiste sur vesaaus O et + vos la gardoiz et ele gartele gart] elle garantisse F toutes les possessions + à l’igliseà l’iglise] as yglises F de Romme.

+
+
+ [10. De referendariis palatii] Cist tytres est de ceus qui + conduisent ceus qui vuelent parler à l’empereorRubrique] La + constitucion l’empereur à Bilisaire le visconte F. + +

+ Li empereres Justinians dit à Hermogene le mestre des sainz offices : + Porce que il nosil nos] il ne nous F semble pas bien, aprés ce que nos avons + amené toutes les choses à avenant ordre, que nos lessons par devantpar + devant] par dehors F ceus qui conduient à nos ceus qui veulent parler à nos, que + nos ne les porvoions en aucune maniere, porce meesmement que il nos sont profitable, + premierement porce que il ne nos convient pas estre en presse de gent et que nos oons + legierement par eus les requestes à plusors.

+

Et nos avons oï que il en i a plus que nos ne n’i establismes + pieça, car aucun sont venu avantavant] en a. F qui ont trop estendu nostre + largece, et porce que pluseur requestes venoient à nostre cort, il ont esleu pluseurs qui + amenassent les requereeurs par devant nos, si que la chose qui devantdevant] d. ce + F estoit honeste est venue par cepar ce] om. F à trop grant nombre, + tent que il en i a jaja ] om. F .xiiii. Et porce que nos volons que la chose + que nos trovasmes atempreement qui a puis esté espendue en trop grant multitude soit + garnie de sa propre honesté, nos avons porveu à comprandre le nombre par certainne mesure, + non pas porpor] om. F tolir leur les choses qui leur sont otroiees, car ce + n’est pas propre chose à la majeté l’empereeur que nos metons hors de nostre servise aucun + de ceus qui nos servent honestement, més nos volons que il soient en la maniere où il + sont. Neporquant nus ne soit mis el lieu de ceus qui moront devant que li nombres soit + ramenez à .viii., et cil nombres soit establiz pardurablement, que il ne soit acreuz en + nule maniere ne en nul tens, et il s’entremetent pardurablement deque il ne soit + [...] pardurablement de] om. F seurmonter li uns l’autre par cure et par devocion + envers nos et envers l’empire. Que nus n’ait congié de requerre tel chose de ci en avant, + més tuit sachent que il n’empetreront pas ce que il requerront contre ce et il seront + obligié por cele requeste à painne de .x. livres d’or et seront despoillié de leur + chevalerie, car nos volons que la mesure soit gardee jusqu’al nonbre que nos + avons dit, més que il soit acreuz par jostice et par autres vertuz, car trop grant + multitude n’a point d’onnesté, il soient donc en cel nonbre selonc ceselonc ce] om. + F + + que nos avant dit + que nos avons avant dit + que nos avons avant dit] que nos + avant dit O que nous avons dit F, cf. le texte latin « quod + praediximus »..

+

TaTa] ¶ Hec autem. Ta F hautece sache donc cez + choses et gart que cil nombres ne soit passezne soit passez] ne soit pas F à + nul tens ne aucunes des choses que nos avons establies, més la painne que nos avons devant + establie soit demandee à ceus qui feront aucune chose contre ce que il ne list pas à + recorder, ne ele ne puet estre rendue. Et ceste nostre loi mete hors multitude et amaint + avant vertu qui n’est pas trovee en pluseurs. Et ce soit gardé seur toutes choses en ceus + qui metent leur vie en requestes au besoigneus et en l’aide que nos leur fesons. Ta + hautece s’entremete donc de mener à effeut les choses que nos avons establies et qui sont + fetes apertes par ceste loi.

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+ [12. De incestis et nefariis nuptiis] Cist tytres est de desleal + mariage et d’incest.Rubrique] Cest titres est d’incest et de + noces desloiaus F +

+ Li empereres Justinians dit à Floire conte de la sainte chose privee : + Nos + om. + jujons + om. O corr. d’après F que les lois que + li empereeur firentfirent] om. F qui furent devant nos por les mariages qui + sont assemblé par incest ne sont pas parfetes, porce que eles lessent sanz paine ceus qui + sont assemblé par tiex mariages et tolent à la lignee qui vient d’aus qu’il n’i a nules + corpes et les choses qui furent au pere, si que cil qui font le mesfet sont sanz painne et + cil qui rien n’i meffont sont puni comme pecheeur.

+

Nos establissons donc que aucuns qui fet de ci en avant mariage + desleal et contrere à nature que la loi apele incest, se il n’a enfanz del premier mariage + que il fist lealment, il perde maintenent toutes ses choses et il n’ait nule des choses + qui li furent donnees par non de doere, més toutes ces choses soient assignees à la borse l’empereeur, porce que il leur lisoit à marier soi lealment et il se + sont marié contre les lois, et ont confondu leur lignee, et neu à leur lignage, et ont fet + chose desleal et escomeniee, et ont covoitié tel chose que pluseurs des bestes qui ne sont + pas renables refusent à fere, et il suefrent painne non pas tent seulement de perdre leur + biens, més de perdre leur chevalerie et d’estre envoiez en essill et de bateure en leur + cors se ce sont vil personnes, si que il aprangnent à vivre chastement et à tenir soi à ce + que nature leur ensaigne ne ne se delitent pas es choses qui sont contre droit ne ne + contredient aus lois qe nature nos a bailliees. Et se fame set ceste loi et ele la despit + et ele se marie par incest, ele soit sozmise à cele meisme painne.

+

Et se il avient que il aient d’autre mariage leal filzleal + filz] loiaus filz F ou neveuz ou autres enfanz, cil aient l’eritage leur pere et + soient delivré de la poosté au pere por son mesfet, si que il le pessent et li doignent + les autres choses qui li seront necessaires, car ja soit ce que il ait despit les lois, + neporquant il est ses peres.

+

Et ce soit gardé el tens qui vandra aprés cest present + establissement, si que nus ne soit correciez se il vit chastement, car cil qui rien ne + mesfont ne sont pas sozmis à ceste loi. MésMés] ¶ Més F nos ne quitons pas + del tout le tens qui est trespassez ne ne volons pas que il soit en toutes manieres sozmis + à la loi, més se tiex mariages a esté fez et il est departiz par aucune maniere, il soient + quite. E se nostre loi trueve aucun tel mariage qui fu assemblez ainz que ele fust fete, + li homs ait congié de lessier sa fame dedanz deus anz aprés ce que il savra ceste loi, si + que il ne recort jamés à li ne ne face pas semblant de departir et remaigne + veraiement joinz à li, et la qarte partie de son chatel tant seulement soit + sozmisesozmise] mise F en la borse l’empereeur et les trois parz soient + donnees as enfanz, car nos leur otroions comme à ceus qui n’ont rien mesfet, que + sese] om. F il sont seul et il n’ia nul autres enfanz qui soient de leal + mariage, il ne perdent pas l’eritage leur pere, se li peres ne les het por aucune autre + leal cause por qoi il les mete hors de son heritage.

+

Et se enfant furent né del mariage qui fu lealment fet devant + cest et selonc les lois, les trois parties des heritages soient as enfanz qui sont né del + leal mariage, se il ne font aucune chose par quepar que] pour quoi F il ne + soient pas digne de l’eritage leur pere selonc les lois, et la qarte partie puisse estre + lessiee à ceus qui sont d’incestd’incest] de cest F mariage etet] om. + F se il n’ont mesfet aucune chose, si que la qarte part del chatel au pere en + soit avent ostee que nos commandons qui soit donnee à la borse l’empereor. Et nos leur + otroions que il soient fet oir leur pere selonc la maniere que nos avons avant dites, non + pas tent seulement par testament més sanz testamenz, et ce meisme vaille se il prannent + autres fames selonc les lois puisque il avront lessiees celes qui furent couplees à eux + par incest et il ont enfanz de l’un et de l’autre mariage et li doeres soit donnez à la + premiere fame. Et se li hons ne lesse la fame qui est assemblee à lui par incest dedanz + deus anz aprés ce que cest loi sera pueploiee partout, il perde sa sustence et la fame son + doere et soit sozmis à la devant dite painne, et leur enfant n’avront rien de la sustence + leur pere ne del doere leur mere. Més se il orent enfanz d’autres mariages leals, cil + aient leur chosesleur choses] lor part F aprés ce que la qarte part en sera mise en la borse l’empereeur, et il soient hors de baill et norrissent + leur pere et li aministrent soffissentment selonc ce que nos avons dit, et li doeres à la + fame qui est aissi mariee par incest soit mis à la borse l’empereeur. Més se cil qui ce a + fet n’a enfanz d’autre mariage qui soit leaus, toute sa sustence sera lors à la borse + l’empereeur. Et nos establissons ce meisme en ceus qui de ci en avant se marieront par + incest. Et si metons parpar] soz F cele meisme loi celui qui ne lera pas + dedanz le tens que nos avons dit la fame que il a en tel maniere autresi comme celui qui + aprés ceste nostre loi fera tel mariage.

+

MésMés] ¶ Dubitandum. Més F porce que aucun doutoient + aucune chose dez filz qui sont fet leal par nostre establissement, il nos fu avis que il + estoit droiz que nos i ajostesions aucune chose comme pereaucune chose comme pere] + a. chose [des filz qui sont fez loial par nostre establissement il nous fu avis que il + estoit droiz] comme pere F des lois et sousisions la doute, car nos feismes au + commancement la loi par tel entendement que se aucuns a enfanz de leal mariage et sa fame + muert et il compengne aprés à une autre fame que il li leust bien à prandre par mariage et + il en a enfanz avant que instrument de doere soient fet entre euls, se tent avient que il + i soient fet aucune foiz ou aprés ce que il seront fet, ou se il sont tuit seul avant que + li instrument de doere soient fet si qe nul autre ne soient puis né ou il soient né més il + muirent maintenant, aucun quiderent que li segont enfant ne puissent pas estre leal porce + que il i a autres leaus filz de la premiere fame, més ceste oppinion n’a nule droite + concordance, car se nos avons mostré que tel fils sont leal parce que li instrument del + doere ont esté fez et li premier enfant soient leal et li peres muert leaus en toutes + choses et est leaus peres à ceuls qui furent né de la premiere fame et à + ceus qui furent né de la segonde, ja soit ce que il furent né ainz que li instrument del + doere fussent fet ne nus ne fu nez aprés euls puis que li instrument del doere furent fet + ou cil qui furent né sont mort, et la loi li donne congié de fere testament sicomme il + voudront en leur ligniee, en tel maniere neporquant que il n’aille en nule chosenule + chose] n. maniere F contre les lois qui apelent toz les filz + oelmentoelment] egalment F à l’eritage, il vandront donc à l’eritage et + sanz testament et par testament, sicomme li peres et la loi l’otroie et seront leal + oiroir] hom F si que li uns sera oirs aprés l’autre. Car que jugerions nos + autres choses dés que li nons des propres oirs et des leaus soffit à mostrer que il sont + el baill au pere et à donner leur contre le testament toutes les choses que les lois il + donnent et à avoir toutes les choses qui apartiennent à tel noncontre le testament + toutes les choses [...] à tel non] contre le t. toutes les choses qui leur apartiennent + F ?

+

TaTa] ¶ Ta F hautece sache donc les choses que nos + avons establies et qui sont escleriees par ceste loi et s’entremete de mener les à effeut, + et use de nostre commandement envers les prevoz des genz, si que tuit cil qui sont par + dehors sachent que nos avons cure de la ligniee qui est pure et sanz meffet et contralions + malveses assemblees qui sont contreres à noz lois.

+
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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - London - British Library - Royal 20.D.IX - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 22970 - - - -
- - - 1250/1275 - - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit London, British Library, Royal 20.D.IX, avec correction par le second témoin, le texte latin et par conjecture.

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- [Liber tertius] -
- [14. De lenonibus] Ci commance la tierce collection. Cist tytres est des lecheeurs. Ce - est ci li doziemes establissemenzRubrique] Cest titres est des - houliers et des meschines et des lecheurs F. -

Li empereres Justinians dit à ceus de Costentinoble : - - I - IL - - semble assez male chose et as enciances - lois et as empereeurs qui furent jadis que li nons et la cause de lecheeurs soit si - que pluseurs lois qui sont escristes contre ceus qui font tiex meffez, et nos avons acreuz - les tormenz qui furent pieça establiz contre ceus qui font tex choses, et se nostre - enceiseur ont lessié aucune chose, nos l’avons amandé par autres lois. Et porce que nos - avons novelement requisrequis] esté requis F por meffez qui ont esté fet en - ceste grant cité por tiex causes etet] om. F nos n’avons pas despit la cause, - car nos avons oï que aucun vivent contre droit et truevent achoisons de desleaus gaainz - par causes cruex que l’en doit haïr, et avironnent - - pluseurs contrees et pluseurs contrees - pluseurs contrees - - et - pluseur lieus et decevent les chetives meschinetes parce que il leur donnent à vestir et à - chaucier et les amainent à ceste beneuree cité et les ont en leur abitacions et leur - donnent à mangier et à vestir et puis les baillent à luxure fere de leur volenté, et il - recevent tout le chetif guaaing qui vient de leur cors, et font convenent o eus que eles - feront cest desleal servise jusqu’al terme qui sera establiz entreux, et aucunes foiz - avient que l’en leur demande pleges. Et ceste desleal coutume est si venue avant que pou - s’en faut que tiex abitacions ne sont en toute ceste real cité, et es parties d’outre la - mer et pres des sainz liex et des onorables mesons, qui est encor pis, oùoù] et - F l’en ose fere tiex desleauteztiex desleautez] t. d. en nos temps - F, si que quant aucuns ont merci de tiex fames et il les vuelent retrere de cele - malvese vieretrere de cele malvese vie] r. de tel vie F et amener les à leal - mariage, il ne leur est pas souffert. Et ascun sont si desleal que il pranent les - pucelespuceles] puceletes F qui n’ont pas encor .x. anz et les mainnent à - cele perillexse corrupcion, et aucun en donnent grant qantité d’or de qoi eles peussent - estre rachateesrachatees] richement r. F de cele chetiveté et mariees - chastement. Et il i a plus de .x. mile maniere que nule parole ne porroit comprandre, car - cil maus a esté amenez à trop desmesuree cruelté, si que ce qui fu premierement es - derrenierres parties de la cité est orendroit el mileu, et les choses qui sont environ - sont toutes plainnes de tiex maus. Aucuns nos denonça pieça cez choses segreement, et - aprés ce nos commandasmes à noz prevoz que il enquersissent tiex choses et il nos - raportent que il estoit issi. Et quant nos oïsmes ce, nos jujasmes que il covenoit - commander la cause à Damedieu et delivrer vitement la cité de tel deslealté.

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Nos establissons donc que tuit maintiegnent chateé selonc ce que il porront, car - ele seule est puissent de presenter à Damedieu les ames. Et porce que pluseurs choses sont - es homes qui sont plainnes d’art et de besoingbesoing] barat F et de - tricherie, nos desfendons en toutes manieres que nules fames ne soient menees à tel - luxure, ne nus n’ait fiance de pestre fole fame ne n’ait tel fame en sa meson ne ne les - abandonne por loier, ne que nus ne face tiex marchiez ne tiex covenanz ne n’en dement - pleges, ne ne face chose qui contraingne les chetives fames, nene] de F - confondre leur chateé malgré leur, ne il n’aient nule esperance que il leur lise de ci en - avant à decevoir les par donner leur robes et aornemenz ou pouture si que eles facent tel - chose malgré leur. Car nos n’otroions que nule tel chose soit fete, més nos avons ordené - briement toutes tiex choses o avenent cure et establissons que toute la caucion que les - pucelesles puceles] tiex p. F ont donnees por tel desleauté leur soit - rendue, et si n’otroions pas se li desleal lecheor ont donné au puceles aucune chose - que il leur tolent, ainz avons commandé que li desleal lecheeur soient mis hors de ceste - beneuree cité autresi comme malvés et commun gasteeur de chasteé qui quierent les franches - et les serves et les amainnent à ceste chetiveté et les decevent et les norrissent à toute - confusion. NosNos] ¶ Preconamus. Nos F disons donc que se aucuns emprant de - ci en avantde ci en avant] om. F à prandre pucele malgré suen et à abandonner - la à fornication por avoir en le conquest, il convient que li prevoz del puepledel - pueple] om. F de ceste beneuree cité le praingnent et que il li facent soffrir - tres gries tormenz, car se nos leur avons otroié que il amandent les larrecins qui sont - fez de deniers et d’autre chatel par molt meilleur reson, leur otroions nos que il - refrenent le larrecin de chasteé. Et se aucuns sueffre en sa meson aucun lecheeur qui soit - mestres de tele uevre et ce li est denoncié, se il ne le met hors de sa meson, sache que - il soutendrasoutendra] souffrira F painne de .x. livres d’or et sera em - perill de perdre sa mesonde perdre sa meson] de perdre la vie meson - F. Et se aucuns fet de ci en avant nule tel chosede ci en avant nule tel - chose] convenant de tel chose F ou il enprant plege, sache que li covenant ou li - pleges ne li vaudra rien, car li pleges ne sera pas obligiez à lui, et li covenanz ne li - escriz qui en fu fez ne sera de nule force, et il sostendra tormenttorment] paine - F en son cors sicomme nos avons dit, et sera chaciez molt loing de ceste cité. - Nos volons donc que les fames vivent chastement et les em proions, ne ne volons pas que - eles soient menees malgré leurmalgré leur] malgré eulz F à vie luxurieuse ne - ne soient contraintes de meffere. Car nos defendons del tout que lecherie ne soit fete et - quant ele est fete nos la punissons, et meesmement en ceste beneuree cité et environ - et en toz les lieus qui sont par dehors qui sont de nostre empire des le commancement ou - que Diex nos a puis donnez, et ceus plus que les autres. Car nos volons que li don - Damediex que il a fez à nostre empire soient gardé pur de toute tel desleauté, si que nos - soions digne que li don Damedieu soient o nos, et nos creons en Damedieu que granz - acroissemenz vandra à nostre empire par nostre estuide que nos avons de chasteé, car Diex - nos aidera en tiex uevres,

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si que vos qui estes nostre citeain usoiz premierement - de cest chaste ordenement, et por ce usons nos de ceste sainte presdiccacion, que vos - sachiez que nostre estuide est en garder chasteé et nostre travaill, par que nos avons - esperance de garder nostre empire - - en toz lieus - en toz biens - en toz - biens] en toz lieus O en tout bien F, corr. d’après le texte latin « in - omnibus bonis ».. Et que cez choses soient apertes en toz lieusen - toz lieus] om. F à toz ceus qui abitent en nostre empire, ta hautece receive - ceste nostre loi et la face savoir à toz ceus qui sont en ta juridiction, et ele soit - gardee nom pas tent seulement en ceste beneuree cité més en toz les lieus qui sont es - contrees, car ele est offerte à Damedieu en odeur de souatume por la cité de - Costentinoble.

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- [15. De defensoribus civitatum] - Cist tytres est des defendeeurs des - citez. Ce est ci li treziesmes establissemenz. -

Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost : Se nos ne - rapelons inelement par avenant office la cure des defendeeurs, nos n’avrons pas la verité - des encians nons, car li encian donnerent à aucuns especial nons por senefier les choses - que il devoient fere, et li nons des defendeeurs mostre purementpurement] apertement - F que li encian mistrent aucuns par devant les autres - - et - à - à] et O corr. d’après F - entremetre soi des choseschoses] autres F qui gardassent que nus torz n’i - fust fez et em praissent venchance, et por ce les apelons nos par commun language - defendeeurs, que il delivrent ceus à qui l’en fet tort. Més cist nons de defendeeurs est - moltest molt] est or m. F defolez en pluseurs parties de nostre empire, et - si despitdespit] desprisiez F que il i a plus de tort que d’onesté, car il - sont fet plus par la volenté au juges que par eslection. Car cil qui ont soffissant vivre - sont fet defendeeur et apelé à ceste cure et sont sozmis en autres manieresen autres - maniers] en ceste maniere F à la volenté aus juges, si que il les ostent quant il - vuelent quant il font .i. tres petit meffet ou ja soit ce que il n’en font nul, et metent - autres en leur office et font autresi comme gardes en lieu de defendeeurs. Et il font issi - pluseurs foiz en .i. an, si que li official et li juge des citez et cil qui i abitent ont - les defendeeurs en tres grant despit, et les choses qui il font sont autresi comme se eles - ne fussent pas fetes, ne il n’osent pas fere aucuns instrumenz par devant euls se li juge - des contrees le defendent, car il les servent en toutes chosesen toutes choses] om. - F et obeïssent à els. Et se aucun instrument sont fet par devant elx, il les - vendent premierement, et porce que il n’ont nul aumaire en qoi les choses qui sont fetes - soient estuiees, ce qui est fet perist et l’en ne trovera ja que aucuns d’eus ait - instrument qui ait esté fez de lonc tens. Ainz convient que cil qui ont besoig des - instrumenz les demandent à leur oirs ou à ceus qui sont en leur lieu, et cil qui sont - trové ne sont pas digne d’estre creu, et li autre sont peri et chietchiet] cheoit et - peri F si que il ne valent pas plus que se il n’eussent onques esté fet. - EtEt] ¶ Nos igitur. Et F porce que nos avons bien ordené des juges et avons - fet leur poosté gregnor seur toutes genz et la cure des citez est loing d’eus, nos fu il - avis que il covenoit establir defendeeurs, car lors est fete profitableprofitable] - om. F concordance se li defendeeur des citez prannent office de juges. Et il sera - commandé que li prevoz de la contree soit li juges des juges, et par ce apere - ilapere il] aparra il F que il soit li plus honestes, car de tent comme - aucuns est par desus les plus hauz, de tant est il graindres et plus honestes.

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EtEt] ¶ Interdum. Et F l’en doit savoir premierement que nus ne - puet avoir congié de destorner les ordenemenz des defendeeurs, més quant tuit li melleur - serontseront] s[o]eront O assemblé, cil qui habitent es citez leur - acomplissentacomplissent] a. cest servise F, car nos avons apris que ce - valut premierement et fu fet en nostre empire. Ne nos n’otroions à nul que il destorne ce - neis se il est ordenezordenez] hennorez F de tres grant dignité, ne se il est - chevaliers, ne se il aporta avent previliege que il ait de l’empereeur. Més cil qui - abitent en la cité acomplissent ce selonc l’ordre, et quant toz - - li cernes - li termes - li termes] li cernes O corr. d’après F sera - acompliz, il reviegnent derechief à aministrer la cure de la cité, si que il apere que li - defenderres de chascune cité soit plus apelez juges que defenderres,

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si que il - face serement par le jugement de toz ceus qui sont en cele cité que il fera - touttout] om. F selonc la loi et selonc droit, et soit confermez par le - commandement à noz prevoz et ait la baillie deus anz tant seulement, et puis soit ostez de - la cure. Et li juges de la contree n’ait pas congié d’oster les ençois, més se il apert - que il facent aucune chose qui ne soit pas droiz, il le facent savoir au prevozet - ait la baillie [...] au prevoz ] om. saut du même au même F, si - que la cure li soit tolue par ceus qui li donnerent.

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Et nus congiez ne soit donnez au defendeeurs des citez de metre autres en - leur lieu, més nos defendons ce en toutes manieres, ne li juge n’envoient pas par les - citez aucuns qui soient en leur lieu fors les defendeors que nos volons qui acomplissent - es citez office de juges et que il metent diligence en toutes choses es citez où il - sont.

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Et li testament et li don soient recordé par devant les defendeeurs, et toutes - les autres choses qui ont mestier d’estre mises en remanbrance, ne li juges de la contree - ne puisse pas defendre ce qui doit estre fet por ce se il ne veut pas que il soit fet, ne - commander que ce soit fet qui ne doit pas estre fet por ce se il veut que il soit - fetne commander que ce soit [...] soit fet ] om. F, car nos ne li donnons - congié de nule tel chose. Car il nos semble male chose que li home lessent les choses qui - sont necessaires por les volentez ou por les commandemenz as juges qui ne sont pas - renable, més il facent ce que il voudront, et ja soit ce que ce qui est fet toche le - prevost de la contree ou aucun autre puissent, cil ne le puisse pas defendre, car il - convient que cil qui sont es baillies ou en aucune poosté facent si que il ne deffendent - pas les choses qui sontqui sont] qui doivent estre F fetes contre euls, més - il facent que leur maniere soit si sanz blasme que nus ne se puisse plaindre d’eus. Més se - li juges est en la cité ou il n’i est pas, il ne soit defenduz à nul que il ne plede par - devant les defendeeurs et que il n’i face intrument de qel chose que il voudra fors des - choses sanz plus qui ont besoig de jurisdiction ou qui apartient à l’autorité au - juges.

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Et cil qui ont l’office de demander les communes rentes aident en toutes - manieres au defendeeurs dez citez et il facent instrument del despit et de la contumace à - ceus qui doivent les treüz se mestiers en est, et cez choses soient fetes - isnelement. Et il soient present que il voient ceus qui ne feront pas à droit et - portentet portent] et pour tout F testemoine de cez choses et ostent le - commun tumulte et tout asoluement il aient office - - de juge de juges - de juge - . Et - - meesment - meesmement - - quant li prevoz ne sont pas present - et li official de la contree qui sont en la cité en qoi li defenderres est obeïssent à lui - et leur aident si que il ne faille rien aus citez où il sont, por ce se li prevost en sont - hors, et li defendeeur aient de la contree .i. receveeur qui leur aministre et .ii. - officax qui acomplissent les choses que il jugent.

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Et jugent en toutes les causes de chatel jusqu’à .ccc. deniers d’or, si que - nostre sozmis ne puissent pas trere par devant les juges de la contree ceus qui sont - obligié à eus se la cause ne passe .ccc. deniers d’orsi que nostre sozmis [...] - deniers d’or ] om. saut du même au même F.

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Més li demandeeur ne doivent pas por ce plus proisier le plet por grever les - defendeeurs, et ne les traient pas en cause par devant le defendeeur de la cité, més par - devant le juge de la contree. Més se il fet aucune tel chose et la sentence mostre que li - plez vaut mains de .ccc. d. d’or que li demanderres crutcrut] la creu F par - barat si que la cause soit examinee par devant les juges de la contree et ne mie par - devant le defendeeur de la cité, li damages del plet soit seur le demandeeur.

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Et li apel qui sont fet seur les defendeeurs soient fet as juges. EtEt] ¶ - Si vero egerint. Et F se li offical font aucun tort envers les defendeeurs, li - prevoz des contrees chastient lors les officiax, et se li prevoz despisent ce, nos donnons - au defendeeurs congié de noncier cez choses à la hautece de ton siege, si que il aient - d’ilec aide et avenant vanchance et que il soient veraiement defendeeur et ensivent - l’onesté au juges.

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Et se il avient que li defenderres de la cité muire, uns autres soit maintenent - mis en son lieu selonc l’ordre oo] et F le serement qui a esté diz pieça, et - il receve maintenent la cure. Et cil qui sera esleuz soit nonciez à toi et confermez par - ta hautece. Et vicaire ne soient pas donné as defendeeurs, sicomme nos avons avant dit, - que nos ne daignonsdaignons] doignons F, cf. le texte latin « ne rursus - priori confusioni demus quasi rationabilem occasionem ». par ce renable - achoison à la premiere confusion.

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Ta hautece face commandement par chascune contree que une commune abitacion soit - fete es citez en qoi li defendeeur metent les instrumenz, et uns soit esleuz en la contree - qui en ait la garde, si que il soient sanz corrupcion et que cil qui les quieront les - truissent inelement, et ii] il F aient une aumere et ce qui a esté - entrelessié dusque ci soit demandédemandé] amendé F - - des des - des - - citez.

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Et porce que li defendeeur seront sanz tout profit, se les citez sont granz, - .iiii. - - om. - deniers - deniers] om. O corr. - d’après F d’or tent seulement seront donné à ta hautece por leur - ordenement, et se eles sont petites, l’on n’en donra que trois selonc ce qui a pieça esté - establi en noz lois. Et se il ont aucun salaire del commun, il les avront selonc la - costume.

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EtEt] ¶ Audient. Et F il orront les plus legiers crimes et les - finerontfineront] finent F par avenant chastiement et metrontmetront] - metent F en chartre cex qui ont fez les gregnors mesfez et les envoient au - prevost de la contree, et issi avra chascune des citez cure de juge. Et toute la gent qui - sera soz le gregneur juge sentira gregneur porveance, et pluseurs des cures as juges - seront ostees, car li defendeeur des citez en prandront une partie sus euls et allegueront - les cures au prevoz que il ont por toz, et osteront en partie les choses qui sont fetes à - ceus qui suefrent force, et soudront les doutes et mosterront que cil qui sont es baillies - sont honeste sicomme il a esté dit sovant. Et se aucuns detiennent aucuns communs - servises, li prevost commanderont as defendeeurs que il leur aident selonc ce contre les - deteneeurs. Et se aucuns ordenemenz de defendeeur est fez en autre maniere ou aucuns - refusaucuns refus] aucuns le refuse F l’office de defendeeur qui li est - enjoinz, ou par dignité ou par chevalerie ou par previliege ou par aucune autre achoison, - il sera sozmis àsozmis à] s. à painne de F .v. livres d’or, et quant il avra - paié cele painne au prou de la cité, il sera comptrains d’acomplir l’office de defendeeur, - car il covient que chascuns des nobles omes ait à son tor la cure de sa cité et que il li - rendent cest loier de ce que il i abitent.

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Ta hautece s’entremete donc de fere savoir par tes letres en toutes les contrees - qui sont desoz toi les choses que nos avons establies et confermees par ceste loi, si que - tuit sachent que nos avons la cure des granz et des petiz et des maains, ne il n’est nule - chose que nos otons de nostre cure. Ta hautece face donc partie de ses commandemenz que li - prevost de toutes les genz aparreillent ce selonc chascune cité, que cil qui sont de - buenne opinion soient nommé defendeeur selonc l’ordre, sicomme il a esté dit, et li - ordenemenz soit fez o le serement qui a esté dit avant, et issi entrent il en la cure et - soient - - remié - remué - remué] remié O corr. - d’après F chacun deus anz. Et se aucuns d’eus muert, uns autres soit mis - en son lieu, si qe li ordenemenz soit - - torz - tozjorz - tozjorz] - torz O corr. d’après F fez o le devant dit seremen. Et cil qui - devra recevoir la cure face le serement, et l’eslection soit fete par l’evesque et par le - clergié de la cité, et li autre qui sont en la cité de bonne oppinion s’en entremetent. Et - il convient que ce soit fet maintenent sicomme il a ja esté dit, et toutes choses - - il - i - - soient fetes selonc - nostrenostre] ceste F general loi. Et se li defendeeur qui or sont - - om. - sont trouvez - trouvez] om. O corr. - d’après F convenable, il soient escrit en cele ordre et acomplissent la - cure par deus anz ; et se il ont ja esté deus anz en cele cure, il en soient osté se l’en - ne veut par commun jugement que il soit en cel office par autres deus anz ; et se il n’ont - pas encore acompli les .ii. anz et l’en trueve que il soient dignedigne] d. de estre - F en cele ordre, il acomplissent ce qui faut des deus anz. Et nus ne soit - defenderres outre deus anz se toute la cité ne l’eslit derechief, si que nus ne le - contredie. Et quant ce sera fet, il receve la cure par autres deus anz, et lors soit il - desposez en toutes manieres jusqu’à tent que il soit apelez derechief à cel office selonc - l’ordre que aucun ne soient tozjorz en cel office par le continuement de la cure et par - aucun barat. Et toutes ces choses vaillent en toz tens, car nos les avons trovees par - l’aide Damedieu o grant estuide et o grant - - entende entente - entente - - et les avons fet savoir à noz - sozmis.

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- [16. De mensura ordinandorum clericorum] - Cist tytres est de la mesure des - clers qui doivent estre ordené. Ce est ci li quatorziesmes establissemenz.Rubrique] Cest tytre est de la constitucion des clers qui sont à - ordener. F -

Li empereres Justinians dit à Antime tres saint et tres - beneuré esvesque et universel patriarche : Nos avons novelement escrit une loi de la - mesure des ordenemenz et que il n’apartenist pas que eles fussent confuses, ne en la grant - iglise de ceste beneuree cité ne es autres, et nos volons que ele soit ferme et vaille - seloncselonc] om. F sa vertu, car nos n’avons pas intencion d’abregier les - ordenemenz et aquerreaquerre] om. F à la grant cité avenent despense que ele - puisse souffrir, si que la multitude des despensses soit amenuisiee. Et pour ce avons nos - avironné toutes les voies et somes venu à fere ceste loi si que nule chose n’i soit - autrement que en la premiere, més ceste viegne de la volenté à l’autre et vaille encore à - la grant iglise.

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Nos establissons donc que se il avient en aucune des saintes iglises de qoi la - grant iglise de ceste cité a la cure et fet les despensses, carcar] que F uns - prestres ou .i. diacres ou .i. liserres ou .i. chanterres i muire, uns autres n’i soit - amenez pas maintenant par dehors, ainz regart l’en combien il i a des clers qui i - aministrent, et se la mesure des clers n’est pas encor muee més il abondent encore quant à - ce que nos avons jugié devant, nus ne soit ordenez por lui devant que li nombres soit - restorez el nombre qui est establiz. Et se la multitude est amenuisiee si que il conviegne - que uns autres soit ordenez el liex de celui qui est morz que il ne faille del nombre qui - est establiz, ta beneurté doit regarderregarder] establir F se il a es - autresautres] saintes F iglises hors de la grant iglise par desus le droit - nombre aucun clerc de cele meisme ordre, et cil soit mis en lieu de celui qui est morz, si - que nul n’i soit ordenez de novel. Car quant l’en met de là où il en a trop là où il en a - pou, buene mesure est mise en la cause, et tele comme Diex aime, et issi sera la grant - iglise delivree de detes petit et petit. Et se il n’en i a nul trop, ce qui faut soit - amené par dehors et l’en n’en ost nul de là où il n’en a pas trop, et issi s’en ira li - tens tent que ce qui ii] om. F est plus que droit soit amenuisié.

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Ta beneurté s’entremete donc de mener à effeut les choses que nos establismes - par droit por le preu des saintes iglises, car se aucune chose est fete contre ce, il - convient savoir que cil qui osera recevoir ordre contre ceste nostre loi n’avra de ce nul - profit, nene] et F li procurateur de la grant iglise ne li rendront rien de - despense que il face, més il avront damage par - - es - els - els] es O corr. d’après F meismes et recevront - cest fruit de leur negligence.

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- [17. De mandatis principum] - Cist tytres est des comandemenz au princes. - Ce est ci li quiziesmes establissemenzLe texte de F témoigne - d’un autre état traductif des nouvelles 17 à 19 ; nous ne donnons pas ses leçons - ici.. -

Li empereres Justinians dit à Tribunian, questeur del saint palés et - conseillier : Ta hautece set bien par les encians livres qui contenoient les droiz del - romain non con grant chose li encian feseeur des lois escristrent chacuns en son volume - des mandemenz aus princes ; et porce que il plot à nos que rapareillons toute encianeté - qui est ja perdue et amenuisiee, que nos dongnons à toz noz juges granz ou petiz, de quel - dignité que il soient, non pas tant seulement letres més commandemenz par qoi il puissent - governer toutes choses loablement, por ce feismes nos le livre des commandemenz qui est el - grieu et en latin, si que tuit nostre bailli puissent savoir ce qui est contenu selonc la - diversité des lieus où il sont en coi l’en parole en grieu ou en latin, si qu’i n’osent - trespasser nules des choses qui - - il - i - sont, - ainz gardent noz salvables diposicions si que il puissent gouverner pardurablement noz - contrees et ceus qui sont sozmis à nostre empire. Ta noble autorité à qui li jugemenz de - conquest apartient commant donc que cil commandemenz soient trancrit es livres et soient - mis en garde es saintes aumaires, si que li bailli sachent par eus et par les letres que - il recevront commantcommant] c. [que] O il puissent secorre à nostre - empire.

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Et toutes les choses qui sont ja escleriees en nostre general loi en qoi il - convient que il recevent les baillies les governent, si que il leur soviegne del serement - que il ont fet. Neporquant il nos semble nescessere chose que nos facions savoir à - toi qui orendroit receiz l’aministracion ce qui fu trové par les peres de nostre empire - qui donnoient certains commandemenz à ceus qui estoient mis es baillies et les apeloient - les commandemenz as princes selonc qoi il convient governer les baillies.

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Il convient donc que tu receves purement la baillie et sanz toz loier et que tu - gardes tes mains netement à Diex et à nos et à la loi ne ne convoites nul guaaing grant ne - petit ne ne faces nule chose par barat contre tel sozmis, ainz te tiegnes apaié sanz plus - qui te sera aministré de la borse l’empereeur, et gardes par toi leur droit et par ceus - qui sont environ toi, et t’entremetes premierement que li treü apartienent à la borse - l’empereeur soient quelli ententivement, ne ne lesses rien qui apartiegne à la commune - cure, que la borse l’empereeur ne soit amenuisiee, et tu li sauves de toutes pars les - choses qui sont seues propres. Car autresi comme nos aidons as bas homes à qui l’en fet - tort volons nos que la chose commune soit gardee de tout grief, car se nostre sozmis sont - gardé franchement de toz tort fez et de toz acusement faus, il paieront legierement les - treüz et sanz delaiement, et cil qui devant ce devoient longuement les choses qui - apartenoient à la borse l’empereeur se deliverront ore et les paieront legierement.

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Et il est aprés covenable chose que cil des citez ne soient pas cause de tençon li - uns à l’autre, més que toutes pés soit es citez, et que tu gardes leauté et à noz sozmis, - et que tu ne te tornes à l’une et à l’autre des parties por nul guaaing ne por nule autre - cause.

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Et ta tierce entente soit à oïr les plez - - ou - o - o] ou O, cf. le texte latin « cum ». toute leauté, et à departir sanz escrit les menors et meesmement - ceus qui sont as basses personnes, et à delivrer les homes de contencier li uns à l’autre. - Et que tu n’otroies pas que aucuns soit damagiez par achoison de depenses del plet en plus - que en ce qui est contenu en nostre establissement se il est puissanz de donner ce qui est - establi ; et se il est si povres que il ne le puet donner, tu doiz oïr le plet par grace - et ne doiz pas otroier que là viegne de la contree et aucun prevost par ta negligence à - ceste beneuree cité. Et saches que ce nos greveroit, quar se aucuns - - il - i - - vient et il nos requiert et nos li - demandons se il t’en requist avant et il nos respont que oïl més tu ne li vosis fere droit - et nos trovons que ce soit voirs, nos tornerons nostre endaignement seur toi ; et se il te - requist et il osa venir à ceste real cité, nos le renvoierons o tout chastiement et ne li - donrons nul respons.

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N'est aprés avenant chose que tu ne sueffres pas que cil qui viennent à toi - d’aucune cort soient grevé en aucune chose ne que nus seurdemant à noz sozmis, més se - aucuns de ceus qui te requierent se plaint d’aucune chose, tu doiz enquerre la verité et - garder le de damage, et tu ne doiz otroier à nul qui aport les commandemenz d’aucune cort - qui sont envoié sollempnelment (por cause d’eve ou de porz ou de voies apareillier, ou - d’ymages ou de murs ou de mesons ou d’aucune tel chose) que il griet noz sozmis, car nos - ne volons que nul damages leur soit fez par tel cause. Et tu porverras de toutes cez - choses que eles soient fetes sanz leur damache. Et se aucuns vient à toi à qui aucune tel - chose est commandee, tu ne regardes pas à lui se il ne mostre noz letres qui aient - esté fetes de ce, més se noz letres te sont mostrees tu les receves, més tu n’en faces - rien devant que tu le nos aies mostré, et lors les receves tu selonc nostre - commandement.

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Et tu metras grant deligence es uevres des citez et t’entremetras que li pere - facent des deniers des citez les uevres des citez qui sont necessaires, et les ponz et les - voies et les porz, et tu aies la cure des porz et des murs qui sont en toz les lieus de la - contree dont tu es baillis, et de tot ce qui est profitable au comun et as citez. Et tu en - pensseras et le feras et le nos nonceras. Et li chevalier qui sont en la contree obeïront - à toi es choses en coi tu avras mestier d’eus à leal servise. Et se tu trueves aucun qui - meffacent, tu les chastieras avenantment. Enseurquetout tu t’entremetras que sactifacion - soit fete de leur chatiex à ceus à qui il avront mesfet.

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Tu n’otroies pas que li maufeteur usent d’aucun previlieges, més tu leur - estuieras itant sanz plus en aide des choses qui leur sont mesfetes se il sont sanz toz - meffet. Tu chatieras o grant vertu les homecides et les avoutires et les - - ravissent - ravisseurs - des virges et - les invasions et les forces, et puniras selonc noz lois ceus qui mesferont, si que peor de - torment facent toz saus petit et petit.

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Tu retendras sus toutes choses tel officiaus et ne leur otroieras pas que il - grievent noz sozmis, si que il n’apere pas qu’il soient sozmis à toi et il soient en - verité contre ta volenté.

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Tu t’entremetras de prandre conseillier buen home et pur qui se tiegne apaié des - choses qui li sont donnees de la borse l’empereeur. Et se aucune chose avient que tu - ne quidoies pas et tu trueves que il ne te garde pas leal foi, tu le metras hors et - prandras un autre conseillier qui gardera la loi et justice et avra les mains pures et - netes.

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Tu meismes seras tiex - - a atoz - à toz - et communement et priveement, que tu soies espoventables à ceus qui mesferont - et qui ne seront pas obediant envers les choses qui apartienent à la borse l’empereeur, et - seras tres debuenneres et soés à toz ceus qui seront debonnere et obediant et les poverras - comme leur peres.

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Et tu ne leras pas eschaper les homecides ne les avoutres ne les raviseeurs des - virges por ce se il sont es bonnes des sainz lieus, ainz les entreras hors et leur feras - sosfrir torment, car il ne convient pas espargnier ceus qui font tel meffet, ainz doit - l’en aidier à ceus à qui il sont fet, que nus n’enprangne les à fere derechie. Et li - asseuremenz des temples n’est pas donnez par la loi as malfeteurs més à ceus qui sont - grevé et li uns et li autres, ce est asavoir li malfeteurs et cil à qui il meffet ne - pueent pas estre guarenti par l’aseurement des sainz lieus.

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Li treü pueent avenentment estre demandé dedanz les iglises, car les choses qui - apartienent à la borse l’empereeur sont profitables et - - nessaires - necessaires - et à chevaliers et à bas homes et - as temples meismes et à toute la chose commune. Et li defendeeur des iglises et li - procureeur t’aideront à ce fere ne ne garantiront nul de ceus à qui li treü sont demandé - qui apartiennent à la borse l’empereeur, ne il ne souferront que nule force ne nule - cruelté soit fete à ceus qui les demanderont, et sachent que se il font aucune tel chose - il seront contraint de fere satisfacion de leur propre à la borse l’empereeur.

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Il convient que li commun exsecuteur facent savoir par leur escriz toutes les - choses en qoi il ont donné aucune chose de ce que il ont receu, et porqoi il ont donné - aucune chose de ce que il ont receu, et porqoi il ont donné à la qantité de ce que il i - ont donné (ou en or ou en autres choses), et il doivent estre menacié d’avoir grant damage - et la main coupee se il ne gardent ce qui est commandé en toutes manieres. Et se il - truevent par aventure aucune achoison par qoi il n’en puissent dire la qantité, nos creons - que ce soit fet par malice. Més neporquant la borse l’empereeur n’i ait nul damage, més li - sozmis à la borse l’empereeur receve toutes ses choses sanz nul amenuissement, et cil qui - paia cele chose n’oit puis nul pooir de coillir les treüz, més la cause n’en soit de rien - emporiee et li treü soient paié selonc la costume et mis en la borse l’empereor. Et cez - choses soient nonciees à noz prevoz, et cil qui quillent les cens soient premierement - contraint de paier soutilment les devant dites choses, si que par ce soit la cause jugiee. - Et les choses qui doivent estre donnees de la borse l’empereeur soient paiees selonc la - coutume, et ce que nostre prevost jugeront es choses de qoi l’en doute vaille et quand la - verité en sera seue, cil qui quillent les treüz escrivent toutes les choses que il - paieront, selonc ce que nos avons ja ordené.

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Et tu n’otroies pas as - - curias - curiaus - - ne à ceus qui quillent les cens, quant leur champ sont vendu ou devisé en autre - maniere ou la possession en est bailliee à autres personnes, que il usent d’aucun barat, - més li champ soient baillié de ceus qui les vandent à ceus qui les achatent, et tu - les contraingnes de fere tel remuement sanz damage. Et se il dient que li achateeur ne - sont pas convenable, tu contraindras les officiax que il leur baillent sanz nul damage - leur chans que il leur ont vanduz, et se tu trueves veraiement que li achateeur ne sont - pas covenable assez, tu contraindras les vandeeurs de requenoistre ce en cort, que li treü - qui apartiennent à la borse l’empereeur sont tresposé à leur perill à ceus qui ont achaté - d’eus les chans. Et nos avons oï que ce a esté fet em plusors gent, et issi ne fera la - borse l’empereeur nul tort. Et cil qui porserront les chans paieront les treüz qui - apartiennent à la borse l’empereor, car il convient que li treü soient demandé à ceus qui - tienent les terres et ne mie à ceus qui ne les tienent pas.

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Et nos volons que tu saches que se nos commandons par avanture aucune foiz que tu - ailles à autres contrees, il est avenent chose que tu te tiegnes apaié des choses qui te - sont donnees de la borse l’empereour et ne despendes pas à outrage ne ne grieves noz - sozmis, més se tu vas en autres regions, tu faces tes depenses de ce meismes de coi tu les - fesoies quant tu demoroies en ta contree sanz grever noz sozmis , et ta fame meismes aille - à tes propres despenses quant ele ira hors del païs. Et ce meismes soit gardé se tu n’i es - pas hors des bonnes de la contree, ainz avironnes les citez por aucune cause - necessaire.

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Nos deffendons en toutes manieres que li juge ne doignent pas es contrees que il - governent ceus qui sont - - apelees - apelés - - gardes del lieu, ja soit ce que il soient noble home ou prevost, et se aucun chevalier - t’ensivent, tu ne sueffres pas que il aient por neant leur despensses, ainz - despendent del leur propre, et se il ne font pas ce ainz despendent des treüz et grievent - noz sozmis, tu prandras à ton propre perill de leur chatex à restorer toz les damages que - noz sozmis - - avont - avront - euz.

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Ne tu n’otroies pas à aucun que il esmueve la contree de questions desresniees - par cause de religion ou que aucun autre commandement soient fet en la - - contre - contree - que tu governes, et tu te - porverras d’encerchier - - ou - o - avenant profit - les choses qui apartiennent à la borse l’empereeur et les autres, et que tu n’otroies pas - que aucune chose soit fete envers noz commandemenz par achoison de religion. Et se ce qui - est demandédemandé] demandé [as saintes ruiles] O apartient as saintes - riules, tu et li arcevesque de la contree en ordenoiz avenentment qui que en dout, ou li - esvesque ou autre, et doigniez à la cause buene fin et avenant et qui gart la foi - crestianne et s’entremete que la borse l’empereeur ne soit damagiee et que nostre sozmis - ne soient grevé.

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Il convient que tu metes toute porveance que quant aucuns sera dignes de sofrir - painne tu li faces soffrir la, més tu ne touches pas à ses choses, ainz les lesses au - lignage et à la loi, car ce ne sont pas les choses qui mesfont, més cil qui porsieent les - choses, et cil mestornent l’ordre, qui quitent ceus qui mesfont et prannent leur choses et - punissent autres por euls qui fussent par avanture leur oir selonc les lois.

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Et li desleal defendement que nos avons oï qui sont fet en noz contrees soient - amandé en toutes manieres, ne tu ne sueffres que nus praignes sus lui la vie as autres, ne - nus ne porprangne les chans qui ne li apartiennent à nule maniere. Nus ne pramete s’aide - en grevance d’autrui ne ne mostre sa vertu por grever la borse l’empereeur, ne il ne - te chaille de quel segnorie cil qui font ce soient, car la loi et la grace de l’empire te - soffit en toutes choses à parfete force.

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Et tu harras si ceus qui recevent autrui coutiveeurs et contraindras ceus qui les - recevent malement de rendre - - lest - les - les] lest O, cf. le texte latin « sic compelles cito reddere quod suscipiunt male ». - tost, si que se il sont longuement inobediant, tu metras seur lor possession tout le - fessel de la contree. Et se l’en dit que li - - coutiveveeur - coutiveeur - - soient en autres contrees, tu - envoieras tes letres as prevoz des contrees, que il baillent au segnors leur coutiveeurs - qui s’en sont foï qui le requenoistront ou qui en seront convaincu, et il soient rapelé à - la contree que tu governes si que tu les chaties asprement se il sont inobediant. Car il - est droiz que cil qui s’entremet de tiex choses soutiegne charge et amenuisement de ses - choses, si que il sache, quant il sera apovriez, quel guaaing il a en grever et en meffere - à autres. Fai donc ce se il ont aucuns chans en ta contree ou se il sont gouverneeurs - d’aucuns chans qui apartiennent à autres, car il convient que li porseeor aient ce sanz - plus que la loi leur donne. Et cil qui governent autrui choses aient celes sanz plus qui - leur sont bailliees par loage ou par autre leal maniere, et que il s’atiegnent des - estranges choses et ne grievent pas les autres por aquerre desleal guaaing.

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Et que metre tytres en autrui possessions ou escrivre son non seur autrui - ovreeurs qui sont es citez est perilleuse chose à cex qui enprenent à fere ce, car sachent - que cil qui feront ce donront leur sustence à la borse l’empereor. Car se aucuns essaie à - fere la chose qui apartient à la borse l’empereeur tent seulement es li - tierzes li tierz] [iii]esli[ch] t. O del chatel au pere ou à la mere, et - ceste mesure soit gardee quant il n’i a plus que .iiii. filzEn - marge : il en doit sentir le grief es seues choses et con li commun titre seront - mis es soes choses O.

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Cil soit essemple as autres d’atenir soi de fere tel chose, car cil qui - sont corpables d’un meismes maus doivent souffrir unes meismes painnes. Gardes donques - toutes cez choses par que tu puez savoir quel volenté nos avrons vers toi se tu mesfez, et - quele se tu gardes nos commandemenz et ceus de la loi.

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Et dés que tu enterras en la contree, tu apeleras en la mestre cité toz les - esvesques et les clers et les nobles homes de la cité et leur diras ces sainz - commandemenz, et leur proposeras communement non pas tent seulement en la mere des citez - més en toutes les autres citez de la contree, et leur envoieras par tes officiaus sanz - fere damage à nul home, que tuit sachent en quel maniere tu as receu la dignité.

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Et voies que se tu gardes cez choses et mostres que tu soies dignes de nostre - jugement, cez choses feront que la dignité deduira plus longuement et tu en seras plus - nobles, et ces choses te rendront cler à Dieu et as lois et à nos. Et tu te poverras que - se aucuns de ceus qui essaient à commovoir le pueple s’enfuit aucune foiz de ceste grant - cité, ou seus ou o autres, et il vient en la contree que tu governes, tu le doiz - encerchier et examiner o toute soutilleté et noncier le nos o grant cautelle, se ce est - par aventure personne qui soit digne d’inquisicion et ele soit amenee à ceste beneuree - cité et sostiegne les painnes que la loi establist de tiex personnes.

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- [18. De triente et semisse et successionibus filiorum et nepotum naturalium vel - collationibus vel distributionibus, nec non litterarum aut annumerationum atque rerum ex - quibus detinent infitiationibus] - Cist tytres est que li fils aient la tierce - part ou la moitié de l’eritage lor pere, et des filz et des neveuz naturex, et des - aministracions, et des letres, et des choses qui sont departies. Ce est li seziesmes - establissemenz. -

Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost : - Pluseurs choses ontont] [ser]ont O ja esté ordenees des testamenz au grant - empire de Rome que Diex establi, et livre sont fet de tiex choses qui sont tuit plain de - lois ; et non pas tent seulement li encian sage home escristrent cez choses et li premier - empereeur, més nos meismes en avons escrit aucune chose qui n’est pas mendre que ce que - cil qui furent devant nos en escristrent. Més nos regardons tozjorz à Damedieu et que nos - li puissions plere et fere aucune chose qui soit digne ; nos nos efforçons de trover - aucune chose qui s’acort à nature et qui puisse amander les premieres choses. Nos nos - merveillons donc sovant et autres foiz nos somes nos merveillié comment li encian - establirent que li pere ne lessassent par force que la carte part de leur heritage à leur - filz que il ont de leal mariage, et que il aiment tant que il dient que quanque il leur - lessent est dete et li remenanz en la volenté au peres ; et li parent ou li estrange ou li - serf qui sont franchi prannent tout le seurplus. Et ja soit ce que il i a pluseurs feilz - et que il n’ont rien meffet au pere, neporquant il n’ont que la carte part à departir - entreus, et issi sont li filz povre ja soit ce que li pere soient riche.

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Cez choses nos murent donc à amander la loi et à determiner la cause en tel - maniere que se li peres ou la mere - - au fill - ont .i. fils - ont .i. - fils] au fill O, cf. le texte latin « si quidem unius est filii pater aut - mater ». (ou .ii. ou trois ou quatre), la quarte partie ne leur soit pas - lessiee tant seulement, més li tierz del chatel au pere et à la mere. Et ceste mesure soit - gardee quant il n’i a plus de .iiii. filz, més se il en i a plus de quatre, la moitié de - tout le chatel leur soit lessiee et soit departie oelment entre elx, si que il n’i ait - nule circustance des choses par qoi li .i. aient les meilleurs choses et li autre les - poieurs, més ce qui aferra à chascun soit oel as autres en toutes choses et en qualité et - en quantité, comment que il leur soit lessié, ou par maniere d’eritage ou par maniere de - lés. Et il lira au pere et à la mere que il departent les autres deus parz ou la moitié - sicomme il vodront, ou à leur enfanz meismes ou à aucun estrange, et quant li enfent - seront premierement procuré et avenantment, il commancent lors à donner as estranges. Et - ce soit gardé en toutes les personnes à qui la qarte partie estoit jugiee - enciannement.

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Més de ce soit escexptee la loi que nos avons fete novelement des curiaus, qui - veut que les trois parties soient donnees en toutes manieres as filz ou as filles au - curiax qui se marient et li pere departent l’autre carte part à leur volenté, et toutes - les autres lois qui sont fetes des testamenz qui ne sont pas à droit fet. Et meesmement - les noz soient gardees en leur vertu des enfanz qui ne sont pas vers leur peres ce que il - doivent et des naturiex, fors sanz plus la qantité que nos i avons acreue selonc toz les - devant diz jugemenz.

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Més nos defendons une chose qui est grieve et a aucune achoison de loi et chiet en - grant cruelté et en grant amertume, car nos avons oï que aucun testament ont esté fet en - qoi cil qui moroient n’establirent pas leur oirs à maniere de peres ne sicomme li mari - doivent fere de leur fames leur oirs, més trop molement et trop foiblement, et lessoient à - leur fames tout l’usuaire de leur choses et à leur enfanz la proprieté toute nue. Et por - ce croi je que l’intencion est en tiex testamenz que la fame ait la proprieté et li - fils muirent de fain, porce que rien ne leur est lessié de qoi il soient governé et aient - leur vivre tant que li usuaires reviegne à la proprieté. Il ne lira donc pas de ci en - avant à nul qui ait enfant que il face ce, més il lest en toutes manieres à ses enfanz - l’usuaire et la proprieté de la leal partie que nos leur avons jugiee par ceste loi, se il - veut estre apelez peres à ses filz, et que il ne muirent pas maintenant de fain, ainz - puissent vivre. Et nos disons toutes cez choses non pas tent seulement el pere, més en la - mere et en l’aiel et el besaiel et en l’aiole et en la besaiole, ou de par pere ou de par - mere.

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Et ce ne soit pas gardé es neveuz et es enfanz as neveuz qui ne sont pas en - baill que il aient mains que la tierce partie que il covenist que li aiel ou li besaiel - lessassent aus peresperes] [f]peres O as enfanz se il vesquissent. Car nos - n’esceptons pas de ci en avant les neveuz que li aiel ont de leur filz, si que il aient la - partie toute entiere que leur peres eust se il vesquist, et li neveu que il ont de leur - filles aient mains que la tierce partie de l’eritage leur aiel ou de cel à leur - aieleaiele] [pere] aiele O de par leur mere, més nos metons toz en ordre as - neveuz et as enfanz as neveuz et ne soffrons pas que la fame i ait mains que li males. - - om. - Et porce que li males - Et porce que li m.] om. O Quar li - masle F, cf. le texte latin « neque enim masculus ipse in se neque femina - solum ad nativitatis propagationem sufficiens est ». n’est pas soffisanz - par soi ne la fame par soi à engendrer enfanz, gardons nos à l’un et à l’autre une meisme - oelté.

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Més nos n’establissons pas loi jusq'à ce, car nos disons ce d’icex filz qui sont - né de leaux mariages, ja soit ce que doaire n’i aient pas esté donné, més l’amor qui est - entre l’ome et la fame qui est aperte et dont nus ne doute fet les filz leaus, car - li mariages fet le doere et li doeres ne font pas les mariages, més li consentemenz de - l’ome et de la fame. Et ce meisme soit tenable en ceus qui sont fet leal par noz - establissemenz et par l’assentement qui a esté entre le pere et la mere puis que il furent - né. Et cil establissemenz vaille à la leal ligniee.

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Regardons donc aucune chose qui apartiegne à seule nature, car pluseur fils sont - qui nos offrent sovant proieres et pleurs et nos leur respondons tozjorz aucune chose à - leur requestes, més nos avons honte parce que nos ne leur responnons pas par lois. Et por - ce fesons nos une loi en cele cause par qui nos otons les dotes et donnons à toz remede - par la loi. Et porce que nos avons otroié au peres qui ont filz naturiex que il facent - testament quant il ont enfanz de leal mariage il doignent as filz naturiex la doziesme - partie de leur sustence, et se il n’ont enfanz de leal mariage il puissent donner as - naturiex jusqu’à la moitié de tout leur chatel, nos otroions au peres que il facent ce, - non pas tent seulement en testament més en autres dons que il donnent en leur vie. Et - ceste presente loi parole de ceux qui muerent sanz fere testament et amainne aucune novele - chose. Se aucuns muert donc qui n’oit point de ligniee de leal mariage (ce est des filz ou - des neveuz), ne il n’a point de fame et il muert sanz ordener son chatel (ce est sanz fere - testament), et puis vient ses lignages ou cil par avanture qu’il a franchi et demande la - possession de ses biens ou nostre tresors meismes, à qui nos n’espargnons pas quant - à ce, se il ot en sa meson tent comme il vivoit .i. franche fame en habit de meschine et - ele a enfanz de lui. Car por ceus sanz plus establissons nos cenos ce] [ce] nos ce - O qui sont de la meschine que il tenoit en sa meson et de qoi l’en ne doute pas - que il ne soient suen et que il a noriz, nos leur otroions que se li pere muerent sanz - fere testament, cil fils naturel aient la siste part de leur chatel, et les meres partent - o ex combien que il i ait de filz, si que la mere en ait autretent comme un des filz. Et - nos disons ce se il habite o une meschine et il a enfanz de li ou la meschine s’est par - aventure partie de lui ou par mort ou par autre maniere et li enfant li sont remés, car - lors leur donnons nos les deus parz de l’eritage sanz testament. Et se li oirs est de si - malvese atinence - - ce que - que - il amainne - autres meschines seur la premiere et il a plenté de meschines et il a enfanz de chascune - et il muert et les lesse toutes enssemble, cil qui est tiex fet molt à haïr, et il soit en - toutes manieres mis hors de ceste loi. Car autresi comme cil qui est joinz à une fame par - leal mariage ne puet pas prandre autres - - senli - seur li - tant come li mariages dure ne avoir o eus desleax filz, autresi se il a - premierement eu une mechine sicomme nos avons dit et ele a enfanz de li, se il a aprés - autres meschines de qui il a enfanz, il ne soient pas apelé à son heritage se il muert - sanz fere testament. Car se nos establissions ce, l’en ne savroit pas deviser laqel fame - seroit la plus amee et laqele mains, et des filz autres, et nos ne donnons pas loi à - - luxirieux - luxurieus - més à cex qui - vivent chastement. Ne nos ne destintons pas des enfanz se il sont malle ou fumeles, - car autresi comme nature ne rent nule resons de cez choses ne metons nos pas selonc ce une - nature es malles et autres - - et - es - fumeles. - Ceste loi vaudra donc es cas qui sont à venir porce que ele a amandé et esplané pluseurs - des choses qui devant ce n’estoient pas tenables par droit, et ce qui est trespassé ne - puet pas estre sozmis as riulles de la loi qui n’estoit pas encor fete. Et nos avons ce - establi des devanz diz heritages.

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Et nos creons que il est bien que nos compregnons par ceste loi ce que les - premeriennes lois voloient que se li pere moroient sanz fere testament, quanque li enfant - avroient fust raporté à partie. Et se il fesoient testament et il ne disoient rien de ce, - les choses ne fussent pas aportees à partie, més - - chas - chascuns - des enfanz eust les choses qui li furent - donnees en doere ou par autre maniere et defendist les choses qui li furent lessiees. Et - nos establissons que ceste oppinion ne soit pas tenable. Més se aucuns muert sanz fere - testament porce que il puetil puet] il [a obli] puet O bien estre que il a - oblié ce que il donna et que il ne l’en sovient por l’engoisse de la mort, ce que chacuns - des enfanz a eu soit raporté à partie si que li uns en ait autretent comme li autres, - selonc ce qui a pieça esté ordené, se li peres ne dit expressement que il ne voloit pas - que ce que il avoient fust raporté en partie, més chascuns ait par la droiture del - testament ce qui li a esté donné. Et toutes les choses que nos avons establies devant ce - d’aporter les dons à partie soient en leur vertu.

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Et nos creons que il est necessaire chose que nos metons en une partie de ceste - loi ce qu’il nos plot sovent en jugement, car il avient soventsovent] sovent [en - jugement] O que aucun pere qui ont pluseurs filz quident que il departent - maintenant leur sustence, si les lessent en grant estrif et les amainnent à gregneurs - contenz et plus cruex, car se il vossissent ce, il convenist que il leur partissent - apertement toutes lor choses en leur testamenz ou fere leur parties se il morussent sanz - testament et fere en chascune partie propre subcripcion et fere issi à leur filz partie - dont nus ne dote. Més il ne font pas ce, ainz escrivent aucune partie par eux, ne il ne - l’escrivent pas continuelment d’une main, més uns autres i escrit et cil escriz n’est mis - en nule digne garde, et la subcripcion n’est pas fete par leur main més par aucun qui est - corronpuz par aventure par la grace ou par la mor d’aucun. Et de ce viennent sovent - achoison de plez, savoir mon se ce est par la volenté au pere ou par aucun bareteur qui - ait fete la subcripcion por la grace d’aucune des parties. Nos ne volons pas que cez - choses tormantent de ci en avant noz sozmis, et establissons que se aucuns veut deviser - ses choses à ses filz ou il en veut lessier aucunes propres à aucuns, se - - ile - il le - puet fere - - ile - il le - die en son testament et doint à - ses filz cest profit sanz nule doute. Et se il ne fet ce pas por aucuns besoinz qui - aviennent sovent as homes, il li lise à fere la descripcion des choses que il voudra - partir et la subcripcion à toutes, ou il meisme ou cil entre qui il devise les choses - facent les supcripcions, et doint par ce foi à la cause dont nus ne doute. Et ce qui est - fet en ceste maniere soit ferm et n’ait pas besoig d’autre caution. Et se aucuns ne fet - pas ce, ainz fet tel supcripcion sanz testemoine, sache que il ne dorra par ce à ses filz - point de profit, més li enfant departiront la sustence autresi comme se rien n’en - fust fet et ne sivront pas les volentez qui ne sont pas certainnes et sont sanz - testemoine. Ne cil qui sont juge de partir les heritages ne seront pas contraint de sivre - les, car il convient porveoir soutilment à la seurté as enfanz et que l’en ne garnisse pas - l’une chose et lest l’autre en erreur, car ce donroit sovant achoison de grief causes qui - ne porroient pas estre sousses et amanroient avant crimes. Nos avons donc tretié jusque ci - des heritages et des choses qui doivent estre aportees à partie et des autres choses qui - sont avant dites.

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Et l’estuide de male volenté qui est fete par aucuns fet tent que il est - necessaire chose que nos loons derechief la forme de la loi au pueple que il fist par .i. - de ses connestables qui avoit non Aquilius, et de lui fu nommee cele loi selonc que cil - qui neoient ce que il devoient estoient sozmis à painne de paier le à doubles, et unes - autres actions il sont acomparagiees à cele meisme ordre, més la quitence de cele paie qui - est venue avant petit et petit norrist la male volenté as desleaus. Et por ce nos semble - il necessaire chose que nos banissions que cil qui renient ce que il doivent soient sozmis - à la devant dit painne. Et se aucuns aporte avant une escriture et cil contre qui il - l’aporte la renie, ja soit ce que sa subcripcion - - il - i - - soit, si que il conviegne à demandeeur amener avant autres prueves, et se li - defenderres receit l’escriture més il dit que ce - - qui est qui est - qui est - contenu ne li fu pas paié et li - demanderres prueve lealment que si fu, nos establissons que li defenderres soit condampnez - à doubles en l’un et en l’autre cas, non pas porce que nos nos delitons en fere gregneurs - lois, més porce que nos volons apeticier - - les les - les - plez, si que il requenoissent plus tost ce que il doivent par peor de - painne. Nos volons donc que li condampnemenz soit fez en toz tiex cas en ceste maniere et - que li juges sache que se il trespasse la loi, il meismes sera tenuz à cez painnes. Et nos - disons ce se li demanderres ne lesse toutes prueves por metre soi seur le serement al - defendeeur qui a renoié la dete et il la requenoist aprés, car se aucune tel chose avient - et li demanderres - - se met se met - se met - - seur le serement au defendeeur tentost comme il avra noiee la dete et il la requenoist - maintenant ce que il avoit avant noié, il sera sanz perill quant au double. Més se li plez - a duré longuement et li demanderres se met lors seur le serement au defendeeur et il - requenoist ce que l’en li demande, nos le delivrons de paier le à dobles et commandons que - cil qui noia au commencement la dete et puis la requenut pait au demandeeur toutes les - despensses qui furent fetes el plet jusqu’à lors quant li demanderres les avra provees par - son serement. Et se aucuns renie que li denier que l’en li demande ne li furent pas - baillié et il ne dit pas que il les a randuz, nos establissons que ce que il rendi - veraiement ne li vaille rien, ainz commandons que toute la dete li soit demandee, et ce - soit la painne de ce que il renvoia ce qui li avoit esté baillié. Et uns des empereeurs - qui furent devant nos estbali ce, et nus des juges ne soit flechiz en ce, més chascuns - gart l’enterigneté de la loi. Et se li defenderres aporte avant les letres au - demandeeurdemandeeur] de[fen]mandeeur O et li demanderres les nie, et li - defenderres prueve que eles sont veraies et leaus, li demanderres ne soit pas quites por - perdre ce que il demandoit que il neoit qu’i ne l’avoit pas paié, ainz pait - autretant par non de painne. Et autresi soit il se li defenderres se met seur le serement - au demandeeur qui neoit que les letres n’estoient pas seues.

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Et se li plez est menez par procurateurs, les painnes del reniement qui est fez en - leur letres ne soient pas enjointes contre cex à qui il sont procurateur. Et se aucuns - autres acroissemenz de condampnement, ou el double ou es trois doubles ou es quatre - doubles, a esté establiz par les encianes lois ou par les establissemenz au princes, il - soit selonc la propre forme sicomme nos avons establi en noz Istitutes - et en noz Digestes et en nostre Code, et cil - condampnemenz soit acroissemenz des autres.

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Il nos semble que il est covenable chose es jugemenz que nos determinons et - establissons une chose mielz que tuit cil qui furent devant nos. Car se aucuns est trez en - cause que il ait les choses à un autre et il dit que les choses ne sont pas à celui qui - les demande ne à celui en qui non il demande et cil qui muet le plet est contrainz de - mostrer, par tesmoinz ou par autres prueves, que eles sont à celui, et cil qui tozjorz - avoit noié que eles n’estoient pas à celui en qui non eles estoient demandees veut user de - sa droiture et dire que il est plus pres d’avoir les, ou por guage ou por autres causes, - que cil qui muet le plet les autres sentences qui plorent à cex qui furent devant nos - remaignent, et une maainne painne et covenable à la cause soit enjointe à celui qui renoia - la verité. Et la possession des choses de qoi li plez est soit bailliez au demandeeur tent - que li plez soit finez por le renoiement et por le travaill au demandeeur, et cil qui les - rendra ait congié de proposer aucune droiture se il li a por la personne qui les - choses estoient et que droiz li soit fez selonc la loi, si que il n’en ait de painne fors - tent sanz plus que il en perde la possession. Nos avons trové et establi cez choses por - les heritages et por les choses qui sont raportees à partie et por la seurté à ceus qui - pledent que la multitude des plez soit amenuisiee. Et eles seront tenables de ci en avant - si que tuit sachent comment l’en doit avoir les heritages et raporter à partie ce que - chascuns des enfanz a eu en la vie son pere, et ne refusent pas les parties ne ne renient - pas les letres que il ont fetes ne ce qui leur a esté baillié ne les choses qui tiennent - d’aucune persones, més il soient mahain et soef es causes et usent de maiain jugement.

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Et nos joingnons à ceste presente loi une doute que aucun avoient maliciexsement, - qui a esté meue en aucun establissemenz et avient sovant es jugemenz, car il est droiz que - ele ne dure pas longuement. Car nos avons establi que se aucuns regarde une fame et il - compangne à lui charnelment sanz mariage et il a enfanz de li et il la prant aprés à fame - et fet intrumenz de doere et en a puis autres enfanz, cil qui sont né aprés le mariage ne - soient pas leal tent seulement. Et por la male voidie au decevanz et à ceus qui esponnent - malement la chose escrisimes nos .i. autre establissement en qoi nos volons que ce soit - tenable, ja soit ce que anfant ne soient pas né aprés le mariage ou que cil qui il furent - né muirent, més aucun troverent une autre dote qui distrent que ce n’est pas tenable en - ceus qui sont joint à celes qui ont esté franchies, et porce que ce a esté establi - por ceus qui esponnent par droit nostre entencion et il n’est pas devee à aucun que il ne - praigne à fame cele que il a franchie, il est certainne chose que nos volons que ce soit - tenable en eus. Més porce que l’en a doute de ce, nos establissons que se aucuns est qui - n’ait point de fame ne nul enfant de leal mariage et il compangne charnelment o sa serve - et il a enfanz de li tent comme ele sera el servage et il la franchist aprés et li et ses - enfanz et il porchace que il aient la droiture de porter aniax d’or et il les amainne - selonc les leaus manieres entre cex qui sont lealment franc et il conferme le mariage et - escrit aprés les intrumenz del doere et - - il aprés - il a aprés - enfanz de li ou il n’an a nusn’an a nus] nan[ul] a nus - O (li cas de nostre establissement compraingne les uns et les autres, ce est - asavoir cex qui furent né el servage et ceus qui furent ne aprés), et ele soit sa leal - fame et li enfant soient en sa poosté et soient propre oir à leur pere se il muert sanz - fere testament, nos disons de cex qui sont né devant le mariage et nos leur donnons voie - par qoi il viegnent à naturel franchise selonc ce qui a esté - - vant - devant - dit par les instrumenz del doere qui ont puis - esté fet, et leur donnons droiture de leaus enfanz.

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Ta hautece face donc savoir par tes propres commandemenz à toz ceus qui sont - sozmis à toi les choses que nos avons trovees bien et saintement por le repos à noz - sozmis, que il sachent que nule grant cure n’est qui ne soit en nos por leur - porveance.

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- [19. De filiis ante dotalia instrumenta natis] - Cist tytres est des enfanz - qui sont né devant le mariage. Ce est li disetiesmedisetiesme] disesetiesme - Oestablissement. -

Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost : Il est - venu à nos que une vainne dote est chaete en aucuns de ce que nos avons establi des enfanz - qui sont né devant le mariage qui sont fet leal aprés le mariage, savoir mon se li - establissemenz est raportez as cas del tens trespassé, de qoi les questions ne sont pas - terminees par sentence ou par transaction. Més il nos sovient que quant nos feismes les - lois par parties, nos deismes expressement el premier establissement qui ce juja que se li - pere vivent ou il sont mort, neporquant li plet ne sont pas encor finé par sentences ou - par transactions, la chose soit jugiee del tout sicomme nostre loi le dit. Et por acomplir - la, feismes nos .i. autre loi et jujasmes que cele vaille et se enfant ne nessent pas - aprés le mariage ou il nessent et il muerent maintenant, por ce ne remaingne pas que cil - qui furent né devant le mariage ne soient leal. Et nos avons autresi ajosté à cest segont - establissement que il convient que la force de ceste loi soit raportee as tens qui sont - passez es cas qui ne sont pas terminé par sentence ou par transaction. Més porce que - aucuns furent qui oserent aprés cez deus lois espondre malement nostre intencion, nos - fumes contraint de fere le tierz establissemenz, par qoi nos avons commandé que se aucuns - est qui ait fame par leal mariage et il a de li enfanz et ele muert aprés ou li mariages - est departiz et il a enfanz d’aucun autre que il peust bien prandre à fame, et con cil - enfanz sont né il la prant à fame et fet les instrumenz del doere, cil enfent soient leal. - Més nos ne deismes pas apertement en cest establissement que ce vausist en ceus à - qui li pere vivent encore ou qu’il sont mort, ne li contenz n’est terminez ne par sentence - ne par concorde, et aucun ont jugié que nos ne volions pas que ce qui est contenu - - est - es - devant dites lois vausist en ceus qui - furent né ainz que ceste loi fust fete, por ce meesmement que en l’ordenement de nostre - Code, nos ostasmes ceste partie el premier establissement et el - segont. Més il ont en cece] ce[st] O malvese oppinion, car nos sostresimes - par droit au premier establissement ce et au segont et n’i ajostasmes - - parz - pas - le tierz, car il estoit necessaire - chose - - el - es - lois particulers que ce fust - raporté au tens trespassé, més nos proposasmes par droit en l’assemblee des lois de nostre - Code à rretaillier en tiex choses, si que superflue multitude ne fust - pas escrite el Code. Ne nos ne meismes el tierz establissement nule - chose del tens, car il est aperte chose à toz que il convient que les choses qui sont - ajointes par exposicion vaillent partout là où les choses valent de qoi li exposicion est - fete.

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Et porce que aucun vindrent avant qui distrent que il dotoient de si apertes - choses, nos i ajostasmes cest loi, ja soit ce que nos savons bien que la forme de loi que - nos feismes es trois devant diz establissemenz vaut es choses que nos escrisimes en la loi - que nos feismes premierement, ce est que se li pere a tiex enfanz vivent ou il sont mort - et la besoigne n’a pas pas encore esté finee par sentence ou par transaction, tiex causes - soient menees as lois que nos avons fetes, escexptees les causes que nos avons fetes qui - furent terminees par jugement et par concorde ainz que nos feissions cez lois.

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Ta hautece s’entremete donc de fere savoir à toz les choses que nos avons - jugiees et escleriees par ceste sainte loi.

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+ + + + + + + Traduction 1 des Authentiques, Liber tertius + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Lucien Dugaz + + + 2026 + CC BY-NC-SA 4.0 + École nationale des chartes - PSL +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + London + British Library + Royal 20.D.IX + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 22970 + + + +
+ + + 1250/1275 + + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit London, British Library, Royal 20.D.IX, avec correction par le second témoin, le texte latin et par conjecture.

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+ [Liber tertius] +
+ [14. De lenonibus] Ci commance la tierce collection. Cist tytres est des lecheeurs. Ce + est ci li doziemes establissemenzRubrique] Cest titres est des + houliers et des meschines et des lecheurs F. +

Li empereres Justinians dit à ceus de Costentinoble : + + I + IL + + semble assez male chose et as enciances + lois et as empereeurs qui furent jadis que li nons et la cause de lecheeurs soit si + que pluseurs lois qui sont escristes contre ceus qui font tiex meffez, et nos avons acreuz + les tormenz qui furent pieça establiz contre ceus qui font tex choses, et se nostre + enceiseur ont lessié aucune chose, nos l’avons amandé par autres lois. Et porce que nos + avons novelement requisrequis] esté requis F por meffez qui ont esté fet en + ceste grant cité por tiex causes etet] om. F nos n’avons pas despit la cause, + car nos avons oï que aucun vivent contre droit et truevent achoisons de desleaus gaainz + par causes cruex que l’en doit haïr, et avironnent + + pluseurs contrees et pluseurs contrees + pluseurs contrees + + et + pluseur lieus et decevent les chetives meschinetes parce que il leur donnent à vestir et à + chaucier et les amainent à ceste beneuree cité et les ont en leur abitacions et leur + donnent à mangier et à vestir et puis les baillent à luxure fere de leur volenté, et il + recevent tout le chetif guaaing qui vient de leur cors, et font convenent o eus que eles + feront cest desleal servise jusqu’al terme qui sera establiz entreux, et aucunes foiz + avient que l’en leur demande pleges. Et ceste desleal coutume est si venue avant que pou + s’en faut que tiex abitacions ne sont en toute ceste real cité, et es parties d’outre la + mer et pres des sainz liex et des onorables mesons, qui est encor pis, oùoù] et + F l’en ose fere tiex desleauteztiex desleautez] t. d. en nos temps + F, si que quant aucuns ont merci de tiex fames et il les vuelent retrere de cele + malvese vieretrere de cele malvese vie] r. de tel vie F et amener les à leal + mariage, il ne leur est pas souffert. Et ascun sont si desleal que il pranent les + pucelespuceles] puceletes F qui n’ont pas encor .x. anz et les mainnent à + cele perillexse corrupcion, et aucun en donnent grant qantité d’or de qoi eles peussent + estre rachateesrachatees] richement r. F de cele chetiveté et mariees + chastement. Et il i a plus de .x. mile maniere que nule parole ne porroit comprandre, car + cil maus a esté amenez à trop desmesuree cruelté, si que ce qui fu premierement es + derrenierres parties de la cité est orendroit el mileu, et les choses qui sont environ + sont toutes plainnes de tiex maus. Aucuns nos denonça pieça cez choses segreement, et + aprés ce nos commandasmes à noz prevoz que il enquersissent tiex choses et il nos + raportent que il estoit issi. Et quant nos oïsmes ce, nos jujasmes que il covenoit + commander la cause à Damedieu et delivrer vitement la cité de tel deslealté.

+

Nos establissons donc que tuit maintiegnent chateé selonc ce que il porront, car + ele seule est puissent de presenter à Damedieu les ames. Et porce que pluseurs choses sont + es homes qui sont plainnes d’art et de besoingbesoing] barat F et de + tricherie, nos desfendons en toutes manieres que nules fames ne soient menees à tel + luxure, ne nus n’ait fiance de pestre fole fame ne n’ait tel fame en sa meson ne ne les + abandonne por loier, ne que nus ne face tiex marchiez ne tiex covenanz ne n’en dement + pleges, ne ne face chose qui contraingne les chetives fames, nene] de F + confondre leur chateé malgré leur, ne il n’aient nule esperance que il leur lise de ci en + avant à decevoir les par donner leur robes et aornemenz ou pouture si que eles facent tel + chose malgré leur. Car nos n’otroions que nule tel chose soit fete, més nos avons ordené + briement toutes tiex choses o avenent cure et establissons que toute la caucion que les + pucelesles puceles] tiex p. F ont donnees por tel desleauté leur soit + rendue, et si n’otroions pas se li desleal lecheor ont donné au puceles aucune chose + que il leur tolent, ainz avons commandé que li desleal lecheeur soient mis hors de ceste + beneuree cité autresi comme malvés et commun gasteeur de chasteé qui quierent les franches + et les serves et les amainnent à ceste chetiveté et les decevent et les norrissent à toute + confusion. NosNos] ¶ Preconamus. Nos F disons donc que se aucuns emprant de + ci en avantde ci en avant] om. F à prandre pucele malgré suen et à abandonner + la à fornication por avoir en le conquest, il convient que li prevoz del puepledel + pueple] om. F de ceste beneuree cité le praingnent et que il li facent soffrir + tres gries tormenz, car se nos leur avons otroié que il amandent les larrecins qui sont + fez de deniers et d’autre chatel par molt meilleur reson, leur otroions nos que il + refrenent le larrecin de chasteé. Et se aucuns sueffre en sa meson aucun lecheeur qui soit + mestres de tele uevre et ce li est denoncié, se il ne le met hors de sa meson, sache que + il soutendrasoutendra] souffrira F painne de .x. livres d’or et sera em + perill de perdre sa mesonde perdre sa meson] de perdre la vie meson + F. Et se aucuns fet de ci en avant nule tel chosede ci en avant nule tel + chose] convenant de tel chose F ou il enprant plege, sache que li covenant ou li + pleges ne li vaudra rien, car li pleges ne sera pas obligiez à lui, et li covenanz ne li + escriz qui en fu fez ne sera de nule force, et il sostendra tormenttorment] paine + F en son cors sicomme nos avons dit, et sera chaciez molt loing de ceste cité. + Nos volons donc que les fames vivent chastement et les em proions, ne ne volons pas que + eles soient menees malgré leurmalgré leur] malgré eulz F à vie luxurieuse ne + ne soient contraintes de meffere. Car nos defendons del tout que lecherie ne soit fete et + quant ele est fete nos la punissons, et meesmement en ceste beneuree cité et environ + et en toz les lieus qui sont par dehors qui sont de nostre empire des le commancement ou + que Diex nos a puis donnez, et ceus plus que les autres. Car nos volons que li don + Damediex que il a fez à nostre empire soient gardé pur de toute tel desleauté, si que nos + soions digne que li don Damedieu soient o nos, et nos creons en Damedieu que granz + acroissemenz vandra à nostre empire par nostre estuide que nos avons de chasteé, car Diex + nos aidera en tiex uevres,

+

si que vos qui estes nostre citeain usoiz premierement + de cest chaste ordenement, et por ce usons nos de ceste sainte presdiccacion, que vos + sachiez que nostre estuide est en garder chasteé et nostre travaill, par que nos avons + esperance de garder nostre empire + + en toz lieus + en toz biens + en toz + biens] en toz lieus O en tout bien F, corr. d’après le texte latin « in + omnibus bonis ».. Et que cez choses soient apertes en toz lieusen + toz lieus] om. F à toz ceus qui abitent en nostre empire, ta hautece receive + ceste nostre loi et la face savoir à toz ceus qui sont en ta juridiction, et ele soit + gardee nom pas tent seulement en ceste beneuree cité més en toz les lieus qui sont es + contrees, car ele est offerte à Damedieu en odeur de souatume por la cité de + Costentinoble.

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+ [15. De defensoribus civitatum] + Cist tytres est des defendeeurs des + citez. Ce est ci li treziesmes establissemenz. +

Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost : Se nos ne + rapelons inelement par avenant office la cure des defendeeurs, nos n’avrons pas la verité + des encians nons, car li encian donnerent à aucuns especial nons por senefier les choses + que il devoient fere, et li nons des defendeeurs mostre purementpurement] apertement + F que li encian mistrent aucuns par devant les autres + + et + à + à] et O corr. d’après F + entremetre soi des choseschoses] autres F qui gardassent que nus torz n’i + fust fez et em praissent venchance, et por ce les apelons nos par commun language + defendeeurs, que il delivrent ceus à qui l’en fet tort. Més cist nons de defendeeurs est + moltest molt] est or m. F defolez en pluseurs parties de nostre empire, et + si despitdespit] desprisiez F que il i a plus de tort que d’onesté, car il + sont fet plus par la volenté au juges que par eslection. Car cil qui ont soffissant vivre + sont fet defendeeur et apelé à ceste cure et sont sozmis en autres manieresen autres + maniers] en ceste maniere F à la volenté aus juges, si que il les ostent quant il + vuelent quant il font .i. tres petit meffet ou ja soit ce que il n’en font nul, et metent + autres en leur office et font autresi comme gardes en lieu de defendeeurs. Et il font issi + pluseurs foiz en .i. an, si que li official et li juge des citez et cil qui i abitent ont + les defendeeurs en tres grant despit, et les choses qui il font sont autresi comme se eles + ne fussent pas fetes, ne il n’osent pas fere aucuns instrumenz par devant euls se li juge + des contrees le defendent, car il les servent en toutes chosesen toutes choses] om. + F et obeïssent à els. Et se aucun instrument sont fet par devant elx, il les + vendent premierement, et porce que il n’ont nul aumaire en qoi les choses qui sont fetes + soient estuiees, ce qui est fet perist et l’en ne trovera ja que aucuns d’eus ait + instrument qui ait esté fez de lonc tens. Ainz convient que cil qui ont besoig des + instrumenz les demandent à leur oirs ou à ceus qui sont en leur lieu, et cil qui sont + trové ne sont pas digne d’estre creu, et li autre sont peri et chietchiet] cheoit et + peri F si que il ne valent pas plus que se il n’eussent onques esté fet. + EtEt] ¶ Nos igitur. Et F porce que nos avons bien ordené des juges et avons + fet leur poosté gregnor seur toutes genz et la cure des citez est loing d’eus, nos fu il + avis que il covenoit establir defendeeurs, car lors est fete profitableprofitable] + om. F concordance se li defendeeur des citez prannent office de juges. Et il sera + commandé que li prevoz de la contree soit li juges des juges, et par ce apere + ilapere il] aparra il F que il soit li plus honestes, car de tent comme + aucuns est par desus les plus hauz, de tant est il graindres et plus honestes.

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EtEt] ¶ Interdum. Et F l’en doit savoir premierement que nus ne + puet avoir congié de destorner les ordenemenz des defendeeurs, més quant tuit li melleur + serontseront] s[o]eront O assemblé, cil qui habitent es citez leur + acomplissentacomplissent] a. cest servise F, car nos avons apris que ce + valut premierement et fu fet en nostre empire. Ne nos n’otroions à nul que il destorne ce + neis se il est ordenezordenez] hennorez F de tres grant dignité, ne se il est + chevaliers, ne se il aporta avent previliege que il ait de l’empereeur. Més cil qui + abitent en la cité acomplissent ce selonc l’ordre, et quant toz + + li cernes + li termes + li termes] li cernes O corr. d’après F sera + acompliz, il reviegnent derechief à aministrer la cure de la cité, si que il apere que li + defenderres de chascune cité soit plus apelez juges que defenderres,

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si que il + face serement par le jugement de toz ceus qui sont en cele cité que il fera + touttout] om. F selonc la loi et selonc droit, et soit confermez par le + commandement à noz prevoz et ait la baillie deus anz tant seulement, et puis soit ostez de + la cure. Et li juges de la contree n’ait pas congié d’oster les ençois, més se il apert + que il facent aucune chose qui ne soit pas droiz, il le facent savoir au prevozet + ait la baillie [...] au prevoz ] om. saut du même au même F, si + que la cure li soit tolue par ceus qui li donnerent.

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Et nus congiez ne soit donnez au defendeeurs des citez de metre autres en + leur lieu, més nos defendons ce en toutes manieres, ne li juge n’envoient pas par les + citez aucuns qui soient en leur lieu fors les defendeors que nos volons qui acomplissent + es citez office de juges et que il metent diligence en toutes choses es citez où il + sont.

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Et li testament et li don soient recordé par devant les defendeeurs, et toutes + les autres choses qui ont mestier d’estre mises en remanbrance, ne li juges de la contree + ne puisse pas defendre ce qui doit estre fet por ce se il ne veut pas que il soit fet, ne + commander que ce soit fet qui ne doit pas estre fet por ce se il veut que il soit + fetne commander que ce soit [...] soit fet ] om. F, car nos ne li donnons + congié de nule tel chose. Car il nos semble male chose que li home lessent les choses qui + sont necessaires por les volentez ou por les commandemenz as juges qui ne sont pas + renable, més il facent ce que il voudront, et ja soit ce que ce qui est fet toche le + prevost de la contree ou aucun autre puissent, cil ne le puisse pas defendre, car il + convient que cil qui sont es baillies ou en aucune poosté facent si que il ne deffendent + pas les choses qui sontqui sont] qui doivent estre F fetes contre euls, més + il facent que leur maniere soit si sanz blasme que nus ne se puisse plaindre d’eus. Més se + li juges est en la cité ou il n’i est pas, il ne soit defenduz à nul que il ne plede par + devant les defendeeurs et que il n’i face intrument de qel chose que il voudra fors des + choses sanz plus qui ont besoig de jurisdiction ou qui apartient à l’autorité au + juges.

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Et cil qui ont l’office de demander les communes rentes aident en toutes + manieres au defendeeurs dez citez et il facent instrument del despit et de la contumace à + ceus qui doivent les treüz se mestiers en est, et cez choses soient fetes + isnelement. Et il soient present que il voient ceus qui ne feront pas à droit et + portentet portent] et pour tout F testemoine de cez choses et ostent le + commun tumulte et tout asoluement il aient office + + de juge de juges + de juge + . Et + + meesment + meesmement + + quant li prevoz ne sont pas present + et li official de la contree qui sont en la cité en qoi li defenderres est obeïssent à lui + et leur aident si que il ne faille rien aus citez où il sont, por ce se li prevost en sont + hors, et li defendeeur aient de la contree .i. receveeur qui leur aministre et .ii. + officax qui acomplissent les choses que il jugent.

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Et jugent en toutes les causes de chatel jusqu’à .ccc. deniers d’or, si que + nostre sozmis ne puissent pas trere par devant les juges de la contree ceus qui sont + obligié à eus se la cause ne passe .ccc. deniers d’orsi que nostre sozmis [...] + deniers d’or ] om. saut du même au même F.

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Més li demandeeur ne doivent pas por ce plus proisier le plet por grever les + defendeeurs, et ne les traient pas en cause par devant le defendeeur de la cité, més par + devant le juge de la contree. Més se il fet aucune tel chose et la sentence mostre que li + plez vaut mains de .ccc. d. d’or que li demanderres crutcrut] la creu F par + barat si que la cause soit examinee par devant les juges de la contree et ne mie par + devant le defendeeur de la cité, li damages del plet soit seur le demandeeur.

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Et li apel qui sont fet seur les defendeeurs soient fet as juges. EtEt] ¶ + Si vero egerint. Et F se li offical font aucun tort envers les defendeeurs, li + prevoz des contrees chastient lors les officiax, et se li prevoz despisent ce, nos donnons + au defendeeurs congié de noncier cez choses à la hautece de ton siege, si que il aient + d’ilec aide et avenant vanchance et que il soient veraiement defendeeur et ensivent + l’onesté au juges.

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Et se il avient que li defenderres de la cité muire, uns autres soit maintenent + mis en son lieu selonc l’ordre oo] et F le serement qui a esté diz pieça, et + il receve maintenent la cure. Et cil qui sera esleuz soit nonciez à toi et confermez par + ta hautece. Et vicaire ne soient pas donné as defendeeurs, sicomme nos avons avant dit, + que nos ne daignonsdaignons] doignons F, cf. le texte latin « ne rursus + priori confusioni demus quasi rationabilem occasionem ». par ce renable + achoison à la premiere confusion.

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Ta hautece face commandement par chascune contree que une commune abitacion soit + fete es citez en qoi li defendeeur metent les instrumenz, et uns soit esleuz en la contree + qui en ait la garde, si que il soient sanz corrupcion et que cil qui les quieront les + truissent inelement, et ii] il F aient une aumere et ce qui a esté + entrelessié dusque ci soit demandédemandé] amendé F + + des des + des + + citez.

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Et porce que li defendeeur seront sanz tout profit, se les citez sont granz, + .iiii. + + om. + deniers + deniers] om. O corr. + d’après F d’or tent seulement seront donné à ta hautece por leur + ordenement, et se eles sont petites, l’on n’en donra que trois selonc ce qui a pieça esté + establi en noz lois. Et se il ont aucun salaire del commun, il les avront selonc la + costume.

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EtEt] ¶ Audient. Et F il orront les plus legiers crimes et les + finerontfineront] finent F par avenant chastiement et metrontmetront] + metent F en chartre cex qui ont fez les gregnors mesfez et les envoient au + prevost de la contree, et issi avra chascune des citez cure de juge. Et toute la gent qui + sera soz le gregneur juge sentira gregneur porveance, et pluseurs des cures as juges + seront ostees, car li defendeeur des citez en prandront une partie sus euls et allegueront + les cures au prevoz que il ont por toz, et osteront en partie les choses qui sont fetes à + ceus qui suefrent force, et soudront les doutes et mosterront que cil qui sont es baillies + sont honeste sicomme il a esté dit sovant. Et se aucuns detiennent aucuns communs + servises, li prevost commanderont as defendeeurs que il leur aident selonc ce contre les + deteneeurs. Et se aucuns ordenemenz de defendeeur est fez en autre maniere ou aucuns + refusaucuns refus] aucuns le refuse F l’office de defendeeur qui li est + enjoinz, ou par dignité ou par chevalerie ou par previliege ou par aucune autre achoison, + il sera sozmis àsozmis à] s. à painne de F .v. livres d’or, et quant il avra + paié cele painne au prou de la cité, il sera comptrains d’acomplir l’office de defendeeur, + car il covient que chascuns des nobles omes ait à son tor la cure de sa cité et que il li + rendent cest loier de ce que il i abitent.

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Ta hautece s’entremete donc de fere savoir par tes letres en toutes les contrees + qui sont desoz toi les choses que nos avons establies et confermees par ceste loi, si que + tuit sachent que nos avons la cure des granz et des petiz et des maains, ne il n’est nule + chose que nos otons de nostre cure. Ta hautece face donc partie de ses commandemenz que li + prevost de toutes les genz aparreillent ce selonc chascune cité, que cil qui sont de + buenne opinion soient nommé defendeeur selonc l’ordre, sicomme il a esté dit, et li + ordenemenz soit fez o le serement qui a esté dit avant, et issi entrent il en la cure et + soient + + remié + remué + remué] remié O corr. + d’après F chacun deus anz. Et se aucuns d’eus muert, uns autres soit mis + en son lieu, si qe li ordenemenz soit + + torz + tozjorz + tozjorz] + torz O corr. d’après F fez o le devant dit seremen. Et cil qui + devra recevoir la cure face le serement, et l’eslection soit fete par l’evesque et par le + clergié de la cité, et li autre qui sont en la cité de bonne oppinion s’en entremetent. Et + il convient que ce soit fet maintenent sicomme il a ja esté dit, et toutes choses + + il + i + + soient fetes selonc + nostrenostre] ceste F general loi. Et se li defendeeur qui or sont + + om. + sont trouvez + trouvez] om. O corr. + d’après F convenable, il soient escrit en cele ordre et acomplissent la + cure par deus anz ; et se il ont ja esté deus anz en cele cure, il en soient osté se l’en + ne veut par commun jugement que il soit en cel office par autres deus anz ; et se il n’ont + pas encore acompli les .ii. anz et l’en trueve que il soient dignedigne] d. de estre + F en cele ordre, il acomplissent ce qui faut des deus anz. Et nus ne soit + defenderres outre deus anz se toute la cité ne l’eslit derechief, si que nus ne le + contredie. Et quant ce sera fet, il receve la cure par autres deus anz, et lors soit il + desposez en toutes manieres jusqu’à tent que il soit apelez derechief à cel office selonc + l’ordre que aucun ne soient tozjorz en cel office par le continuement de la cure et par + aucun barat. Et toutes ces choses vaillent en toz tens, car nos les avons trovees par + l’aide Damedieu o grant estuide et o grant + + entende entente + entente + + et les avons fet savoir à noz + sozmis.

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+ [16. De mensura ordinandorum clericorum] + Cist tytres est de la mesure des + clers qui doivent estre ordené. Ce est ci li quatorziesmes establissemenz.Rubrique] Cest tytre est de la constitucion des clers qui sont à + ordener. F +

Li empereres Justinians dit à Antime tres saint et tres + beneuré esvesque et universel patriarche : Nos avons novelement escrit une loi de la + mesure des ordenemenz et que il n’apartenist pas que eles fussent confuses, ne en la grant + iglise de ceste beneuree cité ne es autres, et nos volons que ele soit ferme et vaille + seloncselonc] om. F sa vertu, car nos n’avons pas intencion d’abregier les + ordenemenz et aquerreaquerre] om. F à la grant cité avenent despense que ele + puisse souffrir, si que la multitude des despensses soit amenuisiee. Et pour ce avons nos + avironné toutes les voies et somes venu à fere ceste loi si que nule chose n’i soit + autrement que en la premiere, més ceste viegne de la volenté à l’autre et vaille encore à + la grant iglise.

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Nos establissons donc que se il avient en aucune des saintes iglises de qoi la + grant iglise de ceste cité a la cure et fet les despensses, carcar] que F uns + prestres ou .i. diacres ou .i. liserres ou .i. chanterres i muire, uns autres n’i soit + amenez pas maintenant par dehors, ainz regart l’en combien il i a des clers qui i + aministrent, et se la mesure des clers n’est pas encor muee més il abondent encore quant à + ce que nos avons jugié devant, nus ne soit ordenez por lui devant que li nombres soit + restorez el nombre qui est establiz. Et se la multitude est amenuisiee si que il conviegne + que uns autres soit ordenez el liex de celui qui est morz que il ne faille del nombre qui + est establiz, ta beneurté doit regarderregarder] establir F se il a es + autresautres] saintes F iglises hors de la grant iglise par desus le droit + nombre aucun clerc de cele meisme ordre, et cil soit mis en lieu de celui qui est morz, si + que nul n’i soit ordenez de novel. Car quant l’en met de là où il en a trop là où il en a + pou, buene mesure est mise en la cause, et tele comme Diex aime, et issi sera la grant + iglise delivree de detes petit et petit. Et se il n’en i a nul trop, ce qui faut soit + amené par dehors et l’en n’en ost nul de là où il n’en a pas trop, et issi s’en ira li + tens tent que ce qui ii] om. F est plus que droit soit amenuisié.

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Ta beneurté s’entremete donc de mener à effeut les choses que nos establismes + par droit por le preu des saintes iglises, car se aucune chose est fete contre ce, il + convient savoir que cil qui osera recevoir ordre contre ceste nostre loi n’avra de ce nul + profit, nene] et F li procurateur de la grant iglise ne li rendront rien de + despense que il face, més il avront damage par + + es + els + els] es O corr. d’après F meismes et recevront + cest fruit de leur negligence.

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+ [17. De mandatis principum] + Cist tytres est des comandemenz au princes. + Ce est ci li quiziesmes establissemenzLe texte de F témoigne + d’un autre état traductif des nouvelles 17 à 19 ; nous ne donnons pas ses leçons + ici.. +

Li empereres Justinians dit à Tribunian, questeur del saint palés et + conseillier : Ta hautece set bien par les encians livres qui contenoient les droiz del + romain non con grant chose li encian feseeur des lois escristrent chacuns en son volume + des mandemenz aus princes ; et porce que il plot à nos que rapareillons toute encianeté + qui est ja perdue et amenuisiee, que nos dongnons à toz noz juges granz ou petiz, de quel + dignité que il soient, non pas tant seulement letres més commandemenz par qoi il puissent + governer toutes choses loablement, por ce feismes nos le livre des commandemenz qui est el + grieu et en latin, si que tuit nostre bailli puissent savoir ce qui est contenu selonc la + diversité des lieus où il sont en coi l’en parole en grieu ou en latin, si qu’i n’osent + trespasser nules des choses qui + + il + i + sont, + ainz gardent noz salvables diposicions si que il puissent gouverner pardurablement noz + contrees et ceus qui sont sozmis à nostre empire. Ta noble autorité à qui li jugemenz de + conquest apartient commant donc que cil commandemenz soient trancrit es livres et soient + mis en garde es saintes aumaires, si que li bailli sachent par eus et par les letres que + il recevront commantcommant] c. [que] O il puissent secorre à nostre + empire.

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Et toutes les choses qui sont ja escleriees en nostre general loi en qoi il + convient que il recevent les baillies les governent, si que il leur soviegne del serement + que il ont fet. Neporquant il nos semble nescessere chose que nos facions savoir à + toi qui orendroit receiz l’aministracion ce qui fu trové par les peres de nostre empire + qui donnoient certains commandemenz à ceus qui estoient mis es baillies et les apeloient + les commandemenz as princes selonc qoi il convient governer les baillies.

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Il convient donc que tu receves purement la baillie et sanz toz loier et que tu + gardes tes mains netement à Diex et à nos et à la loi ne ne convoites nul guaaing grant ne + petit ne ne faces nule chose par barat contre tel sozmis, ainz te tiegnes apaié sanz plus + qui te sera aministré de la borse l’empereeur, et gardes par toi leur droit et par ceus + qui sont environ toi, et t’entremetes premierement que li treü apartienent à la borse + l’empereeur soient quelli ententivement, ne ne lesses rien qui apartiegne à la commune + cure, que la borse l’empereeur ne soit amenuisiee, et tu li sauves de toutes pars les + choses qui sont seues propres. Car autresi comme nos aidons as bas homes à qui l’en fet + tort volons nos que la chose commune soit gardee de tout grief, car se nostre sozmis sont + gardé franchement de toz tort fez et de toz acusement faus, il paieront legierement les + treüz et sanz delaiement, et cil qui devant ce devoient longuement les choses qui + apartenoient à la borse l’empereeur se deliverront ore et les paieront legierement.

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Et il est aprés covenable chose que cil des citez ne soient pas cause de tençon li + uns à l’autre, més que toutes pés soit es citez, et que tu gardes leauté et à noz sozmis, + et que tu ne te tornes à l’une et à l’autre des parties por nul guaaing ne por nule autre + cause.

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Et ta tierce entente soit à oïr les plez + + ou + o + o] ou O, cf. le texte latin « cum ». toute leauté, et à departir sanz escrit les menors et meesmement + ceus qui sont as basses personnes, et à delivrer les homes de contencier li uns à l’autre. + Et que tu n’otroies pas que aucuns soit damagiez par achoison de depenses del plet en plus + que en ce qui est contenu en nostre establissement se il est puissanz de donner ce qui est + establi ; et se il est si povres que il ne le puet donner, tu doiz oïr le plet par grace + et ne doiz pas otroier que là viegne de la contree et aucun prevost par ta negligence à + ceste beneuree cité. Et saches que ce nos greveroit, quar se aucuns + + il + i + + vient et il nos requiert et nos li + demandons se il t’en requist avant et il nos respont que oïl més tu ne li vosis fere droit + et nos trovons que ce soit voirs, nos tornerons nostre endaignement seur toi ; et se il te + requist et il osa venir à ceste real cité, nos le renvoierons o tout chastiement et ne li + donrons nul respons.

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N'est aprés avenant chose que tu ne sueffres pas que cil qui viennent à toi + d’aucune cort soient grevé en aucune chose ne que nus seurdemant à noz sozmis, més se + aucuns de ceus qui te requierent se plaint d’aucune chose, tu doiz enquerre la verité et + garder le de damage, et tu ne doiz otroier à nul qui aport les commandemenz d’aucune cort + qui sont envoié sollempnelment (por cause d’eve ou de porz ou de voies apareillier, ou + d’ymages ou de murs ou de mesons ou d’aucune tel chose) que il griet noz sozmis, car nos + ne volons que nul damages leur soit fez par tel cause. Et tu porverras de toutes cez + choses que eles soient fetes sanz leur damache. Et se aucuns vient à toi à qui aucune tel + chose est commandee, tu ne regardes pas à lui se il ne mostre noz letres qui aient + esté fetes de ce, més se noz letres te sont mostrees tu les receves, més tu n’en faces + rien devant que tu le nos aies mostré, et lors les receves tu selonc nostre + commandement.

+

Et tu metras grant deligence es uevres des citez et t’entremetras que li pere + facent des deniers des citez les uevres des citez qui sont necessaires, et les ponz et les + voies et les porz, et tu aies la cure des porz et des murs qui sont en toz les lieus de la + contree dont tu es baillis, et de tot ce qui est profitable au comun et as citez. Et tu en + pensseras et le feras et le nos nonceras. Et li chevalier qui sont en la contree obeïront + à toi es choses en coi tu avras mestier d’eus à leal servise. Et se tu trueves aucun qui + meffacent, tu les chastieras avenantment. Enseurquetout tu t’entremetras que sactifacion + soit fete de leur chatiex à ceus à qui il avront mesfet.

+

Tu n’otroies pas que li maufeteur usent d’aucun previlieges, més tu leur + estuieras itant sanz plus en aide des choses qui leur sont mesfetes se il sont sanz toz + meffet. Tu chatieras o grant vertu les homecides et les avoutires et les + + ravissent + ravisseurs + des virges et + les invasions et les forces, et puniras selonc noz lois ceus qui mesferont, si que peor de + torment facent toz saus petit et petit.

+

Tu retendras sus toutes choses tel officiaus et ne leur otroieras pas que il + grievent noz sozmis, si que il n’apere pas qu’il soient sozmis à toi et il soient en + verité contre ta volenté.

+

Tu t’entremetras de prandre conseillier buen home et pur qui se tiegne apaié des + choses qui li sont donnees de la borse l’empereeur. Et se aucune chose avient que tu + ne quidoies pas et tu trueves que il ne te garde pas leal foi, tu le metras hors et + prandras un autre conseillier qui gardera la loi et justice et avra les mains pures et + netes.

+

Tu meismes seras tiex + + a atoz + à toz + et communement et priveement, que tu soies espoventables à ceus qui mesferont + et qui ne seront pas obediant envers les choses qui apartienent à la borse l’empereeur, et + seras tres debuenneres et soés à toz ceus qui seront debonnere et obediant et les poverras + comme leur peres.

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Et tu ne leras pas eschaper les homecides ne les avoutres ne les raviseeurs des + virges por ce se il sont es bonnes des sainz lieus, ainz les entreras hors et leur feras + sosfrir torment, car il ne convient pas espargnier ceus qui font tel meffet, ainz doit + l’en aidier à ceus à qui il sont fet, que nus n’enprangne les à fere derechie. Et li + asseuremenz des temples n’est pas donnez par la loi as malfeteurs més à ceus qui sont + grevé et li uns et li autres, ce est asavoir li malfeteurs et cil à qui il meffet ne + pueent pas estre guarenti par l’aseurement des sainz lieus.

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Li treü pueent avenentment estre demandé dedanz les iglises, car les choses qui + apartienent à la borse l’empereeur sont profitables et + + nessaires + necessaires + et à chevaliers et à bas homes et + as temples meismes et à toute la chose commune. Et li defendeeur des iglises et li + procureeur t’aideront à ce fere ne ne garantiront nul de ceus à qui li treü sont demandé + qui apartiennent à la borse l’empereeur, ne il ne souferront que nule force ne nule + cruelté soit fete à ceus qui les demanderont, et sachent que se il font aucune tel chose + il seront contraint de fere satisfacion de leur propre à la borse l’empereeur.

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Il convient que li commun exsecuteur facent savoir par leur escriz toutes les + choses en qoi il ont donné aucune chose de ce que il ont receu, et porqoi il ont donné + aucune chose de ce que il ont receu, et porqoi il ont donné à la qantité de ce que il i + ont donné (ou en or ou en autres choses), et il doivent estre menacié d’avoir grant damage + et la main coupee se il ne gardent ce qui est commandé en toutes manieres. Et se il + truevent par aventure aucune achoison par qoi il n’en puissent dire la qantité, nos creons + que ce soit fet par malice. Més neporquant la borse l’empereeur n’i ait nul damage, més li + sozmis à la borse l’empereeur receve toutes ses choses sanz nul amenuissement, et cil qui + paia cele chose n’oit puis nul pooir de coillir les treüz, més la cause n’en soit de rien + emporiee et li treü soient paié selonc la costume et mis en la borse l’empereor. Et cez + choses soient nonciees à noz prevoz, et cil qui quillent les cens soient premierement + contraint de paier soutilment les devant dites choses, si que par ce soit la cause jugiee. + Et les choses qui doivent estre donnees de la borse l’empereeur soient paiees selonc la + coutume, et ce que nostre prevost jugeront es choses de qoi l’en doute vaille et quand la + verité en sera seue, cil qui quillent les treüz escrivent toutes les choses que il + paieront, selonc ce que nos avons ja ordené.

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Et tu n’otroies pas as + + curias + curiaus + + ne à ceus qui quillent les cens, quant leur champ sont vendu ou devisé en autre + maniere ou la possession en est bailliee à autres personnes, que il usent d’aucun barat, + més li champ soient baillié de ceus qui les vandent à ceus qui les achatent, et tu + les contraingnes de fere tel remuement sanz damage. Et se il dient que li achateeur ne + sont pas convenable, tu contraindras les officiax que il leur baillent sanz nul damage + leur chans que il leur ont vanduz, et se tu trueves veraiement que li achateeur ne sont + pas covenable assez, tu contraindras les vandeeurs de requenoistre ce en cort, que li treü + qui apartiennent à la borse l’empereeur sont tresposé à leur perill à ceus qui ont achaté + d’eus les chans. Et nos avons oï que ce a esté fet em plusors gent, et issi ne fera la + borse l’empereeur nul tort. Et cil qui porserront les chans paieront les treüz qui + apartiennent à la borse l’empereor, car il convient que li treü soient demandé à ceus qui + tienent les terres et ne mie à ceus qui ne les tienent pas.

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Et nos volons que tu saches que se nos commandons par avanture aucune foiz que tu + ailles à autres contrees, il est avenent chose que tu te tiegnes apaié des choses qui te + sont donnees de la borse l’empereour et ne despendes pas à outrage ne ne grieves noz + sozmis, més se tu vas en autres regions, tu faces tes depenses de ce meismes de coi tu les + fesoies quant tu demoroies en ta contree sanz grever noz sozmis , et ta fame meismes aille + à tes propres despenses quant ele ira hors del païs. Et ce meismes soit gardé se tu n’i es + pas hors des bonnes de la contree, ainz avironnes les citez por aucune cause + necessaire.

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Nos deffendons en toutes manieres que li juge ne doignent pas es contrees que il + governent ceus qui sont + + apelees + apelés + + gardes del lieu, ja soit ce que il soient noble home ou prevost, et se aucun chevalier + t’ensivent, tu ne sueffres pas que il aient por neant leur despensses, ainz + despendent del leur propre, et se il ne font pas ce ainz despendent des treüz et grievent + noz sozmis, tu prandras à ton propre perill de leur chatex à restorer toz les damages que + noz sozmis + + avont + avront + euz.

+

Ne tu n’otroies pas à aucun que il esmueve la contree de questions desresniees + par cause de religion ou que aucun autre commandement soient fet en la + + contre + contree + que tu governes, et tu te + porverras d’encerchier + + ou + o + avenant profit + les choses qui apartiennent à la borse l’empereeur et les autres, et que tu n’otroies pas + que aucune chose soit fete envers noz commandemenz par achoison de religion. Et se ce qui + est demandédemandé] demandé [as saintes ruiles] O apartient as saintes + riules, tu et li arcevesque de la contree en ordenoiz avenentment qui que en dout, ou li + esvesque ou autre, et doigniez à la cause buene fin et avenant et qui gart la foi + crestianne et s’entremete que la borse l’empereeur ne soit damagiee et que nostre sozmis + ne soient grevé.

+

Il convient que tu metes toute porveance que quant aucuns sera dignes de sofrir + painne tu li faces soffrir la, més tu ne touches pas à ses choses, ainz les lesses au + lignage et à la loi, car ce ne sont pas les choses qui mesfont, més cil qui porsieent les + choses, et cil mestornent l’ordre, qui quitent ceus qui mesfont et prannent leur choses et + punissent autres por euls qui fussent par avanture leur oir selonc les lois.

+

Et li desleal defendement que nos avons oï qui sont fet en noz contrees soient + amandé en toutes manieres, ne tu ne sueffres que nus praignes sus lui la vie as autres, ne + nus ne porprangne les chans qui ne li apartiennent à nule maniere. Nus ne pramete s’aide + en grevance d’autrui ne ne mostre sa vertu por grever la borse l’empereeur, ne il ne + te chaille de quel segnorie cil qui font ce soient, car la loi et la grace de l’empire te + soffit en toutes choses à parfete force.

+

Et tu harras si ceus qui recevent autrui coutiveeurs et contraindras ceus qui les + recevent malement de rendre + + lest + les + les] lest O, cf. le texte latin « sic compelles cito reddere quod suscipiunt male ». + tost, si que se il sont longuement inobediant, tu metras seur lor possession tout le + fessel de la contree. Et se l’en dit que li + + coutiveveeur + coutiveeur + + soient en autres contrees, tu + envoieras tes letres as prevoz des contrees, que il baillent au segnors leur coutiveeurs + qui s’en sont foï qui le requenoistront ou qui en seront convaincu, et il soient rapelé à + la contree que tu governes si que tu les chaties asprement se il sont inobediant. Car il + est droiz que cil qui s’entremet de tiex choses soutiegne charge et amenuisement de ses + choses, si que il sache, quant il sera apovriez, quel guaaing il a en grever et en meffere + à autres. Fai donc ce se il ont aucuns chans en ta contree ou se il sont gouverneeurs + d’aucuns chans qui apartiennent à autres, car il convient que li porseeor aient ce sanz + plus que la loi leur donne. Et cil qui governent autrui choses aient celes sanz plus qui + leur sont bailliees par loage ou par autre leal maniere, et que il s’atiegnent des + estranges choses et ne grievent pas les autres por aquerre desleal guaaing.

+

Et que metre tytres en autrui possessions ou escrivre son non seur autrui + ovreeurs qui sont es citez est perilleuse chose à cex qui enprenent à fere ce, car sachent + que cil qui feront ce donront leur sustence à la borse l’empereor. Car se aucuns essaie à + fere la chose qui apartient à la borse l’empereeur tent seulement es li + tierzes li tierz] [iii]esli[ch] t. O del chatel au pere ou à la mere, et + ceste mesure soit gardee quant il n’i a plus que .iiii. filzEn + marge : il en doit sentir le grief es seues choses et con li commun titre seront + mis es soes choses O.

+

Cil soit essemple as autres d’atenir soi de fere tel chose, car cil qui + sont corpables d’un meismes maus doivent souffrir unes meismes painnes. Gardes donques + toutes cez choses par que tu puez savoir quel volenté nos avrons vers toi se tu mesfez, et + quele se tu gardes nos commandemenz et ceus de la loi.

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Et dés que tu enterras en la contree, tu apeleras en la mestre cité toz les + esvesques et les clers et les nobles homes de la cité et leur diras ces sainz + commandemenz, et leur proposeras communement non pas tent seulement en la mere des citez + més en toutes les autres citez de la contree, et leur envoieras par tes officiaus sanz + fere damage à nul home, que tuit sachent en quel maniere tu as receu la dignité.

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Et voies que se tu gardes cez choses et mostres que tu soies dignes de nostre + jugement, cez choses feront que la dignité deduira plus longuement et tu en seras plus + nobles, et ces choses te rendront cler à Dieu et as lois et à nos. Et tu te poverras que + se aucuns de ceus qui essaient à commovoir le pueple s’enfuit aucune foiz de ceste grant + cité, ou seus ou o autres, et il vient en la contree que tu governes, tu le doiz + encerchier et examiner o toute soutilleté et noncier le nos o grant cautelle, se ce est + par aventure personne qui soit digne d’inquisicion et ele soit amenee à ceste beneuree + cité et sostiegne les painnes que la loi establist de tiex personnes.

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+ [18. De triente et semisse et successionibus filiorum et nepotum naturalium vel + collationibus vel distributionibus, nec non litterarum aut annumerationum atque rerum ex + quibus detinent infitiationibus] + Cist tytres est que li fils aient la tierce + part ou la moitié de l’eritage lor pere, et des filz et des neveuz naturex, et des + aministracions, et des letres, et des choses qui sont departies. Ce est li seziesmes + establissemenz. +

Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost : + Pluseurs choses ontont] [ser]ont O ja esté ordenees des testamenz au grant + empire de Rome que Diex establi, et livre sont fet de tiex choses qui sont tuit plain de + lois ; et non pas tent seulement li encian sage home escristrent cez choses et li premier + empereeur, més nos meismes en avons escrit aucune chose qui n’est pas mendre que ce que + cil qui furent devant nos en escristrent. Més nos regardons tozjorz à Damedieu et que nos + li puissions plere et fere aucune chose qui soit digne ; nos nos efforçons de trover + aucune chose qui s’acort à nature et qui puisse amander les premieres choses. Nos nos + merveillons donc sovant et autres foiz nos somes nos merveillié comment li encian + establirent que li pere ne lessassent par force que la carte part de leur heritage à leur + filz que il ont de leal mariage, et que il aiment tant que il dient que quanque il leur + lessent est dete et li remenanz en la volenté au peres ; et li parent ou li estrange ou li + serf qui sont franchi prannent tout le seurplus. Et ja soit ce que il i a pluseurs feilz + et que il n’ont rien meffet au pere, neporquant il n’ont que la carte part à departir + entreus, et issi sont li filz povre ja soit ce que li pere soient riche.

+

Cez choses nos murent donc à amander la loi et à determiner la cause en tel + maniere que se li peres ou la mere + + au fill + ont .i. fils + ont .i. + fils] au fill O, cf. le texte latin « si quidem unius est filii pater aut + mater ». (ou .ii. ou trois ou quatre), la quarte partie ne leur soit pas + lessiee tant seulement, més li tierz del chatel au pere et à la mere. Et ceste mesure soit + gardee quant il n’i a plus de .iiii. filz, més se il en i a plus de quatre, la moitié de + tout le chatel leur soit lessiee et soit departie oelment entre elx, si que il n’i ait + nule circustance des choses par qoi li .i. aient les meilleurs choses et li autre les + poieurs, més ce qui aferra à chascun soit oel as autres en toutes choses et en qualité et + en quantité, comment que il leur soit lessié, ou par maniere d’eritage ou par maniere de + lés. Et il lira au pere et à la mere que il departent les autres deus parz ou la moitié + sicomme il vodront, ou à leur enfanz meismes ou à aucun estrange, et quant li enfent + seront premierement procuré et avenantment, il commancent lors à donner as estranges. Et + ce soit gardé en toutes les personnes à qui la qarte partie estoit jugiee + enciannement.

+

Més de ce soit escexptee la loi que nos avons fete novelement des curiaus, qui + veut que les trois parties soient donnees en toutes manieres as filz ou as filles au + curiax qui se marient et li pere departent l’autre carte part à leur volenté, et toutes + les autres lois qui sont fetes des testamenz qui ne sont pas à droit fet. Et meesmement + les noz soient gardees en leur vertu des enfanz qui ne sont pas vers leur peres ce que il + doivent et des naturiex, fors sanz plus la qantité que nos i avons acreue selonc toz les + devant diz jugemenz.

+

Més nos defendons une chose qui est grieve et a aucune achoison de loi et chiet en + grant cruelté et en grant amertume, car nos avons oï que aucun testament ont esté fet en + qoi cil qui moroient n’establirent pas leur oirs à maniere de peres ne sicomme li mari + doivent fere de leur fames leur oirs, més trop molement et trop foiblement, et lessoient à + leur fames tout l’usuaire de leur choses et à leur enfanz la proprieté toute nue. Et por + ce croi je que l’intencion est en tiex testamenz que la fame ait la proprieté et li + fils muirent de fain, porce que rien ne leur est lessié de qoi il soient governé et aient + leur vivre tant que li usuaires reviegne à la proprieté. Il ne lira donc pas de ci en + avant à nul qui ait enfant que il face ce, més il lest en toutes manieres à ses enfanz + l’usuaire et la proprieté de la leal partie que nos leur avons jugiee par ceste loi, se il + veut estre apelez peres à ses filz, et que il ne muirent pas maintenant de fain, ainz + puissent vivre. Et nos disons toutes cez choses non pas tent seulement el pere, més en la + mere et en l’aiel et el besaiel et en l’aiole et en la besaiole, ou de par pere ou de par + mere.

+

Et ce ne soit pas gardé es neveuz et es enfanz as neveuz qui ne sont pas en + baill que il aient mains que la tierce partie que il covenist que li aiel ou li besaiel + lessassent aus peresperes] [f]peres O as enfanz se il vesquissent. Car nos + n’esceptons pas de ci en avant les neveuz que li aiel ont de leur filz, si que il aient la + partie toute entiere que leur peres eust se il vesquist, et li neveu que il ont de leur + filles aient mains que la tierce partie de l’eritage leur aiel ou de cel à leur + aieleaiele] [pere] aiele O de par leur mere, més nos metons toz en ordre as + neveuz et as enfanz as neveuz et ne soffrons pas que la fame i ait mains que li males. + + om. + Et porce que li males + Et porce que li m.] om. O Quar li + masle F, cf. le texte latin « neque enim masculus ipse in se neque femina + solum ad nativitatis propagationem sufficiens est ». n’est pas soffisanz + par soi ne la fame par soi à engendrer enfanz, gardons nos à l’un et à l’autre une meisme + oelté.

+

Més nos n’establissons pas loi jusq'à ce, car nos disons ce d’icex filz qui sont + né de leaux mariages, ja soit ce que doaire n’i aient pas esté donné, més l’amor qui est + entre l’ome et la fame qui est aperte et dont nus ne doute fet les filz leaus, car + li mariages fet le doere et li doeres ne font pas les mariages, més li consentemenz de + l’ome et de la fame. Et ce meisme soit tenable en ceus qui sont fet leal par noz + establissemenz et par l’assentement qui a esté entre le pere et la mere puis que il furent + né. Et cil establissemenz vaille à la leal ligniee.

+

Regardons donc aucune chose qui apartiegne à seule nature, car pluseur fils sont + qui nos offrent sovant proieres et pleurs et nos leur respondons tozjorz aucune chose à + leur requestes, més nos avons honte parce que nos ne leur responnons pas par lois. Et por + ce fesons nos une loi en cele cause par qui nos otons les dotes et donnons à toz remede + par la loi. Et porce que nos avons otroié au peres qui ont filz naturiex que il facent + testament quant il ont enfanz de leal mariage il doignent as filz naturiex la doziesme + partie de leur sustence, et se il n’ont enfanz de leal mariage il puissent donner as + naturiex jusqu’à la moitié de tout leur chatel, nos otroions au peres que il facent ce, + non pas tent seulement en testament més en autres dons que il donnent en leur vie. Et + ceste presente loi parole de ceux qui muerent sanz fere testament et amainne aucune novele + chose. Se aucuns muert donc qui n’oit point de ligniee de leal mariage (ce est des filz ou + des neveuz), ne il n’a point de fame et il muert sanz ordener son chatel (ce est sanz fere + testament), et puis vient ses lignages ou cil par avanture qu’il a franchi et demande la + possession de ses biens ou nostre tresors meismes, à qui nos n’espargnons pas quant + à ce, se il ot en sa meson tent comme il vivoit .i. franche fame en habit de meschine et + ele a enfanz de lui. Car por ceus sanz plus establissons nos cenos ce] [ce] nos ce + O qui sont de la meschine que il tenoit en sa meson et de qoi l’en ne doute pas + que il ne soient suen et que il a noriz, nos leur otroions que se li pere muerent sanz + fere testament, cil fils naturel aient la siste part de leur chatel, et les meres partent + o ex combien que il i ait de filz, si que la mere en ait autretent comme un des filz. Et + nos disons ce se il habite o une meschine et il a enfanz de li ou la meschine s’est par + aventure partie de lui ou par mort ou par autre maniere et li enfant li sont remés, car + lors leur donnons nos les deus parz de l’eritage sanz testament. Et se li oirs est de si + malvese atinence + + ce que + que + il amainne + autres meschines seur la premiere et il a plenté de meschines et il a enfanz de chascune + et il muert et les lesse toutes enssemble, cil qui est tiex fet molt à haïr, et il soit en + toutes manieres mis hors de ceste loi. Car autresi comme cil qui est joinz à une fame par + leal mariage ne puet pas prandre autres + + senli + seur li + tant come li mariages dure ne avoir o eus desleax filz, autresi se il a + premierement eu une mechine sicomme nos avons dit et ele a enfanz de li, se il a aprés + autres meschines de qui il a enfanz, il ne soient pas apelé à son heritage se il muert + sanz fere testament. Car se nos establissions ce, l’en ne savroit pas deviser laqel fame + seroit la plus amee et laqele mains, et des filz autres, et nos ne donnons pas loi à + + luxirieux + luxurieus + més à cex qui + vivent chastement. Ne nos ne destintons pas des enfanz se il sont malle ou fumeles, + car autresi comme nature ne rent nule resons de cez choses ne metons nos pas selonc ce une + nature es malles et autres + + et + es + fumeles. + Ceste loi vaudra donc es cas qui sont à venir porce que ele a amandé et esplané pluseurs + des choses qui devant ce n’estoient pas tenables par droit, et ce qui est trespassé ne + puet pas estre sozmis as riulles de la loi qui n’estoit pas encor fete. Et nos avons ce + establi des devanz diz heritages.

+

Et nos creons que il est bien que nos compregnons par ceste loi ce que les + premeriennes lois voloient que se li pere moroient sanz fere testament, quanque li enfant + avroient fust raporté à partie. Et se il fesoient testament et il ne disoient rien de ce, + les choses ne fussent pas aportees à partie, més + + chas + chascuns + des enfanz eust les choses qui li furent + donnees en doere ou par autre maniere et defendist les choses qui li furent lessiees. Et + nos establissons que ceste oppinion ne soit pas tenable. Més se aucuns muert sanz fere + testament porce que il puetil puet] il [a obli] puet O bien estre que il a + oblié ce que il donna et que il ne l’en sovient por l’engoisse de la mort, ce que chacuns + des enfanz a eu soit raporté à partie si que li uns en ait autretent comme li autres, + selonc ce qui a pieça esté ordené, se li peres ne dit expressement que il ne voloit pas + que ce que il avoient fust raporté en partie, més chascuns ait par la droiture del + testament ce qui li a esté donné. Et toutes les choses que nos avons establies devant ce + d’aporter les dons à partie soient en leur vertu.

+

Et nos creons que il est necessaire chose que nos metons en une partie de ceste + loi ce qu’il nos plot sovent en jugement, car il avient soventsovent] sovent [en + jugement] O que aucun pere qui ont pluseurs filz quident que il departent + maintenant leur sustence, si les lessent en grant estrif et les amainnent à gregneurs + contenz et plus cruex, car se il vossissent ce, il convenist que il leur partissent + apertement toutes lor choses en leur testamenz ou fere leur parties se il morussent sanz + testament et fere en chascune partie propre subcripcion et fere issi à leur filz partie + dont nus ne dote. Més il ne font pas ce, ainz escrivent aucune partie par eux, ne il ne + l’escrivent pas continuelment d’une main, més uns autres i escrit et cil escriz n’est mis + en nule digne garde, et la subcripcion n’est pas fete par leur main més par aucun qui est + corronpuz par aventure par la grace ou par la mor d’aucun. Et de ce viennent sovent + achoison de plez, savoir mon se ce est par la volenté au pere ou par aucun bareteur qui + ait fete la subcripcion por la grace d’aucune des parties. Nos ne volons pas que cez + choses tormantent de ci en avant noz sozmis, et establissons que se aucuns veut deviser + ses choses à ses filz ou il en veut lessier aucunes propres à aucuns, se + + ile + il le + puet fere + + ile + il le + die en son testament et doint à + ses filz cest profit sanz nule doute. Et se il ne fet ce pas por aucuns besoinz qui + aviennent sovent as homes, il li lise à fere la descripcion des choses que il voudra + partir et la subcripcion à toutes, ou il meisme ou cil entre qui il devise les choses + facent les supcripcions, et doint par ce foi à la cause dont nus ne doute. Et ce qui est + fet en ceste maniere soit ferm et n’ait pas besoig d’autre caution. Et se aucuns ne fet + pas ce, ainz fet tel supcripcion sanz testemoine, sache que il ne dorra par ce à ses filz + point de profit, més li enfant departiront la sustence autresi comme se rien n’en + fust fet et ne sivront pas les volentez qui ne sont pas certainnes et sont sanz + testemoine. Ne cil qui sont juge de partir les heritages ne seront pas contraint de sivre + les, car il convient porveoir soutilment à la seurté as enfanz et que l’en ne garnisse pas + l’une chose et lest l’autre en erreur, car ce donroit sovant achoison de grief causes qui + ne porroient pas estre sousses et amanroient avant crimes. Nos avons donc tretié jusque ci + des heritages et des choses qui doivent estre aportees à partie et des autres choses qui + sont avant dites.

+

Et l’estuide de male volenté qui est fete par aucuns fet tent que il est + necessaire chose que nos loons derechief la forme de la loi au pueple que il fist par .i. + de ses connestables qui avoit non Aquilius, et de lui fu nommee cele loi selonc que cil + qui neoient ce que il devoient estoient sozmis à painne de paier le à doubles, et unes + autres actions il sont acomparagiees à cele meisme ordre, més la quitence de cele paie qui + est venue avant petit et petit norrist la male volenté as desleaus. Et por ce nos semble + il necessaire chose que nos banissions que cil qui renient ce que il doivent soient sozmis + à la devant dit painne. Et se aucuns aporte avant une escriture et cil contre qui il + l’aporte la renie, ja soit ce que sa subcripcion + + il + i + + soit, si que il conviegne à demandeeur amener avant autres prueves, et se li + defenderres receit l’escriture més il dit que ce + + qui est qui est + qui est + contenu ne li fu pas paié et li + demanderres prueve lealment que si fu, nos establissons que li defenderres soit condampnez + à doubles en l’un et en l’autre cas, non pas porce que nos nos delitons en fere gregneurs + lois, més porce que nos volons apeticier + + les les + les + plez, si que il requenoissent plus tost ce que il doivent par peor de + painne. Nos volons donc que li condampnemenz soit fez en toz tiex cas en ceste maniere et + que li juges sache que se il trespasse la loi, il meismes sera tenuz à cez painnes. Et nos + disons ce se li demanderres ne lesse toutes prueves por metre soi seur le serement al + defendeeur qui a renoié la dete et il la requenoist aprés, car se aucune tel chose avient + et li demanderres + + se met se met + se met + + seur le serement au defendeeur tentost comme il avra noiee la dete et il la requenoist + maintenant ce que il avoit avant noié, il sera sanz perill quant au double. Més se li plez + a duré longuement et li demanderres se met lors seur le serement au defendeeur et il + requenoist ce que l’en li demande, nos le delivrons de paier le à dobles et commandons que + cil qui noia au commencement la dete et puis la requenut pait au demandeeur toutes les + despensses qui furent fetes el plet jusqu’à lors quant li demanderres les avra provees par + son serement. Et se aucuns renie que li denier que l’en li demande ne li furent pas + baillié et il ne dit pas que il les a randuz, nos establissons que ce que il rendi + veraiement ne li vaille rien, ainz commandons que toute la dete li soit demandee, et ce + soit la painne de ce que il renvoia ce qui li avoit esté baillié. Et uns des empereeurs + qui furent devant nos estbali ce, et nus des juges ne soit flechiz en ce, més chascuns + gart l’enterigneté de la loi. Et se li defenderres aporte avant les letres au + demandeeurdemandeeur] de[fen]mandeeur O et li demanderres les nie, et li + defenderres prueve que eles sont veraies et leaus, li demanderres ne soit pas quites por + perdre ce que il demandoit que il neoit qu’i ne l’avoit pas paié, ainz pait + autretant par non de painne. Et autresi soit il se li defenderres se met seur le serement + au demandeeur qui neoit que les letres n’estoient pas seues.

+

Et se li plez est menez par procurateurs, les painnes del reniement qui est fez en + leur letres ne soient pas enjointes contre cex à qui il sont procurateur. Et se aucuns + autres acroissemenz de condampnement, ou el double ou es trois doubles ou es quatre + doubles, a esté establiz par les encianes lois ou par les establissemenz au princes, il + soit selonc la propre forme sicomme nos avons establi en noz Istitutes + et en noz Digestes et en nostre Code, et cil + condampnemenz soit acroissemenz des autres.

+

Il nos semble que il est covenable chose es jugemenz que nos determinons et + establissons une chose mielz que tuit cil qui furent devant nos. Car se aucuns est trez en + cause que il ait les choses à un autre et il dit que les choses ne sont pas à celui qui + les demande ne à celui en qui non il demande et cil qui muet le plet est contrainz de + mostrer, par tesmoinz ou par autres prueves, que eles sont à celui, et cil qui tozjorz + avoit noié que eles n’estoient pas à celui en qui non eles estoient demandees veut user de + sa droiture et dire que il est plus pres d’avoir les, ou por guage ou por autres causes, + que cil qui muet le plet les autres sentences qui plorent à cex qui furent devant nos + remaignent, et une maainne painne et covenable à la cause soit enjointe à celui qui renoia + la verité. Et la possession des choses de qoi li plez est soit bailliez au demandeeur tent + que li plez soit finez por le renoiement et por le travaill au demandeeur, et cil qui les + rendra ait congié de proposer aucune droiture se il li a por la personne qui les + choses estoient et que droiz li soit fez selonc la loi, si que il n’en ait de painne fors + tent sanz plus que il en perde la possession. Nos avons trové et establi cez choses por + les heritages et por les choses qui sont raportees à partie et por la seurté à ceus qui + pledent que la multitude des plez soit amenuisiee. Et eles seront tenables de ci en avant + si que tuit sachent comment l’en doit avoir les heritages et raporter à partie ce que + chascuns des enfanz a eu en la vie son pere, et ne refusent pas les parties ne ne renient + pas les letres que il ont fetes ne ce qui leur a esté baillié ne les choses qui tiennent + d’aucune persones, més il soient mahain et soef es causes et usent de maiain jugement.

+

Et nos joingnons à ceste presente loi une doute que aucun avoient maliciexsement, + qui a esté meue en aucun establissemenz et avient sovant es jugemenz, car il est droiz que + ele ne dure pas longuement. Car nos avons establi que se aucuns regarde une fame et il + compangne à lui charnelment sanz mariage et il a enfanz de li et il la prant aprés à fame + et fet intrumenz de doere et en a puis autres enfanz, cil qui sont né aprés le mariage ne + soient pas leal tent seulement. Et por la male voidie au decevanz et à ceus qui esponnent + malement la chose escrisimes nos .i. autre establissement en qoi nos volons que ce soit + tenable, ja soit ce que anfant ne soient pas né aprés le mariage ou que cil qui il furent + né muirent, més aucun troverent une autre dote qui distrent que ce n’est pas tenable en + ceus qui sont joint à celes qui ont esté franchies, et porce que ce a esté establi + por ceus qui esponnent par droit nostre entencion et il n’est pas devee à aucun que il ne + praigne à fame cele que il a franchie, il est certainne chose que nos volons que ce soit + tenable en eus. Més porce que l’en a doute de ce, nos establissons que se aucuns est qui + n’ait point de fame ne nul enfant de leal mariage et il compangne charnelment o sa serve + et il a enfanz de li tent comme ele sera el servage et il la franchist aprés et li et ses + enfanz et il porchace que il aient la droiture de porter aniax d’or et il les amainne + selonc les leaus manieres entre cex qui sont lealment franc et il conferme le mariage et + escrit aprés les intrumenz del doere et + + il aprés + il a aprés + enfanz de li ou il n’an a nusn’an a nus] nan[ul] a nus + O (li cas de nostre establissement compraingne les uns et les autres, ce est + asavoir cex qui furent né el servage et ceus qui furent ne aprés), et ele soit sa leal + fame et li enfant soient en sa poosté et soient propre oir à leur pere se il muert sanz + fere testament, nos disons de cex qui sont né devant le mariage et nos leur donnons voie + par qoi il viegnent à naturel franchise selonc ce qui a esté + + vant + devant + dit par les instrumenz del doere qui ont puis + esté fet, et leur donnons droiture de leaus enfanz.

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Ta hautece face donc savoir par tes propres commandemenz à toz ceus qui sont + sozmis à toi les choses que nos avons trovees bien et saintement por le repos à noz + sozmis, que il sachent que nule grant cure n’est qui ne soit en nos por leur + porveance.

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+
+ [19. De filiis ante dotalia instrumenta natis] + Cist tytres est des enfanz + qui sont né devant le mariage. Ce est li disetiesmedisetiesme] disesetiesme + Oestablissement. +

Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost : Il est + venu à nos que une vainne dote est chaete en aucuns de ce que nos avons establi des enfanz + qui sont né devant le mariage qui sont fet leal aprés le mariage, savoir mon se li + establissemenz est raportez as cas del tens trespassé, de qoi les questions ne sont pas + terminees par sentence ou par transaction. Més il nos sovient que quant nos feismes les + lois par parties, nos deismes expressement el premier establissement qui ce juja que se li + pere vivent ou il sont mort, neporquant li plet ne sont pas encor finé par sentences ou + par transactions, la chose soit jugiee del tout sicomme nostre loi le dit. Et por acomplir + la, feismes nos .i. autre loi et jujasmes que cele vaille et se enfant ne nessent pas + aprés le mariage ou il nessent et il muerent maintenant, por ce ne remaingne pas que cil + qui furent né devant le mariage ne soient leal. Et nos avons autresi ajosté à cest segont + establissement que il convient que la force de ceste loi soit raportee as tens qui sont + passez es cas qui ne sont pas terminé par sentence ou par transaction. Més porce que + aucuns furent qui oserent aprés cez deus lois espondre malement nostre intencion, nos + fumes contraint de fere le tierz establissemenz, par qoi nos avons commandé que se aucuns + est qui ait fame par leal mariage et il a de li enfanz et ele muert aprés ou li mariages + est departiz et il a enfanz d’aucun autre que il peust bien prandre à fame, et con cil + enfanz sont né il la prant à fame et fet les instrumenz del doere, cil enfent soient leal. + Més nos ne deismes pas apertement en cest establissement que ce vausist en ceus à + qui li pere vivent encore ou qu’il sont mort, ne li contenz n’est terminez ne par sentence + ne par concorde, et aucun ont jugié que nos ne volions pas que ce qui est contenu + + est + es + devant dites lois vausist en ceus qui + furent né ainz que ceste loi fust fete, por ce meesmement que en l’ordenement de nostre + Code, nos ostasmes ceste partie el premier establissement et el + segont. Més il ont en cece] ce[st] O malvese oppinion, car nos sostresimes + par droit au premier establissement ce et au segont et n’i ajostasmes + + parz + pas + le tierz, car il estoit necessaire + chose + + el + es + lois particulers que ce fust + raporté au tens trespassé, més nos proposasmes par droit en l’assemblee des lois de nostre + Code à rretaillier en tiex choses, si que superflue multitude ne fust + pas escrite el Code. Ne nos ne meismes el tierz establissement nule + chose del tens, car il est aperte chose à toz que il convient que les choses qui sont + ajointes par exposicion vaillent partout là où les choses valent de qoi li exposicion est + fete.

+

Et porce que aucun vindrent avant qui distrent que il dotoient de si apertes + choses, nos i ajostasmes cest loi, ja soit ce que nos savons bien que la forme de loi que + nos feismes es trois devant diz establissemenz vaut es choses que nos escrisimes en la loi + que nos feismes premierement, ce est que se li pere a tiex enfanz vivent ou il sont mort + et la besoigne n’a pas pas encore esté finee par sentence ou par transaction, tiex causes + soient menees as lois que nos avons fetes, escexptees les causes que nos avons fetes qui + furent terminees par jugement et par concorde ainz que nos feissions cez lois.

+

Ta hautece s’entremete donc de fere savoir à toz les choses que nos avons + jugiees et escleriees par ceste sainte loi.

+
+
+ +
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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

- École nationale des chartes - PSL -
- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 20119 (J) - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 198 (E) - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 200 (F) - - - -
- - 1200/1299 - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 20119 (J), avec - corrections par les autres témoins et par conjecture

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- [Liber secondus] -
- [2.1.0 De edendo] Ci commence li segont livres de Code. Cist - tytres est de fere sa demande en cort. -

- Li empereres Pius dit à Antoine. Ipse. - Tu meismes regarde comment tu proveras que li denier te sont deu que tu - diz que tu baillas à garder. Quar ce que tu requiers que tes aversaires mete avant les - munimenz que il a, ce seltce doibt a. apartenir à l’office au - juge.

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- Li empereeur Sevoirs et Antonius dient. Is apud quem. Cil - pardevant qui la chose est tretiee commandera que les actes communes ou criminals ou - citeainesou civiles s. soient aportees avant por encerchier - la verité.

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- Il meisme dient. Edita. L’action - qui est mise avant mostre la maniere del plet qui est à venir. E l’en la puet amender ou - müer si comme l’autorité del pardurable banissementp. edit - l’a. l’amoneste et la loiauté au juge le juge.

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- Li empereres Antoines dit. Qui acusare. Cil - qui vuelent acuser doivent avoir leur prueves prestes, - quar reson de droit et de loiauté n’otroie pas que il puissent - demander autrui instrument à voierd. à veoir instrumens - d’autruy. E se cil qui demande ne prueve, cil qui est trez en cause gaaignera la - cause, ja soit ce que il ne prueve rien.

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- Li empereres Alissandres dit. Non est novum. Ce n’est pas novele chose que cil à qui l’en demande deniers - demant à voier les escriz au creancier et ses resons, si que la verité de la chose puisse - estre seue.

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- Il meismes dit. Iustum. Li desierriers à - celui à qui l’en demande el non commun est droituriers qui velt que li commun escrit - soient amené avant por savoir combien l’en a paié en son non.

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- Il meismes dit. Procurator. Li procurateurs - des choses privees commant que tu aies poestéa. puissance s. - solonc la coustume de contrescrire les instrumenz que tu diz qui sont commun à toi et à la - borse l’empereeurà toi et au fisque. E se il est mestiers - aucune foiz por fere foi de ta demande que aucuns en soit aportez pardevant autre juge, se - cilfr. 20119 : se tu cil dans le - ms, tu exp. par le scribefr. 198 : se - celluy qui est t. qui est trez en cause le requiert, il commandera que ce soit - fet.

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- Il meismes dit. Et que. Les choses qui li - sainz empereres Antoines nostre peres escrist et celes que nos avons escristes - s’acordent as resons de droit et de loiauté ; quar il a molt grant difference quant aucuns - demandeManque la traduction de Nec enim diversa - sunt vel discrepantia. et il puet estre botez arriere de sa demande par exception - de tricherie, savoir mon se cil à qui il demande velt que li instrument soient mis avant - par coi il dit que il se puet garnir, quar ce - amonneste la verité de la chose, ou se li demanderes velt que cil à qui il demande aucune - chose mete avant les suens instumenz ; quar en cest cas ne covient il - pas que li commencemenz de sa demande soit fondez des intrumenz à celui qui est trez en - cause.

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- [2.2.0 De in ius vocando] D’apeler en droit. -

- Li empereres Alissandres dit. Sicut bonis. Autresi comme ce - s’acorde à buenes meurs que aucuns port reverence à la fame à celui qui l’afranchi, - autresi n’est il pas deveépas deffendu que que ele ne soit - apelee en droit par l’otroi au prevost quant il i a droite cause.

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- Li empereres Gordians dit. Venia. Il est - certaine chose que cil qui ont esté franchi ne leur enfant ne doivent pas apeler en droit - sanz demander pardon del banissementp. de l’edit l. leur - patron ne leur patronne, ne le pere ne la mere ne les enfanz à leur patron ou à leur - patrone ne leur oirs, ja soit ce que il sontilz soient e. - estrange. E cist pardons ne soit pas donnez legierement, quar eneur est devé à tiels - persones par naturel reson ; porce que tu reconnois donc que tu apelas en droit le fill à - ton patron sanz l’otroi au prevost, tu requiers folement que la paine qui est - establie el pardurable banissementp. edit te te soit - quitee.

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- L’empereeur Dioclicians et Maximians. Qui in - potestate. Cil qui sont en la poestéla puissance - l. leur pere ne pueent pas pledier contre ; mes se tu es hors de baill et tu - demandasdemandes pardon del banissementp. de l’edit il, il ne t’est pas veepas deffendu que - que tu n’i pledes. Et ce doit estre gardé en la persone à la mere.

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- [2.3.0 De pactis] Des convenanz. -

- Li empereres Sevoirs dit. Condicionis. La - dote de la condition qui estoit entre les freres à esté par loial reson finee par - covenance, porce donc que tu reconneis que tes peres - commanda et enjoinst que se il morustil mouroit s. sanz enfanz - ses heritages fust renduz à Frontin, li covenanz qui fu fez el tens que il n’avoit nus enfanz de donner en à Frontin la siste part ne doit pas sembler mauves - porce que quant la partie fu fete si comme il fu mis en covenant tes peres morut et tu - remainsistu demouras qui qui estoies ses filz.

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- Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Post venditionem. Se tu puez prover que puis que tu eus vendu ton heritage li creancier - murent plet contre les achateeurs, et il le recurent de leur volonté, tu te defendras bien - vers els par exception de covenant teu.

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- Il meisme dient. Servus. Li sers au - creancier puet bien amender la cause son seigneur, mes il ne puet pas par novel covenant - reformer en pis l’obligement qui fu establiz droitement.

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- Il meisme dient. Postquam. Puis que tu as - quité le plet qui fu meuz d’un champ, nule reson n’otroie que la cause qui est fenie - puisse estre restoree par droit.

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- Li empereres Antoines dit. Creditori. Se tu - paias à ton creancier une partie des deniers que tu li devoies, et covenanz fu fez entre - toi et lui que il ne te demanderoit pas l’autre partie por ses causes et por ses besoignes - que tu avoies defendues par t’aide et par ta loiauté, tu es delivrez de l’obligement en - partie par le droit citeaind. civil et et en partie par le - droit au prevost. Quar pardurable exception de covenant fet ou de - tricherie tout que il ne te puet pas demander le remanantle - demourant ; e se tu l’eusses paié par ignorance, si le peusses tu demander - arriere.

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- Li meismes dit. - Iacta - Pacta - Pacta (Pacta éd. - Krüger). - Il est certains droiz que li covenant qui sont fet contre lois ou contre - constitucions ou contre buenes meurs ne doivent avoir nule force.

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- Même succession des lois que dans la traduction - 1 : 2.3.7, 2.3.9, 2.3.8, 2.3.10 - Il meismes dit. Debitori. Se tu fus oirs à ton - deteur, l’action que tu avoies contre lui fu ostee des que tu receus son heritage ; mes - puism. après que que tu eus gaaignié cel heritage en - jugement, se tu le baillas à celui que tu avoies sormonté par sentence par tel condition - et par tel covenant que il feist gré de ce qui estoit deu as autres creanciers et - de ce qui te fust deu se tu n’eussesses receu l’eritage, la foi de la covenance doit estre - gardee. E se ele n’est gardee, action te sera donnee por la covenance.

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- Il meismes dit. Si pascenda. Se il est - prové que Apollinaires prist bestes à pestre en parçonnerie, ce est en tel maniere que li - foonque les fruitz f. fussent parti tiels parties comme il - covint entre lui et celui qui les bestes estoient, il sera contrainz par le juge de garder - la foi del covenant.

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- Li empereres Alissandres dit. Cum postea. Porce que, aprés ce que li aversaires ta mere ot esté vaincuz, il decut tant ta mere - que ele li pramist que ele ne li movroit nul plet de ses sers, li - covenanz qui fu fez par male foi ne vaut rien ; et quant il commencera à pledier o ta mere - por cele covenance, li juges la deliverra.

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- Il meismes dit. Legem. Il covient garder - le covenant que tu feis quant tu donnas doere por ta norrie ; ne ce ne te pot pas nuire - que l’en seit dire que action ne nest pas de covenant. Quar nos usons de - cest droit lors que li covenanz est nuz. Mes quant denier sont donné et covenanz est fet - de rendre les, l’en les puet bien demander arriere.

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- Il meismes dit. Ex conventione. Por la - covenance par coi tu diz que ta marrastre fist covenant o ton pere quant ele li donna .i. - champ en doere que ele paieroit les usures as creanciers à qui cil champ estoiet - obligié, ne te puet pas action apartenir contre li, neïsl. aussi - se se il est prové que la sollempnité que l’en apele stipulation fust el - covenant ; mes se li chans fu prisiez quant il fu donnez en doere, si comme une partie de - l’instrument mostre, action de vente apartient por tenir les choses qui furent - covenanciees.

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- Il meismes dit. Pacta novissima. Loiauté - de droit et de la chose meisme s’acorde que il coviegne garder les derreniers - covenanzd. convenances. E porce, se tes aversaires se - consenti que il n’useront pas de la covenance qui fu premierement fete, meesmement se il - le dist en cort si comme tu proposes, il nefr. - 20119 : nei dans le ms, -i exponctué par le - scribe fr. 198 : ne t’est pas veepas deffendu à à mener à fin l’action qui t’apartenoit seur la premiere - covenance.

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- Li empereres Maximians dit. In bone. Action de covenant apartient en marchiez de buene foi se li covenanz est maintenant - fez. Quar ce qui puisqui aprés est est - covenancié n’engendre pas demande mes exception.

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- Li empereres Gordians dit. Si pacto. Se il et la sollempnité - qui a non stipulacion el covenant, par coi tu proposes que tes aversaires pramist que il paieroit une paine se il ne tenoit les covenances, se tu pledes par - la stipulacion tu gaaigneras, ou que il face ce qui fu mis en covenant, ou tu li - demanderas à la maniere des jugemenz la paine qui i fu mise. Quer tu - requiers por nient que li bien à ton aversaire te soient baillie sanz garder - l’ordre sollempnel.

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- Li empereeur Valentins et Galliens dient. Pactum. Li covenanz qui fu compris en l’istrument de doere, que se li peres moroit - la fille que il mariot fust oirs o son frere et eust autre tel partie de l’eritage comme - il, ne pot pas engendrer aucun obligement ne tolir au pere à la fame pooir de fere - testament.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximianse. - Maximian et Dioclecian d. dient. Cum proponas. Porce que tu - proposes que li peres fist sesfr. 20119 : li peres - fist ses écrit dans l’interligne supérieure sur tu feis tes exponctué par le scribe. enfanz oirs en sonfr. 20119 : son écrit sur ton testament et - les proiafr. 20119 : proias dans le - ms, -s exponctué par le scribe – fr. 198 : pria que cil - qui morroit premierement rendist à l’autre sa partie de l’eritage ; et tu affermes que - cele substitucion fu quitee par le consentement as freres, cil qui plus vit ne puet pas - demander la partie à l’autre por la reson de cele priere.

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- Il meisme dient. Pactum. Li prevoz de la - contree fera solonc droit garder le covenant que l’en provera qui fu fez par buene foi, ja - soit ce que escriture n’en fu pas fete, se la verité de la chose puet estre provee par - autres prueves.

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- Il meisme dient. Si debitoresdebitores - (fr. 198, f. 77c ; Imperatores Diocletianus, Maximianus. Si - creditores vestro... éd. Krüger). Se vos provez que vostre - deteur furent atornéf. receus si si que chascuns de vos sot - bien li quel li devoient paier leur partie de la dete, quant li prevoz de la contree en - sera requis, il porverra par s’autorité que li uns ne soit pas tenuz à paier ce - que li autres doit.

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- Il meisme dient. Licet. Ja soit ce que li - escriz qui est fez entre les bas hommes, en coi il est contenu que cil qui plus vivra ait - les biens à l’autre, n’a pas maniere de don qui est fez por cause de mort, neporquant, - porce que la volonté as chevaliers qui est escrite de leur propres choses et por la pensee - que il ont à leur mort a force de testament, et tu proposes que tu et - tes freres qui aliez à une bataille et ne saviez li quels i morroit feistes covenant - ensenble que les choses à celui qui i morroit apartenissent à celui qui plus vivroit, l’on - entent, porce que tes freres i morut, que solonc le jugement ton frere, qui est affermez - par les constitutions as princes, li preuz de ses choses est venuz à toiManque la trad. de 2.3.20, comme dans la trad. - 1..

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- Il meisme dient. Cum proponas. Porce que - tu proposes que il ot entre nos covenant sanz escriture que li heritages à tes freres qui - estoient mort fust partiz egalment entre vos, et il puet estre prové que ceste covenance - fu fete por cause de transaction, se tu es en possession tu te puez defendre par - exception. Mes se tes aversaires est en possession, tu n’avras nule action por cele - covenance se tu ne te porveis d’affermer le covenant par la sollempnité qui a non - stipulation. Ne il ne doit pas estre otroié à ton aversaire à user de la transaction se il - n’est apareilliez d’acomplir les choses qui furent mises en cove - nanten - convenant.

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- Il meisme dient. Pactum. Li aages à la - meschine qui est en garde fera que li covenanz à son procureeur ne li nuira pas, par coi - il covenança à prendreà prendra m. (sic) - mains que l’en ne devoit à la meschine. Quar li defendeeur et li - procureeurq. les tuteurs et les curateurs qui demandent ce - qui est deu à cels que il ont en garde delivrent cels qui sont obligié à els et non pas - cil qui le quitent.

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- Il meismes dient. Filius. Li filz qui fet - covenant ou qui reçoit sa dete ne tout rien à l’obligement son pere.

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- Il meisme dient. Si actionem. Se il est - prové que tu aies quité por l’amor des oirs l’action del lés ou de la chose enjointe que - tu avoies contre les oirs à celui qui jadis fu tes mariz, et tu l’as fet por l’amor - d’aucuns des oirs, entent que se tu muez actions contre les deteurs excepcion de covenant - ne te puet pas nuire.

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- Il meisme dient. Debitorum. La demande as - creanciers ne puet estre ne ostee ne muee par les covenances que li deteur font entre - els.

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- Il meisme dient. PactoPacto (Pactum... éd. Krüger).. La dete de l’eritage - qui par droit est devisee entre toz les oirs au deteur solonc les parties que il ont de - l’eritage par la loi des .xii. tables ne puet pas estre si atornee par le covenant que li - oir font entre els que li uns soit obligiez au creancier por tote la dete. E ce afr. 20119 : a dr l. dans le ms, dr - exponctué par le scribe – fr. 198 : Et ce a l. lieu en cels - qui sont oir par le droit au prevost. Tu puez donc fere covenant o celui qui est oirs o - toi por tant comme il aparapartient - il apartient à à toi d’aporter avant les - communs cyrogrefes ou des covenanz qui ne furent pas parfet quant vos partistes - l’eritage.

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- Il meisme dient. Petens. Cil qui demande - que la stipulation qui fu fete, ou devant le covenant ou maintenant aprés de garder les - choses qui furent covenanciees, soit gardee, requiert par droit que sentence soit donnee - por lui.

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- Il meisme dient. Si certis. Se ce qui fu - covenancié par nu covenant fu paié en certains anz, por ce ne fu pas cil qui fist le - covenant obligiez à paier d’illeq en avant ce que il a paié que il ne devoit pas, se il - n’ot stipulation en la covenance.

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- fr. 20119 et fr. 198 : NB - ordre des paragraphes ; le 2.3.20 est déplacé aussi dans la trad. 1 (après le - 2.3.25) - - Il meisme dient à Marcial. Traditionibus. La - seignorie des choses est donnee par baillier la chose et par tenir la longuement, et non - pas par nu covenant.

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- Li empereres Justinians dit. Si quis in conscribendo. - - Se aucuns dist à fere .i. instrument que il n’useroit pas d’exception de - cort par la reson de sa chevalerie ou de sa dignité ou de l’ordre de provoireo. de prestrise ja, ja soit ce que l’en soloitque soloit d. doter se il covient que il tiegne ce que il dist, si que il ne - puisse pas venir contre cele covenance, ou se il a congié de partir soide soy partir de de cele escriture et d’user de son droit, nos - establissons que il ne loise à nul à venir contre ses covenanz, ne à decevoir cels qui - font marchié o lui. Quar se li covenant qui ne sont - fet contre les lois ne por tricherie doivent estre gardé en totes manieres par le - banissementpar l’edict au au prevost, por coi ne vaudront il - en cest cas ? Il i a une autre rulle del droit ancien que tuit ont congié de renoncier as - choses qui furent establies por els.  Tuit noste juge gardent donc ce en - plez, et ceste garde viegne et as menuz juges et as arbitres qui sont juge par mise. E - sachent que se il en sont negligent, l’en entendra que il feront le plet leur.

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- Il meismes dit. De questione. - Une tel demande nos fu fete de la baillie de Cesaire, .ii. persones ou - pluseurs avoient esperance d’avoir autrui heritage, qui leur devoit par aventure eschuer - par lignage. Il firent entre els covenanz por cel heritage par coi il estoit esclerié que, - se cil moroit et li heritages venoit à els, une certaine maniere fust gardee en cel - heritage ; ou se li preuzle prouffit de de l’eritage venoit à - aucuns d’els, il avoient fet certaines covenances comment il en devroit estre. L’en dotoit - se cil covenant devoient estre gardé. E la reson de la dote estoit - porce que cil vivoit encore de qui heritage la covenance fu fete, et porce que ele ne - fufr. 20119 : fust dans le ms, - -st exp. par le scribe – fr. 198 : fut pas fete autresi comme - se li heritages deust certainement venir à els, ainz fu fez soz .ii. condicions : se cil - moroit et se cil qui firent le covenant estoient apelé à l’eritage. Mes - il nos semble que totes tiels covenances sont mauveses, et plaineset - plaines om. (et plenae tristissimi et periculosi - eventus éd. Krüger) de perilleuse aventure ; por coi font aucun - covenant des choses à celui qui encor vit et ne fetset - et ne fait rien qu’ilz facent (Quare enim quodam - vivente et ignorante de rebus eius quidam paciscentes convenerunt éd. Krüger), - erreur commune de fr. 20119 et fr. 198. rien que il le facent ? - Nos establissons donc solonc les ancianes riules que tuit icel - covenant qui sont fet contre buenes meurs soient boté arriere, et que nus n’en soit - garder(et nihil ex his pactionibus observari éd. - Krüger), se ce n’est par la volenté à celui de qui heritage la covenance est fete - et se il ne se tient en cele volenté jusqu’à la fin de sa vie, quar lors - sera ostee la mauvese esperance, et il leur loiral. commendra - à à garder cez covenanz par son seu et par son commandement. - Ce est bien seu par les ancianes lois, et par les constitutions, ja soit ce que nos - l’avons establi plus clerement. Nos commandons donc que dons de tiels choses ne obligement - ne soitsoient - ne soient pas (Iubemus etenim neque donationes talium rerum neque hypothecas penitus - esse admittendas éd. Krüger) pas receuz, ne aucuns autres - marchiez ; quar la suite de nostre tens ne suefre pas que aucune chose - soit fete ou covenanciee d’autrui chosesfr. 20119 : - choses suivi par sanz, exp. par le scribe - contre la volenté au seigneur.

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- [2.4.0 De transactionibus] De transactions. -

- Li empereres Antoines dit. La covenance ne la - trasaction qui a esté fete o les uns des procureeursdes curateurs - ou ou des defendeeursdes tuteurs – fr. - 20119 : defendeeurs suivi par es choses que il s exp. par le scribe n’aide point as autres es choses que il firent ou - durent fere, ou communement ou chascuns por soi. Quant tu as donc eu - trois procureeurst. curateurs et, et tu as fet transaction, - ce est fin,t. ce est fin avecques les .ii. (Cum igitur tres curatores habueris et cum duobus ex his transegeris éd. - Krüger) o les .ii., il ne t’est pas deveépas deffendu - que que tu ne traies en cause le tierz.

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- Il meismes dit. Cum te. Porce que - tu proposes que tu feis o ta suer transaction d’un heritage, et feis letres que tu li - devoies por ce certaine somme de deniers, ja soit ce que il n’eust eu - entre vos nul plet de l’eritage, neporquant tu feis la transaction por la poor que tu - avoies del plet ; l’en entent que li denier furent par droit pramis. E - se tu eusses por ceste cause paié à la borse l’empereeurp. au fisque - tu, tu ne peusses pas demander arriere ; et se tu n’eusses paié, tu fusses par - droit trez en cause.

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- Li empereres Alissandres dit. Age. Plede o - Geminian porce que ses peres fu tes procurerrest. curateur et, - et fist tes besoignes. E se il dit pardevant le juge que il n’est pas tenuz à toi par cele - action porce que transaction en fu fete et confermee par stipulacion, li juges regardera por la reson del jugement qui est de buene foi de combien de deniers la transaction fu fete par non. E se il voit - que ele fu fete de menor somme que il ne sera prové que l’en te devoit de l’aministration, - il commanderafr. 20119 : commandera écrit sur correction que li seurplus te soit paiez. Quar il n’ot pas tant - de deniers en l’obligement de la stipulation comme ce montoit qui - t’estoit deu.

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- Il meismes dit. Actione. Quant cil qui a - acompli loial aage a tret en cause le procureeur, qui l’ot en cure par la reson de la - garde, et quitance en a esté fete et confermee par stipulation, il est certaine chose que - il n’i remainty demeure n. nule action fors action de - tricherie qui i remainty demeure d. dedenz le tens qui est - otroiez par la loi, se transaction ne fu fete especialment de la tricherie.

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- Il meisme dit. Cum te. Porce que tu - reconnois que tu feis transaction o l’oir à celui qui jadis t’ot en garde, se tu la feis - puis que tu fus en loial aage tu requiers por nient que l’en se departe del couvenanz, ja - soit ce que li instrumenz n’en fu fez, sicomme tu proposes ; quar des - que l’en est certain de la verité del marchié par ta reconnoissance, escriture qui selt - contenir prueve de chose fete n’i est pas necessaire.

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- Il meismes dit. Cum mota. - Porce que vos proposez que quant plez fu meuz que uns testamenz n’estoit pas à - droit fez, vostre mere fist transaction o l’autre partie que ele avroit une partie des - biens et leroit le plet, reson ne suefre pas que li plez qui a esté lessiez soit - recommenciez par vos qui estes oir vostre mere. Mes se li covenant n’onta - le convenant n’a (Verum si fides placitis praestita non est éd. Krüger) esté gardé, - vos treroiz par droit en cause la partie averse porce qui à vos en apartient. Quar se il ot stipulation en la covenance, vos poez pledier por la - stipulation ; e se li obligemenz de paroles fu entrelessiez, profitable action vos doit - estre donnee por les paroles qui furent avant dites qui mostre la chose qui a esté - fete.

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- Li empereres Gordians dit. Transactionis. La transaction que cil fist à qui tu baillas l’action dea. que - ta ta cause, et non pas la fin del plet, ne puet de rien apeticier ta - demande.

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- Il meismes dit. De alimentis. Se - plez est meuz por norreture del tens trespassé, transaction en puet estre fete. Mes se - transaction est fete sanz le prevost de la norreture del tens à venir, ele n’est estable - par nule auctorité de droit.

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- Il meismes dit. Si super. Se li freres ta - fame movoit plet contre toi por la possession que tu as aquise, et covenanz en fu fez - entre vos o stipulacion, si comme tu allegues en tel maniere que se tes aversaires te - paiot dedenz .i. certain terme .x. deniers d’or tu li leroies la - possession, ou se il ne les te paiot, il ne te movroit pas plus plet por cele possession ; - et cil qui eissi te pramist ne fist pas satisfacion des deniers, il s’ensuit que il ne doit jamés fere force à toi à qui cele chose - apartient. E por ce, se tu requiers le prevost de la contree, il defendra que force ne te - soit fete por ce meesmement que se action seur la chose apartenist à ton aversaire si - peust il estre mis arriere por la profitable exception de cest covenant.

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- Li empereres Felipes dit. Fratris. Tu - requiers à tort que tu puisses movoir plet contre les filz ton frere de l’eritage leur - pere et defr. 20119 : de écrit - sur contre exponctué leur estat, contre la foi del - lignage et des covenances. Quar jamés li plet ne seront fine se l’en - commence à partir soià soy partir legierement des transactions - qui sont fetes par buene foi.

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- Li empereeur Valentins et Galiens dient. De - fideicommisso. La transaction est estable qui fu fete seur ce que tes - peres enjoinst à toi et à ton frere que se li uns de vos moroit sanz enfanz et il rendist - à l’autre le lés que li peres li lessoz, quar por ce est retenue la - concorde des freres que li uns ne covoite pas la mort à l’autre. Ne la transaction ne puet - pas estre depeciee porce que tu diz que tu en as esté deceuz, quar tu ne - diz pas que tu fusses en l’aage à coi l’en doit secorre, ne tu n’as pas cause por coi tu - doies empetrer enterigne restitucion.

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- Il meisme dient. Preses. Li prevoz de la - contree prendra garde se transaction fu fete de cause doteuse entre toi et les - aministreurs de ta cité, ou se ce qui peust estre deu certainement a esté quité por - covoitise. Quar el premier cas commandera il que la - transaction soit ferme, el segont il ne s’offrerra que nule garde nuise à la cité.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Interpositas. - - Il est contenu el pardurable banissementp. edict - que que les transactions qui sont fetes por cause de poor ne soient pas fermes. - Neporquant, chascune poor ne soffit pas à depecier les choses qui sont fetes par - consentement, ainz covient prover tel poor qui contiegne perill de salu ou torment de - cors. Et la qualité de la cause principal ne soffit pas à prover tel - force ou tel tricherie ; e por ce, se nule tel chose ne puet estre provee, il ne - covient pas restorer les causes qui ont esté terminees par consentement. - Mes porce que tu diz que cil o qui tu feis transaction est tes sers - et nez de ta serve, se ce est voir que tu diz, une autre reson reforme le covenant ; quar ce est droiz de coi nus ne dote que li seigneur qui font covenant o - leur sers ne sont pas tenu ne ne si pueent obligier par leur covenanz.

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- Il meisme dient. Si diversa. Se tes - aversaires s’efforce d’aler contre les covenanz, reson de loiauté amonneste que, des que - tu le vels autresi, li denier qui furent donné soient rendu et la cause soit recommenciee - del tot.

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- Il meisme dient. Ut responsum. A ce que tu - puisses recevoir avenantr. convenable r. respont, escri nos la - forme del covenantf. du avenant q. ; quar - eissi entendrons nos se li covenanz fu seus ou se il i ot stipulation et se quitance fu - fete aprés. E se cez choses i furent, il sera aperte chose que cele qui plede à toi ne te - porra demander l’erritage ne nule chose especial.

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- Il meisme dient. Causas. Les causes ou li - plet qui sont fine par loiaus transactions ne doivent pas estre recommencie par les letres - l’empereeur.

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- Il meisme dient. Cum proponas. Porce que - tu proposes que li plez que tu avoies envers cele contre coi tu nos requiers fu finez par - transaction et que ele a eu ce qui li fu covenancié por lessier le plet, or velt - alerv. elle aller c. contre la covenance, et tu requiers ou - que ele tiegne la covenance, ou que ele te rende ce que tu li donnas, se stipulacion fu - fete en la convenance et ele avoit plus de .xxv. anz, tu avras exception de covenant ou - action de demander ce que tu donnas ; mes se il n’i ot nule de cez choses, tu avras - exception, mes tu n’avras pas action de demander ce que tu donnas.

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- Il meisme dient. Transigere. Il n’est pas - deveépas deffendu à à fere transaction ou covenant de crime - capital, escepté avoutiree. adultere es. Es autres communs - crimes de coi paine de sanc n’est pas enjointe ne loist il pas à fere transaction, sanz - acusement de fausseté.

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- Il meisme dient. Sub pretextu. Li droit ne - suefresuefrent - Le droit ne sueffre pas - (Sub praetextu instrumenti post reperti transactionem bona fide finitam - rescindi iura non patiuntur éd. Krüger) pas que l’action qui a esté - terminee par buene foi soit recommenciee por instrument qui puis a esté trové. Mes se il - est prové que tes aversaires eust sostret par lui ou par autre les instrumenz par coi la - verité peust estre provee et por ce fuias tu del plet, se tu recommences l’action, - l’exception de covenant qui li apartient sera ostee par replication de tricherie. E se - l’action est ja perie, tu puez dedenz le tens qui est establiz movoir contre lui action de - tricherie.

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- Il meisme dient. Non minorem. Il nos plest - par droite reson que l’auctorité de transactions ne soit pas mendre que de choses jugiees. - Quar nule chose ne s’acorde si a humaine foi comme que les choses qui ont esté convenanciees soient gardees. Se ne soffist pas - à depecier le covenant que tu diz que ce fu fet en la segonde eure de la nuit, quar nus tens ne refuse le consentement de celui qui est - de saine pensee et a plus de .xxv. anz.

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- Il meisme dient. Cum ea. Porce que cil qui - a receu les choses qui furent covenanciees à donner par cause de transaction les doit - tenir comme achateesachateres - achatees, les choses qui furent fetes - faintement doivent estre autresi comme se eles ne fussent pas fetes ; et por nient demande - l’en que li pris qui fu pramis fantement soit paiez.

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- Il meisme dient. Si maior. Se tu estoies - en aage quant tu feis transaction, ce que tu diz que il i ot tricherie ne soffit pas à - depecier la transaction.

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- Il meisme dient. Nec intentio. L’entention - as creanciers Artymedore à qui tu diz que autre sont oir ne te pooit pasfr. 20119 : pas écrit sur correction - de paz (?) tenir se tu ne fus obligiez por lui, mes ce - deust avoir esté tretié tant comme la besoigne fu entiere ; quar par ce - que tu proposes que li plez fu finez par transaction et tu as paié les deniers que tu en - covenanças, tu requiers à tort que il te soit otroié à demander les arriere porce que tu - paies chose que tu ne devoies pas ; quar se tu n’eusses fet fors prametre les par stipulation, si ne te peusses tu pas - defendre por la reson de ce que tu eusses pramis chose que tu ne devoies - pas.

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- Il meisme dient. Si quidem. Quant - l’en a receu par cause de transaction les choses qui sont contenues en l’instrument, il - n’en covientilz n’en doibvent r. rient plus demander ; et - porce, puez tu voier que cele à qui tu pledes puet estre defendue par exception. Mes se - ele reconnut que ele te devoit rendre une certaine quantité, autresi - comme se elefr. 20119 : ele écrit sur - correction de il – fr. 198 : ele les deust sanz fin del - plet, il ne t’est pas deveépas deffendu que que tu ne demandes - le remanantle demourant de de la dete.

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- Il meisme dient. Si maiores. Se vos aviez - plus de .xxv. anz quant vos feistes transaction o vostre oncle, ou quant vos li quitastes - por cause de don et sanz nule condicion ce que il vos devoit, porce que vosfr. 20119 : vos suivi par deist exponctué - par le scribe dites que vos le feistes por esperance d’avoir son heritage, - de coi il a fet autres oirs, ne doivent pas les choses fenies estre recommenciees.

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- Il meisme dient. Transactione. Il est - certains droiz et aperzet magnifeste que que li fill ne pueent - pas estre fet serssers om. (Transactione matris filios eius non posse servos fieri notissimi iuris est éd. - Krüger) par la transaction à la mere.

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- Il meisme dient. Sanam. Il est aperte - chose que cil qui est de saine pensee, ja soit ce que il est malades de cors, puet bien - fere transaction ; ne tu ne deusses pas demander par engres desierrierpar maulvaiz desir que li covenantavenant - fussentfust depecié por l’endroit de la maladie del - cors.

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- Il meisme dient. Sive. - Comment que transaction soit fet, ou en la cort ou gouverneeur - de la contree ou hors de sa cort, ou par escriture ou sanz escriture, il la covendra - garder. Mes porce que tu proposes que il fu mis en covenant que tu - auroies une certaine chose, ja soit ce que ce fu sanz escriture, et que la sollempnité que - l’en apele stipulation n’i fu pas fete, ja soit ce que action ne pot pas nestre del - covenantd. avenant n., neporquant, tant comme li - chalengemenz de la chose est en crouleest en pendant se, se - exception de covenantde avenant est est proposee, se tu uses - de replication de tricherie ou seur le fet, tu porras contraindre ton aversaire à garder - ce qui fu covenancié.

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- Il meisme dient. Sub pretextu. Li droit - defendent que les choses qui ont esté finees par general transaction ne soient rapelees - por l’endroit de choses qui puis aient esté trovees ; l’erreur qui est en la proprieté de - la chose qui el tens que la transaction est fete est à .i. autre que à cels qui font la - transaction ne puet rien nuire.

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- Il meisme dient. Transactione. Grief chose - est à toi et plaine de crime que ce qui fu finé par transaction soit recommencié des que - tu reconnois que il i ot tricherie pardevers toi, et non pas pardevers cels contre qui tu - nos requierz.

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- Il meisme dient. Si de certafr. 20119 : Si de certa écrit sur correction de Si - decreta. Se covenanz de transaction fu fez d’une certaine - chose et il fu dit que rien ne seroit plus demandé, ja soit ce que l’en ne dist pas el non - de cele chose, l’action qui apartient por les autres choses remaintc. - demeure t. tote entiere.

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- Il meisme dient. Si causa. Quant la cause - fu conneue, se la sentence qui fu donnee fu sozpendue ne par apel ne par enterigne - restitucion, certaine opinion est que transaction est por nient fete seur la chose jugiee. - E por ce, se tu ne te tousisidem fr. 198(Proinde si non aquiliana - stipulatione et acceptilatione subsecuta competentem tibi actionem peremisti, praeses - provinciae usitato more legum rebus pridem iudicatis effectum adhibere curabit - éd. Krüger) par stipulation et par quitance l’action qui t’apartenoit, li prevoz - s’entremetra solonc la costume des lois de mener à fin la chose qui fu pieça jugiee.

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- Il meisme dient. Si pro fundo. - Se il fu mis en covenant par cause de transaction que uns chans à - certaines bonnes te fust bailliez toz delivrés por .i. fonz de terre que tu demandoies, et - tu avoies en cel tens acompli l’aage de .xxv. anz, ja soit ce que il fu prové aprés que li - chans estoit obligiez à autre, ou que une partie en estoit autrui, li droit defendentd. deffent que (instaurari decisam litem prohibent iura - éd. Krüger) que li plez qui est finez ne soit recomenciez. E - tufr. 20119 : tu ajouté par le - scribe dans l’interligne supérieure – fr. 198 : r. Tu peus puez pledier - pardevant le prevost de la contree por la stipulacion, se ele fu fete de garder les - covenanz. E se ele ne fu fete, tu puez pledier par citeainepar civile - a. action des paroles qui furent avant dites. Neporquant, se - tu avoies les choses de coi li plez estoit quant la transaction fu fete, et la borse - l’empereuret le fisque ou ou un autres les chalenjal. vendiqua e. envers toi, tu n’en puez rien - demander.

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- Il meisme dient. Cum donationis. Porce que - vos proposez que vos quitastes à escient por cause de transaction ou de don l’obligement - vostre frere qui estoit vostre deteurs porce que il vos avoit euz en garde, et tricherie - n’est pas fete à celui qui velt ce que l’en li fet, vos vos plaigniez por nient de - tricherie, ne nus n’est estrainz par pramesse de son - propre heritage à acomplir ce que il a pramis.

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- Il meisme dient. Transactionem. La demande - à celui qui velt que la transaction qui a esté finee par le remuement de la seignoriefr. 20119 : de la seignorie écrit sur - correction de del seigneur et fu fete par le conseill des amis soit - rapelee, porce que il dit que ele fu fete por cause de poor, mostre la desloiautté de - lui.

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- Il meisme dient. Si maior. Se tu avoies - plus de .xxv. anz quant tu feis transaction, ja soit ce que il est prové que cil à qui tu - la feis ne t’ont pas encor paié ce qui fu covenancié ne il ne le t’offrent encor pas, la - loiauté de l’exception fet que tu n’en puisses plus demander que ce qui fu mis en - covenant.

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- Il meisme dient. Promissis. Se les choses - qui furent pramises par cause de transaction ne sont acomplies, il est certaine chose que - la paine qui fu mise en la stipulacion, se l’en alot encontre, puet estre demandee.

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- Il meisme dient. Transactio - fr. 20119 : absence de l’incipit latin – corrigé sur - fr. 198. Transaction n’est pas fete se aucune chose n’i est donnee, ou retenue ou pramise.

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- Il meisme dient. Quamuis. Ja soit ce que - cil qui a fet covenant se repente maintenant, neporquant la transaction ne puet pas estre - por ce depeciee ne li plez recommenciez. E cil qui te conseilla que tu te pooies partir de - la transaction dedenz .i. certains tens te dist faus.

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- Li empereeur Gracians et Valentins et Theodoses dient. Ubi - pactum. Quant covenanz ou transaction est escrite, et fermeté de droit - i est enlaciee par les liens de stipulacion et de quitance, ou l’en se doit consentird. asentir s. solonc la loi à ce qui a esté covenancié ou cil qui - s’en ist doit paier la paine, et totes les choses qui li furent donnees devant la - connoissance de la cause se ses aversaires velt.

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- - i - Li - empereeur Archides et Honoires dient. Si quis maior. - - - Le - Se - aucuns qui ait plus de .xxv. anz velt venir contre les covenanz - ou contre les transactions que il fist sanz nul contraignement par sa propre volenté, ou - par requerre le juge ou por soploier as princes(vel - interpellando iudicem vel supplicando principibus ... éd. Krüger) – fr. 198 : - supplier, ou par ce que il n’acomplist pas ce que il pramist - - et qu’il conferma - au nom de Dieu - p. et qu’il conferma au nom de Dieu il (eas autem - invocato dei omnipotentis nomine eo auctore solidaverit, éd. - Krüger), il ne soit pas tant seulement mal rennomez, ainz perde tote l’action et rende la paine qui fu mise es covenanz, et perde la - proprieté des choses, et tot le gaaign que il avoit eu del covenant ou de la transaction. - E tuit li preut. les prouffis s. seront à celui qui gardera - les covenances sanz bruisier. E si commandons que cil soient - digne del damage de ceste loi, qui metent nostre non es covenanzes - convenances et et jurent par le salu as princes et puis mentent.

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- Li empereeur Leons et Anteles dient. Si ex falsis. Se transaction ont esté fetes par faus instrumenz ou covenances, ja soit - ce que seremenz i ait esté mis, quant la fausseté sera descoverte citeainementd. civilement n. nos commandons que eles soient depecies ; si que - se les covenances ou les transactions ont esté fetes seur pluseurs chapitres, icele partie - soit rapelee tant seulement de coi il sera prové que ele fu fete par faus instrument, et - li autre chapistre soient ferm ; se eissi n’est, que li plez qui fu meuz por celui que - l’en disoit qui estoit faus ait esté à paier.

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- Li empereres Anastasius dit. Iubemusfr. 20119 : écrit sur correction. Nos - commandonsfr. 20119 : écrit sur defendons biffé par le scribe en toz les plez qui sont ja meu et de coi - l’en plede, et en cels qui seront meu de ci en avant por aucune condicion de servage, que - transaction qui i sontfr. 20119 : qui i sont écrit sur ni soit biffé par le scribe fetes - aient leur force, se il ne remaintne demeure p. por autre - maniere qui s’acort à droit. Ne la forme ne la force n’en soit pas doteuse porce que eles - sont fetes de condicion de servage.

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- [2.5.0 De calculi errore] Cist tytres est d’erreur de - conte. -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians dientfr. 20119 : la traduction de l’inscriptio précède le - titre.. Errore. Il a esté sovent establi que erreur de - conte, comment que ele aviegne ou d’un marchié ou de pluseurs, ne doit de rien grever la - verité. E porce est il certains droiz que li conte qui sovent ont esté conté - pueent bien estre recordé se sentence n’en a esté donnee ou transaction fete. Se tu prameis par erreur de conte une somme de deniers que tu ne devoies pas - autresi comme se tu la deusses, tu puez demander que tu en soies delivrez.

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- [2.6.0 De postulando] Cist tytres est de mener autrui - causes. -

- Li empereres Antoines ditfr. - 20119 : la traduction de l’inscriptio précede le titre.. - Cum a prefecto. Porce que li prevoz d’Egipte defendi à toz jorz que tu - ne menasses causes et tu n’apelas pas, obeis à son commandement.

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- Li empereres Alixandres dit. Nec ceterorum. Se li enfant à cels que nos ou autre avons franchiz ont apris tant de letres que - il puissent defendre les causes à aucuns, il ne leur est pas veepas - deffendu que que il ne le facentIdée opposée - par rapport à celle du texte latin (Nec ceterorum liberti, nedum mei - quidem, si ita sunt litteris eruditi, ut patrocinia desiderantibus praestare possint, - prohibentur hoc facere éd. Krüger).

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- Li empereres Gordians dit. Si sub specie. Se tu covenanças que tu dorroies porce qui pooit estre deu par non d’avocation la - quantité qui est contenue en ta requeste, et tu prameis que tu la - rendroies autresi comme se ce fussent denier que tu eusses empruntez, ne ta besoigne n’as - pas esté fete par coi tu n’as pas paié les deniers, tu es seurs par exception de deniers - qui ne furent pas baillié et por ceste cause puez tu demander arriere la caucion que tu en - donnas, si comme costume est.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Velamento. Aucuns s’efforce por nient de revenir as causes aui sont finees porce que - li patrons de la cause n’est pas presenz.

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- Li empereres Constantins dit. Si qui. Se - aucun des avocaz sont trové qui prisent plus vilain gaaign que - leur buene renommee, et il demandent des besoignes que il prennent à - defendre certaine partie o grief damage de cels qui les besoignes sont, il nos plest que - cil qui seront trové en ceste felonnie soient osté del tot de la profession as avocaz.

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- Li empereeur Valentins et Valenz dient. Quisquis. - - Quiconques velt estre avocaz gart que uns meisme ne soit pas en une - meisme besoigne avocaz et juges ; quar il covient avoir aucune - difference entre les juges et les patrons des causes. E seur totes - choses, tuit li avocat doignent leur defendement à cels qui pledent en tel maniere que il - ne praignent pas hardement de ledengier ne de mesdire plus que li preuzle prouffit d. des causes ne requiert, ainz facent ce que la cause - requierz et s’atrempent de tot tort fet. Quar se aucuns est si - janglerres que il vuille estriver non pas par resons mes par repreches, il empierra sa - renommee. E l’en ne doit pas otroier que aucuns lest la besoigne et se tort à ledengier - son aversaire, ou en devant ou en derriere ; pardesus ce, li avocaz ne - face nul marchié o celui qui plede que il a reçeu en sa propre foi, ne ne face o lui nul - covenant. Nus d’els ne despise ce que il li loist à recevoir que cil - qui plede li donne par sa franche volenté por la grace de son office. - Nus n’aloigne plet à son escient. ¶ Li avocat qui sont en la cité de - Rome qui voudront user de cest office le puissent maintenir tant comme il voudront - en tel maniere que il ne praignent pas par ce acheson de vilain gaaign, - ainz en quierent acroissement de loenge. Quar se il sont covoiteus de - gaaign de deniers, il seront conté entre les tresvils hommes comme cil - qui forslignent de ce que il doivent fere. Quiconques - velt donc estre avocaz de cels à qui nos l’avons otroié, sache que tant comme il est - avocat il doit fere cel seul office que il a reçeu. E ne croie nus que s’eneur soit de - rien amenuisieer. apetice p. porce que il le covient ester - comme font li avocat, des ce que il a refusé la droiture de soier.

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-  Il meisme dient. Providendum. - L’en doit porvoier que li avocat de ta cort qui sont noble par deserte - et par ancianté ne soient tuit d’une part et que il ne coviegne que l’autre soit sostenue - par cels qui sont novel en l’office. E por ce, se il en a en l’aide a - une des parties .ii. ou plus de coi la renommee soit graindres. - grande que que des autres, il soit en l’office au juge que li avocat soient - departi egalment, si que li uns en aiten aient a. autretant en - s’aide comme li autres. ¶ Se aucuns - niee - nieLi - a. nye à à une des partie s’aide quant li juges - l’en aen avra a. amonnesté, se il met avant excusation que il - ne puisse prover, il ne soit pas puis oïz en la cort, et sache que il n’en avra james - restitucion. ¶ E se aucuns de cels qui pledent est atainz que il ait parlé à conseill à - pluseurs avocaz, et ait sostret à son aversaire par tel barat que il ne puisse pas avoir - autretant d’avocaz à sa defense, il mostre sanz dote que il a desloial cause et - que il velt escharnir l’autorité au juge.

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- Li empereres Leons dit. Nemo. Nus ne viegne - à la compaignie des avocaz ne en ta cort ne en jugement de contree ne pardevant aucun juge - se il n’est bien entroduiz es sainz misteres de la religion crestiane. E se il est fet - autrement par aucune maniere ou par aucun engign, li offices de ta hautece ait daimage de - .c. livres d’or par non de condempnement. Quiconques osera contre nostre - sage jugement emprendre l’office d’avocation et la defense des causes qui li est defendue, - il soit ostez de l’office de l’avocation et perde toz ses biens, et soit - envoiez en essill à toz jorz. E sachent li gouveneeur des contrees que cil en qui baillie - aucune tel chose sera fete pardra la moitié de ses biens et sostendra - paine d’essill par .v. anz.

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- [2.7.0 De advocatis diversorum iudiciorum] Des avocazDes avocaz om. (De advocatis diversorum iudiciorum - éd. Krüger) de deverses corz. -

- Li empereres Antoines dit. Si patronum. Se tu quides que li - patrons de ta cause i ait fet desloiauté, et tu as acompli l’acusement, sentence ne faudra - pas contre lui por la folie de son meffet, et puis en querra l’en derechief de la cause - principal. E se tu ne prueves que il i ait fet desloiauté, tu seras notez de faus - acusement, et les choses jugiees de coi tu n’apelas pas seront estables.

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Li empereeur Valentins et Graciens dient. Qui necessarioQui necessa. Nos ne volons pas que cil qui par force doivent servises à la - garnison de leur païsfr. 20119 : pais ne dans le ms, ne exponctué par le scribe - s’assemblent as curiaus por aler ça et là. Neporquant, nos otroions bien que il - aient es causes office d’avocaz et reçoivent en leur propres citez les servises des corz, - en tel maniere que il ne leur soit pas otroié à estre contrecontre - om. (ut non contra rem publicam civitatis éd. - Krüger) la chose commune de la cité en coi il ont ceste eneur.

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- Li empereeur Archades et Honoires dient. Ne quis. Nus de l’assemblee des avocaz - qui n’est pas liez as laz de la cort ne reçoive les offices des contrees ; ainz leur en - soit close l’entree se il les covoitent, ne il ne soient pas contraint de recevoir les - malgré leur.

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- Li empereeur Theodoses et Honoires dient. Fori. Quant que liQuant les a. avocat de ta cort et de totes les autres gaaigneront - par l’acheson de ceste profession sera leur propre aprés la mort leur peres, autresi comme - chatiex gaaigniez par chevalerie, et le porront chalengierp. - vendiquer à à leur propre seignorie à la maniere des chevaliers.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Quicquid. Quant que nos avons - otroié par la largece de nostre corage as avocaz de la haute prevosté d’Orient, ce meisme - sachent li patron des causes de la noble prevosté de la cité que leur est otroié par cest - present establissement.

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- Il meisme dient. SancimusSanctimus (sic). Nos commandons que as avocaz qui doivent mener les causes pardevant - ta hautece ne soit nule cure enjointe ne par juge ne par haute prevosté . Ne nus - ne croie que il doie rien enjoindre as avocaz des contrees ne à cels as nobles juges. Nule - maniere de servise ne soit donc enjointe as avocaz, ne nus offices de coi il doient rendre - conte, ne nule autre chose ne leur soit commandee, fors que il soient arbitre el lieu où - il ont office d’avocation. E li offices à celui qui voudra enfroissier les riules de ceste - loi soit puni par paine de .l. livres d’or.

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- Il meisme dient. - Hiisdem - Hisdem - Hiisdem - (sic) ; (Hisdem éd. Krüger). Nos jujons que l’assenblee des avocaz de la - noble prevosté d’Illire ait icels meismes privileges et iceles meismes quitances que cil - ont del haut siege de la prevosté d’Orient.

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- Il meisme dient. Cum advocatio. Porce que l’avocacion de la prevosté est aclose - par .c. et .l. avocaz, si que cil nombres ne puetne puisse e. - estre ne creuz ne apeticiez, nos commandons que cil d’els qui vendront à estre avocat à la - borse l’empereeura. au fisque s. soient franc chascuns, o .v. - filz se il les ase ilz les ont d., des laz de totes vils - conditionsLa traduction s’éloigne du texte latin de - référence : …iubemus eos, qui ex his ad fisci patronatum pervenerint, a cohortis vel - alterius vilioris condicionis nexibus cum liberis quandocumque genitis liberos - custodiri… (éd. Krüger). E quant il auront lessié cel office, et uns anz - sera acompliz, il se departent de la compaignie des avocaz et del consistoire. E tot ce - que li avocat de la cort de ta hautece aquierent par aucune aventure ou par aucun tytre - soit leur autresi comme chatiels conquis par chevalerie, si que li preuz de cez choses ne - soit ne à leur peres, ne à leur aiels de par leur peres. Eissi le jujons nos par - l’autorité de ceste loi. E totes cez chose soient estendues à l’ordre des avocaz - de la prevosté de la cité.

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- Il meisme dient. Si quis de togatis. Se aucuns des avocaz de la cort de ta - hautece, ou de la prevosté d’Illire ou de cele de la cité, ou de cels qui es jugemenz des - contrees defendent les causes, reçoit par l’eslection de ton siege l’office et la - poestéla puissance de de gouverner aucune contree, quant il - avra perfet enterignement l’aministration et sanz nule tache de sa renommee, il ait pooir - de revenir à l’office de coi il se parti, et de coi il soloitfr. 20119 : écrit sur correction de soloig gaaignier ce que - mestiers li estoit. Ne il ne li soit pas defendu par envie à defendre causes derechief.

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- Li empereeur Valentins et Marc dient. Binos. Nos commandons que li dui plus - haut avocat qui sont trové en ta cort soient mis chascun an à estre avocat de la borse - l’empereeura. du fisque et, et aient les enseignes de - dignitez et de privileges de coi cil usoit ça en arrieres qui estoit fez toz seus avocaz - de la borse l’empereeura. du fisque.

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- Li empereres Leons dit. Nemini Nos establissons que il ne - loise à nul à assenbler soi por nule chaleur as .c. et .l. avocaz que la haute prevosté - prendra à sont conseill. E nus ne soit assemblez en la compaignie des - avocaz de ton siege se il ne fet avant letres pardevant le gouverneeur de la contree donc - il fu nez, et pardevant ses officials, par coi il apere que il n’est sozmis à nul office - ne à nule fortune de la cort ; se li prevoz ou li gouvenerres de la contree est - presenz, ce soit fet pardevant lui ; se il n’est presenz, il le face pardevant le - defendeeur del chastel donc il est. Et li mestre des corzfr. 20119 : corz écrit sur - correction qui sont sage de droitfr. - 20119 : droit le dans le ms, le exponctué par le - scribe tesmoignent par leur seremenz et par leur letres que cil que il - vuelent metre en lieu est sages de droit. E li fill as avocaz de ta hautece qui orqui maintenant m. mainent les causes, ou qui les merront de ci en - avant, i soient mis pardevant les autres. E pardesus ce, nos jujons que - il loise à cels qui sont trové outre les .c. et .l. avocaz de ton haut siege a mener plez - pardevant le noble visconte, ou pardevant le prevost d’Egipte ou pardevant le conte - d’Orient et pardevant les governeurs des contrees.

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- - l - Il - meisme dient. - Sanctimus - Sancimus - anctimus - (Sancimus éd. Krüger). - os - Nos - Nous establissons que li patrons de la borse l’empereeurp. - du fisque qui, qui sera esleuz par le jugement de ton siege ne fenisse pas son - office chascun an mes au chief de .ii. anz, solonc l’anciane costume, sausc. sauf t. (salvis eidem consortio privilegiis omnibus - éd. Krüger) toz les privileges qui par les princes qui furent ça en arriere - furent donné à la compaignie des avocaz.

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- Li empereres Leons dit. Petitionem. Nos avons receu par - droit la requestefr. 20119 : requestes dans le ms, -s exponctué par le scribe as sages avocaz - de la cité d’Alixandre, que il nos envoierent del roule de leur cort, et del patron à la - borse l’empereeurp. du fisque si, si jujons par cest - establissement que il en i ait .l. establiz ; et que leur non soient escrit el roule qu’i - aient quant l’en les en requerra office d’avocacion, en la cort au prevost - d’Egipte, e en cele au duc de la marche d’Egipte ; li autre qui seront pardesus le devant - dit nombre soient avocat pardevant les autres juges de la cité d’Alixandre, et li fill à - cels qui i seront establi soient mis pardevant les autres en lieu de cels qui morront. E - quant cil qui avra esté par .ii. anz avocaz de la borse l’empereeura. - du fisque i. istra de tel office, il soit mis por son travaill en la dignité de - conseiller au gouverneeur de la contree, si quefr. - 20119 : que consc dans le ms, consc exponctué par - le scribe congiez et pooirs ne li soit pas toluz d’estre, quant mestiers - en sera, por soi ou por ses filz, ou por son pere ou por sa fame, ou por les persones de - son lignage qui menent de travers jusqu’au quart degré. Quant il - avendra que li patrons de la borse l’empereeurp. du fisque m. - morra, cil qui sera el prochain degré aprés lui soit mis en son lieu sanz nul delai et li - oir au mort n’aient nule esperance que il en puissent aquerre aucun preua. prouffit et ; et tuit li privilege que il ont euz jusque ci, et - cil que il auront par l’amonestement de ta hautece, soient gardé entierg. entierement et et sanz empoirier, si que cest leiance leur soit - donnee de par nos que il puissent parfere le remenantle demeurant - de de leur vie en pes et en oiseuseet en joyeuseté affin que - n., si que nus offices ne leur soit enjoinz malgré leur.

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- Il meismes dit. Advocati. Li avocat qui departent les dotes des causes et par - la force de leur defense adrecent es choses communes et es privees ce qui est - escolorgiée. ou en doubte et r. et rapareillent ce qui est - depecié, ne porvoient pas mains à l’umain lignage que se il sauvassent par batailles et - par plaies le païs et les peres. Nos ne creons pas que cil seul soient chevalier à nostre - empire, qui sont armé de glaives et d’escuz et de plates de fer, mes li avocat, li patron - des causes, sont chevalier qui par le garnissement de leur glorieuse voiz, où il se fient, - defendent l’esperance et la vie et les oirs as laboreeurs.

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- Li empereres Leons dit a Dioscore le prevost. Post duos. - Aprés les .ii. patrons de la borse l’empereeurp. du fisque - qui, qui par les constitucions qui ont esté fetes devant ceste sont garni de granz - privileges, nos commandons que li .lxiiii. avocat qui orendroitqui - maintenant sont sont, des le primier jusqu’au derrenier, usentd. usans des des benefices as empereeurs de coi li patron de la - borse l’empereeurp. du fisque et et leur fill sont enoré. - E si ajostons à ce que se aucuns des patrons à la borse - l’empereeurp. du fisque m. muert, il ait pooir d’envoier ou - par testament ou sanz testament à ses enfanz, ou as estranges que il fet ses oirs, - sess. heritiers de ses g. gaainz de tot l’an, des que il - commença à fere cel office.

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- Li empereeur Leons et Zenons dit à Justin le prevost. Ad similitudinem. A la - semblance des .lxiiii. avocaz de la cort de la haute prevosté, .xv. de cels de la cort de - ta hautece qui tienent les primers degrez aprés le patron de la borse l’empereeurp. du fisque a. aient par nostre benefice icels meisme privileges - de coi li patron de la borse l’empereeurp. du fisque - et et leur enfant sont garni.

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- Il meisme dient au prevost d’Illire. Iubemus. Nos - commandons que l’ordre des avocaz de ta beneuree hautece soit aclose en .c. et .l. avocaz, - sicommea. ainsi comme il il fu establi ; et totes les foiz - que cil nombres sera amenuisiez, ou par la fin de la profession ou par mort ou par aucun - autre cas, il soit aempliz par l’eslection de ton siege, si que cil qui seront mis à - parfere cel nombre soient quite jusqu’à .ii. anz de tot autre serviseD’après le texte latin, on attend l’opposition entre les - avocats qui sont d’une cohorte ou d’autre condition inferieure ; probablement un saut - commun à fr. 20119 et fr. 198 (sine ulla cohortalis aut cuiuslibet - deterioris condicionis quaestione succedant éd. Krüger) et de poieurde pire c. (deterioris condicionis éd. Krüger) - condicion ; mes se aucune action apartient contre els as ministres de la cort, ele soit - sauve, quar il est certaine chose que ele faudra quant il avra acompli l’office del - patronage de la borse l’empereeurp. du fisque et et il en sera - eissuz. E quant cist .ii. an seront passé, cil qui requerront à estre mis en la cort de ta - haute poestéh. puissance n. n’i soient pas reçeu se il - n’aportent letres par coi il soit veu apertement que il ne sont sozmis à nule vil - condicion. Tuit li privilege qui par les princes qui furent devant nos - ou par l’empereeur Leon ou par noz constitucions ont esté otroié as avocaz de la grant - prevosté d’Orient, establissons par ceste loi que nos volons qui - vaillent - vaille - vaillent pardurablement que soient donné as avocaz de ton haut - siege sanz aucune devise.

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- - Des avocaz as divers jugemant. fr. 20119 : cette rubrique indique une division supplémentaire par rapport à la structure du texte latin de référence (éd. P. Krüger) -

- Li empereres Anastasius dit à Eusebe le mestre des offices. Sugestionem. - Nos avons reçeu les letres au noble visconte d’Ase par coi il nos - à fet savoir que li avocat de sa cort ont requis par commune requeste que quant - il auront lessié l’office d’avocation il aient aucune dignité par nostre don. - Nos commandons donc que quant il auront lessié le devant dit office - chascuns de cels qui orendroitqui maintenant sont sont, ou qui - de ci avantde ci en avant seront en leur assenblee, aient la - dignité au conte de la premiere ordre, si que il aient el tens de leur repos le fruit des - travalz que il ont sofferz. Quar por leur loiauté et por leur sens qui a esté esprovez - envers cels que il ont euz en conduit, il sont par droit dessevréd. - separé des des hommes de privee condition, et conte el nombre des nobles hommes.

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- Il meismes dit à Thomas le prevost d’Illire. Advocatos. Nos commandons que li - avocat de ton haut siege qui en divers tens seront esleu à estre patron de la borse - l’empereeurp. du fisque et et leur enfant, qui ja sont né et - qui de ci en avant nestront, et leur fames soient quite et franc de toz servises et de - totes vils condicions. Quar ce fu pieça otroié par les saintes constitucionsfr. 20119 : par les saintes constitucions - ajouté par le scribe dans l’interligne supérieure - as avocas de le prevosté d’Orient et à cels de la prevosté de la cité ; et il - n’est pas dote que icez .ii. poestez.ii. puissances et et cele - de ton siege ne soient sereurs.

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- Il meismes dit à Costantin le prevost. Iubemus. Nos - commandons que li primaz des avocaz de la cort au noble conte d’Orient ait par .ii. anz - l’office de patron à la borse l’empereeurp. du fisque et, et - ait en cez .ii. anz les conforz qui li sont assis par commun assentement ; e quant li dui - an seront passé, il lest la possession d’avocation. E la compaignie des devant diz - avocaz s’estende au nombre de .xl. hommes tant seulement, si que se il en i a - orendroita maintenant a. aucuns plus, il ne soient pas osté - de l’office d’avocacion ; mes nus autres n’i soit ajoinz, si que la compaignie des avocaz - ne seurmont pas le nombre de .xl. hommes. E cil qui solonc ce qui a - estéqui avra esté e. establi auront lessié l’office de - patron à la borse l’empereeurp. du fisque ne ne soient pas - empeechié aprés ce que il n’usent aprés ce de l’officeu. de l’office - d’a. d’avocation chascuns por soi ou por sa fame, ou por le pere ou por la mere - sa fame, ou por son gendre ou por sa bruz, et por les coutiveurs et por les sers qui - apartienent à els, ne leur mesons ne soient pas molestees par la charge - de cels qui prennent les ostiex, si que chascuns puisse chalengier ceste dignité en une - seule meson qui soit seue. E des livroisons as semenneeurs la maniere - qui est esclerieeest desclerce es es letres qui nos ont esté - envoiees soit gardee por els et por leur coutiveeurs, et por leur sers, si que nus n’ait - congié de passer cele mesure envers els ; et de ci en avant, nus ne - soit acompaigniez à la devant dite compagnie devant que il ait entendu à aprendre par le - tens qui est establiz. E li fill as avocaz qui encor sont en cel - office, ou à cels qui ont osté l’office de patrons à la borse l’empereeurp. du fisque s., soient esleu pardevant les estranges à estre mis - en lieu de cels qui morront, et i soient acompaignié quitement et sanz despens, se il ont entendu à la doctrine des lois par le tens qui est establiz. E - que il soit porveu à cels qui ont eu l’office de patrons à la borse l’empereeurp. du fisque non, non pas tant seulement à cels qui encor vivent - mes as morz ; leur confort viegnent à leur oirs et ce soit gardé envers cels qui avront - osté l’office de patrons à la borse l’empereeurp. du fisque - que que il ne soient sozmis à nule cure de commun office ne à nule charche de - rien fere contre leur volenté, se ce n’est pas nostre especial autorité. E si jujons que - cil qui sont en aucune contree ne soient de rien acusé, fors pardevant le gouverneeur de - la contree où il sont quar ce est leur juges avenanz.

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- fr. 20119 : absence de la traduction des - constitutions 2.7.23-24, qui figurent dans la traduction 1 ; en revanche, les - constitutions 2.7.25-29 ci-dessous ne figurent pas dans la traduction 1. - Li empereres Justinians dit à Maron le prevost. Restituende. L’en - doit rendre as avocaz de clere eloquence les .lx. livres d’or que li empereres Zenons qui - fu de sainte memoire leur establi. E li noble patron de la borse l’empereeurp. du fisque a. aient par nostre don la devant dite somme d’or toz - les anz sanz nule boisdien. fraude de de ton haut siege, qui - soient departies egalment entre els .ii. Quar ce est bien rendu à toz qui por le preule prouffit de de toz es donné as mestres, pardeseurpardessus ce nos porvoions que les saintes epistres par coi li - conestrable de la prevosté et li notaire sont loé ne soient pas envoiees el non de l’un - seul mes des .ii. ensemble qui que il vuillent metre en hautece , ou leur filz ou - autres. E pardeseurpardessus ce, il - aientce qu’ilz aient par par plus haut benefice les letres - par coi leur noble dignité estd. soit e. enoree, si que ce que - nos prametons à donner el non d’un vaille à l’autre. E se il vuelent - avancier aucuns de leur contree, ou de leur amis qui demeurent en la contree, nos leur - donnons congié d’offrir nosde nous offrir c. chascun an .ii. - hommes, de coi li uns soit de l’ordre des chevaliers et li autres de l’ordre de cels à - pié, qui soient mis en lieu de cels qui morront, mes que covenanzque - avenant n’en n’en soit fez en leur vie. Si que quant il - offrerront cez .ii. hommes, il doignent por chascun .ii. mile solz sanz plus, as contes - des chevaliers por celui qui est de l’ordre des chevaliers, et as mestres des genz à pié - por celui qui est de l’assenblee de cels à pié et les soudees leur soient maintenant - paiees, et li autre confort qui sont establi as nouveaus chevaliers sans nul apeticement. - E il aient toz les autres privileges qui ont esté donné en divers - tens ou par les letres as empereeurs ou par les ordenemenz et par les sentences de ton - haut siege. Quar cil que nos jujons à dignes doivent molt mielz avoir les choses qui - furent otroiees devant.

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- Il meismes dit à Theodore le prevost. Per hanc. Nos - jujons par ceste loi que pardevant que li nombres des avocaz de ta cort soit ramenez au - nombre de .iiii.xx hommes tant seulement, il ne soit otroié à - nul à tendre ià y tendre par nul art, se ce ne sont li fill à - cels qui sont del nombre des .xxx. hommes premiers, qui soient bien emparlé et entroduit - en estuide, qui i soient mis de grace et sanz aucun loier ; nus estranges n’i soit mis, - forsic .ii. chascun an qui soient bien - emparlé. E quant il seront ramené au nombre de .iiii.xx, nus n’ost - passer cel nombre ne par covoitise ne par malice. E nus n’ait congié de - mestorner l’ordre, qui i doit estre solonc le tens, ne de changier les lieus, autresi - comme par marchiez, si que cil qui sont encor novel ne soient pas entre les anciens. - Nos volon que ce soit prononcié que nus d’els ne demeurt en estranges - regions, ne ne lest la garde de ton glorieus siege. E sachent tuit que puis que il auront - empetré le non de patrons de la borse l’empereeurp. du fisque - se, se il s’atienentse abstiennent o. (ultra - trium annorum spatium ex sacratissiama hac urbe morandum duxerit éd. - Krüger) outre l’espace de .iii. anz de ceste sainte cité, que ne nons d’avocaz ne - privileges ne leur vaudra ; ne il n’aient pas acheson de demorer hors par demander en - l’autorité del devant dit siege. E se aucune de cez choses comment que - ele soit petite est bruisieesoit brisee en (Quorum - omnium si quid vel minimum quocumque tempore fuerit violatum éd. Krüger) - en aucun tens, li official de ton siege et cil qui leur aideront soient puni chascuns en - .x. livres d’or porce que il ne metront la force de ceste presente loi contre cels qui - s’efforceront de fere contre noz establissemenz, et se il ne s’efforcent à tot pooir que - nule chose ne soit essaiee encontre. Quar paine de .x. livres d’or est establie - contre les aministreeurs de ton haut siege se il ne gardent et porvoient ententivement que - li salvable ordenement ne soient pas enfroissié. Li .vi.c denier d’or que li patron de la borse l’empereeurp. du - fisque s. suelent avoir de la huche commune, à la maniere des anciens tens, que - il ne s’en issent besoigneusi. souffreteux a. aprés la fin de - leur advocation et aprés leur glorieus labor, ne soient pas donné en certain jor, si comme - il avient sovent, mes quant il auront fet la moitié de leur office il soient paié sanz - demeure toz les anz es kalendes - duitoure - d'octobre - d’octobre (id est kalendis octobribus éd. Krüger). E tuit - li privilege qui par les sainz princes qui furent ça en arriere, ou par l’autorité des - juges à qui la chose apartient, soient gardé fermement. E quant aucuns - d’els sera trez en cause, ou por cause citeaine ou por question criminal, ou en ceste cité - ou en aucune contree, ou quant il avendra que aucuns d’els sera hors par le tens qui est - otroiez, li executeur n’aient d’els nule livroison por leur semonses, ne cil qui - s’entremetent de movoir les plez ne leur demandent rien par non de despenses, por nul où - il soient.

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- Il meisme dit à Archelae le prevost. Nemo. Nus escepté la persone de Menandre - le patron de la borse l’empereeurp. du fisque n’ait n’ait de - ci en avant esperance pour saillir au plus haut degré d’user des - des - - fr. 20119 : répétition benefices qui sont donné as - patrons de la borse l’empereeurp. du fisque t. tant comme il - maintienent les causes de la borse l’empereeurc. du fisque ou, - ou aprés ce que il ont acompli leur office2.7.28 texte - grec.

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- Il meismes dit à Jehan le prevost. De constitutione. Li - avocat de la prevosté d’Illire nos requistrent por la constitucion au saint empereeur - Justin nostre pere que il fist des avocaz de ton siege que nos leur esclerissonsn. desclarissons se (Illyriciani advocati postulaverunt a - nobis eis clarum fieri éd. Krüger) se il porroient avoir lieu entre els se - il se partoient de la cort ou par congié ou sanz congié. Nos - establissons donc queN. establissons que tel loi tiegne - generalment en leur persone, que se aucuns est hors plus de .ii. anz continuels sanz - congié, ou plus de .v. anz par congié, il soit del tot effaciez del ruole as avocaz ; si - que congiez ne li soit pas puis donnez de chalengierde vendiquer - son son degré, ne d’este puis o les avocaz del devant dit siege. Li avocat de ta - hautece usent donc de cest nostre general establissement.

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- [2.8.0 De advocatis fisci] Des avocaz à la borse - l’empereeur. -

- Cum te. - or - Por - ce que tu proposes causesp. que tu as - mené les c. (Cum te fisci causam agitasse proponas éd. Krüger) - de la borse l’empereeurc. du fisque ja, ja soit ce que tu - niees que tu n’as pas eu ton salaire, neporquant tient toi à ce que tu as prameis. Quar il - est deveéest deffendu que que cil qui ont mené la cause à la - borse l’empereeurc. du fisque s., soient avocat contre li.

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Li empereeur Valentins et Galiens - dient. Potes. Tu puez par nostre autorité donner defendement as bas hommes - contre la borse l’empereeurc. le fisque por, por tant que tu - te gardes de recevoir icele cause que tu tretas quant tu estoies avocaz de la borse - l’empereeura. du fisque.

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- Li empereres Constantins dit. - Sisci - Fisci - Fisci (fisci éd. Krüger). Li avocaz de la borse l’empereeura. du fisque ait ait poor de paine, et se gart que il ne ceile les - preuel. prouffit d. de la borse l’empereeurp. du fisque et et que il ne travaille à tort menue gent contre - qui il n’ait action el non de la borse l’empereeurn. du - fisque.

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- Li empereeur Gracians et Valentins et Theodosus dient. Racionales. Cil qui - recoment les contes de la chose privee qui s’entremetent des causes ou des sainz tresors - recoivent l’examination des causes quant li avocaz de la borse l’empereeura. du fisque s. sera presenz.

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- [2.9.0 De errore advocatorum vel libellos seu preces concipientium] De l’erreur as avocaz et à cels qui escrivent ses e. - les p. prieres. -

- Li empereres Alixandres dit. Ea que. Les choses que li avocat dient pardevant - cels à qui il mainent leur causes doivent estre autresi tenues comme se li seigneur meisme - des causes les deissent.

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- Li empereres Gordians dit. Errores. Il est aperte chose que les erreurs à cels - qui escrivent les prieres ne pueent pas aporter grevance à la verité. E por ce, se tu puez - prover que li condempnemenz de coi tu diz que mention est fete el primier libelle ne fu - onques fez, cil qui doit connoistre des besoignes savra bien que il ne covient pas que tes - allegacions en soient afebloiees.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Sentenciis. Il ne covient pas que - les besoignes qui sont finees par sentences soient rapelees par letres. E les choses qui - sont establies que l’erreur as avocat ne nuise pas à cels qui pledent ne te pueent pas - aider, quar tu estoies presenz ne tu ne contredeis pas maintenant, ce est dedenz trois - jorz à ce qui fu dit, ne tu ne proposesne proposas pas pas que - tu usasses del remede d’apel aprés la sentence se ele te desplesoit.

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- [2.10.0 Ut quae desunt advocationi partium iudex suppleat] Que li - juges acomplisse ce qui defaut as avocaz. -

- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Non dubitandum. L’en ne doit pas - doter se cil qui pledent ou leur avocat dient mains que il ne doivent, que li juges ne - doie acomplir et dire ce que il set qui s’acorde as lois et à droit commun.

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- [2.11.0 De causis, ex quibus infamia alicui inrogatur] -

- Li empereres Sevoirs dit. Infamie. Mauvese renomee ne t’est pas donnee por ce - tant seulement que tu fus mis en chartre, ou que tu fus liez par le commandement au loial - juge.

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- Il meismes dit. Neque. L’en ne puet pas entendre que cil soit dampnezs. condampné ne ne de larrecin ne de biens raviz par force ne - d’autre crime qui porce que il avoit receu par non de trëuz plus que il ne devoit fu - condempnee el double par le prevost.

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- Il meismes dit. Etsi severior. Ja soit ce que plus cruel sentence dut estre - donnee, neporquant se li nobles viscuens fu meuz par certaines resons, et il - donna plus debonere sentence et commanda que tu t’atenisses par .ii. anz de l’ordre des - curials, il est aperte chose que tu n’es pas por le tens trespassé el nombre de cels qui - soit mal renommé, por ce se il semble que li juges te quita aprés les .ii. anz la defense - d’estre en l’ordre des curials.

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- Il meismes dit. Si Possidonium. Se tu prueves que Possidonius qui fu envoiez - en essill jusqu’à .i. an n’avoit pas mesfet solonc la sentence au visconte por coi il - deust estre dampnez par essil de .v. anz, il ne covient pas que il soit contez entre cels - qui sont malrenommé, quar il semble que transaction soit fete de l’asprece de la sentence - encontre les autres damages.

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- Il meismes dit. Decuriones. Il est defendu que li curial ne leur fill ne - soient chastié par batemenz ; mes se li visquens prononce que tu aies fet tort, tu es - notez de male renommee.

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- Il meismes dit. Ad tempus. Cil qui sont donné à certain tens à fere commune - uevre retiennent leur ancien estat, mes il seront sozmis à male renommee quant cil tens - sera acompliz.

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- Li empereres Antonius dit. Nemo. Nus n’est malrenommez por ce sanz plus que il - s’est atenuz des biens son pere.

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- Il meismes dit. Furti. Se tu fus condempnee de larrecin, ja soit ce que tu ne - fus pas batue , tu es malrenommee. E se la chose que uns autres embla de coi tu ne - savoies rien fu trovee entor toi, la dure sentence ne grieve de rien ta renommee.

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- Il meismes dit. Neminem. Nus n’est malrenommez por ce se il defent les - besoignes que il fist en s’enfance.

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- Il meismes dit. Iniuriarum. Cil qui est dampnez de tort fet en la persone de - son serf est malrenommez.

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- Li empereres Alissandres dit. Debitores. Li deteur qui abandonnent leur - biens, ja soit ce que li bien sont vendu por cele cause, il ne sont pas por ce mal - renommee.

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- Il meismes dit. Si te. Se il est certaine chose par la sentence au prevost - que tu as gasté heritagefr. 20119 : gasté ton - heritage dans le ms, ton exponctué par le scribe – - fr. 198 : as gasté .i. heritage, tu n’as pas eschivé male - renommee porce que autre paine de graigneurde plusgrant l. - larrecin ne t’est pas enjointe.

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- Il meismes dit. Eaquefr. 20119 : Eaque - suivi de trois lignes exponctuées par le scribe : Cele qui blasma - ses filz en son testament... mes la renommee. Les choses que aucuns escrist en - son testament quant il blasma ses filz ne les font pas par droit malrenommez, mez eles - grievent envers preudes hommes la renommee de celui qui desplot à son pere.

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- Li empereres Gordians dit. Nullam. Tes oncles n’ait poor de nulle male - renommee por ce se il fu sozmis à batemenz por fere enqueste d’un crime se sentence ne fu - donnee qui li donnast male renommee.

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- - l - Il - meismes dit. Decreto. Li pleurs as fames et li tristes - habiz et les autres enseignes de doleur sont quitees as fames par le jugement à la haute - ordre des senateurs, mes il ne leur est pas otroié à marier soi dedenz le tens que eles - suelente. doibvent p. plorer leur mariz mort. E se fame se - marie dedenz cel tens, et ele et cil qui à escient la prent à fame, ja soit ce que il est - chevaliers, a par le pardurable banissement tache de male renommeet. - de infameté.

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- Il meismes dit. - Rustibus - Fustibus - Sustibus (Fustibus éd. Krüger). Il est certaine chose que cil qui a esté - batuz, à qui li banissierres a dit « Sichafanti », ce est une reproche qui sonne - autretantr. qui vault autant à dire c. comme « Tu menjas les - figues » est notez comme faus acuserres, et por ce semblece sembla - il il que il soit malrenommezs. infame.

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- Il meismes dit. Verbum. Il semble que la parole qui est contenue en tes - prieres apartient plus à chargier vergoigne que à donner aucune tache de male - renommeet. d’infameté q. ; quar ce qui fu dit ne fus pas dit - por sentence, aprés la connoissance de la cause, ainz fu respondu par l’interlocutoire au - juge à la requeste au patron, et por ce ne donnene donna il il - pas male renommee.

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- Il meismes dit. Non dampnatos. Li pardurables banissementp. edict ne ne fet pas melrenommez tant seulement cels qui sont dampné de tort - fetd. de injure m., mes cels qui en ont fet covenant. Il nos - plest que l’en entende que cil en ont fet covenantIl nos plest que - l’en entende que cil en ont fet covenant om. – saut du même au même (in hac causa - placuit intellegi éd. Krüger) qui por ceste cause en ont donné à leur aversaires - par transaction deners pour leur mauvese conscience. Mes la simple promesse qui est fete - por cele chose garde la renommee entiere. E se li contenz a esté departiz par - serement, nus ne dote que la religion au juge n’en puisse assoudre.

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- Li empereeur Carins et Numians dient. Interlocutio. Il ne semble pas que - l’interlocutoire au prevost face malrenommé celui de qui tu te plainz, quar il ne fu pas - condempnez por tort fetc. por injure ne, ne por force que il - eust fete, mes il fu grevez et amonestez par le prevost qui estoit corrociez que il se - reformast a meilleur vie.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Improbum. Tache de male renommee - doit estre donnee à cels qui maintienent engresse usure et demandent contre droit usure - d’usures.

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- Il meisme dient. Si fratres. Se ti frere estoient dedenz aage quant il - apristrent l’art as joeeurs, et il se firent regarder au pueple, il retienent leur - renommee tote entiere.

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- Il meisme dient. Fidem. Cil qui bruise la loiauté de compaignie sera trez en - cause en son non par action de compaignie, et sera contrainz à fere satisfaction o perill - de male renommee.

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- [2.12.0 De procuratoribus] Cist tytres est de - procurateurs. -

- Li empereres Pius dit à Sevoir. Cautio. Caution que la chose sera estable est - lors demandee au procurateur quant l’en dote savoir mon se la besoigne li fu commandee.

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- Li saint frere dient. Cum rem. Porce que tu diz que la cause est por chatel, - tu puez respondre par ton mari à l’apel à ton aversaire, quant les sollempnitez - qui i doivent estre seront acomplies ; quar li apel qui sont por deners puent estez mené - d’une part et d’autre par procurateurs.

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- Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Cum qui(Eum qui éd. Krüger). Apele pardevant le - prevost celui qui s’entremet des choses as oirs qui te doivent, si comme tu diz, ce qui - leur fu enjoint que il te donassent, et il sera contrainz de respondre toi ou - l’aministration li sera deveés. deffendue s. solonc la forme - de la jurisdition. E se li oir n’ont qui les defende, li prevoz - prendraprevost y prendra g. garde, savoir mon se il te doit - metre en possession et suivre la jurisdition qui selt estre mostree envers cels qui ne - sont pas defendu.

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- Il meisme dient. Quia absente. Porce que tu diz que tu n’estoies pas presenz - quant jugemenz fu fez, il est droiz que la defense de ta cause te soit rendue. Ne ce ne te - nuira point que ta fame fu au jugement et que ele s’acorda à la sentence, quar autrui fr. 20119 : autrui écrit sur correction - de autre- besoignes ne pueent pas estre fetes par fames se les actions ne - leur sont donnees, si que toz li gaainz en soit leur.

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- Li empereres Antoines dit. Actionem. Il a ja esté exprés el pardurable - banissementp. edit que que action doit estre veeee. deffendue à – fr. 20119 : veee suivi - de el exponctué par le scribe à celui qui velt pledier - el non de celui qui n’est pas presenz se il ne le defent.

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- Il meismes dit. Reum. Il est certaine chose que cil qui est acusez de crime ne - puet pas recevoir defense d’autrui cause devant que il ait purgié s’innocence.

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- Il meismes dit. Militem. Il ne covient pas que chevaliers plede par - non de procurateur, ne por son pere ne por sa mere ne por sa fame, neïsneïs om. (nec ex sacro rescripto éd. - Krüger) se il en a les letres l’empereeur. Quar il ne li est pas otroié por le - commun profit que il ne recoive autrui defense, ne que il rachat autrui besoignes, ne que - il i soit autresi comme aiderres.

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- Il meismes dit. Quod quis. Se aucuns t’a commandé que tu demandes ce qui li - est deu, tu ne puez pas commander à autre que il le demantfr. 20119 : demant suivi par que exponctué par le scribe devant que li plez en soit entamez.

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- Il meismes dit. Qui stipendia. Cil qui gaaignent leur soudeesl. gaiges se se pueent bien entremetre de leur besoignes sanz - meffere contre leur discipline. Ne l’en ne peut pas dire que cil qui a maintenu les - actions qui li furent commandees por cause honeste et plaine de vergoigne, use d’autrui - besoigne. Quar ja soit ce que li contenz est pris par buene foi en autrui persone, - neporquant l’en ne dote pas que cist ne face sa besoigne. E se ce estoit defendu à noz - chevaliers, ce seroit vilaine chose et desloial.

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- Il meisme dit. Si procurator. Se li procurateurs qui est establiz à une - certaine chose passe l’office qui li est commandez, ce que il fet ne puet rien grever à - son seigneur. Mes se il ot pleniere poestép. puissance de de - fere ses besoignes, il ne covient pas que la chose jugiee soit rapelee. Neporquant, se il - a fet aucune chose par barat ou par tricherie, il ne t’est pas defendu à trere leà le traire en cause à la maniere des jugemenz

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- Il meismes dit. Neque tutores. Li defendeeurles tuteurs ne ne li procurateurles curateurs - ne ne pueent pas establir en leur persone procurateur en la choseen la cause à à l’orfelin que il ont en garde ; mes il i doivent - establir .i. qui demant por els. Et li orfelins ou l’orfeline, ou cil - ou cele qu iest en garde de procurateurgarde de curateur p. - pueent par l’autorité à celui qui les a en garde establir procurateur et à demander et à - defendre. Quard. Et q. quant li defendeeur - ou li procurateurq. le tuteur ou le curateur a. avront entamé - le plet, il ne leur est pas deveépas deffendu que que il ne - facent procurateurs, à la maniere des autres procurateurs qui ont entamé le plet.

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Il meismes dit. Exigendi. - Il ne fu pas besoinz par double reson de demander commandement à - ton fill qui sofroit à defendre tois. à toi deffendre q. ; - quar chascuns, ou privez ou estranges, puet defendre sanz commandement por tant que il - doinst caucion por la defense et face les autres choses qui li doivent estre gardees ; ou - porce que se li filz muet action el non de son pere, il n’est pas contrainz de prover le - mandement. Mes porce que tes filz n’avoit pas encore acompli loial - aage, por cele le porra li juges par droit boter arriere de la procuracion. Mes il fu molt - mielzfust meilleur d. droiz que l’en oïst cel defendeeur, - que il ne fust à condempner toi griement comme defaillant par contumage.

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- Li empereres Gordians dit. Ita demum. Tu puez porsuivre le plet que - ta mere te commanda, se eissi fu quant tu entamas le plet que exception de ta chevalerie - ne fu pas proposee contre toi. Quar ele ni puet orp. maintenant - pas pas estre proposee quant l’en plede de la cause d’apel. E se la chose est - entiere, la reson del pardurable banissementp. edit n’o. - n’otroie pas que tu metes avant action en autrui non.

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- Il meismes dit. Non eo. La sentence qui fu donnee contre toi n’a pas por ce - mains de force par reson que cele à qui tu pledoies bailla à son mari sa cause à mener - sanz son procureeur. Quar li aages selt valoir à cels qui sont dedenz aage es choses qui - tornent à leur damage, et non pas en celes qui tornent à leur preul. - prouffit.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Item. Tu as compris apertement - en tes proieres que tu achatas un pletfr. 20119 : - pluet dans le ms, -u- exp. par le scribe - contre buenes meurs. Ce n’est pas contre droit de receveoir procuracion qui est uns - offices qui doit estre fez par grace ; mes li offices en coi l’en achate autrui cause - n’est pas receuz par droit.

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- Il meisme dient. Procuratorem. Se li procurrerres ou cil qui fesoit autrui - besoigne n’ot especial commandement de vendre .i. champ, il est aperte chose que il n’ot - pas pooir de vendre la seignorie. E por ce, se tu achatas de lui .i. champ sanz volenté au - seigneur, tu puez savoir que tes desierriers est engrés par coi tu requiers que la - seignorie t’en soit otroiee por cel achat.

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- Il meisme dient. Invitus. Nos n’est contrainz de recevoir procuration malgré - suen, ne d’estendre las. ne de la deffendre o. (extendere éd. Krüger) outre ses droites bonnes, fors por cause d’apel. Ne - nus n’est contrainz de metre soi à defendre celui qui n’est pas present, ainzp. maiz s. soffit bien se aucuns acomplist la foi que il a receue.

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- Il meisme dient. Alienam. Recevoir autrui defense est offices à homme. Il est - certaine chose que ce passe nature de fame, demande donc defendeeurd. - tuteur à à ton fill se il est dedenz aage.

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- Il meisme dient. Si pretium. Se li prevoz de la contree aperçoit que li pris - que tu donnas as procurateurs qui te vendirent autruifr. 20119 : autrui écrit sur correction de aucun champ - ou autrui serf sanz commandement, et si que la volenté au seigneur n’i fu devant ne aprés, - fust tornez en son preus. prouffit q., quant il connoistra la - cause il commandera que il soit renduz.

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- Il meisme dient. Nichil. Nos disons que il n’a point de difference savoir mon - se lafr. 20119 : la pers dans le - ms, pers exponctué besoigne trespasse à la persone au - procurateur au commencement, ou aprés ce que li plez est entamez.

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- Li empereres Costantins dit. Maritus. Li mariz ait - franche poestéf. puissance d’e. d’entremetre soide soi entremettre s. sanz commandement des choses sa fame comme - donner caution sanz autre sollempnité que il ne coviegne as fames mener leur plet, qui - tort à vilanie à la reverence as fames, et estre as assemblees des hommeset estre as assemblees des hommes om. (nec conventibus virorum vel - iudiciis interesse cogantur éd. Krüger) et a jugemenz. Se - aucuns recoit commandement, ja soit ce que il soit ses mariz, il doit fere ce - sanz plus ce qui li enjoint en la procuracion.

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- Il meisme dient. Procuratoribus. Quant procurateur sont establi, et il sont - fet seigneur de la cause par entamer le plet, cil qui leur baillierent mes besoignes n’ont - pas pooir de porsuivre lesde les poursuivre se, se mortel - haine ne nest entre els, ou maladie ou autre cause necessaire. Quar lors puet li plezl. le plait peut e. estre remuez malgré leur.

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- Li empereres Julians dit. Nulla. Il n’est pas dote puis que la cause a esté - aportee en jugement, et li procurateurs est fez sires del plet, il puet fenir le plet qui - est commenciez neïscommencé aprés aprés la mort à celui qui li - commanda que il meust le plet ou que il le defendist ; quar li feteur del viell droit - establirent que il puissent fere procurateurs.

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- Li empereeur Grancians et Valentins et Theodoses dient. Licet. Ja soit - ceJa soit que l’en que l’en doit au commencement del plet - enquerre de la persone au procurateur, savoir mon se li sires del plet li a donné - commandement de pledier, neporquant se faus procurateurs est trovez, l’en ne puet pas dire - que ce soit ne plez ne jugemenz.

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- Li empereeur Valentins et Archades et Theodoses dient. Quicumque. Se aucuns - de cels qui est en dignité de prevost ou mestres de chevaliers, ou quens del consistoire, - ou qui a aministration de visconte ou de vicaire, emplede aucuns ou il est emplediez, - establisse solonc les droiz procurateur en sa besoigne. E se aucuns trespasse les - establissemez de cest ordenement, et il se met en jugement por pledier, il perde le gaaign - del plet de coi il n’atent pas l’aventure par procurateurs. E li juges qui fera contre ce - sache que .xx. libres d’or li seront demandees et autretant à son office.

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- Li empereeur Archades et Honoires et Theodoses dient. In pecuniariis. Nos - donons à chascun pooir de respondre par procurateur se il velt en cause de deniers, ja - soit ce que l’autorité de cest commandement ou de ceste sentence ne le dit pas - especialment, se eissi n’est par aventure que l’autorité à grant juge face aucune foiz - venir pardevant els aucuns loiaus hommesfr. 20119 : - hommes suivi par venir pardevant els biffé - por granz causes.

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- [2.13.0 Ne liceat potentioribus patrocinium litigantibus praestare vel actiones in se - transferre] Il ne loise pas as plus puissanz à defendre cels qui - pledent ou à torner les actions seur loi. -

- Li emperereur Dyclicians et Maximians dient. Divine. Li - sages princes Claudius nostre peres establi saintement que cil perdent leur causes qui i - quierent la defense de plus puissanz, si que chascuns ait poor de ceste paine, et li plet - corent par leur droit cors, et ne soient pas apuié par les richeces as puissanz hommes. - E il fu si commeuz par les plaintes à cels des contrees que il - commanda que li gouverneeur des contrees fussent gardés de cest establissement et vengeeur - de la chose se ele estoit despitee. despecee et, et que il - jujassent par rede sentence les demandeeurs ou les procurateurs qui par grace ou - par loier recoivent autrui besoignes. E por ce, tu devras metre - t’audience entre cels qui pledent, quar ce est generalment li preuzl. - prouffit à à toz et meesmement as povres qui sont sovent grevé par les aides as - puissanz. N’aies pas poor de fere par ce tort as nobles hommes ; quar li empereres - Claudius fist le gouveneeur de la contree jugeeur de ceste chose et vengeeur se mestiers - est.

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- Li empereur Honoires et Theodoses dient. Si cuiscumque. Se actions de quels - manieres que eles soient sont aportees à persones puissanz, li creancier qui les i - aportent soient puni par damage de ce qui leur est deu. Quar la covoitise as creanciers - est aperte, qui quierent autres à mener leur actions.

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- [2.14.0 De his, qui potentiorum nomine titulos praediis adfigunt vel eorum nomina in - lite praetendunt] De cels qui en leur possessions metent les - tytres en leur nons à plus puissanz d’els p. puissans. A. - . -

- Li empereeur Archades et Honoires dient. Animadvertimusfr. 20119 : Annimadvertimus dans le ms, premier - -n- exponctué par le scribe. Nos - apercevons que pluseurs se desespoirent de leur causes qui ne sont pas droiturels, si - opposent à cels qui les traient en cause les tytres as puissanz et les privileges de noble - dignité ; mes que il n’usent mauvesement de cez nons et de cez tytres, - en grevance des lois et en espoentement de leur aversaires cil qui à escient otroient à - tel tricherie doivent estre puni par commune sentence. E se il ne si - consentent de rien et leur tytre ou leur non sont mis en autrui mesons, tel venjance soit - prise de cels qui le firent que il soient baillié à pardurable tormenz de metals. - Quiconques est donc trez en cause, et porsiet la chose et la - droiture, et a reçeu communement le tytre de la semonse, se il met en la chose autrui non - ou autrui tytre, il soit puniz par perte de la possession ou de la cause que il vout - retenir ou avoir par cest barat. Ne il n’ait pas puispas aprés - p. pooir de revenir à l’action, ja soit ce que les merites de pardurable besoigne - li aident. Cil qui suefrent de leur gré que il soient mis en autrui - plez, de coi ne la proprieté ne la possession ne leur apartient, covendra il que soient - noté comme gasteeur de leur renommee et achateeur de faus acusemenz.

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- [2.15.0 Ut nemo privatus titulos praediis suis vel alienis imponat vel vela regalia - suspendat] Que nus bas homs ne mettene - mettent t. tytres en ses possessions ne as autrui ne ne pende - voiles. -

- Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Regie. Il apartient à la roial - majesté que noz mesons tant seulement et nostre patremoine soient conneu par escriture de - tytres. Tuit sachent donc que ce sera baillié à la commune droiture en coi li nons del - seigneur est escriz.

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-  Li empereeur Theodoses et Valentins dient. Ne quis vela. - Nus n’ost pendre voiles roiaus ne metre tytre en ses choses sanz le commandement à juge - avenantj. competent qui, qui que les porside ne en quel - maniere que ce soit, ja soit ce que il soit prové que cil qui porsiet la chose n’en soit - pas droiturels sires, ainz la porsiet à tort ou l’a mauvesement envaie. - Cil qui osera ce fere, se il est del maain pueple, il soit puniz par tresgrant torment ; - se il et nobles ou curials ou chevaliers ou clers, nos jugons que il soit envoiez - en essill et estrangiez non pas seulement de la cité de Romme mes de franchise. Il covient - que tuit li juge soient executeur de ceste loi. E si donnons congié à - tort cels en qui grevance aucune tel chose est fete et à toz autres ou frans ou sers - d’oster les tytres ou de froissier lesde les froisser ou, ou - de trencher les voiles, si que il n’aient pas poor d’estre en acuse d’aucun crime. E si - commandons que li juge et leur official soient puni de .xxx. libres d’or se il recoivent - tel acusement ou il otroient que il soit escriz.

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- [2.16.0 Ut nemini liceat sine iudicis auctoritate signa imprimere rebus, quas alius - tenet] Il ne loise a nul a mettre signe en les en ses c. choses que autres tient. -

- Li empereres Probus dit. Sepe. Il a sovent esté escrit que il ne covient pas - que signe soient enpreints. mis d. devant la sentence as - choses que aucuns tient. E por ce, tu les puez bien oster des choses ou des fruiz que tu - tienz, si que quant il seront osté la cause que li offices muet envers toi soit terminee.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Rebus. Il ne loist à nul à - empriendree. ou mettre s. signes as choses que nus autres - tient, ja soit ce que il afferme que eles sont seues ou obligiees à lui.

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- [2.17.0 Ne fiscus vel res publica procurationem alicui patrocinii causa in lite - praestet] Que la borse l’empereeur Que le - fisque ou ou la chose commune ne reçoive office de procurateeur. -

- Li empereres Gordians dit. ReiLei (sic) publice. Tu requiers contre reson que les forces de la chose commune - t’aident por l’endroit de la quantité que tu li doiz.

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- Il meismes dit. Cum allegas. Porce que tu diz que tu vels donner à la - borse l’empereeurd. au fisque la la moitié de tes choses ou de - tes actions por avoir sa force et s’aide, la discipline de mon tens ne suefre pas que cist - marchiez soit receuz. E por ce entremez toi de garantir sollempnelment ta droiture se tu - en as point sanz envie de nostre borsen. fisque.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. - bhoeret - Abhoeret - Ab herret (sic). Ce ne s’acorde pas à nostre - siecle que la borse l’empereeurque le fisque p. preuve - besoignes contre privees persones por l’endroit de la dete qui li est deue.

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- Il meisme dient. Ad fraudem. Il n’avient pas à requerre contre la pes de - nostre siecle l’aide à la borse l’empereeura. au fisque p. por - grever les creancier. Rent donc à nostre borsen. fisque ce ce - que tu li doiz. E se creancier te traient puis en cause por deniers que tu diz qui ne te - furent pas baillié, tu puez user solonc les lois d’exceptionfr. 20119 : d’exception ajouté dans l’interligne - supérieure de deniersfr. 20119 : - deniers suivi par que tu diz biffé - qui ne te furent pas baillié.

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- [2.18.0 De negotiis gestis] Cist tytres est de besoignes - fetes. -

- Li empereeur Sevoirs et Antonius dient. Cum tutores. Quant tu acusoies les - defendeursl. tuteurs à à tes filz comme sopeçonneus et - demandoiesfr. 20119 : -s final - ajouté dans l’interligne supérieure que defendeeur ou procureeurque tuteur ou curateur l. leur fussent donné, tu fesoies office de - pitié. Ceste cause ne te tout pas action de besoignes fetes, par coi tu puez demander les - despens que tu feis el plet. E se aucuns eust fet aucuns despens por privee amor, il ne - les peust demander par nule reson.

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- Il meismes dit. Contra. Il a esté receu que action soit donnee contre - cels qui ont mains de .xiiii. anz se leur besoignes ont esté fetes par contraignanz - resons, et à leur preul. prouffit p. por tant comme il en sont - fet plus riche. E ceste action t’apartient par droit por les despens que tu feis por - l’orfelin que tu menas à Romme por demander li defendeeurle tuteur - sa, se sa - s'ante - tante - se s’ante (si non - matertera eiusdem se facere paratam propriis impendiis ostenderit éd. - Krüger) ne mostre que ele fust apareslliee à fere li ce meisme à ses propres - despens.

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- Il meismes dit. Sive. Se tu pajas deniers por ton frere qui estoit oirs o toi, - tu puez user contre lui d’action de besoignes fetes. Ou se tu fust contrainz defr. 20119 : de ajouté dans l’interligne - supérieure pajer tote la dete por delivrer le gage qui estoit à toi et à - lui, tu avras cele meisme action, ou tu avras ce que il te doit par jugement de partir - heritage se il n’a esté renduz entre vos.

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- Il meisme dit. Qui pupille. Qui avra receu les besoignes à l’orfeline par le - commandement de son defendeeurs. tuteur il, il ne semble pas - que il ait fet les besoignes por le defendeeurl. tuteur a., - ainz sera tenuz à l’orfeline par l’action de besoignes fetes.

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- Il meismes dit. - fficio - Officio - . Il qui franchiz qui a fet le servise que il - devoit ne puet pas avoir action de besoignes fetes contre les orfelines qui furent filles - sont patron.

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- Il meismes dit. Curatorem. Tu diz que tes peres te donna - procureeurd. curateur en en son testament. Il ne puet pas - senbler que ce fust fet par droit. E se il aministra tes choses si comme tu proposes, - action de besoignes fetes t’apartient et contre lui et contre ses oirs.

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- Li empereres Antoines dit. Si ab eo. Se cil qui fist tes besoignes te fist son - oir des .ii. onces son heritage, ja soit ce que tu recoives cel heritage por ce ne - remaintne demeure pas pas que action ne t’apartiegne contre - les autres oirs por les autres .x. onces se tu avoies aucune action contre le mort.

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- Il meismes dit. Adversus. Plede citeainementp. civilement - par par action de besoignes fetes contre cels qui firent tes besoignes. Ne ce ne - te nuira pas se tu commences à tart cel plet porce que tu estoies embesoigniez de ta - chevalerie. Quar ceste maniere d’action ne puet pas estre ostee par prescription de lonc - tens.

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Il meismes dit. Si pecuniam. Ce - Julians recut de ton deteur les deniers que il te devoit et tu eus estable tel paiement, - tu as contre lui action de besoignes fetes.

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- Li empereres Alissandres dit. Si servum. Se vos garisistes autrui serf malade - qui estoit profitables à son seigneur, vos feistes profitablement sa besoigne et poez - recovrer le despens par avenantpar competente a. action.

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- Il meismes dit. Alimenta. Tu requiers à tort que li norrissement que - tu as donné à tes filz te soient rendu, quar tu le feis porce que pitié de mere le - requeroit. Mes se tu despendis aucune chose en leur choses profitablement et en buone - maniere, se tu mostres que tu ne le feis pas par pitié de mere mes par corage d’avoir le - arriere, ce puez tu demander par action de besoinges fetes.

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- Il meismes dit. - i - Si - filius. Se li filz paia dete por son pere il n’a - nule action por cel paiement, ou se il estoit en la poestéla - puissance son son pere quant il paia ou se il estoit à soi, et il paia les - deniers par corage de donner lesde donner les, se tes peres - estoit donc à soi, et il fist la besoigne son pere et paia sa dete sanz commandement tu en - puez pledier à tes oncles par action de besoignes fetes.

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- Il meismes dit. Quod in uxorem. Tu ne peuz pas demander à ton suegre ce que - tu despendis por ta fame qui estoit malade, ainzm. maiz le le - doiz metre seur l’amor que tu as à li. Mes se tu despendis en sa sepouture par corage - d’avoir le arriere, plede en par droit à son pere à qui ses doere revient.

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- Il meismes dit. SiIn m. (Si mandatum - éd. Krüger) mandatum. Se tu eus le commandement au mari tant seulement et tu - feis ses besoignes et celes à sa fame, tu et la fame avez li uns contre l’autre action de - besoignes fetes. E cil qui te fist le mandement a action de mandement contre toi, et tu as - contre lui contrere action de mandement se tu i as mis del tuen par aventure.

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- Li empereres Gordians dit. Si paterno. Se tu norrisis tes fillastre - par amor de pere, ou tu donnas à leur mestres aucuns loiers, tu ne puez pas demander - arriere ce que tu i as mis ; mes se tu i meis par corage de demander arriere, tu en puez - avoir action de besoignes fetes.

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- Li empereeur Galienussic (Imperatores Gallus, Volus éd. Krüger) et Volusians dient. Si negocium. - Se tu feis les besoignes ta suer, et tu paias trëuz por li, ou tu le feis par son - commandemet ou par sa priere, tu porras demander ce que paias par action de besoignes - fetes ou par action de mandement.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Curatoris. Li oir au - procureura. curateur t. tret en cause par profitable action - de besoignes fetes doivent rendre ce qui fu fet par la tricherie et par la grant corpe au - procureeur, ne li offices de l’amministration ne trespassera pas à els ; et por ce, n’ont - il nule poestén. puissance d’e. d’estrangier lese. ses c. choses à cele qui a jaqui a - plus plus de .xiiii. anz.

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- Il meisme dient. Ob negocium. - Vuene - Buene - Leçon commune à fr. 20119 et à fr. 198 : (fides bona suasit - éd. Krüger) foi commande que usures soient paiees des despenses qui ont esté - fetes por fere autrui besoigne. E de cest droit useras tu par action de besoignes fetes - contre cels à qui tu feis leur besoignes par besoing.

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- Il meisme dient. Ab uno. Se uns des oirs a vendu tote la chose qui estoit - commune à lui et à l’autre oir, se li autres a estable la vente, il porra pledier por sa - part del pris par action de besoignes fetes.

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- Il meisme dient. Tutori. Cil n’est pas sembables à - defendeeur ou à procureeurau tuteur ou au curateur qui qui fet - de son gré autrui besoingne sanz commandement. Quar esfr. 20119 : est dans le ms, -t exp. par le - scribe devant diz offices couvient il par force aminister les besoignes - mes cist ne les fet fors de sa volenté. E ce soffit bien que aucuns soit conseilliez en - petites choses par le travaill son ami. E solonc ce des choses que - aucuns a aministrees non pas comme defenderres ne comme procurrerresc. tuteur ne comme curateur en, en çoi il est tenuz à respondre non pas tant - seulement de tricherie et de grant corpe mes de legierefr. 20119 : plegiere dans le ms, p- exp. par le - scribe corpe, tu le puez trere en cause ; et il sera contrainz de paier o - usures ce que l’en verra que il te devra. Des autres choses qui - estoient de ta droiture, que autre tenoient, que il ne demanda pas por coi il ne pot pas - pledier porce que il avoient exception contre lui, ne li puez tu rien demander ; tu doiz - donc torner tes demandes contre cels que tu diz qui tienent tes choses.

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- Il meisme dient. Si cognati. Se ti cosin ont franchi leur sers, ce que tu diz - que il aministrent vostre chose ne pot pas empeechier leur franchise ; quar il est - certaine chose que il ne pueent pas estree tret en cause aprés ce que il sont franchi - porce que il furent devant, se l’aministration de l’un tens et de l’autre fu dessevree et - non pas conjointe.

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- Il meisme dient. Negocium. Cil qui font autrui besoignes ne sont pas - contraint de respondre des cas d’aventure, se especials covenanz n’en fu fez.

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- Il meisme dient. Negociis. Quant aucuns a fet autrui besoignes, action - n’apartient pas seur la chose mes contre la persone.

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- Li empereres Justinians dit. Si quis nolente. Se aucuns - aministre autrui choses sanz la volenté à celui qui eles sont, qui li defent especialment, - il avoit dote entre granz mestres se il a contre le seigneur des choses aucune action de - besoignes fetes por les despenses que il i a fetes. Li un disoient que - il avoit l’action droite et profitable, li autre disoient que non avoit, et de cels fu - Julians. Nos departons ceste dote et establissons que se li sires le contredist, et il li - defendi que il n’aministrast ses choses, il n’ait contre lui nule contrere action solonc - la sentence Julian, ce est à savoir aprés le denoncement que li sires li envoia que il ne - li otroioit pas à tochier à ses choses, ja soit ce que il ait bien fet les choses. - Mes se li sires vit que li aministrerres i avoit fet profitablement - granz despenses, et puis li defendi par tricherie que il ne tochist à ses choses, que il - ne paiast les despenses que cil avoit fetes avant, ce ne soffrons nos en nule maniere. Mes - depuis que li denoncemenz li fu fez ou par letres ou sanz letres, mes que ce fist - pardevant autres persones por nul amendement que il i ait puis fet, ne li apartient nule action ; mes por les despenses devant, se eles furent fetes - profitablement, otroions nos que il ait action contre le seigneur et que ele core par sa - nature.

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- [2.19.0 De his quae vi metusve causa gesta sunt] Des choses - qui sont fetes par force ou par peor. -

- Li empereres Alissandres dit. Persecutionem. Il a esté respondu par droit que - les choses qui furent tolues par force ou par larrecin pueent estre demandees tot - entieremement, neïse. si non se se eles sont alees.

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- Il meismes dit. Cum te. Porce que tu reconnois que tu ne prameis pas tant - seulement deniers ainzd. maiz l. les paias, il ne puet pas - estre veu par quel reson tu requiers que ce que tu paias te soit rendu autresi comme se - force t’eust estre fete. Quar il ne senble pas verité que tu te hastasses de paier et - lessasses la plainte des letres qui te furent estorsesf. ostees par - (utpote per vim extorto éd. Krüger) par force, se tu ne diz - que force te fu fete de paier.

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- Li empereres Gordians dit. Si vi. Se tes aiels fu contrainz par force ou par - poor de vendre son champ, ja soit ce que li achaterres l’a vendu à .i. autre, se tu es - oirs à ton aiel, tu porras requerre le prevost de la contree solonc la forme del - pardurable banissementp. edict que que il te doinst action par - coi tu aies arriere le champ por rendre le pris, se cil qui derrenierement l’achata n’est - garniz par prescription de lonc tens.

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- Il meismes dit. Si per vim. Se vente nos fu estorse par force ou par poor fr. 20119 : par force poor dans le - ms, force exp. par le scribe ou par torment de - cors, et vos ne l’affermasses pas puis par serement, se vos enplediez dedenz l’an que vos - en porroiz pledier se la chose ne vos est rendue, cil qui la tient sera condempnez es - quatre doubles solonc la forme del pardurable banissementp. edict - m., mes que vos rendoiz le pris que vos en eustes. E aprés l’an, se la cause est - conneuefr. 20119 : le dernier - -e ajouté sur correction, cele action vos est otroiee por la - chose simple ; la connoissance de la cause apartient à ce que cele action vos soit - ajugiee, se il n’i a autre.

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- Il meisme dit. Non interest. Il n’a point de difference par qui la force ait - esté fete à ton pere et à ton patron, ou par l’achateteeur ou par autre au seu - l’achateeur, par coi il furent contraint par force ou par poor de vendre leur possession. - Quar se il furent contraint par force de vendrre leur possession mains que eles ne - valoient, il empetrerront par la forme de jurisdition que ce qui a esté fet contre droit - soit ramené en son droit estat.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ad invidiam. Il ne covient que - nule dignité nuise à aucun par envie. E por ce doiz tu entendre que la seule dignité de - senateur que tes aversaires a ne soffit pas à prover le poor par coi tu diz que tu feis - marchié à lui.

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- Il meisme dient. Si donationis. Se li instrumenz de don ou de transaction, ou - destipulation ou d’aucun autre marchié ou d’obligement, fu estor par poor de mort - ou de torment de cors ou por poor de manaces, et tu le puez prover pardevant le prevost de - la contree, il ne soffrerra pas solonc la forme del banissementf. de - l’edict que que ce soit ferm.

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- Il meisme dient. Cum te domus. Lor ce que tu proposes que tu vendis une meson - et .i. cortill en esperance de ravoir .i. instrument que tu avoies fet de froment, ou par - poor que tu ne fusses nommez as servises citeainss. civilz et - et tu demandes que la vente soit depeciee porce que ele fu fete par poor, tu doiz entendre - que tel poor ne vaut pas à ce que cist marchiez soit depeciez.

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- Il meisme dient. Mecum. Il covient que poor soit provee non pas tant seulement - par vantances ou par paroles mes par cruelté de fet.

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- Il meisme dient. <A>cusationis. Li desierriers à celuifr. 20119 : celui suivi par qui exp. par le scribe – fr. 198 : à celluy qui n’est n’est pas - buens, qui requiert que la vente ou la pramesse soit depeciee, qui fu fete par poor - d’acusement qui estoit mis avant ou qui i estoit à metre.

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- Li empereres Constantins dit. Si per impressionem. Se aucuns cremoit autre - porce que il estoit en .i. maain office, et il li bailla soz tytre de vente sa chose qui - estoit en la contree ou el lieu ou il avoit cel office, ce qui fu achaté soit rendu et li - denier del pris soient retenu. E ceste meisme paine soit gardee se aucun usent malement de - non de fame ou d’ami et il en aquierent proie.

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- Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Venditiones. Nos commandons que les - ventes et li don et les transactions qui sont estorses par puissance soient quassees.

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- L’empereur Anthoine dit. De dolo. Accion de tricherie est - promise quant la cause est contenue et nulle autre n’apartientLa traduction de ce passage ne figure pas dans fr. 20119. Elle précède la - rubrique de 2.20 dans fr. 198..

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- [2.20.0 De dolo malo] Cist tytres est de - tricherie. -

- Li empereeur Sevoir et Antonius dient. Si fideiussor. Se tes pleges achata tes - gages des creanciers se tu li offres la quantité del chatel et des usures, il t’en rendra - par le commandement au juge la seignorie o les fruiz que il en a receuz par buene foi, que - action de tricherie n’en puisse estre mise avant por la cause de la foi rote.

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- Li empereres Gordians dit. Non possunt. Li tens ne te pueent nuire qui suelent - estre conté en action de tricherie en coi tu fus embesoigniez, si comme tu diz por la - cause de la chose commune. Mes li tens te commancera a corre de lors que tu fus delivrez - des servises et commenças à avoir pooir de pledier dedenz le tens qui est establiz.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Cum proponas. Porce que tu - proposes que il fu mis en covenant entre toi et celui à qui tu donnas ta serve à fame, que - il te donnast .i. serf poi li, tu doiz entendre que se tu la franchissis ou tu li baillas - et il la franchi, tu n’as pas pooir de rapeler la franchise. Mes se li termes qui fu mis - n’est pas encore passez, et il te ront la foi de la covenance , tu puez requerre - que action de tricherie te soit donnee. Mes se la seignorie t’en est remese, tu puez - requerreque action de tricherie te soit donnee… tu puez r. saut du - même au même le prevost de la contree et recovrer la o ses enfanz, se nule - question ne li est meue de son estat.

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- Il meisme dient. Si superstite. Se tes peres vivoit et il - te mist hors de son baill, et tu fus oirs ta mere et tes peres fu tes loiaus - defenderresl. tuteur et, et aministra tes choses et tu feis - puis transaction o lui par buene foi, tu doiz savoir que, se covenanz fu fez tant - seulement, ta demande puet estre ostee par exception. Se renovelemenz fu fez par loial - maniere, et quitantce vint aprés, nule action ne te remaintte - demeure. Mes se tu es grevee à desmesure par la delivrance qui - a esté fete sollempnelment par le renovelement et par la quitance, action de tricherie ne - te doit pas estre donné por la reverence de ton pere, mes action seur le fet.

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- Il meisme dient. Dolum. Il covient que tricherie soit provee par aperz aguez.

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- <I>l meisme dient. Si maior. Se tu avoies plus de .xxv. anz quant tu - refusas l’eritage ton frere, tu n’as puis nul pooir de requerre le. Mes se ce fu fet par - la tricherie de sa fame, qui devoit estre oirs apres toi, tu puez user contre li d’action - de tricherie.

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- L’empereres Constantins dit. Optimum. Il nos est avis que ce est buene chose - que action de tricherie soit meue dedenz .ii. anz continuels aprés que l’en dit - que la tricherie a esté fete, et non pas del jor que aucuns dit que il sout la tricherie, - ne dedenz l’an profitable, ou que cil fust ou loing ou prés qui dit que la tricherie li a - esté fete. Tuit sachent donc que congiez n’est pas donnez, ne de commencier action de - tricherie aprés .ii. anz ne de finer aprés .ii. anz cele qui est commenciee devant.

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- [2.21.0 De in integrum restitutione minorum viginti quinque annis] De la restitution à cels qui ont mains de .xxv. anz. -

- Li empereres Alissandres dit. Illud. L’en doit regarder se la querele de - testament qui n’estoit pas à droit fez fu quitee ou apertement ou celeement. E l’aide aui - est donné à l’aage mostre que ce ne puet pas chaier en ta persone.

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- Il meismes dit. Eo tempore. Se ta suer dut recevoir la possession des biens - son pere sanz testament el tens que li aages li aidoit, ja soit ce que elefr. 20119 : ele écrit sur correction - de il avoit .v. filz vis, por ce n’apartient ele pas mains à l’avantage - del banissementa. de l’edict q., quar li benefices de - restitution est donez par l’aage.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si curatorem. Se tu avoies - cureeur et tu avoies mains de .xxv. anz et plus de .xiiii. quant tu vendis tes choses, il - ne covient pas garder cest marchié ; quar cil qui est dedenz aage et a procurateura curateur est est autresi comme cil à qui li prevoz donne - procureeurd. curateur et, et li defent ses biens. Se tu - estoies sanz procureeurs. curateur et et tu feis le marchié, - il ne t’est pas deveépas deffendu q. quant la cause sera - conneue à requerre enterigne restitution, se li tens qui est establiz n’est pas - encor passez.

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- L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si minorem. Se tu mostres que tu - avoies mains de .xxv. anz quant tu feis marchié, et tes aversaires ne prueve que li tens - qui est establiz à avoir restitucion soit passez, li prevez de la contree te devra donner - aide d’enterigne restitucion.

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- Il meisme dient. Minoribus. Anterigne restitucion - apartient à cels qui soit dedenz aages choses en coi il pueent prover que il sont deçeu, - ja soit ce que la tricherie à leur aversaire n’est pas provee. E il est - certains droiz que ainzque devant que que il aient acompli - l’aage de .xxv. anz pueent il demander enterigne restitucion es choses en coi il leur est - avis que il sont deçeu.

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- Il meisme dient. Si intra. Se li plez d’enterigne restitucion fu commenciez - dedenz le tens à qui l’en selt secorre, et tu ne le renonças, la mort à celui contre qui - tu demandoes la restitution ne te puet rien nuire.

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- Il meisme dient. De tutela. Se tu estoies en la garde ton oncle, et tes aages - fu faussement provez, et tu le clamas quite del tot porce que il ne deust pas estre - ignoranz de ton aage por l’office de la garde et por la prochaineté del lignage, se li - tens establiz n’est pas encor passez, tu puez enpledier ses oirs par la cause d’enterigne - restitution.

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- L’empereeur Honoires et Theodoses dient. Minoribus. L’en conseille - par autoritez qui ne porroient estre nombrees à cels qui sont dedenz aage es choses que il - ont entrelessiees ou de coi il ont esté ignorant.

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- Li empereres Zenons dit. Non videtur. Il ne semble pas que cil qui est dedenz - aage soit deceuz qui a usé de droit commun.

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- [2.22.0 De filio familias minore] - - De la restitucion du filz - qui est en bail - - Rubrique non exécutée dans fr. 20119, intégrée avec fr. 198 - . -

- Li empereres Gordians dit. Si frater. Se tes freres fu en la poesté son pere - quant il emprunta dedens ne li marchiez ne fu pas fez o lui par son commandement, ne - contre le conseill au senat, il porra demander por la feblece de son aage enterigne - restitucion contre la caucion que il donna.

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- Il meisme dit. Filius familias. Cefr. - 20119 : comprendre « si » li filz qui estoit en baill avoit mains de .xxv. - anz et il fu pleges por .i. autre, il ne li est pas veepas deffendu - à à demander enterigne restitution. Mes se il fu pleges por son pere, et il ne fu - pas les oirs quant il morut, il puet demander enterigne restitucionDans fr. 198 ces deux paragraphes sont dans l’ordre 2.22.2, - 2.22.1..

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- [2.23.0 De fideiussoribus minorum] Des pleges à cels qui sont - dedenz aage. -

- Postquam. Puis que tu as en enterigne restitution par le benefice de ton aage, - tu n’es pas contrainz de sostenir le perill de garantie à l’achateur à qui tu vendis .i. - champs des biens ton pere. Mes cele chose ne peut pas escuser les pleges qui plevirent por - toi. E por ce, se il ont paié les deniers ou il i sont condempné, tu en seras or trez en - cause par action de demandement. Et n’useras pas en ce de l’aide de restitucion.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si ea. Se cele qui te vendi ses - possessions par le jugement au prevost est aidiee par l’aide de son aage tant seulement, - il n’est pas dotes que ses pleges ne soit obligiez au marchié por sa persone. E por ce, se - il apert que li marchiez fust fet par tricherie, il est aperte chose que l’en doit - conseillier et à la persone à la venderresse et à cele à son plege.

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- [2.24.0 Si tutor vel curator intervenerit] De restitucion de - ce qui est fet par l’autorité au defendeeur ou au procureeurSe - restititucion est demandee contre ce qui est fait par l’auctorité du tuteur ou du - curateur. -

- Li empereres Antonius dit. Si iam puberes. Se vos aviez ja passé .xiiii. anz - et fill et filles et vos receustes l’heritage à pere et à mere, mes vos estes encore en - tel aage que vos devez avoir aide d’enterigne restitucion en ce que vos vos oblijastes à - l’eritage et requerez par voz procureeurs le prevost de la contree, e se vos avez acompli - loial aage et tens est passez en coi vos peustes demander restitucion, traiez en cause noz - procureeurs solonc la forme de droit se vos n’avez encor pledié à els.

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- Li empereres Alissandres dit. Minoribus. Il nos plest que aide d’enterigne - restitucion soit donnee à cels qui ont mains de .xxv. anz se il sont deçeu es choses que - il furent ou en jugement ou hors jugement, neïs quant leur defendeeur ou leur procureeur - estoient present.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Etiam. Il nos plet despieça que - aide de restitution soit donnee à cels qui sont dedenz aage, neïs es choses que - il pueent prover que leur procureeur ou leur defendeeurl. curateur ou - leur tuteur f. firent malement, ja soit ce que il peussent avoir le leur par - personel action del defendeeur ou del procureeura. du tuteur ou du - curateur.

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- Il meisme dient. Si creditor. Se li creanciers n’ot pas regart à vostre - persone mes à celes à voz procureeurscurateurs, et fist - marchié o els et prist d’els la covenance, il est aperte chose que nule action ne li - apartient contre vos.

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- Il meisme dient. Etiam. Il nost plest que, ja soit ce que li defendeeur ou li - procureeur vendent ou font marchié en autre maniere des choses à cels qui sont dedenz - aagefr. 20119 : aage suivi par - il pu exponctué, li enfant puissent demander restitucion ou - pledier as defendeeurs et as procureeursp. aux tuteurs ou aux - curateurs lequel que il voudront si que par le chois ne leur soit engendree nule - grevance.

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- [2.25.0 Si in communi eademque causa in integrum restitutio postuletur] Se restitucion est demandee en commune cause. -

- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Nec si maior. Ja soit ce que - nostre suer avoit passé .xxv. anz, ele ne pot rien amenuisier de vostre droiture des que - vos ne li commandastes ne vos n’eustes estable la transaction que ele fist. Quar se vos - seustes ce que ele fist et vos vos i consentistes aprés ce que ele ot .xxv. anz d’aage, ja - soit ce que ele qui est dedenz aage puet demander enterigne restitucion por sa propre - partie, neporquant ses aages ne vos puet pas aidier à acommuner le benefice del - pardurable bannissementP. edit.

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- [2.26.0 Si adversus rem iudicatam] Se restitution est demandee - contre sentence. -

- Li empereres Alissandres dit. Minus. Se vos avez eu mains que vos ne deussoiz - par action de garde, vos poez avoirfr. 20119 : - avoir suivi par le exponctué action del - remananta. du demourant se, se vos estiez dedenz a aage el - tens que li jugement fu fez, et vos avez encore le benefice d’aage. Mes se la sentence fu - donnee aprés ce que vos eustes acompli loial aage, vos ne poez pas derechief metre avant - action d’iceles meismes choses.

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- Li empereres Gordians dit. Si cum pater. Quant tes peres disoit que tu estoies - en sa poestésa puissance et et que ce ne valoit rien que il - t’avoit mis hors de baill, se li juges qui connoissoit de la cause prononça que tu estoies - sozmise à sa poestésa puissance p., porce que tu demandes - restitucion contre cele sentence, cil qui governe la contree metra ses parties solonc les - lois en la connoissance de la cause.

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- Li empereres Phelippes dit. Adversus. Contre la sentence à celui qui jugia el - non del prince ne puez tu pas demander aide d’enterigne restitucion pardevant le prevost - de la contree. Quar li princes seus dorra restitucion contre la sentence à celui qui juja - en lieu de lui.

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- Il meismes dit. Cum et minores. Porce que vos affermez que vos estes dedenz - aage et n’avez qui vos defende, li prevoz de la contree procurra par s’autorité que nus - gries ne vos soit fez. Quar se vos aviez droite defese de defendeeeurs ou de - procureeursd. de tuteur ou de curateur q. quant aucune chose - fu establie, vos devez entendre que aide d’enterigne restitucion vos est necessaire. E ce - meisme soit tenu se vostre plez a esté menez par procurateeur qui fust loiaulment ordenez.

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- Il meismes dit. In rem. Se li prevoz a doné sentence en la chose à celui qui - est en garde contre son defendeeur ou contre son procureeurc. son - tuteur ou contre son curateur il, il est certaine chose que cil qui est dedenz - aage puet demander aide de restitucion autresi comme se aucune chose eust esté establie - contre lui.

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- [2.27.0 Si adversus venditionem] Se restitucion est demandee - contre vente. -

- Li empereres Alissandres dit. Si minor. Se tu donnas caution à celui qui - achata de toi .i. champ quant tu avoies mains de .xxv. anz, et tu affermas par ton - serement que tu n’en movroies nul plet d’illeq en avant, et que tu garderoies le covenant, - tu ne deus pas avoir esperance que je te donnasse autorité, ne de fere tricherie ne de - parjurer toi.

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- Li empereres Constantins dit au peuple. In integrum. L’en ne dote pas que il - ne soit contenu es establissemenz que enterigne restitucion soit donnee à cels qui sont - dedenz aage contre les faintes verités et contre les aguez as defendeeeurs et as - procureeursa. des tuteurs et des curateurs.

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- [2.28.0 Si adversus venditionem pignoris] Se - restitucion est demandee contre vente de gage. -

- L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Etiam. Il plot despieça que l’en - secoredespiessa à ceulx qui à cels qui sont dedenz aage - contre la vente des gages que leur creancier font se il i ont grant damage. Se vostre - champ furent donc pris en gage et il ont esté vendu et vos provez que vos avez eu trop - grant damage en cele vente, por ce meesmement que vos affermez que vos estes encor dedenz - aage, aide de restitucion vos sera donnee.

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- Il meisme dient. Rem quam. Vostre desierriers n’a pas - reson par coi vos requerez que la chose soit rapelee que vostre peres engaja jadis à son - creancier et li creanciers la vendi ; autresi est il se vos fustes oir à .i. estrange ; - quar se li crenciers n’i garda buene foi, si le traiez en cause, ou - voz defendeeeurs et voz procureeurs qui sofrirent que la chose fu vendue.

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- [2.29.0 Si adversus donationem] Se restitucion est demandee contre - don. -

- Il meisme dient. Si que res. Se tes mariz qui estoit dedenz aage te donna - aucunes choses en don por noces o avenant atrempement et pardevant son procureeur, eles ne - seront pas rapelees por l’endroit de son aage.

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- Il meisme dient. Si in te. Se tes peres fist .i. don à - toi et à ton frere qui estiez hors de baill et il en donna puis à .i. autre une partie, il - ne vos pot rien tolir. E se tes frere se consenti à ton pere qui donna une partiefr. 20119 : partie suivi par une - partie exponctué d’une possession de chans que il - avoit aquise, la seignorie ne s’en pot pas partir de lui por l’autorité del conseill au - senat, ne aide d’enterigne restitucion n’est pas necessaire en ceste chose. - En autres choses qui pueent estre estrangiees sanz jugement, se il - s’acorda tant comme il estoit dedenz aage à son pere qui les donna à .i. autre, puis que - il li ot donnees, et li tens qui est establiz à avoir enterigne restitucion n’est pas - encor passez, il puet demander aide.

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- [2.30.0 Si adversus libertatem] Se restitucion est demandee - contre franchise. -

- L’empereeur Sevoirs et Antonius dient. Si post decretum. Se cil de qui tu te - plainz que il n’a pas obei à la condicion aprés le jugement au prevost, qui prononça que - la franchise li estoit deue, qui li fu lessiee en testament, n’a pas encore esté franchiz, - tes aages fera recommencier le plet. Mes se tu li donnas franchise, ja soit ce que ele ne - li estoit pas deue, tu doiz entendre que ele ne puet estre rapelee, mes tu procureeurt. curateur te te doiventte doibt r. - restorer par action de besoignes fetes le damage que tu i as eu.

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- Li empereres Gordians dit. Et si minor. Ja soit ce que tu estoies dedenz aage, - si comme tu alleguestu as alegué q. quant tu franchisis en - concile ton serf qui te deçut, neporquant la venjance par coi droiturel franchise est - garnie ne puet pas estre rapelee por l’endroit de ton aage. Neporquant cil qui a la - jurisdiction doit metre conseill en tant comme la reson de droit l’otroie que cil - qui a esté franchiz te gart que tu n’i aies damage.

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- Li empereeur Valentins et Galiens dient. Quos retrahi. Se - vos ne franchisistes en concile et por certaine cause et quant vos aviez mains de .xx. - anz, cels que vos requerrez qui soient ramené en servage vos les poez parsuivre non pas - par enterigne restitucion mes par droit. Mes se la cause est provee por coi franchise leur - fu donnee, enterigne restitucion ne puet pas avoir lieu contre la franchise. - Neporquant, se vostre droiture est grevee par la corpe ou par le - barat à celui que vos franchisistes, qui est vostre procurerres, li prevoz de la contree - porverra que li damages vos soit restorez par celui qui le fr. 20119 : le ajouté dans l’interligne - supérieure fist, et ne dotera pas à prendre en plus grief venjance se aucune - chose i a esté fete par si apert barat que il aperçoive en celui qui a esté franchiz crime - qui doie estre puniz.

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- Li empereres Honoires dit. In iudicio. L’en ne puet pas doter que la sentence - qui a esté donnee en jugement por franchise de coi l’en n’a pas apelé ne puet pas estre - rapelee par reson d’aage.

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- [2.31.0 Si adversus transactionem vel divisionem minor restitui velit] Se restitucion est demandee contre transaction. -

- Li empereeur Sevoirs et Antonius dient. Cum in integrum. Porce que li dons ou - la transaction qui estoit fete a esté depeciee par ce que l’orfeline a eu enterigne - restitucion, tu usera des actions que tu eus despieça.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si ex persona. Se enterigne - restitucion est demandee en la persone à cels qui sont dedenz aage contre transaction por - la reson de l’aage, se tu vuels pledier derechief, l’en te doit conseillier par - replication contre l’exception de covenant ; ou se li anciens obligemenz est periz, action - te doit estre donnee à recommencier la besoigne.

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- [2.32.0 Si adversus solutionem a debitore vel a se factam] Se - restitucion est demandee contre paiement. -

- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Exemplo. A la maniere des autres - deteurs, se li defendeeur qui ont eu orfelins en garde paient à leur procureeursl. curateur ce ce que il doivent de leur aministration, il sont - delivré. Mes devant le tens qui est establiz à enterigne restitution et otroié par le - pardurable banissementp. edict l., li benefices en puet estre - requis, et par la connoissance de la cause puet l’en jugier se il doit estre donnez.

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- Il meisme dient. Indebito. Se cil qui est dedenz aage a paié lés que il ne - devoit pas, ja soit ce que il les paia par erreur de droit, il li doit estre jugié que il - les puisse demander arriere, se li tens en coi restitucion doit estre donnee n’est pas - encor passez.

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- [2.33.0 Si adversus dotem] Se restitution est demandee contre - doere. -

- Li empereres Alissandres dit. Quoniam. Porce que tu diz que ta suer fu deçeue - et donna toz ses biens en doere, li prevoz de la contree prendra garde se il a - verité en ce que tu diz, et se li heritages ta suer ou la possession de ses biens apartint - à toi, et se li tens n’est pas encor passez en coi il est otroié par les lois à demander - restitucion en la persone à la morte.

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- [2.34.0 Si adversus delictum suum] Se restitucion est demandee - contre meffet. -

- L’empereeur Sevoirs et Antonins dient. In criminibus. Cil qui sont dedenz aage - ne sont pas aidié en crimes par la reson de l’aage. Quar l’enfermeté del corage n’escuse - pas les meurs as mauvés. Mes quant li meffez ne vient pas del corage mes pardehors, ce - n’est pas crimes, ja soit ce que denier en sont paié par non de paine. E por ce enterigne - restitucion apartient en ceste cause en cels qui sont dedenz aage.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Licet. Ja soit ce que il est - certaine chose que nus n’est escusez en mesfez par aage, neporquant l’en ne doit pas veer - à la mere qui por la feblece de son aage ne demanda pas defendeeurpas - tuteur à à ses filz que ele n’ait leur heritage. Quar ce n’a lieu fors es meres - qui sont en aage.

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- [2.35.0 Si adversus usucapionem] Se restitucion est demandee - contre longue tenue. -

- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Contra eos. Aide de restitucion - selt estre donnee à celui qui est dedenz aage contre cels qui tiennet ses choses, se il en - ont aquis la seignorie par longue tenue.

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- [2.36.0 Si adversus fiscum] Se restitucion est demandee contre - la borse l’empereeur c. le fisque . -

- Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Si probus. Se probus qui - estoit dedenz aage fu deceuz par Rufin qui s’entremetoit de noz choses et il se hasta par - legier corage de vendre li sa chose por molt mains que le ne valoit, nostre borsen. fisque s. suivra l’auctorité del droit commun en la droiture de - restitucion.

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- Li empereres Alissandres dit. Si adversus. Il apartient au prevost de la - contree à connoistreà connoistre om. (viri clarissimi notio est éd. Krüger) se tu et ti frere demandastes - enterigne restitucion contre .i. bas homme. E quant il avra conneu la cause, il - jugerail jugera om. (est isque causa - cognita aestimabit, an auxilium quod imploratis conferri in vos debeat éd. - Krüger) savoir mon se l’aide que vos demandez vos doit estre donnee. E se vos la - demandez contre la borse l’empereeurc. le fisque v., vos devez - entendre que il vos covient requerre mon procurateur o le provost de la contree, si que li - patrons de la borse l’empereeurp. du fisque s. soit presenz.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Edicto. Ce - que les choses à cels qui sont dedenz aage sont escepties par le banissementpar l’edict à à l’empereeur Marc nostre pere n’aide point à ton - desierrier ; les possession au pere à celui qui est dedenz aage, ou les seues meismes qui - furent vendues por aquiter ses detes et ont esté tenues par .v. anz, ne pueent pas estre - demandees. Mes porce que tu diz que tes chans o les sers qui i estoient - fu lors venduz par trop petit pris par collusion ou par le barat à celui qui en cel tens - estoit nostre procurateursn. curateur se, se cil qui - s’entremez de noz choses aperçoit que tes allagations doient estre creues et que - la sollempnité ne fu pas gardee, se tu renz à la borse l’empereeurr. - au fisque ce ce que tu eus de li, il commanda que la verité soit rapelee et que - li chans te soit renduz.

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- [2.37.0 Si adversus creditorem] Se restitucion est demandee - contre creancier. -

- Li empereres Antoines dit. Cum et ipse. Porce que tu meismes - reconnois que tu feis marchié o Zenodore qui avoit mains de .xxv. anz, ne tu ne peus pas - mostrer pardevant le prevost que ele fust fere plus riche por cel marchié, tu doiz - entendre que ele doit avoir par droit enterigne restitucion.

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- Li empereres Gordians dit. Si ut allegas. Se tu empruntas deniers, si comme tu diz, quant tu estoies dedenz aage, ne il ne - furent mis en ton preut. prouffit tu, tu puez demander - solempnelment enterigne restitucion contre la caution par coi tu t’oblijas à cele - dete.

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- [2.38.0 Si ut se hereditate abstineat] Se restitucion est - demandee poor atenir soi d’eritage. -

- Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Si vos. Se vos ne vos meslastes en l’eritage vostre pere, il ne covint pas avoir tesmoinz - de cele chose, quar la foi de la verité ne requiert pas aide de paroles. Mes se vos vos - tenistes por oirs, ou vos receustes la possession des biens, vos devez avoir aide - d’enterigne restitucion por l’aage à qui l’en selt secorre.

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- Li emperere Gordians dit. Si cum avi. Se - ti aiel t’avoientSe ton aiel t’avoit (Si, cum avi tui - testamento te heredem reliquissent éd. Krüger) lessié oir en leur - testament, et tu ne receus leur heritage, il te loist bien à refuser l’eritage - ton pere et à avoir par l’aide d’enterigne restitucion, de coi tu diz que tu es garnie, - l’eritage à tes aiels, ja soit ce que tu ne le receus pas avant.

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- [2.39.0 Si ut omissam hereditatem vel bonorum possessionem vel quid aliud adquirat] - Se restitucion est demandee contre ce que aucuns a lessié - heritage ouou om. possession de - biens. -

- Li empereres Gordians dit. Minores. Il - plot depieça as princes que cil qui ont mains de .xxv. anz puissent demander enterigne - restitucion non pas tant seulement es choses que il ont perdues de leur propres biens, mes - en ce que il ne reçurent l’eritage qui leur estoit eschiez.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ad bonorum. Il nos plot despieça que cil qui sont dedenz aage puissent estre receu par - l’aide d’enterigne restitucion à la possession des biens que il entrelessierent es choses - leur pere. Et quant il avront eu restitucion, il devront aporter à partie les biens que il - avoient el tens de la mort au pere.

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- [2.40.0 In quibus causis in integrum restitutio necessaria non est] En quels cas restitucion n’est pas necessaire. -

- Li empereres Alixandres dit. Minoribus. Se ne doit nuire à - cels qui ont mains de .xxv. anz mesmement qui ne sont defendu ne par defendeeeur ne par - procureeurne par tuteur ne par curateur se, se il ne vengent - la mort de leur pere, si comme il est contenu en pluseurs letres à noz sainz peres et es - noz.

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- Li empereeur Valentins et Galliens dient. Adoloescentiefr. 20119 : incipit latin ajouté dans l’interligne - supérieure. Nos avons devant escrit apertement que li - tens qui est ainzest devant que que enfant soient en aage ne - doit pas estre contez es .v. anz de coi la prescription selt estre opposee as - enfanz qui à tart muevent la plainte de testament qui n’est pas à droit fez. Se il ont - donc acompli loial aage, enterigne restitucion ne leur est pas necessaire, quar ce n’est - pas cause perdue qui leur soit restoree, ainz leur est leur cause gardee tote entiere.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. In minorum. - Cemeure - Demeure - Demeure p. (In minorum persona re ipsa et ex solo - tempore tardae pretii solutionis recepto iure moram fieri creditum est éd. - Krüger) puet estre fete par droit en la persone à cels qui sont dedenz - aage, en la chose qui est vendue, et el tens de paier la pris, ce est à savoir es choses - qui demandent demeure, si comme en marchiez de buene foi et en choses enjointes et en - lés.

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- Il meisme dient. Si tutor. Se tes - defenderreston tuteur qui, qui n’avoit pas donné caucion por - la garde, a pledié en jugement, la sentence qui fu donnee contre lui ne pot rien nuire à - ta droiture ne les choses que il fist n’ont point de fermeté. Por nient demandes donc aide - d’enterigne restitucion, quar les choses qui furent fetes par celui qui ne pot sostenir - persone de loial administracion sont vaines par droit.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. - - Sanctimus - Sancimus - (sancimus éd. Krüger). - - Nos establissons por la grace d’aage qui n’est pas parfez que excepcion - de deniers qui n’ont pas esté paié ne core pas des le commencement à cels qui sont dedenz - aage ; quar aucuns perilz ne nesse tant dementierestant dementre - c., comme nos atendons enterigne restitucion, par coi cil qui est dedenz aage ne - puisse user de cest benefice, que sa sustance ne soit apeticiee. - Mes il est plus humaine chose que l’exposition de la loi soit - estendue plus leementplus plainement et et que en toz lesfr. 20119 : les suivi par tens exponctué cas en coi li ancien droit jugierent que prescriptions - de tens corent contre cels qui sont dedenz aage, mes que l’en les secore encontre par - enterigne restitucion, eles ne corent pas par droit. Quar mielz est que leur droitures - soient gardees entieres, que de querre remede aprés ce que leur cause est empoiriee. Mes - les excepcions de .xxx. anz ou de .xl. remaignent en leur estat.

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- [2.41.0 Qui et adversus quos in integrum restitui non possunt] Li quel pueent avoir restitucion et contre qui. -

- Li empereres Alissandres dit. In consilio. - - Il covient que il soit el conseill à celui qui connoist de la - restitucion savoir mon se cil qui dit que il est dedenz aage, et dit que il est grevez, - est diligenz et hors de baill, et si sages en communs fez que il ne semble pas verité que - il soit deceuz par aage. Mes quant la cause sera connuefr. 20119 : conmeue dans le ms, un jambage - supprimé par le scribe se il aperceu que il ait esté deceuz, il ne doit - pas estre ostez de la costumee aide autresi comme par prescription, por ce sanz plus que - il fu fez curials ainz quec. devant que il fust en aage por - les besoignes del pais ou porce que il a enfanz et les norrist.

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- Li empereres Justinians dit. Cum apud. Porce que il avoit dote entre les anciens savoir mon se li enfant pooient trere leur - peres en cause, ou cil qui avoient esté franchi leur patrons, autresi comme se il - n’eussent pas fet vers els ce que il deussent, et aucun disoient que contre cez - persones n’avoit point d’enterigne restitucion por la grace naturel ou por la reverence - del patronage qui est contrere à cest hardement, se ce n’est por grant cause ou contre - leur lede persone ; li autre disoient que il n’i doit avoir nule distinction de causes ne - de persones et que lors sanz plus doit restitucion estre donnee quant cil qui est dedenz - aage dit que il a esté deceuz par sa simplece et non pas par la tricherie à son pere ou à - son patron. Et que eneur soit gardee enterignement as peres et as patrons et as patrones, - nos establissons que restitucion ne soit donnee en nule maniere contre pere ne contre mere - ne contre patron ne contre patrone ; quar la reverence des persones fors clot tote - restitucion, quar il n’est pas dote que cez persones ne se gardent que aucune chose ne - soit contrere à leur opinion.

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- [2.42.0 Si minor se maiorem dixerit vel probatus fuerit] Se - cil qui est dedenz aage dit que il est en aage et il le prueve. -

- Li empereres Alissandres dit. Si cum minor. Quant tu avoies mains de .xxv. anz, se les tables de tes professions te furent - offertes et tu fus deceuz et provas ton aage à plus de .xxv., tu puez demander pardevant - celui à qui la jurisdiction en apartient enterigne restitucion dedenz le tens qui est - establiz par les lois, et aprés ce que tu as acompli aage, de totes les choses qui ont - esté fetes contre toi.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si is - qui. Se cil qui orqui maintenant dit dit - que il est dedenz aage te deçut par mençonge de son aage, il ne doit pas avoir enterigne - restitucion solonc les establissemenz de la loi ; quar li commun droit secorentle commun droit aide à à cels qui sont dedenz aage qui foloient, - non pas à cels qui deçoivent.

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- Il meisme dient. Si alterius. - Se tu estoies dedenz aage et tu te travaillas por autre decevoir de - prover par la vene del cors que tu estoies en aage, porce que la malice acomplist l’aage, - il est establi par les saintes constitucions et par autorité de letres que enterigne - restitucion te soit veeesoit deffendue. Mes - se ce fu fet par le tortfet ou par la decevance à ton aversaire, li benefices dure par coi - l’en seltl’en doibt s. secorre à cels qui sont dedenz aage - quant la cause est conneue. Quant li prevoz de la contree sera donc - requis, et la cause de prover ton aage sera examinee, se il trueve que il n’i a point de - tricherie pardevers toi et tu mostres que tu estoies lors dedenz aage, quant il savra la - cause, il porverra que tu aies enterigne restitucion. Neporquant, se tu - provas par serement que tu estoies en aage, tu doiz savoir que li benefices d’enterigne - restitucion t’est forsclos se tu ne mostres clerement et apertement par instrument et non - pas par diz de tesmoinz que tu estoies dedenz aage. Quar puis - que cist seremenz est fez, il est aperz droiz que nule aide de restitucion ne te - remaintte demeure.

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- Il meisme dient. Cum circa. Porce que tu - proposes que tu fus deceuz à prover le nombre de tes anz pardevant le gouverneeur de la - contree, et il a esté otroié que l’en doit secorre en tiels causes as filz qui sont en - baill, il covient que li prevoz de la contree praigne garde se les choses sont veraies qui - sont contenues en tes proieres. E quant il avra enquis la verité de ton aage, et il voit - par cleres prueves que tu fus deceuz quant tu deis que tu estoies en aage, il ensuivra la - foi de la verité envers ta persone qui est dedenz aage.

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- [2.43.0 Si saepius in integrum restitutio postuletur] Se - restitucion est demandee plus d’une foiz. -

- Li empereeur Sevoirs et Antoinius dient. Post sententiam. Aprés ce que la sentence au visconte fu donnee contre vos, se vos demandastes - enterigne restitucion pardevant le gouveneeur de la contree, et vos ne l’eustes pas, vos - demandez por nient que cele meisme question d’enterigne restitucion soit menee derechief ; - quar vos deussoiz avoir apele se la sentence vos desplesoit ; e se vos estes encore en - l’aage à qui l’en selt secorre, nos vos donnons restitucion que vos puissoiz apeler.

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Li empereres - Alissandres dit. Quamque. Ja soit ce que li procureeurle curateur à à l’orfeline furent vaincu quant il requeroient que ele eust enterigne restitucion, neporquant, porce que tu diz que la - cause puet estre garnie par noveles defenses, li procureeurle - curateur à à l’orfeline qui orequi maintenant est est - ta fame aillentf. aille p. pardevant le prevost et - requierentet requiere que que il puissent mener derechief la - cause de la restitucion.

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- Li empereres Phelippes dit. In una. Il a - sovent esté escrit que enterigne restitucion ne puet pas estre demandee plus d’une foiz en - une meisme cause, se aucunes noveles defenses ne sont mises avant.

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- [2.44.0. De his qui veniam aetatis impetraverunt] De cels qui - empetrent pardon d’aage. -

- Li empereres Aurelius dit. Eos qui. - l - Il - est - aperte chose que cil qui par la debonerete l’empereeur ont empetré pardon d’aage ne pueent - pas demander enterigne restitucion, ja soit ce que il n’aministrent pas leur choses assez - covenablement, que il ne senble que cil qui font marchié à els soient deçeu par l’autorité - au prince.

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- Li empereres Constantins dit. Omnes. - - uit - Tuit - cil qui sont dedenz aage et sont de buenes meurs qui vuelent - gouverner le patremoine que il ont de leur peres ou de leur aiels et il demandent seur ce - l’aide l’empereeur ne soient si hardi que il empetrent pardon d’aage devant que il aient - acompli .xx. anz, si que quant il auront empetré pardon d’aage et il allegueront por els - le benefice au prince, il pruevent non pas tant seulement le nombre des .xx. anz - ainz mostrent par buenes tesmoinz la proece de leur meurs et l’onesté de leur vie. - Nos establissons autresi que les fames qui sont d’onestes meurs et de - sage pensee puissent empetrer pardon d’aage quant eles ont acompli .xviii. anz, mes nos ne - les contraignons pas que eles soient mostrees en commune compagnie, por la vergoigne des - fames. Mes quant eles avront empetré pardon d’aage, nos otroions que eles puissent prover - par procurateur l’aage de .xviii. anz par tesmoinz ou par letres, si que eles aient en - totes besoignes autretel droiture comme nos avons escrit que li homme aient en tel - maniere, neporquant que eles n’estrangent pas leur possession sanz jugement. - E li senateur et li noble homme qui demeurent en ceste roial cité - pruevent leur meurs et leur honesté pardevant ta hautece, et li autre pardevant les prevoz - et tuit cil qui sont es contrees pardevant les gouverneeurs. Cil qui - contre le devant dit ordenement empetrerront pardon d’aage, sachent que il n’avra nule - force.

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- Li empereres Justinians dit. Eos qui. Nos - commandons que cil qui ont empetré pardon d’aage par la debonereté au prince ne puissent - ne vendre ne obligier sanz jugement leur choses qui ne sont pas movables, en coi jugement - est nesessaires à cels qui n’ont pas encore empetré par don d’aage se il les vuelent - vendre ou obligier, si que en ceste chose soit semblable la condicion à toz cels - qui sont dedenz aage et à cels qui ont empetré par don d’aage, et à cels qui ne l’ont pas - empetré.

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- Il meismes dit. Si quis aliquid. Se aucuns - velt que aucune chose soit donnee ou fete et il fet mention de loial aage, ou il dit - simplement que il est de parfet aage, nos volons que ce soit entendu d’icel aage tant - seulement qui est acompliz par le cors de .xx. anz et non pas de celui qui est otroiez par - le benefice l’empereeur, et meesmement nos establissons que ce soit entendu en - substitucions et en restitucionset en restitucions om. (in substitutionibus vel restitutionibus hoc intellegi - sancimus éd. Krüger) et autresi en autres choses, se aucuns ne dit - especialment que il velt que aucune chose soit fete par le pardon d’aage que il a - empetré.

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- [2.45.0 Si maior factus ratum habuerit] Se cil qui est en aage - a estable ce qui fu fet quant il estoit dedenz aage. -

- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si inter. Se une chose est fete sanz tricherie par cels qui ont mains de .xxv. anz - ou par escriture ou sanz escriture et il l’ont estable aprés ce que il sont en loi al - aage, il covient que ele soit entiere.

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- Il meisme dient. Qui post. Cil qui puis - que il orent .xxv. anz ont eu estable ce qui fu fet tant comme il estoient en meneur aage, - demandent por nient que eles soient deffetes.

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- [2.46.0 Ubi et apud quem cognitio restitutionis agitanda sit] Où et pardevant qui restitution doit estre eue. -

- Li empereres Antoines dit. Si quid. Se - aucune chose a esté jugiee par mon procurateur, ele doit pas estre rapelee par la - sentence au prevost par enterigne restitucion ; quar li princes seus selts. doibt d. donner restitucion contre les sentences à ses - procurateurs.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Quoniam ea. Porce que tu proposes que tu as baillié les choses que tu covenanças à - donner por cause de transaction, il covient se tu vels pledier de ravoir les par enterigne - restitucion ou par aucune autre cause que tu ailles au prevost de la contree en coi cil - ont leur manoir à qui tu vels pledier.

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- Li empereres Justinians dit. Cum scimus. - - Porce que nos savons bien que aucun dotent des enterignes restitucions - qui sont demandees, savoir mon se eles doivent estre examinees pardevant juge tant - seulement qui ait aucune administracion, ou pardevant les menuz juges qui que les demant - ou cil qui ont mains de .xxv. anz ou cil qui en ont plus, si comme il est esclerié es - establissement as anciens mestres de droit et es noz, nos jujons que cez choses soient - proposees non pas tant seulement pardevant les hauz juges qui sieent en siege mes - pardevant cels que la majesté l’empereeur dorra ou pardevant les aministreeur de la chose - commune qui sont ou en ceste roial cité ou es contrees, si que il semble que cil qui avra - donné le juge, ce est cil qui siet el siege de la prevosté, doinst enterigne restitucion - et en examine la cause. Eissi ne sera pas grief li examinemenz des causes. - Mes nus n’estende si largement l’entendement de nostre constitucion, - que il croie que ele s’estende jusqu’as arbitres qui sont esleu par commun assensc. consentement ou, ou à cels que li juge donnent qui n’ont pas - propre jurisdiction ainz ont poostéont puissance de de jugier - tant seulement. Quar nos volons que cil generalment terminent cez causes qui sont mis en - certaine aministracion où il a jurisdiction, ou cil que il establissent pardesoz els, et - meesmement se l’audience des causes leur est envoiee de nostre majesté. - Mes que il n’i remaigney demeure n. nule chose de coi l’en - doie doter, nos i volons ajoster que il loise à cels que nos avons nommez devant à tenir - plet d’enterigne restitucion, comment que il soit ou se il leur est commandé especialment - de coi li ancien ne dotoent pas ou se il sont fet juge generalment ou se la cause de - restitucion en chiet en autres causes.

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- [2.47.0 De reputationibus, quae fiunt in iudicio in integrum restitutionis] De ce que doit estre rendu par jugement d’enterigne - restitucion. -

- Li empereres Antoines dit. Qui restituitur. - - Qui a enterigne restitucion autresi comme il ne doit pas avoir damage en - ce qui a esté fet n’i doit il pas avoir gaaing. E por ce, il doit rendre - tot ce qui est venu à lui de la vente ou de l’achat, ou d’autre marchié. - E se cil qui a mains de .xxv. anz est devenuz pleges, l’action doit - - est - estre - doit estre - r. rendue contre l’ancien deteur. E se cil qui estoit - dedenz aage reçut .i. heritage et il en a restitucion, il doit rendre maintenant - tot ce qui est venu à lui de l’eritage. E se il i a fet aucune chose - par tricherie, ce covient il que il rende.

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- [2.48.0 Etiam per procuratorem causam in integrum restitutionis agi posse] Quar - caus - cause - de restitucion puet estre menee par - procurateur. -

- Li empereres Alissandres ditLi empereres Alissandres dit. Causam avant la rubrique. Causam est - répété après.. Causam. Il nos plest que se aucune - cause de restitucion enterignec. d’entiere restitucion a. - apartient à aucun, ele puisse estre menee par procurateur.

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- [2.49.0 In integrum restitutione postulata ne quid novi fiat] Quar nule novele chose ne soit fete puis que restitucion est demandee. -

- Li empereres Gordians dit. Postulata. Ce - est clers droiz que des que enterigne restitucion est demandee totes les choses doivent - estre en leur estat, tant que la cause soit finee ; e ce procurera cil à qui la chose - apartient.

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- [2.50.0 De restitutione militum et eorum qui rei publicae causa afuerunt] De la restitucion as chevaliers et a cels qui sont hors del pais por la - chose communepor la chose commune om.. -

- Li empereeur Sevoirs et Antoines dient. Si Valerianus. Se Valerians li connestables de la dozisme compaignie - des chevaliers des Alpes morut avant que il receust la possession qui li estoit escheté, - ses oirs demandera dedenz l’an l’aide de restitucion en la persone au mort se Valerians - morut en chevalerie aprés ce que li termes fu passez que la possession li echai.

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- Li empereres Alissandres dit. Si quid de bonis. Se aucune chose des biens à cels qui sont hors del païs por la chose commune est - amenuisieeest apeticee ou, ou se aucuns est delivrezfr. 20119 : suivi par l exp. par le - scribe de l’action qui leur apartenoit, enterigne restitucion leur est - otroiee dedenz l’an profitable par pardurable jurisdicion.

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- Il meismes dit. Quod tempore. Ce que - aucuns a porsis des biens à aucun el tens de sa chevalerie, il li est otroié à - chalengiero. à en demander la p. en la possession dedenz - l’an profitable aprés ce que il a lessié à estre hors por la chose commune, si que la - prescription del tens que il i fu ne li nuise point. Mes puis que li anz est passez, il ne - covient pas que il toillequ’il oste la d. la droiture au - porseeurau possesseur qui qui est establié contre lui.

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- Li empereres Gordians dit. Ignorare. Tu ne - doiz pas doter que li bien à cels qui sanz tricherie sont hors del païs por la cause de la - chose commune et n’ont qui les defende loiaument sont porsis tant seulement ; mes la vente - en doit estre porloigniee tant que il aient lessié a estre hors del païs por la chose - commune.

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- Il meisms dit. Neque rei. Il est aperte - chose que presciption de quatre anz aprés la vente que la borse l’empereeurque le fisque a a fete ne puet pas nuire à cels qui furent hors - del païs por la cause de la chose commune ne as autres qui sont en aage qui apartienent au - tytre d’enterigne restitucion.

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- Li empereeur Valentins et Galliens dient. Si cum - militaribus. Se li oir à ton creancier vendirent tes choses qui - estoient obligiees à els el tens que tu entendoies au labeur de chevalerie, tu porras - requerre le prevost de la contree et demander enterigne restitucion, si sera la - vente depeciee et tu avras ta possession ; mes que tu rendes la dete ou le pris que ele fu - vendue se il est mendres que la dete.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Que a patre. - Il n’est pas avenantpas convenable c. - chose que les choses que li peres fet soient anieentees par les filz por ce se il sont en - la discipline de chevalerie, por ce meesmement que tu diz que tant comme tes peres vesqui - il ne se plainst onques de cel marchié.

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- Li empereres Justinians dit. - sanctimus - sancimus - . Nos establissons que à cels qui sont en besoigne d’ost ou de chevalerie vaillent - sanz plus li tens par coi il i sont, et en eschiveren oster e. - excepcions et en demander enterignes restitucions, si que li tens que il sont hors de la - chevalerie et que il sont en autres lieus ou en leur mesons ne leur ait point à - chalengierà demander les les devant diz privileges.

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- [2.51.0 De uxoribus militum vel eorum qui rei publicae causa absunt] Des fames as chevaliers à cels qui sont hors du païs. -

- Li empereres Alissandres dit. Temporalibus. L’en set bien que l’en seltl’en doit s. secorre as - fames qui sont hors del païs o leur mariz qui i sont por la cause de la chose commune, - autresi comme as chevaliers, si que les actions temporels soient forscloses.

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- L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ei que. Prescripcion de lonc tens ne nuist pas à cels qui fu longuement o son mari - qui entendoit à chevalerie. E porce que les choses quifr. 20119 : qui fr dans le ms, fr exp. par le - scribe – fr. 198 : c. qui y sont t. sont trouvees malicieusement et - faintes ne doivent pas nuirefr. 20119 : - nuire qui i dans le ms, qui i exp. par le - scribe à cele qui por tel cause fu longuement hors del païs, nos jujons que - se tel fame mostre que la meson apartenist à li qui fu vendue tant comme ele estoit hors - del païs, ele rende le verai pris qui i fu paiez et l’ait arriere.

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- [2.52.0. De temporibus in integrum restitutionis tam minorum aliarumque personarum, - quae restitui possunt, quam heredum eorum] Des temps en quoy - restitucion doibt estre donnee>Rubrique non - exécutée dans fr. 20119, intégrée d’après fr. 198. -

- L’empereeur Gordians dit. In hiis. Des - chose en coi tu fus grevez tant comme tu avoies mains de .xxv. anz, et en tot le tens que - tu fus en chevalerie puez tu demander enterigne restitucion. Quar li tens qui est establiz - aprés ce aue homme est venuz en aage doit estre contez solonc droit del jor que il se part - de la chevalerie.

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- Il meismes dit. Si intra. Se tes peres - morut avant que il fust en aage, ou puis que il i fu, ainz que li tens qui est establiz - fust passez, et tu fus ses oirs et tu alas en chevalerie ainz que tu eusses .xxv. anz ou - puis que tu les eus, mes ce fu dedenz le tens qui estoit encore à venir à ton pere à avoir - enterigne restitucion, quant li prevoz de la contree avra conneu la cause, il se porverra - de secorre toi par enterigne restitucion en la person au mort.

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- Il meismes dit. Si intra. Se tu fus dedenz - l’aage à coi l’aide d’enterigne restituciona. de restitucion entiere - est est donnee, ou tu fus en cel tens en besoigniez de chevalerie, li benefices - de restitucion ne seufre pas que tu aies damage de ta propre chose par la longue - tenue, ja soit ce que ele fu acomplie devant la chevalerie.

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- L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ex persona. Tu puez bien pledier contre celui contre qui tu nos requiers en la persone - à tes freres se tu es leur oirs. E si doiz savoir que se ti frere furent en chevalerie - ainz que il eussent .xxv. anz et ilet s’i m. morurent en la - chevalerie, il ne perdirent pas le tens d’enterigne restitucion, ainz l’envoierent à leur - oirs.

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- L’empereres Constantins dit. Ea que. - Il covient garder ce qui est establi es lois des tens d’enterigne - restitucion. E se aucuns a eu pardon d’aage par nostre benefice, il ait le tens qui est - establiz en droit à porsuivre et à finer causes d’enterigne restitucionfr. 20119 : à porsuivre et à finer causes d’enterigne - restitucion ajouté dans la marge supérieure des le jor que - nostre indulgence sera pueploiees. publiee en en avenant - jugement et l’aministration de sa propre chose li sera otroiee en tel maniere que l’aide - d’enterigne restitucion ne soit pas veeepas deffendue à à cels - qui ont mains de .xxv. anz des choses que il firent ainz que il empetrassent pardon - d’aage. ¶ Se la droiture à aucun qui fust dedenz aage eschiet aucune - foizfr. 20119 : foiz suivi par - eschiet aucune foiz biffé par le scribe à .i. autre qui soit - autresi dedenz aage, il ne li soit pas deveépas deffendu quant - quant il avra acompli .xxv. anz d’aage que il ne puisse user del benefice de restitucion - por tot le tens que il est dedenz aage. E se aucuns qui soit dedenz - aage aquiert les droitures à aucun qui soit en aage, et en tant comme il apartient as - causes que il a en la persone à celui qui estoit en aage, il devra avoir - autretanta. autrement de de tens à metre avant et à terminer - les causes d’enterigne restitucion, comme il remanoitil demouroit - au au mort à qui il est oirs ou de qui il a possession des biens. - Quant aucuns qui est en aage a l’eritage à .i. autre qui est dedenz - aage, se il est ses oirs par le droit citeaind. civil ou ou - sanz testament ou par testament, des que il avra receu l’eritage li tens li soit contez - sanz point d’amenuisementp. d’apeticement à à mener et à - terminer la cause d’enterigne restitucion. E se il a l’eritage par le droit au prevost, li - tens li est contez des que il a receu la possession desfr. 20119 : des suivi par li exponctué biens.

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- Il meismes dit. Petende. - Li tens de demander enterigne restitucion soit gardez. E se li - demaderres demande delai qui puisse estre compris dedenz le terme de la restitucion sanz - empoirier la cause, il covient que il li soit donnez quant l’en voit que il i a droite - cause. Mes se il demande terme qui ne puisse estre compris dedenz le tens en coi - restitution doit estre donnee, si comme se il le demande pres de la fin de cel tens, il - covendra que li termes soit veezs. deffendu à à celui qui le - demande. Quar il fu en sa volenté de commencier le plet, si que li - termes que il demande peust estre compris el remenantc. au demourant - d. del tens. Mes se cil qui defent la chose demande terme et il mostre cause por - coi il le doie avoir , nos establissons que il l’ait, si que la destrece del tens - ne li nuise pas ; quar il n’estoit pas en sa volenté quant il fust emplediez, li termes li - doit donc estre donnez, ja soit ce quefr. 20119 : - ja soit ce que écrit sur correction de E se il passe le tens - qui est establiz. E quant li defenderres avra empetré cel terme, il n’est pas veepas deffendu que que li demanderres n’en use à querre ses - prueves.

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- Li empereres Justinians dit. Supervacuam. - - Nos dessevronsN. ostons de de nostre chose - commune une difference qui rien ne vaut de l’an profitable d’enterigne restitucion et - establissons que en la veille Romme, et en ceste noble cité et en Lombardie et es autres - contrees, li termes de quatre anz continuels tant seulement soit contez del jor que li anz - profitables coroit. E cil tens soit communs en toz lieus. Quar il nos est avis que ce est - male chose que por la diversité des lieus soit aucune difference amenee. - E nos volons que ce soit gardé non pas tant seulement es restitutions - à cels qui sont dedenz aage, à qui li anz profitables commence à corre des le premier jor - del vint et sisisme an, mes en celes à cels qui sont en aage, si que li devant dit - continuemenz de tens soit gardez en lieu de l’an profitable à movoir le plet et à finer - le. E autresi comme toz aages de mains de .xxv. anz esta. sont c. contenuz es restitutions à cels qui sont dedenz aage, - volons nosnos volons que que toz li tens en coi cil qui sont - en aage ont esté hors del païs por la cause de la chose commune ou por autres - loiaus causes qui sont contenues es lois, i soit contenuz, si que en ceste partie ne soit - as diverse la restitution à cels qui sont dedenz aage et à cels qui sont en aage.

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- [2.53.0 Quibus ex causis maiores in integrum restituuntur] Por quels causes cil qui - sont en aage ont restitution. -

- Li empereres Antoines dit. Si propter. Se - tu fus hors del païs por l’office de la legation qui fu fete à moi par buene foi, et tu - fus condempnez porce que tu n’avoies qui te defendist, tu requiers par droit que li plez - soit recommanciez et que tu uses derechief de tes defenses. Quar il a esté receu que cil - qui sont en office de legation aient cel meisme privilege que cil ont qui sont hors del - païs por la cause de la chose commune.

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- Il meismes dit. Si idcirco. Se tu ne peus pas venir - pardevant les arbitres porce que tu estoies tenuz en garde de chevaliers - par le commandement au prevost, et tu prueves que ce soit voir pardevant le prevost de la - contree, ta cause te sera rendue tote entiere.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. In - contractibus. Li droit commun secorrentc. secorre - par (In contractibus, qui bonae fidei sunt éd. Krüger) par - l’office au juge quant la cause est conneue es marchiez qui sont de buene foi, neïs à cels - qui sont en aage.

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- Il meisme dient. Res publica. La chose - commune seltc. doibt u. user de la droiture à cels qui sont - dedenz aage. E por ce, puet ele demander aide d’enterigne restitution.

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- Il meisme dient. Si ab hostibus. Se tu fus - pris de tes anemis o ton pere et o ta mere et il morurent illeq, et quant tu fus revenuz - tu eus leur heritages par le benefice de la loi que Cornelius fist, il ne t’est pas - deveépas deffendu à à chalengier leur choses à la maniere de - la profitable action qui est donnee à cels qui ont enterigne restitution o l’exception qui - seltqui doibt e. estre oppposee contre cele action.

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- [2.54.0 De alienatione iudicii mutandi causa facta] D’estrangement qui est fez por müer le jugement. -

- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Cum in rem. Porce que la possession donne à l’aversaire action seur la chose contre - celui qui la porsiet et quant estrangemenz est fez por müer le jugement restitution est - donnee par pardurable banissementp. edict tu ; tu doiz - entendre que se cil qui porseoit la chose la vendi que l’en n’en pledast o lui et il la - bailla à l’achateeur, poestéa. puissance t. t’est donnee de - pledier o le quel que tu voudras.

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- [2.55.0 De receptis] Des arbitres. -

- Li empereres Antoines dit. Ex sentencia. Il a sovent esté escrit que l’en ne puet pas apeler de la sentence à l’arbitre qui - est esleuz par mise qui est fete par droit, quar action de chose jugiee n’en puet pas - estre donnee, et por ce i met l’en paine que por la poor de la paine se gardent les - parties de issir de ce qui est pramis. Mes se jugemenz est fez puis le jor qui fu nommez - en la mise, la sentence n’est nule et cil qui n’i obeist n’est pas tenuz à paier - la paine.

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- Li empereeur Carins et Carus dient. Si contra. Se tes aversaires fist contre la compromission et refusa à venir pardevant - l’arbitre qui estoit esleuz, il semble que il soit tenuz à la paine qui fu - covenanciee.

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- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Arbitrorum. Se tu voleis à la sentence as arbitres qui furent esleu par compromission, - se il i ot ledece ou aperte grace pardevers les arbitres qui donnerent la sentence, se ta - fille plede à toi por la covenance, tu porras user contre li d’exception de tricherie. E - si ne t’est pas veepas deffendu que que tu n’en pledes ta - fille par la clause de tricherie qui selt estre mise es covenances des compromission.

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- Li empereres Justinians dit. Ne in arbitris. - - Que li crimes de parjuré ne soit fez por eslire arbitres par religion de - serement et que congiez ne soit donnez as desloiaus hommes d’escharnir communement les - sentences as hommes, nos volons que ceste chosefr. - 20119 : schose dans le ms, s- exponctué soit ordenee par nostre saint jugement. Se li - demanderres et li defenderres et li juges meismes se consentent que li plez soit menez par - religion de serement, et les parties escrivent defr. - 20119 : e. ce de l. dans le ms, ce exponctué leur mains ou fontfr. - 20119 : ou le font dans le ms, le exponctué escrire par communes persones ou il dientfr. 20119 : il le dient dans le ms, le exponctué en cort de leur boches, que li arbitres esta. sont e. esleuz par leur seremenz, et que li - arbitres à fet serement de terminer le plet o tote verité, ses jugemenz soit - gardez en totes manieres, si que ne li demanderres ne li defenderres ne s’en puisse - partir, ainz le tiegnent en totes manieres et soient contraint d’obeir ic. d’y obeir. ¶ Se nule tel chose n’a esté - ordenee ne escrite de l’arbitre et les parties le mostrent par letres qui sont liees par - serement de tenir la sentence à l’arbitre, nos volons en cest cas que li jugemenz à - l’arbitre soit gardez en totes manieres, si que leur letres aient semblable force, ou se - il ont ce escrit des le commencement, ou il le distrent en la devant dite maniere quant li - arbitres fu esleuz, ou se ce fu escrit aprés la sentence diffinitive, sifr. 20119 : si ajouté dans l’interligne - supérieure que il recurent l’audience à l’arbitre par la religion de - serement ou il jurent à garder ce qui fu jugié. E se les parties - pramistrent par escriz ou par paroles que il tendroient la sentence et li arbitres seus - jura à leur requeste que il termineroit la cause o tote verité, il doit estre en cest cas - de son jugement autresi comme en celui devant, si que il soit confermez par les lois. - E en toz cez cas, lise il àc. luy soit il à - m. movoir action seur le fet, oufr. - 20119 : ou suivi par den exponctué - action de demander par la loi, ou action seur la chose, solonc ce que la qualité del fet - le requerra. ¶ E se nule tel chose n’apert ne par letres ne par - tesmoinz et l’une partie dit que seremenz fu fez de tenir la sentence à - l’arbitre, la parole à celui qui ce dit ou cele à l’arbitre seul ne doit pas estre creue. - Quar se aucuns otroie que seremenz ait esté fez sanz le juge et sanz escriture des parties - qui le tesmoigne, la dote del contenz qui avient sovent entre les fous hommes ne dorra pas - force as choses jugiees. Mes en cest cas tiegnent les choses que li - ancien establirent d’eslire arbitres. ¶ Se aucuns fet subscripcion en - la sentence que li arbitres à donnee, il soit contrainz par action seur le fet de fere les - choses à coi il s’est consentiz par quels paroles que la subscription soit fete. Quar se - les acostumees paroles des covenances et la soutill forme qui rien ne vaut ont esté - otroiees, nos qui par les lois que nos avons escrites avons amendé novelement pluseurs - vices qui estoient es covenances et pluseurs dotes de coi decevance venoit, por coi - n’osterions nos en tiels escritures tote la dote del viell droit, si que se aucuns escrit - tel chose il soit contrainz de tenir la, et de mener à perfection ce que il a escrit ? - Quar ce ne semble pas verité que il ait escrit por tant seulement que il ne puisse pas - contredire ce qui est fet mes por acomplir les choses contre coi il ne puet aler.

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- Il meisme dit. Cum antea. - Il fu ancianement establi en eslire arbitres qui n’estoient affermé par - paine qui fust mise en la compromission ne il - n’estoient donné par le juge, ainz estoient esleu par commun assentementc. consentement sanz sanz nule sentence por tenir ce que il - jugeroientfr. 20119 : jugeroient écrit sur correction. E se il donnassent sentence por le defendeeur, - exception li fust engendree autresi comme de covenant. E se ele fust donnee por le - demandeeur, il n’eust par ce point d’aide. E por ce, establissons nos es arbitres que nos - avons nommez avant, et qui sont esleu par tel consentement ou par escrit ou sanz escrit, - par tel covenant que les parties tiegnent ce que il jugeront, se les parties font - subscripcion puis que la sentence est donnee et escrivent que la sentence ne leur desplest - pas, exception autresi comme de covenant n’en soit pas tant seulement engendree au - defendeeur mes action seur le fet en soit donnee au demandeeur en nostre non, si que la - sentence puisse estre menee à execution. E ce soit fet en ceste roial cité par l’office de - la haute prevostéfr. 20119 : écrit sur correction - de poesté, ou par l’office au juge de qui poestéqui - puissance c. cil est que l’en en acuseque - l’en acuse et, et es contrees par cels qui les gouvernent et par leur ministres, - ou par les juges sor qui la partie est qui en est acusee. ¶ Se il - n’escristrent pas aprés la sentence que il tendroient la forme del jugement à l’arbitre, - ainz le confermerent par tere soipar soy taire et, et nule des - parties n’envoia dedenz les .x. prochains jorz ou au juge ou à son aversaire protestation - par coi ele mostrast apertement que ele ne voloit pas tenir ce qui estoit jugié, - lors est la sentence confermee par la tesance as parties, si que exception en apartient au - defendeeur, et la devant dite action au demandeeur. E se l’une partie - refuse solonc la maniere qui a esté dite à acomplir ce qui est jugié, nule grevance ne - viegne de la sentence, ne exception n’en soit donnee au defendeeeur, ne action seur le fet - au demandeeur, esceptez les arbitres qui sont esleu o la religion de serement, solonc la - novele constitucion de nostre non ; quar lors doivent estre gardees totes les choses qui - sont jugiees en nostre loi de tele audience. ¶ Ja soit ce que nos - savons bien l’opinion Paul et a autres sages hommes qui tochierent ceste question de coi - nos parlons ci, mes il ne la parfirent pas parfetement, ainzp. maiz - l. leur fu avis que l’en devoit estendre ceste chose jusqu’à unes actions - temporels, neporquant nos jujons plus plainement et generalment que covenance qui est fete - en escrit pardevant arbitre face interruption de tens autresi bien comme se plez en fust - commenciez en jugement ordinaire. ¶ Encore establissons nos generalment - que es choses qui sont fetes pardevant arbitres, se aucune chose qui regart a fet a esté - reconneue ou tesmoigniee, les parties en puissent user en jugemenz ordinaires.

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- Il meismes dit. - Sanctimus - Sancimus - . Nos - establissons que il soviegne as fames de leur chastee et des uevres que nature - leur otroia et de celes de coi ele commanda que eles s’atenissent, et ja soit ce que eles - soient de tresgrant opinion et de tresbuene, se ele recoivent mise seur soi, ou se eles - sont patrones et eles vuelent jugier entre cels que eles ont franchiz, eles soient - desseureess. separees de de totes compaignies de jugemenz, - si que de leur jugement ne viegne nule paine ne nule exception de covenant contre cels qui - voudront pledier de leur droiture.

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- [2.56.0 De satisdando] De donner caution. -

- Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Non est. - - Il est certains droiz que cil qui est cort est fez procurateurs à celui - qui plede ne doit pas estre contrainz de donner caution que ce que il fera sera estable. - Quar en cest cas doit l’en entendre que il est autresi comme li procurateurs à celui qui - est presenz. E se li sires del plet mue puis sa volenté, et il en velt - pas que cil soit ses procurateurs, neporquant ce que il a fet comme procurateurs doit - estre ferm. Se ses aversaires li met encontre au commencement del plet - allegation de la defense, ce est que il respondra aprés seur ce que il voudra demander à - son seigneur, en cest cas covendra il que il doist caution de recevoir le plet autresi - comme li procurateurs à celui qui n’est pas presenz. E se il ne la - donne, li juges n’otroiera pas que la cause qui li est commandee soit menee avant, li - procurateeurs au defendeeeur ou cil qui le defent, qui est establiz en cort el - commencement del plet, est contrainz en toz les articles de donner caucion de paier ce qui - sera jugié.

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- [2.57.0 De formulis et impetratione actionum sublatis] D’oster - les formes de droit et empetrement d’actions. -

- Li empereeur Constantins et Constanz dient. Juris. Les formes de droit où il - - i - il y a a barat par soutilleté d’escriture soient del - tot ostees de corz de toz jugemenz.

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- Li empereeur Theodoses et Valentins dient. Nulli. Exception de ce que action n’a pas esté empetree ne soit opposee à nul qui - plede en grant jugement ne en petit se l’en est certain que il ait action qui soit - covenable à la besoigne que il propose.

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- [2.58.0 De iureiurando propter calumniam dando] Cist tytres - est de serement de verité. -

- Li empereres Julians dit. In omnibus. - En totes causes por coi que l’en plede ou por letres ou por instument ou - por aucune autre chose en coi il soit mestiers d’avoir prueves, nos establissons que nus - ne soit contrainz de metre prueves devant que cil qui les demande ait fet serement de - verité, ce est que il n’a pas proposé cez allegacions por porloignier la besoigne ; quar - par poor de serement est aucune foiz refrenee l’angoisse à cels qui pledent qui est plaine - de contenz. E que aucun ne viegnentne vienne - à à tort à fere enqueste par les sers par coi il acomplissent la cruelté de leur - corages, nos n’otroions pas que cil qui requierent que enqueste soit fete par les sers - viegnent à ce, ne n’en soient oï par les juges, se il ne jurent avant seur les - saintes escritures, que il ne vienent pas à ce demander par haine des sers ne por corrot - de cels o qui il sont oir, mes porce que il ne pueentqu’ilz ne peu - pas pas autrement enquerre ne mostrer la verité des choses de l’eritage.

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- Il meismes dit. Cum et indices. - Porce que nos n’avons pas otroié que juges terminent causes se les - saintes Evangiles ne sont proposees devant els, et avons ordené que li patron des causes - qui sont par tot le monde qui estqui sont s. sozmis à - l’empireà l’empereur de de Romme jurent avant et puis - mainent les causes, il nos a esté avis que ce estoit necessaire chose de proposer ceste - presente loi, par coi nos establissons que en toz les plez, qui aprés ceste presente loi - seront commencié, ne li demanderres ne li defenderres ne mainent pas le plet, se les - principals persones ne font serement el commencement del plet aprés ce que la demande sera - fete ; et que l’en i avra respondu enceisr. devant que que li - avocat et l’une et à l’autre partie facent serement. E li demanderres jurt que il n’a pas - meu le plet par corage d’acuser faussement, mes porce que il croitfr. 20119 : il dcroit dans le ms, d- exponctué avoir buene cause, li defenderres n’use pas de ses allegations - se il ne jure avant que il croit que il use de buene defense à contrester à la demande. E - aprés ce, li avocat à l’une et à l’autre partie doivent fere le serement que nos avons ja - dit seur les saintes Evangiles qui sont mises devant le juge. ¶ Se la - dignité ou la nature de la persone n’otroie pas que ele vienge au juge, li - seremenz doit estre fez en sa meson, si que l’autre partie soit presente ou ses - procurateurs. E ce doit estre gardé se ce sont defendeur ou - procureeurs. tuteurs ou curateurs ou ou autres persones qui - par l’autorité des lois ont l’aministration d’autrui choses ; quar il covient que il - soient lié par serement que il sevent la cause, et por ce vienent il à mener lailz à la mener. Quar ne orfelins ne autre persone qui soit dedenz - aage ne pueent savoir la cause, mes cil qui en ont la defense ou la cure ou qui solonc les - lois ont l’aministration de leur choses ; et eissi pueent il venir à jugement porce que il - jurent par l’escience de leur corage. E ja soit ce que la nature de la cause est - autre par aventure, neporquant chascuns doit jurer ce que il en croit. Tuit li autre - serement qui descendent des lois trespassees et cil que nos avons ordenez en leur force. ¶ - Se l’une des parties n’est pas presente et sa cause est menee par - procurateur, li demanderres n’ait pas congié de baillier le plet à mener à son procurateur - devant que il ait fet serement de verité qui soit tesmoigniez par letres en la contree où - il demeure. E autresi, se li defenderres n’est pas presenz et il ordene procurateur par - caution de paier ce qui sera jugié, ou defenderres se met por lui à defendre sa cause, il - face avant le serement que nos avons dit que li defenderres doit fere, si que ses - aversaires soit presenz par soi ou par son procurateur, ou tot sanz lui solonc ce - que li juges esgardera. ¶ Mes porce que nos dotons que aucun ne facent - collusion entre els et s’entrequitent cest serement et escharnissent par tel faintise cest - nostre present establissement, nos establissons que tuit li juge, ja soit ce que il soient - juge par compromission, porce que ceste presente loi n’a pas esté fete por le privé profit - mes por le commun, ne suefrent pas que cist serement soit quitez, ainz soit en totes - manieres pris del demandeeur et del defendeeeur, que il ne semble que ceste chose soit - abatue petit et petitp. à p. et que li seremenz as principals - persones et cil as avocazfr. 20119 : -z final écrit sur correction de -s soit lessiez par aucune acheson. - ¶ Nos ajoignons à ceste loi que se aucuns velt movoir plet por autrui - et il n’a por ce nul mandement, ainz afferme sa persone par caution que il donne que li - sires de la cause avra estable ce que il fera, que il ne senble que la loi soit abatue par - tel enging, nos establissons que se aucune tel chose avient de ci en avant, se aucuns velt - movoir plet por une persone ou por une assemblee ou por une ville ou por une université, - il doinst la plevine qui est acostumee, mes la cause ne soit pas menee avant se li juges - ne fet dedenz .i. terme que il establira les principals persones fere serement si que li - aversaires soit presenz se il velt ou autres por lui, ou si que la partie averse - n’i soit pas. E cil por qui l’en plede ou la graigneur partie et la plus covenable de - l’université face le serement en la cort au defendeeeur del lieu. ¶ Se - li demanderres ne velt fere serement de verité, et ce est prové loiaument, il ne li loise - pas à venir au plet, ainz chieeains tumbe de (sed cadat - ab instituta actione quasi improbus litigator éd. Krüger) de l’action que - il a mise avant comme engres pledierres, et li juges soit corrociez à lui et li defende sa - cort et le bot en loing des jugemenz. ¶ Se li defenderres refuse à fere - cest serement, il soit tenuz por reconnoissant es articles qui sont contenu en la demande, - et il loise au juge à donner sentence si comme la qualité de la chose li amonestera. - Eissi seront amenuisiés. apeticés non non - pas tant seulement li plet, mes li faus pledeeur. Eissi sera il avis à toz cels qui seront - en jugemenz que il seront en sainz lieus. Quar se les principals persones des pledeeurs - mainent le plet par serement, et li patron des causes font serement, et li juge ont les - saintes escritures devant els quant il examinent tote la cause et quant il donnent la - sentence, que doit l’en croirre fors que Diex est juges en totes causes en lieu - d’ommesfr. 20119 : ommes suivi - par l’anciane malice des ac… biffé ? Li anciens - contenz cesseLes anciens contens cessent d. donc et totes ses - dotes et nostre constitution soit apertesoit manifeste et c. - et clere en totes terres, si que ce soit granz remedes de terminer les causes. - E si volons es plez qui ne sont pas encor commencié que li devant diz seremenz soit fez au commencement del plet. E se l’en trueve - aucunes causes qui soient commenciees et ne soient pas encor terminees, si comme aprés ce - que li plez est entamez ou que les acostumees cauteles des jugemenz ont esté donnees, se - l’une et l’autre persone est presente, ou ele demeure el terreur ou en la cité meisme, en - icez plez ait li seremenz lieu et au premier jor que les parties vendront à cort eles - soient contraintes de fere cest serement. ¶ Se une des parties n’est - pas presente que il n’aviegne que li plez soit porloigniez por la defaute de la persone et - que aucune n’aviegne qui soit contrere à nostre proposement, et que ce qui est establi por - l’abregement de pleza. des plaiz ou du plait ne ne soit mué en - contrere figure, nos commandons que la persone qui est presente face le serement, et que - il soit quitez à celui qui n’est pas presenz es causes qui sont commenciees tant - seulement, solonc ce qui a esté dit avant. Se ambedeus les - principalsSe les deux principales p. persones ne sont pas - presentes, que les causes ne soient aloigniees, les causes qui sont commenciees soient - terminees sanz fere serement.

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+ + + + + + + Traduction 3 du Code de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Frédéric Duval + Graziella Pastore + + + 2026 + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

+ École nationale des chartes - PSL +
+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 20119 (J) + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 198 (E) + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 200 (F) + + + +
+ + 1200/1299 + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 20119 (J), avec + corrections par les autres témoins et par conjecture

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+ [Liber secondus] +
+ [2.1.0 De edendo] Ci commence li segont livres de Code. Cist + tytres est de fere sa demande en cort. +

+ Li empereres Pius dit à Antoine. Ipse. + Tu meismes regarde comment tu proveras que li denier te sont deu que tu + diz que tu baillas à garder. Quar ce que tu requiers que tes aversaires mete avant les + munimenz que il a, ce seltce doibt a. apartenir à l’office au + juge.

+

+ Li empereeur Sevoirs et Antonius dient. Is apud quem. Cil + pardevant qui la chose est tretiee commandera que les actes communes ou criminals ou + citeainesou civiles s. soient aportees avant por encerchier + la verité.

+

+ Il meisme dient. Edita. L’action + qui est mise avant mostre la maniere del plet qui est à venir. E l’en la puet amender ou + müer si comme l’autorité del pardurable banissementp. edit + l’a. l’amoneste et la loiauté au juge le juge.

+

+ Li empereres Antoines dit. Qui acusare. Cil + qui vuelent acuser doivent avoir leur prueves prestes, + quar reson de droit et de loiauté n’otroie pas que il puissent + demander autrui instrument à voierd. à veoir instrumens + d’autruy. E se cil qui demande ne prueve, cil qui est trez en cause gaaignera la + cause, ja soit ce que il ne prueve rien.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Non est novum. Ce n’est pas novele chose que cil à qui l’en demande deniers + demant à voier les escriz au creancier et ses resons, si que la verité de la chose puisse + estre seue.

+

+ Il meismes dit. Iustum. Li desierriers à + celui à qui l’en demande el non commun est droituriers qui velt que li commun escrit + soient amené avant por savoir combien l’en a paié en son non.

+

+ Il meismes dit. Procurator. Li procurateurs + des choses privees commant que tu aies poestéa. puissance s. + solonc la coustume de contrescrire les instrumenz que tu diz qui sont commun à toi et à la + borse l’empereeurà toi et au fisque. E se il est mestiers + aucune foiz por fere foi de ta demande que aucuns en soit aportez pardevant autre juge, se + cilfr. 20119 : se tu cil dans le + ms, tu exp. par le scribefr. 198 : se + celluy qui est t. qui est trez en cause le requiert, il commandera que ce soit + fet.

+

+ Il meismes dit. Et que. Les choses qui li + sainz empereres Antoines nostre peres escrist et celes que nos avons escristes + s’acordent as resons de droit et de loiauté ; quar il a molt grant difference quant aucuns + demandeManque la traduction de Nec enim diversa + sunt vel discrepantia. et il puet estre botez arriere de sa demande par exception + de tricherie, savoir mon se cil à qui il demande velt que li instrument soient mis avant + par coi il dit que il se puet garnir, quar ce + amonneste la verité de la chose, ou se li demanderes velt que cil à qui il demande aucune + chose mete avant les suens instumenz ; quar en cest cas ne covient il + pas que li commencemenz de sa demande soit fondez des intrumenz à celui qui est trez en + cause.

+
+
+ [2.2.0 De in ius vocando] D’apeler en droit. +

+ Li empereres Alissandres dit. Sicut bonis. Autresi comme ce + s’acorde à buenes meurs que aucuns port reverence à la fame à celui qui l’afranchi, + autresi n’est il pas deveépas deffendu que que ele ne soit + apelee en droit par l’otroi au prevost quant il i a droite cause.

+

+ Li empereres Gordians dit. Venia. Il est + certaine chose que cil qui ont esté franchi ne leur enfant ne doivent pas apeler en droit + sanz demander pardon del banissementp. de l’edit l. leur + patron ne leur patronne, ne le pere ne la mere ne les enfanz à leur patron ou à leur + patrone ne leur oirs, ja soit ce que il sontilz soient e. + estrange. E cist pardons ne soit pas donnez legierement, quar eneur est devé à tiels + persones par naturel reson ; porce que tu reconnois donc que tu apelas en droit le fill à + ton patron sanz l’otroi au prevost, tu requiers folement que la paine qui est + establie el pardurable banissementp. edit te te soit + quitee.

+

+ L’empereeur Dioclicians et Maximians. Qui in + potestate. Cil qui sont en la poestéla puissance + l. leur pere ne pueent pas pledier contre ; mes se tu es hors de baill et tu + demandasdemandes pardon del banissementp. de l’edit il, il ne t’est pas veepas deffendu que + que tu n’i pledes. Et ce doit estre gardé en la persone à la mere.

+
+
+ [2.3.0 De pactis] Des convenanz. +

+ Li empereres Sevoirs dit. Condicionis. La + dote de la condition qui estoit entre les freres à esté par loial reson finee par + covenance, porce donc que tu reconneis que tes peres + commanda et enjoinst que se il morustil mouroit s. sanz enfanz + ses heritages fust renduz à Frontin, li covenanz qui fu fez el tens que il n’avoit nus enfanz de donner en à Frontin la siste part ne doit pas sembler mauves + porce que quant la partie fu fete si comme il fu mis en covenant tes peres morut et tu + remainsistu demouras qui qui estoies ses filz.

+

+ Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Post venditionem. Se tu puez prover que puis que tu eus vendu ton heritage li creancier + murent plet contre les achateeurs, et il le recurent de leur volonté, tu te defendras bien + vers els par exception de covenant teu.

+

+ Il meisme dient. Servus. Li sers au + creancier puet bien amender la cause son seigneur, mes il ne puet pas par novel covenant + reformer en pis l’obligement qui fu establiz droitement.

+

+ Il meisme dient. Postquam. Puis que tu as + quité le plet qui fu meuz d’un champ, nule reson n’otroie que la cause qui est fenie + puisse estre restoree par droit.

+

+ Li empereres Antoines dit. Creditori. Se tu + paias à ton creancier une partie des deniers que tu li devoies, et covenanz fu fez entre + toi et lui que il ne te demanderoit pas l’autre partie por ses causes et por ses besoignes + que tu avoies defendues par t’aide et par ta loiauté, tu es delivrez de l’obligement en + partie par le droit citeaind. civil et et en partie par le + droit au prevost. Quar pardurable exception de covenant fet ou de + tricherie tout que il ne te puet pas demander le remanantle + demourant ; e se tu l’eusses paié par ignorance, si le peusses tu demander + arriere.

+

+ Li meismes dit. + Iacta + Pacta + Pacta (Pacta éd. + Krüger). + Il est certains droiz que li covenant qui sont fet contre lois ou contre + constitucions ou contre buenes meurs ne doivent avoir nule force.

+

+ Même succession des lois que dans la traduction + 1 : 2.3.7, 2.3.9, 2.3.8, 2.3.10 + Il meismes dit. Debitori. Se tu fus oirs à ton + deteur, l’action que tu avoies contre lui fu ostee des que tu receus son heritage ; mes + puism. après que que tu eus gaaignié cel heritage en + jugement, se tu le baillas à celui que tu avoies sormonté par sentence par tel condition + et par tel covenant que il feist gré de ce qui estoit deu as autres creanciers et + de ce qui te fust deu se tu n’eussesses receu l’eritage, la foi de la covenance doit estre + gardee. E se ele n’est gardee, action te sera donnee por la covenance.

+

+ Il meismes dit. Si pascenda. Se il est + prové que Apollinaires prist bestes à pestre en parçonnerie, ce est en tel maniere que li + foonque les fruitz f. fussent parti tiels parties comme il + covint entre lui et celui qui les bestes estoient, il sera contrainz par le juge de garder + la foi del covenant.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Cum postea. Porce que, aprés ce que li aversaires ta mere ot esté vaincuz, il decut tant ta mere + que ele li pramist que ele ne li movroit nul plet de ses sers, li + covenanz qui fu fez par male foi ne vaut rien ; et quant il commencera à pledier o ta mere + por cele covenance, li juges la deliverra.

+

+ Il meismes dit. Legem. Il covient garder + le covenant que tu feis quant tu donnas doere por ta norrie ; ne ce ne te pot pas nuire + que l’en seit dire que action ne nest pas de covenant. Quar nos usons de + cest droit lors que li covenanz est nuz. Mes quant denier sont donné et covenanz est fet + de rendre les, l’en les puet bien demander arriere.

+

+ Il meismes dit. Ex conventione. Por la + covenance par coi tu diz que ta marrastre fist covenant o ton pere quant ele li donna .i. + champ en doere que ele paieroit les usures as creanciers à qui cil champ estoiet + obligié, ne te puet pas action apartenir contre li, neïsl. aussi + se se il est prové que la sollempnité que l’en apele stipulation fust el + covenant ; mes se li chans fu prisiez quant il fu donnez en doere, si comme une partie de + l’instrument mostre, action de vente apartient por tenir les choses qui furent + covenanciees.

+

+ Il meismes dit. Pacta novissima. Loiauté + de droit et de la chose meisme s’acorde que il coviegne garder les derreniers + covenanzd. convenances. E porce, se tes aversaires se + consenti que il n’useront pas de la covenance qui fu premierement fete, meesmement se il + le dist en cort si comme tu proposes, il nefr. + 20119 : nei dans le ms, -i exponctué par le + scribe fr. 198 : ne t’est pas veepas deffendu à à mener à fin l’action qui t’apartenoit seur la premiere + covenance.

+

+ Li empereres Maximians dit. In bone. Action de covenant apartient en marchiez de buene foi se li covenanz est maintenant + fez. Quar ce qui puisqui aprés est est + covenancié n’engendre pas demande mes exception.

+

+ Li empereres Gordians dit. Si pacto. Se il et la sollempnité + qui a non stipulacion el covenant, par coi tu proposes que tes aversaires pramist que il paieroit une paine se il ne tenoit les covenances, se tu pledes par + la stipulacion tu gaaigneras, ou que il face ce qui fu mis en covenant, ou tu li + demanderas à la maniere des jugemenz la paine qui i fu mise. Quer tu + requiers por nient que li bien à ton aversaire te soient baillie sanz garder + l’ordre sollempnel.

+

+ Li empereeur Valentins et Galliens dient. Pactum. Li covenanz qui fu compris en l’istrument de doere, que se li peres moroit + la fille que il mariot fust oirs o son frere et eust autre tel partie de l’eritage comme + il, ne pot pas engendrer aucun obligement ne tolir au pere à la fame pooir de fere + testament.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximianse. + Maximian et Dioclecian d. dient. Cum proponas. Porce que tu + proposes que li peres fist sesfr. 20119 : li peres + fist ses écrit dans l’interligne supérieure sur tu feis tes exponctué par le scribe. enfanz oirs en sonfr. 20119 : son écrit sur ton testament et + les proiafr. 20119 : proias dans le + ms, -s exponctué par le scribe – fr. 198 : pria que cil + qui morroit premierement rendist à l’autre sa partie de l’eritage ; et tu affermes que + cele substitucion fu quitee par le consentement as freres, cil qui plus vit ne puet pas + demander la partie à l’autre por la reson de cele priere.

+

+ Il meisme dient. Pactum. Li prevoz de la + contree fera solonc droit garder le covenant que l’en provera qui fu fez par buene foi, ja + soit ce que escriture n’en fu pas fete, se la verité de la chose puet estre provee par + autres prueves.

+

+ Il meisme dient. Si debitoresdebitores + (fr. 198, f. 77c ; Imperatores Diocletianus, Maximianus. Si + creditores vestro... éd. Krüger). Se vos provez que vostre + deteur furent atornéf. receus si si que chascuns de vos sot + bien li quel li devoient paier leur partie de la dete, quant li prevoz de la contree en + sera requis, il porverra par s’autorité que li uns ne soit pas tenuz à paier ce + que li autres doit.

+

+ Il meisme dient. Licet. Ja soit ce que li + escriz qui est fez entre les bas hommes, en coi il est contenu que cil qui plus vivra ait + les biens à l’autre, n’a pas maniere de don qui est fez por cause de mort, neporquant, + porce que la volonté as chevaliers qui est escrite de leur propres choses et por la pensee + que il ont à leur mort a force de testament, et tu proposes que tu et + tes freres qui aliez à une bataille et ne saviez li quels i morroit feistes covenant + ensenble que les choses à celui qui i morroit apartenissent à celui qui plus vivroit, l’on + entent, porce que tes freres i morut, que solonc le jugement ton frere, qui est affermez + par les constitutions as princes, li preuz de ses choses est venuz à toiManque la trad. de 2.3.20, comme dans la trad. + 1..

+

+ Il meisme dient. Cum proponas. Porce que + tu proposes que il ot entre nos covenant sanz escriture que li heritages à tes freres qui + estoient mort fust partiz egalment entre vos, et il puet estre prové que ceste covenance + fu fete por cause de transaction, se tu es en possession tu te puez defendre par + exception. Mes se tes aversaires est en possession, tu n’avras nule action por cele + covenance se tu ne te porveis d’affermer le covenant par la sollempnité qui a non + stipulation. Ne il ne doit pas estre otroié à ton aversaire à user de la transaction se il + n’est apareilliez d’acomplir les choses qui furent mises en cove + nanten + convenant.

+

+ Il meisme dient. Pactum. Li aages à la + meschine qui est en garde fera que li covenanz à son procureeur ne li nuira pas, par coi + il covenança à prendreà prendra m. (sic) + mains que l’en ne devoit à la meschine. Quar li defendeeur et li + procureeurq. les tuteurs et les curateurs qui demandent ce + qui est deu à cels que il ont en garde delivrent cels qui sont obligié à els et non pas + cil qui le quitent.

+

+ Il meismes dient. Filius. Li filz qui fet + covenant ou qui reçoit sa dete ne tout rien à l’obligement son pere.

+

+ Il meisme dient. Si actionem. Se il est + prové que tu aies quité por l’amor des oirs l’action del lés ou de la chose enjointe que + tu avoies contre les oirs à celui qui jadis fu tes mariz, et tu l’as fet por l’amor + d’aucuns des oirs, entent que se tu muez actions contre les deteurs excepcion de covenant + ne te puet pas nuire.

+

+ Il meisme dient. Debitorum. La demande as + creanciers ne puet estre ne ostee ne muee par les covenances que li deteur font entre + els.

+

+ Il meisme dient. PactoPacto (Pactum... éd. Krüger).. La dete de l’eritage + qui par droit est devisee entre toz les oirs au deteur solonc les parties que il ont de + l’eritage par la loi des .xii. tables ne puet pas estre si atornee par le covenant que li + oir font entre els que li uns soit obligiez au creancier por tote la dete. E ce afr. 20119 : a dr l. dans le ms, dr + exponctué par le scribe – fr. 198 : Et ce a l. lieu en cels + qui sont oir par le droit au prevost. Tu puez donc fere covenant o celui qui est oirs o + toi por tant comme il aparapartient + il apartient à à toi d’aporter avant les + communs cyrogrefes ou des covenanz qui ne furent pas parfet quant vos partistes + l’eritage.

+

+ Il meisme dient. Petens. Cil qui demande + que la stipulation qui fu fete, ou devant le covenant ou maintenant aprés de garder les + choses qui furent covenanciees, soit gardee, requiert par droit que sentence soit donnee + por lui.

+

+ Il meisme dient. Si certis. Se ce qui fu + covenancié par nu covenant fu paié en certains anz, por ce ne fu pas cil qui fist le + covenant obligiez à paier d’illeq en avant ce que il a paié que il ne devoit pas, se il + n’ot stipulation en la covenance.

+

+ fr. 20119 et fr. 198 : NB + ordre des paragraphes ; le 2.3.20 est déplacé aussi dans la trad. 1 (après le + 2.3.25) + + Il meisme dient à Marcial. Traditionibus. La + seignorie des choses est donnee par baillier la chose et par tenir la longuement, et non + pas par nu covenant.

+

+ Li empereres Justinians dit. Si quis in conscribendo. + + Se aucuns dist à fere .i. instrument que il n’useroit pas d’exception de + cort par la reson de sa chevalerie ou de sa dignité ou de l’ordre de provoireo. de prestrise ja, ja soit ce que l’en soloitque soloit d. doter se il covient que il tiegne ce que il dist, si que il ne + puisse pas venir contre cele covenance, ou se il a congié de partir soide soy partir de de cele escriture et d’user de son droit, nos + establissons que il ne loise à nul à venir contre ses covenanz, ne à decevoir cels qui + font marchié o lui. Quar se li covenant qui ne sont + fet contre les lois ne por tricherie doivent estre gardé en totes manieres par le + banissementpar l’edict au au prevost, por coi ne vaudront il + en cest cas ? Il i a une autre rulle del droit ancien que tuit ont congié de renoncier as + choses qui furent establies por els.  Tuit noste juge gardent donc ce en + plez, et ceste garde viegne et as menuz juges et as arbitres qui sont juge par mise. E + sachent que se il en sont negligent, l’en entendra que il feront le plet leur.

+

+ Il meismes dit. De questione. + Une tel demande nos fu fete de la baillie de Cesaire, .ii. persones ou + pluseurs avoient esperance d’avoir autrui heritage, qui leur devoit par aventure eschuer + par lignage. Il firent entre els covenanz por cel heritage par coi il estoit esclerié que, + se cil moroit et li heritages venoit à els, une certaine maniere fust gardee en cel + heritage ; ou se li preuzle prouffit de de l’eritage venoit à + aucuns d’els, il avoient fet certaines covenances comment il en devroit estre. L’en dotoit + se cil covenant devoient estre gardé. E la reson de la dote estoit + porce que cil vivoit encore de qui heritage la covenance fu fete, et porce que ele ne + fufr. 20119 : fust dans le ms, + -st exp. par le scribe – fr. 198 : fut pas fete autresi comme + se li heritages deust certainement venir à els, ainz fu fez soz .ii. condicions : se cil + moroit et se cil qui firent le covenant estoient apelé à l’eritage. Mes + il nos semble que totes tiels covenances sont mauveses, et plaineset + plaines om. (et plenae tristissimi et periculosi + eventus éd. Krüger) de perilleuse aventure ; por coi font aucun + covenant des choses à celui qui encor vit et ne fetset + et ne fait rien qu’ilz facent (Quare enim quodam + vivente et ignorante de rebus eius quidam paciscentes convenerunt éd. Krüger), + erreur commune de fr. 20119 et fr. 198. rien que il le facent ? + Nos establissons donc solonc les ancianes riules que tuit icel + covenant qui sont fet contre buenes meurs soient boté arriere, et que nus n’en soit + garder(et nihil ex his pactionibus observari éd. + Krüger), se ce n’est par la volenté à celui de qui heritage la covenance est fete + et se il ne se tient en cele volenté jusqu’à la fin de sa vie, quar lors + sera ostee la mauvese esperance, et il leur loiral. commendra + à à garder cez covenanz par son seu et par son commandement. + Ce est bien seu par les ancianes lois, et par les constitutions, ja soit ce que nos + l’avons establi plus clerement. Nos commandons donc que dons de tiels choses ne obligement + ne soitsoient + ne soient pas (Iubemus etenim neque donationes talium rerum neque hypothecas penitus + esse admittendas éd. Krüger) pas receuz, ne aucuns autres + marchiez ; quar la suite de nostre tens ne suefre pas que aucune chose + soit fete ou covenanciee d’autrui chosesfr. 20119 : + choses suivi par sanz, exp. par le scribe + contre la volenté au seigneur.

+
+
+ [2.4.0 De transactionibus] De transactions. +

+ Li empereres Antoines dit. La covenance ne la + trasaction qui a esté fete o les uns des procureeursdes curateurs + ou ou des defendeeursdes tuteurs – fr. + 20119 : defendeeurs suivi par es choses que il s exp. par le scribe n’aide point as autres es choses que il firent ou + durent fere, ou communement ou chascuns por soi. Quant tu as donc eu + trois procureeurst. curateurs et, et tu as fet transaction, + ce est fin,t. ce est fin avecques les .ii. (Cum igitur tres curatores habueris et cum duobus ex his transegeris éd. + Krüger) o les .ii., il ne t’est pas deveépas deffendu + que que tu ne traies en cause le tierz.

+

+ Il meismes dit. Cum te. Porce que + tu proposes que tu feis o ta suer transaction d’un heritage, et feis letres que tu li + devoies por ce certaine somme de deniers, ja soit ce que il n’eust eu + entre vos nul plet de l’eritage, neporquant tu feis la transaction por la poor que tu + avoies del plet ; l’en entent que li denier furent par droit pramis. E + se tu eusses por ceste cause paié à la borse l’empereeurp. au fisque + tu, tu ne peusses pas demander arriere ; et se tu n’eusses paié, tu fusses par + droit trez en cause.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Age. Plede o + Geminian porce que ses peres fu tes procurerrest. curateur et, + et fist tes besoignes. E se il dit pardevant le juge que il n’est pas tenuz à toi par cele + action porce que transaction en fu fete et confermee par stipulacion, li juges regardera por la reson del jugement qui est de buene foi de combien de deniers la transaction fu fete par non. E se il voit + que ele fu fete de menor somme que il ne sera prové que l’en te devoit de l’aministration, + il commanderafr. 20119 : commandera écrit sur correction que li seurplus te soit paiez. Quar il n’ot pas tant + de deniers en l’obligement de la stipulation comme ce montoit qui + t’estoit deu.

+

+ Il meismes dit. Actione. Quant cil qui a + acompli loial aage a tret en cause le procureeur, qui l’ot en cure par la reson de la + garde, et quitance en a esté fete et confermee par stipulation, il est certaine chose que + il n’i remainty demeure n. nule action fors action de + tricherie qui i remainty demeure d. dedenz le tens qui est + otroiez par la loi, se transaction ne fu fete especialment de la tricherie.

+

+ Il meisme dit. Cum te. Porce que tu + reconnois que tu feis transaction o l’oir à celui qui jadis t’ot en garde, se tu la feis + puis que tu fus en loial aage tu requiers por nient que l’en se departe del couvenanz, ja + soit ce que li instrumenz n’en fu fez, sicomme tu proposes ; quar des + que l’en est certain de la verité del marchié par ta reconnoissance, escriture qui selt + contenir prueve de chose fete n’i est pas necessaire.

+

+ Il meismes dit. Cum mota. + Porce que vos proposez que quant plez fu meuz que uns testamenz n’estoit pas à + droit fez, vostre mere fist transaction o l’autre partie que ele avroit une partie des + biens et leroit le plet, reson ne suefre pas que li plez qui a esté lessiez soit + recommenciez par vos qui estes oir vostre mere. Mes se li covenant n’onta + le convenant n’a (Verum si fides placitis praestita non est éd. Krüger) esté gardé, + vos treroiz par droit en cause la partie averse porce qui à vos en apartient. Quar se il ot stipulation en la covenance, vos poez pledier por la + stipulation ; e se li obligemenz de paroles fu entrelessiez, profitable action vos doit + estre donnee por les paroles qui furent avant dites qui mostre la chose qui a esté + fete.

+

+ Li empereres Gordians dit. Transactionis. La transaction que cil fist à qui tu baillas l’action dea. que + ta ta cause, et non pas la fin del plet, ne puet de rien apeticier ta + demande.

+

+ Il meismes dit. De alimentis. Se + plez est meuz por norreture del tens trespassé, transaction en puet estre fete. Mes se + transaction est fete sanz le prevost de la norreture del tens à venir, ele n’est estable + par nule auctorité de droit.

+

+ Il meismes dit. Si super. Se li freres ta + fame movoit plet contre toi por la possession que tu as aquise, et covenanz en fu fez + entre vos o stipulacion, si comme tu allegues en tel maniere que se tes aversaires te + paiot dedenz .i. certain terme .x. deniers d’or tu li leroies la + possession, ou se il ne les te paiot, il ne te movroit pas plus plet por cele possession ; + et cil qui eissi te pramist ne fist pas satisfacion des deniers, il s’ensuit que il ne doit jamés fere force à toi à qui cele chose + apartient. E por ce, se tu requiers le prevost de la contree, il defendra que force ne te + soit fete por ce meesmement que se action seur la chose apartenist à ton aversaire si + peust il estre mis arriere por la profitable exception de cest covenant.

+

+ Li empereres Felipes dit. Fratris. Tu + requiers à tort que tu puisses movoir plet contre les filz ton frere de l’eritage leur + pere et defr. 20119 : de écrit + sur contre exponctué leur estat, contre la foi del + lignage et des covenances. Quar jamés li plet ne seront fine se l’en + commence à partir soià soy partir legierement des transactions + qui sont fetes par buene foi.

+

+ Li empereeur Valentins et Galiens dient. De + fideicommisso. La transaction est estable qui fu fete seur ce que tes + peres enjoinst à toi et à ton frere que se li uns de vos moroit sanz enfanz et il rendist + à l’autre le lés que li peres li lessoz, quar por ce est retenue la + concorde des freres que li uns ne covoite pas la mort à l’autre. Ne la transaction ne puet + pas estre depeciee porce que tu diz que tu en as esté deceuz, quar tu ne + diz pas que tu fusses en l’aage à coi l’en doit secorre, ne tu n’as pas cause por coi tu + doies empetrer enterigne restitucion.

+

+ Il meisme dient. Preses. Li prevoz de la + contree prendra garde se transaction fu fete de cause doteuse entre toi et les + aministreurs de ta cité, ou se ce qui peust estre deu certainement a esté quité por + covoitise. Quar el premier cas commandera il que la + transaction soit ferme, el segont il ne s’offrerra que nule garde nuise à la cité.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Interpositas. + + Il est contenu el pardurable banissementp. edict + que que les transactions qui sont fetes por cause de poor ne soient pas fermes. + Neporquant, chascune poor ne soffit pas à depecier les choses qui sont fetes par + consentement, ainz covient prover tel poor qui contiegne perill de salu ou torment de + cors. Et la qualité de la cause principal ne soffit pas à prover tel + force ou tel tricherie ; e por ce, se nule tel chose ne puet estre provee, il ne + covient pas restorer les causes qui ont esté terminees par consentement. + Mes porce que tu diz que cil o qui tu feis transaction est tes sers + et nez de ta serve, se ce est voir que tu diz, une autre reson reforme le covenant ; quar ce est droiz de coi nus ne dote que li seigneur qui font covenant o + leur sers ne sont pas tenu ne ne si pueent obligier par leur covenanz.

+

+ Il meisme dient. Si diversa. Se tes + aversaires s’efforce d’aler contre les covenanz, reson de loiauté amonneste que, des que + tu le vels autresi, li denier qui furent donné soient rendu et la cause soit recommenciee + del tot.

+

+ Il meisme dient. Ut responsum. A ce que tu + puisses recevoir avenantr. convenable r. respont, escri nos la + forme del covenantf. du avenant q. ; quar + eissi entendrons nos se li covenanz fu seus ou se il i ot stipulation et se quitance fu + fete aprés. E se cez choses i furent, il sera aperte chose que cele qui plede à toi ne te + porra demander l’erritage ne nule chose especial.

+

+ Il meisme dient. Causas. Les causes ou li + plet qui sont fine par loiaus transactions ne doivent pas estre recommencie par les letres + l’empereeur.

+

+ Il meisme dient. Cum proponas. Porce que + tu proposes que li plez que tu avoies envers cele contre coi tu nos requiers fu finez par + transaction et que ele a eu ce qui li fu covenancié por lessier le plet, or velt + alerv. elle aller c. contre la covenance, et tu requiers ou + que ele tiegne la covenance, ou que ele te rende ce que tu li donnas, se stipulacion fu + fete en la convenance et ele avoit plus de .xxv. anz, tu avras exception de covenant ou + action de demander ce que tu donnas ; mes se il n’i ot nule de cez choses, tu avras + exception, mes tu n’avras pas action de demander ce que tu donnas.

+

+ Il meisme dient. Transigere. Il n’est pas + deveépas deffendu à à fere transaction ou covenant de crime + capital, escepté avoutiree. adultere es. Es autres communs + crimes de coi paine de sanc n’est pas enjointe ne loist il pas à fere transaction, sanz + acusement de fausseté.

+

+ Il meisme dient. Sub pretextu. Li droit ne + suefresuefrent + Le droit ne sueffre pas + (Sub praetextu instrumenti post reperti transactionem bona fide finitam + rescindi iura non patiuntur éd. Krüger) pas que l’action qui a esté + terminee par buene foi soit recommenciee por instrument qui puis a esté trové. Mes se il + est prové que tes aversaires eust sostret par lui ou par autre les instrumenz par coi la + verité peust estre provee et por ce fuias tu del plet, se tu recommences l’action, + l’exception de covenant qui li apartient sera ostee par replication de tricherie. E se + l’action est ja perie, tu puez dedenz le tens qui est establiz movoir contre lui action de + tricherie.

+

+ Il meisme dient. Non minorem. Il nos plest + par droite reson que l’auctorité de transactions ne soit pas mendre que de choses jugiees. + Quar nule chose ne s’acorde si a humaine foi comme que les choses qui ont esté convenanciees soient gardees. Se ne soffist pas + à depecier le covenant que tu diz que ce fu fet en la segonde eure de la nuit, quar nus tens ne refuse le consentement de celui qui est + de saine pensee et a plus de .xxv. anz.

+

+ Il meisme dient. Cum ea. Porce que cil qui + a receu les choses qui furent covenanciees à donner par cause de transaction les doit + tenir comme achateesachateres + achatees, les choses qui furent fetes + faintement doivent estre autresi comme se eles ne fussent pas fetes ; et por nient demande + l’en que li pris qui fu pramis fantement soit paiez.

+

+ Il meisme dient. Si maior. Se tu estoies + en aage quant tu feis transaction, ce que tu diz que il i ot tricherie ne soffit pas à + depecier la transaction.

+

+ Il meisme dient. Nec intentio. L’entention + as creanciers Artymedore à qui tu diz que autre sont oir ne te pooit pasfr. 20119 : pas écrit sur correction + de paz (?) tenir se tu ne fus obligiez por lui, mes ce + deust avoir esté tretié tant comme la besoigne fu entiere ; quar par ce + que tu proposes que li plez fu finez par transaction et tu as paié les deniers que tu en + covenanças, tu requiers à tort que il te soit otroié à demander les arriere porce que tu + paies chose que tu ne devoies pas ; quar se tu n’eusses fet fors prametre les par stipulation, si ne te peusses tu pas + defendre por la reson de ce que tu eusses pramis chose que tu ne devoies + pas.

+

+ Il meisme dient. Si quidem. Quant + l’en a receu par cause de transaction les choses qui sont contenues en l’instrument, il + n’en covientilz n’en doibvent r. rient plus demander ; et + porce, puez tu voier que cele à qui tu pledes puet estre defendue par exception. Mes se + ele reconnut que ele te devoit rendre une certaine quantité, autresi + comme se elefr. 20119 : ele écrit sur + correction de il – fr. 198 : ele les deust sanz fin del + plet, il ne t’est pas deveépas deffendu que que tu ne demandes + le remanantle demourant de de la dete.

+

+ Il meisme dient. Si maiores. Se vos aviez + plus de .xxv. anz quant vos feistes transaction o vostre oncle, ou quant vos li quitastes + por cause de don et sanz nule condicion ce que il vos devoit, porce que vosfr. 20119 : vos suivi par deist exponctué + par le scribe dites que vos le feistes por esperance d’avoir son heritage, + de coi il a fet autres oirs, ne doivent pas les choses fenies estre recommenciees.

+

+ Il meisme dient. Transactione. Il est + certains droiz et aperzet magnifeste que que li fill ne pueent + pas estre fet serssers om. (Transactione matris filios eius non posse servos fieri notissimi iuris est éd. + Krüger) par la transaction à la mere.

+

+ Il meisme dient. Sanam. Il est aperte + chose que cil qui est de saine pensee, ja soit ce que il est malades de cors, puet bien + fere transaction ; ne tu ne deusses pas demander par engres desierrierpar maulvaiz desir que li covenantavenant + fussentfust depecié por l’endroit de la maladie del + cors.

+

+ Il meisme dient. Sive. + Comment que transaction soit fet, ou en la cort ou gouverneeur + de la contree ou hors de sa cort, ou par escriture ou sanz escriture, il la covendra + garder. Mes porce que tu proposes que il fu mis en covenant que tu + auroies une certaine chose, ja soit ce que ce fu sanz escriture, et que la sollempnité que + l’en apele stipulation n’i fu pas fete, ja soit ce que action ne pot pas nestre del + covenantd. avenant n., neporquant, tant comme li + chalengemenz de la chose est en crouleest en pendant se, se + exception de covenantde avenant est est proposee, se tu uses + de replication de tricherie ou seur le fet, tu porras contraindre ton aversaire à garder + ce qui fu covenancié.

+

+ Il meisme dient. Sub pretextu. Li droit + defendent que les choses qui ont esté finees par general transaction ne soient rapelees + por l’endroit de choses qui puis aient esté trovees ; l’erreur qui est en la proprieté de + la chose qui el tens que la transaction est fete est à .i. autre que à cels qui font la + transaction ne puet rien nuire.

+

+ Il meisme dient. Transactione. Grief chose + est à toi et plaine de crime que ce qui fu finé par transaction soit recommencié des que + tu reconnois que il i ot tricherie pardevers toi, et non pas pardevers cels contre qui tu + nos requierz.

+

+ Il meisme dient. Si de certafr. 20119 : Si de certa écrit sur correction de Si + decreta. Se covenanz de transaction fu fez d’une certaine + chose et il fu dit que rien ne seroit plus demandé, ja soit ce que l’en ne dist pas el non + de cele chose, l’action qui apartient por les autres choses remaintc. + demeure t. tote entiere.

+

+ Il meisme dient. Si causa. Quant la cause + fu conneue, se la sentence qui fu donnee fu sozpendue ne par apel ne par enterigne + restitucion, certaine opinion est que transaction est por nient fete seur la chose jugiee. + E por ce, se tu ne te tousisidem fr. 198(Proinde si non aquiliana + stipulatione et acceptilatione subsecuta competentem tibi actionem peremisti, praeses + provinciae usitato more legum rebus pridem iudicatis effectum adhibere curabit + éd. Krüger) par stipulation et par quitance l’action qui t’apartenoit, li prevoz + s’entremetra solonc la costume des lois de mener à fin la chose qui fu pieça jugiee.

+

+ Il meisme dient. Si pro fundo. + Se il fu mis en covenant par cause de transaction que uns chans à + certaines bonnes te fust bailliez toz delivrés por .i. fonz de terre que tu demandoies, et + tu avoies en cel tens acompli l’aage de .xxv. anz, ja soit ce que il fu prové aprés que li + chans estoit obligiez à autre, ou que une partie en estoit autrui, li droit defendentd. deffent que (instaurari decisam litem prohibent iura + éd. Krüger) que li plez qui est finez ne soit recomenciez. E + tufr. 20119 : tu ajouté par le + scribe dans l’interligne supérieure – fr. 198 : r. Tu peus puez pledier + pardevant le prevost de la contree por la stipulacion, se ele fu fete de garder les + covenanz. E se ele ne fu fete, tu puez pledier par citeainepar civile + a. action des paroles qui furent avant dites. Neporquant, se + tu avoies les choses de coi li plez estoit quant la transaction fu fete, et la borse + l’empereuret le fisque ou ou un autres les chalenjal. vendiqua e. envers toi, tu n’en puez rien + demander.

+

+ Il meisme dient. Cum donationis. Porce que + vos proposez que vos quitastes à escient por cause de transaction ou de don l’obligement + vostre frere qui estoit vostre deteurs porce que il vos avoit euz en garde, et tricherie + n’est pas fete à celui qui velt ce que l’en li fet, vos vos plaigniez por nient de + tricherie, ne nus n’est estrainz par pramesse de son + propre heritage à acomplir ce que il a pramis.

+

+ Il meisme dient. Transactionem. La demande + à celui qui velt que la transaction qui a esté finee par le remuement de la seignoriefr. 20119 : de la seignorie écrit sur + correction de del seigneur et fu fete par le conseill des amis soit + rapelee, porce que il dit que ele fu fete por cause de poor, mostre la desloiautté de + lui.

+

+ Il meisme dient. Si maior. Se tu avoies + plus de .xxv. anz quant tu feis transaction, ja soit ce que il est prové que cil à qui tu + la feis ne t’ont pas encor paié ce qui fu covenancié ne il ne le t’offrent encor pas, la + loiauté de l’exception fet que tu n’en puisses plus demander que ce qui fu mis en + covenant.

+

+ Il meisme dient. Promissis. Se les choses + qui furent pramises par cause de transaction ne sont acomplies, il est certaine chose que + la paine qui fu mise en la stipulacion, se l’en alot encontre, puet estre demandee.

+

+ Il meisme dient. Transactio + fr. 20119 : absence de l’incipit latin – corrigé sur + fr. 198. Transaction n’est pas fete se aucune chose n’i est donnee, ou retenue ou pramise.

+

+ Il meisme dient. Quamuis. Ja soit ce que + cil qui a fet covenant se repente maintenant, neporquant la transaction ne puet pas estre + por ce depeciee ne li plez recommenciez. E cil qui te conseilla que tu te pooies partir de + la transaction dedenz .i. certains tens te dist faus.

+

+ Li empereeur Gracians et Valentins et Theodoses dient. Ubi + pactum. Quant covenanz ou transaction est escrite, et fermeté de droit + i est enlaciee par les liens de stipulacion et de quitance, ou l’en se doit consentird. asentir s. solonc la loi à ce qui a esté covenancié ou cil qui + s’en ist doit paier la paine, et totes les choses qui li furent donnees devant la + connoissance de la cause se ses aversaires velt.

+

+ + i + Li + empereeur Archides et Honoires dient. Si quis maior. + + + Le + Se + aucuns qui ait plus de .xxv. anz velt venir contre les covenanz + ou contre les transactions que il fist sanz nul contraignement par sa propre volenté, ou + par requerre le juge ou por soploier as princes(vel + interpellando iudicem vel supplicando principibus ... éd. Krüger) – fr. 198 : + supplier, ou par ce que il n’acomplist pas ce que il pramist + + et qu’il conferma + au nom de Dieu + p. et qu’il conferma au nom de Dieu il (eas autem + invocato dei omnipotentis nomine eo auctore solidaverit, éd. + Krüger), il ne soit pas tant seulement mal rennomez, ainz perde tote l’action et rende la paine qui fu mise es covenanz, et perde la + proprieté des choses, et tot le gaaign que il avoit eu del covenant ou de la transaction. + E tuit li preut. les prouffis s. seront à celui qui gardera + les covenances sanz bruisier. E si commandons que cil soient + digne del damage de ceste loi, qui metent nostre non es covenanzes + convenances et et jurent par le salu as princes et puis mentent.

+

+ Li empereeur Leons et Anteles dient. Si ex falsis. Se transaction ont esté fetes par faus instrumenz ou covenances, ja soit + ce que seremenz i ait esté mis, quant la fausseté sera descoverte citeainementd. civilement n. nos commandons que eles soient depecies ; si que + se les covenances ou les transactions ont esté fetes seur pluseurs chapitres, icele partie + soit rapelee tant seulement de coi il sera prové que ele fu fete par faus instrument, et + li autre chapistre soient ferm ; se eissi n’est, que li plez qui fu meuz por celui que + l’en disoit qui estoit faus ait esté à paier.

+

+ Li empereres Anastasius dit. Iubemusfr. 20119 : écrit sur correction. Nos + commandonsfr. 20119 : écrit sur defendons biffé par le scribe en toz les plez qui sont ja meu et de coi + l’en plede, et en cels qui seront meu de ci en avant por aucune condicion de servage, que + transaction qui i sontfr. 20119 : qui i sont écrit sur ni soit biffé par le scribe fetes + aient leur force, se il ne remaintne demeure p. por autre + maniere qui s’acort à droit. Ne la forme ne la force n’en soit pas doteuse porce que eles + sont fetes de condicion de servage.

+
+
+ [2.5.0 De calculi errore] Cist tytres est d’erreur de + conte. +

+ Li empereeur Dioclicians et Maximians dientfr. 20119 : la traduction de l’inscriptio précède le + titre.. Errore. Il a esté sovent establi que erreur de + conte, comment que ele aviegne ou d’un marchié ou de pluseurs, ne doit de rien grever la + verité. E porce est il certains droiz que li conte qui sovent ont esté conté + pueent bien estre recordé se sentence n’en a esté donnee ou transaction fete. Se tu prameis par erreur de conte une somme de deniers que tu ne devoies pas + autresi comme se tu la deusses, tu puez demander que tu en soies delivrez.

+
+
+ [2.6.0 De postulando] Cist tytres est de mener autrui + causes. +

+ Li empereres Antoines ditfr. + 20119 : la traduction de l’inscriptio précede le titre.. + Cum a prefecto. Porce que li prevoz d’Egipte defendi à toz jorz que tu + ne menasses causes et tu n’apelas pas, obeis à son commandement.

+

+ Li empereres Alixandres dit. Nec ceterorum. Se li enfant à cels que nos ou autre avons franchiz ont apris tant de letres que + il puissent defendre les causes à aucuns, il ne leur est pas veepas + deffendu que que il ne le facentIdée opposée + par rapport à celle du texte latin (Nec ceterorum liberti, nedum mei + quidem, si ita sunt litteris eruditi, ut patrocinia desiderantibus praestare possint, + prohibentur hoc facere éd. Krüger).

+

+ Li empereres Gordians dit. Si sub specie. Se tu covenanças que tu dorroies porce qui pooit estre deu par non d’avocation la + quantité qui est contenue en ta requeste, et tu prameis que tu la + rendroies autresi comme se ce fussent denier que tu eusses empruntez, ne ta besoigne n’as + pas esté fete par coi tu n’as pas paié les deniers, tu es seurs par exception de deniers + qui ne furent pas baillié et por ceste cause puez tu demander arriere la caucion que tu en + donnas, si comme costume est.

+

+ Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Velamento. Aucuns s’efforce por nient de revenir as causes aui sont finees porce que + li patrons de la cause n’est pas presenz.

+

+ Li empereres Constantins dit. Si qui. Se + aucun des avocaz sont trové qui prisent plus vilain gaaign que + leur buene renommee, et il demandent des besoignes que il prennent à + defendre certaine partie o grief damage de cels qui les besoignes sont, il nos plest que + cil qui seront trové en ceste felonnie soient osté del tot de la profession as avocaz.

+

+ Li empereeur Valentins et Valenz dient. Quisquis. + + Quiconques velt estre avocaz gart que uns meisme ne soit pas en une + meisme besoigne avocaz et juges ; quar il covient avoir aucune + difference entre les juges et les patrons des causes. E seur totes + choses, tuit li avocat doignent leur defendement à cels qui pledent en tel maniere que il + ne praignent pas hardement de ledengier ne de mesdire plus que li preuzle prouffit d. des causes ne requiert, ainz facent ce que la cause + requierz et s’atrempent de tot tort fet. Quar se aucuns est si + janglerres que il vuille estriver non pas par resons mes par repreches, il empierra sa + renommee. E l’en ne doit pas otroier que aucuns lest la besoigne et se tort à ledengier + son aversaire, ou en devant ou en derriere ; pardesus ce, li avocaz ne + face nul marchié o celui qui plede que il a reçeu en sa propre foi, ne ne face o lui nul + covenant. Nus d’els ne despise ce que il li loist à recevoir que cil + qui plede li donne par sa franche volenté por la grace de son office. + Nus n’aloigne plet à son escient. ¶ Li avocat qui sont en la cité de + Rome qui voudront user de cest office le puissent maintenir tant comme il voudront + en tel maniere que il ne praignent pas par ce acheson de vilain gaaign, + ainz en quierent acroissement de loenge. Quar se il sont covoiteus de + gaaign de deniers, il seront conté entre les tresvils hommes comme cil + qui forslignent de ce que il doivent fere. Quiconques + velt donc estre avocaz de cels à qui nos l’avons otroié, sache que tant comme il est + avocat il doit fere cel seul office que il a reçeu. E ne croie nus que s’eneur soit de + rien amenuisieer. apetice p. porce que il le covient ester + comme font li avocat, des ce que il a refusé la droiture de soier.

+

+  Il meisme dient. Providendum. + L’en doit porvoier que li avocat de ta cort qui sont noble par deserte + et par ancianté ne soient tuit d’une part et que il ne coviegne que l’autre soit sostenue + par cels qui sont novel en l’office. E por ce, se il en a en l’aide a + une des parties .ii. ou plus de coi la renommee soit graindres. + grande que que des autres, il soit en l’office au juge que li avocat soient + departi egalment, si que li uns en aiten aient a. autretant en + s’aide comme li autres. ¶ Se aucuns + niee + nieLi + a. nye à à une des partie s’aide quant li juges + l’en aen avra a. amonnesté, se il met avant excusation que il + ne puisse prover, il ne soit pas puis oïz en la cort, et sache que il n’en avra james + restitucion. ¶ E se aucuns de cels qui pledent est atainz que il ait parlé à conseill à + pluseurs avocaz, et ait sostret à son aversaire par tel barat que il ne puisse pas avoir + autretant d’avocaz à sa defense, il mostre sanz dote que il a desloial cause et + que il velt escharnir l’autorité au juge.

+

+ Li empereres Leons dit. Nemo. Nus ne viegne + à la compaignie des avocaz ne en ta cort ne en jugement de contree ne pardevant aucun juge + se il n’est bien entroduiz es sainz misteres de la religion crestiane. E se il est fet + autrement par aucune maniere ou par aucun engign, li offices de ta hautece ait daimage de + .c. livres d’or par non de condempnement. Quiconques osera contre nostre + sage jugement emprendre l’office d’avocation et la defense des causes qui li est defendue, + il soit ostez de l’office de l’avocation et perde toz ses biens, et soit + envoiez en essill à toz jorz. E sachent li gouveneeur des contrees que cil en qui baillie + aucune tel chose sera fete pardra la moitié de ses biens et sostendra + paine d’essill par .v. anz.

+
+
+ [2.7.0 De advocatis diversorum iudiciorum] Des avocazDes avocaz om. (De advocatis diversorum iudiciorum + éd. Krüger) de deverses corz. +

+ Li empereres Antoines dit. Si patronum. Se tu quides que li + patrons de ta cause i ait fet desloiauté, et tu as acompli l’acusement, sentence ne faudra + pas contre lui por la folie de son meffet, et puis en querra l’en derechief de la cause + principal. E se tu ne prueves que il i ait fet desloiauté, tu seras notez de faus + acusement, et les choses jugiees de coi tu n’apelas pas seront estables.

+

Li empereeur Valentins et Graciens dient. Qui necessarioQui necessa. Nos ne volons pas que cil qui par force doivent servises à la + garnison de leur païsfr. 20119 : pais ne dans le ms, ne exponctué par le scribe + s’assemblent as curiaus por aler ça et là. Neporquant, nos otroions bien que il + aient es causes office d’avocaz et reçoivent en leur propres citez les servises des corz, + en tel maniere que il ne leur soit pas otroié à estre contrecontre + om. (ut non contra rem publicam civitatis éd. + Krüger) la chose commune de la cité en coi il ont ceste eneur.

+

+ Li empereeur Archades et Honoires dient. Ne quis. Nus de l’assemblee des avocaz + qui n’est pas liez as laz de la cort ne reçoive les offices des contrees ; ainz leur en + soit close l’entree se il les covoitent, ne il ne soient pas contraint de recevoir les + malgré leur.

+

+ Li empereeur Theodoses et Honoires dient. Fori. Quant que liQuant les a. avocat de ta cort et de totes les autres gaaigneront + par l’acheson de ceste profession sera leur propre aprés la mort leur peres, autresi comme + chatiex gaaigniez par chevalerie, et le porront chalengierp. + vendiquer à à leur propre seignorie à la maniere des chevaliers.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Quicquid. Quant que nos avons + otroié par la largece de nostre corage as avocaz de la haute prevosté d’Orient, ce meisme + sachent li patron des causes de la noble prevosté de la cité que leur est otroié par cest + present establissement.

+

+ Il meisme dient. SancimusSanctimus (sic). Nos commandons que as avocaz qui doivent mener les causes pardevant + ta hautece ne soit nule cure enjointe ne par juge ne par haute prevosté . Ne nus + ne croie que il doie rien enjoindre as avocaz des contrees ne à cels as nobles juges. Nule + maniere de servise ne soit donc enjointe as avocaz, ne nus offices de coi il doient rendre + conte, ne nule autre chose ne leur soit commandee, fors que il soient arbitre el lieu où + il ont office d’avocation. E li offices à celui qui voudra enfroissier les riules de ceste + loi soit puni par paine de .l. livres d’or.

+

+ Il meisme dient. + Hiisdem + Hisdem + Hiisdem + (sic) ; (Hisdem éd. Krüger). Nos jujons que l’assenblee des avocaz de la + noble prevosté d’Illire ait icels meismes privileges et iceles meismes quitances que cil + ont del haut siege de la prevosté d’Orient.

+

+ Il meisme dient. Cum advocatio. Porce que l’avocacion de la prevosté est aclose + par .c. et .l. avocaz, si que cil nombres ne puetne puisse e. + estre ne creuz ne apeticiez, nos commandons que cil d’els qui vendront à estre avocat à la + borse l’empereeura. au fisque s. soient franc chascuns, o .v. + filz se il les ase ilz les ont d., des laz de totes vils + conditionsLa traduction s’éloigne du texte latin de + référence : …iubemus eos, qui ex his ad fisci patronatum pervenerint, a cohortis vel + alterius vilioris condicionis nexibus cum liberis quandocumque genitis liberos + custodiri… (éd. Krüger). E quant il auront lessié cel office, et uns anz + sera acompliz, il se departent de la compaignie des avocaz et del consistoire. E tot ce + que li avocat de la cort de ta hautece aquierent par aucune aventure ou par aucun tytre + soit leur autresi comme chatiels conquis par chevalerie, si que li preuz de cez choses ne + soit ne à leur peres, ne à leur aiels de par leur peres. Eissi le jujons nos par + l’autorité de ceste loi. E totes cez chose soient estendues à l’ordre des avocaz + de la prevosté de la cité.

+

+ Il meisme dient. Si quis de togatis. Se aucuns des avocaz de la cort de ta + hautece, ou de la prevosté d’Illire ou de cele de la cité, ou de cels qui es jugemenz des + contrees defendent les causes, reçoit par l’eslection de ton siege l’office et la + poestéla puissance de de gouverner aucune contree, quant il + avra perfet enterignement l’aministration et sanz nule tache de sa renommee, il ait pooir + de revenir à l’office de coi il se parti, et de coi il soloitfr. 20119 : écrit sur correction de soloig gaaignier ce que + mestiers li estoit. Ne il ne li soit pas defendu par envie à defendre causes derechief.

+

+ Li empereeur Valentins et Marc dient. Binos. Nos commandons que li dui plus + haut avocat qui sont trové en ta cort soient mis chascun an à estre avocat de la borse + l’empereeura. du fisque et, et aient les enseignes de + dignitez et de privileges de coi cil usoit ça en arrieres qui estoit fez toz seus avocaz + de la borse l’empereeura. du fisque.

+

+ Li empereres Leons dit. Nemini Nos establissons que il ne + loise à nul à assenbler soi por nule chaleur as .c. et .l. avocaz que la haute prevosté + prendra à sont conseill. E nus ne soit assemblez en la compaignie des + avocaz de ton siege se il ne fet avant letres pardevant le gouverneeur de la contree donc + il fu nez, et pardevant ses officials, par coi il apere que il n’est sozmis à nul office + ne à nule fortune de la cort ; se li prevoz ou li gouvenerres de la contree est + presenz, ce soit fet pardevant lui ; se il n’est presenz, il le face pardevant le + defendeeur del chastel donc il est. Et li mestre des corzfr. 20119 : corz écrit sur + correction qui sont sage de droitfr. + 20119 : droit le dans le ms, le exponctué par le + scribe tesmoignent par leur seremenz et par leur letres que cil que il + vuelent metre en lieu est sages de droit. E li fill as avocaz de ta hautece qui orqui maintenant m. mainent les causes, ou qui les merront de ci en + avant, i soient mis pardevant les autres. E pardesus ce, nos jujons que + il loise à cels qui sont trové outre les .c. et .l. avocaz de ton haut siege a mener plez + pardevant le noble visconte, ou pardevant le prevost d’Egipte ou pardevant le conte + d’Orient et pardevant les governeurs des contrees.

+

+ + l + Il + meisme dient. + Sanctimus + Sancimus + anctimus + (Sancimus éd. Krüger). + os + Nos + Nous establissons que li patrons de la borse l’empereeurp. + du fisque qui, qui sera esleuz par le jugement de ton siege ne fenisse pas son + office chascun an mes au chief de .ii. anz, solonc l’anciane costume, sausc. sauf t. (salvis eidem consortio privilegiis omnibus + éd. Krüger) toz les privileges qui par les princes qui furent ça en arriere + furent donné à la compaignie des avocaz.

+

+ Li empereres Leons dit. Petitionem. Nos avons receu par + droit la requestefr. 20119 : requestes dans le ms, -s exponctué par le scribe as sages avocaz + de la cité d’Alixandre, que il nos envoierent del roule de leur cort, et del patron à la + borse l’empereeurp. du fisque si, si jujons par cest + establissement que il en i ait .l. establiz ; et que leur non soient escrit el roule qu’i + aient quant l’en les en requerra office d’avocacion, en la cort au prevost + d’Egipte, e en cele au duc de la marche d’Egipte ; li autre qui seront pardesus le devant + dit nombre soient avocat pardevant les autres juges de la cité d’Alixandre, et li fill à + cels qui i seront establi soient mis pardevant les autres en lieu de cels qui morront. E + quant cil qui avra esté par .ii. anz avocaz de la borse l’empereeura. + du fisque i. istra de tel office, il soit mis por son travaill en la dignité de + conseiller au gouverneeur de la contree, si quefr. + 20119 : que consc dans le ms, consc exponctué par + le scribe congiez et pooirs ne li soit pas toluz d’estre, quant mestiers + en sera, por soi ou por ses filz, ou por son pere ou por sa fame, ou por les persones de + son lignage qui menent de travers jusqu’au quart degré. Quant il + avendra que li patrons de la borse l’empereeurp. du fisque m. + morra, cil qui sera el prochain degré aprés lui soit mis en son lieu sanz nul delai et li + oir au mort n’aient nule esperance que il en puissent aquerre aucun preua. prouffit et ; et tuit li privilege que il ont euz jusque ci, et + cil que il auront par l’amonestement de ta hautece, soient gardé entierg. entierement et et sanz empoirier, si que cest leiance leur soit + donnee de par nos que il puissent parfere le remenantle demeurant + de de leur vie en pes et en oiseuseet en joyeuseté affin que + n., si que nus offices ne leur soit enjoinz malgré leur.

+

+ Il meismes dit. Advocati. Li avocat qui departent les dotes des causes et par + la force de leur defense adrecent es choses communes et es privees ce qui est + escolorgiée. ou en doubte et r. et rapareillent ce qui est + depecié, ne porvoient pas mains à l’umain lignage que se il sauvassent par batailles et + par plaies le païs et les peres. Nos ne creons pas que cil seul soient chevalier à nostre + empire, qui sont armé de glaives et d’escuz et de plates de fer, mes li avocat, li patron + des causes, sont chevalier qui par le garnissement de leur glorieuse voiz, où il se fient, + defendent l’esperance et la vie et les oirs as laboreeurs.

+

+ Li empereres Leons dit a Dioscore le prevost. Post duos. + Aprés les .ii. patrons de la borse l’empereeurp. du fisque + qui, qui par les constitucions qui ont esté fetes devant ceste sont garni de granz + privileges, nos commandons que li .lxiiii. avocat qui orendroitqui + maintenant sont sont, des le primier jusqu’au derrenier, usentd. usans des des benefices as empereeurs de coi li patron de la + borse l’empereeurp. du fisque et et leur fill sont enoré. + E si ajostons à ce que se aucuns des patrons à la borse + l’empereeurp. du fisque m. muert, il ait pooir d’envoier ou + par testament ou sanz testament à ses enfanz, ou as estranges que il fet ses oirs, + sess. heritiers de ses g. gaainz de tot l’an, des que il + commença à fere cel office.

+

+ Li empereeur Leons et Zenons dit à Justin le prevost. Ad similitudinem. A la + semblance des .lxiiii. avocaz de la cort de la haute prevosté, .xv. de cels de la cort de + ta hautece qui tienent les primers degrez aprés le patron de la borse l’empereeurp. du fisque a. aient par nostre benefice icels meisme privileges + de coi li patron de la borse l’empereeurp. du fisque + et et leur enfant sont garni.

+

+ Il meisme dient au prevost d’Illire. Iubemus. Nos + commandons que l’ordre des avocaz de ta beneuree hautece soit aclose en .c. et .l. avocaz, + sicommea. ainsi comme il il fu establi ; et totes les foiz + que cil nombres sera amenuisiez, ou par la fin de la profession ou par mort ou par aucun + autre cas, il soit aempliz par l’eslection de ton siege, si que cil qui seront mis à + parfere cel nombre soient quite jusqu’à .ii. anz de tot autre serviseD’après le texte latin, on attend l’opposition entre les + avocats qui sont d’une cohorte ou d’autre condition inferieure ; probablement un saut + commun à fr. 20119 et fr. 198 (sine ulla cohortalis aut cuiuslibet + deterioris condicionis quaestione succedant éd. Krüger) et de poieurde pire c. (deterioris condicionis éd. Krüger) + condicion ; mes se aucune action apartient contre els as ministres de la cort, ele soit + sauve, quar il est certaine chose que ele faudra quant il avra acompli l’office del + patronage de la borse l’empereeurp. du fisque et et il en sera + eissuz. E quant cist .ii. an seront passé, cil qui requerront à estre mis en la cort de ta + haute poestéh. puissance n. n’i soient pas reçeu se il + n’aportent letres par coi il soit veu apertement que il ne sont sozmis à nule vil + condicion. Tuit li privilege qui par les princes qui furent devant nos + ou par l’empereeur Leon ou par noz constitucions ont esté otroié as avocaz de la grant + prevosté d’Orient, establissons par ceste loi que nos volons qui + vaillent + vaille + vaillent pardurablement que soient donné as avocaz de ton haut + siege sanz aucune devise.

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+
+ + Des avocaz as divers jugemant. fr. 20119 : cette rubrique indique une division supplémentaire par rapport à la structure du texte latin de référence (éd. P. Krüger) +

+ Li empereres Anastasius dit à Eusebe le mestre des offices. Sugestionem. + Nos avons reçeu les letres au noble visconte d’Ase par coi il nos + à fet savoir que li avocat de sa cort ont requis par commune requeste que quant + il auront lessié l’office d’avocation il aient aucune dignité par nostre don. + Nos commandons donc que quant il auront lessié le devant dit office + chascuns de cels qui orendroitqui maintenant sont sont, ou qui + de ci avantde ci en avant seront en leur assenblee, aient la + dignité au conte de la premiere ordre, si que il aient el tens de leur repos le fruit des + travalz que il ont sofferz. Quar por leur loiauté et por leur sens qui a esté esprovez + envers cels que il ont euz en conduit, il sont par droit dessevréd. + separé des des hommes de privee condition, et conte el nombre des nobles hommes.

+

+ Il meismes dit à Thomas le prevost d’Illire. Advocatos. Nos commandons que li + avocat de ton haut siege qui en divers tens seront esleu à estre patron de la borse + l’empereeurp. du fisque et et leur enfant, qui ja sont né et + qui de ci en avant nestront, et leur fames soient quite et franc de toz servises et de + totes vils condicions. Quar ce fu pieça otroié par les saintes constitucionsfr. 20119 : par les saintes constitucions + ajouté par le scribe dans l’interligne supérieure + as avocas de le prevosté d’Orient et à cels de la prevosté de la cité ; et il + n’est pas dote que icez .ii. poestez.ii. puissances et et cele + de ton siege ne soient sereurs.

+

+ Il meismes dit à Costantin le prevost. Iubemus. Nos + commandons que li primaz des avocaz de la cort au noble conte d’Orient ait par .ii. anz + l’office de patron à la borse l’empereeurp. du fisque et, et + ait en cez .ii. anz les conforz qui li sont assis par commun assentement ; e quant li dui + an seront passé, il lest la possession d’avocation. E la compaignie des devant diz + avocaz s’estende au nombre de .xl. hommes tant seulement, si que se il en i a + orendroita maintenant a. aucuns plus, il ne soient pas osté + de l’office d’avocacion ; mes nus autres n’i soit ajoinz, si que la compaignie des avocaz + ne seurmont pas le nombre de .xl. hommes. E cil qui solonc ce qui a + estéqui avra esté e. establi auront lessié l’office de + patron à la borse l’empereeurp. du fisque ne ne soient pas + empeechié aprés ce que il n’usent aprés ce de l’officeu. de l’office + d’a. d’avocation chascuns por soi ou por sa fame, ou por le pere ou por la mere + sa fame, ou por son gendre ou por sa bruz, et por les coutiveurs et por les sers qui + apartienent à els, ne leur mesons ne soient pas molestees par la charge + de cels qui prennent les ostiex, si que chascuns puisse chalengier ceste dignité en une + seule meson qui soit seue. E des livroisons as semenneeurs la maniere + qui est esclerieeest desclerce es es letres qui nos ont esté + envoiees soit gardee por els et por leur coutiveeurs, et por leur sers, si que nus n’ait + congié de passer cele mesure envers els ; et de ci en avant, nus ne + soit acompaigniez à la devant dite compagnie devant que il ait entendu à aprendre par le + tens qui est establiz. E li fill as avocaz qui encor sont en cel + office, ou à cels qui ont osté l’office de patrons à la borse l’empereeurp. du fisque s., soient esleu pardevant les estranges à estre mis + en lieu de cels qui morront, et i soient acompaignié quitement et sanz despens, se il ont entendu à la doctrine des lois par le tens qui est establiz. E + que il soit porveu à cels qui ont eu l’office de patrons à la borse l’empereeurp. du fisque non, non pas tant seulement à cels qui encor vivent + mes as morz ; leur confort viegnent à leur oirs et ce soit gardé envers cels qui avront + osté l’office de patrons à la borse l’empereeurp. du fisque + que que il ne soient sozmis à nule cure de commun office ne à nule charche de + rien fere contre leur volenté, se ce n’est pas nostre especial autorité. E si jujons que + cil qui sont en aucune contree ne soient de rien acusé, fors pardevant le gouverneeur de + la contree où il sont quar ce est leur juges avenanz.

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+ fr. 20119 : absence de la traduction des + constitutions 2.7.23-24, qui figurent dans la traduction 1 ; en revanche, les + constitutions 2.7.25-29 ci-dessous ne figurent pas dans la traduction 1. + Li empereres Justinians dit à Maron le prevost. Restituende. L’en + doit rendre as avocaz de clere eloquence les .lx. livres d’or que li empereres Zenons qui + fu de sainte memoire leur establi. E li noble patron de la borse l’empereeurp. du fisque a. aient par nostre don la devant dite somme d’or toz + les anz sanz nule boisdien. fraude de de ton haut siege, qui + soient departies egalment entre els .ii. Quar ce est bien rendu à toz qui por le preule prouffit de de toz es donné as mestres, pardeseurpardessus ce nos porvoions que les saintes epistres par coi li + conestrable de la prevosté et li notaire sont loé ne soient pas envoiees el non de l’un + seul mes des .ii. ensemble qui que il vuillent metre en hautece , ou leur filz ou + autres. E pardeseurpardessus ce, il + aientce qu’ilz aient par par plus haut benefice les letres + par coi leur noble dignité estd. soit e. enoree, si que ce que + nos prametons à donner el non d’un vaille à l’autre. E se il vuelent + avancier aucuns de leur contree, ou de leur amis qui demeurent en la contree, nos leur + donnons congié d’offrir nosde nous offrir c. chascun an .ii. + hommes, de coi li uns soit de l’ordre des chevaliers et li autres de l’ordre de cels à + pié, qui soient mis en lieu de cels qui morront, mes que covenanzque + avenant n’en n’en soit fez en leur vie. Si que quant il + offrerront cez .ii. hommes, il doignent por chascun .ii. mile solz sanz plus, as contes + des chevaliers por celui qui est de l’ordre des chevaliers, et as mestres des genz à pié + por celui qui est de l’assenblee de cels à pié et les soudees leur soient maintenant + paiees, et li autre confort qui sont establi as nouveaus chevaliers sans nul apeticement. + E il aient toz les autres privileges qui ont esté donné en divers + tens ou par les letres as empereeurs ou par les ordenemenz et par les sentences de ton + haut siege. Quar cil que nos jujons à dignes doivent molt mielz avoir les choses qui + furent otroiees devant.

+

+ Il meismes dit à Theodore le prevost. Per hanc. Nos + jujons par ceste loi que pardevant que li nombres des avocaz de ta cort soit ramenez au + nombre de .iiii.xx hommes tant seulement, il ne soit otroié à + nul à tendre ià y tendre par nul art, se ce ne sont li fill à + cels qui sont del nombre des .xxx. hommes premiers, qui soient bien emparlé et entroduit + en estuide, qui i soient mis de grace et sanz aucun loier ; nus estranges n’i soit mis, + forsic .ii. chascun an qui soient bien + emparlé. E quant il seront ramené au nombre de .iiii.xx, nus n’ost + passer cel nombre ne par covoitise ne par malice. E nus n’ait congié de + mestorner l’ordre, qui i doit estre solonc le tens, ne de changier les lieus, autresi + comme par marchiez, si que cil qui sont encor novel ne soient pas entre les anciens. + Nos volon que ce soit prononcié que nus d’els ne demeurt en estranges + regions, ne ne lest la garde de ton glorieus siege. E sachent tuit que puis que il auront + empetré le non de patrons de la borse l’empereeurp. du fisque + se, se il s’atienentse abstiennent o. (ultra + trium annorum spatium ex sacratissiama hac urbe morandum duxerit éd. + Krüger) outre l’espace de .iii. anz de ceste sainte cité, que ne nons d’avocaz ne + privileges ne leur vaudra ; ne il n’aient pas acheson de demorer hors par demander en + l’autorité del devant dit siege. E se aucune de cez choses comment que + ele soit petite est bruisieesoit brisee en (Quorum + omnium si quid vel minimum quocumque tempore fuerit violatum éd. Krüger) + en aucun tens, li official de ton siege et cil qui leur aideront soient puni chascuns en + .x. livres d’or porce que il ne metront la force de ceste presente loi contre cels qui + s’efforceront de fere contre noz establissemenz, et se il ne s’efforcent à tot pooir que + nule chose ne soit essaiee encontre. Quar paine de .x. livres d’or est establie + contre les aministreeurs de ton haut siege se il ne gardent et porvoient ententivement que + li salvable ordenement ne soient pas enfroissié. Li .vi.c denier d’or que li patron de la borse l’empereeurp. du + fisque s. suelent avoir de la huche commune, à la maniere des anciens tens, que + il ne s’en issent besoigneusi. souffreteux a. aprés la fin de + leur advocation et aprés leur glorieus labor, ne soient pas donné en certain jor, si comme + il avient sovent, mes quant il auront fet la moitié de leur office il soient paié sanz + demeure toz les anz es kalendes + duitoure + d'octobre + d’octobre (id est kalendis octobribus éd. Krüger). E tuit + li privilege qui par les sainz princes qui furent ça en arriere, ou par l’autorité des + juges à qui la chose apartient, soient gardé fermement. E quant aucuns + d’els sera trez en cause, ou por cause citeaine ou por question criminal, ou en ceste cité + ou en aucune contree, ou quant il avendra que aucuns d’els sera hors par le tens qui est + otroiez, li executeur n’aient d’els nule livroison por leur semonses, ne cil qui + s’entremetent de movoir les plez ne leur demandent rien par non de despenses, por nul où + il soient.

+

+ Il meisme dit à Archelae le prevost. Nemo. Nus escepté la persone de Menandre + le patron de la borse l’empereeurp. du fisque n’ait n’ait de + ci en avant esperance pour saillir au plus haut degré d’user des + des + + fr. 20119 : répétition benefices qui sont donné as + patrons de la borse l’empereeurp. du fisque t. tant comme il + maintienent les causes de la borse l’empereeurc. du fisque ou, + ou aprés ce que il ont acompli leur office2.7.28 texte + grec.

+

+ Il meismes dit à Jehan le prevost. De constitutione. Li + avocat de la prevosté d’Illire nos requistrent por la constitucion au saint empereeur + Justin nostre pere que il fist des avocaz de ton siege que nos leur esclerissonsn. desclarissons se (Illyriciani advocati postulaverunt a + nobis eis clarum fieri éd. Krüger) se il porroient avoir lieu entre els se + il se partoient de la cort ou par congié ou sanz congié. Nos + establissons donc queN. establissons que tel loi tiegne + generalment en leur persone, que se aucuns est hors plus de .ii. anz continuels sanz + congié, ou plus de .v. anz par congié, il soit del tot effaciez del ruole as avocaz ; si + que congiez ne li soit pas puis donnez de chalengierde vendiquer + son son degré, ne d’este puis o les avocaz del devant dit siege. Li avocat de ta + hautece usent donc de cest nostre general establissement.

+
+
+ [2.8.0 De advocatis fisci] Des avocaz à la borse + l’empereeur. +

+ Cum te. + or + Por + ce que tu proposes causesp. que tu as + mené les c. (Cum te fisci causam agitasse proponas éd. Krüger) + de la borse l’empereeurc. du fisque ja, ja soit ce que tu + niees que tu n’as pas eu ton salaire, neporquant tient toi à ce que tu as prameis. Quar il + est deveéest deffendu que que cil qui ont mené la cause à la + borse l’empereeurc. du fisque s., soient avocat contre li.

+

Li empereeur Valentins et Galiens + dient. Potes. Tu puez par nostre autorité donner defendement as bas hommes + contre la borse l’empereeurc. le fisque por, por tant que tu + te gardes de recevoir icele cause que tu tretas quant tu estoies avocaz de la borse + l’empereeura. du fisque.

+

+ Li empereres Constantins dit. + Sisci + Fisci + Fisci (fisci éd. Krüger). Li avocaz de la borse l’empereeura. du fisque ait ait poor de paine, et se gart que il ne ceile les + preuel. prouffit d. de la borse l’empereeurp. du fisque et et que il ne travaille à tort menue gent contre + qui il n’ait action el non de la borse l’empereeurn. du + fisque.

+

+ Li empereeur Gracians et Valentins et Theodosus dient. Racionales. Cil qui + recoment les contes de la chose privee qui s’entremetent des causes ou des sainz tresors + recoivent l’examination des causes quant li avocaz de la borse l’empereeura. du fisque s. sera presenz.

+
+
+ [2.9.0 De errore advocatorum vel libellos seu preces concipientium] De l’erreur as avocaz et à cels qui escrivent ses e. + les p. prieres. +

+ Li empereres Alixandres dit. Ea que. Les choses que li avocat dient pardevant + cels à qui il mainent leur causes doivent estre autresi tenues comme se li seigneur meisme + des causes les deissent.

+

+ Li empereres Gordians dit. Errores. Il est aperte chose que les erreurs à cels + qui escrivent les prieres ne pueent pas aporter grevance à la verité. E por ce, se tu puez + prover que li condempnemenz de coi tu diz que mention est fete el primier libelle ne fu + onques fez, cil qui doit connoistre des besoignes savra bien que il ne covient pas que tes + allegacions en soient afebloiees.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Sentenciis. Il ne covient pas que + les besoignes qui sont finees par sentences soient rapelees par letres. E les choses qui + sont establies que l’erreur as avocat ne nuise pas à cels qui pledent ne te pueent pas + aider, quar tu estoies presenz ne tu ne contredeis pas maintenant, ce est dedenz trois + jorz à ce qui fu dit, ne tu ne proposesne proposas pas pas que + tu usasses del remede d’apel aprés la sentence se ele te desplesoit.

+
+
+ [2.10.0 Ut quae desunt advocationi partium iudex suppleat] Que li + juges acomplisse ce qui defaut as avocaz. +

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Non dubitandum. L’en ne doit pas + doter se cil qui pledent ou leur avocat dient mains que il ne doivent, que li juges ne + doie acomplir et dire ce que il set qui s’acorde as lois et à droit commun.

+
+
+ [2.11.0 De causis, ex quibus infamia alicui inrogatur] +

+ Li empereres Sevoirs dit. Infamie. Mauvese renomee ne t’est pas donnee por ce + tant seulement que tu fus mis en chartre, ou que tu fus liez par le commandement au loial + juge.

+

+ Il meismes dit. Neque. L’en ne puet pas entendre que cil soit dampnezs. condampné ne ne de larrecin ne de biens raviz par force ne + d’autre crime qui porce que il avoit receu par non de trëuz plus que il ne devoit fu + condempnee el double par le prevost.

+

+ Il meismes dit. Etsi severior. Ja soit ce que plus cruel sentence dut estre + donnee, neporquant se li nobles viscuens fu meuz par certaines resons, et il + donna plus debonere sentence et commanda que tu t’atenisses par .ii. anz de l’ordre des + curials, il est aperte chose que tu n’es pas por le tens trespassé el nombre de cels qui + soit mal renommé, por ce se il semble que li juges te quita aprés les .ii. anz la defense + d’estre en l’ordre des curials.

+

+ Il meismes dit. Si Possidonium. Se tu prueves que Possidonius qui fu envoiez + en essill jusqu’à .i. an n’avoit pas mesfet solonc la sentence au visconte por coi il + deust estre dampnez par essil de .v. anz, il ne covient pas que il soit contez entre cels + qui sont malrenommé, quar il semble que transaction soit fete de l’asprece de la sentence + encontre les autres damages.

+

+ Il meismes dit. Decuriones. Il est defendu que li curial ne leur fill ne + soient chastié par batemenz ; mes se li visquens prononce que tu aies fet tort, tu es + notez de male renommee.

+

+ Il meismes dit. Ad tempus. Cil qui sont donné à certain tens à fere commune + uevre retiennent leur ancien estat, mes il seront sozmis à male renommee quant cil tens + sera acompliz.

+

+ Li empereres Antonius dit. Nemo. Nus n’est malrenommez por ce sanz plus que il + s’est atenuz des biens son pere.

+

+ Il meismes dit. Furti. Se tu fus condempnee de larrecin, ja soit ce que tu ne + fus pas batue , tu es malrenommee. E se la chose que uns autres embla de coi tu ne + savoies rien fu trovee entor toi, la dure sentence ne grieve de rien ta renommee.

+

+ Il meismes dit. Neminem. Nus n’est malrenommez por ce se il defent les + besoignes que il fist en s’enfance.

+

+ Il meismes dit. Iniuriarum. Cil qui est dampnez de tort fet en la persone de + son serf est malrenommez.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Debitores. Li deteur qui abandonnent leur + biens, ja soit ce que li bien sont vendu por cele cause, il ne sont pas por ce mal + renommee.

+

+ Il meismes dit. Si te. Se il est certaine chose par la sentence au prevost + que tu as gasté heritagefr. 20119 : gasté ton + heritage dans le ms, ton exponctué par le scribe – + fr. 198 : as gasté .i. heritage, tu n’as pas eschivé male + renommee porce que autre paine de graigneurde plusgrant l. + larrecin ne t’est pas enjointe.

+

+ Il meismes dit. Eaquefr. 20119 : Eaque + suivi de trois lignes exponctuées par le scribe : Cele qui blasma + ses filz en son testament... mes la renommee. Les choses que aucuns escrist en + son testament quant il blasma ses filz ne les font pas par droit malrenommez, mez eles + grievent envers preudes hommes la renommee de celui qui desplot à son pere.

+

+ Li empereres Gordians dit. Nullam. Tes oncles n’ait poor de nulle male + renommee por ce se il fu sozmis à batemenz por fere enqueste d’un crime se sentence ne fu + donnee qui li donnast male renommee.

+

+ + l + Il + meismes dit. Decreto. Li pleurs as fames et li tristes + habiz et les autres enseignes de doleur sont quitees as fames par le jugement à la haute + ordre des senateurs, mes il ne leur est pas otroié à marier soi dedenz le tens que eles + suelente. doibvent p. plorer leur mariz mort. E se fame se + marie dedenz cel tens, et ele et cil qui à escient la prent à fame, ja soit ce que il est + chevaliers, a par le pardurable banissement tache de male renommeet. + de infameté.

+

+ Il meismes dit. + Rustibus + Fustibus + Sustibus (Fustibus éd. Krüger). Il est certaine chose que cil qui a esté + batuz, à qui li banissierres a dit « Sichafanti », ce est une reproche qui sonne + autretantr. qui vault autant à dire c. comme « Tu menjas les + figues » est notez comme faus acuserres, et por ce semblece sembla + il il que il soit malrenommezs. infame.

+

+ Il meismes dit. Verbum. Il semble que la parole qui est contenue en tes + prieres apartient plus à chargier vergoigne que à donner aucune tache de male + renommeet. d’infameté q. ; quar ce qui fu dit ne fus pas dit + por sentence, aprés la connoissance de la cause, ainz fu respondu par l’interlocutoire au + juge à la requeste au patron, et por ce ne donnene donna il il + pas male renommee.

+

+ Il meismes dit. Non dampnatos. Li pardurables banissementp. edict ne ne fet pas melrenommez tant seulement cels qui sont dampné de tort + fetd. de injure m., mes cels qui en ont fet covenant. Il nos + plest que l’en entende que cil en ont fet covenantIl nos plest que + l’en entende que cil en ont fet covenant om. – saut du même au même (in hac causa + placuit intellegi éd. Krüger) qui por ceste cause en ont donné à leur aversaires + par transaction deners pour leur mauvese conscience. Mes la simple promesse qui est fete + por cele chose garde la renommee entiere. E se li contenz a esté departiz par + serement, nus ne dote que la religion au juge n’en puisse assoudre.

+

+ Li empereeur Carins et Numians dient. Interlocutio. Il ne semble pas que + l’interlocutoire au prevost face malrenommé celui de qui tu te plainz, quar il ne fu pas + condempnez por tort fetc. por injure ne, ne por force que il + eust fete, mes il fu grevez et amonestez par le prevost qui estoit corrociez que il se + reformast a meilleur vie.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Improbum. Tache de male renommee + doit estre donnee à cels qui maintienent engresse usure et demandent contre droit usure + d’usures.

+

+ Il meisme dient. Si fratres. Se ti frere estoient dedenz aage quant il + apristrent l’art as joeeurs, et il se firent regarder au pueple, il retienent leur + renommee tote entiere.

+

+ Il meisme dient. Fidem. Cil qui bruise la loiauté de compaignie sera trez en + cause en son non par action de compaignie, et sera contrainz à fere satisfaction o perill + de male renommee.

+
+
+ [2.12.0 De procuratoribus] Cist tytres est de + procurateurs. +

+ Li empereres Pius dit à Sevoir. Cautio. Caution que la chose sera estable est + lors demandee au procurateur quant l’en dote savoir mon se la besoigne li fu commandee.

+

+ Li saint frere dient. Cum rem. Porce que tu diz que la cause est por chatel, + tu puez respondre par ton mari à l’apel à ton aversaire, quant les sollempnitez + qui i doivent estre seront acomplies ; quar li apel qui sont por deners puent estez mené + d’une part et d’autre par procurateurs.

+

+ Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Cum qui(Eum qui éd. Krüger). Apele pardevant le + prevost celui qui s’entremet des choses as oirs qui te doivent, si comme tu diz, ce qui + leur fu enjoint que il te donassent, et il sera contrainz de respondre toi ou + l’aministration li sera deveés. deffendue s. solonc la forme + de la jurisdition. E se li oir n’ont qui les defende, li prevoz + prendraprevost y prendra g. garde, savoir mon se il te doit + metre en possession et suivre la jurisdition qui selt estre mostree envers cels qui ne + sont pas defendu.

+

+ Il meisme dient. Quia absente. Porce que tu diz que tu n’estoies pas presenz + quant jugemenz fu fez, il est droiz que la defense de ta cause te soit rendue. Ne ce ne te + nuira point que ta fame fu au jugement et que ele s’acorda à la sentence, quar autrui fr. 20119 : autrui écrit sur correction + de autre- besoignes ne pueent pas estre fetes par fames se les actions ne + leur sont donnees, si que toz li gaainz en soit leur.

+

+ Li empereres Antoines dit. Actionem. Il a ja esté exprés el pardurable + banissementp. edit que que action doit estre veeee. deffendue à – fr. 20119 : veee suivi + de el exponctué par le scribe à celui qui velt pledier + el non de celui qui n’est pas presenz se il ne le defent.

+

+ Il meismes dit. Reum. Il est certaine chose que cil qui est acusez de crime ne + puet pas recevoir defense d’autrui cause devant que il ait purgié s’innocence.

+

+ Il meismes dit. Militem. Il ne covient pas que chevaliers plede par + non de procurateur, ne por son pere ne por sa mere ne por sa fame, neïsneïs om. (nec ex sacro rescripto éd. + Krüger) se il en a les letres l’empereeur. Quar il ne li est pas otroié por le + commun profit que il ne recoive autrui defense, ne que il rachat autrui besoignes, ne que + il i soit autresi comme aiderres.

+

+ Il meismes dit. Quod quis. Se aucuns t’a commandé que tu demandes ce qui li + est deu, tu ne puez pas commander à autre que il le demantfr. 20119 : demant suivi par que exponctué par le scribe devant que li plez en soit entamez.

+

+ Il meismes dit. Qui stipendia. Cil qui gaaignent leur soudeesl. gaiges se se pueent bien entremetre de leur besoignes sanz + meffere contre leur discipline. Ne l’en ne peut pas dire que cil qui a maintenu les + actions qui li furent commandees por cause honeste et plaine de vergoigne, use d’autrui + besoigne. Quar ja soit ce que li contenz est pris par buene foi en autrui persone, + neporquant l’en ne dote pas que cist ne face sa besoigne. E se ce estoit defendu à noz + chevaliers, ce seroit vilaine chose et desloial.

+

+ Il meisme dit. Si procurator. Se li procurateurs qui est establiz à une + certaine chose passe l’office qui li est commandez, ce que il fet ne puet rien grever à + son seigneur. Mes se il ot pleniere poestép. puissance de de + fere ses besoignes, il ne covient pas que la chose jugiee soit rapelee. Neporquant, se il + a fet aucune chose par barat ou par tricherie, il ne t’est pas defendu à trere leà le traire en cause à la maniere des jugemenz

+

+ Il meismes dit. Neque tutores. Li defendeeurles tuteurs ne ne li procurateurles curateurs + ne ne pueent pas establir en leur persone procurateur en la choseen la cause à à l’orfelin que il ont en garde ; mes il i doivent + establir .i. qui demant por els. Et li orfelins ou l’orfeline, ou cil + ou cele qu iest en garde de procurateurgarde de curateur p. + pueent par l’autorité à celui qui les a en garde establir procurateur et à demander et à + defendre. Quard. Et q. quant li defendeeur + ou li procurateurq. le tuteur ou le curateur a. avront entamé + le plet, il ne leur est pas deveépas deffendu que que il ne + facent procurateurs, à la maniere des autres procurateurs qui ont entamé le plet.

+

Il meismes dit. Exigendi. + Il ne fu pas besoinz par double reson de demander commandement à + ton fill qui sofroit à defendre tois. à toi deffendre q. ; + quar chascuns, ou privez ou estranges, puet defendre sanz commandement por tant que il + doinst caucion por la defense et face les autres choses qui li doivent estre gardees ; ou + porce que se li filz muet action el non de son pere, il n’est pas contrainz de prover le + mandement. Mes porce que tes filz n’avoit pas encore acompli loial + aage, por cele le porra li juges par droit boter arriere de la procuracion. Mes il fu molt + mielzfust meilleur d. droiz que l’en oïst cel defendeeur, + que il ne fust à condempner toi griement comme defaillant par contumage.

+

+ Li empereres Gordians dit. Ita demum. Tu puez porsuivre le plet que + ta mere te commanda, se eissi fu quant tu entamas le plet que exception de ta chevalerie + ne fu pas proposee contre toi. Quar ele ni puet orp. maintenant + pas pas estre proposee quant l’en plede de la cause d’apel. E se la chose est + entiere, la reson del pardurable banissementp. edit n’o. + n’otroie pas que tu metes avant action en autrui non.

+

+ Il meismes dit. Non eo. La sentence qui fu donnee contre toi n’a pas por ce + mains de force par reson que cele à qui tu pledoies bailla à son mari sa cause à mener + sanz son procureeur. Quar li aages selt valoir à cels qui sont dedenz aage es choses qui + tornent à leur damage, et non pas en celes qui tornent à leur preul. + prouffit.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Item. Tu as compris apertement + en tes proieres que tu achatas un pletfr. 20119 : + pluet dans le ms, -u- exp. par le scribe + contre buenes meurs. Ce n’est pas contre droit de receveoir procuracion qui est uns + offices qui doit estre fez par grace ; mes li offices en coi l’en achate autrui cause + n’est pas receuz par droit.

+

+ Il meisme dient. Procuratorem. Se li procurrerres ou cil qui fesoit autrui + besoigne n’ot especial commandement de vendre .i. champ, il est aperte chose que il n’ot + pas pooir de vendre la seignorie. E por ce, se tu achatas de lui .i. champ sanz volenté au + seigneur, tu puez savoir que tes desierriers est engrés par coi tu requiers que la + seignorie t’en soit otroiee por cel achat.

+

+ Il meisme dient. Invitus. Nos n’est contrainz de recevoir procuration malgré + suen, ne d’estendre las. ne de la deffendre o. (extendere éd. Krüger) outre ses droites bonnes, fors por cause d’apel. Ne + nus n’est contrainz de metre soi à defendre celui qui n’est pas present, ainzp. maiz s. soffit bien se aucuns acomplist la foi que il a receue.

+

+ Il meisme dient. Alienam. Recevoir autrui defense est offices à homme. Il est + certaine chose que ce passe nature de fame, demande donc defendeeurd. + tuteur à à ton fill se il est dedenz aage.

+

+ Il meisme dient. Si pretium. Se li prevoz de la contree aperçoit que li pris + que tu donnas as procurateurs qui te vendirent autruifr. 20119 : autrui écrit sur correction de aucun champ + ou autrui serf sanz commandement, et si que la volenté au seigneur n’i fu devant ne aprés, + fust tornez en son preus. prouffit q., quant il connoistra la + cause il commandera que il soit renduz.

+

+ Il meisme dient. Nichil. Nos disons que il n’a point de difference savoir mon + se lafr. 20119 : la pers dans le + ms, pers exponctué besoigne trespasse à la persone au + procurateur au commencement, ou aprés ce que li plez est entamez.

+

+ Li empereres Costantins dit. Maritus. Li mariz ait + franche poestéf. puissance d’e. d’entremetre soide soi entremettre s. sanz commandement des choses sa fame comme + donner caution sanz autre sollempnité que il ne coviegne as fames mener leur plet, qui + tort à vilanie à la reverence as fames, et estre as assemblees des hommeset estre as assemblees des hommes om. (nec conventibus virorum vel + iudiciis interesse cogantur éd. Krüger) et a jugemenz. Se + aucuns recoit commandement, ja soit ce que il soit ses mariz, il doit fere ce + sanz plus ce qui li enjoint en la procuracion.

+

+ Il meisme dient. Procuratoribus. Quant procurateur sont establi, et il sont + fet seigneur de la cause par entamer le plet, cil qui leur baillierent mes besoignes n’ont + pas pooir de porsuivre lesde les poursuivre se, se mortel + haine ne nest entre els, ou maladie ou autre cause necessaire. Quar lors puet li plezl. le plait peut e. estre remuez malgré leur.

+

+ Li empereres Julians dit. Nulla. Il n’est pas dote puis que la cause a esté + aportee en jugement, et li procurateurs est fez sires del plet, il puet fenir le plet qui + est commenciez neïscommencé aprés aprés la mort à celui qui li + commanda que il meust le plet ou que il le defendist ; quar li feteur del viell droit + establirent que il puissent fere procurateurs.

+

+ Li empereeur Grancians et Valentins et Theodoses dient. Licet. Ja soit + ceJa soit que l’en que l’en doit au commencement del plet + enquerre de la persone au procurateur, savoir mon se li sires del plet li a donné + commandement de pledier, neporquant se faus procurateurs est trovez, l’en ne puet pas dire + que ce soit ne plez ne jugemenz.

+

+ Li empereeur Valentins et Archades et Theodoses dient. Quicumque. Se aucuns + de cels qui est en dignité de prevost ou mestres de chevaliers, ou quens del consistoire, + ou qui a aministration de visconte ou de vicaire, emplede aucuns ou il est emplediez, + establisse solonc les droiz procurateur en sa besoigne. E se aucuns trespasse les + establissemez de cest ordenement, et il se met en jugement por pledier, il perde le gaaign + del plet de coi il n’atent pas l’aventure par procurateurs. E li juges qui fera contre ce + sache que .xx. libres d’or li seront demandees et autretant à son office.

+

+ Li empereeur Archades et Honoires et Theodoses dient. In pecuniariis. Nos + donons à chascun pooir de respondre par procurateur se il velt en cause de deniers, ja + soit ce que l’autorité de cest commandement ou de ceste sentence ne le dit pas + especialment, se eissi n’est par aventure que l’autorité à grant juge face aucune foiz + venir pardevant els aucuns loiaus hommesfr. 20119 : + hommes suivi par venir pardevant els biffé + por granz causes.

+
+
+ [2.13.0 Ne liceat potentioribus patrocinium litigantibus praestare vel actiones in se + transferre] Il ne loise pas as plus puissanz à defendre cels qui + pledent ou à torner les actions seur loi. +

+ Li emperereur Dyclicians et Maximians dient. Divine. Li + sages princes Claudius nostre peres establi saintement que cil perdent leur causes qui i + quierent la defense de plus puissanz, si que chascuns ait poor de ceste paine, et li plet + corent par leur droit cors, et ne soient pas apuié par les richeces as puissanz hommes. + E il fu si commeuz par les plaintes à cels des contrees que il + commanda que li gouverneeur des contrees fussent gardés de cest establissement et vengeeur + de la chose se ele estoit despitee. despecee et, et que il + jujassent par rede sentence les demandeeurs ou les procurateurs qui par grace ou + par loier recoivent autrui besoignes. E por ce, tu devras metre + t’audience entre cels qui pledent, quar ce est generalment li preuzl. + prouffit à à toz et meesmement as povres qui sont sovent grevé par les aides as + puissanz. N’aies pas poor de fere par ce tort as nobles hommes ; quar li empereres + Claudius fist le gouveneeur de la contree jugeeur de ceste chose et vengeeur se mestiers + est.

+

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient. Si cuiscumque. Se actions de quels + manieres que eles soient sont aportees à persones puissanz, li creancier qui les i + aportent soient puni par damage de ce qui leur est deu. Quar la covoitise as creanciers + est aperte, qui quierent autres à mener leur actions.

+
+
+ [2.14.0 De his, qui potentiorum nomine titulos praediis adfigunt vel eorum nomina in + lite praetendunt] De cels qui en leur possessions metent les + tytres en leur nons à plus puissanz d’els p. puissans. A. + . +

+ Li empereeur Archades et Honoires dient. Animadvertimusfr. 20119 : Annimadvertimus dans le ms, premier + -n- exponctué par le scribe. Nos + apercevons que pluseurs se desespoirent de leur causes qui ne sont pas droiturels, si + opposent à cels qui les traient en cause les tytres as puissanz et les privileges de noble + dignité ; mes que il n’usent mauvesement de cez nons et de cez tytres, + en grevance des lois et en espoentement de leur aversaires cil qui à escient otroient à + tel tricherie doivent estre puni par commune sentence. E se il ne si + consentent de rien et leur tytre ou leur non sont mis en autrui mesons, tel venjance soit + prise de cels qui le firent que il soient baillié à pardurable tormenz de metals. + Quiconques est donc trez en cause, et porsiet la chose et la + droiture, et a reçeu communement le tytre de la semonse, se il met en la chose autrui non + ou autrui tytre, il soit puniz par perte de la possession ou de la cause que il vout + retenir ou avoir par cest barat. Ne il n’ait pas puispas aprés + p. pooir de revenir à l’action, ja soit ce que les merites de pardurable besoigne + li aident. Cil qui suefrent de leur gré que il soient mis en autrui + plez, de coi ne la proprieté ne la possession ne leur apartient, covendra il que soient + noté comme gasteeur de leur renommee et achateeur de faus acusemenz.

+
+
+ [2.15.0 Ut nemo privatus titulos praediis suis vel alienis imponat vel vela regalia + suspendat] Que nus bas homs ne mettene + mettent t. tytres en ses possessions ne as autrui ne ne pende + voiles. +

+ Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Regie. Il apartient à la roial + majesté que noz mesons tant seulement et nostre patremoine soient conneu par escriture de + tytres. Tuit sachent donc que ce sera baillié à la commune droiture en coi li nons del + seigneur est escriz.

+

+  Li empereeur Theodoses et Valentins dient. Ne quis vela. + Nus n’ost pendre voiles roiaus ne metre tytre en ses choses sanz le commandement à juge + avenantj. competent qui, qui que les porside ne en quel + maniere que ce soit, ja soit ce que il soit prové que cil qui porsiet la chose n’en soit + pas droiturels sires, ainz la porsiet à tort ou l’a mauvesement envaie. + Cil qui osera ce fere, se il est del maain pueple, il soit puniz par tresgrant torment ; + se il et nobles ou curials ou chevaliers ou clers, nos jugons que il soit envoiez + en essill et estrangiez non pas seulement de la cité de Romme mes de franchise. Il covient + que tuit li juge soient executeur de ceste loi. E si donnons congié à + tort cels en qui grevance aucune tel chose est fete et à toz autres ou frans ou sers + d’oster les tytres ou de froissier lesde les froisser ou, ou + de trencher les voiles, si que il n’aient pas poor d’estre en acuse d’aucun crime. E si + commandons que li juge et leur official soient puni de .xxx. libres d’or se il recoivent + tel acusement ou il otroient que il soit escriz.

+
+
+ [2.16.0 Ut nemini liceat sine iudicis auctoritate signa imprimere rebus, quas alius + tenet] Il ne loise a nul a mettre signe en les en ses c. choses que autres tient. +

+ Li empereres Probus dit. Sepe. Il a sovent esté escrit que il ne covient pas + que signe soient enpreints. mis d. devant la sentence as + choses que aucuns tient. E por ce, tu les puez bien oster des choses ou des fruiz que tu + tienz, si que quant il seront osté la cause que li offices muet envers toi soit terminee.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Rebus. Il ne loist à nul à + empriendree. ou mettre s. signes as choses que nus autres + tient, ja soit ce que il afferme que eles sont seues ou obligiees à lui.

+
+
+ [2.17.0 Ne fiscus vel res publica procurationem alicui patrocinii causa in lite + praestet] Que la borse l’empereeur Que le + fisque ou ou la chose commune ne reçoive office de procurateeur. +

+ Li empereres Gordians dit. ReiLei (sic) publice. Tu requiers contre reson que les forces de la chose commune + t’aident por l’endroit de la quantité que tu li doiz.

+

+ Il meismes dit. Cum allegas. Porce que tu diz que tu vels donner à la + borse l’empereeurd. au fisque la la moitié de tes choses ou de + tes actions por avoir sa force et s’aide, la discipline de mon tens ne suefre pas que cist + marchiez soit receuz. E por ce entremez toi de garantir sollempnelment ta droiture se tu + en as point sanz envie de nostre borsen. fisque.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. + bhoeret + Abhoeret + Ab herret (sic). Ce ne s’acorde pas à nostre + siecle que la borse l’empereeurque le fisque p. preuve + besoignes contre privees persones por l’endroit de la dete qui li est deue.

+

+ Il meisme dient. Ad fraudem. Il n’avient pas à requerre contre la pes de + nostre siecle l’aide à la borse l’empereeura. au fisque p. por + grever les creancier. Rent donc à nostre borsen. fisque ce ce + que tu li doiz. E se creancier te traient puis en cause por deniers que tu diz qui ne te + furent pas baillié, tu puez user solonc les lois d’exceptionfr. 20119 : d’exception ajouté dans l’interligne + supérieure de deniersfr. 20119 : + deniers suivi par que tu diz biffé + qui ne te furent pas baillié.

+
+
+ [2.18.0 De negotiis gestis] Cist tytres est de besoignes + fetes. +

+ Li empereeur Sevoirs et Antonius dient. Cum tutores. Quant tu acusoies les + defendeursl. tuteurs à à tes filz comme sopeçonneus et + demandoiesfr. 20119 : -s final + ajouté dans l’interligne supérieure que defendeeur ou procureeurque tuteur ou curateur l. leur fussent donné, tu fesoies office de + pitié. Ceste cause ne te tout pas action de besoignes fetes, par coi tu puez demander les + despens que tu feis el plet. E se aucuns eust fet aucuns despens por privee amor, il ne + les peust demander par nule reson.

+

+ Il meismes dit. Contra. Il a esté receu que action soit donnee contre + cels qui ont mains de .xiiii. anz se leur besoignes ont esté fetes par contraignanz + resons, et à leur preul. prouffit p. por tant comme il en sont + fet plus riche. E ceste action t’apartient par droit por les despens que tu feis por + l’orfelin que tu menas à Romme por demander li defendeeurle tuteur + sa, se sa + s'ante + tante + se s’ante (si non + matertera eiusdem se facere paratam propriis impendiis ostenderit éd. + Krüger) ne mostre que ele fust apareslliee à fere li ce meisme à ses propres + despens.

+

+ Il meismes dit. Sive. Se tu pajas deniers por ton frere qui estoit oirs o toi, + tu puez user contre lui d’action de besoignes fetes. Ou se tu fust contrainz defr. 20119 : de ajouté dans l’interligne + supérieure pajer tote la dete por delivrer le gage qui estoit à toi et à + lui, tu avras cele meisme action, ou tu avras ce que il te doit par jugement de partir + heritage se il n’a esté renduz entre vos.

+

+ Il meisme dit. Qui pupille. Qui avra receu les besoignes à l’orfeline par le + commandement de son defendeeurs. tuteur il, il ne semble pas + que il ait fet les besoignes por le defendeeurl. tuteur a., + ainz sera tenuz à l’orfeline par l’action de besoignes fetes.

+

+ Il meismes dit. + fficio + Officio + . Il qui franchiz qui a fet le servise que il + devoit ne puet pas avoir action de besoignes fetes contre les orfelines qui furent filles + sont patron.

+

+ Il meismes dit. Curatorem. Tu diz que tes peres te donna + procureeurd. curateur en en son testament. Il ne puet pas + senbler que ce fust fet par droit. E se il aministra tes choses si comme tu proposes, + action de besoignes fetes t’apartient et contre lui et contre ses oirs.

+

+ Li empereres Antoines dit. Si ab eo. Se cil qui fist tes besoignes te fist son + oir des .ii. onces son heritage, ja soit ce que tu recoives cel heritage por ce ne + remaintne demeure pas pas que action ne t’apartiegne contre + les autres oirs por les autres .x. onces se tu avoies aucune action contre le mort.

+

+ Il meismes dit. Adversus. Plede citeainementp. civilement + par par action de besoignes fetes contre cels qui firent tes besoignes. Ne ce ne + te nuira pas se tu commences à tart cel plet porce que tu estoies embesoigniez de ta + chevalerie. Quar ceste maniere d’action ne puet pas estre ostee par prescription de lonc + tens.

+

Il meismes dit. Si pecuniam. Ce + Julians recut de ton deteur les deniers que il te devoit et tu eus estable tel paiement, + tu as contre lui action de besoignes fetes.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Si servum. Se vos garisistes autrui serf malade + qui estoit profitables à son seigneur, vos feistes profitablement sa besoigne et poez + recovrer le despens par avenantpar competente a. action.

+

+ Il meismes dit. Alimenta. Tu requiers à tort que li norrissement que + tu as donné à tes filz te soient rendu, quar tu le feis porce que pitié de mere le + requeroit. Mes se tu despendis aucune chose en leur choses profitablement et en buone + maniere, se tu mostres que tu ne le feis pas par pitié de mere mes par corage d’avoir le + arriere, ce puez tu demander par action de besoinges fetes.

+

+ Il meismes dit. + i + Si + filius. Se li filz paia dete por son pere il n’a + nule action por cel paiement, ou se il estoit en la poestéla + puissance son son pere quant il paia ou se il estoit à soi, et il paia les + deniers par corage de donner lesde donner les, se tes peres + estoit donc à soi, et il fist la besoigne son pere et paia sa dete sanz commandement tu en + puez pledier à tes oncles par action de besoignes fetes.

+

+ Il meismes dit. Quod in uxorem. Tu ne peuz pas demander à ton suegre ce que + tu despendis por ta fame qui estoit malade, ainzm. maiz le le + doiz metre seur l’amor que tu as à li. Mes se tu despendis en sa sepouture par corage + d’avoir le arriere, plede en par droit à son pere à qui ses doere revient.

+

+ Il meismes dit. SiIn m. (Si mandatum + éd. Krüger) mandatum. Se tu eus le commandement au mari tant seulement et tu + feis ses besoignes et celes à sa fame, tu et la fame avez li uns contre l’autre action de + besoignes fetes. E cil qui te fist le mandement a action de mandement contre toi, et tu as + contre lui contrere action de mandement se tu i as mis del tuen par aventure.

+

+ Li empereres Gordians dit. Si paterno. Se tu norrisis tes fillastre + par amor de pere, ou tu donnas à leur mestres aucuns loiers, tu ne puez pas demander + arriere ce que tu i as mis ; mes se tu i meis par corage de demander arriere, tu en puez + avoir action de besoignes fetes.

+

+ Li empereeur Galienussic (Imperatores Gallus, Volus éd. Krüger) et Volusians dient. Si negocium. + Se tu feis les besoignes ta suer, et tu paias trëuz por li, ou tu le feis par son + commandemet ou par sa priere, tu porras demander ce que paias par action de besoignes + fetes ou par action de mandement.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Curatoris. Li oir au + procureura. curateur t. tret en cause par profitable action + de besoignes fetes doivent rendre ce qui fu fet par la tricherie et par la grant corpe au + procureeur, ne li offices de l’amministration ne trespassera pas à els ; et por ce, n’ont + il nule poestén. puissance d’e. d’estrangier lese. ses c. choses à cele qui a jaqui a + plus plus de .xiiii. anz.

+

+ Il meisme dient. Ob negocium. + Vuene + Buene + Leçon commune à fr. 20119 et à fr. 198 : (fides bona suasit + éd. Krüger) foi commande que usures soient paiees des despenses qui ont esté + fetes por fere autrui besoigne. E de cest droit useras tu par action de besoignes fetes + contre cels à qui tu feis leur besoignes par besoing.

+

+ Il meisme dient. Ab uno. Se uns des oirs a vendu tote la chose qui estoit + commune à lui et à l’autre oir, se li autres a estable la vente, il porra pledier por sa + part del pris par action de besoignes fetes.

+

+ Il meisme dient. Tutori. Cil n’est pas sembables à + defendeeur ou à procureeurau tuteur ou au curateur qui qui fet + de son gré autrui besoingne sanz commandement. Quar esfr. 20119 : est dans le ms, -t exp. par le + scribe devant diz offices couvient il par force aminister les besoignes + mes cist ne les fet fors de sa volenté. E ce soffit bien que aucuns soit conseilliez en + petites choses par le travaill son ami. E solonc ce des choses que + aucuns a aministrees non pas comme defenderres ne comme procurrerresc. tuteur ne comme curateur en, en çoi il est tenuz à respondre non pas tant + seulement de tricherie et de grant corpe mes de legierefr. 20119 : plegiere dans le ms, p- exp. par le + scribe corpe, tu le puez trere en cause ; et il sera contrainz de paier o + usures ce que l’en verra que il te devra. Des autres choses qui + estoient de ta droiture, que autre tenoient, que il ne demanda pas por coi il ne pot pas + pledier porce que il avoient exception contre lui, ne li puez tu rien demander ; tu doiz + donc torner tes demandes contre cels que tu diz qui tienent tes choses.

+

+ Il meisme dient. Si cognati. Se ti cosin ont franchi leur sers, ce que tu diz + que il aministrent vostre chose ne pot pas empeechier leur franchise ; quar il est + certaine chose que il ne pueent pas estree tret en cause aprés ce que il sont franchi + porce que il furent devant, se l’aministration de l’un tens et de l’autre fu dessevree et + non pas conjointe.

+

+ Il meisme dient. Negocium. Cil qui font autrui besoignes ne sont pas + contraint de respondre des cas d’aventure, se especials covenanz n’en fu fez.

+

+ Il meisme dient. Negociis. Quant aucuns a fet autrui besoignes, action + n’apartient pas seur la chose mes contre la persone.

+

+ Li empereres Justinians dit. Si quis nolente. Se aucuns + aministre autrui choses sanz la volenté à celui qui eles sont, qui li defent especialment, + il avoit dote entre granz mestres se il a contre le seigneur des choses aucune action de + besoignes fetes por les despenses que il i a fetes. Li un disoient que + il avoit l’action droite et profitable, li autre disoient que non avoit, et de cels fu + Julians. Nos departons ceste dote et establissons que se li sires le contredist, et il li + defendi que il n’aministrast ses choses, il n’ait contre lui nule contrere action solonc + la sentence Julian, ce est à savoir aprés le denoncement que li sires li envoia que il ne + li otroioit pas à tochier à ses choses, ja soit ce que il ait bien fet les choses. + Mes se li sires vit que li aministrerres i avoit fet profitablement + granz despenses, et puis li defendi par tricherie que il ne tochist à ses choses, que il + ne paiast les despenses que cil avoit fetes avant, ce ne soffrons nos en nule maniere. Mes + depuis que li denoncemenz li fu fez ou par letres ou sanz letres, mes que ce fist + pardevant autres persones por nul amendement que il i ait puis fet, ne li apartient nule action ; mes por les despenses devant, se eles furent fetes + profitablement, otroions nos que il ait action contre le seigneur et que ele core par sa + nature.

+
+
+ [2.19.0 De his quae vi metusve causa gesta sunt] Des choses + qui sont fetes par force ou par peor. +

+ Li empereres Alissandres dit. Persecutionem. Il a esté respondu par droit que + les choses qui furent tolues par force ou par larrecin pueent estre demandees tot + entieremement, neïse. si non se se eles sont alees.

+

+ Il meismes dit. Cum te. Porce que tu reconnois que tu ne prameis pas tant + seulement deniers ainzd. maiz l. les paias, il ne puet pas + estre veu par quel reson tu requiers que ce que tu paias te soit rendu autresi comme se + force t’eust estre fete. Quar il ne senble pas verité que tu te hastasses de paier et + lessasses la plainte des letres qui te furent estorsesf. ostees par + (utpote per vim extorto éd. Krüger) par force, se tu ne diz + que force te fu fete de paier.

+

+ Li empereres Gordians dit. Si vi. Se tes aiels fu contrainz par force ou par + poor de vendre son champ, ja soit ce que li achaterres l’a vendu à .i. autre, se tu es + oirs à ton aiel, tu porras requerre le prevost de la contree solonc la forme del + pardurable banissementp. edict que que il te doinst action par + coi tu aies arriere le champ por rendre le pris, se cil qui derrenierement l’achata n’est + garniz par prescription de lonc tens.

+

+ Il meismes dit. Si per vim. Se vente nos fu estorse par force ou par poor fr. 20119 : par force poor dans le + ms, force exp. par le scribe ou par torment de + cors, et vos ne l’affermasses pas puis par serement, se vos enplediez dedenz l’an que vos + en porroiz pledier se la chose ne vos est rendue, cil qui la tient sera condempnez es + quatre doubles solonc la forme del pardurable banissementp. edict + m., mes que vos rendoiz le pris que vos en eustes. E aprés l’an, se la cause est + conneuefr. 20119 : le dernier + -e ajouté sur correction, cele action vos est otroiee por la + chose simple ; la connoissance de la cause apartient à ce que cele action vos soit + ajugiee, se il n’i a autre.

+

+ Il meisme dit. Non interest. Il n’a point de difference par qui la force ait + esté fete à ton pere et à ton patron, ou par l’achateteeur ou par autre au seu + l’achateeur, par coi il furent contraint par force ou par poor de vendre leur possession. + Quar se il furent contraint par force de vendrre leur possession mains que eles ne + valoient, il empetrerront par la forme de jurisdition que ce qui a esté fet contre droit + soit ramené en son droit estat.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ad invidiam. Il ne covient que + nule dignité nuise à aucun par envie. E por ce doiz tu entendre que la seule dignité de + senateur que tes aversaires a ne soffit pas à prover le poor par coi tu diz que tu feis + marchié à lui.

+

+ Il meisme dient. Si donationis. Se li instrumenz de don ou de transaction, ou + destipulation ou d’aucun autre marchié ou d’obligement, fu estor par poor de mort + ou de torment de cors ou por poor de manaces, et tu le puez prover pardevant le prevost de + la contree, il ne soffrerra pas solonc la forme del banissementf. de + l’edict que que ce soit ferm.

+

+ Il meisme dient. Cum te domus. Lor ce que tu proposes que tu vendis une meson + et .i. cortill en esperance de ravoir .i. instrument que tu avoies fet de froment, ou par + poor que tu ne fusses nommez as servises citeainss. civilz et + et tu demandes que la vente soit depeciee porce que ele fu fete par poor, tu doiz entendre + que tel poor ne vaut pas à ce que cist marchiez soit depeciez.

+

+ Il meisme dient. Mecum. Il covient que poor soit provee non pas tant seulement + par vantances ou par paroles mes par cruelté de fet.

+

+ Il meisme dient. <A>cusationis. Li desierriers à celuifr. 20119 : celui suivi par qui exp. par le scribe – fr. 198 : à celluy qui n’est n’est pas + buens, qui requiert que la vente ou la pramesse soit depeciee, qui fu fete par poor + d’acusement qui estoit mis avant ou qui i estoit à metre.

+

+ Li empereres Constantins dit. Si per impressionem. Se aucuns cremoit autre + porce que il estoit en .i. maain office, et il li bailla soz tytre de vente sa chose qui + estoit en la contree ou el lieu ou il avoit cel office, ce qui fu achaté soit rendu et li + denier del pris soient retenu. E ceste meisme paine soit gardee se aucun usent malement de + non de fame ou d’ami et il en aquierent proie.

+

+ Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Venditiones. Nos commandons que les + ventes et li don et les transactions qui sont estorses par puissance soient quassees.

+

+ L’empereur Anthoine dit. De dolo. Accion de tricherie est + promise quant la cause est contenue et nulle autre n’apartientLa traduction de ce passage ne figure pas dans fr. 20119. Elle précède la + rubrique de 2.20 dans fr. 198..

+
+
+ [2.20.0 De dolo malo] Cist tytres est de + tricherie. +

+ Li empereeur Sevoir et Antonius dient. Si fideiussor. Se tes pleges achata tes + gages des creanciers se tu li offres la quantité del chatel et des usures, il t’en rendra + par le commandement au juge la seignorie o les fruiz que il en a receuz par buene foi, que + action de tricherie n’en puisse estre mise avant por la cause de la foi rote.

+

+ Li empereres Gordians dit. Non possunt. Li tens ne te pueent nuire qui suelent + estre conté en action de tricherie en coi tu fus embesoigniez, si comme tu diz por la + cause de la chose commune. Mes li tens te commancera a corre de lors que tu fus delivrez + des servises et commenças à avoir pooir de pledier dedenz le tens qui est establiz.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Cum proponas. Porce que tu + proposes que il fu mis en covenant entre toi et celui à qui tu donnas ta serve à fame, que + il te donnast .i. serf poi li, tu doiz entendre que se tu la franchissis ou tu li baillas + et il la franchi, tu n’as pas pooir de rapeler la franchise. Mes se li termes qui fu mis + n’est pas encore passez, et il te ront la foi de la covenance , tu puez requerre + que action de tricherie te soit donnee. Mes se la seignorie t’en est remese, tu puez + requerreque action de tricherie te soit donnee… tu puez r. saut du + même au même le prevost de la contree et recovrer la o ses enfanz, se nule + question ne li est meue de son estat.

+

+ Il meisme dient. Si superstite. Se tes peres vivoit et il + te mist hors de son baill, et tu fus oirs ta mere et tes peres fu tes loiaus + defenderresl. tuteur et, et aministra tes choses et tu feis + puis transaction o lui par buene foi, tu doiz savoir que, se covenanz fu fez tant + seulement, ta demande puet estre ostee par exception. Se renovelemenz fu fez par loial + maniere, et quitantce vint aprés, nule action ne te remaintte + demeure. Mes se tu es grevee à desmesure par la delivrance qui + a esté fete sollempnelment par le renovelement et par la quitance, action de tricherie ne + te doit pas estre donné por la reverence de ton pere, mes action seur le fet.

+

+ Il meisme dient. Dolum. Il covient que tricherie soit provee par aperz aguez.

+

+ <I>l meisme dient. Si maior. Se tu avoies plus de .xxv. anz quant tu + refusas l’eritage ton frere, tu n’as puis nul pooir de requerre le. Mes se ce fu fet par + la tricherie de sa fame, qui devoit estre oirs apres toi, tu puez user contre li d’action + de tricherie.

+

+ L’empereres Constantins dit. Optimum. Il nos est avis que ce est buene chose + que action de tricherie soit meue dedenz .ii. anz continuels aprés que l’en dit + que la tricherie a esté fete, et non pas del jor que aucuns dit que il sout la tricherie, + ne dedenz l’an profitable, ou que cil fust ou loing ou prés qui dit que la tricherie li a + esté fete. Tuit sachent donc que congiez n’est pas donnez, ne de commencier action de + tricherie aprés .ii. anz ne de finer aprés .ii. anz cele qui est commenciee devant.

+
+
+ [2.21.0 De in integrum restitutione minorum viginti quinque annis] De la restitution à cels qui ont mains de .xxv. anz. +

+ Li empereres Alissandres dit. Illud. L’en doit regarder se la querele de + testament qui n’estoit pas à droit fez fu quitee ou apertement ou celeement. E l’aide aui + est donné à l’aage mostre que ce ne puet pas chaier en ta persone.

+

+ Il meismes dit. Eo tempore. Se ta suer dut recevoir la possession des biens + son pere sanz testament el tens que li aages li aidoit, ja soit ce que elefr. 20119 : ele écrit sur correction + de il avoit .v. filz vis, por ce n’apartient ele pas mains à l’avantage + del banissementa. de l’edict q., quar li benefices de + restitution est donez par l’aage.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si curatorem. Se tu avoies + cureeur et tu avoies mains de .xxv. anz et plus de .xiiii. quant tu vendis tes choses, il + ne covient pas garder cest marchié ; quar cil qui est dedenz aage et a procurateura curateur est est autresi comme cil à qui li prevoz donne + procureeurd. curateur et, et li defent ses biens. Se tu + estoies sanz procureeurs. curateur et et tu feis le marchié, + il ne t’est pas deveépas deffendu q. quant la cause sera + conneue à requerre enterigne restitution, se li tens qui est establiz n’est pas + encor passez.

+

+ L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si minorem. Se tu mostres que tu + avoies mains de .xxv. anz quant tu feis marchié, et tes aversaires ne prueve que li tens + qui est establiz à avoir restitucion soit passez, li prevez de la contree te devra donner + aide d’enterigne restitucion.

+

+ Il meisme dient. Minoribus. Anterigne restitucion + apartient à cels qui soit dedenz aages choses en coi il pueent prover que il sont deçeu, + ja soit ce que la tricherie à leur aversaire n’est pas provee. E il est + certains droiz que ainzque devant que que il aient acompli + l’aage de .xxv. anz pueent il demander enterigne restitucion es choses en coi il leur est + avis que il sont deçeu.

+

+ Il meisme dient. Si intra. Se li plez d’enterigne restitucion fu commenciez + dedenz le tens à qui l’en selt secorre, et tu ne le renonças, la mort à celui contre qui + tu demandoes la restitution ne te puet rien nuire.

+

+ Il meisme dient. De tutela. Se tu estoies en la garde ton oncle, et tes aages + fu faussement provez, et tu le clamas quite del tot porce que il ne deust pas estre + ignoranz de ton aage por l’office de la garde et por la prochaineté del lignage, se li + tens establiz n’est pas encor passez, tu puez enpledier ses oirs par la cause d’enterigne + restitution.

+

+ L’empereeur Honoires et Theodoses dient. Minoribus. L’en conseille + par autoritez qui ne porroient estre nombrees à cels qui sont dedenz aage es choses que il + ont entrelessiees ou de coi il ont esté ignorant.

+

+ Li empereres Zenons dit. Non videtur. Il ne semble pas que cil qui est dedenz + aage soit deceuz qui a usé de droit commun.

+
+
+ [2.22.0 De filio familias minore] + + De la restitucion du filz + qui est en bail + + Rubrique non exécutée dans fr. 20119, intégrée avec fr. 198 + . +

+ Li empereres Gordians dit. Si frater. Se tes freres fu en la poesté son pere + quant il emprunta dedens ne li marchiez ne fu pas fez o lui par son commandement, ne + contre le conseill au senat, il porra demander por la feblece de son aage enterigne + restitucion contre la caucion que il donna.

+

+ Il meisme dit. Filius familias. Cefr. + 20119 : comprendre « si » li filz qui estoit en baill avoit mains de .xxv. + anz et il fu pleges por .i. autre, il ne li est pas veepas deffendu + à à demander enterigne restitution. Mes se il fu pleges por son pere, et il ne fu + pas les oirs quant il morut, il puet demander enterigne restitucionDans fr. 198 ces deux paragraphes sont dans l’ordre 2.22.2, + 2.22.1..

+
+
+ [2.23.0 De fideiussoribus minorum] Des pleges à cels qui sont + dedenz aage. +

+ Postquam. Puis que tu as en enterigne restitution par le benefice de ton aage, + tu n’es pas contrainz de sostenir le perill de garantie à l’achateur à qui tu vendis .i. + champs des biens ton pere. Mes cele chose ne peut pas escuser les pleges qui plevirent por + toi. E por ce, se il ont paié les deniers ou il i sont condempné, tu en seras or trez en + cause par action de demandement. Et n’useras pas en ce de l’aide de restitucion.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si ea. Se cele qui te vendi ses + possessions par le jugement au prevost est aidiee par l’aide de son aage tant seulement, + il n’est pas dotes que ses pleges ne soit obligiez au marchié por sa persone. E por ce, se + il apert que li marchiez fust fet par tricherie, il est aperte chose que l’en doit + conseillier et à la persone à la venderresse et à cele à son plege.

+
+
+ [2.24.0 Si tutor vel curator intervenerit] De restitucion de + ce qui est fet par l’autorité au defendeeur ou au procureeurSe + restititucion est demandee contre ce qui est fait par l’auctorité du tuteur ou du + curateur. +

+ Li empereres Antonius dit. Si iam puberes. Se vos aviez ja passé .xiiii. anz + et fill et filles et vos receustes l’heritage à pere et à mere, mes vos estes encore en + tel aage que vos devez avoir aide d’enterigne restitucion en ce que vos vos oblijastes à + l’eritage et requerez par voz procureeurs le prevost de la contree, e se vos avez acompli + loial aage et tens est passez en coi vos peustes demander restitucion, traiez en cause noz + procureeurs solonc la forme de droit se vos n’avez encor pledié à els.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Minoribus. Il nos plest que aide d’enterigne + restitucion soit donnee à cels qui ont mains de .xxv. anz se il sont deçeu es choses que + il furent ou en jugement ou hors jugement, neïs quant leur defendeeur ou leur procureeur + estoient present.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Etiam. Il nos plet despieça que + aide de restitution soit donnee à cels qui sont dedenz aage, neïs es choses que + il pueent prover que leur procureeur ou leur defendeeurl. curateur ou + leur tuteur f. firent malement, ja soit ce que il peussent avoir le leur par + personel action del defendeeur ou del procureeura. du tuteur ou du + curateur.

+

+ Il meisme dient. Si creditor. Se li creanciers n’ot pas regart à vostre + persone mes à celes à voz procureeurscurateurs, et fist + marchié o els et prist d’els la covenance, il est aperte chose que nule action ne li + apartient contre vos.

+

+ Il meisme dient. Etiam. Il nost plest que, ja soit ce que li defendeeur ou li + procureeur vendent ou font marchié en autre maniere des choses à cels qui sont dedenz + aagefr. 20119 : aage suivi par + il pu exponctué, li enfant puissent demander restitucion ou + pledier as defendeeurs et as procureeursp. aux tuteurs ou aux + curateurs lequel que il voudront si que par le chois ne leur soit engendree nule + grevance.

+
+
+ [2.25.0 Si in communi eademque causa in integrum restitutio postuletur] Se restitucion est demandee en commune cause. +

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Nec si maior. Ja soit ce que + nostre suer avoit passé .xxv. anz, ele ne pot rien amenuisier de vostre droiture des que + vos ne li commandastes ne vos n’eustes estable la transaction que ele fist. Quar se vos + seustes ce que ele fist et vos vos i consentistes aprés ce que ele ot .xxv. anz d’aage, ja + soit ce que ele qui est dedenz aage puet demander enterigne restitucion por sa propre + partie, neporquant ses aages ne vos puet pas aidier à acommuner le benefice del + pardurable bannissementP. edit.

+
+
+ [2.26.0 Si adversus rem iudicatam] Se restitution est demandee + contre sentence. +

+ Li empereres Alissandres dit. Minus. Se vos avez eu mains que vos ne deussoiz + par action de garde, vos poez avoirfr. 20119 : + avoir suivi par le exponctué action del + remananta. du demourant se, se vos estiez dedenz a aage el + tens que li jugement fu fez, et vos avez encore le benefice d’aage. Mes se la sentence fu + donnee aprés ce que vos eustes acompli loial aage, vos ne poez pas derechief metre avant + action d’iceles meismes choses.

+

+ Li empereres Gordians dit. Si cum pater. Quant tes peres disoit que tu estoies + en sa poestésa puissance et et que ce ne valoit rien que il + t’avoit mis hors de baill, se li juges qui connoissoit de la cause prononça que tu estoies + sozmise à sa poestésa puissance p., porce que tu demandes + restitucion contre cele sentence, cil qui governe la contree metra ses parties solonc les + lois en la connoissance de la cause.

+

+ Li empereres Phelippes dit. Adversus. Contre la sentence à celui qui jugia el + non del prince ne puez tu pas demander aide d’enterigne restitucion pardevant le prevost + de la contree. Quar li princes seus dorra restitucion contre la sentence à celui qui juja + en lieu de lui.

+

+ Il meismes dit. Cum et minores. Porce que vos affermez que vos estes dedenz + aage et n’avez qui vos defende, li prevoz de la contree procurra par s’autorité que nus + gries ne vos soit fez. Quar se vos aviez droite defese de defendeeeurs ou de + procureeursd. de tuteur ou de curateur q. quant aucune chose + fu establie, vos devez entendre que aide d’enterigne restitucion vos est necessaire. E ce + meisme soit tenu se vostre plez a esté menez par procurateeur qui fust loiaulment ordenez.

+

+ Il meismes dit. In rem. Se li prevoz a doné sentence en la chose à celui qui + est en garde contre son defendeeur ou contre son procureeurc. son + tuteur ou contre son curateur il, il est certaine chose que cil qui est dedenz + aage puet demander aide de restitucion autresi comme se aucune chose eust esté establie + contre lui.

+
+
+ [2.27.0 Si adversus venditionem] Se restitucion est demandee + contre vente. +

+ Li empereres Alissandres dit. Si minor. Se tu donnas caution à celui qui + achata de toi .i. champ quant tu avoies mains de .xxv. anz, et tu affermas par ton + serement que tu n’en movroies nul plet d’illeq en avant, et que tu garderoies le covenant, + tu ne deus pas avoir esperance que je te donnasse autorité, ne de fere tricherie ne de + parjurer toi.

+

+ Li empereres Constantins dit au peuple. In integrum. L’en ne dote pas que il + ne soit contenu es establissemenz que enterigne restitucion soit donnee à cels qui sont + dedenz aage contre les faintes verités et contre les aguez as defendeeeurs et as + procureeursa. des tuteurs et des curateurs.

+
+
+ [2.28.0 Si adversus venditionem pignoris] Se + restitucion est demandee contre vente de gage. +

+ L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Etiam. Il plot despieça que l’en + secoredespiessa à ceulx qui à cels qui sont dedenz aage + contre la vente des gages que leur creancier font se il i ont grant damage. Se vostre + champ furent donc pris en gage et il ont esté vendu et vos provez que vos avez eu trop + grant damage en cele vente, por ce meesmement que vos affermez que vos estes encor dedenz + aage, aide de restitucion vos sera donnee.

+

+ Il meisme dient. Rem quam. Vostre desierriers n’a pas + reson par coi vos requerez que la chose soit rapelee que vostre peres engaja jadis à son + creancier et li creanciers la vendi ; autresi est il se vos fustes oir à .i. estrange ; + quar se li crenciers n’i garda buene foi, si le traiez en cause, ou + voz defendeeeurs et voz procureeurs qui sofrirent que la chose fu vendue.

+
+
+ [2.29.0 Si adversus donationem] Se restitucion est demandee contre + don. +

+ Il meisme dient. Si que res. Se tes mariz qui estoit dedenz aage te donna + aucunes choses en don por noces o avenant atrempement et pardevant son procureeur, eles ne + seront pas rapelees por l’endroit de son aage.

+

+ Il meisme dient. Si in te. Se tes peres fist .i. don à + toi et à ton frere qui estiez hors de baill et il en donna puis à .i. autre une partie, il + ne vos pot rien tolir. E se tes frere se consenti à ton pere qui donna une partiefr. 20119 : partie suivi par une + partie exponctué d’une possession de chans que il + avoit aquise, la seignorie ne s’en pot pas partir de lui por l’autorité del conseill au + senat, ne aide d’enterigne restitucion n’est pas necessaire en ceste chose. + En autres choses qui pueent estre estrangiees sanz jugement, se il + s’acorda tant comme il estoit dedenz aage à son pere qui les donna à .i. autre, puis que + il li ot donnees, et li tens qui est establiz à avoir enterigne restitucion n’est pas + encor passez, il puet demander aide.

+
+
+ [2.30.0 Si adversus libertatem] Se restitucion est demandee + contre franchise. +

+ L’empereeur Sevoirs et Antonius dient. Si post decretum. Se cil de qui tu te + plainz que il n’a pas obei à la condicion aprés le jugement au prevost, qui prononça que + la franchise li estoit deue, qui li fu lessiee en testament, n’a pas encore esté franchiz, + tes aages fera recommencier le plet. Mes se tu li donnas franchise, ja soit ce que ele ne + li estoit pas deue, tu doiz entendre que ele ne puet estre rapelee, mes tu procureeurt. curateur te te doiventte doibt r. + restorer par action de besoignes fetes le damage que tu i as eu.

+

+ Li empereres Gordians dit. Et si minor. Ja soit ce que tu estoies dedenz aage, + si comme tu alleguestu as alegué q. quant tu franchisis en + concile ton serf qui te deçut, neporquant la venjance par coi droiturel franchise est + garnie ne puet pas estre rapelee por l’endroit de ton aage. Neporquant cil qui a la + jurisdiction doit metre conseill en tant comme la reson de droit l’otroie que cil + qui a esté franchiz te gart que tu n’i aies damage.

+

+ Li empereeur Valentins et Galiens dient. Quos retrahi. Se + vos ne franchisistes en concile et por certaine cause et quant vos aviez mains de .xx. + anz, cels que vos requerrez qui soient ramené en servage vos les poez parsuivre non pas + par enterigne restitucion mes par droit. Mes se la cause est provee por coi franchise leur + fu donnee, enterigne restitucion ne puet pas avoir lieu contre la franchise. + Neporquant, se vostre droiture est grevee par la corpe ou par le + barat à celui que vos franchisistes, qui est vostre procurerres, li prevoz de la contree + porverra que li damages vos soit restorez par celui qui le fr. 20119 : le ajouté dans l’interligne + supérieure fist, et ne dotera pas à prendre en plus grief venjance se aucune + chose i a esté fete par si apert barat que il aperçoive en celui qui a esté franchiz crime + qui doie estre puniz.

+

+ Li empereres Honoires dit. In iudicio. L’en ne puet pas doter que la sentence + qui a esté donnee en jugement por franchise de coi l’en n’a pas apelé ne puet pas estre + rapelee par reson d’aage.

+
+
+ [2.31.0 Si adversus transactionem vel divisionem minor restitui velit] Se restitucion est demandee contre transaction. +

+ Li empereeur Sevoirs et Antonius dient. Cum in integrum. Porce que li dons ou + la transaction qui estoit fete a esté depeciee par ce que l’orfeline a eu enterigne + restitucion, tu usera des actions que tu eus despieça.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si ex persona. Se enterigne + restitucion est demandee en la persone à cels qui sont dedenz aage contre transaction por + la reson de l’aage, se tu vuels pledier derechief, l’en te doit conseillier par + replication contre l’exception de covenant ; ou se li anciens obligemenz est periz, action + te doit estre donnee à recommencier la besoigne.

+
+
+ [2.32.0 Si adversus solutionem a debitore vel a se factam] Se + restitucion est demandee contre paiement. +

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Exemplo. A la maniere des autres + deteurs, se li defendeeur qui ont eu orfelins en garde paient à leur procureeursl. curateur ce ce que il doivent de leur aministration, il sont + delivré. Mes devant le tens qui est establiz à enterigne restitution et otroié par le + pardurable banissementp. edict l., li benefices en puet estre + requis, et par la connoissance de la cause puet l’en jugier se il doit estre donnez.

+

+ Il meisme dient. Indebito. Se cil qui est dedenz aage a paié lés que il ne + devoit pas, ja soit ce que il les paia par erreur de droit, il li doit estre jugié que il + les puisse demander arriere, se li tens en coi restitucion doit estre donnee n’est pas + encor passez.

+
+
+ [2.33.0 Si adversus dotem] Se restitution est demandee contre + doere. +

+ Li empereres Alissandres dit. Quoniam. Porce que tu diz que ta suer fu deçeue + et donna toz ses biens en doere, li prevoz de la contree prendra garde se il a + verité en ce que tu diz, et se li heritages ta suer ou la possession de ses biens apartint + à toi, et se li tens n’est pas encor passez en coi il est otroié par les lois à demander + restitucion en la persone à la morte.

+
+
+ [2.34.0 Si adversus delictum suum] Se restitucion est demandee + contre meffet. +

+ L’empereeur Sevoirs et Antonins dient. In criminibus. Cil qui sont dedenz aage + ne sont pas aidié en crimes par la reson de l’aage. Quar l’enfermeté del corage n’escuse + pas les meurs as mauvés. Mes quant li meffez ne vient pas del corage mes pardehors, ce + n’est pas crimes, ja soit ce que denier en sont paié par non de paine. E por ce enterigne + restitucion apartient en ceste cause en cels qui sont dedenz aage.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Licet. Ja soit ce que il est + certaine chose que nus n’est escusez en mesfez par aage, neporquant l’en ne doit pas veer + à la mere qui por la feblece de son aage ne demanda pas defendeeurpas + tuteur à à ses filz que ele n’ait leur heritage. Quar ce n’a lieu fors es meres + qui sont en aage.

+
+
+ [2.35.0 Si adversus usucapionem] Se restitucion est demandee + contre longue tenue. +

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Contra eos. Aide de restitucion + selt estre donnee à celui qui est dedenz aage contre cels qui tiennet ses choses, se il en + ont aquis la seignorie par longue tenue.

+
+
+ [2.36.0 Si adversus fiscum] Se restitucion est demandee contre + la borse l’empereeur c. le fisque . +

+ Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Si probus. Se probus qui + estoit dedenz aage fu deceuz par Rufin qui s’entremetoit de noz choses et il se hasta par + legier corage de vendre li sa chose por molt mains que le ne valoit, nostre borsen. fisque s. suivra l’auctorité del droit commun en la droiture de + restitucion.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Si adversus. Il apartient au prevost de la + contree à connoistreà connoistre om. (viri clarissimi notio est éd. Krüger) se tu et ti frere demandastes + enterigne restitucion contre .i. bas homme. E quant il avra conneu la cause, il + jugerail jugera om. (est isque causa + cognita aestimabit, an auxilium quod imploratis conferri in vos debeat éd. + Krüger) savoir mon se l’aide que vos demandez vos doit estre donnee. E se vos la + demandez contre la borse l’empereeurc. le fisque v., vos devez + entendre que il vos covient requerre mon procurateur o le provost de la contree, si que li + patrons de la borse l’empereeurp. du fisque s. soit presenz.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Edicto. Ce + que les choses à cels qui sont dedenz aage sont escepties par le banissementpar l’edict à à l’empereeur Marc nostre pere n’aide point à ton + desierrier ; les possession au pere à celui qui est dedenz aage, ou les seues meismes qui + furent vendues por aquiter ses detes et ont esté tenues par .v. anz, ne pueent pas estre + demandees. Mes porce que tu diz que tes chans o les sers qui i estoient + fu lors venduz par trop petit pris par collusion ou par le barat à celui qui en cel tens + estoit nostre procurateursn. curateur se, se cil qui + s’entremez de noz choses aperçoit que tes allagations doient estre creues et que + la sollempnité ne fu pas gardee, se tu renz à la borse l’empereeurr. + au fisque ce ce que tu eus de li, il commanda que la verité soit rapelee et que + li chans te soit renduz.

+
+
+ [2.37.0 Si adversus creditorem] Se restitucion est demandee + contre creancier. +

+ Li empereres Antoines dit. Cum et ipse. Porce que tu meismes + reconnois que tu feis marchié o Zenodore qui avoit mains de .xxv. anz, ne tu ne peus pas + mostrer pardevant le prevost que ele fust fere plus riche por cel marchié, tu doiz + entendre que ele doit avoir par droit enterigne restitucion.

+

+ Li empereres Gordians dit. Si ut allegas. Se tu empruntas deniers, si comme tu diz, quant tu estoies dedenz aage, ne il ne + furent mis en ton preut. prouffit tu, tu puez demander + solempnelment enterigne restitucion contre la caution par coi tu t’oblijas à cele + dete.

+
+
+ [2.38.0 Si ut se hereditate abstineat] Se restitucion est + demandee poor atenir soi d’eritage. +

+ Li empereeur Sevoirs et Antonins dient. Si vos. Se vos ne vos meslastes en l’eritage vostre pere, il ne covint pas avoir tesmoinz + de cele chose, quar la foi de la verité ne requiert pas aide de paroles. Mes se vos vos + tenistes por oirs, ou vos receustes la possession des biens, vos devez avoir aide + d’enterigne restitucion por l’aage à qui l’en selt secorre.

+

+ Li emperere Gordians dit. Si cum avi. Se + ti aiel t’avoientSe ton aiel t’avoit (Si, cum avi tui + testamento te heredem reliquissent éd. Krüger) lessié oir en leur + testament, et tu ne receus leur heritage, il te loist bien à refuser l’eritage + ton pere et à avoir par l’aide d’enterigne restitucion, de coi tu diz que tu es garnie, + l’eritage à tes aiels, ja soit ce que tu ne le receus pas avant.

+
+
+ [2.39.0 Si ut omissam hereditatem vel bonorum possessionem vel quid aliud adquirat] + Se restitucion est demandee contre ce que aucuns a lessié + heritage ouou om. possession de + biens. +

+ Li empereres Gordians dit. Minores. Il + plot depieça as princes que cil qui ont mains de .xxv. anz puissent demander enterigne + restitucion non pas tant seulement es choses que il ont perdues de leur propres biens, mes + en ce que il ne reçurent l’eritage qui leur estoit eschiez.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ad bonorum. Il nos plot despieça que cil qui sont dedenz aage puissent estre receu par + l’aide d’enterigne restitucion à la possession des biens que il entrelessierent es choses + leur pere. Et quant il avront eu restitucion, il devront aporter à partie les biens que il + avoient el tens de la mort au pere.

+
+
+ [2.40.0 In quibus causis in integrum restitutio necessaria non est] En quels cas restitucion n’est pas necessaire. +

+ Li empereres Alixandres dit. Minoribus. Se ne doit nuire à + cels qui ont mains de .xxv. anz mesmement qui ne sont defendu ne par defendeeeur ne par + procureeurne par tuteur ne par curateur se, se il ne vengent + la mort de leur pere, si comme il est contenu en pluseurs letres à noz sainz peres et es + noz.

+

+ Li empereeur Valentins et Galliens dient. Adoloescentiefr. 20119 : incipit latin ajouté dans l’interligne + supérieure. Nos avons devant escrit apertement que li + tens qui est ainzest devant que que enfant soient en aage ne + doit pas estre contez es .v. anz de coi la prescription selt estre opposee as + enfanz qui à tart muevent la plainte de testament qui n’est pas à droit fez. Se il ont + donc acompli loial aage, enterigne restitucion ne leur est pas necessaire, quar ce n’est + pas cause perdue qui leur soit restoree, ainz leur est leur cause gardee tote entiere.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. In minorum. + Cemeure + Demeure + Demeure p. (In minorum persona re ipsa et ex solo + tempore tardae pretii solutionis recepto iure moram fieri creditum est éd. + Krüger) puet estre fete par droit en la persone à cels qui sont dedenz + aage, en la chose qui est vendue, et el tens de paier la pris, ce est à savoir es choses + qui demandent demeure, si comme en marchiez de buene foi et en choses enjointes et en + lés.

+

+ Il meisme dient. Si tutor. Se tes + defenderreston tuteur qui, qui n’avoit pas donné caucion por + la garde, a pledié en jugement, la sentence qui fu donnee contre lui ne pot rien nuire à + ta droiture ne les choses que il fist n’ont point de fermeté. Por nient demandes donc aide + d’enterigne restitucion, quar les choses qui furent fetes par celui qui ne pot sostenir + persone de loial administracion sont vaines par droit.

+

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. + + Sanctimus + Sancimus + (sancimus éd. Krüger). + + Nos establissons por la grace d’aage qui n’est pas parfez que excepcion + de deniers qui n’ont pas esté paié ne core pas des le commencement à cels qui sont dedenz + aage ; quar aucuns perilz ne nesse tant dementierestant dementre + c., comme nos atendons enterigne restitucion, par coi cil qui est dedenz aage ne + puisse user de cest benefice, que sa sustance ne soit apeticiee. + Mes il est plus humaine chose que l’exposition de la loi soit + estendue plus leementplus plainement et et que en toz lesfr. 20119 : les suivi par tens exponctué cas en coi li ancien droit jugierent que prescriptions + de tens corent contre cels qui sont dedenz aage, mes que l’en les secore encontre par + enterigne restitucion, eles ne corent pas par droit. Quar mielz est que leur droitures + soient gardees entieres, que de querre remede aprés ce que leur cause est empoiriee. Mes + les excepcions de .xxx. anz ou de .xl. remaignent en leur estat.

+
+
+ [2.41.0 Qui et adversus quos in integrum restitui non possunt] Li quel pueent avoir restitucion et contre qui. +

+ Li empereres Alissandres dit. In consilio. + + Il covient que il soit el conseill à celui qui connoist de la + restitucion savoir mon se cil qui dit que il est dedenz aage, et dit que il est grevez, + est diligenz et hors de baill, et si sages en communs fez que il ne semble pas verité que + il soit deceuz par aage. Mes quant la cause sera connuefr. 20119 : conmeue dans le ms, un jambage + supprimé par le scribe se il aperceu que il ait esté deceuz, il ne doit + pas estre ostez de la costumee aide autresi comme par prescription, por ce sanz plus que + il fu fez curials ainz quec. devant que il fust en aage por + les besoignes del pais ou porce que il a enfanz et les norrist.

+

+ Li empereres Justinians dit. Cum apud. Porce que il avoit dote entre les anciens savoir mon se li enfant pooient trere leur + peres en cause, ou cil qui avoient esté franchi leur patrons, autresi comme se il + n’eussent pas fet vers els ce que il deussent, et aucun disoient que contre cez + persones n’avoit point d’enterigne restitucion por la grace naturel ou por la reverence + del patronage qui est contrere à cest hardement, se ce n’est por grant cause ou contre + leur lede persone ; li autre disoient que il n’i doit avoir nule distinction de causes ne + de persones et que lors sanz plus doit restitucion estre donnee quant cil qui est dedenz + aage dit que il a esté deceuz par sa simplece et non pas par la tricherie à son pere ou à + son patron. Et que eneur soit gardee enterignement as peres et as patrons et as patrones, + nos establissons que restitucion ne soit donnee en nule maniere contre pere ne contre mere + ne contre patron ne contre patrone ; quar la reverence des persones fors clot tote + restitucion, quar il n’est pas dote que cez persones ne se gardent que aucune chose ne + soit contrere à leur opinion.

+
+
+ [2.42.0 Si minor se maiorem dixerit vel probatus fuerit] Se + cil qui est dedenz aage dit que il est en aage et il le prueve. +

+ Li empereres Alissandres dit. Si cum minor. Quant tu avoies mains de .xxv. anz, se les tables de tes professions te furent + offertes et tu fus deceuz et provas ton aage à plus de .xxv., tu puez demander pardevant + celui à qui la jurisdiction en apartient enterigne restitucion dedenz le tens qui est + establiz par les lois, et aprés ce que tu as acompli aage, de totes les choses qui ont + esté fetes contre toi.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si is + qui. Se cil qui orqui maintenant dit dit + que il est dedenz aage te deçut par mençonge de son aage, il ne doit pas avoir enterigne + restitucion solonc les establissemenz de la loi ; quar li commun droit secorentle commun droit aide à à cels qui sont dedenz aage qui foloient, + non pas à cels qui deçoivent.

+

+ Il meisme dient. Si alterius. + Se tu estoies dedenz aage et tu te travaillas por autre decevoir de + prover par la vene del cors que tu estoies en aage, porce que la malice acomplist l’aage, + il est establi par les saintes constitucions et par autorité de letres que enterigne + restitucion te soit veeesoit deffendue. Mes + se ce fu fet par le tortfet ou par la decevance à ton aversaire, li benefices dure par coi + l’en seltl’en doibt s. secorre à cels qui sont dedenz aage + quant la cause est conneue. Quant li prevoz de la contree sera donc + requis, et la cause de prover ton aage sera examinee, se il trueve que il n’i a point de + tricherie pardevers toi et tu mostres que tu estoies lors dedenz aage, quant il savra la + cause, il porverra que tu aies enterigne restitucion. Neporquant, se tu + provas par serement que tu estoies en aage, tu doiz savoir que li benefices d’enterigne + restitucion t’est forsclos se tu ne mostres clerement et apertement par instrument et non + pas par diz de tesmoinz que tu estoies dedenz aage. Quar puis + que cist seremenz est fez, il est aperz droiz que nule aide de restitucion ne te + remaintte demeure.

+

+ Il meisme dient. Cum circa. Porce que tu + proposes que tu fus deceuz à prover le nombre de tes anz pardevant le gouverneeur de la + contree, et il a esté otroié que l’en doit secorre en tiels causes as filz qui sont en + baill, il covient que li prevoz de la contree praigne garde se les choses sont veraies qui + sont contenues en tes proieres. E quant il avra enquis la verité de ton aage, et il voit + par cleres prueves que tu fus deceuz quant tu deis que tu estoies en aage, il ensuivra la + foi de la verité envers ta persone qui est dedenz aage.

+
+
+ [2.43.0 Si saepius in integrum restitutio postuletur] Se + restitucion est demandee plus d’une foiz. +

+ Li empereeur Sevoirs et Antoinius dient. Post sententiam. Aprés ce que la sentence au visconte fu donnee contre vos, se vos demandastes + enterigne restitucion pardevant le gouveneeur de la contree, et vos ne l’eustes pas, vos + demandez por nient que cele meisme question d’enterigne restitucion soit menee derechief ; + quar vos deussoiz avoir apele se la sentence vos desplesoit ; e se vos estes encore en + l’aage à qui l’en selt secorre, nos vos donnons restitucion que vos puissoiz apeler.

+

Li empereres + Alissandres dit. Quamque. Ja soit ce que li procureeurle curateur à à l’orfeline furent vaincu quant il requeroient que ele eust enterigne restitucion, neporquant, porce que tu diz que la + cause puet estre garnie par noveles defenses, li procureeurle + curateur à à l’orfeline qui orequi maintenant est est + ta fame aillentf. aille p. pardevant le prevost et + requierentet requiere que que il puissent mener derechief la + cause de la restitucion.

+

+ Li empereres Phelippes dit. In una. Il a + sovent esté escrit que enterigne restitucion ne puet pas estre demandee plus d’une foiz en + une meisme cause, se aucunes noveles defenses ne sont mises avant.

+
+
+ [2.44.0. De his qui veniam aetatis impetraverunt] De cels qui + empetrent pardon d’aage. +

+ Li empereres Aurelius dit. Eos qui. + l + Il + est + aperte chose que cil qui par la debonerete l’empereeur ont empetré pardon d’aage ne pueent + pas demander enterigne restitucion, ja soit ce que il n’aministrent pas leur choses assez + covenablement, que il ne senble que cil qui font marchié à els soient deçeu par l’autorité + au prince.

+

+ Li empereres Constantins dit. Omnes. + + uit + Tuit + cil qui sont dedenz aage et sont de buenes meurs qui vuelent + gouverner le patremoine que il ont de leur peres ou de leur aiels et il demandent seur ce + l’aide l’empereeur ne soient si hardi que il empetrent pardon d’aage devant que il aient + acompli .xx. anz, si que quant il auront empetré pardon d’aage et il allegueront por els + le benefice au prince, il pruevent non pas tant seulement le nombre des .xx. anz + ainz mostrent par buenes tesmoinz la proece de leur meurs et l’onesté de leur vie. + Nos establissons autresi que les fames qui sont d’onestes meurs et de + sage pensee puissent empetrer pardon d’aage quant eles ont acompli .xviii. anz, mes nos ne + les contraignons pas que eles soient mostrees en commune compagnie, por la vergoigne des + fames. Mes quant eles avront empetré pardon d’aage, nos otroions que eles puissent prover + par procurateur l’aage de .xviii. anz par tesmoinz ou par letres, si que eles aient en + totes besoignes autretel droiture comme nos avons escrit que li homme aient en tel + maniere, neporquant que eles n’estrangent pas leur possession sanz jugement. + E li senateur et li noble homme qui demeurent en ceste roial cité + pruevent leur meurs et leur honesté pardevant ta hautece, et li autre pardevant les prevoz + et tuit cil qui sont es contrees pardevant les gouverneeurs. Cil qui + contre le devant dit ordenement empetrerront pardon d’aage, sachent que il n’avra nule + force.

+

+ Li empereres Justinians dit. Eos qui. Nos + commandons que cil qui ont empetré pardon d’aage par la debonereté au prince ne puissent + ne vendre ne obligier sanz jugement leur choses qui ne sont pas movables, en coi jugement + est nesessaires à cels qui n’ont pas encore empetré par don d’aage se il les vuelent + vendre ou obligier, si que en ceste chose soit semblable la condicion à toz cels + qui sont dedenz aage et à cels qui ont empetré par don d’aage, et à cels qui ne l’ont pas + empetré.

+

+ Il meismes dit. Si quis aliquid. Se aucuns + velt que aucune chose soit donnee ou fete et il fet mention de loial aage, ou il dit + simplement que il est de parfet aage, nos volons que ce soit entendu d’icel aage tant + seulement qui est acompliz par le cors de .xx. anz et non pas de celui qui est otroiez par + le benefice l’empereeur, et meesmement nos establissons que ce soit entendu en + substitucions et en restitucionset en restitucions om. (in substitutionibus vel restitutionibus hoc intellegi + sancimus éd. Krüger) et autresi en autres choses, se aucuns ne dit + especialment que il velt que aucune chose soit fete par le pardon d’aage que il a + empetré.

+
+
+ [2.45.0 Si maior factus ratum habuerit] Se cil qui est en aage + a estable ce qui fu fet quant il estoit dedenz aage. +

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Si inter. Se une chose est fete sanz tricherie par cels qui ont mains de .xxv. anz + ou par escriture ou sanz escriture et il l’ont estable aprés ce que il sont en loi al + aage, il covient que ele soit entiere.

+

+ Il meisme dient. Qui post. Cil qui puis + que il orent .xxv. anz ont eu estable ce qui fu fet tant comme il estoient en meneur aage, + demandent por nient que eles soient deffetes.

+
+
+ [2.46.0 Ubi et apud quem cognitio restitutionis agitanda sit] Où et pardevant qui restitution doit estre eue. +

+ Li empereres Antoines dit. Si quid. Se + aucune chose a esté jugiee par mon procurateur, ele doit pas estre rapelee par la + sentence au prevost par enterigne restitucion ; quar li princes seus selts. doibt d. donner restitucion contre les sentences à ses + procurateurs.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Quoniam ea. Porce que tu proposes que tu as baillié les choses que tu covenanças à + donner por cause de transaction, il covient se tu vels pledier de ravoir les par enterigne + restitucion ou par aucune autre cause que tu ailles au prevost de la contree en coi cil + ont leur manoir à qui tu vels pledier.

+

+ Li empereres Justinians dit. Cum scimus. + + Porce que nos savons bien que aucun dotent des enterignes restitucions + qui sont demandees, savoir mon se eles doivent estre examinees pardevant juge tant + seulement qui ait aucune administracion, ou pardevant les menuz juges qui que les demant + ou cil qui ont mains de .xxv. anz ou cil qui en ont plus, si comme il est esclerié es + establissement as anciens mestres de droit et es noz, nos jujons que cez choses soient + proposees non pas tant seulement pardevant les hauz juges qui sieent en siege mes + pardevant cels que la majesté l’empereeur dorra ou pardevant les aministreeur de la chose + commune qui sont ou en ceste roial cité ou es contrees, si que il semble que cil qui avra + donné le juge, ce est cil qui siet el siege de la prevosté, doinst enterigne restitucion + et en examine la cause. Eissi ne sera pas grief li examinemenz des causes. + Mes nus n’estende si largement l’entendement de nostre constitucion, + que il croie que ele s’estende jusqu’as arbitres qui sont esleu par commun assensc. consentement ou, ou à cels que li juge donnent qui n’ont pas + propre jurisdiction ainz ont poostéont puissance de de jugier + tant seulement. Quar nos volons que cil generalment terminent cez causes qui sont mis en + certaine aministracion où il a jurisdiction, ou cil que il establissent pardesoz els, et + meesmement se l’audience des causes leur est envoiee de nostre majesté. + Mes que il n’i remaigney demeure n. nule chose de coi l’en + doie doter, nos i volons ajoster que il loise à cels que nos avons nommez devant à tenir + plet d’enterigne restitucion, comment que il soit ou se il leur est commandé especialment + de coi li ancien ne dotoent pas ou se il sont fet juge generalment ou se la cause de + restitucion en chiet en autres causes.

+
+
+ [2.47.0 De reputationibus, quae fiunt in iudicio in integrum restitutionis] De ce que doit estre rendu par jugement d’enterigne + restitucion. +

+ Li empereres Antoines dit. Qui restituitur. + + Qui a enterigne restitucion autresi comme il ne doit pas avoir damage en + ce qui a esté fet n’i doit il pas avoir gaaing. E por ce, il doit rendre + tot ce qui est venu à lui de la vente ou de l’achat, ou d’autre marchié. + E se cil qui a mains de .xxv. anz est devenuz pleges, l’action doit + + est + estre + doit estre + r. rendue contre l’ancien deteur. E se cil qui estoit + dedenz aage reçut .i. heritage et il en a restitucion, il doit rendre maintenant + tot ce qui est venu à lui de l’eritage. E se il i a fet aucune chose + par tricherie, ce covient il que il rende.

+
+
+ [2.48.0 Etiam per procuratorem causam in integrum restitutionis agi posse] Quar + caus + cause + de restitucion puet estre menee par + procurateur. +

+ Li empereres Alissandres ditLi empereres Alissandres dit. Causam avant la rubrique. Causam est + répété après.. Causam. Il nos plest que se aucune + cause de restitucion enterignec. d’entiere restitucion a. + apartient à aucun, ele puisse estre menee par procurateur.

+
+
+ [2.49.0 In integrum restitutione postulata ne quid novi fiat] Quar nule novele chose ne soit fete puis que restitucion est demandee. +

+ Li empereres Gordians dit. Postulata. Ce + est clers droiz que des que enterigne restitucion est demandee totes les choses doivent + estre en leur estat, tant que la cause soit finee ; e ce procurera cil à qui la chose + apartient.

+
+
+ [2.50.0 De restitutione militum et eorum qui rei publicae causa afuerunt] De la restitucion as chevaliers et a cels qui sont hors del pais por la + chose communepor la chose commune om.. +

+ Li empereeur Sevoirs et Antoines dient. Si Valerianus. Se Valerians li connestables de la dozisme compaignie + des chevaliers des Alpes morut avant que il receust la possession qui li estoit escheté, + ses oirs demandera dedenz l’an l’aide de restitucion en la persone au mort se Valerians + morut en chevalerie aprés ce que li termes fu passez que la possession li echai.

+

+ Li empereres Alissandres dit. Si quid de bonis. Se aucune chose des biens à cels qui sont hors del païs por la chose commune est + amenuisieeest apeticee ou, ou se aucuns est delivrezfr. 20119 : suivi par l exp. par le + scribe de l’action qui leur apartenoit, enterigne restitucion leur est + otroiee dedenz l’an profitable par pardurable jurisdicion.

+

+ Il meismes dit. Quod tempore. Ce que + aucuns a porsis des biens à aucun el tens de sa chevalerie, il li est otroié à + chalengiero. à en demander la p. en la possession dedenz + l’an profitable aprés ce que il a lessié à estre hors por la chose commune, si que la + prescription del tens que il i fu ne li nuise point. Mes puis que li anz est passez, il ne + covient pas que il toillequ’il oste la d. la droiture au + porseeurau possesseur qui qui est establié contre lui.

+

+ Li empereres Gordians dit. Ignorare. Tu ne + doiz pas doter que li bien à cels qui sanz tricherie sont hors del païs por la cause de la + chose commune et n’ont qui les defende loiaument sont porsis tant seulement ; mes la vente + en doit estre porloigniee tant que il aient lessié a estre hors del païs por la chose + commune.

+

+ Il meisms dit. Neque rei. Il est aperte + chose que presciption de quatre anz aprés la vente que la borse l’empereeurque le fisque a a fete ne puet pas nuire à cels qui furent hors + del païs por la cause de la chose commune ne as autres qui sont en aage qui apartienent au + tytre d’enterigne restitucion.

+

+ Li empereeur Valentins et Galliens dient. Si cum + militaribus. Se li oir à ton creancier vendirent tes choses qui + estoient obligiees à els el tens que tu entendoies au labeur de chevalerie, tu porras + requerre le prevost de la contree et demander enterigne restitucion, si sera la + vente depeciee et tu avras ta possession ; mes que tu rendes la dete ou le pris que ele fu + vendue se il est mendres que la dete.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Que a patre. + Il n’est pas avenantpas convenable c. + chose que les choses que li peres fet soient anieentees par les filz por ce se il sont en + la discipline de chevalerie, por ce meesmement que tu diz que tant comme tes peres vesqui + il ne se plainst onques de cel marchié.

+

+ Li empereres Justinians dit. + sanctimus + sancimus + . Nos establissons que à cels qui sont en besoigne d’ost ou de chevalerie vaillent + sanz plus li tens par coi il i sont, et en eschiveren oster e. + excepcions et en demander enterignes restitucions, si que li tens que il sont hors de la + chevalerie et que il sont en autres lieus ou en leur mesons ne leur ait point à + chalengierà demander les les devant diz privileges.

+
+
+ [2.51.0 De uxoribus militum vel eorum qui rei publicae causa absunt] Des fames as chevaliers à cels qui sont hors du païs. +

+ Li empereres Alissandres dit. Temporalibus. L’en set bien que l’en seltl’en doit s. secorre as + fames qui sont hors del païs o leur mariz qui i sont por la cause de la chose commune, + autresi comme as chevaliers, si que les actions temporels soient forscloses.

+

+ L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ei que. Prescripcion de lonc tens ne nuist pas à cels qui fu longuement o son mari + qui entendoit à chevalerie. E porce que les choses quifr. 20119 : qui fr dans le ms, fr exp. par le + scribe – fr. 198 : c. qui y sont t. sont trouvees malicieusement et + faintes ne doivent pas nuirefr. 20119 : + nuire qui i dans le ms, qui i exp. par le + scribe à cele qui por tel cause fu longuement hors del païs, nos jujons que + se tel fame mostre que la meson apartenist à li qui fu vendue tant comme ele estoit hors + del païs, ele rende le verai pris qui i fu paiez et l’ait arriere.

+
+
+ [2.52.0. De temporibus in integrum restitutionis tam minorum aliarumque personarum, + quae restitui possunt, quam heredum eorum] Des temps en quoy + restitucion doibt estre donnee>Rubrique non + exécutée dans fr. 20119, intégrée d’après fr. 198. +

+ L’empereeur Gordians dit. In hiis. Des + chose en coi tu fus grevez tant comme tu avoies mains de .xxv. anz, et en tot le tens que + tu fus en chevalerie puez tu demander enterigne restitucion. Quar li tens qui est establiz + aprés ce aue homme est venuz en aage doit estre contez solonc droit del jor que il se part + de la chevalerie.

+

+ Il meismes dit. Si intra. Se tes peres + morut avant que il fust en aage, ou puis que il i fu, ainz que li tens qui est establiz + fust passez, et tu fus ses oirs et tu alas en chevalerie ainz que tu eusses .xxv. anz ou + puis que tu les eus, mes ce fu dedenz le tens qui estoit encore à venir à ton pere à avoir + enterigne restitucion, quant li prevoz de la contree avra conneu la cause, il se porverra + de secorre toi par enterigne restitucion en la person au mort.

+

+ Il meismes dit. Si intra. Se tu fus dedenz + l’aage à coi l’aide d’enterigne restituciona. de restitucion entiere + est est donnee, ou tu fus en cel tens en besoigniez de chevalerie, li benefices + de restitucion ne seufre pas que tu aies damage de ta propre chose par la longue + tenue, ja soit ce que ele fu acomplie devant la chevalerie.

+

+ L’empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Ex persona. Tu puez bien pledier contre celui contre qui tu nos requiers en la persone + à tes freres se tu es leur oirs. E si doiz savoir que se ti frere furent en chevalerie + ainz que il eussent .xxv. anz et ilet s’i m. morurent en la + chevalerie, il ne perdirent pas le tens d’enterigne restitucion, ainz l’envoierent à leur + oirs.

+

+ L’empereres Constantins dit. Ea que. + Il covient garder ce qui est establi es lois des tens d’enterigne + restitucion. E se aucuns a eu pardon d’aage par nostre benefice, il ait le tens qui est + establiz en droit à porsuivre et à finer causes d’enterigne restitucionfr. 20119 : à porsuivre et à finer causes d’enterigne + restitucion ajouté dans la marge supérieure des le jor que + nostre indulgence sera pueploiees. publiee en en avenant + jugement et l’aministration de sa propre chose li sera otroiee en tel maniere que l’aide + d’enterigne restitucion ne soit pas veeepas deffendue à à cels + qui ont mains de .xxv. anz des choses que il firent ainz que il empetrassent pardon + d’aage. ¶ Se la droiture à aucun qui fust dedenz aage eschiet aucune + foizfr. 20119 : foiz suivi par + eschiet aucune foiz biffé par le scribe à .i. autre qui soit + autresi dedenz aage, il ne li soit pas deveépas deffendu quant + quant il avra acompli .xxv. anz d’aage que il ne puisse user del benefice de restitucion + por tot le tens que il est dedenz aage. E se aucuns qui soit dedenz + aage aquiert les droitures à aucun qui soit en aage, et en tant comme il apartient as + causes que il a en la persone à celui qui estoit en aage, il devra avoir + autretanta. autrement de de tens à metre avant et à terminer + les causes d’enterigne restitucion, comme il remanoitil demouroit + au au mort à qui il est oirs ou de qui il a possession des biens. + Quant aucuns qui est en aage a l’eritage à .i. autre qui est dedenz + aage, se il est ses oirs par le droit citeaind. civil ou ou + sanz testament ou par testament, des que il avra receu l’eritage li tens li soit contez + sanz point d’amenuisementp. d’apeticement à à mener et à + terminer la cause d’enterigne restitucion. E se il a l’eritage par le droit au prevost, li + tens li est contez des que il a receu la possession desfr. 20119 : des suivi par li exponctué biens.

+

+ Il meismes dit. Petende. + Li tens de demander enterigne restitucion soit gardez. E se li + demaderres demande delai qui puisse estre compris dedenz le terme de la restitucion sanz + empoirier la cause, il covient que il li soit donnez quant l’en voit que il i a droite + cause. Mes se il demande terme qui ne puisse estre compris dedenz le tens en coi + restitution doit estre donnee, si comme se il le demande pres de la fin de cel tens, il + covendra que li termes soit veezs. deffendu à à celui qui le + demande. Quar il fu en sa volenté de commencier le plet, si que li + termes que il demande peust estre compris el remenantc. au demourant + d. del tens. Mes se cil qui defent la chose demande terme et il mostre cause por + coi il le doie avoir , nos establissons que il l’ait, si que la destrece del tens + ne li nuise pas ; quar il n’estoit pas en sa volenté quant il fust emplediez, li termes li + doit donc estre donnez, ja soit ce quefr. 20119 : + ja soit ce que écrit sur correction de E se il passe le tens + qui est establiz. E quant li defenderres avra empetré cel terme, il n’est pas veepas deffendu que que li demanderres n’en use à querre ses + prueves.

+

+ Li empereres Justinians dit. Supervacuam. + + Nos dessevronsN. ostons de de nostre chose + commune une difference qui rien ne vaut de l’an profitable d’enterigne restitucion et + establissons que en la veille Romme, et en ceste noble cité et en Lombardie et es autres + contrees, li termes de quatre anz continuels tant seulement soit contez del jor que li anz + profitables coroit. E cil tens soit communs en toz lieus. Quar il nos est avis que ce est + male chose que por la diversité des lieus soit aucune difference amenee. + E nos volons que ce soit gardé non pas tant seulement es restitutions + à cels qui sont dedenz aage, à qui li anz profitables commence à corre des le premier jor + del vint et sisisme an, mes en celes à cels qui sont en aage, si que li devant dit + continuemenz de tens soit gardez en lieu de l’an profitable à movoir le plet et à finer + le. E autresi comme toz aages de mains de .xxv. anz esta. sont c. contenuz es restitutions à cels qui sont dedenz aage, + volons nosnos volons que que toz li tens en coi cil qui sont + en aage ont esté hors del païs por la cause de la chose commune ou por autres + loiaus causes qui sont contenues es lois, i soit contenuz, si que en ceste partie ne soit + as diverse la restitution à cels qui sont dedenz aage et à cels qui sont en aage.

+
+
+ [2.53.0 Quibus ex causis maiores in integrum restituuntur] Por quels causes cil qui + sont en aage ont restitution. +

+ Li empereres Antoines dit. Si propter. Se + tu fus hors del païs por l’office de la legation qui fu fete à moi par buene foi, et tu + fus condempnez porce que tu n’avoies qui te defendist, tu requiers par droit que li plez + soit recommanciez et que tu uses derechief de tes defenses. Quar il a esté receu que cil + qui sont en office de legation aient cel meisme privilege que cil ont qui sont hors del + païs por la cause de la chose commune.

+

+ Il meismes dit. Si idcirco. Se tu ne peus pas venir + pardevant les arbitres porce que tu estoies tenuz en garde de chevaliers + par le commandement au prevost, et tu prueves que ce soit voir pardevant le prevost de la + contree, ta cause te sera rendue tote entiere.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. In + contractibus. Li droit commun secorrentc. secorre + par (In contractibus, qui bonae fidei sunt éd. Krüger) par + l’office au juge quant la cause est conneue es marchiez qui sont de buene foi, neïs à cels + qui sont en aage.

+

+ Il meisme dient. Res publica. La chose + commune seltc. doibt u. user de la droiture à cels qui sont + dedenz aage. E por ce, puet ele demander aide d’enterigne restitution.

+

+ Il meisme dient. Si ab hostibus. Se tu fus + pris de tes anemis o ton pere et o ta mere et il morurent illeq, et quant tu fus revenuz + tu eus leur heritages par le benefice de la loi que Cornelius fist, il ne t’est pas + deveépas deffendu à à chalengier leur choses à la maniere de + la profitable action qui est donnee à cels qui ont enterigne restitution o l’exception qui + seltqui doibt e. estre oppposee contre cele action.

+
+
+ [2.54.0 De alienatione iudicii mutandi causa facta] D’estrangement qui est fez por müer le jugement. +

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Cum in rem. Porce que la possession donne à l’aversaire action seur la chose contre + celui qui la porsiet et quant estrangemenz est fez por müer le jugement restitution est + donnee par pardurable banissementp. edict tu ; tu doiz + entendre que se cil qui porseoit la chose la vendi que l’en n’en pledast o lui et il la + bailla à l’achateeur, poestéa. puissance t. t’est donnee de + pledier o le quel que tu voudras.

+
+
+ [2.55.0 De receptis] Des arbitres. +

+ Li empereres Antoines dit. Ex sentencia. Il a sovent esté escrit que l’en ne puet pas apeler de la sentence à l’arbitre qui + est esleuz par mise qui est fete par droit, quar action de chose jugiee n’en puet pas + estre donnee, et por ce i met l’en paine que por la poor de la paine se gardent les + parties de issir de ce qui est pramis. Mes se jugemenz est fez puis le jor qui fu nommez + en la mise, la sentence n’est nule et cil qui n’i obeist n’est pas tenuz à paier + la paine.

+

+ Li empereeur Carins et Carus dient. Si contra. Se tes aversaires fist contre la compromission et refusa à venir pardevant + l’arbitre qui estoit esleuz, il semble que il soit tenuz à la paine qui fu + covenanciee.

+

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Arbitrorum. Se tu voleis à la sentence as arbitres qui furent esleu par compromission, + se il i ot ledece ou aperte grace pardevers les arbitres qui donnerent la sentence, se ta + fille plede à toi por la covenance, tu porras user contre li d’exception de tricherie. E + si ne t’est pas veepas deffendu que que tu n’en pledes ta + fille par la clause de tricherie qui selt estre mise es covenances des compromission.

+

+ Li empereres Justinians dit. Ne in arbitris. + + Que li crimes de parjuré ne soit fez por eslire arbitres par religion de + serement et que congiez ne soit donnez as desloiaus hommes d’escharnir communement les + sentences as hommes, nos volons que ceste chosefr. + 20119 : schose dans le ms, s- exponctué soit ordenee par nostre saint jugement. Se li + demanderres et li defenderres et li juges meismes se consentent que li plez soit menez par + religion de serement, et les parties escrivent defr. + 20119 : e. ce de l. dans le ms, ce exponctué leur mains ou fontfr. + 20119 : ou le font dans le ms, le exponctué escrire par communes persones ou il dientfr. 20119 : il le dient dans le ms, le exponctué en cort de leur boches, que li arbitres esta. sont e. esleuz par leur seremenz, et que li + arbitres à fet serement de terminer le plet o tote verité, ses jugemenz soit + gardez en totes manieres, si que ne li demanderres ne li defenderres ne s’en puisse + partir, ainz le tiegnent en totes manieres et soient contraint d’obeir ic. d’y obeir. ¶ Se nule tel chose n’a esté + ordenee ne escrite de l’arbitre et les parties le mostrent par letres qui sont liees par + serement de tenir la sentence à l’arbitre, nos volons en cest cas que li jugemenz à + l’arbitre soit gardez en totes manieres, si que leur letres aient semblable force, ou se + il ont ce escrit des le commencement, ou il le distrent en la devant dite maniere quant li + arbitres fu esleuz, ou se ce fu escrit aprés la sentence diffinitive, sifr. 20119 : si ajouté dans l’interligne + supérieure que il recurent l’audience à l’arbitre par la religion de + serement ou il jurent à garder ce qui fu jugié. E se les parties + pramistrent par escriz ou par paroles que il tendroient la sentence et li arbitres seus + jura à leur requeste que il termineroit la cause o tote verité, il doit estre en cest cas + de son jugement autresi comme en celui devant, si que il soit confermez par les lois. + E en toz cez cas, lise il àc. luy soit il à + m. movoir action seur le fet, oufr. + 20119 : ou suivi par den exponctué + action de demander par la loi, ou action seur la chose, solonc ce que la qualité del fet + le requerra. ¶ E se nule tel chose n’apert ne par letres ne par + tesmoinz et l’une partie dit que seremenz fu fez de tenir la sentence à + l’arbitre, la parole à celui qui ce dit ou cele à l’arbitre seul ne doit pas estre creue. + Quar se aucuns otroie que seremenz ait esté fez sanz le juge et sanz escriture des parties + qui le tesmoigne, la dote del contenz qui avient sovent entre les fous hommes ne dorra pas + force as choses jugiees. Mes en cest cas tiegnent les choses que li + ancien establirent d’eslire arbitres. ¶ Se aucuns fet subscripcion en + la sentence que li arbitres à donnee, il soit contrainz par action seur le fet de fere les + choses à coi il s’est consentiz par quels paroles que la subscription soit fete. Quar se + les acostumees paroles des covenances et la soutill forme qui rien ne vaut ont esté + otroiees, nos qui par les lois que nos avons escrites avons amendé novelement pluseurs + vices qui estoient es covenances et pluseurs dotes de coi decevance venoit, por coi + n’osterions nos en tiels escritures tote la dote del viell droit, si que se aucuns escrit + tel chose il soit contrainz de tenir la, et de mener à perfection ce que il a escrit ? + Quar ce ne semble pas verité que il ait escrit por tant seulement que il ne puisse pas + contredire ce qui est fet mes por acomplir les choses contre coi il ne puet aler.

+

+ Il meisme dit. Cum antea. + Il fu ancianement establi en eslire arbitres qui n’estoient affermé par + paine qui fust mise en la compromission ne il + n’estoient donné par le juge, ainz estoient esleu par commun assentementc. consentement sanz sanz nule sentence por tenir ce que il + jugeroientfr. 20119 : jugeroient écrit sur correction. E se il donnassent sentence por le defendeeur, + exception li fust engendree autresi comme de covenant. E se ele fust donnee por le + demandeeur, il n’eust par ce point d’aide. E por ce, establissons nos es arbitres que nos + avons nommez avant, et qui sont esleu par tel consentement ou par escrit ou sanz escrit, + par tel covenant que les parties tiegnent ce que il jugeront, se les parties font + subscripcion puis que la sentence est donnee et escrivent que la sentence ne leur desplest + pas, exception autresi comme de covenant n’en soit pas tant seulement engendree au + defendeeur mes action seur le fet en soit donnee au demandeeur en nostre non, si que la + sentence puisse estre menee à execution. E ce soit fet en ceste roial cité par l’office de + la haute prevostéfr. 20119 : écrit sur correction + de poesté, ou par l’office au juge de qui poestéqui + puissance c. cil est que l’en en acuseque + l’en acuse et, et es contrees par cels qui les gouvernent et par leur ministres, + ou par les juges sor qui la partie est qui en est acusee. ¶ Se il + n’escristrent pas aprés la sentence que il tendroient la forme del jugement à l’arbitre, + ainz le confermerent par tere soipar soy taire et, et nule des + parties n’envoia dedenz les .x. prochains jorz ou au juge ou à son aversaire protestation + par coi ele mostrast apertement que ele ne voloit pas tenir ce qui estoit jugié, + lors est la sentence confermee par la tesance as parties, si que exception en apartient au + defendeeur, et la devant dite action au demandeeur. E se l’une partie + refuse solonc la maniere qui a esté dite à acomplir ce qui est jugié, nule grevance ne + viegne de la sentence, ne exception n’en soit donnee au defendeeeur, ne action seur le fet + au demandeeur, esceptez les arbitres qui sont esleu o la religion de serement, solonc la + novele constitucion de nostre non ; quar lors doivent estre gardees totes les choses qui + sont jugiees en nostre loi de tele audience. ¶ Ja soit ce que nos + savons bien l’opinion Paul et a autres sages hommes qui tochierent ceste question de coi + nos parlons ci, mes il ne la parfirent pas parfetement, ainzp. maiz + l. leur fu avis que l’en devoit estendre ceste chose jusqu’à unes actions + temporels, neporquant nos jujons plus plainement et generalment que covenance qui est fete + en escrit pardevant arbitre face interruption de tens autresi bien comme se plez en fust + commenciez en jugement ordinaire. ¶ Encore establissons nos generalment + que es choses qui sont fetes pardevant arbitres, se aucune chose qui regart a fet a esté + reconneue ou tesmoigniee, les parties en puissent user en jugemenz ordinaires.

+

+ Il meismes dit. + Sanctimus + Sancimus + . Nos + establissons que il soviegne as fames de leur chastee et des uevres que nature + leur otroia et de celes de coi ele commanda que eles s’atenissent, et ja soit ce que eles + soient de tresgrant opinion et de tresbuene, se ele recoivent mise seur soi, ou se eles + sont patrones et eles vuelent jugier entre cels que eles ont franchiz, eles soient + desseureess. separees de de totes compaignies de jugemenz, + si que de leur jugement ne viegne nule paine ne nule exception de covenant contre cels qui + voudront pledier de leur droiture.

+
+
+ [2.56.0 De satisdando] De donner caution. +

+ Li empereeur Dyoclicians et Maximians dient. Non est. + + Il est certains droiz que cil qui est cort est fez procurateurs à celui + qui plede ne doit pas estre contrainz de donner caution que ce que il fera sera estable. + Quar en cest cas doit l’en entendre que il est autresi comme li procurateurs à celui qui + est presenz. E se li sires del plet mue puis sa volenté, et il en velt + pas que cil soit ses procurateurs, neporquant ce que il a fet comme procurateurs doit + estre ferm. Se ses aversaires li met encontre au commencement del plet + allegation de la defense, ce est que il respondra aprés seur ce que il voudra demander à + son seigneur, en cest cas covendra il que il doist caution de recevoir le plet autresi + comme li procurateurs à celui qui n’est pas presenz. E se il ne la + donne, li juges n’otroiera pas que la cause qui li est commandee soit menee avant, li + procurateeurs au defendeeeur ou cil qui le defent, qui est establiz en cort el + commencement del plet, est contrainz en toz les articles de donner caucion de paier ce qui + sera jugié.

+
+
+ [2.57.0 De formulis et impetratione actionum sublatis] D’oster + les formes de droit et empetrement d’actions. +

+ Li empereeur Constantins et Constanz dient. Juris. Les formes de droit où il + + i + il y a a barat par soutilleté d’escriture soient del + tot ostees de corz de toz jugemenz.

+

+ Li empereeur Theodoses et Valentins dient. Nulli. Exception de ce que action n’a pas esté empetree ne soit opposee à nul qui + plede en grant jugement ne en petit se l’en est certain que il ait action qui soit + covenable à la besoigne que il propose.

+
+
+ [2.58.0 De iureiurando propter calumniam dando] Cist tytres + est de serement de verité. +

+ Li empereres Julians dit. In omnibus. + En totes causes por coi que l’en plede ou por letres ou por instument ou + por aucune autre chose en coi il soit mestiers d’avoir prueves, nos establissons que nus + ne soit contrainz de metre prueves devant que cil qui les demande ait fet serement de + verité, ce est que il n’a pas proposé cez allegacions por porloignier la besoigne ; quar + par poor de serement est aucune foiz refrenee l’angoisse à cels qui pledent qui est plaine + de contenz. E que aucun ne viegnentne vienne + à à tort à fere enqueste par les sers par coi il acomplissent la cruelté de leur + corages, nos n’otroions pas que cil qui requierent que enqueste soit fete par les sers + viegnent à ce, ne n’en soient oï par les juges, se il ne jurent avant seur les + saintes escritures, que il ne vienent pas à ce demander par haine des sers ne por corrot + de cels o qui il sont oir, mes porce que il ne pueentqu’ilz ne peu + pas pas autrement enquerre ne mostrer la verité des choses de l’eritage.

+

+ Il meismes dit. Cum et indices. + Porce que nos n’avons pas otroié que juges terminent causes se les + saintes Evangiles ne sont proposees devant els, et avons ordené que li patron des causes + qui sont par tot le monde qui estqui sont s. sozmis à + l’empireà l’empereur de de Romme jurent avant et puis + mainent les causes, il nos a esté avis que ce estoit necessaire chose de proposer ceste + presente loi, par coi nos establissons que en toz les plez, qui aprés ceste presente loi + seront commencié, ne li demanderres ne li defenderres ne mainent pas le plet, se les + principals persones ne font serement el commencement del plet aprés ce que la demande sera + fete ; et que l’en i avra respondu enceisr. devant que que li + avocat et l’une et à l’autre partie facent serement. E li demanderres jurt que il n’a pas + meu le plet par corage d’acuser faussement, mes porce que il croitfr. 20119 : il dcroit dans le ms, d- exponctué avoir buene cause, li defenderres n’use pas de ses allegations + se il ne jure avant que il croit que il use de buene defense à contrester à la demande. E + aprés ce, li avocat à l’une et à l’autre partie doivent fere le serement que nos avons ja + dit seur les saintes Evangiles qui sont mises devant le juge. ¶ Se la + dignité ou la nature de la persone n’otroie pas que ele vienge au juge, li + seremenz doit estre fez en sa meson, si que l’autre partie soit presente ou ses + procurateurs. E ce doit estre gardé se ce sont defendeur ou + procureeurs. tuteurs ou curateurs ou ou autres persones qui + par l’autorité des lois ont l’aministration d’autrui choses ; quar il covient que il + soient lié par serement que il sevent la cause, et por ce vienent il à mener lailz à la mener. Quar ne orfelins ne autre persone qui soit dedenz + aage ne pueent savoir la cause, mes cil qui en ont la defense ou la cure ou qui solonc les + lois ont l’aministration de leur choses ; et eissi pueent il venir à jugement porce que il + jurent par l’escience de leur corage. E ja soit ce que la nature de la cause est + autre par aventure, neporquant chascuns doit jurer ce que il en croit. Tuit li autre + serement qui descendent des lois trespassees et cil que nos avons ordenez en leur force. ¶ + Se l’une des parties n’est pas presente et sa cause est menee par + procurateur, li demanderres n’ait pas congié de baillier le plet à mener à son procurateur + devant que il ait fet serement de verité qui soit tesmoigniez par letres en la contree où + il demeure. E autresi, se li defenderres n’est pas presenz et il ordene procurateur par + caution de paier ce qui sera jugié, ou defenderres se met por lui à defendre sa cause, il + face avant le serement que nos avons dit que li defenderres doit fere, si que ses + aversaires soit presenz par soi ou par son procurateur, ou tot sanz lui solonc ce + que li juges esgardera. ¶ Mes porce que nos dotons que aucun ne facent + collusion entre els et s’entrequitent cest serement et escharnissent par tel faintise cest + nostre present establissement, nos establissons que tuit li juge, ja soit ce que il soient + juge par compromission, porce que ceste presente loi n’a pas esté fete por le privé profit + mes por le commun, ne suefrent pas que cist serement soit quitez, ainz soit en totes + manieres pris del demandeeur et del defendeeeur, que il ne semble que ceste chose soit + abatue petit et petitp. à p. et que li seremenz as principals + persones et cil as avocazfr. 20119 : -z final écrit sur correction de -s soit lessiez par aucune acheson. + ¶ Nos ajoignons à ceste loi que se aucuns velt movoir plet por autrui + et il n’a por ce nul mandement, ainz afferme sa persone par caution que il donne que li + sires de la cause avra estable ce que il fera, que il ne senble que la loi soit abatue par + tel enging, nos establissons que se aucune tel chose avient de ci en avant, se aucuns velt + movoir plet por une persone ou por une assemblee ou por une ville ou por une université, + il doinst la plevine qui est acostumee, mes la cause ne soit pas menee avant se li juges + ne fet dedenz .i. terme que il establira les principals persones fere serement si que li + aversaires soit presenz se il velt ou autres por lui, ou si que la partie averse + n’i soit pas. E cil por qui l’en plede ou la graigneur partie et la plus covenable de + l’université face le serement en la cort au defendeeeur del lieu. ¶ Se + li demanderres ne velt fere serement de verité, et ce est prové loiaument, il ne li loise + pas à venir au plet, ainz chieeains tumbe de (sed cadat + ab instituta actione quasi improbus litigator éd. Krüger) de l’action que + il a mise avant comme engres pledierres, et li juges soit corrociez à lui et li defende sa + cort et le bot en loing des jugemenz. ¶ Se li defenderres refuse à fere + cest serement, il soit tenuz por reconnoissant es articles qui sont contenu en la demande, + et il loise au juge à donner sentence si comme la qualité de la chose li amonestera. + Eissi seront amenuisiés. apeticés non non + pas tant seulement li plet, mes li faus pledeeur. Eissi sera il avis à toz cels qui seront + en jugemenz que il seront en sainz lieus. Quar se les principals persones des pledeeurs + mainent le plet par serement, et li patron des causes font serement, et li juge ont les + saintes escritures devant els quant il examinent tote la cause et quant il donnent la + sentence, que doit l’en croirre fors que Diex est juges en totes causes en lieu + d’ommesfr. 20119 : ommes suivi + par l’anciane malice des ac… biffé ? Li anciens + contenz cesseLes anciens contens cessent d. donc et totes ses + dotes et nostre constitution soit apertesoit manifeste et c. + et clere en totes terres, si que ce soit granz remedes de terminer les causes. + E si volons es plez qui ne sont pas encor commencié que li devant diz seremenz soit fez au commencement del plet. E se l’en trueve + aucunes causes qui soient commenciees et ne soient pas encor terminees, si comme aprés ce + que li plez est entamez ou que les acostumees cauteles des jugemenz ont esté donnees, se + l’une et l’autre persone est presente, ou ele demeure el terreur ou en la cité meisme, en + icez plez ait li seremenz lieu et au premier jor que les parties vendront à cort eles + soient contraintes de fere cest serement. ¶ Se une des parties n’est + pas presente que il n’aviegne que li plez soit porloigniez por la defaute de la persone et + que aucune n’aviegne qui soit contrere à nostre proposement, et que ce qui est establi por + l’abregement de pleza. des plaiz ou du plait ne ne soit mué en + contrere figure, nos commandons que la persone qui est presente face le serement, et que + il soit quitez à celui qui n’est pas presenz es causes qui sont commenciees tant + seulement, solonc ce qui a esté dit avant. Se ambedeus les + principalsSe les deux principales p. persones ne sont pas + presentes, que les causes ne soient aloigniees, les causes qui sont commenciees soient + terminees sanz fere serement.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

- École nationale des chartes - PSL -
- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 20120 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 496 - - - -
- - 1200/1299 - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit fr. 20120 avec relevé des variantes du manuscrit français - 496

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- - - - - - - - - - - - - - -
- - Création du document et encodage. Début - de structuration. - -
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- [Liber secondus] -
- [2.1.0 De edendo] - - Ci commence li seconz livres. Cist tytres est de fere sa demande et de - mostrer par quel reson l’en demande. -

- L’empereeur Pius et Antoines dient à un homme qui demandoit à une feme - deniers que il li avoit balliez en garde. Coment proveras tu que li - denier que tu as bailliez en garde te sont deuz ? Querfr. 20120 : car écrit dans la marge ce que - tu veuls que ton aversaire mete avant ses resons, ce seut apartenir à l’office al - juge.

-

- L’empereeur Severins et Anthonines dient. Cil - pardevant cui la cause est tretiee commandera que li errement et li commun escrit soient - regardé por fere foi de la verité.

-

- Cil meisme empereeur dient. L’action qui est proposee - demostre la semblance et la maniere del plet qui est à venir. Et il list - à amender la ou à müer, si comme l’auctorité del pardurable establissement l’enseigne, ou - si comme la loialté al juge voit que droit est.

-

- L’empereres Anthoines dit. Cil qui vuelent acuser - doivent avoir prueves, quer droiz ne reson n’otroie pas que li demanderres ait pooir de - fere venir avant ne de regarder les instrumenz al defendeeur. Et se cil qui demande ne - puet prover, cil qui se defent gaaigne la querele, ja soit ce que il ne prueve rien.

-

- Li empereres Alixandres dit. Ce n’est pas novele chose - se cil à qui l’en demande deniers veult savoir les resons por quoi l’en li demande, si que - verité en puisse estre seue.

-

- Cil meismes empereres dit. Quant l’en demande à aucun - por soifr. 20120 : soi suivi par un - grattage - - - et - por autres, il a droit se il veult savoir que les paies qui ont esté fetes en - commun soient mostrees, si que l’en puisse savoir combien il en affiert - à sa part.

-

- Cil meismes empereres dit. Li procurerres de noz - choses privees commandera que tu aies, si comme costume est, les instrumenz à contrescrire - que tu diz que sont commun à toi et à nostre baillie. E se il convient aucune foiz que - aucuns d’els soit trez avant par devant autre juge à fere certaineté de la demande, et cil - qui est semons le requiert, li juges commandera que il soit mis avant.

-

- Cil meismes empereres dit. Ce que Antoines nostrefr. 20120 : nostres, -s final biffé par le - scribe peres escrist et ce que nos avons escrit s’acorde bien as resons de - droit et de loialté ; quer ce ne sont pas devierses choses ne - descordanz, que il a molt grant difference de par celui qui aucune chose - demande, et par exception de tricherie puet estre ostez de l’entencion de sa demande, - savoir mon se cil à qui l’en demande velt que li demanderres mete avant ses resons, si que - il sache par les resons que il proposera comment il doit respondre à sa demande, et à ce - s’acorde droiz, ou savoir mon se li demanderres veult que cil à qui il demande mete avant - les seues resonsa. ses resons ; quer il ne covient pas en cest - cas que li demanderres fonde le commencement de sa demande des instrumenz et des resons al - defendeeur.

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-
- [2.2.0 De in ius vocando] - Cist tytres est de fere semondre. -

- Li empereres Alixandres dit. Autresi comme ce s’acorde - à boenesa. as bones m. meurs que lim. que - aucuns p. aucuns port reverence à la feme à celui qui l’afranchi, autresi est il - devee par l’otroi al prevost que il ne la face semondre.

-

- Li empereres Gordians dit. Il est certaine chose que - cil qui sont franchi ne doivent pas fere semondre leur patron ne leur patronne ne leur - filz ne leur peres ne leur oirs se il sont estrange, se il ne requierent avant par don del - banissement qui sus ce a esté fez ; ne en ceste chose ne soient point esparnié li - coutiveeur des chans, quer l’en doit porter molt grant enneur à ces - persones par reson et par naturer. de nature. Et por ce donc - que tu reconnois que tu feis sanz l’otroi au prevost semondre le fil à ton patronf. au patron, tu requierz folement et en vein que la paine qui est - establie el pardurable banissement te soit pardonnee.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Cil qui - sont el bail au pere ne pueent pas pledier contre lor pere. Se tu es donc hors del bail, - il ne t’est pas defendu que tu n’i puisses pledier quant tu avras requis pardon del - banissement qui est establi sus ce. Et ce meismes doit estre gardé en la persone de la - mere.

-
-
- [2.3.0 De pactis] - Cist tytres est de covenanz. -

- Li empereres Severins dit. La chose qui n’est pas - certaine entre freres est par boenes resons terminee par covenant. Por - ce donc que tu reconois que il fu requis à ton pere que il rendist à Frontin son eritage - se il morust sanz enfanz, li covenanz qui fu fez en cel tens que il n’avoit - nus enfanz n’est pas trespassez porce que il departi son heritage si comme il li plout, - aprés ce que tu fus nez, et te lessa en son leu quant il morut.

-

- Li empereeur Severins et Antoines dient. Se tu puez - prover que aprés ce que tu eus vendu ton heritage cil à qui tu devoies murent leur actions - contre cels qui l’avoient achaté, et cil les reçurent de leur boene volenté, tu te puez - defendre profitablement par exception de covenant celé.

-

- Cil meismes empereeur dient. Li sers au creancier puet - bien amender la cause son seigneur, mes il ne puet pas par novel covenant müer en pis - l’obligement qui est à droit fez.

-

- Cil meisme empereeur dient. Puis que tu as quité le - plet qui estoit meuz por ta possession, nule reson n’otroie que tu puisses recommencier la - cause qui est finee.

-

- Li empereres Antoines dit. Se tu as paié à ton - creancier une partie de ce que tu li devoies, et il a covenant entre toi et lui que il ne - teil ne demandera demandera pas l’autre partie por ses - causes et por ses besoingnes qui ont esté defendues por ton defendement et par ta foi, tu - es delivrez par cel obligement ; quer laq. pardurable - pardurable exception de covenent li tout que il ne puet demander le remanant ; quer neïs - se tu l’eusses paié par ignorance, tu le peusses arrieres demander.

-

- Cil meisme empereeur dient. Il n’est pas dote que li - covenant qui sont fet contre les lois et contre les establissemenz et contrecontre om. (vel contra bonos mores - fiunt éd. Krüger) les boenes costumes n’aient nule force.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu as esté oirs à ton - deteur, l’action que tu avoiees contre lui failli des ce que tu eus son eritage. Mes puis - que tu eus gaaignié l’eritage par jugement, se tu le ballas à celui de qui tu l’avoiees - conquis par tel condicion et par tel covenant que il feist satisfacion as autres - creanciers et à toi de tant com il te deust se il n’eust l’eritage, la foi de la - convenance doit estre gardee. Et se ele n’est gardee, tu avras auction contre lui.

-

- Cil meisme empereeur dient. Se il est prové que - li - - Apollinaires prist bestes à garder à moitoierie, si que li feon fussent parti entre le - seigneur et le pasteur par tels parties com il covient entre els, il sera contrainz par le - juge de garder le covenant.

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- Li empereres Alixandres dit. Porce que puis que li - aversaires ta mere fu veincuz, il li ala tant entor que ele li covenança que ele ne - movroit nul plet de ses sers ; li covenanz qui fu fez par male foi ne vaut rien. E quant - il commencera à pledier ou ta mere de cele convenance, li juges la deliverra.

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- Cil meisme empereres dit. Il covient garder la loi que - tu deis quant tu donnas doere por ta norrie ; ne ce ne pout pas nuire que l’en seult dire - que auctions ne nest pas de covenanz ; quer nos usons lors de cest droit quant li covenanz - est nuz. Mes quant denier sont baillié, et covenance est fete de rendre les, icil covenant - vaut.

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- Cil meismes empereres dit. Tu ne puez pas avoir action - contre ta marrastre por le covenant que ele fist o ton pere quant ele li dona une terre en - doere, que ele paieroit les usures à cels à qui la terre ert obligiee, ja soit ce que li - convenanz soit provez en jugement. Mes se la terre est proisiee, qui est donnee en doere, - si comme une partie de l’instrument mostre, tu puez avoir action que li convenanz soit - tenuz.

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- Cil meismes empereres dit. La loi aulte de droit - requiert que li derrenier covenant soient gardé. E por ce, se l’une et l’autre partie - s’assenti à ce que ele n’useroit pas de la premiere convenance, et meesmement se ce fu - affermé par devant le prevost, si comme tu proposes, il ne t’est pas devee à user de - l’action que tu avoies ainz que la convenance fust fete.

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- Li empereres Maximians dit. Nus n’a droite actions por - convenance qui soit fete es marchiez de boene foi se la covenance n’est fete maintenant - que li marchiez est fez ; quer les convenances qui puis sont fetes ne pueent pas estre - proposees en manieree. proposees il ne t’est pas devee en m. (nam quod postea placuit, id non petitionem, sed exceptionem parit éd. - Krüger) d’action mes de excepcion.

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- Li empereres Gordians dit. Se tes aversaires ] pramist, si comme tu proposes, que il paieroit une paine qui fu nommee se il - ne tenoit les covenances, tu puez pledier sus la paine et gaaigneras que il tendra la - covenance ou tu avras la paine qui est establie ; quer tu requiers por noient que li bien - à ton aversaire te soient baillié sanz garder l’ordre de droit.

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- Li empereres Valentins dit. Li covenanz qui est - contenuz en l’instrument del doere que se li peres moroit la feme que li fiulz prenoit - eust autretant d’eritage comme li autres fiulz, ne pout fere nul obligement ne tolir al - pere franche poosté de fere testament.

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- Li empereres Dioclicians et Maximians dient. Porce que - tu proposes que li fil à un homme que il escrist ses oirs en son testament furent - furent - - proié que - cil qui premierement morroit lessast à l’autre sa partie de l’eritage et, aprés ceaprés cele c., cele covenance qui fu fete par cel proiere fu - quitee par l’assentement des freres, nus ne puet riens demander à l’autre por l’endroit de - cele covenance.

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- Cil meisme empereeur dient. Li prevoz fera garder, si - comme il porra solonc droit, le convenant que l’en porra mostrer qui a esté fez par boene - foi, ja soit ce que nus escriz ne soit fez, se la verité de la chose puet estre provee par - autres prueves.

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- Cil meisme empereeur dient. Se vos provez que vostre - deteur aient receu aucun de vos qui paiast par sa persone sa partie de la dete, li - governierres de la contree porverra par sen auctorité, quant il en sera requis, que l’on - ne demant rien à l’un por l’autre.

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- Cil meisme empereeur dient à un chevalier. Ja soit ce - que escriz qui estqui sont fez fez entre parenz en tel maniere - que cil qui plus vivra ait les choses à l’autre n’est pas fez comme aumosnec. en a. , neporquant, porce que la volenté as chevaliers, que il - ont el derrenier esperit de leur vie et de leur propres choses, et qui est mise en escrit - autresi comme en peril de mort, a force de jugement ; et tu proposes que quant tu et tes - freres aliez en une bataille, porce que vos estiez ambedui en peril de mort, - vos covenançastes li uns à l’autre que les choses à celui qui premierement morroit fussent - à l’autre, l’en entent - porce l'action - por cele condicion - e. por cele condicion que (existente condicione - intellegitur ex fratris tui iudicio éd. Krüger) que par le jugement - ton frere, qui est affermez par les establissemenz as princes, doivent ses choses venir à - toi.

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- Cil meisme empereeur dient. Porce que tu proposes que - une covenance fu fete entre vos sanz letres que ce qui escharroit de par tes freres fust - departi entre vos par ivels parties, et il puet estre prové que ceste convenance fu fete - par pez fesant, tu te puez defendre par excepcion se tu porsiez. E se tes aversaires - tient, tu doiz entendre que tu n’as nule auction por ceste covenance se tu ne te porveis - de metrmetre i paine, ne l’en ne doit pas otroier à ton - aversaire que il use de la transaction se il n’est apareilliez d’acomplir les choses qui - sont convenanciees.

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- Cil meisme empereeur dient. Li convenanz al procureeur - qui covenance à prendre mains que la dete ne monte nonfr. 20120 : non ajouté dans la marge ferane monte fera que cil qu’ilfr. - 20120 : q ul dans le ms., corrigé par le scribe procure - ne poissefr. 20120 : porra dans le - ms., correction dans la marge | fr. 496 : ne porra p. - plus demander quant il sera en aage ; quer li defendeeur et li procureer qui demandent les - detes à cels que il defendent ou procurent, non cilfr. - 20120 : non cil ajouté dans la marge ouprocurent ou qui qui les claiment quites, delivrent tot - obligement(Pactum curatoris recipere minorem - quantitatem paciscentis adultae aetatis suffragium, ne noceat, efficiet. Tutores enim - et curatores exigentes pupillis et adultis debitum, non etiam remittentes praestant - obligationis liberationem éd. Krüger).

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- Cil meisme empereeur dient. Quant li filz covenance ou - il reçoit la dete dedete son son pere, il ne tout rien à - l’obligement deo. son p. son pere.

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- Cil meismes empereeur dient à une fame. Se il est - prové que tu aies quitee l’action que tu eus encontre les oirs à celi qui fu tes marit, - l’exception de covenanz ne te porra pas nuire quant tu voldras pledier contre les - deteurs.

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- Cil meisme empereeur dient. La demande as creanciers - ne puet estre ostee ne muee por les covenances as deteurs.

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- Cil meisme empereeur dient. Les seignoriees des choses - sont tresportees par baillier les, et par user en, et non pas por nues covenances.

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- Cil meisme empereeur dient. Li estranges chatex qui - par droit est departiz entre les oirs, si que chascuns en à sa droite partie, - ne puet pas por le covenant des oirs al deteur obligier al creancier l’un d’els, si que il - soit tenuz à respondre de tot. E ce avra l’en en cels qui sont oir d’aucune eneur. Tu puez - donc empledier, tanten tant c. comme à toi apartient, l’oir - de mostrer les communs cirogrefres ou des covenances qui furent fetes en la partie qui ne - sont pas parfetes(De chirographis itaque communibus - exhibendis cum coherede vel non perfectis in divisione placitis convenire quanti tua - interest potes éd. Krüger).

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- Cil meismes empereeur dient. Cil qui demande aucune - chose par non de paine qui a esté establie por garder les covenances ou avant ou aprés, il - requiert par droit que sentence soit donnee por lui.

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- Cil meisme empereeur dient. Se ce qui fu pramiz par mi - covenant a esté rendu par certains anz, cil qui fist le covenant ne puet pas por ce estre - obligiez à paier le de ci en avant se paine n’i fu mise al convenancier.

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- Li empereres Justinians dit. [pr.] Se aucuns reconoist - quant il escrit l’instrument d’aucune covenance que il a fete que il ne refusera pas à - respondre en totes corz por chevalerie ne por dignité ne por ordre de provoire, ja soit ce - que l’on dotoit avant savoir mon - con - - fr. 20120 : distraction du scribe | fr. 496 : savoir mon se se il li covenist tenir ce que est - escrit et se cil qui ce covenança ne devoit pas venir contre sa covenance - ce - - fr. 20120 : - distraction du scribe | fr. 496 : convenance ou - s., ou savoir mon se l’on li deust donner congié que il se partist de ce que - il escristque il a escrit et usast de sa droiture, nos - establissons que il ne lise à nul à aler contre ses covenanz ne à decevoir cels qui o lui - font marchié. Et se li covenant sont fet par devant le prevost qui ne - soient fet contre les lois ne par tricherie, il doivent estre gardé en totes manieres ; - quer por quoi ne vailent pas li covenant qui sont fet en ceste maniere. E ce est une autre - riule d’ancienfr. 20120 : correction du scribe, qui - était en train d’écrire d’action droit, que chascuns a congié de quiter - les choses qui sont establies por lui. Tuit nostre juge gardent donc ce - es plez, et ce s’estende à toz les juiges et à toz les arbitres esleuz.

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- Cil meisme empereres dit. [pr.] Une tel question nos - fu demandee de l’avocatie de Cesaire. Deus persones ou pluseurs estoient qui - avoient esperance d’avoir l’eritage à un autre porce que il lor pooit eschaer par - lignage ; si firent entre els convenanz où il out tels conditions : que li covenant - seroient tenu se cil moroit et se li heritages venoit à els, ou se aucuns d’els en avoient - par aventure aucun preu. Et l’on dotoit savoir mon se il covenoit garder les covenanz ; - et ce fesoit la dote que cil vivoit encore de qui heritage il avoient - esperance ; et li covenant ne furent pas fet autresi comme se il ne peust estre autrement, - que li heritages ne venist à els, ainz i avoit deus conditions : se cil moroit et se cil - qui firent le covenant estoient apelé à l’eritage. Mes il nos senble - que totes cestotes tiex c. covenances sont mauveses et ont - perilleuse fin ; quer por quoi font aucun covenant des choses à celui qui encor vit et qui - rien n’en seit ? Nos establissons donc solonc les ancienes riules que - covenant qui sont fet encontrefet contre b. boenes mors soient - refusé en totes manieres, et que rien n’en soit gardé se cil de qui heritage li covenanz - est ne s’i acorde par aventure et s’i tient jusqu’à la mort ; quer lors en sera ostee tote - mauvese esperance et il lor lira à garder cels convenaces qui seront fetesf. à son convenant et à son seu et par son c. (tunc etenim - sublata acerbissima spe licebit eis illo sciente et iubente huiusmodi pactiones - servare éd. Krüger) à son seu et par son commandement. - Nos commandons donc que dons de tels choses ne engagemenz ne soient pas receu, ne nus - autres marchiez qui en soit fet. Quer nos ne soufferrons pas en noz tens que aucune chose - soit fete ou covenanciee es choses qui sont à autrui contre la volonté à celui qui eles - sont.

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- [2.4.0 De transactionibus] - Cist titres est d’une maniere de covenance qui est fete par concorde - qui est apelee transaction. -

- Li empereres Antoines dit. Covenance ne transaction - qui soit fete o les uns procureeurs ou des defendeeurs es choses que il firent communement - ou durent fere n’aide pas as autres. E porce que tu eus donc trois procureeurs, e tu as - fet transaction o les deus, il ne t’est pas devee que tu n’enpledes le tierz.

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- - Cil meisme empereeur dit. Porce que tu proposes que tu - feis transaction de ton eritage o ta suer por quoi tu li doiz une somme de deniers, et ja - soit ce que ele ne pledast pas por l’eritage, neporquant la transaction fu fete por poor - de plet, l’on entent que li denier furent convenancié par droitf. par - droit convenancié. E por ce, se tu les ausses paiez, tu ne les peusses pas - demanderd. arriere et ; et se tu ne les eusses paiezfr. 20120 : tu ne les peusses pas demander ; et se tu - ne les eusses paiez ajouté dans la marge (saut du même au même integré par - le scribe), tu t’en peusses estre trez en plet.

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- Li empereres Alixandres dit. Plede o Ginian porce que - ses peres fu tes procurierresque tes peres fu ses p. (quod pater eius curator tibi datus negotia tua gesserit éd. Krüger) et - procura tes besoinges ; et se il nie par devant le juge que il n’est pas tenuz à toi porce - que transaction en fu fete, li juges demandera en jugement de boene foi de combien de - deniers la translaction fu fete ; e se il apert que ele fust fete de mains de deniers que - il ne sera prové que il te devoit de la procuracion, il commandera que il te rende le - seurplus.

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- Cil meismes empereres dit. Quant cil qui est en loial - aage a meu plet contre celui qui ot la baillie de procurer le et cil plez est estainz, il - n’est pas dote que il remaigne nule autre auction fors sanz plus de tricherie, se - transaction n’est fete espicialment de tricherie.

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- Cil meismes empereres dit. Porce que tu reconoist que - tu feis transaction o l’oir à celui qui jadis fu tes defenderres, se tu feis ce puis que - tu fus en aage, tu desierres por nient que li covenanz soient depecié. Et ja soit ce que - nus escriz n’en fust fez si comme tu proposes, neporquant se certaineté est fete des - covenancesdes couvenanz p. par ta reconoissance, escriture - qui seut tesmoignier les chose qui sont fetes n’est pas necessere.

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- Cil meismes empereres dit. [pr.] Porce que vos - proposez que quant vostre mere out meu plet del testament vostre pere, qui n’estoit pas à - droit fez, ele fist translacion o l’autre partie, si que ele eust une partie des biens et - lessast le plet, reson de droit ne suefre pas que la querele qui est entrelessiee - soitquerele soit entrelessiee ne que ele soit r. renovelee - par vos qui estes oir vostre mere. Mes se foi n’est fete des covenanz, - vos emplederoiz par droit l’autre partie de tant comme à vos apartient ; - quer se paine fu mise en la covenance, vos poez pleder por la paine ; e se obligemenz de - paroles est entrelessiez, l’auction qui demostre la chose qui a esté fete vos est - covenable.

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- Li empereres - Cordians - Gordians - (Gordianus éd. Krüger) - dit. Li convenanz de translacion que cil a fet à qui tu otroias la - decision d’un article et ne mie de tote la querele, ne puet de rien empeechier ta - demande.

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- Cil meismes empereres dit. Se plez est meuz des chose - trespasseez, transaction en puet estre fete ; mes la transaction qui est fete des choses - qui sunt à venir sanz le prevost n’est nule par l’auctorité de droit.

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- Cil meismes empereres dit. Se li freres ta fame te - treoit em plet por une possession que il te demandout, et covenanz fu fet entre vos en tel - maniere si come tu allegues que se tel aversaires te paioit dedenz un certain jor .x. - deniers d’or tu li leroies la possession, et se il ne les te paioit il ne t’en demanderoit - rien d’ilec en avant, et cil qui eissi pramist ne fist pas satisfacion de la pramesse, il - s’ensuit que tu, à qui la chose apartient, ne doiz pas plus estre traveilliez par lui. Et - quant tu requerras de ce le prevost de la contree, il defendra que force ne te soit fete. - Quer se l’autre partie eust boene auction en la chose, si la peust ele - perdre par l’exception de tel convenance.

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- Li empereres Phelippes dit. Tu requierz trop - engressement et contre nature et contre la foi de tes covenanz que tu puisses movoir plet - contre les filz ton frere por l’eritage ton pere ; quer jamés les quereles ne seroient - finees se l’en commençoit à trespasser legierement les transactions qui seront fete par - boene foi.

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- Li empereres Valentins dit. La transaction qui fu fete - de ce que tes peres donna à toi et à ton frere en tel maniere que cil qui morroit sanz - enfanz lessast tot à l’autre, est estableest tenable et f. (interposita transactio rata est éd. Krüger) et ferme, quer la - fraternel amor tolt que li uns ne covoite pas la mort à l’autre. Et la transaction ne puet - estre pas depeciee en cest cas autresi come se tu eusses esté deceuz à fere - le covenant, quer tu ne diz pas que tu fusses de l’aage à qui les lois suelent secorre. E - se tu - en fu les - en fusses - , si ne deusses tu pas avoir enterine restitution por les devant - dites causes.

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- Cil meismes empereres dit. Li prevoz de la contree - enquerra savoir mon se transaction a esté fete entre toi et les aministreeurs de ta cité - de chose qui fust en dote ou se tu lor as quitéas leur quité - aucune chosefr. 20120 : qui fust en dote ou se tu - lor as quité aucune chose ajouté dans la marge qui te peust - estre deue sanz nule dote ; quer el premier cas, il commandera que la transaction soit - tenable ; mes el derrenier, il ne sofferra pas que la grace que tu leur as fete nuise - àfr. 20120 : nuise à écrit sur - grattage la cité.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. [pr.] Il - est contenu en pardurable establissement que les transactions qui sont fetes par poor ne - doivent pas estre tenables. Mes neporquant, tote - ma - - maniere de poor ne soffit pas à rapeler les - choses qui sont terminees par commun assentement, ainz covient prover tel poor qui - contiegne peril de salu ou torment de cors. E la qualité de la - principalprincipal om. (causae - principalis éd. Krüger) cause ne soffit pas à prover tel force ou tel - tricherie. Et por ce, se nule tel chose ne puet estre provee, il ne covient pas renoveler - les quereles qui sont terminees par commun assentement. Mes porce que - tu affermes que cil o qui tu as fet transaction est tes sers et filz de ta serve, se ce - est voir que tu diz, une autre reson reforme le covenant. Quer il n’est pas dote, quant li - seigneur font covenant o leur sers, il ne pueent estre tenu ne obligié par les - covenanz.

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- Cil meisme empereeur dient. Quant tes aversaires - s’esforce d’aler contre les covenanz, reson et loialté commande que il rende la paine, et - tu meismes le desierres, et puis reviegne l’on au plet tot derechief.

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- Cil meisme empereeur dient. Il covient à ce que tu - puisses avoir de nos certaine response, que nos sachons la forme del covenant, savoir mon - se li covenanz fu simples et muz ou se il i out paine mise ; car se il n’i out paine - misefr. 20120 : car se il n’i out paine mise ajouté dans la marge, il est clere chose que la demande à ton - aversaire n’est nule, ne i ne puet avoir nule auction de demander toi aucune - espicialespicial om. (in rem specialem éd. Krüger) chose par non de - paine.

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- Cil meisme empereeur dient. Ilfr. - 20120 : I- non rubriqué ne covient pas que les causes ou - li plet qui sont finé par transaction soient renovelé par les letres l’empereeur.

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- Cil meisme empereeur dient. Tu proposes que cele - contre qui tu es venuz à cort fina par transaction la querele que ele out contre toi ; et - quant ele out receu ce que tu li avoies pramis por finer le plet, ele saut ore arriere de - la covenance ; por quoi tu requierz ou que ele te tiegne covenant, ou que ele te rende ce - que tu li donas. E tu as droit que tu demandes ce que tu li donnas se ele avoit passé - .xxv. anz quant ele fist le covenant, et se il fu mis en covenant que se ele aloit - encontre, tu eusses exception del covenant et action de demander ce que tu li donoies. Mes - se il n’i out rien de ce, tu puet avoir l’exception del covenant et ne mie l’action de - demander - - ce - que tu li donas.

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- Cil meisme empereeur dient. Il n’est pas deveé à fere - translaction ou covenant de crime capital, fors sanz plus d’avoutire. Mes il ne list pas à - fere transaction des autres communs crimes qui ne requierent pas paine de sanc, fors de - faus acusement.

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- Cil meisme empereeur dient. Li droit ne sueffrent pas - que l’action qui est finee par boene foi soit renovelee por l’endroit d’instrument qui - puis ait esté trovez. Mes se il est prové que tes aversaires ait porchacié la fin del - plet, par ce que ele te soztrest ou par soit ou par autre les choses par quoi la verité - pout estre provee, l’auction te remaint et l’exception del convenant li est tolue par la - replicacion de tricherie ; e se ten action est ja perie dedenz le tens qui est establiz, - tu puez pledier tant seulement de la tricherie.

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- Cil meisme emperere dient. Il nos plest par droite - reson que l’actorité des transactions ne soit pas mendre en terminer les quereles que - celes - cele - (Non - minorem auctoritatem transactionum quam rerum iudicatarum esse recta ratione - placuit éd. Krüger) des choses jugiees ; quer nule chose ne - s’acorde si à humaine foi come garder les choses qui sont covenanciees. Ne ce ne soffit - pas à depecier la covenance que tu proposes que ele fu fete en la seconde - eure de la nuit, quer nus tens ne refuse le consentement de celui qui a saine pensee et - est de plus de .xxv. anz.

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- Cil meisme empereeur dient. Porce que il est escrit - que les choses qui sont donnees ou retenues por transaction sont à celui qui les reçoit - autresi come se il les achetast, et les choses qui sont fetes par faintise valent - autretant come se eles ne fussent pas fetes, l’on demande por noient le pris qui fu pramis - faintement.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu estoies en aage - quant tu feis transaction contestacion de tricherie ne sofist pas à despecier la - transactionfr. 20120 : contestacion de tricherie - ne sofist pas à despecier la transaction ajouté dans la marge (saut du même - au même).

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- Cil meisme empereeur dient. L’intention à cels à qui - Artimedorus devoit, qui out autres oirs que toi, ne te puet pas tenir se tu ne fus obligez - por lui, mes ce dut estre tretié tant comme la cause fu entiere. Quer porce que tu - proposes que li plez a esté finez par transaction, et que tu as paiez les deniers que tu - acovenanças, tu requierz à tort que il te lise à demander ce que tu as paié que tu ne - devoies pas. Quer se tu n’eusses fet que prametre les deniers en la transaction, si ne te - peusses tu pas defendre de paier les par exception de ce que tu ne le devoies pas.

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- Cil meisme empereeur dient. Se l’on ne doit rien plus - demander des ce que l’on a receu por l’endroit de la transaction les choses qui sont - contenues en l’instrument, tu voiz que ten aversaire se puet defendre par l’aide - d’exception. Mes se ele reconoist sanz fin de plet que ele rendra une certaine cantité de - deniers, et ele dit que ele n’en doit plus, il ne t’est pas defendu que tu ne demandes et - icele partie et le seurplus de la dete.

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- Cil meisme empereeur dient. Se vos aviez plus de .xxv. - anz quant vos feistes transaction o vostre oncle, et vos li quitastes en dons sanz nule - condicion ce que il vos devoit, la cause ne doit pas estre recommenciee encontre autres - qui sont si oir por ce se vos proposez que vos le feistes en esperance - d’avoir son heritage aprés lui.

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- Cil meisme empereeur dient. Il est droiz de quoi nus - ne doit doter que por la transaction que la mere face ne doivent pas si fil estre - serf.

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- Cil meisme empereeur dient. Il est aperte chose que - cil qui est sains par pensee puet fere transaction par droitpuet par - droit fere transaction, ja soit ce que il soit malades par cors ; ne tu ne - deusses pas requerre par engrés desierrier que tu peusses depecier tes covenanz porce que - tu estoies malades par cors quant tu les feis.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] Comment que - transaction soit fete ou par devant le governeeur de la contree ou ailleurs ou par - escriture ou sanz escriture, il covient que ele soit gardee. Mes porce - que tu proposes que tu feis une covenance par quoi tu devoies recevoir une certaine chose, - ja soit ce que escriture n’en fu pas fete ne peine n’i fu pas mise, et ja soit ce que - auctions ne pout pas nestre del covenant, neporquant se tu demandes le tuen, et tes - aversaires se veult defendre par l’exception del covenant, tu useras de tel replication - que il n’a pas paié ce qui fu el covenant. Et par ce, le porras tu contraindre d’acomplir - le covenant.

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- Cil meisme empereeur dient. Li droit defendent que les - choses qui sont fineess. paiees par (Sub praetextu - specierum post repertarum generali transactione finita rescindi prohibent iura - éd. Krüger) par general transaction ne soient pas recommenciees por l’endroit - d’aucun espicial article qui puis soit trovez. E l’erreur de la proprieté de la chose, que - autres tient que cil qui font la transaction el tens que il la fontque il la tient ne (Error autem circa proprietatem rei apud alium extra - personas transigentium tempore transactionis constitutae nihil potest nocere éd. - Krüger), ne puet rien nuire.

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- Cil meisme empereeur dient. Il est grief chose à ton - oes et plaine de crime que les choses qui sont terminees par transaction soient - recommenciees, porce que tu reconois que à fere la transaction ot tricherie plus de par - toi que de par celui contre qui tu nos requiers.

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- Cil meisme empereeur dient. Se el covenant de la - transaction qui est fete entre aucuns d’aucune certaine chose est contenu que - rien plus n’en soit demandé, ja soit ce que il n’i ait pas mis que de cele chose ne soit - rien plus demandé, neporquant l’ - auctio - auction - des autres questions remaint entiere.

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- Cil meisme empereeur dient. Se la sentence qui est - donnee aprés ce que l’en a oï la cause n’est sozpendue par apel ou par enterigne - restitucion, il est certaine chose que transaction est por nient fete sus la chose qui est - jugiee. Et por ce, se tu n’as perie l’action que tu avoies ou par mise ou en autre - maniere, li prevoz de la contree s’entremetra si come la costume des lois est, que il - merra à effeut les choses qui sont pieça jugiees.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] Se tu t’acordas que - por le fonz que tu demandoies te fust donnee par transaction aucune certaine possession - franchement, ne tu n’avoies pas en cel tens mains de .xxv. anz, ja soit ce que il fust - aprés prové que cele possession ert obligiee à aucun, ou que autres i avoit part, li droit - defendent que li plez qui est finez ne soit pas por ce recomenciez. Mes - se il i out mis paine de garder les covenanz, ou se il furent escrit, tu en puez pledier - par devant le governeeur de la contree. Neporquant, se li sires del - fonz ou autres chalenge envers toi les choses por quoi la fin del plet a estéfr. 20120 : estee dans le ms., -e biffé - par le scribe fete tant comme tu les tienz, tu n’en puez rien - demander.

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- Cil meisme empereeur dient. Porce que vos proposez que - vos avez à vostre escient quité par transaction l’obligement par quoi vostres freres - estoit obligiez à vos porce que il vos avoit eu en garde, et tricherie n’est pas fete à - celui qui se consent à ce que l’en li fet, vos plaigniez por noient de tricherie ; ne nus - n’est estrainz par pramesse d’acomplir la pramesse de son propre heritage.

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- Cil meisme empereeur dient. Quant il est mostré - veraiement que la transaction qui a pris fin par le remuement del siegneur ou par - l’auction qui est perie fu fete par la proiere des amis à celsfr. 20120 : cels écrit sur correction de cele | fr. 496 : cels qui la firent, la professionpossession (re vera ostenditur processisse éd. Krüger) à celui - qui requiert que ele soit depeciee porce que ele fu fete par poor, si comme - il dit, descuevre sen engresté.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu avoies plus de .xxv. - anz quant tu feis la transaction, ja soit ce que il ne soit pas prové que ce qui te fu - pramis t’ait esté rendu, ne cil que tu as trez en cause ne le t’offrent pas, la loialté de - l’exception fet que tu ne puisses rien plus demander que ce qui te fu pramis.

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- Cil meisme empereeur dient. Se les choses qui furent - pramises en la transaction ne sont acomplies, il est certaine chose que l’on puet demander - la paine qui i fu misec. que la peinne qui i fu mise puet on demander - se se l’en va encontre.

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- Cil - me - meisme - empereeur dient. Transaction ne vaut rien qui est fete sanz rien donner ou sanz rien retenir ou sanz - rien prametre.

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- Cil meisme empereeur dient. Ja soit ce que cil qui a - encovenancié aucune chose par transaction se repente maintenant, neporquant - neporquant - - li covenanz ne puet pas estre depeciez ne li plez recommenciez. E cil qui - t’amonesta que il lisoit bien à partir soi de la transaction dedenz certaines tens, te - dist faus.

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- Li empereeur Graciens et Valentins et Theodoses dient. Là où covenance ou transaction est escrite et ele est confermee par paine, ou l’en - doit fere ce qui est covenancié, ou une paine doit estre enjointe à celi qui la trespasse, - o les choses qui li furent donnees por fere la, se ses aversaires veult.

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- Li empereeur Archemes et Honoires dient. [pr.] Se - aucuns qui ait plus de .xxv. anz veult venir contre les covenanz ou contre les - transactions que il fist par sa propre volenté, et sanz nule force, ou par proier le juge - ou par requerre les princes ou par ce que il n’acomplist pas ce que il pramist, se il - afferma ce que il pramist el non de Deu le tot puissant, il n’estoit pas tant seulement - diffamé, ainz perde s’action et rende la paine qui est contenue en la covenance, et perde - la proprieté de ses choses, et tot le preu que il avoit eu de cele transaction ou de cel covenant. E tuit li preu seront assigné à cels qui garderont les droitures - del covenant sanz bruisier. Et nos commandons que cil soient digne de - soffrir le damage qui est establiz en ceste loi qui nostre non metront en lor covenances, - o al mains le confermement as princes, et puis en les voudront tenir.

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- Li empereeur Leons et Anthemes dient. Se transaction - ou covenances sont fetes por faus instrumenz, ja soit ce que seremenz soit fez de tenir - les, nos commandons que eles soient depeciees quant la fauseté sera descoverte en tel - maniere que se li covenant ou les transactions sont fetes de pluseurs causes ou de - pluseurs articles, icele cause ou icele partie soit depeciee tant seulement, qui fu fete - por le faus instrumenz ; et li autre chapitre soient gardé fermement se eissi n’est par - aventure que li plez - que - qui - fr. 20120 : confusion dans l’usage des - abreviations est - terminez fust commenciez por celui article qui est faus.

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- Li empereeur Anastaises dit. Nos commandons que les - transactions qui ont esté fetes ou qui seront fetes en totes les causes de condicion de - servage qui sont meues, ou qui de ci en avant seront meues, aient force, se il n’avient - que eles chancelent en autre maniere. Ne nos ne volons pas que il apere que eles ne doient - riens valoir porce que eles sont fetes de condicion de servage.

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- [2.5.0 De calculi errore] Ce est - une constitucion greque d’erreur de jugement. -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il a - sovent esté establi que erreur de plet donc eledonc que ele - nesse ou d’un article ou de pluseurs, ne fet nul tort à la verité. E por ce, il est apert - droit que les resons qui ont esté contees pueent estre recordees de rechief se les choses - ne sont jugiees ou se transaction n’en a esté fete. E se tu as pramis par erreur de plet - une somme de deniers autresi comme se tu la deusses, ja soit ce que tu ne la devoies pas, - tu puez avoir droite auction de toi delivrer.

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- [2.6.0 De postulando] Cist tytres - est de maintenir autrui causes.Commentaire : dans le ms fr. 20120 l’ordre des deux paragraphes suivants et - different par rapport à celui du texte latin (2.6.1 Imperator Antoninus. - Cum a praefecto Aegypti… ; 2.6.2 Imperator Alexander Severus. Nec - ceterorum liberti). Dans le ms BnF fr. 496 (f. 55c), l’ordre suit le latin mais - l’attribution des deux sentences est renversée (Li empereres Alixandres - dit. Porce que tu n’apelas pas… ; Li empereres Antoines dit. Se li - home as autres…) ; en outre, la rubrique du titre est positionnée après le - premier paragraphe. -

- Li empereres Alixandres dit. - Se li homme as autres et li nostre meisme sont si sage que il puissent - defendre en plez cels qui le voldront, il ne leur est pas devee à fere le.

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- Li empereres Antoines dit. Porce que tu n’apelas pas - quant li prevoz d’Egipte te defendi que tu ne sostenisses jamés cause, obeis à son - commandement.

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- Li empereres Gordians dit. Se tu donnas captioncaution (Si sub specie honorarii éd. Krüger) - que tu paieroies une somme d’argent solonc ce que l’en puet devoir à certaine mesure à - ennoré homme ou à avocaz, et tu prameis à rendre la autresi comme se tu l’eusses - enpruntee, ne par lonc tens aprés neaprés ce ne t’assentis pas - à dire combien ce seroit, tu te puez defendre par l’exception de deniers qui ne sont pas - nombré ; ce est à dire, porce que tes aversaires ne seit combien il te - doit demander. E par ceste cause puez tu solonc la costume delivrer - l'auction - la caucion - (ex - hac causa cautionem éd. Krüger) que tu as donnee.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Aucuns - s’esforce por noient de revenir as questions qui sont terminees por couverture de ce que - li patrons de la cause n’i fu pas.

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- Li empereres Costentins dit. Se aucuns des avocat sont - trové qui mielz aiement granz loiers que boene renomee, et qui par non d’avocatie - demandent des causes que il ont empris à defendre certaine partie o grief damage de celui - qui la cause est et o ravine(cum gravi damno litigatoris - et depraedatione éd. Krüger), il nos plest que cil qui mandrontq. remendront en (placuit, ut omnes, qui in huiusmodi - scaevitate permanserint éd. Krüger) en ceste cruelté soient del tot mis - hors de cel office.

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- Li empereeur Valentins et Valeriens dient. [pr.] Se - aucuns veult estre avocat, uns meismes ne soit pas juge et avocaz en une meisme cause, - quer il covient avoir aucune difference entre les juges et les patrons. - E devant totes les autres choses, tuit li avochat defendent les pledeeurs en tel maniere : - que il ne praignent pas congié de les dengier ne de mesdire plus que li profiz de la cause - le requiert, facent ce que la cause requiertfacent… requiert om. (Ante omnia autem universi advocati ita praebeant patrocinia iurgantibus, - ut non ultra, quam litium poscit utilitas, in licentiam conviciandi et maledicendi - temeritatem prorumpant: agant, quod causa desiderat: temperent ab iniuria éd. - Krüger), et s’atrempent de tort fere. Quer, se aucuns est si janglierres que il - li soit avis que l’en ne doie pas pledier par resons mes par mesdiz, il sofferra - apeticement de sa renomee. Ne l’on ne lor doit pas donner si grant licence - que aucuns lest la besoigne et s’entremete de fere ennui à son aversaire ou en apert ou en - traison. En seur que tot, li avocaz ne face nul marchié ne nule - convenance o celui que il a empris à defendre en sa foi ; ne nus de - cels à qui il list à prendre ne despise ce que cil que il defent li dorra par sa propre - volenté por la grace de son office. Ne nus n’aloigne le plet de son - gré. E en la cité de - Romme, li ennoré homme qui cel office voldront eslire aient congié de defendre causes tant - com il voldront, si que il ne preignent pas de ce acheson de gaaignier vilainement, ainz - querent par ce acroissement de loengeq. par ce ochoison de loenge et - acroissement (sed laudis per eam augmenta quaerantur éd. - Krüger). Quer se il sont ataint que il beent à gaaing et à - deniers, il seront nombré entre cels qui sont tresvil, si comme geté et forsligné. - Quicumques veult donc estre avocat de cels à qui nos avons otroié que - il le soient, il a persone d’avocaz sanz plus tant comme il s’entremet d’avocatie. Et ne - cuit pas aucuns que s’enneur soit amenuisiee se il a esleu le besoig d’ester soi et lessié - la droiture de sooir.

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- Cil meisme empereeur dient et li empereres Graciens dient. [pr.] L’en doit porvoir que en ta cort cil qui sont plus noble ou par merites ou - par aage ne soient pas tuit d’une partie, si que il coviegne que l’autre partie soit - sostenue par les rudes et par les novials. E por ce, se en une cort - sont tant seulement deus ou pluseur qui soient de graigneur renommee que li autre, li - offices al juge soit de departir les avocaz ivelement, si que l’une partie en ait en - s’aide autretant comme l’autre. ¶ E se aucuns est qui refust à edier à - aucune des parties quant li juges l’en avra amonesté, par tel excusation qui ne puisse - estre provee, il perde la cort(careat foro éd. - Krüger), et sache que li offices d’avocatie ne li porra jamés estre renduz. ¶ - E se aucuns de cels qui pledent est descoverz que il ait fet marchié - o pluseurs à chascun par soi, et que il ait tolu à son aversaire par tel barat pooir - d’avoir autretant defendeeurs, il mostre sanz dote que il sostient desloial cause et si - apercevrasi s’apercevra que il a escharnié l’auctorité al juge(et auctoritatem iudicis a se lusam - experietur éd. Krüger).

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- Li empereres Leons dit à un prevost. Nus ne se mete en - la - conmpaignie - compaignie - fr. 20120 : signe d’abréviation redondant des - avocaz ne en ta cort, ne el jugement provincial, ne par devant aucun autre juge se il - n’est embeuz des sainz misteres de la religion crestiene. E se il est fet en autre maniere - en ta cort par aucun enging, tes offices sostendra damage de .c. livres d’or por - condempnement. E cil meismes qui contre nostre sage establissement osera - empren - emprendre - l’office d’avocatie, et dotera le de defendement qui est deveez, il - sera ostez de l’office d’avocatie, et perdra ses biens et s’ostendra paine de pardurable - essil. E sachent li governeeur des contrees que cil en qui baillié ce sera fet perdra la - moitié de ses biens, et s’ostendra paine d’essil jusqu’à .v. anz.

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- [2.7.0 De advocatis diversorum iudiciorum]Repère fr. 496, f. 56b - Cist tytres est des avocaz à divers juges. -

- Li empereres Antoines dit. Se tu cuides que li patrons - de la cause ait muee la verité et tu le puez prover, sentence sera donnee contre lui por - son mesfet, et puis orra l’en autre foiz la principal cause. Mes se tu ne mostres que il - ait muee la verité, tu seras encoupez de faus accusement et les choses qui furent jugiees - contre quoi l’en li apela pas seront tenables.

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- Li empereeur Valentins et Gracians et Valerians dient. Nos ne volons pas que cil qui par force doivent à leur païsleur patron s. (Qui necessario patriae suae debent municipio - functiones éd. Krüger) servises et defendement s’en esloignent, ne que il - aillent foloiant. Neporquant, nos leur otroions que il aient es causes offices d’avocaz et - aillent à cort en lor propres citez, en tel maniere que il ne leur soit pas otroié à estre - contre le preu de la cité en quoi il ont ceste enneur.

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- Li empereeur Arthemes et Honoires dient. Aucuns des - avocaz qui n’est pas liez des laz de la cort ne reçoive pas les baillies des contrees, si - que à cels qui les covoiteront en soit close l’entree, et à cels qui ne lene les v. voldront pas n’en soit pas force fete.

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- L’empereeur Theodose et Honoires dient. Li avocat de - ta cort et de toz les jugemenz puissent, autresi come li chevalier, aquerre à leur propre - seigneurie autresi come leur propre chatel quant que il ont - apris - aquis - quen que il ont aquis par (Fori tui culminis et universorum iudiciorum advocati quidquid ex - huiuscemodi professione vel ipsius occasione quaesierint vel quaesierunt, id post - patris obitum praecipuum veluti peculium castrense ad exemplum militum proprio - dominio valeant vindicare éd. Krüger) par cel office et par cele - acheson aprés la mort leur peres.

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- Li empereeur Dioclicians et Valerians dient. Quanque - nos avons donné par la largesce de nostre corage as avocaz de la grant prevosté d’Orient - por la reverence de leur estuides, ce meisme sachent li patron des causes de la noble - prevosté d’urbicaire(illustris urbicariae - praefecturae éd. Krüger) quique leur est donné - par cest present establissement.

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- Cil meisme empereeur dient. Nos establissons que nule - cure ne soit enjointe ne par ta prevosté ne par autre juge as avocaz qui par devant toi - doivent maintenir les causes ; e aucuns ne cuit pas que nule chose doie estre enjointe as - avocaz des contrees ne à cels as juges. Nule maniere de servise ne soit donc enjointe as - avocaz, ne nule autre chose ne leur soit commandee fors jugement en cel leu tant seulement - où il ont l’office d’avocatie. Et li offices qui essaiera à bruisier les rueles de ceste - loi, sofferra paine de .l. livres d’or.

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- Cil - meismeisme - meisme - empereeur dient. Nos jujons que l’avocatie de la - tresnoble prevosté d’Illire ait autretex privileges et autretex quitance comme l’avocatie - de la haute prevosté d’Orient a.

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- Cil meisme empereeur dient. Porce que l’avocatie de la - prevosté comprise par le nombre de .c.l. avocaz qui ne puent estre - receuz - creuz - creuz (vel - imminuendo vel augendo concludatur éd. Krüger) n’apeticiez, nos - commandons que cil qui de cele compaignie vienent à estre patron des choses qui - apartienent à la borse l’empereeur, soient gardé franc des laz de tote vil condition, et - il e li fil que il ont engendrez ou que il engenderront. E puis que il auront mis jusjus mis cel office, et uns anz sera acompliz, il se departent de - la compaignie as avocaz et soient o les contes de nostre consistoire. E si commandons par - l’auctorité de ceste loi que tot ce que li avocat de ta haute cort porront conquerre par - aucun cas ou par aucun titre soient leur autresi comme leur propre, ne que nus de leur - lignage n’i chalenge nule droiture, si que totes cez choses soient tenables en l’avocatie - de la prevosté d’urbicaire.

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- Cil meisme empereeur dient. Se aucuns des avocaz de ta - haute cort ouou om. (vel Illyricianae - seu Urbicariae praefecturae éd. Krüger) de la prevosté d’Illire ou - d’urbicaire ou de cels qui defendent les causes es jugemenz des contrees reçoit par - l’eslection de consiege le don et la poestéprevosté (electione tuae sedis regendae provinciae munus potestatemque susceperit éd. - Krüger) de governer aucune contree quant il avra tenue sa baillie enterignement - et sanz aucun corrumpement de sa renommee, il ait poesté de revenir à l’office donc il fu - ostez et de quoi il soloit gaagnier ce que mestiers li ert(ad illud officium, unde abstractus est éd. Krüger) ; ne il ne li - soit pas defendu par aucune envie que il ne puissent derechief defendre causes comme - devant.

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- Li empereeur Antoines et Marc dient. Nos commandons - que li dui avocat qui sont trové plus haut en ta cort soient esleu chascun tierz anCommentaire : chascun tierz - an (sic fr. 496, f. 57a) : d’après le texte latin, - on attendrait l’idée de « tous les ans » : Binos, qui priores fori tuae sedis - inveniuntur, ad patronatum fisci singulis - quibusque annis accedere paribus - dignitatis et privilegiorum insignibus ambiendos praecipimus, quibus antehac utebatur - is, qui solus creabatur fisci patronus éd. Krüger. al defendement de la - borse l’empereeur, o celes meismes enseignes de dignité et de privileges que cil avoit qui - devant ce estoit toz seus fez patrons et defenderres de la borse l’empereeur.

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- Li empereres Leons dit. [pr.] Nos establissons que il - ne lise à nul à acompaignier aucun en l’office d’avocatie as .c.l. avocaz que la haute - prevosté prendra à sont conseil. E nus ne soit autrement acompaigniez à - la compaignie des avocaz de ton siege, se il ne mostre avant en la cort al governeeur de - la contree dont il fu nez tel chose par quoi il apeire que il n’est pas sozmis à vil - condition ne à la fortune des menues genz, se li prevoz ou li governierres de la contree - est à examiner le ; e se il n’i sont, il le face par devant le defendeeurle gouverneeur del c. (si vero afuerit, apud defensorem sui - oppidi gesta conficiat éd. Krüger) del chastel dont il est. - E si volons que li mestre de droit jurent et tesmoignent par escrit - que cil qui velt estre mis en la compaignie des avocaz set assez de droit ; e si volons - que li fil as avocaz de ta hautece qui or maintienent les causes, ou qui de ci en avant - les maintendront, soient par devant les autres en cel nombre. E en seur - que tot nos volons que il lise à cels qui seront trovétrovez outre - les les .c. etles .c. .l. a. .l. avocaz de ton siege - à maintenir causes par devant le visconte, ou par devant le prevost del siege l’empereeur ou par devant le conte d’Orient, ou par devant les - vicaires, ou par devant les governeeurs des contrees.

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- Cil meisme empereres dit. Nos establissons que il ne - soit pas en ton jugement en quanz anz li patrons de la borse l’empereeur ait parfet son - office, ainz volons que il le fenisse en deus anz seulonc l’anciene costume, sans toz les - privileges que li prince de ça en arrieres otroierent à cele compaignie.

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- Li empereres Leons dit. [pr.] Nos avons par droit - receu la requeste as avocaz de la noble cité d’Alixandre que il nos ont envoiee de - l’asemblee de leur cort et del patron as choses qui apartienent à la borse l’empereeur, si - confermonssi establissons par (decernimus éd. - Krüger) par cest establissement que il soient establi .l. en leur assemblees, et - que leur non soient escrit, et que il facent l’office d’avocat en la cort al prevost del - siege l’empereeur, et en cele al duc des marches d’Egipte quant aucuns les en requerra ; - et li autre qui i seront outre cel nombre maintiegnent causes par devant autres juges de - cele meisme cité d’Alixandre ; e li fil à cels qui eissi seront establi soient mis par - devant les autres en leu de cels qui defandront de cel nombre. Et quant cil qui istra de - cele compaignie por estre patron des choses qui apartienent à la borse l’empereeur avra - acompli deus anz, il soit en guerredon de ses travalz ennorez d’autretel dignité comme ont - li governeeur des contrees, si que congiez et poirs ne leur soit pas deveez que il ne - defendent cause quant mestier seram. en iert por por soi et - por lor filz et por lor fames et por leur peres et por totes les persones de leur lignage - jusqu’aul quart degré. E quant il avendra que li patrons de la borse - l’empereeur morra, cil qui est plus prochains del degré où il estoit quant il fu esleuz à - cel office soit sanz delaiement mis en son leu, si que li oir al mort n’aient nule - esperance que de ce leur puisse nus preuz estre aquis. E tuit li privilege que il ont eu - jusque - cil - ci - - soient gardé de ci en avant entierement et sanz malmetre, si que quant ceste franchise - leur sera gardee, il puissent garder l’eneur de nostre empire en repos et en pes tot le - remanant de leur vie, et nule cure ne leur soit enjointe malgré leur.

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- Cil meisme empereeur dit. Li avocat qui esclerent les - dotes des causes et es drecent sovent par la force de leur defense les choses qui sont - escolorgiees es communes besoignes et es privees, et rapareillent les choses qui sont - dechaetes, ne profitent pas mains à l’umain lignage que se il sauvassent le païs et les - peres par batailles et par plaies ; et nos ne creons pas que cil seul defendent nostre - empire qui se combatent o gleves et o escuzc. o escuz et o glaives - et et o haubers, mes li avocat autresi bien ; li patron des causes - s’entravaillent bien, qui se fient en la garnison de leur glorieuse voiz et defendent - l’esperance et la vie et les oirs as laboreeurs.

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- Li empereres Leons dit à Dioscore le prevost. [pr.] Aprés les deus patrons des choses qui apartienent à la borse l’empereeur qui par les - establissemenz qui sont mis devant cest sont garni des benefices l’empereeur, nos jujons - que li .lxiiii. avocaz qui sont en ta prevosté aient des le premier jusqu’al derrenier - icels meismes benefices ; de quoi li patron de la borse l’empereeur et leur fil sont - ennoré ; et si ajoistons à ces choses que se li patrons de la borse - l’empereeur muert en cel office, il et franche poesté de donner ou par testament ou sanz - testament à ses oirs, qui que il soient, ou privé ou estrange, totes les choses que il a - conquises puis que il commença cel office.

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- Li empereres Zenons dit à Justin le prevost. A la - samblance des .lxiiii. avocaz de la cort de la grant prevosté, li .xv. qui ont les - premiers degrez en ta cort aprés le patron de la borse l’empereeur aient icels meismes - privileges et icels benefices que li patron de la borse l’empereeur ont et lor filempereeur et leur fill ont.

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- Cil meismes empereres dit Apolin prevost d’Illire. [pr.] Nos commandons que l’avocation de ta cort soit comprise par .c.l. avocaz, si comme - il a esté establi devant ce ; et que cil nombres soit acompliz par l’eslection de ton - siege totes les foiz que il sera amenuisiez ou par mort ou par autre cas, en tel maniere que d’or e jusqu’à deus anz soient esleu à acomplire. à fere le d. le devant dit nombre sanz fere nule enqueste de quel condition - il sont, sauve l’auction as serjanz, se il en ont nule contre els de quoi il est certaine - chose que ele faut quant cil contre qui ele estoit a acompliestoit - acompli l’o. l’office del patronnage de la borse l’empereeur. Et quant li dui an - seront passéfr. 20120 : passé suivi - par grattage - , cil qui voldront estre assemblé o les avocaz de ta cort, il n’i soient pas receu - se il n’est esclerié par escrit que il ne soient pas de vil condicion. - E nos establissons que tuit li privilege qui ont esté otroié as avocaz de la grant - prevosté d’Orient par les princes qui ont esté ça en arrieres, ou par l’empereeur Leon qui - fu de haute memoire ou par nos establissemenz, vaillent toz jorz sanz nule discorde as - avocat de ton glorieus siegeCommentaire : texte - grec pour les 2.7.18 et 2.7.19.

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- Li empereres Anastaises dit à Eusebe le mestre des offices. [pr.] Nos avons receu la requeste al visconte d’Ase par quoi il senefia à noz - orilles que li avocat de sa cort avoient requis par commune requeste que il aient par - nostre franchise aucune dignité aprés ce que il auront lessié l’office d’avocatie. - Nos commandons donc que quant il auront acompli le devant dit office - chascuns de cels qui orendroit sont en leur compaignie, ou qui aprés ce i seront solonc le - tens, ait cele meisme dignité que li quens de la premiere ordre a, si que il reçoivent el - tens de leur repos le fruit des travalz que il ont soffert et que por la foi et por le - loiauté que il ont gardee envers cels que il ont - defendue - defenduz - soient il departi de la - multitude des hommes par droit de basse condicion et assemblé par droit as nobles - hommes.

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- Cil meismes empereres dit à Thomas prevost d’Illire. Nos commandons que li avocat de ton haut siege qui seulonc le tens sont levé al - degré et à l’office del patronnage de la borse l’empereeur, et leur enfanz qui ja sont né, - au qui aprés ce nestront, soient gardé quité et franc del lien de tote condicion - basset. basse condicion ; quer ce a esté de pieça otroié es - sainz establissemenz à la noble prevosté d’Orient et à cele d’Urbicaire et - il n’est pas dote que cez .ii. poostez tant seulement ne sont pas ivels mes la tenue est - leur pareil.

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- Cil meismes empereres dit à Costentin le prevost. [pr.] Nos commandons que li primaz des avocaz de la cort al noble conte d’Orient ait par - deus anz l’office de patron de la borse l’empereeur et reçoive par cez deus anz les - conforz qui li seront establi par commun assentement ; e quant li dui an seront passé, il - lest l’office d’avocatie ; e la compaignie des devan diz avocaz soit governee si que il ne - soient que .xl. ; en tel maniere que se il en i a jai a plus - plus, cil qui plus i sont ne soient pas geté de l’office des avocaz mes nus autres n’i soit ajostez que la compaignie des avocaz ne passe le nombre de .xl. - E si commandons que cil qui auront acompli l’office del patronnage de - la borse l’empereeur, si com il est establi, ne soient pas destorné que chascun ne puisse fere office d’avocat por soi et por autrepor soi et por sa f. (singulos tam pro se quam pro iugali sua éd. - Krüger), et por sa fame et por le pere sa fameet por le pere - sa fame (et socero et socru éd. Krüger) et por sa mere et por - son gendre et por sa bruz et por ses enfanz et por ses serset por ses - sers om. (colonis et servis éd. Krüger) et - por ses coutiveeurs qui apartienent à lui ; ne leur mesons ne soient - grevees de nul servise se il vuelent avoir tuitv. tuit avoir - cest cest avantage en une meson tant seulement. En seur que - tot, nos commandons que por les semonses soit gardee la mesure que nos - nos - - avons envoiee - por els et por leur coutiveeurs et por leur sers, si que congiez ne soit donnez à nul de - trespasser cele mesure encontre els. Ne nos ne volons pas que de ci en - avant soit aucuns acompaigniez al devant dit nombre des avocaz devant que l’en sache que - il ait esté endoctrinez es lois partant de tens comme il est establi. E - si volons que li fil as avocaz qui encor sont en l’office d’avocacie ou à cels qui ont - acompli l’office del patronnage de la borse l’empereeur qui encore vivent ou qui sont - mort, soient mis pardevant les estranges qui voldront venir à tel office et soient - acompaignié à l’assemblee des avocaz par grace et sanz nul costement se il ont receu la - doctrine des lois par tant de tens comme il est establi. E que l’en se - porvoie de cels qui ont receu ou qui receuront l’office del patronnage de la - borse l’empereeur ; et ne mie tant seulement de cels qui vivront puis que il auront - acompli, mes de cels qui morront en l’office, nos commandons que li oir as patrons de la - borse l’empereeur qui sont apelé à tel degré, ja soit ce que la mort les devancisse, si - que il ne puissent pas acomplir leur office, aient leur biens autresi bien comme li oir à - cels qui l’ont acompli ou qui l’acompliront, et que il ne soient contraint de sostenir la - cure de nulde leur c. (minime cuiuslibet actus publici - sollicitudinem nolentes subire compelli éd. Krüger) commun office se il ne - velent ; et il ne soient grevé de nule maniere de servise se ce n’est par nostre espicial - auctorité. E se aucuns les velt trere en cause, il soient - il soient - - semons pardevant le conte d’Orient, qui - est leurqui leur est a. avenant juges, et pledent en sa - cort.

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- Cil meismes empereres dit à Eustace le prevost. [pr.] Il covient guerredonner par principals loiers l’office as avocaz qui est loables - et durement necesseres à la vie des hommes. E por ce, nos commandons - que li patron de la borse l’empereeur, qui solonc le tens seront en ta cort, soient entre - les nobles contes de nostre saint consistoire el sollempnel jor de la feste des kalendes - de janvier, de l’an tant seulement en quoi il sont en cel office, et reçoivent o els le - confort de nostre hautece. E quant il auront acompli cel office, se il - ont nobles fiulz, il soient mis en la compaignie des notaires por fere les letres as - princes et as barons. E se aucuns est amonestez, par les lettres de ton - siege, por dete que il ait reconeue ou por cause de quoi il soit accusez, et il soit - apareilliez de mostrer sa confession, il ne le face pas par devant arbitre, ne par devant - juge delegat, mes pardevant les patrons de la borse l’empereeur qui seront en cel tens, ou - par devant l’un se li autres n’i puet estre. E se aucuns veult metre - avant loials allegations de noces qui ont esté celebrees par corage de fere mariage d’une - part et d’autre sanz avoir instrumenz de doere, et des enfanz qui sont né de tel mariage - et qui aprés en nestront, il les covient metre avant par escriz par devant les patrons de - la borse l’empereeur qui seront en cel tens, ou par devant l’un se li autres - n’i puet estre, si comme nos avons avant ditnous avons dit - avant, en tel maniere que les allegations qui seront fetes en derriere des - persones contre qui eles sont fetes, soient lessiees sanz determiner jusqu’à tant que eles - i soient. Et quiconques voldra franchir les sers pardevant les - viscontes, les franchises soient donnees et prononciees par la propre voiz as avocaz. - E li autre privilege qui pieça ontp. nos - ont esté otroié as devant diz patrons de la borse l’empereeur et as avocat qui - encor maintienent l’office d’avocatie seulonc le tens durent en leur estableté et en leur - fermeté par cest nostre confermement.

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- Cil meismes empereres dit à Sercie le prevost. [pr.] Nos avons jugié par avenant atreinpement à recevoir les requestes as avocaz de la - cort de la prevosté de la contree de Syre. E si commandons que li primaz qui sera seulonc - le tens pardesus els ait par deus anz l’office del patronnage de la borse l’empereeur et - reçoive par cez deus anz les conforz qui seront establi par commun assentement. E quant li - dui an seront passé, il lest l’office d’avocacie et la compaignie des devant diz avocaz - soit governee, si que il ne soient que .xxx. ; en tel maniere que se il en i a ja plus, - cil qui plus i sont ne soient pas getés. pas digne de (de advocationis officio minime reiciantur éd. Krüger) de l’office as - avocaz, mes nus autres n’i soit ajostez que la compaignie des avocaz ne passe le nombre de - .xxx. E si comandons que cil qui auront acompli l’office del patronnage - de la borse l’empereeur, si come il est establiz, ne soient pas destorné que chascuns ne - puisse fere office d’avocat por soi et por sa fame, et por le pere sa fame et por sa mere - et por son gendre et por sa bruz et por ses enfanz et por ses coutiveeurs et por ses sers - qui apartienent à lui ; ne leur mesons ne soient grevees de nul servise - se il vuelent tuit avoir cest avantage en une meson tant seulement. E - en seur que tot, nos commandons que por les semonses soit gardee la mesure que nos avons - avons - - envoiee, - por els et por leur coutiveeurs et por leur sers, si que congiez ne soit - donnez à nul de trespasser cele mesure encontre els. Ne nos ne volons - pas que de ci en avant soit aucuns acompaigniez al devant dit nombre des avocaz devant que - l’on sache que il ait esté endoctrinez es lois par tant de tens com il est establi. - E si volons que li fil as avocaz qui encor sont en l’office - d’avocacie, ou à cels qui ont acompli l’office del - patonnage - patronnage - de la borse l’empereeur qui - encor vivent ou qui sont mort soient mis pardevant les estranges qui voldront venir à cel - office, et soient assemblé à la compaignie des avocaz, par grace et sanz nul costement, se - il ont receu la doctrine des lois par tant de tens com il est establi. - E que l’on se porvoie de cels qui ont receu ou qui recevront l’office del patronnage de la - borse l’empereeur ; et ne mie tant seulement de cels qui vivront puis que il l’auront - acompli, mes de cels qui morront en l’office, nos commandons que li oir as patrons de la - borse l’empereeur qui sont apelé à tel degrei, ja soit ce que la mort les devancisse, si - que il ne puissent pas acomplir leur office, aient leur biens autresi bien comme li oir à - cels qui l’ont acompli ou qui l’acompliront et que il ne soient contraint de sostenir la - cure de nul commun office se il ne vuelent ; e il ne soient grevé de nule maniere de - servise se ce n’est par nostre espicial auctorité. E se aucuns les veult trere en cause, - il soient semons par les letres al prevost en qui ballié il sont qui est leur avenanz - juges et pledent en sa cortCommentaire : manque la - traduction des par. 2.7.25-29 (idem dans fr. 496).

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- [2.8.0 De advocatis fisci] - Cist titres est des avocaz à la borse l’empereeur. -

- Li empereres Anastaises dit. Porce que tu proposes que - tu as sostenu les causes des choses qui apartienent à la borse l’empereeur, ja soit ce que - tu nies que tu n’as pas receufr. 20120 : receuz, - -z exp. par le scribe ton salaire, neporquant tien toi en ce - que tu as commencié ; quer il est devee que cil qui ont sostenu causes por la borse - l’empereeur ne doignent - coseil - conseil - ne aide encontre.

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- Li empereeur Valentins et Valerians dient. Tu peuz par - nostre auctorité aidiertu puez prouver par nostre auctorité et aidier - (Potes auctoribus nobis adversus fiscum quoque patrocinium exhibere - privatis éd. Krüger) à tes privez contre la borse l’empereeur por que tu - lesses à recevoir la cause que tu tretas quant tu estoies avocaz de la borse - l’empereeur.

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- Li empereres Constantin dit. Li avocaz de la borse - l’empereeur se gart por poor de paine que il ne - coite - çoile - fr. 496 : que il ne ceile les c. - (ne fiscalia commoda occultet éd. Krüger) les choses qui - apartienent al preu de la borse l’empereeur, et que il ne mueve plet à tort el non de la - borse l’empereeur se il n’a droite cause.

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- Li empereeur Gracians et Valeriens et Theodoses dient. Cil qui oent le conte de noz privees choses et qui sont pardesus les causes et - pardesus nostre tresor recoivent les plez quant li avocaz de la borse l’empereeur sera - presenz.

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- [2.9.0 De errore advocatorum vel libellos seu preces - concipientium] Cist tytres est de l’erreur as avocaz ou à cels qui - forment les libelles ou les prieres. -

- Li empereres Alixandres dit. Les choses que li avocat - alleguent, quant cil qui les causes sont sont en present, doivent valoir autretant comme - se li seigneur meisme des causes les alleguassent.

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- Li empereres Gordians dit. Les erreurs à cels qui - escrivent les proieres ne puent pas grever la verité ; et por ce, se tu puez prover que li - condempnemenz de quoi tu proposes que mention est fete el premier libelle n’i fu mis fors - par erreur, cil qui doit tretier la cause savra bien que il ne covient pas quasser les - allegacions.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il ne - covient pas rapeler par letres les causes qui sont terminees par sentenence. Et ce qui est - establi que l’erreur des avocaz ne nuise pas à cels que il defendent, ne te puest edier ; - quer tu estoies en present, ne ne contredeis pas en apert dedenz trois jorz ce que ces - avocaz avoit fetavoit dit ne, ne n’apelas pas aprés la - sentence se il t’estoit avis que ele te gravast.

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- [2.10.0 Ut quae desunt advocationi partium iudex - suppleat] Cist tytres est que li juges acomplisse ce qui defaut as - avocaz. -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. L’on ne - doit pas doter que li juges ne puisse acomplir ce que li pledeeur ou cil qui les causes sostienent dient mains que il ne doivent, et que il ne puisse dire ce que - il soit que s’acorde as lois et à commun droit.

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- [2.11.0 De causis, ex quibus infamia alicui inrogatur] - Cist tytres est de quels causes male renomeement. -

- Li empereres Severins dit. Tu ne perz pas ta boene - renommee por ce seulement que tu as esté mis en chartre et liez par le commandement de - loial juge se tel sentence fu avant donnee sus toi par quoi tu deusses estre diffamez.

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- Cil meismes empereres dit. L’on ne puet pas entendre - que cil soit dampnez de larrecin ne de rapine ne de chatel tolu ; que, porce que il avoit - pris plus que il ne devoit par nonpar non om. (debiti nomine éd. Krüger) de trëuz, fu condempnez par le prevost - à rendre à double ce que il avoit receu plus que il ne devoit.

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- Cil meismes empereres dit. Ja soit ce que plus cruel - sentence deust estre donnee sus toi, neporquant porce que li visquens fu meuz par - certaines resons et donna plus debonnere sentence, et comanda que tu t’atenisses par deus - anz de l’ordre des chevaliers, il est aperte chose que quant cist termes fu passez tuquant cist termes fu passez tu om. (transacto tempore non esse te in numero infamium palam est eo éd. - Krüger) ne fus pas el nombre des infames, porce que il semble que li juges te - quitoit aprés deus anz la defense que il fesoit que tu ne fusses en la compaignie des - chevaliers.

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- Li empereres Severins dit. Se tu prueves que - Possidoines, qui par la sentence al visconte fu envoiez en essil à un an, deust estre - dampnez par essil de .v. anz, por ce ne le covient il pas tenir por infame, quer il semble - que l’aspresce de la sentence puet bien estre adouociee o les autres damages.

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- Cil meismes empereres dit. Il est defendu que li - chevalier qui sont apelé doien, porce que il ont .x. chevaliers soz els, ne leur fil, ne - soient pas chastié par batement. Mes se li visquens prononça que tu eusses fet tort, il - est encoupez de male renommee.

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- Cil meismes empereres dit. Cil qui à tens sont donné à - commun servise, il revienent à leur estat quant li tens est acompliz, mes il sont toz jorz - puis infame.

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- Li empereres Antoines dit. Nus qui est atenuz des - biens son pere n’est por ce infames.

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- Cil meismes empereres dit à une fame. Se tu es - condempnee de larrecin, ja soit ce que tu n’aies pas esté fustee, tu es diffamee. Mes se - la chose que autres a emblee est trovee sus toi qui rien ne savoies, la dure sentence que - est donnee sus toi n’empire pas ta renommee.

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- Cil meismes empereres dit. Nus n’est diffamez por - defendre ce que il fist en enfameeenfance (Neminem sequitur infamia ob defensa negotia publica patriae suae éd. - Krüger).

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- Cil meismes empereres dit. Cil est difamez qui par son - serf meismes est da[m]pnezdampnez de tort fereCommentaire : manque la traduction du par. 2.11.11 (Imperator Alexander Severus. Debitores qui bonis cesserint… éd. Krüger), - idem dans fr. 496.

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- Li empereres Alixandres dit. Cil qui abandonent leur - biens, ja soit ce que leur biens soient vendu por cele cause, neporquant il ne sont pas - por ce diffamé.

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- Cil meismes empereres dit. Les choses que li peres qui - blasme ses enfanz escrist por son testament ne diffame pas les filz ; mes l’opinion de - celui qui desplout à son pere est molt empoiriee envers boene gent.

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- Li empereres Gordians dit. Tes oncles ne crieme nul - diffamement por ce se il fu batuz por un crime se sentence ne fu donné contre lui qui - diffamast.

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- Cil meismes empereres dit. Li tens en quoi les fames - qui ont perdu leur seigneurs doivent plorer est amenuisiez par l’esgart de la tres haute - ordre des princes ; et li tristes habiz et les autres enseignes de tel maniere sont quité - as fames ; mes il ne leur est pas otroié à marier soi dedenz les tens que les fames - suelent plorer leur mariz. E se ele se marie dedenz le tens, et ele et cil qui la prent à - fame, neïs se il est chevaliers, encorent à torejorz en mauvese renommee.

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Cil meismes - empereres dit. Il est aperte chose que cil qui est menez par ville por - batre et por mostrance que il est meufeteurs est diffamez et pardurablement.

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- Cil meismes empereres dit. Li pardurables - establissemenz ne diffame pas tant seulement cels qui sont dampné de tort fet, mes cels - qui en font covenant. E il nos plest que l’entende par cels qui font covenant cels qui par - marchié donnent aucuns deniers por leur mauvese conscience.

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- Li empereeur Carins ditC. et N., et Numenes - dient. Il ne semble pas que l’interlecutoire que li prevolz donna - diffamast celui de qui tu te plainz ; quer il n’a pas esté espicialmentn’a pas especiaument esté d. dampnez par totne por tot ne ne por force que il feist, ainsi a esté grevez par l’ire al - prevost et amonestez que il ament sa vie.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Cil - doivent estre diffamé qui contre droit et engressement demandent usure por soffrance de - deniers que l’en leur doit d’usure.

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- Cil meisme empereeur dient. Se ti frere estoient - dedenz aage et il se firent regarder al peuple por mostrer l’art as joeeurs tant - seulement, il n’ont pas por ce perdu leur renommee.

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- Cil meismes empereeur dient. Cil qui ront la foi de la - compaignie est diffamez ; et se il est semons en son non, il est tenuz à - fere satifacion por son compaignon.

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- [2.12.0 De procuratoribus] Cist - tytres est de procurateurs. -

- Li empereres Pius dit à Sever. L’on demande ald. as p. procurateur caution que ce sera estable que il fera totes - les foiz que l’en n’est pas certain que la besoigne li ait esté commandee.

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- Li saint frere dient. Porce que tu diz que la cause - por quoi tu es empledié est por chatel, tu puez bien respondre à ton aversaire par ton - mari quant il avra fet les sollempnitez que procurateurs doit fere ; quer les causes qui - sont menees por chatel pueent d’une part et d’autre estre demenees par procurateurs.

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- Li empereeur Severins et Antoines dient. [pr.] Fai - semondre pardevant le prevost celui qui procure les choses as oirs qui te doivent si come - tu diz ce que tu baillas à leur pere sus sa loialté et il sera contraint de respondre toi, - ou il serail li sera d. defendu solonc la forme de jurisdicion - que il ne s’entremete de leur besoignes. E se li oir ne sont defendu, - li prevolz se conseillera savoir mon se il te doit metre en possession, et ensuivra la - jurisdicion de quoi l’en seult user envers cels qui n’ont point de - defendeeur.

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- Cil meisme empereeur dient. Porce que tu diz que - jugement fu fez parderriere toi, il est droiz que la defense de la cause te soit rendue, - ne ce ne te nuira pas que ta fame fu al jugement et s’acorda à la sentence ; quer autrui - besoignes ne pueent pas estre tretiees par fames se les auctions ne leur sont otroiees, si - que la chose et li gaainz soit leur propre.

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- Li empereres Antoines dit. Il est - cotenu - contenu - en - pardurable establissement que il covient refuser les actions à celui qui veult demander el - non de celui qui n’est pas presenz, se il ne le veult defendre.

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- Cil meismes empereres dit. Il n’est pas en dote que - cil qui est coupables d’aucuns crime ne puet pas recevoir le defendement d’aucune cause - devant que il ait purgiee sen innocence.

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- Cil meismes empereres dit. Il ne covient pas chevalier - pledier par non de procurateur, ne por son pere ne por sa mere ne por sa feme ne por noz - letres ; quer il ne li est pas otroié por le commun profit que il reçoive autrui defense - ne rachat autrui besoignes ne ne viegne pledier por autrui.

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- Cil meismes empereres dit. Se aucuns tete om. (tibi mandavit éd. - Krüger) demanda que tu demandasses ce que l’en li devoit, tu ne puez pas - commander à autre que il le demant devant que la contestacionc. del - plet s. soit fete.

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- Cil meismes empereres dit. Cil qui deservent leur - soudees pueent bien sanz mesfet entremetre soi de leur besoignes ; ne l’on ne puet pas - dire que cil qui porsuivent les auctions qui leur sont otroies por cause droite et honeste - face autrui besoigne. Quer ja soit ce que li contenz soit pris par boene foi de persone à - autre, nequeden il n’est pas dote que ce ne soit sa chose que il demande ; ne ce n’est pas - tant seulement lede chose, ainz est desloial chose que ce soit defendu à mes - chevaliers.

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- Cil meismes empereres dit. Se li procureres qui est - establiz à un certain article à plus fet que l’en ne li comanda, ce ne pout - rien nuire à son seigneur. Mes se il out pleniere poosté en tote la cause, l’en ne puet - pas rapeler la chose jugiee. E neporquant, se il a fet aucune chose par barat ou par - tricherie, il ne t’est pas defendu à empledier le seulonc la forme des jugemenz.

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- Cil meismes empereres dit. [pr.] Li defendeeur ne li - procureeur ne pueent pas en leur persone fere procurateur en la chose à cels que il - defendent ou procurent, mes il doivent establir un demandeeur. Mes cil - ou cele qui sont desoz la main al procureeur ou al defendeur pueent ordener procureeur à - demander ou à respondre par la volenté del defendeeur ou del procureeur. - E meisme li defendeeur ou li procureeur quant il ont fete la - contestation del plet pueentpuet bien fere procurateur, - autresi comme li procureeur qui font la contestation del plet.

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- Cil meismes empereres dit. [pr.] Il ne fu pas besoinz - de demander à ton fil qui soffroit à toi defendre se il en avoit commandement por deus - resons ; ou porce que aucuns ou privez ou estranges puet sanz mandement estre receuz à - defendre autre par donner soufisamment caution et o les autres sollempnitez ; ou porce que - se li filz veult demander aucune chose el non de son pere, il n’est pas contrainz de - prover que il en ait commandement. Mes porce que tes filz n’avoit pas - encore acompli droit aage, le pout li juges par droit metre arriere de la procuration ; - mes il fu molt meulz droiz d’oïr tel defendeeur que de condempner griement toi qui n’i - estoies pas por contumance et porce que tu n’avoies qui te defendist.

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- Li empereres Gordians dit à un chevalier. Tu puez en - tel maniere porsuivre l’action que ta mere te commanda, se il ne te fu opposé - pppose - opposé - quant - tu feis la contestation del plet que tu estoies chevaliers, par quoi tu ne pooies - porsuivre autrui action comme procurateurs, mes ce ne te puet pas estre opposé ore quant - l’en apele. Quer se la chose fust entiere, la reson del pardurable - establissent - establissement - - ne sofrist pas que tu porsuivisses l’auction que tu avoies receue en autrui - non.

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- Cil meismes empereres dit. La sentence qui fu donee - contre toi n’est mie por ce mains tenable, que ten aversaire qui avoit mains de .xxv. anz - commanda sanz procureeur la cause à tretier à son mari. Quer li aagés seult edier as - geunes en defendre les de damage, mes il ne leur seult pas nuire es choses qui tornent à - leur preu.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Tu - reconneu - apatement - apartement - tu as reconneu - apertement en en tes proieres que tu as rachaté ton plet contre - boenes meurs. Quer recevoir procuration, qui est office que l’en doit fere par grace, - n’est pas chose que il ne lise bien à fere. Tel maniere d’office soient donc receu en tel - maniere, que cil qui les recevront n’en puissent estre repris.

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- Cil meismes empereres dit. Il est certaine chose et - aperte que li procurerres ne li demanderres d’aucune possession n’ont pas pooir de vendre - la seigneurie des choses se il n’en ont receu espicial commandement. Et por ce, se tu - achetas d’els le fonz sanz la volenté del seigneur, tes desierriers n’est preuz, par quoi - tu requierz que por tel achat te soit otroié la seigneurie de la chose.

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- Cil meismes empereres dit. Nus n’est contrainz de - recevoir procuration mal grei suen, ne d’estendre la, outre se ce n’est por apel ; ne nus - n’est contrainz de defendre celui qui se defuitqui se defaut, - quer assez soffit que l’en acomplisse la foi que l’on a receue.

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- Cil meismes empereres dit à une fame. Ce est office à - homme que recevoir à defendre autrui, et ce passe nature de fame. Se tes filz est dedenz - aage, si requier donc que defenderres li soit donnez.

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- Cil meismes empereres dit. Se li prevolz de la contree - aperçoit, quant il avra oï la cause, que li pris que tu donnas à cels qui sanz - commandement del seigneur voloient estrangier autrui fonz ou autrui serf alast el pré al - seigneur, et que ses assentemenz n’i fust ne devant le marchié ne aprés , li - commandera que li pris te soit renduz.

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- Cil meismes empereres dit. Il ne nos semble que il ait nule difference se la cause est venue al procurateur des le - commencement ou puis que li plez fu commenciez.

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- Li empereres Costentins dit. [pr.] Li mariz ait congié - d’entremetre soi des choses sa fame sanz comandement par sollemnel caution, que les fames - ne soient en peril de perdre leur honesté por l’endroit de porsuivre leur plez, et que il - ne les coviegne estre àe. as a. assemblees des hommesh. et as as jugemenz. E se il en a receu - commandement, ja soit ce que il soit ses mariz, il ne doit fere fors ce tant seulement qui - est contenu en sa procuration.

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- Cil - meissnes - meismes - empereres dit. Quant li - procureeur ont esté establi et il sont fet seigneur de la cause aprés la contestation del - plet, cil qui les ont fez procurateurs n’aient pas poesté de porsuivre les causes se n’est - por mortel haine qui soit contre le procurateur ou por maladie ou por autre cause - necessaire ; quer lors puet estre li plez bailliez à autre à maintenir malgrei leur.

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- Li empereeur Julians dit. Il n’est nule dote quant - plez est demenez en jugement, et li procureres est fez sires de la cause par ce que il a - fet la contestation del plet, que il ne puisse aprés la mort à celui qui le fist - procurateur finer la cause qui est commenciee. E cil qui firent l’ancien droit otroierent - bien que il i peust establir procurateur.

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- Li empereeur Gracians et Valentins et Theodoses dient. Ja soit ce que l’en ne doie des le commencement del plet enquerre la persone del - procurater savoir mon se li sires del plet li a donné comandement de tretier sa cause, - neporquant se faus procurerres est trovez, l’en seult dire que li plez n’est nus, - nel - ne li - jugemenz - nus.

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- Li empereeur Valentins et Archemes et Theodoses dient. Quicumques est eneurez de dignité de prevosté d’Orient ou - d’urbicaire ou de mestris de chevaliers ou d’estre quens de nostre consistoire ou qui à - baillie de visconte ou de vicaire, se il muet aucun plet - plet - - ou aucun plez est meuz contre lui, il - establisse procurateur en la droiture de sa cause. E se aucuns trespasse les - establissemenz de ceste loi et il se met es jugemenz por pledier, il perde le profit del - plet que il ne veult pas mener par procurateur. E li juges qui fera contre ce sache que - .xx. livres d’or seront prises de lui et autretant de son office.

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- Li empereres Archemes et Honoires et Theodoses dient. Nos donnons à chascun congié de pledier par procurateur es causes de chatel s’il - vuelent, ja soit ce que l’auctorité de commandement ne de sentence ne senefiene senefia pas pas espicialment, se essi n’est pas aventure que - l’auctorité del grant juge apealt aucune foiz devant soi por les causes qui sont tresgranz - aucuns que il cuide à plus loials que les autresCommentaire : manque la traduction des par. 2.12.27-28 (texte grec).

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- [2.13.0 Ne liceat potentioribus patrocinium litigantibus - praestare vel actiones in se transferre] Cist tytres est que il ne - lise pas à plus puissanz defendrede defendre les pledeeurs - ne prendrede prendre sor soi leur actions. -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. [pr.] Claudius li tressages princes nostre anceiseurs establi molt saintement que cil qui - soffrissent le damage de leur causes, qui apeleroient en leur aide le defendement as plus - puissanz, que quant ceste poor seroit proposee, les causes qui sont amenees en jugement - corussent plus par leur force que par l’apuiement des richoises as puissanz. - E il est certaine chose que il fu si commeuz par les complaintes à - cels des contrees que il fustil fist le le governeeur des - contrees estre gardes de cest establissemenz et vencheeurs de cels qui le despiroient, si - que il preissent venchance par cruel sentence de demandeeurs ou des procurateurs qui el - sostenement des causes fussent porpris par grace ou rachaté par loier. - E porce que ce est li profiz à toz, et meesmement as plus povres qui sont sovent aprient - par la force des puissanz(qui saepe importunis potentium - intercessionibus opprimuntur éd. Krüger), tu devras entre les pledeeurs - metre ten audience. E n’aies pas poor que tu faces por ce tort as nobles - hommes ; quer Claudius li sainz princes fist le governeeur des contrees gardes de ceste - chosefr. 20120 : choses dans le - ms., -s biffé par le scribe et vencheeurs se mestiers en - estoit.

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- Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Se auction - de quelque maniere que ele soient sont donnees as persones des plus puissanz, cil qui leur - donnent perdent la causeles choses (debiti creditores - iactura multentur éd. Krüger) ; quer la covoitise des creanciers est tote - aperte, qui font autres demandeeurs de leur actions.

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- [2.14.0 De his, qui potentiorum nomine titulos praediis - adfigunt vel eorum nomina in lite praetendunt] Cist tytres est de - cels qui metent en leur possessions tytres el non des plus puissanz ou qui metent avant - leur nons en plet. -

- Li empereeur Archemés et Honoires dient. [pr.] Nos nos - apercevons que pluseur qui se despoirent de leur causes porce que eles ne sont pas loials - opposent à cels qui les font semondre les tytres ou les privileges d’aucune noble dignité. - Mes que il n’usent de cez nons et de cez tytres por trichier les - lois et por espoenter leur aversares, li noble homme qui à escient s’assentent à ceste - tricherie doivent estre puni par commune sentence. E se il n’ont en ce - donné nul assentement que libelle ou tytre soient en leur non mis en autrui mesons, tel - venchance soit prise de cels qui l’ont fet, que il soient chargié de plom et soient - pardurablement sozmis à torments. à peine de t. de metal. - Quicumques sera donc semons en plet, et porserra la chose porquoi il - sera semons, quant il avra sollempnelment receu le tytre de la semonse, se il veult metre - avant libelle ou tytre d’autrui non qui contredie à la semonse, il soit puniz par - perperdre - perdre - fr. - 20120 : perperdre signe d’abréviation redondant - | fr. 496 : perdre la possession ou la cause que il essaioit - à retenir ou à eschiver par cest barat. Ne il n’ait pas pooir de demander arriere - l’action, ja soit ce que il fust provable chose que il i avoit droit. E - cil qui suefrent de leur grei que leur tytre soient mis en autrui plez de quoi ne la - proprieté ne la possession ne leur apartient, il covient que il soient diffamez comme - sosteneeur de mauvés plez.

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- [2.15.0 Ut nemo privatus titulos praediis suis vel - alienis imponat vel vela regalia suspendat] Cist tytres est que - nus bas hom ne mete tytres en ses possessions ne es autrui / ne ne pende baneres - roialsfr. 20120 : ne ne… roials écrit au f. 49b -

- Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Il apartient - à la roial majesté que noz mesons tant seulement et noz patremoines soient - seigné par escriture de tytres. Sachent donc tuit que la chose sus quoi li nons al - seigneur sera escriz sera atornee à la commune droiture.

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- Li - empereere - empereeur - Theodoses et Valentins dient. [pr.] Nus n’ost pendre banieres roials ne metre tytre as choses sanz le - commandement d’avenant juge quel persone que les tiegne, et par quel maniere que ele les - tiegne, ja soit ce que cil qui possiet les choses nec. n’en - soit soit pas sires, ainz les tiegne à tort ou les ait envaies folement. E cil - qui ce osera fere se il est povres hom, nos commandons que il soit sozmis à tres grief - torment. [1] E se il est nobles hom ou curials ou chevaliers ou clers, nos commandons que - il soit en essil envoiez, et estrangiez ne mie tant seulement de la cité de Romme mes de - tote franchise. E il covient que tuit li juge soient executeur de ceste loi. [2] E nos - donnons congié d’oster et de bruisier les tytres et de couper les banieres non pas tant - seulement à cels en qui grevance ce est fet contre droit et contre les lois mes à toz - autresi, as sers comme as frans, sanz poor de paine et sanz acusement de crime. E si - establissons que li juge et leur office soient puni de .xxx. livres d’or chascun se il - reçoivent tel acusement ne suefrent pass. que il que il soit - escriz.

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- [2.16.0 Ut nemini liceat sine iudicis auctoritate signa - imprimere rebus, quas alius tenet] Cist tytres est que il ne lise - à nul à metre signes es choses que autres tient sanz l’a[u]ctorité al juge. -

- Li empereres Probz dit. Nos avons à pluseurs escrit - que il ne covient pas empriendre signe es choses que autres tenoit devant que sentence - soit donnee. E por ce, tu porras bien oster cels qui à tort ont esté mis es choses ou es - fruiz que tu tenoies, si que quant il seront osté, la cause qui est commenciee soit - terminee.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il ne - list à nul à empriendre signes es choses que autres tient, ja soit ce que aucuns die que - eles sont seues ou obligiees à lui.

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- [2.17.0 Ne fiscus vel res publica procurationem alicui - patrocinii causa in lite praestet] Cist tytres est que la borse - l’empereeur ne chos[e] commune ne doinst à aucun procuration por cause de - defendement. -

Li empereres Gordians dit. Tu - desierres contre les resons de droit à estre ediez par les forces de la chose commune, por - l’endroit de la quantité que doiz à la chose commune.

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- Cil meismes empereres dit. Porce que tu allegues que - tu veuls donner la moitié de tes choses et de tes actions à la borse l’empereeur por estre - mielz defenduz par sa force, la discipline de mon tens ne suefre pas tel gaaing. E por ce, - se tu as aucune droiture, entremet toi de defendre la sollempnelment sanz esforcier moi de - fere chose que je ne doie.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Ce est - abhominable chose en noz tens que la borse l’empereeur doinst procuration contre ses - privez por endroit de dete.

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- Cil meisme empereeur dient. L’on ne doit pas contre la - pes de nostre tens requerre l’aide de nostre borse por fere tort as creanciers. Rent donc - à nostre borse ce que tu li doiz. E se li creanciers te tret - te tret - - en plet de qui tu nies que il ne te nombra pas les - deniers que il te demande, tu puez solonc les lois user tele exception que li denier ne ce - furent pas nombré.

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- [2.18.0 De negotiis gestis] Cist - tytres est des besoignes fetes. -

- Li empereeur Severins et Antoines dient. Quant tu - avoies soupeçonneus les defendeeurs à tes filz et tu requeroies que autre defendeeur ou - procurateur lor fussent donné, tu feisoies office de pitié. E tel cause ne reçoit pas - action des besoinges fetes que tu puissens demander les despenses que tu feis en tel - plet ; quer se aucuns fet aucuns despens por les besoignes à cels qui sont de sa mesniee, - il ne les puet pas demander arriere.

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- Cil meisme empereeur dient. Il est otroié que cil - aient action de demander leur despens contre cels qui sont dedenz aage, qui por - destraignanz causes et par grant besoig ont fet leur besoignes à leur preu, de quoi il - sont fet plus - rche - riche - . E par cest droit c’est il jugié que tu aies - les despens que tu allegues que tu feis por l’enfant que tu amenas à Romme por demander - defendeeurs, se sa tante ne puet mostrer que ele estoit apareillie de fere - ce à ses propres despenses.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu as paié deniers por - ton frere qui es oirs comme tu, tu puez pledier o lui par action de sa besoigne fete. E se - tu as esté contraint de paier tote la dete por delivrer vostre - aage - gage - v. gage tu (sive - pignoris liberandi gratia debitum universum solvere coactus es éd. - Krüger), tu avras cele meisme action ; ou se vos n’avez parti, tu prendras - tot avant ce que tu as mis.

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- Cil meisme empeereur dient. Qui recevra les besoignes à l’orfeline par - le commandement al defendeeur, il ne fera pas la besoigne por le defendeeur, ainz aura - vers la pucele action de ses besoignes fetes.

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- Cil meismes empereeur dient. Cil qui a esté franchiz - ne puet pas contre les filles son patron qui sont orfelines avoir action por son servise - se il a fetes leur besoignes.

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- Cil meisme empereeur dient. Tu diz que procurerres te - fu donnez el testament ton pere, et il ne puet pas sembler que ce fust fet par droit. Mes - se il s’entremist des chosese. de ses choses si , si comme tu - proposes, tu puez avoir action contre lui et contre ses oirs de tes besoignes fetes.

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- Li empereres Antoines dit. Se cil qui tes besoignes - fist t’a establi oir en deus onces, ja soit ce que tu aies cel heritage, neporquant tu - puez es autres dis onces avoir action contre les autres oirs se tu l’avoies contre celui - qui est morz.

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- Cil meismes empereres dit. Plede contre cels qui - procurerontqui procurent tes tes besoignes par action de - besoignes fetes. Ne ce ne te nuira pas se tu as à tart commencié cest plet, porce que tu - entendoies à chevalerie. Quer ceste maniere d’action ne puet pas estre botee arriere par - prescription de lonc tens.

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- Cil meismes empereres dit. Se Julians prist deniers de - ton deteur et tu otroias cele paie, tu as encontre lui action de besoignes fetes.

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- Li empereres Alixandre dit. Se vos garisistes autrui - serf malade qui n’estoit pas petit profitables à son seigneur, vos feistes - profitablement sa besoigne et poez recovrer vos despens par avenant action.

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- Cil meismes empereres dit. Tu requiers par mauvese - reson que la norreture que tu meis en tes filz te soit rendue, quer tu le feis par amor de - mere. Mes se tu as en leur choses mis aucune chose del tuen loablement à leur preu, et tu - mostres que tu ne le feis pas par amor de mere mes par pensee et par corage de ravoir le, - ice puet tu avoirtu ravoir par par action de besoignes - fetes.

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- Cil meismes empereres dit. Se li filz paia une dete - por son pere, il n’a vers lui nule action por cele paie coment il fustc. que il fust, ou se il estoit en la poosté al pere quant il la paia ou il - estoit à soi et bailla les deniers par volenté de donner li. Se tes peres fu donc à soi - quant il procuroit une besoigne por son pere et il paia sa dete sanz son commandement, tu - puet contre tes oncles avoir action de besoignes fetes.

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- Cil meismes empereres dit. Tu ne doiz pas demander al - pere ta fame ce que tu as despendu por ta fame malade, ainz le doiz volentiers paier. Mes - se tu meis por li aucune chose à la mort par corage de ravoir le arriere, tu en enpledes - par droit son pere à qui ses doeres revient.

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- Cil meismes empereres dit. Se tu as sevi le mandement - al mari seul, et tu as fet les besoignes à lui et à sa fame, l’auction des besoignes fetes - apartient à toi et à la fame l’un contre l’autre. E à celui qui te fist le commandement - apartient l’action del mandement contre toi. E se tu as par aventure mis riens - mis - - fr. 20120 : - répetitionfr. 496 : mis riens del del tien, tu - puez avoir action contre lui.

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- Li empereres Gordians dit. Se tu as norries tes - fillastres par amor de pere et tu as por els donné as mestres aucuns loiers, tu ne puez - pas demander arriere ce que tu i as donné. Mes se tu i as mis aucune chose por esperance - de redemander la, tu puez de ce avoir action contre els.

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- Li empereeur GraciansGalerans et Volusians - dient. Se tu as fet la besoigne ta sereur et tu as por - lie - lui - paié treuz - ou tu as fettu l’as fet par son mandement ou pas sa proiere, - tu porras recovrer ce que tu paias por lui ou par action de besoignes fetes ou par action de mandement.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Li oir al - procureeur pueent profitablement estre empledié par action de besoignes fetes, et doivent - respondre de la tricherie et de li mesfet à leur anceiseur, ne il ne covient pas que il - aient l’office de l’aministracion ; et por ce, il n’aient nule poosté d’estrangier les - choses à celui que leurfr. 20120 : les ur dans le ms., -s biffé par le scribe anceisseurs - procura.

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- Cil meisme empereeur dient. Boene foi amoneste que les - usures des despenses qui ont esté fetes por autrui besoigne soient rendues. E tu uses de - cest droit contre cels de qui besoigne fere tu fus contrainz par besoing, si comme tu - proposes.

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- Cil meisme empereeur dient. Quant li uns des oirs vent - la chose qui est commune, li autres oirs qui conferme la vente a droite auction por sa - partie del pris.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] Il n’est pas - semblables al defendeeur ne à procureeur qui fet de son grei autrui besoigne sanz - commandement, quer cil le font par necessité et cil le fet par sa propre volenté. E ce - soffit assez se aucuns est conseilliez en ses menues choses al mains par le traval de son - ami. [1] E solonc ce, sus les choses que aucuns a aministrees de son gré, qui n’i a esté - establiz ne defenderres ne procurerres, le puez tu empledier porce que il n’est pas tenuz - à restorer tant seulement la tricherie et les granz mesfez, mes les legiers, et il sera - contrainz de rendre toi o usure ce que il te devra. [2] Mes des choses de ta droiture qui - te sont contre tenuessont contenues que (De ceteris vero, quae ab aliis tui constituta iuris detenta exacta non - sunt éd. Krüger) que cil qui sont establi ti defendeeur ne t’ont pas - porchaciees, ne leur puez tu rien demander, quer il n’ont pas poesté de demander en - jugement por l’exception qui est tote preste contre els. E por ce, tu doiz fere tes - demandes contre cels que tu diz qu’i tienent tes choses(et idcirco adversus eos, quos res tuas tenere dicis, detorquere tuas petitiones - debes éd. Krüger).

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- Cil meismes empereeur dient. Se ti cosin ont franchi - leur sers, ce que tu diz que il avoient aministré nostre chose ne pot empeechier leur - franchises. Mes il n’est pas dote que il ne puissent estee empledié puis le franchissement - de ce qui fu devant fet ; se eissi n’est que l’aministration de l’un et de - l’autre tens ne soit pas jointe ensemble mes departie.

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- Cil meisme empereeur dient. Cil qui font autrui - besoigne sanz espicial covenant ne sont pas tenu de restorer le damage qui vient - d’aventure.

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- Cil meisme empereeur dient. Quant les besoignes sont - fetes, l’action n’ - es - est - pas en la chose mes en la persone.

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- Li empereres Justiniens dit. [pr.] Grant mestre - soloient doter se aucuns s’entremet d’aministrer autrui chose contre la volonté à celui - qui les choses sont, et sus sen espicial defense, se il a nul action encontre le seigneur - por les despenses que il a fetes en tel maniere por entremetre soi de ses choses. [1] E li - un disoient que tel action estoit droite et profitable, li autre disoient que non ertque non estoit, et de cels est Julians. E nos determinons ce et - confermons que se li sires le contredit et il li defent que il ne s’entremete de ses - choses ; il ne puet avoir nule auction contre lui solonc la sentence Julian de despenses - que il ait fetes, puis que li sires li fist savoir que il ne voloit que il s’entremeist de - ses choses, ja soit ce que il ait bien fetes les. [2] Mes que seroit ce se li sires des - choses regardoit avroit fet pluseurs despenses por son preu, et lors li defendist par - tricherie que il ne s’entremeist de ses choses, si que il fust porce quites des despenses - que cil avroit fetes devant la defense(Quid enim, si - dominus adspexerit ab administratore multas expensas utiliter factas et tunc dolosa - adsimulatione habita eum prohibuerit, ut neque anteriores expensas praestet ? éd. - Krüger) ? Ce ne soufferrions nos en nule maniere ; mes nos ne volons que il - puisse avoir action de despenses que il ait fetes por nul amendement des le jor que la - defense li vint, ou par letres ou sanz letres, par tesmoig d’autres persones ; mes nos li - otroions bien que il ait droite auction contre les seigneurs por celes que il fist devant - la defense se eles sont profitablement fetes.

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- [2.19.0 De his quae vi metusve causa gesta sunt] - Cist tytres est des choses qui sont fetes par force ou par - poor. -

- Li empereres Alixandres dit. Il est respondu par droit - que les choses qui ont esté tolues par force ou par larrecin puent bien estre demandees - arriere se l’on selt où eles sont.

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- Cil meismes empereres dit. Porce que tu reconois que - tu ne prameis pas tant seulement les deniers ainz les paias, nos ne poons - voier par quel reson tu requierz autresi come se l’on t’eust fet force que ce que tu as - paié te soit rendu. Quer il ne semble pas verité que tu te hastasses de - paier, et lessasses la querele del cyrogrephe qui te fu toluz comme par force, se tu ne - diz que force te - ne - - force te fu (et in solvendo vim te passum dicis éd. Krüger) fu fete de - paier.

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- Li empereres Gordians dit. Se tes aieuls fu contrainz - par force ou par poor de vendre son fonz, ja soit ce que cil qui l’achata de lui l’ait - vendu à autre, neporquant se tu es oirs ton eieul, il nos plest que il te - nos - - il te soit (ut tibi - reddito a te pretio restituatur éd. Krüger) soit rendu quant tu - avras rendu le pris que il fu venduz. E tu porras demander ta chose seulonc la forme del - pardurable establissement pardevant le governeeur de la contree se cil qui tient n’est - garniz par longue tenue.

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- Cil meismes empereres dit. Se vos vendistes par force - ou par poor de mort ou de torment de cors et vos ne confermastes puis la vente ne ne vos - assentistesvos i a., se vos enplediez dedenz l’an seulonc la - forme del pardurable establissement, se la chose ne vos est rendue por le pris que vos en - eustes, vostre aversaires sera condempnez en quatre doubles. E aprés l’an, vos avez - actiona. l’action de demander le vostre sanz plus.

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- Cil meismes empereres dit. Il n’a point de difference - de qui la force fust fete à ton pere et à ton oncle, ou de l’achateeur meisme ou - - d'autre - ou d’autre par le s. (utrum ab emptore an vero sciente emptore - ab alio éd. Krüger) par - le sieu achateeur, que il fussent contraint par force ou par poor de vendre leur - possession. Quer se il furent contraint par force de donner por pou les choses qui - valoient asseiz, il empetreront par la force de la jurisdicion que - cele - ce - que ce qui (ut id quod - improbe factum est in priorem statum revolvatur, impetrabunt éd. - Krüger) qui a esté fet mauvesement soit ramené el premier estat.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il ne - covient que nule dignité nuise à aucun. Et por ce, entenz tu que la dignité que tes - aversaires a porce que il es[t]est senateurs ne soffist pas - tote seule à contredire la poor par quoi tu diz que li marchiez fu fez entre toi et - lui.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu puez prover - pardevant le governeeur de la contree que l’instrumenz de don ou de - transaction ou de mise ou d’aucun autre obligement t’ait esté estors par ordre de mort ou - par torment de cors ou par ce que tu cremoies manaces capitals, il ne sofferra pas que il - soit tenables solonc la forme del pardurable establissement.

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- Cil meisme empereeur dient. Porce que tu proposes que - tu vendis ta meson et ton cortil en esperance de recovrer un instrument que tu avoies fet, - ou par poor que tu ne fusses nommez à la taille, et tu veuls que cele vente soit depeciee - comme cele qui fu fete par cause de poor, saches que tel maniere de poor ne vault pas à - depecier le marchié.

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- Cil meisme empereeur dient. Il ne covient pas que poor - soit provee tant seulement par vantance ne par manaces mesfr. 20120 : écrit sur correction par la crueltéfr. 20120 : -u- ajouté par le scribe dans - l’interligne supérieure del fet.

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- Cil meisme empereeur dient. Li desierries n’est preuz - de celui qui por poor d’acusement qui est fez, ou qui est à fere, requiert que la vente ou - la pramesse qui est fete soit rapelee.

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- Cil meisme empereeur dient. Se aucuns crient un autre - qui soit en - aucue - aucune - en aucune - b. baillie por sa force et il li baille par tytre de vente sa chose, que - il a en la contree ou el leu où il a baillieil a la baillie, - ce qui a esté achaté soit rendu et li denier soient retenu. E cele meismes paine soit - gardee se aucun quiaucun u. usent mauvesement del non d’amis - aquierent proie à leur oes.

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- Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Nos - commandons que les ventes et li don et les transactions qui sont estorses par puissance - soient quassees.

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- [2.20.0 De dolo malo] Cist - tytres est parole de tricherie. -

- Li empereeur Severins et Antoines dient. Se tes pleges - achate tes gages de ton creancier et il li paie son chatel et les usures, se il fet que - gageque sage, il t’en rendra la seigneurie o les fruiz que - il en a receuz en boene foi ; que tu ne puisses avoir contre lui auction de tricherie por - l’endroit de la foi que il a rompue.

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Commentaire : manque la traduction du par. 2.20.2 (idem dans fr. 496) - Li empereres Gordians dit. Li tens ne te puet pas - nuire qui seult estre contez en action de tricherie, en quoi il te covint entendre, si - comme tu allegues, as profiz de la chose commune. Mes l’on commencera à - conter le tens des lors que tu fus delivrés et eus poosté de porsuivre t’action dedenz le - tens qui est establiz.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Porce que - tu proposes que il ot covenant entre toi et celui qui prist ta serve à fame que il te - dorroit por lui un autre serf, tu doiz savoir que se tu l’afranchesis et li baillas en - ceste maniere, tu n’as pas pooir de rapeler la franchise ; mes se il ne te tient covenant, - tu puez avoir contre lui action de tricherie. Mes se la seignorie de lui te remest, tu - porras - recovre - recovrer - et li et ses enfanz pardevant le prevost de - la contree.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] Se tu as eu - l’eritage ta mere el vivant ton pere et tu as esté franchie par quoi tu soies en ta - poosté, et tes choses ont esté aministrees par loial defendeeur et par ton pere et par - celui qui te franchi, et puis feis transaction o ton pere par boene foi, se covenanz fu - fez tant seulement, ta demande est ostee par exception. Mes se tu t’es mise de novel el - bail ton pere, nule action ne te remaint contre lui. [1] Mes se tu es grevee à desmesure - quant tu avras esté sollempnelment delivree del bail, tu porras avoir action non pas de - tricherie por la reverencepor la verance de (non de dolo - propter paternam verecundiam éd. Krüger) de ton pere mes de tes choses qui - ne sont pas bien fetes.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il - covient que tricherie soit provee par apertes mostrances.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu avoies plus de .xxv. - anz quant tu quitas l’eritage ton frere, tu n’as nul pooir de redemander le. Mes se ce fu - fet par la tricherie sa fame, tu puez avoir contre lui action de tricherie.

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- Li empereres Constantins dit. Il nos semble que ce est - tres boene chose que action de tricherie puisse estre meue ne mie tant seulement des le - jor que aucuns set que ele a esté fete ou dedenz l’an, mes dedenz deus anz qui commencent - des le jor que la tricherie est fete, soit ou loing ou pres cil qui se plaint que ele li a - esté fete. Mes congiez n’est pas donnez de commencier l’action aprés les deus anz, ne de - finer la puis se ele est commenciee dedenz les deus anz, ainz doit estre commenciee et - finee en tant de tens.

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- [2.21.0 De in integrum restitutione minorum viginti - quinque annis] - - Cist tytres parole de restitucion à cels qui ont mains de .xxv. - anz. -

- Li empereres Alixandres dit. L’on doit regarder savoir - mon se tu as quité ta querele ou par parole ou sanz parole ; ce ne mostre pas que l’aide - de restitucion qui est fete à tels qui sont dedenz aage puisse estre fete à ta - persone.

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- Cil meismes empereres dit. Se ta suer dut recevoir sa - partie des biens son pere, qui morut sanz fere testament, el tens que aages li devoit - edier, ja soit ce que ele ait .v. filz, por ce ne doit ele pas perdre l’avantage de - l’establissement ; ce est à savoir, que benefices de restitucion li soit donnez par - aage.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Se tu - avoies procureeur et tu avoies mains de .xxv. anz quant tu vendis tes choses, il ne - covient pas que tels marchiez soit tenuz ; que cil de mains de .xxv. anz n’est point - dessemblables à celui à qui li prevolz donne procureeur et li defent que il n’estrange ses - biens. Mes se tu estoies sanz procureeur quant tu feis le marchié, il ne t’est pas devee à - demander enterigne restitucion se li tens qui est establiz n’est passez.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu mostres que tu - avoies mains de .xxv. anz quant tu feis marchié, et tes aversaires ne puet prover que li - tens qui est establiz à avoir restitucion soit passez, li prevoz de la contree te devra - donner aide d’enterigne restitucion.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] Enterigne - restitucion doit estre fete à cels de mains de .xxv. anz des choses en quoi il pueent - prover que il sont deceu, ja soit ce que la tricherie à l’aversaire ne soit pas provee. - [1] E il est certains droiz que cil qui sont dedenz aage pueent, ainz que li .xxv. an - soient passés. acompli d., demander enterigne restitucion des - choses en quoi il quident estre deceu.

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- Cil meisme empereeur dient. Se li plez d’enterigne - restitucion fu commenciez dedenz l’aage à cui l’en seult secorre, ne tu ne l’as pas quité, - la mort à celui contre qui tu avoies ce empetré ne te puet nuire.

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- - Cil meisme empereeur dient. Se li tens qui est - establiz n’est passez, tu puez bien empledier les oirs ton oncle por cause d’enterigne - restitucion, par ce que leur peres ert tes defenderres à qui tu donnas delivrance quant - tes aages fu provez fausement ; quer li offices del defendement et la prochaineté del - lignage mostre que il ne deust pas estre que il ne seust bien ton aage.

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- Li empereeur Honoires et Theodoses dient. Il est - certaine chose que l’on à mis conseil par pluseurs auctoritez en cels qui sont dedenz aage - des choses que il ont trespassees ou fetes par ignorance.

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- Li empereres Zenons dit. Il n’apert pas que cil qui - est dedenz aage soit deceuz qui ause de commun droit.

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- [2.22.0 De filio familias minore] -

- Li empereres Gordians dit. Se tes freres fu en la - poosté son pere quant il emprunta deniers et il fist marchié non pas par le commandement - del pere mes contre les conseulz delc. au s. senat, il puet - por le defaut de son aage demander enterigne restitucion contre cele caucion.

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- Cist tytres parole del fil qui à mains de .xxv. anz. -

- Cil meismes empereres dit. Se li filz qui avoit mains - de .xxv. anz plevi por un estrange, il ne li est pas deue à demander enterigne - restitucion ; et se il fu pleges por son pere et il n’out pas son heritage aprés sa mort, - il puet demander enterigne restitucion.

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- [2.23.0 De fideiussoribus minorum] Cist tytres parole des pleges à qui cels qui sont dedenz - aage. -

Li empereeur - Severins etfr. 20120 : det dans le - ms., d- biffé par le scribe Antoines dient. Puis que tu as enterigne restitucion par le benefice d’aage, tu n’es pas contrainz - de fere eschange à celi quià celui à qui tu v. tu vendis - aucune chose des biens ton père ; mes cele chose ne puet pas escuseir les pleges que tu i - meis. E por ce, se il paient les deniers ou il sont condempné, il te porront bien - empledier se tu n’es ediez de ce par l’aide de restitucion.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Se cele - qui te vendi ses possesions par la volenté al prevost est ediee tant seulement par l’aide - d’aage, il n’est pas dote que li pleges que ele mist ne soit obligiez al marchié. Mes se - il apert que li marchiez fust fez par tricherie, il est aperte chose que - l’on doit metre conseil en la persone à l’un et à l’autre ; ce est à savoir, de la - venderresse et del plegé.

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- [2.24.0 Si tutor vel curator intervenerit] Cist tytres est se li defenderres ou li procurerres sont à fere ce que li - anfant font. -

- Li empereres Antoines dit. Se vos estiez ja en l’aage - que barbe seul venir quant vos eustes l’eritage vostre pere, et vos estes ore en tel aage - que vos doiez avoir l’aide de restitucion enterigne en ce que vos neque vos vos o. vos - obiastes - oblijastes - l’eritage vostre pere, - requerez le prevost de la contree par voz procureeurs. E se vos estes venu à loial aage, - et li tens est passez en quoi peussoiz avoir enterigne restitucion, emplediez vos - procureeurs solonc la forme de droit, se vos n’avez pas encore - pedié - pledié - - encontrep. contre e. els.

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- Li empereres Alixandres dit. Il nos plest que cil qui - ont mains de .xxv. anz puissent avoir aide d’enterigne restitucion se il sont deceu es - chose qui sont fetes, ou en jugement ou hors jugement, ja soit ce que leur defendeeurd. ou leur procureur f. (quae praesentibus tutoribus vel - curatoribus in iudicio vel extra iudicium gesta fuerint éd. Krüger) - fussent en present.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il nos - plest que l’aide de restitucion soit donné à cels qui sont dedenz aage es choses que l’on - puet prover que leur defendeeur ou leur procureeur firent malement, ja soit ce que il - puissent conquerre leur droiture contre le defendeeur ou contre le procureeur par - personnel action.

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- Cil meisme empereeur dient. Se li creanciers ne - regarda pas à vostre persone mes à cele à voz procureeurs etp. se il - f. il fist marchié o els, il est aperte chose que il n’a encontre vos nule - action.

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- Cil meisme empereeur dient. Ilfr. - 20120 : initiale non rubriquée nos plest que quant li defendeeur ou li - procureeur gastent les choses ou il en font marchié, que cil qui sont dedenz aage aient - restitucion de leur choses et puissent recovrer leur damages sus les defendeeurs ou sus - les procureeurs, si que nus gries ne leur soit engendrez par eslection.

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- [2.25.0 Si in communi eademque causa in integrum - restitutio postuletur] Cist tytres est se enterigne restitucion - puet estre demandee en commune causec. qui soit une meisme (eadem éd. Krüger). -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Se vostre - suer avoit plus de .xxv. anz, ele ne pout rien amenuisier de vostre droiture - se vos ne li commandastes ou eustes estable et ferme la transaction que ele fist. E se vos - vos assentistes aprés ce que vos eustes .xxv. anz à ce que ele fist, ja soit ce que ele - quiert dedenz aage por sa partie, neporquant ses aages ne vos puet pas edier à avoir - parçonnerie de cel benefice de restitucion.

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- [2.26.0 Si adversus rem iudicatam] -

- Li empereres Alixandres dit. Se vos avez eu en - juigement mains que droit, vos poez avoir action por le remanant en tel maniere se vos - estiez dedenz - dedenz - - - aage el tens que li jugemenz fu fez et or estes en aage. Mes se la sentence fu donnee puis - que vos fustes en aage, vos ne poez pas derechief commencier action de celes meismes - choses.

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- Li empereres Gordians dit. Quant tes peres disoit que - tu estoies en sa poosté et que ce que il t’avoit mis hors de son bail ne valoit rien, se - li visquens qui conoissoit de la cause pronunça que tu fusses sozmise à la poesté porce - que tu demandas enterigne restitucion contre cele sentence, cil qui governe la contree - s’entremetra de conoistre de la chose seulonc les lois.

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- Li empereres Phelipes dit. Tu ne puez pas demander - pardevant le prevost de la contree - - aide d' - c. aide d’enterigne r. (in integrum restitutionis - auxilium éd. Krüger)enterigne restitucion contre la sentence à - celui qui juja en leu del prince. Quer li princes sanz plus puet fere enterignep. fere restitucion c. (solus princeps restituet éd. - Krüger) restitucion contre la - senten - sentence - la sentence à c. celui qui juga en leu de lui.

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- Cil meismes empereres dit. Porce que vos affermez que - vos estes dedenz aage et sanz defendement, li prevoz de la contree s’entremetra par - s’auctorité que nus torz ne vos soit fez. Quer se aucune chose fu establie, tant comme vos - eustes loial defense de defendeeurs ou de procureeurs, sachoiz que l’aide d’enterine - restitucion vos est necessaire. E ce meisme vaille se li plez a esté demenez par vostre - procurateur, qui fu loialment establiz.

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- Cil meismes empereres dit. Se li prevolz a donné - sentence en la chose à cels qui sont dedenz aage contre leur defendeeurs ou contre leur - procureeurs, il est certaine chose que cil qui sont dedenz aage pueent - demander enterigne restitucion autresi comme se la sentence eust esté donné contre - els.

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- [2.27.0 Si adversus venditionem] Se cil qui est dedenz aage velt avoir restitucion de ce que il a vendu. -

Li empereres - Alixandres dit. Se tu donnas caption à celui qui achata ta possession - que tu n’en movroies d’ilec en avant nule querele contre lui, et tu affermas à garder ce - meismes par ton serement, tu ne doiz pas quider que je te doigne acheson de tricherie fere - ne de parjurer toi.

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- Li empereres Costantins dit al pueple. Il n’est pas - dote que il ne soit contenu es sainz establissemenz que enterigne restitucion doit estre - fete à cels qui sont dedenz aage encontre les ventes et encontre les aguez as defendeeurs - ou as procureeurs.

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- [2.28.0 Si adversus venditionem pignoris] Se il vuelt avoir restitucion contrefr. - 20120 : de contre dans le ms, de biffé par le - scribe> vente de gage. -

Li empereeur - Dioclicians et Maximians dient. Il nos plout des pieça que l’en secorust - qui sont dedenz aage contre la vente de leur gages se eissi est que il i aient trop grant - damage. Se vos mostrez que vos aiez donc soffert trop grant damage en la vente de voz - possessions qui furent prises en gages et puis ont esté vendues, por ce meesmement que vos - affermez que vos estes encor dedenz aage, li beneficiez de restitucion vos sera - donnez.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] - Nostre - Vostre - Vostre d. (per - aetatem vestram postulantium revocari desiderium non habet rationem éd. - Krüger) desierriers n’est pas resnables en ce que vos requerez que la - chose que vostres peres engaja pieça, que li creanciers à vendue, soit rapelee porce que - vos estes dedenz à aage. [1] Et cist droiz meismes est tenables se vos estes oir à - autrui ; quer se li creanciers ne parfet par boene foi ce que il a fet, emplediez le, ou - voz defendeeurs ou voz procureeurs qui soffrirent que vostre chose fust vendue.

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- [2.29.0 Si adversus donationem] Se il veult avoir restitucion contre chose donnee. -

- Cil meisme empereeur dient. Se aucuns choses te furent - donnees devant les noces ou avenant atremprement(congruenti moderatione éd. Krüger) par ton mari qui ert dedenz aage el - tens des esposailles, et pardevant son procureeur eles ne seront pas rapelees por - l’endroit de l’aage.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] Se tes peres fist - don à toi et à ton frere qui estiez hors de son bail, et aprés donna sa partie à un autre, il ne vos fist nul tort. E se tes freres se consenti à ton pere qui - donnoit une partie d’une possession de chans que il avoit conquise, la seigneurie ne se - pout pas partir de lui por l’auctorité del conseil al senat, ne l’aide d’enterigne - restitucion n’est pas necessaire en ceste chose. [1] Mes - - es - autres choses qui pueent estre - estrangiees sanz recordement de l’establissement, se il se consent tant com il est dedenz - aage à son pere qui les donne à autre puis que eles li avoient esté données, ne il ne - lesse pas passer le tens qui est establiz à avoir restitucion, il puet demander aide de - restitucion.

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- [2.30.0 Si adversus libertatem] Se il velt avoir restitucion contre franchise. -

Li empereeurs - Severins et Antoines dient. Se .S. de qui tu te don plainz que il n’a - pas obei à sa condicion ne fu franchiz aprés le jugement al prevost, qui prononça que - franchise li estoit deue, tes à ages requiert que tu puez recommencier le plet. Mes se tu - li donnas franchise, ja soit ce que tu ne li deusses pas, tu doiz entendre que tu ne la - puez rapeler ; mes li damages que tu as eu por cele cause te doit estre restorez par tes - procureeurs.

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- Li empereres Gordians dit. Se tu estoies dedenz aage, - si comme tu allegues, quant tes sers te deçut, si que tu le franchesisses el concile, - neporquant l’imposition de la vanchance de quoi droite franchise est garnie ne puet pas - estre rapelee por aage ; mes cil en qui jurisdiction tu es doit metre conseil, en tant - comme droiz li otroie, que tes damages te soit restorez par celui qui est franchiz.

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- Li empereeur Valentins et Valerians dient. [pr.] Vos - poez par droit parsuivre par demander enterigne restitucion cels que vos volez que soient - ramené en servage se vos ne les franchisistes el concile. Et se vos aviez mains de - .xx.fr. 20120 : .xx. suivi par - grattage anz, mes se la franchise est provee en tel maniere, demande de - restitucion n’i puet avoir leu. [1] Neporquant, se vostre reson est grevee en tele chose - por la coupe ou por le mesfet à celui qui est franchiz ou à vostre procureeur, li - governierres de la contree s’entremetra que li damages vos soit restorez par celui qui les - vos fist , et il ne dotera pas à metre i plus grant force, se aucune chose à - esté fete par si grant barat, que l’en aperçoive en celui qui a esté franchiz crime qui - face à espeneir.

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- Li empereres Honoires dit. L’on ne puet pas doter que - la sentence qui a esté donnee por franchise en jugement de franchise ne puet estre rapelee - por avantage de petit aage sanz apel.

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- [2.31.0 Si adversus transactionem vel divisionem minor - restitui velit] Se il veult avoir restitucion encontre transaction - ou contre division. -

Li empereeur - Severins et Antoines dient. Des ce que la meschine a eu enterigne - restitucion, et il li plest que la transaction ou la division soit rapelee, t’useras des - actions que tu eus pieça.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Se - enterigne restitucion est requise par cels qui sont dedenz aage contre transaction por - l’aide de l’aage, l’on te doit donner conseil de pledier ou de tot le principal ou de - replication contre l’esception de covenant ou de recommencier tote la besoigne, se il est - certaine chose que li premiers obligemenz soit perizo. est - periz.

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- [2.32.0 Si adversus solutionem a debitore vel a se - factam] Se il veult avoir restitucion contre paie que li deteurs - ou ait fete. -

Commentaire : omission de l’inscriptio - Li defendeeur qui paient as procureeurs ce que il leur doivent por - l’aministracion de la garde sont delivré autresi come li autre deteur. Mes se li benefices - de restitucions qui est otroiee el pardurable establissement puet bien estre requis dedenz - le tens qui est establiz à restitucion, et l’on puet regarder par la conoisance de la - cause, cele dete devoit estre paiee.

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- Cil meisme empereeur dient. Se aucuns qui est dedenz - aage paie par ignorance de droit lés que il doie, il est reson que il li lise à redemander - le se li tens n’est passez en quoi aide de restitucion est donnee.

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- [2.33.0 Si adversus dotem] Se il - velt avoir restitucion contre doere. -

Li empereres - Alixandres et Valentins dient. Porce que tu diz - que tu diz - - que - ta suer fu deceue et donna toz ses biens en doere, li prevolz de la contree examinera por - la persone à la morte, savoir mon se t’alleguation est veraie, se l’eritage ta sereur et - la possession de ses biens apartint à toi, et se li tens ne sont pas encor passé en quoi les lois otroient que l’on demant l’aide de restitucion.

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- [2.34.0 Si adversus delictum suum] Se il veult avoir restitucion contre mesfet. -

- Li empereeur - Severis - Severins - et Antoines dient. Cil - qui sont dedenz aage ne sont pas edié es crimes par l’aide de leur aage ; quer l’enfermeté - del corage n’escuse pas les meurs de mauvés. Mes quant li mesfez vient non pas del corage - mes defr. 20120 : del dans le ms, - -l biffé par le scribe hors, il n’i a pas coupe, ja soit ce - que damage de chatel en ensuive por paine. E por ce, cilce que - cil qui sont dedenz aage pueent en ceste cause avoir aide de restitucion.

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Li empereeur - Dioclicians et Maximians dient. Ja soit ce que il est certaine chose que - nus n’est escusez es mesfez pas aage, neporquant il ne covient pas deveer à la fame qui ne - requist pas defendeeur à ses filz que il n’aient son heritage ; quer ce tient tant - seulement es nobles meres.

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- [2.35.0 Si adversus usucapionem] Se il veult avoir restitucio[n]fr. 20120 : oubli d’un - signe d’abréviation | fr. 496 : restitucion contre - usuaire. -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Aide de - restitucion seult estre jugiee contre cels qui tienent les choses à cels qui sont dedenz - aage qui en velent avoir la seigneurie par ce que il claiment leur usuare.

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- [2.36.0 Si adversus fiscum] Se - il veult avoir restitucion contre la borse l’empereeur. -

- Li empereeur Severins et Antoines dient. Se Probus qui - ert dedenz aage fu deceuz par Rufin l’ordeneeur de noz choses, si que il se hasta par la - legiereté de son corage de vendre sav. la c. chose molt mains - que ele ne valoit, nostre borse suivra l’auctorité de commun droit en la droiture de - restitucion.

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Li empereres - Alixandres dit. Se tu et ti frere volez avoir enterigne restitucion - contre aucun de voz privez, la conoissance de la cause apartient al prevost de la contree. - E quant il avra conneue la cause, il regardera savoir mon se l’on vos doit donner l’aide - que vos requerez. Mes se vos la demandez contre la borse l’empereeur sachiez que vos en - devez requerre mon procurateur - se le preust - et le prevost - p. et le prevost de la c. (intellegitis procuratorem - meum una cum praeside éd. Krüger) de la contree, si que li patrons - de la borse l’empereeur soit en present.

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Li empereeur - Dioclicians et Maximians dient. [pr.] Se les choses à cels qui sont - dedenz aage sont exceptees par l’establissement al saint empereeur Marc - nostre pere, ce n’aide rien à ton desierrier. E se les possessions à celui qui est dedenz - aage ou celes à son pere, qui sont vendues por aquiter la dete al pere, sont tenues par - l’espace de .v. anz, cele priscripcion lor tout que eles ne puent estre rapelees. [1] Mes - porce que tu diz que tes fonz et ti serf furent vendu par trop petit pris par le barat à - celui qui en cel tens ert procurerres de nostre non, quant tu iras pardevant nostre - baillé, se il voit que l’en doie fr. 20120 : le - doie dans le ms, le biffé par le scribe - croire tes allegations et que la droite sollempnité n’ait pas esté gardé en la vente, il - commandera que la vente soit rapelee et que li fonz te soit renduz quant tu avras fet - satiffacion à nostre borse de ce que tu en avoies receu.

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- [2.37.0 Si adversus creditorem] Se il veultfr. 20120 : ne veult dans le ms, ne biffé par le scribe avoir restitucion - contre le creancier. -

Li empereres - Antoines dit. Porce que tu meismes reconois que feis marchié o Zenodore - qui n’avoit pas encore .xxv. anz, tu ne puez pas mostrer al prevost que ele soit fete plus - riche por cel marchié, tu doiz entendre que ele doit avoir par droit enterigne - restitucion.

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- Li empereeur Gordians dit. Se tu estoies si comme tu allegues dedenz - aage quant tu enpruntas deniers à usure, ne il n’alerent pas en ton preu, tu puez - sollempnelment demander aide de restitucion contre la caption par quoi tu t’oblias en cel - non.

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- [2.38.0 Si ut se hereditate abstineat] Cist tytres est se l’en s’atent d’eritagefr. 20120 : rubrique dans la marge | fr. 496 : Se il ne - s’atient de l’eritage -

Li empereeur - Severins et Antoines dient. Se vos ne vos meslastes en l’eritage vostre - pere, il ne vos fu pas mestiers de tesmoinz por cele chose, quer la foi de la verité ne - requiert pas aide de paroles. Mes se vos vos tenistes por oirs et vos receustes la - possession de ses biens, vos devez avoir enterigne restitucion por l’aage à qui l’en seult - secorre.

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- Li empereres Gordians dit. Quant ti aiel t’orent fet - oir en leur testament, se tu ne requiersistu ne requeis l. - leur heritage, tu as franche poosté quant tu avras refusé l’eritage ton pere que tu aies - l’eritage à ces parenz par l’aide d’enterigne restitucion, de quoi tu diz que se tu es - garnie par la reson de ton aage, ja soit ce que tu n’aies pas avant requis le devant dit - heritage(Si, cum avi tui testamento te heredem - reliquissent, hereditates eorum non adisti, liberum tibi est repudiata paterna - successione per in integrum restitutionis auxilium, quo te aetatis iure dicis esse - munitam, hereditatem parentum tuorum, licet antea non adisti, nunc obtinere éd. - Krüger).

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- [2.39.0 Si ut omissam hereditatem vel bonorum - possessionem vel quid aliud adquirat] Se cilil aquiert l’eritage que il a entrelessié ou la possession des - biens ou aucune autre chose. -

- Li empereres Gordians dit. Nos plout des pieça que cil - qui ont mains de .xxv. anz aient enterigne restitucion, ne mie tant seulement en ce que il - ont perdu de leur propres biens mes se il n’ont requis l’eritage qui leur à esté - donnez.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il nos - plout despieça que cil qui sont dedenz aage soient receu par l’aide d’enterigne - restitucion à la possession des biens que il ont entrelessiee es choses leur peres. E - quant il auront eu restitucion de ce qui leur ert soztrez, il doivent metre ensemble les - biens que il ourent el tens de la mort leur pere.

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- [2.40.0 In quibus causis in integrum restitutio - necessaria non est] Cist tytres est en quels causes enterigne - restitucion n’est pas necessaire. -

- Li empereres Alixandres dit. Il est en pluseurs escriz - à mes peres et es miens que ce ne doit pas nu[i]renuire à cels - qui ont mains de .xxv. anz, et meesmement à cels qui ne sont pas defendu par defendeeurs - ne par procureeurs, se il ne venchent la mort lor pere(si mortem defuncti non ulciscantur éd. Krüger).

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- Li empereeur Valentins et Valerians dient. Nos avons - escrit devant apertement que li tans d’anfance ne nuist pas as enfanz ne li termes de .v. - anz, de qui la longue tenue seult estre opposee à cels qui à tart meuvent querele de chose - qui n’et pas à droit fete. Quant li loials aages est donc acompliz, - enterigne restitucion n’est pas necessere ; quer li restoremenz de la cause perdue ne leur - est pas donnez, mes la cause meisme leur est gardee tote enterigne.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il est - establi por la persone à cels qui sont dedenz aage que es choses qui pueent soffrir - demeure, si comme es marchiez de boene foi et es choses qui sont baillies sus la loialté à - aucun et es lés, soit fete demeure, et par la chose meisme et par la tardive paie del - pris.

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- Cil meisme empereeur dient. Se ces defenderres qui - n’avoit pas donné caution en son office por la garde de toi a pledié en juchement, la - sentence qui fu donnee contre lui ne pout nuire à ta droiture, ne les choses que il fist - n’ont nule fermeté. Tu demandes donc por noient aide d’enterigne restitucion - quant les choses qui sont fetes par celui qui n’ont pas loial amministracion sont vaines - par droit.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. [pr.] Nos establissons por l’otroi de l’aage qui n’est pas parfez que l’exception de - deniers qui ne furent pas nombré ne corre pas à cels qui sont dedenz aage des le - commencemen ; que aucune nuisance ne s’orde endementieres que nos atendons enterigne - restitucion, par quoi cil qui est dedenz aage ne puisse pas user de cest benefice que sa - sustance ne soit degastee. [1] Mes il est plus humaine chose d’estendre plus leement - l’exposicionexception (legis interpretationem éd. - Krüger) de cele loi. Quer en toz les cas en quoi li - ancie - ancien - droit - establirent que temporels prescripcions corussent contre cels qui sont dedenz aage, leur - secoroient il par enterigne restitucion que eles ne corussent pas par droit. E - se - - Et il est (Melius - etenim est intacta iura eorum servari éd. Krüger) il est mieulz que - leur droitures soient gardees sanz tochier i, que il n’est aquerre remire aprés que la - cause est entamee et que les exceptions de .xxx. anz ou de .xl. remaignent en leur - estat.

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- [2.41.0 Qui et adversus quos in integrum restitui non - possunt] Qui ne puet avoir restitucion et contre qui ele ne puet - estre eue. -

Li empereres - Alixandres dit. [pr.] Il covient que il soit el conseil à celui qui ot - la cause d’enterigne restitucion savoir mon se cil qui est dedenz aage et que il est - grevez et diligenz sires d’ostel, et mostre par communs fez que il soit si sages que il - n’apere pas verité que il ait esté deceuz par aage. [1] Mes quant la cause avra esté oïe, - se l’on aperçoit que il ait esté deceuz, il ne doit pas por ce sanz plus estre ostez de - l’acostumee aide, que il a dedenz aage esté fez connestables par les contraignanz besoinz - del païs, ou que il a entendu à engendrer ligniee et à norrir ses enfanz.

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- Li empereres Justinians dit. Li ancien dotoient savoir - mon se li fil peussent trere en cause leur peres et cil qui sont franchi contre leur - patrons, autresi comme se il n’eussent pas fet vers els ce que il deussent. E li un - disoient que l’on ne pooit demander enterigne restitucion contre tels - persones ; quer naturel aliance et la reverence qui est deue as patrons le defent, se ce - n’est ou par grant cause ou por aucune ledece que leur persone ait fete. E li autre - distrent que l’on ne devoit fere nule distinction des persones ne de la cause et jugierent - que lors devoit l’on tant seulement donner restitucion quant cil qui est dedenz aage dit - que il a esté deceuz par sa simplece, non pas par tricherie ou del pere del patron. Mes - que enneur soit gardee ferme et enterigne as peres et as meres et as patrons et as - patronnes, nos establissons que restitucions ne soit donnee en jugement en nule maniere ne - encontre pere ne encontre mere ne encontre patron ne encontre patronne ; quer la reverence - des personnes leur tout tote restitucion, et il n’est pas dote que celes persones ne se - gardent que rien ne soit contrere à leur opinion.

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- [2.42.0 Si minor se maiorem dixerit vel probatus fuerit] - Cist tytres est se cil qui est dedenz aage dit que il est en - aage et ce est prové. -

- Li empereres Alixandres dit. Se tu avoies mains de - .xxv. anz et tu fus deceue et provas ton aage autresi comme se tu eusses plus, tu puez - demander pardevant celui à quid. à celui pardevant celui à qui la - j. la jurisdicion de cele chose est enterigne restitucion dedenz le tens qui est - establiz es lois, aprés ce que tu seras venuz en aage de totes les choses qui ont esté - fetes contre toi tant comme tu fus dedenz aage.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Se cil - qui ot dit que il est dedenz aage te deçut par mençonge de son aage, il ne doit pas avoir - enterigne restitucion seulonc les establissemenz de droit ; quer li ancien droit secorent - à cels qui sont dedenz aage qui foloient et non pas à cels qui deçoivent.

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- Cil meisme empereeur dient. [pr.] Se tu qui est dedenz - aage te travailles de prover par veue de cors que tu es bien en aage por decevoir autre, - porce que malice acomplist ce qui defaut à ton aage, il est establi et es sainz - establissemenz et par l’auctorité de pluseurs letres que l’aide d’enterigne restitucion te - soit devee. [1] Mes se ce a esté fet par la desloialté et par la decevance - de ton aversaire, tu ne perz pas le benefice par quoi l’on seult secorre à cels qui sont - dedenz aage quant la cause est conneue. [2] Quant vos seroiz donc - pardevant le prevost de la contree et il avra examinee la cause de la provance de ton - aage, se il trueve que il n’i eust de par toi nule tricherie et tu prueves que tu fusses - lors dedenz aage, il porverra que tu aies enterigne restitucion. [3] Neporquant, se tu - affermasaffermes en l’i. l’instrument par la religion de ton - serement que tu estoies bien en aage, tu ne doiz pas doter que li benefices de - restitucions ne te soit deveez se tu ne prueves apertement et clerement par instrumenz et - non pas par tesmoinz que tu estoies dedenz aage. [4] E quant cist seremenz sera fez, il - est apert droit que tu ne puez avoir aide de restitucion.

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- Cil meisme empereeur dient. Porce que tu diz que il ot - foloié à prover le nombre de tes anz pardevant le gouverneeur de la contree, et il otroie - que l’on doit secorre en tels causes as filz qui sont dedenz aage, il covient que li - prevoz de la contree examine les choses que tu as mises en ta proiere. E quant il avra - esmé ton aage, se il aparçoit par les prueves que tu eusses dit par fause opinion que tu - fusses en aage, il en suivra la foi de la verité envers ta persone qui est dedenz - aage.

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- [2.43.0 Si saepius in integrum restitutio postuletur] - Se enterigne restitucion est sovent demandee. -

- Li empereeur Severins et Antoines dient. Se vos - vousistes puis que la sentence al visconte fu donnee contre vos avoir enterigne - restitucion pardevant le governeeur de la contree, et vos ne l’eustes pas, vos volez por - nient que cele meismes question d’enterigne restitucion soit demenee de rechief ; quer se - la sentence vos desplesoit, vos deussoizdeussiez avoir apele. - Mes se vos estes encor en l’aage à qui l’on seult secorre, nos vos restablissons à la - droiture d’apeler.

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- Li empereres Alixandres dit. Ja soit ce que li - procureeur à l’orfeline aient esté vaincu quant il desierroient que ele eust enterigne - restitucion, neporquant porce que tu diz que la cause puet estre garniee par - noveals defendemenz, li procureeur ta fame aillent et requierent que il mainent la cause - d’enterigne restitucion.

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- Li empereres Phelippes dit. Il a sovent esté escrit - que enterigne restitucion ne puet pas par droit estre demandee de rechief en une meisme - cause se aucunes noveles defenses ne sont amenees avant.

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- [2.44.0 De his qui veniam aetatis impetraverunt] - Cist tytres est de cels qui ont empetré par don - d’aage. -

- Li empereres Aurelius dit. Il est tres aperte chose - que cil qui par la debonereté al prince ont empetré pardon de leur aage, ja soit ce que il - n’aministrent pas assez covenablement leur choses, ne pueent empetrer aide d’enterigne - restitucion que il n’apere que cil font marchié o els soient deceu par l’auctorité al - prince.

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- Li empereres Costentins dit. [pr.] Tuit li valet qui - sont raempli d’onestes meurs qui vuelent governer les choses leur peres et les patremoines - leur aieils, et ont besoigne sus ce de l’aide l’empereeur, il osent empetrer par don - d’aage en tel maniere quant il auront acompli le vinctiesme an ; si que quant il auront - empetré par don d’aage, il alleguent par soi le benefice al prince ; et ne pruevent pas - tant seulement le nombre des devant diz .xx. anz, ainz mostrent par avenanz tesmoinz les - establissemenz de leur meurs et la proece de leur corage et le tesmoing de lor honeste - vie. [1] E nos establissons que les fames qui sont d’onestes meurs et de sage pensee - puisset - puissent - empetrer pardon d’aage aprés ce que eles auront - acompli .xviii. anz ; mes nos ne les contraignons pas por la vergoigne des fames que eles - se mostrent en communes assemblees. Mes quant eles auront receu pardon d’aage, nos leur - otroions que eles envoierent un procurateur et pruevent les .xviii. anz par tesmoinz ou - par instrumenz. E eles aient en totes choses cele meisme droiture que nos avons establi - que li homme aient, fors tant que eles n’estrangent pas leur possessions sanz jugement. - [2] Mes li senateur qui demeurent en ceste roial cité mostrent leur meurs et leur honesté - pardevant ta hautece, et li autre pardevant les prevoz, eset es c. contrees pardevant cels qui les governent. [3] E cil qui - empetreront par don d’aage contre ceste disposition sachent que il n’avra nule force.

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- Li emperes Justinians dit. Nos commandons que cil qui - par la deboenereté al prince ont empetré pardon d’aage ne puissent pas sanz jugement fere - estrangement ne obligement de leur choses qui ne sont pas movables. E autresi est jugemenz - necessaires en l’estangement et en obligement des choses à cels qui n’ont pas deservi - pardon d’aage ; que en ce soit semblable la condition à toz cels qui sont dedenz aage et à - cels qui ont empetré pardon et à cels qui ne l’ont pas empetré.

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- Cil meismes empereres dit al senat. Se aucuns veult - que aucune chose soit donnee ou fete, et il fet mention de loial aage ou il dit del tot - absoluement que il est de parfet aage, nos volons que icil aages soit entenduz tant - seulemnt qui est acompliz par l’espace de .xx. anz et n’est pas parfez par le benefice - l’empereeur. Et nos establissons que ce soit entendu es restitucions et quant aucuns est - mis en leu d’autre, et autresi es autres choses, se aucuns n’i ajoste espicialment que il - vuielle que aucune chose viegne del pardon d’aage.

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- [2.45.0 Si maior factus ratum habuerit] Cist tytres est se cil qui est en aage a estable ce qui fu fet quant il - ert dedenz aage. -

Li empereeur - Dioclicians et Maximians dient. Se covenance est fete entre cels qui - sont dedenz aage de .xxv. anz ou par escriture ou sanz escriture qui soit del tot sanz - tricherie, et il la conferment aprés ce que il seront venu en aage, il covient que ele - soit gardee entierement.

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Cil meisme - empereeur dient. Cil qui aprés ce que il ont passé .xxv. anz conferment - les choses qui furent fetes tant com il estoient de meneur aage, il requierent por nient - que eles soient rapelees.

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- [2.46.0 Ubi et apud quem cognitio restitutionis agitanda - sit] Cist tytres est où et pardevant qui restitucion doit estre - eue. -

Li empereres - Antoines dit. Se aucune chose est jugiee par mon procurateur, ele ne - puet pas estre rapelee par la sentence al prevost etp. par - aide par aide d’enterigne restitucion ; quer li princes toz seul seut donner - enterigne restitucion contre la sentence à ses procurateurs.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Porce que - tu proposes que tu as baillié ce que tu en covenanças en une transaction, il - s’enseutil s’ensuit que - (consequens est éd. Krüger), se veulsse tu v. pledier por ravoir le par enterigne restitucion ou par - autre cause, tu doiz aler pardevant le prevost de la contree en quoi cil que tu veulz - empledier ont leur mesons.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. [pr.] Porce que nos savons que l’en dote quant enterigne restitucion est demandee savoir - mon se il covient examiner la cause pardevant le juge qui a aucune jurisdicion tant - seulement, ou pardevant les autres meneurs juges, qui que les meue, ou cil qui ont mains - de .xxv. anz ou cil qui ont plus, nos establissons solonc ce qui a esté esclerié es - establissemenz à cels qui ont esté devant nos en l’ancien droit et el nostre droitnostre que que les conoissances de tel cause ne soient pas - proposees pardevant les plus hauz juges qui tienent les prevostez tant seulement, mes - pardevant cels que la majesté l’empereeur et li amenistreeur de la chose commune doeront, - ou en ceste roial cité ou es contrees ; que il apere que cil qui donne le juge face la - restitucion, et examine la cause et einsi ne sera pas griés li examinemenzfr. 20120 : -amine la cause et einsi ne sera pas griés - li ex- ajouté par le scribe dans la marge (saut du même au - même) des causes. [1] Mes nus ne cuit que li entendemenz de nostre - establissement doie estre trez si largement que il cuit que li establissement s’estende as - arbitres et à cels qui sont juge des mises qui sont esleu par commune sentence et à cels - qui sont delegat par les juges qui n’ont pas propres jurisdicion ainz ont tant seulement - poosté de jugier. Quer nos volons generalment que cil jugent cels causes qui sont prevost - de certaine baillie et qui ont jurisdicion et cil que il dorront à estre juges ; et molt - meulz se l’audience des causes leur est envoiee de nostre majesté. [2] Mes que nos ne - lessons nule chose de quoi l’en puisse doter. Nos ajostons que il lise à cels que nos - avons devant nombrez sanz plus à tretier de la cause de restitucion coment que il soit, ou - se ce leur est mandé espicialment ou se il sont donné general juge, ou se aucune question - de restitucion eschiet en autres manieres de causes.

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- [2.47.0 De reputationibus, quae fiunt in iudicio in - integrum restitutionis] Cist tytres est des responses qui sont - fetes en jugement que restitucion soit fete. -

- Li empereres Antoines dit. [pr.] Cil qui a enterigne - restitucion, autresi comme il ne doit pas demorer en son damage, ne doit il pas demorer en - gaaing ? E por ce, il doit rendre quant que vint à lui - ou de l’achat ou de la vente ou d’autre marchié. [1] Mes se cil qui à la restitucion est - dedenz aage, l’action doit estre restablie à l’ancien deteur. [2] Mes quant cil qui est - dedenz aage requiert son heritaghe et il li est renduz, il doit maintenant rendre tot ce - qui est venu à lui por l’eritage. [3] E se ce est fet par tricherie, il covient que il le - rende.

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- [2.48.0 Etiam per procuratorem causam in integrum - restitutionis agi posse] Cist tytres est que cause de restitucion - puet bien estre menee par procurateur. -

Li empereres - Alixandres dit. Il nos plest que cause de restitucion enterigne, se ele - apartient à aucuns, puisse estre menee par procurateur.

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- [2.49.0 In integrum restitutione postulata ne quid novi - fiat] Cist tytres est que rien ne soit fet de novel puis que - restitucion est demandee. -

- Li empereres Gordinas dit. Il est aperz droiz que - quant enterigne restitucion est demandee totes les choses doivent estre en leur estat tant - que la cause soit finee. E cil qui à cele chose apartient s’entremetra de garder ce.

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- [2.50.0 De restitutione militum et eorum qui rei - publicae causa afuerunt] Cist tytres est de la restitucion as - chevaliers et à cels qui sont hors del païs por le commun profit. -

Li empereeur - Severins et Antoines dient. Se Valerians le conestables de la dozisme - compaignie des eles de mongie muert enceiseinçois (ante vita decessit éd. - Krüger) que il receive sa possession, ses oirs porra demander en la persone - al mort par droit l’aide de restitucion dedenz un an aprés ce que il le porra fere ; en - tel maniere, Valerians muert en chevalerie aprés ce que li jor seront passé que la - possession des biens deust venir à lui.

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- Li empereres Alixandres dit. Se aucune chose est - amenuisiee des biens à cels qui sont hors del païs por le besoig de la chose commune, ou - se aucuns est delivrez d’action qui leur apartenoit, enterigne restitucion leur est - otroiee par pardurabe jurisdicion dedenz l’an aprés ce que il le porront fere.

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- Cil meismes empereres dit à Aristodeme chevalier. Aprés ce que aucuns a lessié à estre hors por le profit de la chose commune, il li - list à demander dedenz l’an la possession de ce que aucuns a porsis de ses biens el tens - de sa chevalerie, que longue tenue del tens que il a esté hors ne li nuist pas. Mes - se - - il ne covient - pas aprésc. pas dedenz l’an ne aprés l’an (ultra autem - ius possessoris laedere contra eum institutum non oportet éd. Krüger) l’an - grever la droiture à celui qui porsiet, quer ce seroit contre l’establissement.

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Li empereres Gordians dit. Tu - ne doiz pas doter que li bien à cels qui sont hors del païs por le besoig de la chose - commune sanz tricherie sont porsisfr. 20120 : - porsis écrit sur correction tant seulement se cil qui sont hors - ne sont defendu par aucun boen homme, mes la vente en covient il poloignier jusqu’al tens - que il lessent à estre hors del païs par le besoing de la chose commune.

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- Cil meismes empereres dit à Secondin chevalier. Il est - aperte chose que longue tenue de quatre anz, aprés ce que la borse l’empereeur a vendu, ne - puet pas nuire à cels qui sont hors del païs por le besoig de la chose commune, ne as - autres qui sont en aage qui apartienent al tytre d’entereigne restitucion.

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- Li empereeur Valentins et Valerians dient. Se li oir à - ton creancier vendirent tes possessions que il avoient en - aage - gage - gage (Si, cum - militaribus laboribus operam dares, creditoris tui heredes possessiones sibi - obligatas distraxerunt éd. Krüger) quant tu entendoies as travalz - de chevalerie, tu porras pardevant le prevost de la contree empetrer enterigne restitucion - et la vente sera bruisiee et tu recevras tes possessions, mes tu paieras avant la dete, ou - le pris que eles furent vendues se il fu mendres que la dete.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Il n’est - pas avenant chose por la discipline de chevalerie que ce que li peres fet soit rapelé en - vain par les filz. E por ce - meesmeesment - meesmement - que tu confermes bien que tant comme tes - peres vesqui il ne se plainst onques de cel marchié.

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- Li empereres Justinians dit. Nos establissons que cil - qui entendent à chevalerie et à la defense de l’empire soient defendu par tant de tens - comme il sont en chevalerie à boter arriere excepcions et à demander enterignes - restitucions. E li tens en quoi il ne s’entremetent point de chevalerie, ainz font en - autres leus ou en leur mesons meismes, ne leur aident pas à chalengier les devant diz - privileges.

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- [2.51.0 De uxoribus militum vel eorum qui rei publicae - causa absunt] Cist tytres est des fames as chevaliers ou à cels - qui sont hors del païs par le commun profit. -

Li empereres - Alixandres dit. Il est bien seue chose que l’on selt secorre as fames - qui ont lessiees leur besoignes temporels, et sont hors del païs o leur mariz por le - besoig de la chose commune, autresi comme as chevaliers.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Preescription de lonc tens ne nuist pas à la fame qui tres longuement fu o - son mari quant il entendoit à chevalerie. Mes porce que mençonges ajostees à ceste - demorance et afetiees ne doivent pas nuire del tot, nos jugions que se tel fame mostre que - la meson apartenist à li, qui fu vendue tant comme ele fu hors del païs, ele l’arait quant - li pris qui veraiement à esté paiez sera renduz.

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- [2.52.0 De temporibus in integrum restitutionis tam - minorum aliarumque personarum, quae restitui possunt, quam heredum eorum] Cist tytres est des tens de restitucion à cels qui sont dedenz aage et as - autres persones qui puent avoir restitucion et à leur oirs. -

- Li empereres Gordians dit à Prudent chevalier. Tu puez - demander aide de restitucion des choses en quoi tu fus grevez quant tu avoies mains de - .xxv. anz par tot le tens que tu es traval de chevalerie ; quer li tens que est establiz - aprés - ce que - - l’acomplissement de l’aage doit selonc reson estre contez des le jor que tu - fus envoiez en la chevalerie.

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- Cil meismes empereres dit à Secondin chevalier. Se tes - peres fu morz dedenz loial aage ou quant il l’ot acompli ençois que li tens fust passez, - dedenz quoi il est establi que l’on puet demander restitucion, et tu fus ses oirs et preis - le non de chevalerie dedenz .xxv. anz ou aprés, dedenz icel tens qui demoroit al mort à - avoir restitucion, quant li prevoz de la contree avra coneue la cause, il se porverra de - secorre toi par enterigne restitucion en la persone al mort.

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- Cil meismes empereres dit à Mutian chevalier. Se tu es - en l’aage en quoi aide d’enterigne restitucion est donnee, ou tu preis - en cel tens le non de chevalerie et t’entremeis de defendre le païs, li benefices qui est - continuez ne suefre pas que tu aies damage de tes propres choses.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Tu puez - pledier à celui contre qui tu nos requiers en la persone defr. 20120 : de suivi par grattage tes freres se - tu es leur oirs ; et saches que se ti frerefr. - 20120 : frere suivi par grattage furent chevalier ainz que il - eussent .xxv. anz et il furent mort en chevalerie, li tens de restitucion n’est pas passez - à lor oes$ sic, idem - fr. 496 (in integrum restitutionis eis tempus - non cesserit éd. Krüger), ainz est toz venuz à leur oirs.

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- Li empereres Costentins dit. [pr.] Il covient garder - ce qui est establi es lois des tens d’enterigne - restitucione. E se aucuns a par aventure empetré pardon d’aage par nostre benefice, des le - jor que nostre indulgence avra esté mostree en avenant jugemenz et l’aministracion de la - propre chose li sera otroiee, il ait le tens qui par droit est establiz à porsuivre les - causes d’enterigne restitucion et à finer les, en tel maniere que aide de restitucion ne - soit nule foiz devee à cels qui ont mains de .xxv. anz des choses qui furent fetes ençois - que il eussent empetré pardon d’aage. [1] E se aucuns qui soit dedenz aage est oirs à un - autre qui autresi fust dedenz aage, il ne li soit pas devee que il ne puisse user de - l’aide de restitucion puis que il avra acompli le vint et cinquiesme an de son aage. [2] E - se aucuns qui soit dedenz aage est oirs à un qui fust en aage en tant comme apartient as - causes que il a receues de la persone à celui qui est en aage, il devra avoir tant de tens - à metre avant et à finer les causes de restitucion, comme cil à qui il est oirs et qui ses - biens li à lessiez à porsoier en avoit à avoir. [3] E se cil qui est en aage est oirs à - aucun qui soit dedenz aage, se il est ses oirs par certaine droiture sanz fere testament - ou en testament, il li covendra commencier et finer les causes de restitucion maintenant - que il sera venuz à l’eritage. E se il est ses oirs par droiture d’enore, li tens - acostumez soit nombrez - saz - sanz - nul amenuisement à examiner et à fenir les - causes de restitucion des ce que il sera en possession des biens.

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- Cil meismes empereres dit. [pr.] Li tens de demander - enterigne restitucion soient gardé. E se cil qui demande requiert delaiement qui puis - estre donnez dedenz le terme qui est establiz à demander restitucion sanz müer la cause, - quant les causes seront seues par quoi il le demande, il li covendra donner. E se il - demande tel delaiement qui dedenz le terme qui est establiz ne puisse estre compris, si - comme se il le demande pres de la fin del terme, il covendra deveer le delaiement al - demandeeur ; quer il estoit en sa poosté de commencier le plet si par tens que li - delaiemenz que il demande peust estre compris el remanant del tens qui est establiz. ¶ [1] - Mes se cil qui se defent demande delaiement quant il avra dit la cause por quoi il le demande, nos establissons que il li soit donnez sanz nul empeechement del - tens, quer il n’estoit pas en sa poosté de quele eure li plez fust commenciez contre lui. - E por ce li doit l’on donner. Et se li delaiemenz que li defenderres a empetré s’estent - outre le tens qui est establiz, il n’est pas devee al demandeeur que il - ne quiererequiere ses prueves.

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- Li empereres Justinians dit. [pr.] Nos departons de - nostre chose commune la superflue difference de l’an qui est profitables à demander - restitucion. Et si establissons en l’anciene Romme et en ceste roial cité et en Lombardie - et es autres contrees que l’espace de quatre anz continuels soit nombré tant seulement del - jor que li anz commence qui est profitables à demander restitucion, si que uns meismes - tens soit communs en toz leus ; quer il nos semble que ce seroit assez male chose que - aucune diversité nasquist por la difference des leus. [1] E nos volons que ce soit gardé - ne mie tant seulement en cels qui sont dedenz aage, à qui li anz profitables à demander - restitucion commence des le premier jor del .xxvi.iesme an, mes en - cels qui sont en aage, si que li devant diz continuemenz del tens soit gardez à fere la - contestation del plet et à finer le. [2] E tot autresi comme en la restitucion à cels qui - sont dedenz aage est empetrez toz li tens qui est dedenz .xxv. anz, soit exceptez en la - restitucion à cels qui sont en aage toz li tens en quoi il seront hors del païs por le - besoig de la chose commune, ou que il seront en besoigne por autres loials causes qui sont - nombrees es anciens lois, si que la restitucion à cels qui sont dedenz aage et à cels qui - sont en aage ne soit pas dessemblables en ceste partie.

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- [2.53.0 Quibus ex causis maiores in integrum - restituuntur] Cist titres est por quels causes cil qui sont en - aage pueent demander restitucion. -

- Li empereres Antoines dit. Se tu as esté condempnez - quant tu n’avoies point de defendeeur et tu estoies hors del païs por l’office de la - legation que je t’avoie baillie en boene foi, tu desierres par droit à avoir restitucion - del jugement que tu uses tot enterignement de tes defenses ; quer il est jugié que cil qui - sont en l’office de legacion soient en tel - meismeisme - meisme - meisme privilege en quoi cil sont qui sont hors del païs - par le besoig de la chose commune.

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- Cil meismes empereres dit. Se tu ne peus estre en - present pardevant ton arbitre porce que tu estoies tenuz en prison par le commandement al - prevost, et tu puez prover pardevant le prevost de la contree que ce soit verité, tu avras - restitucion de la cause.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Li commun - droit secorent par l’office al juge es marchiez qui sont fez par boene foi neïs à cels qui - sont en aage quant la cause est conneue.

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- Cil meisme empereeur dient. La chose - conneue - comune - chose coumune (res publica éd. Krüger) seut user de la droiture à cels qui sont - dedenz aage et por ce puet ele demander aide de restitucion.

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- Cil meisme empereeur dient. Se tu fus pris de tes - anemis o ton pere et o ta mere et après, quant furent mort en la prison, tu revenis et - demandas leur heritage, il ne t’est pas defendu que tu ne chalanges leur choses à la - semblance de la profitable action qui est donnee à cels qui ont eue enterigne - restitucion.

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- [2.54.0 De alienatione iudicii mutandi causa facta] - Cist tytres est d’estrangemenz qui est fez por müer le - jugement. -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians et Gracians dient. Porce que la possession donne al aversaire action contre l’un qui tient la chose, - quant li estrangemenz est fez por la cause de müer le jugement, enterigne restitucion est - otroie par pardurable establissement. Tu puet donc entendre que se cil qui porseoit ta - chose la vendi, que l’on ne pledast o lui, et la bailla à l’acheteeur, tu as poosté par - droit d’empledier lequel que tu voldras.

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- [2.55.0 De receptis] Cist tytres - est des arbitres. -

- Li empereres Antoines dit. Il a sovent esté escrit que - l’on ne puet pas apeler contre la sentence à l’arbitre qui est esleuz par mise, quer - action ne puet pas d’ilec estre donnee por la chose jugiee. E por ce, i est pramise paine - d’une part et d’autre que l’on ne se departe pas des covenanz por poor de lade paine paine ; mes se l’on juge puis que li jorz est passez qui - est establiz en la mise, li jugemenz n’est nus ; e cil qui n’i obeist pas n’est pas tenus - à paier la paine.

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- Li empereeur Sarins et Chiers et Numes dient. Se tes - aversaires refusa contre la forme de la mise à venir pardevant l’arbitre qui estoit - esleuz, il apert bien que il est tenuz à paier la paine qui fu covenanciee.

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- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. Se tu ne - veulz tenir la sentence à cels qui sont arbitre de la mise qui fu fete entre toi et ta - fille, et porce que tu aperçoiz que il ne sont pas loial, ainz vuelent avoir la grace ta - fille, quant ele pledera à toi por la paine, tu porras user de l’exception de tricherie. E - se ele ne plede à toi, il ne te sera pas vee que tu ne la puisses empledier de la cause de - tricherie qui seut estre ajostee à la paine de la mise.

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- Li empereres Justinians dit à Demostene le prevost. [pr.] Que parjures ne soit fez en eslire les arbitres o religion de serement et que as - tricheeurs ne soit donnez communement congiez de despire les sentences as juges, nos - volons par nostre tressaint jugement ordener ceste chose. [1] Se il covient donc entre le - demandeeur et le defendeeur et le juge que l’on aille avant el plet par la religion de - serement, et li pledeeur escriventescrivent tot ce ce o leur - mains ou par communes persones ou il dient pardevant l’arbitre o leur propre voiz que li - arbitres est esleuz par leur serement, et ce i soit ajosté que li arbitres a fet serement - de finer le plet o tote verité, il covient que ses jugemenz soit del tot gardez, et que li - defenderres ne li demanderres ne s’en puissent partir, ainz soient contraint de tenir le - en totes manieres et d’obeir li. ¶  E se nule tel chose n’est escrite ne - ordenee d’arbitre, et les parties esclerent ce par letres qui se sont aliees par serement - d’ester à la sentence à l’arbitre, il covient en cestui cas garder en totes manieres la - sentences al arbitre porce que les letres ont autretel force se il escristrent ce des le - commencement, ou ce fu ordené en la devant dite maniere, quant li arbitres fu esleuz, ou - se ce fu escrit puis la sentence que il ont receu o la religion de leur serement, ou il - ont juré à acomplir les choses qui sont establies. ¶ Mes se li arbitres - seus est requis de cels qui pledent, et il li ont fet savoir par - estrif - escriz - par escriz (vel - scriptis vel depositionibus éd. Krüger) ou par leur diz meismes, si - comme nos avons dit avant, et il a fet serement que il jugera la cause o tote verité, ses - jugemenz est en cest cas semblables as premiers et est confermez en totes manieres par - lois. Et en toz cez cas lise il à establir action ou por le fet ou por - la condicion ou por la chose, seulonc ce que la qualité del fet le requerra. ¶ - E se nule tel chose n’apert ou par escriture ou par le - dit as parties, et l’une partie diep. dit que que seremenz fu - fez de tenir la sentence as arbitres, les paroles à cels pledeeurs ou à l’arbitre seul ne - sont pas à croire. Quer se aucuns otroie que seremenz ait esté donnez, si que li juges n’i - soit pas nommez pardevant qui ce dut estre fet, ne l’escriture des parties ne le tesmoigne - pas, la composition del plet qui n’est pas certains qui sovent avient entre les fous - hommes, ne donne nulle force as choses qui sont jugiees. Mes en tel cas vaillent les - choses que li ancien establirent d’eslire les arbitres. ¶ E se aucuns - escrit aprés la sentence à l’arbitre paroles par quoi il apere que il se consent as choses - qui sont jugiees, l’on puet avoir action de contraindre le de fere ce à quoi il s’est - assentu. Quer se les acostumees paroles et la soutil garde des paines - qui sont establies por tenir les mises est otroiee, nos qui par les lois que nos avons - novialment escrites avons amendé pluseurs vices et pluseurs dotes qui sovent avenoient es - mises, por quoi ne trenchons nos en tel escriture tote la poor de l’ancien droit, si que - se aucuns escrit ce, il soit contraint d’assentir soi as choses jugiees et de mener les en - totes manieres à effeut ? Quer il ne pert pas verité que il - escrie - escrive - que il escrive que (cum non est verisimile haec propter hoc scripsisse éd. - Krüger) que il s’i consente, non pas por ce tant seulement que il ne le - contredie pas, mes que il acomplisse ce contre quoi il ne - peurent - peut - il ne peut a. (adversus quae obviam ire non potest éd. Krüger) aler.

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- Cil meismes empereres dit. [pr.] Porce que il avoit - esté establi ça en arrieres en eslire les arbitres que - pane - paine - de la mise ne confermoit pas, ne li - juges ne les escleroit pas, ainz erent esleu par commun assentement por - ester à leur sentence ainz que nus plez fust meuz, se la sentence fust donnee por celui à - qui l’on demandoit, il n’i gaaignast plus, fors que se li demanderres le volsist autre - foiz empledier, il eust l’exception delde cel c. covenant à - soi defendre ; et se la sentence fust donnee por le demandeeur, ele ne li edast de rien. - Nos establissons de cels arbitres que nos avons avant diz, et qui sont esleu par tel - assentement, par tel covenant qui soit contenuz en escrit ou sanz escrit que l’on tiegne - leur sentence, que se les parties escrivent aprés ce que il avra donnee sa sentence que ele ne leur desplest pas, li defenderres puisse avoir exception de covenant et - li demanderres puisse avoir en nostre non action dela. de f. - fet, si que la sentence à l’arbitre puisse estre mandee à - exeution - executionfr. 20120 : distraction du scribe, qui - était en train d’écrire exception (quatenus possit sententia eius exsecutioni mandari éd. - Krüger). E ce soit fet en ceste roial cité par l’office de la haute - prevosté ou de celui en qui cort li defenderres doit pledier, et es contrees par les - governeeurs et par les ministres ou par les juges en qui governement li defenderres - estj. en qi deffendement li gouvernierres est (vel per - iudices, quorum regimen pars pertimescat pulsata éd. Krüger). ¶ - E se il n’escrivent pas aprés la sentence que il la vuiellent tenir, - ainz se tesent ne lat. ne ne la c. contredient pas, et aucune - des parties n’envoient pas dedenz les premiers .x. jorz sa protestation al juge ou à son - aversaire, par quoi il soit aperte chose que la sentence ne doit pas estre tenue, lors est - la sentence confermee par ce que les parties se - tensent - tesent - se tesent (tunc silentio partium sententiam - roboratam esse éd. Krüger) ; et li demanderres puet avoir la devant - dite action ; et li defenderres la devant dite exception. Mes se l’une - des parties le refuse seulonc la devant dite maniere, ne ne veult acomplir ce qui est - establi, de ce ne vient nule grevance, ne li defenderres ne peut user de l’exception, ne - li demanderres de la devant dite action. Mes icil juge en soient escepté, qui sont esleu - par serement seulonc le novel establissement de nostre non. ¶ E ja soit - ce que nos sachons bien l’oppinion que Julius Paulus ot, et pluseur autre sage homme qui - atochierent ceste question que nos determinons ore, mes il ne la tretierent pas - tresparfetement, ainz quiderent que l’on deust ester à la sentence jusqu’à unes temporels - actions. Neporquant, nos jugons plus plainement et generalment que la mise qui est fete - sus arbitre par escrit fet autresi bien interruption de tens, comme se li plez fust - commenciez en jugement ordinaire. E si establissons generalment que - lesque es c. choses qui sont fetes pardevant les arbitres, - se il i a aucune chose qui ne soit pas à droit fete ou qui ait esté contredite par - profession ou par - contestation - actestation - actestation (si aliquod in factum respiciens - vel professum est vel attestatum éd. Krüger), il - ne - en - il en p. (posse eo et - in ordinariis uti iudiciis éd. Krüger) puissent user en jugement - ordinaire.

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- Cil meismes empereres dit. Nos establissons que il - soviegne as fames de leur chastee et des uevres que nature lor octroia, et - desqueles ele commanda que eles s’atenissent, et se eles reçoivent mise sus soisus eles , ja soit ce que eles soient de tres boene opinion et de - hauteet de haute om. (licet summae - atque optimae opinionis constitutae éd. Krüger), ou se eles sont patronnes - et eles oent(inter libertos suam interposuerint - audientiam éd. Krüger) les causes à cels que ileles ont franchiz, eles soient departies de totes compaignies de jugemenz, si - que por leur sentence ne soit eue nule paine ne nule exception de covenant encontre cels - qui ne la voldront tenir.

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- [2.56.0 De satisdando] Cist - tytres est de donner caution. -

- Li empereeur Dioclicians et Maximians dient. [pr.] Il - est certains droiz que cil qui en cort est fez procurator al demandeeur - ne doit pas estre contrainz de donner caution quequar ses - sires avra estable ce que il fera ; quer l’en doit entendre en cest cas que il est autresi - comme li procurerres qui defent celui qui est en present. E se li sires - mue aprés sa volenté, et il ne veult que cil soit plus ses procurateurs, neporquant li - jugemenz que il a receu comme procureres devra estre fers. ¶ Mes se ses - aversaires li oppose el commencement del plet que il voldra alleguer contre lui aucune - chose por soi defendre, lors sera il contrainz de donnerde donner - aucune chose et c. caution de respondre à ce que il dira contre lui autresi comme - procurerres en ce à celui qui n’est pas en present. E se il ne la donne, li juges ne li - otroiera pas que il aille plus avant en la cause dont il estoit procurateurs. ¶ - Mes li procurerres ou li defenderres à celui à qui l’on demande, ja - soit ce que il soit fez en cort et tesmoigniez par escrit, neporquant il est contrainz el - commencement del plet de donner caucion de paier la chose jugiee.

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- [2.57.0 De formulis et impetratione actionum sublatis] - Cist tytres est des formes de droit qui sont ostees por - empetrement d’action. -

- Li empereres Costentins dit. Les formes de droit qui - sont plaines d’aguez par aucune maniere soient ostees del tot des fez de toz jugemenz.

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- Li empereeur Theodoses et Valentins dient. L’esception - d’action qui n’est pas empetree ne soit opposee à nul en quel jugement que il plede ou en - grant ou en petit, se ele est covenable al proposement au defendeeurc. au deffendement au procureeur (si aptam rei et proposito negotio - competentem eam esse constiterit éd. Krüger) ou avenant à la besoigne.

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- [2.58.0 De iureiurando propter calumniam dando] - Cist tytres est de serement de verité. -

- Li empereres Julians dit. [pr.] Nos establissons que - en totes les causes qui sont menes ou por letres ou por instrumenz ou por - aucune autre chose en quoi il est mestier de prueves, nus ne soit contrainz de donner - prueves se cil qui les demande ne fet serement de verité, que il n’ - i - - a pas - proposé ses allegations por acheson de porloignier la chose, quequar li enchaucemenz des pledeeurs est refrenez par poor de serement. ¶ - E que aucun ne s’esmuevent à tort à pledier contre leurfr. 20120 : celeur dans le ms, ce- - exp. par le scribe sers, et acomplissent la cruelté de leur - corage, nos n’otroions pas à cels qui muevent plet contre leur sers que il viegnent - autrement à ce, se il n’atochent avant les saintes escritures et dient que il ne sont pas - venu à ce par haine de leur sers ou por les persones de leur oirs, mes porce que il ne - pueent pas autrement enquerre ou mostrer la verité des choses de lor eritage.

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- Cil meismes empereres dit. [pr.] Porce que nos n’avons - pas otroié que li juge terminent autrement les causes se les saintes Escritures ne sont - aporteesportees avant, et se li patron des causes qui sont - par tot le monde qui est sozmis à nostre empire ne font serement de verité, et eissi avons - ordené que les causes soient oïes, il nos semble que il est necesserre chose de proposer - ceste presente loi par quoi nos establissons que en toz les plez qui seront commencié - aprés ceste presente loi, li demanderres ne li defenderres n’estrivent pas el commencement - del plet devant que les principals persones meismes aient fet serement de verité, aprés ce - que li uns avra fet sa demande, et li autresa. i avra avra - respondu et ençois que li avocat de l’une et de l’autre partie facent serement. E li - demanderres jurt que il n’a pas meu le plet por corage de grever à tort son aversairefr. 20120 : aversaires dans le ms, -s - biffé par le scribe mes porce que il croit que il a boene - cause. E li defenderres n’usera pas autrement de ses allegations se il ne jure avant que - il croit que il est venuz o boene intention à defendre soi. E aprés ce, li avocat de l’une - et de l’autre partie feront le serement que nos avons ja devisé, quant les saintes - Evangiles seront mises devant le juge. ¶ E se la dignité ou la nature - de la persone n’otroie pas que ele viegne al juge, ele fera cel serement en sa - meisnieele fera cel serement meisme (in domo - litigantis sacramentum procedere éd. Krüger), si que l’autre partie soit - en present ou ses procurateurs. E il covient que ce soit - gardé se ce sont defendeeur ou procureeur, ou aucunes autres persones qui aient par - l’auctorité des lois l’aministracion d’autrui choses, quer il covient que il soient - estraint par serement, que il sevient bien que la cause que il vuelent mener, et eissi - porront mener la ; quer ne li orfelins ne li granz ne cels persones qui sont en garde ne - puent pas savoir la cause ne venir à jugement, mes cil qui ont la garde et la cure d’els - porce que il jurent seulonc leur escient. [2a] E ja soit ce que la nature de la cause est - autre par aventure, neporquant chascuns jure ce que il croit. Et tuit li autre serement - qui se descendent des lois qui ont esté fetes ça en arrieres et cil que nos avons establiz - durent et aient leur force. E se aucune des parties laquele que ce soit - n’est pas presente et sa cause est menee par procurateurs, se ce est li demanderres il - n’ait pas congié d’otroier à son procurateur à mener sa cause devant que il ait fet - serement de verité en la contree où il est, et le face savoir al juge par letres. E - autresi se li defenderres n’i puet estre et il ordene procurateur por - donner caution de paier ce qui sera jugié, ou se defenderres vient avant por lui, il fera - le serement en la forme qui est devant establie, et li demanderres sera en present ou par - soi - u - ou - par - son procurateur ou il fera cel serement tot sanz le demandeeur, et sanz son procurateur se - li juges voit que ce soit biens. ¶ Mes porce que nos dotons que aucun - n’usentfr. - 20120 : nu suivi par une rasure, puis sent par aventure d’aucun gabois, et se pardoignent li uns à l’autre ce serement et - escharnissent par ce nostre establissement, nos establissons porce que nos n’avons pas - mise ceste loi por privé profit mes por commun, que tuit li juge, neïs cil qui conoissent - les causes par misefr. 20120 : mises dans le ms, -s biffé par le scribe, ne sueffrent pas - que tels seremenz soit pardonnez, ainz le demandent en totes manieres al demandeeur et al - defendeeur ; que ceste chose ne soit anoientee petit et petit et que li seremenz as - principals persones et as avocat ne remaigne por chascune legiere cause. - ¶ E nos - - establissons - Et nos establissons qe que ce soit ajosté - à ceste loi que se aucuns velt movoir plet por autre dont il n’ait eu nul commandement, - ainz veult donner pleges que li sires avra la chose por estable et il - afermaaferme par ce sa persone en jugement, que la loiz ne - soit deceue par cel enging ; nos establissons que se aucune tel chose avient ça en avant, - que aucuns vuille movoir plet por une persone ou por une ville ou por une université, il - doist la caution qui est acostumee. Mes il n’aille pas plus en avant el plet se il ne fet - avant as principals persones fere le serement de verité dedenz le terme que li juges li - assignera ou pardevant son aversaire se il i velt estre, ou pardevant autre por lui ; ou - se il n’i a nul homme de l’autre partie, li seremenz soit fez pardevant le defendeeur del - leu, si que la persone por qui il vuelt pledier le face, ou la greigneur partie et la plus - covenable de l’universeté, se la cause est à universeté. ¶ Mes se li - demanderres ne velt fere serement de verité, se ce est prové loialment, il ne li lise pas - à venir al plet, ainz chiee de l’action que il avoit aparallie comme desloials pledierres, - et il ait la male volenté as juges, et soit mis en loing del jugement. ¶ - E se cil à qui l’on demande ne veult fere cest serement es chapistres - qui sont devant contenu, il soit tenuz por reconnoissant, et il lise al juge à donner - sentence si comme la qualité de la chose li amonestera. Et eissi seront - amenuisié non pas por cenon pas tant tant seulement li plet, - mes li faus pledeeur ; quer se les principals persones as pledeeurs maintienent les plez - par leur serement, et li avocat deffendent les causes par leur serement, et li juge ont - devant els les saintes Escritures quant il examinent tote la cause et il pronuncent leur - jugemenz, que doit l’on croire autre chose fors que Dex est juges en - totes les causes por les hommes ? [8a] L’anciene desloialté des pledeeurs se repost donc, - et totes dotes, et nostre establissemenz resplendisse en terre à toz clerement et - profitablement et soit granz remieres de terminer les causes. E si - volons que li devant diz seremenz soit fez es causes qui encore ne sont pas - commenciesc. el plet des le c. des le commencement del plet. - ¶ E se l’en trueve aucunes causes qui ja soient commenciees de quoi la - contestacion soit ja fete et pluseurs resons proposees, se l’une et l’autre - persone est en present ou ele demeure en tele meisme cité ou el terroir, cist seremenz ait - leu en tel maniere de plet, et les parties soient contrantes de fere le al premier jor que - il vendront pledier aprés ce que ceste loi sera espandue. ¶ E se l’une - des parties est hors, porce que nos ne volons pas que li plez soit delaiez por la defaute - d’une persone, ne que aucune chose aviegne qui soit contrere à nostre proposement, ne que - ce que est amené por abregier les plez soit mué el contrere, nos commandons que la persone - qui sera presente face le serement, et que il soit pardonnez à celui qui sera hors es plez - qui sont commencié tant seulement seulonc ce qui a esté avant dit. E se l’une et l’autre - des principals persones est hors, que li plez ne durent trop longuement. - Li plet qui sont ja commencié soient terminé sanz fere cel - serement.

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Ci fenist li segonz livres del code Justinian. - (rubr.)

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - Giessen - Universitätsbibliothek - 945 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 497 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1934 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 20121 - - - - - Paris - bibliothèque Sainte-Geneviève - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - 1200/1299 - - - -

Transcription du manuscrit Giessen, Universitätsbibliothek, 945, avec corrections par les - autres témoins et par conjecture

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- [Liber secondus] -
- [2.1.0 De edendo] Ci comence - li seconz livres qi devise coment cil qi veaut plaidoier doit metre avant sa demande par - devant lo juge par escrit. -

Ci comence le secont livre qui doit parler des jugemenz, car il a - traité en prumier livre des juges, mes pource que li jugement sont - ordené si que celui qui demande aucune chose doit mestre avant sa demande, qui est apelee accion, pour ce trete l’emperere avant coment le - demandeor doit metre avant sa accion ; et pource que en un sen vienent - prueves que l’en fet aucunes foiz par chartres et aucunes foiz par livres où ces - changeeurs escrivent leur aferes et sont apelé raisons, pour ce si parole desouz ce titre - comment ces chartres et ces raisons doivent estre mis avant en - jugement.

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De ce si avint tel quas : uns huem demandoit à une fame une some d’avoir que il - disoit qu’il li avoit baillié à garder. La fame le nioit. Et pource que cest home n’avoit - autres prueves, si vouloit que la fame mostrast son livre où ele escrivoit ses detes et - ses recetes. Et pource que li juge ne li vouloit ce fere, il vint à l’empereor, si le - requist qu’il comandast ce et l’emperere respont : « Tu doiz esgarder que la pecune que tu demandes, que tu prueves que li baillas, car tu ne puez - demander par droit que cele fame mostre ses raisons, mes le juge le puet comander se il i - voit raison, ce est se ces raisons te partainent, qui sont escrites par ton - comandement. »

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Li empereres - Sever dit : « Le juge qui doit jugier le plet comandera que les - anetes - actes - les anetes qui AH(annetes) ; les annexez qui L ; les ventes qui I qui sont fez par devant autres - juges, que saient mostre - es - z - mostrees A par devant lui por trover la verité, - soit la cause pecunieire soit creminele. »

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Cist meismes - empereres dit : « La accion qui est moutree par devant le juge demostre - la maniere deu plet qui est à coumencier ; et celui qui la met avant a congié d’amender sa - accion ou de changier la, einsinc com l’edit general qui est fez de ce amoneste e le juge - coumande. »

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- L’emperere Alixandre dit : « Ceus qui veulent demander - doivent avoir lor prueves, car il n’est mie droit ne raison que leur - aversaire soit tenu à mostrer ses chartres, que celui qui demande en puisse prover - s’entencion ; car se cil qui demande ne prueve, cil qui desfent doit - estre assous. »

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- Cist meismes empereres dit : « Il n’est mie novele chose - que celui a cui l’en demande argent, se il veut prover paiement ou autre chose par qu’il - se puisse desfendre, se il demande, que li creancier mostre ses escriz par que il prueve - ce que il dit. »

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- Cist meismes empereres dit à un home qui li demanda, - se il avoit plet o le procureor des choses de l’Empire, se les escriz qui cel procuraor - avoit li seroient mostré à prover coment il l’avoit paié : « Les - instrumenz qui sont coumunel à nostre procureor et à toi te seront mostré, fet li - empereres, à fere les trancrire selonc qu’il est chose costumee. Et se - aucune foiz en as mestier à prover ta peticion par devant autre juge, il comandera que te - soient mostré – ce est le procurator de noz choses privees – ce que - l'en - le - que l’en juge A] que li juges c. H ; - que le juge c. IL juge coumandera, que les principaus - instrumenz te soient mostrez ne mie les trancriz, car par les trancriz ne proveroies - riens. » Et ce meismes dit l’autantique qui est ci segniee, qui - dit : « Se aucun fet mancion en une chartre qu’il mostre en jugement - d’autre chartre, il ne poura riens prover par cele chartre qu’il mostre - se il ne mostre l’autre chartre dom cele parole qu’il mostre, ou par - autre maniere prueve ce q’il demande. »

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- Cist meimes empereres dit : « Ce que l’emperere Antonin, mon pere, dit en la prumiere loi de cest titre et en la - quinte - quarte - quinte AHIL loi et ce que je dis en la carte loi - de cest titre s’acorde o raison de droit et de equité, car ne sont mie mout divers ou desacordables li uns à l’autre, car il est grant diferance se celui - qui demande veut que celui qui desfent li mostre ses instrumenz à prover sa demande – et ce desfent li empereres - Antonin en la prumiere loi et en la quarte– et ce que nos disons en la quinte loi, que - celui qui desfent puet desirrier que celui qui demande mostre ses escriz par que il puisse - prover paiement ou autre chose par q’il se desfent. Et ce meismes pouons entendre que ceste loi fet diferance entre instrumenz qui aucun a propres – que ceus n’est tenuz de mostrer à son aversaire se n’est celui qui demande - à celui qui desfent – et autres resons qui sont comunes, - que celes puet demander li uns à l’autre come suen instrument. »

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- [2.2.0. De in jus vocando] Ci - monstre coment en doit fere semondre. -

Ci vient un titre qui dit que celui qui veut demander aucune chose par - juise doit son aversaire semondre, ce est vochier en droit, ce est fere venir par devant - le juge pour pledier à lui. Et sont aucunes persones qui ne pueent vochier autres en - droit. Et de ce dit li empereres Alixandres : « Il avient à bones meurs que celui qui estoit serf et est franchiz porte reverance à - la fame son segnor. Ausi ne la poura semondre à plet se il n’en a congié - avant deu pretor. »

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- Li empereres Gordien dit : « Cil qui est franchiz de - servitude où il estoit ne puet semondre à plet son patron qui le franchi ou sa patrone, se - ele fu fame, ne leurs peres ne leurs meres à ceus qui les ont franchi ne leurs enfanz ne - les oirs, ja soit ce que il soient estranges ; ne il qui sont franchiz - ne leur enfanz les pourront clamer à plet. Ne en ceste chose ne pardone l’en à simplicité, - quar le droit de nature veut que l’en porte honour à ces persones. » Or parole l’enperere - à un qui fu franchi et puis fist semondre le fuiz son segnor à plet. Si prioit que - l’empereor li fist quiter la poine que il devoit pour ce, et dit l’emperere que pour noiant demande pardon de la peine par lestres l’empereor.

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- Li emperere Deoclecien respont à une fame qui li demandoit s’ele pouoit - semondre son pere. ¶ Et dit l’emperere : « Se tu es fors deu pouoir ton pere, tu le puez - semondre par le congié deu juge, mes ceus qui sont en pouoir de leur pere ne pueent en - nule maniere pledier contr’eus, et ce meismes doit estre gardé vers la mere. »

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- [2.3.0. De pactis] Ci parole - des covenances qe genz font entr’eaus. -

Ci vient le titre qui parole des covenances et vient par raison - a - aprés - a AHIL cel desus, car il avient sovent que cex qui - vienent à plet font leur covenances par qui il se lessent de pledier. Mes pour cele - achoison parole cel titre generaument de toutes les covenances. De ce met la - prumiere loi de cest titre un tel quas : Un preudome avoit .ii. filz. - Li uns avoit non Fronton et li autres Filins. Le preudome fist son testament et fist ses - .ii. fuiz oirs, et pria à son fuiz Felin que, se il moureust sanz oir, qu’il lessast la - partie de son heritaje à son frere. Ces .ii. freres orent entr’eus tel couvant que celui - qui devoit randre sa partie de l’eritaje à l’autre donast tantost la tierce partie et - fust quite deu sorplus. Aprés lonc tens, Felins ot un fuiz et mourut ne mie sanz oir. - Cist fuiz vint à l’empereor demander droit, car il voloit recovrer ce que son pere avoit - doné à son frere, qui ne li devoit riens doner pource que son pere n’estoit mie morz - sanz oir. Et l’emperere respont que la couvenance qui fu entre les .ii. freres ne est - mie pour ce torceniere que Felin ot enfant, car la chose n’estoit mie certeine se il en - avroit ou non ; et pource que la chose estoit non certeine et cele non certenité li fu - aquitee par la covenance, cele covenance fu droituriere.

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- Li empereres Sever dit : «  - l - J - Le A] HILe avoie l’eritache mon - pere, si le vendi. Les craanciers mon pere devoient à moi demander les detes mon pere, car - j’estoie oir, ja soit ce que je eusse vendu l’eritache, mes il semondrent les acheteors et - ceus reçurent leurs demandes, qui bien s’en pueent escuser. Aprés si veulent demander à - moi ; s’en oi conseil à l’empereor, et il respont que je me puis desfendre par excession - de covenance, car il senble qu’il aient fet covant à moi que il ne me demanderont - riens. »

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- Cist meismes empereres dit : « Le serf au creancier ne - puet fere la condiccion son segnor poior par sa covenance se il veut quiter partie de la - dete ou doner gregneur respit, mes bien la puet fere meilleur. » J¶e demandoie une terre et avoie meu le plet ; aprés si renonçai au plet ; voloie retorner à mon - plet. L’emperere dit que je ne puis ce fere. - - Je devoie deniers à un home, si l’en paié une partie ; de l’autre - partie me quita pour ce que je li aidai à ses plez ou li fis autres besongnes. Je doutoie que ne fusse bien aquité, si demandai conseill à l’empereor et il - respont que de la une partie de la dete sui quite par droit d’erite, ce est que jamés ne - me puet riens demander ; et de l’autre partie sui quite par droit deu pretor, ce est que - il me puet demander, mes je me puis desfendre par excession deu covant qu’il me fist, - car se je l’eusse paié par meserrance, je pouroie demander.

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- Cist meismes empereres dit : « Les covenances qui sont - fetes contre loi ou contre les constitucions ou contre bones coutumes ne doivent avoir - nule force. » - Je avoie un deteur qui me devoit argent. Il me fist - son oir. Se je pris son heritaje, la demande que j’avoie contre lui est confondue, car - je ne puis demander à nului. Mes posom que un suen cousin me pleda seur cel eritaje et - je le veinqui par sentence. Aprés si li randi l’eritache par tel covant qu’il paiast - toutes les detes deu mort et ce que le mort me devoit. Li empereres dit que ceste - covenance doit estre gardee et, se il ne la veut garder, ge le puis pledier contre une - accion qui a non « ex stipulatu », se je mis stipulacion en la covenance. - U¶ns huem avoit berbiz, si les - bailla à garder à moitié à un pastor qui avoit non Apolinaire. Cest Apolinaire ne - vouloit - - obeir - obeir om. AHL] I à tel covant. - Li emperere dit qu’il en doit estre contreint par leu juge. - - Je avoie ma mere qui pledoit à un home pource qu’il retenoit ses sers. - Ma mere veinqui le plet et cel qui devoit randre à ma mere ses sers si l’engigna qu’ele - li promist que jamés riens ne li demanderoit. Li empereres dit que - ceste covenance est fete par engin et à male foi et pour ce riens ne valt. Et se ta mere - demande ses sers et celui demande la poine qui li fu espoir promise se la covenance ne - fust gardee, le juge la deliverra. - - Je mariai une fame que je avoie nourie en mon ostel. Si li donai .c. - livres en douaire. Si fis covant que s’ele moureust, que le douaire me - fust randu, et ele est morte. Je demant le douaire, l’en me dit encontre que je n’ai - droit de demander, que la covenance fu nue et de cele covenance ne neist - accion. L’emperere dit que ceste covenance ne fu mie nue, car j’é paié l’argent quant je fis la covenance et pour ce bien puis demander, mes lors ne neist accion de la covenance quant ele est nue sanz nul - vestement.

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- Mes peres avoit une fame qui estoit ma marastre. Cele marrastre si dona - en douaire à mon pere un chanp qui estoit engagié à usuriers. Mis peres fist covant à ma - marrastre qu’ele paiast les usures de cele dete et qu’ele preist les fruiz de cel chanp. - Aprés la mort mon pere je vouloie qu’ele paiast encore les usures et l’emperere dit que je - n’ai nule accion de la covenance que mon pere fist, ja soit ce qu’il i - eust stipulacion ; mes se le chanp fu doné prisié en douaire issi com la - charte senble dire, cel - persier - prisier - persier A] prisier HI(priser) ; prisee - L fet que le champ soit acheté et pouras demander, que à - randre covient par accion d’achat.

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- Nos devons savoir que les darianes covenances doivent - estre gardees. Posom donques un tel quas : Uns huem me - devoit deniers. Je fis covant à li que riens ne li demandasse. Aprés un jor il me fist - covant que, se je li demandasse ma dete, qu’il ne se desfendroit par - raison de la covenance que je li avoie fete, et ce fu fet par devant le juge. Certes dit - l’emperere que, se je retorne à ma prumiere demande et il se velt desfendre par le covant - que je li fis, ne li vaudra riens.

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- Il i a uns marchiez qui sont apelez de bone foi, autres de droit - estroit. Es marchiez qui sont de bone foi, se aucune covenance i vient - en meismes le marchié ou erraument avant ou aprés, cele covenance engendre accion, mes - s’enprés le marchié grant piece ou avant, cele covenance ne valt à doner accion, mes - seulement excession.

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- Cele loi met tel cas : Il est covant avec toi que tu - m’escriroies un livre. Aprés feismes tel covant que se tu cist livres ne m’eusses escrit - entre ci et Pasques, que tu me douraies .x. livres par non de peine. En ceste covenance fu - fete stipulacion. Tu ne feis le livre si con tu m’eus en covant. Or veu ge - pledier contre toi ; si demant à l’empereor que je pourai consivre, et - l’emperere dit que je puis demander par la accion qui a non « ex - stipulatu » ou que tu faces ce que m’eus en covant ou puis demander la peine que tu premeis par stip - alacion - ulacion - stipalacion A] HIL. Je demandoie - que les biens de mon aversaire me fussent jugié. « Ce ne doiz tu demander sanz ordre de - droit. »

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- Uns preudons avoit - uns - un - uns A] HIL(ung) fuiz et une - fille, maria sa fille et li dona son douaire et fist covant à sa fille et à son gendre que - sa fille avroit la moitié de son eritache quant il mouroit outre son - douaire. Le - par - pere - par A] I voloit aprés fere suen - testament à sa volenté. Demandé fu à l’empereor se le pere pooit ce fere, et dit - l’emperere que cele covenance ne tolt au pere pouoir de fere son - testament à sa volenté.

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- Uns huem qui avoit .ii. filz fist son testament et fist ses filz oirs et - pria les que celui qui mouroit avant, que randist sa partie de l’eritage. Il firent - entr’ex covant qu’il fussent quite de cele condipcion. Dit l’emperere que la covenance est - bone et que li uns ne puet demander la partie de l’autre.

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- Demandé fu à l’empereor, se aucune covenance est fete entre aucuns à - bone foi, se ele valt riens s’el n’est escripte. Et l’emperere dit que se l’em puet prover - en autres manieres, le juge la fera garder.

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- Deus homes ou plusor devoient avoir à aucuns creanciers dont chascun - estoit tenuz par le tout. Vint li uns d’eus et paia sa partie tant com li aferoit de la - dete, et les creanciers le reçurent volentiers. Dit l’emperere que se il pueent ce prover, le governeeur de la province fera que il ne demandent à l’un pour - l’autre dés qu’il avra paié sa partie.

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- Deus chevaliers freres aloient à une bataille, et - pource que il aloient en aventure de mort, si firent covant li un à l’autre que cel qui - eschaperoit vis eust les biens à celui qui mouroit ilueques. Il fu demandé à l’empereor se - tele covenance vaudroit et l’emperere respont que, ja soit ce que entre autres homes tel - covenance ne vausist, car ne avroit force de donaccion que l’en fet par poor - de mort, mes la volenté des chevaliers que il ont en - regart de leur mort quant ele est escripte avra force de testament, et ce pour le - previliege de chevalerie. Et dit à celui qui est eschapez vis que il doit avoir les biens - de son frere qui est mort.

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- À l’empereor fu demandé, se uns hom fet covant à un autre que sa chose - soit à l’autre, se cele covenance vaut. Et dit l’emperere que la segnorie des choses ne - trespasse d’un en autre par nue covenance se la chose n’est baillie ou n’est tenue par - .iii. anz par bone raison.

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- Trois freres estoient. Les .ii. moururent ; si lesserent trestout leur - eritage ou la gregneur partie à un estrange. Li tierz frere si mut - querr - querele - querre A] I ; guerre HL contre cest qi avoit l’eritage ses freres et demandoit une teneure - q’il disoit qui estoit soe. Cil qui avoit l’eritaje ses freres fist covant à li qu’il - partissent tout l’eritage par mi et cel se - l - s - lessast A] sessastHI(cessast)L(cessast)essast de sa querele. Cel qui avoit l’eritaje ne volt - fere ce qu’il ot en covant. Li freres demande à l’empereor se il puet demander pour raison - cele covenance, et l’emperere respont : « Se tu es en saisine et ton aversaire te demande, - tu te puez desfendre par excession de la covenance, mes se ton aversaire tient et tu - demandes, tu n’as nule demande de tele covenance, qu’ele fu nue n’il ne peut enjendrer - accion se tu ne te pourveis par stipulacion. Ne ton aversaire ne s’aidera de la covenance, - se il n’est apareillié aconplir ce qu’il ot en covant. »

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- Il fu demandé à l’empereor se le covant qui fet le tutor ou le curator - d’aucund’aucune A] HIL - orphelin qui est menor de .xxv. anz doit nuire as orphelins, se il font covant à leurs - detors d’aquiter leur partie de leurs detes. Et l’emperere respont que les tuteurs et les - curateurs sont come segnors des choses as orphelins quant il demandent bien leurs droiz, - einsinc delivrent les detors ne mie se il les quitent sanz paiement.

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- Cist meismes empereres dit : « Le fuiz ne puet - delivrer les deteurs son pere pour fere leur covenance qu’il ne paient ne se - il reçoit les detes. » [2.3.24] Uns hom fist son testament, lessa à sa - famme aucune chose ; et ot .iiii. oirs la fame qu’ele avoit euz ; par amor à .ii. de ses - oirs lor quita sa demande. La question est se les autres sont quites, car il senble que - coiement aie tout aquité. Dit l’emperere qu’ele puet demander des - autre - autres - autre A] HIL .ii.

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- Il avient que un craancier a plusors deteurs. Ces deteurs font covant - entr’ax que li uns pait la dete pour touz. Or est la question se li - creancier est tenuz à demander toute sa dete à celui tout seul. Et dit l’emperere que la - couvenance que les deteurs font ne tout ne change la demande au creancier.

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- Li emperere Dioclicien dit : « Se aucun deteur a plusors oirs et il font covant entr’ax que li uns ou - les .ii. pait totes les detes au mort, tele couvenance ne peut fere que ce tout seul soit - obligié as creanciers, car la dete est partie entre les oirs par la loi de les .xii. - tables que chascun doit paier sa partie - - de la dete par raison de la partie - de la dete... partie om. AHL] I - qu’il a de l’eritage. Et ce meimes covient garder en ceus qui ne sont oirs mes possesors - des biens. Donques se li uns des oirs tient les chartres des detes, l’autre puet fere par - le juge que il les mosterra. Ou se celui qui dut paier toute la dete par covant ne fet ce - qu’il ot covant, l’autre le puet pledier que il li ament ce que il li - faut de covant. »

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- Cist meimes empereres dit : « Se aucun fet covenance à - autre toute nue tele pour qu’il ne pouoit riens demander, aprés tantost - mist une stipulacion ou un pou avant la covenance pour afermer la covenance, il puet - demander que sentence soit donee por lui par raison de la stipulacion. »

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- Je fis covant à aucun que je li douroie - chascu - - nchascu A] HIL an .x. livres. Il ne les pot demander par raison de cele covenance qui estoit nue. Je les paiai .ii. anz ou - pluseurs ; aprés ne les voill poier. Demandé fu à l’empereor se je suis tenu de paier - pource - pource - pource répété A] HIL que j’é paié ce dont je n’estoie tenu. Dit l’emperere que - stipulacion n’i a. Je ne sui tenuz pource que j’é paié ce que je ne devoie.

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- Li emperere Justinien dit : « Se aucuns se oblige par - chartre et il, au fere de la chartre, renonce qu’il n’usera nule stipulacion pource qu’il - est chevalier ou pour autre dignité ou pour clergie, les ancians - douterent se tele covenance devoit estre gardee ou se il pouroit venir - encontre et engingnier ceus qui feroient à lui marchié et dire que il - n’est tenu de respondre par devant celui juge porce qu’il est chevalier - ou clerc. Nos establison que nus ne puisse venir contre ces couvenances et engingnier ceus - qui ont fet le marchié à eus. Car se nos avons en le edit du pretor que - les covenances qui sont fetes loiaument sanz engin doivent outreement estre gardees, pour qoi en cest quas ne vaudront, que une autre ruile de droit dit que - chascun a congié de renoncier ce que pour lui fet ? Doncques nos - voulons que touz noz juges gardent ce en tel cas ; et ce meismes gardent les meneurs juges - et les arbistres, et sachent que, se ce n’est gardé, que il feront le plet leur. »

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- Cist meismes empereres dit : « Les avocaz de Sesaire - nos ont demandé d’une tele question : Se .ii. homes ou plusors ont esperance de l’eritache - d’aucun lor parant qui leur doit escheoir, cil font covenance entr’aus coment il doivent - partir cel heritage, s’i leur eschiet ou se à aucun d’eus eschiet, que il gardent aucunes - covenances. Or estoit la doute se tex covenances devoient estre gardees ; - et la doute estoit de ce que en la vie à celui cui estoit l’eritache - estoient ces covenances fetes, et porce que n’estoient mie einsi fetes come se fust - certeine chose que cel eritache lor devoit eschaoir, mes estoient fetes desouz .ii. - condiccions, ce est se celui muert et se l’eritache leur eschiet. Et - certes, dit l’emperere, toutes celes covenances nos senblent - contre li olises - contraliouses - contre li olises AH] I et de triste fin et de perilleuse, car pour qieu reson ont fet - nules covenances sor l’eritache de celui qui est vis sanz son seu ? - Donques nos establissons selonc les ruiles ancianes que toutes teles - covenances qui sont contre bones meurs soient cassees et riens ne soit - gardé ces covenances, se ce n’est fet par le gré à celui qui l’eritache est et qu’il durt - en cele volenté jusqu’à un darien jor de sa vie, car lors quant il le - fet et s’i asent, toute cruel esperance est ostee et doivent ces covenances estre gardees. - Et ce meismes estoit es constitucions as autres - empereors, ja soit ce que nos l’aions plus esclarié. Et nos comandons que nul ne puisse - doner ne vendre ne estrangier nules tex choses avant qu’eles soient escheetes, car la - - seue - setela seue de AH(soe)I(soe) de nostre tens ne suefre fere covenances seur les autrui - choses sanz la volenté à leur segneur. »

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- [2.4.0 De transactionibus] Ci - parole des peis qe li plaideeur font entr’eaus. -

Ci vient un titre qui parole des covenances qui sont fetes, donant ou - prometant aucunes choses, qui sont apelees transaccions, car le titre desus avoit parlé - des covenances generalment.

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- De ce met ceste prumiere loi tel cas : Un vallet qui - estoit meneur de .xxv. anz ne n’avoit pere avoit .iii. curateurs qui - fesoient ses besongnes. Quant il vint à aje, il pleda as .ii. d’eus tant que il fist transaccions à eus que il li donerent aucune chose et il se parti deu - plet. Or voloit il pledier au tierz curateur. Cil se vouloit desfendre pource qu’il avoit - aquitez ses compangnons. L’emperere dit que il le puet bien pledier, car covenance ne - transaccion qui est fete ou aucuns des tuteurs ou des curateurs ne doit valoir as autres - en ce q’il firent ensemble ou departement ou en ce qu’il durent fere.

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- Je avoie une suer qui me fesoit question de mon eritage mes ele n’i - avoit nul droit. Je oi paor, si promis à ma suer .xx. livres qu’ele se tenist en pés. Je - ne voloie paier cel argent pource qu’ele m’avoit à tort pledié, mes l’emperere dit que - cele pecune que je promis fu à droit promisse pour la poor deu plet, car se je l’eusse paiee à la borsse l’empereor par tel qause, je ne la - pouroie demander, et se ne l’eusse poiee, à droit la me demanderoit.

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- Je estoie menor de .xxv. anz, si oi un curateur. Quant je ving à aje, je - pledai à lui seur ceseur cel q. A] HIL qu’il avoit aministrees mes choses dom il estoit mes deteurs. Si fis - à lui transaccion ; si le quitai de ce dom il estoit mon deteur par aquiliane - stipulaccion, que ce que il me devoit de la misnistracion de mes choses et m’estoit - obligié par choses le fis prometre par stipulacion ; et einsi fu tornee en obligacion de - paroles, et aprés le quitai par parole. Cel curateur mourut et je m’averti qu’il i avoit - choses que je n’avoieavoies A] HIL demandees. Si demandai à l’empereor que je devoie fere et il - respont : « Va, si plede o Geminien, le fuiz ton curateur ; et se il dit que tu ne li puez - riens demander car tu clamas son pere quite, le juge demandera de combien fu la quitance. - Et se il trueve que tu ne le quitas de tant con il te devoit, il li covendra paier tout ce - que tu pouras prover que son peres ot o[st]éoutré A] HIL de la amis[n]amilistracion A] HIL(aministracion)itracion de tes besongnes, car tu ne le quitas - de tant com il devoit. »

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- Je avoie un curateur qui fesoit mes besongnes. Quant je ving à aje, ge - le mis em plet, si fis transaccion et le quitai par aquiliane stipulacion et par - acceptilacion. Dit l’emperere que je n’oi nule accion contre lui, fors - se il m’engingna qu’il se fist quiter par engin, car lor pourai dedenz - .ii. anz movoir accion de l’engin ; et ce est voirs se la querele de - l’engin ne fu meue et de cele meismes ne l’aquitai.

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- J’estoie menor de .xiiii. anz, si oi un tuteur et mourut et je ving à - aje ; si pledai à son oir. Il me dona aucune chose et je le quitai. De ceste quitance fu - fete nule escripture ; or voloie ge venir encontre par ceste achoison. Certes dit - l’emperere que, se je reconois la chose issi conm ele fu, il n’i a mestier autre - escripture qui seut estre fete pour prover la chose.

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- Je avoie ma mere qui avoit autres enfanz avesques moi. Ma mere fu - deseritee eu testament son pere ; si mut querele contre - oirs qui estoient escrit en testament son pere pource que son pere - l’avoit deseritee contre pitié. Si fist pés à eus q’i li donassent partie de l’eritage et - ele se partiroit deu plet. Aprés la mort ma mere nos volions resuciter le plet et - l’emperere dit que nos qui somes oirs de nostre mere ne poons venir encontre ce qu’ele a - fet. Mes se il ne donent ce qu’il orent en covant, nos poons demander - nostre domage de ce que il ne font ce q’il doivent, mes quele accion avons nos ? - L’emperere respont : « Se il i ot stipulacion, vos avez accion de cele stipulacion ; et se - ce non, de la covenance avez accion qui est apelee ‘par escrites paroles’ et demostre la - chose qui est fete. »

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- Ce dit li empereres Gordien : « Se aucun comande à son procureor que il meine son plet et il va si querre son aversaire - pour aucune chose qu’il prant de li s[e]nson AH] li - sanz son c. I comandement au segneur qui le plet est, ne tolt - noiant au segneur de sa demande. »

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- Cist meismes empereres dit : « Se aucun lesse à un - povre home aucune chose de vitaille chascun an, il ne le puet qiter senz comandement au - juge, ce est à entendre de ce qui est à venir, mes deu tens passé bien puet fere - transaccion. »

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- Tu pledoies au frere ta fame sur une teneure ; la chose te fu jugiee. Tu - feis aprés covant a lui que se il te donast .x. besanz dedenz un an, tu li randroies cele - chose, et ce fu afermé par stipulacion, et se ce ne feist, que d’ilueques en avant n’en feist querele. Il ne paia dedens le terme. Dit l’emperere qu’il ne - te doit mes fere seur ce nule force ; et de ce te gardera le prevost de la province, car - se oncore la chose fust seue et il la demandast, tu te peusses desfendre contre sa demande - par raison de la covenance.

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- Deus freres estoient ; li uns mourut, si avoit enfanze. et si mourut l’a. A] HIL. - L’autre frere avoit pledié à li avant qu’il moureust seur l’eritage de leur pere qu’il - disoit qu’il n’en devoit point avoir, car il n’estoit filz à cel pere, mes il avoient fet pris. Or pledoit les enfanz son frere. Et l’emperere dit que ce ne doit il - fere contre ses neveuz et contre la pés qu’il fist à son frere, car jamés n’avroient finez les plez se l’en se peust partir des - transaccions qi seroient fetes loiaument.

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- Deus freres estoient qui leur pere avoient prié en son testament que - celui qui moreust avant sanz enfanz randist sa partie de l’eritache à l’autre. Il se - clamerent quite l’un l’autre, qu’il peussent fere de leur eritaje leur volenté. Li uns des - freres mourut sanz enfanz ; l’autre volt avoir l’eritache. Si vint à l’empereor, qu’il li - donast letres à venir encontre ce qu’il avoit fet avec son frere. Et disoit qu’il avoit - esté engingnié, et l’emperere li respont que cele covenance doit estre ferme, car par tele - covenance sont les freres en concorde ne l’un ne desirre la mort de l’autre. Ne tu ne te - doiz apeler engingnié, car tu n’es mie en aaje en quel lois aident par restitucion, ce est - au meneur de .xxv. anz. Et se tu le fusses, par ceste reson que tu diz ne pouroies venir - encontre, car n’es mie engingnié.

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- Les curateurs de ta cité demandoient dete par non de la cité ; tu feis - pés à eus, qui leur donas aucune chose, et il te clamerent quite. Or venoient autres - curators, si demandoient cele meismes dete. Tu alas à l’emperere querre conseill et il te - respont : « Li pr[e]v[o]provast A] HILst esgardera se - tieus curateurs te clamerent quite ce que tu devoies certeinement par deniers qu’il - enpristrent, car tele quitance ne doit nuire à la cité, ou n’estoit - mie certeine la dete et lors vaudra la quitance. »

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- Li emperere Dioclecien dit : « Les transaccions qui - sont fetes par paieur ne doivent estre gardees, mes chascune paieur ne soufit mie à - desfere les transaccions qui sont fetes par consentement, mes covient que l’en prueve tele - force que aie paor de mort ou de torment deu cors, n’i ne soufit mie à - prover force eu paieur que l’en mostre que il avoit bones prueves. Et pour ce n’est mie - senblant qu’il feist pés se force ou peor n’i eust, mes se force ou paor n’est provee, ce - que est determiné ne sera rapelé. Mes je qui avoie fet - pés disoie autre raison, que cel à qui j’avoie fet pés estoit mis sers. Et dit l’emperere - que par ceste raison sera rapelee la transaccion, car entre le serf et son segnor ne puet - avoir nule covenance par que li sires soit obligiez à son serf.

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- Je fis pés à mon aversaire de la querele qui estoit entre moi et li ; il - ne vouloit tenir la pés et je ausinc bien m’en voloie partir. Dit l’emperere qu’il me - rande l’argent que je li donai pour fere pés et que tornon à nostre - plet.

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- Deus fames pledoient seur un eritage ; firent pés que - cele qui tenoit l’eritage dona à l’autre deniers et ele se parti de la querele. Cele qui - avoit lessiee sa querele se tenoit pour engingniee ; si vint à l’empereor pour demander - conseill s’ele pouroit avoir encore aucune demande. Et l’emperere respont : « Se tu veus - avoir covenable respons, més nos essanple de la covenance, se fu simplement fete ou se tu fis stipulacion aquiliane et puis la clamas quite, car se ce - fu fet, tu n’i a nule demande contre li. »

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- Li empereres dit : « Les causes ou les quereles qui - sont fenies par loiax transaccions ne doivent estre resucitees par lestres - emperiaus. »

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- Je fis pés à mon aversaire seur la querele qu’il avoit contre moi et je - li donai du mien et il quita la querele. Or venoit il contre la transaccion. Je demandoie - ou qu’il tenist la pés qu’il avoit fete à moi ou il me randist ce que je li avoie doné. Et - l’emperere me dit que se je le mis en la covenance et je me fis - promestre par stipulacion de randre le moi, se il venist encontre et il estoit gregnor de - .xxv. anz, je puis demander ce que je li donai. Ou se je veill, ge ai excession contre li - de ce qu’il me quita ; mes se il ne m’ot en covant de randre se il venist encontre, - seulement ai excession encontre sa demande et sui aseur par ce.

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- Li empereres dit : « Se aucun est acusé de crime dom - il doit recevoir mort, il ne li est mie desfendu qu’il ne puisse fere pés à son aversaire - coment qu’il puisse fors en avoltirre, mes es autres crimes qui ne portent - poine de sanc ne doit nus fere pés pour doner riens à son aversaire, - fors en acusacion de forsenerie. »

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- Se j’ai fet pés à mon aversaire et je truis aprés une chartre par qui je - pouroie prover ma demande, pour ce ne suefre mie le droit que je puisse rapeler ce qui est - fet. Mes soit que la fame à qui je pledoie m’enbla ou fist enbler mes estrumenz par qui je provasse ma quere[le]quere - A] HIL(querelle), einsinc me convint fere pés. Dit l’emperere que se j’é ma demande sauve et je demant - derechief, ele se desfe[n]desfet A] HIL(deffend)t par la transaccion, je li - metrai encontre le barat qu’ele fist, mes se ma demande est morte, je pourai avoir accion - encontre li d’engin qu’ele fist dedenz .ii. anz.

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- Li empereres dit que ausi grant force doit avoir transaccion come - sentence de juge, car riens ne s’acorde si à la loiauté des homes come garder ce qu’il ont - en covant, mes je disoie à l’empereor que ceste transaccion que j’avoie - fete fu fete à mie nuit. « Ce ne valt riens, fet li empereres, car nule riens ne refuse le - consentement d’ome qui autrement est sein et gregnor de .xxv. anz. »

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- Je demandoie une meson, fis pais à mon averssaire - qu’il me donast .x. livres et je li quitasse la querele, et meismes en la covenance qu’il - eust cele meson par non d’achat et de ce fu fet chartre. Aprés voloie demander le pris qui - estoit escrit. Dit l’emperere que pour noiant demant le pris qui est - escrit par feintise, que ce qui par feintise est fetfete AHL] I(fait) doit estre comme se ne - fust fet.

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- Une fame pledoit, si fist pés à son aversaire. Or disoit que son - aversaire l’avoit engingniee. « N’i ne peut noiant, dit l’emperere, que ce ne sufist à - rapeler la transaccion. »

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- Je cuidoie estre oir d’un home qui avoit non Archimedre. Il devoit mout. - Ses creanciers me demanderent la dete ; je fis pés à eus par une partie que je lor donai. - Aprés aparut que je n’estoie tenu oir, si voloie demander ce que je leur avoie paié. - « Certes, dit l’emperere, tu ne puez riens demander par cele raison que tu - as paié ce que tu ne devoies mie, car se tu l’eusses seulement promis - par stipulacion, tu ne peusses eschiver le paiement pour coverte de avoir promis ce que ne - devoies prometre, mes ce deusses tu avoir dit avant que la transaccion fust fete, car lors - tu n’estoies tenuz de paier riens se tu n’avoies esté plege pour lui. »

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- Je demandoie à une fame une some d’argent ; feismes pés entre moi et lui - qu’ele me dona une partie de ce que je demandoie et je li fis chartre que plus ne li - demandasse. Or vouloie je plus demander. Dit l’emperere que en cest - quas ele se puet desfendre de la covenance, mes se je li demandoie .xx. - livres et ele reconut .x. et [ele]et es les me A] HIL me poia, je puis demander le - seurplus.

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- Deus freres estoient, avoient un oncle qui leur devoit argent. Il orent - esperance qu’i leur lesseroit son heritaje ; si li qiterent leur - querele. Il lessa son heritaje à autre ; si voloient demander leur dete as oirs. Dit - l’emperere que pour ce ne doit estre resucitee la querele qui est einsinc fenie.

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- Aucun demandoit à une fame dete. Ele ne pouoit paier mes fist covant que - ses fuiz fussent serf à celui qui la pledoit. « Tele covenance ne nuit as fuiz, ce dit - l’emperere. »

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- Tu demandoies une vingne ou un champ qui disoies qu’i - estoit tuen ; feis pés à ton averssaire qu’il te donast deu suen et te partiroies de la - querele. Celi ne te voloit paier ce qu’il t’avoit covant ; tu voloies rapeler la pés, car - disoies qu’ele n’estoit mie fete par devant le juge ne n’estoit escripte. Et l’emperere - dit que nequedent la covient garder, - mes se ton aversaire ne te paie ce que ot en covant, ja soit ce que - tu ne fis stipulacion ne de tele covenance ne neis[t]neis AH] I(nest) accion, tu - pouras demander derechief ta chose. Et se il se desfent par la covenance, tu repli[qu]ereplieras A ; plieras H ; plaidieras I ; plaindras Lras de l’engin qu’il fet que ne te paie, et einsi le contreindras à - acomplir ce qu’il ot en covant.

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- Uns huem pledoit à un autre, fist sa pés à lui. Li uns estoit malades - quant la pés fu fete ; si vouloit rapeler la pés par cele achoison, et li - emperere li dit : « Dés que tu estoies bien en ta memoire et, ja soit ce que tu fusses malades de ton cors, ne doiz requerre que la pés que tu feis soit - rapelee. »

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- J’estoie orfelin, si oi un tuteur qui fesoit mes besongnes ; quant je - fui à aje, si pledai à li et fis pés de choses pour raison qu’il avoit esté mon tuteur ; - trovai aprés choses de que n’avions fet nule pés que il avoit menees, come de blé et de - sel ou de tés choses. Je vouloie rapeler par cele achoison. Dit li empereres que je ne - puis, mes se nos meserrasmes en aucune chose qui estoit moie que mis aversaires tenoit ou - autre que n[o]nus A] H(nons)IL(nous)s ne cuidiens lors qu’ele fust - moie, tele error ne me nuit que je ne la puisse demander.

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- Je demandoie une chose à un home qui m’estoit tenu en meintes choses, - fis pés à lui de cele querele et dis que je ne li demanderoie riens plus - ne je ne dis « pour non de cele chose ». Certes dit l’emperere que je puis demander des - autres choses.

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- Je pledé contre toi, le juge dona sentence por moi selonc ordre de - droit ; ceste sentence [n]me AI] HLe fu souzpendue par apel ne par autre remede. Dit - l’emperere que sur la chose juchiee ne puet estre fete transaccion et, - se l’en la fet, riens ne vaut s’el n’est fete par aquiliane stipulacion et aprés que soit - fete quitance. Donques se einsinc n’est fete, le juge doit mander à execu[c]excecurion AH(execurion)] I(execution)Lion la - sentence qui fu donee.

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- Je demandé uns fonz de terre, transaccion fu fete entre moi et mon - aversaire qu’il me dona un champ tout franc. J’estoie lors gregneur de .xxv. anz. Cest - champ estoit engagé à autrui ou estoit d’autrui la moitié ; si me fu - tolu. Je vouloie toute la querele rapeler. Dit l’emperere que droit ne veut que soit pour - ce rapelee, mes se je me pourvoi par stipulacion que me fis promestre à - garder les covenances, je avrai demande ou se ce non je ai accion de la meismes covenance - qui a non « de paroles escriptes ». Mes se la chose seur que le plet - estoit et seur qui fu fete la transaccion est tolue à celui qui l’avoit, il ne puet riens - demander par cele reson.

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- Trois freres estoient. Les .ii. estoient petiz et le tierz - grant ; il n’avoient pere et por [ce]ce om. AH] I le greindre frere fu tuteur as .ii. - petiz. Quant il furent d’aaje, il demanderent conte à leur frere et il - parut qu’i leur devoit assez. Ces freres orent esperance que, se il fissent grace à leur - frere, qu’il leur lesser[oi]lesserent A] HI(leiseroit)t son eritage ; il meismes leur - promist. Si li quiterent toute la dete. Il conurent aprés que leur frere n’avoitn’avoient A] HIL courage de lessier leur son eritage ; si voloient rapeler la - quitance, qu’il disoient qu’il estoient engingnié. Li empereres dit q’il ne pueent, car - celui ne puet estre engingnié qui set la chose, n’il n’est tenuz à fere - ce qu’il promist pource qu’i leur promist son heritage.

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- Li empereres dit : « La transaccion qui est fete pour doner aucune chose ou pour pramestre ou par quiter demande doit - estre gardee ne ne puet estre rapelee par raison de paor quant ele est - fete par devant amis. »

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- Tu pledoies contre aucunes genz et estoies gregnor de .xxv. anz ; fiz - pés à eus qu’il te donassent aucune chose et tu leur qitasses la demande ; il ne t’ont - paié ne toi osfert à paier. Tu leur vous demander plus qu’il ne t’orent covant. Dit li - empereres qu’il se pueent desfendre par excesion.

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- Se tu fis transaccion o ton aversaire et il ne paie ce qu’il promist, tu - puez demander la peine qu’il te promist par stipulacion se il ne feist ce qu’il avoit en - covant.

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- Transaccions ne valt se aucune chose n’est donee ou promisse ou aquitee - par non de la transaccion.

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- Tu feis transaccion o ton aversaire, si te rependis le jor meismes, - demandas se la pouroies rapeler pource que si tost t’estoies repentiz. Dit li empereres - que non ; et qui le te fist entendant que jusque à unun - an c. AHI] L certein tens pouet l’en - rapeler la transaccion, il ne dit mie voir.

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- Li empereres Gracian dit : « Se aucuns font - transaccion ou covenance en escrit et ele est afermee par aquiliane stipulacion et par - accetilacion, il covient que ce qui est mis en covant soit tenu ou celui qui - vendra encontre paiera la peine qui sera establie avec ce qu’il devra paier pour raison de - la transaccion, et se avant que le plet soit recomencié, se l’aversaire veut qu’il soit - recomencié. »

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- Li empereres Archades dit : « Se aucun veut venir - contre la transaccion qu’il avra fete par sa prope volenté et l’avra - afermee par son sairement, et vient encontre priant au juge ou souzplaiant à l’empereor, - ou qu’il ne fet ce qu’il promet, il sera disfamé et perdra sa demande et paiera la peine - qui sera establie contre celui qui ne gardera la transaccion et perdra la segnorie des - choses et tout le preu qu’il devoit avoir de cele covenance ou de cele transaccion, et - toutes ces choses seront ostroiees au preu à ce[us]celui AHI qui gardent enterinement les covenances. Et ces ausinc avront le preu ou le domaje - qui en ceste loi sont establi qui prometent à garder les covenances et - jugent par le salu à l’empereor. »

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- Li empereres Lions dit : « Se aucune transaccion est - fete par faus instrumenz, ja soit ce qu’ele soit afermee par le sairement au parties, en - quel que maniere soit descoverte la fausseté, nos comandons que soient rapelees, mes ce - sera fet en tel maniere que se la transaccion est fete de moz articles, quant à ceus - articles seulement sera rapelee où la fausseté est fete en la transaccion, et les autres - chapitres seront ferm. Et ce sera einsinc se par aventure seur ce que l’en dit qui est - faus n’a esté meue querele qui soit fenie par transaccion. »

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- [2.5.0 De calculi errore] Ci - parole des fautes q’en fet en compes, coment doivent estre rapelees. -

Ci vient un titre qui parole de ceus qui meserrent en conte. Et ce - avient sovent en transaccions, et pour ce vient cist titre aprés celui desus.

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- De ce dit li empereres Dioclicien : « Faute de conte, - soit d’une besongne ou de plusors, ne fet nul preu à la verité ; dont disons qu’il est droit que les contes qui plusors foiz sont conté, se - l’en puet prover la faute, doivent estre rapelé se seur ce n’est doné - jugement ou transaccion n’en est fete. Dont me dist l’emperere : « Se tu me promeis ce que - tu me devoies ausi con tu le deusses par faute de conte, tu as accion à - fere toi delivrer de la promesse. »

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- [2.6.0 De postulando] - Ci monstre coment li avocat doivent alleger. -

Ci vient un autre titre qui parole des avocaz et de leur auliguer. Et - se leur ensengne li empereres coment il se doivent avoir en leur osfice.

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- Un avocaz auligoit par devant le prefet d’Egipte, et pource qu’il estoit - ennuieus, le prefet se coureça à li, si li desfendi qu’il mes ne fust - avocaz. Cesti n’apela mie de la sentence au prefet, eins s’en vint à - l’empereor, si li pria qu’il rapelast la sentence. Et l’emperere respont : « Puis que tu - n’apelas, il covient que tu obeisses à la sentence. »

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- Demandé fu à l’empereor Aleixandre se ceus qui avoient esté serf qui - estoient franchi pueent estre avocaz, et dit li empereres que non - seulement les suens franchiz le pueent estre mes encore les autres se il sont si sages de - lestres que il puissent aidier à ceus qui en ont mestier.

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- Tu avoies plet, si avoies mestier d’avocaz. Les avocaz ne souloient - prandre fors .c. besanz de salaire ; cest avocaz en [voloit]velent A plus avoir et se te fist fere - chartre que tu avoies emprunté de li .ii.c besanz. Avant que .ii. anz fussent passez, tu contredeis à cele escripture. Dit li empereres - que se il te demande cel avoir, tu te puez desfendre par tele excession que cel avoir ne - te fu conté ne baillié, ou tu le pouras pledier que il te quit de ta promise que tu ne - devoies fere.

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- Li empereres Dioclicien dit : « Se sentence est donee - en aucun plet et cel contre qui ele est donee dit que son avocaz n’estoit present et pour - ce veut rapeler la sentence, de noiant se traveille. »

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- Li empereres Costentin dit : « Se aucun avocaz est - trové en tel mesfet que il aime plus à fere grant gaaing contre droit que avoir bone - renomee et il fet covant à celui qui plede d’avoir la moitié ou le tierz de la querele o - grant domage deu pledeor et o roberie, nos voulons que toz ceus qui ce feront soient - chacié de l’ofice d’avocacion. »

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- Li empereres dit : « Cil qui veut estre avocaz, il - meismes ne doit pas juge estre et avocaz en une meismes besongne, car aucune disferance - doit estre entre les avocaz et les juges. Et seur toutes - choses se doivent les avocaz garder qu’i en tel maniere aident à leur parties que il ne - viengne à lesdenges et à vilenies ; se il n’apartienent à la querele, - face ce que la cause requiert et garder soi de vilenie. Et se aucuns est si engrés qu’i - veut plus pledier par lesdenges que par reson, sa renomee empirera, que - il ne doit estre soufert que nus die à son aversaire honte ne vilenie - nene let a. A] HIL - apertement ne en covert et en let à dire ce qui apartient au preu de la - querele. Et estre ce l’avocaz ne doit fere nul - marchié à celui à cui il doit aidier tant com li plet dure ne nul de - ces avocaz à qui il est et avient à prandre loier ne doit desdegnier ce que sa partie li - dorra pour son loier par sa volenté. Nus ne deloit le plet par son - barat. Et ceus honorables homes qui vodront estre avocaz en la cité de - Rome, il le pouront estre tant com il voudront par si que il ne prangnent achoison de - gaangnier vileinement, mes que leur los en soit acreu, car se il sont seurpris de - covoitise deu gaaing, il seront contez entre les tresviz avocaz come despiz et - forslingniez. Donques quiconques voldra est[r]este Ae avocaz de cez à - qui nos l’avons ostroié sache que il ne poura user d’autre osfice fors - de celui que il a comencié. Ne ne cuide nus que il perde riens de s’anor se il li covient - estre en estant, car il eslut ce quant il se fist avocaz et lessa le droit de seoir. »

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- Li empereres Gracien dit : « Nos volon pourveoir que eu consitoire ceus qui sont plus nobles par leur - esciance o par leur ancianeté ne soient touz de une partie et l’autre partie soit soztenu - de noviax et de rudes avocaz. Et por ce, s’enen - répété A consistoire sont deus avocaz ou plus qui soient de - gregnor renomee, en la pourveance deu juge doit estre que les avocaz soient à droit parti - et que il doint ivel aide au parties. Et se aucun des avocaz ne veut - aidier à une des parties par l’amonestement deu juge ne il n’a nule achoison pour qoi il - ne le doie fere, il perdra son osfice et sache que il nel recoverra jamés. - Et se aucuns de ceus qui pledent est trové qui parolt à - plusors avocaz pour tolir à son aversaire l’aide des avocaz par tel barat, il monterra - sanz doute que il meintient mauvese querele et souferra peine de ce que - il a escharnie l’autorité du juge. »

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- Li empereres Lions dit au prefet : « Nul ne soit - avocaz en la cort de la teue hautece ne pardevant les autres juges se il n’est ensegniez - de seinte creance. Et se aucune chose est fete contre ceste loi par aucun barat, ton - osficial sera condampné en cent livres d’or se il le suefre. Et cil qui - osera prandre l’ofice des avocaz contre la desfensse de nostre serenité, il sera gitez de - l’ofice et perdra touz ses biens et sera essillié pardurablement. Et - sachent les governeeurs des provinces que celui en cui aministracion nule tel chose sera - ostroiee, il perdra la moitié de ses biens et sera essillié par .v. anz. »

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- Li empereres Valantins dit : « Ceus qui doivent - servise à leur viles par estovoir dés qu’il sont assenblé à ceus de cort, ne volons que il - aillent foloiant, mes nos ostroions bien que il usent d’avocacion es - plez et que il reçoivent en leur citez osfice de cort par si que il ne saient avocaz - contre les comuns des citez où il ont receuz cez anors. »

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- Li emperere Archade dit : « Nul de la conpangnie des - avocaz qui ne soit obligiez à cort reçoive osfice es provinces ; que s’il les covoitent, - ne les aient ; et se il ne les velent avoir, n’en soient [a]pres AH] Iprés contreinz. »

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- [2.7.0 De advocatis diversorum judiciorum] Ci parole des avocaz de diverses joïsses. -

Cist titre parole des avocaz qui sont en divers juises, car en titre - par desus avoit parlé de l’ofice as avocaz.

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- Tu avoies plet, si avoies un avocaz qui t’aidoit. Sentence fu donee - encontre toi, tu feis querele que ton avocaz t’avoit traï et voloies que la sentence fust - rapelee. Si alas à l’empereor et l’empereres respont : « Se tu puez mostrer que ton avocaz t’ait traï, saches que il avra sentence - encontre soi selonc le mesfet et retornera l’en au plet derechief, mes se tu ne mostres ce - que tu diz, tu seras disfamé come cil qui met faus crime seur autrui et la sentence vaudra dés qu’el n’est apelé. »

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- Li emperere Antonin dit au prefet : « Nos voulons que - les avocaz de ta cort et les autres de toutes les corz aient ce qu’il gaangneront par leur - avocacion tout prope aprés la mort de leur peres, ausi come les chevaliers ont ce qu’il gaangnent de leur chevalerie. »

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- Cist meimes empereres dit au prefet de la prevosté : « Tout ce que nos avons ostroié par nostre largece as avocaz qi sont de la - prefecture d’Oriant par reverance de leurs estudes, ce meimes ostroions - par ceste loi as avocaz deu prefet de la cité de Rome. »

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- Cist meimes dit à cestui meimes : « Nos establisons - que les avocaz qui en la cort de la teue hautece doivent mener les causes ne soient - contreinz de nule autre chose fere, neis par le prefet de la cité, ne autres avocaz des - provinces nul ne leur comant rien. Donques nule garde ne nule oevre ne - nus contes à prandre ou à randre ne nule autre chose ne leur soit - comandee, fors aucune foiz qu’il soient juge, en ce leu seulement où il sont avocaz. Et - cil qui fera contre ceste loi, il paiera .l. livres d’or par non de peine.

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- Cist meimes empereres dit : « Nos establisons que ceus - meimes previlieges aient les avocaz qui sont en la prefeture - d’Esclavonie qui ont les avocaz qui sont en la prefeture d’Oriant. »

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- Cist meimes empereres dit : « Pource que les avocaz de la prefeture pretoriane sont .c. et .l. par compe ne leur compe - ne doit estre creu ne apeticié, nos comandons que ceus qui seront trez de cel compe por - estre avocaz de l’empire, de qieu condicion soient, nos voulons qu’il soient franc avec - ceus qui sont tenuz pour franc. Et aprés qu’il avront lessié cel osfice et un an sera - passé, il seront fors de la conpangnie as avocaz et tout ce q’il gaangneront avront - franchement, ausi com ont les chevaliers ce qu’il gaangnent par chevalerie, ne les peres - ne leur aiex i puissent riens clamer. »

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- Cist meimes empereres dit au prefet : « Nos comandons que .ii. avocaz les meilleurs qui sont trovez en ta cort viengnent chascun an à l’aide de l’empire, et il avront si granz dignitez e si granz previlieges com avoient - avant cel qui estoient tout seul avocaz deu tresor l’empereor. »

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- Cist meimes empereres dit : « Nos establisons que nus - ne ose ajoster as .c. et .l. avocaz qui sont establi en ta cort et qui sont de ton - conseill. Ne nus ne soit mis en contemis encontre - AI] HL(mis ou compte et nombre de) de ces - avocaz se il n’a esté en esprueve par devant le governeeur de la - province où il fu nez. Et ait lestres fetes par devant les curiaus par que il puisse - mostrer qu’il n’est obligiez à l’estat ne à la condicion de la cort. Et ce doit estre fet - par devant le governeeur de la province se il est present, mes se il n’i est, l’escripture - soit fete par devant le desfendeeur du chastel dom il est. Et les sages - qui sont de droit leurs mestres doivent tesmongnier par leur sairement - que ceus qui doivent estre mis en leu des autres sont bien sages de droit. Et les fuiz des - avocaz de ta hautece qui sont es plez ou qui dés or en avant i avront à estre doivent - estre avant receuz que autres. Et ce establisons encore que ceus avocaz - qui seront trovez en ta cort outre le nonbre que nos avons dit puissent estre avocaz par - devant le proconsul et deu prefet augustel et deu governeeur de la province. »

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- Li empereres dit au prefet : « Nos establisons que - l’avocat deu tresor ne fenisse son osfice en un an mes en .ii. par le juise de la teue - hautece, et touz les previlieges qui li sont ostroié soient en leur estat. »

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- Li empereres dit : « Nos recevons la peticion quil nos - baillerent les mout sages hom[es]hom - A] HIL les avocaz d’Alixandre, que - il nos firent de la escriture de leur conte et les avocaz deu tresor. Et ce establisons - que .l. soient establiz et leurs nons soient escrit en brief des avocaz et il doient user - de leur osfice par devant le prefet augustel et par devant le duc d’Egypte as chevaliers qui les demanderont. Les autres qui seront outre ce nonbre - pouront alleger par devant les autres juges de la cité d’Alixandre. Et les fuiz de ceus - qui seront establi en nonbre seront par devant les autres qui sont outre le nonbre. Et quant l’avocaz du tresor istra de son osfice aprés .ii. - anz., il doit estre honouré qu’il ait la dignité deu rector de province, mes pour ce il ne - perdra pouoir d’estre avocaz quant il fera besongne por soi et pour son pere et pour sa - mere et pour ses enfanz et pour sa fame et pour ses cousins jusq’au cart jenoill. - Et quant il avendra que l’avocaz deu tresor moura, - cil qui vient aprés doit estre receu en leu de li. Ne les oirs du mort n’en atendent avoir - nul preu et touz les previlieges qu’il ont eu jusqu’à ore et cez que la teue hautece - contient durront et seront gardé dés ore en avant, qu’il puissent par ceste honor que nos leur donons vivre en pés et en repos, que il n’aient à fere nule - chose contre lor volenté. »

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- Li empereres dit : « Les avocaz qui departent les - detes des causes et par la force de leur desfension redrecent les causes decheoites et - radoubent celes qui sont maumenees, il pourvoient ausi bien as genz come ceus qui par - batailles et par plaies savent la terre et les genz. Et nos creons que - non seulement chevauchent en nostre empire ceus qui portent les escuz et les hauberz, mes encore les avocaz, car les avocaz sont chevalier qui par la fiance de leur parole desfendent l’esperance de ceus qui - travaillent e leur vie et ceus qui sont à venir. »

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- Li empereres Lions dit : « Nos jujons que les .lxiiii. - avocaz qui sont establi aient ces meismes previliges qui ont les avocaz deu tresor et - leurs fuiz aprés les .ii. avocaz deu tresor qui usent de ceus meimes previleges.

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- Et à ce ajostom que se aucun avocaz deu tresor vient à gregneur dignité - et il muert, qu’il doie avoir tout le loier de l’an par si qu’il soit randuz à ses oirs, - soient ses fuiz ou soient estranges, ou il face testament ou non. »

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- Cist meimes dit : « Nos volons que .xv. avocaz de ta - cort aient ceus meimes previlieges que ont les avocaz deu tresor l’empereor, à senblant de .lxiiii. avocaz qi sont de la cort deu prefet. »

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- Cist meimes dit : « Nos comandons que les avocaz de la - teue hautece soient enserré en nonbre de .l., et cel nonbre soit acompli par - le juise de la teue hautece, se il est apeticié par mort ou par autre aventure, que cel - nonbre soit plein de ci qu’à .ii. anz. Mes qu’i n’i ait nul qi soit de cohartal condicion - ou de poior, salve soit leur accion as semoneors cont[re]conteus A ; com ceus H ; s. contens se I ; com ceus om. - L eus se il en ont aucune. Et aprés que .ii. anz - seront passé, se il velent estre ajosté en ta cort, ce ne doit estre fet sanz escriture - qui soit fete par devant juge et que mostre que ne sont tenu à cohartal condicion. Et touz les previlieges qui sont ostroié par les - empereors [qui]qui om. AHI] L furent devant nos et par noz meimes - [as]as om. AHI avocaz - de la prefecture d’Oriant, voulons qu’i soient ostroiez as avocaz de la teue hautece sanz - nule diferance ; et ce establisons par ceste loi qui vaudra tout - tens. »

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- [2.7bis.0] Ci parole des avocaz de divers juges. -

Ci vient un autre titre qui parole des avocaz de divers juges ; et est - tele diferance entre cist titre et celui desus, que celi parole des - avocaz qui sont encore en l’ofice d’avocacion, cest parole de ceus qui ont lessié - l’ofice.

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- Li empereres Anestaise dit : « Nos receusmes la - peticion deu haut baron deu conte de noz privees choses et proconsul d’Aise. Si nos a doné - à entendre que les avocaz de sa cort ont demandé comunement que, puis qu’il lesserent - l’osfice d’avocacion, qu’il aient aucune dignité ; et nos comandons que - chascun d’eus, puis qu’il avront lessié leur osfice, ceus qui sont et qui dés ore en avant - seront escrit en brief des avocaz, qu’il aient la dignité du cler ordre de conte, si que - il aient en tens de repos fruit de leur travaill ; porce qu’il loiaument aiderent à ceus - qi de leur aide avoient mestier, doivent estre departi de la multitude des autres homes et - doivent estre nonbré as clers homes. »

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- Cist meimes dit : « Les avocaz de ta grant cort qui - sont apelé en leur tens à ce qu’il doivent estre avocaz deu tresor et leur fuis qu’il ont - ou qu’il avront, voulons que soient quite de toute condicion de servitude et tout leur patremoine, car pieç’a que nos avons ostroié ce meismes - as avocaz de la prefeture pretoriane et à ceus de la prefeture de la cité, et les poestez - de celes et de la teue cort seront sereurs. »

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- Li empereres dit : « L’ofice d’avocacie est mout à - loer et mout necessaire à la vie des homes et si doit estre guerredoné largement des - princes : et pour ce si comandons que les clers barons les avocaz deu - tresor l’empereor qui sont en ta cort saient escrit par notre mein entre - les hauz homes les contes de nostre consistoire et celui jor de la haute feste des - calandes de genvier et ce seulement en cel an qu’il seront en tel - osfice ; et puis qu’il lesseront cel osfice, se il ont fuis qui soient - franc neïf, il seront ajosté à la conpangnie des tribuns et recevront les costumees noz - epistres sanz nul paiement. Et se aucun, amonesté par la teue semonse, - veut fere reconoisance sur la dete que l’en li demande ou seur autre - chose, ne covient que ce soit comandé especiaument au juges, mes as avocaz deu tresor qui - seront en celui tens ou à l’un d’eus se ambedeus n’i pueent estre, mes - si com est encostumé par tesmoin d’escriture. Et se aucun velt mostrer que ses enfanz sont - de loial matremoine, qui sont engendré de matrimoine qui fu fez sen[z]seur AH(seur)I(sor) - instrumenz dotels entre baron et fame qi s’ajostoient ensenble à courage de matremoine, et - ce veill[e]veill AH(veil)I(veuil) prover par bones alegacions, il poura mostrer ses - alegacions par devant ces avocaz deu tresor ou par devant l’un d’eus se anbedeus n’i - pueent estre, einsi que escriture en soit fete einsinc que les persones qui ne seront à - ce, que aient leur droit sauf. Et estre ce, ceus qui velent franchir - leur sers par devant les consels, nos volons que cez devant diz avocaz deu tresor puissent - doner autorité à ce fere. Touz les autres previlieges qui leur sont - ostroié seront fermement gardé. »

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- Li empereres Justinian dit : « Nos - volons que les .lx. livres d’or que suelent avoir les avocaz deu tresor que leur toli li - empereres Zen et les asena as menus jujes et à ceus qui estoient establiz à prisier les - pleges que donoient cex qui avoient les choses des orfelins en garde soient randues as - avocaz, car ce qui est ostroié à un primat, à touz ceus qui sont desouz lui senble estre - ostroié. Et les epistres par lesqueles les clers barons les tribuns - sont receuz, volons que soient donees à un, non par nom d’un seulement - mes par non de l’autre. Ausi se il veulent honourer leur filz ou - autres, encore leur volon fere gregneurfgregneur A] H(greigneur)I(greignor)L(greigneur) benefice de doner lor les lestres par - lesqueles la noble dignité est honoree. Et ce ostroions nos à doner en - non de l’un seulement, mes il profiteront bien à l’autre se celui à cui sont ostroié le - creante ou autres de leur provinces ou de leur amis qui vivent nequedent es provinces. - Estre ce, nos donons congié à ceus meimes que il nos osfrent chasc’an - .ii. homes à ces meimes osfices qui seront donez es establissemenz de l’ostel qui sont en - present (et li uns sera des chevaliers, l’autre des peons) en leu de ceus qui sont mort ; ne nulle covenance avoient - fete à eus quant il vivoient de vendre leur chevalerie par si que ceus sajes homes - osferront ces .ii. homes. Il devront pour chascun .ii. mile solz et noiant plus as granz - barons, as contes des peons des chevaliers [pource qu’il sont mis au nombre des chevaliers]pource - que... chevaliers om. A] H(c. porce que il sont - mis en nombre des chevaliers a ceus del peons)I(c. pource qu’il sont - mis au nombre des chevaliers a celui des peons)L(mis ou nombre des - chevaliers ou a ceulx des peons), à cel des peons pource q’il est nonbré - entre les peons. Et si tost leur seront establi leur soudees à cez noviax com ont les - autres sanz nule autre despensse ; et si aient sauf leur autre - previliege qu’il ont gaangnié en divers tens ou par letres d’empereors ou par les - ordenemenz de ta cort, car ceus que nos i veions pourdignes, ces doivent estre plus aidé - de nos et essaucié. »

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- [2.8.0 De advocatis fisci] -

Ci parole des avocaz qi plaidoient por la droiture del tresor l’empereeur.

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Ci vient un titre qui parole des avocaz deu tresor l’empereor. - [U]ns huem fu avocaz deu tresor l’empereor et n’avoit eu point de - salaire. Or vouloit estre avocaz contre l[e]li A tresor pour autre, et li empereres li dit que ce ne puet - il fere, que dés qu’il a esté avocaz deu tresor, ja soit ce qu’il n’en a eu - salaire, il ne puet estre avocaz encontre.

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- Je avoie esté avocaz deu tresor, si demandai à l’empereor qu’il - m’ostroiast que je fusse avocaz encontre, et dit li empereres que je puis bien ce fere par - s’autorité, mes que je ne reçoive cele cause que je traitai quant j’estoie avocaz pour le - tresor.

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- Li empereres Costentin dit : « Gart bien l’avocaz deu - tresor que il ne cele le profit deu tresor ne qu’il ne mueve querele par - non deu tresor as autres genz sanz bone raison. »

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- Li empereres Gracian dit : « Ceus qui sont procureteur - de nostre patremoine ou les procureors deu tresor ne entrent en plet sen la presence de - l’avocaz deu tresor. »

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- [2.9.0 De errore advocatorum vel libellos seu preces - concipientium] Ci parole des meserrances aus avocaz. -

Cist titre parole des avocaz qui faillent aucune foiz par meserrance, - qu’il ne sevent tel eure le fet et reconoissent tieu chose qui nuit à ceus qui la cause - est, mes le sire de la cause puet ce rapeler ; et de ceus qui escrivent les libelles paroleparolent AHI ensement - de leur erreur.

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- Li empereres Alixandres dit : « [Se les]Celes A avec s long - d’attente] HIL avocaz allegent par devant ceus - por qui il sont, pour autant es[t]espris AH] I pris come se li sires meimes de la cause - l’eust allegué. »

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- Li empereres Gordiens dit : « Les erreurs de ceus qui - escrivent les peticions ne font nul prejuise à la verité. Soit posé que ge voloie fere - escrire une peticion, que ge voloie avoir unes letres de rapeler un[e sentence inter]un mien locutaire AH(locuitaire)Ilocutaire qui estoit donee contre moi. L’escrivein - escrit que j’estoie comdanpné par sentence disfinitive. Li empereres dit - que se je puis prover que je ne suis condanpné si com dit le libelle, - cele escriture ne me nuira riens, et ce pourverra le juge. »

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- Li empereres Diocliciens dit : « Les besongnes qui - sont fenies par sentences ne covient que soient rapelees par rescriz - enperiaus. » Posom donques tel cas : je pledoie, sentence fu donee contre moi par meserrance de mon avocaz et je ne contredis ne n’apelai. Si voloie que - la sentence fust rapelee pource que l’erreur des avocaz ne doit nuire as segnors des - causes , mes dit li emperereres que ce ne me vault riens, puis que sentence - est donee ne je ne contredis dedenz .iii. jorz qui passerent avant que sentence fust donee - ne n’apelai aprés la sentence.

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- [2.10.0 Ut quae desunt advocationi partium judex - suppleat] Ci monstre coment li juges puet acomplircoment li juges puet acomplir répété A lo - defaut as avocaz. -

Cist titre parole que doit estre fet quant l’avocaz laise aucune bone - raison à alleguer por sa partie, que le juge doit aconplir ce que les - avocaz lessent en leurs allegacions.

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- De ce dit li empereres Diocliciens : « Ne doit le juge - douter qu’il face tort as parties, se leurs avocaz lessent aucune chose - à dire qui fust bone à la cause, se il acomplissent ce que faut as avocaz, car il li poura - ajoster ce qu’il voitavoit AH] I que covient as lois et as droiz - comun[iex]comunes A] H(communex).

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- [2.11.0 De causis, ex quibus infamia alicui - inrogatur] Ci parole de ceaus qi sont diffamé qi ne peuent estre - avocat. -

Ci vient un titre qui parole de ceus qui sont difamez, et est mis cist - titres aprés le traire des avocaz, car ceus qui sont difamez ne pueent estre avocaz.

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- Li empereres Sever dit : « Je fui mis en chartre par - comandement deu juge ou fui né, pource que le juge me voloit fere renoier aucun mesfet. Or - cremoie que ge ne fusse difamé, et dit li empereres que je ne doi douter à estre por ce disfamé. »

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- Le demandeor deu treü qu’il tenoit de l’empereor vint à un home qui - devoit treü ; [li demandeor prist plus]li demandeor - prist plus om. A] I qu’il ne devoit. Celui en fist querele au juge ; le juge - comdamna le demandeor à randre le double de ce qu’il avoit pris. Demandé fu à l’empereor - se il estoit disfamé, et dit li empereres qu’il n’est condannez de larrecin ne qu’il aie - retenu les deniers deu comun ne tolu par force.

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- Tu estoies de l’ordre as decurions, feis aucun mesfet grant dont tu - devoies soufrir mout grant poine. Le juge fu meu par aucune reson à - pitié, si te condamna en plus petite peine, car il comanda que tu fusses fors de l’ordre as decurions .ii. anz. Or estoit la doute se tu - estoies disfamé pour le tens passé en que tu fus fors de ton ordre, et li empereres dit - que tu n’es mie en nonbre des disfamez, car pource que tu retornes à l’ordre aprés les .ii. anz par la volenté au juge, il senble que tout le blaume te soit - pardoné.

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- Uns huem qui avoit non Possidoine fist un mesfet dont il devoit estre - fors bani .iiii. anz par droit. Le juge li comanda à estre fors deu païs par .v. anz. Il - obei à la sentence deu juge. Or est la question savoir mon se il est disfamé, et - l’emperere dit qu’il n’est mie disfamez, car la crualté de la sentence li doit avoir - pardoné touz les autres domages.

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- Tu estoies decurion, feis honte à un [au]treuntre A] HIL home ; il te - fist semondre. Le juge dona sentence contre toi que tu avoies fet honte. Dist li empereres - que tu es disfamez, ja soit ce que tu ne soies fusté con un autre home qui ne fust - decurion, car il est desfendu que les decurions ne leur fuis ne doivent estre chastiez de - bastons.

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- Une famme enbla aucune chose, fu encusee de larrecin ; [le juge dona sentence contre li]le juge... li om. A] l. le juge donna sentence contre lui mes ne HI(dona... mais)L(contre elle mais), mes ne fu - mie fustee. Li empereres dit que nequedent ele est disfamee ; mes se la chose emblee fu - trovee en son ostel n’ele n’en savoit rien, ja soit ce que le juge la condanna à randre le - double plus qu’il ne deust fere, por ce ne sera disfamee.

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- Li empereres dit : « Ceus qui par leur mesfet sont - condampné qu’il doient estre jusqu’à un tens en l’uevre de leur comun, - il ne perdent mie leur franchise, mes il sont disfamé encore aprés cel tens passé. »

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- Li empereres Alixandres dit : « Les deteurs qui - abandonent leurs biens, ja soit ce que soient vendu par ceste cause, il ne sont mie - disfamé. »

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- Tu avoies un oncle. L’en li met sus un mesfet ; le - juge le fist batre de verges pour rejehir ; il ne reconut ne ne fu comdanpné. Certes dit - li empereres qu’il n’est mie disfamé pource qu’il fu batu.

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- Li empereres Lions dit : « Qui en desfension de sa - vile est condanpnez en accion famose ne sera pour ce disfamez. »

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- Cist meimes empereres dit : « Cil qui est condanpnez pource qu’il fist honte, ja soit ce qu’il la fist à serf, nequedent - il est disfamé. »

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Tu venis à un heritage où il n’avoit point - d’oir ; si en anblas aucunes choses, fus acusé et comdampné, ne te condampna le juge en - autre poine. Dit li empereres que tu n’eschapes pour ce que tu ne soies disfamé.

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- Un preudom estoit courecié à aucun de ses fuiz. Quant il fist son - testament, il escrist que tel suen fuiz estoit traïstres ou autre mal escrist de lui. Or - estoit la doute se celi seroit disfamé par droit. Et dit li empereres qu’il n’est mie - disfamez, mes il en a blaume entre bones genz.

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- Li empereres dit : « Le duel que les fames souloient - fere trop grant et l’abit triste qu’eles soloient porter sont amenuisié par le decré des - senateurs et les autres ensangnes qu’eles portoient de deul, mes ce ne leur est mie - pardoné qu’eles puissent fere noces dedenz un an, qu’eles doivent pleindre leur mariz. Et - se aucune fet noces dedenz cest tens et celui qui la prant sache son - afere : anbedeus seront disfamé, neis se il est chevalier. »

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- Li empereres dit : « Nus ne sera disfamé pource qu’i - ne veut avoit l’eritache son pere quant il muert. »

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- Cist meimes dit : « Cel qui par aucun mesfet est fusté - par mi la vile et le crieor qui le fuste dist aprés li : ‘Tu feis tieu desloiauté’, certes - cil sera desfamé. »

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- Uns huem estoit acusé d’un mesfet. Le mesfet ne li fu mie prové, mes - l’avocaz de l’autre partie pria le juge qu’il le lesdenjast. Le juge li dist : « Tu es - mauvés treïstre ». Or estoit la doute se il estoit disfamé pour tel parole, et dit li - empereres qu’il ne sera mie pour ce disfamé, car le juge ne dit mie ce pour sentence come - sur chose provee.

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- Cist meimes empereres dit : « Non seulement ceus qui - sont comdanpné de honte qu’il ont fete sont disfamé, mes oncore ceus qui font que la honte - lor soit aquitee. Mes ceus seulement qui donent deniers por que la honte qu’il ont fete - leur soit aquitee – ne mie se de grace sanz nul pris leur est pardonee – sont disfamé, mes - se je jurai que je n’avoie fet honte par la volenté à celui qi m’avoit encusé, le juge me - doit asoudre. »

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Uns huem s’estoit clamez de moi, qui disoit que je li avoie fet - honte. Si fui semons. Il ne prova mie ce qu’il disoit ne le juge ne me condanpna par - sentence que je eusse fet force ne honte, mes il me dist que je amendasse ma vie. Dist li - empereres que je ne sui mie pour ce disfamé.

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- Ceus qui pranent les granz usures et qui des usures pranent usures, il - doivent estre disfamé.

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- Je avoie freres qui estoient meneurs de .xxv. anz. Il estoient jugleor - et joeeur par devant les genz pour gaagnier argent - tant com il furent petiz. Je avoie poor que il fussent disfamé. Et dit li empereres que il - ne sont mie disfamé.

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- Li empereres dit : « Celui qui ne garde loiauté à ses - conpangnons et de ce est condanpné par le juge et il plaide par soi - meimes ne mie par procurateur, il sera disfamé. »

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- [2.12.0 De procuratoribus] Ci - parole des procureeurs qi sont por autrui en plait. -

Ci vient le titre des procureeurs qui sont es plez pour autrui, et est - à savoir que aucune foiz a le procurateur comandement de celui pour qui il est, et ce est - certeine chose, et lors ne doit doner nule seurté. Aucune foiz il n’a point de comandement - et ce rest certeine chose et lors ne doit estre receuz par caucion.

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- Donques dit li empereres : « Lors seulement demande l’en caucion au procurateur que li sires de la - querele se tendra à ce qu’il avra fet, quant l’en doute se il a comandement ou non. »

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- Une fame pledoit contre une autre ; si vint cele qui se desfendoit à - l’empereor por demander s’ele pouroit fere son baron procurator. Et dit - li emperere que bien puet fere son baron procurator, mes doint caucion avant pour li de - paier ce que sera jugé se sentence est donee contre li, car ele est d’avoir ; car teus - plez d’avoir pueent estre menez par procurateurs d’ambedeus parties. »

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- Un preudom fist son testament ; si te fist lés d’aucune chose. Les oirs - à cest home estoient petiz ; si avoient tuteur. Tu voloies demander ton lés ; si demandas - l’empereor à qui tu le demanderoies et l’emperere dit : « Tu doiz semondre celui qui fet - les besongnes à ces oirs par devant le pretor et iluec te respondra de ton - lés ou il sera ostez de l’amisnistracion de celes choses. Et se celui - ne velt respondre, le pretor esgardera se il te devra mestre en saisine des choses à ces - oirs, selonc ce que l’en [s]velt AHI(veut)L(veult)elt fere entre ceus qui ne se - desfendent ne velent respondre. »

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- Tu estoies semons à plet. Puis que li plez fu entamez, tu t’en alas fors - deu païs par comandement de ta comune ; tu fus semons à oïr droit. Ne fu nus qui te - desfendist fors ta femme. Sentence fu donee contre toi, en apela. Tu en - alas à l’empereor ; li emperere dit que tu doiz avoir pouoir de desfendre ta cause - derechief, ne ne te doit nuire ce que ta fame fu pour toi et reçut jugement, car fames ne - doivent estre receues em plet, fors pour leurs causes ou se la querele leur est donee à - leur preu.

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- Li empereres dit : « Cel qui veut [demander]doner AHIL por - [au]airtre A] autre HL ; autres Itre come procurateur doit ausi - respondre pour lui. Se cil à qui il demande revelt demander et se il - ne veut respondre, le juge li desfendra sa demande. »

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- Li empereres dit : « Chevalier ne - doit estre procurateur ne pour pere ne pour mere ne par lestres de - l’empereor, car il ne doit recevoir desfenssion d’autrui ne doit acheter querele ne doit venir à plet come por aide d’autrui. »

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- Li empereres dit : « Se aucun te fist son procurateur - à demander sa dete, tu ne puez fere autre procurateur à ce meimes devant que le plet soit - entamé. »

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- Li empereres dit : « Les chevaliers - qui pranent les soudees bien pueent estre en leur besongnes meimes sanz - fere honte à chevalerie. Ne ne puet l’en dire que se aucun done sa - querele à un chevalier sanz nul barat, que il s’entremet d’autrui - besongne, car ja soit ce que il reçoit autrui querele, nequedent il - n’est mie doute qu’il fet sa besongne, et ce seroit male chose à desfendre à mes chevaliers et encore pechié. »

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- Li empereres dit : « Cel qui est e[n]escusé A] Icusé d’aucun mesfet ne puet estre procurateur d’autrui avant qu’il - soit asous deu mesfet dom il est acusé. »

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- Tu feis procurateur a une seule chose, il passa ton comandement et fist - plus q’il ne li estoit comandé. Dit li empereres : « Ce ne te valt riens, - mes se tu li donas plein pooir et sentence est donee, ne covient que soit rapelee. Mes se - il fist aucune desloiauté, tu puez pledier contre li. »

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- Li empereres dit : « Tuteur ne curateur ne pueent fere - procurateur es besongnes de leur orfelins, mes il doivent fere actor. - Mes les orfelins meimes pueent fere lor procurators o l’autorité de leurs tu[teurs]tumers A] I(tuteors) et de leurs curateurs à demander ou à desfendre ; - et le tuteur et curateur pourront fere procurateur puis qu’il avront le plet entamé, ausi come le procurateur fet autre procurateur puis - qu’il a le plet entamé. »

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- Tu estoies semons à plet. Avint que aprés que le plet - fu entamez, tu alas fors deu païs. Ton fuiz qui estoit meneur de .xxv. anz vint au plet pour toi desfendre. L’en li demanda se il avoit comandement de - toi, et pource que il n’avoit comandement, le juge ne le volt recevoir ; si dona sentence contre toi. Tu venis à l’empereor, si li contas l’afere et l’emperere - dist qu’il n’estoit besongne de demander à ton filz se il avoit comandement par .ii. - raisons, l’une si est que chascun estrange home doit estre receu à desfendre autre se il - done bon plege de paier ce que sera juchié se sentence est donee - contre ; l’autre raison si est que il estoit tes fuiz, et tele persone doit estre receue à - demander ou à desfendre sanz conmandement. Mes pource qu’il n’estoit - d’aage, le pouoit le juge par bone raison reüser, mes plus droit estoit - qu’il receust tel desfendeor que il condanpnast celui qui n’i estoit mie de grief - condanpnacion.

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- Une dame avoit une cause. Si fist son fuiz - procurateur, qui estoit chevalier. L’autre partie ne - li dist riens de sa chevalerie jusqu’à tant que li plez fu entamez, puis le voloit reüser. - Dit li empereres que ne le pueent reüser ne se apela en plez, cel apel - covient que le reçoivent. Mes avant que li plet fust entamez, se - l’autre partie volsist, tu ne peusses estre procurateur selonc la reson deu general - edit.

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- Deus femmes pledoient ensenble. L’une estoit mendre de .xxv. anz et - avoit son baron procurateur sanz l’autorité de son - curateur. Avint chose que sentence fu donee contre l’autre femme. Cele vouloit dire que - cele sentence ne valoit riens, pource que l’autre femme n’avoit fet procurator si com ele - devoit, ce est par l’autorité de son curateur. Et l’emperere dit que - pour ce ne valt meins la sentence qui est donee contre la fame, car meneur aaje seut - aidier as meneurs en leurs domaches ne mie nuire en que est leur preu.

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- Uns huem me fist son procurateur ; si me promist la - moitié de la querele ne me voloit tenir covant. Je m’en clamai à l’empereor. Dist - l’emperere : « Tu diz que tu renies autrui querele, ce est contre bones meurs, car - procuracion doit l’en recevoir sanz pris e ce est bien à fere, mes en - tel maniere com tu diz ne le puet en recevoir sanz blaume. »

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- Je avoie fet un procurateur qui deust fere gaagnier mes terres et mes - vingnes. Je ne li comandai mie que il vendist riens. Certes certeine chose est que se il - vent, il ne me puet tolir la segnorie de ma chose. Donques se tu achetas une terre de cel procurateur sanz ma volenté, certes bien doiz conoistre, ce dit - l’emperere, que tu demandes tort se tu veus avoir la segnorie de cele - terre.

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- Li empereres dit : « Nul n’est tenuz de recevoir - procuracion d’autrui se il ne veut, et, se la reçoit, n’est mie tenuz de mener le plet - outre la sentence se ce n’est par apel. Ausi di ge de la partie à celui qui desfent que - nul n’est contreint de desfendre autrui se il ne velt, mes se il reçoit la desfenssion par - sa volenté, il soufist bien d’aconplir ce qu’il comence. »

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- Une bone femme avoit un filz petiz cui li peres estoit morz. Aucuns - pledoient cest enfant. La mere le voloit desfendre ; le juge ne la voloit recevoir. Ceste - femme le fist savoir l’empereor, et dit l’emperere que recevoir autrui desfenssion - n’apartient à fames mes as homes, mes se ton fuiz est petiz, pourchace li tuteur.

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- Tu achetas un champ de mon procurateur que j’avoie ordené seur mes - choses. Je ne li avoie doné pouoir de riens vendre ne je ne creantai ce - qu’il avoit fet ne me plesoit. Dist li empereres que je puis demander ma - chose, mes se le pris est entré en mon preu, le juge - comandera que je te le rande.

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- Li empereres dit : « Ausi com l’en puet fere - procurateur au comencement de la cause, ausi le puet fere puis qu’ele est comenciee. »

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- Cist meimes empereres dit : « Dés que le procurateur - est establi et il a entamé le plet, il est fet sires deu plet si que le sires de la - querele n’a mie pouoir de porsivre la querele se le procurateur ne veut, se il ne sont fet - anemi mortel ou pour grant maladie deu procurateur ou par aucune droite achoison, car lors - les puet changier li sires mau leur gré. »

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- Li empereres Costentin dit : « Le baron puet estre en - plet pour sa femme à pourchacier ou à desfendre les choses sa femme sanz son comandement, - mes qu’il doint pleges qu’ele tendra ce qu’il fera por li et qu’il la desfendra se l’en li - veut riens demander. Et ce est establi que les fames ne se mellent - aveques les homes contre leur honor ne qu’eles soient contrei[n]contreistes A] H(constreintes)I(constraintes)L(contraintes)tes de venir à - plez. Mes se la femme comande à son baron aucune chose, il ne doit plus fere qu’ele li - avra comandé. »

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- Li empereres Justinian dit : « Il n’est nule doute que - puis que le procurateur a le plet mené et il en [est]enfez A] I(il en est fait - s) fez sires, ja soit ce que muere cil qui le fist - procurateur, il pourra terminer la cause qu’il avra comenciee. Et ce n’est mie merveille, - car il puet fere autre procurateur et issi voldrent les feseeurs des lois. »

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- Li empereres Gracian dit : « Au comencement deu plet - doit l’en demander se celi qui se fet procurateur a comandement à celui por qui il velt - estre, mes nequedent, se il pert aprés qu’il fu faus procurator, le jugé - ne valt riens ne tout le plet. »

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- Li empereres Valantins dit : « Quiconques a la hautece d’estre prefet à la prevosté ou prefet de la cité de Rome ou - est mestre des chevaliers ou a la dignité de conte ou est proconsul ou - vicaire, se aucun de ceus a aucune querele, il doit fere procurateur en leu de soi. Et se - aucun trespasse le comandement de ceste loi et plede par soi meimes, il - perdra le preu qu’il doit avoir de cele querele en laquele il volt plus - pledier par soi meimes que par procurateur. Et le juge qui fera encontre sache qu’il - paiera .xx. livres d’or par non de peine et son osficial autant. »

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[Auth. 71.1 = Nov. 71.1]Ci vient un[e - autentique]un autre titre AH] I qui amende ceste loi qui dit que [cest]ce est AH droit qu’il - soient tenuz à fere procurateurs avra leu en ceus qi sont illustres, que les autres - tendront le droit comunel.

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- Li empereres Archades dit : « Nos donons pooir à - chascun de fere procurateur es causes pecunieres, ja soit ce que la semonse deu juge ne le - comande, se par aventure por aucune raison le juge ne comande que li sires de la querele - vi[en]vigne A] HI(veigne)L(viengne)gne en sa propre - persone.

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- [2.13.0 Ne liceat potentioribus patrocinium - litigantibus praestare vel actiones in se transferre] Ci - des[f]entdestent A qe nus qi est - puissantz ne s’entramete des plaiz aus menues genz. -

Ci vient un titre qui desfent que les puissanz homes ne doient aidier à ceus qui pledent - ne que ne reçoivent autrui quereles.

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De ce dit li empereres Diocliciens : « Mout establi selonc Dieu li empereres Claude, le saje prince nostre - pere, que ceus qui apelent les puissanz homes en leur aide doivent perdre leur querele, que par ceste peeur les causes alassent plus par droit que par - la force des puissanz homes, car il fu si esmeuz des quereles de ceus - qui venoient à lui des terres que il fist gardes de ceste chose et - vengeors les governeors des provinces, que il venjassent cest mesfet contre les pledeors - et contre ceus puissanz homes qui recevoient autrui quereles ou par amor ou pour pris. - Et pource qu’il partient à touz comunemenz, et meesmement as povres - homes qui sovent sont traveillié par torçonieres quereles, tu orras - les pledeors ne ne [d]toutes AH] - Ioutes que tu faces tort as autres juges, car - l’emperere Claude fist le governeeur de la province jugeor de ceste - chose et, se mestier fust, vengeor. »

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- Li empereres Honoires dit : « Se aucunes demandes qiex - qu’eles soient sont aportees en persones de puissanz homes, ceus - creanciers qui les bailleront perdront leur dete, car il senble estre grant - co[voit]c’on orcise AH] Iise des creanciers qu’[il]qui laient AH] I aient - demandeors de leurs detes. »

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- [2.14.0 De his, qui potentiorum nomine titulos - praediis adfigunt vel eorum nomina in lite praetendunt] Ci deffent - qe nus ne mete seing à richome en autrui chose. -

Ci vient un autre titre qui parole de ceus qui metent seinz des - puissanz homes es autres teneures ou metent avant les nons des puissanz homes pour fere - paorpaors AH] I à leurs aversaires.

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- Li empereres Archades dit : « Nos avons parceu que - meinz homes par desperance de leurs torçonieres quereles metent letres - de hauz homes et les nons des puissanz homes es teneures que l’en leur demande et seur que - l’en les plede. Et porce qu’il ne usent malement de ces nons et de ces letres par engin des lois et en espoentement de leurs aversaires, - ceus qui consentiront à cest barat sachent il seront disfamé comunelment. - Mes se il n’i donent leur consentement que leurs letres ne leurs nons - soient mis es autres teneures, la venjance sera tele en ceus qui ce feront qu’i sera batuz - de plomees et sera doné à l’uevre des metaus pardurablement. ¶ Donques - quiconques sera semons qui sera en saisine de la chose et deu dret et il avra receue la - demande et il met encontre letres ou nons d’autrui en celes teneures - seur qui la querele muet, il perdra la possession ou le droit qu’il cuidoit retenir ou - eschiver par tel barat ne il n’avra pouoir de recomencier sa demande, neis se il l’avoit - bone et droituriere. Et ceus qui suefrent que leurs nons soient mis en - autrui quereles, quant il n’ont nul droit en la chose, seront eu come ceus qui prisent poupour AHI] L leur renomee et seront disfamé come acheteors de fausses - quereles. »

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- [2.15.0 Ut nemo privatus titulos praediis suis vel - alienis imponat vel vela regalia suspendat] Ci deffent qe nus ne - mete brief en sa teneure. -

Ci vient un autre titre qui desfent que nul ne mete escriz en ses - teneures ne es autrui ne ne mete baniere deu roi.

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De ce dit li emperereres Honoires : « Ce - avient seulement à la roial [majesté]moieté A] HIL que noz mesons et noz teneures - aient noz titres escriz qui soient leu ; et sachent tuit que ce où - l’en trouvera escrit le non deu segneur ou de l’empereeur, cele teneure - sera saisie de par nos. »

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- Li emperere Theodoise dit : « Nos desfendons que nul n’ost pendre gonfanon de roi ne nul autre seing as choses autrui sanz - le comandement deu juge qui le puet comander en quel que manieres celes choses soient - tenues d’autrui ou qui que soit qui les tiengne, ja soit ce qu’il n’en soit sires ou qu’il - les tiengne à tort. Et celi qui ce fera, se il est de basse gent, il - doit recevoir mort et touz ses biens seront saisiz, mes se il est des gregneurs ou de cex - de la cort ou chevalier ou clerc, il sera fors baniz et touz ses biens - seront saisiz, et non seulement sera chaciez de la cité de Rome, mes il perdra franchisse. - Et voulons que toz les juges soient exsecuteurs de ceste loi. Et s[i] d[o]non[s] pouoisi A] HIL — de non A] I — paier AH] Ir de depecier et d’oster ou de ronpre ces - seinz ou ses confanons, non seulement en qui pr[e]promise AIjuise ce estoit fet, mes à toutes - genz, soient franc [o]au AH(aus)] ILu sers, sanz paor de nule poine ne sanz paor d’acusacion - de crime. Et les juges qui recevront acusaciona ceus - accion AH] I seur ce et leurs - osficiaus ou la laisseront mestre escrite en leur cort seront condanpné chascun en .xxx. - livres d’or. »

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- [2.16.0 Ut nemini liceat sine judicis auctoritate - signa imprimere rebus, quas alius tenet] Ci deffent qe nus ne face - null seing seur chouse dont autres est teignanz. -

Ci vient un autre titre qui dit que nus ne doit avoir congié - d’ensegnier les choses que autre tient sanz autorité de juge.

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De ce parole li empereres Preuz - en tel maniere :

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« Ce est sovent comandé que nus ne mete seinz es choses que autre tient - avant que sentence soit donee pour lui. » Donques fet li empereres à moi : « Se tu trueve - seinz mis en tes choses contre droit, tu les puez oster par droit. Et quant il seront - ostez, la cause qui est meue seur cez choses sera terminee. »

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- Li empereres Dioclicien dit : « Nus ne doit mestre - seinz es choses que autres tient, neis se il dit que eles sont seues ou qu’il les a en - gages et ce soit voir. »

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- [2.17.0 Ne fiscus vel res publica procurationem - alicui patrocinii causa in lite praestet] Ci desfent qi li - procurateur as choses l’enpereeur ne de la cité ne soient avocat por autre. -

Ci titre desfent que les procurateurs deu tresor ne celui deu comun de - la cité ne soient procurateur ne avocaz pour aidier à nului en plet.

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- Je devoie deniers au comun de ma vile, si avoie un deteur qui me devoit - ausinc argent. Le procurateur deu comun me demandoit ce que ge devoie et je voloie qu’il - m’aidast à recovrer ma dete. Certes dit li empereres que ge demant contre droit.

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- Je avoiesavoie A] HIL(avoye) deteurs qui me devoient deniers ; - si nes pouoie recovrer. Si m’en ving au procurateur deu tresor l’empereor ; si li promist - la moitié des detes qu’il m’aidast à recovrer. L’emperere me respont que ce n’est soufert - en son tens ; dont tu doiz parsuivre ton droit sanz la force de mon tresor.

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- Li empereres dit : « Ce n’est avenant en nostre tens - que pour achoison de la dete que aucun doit à nostre tresor, que nostre - procurateur recevra autrui procuracion contre autre. »

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- Cist meimes empereres dit : « Nus ne doit requerre - aide de nostre tresor pour tolir ce qu’il doit à ses creanciers par achoison de ce qu’il - doit à notre tresor. Donques paie ce que tu doiz à notre tresor, fet l’emperere à moi, et - se tu es semons de ton creancier que tu diz que oncques riens ne te bailla, tu puez user - de ta excession de la pecune non bailliee ne contee. »

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- [2.18.0 De negotiis gestis] Ci parole des besoignes autruis q’en fet sen comandament. -

Ci vient le titre qui parole des besongnes fetes, ce est à dire de - celes besongnes autrui qui aucun fet s[e]son AHL] I(sanz)n comandement, car sus en titre des procurateurs avoit parlé des besongnes - que l’en fet par comandement.

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De ce parolent .ii. ampereors, Sever et Antonins : Une fame avoit enfanz petiz qui estoient orphelin ; - si avoient tuteurs. La mere vit que ces tuteurs menoient malement les - besongnes de ses fuiz, si les acusa qu’il estoient soupeçoneus. Si leur demandoit autres - tuteurs et curateurs. En ces choses mener fist despens. Or voloit demander les despens ; - si le dist à l’empereor et il respont que toutes ces choses fesoit ele par osfice de pitié - qui est entre mere et enfanz, et ceste chose ne reçoit nule accion que tieus despens - soient demandé, car s’aucun fet despens en aucun de l’ostel por amor deu - segnor, il ne peut demander ces despens par nule raison.

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- Li empereres Sever dit : « Se aucuns despent es - besongnes d’enfanz qui sont menor de .xiiii. anz, se ce est fet à leur preu, il avra - accion de besongnes fetes encontre ceus pour demander les despens de - quant il sont fet plus riche pour ce, et ce est receu par lor preu. Donques se tu fis - despens à mener un orfelin à Rome pour demander li tuteur, tu avras ceste accion, et ce - est voirs se sa tante ne mostre qu’ele estoit apareilliee d’avoir le fet à ses - despens. »

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- Je avoie un frere qui estoit oir aveques moi de nostre pere et je paié - la dete toute que anbedeus devions paier. Dit li empereres que j’é ceste accion contre li - qui est apelee « de besongnes fetes », ou se ge paie toutes la dete pour delivrer les - gages qui ne pouoient autrement estre delivré, je - avrai cele meimes accion ; ou par l’accion de partir l’eritache, se nos ne l’avons ja - partie, pourai consuivre sa partie de la dete.

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- Li empereres dit : « Cil qui fet besongnes d’aucune - orfeline par comandement de son tuteur, il ne les fet come celi qui - cuide estre tuteur, mes il est tenuz à l’orfeline come celui qui fet autrui besongnes sanz - comandement, car ele ne li comanda riens. »

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- Uns qui avoit esté franchiz de son segneur, aprés la mort son segneur - fist les besongnes de la fille son segneur qui estoit petite. Il voloit demander les - despens qu’il i avoit fez. Li empereres dit que il ne les puet demander, car il devoit ce - fere pource que son pere l’avoit franchi.

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[T]Con A] ILon pere te dona curateur en son testament. Ce ne fu mie selonc - droit mes nequedent il aministra tes besongnes. Dit l’empereres que tu as accion de - besongnes fetes contre li et contre ses oirs.

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Quant tu estoies fors deu païs, - aucuns de tes amis firent tes besongnes si que il te devoient de ce que il avoient pris. - Tu estoies chevalier et entendoies à ta che[valerie]a tache AH] IL tant que - .xxx. anz furent passez que tu ne leur demandas conte. Aprés ne te voloient respondre - pource que si grant tens estoit passé. Ce dit li empereres que nequedent - tu puez demander ton droit, que ceste accion ne se pert pour tant de - tens.

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- Julians demanda deniers à un tuen deteur et cil les [li]li om. A] HIL(lui) paia. Si te plot de ce qu’il les [l]les i p. A] HIL(lui)i - paia. Dit li empereres que tu puez demander à Julian cel argent par ceste accion de - besongnes fetes.

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- Uns huem fist tes besongnes quant tu estoies hors deu païs ; si te - devoit argent de cel afere. Il te fist oir en son testament de la sisieme partie de son - heritage. Or voloies tu demander ce qu’il te devoit. Dit l’empereres que tu puez demander - à l’autre oir qui a les .vi. parties por raison des .vi. parties.

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- Un mien ami qui estoit fors deu païs avoit un bon serf qui devint - malades ; je le fis garir. Dit l’empereres que fis bien sa besongne et bien puis demander les despens.

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- Une femme avoit enfanz. Leur pere estoit mort ; la mere leur dona à - mengier. Quant il furent grant, voloit demander ce qu’ele avoit - despendu en leur mengier. Dit l’empereres que ne puet, car par pitié de mere le devoit - fere. Mes s’ele despendi autrement en leur besongnes, se ele puet mostrer que ele avoit - volenté deu demander, ele poura ce demander par l’accion de besongnes fetes.

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- Li empereres dit : « Se li fuiz paie la dete de son - pere par courage qu’il li volt doner ce qu’il paia pour li, il ne li puet riens demander, - ou soit en la poesté deu pere ou fors de sa poesté. Posom donques que ton pere paia dete - por son pere sanz comandement de li, tis peres est morz. Dit li - empereres que tu puez demander à tes oncles freres de ton pere par l’accion des besongnes - fetes de ce que ton pere fist ce qu’il estoient tenuz à fere pour leurs parties. »

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- Tu avoies femme ; ele fu malade ; feis despens en sa - maladie. Dit l’emperere que tu ne puez demander ces despens au pere ta femme, mes ce que - tu despendiés à son sevelir puez demander au pere à qui le douaire retorne se tu le fis à - courage de recovrer.

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- Un tuen ami te comanda que tu feisses ses besongnes et les sa femme, - qu’il aloient hors deu païs. Dit l’emperere que la femme a contre toi ceste accion et tu - contre li, se tu as mis deu tuen en ses besongnes. Mes le baron par qui comandement tu le - feis a accion qui est apelee « de mandement » contre toi, et tu cele - meismes contre li, se tu as despendu par son comandement.

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- Tu avoies fillastres filles ta femme ; tu les norris en ton ostel come - [se] fusse[s]les i p. A] - HIL(lui) lor pere et donas loiers à leurs mestresses - pour fere les aprandre mestier. Dit li empereres que tu ne puez demander ce que tu i as - despendu, mes se tu feis ces despens en courage de demander, tu as accion de besongnes - fetes contre eus.

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- Tu fesoies les besongnes de ta suer ; si poias le treü pour li qu’ele - devoit de ses terres ou par son comandement ou par sa priere. Dit l’empereres que tu as - accion de besongnes fetes ou de mandement pour demander ce que tu as paié pour li.

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- Li empereres Dioclicians dit : « Les oirs deu curateur - sont tenuz de respondre de l’engin ou de la large coupe de leur pere par l’accion des - besongnes fetes, ne l’ofice que leur pere avoit d’estre curateur ne passe à eus. Et pour - ce il n’ont nul pouoir de estrangier les choses de cele qui leur pere fu curateur. »

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- Cist meimes empereres dit : « Leauté amoneste de paier - usures à celui qui a despendu en autr[ui]autres AHL] I besongnes, et de cest meismes - droit us[e]usuras AI] HLras tu, qui as despendu par estovoir es - besongnes de tes orfelins. »

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- Cist meimes empereres dit : « Se .ii. sont oirs ou - pluseurs et li uns vent aucune chose de l’eritache par non de tout, l’autre oir poura - demander sa partie deu pris par accion des besongnes fetes se il loe la vente. »

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- Cist meimes empereres dit : « Il n’est mie senblant à - tuteur ou à curateur qui par - sa volenté fet autrui besongnes sanz comandement, car le - tuteur ou le curateur ont à fere et à mener jusqu’à la fin par estovoir, mes cil qui fet - par sa volenté le puet lessier quant il veut, car il soufit bien se li ami aide à son ami - en aucune petite chose. Posom donques : tu feis les besongnes d’une - femme ; n’estoies son tuteur ne son curateur ; tu feis bien ces besongnes ; tu es tenuz de - barat se tu le fés et de large coupe et de legiere coupe, et ce te puet demander la famme. - Et se tu li doiz riens, covendra que tu li randes avec usures. Mes se - autres te devoient, il n’estoit mie tenu de demander, car l’en li deist : « Tu n’as mie - comandement de demander », ne de ce ne li doiz respondre. Donques dit li empereres à la - fame : « Tu meimes doiz demander à ceus qui riens ont deu tien. »

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- Tu avoies cousins qui avoient sers. Ce[s]cel A] HI serf avoient fetes - besongnes de toi et de ton frere. Tes cousins franchirent ces sers. Tu disoies que le - franchissement ne valoit riens. Dit li empereres qu’il ne puet estre rapelé ne il ne sont - tenu à randre raison de ce q’il firent quant estoient serf puis qu’il sont franchi, se il aprés ne firent de ces meimes besongnes qui soient si mellees - as prumieres que l’en nes puisse dessevrer.

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- Li empereres dit : « Ceus qui font autrui besongnes ne - sont tenuz des damages qui avienent par aventure se il ne l’orent en - covant que se il aucunes foiz feissent besongnes, qu’il fussent tenu de tote avent[ur]a vente AH] Ie. »

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- Cist meimes empereres dit : « L’accion des besongnes - fetes ne porsuit les choses principalment mes la persone qui est obligiee. »

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- Li empereres Justinians dit : « Se aucun fet autrui besongnes contre la volenté à celui qui eles sont et contre - desfensse, les ancians doutoient se il devoit avoir nule accion contre le segneur des - besongnes : les uns disoient que oïl ou selonc les paroles ou selonc le - sen de loi ; les autres disoient nanil, et entr’eux en i ot un qui avoit non Salvi Julian. - Mes nos volons oster leur doutance ; si establisons que se li sires des besongnes - contredit et desfent qu’il ne s’en entremete, il n’avra nule accion selonc la sentence - Julian aprés que li sires li avra envoié à denoncier qu’il - ne volt que touche à ses choses, ja soit ce qu’il avoit bien comencié à fere avant la - denonce par que li sires li desfendoit qu’il ne touchast à ses choses. - Mes quoi dirom se li sires entent que l’autre a fet monz despens et pource qu[e les l]qu’ele si Ai face - perdre, li desfent qu’il ne s’entremete plus de ses besongnes par barat et par feintise, - et pource qu’il ne li pait les despens qu’il avoit ja fez en son profit ? Ce ne souferrons - nos en nule maniere, mes deu jor que la desfensse li sera fete ou escrite ou sanz escrit - et par devant genz, dés lore en avant, se il fet despens pour amender les besongnes au - segneur, il n’avra nule accion pour recovrer les, mes por les prumiers despens, se il sont - fet profiteusement, avra accion contre le segneur qui durra selonc sa nature. »

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- [2.19.0 De his quae vi metusve causa gesta sunt] - Ci dit des choses q’en fet par force qe ne doivent estre - tenues. -

Ci vient un titre qui dit que ce qui est fet par force ou par po[o]pouoir A] H(poor)I(paor)L(paour)r ne doit riens - valoir.

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- De ce dit li empereres Alixandres : « S’aucune chose - est tolue à aucun par force ou par larrecin, ja soit ce que celui qui l’a prise la perde par aucune maniere, celui qi l’a perdue a sa demande toute - entiere. »

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- Uns huem me fist prometre par force une some de deniers. Je paié ausinc - par force, si demandai lestres à l’empereor qu’il les me feist randre et - il me respont : « Nos ne poom veoir coment tu puisses demander ce que tu - as paié, car il n’est mie senblant de ve[ri]vente AIté que tu t’ahastis de paier ce que tu pouoies eschiver, - car tu avoies bone querele des letres de la promise qui avoit esté fete par force, se tu - ne me veus dire que au paier ausinc receus force. »

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- Je avoie un aiel. Cil fu contreint par force de vendre une seue teneure. - Il morut et je fui son oir. Celi qui l’avoit acheté de li l’avoit vendu à autre. Je - demandai à l’empereor que j’en poroie fere et il me respont : « Va t’en au baillif de la - terre et demande qu’il te face randre la teneure et tu randras le pris - à celui qui l’avoit achetee, car il plest as sages homes que en tel quas - soit donee accion en la chose, ce [est]est om. AHIL pour demander la chose come seue. Et ce que nos disons - avra leu se celi qi [acheteachete om. - AHL] I(achate)] la chose seconde foiz n’est - garniz par priscricion de lonc tens, ce est que l’aie tenue par .x. anz par devant toi ou - par .xx. anz se tu n’estoies eu païs. »

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- Deus freres estoient qui avoient une teneure. Un puissant home leur fist - vendre cele teneure par paor de mort qu’il leur fist ou il les mist em prison. Ceus firent - leur querele à l’empereor et il leur respont : « Se vos par tel force ou par tel paor - vendistes vostre chose et puis n’i assentistes dedenz un an en quel vos - eustes loisir de demander, se il ne rant la chose par le comandement del juge, il vos sera - condanpné à randre .iiii. tanz con la chose valt mes vos randroiz le pris. Et se vos - demandez aps l’an passé, vos avroiz accion à demander la chose - seulement, mes le juge connoistra de la chose avant, ce est qu’il verra que se vos avez - autre accion à recovrer vostre chose, il ne vos dourra ceste ; et tout - ce sera selonc la forme deu general edit qui est en Disgestes. »

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- Mon pere et mon aiex furent contreinz par force ou par poor d’un - puissant home de vendre une leur teneure. Je en fis querele à l’empereor et l’emperere - respont : « Il n’est en ce nule disferance qui fist la force à ton pere ou à ton aieul ou - cel qui acheta la teneure ou autre par le seu à celui, car se il ont vendu par force ce - que plus valoit pour meins qu’il ne valoit, il pourchaceront par le juge que ce qui est - fet mauvesement soit rapelé au prumier estat.

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- Je vendi une teneure à un senateur, si me tenoie pour engingnié et voill - fere rapeler ce qui estoit fet par achoison que j’avoie esté contreint par force, et si - voloie ce prover pource qu’il estoit senateur. Dit li empereres que ce solement ne soufist - mie à prover que par force fu fet le marchié.

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- Li empereres dit : « Se aucun velt prover par devant - le juge que il a esté contreint par paor de mort ou de torment de son cors - ou pource qu’il creint mortex anemitiez à fere chartre de donacion o de stipulacion ou - d’aucun autre marchié ou d’autre obligacion, le juge le rapelera ne ne souferra que vaille - selonc la forme deu general edit. »

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- Tu avoies fete une chartre au demandeor del treü d’une certeine moison - de blé. Le blé enchierissoit, le demandeor deu treü te premist à randre - cele chartre se tu li vendisses une meson et une cort que tu avoies ; et tu li vendis ou à - celi qui nomoit les chevaliers à aler en l’ost vendis ces choses qu’il - ne te nomast. Si voloies que cele vente fust rapelee pource que tu disoies que par paor - l’avoies fete, et l’emperere dit que tele poor n’est mie soufisant à - rapeler la vente.

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- Li empereres dit : « La peor que aucun allegue à rapeler ce qui est fet - se covient à prover par cruauté de fet, ne mie par parole que aucun die ‘je tuerai celi’ - ou ‘ge ferrai celi’ ou de ‘ge ferai ce et ce’. »

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- Je te menaçai que je t’acuseroie d’omicide o d’autre mesfet ou t’avoie - ja acusé. Tu me donas ou me premeis aucune chose par cele paor. Si vouloies rapeler ce qui - estoit fet. Dit li emperere que ta priere seur ce n’est mie bone.

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- Un baillif grevoit un home qui estoit en sa baillie et pour cele poor - cel home fu contreint à vendre li aucune chose qu’il n’avoit talant de vendre. Dit - l’emperere que ce qui est einsinc acheté soit randu et le pris soit retenuz de celui qui - avoit vendu ; et ceste meimes peine sera gardee se cel baillif fist metre le non de sa - femme ou d’aucun suen ami charnel pour fere tieu praie.

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- Li empereres dit : « Les ventes et les donacions et - les transaccions qui sont fetes par puissance et par force nos comandons que soient - rapelees. »

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- [2.20.0 De dolo malo] Ci dit - de ce q’en fait par engin qe doit estre restorez. -

Ci alueques vient le titre qui parole deu mauvés engin.

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- Uns huem qui estoit plege pour .i. autre qui avoit engagiez les gages au - creancier vint, si acheta les gages deu creancier. Cil qui les gages estoient voloit avoir - ses gajes. Li empereres dit que cist pleges fera que sajes se il rant les - gajes o touz les fruiz qu’il a receuz, que tu ne puisses, dit li empereres au plege, estre - blaumez de desloiauté et qu’il ne te demande [s]fes Aes choses par accion de barat.

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- Dit li empereres que accion d’engin est ostroiee lors seulement quant - celui qui en velt user n’a nule autre accion et o conoisance de cause.

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- Tu avoies esté engingnié ; si avoies accion d’engin - qui ne dure outre .ii. anz ; tu fus longuement fors pour le comun de ta vile ; .ii. anz - estoient passez. Dit li empereres que ce ne te doit nuire, car le tens - que tu fus en servise de ton comun ne te sera conté.

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- Tu avoies une serve ; uns huem la prist à fame. Tu demandoies ta serve ; - il te prioit que tu la franchisses ou la li lessasses franchir et il te douroit un autre - serf. Tu li creantas. Aprés, il ne te vouloit atendre ce qu’il t’avoit eu en covant. Dit - li empereres que se tu as franchie ta serve ou tu la li donas et il la franchi, tu ne puez - rapeler sa franchise, mes ce pourras seulement fere que se il ne te fet ce qu’il ot en - covant et .ii. anz ne sont passez, tu pourras movoir contre lui accion - d’engin. Mes se tu ne la franchis ne ne la li donas, tu la puez recovrer par le juge à - touz ses fuiz, se aucun ne muet question de son estat qui veille mostrer qu’ele est - franchie.

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- Une pucele avoit pere et mere. La mere morut ; la fille remest oir de sa - mere. Le pere tint toutes ses choses come loiau tuteur de sa fille. Ele vint à aje, si - fist transaccion o son pere, si le quita de ce qu’il avoit eu de ses choses. Dit li - empereres que se ele fist seulement covenance em plé, se ele veut demander, sa demande - sera ostee par excepcion de la transaccion, mes s’ele ne voa s’accion, ce est qu’ele mist - tout en aquiliane stipulacion et puis la quita par acceptilacion, ele - n’a nule accion contre son pere. Mes ele est mout engingniee pource qu’ele quita toute la querele à son pere. Ele ne - puet avoir accion d’engin contre son pere pour la reverance deu pere, - mes avra accion en fet.

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- Se aucun velt prover qu’il est engingnié en aucun marchié - pour l’engin de son aversaire, il covient que le prueve par manifez aguez.

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- Tu avoies un frere qui mourut ; son eritache t’escheï. Tu le refussas, - que ne le volsis avoir, et estoies greindres de .xxv. anz. Tu n’as nul pouoir d’avoir le - puis. Mes posom que la fame ton frere [t’estoit sustituie, ce - est quet’estoit sustituie, ce est que ton frere A] HIL(sustituee c’est assavoir que) ton frere] avoit dit que se tu - ne fusses son oir, que sa femme le fust. Ele t’engingna, qu’ele te fist entendre par - mençonge que l’eritage devoit trop et pour ce le reüsas. Tu puez userreüser AHI contre li accion d’engin.

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- Li empereres Costentins dit : « [N]Sos AH(soz)] Ios tenons pour bien que l’accion d’engin dure seulement jusqu’à - .ii. anz continuiz, non seulement que souloit estre ancianement que - dedenz .i. an en quel avoit celi qui voloit user de ceste accion pouoir de porsuivre son - droit. Et le tens de ces .ii. anz comencera à corre deu jor que l’engin est fet, ne mie de - cele eure que il soit qu’ilz est engingnié. Donques tuit sachent que nus ne pourra - comencier ceste accion outre .ii. anz, ne se la comence avant de .ii. - anz, ne se poura estendre outre .ii. anz. »

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- [2.21.0 De in integrum restitutione minorum viginti - quinque annis] Ci parole des meneurs de .xxv. anz qi sont - engigné. -

Ci vient un titre qui parole de ces homes qui sont meneurs de .xxv. - anz, coment leur doit estre secouru quant il sont engingnié en aucun - marchié qu’il font ou pour leur niceté ou por leur barat de leur aversaire, et lors le - juge doit rapeler tout le marchié arieres. Et ce est apelé restitucion enterinne, et ceste - restitucion doit fere le juge toutes les foiz que le meneur de .xxv. anz prove par devant li qu’il est engingnié en quel que chose ce soit. Et fet le juge - ceste restitucion par son osfice, car es .ii. titres par devant fet le juge restitucion non par son osfice mes par droit d’accion ou par - accion de ce qui est fet par poor ou par accion d’engin ; et de ce met ceste prumiere loi - tel quas :

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- J’estoie meneur de .xxv. anz. Mon pere si fist son testament, si me - deserita. Je avoie querele contre ce testament mon pere de ce qu’il - m’avoit deserité contre droit et contre pitié. Je renonçai cele querele, que dis que je ne feroie jamés querele ou ge me tés par .v. anz, - einsi l’oi perdue. Dit li empereres : « Ce est à esgarder se cel qui avoit tel querele - renie en aucune maniere que jamés n’i puet recovrer, mes ce ne puet avenir en ta persone, - fet il à moi, pour le benefice qui t’est deu pource que tu n’ies d’aage. »

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- Je avoie une suer, son pere mourut. Ma suer estoit meneur de .xxv. anz ; - ele ne demanda la possession des biens son pere, et einsinc passa un an dedenz qu’ ele - devoit avoir demandé possesion. Et pour ce disoient que ne pouoit demander. Dit li emperere que se ele est oncore meneure de .xxv. anz, ja soit ce qu’ele - ait .v. enfanz, ele sera restituie à ce qu’ele puisse demander la possession des biens son - pere.

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- J’estoie meneur de .xxv. anz mes gregnor de .xiiii. anz, si vendi de mes - choses, si me tenoie pour engingnié, si le dis à l’empereor et il dit que cest marchié ne - doit estre tenu, car le meneur de .xxv. anz qui a curateur senble à celi qui est fors de - son sen et le prevost a desfendu qu’il ne touche à ses biens, se li a doné curateur. Mes - se tu n’avoies point de curateur, fet me li empereres, quant tu vendis tes choses, la - vente valut par droit, mes tu puez demander restitucion enterine se tu es encore meneur de - .xxv. anz.

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- Je avoie fet un marchié quant j’estoie meneur de .xxv. anz ; s’estoie - engingnié et requeroie restitucion enterinne. Ving à l’empereor et il me - respont : « Se tu puez prover que tu estoies meneur de .xxv. anz quant tu feis cel marchié - et ton aversaire ne prueve encontre que tot le tens de fere restitucion est passé, le juge - te doit doner aide de restitucion enterinne. »

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- Li empereres dit : « Ceus qui sont meneur de .xxv. anz - doivent avoir restitucion enterine partout là où il prevent qu’il sont engingnié, [ja soit ce que il ne soient engingnié]ja soit... - engingnié om. A] H(enginnié)IL(ja soit ce qu’il ne soient engigné) par barat de leur aversaire. - Et avant que .xxv. anz aient acompli pueent demander restitucion enterine de ce qu’il ont fet en cel aaje dont il se - tienent pour engingnié. »

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- J’estoie meneur de .xxv. anz, si demandoie restitucion enterine d’un - marchié. Avant que le plet fust feniz, mon aversaire mourut. Dit li empereres que se je - n’é renonciee la querele, que la mort mon aversaire ne me nuist.

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- Je avoie un oncle qui estoit mon tuteur. Il ne me volt fere que je le - quitasse de ce que ge li pouoie demander ; si me prova faussement que je estoie d’aage et - je le quitai. Il fu mort et je me ting pour engingnié. Si le dis à l’empereor et il me - respont que se je sui encore dedenz le tens en quel en doit avoir restitucion, je la puis - demander contre ses oirs, car il n’est mie senblant qu’il ne seut bien mon aage.

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- Li empereres Honoires dit : « Il est certeine chose - que par moutes autoritez est secoureu as meneurs de .xxv. anz en celes choses où il sont - deceuz ou par non sachance ou par oubliance. »

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- Li empereres Zen dit : « Le meneur de .xxv. anz ne - senble estre engingnié se il use de droit comunel, ce est se il fet ce que font comunement - les greindres de lui. »

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- [2.22.0 De filio familias minore] Ci parole del meneur de .xxv. anz qi est en la avoerie suen - pere. -

Cist titre parole de celui qui est meneur de .xxv. anz et est em poesté - de son pere et le titre par desus si dit jeneraument de touz ceus qui sont meneur de .xxv. - anz.

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- Li empereres dit : « Se li fuiz qui est en poesté de - son pere fet plevine pour aucun estrange, il puet demander restitucion enterine ; et se il - fist plevine pour son pere et quant son pere morut n’ot riens de son eritage, ausi puet - avoir restitucion. »

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- Tu avoies un frere ; il enprunta argent d’un userier, il estoit meneur - de .xxv. anz, despendi cel argent ; tu demandas à l’empereor coment il en eschaperoit sanz - doumaje ; et l’emperere dit que se ton frere estoit en la poesté son pereperre A] HIL - quant il prist cel argent et il ne le prist mie contre le conseill deu senat - macedonian pour la niceté de l’aage, il puet demander restitucion, qu’il soit delivré de - cele dete.

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- [2.23.0 De fidejussoribus minorum] Ci parole des pleges aus meneurs coment il sont tenu. -

Ci vient un autre titre qui parole des pleges des meneurs. De ce si met - tel quas :

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- Tu estoies meneur de .xxv. anz, vendiés une teneure que trovas en - l’eritage ton pere qui t’estoit eschete et donas pleges de garantise à l’acheteeur. Aprés - avint que cele teneure fu tolete à l’acheteeur. Il velt retorner à toi ; tu pourchaças - restitucion, si fus delivré ; mes dit li empereres que ce ne deliverra - tes pleges. Il retorront à toi par l’accion de comandement se tu seur ce ausi ne - pourchaces restitucion.

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- Une femme te vendi une teneure et dona te pleges de garantise. Cele - teneure te fu tolue ; tu demandas à l’empereor conseill que tu devoies fere et il te - respont : « Se cele femme te vendi cele teneure par autorité deu juge si qu’ele n’a nule - autre aide fors de ce qu’ele est meneure de .xxv. anz, il n’est mie doute que li pleges ne - te soit obligiez à garantir toi, mes se le marchié fu fet par mal engin de ta partie, il - est chose manifestee que la venderresse et le plege doivent estre sanz domage.

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- [2.24.0 Si tutor vel curator intervenerit] Ci dit des besoignes qe li meneur font par leur - tuteeurs. -

Ci vient un autre titre qui parole de ce qui doit estre fet quant le - meneur de .xxv. anz fet aucun marchié par l’autorité de son tuteur ou de son curateur.

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- Deus freres estoient greindre de .xiiii. anz et meneur de .xxv. anz, si - reçurent l’eritaje de leur pere et de leur mere quant il furent mort ; si se tenoient por - engingnié et vouloient lessier cel eritage et l’enperere leur dit : - « Se vos estes encore meneur de .xxv. anz, vos pouez pourchacier restitucion pour delivrer - vos de ce que vos estes obligiez à cel eritage, et seur ce envoiez vos curateurs au juge. - Mes se vos avez .xxv. anz acompliz et passé .iiii. anz outre dedenz que vos pouez avoir - restitucion, vos pouez pledier contre voz curateurs qui furent, pource qu’il ne vos - garderent de cest domage selonc la forme de droit.

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Li empereres Alixandres dit : « Les meneurs de .xxv. anz ont aide de restitucion se il sont - engingnié, neis [enen om. - AHI] ces marchiez qu’il font em presence de leurs tuteurs ou de leurs - curateurs. »

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- Li empereres Diocliciens dit : « Les meneurs de .xxv. - anz pueent avoir restitucion se il sont deceu, neis en ce que leurs tuteurs ou leurs - curateurs ont fet par leur non, ja soit ce qu’il puissent restorer leur domache se il - voelent pledier contre leurs tuteurs ou leur curateurs. »

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- Un home presta argent as curateurs de .ii. vallez ne mie par entencion - des vallez mes des curateurs meimes. Or voloit demander cel argent as vallez. Il orent - conseill à l’empereor et il leur respont qu’il n’en doivent riens paier.

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- Li empereres dit : « Ja soit ce que les tuteurs ou les curateurs des - meneurs de .xxv. anz vendent les choses des meneurs ou facent autres marchiez, les meneurs - pueent estre restituiz de leur choses se il voelent ou pledier les tuteurs ou les - curateurs qu’il leur restorent leur domache. »

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- [2.25.0 Si in communi eademque causa in integrum - restitutio postuletur] Ci parole des causes qi sont comunes à - pluseurs meneurs. -

Ci vient un autre titre qui mostre que doit estre se deus meneurs ou - pluseurs ont une comunel cause et li uns pourchace restitucion.

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- Dui frere avoient une suer. Ceste suer pleda pour une chose qui estoit - leur ; fist transaccion. Or voloient les freres recovrer leur choses. Si en orent comseill - à l’empereor et il leur respont : « Votre suer ne vos puet tolir riens de vostre droit, neis se ele fust gregneur de .xxv. anz par sa transaccion se vos ne - li comandastes ou ostroiastes ce qu’ele avoit fet. Mes se, puis que vos seustes ce qu’ele - avoit fet, consentistes puis que vos eustes .xxv. anz, ja soit ce qu’ele qui estoit meneur - de .xxv. anz pourchaçast restitucion par sa partie, nequedent son aage ne vos profite à ce - que vos puissiez avoir part eu benefice deu general edit. »

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- [2.26.0 Si adversus rem judicatam] Ci dit de celui qi veaut estre restabliz contre jugement. -

Cist titre determine que doit estre se le menor de .xxv. - anz demande restitucion contre chose juchiee.

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- Deus vallez freres avoient eu un tuteur, si plederent à lui quant il - passerent aage de .xiiii. anz et aconsivirent de li par sentence ne - mie tant com il devoient avoir ; si demanderent conseill à l’empereeur - et il leur respont : « Se vos estiez meneur de .xxv. anz quant jugement - fu doné, vos avroiz restitucion à demander le seurplus se estes en - l’aaje que la daiez avoir ; mes se vos estiez ja d’aage quant sentence - fu donee, vos ne pouez movoir accion derechief de ces meimes choses. »

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- Uns huem demandoit une seue fille qi disoit qu’ele devoit estre en sa - poosté et, se il l’avoit delivree de sa poesté, ce n’estoit mie fet à droit. Le juge qui - ooit le plet jucha qu’ele devoit estre sozmise à la poesté son pere. Ceste femme se tenoit - pour grevee de cele sentence, si voloit avoir restitucion. Cele demanda à l’empereor quil - li respont : « Cel qui governe la province esgardera se tu doiz avoir restitucion quant il - conoistra tout l’afere. »

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- Li empereres comanda oïr une cause à un saje home et jugier. Il dona sa - sentence contre l’un des pledeeurs qui estoit meneur de .xxv. anz ; il voloit avoir - restitucion. Et dit li emperere que le prevost ne le baillif ne pueent doner restitucion - contre la sentence de cel qui juja en leu de l’empereor, mes seul li empereres puet - restituir contre la sentence de celui qui juja en leu de lui.

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- Dui frere estoient meneur de .xxv. anz. Uns huem les fist semondre. - Sentence fu donee contr’eus. Il n’orent en tout le plet qui les desfendist. Dit li - empereres que cele sentence ne leur nuit riens ; mes se il furent desfendu par tuteur ou - par curateur ou par procurateur à droit ordené et sentence est donee encontre eus, la - sentence leur nuira se il ne pourchacent restitucion.

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- Li empereres dit : « Se le tuteur ou le courateur de - celui qui est meneur de .xxv. anz plede pour li et le juge dona sentence - encontre li, le meneur peut porchacier restitucion ausi come se la sentence fust donee encontre lui. »

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- [2.27.0 Si adversus venditionem] Ci monstre coment li meindres doit estre restabliz de sa chose - vendue. -

Cist titre ensangne que doit estre fet se le meneur de .xxv. anz - demande restitucion contre la vente qu’il a fete de sa chose.

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- Je estoie meneur de .xxv. anz, si vendi une moie teneure par autorité - deu juge et si promis et jurai seur seinz que jamés ne feroie nul plet seur cele vente. Or - voloie avoir restitucion contre cele vente, si en soupliai l’empereor et il me respont : - « Saches que [par]par om. AHL] I m’autorité n’en vendras contre ton sairement ne ne - devoies avoir esperance que je fusse autorité de ton parjure. »

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[Nov. constit. Friderici « Sacramenta puberum... »] Seur ceste loi est - segniee une autantique novele que fist li empereres Frederic, l’aiel de - cestui qui ore est et dit issint : ¶ « Es sairemenz des homes qui sont entre .xiiii. et - .xxv. anz qu’il font par lor volenté sanz nule force, nos comandons - qu’il soient gardé fermement ce qu’il font pour non rapeler leur marchiez. Mes ceus - sairemenz qui sont fez par force ou par paor ne doivent estre gardé, neis se les font ceus - qui ont passez .xxv. anz ; et meesmement quant sont fez – seur ce qu’il ne se claiment de - mal ne de honte – si l’ont receue. »

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- Li empereres Costentin dit : « Il est pourveu as - meneurs de .xxv. anz contre les ventes qui sont fetes par feintise et contre les aguez des tuteurs et des curateurs par restitucion enterine qui est - establie par loi. »

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- [2.28.0 Si adversus venditionem pignoris] Ci dit del meneur qi veut estre restabliz contre la vente de son - gage. -

Ci vient un titre qui mostre que doit estre quant le meneur de .xxv. - anz demande restitucion contre la vente de sa chose qui estoit en gages.

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- Li empereres Dioclicien dit : « Non seulement contre la vente de leur chose ont les meneurs de .xxv. anz restitucion - enterine mes encore contre la vente de leur [g]aaje AHILaje qui vendent les creanciers. Posom donques que .ii. - freres estoient meneurs de .xxv. anz ; leurs teneures furent engagiees, enprés vendues ; - voloient les recovrer par l’empereor, et il leur respont : « Se vos avez - mout grant domage en cele vente, vos avroiz restitucion enterine meimement, car vos estes - encore meneur. »

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- Dui frere estoient ; leur pere estoit mort qui avoit [engagié]gaangnié AHI] L une chose. Cil la voloient recovrer pource qu’il estoient meneur de .xxv. anz ; et li empereres dit que leur des[irri]erdesevrer AH] I(desirer) n’est mie resnable et ce meimes - droit est se vos fustes oir à .i. estrange ; mes se le creancier ne s’est contenu loiaument, vos devez pledier contre li ou contre voz tuteurs et - curateurs.

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- [2.29.0 Si adversus donationem] Ci parole des donacions qi font cil qi n’ount mie .xxv. anz se il les - peuent rapeler. -

Cist titre parole quant le meneur done aucune chose et puis veut rapeler sa donacion par - restitucion. De ce met ceste loi tel cas :

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- Un bacheler avoit fianciee une femme, si l’ala veoir avec son curateur - et il li dona joiaus e[t]en A] HI meintes choses. Or voloit rapeler le don pource qu’il - estoit meneur de .xxv. anz et li empereres dit que ne doit estre rapelé.

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- Un huem avoit .ii. fuiz qu’il avoit trez de sa poosté, il leur dona une - teneure ; aprés la partie de l’un dona à un autre home. Dit li empereres qu’il ne leur - pouoit riens toudre de ce qu’i leur avoit doné. Ne se celui cui partie il avoit donee se - asenti à la donacion que li peres fist aprés, il ne perdi sa segnorie de cele chose pour - l’autorité du conseill du senat qui desfent que le meneur de .xxv. anz ne puet estrangier - nule teneure sanz l’autorité deu juge ; ne aide de restitucion n’i a mestier. Mes es autres choses qui pueent estre estrangiees sanz - autorité de juge, se, puis que li peres les i avra donees, il consent que le pere les - doint à autre dedenz l’aage de .xxv. anz, poura pourchacier restitucion.

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- [2.30.0 Si adversus libertatem] Ci dit coment cil qi est meindres de .xxv. anz puet rapeler franchise q’il - a donee. -

Cist titre parole deu meneur de .xxv. anz qui franchit son serf et puis - velt avoir restitucion pour rapeler la franchise ; et de ce dist ceste prumiere loi - einsint :

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- Uns huem en son testament avoit coumandé à son fuiz qu’il franchist son - serf par si que li sers donast .x. livres pour s’ame. Cist serf vint au - prevost, si fist semondre le fuiz son segneur pource qu’il le franchist. Le prevost dit - par sa sen[ten]sence AH(sente)] Ice à cel vallet qui estoit meneur de .xxv. anz qu’il - devoit franchir cel serf. Cist vallez demanda à l’empereor se il pouroit avoir restitucion - contre cele sentence et il respont : « Se tu n’as encore franchi cel serf selonc le comandement deu prevost, tu puez rapeler sa sentence par restitucion, mes se - tu donas la franchise ja soit ce que ne devoies, ne la puez rapeler, mes tu puez demander - à tes tuteurs q’il t’amendent les domages que tu as de ce par accion de besongnes - fetes.

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- Une femme meneur de .xx. anz franchi son serf par devant le prevost. Or - disoit qu’il l’avoit engingniee ; si voloit rapeler son fet. Dit li empereres que la - franchisse qui si solemement est donee ne peut estre rapelee, mes le juge doit fere que - celui qui est einsi franchi par son barat ament le domage à la femme selonc que raison - requiert.

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- Meneur de .xx. anz ne peut franchir son serf se ce - n’est là où le comun de la vile s’asemble et par chose resnable qui soit provee. Or posom - tel quas :

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Dui frere meneur de .xx. anz franchirent aucuns leurs - sers. Or voloient rapeler leur fet par restitucion et li empereres leur dit : « Se vos ne - franchistes cex que vos voulez rapeler en servitude en concile par devant le prevost par - raison provee et vos estes meneur de .xx. anz, vos les pouez rapeler par droit sanz - restitucion, car tel franchisement ne valtvalut A] HI(vaut)L(vault) - riens, mes se vos les franchistes par raison provee, vos ne poez avoir restitucion - enterine contre la franchise. Mes se vos estes engingniez en ce par la - coupe ou par le barat de vostre curateur qui est vostre franchi, le juge - comandera que le domage vos soit restoré par cel qui le fist. Et se le juge conoist que le - barat de [v]nostre A] HILostre curateur est mout apert, il en fera plus dure venjance.

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- Li emperere Dioclicien dit : « Se sentence est donee - en juise de cause de franchise pour la franchise, ja soit ce que de l’autre partie soit - menor de .xxv. anz, cel[e]cela AH] - I sentence ne puet estre rapelee. »

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- [2.31.0 Si adversus transactionem vel divisionem - minor restitui velit] Ci devise se uns moindres de .xxv. anz puet - rapeler une pais q’il a fete. -

Ci vient un autre titre qui dit se le me[ne]meur A] H(meneur)I(meindre)L(mineur)ur de .xxv. anz veut estre - restitui contre sa transaccion qu’il a fete encontre devisement.

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- Une damoisele qui estoit meneur de .xiiii. anz fist une transaccion en - devisement ; aprés si l[a]le A] la HL rapela par restitucion. Dit li - enperere que son aversaire puet user contre li de ses accions qu’il avoit devant.

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- Li empereres dit à moi qui li demandoie conseill : « Se tu avoies fete transaccion o tes aversaires et il l’ont rapelee pource qu’il sont - meneur de .xxv. anz, tu pourras fere ta demande derechief. Et se il metent avant - excepcion de la transaccion, tu rapeleras que il sont venuz encontre - et pour ce ne leur doit valoir ; ou se t’accion est morte, accion te sera donee por le - restorement de la cause.

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- [2.32.0 Si adversus solutionem a debitore vel a se - factam] Ci devise se li meindres de .xxv. anz doit estre restabliz - encontre sa paie. -

Cist titre parole quant le meneur demande restitucion contre la paie - qu’il fet à son creancier, ou son deteur li fet et il le gaste ou le pert.

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- Li empereres Dioclicians dit : « Ausi come les autres - deteurs del meneur de .xxv. anz s’aquitent se il paient à son tuteur ou à son curateur, - ausi les tuteurs, se ce qu’il doivent des besongnes qu’il ont menees paient as curateurs ; - mes le meneur pait avant qu’il aie passé le tens de demander restitucion enterine se il a - domaje en cele paie, et le juge doit bien esgarder se il doit avoir la restitucion. »

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- Cist meimes empereres dit : « Se aucun meneur de .xxv. - anz paie lés qu’il ne doit paier et par meserrance de droit, il le poura rapaler par - restitucion se il n’a passé le tens que l’en done aide de restitucion. »

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- [2.33.0 Si adversus dotem] - Ci parole de la feme meindre de .xxv. anz qui est engignee en - doaire. -

Cist titre parole de la femme qui est meneur de .xxv. anz qui est - engingniee en doner douaire et demande restitucion contre la donacion deu douaire.

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- Je avoie une suer, ele se maria, si dona tot ce qu’ele avoit en douaire - à son mari. Si fu engingniee, ele mourut et son eritache m’escheï avant qu’ele eust passé - .xxv. anz. Je vouloie rapeler ce qu’ele avoit fet, si demandoie restitucion enterine. Dit - li empereres que le juge doit veoir et esgarder se je doi avoir restitucion par devant l’autre partie.

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- [2.34.0 Si adversus delictum suum] Ci dit se li meindres sera restabliz contre son mesfait. -

Cist titre dit se le meneur demande restitucion quant il ala AH] IL mesfet, qu’il ne soit jostisié si com il devroit estre se il fust - d’aage. [2.34.1] De ce dit li empereres Sever : « L’aage des meneurs de - .xxv. anz ne leur valt riens en mesfet, car foiblece de cuer n’escuse les costumes - mauveses, mes quant aucun peche ne mie de sa volenté mes autrement, il - senble qu’il ne peche, ja soit qu’il suefre domage de poine d’avoir ; et pour ce les - meneurs de .xxv. anz doivent avoir restitucion en tel quas. »

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- Li empereres dit : « Ja soit ce que nul ne soit escusé - pour benefice d’aage en mesfet, nequedent la mere qui a ses filz orphelins qui ne leur - demande tuteurs, ele se mesfet si qu’ele doit perdre leur eritache se il muerent en cel - aaje, mes ce a leu en celes qui sont outre .xxv. anz, car celes qui sont meneurs recevront - leur droit par restitucion. »

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- [2.35.0 Si adversus usucapionem] Ci parole des choses à un meneur de .xxv. anz qe uns autres - tient. -

Cist titre parole quant aucun tient aucune chose des muebles au meneur, - pource que li est baillié d’autre qu’il cuide que en soit sires et il la tient .iii. anz - em pés, einsi gaangne la segnorie de la chose ; et le men[e]menur A] HI(menor)L(mineur)ur demande restitucion qu’il puisse recovrer sa chose, que - ne li nuist cele teneure qui est apelee usucapion.

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- De ce dit li empereres Diocliciens : « Se aucuns - tienent les choses des meneurs de .xxv. anz et en sont fet segneur par - usucapion de .iii. anz, les meneurs pueent pourchacier restitucion enterine contre eus. »

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- [2.36.0 Si adversus fiscum] Ci dit comant li meindres puet estre restabliz contre les genz l’empereur. -

Cist titre dit coment le meneur de .xxv. anz puet demander restitucion - es besongnes qu’il a avec celui qi reçoit les rantes l’empereor. De ce met tel quas ceste - prumiere loi :

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- Un bacheler qui avoit non Preuz estoit meneur d’aage ; si vendi une seue - chose par losanges qui li disoit le procureor del patremoine l’empereor qui avoit non - Rufin ; si la vendi à cel meimes Rufin pour meins assez que ne valoit. Et dit li emperere - que le procurateur de l’empire qui est juge de ceste chose suivra l’autorité deu comunel - droit, ce est qu’i li donra restitucion enterine, ausi com il feroit contre autre - home.

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- Li empereres Alixandres dit à .ii. freres : « Se vos - demandez restitucion contre aucuns homes, le baillif de la terre qui juja les autres plez - conoistra de ce se vos devez avoir l’aide que vos demandez, mes se vos le demandez contre - nostre borsse, vos savez que mon procurateur, ce est de mes choses patrimoniaus, ensenble - ou le baillif, seront jugeor par devant l’avocaz de nostre borsse. »

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- À entendement de ceste loi covient savoir que le procureor de la borsse - l’empereor vent autrui choses en .ii. manieres, l’une maniere est quant il vent autrui - chose come pour seue de l’empire, et lors a l’en le edit de l’empereor Marc. L’autre - maniere si est quant le procurateur des choses de l’empire vent chose d’autrui dont il - n’ot onques la saisine, mes il la vent pour dete que l’en li doit. Mes contre ceste vente le meneur de .xxv. anz ne pouroit avoir restitucion s’ele est - fete si con doit estre, ce est que l’en doie et que n’ait paié à terme et que la vente soit fete à bone foi, que l’en face crier que tele - chose est à vendre et qui plus i dorra si l’avra, et sis’il A] si HIL metoient une - petite baniere sus ; et autrement celui qui la chose est rapele la vente, soit meneur de - .xxv. anz ou greindre. Or posom le quas de ceste loi :

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Le procurateur de l’empire vendié une toe teneure pour - dete que ton pere ou tu devoies, qui estoies meneur de .xxv. anz. Tu voloies rapeler la - vente pource que tu estoies meneur, et li empereres respont que, ja soit - ce que les choses du meneur de .xxv. anz soient fors de l’edit de l’empereeur Marc, que ne - pueent estre perdues pour teneures de .v. anz. ¶ Ce ne te vaut riens - que en cest quas ta chose fu vendue por dete de ton pere ou por la teue ; mes pource que - tu diz que ta chose fu vendue pour meins qu’el ne valoit pour le barat de nostre - procurateur, va t’an au procurateur des choses de nostre patremoine, et se il voit que tes alleguacions sont veraies, que il ne fist la vente si com il - devoit, la vente sera rapelee et tu ravras ta chose se tu paies ce que tu devoies à - l’empire.

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- [2.37.0 Si adversus creditorem] Ci dit qe li meindres n’est tenuz d’argent q’en li preste s’il ne l’a - sauf. -

Cist titre parole quant le meneur emprunte argent et il le despent ou - gaste, s’i demande restitucion contre son creancier qui li presta l’argent. De ce si avint - tel quas :

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- Une femme qui avoit non Zenodora prist deniers à prest ; et quant - celui qui li avoit presté li demanda son argent, ele dist qu’ele estoit engingniee, si - demanda restitucion. Cel qui li avoit presté vint à l’empereor et l’emperere dist : « Se - tu ne puez prover que l’argent que cele femme emprunta de toi soit entré en ton preu, - saches qu’ele est par droit restituie. »

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- Li empereres Gordians dit à un meneur : « Se tu preis - deniers à usure si com tu diz et ces deniers ne sont entrez en ton preu, - tu puez demander restitucion contre les lestres de l’emprunt par qui tu obliges. »

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- [2.38.0 Si ut se hereditate abstineat] Ci dit de celui meneur qi est engigniez en recevoir eritage. -

Cist titre parole del meneur qui a receu l’eritache de son pere ou - d’autre qui li est escheoit et il s’en tient pour - engingnié ; si demande restitucion, qu’il le puisse lessier.

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- De ce dit li empereres Sever à .ii. freres : « Se vos - ne receustes l’eritache vostre pere, il n’i ot mestier nule protestacion - par devant genz que vos n’en voliez point avoir, car la verité des choses ne - desirre aide de parole. Mes se vos vos menastes come oirs ou vos receustes la possession - des biens, se vos volez garder de cel eritage et vos estes meneure. mon curateur de AHL] I(meindre) de .xxv. anz, vos pouez avoir restitucion. »

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- Ci vient une autantique qui determine coment ceste restitucion doit - estre fete, et dist que se toz les creanciers deu mort sont presentez là où la restitucion - est demandee, le juge les doit semondre qu’il i viengnent et qu’il soient devant quant le - meneur lesse l’eritache. Mes se touz sont fors ou aucuns, le juge les doit semondre ; et - se il ne vienent dedenz .iii. mois, le menor se partira sanz perill de l’eritache et le - juge porverra où les choses de l’eritache seront mises à garder, mes la quantité des - choses sera manisfestee par devant le juge et escrite.

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- Une fame estoit meneur de .xxv. anz. L’eritache de ses .ii. aiels li - escheï et les reüsa ambedeus. Aprés li escheï l’eritache son pere. Or vouloit ele avoir - l’eritache ses aieux et laissier le son pere, pource que le pere devoit trop. Dit li - empereres que, ja soit ce qu’ele reüsa devant ces heritages, pource qu’ele est meneur les - poura encore avoir et lessier l’eritache son pere.

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- [2.39.0 Si ut omissam hereditatem vel bonorum - possessionem vel quid aliud adquirat] Ci dit de celui qi reqiert - eritage q’il avoit refusé. -

Cist titre parole eu contraire de celi desus, car cesti dist quant le - meneur de .xxv. anz a lesié l’eritache ou la possession des biens que li estoient escheoit - et puis demande restitucion pour les ravoir.

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De ce dist li empereres : « Les meneurs de - .xxv. anz pueent avoir restitucion enterine non seulement en ce qu’il perdent de leurs - choses, mes encore se il lessent folement eritache ou possession de biens que leur est - escheoit. »

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- Li empereres Diocliciens dit : « Se aucuns meneurs de - .xxv. anz lessent la possession des biens qui leur est escheoite de leur pere, il i pueent - recovrer par restitucion enterine ; mes puis qu’il seront restitui, il doivent aporter - ce qu’il avoient quant leur pere moreut à partir àaus A] HI leurs freres avec l’autre eritache. »

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- [2.40.0 In quibus causis in integrum restitutio - necessaria non est] -

Or a parlé assez quant restitucion a mestier, mes aucune foiz est que - le droit meismes garde le meneur de domache, et lors ne li a mestier restitucion, et de ce - parole cist titre.

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- À entendement de ceste loi covient savoir que se aucun est murtri en - son ostel, celui qui doit avoir son eritache doit venchier sa mort, ce est qu’il doit - acuser les murtriers ne ne doit prandre l’eritache tant que sentence - soit donee et il soient condanpné ou asous. Et se l’oir reçoit avant l’eritache, le sire de la terre le doit saisir se il cest oir n’est - meneur de .xxv. anz, car à cel oir ne nuist. Et de ce dist li empereres Alixandre : - « Il ne nuit riens as meneurs de .xxv. anz, meimement à ceus qui - n’ont tuteurs ne curateurs, se il ne venchent la mort à celi qui est tué, car il ne - perdront l’eritache, ne leur a mestier restitucion. »

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- Li empereres Valanti[n]valantis A] H(valentins)I(valetins)L(valentin)s dit : « Se aucun est dessevré à tort de l’eritache son pere, il a querele par qu’il - recuevre son droit, qu’il puet dire que son pere fist son testament contre osfice de - pitié. Ceste querele dure jusqu’à .v. anz ne la puet user, mes le tens - que aucun est meneur de .xxv. anz ne li corent ceus .v. anz. Donques quant il avra passé - .xxv. anz, il n’a mestier restitucion, car à tieus ne done l’en enterinement de cause, mes - se cause li est gardee enterine. »

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- Li empereres Dioclicians dit : « Se aucun doit aucune - chose au meneur de .xxv. anz de ces marchiez ou par demourance de paiement courent usures - ausi com en touz les marchiez que lois apelent de bone foi et en lés et en fideicomis sanz - nule requeste pource que l’en ne paie à terme, doit paier usures des deniers que l’en doit au meneur ou randre les fruiz ou les loiers qui doivent estre - receuz deu terme en avant se ce sont terres ou mesons qui leur devoient estre - randues. »

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Tu estoies petiz orphelin, si - avoies un tuteur, il n’avoit doné pleges de fere sauves tes choses si com il - devoit, il pleda por toi et sentence fu donee encontre li. Dit li empereres que cele - sentence ne te nuist ne ce qu’il a fet riens ne valt. Doncques por noiant veus avoir - restitucion, car ce que fet cil qui n’a persone de loial amisnistracion - par le droit meimes ne valt noiant.

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- Li empereres Justinians dit : « Nos establisons par - grace des meneurs de .xxv. anz que les .ii. anz qui sont establi à proposer l’excepcion de l’argent qui ne fu conté ne baillié à ceus qui ont promis à - paier pour esperance de recevoir ce qu’il n’ont receu, que ces .ii. anz ne lor soient - conté tant com il sont meneur, qu’il n’aient mestier - pour ce restitucion enterine ; que dementier que l’en atent la - restitucion n’aviengne aucune chose pour qui la restitucion soit enpeeschiee et que sa - sentence ne soit apeticiee ; mes ce est plus piteuse chose, que nos - entendons l’entendement de la loi plus largement que en touz les cas où les ancianes lois - voldrent que teneures de tens corrissent par droit as menors, mes qu’il eussent aprés - restitucion que ces teneures qui sont apelees prescricions ne courent contre aus meneurs - par droit, car il valt mieuz de garder lor leurs droiz entiers que lessier les departir par prescricions et aprés querre remede de restitucion, mes les - excepcions qui sont des tenures de .xxx. ou de .xl. anz remeindront en - leur estat. »

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- [2.41.0 Qui et adversus quos in integrum restitui non - possunt] Ci devise qi sont cil qi peuent avoir restablissiment de - leurs choses. -

Cist titre determine les persones qui pueent avoir restitucion - enterine.

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Et de ce dit li - empereres Alixandres : « Tel juge qui conoist de la cause de - restitucion doit esgarder se cil qui dist qu’il est meneur de .xxv. anz et dist qu’il - est engingnié est home diligent en ses besongnes et sajement se meine es besongnes de sa - comune, qu’il ne soit senblant de verité qu’il soit engingnié par meins d’aage. - Mes quant le juge avra bien cerchiee la chose, [se]se om. AHIL il trove - qu’il est engingnié par verité, pour ce seulement ne perdra il le benefice de - restitucion qu’il fu fet decurion avant qu’il fust d’aaje pour les besongnes deu païs ne - pource qu’il a fet assez enfanz. »

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- Li empereres Justinians dit : « Les anciens doutoient - se les fuiz contre leurs peres ou ceus qui sont franchi contre leur franchisseeurs pueent - movoir querele, qu’il dient qu’il ne se sont contenu à droit envers eus et pour ce pueent - demander restitucion. Les uns disoient qu’il ne devoient avoir point de restitucion, que - le droit de nature qui est entr’eus ou la reverance qui doit cel qui est franchi à son - franchiseor ne le ostroie mie, se ce ne fust par trop grant cause ou parce que la persone - deu pere ou du franchisseor fust trop viex. Les autres ne fesoient nule distincion de causes ne de persones, mes lors seulement cuidoient que devoit estre - donee restitucion quant li filz dit qu’il par sa niceté fu engingnié ne mie par le barat - de son pere. Et autretel dist [de]de om. - AHIL cil qui est franchi vers son franchiseeur. Mes nos volons que l’aneur des peres et des meres et des franchisseors malles et femmes - qui sont apelez patrons et patronnes remaingnent enterine, et pour ce si - establissons que les enfanz contre les peres ou meres, nes les liberz – ceus qui sont - franchiz – contre leurs patrons ou contre leurs patronnes, ne doient avoir restitucion, car la reverance des persones leur tolt toute restitucion, car il n’est - mie dote que ces persones meimes se gardent que nule chose ne soit contraire à lor - renomee.

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- [2.42.0 Si minor se majorem dixerit vel probatus fuerit] - Ci dit de celui qi se fet d’aage. -

Il avient que celui qui est meneur de .xxv. anz si doit estre gregnor - pour engingnier autre ; et de ce parole cist titre qui est ci mis, et - est tel le premier cas :

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- Une fame estoit meneur de .xxv. anz ; son curateur se vouloit delivrer - de li. Si li mostra une chartre où senbloit estre escrit le jor de sa nessance et si - senbloit qu’ilqu’il l’e. AH] IL(elle) eust passé .xxv. anz, et le curateur si fu - engingnié. Or voloit avoir restitucion contre cel engin, et dit li empereres que encore - aprés qu’ele avra passé .xxv. anz, dedenz .iiii. anz avra - restitucion enterine de toutes les besongnes qu’ele fist tant com ele fu meneur de .xxv. - anz.

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- Un bacheler qui estoit meneur de .xxv. anz vouloit fere à toi aucun - marchié ; si te fist entendant qu’il avoit passé .xxv. anz et tu creïs sa mençonge ; il se - tenoit pour engingnié et voloit avoir restitucion. Dit li empereres que n’en doit point - avoir selonc les establissemenz de droit, car les droiz comuniex secourent à ceus qui sont - engingnié ne mie à ceus qui voelent decevoir autrui.

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- Tu estoies meneur de .xxv. anz et, porce que l’en ne vouloit fere - marchié à toi, tu provas faussement que tu estoies d’aage, que te feis veoir tout nu. Quant tu eus fet marchié, demandoies restitucion enterinne. Dist li - empereres que tu ne la doiz avoir. ¶ Mes se ce n’est fet par le barat - de ton aversaire, le benefice de la restitucion durra ; donques va par devant le juge ; si - saches par cui barat ce est fet ou de toi ou de ton - aversaire. Et s’il voit que tu n’i feis point d’engin - et tu prueves que tu estoies lors meneur de .xxv. anz, il t’ostroiera restitucion. - Mes se tu juras que tu estoies d’aaje et de ce fu fete chartre, tu - doiz bien savoir que le benefice de restitucion t’est tolu se tu ne mostres par autres - instrumenz, ne mie par tesmoinz, que tu estoies lors meneur ; - mes se tu feis sairemenz sur les seinz, tu ne puez riens mostrer - encontre.

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- Tu estoies meneur de .xxv. anz, avint que seur autrui besongne fu fet - nonbre de tes anz par devant le juge, si fu failli an nonbre, si voloies avoir - restitucion. Dit li empereres que ce que tu li as prié sera examiné par le juge de ton - païs, et se il troeve que tu estoies meneur quant il avra esgardé ton - aage – mes par faus cuidier fus tenuz pour gregnor et ce pert par bones proves – il fera - envers toi ausi come envers meneur de .xxv. anz.

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- [2.43.0 Si saepius in integrum restitutio postuletur] - Ci desfent q’en ne demant pluseurs foiz - restitucion. -

Cist titre parole quant aucun demande plusors foiz - restitucion.

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De ce dist li - empereres Sever à .ii. freres : ¶ « Se vos demandastes restitucion enterinne contre la - sentence del juge qui fu donee contre vos et ne vos fu ostroiee, pour noiant querroiz - que cele meimes qause soit derechief traitiee, car vos deviez apeler quant la sentence - fu donee contre vos que nel deussiez avoir restitucion ; mes se vos estes encore meneur, - vos pouroiz estre restitui à apeler de cele sentence. »

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- Li empereres Alixandres dit à un qui li demandoit conseill : « Ja soit que les tuteurs de l’orfeline furent veincu quant il demandoient restitucion par non de l’orfeline, car tu diz que tu puez user de - noveles raisons, voisent les curateurs de cele meimes qui est ore ta femme par devant le juge et demandent qu’il facent les causes de restitucion. »

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- Li empereres Phelipes dit : « Restitucion enterine ne - doit estre demandee en une meimes cause .ii. foiz ne plusors se cil qui la demande ne - mostre noveles raisons pour quoi doie estre ostroiee. »

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- [2.44.0 De his qui veniam aetatis impetraverunt] - Ci dit de ceaus qi font leurs besoignes devant ce q’il soient - d’aage. -

Cist titre parole de ceus que, ja soit ce qu’il soient meneurs de .xxv. - anz, il pourchacent de l’enpereeur qu’il puissent fere leurs besongnes - ausi con s’il fussent d’aage.

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De ce dist li empereres Aurelius : « Ceus - qui ont pourchacié pardon de leur aage, ja soit ce qu’il ne facent leur besongnes covenablement, nequedent il ne pourront avoir restitucion enterinne, car - ces qui feroient marchié à eus seroient deceu par l’autorité deu prince. »

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Li empereres Costentin dit : - « Touz les bachelers qui sont apris de bones meurs et voelent par eus - governer les eritaches de leurs peres et de leurs meres et de leurs aiex que sont leur - patremoine et seur ce ont mestier l’aide de l’empereor, issi pourront avoir pardon d’aage - se il ont acompli .xx. anz. Et aprés qu’il avront pourchacié pardon d’aage de l’empereor - il meimes, tout par soi doivent mostrer devant le juge le nonbre de leurs anz et coment il - ont pourchacié le benefice l’empereor et doivent prover - par bons tesmoinz leurs bones meurs et la prouece de leur courage et la honesté de leur - vie. ¶ Et les femmes ensement qui sont loees par honestes costumes et - par sagece de cuer, quant eles avront passé le disieme an, nos volons - qu’il puissent avoir pardon d’aaje, mes nos ne les contregnons mie - qu’eles viengnent par devant le juge pour la honte que femmes doivent avoir, mes quant - eles avront receu le pardon d’aage, eles proveront seulement le nonbre des ens ; et ce - feront eles par procureor et proveront ou par intrumenz ou par tesmoinz. - Eles avront partout tel droit quel ont les homes. Nequedent ce leur - ostroiions et as homes et as fames par si qu’il n’estrangent nule - teneure sanz autorité del juge ; et ce feront les senateurs en ceste - roial cité par devant la teue hautece, dit li emperere au prefet de la prevosté ; les - autres par devant le prevost, es provinces par devant le baillif de la - province mostrent de leurs costumes et de lor vie ; - mes ceus qui contre l’ordenement de ceste loi pourchaceront pardon de - leur aage de l’empereor, sachent qu’ele n’avra nule valeur. »

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- Li empereres Justinians dit : « Ceus qui ont - pourchacié pardon d’aage de la pitié de l’empereor ne pueent ne vendre ne doner ne - engagier nule seue teneure sanz l’autorité deu juge, car à ceus qui n’ont pourchacié - pardon d’aage a mestier ausint l’autorité deu juge à estrangier ou à engagier leurs - teneures ; et en ce est senblable la condicion de touz ceus qui ont pourchacié pardon - d’aage et de ceus qui ne l’ont pourchacié. »

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- Cist meimes empereres dit : « Se aucun comande à doner - aucune chose ou fere aucun[e] e ditaucun edit AHI ‘quant il sera d’aage’ [ou il dit ‘quant il sera d’acompli aage’]ou il... aage om. A] - HIL a. ou il dit qant (quant IL) il sera - d’acompli (acomply L) aage, nos voulons que ce soit - entendu seulement de cel aage qui est conpli del trespas de .xxv. anz, ne mie de cel que - li empereres acomplist par son benefice ; et meesmement en les constitucions ou en les restitucions doit estre ce entendu et ausinc en autres - quas, se aucun ne dist especialment de l’aage qui est aconpli par benefice de - l’empereor. »

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- [2.45.0 Si major factus ratum habuerit] Ci dit de ceus qi outroient puis ce q’il firent devant aage. -

Cist titre parole deu meneur qui ostroie puis qu’il est gregneur ce - qu’il avoit fet en meneur aage.

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De ce dist li empereres Diocliciens : « Se - aucune departie est fete entre les meneurs de .xxv. anz loialment sanz - nul engin par escrit ou sanz escrit et il l’otroient puis qu’il sont d’aage, il covient - qu’ele remeingne entiere. »

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- Cist meimes empereres dit : « Cel que, puis qu’il a - passé .xxv. anz, ostroie ce qu’il a fet quant il estoit de menor aage, pour noiant demande - aprés à despecier ces choses. »

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- [2.46.0 Ubi et apud quem cognitio restitutionis - agitanda sit] Ci devise qeus juge ount poeir de doner - restitution. -

Cist titre parole de juges qui ont pouoir de doner restitucion et à - qiex juges doit estre demandee.

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Li empereres Antonins dit : « S’aucune - chose est jugiee par mon procurateur, le baillif de la terre où ce sera jugié ne le - poura rapeler par restitucion, car l’empereor seulement puet doner - restitucion contre la sentence de son procurator. »

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- Li empereres Dioclicians dit à un home qui li demandoit conseill : « Se tu as doné ce que tu devoies doner par transaccion, or le veus rapeler - par restitucion ou par autre raison. Certes, dit li empereres, tu doiz ce pourchacier par le baillif de la terre où demeurent ceus que tu - veus pledier. »

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- Li empereres Justinians dit : « Nos savons que meinz - ont doute des restitucions enterines se l’en les doit demander seulement par les juges qi - ont juridicion ordinaire ou par juges deleguaz des ordinaires, ou soient demandees par - meneurs de .xxv. anz ou par gregneurs, selonc qu’il est establi es lois qui furent fetes - avant nos ou en celes que nos meimes feimes. Nos establisons que tieus causes pouront - estre traitiees non seulement par devant les juges ordinaires, mes encore - devant ceus qui vos dourons ou les autres juges ordinaires dorront, ou en ceste roial cité - ou es autres terres, que senble que le juge qui a doné cel deulegat juge par soi meismes - et done restitucion. Einsi sera grief l’examinacion des causes. ¶ - Mes pource que nus ne cuide qu’il puisse si largement estendre - l’entendement de nostre constitucion qu’il cuide que les arbistres qui - sont esleu par consentement des parties puissent conoistre de cause de - restitucion se doit estre donee ou ces qui sont delegaz d’autres juges delegaz qui n’ont - point de [juri]nostre diccion AHILdiccion, mes seulement ont pouoir de jugier ; car - seulement ces juges volons que conoissent de cause de restitucion qui ont ordinaire - juridicion ou ceus qui seront nez de tieus, mes voiant ceus qui seront doné par - l’enpereor. ¶ Mes pource qu’i n’i remangne nule doute, nos ajostons ce - que cex seulement qui desus sont nonbré puissent jugier de cause de restitucion ou ce leur soit especialment mandé. Et ce bien savoient les ancians ou se il - sont doné juge generalment ou se sont doné à autres causes especiaument et eschiet - question de restitucion. »

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- [2.47.0 De reputationibus, quae fiunt in judicio in - integrum restitutionis] Ci dit q’en doit comper totes choses en - restitucion enterine. -

Cist titre parole des contes qui sont fez es jugemenz de restitucion, - car ausinc com le meneur de .xxv. anz recuevre sa chose par restitucion, - ausi l’autre qui avoit marchié fet à li doit recovrer ce que le meneur a de li.

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De ce dist li empereres : « Cil qui porchace restitucion enterinne ausi conm il ne doit avoir domaje - ausi ne doit avoir nul gaaing, et pource que tout ce que porvint à lui - ou de l’achat ou de la vente ou de quel que marchié ce soit, tout doit randre. - Et se le meneur de .xxv. anz fu plege pour aucun et fu assous de la - plegine par restitucion, l’accion doit estre randue au meneur contre au principal detor. - Et se le meneur avoit pris heritage qui li estoit - escheoit et il pourchace restitucion pour lessier l’eritache, il doit randre tout ce - qu’il a eu de cel eritache ; et se il a fet aucun barat, ce meimes - doit il randre. »

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- [2.48.0 Etiam per procuratorem causam in integrum - restitutionis agi posse] Ci dit qe par autre qe par lui demande en - restitucion. -

Cist titre dit que non seulement par soi mes encore - par procurator puet l’en mener cause de restitucion.

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Li empereres Alixandres dit : - « Se aucun est en tel estat qu’il doie avoir restitucion, il la puet - pourchacier par son procureor. »

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- [2.49.0 In integrum restitutione postulata ne quid - novi fiat] Ci dit qe totes choses revienent arieres par - restitucion. -

- Cist titre dit que, puis que aucun a demandé restitucion enterinne, toutes les choses doivent estre en leur estat jusque la cause soit - finee ; et ce esgardera le juge devant qui la querele est meue.

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- [2.50.0 De restitutione militum et eorum qui rei - publicae causa afuerunt] Ci dit de ceaus - qi son[t]son Aen chevauchee doivent estre - restabli. -

Cist titre parole coment les chevaliers qui sont en - chevauchiee por l[e]lor A] HIL preu de tout l’empire doivent avoir restitucion - enterine ausi com les meneurs de .xxv. anz. De ce met ceste loi tel quas :

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- Valerian estoit un haut baron, il estoit hors de son païs en une - chevauchiee, un eritache li escheï. Il devoit demander la possession de ceus biens dedenz - .i. an. Il ne la demanda ; avant mourut. Son oir voloit avoir - restitucion ausi con devoit avoir le mort, que le tens qu’il estoit en la chevalerie ne li - fust conté. Fu demandé à l’empereor se il la devoit avoir et li empereres respont que se - Valerian mourut en la chevalerie puis que le tens en qui il devoit avoir - demandé la possession de ces biens, sis oirs poura avoir restitucion dedenz .iiii. - anz.

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- Li empereres Alixandre dit : « Se aucune des choses de - ceus qui sont hors de leur païs pour le comunel preu de l’empire est perdue par teneure - que autre ait fete aucun tens ou aucun est delivré d’aucune accion dont il i estoit tenu, - il avra restitucion enterine par la general juridiccion dedenz un an, quant il avra aise - de pourchacier la. »

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- Cist meimes empereres dit : « Ce que aucun a tenu des - choses à celui qui estoit en chevalerie ou en tens qu’il estoit fors de son - païs et pour achoison de cele teneure a gaagnié la segnorie de cele chose, puis que celui - sera retorné de sa chevalerie, il poura demander restitucion enterine dedenz un an qu’il - avra aise du pourchacier, qu’il puisse demander cele chose come soe. Ne la teneure que - l’autre a fete quant il estoit fors ne li nuise, mes outre cel an ne doit perdre la chose - cel qui l’avra gaangniee pour teneure. »

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- Li empereres Gordians dit à un juge : « Tu doiz bien - savoir que einsi doiz fere contre ceus qui sont fors de leur païs por le preu de l’empire - que, se aucun leur demande et il n’ont qui les desfende, le demandeor - doit estre mis en saisine de leurs biens, mes ne doivent estre vendu jusques q’il soient - retorné. »

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- Cist meimes empereres dit : « La teneure de .iiii. anz - qui aucun fet de la chose autrui quant il l’a achetee del procureor de la borsse - l’empereor, ja soit ce que nuise à autres, ne peut nuire à ceus qui estoient fors pour le - p[reu]pueple AH] I(prou) de l’empire ne autres qui sont d’aage qui par aucune - raison pueent pourchacier restitucion. »

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Tu estoies fors de ton païs en - chevalerie, avoies engagiees tes teneures. Les oirs de ton creancier vendirent ces - teneures ; tu demandas comseill à l’empereor et il respont : « Va t’an au juge de la terre - et demandes restitucion enterinne ; et quant la vente sera rapelee, tu - recevras tes teneures et tu paieras la dete que tu devoies ou le pris pour qui estoient - vendues, se il est meins que le detor. »

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- Ton pere fist aucun marchié où il fu engingnié. Aprés sa mort tu voulois - rapeler ce qu’il avoit fet, pource que tu estoies chevalier. Dit li - empereres que le filz por achoison de sa chevalerie ne doit rapeler ce que li peres avra - fet, et meimement quant li peres n’en fist nule querele en sa vie.

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- Li empereres Justinians dit : « Nos establissons que - ceus tens en qui ces qui sont fors de leur païs sont enbesongné por - l’empire leur doient seulement aidier à ce que, quant il demanderont leur chose que autre - tient, cel ne se puisse desfendre pour raison de sa teneure et à ce qu’il - puissent pourchacier restitucion enterinne. ¶ Mes ceus qui ne sont en la besongne de - l’empire ou il sejornent en leur ostiex, ne leur vaudront riens à ceus previlieges - avoir. »

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- [2.51.0 De uxoribus militum vel eorum qui rei - publicae causa absunt] Ci parole des femes aus chevaliers qi ont - cele raison qe ont leur seigneurs. -

Cist titre parole des femmes as chevaliers et à ceus - qui sont fors de leurs païs pour besongnes de l’empire, car eles ont restitucion aucune - foiz.

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De ce dit li empereres - Alixandres : « Ce est chose coneue que les femmes as chevaliers qui vont avec eus fors quant il sont en chevalerie doivent avoir restitucion ausi come les chevaliers - meimes. »

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- Li empereres Dioclicians dit au juge de la province : « La teneure de lonc tens que aucun a fete de la chose à cele - femme qui a esté avec son baron fors dementiers qu’il entendoit à sa chevalerie ne li doit - nuire, mes pource que aucunes foiz tieus alees se font par feintise et par barat ne ne - doivent nuire as autres, nos jujom que se tel femme mostre que la meson qui est vendue en - sa forenneté est seue, ele tendra le pris pour qui ele fu vendue et si recoverra sa - meson. »

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- [2.52.0 De temporibus in integrum restitutionis tam - minorum aliarumque personarum, quae restitui possunt, quam heredum eorum] Ci devise lo tens de la restitucion. -

Cist titre parole del tens de la restitucion des meneurs de .xxv. anz - et des gregnors et des autres persones qui pueent avoir restitucion et de leurs oirs. De - ce met la prumiere loi de cest titre tel quas :

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- Tu estoies meneur de .xxv. anz, fus deceuz en aucun marchié que tu feis - en cel aage ; avant que passasses cel aage fus grant piece en chevalerie fors del païs, à - ton retor vouloies avoir restitucion. Dit li empereres que tu puez demander restitucion - tout le tens de la chevalerie, car le tens qui est ostroié à pourchacier restitucion puis - .xxv. anz ne comence à corre fors aprés que l’en est retorné de sa chevalerie.

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- Ton pere, quant il estoit meneur de .xxv. anz, fist aucuns marchiez où - il avoit esté engingniez, avant que il demandast restitucion dedenz .xxv. anz - ou aprés en tens qu’il pouoit avoir restitucion ; il mourut ; tu fus sis oirs et - endementiers que tu estoies dedenz .xxv. anz ou el tens que pouoies avoir restitucion par - la persone deu mort, tu entendis à chevalerie. Dit li empereres que le juge te secorra par - restitucion, que le tens que tu estoies en chevalerie ne te sera conté.

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- Aucun avoit vendue ta chose, et celui qui cuidoit qu’ele fust del - vendeor, il tint .iii. anz et si en fu fet sires par l’achat et par la teneure. Tu estoies - dedenz le tens que tu pouoies demander restitucion et començas à aler fors de ton païs en - chevalerie. Certes dit li empereres que, ja soit ce que l’acheteor de ta chose eut complie - sa teneure avant de ta chevalerie, le benefice de l’aage qui se continue ou la chevalerie - ne suefre que tu aies doumage de ta chose.

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- Tu avoies .ii. freres chevaliers qui estoient meneurs - de .xxv. anz ; il avoient fez aucuns marchiez dont leur avenoit à demander restitucion. - Avant qu’il retornassent, il moururent en leur chevalerie et leur eritache t’escheï. Dist - li empereres que tu puez demander restitucion par leur persones, car le tens qu’il avoient - à demander restitucion ne leur corrait tant com il estoient fors pour leur chevalerie, mes - tout l’envoierent à leur oir.

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- Li empereres dit : « Ce qui est establi es lois des - restitucions enterines convient que soit gardé ; et se aucun a - pourchacié pardon d’aage par nostre benefice, dés le jor qu’il avra mostré par devant son - juge nostre ind[ul]indilijance AH] - I(indulgence)L(indulgence)jance et - l’en li avra ostroiee amisnistracion de ses choses, il avra le tens qui est establi par - droit à comencier et à fenir les causes de la restitucion par si que, tant com il seront - meneur de .xxv. anz, de ce qu’il avront fet avant qu’il pourchacent pardon d’aage pourront - avoir restitucion enterinne. Et se meneur a l’eritache d’autre meneur, - ne li soit desfendu qu’il ne demant restitucion puis qu’il sera d’aage, dedenz le tens où - ce est ostroié. ¶ Mes se le meneur a l’escheoite au - meneur de .xxv. anz, de tant com partient à ce qu’il a par la persone del gregnor, il avra - tant de tens à comencer et à fenir les causes de la restitucion quan q’en estoit remés au - mort qui il est oir où que il a la possession des biens. ¶ Mes quant le - gregnor a l’eritache au menor, se il a son heritage par le droit de cité ou par testament - ou sanz testament, le tens de demander restitucion li comencera à corre si tost com il - avra pris l’eritage ; mes se l’eritache li eschiet par le droit du - prevost, si tost com il avra receu la possession des biens li sera conté le tens à - comencier et à fenir la cause de la restitucion tout entier sanz nul menuisement. »

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- Cist meimes empereres dit : « Les tens qui sont - establiz à doner restitucion enterinne soient bien gardé. Se celi qui - demande la restitucion demande aucun delaiement, se cel delaiement puet estre contenu dedenz le tens de la restitucion, il doit estre ostroié à cui que le - demant, mes se il demande tel deloiement qui ne puise estre compris dedenz le tens de la - restitucion – car il demande espoir le delaiement vers la fin deu tens de la restitucion - et doit passer outre cel tens – le delaiement ne doit estre ostroié au demandeeur, car il - estoit en sa volenté de movoir sa querele, lors quant le deloiement qu’il voudroit - demander pourroit estre enclos dedenz le tens de la restitucion. Mes se - celui contre qui l’en pourchace restitucion demande dilacion pour soi desfendre, nos - voulons qu’i li soit ostroié sanz enpeeschement deu tens, car il n’estoit mie en son - pouoir quant l’en le metoit em plet. Donques ele li doit estre ostroiee, ja soit ce qu’ele - passe le tens de la restitucion ; et se cil qui desfent pourchace le deloiement, cil qui - demande em porra user à requerre ses prueves. »

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- Li empereres Justinians dit : « Nos volons oster issi - sutilité del tens de doner restitucion qui estoit un an ancianement, que l’en contoit - quant l’en avoit [aüsé]a user A] H de demander restitucion. Dont nos establison en la vielle Rome et en ceste cité et en Yta[lie]ytaba AH] IL - et en les autres terres que pour cel an qui estoit conté à demander - restitucion soient donez .iiii. anz continuiz del jor dont soloit corre - l’en. Et cest tens soit comunel en touz leus, car nos ne voulons que nule disferance soit - en ce pour la diverssité des leus. Et ce avra leu non seulement en la - restitucion des meneurs de .xxv. anz à qui cel an coumenceroit à corre ausitost com le vintesisieme an atermoitatermoient AH, mes encore en la - restitucion des gregneurs de .xxv. anz, que pour l’an qui souloit estre ostroié soient - donez .iiii. anz continuiz à comencier et à fenir la querele de la restitucion. - Et ausi con cest tens ne cort as meneurs en meneur aage, ausi ne - corra as gregneurs le tens qu’il sont fors de leur païs pour le preu de - l’empire où il sont enpeeschiez pour autres loiaus essoines qui sont - conté es ancianes lois. Tout cel tens en soit tret fors, porce que ne soit dessenblable la - restitucion des gregneurs et des meneurs. »

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- [2.53.0 Quibus ex causis majores in integrum - restituuntur] Ci dit par qeu raison en done restitucion à ceus qi - ount plus de .xxv. anz. -

Cist titre parole des causes pour lesqueles les gregneurs de .xxv. anz - pueent avoir restitucion.

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Et de ce respont li empereres à un qui li - demanda : « Se porce que tu fus en legacion pour moi, fus condanpné sanz desfendeor en la querele que tu avoies, à droit demandes - restorement de juise, que puisses user derechief de tes - desfenssions, car ceus qui font osfice de legacion cel previliege doivent avoir qui ont - ceus qui sont hors de leur païs pour le preu de l’empire. »

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- Un huem estoit mis em prison par le bailli de la terre, il avoit plet - par devant un juge, il ne pot venir à son jor, si fu comdampné. Dit li emperere que il - avra restorement de sa cause.

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- Li empereres Dioclicians dit : « Es marchiez qui sont - de bone foi, non seulement as meneurs mes encore as gregneurs secourent - les droiz quant il i a bone raison. »

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- Cist meimes empereres dit : « Le comun de la cité de - Rome use deu droit des menors, et pour ce ele puet avoir restitucion ausi com il. »

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- Les anemis de l’empire pristrent mon pere et ma mere et moi. Mon pere et ma mere moururent en chetiveté. Je reving de la prison, - vouloie avoir l’eritache de mon pere et de ma mere. L’en me disoit encontre que mon pere - et ma mere estoient mort en servitude et ne pouoient avoir nul oir. Je demandai conseill à - l’empereor et il respont que le benefice de la loi Cornaille me fet gaangnier l’eritache, - que la loi Corneille feint que mon pere et ma mere furent morz l’en - qu’il furent pris ; et pour ce ge puis demander leur heritache par tele accion con font ceus qui ont pourchacié restitucion – mes l’excepcion qui selt estre - posee – se je ne demant dedenz l’en que je sui retorné et je ai [ai]seesse A du - demander.

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- [2.54.0 De alienatione judicii mutandi causa facta] - Ci dit de ceus qi metent fors de leur main ce dont en les vet - plaidoier. -

Cist titre parole de ceus qui estrangent la chose q’il tenoient - d’autrui quant il sevent que celui qui la chose est la velt demander et il estrangent la - chose pour traveillier le demandeor, et en cest quas a leu restitucion.

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- Li empereres Dioclicians dit : « La teneure que aucun - a d’autrui chose done accion en la chose à l’aversaire, ce est à celui qui la chose est. - Donques se aucun estrange la chose qu’il tenoit pour muer le juise de soi en autre, - restitucion enterinne est ostroiee à celi qui la chose est. « Donques, fet li empereres à - celui qui l’en demandoit conseill, se cil qui tenoit ta chose la vendié porce que tu ne la - li peusses demander et la bailla à l’acheteor, tu avras pouoir de pledier quel que tu - voldras, ou le vendeor ou l’acheteor. »

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- [2.55.0 De receptis] Ci - parole des arbitres qi reçoivent mise q’en fet seur eaus. -

Ci vient le titre des arbistres, car li empereres veut traitier ci - aprés des jugemenz ; et pource que les arbitres sont à senblant de - jugement, pour ce met avant le titre des arbitres.

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- Li empereres Antonins dit : « L’en ne doit apeler de - la sentance de l’arbitre qui est eslit par consentement des parties, car accion n’en est - donee con de chose jugiee. Et pour ce ceus qui elissent arbistres prometent poine l’une - partie à l’autre, que pour poor de la poine soient tenu de - garder la sentence. Mes se la mise fu dite jusc’à quel jour pourroit l’arbitre dire sa - sentence et il la dit outre cel jor, la sentence est nule, ne cel qui n’obeist à tel - sentence ne doit paier nule poine. »

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- Entre moi et toi feimes mise de la querele que nos avions, tu ne vousis - venir au jor que nos avoit ensegnié nostre arbistre. Certes dit li empereres que tu doiz la peine qui fu establie en la mise.

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- Entre toi et ta fille avoit une querele ; s’en fu fete mise. Les - arbistres donerent la sentence contre toi pour ta fille. Tu ne vouloies - obeir à la sentence. Fu demandé à l’empereor se tu devoies paier la peine qui fu establie - en la mise. Dit li empereres que se les arbistres pour deniers ou pour grace de ta fille - donerent la sentence, s’ele demande la peinne que fu promise par - stipulacion, tu pourras mestre encontre excepcion de son mau barat, ou - pourras demander à ta fille la poine pour la clause que l’en seult - mestre es misses, quant l’en fet la stipulacion de la poinne, que les parties prometent - qu’il ne feront riens par engin en toute la cause.

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- Li empereres Justinians dit : « Pource que parjure ne - soit fet se les arbistres sont eliz par sairement et que les desloiax homes n’aient congié - de escharnir les sentences des arbitres, nos jujons que ceste chose doit estre ordenee par - nos. ¶ Donques se par aventure cil qui demande et cil - qui desfent et li arbitre voelent que la chose doie aler par sairement - et les pledeors meismes escrivent ce de leurs meins ou soit escrit par mein de comunel - notoire ou les arbitres meimes dient ce en actes devant le juge ordinaire, c’est que - l’arbitre est esleuz par sairement des parties, et se ce i est encore ajosté que l’arbitre meimes a juré qu’il deliverra le plet par verité, lors sa sentence - doit estre gardee fermement ne le demandeor ne le desfendeor ne s’en porront partir, einz - leur covient obeir à sa sentence en toutes manieres. ¶ - Mes se ce ne se troeve fet ou escrit de l’arbitre, mes - les parties mouterront par letres qu’il ont juré qu’il tendront la sentence de leur - arbitre, ¶ en cest quas ausint voulons que la sentence de l’arbitre soit bien gardee ; et - leurs letres des parties avront force se il escrivirent deu comencement ou aprés quant il - eslissoient l’arbitre ou aprés la sentence de l’arbitre le troeve l’en escrit, qu’il ont - juré d’estre à son dit. ¶ Mes se l’arbitre tout seul jure qu’il jugera - à droit par priere des parties et ce se trove escrit, ausinc vaudra en cest quas sa - sentence com en ceus par desus et sera ferme en toutes manieres par loi. - Et en touz ces cas avra accion cil pour qui la sentence sera donee, - ou accion ou fet, ausi come d’autre sentence de juge, ou condiccion de la loi, ou accion - en la chose, sicom la maniere deu fet requerra. ¶ Mes se par aventure - nule tel chose puet estre trovee ne escrite ne dite, mes l’une des parties dit qu’il ont - juré qu’il seront au dit de leur arbitre, tieus paroles des pledeors ne des arbitres - meimes ne doivent estre creues, car se aucun dit que sairement a esté doné n’il ne dit par - devant le juge, ne nule escriture ne pert de ce, tele querele qui n’est certeine, qui - sovent avient entre homes nices, ne fera nul preu à la chose qui einsi sera juchiee, mes - ce vaudra en cest quas que les encians establirent pour eslire arbitres. ¶ - Mes se aucun aprés la sentence de l’arbitre escrit en cele meimes - sentence grieu qui senefie ‘je ne contredi mie’, ja soit ce qu’il ne die ‘je lou’ ou ‘ge - reçoif ce que les arbitres dient’, il sera contreint à fere et aconplir ce qu’il a ostroié - par accion en fet, que n’est de la sentence du juge. Car quele disferance est en ce se il - dit ‘je ostroie ceste sentence’ ou ceste parole est lessiee ? Certes - nule disferance i a, car se les paroles qui sont costumees es stipulacions et la - outracheuse sutilité est ostee par nos qui [n]qu’il - ouelement A] HIovelement feimes lois - esqueles nos amendasmes meinz vices de stipulacions et meintes doutes et meinz enpeeschemenz, pour que n’ostons en tele escripture toute la - doute de l’encian droit, que se aucun escrit ces choses ou aucunes d’eles, qui senble - qu’il ostroit la sentence et que soit contreint à fere ce que li est comandé ? Car il - n’est mie senblant que pour ce seulement escrit ce qu’il ne contredie, mes pour ce qu’il - acomplisse ce contre qoi il ne puet venir. »

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[Auth. 83.11 = Nov. 82.11] Ci vient une autentique qui amende ceste - loi, qui dit : « Nos establisons que nul arbitre soit fet par sairement, - mes il establisent poine et, cel[e]cel A] HI peinne paiee, se - puissent les parties departir de l’arbitre. Et se contre ce est fet, - le juge qui juja mal, se il le fet par engin, il atendra poine de Dieu ; se par non - savoir, nule chose avra de doumage fors le sairement, ne les parties n’i avront mal - domage. »

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- Cist meimes empereres dit : « Avant de nos estoit - establi es arbitres qu’i estoient esliz sanz nule poine ne nul juge nes - avoit donez, mes les parties sanz nul comandement de juge les eslissent qu’il doient estre - à son dit. ¶ Il avenoit que se la sentence fust donee pour celui qui desfendoit, il avoit - excepcion come de covenance ; mes se la sentence fust donee pour le demandeor, il n’avoit - nul preu de cele sentence, mes nos establissons en ces arbitres que nos avom dit et qui - seront esleu par tel consentement par cel covant, soit escrit ou non, que il se tendront à - sa sentence : se par aventure les parties suscrivent en la sentence puis qu’ele sera - donee, que cele sentence ne desplaist à nule des parties, le desfendeor en avra excepcion - come de covenance ; mes encore le demandeor avra accion en fet qui li sera donee de nos, - que la sentence qui li sera donee soit mandee à execucion. Et ce doit - estre fet en ceste roial cité par l’oficial del haut prefet et de cel juge de qui - juridicion est le desfendeor, es autres provinces par les governeors et - par les executeurs ou par les juges par qui se destreint le desfendeor. - Mes se il ne suscrivent en la sentence qu’il ostroient la sentence de l’arbistre, mes il - se turent et comfermerent la sentence par leur taire, ne dedenz .x. jorz - aprés n’envoierent à dire par devant tesmoinz au juge ou à l’aversaire - l’un à l’autre par que le juge entende q’il ne vouloient recevoir la sentence, cele - sentence sera comfermee pour le taire des parties et le desfendeor avra excepcion et le - demandeor accion por quel que la sentence soit donee. ¶ Mes se l’un[e]una A] HIL des parties reüse la sentence ausi com est desus dit ne ne veut - recevoir la sentence, lors cele sentence ne fera nule prejuisse ne ne pourra cil demander - accion ne al desfendeor excepcion, fors en ceus arbitres qui sont esleu par sairement ; - selonc que nostre constitucion par desus a dit, ja - soit ce que nos savon bien l’opinion de Jule Pol et des autres sages homes qui touchierent - cele question quele nos determinons en present. Mes il - ne la determinerent parfitement, mes il cuiderent que assez estoit - remeindre en unes tenporiaus accions, mes nos defenissons plus - planierement et generalment que se aucun est semo[n]semos A] HILs par lestres par - devant l’arbitre, issi sera despecié la teneure de lonc tens come se le plet fust comencié - devant le juge ordinaire. ¶ Et ce establissons generaument en ces - besongnes qui sont fetes par devant les arbitres : se aucune chose qui apartiengne au fet - soit reconeue ou provee par tesmoinz, l’en em pourra usser par devant - les juges ordinaires.

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- Cist meimes empereres dit : « Nos establissons que les - femmes soient departies des compangnies des juges, qu’eles ne puissent estre juges ne - arbitres, car eles doivent estre remenbranz de leur chasteé et des oevres que nature leur - ostroie et de que les comande à garder, ja soit ce que aucunes soient de - grant pouoir qui reçoivent arbitre, ou s’eles sont patrones et eles oient les plez qui - sont entre leurs franchiz ; einsi que pource qu’eles sont eslites, nule excepcion ne nule - accion sera donee à demander poine contre ceus qui ne voudront obeir à - leur sentence. »

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- [2.56.0 De satisdando] - Ci dit des seurtez qe baillent cil qi plaidoient par - autres. -

Cist titre parole des seurtez qui donent en causes cez qui veulent - plaidier par procureors.

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[2.56.1] De ce dit li - empereres Dioclicians : « Certeine chose est que cil qui est fet - procureor del demandeor par devant le juge ne doit estre contreint à - doner plege que cel pour qui il est ostroiera ce qu’il fera, car en cest quas il est - come procureor de celi qui est present. Donques se cil qui l’avoit - fet procureor mue sa volenté et ne veut qu’il soit procureor, ce qu’il avra fet - jusqu’alors sera tenu et gardé par le juge. ¶ Mes se l’autre partie - li met encontre au comencement allegacion de desfension, ce est se il voudra desfendre - celui pour qui il est, il li covendra à doner plege deu desfendre, carcar ge d. AI] HL del desfendre il ne pourra aler avant de la querele dom il est - procureor, ¶ mes le procureor au desfendeor, ja soit ce qu’il soit - fet pardevant le juge en toutes causes.

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- [2.57.0 De formulis et impetratione actionum - sublatis] Ci dit des demandes qu’en soloit demander - formes. -

Cist titre parole des formes des accions et del pourchacement d’eles - qui estoit encianement que se aucun vouloit demander à autre, il li covenoit pourchacier - s’accion des sages homes qui en avoient pouoir. Il donoient paroles formees ; et qui - lessoit une parole pardoit sa querele, mes ce est amendé par cez .ii. - lois de cest titre.

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- L’emperere Costentin dit : « Les formes de droit qui - aguetoient en sillabes come font les oiseleeurs, voulons que soient tranchiees par - racinnes de toz auctors. »

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- Li empereres Theodoises dit : « Nos volons que - excepcion soit contrepossee à nului de ce qu’il ne pourchaça s’accion par qui il demande, - ne en gregneur joïsse ne en meneur, se cele accion qu’i propose est covenable à la - besongne et [apte]aspres A à la chose. »

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- [2.58.0 De jurejurando propter calumniam dando] - Ci dit coment en doit fere sairement de verité. -

Ci vient le titre des sairemenz que l’em apele - sairemenz de verité, et est ci mis avant le titre des jugemenz et aprés - le titre des arbitres, car en arbitres et en jugemenz done l’en sairement de verité.

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De ce - dit li empereres Justinians : « En toutes les qauses qiex - que soient, ou soient pour letres ou pour instrumenz ou pour autre chose où proves soient à doner, ne voulons que autremenz soient contreinz de doner - proves se celui qui les demande ne done prumierement sairement de - verité que il ne demande ceste chose pour achoison d’alo[ign]alonjement A] HI(aloingnement)ement deu plet, car pour poor del sairement est - refrenee la presse des torçoniers pledeors. Et pource que aucuns ne - puissent mostrer leur cruauté que il moinent malement à fere tormenter sers pour - achoison de regeïsement, il ne doit estre ostroié autrement à venir à - ce à ceus qui ce demandent ne les juges nes doivent oïr se il ne jurent avant seur les - seinz evangiles qu’il ne demandent ce pour haine des sers ne pour courouz de ceus qui - sont oirs avec eus, mes pource qu’il ne pueent autrement mostrer ne enquerre la verité - des choses de l’eritache. »

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- Cist meimes empereres dit : « Puis que nos avons - ordené que les juges ne doient jugier les causes se il n’ont les seinz evangiles par - devant eus, et les avocaz en toutes les terres qui sont sozmises à l’empire de Rome jurent - avant et issinc alleguent es causes, nos entendons qu’il estoit mestier à fere ceste loi - par laquele nos establissons en toutes les quereles qui seront meues aprés ceste loi que - ne le demandeeur ne le desfendeeur ne puisse autrement ou comencement deu plet dire nule - chose se il ne jurent, si tost com le demandeor avra conté son fet et le - desfendeor avra respondu, avant que les avocaz facent leur sairement ; - et le demandeor jurra qu’il ne fist sa querele pour malice, mes pource qu’il cuide avoir - bone cause ; le desfendeor ausinc [ne]en AI pourra user de ses alleguacions se il ne jura avant que pource - qu’il cuide avoir bone raison de soi desfendre est venu à contredire, et - aprés les avocaz d’enbedeus parties jurront ausi con nos avom ja ordené et les seinz - evangiles seront mis par devant le juge. ¶ Mes se par - aventure la persone qui doit jurer a aucune dignité ou est aucune bone dame qui ne devoit - estre menee par devant les juges, ele fera le sairement en son ostel par devant l’autre - partie ou son procureor. ¶ Et ce meimes covient à garder se il i a - tuteurs ou curateurs ou autres personnes qui ont amis[n]amististracion A] H(aministracion)I(aministration)Listracion d’autrui - choses par autorité de la loi, car il covient que cez persones jurent - que il sevent la qause de ceus pour qu’il sont et por ce i vienent, car le petit orfelin - ne celi qi est de .xiiii. anz ne les autres persones de tieu maniere ne pueent si bien - savoir l’autorité come ceus qui font leurs besongnes, et pour ce pueent il mieuz venir au - jugement, car il jurent issi com il cuident et croient, [2a] ja soit ce que la nature de - la cause soit autrement que il ne jurent. Et par aventure, nequedent ce que chascun croit et cuide, ce doit jurer, mes touz les autres - juremenz qui descendent des autres lois ou de celes que nos avom fetes - durront en leur fermeté. ¶ Mes se par aventure une des parties n’i est - mie, mes ele a son procureor en la cause, le demandeor n’avra congié de - mander sa cause à son procureor se il ne jura avant sairement de verité en la province où - il jut par devant son juge. ¶ En cele meimes maniere, se le desfendeor - n’i est et par aventure il a ordené son procureor par stipulaccion de paier ce que sera - jugié ou il a aucun desfendeor qui le desfent sanz comandement, il dourra son sairement - avant qu’il s’en aut par devant le demandeor ou tout sanz li, se le juge l’esgarde en - jugement. ¶ Mes pource que nos doutons que aucuns - plede[or]pledes As qui - [u]osent AH(ose)Isent de conchiement [si]souz - A] H veulent aquiter ce sairement et - einsinc par leur barat conchient nostre - establissement, nos voulons que touz les juges mostrent leur jugement seur ce, car ce est - ordené non pour le preu de chascun seulement, mes de touz coumunement ; et ne suefrent que - tel sairement saient lessié, mes en toutes manieres le demandent al demandeor et au - desfendeor, que cest ordenement ne soit engingnié pou et pou et que le - sairement des pledeors o des avocaz ne soit changié. ¶ Et ce encore voulons ajoster à ceste loi que se aucun muet querele pour autrui - sanz comandement, mes il done plege que cil qui la querele est avra estable ce qu’il fera, - pource que par tel maniere la loi ne soit engingniee, nos establissons que se aucune tel - chose avient dés ore en avant, que aucun muet querele por autre ou pour aucune compangnie - de genz ou pour autre universsité, il dorra la plevine costumee ; mes le plet n’ira mie - avant se il ne fet par le comandement del juge les persones principaus jurer, ou par - devant l’aversaire se il i veut estre, ou autre qui soit pour li. O se nul n’est pour li, - le sairement soit doné par devant le juge de cel leu de celi por qui l’autre muet la - querele se il estse il est répété A] - HIL seul ou de lala - a g. AHI] L gregneur partie o plus - covenable de cele universsité por qui il est. Et se le demandeor ne - velt fere sairement de verité et ce est prové par raison, il n’avra pouoir d’aler avant en - sa querele, mes il charra de sa cause come desloial pledeor, et les juges se doivent mout courecier à li et le doivent chacier loin de la cort. Mes se le desfendeor reüse à fere cest - sairement, il sera come se il eust reconneu ce que l’en li demande, et - le juge pourra doner sentence si con requerra la maniere de la cause. - Einsinc apeticeront les quereles et les pledeors. Einsinc cuideront les homes quant il - seront en jugement qu’il soient es mostiers, car puis que les pledeors - meimes font leur plez par sairemenz et les avocaz donent leur sairement - et les juges ont les evengiles par devant soi en toute la cause, que doit l’en cuidier fors que Deus est jugejugie AH] IL en toutes les causes pour les - homes ? ¶ Donques l’encienne calonnie soit ostee en toutes ses dotes - et contre constitucion clere et brieu soit esclerié en toutes terres et soit grant remede - à determiner les causes. ¶ Mes ce sairement dont nos avons parlé, - voulons que soient doné esdonees AHIL quereles qui ne sont encore comenciees au comencement de la querele. Mes se aucunes causes sont qui pendent qui - sont comenciees par entamement de plet et les seurtez sont donees qui - doivent estre donees, se par aventure anbedeus les pledeors qui sont presenz et il - demeurent en une meimes cité ou en son terroer, en celes causes avra leu cest sairement ; - et sera doné au prumier jor de pledier qui sera aprés ceste loi. Mes - se l’une des parties n’i est mie, pource que la querele ne soit delaiee - pour celi qui n’i est et aucune chose contraire aviengne contre nostre proposement et ce - que est trové pour abregement des causes soit torné en contraire, nos - comandons que cil qui sera present face son sairement en toutes manieres. À celi qui n’i - est mie es quereles qui sont comenciees et pendent soit lessié ausi com - est dit. Mes se an.ii. les principaus persones n’i sont mie, pource - que les quereles ne soient parlongniees, nos voulons que sanz nul sairement les quereles - qui sont comenciees soient determinees.

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Ci vient une autantique - qui acroist en cest sairement un article, qu’il doivent jurer que en tout le plet ne - demanderont nule prueve fors cele qu’il cuideront qui leur soit - mestier en verité, pource qu’il ne coviengne plusors foiz jurer.

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Aprés vient une autre - autantique qui dist : « Les principals persones ou ceus à qui la besongne passe en mileu - jurront par devant le juge ou autre persone ne promistrent ne ne - dorront aprés ne prometront pour achoison de ceste cause ne par soi ne par autre persone - moianiere, fors ce qu’il donent à leur avocaz qui leur aident et as autres personnes et - qui noz lois ostroient à donner. Et se par aventure aucunes quereles doivent estre - trestiees en nostre consistoire, cest sairement sera donné par devant le senat ; et se - aucun des pledeors ne puet venir par devant le juge pour donner cest sairement, il sera - fet par devant l’oficial que le juge leur envoiera ou l’autre partie ; et ce qui est de - honeste vie jurra sanz son aversaire par devant son osficial ; et [se]se om. AHIL les parties - n’i sont mie ou l’une d’eles, cil qui n’i seront jurront par devant le - juge del leu où il sont, mes se aucun des pledeors ne veut fere cest sairement, le - demandeor charra de sa demande, le desfendeor sera comdampné ausi come se il eust reconeu - la demande. »

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+ + + + + + + Traduction 4 du Code de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Frédéric Duval + + + 2026 + CC BY-NC-SA 4.0 + École nationale des chartes - PSL +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + Giessen + Universitätsbibliothek + 945 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 497 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1934 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 20121 + + + + + Paris + bibliothèque Sainte-Geneviève + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + 1200/1299 + + + +

Transcription du manuscrit Giessen, Universitätsbibliothek, 945, avec corrections par les + autres témoins et par conjecture

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+ [Liber secondus] +
+ [2.1.0 De edendo] Ci comence + li seconz livres qi devise coment cil qi veaut plaidoier doit metre avant sa demande par + devant lo juge par escrit. +

Ci comence le secont livre qui doit parler des jugemenz, car il a + traité en prumier livre des juges, mes pource que li jugement sont + ordené si que celui qui demande aucune chose doit mestre avant sa demande, qui est apelee accion, pour ce trete l’emperere avant coment le + demandeor doit metre avant sa accion ; et pource que en un sen vienent + prueves que l’en fet aucunes foiz par chartres et aucunes foiz par livres où ces + changeeurs escrivent leur aferes et sont apelé raisons, pour ce si parole desouz ce titre + comment ces chartres et ces raisons doivent estre mis avant en + jugement.

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De ce si avint tel quas : uns huem demandoit à une fame une some d’avoir que il + disoit qu’il li avoit baillié à garder. La fame le nioit. Et pource que cest home n’avoit + autres prueves, si vouloit que la fame mostrast son livre où ele escrivoit ses detes et + ses recetes. Et pource que li juge ne li vouloit ce fere, il vint à l’empereor, si le + requist qu’il comandast ce et l’emperere respont : « Tu doiz esgarder que la pecune que tu demandes, que tu prueves que li baillas, car tu ne puez + demander par droit que cele fame mostre ses raisons, mes le juge le puet comander se il i + voit raison, ce est se ces raisons te partainent, qui sont escrites par ton + comandement. »

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Li empereres + Sever dit : « Le juge qui doit jugier le plet comandera que les + anetes + actes + les anetes qui AH(annetes) ; les annexez qui L ; les ventes qui I qui sont fez par devant autres + juges, que saient mostre + es + z + mostrees A par devant lui por trover la verité, + soit la cause pecunieire soit creminele. »

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Cist meismes + empereres dit : « La accion qui est moutree par devant le juge demostre + la maniere deu plet qui est à coumencier ; et celui qui la met avant a congié d’amender sa + accion ou de changier la, einsinc com l’edit general qui est fez de ce amoneste e le juge + coumande. »

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+ L’emperere Alixandre dit : « Ceus qui veulent demander + doivent avoir lor prueves, car il n’est mie droit ne raison que leur + aversaire soit tenu à mostrer ses chartres, que celui qui demande en puisse prover + s’entencion ; car se cil qui demande ne prueve, cil qui desfent doit + estre assous. »

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+ Cist meismes empereres dit : « Il n’est mie novele chose + que celui a cui l’en demande argent, se il veut prover paiement ou autre chose par qu’il + se puisse desfendre, se il demande, que li creancier mostre ses escriz par que il prueve + ce que il dit. »

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+ Cist meismes empereres dit à un home qui li demanda, + se il avoit plet o le procureor des choses de l’Empire, se les escriz qui cel procuraor + avoit li seroient mostré à prover coment il l’avoit paié : « Les + instrumenz qui sont coumunel à nostre procureor et à toi te seront mostré, fet li + empereres, à fere les trancrire selonc qu’il est chose costumee. Et se + aucune foiz en as mestier à prover ta peticion par devant autre juge, il comandera que te + soient mostré – ce est le procurator de noz choses privees – ce que + l'en + le + que l’en juge A] que li juges c. H ; + que le juge c. IL juge coumandera, que les principaus + instrumenz te soient mostrez ne mie les trancriz, car par les trancriz ne proveroies + riens. » Et ce meismes dit l’autantique qui est ci segniee, qui + dit : « Se aucun fet mancion en une chartre qu’il mostre en jugement + d’autre chartre, il ne poura riens prover par cele chartre qu’il mostre + se il ne mostre l’autre chartre dom cele parole qu’il mostre, ou par + autre maniere prueve ce q’il demande. »

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+ Cist meimes empereres dit : « Ce que l’emperere Antonin, mon pere, dit en la prumiere loi de cest titre et en la + quinte + quarte + quinte AHIL loi et ce que je dis en la carte loi + de cest titre s’acorde o raison de droit et de equité, car ne sont mie mout divers ou desacordables li uns à l’autre, car il est grant diferance se celui + qui demande veut que celui qui desfent li mostre ses instrumenz à prover sa demande – et ce desfent li empereres + Antonin en la prumiere loi et en la quarte– et ce que nos disons en la quinte loi, que + celui qui desfent puet desirrier que celui qui demande mostre ses escriz par que il puisse + prover paiement ou autre chose par q’il se desfent. Et ce meismes pouons entendre que ceste loi fet diferance entre instrumenz qui aucun a propres – que ceus n’est tenuz de mostrer à son aversaire se n’est celui qui demande + à celui qui desfent – et autres resons qui sont comunes, + que celes puet demander li uns à l’autre come suen instrument. »

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+ [2.2.0. De in jus vocando] Ci + monstre coment en doit fere semondre. +

Ci vient un titre qui dit que celui qui veut demander aucune chose par + juise doit son aversaire semondre, ce est vochier en droit, ce est fere venir par devant + le juge pour pledier à lui. Et sont aucunes persones qui ne pueent vochier autres en + droit. Et de ce dit li empereres Alixandres : « Il avient à bones meurs que celui qui estoit serf et est franchiz porte reverance à + la fame son segnor. Ausi ne la poura semondre à plet se il n’en a congié + avant deu pretor. »

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+ Li empereres Gordien dit : « Cil qui est franchiz de + servitude où il estoit ne puet semondre à plet son patron qui le franchi ou sa patrone, se + ele fu fame, ne leurs peres ne leurs meres à ceus qui les ont franchi ne leurs enfanz ne + les oirs, ja soit ce que il soient estranges ; ne il qui sont franchiz + ne leur enfanz les pourront clamer à plet. Ne en ceste chose ne pardone l’en à simplicité, + quar le droit de nature veut que l’en porte honour à ces persones. » Or parole l’enperere + à un qui fu franchi et puis fist semondre le fuiz son segnor à plet. Si prioit que + l’empereor li fist quiter la poine que il devoit pour ce, et dit l’emperere que pour noiant demande pardon de la peine par lestres l’empereor.

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+ Li emperere Deoclecien respont à une fame qui li demandoit s’ele pouoit + semondre son pere. ¶ Et dit l’emperere : « Se tu es fors deu pouoir ton pere, tu le puez + semondre par le congié deu juge, mes ceus qui sont en pouoir de leur pere ne pueent en + nule maniere pledier contr’eus, et ce meismes doit estre gardé vers la mere. »

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+ [2.3.0. De pactis] Ci parole + des covenances qe genz font entr’eaus. +

Ci vient le titre qui parole des covenances et vient par raison + a + aprés + a AHIL cel desus, car il avient sovent que cex qui + vienent à plet font leur covenances par qui il se lessent de pledier. Mes pour cele + achoison parole cel titre generaument de toutes les covenances. De ce met la + prumiere loi de cest titre un tel quas : Un preudome avoit .ii. filz. + Li uns avoit non Fronton et li autres Filins. Le preudome fist son testament et fist ses + .ii. fuiz oirs, et pria à son fuiz Felin que, se il moureust sanz oir, qu’il lessast la + partie de son heritaje à son frere. Ces .ii. freres orent entr’eus tel couvant que celui + qui devoit randre sa partie de l’eritaje à l’autre donast tantost la tierce partie et + fust quite deu sorplus. Aprés lonc tens, Felins ot un fuiz et mourut ne mie sanz oir. + Cist fuiz vint à l’empereor demander droit, car il voloit recovrer ce que son pere avoit + doné à son frere, qui ne li devoit riens doner pource que son pere n’estoit mie morz + sanz oir. Et l’emperere respont que la couvenance qui fu entre les .ii. freres ne est + mie pour ce torceniere que Felin ot enfant, car la chose n’estoit mie certeine se il en + avroit ou non ; et pource que la chose estoit non certeine et cele non certenité li fu + aquitee par la covenance, cele covenance fu droituriere.

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+ Li empereres Sever dit : «  + l + J + Le A] HILe avoie l’eritache mon + pere, si le vendi. Les craanciers mon pere devoient à moi demander les detes mon pere, car + j’estoie oir, ja soit ce que je eusse vendu l’eritache, mes il semondrent les acheteors et + ceus reçurent leurs demandes, qui bien s’en pueent escuser. Aprés si veulent demander à + moi ; s’en oi conseil à l’empereor, et il respont que je me puis desfendre par excession + de covenance, car il senble qu’il aient fet covant à moi que il ne me demanderont + riens. »

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+ Cist meismes empereres dit : « Le serf au creancier ne + puet fere la condiccion son segnor poior par sa covenance se il veut quiter partie de la + dete ou doner gregneur respit, mes bien la puet fere meilleur. » J¶e demandoie une terre et avoie meu le plet ; aprés si renonçai au plet ; voloie retorner à mon + plet. L’emperere dit que je ne puis ce fere. + + Je devoie deniers à un home, si l’en paié une partie ; de l’autre + partie me quita pour ce que je li aidai à ses plez ou li fis autres besongnes. Je doutoie que ne fusse bien aquité, si demandai conseill à l’empereor et il + respont que de la une partie de la dete sui quite par droit d’erite, ce est que jamés ne + me puet riens demander ; et de l’autre partie sui quite par droit deu pretor, ce est que + il me puet demander, mes je me puis desfendre par excession deu covant qu’il me fist, + car se je l’eusse paié par meserrance, je pouroie demander.

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+ Cist meismes empereres dit : « Les covenances qui sont + fetes contre loi ou contre les constitucions ou contre bones coutumes ne doivent avoir + nule force. » + Je avoie un deteur qui me devoit argent. Il me fist + son oir. Se je pris son heritaje, la demande que j’avoie contre lui est confondue, car + je ne puis demander à nului. Mes posom que un suen cousin me pleda seur cel eritaje et + je le veinqui par sentence. Aprés si li randi l’eritache par tel covant qu’il paiast + toutes les detes deu mort et ce que le mort me devoit. Li empereres dit que ceste + covenance doit estre gardee et, se il ne la veut garder, ge le puis pledier contre une + accion qui a non « ex stipulatu », se je mis stipulacion en la covenance. + U¶ns huem avoit berbiz, si les + bailla à garder à moitié à un pastor qui avoit non Apolinaire. Cest Apolinaire ne + vouloit + + obeir + obeir om. AHL] I à tel covant. + Li emperere dit qu’il en doit estre contreint par leu juge. + + Je avoie ma mere qui pledoit à un home pource qu’il retenoit ses sers. + Ma mere veinqui le plet et cel qui devoit randre à ma mere ses sers si l’engigna qu’ele + li promist que jamés riens ne li demanderoit. Li empereres dit que + ceste covenance est fete par engin et à male foi et pour ce riens ne valt. Et se ta mere + demande ses sers et celui demande la poine qui li fu espoir promise se la covenance ne + fust gardee, le juge la deliverra. + + Je mariai une fame que je avoie nourie en mon ostel. Si li donai .c. + livres en douaire. Si fis covant que s’ele moureust, que le douaire me + fust randu, et ele est morte. Je demant le douaire, l’en me dit encontre que je n’ai + droit de demander, que la covenance fu nue et de cele covenance ne neist + accion. L’emperere dit que ceste covenance ne fu mie nue, car j’é paié l’argent quant je fis la covenance et pour ce bien puis demander, mes lors ne neist accion de la covenance quant ele est nue sanz nul + vestement.

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+ Mes peres avoit une fame qui estoit ma marastre. Cele marrastre si dona + en douaire à mon pere un chanp qui estoit engagié à usuriers. Mis peres fist covant à ma + marrastre qu’ele paiast les usures de cele dete et qu’ele preist les fruiz de cel chanp. + Aprés la mort mon pere je vouloie qu’ele paiast encore les usures et l’emperere dit que je + n’ai nule accion de la covenance que mon pere fist, ja soit ce qu’il i + eust stipulacion ; mes se le chanp fu doné prisié en douaire issi com la + charte senble dire, cel + persier + prisier + persier A] prisier HI(priser) ; prisee + L fet que le champ soit acheté et pouras demander, que à + randre covient par accion d’achat.

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+ Nos devons savoir que les darianes covenances doivent + estre gardees. Posom donques un tel quas : Uns huem me + devoit deniers. Je fis covant à li que riens ne li demandasse. Aprés un jor il me fist + covant que, se je li demandasse ma dete, qu’il ne se desfendroit par + raison de la covenance que je li avoie fete, et ce fu fet par devant le juge. Certes dit + l’emperere que, se je retorne à ma prumiere demande et il se velt desfendre par le covant + que je li fis, ne li vaudra riens.

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+ Il i a uns marchiez qui sont apelez de bone foi, autres de droit + estroit. Es marchiez qui sont de bone foi, se aucune covenance i vient + en meismes le marchié ou erraument avant ou aprés, cele covenance engendre accion, mes + s’enprés le marchié grant piece ou avant, cele covenance ne valt à doner accion, mes + seulement excession.

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+ Cele loi met tel cas : Il est covant avec toi que tu + m’escriroies un livre. Aprés feismes tel covant que se tu cist livres ne m’eusses escrit + entre ci et Pasques, que tu me douraies .x. livres par non de peine. En ceste covenance fu + fete stipulacion. Tu ne feis le livre si con tu m’eus en covant. Or veu ge + pledier contre toi ; si demant à l’empereor que je pourai consivre, et + l’emperere dit que je puis demander par la accion qui a non « ex + stipulatu » ou que tu faces ce que m’eus en covant ou puis demander la peine que tu premeis par stip + alacion + ulacion + stipalacion A] HIL. Je demandoie + que les biens de mon aversaire me fussent jugié. « Ce ne doiz tu demander sanz ordre de + droit. »

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+ Uns preudons avoit + uns + un + uns A] HIL(ung) fuiz et une + fille, maria sa fille et li dona son douaire et fist covant à sa fille et à son gendre que + sa fille avroit la moitié de son eritache quant il mouroit outre son + douaire. Le + par + pere + par A] I voloit aprés fere suen + testament à sa volenté. Demandé fu à l’empereor se le pere pooit ce fere, et dit + l’emperere que cele covenance ne tolt au pere pouoir de fere son + testament à sa volenté.

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+ Uns huem qui avoit .ii. filz fist son testament et fist ses filz oirs et + pria les que celui qui mouroit avant, que randist sa partie de l’eritage. Il firent + entr’ex covant qu’il fussent quite de cele condipcion. Dit l’emperere que la covenance est + bone et que li uns ne puet demander la partie de l’autre.

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+ Demandé fu à l’empereor, se aucune covenance est fete entre aucuns à + bone foi, se ele valt riens s’el n’est escripte. Et l’emperere dit que se l’em puet prover + en autres manieres, le juge la fera garder.

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+ Deus homes ou plusor devoient avoir à aucuns creanciers dont chascun + estoit tenuz par le tout. Vint li uns d’eus et paia sa partie tant com li aferoit de la + dete, et les creanciers le reçurent volentiers. Dit l’emperere que se il pueent ce prover, le governeeur de la province fera que il ne demandent à l’un pour + l’autre dés qu’il avra paié sa partie.

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+ Deus chevaliers freres aloient à une bataille, et + pource que il aloient en aventure de mort, si firent covant li un à l’autre que cel qui + eschaperoit vis eust les biens à celui qui mouroit ilueques. Il fu demandé à l’empereor se + tele covenance vaudroit et l’emperere respont que, ja soit ce que entre autres homes tel + covenance ne vausist, car ne avroit force de donaccion que l’en fet par poor + de mort, mes la volenté des chevaliers que il ont en + regart de leur mort quant ele est escripte avra force de testament, et ce pour le + previliege de chevalerie. Et dit à celui qui est eschapez vis que il doit avoir les biens + de son frere qui est mort.

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+ À l’empereor fu demandé, se uns hom fet covant à un autre que sa chose + soit à l’autre, se cele covenance vaut. Et dit l’emperere que la segnorie des choses ne + trespasse d’un en autre par nue covenance se la chose n’est baillie ou n’est tenue par + .iii. anz par bone raison.

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+ Trois freres estoient. Les .ii. moururent ; si lesserent trestout leur + eritage ou la gregneur partie à un estrange. Li tierz frere si mut + querr + querele + querre A] I ; guerre HL contre cest qi avoit l’eritage ses freres et demandoit une teneure + q’il disoit qui estoit soe. Cil qui avoit l’eritaje ses freres fist covant à li qu’il + partissent tout l’eritage par mi et cel se + l + s + lessast A] sessastHI(cessast)L(cessast)essast de sa querele. Cel qui avoit l’eritaje ne volt + fere ce qu’il ot en covant. Li freres demande à l’empereor se il puet demander pour raison + cele covenance, et l’emperere respont : « Se tu es en saisine et ton aversaire te demande, + tu te puez desfendre par excession de la covenance, mes se ton aversaire tient et tu + demandes, tu n’as nule demande de tele covenance, qu’ele fu nue n’il ne peut enjendrer + accion se tu ne te pourveis par stipulacion. Ne ton aversaire ne s’aidera de la covenance, + se il n’est apareillié aconplir ce qu’il ot en covant. »

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+ Il fu demandé à l’empereor se le covant qui fet le tutor ou le curator + d’aucund’aucune A] HIL + orphelin qui est menor de .xxv. anz doit nuire as orphelins, se il font covant à leurs + detors d’aquiter leur partie de leurs detes. Et l’emperere respont que les tuteurs et les + curateurs sont come segnors des choses as orphelins quant il demandent bien leurs droiz, + einsinc delivrent les detors ne mie se il les quitent sanz paiement.

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+ Cist meismes empereres dit : « Le fuiz ne puet + delivrer les deteurs son pere pour fere leur covenance qu’il ne paient ne se + il reçoit les detes. » [2.3.24] Uns hom fist son testament, lessa à sa + famme aucune chose ; et ot .iiii. oirs la fame qu’ele avoit euz ; par amor à .ii. de ses + oirs lor quita sa demande. La question est se les autres sont quites, car il senble que + coiement aie tout aquité. Dit l’emperere qu’ele puet demander des + autre + autres + autre A] HIL .ii.

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+ Il avient que un craancier a plusors deteurs. Ces deteurs font covant + entr’ax que li uns pait la dete pour touz. Or est la question se li + creancier est tenuz à demander toute sa dete à celui tout seul. Et dit l’emperere que la + couvenance que les deteurs font ne tout ne change la demande au creancier.

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+ Li emperere Dioclicien dit : « Se aucun deteur a plusors oirs et il font covant entr’ax que li uns ou + les .ii. pait totes les detes au mort, tele couvenance ne peut fere que ce tout seul soit + obligié as creanciers, car la dete est partie entre les oirs par la loi de les .xii. + tables que chascun doit paier sa partie + + de la dete par raison de la partie + de la dete... partie om. AHL] I + qu’il a de l’eritage. Et ce meimes covient garder en ceus qui ne sont oirs mes possesors + des biens. Donques se li uns des oirs tient les chartres des detes, l’autre puet fere par + le juge que il les mosterra. Ou se celui qui dut paier toute la dete par covant ne fet ce + qu’il ot covant, l’autre le puet pledier que il li ament ce que il li + faut de covant. »

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+ Cist meimes empereres dit : « Se aucun fet covenance à + autre toute nue tele pour qu’il ne pouoit riens demander, aprés tantost + mist une stipulacion ou un pou avant la covenance pour afermer la covenance, il puet + demander que sentence soit donee por lui par raison de la stipulacion. »

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+ Je fis covant à aucun que je li douroie + chascu + + nchascu A] HIL an .x. livres. Il ne les pot demander par raison de cele covenance qui estoit nue. Je les paiai .ii. anz ou + pluseurs ; aprés ne les voill poier. Demandé fu à l’empereor se je suis tenu de paier + pource + pource + pource répété A] HIL que j’é paié ce dont je n’estoie tenu. Dit l’emperere que + stipulacion n’i a. Je ne sui tenuz pource que j’é paié ce que je ne devoie.

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+ Li emperere Justinien dit : « Se aucuns se oblige par + chartre et il, au fere de la chartre, renonce qu’il n’usera nule stipulacion pource qu’il + est chevalier ou pour autre dignité ou pour clergie, les ancians + douterent se tele covenance devoit estre gardee ou se il pouroit venir + encontre et engingnier ceus qui feroient à lui marchié et dire que il + n’est tenu de respondre par devant celui juge porce qu’il est chevalier + ou clerc. Nos establison que nus ne puisse venir contre ces couvenances et engingnier ceus + qui ont fet le marchié à eus. Car se nos avons en le edit du pretor que + les covenances qui sont fetes loiaument sanz engin doivent outreement estre gardees, pour qoi en cest quas ne vaudront, que une autre ruile de droit dit que + chascun a congié de renoncier ce que pour lui fet ? Doncques nos + voulons que touz noz juges gardent ce en tel cas ; et ce meismes gardent les meneurs juges + et les arbistres, et sachent que, se ce n’est gardé, que il feront le plet leur. »

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+ Cist meismes empereres dit : « Les avocaz de Sesaire + nos ont demandé d’une tele question : Se .ii. homes ou plusors ont esperance de l’eritache + d’aucun lor parant qui leur doit escheoir, cil font covenance entr’aus coment il doivent + partir cel heritage, s’i leur eschiet ou se à aucun d’eus eschiet, que il gardent aucunes + covenances. Or estoit la doute se tex covenances devoient estre gardees ; + et la doute estoit de ce que en la vie à celui cui estoit l’eritache + estoient ces covenances fetes, et porce que n’estoient mie einsi fetes come se fust + certeine chose que cel eritache lor devoit eschaoir, mes estoient fetes desouz .ii. + condiccions, ce est se celui muert et se l’eritache leur eschiet. Et + certes, dit l’emperere, toutes celes covenances nos senblent + contre li olises + contraliouses + contre li olises AH] I et de triste fin et de perilleuse, car pour qieu reson ont fet + nules covenances sor l’eritache de celui qui est vis sanz son seu ? + Donques nos establissons selonc les ruiles ancianes que toutes teles + covenances qui sont contre bones meurs soient cassees et riens ne soit + gardé ces covenances, se ce n’est fet par le gré à celui qui l’eritache est et qu’il durt + en cele volenté jusqu’à un darien jor de sa vie, car lors quant il le + fet et s’i asent, toute cruel esperance est ostee et doivent ces covenances estre gardees. + Et ce meismes estoit es constitucions as autres + empereors, ja soit ce que nos l’aions plus esclarié. Et nos comandons que nul ne puisse + doner ne vendre ne estrangier nules tex choses avant qu’eles soient escheetes, car la + + seue + setela seue de AH(soe)I(soe) de nostre tens ne suefre fere covenances seur les autrui + choses sanz la volenté à leur segneur. »

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+ [2.4.0 De transactionibus] Ci + parole des peis qe li plaideeur font entr’eaus. +

Ci vient un titre qui parole des covenances qui sont fetes, donant ou + prometant aucunes choses, qui sont apelees transaccions, car le titre desus avoit parlé + des covenances generalment.

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+ De ce met ceste prumiere loi tel cas : Un vallet qui + estoit meneur de .xxv. anz ne n’avoit pere avoit .iii. curateurs qui + fesoient ses besongnes. Quant il vint à aje, il pleda as .ii. d’eus tant que il fist transaccions à eus que il li donerent aucune chose et il se parti deu + plet. Or voloit il pledier au tierz curateur. Cil se vouloit desfendre pource qu’il avoit + aquitez ses compangnons. L’emperere dit que il le puet bien pledier, car covenance ne + transaccion qui est fete ou aucuns des tuteurs ou des curateurs ne doit valoir as autres + en ce q’il firent ensemble ou departement ou en ce qu’il durent fere.

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+ Je avoie une suer qui me fesoit question de mon eritage mes ele n’i + avoit nul droit. Je oi paor, si promis à ma suer .xx. livres qu’ele se tenist en pés. Je + ne voloie paier cel argent pource qu’ele m’avoit à tort pledié, mes l’emperere dit que + cele pecune que je promis fu à droit promisse pour la poor deu plet, car se je l’eusse paiee à la borsse l’empereor par tel qause, je ne la + pouroie demander, et se ne l’eusse poiee, à droit la me demanderoit.

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+ Je estoie menor de .xxv. anz, si oi un curateur. Quant je ving à aje, je + pledai à lui seur ceseur cel q. A] HIL qu’il avoit aministrees mes choses dom il estoit mes deteurs. Si fis + à lui transaccion ; si le quitai de ce dom il estoit mon deteur par aquiliane + stipulaccion, que ce que il me devoit de la misnistracion de mes choses et m’estoit + obligié par choses le fis prometre par stipulacion ; et einsi fu tornee en obligacion de + paroles, et aprés le quitai par parole. Cel curateur mourut et je m’averti qu’il i avoit + choses que je n’avoieavoies A] HIL demandees. Si demandai à l’empereor que je devoie fere et il + respont : « Va, si plede o Geminien, le fuiz ton curateur ; et se il dit que tu ne li puez + riens demander car tu clamas son pere quite, le juge demandera de combien fu la quitance. + Et se il trueve que tu ne le quitas de tant con il te devoit, il li covendra paier tout ce + que tu pouras prover que son peres ot o[st]éoutré A] HIL de la amis[n]amilistracion A] HIL(aministracion)itracion de tes besongnes, car tu ne le quitas + de tant com il devoit. »

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+ Je avoie un curateur qui fesoit mes besongnes. Quant je ving à aje, ge + le mis em plet, si fis transaccion et le quitai par aquiliane stipulacion et par + acceptilacion. Dit l’emperere que je n’oi nule accion contre lui, fors + se il m’engingna qu’il se fist quiter par engin, car lor pourai dedenz + .ii. anz movoir accion de l’engin ; et ce est voirs se la querele de + l’engin ne fu meue et de cele meismes ne l’aquitai.

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+ J’estoie menor de .xiiii. anz, si oi un tuteur et mourut et je ving à + aje ; si pledai à son oir. Il me dona aucune chose et je le quitai. De ceste quitance fu + fete nule escripture ; or voloie ge venir encontre par ceste achoison. Certes dit + l’emperere que, se je reconois la chose issi conm ele fu, il n’i a mestier autre + escripture qui seut estre fete pour prover la chose.

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+ Je avoie ma mere qui avoit autres enfanz avesques moi. Ma mere fu + deseritee eu testament son pere ; si mut querele contre + oirs qui estoient escrit en testament son pere pource que son pere + l’avoit deseritee contre pitié. Si fist pés à eus q’i li donassent partie de l’eritage et + ele se partiroit deu plet. Aprés la mort ma mere nos volions resuciter le plet et + l’emperere dit que nos qui somes oirs de nostre mere ne poons venir encontre ce qu’ele a + fet. Mes se il ne donent ce qu’il orent en covant, nos poons demander + nostre domage de ce que il ne font ce q’il doivent, mes quele accion avons nos ? + L’emperere respont : « Se il i ot stipulacion, vos avez accion de cele stipulacion ; et se + ce non, de la covenance avez accion qui est apelee ‘par escrites paroles’ et demostre la + chose qui est fete. »

+

+ Ce dit li empereres Gordien : « Se aucun comande à son procureor que il meine son plet et il va si querre son aversaire + pour aucune chose qu’il prant de li s[e]nson AH] li + sanz son c. I comandement au segneur qui le plet est, ne tolt + noiant au segneur de sa demande. »

+

+ Cist meismes empereres dit : « Se aucun lesse à un + povre home aucune chose de vitaille chascun an, il ne le puet qiter senz comandement au + juge, ce est à entendre de ce qui est à venir, mes deu tens passé bien puet fere + transaccion. »

+

+ Tu pledoies au frere ta fame sur une teneure ; la chose te fu jugiee. Tu + feis aprés covant a lui que se il te donast .x. besanz dedenz un an, tu li randroies cele + chose, et ce fu afermé par stipulacion, et se ce ne feist, que d’ilueques en avant n’en feist querele. Il ne paia dedens le terme. Dit l’emperere qu’il ne + te doit mes fere seur ce nule force ; et de ce te gardera le prevost de la province, car + se oncore la chose fust seue et il la demandast, tu te peusses desfendre contre sa demande + par raison de la covenance.

+

+ Deus freres estoient ; li uns mourut, si avoit enfanze. et si mourut l’a. A] HIL. + L’autre frere avoit pledié à li avant qu’il moureust seur l’eritage de leur pere qu’il + disoit qu’il n’en devoit point avoir, car il n’estoit filz à cel pere, mes il avoient fet pris. Or pledoit les enfanz son frere. Et l’emperere dit que ce ne doit il + fere contre ses neveuz et contre la pés qu’il fist à son frere, car jamés n’avroient finez les plez se l’en se peust partir des + transaccions qi seroient fetes loiaument.

+

+ Deus freres estoient qui leur pere avoient prié en son testament que + celui qui moreust avant sanz enfanz randist sa partie de l’eritache à l’autre. Il se + clamerent quite l’un l’autre, qu’il peussent fere de leur eritaje leur volenté. Li uns des + freres mourut sanz enfanz ; l’autre volt avoir l’eritache. Si vint à l’empereor, qu’il li + donast letres à venir encontre ce qu’il avoit fet avec son frere. Et disoit qu’il avoit + esté engingnié, et l’emperere li respont que cele covenance doit estre ferme, car par tele + covenance sont les freres en concorde ne l’un ne desirre la mort de l’autre. Ne tu ne te + doiz apeler engingnié, car tu n’es mie en aaje en quel lois aident par restitucion, ce est + au meneur de .xxv. anz. Et se tu le fusses, par ceste reson que tu diz ne pouroies venir + encontre, car n’es mie engingnié.

+

+ Les curateurs de ta cité demandoient dete par non de la cité ; tu feis + pés à eus, qui leur donas aucune chose, et il te clamerent quite. Or venoient autres + curators, si demandoient cele meismes dete. Tu alas à l’emperere querre conseill et il te + respont : « Li pr[e]v[o]provast A] HILst esgardera se + tieus curateurs te clamerent quite ce que tu devoies certeinement par deniers qu’il + enpristrent, car tele quitance ne doit nuire à la cité, ou n’estoit + mie certeine la dete et lors vaudra la quitance. »

+

+ Li emperere Dioclecien dit : « Les transaccions qui + sont fetes par paieur ne doivent estre gardees, mes chascune paieur ne soufit mie à + desfere les transaccions qui sont fetes par consentement, mes covient que l’en prueve tele + force que aie paor de mort ou de torment deu cors, n’i ne soufit mie à + prover force eu paieur que l’en mostre que il avoit bones prueves. Et pour ce n’est mie + senblant qu’il feist pés se force ou peor n’i eust, mes se force ou paor n’est provee, ce + que est determiné ne sera rapelé. Mes je qui avoie fet + pés disoie autre raison, que cel à qui j’avoie fet pés estoit mis sers. Et dit l’emperere + que par ceste raison sera rapelee la transaccion, car entre le serf et son segnor ne puet + avoir nule covenance par que li sires soit obligiez à son serf.

+

+ Je fis pés à mon aversaire de la querele qui estoit entre moi et li ; il + ne vouloit tenir la pés et je ausinc bien m’en voloie partir. Dit l’emperere qu’il me + rande l’argent que je li donai pour fere pés et que tornon à nostre + plet.

+

+ Deus fames pledoient seur un eritage ; firent pés que + cele qui tenoit l’eritage dona à l’autre deniers et ele se parti de la querele. Cele qui + avoit lessiee sa querele se tenoit pour engingniee ; si vint à l’empereor pour demander + conseill s’ele pouroit avoir encore aucune demande. Et l’emperere respont : « Se tu veus + avoir covenable respons, més nos essanple de la covenance, se fu simplement fete ou se tu fis stipulacion aquiliane et puis la clamas quite, car se ce + fu fet, tu n’i a nule demande contre li. »

+

+ Li empereres dit : « Les causes ou les quereles qui + sont fenies par loiax transaccions ne doivent estre resucitees par lestres + emperiaus. »

+

+ Je fis pés à mon aversaire seur la querele qu’il avoit contre moi et je + li donai du mien et il quita la querele. Or venoit il contre la transaccion. Je demandoie + ou qu’il tenist la pés qu’il avoit fete à moi ou il me randist ce que je li avoie doné. Et + l’emperere me dit que se je le mis en la covenance et je me fis + promestre par stipulacion de randre le moi, se il venist encontre et il estoit gregnor de + .xxv. anz, je puis demander ce que je li donai. Ou se je veill, ge ai excession contre li + de ce qu’il me quita ; mes se il ne m’ot en covant de randre se il venist encontre, + seulement ai excession encontre sa demande et sui aseur par ce.

+

+ Li empereres dit : « Se aucun est acusé de crime dom + il doit recevoir mort, il ne li est mie desfendu qu’il ne puisse fere pés à son aversaire + coment qu’il puisse fors en avoltirre, mes es autres crimes qui ne portent + poine de sanc ne doit nus fere pés pour doner riens à son aversaire, + fors en acusacion de forsenerie. »

+

+ Se j’ai fet pés à mon aversaire et je truis aprés une chartre par qui je + pouroie prover ma demande, pour ce ne suefre mie le droit que je puisse rapeler ce qui est + fet. Mes soit que la fame à qui je pledoie m’enbla ou fist enbler mes estrumenz par qui je provasse ma quere[le]quere + A] HIL(querelle), einsinc me convint fere pés. Dit l’emperere que se j’é ma demande sauve et je demant + derechief, ele se desfe[n]desfet A] HIL(deffend)t par la transaccion, je li + metrai encontre le barat qu’ele fist, mes se ma demande est morte, je pourai avoir accion + encontre li d’engin qu’ele fist dedenz .ii. anz.

+

+ Li empereres dit que ausi grant force doit avoir transaccion come + sentence de juge, car riens ne s’acorde si à la loiauté des homes come garder ce qu’il ont + en covant, mes je disoie à l’empereor que ceste transaccion que j’avoie + fete fu fete à mie nuit. « Ce ne valt riens, fet li empereres, car nule riens ne refuse le + consentement d’ome qui autrement est sein et gregnor de .xxv. anz. »

+

+ Je demandoie une meson, fis pais à mon averssaire + qu’il me donast .x. livres et je li quitasse la querele, et meismes en la covenance qu’il + eust cele meson par non d’achat et de ce fu fet chartre. Aprés voloie demander le pris qui + estoit escrit. Dit l’emperere que pour noiant demant le pris qui est + escrit par feintise, que ce qui par feintise est fetfete AHL] I(fait) doit estre comme se ne + fust fet.

+

+ Une fame pledoit, si fist pés à son aversaire. Or disoit que son + aversaire l’avoit engingniee. « N’i ne peut noiant, dit l’emperere, que ce ne sufist à + rapeler la transaccion. »

+

+ Je cuidoie estre oir d’un home qui avoit non Archimedre. Il devoit mout. + Ses creanciers me demanderent la dete ; je fis pés à eus par une partie que je lor donai. + Aprés aparut que je n’estoie tenu oir, si voloie demander ce que je leur avoie paié. + « Certes, dit l’emperere, tu ne puez riens demander par cele raison que tu + as paié ce que tu ne devoies mie, car se tu l’eusses seulement promis + par stipulacion, tu ne peusses eschiver le paiement pour coverte de avoir promis ce que ne + devoies prometre, mes ce deusses tu avoir dit avant que la transaccion fust fete, car lors + tu n’estoies tenuz de paier riens se tu n’avoies esté plege pour lui. »

+

+ Je demandoie à une fame une some d’argent ; feismes pés entre moi et lui + qu’ele me dona une partie de ce que je demandoie et je li fis chartre que plus ne li + demandasse. Or vouloie je plus demander. Dit l’emperere que en cest + quas ele se puet desfendre de la covenance, mes se je li demandoie .xx. + livres et ele reconut .x. et [ele]et es les me A] HIL me poia, je puis demander le + seurplus.

+

+ Deus freres estoient, avoient un oncle qui leur devoit argent. Il orent + esperance qu’i leur lesseroit son heritaje ; si li qiterent leur + querele. Il lessa son heritaje à autre ; si voloient demander leur dete as oirs. Dit + l’emperere que pour ce ne doit estre resucitee la querele qui est einsinc fenie.

+

+ Aucun demandoit à une fame dete. Ele ne pouoit paier mes fist covant que + ses fuiz fussent serf à celui qui la pledoit. « Tele covenance ne nuit as fuiz, ce dit + l’emperere. »

+

+ Tu demandoies une vingne ou un champ qui disoies qu’i + estoit tuen ; feis pés à ton averssaire qu’il te donast deu suen et te partiroies de la + querele. Celi ne te voloit paier ce qu’il t’avoit covant ; tu voloies rapeler la pés, car + disoies qu’ele n’estoit mie fete par devant le juge ne n’estoit escripte. Et l’emperere + dit que nequedent la covient garder, + mes se ton aversaire ne te paie ce que ot en covant, ja soit ce que + tu ne fis stipulacion ne de tele covenance ne neis[t]neis AH] I(nest) accion, tu + pouras demander derechief ta chose. Et se il se desfent par la covenance, tu repli[qu]ereplieras A ; plieras H ; plaidieras I ; plaindras Lras de l’engin qu’il fet que ne te paie, et einsi le contreindras à + acomplir ce qu’il ot en covant.

+

+ Uns huem pledoit à un autre, fist sa pés à lui. Li uns estoit malades + quant la pés fu fete ; si vouloit rapeler la pés par cele achoison, et li + emperere li dit : « Dés que tu estoies bien en ta memoire et, ja soit ce que tu fusses malades de ton cors, ne doiz requerre que la pés que tu feis soit + rapelee. »

+

+ J’estoie orfelin, si oi un tuteur qui fesoit mes besongnes ; quant je + fui à aje, si pledai à li et fis pés de choses pour raison qu’il avoit esté mon tuteur ; + trovai aprés choses de que n’avions fet nule pés que il avoit menees, come de blé et de + sel ou de tés choses. Je vouloie rapeler par cele achoison. Dit li empereres que je ne + puis, mes se nos meserrasmes en aucune chose qui estoit moie que mis aversaires tenoit ou + autre que n[o]nus A] H(nons)IL(nous)s ne cuidiens lors qu’ele fust + moie, tele error ne me nuit que je ne la puisse demander.

+

+ Je demandoie une chose à un home qui m’estoit tenu en meintes choses, + fis pés à lui de cele querele et dis que je ne li demanderoie riens plus + ne je ne dis « pour non de cele chose ». Certes dit l’emperere que je puis demander des + autres choses.

+

+ Je pledé contre toi, le juge dona sentence por moi selonc ordre de + droit ; ceste sentence [n]me AI] HLe fu souzpendue par apel ne par autre remede. Dit + l’emperere que sur la chose juchiee ne puet estre fete transaccion et, + se l’en la fet, riens ne vaut s’el n’est fete par aquiliane stipulacion et aprés que soit + fete quitance. Donques se einsinc n’est fete, le juge doit mander à execu[c]excecurion AH(execurion)] I(execution)Lion la + sentence qui fu donee.

+

+ Je demandé uns fonz de terre, transaccion fu fete entre moi et mon + aversaire qu’il me dona un champ tout franc. J’estoie lors gregneur de .xxv. anz. Cest + champ estoit engagé à autrui ou estoit d’autrui la moitié ; si me fu + tolu. Je vouloie toute la querele rapeler. Dit l’emperere que droit ne veut que soit pour + ce rapelee, mes se je me pourvoi par stipulacion que me fis promestre à + garder les covenances, je avrai demande ou se ce non je ai accion de la meismes covenance + qui a non « de paroles escriptes ». Mes se la chose seur que le plet + estoit et seur qui fu fete la transaccion est tolue à celui qui l’avoit, il ne puet riens + demander par cele reson.

+

+ Trois freres estoient. Les .ii. estoient petiz et le tierz + grant ; il n’avoient pere et por [ce]ce om. AH] I le greindre frere fu tuteur as .ii. + petiz. Quant il furent d’aaje, il demanderent conte à leur frere et il + parut qu’i leur devoit assez. Ces freres orent esperance que, se il fissent grace à leur + frere, qu’il leur lesser[oi]lesserent A] HI(leiseroit)t son eritage ; il meismes leur + promist. Si li quiterent toute la dete. Il conurent aprés que leur frere n’avoitn’avoient A] HIL courage de lessier leur son eritage ; si voloient rapeler la + quitance, qu’il disoient qu’il estoient engingnié. Li empereres dit q’il ne pueent, car + celui ne puet estre engingnié qui set la chose, n’il n’est tenuz à fere + ce qu’il promist pource qu’i leur promist son heritage.

+

+ Li empereres dit : « La transaccion qui est fete pour doner aucune chose ou pour pramestre ou par quiter demande doit + estre gardee ne ne puet estre rapelee par raison de paor quant ele est + fete par devant amis. »

+

+ Tu pledoies contre aucunes genz et estoies gregnor de .xxv. anz ; fiz + pés à eus qu’il te donassent aucune chose et tu leur qitasses la demande ; il ne t’ont + paié ne toi osfert à paier. Tu leur vous demander plus qu’il ne t’orent covant. Dit li + empereres qu’il se pueent desfendre par excesion.

+

+ Se tu fis transaccion o ton aversaire et il ne paie ce qu’il promist, tu + puez demander la peine qu’il te promist par stipulacion se il ne feist ce qu’il avoit en + covant.

+

+ Transaccions ne valt se aucune chose n’est donee ou promisse ou aquitee + par non de la transaccion.

+

+ Tu feis transaccion o ton aversaire, si te rependis le jor meismes, + demandas se la pouroies rapeler pource que si tost t’estoies repentiz. Dit li empereres + que non ; et qui le te fist entendant que jusque à unun + an c. AHI] L certein tens pouet l’en + rapeler la transaccion, il ne dit mie voir.

+

+ Li empereres Gracian dit : « Se aucuns font + transaccion ou covenance en escrit et ele est afermee par aquiliane stipulacion et par + accetilacion, il covient que ce qui est mis en covant soit tenu ou celui qui + vendra encontre paiera la peine qui sera establie avec ce qu’il devra paier pour raison de + la transaccion, et se avant que le plet soit recomencié, se l’aversaire veut qu’il soit + recomencié. »

+

+ Li empereres Archades dit : « Se aucun veut venir + contre la transaccion qu’il avra fete par sa prope volenté et l’avra + afermee par son sairement, et vient encontre priant au juge ou souzplaiant à l’empereor, + ou qu’il ne fet ce qu’il promet, il sera disfamé et perdra sa demande et paiera la peine + qui sera establie contre celui qui ne gardera la transaccion et perdra la segnorie des + choses et tout le preu qu’il devoit avoir de cele covenance ou de cele transaccion, et + toutes ces choses seront ostroiees au preu à ce[us]celui AHI qui gardent enterinement les covenances. Et ces ausinc avront le preu ou le domaje + qui en ceste loi sont establi qui prometent à garder les covenances et + jugent par le salu à l’empereor. »

+

+ Li empereres Lions dit : « Se aucune transaccion est + fete par faus instrumenz, ja soit ce qu’ele soit afermee par le sairement au parties, en + quel que maniere soit descoverte la fausseté, nos comandons que soient rapelees, mes ce + sera fet en tel maniere que se la transaccion est fete de moz articles, quant à ceus + articles seulement sera rapelee où la fausseté est fete en la transaccion, et les autres + chapitres seront ferm. Et ce sera einsinc se par aventure seur ce que l’en dit qui est + faus n’a esté meue querele qui soit fenie par transaccion. »

+
+
+ [2.5.0 De calculi errore] Ci + parole des fautes q’en fet en compes, coment doivent estre rapelees. +

Ci vient un titre qui parole de ceus qui meserrent en conte. Et ce + avient sovent en transaccions, et pour ce vient cist titre aprés celui desus.

+

+ De ce dit li empereres Dioclicien : « Faute de conte, + soit d’une besongne ou de plusors, ne fet nul preu à la verité ; dont disons qu’il est droit que les contes qui plusors foiz sont conté, se + l’en puet prover la faute, doivent estre rapelé se seur ce n’est doné + jugement ou transaccion n’en est fete. Dont me dist l’emperere : « Se tu me promeis ce que + tu me devoies ausi con tu le deusses par faute de conte, tu as accion à + fere toi delivrer de la promesse. »

+
+
+ [2.6.0 De postulando] + Ci monstre coment li avocat doivent alleger. +

Ci vient un autre titre qui parole des avocaz et de leur auliguer. Et + se leur ensengne li empereres coment il se doivent avoir en leur osfice.

+

+ Un avocaz auligoit par devant le prefet d’Egipte, et pource qu’il estoit + ennuieus, le prefet se coureça à li, si li desfendi qu’il mes ne fust + avocaz. Cesti n’apela mie de la sentence au prefet, eins s’en vint à + l’empereor, si li pria qu’il rapelast la sentence. Et l’emperere respont : « Puis que tu + n’apelas, il covient que tu obeisses à la sentence. »

+

+ Demandé fu à l’empereor Aleixandre se ceus qui avoient esté serf qui + estoient franchi pueent estre avocaz, et dit li empereres que non + seulement les suens franchiz le pueent estre mes encore les autres se il sont si sages de + lestres que il puissent aidier à ceus qui en ont mestier.

+

+ Tu avoies plet, si avoies mestier d’avocaz. Les avocaz ne souloient + prandre fors .c. besanz de salaire ; cest avocaz en [voloit]velent A plus avoir et se te fist fere + chartre que tu avoies emprunté de li .ii.c besanz. Avant que .ii. anz fussent passez, tu contredeis à cele escripture. Dit li empereres + que se il te demande cel avoir, tu te puez desfendre par tele excession que cel avoir ne + te fu conté ne baillié, ou tu le pouras pledier que il te quit de ta promise que tu ne + devoies fere.

+

+ Li empereres Dioclicien dit : « Se sentence est donee + en aucun plet et cel contre qui ele est donee dit que son avocaz n’estoit present et pour + ce veut rapeler la sentence, de noiant se traveille. »

+

+ Li empereres Costentin dit : « Se aucun avocaz est + trové en tel mesfet que il aime plus à fere grant gaaing contre droit que avoir bone + renomee et il fet covant à celui qui plede d’avoir la moitié ou le tierz de la querele o + grant domage deu pledeor et o roberie, nos voulons que toz ceus qui ce feront soient + chacié de l’ofice d’avocacion. »

+

+ Li empereres dit : « Cil qui veut estre avocaz, il + meismes ne doit pas juge estre et avocaz en une meismes besongne, car aucune disferance + doit estre entre les avocaz et les juges. Et seur toutes + choses se doivent les avocaz garder qu’i en tel maniere aident à leur parties que il ne + viengne à lesdenges et à vilenies ; se il n’apartienent à la querele, + face ce que la cause requiert et garder soi de vilenie. Et se aucuns est si engrés qu’i + veut plus pledier par lesdenges que par reson, sa renomee empirera, que + il ne doit estre soufert que nus die à son aversaire honte ne vilenie + nene let a. A] HIL + apertement ne en covert et en let à dire ce qui apartient au preu de la + querele. Et estre ce l’avocaz ne doit fere nul + marchié à celui à cui il doit aidier tant com li plet dure ne nul de + ces avocaz à qui il est et avient à prandre loier ne doit desdegnier ce que sa partie li + dorra pour son loier par sa volenté. Nus ne deloit le plet par son + barat. Et ceus honorables homes qui vodront estre avocaz en la cité de + Rome, il le pouront estre tant com il voudront par si que il ne prangnent achoison de + gaangnier vileinement, mes que leur los en soit acreu, car se il sont seurpris de + covoitise deu gaaing, il seront contez entre les tresviz avocaz come despiz et + forslingniez. Donques quiconques voldra est[r]este Ae avocaz de cez à + qui nos l’avons ostroié sache que il ne poura user d’autre osfice fors + de celui que il a comencié. Ne ne cuide nus que il perde riens de s’anor se il li covient + estre en estant, car il eslut ce quant il se fist avocaz et lessa le droit de seoir. »

+

+ Li empereres Gracien dit : « Nos volon pourveoir que eu consitoire ceus qui sont plus nobles par leur + esciance o par leur ancianeté ne soient touz de une partie et l’autre partie soit soztenu + de noviax et de rudes avocaz. Et por ce, s’enen + répété A consistoire sont deus avocaz ou plus qui soient de + gregnor renomee, en la pourveance deu juge doit estre que les avocaz soient à droit parti + et que il doint ivel aide au parties. Et se aucun des avocaz ne veut + aidier à une des parties par l’amonestement deu juge ne il n’a nule achoison pour qoi il + ne le doie fere, il perdra son osfice et sache que il nel recoverra jamés. + Et se aucuns de ceus qui pledent est trové qui parolt à + plusors avocaz pour tolir à son aversaire l’aide des avocaz par tel barat, il monterra + sanz doute que il meintient mauvese querele et souferra peine de ce que + il a escharnie l’autorité du juge. »

+

+ Li empereres Lions dit au prefet : « Nul ne soit + avocaz en la cort de la teue hautece ne pardevant les autres juges se il n’est ensegniez + de seinte creance. Et se aucune chose est fete contre ceste loi par aucun barat, ton + osficial sera condampné en cent livres d’or se il le suefre. Et cil qui + osera prandre l’ofice des avocaz contre la desfensse de nostre serenité, il sera gitez de + l’ofice et perdra touz ses biens et sera essillié pardurablement. Et + sachent les governeeurs des provinces que celui en cui aministracion nule tel chose sera + ostroiee, il perdra la moitié de ses biens et sera essillié par .v. anz. »

+

+ Li empereres Valantins dit : « Ceus qui doivent + servise à leur viles par estovoir dés qu’il sont assenblé à ceus de cort, ne volons que il + aillent foloiant, mes nos ostroions bien que il usent d’avocacion es + plez et que il reçoivent en leur citez osfice de cort par si que il ne saient avocaz + contre les comuns des citez où il ont receuz cez anors. »

+

+ Li emperere Archade dit : « Nul de la conpangnie des + avocaz qui ne soit obligiez à cort reçoive osfice es provinces ; que s’il les covoitent, + ne les aient ; et se il ne les velent avoir, n’en soient [a]pres AH] Iprés contreinz. »

+
+
+ [2.7.0 De advocatis diversorum judiciorum] Ci parole des avocaz de diverses joïsses. +

Cist titre parole des avocaz qui sont en divers juises, car en titre + par desus avoit parlé de l’ofice as avocaz.

+

+ Tu avoies plet, si avoies un avocaz qui t’aidoit. Sentence fu donee + encontre toi, tu feis querele que ton avocaz t’avoit traï et voloies que la sentence fust + rapelee. Si alas à l’empereor et l’empereres respont : « Se tu puez mostrer que ton avocaz t’ait traï, saches que il avra sentence + encontre soi selonc le mesfet et retornera l’en au plet derechief, mes se tu ne mostres ce + que tu diz, tu seras disfamé come cil qui met faus crime seur autrui et la sentence vaudra dés qu’el n’est apelé. »

+

+ Li emperere Antonin dit au prefet : « Nos voulons que + les avocaz de ta cort et les autres de toutes les corz aient ce qu’il gaangneront par leur + avocacion tout prope aprés la mort de leur peres, ausi come les chevaliers ont ce qu’il gaangnent de leur chevalerie. »

+

+ Cist meimes empereres dit au prefet de la prevosté : « Tout ce que nos avons ostroié par nostre largece as avocaz qi sont de la + prefecture d’Oriant par reverance de leurs estudes, ce meimes ostroions + par ceste loi as avocaz deu prefet de la cité de Rome. »

+

+ Cist meimes dit à cestui meimes : « Nos establisons + que les avocaz qui en la cort de la teue hautece doivent mener les causes ne soient + contreinz de nule autre chose fere, neis par le prefet de la cité, ne autres avocaz des + provinces nul ne leur comant rien. Donques nule garde ne nule oevre ne + nus contes à prandre ou à randre ne nule autre chose ne leur soit + comandee, fors aucune foiz qu’il soient juge, en ce leu seulement où il sont avocaz. Et + cil qui fera contre ceste loi, il paiera .l. livres d’or par non de peine.

+

+ Cist meimes empereres dit : « Nos establisons que ceus + meimes previlieges aient les avocaz qui sont en la prefeture + d’Esclavonie qui ont les avocaz qui sont en la prefeture d’Oriant. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Pource que les avocaz de la prefeture pretoriane sont .c. et .l. par compe ne leur compe + ne doit estre creu ne apeticié, nos comandons que ceus qui seront trez de cel compe por + estre avocaz de l’empire, de qieu condicion soient, nos voulons qu’il soient franc avec + ceus qui sont tenuz pour franc. Et aprés qu’il avront lessié cel osfice et un an sera + passé, il seront fors de la conpangnie as avocaz et tout ce q’il gaangneront avront + franchement, ausi com ont les chevaliers ce qu’il gaangnent par chevalerie, ne les peres + ne leur aiex i puissent riens clamer. »

+

+ Cist meimes empereres dit au prefet : « Nos comandons que .ii. avocaz les meilleurs qui sont trovez en ta cort viengnent chascun an à l’aide de l’empire, et il avront si granz dignitez e si granz previlieges com avoient + avant cel qui estoient tout seul avocaz deu tresor l’empereor. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Nos establisons que nus + ne ose ajoster as .c. et .l. avocaz qui sont establi en ta cort et qui sont de ton + conseill. Ne nus ne soit mis en contemis encontre + AI] HL(mis ou compte et nombre de) de ces + avocaz se il n’a esté en esprueve par devant le governeeur de la + province où il fu nez. Et ait lestres fetes par devant les curiaus par que il puisse + mostrer qu’il n’est obligiez à l’estat ne à la condicion de la cort. Et ce doit estre fet + par devant le governeeur de la province se il est present, mes se il n’i est, l’escripture + soit fete par devant le desfendeeur du chastel dom il est. Et les sages + qui sont de droit leurs mestres doivent tesmongnier par leur sairement + que ceus qui doivent estre mis en leu des autres sont bien sages de droit. Et les fuiz des + avocaz de ta hautece qui sont es plez ou qui dés or en avant i avront à estre doivent + estre avant receuz que autres. Et ce establisons encore que ceus avocaz + qui seront trovez en ta cort outre le nonbre que nos avons dit puissent estre avocaz par + devant le proconsul et deu prefet augustel et deu governeeur de la province. »

+

+ Li empereres dit au prefet : « Nos establisons que + l’avocat deu tresor ne fenisse son osfice en un an mes en .ii. par le juise de la teue + hautece, et touz les previlieges qui li sont ostroié soient en leur estat. »

+

+ Li empereres dit : « Nos recevons la peticion quil nos + baillerent les mout sages hom[es]hom + A] HIL les avocaz d’Alixandre, que + il nos firent de la escriture de leur conte et les avocaz deu tresor. Et ce establisons + que .l. soient establiz et leurs nons soient escrit en brief des avocaz et il doient user + de leur osfice par devant le prefet augustel et par devant le duc d’Egypte as chevaliers qui les demanderont. Les autres qui seront outre ce nonbre + pouront alleger par devant les autres juges de la cité d’Alixandre. Et les fuiz de ceus + qui seront establi en nonbre seront par devant les autres qui sont outre le nonbre. Et quant l’avocaz du tresor istra de son osfice aprés .ii. + anz., il doit estre honouré qu’il ait la dignité deu rector de province, mes pour ce il ne + perdra pouoir d’estre avocaz quant il fera besongne por soi et pour son pere et pour sa + mere et pour ses enfanz et pour sa fame et pour ses cousins jusq’au cart jenoill. + Et quant il avendra que l’avocaz deu tresor moura, + cil qui vient aprés doit estre receu en leu de li. Ne les oirs du mort n’en atendent avoir + nul preu et touz les previlieges qu’il ont eu jusqu’à ore et cez que la teue hautece + contient durront et seront gardé dés ore en avant, qu’il puissent par ceste honor que nos leur donons vivre en pés et en repos, que il n’aient à fere nule + chose contre lor volenté. »

+

+ Li empereres dit : « Les avocaz qui departent les + detes des causes et par la force de leur desfension redrecent les causes decheoites et + radoubent celes qui sont maumenees, il pourvoient ausi bien as genz come ceus qui par + batailles et par plaies savent la terre et les genz. Et nos creons que + non seulement chevauchent en nostre empire ceus qui portent les escuz et les hauberz, mes encore les avocaz, car les avocaz sont chevalier qui par la fiance de leur parole desfendent l’esperance de ceus qui + travaillent e leur vie et ceus qui sont à venir. »

+

+ Li empereres Lions dit : « Nos jujons que les .lxiiii. + avocaz qui sont establi aient ces meismes previliges qui ont les avocaz deu tresor et + leurs fuiz aprés les .ii. avocaz deu tresor qui usent de ceus meimes previleges.

+

+ Et à ce ajostom que se aucun avocaz deu tresor vient à gregneur dignité + et il muert, qu’il doie avoir tout le loier de l’an par si qu’il soit randuz à ses oirs, + soient ses fuiz ou soient estranges, ou il face testament ou non. »

+

+ Cist meimes dit : « Nos volons que .xv. avocaz de ta + cort aient ceus meimes previlieges que ont les avocaz deu tresor l’empereor, à senblant de .lxiiii. avocaz qi sont de la cort deu prefet. »

+

+ Cist meimes dit : « Nos comandons que les avocaz de la + teue hautece soient enserré en nonbre de .l., et cel nonbre soit acompli par + le juise de la teue hautece, se il est apeticié par mort ou par autre aventure, que cel + nonbre soit plein de ci qu’à .ii. anz. Mes qu’i n’i ait nul qi soit de cohartal condicion + ou de poior, salve soit leur accion as semoneors cont[re]conteus A ; com ceus H ; s. contens se I ; com ceus om. + L eus se il en ont aucune. Et aprés que .ii. anz + seront passé, se il velent estre ajosté en ta cort, ce ne doit estre fet sanz escriture + qui soit fete par devant juge et que mostre que ne sont tenu à cohartal condicion. Et touz les previlieges qui sont ostroié par les + empereors [qui]qui om. AHI] L furent devant nos et par noz meimes + [as]as om. AHI avocaz + de la prefecture d’Oriant, voulons qu’i soient ostroiez as avocaz de la teue hautece sanz + nule diferance ; et ce establisons par ceste loi qui vaudra tout + tens. »

+
+
+ [2.7bis.0] Ci parole des avocaz de divers juges. +

Ci vient un autre titre qui parole des avocaz de divers juges ; et est + tele diferance entre cist titre et celui desus, que celi parole des + avocaz qui sont encore en l’ofice d’avocacion, cest parole de ceus qui ont lessié + l’ofice.

+

+ Li empereres Anestaise dit : « Nos receusmes la + peticion deu haut baron deu conte de noz privees choses et proconsul d’Aise. Si nos a doné + à entendre que les avocaz de sa cort ont demandé comunement que, puis qu’il lesserent + l’osfice d’avocacion, qu’il aient aucune dignité ; et nos comandons que + chascun d’eus, puis qu’il avront lessié leur osfice, ceus qui sont et qui dés ore en avant + seront escrit en brief des avocaz, qu’il aient la dignité du cler ordre de conte, si que + il aient en tens de repos fruit de leur travaill ; porce qu’il loiaument aiderent à ceus + qi de leur aide avoient mestier, doivent estre departi de la multitude des autres homes et + doivent estre nonbré as clers homes. »

+

+ Cist meimes dit : « Les avocaz de ta grant cort qui + sont apelé en leur tens à ce qu’il doivent estre avocaz deu tresor et leur fuis qu’il ont + ou qu’il avront, voulons que soient quite de toute condicion de servitude et tout leur patremoine, car pieç’a que nos avons ostroié ce meismes + as avocaz de la prefeture pretoriane et à ceus de la prefeture de la cité, et les poestez + de celes et de la teue cort seront sereurs. »

+

+ Li empereres dit : « L’ofice d’avocacie est mout à + loer et mout necessaire à la vie des homes et si doit estre guerredoné largement des + princes : et pour ce si comandons que les clers barons les avocaz deu + tresor l’empereor qui sont en ta cort saient escrit par notre mein entre + les hauz homes les contes de nostre consistoire et celui jor de la haute feste des + calandes de genvier et ce seulement en cel an qu’il seront en tel + osfice ; et puis qu’il lesseront cel osfice, se il ont fuis qui soient + franc neïf, il seront ajosté à la conpangnie des tribuns et recevront les costumees noz + epistres sanz nul paiement. Et se aucun, amonesté par la teue semonse, + veut fere reconoisance sur la dete que l’en li demande ou seur autre + chose, ne covient que ce soit comandé especiaument au juges, mes as avocaz deu tresor qui + seront en celui tens ou à l’un d’eus se ambedeus n’i pueent estre, mes + si com est encostumé par tesmoin d’escriture. Et se aucun velt mostrer que ses enfanz sont + de loial matremoine, qui sont engendré de matrimoine qui fu fez sen[z]seur AH(seur)I(sor) + instrumenz dotels entre baron et fame qi s’ajostoient ensenble à courage de matremoine, et + ce veill[e]veill AH(veil)I(veuil) prover par bones alegacions, il poura mostrer ses + alegacions par devant ces avocaz deu tresor ou par devant l’un d’eus se anbedeus n’i + pueent estre, einsi que escriture en soit fete einsinc que les persones qui ne seront à + ce, que aient leur droit sauf. Et estre ce, ceus qui velent franchir + leur sers par devant les consels, nos volons que cez devant diz avocaz deu tresor puissent + doner autorité à ce fere. Touz les autres previlieges qui leur sont + ostroié seront fermement gardé. »

+

+ Li empereres Justinian dit : « Nos + volons que les .lx. livres d’or que suelent avoir les avocaz deu tresor que leur toli li + empereres Zen et les asena as menus jujes et à ceus qui estoient establiz à prisier les + pleges que donoient cex qui avoient les choses des orfelins en garde soient randues as + avocaz, car ce qui est ostroié à un primat, à touz ceus qui sont desouz lui senble estre + ostroié. Et les epistres par lesqueles les clers barons les tribuns + sont receuz, volons que soient donees à un, non par nom d’un seulement + mes par non de l’autre. Ausi se il veulent honourer leur filz ou + autres, encore leur volon fere gregneurfgregneur A] H(greigneur)I(greignor)L(greigneur) benefice de doner lor les lestres par + lesqueles la noble dignité est honoree. Et ce ostroions nos à doner en + non de l’un seulement, mes il profiteront bien à l’autre se celui à cui sont ostroié le + creante ou autres de leur provinces ou de leur amis qui vivent nequedent es provinces. + Estre ce, nos donons congié à ceus meimes que il nos osfrent chasc’an + .ii. homes à ces meimes osfices qui seront donez es establissemenz de l’ostel qui sont en + present (et li uns sera des chevaliers, l’autre des peons) en leu de ceus qui sont mort ; ne nulle covenance avoient + fete à eus quant il vivoient de vendre leur chevalerie par si que ceus sajes homes + osferront ces .ii. homes. Il devront pour chascun .ii. mile solz et noiant plus as granz + barons, as contes des peons des chevaliers [pource qu’il sont mis au nombre des chevaliers]pource + que... chevaliers om. A] H(c. porce que il sont + mis en nombre des chevaliers a ceus del peons)I(c. pource qu’il sont + mis au nombre des chevaliers a celui des peons)L(mis ou nombre des + chevaliers ou a ceulx des peons), à cel des peons pource q’il est nonbré + entre les peons. Et si tost leur seront establi leur soudees à cez noviax com ont les + autres sanz nule autre despensse ; et si aient sauf leur autre + previliege qu’il ont gaangnié en divers tens ou par letres d’empereors ou par les + ordenemenz de ta cort, car ceus que nos i veions pourdignes, ces doivent estre plus aidé + de nos et essaucié. »

+
+
+ [2.8.0 De advocatis fisci] +

Ci parole des avocaz qi plaidoient por la droiture del tresor l’empereeur.

+

Ci vient un titre qui parole des avocaz deu tresor l’empereor. + [U]ns huem fu avocaz deu tresor l’empereor et n’avoit eu point de + salaire. Or vouloit estre avocaz contre l[e]li A tresor pour autre, et li empereres li dit que ce ne puet + il fere, que dés qu’il a esté avocaz deu tresor, ja soit ce qu’il n’en a eu + salaire, il ne puet estre avocaz encontre.

+

+ Je avoie esté avocaz deu tresor, si demandai à l’empereor qu’il + m’ostroiast que je fusse avocaz encontre, et dit li empereres que je puis bien ce fere par + s’autorité, mes que je ne reçoive cele cause que je traitai quant j’estoie avocaz pour le + tresor.

+

+ Li empereres Costentin dit : « Gart bien l’avocaz deu + tresor que il ne cele le profit deu tresor ne qu’il ne mueve querele par + non deu tresor as autres genz sanz bone raison. »

+

+ Li empereres Gracian dit : « Ceus qui sont procureteur + de nostre patremoine ou les procureors deu tresor ne entrent en plet sen la presence de + l’avocaz deu tresor. »

+
+
+ [2.9.0 De errore advocatorum vel libellos seu preces + concipientium] Ci parole des meserrances aus avocaz. +

Cist titre parole des avocaz qui faillent aucune foiz par meserrance, + qu’il ne sevent tel eure le fet et reconoissent tieu chose qui nuit à ceus qui la cause + est, mes le sire de la cause puet ce rapeler ; et de ceus qui escrivent les libelles paroleparolent AHI ensement + de leur erreur.

+

+ Li empereres Alixandres dit : « [Se les]Celes A avec s long + d’attente] HIL avocaz allegent par devant ceus + por qui il sont, pour autant es[t]espris AH] I pris come se li sires meimes de la cause + l’eust allegué. »

+

+ Li empereres Gordiens dit : « Les erreurs de ceus qui + escrivent les peticions ne font nul prejuise à la verité. Soit posé que ge voloie fere + escrire une peticion, que ge voloie avoir unes letres de rapeler un[e sentence inter]un mien locutaire AH(locuitaire)Ilocutaire qui estoit donee contre moi. L’escrivein + escrit que j’estoie comdanpné par sentence disfinitive. Li empereres dit + que se je puis prover que je ne suis condanpné si com dit le libelle, + cele escriture ne me nuira riens, et ce pourverra le juge. »

+

+ Li empereres Diocliciens dit : « Les besongnes qui + sont fenies par sentences ne covient que soient rapelees par rescriz + enperiaus. » Posom donques tel cas : je pledoie, sentence fu donee contre moi par meserrance de mon avocaz et je ne contredis ne n’apelai. Si voloie que + la sentence fust rapelee pource que l’erreur des avocaz ne doit nuire as segnors des + causes , mes dit li emperereres que ce ne me vault riens, puis que sentence + est donee ne je ne contredis dedenz .iii. jorz qui passerent avant que sentence fust donee + ne n’apelai aprés la sentence.

+
+
+ [2.10.0 Ut quae desunt advocationi partium judex + suppleat] Ci monstre coment li juges puet acomplircoment li juges puet acomplir répété A lo + defaut as avocaz. +

Cist titre parole que doit estre fet quant l’avocaz laise aucune bone + raison à alleguer por sa partie, que le juge doit aconplir ce que les + avocaz lessent en leurs allegacions.

+

+ De ce dit li empereres Diocliciens : « Ne doit le juge + douter qu’il face tort as parties, se leurs avocaz lessent aucune chose + à dire qui fust bone à la cause, se il acomplissent ce que faut as avocaz, car il li poura + ajoster ce qu’il voitavoit AH] I que covient as lois et as droiz + comun[iex]comunes A] H(communex).

+
+
+ [2.11.0 De causis, ex quibus infamia alicui + inrogatur] Ci parole de ceaus qi sont diffamé qi ne peuent estre + avocat. +

Ci vient un titre qui parole de ceus qui sont difamez, et est mis cist + titres aprés le traire des avocaz, car ceus qui sont difamez ne pueent estre avocaz.

+

+ Li empereres Sever dit : « Je fui mis en chartre par + comandement deu juge ou fui né, pource que le juge me voloit fere renoier aucun mesfet. Or + cremoie que ge ne fusse difamé, et dit li empereres que je ne doi douter à estre por ce disfamé. »

+

+ Le demandeor deu treü qu’il tenoit de l’empereor vint à un home qui + devoit treü ; [li demandeor prist plus]li demandeor + prist plus om. A] I qu’il ne devoit. Celui en fist querele au juge ; le juge + comdamna le demandeor à randre le double de ce qu’il avoit pris. Demandé fu à l’empereor + se il estoit disfamé, et dit li empereres qu’il n’est condannez de larrecin ne qu’il aie + retenu les deniers deu comun ne tolu par force.

+

+ Tu estoies de l’ordre as decurions, feis aucun mesfet grant dont tu + devoies soufrir mout grant poine. Le juge fu meu par aucune reson à + pitié, si te condamna en plus petite peine, car il comanda que tu fusses fors de l’ordre as decurions .ii. anz. Or estoit la doute se tu + estoies disfamé pour le tens passé en que tu fus fors de ton ordre, et li empereres dit + que tu n’es mie en nonbre des disfamez, car pource que tu retornes à l’ordre aprés les .ii. anz par la volenté au juge, il senble que tout le blaume te soit + pardoné.

+

+ Uns huem qui avoit non Possidoine fist un mesfet dont il devoit estre + fors bani .iiii. anz par droit. Le juge li comanda à estre fors deu païs par .v. anz. Il + obei à la sentence deu juge. Or est la question savoir mon se il est disfamé, et + l’emperere dit qu’il n’est mie disfamez, car la crualté de la sentence li doit avoir + pardoné touz les autres domages.

+

+ Tu estoies decurion, feis honte à un [au]treuntre A] HIL home ; il te + fist semondre. Le juge dona sentence contre toi que tu avoies fet honte. Dist li empereres + que tu es disfamez, ja soit ce que tu ne soies fusté con un autre home qui ne fust + decurion, car il est desfendu que les decurions ne leur fuis ne doivent estre chastiez de + bastons.

+

+ Une famme enbla aucune chose, fu encusee de larrecin ; [le juge dona sentence contre li]le juge... li om. A] l. le juge donna sentence contre lui mes ne HI(dona... mais)L(contre elle mais), mes ne fu + mie fustee. Li empereres dit que nequedent ele est disfamee ; mes se la chose emblee fu + trovee en son ostel n’ele n’en savoit rien, ja soit ce que le juge la condanna à randre le + double plus qu’il ne deust fere, por ce ne sera disfamee.

+

+ Li empereres dit : « Ceus qui par leur mesfet sont + condampné qu’il doient estre jusqu’à un tens en l’uevre de leur comun, + il ne perdent mie leur franchise, mes il sont disfamé encore aprés cel tens passé. »

+

+ Li empereres Alixandres dit : « Les deteurs qui + abandonent leurs biens, ja soit ce que soient vendu par ceste cause, il ne sont mie + disfamé. »

+

+ Tu avoies un oncle. L’en li met sus un mesfet ; le + juge le fist batre de verges pour rejehir ; il ne reconut ne ne fu comdanpné. Certes dit + li empereres qu’il n’est mie disfamé pource qu’il fu batu.

+

+ Li empereres Lions dit : « Qui en desfension de sa + vile est condanpnez en accion famose ne sera pour ce disfamez. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Cil qui est condanpnez pource qu’il fist honte, ja soit ce qu’il la fist à serf, nequedent + il est disfamé. »

+

Tu venis à un heritage où il n’avoit point + d’oir ; si en anblas aucunes choses, fus acusé et comdampné, ne te condampna le juge en + autre poine. Dit li empereres que tu n’eschapes pour ce que tu ne soies disfamé.

+

+ Un preudom estoit courecié à aucun de ses fuiz. Quant il fist son + testament, il escrist que tel suen fuiz estoit traïstres ou autre mal escrist de lui. Or + estoit la doute se celi seroit disfamé par droit. Et dit li empereres qu’il n’est mie + disfamez, mes il en a blaume entre bones genz.

+

+ Li empereres dit : « Le duel que les fames souloient + fere trop grant et l’abit triste qu’eles soloient porter sont amenuisié par le decré des + senateurs et les autres ensangnes qu’eles portoient de deul, mes ce ne leur est mie + pardoné qu’eles puissent fere noces dedenz un an, qu’eles doivent pleindre leur mariz. Et + se aucune fet noces dedenz cest tens et celui qui la prant sache son + afere : anbedeus seront disfamé, neis se il est chevalier. »

+

+ Li empereres dit : « Nus ne sera disfamé pource qu’i + ne veut avoit l’eritache son pere quant il muert. »

+

+ Cist meimes dit : « Cel qui par aucun mesfet est fusté + par mi la vile et le crieor qui le fuste dist aprés li : ‘Tu feis tieu desloiauté’, certes + cil sera desfamé. »

+

+ Uns huem estoit acusé d’un mesfet. Le mesfet ne li fu mie prové, mes + l’avocaz de l’autre partie pria le juge qu’il le lesdenjast. Le juge li dist : « Tu es + mauvés treïstre ». Or estoit la doute se il estoit disfamé pour tel parole, et dit li + empereres qu’il ne sera mie pour ce disfamé, car le juge ne dit mie ce pour sentence come + sur chose provee.

+

+ Cist meimes empereres dit : « Non seulement ceus qui + sont comdanpné de honte qu’il ont fete sont disfamé, mes oncore ceus qui font que la honte + lor soit aquitee. Mes ceus seulement qui donent deniers por que la honte qu’il ont fete + leur soit aquitee – ne mie se de grace sanz nul pris leur est pardonee – sont disfamé, mes + se je jurai que je n’avoie fet honte par la volenté à celui qi m’avoit encusé, le juge me + doit asoudre. »

+

Uns huem s’estoit clamez de moi, qui disoit que je li avoie fet + honte. Si fui semons. Il ne prova mie ce qu’il disoit ne le juge ne me condanpna par + sentence que je eusse fet force ne honte, mes il me dist que je amendasse ma vie. Dist li + empereres que je ne sui mie pour ce disfamé.

+

+ Ceus qui pranent les granz usures et qui des usures pranent usures, il + doivent estre disfamé.

+

+ Je avoie freres qui estoient meneurs de .xxv. anz. Il estoient jugleor + et joeeur par devant les genz pour gaagnier argent + tant com il furent petiz. Je avoie poor que il fussent disfamé. Et dit li empereres que il + ne sont mie disfamé.

+

+ Li empereres dit : « Celui qui ne garde loiauté à ses + conpangnons et de ce est condanpné par le juge et il plaide par soi + meimes ne mie par procurateur, il sera disfamé. »

+
+
+ [2.12.0 De procuratoribus] Ci + parole des procureeurs qi sont por autrui en plait. +

Ci vient le titre des procureeurs qui sont es plez pour autrui, et est + à savoir que aucune foiz a le procurateur comandement de celui pour qui il est, et ce est + certeine chose, et lors ne doit doner nule seurté. Aucune foiz il n’a point de comandement + et ce rest certeine chose et lors ne doit estre receuz par caucion.

+

+ Donques dit li empereres : « Lors seulement demande l’en caucion au procurateur que li sires de la + querele se tendra à ce qu’il avra fet, quant l’en doute se il a comandement ou non. »

+

+ Une fame pledoit contre une autre ; si vint cele qui se desfendoit à + l’empereor por demander s’ele pouroit fere son baron procurator. Et dit + li emperere que bien puet fere son baron procurator, mes doint caucion avant pour li de + paier ce que sera jugé se sentence est donee contre li, car ele est d’avoir ; car teus + plez d’avoir pueent estre menez par procurateurs d’ambedeus parties. »

+

+ Un preudom fist son testament ; si te fist lés d’aucune chose. Les oirs + à cest home estoient petiz ; si avoient tuteur. Tu voloies demander ton lés ; si demandas + l’empereor à qui tu le demanderoies et l’emperere dit : « Tu doiz semondre celui qui fet + les besongnes à ces oirs par devant le pretor et iluec te respondra de ton + lés ou il sera ostez de l’amisnistracion de celes choses. Et se celui + ne velt respondre, le pretor esgardera se il te devra mestre en saisine des choses à ces + oirs, selonc ce que l’en [s]velt AHI(veut)L(veult)elt fere entre ceus qui ne se + desfendent ne velent respondre. »

+

+ Tu estoies semons à plet. Puis que li plez fu entamez, tu t’en alas fors + deu païs par comandement de ta comune ; tu fus semons à oïr droit. Ne fu nus qui te + desfendist fors ta femme. Sentence fu donee contre toi, en apela. Tu en + alas à l’empereor ; li emperere dit que tu doiz avoir pouoir de desfendre ta cause + derechief, ne ne te doit nuire ce que ta fame fu pour toi et reçut jugement, car fames ne + doivent estre receues em plet, fors pour leurs causes ou se la querele leur est donee à + leur preu.

+

+ Li empereres dit : « Cel qui veut [demander]doner AHIL por + [au]airtre A] autre HL ; autres Itre come procurateur doit ausi + respondre pour lui. Se cil à qui il demande revelt demander et se il + ne veut respondre, le juge li desfendra sa demande. »

+

+ Li empereres dit : « Chevalier ne + doit estre procurateur ne pour pere ne pour mere ne par lestres de + l’empereor, car il ne doit recevoir desfenssion d’autrui ne doit acheter querele ne doit venir à plet come por aide d’autrui. »

+

+ Li empereres dit : « Se aucun te fist son procurateur + à demander sa dete, tu ne puez fere autre procurateur à ce meimes devant que le plet soit + entamé. »

+

+ Li empereres dit : « Les chevaliers + qui pranent les soudees bien pueent estre en leur besongnes meimes sanz + fere honte à chevalerie. Ne ne puet l’en dire que se aucun done sa + querele à un chevalier sanz nul barat, que il s’entremet d’autrui + besongne, car ja soit ce que il reçoit autrui querele, nequedent il + n’est mie doute qu’il fet sa besongne, et ce seroit male chose à desfendre à mes chevaliers et encore pechié. »

+

+ Li empereres dit : « Cel qui est e[n]escusé A] Icusé d’aucun mesfet ne puet estre procurateur d’autrui avant qu’il + soit asous deu mesfet dom il est acusé. »

+

+ Tu feis procurateur a une seule chose, il passa ton comandement et fist + plus q’il ne li estoit comandé. Dit li empereres : « Ce ne te valt riens, + mes se tu li donas plein pooir et sentence est donee, ne covient que soit rapelee. Mes se + il fist aucune desloiauté, tu puez pledier contre li. »

+

+ Li empereres dit : « Tuteur ne curateur ne pueent fere + procurateur es besongnes de leur orfelins, mes il doivent fere actor. + Mes les orfelins meimes pueent fere lor procurators o l’autorité de leurs tu[teurs]tumers A] I(tuteors) et de leurs curateurs à demander ou à desfendre ; + et le tuteur et curateur pourront fere procurateur puis qu’il avront le plet entamé, ausi come le procurateur fet autre procurateur puis + qu’il a le plet entamé. »

+

+ Tu estoies semons à plet. Avint que aprés que le plet + fu entamez, tu alas fors deu païs. Ton fuiz qui estoit meneur de .xxv. anz vint au plet pour toi desfendre. L’en li demanda se il avoit comandement de + toi, et pource que il n’avoit comandement, le juge ne le volt recevoir ; si dona sentence contre toi. Tu venis à l’empereor, si li contas l’afere et l’emperere + dist qu’il n’estoit besongne de demander à ton filz se il avoit comandement par .ii. + raisons, l’une si est que chascun estrange home doit estre receu à desfendre autre se il + done bon plege de paier ce que sera juchié se sentence est donee + contre ; l’autre raison si est que il estoit tes fuiz, et tele persone doit estre receue à + demander ou à desfendre sanz conmandement. Mes pource qu’il n’estoit + d’aage, le pouoit le juge par bone raison reüser, mes plus droit estoit + qu’il receust tel desfendeor que il condanpnast celui qui n’i estoit mie de grief + condanpnacion.

+

+ Une dame avoit une cause. Si fist son fuiz + procurateur, qui estoit chevalier. L’autre partie ne + li dist riens de sa chevalerie jusqu’à tant que li plez fu entamez, puis le voloit reüser. + Dit li empereres que ne le pueent reüser ne se apela en plez, cel apel + covient que le reçoivent. Mes avant que li plet fust entamez, se + l’autre partie volsist, tu ne peusses estre procurateur selonc la reson deu general + edit.

+

+ Deus femmes pledoient ensenble. L’une estoit mendre de .xxv. anz et + avoit son baron procurateur sanz l’autorité de son + curateur. Avint chose que sentence fu donee contre l’autre femme. Cele vouloit dire que + cele sentence ne valoit riens, pource que l’autre femme n’avoit fet procurator si com ele + devoit, ce est par l’autorité de son curateur. Et l’emperere dit que + pour ce ne valt meins la sentence qui est donee contre la fame, car meneur aaje seut + aidier as meneurs en leurs domaches ne mie nuire en que est leur preu.

+

+ Uns huem me fist son procurateur ; si me promist la + moitié de la querele ne me voloit tenir covant. Je m’en clamai à l’empereor. Dist + l’emperere : « Tu diz que tu renies autrui querele, ce est contre bones meurs, car + procuracion doit l’en recevoir sanz pris e ce est bien à fere, mes en + tel maniere com tu diz ne le puet en recevoir sanz blaume. »

+

+ Je avoie fet un procurateur qui deust fere gaagnier mes terres et mes + vingnes. Je ne li comandai mie que il vendist riens. Certes certeine chose est que se il + vent, il ne me puet tolir la segnorie de ma chose. Donques se tu achetas une terre de cel procurateur sanz ma volenté, certes bien doiz conoistre, ce dit + l’emperere, que tu demandes tort se tu veus avoir la segnorie de cele + terre.

+

+ Li empereres dit : « Nul n’est tenuz de recevoir + procuracion d’autrui se il ne veut, et, se la reçoit, n’est mie tenuz de mener le plet + outre la sentence se ce n’est par apel. Ausi di ge de la partie à celui qui desfent que + nul n’est contreint de desfendre autrui se il ne velt, mes se il reçoit la desfenssion par + sa volenté, il soufist bien d’aconplir ce qu’il comence. »

+

+ Une bone femme avoit un filz petiz cui li peres estoit morz. Aucuns + pledoient cest enfant. La mere le voloit desfendre ; le juge ne la voloit recevoir. Ceste + femme le fist savoir l’empereor, et dit l’emperere que recevoir autrui desfenssion + n’apartient à fames mes as homes, mes se ton fuiz est petiz, pourchace li tuteur.

+

+ Tu achetas un champ de mon procurateur que j’avoie ordené seur mes + choses. Je ne li avoie doné pouoir de riens vendre ne je ne creantai ce + qu’il avoit fet ne me plesoit. Dist li empereres que je puis demander ma + chose, mes se le pris est entré en mon preu, le juge + comandera que je te le rande.

+

+ Li empereres dit : « Ausi com l’en puet fere + procurateur au comencement de la cause, ausi le puet fere puis qu’ele est comenciee. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Dés que le procurateur + est establi et il a entamé le plet, il est fet sires deu plet si que le sires de la + querele n’a mie pouoir de porsivre la querele se le procurateur ne veut, se il ne sont fet + anemi mortel ou pour grant maladie deu procurateur ou par aucune droite achoison, car lors + les puet changier li sires mau leur gré. »

+

+ Li empereres Costentin dit : « Le baron puet estre en + plet pour sa femme à pourchacier ou à desfendre les choses sa femme sanz son comandement, + mes qu’il doint pleges qu’ele tendra ce qu’il fera por li et qu’il la desfendra se l’en li + veut riens demander. Et ce est establi que les fames ne se mellent + aveques les homes contre leur honor ne qu’eles soient contrei[n]contreistes A] H(constreintes)I(constraintes)L(contraintes)tes de venir à + plez. Mes se la femme comande à son baron aucune chose, il ne doit plus fere qu’ele li + avra comandé. »

+

+ Li empereres Justinian dit : « Il n’est nule doute que + puis que le procurateur a le plet mené et il en [est]enfez A] I(il en est fait + s) fez sires, ja soit ce que muere cil qui le fist + procurateur, il pourra terminer la cause qu’il avra comenciee. Et ce n’est mie merveille, + car il puet fere autre procurateur et issi voldrent les feseeurs des lois. »

+

+ Li empereres Gracian dit : « Au comencement deu plet + doit l’en demander se celi qui se fet procurateur a comandement à celui por qui il velt + estre, mes nequedent, se il pert aprés qu’il fu faus procurator, le jugé + ne valt riens ne tout le plet. »

+

+ Li empereres Valantins dit : « Quiconques a la hautece d’estre prefet à la prevosté ou prefet de la cité de Rome ou + est mestre des chevaliers ou a la dignité de conte ou est proconsul ou + vicaire, se aucun de ceus a aucune querele, il doit fere procurateur en leu de soi. Et se + aucun trespasse le comandement de ceste loi et plede par soi meimes, il + perdra le preu qu’il doit avoir de cele querele en laquele il volt plus + pledier par soi meimes que par procurateur. Et le juge qui fera encontre sache qu’il + paiera .xx. livres d’or par non de peine et son osficial autant. »

+

[Auth. 71.1 = Nov. 71.1]Ci vient un[e + autentique]un autre titre AH] I qui amende ceste loi qui dit que [cest]ce est AH droit qu’il + soient tenuz à fere procurateurs avra leu en ceus qi sont illustres, que les autres + tendront le droit comunel.

+

+ Li empereres Archades dit : « Nos donons pooir à + chascun de fere procurateur es causes pecunieres, ja soit ce que la semonse deu juge ne le + comande, se par aventure por aucune raison le juge ne comande que li sires de la querele + vi[en]vigne A] HI(veigne)L(viengne)gne en sa propre + persone.

+
+
+ [2.13.0 Ne liceat potentioribus patrocinium + litigantibus praestare vel actiones in se transferre] Ci + des[f]entdestent A qe nus qi est + puissantz ne s’entramete des plaiz aus menues genz. +

Ci vient un titre qui desfent que les puissanz homes ne doient aidier à ceus qui pledent + ne que ne reçoivent autrui quereles.

+

De ce dit li empereres Diocliciens : « Mout establi selonc Dieu li empereres Claude, le saje prince nostre + pere, que ceus qui apelent les puissanz homes en leur aide doivent perdre leur querele, que par ceste peeur les causes alassent plus par droit que par + la force des puissanz homes, car il fu si esmeuz des quereles de ceus + qui venoient à lui des terres que il fist gardes de ceste chose et + vengeors les governeors des provinces, que il venjassent cest mesfet contre les pledeors + et contre ceus puissanz homes qui recevoient autrui quereles ou par amor ou pour pris. + Et pource qu’il partient à touz comunemenz, et meesmement as povres + homes qui sovent sont traveillié par torçonieres quereles, tu orras + les pledeors ne ne [d]toutes AH] + Ioutes que tu faces tort as autres juges, car + l’emperere Claude fist le governeeur de la province jugeor de ceste + chose et, se mestier fust, vengeor. »

+

+ Li empereres Honoires dit : « Se aucunes demandes qiex + qu’eles soient sont aportees en persones de puissanz homes, ceus + creanciers qui les bailleront perdront leur dete, car il senble estre grant + co[voit]c’on orcise AH] Iise des creanciers qu’[il]qui laient AH] I aient + demandeors de leurs detes. »

+
+
+ [2.14.0 De his, qui potentiorum nomine titulos + praediis adfigunt vel eorum nomina in lite praetendunt] Ci deffent + qe nus ne mete seing à richome en autrui chose. +

Ci vient un autre titre qui parole de ceus qui metent seinz des + puissanz homes es autres teneures ou metent avant les nons des puissanz homes pour fere + paorpaors AH] I à leurs aversaires.

+

+ Li empereres Archades dit : « Nos avons parceu que + meinz homes par desperance de leurs torçonieres quereles metent letres + de hauz homes et les nons des puissanz homes es teneures que l’en leur demande et seur que + l’en les plede. Et porce qu’il ne usent malement de ces nons et de ces letres par engin des lois et en espoentement de leurs aversaires, + ceus qui consentiront à cest barat sachent il seront disfamé comunelment. + Mes se il n’i donent leur consentement que leurs letres ne leurs nons + soient mis es autres teneures, la venjance sera tele en ceus qui ce feront qu’i sera batuz + de plomees et sera doné à l’uevre des metaus pardurablement. ¶ Donques + quiconques sera semons qui sera en saisine de la chose et deu dret et il avra receue la + demande et il met encontre letres ou nons d’autrui en celes teneures + seur qui la querele muet, il perdra la possession ou le droit qu’il cuidoit retenir ou + eschiver par tel barat ne il n’avra pouoir de recomencier sa demande, neis se il l’avoit + bone et droituriere. Et ceus qui suefrent que leurs nons soient mis en + autrui quereles, quant il n’ont nul droit en la chose, seront eu come ceus qui prisent poupour AHI] L leur renomee et seront disfamé come acheteors de fausses + quereles. »

+
+
+ [2.15.0 Ut nemo privatus titulos praediis suis vel + alienis imponat vel vela regalia suspendat] Ci deffent qe nus ne + mete brief en sa teneure. +

Ci vient un autre titre qui desfent que nul ne mete escriz en ses + teneures ne es autrui ne ne mete baniere deu roi.

+

De ce dit li emperereres Honoires : « Ce + avient seulement à la roial [majesté]moieté A] HIL que noz mesons et noz teneures + aient noz titres escriz qui soient leu ; et sachent tuit que ce où + l’en trouvera escrit le non deu segneur ou de l’empereeur, cele teneure + sera saisie de par nos. »

+

+ Li emperere Theodoise dit : « Nos desfendons que nul n’ost pendre gonfanon de roi ne nul autre seing as choses autrui sanz + le comandement deu juge qui le puet comander en quel que manieres celes choses soient + tenues d’autrui ou qui que soit qui les tiengne, ja soit ce qu’il n’en soit sires ou qu’il + les tiengne à tort. Et celi qui ce fera, se il est de basse gent, il + doit recevoir mort et touz ses biens seront saisiz, mes se il est des gregneurs ou de cex + de la cort ou chevalier ou clerc, il sera fors baniz et touz ses biens + seront saisiz, et non seulement sera chaciez de la cité de Rome, mes il perdra franchisse. + Et voulons que toz les juges soient exsecuteurs de ceste loi. Et s[i] d[o]non[s] pouoisi A] HIL — de non A] I — paier AH] Ir de depecier et d’oster ou de ronpre ces + seinz ou ses confanons, non seulement en qui pr[e]promise AIjuise ce estoit fet, mes à toutes + genz, soient franc [o]au AH(aus)] ILu sers, sanz paor de nule poine ne sanz paor d’acusacion + de crime. Et les juges qui recevront acusaciona ceus + accion AH] I seur ce et leurs + osficiaus ou la laisseront mestre escrite en leur cort seront condanpné chascun en .xxx. + livres d’or. »

+
+
+ [2.16.0 Ut nemini liceat sine judicis auctoritate + signa imprimere rebus, quas alius tenet] Ci deffent qe nus ne face + null seing seur chouse dont autres est teignanz. +

Ci vient un autre titre qui dit que nus ne doit avoir congié + d’ensegnier les choses que autre tient sanz autorité de juge.

+

De ce parole li empereres Preuz + en tel maniere :

+

« Ce est sovent comandé que nus ne mete seinz es choses que autre tient + avant que sentence soit donee pour lui. » Donques fet li empereres à moi : « Se tu trueve + seinz mis en tes choses contre droit, tu les puez oster par droit. Et quant il seront + ostez, la cause qui est meue seur cez choses sera terminee. »

+

+ Li empereres Dioclicien dit : « Nus ne doit mestre + seinz es choses que autres tient, neis se il dit que eles sont seues ou qu’il les a en + gages et ce soit voir. »

+
+
+ [2.17.0 Ne fiscus vel res publica procurationem + alicui patrocinii causa in lite praestet] Ci desfent qi li + procurateur as choses l’enpereeur ne de la cité ne soient avocat por autre. +

Ci titre desfent que les procurateurs deu tresor ne celui deu comun de + la cité ne soient procurateur ne avocaz pour aidier à nului en plet.

+

+ Je devoie deniers au comun de ma vile, si avoie un deteur qui me devoit + ausinc argent. Le procurateur deu comun me demandoit ce que ge devoie et je voloie qu’il + m’aidast à recovrer ma dete. Certes dit li empereres que ge demant contre droit.

+

+ Je avoiesavoie A] HIL(avoye) deteurs qui me devoient deniers ; + si nes pouoie recovrer. Si m’en ving au procurateur deu tresor l’empereor ; si li promist + la moitié des detes qu’il m’aidast à recovrer. L’emperere me respont que ce n’est soufert + en son tens ; dont tu doiz parsuivre ton droit sanz la force de mon tresor.

+

+ Li empereres dit : « Ce n’est avenant en nostre tens + que pour achoison de la dete que aucun doit à nostre tresor, que nostre + procurateur recevra autrui procuracion contre autre. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Nus ne doit requerre + aide de nostre tresor pour tolir ce qu’il doit à ses creanciers par achoison de ce qu’il + doit à notre tresor. Donques paie ce que tu doiz à notre tresor, fet l’emperere à moi, et + se tu es semons de ton creancier que tu diz que oncques riens ne te bailla, tu puez user + de ta excession de la pecune non bailliee ne contee. »

+
+
+ [2.18.0 De negotiis gestis] Ci parole des besoignes autruis q’en fet sen comandament. +

Ci vient le titre qui parole des besongnes fetes, ce est à dire de + celes besongnes autrui qui aucun fet s[e]son AHL] I(sanz)n comandement, car sus en titre des procurateurs avoit parlé des besongnes + que l’en fet par comandement.

+

De ce parolent .ii. ampereors, Sever et Antonins : Une fame avoit enfanz petiz qui estoient orphelin ; + si avoient tuteurs. La mere vit que ces tuteurs menoient malement les + besongnes de ses fuiz, si les acusa qu’il estoient soupeçoneus. Si leur demandoit autres + tuteurs et curateurs. En ces choses mener fist despens. Or voloit demander les despens ; + si le dist à l’empereor et il respont que toutes ces choses fesoit ele par osfice de pitié + qui est entre mere et enfanz, et ceste chose ne reçoit nule accion que tieus despens + soient demandé, car s’aucun fet despens en aucun de l’ostel por amor deu + segnor, il ne peut demander ces despens par nule raison.

+

+ Li empereres Sever dit : « Se aucuns despent es + besongnes d’enfanz qui sont menor de .xiiii. anz, se ce est fet à leur preu, il avra + accion de besongnes fetes encontre ceus pour demander les despens de + quant il sont fet plus riche pour ce, et ce est receu par lor preu. Donques se tu fis + despens à mener un orfelin à Rome pour demander li tuteur, tu avras ceste accion, et ce + est voirs se sa tante ne mostre qu’ele estoit apareilliee d’avoir le fet à ses + despens. »

+

+ Je avoie un frere qui estoit oir aveques moi de nostre pere et je paié + la dete toute que anbedeus devions paier. Dit li empereres que j’é ceste accion contre li + qui est apelee « de besongnes fetes », ou se ge paie toutes la dete pour delivrer les + gages qui ne pouoient autrement estre delivré, je + avrai cele meimes accion ; ou par l’accion de partir l’eritache, se nos ne l’avons ja + partie, pourai consuivre sa partie de la dete.

+

+ Li empereres dit : « Cil qui fet besongnes d’aucune + orfeline par comandement de son tuteur, il ne les fet come celi qui + cuide estre tuteur, mes il est tenuz à l’orfeline come celui qui fet autrui besongnes sanz + comandement, car ele ne li comanda riens. »

+

+ Uns qui avoit esté franchiz de son segneur, aprés la mort son segneur + fist les besongnes de la fille son segneur qui estoit petite. Il voloit demander les + despens qu’il i avoit fez. Li empereres dit que il ne les puet demander, car il devoit ce + fere pource que son pere l’avoit franchi.

+

[T]Con A] ILon pere te dona curateur en son testament. Ce ne fu mie selonc + droit mes nequedent il aministra tes besongnes. Dit l’empereres que tu as accion de + besongnes fetes contre li et contre ses oirs.

+

Quant tu estoies fors deu païs, + aucuns de tes amis firent tes besongnes si que il te devoient de ce que il avoient pris. + Tu estoies chevalier et entendoies à ta che[valerie]a tache AH] IL tant que + .xxx. anz furent passez que tu ne leur demandas conte. Aprés ne te voloient respondre + pource que si grant tens estoit passé. Ce dit li empereres que nequedent + tu puez demander ton droit, que ceste accion ne se pert pour tant de + tens.

+

+ Julians demanda deniers à un tuen deteur et cil les [li]li om. A] HIL(lui) paia. Si te plot de ce qu’il les [l]les i p. A] HIL(lui)i + paia. Dit li empereres que tu puez demander à Julian cel argent par ceste accion de + besongnes fetes.

+

+ Uns huem fist tes besongnes quant tu estoies hors deu païs ; si te + devoit argent de cel afere. Il te fist oir en son testament de la sisieme partie de son + heritage. Or voloies tu demander ce qu’il te devoit. Dit l’empereres que tu puez demander + à l’autre oir qui a les .vi. parties por raison des .vi. parties.

+

+ Un mien ami qui estoit fors deu païs avoit un bon serf qui devint + malades ; je le fis garir. Dit l’empereres que fis bien sa besongne et bien puis demander les despens.

+

+ Une femme avoit enfanz. Leur pere estoit mort ; la mere leur dona à + mengier. Quant il furent grant, voloit demander ce qu’ele avoit + despendu en leur mengier. Dit l’empereres que ne puet, car par pitié de mere le devoit + fere. Mes s’ele despendi autrement en leur besongnes, se ele puet mostrer que ele avoit + volenté deu demander, ele poura ce demander par l’accion de besongnes fetes.

+

+ Li empereres dit : « Se li fuiz paie la dete de son + pere par courage qu’il li volt doner ce qu’il paia pour li, il ne li puet riens demander, + ou soit en la poesté deu pere ou fors de sa poesté. Posom donques que ton pere paia dete + por son pere sanz comandement de li, tis peres est morz. Dit li + empereres que tu puez demander à tes oncles freres de ton pere par l’accion des besongnes + fetes de ce que ton pere fist ce qu’il estoient tenuz à fere pour leurs parties. »

+

+ Tu avoies femme ; ele fu malade ; feis despens en sa + maladie. Dit l’emperere que tu ne puez demander ces despens au pere ta femme, mes ce que + tu despendiés à son sevelir puez demander au pere à qui le douaire retorne se tu le fis à + courage de recovrer.

+

+ Un tuen ami te comanda que tu feisses ses besongnes et les sa femme, + qu’il aloient hors deu païs. Dit l’emperere que la femme a contre toi ceste accion et tu + contre li, se tu as mis deu tuen en ses besongnes. Mes le baron par qui comandement tu le + feis a accion qui est apelee « de mandement » contre toi, et tu cele + meismes contre li, se tu as despendu par son comandement.

+

+ Tu avoies fillastres filles ta femme ; tu les norris en ton ostel come + [se] fusse[s]les i p. A] + HIL(lui) lor pere et donas loiers à leurs mestresses + pour fere les aprandre mestier. Dit li empereres que tu ne puez demander ce que tu i as + despendu, mes se tu feis ces despens en courage de demander, tu as accion de besongnes + fetes contre eus.

+

+ Tu fesoies les besongnes de ta suer ; si poias le treü pour li qu’ele + devoit de ses terres ou par son comandement ou par sa priere. Dit l’empereres que tu as + accion de besongnes fetes ou de mandement pour demander ce que tu as paié pour li.

+

+ Li empereres Dioclicians dit : « Les oirs deu curateur + sont tenuz de respondre de l’engin ou de la large coupe de leur pere par l’accion des + besongnes fetes, ne l’ofice que leur pere avoit d’estre curateur ne passe à eus. Et pour + ce il n’ont nul pouoir de estrangier les choses de cele qui leur pere fu curateur. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Leauté amoneste de paier + usures à celui qui a despendu en autr[ui]autres AHL] I besongnes, et de cest meismes + droit us[e]usuras AI] HLras tu, qui as despendu par estovoir es + besongnes de tes orfelins. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Se .ii. sont oirs ou + pluseurs et li uns vent aucune chose de l’eritache par non de tout, l’autre oir poura + demander sa partie deu pris par accion des besongnes fetes se il loe la vente. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Il n’est mie senblant à + tuteur ou à curateur qui par + sa volenté fet autrui besongnes sanz comandement, car le + tuteur ou le curateur ont à fere et à mener jusqu’à la fin par estovoir, mes cil qui fet + par sa volenté le puet lessier quant il veut, car il soufit bien se li ami aide à son ami + en aucune petite chose. Posom donques : tu feis les besongnes d’une + femme ; n’estoies son tuteur ne son curateur ; tu feis bien ces besongnes ; tu es tenuz de + barat se tu le fés et de large coupe et de legiere coupe, et ce te puet demander la famme. + Et se tu li doiz riens, covendra que tu li randes avec usures. Mes se + autres te devoient, il n’estoit mie tenu de demander, car l’en li deist : « Tu n’as mie + comandement de demander », ne de ce ne li doiz respondre. Donques dit li empereres à la + fame : « Tu meimes doiz demander à ceus qui riens ont deu tien. »

+

+ Tu avoies cousins qui avoient sers. Ce[s]cel A] HI serf avoient fetes + besongnes de toi et de ton frere. Tes cousins franchirent ces sers. Tu disoies que le + franchissement ne valoit riens. Dit li empereres qu’il ne puet estre rapelé ne il ne sont + tenu à randre raison de ce q’il firent quant estoient serf puis qu’il sont franchi, se il aprés ne firent de ces meimes besongnes qui soient si mellees + as prumieres que l’en nes puisse dessevrer.

+

+ Li empereres dit : « Ceus qui font autrui besongnes ne + sont tenuz des damages qui avienent par aventure se il ne l’orent en + covant que se il aucunes foiz feissent besongnes, qu’il fussent tenu de tote avent[ur]a vente AH] Ie. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « L’accion des besongnes + fetes ne porsuit les choses principalment mes la persone qui est obligiee. »

+

+ Li empereres Justinians dit : « Se aucun fet autrui besongnes contre la volenté à celui qui eles sont et contre + desfensse, les ancians doutoient se il devoit avoir nule accion contre le segneur des + besongnes : les uns disoient que oïl ou selonc les paroles ou selonc le + sen de loi ; les autres disoient nanil, et entr’eux en i ot un qui avoit non Salvi Julian. + Mes nos volons oster leur doutance ; si establisons que se li sires des besongnes + contredit et desfent qu’il ne s’en entremete, il n’avra nule accion selonc la sentence + Julian aprés que li sires li avra envoié à denoncier qu’il + ne volt que touche à ses choses, ja soit ce qu’il avoit bien comencié à fere avant la + denonce par que li sires li desfendoit qu’il ne touchast à ses choses. + Mes quoi dirom se li sires entent que l’autre a fet monz despens et pource qu[e les l]qu’ele si Ai face + perdre, li desfent qu’il ne s’entremete plus de ses besongnes par barat et par feintise, + et pource qu’il ne li pait les despens qu’il avoit ja fez en son profit ? Ce ne souferrons + nos en nule maniere, mes deu jor que la desfensse li sera fete ou escrite ou sanz escrit + et par devant genz, dés lore en avant, se il fet despens pour amender les besongnes au + segneur, il n’avra nule accion pour recovrer les, mes por les prumiers despens, se il sont + fet profiteusement, avra accion contre le segneur qui durra selonc sa nature. »

+
+
+ [2.19.0 De his quae vi metusve causa gesta sunt] + Ci dit des choses q’en fet par force qe ne doivent estre + tenues. +

Ci vient un titre qui dit que ce qui est fet par force ou par po[o]pouoir A] H(poor)I(paor)L(paour)r ne doit riens + valoir.

+

+ De ce dit li empereres Alixandres : « S’aucune chose + est tolue à aucun par force ou par larrecin, ja soit ce que celui qui l’a prise la perde par aucune maniere, celui qi l’a perdue a sa demande toute + entiere. »

+

+ Uns huem me fist prometre par force une some de deniers. Je paié ausinc + par force, si demandai lestres à l’empereor qu’il les me feist randre et + il me respont : « Nos ne poom veoir coment tu puisses demander ce que tu + as paié, car il n’est mie senblant de ve[ri]vente AIté que tu t’ahastis de paier ce que tu pouoies eschiver, + car tu avoies bone querele des letres de la promise qui avoit esté fete par force, se tu + ne me veus dire que au paier ausinc receus force. »

+

+ Je avoie un aiel. Cil fu contreint par force de vendre une seue teneure. + Il morut et je fui son oir. Celi qui l’avoit acheté de li l’avoit vendu à autre. Je + demandai à l’empereor que j’en poroie fere et il me respont : « Va t’en au baillif de la + terre et demande qu’il te face randre la teneure et tu randras le pris + à celui qui l’avoit achetee, car il plest as sages homes que en tel quas + soit donee accion en la chose, ce [est]est om. AHIL pour demander la chose come seue. Et ce que nos disons + avra leu se celi qi [acheteachete om. + AHL] I(achate)] la chose seconde foiz n’est + garniz par priscricion de lonc tens, ce est que l’aie tenue par .x. anz par devant toi ou + par .xx. anz se tu n’estoies eu païs. »

+

+ Deus freres estoient qui avoient une teneure. Un puissant home leur fist + vendre cele teneure par paor de mort qu’il leur fist ou il les mist em prison. Ceus firent + leur querele à l’empereor et il leur respont : « Se vos par tel force ou par tel paor + vendistes vostre chose et puis n’i assentistes dedenz un an en quel vos + eustes loisir de demander, se il ne rant la chose par le comandement del juge, il vos sera + condanpné à randre .iiii. tanz con la chose valt mes vos randroiz le pris. Et se vos + demandez aps l’an passé, vos avroiz accion à demander la chose + seulement, mes le juge connoistra de la chose avant, ce est qu’il verra que se vos avez + autre accion à recovrer vostre chose, il ne vos dourra ceste ; et tout + ce sera selonc la forme deu general edit qui est en Disgestes. »

+

+ Mon pere et mon aiex furent contreinz par force ou par poor d’un + puissant home de vendre une leur teneure. Je en fis querele à l’empereor et l’emperere + respont : « Il n’est en ce nule disferance qui fist la force à ton pere ou à ton aieul ou + cel qui acheta la teneure ou autre par le seu à celui, car se il ont vendu par force ce + que plus valoit pour meins qu’il ne valoit, il pourchaceront par le juge que ce qui est + fet mauvesement soit rapelé au prumier estat.

+

+ Je vendi une teneure à un senateur, si me tenoie pour engingnié et voill + fere rapeler ce qui estoit fet par achoison que j’avoie esté contreint par force, et si + voloie ce prover pource qu’il estoit senateur. Dit li empereres que ce solement ne soufist + mie à prover que par force fu fet le marchié.

+

+ Li empereres dit : « Se aucun velt prover par devant + le juge que il a esté contreint par paor de mort ou de torment de son cors + ou pource qu’il creint mortex anemitiez à fere chartre de donacion o de stipulacion ou + d’aucun autre marchié ou d’autre obligacion, le juge le rapelera ne ne souferra que vaille + selonc la forme deu general edit. »

+

+ Tu avoies fete une chartre au demandeor del treü d’une certeine moison + de blé. Le blé enchierissoit, le demandeor deu treü te premist à randre + cele chartre se tu li vendisses une meson et une cort que tu avoies ; et tu li vendis ou à + celi qui nomoit les chevaliers à aler en l’ost vendis ces choses qu’il + ne te nomast. Si voloies que cele vente fust rapelee pource que tu disoies que par paor + l’avoies fete, et l’emperere dit que tele poor n’est mie soufisant à + rapeler la vente.

+

+ Li empereres dit : « La peor que aucun allegue à rapeler ce qui est fet + se covient à prover par cruauté de fet, ne mie par parole que aucun die ‘je tuerai celi’ + ou ‘ge ferrai celi’ ou de ‘ge ferai ce et ce’. »

+

+ Je te menaçai que je t’acuseroie d’omicide o d’autre mesfet ou t’avoie + ja acusé. Tu me donas ou me premeis aucune chose par cele paor. Si vouloies rapeler ce qui + estoit fet. Dit li emperere que ta priere seur ce n’est mie bone.

+

+ Un baillif grevoit un home qui estoit en sa baillie et pour cele poor + cel home fu contreint à vendre li aucune chose qu’il n’avoit talant de vendre. Dit + l’emperere que ce qui est einsinc acheté soit randu et le pris soit retenuz de celui qui + avoit vendu ; et ceste meimes peine sera gardee se cel baillif fist metre le non de sa + femme ou d’aucun suen ami charnel pour fere tieu praie.

+

+ Li empereres dit : « Les ventes et les donacions et + les transaccions qui sont fetes par puissance et par force nos comandons que soient + rapelees. »

+
+
+ [2.20.0 De dolo malo] Ci dit + de ce q’en fait par engin qe doit estre restorez. +

Ci alueques vient le titre qui parole deu mauvés engin.

+

+ Uns huem qui estoit plege pour .i. autre qui avoit engagiez les gages au + creancier vint, si acheta les gages deu creancier. Cil qui les gages estoient voloit avoir + ses gajes. Li empereres dit que cist pleges fera que sajes se il rant les + gajes o touz les fruiz qu’il a receuz, que tu ne puisses, dit li empereres au plege, estre + blaumez de desloiauté et qu’il ne te demande [s]fes Aes choses par accion de barat.

+

+ Dit li empereres que accion d’engin est ostroiee lors seulement quant + celui qui en velt user n’a nule autre accion et o conoisance de cause.

+

+ Tu avoies esté engingnié ; si avoies accion d’engin + qui ne dure outre .ii. anz ; tu fus longuement fors pour le comun de ta vile ; .ii. anz + estoient passez. Dit li empereres que ce ne te doit nuire, car le tens + que tu fus en servise de ton comun ne te sera conté.

+

+ Tu avoies une serve ; uns huem la prist à fame. Tu demandoies ta serve ; + il te prioit que tu la franchisses ou la li lessasses franchir et il te douroit un autre + serf. Tu li creantas. Aprés, il ne te vouloit atendre ce qu’il t’avoit eu en covant. Dit + li empereres que se tu as franchie ta serve ou tu la li donas et il la franchi, tu ne puez + rapeler sa franchise, mes ce pourras seulement fere que se il ne te fet ce qu’il ot en + covant et .ii. anz ne sont passez, tu pourras movoir contre lui accion + d’engin. Mes se tu ne la franchis ne ne la li donas, tu la puez recovrer par le juge à + touz ses fuiz, se aucun ne muet question de son estat qui veille mostrer qu’ele est + franchie.

+

+ Une pucele avoit pere et mere. La mere morut ; la fille remest oir de sa + mere. Le pere tint toutes ses choses come loiau tuteur de sa fille. Ele vint à aje, si + fist transaccion o son pere, si le quita de ce qu’il avoit eu de ses choses. Dit li + empereres que se ele fist seulement covenance em plé, se ele veut demander, sa demande + sera ostee par excepcion de la transaccion, mes s’ele ne voa s’accion, ce est qu’ele mist + tout en aquiliane stipulacion et puis la quita par acceptilacion, ele + n’a nule accion contre son pere. Mes ele est mout engingniee pource qu’ele quita toute la querele à son pere. Ele ne + puet avoir accion d’engin contre son pere pour la reverance deu pere, + mes avra accion en fet.

+

+ Se aucun velt prover qu’il est engingnié en aucun marchié + pour l’engin de son aversaire, il covient que le prueve par manifez aguez.

+

+ Tu avoies un frere qui mourut ; son eritache t’escheï. Tu le refussas, + que ne le volsis avoir, et estoies greindres de .xxv. anz. Tu n’as nul pouoir d’avoir le + puis. Mes posom que la fame ton frere [t’estoit sustituie, ce + est quet’estoit sustituie, ce est que ton frere A] HIL(sustituee c’est assavoir que) ton frere] avoit dit que se tu + ne fusses son oir, que sa femme le fust. Ele t’engingna, qu’ele te fist entendre par + mençonge que l’eritage devoit trop et pour ce le reüsas. Tu puez userreüser AHI contre li accion d’engin.

+

+ Li empereres Costentins dit : « [N]Sos AH(soz)] Ios tenons pour bien que l’accion d’engin dure seulement jusqu’à + .ii. anz continuiz, non seulement que souloit estre ancianement que + dedenz .i. an en quel avoit celi qui voloit user de ceste accion pouoir de porsuivre son + droit. Et le tens de ces .ii. anz comencera à corre deu jor que l’engin est fet, ne mie de + cele eure que il soit qu’ilz est engingnié. Donques tuit sachent que nus ne pourra + comencier ceste accion outre .ii. anz, ne se la comence avant de .ii. + anz, ne se poura estendre outre .ii. anz. »

+
+
+ [2.21.0 De in integrum restitutione minorum viginti + quinque annis] Ci parole des meneurs de .xxv. anz qi sont + engigné. +

Ci vient un titre qui parole de ces homes qui sont meneurs de .xxv. + anz, coment leur doit estre secouru quant il sont engingnié en aucun + marchié qu’il font ou pour leur niceté ou por leur barat de leur aversaire, et lors le + juge doit rapeler tout le marchié arieres. Et ce est apelé restitucion enterinne, et ceste + restitucion doit fere le juge toutes les foiz que le meneur de .xxv. anz prove par devant li qu’il est engingnié en quel que chose ce soit. Et fet le juge + ceste restitucion par son osfice, car es .ii. titres par devant fet le juge restitucion non par son osfice mes par droit d’accion ou par + accion de ce qui est fet par poor ou par accion d’engin ; et de ce met ceste prumiere loi + tel quas :

+

+ J’estoie meneur de .xxv. anz. Mon pere si fist son testament, si me + deserita. Je avoie querele contre ce testament mon pere de ce qu’il + m’avoit deserité contre droit et contre pitié. Je renonçai cele querele, que dis que je ne feroie jamés querele ou ge me tés par .v. anz, + einsi l’oi perdue. Dit li empereres : « Ce est à esgarder se cel qui avoit tel querele + renie en aucune maniere que jamés n’i puet recovrer, mes ce ne puet avenir en ta persone, + fet il à moi, pour le benefice qui t’est deu pource que tu n’ies d’aage. »

+

+ Je avoie une suer, son pere mourut. Ma suer estoit meneur de .xxv. anz ; + ele ne demanda la possession des biens son pere, et einsinc passa un an dedenz qu’ ele + devoit avoir demandé possesion. Et pour ce disoient que ne pouoit demander. Dit li emperere que se ele est oncore meneure de .xxv. anz, ja soit ce qu’ele + ait .v. enfanz, ele sera restituie à ce qu’ele puisse demander la possession des biens son + pere.

+

+ J’estoie meneur de .xxv. anz mes gregnor de .xiiii. anz, si vendi de mes + choses, si me tenoie pour engingnié, si le dis à l’empereor et il dit que cest marchié ne + doit estre tenu, car le meneur de .xxv. anz qui a curateur senble à celi qui est fors de + son sen et le prevost a desfendu qu’il ne touche à ses biens, se li a doné curateur. Mes + se tu n’avoies point de curateur, fet me li empereres, quant tu vendis tes choses, la + vente valut par droit, mes tu puez demander restitucion enterine se tu es encore meneur de + .xxv. anz.

+

+ Je avoie fet un marchié quant j’estoie meneur de .xxv. anz ; s’estoie + engingnié et requeroie restitucion enterinne. Ving à l’empereor et il me + respont : « Se tu puez prover que tu estoies meneur de .xxv. anz quant tu feis cel marchié + et ton aversaire ne prueve encontre que tot le tens de fere restitucion est passé, le juge + te doit doner aide de restitucion enterinne. »

+

+ Li empereres dit : « Ceus qui sont meneur de .xxv. anz + doivent avoir restitucion enterine partout là où il prevent qu’il sont engingnié, [ja soit ce que il ne soient engingnié]ja soit... + engingnié om. A] H(enginnié)IL(ja soit ce qu’il ne soient engigné) par barat de leur aversaire. + Et avant que .xxv. anz aient acompli pueent demander restitucion enterine de ce qu’il ont fet en cel aaje dont il se + tienent pour engingnié. »

+

+ J’estoie meneur de .xxv. anz, si demandoie restitucion enterine d’un + marchié. Avant que le plet fust feniz, mon aversaire mourut. Dit li empereres que se je + n’é renonciee la querele, que la mort mon aversaire ne me nuist.

+

+ Je avoie un oncle qui estoit mon tuteur. Il ne me volt fere que je le + quitasse de ce que ge li pouoie demander ; si me prova faussement que je estoie d’aage et + je le quitai. Il fu mort et je me ting pour engingnié. Si le dis à l’empereor et il me + respont que se je sui encore dedenz le tens en quel en doit avoir restitucion, je la puis + demander contre ses oirs, car il n’est mie senblant qu’il ne seut bien mon aage.

+

+ Li empereres Honoires dit : « Il est certeine chose + que par moutes autoritez est secoureu as meneurs de .xxv. anz en celes choses où il sont + deceuz ou par non sachance ou par oubliance. »

+

+ Li empereres Zen dit : « Le meneur de .xxv. anz ne + senble estre engingnié se il use de droit comunel, ce est se il fet ce que font comunement + les greindres de lui. »

+
+
+ [2.22.0 De filio familias minore] Ci parole del meneur de .xxv. anz qi est en la avoerie suen + pere. +

Cist titre parole de celui qui est meneur de .xxv. anz et est em poesté + de son pere et le titre par desus si dit jeneraument de touz ceus qui sont meneur de .xxv. + anz.

+

+ Li empereres dit : « Se li fuiz qui est en poesté de + son pere fet plevine pour aucun estrange, il puet demander restitucion enterine ; et se il + fist plevine pour son pere et quant son pere morut n’ot riens de son eritage, ausi puet + avoir restitucion. »

+

+ Tu avoies un frere ; il enprunta argent d’un userier, il estoit meneur + de .xxv. anz, despendi cel argent ; tu demandas à l’empereor coment il en eschaperoit sanz + doumaje ; et l’emperere dit que se ton frere estoit en la poesté son pereperre A] HIL + quant il prist cel argent et il ne le prist mie contre le conseill deu senat + macedonian pour la niceté de l’aage, il puet demander restitucion, qu’il soit delivré de + cele dete.

+
+
+ [2.23.0 De fidejussoribus minorum] Ci parole des pleges aus meneurs coment il sont tenu. +

Ci vient un autre titre qui parole des pleges des meneurs. De ce si met + tel quas :

+

+ Tu estoies meneur de .xxv. anz, vendiés une teneure que trovas en + l’eritage ton pere qui t’estoit eschete et donas pleges de garantise à l’acheteeur. Aprés + avint que cele teneure fu tolete à l’acheteeur. Il velt retorner à toi ; tu pourchaças + restitucion, si fus delivré ; mes dit li empereres que ce ne deliverra + tes pleges. Il retorront à toi par l’accion de comandement se tu seur ce ausi ne + pourchaces restitucion.

+

+ Une femme te vendi une teneure et dona te pleges de garantise. Cele + teneure te fu tolue ; tu demandas à l’empereor conseill que tu devoies fere et il te + respont : « Se cele femme te vendi cele teneure par autorité deu juge si qu’ele n’a nule + autre aide fors de ce qu’ele est meneure de .xxv. anz, il n’est mie doute que li pleges ne + te soit obligiez à garantir toi, mes se le marchié fu fet par mal engin de ta partie, il + est chose manifestee que la venderresse et le plege doivent estre sanz domage.

+
+
+ [2.24.0 Si tutor vel curator intervenerit] Ci dit des besoignes qe li meneur font par leur + tuteeurs. +

Ci vient un autre titre qui parole de ce qui doit estre fet quant le + meneur de .xxv. anz fet aucun marchié par l’autorité de son tuteur ou de son curateur.

+

+ Deus freres estoient greindre de .xiiii. anz et meneur de .xxv. anz, si + reçurent l’eritaje de leur pere et de leur mere quant il furent mort ; si se tenoient por + engingnié et vouloient lessier cel eritage et l’enperere leur dit : + « Se vos estes encore meneur de .xxv. anz, vos pouez pourchacier restitucion pour delivrer + vos de ce que vos estes obligiez à cel eritage, et seur ce envoiez vos curateurs au juge. + Mes se vos avez .xxv. anz acompliz et passé .iiii. anz outre dedenz que vos pouez avoir + restitucion, vos pouez pledier contre voz curateurs qui furent, pource qu’il ne vos + garderent de cest domage selonc la forme de droit.

+

Li empereres Alixandres dit : « Les meneurs de .xxv. anz ont aide de restitucion se il sont + engingnié, neis [enen om. + AHI] ces marchiez qu’il font em presence de leurs tuteurs ou de leurs + curateurs. »

+

+ Li empereres Diocliciens dit : « Les meneurs de .xxv. + anz pueent avoir restitucion se il sont deceu, neis en ce que leurs tuteurs ou leurs + curateurs ont fet par leur non, ja soit ce qu’il puissent restorer leur domache se il + voelent pledier contre leurs tuteurs ou leur curateurs. »

+

+ Un home presta argent as curateurs de .ii. vallez ne mie par entencion + des vallez mes des curateurs meimes. Or voloit demander cel argent as vallez. Il orent + conseill à l’empereor et il leur respont qu’il n’en doivent riens paier.

+

+ Li empereres dit : « Ja soit ce que les tuteurs ou les curateurs des + meneurs de .xxv. anz vendent les choses des meneurs ou facent autres marchiez, les meneurs + pueent estre restituiz de leur choses se il voelent ou pledier les tuteurs ou les + curateurs qu’il leur restorent leur domache. »

+
+
+ [2.25.0 Si in communi eademque causa in integrum + restitutio postuletur] Ci parole des causes qi sont comunes à + pluseurs meneurs. +

Ci vient un autre titre qui mostre que doit estre se deus meneurs ou + pluseurs ont une comunel cause et li uns pourchace restitucion.

+

+ Dui frere avoient une suer. Ceste suer pleda pour une chose qui estoit + leur ; fist transaccion. Or voloient les freres recovrer leur choses. Si en orent comseill + à l’empereor et il leur respont : « Votre suer ne vos puet tolir riens de vostre droit, neis se ele fust gregneur de .xxv. anz par sa transaccion se vos ne + li comandastes ou ostroiastes ce qu’ele avoit fet. Mes se, puis que vos seustes ce qu’ele + avoit fet, consentistes puis que vos eustes .xxv. anz, ja soit ce qu’ele qui estoit meneur + de .xxv. anz pourchaçast restitucion par sa partie, nequedent son aage ne vos profite à ce + que vos puissiez avoir part eu benefice deu general edit. »

+
+
+ [2.26.0 Si adversus rem judicatam] Ci dit de celui qi veaut estre restabliz contre jugement. +

Cist titre determine que doit estre se le menor de .xxv. + anz demande restitucion contre chose juchiee.

+

+ Deus vallez freres avoient eu un tuteur, si plederent à lui quant il + passerent aage de .xiiii. anz et aconsivirent de li par sentence ne + mie tant com il devoient avoir ; si demanderent conseill à l’empereeur + et il leur respont : « Se vos estiez meneur de .xxv. anz quant jugement + fu doné, vos avroiz restitucion à demander le seurplus se estes en + l’aaje que la daiez avoir ; mes se vos estiez ja d’aage quant sentence + fu donee, vos ne pouez movoir accion derechief de ces meimes choses. »

+

+ Uns huem demandoit une seue fille qi disoit qu’ele devoit estre en sa + poosté et, se il l’avoit delivree de sa poesté, ce n’estoit mie fet à droit. Le juge qui + ooit le plet jucha qu’ele devoit estre sozmise à la poesté son pere. Ceste femme se tenoit + pour grevee de cele sentence, si voloit avoir restitucion. Cele demanda à l’empereor quil + li respont : « Cel qui governe la province esgardera se tu doiz avoir restitucion quant il + conoistra tout l’afere. »

+

+ Li empereres comanda oïr une cause à un saje home et jugier. Il dona sa + sentence contre l’un des pledeeurs qui estoit meneur de .xxv. anz ; il voloit avoir + restitucion. Et dit li emperere que le prevost ne le baillif ne pueent doner restitucion + contre la sentence de cel qui juja en leu de l’empereor, mes seul li empereres puet + restituir contre la sentence de celui qui juja en leu de lui.

+

+ Dui frere estoient meneur de .xxv. anz. Uns huem les fist semondre. + Sentence fu donee contr’eus. Il n’orent en tout le plet qui les desfendist. Dit li + empereres que cele sentence ne leur nuit riens ; mes se il furent desfendu par tuteur ou + par curateur ou par procurateur à droit ordené et sentence est donee encontre eus, la + sentence leur nuira se il ne pourchacent restitucion.

+

+ Li empereres dit : « Se le tuteur ou le courateur de + celui qui est meneur de .xxv. anz plede pour li et le juge dona sentence + encontre li, le meneur peut porchacier restitucion ausi come se la sentence fust donee encontre lui. »

+
+
+ [2.27.0 Si adversus venditionem] Ci monstre coment li meindres doit estre restabliz de sa chose + vendue. +

Cist titre ensangne que doit estre fet se le meneur de .xxv. anz + demande restitucion contre la vente qu’il a fete de sa chose.

+

+ Je estoie meneur de .xxv. anz, si vendi une moie teneure par autorité + deu juge et si promis et jurai seur seinz que jamés ne feroie nul plet seur cele vente. Or + voloie avoir restitucion contre cele vente, si en soupliai l’empereor et il me respont : + « Saches que [par]par om. AHL] I m’autorité n’en vendras contre ton sairement ne ne + devoies avoir esperance que je fusse autorité de ton parjure. »

+

[Nov. constit. Friderici « Sacramenta puberum... »] Seur ceste loi est + segniee une autantique novele que fist li empereres Frederic, l’aiel de + cestui qui ore est et dit issint : ¶ « Es sairemenz des homes qui sont entre .xiiii. et + .xxv. anz qu’il font par lor volenté sanz nule force, nos comandons + qu’il soient gardé fermement ce qu’il font pour non rapeler leur marchiez. Mes ceus + sairemenz qui sont fez par force ou par paor ne doivent estre gardé, neis se les font ceus + qui ont passez .xxv. anz ; et meesmement quant sont fez – seur ce qu’il ne se claiment de + mal ne de honte – si l’ont receue. »

+

+ Li empereres Costentin dit : « Il est pourveu as + meneurs de .xxv. anz contre les ventes qui sont fetes par feintise et contre les aguez des tuteurs et des curateurs par restitucion enterine qui est + establie par loi. »

+
+
+ [2.28.0 Si adversus venditionem pignoris] Ci dit del meneur qi veut estre restabliz contre la vente de son + gage. +

Ci vient un titre qui mostre que doit estre quant le meneur de .xxv. + anz demande restitucion contre la vente de sa chose qui estoit en gages.

+

+ Li empereres Dioclicien dit : « Non seulement contre la vente de leur chose ont les meneurs de .xxv. anz restitucion + enterine mes encore contre la vente de leur [g]aaje AHILaje qui vendent les creanciers. Posom donques que .ii. + freres estoient meneurs de .xxv. anz ; leurs teneures furent engagiees, enprés vendues ; + voloient les recovrer par l’empereor, et il leur respont : « Se vos avez + mout grant domage en cele vente, vos avroiz restitucion enterine meimement, car vos estes + encore meneur. »

+

+ Dui frere estoient ; leur pere estoit mort qui avoit [engagié]gaangnié AHI] L une chose. Cil la voloient recovrer pource qu’il estoient meneur de .xxv. anz ; et li empereres dit que leur des[irri]erdesevrer AH] I(desirer) n’est mie resnable et ce meimes + droit est se vos fustes oir à .i. estrange ; mes se le creancier ne s’est contenu loiaument, vos devez pledier contre li ou contre voz tuteurs et + curateurs.

+
+
+ [2.29.0 Si adversus donationem] Ci parole des donacions qi font cil qi n’ount mie .xxv. anz se il les + peuent rapeler. +

Cist titre parole quant le meneur done aucune chose et puis veut rapeler sa donacion par + restitucion. De ce met ceste loi tel cas :

+

+ Un bacheler avoit fianciee une femme, si l’ala veoir avec son curateur + et il li dona joiaus e[t]en A] HI meintes choses. Or voloit rapeler le don pource qu’il + estoit meneur de .xxv. anz et li empereres dit que ne doit estre rapelé.

+

+ Un huem avoit .ii. fuiz qu’il avoit trez de sa poosté, il leur dona une + teneure ; aprés la partie de l’un dona à un autre home. Dit li empereres qu’il ne leur + pouoit riens toudre de ce qu’i leur avoit doné. Ne se celui cui partie il avoit donee se + asenti à la donacion que li peres fist aprés, il ne perdi sa segnorie de cele chose pour + l’autorité du conseill du senat qui desfent que le meneur de .xxv. anz ne puet estrangier + nule teneure sanz l’autorité deu juge ; ne aide de restitucion n’i a mestier. Mes es autres choses qui pueent estre estrangiees sanz + autorité de juge, se, puis que li peres les i avra donees, il consent que le pere les + doint à autre dedenz l’aage de .xxv. anz, poura pourchacier restitucion.

+
+
+ [2.30.0 Si adversus libertatem] Ci dit coment cil qi est meindres de .xxv. anz puet rapeler franchise q’il + a donee. +

Cist titre parole deu meneur de .xxv. anz qui franchit son serf et puis + velt avoir restitucion pour rapeler la franchise ; et de ce dist ceste prumiere loi + einsint :

+

+ Uns huem en son testament avoit coumandé à son fuiz qu’il franchist son + serf par si que li sers donast .x. livres pour s’ame. Cist serf vint au + prevost, si fist semondre le fuiz son segneur pource qu’il le franchist. Le prevost dit + par sa sen[ten]sence AH(sente)] Ice à cel vallet qui estoit meneur de .xxv. anz qu’il + devoit franchir cel serf. Cist vallez demanda à l’empereor se il pouroit avoir restitucion + contre cele sentence et il respont : « Se tu n’as encore franchi cel serf selonc le comandement deu prevost, tu puez rapeler sa sentence par restitucion, mes se + tu donas la franchise ja soit ce que ne devoies, ne la puez rapeler, mes tu puez demander + à tes tuteurs q’il t’amendent les domages que tu as de ce par accion de besongnes + fetes.

+

+ Une femme meneur de .xx. anz franchi son serf par devant le prevost. Or + disoit qu’il l’avoit engingniee ; si voloit rapeler son fet. Dit li empereres que la + franchisse qui si solemement est donee ne peut estre rapelee, mes le juge doit fere que + celui qui est einsi franchi par son barat ament le domage à la femme selonc que raison + requiert.

+

+ Meneur de .xx. anz ne peut franchir son serf se ce + n’est là où le comun de la vile s’asemble et par chose resnable qui soit provee. Or posom + tel quas :

+

Dui frere meneur de .xx. anz franchirent aucuns leurs + sers. Or voloient rapeler leur fet par restitucion et li empereres leur dit : « Se vos ne + franchistes cex que vos voulez rapeler en servitude en concile par devant le prevost par + raison provee et vos estes meneur de .xx. anz, vos les pouez rapeler par droit sanz + restitucion, car tel franchisement ne valtvalut A] HI(vaut)L(vault) + riens, mes se vos les franchistes par raison provee, vos ne poez avoir restitucion + enterine contre la franchise. Mes se vos estes engingniez en ce par la + coupe ou par le barat de vostre curateur qui est vostre franchi, le juge + comandera que le domage vos soit restoré par cel qui le fist. Et se le juge conoist que le + barat de [v]nostre A] HILostre curateur est mout apert, il en fera plus dure venjance.

+

+ Li emperere Dioclicien dit : « Se sentence est donee + en juise de cause de franchise pour la franchise, ja soit ce que de l’autre partie soit + menor de .xxv. anz, cel[e]cela AH] + I sentence ne puet estre rapelee. »

+
+
+ [2.31.0 Si adversus transactionem vel divisionem + minor restitui velit] Ci devise se uns moindres de .xxv. anz puet + rapeler une pais q’il a fete. +

Ci vient un autre titre qui dit se le me[ne]meur A] H(meneur)I(meindre)L(mineur)ur de .xxv. anz veut estre + restitui contre sa transaccion qu’il a fete encontre devisement.

+

+ Une damoisele qui estoit meneur de .xiiii. anz fist une transaccion en + devisement ; aprés si l[a]le A] la HL rapela par restitucion. Dit li + enperere que son aversaire puet user contre li de ses accions qu’il avoit devant.

+

+ Li empereres dit à moi qui li demandoie conseill : « Se tu avoies fete transaccion o tes aversaires et il l’ont rapelee pource qu’il sont + meneur de .xxv. anz, tu pourras fere ta demande derechief. Et se il metent avant + excepcion de la transaccion, tu rapeleras que il sont venuz encontre + et pour ce ne leur doit valoir ; ou se t’accion est morte, accion te sera donee por le + restorement de la cause.

+
+
+ [2.32.0 Si adversus solutionem a debitore vel a se + factam] Ci devise se li meindres de .xxv. anz doit estre restabliz + encontre sa paie. +

Cist titre parole quant le meneur demande restitucion contre la paie + qu’il fet à son creancier, ou son deteur li fet et il le gaste ou le pert.

+

+ Li empereres Dioclicians dit : « Ausi come les autres + deteurs del meneur de .xxv. anz s’aquitent se il paient à son tuteur ou à son curateur, + ausi les tuteurs, se ce qu’il doivent des besongnes qu’il ont menees paient as curateurs ; + mes le meneur pait avant qu’il aie passé le tens de demander restitucion enterine se il a + domaje en cele paie, et le juge doit bien esgarder se il doit avoir la restitucion. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Se aucun meneur de .xxv. + anz paie lés qu’il ne doit paier et par meserrance de droit, il le poura rapaler par + restitucion se il n’a passé le tens que l’en done aide de restitucion. »

+
+
+ [2.33.0 Si adversus dotem] + Ci parole de la feme meindre de .xxv. anz qui est engignee en + doaire. +

Cist titre parole de la femme qui est meneur de .xxv. anz qui est + engingniee en doner douaire et demande restitucion contre la donacion deu douaire.

+

+ Je avoie une suer, ele se maria, si dona tot ce qu’ele avoit en douaire + à son mari. Si fu engingniee, ele mourut et son eritache m’escheï avant qu’ele eust passé + .xxv. anz. Je vouloie rapeler ce qu’ele avoit fet, si demandoie restitucion enterine. Dit + li empereres que le juge doit veoir et esgarder se je doi avoir restitucion par devant l’autre partie.

+
+
+ [2.34.0 Si adversus delictum suum] Ci dit se li meindres sera restabliz contre son mesfait. +

Cist titre dit se le meneur demande restitucion quant il ala AH] IL mesfet, qu’il ne soit jostisié si com il devroit estre se il fust + d’aage. [2.34.1] De ce dit li empereres Sever : « L’aage des meneurs de + .xxv. anz ne leur valt riens en mesfet, car foiblece de cuer n’escuse les costumes + mauveses, mes quant aucun peche ne mie de sa volenté mes autrement, il + senble qu’il ne peche, ja soit qu’il suefre domage de poine d’avoir ; et pour ce les + meneurs de .xxv. anz doivent avoir restitucion en tel quas. »

+

+ Li empereres dit : « Ja soit ce que nul ne soit escusé + pour benefice d’aage en mesfet, nequedent la mere qui a ses filz orphelins qui ne leur + demande tuteurs, ele se mesfet si qu’ele doit perdre leur eritache se il muerent en cel + aaje, mes ce a leu en celes qui sont outre .xxv. anz, car celes qui sont meneurs recevront + leur droit par restitucion. »

+
+
+ [2.35.0 Si adversus usucapionem] Ci parole des choses à un meneur de .xxv. anz qe uns autres + tient. +

Cist titre parole quant aucun tient aucune chose des muebles au meneur, + pource que li est baillié d’autre qu’il cuide que en soit sires et il la tient .iii. anz + em pés, einsi gaangne la segnorie de la chose ; et le men[e]menur A] HI(menor)L(mineur)ur demande restitucion qu’il puisse recovrer sa chose, que + ne li nuist cele teneure qui est apelee usucapion.

+

+ De ce dit li empereres Diocliciens : « Se aucuns + tienent les choses des meneurs de .xxv. anz et en sont fet segneur par + usucapion de .iii. anz, les meneurs pueent pourchacier restitucion enterine contre eus. »

+
+
+ [2.36.0 Si adversus fiscum] Ci dit comant li meindres puet estre restabliz contre les genz l’empereur. +

Cist titre dit coment le meneur de .xxv. anz puet demander restitucion + es besongnes qu’il a avec celui qi reçoit les rantes l’empereor. De ce met tel quas ceste + prumiere loi :

+

+ Un bacheler qui avoit non Preuz estoit meneur d’aage ; si vendi une seue + chose par losanges qui li disoit le procureor del patremoine l’empereor qui avoit non + Rufin ; si la vendi à cel meimes Rufin pour meins assez que ne valoit. Et dit li emperere + que le procurateur de l’empire qui est juge de ceste chose suivra l’autorité deu comunel + droit, ce est qu’i li donra restitucion enterine, ausi com il feroit contre autre + home.

+

+ Li empereres Alixandres dit à .ii. freres : « Se vos + demandez restitucion contre aucuns homes, le baillif de la terre qui juja les autres plez + conoistra de ce se vos devez avoir l’aide que vos demandez, mes se vos le demandez contre + nostre borsse, vos savez que mon procurateur, ce est de mes choses patrimoniaus, ensenble + ou le baillif, seront jugeor par devant l’avocaz de nostre borsse. »

+

+ À entendement de ceste loi covient savoir que le procureor de la borsse + l’empereor vent autrui choses en .ii. manieres, l’une maniere est quant il vent autrui + chose come pour seue de l’empire, et lors a l’en le edit de l’empereor Marc. L’autre + maniere si est quant le procurateur des choses de l’empire vent chose d’autrui dont il + n’ot onques la saisine, mes il la vent pour dete que l’en li doit. Mes contre ceste vente le meneur de .xxv. anz ne pouroit avoir restitucion s’ele est + fete si con doit estre, ce est que l’en doie et que n’ait paié à terme et que la vente soit fete à bone foi, que l’en face crier que tele + chose est à vendre et qui plus i dorra si l’avra, et sis’il A] si HIL metoient une + petite baniere sus ; et autrement celui qui la chose est rapele la vente, soit meneur de + .xxv. anz ou greindre. Or posom le quas de ceste loi :

+

Le procurateur de l’empire vendié une toe teneure pour + dete que ton pere ou tu devoies, qui estoies meneur de .xxv. anz. Tu voloies rapeler la + vente pource que tu estoies meneur, et li empereres respont que, ja soit + ce que les choses du meneur de .xxv. anz soient fors de l’edit de l’empereeur Marc, que ne + pueent estre perdues pour teneures de .v. anz. ¶ Ce ne te vaut riens + que en cest quas ta chose fu vendue por dete de ton pere ou por la teue ; mes pource que + tu diz que ta chose fu vendue pour meins qu’el ne valoit pour le barat de nostre + procurateur, va t’an au procurateur des choses de nostre patremoine, et se il voit que tes alleguacions sont veraies, que il ne fist la vente si com il + devoit, la vente sera rapelee et tu ravras ta chose se tu paies ce que tu devoies à + l’empire.

+
+
+ [2.37.0 Si adversus creditorem] Ci dit qe li meindres n’est tenuz d’argent q’en li preste s’il ne l’a + sauf. +

Cist titre parole quant le meneur emprunte argent et il le despent ou + gaste, s’i demande restitucion contre son creancier qui li presta l’argent. De ce si avint + tel quas :

+

+ Une femme qui avoit non Zenodora prist deniers à prest ; et quant + celui qui li avoit presté li demanda son argent, ele dist qu’ele estoit engingniee, si + demanda restitucion. Cel qui li avoit presté vint à l’empereor et l’emperere dist : « Se + tu ne puez prover que l’argent que cele femme emprunta de toi soit entré en ton preu, + saches qu’ele est par droit restituie. »

+

+ Li empereres Gordians dit à un meneur : « Se tu preis + deniers à usure si com tu diz et ces deniers ne sont entrez en ton preu, + tu puez demander restitucion contre les lestres de l’emprunt par qui tu obliges. »

+
+
+ [2.38.0 Si ut se hereditate abstineat] Ci dit de celui meneur qi est engigniez en recevoir eritage. +

Cist titre parole del meneur qui a receu l’eritache de son pere ou + d’autre qui li est escheoit et il s’en tient pour + engingnié ; si demande restitucion, qu’il le puisse lessier.

+

+ De ce dit li empereres Sever à .ii. freres : « Se vos + ne receustes l’eritache vostre pere, il n’i ot mestier nule protestacion + par devant genz que vos n’en voliez point avoir, car la verité des choses ne + desirre aide de parole. Mes se vos vos menastes come oirs ou vos receustes la possession + des biens, se vos volez garder de cel eritage et vos estes meneure. mon curateur de AHL] I(meindre) de .xxv. anz, vos pouez avoir restitucion. »

+

+ Ci vient une autantique qui determine coment ceste restitucion doit + estre fete, et dist que se toz les creanciers deu mort sont presentez là où la restitucion + est demandee, le juge les doit semondre qu’il i viengnent et qu’il soient devant quant le + meneur lesse l’eritache. Mes se touz sont fors ou aucuns, le juge les doit semondre ; et + se il ne vienent dedenz .iii. mois, le menor se partira sanz perill de l’eritache et le + juge porverra où les choses de l’eritache seront mises à garder, mes la quantité des + choses sera manisfestee par devant le juge et escrite.

+

+ Une fame estoit meneur de .xxv. anz. L’eritache de ses .ii. aiels li + escheï et les reüsa ambedeus. Aprés li escheï l’eritache son pere. Or vouloit ele avoir + l’eritache ses aieux et laissier le son pere, pource que le pere devoit trop. Dit li + empereres que, ja soit ce qu’ele reüsa devant ces heritages, pource qu’ele est meneur les + poura encore avoir et lessier l’eritache son pere.

+
+
+ [2.39.0 Si ut omissam hereditatem vel bonorum + possessionem vel quid aliud adquirat] Ci dit de celui qi reqiert + eritage q’il avoit refusé. +

Cist titre parole eu contraire de celi desus, car cesti dist quant le + meneur de .xxv. anz a lesié l’eritache ou la possession des biens que li estoient escheoit + et puis demande restitucion pour les ravoir.

+

De ce dist li empereres : « Les meneurs de + .xxv. anz pueent avoir restitucion enterine non seulement en ce qu’il perdent de leurs + choses, mes encore se il lessent folement eritache ou possession de biens que leur est + escheoit. »

+

+ Li empereres Diocliciens dit : « Se aucuns meneurs de + .xxv. anz lessent la possession des biens qui leur est escheoite de leur pere, il i pueent + recovrer par restitucion enterine ; mes puis qu’il seront restitui, il doivent aporter + ce qu’il avoient quant leur pere moreut à partir àaus A] HI leurs freres avec l’autre eritache. »

+
+
+ [2.40.0 In quibus causis in integrum restitutio + necessaria non est] +

Or a parlé assez quant restitucion a mestier, mes aucune foiz est que + le droit meismes garde le meneur de domache, et lors ne li a mestier restitucion, et de ce + parole cist titre.

+

+ À entendement de ceste loi covient savoir que se aucun est murtri en + son ostel, celui qui doit avoir son eritache doit venchier sa mort, ce est qu’il doit + acuser les murtriers ne ne doit prandre l’eritache tant que sentence + soit donee et il soient condanpné ou asous. Et se l’oir reçoit avant l’eritache, le sire de la terre le doit saisir se il cest oir n’est + meneur de .xxv. anz, car à cel oir ne nuist. Et de ce dist li empereres Alixandre : + « Il ne nuit riens as meneurs de .xxv. anz, meimement à ceus qui + n’ont tuteurs ne curateurs, se il ne venchent la mort à celi qui est tué, car il ne + perdront l’eritache, ne leur a mestier restitucion. »

+

+ Li empereres Valanti[n]valantis A] H(valentins)I(valetins)L(valentin)s dit : « Se aucun est dessevré à tort de l’eritache son pere, il a querele par qu’il + recuevre son droit, qu’il puet dire que son pere fist son testament contre osfice de + pitié. Ceste querele dure jusqu’à .v. anz ne la puet user, mes le tens + que aucun est meneur de .xxv. anz ne li corent ceus .v. anz. Donques quant il avra passé + .xxv. anz, il n’a mestier restitucion, car à tieus ne done l’en enterinement de cause, mes + se cause li est gardee enterine. »

+

+ Li empereres Dioclicians dit : « Se aucun doit aucune + chose au meneur de .xxv. anz de ces marchiez ou par demourance de paiement courent usures + ausi com en touz les marchiez que lois apelent de bone foi et en lés et en fideicomis sanz + nule requeste pource que l’en ne paie à terme, doit paier usures des deniers que l’en doit au meneur ou randre les fruiz ou les loiers qui doivent estre + receuz deu terme en avant se ce sont terres ou mesons qui leur devoient estre + randues. »

+

Tu estoies petiz orphelin, si + avoies un tuteur, il n’avoit doné pleges de fere sauves tes choses si com il + devoit, il pleda por toi et sentence fu donee encontre li. Dit li empereres que cele + sentence ne te nuist ne ce qu’il a fet riens ne valt. Doncques por noiant veus avoir + restitucion, car ce que fet cil qui n’a persone de loial amisnistracion + par le droit meimes ne valt noiant.

+

+ Li empereres Justinians dit : « Nos establisons par + grace des meneurs de .xxv. anz que les .ii. anz qui sont establi à proposer l’excepcion de l’argent qui ne fu conté ne baillié à ceus qui ont promis à + paier pour esperance de recevoir ce qu’il n’ont receu, que ces .ii. anz ne lor soient + conté tant com il sont meneur, qu’il n’aient mestier + pour ce restitucion enterine ; que dementier que l’en atent la + restitucion n’aviengne aucune chose pour qui la restitucion soit enpeeschiee et que sa + sentence ne soit apeticiee ; mes ce est plus piteuse chose, que nos + entendons l’entendement de la loi plus largement que en touz les cas où les ancianes lois + voldrent que teneures de tens corrissent par droit as menors, mes qu’il eussent aprés + restitucion que ces teneures qui sont apelees prescricions ne courent contre aus meneurs + par droit, car il valt mieuz de garder lor leurs droiz entiers que lessier les departir par prescricions et aprés querre remede de restitucion, mes les + excepcions qui sont des tenures de .xxx. ou de .xl. anz remeindront en + leur estat. »

+
+
+ [2.41.0 Qui et adversus quos in integrum restitui non + possunt] Ci devise qi sont cil qi peuent avoir restablissiment de + leurs choses. +

Cist titre determine les persones qui pueent avoir restitucion + enterine.

+

Et de ce dit li + empereres Alixandres : « Tel juge qui conoist de la cause de + restitucion doit esgarder se cil qui dist qu’il est meneur de .xxv. anz et dist qu’il + est engingnié est home diligent en ses besongnes et sajement se meine es besongnes de sa + comune, qu’il ne soit senblant de verité qu’il soit engingnié par meins d’aage. + Mes quant le juge avra bien cerchiee la chose, [se]se om. AHIL il trove + qu’il est engingnié par verité, pour ce seulement ne perdra il le benefice de + restitucion qu’il fu fet decurion avant qu’il fust d’aaje pour les besongnes deu païs ne + pource qu’il a fet assez enfanz. »

+

+ Li empereres Justinians dit : « Les anciens doutoient + se les fuiz contre leurs peres ou ceus qui sont franchi contre leur franchisseeurs pueent + movoir querele, qu’il dient qu’il ne se sont contenu à droit envers eus et pour ce pueent + demander restitucion. Les uns disoient qu’il ne devoient avoir point de restitucion, que + le droit de nature qui est entr’eus ou la reverance qui doit cel qui est franchi à son + franchiseor ne le ostroie mie, se ce ne fust par trop grant cause ou parce que la persone + deu pere ou du franchisseor fust trop viex. Les autres ne fesoient nule distincion de causes ne de persones, mes lors seulement cuidoient que devoit estre + donee restitucion quant li filz dit qu’il par sa niceté fu engingnié ne mie par le barat + de son pere. Et autretel dist [de]de om. + AHIL cil qui est franchi vers son franchiseeur. Mes nos volons que l’aneur des peres et des meres et des franchisseors malles et femmes + qui sont apelez patrons et patronnes remaingnent enterine, et pour ce si + establissons que les enfanz contre les peres ou meres, nes les liberz – ceus qui sont + franchiz – contre leurs patrons ou contre leurs patronnes, ne doient avoir restitucion, car la reverance des persones leur tolt toute restitucion, car il n’est + mie dote que ces persones meimes se gardent que nule chose ne soit contraire à lor + renomee.

+
+
+ [2.42.0 Si minor se majorem dixerit vel probatus fuerit] + Ci dit de celui qi se fet d’aage. +

Il avient que celui qui est meneur de .xxv. anz si doit estre gregnor + pour engingnier autre ; et de ce parole cist titre qui est ci mis, et + est tel le premier cas :

+

+ Une fame estoit meneur de .xxv. anz ; son curateur se vouloit delivrer + de li. Si li mostra une chartre où senbloit estre escrit le jor de sa nessance et si + senbloit qu’ilqu’il l’e. AH] IL(elle) eust passé .xxv. anz, et le curateur si fu + engingnié. Or voloit avoir restitucion contre cel engin, et dit li empereres que encore + aprés qu’ele avra passé .xxv. anz, dedenz .iiii. anz avra + restitucion enterine de toutes les besongnes qu’ele fist tant com ele fu meneur de .xxv. + anz.

+

+ Un bacheler qui estoit meneur de .xxv. anz vouloit fere à toi aucun + marchié ; si te fist entendant qu’il avoit passé .xxv. anz et tu creïs sa mençonge ; il se + tenoit pour engingnié et voloit avoir restitucion. Dit li empereres que n’en doit point + avoir selonc les establissemenz de droit, car les droiz comuniex secourent à ceus qui sont + engingnié ne mie à ceus qui voelent decevoir autrui.

+

+ Tu estoies meneur de .xxv. anz et, porce que l’en ne vouloit fere + marchié à toi, tu provas faussement que tu estoies d’aage, que te feis veoir tout nu. Quant tu eus fet marchié, demandoies restitucion enterinne. Dist li + empereres que tu ne la doiz avoir. ¶ Mes se ce n’est fet par le barat + de ton aversaire, le benefice de la restitucion durra ; donques va par devant le juge ; si + saches par cui barat ce est fet ou de toi ou de ton + aversaire. Et s’il voit que tu n’i feis point d’engin + et tu prueves que tu estoies lors meneur de .xxv. anz, il t’ostroiera restitucion. + Mes se tu juras que tu estoies d’aaje et de ce fu fete chartre, tu + doiz bien savoir que le benefice de restitucion t’est tolu se tu ne mostres par autres + instrumenz, ne mie par tesmoinz, que tu estoies lors meneur ; + mes se tu feis sairemenz sur les seinz, tu ne puez riens mostrer + encontre.

+

+ Tu estoies meneur de .xxv. anz, avint que seur autrui besongne fu fet + nonbre de tes anz par devant le juge, si fu failli an nonbre, si voloies avoir + restitucion. Dit li empereres que ce que tu li as prié sera examiné par le juge de ton + païs, et se il troeve que tu estoies meneur quant il avra esgardé ton + aage – mes par faus cuidier fus tenuz pour gregnor et ce pert par bones proves – il fera + envers toi ausi come envers meneur de .xxv. anz.

+
+
+ [2.43.0 Si saepius in integrum restitutio postuletur] + Ci desfent q’en ne demant pluseurs foiz + restitucion. +

Cist titre parole quant aucun demande plusors foiz + restitucion.

+

De ce dist li + empereres Sever à .ii. freres : ¶ « Se vos demandastes restitucion enterinne contre la + sentence del juge qui fu donee contre vos et ne vos fu ostroiee, pour noiant querroiz + que cele meimes qause soit derechief traitiee, car vos deviez apeler quant la sentence + fu donee contre vos que nel deussiez avoir restitucion ; mes se vos estes encore meneur, + vos pouroiz estre restitui à apeler de cele sentence. »

+

+ Li empereres Alixandres dit à un qui li demandoit conseill : « Ja soit que les tuteurs de l’orfeline furent veincu quant il demandoient restitucion par non de l’orfeline, car tu diz que tu puez user de + noveles raisons, voisent les curateurs de cele meimes qui est ore ta femme par devant le juge et demandent qu’il facent les causes de restitucion. »

+

+ Li empereres Phelipes dit : « Restitucion enterine ne + doit estre demandee en une meimes cause .ii. foiz ne plusors se cil qui la demande ne + mostre noveles raisons pour quoi doie estre ostroiee. »

+
+
+ [2.44.0 De his qui veniam aetatis impetraverunt] + Ci dit de ceaus qi font leurs besoignes devant ce q’il soient + d’aage. +

Cist titre parole de ceus que, ja soit ce qu’il soient meneurs de .xxv. + anz, il pourchacent de l’enpereeur qu’il puissent fere leurs besongnes + ausi con s’il fussent d’aage.

+

De ce dist li empereres Aurelius : « Ceus + qui ont pourchacié pardon de leur aage, ja soit ce qu’il ne facent leur besongnes covenablement, nequedent il ne pourront avoir restitucion enterinne, car + ces qui feroient marchié à eus seroient deceu par l’autorité deu prince. »

+

Li empereres Costentin dit : + « Touz les bachelers qui sont apris de bones meurs et voelent par eus + governer les eritaches de leurs peres et de leurs meres et de leurs aiex que sont leur + patremoine et seur ce ont mestier l’aide de l’empereor, issi pourront avoir pardon d’aage + se il ont acompli .xx. anz. Et aprés qu’il avront pourchacié pardon d’aage de l’empereor + il meimes, tout par soi doivent mostrer devant le juge le nonbre de leurs anz et coment il + ont pourchacié le benefice l’empereor et doivent prover + par bons tesmoinz leurs bones meurs et la prouece de leur courage et la honesté de leur + vie. ¶ Et les femmes ensement qui sont loees par honestes costumes et + par sagece de cuer, quant eles avront passé le disieme an, nos volons + qu’il puissent avoir pardon d’aaje, mes nos ne les contregnons mie + qu’eles viengnent par devant le juge pour la honte que femmes doivent avoir, mes quant + eles avront receu le pardon d’aage, eles proveront seulement le nonbre des ens ; et ce + feront eles par procureor et proveront ou par intrumenz ou par tesmoinz. + Eles avront partout tel droit quel ont les homes. Nequedent ce leur + ostroiions et as homes et as fames par si qu’il n’estrangent nule + teneure sanz autorité del juge ; et ce feront les senateurs en ceste + roial cité par devant la teue hautece, dit li emperere au prefet de la prevosté ; les + autres par devant le prevost, es provinces par devant le baillif de la + province mostrent de leurs costumes et de lor vie ; + mes ceus qui contre l’ordenement de ceste loi pourchaceront pardon de + leur aage de l’empereor, sachent qu’ele n’avra nule valeur. »

+

+ Li empereres Justinians dit : « Ceus qui ont + pourchacié pardon d’aage de la pitié de l’empereor ne pueent ne vendre ne doner ne + engagier nule seue teneure sanz l’autorité deu juge, car à ceus qui n’ont pourchacié + pardon d’aage a mestier ausint l’autorité deu juge à estrangier ou à engagier leurs + teneures ; et en ce est senblable la condicion de touz ceus qui ont pourchacié pardon + d’aage et de ceus qui ne l’ont pourchacié. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Se aucun comande à doner + aucune chose ou fere aucun[e] e ditaucun edit AHI ‘quant il sera d’aage’ [ou il dit ‘quant il sera d’acompli aage’]ou il... aage om. A] + HIL a. ou il dit qant (quant IL) il sera + d’acompli (acomply L) aage, nos voulons que ce soit + entendu seulement de cel aage qui est conpli del trespas de .xxv. anz, ne mie de cel que + li empereres acomplist par son benefice ; et meesmement en les constitucions ou en les restitucions doit estre ce entendu et ausinc en autres + quas, se aucun ne dist especialment de l’aage qui est aconpli par benefice de + l’empereor. »

+
+
+ [2.45.0 Si major factus ratum habuerit] Ci dit de ceus qi outroient puis ce q’il firent devant aage. +

Cist titre parole deu meneur qui ostroie puis qu’il est gregneur ce + qu’il avoit fet en meneur aage.

+

De ce dist li empereres Diocliciens : « Se + aucune departie est fete entre les meneurs de .xxv. anz loialment sanz + nul engin par escrit ou sanz escrit et il l’otroient puis qu’il sont d’aage, il covient + qu’ele remeingne entiere. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Cel que, puis qu’il a + passé .xxv. anz, ostroie ce qu’il a fet quant il estoit de menor aage, pour noiant demande + aprés à despecier ces choses. »

+
+
+ [2.46.0 Ubi et apud quem cognitio restitutionis + agitanda sit] Ci devise qeus juge ount poeir de doner + restitution. +

Cist titre parole de juges qui ont pouoir de doner restitucion et à + qiex juges doit estre demandee.

+

Li empereres Antonins dit : « S’aucune + chose est jugiee par mon procurateur, le baillif de la terre où ce sera jugié ne le + poura rapeler par restitucion, car l’empereor seulement puet doner + restitucion contre la sentence de son procurator. »

+

+ Li empereres Dioclicians dit à un home qui li demandoit conseill : « Se tu as doné ce que tu devoies doner par transaccion, or le veus rapeler + par restitucion ou par autre raison. Certes, dit li empereres, tu doiz ce pourchacier par le baillif de la terre où demeurent ceus que tu + veus pledier. »

+

+ Li empereres Justinians dit : « Nos savons que meinz + ont doute des restitucions enterines se l’en les doit demander seulement par les juges qi + ont juridicion ordinaire ou par juges deleguaz des ordinaires, ou soient demandees par + meneurs de .xxv. anz ou par gregneurs, selonc qu’il est establi es lois qui furent fetes + avant nos ou en celes que nos meimes feimes. Nos establisons que tieus causes pouront + estre traitiees non seulement par devant les juges ordinaires, mes encore + devant ceus qui vos dourons ou les autres juges ordinaires dorront, ou en ceste roial cité + ou es autres terres, que senble que le juge qui a doné cel deulegat juge par soi meismes + et done restitucion. Einsi sera grief l’examinacion des causes. ¶ + Mes pource que nus ne cuide qu’il puisse si largement estendre + l’entendement de nostre constitucion qu’il cuide que les arbistres qui + sont esleu par consentement des parties puissent conoistre de cause de + restitucion se doit estre donee ou ces qui sont delegaz d’autres juges delegaz qui n’ont + point de [juri]nostre diccion AHILdiccion, mes seulement ont pouoir de jugier ; car + seulement ces juges volons que conoissent de cause de restitucion qui ont ordinaire + juridicion ou ceus qui seront nez de tieus, mes voiant ceus qui seront doné par + l’enpereor. ¶ Mes pource qu’i n’i remangne nule doute, nos ajostons ce + que cex seulement qui desus sont nonbré puissent jugier de cause de restitucion ou ce leur soit especialment mandé. Et ce bien savoient les ancians ou se il + sont doné juge generalment ou se sont doné à autres causes especiaument et eschiet + question de restitucion. »

+
+
+ [2.47.0 De reputationibus, quae fiunt in judicio in + integrum restitutionis] Ci dit q’en doit comper totes choses en + restitucion enterine. +

Cist titre parole des contes qui sont fez es jugemenz de restitucion, + car ausinc com le meneur de .xxv. anz recuevre sa chose par restitucion, + ausi l’autre qui avoit marchié fet à li doit recovrer ce que le meneur a de li.

+

De ce dist li empereres : « Cil qui porchace restitucion enterinne ausi conm il ne doit avoir domaje + ausi ne doit avoir nul gaaing, et pource que tout ce que porvint à lui + ou de l’achat ou de la vente ou de quel que marchié ce soit, tout doit randre. + Et se le meneur de .xxv. anz fu plege pour aucun et fu assous de la + plegine par restitucion, l’accion doit estre randue au meneur contre au principal detor. + Et se le meneur avoit pris heritage qui li estoit + escheoit et il pourchace restitucion pour lessier l’eritache, il doit randre tout ce + qu’il a eu de cel eritache ; et se il a fet aucun barat, ce meimes + doit il randre. »

+
+
+ [2.48.0 Etiam per procuratorem causam in integrum + restitutionis agi posse] Ci dit qe par autre qe par lui demande en + restitucion. +

Cist titre dit que non seulement par soi mes encore + par procurator puet l’en mener cause de restitucion.

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Li empereres Alixandres dit : + « Se aucun est en tel estat qu’il doie avoir restitucion, il la puet + pourchacier par son procureor. »

+
+
+ [2.49.0 In integrum restitutione postulata ne quid + novi fiat] Ci dit qe totes choses revienent arieres par + restitucion. +

+ Cist titre dit que, puis que aucun a demandé restitucion enterinne, toutes les choses doivent estre en leur estat jusque la cause soit + finee ; et ce esgardera le juge devant qui la querele est meue.

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+
+ [2.50.0 De restitutione militum et eorum qui rei + publicae causa afuerunt] Ci dit de ceaus + qi son[t]son Aen chevauchee doivent estre + restabli. +

Cist titre parole coment les chevaliers qui sont en + chevauchiee por l[e]lor A] HIL preu de tout l’empire doivent avoir restitucion + enterine ausi com les meneurs de .xxv. anz. De ce met ceste loi tel quas :

+

+ Valerian estoit un haut baron, il estoit hors de son païs en une + chevauchiee, un eritache li escheï. Il devoit demander la possession de ceus biens dedenz + .i. an. Il ne la demanda ; avant mourut. Son oir voloit avoir + restitucion ausi con devoit avoir le mort, que le tens qu’il estoit en la chevalerie ne li + fust conté. Fu demandé à l’empereor se il la devoit avoir et li empereres respont que se + Valerian mourut en la chevalerie puis que le tens en qui il devoit avoir + demandé la possession de ces biens, sis oirs poura avoir restitucion dedenz .iiii. + anz.

+

+ Li empereres Alixandre dit : « Se aucune des choses de + ceus qui sont hors de leur païs pour le comunel preu de l’empire est perdue par teneure + que autre ait fete aucun tens ou aucun est delivré d’aucune accion dont il i estoit tenu, + il avra restitucion enterine par la general juridiccion dedenz un an, quant il avra aise + de pourchacier la. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Ce que aucun a tenu des + choses à celui qui estoit en chevalerie ou en tens qu’il estoit fors de son + païs et pour achoison de cele teneure a gaagnié la segnorie de cele chose, puis que celui + sera retorné de sa chevalerie, il poura demander restitucion enterine dedenz un an qu’il + avra aise du pourchacier, qu’il puisse demander cele chose come soe. Ne la teneure que + l’autre a fete quant il estoit fors ne li nuise, mes outre cel an ne doit perdre la chose + cel qui l’avra gaangniee pour teneure. »

+

+ Li empereres Gordians dit à un juge : « Tu doiz bien + savoir que einsi doiz fere contre ceus qui sont fors de leur païs por le preu de l’empire + que, se aucun leur demande et il n’ont qui les desfende, le demandeor + doit estre mis en saisine de leurs biens, mes ne doivent estre vendu jusques q’il soient + retorné. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « La teneure de .iiii. anz + qui aucun fet de la chose autrui quant il l’a achetee del procureor de la borsse + l’empereor, ja soit ce que nuise à autres, ne peut nuire à ceus qui estoient fors pour le + p[reu]pueple AH] I(prou) de l’empire ne autres qui sont d’aage qui par aucune + raison pueent pourchacier restitucion. »

+

Tu estoies fors de ton païs en + chevalerie, avoies engagiees tes teneures. Les oirs de ton creancier vendirent ces + teneures ; tu demandas comseill à l’empereor et il respont : « Va t’an au juge de la terre + et demandes restitucion enterinne ; et quant la vente sera rapelee, tu + recevras tes teneures et tu paieras la dete que tu devoies ou le pris pour qui estoient + vendues, se il est meins que le detor. »

+

+ Ton pere fist aucun marchié où il fu engingnié. Aprés sa mort tu voulois + rapeler ce qu’il avoit fet, pource que tu estoies chevalier. Dit li + empereres que le filz por achoison de sa chevalerie ne doit rapeler ce que li peres avra + fet, et meimement quant li peres n’en fist nule querele en sa vie.

+

+ Li empereres Justinians dit : « Nos establissons que + ceus tens en qui ces qui sont fors de leur païs sont enbesongné por + l’empire leur doient seulement aidier à ce que, quant il demanderont leur chose que autre + tient, cel ne se puisse desfendre pour raison de sa teneure et à ce qu’il + puissent pourchacier restitucion enterinne. ¶ Mes ceus qui ne sont en la besongne de + l’empire ou il sejornent en leur ostiex, ne leur vaudront riens à ceus previlieges + avoir. »

+
+
+ [2.51.0 De uxoribus militum vel eorum qui rei + publicae causa absunt] Ci parole des femes aus chevaliers qi ont + cele raison qe ont leur seigneurs. +

Cist titre parole des femmes as chevaliers et à ceus + qui sont fors de leurs païs pour besongnes de l’empire, car eles ont restitucion aucune + foiz.

+

De ce dit li empereres + Alixandres : « Ce est chose coneue que les femmes as chevaliers qui vont avec eus fors quant il sont en chevalerie doivent avoir restitucion ausi come les chevaliers + meimes. »

+

+ Li empereres Dioclicians dit au juge de la province : « La teneure de lonc tens que aucun a fete de la chose à cele + femme qui a esté avec son baron fors dementiers qu’il entendoit à sa chevalerie ne li doit + nuire, mes pource que aucunes foiz tieus alees se font par feintise et par barat ne ne + doivent nuire as autres, nos jujom que se tel femme mostre que la meson qui est vendue en + sa forenneté est seue, ele tendra le pris pour qui ele fu vendue et si recoverra sa + meson. »

+
+
+ [2.52.0 De temporibus in integrum restitutionis tam + minorum aliarumque personarum, quae restitui possunt, quam heredum eorum] Ci devise lo tens de la restitucion. +

Cist titre parole del tens de la restitucion des meneurs de .xxv. anz + et des gregnors et des autres persones qui pueent avoir restitucion et de leurs oirs. De + ce met la prumiere loi de cest titre tel quas :

+

+ Tu estoies meneur de .xxv. anz, fus deceuz en aucun marchié que tu feis + en cel aage ; avant que passasses cel aage fus grant piece en chevalerie fors del païs, à + ton retor vouloies avoir restitucion. Dit li empereres que tu puez demander restitucion + tout le tens de la chevalerie, car le tens qui est ostroié à pourchacier restitucion puis + .xxv. anz ne comence à corre fors aprés que l’en est retorné de sa chevalerie.

+

+ Ton pere, quant il estoit meneur de .xxv. anz, fist aucuns marchiez où + il avoit esté engingniez, avant que il demandast restitucion dedenz .xxv. anz + ou aprés en tens qu’il pouoit avoir restitucion ; il mourut ; tu fus sis oirs et + endementiers que tu estoies dedenz .xxv. anz ou el tens que pouoies avoir restitucion par + la persone deu mort, tu entendis à chevalerie. Dit li empereres que le juge te secorra par + restitucion, que le tens que tu estoies en chevalerie ne te sera conté.

+

+ Aucun avoit vendue ta chose, et celui qui cuidoit qu’ele fust del + vendeor, il tint .iii. anz et si en fu fet sires par l’achat et par la teneure. Tu estoies + dedenz le tens que tu pouoies demander restitucion et començas à aler fors de ton païs en + chevalerie. Certes dit li empereres que, ja soit ce que l’acheteor de ta chose eut complie + sa teneure avant de ta chevalerie, le benefice de l’aage qui se continue ou la chevalerie + ne suefre que tu aies doumage de ta chose.

+

+ Tu avoies .ii. freres chevaliers qui estoient meneurs + de .xxv. anz ; il avoient fez aucuns marchiez dont leur avenoit à demander restitucion. + Avant qu’il retornassent, il moururent en leur chevalerie et leur eritache t’escheï. Dist + li empereres que tu puez demander restitucion par leur persones, car le tens qu’il avoient + à demander restitucion ne leur corrait tant com il estoient fors pour leur chevalerie, mes + tout l’envoierent à leur oir.

+

+ Li empereres dit : « Ce qui est establi es lois des + restitucions enterines convient que soit gardé ; et se aucun a + pourchacié pardon d’aage par nostre benefice, dés le jor qu’il avra mostré par devant son + juge nostre ind[ul]indilijance AH] + I(indulgence)L(indulgence)jance et + l’en li avra ostroiee amisnistracion de ses choses, il avra le tens qui est establi par + droit à comencier et à fenir les causes de la restitucion par si que, tant com il seront + meneur de .xxv. anz, de ce qu’il avront fet avant qu’il pourchacent pardon d’aage pourront + avoir restitucion enterinne. Et se meneur a l’eritache d’autre meneur, + ne li soit desfendu qu’il ne demant restitucion puis qu’il sera d’aage, dedenz le tens où + ce est ostroié. ¶ Mes se le meneur a l’escheoite au + meneur de .xxv. anz, de tant com partient à ce qu’il a par la persone del gregnor, il avra + tant de tens à comencer et à fenir les causes de la restitucion quan q’en estoit remés au + mort qui il est oir où que il a la possession des biens. ¶ Mes quant le + gregnor a l’eritache au menor, se il a son heritage par le droit de cité ou par testament + ou sanz testament, le tens de demander restitucion li comencera à corre si tost com il + avra pris l’eritage ; mes se l’eritache li eschiet par le droit du + prevost, si tost com il avra receu la possession des biens li sera conté le tens à + comencier et à fenir la cause de la restitucion tout entier sanz nul menuisement. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Les tens qui sont + establiz à doner restitucion enterinne soient bien gardé. Se celi qui + demande la restitucion demande aucun delaiement, se cel delaiement puet estre contenu dedenz le tens de la restitucion, il doit estre ostroié à cui que le + demant, mes se il demande tel deloiement qui ne puise estre compris dedenz le tens de la + restitucion – car il demande espoir le delaiement vers la fin deu tens de la restitucion + et doit passer outre cel tens – le delaiement ne doit estre ostroié au demandeeur, car il + estoit en sa volenté de movoir sa querele, lors quant le deloiement qu’il voudroit + demander pourroit estre enclos dedenz le tens de la restitucion. Mes se + celui contre qui l’en pourchace restitucion demande dilacion pour soi desfendre, nos + voulons qu’i li soit ostroié sanz enpeeschement deu tens, car il n’estoit mie en son + pouoir quant l’en le metoit em plet. Donques ele li doit estre ostroiee, ja soit ce qu’ele + passe le tens de la restitucion ; et se cil qui desfent pourchace le deloiement, cil qui + demande em porra user à requerre ses prueves. »

+

+ Li empereres Justinians dit : « Nos volons oster issi + sutilité del tens de doner restitucion qui estoit un an ancianement, que l’en contoit + quant l’en avoit [aüsé]a user A] H de demander restitucion. Dont nos establison en la vielle Rome et en ceste cité et en Yta[lie]ytaba AH] IL + et en les autres terres que pour cel an qui estoit conté à demander + restitucion soient donez .iiii. anz continuiz del jor dont soloit corre + l’en. Et cest tens soit comunel en touz leus, car nos ne voulons que nule disferance soit + en ce pour la diverssité des leus. Et ce avra leu non seulement en la + restitucion des meneurs de .xxv. anz à qui cel an coumenceroit à corre ausitost com le vintesisieme an atermoitatermoient AH, mes encore en la + restitucion des gregneurs de .xxv. anz, que pour l’an qui souloit estre ostroié soient + donez .iiii. anz continuiz à comencier et à fenir la querele de la restitucion. + Et ausi con cest tens ne cort as meneurs en meneur aage, ausi ne + corra as gregneurs le tens qu’il sont fors de leur païs pour le preu de + l’empire où il sont enpeeschiez pour autres loiaus essoines qui sont + conté es ancianes lois. Tout cel tens en soit tret fors, porce que ne soit dessenblable la + restitucion des gregneurs et des meneurs. »

+
+
+ [2.53.0 Quibus ex causis majores in integrum + restituuntur] Ci dit par qeu raison en done restitucion à ceus qi + ount plus de .xxv. anz. +

Cist titre parole des causes pour lesqueles les gregneurs de .xxv. anz + pueent avoir restitucion.

+

Et de ce respont li empereres à un qui li + demanda : « Se porce que tu fus en legacion pour moi, fus condanpné sanz desfendeor en la querele que tu avoies, à droit demandes + restorement de juise, que puisses user derechief de tes + desfenssions, car ceus qui font osfice de legacion cel previliege doivent avoir qui ont + ceus qui sont hors de leur païs pour le preu de l’empire. »

+

+ Un huem estoit mis em prison par le bailli de la terre, il avoit plet + par devant un juge, il ne pot venir à son jor, si fu comdampné. Dit li emperere que il + avra restorement de sa cause.

+

+ Li empereres Dioclicians dit : « Es marchiez qui sont + de bone foi, non seulement as meneurs mes encore as gregneurs secourent + les droiz quant il i a bone raison. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Le comun de la cité de + Rome use deu droit des menors, et pour ce ele puet avoir restitucion ausi com il. »

+

+ Les anemis de l’empire pristrent mon pere et ma mere et moi. Mon pere et ma mere moururent en chetiveté. Je reving de la prison, + vouloie avoir l’eritache de mon pere et de ma mere. L’en me disoit encontre que mon pere + et ma mere estoient mort en servitude et ne pouoient avoir nul oir. Je demandai conseill à + l’empereor et il respont que le benefice de la loi Cornaille me fet gaangnier l’eritache, + que la loi Corneille feint que mon pere et ma mere furent morz l’en + qu’il furent pris ; et pour ce ge puis demander leur heritache par tele accion con font ceus qui ont pourchacié restitucion – mes l’excepcion qui selt estre + posee – se je ne demant dedenz l’en que je sui retorné et je ai [ai]seesse A du + demander.

+
+
+ [2.54.0 De alienatione judicii mutandi causa facta] + Ci dit de ceus qi metent fors de leur main ce dont en les vet + plaidoier. +

Cist titre parole de ceus qui estrangent la chose q’il tenoient + d’autrui quant il sevent que celui qui la chose est la velt demander et il estrangent la + chose pour traveillier le demandeor, et en cest quas a leu restitucion.

+

+ Li empereres Dioclicians dit : « La teneure que aucun + a d’autrui chose done accion en la chose à l’aversaire, ce est à celui qui la chose est. + Donques se aucun estrange la chose qu’il tenoit pour muer le juise de soi en autre, + restitucion enterinne est ostroiee à celi qui la chose est. « Donques, fet li empereres à + celui qui l’en demandoit conseill, se cil qui tenoit ta chose la vendié porce que tu ne la + li peusses demander et la bailla à l’acheteor, tu avras pouoir de pledier quel que tu + voldras, ou le vendeor ou l’acheteor. »

+
+
+ [2.55.0 De receptis] Ci + parole des arbitres qi reçoivent mise q’en fet seur eaus. +

Ci vient le titre des arbistres, car li empereres veut traitier ci + aprés des jugemenz ; et pource que les arbitres sont à senblant de + jugement, pour ce met avant le titre des arbitres.

+

+ Li empereres Antonins dit : « L’en ne doit apeler de + la sentance de l’arbitre qui est eslit par consentement des parties, car accion n’en est + donee con de chose jugiee. Et pour ce ceus qui elissent arbistres prometent poine l’une + partie à l’autre, que pour poor de la poine soient tenu de + garder la sentence. Mes se la mise fu dite jusc’à quel jour pourroit l’arbitre dire sa + sentence et il la dit outre cel jor, la sentence est nule, ne cel qui n’obeist à tel + sentence ne doit paier nule poine. »

+

+ Entre moi et toi feimes mise de la querele que nos avions, tu ne vousis + venir au jor que nos avoit ensegnié nostre arbistre. Certes dit li empereres que tu doiz la peine qui fu establie en la mise.

+

+ Entre toi et ta fille avoit une querele ; s’en fu fete mise. Les + arbistres donerent la sentence contre toi pour ta fille. Tu ne vouloies + obeir à la sentence. Fu demandé à l’empereor se tu devoies paier la peine qui fu establie + en la mise. Dit li empereres que se les arbistres pour deniers ou pour grace de ta fille + donerent la sentence, s’ele demande la peinne que fu promise par + stipulacion, tu pourras mestre encontre excepcion de son mau barat, ou + pourras demander à ta fille la poine pour la clause que l’en seult + mestre es misses, quant l’en fet la stipulacion de la poinne, que les parties prometent + qu’il ne feront riens par engin en toute la cause.

+

+ Li empereres Justinians dit : « Pource que parjure ne + soit fet se les arbistres sont eliz par sairement et que les desloiax homes n’aient congié + de escharnir les sentences des arbitres, nos jujons que ceste chose doit estre ordenee par + nos. ¶ Donques se par aventure cil qui demande et cil + qui desfent et li arbitre voelent que la chose doie aler par sairement + et les pledeors meismes escrivent ce de leurs meins ou soit escrit par mein de comunel + notoire ou les arbitres meimes dient ce en actes devant le juge ordinaire, c’est que + l’arbitre est esleuz par sairement des parties, et se ce i est encore ajosté que l’arbitre meimes a juré qu’il deliverra le plet par verité, lors sa sentence + doit estre gardee fermement ne le demandeor ne le desfendeor ne s’en porront partir, einz + leur covient obeir à sa sentence en toutes manieres. ¶ + Mes se ce ne se troeve fet ou escrit de l’arbitre, mes + les parties mouterront par letres qu’il ont juré qu’il tendront la sentence de leur + arbitre, ¶ en cest quas ausint voulons que la sentence de l’arbitre soit bien gardee ; et + leurs letres des parties avront force se il escrivirent deu comencement ou aprés quant il + eslissoient l’arbitre ou aprés la sentence de l’arbitre le troeve l’en escrit, qu’il ont + juré d’estre à son dit. ¶ Mes se l’arbitre tout seul jure qu’il jugera + à droit par priere des parties et ce se trove escrit, ausinc vaudra en cest quas sa + sentence com en ceus par desus et sera ferme en toutes manieres par loi. + Et en touz ces cas avra accion cil pour qui la sentence sera donee, + ou accion ou fet, ausi come d’autre sentence de juge, ou condiccion de la loi, ou accion + en la chose, sicom la maniere deu fet requerra. ¶ Mes se par aventure + nule tel chose puet estre trovee ne escrite ne dite, mes l’une des parties dit qu’il ont + juré qu’il seront au dit de leur arbitre, tieus paroles des pledeors ne des arbitres + meimes ne doivent estre creues, car se aucun dit que sairement a esté doné n’il ne dit par + devant le juge, ne nule escriture ne pert de ce, tele querele qui n’est certeine, qui + sovent avient entre homes nices, ne fera nul preu à la chose qui einsi sera juchiee, mes + ce vaudra en cest quas que les encians establirent pour eslire arbitres. ¶ + Mes se aucun aprés la sentence de l’arbitre escrit en cele meimes + sentence grieu qui senefie ‘je ne contredi mie’, ja soit ce qu’il ne die ‘je lou’ ou ‘ge + reçoif ce que les arbitres dient’, il sera contreint à fere et aconplir ce qu’il a ostroié + par accion en fet, que n’est de la sentence du juge. Car quele disferance est en ce se il + dit ‘je ostroie ceste sentence’ ou ceste parole est lessiee ? Certes + nule disferance i a, car se les paroles qui sont costumees es stipulacions et la + outracheuse sutilité est ostee par nos qui [n]qu’il + ouelement A] HIovelement feimes lois + esqueles nos amendasmes meinz vices de stipulacions et meintes doutes et meinz enpeeschemenz, pour que n’ostons en tele escripture toute la + doute de l’encian droit, que se aucun escrit ces choses ou aucunes d’eles, qui senble + qu’il ostroit la sentence et que soit contreint à fere ce que li est comandé ? Car il + n’est mie senblant que pour ce seulement escrit ce qu’il ne contredie, mes pour ce qu’il + acomplisse ce contre qoi il ne puet venir. »

+

[Auth. 83.11 = Nov. 82.11] Ci vient une autentique qui amende ceste + loi, qui dit : « Nos establisons que nul arbitre soit fet par sairement, + mes il establisent poine et, cel[e]cel A] HI peinne paiee, se + puissent les parties departir de l’arbitre. Et se contre ce est fet, + le juge qui juja mal, se il le fet par engin, il atendra poine de Dieu ; se par non + savoir, nule chose avra de doumage fors le sairement, ne les parties n’i avront mal + domage. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Avant de nos estoit + establi es arbitres qu’i estoient esliz sanz nule poine ne nul juge nes + avoit donez, mes les parties sanz nul comandement de juge les eslissent qu’il doient estre + à son dit. ¶ Il avenoit que se la sentence fust donee pour celui qui desfendoit, il avoit + excepcion come de covenance ; mes se la sentence fust donee pour le demandeor, il n’avoit + nul preu de cele sentence, mes nos establissons en ces arbitres que nos avom dit et qui + seront esleu par tel consentement par cel covant, soit escrit ou non, que il se tendront à + sa sentence : se par aventure les parties suscrivent en la sentence puis qu’ele sera + donee, que cele sentence ne desplaist à nule des parties, le desfendeor en avra excepcion + come de covenance ; mes encore le demandeor avra accion en fet qui li sera donee de nos, + que la sentence qui li sera donee soit mandee à execucion. Et ce doit + estre fet en ceste roial cité par l’oficial del haut prefet et de cel juge de qui + juridicion est le desfendeor, es autres provinces par les governeors et + par les executeurs ou par les juges par qui se destreint le desfendeor. + Mes se il ne suscrivent en la sentence qu’il ostroient la sentence de l’arbistre, mes il + se turent et comfermerent la sentence par leur taire, ne dedenz .x. jorz + aprés n’envoierent à dire par devant tesmoinz au juge ou à l’aversaire + l’un à l’autre par que le juge entende q’il ne vouloient recevoir la sentence, cele + sentence sera comfermee pour le taire des parties et le desfendeor avra excepcion et le + demandeor accion por quel que la sentence soit donee. ¶ Mes se l’un[e]una A] HIL des parties reüse la sentence ausi com est desus dit ne ne veut + recevoir la sentence, lors cele sentence ne fera nule prejuisse ne ne pourra cil demander + accion ne al desfendeor excepcion, fors en ceus arbitres qui sont esleu par sairement ; + selonc que nostre constitucion par desus a dit, ja + soit ce que nos savon bien l’opinion de Jule Pol et des autres sages homes qui touchierent + cele question quele nos determinons en present. Mes il + ne la determinerent parfitement, mes il cuiderent que assez estoit + remeindre en unes tenporiaus accions, mes nos defenissons plus + planierement et generalment que se aucun est semo[n]semos A] HILs par lestres par + devant l’arbitre, issi sera despecié la teneure de lonc tens come se le plet fust comencié + devant le juge ordinaire. ¶ Et ce establissons generaument en ces + besongnes qui sont fetes par devant les arbitres : se aucune chose qui apartiengne au fet + soit reconeue ou provee par tesmoinz, l’en em pourra usser par devant + les juges ordinaires.

+

+ Cist meimes empereres dit : « Nos establissons que les + femmes soient departies des compangnies des juges, qu’eles ne puissent estre juges ne + arbitres, car eles doivent estre remenbranz de leur chasteé et des oevres que nature leur + ostroie et de que les comande à garder, ja soit ce que aucunes soient de + grant pouoir qui reçoivent arbitre, ou s’eles sont patrones et eles oient les plez qui + sont entre leurs franchiz ; einsi que pource qu’eles sont eslites, nule excepcion ne nule + accion sera donee à demander poine contre ceus qui ne voudront obeir à + leur sentence. »

+
+
+ [2.56.0 De satisdando] + Ci dit des seurtez qe baillent cil qi plaidoient par + autres. +

Cist titre parole des seurtez qui donent en causes cez qui veulent + plaidier par procureors.

+

[2.56.1] De ce dit li + empereres Dioclicians : « Certeine chose est que cil qui est fet + procureor del demandeor par devant le juge ne doit estre contreint à + doner plege que cel pour qui il est ostroiera ce qu’il fera, car en cest quas il est + come procureor de celi qui est present. Donques se cil qui l’avoit + fet procureor mue sa volenté et ne veut qu’il soit procureor, ce qu’il avra fet + jusqu’alors sera tenu et gardé par le juge. ¶ Mes se l’autre partie + li met encontre au comencement allegacion de desfension, ce est se il voudra desfendre + celui pour qui il est, il li covendra à doner plege deu desfendre, carcar ge d. AI] HL del desfendre il ne pourra aler avant de la querele dom il est + procureor, ¶ mes le procureor au desfendeor, ja soit ce qu’il soit + fet pardevant le juge en toutes causes.

+
+
+ [2.57.0 De formulis et impetratione actionum + sublatis] Ci dit des demandes qu’en soloit demander + formes. +

Cist titre parole des formes des accions et del pourchacement d’eles + qui estoit encianement que se aucun vouloit demander à autre, il li covenoit pourchacier + s’accion des sages homes qui en avoient pouoir. Il donoient paroles formees ; et qui + lessoit une parole pardoit sa querele, mes ce est amendé par cez .ii. + lois de cest titre.

+

+ L’emperere Costentin dit : « Les formes de droit qui + aguetoient en sillabes come font les oiseleeurs, voulons que soient tranchiees par + racinnes de toz auctors. »

+

+ Li empereres Theodoises dit : « Nos volons que + excepcion soit contrepossee à nului de ce qu’il ne pourchaça s’accion par qui il demande, + ne en gregneur joïsse ne en meneur, se cele accion qu’i propose est covenable à la + besongne et [apte]aspres A à la chose. »

+
+
+ [2.58.0 De jurejurando propter calumniam dando] + Ci dit coment en doit fere sairement de verité. +

Ci vient le titre des sairemenz que l’em apele + sairemenz de verité, et est ci mis avant le titre des jugemenz et aprés + le titre des arbitres, car en arbitres et en jugemenz done l’en sairement de verité.

+

De ce + dit li empereres Justinians : « En toutes les qauses qiex + que soient, ou soient pour letres ou pour instrumenz ou pour autre chose où proves soient à doner, ne voulons que autremenz soient contreinz de doner + proves se celui qui les demande ne done prumierement sairement de + verité que il ne demande ceste chose pour achoison d’alo[ign]alonjement A] HI(aloingnement)ement deu plet, car pour poor del sairement est + refrenee la presse des torçoniers pledeors. Et pource que aucuns ne + puissent mostrer leur cruauté que il moinent malement à fere tormenter sers pour + achoison de regeïsement, il ne doit estre ostroié autrement à venir à + ce à ceus qui ce demandent ne les juges nes doivent oïr se il ne jurent avant seur les + seinz evangiles qu’il ne demandent ce pour haine des sers ne pour courouz de ceus qui + sont oirs avec eus, mes pource qu’il ne pueent autrement mostrer ne enquerre la verité + des choses de l’eritache. »

+

+ Cist meimes empereres dit : « Puis que nos avons + ordené que les juges ne doient jugier les causes se il n’ont les seinz evangiles par + devant eus, et les avocaz en toutes les terres qui sont sozmises à l’empire de Rome jurent + avant et issinc alleguent es causes, nos entendons qu’il estoit mestier à fere ceste loi + par laquele nos establissons en toutes les quereles qui seront meues aprés ceste loi que + ne le demandeeur ne le desfendeeur ne puisse autrement ou comencement deu plet dire nule + chose se il ne jurent, si tost com le demandeor avra conté son fet et le + desfendeor avra respondu, avant que les avocaz facent leur sairement ; + et le demandeor jurra qu’il ne fist sa querele pour malice, mes pource qu’il cuide avoir + bone cause ; le desfendeor ausinc [ne]en AI pourra user de ses alleguacions se il ne jura avant que pource + qu’il cuide avoir bone raison de soi desfendre est venu à contredire, et + aprés les avocaz d’enbedeus parties jurront ausi con nos avom ja ordené et les seinz + evangiles seront mis par devant le juge. ¶ Mes se par + aventure la persone qui doit jurer a aucune dignité ou est aucune bone dame qui ne devoit + estre menee par devant les juges, ele fera le sairement en son ostel par devant l’autre + partie ou son procureor. ¶ Et ce meimes covient à garder se il i a + tuteurs ou curateurs ou autres personnes qui ont amis[n]amististracion A] H(aministracion)I(aministration)Listracion d’autrui + choses par autorité de la loi, car il covient que cez persones jurent + que il sevent la qause de ceus pour qu’il sont et por ce i vienent, car le petit orfelin + ne celi qi est de .xiiii. anz ne les autres persones de tieu maniere ne pueent si bien + savoir l’autorité come ceus qui font leurs besongnes, et pour ce pueent il mieuz venir au + jugement, car il jurent issi com il cuident et croient, [2a] ja soit ce que la nature de + la cause soit autrement que il ne jurent. Et par aventure, nequedent ce que chascun croit et cuide, ce doit jurer, mes touz les autres + juremenz qui descendent des autres lois ou de celes que nos avom fetes + durront en leur fermeté. ¶ Mes se par aventure une des parties n’i est + mie, mes ele a son procureor en la cause, le demandeor n’avra congié de + mander sa cause à son procureor se il ne jura avant sairement de verité en la province où + il jut par devant son juge. ¶ En cele meimes maniere, se le desfendeor + n’i est et par aventure il a ordené son procureor par stipulaccion de paier ce que sera + jugié ou il a aucun desfendeor qui le desfent sanz comandement, il dourra son sairement + avant qu’il s’en aut par devant le demandeor ou tout sanz li, se le juge l’esgarde en + jugement. ¶ Mes pource que nos doutons que aucuns + plede[or]pledes As qui + [u]osent AH(ose)Isent de conchiement [si]souz + A] H veulent aquiter ce sairement et + einsinc par leur barat conchient nostre + establissement, nos voulons que touz les juges mostrent leur jugement seur ce, car ce est + ordené non pour le preu de chascun seulement, mes de touz coumunement ; et ne suefrent que + tel sairement saient lessié, mes en toutes manieres le demandent al demandeor et au + desfendeor, que cest ordenement ne soit engingnié pou et pou et que le + sairement des pledeors o des avocaz ne soit changié. ¶ Et ce encore voulons ajoster à ceste loi que se aucun muet querele pour autrui + sanz comandement, mes il done plege que cil qui la querele est avra estable ce qu’il fera, + pource que par tel maniere la loi ne soit engingniee, nos establissons que se aucune tel + chose avient dés ore en avant, que aucun muet querele por autre ou pour aucune compangnie + de genz ou pour autre universsité, il dorra la plevine costumee ; mes le plet n’ira mie + avant se il ne fet par le comandement del juge les persones principaus jurer, ou par + devant l’aversaire se il i veut estre, ou autre qui soit pour li. O se nul n’est pour li, + le sairement soit doné par devant le juge de cel leu de celi por qui l’autre muet la + querele se il estse il est répété A] + HIL seul ou de lala + a g. AHI] L gregneur partie o plus + covenable de cele universsité por qui il est. Et se le demandeor ne + velt fere sairement de verité et ce est prové par raison, il n’avra pouoir d’aler avant en + sa querele, mes il charra de sa cause come desloial pledeor, et les juges se doivent mout courecier à li et le doivent chacier loin de la cort. Mes se le desfendeor reüse à fere cest + sairement, il sera come se il eust reconneu ce que l’en li demande, et + le juge pourra doner sentence si con requerra la maniere de la cause. + Einsinc apeticeront les quereles et les pledeors. Einsinc cuideront les homes quant il + seront en jugement qu’il soient es mostiers, car puis que les pledeors + meimes font leur plez par sairemenz et les avocaz donent leur sairement + et les juges ont les evengiles par devant soi en toute la cause, que doit l’en cuidier fors que Deus est jugejugie AH] IL en toutes les causes pour les + homes ? ¶ Donques l’encienne calonnie soit ostee en toutes ses dotes + et contre constitucion clere et brieu soit esclerié en toutes terres et soit grant remede + à determiner les causes. ¶ Mes ce sairement dont nos avons parlé, + voulons que soient doné esdonees AHIL quereles qui ne sont encore comenciees au comencement de la querele. Mes se aucunes causes sont qui pendent qui + sont comenciees par entamement de plet et les seurtez sont donees qui + doivent estre donees, se par aventure anbedeus les pledeors qui sont presenz et il + demeurent en une meimes cité ou en son terroer, en celes causes avra leu cest sairement ; + et sera doné au prumier jor de pledier qui sera aprés ceste loi. Mes + se l’une des parties n’i est mie, pource que la querele ne soit delaiee + pour celi qui n’i est et aucune chose contraire aviengne contre nostre proposement et ce + que est trové pour abregement des causes soit torné en contraire, nos + comandons que cil qui sera present face son sairement en toutes manieres. À celi qui n’i + est mie es quereles qui sont comenciees et pendent soit lessié ausi com + est dit. Mes se an.ii. les principaus persones n’i sont mie, pource + que les quereles ne soient parlongniees, nos voulons que sanz nul sairement les quereles + qui sont comenciees soient determinees.

+

Ci vient une autantique + qui acroist en cest sairement un article, qu’il doivent jurer que en tout le plet ne + demanderont nule prueve fors cele qu’il cuideront qui leur soit + mestier en verité, pource qu’il ne coviengne plusors foiz jurer.

+

Aprés vient une autre + autantique qui dist : « Les principals persones ou ceus à qui la besongne passe en mileu + jurront par devant le juge ou autre persone ne promistrent ne ne + dorront aprés ne prometront pour achoison de ceste cause ne par soi ne par autre persone + moianiere, fors ce qu’il donent à leur avocaz qui leur aident et as autres personnes et + qui noz lois ostroient à donner. Et se par aventure aucunes quereles doivent estre + trestiees en nostre consistoire, cest sairement sera donné par devant le senat ; et se + aucun des pledeors ne puet venir par devant le juge pour donner cest sairement, il sera + fet par devant l’oficial que le juge leur envoiera ou l’autre partie ; et ce qui est de + honeste vie jurra sanz son aversaire par devant son osficial ; et [se]se om. AHIL les parties + n’i sont mie ou l’une d’eles, cil qui n’i seront jurront par devant le + juge del leu où il sont, mes se aucun des pledeors ne veut fere cest sairement, le + demandeor charra de sa demande, le desfendeor sera comdampné ausi come se il eust reconeu + la demande. »

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

- École nationale des chartes - PSL -
- - - - Montpellier - bibliothèque interuniversitaire de médecine - H 81 - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - 1200/1299 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
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- [Liber secondus] -
- [2.1.0 De edendo] Cist titres est de fere - sa demande et de monstrer les resons par coi l’en commande. -

LiLettre enluminée. empereres Pius dit à Amil. Tu meismes regardes comment tu puisses prover que li denier te soient deu que tu - diz que tu baillas à garder. Quar ce par coi que tu requiers que cele contre qui tu pledes - mete avant ses resons selt apartenir à l’office au juge por aucune cause necessaire.

-

- Li empereors Sevoirs et Antonins dient à Faust. Cil - par devant qui li plez est meuz commandera que li instrument soient aporté avant et - regardé por encerchier la foi de la verité en quel cause que ce soit, ou citaiene ou - criminel.

-

Cil meisme empereor - dient à Valeri. L’action qui est proposee mostre la maniere del plet qui - est à venir. Et il loist à amender la ou à muer si comme l’ - auctorié - auctorité - del pardurable banissement l’amoneste, ou si comme la loialté au juge le - juge.

-

- Li empereres Antonins dit à Epafrodit. Cil qui velent - acuser doivent avoir prueves, quar la reson de droit ne de loiauté n’octroie pas que - poesté soit donee à aucuni exponctué après - aucun. de regarder les instrumenz à son aversaire. E se li demanderres ne prueve, - cil qui est trez en cause ait gaaignié la cause, ja soit ce que il nep exponctué après ne. prueve rien.

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- Li empereres Alixandres dit à Valentine. Il n’est pas - novele chose que cil à qui denier sont demandé demant a vooir les resons au creancier, si - que certaineté puisse estre fete de la verité.

-

- Cil meismes empereres dit à Urian. Li desirriers à - celui à qui l’en demande deniers, ja soit ce que l’en li demant el non de la borse - l’empereor ou en autre commun non, est droiturels, se il velt que les communes resons - soient mostrees et combien l’en a paié en son non.

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Cil meismes empereres - dit à Valent. Li procurators des privees choses l’empereor, ce est des - choses que il a qui ne sont pas de la reson de l’empire, commandera que tu aies poesté - selonc la costume de consecrare les instrumentz qui sont commun à toi et à la borse - l’empereor. E se mestiers en est en aucune maniere, il commandera que tu les portes par - devant autre juge por fere foi de ta demande à vooir.

-

- Cil meismes empereres dit à Floire. Les choses que li - sains empereres Antonins nostres peres escrist et que nos escrissimes s’acordent bien as - resons de droit et de loiauté ; ne eles ne sont pas diverses ne descordanz, quar il a molt - grant difference savoir mon se cil qui est trez en cause velt que les resons soient mises - avant de par celui qui li demande aucune chose, et puet estre mis arriere de l’intention - par exception de tricherie, et à ce s’acorde loiauté, ou savoir mon se li demanderres - requiert que cil à qui il demande aucune chose mete avant les sues resons ; quar en cest - cas ne covient il pas que la nessance de sa demande soit fondee des instrumenz à celui qui - est trez en cause.

-
-
- [2.2.0. De in ius vocando] Cist - titres est de fere semondre. -

Li empereres Alixandres - dit à Trusin. Autresi comme il s’acorde a bones muers que chascuns port - reverence à la fame à celui qui le franchi, est il deveé que tu ne puisses fere semondre - sanz l’otroi au prince la fame à celui qui te franchi.

-

- Li empereres Gordians à Noceran. Il est droiz - trescertains que - se par que se par que - se par que - , se pardons de banissement n’est requis, li patrons ou la patrone ou leur pere - ou leur enfanz ou leur oir, ja soit ce que il soient estrange, ne doivent pas estre trés - en cause par cels que il ont franchiRéclame chi dans la marge inférieure. ne par leur - enfanz ; ne pardons ne soit pasdons exponctué après - pas. donez en ceste chose as coutiveors des chans, porce que il ne sevent pas le - le droit, quar onor est deue a tels persones par naturel reson. Porce que tu reconis donc - que tu feis semondre le fil à ton patron sanz l’otroi au prevost, tu requiers folement que - la paine qui est establie el pardurable banissement te soit pardonee par noz letres.

-

- Li empereor Dioclians et Maximians dient a Rozant. Cil - qui sont en la poesté leur peres ne pueent pas pledier a els. Se tu es donc hors de bail - et tu as demandé pardonpar donc avec c exponctué. del pardurable banissement, il ne t’est pas deveé à trere ton - pere en cause. E ce meisme doit gardé en la persone à la mere.

-
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- [2.3.0. De pactis] Cist titres est de - covenanz. -

Li empereor Sevoirs et - Antonins dient à Filin. Ce qui estoit en doute par condition a esté finé - par convenance par bone reson. Porce que tu reconois donc quetu - reconois exponctué après que. il fu requis a ton pere par - paroles de chose enjointe en testament que, se il moroit sanz enfanz, il rendist l’eritage - a Fronton son frere, li covenanz qui fu fez de rendre a Fronton la siste part de l’eritage - el tens que il n’avoit nule esperance d’avoir enfanz n’est pas por ce desloials, que il - departirent leur eritage si comme il vodrent, et que tes peres morut puis que tu fus - nez.

-

- Li empereor Antoninsdient exponctué - après Antonins. et Sevoirs dient à Claudi. Quant tu eus - vendu ton heritage, se ti creancier murent leur accions contre les acheteors, et li - acheteors les reçurent de leur gré, tu te puez bien deffendre par exception de covenant - teu.

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- Cil meisme empereor dient à Restitut. Li sers au - creancier puet bien la cause son seignor fere meillor que ele n’est, mes il ne puet pas - muer en pis par novel covenant l’obligement qui fu a droit fez.

-

- Cil meisme emperereor dient à Valerien. Puis que tu - quitas le plet qui fu meuz por une terre, nule reson n’otroie que la cause qui est fenie - puisse estre recommencie.

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- Li empereres Antonins dit à Demagore. Se tu paias à - ton creancier une partie des deniers que tu li devoies, et covenanz fu entre toi et lui - que il ne demanderont pas l’autre partie, por ses causes et por ses plez que tu avoies - deffenduz par t’aide et par ta foi, tu es delivrez de cel obligement, partie par droit - citeans et partie par droit d’enore ; quar la pardurable exception de covenant ou de tricherie li tout que il ne puet demander le remanant ; et se tu l’eusses paié - par ignorance, si peust il estre demandez arriere.

-

- Cil meismes empereres dit à Basile. Il est droiz dont - nus ne doute que li covenant qui sont fet contre les lois ou contre bones meurs ne doivent - avoir nule force.

-

- Cil meismes empereres dit à Maxime. Se tu fus oirs à - ton deteur, l’action que tu avoies contre lui failli dés que tu eus l’eritage. Mes se tu - baillas l’eritage puis que tu l’eus conquis en jugement à celui que tu avoies seurmonté - par sentence par tel covenant que il feist satisfaction as autres creanciers et à toi de - tant comme l’en te devoit se tu n’eusses eu l’eritage, la foi de la covenance doit estre - gardee. E se ele n’est gardee, tu puez avoir accion por la covenance.

-

- Cil meismes empereres dit à Mucrataisle. Se il est - prové que Apolinaires preist bestes à garder à moitoierie en tel maniere que li foon - soient parti entre le seignor et le pastor por tels parties comme il convint entre els, il - soit contrainz par le juge de garder le covenant.

-

- Li empereres Alixandres dit à Denise. Porce que li - aversaires ta mere la deçut, puis que ele l’ot vaincu tant que ele li pramist qu’ele ne - movroit nul plet de ses sers, cil covenanz qui fu fez par male foi est vains. E quant l’en - commencera a pledier o ta mere de cele covenance, li juge la delivrera.

-

- Cil meismes empereres dit à Nice. Il covient garder le - covenant que tu deis quant tu donas doaire por ta norrie ; ne ce ne te pot rien nuire que - l’en selt dire que action ne nest pas de covenant ; quar nos usons lors de cest droit - quant li covenans est nuz. Mes quant denier sont doné, et aucune chose est covenanciee de - rendre les, la covenance vaut.

-

Cil meismes empereres dit à Capiton. - Tu ne puez avoir nule action contre ta marrastre por la covenance que - tu diz que ele fist o ton pere quant ele li dona une terre en doere, que ele paieroit les - usures as creanciers a qui la terre que ele donoit en doere estoit obligiee. Mes se une - terre proisiee fu donee en doere, si comme une partie de l’instrument le mostre, tu puez - avoir accion de vente, que li covenant soient gardé.

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- Cil meismes empereres dit à Facslecorrigé après l’écriture en facisle par l’ajout d’un i suscrit dans une encre brune plus claire que le corps du texte.. - La reson de droit et de loiauté requiersic - que li derrenier covenant soient gardé. E por ce, se la partie qui est contre toi s’assenti que ele n’useroit pas de la covenance qui fu premierement fete, et - meesmement se ele le dist en cort, si comme tu proposes, il ne t’est pas deveé à metre - avant l’accion qui avoit esté sus la premiere covenance.

-

- Li empereres Maximians dit à Matri. Action de covenant - apartient es marchiez de bone foi se li covenanz est fez maintenant ; quar ce qui puis a - esté covenancié n’engendre pas action mes exception.

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- Li empereres Gordians dit à Cecil. Se paine fu mise el - covenant que tu diz que tes aversaires te pramist se il ne tenoit le covenant, se tu - pledes por la paine, tu gaaigneras ou que li covenanz soit tenuz ou que la paine te soit - rendue ; quar tu requiers por niant et contre la solempnel ordre que li bien à ton - aversaire te soientte soient répété. - baillié.

-

- Li empereor Valeris et Gallians dient à Valerian noble home. Li covenanz qui fu mis en l’instrument del doere, que se li peres moroit - sa fille que il marioit fust oirs o son frere et eust de l’eritage autretant comme il, ne - pot fere nul obligement ne tolir au pere franche poesté de fere testament.

-

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Diofant. Porce que tu proposes que li fil qui furent escritescrit répété. oir el testament leur pere furent proié que cil qui - morroit premierement rendist à l’autre sa partie de l’eritage, et tu affermes que il - s’entrequiterent de ce donc il avoient esté proié, nus ne puet chalengier riens vers - l’autre por cele proiere.

-

- Cil meisme empereor dient à Eximeche. Li prevoz de la - contree fera garder selonc droit le covenant qui sera provez qui fu fez par bone foi, ja - soit ce que escriture n’en fu pas fete, se la verité de la chose qui fu fete puet estre - provee par autres prueves.

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Cil meisme empereor dient à Juil et à - Heumil. Se vos provez que vostre creancier aient receu aucun de vos qui - paia une partie de la dete por sa persone, quant vos en requeroiz le governeor de la - contree, il porverra par s’auctorité que li uns nel exponctué après ne. soit pas emplediez por l’autre.

-

Cil meisme empereor dient. Ja soit ce que li escriz en coi il est compris que cil qui vivra plus longement - ait les choses à l’autre ne mostre pas parfetement entre la menue gent senblance de don - qui est fez por cause de mort, neporquant, porce que la volenté as chevaliers, qui est - fete el derrenier esperit de la vie et de sa chose propre, et est mise en - escrit porce que il a en aucune maniere jugement ; et tu proposes que quant tu et tes - freres aliez a une bataille, et vos estiez en peril de mort, autresi li uns comme li - autres vos feistes covenant ensenble que les choses à celui de vos qui morroit - premierement fussent à celui qui remaindroit en vie, par cele condition est il entendu que - toz li gaainz des choses ton frere doit venir à toi par son jugement, qui est confermez - par l’otroi des establissemenz as princes.

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- Cil meisme empereor dientà Eusebe exponctué après dient. à Marcial. Les seignories des - choses sont remuees par livrer les, et par estre en mis en sesine, et ne mie par nus - covenanz.

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- Cil meisme empereor dient à Eusebe. Porce que tu propose que il ot - covenant entre vos sanz escriture que li eritages à tes freres qui avoient esté mort - fussent departi par cels parties, et il puet estre prové que ceste covenance fu fete par - cause de transsaccion, tu te puez deffendre par exception se tu es en sesine. Mes se tes - aversaires tient, tu doiz entendre que nule action n’est vee à toi de cest covenant, se tu - ne te porvoiz de metre i paine, ne il ne sera pas otroié à ton aversaire que il use de - latraison exponctué après la. - transsaccion, se il ne velt acomplir les choses qui furent covenanciees.

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- Cil meisme empereor dient à Archelaïeou Archelage ?. L’aages de plus de .xxxv. - anz fera que li covenanz au procureor qui pramist que il recevroit mains que l’en ne - devoit à cels que il avoit en garde ne leur nuise pas ; quar li deffendeor et li procureor - qui se font paier de ce que l’en doit à cels que il ont en garde delivrent les detors et - ne mie cil qui les quitent.

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- Cil meisme empereor dient à Honorat. Li filz qui fet - covenance ou qui reçoit la dete ne tout rien a l’obligement son pere.

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- Cil meisme empereor dient à Domine. Se il est prové - que tu cuitasses les actions del lés ou de la chose enjointe que tu avoies contre les oirs - ton mari as uns d’els, tu doiz entendre que exception de covenant ne te puet rien nuire - quant tu metras avant - actio - action - contre cel que tu ne quitas pas.

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- Cil meisme empereor dient à Cornile. La dete qui est - deue por aucun heritage et qui est devisee à chascun des oirs par droit selonc la partie - que il a de l’eritage ne puet pas por covenant que li oir au deteur facent - entre els obligier l’un d’els au creancier por tote la dete. E ce avra par droit lui en - cels qui sont oir as seignorez. Tu puez donc empledier, de tant comme à toi apartient, - celui qui est oirs o toi d’aporter avant les instrumenz qui sont commun à toi et à lui ou - por les choses qui furent covenanciees en la partie que il n’a pas acomplies.

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- Cil meisme empereor dient. Cil qui demande aucune - chose por la paine qui fu mise en la covenance ou qui fu mis devant le covenant ou - maintenant aprés, requiert par droit que sentence soit donee por lui.

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- Cil meisme empereor dient à Leonce. Se ce qui fu - pramis par nu covenant fu paié par certains anz, ce qui fu paié qui n’estoit pas deu ne - pot pas obligier celui qui fist le covenant à paier le d’ileq en avant se paine ne fu mise - el covenant.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Se - aucuns pramet quant il escrit l’instrument d’aucun marchié que il a fet que il n’usera pas - de l’exception de cort avenant por sa chevalerie ou por sa digneté ou por l’avantage de - l’ordre de provoire, ja soit ce que l’en soloit douter savoir mon se il covenoit tenir ce - qui estoit escrit, si que cil qui ce prametoit ne devoit pas aler contre son covenant, ou - se il devoit partir soi de ce qui estoitestoit répété et - exponctué. escrit et user de sa droiture, neporquant nos establisson que - il ne loise à nul à aler contre ce que il a escrit ne à decevoir cels qui font marchié à - lui. E se li convenant sont fet par le banissement au prevost qui ne sont pas contre les - lois ne il ne sont pas fet par tricherie, il doivent estre gardé en totes manieres, e por - coi ne vaudroient donc li covenant qui sont fet en cest cas. Quar il a une autre ruile en - l’ancian droit qui dit que tuit ont congié de quiter les choses qui ont esté establies por - els. Tuit nostre juge gardent donc ce es plez, et ceste forme viegne as juges delegaz et - as arbitres qui sont esleu. E sachent que se ila exponctué après il. la despisent, il feront que li plez sera sus els.

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- Cil meismes empereres dit à cel meisme prevost. Une - tel demande nos a esté demandee de l’avocacie de Cesaire, se deus persones ou plusors - avoient esperance d’avoir l’eritage à autrui, qui leur pooit escheoir par lignage, savoir - mon se li covenant qui sont fet entre els por cel heritage en coi deus - conditions sont mises, e specialment ce est à savoir se cil muert qui tient l’eritage et - se li eritages vient d’els doivent estre gardé, ou se li profiz de l’eritage venist à - aucun d’els il en donast as autres aucune chose par covenant. E l’en doutoit se tel - covenant doivent estre gardé. E ce les fesoit douter que cil vivoit - encore de qui eritage tel covenant furent fet, et por ce que il ne furent pas fet autresi - comme se li heritages deust venir à els en totes manieres, mes soz deus conditions, ce est - à savoir se cil moroit et se il estoient apelé à l’eritage. Mes totes - tels covenances nos senblent mauveses et plaines de mauvese fin ; quar por coi sont aucun - covenant des choses à celui qui vit encore et qui n’en set rien ? Nos - establissons donc selonc les ancianes ruiles que tel convenant qui sont fet contre bones - meurs soient en totes manieres bouté arriere, et que rien ne soit gardé de tels covenances - se cil de qui heritage li covenanz est ne s’i assent et dure en sa volenté jusqu’à la - mort ; quar lors sera ostee tote mauvese esperance et il leur loira a garder cez covenanz - par son seu et par son commandement. Nese exponctué - après ne. ce n’est pas repost es lois et es establissemenz qui ont esté - devant ceste, ja soit ce que nos l’avons dit plus clerement. E nos - commandons que dons de tels choses ne engagemenz ne soient receu, ne nus autres marchiez - qui en soit fez. Quar la suite de noz tens ne sueffre pas que aucune chose soit fete ou - covenanciee d’autrui choses contre la volenté au seignor.

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- [2.4.0 De transactionibus] De maniere - de covenance qui est fete par concorde qui est apelee transaction. -

- Li empereres Antonins dit à Cecil. Covenance ne - transsaccion qui est fete o les uns des deffendeors ne des procureors ne puet pas aidier - as autres es choses que il firent ou durent fere communement ou chascun par soi. Porce que - tu as donc eun exponctué devant eu. trois - procureeors, et as fet transaccion o les deus, il ne t’est pas deveé a pledier au tierz, - mes que ce ne soit pas de ce donc tu feis transaccion o les autres.

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Cil meismes empereres dit à Lutitace. Porce que tu proposes que tu feis o ta suer transaccion de ton heritage, - et por ce li prameis tu certaine quantité de deniers, ja soit que il n’eust entre vos nul - plet de l’eritage, neporquant dés que la transaccion fu fete por poor del - plet, l’en entent que li denier furent pramis par droit. E se tu eusses por ceste cause - paié les deniers, tu ne les deusses pas demander arrieres ; e se tu ne l’eusses paiez, tu - en fussespaiez exponctué après fusses. par - droit tretié en cause.

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- Li empereres Alixandres dit à Julian. Plede, o - Geminian, porce que ses peres qui fu tes - procurres - procureres - seurpleus avec e exponctué. fist - tes besoignes. E se il nie par devant le juge que il n’est pas tenuz a toi par cele accion - porce que transaccion en fu fete, et que paine i fu assignee, li juges enquera por - l’endroit del jugement qui est de bone foi de combien de deniers la transaccion fu fete. E - se il apert que ele fu fete de menor quantité de deniers que ce qui sera prové qui - t’estoit deu de l’aministration de tes choses, il covendra que il te pait le seurplus. - Quar ce qui fu mis en la transaccion ne monte pas autretant comme ce qui t’estoit deu.

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- Cil meismes empereres dit à Aminid lecture incertaine étant donné le nombre de jambages.. Quant action de gardergarde avec haste du d - barrée. a esté finee par transaccion par celui qui est en - aage, nule actionde garde exponctué après - action. ne li remaint fors de tricherie. Mes cele puet il movoir dedenz deus anz, - se transaccion n’est fete especialment de tricherie.

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- Cil meismes empereres dit à Evecat. Porce que tu - reconois que tu feis transaccion o l’oir à celui qui fu jadis tes deffenderres, se tu - estoies en aage quant tu la feis, tu requiers por nient que li covenant soient depecié. - Quar ja soit ce que nul instrument n’en fu fet si comme tu proposes, neporquant se - certaineté est fete del covenant par ta reconoissance, escriture qui seltqui selt biffé. contenir les prueves de la chose - qui a esté fete n’est pas necessare.

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- Cil meismes empereres dit. Porce que vos proposez que quant plez fu meuz - del testament vostre pere, qui n’estoit pas à droit fez, vostre mere fist transaccion o - ses aversaires, si que ele eust une partie des biens et lessast le plet, la reson de droit - ne sueffre pas que li plez qui fu par ce entrelessiez une foiz soit restorez par vos qui - estes oir vostre mere. Mes se il ne li ont gardé covenant et il ne li - ont paié tel partie des biens comme ele dut avoir, nos emplederoiz par droit l’autre - partie de tant comme il apartient a vos, ou se paine fu mise en la covenance, vos poez - avoir action por la paine ; ou se li obligemenz de paroles fu entrelessiez, bone action - leur puet estre donee por mostrer la chose qui fu fete.

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- Li empereres Gordians dit à Calicin. Li covenanz de la - transaccion que cil fist à qui tu commandas que il menast ta cause et ne mie que il finast - le plet, n’a fet nul damage à ta demande.

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- Cil meismes empereres dit à Juin chevalier. Se plez - est meuz de la norreture qui fu lessiee à aucun en testament de coi li tens est passez que - ele deust estre tendue, transaccion en puet bien estre fete ; mes la transaccion qui est - fete del tens qui est à venir sanz le prevost n’est affermee par nulle auctorité de - droit.

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- Cil meisme empereres dit à Agripin. Se covenanz a esté - fez si comme tu allegues et paine mise por la possession que tu avoies aquise et de quoi - li freres ta fame t’empledoit, et li covenanz fu tels que se tes aversaires te paioit .x. - deniers d’or dedenz .i. certain jor, tu li leroies la possession, et se il ne les te - paioit il ne te porroit puis movoir nul plet de cele possession, et cil qui ainsi pramist - ne fist pas satisfaction de la pramesse, il s’ensuit que tu, a qui la chose apartient, ne - doit pas soffrir force de par lui. E quant li prevoz de la contree sera requis de ceste - chose, il deffendra que force ne te soit fete. Por ce meesmement que se tes aversaires - eust bone action sus la chose, si li peust ele estre tolue par cele covenance por la - profitable exception.

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- Li empereres Phelipes dit à Apollofane. Tu requeis - contre droit que l’en te lest movoir plet contre les filz ton frere de l’eritage leur pere - et de leur estat ; quar ce est contre la foi del lignage et des covenanz. Quar jamés li - plet ne seroient finé se il loisoit à partir soi de legier des transaccions qui sont fetes - par bone foi.

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- Li empereor Valeris et - Gallians Gallians - Gallians - dient à Gaian chevalier. La transaction qui a esté fete entre - toi et ton frere des lés qui vos fu donez par tel maniere que se li uns moroit sanz enfanz - li autres l’eust, est ferme, quar ele est tenable par la concorde des freres qui tout que - li uns ne covoite pas la mort à l’autre. Ne ele ne puet pas estre depeciee autresi comme - se tu eusses esté deceus quant tu t’asentis à tel covenant, quar tu ne proposes pas que tu - fusses en l’aage à qui l’en selt secorre par restitution. E se tu i fusses, si ne deusses - tu pas empetrer aide de restitution por iceles meismes causes.

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- Cil meisme empereor dient à Prin. Li prevoz de la contree regardera savoir mon se transaction a esté fete entre toi et les - aministreors de ta cité de plet douteus ou se ce qui estoit deu sanz nule doute a esté - quité par amistié ; quar el premier cas, comandera il que la transaction soit ferme, mes - el derrenier ne sofferra il pas que damages soit fez à la cité par amistié.

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- Li empereres Dioclians et Maximians dient à - Prode - Procle - . Il est contenu el pardurable banissement que il ne covint pas - que les transaccions qui sont fetes par poor soient fermes. Mes neporquant, tote maniere - de poor ne soffist pas à rapeler les choses qui sont terminees par assentement, ainz - covient prover tel pooir où il ait peril de vie ou torment de cors. E - la qualité de la principal cause ne soffist pas à prover force ou tricherie. E por ce, se - nule tel chose ne puet estre provee, il ne covient pas reconmencier les plez qui sont - terminez par consentement. Mes porce que tu affermes que cil o qui tu - as fet transaction est tes sers, filz de ta serve, se ce que tu diz est voir, une autre - reson depiece le covenant, quar il n’est pas doute que li seignor qui font covenant o leur - sers ne pueent estre tenu ne obligié par leur covenanz se il ne sont de doner leur - franchise.

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- Cil meisme empereor dient à Sopatre. Se tes aversaires - s’esforce d’aler contre les covenanz, reson de loiauté amoneste que li denier qui furent - doné soient rendu, et que la cause soit recommenciee tot enterignement dés que tu meismes - t’i assenz.

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- Cil meisme empereor dient à Poince. Se tu veus avoir - avenant response, si nos envoie l’essample de la covenance, quar por ce entendions nos - savoir mon se la covenance fu nue ou se il i ot mis paine et obligement de paroles ; quar - se cez choses i furent mises, il sera aperte chose que nule demande d’eritage ne d’autre - chose ne sera avenant à cele qui plede o toiSuit un - paragraphe exponctué : Cil meisme empereor dient a Poince. Se tu veus avoir - avenant response, si nos envoie l’essample..

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- Cil meisme empereor dient à Cecil. Il ne covient pas - recomencier par lesles ajouté en marge avec signe - d’insertion. letres l’empereor les causes qui sont fenies par loiaus - transactions.

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- Cil meisme empereor dient à Marcel. Porce que tu - proposes que cele contre qui tu nos requiers a finé par transaccion le plet que ele avoit - contre toi, et que ele a receu ce qui li fu covenancié por finer le plet que - ele avoit contre toi - et qu’ele a receu qui li fu covenancié por finer le plet - - . Et or velt aler contre la covenance, et tu requiers ou que ele tiegne le - covenant, ou que ele rende ce que ele en a eu. Tu fez sagement se tu meis en covenant par - obligement de paroles maintenant que la transaccion fu fete que ele te rendist ce que tu - li donoies se ele aloit contre ce que ele prametoit se ainsi estoit que ele eust plus de - .xxv. anz. Quar ce covenoit il a ce que tu eusses exception de covenant et action des - choses que tu li donas. E se il n’ot fet nule tel chose en la covenance, tu puez avoir - exception de covenant et ne mie action de demander arriere ce que tu li donas.

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Cil meisme empereor - dient à Valentin. Il n’est pas deveé à fere transaction ou covenance de - crime capital, fors sanz plus d’avoutire. E es autres crimes en coi venjance de sanc ne - doit pas estre prise ne loist il pas a fere transaction, fors el crime de fere fausse - monoie.

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- Cil meisme empereor dient à Yrin. Li droit nefurent exponctué après ne. sueffrentsueffrent ajouté dans la marge droite. pas que - li plet qui ont esté feni par transaction qui a esté fete par bone foi soient recommencié - por instrument qui puis ait esté trovez. Mes se il est prové que il ait porchacié par - barat la fin del plet, et que il eust ou par soi ou par autre sostrez les instrumenz par - coi la verité peust estre provee, l’action remaint et l’exception de covenant est ostee - par replication de tricherie. Mes se ele est ja perie, tup exponctué après tu en fin de ligne. puez metre - avant action de tricherie tant seulement dedenz deus anz.

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- Cil meisme empereor dient à Irinee. Il nos plot par - droite reson que l’auctorité des transactions ne fust pas mendre que des choses jugiees ; - quar il n’est nule chose qui si s’acorde à humaine foi comme garder ce que l’en covenance. - Ne ce ne soffist pas à depecier le covenant que tu proposes que il fu fez en la segonde - ore de la nuit, quar nus tens ne refuse le consentement à celui qui est de saine pensee et - qui a plus de .xxv. anz.

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- Cil meisme empereor dient à Ginimian. Porce que il est - escrit que les choses qui sont donees ou retenues par transaccion soient à celui quiest exponctué. les retient ou à qui eles sont - donees autresi comme se il les eust achatees, l’en demande por niant le pris des choses - qui sont fetes faintement, quer eles ne valent pas plus que se eles ne - fussent pas fetes.

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- Cil meisme empereor dient à Alissandre. Se tu feis - transaccion puis que tu fus en aage, la contestation de tricherie sanz plus ne soffist pas - à depecier la transaction.

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- Cil meisme empereor dient à Tician. L’intention as - creanciers Archimedore à qui tu diz que autre de toi sont oir, ja soit ce que tu quidasses - premierement estre ses oirs ne te puet pas tenir se tu ne fus obligiez por lui, mes il - covenist avoir ce tretié tant comme la besoigne estoit entiere. Quar porce que tu proposes - que li plez a ja esté finez par transaction et que tu as pramis à paier deniers, tu - requiers à tort que action te soit donee porce que tu as paié que tu ne devoies pas. Quar - se tu n’eusses fet que pramettre lésles ajouté dans la - marge gauche. et t’i fusses obligiez par paroles, si ne te peusses tu pas - deffendre parce que tu ne deusses pas ce que tu eusses pramis.

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- Cil meisme empereor dient à Victorin. Se tu as receu - par cause de transaction les choses qui sont contenues en l’instrument et il ne fu mis en - covenant que tu en eusses rien plus, tu voiz que t’aversaire puet estre deffendue par aide - d’exception. E se ele reconnut sanz finer le plet que ele te deust rendre une certaine - quantité de deniers, autresi comme se ele ne te deust rien plus, il ne t’est pas deveé à - demander et icels deniers et le sorplus de la dete.

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- Cil meisme empereor dient à Marcelle. Se vos avez plus - de .xxv. anz quant vos feistes transaction ou vostre oncle, ou - vo - vos - le quitastes en dons et sanz nule condition ce que il vos devoit, les choses qui - sont finees ne doivent pas estre restorees, porce que vos proposez que vos le feistes en - esperance d’avoir son heritage aprés lui et que il l’a donédonee avec e final exponctué dans le ms. à autres.

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- Cil meisme empereor dient à Dionisiade. Il est droiz - bien seuz que li fil ne pueent estre fet serf por la transaction à la mere.

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- Cil meisme empereor dient à Caton. Il est aperte chose - que cil qui est sains par penseeo exponctué après - pensee. puet bien fere transaction, ja soit que il soit malades par cors ; e por - ce tu ne deusses pas requere que tes covenances fussent depeciees par coverture de ce que - tu estoies malades quant tu les feis.

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- Cil meisme empereor dient à Afarine. - Coment que transaction soit fete ou en la cort au governeor de la - contree ou hors de cort ou par escrit ou sanz escrit, il la covient garder. - Mes porce que tu proposes que tu feis covenant que tu receusses - aucune certaine chose, ja soit ce que escriture n’en fu pas fete ne nus obligemenz de - parole ne fu fez por cele cause, ja soit ce que accion ne pot pas nestre de nu covenant, - neporquant se tu chalenges les choses tot de rechief et exception de covenant t’est - opposee et tu uses de replication de tricherie, tu porras contraindre ton aversaire à - tenir le covenant.

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- Cil meisme empereor dient à Marcie. Li droit deffendent que les choses - qui sont finees par general transaccion ne soient recommenciees por ce se les choses ont - puis esté trovees de coi la transaccion fu fete. Quar l’error de la proprieté de la chose, - que autres que cil qui firent la transaction tenoit el tens que ele fu fete, ne puet rien - nuire.

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- Cil meisme empereor dient à Antonin. Il est grief - chose et plaine de crime à toi que les choses qui furent finees par transaccion soient - restorees, porce que tu reconnois que il i ot tricherie plus par devers toi que par devers - tes aversaires.

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- Cil meisme empereor dient à Procle. Se transaction a - esté fete d’une certaine chosechose certaine dans le ms. - avec signe indiquant de procéder à une inversion. et il a esté mis en - covenant que l’en ne demant rien plus, ja soit ce que il n’i a pas esté mis par non de ce, - neporquant l’action remaint tote entiere des autres choses de coi la transaction ne fu pas - fete.

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- Cil meisme empereor dient à Cyril. Se la sentence qui - a esté donee en aucune cause n’est pas sospendue par apel ou par enterigne restitution, il - est certaine chose que transaction est por nient fete sus la chose qui est jugiee. Et por - ce, se tu ne te tolis par obligement de paroles l’action qui t’apartenoit, li prevoz de la - contree s’entremetra, selonc la costume des lois, de mener à effeut les choses qui pieça - furent jugiees.

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- Cil meisme empereor dient à Ruf. Se il fu mis en - covenant que uns chans frans oou avec u exponctué dans le ms. certaines bonnes te fust donez par cause de - transaccion por une possession que tu demandoies, ne tu n’avoies pas en cel tens mains de - .xxv. anz, ja soit ce que il soit prové que cele possession ait puis esté obligiee, ou que - une partie en soit à un autre, neporquant li droit deffendent que li plez - qui a esté finez par transaccion ne soit restorez. Mes tu puez pledier - par devant le governeor de la contree de la paine, se il en i ot point mis por garder les - covenanz ou par action d’eschange, se il n’i ot paine mise. Neporquant, - se la borse l’empereor ou autres a chalengié les choses por coi la fin del plet fu fete - tant comme tu les tenoies, tu n’en puez rien demander.

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- Cil meisme empereor dient à Tholomaide. Porce que vos - proposez que vos quitastes en dons ou par cause de transaction à vostre frere qui fu - vostre procurreres tot obligement de ce que il vos avoit eu en garde, ne tricherie n’est - nule foiz fete à celui qui velt la chose et qui s’i assent, vos vos plaigniez - por - pou - nient de tricherie ne il n’est pas por ce tenuz a fere vos ses oirs se il ne - velt, quar nusn exponctué après nus. n’est contrainz par - droit a acomplir pramesse de son heritage.

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- Cil meisme empereor dient à Ammoni. La profession à - celui qui requiert que la transaction qui fu fete por remuement de seignorie ou por accion - perie soit rapelee par coverture de poor, ja soit ce que il soit mostré veraiement que ele - fu fete par ses amis, descuevre l’engresté de lui.

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- Cil meisme empereor dient à Achille. Se tu avoies plus - de .xxv. ans quant tu feis transaction, ja soit ce que les choses qui te furent - covenanciees ne t’aient pas esté offertes, ne cil qui sont semons ne les offrent encor - pas, neporquant de l’exception de covenant leur vaut à ce que tu ne leur puisses rien plus - demander que il te pramistrent se il sont prest de rendre le toi, ainçois que il soient - semons autre foiz.

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- Cil meisme empereor dient à Theodociain. Se les choses - qui furent pramises par cause de transaction n’ont esté acomplies, il est certaine chose - que la paine qui fu mise à celui qui iroit contre le covenant puet estre demandee.

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- Cil meisme empereor dient à Marciane. Transaccion où - il n’a nule chose donee ne pramise ne retenue ne vaut rien.

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- Cil meisme empereor dient à Marciane. Ja soit ce que - cil qui a fet le covenant se repente maintenant, neporquant la transaction ne puet estre - depeciee ne li plez recommenciez. E cil qui t’amonesta que il loisoit bien a repentir soi - de transaction dedenz certain tens te dist faus.

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- Li empereors Gracians et Valentins et Theodoses dient à Eutrope le - prevost. Quant covenanz ou transactions est escrite et ele - est confermee par obligement de paroles ou par qui i est mise, ou il se - covient assentir selonc les lois a ce qui est fet, ou la paine doit estre paiee, se li - aversaires velt o totes les choses qui furent donees devant la conoissance de la - cause.

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- Li empereors Archades et Honoires dient à Rufin le prevost. Se aucuns velt venir contre les covenanz et contre les transactions que il a fetes - puis que il ot .xxv. anz sanz nule force et sanz nule poor mes de sa bone volenté, et il - requiert le juge encontre ou il en apele au prince ou il n’acomplist pas ce que il - pramist, et il conferma le covenant quant il fu fez el non de Deu le tot puissant, il - n’est pas tant seulement diffamez, ainz perde l’action et rende la paine qui fu mise es - convenanz, et n’ait pas la proprieté des choses, et rende tot le gaaig que il avoit eu del - covenant ou de la transaction. Tuit li preu en seront donc doné à cels qui garderont les - covenanz sanz brisier. E nos volons que cil soient digne del damage qui - est establiz en ceste loi qui metront nostre non en lor covenanz, et jurront par le salu - as princes por confermer les.

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- Li empereor Leons et Antonins dient à Tyre le prevost. Se transactions ou covenances ont esté fetes par faus instrumenz, ja soit ce que - seremenz en ait esté fez, neporquant, quant la faussonerie sera descoverte citeanement, - nos commandons que eles soient rapelees en tel maniere que se eles ont esté fetes de - plusors causes ou de plusors chapistres, icele cause ou cele partie soit rapelee tant - seulement que l’en savra qui fu finee par le faus instrument ; et li autre chapistre - soient gardé fermement se ainsi n’est que li plez qui nasqui de ce que l’en disoit que li - instrumenz estoit faus soit finez par jugement.

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- Li empereres Anastaises dit à Thomas prevost d’Illire. Nos commandons - que les transactions qui seront fetes ou qui ja ont esté fetes en totes les causes qui - sont meues ou qui seront meues de ci en avant por condition de sers ou de coutiveors - soient gardees, se il n’avient que eles doient remaindre por aucun’autrecf. aucun’autre (2.46.2) - droiturel cause ne il n’apere pas que eles doient por ce cheoir que eles sont fetes de - condition à sers ou à coutiveors.

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- [2.5.0 De calculi errore] Cist titres - est d’erreur de conte. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ario quartÀ Ario quart ajouté dans la marge gauche.. Il a sovent esté establi que error de conte d’où que ele - nesse, ou d’ununs avec s exponctué. marché ou de plusors, ne grieve de rien la verité. E por ce, - il est certains droiz que les choses qui ont esté contees plusors foiz puent estre contees - tot de rechief se jugemenz ou transaction n’en a esté fete. Mes se tu prameis par error de - conte une quantité de deniers autresi comme se tu la deusses, ja soit ce que tu ne la - devoies pas, tu puez requere que tu en soies delivrez.

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- [2.6.0 De postulando] Cist titres est - de mostrer en cort la parole à autrui. -

- Li empereres Antonins dit à Artemide. Porce que tu - n’apalas pas quant li prevoz d’Egipte te deffendi que tu ne menasses jamés plet, obeis à - son commandement.

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- Li empereres Alixandres dit à Polidore. Se li fil à - cels que nos ou autre avons franchiz sont si sage que il puissent sostenir les causes as - autres, ce ne leur est pas deffendu à fere.

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- Li empereres Gordians dit à Flavian. Se tu - covenançascovenances avec e exponctué et a suscrit. à doner à .i. avocat jusqu’à - tant comme l’en puet doner à avocat, ce est à savoir jusqu’à .c. deniers d’or, et tu li - prameis à rendre une autretel some autresi comme se il la t’eust prestee, ne tu ne la - paias pas dedenz .ii. anz, tu es garniz d’avenant, exception de deniers qui ne furent pas - baillié, et tu puez demander arriere selonc la costume la caution qui fu ballie por cele - cause.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Theodocian. Aucuns s’efforce por nient de revenir as plez qui sont finé por coverture de ce - que li patrons de la cause n’i fu pas presenz.

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- Li empereres Costentins dit à Heliade. [S]epas de lettrine mais s d’attente. aucuns des avocaz sont trové que il aient mis granz dons par - devant bone renomee et aient pris par non d’avocaz certaine partie des causes que il - prennent à deffendre o grief damage à celui qui est sires de la cause et o ravine, il nos - plest que tuit cil qui demorront en tel cruelté soient del tot mis hors de la profession - as avocaz.

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Li empereor Valentins et Valeris dient à - Olibre le prevost. Quiconques vodra estre avocazavocaz et juges avec et juges exponctué - dans le ms., il ne soit pas en une meisme cause avocaz et juges, quar il - covient avoir aucune difference entre les juges et les patrons des causes. - E sor totes choses, tuit li avocat aident en tel maniere à cels qui - pledent : que il ne saillent pas avant à ledengier ne à maldire plus que li - profiz des causes le requiert, ainz facent ce que la cause desirre, et se gardent de tort - fere. Quar, se aucuns est si jangleus que il ne veille pas pledier par reson mes par - reproches, il perde sa renomee. E l’en ne leur doit pas doner si grant loisir que aucuns - lest la principal besoigne et se tort à ledengier son aversaire ou en apert ou - covertement. En sor que tot nus avocat qui ait son salaire del comun ne - face marchié ne covenance o celui que il li loira à prendre ; ne nus ne - face tençon à son esciant. E en la cité de Rome, li enoré qui esliront - cest office aient congié deco exponctué après - de. sostenir causes tant comme il vodront, en tel maniere que il ne le facent pas - por vilain gaaig, ainz quierent par ce acroissement de leur loenge. Quar se il sont deceu - par gaaig et par deniers, il seront nombré entre les plus vils, autresi comme bouté hors - et forslignié. Quiconque vodra donc estre avocaz de cels à qui nos - avons otroié que il le soient, sachesachent avec - ent exponctué. que il avra tant comme il sera avocaz l’office - que il enprant au commencement. Ne nus ne cuit que s’onor soit point amenuisiee porce que - il ala avec l exponctué. - esleu l’office où il covient par force que il soit en estant et a lessié la droiture - d’estre en seant.

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- Cil meismes empereor dit à Olibre le prevost. L’en - doit porveoir que li avocat qui sont en une cort plus noble par essience - et par acostumance de pledier ne soient pas tuit d’une partie, si que il coviegne que - l’autre partie soit soustenue par les noviaus et par les mains sachanz. - E por ce, se en une cort sont dui ou plusor par devant les autres de qui la renomee soit - graingnor que des autres, il soit en l’office au juge de departir les si ivelment que - l’une des parties ait autresi bone deffense comme l’autre. E se aucuns - d’els est amonestez par le juge et il refuse à aidier à unes des parties par excusacion - qui ne puisse estre provee, il perde la cort et sache que il ne porra jamés recovrer à - maintenir cause. E se aucuns des pledeors est descoverz que il ait fet - priveement marchié o plusors avocaz, et ait sostret par tel barat à son aversaire le pooir - d’avoir autresi grant deffense comme il a, il mostrera sanz nule doute que il sostient - mauvese cause et sera puniz porce que il a escharnie l’auctorité au juge.

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- Li empereor Leons et Anthemes dient à Nicostrate le prevost. Nus ne viegne à la compeignie des avocaz ne en ta cort, ne el - jugement des contrees, ne par devant aucun autre juge se iln exponctué après il. n’est enbeuz des misteres de la religion - crestiane. E se aucune chose est fete ou essaiee contre ce par aucune maniere ou par aucun - enging, li offices de ta hautece sostendra damage de .c. livres d’or por condempnement. E - cil qui contre nostre establissement osera enprendre contre droit l’office d’avocation, et - qui deffendra aucune cause sus nostre deffens, il sera ostez de l’office et perdra toz ses - biens et sera envoiez en pardurable essil. E sachent li governeor des contrees que cil en - qui baillie aucune tel chose sera fete perdra la moitié de ses biens, et sera envoiez en - essil jusqu’à .v. anz.

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- [2.7.0 De advocatis diversorum iudiciorum] Cist titres est des avocaz de diverses cors. -

- Li empereres Antonins dit à Dalon. Se tu quides que li - patrons de ta cause ait fet si grant desloiauté que il ait parlé por ton aversaire quant - il devoit parler por toi, quant tu avras acompli l’acusation et prové, sentence sera donee - contre lui por le hardement de si grant crime et puis conoistra l’en de rechief de la - principal cause. Mes se tu ne mostres que il ait ce fet, tu seras tenuz por faus acuseor - et les choses qui furent jugiees de coi l’en n’apela pas seront tenues.

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- Li empereor Valentins et Gracians et Valenz dient à Antoine le prevost. - Nos ne volons pas que cil qui par force doivent servise à leur païs - soient assenblé as curiaus et s’esloignent de là où il doivent estre. Neporquant nos leur - otroions que il usent en leur besoignes d’office d’avocaz et soient curial en leur propre - citez, en tel maniere neporquant que il ne leur soit pas otroié à estre contre la chose - commune de la cité en coi il ont ceste onor.

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- Li empereres Honoires dit à Affrican le prevost. Nus - de l’assemblee des avocaz qui ne soit tenuz a estre curials ne reçoive baillie es contrees - en tel maniere que à cels qui le voudront en soit ostez li pooirs, et a cels qui ne le - voudront n’en soit pas fete force.

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- Li empereor Honoires et Theodoses dient à Eustase le prevost. Li avocat de ta haute cort et cil de toz jugemenz aient, aprés la mort lor - peres, quant que il porront conquere de cel office en leur propre seignorie à la maniere - de chevaliers, autresi comme chatel qui est conquis en chevalerie.

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- Li empereor Theodoses et Valentins dient à Cyr. Quant - que nos avons doné et otroié par la largece de nostre corage as avocaz de la - noblecité exponctué après noble. prevosté - d’Orient por la reverence de leur estuides, sachent li patrons des causes qui sont en la - prevosté de la cité que il leur est autresi otroié par cest present establissement.

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- Cil meisme empereor dient à Florenz le prevost. Nos - establissons que nule cure ne soit enjointe par nul juge ne par aucune prevosté as avocaz - qui doivent mener les causes par devant ton haut siege ; ne nus ne cuit que l’en doie - enjoindre aucune chose as avocaz des contrees ne à cels as nobles juges. Nule maniere de - servise ne soit donc enjointe as avocaz, ne nule autre chose ne leur soit commandee que - office de delegation en cel meisme lieu tant seulement où il ont l’office d’avocation. E - li offices sofferra paine de .l. livres d’or qui essaiera à brisier les ruiles de ceste - loi.

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- Cil meisme empereor dient à Thalase prevost par Illire. Nos jujons que l’avocatie qui est en la noble prevosté d’Illire ait icels meismes - privileges et iceles meismes quitances que l’avocation del haut siege de la prevosté - d’Orient a.

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Cil meisme empereor dient à Cyr le - prevost. Porce que l’avocacion de la prevosté est enclose par le - nonbrenonble corr. en nonbre au - moment de la copie. de .c. et .l. avocaz qui ne doit pas estre amenuisiez - ne creuz, nos commandons que cil qui de cele compeignie vendront à estre avocat de la - borse l’empereor, soient gardé franc des laz de totes vils conditions o leur enfanz, quant - que il fussent engendré e quant il avront lessié tele office. Et uns anz sera acompliz, il - se partent de la compeignie as avocaz. E nos jujons que quant li avocat de ton haut siege - conqueront par aucune maniere et par aucun tytre soit leur autresi comme chatex gaaigniez - par chevalerie, ne leur pere ne leur aiel depar exponctué entre aiel et de. par - leur - leu - peres n’en aient nul preu, e totes cez choses soient tretes à l’avocation de la - prevosté de la cité.

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Cil meisme empereor dient à Apollin le prevost. Se aucuns des avocaz de - ta haute cort ou de la prevosté d’Illire ou de cele de la cité ou de cels qui deffendent - les causes es jugemenz des contrees reçoit par l’eslection de ton siege le don et la - poesté de governer aucune contree quant il avra parfete sa baillie enterignement et sanz - nule male renomee, il ait poesté de revenir à l’office donc il fu ostez et - donc il conqueroit ce que mestiers li estoit. Ne il ne li soit deffendu par nule envie que - il ne puisse sostenir causes tot de novel.

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Li empereor Valentins et Mars dient à - Pallade le prevost. Nos commandons que li dui avocat qui seront trové li - plus haut de ton siege soient esleu toz les anz à estre patrons de la borse l’empereor, et - aient icele meisme dignité et icels meismes privileges que cil avoit qui ça en arrieres - estoit esleuz toz sels à estre patron de la borse l’empereor.

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- Li empereres Leons dit à Luvian. Nos establisson que - il ne loise à nului qui que il soit à asenbler aucun as .c. et .l. avocaz que la haute - prevosté prendra à son conseil. E nus ne soit asenblez à la compeignie - des avocaz de ton siege, se il ne prueve avant par devant le governeor de la contree donc - il fu nez que il n’est pas de vile condicion, si que se li governerres de la contree est - presenz, ce soit fet par devant lui ; e se il n’est presenz, ce soit fet par devant le - deffendeor de la cité. E si volons que li sage home de droit qui ont - esté si mestre jurent en cort que cil que l’en velt metre en cel office set asez de - droit ; e si volons que li fil as avocaz de ta haute cort qui or sostienent les causes, ou - qui de ci en avant les sostendront, soient ainçois pris à estre avocat que autre. - E si jujons que il loise à cels qui seront trové par desus les .c. et - .l. avocaz de ton haut siege à maintenir causes par devant les viscontes, ou par devant le - prevost del siege l’empereor, ou par devant le conté d’Orient, ou par devant les vicaires, - ou par devant les governeors des contrees.

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- Cil meisme empereor dient à Eusebe prevost d’Illire. Nos commandons que cil qui est patrons de la borse l’empereor el jugement hautece ne - soit pas en cel office tant comme il i soloit estre, mes .ii. anz tant seulement, saus toz - les privileges que li prince qui furent ça en arriere otroierent à cele compeignie.

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- Li empereor Leons et Anthemes dient à Alissandre duc d’Egypte et prevost - del siege l’empereor. Nos avons receu par droit la requeste as avocaz de - la noble cité d’Alissandre que il nos ont offerte de l’assenblee de lor cort, et jujons - par cel establissement que il soient establi .l., et que leur non soient - escrit en un roule, et que il aient office d’avocacie par devant le noble duc d’Egypte, et - aident à cels qui les en requeront ; e li autre avocat qui sont outre le devant dit nombre - puissent maintenir causes par devant les autres juges de la cité d’Alissandree li autre avocat qui sont outre le devant dit répété - après Alissandre. ; e li fil à cels qui seront establi soient esleu par - devant les autres el lieu à cels qui morront. E quant li patron de la borse l’empereor - lera son office aprés ce que il l’avra maintenu par deus anz, il soit onorez por son - travail de dignité de conte et de governeor d’aucune contree, e congiez ne li soit pas - veez que il ne puisse sostenir cause quant mestiers en sera por lui et por ses enfanz et - por son pere et por sa mere et por sa fame et por tot son lignage jusqu’el quart degré. - E quant il avendra que li patrons de la borse l’empereor morra, li - degrez qui est plus prochains de lui soit mis en son lieu sanz aucun delaiement, si que li - oir au mort n’aient nule esperance d’aquere i nul preu. E tuit li privilege que il ont euz - jusque ci et cil que ta grandor contient soient gardé de ci en avant sanz touchier et sanz - malmetre, si que ceste onor leur soit donee de par nos et il puissent parfere le remanant - de leur vie en oiseuse et en pes, si que nule cure ne lor soit enjointe malgré leur.

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- Cil meisme empereor dient à Calistrate prevost d’Illire. Li avocat qui departent les douteuses fins des causes et qui redrecent sovent ce - qui est escolorgié es choses communes et es privees par la force de leur deffendement, et - rapareillent les choses qui sont dechaoites, n’aident pas mains à l’umain lignage que se - il sauvassent par batailles et par plaies les païs et le pueple. Ne nos ne creons pas que - cil seul maintiegnent nostre empire qui se combatent o glaives et o escuz et o autres - armes, mes li avocat, quar li patron des causes se combatent qui se fient el garnissement - de leur glorieuse voiz et deffendent l’esperance et la vie et les oirs as laboreors.

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- Li empereres Leons dit à Dioscore le prevost. Aprés - les deus patrons de la borse l’empereor qui sont garni d’uns meismes benefices par les - establissemenz qui ont esté fet devant cest, jujons nos que li .lxiiii. avocat qui or sont - aient dés le premier jusqu’el derrenier icels meismes benefices ; de coi li - patron de la borse l’empereor sont onoré et lor fil ; et nos ajostons a - cez choses et establissons que se aucuns de cels qui a gaaignié le degré d’estre patron de - la borse l’empereor muert, il ait franche poesté d’envoier ou par testament ou sanz - testament à ses oirs, qui que il soient, ou si enfant ou estrange, totes ses soudees de - cel an dés que il avoit commencié à fere tel office.

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- Li empereor Leons li Juenes et Zenons dient à Justin. À La senblance de .lxiiii.anz exponctué - après .lxiii. avocaz de la grant prevosté, li .xv. sanz plus dec exponctué après de. cels de ta cort qui - orendroit tienent les premiers degrez aient icels meismes privileges de par vos aprés le - patron de la borse l’empereor de coi li patron de la borse l’empereor et leur enfant sont - garni.

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- Cil meisme empereor à Pol le prevost par Illire. Nos - comandons que l’avocation de ta haute corte soit enclose par le nombre de .l. avocaz, si - comme il a devant esté establi ; et que cil nombres soit acompliz par l’eslection de ton - haut siege totes les foiz que il sera amenuisiez ou par mort ou par aucun autre cas, en - tel maniere que de ci jusqu’à deus anz soient esleu a parfere cel nombre cil qui mis i - seront sanz fere nule enqueste de quel condition il soient, sauve l’action qui apartient - contre els as ministres d’aucun office de cui il est certaine chose que ele faudra quant - il avront acompli l’office d’estre avocat de la borse l’empereor. E quant cist dui en - seront passé, cil qui requeront à estre assemblé as avocaz de ta cort, ne soient pas receu - se il nen exponctué après ne. mostrent en - cort que il ne soient sozmis à nule vil condition. E nos establissons - que tuit li privilege qui ont esté otroié as avocaz de la prevosté d’Orient par le - confermement as princes qui ont esté ça en arrieres, ou par celui à l’empereor Leon ou par - le nostre, apartiegnent sanzn exponctué en fin de ligne - après sanz. Dans le ms, bout de ligne sous forme de lettres - exponctuées initiales du mot suivant en début de ligne. Dans d’autres mss, juste un - jambage exponctué. nule difference as avocaz de ton glorieus siege.

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- Cist titres est des avocaz à divers juges. -

- Li empereres Anastaises dit à Eusebe mestre des offices. Nos avons receu la requeste au noble conte des choses privees et au visconte d’Ase - por coi il firent savoir à noznos avec s exponctué remplacé en cours de copie par z. - orilles que li avocat de sa cort avoient requis par commune requeste que, quant il - avroient lessié l’office d’avocation, il eussent aucune dignité de par nos. - Nos commandons donc que quant il avront lessié le devant dit office - si comme il a esté dit chascun de cels qui or sont qui de ci en avant seront - en leur compeignie selonc le tens ait dignité de conte, si que il reçoivent el tens de - leur repos le fruit des travaus que il ont trespassez et soient departi de la - multitudemłtitude dans le ms. as homes de - basse condition por la foi et por la loiauté que il ont mostré vers cels que il ont enpris - à deffendre et soient asenblé par droit o les nobles homes.

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- Cil meisme empereres dit à Thomas le prevost par Illire. Nos jujons que li avocat de ton haut siege qui selonc le tens sont esleu au degré - et à l’office d’estre patron de la borse l’empereor, et leur fil qui ja sont né, ou qui de - ci en avant nestront, soient gardé o tot leur - patremoine - patmoine - patromoine avec ro exponctué. - quite et franc de tote basse condition. Quar il est certaine chose que ce a ja esté otroié - par sainz establissemenz as avocaz de la grant prevosté d’Orient et à cels de la prevosté - de la cité et il n’est pas doute que ne mie iceles poestez tant seulement mes cele de ton - haut siege sont autresi comme sereurs.

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- Cil meisme empereres dit à Costentin le prevost. Nos - commandons que cil qui selonc le tens sera mestres des avocaz de la cort au noble conte - d’Orient ait par deus anz l’office d’estre patrons de la borse l’empereor et ait par cez - deus anz les soudees qui li sont establies par commun assentement ; et quant li dui en - seront trespassé, il lest l’office de l’avocation ; et la compeignie des devant diz - avocazs exponctué après avocaz. soit - ramenee au nombre de .xl. homes tant seulement ; en tel maniere que se il en i a plus que - ja soient acompeignié à la compeignie des avocaz, il ne soient pas osté de l’office - d’avocation ne nus autres n’i soit ajostez que il n’avigne que la compeignie des avocaz - seurmont le nonbre de .xl. homes. Et si comme il a esté establi, il - n’est pas deveé à cels qui ont lessié l’office d’estre patron de la borse l’empereor que - il ne puissent fere aprés l’office d’avocation por els et por leur fames et por les peres - et por les meres à leur fames et por leur gendres et por leur bruz et pour leur propres - enfanz et por leur coutiveors et por leur sers qui à els apartienent ; - ne nos ne volons que leur mesons soient grevees por nule chose se ainsi est que il et tote - leur mesniee vueillent estre en une seule meson et gaaigner icest avantage. - En sor que tot la maniere qui est escleriee soit gardee des deniers - qui sont doné por semonses envers els et envers leur coutiveors et envers leur sers, ne - congiez ne soit donez à nul de passer la devant dite mesure de demander deniers por - semonses contre nul d’els. Ne de ci en avant ne soit nus acompeigniez à - la devant dite compeignie devant que l’en sache que il ait estudié es lois - par tant de tens comme il est establi, ce est par .v. anz. E li fil as - avocaz qui sont encore en tel office ou à cels qui ont lessié l’office d’estre patron de - la borse l’empereor qui encor vivent ou qui ja sont mort, soient mis par devant les - estranges qui vuelent venir à cel office et i soient acompeignié par grace et sanz despens - se il ont estudié es lois par tant de tens comme il a esté dit avant. E - que l’en secore à cels qui ont eu l’office d’estre patron de la borse l’empereor ne mie - tant seulement à cels qui ont esté devanci par mort si que il ne le porent acomplir. Nos - volons que les soudees qui sont establies soient autresi bien gardees as oirs à cels qui - ont une foiz esté apelé à estre patron de la borse l’empereor et n’ont pas acompli lor - office porce que la mort les a devanciz comme à cels qui l’ont parfet ou qui le parferont. - Ne il ne soient pas contraint d’emprendre malgré leur la cure d’aucun commun fet. Ne ne - soient tormenté de nul servise se ce n’est par nostre especial auctorité. E si jujons que - cil que l’en voudra empledier en aucune contree soient semons par les letres au noble - conte d’Orient, et pledent par devant lui comme par devant leur avenant juge.

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- Cil meismes empereres dit à Eustase le prevost. Il - covient guerredoner par principaus loiers la loable office d’avocatie qui est necessaires - à la vie as homes. E por ce, nos commandons que li noble home qui - seront selonc le tens patron de la borse l’empereor en sa haute cort, soient el sollempnel - jor des kalendes de genvier, de cel an tant seulement en coi il font tel office entre les - nobles contes de nostre saint consistoire et soient atouchié par nostre main et aient - confort par nos. E quant il avront acompli tel office, se il ont filz - nobles, il soient mis en la compeignie des notaires et reçoivent les saintes epistres des - treüz. E se aucuns est amonestez par les letres de ta hautece, por dete - ou por cause qui soit reconeue, et il est apareilliez de metre avant sa confession, il ne - la mete pas avant par devant juge delegat, mes par devant les patrons de la borse - l’empereor qui seront en cel tens, ou par devant l’un d’els se li autres n’i puet estre et - en face letres si comme il est acostumé. E qui voudra user de loiaus - allegacions por noces qui ont esté fetes par corage d’assenbler mariage sanz instrumenz de - doaire comment que il soit, ou se enfant ont esté né de cel mariage, ou se il - n’en i a nul, il les mete avant par letres par devant cels qui seront en cel tens patron - de la borse l’empereor, ou par devant l’un d’els, se li autres n’i puet estre, si comme il - a ja esté dit, en tel maniere que les droiturels allegacions qui sont mises avant en - derrieres des persones contre qui eles sont proposees soient gardees sanz touchier i. Et - iceles persones qui ne sont pas presentes aient pooir quant eles vendront avant de - proposer les leur allegacions se eles en ont nules. E cil qui voudront - doner franchise à lor sers par devant les glorieus contes qui seront en cel tens, le - facent par devant les patrons de la borse l’empereor. E por ce ne - remeigne pas que li autre privilege qui despieça ont esté - otroi - otroié - ou as devant diz patrons de la borse l’empereor ou as avocaz qui encor sont en - l’office d’avocation soient en leur force par cest nostre establissement.

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- Cil meisme empereres dit à Serge le prevost. Nos avons - jugié par avenant atemprement à recevoir les requestes as avocaz de la cort - - de - la prevosté de la contree de Syre. E si commandons que cil qui selonc le tens - sera mestres d’els ait par deus anz l’office d’estre patrons de la borse l’empereor et ait - par cez deus anz les soudees qui sont establies par commun assentement. Et quant cil dui - anen exponctué et an suscrit mais - occ. de en supra au sens de « année » non corrigé. - seront passé, il lest l’office d’avocacie, et la compeignie as devant diz avocaz soit - ramenee jusqu’el nombre de .xx. homes tant seulement ; si que se il en i a aucun plus qui - ja soient acompeignié à cele compaignie, il ne soient pas mis hors de l’ofice ne nus - autres n’i soit ajoustez jusqu’à tant que il soient venu à cel nombre. - E cil qui avront lessié l’office d’estre patron de la borse l’empereor, si comme il a esté - establi, puissent fere l’office d’avocat por els et por leur fames et por les peres et por - les meres à leur fames et por leur gendres et por leur bruz et por leur propres enfanz et - por leur coutiveors et por lorla graphie lor, plutôt que leur, s’explique par l’insuffisance de place en - fin de ligne sers qui à els apartienent ; ne nos ne - volons que leur mesons soient grevees por nule chose se ainsi est que il et tote leur - mesniee vueillent estre en une seule meson et gaaignier icest avantage. - En sor que tot, la maniere qui est escleriee soit gardee des deniers qui sontdonné exponctué après sont. doné - por semonses envers els et envers leur coutiveors et envers leur sers, ne congiez ne soit - donez à nul de passer la devant dite mesure de demander deniers por semonses contre nul - d’els. Ne de ci en avant ne soit nus acompeigniez à la devant dite - compeignie devant que l’en sache que il ait estudié es lois par tant de tens comme il est - establi, ce est par .v. anz. E li fil as avocaz qui sont encor en tel - office, ou à cels qui ont lessié l’office d’estre patron de la borse l’empereor qui encor - vivent ou qui ja sont mort, soient mis par devant les estranges qui velent venir à cel - office, et i soient acompeignié par grace et sanz despens, se il ont estudié es lois par - tant de tens comme il a esté dit avant. E que l’en seceure à cels qui - ont eu l’office d’estre patron de la borse l’empereor, ne mie tant seulement à cel qui - jujent acompli leur office, mes à cels qui ont esté devanci par mort si que il ne le - porent acomplir, nos volons que les soudees qui sont establies soient autresi bien gardees - as oirs à cels qui ont une foiz esté apelé à estre patron de la borse l’empereor et n’ont - pas acompli leur office porce que la mort les a devanciz comme à cels qui l’ont parfet ou - qui le parferont ; ne il ne soient pas contraint d’emprendren - exponctué après prendre. malgré leur la cure d’aucun commun fet - ne ne soient tormenté de nul servise se ce n’est par nostre especial auctorité. E si - jujons que cil que l’en vodra empledier en aucune contree soient semons par les letres au - governeor de la contree en coi il sont et pledent par devant lui comme par devant lor - avenant juge.

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- [2.8.0 De advocatis fisci] Cist - titres est des avocaz à la borse l’empereor. -

- Li empereres Antonins dit à Claudi. Porce que tu - proposes que tu as menee la cause de la borse l’empereor, ja soit ce que tu nies que tu - n’as pas receu ton salaire, neporquant obeis as covenanz ; quar il est deveé que cil qui - ont mené lac exponctué en fin de ligne après - la. cause de la borse l’empereor ne doignent aide contre la borse l’empereor.

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- Li empereor Valleris et Gallians dient. Tu puez assez - sovent par nostre auctorité aidier à la menue gent contre la borse l’empereor por que tu - lesses à recevoir la cause que tu tretas quant tu estoies avocaz de la borse - l’empereor.

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- Li empereres Constentins dit à Elian visconte d’Aufrique. Li avocaz de la borse l’empereor seg exponctué - en fin de ligne après se. gart por poor de paine que il ne cele les preuz - de la borse l’empereor et que il n’ost acuser à tort la menue gent por aucune cause el non - de la borse l’empereor.

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- - Li empereor Gracians et Valentins et Theodoses dient à Hammain conte des - choses privees. Cil qui oent« Rationales privatae - rei causis vel sacri aerarii praesidentes examen praesente fisci advocato suscipiant. » - (éd. Krüger). le conte sont mestre de la chose privee et del saintprevost exponctué. tresor l’empereor ne - reçoivent jugement de nule cause qui apartiegne à leur office se li avocaz de la borse - l’empereor n’est presenz.

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- [2.9.0 De errore advocatorum vel libellos seu preces - concipientium] Cist titres est de l’erreur as avocaz et à cels qui - forment les libelles ou les proieres. -

- Li empereres Alixandres dit à Aurele. Les choses que - li avocat alleguent, quant cil sont present à qui les causes sont que il maintienent, - doivent valoir autretant comme se li seignor meisme des causes le deissent.

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- Li empereres Gordians dit à Rogat chevalier. Il est - aperte chose que les erreurs à cels qui escrivent les proieres qui doivent estre offertes - au prince ne grievent rien à la verité. E por ce, se tu puez prover apertement que li - condempnemenz de coi tu proposes que mention fu fete el libelle ne fu pas donez contre - toi, cil qui orra la cause savra bien que il ne covient pas que tu aies por ce perdues tes - allegacions.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ulpie. Il - ne covient pas rapeler par letres les besoignes qui sont finees par sentencesentences avec s exponctué.. E - les choses qui sont establies que l’erreur des avocaz ne nuise rien as pledeors ne te - pueent rien valoir. Dés que tu proposes que tu fus en present, ne ne contredeis pas - apertement à la cause dedenz les trois premiersj exponctué en fin de ligne après premiers. jorz, ne n’apelas pas aprés la - sentence se ce qui estoit jugié te desplesoit.

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- [2.10.0 Ut quae desunt advocationi partium iudex suppleat] - Cist titres est que li juges acomplisse ce qui - defaut. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Honorat. L’en ne doit pas douter que se li pledeor ou cil qui maintienent autrui plet dient - mains que il ne doivent, que li juges ne le puisse parfere se il set que ce soit chose qui - apartiegne as lois et à commun droit.

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- [2.11.0 De causis, ex quibus infamia alicui inrogatur] - Cist titres est des causes par coi aucuns est mal - renomez. -

- Li empereres Sevoirs dit à MunualCorrespond au lat. « Manilio ».. Li damages de male - renomee ne t’est pas aportés porce seulement que tu as esté mis en chartre et liez par le - commandement au juge.

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- Cil meisme empereor dient à Veran. Cil qui avoit pris - par non de treüz plus que il ne devoit et a esté condempnez à rendre à doublesd. que ce avec que exponctué dans le - ms. ce que il avoit pris plus que droit n’est pas - dampner - dampnez - de larrecin ne de biens raviz par force ne d’embler commun chatel.

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- Cil meisme empereor dient à Metrodore. Ja soit ce que - plus aspre sentence deust estre donee contre toi, neporquant li visquens fu meuz par - certaines resons et dona plus legiere sentence, et commanda que tu t’atenisses par deus - anz de l’ordre des curials, il est aperte chose que puis que li dui ans - furent passé tu ne fus pas el nombre des maus renomez, quar il apert que puis que li dui - an furent passé te quita il de cele defense.

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- Li empereors Sevoirs et Antonins dient à Venustian. Se - tu prueves que Possidoines, qui fu envoiez en essil jusqu’à .i. an, n’obeist pas à la - sentence porce que il doit estre por cel despit dampnez d’essil de .v. ans, ne covient il - pas que il soit tenuz por mal renomez quant il apert que la crueltez de la sentence qui si - est enforciee le delivre de toz autres damages.

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- Cil meisme empereor dient à Ambroise. Il est deveé que - li conestable ne leur pere ne leur fil ne soient pas chastié par batemenz. Mes se li - visquens de la contree prononça que tu eusses fet tort, tu en doiz estre diffamez.

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- Cil meisme empereor dient à Just. Cil qui sont dampné - à tens à fere commune euvre retienent leur ancian estat de franchise, mes il sont sozmis - au damage de male renomee puis que cil tens est acompliz.

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- Li empereres Antonins dit à Demetre. Nus n’est - diffamez porce que il s’atient des biens son pere.

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- Cil meismes empereres dit à Ulpie. Se tu as esté - condempnee de larrecin et tu n’asic. pas esté batue, tu as - perdu ta renomee. Mes se la chose que autres enbla sanz ton seu a esté trovee sus toi, la - dure sentence n’a - pas - post - « non laesit existimationem tuam sententia - durior » (éd. Krüger). amenuisié ta renomee.

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- Cil meismes empereres dit à Let. - Jus - Nus - n’est diffamez por deffendre les communs crimes de son païs.

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- Cil meismes empereres dit à Sevoir. Cil qui est - dampnez por tort fet que il ait fet à aucun serf ou que ses serf ait fet par son - commandement est diffamez.

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- Li empereres Alixandres dit à Hirené. Li deteur qui - abandonent leur biens ne sont pas por ce diffamé, ja soit ce que leur bien soient vendu - por cele cause.

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- Cil meismes empereres dit à Donat. Se il est certaine - chose que tu aies essillié autrui heritage par le commandement au prevost porce que autre - paine ne t’en a pas esté enjointe, ne tu n’es pas eschapez de la male renomee d’engrés - larrecin.

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Cil meismes empereres dit à Juvenz. - Les choses que li peres escrist en son testament quant il blasma ses - filz et les mist hors de son heritage ne les font pas mal renomez ; mes eles - amenuisent lor renomees envers bons homes et de grant auctorité.

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- Li empereres Gordians dit à Jovin. Tes oncles ne - crieme nule male renomee porce que il fu batuz communement por le crime donc plez fu meuz - contre lui que autres avoit fet se sentence ne fu avant donee donc la male renomee li - venist.

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- Cil meisme empereres dit à Supplice. Quant li pleurs - que les fames doivent fere por leur mariz qui sont mort est amenuisiez par le jugement de - haut ordre del senat, li tristes habiz et les autres enseignes de dolor sont pardonees as - fames, mes il ne leur est pas otroié à marier soi dedenz le tens que les fames suelent - plorer leur mariz. E ele se marie dedenz cel tens, et ele et cil qui la prent à fame a son - escient, ja soit ce que il soit chevaliers, perdent leur bone renomee.

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- Cil meisme empereres dit à Domician. Il est aperte - chose que cil qui est batuz communement si que ses meffez a esté criez par tot est - malfetors et que il pert por ce sa renomee.

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- Cil meisme empereres dit à Magne. La parole de - malfeteur qui est mise es proieres que aucuns fet, charge plus la vergoigne à celui contre - qui ele est dite que ele ne li tout sa renomee. Mes quant li juges est requis par aucun et - il respont par interlocutoire sanz connoistre de la cause que aucuns est malfeteurs et que - il l’espeneisse, ce ne tout pas la bone renomee à celui qui est ainsi dampnez.

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- Cil meisme emperere dit à Antioch. Li pardurable - banissemenz ne diffame pas cels tant seulement qui sont condempné de tort fet mes cels qui - en ont fet covenant. E il nos plest que l’en entende que cil qui font covenant sont cil - qui se sentent corpable et donent à leur aversaires aucuns deniers autresi comme par - transaction por leur conscience qui les reprent. Mes se ceste chose est fete simplement et - sanz serement, ce garde tote entiere la renomee à celui qui fet le covenant. Mes se cil - plez est finez par serement, nus ne doute que li juges n’asoille ou condempne si comme il - devra.

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- Li empereor Chiers et Numerians dient àa ajouté et suscrit. Aristocreat. Il n’apert pas - que l’interlocutoire au prevost qui est contenue en tes proieres facefacent avec ent exponctué. male renomee - celui de qui tu te plainz ; quar iln en fin de ligne - exponctué après il. n’est pas condempnez especialment por tort fet ne por - force que il ait fete, ainz a esté amonestez par les paroles au prevost que - il le tort a meilleur vie.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Fortuné. L’en doit tenir por mal renomez cels qui sont trop engrés usurier et demandent usure - des deniers qui ne sont deu fors poruser exponctué - après por. usures.

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- Cil meisme empereor dient à Diomician. Cil qui brise - la foi de la compeignie doit estre contrainz de fere satisfaction quant il sera semons et - condempnez en son non de la compeignie, et doit estre en peril de perdre sa bone - renomee.

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- [2.12.0 De procuratoribus] - -

- réserve incertaine avant cette constitution dans le ms. - Li empereres Pius dit. Caution est demandee as - procurateurs que ce sera estable que il feront totes les foiz que l’en doute, savoir mon - se la besoigne li a esté commandee.

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- Li saint frere dient à Sestile. Porce que tu diz que - la cause por coi tu es emplediee est por chatel, tu puez respondre à la demande à ton - aversaire par ton mari quant il - l' - - avra acompli ses sollempnitez de droit, quar les causes qui sont por chatel - pueent bien estre menees d’une part et d’autre par procurateurs.

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- Li empereor Sevoirs et Antoines dient à Pompon. Fai - semondre par devant le prevost celui qui a en garde les choses as oirs qui te doivent, si - comme tu diz, le lés qui leur fu enjoinz à rendre toi ou il li sera deveé selonc la forme - de la jurisdition que il ne s’entremete plus de leur choses. E se il - lesse à deffendre les oirs, li prevoz prendra conseil savoir mon se il te doit metre en - possession de leur bien et ensuivre la jurisdition qui selt estre moustree contre cels qui - n’ont qui les deffende.

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- Cil meisme empereor dient à Saturnin. Dez que tu diz - que jugemenz a esté fez de ta cause sanz toi, il est droiz que tu aies restitution de - deffendre ta cause, ne ce ne te nuira rien que ta fame fu à fere le jugement et que ele - n’apela pas contre la sentence ; quar autrui causes ne pueent estre menees par fames se - les actions ne leur sont donees, si que la chose soit leur et que li gaainz ne soit - leur.

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- Li empereres Antonins dit à Pancrace. Il est exprés el - pardurable banissement que il covient veer action à celui qui velt demander aucune por - autrui qui n’est pas presenz, se il ne - vlt - velt - deffendre en cele cort meisme se l’en li demande rien.

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- Cil meismes empereres dit à Marcian. Il est bien seue - chose que cil qui est acusez de commun crime ne puet pas recevoir deffendement d’autrui - cause devant que il se soit purgiezp[abr. ur]gie - dans le ms. - del crime dont il est acusez.

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Cil meismes empereres dit à Mansuet. - Tu ne puez pas comander à autre que il demant la dete que aucuns te - comanda que tu demandasses en son non, porce que ele li estoit deue devant que la - contestation del plet ait esté fete.

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- Cil meismes empereres dit à Sudi. Li chevalier pueent - bien deffendre leur causes sanz meffere à la descepline de chevalerie ; ne l’en nep en fin de ligne exponctué après ne. puet pas - dire que cil qui use des accions qui li ont esté donees por loial causecauses avec s exponctué. et - por honeste use d’autrui office. Quar ja soit ce que li plez soit commenciez par bone foi - d’autrui persone, neporquant l’en ne doute pas que il ne demant sa chose ; e il seroit - lede chose et desloial que ce fust deffendu à noz chevaliers.

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- Cil meismes empereres dit à Castie. Se li procurateurs - qui est establiz à une chose passe les bonnes del commandement, ce que il fet plus que ce - qui li fu commandé ne puet rien grever à son seignor. Mes se il ot pleniere poesté de fere - ce que il verroit qu’i seroit à fere, il ne covient pas rapelé la chose qui a esté jugiee. - E se li tiens procurators a fet aucune chose par barat ou par tricherie, il ne t’est pas - deveé à empledier le selonc la forme des jugemenz.

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- Cil meismes empereres dit à Sebastian. Li deffendeor - ne li procureor ne pueent pas en leur persones establir procurators en la cause à cels que - il ont en garde, mes il doivent establir un demandeor. Mes li orfelins - ou l’orfeline ou cil qui sont en garde pueent bien ordener procurator en lor causes à - demander et à respondre par l’octroi de cels qui les ont en garde. E il - n’est pas deveé as deffendeors ne as procureors, quant il avront fet la constestation del - plet à cels que il ont en garde, que il ne puissent doner autres procurators au sorplus de - la cause, à la maniere des autres procurators qui font la constestation des plez.

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- Cil meismes empereres dit à Frontin. Il ne fu pas besoinz de demander - letres de commandement à ton fil qui se presenta à deffendre toi por deus resons, ou porce - que chascuns, qui que il soit ou privez ou estranges, puet deffendre sanz mandement celui - qui n’est pas presenz, se il done bone caucion que ce que il fera sera tenu et que il - obeira à ce qui li sera jugié ; ou por ce que se li filz velt de son gré movoir action el - non son pere, il n’est pas contrainz de prover que il en ait mandement. - Mes li juges le pot par droit metre arriere de la procuration porce - que il n’avoit pas encore acompli loial aage ; mes il fu molt mex droiz de recevoir del - deffendeor au mains por alleguer les causes por coi tu n’i pooies estre ou por oïr la - sentence qui seroit donee se li plez estoit menez jusque là que il ne fu à condempner toi - por defaute de jor et porce que tu n’eusses qui te deffendist.

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- Li empereres Gordians dit à Vician chevalier. Tu puez - maintenir l’action que ta mere te commanda, et donc ele te fist son procurator, se - l’exception de ce que tu estoies chevaliers ne te fu pas opposee quant tu vousis fere la - constestation del plet, mes ele ne te puet or estre opposee quant l’en a apelé. E se la - cause est entiere, la reson del pardurable banissement n’otroie pas que tu puisses movoir - l’action que tu as receue en autrui non.

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- Cil meismes empereres dit à Sabinian. La sentence qui - a esté donee contre toi ne pert pas par reson sa force, porce que cele por qui ele fu - donee avoit mains de .xxv. anz et commanda à son mari sanz l’auctorité de son deffendeor - que il menast sa cause. Quar li aages selt secorre à cels qui sont dedenz aage quant il - sont damagié, mes il ne leur seut pas nuire es choses qui sont fetes à leur preu.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Cornifix. Tu as reconneu apertement en tes proieres que tu rachates une partie de la cause par - bones muers. Quar recevoir procuration, qui est chose qui doit estre fete par grace, n’est - pas chose qui ne loise bien. Tel office sont receu sanz nul meffet.

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- Cil meisme empereor dient à Pacone. Il est certaine - chose et aperte que, se li procurateurs d’aucune possession n’a receu especialment - commandement de vendre la, il n’a nule droiture de vendre en la seignorie. E por ce, se tu - achatas une terre del procurator sanz la volenté de son seignor, saches que tes desirriers - est engrés, par coi tu requierz que la seignorie t’en soit otroiee por cele vente.

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- Cil meismes empereres dit à Ardon. Nus n’est contrainz - de recevoir procuration maugré suen, ne d’estendre la plus que il ne vodra, se ce n’est - por cause d’apel ; ne nus n’est contrainz de deffendre celui qui n’est pas presenz, quar - il soffit bien que chascuns acomplisse loiaument ce que il a enpris de son gré.

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- Cil meismes empereres dit à Denise. Il est certaine chose que recevoir autrui deffense est offices à home, ne feblece de fame ne - se doit pas estendre à tel chose. Se tes filz est donc orfelins, quier li donc autre - deffendeor que toi.

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- Cil meismes empereres dit à Ferin. Se tu jujas le pris - as procurators qui te vendirent une terre ou un serf sanz le commandement leur seignor, ne - il te puet estre moustré que li sires s’i assentist ne devant le marchié ne aprés, se li - prevoz de la contree voit, quant il avra oïe la cause, que li pris que tu i donas fust mis - el preu au seigneur, il commandera que il te soit renduz.

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- Cil meisme empereor dient à Nerin prevost de Syre. Nos - ne jujons que il ait nule difference savoir mon se la cause est venue à la persone au - procurator dés le commencement del plet ou puis que la contestation est fete.

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- Li empereres Costentins dit au concile de la contree d’Aufrique. Li mariz ait franche poesté d’estre procurators es choses sa fame sanz - commandement se il done sollempnel caution que ele se tendra apaiee de ce que il fera et - que il la deffendra se nus li demande rien. Quar les fames ne facent aucune chose contre - leur honesté par coverture de suivre les plezle plet corrigé en les plez avec ajout de s et - exponctuation de t., et que eles ne soient contraintes d’aler es - assenblees des homes ne es jugemenz. E se li mari reçoivent mandement - de leur fames, il doivent fere ce sanz plus qui est contenu el mandement.

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- Cil meismes empereres dit à Basse le prevost. QuantBasse exponctué après quant. procurator sont establi et il - sont fet seignor de la cause parce que il ont fet la constestation del plet, cil qui les - firent procurators n’aient pas pooir de rapeler leur mandement ne de porsuivre la cause se - il n’i a mortel haine vers le procurator ou maladie ou autre cause necessaire ; quar - lorsp exponctué après lors. puet estre li - plez bailliez à autre maugré leur.

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- Li empereres Julians dit à Segont le prevost. - Li - Il - n’est nule doute puis que la cause est amenee en jugement, et la constestation - en est fete que li procurators qui est fez par ce sires del plet ne puisse mener à fin la - cause aprés la mort à celui qui li commanda que il meust le plet ou que il le deffendist. - E li mestres de l’ancian droit voudrent que il peust doner un autre procurator por - lui.

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- Li empereor Gracians et Valentins et Theodoses dient. Ja soit ce que la persone del procurator doie estre enquise el commencement del - plet savoir mon se il a commandement del seignor de la cause ou non, neporquant se l’en - trueve aprés le plet que li procurators ait esté faus, l’en ne puet pas dire - que li plez ne li jugemenz vaille rien.

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- Li empereor Valentins et Theodoses et Archades dient à Taclan le - prevost. Quiconques a la dignité de prevost de la cité ou d’aucune - prevosté ou de mestrise de chevalerie ou de conté de nostre consistoire ou autre baillie - de visconte ou de vicaire, se il muet aucun plet ou aucunz plez est meuz contre lui, il - establisse procurator à maintenir sa cause. E se aucuns trespasse les establissemenz de - ceste loi et vet il meismes en cort por pledier, il perde tot le preu del plet de coi il - n’atendi pas la fin par procurators. E por ce ne remaigne pas que li juges qui fera contre - ce ne pait .xx. livres d’or et ses offices autretant.

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- Li empereres Archades et Honoires et Theodoses dient à Antheme le - prevost. Nos donons à toz communement poesté se il velent de respondre - par procurators en cause qui sont meus por chatel, ja soit ce que l’auctorité del - commandement ou des letres par coi il sont semons ne senefie pas ce especialment, se - l’auctorité au juge n’apele par aventure aucuns que il quide que soient plus loial por - aucune grant cause.

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- [2.13.0 Ne liceat potentioribus patrocinium litigantibus - praestare vel actiones in se transferre] Il ne loise pas as plus - poissanz à aider as pledeors ne de prendre les actions sus els. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Aristobole. Li sainz empereres Claudius nostre peres qui fu tressages princes establi molt - saintement que cil perdent leur causes qui apeleront l’aide as plus puissanz por espoenter - leur aversaires, si que tuit eussent poor de cest establissement et li plet corussent par - leur cors et ne fussent pas sostenu par les forces as plus puissanz. E - il est aperte chose que il fu si commeuz par les plaintes à cels des contrees que il fist - les governeors des contrees gardes de cest establissement et vengeors de cels qui les - despiront, ce est à savoir que il preissent cruel venchance des avocaz ou procurators qui - seroient meu par grace ou par loier à deffendre les causes. E por ce tu - devras oïr les causes à toz les pledeors, et meesmement as plus povres qui sont sovent - grevé par l’aide que li puissant font contre els. E ne doute pas que tu ne faces tort as - nobles homes, quar li sainz empereres Claudius a fet le governeor de la contree - especialment juge et vengeor de cest meffet, se la chose le requiert.

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- Li empereor Honoires et Theodoses dient à Jehan le prevost. Se actions de quel maniere que eles soient sont aportees as persones as plus - poissanz, li creancier qui les i aporteront soient puni par perdre la dete ; - quar il est bien aperte chose que cil demandent desloiauté qui achatent autres mainteneors - de leur actions.

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- [2.14.0 De his, qui potentiorum nomine titulos praediis - adfigunt vel eorum nomina in lite praetendunt] De cels qui metent - en leur possessions leur noms as puissanz et mostrent lor titres es plet. -

- Li empereor Archades et Honoires dient à Messale le prevost. Nos avons apris que pluseur sont qui se desespoirent que il n’aient pas - droite cause et opposent à cels qui les traient en cause les titres des puissans par - letres et les privileges d’aucune noble dignité. E que aucun n’usent de - ci en avant de tiels nons et de tiels titres por aler contre les lois et por espoenter - leur aversaires, tuit cil qui à tel tricherie obeiront à leur esciant doivent estre puni - par commune sentence. E se li puissant ne se sont pas assenti à ceste - tricherie que leur chartres ou leur titres soient mis en autrui choses, si grant venchance - soit prise de cels qui le firent, que il soient tormenté de plom et baillié à pardurables - tormenz de metal. Quiconques sera donc semons por aucunechose exponctué après aucune. cause, et avra - receu le titre de la semonse qui est fete sollempnelment, et metra avant le non d’autrui - par letres ou par titres, il soit puniz par perte de la possession ou de la cause que il - volt retenir ou conquere par tel barat. Ne il n’ait pas pooir de demander arrieres - s’action, ja soit ce que il eust droite cause se il n’eust fet cel barat. - E il covendra que cil qui de leur gré sofferront que il soient mis en - autrui plet, de coi la proprieté ne la possession n’apartient à els, soient diffamé comme - achateor de faus acusement.

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- [2.15.0 Ut nemo privatos titulos praediis suis vel alienis - imponat vel vela regalia suspendat] Cist titres est que nus bas - hom ne mete titres en ses possessions ne es autrui ne pende les banieres - roiaus. -

- Li empereor Honoires et Theodoses dient à Flavian le prevost. Il apartient à la roial majesté que noz mesons tant seulement et nostre - patremoine soient conneu par escriture de titres. Sachent donc tuit que la chose où li - nons l’empereor sera escriz sera appropriez à la commune droiture.

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- Li empereor Theodoses et Valentins dient à Florenz le prevost. Nus n’ost - sanz le commandement à avenanta ajouté et - suscrit. juge pendre les roiaus banieres ne metre titres en autrui choses - qui que les tiegne, ne en quel maniere que il les tiegne, ja soit ce que il soit mostré - que il ne soit pas sires ou que il les tiegne à tort ou que il les ait envaïes par son fol - hardement. E se aucuns ose fere ce, se il est bas hom, il soit sozmis à - tresgrief torment. E se il est nobles hom ou curials ou chevaliers ou - clers, nos jujons que il perde toz ses biens, et soit essilliez non pas tant seulement de - la cité de Rome ainz perde totesa exponctué après - tote. franchise. E il covient que tuit li juge soient executeur de ceste loi. - E nos donons congié d’oster et de brisier cez titres et de rompre les - banieres ne mie tant seulement à cels en qui grevance aucune tel chose est fete contre - droit et contre les lois, mes à toz qui que il soient, ou franc ou serf, sanz pooir - d’estre acusé de crime ne de faus acusement. E si jujons que li juge qui recevront tele - acusation ou otroieront que ele soit escrite soient condempné chascuns en cent livres - d’or.

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- [2.16.0 Ut nemini liceat sine iudicis auctoritate signa - imprimere rebus, quas alius tenet] Il ne loise à nul à emprendre - signes es choses que autres tient sanz l’auctorité as juges. -

- Li empereres Probus dit à Octave. Il a sovent esté - escrit que il ne covient pas devant la sentence emprendre signes es choses que autres - tendra. E por ce, tu les porras bien oster se il sont mis contretoi - exponctué devant contre. droit es choses ou es fruiz que tu - tiens, si que quant seront osté, la cause qui est meue contre toi de ton office soit - terminee.

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Li empereor Dioclians et Maximians - dient à Graugas. Il ne loist à nul a enprendre signes es choses que - autres tient, ja soit ce que il die que eles soient seues ou que eles soient obligiees à - lui.

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- [2.17.0 Ne fiscus vel res publica procurationem alicui - patrocinii causa in lite praestet] Cist titres est que la borse - l’empereeur ne la chose commune ne doint procuration en nul plet por cause - d’aide. -

- Li empereres Gordians dit à Legitime. Tu requiers - contre la reson de droit à estre aidiez par les forces de la chose commune, por l’endroit - de la dete que tu doiz à la - che - chose - commune.

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- Cil meisme empereres dit à Tertulle. Porce que tu - allegues que tu vels doner à la borse l’empereor la moitié des choses ou des actions que - tu demandes si que tu soies deffenduz par sa force, la descepline de mon tens ne sueffre - pas que dons de tiels plez soit receuz. E por ce, entremet toi de deffendre sollempnelment - ta droiture, se tu en as point sanz fere tort à nostre borse.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Amphion. Il - desplest à nostre siecle que la borse l’empereor doint procuration encontre la menue gent - por cause de dete.

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- Cil meisme empereor dient à Achil. Il n’est pas - avenant chose que l’en requiere contre la pes de nostre siecle l’aide de nostre borse por tolir as creanciers leur detes. Rent donc à la borse l’empereor ce que tu - li doiz. E se cil te tret aprés en cause que tu diz qui ne te bailla nus deniers autresi - comme se tu fuisses ses deteurs, tu puez user selonc les lois de l’exception de deniers - qui ne furent pas nombré.

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- [2.18.0 De negotiis gestis] Cist - titres est de besoignes fetes. -

- Li empereors Sevoirs et Antonins à Sopatre. Quant tu - tenis les deffendeors à tes filz por soupeçoneus et tu requeis que autre deffendeor ou - procureor leur fussent doné, tu feis office de pitié. E tel cause ne reçoit pas action de - besoignes fetes si que tu puisses demander arriere les despenses que tu feis en cel plet ; - quar neis se aucuns fet aucuns despens por cels qui sont de sa mesniee, si comme li - parrastre por sa fillastre, il ne les puet demander par nule reson.

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- Cil meisme empereor dient à Rufine. Il a esté receu - por le profit à cels qui sont dedenz aage que, se leur besoignes sont fetes profitablement - por causes resnables et necessaires, action doit estre donee contre els por tant comme il - en sont fet plus riche. E cele action t’est donee par droit por les despenses que tu diz - que tu feis por l’orfelin que tu amenas à Rome por demander deffendeor, se sa tante ne - moustre que ele estoit apareillie de ce fere à ses propres despenses.

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- Cil meisme empereor dient à Adrian. Se tu as paié de - ton gré deniers por ton frere qui estoit oirs o toi, tu puez pledier à lui par action de - besoignes fetes. E se tu fus contrainz de paier tote la dete por delivrer le gage qui - estoit de vostre heritage, tu avras cele meisme action ou tu avras ce que tu as paié par - le jugement de partir heritage, se il n’a esté fez entre vos.

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- Cil meisme empereor dient à Claudi. Il n’apert pas que - cil qui reçoit les besoignes à l’orfelin par le commandement de son deffendeor face les - besoignes por le deffendeor, ainz sera tenuz à l’orfelin par l’action de besoignes - fetes.

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- Cil meisme empereor dient à Troploni. Se tu as fet le - servise que cil qui est franchiz doit fere, tu ne puez pas avoir action de besoignes fetes - contre les filles à ton patron qui sont orfelines.

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- Cil meismes empereor dient à Gaul. Tu diz que - procurrerres te fu donez el testament ton pere, mes il ne puet pas senbler - que ce fust fet par droit. E se il s’entremist d’aministrer ces choses si comme tu - proposes, accions de besoignes fetes t’apartient contre lui et contre ses oirs.

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- Li empereres Antonins dit à Eufrate. Se cil qui fist - tes besoignes t’a fet son oir de deus onces, ja soit ce que tu praignes cele partie de - l’eritage que il t’a lessié, neporquant action t’apartient contre l’autre oir por les .x. - onces que il a se tu en avoies nule contre celui qui est morz.

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- Cil meismes empereres dit à Sevoir. Plede citeanement - par jugement de besoignes fetes contre cels qui firent tels besoignes. Ne ce ne te nuira - point que tu en as à tart commencié le plet, porce que tu estoies enbesoigniez de - chevalerie, quar ceste maniere d’action ne puet estre boutee arriere par prescription de - lonc tens.

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- Cil meisme empereor dient à Saluste. Se Julians demanda à ton deteur - deniers que il te devoit et tu otroias cele paie, tu as contre lui action de besoignes - fetes.

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- Li empereres Alixandres dit à Segont et à autres. Se - vos garissistes autrui serf malade qui n’estoit pas poi profitables à son seigneur, vos - feistes profitablement sa besoigne et li poez recovrer par avenant action les despenses - que vos i feistes.

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- Cil meismes empereres dit à Heremis. Tu ne requiers - pas par droite reson que la norreture que tu meis en tes filz te soit rendue, quar tu le - feis porce que pitié de mere le requiert. Mes se tu as despendu aucune chose - profitablement por amender leur choses, se tu mostres que tu ne le feis pas por maternel - amorm en fin de ligne exponctué après - amor. mes por corage de ravoir la, tu la puez conquere par action de besoignes - fetes.

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- Cil meismes empereres dit à Teofile. Se li filz paie - por son pere une dete, il n’a nule action contre lui por cele paie comment que il fust - quant il paia, ou se il estoit en la poesté au pere ou se il estoit à soi, se ainsi fu que - il baillast les deniers par corage de doner les à son pere. Se tes peres paia donc por le - suen pere une dete sanz commandement puis que il fu hors de sa poesté, tu doiz pledier à - tes oncles par action de besoignes fetes.

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- Cil meismes empereres dit à Aquile. Tu ne doiz pas - demander à ton suegre ce que tu as despendu por la maladie ta fame, ainz le doiz conter sus toi. Mes se tu meis rien à la mort par non et par corage de ravoir - le arriere, tu empledes par droit son pere à qui ses doaires revient.

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- Cil meismes empereres dit à Ruph. Se tu as seu le - mandement au mari tant seulement, et tu as fet les besoignes à lui et à sa fame, action de - besoignes fetes apartient à lui et à la fame. E cil qui le te commanda a contre toi action - de commandement. Et tu as contre lui contrere action, se tu i as rien plus mis que il ne - te commanda.

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- Li empereres Gordians dit à Mucian. Se tu as norri tes - fillastres par paternel amor ou tu as doné por els aucunes choses à leur mestres, tu ne - puez pas demander arriere ce que tu as ainsi doné. Mes se tu meis aucune chose en els par - corage de redemander la, tu puez metre avant action de besoignes fetes.

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- L’empereor Gallians et Volusians dient à Eutichian. Se - tu as fet la besoigne ta seror et tu as paié por li treüz ou tu l’as fet par son - commandement ou par sa proiere, tu porras avoir arriere ce que l’en savra que tu as paié - por li par action de besoignes fetes ou de mandement.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Claudie. Il - covient que li oir au procureor soient tret en cause par action de besoignes fetes, et que - il restorent ce qui a esté malement fet par la tricherie ou par la corpe au procureor, et - li offices de l’aministration ne vigne pas à els. E por ce, n’aient il nule poesté - d’estrangier les choses a cele qui est ja preste que en aage.

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- Cil meisme empereror dient à Pompon. Bone foi amoneste - que usures soient rendues des despenses que l’en a fetes por fere autrui besoigne. Qe« quo iure contra eos etiam, quorum te necessitate - compulsum negotium gessisse proponis, per iudicium negotiorum gestorum - uteris » (éd. Krüger). On attendrait une forme verbale du - type useras. donc de cest droit par action de - besoignes fetes contre cels à qui tu feis leur besoignes porce que tu estoies contrainz - par besoig de fere les.

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- Cil meisme empereor dient à Alissandre. Quant chose - qui est autresi comme commune est vendue par un des oirs, li autres oirs qui conferme la - vente puet pledier por sa part del pris par action de besoignes fetes.

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- Cil meisme empereor dient à Octave. Cil n’est pas - senblabes à deffendeor ne à procureor qui fet de son gré autrui besoigne - sanz commandement, quar besoins fet le deffendeor et le procureor entendre à aministrer - les choses, mes cist ne s’en entremet fors par sa propre volenté. Quar il soffist asez se - conseus est donez à aucun en petites choses par le travail son ami. E - de ce que aucuns a aministré de son gré, qui n’a esté establiz ne deffenderres ne - procurerres, le puez tu bien trere en cause, quar il est tenuz à restorer tot ce qui a - esté malement fet par sa tricherie ou par sa corpe, et il soit contrainz de rendre toi o - usures ce que il parra que il te doit. E des autres choses qui sont de - ta droiture et que autre tienent qui n’ont pas esté porchaciees, ne puez tu rien demander - à celui qui n’ost pas poesté de chalengier les, por l’exception qui estoit tote preste - contre lui. E por ce, tu doiz torner tes actions contre cels que tu diz qui tienent tes - choses.

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- Cil meisme empereor dient à Mithre. Se ti cousin - franchirent leur sers, ce que tu diz que il aministrerent ta chose ne pot pas enpeechier - leur franchise. En sor que tot, il n’est pas doute que il ne pueent estre tret en cause - aprés la franchise de la chose il feissent devant ; se l’aministration del tens qui fu - devant le franchissement et de celui qui fu aprés n’est si jointe que ele ne puisse estre - desevree.

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- Cil meisme empereor dient à Theodore. QPas de lettrine mais lettre d’attente.uant autrui besoignes sont fetes, - l’action n’est pas sus la chose mes contre la persone.

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- Cil meisme empereor dient à Guloge. Cil qui font - autrui besoigne ne sont pas contraint de restorer les damages qui avienent d’aventure, se - il n’a esté especialment mis en covenant.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Se - aucuns s’entremet d’aministrer autrui choses, ja soit ce que cil qui eles sont ne le - veille pas, ainz le contredie especialment, li grant mestre de droit doutoient se cil qui - s’entremet ainsi d’autrui besoignes pooit avoir nule action contre le seigneur des choses - por les despenses que il i avoit fetes. E li un disoient que il l’avoit - bone, et li autre disoient que non avoit, et de cel est Julians. E nos departons ceste - doute et establissons que, se li sires des choses le contredit et il li deffent que il ne - s’entremete de ses choses, il n’a nule bone action contre lui selonc la - sentence Julian, puis que li sires l’avra denoncié que il ne li otroie pas que il a touché - à ses choses, ja soit ce que il ait bien fet ce que il en a fet. Quar - ce ne seroit pas bien se li sires regardoit que cil eust fet pluseurs despenses en ses - choses et por son preu, et puis li deffendist par tricherie et par barat que il ne s’en - entremeist plus, si que il ne li rendist pas les despenses que il avroit fetes avant. Ne - nos ne soffrons ce en nule maniere, mes dés le jor que li denoncemenz est venuz à lui, ou - par escrizescritz avec t exponctué. ou sanz escriz, que il ne s’entremete plus de ses choses o le - testemoine d’autres persones il n’ait nule action contre lui por nul amendement que il - mete d’ileq en avant. Mes nos otroions bien que il ait action contre le seignor por - lesdeffenses exponctué après les. - despenses que il fist devant, se eles furent fetes profitablement.

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- [2.19.0 De his quae vi metusve causa gesta sunt] Cist titres est de choses qui sont fetes par force ou par - poor. -

- Li empereres Alissandres dit à Felis. Il a esté - respondu par droit que l’en puet chalenger tot enterignement les choses qui ont esté - tolues par force ou par larrecin.

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- Cil meismes empereres dit à Alissandre. Porce que tu - reconois que tu n’as pas tant seulement doné caution de paier deniers ainz les as paiez, - il ne puet pas estre veu par quel reson tu requiers que ce qui a esté paié te soit rendu - autresi comme se force t’eust esté fete. Quar il ne pert pas verité que tu te hastes de - paier, et entrelessas la cause del cyrografe qui te fu toluz par force, et or diz que - force te fu fete de paier.

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- Li empereres Gordians dit à Gai. Se tes aiels fu - contrainz par force ou par poor de vendre sa terre, ja soit ce que cil qui l’achata de lui - l’a puis rendue à autre, neporquant, se tu es oirs ton aiel et tu vas au prevost de la - contree, tu ne porras requere que la terre te soit rendue por le pris qui en fu donez. - Quar il nos plest que action te soit donee sus la chose selonc la forme del pardurable - banissement, se cil qui l’achata derrenierement n’est garniz de prescription de possession - de lonc tens.

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- Cil meismes empereres dit à Prim et à Eutichen. Se - vente vos fu estorse par force ou par poor de mort ou de torment de cors et vos ne la - confermasses pas aprés ce ne ne vos i assentistes, se vos enplediez dedenz l’an que vos - avroiz pooir de pleder en, se la chose ne vos est rendue, cil qui la tient sera - condemp - condempnez - - en quatre doubles selonc la forme del pardurable banissement en tel maniere - que vos rendroiz le pris qui i fu donez. E se la cause est conneue aprés l’an, vos avroiz - action de demander vostre chose sanz plus.

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- Cil meismes empereres dit à Rufin chevalier. Il n’a - point de difference par qui force fu fete à ton pere ou à ton oncle de vendre leur - possession par force ou par poor ou par l’achateor meisme ou par autre au seu de - l’achateor. Quar se force leur fu fete et il furent contraint de vendre leur possessions - mains que eles ne valoient, il empetreront par la forme de la jurisdition que ce qui a - esté malement fet soit ramené el premier estat.

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- Cil meisme empereres dit à Polle. Il ne covient que - nule dignité nuise à nul home ne ne li face damage. E por ce, tu doiz entendre que la - seule dignité à ton aversaire qui est senators n’est pas soffisant à prover la poor par - coi tu diz que li marchiez fu fez entre toi et lui.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Coitin. Se - tu puez prover par devant le prevost de la contree que li instrumenz de don ou de - transaction ou de pramesse ou d’aucun autre marchié ait esté fez par poor de mort ou par - torment de cors ou par manaces, il ne soffera pas que il vaille selonc la forme del - pardurable banissement.

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- Cil meisme empereor dient à Trophin. Porce que tu - proposes que tu vendis au procurator de la chose commune ta meson et ton cortil en - esperance que il te rendist l’instrument que tu avoies fet de froment que tu devoies, ou - por poor que tu ne fusses nomez à aucun citean office, et tu veus que cele vente soit - depeciee autresi comme se ele fust fete par poor, tu doiz entendre que tel maniere de poor - ne puet rien valoir à depecier le marchié.

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- Cil meisme empereor dient à Himmode. Il ne covient pas - prover poor par menaces ne par tesmoinz tant seulement mes par la cruelté del fet.

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[C]Pas de lettrine.il meisme empereor dient à - Faustine. Li desirriers est engrés de celui qui requiert que la vente ou - la pramesse qui fu fete soit rapelee porce que ele fu fete par poor de l’acusement qui là - estoit mis avant ou qui i peust estre mis.

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- Li empereres Costentins dit à Euvagre. Se aucuns - crient un autre por sa puissance et porce que il est en aucune maine baillie et il lesse - par titre de vente sa chose que il a el lieu ou en la contree où cil à tel office, ce qui - sera achaté en tel maniere soit rendu et li denier soient retenu. E ceste - meisme paine soit gardee se aucun usent mauvesement del non d’amis et en conquierent - proie.

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- Li empereor Honoires et Theodoses dient au pueple. Nos - commandons que les ventes et li don et les transactions qui sont fetes par force ou par - puissance soient quassees.

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- [2.20.0 De dolo malo] Cist titres - est de tricherie. -

- Li empereres Antonins dit à Clemence. Se tes pleges - acheta de ton creancier les gajes et il li offri la quantité del chatel et des usures, il - fera que sages se il t’en rent la seignorie o les fruiz que il en a puis receu par bone - foi ; que action de tricherie ne puisse estre meue contre lui por sa loiauté que il a - rompue.

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- Li empereres Antonins dit à Aquilin. Li tens de .ii. - anz qui selt estre contez en action de tricherie ne te puet rien nuire en tant comme tu as - esté, si comme tu diz, enbesoigniez por la chose commune. Mes li dui an commenceront à - corre dés lors que tu seras delivrez des communs offices et avras poesté de metre avant la - devant ditepoesté exponctué après dite. - action.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Menandre. Porce que tu proposes que covenanz fu entre toi et celui que tu diz qui a pris ta - serve par mariage si que il te donroit por li un serf, tu doiz entendre que, se tu la - franchissis, tu n’as pas poesté de rapeler la franchise. Mes se dui an ne sont pas encor - passez et il brise la foi de la covenance, tu doiz desirrer tant seulement que action de - tricherie te soit donee. Et se la seignorie de li te remest, quant tu en avras requis le - prevost de la contree, tu porras recovrer li et ses filz, se ele ne muet plet de son estat - et dit que ele est franche.

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- Cil meisme empereor dient à Ampirose. Se tu fus mise hors de bail et eus - la poesté de toi tant comme tes peres vivoit et tu fus oirs à ta mere, et tes choses - furent aministrees par ton pere qui fu tes deffenderres selonc les lois, et tu feis - transaction o lui par bone foi de ce en coi il estoit tenuz à toi por tes choses que il - avoit aministrees, tu doiz savoir que, se covenanz a esté fez tant seulement, ta demande - sera ostee par exception. Mes se renovelemenz fu fez en loial maniere et confermez par - l’assentement des parties, nule action de deffendement ne te remaint. E - se tu es grevee à desmesure parce que tu l’as quité sollempnelment par renovelement de - covenance et par le commun assentement qui i a esté, action de tricherie ne te doit pas - estre donee por la reverence de ton pere mes action de requere aide de ce qui a esté fet - en ton grief.

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- - Cil meisme empereor dient à Vinnode. Il covient prover - tricherie par aperz aguez.

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- Cil meisme empereor dient à Sebastiane. Se tu avoies - plus de .xxv. anz et tu refusas l’eritage ton frere, nule poesté ne te remaint de demander - le. Mes se ce fu fet par tricherie sa fame qui devoit estre oirs aprés toi, tu puez movoir - contre li action de tricherie.

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- Li empereres Costentins dit à Simach vicaire. Il nos - semble bone chose que il ne covigne pas par force que action de tricherie soit meuemeuee avec e exponctué. dés le - jor que aucuns set que tricherie a esté fete contre lui ne dedanz l’an, mes dedenz les - premiers deus anz aprés ce que l’en set que la tricherie fu fete, ou que cil soit qui se - plaint de la tricherie ou el païs ou hors se il n’est hors por le besoig de la chose - commune. Sachent donc tuit que congiez n’est otroiez à nul de commencier aprés deus anz - action de tricherie ne de finer aprés deus anz cele qui sera commenciee dedenz les deus - anz.

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- [2.21.0 De in integrum restitutione minorum viginti quinque - annis]Cist titres est de fere enterigne restitution à cels qui - ont mains de .xxv. anz. -

- Li empereres Alissandres dit à Plociane. L’en doit - regarder savoir mon se la querele d’acuser le testament a esté quitee ou expressement par - paroles ou par soffrir longement sanz fere an senblant. E l’aide de restitution qui est - donee à cels qui sont dedenz aage mostre que tels quitance ne puet pas valoir en ta - persone.

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- Cil meismes empereres dit à Alissandre. Se ta suer dut - recevoir la possession des biens son pere, qui fu morz sanz fere testament, el tens que - ele est secorue par aide d’aage, ja soit ce que ele avoit .v. filz, neporquant por ce ne - remaint il pas que ele n’apartigne au privilege qui est donez à cels qui sont dedenz aage, - se ainsi est que ele soit encor en l’aage à qui li benefices de restitution est donez.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Atian. Se - tu avoies procureor quant tu fus essuz d’enfance ainz que tu eusses .xxv. anz et tu vendis - tes choses, il ne covient pas garder cest marchié ; quar cil qui est dedenz aage et a - procureor ne se devise point en tiels choses del forsené à qui procurerres est donez par - le prevost. Mes se tu estoies sanzle exponctué - après sanz. procureor quant tu feis cel marchié, il ne t’est pas deveé à - demander enterigne restitution, se li tens qui est establiz n’est passez, ce est asavoir - quatre anz aprés le loial aage.

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- Cil meisme empereor dient à Ysidoire. Se tu mostres - que tu avoies mains de .xxv. anz quant tu feis marchié, et tes aversaires ne - prueve pas que li tens qui est establiz à doner restitution soit passez, li prevoz de la - contree te devra doner enterigne restitution se tu as esté deceuz.

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- Cil meisme empereor dient à consul Ruf. Enterigne - restitution apartient à cels qui sont dedenz aage, ja soit ce que tricherie ne soit pas - provee contre leur aversaires. Quar il est certains droiz que il pueent - demander enterigne restitution des choses dont il sont deceu que il firent ainz que il - eussent acompli .xxv. anz.

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- Cil meisme empereor dient à Sentence. Se li plez - d’enterigne restitution fu commenciez dedenz l’aage à qui l’en selt secorre ne tu ne le - quitas pas expressement, la mort à celui contre qui ele estoit requise ne te puet fere nul - damage.

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- Cil meisme empereor dient à Sevoire. Tu puez empledier - por avoir enterigne restitution des oirs ton oncle qui tot engarde que tu quitas de - l’aministration de tes choses quant il ot prové fausement que tu estoies en aage. Quar li - offices de la garde et la prochaineté del lignage mostre que il ne deust pas estre en dote - de ton aage se ainsin exponctué après ainsi. - n’est que li tens soit passez qui est establiz à doner restitution.

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- Li empereor Honoires et Theodoses dient à Julian visconte d’Aufrique. - Il est certaine chose que conselz a esté donez par plusors auctoritez - à cels qui sont dedenz aage es choses que il ont entrelessiees ou fetes par ignorance.

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- Li empereres Zenons dit à Elian le prevost. Il n’apartient pas que cil - qui est dedenz aage ait esté dedenz dés que il a usé de commun droit.

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- [2.22.0 De filio familia minore] Del - fil qui est en la poesté son pere et a mains de .xxv. anz. -

- Li empereres Gordians dit à Triphon chevalier. Se li - filz qui est en la poesté son pere et a mains de .xxv. anz a esté pleges por aucun - estrange, il ne li est pas deveé à demander enterigne restitution. Mes se il a esté pleges - por son pere ne il n’a pas esté ses oirs aprés sa mort, il puet demander enterigne - restitution.

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- Cil meisme empereres dit à Candian chevalier. - Pe - Se - tes freres fu en la poesté son pere quant il enprunta deniers ne il ne le fist - pas par son commandement ne contre le conseil au senat, il puet demander enterigne - restitution contre cele caution por la legiereté de son aage.

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- [2.23.0 De fideiussoribus minorum] Des pleges à cels qui sont dedenz aage. -

- Li empereor Sevoirs et Antonins dient à NutorCorrespond aulat. - « Myroni ».. Puis que tu as enterigne restitution par le - benefice d’aage, tu n’es pas contrainz de rendre le peril de l’eschange à l’achateor à qui - tu vendis une possession des biens qui furent ton pere ; mes cele chose ne - puet pas escuser cels qui furent plege por toi. E por ce, se il sont condempné et il en - paient deniers, il t’enplederont par action de mandement, se tu ne requiers a estre aidiez - contre els par aide de restitution.

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- L’empereor Dioclians et Maximians dient à Curion. Se - cele qui ert dedenz aage et te vendi ses possessions par le jugement au prevost est - secorue par aide d’aage tant seulement, il n’est pas doute que li pleges que ele dona ne - soit tenuz en sa persone por le marchié. Mes se il apert que li marchiez fust fez par - tricherie, il est aperte chose que l’en doit secorre à l’un et à l’autre, ce est à cele - qui vendi et à son plege.

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- [2.24.0 Si tutor vel curator intervenerit] Cist titres est se li deffenderres ou procureres est pleges. -

- Li empereres Antonins dit à Marciane. Se vos receustes - l’eritage vostre pere quant vos fustes essuz d’enfance, et vos estes or en l’aage que vos - doiez recevoir l’aide d’enterigne restitution en ce en coi vos vos oblijastes as deteurs - de l’eritage, requerez par voz procureors le prevost de la contree. Mes se vos avez - acompli loial aage et vos avez passé le tens en coi vos peussoiz avoir enterigne - restitution, emplediez vos procureors selonc la forme de droit, se vos ne les avez ja - emplediez.

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- Li empereres Alixandres dit à Marcian. Il nos plest - que l’aide d’enterigne restitution soit donee à cels qui ont mains de .xxv. anz des choses - que il firent par devant leur deffendeors ou leu procureors se il en sont deceu.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Nichomede. Il nos plot despieça que enterigne restitution soit donee à cels qui sont dedenz - aage es choses qui porront estre provees que leur procureor ou leur defendeor firent - malement, ja soit ce que il puissent porchacier leur droit par personel action contre - els.

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- Cil meisme empereor dient à Ysidore. Se li creanciers - n’ot pas regart à vostre persone mes à celes à voz procureors et il fist marchié o els et - reçut d’els l’obligement, il est aperte chose que il ne puet avoir nule action contre - vos.

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- Cil meisme empereor dient à Valeri. Il nos plot que - quant li deffendeor ou li procureor vendent ou font autre marchié des choses à cels que il - ont en garde, cil qui sont dedenz aage aient le chois de demander restitution de leur - choses ou de demander leur damage as deffendeors ou as procureors, si que nus griés ne - leur soit engendrez por cel chois.

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- [2.25.0 Si in communi eademque causa in integrum restitutio - postuletur] Se enteringne restitution est demandee por commune - cause. -

- - Li empereor Dioclians et Maximians dient à Amphi. Se - vostre suer avoit plus de .xxv. anz et vos ne li commandastes pas que ele feist la - transaction que ele fist ne vos ne la confermastes pas quant ele l’ot fete, ele ne pot de - rien amenuisier vostre droiture. Mes se vos vos consentistes à ce que ele fist quant vos - le seustes et vos eustes passé .xxv. anz, ja soit ce que ele soit dedenz aage et que ele - puisse requere aide de restitution por sa partie, neporquant ses aages ne vos puet point - aidier à partir au benefice del pardurable banissement.

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- [2.26.0 Si adversus rem iudicatam] Cist - titres est se restitution est demandee contre chose jugiee. -

- Li empereres Alissandres dit à Julian. Se vos avez - receu del jugement de deffendement mains que vos ne deussoiz, vos ne poez avoir action del - remanant se ainsi n’est que vos fussoiz dedenz aage el tens que li jugemenz fu fez et que - li benefices d’aage vos soit ordonnez. Mes se la sentence fu donee aprés ce que vos fustes - en loial aage, vos ne poez pas de rechief metre avant action de chose meismes dont - jugemenz a esté fez.

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- Li empereres Gordians dit à Seraine. Quant tes peres - disoit que tu estoies en sa poesté et que ce que il t’avoit mise hors de son bail, il ne - valoit rien, se li viscontes prononça quant il ot conneu la cause que tu fusses en la - poesté ton pere porce que tu requiers à avoir enterigne restitution contre cele sentence, - cil qui governe la contree connoistra de la cause et en fera ce qui apartient à sa - jurisdition.

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- Li empereres Phelipes dit à Aliene. Tu ne puez pas - demander par devant le prevost aide d’enterigne restitution contre la sentence à celui qui - est delegaz de par le prince. Quar li princes sels donra restitution contre la sentence à - celui qui juge en lieu de lui.

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- Cil meismes empereres dit à Aquilian. Il est certaine - chose que, quant li prevoz a doné sentence contre les deffendeors ou contre les procureors - ou la chose à l’orfelin ou à celui qui est hors d’enfance, cil qui sont dedenz aage pueent - autresi bien demander restitution comme se aucune chose eust esté jugiee contre els.

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- Cil meismes empereres dit à Urban. Porce que vos - affermez que vos estes dedenz aage et que vos n’avez qui vos deffende, li prevoz de la - contree s’entremetra par s’autorité que damages ne vos soit fez. Quar se vos aviez - droiturel deffendement de garanz ou de procurators et aucune chose a esté jugiee, vos - devez entendre que aide d’enterigne restitution vos est necessaire. E ce meisme tiegne se - vostre plez a esté menez par procurator que vos aiez ordené loialment.

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- [2.27.0 Si adversus venditionem] Se - restitutions est demandee contre vente. -

- - Li empereres Alissandres dit à Floranz chevalier. Se - tu estoies dedenz aage quant tu prameis à celui qui achata ta terre que tu ne l’en - movroies nul plet d’ileq en avant, et tu affermas par ton serement agarder tel covenant, - tu ne deus pas avoir esperance que nos te donissons auctorité de fere tricherie ne de - parjurer toi.

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- Li empereres Costentins dit au pueple. Il n’est pas - dote que il n’ait esté confermé es establissemenz que enterigne restitution doit estre - donee à cels qui sont dedenz aage contrela vente exponctué après contre. les ventesLe - passage qui va de les ventes [2.27.2] à contre la [2.28.1] est ajouté dans la marge droite, afin de corriger un saut-du-même-au-même. - Malheureusement, une partie de l’addition marginale a disparu suite à la rognure de la - marge. Les lettres et mots rétablis sont imprimés entre crochets et conjecturés à - l’aide des traductions 1 et 3. dont il sont deceu - - par - desloiautez à leur deffendeors et à leur procureors.

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- Li - - empereor - Dioclians et Maximia - - ns dient - à Savine et à autres. I - - l nos plest - despieça que l’en secore - - en - terigne restitution à - - qui sont - dedenz aage contre la - - vente - des gages que li creancier font se atresi est que il aient trop grant damage. Se - vostre gage ont donc esté vendu et vos mostrez que vos aiez eu trop grant domage en cele - vente, l’aide de restitution vos sera donee por ce mesmement que vos estes encor dedenz - aage, si comme vos afermez.

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- [2.28.0 Si adversus venditionem pignoris] Se restitucion est demandee contre vente de gage. -

- Cil meisme empereor dient à Sevoir et à Clemence. - Nostre - Vostre - desirriers n’est pas resnables par coi vos requerez que la chose que vostre - peres avoit engagiee à son creancier et que li creanciers vendi soit rapelee par vostre - aage. E cist meismes droiz est tenables se vos estes oir à estrange ; - quar se li creanciers n’a pas fet ce que il dut, emplediez lui et voz deffendeors et voz - procureors qui soffrirent que ele fu vendue.

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- [2.29.0 Si adversus donationem] Se - restitucion est demandee contre droit. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Theodose. Se cil qui avoit mains de .xxv. anz te dona aucunes choses atemprement en don por - noces el tens que il t’espousa et pardevant son procureor, eles ne seront pas rapelees por - l’endroit de son aage.

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- Cil meisme empereor dient à Dimide. Se vostre peres - fist .i. don à toi et à ton frere qui estiez hors de son bail, et aprés en dona une partie - à .i. autre, il ne vos toli rien. E se tes freres assenti à ton pere qu’i dona une partie - de la terre de chans que il avoit conquise, la seignorie ne se pot pas partir de lui por - l’auctorité del conseil au senat, qui deffent que les choses à cels qui sont dedenz aage - ne soient obligiees, ne l’aide de restitution n’est pas necessaire en ceste chose quar - droiz li aide. Mes es autres choses qui puent estre vendues quant l’en - velt si comme sont mueble, se tes freres qui estoit dedenz aage s’asenti, puis que eles li - furent donees, à son pere qu’i les dona à autre et li tens qui est establiz à avoir - restitution n’est pas encor passez, il puet demander la.

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- [2.30.0 Si adversus libertatem] Se - restitution est demandee contre franchise. -

- Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Annie. Se - Segonz de qui tu te plainz que il n’obeist pas à la condition ne fu pas - franchiz aprés le jugement au prevost, qui prononça que la franchise qui li fu lessiee li - fust donee, tes aages requiert que li plez soit recommenciez. Mes se tu li donas - franchise, ja soit ce que tu ne li deusses pas, tu doiz entendre que tu ne la puez pas - rapeler, mes ti procurateur te restoreront par jugement de besoignes fetes le demage qui - par ce t’est avenuz.

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- Li empereres Gordians dit à Solane. Se tu estoies - dedenz aage, si comme tu diz, et tu donas par devant le prevost franchise à ton serf qui - te deçut, li atouchemenz de la verge au prevost de coi droiturel franchise est garnie ne - puet pas estre rapelez por l’endroit de ton aage. Neporquant cil à qui la jurisdition - apartient doit metre conseil en tant comme reson le sueffre que cil qui a esté franchiz - face tant que tu n’i aies damage.

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- Li empereor Valentins et Gallians dient à Marchone et Savinelle. Quant vos aviés mains de .xx. anz, se vos ne donastes pas franchise par - devant le juge à cels que vos requerez que soient ramené el servage, il ne vos est pas - mestiers de ramener les i par restitution mes par droit, quar cil franchissemenz ne valut - rien par droit. Mes se la cause fu provee par devant le prevost por coi la franchise fu - donee, restitution ne puet avoir lieu contre la franchise. Neporquant, - se vostre reson a esté deceue par le barat ou par la corpe à celui que vostres peres - franchi et qui estoit vostre procurerres, li prevoz de la contree s’entremetra que li - domages vos soit restorez par celui qui le fist, ne il ne dout pas à metre i plus grieve - execution, se il trueve que cil qui est franchiz ait fet aucune chose por coi il doie - estre puniz.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Tacian. L’en ne puet pas douter que la sentence qui a esté donee por franchise ne puet estre - rapelee sanz apel por aage.

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- [2.31.0 Si adversus transactionem vel divisionem minor - restitui velit] Se cil qui est dedenz aage velt avoir restitution - contre transaction ou contre partir. -

- Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Honorat. Porce - que il nos plot que l’orfeline eust restitution contre la transaction et contre la partie - qui fu fete, use des actions que tu eus despieça.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Imnone. Se - cil qui sont dedenz aage demandent por leur aage enterigne restitution contre la - transaction qui a esté fete, l’en te doit conseiller se tu vels pledier de rechief ou par - replication contre exception de covenant ou par restorement de la besoigne, - se li premiers obligemenz est failliz.

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- [2.32.0 Si adversus solutionem a debitore vel a se factam] - Se il velt avoir restitution contre la paie que il. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Sostrie. Li - deffendeor qui paient as procureors ce que il doivent de l’aministration que il ont eue - sont delivré àde exponctué et à suscrit. la maniere des autres - deniers - deteurs - . Mes li benefices qui est otroiez el pardurable banissement puet estre requis, - ençois que li tens soit passez qui est establiz à doner restitution, et l’en puet regarder - par la connoissance de la cause se il doit estre donez.

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- Cil meisme empereor dient à Laurine. Quant cil qui est - dedenz aage a paié lés que il ne devoit pas, ja soit ce que il l’ait fet par erreur de - droit, il est reson que il ait pooir de demander le arriere se li tens n’est passez en coi - l’aide de restitution est donee.

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- [2.33.0 Si adversus dotem] Se - restitution est demandee contre doere. -

- Li empereres Alixandres dit à Valentin. Porce que tu - diz que ta suer fu deceue et que ele dona toz ses biens en doaire, li prevoz de la contree - examinera, quant l’autre partie sera presente, savoir mon se t’allegation est veraie, et - se li heritages ta sereur apartient à toi ou la possession de ses biens, et se li tens - n’est pas encor passez dedenz coi il est otroié par les lois à demander restitution en la - persone au mort.

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- [2.34.0 Si adversus delictum suum] Se restitution est demandee contre mesfet. -

- Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Longin. Cil - qui sont dedenz aage ne sont pas secoru es crimes par aide de leur aage ; quar l’enfermeté - del corage n’escuse pas les meurs as mauvés. Mes quant li meffez ne vient pas del corage - ainz vient par dehors, cen exponctué après - ce. n’est pas crimes, ja soit ce que paine de deniers en est enjointe. E por ce, - pueent avoir en cest cas cil qui sont dedenz aage aide de restitution.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Procle. Ja - soit ce que il est certaine chose que nus ne puet estre escusez es meffez, neporquant il - ne covient pas denoier à la mere l’eritage à ses filz porce que ele ne leur quist nus - deffendeors, quar ce ne doit estre fet fors à iceles meres tant seulement qui sont en - aage.

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- [2.35.0 Si adversus usucapionem] Se - restitution est demandee contre sesine. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ysidore. Aide de restitution doit estre donee à cels qui sont dedenz aage contre cels qui - tienent leur choses, se il en ont aquis la seignorie par sesine.

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- [2.36.0 Si adversus fiscum] - -

« Si adversus - fiscum » 2.36.0 ; ni réserve ni rubrique. - - Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Longin. Se - Rufins li ordenierres de noz choses deçut Probe qui estoit dedenz aage, tant que il li - vendi par la legiereté de son corage sa chose molt mains que ele ne valoit, nostre borse - ensuivra l’auctorité del commun droit en fere li restitution.

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- Li empereres Alixandres dit à Antioch et à autres. Se - tu et ti frere demandez enterigne restitution contre la basse gent, la connoissance en est - au prevost de la contree qui orra la cause et examinera savoir mon se l’aide que vos - requerez vos doit estre donee. Mes se vos la demandez contre la borse l’empereor, vos - devez entendre que il vos covient requere nostre procurator et le prevost de la contree, - si que li patrons de la borse l’empereor soit presenz.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Lorenz. Les - choses à cels qui sont dedenz aage qui sont exceptees el banissement au saint empereor - Marc nostre pere n’aident point à ton desirrier. E les terres à ton pere qui estoit dedenz - aage, qui furent vendues por la dete que il devoit à la borse l’empereor, ne reçoivent pas - question de prescription de .v. anz. Mes porce que tu diz que nostres - procurators qui lors estoit vendi par collusion et par barat ta terre et tes sers trop - petit pris, quant nostres juges en sera requis, se il aperçoit que tes allegations soient - veraies et que la sollempnité de vendre n’ait pas esté gardee, il commandera, se tu fez - satisfaction à la borse l’empereor, que la vente soit rapelee et que ta terre te soit - rendue.

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- [2.37.0 Si adversus creditorem] Se - restituti est demandee contre creancier. -

- Li empereres Antonins dit à Fruine. Porce que tu - meismes reconnois que tu feis marchié à Zenodore qui avoit mains de .xxv. anz de prester - li deniers à usure ne il n’en puet estre mostré par devant le prevost que ele fust plus - riche par cel marchié, tu doiz entendre que ele a par droit eu enterigne restitution.

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- Li empereres Gordians dit à Gaian. Se tu empruntas - deniers à usure quant tu avoies mains de .xxv. anz, si comme tu diz, ne cil denier ne - furent pas mis en ton preu, tu puez sollempnelment demander aide d’enterigne restitution - contre la caution por coi tu t’oblias por cez deniers.

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- [2.38.0 Si ut se hereditate abstineat] Se cil qui ne volt recevoir son heritage demande restitution. -

- Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Florenz et à autres. - Ne - Se - Dans le ms., s d’attente - a été recouvert par un n peint en bleu. vos ne vos meistes en - l’eritage vostre pere, tesmoig ne sont pas necessaire por cele chose, quar la foi de la - verité ne desirre pas aide de paroles. Mes se vos nos tenistes por oirs o - vos receustes la possession des biens, vos devez avoir aide de restitution por l’aage à - qui l’en selt secorre.

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- [2.39.0 Si ut omissam hereditatem vel bonorum possessionem - vel quid aliud adquirat] Se aucuns demande restitution qui il - aquiere l’eritage que il a entrelessié. -

- Li empereres Gordians dit à Prote. Il nos plot - despieça que cil qui ont mains de .xxv. anz puissent demander enterigne restitution, ne - mie tant seulement es choses qu’il ont perdues de leur propres biens, mes se il n’ont - requis l’eritage qui leur a esté lessiez.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Serapie. Cil qui sont dedenz aage doivent estre receu par le benefice d’enterigne restitution - à la possession des biens leur peres que il avoient entrelessié. E quant il avront eu - restitution par jugement, il doivent aporter à partie o les autres oirs toz les biens que - il avoient el tens que li peres morut.

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- [2.40.0 In quibus causis in integrum restitutio necessaria - non est] En quels causes enterigne restitution n’est pas - necessaire. -

- Li empereres Valentins dit à Mutat. Il est contenu em - pluseursleuz exponctué après pluseurs. des - escriz à mes sainz peres et es miens que il ne nuist point à cels qui ont mains de .xxv. - anz, et meesmement à cels qui n’ont pas deffendeors ne procureors, se il ne vengent la - mort leur pere qui a esté ocis.

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- Li empereor Valentins et Gallians et Valenz dient. Nos - avons avant escrit apertement que li tens d’enfance ne selt pas estre contez as enfans en - icels .v. anz de coi la prescription est opposee à cels qui muevent à tart plet de - testament qui n’est pas à droit fez. E quant li loiaus aages est acompliz, enterigne - restitution n’est pas necessaire ; quar restoremenz de cause perdue ne leur est pas donez, - ainz leur est la cause gardee tote entiere.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Stratonice. Se tes deffenderres qui n’avoit pas doné caucion por l’office del deffendement a - pledié en jugement, la sentence qui fu donee contre lui ne pot point nuire à ta droiture, - ne les choses que il a fetes n’ont nule fermeté. Tudoiz exponctué après tu. demandes donc por neant aide d’enterigne restitution, - quar les choses qui furent fetes par celui qui ne pot pas avoir persone de loial - aministreor sont vaines par droit.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Nos - establisson por l’otroi de l’aage qui n’est pas parfez que exception de deniers qui n’ont - pas esté nombré ne core pas dés le commencement à cels qui sont dedenz aage ; que aucune - nuisance ne nesse tant dementiers comme l’en atent enterigne restitution, por coi cil qui - est dedenz aage ne puisse pas user de cest benefice que leur sustance ne soit - malmenee. Mes il est plus humaine chose d’estendre plus largement - l’exposition de cele loi en toz les cas en coi li ancian droit otroierent que les - temporels prescriptions corussent contre cels qui sont dedenz aage et puis leur aidoient - par enterigne restitution. E melz est que les devant dites prescriptions ne ceurent pas - contre els. Quar molt est meillor chose que leur droitures soient gardees sanz amenuisier, - que de quere remede aprés ce que leur cause seroit empoiriee et les exceptions de .xxx. - anz et de .xl. remeignent en lor estat.

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- [2.41.0 Qui et adversus quos in integrum restitui non - possunt] Li quel ne puent avoir restitution et contre qui ele ne - puet estre eue. -

- Li empereres Alixandres dit à Cononide. Il covient que - il soit en la volenté au juge de doner enterigne restitution quant cil qui dit que il est - dedenz aage et que il a esté deceuz est sages et tient sont ostel et sa mesniee et moustre - par communz fez que il est sages hom, si que il ne pert pas verité que il puisse estre - deceuz par aage. Mes quant la cause sera conneue, se l’en aperçoit que - il fust deceuz, il ne doit pas estre ostez de l’acostumee aide por les causes que nos - avons avant dites, autresi comme par exception ne porce que il a esté fez curials por le - besoig del païs, ainçois que il fust en aage ou que il a entendu à norrir ses enfanz.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Porce - que li ancian doutoient savoir mon se li fil se pooient plaindre de leur peres et cil qui - estoient franchi de leur patrons, autresi comme se il n’eussent pas fet envers els ce que - il deussent. Et li un disoient que nule restitution ne devoit estre donee contre tels - persones por l’onor del patronage ou por la reverence de nature qui contredit à tel - hardement, se ce n’estoit por molt grant cause ou se il ne se contenoient vers els trop - malement. Et li autre jujoient sanz nule distinction de causes ne de persones que ele fust - refusee et que restitution doit estre lor ordenee tant seulement quant cil qui est dedenz - aage dit que il a esté deceuz par sa simplece et non pas par la tricherie à son pere ou a - son patron. Mes que l’oneur qui est deue as peres et as patrons et as patrones soit gardee - entiere en totes choses, nos establisson que restitution ne soit donee en nule maniere - contre les peres ne contre les meres ne contre les patrons ; quar la reverence des - persones leur tot tote restitution, e il n’est pas doute que tels persones ne se praignent - garde que eles ne facent chose qui soit contrere à leur renomee.

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- [2.42.0 Si minor se maiorem dixerit vel probatus fuerit] - Se cil qui est dedenz aage dit que il est en aage et il le - prueve. -

- Li empereres Alixandres dit à Maximiane. Se tu avoies mains de .xxv. anz et les tables de ta nativité ne furent offertes - par coi tu fus deceue et provas que tu avoies plus de .xxv. anz, tu puez requere par - devant celui à qui la jurisdicion apartient enterigne restitution de totes les choses qui - furent fetes contre toi tant comme tu fus dedenz aage, se tu la demandes quant tu seras en - aage dedenz le tens qui est establiz à avoir restitution.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Vital. Se - tu t’esforças quant tu estoies dedenz aage de prover par veue de cors que tu estoies en - aage et tu le feis por decevoir autrui, porce que la malice acomplist ce qui defaut à - l’aage, il est establi par sainz establissemenz et par auctorité de letres que enterigne - restitution te soit devee. Mes se ce fu fet parbenefices exponctué après par. le barat ou par la decevance à - ton aversaire, li benefices te remaint par coi l’en selt secorre à cels qui sont dedenz - aage quant leur cause est conneue. Quant tu avras donc requis le - prevost de la contree et il avra examiné la cause, se il trueve que il n’i eust point de - tricherie par devers toi et tu prueves que tu estoies lors dedenz aage, il se porverra que - tu aies enterigne restitution. Neporquant, se tu affermas par ton - serement que tu estoies en aage, tu doiz savoir que li benefices d’enterigne restitution - t’est toluz, se tu ne mostres apertement par instrumenz et ne mie par tesmoinz que tu - estoies lors dedenz aage. E se tels seremenz fu fez, il est aperz droiz - que nule aide de restitution ne te remaint.

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- Cil meisme empereor dient à Theodote. Se cil qui or - dit que il est dedenz aage te deçut porce que il dit que il estoit en aage, il ne puet pas - avoir restitution selonc les establissemenz de droit ; quar li commun droit seceurent à - cels qui sont dedenz aage en ce que il font par erreur tant seulement et ne mie en ce que - il font por decevoir autrui.

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- Cil meisme empereor dient à Labi. Porce que tu - proposes que il ot erreur à prover le nombre de tes anz par devant le prevost de la - contree, et il a esté receu que l’en secore en tels causes as filz qui sont en la poesté - leur peres et ont mains de .xxv. anz, il covient que li prevoz de la contree examine les - choses que tu nos offris en ta proiere. E quant il avra regardé ton aage, se il voit par - tes prueves que tu fus deceuz si que tu quidas estre en aage, il ensuivra la foi de verité - envers ta persone.

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- [2.43.0 Si saepius in integrum restitutio postulentur] - Se enterigne restitution est demandee plus d’une - foiz. -

- Li empereor Sevoirs et Antonins dient. Aprés ce que la - sentence au visconte fu donee contre vos, se vos demandastes enterigne - restitution et vos ne l’eustes pas, vos requerez por niant que la cause de restitution - soit tretiee de rechief ; quar se la sentence vos desplesoit, vos deussiez avoir apelé. - Mes se vos estes encor en cel aage à qui l’en seult secorre, nos vos restablissons à la - droiture d’apeler.

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- Li empereres Alixandres dit à Just chevalier. Ja soit - ce que li procureor à l’orfeline aient esté vaincu quant il requeroient que ele eust - enterigne restitution, neporquant porce que tu diz que la cause puet estre - garnies - garnie - de noveles deffenses, li procureor à cele orfeline, qui est or ta fame, aillent - au juge et le requierent que il puissent mener la cause d’enterigne restitution.

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- Li empereres Phelipes dit à Anice. Il a sovent esté - escrit que l’aide d’enterigne restitution ne puet pas estre demandee plus d’une foiz en - une meisme cause, se noveles deffenses ne sont aportees avant.

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- [2.44.0 De his qui veniam aetatis impetraverunt] Cist titres est de cels qui empetrent pardon d’aage. -

- Li empereres Aureles dit à Catholen. Il est aperte - chose que cil qui ont empetré pardon d’aage ne pueent pas demander l’aide d’enterigne - restitution, ja soit ce que il aministrent leur choses mains bien que il ne deussent, que - il n’apert que cil qui font marchié o els soient deceu par l’auctorité au prince.

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- Li empereres Costentins dit à Verin. Tuit li vallet - qui sont plain d’onestes meurs, et velent governer la sustance leur peres ou les - patremoines leurs aiels, et velent avoir de ce l’aide l’empereor, enpraignent en ceste - maniere à empetrer pardon d’aage, ce est à savoir quant il avront acompli le terme de - .xxv. anz, en tel maniere que, quant il avront empetré pardon d’aage, il alleguent par els - meismes le benefice au prince ; et pruevent ne mie tant seulement le nombre des devant diz - anz, ainz amaignent avenanz tesmoins à prover leur meurs et la proece de leur corage et - l’onesté de leur vie. E si establissons que lesir - exponctué après les. fames qui sont loables par bones meurs - et par sage pensee puissent empetrer pardon d’aage quant eles avront passé .xviii. anz ; - mes nos ne les contraignons pas de mostrer soi en commun por la vergoigne des fames, ainz - otroions que, quant eles avront enpetré pardon d’aage, eles envoient procurators por - prover leur aage tant seulement par tesmoins et par instrumenz et eles aient en totes - besoignes autretel droiture comme nos avons mandé que li home aient, en tel - maniere neporquant que eles ne vendent pas leur terres sanz jugement. - Mes li senateur qui demeurent en ceste roial cité mostrent leur meurs et leur honesté par - devant ton haut siege, et li autres par devant les prevoz, et les contes par devant cels - qui les governent. E cil qui empetreront pardon d’aage contre cest - ordenement sachent que il n’avra nule force.

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- Li empereres Justinians dit à Menne le prevost. Nos - commandons que cil qui ont empetré ou qui empetreront de ci en avant pardon d’aage par la - debonereté au prince ne puissentleur choses exponctué - après puissent. pas vendre ne engagier sanz jugement leur choses qui ne - sont pas movables. Autresi comme cil qui n’ont pas empetré pardon d’aage ne les pueent ne - vendre ne engagier sanz jugement, si que la condition à toz cels qui sont dedenz aage soit - senblabe en ce comment que il soit, ou se il ont enpetré pardon d’aage ou se il n’en ont - point enpetré.

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- Cil meisme empereres dit au senat. Se aucuns veut que - aucune chose soit donee ou fete, et il fet mencion de loial aage ou il dit tot absoluement - que il est de parfet aage, nos volons que l’en entende icel aage tant seulement qui est - acompliz par le benefice l’empereor. Et nos volons que ce soit entendu meesmement quant - l’en done heritage par non de lés, et autresi soit il es autres choses, se aucuns ne dit - especiaument que il veut que aucune chose soit fete - - par - pardon d’aage.

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- [2.45.0 Si maior factus ratum habuerit] Cist titres est se aucuns otroie puis que il est venuz en - aage. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Eutichian. Se partie fu fete sanz tricherie ou par escriture ou sanz escriture, entre cels - qui avoient mains de .xxv. anz, et il la confermerent puis que il orent acompli loial - aage, il covient que ele soit tenable.

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- Cil meisme empereor dient à Sortu. Cil qui puis que il - sont en aage de .xxv. anz conferment les choses qui furent fetes avant que il fussent en - aage, il requierent por niant que eles soient rapelees.

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- [2.46.0 Ubi et apud quem cognitio restitutionis agitanda - sit] Cist titres est en quel lieu et par devant qui la cause de - restitution doit estre tretiee. -

- Li empereres Antonins dit à Sevoir. Se aucune chose a - esté jugiee par mon procurator, ele ne puet pas estre rapelee par la sentence au prevost - par enterigne restitution ; quar li sels princes puet doner restitution contre la sentence - à ses procurateurs.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Aquilian. Porce que tu proposes que tu as paié les choses que tu covenanças en - la transaction, se tu vels pledier por ravoir les par enterigne restitution ou par - aucun’autrecf. aucun’autre (2.4.43) cause, il t’en covient requere le prevost de la contree en coi - cil que tu veus empledier ont leur mesons.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Porce - que nos savons bien que l’en doute des enterignes restitutions qui sont demandees par - devant qui il les covient examiner, ou par devant le juge tant seulement qui a aucune - jurisdition, ou par devant les juges delegaz, qui que les demant, ou cil qui sont dedenz - aage ou cil qui sont en aage selonc ce qui a esté esclerié es establissemenz as ancians et - es noz que li un et li autre les pueent bien demander nos establissons que tels causes - soient proposees ne mie tant seulement pardevant les juges ordinaires, mes par devant cels - qui seront delegat de par nos ou de par les aministreors de nostre empire, ou en ceste - roial cité, ou es contrees, si que il apere que cil qui done le juge soit autresi comme se - il ooit la cause et doint la restitution, e ainsi ne sera pas griés li examinemenz des - causes. Mes que aucuns ne traie le mendement de nostre establissement - si confusement que il cuit que il s’estendes’eistende avec i exponctué. as arbitres qui sont esleu par le - commun assentement des parties ou as juges delegaz que li juges donent qui n’ont nule - jurisdition mes poesté de jugier tant seulement. Nos volons generalment que cil terminent - tel manieres de causes qui sont mestre de certaine baillie qui a jurisdition ou cil qui - seront delegat de par els, et cil à qui l’audience des causes est envoiee de par nostre - majesté. E que il n’i remeigne nule chose de coi l’en doie douter, nos - i ajoston que il loise à cels tant seulement que nos avons nomez avant à oïr cause - d’enterigne restitution comment que il soit, ou ce se leur est otroié especialment, ou se - il sont doné juge generalment, ou se aucuns plez de restitution eschet es especiaus causes - en coi il sont fet juge.

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- [2.47.0 De reputationibus, quae fiunt in iudicio in integrum - restitutionis] Cist titres est des choses que il convient que cil - rende qui a enterigne restitution. -

- Li empereres Alissandres dit à Tacian. Autresi comme - cil qui a enterigne restitution ne doit pas demorer en son damage, ne doit il pasil pas répété. demorer en gaaing. E por ce, il - doit rendre quant que est venu à lui ou par achat ou par vente ou par autre marchié. - Mes se cil qui a mains de .xxv. anz est pleges, l’action doit estre - restoree à l’ancian deteur. E quant cil qui est dedenz aage se met en - heritage et il a aprés restitution, il doit maintenant rendre ce qui est venu à lui de - l’eritage. E se aucune chose a esté fete par tricherie, il la doit - rendre.

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- [2.48.0 Etiam per procuratorem causam in integrum - restitutionis agi posse] Cist titres est que cause d’enterigne restitution puisse estre menee par procurateur. -

- Li empereres Alixandres dit à Lucian. Il nos plest - que, se cause d’enterigne restitution apartient à aucun, que ele puisse estre menee par - procurateur.

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- [2.49.0 In integrum restitutione postulata ne quid novi - fiat] Cist titres est que nule chose ne soit renovelee puis - q’enterigne restitution est demandee. -

- Li empereres Gordians dit à Secondin chevalier. Il est - aperz droiz que totes choses doivent estre en leur estat dés que enterigne restitution est - demandee. E cil à qui la chose apartient s’entremetra de ce.

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- « De - restitutione militum et eorum qui rei publicae causa afuerunt » 2.50.0 ; - réserve prévue et occupée par la rubrique précédente. -

- Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Chilon. Se - Valerians qui estoit connestables de la dozinsme compaignie de cels de Montgeu fu morz - ençois que il receust sa possession, ses oirs demandera por sa persone dedenz l’an que il - le porra fere, se Valerians fu morz en chevalerie aprés que li jor furent acompli en coi - possession de biens est donee.

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- Li empereres Alissandres dit à Peron connestable. Se - aucune chose est amenuisiee des biens à cels qui sont hors del païs por le preu de la - chose commune, ou aucuns est delivrez d’aucune action qui apartenoit à els, enterigne - restitution leur est otroiee dedenz l’an par general jurisdition.

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- Cil meismes empereres dit à Flavi et à Aristomede chevaliers. Il est otroié à chalengier ce qui est porsis des biens à aucun el tens de - sa chevalerie dedenz un an aprés ce que il lesse à estre hors del païs por le preu de la - chose commune, si que la longue tenue del tens que il a estéchevaliers exponctué après esté. en chevalerie ne li nuise - rien. Mes puis que li anz est passez, il ne covient pas amenuisier la droiture à celui qui - porsiet.

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- Li empereres Gordians dit à Mestrian. Tu ne doiz pas - douter que se cil qui sanz tricherie sont hors del païs por le preu de la chose commune ne - sont pas deffendu tant comme il sont hors por le jugement au juge leur bien pueent estre - porsis tant seulement, mes il covient que la vente soit porloigniee jusqu’à cel tens que - il lessent à estre hors del païs por le preu de la chose commune.

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- Cil meismes empereres dit à Secondin chevalier. Il est - aperte chose que prescription de quatre anz aprés la vente que la borse l’empereor a fete - ne puet nuire à cels qui sont hors del païs por le preu de la chose commune, ne as autres - qui sont en aage qui apartienent au titre d’enterigne restitution.

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- Li empereor Valentins et Gallians dient à Germain connestable. Se li oir à ton creancier vendirent tes possessions qui leur estoient obligier tant dementieres comme tu entendoies à chevalerie, tu porras requere - le prevost de la contree et empetrer enterigne restitution, etq exponctué après et. quant la vente sera retrete, tu recevras les - possessions mes tu rendras ainçois la dete ou le pris se il est mendre que la dete.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Marne. Il - n’est pas avenant chose por la descepline de chevalerie que les choses que li peres fet - soient rapelees par les filz. Por ce meesmement que tu affermes que tes peres ne se - plainst onques de cel marchié le tant comme il vesqui, ne te doiz tu pas efforcier de - rapeler le.

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- Li empereres Justinians dit à Menne le prevost. Nos - establissons que à cels qui sont en garnison et en chevalerie aident li tens en coi il - sont en cele besoigne à eschivereschiever avec e - exponctué. exceptions et à avoir enterignes restitutions. E - li autres tens en coi il sont hors de chevalerie et en autres lieus ou en leur mesons ne - leur aident point à avoir cez privileges.

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- [2.51.0 De uxoribus militum vel eorum qui rei publicae causa - absunt] -

réserve prévue mais pas de rubrique. - Li empereres Alixandres dit à Segon. Il est bien seue - chose que l’en seult secorre as - femes - feme - qui sont hors del païs ou leur mariz por le besoig de la chose commune.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Quintilian. - Rescription - Prescription - de lonc tens ne nuist pas à cele qui fu longement hors del païs o son mari qui - entendoit à chevalerie. Mes porce que tiels longues demorees qui sont faintices ne doivent - pas nuire, nos jujons que se tel fame mostre que la meson qui fu rendue tant comme ele - estoit hors apartenist à li, ele rende le pris qui fu donez et ait arriere sa meson.

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- [2.52.0 De temporibus in integrum restitutionis tam minorum - aliarumque personarum, quae restitui possunt, quam heredum eorum] -

- réserve prévue mais pas de rubrique. - Li empereres Gordians dit à Prudent chevalier. Tu puez - demander en tot le tenz en coi tu es en chevalerie l’aide de restitution es choses en coi - tu fus pardesus deceuz quant tu avoies mains de .xxv. anz ; quar li tens qui est establiz - aprés le loial aage doit estre contez par reson dés le jor que tu fus envoiez en - garnison.

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- Cil meismes empereres dit à Segondin chevalier. Se tes - peres morut dedenz loial aage ou aprés ce que il l’ot acompli ençois que li tens qui est - establiz à - avoi à avoir - avoir - restitution fust passez, et tu as esté ses oirs et as doné entente à chevalerie - dedenz .xxv. anz ou aprés, si que ce fu dedenz le tens qui remanoit au mort à avoir - restitution en la persone au mort.

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- Cil meismes - doit - dit - à Mutian chevalier. Se tuas exponctué après tu. es dedenz les anz en coi aide d’enterigne restitution - est otroiee, ou tu donas en cel tens entente à chevalerie et fus en garnison, li benefices - de restitution qui est continuez ne sofferra pas que tuas exponctué après tu. aies damage de tes choses.

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- - Li empereor Dioclians et Maximians dient à Denise. Tu - puez pledier contre celui contre qui tu nos requiers en la persone de tes freres se tu as - leur heritage. Et saches que se ti frere furent en chevalerie ainz que il eussent .xxv. - anz et il morurent en la chevalerie, li tens d’enterigne restitution ne failli pas por - leur mort, ainz l’envoierent à leur oirs.

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- Li empereres Costentins dist à Basse. Il covient - garder les choses qui ont esté establies des tens d’enterigne restitution. E se aucuns - empetre par aventure pardon d’aage par nostre benefice, il ait par droit le tens qui est - establiz à avoir enterignes restitutions et à finer les dés le jor que nostre indulgence - sera aportee avant par devant avenant juge, et que l’aministration de sa chose qui sera - otroiee, en tel maniere neporquant que aide d’enterigne restitution ne soit pas devee à - cels qui sont mains de .xxv. anz des choses que il firent ainz que il empetrassent pardon - d’aage. E se aucunsest exponctué - après aucuns. qui est autresi dedenz aage, il ne li soit pas deveé à user - del benefice de restitution quant il avra passé le .xx. et sincquiesmeei exponctué après sincquiesme. an de son aage dedenz le tens - qui est establiz. E se cil qui est dedenz aage est oirs à aucun qui est - en aage, il devra avoir à demander enterigne restitution et aterminer les causes autretant - de tens comme il remanoit au mort à qui il est oirs ou de qui biens il a la possession en - tant comme il apartient as causes que il a de par celui qui estoit en aage. - E quant cil qui est en aage a l’eritage à celui qui est dedenz aage, - se il est oirs par droit citean ou sanzci exponctué - après sanz. testament ou par testament, il doit demander enterigne - restitutionmaintenir exponctué après - restitution. maintenant que il vient à l’eritage es causes qui li apartienent de - par celui qui estoit dedenz aage. E se il est oirs par droiture d’onore, li tens doit - estre contez sanz nul amenuisement à terminer et à examiner la cause d’enterigne - restitution de ce que il a receu la - possessions - possession - des biens.

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- Cil meismes empereres dit à Julian le prevost. Quant - li tens de demander enterigne restitution sont gardé, se li demandierres requiert - delaiement qui puisse estre compris dedenz le tens qui est establiz à avoir restitution, - il covient lors que il soit donez qui que le demant quant les causes seront conneues. - Mes se tiels delaiememz est demandez qui nep exponctué après ne. puisse estre compris dedenz le tens qui est - establiz si comme se il est demandez pres de la fin de cel tens, il covient que il soit - deveez à celui qui demande, quar il estoit en sa volenté de movoir le plet si par tens que - li delaiemenz que il demande peust estre enclos el remanant del tens qui est establiz. E - se li deffenderres requiert l’aide de delaiement quant il avra mostré droite cause por coi - il le requiert, nos establissons que il li soit donez sans nul enpeechement - de tens, quar iln exponctué après il. - n’estoit pas en sa poesté quant ses aversaires vosist movoir plet contre li. Ele li doit - donc estre donee, ja soit ce que ele s’entende outre le tens qui est establiz. E se li - deffenderres enpetre cel delaiement, il n’est pas deveé au demandeor que il ne use à - querre ses prueves.

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- Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Nos - ostons de nostre empire la difference qui rien ne vaut, qui est en divers lieus, de l’an - profitable à demander enterigne restitution. E si establissons que en l’anciane Rome et en - ceste haute cité et en Lonbardie et en totes les autres contrees soit nombree tant - seulement l’espace de quatre anz continuels dés le jor que li profitables anz soloit - corre, et cist tens soit communs en toz lieus ; quar il nos senble que ce seroit male - chose que aucune division nasquist por la difference des lieus. E nos - establisson que ce soit tenu ne mie tant seulement es restitutions à cels qui sont dedenz - aage à qui li profitables anz commence à corre dés le premier jor que li .xx.tesissiemes - anz commence, mes en cel à cels qui sont en aage, si que li devanz diz continuelmenz de - tens soit gardez por le profitable an à commencier le plet de restitution et à finer le. - E tot autresi comme toz li aages qui est devant .xxv. anz est - exceptez es restitutions à cels qui sont dedenz aage, autresi est exceptez es restitutions - à cels qui sont en aage toz li tenz qui sont hors del païs por le profit de la chose - commune ou qui sont nonbrees es anciances lois. E la restitutions de cels qui sont dedenz - aage et de cels qui sont en aage ne se devise point en ceste partie.

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- [2.53.0 Quibus ex causis maiores in integrum - restituuntur] réserve prévue mais pas de - rubrique. -

- Li empereres Antonins dit à Eutilian. Se tu fus hors - de ton païs por l’office de l’allegation que tu fesoies à moi par bone foi por le besoig - de ta cité et tu fus lors condempnez porce que il n’i avoit qui te deffendist, tu demandes - par droit restitution del jugement que tu puisses enterignement user de tes deffenses ; - quar il a esté receu que cil qui font office de legation soient en cel privilege en coi - cil sont qui sont hors del païs por le profit de la chose commune.

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- Cil meisme empereres dit à Denise. Se tu ne peus aler - par devant ton juge porce que tu estoies tenuz en prison par le commandement au prevost, - et tu le prueves par devant le prevost de la contree, tu avras restitution de la - cause.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Procle connestable. Li commun droit secorent par l’office au juge à cels qui sont en aage es - marchiez qui sont de bonesont es bones foi corrigé par - l’ajout d’un d suscrit et par l’exponctuation de s final dans es et bones. foi quant la cause est - conneue.

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- Cil meisme empereor dient à Prisian. La chose commune - seult user de la droiture à cels qui sont dedenz aage et por ce puet ele demander aide - d’enterigne restitution.

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- - Cil meisme empereor dient à Lucian. Se tu fus pris de - tes anemis o ton pere et o ta mere et puis revenis de cele chetivoison quant il i furent - mort et demandas leur heritage, il ne t’est pas deveé à chalengier leur choses à la - maniere de la profitable action qui est donee à cels qui ont enterigne restitution ; quar - l’exception de l’an profitable qui seult estre oposee à ceste action ne te puet rien - nuire.

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- [2.54.0 De alienatione iudicii mutandi causa facta] -

réserve prévue mais pas de rubrique. - Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ertut. Porce que possessions engendre action sus la chose à celui qui la chalenge contre - celui qui la tient, et que enterigne restitution est otroiee par le pardurable banissement - quant la chose est estrangiee por muer le jugement, tu doiz entendre que se cil qui - porseoit la chose la vendi, que tu empledasses à lui, et il la bailla à l’acheteor, tu as - par droit poesté d’empledier lequel que tu vodras.

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- [2.55.0 De receptis] -

ni - réserve ni rubrique. - Li empereres Antonins dit à Neporciane. Il a sovent - esté escrit que l’en ne puet apeler contre la sentence à l’arbistre qui a esté receuz par - droite compromission de deus parties ne action de chose jugiee n’en puet estre donee. E - por ce i est paine promise d’une part et d’autre si que l’en lest por la poor de la paine - à partir soi del covenanz ; mes se li arbitres juge puis le jor qui fu assignez la - compromission, la sentence nest nule ne cil qui n’i obeist pas ne desert nule paine.

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- Li empereor Chiers et Carins et Munians dient. Se tes - aversaires refusa contre la compromission à venir devant l’arbitre que vos aviez esleu, il - apert que il est tenuz à la paine qui fu covenanciee.

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- Li empereor Dioclians et Maximians dient à Patrome. Se - tu n’obeis pas à la sentence as arbitres qui furent esleu par compromission porce que il - n’a eu loier ou grace de par els, tu porras user de grace d’exception de tricherie contre - sa fille, qui pledera à toi por la paine qui fu establie en la compromission. Ne il ne te - sera pas deveé à empledier ta fille por la cause de tricherie qui selt estre mise en - compromission qui tele est : « Tu me promez que en ceste covenance n’avra point de - tricherie de par toi, e se tu i fez tricherie, tu paieras .x. souzabrégé sl. dans le ms. de paine ».

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- Li empereres Justinians dit à Demostene le prevost. Que parjures ne soit fez en eslire les arbitres o religion de serement et que - congiez ne soit donez communement as desloiaus homes d’escharnir le jugement as arbitres, - nos volons establir ceste chose par tressaint jugement. Se il covient - donc entre le demandeor et le deffendeor et le juge que li plez soit menez par religion de - serement, et les parties escrivent cest consentement o leur propres mains - ou par communes persones ou il le dient o leur propres voiz par devant celui que il ont - esleu à terminer leur cause que li arbitres est esleuz par leur seremenz, et il i ajostent - ce que li arbitres meismes a fet serement de terminer la cause o tote verité, nos - establissons que ces jugemenz soit gardez en totes manieres, ne li deffenderres ne li - demanderres ne s’en puissent partir, ainz soient contraint de tenir le en totes manieres - et d’obeir li. ¶ E se nule tele chose n’a esté fete de l’arbitre ne en - cort ne par escrit, et les parties esclerent par letres que eles se sont aliees par - serement que eles tendront la sentence à l’arbitre, nos volons que li jugemenz à l’arbitre - soit gardez en cest cas sanz muer, si que leur letres aient cele meisme force quanque ce - fust escrit ou dit en la devant dite maniere ou au commencement, quant li arbitres fu - esleuz, ou aprés sa sentence que il se sont mis en son jugement par la religion de leur - serement, ou que il ont juré à acomplir les choses que il a jugiees. - Mes se li arbitres toz sels fet serement quant les parties le requierent, et il li font - savoir que il se sont mis en son jugement, ou par escrit ou sanz escrit, que il terminera - la cause o tote verité, nos volons que ses jugemenz soit en cest cas autresi tenables - comme en cels devant, et soit confermez par les lois. Et en toz cez cas - loise il à establir bone action selonc ce que la qualité de la chose le requera. - Mes se il n’apert ne par escriture ne autre maniere que nule tel - chose n’i ait esté fete, et l’une des parties dit que seremenz a esté fez de tenir la - sentence à l’arbitre, nos ne volons pas que les paroles à une des parties ou au seul - arbitre soient creues de ce. Quar se aucuns dit que seremenz a esté donez sanz juge et - sanz le testemoine de l’escriture as parties, li ordenemenz del plet douteus qui avient - sovent entre les fous homes ne doint nule force asjugés exponctué après as. choses jugiees. Mes en tiels cas tiegnent les choses - que li ancian establirent d’eslire arbitres. E quant li arbitres avra - doné sa sentence, se aucuns i fet ceste subscription, je ne le contredi pas, ja soit ce - que il n’i mete pas ceste parole. Je le veil et lo nos jujons que il soit contrainz de - fere en totes manieres la chose à coi il s’est assenti, quar quel difference a il se il - dit je ne le contredi pas ou il dit je le veil et lo ? Quar se les - acostumees paroles de covenance et la soutil garde qui nul lieu ne tenoit est ostee de - droit, nos qui avons amendé par les lois que nos avons escrites novelement plusieurs vices - de covenances et pluseurs doutes, por coi n’osterions nos en ceste maniere d’escriture - tote la doute de l’ancian droit, si que se aucuns escrit les devant dites paroles ou une - d’eles, il soit contrainz d’acorder si et de mener les à effeut ? Quar il - ne senble pas que ce soit voir que il ait por ce escrit tant seulement que il ne le - contredie pas, mes que il acomplisse ce contre coi il ne puet aler.

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- Cil meismes empereres dit à Julian le prevost. Porce - que il avoit esté devant establi en eslire leur arbitres qui n’estoient pas confermé par - paine qui fust establie en compromission, ne que juges ne donoit pas mes commune eslection - des parties les ordenoit sanz nule sentence de juge por tenir ce que il jugeroient, se - leur sentence fust donee por le demandeor, ele ne li aidast point. Nos establisson des - arbitres que nos avons devant diz, et que tels consentemenz eslira, et de coi covenanz - sera fez, ou par escriz ou sanz escriz, que l’en tiegne leur jugemenz, se les parties font - subscription puis que li jugemenz est fez que la sentence ne leu desplest pas. Nos - n’establissons pas tant seulement que exception de covenant soit engendree au defendeor - me - mes - que action de tenirest exponctué après - tenir. ce qui est jugié soit otroié au demandeor par nostre loi, si que la - sentence à l’arbitre puisse estre mandee - - à - excecution. Mes ce soit en ceste roial cité par l’office de la haute prevosté ou - de celui de qui jurisdiction li deffenderes est et es contrees par cels qui les gouvernent - ou par leur ministres ou par cels en qui poesté li deffenderres est. E - se il ne font subscription aprés la sentence l’arbitre, ainz la conferment par silence et - il n’envoient pas aprés .x. jorz attestation que il la contredient ou au juge ou au leur - aversaire, par coi il soit fet apert que il ne veillent pas recevoir le jugement. Lors - jujons nos que la sentence soit affermee par silence des parties, et que li deffenderres - puet avoir la devant dite exception et li demanderres la devant dite action. - E se l’une des parties refuse la sentence selonc la devant dite - maniere ne ne velt pas acomplir les choses qui sont jugiees, nos volons que de ce ne soit - fete nule grevance à nului, ne exception n’en soit engendree au deffendeor, ne action au - demandeor, mes de ce soient excepté li arbitre qui sont esleu par religion de serement - selonc nostre novel establissement, quar lors volons nos que totes les choses soient - gardees qui sont - establiees - establies - en nostre loi de tel maniere de jugement. ¶ Et ja soit ce que - nos sachons bien l’opinion que Julius Paulus ot, et pluseur autre sage home qui tochierent - ceste question que nos envaïssons orendroit, mes il ne la determinerent pas parfetement, - ainz distrent que l’en devoit ester à la sentence as arbitres jusq’à une temporels - actions. Neporquant, nos jujons plus plenierement et generalment que la - compromission qui est fete en arbitre par escrit entreront autresi bien longe tenue comme - se plez en eust esté commenciez en jugement ordinaire. E pardesus ce - establissons nos generalment que, se il a es choses qui sont fetes par devant les arbitres - aucune chose reconneue par les parties ou provees par tesmoinz, il loise à user en en - jugement ordinaire.

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- Cil meismes dit à Jehan le prevost. Nos establissons - que il soviegne as fames de lor chastee et des ouevres que nature lor octroia, et de celes - de coi ele commanda que els s’atenissent. Et ja soit ce que eles soient de grant opinion - et que eles reçoivent misent sus els, ou que eles soient patrones et oient les causes à - cels que eles ont franchiz, neporquant nos establissons que eles soient departies de tote - compeignie de juges, si que por ce se eles sont esleues à fere jugement ne soit enjointe - nule paine ne nule exception de covenant ne soit eue contrec exponctué après contre. cels qui ne vodront tenir leur - jugement.

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- [2.56.0 De satisdando] Cist titres - est de caution. -

- Li empereor Dioclians et Maximians dient. Il n’est pas - doute que cil qui en cort est fez procurateur au demandeor n’est pas contrainz de doner - caution que ses sires tendra ce que il fera ; quar l’en doit entendre en cest cas que li - procurators est autresi comme se li sires fust presenz. E se ses - aversaires li oppose el commencement del plet que il deffende celui por qui il est - procurators, il sera contrainz de doner caucion en ceste partie de recevoir le plet - autresi comme procurateurs à celui qui n’est pas presenz. E se il ne la done, li juges ne - li otroit pas à aler avant en la cause qui li est commandee. E li - procurators ou li deffenderres à celui qui est trez en cause qui est establiz par - testemoine de letres sera contrainz el commencement del plet de doner caution en totes les - causes de paier ce qui li sera ajugié.

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- [2.57.0 De formulis et impetratione actionum sublatis] - Cist titres est d’oster les formes de droit d’empetrement - d’actions. -

- Li empereres Costentins dit à Marcellin prevost de Phenice. Les formes de droit par coi il soloit estre que cil qui chaoit de sa demande d’une - seule sillabe chaoit de tote la cause soient del tot ostees de toz plez.

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- Li empereor Theodoses et Valentins dient à Hiere le prevost. L’exception d’action qui n’est pas empetree ne soit opposee à nul en grant - jugement ne en petit, se il est certaine chose que l’action soit covenable à la chose et à - la besoigne qui est proposee.

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- [2.58.0 De iureiurando propter calumnia dando] - Cist titres est de fere serement de verité. -

- Li empereres Justinians dit à Demostene le prevost. Nos establissons en totes les causes que se l’en plede ou por letres ou por - instrumenz ou por aucune autre chose en coi il est mestiers de prueves, li - demanderres ne soit pas contrainz d’amener prueves se cil qui les demande ne fet avant - serement de verité que il n’a pas proposee tele allegation par corage de porloigner la - cause, quar li contenz et l’angoisse des pledeors est refrenez par la poor del serement. - E que aucun ne viegnent contre droit à fere enqueste par les sers, et - mostrent vers els la cruelté de leur corages. Nos n’otroions pas que cil qui requierent - que enqueste soit fete par les sers viegnent à ce ne ne soient oï par les juges se il ne - jurent avant sur les saintes Escritures que il ne vignent pas à ce demander por haine des - sers ne por male volenté que il aient as autres oirs, mes porce que il ne pueent pas - autrement enquere ne mostrer la verité des choses de l’eritage.

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- Cil meismes empereres dit à Julian le prevost. Porce - que nos n’avons pas otroié as juges que il oient les causes en tot le monde qui est sozmis - à l’empire de Rome se li avocat qui velent sostenir les causes ne font avant serement sus - les saintes Evengiles, et ainsi avons nos ordené que il metent avant les causes, il nos - senble que il est necessaire chose de fere ceste presente loi par coi nos establissons - que, en toz les plez qui seront commencié de ci en avant, li demanderres ne li - deffenderres ne commencent pas à estriver el commencement del plet se il ne font serement - aprés la demande et aprés la response, ainçois que l’avocat à l’une et à l’autre partie - facent le serement qui est establiz par les lois. E li demanderres jurt que il n’a pas meu - le plet par corage d’acuser fausement à son escient mes porce que il croit que il a bone - cause. E li deffenderres n’use pas de ses allegations se il ne jure premierement que il - use de bone deffense, et que par ce est il venuz à contredire la demande à son aversaire. - Et aprés ce, facent li avocat à l’une et à l’autre partie le serement si comme nos avons - ordené, et les saintes Evangiles soient mises devant le juge. ¶ Mes la - dignité ou la nature de la persone n’otroie pas que ele viegne au juge, li seremenz soit - fez en sa meson, si que l’autre partie ou ses procurateurs soit presenz. - E il covient que ce soit gardé es deffendeors et es procureors, et es - autres persones qui ont selonc les lois aministrations d’autrui choses, quar il covient - que il soient pris par serement que il sevent bien la cause, et por ce vienent il à - maintenir la ; quar li orfelins ou les autres persones qui sont en garde ne puent pas - savoir la cause, mes cil qui ont l’aministration de leur choses et por ce vienent il au - jugement et jurent selonc la sentence de leur coraje. Et ja soit ce que la nature de la - cause est autre par aventure, neporquant chascuns puet bien jurer ce que il - croit. E tuit li autre serement qui descendent des lois qui sont devant ceste durent en - leur fermeté, et cil que nos avons avant establiz. E se l’une des - parties est hors de la contree et sa cause est menee par procurateur, se ce est li - demanderres, il n’ait pas congié de demander à son procurator sa cause à mener, se il ne - fet ançois le devant dit serement en la contree où il est. E se li deffenderres est hors - del païs et il ordenne par aventure procurator ou aucuns vient avant qui le veille - deffendre, il face le devant dit serement autresi comme se il n’osist pledier en sa propre - persone, si que li demanderres soit presenz ou par soi ou par soffisant procurator ou sanz - lui se li jugesvelt exponctué après juges. - voit que ce soit biens. Mes porce que nos doutons que aucuns misent - d’aucune collusion et s’entrequitent cest serement et escharnissent par ce nostre - establissement, nos establissons que tuit li juge, ja soit ce que il soient juge par - compromission, ne sueffrent pas que tiex seremenz soit quitez ; quar nos n’avons pas fete - ceste loi por aucun especialment, mes por le commun profit, mes il soit pris del demandeor - et del deffendeor que la chose ne soit aneantee petit et petit et que li seremenz as - principaus persones ou as avocaz ne remeigne en aucune partie. E nos - volons ajoster à ceste loi que se aucuns velt movoir plet por autre et il n’en aporte nul - commandement, ainz afferme sa persone en jugement par doner pleges, que li sires se tendra - apaié de ce que il fera. Se il velt movoir le plet por une persone ou por aucune assenblee - ou por ville ou por université, nos establissons que il doigne les pleges si comme il est - acostumé. Mes iln exponctué après il. - n’aille pas avant el plet se il ne fet asp exponctué - après as. principaus persones fere le devant dit serement dedenz le tens - que li juges establira par devant leur aversaire se il velt estre ou par devant son - procurateur ou tot sanz lui. E cist seremenz soit fez par devant le deffendeor del lieu - par celui por qui li plez est meuz ou par la graigneur partie et la plus covenable de - l’université. Mes se li demanderres ne velt fere le serement de verité - et ce est prové loialment, il ne loise pas à venir aup exponctué après au. plet, ainz chiece de s’action comme desloiaus - pledierres et la loiauté as juges aille contre lui o sovraine deffense et le mete hors del - jugement. E se li deffenderes refuse à fere cest serement, il soit - tenuz por reconnoissant en toz les chapistres qui sont contenu en la demande, et il loise - au juge à doner sentence si comme la qalité de la chose li amonestera. - Ainsi seront amenuisié non pas tant seulement li plet mes li faus pledeors ; quar tuit - savront bien que il leur covendra fere serement dés que il vendront es jugemenz ; e se - lesp exponctué après les. - principaus persones maintienent le plet par leur serement et li avocat font - serement et li juge ont devant els les saintes Escritures quant il examinent les causes et - quant il font leur jugement, que doit l’en croire autre chose fors que Dex est juges en - totes causes ? Toz li faus acusement qui soloit estre ancianement se repost donc, et totes - les doutes qui en venoient, et nostre establissement apere en totes terres briés et clers - et soit grant remedes de terminer les causes. Mes nos volons es plez - qui ne sont pas encor commenciez que li devant diz serement soit fez el commencement del - plet. E se l’en trueve aucune cause qui ja aient esté commenciees si - que la contestation del plet ait ja esté fete et les acostumeescauses - exponctué après acostumees. cauteles aient esté donees en - jugement, se l’une et l’autre partie est en present et demeure en une cité ou en un - terroier, nos establissons que li devant diz seremenz ait lieu en tels plez, et que les - parties soient contraintes de fere le au premier jor que eles vendront pledier aprés ceste - loi. E se l’une partie est hors del païs que il n’apere que li plez - soit porloigniez por la defaute à une des persones, et que aucune chose n’avigne qui soit - contrere à nostre proposement, et que ce qui a esté establi por l’abriegement des plez ne - soit torné en contrere sentence, nos commandons que la persone qui sera presente face en - totes manieres le serement, et que il soit pardonez à celui qui ne sera pas presenz es - plez qui sont commencié tant seulement selonc ce qui a esté dit avant. E se l’une et - l’autre des principaus persones est hors, li plet qui ja sont commencié corent par leur - cors sanz fere cel serement que li plet ne soient porloignié trop longement.

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+ + + + + + + Traduction 2 du Code de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Frédéric Duval + + + 2026 + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

+ École nationale des chartes - PSL +
+ + + + Montpellier + bibliothèque interuniversitaire de médecine + H 81 + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + 1200/1299 + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
+ + +
+ [Liber secondus] +
+ [2.1.0 De edendo] Cist titres est de fere + sa demande et de monstrer les resons par coi l’en commande. +

LiLettre enluminée. empereres Pius dit à Amil. Tu meismes regardes comment tu puisses prover que li denier te soient deu que tu + diz que tu baillas à garder. Quar ce par coi que tu requiers que cele contre qui tu pledes + mete avant ses resons selt apartenir à l’office au juge por aucune cause necessaire.

+

+ Li empereors Sevoirs et Antonins dient à Faust. Cil + par devant qui li plez est meuz commandera que li instrument soient aporté avant et + regardé por encerchier la foi de la verité en quel cause que ce soit, ou citaiene ou + criminel.

+

Cil meisme empereor + dient à Valeri. L’action qui est proposee mostre la maniere del plet qui + est à venir. Et il loist à amender la ou à muer si comme l’ + auctorié + auctorité + del pardurable banissement l’amoneste, ou si comme la loialté au juge le + juge.

+

+ Li empereres Antonins dit à Epafrodit. Cil qui velent + acuser doivent avoir prueves, quar la reson de droit ne de loiauté n’octroie pas que + poesté soit donee à aucuni exponctué après + aucun. de regarder les instrumenz à son aversaire. E se li demanderres ne prueve, + cil qui est trez en cause ait gaaignié la cause, ja soit ce que il nep exponctué après ne. prueve rien.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Valentine. Il n’est pas + novele chose que cil à qui denier sont demandé demant a vooir les resons au creancier, si + que certaineté puisse estre fete de la verité.

+

+ Cil meismes empereres dit à Urian. Li desirriers à + celui à qui l’en demande deniers, ja soit ce que l’en li demant el non de la borse + l’empereor ou en autre commun non, est droiturels, se il velt que les communes resons + soient mostrees et combien l’en a paié en son non.

+

Cil meismes empereres + dit à Valent. Li procurators des privees choses l’empereor, ce est des + choses que il a qui ne sont pas de la reson de l’empire, commandera que tu aies poesté + selonc la costume de consecrare les instrumentz qui sont commun à toi et à la borse + l’empereor. E se mestiers en est en aucune maniere, il commandera que tu les portes par + devant autre juge por fere foi de ta demande à vooir.

+

+ Cil meismes empereres dit à Floire. Les choses que li + sains empereres Antonins nostres peres escrist et que nos escrissimes s’acordent bien as + resons de droit et de loiauté ; ne eles ne sont pas diverses ne descordanz, quar il a molt + grant difference savoir mon se cil qui est trez en cause velt que les resons soient mises + avant de par celui qui li demande aucune chose, et puet estre mis arriere de l’intention + par exception de tricherie, et à ce s’acorde loiauté, ou savoir mon se li demanderres + requiert que cil à qui il demande aucune chose mete avant les sues resons ; quar en cest + cas ne covient il pas que la nessance de sa demande soit fondee des instrumenz à celui qui + est trez en cause.

+
+
+ [2.2.0. De in ius vocando] Cist + titres est de fere semondre. +

Li empereres Alixandres + dit à Trusin. Autresi comme il s’acorde a bones muers que chascuns port + reverence à la fame à celui qui le franchi, est il deveé que tu ne puisses fere semondre + sanz l’otroi au prince la fame à celui qui te franchi.

+

+ Li empereres Gordians à Noceran. Il est droiz + trescertains que + se par que se par que + se par que + , se pardons de banissement n’est requis, li patrons ou la patrone ou leur pere + ou leur enfanz ou leur oir, ja soit ce que il soient estrange, ne doivent pas estre trés + en cause par cels que il ont franchiRéclame chi dans la marge inférieure. ne par leur + enfanz ; ne pardons ne soit pasdons exponctué après + pas. donez en ceste chose as coutiveors des chans, porce que il ne sevent pas le + le droit, quar onor est deue a tels persones par naturel reson. Porce que tu reconis donc + que tu feis semondre le fil à ton patron sanz l’otroi au prevost, tu requiers folement que + la paine qui est establie el pardurable banissement te soit pardonee par noz letres.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient a Rozant. Cil + qui sont en la poesté leur peres ne pueent pas pledier a els. Se tu es donc hors de bail + et tu as demandé pardonpar donc avec c exponctué. del pardurable banissement, il ne t’est pas deveé à trere ton + pere en cause. E ce meisme doit gardé en la persone à la mere.

+
+
+ [2.3.0. De pactis] Cist titres est de + covenanz. +

Li empereor Sevoirs et + Antonins dient à Filin. Ce qui estoit en doute par condition a esté finé + par convenance par bone reson. Porce que tu reconois donc quetu + reconois exponctué après que. il fu requis a ton pere par + paroles de chose enjointe en testament que, se il moroit sanz enfanz, il rendist l’eritage + a Fronton son frere, li covenanz qui fu fez de rendre a Fronton la siste part de l’eritage + el tens que il n’avoit nule esperance d’avoir enfanz n’est pas por ce desloials, que il + departirent leur eritage si comme il vodrent, et que tes peres morut puis que tu fus + nez.

+

+ Li empereor Antoninsdient exponctué + après Antonins. et Sevoirs dient à Claudi. Quant tu eus + vendu ton heritage, se ti creancier murent leur accions contre les acheteors, et li + acheteors les reçurent de leur gré, tu te puez bien deffendre par exception de covenant + teu.

+

+ Cil meisme empereor dient à Restitut. Li sers au + creancier puet bien la cause son seignor fere meillor que ele n’est, mes il ne puet pas + muer en pis par novel covenant l’obligement qui fu a droit fez.

+

+ Cil meisme emperereor dient à Valerien. Puis que tu + quitas le plet qui fu meuz por une terre, nule reson n’otroie que la cause qui est fenie + puisse estre recommencie.

+

+ Li empereres Antonins dit à Demagore. Se tu paias à + ton creancier une partie des deniers que tu li devoies, et covenanz fu entre toi et lui + que il ne demanderont pas l’autre partie, por ses causes et por ses plez que tu avoies + deffenduz par t’aide et par ta foi, tu es delivrez de cel obligement, partie par droit + citeans et partie par droit d’enore ; quar la pardurable exception de covenant ou de tricherie li tout que il ne puet demander le remanant ; et se tu l’eusses paié + par ignorance, si peust il estre demandez arriere.

+

+ Cil meismes empereres dit à Basile. Il est droiz dont + nus ne doute que li covenant qui sont fet contre les lois ou contre bones meurs ne doivent + avoir nule force.

+

+ Cil meismes empereres dit à Maxime. Se tu fus oirs à + ton deteur, l’action que tu avoies contre lui failli dés que tu eus l’eritage. Mes se tu + baillas l’eritage puis que tu l’eus conquis en jugement à celui que tu avoies seurmonté + par sentence par tel covenant que il feist satisfaction as autres creanciers et à toi de + tant comme l’en te devoit se tu n’eusses eu l’eritage, la foi de la covenance doit estre + gardee. E se ele n’est gardee, tu puez avoir accion por la covenance.

+

+ Cil meismes empereres dit à Mucrataisle. Se il est + prové que Apolinaires preist bestes à garder à moitoierie en tel maniere que li foon + soient parti entre le seignor et le pastor por tels parties comme il convint entre els, il + soit contrainz par le juge de garder le covenant.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Denise. Porce que li + aversaires ta mere la deçut, puis que ele l’ot vaincu tant que ele li pramist qu’ele ne + movroit nul plet de ses sers, cil covenanz qui fu fez par male foi est vains. E quant l’en + commencera a pledier o ta mere de cele covenance, li juge la delivrera.

+

+ Cil meismes empereres dit à Nice. Il covient garder le + covenant que tu deis quant tu donas doaire por ta norrie ; ne ce ne te pot rien nuire que + l’en selt dire que action ne nest pas de covenant ; quar nos usons lors de cest droit + quant li covenans est nuz. Mes quant denier sont doné, et aucune chose est covenanciee de + rendre les, la covenance vaut.

+

Cil meismes empereres dit à Capiton. + Tu ne puez avoir nule action contre ta marrastre por la covenance que + tu diz que ele fist o ton pere quant ele li dona une terre en doere, que ele paieroit les + usures as creanciers a qui la terre que ele donoit en doere estoit obligiee. Mes se une + terre proisiee fu donee en doere, si comme une partie de l’instrument le mostre, tu puez + avoir accion de vente, que li covenant soient gardé.

+

+ Cil meismes empereres dit à Facslecorrigé après l’écriture en facisle par l’ajout d’un i suscrit dans une encre brune plus claire que le corps du texte.. + La reson de droit et de loiauté requiersic + que li derrenier covenant soient gardé. E por ce, se la partie qui est contre toi s’assenti que ele n’useroit pas de la covenance qui fu premierement fete, et + meesmement se ele le dist en cort, si comme tu proposes, il ne t’est pas deveé à metre + avant l’accion qui avoit esté sus la premiere covenance.

+

+ Li empereres Maximians dit à Matri. Action de covenant + apartient es marchiez de bone foi se li covenanz est fez maintenant ; quar ce qui puis a + esté covenancié n’engendre pas action mes exception.

+

+ Li empereres Gordians dit à Cecil. Se paine fu mise el + covenant que tu diz que tes aversaires te pramist se il ne tenoit le covenant, se tu + pledes por la paine, tu gaaigneras ou que li covenanz soit tenuz ou que la paine te soit + rendue ; quar tu requiers por niant et contre la solempnel ordre que li bien à ton + aversaire te soientte soient répété. + baillié.

+

+ Li empereor Valeris et Gallians dient à Valerian noble home. Li covenanz qui fu mis en l’instrument del doere, que se li peres moroit + sa fille que il marioit fust oirs o son frere et eust de l’eritage autretant comme il, ne + pot fere nul obligement ne tolir au pere franche poesté de fere testament.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Diofant. Porce que tu proposes que li fil qui furent escritescrit répété. oir el testament leur pere furent proié que cil qui + morroit premierement rendist à l’autre sa partie de l’eritage, et tu affermes que il + s’entrequiterent de ce donc il avoient esté proié, nus ne puet chalengier riens vers + l’autre por cele proiere.

+

+ Cil meisme empereor dient à Eximeche. Li prevoz de la + contree fera garder selonc droit le covenant qui sera provez qui fu fez par bone foi, ja + soit ce que escriture n’en fu pas fete, se la verité de la chose qui fu fete puet estre + provee par autres prueves.

+

Cil meisme empereor dient à Juil et à + Heumil. Se vos provez que vostre creancier aient receu aucun de vos qui + paia une partie de la dete por sa persone, quant vos en requeroiz le governeor de la + contree, il porverra par s’auctorité que li uns nel exponctué après ne. soit pas emplediez por l’autre.

+

Cil meisme empereor dient. Ja soit ce que li escriz en coi il est compris que cil qui vivra plus longement + ait les choses à l’autre ne mostre pas parfetement entre la menue gent senblance de don + qui est fez por cause de mort, neporquant, porce que la volenté as chevaliers, qui est + fete el derrenier esperit de la vie et de sa chose propre, et est mise en + escrit porce que il a en aucune maniere jugement ; et tu proposes que quant tu et tes + freres aliez a une bataille, et vos estiez en peril de mort, autresi li uns comme li + autres vos feistes covenant ensenble que les choses à celui de vos qui morroit + premierement fussent à celui qui remaindroit en vie, par cele condition est il entendu que + toz li gaainz des choses ton frere doit venir à toi par son jugement, qui est confermez + par l’otroi des establissemenz as princes.

+

+ Cil meisme empereor dientà Eusebe exponctué après dient. à Marcial. Les seignories des + choses sont remuees par livrer les, et par estre en mis en sesine, et ne mie par nus + covenanz.

+

+ Cil meisme empereor dient à Eusebe. Porce que tu propose que il ot + covenant entre vos sanz escriture que li eritages à tes freres qui avoient esté mort + fussent departi par cels parties, et il puet estre prové que ceste covenance fu fete par + cause de transsaccion, tu te puez deffendre par exception se tu es en sesine. Mes se tes + aversaires tient, tu doiz entendre que nule action n’est vee à toi de cest covenant, se tu + ne te porvoiz de metre i paine, ne il ne sera pas otroié à ton aversaire que il use de + latraison exponctué après la. + transsaccion, se il ne velt acomplir les choses qui furent covenanciees.

+

+ Cil meisme empereor dient à Archelaïeou Archelage ?. L’aages de plus de .xxxv. + anz fera que li covenanz au procureor qui pramist que il recevroit mains que l’en ne + devoit à cels que il avoit en garde ne leur nuise pas ; quar li deffendeor et li procureor + qui se font paier de ce que l’en doit à cels que il ont en garde delivrent les detors et + ne mie cil qui les quitent.

+

+ Cil meisme empereor dient à Honorat. Li filz qui fet + covenance ou qui reçoit la dete ne tout rien a l’obligement son pere.

+

+ Cil meisme empereor dient à Domine. Se il est prové + que tu cuitasses les actions del lés ou de la chose enjointe que tu avoies contre les oirs + ton mari as uns d’els, tu doiz entendre que exception de covenant ne te puet rien nuire + quant tu metras avant + actio + action + contre cel que tu ne quitas pas.

+

+ Cil meisme empereor dient à Cornile. La dete qui est + deue por aucun heritage et qui est devisee à chascun des oirs par droit selonc la partie + que il a de l’eritage ne puet pas por covenant que li oir au deteur facent + entre els obligier l’un d’els au creancier por tote la dete. E ce avra par droit lui en + cels qui sont oir as seignorez. Tu puez donc empledier, de tant comme à toi apartient, + celui qui est oirs o toi d’aporter avant les instrumenz qui sont commun à toi et à lui ou + por les choses qui furent covenanciees en la partie que il n’a pas acomplies.

+

+ Cil meisme empereor dient. Cil qui demande aucune + chose por la paine qui fu mise en la covenance ou qui fu mis devant le covenant ou + maintenant aprés, requiert par droit que sentence soit donee por lui.

+

+ Cil meisme empereor dient à Leonce. Se ce qui fu + pramis par nu covenant fu paié par certains anz, ce qui fu paié qui n’estoit pas deu ne + pot pas obligier celui qui fist le covenant à paier le d’ileq en avant se paine ne fu mise + el covenant.

+

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Se + aucuns pramet quant il escrit l’instrument d’aucun marchié que il a fet que il n’usera pas + de l’exception de cort avenant por sa chevalerie ou por sa digneté ou por l’avantage de + l’ordre de provoire, ja soit ce que l’en soloit douter savoir mon se il covenoit tenir ce + qui estoit escrit, si que cil qui ce prametoit ne devoit pas aler contre son covenant, ou + se il devoit partir soi de ce qui estoitestoit répété et + exponctué. escrit et user de sa droiture, neporquant nos establisson que + il ne loise à nul à aler contre ce que il a escrit ne à decevoir cels qui font marchié à + lui. E se li convenant sont fet par le banissement au prevost qui ne sont pas contre les + lois ne il ne sont pas fet par tricherie, il doivent estre gardé en totes manieres, e por + coi ne vaudroient donc li covenant qui sont fet en cest cas. Quar il a une autre ruile en + l’ancian droit qui dit que tuit ont congié de quiter les choses qui ont esté establies por + els. Tuit nostre juge gardent donc ce es plez, et ceste forme viegne as juges delegaz et + as arbitres qui sont esleu. E sachent que se ila exponctué après il. la despisent, il feront que li plez sera sus els.

+

+ Cil meismes empereres dit à cel meisme prevost. Une + tel demande nos a esté demandee de l’avocacie de Cesaire, se deus persones ou plusors + avoient esperance d’avoir l’eritage à autrui, qui leur pooit escheoir par lignage, savoir + mon se li covenant qui sont fet entre els por cel heritage en coi deus + conditions sont mises, e specialment ce est à savoir se cil muert qui tient l’eritage et + se li eritages vient d’els doivent estre gardé, ou se li profiz de l’eritage venist à + aucun d’els il en donast as autres aucune chose par covenant. E l’en doutoit se tel + covenant doivent estre gardé. E ce les fesoit douter que cil vivoit + encore de qui eritage tel covenant furent fet, et por ce que il ne furent pas fet autresi + comme se li heritages deust venir à els en totes manieres, mes soz deus conditions, ce est + à savoir se cil moroit et se il estoient apelé à l’eritage. Mes totes + tels covenances nos senblent mauveses et plaines de mauvese fin ; quar por coi sont aucun + covenant des choses à celui qui vit encore et qui n’en set rien ? Nos + establissons donc selonc les ancianes ruiles que tel convenant qui sont fet contre bones + meurs soient en totes manieres bouté arriere, et que rien ne soit gardé de tels covenances + se cil de qui heritage li covenanz est ne s’i assent et dure en sa volenté jusqu’à la + mort ; quar lors sera ostee tote mauvese esperance et il leur loira a garder cez covenanz + par son seu et par son commandement. Nese exponctué + après ne. ce n’est pas repost es lois et es establissemenz qui ont esté + devant ceste, ja soit ce que nos l’avons dit plus clerement. E nos + commandons que dons de tels choses ne engagemenz ne soient receu, ne nus autres marchiez + qui en soit fez. Quar la suite de noz tens ne sueffre pas que aucune chose soit fete ou + covenanciee d’autrui choses contre la volenté au seignor.

+
+
+ [2.4.0 De transactionibus] De maniere + de covenance qui est fete par concorde qui est apelee transaction. +

+ Li empereres Antonins dit à Cecil. Covenance ne + transsaccion qui est fete o les uns des deffendeors ne des procureors ne puet pas aidier + as autres es choses que il firent ou durent fere communement ou chascun par soi. Porce que + tu as donc eun exponctué devant eu. trois + procureeors, et as fet transaccion o les deus, il ne t’est pas deveé a pledier au tierz, + mes que ce ne soit pas de ce donc tu feis transaccion o les autres.

+

Cil meismes empereres dit à Lutitace. Porce que tu proposes que tu feis o ta suer transaccion de ton heritage, + et por ce li prameis tu certaine quantité de deniers, ja soit que il n’eust entre vos nul + plet de l’eritage, neporquant dés que la transaccion fu fete por poor del + plet, l’en entent que li denier furent pramis par droit. E se tu eusses por ceste cause + paié les deniers, tu ne les deusses pas demander arrieres ; e se tu ne l’eusses paiez, tu + en fussespaiez exponctué après fusses. par + droit tretié en cause.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Julian. Plede, o + Geminian, porce que ses peres qui fu tes + procurres + procureres + seurpleus avec e exponctué. fist + tes besoignes. E se il nie par devant le juge que il n’est pas tenuz a toi par cele accion + porce que transaccion en fu fete, et que paine i fu assignee, li juges enquera por + l’endroit del jugement qui est de bone foi de combien de deniers la transaccion fu fete. E + se il apert que ele fu fete de menor quantité de deniers que ce qui sera prové qui + t’estoit deu de l’aministration de tes choses, il covendra que il te pait le seurplus. + Quar ce qui fu mis en la transaccion ne monte pas autretant comme ce qui t’estoit deu.

+

+ Cil meismes empereres dit à Aminid lecture incertaine étant donné le nombre de jambages.. Quant action de gardergarde avec haste du d + barrée. a esté finee par transaccion par celui qui est en + aage, nule actionde garde exponctué après + action. ne li remaint fors de tricherie. Mes cele puet il movoir dedenz deus anz, + se transaccion n’est fete especialment de tricherie.

+

+ Cil meismes empereres dit à Evecat. Porce que tu + reconois que tu feis transaccion o l’oir à celui qui fu jadis tes deffenderres, se tu + estoies en aage quant tu la feis, tu requiers por nient que li covenant soient depecié. + Quar ja soit ce que nul instrument n’en fu fet si comme tu proposes, neporquant se + certaineté est fete del covenant par ta reconoissance, escriture qui seltqui selt biffé. contenir les prueves de la chose + qui a esté fete n’est pas necessare.

+

+ Cil meismes empereres dit. Porce que vos proposez que quant plez fu meuz + del testament vostre pere, qui n’estoit pas à droit fez, vostre mere fist transaccion o + ses aversaires, si que ele eust une partie des biens et lessast le plet, la reson de droit + ne sueffre pas que li plez qui fu par ce entrelessiez une foiz soit restorez par vos qui + estes oir vostre mere. Mes se il ne li ont gardé covenant et il ne li + ont paié tel partie des biens comme ele dut avoir, nos emplederoiz par droit l’autre + partie de tant comme il apartient a vos, ou se paine fu mise en la covenance, vos poez + avoir action por la paine ; ou se li obligemenz de paroles fu entrelessiez, bone action + leur puet estre donee por mostrer la chose qui fu fete.

+

+ Li empereres Gordians dit à Calicin. Li covenanz de la + transaccion que cil fist à qui tu commandas que il menast ta cause et ne mie que il finast + le plet, n’a fet nul damage à ta demande.

+

+ Cil meismes empereres dit à Juin chevalier. Se plez + est meuz de la norreture qui fu lessiee à aucun en testament de coi li tens est passez que + ele deust estre tendue, transaccion en puet bien estre fete ; mes la transaccion qui est + fete del tens qui est à venir sanz le prevost n’est affermee par nulle auctorité de + droit.

+

+ Cil meisme empereres dit à Agripin. Se covenanz a esté + fez si comme tu allegues et paine mise por la possession que tu avoies aquise et de quoi + li freres ta fame t’empledoit, et li covenanz fu tels que se tes aversaires te paioit .x. + deniers d’or dedenz .i. certain jor, tu li leroies la possession, et se il ne les te + paioit il ne te porroit puis movoir nul plet de cele possession, et cil qui ainsi pramist + ne fist pas satisfaction de la pramesse, il s’ensuit que tu, a qui la chose apartient, ne + doit pas soffrir force de par lui. E quant li prevoz de la contree sera requis de ceste + chose, il deffendra que force ne te soit fete. Por ce meesmement que se tes aversaires + eust bone action sus la chose, si li peust ele estre tolue par cele covenance por la + profitable exception.

+

+ Li empereres Phelipes dit à Apollofane. Tu requeis + contre droit que l’en te lest movoir plet contre les filz ton frere de l’eritage leur pere + et de leur estat ; quar ce est contre la foi del lignage et des covenanz. Quar jamés li + plet ne seroient finé se il loisoit à partir soi de legier des transaccions qui sont fetes + par bone foi.

+

+ Li empereor Valeris et + Gallians Gallians + Gallians + dient à Gaian chevalier. La transaction qui a esté fete entre + toi et ton frere des lés qui vos fu donez par tel maniere que se li uns moroit sanz enfanz + li autres l’eust, est ferme, quar ele est tenable par la concorde des freres qui tout que + li uns ne covoite pas la mort à l’autre. Ne ele ne puet pas estre depeciee autresi comme + se tu eusses esté deceus quant tu t’asentis à tel covenant, quar tu ne proposes pas que tu + fusses en l’aage à qui l’en selt secorre par restitution. E se tu i fusses, si ne deusses + tu pas empetrer aide de restitution por iceles meismes causes.

+

+ Cil meisme empereor dient à Prin. Li prevoz de la contree regardera savoir mon se transaction a esté fete entre toi et les + aministreors de ta cité de plet douteus ou se ce qui estoit deu sanz nule doute a esté + quité par amistié ; quar el premier cas, comandera il que la transaction soit ferme, mes + el derrenier ne sofferra il pas que damages soit fez à la cité par amistié.

+

+ Li empereres Dioclians et Maximians dient à + Prode + Procle + . Il est contenu el pardurable banissement que il ne covint pas + que les transaccions qui sont fetes par poor soient fermes. Mes neporquant, tote maniere + de poor ne soffist pas à rapeler les choses qui sont terminees par assentement, ainz + covient prover tel pooir où il ait peril de vie ou torment de cors. E + la qualité de la principal cause ne soffist pas à prover force ou tricherie. E por ce, se + nule tel chose ne puet estre provee, il ne covient pas reconmencier les plez qui sont + terminez par consentement. Mes porce que tu affermes que cil o qui tu + as fet transaction est tes sers, filz de ta serve, se ce que tu diz est voir, une autre + reson depiece le covenant, quar il n’est pas doute que li seignor qui font covenant o leur + sers ne pueent estre tenu ne obligié par leur covenanz se il ne sont de doner leur + franchise.

+

+ Cil meisme empereor dient à Sopatre. Se tes aversaires + s’esforce d’aler contre les covenanz, reson de loiauté amoneste que li denier qui furent + doné soient rendu, et que la cause soit recommenciee tot enterignement dés que tu meismes + t’i assenz.

+

+ Cil meisme empereor dient à Poince. Se tu veus avoir + avenant response, si nos envoie l’essample de la covenance, quar por ce entendions nos + savoir mon se la covenance fu nue ou se il i ot mis paine et obligement de paroles ; quar + se cez choses i furent mises, il sera aperte chose que nule demande d’eritage ne d’autre + chose ne sera avenant à cele qui plede o toiSuit un + paragraphe exponctué : Cil meisme empereor dient a Poince. Se tu veus avoir + avenant response, si nos envoie l’essample..

+

+ Cil meisme empereor dient à Cecil. Il ne covient pas + recomencier par lesles ajouté en marge avec signe + d’insertion. letres l’empereor les causes qui sont fenies par loiaus + transactions.

+

+ Cil meisme empereor dient à Marcel. Porce que tu + proposes que cele contre qui tu nos requiers a finé par transaccion le plet que ele avoit + contre toi, et que ele a receu ce qui li fu covenancié por finer le plet que + ele avoit contre toi + et qu’ele a receu qui li fu covenancié por finer le plet + + . Et or velt aler contre la covenance, et tu requiers ou que ele tiegne le + covenant, ou que ele rende ce que ele en a eu. Tu fez sagement se tu meis en covenant par + obligement de paroles maintenant que la transaccion fu fete que ele te rendist ce que tu + li donoies se ele aloit contre ce que ele prametoit se ainsi estoit que ele eust plus de + .xxv. anz. Quar ce covenoit il a ce que tu eusses exception de covenant et action des + choses que tu li donas. E se il n’ot fet nule tel chose en la covenance, tu puez avoir + exception de covenant et ne mie action de demander arriere ce que tu li donas.

+

Cil meisme empereor + dient à Valentin. Il n’est pas deveé à fere transaction ou covenance de + crime capital, fors sanz plus d’avoutire. E es autres crimes en coi venjance de sanc ne + doit pas estre prise ne loist il pas a fere transaction, fors el crime de fere fausse + monoie.

+

+ Cil meisme empereor dient à Yrin. Li droit nefurent exponctué après ne. sueffrentsueffrent ajouté dans la marge droite. pas que + li plet qui ont esté feni par transaction qui a esté fete par bone foi soient recommencié + por instrument qui puis ait esté trovez. Mes se il est prové que il ait porchacié par + barat la fin del plet, et que il eust ou par soi ou par autre sostrez les instrumenz par + coi la verité peust estre provee, l’action remaint et l’exception de covenant est ostee + par replication de tricherie. Mes se ele est ja perie, tup exponctué après tu en fin de ligne. puez metre + avant action de tricherie tant seulement dedenz deus anz.

+

+ Cil meisme empereor dient à Irinee. Il nos plot par + droite reson que l’auctorité des transactions ne fust pas mendre que des choses jugiees ; + quar il n’est nule chose qui si s’acorde à humaine foi comme garder ce que l’en covenance. + Ne ce ne soffist pas à depecier le covenant que tu proposes que il fu fez en la segonde + ore de la nuit, quar nus tens ne refuse le consentement à celui qui est de saine pensee et + qui a plus de .xxv. anz.

+

+ Cil meisme empereor dient à Ginimian. Porce que il est + escrit que les choses qui sont donees ou retenues par transaccion soient à celui quiest exponctué. les retient ou à qui eles sont + donees autresi comme se il les eust achatees, l’en demande por niant le pris des choses + qui sont fetes faintement, quer eles ne valent pas plus que se eles ne + fussent pas fetes.

+

+ Cil meisme empereor dient à Alissandre. Se tu feis + transaccion puis que tu fus en aage, la contestation de tricherie sanz plus ne soffist pas + à depecier la transaction.

+

+ Cil meisme empereor dient à Tician. L’intention as + creanciers Archimedore à qui tu diz que autre de toi sont oir, ja soit ce que tu quidasses + premierement estre ses oirs ne te puet pas tenir se tu ne fus obligiez por lui, mes il + covenist avoir ce tretié tant comme la besoigne estoit entiere. Quar porce que tu proposes + que li plez a ja esté finez par transaction et que tu as pramis à paier deniers, tu + requiers à tort que action te soit donee porce que tu as paié que tu ne devoies pas. Quar + se tu n’eusses fet que pramettre lésles ajouté dans la + marge gauche. et t’i fusses obligiez par paroles, si ne te peusses tu pas + deffendre parce que tu ne deusses pas ce que tu eusses pramis.

+

+ Cil meisme empereor dient à Victorin. Se tu as receu + par cause de transaction les choses qui sont contenues en l’instrument et il ne fu mis en + covenant que tu en eusses rien plus, tu voiz que t’aversaire puet estre deffendue par aide + d’exception. E se ele reconnut sanz finer le plet que ele te deust rendre une certaine + quantité de deniers, autresi comme se ele ne te deust rien plus, il ne t’est pas deveé à + demander et icels deniers et le sorplus de la dete.

+

+ Cil meisme empereor dient à Marcelle. Se vos avez plus + de .xxv. anz quant vos feistes transaction ou vostre oncle, ou + vo + vos + le quitastes en dons et sanz nule condition ce que il vos devoit, les choses qui + sont finees ne doivent pas estre restorees, porce que vos proposez que vos le feistes en + esperance d’avoir son heritage aprés lui et que il l’a donédonee avec e final exponctué dans le ms. à autres.

+

+ Cil meisme empereor dient à Dionisiade. Il est droiz + bien seuz que li fil ne pueent estre fet serf por la transaction à la mere.

+

+ Cil meisme empereor dient à Caton. Il est aperte chose + que cil qui est sains par penseeo exponctué après + pensee. puet bien fere transaction, ja soit que il soit malades par cors ; e por + ce tu ne deusses pas requere que tes covenances fussent depeciees par coverture de ce que + tu estoies malades quant tu les feis.

+

+ Cil meisme empereor dient à Afarine. + Coment que transaction soit fete ou en la cort au governeor de la + contree ou hors de cort ou par escrit ou sanz escrit, il la covient garder. + Mes porce que tu proposes que tu feis covenant que tu receusses + aucune certaine chose, ja soit ce que escriture n’en fu pas fete ne nus obligemenz de + parole ne fu fez por cele cause, ja soit ce que accion ne pot pas nestre de nu covenant, + neporquant se tu chalenges les choses tot de rechief et exception de covenant t’est + opposee et tu uses de replication de tricherie, tu porras contraindre ton aversaire à + tenir le covenant.

+

+ Cil meisme empereor dient à Marcie. Li droit deffendent que les choses + qui sont finees par general transaccion ne soient recommenciees por ce se les choses ont + puis esté trovees de coi la transaccion fu fete. Quar l’error de la proprieté de la chose, + que autres que cil qui firent la transaction tenoit el tens que ele fu fete, ne puet rien + nuire.

+

+ Cil meisme empereor dient à Antonin. Il est grief + chose et plaine de crime à toi que les choses qui furent finees par transaccion soient + restorees, porce que tu reconnois que il i ot tricherie plus par devers toi que par devers + tes aversaires.

+

+ Cil meisme empereor dient à Procle. Se transaction a + esté fete d’une certaine chosechose certaine dans le ms. + avec signe indiquant de procéder à une inversion. et il a esté mis en + covenant que l’en ne demant rien plus, ja soit ce que il n’i a pas esté mis par non de ce, + neporquant l’action remaint tote entiere des autres choses de coi la transaction ne fu pas + fete.

+

+ Cil meisme empereor dient à Cyril. Se la sentence qui + a esté donee en aucune cause n’est pas sospendue par apel ou par enterigne restitution, il + est certaine chose que transaction est por nient fete sus la chose qui est jugiee. Et por + ce, se tu ne te tolis par obligement de paroles l’action qui t’apartenoit, li prevoz de la + contree s’entremetra, selonc la costume des lois, de mener à effeut les choses qui pieça + furent jugiees.

+

+ Cil meisme empereor dient à Ruf. Se il fu mis en + covenant que uns chans frans oou avec u exponctué dans le ms. certaines bonnes te fust donez par cause de + transaccion por une possession que tu demandoies, ne tu n’avoies pas en cel tens mains de + .xxv. anz, ja soit ce que il soit prové que cele possession ait puis esté obligiee, ou que + une partie en soit à un autre, neporquant li droit deffendent que li plez + qui a esté finez par transaccion ne soit restorez. Mes tu puez pledier + par devant le governeor de la contree de la paine, se il en i ot point mis por garder les + covenanz ou par action d’eschange, se il n’i ot paine mise. Neporquant, + se la borse l’empereor ou autres a chalengié les choses por coi la fin del plet fu fete + tant comme tu les tenoies, tu n’en puez rien demander.

+

+ Cil meisme empereor dient à Tholomaide. Porce que vos + proposez que vos quitastes en dons ou par cause de transaction à vostre frere qui fu + vostre procurreres tot obligement de ce que il vos avoit eu en garde, ne tricherie n’est + nule foiz fete à celui qui velt la chose et qui s’i assent, vos vos plaigniez + por + pou + nient de tricherie ne il n’est pas por ce tenuz a fere vos ses oirs se il ne + velt, quar nusn exponctué après nus. n’est contrainz par + droit a acomplir pramesse de son heritage.

+

+ Cil meisme empereor dient à Ammoni. La profession à + celui qui requiert que la transaction qui fu fete por remuement de seignorie ou por accion + perie soit rapelee par coverture de poor, ja soit ce que il soit mostré veraiement que ele + fu fete par ses amis, descuevre l’engresté de lui.

+

+ Cil meisme empereor dient à Achille. Se tu avoies plus + de .xxv. ans quant tu feis transaction, ja soit ce que les choses qui te furent + covenanciees ne t’aient pas esté offertes, ne cil qui sont semons ne les offrent encor + pas, neporquant de l’exception de covenant leur vaut à ce que tu ne leur puisses rien plus + demander que il te pramistrent se il sont prest de rendre le toi, ainçois que il soient + semons autre foiz.

+

+ Cil meisme empereor dient à Theodociain. Se les choses + qui furent pramises par cause de transaction n’ont esté acomplies, il est certaine chose + que la paine qui fu mise à celui qui iroit contre le covenant puet estre demandee.

+

+ Cil meisme empereor dient à Marciane. Transaccion où + il n’a nule chose donee ne pramise ne retenue ne vaut rien.

+

+ Cil meisme empereor dient à Marciane. Ja soit ce que + cil qui a fet le covenant se repente maintenant, neporquant la transaction ne puet estre + depeciee ne li plez recommenciez. E cil qui t’amonesta que il loisoit bien a repentir soi + de transaction dedenz certain tens te dist faus.

+

+ Li empereors Gracians et Valentins et Theodoses dient à Eutrope le + prevost. Quant covenanz ou transactions est escrite et ele + est confermee par obligement de paroles ou par qui i est mise, ou il se + covient assentir selonc les lois a ce qui est fet, ou la paine doit estre paiee, se li + aversaires velt o totes les choses qui furent donees devant la conoissance de la + cause.

+

+ Li empereors Archades et Honoires dient à Rufin le prevost. Se aucuns velt venir contre les covenanz et contre les transactions que il a fetes + puis que il ot .xxv. anz sanz nule force et sanz nule poor mes de sa bone volenté, et il + requiert le juge encontre ou il en apele au prince ou il n’acomplist pas ce que il + pramist, et il conferma le covenant quant il fu fez el non de Deu le tot puissant, il + n’est pas tant seulement diffamez, ainz perde l’action et rende la paine qui fu mise es + convenanz, et n’ait pas la proprieté des choses, et rende tot le gaaig que il avoit eu del + covenant ou de la transaction. Tuit li preu en seront donc doné à cels qui garderont les + covenanz sanz brisier. E nos volons que cil soient digne del damage qui + est establiz en ceste loi qui metront nostre non en lor covenanz, et jurront par le salu + as princes por confermer les.

+

+ Li empereor Leons et Antonins dient à Tyre le prevost. Se transactions ou covenances ont esté fetes par faus instrumenz, ja soit ce que + seremenz en ait esté fez, neporquant, quant la faussonerie sera descoverte citeanement, + nos commandons que eles soient rapelees en tel maniere que se eles ont esté fetes de + plusors causes ou de plusors chapistres, icele cause ou cele partie soit rapelee tant + seulement que l’en savra qui fu finee par le faus instrument ; et li autre chapistre + soient gardé fermement se ainsi n’est que li plez qui nasqui de ce que l’en disoit que li + instrumenz estoit faus soit finez par jugement.

+

+ Li empereres Anastaises dit à Thomas prevost d’Illire. Nos commandons + que les transactions qui seront fetes ou qui ja ont esté fetes en totes les causes qui + sont meues ou qui seront meues de ci en avant por condition de sers ou de coutiveors + soient gardees, se il n’avient que eles doient remaindre por aucun’autrecf. aucun’autre (2.46.2) + droiturel cause ne il n’apere pas que eles doient por ce cheoir que eles sont fetes de + condition à sers ou à coutiveors.

+
+
+ [2.5.0 De calculi errore] Cist titres + est d’erreur de conte. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ario quartÀ Ario quart ajouté dans la marge gauche.. Il a sovent esté establi que error de conte d’où que ele + nesse, ou d’ununs avec s exponctué. marché ou de plusors, ne grieve de rien la verité. E por ce, + il est certains droiz que les choses qui ont esté contees plusors foiz puent estre contees + tot de rechief se jugemenz ou transaction n’en a esté fete. Mes se tu prameis par error de + conte une quantité de deniers autresi comme se tu la deusses, ja soit ce que tu ne la + devoies pas, tu puez requere que tu en soies delivrez.

+
+
+ [2.6.0 De postulando] Cist titres est + de mostrer en cort la parole à autrui. +

+ Li empereres Antonins dit à Artemide. Porce que tu + n’apalas pas quant li prevoz d’Egipte te deffendi que tu ne menasses jamés plet, obeis à + son commandement.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Polidore. Se li fil à + cels que nos ou autre avons franchiz sont si sage que il puissent sostenir les causes as + autres, ce ne leur est pas deffendu à fere.

+

+ Li empereres Gordians dit à Flavian. Se tu + covenançascovenances avec e exponctué et a suscrit. à doner à .i. avocat jusqu’à + tant comme l’en puet doner à avocat, ce est à savoir jusqu’à .c. deniers d’or, et tu li + prameis à rendre une autretel some autresi comme se il la t’eust prestee, ne tu ne la + paias pas dedenz .ii. anz, tu es garniz d’avenant, exception de deniers qui ne furent pas + baillié, et tu puez demander arriere selonc la costume la caution qui fu ballie por cele + cause.

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+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Theodocian. Aucuns s’efforce por nient de revenir as plez qui sont finé por coverture de ce + que li patrons de la cause n’i fu pas presenz.

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+ Li empereres Costentins dit à Heliade. [S]epas de lettrine mais s d’attente. aucuns des avocaz sont trové que il aient mis granz dons par + devant bone renomee et aient pris par non d’avocaz certaine partie des causes que il + prennent à deffendre o grief damage à celui qui est sires de la cause et o ravine, il nos + plest que tuit cil qui demorront en tel cruelté soient del tot mis hors de la profession + as avocaz.

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Li empereor Valentins et Valeris dient à + Olibre le prevost. Quiconques vodra estre avocazavocaz et juges avec et juges exponctué + dans le ms., il ne soit pas en une meisme cause avocaz et juges, quar il + covient avoir aucune difference entre les juges et les patrons des causes. + E sor totes choses, tuit li avocat aident en tel maniere à cels qui + pledent : que il ne saillent pas avant à ledengier ne à maldire plus que li + profiz des causes le requiert, ainz facent ce que la cause desirre, et se gardent de tort + fere. Quar, se aucuns est si jangleus que il ne veille pas pledier par reson mes par + reproches, il perde sa renomee. E l’en ne leur doit pas doner si grant loisir que aucuns + lest la principal besoigne et se tort à ledengier son aversaire ou en apert ou + covertement. En sor que tot nus avocat qui ait son salaire del comun ne + face marchié ne covenance o celui que il li loira à prendre ; ne nus ne + face tençon à son esciant. E en la cité de Rome, li enoré qui esliront + cest office aient congié deco exponctué après + de. sostenir causes tant comme il vodront, en tel maniere que il ne le facent pas + por vilain gaaig, ainz quierent par ce acroissement de leur loenge. Quar se il sont deceu + par gaaig et par deniers, il seront nombré entre les plus vils, autresi comme bouté hors + et forslignié. Quiconque vodra donc estre avocaz de cels à qui nos + avons otroié que il le soient, sachesachent avec + ent exponctué. que il avra tant comme il sera avocaz l’office + que il enprant au commencement. Ne nus ne cuit que s’onor soit point amenuisiee porce que + il ala avec l exponctué. + esleu l’office où il covient par force que il soit en estant et a lessié la droiture + d’estre en seant.

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+ Cil meismes empereor dit à Olibre le prevost. L’en + doit porveoir que li avocat qui sont en une cort plus noble par essience + et par acostumance de pledier ne soient pas tuit d’une partie, si que il coviegne que + l’autre partie soit soustenue par les noviaus et par les mains sachanz. + E por ce, se en une cort sont dui ou plusor par devant les autres de qui la renomee soit + graingnor que des autres, il soit en l’office au juge de departir les si ivelment que + l’une des parties ait autresi bone deffense comme l’autre. E se aucuns + d’els est amonestez par le juge et il refuse à aidier à unes des parties par excusacion + qui ne puisse estre provee, il perde la cort et sache que il ne porra jamés recovrer à + maintenir cause. E se aucuns des pledeors est descoverz que il ait fet + priveement marchié o plusors avocaz, et ait sostret par tel barat à son aversaire le pooir + d’avoir autresi grant deffense comme il a, il mostrera sanz nule doute que il sostient + mauvese cause et sera puniz porce que il a escharnie l’auctorité au juge.

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+ Li empereor Leons et Anthemes dient à Nicostrate le prevost. Nus ne viegne à la compeignie des avocaz ne en ta cort, ne el + jugement des contrees, ne par devant aucun autre juge se iln exponctué après il. n’est enbeuz des misteres de la religion + crestiane. E se aucune chose est fete ou essaiee contre ce par aucune maniere ou par aucun + enging, li offices de ta hautece sostendra damage de .c. livres d’or por condempnement. E + cil qui contre nostre establissement osera enprendre contre droit l’office d’avocation, et + qui deffendra aucune cause sus nostre deffens, il sera ostez de l’office et perdra toz ses + biens et sera envoiez en pardurable essil. E sachent li governeor des contrees que cil en + qui baillie aucune tel chose sera fete perdra la moitié de ses biens, et sera envoiez en + essil jusqu’à .v. anz.

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+ [2.7.0 De advocatis diversorum iudiciorum] Cist titres est des avocaz de diverses cors. +

+ Li empereres Antonins dit à Dalon. Se tu quides que li + patrons de ta cause ait fet si grant desloiauté que il ait parlé por ton aversaire quant + il devoit parler por toi, quant tu avras acompli l’acusation et prové, sentence sera donee + contre lui por le hardement de si grant crime et puis conoistra l’en de rechief de la + principal cause. Mes se tu ne mostres que il ait ce fet, tu seras tenuz por faus acuseor + et les choses qui furent jugiees de coi l’en n’apela pas seront tenues.

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+ Li empereor Valentins et Gracians et Valenz dient à Antoine le prevost. + Nos ne volons pas que cil qui par force doivent servise à leur païs + soient assenblé as curiaus et s’esloignent de là où il doivent estre. Neporquant nos leur + otroions que il usent en leur besoignes d’office d’avocaz et soient curial en leur propre + citez, en tel maniere neporquant que il ne leur soit pas otroié à estre contre la chose + commune de la cité en coi il ont ceste onor.

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+ Li empereres Honoires dit à Affrican le prevost. Nus + de l’assemblee des avocaz qui ne soit tenuz a estre curials ne reçoive baillie es contrees + en tel maniere que à cels qui le voudront en soit ostez li pooirs, et a cels qui ne le + voudront n’en soit pas fete force.

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+ Li empereor Honoires et Theodoses dient à Eustase le prevost. Li avocat de ta haute cort et cil de toz jugemenz aient, aprés la mort lor + peres, quant que il porront conquere de cel office en leur propre seignorie à la maniere + de chevaliers, autresi comme chatel qui est conquis en chevalerie.

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+ Li empereor Theodoses et Valentins dient à Cyr. Quant + que nos avons doné et otroié par la largece de nostre corage as avocaz de la + noblecité exponctué après noble. prevosté + d’Orient por la reverence de leur estuides, sachent li patrons des causes qui sont en la + prevosté de la cité que il leur est autresi otroié par cest present establissement.

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+ Cil meisme empereor dient à Florenz le prevost. Nos + establissons que nule cure ne soit enjointe par nul juge ne par aucune prevosté as avocaz + qui doivent mener les causes par devant ton haut siege ; ne nus ne cuit que l’en doie + enjoindre aucune chose as avocaz des contrees ne à cels as nobles juges. Nule maniere de + servise ne soit donc enjointe as avocaz, ne nule autre chose ne leur soit commandee que + office de delegation en cel meisme lieu tant seulement où il ont l’office d’avocation. E + li offices sofferra paine de .l. livres d’or qui essaiera à brisier les ruiles de ceste + loi.

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+ Cil meisme empereor dient à Thalase prevost par Illire. Nos jujons que l’avocatie qui est en la noble prevosté d’Illire ait icels meismes + privileges et iceles meismes quitances que l’avocation del haut siege de la prevosté + d’Orient a.

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Cil meisme empereor dient à Cyr le + prevost. Porce que l’avocacion de la prevosté est enclose par le + nonbrenonble corr. en nonbre au + moment de la copie. de .c. et .l. avocaz qui ne doit pas estre amenuisiez + ne creuz, nos commandons que cil qui de cele compeignie vendront à estre avocat de la + borse l’empereor, soient gardé franc des laz de totes vils conditions o leur enfanz, quant + que il fussent engendré e quant il avront lessié tele office. Et uns anz sera acompliz, il + se partent de la compeignie as avocaz. E nos jujons que quant li avocat de ton haut siege + conqueront par aucune maniere et par aucun tytre soit leur autresi comme chatex gaaigniez + par chevalerie, ne leur pere ne leur aiel depar exponctué entre aiel et de. par + leur + leu + peres n’en aient nul preu, e totes cez choses soient tretes à l’avocation de la + prevosté de la cité.

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Cil meisme empereor dient à Apollin le prevost. Se aucuns des avocaz de + ta haute cort ou de la prevosté d’Illire ou de cele de la cité ou de cels qui deffendent + les causes es jugemenz des contrees reçoit par l’eslection de ton siege le don et la + poesté de governer aucune contree quant il avra parfete sa baillie enterignement et sanz + nule male renomee, il ait poesté de revenir à l’office donc il fu ostez et + donc il conqueroit ce que mestiers li estoit. Ne il ne li soit deffendu par nule envie que + il ne puisse sostenir causes tot de novel.

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Li empereor Valentins et Mars dient à + Pallade le prevost. Nos commandons que li dui avocat qui seront trové li + plus haut de ton siege soient esleu toz les anz à estre patrons de la borse l’empereor, et + aient icele meisme dignité et icels meismes privileges que cil avoit qui ça en arrieres + estoit esleuz toz sels à estre patron de la borse l’empereor.

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+ Li empereres Leons dit à Luvian. Nos establisson que + il ne loise à nului qui que il soit à asenbler aucun as .c. et .l. avocaz que la haute + prevosté prendra à son conseil. E nus ne soit asenblez à la compeignie + des avocaz de ton siege, se il ne prueve avant par devant le governeor de la contree donc + il fu nez que il n’est pas de vile condicion, si que se li governerres de la contree est + presenz, ce soit fet par devant lui ; e se il n’est presenz, ce soit fet par devant le + deffendeor de la cité. E si volons que li sage home de droit qui ont + esté si mestre jurent en cort que cil que l’en velt metre en cel office set asez de + droit ; e si volons que li fil as avocaz de ta haute cort qui or sostienent les causes, ou + qui de ci en avant les sostendront, soient ainçois pris à estre avocat que autre. + E si jujons que il loise à cels qui seront trové par desus les .c. et + .l. avocaz de ton haut siege à maintenir causes par devant les viscontes, ou par devant le + prevost del siege l’empereor, ou par devant le conté d’Orient, ou par devant les vicaires, + ou par devant les governeors des contrees.

+

+ Cil meisme empereor dient à Eusebe prevost d’Illire. Nos commandons que cil qui est patrons de la borse l’empereor el jugement hautece ne + soit pas en cel office tant comme il i soloit estre, mes .ii. anz tant seulement, saus toz + les privileges que li prince qui furent ça en arriere otroierent à cele compeignie.

+

+ Li empereor Leons et Anthemes dient à Alissandre duc d’Egypte et prevost + del siege l’empereor. Nos avons receu par droit la requeste as avocaz de + la noble cité d’Alissandre que il nos ont offerte de l’assenblee de lor cort, et jujons + par cel establissement que il soient establi .l., et que leur non soient + escrit en un roule, et que il aient office d’avocacie par devant le noble duc d’Egypte, et + aident à cels qui les en requeront ; e li autre avocat qui sont outre le devant dit nombre + puissent maintenir causes par devant les autres juges de la cité d’Alissandree li autre avocat qui sont outre le devant dit répété + après Alissandre. ; e li fil à cels qui seront establi soient esleu par + devant les autres el lieu à cels qui morront. E quant li patron de la borse l’empereor + lera son office aprés ce que il l’avra maintenu par deus anz, il soit onorez por son + travail de dignité de conte et de governeor d’aucune contree, e congiez ne li soit pas + veez que il ne puisse sostenir cause quant mestiers en sera por lui et por ses enfanz et + por son pere et por sa mere et por sa fame et por tot son lignage jusqu’el quart degré. + E quant il avendra que li patrons de la borse l’empereor morra, li + degrez qui est plus prochains de lui soit mis en son lieu sanz aucun delaiement, si que li + oir au mort n’aient nule esperance d’aquere i nul preu. E tuit li privilege que il ont euz + jusque ci et cil que ta grandor contient soient gardé de ci en avant sanz touchier et sanz + malmetre, si que ceste onor leur soit donee de par nos et il puissent parfere le remanant + de leur vie en oiseuse et en pes, si que nule cure ne lor soit enjointe malgré leur.

+

+ Cil meisme empereor dient à Calistrate prevost d’Illire. Li avocat qui departent les douteuses fins des causes et qui redrecent sovent ce + qui est escolorgié es choses communes et es privees par la force de leur deffendement, et + rapareillent les choses qui sont dechaoites, n’aident pas mains à l’umain lignage que se + il sauvassent par batailles et par plaies les païs et le pueple. Ne nos ne creons pas que + cil seul maintiegnent nostre empire qui se combatent o glaives et o escuz et o autres + armes, mes li avocat, quar li patron des causes se combatent qui se fient el garnissement + de leur glorieuse voiz et deffendent l’esperance et la vie et les oirs as laboreors.

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+ Li empereres Leons dit à Dioscore le prevost. Aprés + les deus patrons de la borse l’empereor qui sont garni d’uns meismes benefices par les + establissemenz qui ont esté fet devant cest, jujons nos que li .lxiiii. avocat qui or sont + aient dés le premier jusqu’el derrenier icels meismes benefices ; de coi li + patron de la borse l’empereor sont onoré et lor fil ; et nos ajostons a + cez choses et establissons que se aucuns de cels qui a gaaignié le degré d’estre patron de + la borse l’empereor muert, il ait franche poesté d’envoier ou par testament ou sanz + testament à ses oirs, qui que il soient, ou si enfant ou estrange, totes ses soudees de + cel an dés que il avoit commencié à fere tel office.

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+ Li empereor Leons li Juenes et Zenons dient à Justin. À La senblance de .lxiiii.anz exponctué + après .lxiii. avocaz de la grant prevosté, li .xv. sanz plus dec exponctué après de. cels de ta cort qui + orendroit tienent les premiers degrez aient icels meismes privileges de par vos aprés le + patron de la borse l’empereor de coi li patron de la borse l’empereor et leur enfant sont + garni.

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+ Cil meisme empereor à Pol le prevost par Illire. Nos + comandons que l’avocation de ta haute corte soit enclose par le nombre de .l. avocaz, si + comme il a devant esté establi ; et que cil nombres soit acompliz par l’eslection de ton + haut siege totes les foiz que il sera amenuisiez ou par mort ou par aucun autre cas, en + tel maniere que de ci jusqu’à deus anz soient esleu a parfere cel nombre cil qui mis i + seront sanz fere nule enqueste de quel condition il soient, sauve l’action qui apartient + contre els as ministres d’aucun office de cui il est certaine chose que ele faudra quant + il avront acompli l’office d’estre avocat de la borse l’empereor. E quant cist dui en + seront passé, cil qui requeront à estre assemblé as avocaz de ta cort, ne soient pas receu + se il nen exponctué après ne. mostrent en + cort que il ne soient sozmis à nule vil condition. E nos establissons + que tuit li privilege qui ont esté otroié as avocaz de la prevosté d’Orient par le + confermement as princes qui ont esté ça en arrieres, ou par celui à l’empereor Leon ou par + le nostre, apartiegnent sanzn exponctué en fin de ligne + après sanz. Dans le ms, bout de ligne sous forme de lettres + exponctuées initiales du mot suivant en début de ligne. Dans d’autres mss, juste un + jambage exponctué. nule difference as avocaz de ton glorieus siege.

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+ Cist titres est des avocaz à divers juges. +

+ Li empereres Anastaises dit à Eusebe mestre des offices. Nos avons receu la requeste au noble conte des choses privees et au visconte d’Ase + por coi il firent savoir à noznos avec s exponctué remplacé en cours de copie par z. + orilles que li avocat de sa cort avoient requis par commune requeste que, quant il + avroient lessié l’office d’avocation, il eussent aucune dignité de par nos. + Nos commandons donc que quant il avront lessié le devant dit office + si comme il a esté dit chascun de cels qui or sont qui de ci en avant seront + en leur compeignie selonc le tens ait dignité de conte, si que il reçoivent el tens de + leur repos le fruit des travaus que il ont trespassez et soient departi de la + multitudemłtitude dans le ms. as homes de + basse condition por la foi et por la loiauté que il ont mostré vers cels que il ont enpris + à deffendre et soient asenblé par droit o les nobles homes.

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+ Cil meisme empereres dit à Thomas le prevost par Illire. Nos jujons que li avocat de ton haut siege qui selonc le tens sont esleu au degré + et à l’office d’estre patron de la borse l’empereor, et leur fil qui ja sont né, ou qui de + ci en avant nestront, soient gardé o tot leur + patremoine + patmoine + patromoine avec ro exponctué. + quite et franc de tote basse condition. Quar il est certaine chose que ce a ja esté otroié + par sainz establissemenz as avocaz de la grant prevosté d’Orient et à cels de la prevosté + de la cité et il n’est pas doute que ne mie iceles poestez tant seulement mes cele de ton + haut siege sont autresi comme sereurs.

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+ Cil meisme empereres dit à Costentin le prevost. Nos + commandons que cil qui selonc le tens sera mestres des avocaz de la cort au noble conte + d’Orient ait par deus anz l’office d’estre patrons de la borse l’empereor et ait par cez + deus anz les soudees qui li sont establies par commun assentement ; et quant li dui en + seront trespassé, il lest l’office de l’avocation ; et la compeignie des devant diz + avocazs exponctué après avocaz. soit + ramenee au nombre de .xl. homes tant seulement ; en tel maniere que se il en i a plus que + ja soient acompeignié à la compeignie des avocaz, il ne soient pas osté de l’office + d’avocation ne nus autres n’i soit ajostez que il n’avigne que la compeignie des avocaz + seurmont le nonbre de .xl. homes. Et si comme il a esté establi, il + n’est pas deveé à cels qui ont lessié l’office d’estre patron de la borse l’empereor que + il ne puissent fere aprés l’office d’avocation por els et por leur fames et por les peres + et por les meres à leur fames et por leur gendres et por leur bruz et pour leur propres + enfanz et por leur coutiveors et por leur sers qui à els apartienent ; + ne nos ne volons que leur mesons soient grevees por nule chose se ainsi est que il et tote + leur mesniee vueillent estre en une seule meson et gaaigner icest avantage. + En sor que tot la maniere qui est escleriee soit gardee des deniers + qui sont doné por semonses envers els et envers leur coutiveors et envers leur sers, ne + congiez ne soit donez à nul de passer la devant dite mesure de demander deniers por + semonses contre nul d’els. Ne de ci en avant ne soit nus acompeigniez à + la devant dite compeignie devant que l’en sache que il ait estudié es lois + par tant de tens comme il est establi, ce est par .v. anz. E li fil as + avocaz qui sont encore en tel office ou à cels qui ont lessié l’office d’estre patron de + la borse l’empereor qui encor vivent ou qui ja sont mort, soient mis par devant les + estranges qui vuelent venir à cel office et i soient acompeignié par grace et sanz despens + se il ont estudié es lois par tant de tens comme il a esté dit avant. E + que l’en secore à cels qui ont eu l’office d’estre patron de la borse l’empereor ne mie + tant seulement à cels qui ont esté devanci par mort si que il ne le porent acomplir. Nos + volons que les soudees qui sont establies soient autresi bien gardees as oirs à cels qui + ont une foiz esté apelé à estre patron de la borse l’empereor et n’ont pas acompli lor + office porce que la mort les a devanciz comme à cels qui l’ont parfet ou qui le parferont. + Ne il ne soient pas contraint d’emprendre malgré leur la cure d’aucun commun fet. Ne ne + soient tormenté de nul servise se ce n’est par nostre especial auctorité. E si jujons que + cil que l’en voudra empledier en aucune contree soient semons par les letres au noble + conte d’Orient, et pledent par devant lui comme par devant leur avenant juge.

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+ Cil meismes empereres dit à Eustase le prevost. Il + covient guerredoner par principaus loiers la loable office d’avocatie qui est necessaires + à la vie as homes. E por ce, nos commandons que li noble home qui + seront selonc le tens patron de la borse l’empereor en sa haute cort, soient el sollempnel + jor des kalendes de genvier, de cel an tant seulement en coi il font tel office entre les + nobles contes de nostre saint consistoire et soient atouchié par nostre main et aient + confort par nos. E quant il avront acompli tel office, se il ont filz + nobles, il soient mis en la compeignie des notaires et reçoivent les saintes epistres des + treüz. E se aucuns est amonestez par les letres de ta hautece, por dete + ou por cause qui soit reconeue, et il est apareilliez de metre avant sa confession, il ne + la mete pas avant par devant juge delegat, mes par devant les patrons de la borse + l’empereor qui seront en cel tens, ou par devant l’un d’els se li autres n’i puet estre et + en face letres si comme il est acostumé. E qui voudra user de loiaus + allegacions por noces qui ont esté fetes par corage d’assenbler mariage sanz instrumenz de + doaire comment que il soit, ou se enfant ont esté né de cel mariage, ou se il + n’en i a nul, il les mete avant par letres par devant cels qui seront en cel tens patron + de la borse l’empereor, ou par devant l’un d’els, se li autres n’i puet estre, si comme il + a ja esté dit, en tel maniere que les droiturels allegacions qui sont mises avant en + derrieres des persones contre qui eles sont proposees soient gardees sanz touchier i. Et + iceles persones qui ne sont pas presentes aient pooir quant eles vendront avant de + proposer les leur allegacions se eles en ont nules. E cil qui voudront + doner franchise à lor sers par devant les glorieus contes qui seront en cel tens, le + facent par devant les patrons de la borse l’empereor. E por ce ne + remeigne pas que li autre privilege qui despieça ont esté + otroi + otroié + ou as devant diz patrons de la borse l’empereor ou as avocaz qui encor sont en + l’office d’avocation soient en leur force par cest nostre establissement.

+

+ Cil meisme empereres dit à Serge le prevost. Nos avons + jugié par avenant atemprement à recevoir les requestes as avocaz de la cort + + de + la prevosté de la contree de Syre. E si commandons que cil qui selonc le tens + sera mestres d’els ait par deus anz l’office d’estre patrons de la borse l’empereor et ait + par cez deus anz les soudees qui sont establies par commun assentement. Et quant cil dui + anen exponctué et an suscrit mais + occ. de en supra au sens de « année » non corrigé. + seront passé, il lest l’office d’avocacie, et la compeignie as devant diz avocaz soit + ramenee jusqu’el nombre de .xx. homes tant seulement ; si que se il en i a aucun plus qui + ja soient acompeignié à cele compaignie, il ne soient pas mis hors de l’ofice ne nus + autres n’i soit ajoustez jusqu’à tant que il soient venu à cel nombre. + E cil qui avront lessié l’office d’estre patron de la borse l’empereor, si comme il a esté + establi, puissent fere l’office d’avocat por els et por leur fames et por les peres et por + les meres à leur fames et por leur gendres et por leur bruz et por leur propres enfanz et + por leur coutiveors et por lorla graphie lor, plutôt que leur, s’explique par l’insuffisance de place en + fin de ligne sers qui à els apartienent ; ne nos ne + volons que leur mesons soient grevees por nule chose se ainsi est que il et tote leur + mesniee vueillent estre en une seule meson et gaaignier icest avantage. + En sor que tot, la maniere qui est escleriee soit gardee des deniers qui sontdonné exponctué après sont. doné + por semonses envers els et envers leur coutiveors et envers leur sers, ne congiez ne soit + donez à nul de passer la devant dite mesure de demander deniers por semonses contre nul + d’els. Ne de ci en avant ne soit nus acompeigniez à la devant dite + compeignie devant que l’en sache que il ait estudié es lois par tant de tens comme il est + establi, ce est par .v. anz. E li fil as avocaz qui sont encor en tel + office, ou à cels qui ont lessié l’office d’estre patron de la borse l’empereor qui encor + vivent ou qui ja sont mort, soient mis par devant les estranges qui velent venir à cel + office, et i soient acompeignié par grace et sanz despens, se il ont estudié es lois par + tant de tens comme il a esté dit avant. E que l’en seceure à cels qui + ont eu l’office d’estre patron de la borse l’empereor, ne mie tant seulement à cel qui + jujent acompli leur office, mes à cels qui ont esté devanci par mort si que il ne le + porent acomplir, nos volons que les soudees qui sont establies soient autresi bien gardees + as oirs à cels qui ont une foiz esté apelé à estre patron de la borse l’empereor et n’ont + pas acompli leur office porce que la mort les a devanciz comme à cels qui l’ont parfet ou + qui le parferont ; ne il ne soient pas contraint d’emprendren + exponctué après prendre. malgré leur la cure d’aucun commun fet + ne ne soient tormenté de nul servise se ce n’est par nostre especial auctorité. E si + jujons que cil que l’en vodra empledier en aucune contree soient semons par les letres au + governeor de la contree en coi il sont et pledent par devant lui comme par devant lor + avenant juge.

+
+
+ [2.8.0 De advocatis fisci] Cist + titres est des avocaz à la borse l’empereor. +

+ Li empereres Antonins dit à Claudi. Porce que tu + proposes que tu as menee la cause de la borse l’empereor, ja soit ce que tu nies que tu + n’as pas receu ton salaire, neporquant obeis as covenanz ; quar il est deveé que cil qui + ont mené lac exponctué en fin de ligne après + la. cause de la borse l’empereor ne doignent aide contre la borse l’empereor.

+

+ Li empereor Valleris et Gallians dient. Tu puez assez + sovent par nostre auctorité aidier à la menue gent contre la borse l’empereor por que tu + lesses à recevoir la cause que tu tretas quant tu estoies avocaz de la borse + l’empereor.

+

+ Li empereres Constentins dit à Elian visconte d’Aufrique. Li avocaz de la borse l’empereor seg exponctué + en fin de ligne après se. gart por poor de paine que il ne cele les preuz + de la borse l’empereor et que il n’ost acuser à tort la menue gent por aucune cause el non + de la borse l’empereor.

+

+ + Li empereor Gracians et Valentins et Theodoses dient à Hammain conte des + choses privees. Cil qui oent« Rationales privatae + rei causis vel sacri aerarii praesidentes examen praesente fisci advocato suscipiant. » + (éd. Krüger). le conte sont mestre de la chose privee et del saintprevost exponctué. tresor l’empereor ne + reçoivent jugement de nule cause qui apartiegne à leur office se li avocaz de la borse + l’empereor n’est presenz.

+
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+ [2.9.0 De errore advocatorum vel libellos seu preces + concipientium] Cist titres est de l’erreur as avocaz et à cels qui + forment les libelles ou les proieres. +

+ Li empereres Alixandres dit à Aurele. Les choses que + li avocat alleguent, quant cil sont present à qui les causes sont que il maintienent, + doivent valoir autretant comme se li seignor meisme des causes le deissent.

+

+ Li empereres Gordians dit à Rogat chevalier. Il est + aperte chose que les erreurs à cels qui escrivent les proieres qui doivent estre offertes + au prince ne grievent rien à la verité. E por ce, se tu puez prover apertement que li + condempnemenz de coi tu proposes que mention fu fete el libelle ne fu pas donez contre + toi, cil qui orra la cause savra bien que il ne covient pas que tu aies por ce perdues tes + allegacions.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ulpie. Il + ne covient pas rapeler par letres les besoignes qui sont finees par sentencesentences avec s exponctué.. E + les choses qui sont establies que l’erreur des avocaz ne nuise rien as pledeors ne te + pueent rien valoir. Dés que tu proposes que tu fus en present, ne ne contredeis pas + apertement à la cause dedenz les trois premiersj exponctué en fin de ligne après premiers. jorz, ne n’apelas pas aprés la + sentence se ce qui estoit jugié te desplesoit.

+
+
+ [2.10.0 Ut quae desunt advocationi partium iudex suppleat] + Cist titres est que li juges acomplisse ce qui + defaut. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Honorat. L’en ne doit pas douter que se li pledeor ou cil qui maintienent autrui plet dient + mains que il ne doivent, que li juges ne le puisse parfere se il set que ce soit chose qui + apartiegne as lois et à commun droit.

+
+
+ [2.11.0 De causis, ex quibus infamia alicui inrogatur] + Cist titres est des causes par coi aucuns est mal + renomez. +

+ Li empereres Sevoirs dit à MunualCorrespond au lat. « Manilio ».. Li damages de male + renomee ne t’est pas aportés porce seulement que tu as esté mis en chartre et liez par le + commandement au juge.

+

+ Cil meisme empereor dient à Veran. Cil qui avoit pris + par non de treüz plus que il ne devoit et a esté condempnez à rendre à doublesd. que ce avec que exponctué dans le + ms. ce que il avoit pris plus que droit n’est pas + dampner + dampnez + de larrecin ne de biens raviz par force ne d’embler commun chatel.

+

+ Cil meisme empereor dient à Metrodore. Ja soit ce que + plus aspre sentence deust estre donee contre toi, neporquant li visquens fu meuz par + certaines resons et dona plus legiere sentence, et commanda que tu t’atenisses par deus + anz de l’ordre des curials, il est aperte chose que puis que li dui ans + furent passé tu ne fus pas el nombre des maus renomez, quar il apert que puis que li dui + an furent passé te quita il de cele defense.

+

+ Li empereors Sevoirs et Antonins dient à Venustian. Se + tu prueves que Possidoines, qui fu envoiez en essil jusqu’à .i. an, n’obeist pas à la + sentence porce que il doit estre por cel despit dampnez d’essil de .v. ans, ne covient il + pas que il soit tenuz por mal renomez quant il apert que la crueltez de la sentence qui si + est enforciee le delivre de toz autres damages.

+

+ Cil meisme empereor dient à Ambroise. Il est deveé que + li conestable ne leur pere ne leur fil ne soient pas chastié par batemenz. Mes se li + visquens de la contree prononça que tu eusses fet tort, tu en doiz estre diffamez.

+

+ Cil meisme empereor dient à Just. Cil qui sont dampné + à tens à fere commune euvre retienent leur ancian estat de franchise, mes il sont sozmis + au damage de male renomee puis que cil tens est acompliz.

+

+ Li empereres Antonins dit à Demetre. Nus n’est + diffamez porce que il s’atient des biens son pere.

+

+ Cil meismes empereres dit à Ulpie. Se tu as esté + condempnee de larrecin et tu n’asic. pas esté batue, tu as + perdu ta renomee. Mes se la chose que autres enbla sanz ton seu a esté trovee sus toi, la + dure sentence n’a + pas + post + « non laesit existimationem tuam sententia + durior » (éd. Krüger). amenuisié ta renomee.

+

+ Cil meismes empereres dit à Let. + Jus + Nus + n’est diffamez por deffendre les communs crimes de son païs.

+

+ Cil meismes empereres dit à Sevoir. Cil qui est + dampnez por tort fet que il ait fet à aucun serf ou que ses serf ait fet par son + commandement est diffamez.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Hirené. Li deteur qui + abandonent leur biens ne sont pas por ce diffamé, ja soit ce que leur bien soient vendu + por cele cause.

+

+ Cil meismes empereres dit à Donat. Se il est certaine + chose que tu aies essillié autrui heritage par le commandement au prevost porce que autre + paine ne t’en a pas esté enjointe, ne tu n’es pas eschapez de la male renomee d’engrés + larrecin.

+

Cil meismes empereres dit à Juvenz. + Les choses que li peres escrist en son testament quant il blasma ses + filz et les mist hors de son heritage ne les font pas mal renomez ; mes eles + amenuisent lor renomees envers bons homes et de grant auctorité.

+

+ Li empereres Gordians dit à Jovin. Tes oncles ne + crieme nule male renomee porce que il fu batuz communement por le crime donc plez fu meuz + contre lui que autres avoit fet se sentence ne fu avant donee donc la male renomee li + venist.

+

+ Cil meisme empereres dit à Supplice. Quant li pleurs + que les fames doivent fere por leur mariz qui sont mort est amenuisiez par le jugement de + haut ordre del senat, li tristes habiz et les autres enseignes de dolor sont pardonees as + fames, mes il ne leur est pas otroié à marier soi dedenz le tens que les fames suelent + plorer leur mariz. E ele se marie dedenz cel tens, et ele et cil qui la prent à fame a son + escient, ja soit ce que il soit chevaliers, perdent leur bone renomee.

+

+ Cil meisme empereres dit à Domician. Il est aperte + chose que cil qui est batuz communement si que ses meffez a esté criez par tot est + malfetors et que il pert por ce sa renomee.

+

+ Cil meisme empereres dit à Magne. La parole de + malfeteur qui est mise es proieres que aucuns fet, charge plus la vergoigne à celui contre + qui ele est dite que ele ne li tout sa renomee. Mes quant li juges est requis par aucun et + il respont par interlocutoire sanz connoistre de la cause que aucuns est malfeteurs et que + il l’espeneisse, ce ne tout pas la bone renomee à celui qui est ainsi dampnez.

+

+ Cil meisme emperere dit à Antioch. Li pardurable + banissemenz ne diffame pas cels tant seulement qui sont condempné de tort fet mes cels qui + en ont fet covenant. E il nos plest que l’en entende que cil qui font covenant sont cil + qui se sentent corpable et donent à leur aversaires aucuns deniers autresi comme par + transaction por leur conscience qui les reprent. Mes se ceste chose est fete simplement et + sanz serement, ce garde tote entiere la renomee à celui qui fet le covenant. Mes se cil + plez est finez par serement, nus ne doute que li juges n’asoille ou condempne si comme il + devra.

+

+ Li empereor Chiers et Numerians dient àa ajouté et suscrit. Aristocreat. Il n’apert pas + que l’interlocutoire au prevost qui est contenue en tes proieres facefacent avec ent exponctué. male renomee + celui de qui tu te plainz ; quar iln en fin de ligne + exponctué après il. n’est pas condempnez especialment por tort fet ne por + force que il ait fete, ainz a esté amonestez par les paroles au prevost que + il le tort a meilleur vie.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Fortuné. L’en doit tenir por mal renomez cels qui sont trop engrés usurier et demandent usure + des deniers qui ne sont deu fors poruser exponctué + après por. usures.

+

+ Cil meisme empereor dient à Diomician. Cil qui brise + la foi de la compeignie doit estre contrainz de fere satisfaction quant il sera semons et + condempnez en son non de la compeignie, et doit estre en peril de perdre sa bone + renomee.

+
+
+ [2.12.0 De procuratoribus] + +

+ réserve incertaine avant cette constitution dans le ms. + Li empereres Pius dit. Caution est demandee as + procurateurs que ce sera estable que il feront totes les foiz que l’en doute, savoir mon + se la besoigne li a esté commandee.

+

+ Li saint frere dient à Sestile. Porce que tu diz que + la cause por coi tu es emplediee est por chatel, tu puez respondre à la demande à ton + aversaire par ton mari quant il + l' + + avra acompli ses sollempnitez de droit, quar les causes qui sont por chatel + pueent bien estre menees d’une part et d’autre par procurateurs.

+

+ Li empereor Sevoirs et Antoines dient à Pompon. Fai + semondre par devant le prevost celui qui a en garde les choses as oirs qui te doivent, si + comme tu diz, le lés qui leur fu enjoinz à rendre toi ou il li sera deveé selonc la forme + de la jurisdition que il ne s’entremete plus de leur choses. E se il + lesse à deffendre les oirs, li prevoz prendra conseil savoir mon se il te doit metre en + possession de leur bien et ensuivre la jurisdition qui selt estre moustree contre cels qui + n’ont qui les deffende.

+

+ Cil meisme empereor dient à Saturnin. Dez que tu diz + que jugemenz a esté fez de ta cause sanz toi, il est droiz que tu aies restitution de + deffendre ta cause, ne ce ne te nuira rien que ta fame fu à fere le jugement et que ele + n’apela pas contre la sentence ; quar autrui causes ne pueent estre menees par fames se + les actions ne leur sont donees, si que la chose soit leur et que li gaainz ne soit + leur.

+

+ Li empereres Antonins dit à Pancrace. Il est exprés el + pardurable banissement que il covient veer action à celui qui velt demander aucune por + autrui qui n’est pas presenz, se il ne + vlt + velt + deffendre en cele cort meisme se l’en li demande rien.

+

+ Cil meismes empereres dit à Marcian. Il est bien seue + chose que cil qui est acusez de commun crime ne puet pas recevoir deffendement d’autrui + cause devant que il se soit purgiezp[abr. ur]gie + dans le ms. + del crime dont il est acusez.

+

Cil meismes empereres dit à Mansuet. + Tu ne puez pas comander à autre que il demant la dete que aucuns te + comanda que tu demandasses en son non, porce que ele li estoit deue devant que la + contestation del plet ait esté fete.

+

+ Cil meismes empereres dit à Sudi. Li chevalier pueent + bien deffendre leur causes sanz meffere à la descepline de chevalerie ; ne l’en nep en fin de ligne exponctué après ne. puet pas + dire que cil qui use des accions qui li ont esté donees por loial causecauses avec s exponctué. et + por honeste use d’autrui office. Quar ja soit ce que li plez soit commenciez par bone foi + d’autrui persone, neporquant l’en ne doute pas que il ne demant sa chose ; e il seroit + lede chose et desloial que ce fust deffendu à noz chevaliers.

+

+ Cil meismes empereres dit à Castie. Se li procurateurs + qui est establiz à une chose passe les bonnes del commandement, ce que il fet plus que ce + qui li fu commandé ne puet rien grever à son seignor. Mes se il ot pleniere poesté de fere + ce que il verroit qu’i seroit à fere, il ne covient pas rapelé la chose qui a esté jugiee. + E se li tiens procurators a fet aucune chose par barat ou par tricherie, il ne t’est pas + deveé à empledier le selonc la forme des jugemenz.

+

+ Cil meismes empereres dit à Sebastian. Li deffendeor + ne li procureor ne pueent pas en leur persones establir procurators en la cause à cels que + il ont en garde, mes il doivent establir un demandeor. Mes li orfelins + ou l’orfeline ou cil qui sont en garde pueent bien ordener procurator en lor causes à + demander et à respondre par l’octroi de cels qui les ont en garde. E il + n’est pas deveé as deffendeors ne as procureors, quant il avront fet la constestation del + plet à cels que il ont en garde, que il ne puissent doner autres procurators au sorplus de + la cause, à la maniere des autres procurators qui font la constestation des plez.

+

+ Cil meismes empereres dit à Frontin. Il ne fu pas besoinz de demander + letres de commandement à ton fil qui se presenta à deffendre toi por deus resons, ou porce + que chascuns, qui que il soit ou privez ou estranges, puet deffendre sanz mandement celui + qui n’est pas presenz, se il done bone caucion que ce que il fera sera tenu et que il + obeira à ce qui li sera jugié ; ou por ce que se li filz velt de son gré movoir action el + non son pere, il n’est pas contrainz de prover que il en ait mandement. + Mes li juges le pot par droit metre arriere de la procuration porce + que il n’avoit pas encore acompli loial aage ; mes il fu molt mex droiz de recevoir del + deffendeor au mains por alleguer les causes por coi tu n’i pooies estre ou por oïr la + sentence qui seroit donee se li plez estoit menez jusque là que il ne fu à condempner toi + por defaute de jor et porce que tu n’eusses qui te deffendist.

+

+ Li empereres Gordians dit à Vician chevalier. Tu puez + maintenir l’action que ta mere te commanda, et donc ele te fist son procurator, se + l’exception de ce que tu estoies chevaliers ne te fu pas opposee quant tu vousis fere la + constestation del plet, mes ele ne te puet or estre opposee quant l’en a apelé. E se la + cause est entiere, la reson del pardurable banissement n’otroie pas que tu puisses movoir + l’action que tu as receue en autrui non.

+

+ Cil meismes empereres dit à Sabinian. La sentence qui + a esté donee contre toi ne pert pas par reson sa force, porce que cele por qui ele fu + donee avoit mains de .xxv. anz et commanda à son mari sanz l’auctorité de son deffendeor + que il menast sa cause. Quar li aages selt secorre à cels qui sont dedenz aage quant il + sont damagié, mes il ne leur seut pas nuire es choses qui sont fetes à leur preu.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Cornifix. Tu as reconneu apertement en tes proieres que tu rachates une partie de la cause par + bones muers. Quar recevoir procuration, qui est chose qui doit estre fete par grace, n’est + pas chose qui ne loise bien. Tel office sont receu sanz nul meffet.

+

+ Cil meisme empereor dient à Pacone. Il est certaine + chose et aperte que, se li procurateurs d’aucune possession n’a receu especialment + commandement de vendre la, il n’a nule droiture de vendre en la seignorie. E por ce, se tu + achatas une terre del procurator sanz la volenté de son seignor, saches que tes desirriers + est engrés, par coi tu requierz que la seignorie t’en soit otroiee por cele vente.

+

+ Cil meismes empereres dit à Ardon. Nus n’est contrainz + de recevoir procuration maugré suen, ne d’estendre la plus que il ne vodra, se ce n’est + por cause d’apel ; ne nus n’est contrainz de deffendre celui qui n’est pas presenz, quar + il soffit bien que chascuns acomplisse loiaument ce que il a enpris de son gré.

+

+ Cil meismes empereres dit à Denise. Il est certaine chose que recevoir autrui deffense est offices à home, ne feblece de fame ne + se doit pas estendre à tel chose. Se tes filz est donc orfelins, quier li donc autre + deffendeor que toi.

+

+ Cil meismes empereres dit à Ferin. Se tu jujas le pris + as procurators qui te vendirent une terre ou un serf sanz le commandement leur seignor, ne + il te puet estre moustré que li sires s’i assentist ne devant le marchié ne aprés, se li + prevoz de la contree voit, quant il avra oïe la cause, que li pris que tu i donas fust mis + el preu au seigneur, il commandera que il te soit renduz.

+

+ Cil meisme empereor dient à Nerin prevost de Syre. Nos + ne jujons que il ait nule difference savoir mon se la cause est venue à la persone au + procurator dés le commencement del plet ou puis que la contestation est fete.

+

+ Li empereres Costentins dit au concile de la contree d’Aufrique. Li mariz ait franche poesté d’estre procurators es choses sa fame sanz + commandement se il done sollempnel caution que ele se tendra apaiee de ce que il fera et + que il la deffendra se nus li demande rien. Quar les fames ne facent aucune chose contre + leur honesté par coverture de suivre les plezle plet corrigé en les plez avec ajout de s et + exponctuation de t., et que eles ne soient contraintes d’aler es + assenblees des homes ne es jugemenz. E se li mari reçoivent mandement + de leur fames, il doivent fere ce sanz plus qui est contenu el mandement.

+

+ Cil meismes empereres dit à Basse le prevost. QuantBasse exponctué après quant. procurator sont establi et il + sont fet seignor de la cause parce que il ont fet la constestation del plet, cil qui les + firent procurators n’aient pas pooir de rapeler leur mandement ne de porsuivre la cause se + il n’i a mortel haine vers le procurator ou maladie ou autre cause necessaire ; quar + lorsp exponctué après lors. puet estre li + plez bailliez à autre maugré leur.

+

+ Li empereres Julians dit à Segont le prevost. + Li + Il + n’est nule doute puis que la cause est amenee en jugement, et la constestation + en est fete que li procurators qui est fez par ce sires del plet ne puisse mener à fin la + cause aprés la mort à celui qui li commanda que il meust le plet ou que il le deffendist. + E li mestres de l’ancian droit voudrent que il peust doner un autre procurator por + lui.

+

+ Li empereor Gracians et Valentins et Theodoses dient. Ja soit ce que la persone del procurator doie estre enquise el commencement del + plet savoir mon se il a commandement del seignor de la cause ou non, neporquant se l’en + trueve aprés le plet que li procurators ait esté faus, l’en ne puet pas dire + que li plez ne li jugemenz vaille rien.

+

+ Li empereor Valentins et Theodoses et Archades dient à Taclan le + prevost. Quiconques a la dignité de prevost de la cité ou d’aucune + prevosté ou de mestrise de chevalerie ou de conté de nostre consistoire ou autre baillie + de visconte ou de vicaire, se il muet aucun plet ou aucunz plez est meuz contre lui, il + establisse procurator à maintenir sa cause. E se aucuns trespasse les establissemenz de + ceste loi et vet il meismes en cort por pledier, il perde tot le preu del plet de coi il + n’atendi pas la fin par procurators. E por ce ne remaigne pas que li juges qui fera contre + ce ne pait .xx. livres d’or et ses offices autretant.

+

+ Li empereres Archades et Honoires et Theodoses dient à Antheme le + prevost. Nos donons à toz communement poesté se il velent de respondre + par procurators en cause qui sont meus por chatel, ja soit ce que l’auctorité del + commandement ou des letres par coi il sont semons ne senefie pas ce especialment, se + l’auctorité au juge n’apele par aventure aucuns que il quide que soient plus loial por + aucune grant cause.

+
+
+ [2.13.0 Ne liceat potentioribus patrocinium litigantibus + praestare vel actiones in se transferre] Il ne loise pas as plus + poissanz à aider as pledeors ne de prendre les actions sus els. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Aristobole. Li sainz empereres Claudius nostre peres qui fu tressages princes establi molt + saintement que cil perdent leur causes qui apeleront l’aide as plus puissanz por espoenter + leur aversaires, si que tuit eussent poor de cest establissement et li plet corussent par + leur cors et ne fussent pas sostenu par les forces as plus puissanz. E + il est aperte chose que il fu si commeuz par les plaintes à cels des contrees que il fist + les governeors des contrees gardes de cest establissement et vengeors de cels qui les + despiront, ce est à savoir que il preissent cruel venchance des avocaz ou procurators qui + seroient meu par grace ou par loier à deffendre les causes. E por ce tu + devras oïr les causes à toz les pledeors, et meesmement as plus povres qui sont sovent + grevé par l’aide que li puissant font contre els. E ne doute pas que tu ne faces tort as + nobles homes, quar li sainz empereres Claudius a fet le governeor de la contree + especialment juge et vengeor de cest meffet, se la chose le requiert.

+

+ Li empereor Honoires et Theodoses dient à Jehan le prevost. Se actions de quel maniere que eles soient sont aportees as persones as plus + poissanz, li creancier qui les i aporteront soient puni par perdre la dete ; + quar il est bien aperte chose que cil demandent desloiauté qui achatent autres mainteneors + de leur actions.

+
+
+ [2.14.0 De his, qui potentiorum nomine titulos praediis + adfigunt vel eorum nomina in lite praetendunt] De cels qui metent + en leur possessions leur noms as puissanz et mostrent lor titres es plet. +

+ Li empereor Archades et Honoires dient à Messale le prevost. Nos avons apris que pluseur sont qui se desespoirent que il n’aient pas + droite cause et opposent à cels qui les traient en cause les titres des puissans par + letres et les privileges d’aucune noble dignité. E que aucun n’usent de + ci en avant de tiels nons et de tiels titres por aler contre les lois et por espoenter + leur aversaires, tuit cil qui à tel tricherie obeiront à leur esciant doivent estre puni + par commune sentence. E se li puissant ne se sont pas assenti à ceste + tricherie que leur chartres ou leur titres soient mis en autrui choses, si grant venchance + soit prise de cels qui le firent, que il soient tormenté de plom et baillié à pardurables + tormenz de metal. Quiconques sera donc semons por aucunechose exponctué après aucune. cause, et avra + receu le titre de la semonse qui est fete sollempnelment, et metra avant le non d’autrui + par letres ou par titres, il soit puniz par perte de la possession ou de la cause que il + volt retenir ou conquere par tel barat. Ne il n’ait pas pooir de demander arrieres + s’action, ja soit ce que il eust droite cause se il n’eust fet cel barat. + E il covendra que cil qui de leur gré sofferront que il soient mis en + autrui plet, de coi la proprieté ne la possession n’apartient à els, soient diffamé comme + achateor de faus acusement.

+
+
+ [2.15.0 Ut nemo privatos titulos praediis suis vel alienis + imponat vel vela regalia suspendat] Cist titres est que nus bas + hom ne mete titres en ses possessions ne es autrui ne pende les banieres + roiaus. +

+ Li empereor Honoires et Theodoses dient à Flavian le prevost. Il apartient à la roial majesté que noz mesons tant seulement et nostre + patremoine soient conneu par escriture de titres. Sachent donc tuit que la chose où li + nons l’empereor sera escriz sera appropriez à la commune droiture.

+

+ Li empereor Theodoses et Valentins dient à Florenz le prevost. Nus n’ost + sanz le commandement à avenanta ajouté et + suscrit. juge pendre les roiaus banieres ne metre titres en autrui choses + qui que les tiegne, ne en quel maniere que il les tiegne, ja soit ce que il soit mostré + que il ne soit pas sires ou que il les tiegne à tort ou que il les ait envaïes par son fol + hardement. E se aucuns ose fere ce, se il est bas hom, il soit sozmis à + tresgrief torment. E se il est nobles hom ou curials ou chevaliers ou + clers, nos jujons que il perde toz ses biens, et soit essilliez non pas tant seulement de + la cité de Rome ainz perde totesa exponctué après + tote. franchise. E il covient que tuit li juge soient executeur de ceste loi. + E nos donons congié d’oster et de brisier cez titres et de rompre les + banieres ne mie tant seulement à cels en qui grevance aucune tel chose est fete contre + droit et contre les lois, mes à toz qui que il soient, ou franc ou serf, sanz pooir + d’estre acusé de crime ne de faus acusement. E si jujons que li juge qui recevront tele + acusation ou otroieront que ele soit escrite soient condempné chascuns en cent livres + d’or.

+
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+ [2.16.0 Ut nemini liceat sine iudicis auctoritate signa + imprimere rebus, quas alius tenet] Il ne loise à nul à emprendre + signes es choses que autres tient sanz l’auctorité as juges. +

+ Li empereres Probus dit à Octave. Il a sovent esté + escrit que il ne covient pas devant la sentence emprendre signes es choses que autres + tendra. E por ce, tu les porras bien oster se il sont mis contretoi + exponctué devant contre. droit es choses ou es fruiz que tu + tiens, si que quant seront osté, la cause qui est meue contre toi de ton office soit + terminee.

+

Li empereor Dioclians et Maximians + dient à Graugas. Il ne loist à nul a enprendre signes es choses que + autres tient, ja soit ce que il die que eles soient seues ou que eles soient obligiees à + lui.

+
+
+ [2.17.0 Ne fiscus vel res publica procurationem alicui + patrocinii causa in lite praestet] Cist titres est que la borse + l’empereeur ne la chose commune ne doint procuration en nul plet por cause + d’aide. +

+ Li empereres Gordians dit à Legitime. Tu requiers + contre la reson de droit à estre aidiez par les forces de la chose commune, por l’endroit + de la dete que tu doiz à la + che + chose + commune.

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+ Cil meisme empereres dit à Tertulle. Porce que tu + allegues que tu vels doner à la borse l’empereor la moitié des choses ou des actions que + tu demandes si que tu soies deffenduz par sa force, la descepline de mon tens ne sueffre + pas que dons de tiels plez soit receuz. E por ce, entremet toi de deffendre sollempnelment + ta droiture, se tu en as point sanz fere tort à nostre borse.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Amphion. Il + desplest à nostre siecle que la borse l’empereor doint procuration encontre la menue gent + por cause de dete.

+

+ Cil meisme empereor dient à Achil. Il n’est pas + avenant chose que l’en requiere contre la pes de nostre siecle l’aide de nostre borse por tolir as creanciers leur detes. Rent donc à la borse l’empereor ce que tu + li doiz. E se cil te tret aprés en cause que tu diz qui ne te bailla nus deniers autresi + comme se tu fuisses ses deteurs, tu puez user selonc les lois de l’exception de deniers + qui ne furent pas nombré.

+
+
+ [2.18.0 De negotiis gestis] Cist + titres est de besoignes fetes. +

+ Li empereors Sevoirs et Antonins à Sopatre. Quant tu + tenis les deffendeors à tes filz por soupeçoneus et tu requeis que autre deffendeor ou + procureor leur fussent doné, tu feis office de pitié. E tel cause ne reçoit pas action de + besoignes fetes si que tu puisses demander arriere les despenses que tu feis en cel plet ; + quar neis se aucuns fet aucuns despens por cels qui sont de sa mesniee, si comme li + parrastre por sa fillastre, il ne les puet demander par nule reson.

+

+ Cil meisme empereor dient à Rufine. Il a esté receu + por le profit à cels qui sont dedenz aage que, se leur besoignes sont fetes profitablement + por causes resnables et necessaires, action doit estre donee contre els por tant comme il + en sont fet plus riche. E cele action t’est donee par droit por les despenses que tu diz + que tu feis por l’orfelin que tu amenas à Rome por demander deffendeor, se sa tante ne + moustre que ele estoit apareillie de ce fere à ses propres despenses.

+

+ Cil meisme empereor dient à Adrian. Se tu as paié de + ton gré deniers por ton frere qui estoit oirs o toi, tu puez pledier à lui par action de + besoignes fetes. E se tu fus contrainz de paier tote la dete por delivrer le gage qui + estoit de vostre heritage, tu avras cele meisme action ou tu avras ce que tu as paié par + le jugement de partir heritage, se il n’a esté fez entre vos.

+

+ Cil meisme empereor dient à Claudi. Il n’apert pas que + cil qui reçoit les besoignes à l’orfelin par le commandement de son deffendeor face les + besoignes por le deffendeor, ainz sera tenuz à l’orfelin par l’action de besoignes + fetes.

+

+ Cil meisme empereor dient à Troploni. Se tu as fet le + servise que cil qui est franchiz doit fere, tu ne puez pas avoir action de besoignes fetes + contre les filles à ton patron qui sont orfelines.

+

+ Cil meismes empereor dient à Gaul. Tu diz que + procurrerres te fu donez el testament ton pere, mes il ne puet pas senbler + que ce fust fet par droit. E se il s’entremist d’aministrer ces choses si comme tu + proposes, accions de besoignes fetes t’apartient contre lui et contre ses oirs.

+

+ Li empereres Antonins dit à Eufrate. Se cil qui fist + tes besoignes t’a fet son oir de deus onces, ja soit ce que tu praignes cele partie de + l’eritage que il t’a lessié, neporquant action t’apartient contre l’autre oir por les .x. + onces que il a se tu en avoies nule contre celui qui est morz.

+

+ Cil meismes empereres dit à Sevoir. Plede citeanement + par jugement de besoignes fetes contre cels qui firent tels besoignes. Ne ce ne te nuira + point que tu en as à tart commencié le plet, porce que tu estoies enbesoigniez de + chevalerie, quar ceste maniere d’action ne puet estre boutee arriere par prescription de + lonc tens.

+

+ Cil meisme empereor dient à Saluste. Se Julians demanda à ton deteur + deniers que il te devoit et tu otroias cele paie, tu as contre lui action de besoignes + fetes.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Segont et à autres. Se + vos garissistes autrui serf malade qui n’estoit pas poi profitables à son seigneur, vos + feistes profitablement sa besoigne et li poez recovrer par avenant action les despenses + que vos i feistes.

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+ Cil meismes empereres dit à Heremis. Tu ne requiers + pas par droite reson que la norreture que tu meis en tes filz te soit rendue, quar tu le + feis porce que pitié de mere le requiert. Mes se tu as despendu aucune chose + profitablement por amender leur choses, se tu mostres que tu ne le feis pas por maternel + amorm en fin de ligne exponctué après + amor. mes por corage de ravoir la, tu la puez conquere par action de besoignes + fetes.

+

+ Cil meismes empereres dit à Teofile. Se li filz paie + por son pere une dete, il n’a nule action contre lui por cele paie comment que il fust + quant il paia, ou se il estoit en la poesté au pere ou se il estoit à soi, se ainsi fu que + il baillast les deniers par corage de doner les à son pere. Se tes peres paia donc por le + suen pere une dete sanz commandement puis que il fu hors de sa poesté, tu doiz pledier à + tes oncles par action de besoignes fetes.

+

+ Cil meismes empereres dit à Aquile. Tu ne doiz pas + demander à ton suegre ce que tu as despendu por la maladie ta fame, ainz le doiz conter sus toi. Mes se tu meis rien à la mort par non et par corage de ravoir + le arriere, tu empledes par droit son pere à qui ses doaires revient.

+

+ Cil meismes empereres dit à Ruph. Se tu as seu le + mandement au mari tant seulement, et tu as fet les besoignes à lui et à sa fame, action de + besoignes fetes apartient à lui et à la fame. E cil qui le te commanda a contre toi action + de commandement. Et tu as contre lui contrere action, se tu i as rien plus mis que il ne + te commanda.

+

+ Li empereres Gordians dit à Mucian. Se tu as norri tes + fillastres par paternel amor ou tu as doné por els aucunes choses à leur mestres, tu ne + puez pas demander arriere ce que tu as ainsi doné. Mes se tu meis aucune chose en els par + corage de redemander la, tu puez metre avant action de besoignes fetes.

+

+ L’empereor Gallians et Volusians dient à Eutichian. Se + tu as fet la besoigne ta seror et tu as paié por li treüz ou tu l’as fet par son + commandement ou par sa proiere, tu porras avoir arriere ce que l’en savra que tu as paié + por li par action de besoignes fetes ou de mandement.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Claudie. Il + covient que li oir au procureor soient tret en cause par action de besoignes fetes, et que + il restorent ce qui a esté malement fet par la tricherie ou par la corpe au procureor, et + li offices de l’aministration ne vigne pas à els. E por ce, n’aient il nule poesté + d’estrangier les choses a cele qui est ja preste que en aage.

+

+ Cil meisme empereror dient à Pompon. Bone foi amoneste + que usures soient rendues des despenses que l’en a fetes por fere autrui besoigne. Qe« quo iure contra eos etiam, quorum te necessitate + compulsum negotium gessisse proponis, per iudicium negotiorum gestorum + uteris » (éd. Krüger). On attendrait une forme verbale du + type useras. donc de cest droit par action de + besoignes fetes contre cels à qui tu feis leur besoignes porce que tu estoies contrainz + par besoig de fere les.

+

+ Cil meisme empereor dient à Alissandre. Quant chose + qui est autresi comme commune est vendue par un des oirs, li autres oirs qui conferme la + vente puet pledier por sa part del pris par action de besoignes fetes.

+

+ Cil meisme empereor dient à Octave. Cil n’est pas + senblabes à deffendeor ne à procureor qui fet de son gré autrui besoigne + sanz commandement, quar besoins fet le deffendeor et le procureor entendre à aministrer + les choses, mes cist ne s’en entremet fors par sa propre volenté. Quar il soffist asez se + conseus est donez à aucun en petites choses par le travail son ami. E + de ce que aucuns a aministré de son gré, qui n’a esté establiz ne deffenderres ne + procurerres, le puez tu bien trere en cause, quar il est tenuz à restorer tot ce qui a + esté malement fet par sa tricherie ou par sa corpe, et il soit contrainz de rendre toi o + usures ce que il parra que il te doit. E des autres choses qui sont de + ta droiture et que autre tienent qui n’ont pas esté porchaciees, ne puez tu rien demander + à celui qui n’ost pas poesté de chalengier les, por l’exception qui estoit tote preste + contre lui. E por ce, tu doiz torner tes actions contre cels que tu diz qui tienent tes + choses.

+

+ Cil meisme empereor dient à Mithre. Se ti cousin + franchirent leur sers, ce que tu diz que il aministrerent ta chose ne pot pas enpeechier + leur franchise. En sor que tot, il n’est pas doute que il ne pueent estre tret en cause + aprés la franchise de la chose il feissent devant ; se l’aministration del tens qui fu + devant le franchissement et de celui qui fu aprés n’est si jointe que ele ne puisse estre + desevree.

+

+ Cil meisme empereor dient à Theodore. QPas de lettrine mais lettre d’attente.uant autrui besoignes sont fetes, + l’action n’est pas sus la chose mes contre la persone.

+

+ Cil meisme empereor dient à Guloge. Cil qui font + autrui besoigne ne sont pas contraint de restorer les damages qui avienent d’aventure, se + il n’a esté especialment mis en covenant.

+

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Se + aucuns s’entremet d’aministrer autrui choses, ja soit ce que cil qui eles sont ne le + veille pas, ainz le contredie especialment, li grant mestre de droit doutoient se cil qui + s’entremet ainsi d’autrui besoignes pooit avoir nule action contre le seigneur des choses + por les despenses que il i avoit fetes. E li un disoient que il l’avoit + bone, et li autre disoient que non avoit, et de cel est Julians. E nos departons ceste + doute et establissons que, se li sires des choses le contredit et il li deffent que il ne + s’entremete de ses choses, il n’a nule bone action contre lui selonc la + sentence Julian, puis que li sires l’avra denoncié que il ne li otroie pas que il a touché + à ses choses, ja soit ce que il ait bien fet ce que il en a fet. Quar + ce ne seroit pas bien se li sires regardoit que cil eust fet pluseurs despenses en ses + choses et por son preu, et puis li deffendist par tricherie et par barat que il ne s’en + entremeist plus, si que il ne li rendist pas les despenses que il avroit fetes avant. Ne + nos ne soffrons ce en nule maniere, mes dés le jor que li denoncemenz est venuz à lui, ou + par escrizescritz avec t exponctué. ou sanz escriz, que il ne s’entremete plus de ses choses o le + testemoine d’autres persones il n’ait nule action contre lui por nul amendement que il + mete d’ileq en avant. Mes nos otroions bien que il ait action contre le seignor por + lesdeffenses exponctué après les. + despenses que il fist devant, se eles furent fetes profitablement.

+
+
+ [2.19.0 De his quae vi metusve causa gesta sunt] Cist titres est de choses qui sont fetes par force ou par + poor. +

+ Li empereres Alissandres dit à Felis. Il a esté + respondu par droit que l’en puet chalenger tot enterignement les choses qui ont esté + tolues par force ou par larrecin.

+

+ Cil meismes empereres dit à Alissandre. Porce que tu + reconois que tu n’as pas tant seulement doné caution de paier deniers ainz les as paiez, + il ne puet pas estre veu par quel reson tu requiers que ce qui a esté paié te soit rendu + autresi comme se force t’eust esté fete. Quar il ne pert pas verité que tu te hastes de + paier, et entrelessas la cause del cyrografe qui te fu toluz par force, et or diz que + force te fu fete de paier.

+

+ Li empereres Gordians dit à Gai. Se tes aiels fu + contrainz par force ou par poor de vendre sa terre, ja soit ce que cil qui l’achata de lui + l’a puis rendue à autre, neporquant, se tu es oirs ton aiel et tu vas au prevost de la + contree, tu ne porras requere que la terre te soit rendue por le pris qui en fu donez. + Quar il nos plest que action te soit donee sus la chose selonc la forme del pardurable + banissement, se cil qui l’achata derrenierement n’est garniz de prescription de possession + de lonc tens.

+

+ Cil meismes empereres dit à Prim et à Eutichen. Se + vente vos fu estorse par force ou par poor de mort ou de torment de cors et vos ne la + confermasses pas aprés ce ne ne vos i assentistes, se vos enplediez dedenz l’an que vos + avroiz pooir de pleder en, se la chose ne vos est rendue, cil qui la tient sera + condemp + condempnez + + en quatre doubles selonc la forme del pardurable banissement en tel maniere + que vos rendroiz le pris qui i fu donez. E se la cause est conneue aprés l’an, vos avroiz + action de demander vostre chose sanz plus.

+

+ Cil meismes empereres dit à Rufin chevalier. Il n’a + point de difference par qui force fu fete à ton pere ou à ton oncle de vendre leur + possession par force ou par poor ou par l’achateor meisme ou par autre au seu de + l’achateor. Quar se force leur fu fete et il furent contraint de vendre leur possessions + mains que eles ne valoient, il empetreront par la forme de la jurisdition que ce qui a + esté malement fet soit ramené el premier estat.

+

+ Cil meisme empereres dit à Polle. Il ne covient que + nule dignité nuise à nul home ne ne li face damage. E por ce, tu doiz entendre que la + seule dignité à ton aversaire qui est senators n’est pas soffisant à prover la poor par + coi tu diz que li marchiez fu fez entre toi et lui.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Coitin. Se + tu puez prover par devant le prevost de la contree que li instrumenz de don ou de + transaction ou de pramesse ou d’aucun autre marchié ait esté fez par poor de mort ou par + torment de cors ou par manaces, il ne soffera pas que il vaille selonc la forme del + pardurable banissement.

+

+ Cil meisme empereor dient à Trophin. Porce que tu + proposes que tu vendis au procurator de la chose commune ta meson et ton cortil en + esperance que il te rendist l’instrument que tu avoies fet de froment que tu devoies, ou + por poor que tu ne fusses nomez à aucun citean office, et tu veus que cele vente soit + depeciee autresi comme se ele fust fete par poor, tu doiz entendre que tel maniere de poor + ne puet rien valoir à depecier le marchié.

+

+ Cil meisme empereor dient à Himmode. Il ne covient pas + prover poor par menaces ne par tesmoinz tant seulement mes par la cruelté del fet.

+

[C]Pas de lettrine.il meisme empereor dient à + Faustine. Li desirriers est engrés de celui qui requiert que la vente ou + la pramesse qui fu fete soit rapelee porce que ele fu fete par poor de l’acusement qui là + estoit mis avant ou qui i peust estre mis.

+

+ Li empereres Costentins dit à Euvagre. Se aucuns + crient un autre por sa puissance et porce que il est en aucune maine baillie et il lesse + par titre de vente sa chose que il a el lieu ou en la contree où cil à tel office, ce qui + sera achaté en tel maniere soit rendu et li denier soient retenu. E ceste + meisme paine soit gardee se aucun usent mauvesement del non d’amis et en conquierent + proie.

+

+ Li empereor Honoires et Theodoses dient au pueple. Nos + commandons que les ventes et li don et les transactions qui sont fetes par force ou par + puissance soient quassees.

+
+
+ [2.20.0 De dolo malo] Cist titres + est de tricherie. +

+ Li empereres Antonins dit à Clemence. Se tes pleges + acheta de ton creancier les gajes et il li offri la quantité del chatel et des usures, il + fera que sages se il t’en rent la seignorie o les fruiz que il en a puis receu par bone + foi ; que action de tricherie ne puisse estre meue contre lui por sa loiauté que il a + rompue.

+

+ Li empereres Antonins dit à Aquilin. Li tens de .ii. + anz qui selt estre contez en action de tricherie ne te puet rien nuire en tant comme tu as + esté, si comme tu diz, enbesoigniez por la chose commune. Mes li dui an commenceront à + corre dés lors que tu seras delivrez des communs offices et avras poesté de metre avant la + devant ditepoesté exponctué après dite. + action.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Menandre. Porce que tu proposes que covenanz fu entre toi et celui que tu diz qui a pris ta + serve par mariage si que il te donroit por li un serf, tu doiz entendre que, se tu la + franchissis, tu n’as pas poesté de rapeler la franchise. Mes se dui an ne sont pas encor + passez et il brise la foi de la covenance, tu doiz desirrer tant seulement que action de + tricherie te soit donee. Et se la seignorie de li te remest, quant tu en avras requis le + prevost de la contree, tu porras recovrer li et ses filz, se ele ne muet plet de son estat + et dit que ele est franche.

+

+ Cil meisme empereor dient à Ampirose. Se tu fus mise hors de bail et eus + la poesté de toi tant comme tes peres vivoit et tu fus oirs à ta mere, et tes choses + furent aministrees par ton pere qui fu tes deffenderres selonc les lois, et tu feis + transaction o lui par bone foi de ce en coi il estoit tenuz à toi por tes choses que il + avoit aministrees, tu doiz savoir que, se covenanz a esté fez tant seulement, ta demande + sera ostee par exception. Mes se renovelemenz fu fez en loial maniere et confermez par + l’assentement des parties, nule action de deffendement ne te remaint. E + se tu es grevee à desmesure parce que tu l’as quité sollempnelment par renovelement de + covenance et par le commun assentement qui i a esté, action de tricherie ne te doit pas + estre donee por la reverence de ton pere mes action de requere aide de ce qui a esté fet + en ton grief.

+

+ + Cil meisme empereor dient à Vinnode. Il covient prover + tricherie par aperz aguez.

+

+ Cil meisme empereor dient à Sebastiane. Se tu avoies + plus de .xxv. anz et tu refusas l’eritage ton frere, nule poesté ne te remaint de demander + le. Mes se ce fu fet par tricherie sa fame qui devoit estre oirs aprés toi, tu puez movoir + contre li action de tricherie.

+

+ Li empereres Costentins dit à Simach vicaire. Il nos + semble bone chose que il ne covigne pas par force que action de tricherie soit meuemeuee avec e exponctué. dés le + jor que aucuns set que tricherie a esté fete contre lui ne dedanz l’an, mes dedenz les + premiers deus anz aprés ce que l’en set que la tricherie fu fete, ou que cil soit qui se + plaint de la tricherie ou el païs ou hors se il n’est hors por le besoig de la chose + commune. Sachent donc tuit que congiez n’est otroiez à nul de commencier aprés deus anz + action de tricherie ne de finer aprés deus anz cele qui sera commenciee dedenz les deus + anz.

+
+
+ [2.21.0 De in integrum restitutione minorum viginti quinque + annis]Cist titres est de fere enterigne restitution à cels qui + ont mains de .xxv. anz. +

+ Li empereres Alissandres dit à Plociane. L’en doit + regarder savoir mon se la querele d’acuser le testament a esté quitee ou expressement par + paroles ou par soffrir longement sanz fere an senblant. E l’aide de restitution qui est + donee à cels qui sont dedenz aage mostre que tels quitance ne puet pas valoir en ta + persone.

+

+ Cil meismes empereres dit à Alissandre. Se ta suer dut + recevoir la possession des biens son pere, qui fu morz sanz fere testament, el tens que + ele est secorue par aide d’aage, ja soit ce que ele avoit .v. filz, neporquant por ce ne + remaint il pas que ele n’apartigne au privilege qui est donez à cels qui sont dedenz aage, + se ainsi est que ele soit encor en l’aage à qui li benefices de restitution est donez.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Atian. Se + tu avoies procureor quant tu fus essuz d’enfance ainz que tu eusses .xxv. anz et tu vendis + tes choses, il ne covient pas garder cest marchié ; quar cil qui est dedenz aage et a + procureor ne se devise point en tiels choses del forsené à qui procurerres est donez par + le prevost. Mes se tu estoies sanzle exponctué + après sanz. procureor quant tu feis cel marchié, il ne t’est pas deveé à + demander enterigne restitution, se li tens qui est establiz n’est passez, ce est asavoir + quatre anz aprés le loial aage.

+

+ Cil meisme empereor dient à Ysidoire. Se tu mostres + que tu avoies mains de .xxv. anz quant tu feis marchié, et tes aversaires ne + prueve pas que li tens qui est establiz à doner restitution soit passez, li prevoz de la + contree te devra doner enterigne restitution se tu as esté deceuz.

+

+ Cil meisme empereor dient à consul Ruf. Enterigne + restitution apartient à cels qui sont dedenz aage, ja soit ce que tricherie ne soit pas + provee contre leur aversaires. Quar il est certains droiz que il pueent + demander enterigne restitution des choses dont il sont deceu que il firent ainz que il + eussent acompli .xxv. anz.

+

+ Cil meisme empereor dient à Sentence. Se li plez + d’enterigne restitution fu commenciez dedenz l’aage à qui l’en selt secorre ne tu ne le + quitas pas expressement, la mort à celui contre qui ele estoit requise ne te puet fere nul + damage.

+

+ Cil meisme empereor dient à Sevoire. Tu puez empledier + por avoir enterigne restitution des oirs ton oncle qui tot engarde que tu quitas de + l’aministration de tes choses quant il ot prové fausement que tu estoies en aage. Quar li + offices de la garde et la prochaineté del lignage mostre que il ne deust pas estre en dote + de ton aage se ainsin exponctué après ainsi. + n’est que li tens soit passez qui est establiz à doner restitution.

+

+ Li empereor Honoires et Theodoses dient à Julian visconte d’Aufrique. + Il est certaine chose que conselz a esté donez par plusors auctoritez + à cels qui sont dedenz aage es choses que il ont entrelessiees ou fetes par ignorance.

+

+ Li empereres Zenons dit à Elian le prevost. Il n’apartient pas que cil + qui est dedenz aage ait esté dedenz dés que il a usé de commun droit.

+
+
+ [2.22.0 De filio familia minore] Del + fil qui est en la poesté son pere et a mains de .xxv. anz. +

+ Li empereres Gordians dit à Triphon chevalier. Se li + filz qui est en la poesté son pere et a mains de .xxv. anz a esté pleges por aucun + estrange, il ne li est pas deveé à demander enterigne restitution. Mes se il a esté pleges + por son pere ne il n’a pas esté ses oirs aprés sa mort, il puet demander enterigne + restitution.

+

+ Cil meisme empereres dit à Candian chevalier. + Pe + Se + tes freres fu en la poesté son pere quant il enprunta deniers ne il ne le fist + pas par son commandement ne contre le conseil au senat, il puet demander enterigne + restitution contre cele caution por la legiereté de son aage.

+
+
+ [2.23.0 De fideiussoribus minorum] Des pleges à cels qui sont dedenz aage. +

+ Li empereor Sevoirs et Antonins dient à NutorCorrespond aulat. + « Myroni ».. Puis que tu as enterigne restitution par le + benefice d’aage, tu n’es pas contrainz de rendre le peril de l’eschange à l’achateor à qui + tu vendis une possession des biens qui furent ton pere ; mes cele chose ne + puet pas escuser cels qui furent plege por toi. E por ce, se il sont condempné et il en + paient deniers, il t’enplederont par action de mandement, se tu ne requiers a estre aidiez + contre els par aide de restitution.

+

+ L’empereor Dioclians et Maximians dient à Curion. Se + cele qui ert dedenz aage et te vendi ses possessions par le jugement au prevost est + secorue par aide d’aage tant seulement, il n’est pas doute que li pleges que ele dona ne + soit tenuz en sa persone por le marchié. Mes se il apert que li marchiez fust fez par + tricherie, il est aperte chose que l’en doit secorre à l’un et à l’autre, ce est à cele + qui vendi et à son plege.

+
+
+ [2.24.0 Si tutor vel curator intervenerit] Cist titres est se li deffenderres ou procureres est pleges. +

+ Li empereres Antonins dit à Marciane. Se vos receustes + l’eritage vostre pere quant vos fustes essuz d’enfance, et vos estes or en l’aage que vos + doiez recevoir l’aide d’enterigne restitution en ce en coi vos vos oblijastes as deteurs + de l’eritage, requerez par voz procureors le prevost de la contree. Mes se vos avez + acompli loial aage et vos avez passé le tens en coi vos peussoiz avoir enterigne + restitution, emplediez vos procureors selonc la forme de droit, se vos ne les avez ja + emplediez.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Marcian. Il nos plest + que l’aide d’enterigne restitution soit donee à cels qui ont mains de .xxv. anz des choses + que il firent par devant leur deffendeors ou leu procureors se il en sont deceu.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Nichomede. Il nos plot despieça que enterigne restitution soit donee à cels qui sont dedenz + aage es choses qui porront estre provees que leur procureor ou leur defendeor firent + malement, ja soit ce que il puissent porchacier leur droit par personel action contre + els.

+

+ Cil meisme empereor dient à Ysidore. Se li creanciers + n’ot pas regart à vostre persone mes à celes à voz procureors et il fist marchié o els et + reçut d’els l’obligement, il est aperte chose que il ne puet avoir nule action contre + vos.

+

+ Cil meisme empereor dient à Valeri. Il nos plot que + quant li deffendeor ou li procureor vendent ou font autre marchié des choses à cels que il + ont en garde, cil qui sont dedenz aage aient le chois de demander restitution de leur + choses ou de demander leur damage as deffendeors ou as procureors, si que nus griés ne + leur soit engendrez por cel chois.

+
+
+ [2.25.0 Si in communi eademque causa in integrum restitutio + postuletur] Se enteringne restitution est demandee por commune + cause. +

+ + Li empereor Dioclians et Maximians dient à Amphi. Se + vostre suer avoit plus de .xxv. anz et vos ne li commandastes pas que ele feist la + transaction que ele fist ne vos ne la confermastes pas quant ele l’ot fete, ele ne pot de + rien amenuisier vostre droiture. Mes se vos vos consentistes à ce que ele fist quant vos + le seustes et vos eustes passé .xxv. anz, ja soit ce que ele soit dedenz aage et que ele + puisse requere aide de restitution por sa partie, neporquant ses aages ne vos puet point + aidier à partir au benefice del pardurable banissement.

+
+
+ [2.26.0 Si adversus rem iudicatam] Cist + titres est se restitution est demandee contre chose jugiee. +

+ Li empereres Alissandres dit à Julian. Se vos avez + receu del jugement de deffendement mains que vos ne deussoiz, vos ne poez avoir action del + remanant se ainsi n’est que vos fussoiz dedenz aage el tens que li jugemenz fu fez et que + li benefices d’aage vos soit ordonnez. Mes se la sentence fu donee aprés ce que vos fustes + en loial aage, vos ne poez pas de rechief metre avant action de chose meismes dont + jugemenz a esté fez.

+

+ Li empereres Gordians dit à Seraine. Quant tes peres + disoit que tu estoies en sa poesté et que ce que il t’avoit mise hors de son bail, il ne + valoit rien, se li viscontes prononça quant il ot conneu la cause que tu fusses en la + poesté ton pere porce que tu requiers à avoir enterigne restitution contre cele sentence, + cil qui governe la contree connoistra de la cause et en fera ce qui apartient à sa + jurisdition.

+

+ Li empereres Phelipes dit à Aliene. Tu ne puez pas + demander par devant le prevost aide d’enterigne restitution contre la sentence à celui qui + est delegaz de par le prince. Quar li princes sels donra restitution contre la sentence à + celui qui juge en lieu de lui.

+

+ Cil meismes empereres dit à Aquilian. Il est certaine + chose que, quant li prevoz a doné sentence contre les deffendeors ou contre les procureors + ou la chose à l’orfelin ou à celui qui est hors d’enfance, cil qui sont dedenz aage pueent + autresi bien demander restitution comme se aucune chose eust esté jugiee contre els.

+

+ Cil meismes empereres dit à Urban. Porce que vos + affermez que vos estes dedenz aage et que vos n’avez qui vos deffende, li prevoz de la + contree s’entremetra par s’autorité que damages ne vos soit fez. Quar se vos aviez + droiturel deffendement de garanz ou de procurators et aucune chose a esté jugiee, vos + devez entendre que aide d’enterigne restitution vos est necessaire. E ce meisme tiegne se + vostre plez a esté menez par procurator que vos aiez ordené loialment.

+
+
+ [2.27.0 Si adversus venditionem] Se + restitutions est demandee contre vente. +

+ + Li empereres Alissandres dit à Floranz chevalier. Se + tu estoies dedenz aage quant tu prameis à celui qui achata ta terre que tu ne l’en + movroies nul plet d’ileq en avant, et tu affermas par ton serement agarder tel covenant, + tu ne deus pas avoir esperance que nos te donissons auctorité de fere tricherie ne de + parjurer toi.

+

+ Li empereres Costentins dit au pueple. Il n’est pas + dote que il n’ait esté confermé es establissemenz que enterigne restitution doit estre + donee à cels qui sont dedenz aage contrela vente exponctué après contre. les ventesLe + passage qui va de les ventes [2.27.2] à contre la [2.28.1] est ajouté dans la marge droite, afin de corriger un saut-du-même-au-même. + Malheureusement, une partie de l’addition marginale a disparu suite à la rognure de la + marge. Les lettres et mots rétablis sont imprimés entre crochets et conjecturés à + l’aide des traductions 1 et 3. dont il sont deceu + + par + desloiautez à leur deffendeors et à leur procureors.

+

+ Li + + empereor + Dioclians et Maximia + + ns dient + à Savine et à autres. I + + l nos plest + despieça que l’en secore + + en + terigne restitution à + + qui sont + dedenz aage contre la + + vente + des gages que li creancier font se atresi est que il aient trop grant damage. Se + vostre gage ont donc esté vendu et vos mostrez que vos aiez eu trop grant domage en cele + vente, l’aide de restitution vos sera donee por ce mesmement que vos estes encor dedenz + aage, si comme vos afermez.

+
+
+ [2.28.0 Si adversus venditionem pignoris] Se restitucion est demandee contre vente de gage. +

+ Cil meisme empereor dient à Sevoir et à Clemence. + Nostre + Vostre + desirriers n’est pas resnables par coi vos requerez que la chose que vostre + peres avoit engagiee à son creancier et que li creanciers vendi soit rapelee par vostre + aage. E cist meismes droiz est tenables se vos estes oir à estrange ; + quar se li creanciers n’a pas fet ce que il dut, emplediez lui et voz deffendeors et voz + procureors qui soffrirent que ele fu vendue.

+
+
+ [2.29.0 Si adversus donationem] Se + restitucion est demandee contre droit. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Theodose. Se cil qui avoit mains de .xxv. anz te dona aucunes choses atemprement en don por + noces el tens que il t’espousa et pardevant son procureor, eles ne seront pas rapelees por + l’endroit de son aage.

+

+ Cil meisme empereor dient à Dimide. Se vostre peres + fist .i. don à toi et à ton frere qui estiez hors de son bail, et aprés en dona une partie + à .i. autre, il ne vos toli rien. E se tes freres assenti à ton pere qu’i dona une partie + de la terre de chans que il avoit conquise, la seignorie ne se pot pas partir de lui por + l’auctorité del conseil au senat, qui deffent que les choses à cels qui sont dedenz aage + ne soient obligiees, ne l’aide de restitution n’est pas necessaire en ceste chose quar + droiz li aide. Mes es autres choses qui puent estre vendues quant l’en + velt si comme sont mueble, se tes freres qui estoit dedenz aage s’asenti, puis que eles li + furent donees, à son pere qu’i les dona à autre et li tens qui est establiz à avoir + restitution n’est pas encor passez, il puet demander la.

+
+
+ [2.30.0 Si adversus libertatem] Se + restitution est demandee contre franchise. +

+ Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Annie. Se + Segonz de qui tu te plainz que il n’obeist pas à la condition ne fu pas + franchiz aprés le jugement au prevost, qui prononça que la franchise qui li fu lessiee li + fust donee, tes aages requiert que li plez soit recommenciez. Mes se tu li donas + franchise, ja soit ce que tu ne li deusses pas, tu doiz entendre que tu ne la puez pas + rapeler, mes ti procurateur te restoreront par jugement de besoignes fetes le demage qui + par ce t’est avenuz.

+

+ Li empereres Gordians dit à Solane. Se tu estoies + dedenz aage, si comme tu diz, et tu donas par devant le prevost franchise à ton serf qui + te deçut, li atouchemenz de la verge au prevost de coi droiturel franchise est garnie ne + puet pas estre rapelez por l’endroit de ton aage. Neporquant cil à qui la jurisdition + apartient doit metre conseil en tant comme reson le sueffre que cil qui a esté franchiz + face tant que tu n’i aies damage.

+

+ Li empereor Valentins et Gallians dient à Marchone et Savinelle. Quant vos aviés mains de .xx. anz, se vos ne donastes pas franchise par + devant le juge à cels que vos requerez que soient ramené el servage, il ne vos est pas + mestiers de ramener les i par restitution mes par droit, quar cil franchissemenz ne valut + rien par droit. Mes se la cause fu provee par devant le prevost por coi la franchise fu + donee, restitution ne puet avoir lieu contre la franchise. Neporquant, + se vostre reson a esté deceue par le barat ou par la corpe à celui que vostres peres + franchi et qui estoit vostre procurerres, li prevoz de la contree s’entremetra que li + domages vos soit restorez par celui qui le fist, ne il ne dout pas à metre i plus grieve + execution, se il trueve que cil qui est franchiz ait fet aucune chose por coi il doie + estre puniz.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Tacian. L’en ne puet pas douter que la sentence qui a esté donee por franchise ne puet estre + rapelee sanz apel por aage.

+
+
+ [2.31.0 Si adversus transactionem vel divisionem minor + restitui velit] Se cil qui est dedenz aage velt avoir restitution + contre transaction ou contre partir. +

+ Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Honorat. Porce + que il nos plot que l’orfeline eust restitution contre la transaction et contre la partie + qui fu fete, use des actions que tu eus despieça.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Imnone. Se + cil qui sont dedenz aage demandent por leur aage enterigne restitution contre la + transaction qui a esté fete, l’en te doit conseiller se tu vels pledier de rechief ou par + replication contre exception de covenant ou par restorement de la besoigne, + se li premiers obligemenz est failliz.

+
+
+ [2.32.0 Si adversus solutionem a debitore vel a se factam] + Se il velt avoir restitution contre la paie que il. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Sostrie. Li + deffendeor qui paient as procureors ce que il doivent de l’aministration que il ont eue + sont delivré àde exponctué et à suscrit. la maniere des autres + deniers + deteurs + . Mes li benefices qui est otroiez el pardurable banissement puet estre requis, + ençois que li tens soit passez qui est establiz à doner restitution, et l’en puet regarder + par la connoissance de la cause se il doit estre donez.

+

+ Cil meisme empereor dient à Laurine. Quant cil qui est + dedenz aage a paié lés que il ne devoit pas, ja soit ce que il l’ait fet par erreur de + droit, il est reson que il ait pooir de demander le arriere se li tens n’est passez en coi + l’aide de restitution est donee.

+
+
+ [2.33.0 Si adversus dotem] Se + restitution est demandee contre doere. +

+ Li empereres Alixandres dit à Valentin. Porce que tu + diz que ta suer fu deceue et que ele dona toz ses biens en doaire, li prevoz de la contree + examinera, quant l’autre partie sera presente, savoir mon se t’allegation est veraie, et + se li heritages ta sereur apartient à toi ou la possession de ses biens, et se li tens + n’est pas encor passez dedenz coi il est otroié par les lois à demander restitution en la + persone au mort.

+
+
+ [2.34.0 Si adversus delictum suum] Se restitution est demandee contre mesfet. +

+ Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Longin. Cil + qui sont dedenz aage ne sont pas secoru es crimes par aide de leur aage ; quar l’enfermeté + del corage n’escuse pas les meurs as mauvés. Mes quant li meffez ne vient pas del corage + ainz vient par dehors, cen exponctué après + ce. n’est pas crimes, ja soit ce que paine de deniers en est enjointe. E por ce, + pueent avoir en cest cas cil qui sont dedenz aage aide de restitution.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Procle. Ja + soit ce que il est certaine chose que nus ne puet estre escusez es meffez, neporquant il + ne covient pas denoier à la mere l’eritage à ses filz porce que ele ne leur quist nus + deffendeors, quar ce ne doit estre fet fors à iceles meres tant seulement qui sont en + aage.

+
+
+ [2.35.0 Si adversus usucapionem] Se + restitution est demandee contre sesine. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ysidore. Aide de restitution doit estre donee à cels qui sont dedenz aage contre cels qui + tienent leur choses, se il en ont aquis la seignorie par sesine.

+
+
+ [2.36.0 Si adversus fiscum] + +

« Si adversus + fiscum » 2.36.0 ; ni réserve ni rubrique. + + Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Longin. Se + Rufins li ordenierres de noz choses deçut Probe qui estoit dedenz aage, tant que il li + vendi par la legiereté de son corage sa chose molt mains que ele ne valoit, nostre borse + ensuivra l’auctorité del commun droit en fere li restitution.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Antioch et à autres. Se + tu et ti frere demandez enterigne restitution contre la basse gent, la connoissance en est + au prevost de la contree qui orra la cause et examinera savoir mon se l’aide que vos + requerez vos doit estre donee. Mes se vos la demandez contre la borse l’empereor, vos + devez entendre que il vos covient requere nostre procurator et le prevost de la contree, + si que li patrons de la borse l’empereor soit presenz.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Lorenz. Les + choses à cels qui sont dedenz aage qui sont exceptees el banissement au saint empereor + Marc nostre pere n’aident point à ton desirrier. E les terres à ton pere qui estoit dedenz + aage, qui furent vendues por la dete que il devoit à la borse l’empereor, ne reçoivent pas + question de prescription de .v. anz. Mes porce que tu diz que nostres + procurators qui lors estoit vendi par collusion et par barat ta terre et tes sers trop + petit pris, quant nostres juges en sera requis, se il aperçoit que tes allegations soient + veraies et que la sollempnité de vendre n’ait pas esté gardee, il commandera, se tu fez + satisfaction à la borse l’empereor, que la vente soit rapelee et que ta terre te soit + rendue.

+
+
+ [2.37.0 Si adversus creditorem] Se + restituti est demandee contre creancier. +

+ Li empereres Antonins dit à Fruine. Porce que tu + meismes reconnois que tu feis marchié à Zenodore qui avoit mains de .xxv. anz de prester + li deniers à usure ne il n’en puet estre mostré par devant le prevost que ele fust plus + riche par cel marchié, tu doiz entendre que ele a par droit eu enterigne restitution.

+

+ Li empereres Gordians dit à Gaian. Se tu empruntas + deniers à usure quant tu avoies mains de .xxv. anz, si comme tu diz, ne cil denier ne + furent pas mis en ton preu, tu puez sollempnelment demander aide d’enterigne restitution + contre la caution por coi tu t’oblias por cez deniers.

+
+
+ [2.38.0 Si ut se hereditate abstineat] Se cil qui ne volt recevoir son heritage demande restitution. +

+ Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Florenz et à autres. + Ne + Se + Dans le ms., s d’attente + a été recouvert par un n peint en bleu. vos ne vos meistes en + l’eritage vostre pere, tesmoig ne sont pas necessaire por cele chose, quar la foi de la + verité ne desirre pas aide de paroles. Mes se vos nos tenistes por oirs o + vos receustes la possession des biens, vos devez avoir aide de restitution por l’aage à + qui l’en selt secorre.

+
+
+ [2.39.0 Si ut omissam hereditatem vel bonorum possessionem + vel quid aliud adquirat] Se aucuns demande restitution qui il + aquiere l’eritage que il a entrelessié. +

+ Li empereres Gordians dit à Prote. Il nos plot + despieça que cil qui ont mains de .xxv. anz puissent demander enterigne restitution, ne + mie tant seulement es choses qu’il ont perdues de leur propres biens, mes se il n’ont + requis l’eritage qui leur a esté lessiez.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Serapie. Cil qui sont dedenz aage doivent estre receu par le benefice d’enterigne restitution + à la possession des biens leur peres que il avoient entrelessié. E quant il avront eu + restitution par jugement, il doivent aporter à partie o les autres oirs toz les biens que + il avoient el tens que li peres morut.

+
+
+ [2.40.0 In quibus causis in integrum restitutio necessaria + non est] En quels causes enterigne restitution n’est pas + necessaire. +

+ Li empereres Valentins dit à Mutat. Il est contenu em + pluseursleuz exponctué après pluseurs. des + escriz à mes sainz peres et es miens que il ne nuist point à cels qui ont mains de .xxv. + anz, et meesmement à cels qui n’ont pas deffendeors ne procureors, se il ne vengent la + mort leur pere qui a esté ocis.

+

+ Li empereor Valentins et Gallians et Valenz dient. Nos + avons avant escrit apertement que li tens d’enfance ne selt pas estre contez as enfans en + icels .v. anz de coi la prescription est opposee à cels qui muevent à tart plet de + testament qui n’est pas à droit fez. E quant li loiaus aages est acompliz, enterigne + restitution n’est pas necessaire ; quar restoremenz de cause perdue ne leur est pas donez, + ainz leur est la cause gardee tote entiere.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Stratonice. Se tes deffenderres qui n’avoit pas doné caucion por l’office del deffendement a + pledié en jugement, la sentence qui fu donee contre lui ne pot point nuire à ta droiture, + ne les choses que il a fetes n’ont nule fermeté. Tudoiz exponctué après tu. demandes donc por neant aide d’enterigne restitution, + quar les choses qui furent fetes par celui qui ne pot pas avoir persone de loial + aministreor sont vaines par droit.

+

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Nos + establisson por l’otroi de l’aage qui n’est pas parfez que exception de deniers qui n’ont + pas esté nombré ne core pas dés le commencement à cels qui sont dedenz aage ; que aucune + nuisance ne nesse tant dementiers comme l’en atent enterigne restitution, por coi cil qui + est dedenz aage ne puisse pas user de cest benefice que leur sustance ne soit + malmenee. Mes il est plus humaine chose d’estendre plus largement + l’exposition de cele loi en toz les cas en coi li ancian droit otroierent que les + temporels prescriptions corussent contre cels qui sont dedenz aage et puis leur aidoient + par enterigne restitution. E melz est que les devant dites prescriptions ne ceurent pas + contre els. Quar molt est meillor chose que leur droitures soient gardees sanz amenuisier, + que de quere remede aprés ce que leur cause seroit empoiriee et les exceptions de .xxx. + anz et de .xl. remeignent en lor estat.

+
+
+ [2.41.0 Qui et adversus quos in integrum restitui non + possunt] Li quel ne puent avoir restitution et contre qui ele ne + puet estre eue. +

+ Li empereres Alixandres dit à Cononide. Il covient que + il soit en la volenté au juge de doner enterigne restitution quant cil qui dit que il est + dedenz aage et que il a esté deceuz est sages et tient sont ostel et sa mesniee et moustre + par communz fez que il est sages hom, si que il ne pert pas verité que il puisse estre + deceuz par aage. Mes quant la cause sera conneue, se l’en aperçoit que + il fust deceuz, il ne doit pas estre ostez de l’acostumee aide por les causes que nos + avons avant dites, autresi comme par exception ne porce que il a esté fez curials por le + besoig del païs, ainçois que il fust en aage ou que il a entendu à norrir ses enfanz.

+

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Porce + que li ancian doutoient savoir mon se li fil se pooient plaindre de leur peres et cil qui + estoient franchi de leur patrons, autresi comme se il n’eussent pas fet envers els ce que + il deussent. Et li un disoient que nule restitution ne devoit estre donee contre tels + persones por l’onor del patronage ou por la reverence de nature qui contredit à tel + hardement, se ce n’estoit por molt grant cause ou se il ne se contenoient vers els trop + malement. Et li autre jujoient sanz nule distinction de causes ne de persones que ele fust + refusee et que restitution doit estre lor ordenee tant seulement quant cil qui est dedenz + aage dit que il a esté deceuz par sa simplece et non pas par la tricherie à son pere ou a + son patron. Mes que l’oneur qui est deue as peres et as patrons et as patrones soit gardee + entiere en totes choses, nos establisson que restitution ne soit donee en nule maniere + contre les peres ne contre les meres ne contre les patrons ; quar la reverence des + persones leur tot tote restitution, e il n’est pas doute que tels persones ne se praignent + garde que eles ne facent chose qui soit contrere à leur renomee.

+
+
+ [2.42.0 Si minor se maiorem dixerit vel probatus fuerit] + Se cil qui est dedenz aage dit que il est en aage et il le + prueve. +

+ Li empereres Alixandres dit à Maximiane. Se tu avoies mains de .xxv. anz et les tables de ta nativité ne furent offertes + par coi tu fus deceue et provas que tu avoies plus de .xxv. anz, tu puez requere par + devant celui à qui la jurisdicion apartient enterigne restitution de totes les choses qui + furent fetes contre toi tant comme tu fus dedenz aage, se tu la demandes quant tu seras en + aage dedenz le tens qui est establiz à avoir restitution.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Vital. Se + tu t’esforças quant tu estoies dedenz aage de prover par veue de cors que tu estoies en + aage et tu le feis por decevoir autrui, porce que la malice acomplist ce qui defaut à + l’aage, il est establi par sainz establissemenz et par auctorité de letres que enterigne + restitution te soit devee. Mes se ce fu fet parbenefices exponctué après par. le barat ou par la decevance à + ton aversaire, li benefices te remaint par coi l’en selt secorre à cels qui sont dedenz + aage quant leur cause est conneue. Quant tu avras donc requis le + prevost de la contree et il avra examiné la cause, se il trueve que il n’i eust point de + tricherie par devers toi et tu prueves que tu estoies lors dedenz aage, il se porverra que + tu aies enterigne restitution. Neporquant, se tu affermas par ton + serement que tu estoies en aage, tu doiz savoir que li benefices d’enterigne restitution + t’est toluz, se tu ne mostres apertement par instrumenz et ne mie par tesmoinz que tu + estoies lors dedenz aage. E se tels seremenz fu fez, il est aperz droiz + que nule aide de restitution ne te remaint.

+

+ Cil meisme empereor dient à Theodote. Se cil qui or + dit que il est dedenz aage te deçut porce que il dit que il estoit en aage, il ne puet pas + avoir restitution selonc les establissemenz de droit ; quar li commun droit seceurent à + cels qui sont dedenz aage en ce que il font par erreur tant seulement et ne mie en ce que + il font por decevoir autrui.

+

+ Cil meisme empereor dient à Labi. Porce que tu + proposes que il ot erreur à prover le nombre de tes anz par devant le prevost de la + contree, et il a esté receu que l’en secore en tels causes as filz qui sont en la poesté + leur peres et ont mains de .xxv. anz, il covient que li prevoz de la contree examine les + choses que tu nos offris en ta proiere. E quant il avra regardé ton aage, se il voit par + tes prueves que tu fus deceuz si que tu quidas estre en aage, il ensuivra la foi de verité + envers ta persone.

+
+
+ [2.43.0 Si saepius in integrum restitutio postulentur] + Se enterigne restitution est demandee plus d’une + foiz. +

+ Li empereor Sevoirs et Antonins dient. Aprés ce que la + sentence au visconte fu donee contre vos, se vos demandastes enterigne + restitution et vos ne l’eustes pas, vos requerez por niant que la cause de restitution + soit tretiee de rechief ; quar se la sentence vos desplesoit, vos deussiez avoir apelé. + Mes se vos estes encor en cel aage à qui l’en seult secorre, nos vos restablissons à la + droiture d’apeler.

+

+ Li empereres Alixandres dit à Just chevalier. Ja soit + ce que li procureor à l’orfeline aient esté vaincu quant il requeroient que ele eust + enterigne restitution, neporquant porce que tu diz que la cause puet estre + garnies + garnie + de noveles deffenses, li procureor à cele orfeline, qui est or ta fame, aillent + au juge et le requierent que il puissent mener la cause d’enterigne restitution.

+

+ Li empereres Phelipes dit à Anice. Il a sovent esté + escrit que l’aide d’enterigne restitution ne puet pas estre demandee plus d’une foiz en + une meisme cause, se noveles deffenses ne sont aportees avant.

+
+
+ [2.44.0 De his qui veniam aetatis impetraverunt] Cist titres est de cels qui empetrent pardon d’aage. +

+ Li empereres Aureles dit à Catholen. Il est aperte + chose que cil qui ont empetré pardon d’aage ne pueent pas demander l’aide d’enterigne + restitution, ja soit ce que il aministrent leur choses mains bien que il ne deussent, que + il n’apert que cil qui font marchié o els soient deceu par l’auctorité au prince.

+

+ Li empereres Costentins dit à Verin. Tuit li vallet + qui sont plain d’onestes meurs, et velent governer la sustance leur peres ou les + patremoines leurs aiels, et velent avoir de ce l’aide l’empereor, enpraignent en ceste + maniere à empetrer pardon d’aage, ce est à savoir quant il avront acompli le terme de + .xxv. anz, en tel maniere que, quant il avront empetré pardon d’aage, il alleguent par els + meismes le benefice au prince ; et pruevent ne mie tant seulement le nombre des devant diz + anz, ainz amaignent avenanz tesmoins à prover leur meurs et la proece de leur corage et + l’onesté de leur vie. E si establissons que lesir + exponctué après les. fames qui sont loables par bones meurs + et par sage pensee puissent empetrer pardon d’aage quant eles avront passé .xviii. anz ; + mes nos ne les contraignons pas de mostrer soi en commun por la vergoigne des fames, ainz + otroions que, quant eles avront enpetré pardon d’aage, eles envoient procurators por + prover leur aage tant seulement par tesmoins et par instrumenz et eles aient en totes + besoignes autretel droiture comme nos avons mandé que li home aient, en tel + maniere neporquant que eles ne vendent pas leur terres sanz jugement. + Mes li senateur qui demeurent en ceste roial cité mostrent leur meurs et leur honesté par + devant ton haut siege, et li autres par devant les prevoz, et les contes par devant cels + qui les governent. E cil qui empetreront pardon d’aage contre cest + ordenement sachent que il n’avra nule force.

+

+ Li empereres Justinians dit à Menne le prevost. Nos + commandons que cil qui ont empetré ou qui empetreront de ci en avant pardon d’aage par la + debonereté au prince ne puissentleur choses exponctué + après puissent. pas vendre ne engagier sanz jugement leur choses qui ne + sont pas movables. Autresi comme cil qui n’ont pas empetré pardon d’aage ne les pueent ne + vendre ne engagier sanz jugement, si que la condition à toz cels qui sont dedenz aage soit + senblabe en ce comment que il soit, ou se il ont enpetré pardon d’aage ou se il n’en ont + point enpetré.

+

+ Cil meisme empereres dit au senat. Se aucuns veut que + aucune chose soit donee ou fete, et il fet mencion de loial aage ou il dit tot absoluement + que il est de parfet aage, nos volons que l’en entende icel aage tant seulement qui est + acompliz par le benefice l’empereor. Et nos volons que ce soit entendu meesmement quant + l’en done heritage par non de lés, et autresi soit il es autres choses, se aucuns ne dit + especiaument que il veut que aucune chose soit fete + + par + pardon d’aage.

+
+
+ [2.45.0 Si maior factus ratum habuerit] Cist titres est se aucuns otroie puis que il est venuz en + aage. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Eutichian. Se partie fu fete sanz tricherie ou par escriture ou sanz escriture, entre cels + qui avoient mains de .xxv. anz, et il la confermerent puis que il orent acompli loial + aage, il covient que ele soit tenable.

+

+ Cil meisme empereor dient à Sortu. Cil qui puis que il + sont en aage de .xxv. anz conferment les choses qui furent fetes avant que il fussent en + aage, il requierent por niant que eles soient rapelees.

+
+
+ [2.46.0 Ubi et apud quem cognitio restitutionis agitanda + sit] Cist titres est en quel lieu et par devant qui la cause de + restitution doit estre tretiee. +

+ Li empereres Antonins dit à Sevoir. Se aucune chose a + esté jugiee par mon procurator, ele ne puet pas estre rapelee par la sentence au prevost + par enterigne restitution ; quar li sels princes puet doner restitution contre la sentence + à ses procurateurs.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Aquilian. Porce que tu proposes que tu as paié les choses que tu covenanças en + la transaction, se tu vels pledier por ravoir les par enterigne restitution ou par + aucun’autrecf. aucun’autre (2.4.43) cause, il t’en covient requere le prevost de la contree en coi + cil que tu veus empledier ont leur mesons.

+

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Porce + que nos savons bien que l’en doute des enterignes restitutions qui sont demandees par + devant qui il les covient examiner, ou par devant le juge tant seulement qui a aucune + jurisdition, ou par devant les juges delegaz, qui que les demant, ou cil qui sont dedenz + aage ou cil qui sont en aage selonc ce qui a esté esclerié es establissemenz as ancians et + es noz que li un et li autre les pueent bien demander nos establissons que tels causes + soient proposees ne mie tant seulement pardevant les juges ordinaires, mes par devant cels + qui seront delegat de par nos ou de par les aministreors de nostre empire, ou en ceste + roial cité, ou es contrees, si que il apere que cil qui done le juge soit autresi comme se + il ooit la cause et doint la restitution, e ainsi ne sera pas griés li examinemenz des + causes. Mes que aucuns ne traie le mendement de nostre establissement + si confusement que il cuit que il s’estendes’eistende avec i exponctué. as arbitres qui sont esleu par le + commun assentement des parties ou as juges delegaz que li juges donent qui n’ont nule + jurisdition mes poesté de jugier tant seulement. Nos volons generalment que cil terminent + tel manieres de causes qui sont mestre de certaine baillie qui a jurisdition ou cil qui + seront delegat de par els, et cil à qui l’audience des causes est envoiee de par nostre + majesté. E que il n’i remeigne nule chose de coi l’en doie douter, nos + i ajoston que il loise à cels tant seulement que nos avons nomez avant à oïr cause + d’enterigne restitution comment que il soit, ou ce se leur est otroié especialment, ou se + il sont doné juge generalment, ou se aucuns plez de restitution eschet es especiaus causes + en coi il sont fet juge.

+
+
+ [2.47.0 De reputationibus, quae fiunt in iudicio in integrum + restitutionis] Cist titres est des choses que il convient que cil + rende qui a enterigne restitution. +

+ Li empereres Alissandres dit à Tacian. Autresi comme + cil qui a enterigne restitution ne doit pas demorer en son damage, ne doit il pasil pas répété. demorer en gaaing. E por ce, il + doit rendre quant que est venu à lui ou par achat ou par vente ou par autre marchié. + Mes se cil qui a mains de .xxv. anz est pleges, l’action doit estre + restoree à l’ancian deteur. E quant cil qui est dedenz aage se met en + heritage et il a aprés restitution, il doit maintenant rendre ce qui est venu à lui de + l’eritage. E se aucune chose a esté fete par tricherie, il la doit + rendre.

+
+
+ [2.48.0 Etiam per procuratorem causam in integrum + restitutionis agi posse] Cist titres est que cause d’enterigne restitution puisse estre menee par procurateur. +

+ Li empereres Alixandres dit à Lucian. Il nos plest + que, se cause d’enterigne restitution apartient à aucun, que ele puisse estre menee par + procurateur.

+
+
+ [2.49.0 In integrum restitutione postulata ne quid novi + fiat] Cist titres est que nule chose ne soit renovelee puis + q’enterigne restitution est demandee. +

+ Li empereres Gordians dit à Secondin chevalier. Il est + aperz droiz que totes choses doivent estre en leur estat dés que enterigne restitution est + demandee. E cil à qui la chose apartient s’entremetra de ce.

+
+
+ « De + restitutione militum et eorum qui rei publicae causa afuerunt » 2.50.0 ; + réserve prévue et occupée par la rubrique précédente. +

+ Li empereor Sevoirs et Antonins dient à Chilon. Se + Valerians qui estoit connestables de la dozinsme compaignie de cels de Montgeu fu morz + ençois que il receust sa possession, ses oirs demandera por sa persone dedenz l’an que il + le porra fere, se Valerians fu morz en chevalerie aprés que li jor furent acompli en coi + possession de biens est donee.

+

+ Li empereres Alissandres dit à Peron connestable. Se + aucune chose est amenuisiee des biens à cels qui sont hors del païs por le preu de la + chose commune, ou aucuns est delivrez d’aucune action qui apartenoit à els, enterigne + restitution leur est otroiee dedenz l’an par general jurisdition.

+

+ Cil meismes empereres dit à Flavi et à Aristomede chevaliers. Il est otroié à chalengier ce qui est porsis des biens à aucun el tens de + sa chevalerie dedenz un an aprés ce que il lesse à estre hors del païs por le preu de la + chose commune, si que la longue tenue del tens que il a estéchevaliers exponctué après esté. en chevalerie ne li nuise + rien. Mes puis que li anz est passez, il ne covient pas amenuisier la droiture à celui qui + porsiet.

+

+ Li empereres Gordians dit à Mestrian. Tu ne doiz pas + douter que se cil qui sanz tricherie sont hors del païs por le preu de la chose commune ne + sont pas deffendu tant comme il sont hors por le jugement au juge leur bien pueent estre + porsis tant seulement, mes il covient que la vente soit porloigniee jusqu’à cel tens que + il lessent à estre hors del païs por le preu de la chose commune.

+

+ Cil meismes empereres dit à Secondin chevalier. Il est + aperte chose que prescription de quatre anz aprés la vente que la borse l’empereor a fete + ne puet nuire à cels qui sont hors del païs por le preu de la chose commune, ne as autres + qui sont en aage qui apartienent au titre d’enterigne restitution.

+

+ Li empereor Valentins et Gallians dient à Germain connestable. Se li oir à ton creancier vendirent tes possessions qui leur estoient obligier tant dementieres comme tu entendoies à chevalerie, tu porras requere + le prevost de la contree et empetrer enterigne restitution, etq exponctué après et. quant la vente sera retrete, tu recevras les + possessions mes tu rendras ainçois la dete ou le pris se il est mendre que la dete.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Marne. Il + n’est pas avenant chose por la descepline de chevalerie que les choses que li peres fet + soient rapelees par les filz. Por ce meesmement que tu affermes que tes peres ne se + plainst onques de cel marchié le tant comme il vesqui, ne te doiz tu pas efforcier de + rapeler le.

+

+ Li empereres Justinians dit à Menne le prevost. Nos + establissons que à cels qui sont en garnison et en chevalerie aident li tens en coi il + sont en cele besoigne à eschivereschiever avec e + exponctué. exceptions et à avoir enterignes restitutions. E + li autres tens en coi il sont hors de chevalerie et en autres lieus ou en leur mesons ne + leur aident point à avoir cez privileges.

+
+
+ [2.51.0 De uxoribus militum vel eorum qui rei publicae causa + absunt] +

réserve prévue mais pas de rubrique. + Li empereres Alixandres dit à Segon. Il est bien seue + chose que l’en seult secorre as + femes + feme + qui sont hors del païs ou leur mariz por le besoig de la chose commune.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Quintilian. + Rescription + Prescription + de lonc tens ne nuist pas à cele qui fu longement hors del païs o son mari qui + entendoit à chevalerie. Mes porce que tiels longues demorees qui sont faintices ne doivent + pas nuire, nos jujons que se tel fame mostre que la meson qui fu rendue tant comme ele + estoit hors apartenist à li, ele rende le pris qui fu donez et ait arriere sa meson.

+
+
+ [2.52.0 De temporibus in integrum restitutionis tam minorum + aliarumque personarum, quae restitui possunt, quam heredum eorum] +

+ réserve prévue mais pas de rubrique. + Li empereres Gordians dit à Prudent chevalier. Tu puez + demander en tot le tenz en coi tu es en chevalerie l’aide de restitution es choses en coi + tu fus pardesus deceuz quant tu avoies mains de .xxv. anz ; quar li tens qui est establiz + aprés le loial aage doit estre contez par reson dés le jor que tu fus envoiez en + garnison.

+

+ Cil meismes empereres dit à Segondin chevalier. Se tes + peres morut dedenz loial aage ou aprés ce que il l’ot acompli ençois que li tens qui est + establiz à + avoi à avoir + avoir + restitution fust passez, et tu as esté ses oirs et as doné entente à chevalerie + dedenz .xxv. anz ou aprés, si que ce fu dedenz le tens qui remanoit au mort à avoir + restitution en la persone au mort.

+

+ Cil meismes + doit + dit + à Mutian chevalier. Se tuas exponctué après tu. es dedenz les anz en coi aide d’enterigne restitution + est otroiee, ou tu donas en cel tens entente à chevalerie et fus en garnison, li benefices + de restitution qui est continuez ne sofferra pas que tuas exponctué après tu. aies damage de tes choses.

+

+ + Li empereor Dioclians et Maximians dient à Denise. Tu + puez pledier contre celui contre qui tu nos requiers en la persone de tes freres se tu as + leur heritage. Et saches que se ti frere furent en chevalerie ainz que il eussent .xxv. + anz et il morurent en la chevalerie, li tens d’enterigne restitution ne failli pas por + leur mort, ainz l’envoierent à leur oirs.

+

+ Li empereres Costentins dist à Basse. Il covient + garder les choses qui ont esté establies des tens d’enterigne restitution. E se aucuns + empetre par aventure pardon d’aage par nostre benefice, il ait par droit le tens qui est + establiz à avoir enterignes restitutions et à finer les dés le jor que nostre indulgence + sera aportee avant par devant avenant juge, et que l’aministration de sa chose qui sera + otroiee, en tel maniere neporquant que aide d’enterigne restitution ne soit pas devee à + cels qui sont mains de .xxv. anz des choses que il firent ainz que il empetrassent pardon + d’aage. E se aucunsest exponctué + après aucuns. qui est autresi dedenz aage, il ne li soit pas deveé à user + del benefice de restitution quant il avra passé le .xx. et sincquiesmeei exponctué après sincquiesme. an de son aage dedenz le tens + qui est establiz. E se cil qui est dedenz aage est oirs à aucun qui est + en aage, il devra avoir à demander enterigne restitution et aterminer les causes autretant + de tens comme il remanoit au mort à qui il est oirs ou de qui biens il a la possession en + tant comme il apartient as causes que il a de par celui qui estoit en aage. + E quant cil qui est en aage a l’eritage à celui qui est dedenz aage, + se il est oirs par droit citean ou sanzci exponctué + après sanz. testament ou par testament, il doit demander enterigne + restitutionmaintenir exponctué après + restitution. maintenant que il vient à l’eritage es causes qui li apartienent de + par celui qui estoit dedenz aage. E se il est oirs par droiture d’onore, li tens doit + estre contez sanz nul amenuisement à terminer et à examiner la cause d’enterigne + restitution de ce que il a receu la + possessions + possession + des biens.

+

+ Cil meismes empereres dit à Julian le prevost. Quant + li tens de demander enterigne restitution sont gardé, se li demandierres requiert + delaiement qui puisse estre compris dedenz le tens qui est establiz à avoir restitution, + il covient lors que il soit donez qui que le demant quant les causes seront conneues. + Mes se tiels delaiememz est demandez qui nep exponctué après ne. puisse estre compris dedenz le tens qui est + establiz si comme se il est demandez pres de la fin de cel tens, il covient que il soit + deveez à celui qui demande, quar il estoit en sa volenté de movoir le plet si par tens que + li delaiemenz que il demande peust estre enclos el remanant del tens qui est establiz. E + se li deffenderres requiert l’aide de delaiement quant il avra mostré droite cause por coi + il le requiert, nos establissons que il li soit donez sans nul enpeechement + de tens, quar iln exponctué après il. + n’estoit pas en sa poesté quant ses aversaires vosist movoir plet contre li. Ele li doit + donc estre donee, ja soit ce que ele s’entende outre le tens qui est establiz. E se li + deffenderres enpetre cel delaiement, il n’est pas deveé au demandeor que il ne use à + querre ses prueves.

+

+ Li empereres Justinians dit à Jehan le prevost. Nos + ostons de nostre empire la difference qui rien ne vaut, qui est en divers lieus, de l’an + profitable à demander enterigne restitution. E si establissons que en l’anciane Rome et en + ceste haute cité et en Lonbardie et en totes les autres contrees soit nombree tant + seulement l’espace de quatre anz continuels dés le jor que li profitables anz soloit + corre, et cist tens soit communs en toz lieus ; quar il nos senble que ce seroit male + chose que aucune division nasquist por la difference des lieus. E nos + establisson que ce soit tenu ne mie tant seulement es restitutions à cels qui sont dedenz + aage à qui li profitables anz commence à corre dés le premier jor que li .xx.tesissiemes + anz commence, mes en cel à cels qui sont en aage, si que li devanz diz continuelmenz de + tens soit gardez por le profitable an à commencier le plet de restitution et à finer le. + E tot autresi comme toz li aages qui est devant .xxv. anz est + exceptez es restitutions à cels qui sont dedenz aage, autresi est exceptez es restitutions + à cels qui sont en aage toz li tenz qui sont hors del païs por le profit de la chose + commune ou qui sont nonbrees es anciances lois. E la restitutions de cels qui sont dedenz + aage et de cels qui sont en aage ne se devise point en ceste partie.

+
+
+ [2.53.0 Quibus ex causis maiores in integrum + restituuntur] réserve prévue mais pas de + rubrique. +

+ Li empereres Antonins dit à Eutilian. Se tu fus hors + de ton païs por l’office de l’allegation que tu fesoies à moi par bone foi por le besoig + de ta cité et tu fus lors condempnez porce que il n’i avoit qui te deffendist, tu demandes + par droit restitution del jugement que tu puisses enterignement user de tes deffenses ; + quar il a esté receu que cil qui font office de legation soient en cel privilege en coi + cil sont qui sont hors del païs por le profit de la chose commune.

+

+ Cil meisme empereres dit à Denise. Se tu ne peus aler + par devant ton juge porce que tu estoies tenuz en prison par le commandement au prevost, + et tu le prueves par devant le prevost de la contree, tu avras restitution de la + cause.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Procle connestable. Li commun droit secorent par l’office au juge à cels qui sont en aage es + marchiez qui sont de bonesont es bones foi corrigé par + l’ajout d’un d suscrit et par l’exponctuation de s final dans es et bones. foi quant la cause est + conneue.

+

+ Cil meisme empereor dient à Prisian. La chose commune + seult user de la droiture à cels qui sont dedenz aage et por ce puet ele demander aide + d’enterigne restitution.

+

+ + Cil meisme empereor dient à Lucian. Se tu fus pris de + tes anemis o ton pere et o ta mere et puis revenis de cele chetivoison quant il i furent + mort et demandas leur heritage, il ne t’est pas deveé à chalengier leur choses à la + maniere de la profitable action qui est donee à cels qui ont enterigne restitution ; quar + l’exception de l’an profitable qui seult estre oposee à ceste action ne te puet rien + nuire.

+
+
+ [2.54.0 De alienatione iudicii mutandi causa facta] +

réserve prévue mais pas de rubrique. + Li empereor Dioclians et Maximians dient à Ertut. Porce que possessions engendre action sus la chose à celui qui la chalenge contre + celui qui la tient, et que enterigne restitution est otroiee par le pardurable banissement + quant la chose est estrangiee por muer le jugement, tu doiz entendre que se cil qui + porseoit la chose la vendi, que tu empledasses à lui, et il la bailla à l’acheteor, tu as + par droit poesté d’empledier lequel que tu vodras.

+
+
+ [2.55.0 De receptis] +

ni + réserve ni rubrique. + Li empereres Antonins dit à Neporciane. Il a sovent + esté escrit que l’en ne puet apeler contre la sentence à l’arbistre qui a esté receuz par + droite compromission de deus parties ne action de chose jugiee n’en puet estre donee. E + por ce i est paine promise d’une part et d’autre si que l’en lest por la poor de la paine + à partir soi del covenanz ; mes se li arbitres juge puis le jor qui fu assignez la + compromission, la sentence nest nule ne cil qui n’i obeist pas ne desert nule paine.

+

+ Li empereor Chiers et Carins et Munians dient. Se tes + aversaires refusa contre la compromission à venir devant l’arbitre que vos aviez esleu, il + apert que il est tenuz à la paine qui fu covenanciee.

+

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient à Patrome. Se + tu n’obeis pas à la sentence as arbitres qui furent esleu par compromission porce que il + n’a eu loier ou grace de par els, tu porras user de grace d’exception de tricherie contre + sa fille, qui pledera à toi por la paine qui fu establie en la compromission. Ne il ne te + sera pas deveé à empledier ta fille por la cause de tricherie qui selt estre mise en + compromission qui tele est : « Tu me promez que en ceste covenance n’avra point de + tricherie de par toi, e se tu i fez tricherie, tu paieras .x. souzabrégé sl. dans le ms. de paine ».

+

+ Li empereres Justinians dit à Demostene le prevost. Que parjures ne soit fez en eslire les arbitres o religion de serement et que + congiez ne soit donez communement as desloiaus homes d’escharnir le jugement as arbitres, + nos volons establir ceste chose par tressaint jugement. Se il covient + donc entre le demandeor et le deffendeor et le juge que li plez soit menez par religion de + serement, et les parties escrivent cest consentement o leur propres mains + ou par communes persones ou il le dient o leur propres voiz par devant celui que il ont + esleu à terminer leur cause que li arbitres est esleuz par leur seremenz, et il i ajostent + ce que li arbitres meismes a fet serement de terminer la cause o tote verité, nos + establissons que ces jugemenz soit gardez en totes manieres, ne li deffenderres ne li + demanderres ne s’en puissent partir, ainz soient contraint de tenir le en totes manieres + et d’obeir li. ¶ E se nule tele chose n’a esté fete de l’arbitre ne en + cort ne par escrit, et les parties esclerent par letres que eles se sont aliees par + serement que eles tendront la sentence à l’arbitre, nos volons que li jugemenz à l’arbitre + soit gardez en cest cas sanz muer, si que leur letres aient cele meisme force quanque ce + fust escrit ou dit en la devant dite maniere ou au commencement, quant li arbitres fu + esleuz, ou aprés sa sentence que il se sont mis en son jugement par la religion de leur + serement, ou que il ont juré à acomplir les choses que il a jugiees. + Mes se li arbitres toz sels fet serement quant les parties le requierent, et il li font + savoir que il se sont mis en son jugement, ou par escrit ou sanz escrit, que il terminera + la cause o tote verité, nos volons que ses jugemenz soit en cest cas autresi tenables + comme en cels devant, et soit confermez par les lois. Et en toz cez cas + loise il à establir bone action selonc ce que la qualité de la chose le requera. + Mes se il n’apert ne par escriture ne autre maniere que nule tel + chose n’i ait esté fete, et l’une des parties dit que seremenz a esté fez de tenir la + sentence à l’arbitre, nos ne volons pas que les paroles à une des parties ou au seul + arbitre soient creues de ce. Quar se aucuns dit que seremenz a esté donez sanz juge et + sanz le testemoine de l’escriture as parties, li ordenemenz del plet douteus qui avient + sovent entre les fous homes ne doint nule force asjugés exponctué après as. choses jugiees. Mes en tiels cas tiegnent les choses + que li ancian establirent d’eslire arbitres. E quant li arbitres avra + doné sa sentence, se aucuns i fet ceste subscription, je ne le contredi pas, ja soit ce + que il n’i mete pas ceste parole. Je le veil et lo nos jujons que il soit contrainz de + fere en totes manieres la chose à coi il s’est assenti, quar quel difference a il se il + dit je ne le contredi pas ou il dit je le veil et lo ? Quar se les + acostumees paroles de covenance et la soutil garde qui nul lieu ne tenoit est ostee de + droit, nos qui avons amendé par les lois que nos avons escrites novelement plusieurs vices + de covenances et pluseurs doutes, por coi n’osterions nos en ceste maniere d’escriture + tote la doute de l’ancian droit, si que se aucuns escrit les devant dites paroles ou une + d’eles, il soit contrainz d’acorder si et de mener les à effeut ? Quar il + ne senble pas que ce soit voir que il ait por ce escrit tant seulement que il ne le + contredie pas, mes que il acomplisse ce contre coi il ne puet aler.

+

+ Cil meismes empereres dit à Julian le prevost. Porce + que il avoit esté devant establi en eslire leur arbitres qui n’estoient pas confermé par + paine qui fust establie en compromission, ne que juges ne donoit pas mes commune eslection + des parties les ordenoit sanz nule sentence de juge por tenir ce que il jugeroient, se + leur sentence fust donee por le demandeor, ele ne li aidast point. Nos establisson des + arbitres que nos avons devant diz, et que tels consentemenz eslira, et de coi covenanz + sera fez, ou par escriz ou sanz escriz, que l’en tiegne leur jugemenz, se les parties font + subscription puis que li jugemenz est fez que la sentence ne leu desplest pas. Nos + n’establissons pas tant seulement que exception de covenant soit engendree au defendeor + me + mes + que action de tenirest exponctué après + tenir. ce qui est jugié soit otroié au demandeor par nostre loi, si que la + sentence à l’arbitre puisse estre mandee + + à + excecution. Mes ce soit en ceste roial cité par l’office de la haute prevosté ou + de celui de qui jurisdiction li deffenderes est et es contrees par cels qui les gouvernent + ou par leur ministres ou par cels en qui poesté li deffenderres est. E + se il ne font subscription aprés la sentence l’arbitre, ainz la conferment par silence et + il n’envoient pas aprés .x. jorz attestation que il la contredient ou au juge ou au leur + aversaire, par coi il soit fet apert que il ne veillent pas recevoir le jugement. Lors + jujons nos que la sentence soit affermee par silence des parties, et que li deffenderres + puet avoir la devant dite exception et li demanderres la devant dite action. + E se l’une des parties refuse la sentence selonc la devant dite + maniere ne ne velt pas acomplir les choses qui sont jugiees, nos volons que de ce ne soit + fete nule grevance à nului, ne exception n’en soit engendree au deffendeor, ne action au + demandeor, mes de ce soient excepté li arbitre qui sont esleu par religion de serement + selonc nostre novel establissement, quar lors volons nos que totes les choses soient + gardees qui sont + establiees + establies + en nostre loi de tel maniere de jugement. ¶ Et ja soit ce que + nos sachons bien l’opinion que Julius Paulus ot, et pluseur autre sage home qui tochierent + ceste question que nos envaïssons orendroit, mes il ne la determinerent pas parfetement, + ainz distrent que l’en devoit ester à la sentence as arbitres jusq’à une temporels + actions. Neporquant, nos jujons plus plenierement et generalment que la + compromission qui est fete en arbitre par escrit entreront autresi bien longe tenue comme + se plez en eust esté commenciez en jugement ordinaire. E pardesus ce + establissons nos generalment que, se il a es choses qui sont fetes par devant les arbitres + aucune chose reconneue par les parties ou provees par tesmoinz, il loise à user en en + jugement ordinaire.

+

+ Cil meismes dit à Jehan le prevost. Nos establissons + que il soviegne as fames de lor chastee et des ouevres que nature lor octroia, et de celes + de coi ele commanda que els s’atenissent. Et ja soit ce que eles soient de grant opinion + et que eles reçoivent misent sus els, ou que eles soient patrones et oient les causes à + cels que eles ont franchiz, neporquant nos establissons que eles soient departies de tote + compeignie de juges, si que por ce se eles sont esleues à fere jugement ne soit enjointe + nule paine ne nule exception de covenant ne soit eue contrec exponctué après contre. cels qui ne vodront tenir leur + jugement.

+
+
+ [2.56.0 De satisdando] Cist titres + est de caution. +

+ Li empereor Dioclians et Maximians dient. Il n’est pas + doute que cil qui en cort est fez procurateur au demandeor n’est pas contrainz de doner + caution que ses sires tendra ce que il fera ; quar l’en doit entendre en cest cas que li + procurators est autresi comme se li sires fust presenz. E se ses + aversaires li oppose el commencement del plet que il deffende celui por qui il est + procurators, il sera contrainz de doner caucion en ceste partie de recevoir le plet + autresi comme procurateurs à celui qui n’est pas presenz. E se il ne la done, li juges ne + li otroit pas à aler avant en la cause qui li est commandee. E li + procurators ou li deffenderres à celui qui est trez en cause qui est establiz par + testemoine de letres sera contrainz el commencement del plet de doner caution en totes les + causes de paier ce qui li sera ajugié.

+
+
+ [2.57.0 De formulis et impetratione actionum sublatis] + Cist titres est d’oster les formes de droit d’empetrement + d’actions. +

+ Li empereres Costentins dit à Marcellin prevost de Phenice. Les formes de droit par coi il soloit estre que cil qui chaoit de sa demande d’une + seule sillabe chaoit de tote la cause soient del tot ostees de toz plez.

+

+ Li empereor Theodoses et Valentins dient à Hiere le prevost. L’exception d’action qui n’est pas empetree ne soit opposee à nul en grant + jugement ne en petit, se il est certaine chose que l’action soit covenable à la chose et à + la besoigne qui est proposee.

+
+
+ [2.58.0 De iureiurando propter calumnia dando] + Cist titres est de fere serement de verité. +

+ Li empereres Justinians dit à Demostene le prevost. Nos establissons en totes les causes que se l’en plede ou por letres ou por + instrumenz ou por aucune autre chose en coi il est mestiers de prueves, li + demanderres ne soit pas contrainz d’amener prueves se cil qui les demande ne fet avant + serement de verité que il n’a pas proposee tele allegation par corage de porloigner la + cause, quar li contenz et l’angoisse des pledeors est refrenez par la poor del serement. + E que aucun ne viegnent contre droit à fere enqueste par les sers, et + mostrent vers els la cruelté de leur corages. Nos n’otroions pas que cil qui requierent + que enqueste soit fete par les sers viegnent à ce ne ne soient oï par les juges se il ne + jurent avant sur les saintes Escritures que il ne vignent pas à ce demander por haine des + sers ne por male volenté que il aient as autres oirs, mes porce que il ne pueent pas + autrement enquere ne mostrer la verité des choses de l’eritage.

+

+ Cil meismes empereres dit à Julian le prevost. Porce + que nos n’avons pas otroié as juges que il oient les causes en tot le monde qui est sozmis + à l’empire de Rome se li avocat qui velent sostenir les causes ne font avant serement sus + les saintes Evengiles, et ainsi avons nos ordené que il metent avant les causes, il nos + senble que il est necessaire chose de fere ceste presente loi par coi nos establissons + que, en toz les plez qui seront commencié de ci en avant, li demanderres ne li + deffenderres ne commencent pas à estriver el commencement del plet se il ne font serement + aprés la demande et aprés la response, ainçois que l’avocat à l’une et à l’autre partie + facent le serement qui est establiz par les lois. E li demanderres jurt que il n’a pas meu + le plet par corage d’acuser fausement à son escient mes porce que il croit que il a bone + cause. E li deffenderres n’use pas de ses allegations se il ne jure premierement que il + use de bone deffense, et que par ce est il venuz à contredire la demande à son aversaire. + Et aprés ce, facent li avocat à l’une et à l’autre partie le serement si comme nos avons + ordené, et les saintes Evangiles soient mises devant le juge. ¶ Mes la + dignité ou la nature de la persone n’otroie pas que ele viegne au juge, li seremenz soit + fez en sa meson, si que l’autre partie ou ses procurateurs soit presenz. + E il covient que ce soit gardé es deffendeors et es procureors, et es + autres persones qui ont selonc les lois aministrations d’autrui choses, quar il covient + que il soient pris par serement que il sevent bien la cause, et por ce vienent il à + maintenir la ; quar li orfelins ou les autres persones qui sont en garde ne puent pas + savoir la cause, mes cil qui ont l’aministration de leur choses et por ce vienent il au + jugement et jurent selonc la sentence de leur coraje. Et ja soit ce que la nature de la + cause est autre par aventure, neporquant chascuns puet bien jurer ce que il + croit. E tuit li autre serement qui descendent des lois qui sont devant ceste durent en + leur fermeté, et cil que nos avons avant establiz. E se l’une des + parties est hors de la contree et sa cause est menee par procurateur, se ce est li + demanderres, il n’ait pas congié de demander à son procurator sa cause à mener, se il ne + fet ançois le devant dit serement en la contree où il est. E se li deffenderres est hors + del païs et il ordenne par aventure procurator ou aucuns vient avant qui le veille + deffendre, il face le devant dit serement autresi comme se il n’osist pledier en sa propre + persone, si que li demanderres soit presenz ou par soi ou par soffisant procurator ou sanz + lui se li jugesvelt exponctué après juges. + voit que ce soit biens. Mes porce que nos doutons que aucuns misent + d’aucune collusion et s’entrequitent cest serement et escharnissent par ce nostre + establissement, nos establissons que tuit li juge, ja soit ce que il soient juge par + compromission, ne sueffrent pas que tiex seremenz soit quitez ; quar nos n’avons pas fete + ceste loi por aucun especialment, mes por le commun profit, mes il soit pris del demandeor + et del deffendeor que la chose ne soit aneantee petit et petit et que li seremenz as + principaus persones ou as avocaz ne remeigne en aucune partie. E nos + volons ajoster à ceste loi que se aucuns velt movoir plet por autre et il n’en aporte nul + commandement, ainz afferme sa persone en jugement par doner pleges, que li sires se tendra + apaié de ce que il fera. Se il velt movoir le plet por une persone ou por aucune assenblee + ou por ville ou por université, nos establissons que il doigne les pleges si comme il est + acostumé. Mes iln exponctué après il. + n’aille pas avant el plet se il ne fet asp exponctué + après as. principaus persones fere le devant dit serement dedenz le tens + que li juges establira par devant leur aversaire se il velt estre ou par devant son + procurateur ou tot sanz lui. E cist seremenz soit fez par devant le deffendeor del lieu + par celui por qui li plez est meuz ou par la graigneur partie et la plus covenable de + l’université. Mes se li demanderres ne velt fere le serement de verité + et ce est prové loialment, il ne loise pas à venir aup exponctué après au. plet, ainz chiece de s’action comme desloiaus + pledierres et la loiauté as juges aille contre lui o sovraine deffense et le mete hors del + jugement. E se li deffenderes refuse à fere cest serement, il soit + tenuz por reconnoissant en toz les chapistres qui sont contenu en la demande, et il loise + au juge à doner sentence si comme la qalité de la chose li amonestera. + Ainsi seront amenuisié non pas tant seulement li plet mes li faus pledeors ; quar tuit + savront bien que il leur covendra fere serement dés que il vendront es jugemenz ; e se + lesp exponctué après les. + principaus persones maintienent le plet par leur serement et li avocat font + serement et li juge ont devant els les saintes Escritures quant il examinent les causes et + quant il font leur jugement, que doit l’en croire autre chose fors que Dex est juges en + totes causes ? Toz li faus acusement qui soloit estre ancianement se repost donc, et totes + les doutes qui en venoient, et nostre establissement apere en totes terres briés et clers + et soit grant remedes de terminer les causes. Mes nos volons es plez + qui ne sont pas encor commenciez que li devant diz serement soit fez el commencement del + plet. E se l’en trueve aucune cause qui ja aient esté commenciees si + que la contestation del plet ait ja esté fete et les acostumeescauses + exponctué après acostumees. cauteles aient esté donees en + jugement, se l’une et l’autre partie est en present et demeure en une cité ou en un + terroier, nos establissons que li devant diz seremenz ait lieu en tels plez, et que les + parties soient contraintes de fere le au premier jor que eles vendront pledier aprés ceste + loi. E se l’une partie est hors del païs que il n’apere que li plez + soit porloigniez por la defaute à une des persones, et que aucune chose n’avigne qui soit + contrere à nostre proposement, et que ce qui a esté establi por l’abriegement des plez ne + soit torné en contrere sentence, nos commandons que la persone qui sera presente face en + totes manieres le serement, et que il soit pardonez à celui qui ne sera pas presenz es + plez qui sont commencié tant seulement selonc ce qui a esté dit avant. E se l’une et + l’autre des principaus persones est hors, li plet qui ja sont commencié corent par leur + cors sanz fere cel serement que li plet ne soient porloignié trop longement.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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Cette édition a été réalisée grâce au financement d'un contrat de recherche postdoctorale du LabEx Hastec (2018-2019).

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - - -

Edition du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, français 1933 (H), avec corrections par conjecture et par le manuscrit de contrôle G.

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- - - Critères d’édition -
Introduction -

La toilette du texte s'aligne sur les critères établis par Vielliard Françoise, Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014. Nous avons également consulté l’article de Mario Roques, « Établissement de règles pratiques pour l’édition des anciens textes français et provençaux »,Romania, LII, 1926, p.243-249, et l’ouvrage d’Alfred Foulet et Mary Blakely Speer, On Editing Old French Texts,The Regent Press of Kansas, 1979.

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Bien que nos critères aient privilégié le choix d'une édition critique interprétative, nous voudrions néanmoins préciser que dans la transcription du premier et du dernier livre de la traduction (ll. 1 et 9) nous avons reproduit de manière imitative les graphies et les abréviations présentes dans le manuscrit H, afin de donner un aperçu des usages graphiques des trois scribes qui interviennent dans sa rédaction. Le livre 1 (f.3r-5v) reproduit ainsi les pratiques graphiques du Copiste 1, d'origine normande ou anglo-normande, qui rédige la presque totalité de la copie. Dans le livre 9 (f. 96v-101r), en revanche, deux nouveaux scribes prennent le relais : le Copiste 2 et le Copiste 3, selon toute probabilité d'origine occitane, comme leurs usus scribendi et copiandi le montrent. Un échantillon des particularités graphiques (et en partie linguistiques) de chaque copiste trouve ainsi son expression dans la transcription de ces quelques feuillets liminaires du manuscrit de base de notre édition.

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Nous précisons que nous citons à partir de notre édition et non des lieux du manuscrit.

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Graphies -
Allophones -

Notre édition régularise l'expression graphique des allophones en s'alignant sur l’usage du français contemporain, à la seule exception des livres 1 et 9, transcrits de manière imitative.

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Le graphème ‹i› court a été transcrit par ‹i› pour la voyelle /i/, par ‹j› pour la consonne affriquée pré-palatale /dž/.

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La graphie ‹u› ayant la valeur phonétique de la consonne fricative labio-dentale /v/ a été transcrite par le graphème ‹v›. Dans la mesure où le manuscrit H remonte à la seconde moitié du XIIIe siècle, les formes du futur et du conditionnel des verbes avoir et savoir ont été transcrites par le graphème ‹v›. Pour les formes du verbe pouoir, nous avons en revanche gardé la graphie avec ‹u›.

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Chez le Copiste 1 nous trouvons l'usage systématique du graphème ‹w› dans l'expression du digramme ‹vu›, notamment pour la P3 et la P6 du présent de l'indicatif du verbe voloir (wet et welent). Le Copiste 3, vraisemblablement par imitation du Copiste 1, reprend le même usage graphique, qui est en revanche absent chez le Copiste 2.

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Les Copistes 2 et 3 pratiquent de manière systématique l'alternance entre ‹i› long et ‹i› plongeant en fin de mot.

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Emploi de ‹y› -

La lettre y ayant la valeur phonétique de /i/ a été conservée. Ce graphème est rarement employé par le Copiste 1 (qui s'en sert seulement pour le mot loys), alors qu'il est très fréquent chez les Copistes 2 et 3 : ‹y› concurrence les ‹i› longs et plongeants en fin de mot.

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Emploi de ‹x› final à valeur de ‹us› -

Nous avons respecté la graphie finale ‹x› ayant valeur de ‹us›.

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Emploi de ‹z› final à valeur de ‹m› -

Nous avons transcrit par le graphème ‹m› le ‹z› en fin de mot exprimant la consonne occlusive bilabiale. Ce graphème est employé exclusivement par le Copiste 2.

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Chiffres -

Nous avons transcrit les chiffres romains tels quels, en reproduisant les points qui les séparent des autres mots et avec un dernier ‹i› plongeant chez les Copistes 2 et 3. Chez le Copiste 1 ‹.i.› est également employé pour le singulier de l'indéfini masculin, que nous avons transcrit tel quel, tant pour le cas sujet que pour le cas régime.

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Abréviations -

Les abréviations ont été systématiquement résolues. Elles ont été développées en italiques pour les livres 1 et 9. Leur résolution s’est alignée sur les graphies attestées dans d’autres parties du texte et, dans le cas de différentes formes graphiques, sur la graphie la plus fréquente.

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Signes tachygraphiques (sur la ligne et suscrits) -

Parmi les abréviations les plus fréquentes nous signalons : 7 barré = et ; 7 suscrit = er / ier ; 9 = com / con ; 9 suscrit = us ; p barré horizontalement = per / par ; p barré obliquement = pro ; p surmonté d’un tilde = pre ; q surmonté d’un tilde horizontal (et parfois vertical chez le Copiste 2) = que ; q barré obliquement = qu'an.

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Chez le Copiste 1 nous trouvons l'alternance des formes per (p barré horizontalement) / pert (p barré horizontalement + t) pour la P3 du présent de l'indicatif du verbe perdre. Les deux formes sont également attestées en toutes lettres.

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Le tilde est employé par tous les copistes pour signaler la présence d'une consonne nasale (m ou n) ou un groupe se composant d'une voyelle suivie d'une consonne nasale (an, en et on).

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Le Copiste 1 présente un léger flottement graphique au niveau des nasalisations des voyelles /a/ et /e/, essentiellement attestées dans le substantif tans et dans le suffixe -mant des adverbes. Dans la mesure où les nasalisations graphiées par ‹an› sont majoritaires dans les formes pleines, nous avons systématiquement résolu par an les formes tns et -mt surmontées d'un tilde. La seule exception est constituée par le substantif testament, où le flottement entre les deux restitutions graphiques de la nasalisation s'inverse et la forme graphique pleine majoritaire est en (plusieurs occurrences des formes pleines et des formes abrégées testamet surmontées d'un tilde). La graphie testamanz est rarissime et n'apparaît que dans quelques rubriques et paragraphes du livre 6 (r. 6.22, 6.27, 6.29 et 32 ; p. 6.41.3, 6.73.2, 6.81.1 et 6.82.2).

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Le signe 2 suscrit a été développé différemment au gré des copistes, dans le respect de leur pratiques graphiques. Chez le Copiste 1 nous avons privilégié la résolution our: les mots les plus fréquemment affectés par ce signe sont pour, seignour, menour, plusour. Les mêmes mots peuvent parfois être graphiés en toutes lettres par le suffixe -or, mais cette forme est minoritaire. Chez le Copistes 2 nous avons développé le signe par or, puisqu'il s'agit de la seule forme pleine attestée. Chez le Copiste 3 la forme pleine n'est jamais attestée : dans la mesure où ce copiste a tendance à calquer les mêmes formes graphiques que le Copiste 1 nous avons développé l'abréviation par our.

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Abréviations par lettre suscrite -

Parmi les abréviations par lettre suscrite les plus fréquentes, nous signalons : a = ra ; e = re ; i = ri / ui ; o = ro / uo  ; u = ur ; r = er.

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Abréviations par contraction -

Les mots abrégés par contraction sont très rares. Le Copiste 1 s'en sert essentiellement pour la P6 du présent de l'indicatif du verbe estre, graphiée par st surmonté d'un tilde horizontal (la résolution adoptée sur la base des formes pleines a été sunt); pour l'adverbe molt, graphié mlt surmonté d'un tilde vertical, pour lequel la forme pleine n'est jamais attestée ; pour l'indéfini tous, graphié ts surmonté d'un tilde horizontal. Les seules abréviations par contraction attestées chez les copistes méridionaux sont l'adverbe molt graphié mlt surmonté d'un tilde vertical chez le Copiste 2 et la P6 sunt graphiée st surmontée d'un tilde vertical chez le Copiste 3.

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Abréviations des unités monétaires -

Les unités monétaires sont abrégées par contraction, par suspension et par lettre suscrite. Elles ont été développées par leur forme francisée en dépit de l'abréviation évoquant parfois la graphie latine. L'abréviation lb. a été développée par la forme livres, l'abréviation d. par denier(s), les abréviations s. barré obliquement et sols avec le dernier s suscrit par souz. La graphie soz est également attestée chez le Copiste 1, mais elle n'apparaît qu'une fois (8.52.4).

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Séparation des mots -

Sans tenir compte des différents usages graphiques du manuscrit, nous nous sommes alignés sur l’usage du français contemporain, en transcrivant en un seul mot certaines expressions qui sont soudées dans la langue moderne, comme les relatifs composés. Nous avons en revanche transcrit séparément la conjonction de coordination por ce que.

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En nous alignant sur l’usage du français contemporain, nous avons inséré une apostrophe pour marquer l'élision devant une voyelle pour : les articles définis le et la ; la préposition de ; le pronom réfléchi se ; l'adverbe de négation ne ; la conjonction que ; les possessifs ta et sa.

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Pour tous ces cas de figure, nous signalons que le Copiste 1 alterne entre l'usage des formes élidées (graphiées par les deux mots soudés) et des formes pleines (graphiées par les deux mots séparés). Dans le respect de son usus scribendi, lorsque les deux mots sont graphiés séparement, nous n'avons pas introduit d'apostrophe.

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Signes diacritiques -

Nous avons réintroduit les points sur ‹i› et ‹j› selon l’usage du français contemporain ; la cédille sous le ‹c› ayant valeur phonétique de /s/ ; les accents aigus sur les /e/ toniques dans les substantifs, les adjectifs, les participes passés et les adverbes se terminant par ou par -és, ainsi que pour les adverbes se terminant par -és.

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L'emploi du tréma a été particulièrement parcimonieux et il a été introduit seulement pour distinguer les homographes (pais, ‘paix’ ≠ païs, ‘pays’) et pour marquer le hiatus entre deux voyelles là où il est resté en français contemporain (le verbe oïr et ses dérivés).

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Par souci d'ergonomie de lecture et d'exploitation numérique du texte, nous avons affecté un accent aigu à la préposition à et aux adverbes et afin de les différencier des omographes a(P3 du verbe avoir), la (article) et ou (conjonction de coordination).

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Ponctuation, majuscules et guillemets -

Sans tenir compte des pratiques graphiques des scribes, nous avons réintroduit la ponctuation selon l’usage du français contemporain. Nous avons affecté une majuscule au début de chaque paragraphe ; après un point final de phrase ; à l’initiale des noms propres de personne, de lieu et de peuple ; aux noms religieux ; au début d'un discours direct.

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Langues étrangères -

Les mots étrangers relevant du latin et de l'occitan ont été transcrits en italique.

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Le fautes de latin du Copiste 1 ont été corrigées par conjecture et par le manuscrit de contrôle G. La version fautive a été rejetée en apparat.

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Lettres enluminées, lettrines, réclames et pieds-de-mouche -

Nous avons signalé en gras les lettres enluminées et les lettrines, sans pour autant les distinguer par des polices ou des tailles différentes. Une note de l'éditeur a été affectée lorsque celles-ci présentent des particularités (taille variable ou encre différente par rapport à l'usage courant) ou des fautes (mauvaise lecture d'une lettrine d'attente).

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Les réclames ont été signalées en note. Une note supplémentaire a été affectée là où un changement de main se produit.

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Les pieds-de-mouche (¶) et leurs signes d'attente (//) ont été reproduits dans le corps de l'édition car ils contribuent à l'ergonomie du texte : ils sont notamment employés par les Copistes 1 et 3 pour distinguer les différents paragraphes de la traduction, selon une pratique plutôt fréquente dans la rédaction des ouvrages à caractère juridique. Cet usage n'est pas pratiqué de manière systématique par le Copiste 2, qui fait en revanche preuve d'un emploi plutôt incohérent des pieds-de-mouche.

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Changements de main -

Les changements de mains (trois copistes ; un rubricateur qui intervient aux f. 26v-27r ; plusieurs notes de lectures) ont été systématiquement signalés en note.

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Structure du texte et décalage des rubriques par rapport au Codi occitan et latin -

Les rubriques ont été signalées en gras. Une note supplémentaire a été affectée là où un changement de main se produit.

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Le décalage des rubriques par rapport au Codi occitan (éd. F. Derrer) et latin (éd. H. Fitting) a été signalé en note.

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Lacunes, fautes de copie et corrections -

Les passages lacunaires du f. 3 (gravement déchiré dans sa partie haute) ainsi que les quelques mots illisibles du reste du manuscrit (taches d'encre) ont été réconstitués par conjecture et à l'aide du manuscrit de contrôle G. Les lacunes et les passages illisibles ont été également signalés et décrits en note.

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Les fautes de copie ont été corrigées par conjecture et par le manuscrit G. Elles ont été également transcrites, mais rejetées en apparat. Elles comportent des lapsus calami (fautes paléographiques, exponctuations et ratures avec ou sans réécriture), des ajouts interlinéaires et marginaux (avec un pied-de-mouche ou une double barre oblique comme signes de rappel), des sauts du même au même, des omissions, des mélectures et, chez le Copiste 1, des fautes auditives.

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Apparat critique -

Notre édition, encore provisoire, se veut une édition bédiériste qui utilise H comme manuscrit de base et G comme manuscrit de contrôle. Notre choix repose sur l'intégralité du témoin H au détriment de G, dont la version fortement abrégée a empêché de l'élire à manuscrit de base, bien que ses leçons soient dans l'ensemble correctes et que sa scripta soit sans aucun doute plus proche de la langue de l'auteur.

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Les variantes de G, rejetées en apparat sauf en cas de faute apparente de H, sont encore en cours d'encodage: à présent, l'édition accueille la varia lectio seulement pour le premier livre de la traduction du Codi. Parmi les variantes de G, nous avons fait le choix de retenir les variantes sémantiques, en accordant également de l'importance à certaines variantes linguistiques majeures. Dans la mesure où la langue du témoin G est plus proche de la langue de l'archétype (le copiste de G étant sans aucun doute occitan, à l'instar du traducteur), nous avons jugé linguistiquement intéressant de répertorier certaines formes graphiques d'oïl à la couleur fortement méridionale, des formes graphiques relevant d'une scripta hybride qualifiée de "Plantagênet" (A. Lodge) qui est encore en grande partie méconnue. De surcroît, les variantes linguisitiques de G ont le mérite de mettre en valeur le diasystème du manuscrit H, et notamment les interférences normannes du Copiste 1, qui se manifestent tant sur le plan de la graphie que de la morphologie et du vocabulaire. Les variantes adiaphores, comme les inversions de l'ordre des mots, ou certains faits de langue mineurs (nasalisations an / en, infinitifs du premier groupe en er / ier, etc.), n'ont pas été tenues en considération.

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En cas de faute apparente du manuscrit de base, nous avons employé différentes formes d'emendatio : nous avons corrigé ope codicum en accueillant la leçon de G lorsqu'elle était sémantiquement correcte ; ope ingenii là où même G présentait un texte corrompu. Les variantes sémantiques de G qui ont été retenues ont été intégrées telles quelles lorsqu'elles étaient linguistiquement identiques aux formes attestées ailleurs dans H ; elles ont été harmonisées par conjecture là où elles présentaient des traits graphiques trop éloignés de la scripta de H (la version originaire de G sans aucune retouche linguistique est toutefois lisible en apparat).Cette harmonisaition linguistique a été réalisée à l'aide des formes attestées ailleurs dans le manuscrit H. Le même critère linguistique a été appliqué pour les variantes introduites intégralement ope ingenii.

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Livre 1 -
- De summa Trinitate et fide catholiqua et nequis de ea publice contendere audeat -

DeLettre ornée de 6 lignes de haut. toutes les choses qui sunt el mont si sunt majorsmajor et plus font à honorer celles qui à Dieu apartienentapart. - Et pour ce devons dire primes de foi et de Trinité, lesquex.ii. choses partienent plus à Dieu que nules autresautchosescho.

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Acestes .ii. choses, c’est foiz et Trinité, si doiventdo estrestre gardees et redoutees de touz les homes del monthom, ausi com elles furent ordenees an .iiii. conciles : li uns fu tenuztean - Constantinoblestantinoble, li autres an Calcidoine, li autres an Effés, li autres an Nicenea. Et pour ce que cestes .ii. choses sunt tant saintessaint - et dignes, n’en doit nuns hons parler publiemant, car maint home an charroient tot an errourrour. Et queconques chose on dira ne fera encontre ce que nous avonsencontr dit desoure, grant painne an avra selonc la quantité de sa personeq : s’il est chevaliers, il pert sa chevalerie ; s’il est clers, il pert son ordre.

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- - Des saintes eglises et de lour previlaiges et de touteslour choses. -

De foi et de Trinité avons dit. Or redirons des eglises qui suntq majoursjours, de foi et de religiun. Mais com c'est chose que les choses delcho mont, si com est terre ou maisons ou autres choses terrienes, sunt es eglises et es hospitaus et autres leus honorables,droiz est que nous disons des choses des eglises et des autres leus honorables. ¶

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Les choseseglises et li autre leu honorable, si com est hospitaus, an singuler raison et an acheter et an retenir les soues choses et an requerre les suens droiz.

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Ce est se les eglises faisoient aucun contrait, si com est se elle achetoit ou se elle donoit aucune chose, elle a signourie, ja soit ce que elle ne soit mise an tançon, et si puet bien dire à touz homes qui tienent la chose : « Ceste chose est moie ». ¶ Mais se autres hons a eues de devant les choses an sa vie, cil ne puet dire : « Ceste chose est moie », se il ne fu mis an tançon. ¶

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Se .i. hons laisoitlaissa à sa mors, quant il fit son testament, aucune chose à eglise, si la doit bien l'eglise avoir. ¶ Autretel est se il laisoit à hospital ou à autre leu honorable.

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Et a tel franchise l’eglise et les soues choses que elle non est contrainte de moutmoltdemortexchoses à faire, fors d’usage dont seroit destrainz autre persone, si com est officiaus extraordinarie, sunt com seroit faire veillier ou gaiter vile ou cité ou autres choses samblanz à cestes. ¶ Mais ancor soit ce que l’eglise ait molt privilaiges, pour ice ne se puet elle mie excuser ne les soues choses que ne rande le tribut àl’ampereour. ¶ Ausimant se li communs de la vile faisoit pont ouan voie, ne pouriez excuser l’eglise plus qu'une autre persone. ¶

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Ausimant se eglise a auctionaucune chose ou non, c’est aucuns demanz au droit de requeremant, elle ne pert pas parr moins de .xl. anz ester anvers autre eglise, car adonc ne durei ses droiz outre .xxx. anz. Mais l’eglise romainne ne pert le suen droit par moins de .c. anz. ¶

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An aliener les sues choses, ce est an doner à autre home, si ont toutes les egliseslises dou monde singulerseculerautretel raison. ¶ Certe mesure est ordenee selonc laquelse il puet doner la soue chose. ¶ Se ce est que il la weille vandre ou doner ou changier anfestes, ce est quant .i. hons done terre à autre à - cense an tel guise que on ne la li puisse tolir ne lui ne à ses oirs ne angaigieran. An autre guise, se elles sunt alienees, ne vaut riens, et desfaire puet icedesfai quant il estquel avra fait. Et painne an est establie à celui qui la donra et à celui qui la receura, et à celui qui carte an fera. ¶

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La droite mesure si est tex  : se l’eglise ha tant grant dette que elle ne puisse paier dou moble, doit estre premieremant la chose inmoebleinmobledou moble mise an gaigegai et ce que li presterres an traira del fruit doit il araisoner par son gaiain tant que à .v. souz de la livre. ¶ Se mais an puet traire del fruit, a raisoner doit la conter pour son chatelhatel tant qu’il soit paiez. Et se li creeres ne wet ice faire, lifai ordenairesres de la maison doit faire ce escrivre devant celui souz cui il est, et puis doit jurer par le consantemant de la moillour partie des clers qui à l’eglise servent que tel dete, ja que ne puet estre paiez del moble. Et quant il ont ce fait, saichent tuit li home de la vile par .xx. jorz que l’eglise wet vandre celle chose, et à cel home qui plus i voudra doner sera vandue, doit estre doné pour la dette. ¶ Et se on ne puet trouver qui achat la chose, elle doit estre donee à celui cui on doit la dete, et il la doit plus chier acheter la disieme part de tant com elle vaut, par le consantemant de l’ordeneour de celle eglise. ¶ Si ne doit estre paiez nuns detes de cele chose, mais que cil dusque à tant qu’il ait son dete que soit atournez à profit de l’eglise. Ansois com vande la chose, doit estre escrit que nule chose n’en est faiteen faire au damaige de l’eglise. ¶

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Se l’eglise a terre qui doive trop grant cense, elle puet estre vandue an tel guise que li ordenaires jurtjuroit que pour le prou de l’eglise soit faite celle vandue, et an doit estre faiz escriz. ¶

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Changier puet on ausimant les eglises à l’ampereour à meillours choses ou à autretant bones, mais que on an ait l’escrit l’ampereour. ¶

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Et .ii. eglises puet on changer l’une à l’autre pour le preu de l’une et de l’autre. ¶

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Iciz hons qui recevra les choses de l’eglise doit estre de tel mesure que il die desoure, se il la reçoit par compecompre, doit randre la chose à l’eglise, et tout le fruit que il an a pris, et doit perdre le prest que il li avoit doné. ¶ Se il l’a receu par don, il doit randre la chose età tout le fruit que il an a eu, et autretant com la chose vaut. Se il l’a receu par donen gaige, doit la randre et le fruit aussi, et ne puet demander son dete mais que à celui cui il l’a presté. ¶

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Li demademant de ces choses que nous avons dit desoure premieremant doit faire li ordenaires de la maison ancontre ces homes qui les tiennent, et puis, s’il ne welent faire, li autre clerc de l’eglise le puent demander. Et se li clerc ne welent demander les choses de l’eglise, puet les demander .i. autres hons de la vile, et cil qui miauz vaut à ces choses demander.

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Autresi les eglises ont autres privilaiges an lor actions, c’est à dire an lor raisons, que icelles actions que .i. autre perdroit par .xxx. anz, les eglises ne perdent par moins de .xl. anz, ce estetes vous la une eglise contre l’autre. Et li eglise romainne ne pert par moins de .c. anz.

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- An tot cest titre dit soulement des evesques et des clers et de lor choses -

Puis que nous avons dit des saintes eglises et de lor choses et de lor privilaiges et des autres venerables leus, si disons des persones qui servent aus eglises et à autres venerables leus. Or disons premiers de l’esvesques, qui est chiés de totes les autres persones qui servent à eglise, car à lui partient la cure et la deffensions des persones et toutes les persohonors de l’eglise.

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Et il doit estre tex persone que sans la soue volanté et à granz prieres doit estre esliz et ordenez, et ne doit doner avoir par la soue election ; et se il le fait, il est simoniaus. ¶

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Nuns clers ne doit avoir moillier se il a ordre de diacre ne de souzdiacre, ainz li doit on veeril est ordenez à dyacre ne à sodyacre, mais s'il n'ai cestes ordenes ne li est vee. ¶

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Et nuns evesques ne nuns clers ne doit tenir an sa maison fames de quoi on puisse avoir soupeçon de folie, et pour ce li est contredit, et pour icelle ochoison que ne aies compaignie à li, ou ne faces autres pechié avec li. Et qui contre ce fera, il doit perdre s’onour : se il est evesques, son eveschié ; se il est clers, sa clergie. ¶

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Se aucuns hons demande à cler aucune chose, et il le wet mener à plait, il ne le doit mener se devant l’evesque, non se li clers ne le wet. ¶

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Se evesques ou clers  a peculiumpecculion, ce est ice que il a gaaignié par ochoison de son mestier, bien an puet doner et faire son testament selonc la loi. Et ce puent faire tuit li clerc s’il ne sont moine. Mais moines ne le puet faire, car puis que il antre an monester, si est de Dieu et de l’eglise il et toutes les soues choses, se il ne a anfant. Mais se il est hons qui ait anfant, ancore soit il antrez an monester, se il ne avoit fait son deffinement, bien puet departir les soues choses antre les anfanz an quelque guise que il wet, si que il ne lait à nesun moins de la falcide, ce est de la tierce part de son heritagesa frereiche. Mais se il wet plus, lour an puet laiser, et non moins. Et à celle hore que il fait son devisement antre ses anfanz puis que il est antrez an monester, si doit il autretant retenir à soi pour le monester, com il an donra à chascun des anfanz. ¶ Mais se il est morz anz el monester avant que il face son devisement antre ses anfanz, toutes ses choses, et avoirs et honorsmoebles et non moebles, doivent estre del monester, fors la falcide, liquele devoit estre à ses anfanz. ¶

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Ice que l’evesques achate ou autres hons qui ert amenitrerres de sainte eglise ou d’autres religieus leucreligious leusreligions puis que il an est ordenez ne le puet doner à son parant ne à autre à autre - home mais remaint à l’eglise dont il est amenitrerresordenerres et est de l'eiglise dont il est amenistrerres, se il ne despant ice an autre eglise ou an autre leu honorable, si com est an hospital ou à pouvres ou reaimbre chetis ou à autre chose de pitié. Mais se autrechose ait gaaignié devant ce que il fust ordenez par aucune guise ou aps ce que il est ordenez, si li est acreue aucune honors ou avoirs de par aucun suen parant jusques au quart gré, c’est jusques au quart parant, si puet bien laissier icie à cui il onques wet, età cuique il rent à faire sa volanté. Et tex droiz et autretex distincions est de ce que tuit home qui sunt aministratour de sainte eglise ou d’autres venerables leus ou gaaigniegaaigne ont puis que il ont l’aministracion. ¶

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Se aucuns evesques ou aucuns clers de quelque gré que il soit ordenerres muert sanz testament et sanz aucun parant, la soue heritez remaint à l’eglise. ¶

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Clers puet bien demander les choses de l’eglise, ja soit ce que il ne soit tueours ne curours, se il est tex clers que il continaumant mainne an ecclesiastique ministeriomonester. Autresi est que il ne doit avoir icelui privilaige que autre clerc ont, se il ne n’est chascun jour in divino ministerioen divin minister.

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- Ici dit quex poestez ont li evesque sour les clers -

Or disons ci aps quex poestez ont li evesque es autres clers et commant il les doivent maintenir et desfandre. ¶

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Premieremant sachons, se rancuneplainte sera faite de clers, qui ne doiventdoit venir à plait, - fors que devant son evesque. Et il an doit doner justise, et se li plaiz est des choses de l’eglise, ou de avoir ou de honor, ausimant doit estre ou juiseen la justise de l’evesque. ¶

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Ausimant, se .ii. home ont .i. plait, - bien puet estre l’evesques juges antre aus, se il le welent, mais il ne puentpuet estre apelé ande sa santance. - Et ce est voirs que il puet doner justise ou juise antre aus, se li plaiz est d’avoir ou d’onorde heritaige, mais s’il est de crimecrimen ne le puet faire. ¶

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Quant li clerc sunt an plait, devant l’evesque doit estre faiz ciz plaiz sanz mansion de clerc. Et s’il avient par quelque chose que li evesques ne puisse defenirfenir le plait, il le doit demander à la poesté de la cité, et celle poesté le doit defenir sanz aloignement.

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Mais se li clerc erent acuséescusé de crime, il doivent aler à icelle poesté de la cité, et icil doit conoistre le plait - . Et cil qui est trouvez corpables ne doit estre condampnez tant que li evesques le gietl'ait osté de la clergie, ou se il est prestre de sa prevoirie. Et ce est voirs se li crimes n’est ecclesiastres, mais s’il est ecclesiastres par l’evesque doit estre chastiez. ¶

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Les autres raisons et li autre plait, ansinc com la divineles devise raisons leet commande, doivent estre faites et ordenees par l’evesque au miauz que il savra. Et se ansinc ne le font, à Dieu an randront raison.

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- Ici dit des herites -

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit des evesques et des clers, aps dirons des ereges qui welent avoir privilaiges et raison de clerc et dient qu’il sunt bon home. //

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De ces ereges qui welent dire qui sunt ancontre voire foi, an .ii. manieres mettent li ampereour commant il facent tourner à veraie foi : toz homes et donent guerredon à ces qui la gardent ; et donent paigne à ces qui ne la gardent. ¶

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Premieremant lor donent tel paigne qu’il ne puissent avoir privilaige par ochoison de clergie ne de eglise, et aps autre qu’il ne aient leu où il taignent eresie, ne ne doivent tenir escole de lor faus sabat. Et à celui home qui feroitest fersferai contre ce qui est deffandu à faire puet l’an acuser ausi comme desleal, et tex genz ne puent faire testament d’autre oir ne ne puent riens panre au testament d’autres genz ne il ne puent avoir oirs ne an testament ne sanz testament, fors ceux qui ont enfanz qui tienenentSaut du même au même.en testament ne sens testament et tex ya qui ont enfanz qui tiegnenent veraie foi an veraie foi. Et s’il ont cosins qui soientet paranz qui sunt ausement de veraie foi, il puent estre lour oir. Et se il ne i sunt et il est clers, li eglise doit avoit le suen. Mais s’il , li eglise estera .i. an que ne demandera les sues choses, doit les avoir li anperieres, ce est li offices. Et à l’eglise puet doner dou lour quant il morrunt. ¶ Et s’il ont anfanz et il sont de veraie foi, dovent les norrir, et s’il sunt malle et il prannent molliers, il doivent doner por aus espousaillesmariage. ¶ Et s’il sunt fames et prannent mariz, il doivent doner por elles douaire. ¶

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Et icil leus où est faite celle heresie doit estre de l’eglise an cui autel iert icequi ce avrai fait. ¶ Et iciz hons qui est sires de cel leu an doit avoir paigne, s’il est fait à son seu. ¶ Et se c’est fame qui soit erite, perde icel privilaige que les autres fames ont an lor douaire, c’est es choses de son mari. Et cestes paignes et autres puent soffrir et doivent icil home qui sunt erite. ¶

-

Aprés que .i. hons n’ose baptisier anfant puis que il est baptisiez, s’il est evesque quiqu'il face ce, il doit estre getez de l’eveschié. Et s’il est clers ou prestres, il doit estre getez de s’onor et de son ordre. S’il est autres homs qui face ce et il voit qui soit sosfreite, s’il est tant grant que il ait antendement de mal et de bien, il doit estre morz. ¶

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Et cil home qui tienent premierement vraie foi et puis tournent an eresie doivent avoir autretel paigne com li autre, et tant plus grant quant plus grant pechié il font.

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- Des juis -

Ausi com li ampereour puent torner les erites à veraie foi, aussi puet on des juis que il se tournent à veraie foi. ¶ Et commandent que il ne facent nouviaus sinagogues, ce sunt les escoles des Juis, et se il le faisoient, doivent estre icelles sinagogues des eglises, et cil qui ce feront doivent doner .l. souz. Mais ancor se il ne doivent fairemais que celles synagogues soient noves, les viez lor doit on bien laissier, ne ne lour doit on faire ne honte ne contraire. ¶

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Aprés de ceste raison mande que judeusjuis ne paiens ne aienterites ne aient servitor qui soit crestiens ne ne lor doivent circoncire. Et se il le font, lor ser doivent estre afranchiz.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 1 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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Cette édition a été réalisée grâce au financement d'un contrat de recherche postdoctorale du LabEx Hastec (2018-2019).

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + + +

Edition du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, français 1933 (H), avec corrections par conjecture et par le manuscrit de contrôle G.

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+ + + Critères d’édition +
Introduction +

La toilette du texte s'aligne sur les critères établis par Vielliard Françoise, Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014. Nous avons également consulté l’article de Mario Roques, « Établissement de règles pratiques pour l’édition des anciens textes français et provençaux »,Romania, LII, 1926, p.243-249, et l’ouvrage d’Alfred Foulet et Mary Blakely Speer, On Editing Old French Texts,The Regent Press of Kansas, 1979.

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Bien que nos critères aient privilégié le choix d'une édition critique interprétative, nous voudrions néanmoins préciser que dans la transcription du premier et du dernier livre de la traduction (ll. 1 et 9) nous avons reproduit de manière imitative les graphies et les abréviations présentes dans le manuscrit H, afin de donner un aperçu des usages graphiques des trois scribes qui interviennent dans sa rédaction. Le livre 1 (f.3r-5v) reproduit ainsi les pratiques graphiques du Copiste 1, d'origine normande ou anglo-normande, qui rédige la presque totalité de la copie. Dans le livre 9 (f. 96v-101r), en revanche, deux nouveaux scribes prennent le relais : le Copiste 2 et le Copiste 3, selon toute probabilité d'origine occitane, comme leurs usus scribendi et copiandi le montrent. Un échantillon des particularités graphiques (et en partie linguistiques) de chaque copiste trouve ainsi son expression dans la transcription de ces quelques feuillets liminaires du manuscrit de base de notre édition.

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Nous précisons que nous citons à partir de notre édition et non des lieux du manuscrit.

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Graphies +
Allophones +

Notre édition régularise l'expression graphique des allophones en s'alignant sur l’usage du français contemporain, à la seule exception des livres 1 et 9, transcrits de manière imitative.

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Le graphème ‹i› court a été transcrit par ‹i› pour la voyelle /i/, par ‹j› pour la consonne affriquée pré-palatale /dž/.

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La graphie ‹u› ayant la valeur phonétique de la consonne fricative labio-dentale /v/ a été transcrite par le graphème ‹v›. Dans la mesure où le manuscrit H remonte à la seconde moitié du XIIIe siècle, les formes du futur et du conditionnel des verbes avoir et savoir ont été transcrites par le graphème ‹v›. Pour les formes du verbe pouoir, nous avons en revanche gardé la graphie avec ‹u›.

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Chez le Copiste 1 nous trouvons l'usage systématique du graphème ‹w› dans l'expression du digramme ‹vu›, notamment pour la P3 et la P6 du présent de l'indicatif du verbe voloir (wet et welent). Le Copiste 3, vraisemblablement par imitation du Copiste 1, reprend le même usage graphique, qui est en revanche absent chez le Copiste 2.

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Les Copistes 2 et 3 pratiquent de manière systématique l'alternance entre ‹i› long et ‹i› plongeant en fin de mot.

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Emploi de ‹y› +

La lettre y ayant la valeur phonétique de /i/ a été conservée. Ce graphème est rarement employé par le Copiste 1 (qui s'en sert seulement pour le mot loys), alors qu'il est très fréquent chez les Copistes 2 et 3 : ‹y› concurrence les ‹i› longs et plongeants en fin de mot.

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Emploi de ‹x› final à valeur de ‹us› +

Nous avons respecté la graphie finale ‹x› ayant valeur de ‹us›.

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Emploi de ‹z› final à valeur de ‹m› +

Nous avons transcrit par le graphème ‹m› le ‹z› en fin de mot exprimant la consonne occlusive bilabiale. Ce graphème est employé exclusivement par le Copiste 2.

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Chiffres +

Nous avons transcrit les chiffres romains tels quels, en reproduisant les points qui les séparent des autres mots et avec un dernier ‹i› plongeant chez les Copistes 2 et 3. Chez le Copiste 1 ‹.i.› est également employé pour le singulier de l'indéfini masculin, que nous avons transcrit tel quel, tant pour le cas sujet que pour le cas régime.

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Abréviations +

Les abréviations ont été systématiquement résolues. Elles ont été développées en italiques pour les livres 1 et 9. Leur résolution s’est alignée sur les graphies attestées dans d’autres parties du texte et, dans le cas de différentes formes graphiques, sur la graphie la plus fréquente.

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Signes tachygraphiques (sur la ligne et suscrits) +

Parmi les abréviations les plus fréquentes nous signalons : 7 barré = et ; 7 suscrit = er / ier ; 9 = com / con ; 9 suscrit = us ; p barré horizontalement = per / par ; p barré obliquement = pro ; p surmonté d’un tilde = pre ; q surmonté d’un tilde horizontal (et parfois vertical chez le Copiste 2) = que ; q barré obliquement = qu'an.

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Chez le Copiste 1 nous trouvons l'alternance des formes per (p barré horizontalement) / pert (p barré horizontalement + t) pour la P3 du présent de l'indicatif du verbe perdre. Les deux formes sont également attestées en toutes lettres.

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Le tilde est employé par tous les copistes pour signaler la présence d'une consonne nasale (m ou n) ou un groupe se composant d'une voyelle suivie d'une consonne nasale (an, en et on).

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Le Copiste 1 présente un léger flottement graphique au niveau des nasalisations des voyelles /a/ et /e/, essentiellement attestées dans le substantif tans et dans le suffixe -mant des adverbes. Dans la mesure où les nasalisations graphiées par ‹an› sont majoritaires dans les formes pleines, nous avons systématiquement résolu par an les formes tns et -mt surmontées d'un tilde. La seule exception est constituée par le substantif testament, où le flottement entre les deux restitutions graphiques de la nasalisation s'inverse et la forme graphique pleine majoritaire est en (plusieurs occurrences des formes pleines et des formes abrégées testamet surmontées d'un tilde). La graphie testamanz est rarissime et n'apparaît que dans quelques rubriques et paragraphes du livre 6 (r. 6.22, 6.27, 6.29 et 32 ; p. 6.41.3, 6.73.2, 6.81.1 et 6.82.2).

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Le signe 2 suscrit a été développé différemment au gré des copistes, dans le respect de leur pratiques graphiques. Chez le Copiste 1 nous avons privilégié la résolution our: les mots les plus fréquemment affectés par ce signe sont pour, seignour, menour, plusour. Les mêmes mots peuvent parfois être graphiés en toutes lettres par le suffixe -or, mais cette forme est minoritaire. Chez le Copistes 2 nous avons développé le signe par or, puisqu'il s'agit de la seule forme pleine attestée. Chez le Copiste 3 la forme pleine n'est jamais attestée : dans la mesure où ce copiste a tendance à calquer les mêmes formes graphiques que le Copiste 1 nous avons développé l'abréviation par our.

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Abréviations par lettre suscrite +

Parmi les abréviations par lettre suscrite les plus fréquentes, nous signalons : a = ra ; e = re ; i = ri / ui ; o = ro / uo  ; u = ur ; r = er.

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Abréviations par contraction +

Les mots abrégés par contraction sont très rares. Le Copiste 1 s'en sert essentiellement pour la P6 du présent de l'indicatif du verbe estre, graphiée par st surmonté d'un tilde horizontal (la résolution adoptée sur la base des formes pleines a été sunt); pour l'adverbe molt, graphié mlt surmonté d'un tilde vertical, pour lequel la forme pleine n'est jamais attestée ; pour l'indéfini tous, graphié ts surmonté d'un tilde horizontal. Les seules abréviations par contraction attestées chez les copistes méridionaux sont l'adverbe molt graphié mlt surmonté d'un tilde vertical chez le Copiste 2 et la P6 sunt graphiée st surmontée d'un tilde vertical chez le Copiste 3.

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Abréviations des unités monétaires +

Les unités monétaires sont abrégées par contraction, par suspension et par lettre suscrite. Elles ont été développées par leur forme francisée en dépit de l'abréviation évoquant parfois la graphie latine. L'abréviation lb. a été développée par la forme livres, l'abréviation d. par denier(s), les abréviations s. barré obliquement et sols avec le dernier s suscrit par souz. La graphie soz est également attestée chez le Copiste 1, mais elle n'apparaît qu'une fois (8.52.4).

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Séparation des mots +

Sans tenir compte des différents usages graphiques du manuscrit, nous nous sommes alignés sur l’usage du français contemporain, en transcrivant en un seul mot certaines expressions qui sont soudées dans la langue moderne, comme les relatifs composés. Nous avons en revanche transcrit séparément la conjonction de coordination por ce que.

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En nous alignant sur l’usage du français contemporain, nous avons inséré une apostrophe pour marquer l'élision devant une voyelle pour : les articles définis le et la ; la préposition de ; le pronom réfléchi se ; l'adverbe de négation ne ; la conjonction que ; les possessifs ta et sa.

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Pour tous ces cas de figure, nous signalons que le Copiste 1 alterne entre l'usage des formes élidées (graphiées par les deux mots soudés) et des formes pleines (graphiées par les deux mots séparés). Dans le respect de son usus scribendi, lorsque les deux mots sont graphiés séparement, nous n'avons pas introduit d'apostrophe.

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Signes diacritiques +

Nous avons réintroduit les points sur ‹i› et ‹j› selon l’usage du français contemporain ; la cédille sous le ‹c› ayant valeur phonétique de /s/ ; les accents aigus sur les /e/ toniques dans les substantifs, les adjectifs, les participes passés et les adverbes se terminant par ou par -és, ainsi que pour les adverbes se terminant par -és.

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L'emploi du tréma a été particulièrement parcimonieux et il a été introduit seulement pour distinguer les homographes (pais, ‘paix’ ≠ païs, ‘pays’) et pour marquer le hiatus entre deux voyelles là où il est resté en français contemporain (le verbe oïr et ses dérivés).

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Par souci d'ergonomie de lecture et d'exploitation numérique du texte, nous avons affecté un accent aigu à la préposition à et aux adverbes et afin de les différencier des omographes a(P3 du verbe avoir), la (article) et ou (conjonction de coordination).

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Ponctuation, majuscules et guillemets +

Sans tenir compte des pratiques graphiques des scribes, nous avons réintroduit la ponctuation selon l’usage du français contemporain. Nous avons affecté une majuscule au début de chaque paragraphe ; après un point final de phrase ; à l’initiale des noms propres de personne, de lieu et de peuple ; aux noms religieux ; au début d'un discours direct.

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Langues étrangères +

Les mots étrangers relevant du latin et de l'occitan ont été transcrits en italique.

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Le fautes de latin du Copiste 1 ont été corrigées par conjecture et par le manuscrit de contrôle G. La version fautive a été rejetée en apparat.

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Lettres enluminées, lettrines, réclames et pieds-de-mouche +

Nous avons signalé en gras les lettres enluminées et les lettrines, sans pour autant les distinguer par des polices ou des tailles différentes. Une note de l'éditeur a été affectée lorsque celles-ci présentent des particularités (taille variable ou encre différente par rapport à l'usage courant) ou des fautes (mauvaise lecture d'une lettrine d'attente).

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Les réclames ont été signalées en note. Une note supplémentaire a été affectée là où un changement de main se produit.

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Les pieds-de-mouche (¶) et leurs signes d'attente (//) ont été reproduits dans le corps de l'édition car ils contribuent à l'ergonomie du texte : ils sont notamment employés par les Copistes 1 et 3 pour distinguer les différents paragraphes de la traduction, selon une pratique plutôt fréquente dans la rédaction des ouvrages à caractère juridique. Cet usage n'est pas pratiqué de manière systématique par le Copiste 2, qui fait en revanche preuve d'un emploi plutôt incohérent des pieds-de-mouche.

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Changements de main +

Les changements de mains (trois copistes ; un rubricateur qui intervient aux f. 26v-27r ; plusieurs notes de lectures) ont été systématiquement signalés en note.

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Structure du texte et décalage des rubriques par rapport au Codi occitan et latin +

Les rubriques ont été signalées en gras. Une note supplémentaire a été affectée là où un changement de main se produit.

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Le décalage des rubriques par rapport au Codi occitan (éd. F. Derrer) et latin (éd. H. Fitting) a été signalé en note.

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Lacunes, fautes de copie et corrections +

Les passages lacunaires du f. 3 (gravement déchiré dans sa partie haute) ainsi que les quelques mots illisibles du reste du manuscrit (taches d'encre) ont été réconstitués par conjecture et à l'aide du manuscrit de contrôle G. Les lacunes et les passages illisibles ont été également signalés et décrits en note.

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Les fautes de copie ont été corrigées par conjecture et par le manuscrit G. Elles ont été également transcrites, mais rejetées en apparat. Elles comportent des lapsus calami (fautes paléographiques, exponctuations et ratures avec ou sans réécriture), des ajouts interlinéaires et marginaux (avec un pied-de-mouche ou une double barre oblique comme signes de rappel), des sauts du même au même, des omissions, des mélectures et, chez le Copiste 1, des fautes auditives.

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Apparat critique +

Notre édition, encore provisoire, se veut une édition bédiériste qui utilise H comme manuscrit de base et G comme manuscrit de contrôle. Notre choix repose sur l'intégralité du témoin H au détriment de G, dont la version fortement abrégée a empêché de l'élire à manuscrit de base, bien que ses leçons soient dans l'ensemble correctes et que sa scripta soit sans aucun doute plus proche de la langue de l'auteur.

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Les variantes de G, rejetées en apparat sauf en cas de faute apparente de H, sont encore en cours d'encodage: à présent, l'édition accueille la varia lectio seulement pour le premier livre de la traduction du Codi. Parmi les variantes de G, nous avons fait le choix de retenir les variantes sémantiques, en accordant également de l'importance à certaines variantes linguistiques majeures. Dans la mesure où la langue du témoin G est plus proche de la langue de l'archétype (le copiste de G étant sans aucun doute occitan, à l'instar du traducteur), nous avons jugé linguistiquement intéressant de répertorier certaines formes graphiques d'oïl à la couleur fortement méridionale, des formes graphiques relevant d'une scripta hybride qualifiée de "Plantagênet" (A. Lodge) qui est encore en grande partie méconnue. De surcroît, les variantes linguisitiques de G ont le mérite de mettre en valeur le diasystème du manuscrit H, et notamment les interférences normannes du Copiste 1, qui se manifestent tant sur le plan de la graphie que de la morphologie et du vocabulaire. Les variantes adiaphores, comme les inversions de l'ordre des mots, ou certains faits de langue mineurs (nasalisations an / en, infinitifs du premier groupe en er / ier, etc.), n'ont pas été tenues en considération.

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En cas de faute apparente du manuscrit de base, nous avons employé différentes formes d'emendatio : nous avons corrigé ope codicum en accueillant la leçon de G lorsqu'elle était sémantiquement correcte ; ope ingenii là où même G présentait un texte corrompu. Les variantes sémantiques de G qui ont été retenues ont été intégrées telles quelles lorsqu'elles étaient linguistiquement identiques aux formes attestées ailleurs dans H ; elles ont été harmonisées par conjecture là où elles présentaient des traits graphiques trop éloignés de la scripta de H (la version originaire de G sans aucune retouche linguistique est toutefois lisible en apparat).Cette harmonisaition linguistique a été réalisée à l'aide des formes attestées ailleurs dans le manuscrit H. Le même critère linguistique a été appliqué pour les variantes introduites intégralement ope ingenii.

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+ +
Livre 1 +
+ De summa Trinitate et fide catholiqua et nequis de ea publice contendere audeat +

DeLettre ornée de 6 lignes de haut. toutes les choses qui sunt el mont si sunt majorsmajor et plus font à honorer celles qui à Dieu apartienentapart. + Et pour ce devons dire primes de foi et de Trinité, lesquex.ii. choses partienent plus à Dieu que nules autresautchosescho.

+

Acestes .ii. choses, c’est foiz et Trinité, si doiventdo estrestre gardees et redoutees de touz les homes del monthom, ausi com elles furent ordenees an .iiii. conciles : li uns fu tenuztean + Constantinoblestantinoble, li autres an Calcidoine, li autres an Effés, li autres an Nicenea. Et pour ce que cestes .ii. choses sunt tant saintessaint + et dignes, n’en doit nuns hons parler publiemant, car maint home an charroient tot an errourrour. Et queconques chose on dira ne fera encontre ce que nous avonsencontr dit desoure, grant painne an avra selonc la quantité de sa personeq : s’il est chevaliers, il pert sa chevalerie ; s’il est clers, il pert son ordre.

+
+ + Des saintes eglises et de lour previlaiges et de touteslour choses. +

De foi et de Trinité avons dit. Or redirons des eglises qui suntq majoursjours, de foi et de religiun. Mais com c'est chose que les choses delcho mont, si com est terre ou maisons ou autres choses terrienes, sunt es eglises et es hospitaus et autres leus honorables,droiz est que nous disons des choses des eglises et des autres leus honorables. ¶

+

Les choseseglises et li autre leu honorable, si com est hospitaus, an singuler raison et an acheter et an retenir les soues choses et an requerre les suens droiz.

+

Ce est se les eglises faisoient aucun contrait, si com est se elle achetoit ou se elle donoit aucune chose, elle a signourie, ja soit ce que elle ne soit mise an tançon, et si puet bien dire à touz homes qui tienent la chose : « Ceste chose est moie ». ¶ Mais se autres hons a eues de devant les choses an sa vie, cil ne puet dire : « Ceste chose est moie », se il ne fu mis an tançon. ¶

+

Se .i. hons laisoitlaissa à sa mors, quant il fit son testament, aucune chose à eglise, si la doit bien l'eglise avoir. ¶ Autretel est se il laisoit à hospital ou à autre leu honorable.

+

Et a tel franchise l’eglise et les soues choses que elle non est contrainte de moutmoltdemortexchoses à faire, fors d’usage dont seroit destrainz autre persone, si com est officiaus extraordinarie, sunt com seroit faire veillier ou gaiter vile ou cité ou autres choses samblanz à cestes. ¶ Mais ancor soit ce que l’eglise ait molt privilaiges, pour ice ne se puet elle mie excuser ne les soues choses que ne rande le tribut àl’ampereour. ¶ Ausimant se li communs de la vile faisoit pont ouan voie, ne pouriez excuser l’eglise plus qu'une autre persone. ¶

+

Ausimant se eglise a auctionaucune chose ou non, c’est aucuns demanz au droit de requeremant, elle ne pert pas parr moins de .xl. anz ester anvers autre eglise, car adonc ne durei ses droiz outre .xxx. anz. Mais l’eglise romainne ne pert le suen droit par moins de .c. anz. ¶

+

An aliener les sues choses, ce est an doner à autre home, si ont toutes les egliseslises dou monde singulerseculerautretel raison. ¶ Certe mesure est ordenee selonc laquelse il puet doner la soue chose. ¶ Se ce est que il la weille vandre ou doner ou changier anfestes, ce est quant .i. hons done terre à autre à + cense an tel guise que on ne la li puisse tolir ne lui ne à ses oirs ne angaigieran. An autre guise, se elles sunt alienees, ne vaut riens, et desfaire puet icedesfai quant il estquel avra fait. Et painne an est establie à celui qui la donra et à celui qui la receura, et à celui qui carte an fera. ¶

+

La droite mesure si est tex  : se l’eglise ha tant grant dette que elle ne puisse paier dou moble, doit estre premieremant la chose inmoebleinmobledou moble mise an gaigegai et ce que li presterres an traira del fruit doit il araisoner par son gaiain tant que à .v. souz de la livre. ¶ Se mais an puet traire del fruit, a raisoner doit la conter pour son chatelhatel tant qu’il soit paiez. Et se li creeres ne wet ice faire, lifai ordenairesres de la maison doit faire ce escrivre devant celui souz cui il est, et puis doit jurer par le consantemant de la moillour partie des clers qui à l’eglise servent que tel dete, ja que ne puet estre paiez del moble. Et quant il ont ce fait, saichent tuit li home de la vile par .xx. jorz que l’eglise wet vandre celle chose, et à cel home qui plus i voudra doner sera vandue, doit estre doné pour la dette. ¶ Et se on ne puet trouver qui achat la chose, elle doit estre donee à celui cui on doit la dete, et il la doit plus chier acheter la disieme part de tant com elle vaut, par le consantemant de l’ordeneour de celle eglise. ¶ Si ne doit estre paiez nuns detes de cele chose, mais que cil dusque à tant qu’il ait son dete que soit atournez à profit de l’eglise. Ansois com vande la chose, doit estre escrit que nule chose n’en est faiteen faire au damaige de l’eglise. ¶

+

Se l’eglise a terre qui doive trop grant cense, elle puet estre vandue an tel guise que li ordenaires jurtjuroit que pour le prou de l’eglise soit faite celle vandue, et an doit estre faiz escriz. ¶

+

Changier puet on ausimant les eglises à l’ampereour à meillours choses ou à autretant bones, mais que on an ait l’escrit l’ampereour. ¶

+

Et .ii. eglises puet on changer l’une à l’autre pour le preu de l’une et de l’autre. ¶

+

Iciz hons qui recevra les choses de l’eglise doit estre de tel mesure que il die desoure, se il la reçoit par compecompre, doit randre la chose à l’eglise, et tout le fruit que il an a pris, et doit perdre le prest que il li avoit doné. ¶ Se il l’a receu par don, il doit randre la chose età tout le fruit que il an a eu, et autretant com la chose vaut. Se il l’a receu par donen gaige, doit la randre et le fruit aussi, et ne puet demander son dete mais que à celui cui il l’a presté. ¶

+

Li demademant de ces choses que nous avons dit desoure premieremant doit faire li ordenaires de la maison ancontre ces homes qui les tiennent, et puis, s’il ne welent faire, li autre clerc de l’eglise le puent demander. Et se li clerc ne welent demander les choses de l’eglise, puet les demander .i. autres hons de la vile, et cil qui miauz vaut à ces choses demander.

+

Autresi les eglises ont autres privilaiges an lor actions, c’est à dire an lor raisons, que icelles actions que .i. autre perdroit par .xxx. anz, les eglises ne perdent par moins de .xl. anz, ce estetes vous la une eglise contre l’autre. Et li eglise romainne ne pert par moins de .c. anz.

+
+ An tot cest titre dit soulement des evesques et des clers et de lor choses +

Puis que nous avons dit des saintes eglises et de lor choses et de lor privilaiges et des autres venerables leus, si disons des persones qui servent aus eglises et à autres venerables leus. Or disons premiers de l’esvesques, qui est chiés de totes les autres persones qui servent à eglise, car à lui partient la cure et la deffensions des persones et toutes les persohonors de l’eglise.

+

Et il doit estre tex persone que sans la soue volanté et à granz prieres doit estre esliz et ordenez, et ne doit doner avoir par la soue election ; et se il le fait, il est simoniaus. ¶

+

Nuns clers ne doit avoir moillier se il a ordre de diacre ne de souzdiacre, ainz li doit on veeril est ordenez à dyacre ne à sodyacre, mais s'il n'ai cestes ordenes ne li est vee. ¶

+

Et nuns evesques ne nuns clers ne doit tenir an sa maison fames de quoi on puisse avoir soupeçon de folie, et pour ce li est contredit, et pour icelle ochoison que ne aies compaignie à li, ou ne faces autres pechié avec li. Et qui contre ce fera, il doit perdre s’onour : se il est evesques, son eveschié ; se il est clers, sa clergie. ¶

+

Se aucuns hons demande à cler aucune chose, et il le wet mener à plait, il ne le doit mener se devant l’evesque, non se li clers ne le wet. ¶

+

Se evesques ou clers  a peculiumpecculion, ce est ice que il a gaaignié par ochoison de son mestier, bien an puet doner et faire son testament selonc la loi. Et ce puent faire tuit li clerc s’il ne sont moine. Mais moines ne le puet faire, car puis que il antre an monester, si est de Dieu et de l’eglise il et toutes les soues choses, se il ne a anfant. Mais se il est hons qui ait anfant, ancore soit il antrez an monester, se il ne avoit fait son deffinement, bien puet departir les soues choses antre les anfanz an quelque guise que il wet, si que il ne lait à nesun moins de la falcide, ce est de la tierce part de son heritagesa frereiche. Mais se il wet plus, lour an puet laiser, et non moins. Et à celle hore que il fait son devisement antre ses anfanz puis que il est antrez an monester, si doit il autretant retenir à soi pour le monester, com il an donra à chascun des anfanz. ¶ Mais se il est morz anz el monester avant que il face son devisement antre ses anfanz, toutes ses choses, et avoirs et honorsmoebles et non moebles, doivent estre del monester, fors la falcide, liquele devoit estre à ses anfanz. ¶

+

Ice que l’evesques achate ou autres hons qui ert amenitrerres de sainte eglise ou d’autres religieus leucreligious leusreligions puis que il an est ordenez ne le puet doner à son parant ne à autre à autre + home mais remaint à l’eglise dont il est amenitrerresordenerres et est de l'eiglise dont il est amenistrerres, se il ne despant ice an autre eglise ou an autre leu honorable, si com est an hospital ou à pouvres ou reaimbre chetis ou à autre chose de pitié. Mais se autrechose ait gaaignié devant ce que il fust ordenez par aucune guise ou aps ce que il est ordenez, si li est acreue aucune honors ou avoirs de par aucun suen parant jusques au quart gré, c’est jusques au quart parant, si puet bien laissier icie à cui il onques wet, età cuique il rent à faire sa volanté. Et tex droiz et autretex distincions est de ce que tuit home qui sunt aministratour de sainte eglise ou d’autres venerables leus ou gaaigniegaaigne ont puis que il ont l’aministracion. ¶

+

Se aucuns evesques ou aucuns clers de quelque gré que il soit ordenerres muert sanz testament et sanz aucun parant, la soue heritez remaint à l’eglise. ¶

+

Clers puet bien demander les choses de l’eglise, ja soit ce que il ne soit tueours ne curours, se il est tex clers que il continaumant mainne an ecclesiastique ministeriomonester. Autresi est que il ne doit avoir icelui privilaige que autre clerc ont, se il ne n’est chascun jour in divino ministerioen divin minister.

+
+
+ Ici dit quex poestez ont li evesque sour les clers +

Or disons ci aps quex poestez ont li evesque es autres clers et commant il les doivent maintenir et desfandre. ¶

+

Premieremant sachons, se rancuneplainte sera faite de clers, qui ne doiventdoit venir à plait, + fors que devant son evesque. Et il an doit doner justise, et se li plaiz est des choses de l’eglise, ou de avoir ou de honor, ausimant doit estre ou juiseen la justise de l’evesque. ¶

+

Ausimant, se .ii. home ont .i. plait, + bien puet estre l’evesques juges antre aus, se il le welent, mais il ne puentpuet estre apelé ande sa santance. + Et ce est voirs que il puet doner justise ou juise antre aus, se li plaiz est d’avoir ou d’onorde heritaige, mais s’il est de crimecrimen ne le puet faire. ¶

+

Quant li clerc sunt an plait, devant l’evesque doit estre faiz ciz plaiz sanz mansion de clerc. Et s’il avient par quelque chose que li evesques ne puisse defenirfenir le plait, il le doit demander à la poesté de la cité, et celle poesté le doit defenir sanz aloignement.

+

Mais se li clerc erent acuséescusé de crime, il doivent aler à icelle poesté de la cité, et icil doit conoistre le plait + . Et cil qui est trouvez corpables ne doit estre condampnez tant que li evesques le gietl'ait osté de la clergie, ou se il est prestre de sa prevoirie. Et ce est voirs se li crimes n’est ecclesiastres, mais s’il est ecclesiastres par l’evesque doit estre chastiez. ¶

+

Les autres raisons et li autre plait, ansinc com la divineles devise raisons leet commande, doivent estre faites et ordenees par l’evesque au miauz que il savra. Et se ansinc ne le font, à Dieu an randront raison.

+
+
+ Ici dit des herites +

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit des evesques et des clers, aps dirons des ereges qui welent avoir privilaiges et raison de clerc et dient qu’il sunt bon home. //

+

De ces ereges qui welent dire qui sunt ancontre voire foi, an .ii. manieres mettent li ampereour commant il facent tourner à veraie foi : toz homes et donent guerredon à ces qui la gardent ; et donent paigne à ces qui ne la gardent. ¶

+

Premieremant lor donent tel paigne qu’il ne puissent avoir privilaige par ochoison de clergie ne de eglise, et aps autre qu’il ne aient leu où il taignent eresie, ne ne doivent tenir escole de lor faus sabat. Et à celui home qui feroitest fersferai contre ce qui est deffandu à faire puet l’an acuser ausi comme desleal, et tex genz ne puent faire testament d’autre oir ne ne puent riens panre au testament d’autres genz ne il ne puent avoir oirs ne an testament ne sanz testament, fors ceux qui ont enfanz qui tienenentSaut du même au même.en testament ne sens testament et tex ya qui ont enfanz qui tiegnenent veraie foi an veraie foi. Et s’il ont cosins qui soientet paranz qui sunt ausement de veraie foi, il puent estre lour oir. Et se il ne i sunt et il est clers, li eglise doit avoit le suen. Mais s’il , li eglise estera .i. an que ne demandera les sues choses, doit les avoir li anperieres, ce est li offices. Et à l’eglise puet doner dou lour quant il morrunt. ¶ Et s’il ont anfanz et il sont de veraie foi, dovent les norrir, et s’il sunt malle et il prannent molliers, il doivent doner por aus espousaillesmariage. ¶ Et s’il sunt fames et prannent mariz, il doivent doner por elles douaire. ¶

+

Et icil leus où est faite celle heresie doit estre de l’eglise an cui autel iert icequi ce avrai fait. ¶ Et iciz hons qui est sires de cel leu an doit avoir paigne, s’il est fait à son seu. ¶ Et se c’est fame qui soit erite, perde icel privilaige que les autres fames ont an lor douaire, c’est es choses de son mari. Et cestes paignes et autres puent soffrir et doivent icil home qui sunt erite. ¶

+

Aprés que .i. hons n’ose baptisier anfant puis que il est baptisiez, s’il est evesque quiqu'il face ce, il doit estre getez de l’eveschié. Et s’il est clers ou prestres, il doit estre getez de s’onor et de son ordre. S’il est autres homs qui face ce et il voit qui soit sosfreite, s’il est tant grant que il ait antendement de mal et de bien, il doit estre morz. ¶

+

Et cil home qui tienent premierement vraie foi et puis tournent an eresie doivent avoir autretel paigne com li autre, et tant plus grant quant plus grant pechié il font.

+
+
+ Des juis +

Ausi com li ampereour puent torner les erites à veraie foi, aussi puet on des juis que il se tournent à veraie foi. ¶ Et commandent que il ne facent nouviaus sinagogues, ce sunt les escoles des Juis, et se il le faisoient, doivent estre icelles sinagogues des eglises, et cil qui ce feront doivent doner .l. souz. Mais ancor se il ne doivent fairemais que celles synagogues soient noves, les viez lor doit on bien laissier, ne ne lour doit on faire ne honte ne contraire. ¶

+

Aprés de ceste raison mande que judeusjuis ne paiens ne aienterites ne aient servitor qui soit crestiens ne ne lor doivent circoncire. Et se il le font, lor ser doivent estre afranchiz.

+
+ +
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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par le témoin G et par - conjecture.

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- Livre 2 -
- Ici dit par quel raison on vuet demander aucune chose à autre devant que on le mette an plaitLiber secundusComent se doit on comporter avant iugement commencer.Rubrique rédigée par une main moderne,sans doute un lecteur qui est en train de collationner à partir d'un autre manuscrit. -

PuisLettre ornée de 6 lignes de haut. que nous devons dire del plait an quel guise il doivent estre defeniz par juise, premieremant disons de ces choses que on doit faire devant que on apeloitappele autre an juiseem plait.

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Et premieremant, devant que on apiaut autre home an juise, li doit on dire pour quel raison on le vuet mettre an plait, ce est à dire par quel auction on li vuet demander. Et ice doit on dire .xx. jours devant que on le semoigne an plait. Et quant il avra oï, si se consoillera s’il voudra randre ce que on li demande sanz plait. Et s’il panse que il ne li fera ce que on li demande sanz plait,Saut du même au même. se doit garnir commant il - se fera droit.

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Ausimant se cil qui met l’autre an plait a chartre ne riens qui puisse preu tenir, à l’autre doit le moustrer : aussi com seroit se cil qui met l’autre an plait avoit chartre comme il fu paiez de ce que il demande, se il ne vetvuet conoitre le paiemant. Mais icil qui met an plait l’autre ne doit demander à reuaieux ses chartres ne ses mraison, ja soit ce que soit aucune samblance de la lui part qui demande, si com est se il dit : « Tu me doiz .x. sol », et tu dies à moi que je t’an aie fait convenant que ne les te demanderai, et il te respont  : « Voir est, mais tu me feis puis covenances que tu les donroies et que il les te puisse demander », et de ce te demant la chartre qui an fu faite. ¶

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Ancor autres plaiz est de que li juges doit commander al reu, c’est à dire à celui qui est appelez, que il montre sa raison ou à l’auctor. Iciz plaiz est tex : .i. hons mande ou preste avoir à .i. autre et andui an firent chartres, et cil qui commande l’avoir a perdues les soues chartres par sa maison qui est arse ou par autre droite cause : doit mander li juges au reu que il li moustroitmostre les soues chartes.

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- Ici dit commant on doit apeler homme an plaitDe clamer en plaist. 2Rubrique rédigée par une main moderne, cf. note à la rubrique 1. -

PLettrine de 2 lignes de hautuis que avons dit an quel guise li auctors doit dire al reu par quel raison il le vuet mettre an plait, mais se li reus ne li vuet faire ice que li demande, puet le clamerapeler an plait. ¶

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Tuit homes puent apeler autres homes an plait, estre tex qui ausimant - enansunt - geté par nom : si com li fiz ne puet apeler an plait son pere quant il est an son pouoir, et par ice que ne puet estre plaiz antre .ii. homes quant li uns est ou pouoir de l’autre. Mais s’il ne est an son pouoir, il le puet faire par le commandemant de la poesté. Et la poestezlali devra consantir, se ce n’est tex chose que peres an soit deloigniez s’il an fu donez juises ancontre, ou s’il est sanz redempcion, si com est de furt ou de rapine et de injuriainjure et de molt autres choses que lois dit. ¶

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Mez li frans ne puet apeler son patron an plait sanz le commandemant de la poesté. Et an icielles choses dont li fiz ne puet apeler le pere an plait, an icelles meismes li frans ne puet apeler son patron.

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Et se li fiz apele son pere ou sa mere, ou li liberz apele an plait son patrun ne sa moillier ne ses anfanz, estre doit an tele mesure com nous avons dit desoure, et doivent avoir painne de .l. besanz. Et s’il ne les a, la poesté doit panre vangence dou cors.

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- Ici dit des convenanz que fait li uns à l’autreDes conuenant soure clame. 3Rubrique rédigée par une main moderne, cf. Rubrique 1. -

- Sovanz avient que cil qui claimme autre an plait fait convant de ce que on li demande et s'en plaidoientplaidoient s'en, ou pour avoir que il a doné ou pour amours, et por ice devons dire des covenanz. ¶

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Covenanz est ice que .ii. home convienent de faire ou de doner quelque chose li uns à l’autre. Et doivent faire de celles choses desquex li juges se doit antremettre de jugier. ¶

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La foiz que l’uns promet à l’autre si demande. Et que est sa foiz se ce nom que icelles choses que home promet li uns à l’autre soient gardees ? Que naturex raisons est que tuit li home del mont dient voir li uns à l’autre.

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Orre devons savoir liquex covanzcovenanz doit estre bien gardez et liquex non. ¶

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 Premieremant devons savoir que cil convenant qui sunt fait ancontre loi ne doivent estre tenu, si com est s’il eust convant que il feroit furt ou rapine ou autre laide chose, ou ancontre bone coutume, si com est se je convantecovenance à autre que je face de lui mon oir.

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Iciz convanzcovenanz ne doit estre tenuz qui est faiz par force, si com est se je promet à autre aucun avoir, de que il me face force ou à lance ou à espee ou à autres armes. ¶ Ausimant com cil covenanz ne doit estre tenuz qui est faiz pour paour.

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An convenant et doit estre la raisons esgardee selonc la raison del fait et la raison del droit. Li faiz est ce que li .i. promet à autre sanz foi. Et ce devons nous croire etque antandre que il fait tacitelmant ou apressemant. Que tex foiz est que covenanz est tenuz et non est parlé, c’est ciz convenanz qui est faz tacitelmant, si com est que .iii. home doivent .c. souz à .i. home : iciz hons puet demander son avoir à chascun des .ii. homes, mais puis que il reçoit la partie de l’un, autresi est com s’il avoit fait convenant que il ne demandast à chascun mais que safors que la soie partie. ¶

-

Et droiz doit estre esgardez antre la persone par soi et la chose de quoi doit estre faiz li covenanz par soi, et puis la persone et la chose ansamble. ¶

-

La persone doit estre tex que saiche consantir et que il ait baillie de ses choses. Adonc si est à mains de .xxv. anz ou se il est forsenez, ne vaut riens la convenance que il font, car il ne sunt an baillie de lor choses. Et molt autres persones que ne puent faire convenance à autres persone. ¶

-

La chose doit estre gardee, ce est la promissions, si com est se on promet .c. souz à bastir une maison. Mais se on promet tel chose qui soit contre la loi, si com est de furt ou de rapine ou de tolir ou d’enjure faire, ne vaut li convenanz. ¶ Se .i. hons a convant à autre que il ne le metra an plait, de ce damaige que il fera, ou an force ou an larrecin, ne vaut la convenance. Mais puis que li furzlarrecins est faiz ou li damaige, bien puet estre faiz convenanz. Aprés, la promission doit estre que bone foiz i soit d’ambondeus parz. ¶

-

La persone et sa chose doit estre gardee ansamble, car à que que - à que que faità cui que on face convenant doit prometre de ses choses et de son fait, si com est si el convant de bastir une maison doit li prometre de bastir par soi meismes. Et cil à cui il l'otl'ont convant li doit demander par soi s’il est à son oes. Que nuns.i. hons ne puet prometre, si com est : « Se je te convenance, itex hons te fera tel chose », ne vaut. Ne ne puet on contredirereçoivre convenant par autre, s’il ne le fait par son preu ou par son commandemant. Et le puet faire li fiz par son pere et li sergenz par son seigneur. Et ancelle meismes raison est an lor tuor et an lour cureor.

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Mais ce doivent savoir que cil qui claimme le convant adés le doit prover.

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Autre convant sont cil qui ont nom transactions, seces sunt cil que on fait àan voieavoe autre fors de plait ou an plait, quant juis an doit estre donez et on an fait amour pour avoir.

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- Iciz chapitres dit des convanz que on fait de ce dont plaiz est antre genz -

- ItezLettrine de 6 lignes de haut. convanz doit estre gardez ausimant com li autre, et bone foiz doit estre d’ambes part, et les autres raisons i doivent estre gardees qui doivent estre gardees an autres leus. ¶

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Icil qui met autre an plait, se on li promet aucune chose pour que il lait estre sa querelle et sa demande et ne le mette mais an plait, doit li estre donee, ancor ne i ait il bone raison, sol que il i panset avoir bone raison. Mais se il set que n’en i ait bone raison, rien ne vaut la transactions, c’est la fins, et ice qui fut puis de doner ne puet estre demandé. Et se aucune chose li an est donee, bien le puet demander cil qui la dona à celui à cui il la dona et à ses hoirs. ¶

-

Mais une chose doit l’an savoir : que se fins et convenance fu faite de celles choses de que on doit morir, se juis an fu donez ancontre, bien vaut, mais que d’avoutire. Certes en icelle hourechose ne vaut la convenance, et icel home qui fait la fin et la convenance tuit home la puet bien acuser de l’azultere, ja soit ce que fins an soit faite.

-

Iciz hons qui fait fin, se on li an promet avoir et on ne li vuet randre, ne puet demander par sol la convenance, se ne l’an fu faite promissions, mais s’an puet torner à la premiere raison : cil hons sera destranz del respondre de ce que il avra dit avant, ou il li donra ce que il li ot convant à doner pour fin. Mais une chose doivent tuit home savoir : que cil qui fait fin et convenance, aquil est destrainz de observar se iciz hons à cui il fait la fin la done ou doner li a vuet ce que il li a convant. Mais se cil hons à cui il a faite la fin la vuet laissier desfaire, il puet bien demander ce que il li avoit promis à doner par la fin, et se il vuet, il se puet deffandre par la fin, et ce est an son arbitre ; ou puetpour bien demander la poigne, s’ele li fu promise, et soure tout ce se puet deffandre par la fin, se ce fu an convenant quant la fins fu faite.

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- Ici dit quex homes on puet apeler an plait, ou par soi ou par autrui, ce est à son oes ou à autrui -

Ormais disons des juges et d’icelles autres persones qui doivent estre in judicioin jugement : li auctors, li reus, li avocat. Li auctors est cil qui demande, le reus est cil à qui on demande. Et ancore avec aus autres persones, ce sunt li avocat. Li avocat, ce sunt cil qui araisonent le plait devant la poesté, ce sunt li gramarienlegistre. ¶

-

Assez sunt home qui ne puent demander par autre, c’est à dire tex persones sunt qui ne puent plaidoier pour aus ne pour autre, si com sunt cil qui sunt menor de .xvii.anz et cil qui ne oient, et cil ne puent plaidier ne pour autrui ne pour soi. ¶

-

Autre home sunt qui ne puent plaidoier mais - qui par leur et par certaines persones, si com sunt cil qui sunt an colpe d’aucun - blasme. Ce sunt cil qui sunt vaincu devant le juge de furtrapine ou de rapinelarrecin ou de roberie, ou cil qui an donerent avoir pour ce que il ne soient mis an plait, car ce firent il par male consciance, c’est pour ce qui se santoient corpable. Icil puent plaidoier à lor oes et pour lor anfanz et pour lor peres, et s’il est libert pour son patron, et s’il est - tuor ou curators puet plaidoier por celui de cui il est tutors ou curatorsou curator puet plaidoier pour celui de cui il est tuor ou curatorSaut du même au même.. ¶

-

Autre home sunt qui ne puent plaidoier mais que pour soi, si com cil qui a perdu son veoir et si com est fame. Et se fame a pere, bien puet plaidoier pour lui, se il est malades et non est qui plaidoient pour lui. ¶

-

Ce que li avocat dirent an plait, an veance et an audiance de celui cui est li plaiz, doit estre tenuz aussi com se cil le disoit cui est plaiz. Et se de riens i mesfailloit, dedanz .iii. jourz le puet retorner cil de cui est li plaiz.

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- Ici dit des procurours, de ces qui font plait ou autre faisande par mandemant d’autre -

Puis que nous avons dit des avocas qui sunt à plait par autres homes, or disons des autres qui ausimant futurn dans la marge supérieure rédigé par une autre main à l'encre noire.--> suelent faire plaiz par aufautres. Mais cil sunt apelé avocat, et si ont nom procurator. C’est ciz hons qui par le mien commandemant aministre la moie negocebesogne, c’est qui fait la moie faisande, ou soit que il plaidoie pour moi, ou soit que il desfande à moi an plait, ou soit que il face autre negocebesoigne, si com est se il batit une maison ou face une vigne ou requiere aucun avoir de mon dete, et tot ce fait pour mon mandemantcommandemant. ¶

-

Ansois que autre hons puisse estre mes procuratours, maintes choses sun mestier à esgarder. ¶

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La premiere chose est que on doit avoir mandemant de cel home par cui on est an icelle chose. ¶

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L’autre chose si est que l’an doit esgarder se la persone est tex que elle puisse faire plait pour autre home, ne ne doit estre manres de .xxv. anz, ne ne doit estre fame, ne sers, ne acusez d’aucun crime. Et s’il est acusez, premieremant doit estre de cel crime. ¶

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Ausimant iciz hons qui ordone procuratour ne doit estre tex persone qui ne ait aministration de ses choses, si com est qui non est à bailen baillie d’autre home et est bien an son san, car hons qui est furiosus, c’est hons qui n’est pas bien an son san, et qui est prodigus, c’est degaterres qui degaste folemant les soues choses, et qui est manres de .xxv. anz, ne puet ordener n aucun home à procurour sanz le consoil de son tuor an la cui baillie il est. Mais an consoil de son tuor le puet bien faire.

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Ausimant, ne tuor ne curor ne puent ordener aucun home qui soit procuror es choses de celui qui est en sa baillie, encor soit ce que il soit sires es chosesde celui qui est en sa baillie, ancore soit il sires es chosesSaut du même au même. del menour, mais andui ansamble le puent faire. Se li tuor ou li curor ont juste cause par laquele il ne puissent amenistrer, puent aler à la poesté, et la poesté le puet et doit ordener à auctour, ce est cil qui fait ce que tuor ou curor doivent faire. Mais en pour ce de toutes les causes que li auctors fait es choses del menour, ou an plait ou sanz plait, si an sera tenuz et loiez ausimant,et se li tuor ou li procuror eussent fait celle chose qui firent ordener lor actorcum se li tutor ou li procureor avoient litem contestatam.

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Mais une chose devons savoir : que si li tuor ou li procurator avoient contrestatacontestata la loi, se cil avoient commancié le plait an la cause de menor, bien puet il par soi sol ordener procuror an icel plait. ¶ Autretex raisons est de procuror qui fait plait pour autre home. ¶

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Dit avons en quel mesuremaniere doit estre ordenez li procureres. ¶ Or redisons an quel cause doit estre ordenez. Certes mestiers est que soit chose pecuniare, c’est choses de rancure ou d’avoir ou d’onor, qui est criminaus plaiz. C’est à rancure, qui est de crimecrimen et ne puet faire plait li .i. par l’autre, si ne puet estre li .i. procureres pour l’autre, se non est li plaiz pour tel persone qui ne doit plaidoier par soi pour que il est de grant dignité, si com est persona illustrisillustris, c’est prefaiz ou pretoir, ou est spetabilis persona, c’est proconsul, c’est coms palazins. Certes, icil ne peunt plaidoier à lor oes ne par autrui, mais doivent mander à autres qui plaidoioit pour aus. Et si itex persone fait ancontre ce que nous avons dit desus, par la soe raison, et sour juges grant painne an doit soutenir, ce est de .xx. livres d’or. ¶

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Mais une chose devons bien savoir : se autre hons vuet faire plait pour aucun, oez doit estre si certe chose et que elle soit mandee del signor del plait. Mais s’il n’est doutousdeceuz el puetprouver avant le commancementcommandemant del plait que mandez li soit, ou il an doit prometre bone stipulation et doner bone fermance, et que ce que jugié sera que il autre ratun sit, c’est que il an sera quites iciz hons par cui on vuet plaidoier et tuit home à cui apartient tex plaiz. Mais se ce ne vuet faire avant ce que li plaiz commance, ne doit estre oïz. Et ausimant ne doit estre oïz iciz hons qui vuet faire plait sanz commademant de cel home de cui est li droiz. Mais tout ice qui est escrit an cest paragrafe de ces procurators est voirs, c’est de ces homes qui vuelent estre auctor, c’est à dire demandeour par autre, mais qui ne soit tuor de celui pour cui il vuet demander.

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Mais devandre puent tuit home autre an plait metre, ancor ne aient il mandemant de cel home per cui il vuelent respondre ; sol pour que il doigne bone fermance que il paieront tot ce qui sera jugié par droit, car an autre guise ne doit estre hoïz nuns hons qui vuet respondre pour autrui an plait. ¶

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Mais d’une cause est à oïr droiz : que peres puet plaidoier pour son anfant, et li fiz pour le pere s’il a plus de .xxv. anz, ja soit ce que il n’an ait commandemant, se non est aperte chose ou se ne est prové que il vuet plaidoier ancontre la volanté de son pere ou li peres contre la volanté del fil, car adonc ne doit estre oïz nuns hons qui ancontre la volanté d’autre vuet plaidoier. ¶ Mes ancores puisse plaidoier li peres pour le fil et li fiz pour le pere sanz nul mandemant, il devra il faire icelle fermance qui est dite des autres homes desus. ¶

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Tot ice que nous avons dit del pere et del fil, si est voirs del serorge et del janre, et de l’uns freres et de l’autre, et de libert par son patron, et del mari pour sa moillier. ¶

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Ausimant, tuit home qui vuelent faire plait pour autrui, se il est actors si doit doner fermance, se elle li est demandeecommandee, que il a à respondre et à deffandre an l'arbitrean abiten habit de bon home celui par cui il demandet, que cil par cui il demande et que cil par cui il vuet plaidoier tanra pour fait ce que il fera. ¶ Mais s’il ne vuet faire ceste fermance, n’en avra autre paigne, fors que il ne sera oïz. Et ce est voirs devant ce que plaiz soit commanciez, car puis que plaiz est commanciez, ne puet an destraindre de doner iceste fermance, et bien doit estre oïz. ¶

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Iciz hons qui vuet desfandre autre an plait si doit faire fermance. Se icil ne l’a faite cui il vuet deffandre, judicatum solui, c’est que il an doit paier ce que juges an jugera. ¶

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Iciz hons qui reçoit mandemant par autre si - doit fenir selonc ce que li est mandé ou il doit remander tantost com il puet, c’est à - dire que il ne vuet pas faire ce qui li est mandé. Et ce doit il bien dire tantost que - cil qui li a mandé le puisse bien faire par soi ou par autre ce que il avoit mandé. Et - se cil ne le fait si com nous avons dit, toz li damaiges qui an avanra à celui si li - doit amander, si com est escrit an cest example. ¶ Home de - Genue - gentir - Banalisation du toponyme Genua (cf. éd. Fitting : Ianuenses et éd. - Derrer :Genua), que le copiste sans doute ne connaît pas. Il interprète par - ntir les quatre jambages du digraphe nu suivis sans - doute d'un a graphié en semi-onciale - avoient aporté poivre assez, si com an avoir la livre pour .xii. deniers, et je - vous manda que m’an achetissiez .c. livres. Et vous me mandates que si feriez vous, et - vous n’an feistes rien, et je m’an fioie an vous, qui creoie que vous le feissiez, et - vous n’an feistes rien, et il est ancheriz, et je sai que toz ciz damaiges m’est venuz - par vostre colpe, que je i ai plus doné. Et pour ice vous me dovez amander tot le damaige. Et tot ce est voirs se vous n’an avez juste achoison de quoi - vous ne le puissiez faire, ou par maladie ou par autre estoire, car adonc ni devez vous - avoir nul damaige. ¶

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Quiconques reçoit mandemant de faire plait par moi, puis que la lislois est contestata, tenuz est de fenir le fait et le plait, se il ne a autre raison par quoi il nel vueille faire, ausi com s’il estoit puis ses anemis mortex, ou par autre juste raison. ¶ Ausimant, est de par moi qui fis le commandemant que je ne li promis veer que il ne taingne le plait, ausi se il le vuet faire, se je non ai juste raison par quoi je li vueil veer, que il ne face nulmon plait. ¶

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Icil qui reçoit mandemant de faire plait par autre ne doit faire tel covant à autre que il ait une partie de la chose. Et se il le fait, ne li est destrainz de garder ice convant pour ce que il est contre bone coustume, et se il le fait mession, ne li puet demander pour ce que ne vaut la convenance. ¶

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Une chose saiche iciz hons qui est - procureres, c’est qui reçoit mandemant par autre ou de faire plait ou de autre chose, si - est de vandre aucune chose : il n’an doit plus faire que on li mande, et se il fait - ancontre ce, riens ne vaudra, si com est se je vous mande que vous me vandissiez .i. - mien cheval par .c. souz et non par mains. Se vous le me vandez par mains et je ne le - vueil tenir la vanduevendicion, je la puis bien desfaire et desfandre, et demander la - chose là où on la trouvera pour ce que il n’an avroit fait ce que li avroie mandé. ¶ - Autretex raison est se je vous mande que vous demandez avoir à .i. home qui ere mes - detesdepteres, et se il ne vous paie je vous dis que venissiez an juge avec lui. Se vous ne le - feistes si com je le vous mandai, mal feistes an convenant quant feistesprovez une partie ou autre chose. Ice que vous an faites sanz mon commandemant ne - vaut que je ne li puisse bien demander ma raison, si com je la pouoie demander devant - que je ne li ai fermé. ¶

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Se mes procuror vendent aucune chose que je tenoie pour moie, et cil à cui il la vandi la pert par raison devant la poesté, et je ou mes procureres s’en obliast, c’est que nous an fustes tenu amander de celle chose. Mais se si li amande icelle chose, ne puet puis riens demander à mon procurator. Et ansimant se mes procureres li demande il, n’an puet plus à moi riens demander icil à cui est amandee. Mais au procuror an sui remiz et liez de amander cel damaige com il an a pris par raison.

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- Ici dit que .i. hons riches ne prandra plait à faire pour autre -

Nuns homs riches ne doit recevoir ansinc plait à faire pour autre par si que il soit avocaz ou procurour, ne par amours ne par avoir qui li an soit donez ne promis. Et icil hons qui ancontre ce fera ne doit estre oïz an tel plait, et cil a perdue sa raison pour cui il vuet plaidoier. ¶

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Nuns hons qui est apelez an plait de la soue cause que il tient ne doit dire que elle soit la soue terre ne la soue chose soit que elle soit d’aucun home de pouoir ; ne ne doit escrivre le nom de cel home en lasoesoueterre ne an la soue chose, ne aporter chartreemenplait qui die que la soesouechoseSaut du même au même. soit que elle soit d’aucun home de pouoir pour ce que il soit plus seurs. Et cil qui contre ce feroit la pert, et toute la raison que il a an celle chose, ne ne puet jamais recouvrer sa raison, ja soit ce que il s’an vueille traire de ce que il a mal fait. ¶

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Nuns hons ne doit metre signal an icielle chose ne an icelle honor que autre hons tient ou à droit ou à tort, c’est à dire que il ne la doit prendreampirier . Et se il le fait, iciz hons qui tient la chose et l’onour li puet bien tolir, ancor n’an ait il mandemant de poesté.

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- An cest chapitre dit des affairesevesques à faire que on fait por autre sanz mandemant de celui cui il est -

PuisLettrine à antennes de 3 lignes de haut. que nous avons dit quex raisons est à celles persones qui font mon afaire par mon mandemant, ce sunt li procuror, ormais disons quelx raisons est à celles persones qui font moln afaire sanz mon mandemant. ¶

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De ceste gestion, ce est de cest afaire que autres fait pour moi sanz mon commandemant, naissent .ii. auctions, c’est a dire .ii. raisons : li une directe, et li autre est contraire. ¶ Li directe est icelle qui est de celui home cui est li affaires que il fait. ¶ La contraire est de celui qui a fait mon afaire sanz mon commademant.

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Car bien est raisons que je aie auction contre celui home qui fait mon afaire sanz mon commandemant. Se il fait ceste chosenule riem qui me torit à demaige par mal ou par sa colpe, issi que il m’amant le damaige que je ai pris, autretant bien com se il l’avoit fait par mon commandemant. Et se ancontre an ha nulle chosesdamaige, et il fait nulle missions, bien est droiz que il an ait s’aucion par quoi il la puisse demander autretant bien, comme se je li eusse mandé. ¶

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An iceste gestion, c’est an icest afaire, doit estre esgardez li droiz et li faiz. ¶ Li faiz est la gestions del quel negocebesoigne, c’est del quel afaire qui miens est, quel oure que il soit fait. Si com est se tu bastiz une maison an ma terre, ancor la faces tu par mon mandemant, d’autre part ou par ce que tu cuidoies que la terre fust d’autre, tantost com elle est bastie, si est elle moie. ¶

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Tex negoces est de la moie chose qui non est mien tantost comme il est faiz, tant que com je ne l’avrai parforni, c’est à dire n’est miens li negoces demantres que jeil ne le loera, si com est se autres hons demande an mon nom mon avoir de mon detour sanz mon mandemant. ¶ Autretex raisons est se il contoit que il fust mes detes et il non ere, se il le requist an mon nom : saiches ne sera iceste negoce moie, se je ne l'ai fermla forni que je bien ne puisse demander mon avoir de mon detour. Mais se je l'ai fermil le m’a offert , nel puis plus demander an detour. Mais je le puis bien demander à celui cui il le paia an mon nom. Autretex raisons est se aucuns vandoit une moie chose sanz mon commandemant, car an icest cas se je ai vandueferme la vendition, bien puis demander le pris à celui qui l’a vandue. ¶ Mais la chose ne puis demander a nul home. Mais se je non ai ferme la venditiomvendition la chose puis demanderSaut du même au même. à celui qui la tient et non à autre.

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Premierement doit estre esgardee la persone et puis la chose et puis ambedeus, issi com avons dit des procurators. ¶

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La persone doit estre tex qui puisse pacisci, c’est que il puisse faire covenant et que il le puisse obligier, c’est à dire que il puisse obligier, c’est à dire que il soit tenuz de ce que il fait. Sanz icie, ne vaut ne non est tenuz mais que de tant com il est tornez à son preu, si com le pupil. Car se il fait .i. afaire d’autre home ou .i. autres hons fait le suen afaire, il n’en est tenuz de amander le dammaige ne le mal qui avient par sa colpe, mais que de tant com s’an est mellez. Aussi de ce que autres meismes a an la soue chose non est tenuz li pupil mais que de tant com il an est torné an son preu, et ce est droiz. ¶ Or disons de la persone qui ne puet faire son damaige ne ne se puet obliger à autre. ¶

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Aucune foiz avient que .i. hons fait la moie negocebesoigne et non pour la moie amour, mais pour l’amour d’autre, ne par ice ne li sui je tenuz de randre ce que il a fait de mission. Et ice avient à celle foiz quant li negoces est miens ipso gestu, par meismes icelui suen fait, si com an cest example. .i. hons ere morz et la soe heritez prenoit à moi pour testamant ab instestateab intestato, et vous et vos edificastes, c’est à savoir bastiseor d’une maisons an la terre de celle herité : l’avez bastie par bone foi, c’est que vos pansiez que la terre fust de cel home par cui amour vous le feistes. ¶

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Ausimant se vous paiez adonc mon creor ice que je li devoie, si le me poez bien demander, ja soit ce que je ne le vous mandasse ne le saviez se je ne le vous desfandisse. ¶

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Ancontre avient autre voie que li negoces ne n’est miens par le tuen fait, mais puet estre miens par le tuen faitse je le vueil, si com est an icest example. .i. hons me devoit avoir et tune li quesis de par moi et il le te paia, ancor je le soi et l’oi fermforni, c’est ratum. C’est autretant bien si s’est delivrés de ce de moi com se tu leli meusses mandé que il te pleiast, ou que je t’eusse mandé que tu li demandasses, et tu m’es tenuz de randre icel avoir autretant bien com se tu l’eusses demandé par sa parole. Mais se je ne l’oi fermquant je le soi, tu ne m’an es tenuz, ne cil qui te paia n’an est delivrez de moi. ¶ Autretex raisons est se tu demandes avoir an mon nom à .i. home qui cuide estre mes detes mais il ne li ere pas : se je ai ice ferm quant je le soi, tu an es tenuz à moi del randre ce, et je an sui tenuz à aus. ¶

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Iciz hons qui fait la moie negoce apostesponte, c’est par la soue volanté, isi com est dit desus, ou pour ice que il cuide estre destrainz d’aministrer, issi com est dit desus ou par ice que il cuide estre destreinzdestrainz.,Saut du même au même. Cil hons qui panse estre tuor ou procuror et il ne est an nulle mesure, et se il l’est ne est par raison, de tout ice doit il randre raison autresi com se il fust droitemant tuor ou procurour.

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 Icil qui fait la moie negoce est tenuz à moi, et il et ses oirs et je à lui et mes oirs.

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C’est de celle negoce de que il a defailli est il tenuz à moi del randre, se il ne a aucune raison pour quoi il le vueille retenir, si com est se je sui li suens detes. Ausimant est se il m’amenistre dolo suo, c’est par son angin ou par sa negligance, c’est que il n’an a tel cure de l’amnistrer il doit ou par sa colpe, car il ne set bien amenistrer, il me devra amander tot le damaige que je an ai eu pour ice. Et se il demore que il me me paist tout ce que il me doit par s’aministracion, la poestez li doit mander que il me rande la dete, et desus tot ce an doit doner usure selonc l’usaige de la terre, mais li us ne soit desleax, c’est contre la loi.

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Ausimant je de cui est li negoces qui est faiz sui li tenuz de tot ce que il fait de mession an mon negoce de son avoir, et sour tout ce l’an doit doner usure puis que je li an serai an demoure, c’est à tardement. Mais tout ce est voirs se il est tex persone qu’il soloit panre usure de son avoir. Mais - se iciz avoirs que il m’an leva par mon afaire est an gaige, je l’an doi doner gaaing, ancore ne soie tenu demore ne ancore ne soit il celle persone qui souloit panre usures. ¶

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Iciz hons qui commance mon afaire et ma negoce utilmant je li sui tenuz devant la poestépoest de l’avoir parfeni, ice qui est fait. Je li suis tenuz de randre tot ce que il metra utilmant et à mesure, ancore ne li aie je le negoce ferm, si com est an icest example. ¶ Se vous commandissiezVos comenciez une maison à bastir an la moie terre sanz le mien commandemant, qui grant mestier m’eust, c’est s’elle fust bastie granz mestiers me fust, et devant que’elle fust faite, chaut a terre trop ou fu arse sans ta colpe. ¶ Autretex raisons est et mesure se je avoie .i. serf fort et ignel, c’est à dire que ilqui m’avoit grant mestier et il ere malades, et vous le proissiez de mangier, et avant que il fust gariz fust morz. ¶ Autretex raisons est se vous achetez pour moi une chose qui m’avoit grant mestier, et pour tout icest cas et an toz les autres cas qui sunt samblant à cest ancore ne soie meillouriez de celui negoce. Si t’an sui je in l’aige, c’est se je sui pupillus à celle foiz, ne t’an soi je tenuz fors de tant com je an sui meillouriez. ¶

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Mais se li miens affaires n’est commanciez à mon profit, si com est se il achate aucune chose qui ne m’ere mestiers ne profitable, ne li sui tenuz de randre mission, ancor le feist il pour amor de moi, fors de tant com je an sui meillouriez. Mais se je l’ai ratum, ce que il fera, ancor ne fust il convenancié profitablemant, si l’an sui je tenuz de larandre la mission que il a fait mesirablemant pour ce que je la li doi.

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Mais se tu faiz tex messions qui erent volumptarie, c’est à dire que plus tenoient à delit que à utilité, si com paintures an une maison, ne m’an pourras riens demander, ancor le feisses tu pour amour de moi, pour ice que celle maisons ne m’est profitable, c’est à dire ne est à mon preu. Ice est voirs, se tu le feis sanz mon mandemant, mais se tu le feis à celle foiz par mon mandemant, je sui tenuz de randre toute mission. Et ancore ne le feisses tu par mon mandemant, se je ne te vueil paier la mission, tu puez panre ice que i feis premiers, por itel guise que la maisons n’an vaille mains de ce que elle valoit quant la poigture fu faite. Et saiches tu ne la porras panre, mais ancor le vueilles tu panre, ne puez tu, se je t’an vueil doner itant com elle vauroit puis que - elle an seroit ostee. Et ce est droiz que a nul home ne doit on asantir mal à faire. ¶

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Molt de foiz avient que cil qui fait mon afaire est tex persone que il ne puet requerre les missions que il i a faites, si com li peres ou mere qui norrisent lor anfanz, ou la mere, quant est morz li peres de ses anfanz qui sunt petit, demande tuor ou cureor à eux et ice fait messions. ¶ Autretex raison est se li liberz norrit son patrun ou li anfant dou pere, ou se li paratres norrit son fillatre, ou se il le met à aucun mestier, se il ne puet mostrer apertemant que il voudroit requerre ice que il feroit des missions. ¶

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Itex hons qui fera ma faisande ancontre ma volanté puis que je li deffandrai à faire ou autres par mon mandemant ne puet requerre ce que il i fera de missions puis que il li sera deffandu. ¶

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Itex demanz ne pert par mains de .xxx. anz.

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- An cest chapitre dit de celles - choses que on fait pour paour ou par force -

Desor est dit de quel negoce je sui contrainz d’avoir ferm, ancor ne soit il fait par mon mandemant. ¶ Or redisons de quel ne que negoce que je meismes fais et ne sui contrainz d’avoir ferm mais la puis desfaire, si com est se .i. hons me fait peour ou force, que je li vande aucune rien ou li donasse ou promesisse aucune chose à lui ou ài autrui home, ou face d’aucune chose ou d’aucune reançon, ou que je li face aucune chose, quex que elle soit ne doit valoir. ¶

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Et se je ansui an tenoison de celle chose que je li promis ne li an sui tenuz ne destrainz de doner riens, ainz est il destrainz de finer à moi ce que je li promis, et puis que la poestez bien dira que il me fenise et que il me rande ce que je li ai doné, c’est à dire de ce de quoi je l’ai mis an tançon, ou soit que il ait la chose ou soit que non. Se il nel vuet faire, la poestez le doit condampner à .iiii. tanz que ce ne vaut que je li promis ou que je li donai, et sour tout ce me doit amander à .iiii. tanz tot le damaige que an ai eu. ¶

-

Iceste raisons ne durera outre .i. an profitableuns de cest termine ou la paors ou la force fu faite, se je avoie habundance de la poesté à cui ie n'an puisse clamer. Mais puis que li anz est passez, ne doit avoir autre damaige, mais que randre me doit la chose et amander le damaige que je an ai heu. Et je doi à celui randre an droit ce que il me done par itel afaire et que je ne il ni devons avoir preu par iceste force ou par iceste paour. Itex demanz dure .xxx. anz.

-

Mes iciz hons qui vuet demander de ce que il a doné par force ou par paour qui li fu faite n’an puet mains avoir randue puis que il l’a loué la force ou la paour, si ne li fu faite force ou paours quant il l’ot ratum diepor ferm. Et est antanduz que je l’ai ratum, se ice que je avoie promis par force ou par paour paiai par ma volanté, c’est à dire sanz force ou sanz paour. ¶

-

Iciz hons qui fait ou paor ou autre chose est tenuz si com est dit desoure. Mais es oirs de celui home qui me fit force ou paour n’an pui je riens demander ne dire d’icelle paor ne de force, mais que de tant ou de quant on an puet savoir que il an sunt meilloré des celle houre que je les an metrai an plait et plaiz an ert commanciez. ¶

-

Iciz hons qui tient icelle chose qui à moi fu toute par force ou par paor ou que je l’ai perdue dolo, c’est par son par son mal angin, je la puis bien requerre à lui, ancore l’ait il achetee par bone foi ou par gaaigne ou par autre guise, se il ne l’a tenue par tant de tans quel s’an puisse deffandre de moi.

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Et ce est ce qui est dit desore de force ou de paour, et doit estre aussi antanduz : se je à cui ce fu fait ai paor de mort, ou je sostien aucun crucefiemant de cors, c’est que je ere mis à martire pour iceet à destroit et pour ice vous promis aucune chose ou vandi ou donai, se ice que je donai ou vandi ou promis que je le fis par icelle force ou par icelle paour, ce eust fait .i. bien proudons. ¶ Ausimant la force doit estre tex que je le puisse deffandre. An autre guise ne puis lui demander ce que je li baillai, c’est à dire ce de que je le revesti, ja soit ce que je l’aie an tenoison que je m’an pourai deffandre. ¶

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Mais parfoie avient que je vous puis requerre ce que je vous ai baillie, ancore ni fust faite tex force ne tex paourspouours com est dit desoure, si com est dit an icest example. ¶ Vous avez aucun office publepublic, c’est à dire poesté d’aucun leu, isi com est viscons ou bailliz ou juges, ou avez autre poesté publique, et par ochoison de celle poesté me feissiez paour ou force non en tant grant com est dit desoure, mais apreissates me tant fort que je par icelle tenoison ou par paour que je ai de vous si vous vandi une moie chose : c’est an cest cas que vous me devez randre la chose que je vous vandi, ne je ne vous devré randre de ce prest ce que vous me devez.

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- An cest chapitre dist de dolo, c’est de ingenio -

Or disons de dolo, c’est d’angin et de mal barat que fait li .i. hons anvers l’autre. ¶

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Se .i. hons de malvais anginmal art m’ait angignié et pour ice je an oi damaige, il doit estre esgardé se aucuns contraiz fu faiz, c’est à dire se aucuns negoces fu faiz antre moi et lui et an icelui contrait me gaignoit aucune chose, si com est vendicions ou achetemanz ou changes ou ligoisonsloeison ou promissions de douairedoner ou d’autre contrait de bone foi. Quant je serai angigniez an aucun de ces contrainz an bone foi par mal angin d’autre ou d’autres par mo le mien, tout ce doit desfaire icest contraiz, se iciz hons le vuet a cui est faiz li angins. Et ice est se je te vandi une chose par angin que tu me feis, esgardé doit estre se je la t’ai vandue auques ou non. Car adonc quant le la te voloie vandre et tu me feis angin, pour ce la te vandi mains que je n’eusse fait assez, tot ice me doiz tu amander, que je le te vandi mais pour ice que tu m’angignas. Mais se je ne la voloie vandre et je par vostre mal angin que vous me feistes la vous vandi, tote la vanduevenditions se desfera et tornera arieres se je vuet, ancore m’an donasses tu autant com la chose valoit adonques. Icelle raisons ne se pert par mains de .xxx. anz.

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Mais se li angins m’avint an tel negoce qui n’en ait nom contraint, ne puis riens dire de celui damaige que je par ice ai, se il n’est plus granz de .ii. besanz, si com il est an icest example. ¶ .I. uns miens freres fu morz et dona moi son jardin et fit de moi son oir et sustitui moi sa moillier et dit issi : « Frere, soies mes oirs, et se tu ne es mes oirs, ma moilliers soit mes oirs ». Puis que mes freres fu morz, dit à moi sa moilliers par son mal angin que je ne preisse l’erité de mon frere pour ce que elle ere dampnose et que plus i avoit de damaige que de preuprofit, et je par son consoil le refusai et elle la reçuit et la prist. ¶ Autretex droiz est se je par vostre consoil prestoie mon avoir à .i. homme qui estoit povres et vous le saviez povre et je ne le savoie, et tot ice feistes vous pour moi angignier. An ices .ii. examples et an molt d’autres me devez amander le damaige que je ai eu par vostre angin, se li damaiges monte à plus de .ii .besanz. Mais s’il monte à mains de .ii. besanz, je ne vous an puis destraindre par icelle raison.

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Mais ice est voirs quant li angins est faiz par soi, c’est à dire n’en est faiz an negoce si com est dit desoure. Et ce fu ordené par tel raison que laide chose seroit que .i. hons doit estre mis an plait par angin pour ice que il devanroit de male renommee si seroit donee ancontre sentance, ou se il an donoitdoit avoir pour ce que il ne receust fin. ¶

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Et por ice avons nous dit que cil hons qui seroit angigniez, se il i a estesté par .ii. anz que il ne s’an rancurast, si com la loi dit, puis que li angins sera faiz n’an puet plus rien demander, fors que de tant com il an est meilloriez. Et ce est voirs, ancor ne fust il an sa terre ou ne le seut. ¶

-

Il sunt tex persones qui ne puent rancurer d’angin, si com est li liberz ancontre son patron, et fiz contre son pere, ansi com est unsvilshons ancontre home de grant auctorité. Mais s’il vuelent celer, si com nos avons maintenu d’angin, c’est à dire que il ne dient que il ne soient angignié, mais dou damaige que par l’angin a eu il se puet bien rancorer dedanz .xxx. anz.

-

Icil hons qui m’angigna s'il est destrainz tant que soient passé .xxx. anz d’emander le damaige à moi que j’ai eu, pour ce que il m’angigna atant com il est meillouriez par icelui angin. Que granz torz seroit et granz maus se .i. hons devoit estre meilloriez par son mal angin et sa malice an ce qui seroit mes damaiges se je ne li an puis plus redire. Mais an tel mesure doi je rancurer l’angin puis que .ii. anz a passez que je n’an aie faite mancion d’angin, mais que soul dou damaige que je ai eu par le suen fait. Et c’est voirs de toz homes.

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De celui damaige que je ai eu par vostre angin me puis rancurer, et je et mes hoirs, ancontre vous selonc ce qui est dit desoure, mais ne puis riens dire ancontre vostre hoir, fors que de tant com an aparuit à lui par le vostre angin aprés vostre mort.

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- An cest chapitre dit commant manres de .xxv. anz puet desfaire ce que il a fait -

Iciz hons qui est manres de .xxv. anz a grant privilaige, car an toz icest contraiz et an icelles choses que l’autre hons qui est manres de .xxv. anz ne puet demander se par le suen fait que il a fait a eu damaige, à icel menour sunt restitui in ingregrumintegrum, c’est à dire se on li restore toz les damaiges que il an a euz, si com est se il vuet ou acheter ou antrer à fiance par autre, ou se juissesjugement li est donez contre fors de raison, ou se il paie avoir à lui et il le despande malemant, si com est in e dé tables ou an autre guise la pert par folie. ¶

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Mais se cil hons qui doit avoir an menor par mandemant de juge, c’est à dire de la poesté de la terre, il paiera icel dete an tuor ou au curor del menor, icil sera issi seurs que jamais ne sera destrainz de paier ice, ja soit ce que manres ait uns icel avoir an son preu, ou soit que il l’ait perdu par sa folie.

-

Mais ce que an autre guise paié l’avoit au menor ou à son tuor ou à son curor ne se delivre se li menors pert cel avoir par sa folie, mais que de randre ou de porsion, ce est d’avoir mais que de randre,com li devoit de loier de maison ou de cens ou de usures que ne li cuent outre .c. souz. Ne il ne soit de ces d’outre .ii. anz. An icest cas que rien doit an menor puet le bien paier à son tuor ou à son curor, ancor ne le mandet li juges, et sera segurs icil quelque chose que li manres face de l’avoir.

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Oez se menors fait fin à autre de ce que il li demande et li menors soit angigniez, bien peut estre restituit de ce que il a fait, se ancor le face ses tutors ou ses curors, ou soit que avoirs an fust donz ou soit que non. ¶ Oez se menors fait devision de son avoir ou de s’onor et il est gaires angigniez, ou se il presante aucune herité an laquel il avra plus de damaige que de preuprofit, ou cil menors gaaigne herité an laquele il avra plus de preu que de damaige, bien puet estre restituit. ¶

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Autretex raisons est se menors mest an aucune chose an gaigie et li crerres le vuet avoir droitement et il n’i ait gaires de damaige. ¶

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An totes choses que fait cil qui a mains de .xxv. anz, se il i a aucun damaige par sa folie ou par mal angin de son aversaire, c’est cil an cui il aloit an plait, doit estre restituit in integrum, c’est à dire doit estre restorez de toute la chose et non i doivent avoir nul damaige ne nul preu. Ne n’i il est nulle desaevrance, ou soit que il face aucune de ces choses par soi meismes, ou soit que il le face par son tuor ou par son curor, ou soit que tutors ou curerres le face sanz lui. ¶

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Mais ciz droit que menor de .xxv. anz ont, c’est à dire que il puet estre restituit in integrum, ou il ancontre lor curor et ancontre ices ancontre cui li tutors ou li curors fit aucune chose, et ancontre ces qui tienent les choses que il demandent. ¶ Mais se li menor vuelent demander les choses que il ont alienees ou autre pour aus, il doivent le pret qui lor an fu donez an tant com il an sunt meillorié et non plus, car ansinc com il est raisons que il n’an aient demaige par lor folaige, ausimant com est raisons que il n’en aient preu an autrui damaige.

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- Ici dit dedanz quel termine li manres puet estre restituit -

Se menors de .xxv. anz puet estre restituit in integrum ainz que passent li .xxv. anz et aprés les .xxv. anz jusques à .iiii. anz pour ce que il furent angignié dedanz .xxv. anz par sa folie ou par son mal angin d’autre part.

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- Ici dit an quex persones puet estre restituz li menors de .xxv. anz et an quex non -

LiSe menours de .xxv. anz puet estre restituit contre toutes autres persones selonc ce qui est dit desus, c’est à dire ancontre son pere, et ancontre son patrun se il est liberz.

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- Ici dit quant li menors ne puet estre restituit -

An quantes menieres avient que cil qui est menors de .xxv. anz ne puet estre restituit in integrum, et ce avient ou par raison de la chose ou par son malfait.

-

Par raison de la chose avient que menors ne puet estre restituit, si com est se il franchit son ser, car franchise est tex chose qui ne puet estre tornee arrieredespetee ne torner ariere puis que elle est donee. ¶

-

Et ausimant par son malfait ne puet estre restituit le menours, si com est se il est aucusez d’aucun crime si com est de adultere, mais que tant que li juges li puet doner menor poigne que à .i. autre home se il vuet. ¶

-

Oez se li menors de .xxv. anz fait contrait à aucun home et il le vuet angignier, ne doit estre restituit de ce damaige que il a par cel contrait, si com est an cest example. ¶ Cil qui estoit menors de .xxv. anz dist qu'il estoit meres majorsde .xxv. anzSaut du même au même. pour ce que cil hons qui feroit marchié à lui n’an eust paour s’il savoit que il fust menor. Et c’est an cest cas par quoi li menors de .xxv. anz ne devroit estre restituit, que il n’ait aucun damaige par cel contrait. ¶

-

Or oez li menors de .xxv. anz jure que il ne desfera ce que il fit ou ce que fit ses tutors ou ses procurours ne le puet puis desfaire. Mais est voirs quant cil faiz par quoi il jure va per communal droit, c’est se autres fait le qui fu manres de .xxv. anz le puet desfaire, se il l’avoit fait. Li menors de .xxv. anz le puet bien desfaire, ja soit ce que il l’avoit juré, si com est se li faiz est tex que il soit contre la loi et ancontre bones coutumes. ¶

-

An quantes choses sunt esquex non ha mestier as menors que il soient restituit parce que il sunt segur, si com est li menor à aucun detour et ne paie à tel terme com il doit : que an a tant, il doit paier les usures selonc les usaiges de la terre. ¶ Et por ice an tel guise que il ne trespasset la leal mesure. Et c’est voirs ancore ne fust demandee la dete an detour. Et ice a il soulemant an cest contrait qui est de bone foi, se com est se li menour de .xxv. anz vandoit une chose, ou li devoit son prest, ou se on li devoit avoir de compaignie, ou de loier de sa maison ou d’autre chose, ou s’on li donast aucune chose que aucuns de ses paranz ou de ses amis li laissa aprés sa mort. ¶

-

Or oez se li menors de .xxv. anz ait tutor ou curor qui ne li fu donez ou devisement son pere ne ne li an fust donee poestez, mais se il a tutor ou curor an autre guise, si com est par paranté, ou cil tutors ou curors ne done fermance de faire sauvessavoir les choses del menor, c’est à dire se il n’an donent pleiges ou fermance que il à bien et à foi gardera les choses del menour, ou an plait ou fors plait, ne vaudra rien. Et adonques li menors non est tenuz de garder ice que cil tuerres ou cil curerres a fait, si com est an icest example. Iciz curor ou ciz tutor qui done fermance fait .i. plait pour le menor et est donez juisesiugemant contre lui, c’est à dire perde le plait : ceste santance certes ne doit damaige tenir au menor, car ciz hons qui a moins de .xxv. anz ne puet faire plet se il n’en n’a tutor ou procuror ou curor par raison. //

-

Or oez li menors ne puet perdre nesune de ses choses par prescription qui est de .xx. anz ou de .xx., c’est icelle prescriptions qui est de .x. anz ou de .xx. ne puet curerres à nul home del mont, puis que il est menors de .xxv. anz ou de .xxx. Et ne tient damaige au menor puis que il fust an puberté, c’est puis que il ot .xiiii. anz li malle ou se sunt fames .xii.

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- Iciz dit de celles poestez que puent restituir li menour -

Puis que nous avons dit quex persones dovent estre restituees et de quex choses, or redisons quex poestez les puet restituir. Li ampereres puet restituir et icil juges qui est mis pour l’amperour. Or oez icil iuges qui est ordenaires, si com est proconsul, ou cil juges qui est donez de proconsul. Autre home ne autre juge ne puent restituir.

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- Ici dit quant cil qui est manres de .xxv. anz puet desfaire ce que il ha fait -

Nous avons dit an quel mesure cil qui sunt menor de .xxv. anz puet estre restituit. Or redisons ci aprés an quel mesure cil qui sunt plus grant de .xxv. anz puet estre restituit. Car autresi com est droiz que cil qui sunt menor de .xxv. anz soient restituit se il sunt angignié par lor folie ou par l’angin de lor aversaire, autresi est droiz que cil qui sunt plus grant de .xxv. anz soient restitui de ce que il ont receu damaige, se il ont juste cause par quoi il doivent estre restitui. ¶

-

Les justes causes par quoi il doivent estre restitui sunt icestes : se il erent fors de lor terre pour communal affaire de lor vile sanz nul mal angin ; ou se il sunt pris de lor anemis, si com sunt Sarrazin ; ou se il sunt retenu an prison d’aucun home sanz lor volanté, si com sunt aucun home qui sunt an autre terre pour aucun mestier à panre. Se il ont aucun damaige par aucune de ces causes que nous avons dit, si com est se aucune chose des lors sera usucapta ou prescripta, c’est à dire se aucuns hons a acheté tele chose par tel tenoison de .x. anz ou de .xx. ou de menour tamps, ou se aucuns hons qui fu ses detes fu delivrés, c’est que ne li an puet riens dire par raison. Et an toz ces cas puet estre restituit, se il i out damaige.

-

Et puis que cil major que nous avons dit - desoure seront torné an lor terre, ou que il serunt eschapé del peril ouquel il erent an - icelui tans ouquel il erent perdant la lor chose, lor demanz avra termine de .iiii. anz, - et dedanz cestui termine il seront restitui de tot lor damaige que il reçurent adonc quant - il estoient fors de lor terre ou furent pris et tenu an prison de lor anemis, si com est - dit desoure.

-

Mais c’est voirs que il puent avoir termine - de .iiii. anz puis que il seront issu de cel peril, si esterent il .iiii. anz fors de - lor terre ou pris ou major terme de .iiii. anz. Mais se il esterent mains de .iiii. anz, - ne puent avoir puis que il seront torné plus de termine, mais itant com il avront esté. - Mais se il esterent tant que lor chose puisse estre usucapta ou prescripta puis que il seront torné, ne puent estre restitui de cel damaige - que il avront an cel termine puis que il furent fors de lor terre, si com avons dit - desoure.

-

Si com est voirs que cil qui fu absens, c’est à dire fors de lor terre an icelle guise que nos avons dit desoure, non doit avoir damaige par sa defaillance. ¶ Ausimant est voirs que il ne doit avoir prou pour la soue absence, et pour ice que autre si puet demander restitucion contre l’autre home del damaige que il a eu per sa deffaute. Autresi est voirs que autres hons puent demander restitucion contre lui se il a usucapta ou prescripta l’autrui chose, ce est se il a tenue l’autre chose d’autre part tant de tans que elle se puisse vandre par icelui termine que il an fu absens, ou se il ere deterresdeptes d’autre home ou il s’an est delivrez. ¶

-

Icelles persones qui puent restituir les - menors de .xxv. anz et puent restituir les majors et nule autre persone ne le puet - faire.

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-
- Ici dit se aucuns aliene la chose que il tient pour ce que il n’an soit mis an plait -

Se acuns hons tient aucune chose et il panse c’on le mette an plait et il alienoit icelle chose, c’est à dire doner la tenoison à autre an quel guise por ochoison de muer le non de la chose et de muer le plait an autre persone pour que il ne vuet etpour ce que il ne vuet c’on an plaidet à celui qui tanroit la chose, se il le fait par mal angin aussi an est tenuz com s’il avoit la chose et la tenoit. Et cil qui a droit an la chose le puet demander auquel que li plait des .ii. ou à celui qui tient la chose ou à celui qui la vandi.

-

Et se il an plaidoie primieremant à celui qui l’aliena et il le vaint pour ce ne li chaut laissier que il n’en plaidoiet à l’autre se il vuet, car ice que li primers paie est pour la paigne del mal angin que il avoit fait. Mais se il plaidoie premieramant à celui qui tenoit la chose et il la recevra de celui, n’en puet puis riens demander à l’autre.

-
-
- Ici dit des arbitres, c’est de ces qui prennent plait à jugier -

Or redisons des arbitres, c’est des homes qui tienent plait au leu de juges, quant on se ferme an lor pouoir. ¶

-

An cest arbitre si est itex raisons que quant les parties, c’est cil cui est li plaiz, si doivent prometre li uns à l’autre paigne d’atandre ce que li arbitres jugera, ou an doivent doner gage ou fermance, car an autre guise ne vaut li jugemanz se les parties ne donent fermance ou gaige ou promettre paigne antre lour ou an la main de l’arbitre. Car ausi est usance que les parties soloient promettre es mains de l’arbitre d’ester à son jugement, que pour paour de la paigne ou des fermances atandent le jugemant. Et se il ne l’atandent, doivent doner la paigne que il an ont promise ou perdent lor gaige, se il l’ont an covenant. ¶

-

Puis que l’arbitres reçoit plait an soi pour doner jugement, - il est destreinzdestrainz de doner le iugementSaut du même au même. se icelles choses i sunt qui doivent estre. Car maintes choses doivent estre esgardees an arbitre pour ce que il vaille. ¶

-

Premieremant doit estre esgardee la persone de l’arbitre, et celle persone doit estre tex que puisse estre arbitres et par nature et par droit.

-

Car nature dit que hons qui est manres de .xxv. anz ne puet estre arbitre, ancore puisse il estre juges puis que il a .xxviii. anz. ¶ Or oez cil homs qui a son san perdu, si com est furiosus ne lole puet estre. ¶

-

Or oez par droit est dit que sers ne fame ne doivent estre arbitre ne cil hons qui est juges ordenaires, si com est proconsul ou preses provincie, ne puent estre arbitre antre icelles persones qui sunt desourz lor pouoir, car il les puent destraindre par lor autorité que li uns face droit à l’autre. Et se iciz hons qui puet par droit destraindre autre que il face droit et reçoit fermance ou gaige que sera tenu ce que il dira ou que il dira ou que il fera dire, ne vaut ne la fermance ne la paigne qui an fu promise, ne la santance ne la paigne qui donee an sera non est droiz icil ancontre cui sera donee de tenir.

-

Mais li arbitres ne puet destraindre home, mais que de tant com il est fermez an son pouoir.

-
-
- Ici dit quex persone se puet fermer an l’autrui pouoir et quex non -

Les persones qui se ferment an pouoir de arbitre doivent estre tex que puissent faire , c’est doivent avoir le san et doivent avoir major aage de .xxv. anz. Car se il sunt menor, ne puent estre an plait sanz consantemant de lor tutor ou de lor curor, ou il doivent avoir procurator.

-
-
- Ici dit an quex causes on ne puet estre arbitres -

Li cause doit estre esgardee ausimant dont on se ferme an pouoir de l’arbitre quex cause elle est. Car li arbitres ne puent doner jugemant an totes causes, si com est de crimecrimen ou de franchise.

-
-
- Ici dit an quex jors li arbitres doit doner jugemant -

Li arbitres doit doner jugemant an icel jour ouquel le puet doner li juges ordenaires. Car an autres jourz n’en est il destrainz de doner jugemant. Mais que an icel jour que porra doner li juges ordenaires, ancore le vueillent les parties. ¶

-

Mais se ambedeus les parties ont dit an covenantconvenantcomancemant que li arbitres puisse doner jugemant an jours feriaus, bien le puet doner an cel jour.

-

Mais se li jourz ouquel li arbitres puet doner jugemant est prés de fin, se il ne puet estre porloigniez pour ce que ne fu dit adont quant li arbitres reçut le plait an soi que il puisse aloignier le jour, puet an bien estre destrainz de doner jugemant, ancor soit il jourz feriaus se il ne jure que non est ancore coneue la raisons del plait. Mais adonc quant avra juré ou il le voudra jurer ne doit estre destrainz de doner jugemant. ¶

-

Mais se non est voirsjours ouquel doie estre donez jugemanz, li arbitres puet doner le jour par consantemant des parties. Et se il ne done jour, chascuns est contrainz de doner santance, mais que an icel jour ouquel on ne la doit doner.

-
- Ici dit an quel leu li arbitres doit doner santance -

Li arbitres doit doner santance an icel leu où les parties avront convenant quant li plaiz fu fermez an sa main. Mais se les parties ne l’avront convenant, li arbitres doit doner le jugemant an icel leu où fu fermez li plaiz pour son pouoir.

-
-
- Ici dit quex hons puet destraindre l’arbitre que il daint jugemant -

- Cil qui reçoit arbitre an soi, si com est dit desoure, se il ne - vuet doner jugemant, li plus granz poestez le doit destraindre, si com est li provoz, se - il n’an a juste raison par quoi il se puisse escuser. ¶ Juste excusations puet estre par - laquele il se puet bien escuser que soit contrainz de doner jugemant, si com est longue - peregrinations que il vuet faire, si com est ou autre voiaige, ou se il est - fort malades, ou se plaiz est feniz antre les parties par amours, ou se la chose de quoi - il plaidoient est perempta, c’est destruite par aucune - guise sanz colpe de celui à cui est demandee la chose, si com est se je vous demandoie - .i. serf et il est morz. Mais ochoisons sunt auquex non est feniz li plaiz, ancore soit - perie la chose que on demande, si com est se icil qui la demande vuet savoir se la chose - iere soue ou non. Car se elle estoit soie, il poura demander le fruit de la chose ou - l’avoir, ou le peculiumpecculion que il avoit se il estoit ses - sers, ou se par jugemant sera coneu que la chose estoit de celui qui la demandoit, et cil - a cui elle est demandee se pourra bien torner à celui de cui cil la gaaigna et de cui vient et - vint ¶

-

Or oez se li arbitres a mortex anemis à l’une des parties, ou se li une des parties li a fait honte, ou se li une des parties desanpirast totes les soues choses pour ce que il ne pout paier son dete, ne puet estre li arbitres contrainz de doner santance antre aus. ¶ Ausimant non est destrainz de doner santance li arbitres se il ere lais quant il prist le plait et il est devenuz fraus avant que li plaiz fust feniz.

-
-
- Ici dit que ciz jugemanz qui est faiz et donez fors de raison ne vaut -

La santance de l’arbitre, ou soit que elle est juste ou soit que non, doit estre tenue, se elle non est donee apertemant contre la loi, ou elle ne soit donee par amour ou par avoir, car adonc ne devroit estre tenue. Car ne vaut iciz jugemanz qui est donez fors de raison, ou soit que li arbitres le done à son esciant ou soit que nonpar nescienté. ¶

-

Li arbitres doit doner le jugemant an la presance des .ii. parties. Mais se li une partie n’estoit à plait à cel jour que il avoit convant, si doit estre donee li paigne qui est promise. Mais la santance ne vuaut se n’i sunt andus les parties, fors que se il l’avront convenant quant il se ferment ou pouoir de l’arbitre que il an puisse doner santance, ancores n’i soit l’une des parties ou sanz ambedeus. Mais adonc quant il avront ce quant les parties sont tenues d’atandre la santance ou de doner la paigne que il avront ce convant, les parties sont tenues d’atandre la santance ou de doner la paigne que il an promistrent.

-

Mais se la paigne ne i fu promise, ne ne fu donnee fermance ne gaiges, mais solemant les parties ont promis antre lour d’atandre la santance que li arbitres an gjugera, adonc cil qui ne voudra atandre la santance doit redoner à l’autre partie autant com il avroit de preu, se la santance estoit donee.

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- Ici dit quex raisons doit estre se cil an cui pouoir est fermez - jugemanzplaiz se desacordent -

À la foie avient que plaiz se ferme ou pouoir de .ii. homes que il an doivent santance. Adonc si s’acordent andui ansamble, lors vaut bien lour jugesmenz. Mais se il se descordent et le parties avront an convenant quant li plaiz fu fermez, se cil se descordent, que il meismes an eussent .i. autre home. Mais se ce est dit, bien vaut li convenanz. ¶

-

Ausimant se dui home ou plus sunt fermé en pouoir soulemant de .ii. homes et il ne fut dit par nom quex homes il doivent avoir avec aux, se cil dui ne s’acordent et ne se puent acorder de la santance, li poestez de la terre les doit destraindre que il reçoivent avec aus .i. autre home et doit lour dire le nom de cel home. ¶

-

Autretex raisons est se il furent à premiers .iii. ou plus qui reçurent fermance del plait et il se descordent del jugemant : iciz jugemanz qui dovra li plus granz partie doit estre tenuz. Mais ce est voirs quant il sunt tuit ansamble et donent tuit jugemant si com est droiz et raisons.

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- Ici dit que li arbitres ne puet muer le jugemant puis que il l’a doné -

Puis que li arbitres donra jugemant del plait, il ne le puet plus muer plus que juges.

-

C’est voirs quant li plaiz est fermez an sa main d’une sole chose, c’est d’une soule question. Mais se li plaiz qui est fermez an sa maimain est de plusours choses, c’est de plusours chosesquestions, nous devons esgarder se les choses de quoi li plaiz est sunt communax ou se sunt de parties. Car se elles sunt communax, ancor ne soit dit an la fermance del plait que li arbitres donet jugemant de tout ansamble, s’an doit il doner jugemant de toutes ansamble, et an autre guise n’an avra la santance : car soulemant ciz jogemanz est bons et leaus pour quoi toutes les tançons del plait vienent à fin. Et se il ne le fait, puet muer son jugemant, car ancor est il arbitres del plait tant que il soit defeniz. ¶

-

Autretex raisons raisons - est se les choses sont departies et antre lour ne aient riens communal si lour fu dit, et quant à doner les fermances del plait que il donast santance de totes les choses ansanble. Car adonc doit il doner jugemant de toutes, ansin com il est dit desoure. Car li arbitres ne puet ne ne doit doner jugemant, mais que ansinc est prise la fermance. Mais se il li fu dit et an convant que il seuremant donet jugemant de chascune chose porra le bien, ansin com fu dit faire, car adonc doit estre antanduz que il soient plosor plait. Mais se il ne fut dit que il donat jugemant de toutes causes ne ne fu fit que il le doneit seurement de chascune chose, se les choses sunt departies et que on perte icelles chose dont il a doné jugemant, il remaint estre arbitres ne ne puet puis desfaire icelui jugemant. ¶

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Se li arbitres done santance contre moi, je n’an sui contrainz d’atandre santance, se je vueil paier la poigne que je ai promis ou se je vueil paierperdrele gaige que je avoie doné, se je l’ai convant et li arbitres le doit doner à l’autre partie.

-

Mais se tex convanz avient que je soie contraiz da randre la santance, ancore ne soit la pagne promise ne n’an soit gaiges donez ne fermance faite, si com est se je loue la santance nomeement puis que elle fu donee, ou se je la conferme taisiblemant, si com est joste .x. jours que je n’an rencuresse, ne à l’arbre ne à mon adversaire an presance de .ii. garanz, que je an atandrai.

-

Mais une chose doivent savoir : que à celui à cui li faiz faudra doit paier an termine que li arbitres li dira. Mais se il ne li dit quant il devra paier n’en est contraiz de paier tant que serunt passé .iiii. mois aprés ce que sera donee la santance. Autretex raisons est de la santance de juge. ¶

-

À la parfin disons se lis est contracta devant l’arbitre ou aucune des parties voudra dire confession devant lui ou aucune chose, autresi est comme se il l’avoit fait devant le juge ordenaire, car à prescription et tenoison sanz autre respont autresi par itel jugemant et par cel del juge ordenaire.

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- Ici dit de calumpnia des sacremanz -

Post litem contratumcontestatam, c’est aprés commancemant de plait, iqui où li sairemanz doit estre faiz, li sairemanz de la demande d’ambedus parz, et icil sairemans ne doit estre pardonez à nul home.

-

Et cest sacremanz que on appelle de calumpniaDans le manuscrit, ajout par signe de rappel : ¶ de calumpnia ¶ que on apelle et le doivent faire les principaus parties si com est reus et autors. L’auctor doit - jurer premieremant an itel guise que icil demandemanz - que icil demandemanz - que il fait an cel plait il le cuide faire par son droit et par sa raison. Et de - ce que li autre partie li demandera que il savra se il est voirs ne ne li demandera - garant ne preuve ne ne li demandera aloignemant par mal angin, mais que celui qui li - sera besoinz. ¶

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Se cil de cui est li plaiz est noble persone ou est fame ou il fait plait pour son curor, c’est pour son mesaige, ne doit estre constrainz de venir à plait pour faire le sairemant de la demande. Mais li juges qui est poestez de cel plait doit trametre à celle persone et doit li faire à faire le sairemant an sa main. Et li autre partie i doit estre ausimant s’il vuet, ou il doit tramettre son messaige s’il vuet. ¶

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Isi meismes est raisons se une des parties est d’autre terre et il fait le plait par son curor, c’est par son mesaige, se il est tutors ou curors et vuet faire plait par celui de cui est tutors ou curors, et il meismes doit faire le sairemant de la chalonge ausi com est dit desoure selonc son esciant et non selonc l’antendemant de celui de cui il est tutors ou curors. Autretex raisons est de totes les persones qui ont leal aministration des bien d’autrui, si com est li peres del bien del fil.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 2 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par le témoin G et par + conjecture.

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+ Livre 2 +
+ Ici dit par quel raison on vuet demander aucune chose à autre devant que on le mette an plaitLiber secundusComent se doit on comporter avant iugement commencer.Rubrique rédigée par une main moderne,sans doute un lecteur qui est en train de collationner à partir d'un autre manuscrit. +

PuisLettre ornée de 6 lignes de haut. que nous devons dire del plait an quel guise il doivent estre defeniz par juise, premieremant disons de ces choses que on doit faire devant que on apeloitappele autre an juiseem plait.

+

Et premieremant, devant que on apiaut autre home an juise, li doit on dire pour quel raison on le vuet mettre an plait, ce est à dire par quel auction on li vuet demander. Et ice doit on dire .xx. jours devant que on le semoigne an plait. Et quant il avra oï, si se consoillera s’il voudra randre ce que on li demande sanz plait. Et s’il panse que il ne li fera ce que on li demande sanz plait,Saut du même au même. se doit garnir commant il + se fera droit.

+

Ausimant se cil qui met l’autre an plait a chartre ne riens qui puisse preu tenir, à l’autre doit le moustrer : aussi com seroit se cil qui met l’autre an plait avoit chartre comme il fu paiez de ce que il demande, se il ne vetvuet conoitre le paiemant. Mais icil qui met an plait l’autre ne doit demander à reuaieux ses chartres ne ses mraison, ja soit ce que soit aucune samblance de la lui part qui demande, si com est se il dit : « Tu me doiz .x. sol », et tu dies à moi que je t’an aie fait convenant que ne les te demanderai, et il te respont  : « Voir est, mais tu me feis puis covenances que tu les donroies et que il les te puisse demander », et de ce te demant la chartre qui an fu faite. ¶

+

Ancor autres plaiz est de que li juges doit commander al reu, c’est à dire à celui qui est appelez, que il montre sa raison ou à l’auctor. Iciz plaiz est tex : .i. hons mande ou preste avoir à .i. autre et andui an firent chartres, et cil qui commande l’avoir a perdues les soues chartres par sa maison qui est arse ou par autre droite cause : doit mander li juges au reu que il li moustroitmostre les soues chartes.

+
+
+ Ici dit commant on doit apeler homme an plaitDe clamer en plaist. 2Rubrique rédigée par une main moderne, cf. note à la rubrique 1. +

PLettrine de 2 lignes de hautuis que avons dit an quel guise li auctors doit dire al reu par quel raison il le vuet mettre an plait, mais se li reus ne li vuet faire ice que li demande, puet le clamerapeler an plait. ¶

+

Tuit homes puent apeler autres homes an plait, estre tex qui ausimant + enansunt + geté par nom : si com li fiz ne puet apeler an plait son pere quant il est an son pouoir, et par ice que ne puet estre plaiz antre .ii. homes quant li uns est ou pouoir de l’autre. Mais s’il ne est an son pouoir, il le puet faire par le commandemant de la poesté. Et la poestezlali devra consantir, se ce n’est tex chose que peres an soit deloigniez s’il an fu donez juises ancontre, ou s’il est sanz redempcion, si com est de furt ou de rapine et de injuriainjure et de molt autres choses que lois dit. ¶

+

Mez li frans ne puet apeler son patron an plait sanz le commandemant de la poesté. Et an icielles choses dont li fiz ne puet apeler le pere an plait, an icelles meismes li frans ne puet apeler son patron.

+

Et se li fiz apele son pere ou sa mere, ou li liberz apele an plait son patrun ne sa moillier ne ses anfanz, estre doit an tele mesure com nous avons dit desoure, et doivent avoir painne de .l. besanz. Et s’il ne les a, la poesté doit panre vangence dou cors.

+
+
+ Ici dit des convenanz que fait li uns à l’autreDes conuenant soure clame. 3Rubrique rédigée par une main moderne, cf. Rubrique 1. +

+ Sovanz avient que cil qui claimme autre an plait fait convant de ce que on li demande et s'en plaidoientplaidoient s'en, ou pour avoir que il a doné ou pour amours, et por ice devons dire des covenanz. ¶

+

Covenanz est ice que .ii. home convienent de faire ou de doner quelque chose li uns à l’autre. Et doivent faire de celles choses desquex li juges se doit antremettre de jugier. ¶

+

La foiz que l’uns promet à l’autre si demande. Et que est sa foiz se ce nom que icelles choses que home promet li uns à l’autre soient gardees ? Que naturex raisons est que tuit li home del mont dient voir li uns à l’autre.

+

Orre devons savoir liquex covanzcovenanz doit estre bien gardez et liquex non. ¶

+ +

 Premieremant devons savoir que cil convenant qui sunt fait ancontre loi ne doivent estre tenu, si com est s’il eust convant que il feroit furt ou rapine ou autre laide chose, ou ancontre bone coutume, si com est se je convantecovenance à autre que je face de lui mon oir.

+

Iciz convanzcovenanz ne doit estre tenuz qui est faiz par force, si com est se je promet à autre aucun avoir, de que il me face force ou à lance ou à espee ou à autres armes. ¶ Ausimant com cil covenanz ne doit estre tenuz qui est faiz pour paour.

+

An convenant et doit estre la raisons esgardee selonc la raison del fait et la raison del droit. Li faiz est ce que li .i. promet à autre sanz foi. Et ce devons nous croire etque antandre que il fait tacitelmant ou apressemant. Que tex foiz est que covenanz est tenuz et non est parlé, c’est ciz convenanz qui est faz tacitelmant, si com est que .iii. home doivent .c. souz à .i. home : iciz hons puet demander son avoir à chascun des .ii. homes, mais puis que il reçoit la partie de l’un, autresi est com s’il avoit fait convenant que il ne demandast à chascun mais que safors que la soie partie. ¶

+

Et droiz doit estre esgardez antre la persone par soi et la chose de quoi doit estre faiz li covenanz par soi, et puis la persone et la chose ansamble. ¶

+

La persone doit estre tex que saiche consantir et que il ait baillie de ses choses. Adonc si est à mains de .xxv. anz ou se il est forsenez, ne vaut riens la convenance que il font, car il ne sunt an baillie de lor choses. Et molt autres persones que ne puent faire convenance à autres persone. ¶

+

La chose doit estre gardee, ce est la promissions, si com est se on promet .c. souz à bastir une maison. Mais se on promet tel chose qui soit contre la loi, si com est de furt ou de rapine ou de tolir ou d’enjure faire, ne vaut li convenanz. ¶ Se .i. hons a convant à autre que il ne le metra an plait, de ce damaige que il fera, ou an force ou an larrecin, ne vaut la convenance. Mais puis que li furzlarrecins est faiz ou li damaige, bien puet estre faiz convenanz. Aprés, la promission doit estre que bone foiz i soit d’ambondeus parz. ¶

+

La persone et sa chose doit estre gardee ansamble, car à que que + à que que faità cui que on face convenant doit prometre de ses choses et de son fait, si com est si el convant de bastir une maison doit li prometre de bastir par soi meismes. Et cil à cui il l'otl'ont convant li doit demander par soi s’il est à son oes. Que nuns.i. hons ne puet prometre, si com est : « Se je te convenance, itex hons te fera tel chose », ne vaut. Ne ne puet on contredirereçoivre convenant par autre, s’il ne le fait par son preu ou par son commandemant. Et le puet faire li fiz par son pere et li sergenz par son seigneur. Et ancelle meismes raison est an lor tuor et an lour cureor.

+

Mais ce doivent savoir que cil qui claimme le convant adés le doit prover.

+

Autre convant sont cil qui ont nom transactions, seces sunt cil que on fait àan voieavoe autre fors de plait ou an plait, quant juis an doit estre donez et on an fait amour pour avoir.

+
+
+ Iciz chapitres dit des convanz que on fait de ce dont plaiz est antre genz +

+ ItezLettrine de 6 lignes de haut. convanz doit estre gardez ausimant com li autre, et bone foiz doit estre d’ambes part, et les autres raisons i doivent estre gardees qui doivent estre gardees an autres leus. ¶

+

Icil qui met autre an plait, se on li promet aucune chose pour que il lait estre sa querelle et sa demande et ne le mette mais an plait, doit li estre donee, ancor ne i ait il bone raison, sol que il i panset avoir bone raison. Mais se il set que n’en i ait bone raison, rien ne vaut la transactions, c’est la fins, et ice qui fut puis de doner ne puet estre demandé. Et se aucune chose li an est donee, bien le puet demander cil qui la dona à celui à cui il la dona et à ses hoirs. ¶

+

Mais une chose doit l’an savoir : que se fins et convenance fu faite de celles choses de que on doit morir, se juis an fu donez ancontre, bien vaut, mais que d’avoutire. Certes en icelle hourechose ne vaut la convenance, et icel home qui fait la fin et la convenance tuit home la puet bien acuser de l’azultere, ja soit ce que fins an soit faite.

+

Iciz hons qui fait fin, se on li an promet avoir et on ne li vuet randre, ne puet demander par sol la convenance, se ne l’an fu faite promissions, mais s’an puet torner à la premiere raison : cil hons sera destranz del respondre de ce que il avra dit avant, ou il li donra ce que il li ot convant à doner pour fin. Mais une chose doivent tuit home savoir : que cil qui fait fin et convenance, aquil est destrainz de observar se iciz hons à cui il fait la fin la done ou doner li a vuet ce que il li a convant. Mais se cil hons à cui il a faite la fin la vuet laissier desfaire, il puet bien demander ce que il li avoit promis à doner par la fin, et se il vuet, il se puet deffandre par la fin, et ce est an son arbitre ; ou puetpour bien demander la poigne, s’ele li fu promise, et soure tout ce se puet deffandre par la fin, se ce fu an convenant quant la fins fu faite.

+
+
+ Ici dit quex homes on puet apeler an plait, ou par soi ou par autrui, ce est à son oes ou à autrui +

Ormais disons des juges et d’icelles autres persones qui doivent estre in judicioin jugement : li auctors, li reus, li avocat. Li auctors est cil qui demande, le reus est cil à qui on demande. Et ancore avec aus autres persones, ce sunt li avocat. Li avocat, ce sunt cil qui araisonent le plait devant la poesté, ce sunt li gramarienlegistre. ¶

+

Assez sunt home qui ne puent demander par autre, c’est à dire tex persones sunt qui ne puent plaidoier pour aus ne pour autre, si com sunt cil qui sunt menor de .xvii.anz et cil qui ne oient, et cil ne puent plaidier ne pour autrui ne pour soi. ¶

+

Autre home sunt qui ne puent plaidoier mais + qui par leur et par certaines persones, si com sunt cil qui sunt an colpe d’aucun + blasme. Ce sunt cil qui sunt vaincu devant le juge de furtrapine ou de rapinelarrecin ou de roberie, ou cil qui an donerent avoir pour ce que il ne soient mis an plait, car ce firent il par male consciance, c’est pour ce qui se santoient corpable. Icil puent plaidoier à lor oes et pour lor anfanz et pour lor peres, et s’il est libert pour son patron, et s’il est + tuor ou curators puet plaidoier por celui de cui il est tutors ou curatorsou curator puet plaidoier pour celui de cui il est tuor ou curatorSaut du même au même.. ¶

+

Autre home sunt qui ne puent plaidoier mais que pour soi, si com cil qui a perdu son veoir et si com est fame. Et se fame a pere, bien puet plaidoier pour lui, se il est malades et non est qui plaidoient pour lui. ¶

+

Ce que li avocat dirent an plait, an veance et an audiance de celui cui est li plaiz, doit estre tenuz aussi com se cil le disoit cui est plaiz. Et se de riens i mesfailloit, dedanz .iii. jourz le puet retorner cil de cui est li plaiz.

+
+
+ Ici dit des procurours, de ces qui font plait ou autre faisande par mandemant d’autre +

Puis que nous avons dit des avocas qui sunt à plait par autres homes, or disons des autres qui ausimant futurn dans la marge supérieure rédigé par une autre main à l'encre noire.--> suelent faire plaiz par aufautres. Mais cil sunt apelé avocat, et si ont nom procurator. C’est ciz hons qui par le mien commandemant aministre la moie negocebesogne, c’est qui fait la moie faisande, ou soit que il plaidoie pour moi, ou soit que il desfande à moi an plait, ou soit que il face autre negocebesoigne, si com est se il batit une maison ou face une vigne ou requiere aucun avoir de mon dete, et tot ce fait pour mon mandemantcommandemant. ¶

+

Ansois que autre hons puisse estre mes procuratours, maintes choses sun mestier à esgarder. ¶

+

La premiere chose est que on doit avoir mandemant de cel home par cui on est an icelle chose. ¶

+

L’autre chose si est que l’an doit esgarder se la persone est tex que elle puisse faire plait pour autre home, ne ne doit estre manres de .xxv. anz, ne ne doit estre fame, ne sers, ne acusez d’aucun crime. Et s’il est acusez, premieremant doit estre de cel crime. ¶

+

Ausimant iciz hons qui ordone procuratour ne doit estre tex persone qui ne ait aministration de ses choses, si com est qui non est à bailen baillie d’autre home et est bien an son san, car hons qui est furiosus, c’est hons qui n’est pas bien an son san, et qui est prodigus, c’est degaterres qui degaste folemant les soues choses, et qui est manres de .xxv. anz, ne puet ordener n aucun home à procurour sanz le consoil de son tuor an la cui baillie il est. Mais an consoil de son tuor le puet bien faire.

+

Ausimant, ne tuor ne curor ne puent ordener aucun home qui soit procuror es choses de celui qui est en sa baillie, encor soit ce que il soit sires es chosesde celui qui est en sa baillie, ancore soit il sires es chosesSaut du même au même. del menour, mais andui ansamble le puent faire. Se li tuor ou li curor ont juste cause par laquele il ne puissent amenistrer, puent aler à la poesté, et la poesté le puet et doit ordener à auctour, ce est cil qui fait ce que tuor ou curor doivent faire. Mais en pour ce de toutes les causes que li auctors fait es choses del menour, ou an plait ou sanz plait, si an sera tenuz et loiez ausimant,et se li tuor ou li procuror eussent fait celle chose qui firent ordener lor actorcum se li tutor ou li procureor avoient litem contestatam.

+

Mais une chose devons savoir : que si li tuor ou li procurator avoient contrestatacontestata la loi, se cil avoient commancié le plait an la cause de menor, bien puet il par soi sol ordener procuror an icel plait. ¶ Autretex raisons est de procuror qui fait plait pour autre home. ¶

+

Dit avons en quel mesuremaniere doit estre ordenez li procureres. ¶ Or redisons an quel cause doit estre ordenez. Certes mestiers est que soit chose pecuniare, c’est choses de rancure ou d’avoir ou d’onor, qui est criminaus plaiz. C’est à rancure, qui est de crimecrimen et ne puet faire plait li .i. par l’autre, si ne puet estre li .i. procureres pour l’autre, se non est li plaiz pour tel persone qui ne doit plaidoier par soi pour que il est de grant dignité, si com est persona illustrisillustris, c’est prefaiz ou pretoir, ou est spetabilis persona, c’est proconsul, c’est coms palazins. Certes, icil ne peunt plaidoier à lor oes ne par autrui, mais doivent mander à autres qui plaidoioit pour aus. Et si itex persone fait ancontre ce que nous avons dit desus, par la soe raison, et sour juges grant painne an doit soutenir, ce est de .xx. livres d’or. ¶

+

Mais une chose devons bien savoir : se autre hons vuet faire plait pour aucun, oez doit estre si certe chose et que elle soit mandee del signor del plait. Mais s’il n’est doutousdeceuz el puetprouver avant le commancementcommandemant del plait que mandez li soit, ou il an doit prometre bone stipulation et doner bone fermance, et que ce que jugié sera que il autre ratun sit, c’est que il an sera quites iciz hons par cui on vuet plaidoier et tuit home à cui apartient tex plaiz. Mais se ce ne vuet faire avant ce que li plaiz commance, ne doit estre oïz. Et ausimant ne doit estre oïz iciz hons qui vuet faire plait sanz commademant de cel home de cui est li droiz. Mais tout ice qui est escrit an cest paragrafe de ces procurators est voirs, c’est de ces homes qui vuelent estre auctor, c’est à dire demandeour par autre, mais qui ne soit tuor de celui pour cui il vuet demander.

+

Mais devandre puent tuit home autre an plait metre, ancor ne aient il mandemant de cel home per cui il vuelent respondre ; sol pour que il doigne bone fermance que il paieront tot ce qui sera jugié par droit, car an autre guise ne doit estre hoïz nuns hons qui vuet respondre pour autrui an plait. ¶

+

Mais d’une cause est à oïr droiz : que peres puet plaidoier pour son anfant, et li fiz pour le pere s’il a plus de .xxv. anz, ja soit ce que il n’an ait commandemant, se non est aperte chose ou se ne est prové que il vuet plaidoier ancontre la volanté de son pere ou li peres contre la volanté del fil, car adonc ne doit estre oïz nuns hons qui ancontre la volanté d’autre vuet plaidoier. ¶ Mes ancores puisse plaidoier li peres pour le fil et li fiz pour le pere sanz nul mandemant, il devra il faire icelle fermance qui est dite des autres homes desus. ¶

+

Tot ice que nous avons dit del pere et del fil, si est voirs del serorge et del janre, et de l’uns freres et de l’autre, et de libert par son patron, et del mari pour sa moillier. ¶

+

Ausimant, tuit home qui vuelent faire plait pour autrui, se il est actors si doit doner fermance, se elle li est demandeecommandee, que il a à respondre et à deffandre an l'arbitrean abiten habit de bon home celui par cui il demandet, que cil par cui il demande et que cil par cui il vuet plaidoier tanra pour fait ce que il fera. ¶ Mais s’il ne vuet faire ceste fermance, n’en avra autre paigne, fors que il ne sera oïz. Et ce est voirs devant ce que plaiz soit commanciez, car puis que plaiz est commanciez, ne puet an destraindre de doner iceste fermance, et bien doit estre oïz. ¶

+

Iciz hons qui vuet desfandre autre an plait si doit faire fermance. Se icil ne l’a faite cui il vuet deffandre, judicatum solui, c’est que il an doit paier ce que juges an jugera. ¶

+

Iciz hons qui reçoit mandemant par autre si + doit fenir selonc ce que li est mandé ou il doit remander tantost com il puet, c’est à + dire que il ne vuet pas faire ce qui li est mandé. Et ce doit il bien dire tantost que + cil qui li a mandé le puisse bien faire par soi ou par autre ce que il avoit mandé. Et + se cil ne le fait si com nous avons dit, toz li damaiges qui an avanra à celui si li + doit amander, si com est escrit an cest example. ¶ Home de + Genue + gentir + Banalisation du toponyme Genua (cf. éd. Fitting : Ianuenses et éd. + Derrer :Genua), que le copiste sans doute ne connaît pas. Il interprète par + ntir les quatre jambages du digraphe nu suivis sans + doute d'un a graphié en semi-onciale + avoient aporté poivre assez, si com an avoir la livre pour .xii. deniers, et je + vous manda que m’an achetissiez .c. livres. Et vous me mandates que si feriez vous, et + vous n’an feistes rien, et je m’an fioie an vous, qui creoie que vous le feissiez, et + vous n’an feistes rien, et il est ancheriz, et je sai que toz ciz damaiges m’est venuz + par vostre colpe, que je i ai plus doné. Et pour ice vous me dovez amander tot le damaige. Et tot ce est voirs se vous n’an avez juste achoison de quoi + vous ne le puissiez faire, ou par maladie ou par autre estoire, car adonc ni devez vous + avoir nul damaige. ¶

+

Quiconques reçoit mandemant de faire plait par moi, puis que la lislois est contestata, tenuz est de fenir le fait et le plait, se il ne a autre raison par quoi il nel vueille faire, ausi com s’il estoit puis ses anemis mortex, ou par autre juste raison. ¶ Ausimant, est de par moi qui fis le commandemant que je ne li promis veer que il ne taingne le plait, ausi se il le vuet faire, se je non ai juste raison par quoi je li vueil veer, que il ne face nulmon plait. ¶

+

Icil qui reçoit mandemant de faire plait par autre ne doit faire tel covant à autre que il ait une partie de la chose. Et se il le fait, ne li est destrainz de garder ice convant pour ce que il est contre bone coustume, et se il le fait mession, ne li puet demander pour ce que ne vaut la convenance. ¶

+

Une chose saiche iciz hons qui est + procureres, c’est qui reçoit mandemant par autre ou de faire plait ou de autre chose, si + est de vandre aucune chose : il n’an doit plus faire que on li mande, et se il fait + ancontre ce, riens ne vaudra, si com est se je vous mande que vous me vandissiez .i. + mien cheval par .c. souz et non par mains. Se vous le me vandez par mains et je ne le + vueil tenir la vanduevendicion, je la puis bien desfaire et desfandre, et demander la + chose là où on la trouvera pour ce que il n’an avroit fait ce que li avroie mandé. ¶ + Autretex raison est se je vous mande que vous demandez avoir à .i. home qui ere mes + detesdepteres, et se il ne vous paie je vous dis que venissiez an juge avec lui. Se vous ne le + feistes si com je le vous mandai, mal feistes an convenant quant feistesprovez une partie ou autre chose. Ice que vous an faites sanz mon commandemant ne + vaut que je ne li puisse bien demander ma raison, si com je la pouoie demander devant + que je ne li ai fermé. ¶

+

Se mes procuror vendent aucune chose que je tenoie pour moie, et cil à cui il la vandi la pert par raison devant la poesté, et je ou mes procureres s’en obliast, c’est que nous an fustes tenu amander de celle chose. Mais se si li amande icelle chose, ne puet puis riens demander à mon procurator. Et ansimant se mes procureres li demande il, n’an puet plus à moi riens demander icil à cui est amandee. Mais au procuror an sui remiz et liez de amander cel damaige com il an a pris par raison.

+
+
+ Ici dit que .i. hons riches ne prandra plait à faire pour autre +

Nuns homs riches ne doit recevoir ansinc plait à faire pour autre par si que il soit avocaz ou procurour, ne par amours ne par avoir qui li an soit donez ne promis. Et icil hons qui ancontre ce fera ne doit estre oïz an tel plait, et cil a perdue sa raison pour cui il vuet plaidoier. ¶

+

Nuns hons qui est apelez an plait de la soue cause que il tient ne doit dire que elle soit la soue terre ne la soue chose soit que elle soit d’aucun home de pouoir ; ne ne doit escrivre le nom de cel home en lasoesoueterre ne an la soue chose, ne aporter chartreemenplait qui die que la soesouechoseSaut du même au même. soit que elle soit d’aucun home de pouoir pour ce que il soit plus seurs. Et cil qui contre ce feroit la pert, et toute la raison que il a an celle chose, ne ne puet jamais recouvrer sa raison, ja soit ce que il s’an vueille traire de ce que il a mal fait. ¶

+

Nuns hons ne doit metre signal an icielle chose ne an icelle honor que autre hons tient ou à droit ou à tort, c’est à dire que il ne la doit prendreampirier . Et se il le fait, iciz hons qui tient la chose et l’onour li puet bien tolir, ancor n’an ait il mandemant de poesté.

+
+
+ An cest chapitre dit des affairesevesques à faire que on fait por autre sanz mandemant de celui cui il est +

PuisLettrine à antennes de 3 lignes de haut. que nous avons dit quex raisons est à celles persones qui font mon afaire par mon mandemant, ce sunt li procuror, ormais disons quelx raisons est à celles persones qui font moln afaire sanz mon mandemant. ¶

+

De ceste gestion, ce est de cest afaire que autres fait pour moi sanz mon commandemant, naissent .ii. auctions, c’est a dire .ii. raisons : li une directe, et li autre est contraire. ¶ Li directe est icelle qui est de celui home cui est li affaires que il fait. ¶ La contraire est de celui qui a fait mon afaire sanz mon commademant.

+

Car bien est raisons que je aie auction contre celui home qui fait mon afaire sanz mon commandemant. Se il fait ceste chosenule riem qui me torit à demaige par mal ou par sa colpe, issi que il m’amant le damaige que je ai pris, autretant bien com se il l’avoit fait par mon commandemant. Et se ancontre an ha nulle chosesdamaige, et il fait nulle missions, bien est droiz que il an ait s’aucion par quoi il la puisse demander autretant bien, comme se je li eusse mandé. ¶

+

An iceste gestion, c’est an icest afaire, doit estre esgardez li droiz et li faiz. ¶ Li faiz est la gestions del quel negocebesoigne, c’est del quel afaire qui miens est, quel oure que il soit fait. Si com est se tu bastiz une maison an ma terre, ancor la faces tu par mon mandemant, d’autre part ou par ce que tu cuidoies que la terre fust d’autre, tantost com elle est bastie, si est elle moie. ¶

+

Tex negoces est de la moie chose qui non est mien tantost comme il est faiz, tant que com je ne l’avrai parforni, c’est à dire n’est miens li negoces demantres que jeil ne le loera, si com est se autres hons demande an mon nom mon avoir de mon detour sanz mon mandemant. ¶ Autretex raisons est se il contoit que il fust mes detes et il non ere, se il le requist an mon nom : saiches ne sera iceste negoce moie, se je ne l'ai fermla forni que je bien ne puisse demander mon avoir de mon detour. Mais se je l'ai fermil le m’a offert , nel puis plus demander an detour. Mais je le puis bien demander à celui cui il le paia an mon nom. Autretex raisons est se aucuns vandoit une moie chose sanz mon commandemant, car an icest cas se je ai vandueferme la vendition, bien puis demander le pris à celui qui l’a vandue. ¶ Mais la chose ne puis demander a nul home. Mais se je non ai ferme la venditiomvendition la chose puis demanderSaut du même au même. à celui qui la tient et non à autre.

+

Premierement doit estre esgardee la persone et puis la chose et puis ambedeus, issi com avons dit des procurators. ¶

+

La persone doit estre tex qui puisse pacisci, c’est que il puisse faire covenant et que il le puisse obligier, c’est à dire que il puisse obligier, c’est à dire que il soit tenuz de ce que il fait. Sanz icie, ne vaut ne non est tenuz mais que de tant com il est tornez à son preu, si com le pupil. Car se il fait .i. afaire d’autre home ou .i. autres hons fait le suen afaire, il n’en est tenuz de amander le dammaige ne le mal qui avient par sa colpe, mais que de tant com s’an est mellez. Aussi de ce que autres meismes a an la soue chose non est tenuz li pupil mais que de tant com il an est torné an son preu, et ce est droiz. ¶ Or disons de la persone qui ne puet faire son damaige ne ne se puet obliger à autre. ¶

+

Aucune foiz avient que .i. hons fait la moie negocebesoigne et non pour la moie amour, mais pour l’amour d’autre, ne par ice ne li sui je tenuz de randre ce que il a fait de mission. Et ice avient à celle foiz quant li negoces est miens ipso gestu, par meismes icelui suen fait, si com an cest example. .i. hons ere morz et la soe heritez prenoit à moi pour testamant ab instestateab intestato, et vous et vos edificastes, c’est à savoir bastiseor d’une maisons an la terre de celle herité : l’avez bastie par bone foi, c’est que vos pansiez que la terre fust de cel home par cui amour vous le feistes. ¶

+

Ausimant se vous paiez adonc mon creor ice que je li devoie, si le me poez bien demander, ja soit ce que je ne le vous mandasse ne le saviez se je ne le vous desfandisse. ¶

+

Ancontre avient autre voie que li negoces ne n’est miens par le tuen fait, mais puet estre miens par le tuen faitse je le vueil, si com est an icest example. .i. hons me devoit avoir et tune li quesis de par moi et il le te paia, ancor je le soi et l’oi fermforni, c’est ratum. C’est autretant bien si s’est delivrés de ce de moi com se tu leli meusses mandé que il te pleiast, ou que je t’eusse mandé que tu li demandasses, et tu m’es tenuz de randre icel avoir autretant bien com se tu l’eusses demandé par sa parole. Mais se je ne l’oi fermquant je le soi, tu ne m’an es tenuz, ne cil qui te paia n’an est delivrez de moi. ¶ Autretex raisons est se tu demandes avoir an mon nom à .i. home qui cuide estre mes detes mais il ne li ere pas : se je ai ice ferm quant je le soi, tu an es tenuz à moi del randre ce, et je an sui tenuz à aus. ¶

+

Iciz hons qui fait la moie negoce apostesponte, c’est par la soue volanté, isi com est dit desus, ou pour ice que il cuide estre destrainz d’aministrer, issi com est dit desus ou par ice que il cuide estre destreinzdestrainz.,Saut du même au même. Cil hons qui panse estre tuor ou procuror et il ne est an nulle mesure, et se il l’est ne est par raison, de tout ice doit il randre raison autresi com se il fust droitemant tuor ou procurour.

+

 Icil qui fait la moie negoce est tenuz à moi, et il et ses oirs et je à lui et mes oirs.

+

C’est de celle negoce de que il a defailli est il tenuz à moi del randre, se il ne a aucune raison pour quoi il le vueille retenir, si com est se je sui li suens detes. Ausimant est se il m’amenistre dolo suo, c’est par son angin ou par sa negligance, c’est que il n’an a tel cure de l’amnistrer il doit ou par sa colpe, car il ne set bien amenistrer, il me devra amander tot le damaige que je an ai eu pour ice. Et se il demore que il me me paist tout ce que il me doit par s’aministracion, la poestez li doit mander que il me rande la dete, et desus tot ce an doit doner usure selonc l’usaige de la terre, mais li us ne soit desleax, c’est contre la loi.

+

Ausimant je de cui est li negoces qui est faiz sui li tenuz de tot ce que il fait de mession an mon negoce de son avoir, et sour tout ce l’an doit doner usure puis que je li an serai an demoure, c’est à tardement. Mais tout ce est voirs se il est tex persone qu’il soloit panre usure de son avoir. Mais + se iciz avoirs que il m’an leva par mon afaire est an gaige, je l’an doi doner gaaing, ancore ne soie tenu demore ne ancore ne soit il celle persone qui souloit panre usures. ¶

+

Iciz hons qui commance mon afaire et ma negoce utilmant je li sui tenuz devant la poestépoest de l’avoir parfeni, ice qui est fait. Je li suis tenuz de randre tot ce que il metra utilmant et à mesure, ancore ne li aie je le negoce ferm, si com est an icest example. ¶ Se vous commandissiezVos comenciez une maison à bastir an la moie terre sanz le mien commandemant, qui grant mestier m’eust, c’est s’elle fust bastie granz mestiers me fust, et devant que’elle fust faite, chaut a terre trop ou fu arse sans ta colpe. ¶ Autretex raisons est et mesure se je avoie .i. serf fort et ignel, c’est à dire que ilqui m’avoit grant mestier et il ere malades, et vous le proissiez de mangier, et avant que il fust gariz fust morz. ¶ Autretex raisons est se vous achetez pour moi une chose qui m’avoit grant mestier, et pour tout icest cas et an toz les autres cas qui sunt samblant à cest ancore ne soie meillouriez de celui negoce. Si t’an sui je in l’aige, c’est se je sui pupillus à celle foiz, ne t’an soi je tenuz fors de tant com je an sui meillouriez. ¶

+

Mais se li miens affaires n’est commanciez à mon profit, si com est se il achate aucune chose qui ne m’ere mestiers ne profitable, ne li sui tenuz de randre mission, ancor le feist il pour amor de moi, fors de tant com je an sui meillouriez. Mais se je l’ai ratum, ce que il fera, ancor ne fust il convenancié profitablemant, si l’an sui je tenuz de larandre la mission que il a fait mesirablemant pour ce que je la li doi.

+

Mais se tu faiz tex messions qui erent volumptarie, c’est à dire que plus tenoient à delit que à utilité, si com paintures an une maison, ne m’an pourras riens demander, ancor le feisses tu pour amour de moi, pour ice que celle maisons ne m’est profitable, c’est à dire ne est à mon preu. Ice est voirs, se tu le feis sanz mon mandemant, mais se tu le feis à celle foiz par mon mandemant, je sui tenuz de randre toute mission. Et ancore ne le feisses tu par mon mandemant, se je ne te vueil paier la mission, tu puez panre ice que i feis premiers, por itel guise que la maisons n’an vaille mains de ce que elle valoit quant la poigture fu faite. Et saiches tu ne la porras panre, mais ancor le vueilles tu panre, ne puez tu, se je t’an vueil doner itant com elle vauroit puis que + elle an seroit ostee. Et ce est droiz que a nul home ne doit on asantir mal à faire. ¶

+

Molt de foiz avient que cil qui fait mon afaire est tex persone que il ne puet requerre les missions que il i a faites, si com li peres ou mere qui norrisent lor anfanz, ou la mere, quant est morz li peres de ses anfanz qui sunt petit, demande tuor ou cureor à eux et ice fait messions. ¶ Autretex raison est se li liberz norrit son patrun ou li anfant dou pere, ou se li paratres norrit son fillatre, ou se il le met à aucun mestier, se il ne puet mostrer apertemant que il voudroit requerre ice que il feroit des missions. ¶

+

Itex hons qui fera ma faisande ancontre ma volanté puis que je li deffandrai à faire ou autres par mon mandemant ne puet requerre ce que il i fera de missions puis que il li sera deffandu. ¶

+

Itex demanz ne pert par mains de .xxx. anz.

+
+
+ An cest chapitre dit de celles + choses que on fait pour paour ou par force +

Desor est dit de quel negoce je sui contrainz d’avoir ferm, ancor ne soit il fait par mon mandemant. ¶ Or redisons de quel ne que negoce que je meismes fais et ne sui contrainz d’avoir ferm mais la puis desfaire, si com est se .i. hons me fait peour ou force, que je li vande aucune rien ou li donasse ou promesisse aucune chose à lui ou ài autrui home, ou face d’aucune chose ou d’aucune reançon, ou que je li face aucune chose, quex que elle soit ne doit valoir. ¶

+

Et se je ansui an tenoison de celle chose que je li promis ne li an sui tenuz ne destrainz de doner riens, ainz est il destrainz de finer à moi ce que je li promis, et puis que la poestez bien dira que il me fenise et que il me rande ce que je li ai doné, c’est à dire de ce de quoi je l’ai mis an tançon, ou soit que il ait la chose ou soit que non. Se il nel vuet faire, la poestez le doit condampner à .iiii. tanz que ce ne vaut que je li promis ou que je li donai, et sour tout ce me doit amander à .iiii. tanz tot le damaige que an ai eu. ¶

+

Iceste raisons ne durera outre .i. an profitableuns de cest termine ou la paors ou la force fu faite, se je avoie habundance de la poesté à cui ie n'an puisse clamer. Mais puis que li anz est passez, ne doit avoir autre damaige, mais que randre me doit la chose et amander le damaige que je an ai heu. Et je doi à celui randre an droit ce que il me done par itel afaire et que je ne il ni devons avoir preu par iceste force ou par iceste paour. Itex demanz dure .xxx. anz.

+

Mes iciz hons qui vuet demander de ce que il a doné par force ou par paour qui li fu faite n’an puet mains avoir randue puis que il l’a loué la force ou la paour, si ne li fu faite force ou paours quant il l’ot ratum diepor ferm. Et est antanduz que je l’ai ratum, se ice que je avoie promis par force ou par paour paiai par ma volanté, c’est à dire sanz force ou sanz paour. ¶

+

Iciz hons qui fait ou paor ou autre chose est tenuz si com est dit desoure. Mais es oirs de celui home qui me fit force ou paour n’an pui je riens demander ne dire d’icelle paor ne de force, mais que de tant ou de quant on an puet savoir que il an sunt meilloré des celle houre que je les an metrai an plait et plaiz an ert commanciez. ¶

+

Iciz hons qui tient icelle chose qui à moi fu toute par force ou par paor ou que je l’ai perdue dolo, c’est par son par son mal angin, je la puis bien requerre à lui, ancore l’ait il achetee par bone foi ou par gaaigne ou par autre guise, se il ne l’a tenue par tant de tans quel s’an puisse deffandre de moi.

+

Et ce est ce qui est dit desore de force ou de paour, et doit estre aussi antanduz : se je à cui ce fu fait ai paor de mort, ou je sostien aucun crucefiemant de cors, c’est que je ere mis à martire pour iceet à destroit et pour ice vous promis aucune chose ou vandi ou donai, se ice que je donai ou vandi ou promis que je le fis par icelle force ou par icelle paour, ce eust fait .i. bien proudons. ¶ Ausimant la force doit estre tex que je le puisse deffandre. An autre guise ne puis lui demander ce que je li baillai, c’est à dire ce de que je le revesti, ja soit ce que je l’aie an tenoison que je m’an pourai deffandre. ¶

+

Mais parfoie avient que je vous puis requerre ce que je vous ai baillie, ancore ni fust faite tex force ne tex paourspouours com est dit desoure, si com est dit an icest example. ¶ Vous avez aucun office publepublic, c’est à dire poesté d’aucun leu, isi com est viscons ou bailliz ou juges, ou avez autre poesté publique, et par ochoison de celle poesté me feissiez paour ou force non en tant grant com est dit desoure, mais apreissates me tant fort que je par icelle tenoison ou par paour que je ai de vous si vous vandi une moie chose : c’est an cest cas que vous me devez randre la chose que je vous vandi, ne je ne vous devré randre de ce prest ce que vous me devez.

+
+
+ An cest chapitre dist de dolo, c’est de ingenio +

Or disons de dolo, c’est d’angin et de mal barat que fait li .i. hons anvers l’autre. ¶

+

Se .i. hons de malvais anginmal art m’ait angignié et pour ice je an oi damaige, il doit estre esgardé se aucuns contraiz fu faiz, c’est à dire se aucuns negoces fu faiz antre moi et lui et an icelui contrait me gaignoit aucune chose, si com est vendicions ou achetemanz ou changes ou ligoisonsloeison ou promissions de douairedoner ou d’autre contrait de bone foi. Quant je serai angigniez an aucun de ces contrainz an bone foi par mal angin d’autre ou d’autres par mo le mien, tout ce doit desfaire icest contraiz, se iciz hons le vuet a cui est faiz li angins. Et ice est se je te vandi une chose par angin que tu me feis, esgardé doit estre se je la t’ai vandue auques ou non. Car adonc quant le la te voloie vandre et tu me feis angin, pour ce la te vandi mains que je n’eusse fait assez, tot ice me doiz tu amander, que je le te vandi mais pour ice que tu m’angignas. Mais se je ne la voloie vandre et je par vostre mal angin que vous me feistes la vous vandi, tote la vanduevenditions se desfera et tornera arieres se je vuet, ancore m’an donasses tu autant com la chose valoit adonques. Icelle raisons ne se pert par mains de .xxx. anz.

+

Mais se li angins m’avint an tel negoce qui n’en ait nom contraint, ne puis riens dire de celui damaige que je par ice ai, se il n’est plus granz de .ii. besanz, si com il est an icest example. ¶ .I. uns miens freres fu morz et dona moi son jardin et fit de moi son oir et sustitui moi sa moillier et dit issi : « Frere, soies mes oirs, et se tu ne es mes oirs, ma moilliers soit mes oirs ». Puis que mes freres fu morz, dit à moi sa moilliers par son mal angin que je ne preisse l’erité de mon frere pour ce que elle ere dampnose et que plus i avoit de damaige que de preuprofit, et je par son consoil le refusai et elle la reçuit et la prist. ¶ Autretex droiz est se je par vostre consoil prestoie mon avoir à .i. homme qui estoit povres et vous le saviez povre et je ne le savoie, et tot ice feistes vous pour moi angignier. An ices .ii. examples et an molt d’autres me devez amander le damaige que je ai eu par vostre angin, se li damaiges monte à plus de .ii .besanz. Mais s’il monte à mains de .ii. besanz, je ne vous an puis destraindre par icelle raison.

+

Mais ice est voirs quant li angins est faiz par soi, c’est à dire n’en est faiz an negoce si com est dit desoure. Et ce fu ordené par tel raison que laide chose seroit que .i. hons doit estre mis an plait par angin pour ice que il devanroit de male renommee si seroit donee ancontre sentance, ou se il an donoitdoit avoir pour ce que il ne receust fin. ¶

+

Et por ice avons nous dit que cil hons qui seroit angigniez, se il i a estesté par .ii. anz que il ne s’an rancurast, si com la loi dit, puis que li angins sera faiz n’an puet plus rien demander, fors que de tant com il an est meilloriez. Et ce est voirs, ancor ne fust il an sa terre ou ne le seut. ¶

+

Il sunt tex persones qui ne puent rancurer d’angin, si com est li liberz ancontre son patron, et fiz contre son pere, ansi com est unsvilshons ancontre home de grant auctorité. Mais s’il vuelent celer, si com nos avons maintenu d’angin, c’est à dire que il ne dient que il ne soient angignié, mais dou damaige que par l’angin a eu il se puet bien rancorer dedanz .xxx. anz.

+

Icil hons qui m’angigna s'il est destrainz tant que soient passé .xxx. anz d’emander le damaige à moi que j’ai eu, pour ce que il m’angigna atant com il est meillouriez par icelui angin. Que granz torz seroit et granz maus se .i. hons devoit estre meilloriez par son mal angin et sa malice an ce qui seroit mes damaiges se je ne li an puis plus redire. Mais an tel mesure doi je rancurer l’angin puis que .ii. anz a passez que je n’an aie faite mancion d’angin, mais que soul dou damaige que je ai eu par le suen fait. Et c’est voirs de toz homes.

+

De celui damaige que je ai eu par vostre angin me puis rancurer, et je et mes hoirs, ancontre vous selonc ce qui est dit desoure, mais ne puis riens dire ancontre vostre hoir, fors que de tant com an aparuit à lui par le vostre angin aprés vostre mort.

+
+
+ An cest chapitre dit commant manres de .xxv. anz puet desfaire ce que il a fait +

Iciz hons qui est manres de .xxv. anz a grant privilaige, car an toz icest contraiz et an icelles choses que l’autre hons qui est manres de .xxv. anz ne puet demander se par le suen fait que il a fait a eu damaige, à icel menour sunt restitui in ingregrumintegrum, c’est à dire se on li restore toz les damaiges que il an a euz, si com est se il vuet ou acheter ou antrer à fiance par autre, ou se juissesjugement li est donez contre fors de raison, ou se il paie avoir à lui et il le despande malemant, si com est in e dé tables ou an autre guise la pert par folie. ¶

+

Mais se cil hons qui doit avoir an menor par mandemant de juge, c’est à dire de la poesté de la terre, il paiera icel dete an tuor ou au curor del menor, icil sera issi seurs que jamais ne sera destrainz de paier ice, ja soit ce que manres ait uns icel avoir an son preu, ou soit que il l’ait perdu par sa folie.

+

Mais ce que an autre guise paié l’avoit au menor ou à son tuor ou à son curor ne se delivre se li menors pert cel avoir par sa folie, mais que de randre ou de porsion, ce est d’avoir mais que de randre,com li devoit de loier de maison ou de cens ou de usures que ne li cuent outre .c. souz. Ne il ne soit de ces d’outre .ii. anz. An icest cas que rien doit an menor puet le bien paier à son tuor ou à son curor, ancor ne le mandet li juges, et sera segurs icil quelque chose que li manres face de l’avoir.

+

Oez se menors fait fin à autre de ce que il li demande et li menors soit angigniez, bien peut estre restituit de ce que il a fait, se ancor le face ses tutors ou ses curors, ou soit que avoirs an fust donz ou soit que non. ¶ Oez se menors fait devision de son avoir ou de s’onor et il est gaires angigniez, ou se il presante aucune herité an laquel il avra plus de damaige que de preuprofit, ou cil menors gaaigne herité an laquele il avra plus de preu que de damaige, bien puet estre restituit. ¶

+

Autretex raisons est se menors mest an aucune chose an gaigie et li crerres le vuet avoir droitement et il n’i ait gaires de damaige. ¶

+

An totes choses que fait cil qui a mains de .xxv. anz, se il i a aucun damaige par sa folie ou par mal angin de son aversaire, c’est cil an cui il aloit an plait, doit estre restituit in integrum, c’est à dire doit estre restorez de toute la chose et non i doivent avoir nul damaige ne nul preu. Ne n’i il est nulle desaevrance, ou soit que il face aucune de ces choses par soi meismes, ou soit que il le face par son tuor ou par son curor, ou soit que tutors ou curerres le face sanz lui. ¶

+

Mais ciz droit que menor de .xxv. anz ont, c’est à dire que il puet estre restituit in integrum, ou il ancontre lor curor et ancontre ices ancontre cui li tutors ou li curors fit aucune chose, et ancontre ces qui tienent les choses que il demandent. ¶ Mais se li menor vuelent demander les choses que il ont alienees ou autre pour aus, il doivent le pret qui lor an fu donez an tant com il an sunt meillorié et non plus, car ansinc com il est raisons que il n’an aient demaige par lor folaige, ausimant com est raisons que il n’en aient preu an autrui damaige.

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+ Ici dit dedanz quel termine li manres puet estre restituit +

Se menors de .xxv. anz puet estre restituit in integrum ainz que passent li .xxv. anz et aprés les .xxv. anz jusques à .iiii. anz pour ce que il furent angignié dedanz .xxv. anz par sa folie ou par son mal angin d’autre part.

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+ Ici dit an quex persones puet estre restituz li menors de .xxv. anz et an quex non +

LiSe menours de .xxv. anz puet estre restituit contre toutes autres persones selonc ce qui est dit desus, c’est à dire ancontre son pere, et ancontre son patrun se il est liberz.

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+ Ici dit quant li menors ne puet estre restituit +

An quantes menieres avient que cil qui est menors de .xxv. anz ne puet estre restituit in integrum, et ce avient ou par raison de la chose ou par son malfait.

+

Par raison de la chose avient que menors ne puet estre restituit, si com est se il franchit son ser, car franchise est tex chose qui ne puet estre tornee arrieredespetee ne torner ariere puis que elle est donee. ¶

+

Et ausimant par son malfait ne puet estre restituit le menours, si com est se il est aucusez d’aucun crime si com est de adultere, mais que tant que li juges li puet doner menor poigne que à .i. autre home se il vuet. ¶

+

Oez se li menors de .xxv. anz fait contrait à aucun home et il le vuet angignier, ne doit estre restituit de ce damaige que il a par cel contrait, si com est an cest example. ¶ Cil qui estoit menors de .xxv. anz dist qu'il estoit meres majorsde .xxv. anzSaut du même au même. pour ce que cil hons qui feroit marchié à lui n’an eust paour s’il savoit que il fust menor. Et c’est an cest cas par quoi li menors de .xxv. anz ne devroit estre restituit, que il n’ait aucun damaige par cel contrait. ¶

+

Or oez li menors de .xxv. anz jure que il ne desfera ce que il fit ou ce que fit ses tutors ou ses procurours ne le puet puis desfaire. Mais est voirs quant cil faiz par quoi il jure va per communal droit, c’est se autres fait le qui fu manres de .xxv. anz le puet desfaire, se il l’avoit fait. Li menors de .xxv. anz le puet bien desfaire, ja soit ce que il l’avoit juré, si com est se li faiz est tex que il soit contre la loi et ancontre bones coutumes. ¶

+

An quantes choses sunt esquex non ha mestier as menors que il soient restituit parce que il sunt segur, si com est li menor à aucun detour et ne paie à tel terme com il doit : que an a tant, il doit paier les usures selonc les usaiges de la terre. ¶ Et por ice an tel guise que il ne trespasset la leal mesure. Et c’est voirs ancore ne fust demandee la dete an detour. Et ice a il soulemant an cest contrait qui est de bone foi, se com est se li menour de .xxv. anz vandoit une chose, ou li devoit son prest, ou se on li devoit avoir de compaignie, ou de loier de sa maison ou d’autre chose, ou s’on li donast aucune chose que aucuns de ses paranz ou de ses amis li laissa aprés sa mort. ¶

+

Or oez se li menors de .xxv. anz ait tutor ou curor qui ne li fu donez ou devisement son pere ne ne li an fust donee poestez, mais se il a tutor ou curor an autre guise, si com est par paranté, ou cil tutors ou curors ne done fermance de faire sauvessavoir les choses del menor, c’est à dire se il n’an donent pleiges ou fermance que il à bien et à foi gardera les choses del menour, ou an plait ou fors plait, ne vaudra rien. Et adonques li menors non est tenuz de garder ice que cil tuerres ou cil curerres a fait, si com est an icest example. Iciz curor ou ciz tutor qui done fermance fait .i. plait pour le menor et est donez juisesiugemant contre lui, c’est à dire perde le plait : ceste santance certes ne doit damaige tenir au menor, car ciz hons qui a moins de .xxv. anz ne puet faire plet se il n’en n’a tutor ou procuror ou curor par raison. //

+

Or oez li menors ne puet perdre nesune de ses choses par prescription qui est de .xx. anz ou de .xx., c’est icelle prescriptions qui est de .x. anz ou de .xx. ne puet curerres à nul home del mont, puis que il est menors de .xxv. anz ou de .xxx. Et ne tient damaige au menor puis que il fust an puberté, c’est puis que il ot .xiiii. anz li malle ou se sunt fames .xii.

+
+
+ Iciz dit de celles poestez que puent restituir li menour +

Puis que nous avons dit quex persones dovent estre restituees et de quex choses, or redisons quex poestez les puet restituir. Li ampereres puet restituir et icil juges qui est mis pour l’amperour. Or oez icil iuges qui est ordenaires, si com est proconsul, ou cil juges qui est donez de proconsul. Autre home ne autre juge ne puent restituir.

+
+
+ Ici dit quant cil qui est manres de .xxv. anz puet desfaire ce que il ha fait +

Nous avons dit an quel mesure cil qui sunt menor de .xxv. anz puet estre restituit. Or redisons ci aprés an quel mesure cil qui sunt plus grant de .xxv. anz puet estre restituit. Car autresi com est droiz que cil qui sunt menor de .xxv. anz soient restituit se il sunt angignié par lor folie ou par l’angin de lor aversaire, autresi est droiz que cil qui sunt plus grant de .xxv. anz soient restitui de ce que il ont receu damaige, se il ont juste cause par quoi il doivent estre restitui. ¶

+

Les justes causes par quoi il doivent estre restitui sunt icestes : se il erent fors de lor terre pour communal affaire de lor vile sanz nul mal angin ; ou se il sunt pris de lor anemis, si com sunt Sarrazin ; ou se il sunt retenu an prison d’aucun home sanz lor volanté, si com sunt aucun home qui sunt an autre terre pour aucun mestier à panre. Se il ont aucun damaige par aucune de ces causes que nous avons dit, si com est se aucune chose des lors sera usucapta ou prescripta, c’est à dire se aucuns hons a acheté tele chose par tel tenoison de .x. anz ou de .xx. ou de menour tamps, ou se aucuns hons qui fu ses detes fu delivrés, c’est que ne li an puet riens dire par raison. Et an toz ces cas puet estre restituit, se il i out damaige.

+

Et puis que cil major que nous avons dit + desoure seront torné an lor terre, ou que il serunt eschapé del peril ouquel il erent an + icelui tans ouquel il erent perdant la lor chose, lor demanz avra termine de .iiii. anz, + et dedanz cestui termine il seront restitui de tot lor damaige que il reçurent adonc quant + il estoient fors de lor terre ou furent pris et tenu an prison de lor anemis, si com est + dit desoure.

+

Mais c’est voirs que il puent avoir termine + de .iiii. anz puis que il seront issu de cel peril, si esterent il .iiii. anz fors de + lor terre ou pris ou major terme de .iiii. anz. Mais se il esterent mains de .iiii. anz, + ne puent avoir puis que il seront torné plus de termine, mais itant com il avront esté. + Mais se il esterent tant que lor chose puisse estre usucapta ou prescripta puis que il seront torné, ne puent estre restitui de cel damaige + que il avront an cel termine puis que il furent fors de lor terre, si com avons dit + desoure.

+

Si com est voirs que cil qui fu absens, c’est à dire fors de lor terre an icelle guise que nos avons dit desoure, non doit avoir damaige par sa defaillance. ¶ Ausimant est voirs que il ne doit avoir prou pour la soue absence, et pour ice que autre si puet demander restitucion contre l’autre home del damaige que il a eu per sa deffaute. Autresi est voirs que autres hons puent demander restitucion contre lui se il a usucapta ou prescripta l’autrui chose, ce est se il a tenue l’autre chose d’autre part tant de tans que elle se puisse vandre par icelui termine que il an fu absens, ou se il ere deterresdeptes d’autre home ou il s’an est delivrez. ¶

+

Icelles persones qui puent restituir les + menors de .xxv. anz et puent restituir les majors et nule autre persone ne le puet + faire.

+
+
+ Ici dit se aucuns aliene la chose que il tient pour ce que il n’an soit mis an plait +

Se acuns hons tient aucune chose et il panse c’on le mette an plait et il alienoit icelle chose, c’est à dire doner la tenoison à autre an quel guise por ochoison de muer le non de la chose et de muer le plait an autre persone pour que il ne vuet etpour ce que il ne vuet c’on an plaidet à celui qui tanroit la chose, se il le fait par mal angin aussi an est tenuz com s’il avoit la chose et la tenoit. Et cil qui a droit an la chose le puet demander auquel que li plait des .ii. ou à celui qui tient la chose ou à celui qui la vandi.

+

Et se il an plaidoie primieremant à celui qui l’aliena et il le vaint pour ce ne li chaut laissier que il n’en plaidoiet à l’autre se il vuet, car ice que li primers paie est pour la paigne del mal angin que il avoit fait. Mais se il plaidoie premieramant à celui qui tenoit la chose et il la recevra de celui, n’en puet puis riens demander à l’autre.

+
+
+ Ici dit des arbitres, c’est de ces qui prennent plait à jugier +

Or redisons des arbitres, c’est des homes qui tienent plait au leu de juges, quant on se ferme an lor pouoir. ¶

+

An cest arbitre si est itex raisons que quant les parties, c’est cil cui est li plaiz, si doivent prometre li uns à l’autre paigne d’atandre ce que li arbitres jugera, ou an doivent doner gage ou fermance, car an autre guise ne vaut li jugemanz se les parties ne donent fermance ou gaige ou promettre paigne antre lour ou an la main de l’arbitre. Car ausi est usance que les parties soloient promettre es mains de l’arbitre d’ester à son jugement, que pour paour de la paigne ou des fermances atandent le jugemant. Et se il ne l’atandent, doivent doner la paigne que il an ont promise ou perdent lor gaige, se il l’ont an covenant. ¶

+

Puis que l’arbitres reçoit plait an soi pour doner jugement, + il est destreinzdestrainz de doner le iugementSaut du même au même. se icelles choses i sunt qui doivent estre. Car maintes choses doivent estre esgardees an arbitre pour ce que il vaille. ¶

+

Premieremant doit estre esgardee la persone de l’arbitre, et celle persone doit estre tex que puisse estre arbitres et par nature et par droit.

+

Car nature dit que hons qui est manres de .xxv. anz ne puet estre arbitre, ancore puisse il estre juges puis que il a .xxviii. anz. ¶ Or oez cil homs qui a son san perdu, si com est furiosus ne lole puet estre. ¶

+

Or oez par droit est dit que sers ne fame ne doivent estre arbitre ne cil hons qui est juges ordenaires, si com est proconsul ou preses provincie, ne puent estre arbitre antre icelles persones qui sunt desourz lor pouoir, car il les puent destraindre par lor autorité que li uns face droit à l’autre. Et se iciz hons qui puet par droit destraindre autre que il face droit et reçoit fermance ou gaige que sera tenu ce que il dira ou que il dira ou que il fera dire, ne vaut ne la fermance ne la paigne qui an fu promise, ne la santance ne la paigne qui donee an sera non est droiz icil ancontre cui sera donee de tenir.

+

Mais li arbitres ne puet destraindre home, mais que de tant com il est fermez an son pouoir.

+
+
+ Ici dit quex persone se puet fermer an l’autrui pouoir et quex non +

Les persones qui se ferment an pouoir de arbitre doivent estre tex que puissent faire , c’est doivent avoir le san et doivent avoir major aage de .xxv. anz. Car se il sunt menor, ne puent estre an plait sanz consantemant de lor tutor ou de lor curor, ou il doivent avoir procurator.

+
+
+ Ici dit an quex causes on ne puet estre arbitres +

Li cause doit estre esgardee ausimant dont on se ferme an pouoir de l’arbitre quex cause elle est. Car li arbitres ne puent doner jugemant an totes causes, si com est de crimecrimen ou de franchise.

+
+
+ Ici dit an quex jors li arbitres doit doner jugemant +

Li arbitres doit doner jugemant an icel jour ouquel le puet doner li juges ordenaires. Car an autres jourz n’en est il destrainz de doner jugemant. Mais que an icel jour que porra doner li juges ordenaires, ancore le vueillent les parties. ¶

+

Mais se ambedeus les parties ont dit an covenantconvenantcomancemant que li arbitres puisse doner jugemant an jours feriaus, bien le puet doner an cel jour.

+

Mais se li jourz ouquel li arbitres puet doner jugemant est prés de fin, se il ne puet estre porloigniez pour ce que ne fu dit adont quant li arbitres reçut le plait an soi que il puisse aloignier le jour, puet an bien estre destrainz de doner jugemant, ancor soit il jourz feriaus se il ne jure que non est ancore coneue la raisons del plait. Mais adonc quant avra juré ou il le voudra jurer ne doit estre destrainz de doner jugemant. ¶

+

Mais se non est voirsjours ouquel doie estre donez jugemanz, li arbitres puet doner le jour par consantemant des parties. Et se il ne done jour, chascuns est contrainz de doner santance, mais que an icel jour ouquel on ne la doit doner.

+
+ Ici dit an quel leu li arbitres doit doner santance +

Li arbitres doit doner santance an icel leu où les parties avront convenant quant li plaiz fu fermez an sa main. Mais se les parties ne l’avront convenant, li arbitres doit doner le jugemant an icel leu où fu fermez li plaiz pour son pouoir.

+
+
+ Ici dit quex hons puet destraindre l’arbitre que il daint jugemant +

+ Cil qui reçoit arbitre an soi, si com est dit desoure, se il ne + vuet doner jugemant, li plus granz poestez le doit destraindre, si com est li provoz, se + il n’an a juste raison par quoi il se puisse escuser. ¶ Juste excusations puet estre par + laquele il se puet bien escuser que soit contrainz de doner jugemant, si com est longue + peregrinations que il vuet faire, si com est ou autre voiaige, ou se il est + fort malades, ou se plaiz est feniz antre les parties par amours, ou se la chose de quoi + il plaidoient est perempta, c’est destruite par aucune + guise sanz colpe de celui à cui est demandee la chose, si com est se je vous demandoie + .i. serf et il est morz. Mais ochoisons sunt auquex non est feniz li plaiz, ancore soit + perie la chose que on demande, si com est se icil qui la demande vuet savoir se la chose + iere soue ou non. Car se elle estoit soie, il poura demander le fruit de la chose ou + l’avoir, ou le peculiumpecculion que il avoit se il estoit ses + sers, ou se par jugemant sera coneu que la chose estoit de celui qui la demandoit, et cil + a cui elle est demandee se pourra bien torner à celui de cui cil la gaaigna et de cui vient et + vint ¶

+

Or oez se li arbitres a mortex anemis à l’une des parties, ou se li une des parties li a fait honte, ou se li une des parties desanpirast totes les soues choses pour ce que il ne pout paier son dete, ne puet estre li arbitres contrainz de doner santance antre aus. ¶ Ausimant non est destrainz de doner santance li arbitres se il ere lais quant il prist le plait et il est devenuz fraus avant que li plaiz fust feniz.

+
+
+ Ici dit que ciz jugemanz qui est faiz et donez fors de raison ne vaut +

La santance de l’arbitre, ou soit que elle est juste ou soit que non, doit estre tenue, se elle non est donee apertemant contre la loi, ou elle ne soit donee par amour ou par avoir, car adonc ne devroit estre tenue. Car ne vaut iciz jugemanz qui est donez fors de raison, ou soit que li arbitres le done à son esciant ou soit que nonpar nescienté. ¶

+

Li arbitres doit doner le jugemant an la presance des .ii. parties. Mais se li une partie n’estoit à plait à cel jour que il avoit convant, si doit estre donee li paigne qui est promise. Mais la santance ne vuaut se n’i sunt andus les parties, fors que se il l’avront convenant quant il se ferment ou pouoir de l’arbitre que il an puisse doner santance, ancores n’i soit l’une des parties ou sanz ambedeus. Mais adonc quant il avront ce quant les parties sont tenues d’atandre la santance ou de doner la paigne que il avront ce convant, les parties sont tenues d’atandre la santance ou de doner la paigne que il an promistrent.

+

Mais se la paigne ne i fu promise, ne ne fu donnee fermance ne gaiges, mais solemant les parties ont promis antre lour d’atandre la santance que li arbitres an gjugera, adonc cil qui ne voudra atandre la santance doit redoner à l’autre partie autant com il avroit de preu, se la santance estoit donee.

+
+
+ Ici dit quex raisons doit estre se cil an cui pouoir est fermez + jugemanzplaiz se desacordent +

À la foie avient que plaiz se ferme ou pouoir de .ii. homes que il an doivent santance. Adonc si s’acordent andui ansamble, lors vaut bien lour jugesmenz. Mais se il se descordent et le parties avront an convenant quant li plaiz fu fermez, se cil se descordent, que il meismes an eussent .i. autre home. Mais se ce est dit, bien vaut li convenanz. ¶

+

Ausimant se dui home ou plus sunt fermé en pouoir soulemant de .ii. homes et il ne fut dit par nom quex homes il doivent avoir avec aux, se cil dui ne s’acordent et ne se puent acorder de la santance, li poestez de la terre les doit destraindre que il reçoivent avec aus .i. autre home et doit lour dire le nom de cel home. ¶

+

Autretex raisons est se il furent à premiers .iii. ou plus qui reçurent fermance del plait et il se descordent del jugemant : iciz jugemanz qui dovra li plus granz partie doit estre tenuz. Mais ce est voirs quant il sunt tuit ansamble et donent tuit jugemant si com est droiz et raisons.

+
+
+ Ici dit que li arbitres ne puet muer le jugemant puis que il l’a doné +

Puis que li arbitres donra jugemant del plait, il ne le puet plus muer plus que juges.

+

C’est voirs quant li plaiz est fermez an sa main d’une sole chose, c’est d’une soule question. Mais se li plaiz qui est fermez an sa maimain est de plusours choses, c’est de plusours chosesquestions, nous devons esgarder se les choses de quoi li plaiz est sunt communax ou se sunt de parties. Car se elles sunt communax, ancor ne soit dit an la fermance del plait que li arbitres donet jugemant de tout ansamble, s’an doit il doner jugemant de toutes ansamble, et an autre guise n’an avra la santance : car soulemant ciz jogemanz est bons et leaus pour quoi toutes les tançons del plait vienent à fin. Et se il ne le fait, puet muer son jugemant, car ancor est il arbitres del plait tant que il soit defeniz. ¶

+

Autretex raisons raisons + est se les choses sont departies et antre lour ne aient riens communal si lour fu dit, et quant à doner les fermances del plait que il donast santance de totes les choses ansanble. Car adonc doit il doner jugemant de toutes, ansin com il est dit desoure. Car li arbitres ne puet ne ne doit doner jugemant, mais que ansinc est prise la fermance. Mais se il li fu dit et an convant que il seuremant donet jugemant de chascune chose porra le bien, ansin com fu dit faire, car adonc doit estre antanduz que il soient plosor plait. Mais se il ne fut dit que il donat jugemant de toutes causes ne ne fu fit que il le doneit seurement de chascune chose, se les choses sunt departies et que on perte icelles chose dont il a doné jugemant, il remaint estre arbitres ne ne puet puis desfaire icelui jugemant. ¶

+

Se li arbitres done santance contre moi, je n’an sui contrainz d’atandre santance, se je vueil paier la poigne que je ai promis ou se je vueil paierperdrele gaige que je avoie doné, se je l’ai convant et li arbitres le doit doner à l’autre partie.

+

Mais se tex convanz avient que je soie contraiz da randre la santance, ancore ne soit la pagne promise ne n’an soit gaiges donez ne fermance faite, si com est se je loue la santance nomeement puis que elle fu donee, ou se je la conferme taisiblemant, si com est joste .x. jours que je n’an rencuresse, ne à l’arbre ne à mon adversaire an presance de .ii. garanz, que je an atandrai.

+

Mais une chose doivent savoir : que à celui à cui li faiz faudra doit paier an termine que li arbitres li dira. Mais se il ne li dit quant il devra paier n’en est contraiz de paier tant que serunt passé .iiii. mois aprés ce que sera donee la santance. Autretex raisons est de la santance de juge. ¶

+

À la parfin disons se lis est contracta devant l’arbitre ou aucune des parties voudra dire confession devant lui ou aucune chose, autresi est comme se il l’avoit fait devant le juge ordenaire, car à prescription et tenoison sanz autre respont autresi par itel jugemant et par cel del juge ordenaire.

+
+ Ici dit de calumpnia des sacremanz +

Post litem contratumcontestatam, c’est aprés commancemant de plait, iqui où li sairemanz doit estre faiz, li sairemanz de la demande d’ambedus parz, et icil sairemans ne doit estre pardonez à nul home.

+

Et cest sacremanz que on appelle de calumpniaDans le manuscrit, ajout par signe de rappel : ¶ de calumpnia ¶ que on apelle et le doivent faire les principaus parties si com est reus et autors. L’auctor doit + jurer premieremant an itel guise que icil demandemanz + que icil demandemanz + que il fait an cel plait il le cuide faire par son droit et par sa raison. Et de + ce que li autre partie li demandera que il savra se il est voirs ne ne li demandera + garant ne preuve ne ne li demandera aloignemant par mal angin, mais que celui qui li + sera besoinz. ¶

+

Se cil de cui est li plaiz est noble persone ou est fame ou il fait plait pour son curor, c’est pour son mesaige, ne doit estre constrainz de venir à plait pour faire le sairemant de la demande. Mais li juges qui est poestez de cel plait doit trametre à celle persone et doit li faire à faire le sairemant an sa main. Et li autre partie i doit estre ausimant s’il vuet, ou il doit tramettre son messaige s’il vuet. ¶

+

Isi meismes est raisons se une des parties est d’autre terre et il fait le plait par son curor, c’est par son mesaige, se il est tutors ou curors et vuet faire plait par celui de cui est tutors ou curors, et il meismes doit faire le sairemant de la chalonge ausi com est dit desoure selonc son esciant et non selonc l’antendemant de celui de cui il est tutors ou curors. Autretex raisons est de totes les persones qui ont leal aministration des bien d’autrui, si com est li peres del bien del fil.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par - conjecture

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- Livre 3 -
- Ici dit des jugemanz et de ces homes qui puent doner jugemant sanz fermance et ci commance li tierz livre. -

PuisLettre ornée de 6 lignes de haut. que nous avons dit desoure de celles choses qui sunt besoignables es jugemanz, si com est edendode edendo, c’est de manifester à autre par quel raison il le vuet mettre an plait, et de juis vocatovocando, c’est de clamer home an plait, et puis que nous avons dit des arbitres, c’est de celles persones qui reçoivent personesfermances del plait ne il n’en ont autre juridition, c’est autre poesté, or redisons ci aprés de celles persones qui ont poesté qui ont pouoir de destraindre homes an plait qui facent raisons li uns à l’autre, et puet doner jugemant sanz autres affermances. Mais cil desoure est apelez arbitres et ciz desouz est apelez juges. ¶

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Premieremant doit estre esgardez judicions, et an quel forme et an quel mesure doit estre ordenez, et tant que à quel termine il durera puis qu’il ert commanciez, et quex poestez et quel valoire il a. ¶

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Li judicions a tant de differance de l’arbitre que li judicions est par publiiés persones, c’est par communal poesté, et li arbtires se fait privee persone. ¶ Ausimant autre differance i est car an l’arbitre, se on ne vuet atandre la soue santance, li arbitres ne l’an puet destraindre, mais que par le gage ou par la paigne ou par la fermance, se elle li est promise, si com est dit desoure. Mais se juges done fermancesantance et on ne la vueille atandre, il an puet destraindre, ja soit ce qu’il ne ait ne gaige ne fermance ne n’an soit promise paigne. ¶

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La mesure et la forme doit estre esgardee et ou commancemant del jugemant et an la fin. ¶ Ausimant doit estre esgardee la persone del juge et celle de l’actor et del reu. // Ausimant doit estre esgardé dont est li plaiz.

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- Ici dit qui puet estre juges et qui nomnon. -

Li juges doit estre tex persone qu’il n’en puisse estre getez ne par nature ne par droit. Icil an sunt geté par nature qui sunt menor de .xxv. anz, aussi com il ne puet estre arbitres. ¶ Ausimant cil qui sont mu ou sourt, et an sunt geté fames et ser et cil qui sunt infame, c’est cil qui sunt desleal.

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- Ici dit quex homs puet estre an plait et quex non. -

Li persone de l’auctor ou del reu ausimant doivent estre tex que elles ne puissent estre getees de jugemant par nature ne par droit. ¶ Par nature an sunt geté cil qui sunt mu ou sort et cil qui ne ont bon san et cil qui sunt menor de .xxv. anz. ¶ Par droit an sunt geté li ser et cil à cui est donee aministrations, c’est baillie de lor choses, si com est cil qui degaste les soues choses.

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Mais tuit cil puent faire plait se il ont tutor ou curor, et se il ne l’ont, il le puent faire demander, et ancor se cil ne le veloient, li poestez lor doit doner .i. curor qui face plait pour aus.

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- Ici dit de quex puet estre plaiz et de quex non. -

La chose doit estre tex qu’elle soit pecuniere, c’est avoirs ou tex chose qui puisse estre esmee par avoir, si com est terre ou maisons, ou doit estre chose criminax. ¶ Mais se ce est autres questions, si com est de grandesce de la terre ou des vertuz des herbes, ne le doit oïr nuns juges. ¶

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La persone del reu doit estre esgardee si com est de tuor qui me done fermance de faire sauves les choses à celui de cui il est tutors, car icil tutors ne puet plaidoier pour celui de cui il est tutors ne ne le puet deffandre. ¶

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La forme dou juge doit estre tex que li juges et li auctors et li reus chascuns de ces doit avoir compli son office, c’est son mestier, et ce doit estre dedanz leal termine, c’est dedanz .iii. anz puis que li plaiz est commenciez.

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- Ici dit quel office doit avoir li juges. -

Li offices dou juge doit estre tex qu’il doit oïr la cause et puis doit destraindre les parties que vienent à plait. Et doit lor souvant demander se il vuellent mais nule riens dire an plait. Et puis que ce sera fait, doit esmer la chose, c’est doit esgarder quex droiz et quex seures a iceste chose. Et puis qu’il avra coneu le droit de ceste chose doit doner la santance escrite an la presance d’ambedeus les parties.

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Mais tex foiz est que li juges puet doner santance ancor n’i soient ambedeus les parties, si com est an ces cas. ¶ Se li une des parties, c’est li auctors qui demande, ne vuet venir à plait puis qu’il est commanciez et puis qu’il est clamez an juge, et li juges le fait au reu savoir, li juges doit tramettre unes lettres - au jugeà l'auctor qu’il viegne an plait. Et se il ne vient à chief de .xxx. jorz, il li antrametra unes autres, et se il ne vient par celles darrennes ne il n’envoie à plait nul home pour faire le plait pour lui, il doit avoir aloignemant pour .i. an, et li juges doit fenir le plait an presance de l’autre partie, selonc ce que raisons commande. Mais se il vient à plait avant que passoit li anz, il ne devra estre oïz an plait tant que li reus avra totes les lissions qu’il a faites el plait selonc mesure. Et ne se doit plus partir del plait tant qu’il soit feniz, et se il ne s’an partoit et l’anz passoit, il pert tote sa raison et son demant qu’il avoit fait. ¶

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Mais se li reus, c’est cil de cui fu faiz li clains, est defaillanz et ne vient puis que li plaiz iert commanciez, li juges le doit faire querre et dire qu’il viegne à plait, et se il n’i vient, li juges le doit mander par .iii. paires de lettres qu’il viegne à plait, ou li doit mander unes soles lettres esquex il li doit mander, se il ne vient, qu’il fera le plait, et qu’il an donra jugemant, et issi fenit le plait. Mais quant li juges trametra les lettres ne les doit mander tant que passoit l’anz de .vi. mois outre le commandemant del plait. Et s’il est ansin requis, com est dit, et ne vient à plait, li juges doit conoistre del plait liquex des parties a meillour droit et meillour raison, si que i devra estre li autre partie, et selonc ce qu’il conoitra qui a meillour raison, doit doner santance, et cil ancontre cui sera donee la santance ne s’en puet plus rancurer. ¶

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Mais se li juges ne puet conoitre la raison del plait pour ce qu’il dit ansin ala et passera .iii. anz outre le commandemant del plait, toz li plaiz est desouz et totes les fermances d’ambedeus parz, ansi com se li plaiz ne fust commanciez. ¶

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Ice que dient li home maintmaint home qu’on puet demander missions avant jugemant quant li plaiz est aloigniez par la colpe de l’une partie, non est nesune raisons que dites, ancore celle partie par cui li plaiz ne fu tenuz sera araisonee, ansinc com est dit desoure an l’autre titre, car adonc puet estre demandee la missions à celui par cui colpe fu li plaiz destorbez.

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- Ici dit de l’office de l’auctor. -

Li offices de l’auctour est tex qu’il doit dire qu’il demande et par quel raison il demande, et doit prover ce qu’il demande tant que li reus se taigne pour vaincuz et pour confus ou tant qu’il face foi au juge.

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- Ici dit de l’office del reu. -

Li offices del reu est tex qu’il confesse ou qu’il noievoie ce qu’on li demande.

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Et quant li reus a confessé, ou il le fait simplemant, si com est quant il dit ansin : « Je li doi ce qu’il me demande », ou il a exception : « Je li doi ice que me demande, mais je li ai paié », ou : « Il a esté par tant de termine qu’il ne me demande rien que rien ne m’an puet mais dire, si com est de .xxx. anz », ou se il dit autre raison par quoi il se deffant. ¶

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Quant li reus confessit simplemant, autresi est com s’il an fut donez jugemant, et doit paier ce qu’il a coneu.

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Mais quant il confesse com exception, c’est quant il dit qu’il a paié, ou qu’il dit que n’en a esté par tant de termine qu’il n’en puisse randre, ou il dit autre raison, adonc doit prover ice que dit, ausi com li auctors doit prover ce qu’il demande, se li reus li mesconoit. ¶

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Ancore se li reus mesconoit ce qu’on li demande : se il le noie simplemant, c’est qu’il dit que riens ne li doit, il vaincra le plait, se li autors ne puet prover ce qu’il demande. ¶ Ancore li juges doitpuet esgarder aucune provance que l’une des parties est miauz de croire que li autre : si le doit faire sanz nul recevemant que ce soit voirs qu’il dit, ou soit qu’il demant, ou soit qu’on demant à lui, se il i met nesune exception doit la prover, si com est dit desus. ¶

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Totes les actions, ce sunt tuit li demant que fait .i. hons anvers l’autre, ou elles sunt an la chose ou an la persone. // Icelles sunt an la choses que autres tient, quant on dit que elle est soue. ¶ An la persone, sunt icelles quant on ne demande la chose pour soue, mais dit autres ainsinc : « Tu me doiz .c. souz », ou : « Tu m’as fait tel meffait, si com est larrecins ou rapine ou aucun damaige »Dans l’éd. Fitting, les paragraphes 6 et 7 de la rubrique VIII composent une rubrique séparée, numérotée X. Quomodo debeamus incipere placitum, et se composant de quatre paragraphes 1à 4. . ¶

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Totes les autres actions qui sunt an persone durent tant qu’à .xxx. anz, fors que celles qui sunt getees an un, si com est demanz de honte.

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- Ici dit de la raison et del droit de chascun home qui demande rien, s’il le meillore puis que plaiz est commanciez.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. -

Se je commance plait ancontre mon detour, par quelque chose qu’il me soit detes, totes hores meillore mes droiz, car puis que li plaiz est commanciez si doit des iqui an avant doner usures, ja soit ce qu’il ne les devent doner devant. ¶

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Ancore se la chose est tex dont li plaiz est commanciez que li hoirs del detour ou del demandour an aprés leur mortle nioit, an aprés leur mort riens ne li an puisse demander, se plaiz ne fu commanciez, bien puet chascuns demander son droit tant qu’à .xxx. anz, ou soit que deterres soit morz, ou soit que li demanderres le soit, ou soit que li dui soient mort. ¶

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Or redisons par quel guise li plait se commance, id est qualiter lis contestatur. Certes, puis que li auctors, c’est cil qui se claimme la rancure par devant la poesté, et li autre partie li a coneu ce qu’on li demande, et il li a dit de non, adonc est dit lis contestata, c’est plaiz commanciez. Et an autre guisse si est lis contestata, mais non est oïz nuns, et pour ce n’en disons riens.¶Dans l’éd. Fitting, les paragraphes 3, 4, 5 et 7 de la rubrique VII composent une rubrique séparée, numérotée VIII, et se composant de deux paragraphes 1 et 2.

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Souvant avient an plait que maintes rancures sunt de l’une part ou d’ambedeus parz, et que li une partie vueut premieremant dire sa raison, et li autre partie vueut ausimant dire sa raison. Et pour ce est biens que nos disons liquex rancure et liquex questions doit premiers aler.

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Se celles questions et celles rancures qui sunt faites an plait ou a une sole part ou andeus les parties sunt prejudiciales, ce est li une nuit à l’autre, totes hores doit estre raisonee et coneu avant icelle questions qui nuit à l’autre, si com est se je di : « Itex chose que tu as est moie », ou je di : « Quanque tu as est mien, pour ce que tu es mes sers ». Premieremant doit on conoistre se tu es mes sers ou non, car, puis qu’on savra que tu es mes sers, non est dote que ne soit tot mien quanque tu as, et avoir et honors. ¶ Autretex raisons est se je te demant une chose et tu me dies que la chose non est pas moie, et pour ice que tu diz que je sui tes sers.

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Mais se icelle questions que fait li uns à l’autre ne nuit, cil qui premieremant se claimme doit dire sa raison premiers, et la raisons de celui doit estre premieremant raisonee et coneue et joree par icelle loi que dit que : « premieremant apelle », ce est se claimme, premieremant doit faire son plait et doit consegre son plaitdroit - et sa raison se si l’a, si com est se tu te claimmes de moi et je me claimme de toi : la moie raisons doit estre premieremant dite et raisonnee et coneue et jugié.

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- Ici dit de cel home qui demande plus qu’il ne doit demander.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. De plus peticionibus. -

À la foiz avient que cil qui se claimme demande plus qu’on ne li doit, et il le set bien, c’est par mal angin, ou il le fait pour ce qu’il ne le set, n’en doit avoir nule paigne et bien puet consegre droiture. ¶ Mais se il set qu’à son esciant demande plus qu’on ne li doit, et se vuet repantir avant que li plaiz soit commanciez, ausimant n’en doit avoir nule paigne. Mais s’il vuet perseverer an icelle coutume, c’est an icel mal angin et an icelle felonnie autant que li plaiz soit commanciez, si doit avoir tel paigne que ne doit solemant perdre la - queuerelle qu’il à tort requiert, mais ausimant ce qu’il demande à droit, et tot ce doit dire li juges.

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- Ici dit de inducias qu’on demande an plait, c’est respit et aloignemant.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. De induciis que petuntur in placitis. -

Quant li plaiz est commanciez, plusors foiies avient que les parties quierent inducias, c’est respit et aloignemant, et pour ice est dit inducias. ¶

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Li juges doit doner inducias, c’est aloignemant, à celui qui li requiert, se il puet prover droite cause par quoi il le doit demander, et non an autre guise. ¶ Juste cause est se aucune des parties requiert inducias ou par quarte ou par garantie à trouver, ou pour trouver avocat, ou pour autre juste cause. ¶ Li poestez lealmant ne doit doner inducias mais que une foiz, se molt juste cause n’i voit pour quoi il la doie doner. ¶

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Li juges, quant il done inducias, ne doit ne ne puet doner inducias plus de .iii. mois, se ambedeus les parties sunt an une terre. Mais se ambedeus les parties sunt an diverses parties, puet doner inducias tant qu’à .vi. mois, se il voit juste cause par quoi il le vueille doner. Mais se li une des parties requiert tex inducias qu’il treuve sa raison qu’il die qu’il ira Outremer, si com est quarte ou garantie, .ix.Dans l’éd. Derrer : .viii. mois li an puet li juges doner de inducias et non plus. Certes, outre cel termine ne doit nule poestez doner inducias, se molt juste cause n’i est, mais se il voit apertemant juste cause, bien an puet doner inducias, si com est par anfermeté ou par mal tans.

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- Ici dit des inducias qu’on demande pour les festes.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. De induciis que dantur propter festivitates. -

Desus est dit des inducias generalmant.

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Or disons des inducias qui doivent estre donees par les festes. Et jours de dimanches et el jour de Pasques et à Noël et à l’Aparition et an festes d’Apostres ne doit nulle poestez tenir plait ne ne doit doner santance. Et se il le fait, ne vaut riens, se il ne le fait par le consantemant d’ambedeus les parties ou se il non est par chose qui doie perir ou par l’auction qui se doit fenir par temps, car adonc an puet estre commanciez li plaiz. ¶

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Ancore s’il est tex chose que est par la volonté des .ii. parties, c’est n’est contresté ne rancure, bien an puet estre donee santance, si com est an mancipation, c’est quant li peres solut son fil de son pouoir, et si com est manumissun, c’est quant aucuns hons franchist son ser, ou si com est adoption, c’est quant aucuns hons fait son fil d’un home estrange. ¶

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Ancore ou termine de meissons s’en doit laissier li juges .i. mois qu’il ne doit destraindre nul home à plait ne n’an doit doner santance, et .i. autre mois an vandanges par consantemant des parties.

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- Ici dit an quel leu on doit mettre l’autre an plait.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. Ante quas personas debent fieri placita. -

Puis que nous avons dit des juges et an quel mesure il doivent doner inducias, or disons devant quex persones doivent estre fait li plait.

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Li plait doivent estre fait devant celles persones qui ont juridition, c’est poestez, si com sunt li presides ou li pretor.

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Mais li auctors totes hores, quant il demande aucune chose à autre, il doit aller devant le juge del reu. Et non est mie destrainz li reus de plaidoier devant la poesté de l’auctor, mais que an cest cas qui dit nomeemant si com est faiz li contraiz, car c’est voirs se je fais .i. marché à autre, si com est se je achat de lui aucune chose ou nous feismes compaignie ansamble, ou il ot convant d’estre à moi tant que à .i. termine, et cil qui est reus doit respondre et plaidoier là où fu faiz li negoces et la convenance.

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Si com est se il fait malfait, car adonc le puet - on mettre an plait cil qui se claimme devant icel juge où cui pouoir il a fait icel malfait, ancor ne soit il de son pouoir. ¶ Ancor iciz hons qui se rancure de malfait si se puet clamer de celui qui a fait ice an toz leus où il le puet trouver. ¶

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Tex persones sunt qui ne sunt destraintes d’aler devant l’amperaour si com aucuns hons se claimme, si com sunt pupilli et veves et autres persones pietables. Et celles persones ne sunt destraintes se elles ne vuelent, car ce qui est ordené à lor preu ne doit torner à lor damaige, mais se il se claimme d’aucun home, il le puet bien mener devant l’amperaour pour plaidoier. ¶

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Icil home qui sunt mis an plait par crime, si com est d’azultere ou de omecide, et puet on estre convenuz devant celui juge où cui pouoir il sunt trouvé. ¶ Isi dit el paragraiffe de home qui a fait larrecin ou omecide : il doit estre an plait devant le juge an cui pouoir il a fait. Et se on ne li treuve, si le puet l’on apeler là où il tourne, ansinc est de crime ou d’omicide. ¶

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Si est plaiz de possession, devant tel juge doit estre fait li plaiz an cui pouoir est la tenoison.

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Se je li demant avoir ou autre chose que je doie que aucuns hons me dona à sa mort, anqui doit estre li plaiz tenuz où se li heritez de mort ou la plus granz partie de l’erité est, ou iqui où est la chose qui est demandee. Generalmant, c’est toz tans, anvers ces plaiz de chose corporel que ciz hons qui a et tient la chose, se cil le vuet qui la demande. ¶

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Se aucuns hons qui fu aministrerres de l’avoir d’aucune terre on an le met an plait, et cil est destrainz de randre raison ou là où il a esté ou là où il a amenistréamenistrer, se vuet cil qui le met an plait. ¶

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Se li plaiz est de statu, c’est quant on dit de home qui est frans qu’il est sers ou d’ome qui - estsers et il dit qu’il soit frans, plaiz an doit estre tenuz devant le juge ordenaire, si com est devant le preses ou le pretor. Et se il est sers et il dit qu’il soit frans, li plaiz doit estre tenuz devant le juge où cui pouoir doit estre la maisons de celui qui dit qu’il est ses sers. Et il est frans et on dit qu’il soit sers, li plaiz doit estre tenuz devant celui juge où cui pouoir est li maisons de celui qui dit qu’il est frans. ¶

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Se .i. miens sers s’an est fuiz an estrange terre et je li demant qu’il die qu’il est mes sers et il me respont que non est, se je puis prover que je l’oi et li juges de la terre puet conoistre qu’il soit fuiit, il sera destrainz de torner ariere iqui dont il s’anfui et qu’il estoit à droit et anqui soit faiz li plaiz.

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- Ici dit quant li fiz puet rompre le testament de son pere et quant non.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quando filius potest rumpere testamentum patris et quando non. -

Naturex raison vuet et dit que li peres ou li mere ou li aivis ou aivie, quant il vient à la mort, qu’il doivent laissier lor biens et lor avoirs et lor honors à lour anfanz, ou soit qu’il soient malle ou femelles. Ou ne est dessevrance se il sunt an la lor poestez ou aucune des persones est morte ab intestateDans les éd. Fitting et Derrer : ab intestato., c’est sanz testament : toz les suens biens, c’est la soue heritez, c’est ses avoirs, toutes ses honors doivent estre à toz ses anfanz communalmant. - Mais se li peres ou la mere ou les autres personesqui sunt desoure dites font testament, c’est s’il done tutor pour ordener ses biens selonc ce qu’il vuet, mais an tel guise qu’il facent de toz lor anfanz nomeemant et doivent doner à chascun sa partie par droit de herité.

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Se li peres ou la mere ou li aivis ou la aivie fait son testament et on puet trover aucun de ses anfanz à cui il ne laissa riens an son testament , il doivent egalmant partir les choses del mort, ancore ne soit nesuns qui non ait bien an autre guise tant com est la falcide del mort, si com est ou par doalise ou par espousalide ou par laisse ou par commant de bone foi ou par don qu’il fait à sa mort, mais ne l’a si com doit avoir hoirs par herité.

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Mais c’est voirs se cil de la cui herité est li plaiz non deserite nomeemant, et dient ansi : « Li pere, soes deseritez de m’enor ». Et ancore le deserite, il non est assez, se il ne dit nomeemant la cause et la raison pour quoi il le vuet deseriter et jeter de son avoir et de s’onor. Et si le doit faire escrire an son testament, se il fait testament par escrit, et se il fait ice vaudra ses testamenz, se icelle persone à cui il laisse s’onor dit par nom pour quoi li morz desherite son fil et sus icie il le provera, se il an est an doutance.

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- Ici dit quex est la falcide.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. De falcidia quam pater et mater et alie superiores persone coguntur dimittere filiis. -

La falcide que les peres ou les meres ou les autres souverainnes persones sunt destraintes de laissier à lor anfant, c’est la tierce part de celle partie que li apartanroit, se cil de cui herité est li plaiz est morz ains qu’il n’eust fait nul testament ne nul ordemant, si com est an icel example. Se .i. hons vient à mort et il a .ii. anfanz et il ne ait autre avoir ou honor mais que .xxx. livres, il doit laissier à ces anfanz la tierce part de tot ce qu’il a, ce sunt .x. livres, et an tel maniere avra chascuns .c. souz, c’est la tierce part de .xv. livres des biens dou pere vanront à chascun .ii., se lor peres est morz sanz testament. Et cestes .x. livres doivent estre parties egalmant.

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Ce qui est dit desoure, que li peres et li mere et li aivis et li aivie doivent à lor mort laissier à chascun de lor anfanz la tierce partie de ce que li escharroit des biens del mort se il fu morz sanz testament, c’est voir quant il n’an a mais que .iiii. anfanz ou mains. Mais se il sunt plus de .iiii., chascuns doit avoir des choses del mort la moitié de tout ce que li morz avoit quant il vint à mort.

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- Ici dit quex suntsunt icelles causes par lesquex li fiz et la fille puent estre desherité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Que sunt ille cause per quas filius et filia possunt exhereditari. -

IcellesLettrine de 7 lignes de haut. - causes par quoi puet li peres et la mere et li aivis et li aivie desheriter sunt .xiiii. Si com est se fitfiz met main à son pere pour mal faire, c’est une. Ou se il li fait grant contumelie, c’est grant honte, .ii. Ou se il acuse son pere de crime, .iii., fors tant que se il l’aucuse de crime contre l’ampereor ou contre le commun de la terre, adonc ne puet estre desheritez. Ou se li fiz a compaignie à mauvais home qui facent mal art, puet le desheriter ses peres, .iiii. Ou se li fiz fait angin qu’il vueille ocirre son pere, or sunt .v. Ou se il gist à la maratre ou à l’amie de son pere, .vi. Ou se li fiz met en plait son pere par calumpnia, c’est à tort à son esciant, et par aloignemant qui fiz demande à cel plait li peres reçoit grant damaige, .vi..vii. Ou se li peres est an prison pour avoir qu’il doit et proie son fil qu’il fiancet et ne vuet fiancer son pere de tant com on le vuet pavre, .viii., mais ce est voirs solemant del fil malle,.viii. Ou qu’il vee son pere qu’il ne done son gage, .ix. Ou il haste à un jugleor sanz la volanté dou pere, mais c’est voirs se li peres n’est juglerres ausimant qu’il puet desheriter son fil, .x. Ou se elle soit fille qui soit manre de .xxv. anz et li peres li vuet .II. par ques il puet demander doner tel mari com li taint et elle ne le vuet panre, mais tient b mal barat à autre home, .xi. ¶ Ou se li peres n’est bien an son sain et li fiz ne le vueille ne conreer ne vestir, et adonc se on l’an semont et il ne vueille faire il pert l’erité del pere, ancore ne le desheritoit li peres, .xii. ¶ Ou se li peres est pris de Sarrazins et li fiz n’an vuet doner reançon, adonc se li peres muert an prison de Sarrazins, li heritez qui seroit au fil la valors de la reançon doit estre donee à l’eglise, .xiii. ¶ Ou se li peres est de droite foi et li fiz soit herites, .x.xiiii.

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- Ici dit que li fiz et la fille sunt destraint de laissier à son pere et à sa mere quant vient à la mort la falcide.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Quod filii et filie coguntur dimittere falcidiam patri et matri, quando ipsi moriuntur. -

Si com est raisons que li peres lait son avoir et s’onor à son fil, autresi est raison que li fiz et la fille et les autres persones souverainnes, si com sunt neveu, se il vient à mort, qu’il lait son avoir et s’onor à son pere ou à sa mere, ou se il nel fait, ne vaut li testamenz que fiz ou fille fait, ancore se li peres ou la mere n’ont la falcide dou bien de son fil qui est morz, de la cui herité est plaiz, si com ne vaut li testamenz dou pere ou de la mere se il ne laissent la falcide à chascun de lor anfanz tel com lor avient. C’est voirs se peres ou mere qui vuelent succeder à son anfant qu’il n’en sunt destrainz par aucunes de celles justes causes qui laiz dit à nom.

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- Ici dit par quel cause puet li fiz desheriter son pere ou sa mere.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX. Per quas causas filius et filia possunt exheredare patrem et matrem de omnibus que habent. -

Icelles causes par les queles puent li fil desheriter lor peres ou lor meres ou lor avis ou lor avies ou les autres personessouverainnes persones - sunt .vii. Les .vii. causes sont décrites dans les éd. Fitting et - Derrer. Et si non i est aucune de ces causes, doivent li toutes ores laissier la tierce part de tout le suen.

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- Ici dit quant li fiz puet desfaire le don que fit ses peres ou sa mere.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Quando filii possunt destruere donacionem quam pater et mater fecerunt. -

Autresi com li peres ou les autres souverainnes persones ne doivent desheriter lor anfant quant il vient à mort, ausimant ne doivent doner an lor vie à l’un de lor anfant ou à autres homes, que li autre ne aient la falcide.

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- Ici dit se peres ou mere done an doaire à aucun plus que doit quex droiz an est.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Si pater vel mater dederit alicui de filiis suis plus quam debet, que racio est. -

Or oez ou li mere done tant à une de ses filles ou à autre persone an doelise, que li autre anfant an perdent lor falcide, il le peurront demander à celui à cui an fu faiz li dons tant qu’il aient la falcide des choses de celui qui fit le don.

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- Ici dit del plait de herité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. De peticione hereditatis. -

Puis que nous avons dit an quel guise se desfait li testamenz dou pere et de la mere et de l’avi et de l’avie, or redisons an quel guise lor anfant puent demander la lor herité, ou autre home la lor herité de cui il sunt oir. ¶

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L’eritez de la persone que sunt morte puent demander cil qui sunt lor oir, ou par testament ou sanz testament, ou malle ou femelle, à celui qui la tient si com oirs mais il n’en est pas oirs, ou soit qu’il cuide estre oirs del mort et ne l’est, ou se il est ses oirs et ne l’est par droit, ou soit qu’il le tiegne à male foi, ou soit qu’il laissa la tenoison par son mal angin, ou soit qu’il le tiegne à male foi, ou soit qu’il laissa la tenoison par son mal angin, ou soit qu’il a ja tote l’erité, ou soit qu’il an ait une partie, ou soit qu’il an taigne une sole chose. ¶

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Iciz hons tient l’erité universalmant qui tient les choses de l’erité, si com sunt champ et maisons et droit de l’erité, si com sunt les raisons par ques il puet demander es autres aucune chose, si com est icil qui vant aucune chose de l’erité ou que fit damaige an la chose de l’erité, si com est se il ocist .i. cer ou une beste de l’erité, ou se il taille .i. arbre de l’erité ou .i. vigne ou .i. autre malfait. ¶

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Ancores li oirs puet demander l’erité à cel home qui la tient ou par son mal angin laissie la tenoison, se il acheta à son esciant de celui qui non avoit son san, si com est d’ome qui est furiosus, ou se cil qui la vandi par povreté, si com seroit par mains de la moitié, si an est tenuz li acheterres de tout ice qu’an pervint à lui, ancore soit li vanderres tenuz del pris qu’il an ot.

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Ancore est cil tenuz de l’erité, s’il l’achate de celui de cui elle non estoit. ¶

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Or oez icil hons qui reçoit autrui herité an doalise de celle persone de cui elle non estoit, s’en est tenuz qu’il la rande. ¶

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Par ceste raison puet on demander les choses de l’erité, si com sunt li champ, les vignes et les autres choses corporax et les actions, ce sunt li demant que avoit li morz de cui herité est li plaiz. ¶

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Ancore le fruit, c’est la iadidedes des choses de l’erité, puet demander li oirs à celui qui tient les choses de que est li plaiz. ¶ Ancore les fruiz qui an sunt issu puet on demander. Les fruiz doit on antandre toz ces que cil qui tient la chose, ou an a eu, ou qu’il an puet avoir, se il eust la chose laboree qui li est demandee. ¶ Se li possessor est de male foi, c’est se il set que la chose soit d’autre home. Mais se il ne le seit et il la tient à bone foi, non est tenuz de randre le fruit, fors que de tant com il an est meilloriez. Mais que plaiz est commanciez de la chose de l’erité qu’on demande, tuit home à cui on demande cel herité sunt atandu qu’il la tenoient par male foi, et pour ice doivent randre les fruiz de la chose toz quanque an sunt issu, se la chose fust laboree. ¶

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Quex raisons est dite del fruit, tex est dite des usures del prest de cui est detes aucuns hons par l’erité an quelque guise, ou pour ce qu’il ere detes au mort, ou pour ce qu’il vandi aucune chose de l’erité. ¶

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Icil à cui est demandee aucune chose de l’erité ou par autre guise doit randre les fruiz qui sunt an la terre se il rant la chose, ou soit qu’il la taigne par bone foi ou par male foi. ¶

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Se tu achates une herité, ou toute ou une partie, ou une sole chose de cel home à cui an estoit ja menéMs. : menee avec le second e exp. rancure, et tu le savoies, adonc tu es possessor de male foi pour ce que rancure an ere faite, ancore n’an fust elle faite, mais que à celui qui tenoit la chose que tu achetes, et par icelle chose devras randre toz les fruiz. //

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Li oirs del mort puet demander totes les choses del mort et puet demander tot ice dont li morz avoit demant, ancore ne fust ice seu, si com est la chose qui li ere commandee ou pour estoier, ou - pour prestere - par amour, ou mise en gage, ou à louer.

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Et ce qui est dit desus puet demander ses hoirs par ceste raison, c’est par la requeste de l’eritage.

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- Ici dit quex missions puet recovrer icil qui rant heritaige et quel non.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Quas expensas potest recuperare ille qui reddit hereditatem et quas non. -

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui tient la chose de l’erité ou par bone foi ou par male foi, se on li demande les fruiz, puet an traire des fruiz les missions qu’il i a faites an arer et an semer et an estoier le blef.

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Mais se - cil hons à cui on demande l’erité fait messions an autres choses, et se les messions furent tex que ne puet remanoir que la chose ne fust afolee, si com est se il refait la maison qui fust cheoite, se elle ne fust refaite, il puet retenir la chose, ou fu faite la missions tant qu’il ait recouvree la mission par office del juge et non an autre guise. Ancore ne soit la missions necessaire, c’est itex dont est dit, mais que sol elle an soit tex que la chose an soit amandee, bien le doit recouvrer ausimant comme icelle qui est dite desoure, autant que la chose an est meilloree et non plus.

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Mais se les missions furent tex que la chose n’en fu meilloree, mais furent de delit, si com est se il i fist pointures ou tex choses par quoi la chose non est meilloree, mais que plus an est paranz, n’an puet riens demander. Mais puet les an oster an tel guise que la chose ne i ait damaige de ce qu’elle valoit avant que ces missions i fusent faites. Mais se on la vuet doner tant com elles vaudroient quant elles an seroient ostees, n’an peut plus demander ne il ne les an puet oster. ¶

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Tot ce qui est dit dessus des missions, tot doit estre an l’office del juge. Se il puet riens meillorer, qu’il le face. Et tot ce est voirs ou soit qu’on demande tote l’erité ou soit qu’on demande une partie ou une sole chose.

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- Ici dit quant dure li demanz de l’eritaige.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV.Quantum durat dimandamentum de hereditate. Dans l’éd. Derrer, le passage correspond au paragraphe 5 de la rubrique XXI. -

IcelleLettrine de 3 lignes de haut. raisons par quoi on demande herité ne la puet perdre li oirs par mains de .xxv.Dans l’éd. Fitting et Derrer : .xxx. anz ancontre cel home qui la tient par aucune guise, c’est ou par bone foi, ausi com celle cuide qu’elle soit soe, ou soit qu’il la tenoit par male foi, mais que an cest cas, c’est quant cil à cui on la demande, ou la tient par bone foi ou par juste cause, se cil est par achat ou par autre juste cause. Certes adonc s’en puet deffandre cil qui la tient par tant de tans com il porra prover se la chose ne fust demandee par herité, si ne li annuit autre raisons, si com est dit desoure de itex qui l’achate de tel home qui n’iere bien an son san, ou par autre raison qui li soit encontre.

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- Ici dit quant on puet demander aucune chose corporal.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quando aliquis potest dimandare aliquam rem corporalem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXII. Aici ditz cant om pot demandar alcuna causa corporal si cum es auers o unres. -

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit par quel raison on puet demander l’erité universalmant, or redisons par quel cause on puet demander totes choses singuleremant. ¶

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An iceste action, quant on dit: « Rei vendicationi »Dans l’éd. Fitting rei vendicacio. Dans l’éd. Derrer rei vendicationem., c’est c’on demande aucune chose corporal, doit estre esgardez quex est ciz hons qui puet demander la chose et qui est cil à cui on la demande et à cui on la puet demander. ¶

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Par iceste auction puet demander la chose cil de cui est la signorie de la chose par quelque guise. Et ancor se cil hons a cens, c’est feus, ja non soit soe la signorie, la puet bien demander à toz homes qui la tiegnent an quelque guise que ce soit, sol qu’il ait pouoir de randre la chose, ou se il laissa la teneure par son mal angin ne n’en est destrainz de randre le pris à celui qui la tient, se il l’acheta. a ¶

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Autretex droiz est se cil hons qui tenoit la chose livra la teneure à autre par son mal angin, si com est se il le fit pour ce qu’il n’an voloit estre mis en plait, autresi est en plait com s’il la tenoit.

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Mais se il par sa colpe pert la tenoision puis que fu commanciez li plaiz, ancore ne le perde il par sa volanté, doit la randre, si com cil qui la vandi ou la dona ou an autre guise laissa la tenoison. Mais se cil qui tenoit la chose au commancemant dou plait laisse la chose sanz sa colpe avant qu’an fust donez jugemant, si com est se la chose fu morte et il non i ait nule corpe et il an est delivrés, si qu’il ne i doit avoir nesun damaige, mais que se li demanderres de la chose ere tex hons que li eust vandu la chose et eust paié le pris de la chose, se il la li randoit au commancemant del plait, quant il la demandoit. ¶

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Se ciz hons de cui je demandai aucune chose quant m’es droiz de demander ou l’a tenue tant que outre cel tans qui sera alez avant le commancemant del plait et deseugre le plait, par qu’il l’a gaaignié par tenoison, ne li tient nesun preu, se il ne a la chose tant tenue qu’on desavancet le plait ou deseugre qu’il a ja gaaignié, c’est-à-dire ne puet conjunger icelle tenoison qu’il fit deseugre le plait et icelle qu’il avoit fait des avant le plait.

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- Ici dit quex droiz est se cil qui est vaincuz an plait de la chose ne la vuet randre.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. Quod ius est, si aliquis non uult reddere rem de qua est nictus in placito. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIII. Aici ditz cal dreiz es, si aquel que es uencuz em plaig de la causa non la uol redre. -

Puis que ciz hons qui est convenuz à cui hon demande aucune chose, li juges li devra mander qu’il rande la chose et le fruit selonc ce qu’il est dit desoure. Mais se il ne la vuet randre par mandemant del juge, il la li devra faire todre s’il l’a et on la puet trover. Mais se li juges ne puet trover la chose, ou se cil qui la tenoit laisse la tenoison par angin, li juges doit demander au reu qu’il doint tant à l’auctor, c’est au demandeor, et il voudra jurer que valoit la chose qu’il demande, mais qu’il ne vueille jurer fors de mesure, li juges doit destraindre de sacremant illum.

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Mais cil qui est vaincuz de la chose qu’on li demande, se il n’a la chose ne ne laisse la tenoison par mal angin, li juges le doit condampner solemant autant que la chose vaut droituremant, car la chose ne li est randue. ¶

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Se la chose qu’on demande est affolee del tout ou se elle est ampiree, li juges doit faire amander le damaige, c’est l’ampoirement de la chose, se elle est ampooree par la colpe de celui qui la tient et à cui elle est demandee. Ou se elle est affolee par autrui fait, li sires de la chose li doit doner tel droit com il a ancontre celui home qui li fist celui damaige an la soue chose. ¶

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Quex droiz et quex raisons est dite des fruiz et des missions ou demant de l’erité, si com est dit desoure an l’autre titre, autretex droit et autretex raisons est des fruiz et des missions de cest demant, c’est quant on demande aucune chose corporel qu’on nedemande par herité.

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Certes an cest demant a grant differance se cil à cui on demande tient aucune chose de la chose par male foi ou par bone foi, ancor est granz differance se il tient la chose sanz nulle juste cause, si com est par tote, ou se il la tient par aucune juste cause, si com est par achat ou par change ou par don ou par doalise ou par autre juste cause. ¶

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Se cil homs qui est vaincuz de la chose qu’il tient fu à bone foi possessor et il ait juste cause de tenir la chose, tuit li fruit sunt suen pour la paigne qu’il trait an la chose ou autres pour lui, mais que cil fruit qui sunt venu et nascu an la chose sanz travail, si com sunt poires, pomes, chastaignes et autres fruit samblant à cex, icex fruiz doit il randre se il les a, ou se il ne les a doit les amander selonc raison, se il an est meilloriez.

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Mais se il ne a juste cause par quoi il a tenue la chose, ancore la taigne il par bone foi, si doit il randre toz les fruiz qu’il an a traiz s’il les a ancore, ce de quoi il an est amandez se il les a despanduz. Mais uns hons qui tient une chose par bone foi ne est tenuz des fruiz de la chose se il n’an a nuns. ¶

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Iciz hons qui tient la chose par bone foi dont est li plaiz, se il demande les fruiz pour les missions qu’il fit an la chose et on li demande les fruiz qu’il a de la chose, bien puet et doit conter les fruiz pour les missions. Si convient par raison ancore gaaignier an la chose par juste raison, si com est par achat, et ancore soient li fruit qu’on ne les devra randre, s’il ne vuelent, et puis devra bien avoir sauvés ses missions par l’office del juge de ce qu’il vint plus qu’il ne valoit li fruit, et tant com la chose est amandee. ¶

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Iciz qui tient la chose par male foi, ce est à son esciant, le gaaignet de cel home qui n’i avoit droit, acore l’achetat il, si doit il randre et la chose et tout le fruit qu’il i a pris, ou autres hons pour lui. Mais se il la gaaigna par juste cause, si com est se il l’a tot à autre à son esciant, et savoit que la chose ere d’autre home quant il i antra, bien devra randre toz les fruiz qu’il i a pris ou que an porroit avoir pris cil qui adonc tenoit la chose, se il ne l’eust perdue. ¶

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Iciz homs qui randra la chose dont il fu mis en plait, si com li demande les fruiz de la chose, si an puet bien retenir tant com il conte qu’il a fist de missions an arer et an semer et an estoier et an autre guise qui torna à profit, car ne doit on antandre que soient fruit mais que ce qu’en remaint puis qu’on an avra trait toutes les missions fors del fruit. Et icel droit puent avoir tuit home, ou soit qu’il tiegnent la chose ou par male foi ou par bone foi. ¶

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La missions que li possessors de la cause fait an la chose, ou elle est necessaire, ou est est profitable, ou elle est volumptaire, et de toutes est dite raisons et dessevree. ¶ Celle raisons est necessaire que, se elle ne fust faite, la chose en fust ampiree ou espoir tost an fust affolee, si com est refaite une maisons qui voloit cheoir. Icelle missions est profitable par quoi la chose s’amande, mais n’an seroit ampirié ne affolee, ancore n’i fust elle faite, si com est une fenestre an la maison que grant mestier i avoit, ou si com seroit planter une vigne ou autres arbres. ¶ Icelle missions est volumptarie qu’on a faite par delit, si com est poigdre une maison pour i miauz paroir.

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De totes missions est itex droiz et itex raisons an trestot de quant on demande une chose quex raisons an est ordenee desoure an icest demant com fait de l’eritaige.

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Ancores ait acheté .i. homs une chose de cel home de cui elle ere, et ancore li ait il paié le pris, se il ne li a ancore donee la tenoison, icil meismes qui la li vandi bien la porra vandre puis à .i. autre, et se il le fait et il li done premieremant la tenoison, icil avra meillour droit an la chose et pourra le bien demander à toz homes icil qui premieremant avra la tenoison, et li autres ne s’an porra torner mais que ancontre celui qui li avoit vandue la chose.

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Mais se .i. homs vant une chose qui ne soit soue, cil qui l’achate l’achate an bone foi et an fu mis an tenoison et icil hons qui la vandi est devenuz puis sires de la chose par quelque guise, et se cil vanderres l’avait pris à autre : icil qui l’achate premiers i avra meillour raison, ou soit qu’il la demant, se il a la tenoison premieremant, ancores ne fust li vanderres sires de la chose quant il la vandi.

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Ancore se aucuns hons achate une chose an son nom et pour lui de l’autrui avoir ou d’avoir communal, et la tenoison fu donee à lui ou à autre, pour lui il pourra bien retenir la chose et demander, non pas à celui de cui avoir fu la chose achetee, se il non a singuler raison, si com sunt chevalier, car cil puet - plus demander la chose qui fu achetee de lor avoir, ancore ne fust elle achetee pour eux. ¶

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Iciz hons qui a une chose d’autre non est pas destrainz de randre la chose, mais que à cel home qui mostrera que la chose fust soue ou qu’il ait autre juste raison. ¶

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Ice doivent savoir que qu’an des foies aucuns hons demande une chose et est doutout de la tenoison, c’est non est certains quex puisse tenir ou quex non, li juges doit premieremant savoir la tenoison, pour ce qu’il saiche liquex doit prouver et liquex non.

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- Ici dit quant on puet demander aucune chose qui non est corporal.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. Per quam racionem debet pet res incorporalis. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIV. Aici ditz alcus om pot demandar alcuna causa que non es corporalis. -

Puis que nous avons dit d’icelles choses qui sunt corporax, an quel guise et par quel raison celles doivent estre demandees, or redisons par quel raison doivent estre demandees celles choses qui ne sunt corporax, ce sunt usufruit ou servise que a .i. homs an la chose à l’autre, ce sunt icelles qui ne ont cors, si com sunt li droit que .i. hons a an autre, si com seroie se je avoie droit d’aler à .i. mien champ par le champ dou mien voisin. Par icelle meismes raison puet estre demandez iciz droiz par que puet estre demandees celles - raisonschoses que nous avons dit desoure. ¶

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Ice droit puet avoir chascuns homs non solemant el champ mais autresi es maisons, si com est se .i. hons a maison prés de la moie et je ai tel droit an la soue terre ou je ne ai tel droit que je puis metre les trez de la moie an la soue paroi. ¶

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Icest droit puis je avoir an maintes manieres et an maintes guises, si com est se ciz homs de cui ere icelle maisons me laisse ses droiz an son testament, ou je li an donai de mon avoir, c’est que je peusse mettre mes trez an sa paroi, ou autre droit an cest droiz.

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Et cest droiz que nous avons dit desoure ou autre qui sunt assez samblant de celx appelle on servitut, por ice que la maisons d’autrui sert à la moie maison ou li champs d’autrui sert au mien champ.

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Et cestui droit pert on par molt de raisons, si com est se je achat cel champ ou celle maison où je avoie cel droit. ¶ Ancore, se la chose perit, je ai cest droit perdu, ou soit que perisse la moie chose ou soit que perisse la soue. ¶ Ancore se je estoie per.x. anz que je non aie cest droit, se je fui an la terre où je ai cest droit, ou per.xx. anz, se je non i sunt, perderai je cest droiz, ancore ne la puisse je acheter ne par .x. anz ne par .xx.Mot illisible à cause d'une tache d'encre (.x. ?). car nulle servitute ne puet on gaaignier par tenoison de tans, se on ne l’an soit par tant de tans que .i. hons ne soit remambranz qu’onques fust autre guise mais que en ceste. ¶

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Tex servitus est qu’on puet acheter par.x. anz ou par .xx., si com est se je fais iaue corre par les champs mon voisin an la moie terre per .x. an la presance de celui de cui est li champ, ou par .xx. se il non est an la terre et je ne le fis an requoi ne par force que je an aie fait à celui de cui est li chans.

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Icelle servituz que nous avons dit desus et molt de autres qui sunt puent estre demandees par icelle meismes raison par que puent estre demandees les autres choses qui sunt dites desoure.

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Et icelle raisons qui est dite par qu’on peut demander la servitute ne puet estre perdue par mains de .x. anz, se il sunt andui an la terre et se cil à cui on la demande i est par mains de .x. anz, se aucuns d’aus ne i est.

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- Ici dit des servituz qu’on appelle usufruiz.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. De servitute que appellatur ususfructus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXV. Ara digam de la servitut que om apella usufruit. -

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit communalmant de celles servituz qu’on sert à l’autre ou une maisons à l’autre, or redisons quant li champs ou la maisons ou autres choses servent à nous meismes. Iceste servituz est apelee usufruiz. ¶

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Premieramant devons veoir que est usufruiz. ¶ Usufruiz, c’est droiz d’user et de fruer la chose d’autrui en tel guise que la chose soit salve.

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Et an autretel guise s’achate l’usufruiz com funt les autres servituz qui sunt dit desoure. ¶

-

Mais quant aucuns hons achate usufruit, il doit doner fermance qu’il usera la chose ansinc com prodomme loeront, et qu’il ne fera nulle rien an la chose par quoi la chose soit peorie, et qu’il randera la chose quant li usufruiz sera feniz.

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- Ici dit an quex choses peut on avoir usufruit.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. In quibus rebus potest aliquis habere usumfructum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVI. Aici ditz en cals causas pot om aver ususfruit. -

An totes choses puet on acheter usufruit, ou soit qu’elle soit moble, si com est sers ou beste, ou soit qu’elle soit immoble, si com est chams et maisons, mais que an celles choses qui ne puent etre gardees se on les vuet user, si com est vins ou blez ou vestemenz.

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Mais an icelles choses pour ce que n’i puet estre propremant usufruiz est - ordeneré - que icelles soient donees à celui qui les doit user et il doit doner fermance que qu’il randra le pris de celles choses quant vanra au terme que li usufruiz sera feniz, si com sera an icest example. Se .i. hons vient à mort et il ne laisse usufruit de vin ou d’oile, et ciz oiles sera esmez, et je devrai doner fermance de randre le pris ou à lui ou à son hoir au terme quant l’usufruiz serar feniz.

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- Ici dit par quel guise se fenist usufruiz.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXX. Quibus modis finitur ususfructus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVII. Aici ditz per cal guisa se(i) fenis l’ususfruiz. -

Li usufruiz se fenit an maintes manieres et an maintes guises, si com est se cil muert de cui li usufruiz ere, ou se il gaaignera la chose de qu’il a l’usufruit del seignour de cui elle ere. ¶ Ancontre se li sires de cui est li propretez gaaignera l’usufruit, ausimant sera feniz l’usufruiz. Ancore se la chose muert ou se est maisons et elle chiet, est feniz li usufruiz.

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Et se li usufructuaires, c’est de cui est li usufruiz, estera par .x. anz, se il est an la terre, ou par .xx. anz, se il ne i est, ou non usera ne ne fruera la chose ne autres pour lui per l’usufruit.

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Et cil homs qui ha l’usufruit, si com est de chans de vignes ou de maisons ou fiez, doit avoir tot le gaaig qui an ist, fors si com en a celle qui ne puet ne ne doit avoir le fil de l’ancelle.

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Pour ce que li usufructuaires doit avoir le gaig, bien en droiz, se il muert une des viz an la vigne, qu’il an plantet autre; et s’il muert .i. aubre, qu’il an plantot .i. autre. ¶

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Or oez se il ha usufruit de fees et an muert une ou mais, devra il croistre au leu de celles qui morront autretant de celles qui naistront. ¶ Autretes raisons est se sunt jumenz ou vaiches ou autres bestes ou aucuns hons ha usufruit. ¶

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Ancore se il a usufruit de maison, doit refaire la couverture et les autres choses qui i ont mestier, car l’usufructuaires puet amander la chose mais ne la doit ampirier. ¶

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Li usufructuaires puet vandre et doner et loer et faire son talent et sa volanté de tel droit com il a an la chose, c’est de l’usufruit, mais an tel guise que ne soit damaiges à celui cui est la proprietez, c’est ne doit durer plus usufruiz, se il ne livre à autre ce qu’il avoit retenu à soi.

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- Ici dit de damaige que fait li uns à l’autre sanz raison.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXI. De dampno quod facit unus alii sine racione. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVIII. Del dan que fai l’uns om a l’altre sens rasun. -

Puis que nous avons dit an quel mesure chascuns puet demander ses choses et ses droiz, or disons an quel mesure on puet demander que aucuns hons li fait damaige an ses choses.

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Iciz hons qui fait damaige an noz chosesSaut du même au même. par lel’on cui fait les choses sunt ampiriés ou toutes afolees par la soue corpe, ou soit que la colpe i fust avant que li damaiges, si com est an icest example.

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.i. mejes tailloit .i. mien serf qui se voloit mengier, et pour ice est mors qu’il ne le sot taillier. Ancore se .i. se charria outre mesure, et pour ice et il ansin m’a ocis .i. mien ser ou autre demaige me fist, doit le moi amander. Autretex raison est se il charria trop une beste qu’il menoit et pour ice elle , il fist damaige à moi ou à autre. Autretex raisons est se il l’amena par .i. estroit leu et pour ice la beste et fist daimaige à aucun home : an toz ices cas est la colpe avant que li damaiges. ¶

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Tex fois est que la colpe est ansois que li damaiges, si com est an ceste meje qui savoit bien tailler home malade et par sa colpe tailla mal mon ser, et por ice est mors mes sers. ¶

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Tex fois est que la colpe vient aprés le damaige, si com est an cest meje qui taille bien mon ser, et puis quant l’ot taillé, laissa le damaigier, et por ice fu morz mes sers.

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An toz ices cas que nous avons dit desoure et an autre samblanz, iciz tu me doit amander le damaige que je ai, se li sers est mors, ou est ampiriez par sa colpe.

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Mais se le damaige vient sanz la colpeSaut du même au même. de celui qui l’a fait, non doit estre ammandez, si com il avient à aucun home qui pour deffandre mon cors fait damaige à autre : adonc ne le doit il amander, car tuit home ont licence de deffandre son cors par raison. Ancore se il est chevaliers et il cort par leu où li autre chevaliers soloient corre et jouer, et ses chevax ocist .i. home ou il li fit autre mal non par la volanté dou chevalier, ne li an doit riens amander. ¶

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Premieremant devons veoir que hons puet demander le damaige par ceste raison et à cui il le puet demander, et qu’il an puet consegre par ceste raison. ¶

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Par ceste raison puet demander li sires de la chose le damaige que li est faiz an la chose à celui qui fit le damaige, isi com est à celui qui taillet mal mon ser isi qu’il est morz ou ampiriez, et à celui ausimant qui nous fit le damaige, se li damaiges est avenuz par sa colpe, si com est se aucuns homs commande à mon sergent qu’il montoit sus .i. arbre et mes sers soit mors ou ampiriez : si le me doit amander qu’il li commanda que montast sus l’arbre tant comme il an est ampiriez. Et s’il est morz, doit moi amander le serf tant com il valoit ou plus, an l’an qu’il fu morz tant com au jour qu’il fu morz. ¶

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Adonc puet on demander par ceste raison le damaige quant la chose est ampirié ou morte si com est dit del ser. Mais se la chose non est ampirié ne morte mais an autre guise m’an est venuz damaiges par sa colpe, doit le me amander, si com est se tu mez .i. mien henap d’argent an une aigue, ja n’an soit il ampiriez, si le devras tu amander. ¶

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Autretex raisons est se je deslie le ser d’autre par pitié que m’an est pris et s’an fuit. Mais se je ne le deslie par pitié mais pour damaige que je li an vois faire, je li an sui tenuz pour fruitfurt, pour ce que li sers, quant il s’an fuit, fait furt de soi meismes par l’otroi et par le consoil que si li doné.

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Par ceste raison puet estre demandez tant com vaut li sers qui est morz, si com nous avons dit, et tant com il an eust del preu, se il ne fust mors, si com est se mes sers estoit ordenez et à hoirs et avant qu’il eust l’erité il est mors : pour ice que je an ai perdu le ser et l’erité puis li demander par ceste raison le preu del ser et le preu de l’erité. ¶

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Mais li sers qui est morz ne doit estre esmez à arbitre de cui il ere car il li ere chiers, mais communalmant doit estre esmez tant com il plus vausist des l’an qu’il fu mors tant que adonc que sera esmez. ¶

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Mais se mes sers est ampirez et je par ma colpe le laisse morir, je ne puis demander la mort del ser, mais la plaie, c’est tant com est ampiriez de celle plaie.

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Se aucuns homs demande le damaige qui li est faiz par ceste raison et on li regehit, doit li estre amandez, si com est dit desoure. Mais se on li vee an plait et il le puisse prover par garantie, doit li estre amandé an double, c’est .ii. tanz com n’en eust s’il l’eust reconeu. Mais se li actors ne le preuve mais que par sacremant, c’est par la parole de l’autre part, ou se il jure par commandemant del juge que iciz homs de cui est li plaiz li a fait le damaige de quoi il s’est clamez.

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- Ici dit que dure ciz demanz desoure .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIX. Cant dura aquest demanz. -

Par ceste raison ne puet on demander le damaige as hoirs de celui qui fist le damaige, se li plaiz ne estoit commanciez avant qu’il fust morz cil qui fist le damaige. // Mais li hoirs de celui à cui fu faiz li damaiges le puet demander ausimant com cil porroit à cui li damaiges fu faiz, se il fust qui fist le damaige ou se il an fust mis an plait avant qu’il fust mors.

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- Ici dit quex raisons est antre ceus qui vuelent departir herité qui est communaus .xxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. Que racio est inter illos qui volunt dividere hereditatem communem. Familie erciscunde. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXX. Cals raisuns es antre aquels qui volunt dever heretat qu’es comunals. -

Dit est desoure an quel mesure doit estre demandee l’eritez à ces homes qui la tienent. Or redisons an quel mesure elle doit estre departie antre ceus qui sunt hoir. ¶

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Icest demant qui est de departirpartir heritez puet faire l’uns des hoirs à l’autre, se il il vuet departir l’erité, ancor ne vueillent li autre hoir. Mais se aucuns des hoirs vuet dire que cil qui vuet departir ne soit hoirs, c’est qu’il ne doit avoir part an l’erité, premieremant doit il prover qu’il soit hoirs.

-

Par icest demandemant puet on consegre sa partie de totes les choses de l’erité, et mobles et non mobles : mobles, si com est vins ou chevax ; immobles, si com est chans ou vigne ou maisons. ¶

-

Ancore la soue partie des fruiz de l’erité, non solemant la partie de celles choses qui sunt an l’erité puet demander li hoirs à l’autre qui tient l’erité, mais si doit avoir part de toz les droiz que avoit li morz ancontre aucuns homes, et si li puet demander an tel partie com il est hoirs, si com est se cil qui est mors avoit aucun droit de de demander aucune chose à aucun des hoirs ou autres homes.

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Ancor se aucuns des hoirs fait aucun damaige es choses communaus, ou se il preste aucune chose de l’erité, se il an prit aucun fuit, bien peut demander li .i. oirs à l’autre.

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- An cest chapitre dit se aucuns des hoirs fait mission an la chose communal, quex droit an est .xxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. De expensis quas facit aliquis de heredibus in rebus comunibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXI. Si alcus de la heres fai messiun en la causa criminals, cals dreiz n’es. -

Se aucuns des hoirs fait mession an lor choses an lor choses communaus, si com est se il ramaint les choses communax que li mors mit an gaiges, ou autre chose an fit mession, puet le demander par cest demandemant la mission qu’il i fit, mais que tant com il an fit pour la soue partie.

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An cest jugemant doit esgarder li juges qu’il face droitemant departir totes les choses qui sunt an l’erité. Et se il i a aucune chose qui ne puisse estre departie, si com est chevaus ou autre beste ou livres, li juges le doit jugier à l’un des hoirs qu’elle soit soe. Et cil qui la chose avra et tanra, devra doner aus autres suens compaignons qui ont part an la chose tant com li juges esmera la chose par tel partie qui li tint an la chose.

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- Ici dit quex choses ne doivent estre departies .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. Que res non debent dividi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXII. Qui devra tener en garda lo testament. -

Tex choses puent estre an l’erité qui ne doivent estre departies, ja soit ce qu’elles soient de mort, si com sunt livre de male art ou com sunt males medicines, mais doivent estre arses et destruites.

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- Ici dit qui devra tenir en garde le testament et les autres choses communax .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. Que res non debent dividi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIII. Cals causas non devunt esser deve(d)idas. -

Autres choses sunt an herité qui ne puet estre parties, si com est li testamenz del mort ou autres choses d’onor ou d’avoir, et si doit demander li juges que ciz hoirs le tiegne qui est de meillour foi et de meillour creance, et se ne vuet croire li .i. à l’autre les cartes, li juges le doit faire commander d’un proudomme estrange an zan l’eglise, se ciz hons est tex à cui on les puisse croire. Mais se li oir ne se puent acorder qui la tiegne, il an doivent geter sort.

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Ancore celles choses qui ne furent del mort veignent an icelle division, si com sunt icelles qu’il avoit an gaiges et qu’il tenoit par autre guise à bone foi.

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- Ici dit se la chose qui est venue an la par de l’un home li est tote par raison que li autre compaignon la doivent amander par tel partie com il sunt compaignon .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Si res est evicta de parte unius racionabiliter, alii socii debent et emendare pro ea parte quam habent. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIV. Aici ditz si la causa qu’es venguda en la part de li un omen li es tolta per rasun, que li altre compainum le devunt emendar per tal part cum il sunt cumpainum. -

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que ceste divisions est faite, doit mander li juges que chascuns des hoirs doit fermance au autres, se aucune de celles choses que chascuns a an sa partie li sera veincue an plait par raison que li autre li amande, tuit chascuns selunc la partie qu’il a de l’erité.

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- Ici dit an quel guise devra li juges deviser l’erité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. Quomodo debet iudex dividere hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXV. En cal guisa devra lo iutgues deve(d)ir la heretat. -

Ce doit esgarder li juges : que chascuns des homs ait tel partie de l’erité com li mors commadera par raison. Et se li mors ne dit quel partie an aiit chascuns, li juges la doit departir, si com la lois le commande, c’est igalmant. ¶

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Icest demant puet faire li .i. à l’autre des hoirs tant qu’à chief de .xxx. anz.

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- Ici dit quex raisons est antre cex qui vuelent partir aucune chose communal .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Que racio est inter illes qui volunt divider aliquam rem commune. De comuni dividendo. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVI. Cals resuns es antre aquelz que volunt partir alcuns causa cuminal. -

Nous avons dit an quel mesure doit estre devisee li heritez. Or redisons an quel mesure doit estre devisee aucune autre chose communaus.

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Iceste raisons, c’est departir les choses communax à leu antre ces qui ont aucunes choses communax, ou totes ou une partie, ou par compaignie ou par autre guise. ¶ Par autre guise, si com est se aucune honschose est laissié communax à .ii. homes.

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Icest demant puent faire cil home antre lor qui ont les choses communax, ou mobles ou non mobles.

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Par icest demandemant puet demander chascuns hons la partie de celle chose qu’il a communal à autre par tex part com il a an la chose. ¶ Et se aucuns compaignons prant aucune chose de la chose qui est communax, si com sunt fruit et usures, doit les randre as autres par cest commandemant, mais quanz tant com est la soe partie. ¶ Ancore se aucuns des compaignons forfait an la chose communal, doit la amander aus autres compaignons. ¶ Ancore se aucuns des compaignons fait aucune mission an la chose communal, puet la demander aus autres comapignons. ¶

-

Tex fois est que cil home qui ont les choses communax ne demandent que la chose soit partie, mais demandent qu’il puissent faire ce qui lor a mestier, si com est se .ii. home ont une paroi communal et il demandent qu’il vuellent mettre lor trez ou faire autre chose, bien puet demander. ¶

-

Ancore s’il sunt .ii. home et il ont .i. ser communal, et lor sers gaaigne aucune chose à l’avoir des uns des seignours, et cil à cui avoir li sers gaaigne puet demander le gaans que li sers fait à son avoir. ¶

-

Li juges doit departir la chose droitemant antre les compaignons qui se sunt fermé an son pouoir. ¶ Et se la chose est tex que ne puisse estre departie, li juges la devra esmer et partir le pris antre les compaignons et laissier la chose à .i. soul. ¶

-

Ancor doit mander li juges que li compaignon facent promission antre lour an quel que soit la chose vandue an raison, que li autre la li amandent.

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Iciz demandemanz dure tant qu’à .xxx. anz. ¶

-

Ancore li hoirs des compaignons ont cest demandemant antre lour, se li compaignon n’avoient parties les choses communax, ancore soit li compaignie fenie. ¶

-

Autretex raisons est se sunt choses communax, com se est une sole, et se il sunt plus de .ii. compaignons, si an ait autretex raisons com se il sunt dui.

-
-
- Ici dit se li sers d’aucun home fait damaige à autre .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique IL. Si servus alicuis facit dampnum. De noxalibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVII. Aici ditz sil servus d’alcun omen fai dan ad altre. -

Desus avons dit se aucuns fait damaige an la chose à l’autre quex droiture an estdoit estre. Or redisons se li sers fait aucun malice ou aucun damaige, si com est furt ou rapine ou aucuns autres maus.

-

Se li sers fait aucun malice ou aucun damaige, si com est furt ou rapine ou aucuns autres mausSaut du même au même., li sires est tenuz de cel damaige, an ce qu’il amandeit - le damaige aussi com l’amanderoit .i. frans hons qui l’eust fait, ou s’il randra le ser à celui cui est faiz li damaiges isi qu’il soit suens. ¶

-

Ice qui est dit que li sires del ser doit doner le ser se il ne vuet amander le damaige, c’est voirs se il a le ser an son pouoir ou il l’an a geté par angin, ou soit qu’il li ait vandu ou soit que i li ait doné ou il l’an a fait fuir. Car adonc est autretex com se il le tenoit ancore, mais se il perdoit le ser sanz mal angin, ne l’an puet on riens demander, s’il n’i a colpe. ¶

-

Se li sers fait aucun damaige ou aucun malfait pour le commandemant de son seignour ou an autre guise, issi qu’il le saiche et puet li veer qu’il ne l’aie fait et ne li deffande, car adonc an est tenuz li sires ausimant com s’il l’eust. ¶

-

Se li sers est devenuz frans qui fit le damaige et cil devanz qui porra est faiz au seignour, se il a le ser puet estre faiz au ser. ¶ Li sers qui fit le damaige et qui est ores frans, se li est demandé qu’il amant le damaige qu’il fit, il le devra amander autresi com se l’eust fait .i. frans hons.

-

Ancor se aucuns hons reconost ou confesse de cel ser qui avoit fait le damaige quant il estoit ses sers, ancore ne fust il suens, autresi an est tenuz de cel damaige com se li sers fut suens.

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- Ici dit quex hons puet demander que fit li sers .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. Quos potest dimandare dampnum quod fecit servus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVIII. Cals om pot demandar lo dan que fei lo sers. -

Icest demandemant puent faire tuit cil an la cui chose fu faiz li damaiges, si com est se li sers d’autrui navrera mon ser ou ocirra ou il me face autre malfait, si com est se il me taille .i. arbre ou il m’ocist une moie beste ou navré. // Ancor tex foiz est que cil puet demander le damaige de cui non est la chose ou est faiz li damaiges, si com est cil qui avoit la chose an gaigie ou cil qui la tenoit a bone foi ou an autre guise, si com seroit ou par achat ou par don.

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- Ici dit quant puet estre demandez par ceste raison .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. Quantum potest peti per istam racionem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIX. Quant pot esser demandat per aquesta rasun. -

An cest demandemant puet estre demandez li damaiges qu’on receu, et iciz damaiges sera esmez autresi com se l’eust fait .i. frans homs.

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- De l’ofice del juge .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. De officio iudicis. Dans l’éd. Derrer, rubrique XL. De l’offici del iutgue. -

Mais li juges doit traire à chief que li damaiges soit amandez à celui à cui il est faiz, ou il li face randre le ser, et ce doit estre an l’arbitre del seignour del ser puis que li jugemanz est donez, mais se il estoit tant de termine qu’il ne paie le pris dou damaige ou qu’il ne rande le ser qu’on l’an mette an plait autre foiz, quar puis qu’il a esté tant qu’on l’an mette an plait, il devra paier le damaige antieremant, se le vuet cil à cui fu faiz li damaiges, ancor soit li damaiges plus granz que neMs. : soit exp. après ne. li sers vaut. ¶

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Iceste raison dure jusques à .xxx. anz outre le damaige, se li sers qui fit le damaige dure tant. Mais se li sers qui fit le damaige et le meffait fu morz avant que li sires an soit mis an plait, li siressers ne i a nule colpe, et il est delivrés de celui damaige que ses ser avoit fait, ne ne commanda, ne ne sot quant ses sers le fit, et tot le sot et il ne li puet veer. ¶

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Quex raisons est dite desour del ser d’autre home, se il fait à autre aucun malice. Autretex raison est de la beste d’autre, se elle fait aucun damaige à autre, c’est à dire an la chose d’autre.

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- Ici dit de la raison par quoi on puet destraindre autre qu’il mostre la chose dont est li plaiz, se elle est muableDans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Per quam racionem potest aliquis constringere alium quod monstret rem de qua est placitum, si ipsa est mobilis. Ad exibendum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLI. De la rasun per que om pot destreiner altre que el mostre la causa dun est plaiz, si ella es mobla. -

Tex foies avient que .i. homs demande aucune chose où il n’apert, ou soit que cil homs à cui elle est demandee la tient et il ne la vuet mostrer, ou soit que cil qui la tenoit a laissié la chose par son mal angin. Et pour ce est ordenee raisons par quoi puissient demander cil home qui ont droit an la chose qu’il mostre.

-

Iceste raisons est donee à ces homes qui tienent la chose et ne la vuelent mostrer et ancontre cex qui laisserent la tenoison par mal angin. ¶

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Par iceste raison puet on demander à celui qui tient la chose qu’il la mostre autretant bone com la chose fu an icel tans que li plaiz fu commanciez, et soure ce est tenuz de l’amander de tant com la chose est ampiriee par sa colpe. ¶ Ancore par ceste raison puet on demander les fruiz de la chose et les profiz tant com cil qui demande la chose an eust, se elle li fust randue adonc quant li plaiz fu commanciez. ¶

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Iceste raisons est donee solemant pour les choses mobles et ne se pert pas par mains de .xxx. anz.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 3 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par + conjecture

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+ Livre 3 +
+ Ici dit des jugemanz et de ces homes qui puent doner jugemant sanz fermance et ci commance li tierz livre. +

PuisLettre ornée de 6 lignes de haut. que nous avons dit desoure de celles choses qui sunt besoignables es jugemanz, si com est edendode edendo, c’est de manifester à autre par quel raison il le vuet mettre an plait, et de juis vocatovocando, c’est de clamer home an plait, et puis que nous avons dit des arbitres, c’est de celles persones qui reçoivent personesfermances del plait ne il n’en ont autre juridition, c’est autre poesté, or redisons ci aprés de celles persones qui ont poesté qui ont pouoir de destraindre homes an plait qui facent raisons li uns à l’autre, et puet doner jugemant sanz autres affermances. Mais cil desoure est apelez arbitres et ciz desouz est apelez juges. ¶

+

Premieremant doit estre esgardez judicions, et an quel forme et an quel mesure doit estre ordenez, et tant que à quel termine il durera puis qu’il ert commanciez, et quex poestez et quel valoire il a. ¶

+

Li judicions a tant de differance de l’arbitre que li judicions est par publiiés persones, c’est par communal poesté, et li arbtires se fait privee persone. ¶ Ausimant autre differance i est car an l’arbitre, se on ne vuet atandre la soue santance, li arbitres ne l’an puet destraindre, mais que par le gage ou par la paigne ou par la fermance, se elle li est promise, si com est dit desoure. Mais se juges done fermancesantance et on ne la vueille atandre, il an puet destraindre, ja soit ce qu’il ne ait ne gaige ne fermance ne n’an soit promise paigne. ¶

+

La mesure et la forme doit estre esgardee et ou commancemant del jugemant et an la fin. ¶ Ausimant doit estre esgardee la persone del juge et celle de l’actor et del reu. // Ausimant doit estre esgardé dont est li plaiz.

+
+
+ Ici dit qui puet estre juges et qui nomnon. +

Li juges doit estre tex persone qu’il n’en puisse estre getez ne par nature ne par droit. Icil an sunt geté par nature qui sunt menor de .xxv. anz, aussi com il ne puet estre arbitres. ¶ Ausimant cil qui sont mu ou sourt, et an sunt geté fames et ser et cil qui sunt infame, c’est cil qui sunt desleal.

+
+
+ Ici dit quex homs puet estre an plait et quex non. +

Li persone de l’auctor ou del reu ausimant doivent estre tex que elles ne puissent estre getees de jugemant par nature ne par droit. ¶ Par nature an sunt geté cil qui sunt mu ou sort et cil qui ne ont bon san et cil qui sunt menor de .xxv. anz. ¶ Par droit an sunt geté li ser et cil à cui est donee aministrations, c’est baillie de lor choses, si com est cil qui degaste les soues choses.

+

Mais tuit cil puent faire plait se il ont tutor ou curor, et se il ne l’ont, il le puent faire demander, et ancor se cil ne le veloient, li poestez lor doit doner .i. curor qui face plait pour aus.

+
+
+ Ici dit de quex puet estre plaiz et de quex non. +

La chose doit estre tex qu’elle soit pecuniere, c’est avoirs ou tex chose qui puisse estre esmee par avoir, si com est terre ou maisons, ou doit estre chose criminax. ¶ Mais se ce est autres questions, si com est de grandesce de la terre ou des vertuz des herbes, ne le doit oïr nuns juges. ¶

+

La persone del reu doit estre esgardee si com est de tuor qui me done fermance de faire sauves les choses à celui de cui il est tutors, car icil tutors ne puet plaidoier pour celui de cui il est tutors ne ne le puet deffandre. ¶

+

La forme dou juge doit estre tex que li juges et li auctors et li reus chascuns de ces doit avoir compli son office, c’est son mestier, et ce doit estre dedanz leal termine, c’est dedanz .iii. anz puis que li plaiz est commenciez.

+
+
+ Ici dit quel office doit avoir li juges. +

Li offices dou juge doit estre tex qu’il doit oïr la cause et puis doit destraindre les parties que vienent à plait. Et doit lor souvant demander se il vuellent mais nule riens dire an plait. Et puis que ce sera fait, doit esmer la chose, c’est doit esgarder quex droiz et quex seures a iceste chose. Et puis qu’il avra coneu le droit de ceste chose doit doner la santance escrite an la presance d’ambedeus les parties.

+

Mais tex foiz est que li juges puet doner santance ancor n’i soient ambedeus les parties, si com est an ces cas. ¶ Se li une des parties, c’est li auctors qui demande, ne vuet venir à plait puis qu’il est commanciez et puis qu’il est clamez an juge, et li juges le fait au reu savoir, li juges doit tramettre unes lettres + au jugeà l'auctor qu’il viegne an plait. Et se il ne vient à chief de .xxx. jorz, il li antrametra unes autres, et se il ne vient par celles darrennes ne il n’envoie à plait nul home pour faire le plait pour lui, il doit avoir aloignemant pour .i. an, et li juges doit fenir le plait an presance de l’autre partie, selonc ce que raisons commande. Mais se il vient à plait avant que passoit li anz, il ne devra estre oïz an plait tant que li reus avra totes les lissions qu’il a faites el plait selonc mesure. Et ne se doit plus partir del plait tant qu’il soit feniz, et se il ne s’an partoit et l’anz passoit, il pert tote sa raison et son demant qu’il avoit fait. ¶

+

Mais se li reus, c’est cil de cui fu faiz li clains, est defaillanz et ne vient puis que li plaiz iert commanciez, li juges le doit faire querre et dire qu’il viegne à plait, et se il n’i vient, li juges le doit mander par .iii. paires de lettres qu’il viegne à plait, ou li doit mander unes soles lettres esquex il li doit mander, se il ne vient, qu’il fera le plait, et qu’il an donra jugemant, et issi fenit le plait. Mais quant li juges trametra les lettres ne les doit mander tant que passoit l’anz de .vi. mois outre le commandemant del plait. Et s’il est ansin requis, com est dit, et ne vient à plait, li juges doit conoistre del plait liquex des parties a meillour droit et meillour raison, si que i devra estre li autre partie, et selonc ce qu’il conoitra qui a meillour raison, doit doner santance, et cil ancontre cui sera donee la santance ne s’en puet plus rancurer. ¶

+

Mais se li juges ne puet conoitre la raison del plait pour ce qu’il dit ansin ala et passera .iii. anz outre le commandemant del plait, toz li plaiz est desouz et totes les fermances d’ambedeus parz, ansi com se li plaiz ne fust commanciez. ¶

+

Ice que dient li home maintmaint home qu’on puet demander missions avant jugemant quant li plaiz est aloigniez par la colpe de l’une partie, non est nesune raisons que dites, ancore celle partie par cui li plaiz ne fu tenuz sera araisonee, ansinc com est dit desoure an l’autre titre, car adonc puet estre demandee la missions à celui par cui colpe fu li plaiz destorbez.

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+ Ici dit de l’office de l’auctor. +

Li offices de l’auctour est tex qu’il doit dire qu’il demande et par quel raison il demande, et doit prover ce qu’il demande tant que li reus se taigne pour vaincuz et pour confus ou tant qu’il face foi au juge.

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+ Ici dit de l’office del reu. +

Li offices del reu est tex qu’il confesse ou qu’il noievoie ce qu’on li demande.

+

Et quant li reus a confessé, ou il le fait simplemant, si com est quant il dit ansin : « Je li doi ce qu’il me demande », ou il a exception : « Je li doi ice que me demande, mais je li ai paié », ou : « Il a esté par tant de termine qu’il ne me demande rien que rien ne m’an puet mais dire, si com est de .xxx. anz », ou se il dit autre raison par quoi il se deffant. ¶

+

Quant li reus confessit simplemant, autresi est com s’il an fut donez jugemant, et doit paier ce qu’il a coneu.

+

Mais quant il confesse com exception, c’est quant il dit qu’il a paié, ou qu’il dit que n’en a esté par tant de termine qu’il n’en puisse randre, ou il dit autre raison, adonc doit prover ice que dit, ausi com li auctors doit prover ce qu’il demande, se li reus li mesconoit. ¶

+

Ancore se li reus mesconoit ce qu’on li demande : se il le noie simplemant, c’est qu’il dit que riens ne li doit, il vaincra le plait, se li autors ne puet prover ce qu’il demande. ¶ Ancore li juges doitpuet esgarder aucune provance que l’une des parties est miauz de croire que li autre : si le doit faire sanz nul recevemant que ce soit voirs qu’il dit, ou soit qu’il demant, ou soit qu’on demant à lui, se il i met nesune exception doit la prover, si com est dit desus. ¶

+

Totes les actions, ce sunt tuit li demant que fait .i. hons anvers l’autre, ou elles sunt an la chose ou an la persone. // Icelles sunt an la choses que autres tient, quant on dit que elle est soue. ¶ An la persone, sunt icelles quant on ne demande la chose pour soue, mais dit autres ainsinc : « Tu me doiz .c. souz », ou : « Tu m’as fait tel meffait, si com est larrecins ou rapine ou aucun damaige »Dans l’éd. Fitting, les paragraphes 6 et 7 de la rubrique VIII composent une rubrique séparée, numérotée X. Quomodo debeamus incipere placitum, et se composant de quatre paragraphes 1à 4. . ¶

+

Totes les autres actions qui sunt an persone durent tant qu’à .xxx. anz, fors que celles qui sunt getees an un, si com est demanz de honte.

+
+
+ Ici dit de la raison et del droit de chascun home qui demande rien, s’il le meillore puis que plaiz est commanciez.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. +

Se je commance plait ancontre mon detour, par quelque chose qu’il me soit detes, totes hores meillore mes droiz, car puis que li plaiz est commanciez si doit des iqui an avant doner usures, ja soit ce qu’il ne les devent doner devant. ¶

+

Ancore se la chose est tex dont li plaiz est commanciez que li hoirs del detour ou del demandour an aprés leur mortle nioit, an aprés leur mort riens ne li an puisse demander, se plaiz ne fu commanciez, bien puet chascuns demander son droit tant qu’à .xxx. anz, ou soit que deterres soit morz, ou soit que li demanderres le soit, ou soit que li dui soient mort. ¶

+

Or redisons par quel guise li plait se commance, id est qualiter lis contestatur. Certes, puis que li auctors, c’est cil qui se claimme la rancure par devant la poesté, et li autre partie li a coneu ce qu’on li demande, et il li a dit de non, adonc est dit lis contestata, c’est plaiz commanciez. Et an autre guisse si est lis contestata, mais non est oïz nuns, et pour ce n’en disons riens.¶Dans l’éd. Fitting, les paragraphes 3, 4, 5 et 7 de la rubrique VII composent une rubrique séparée, numérotée VIII, et se composant de deux paragraphes 1 et 2.

+

Souvant avient an plait que maintes rancures sunt de l’une part ou d’ambedeus parz, et que li une partie vueut premieremant dire sa raison, et li autre partie vueut ausimant dire sa raison. Et pour ce est biens que nos disons liquex rancure et liquex questions doit premiers aler.

+

Se celles questions et celles rancures qui sunt faites an plait ou a une sole part ou andeus les parties sunt prejudiciales, ce est li une nuit à l’autre, totes hores doit estre raisonee et coneu avant icelle questions qui nuit à l’autre, si com est se je di : « Itex chose que tu as est moie », ou je di : « Quanque tu as est mien, pour ce que tu es mes sers ». Premieremant doit on conoistre se tu es mes sers ou non, car, puis qu’on savra que tu es mes sers, non est dote que ne soit tot mien quanque tu as, et avoir et honors. ¶ Autretex raisons est se je te demant une chose et tu me dies que la chose non est pas moie, et pour ice que tu diz que je sui tes sers.

+

Mais se icelle questions que fait li uns à l’autre ne nuit, cil qui premieremant se claimme doit dire sa raison premiers, et la raisons de celui doit estre premieremant raisonee et coneue et joree par icelle loi que dit que : « premieremant apelle », ce est se claimme, premieremant doit faire son plait et doit consegre son plaitdroit + et sa raison se si l’a, si com est se tu te claimmes de moi et je me claimme de toi : la moie raisons doit estre premieremant dite et raisonnee et coneue et jugié.

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+
+ Ici dit de cel home qui demande plus qu’il ne doit demander.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. De plus peticionibus. +

À la foiz avient que cil qui se claimme demande plus qu’on ne li doit, et il le set bien, c’est par mal angin, ou il le fait pour ce qu’il ne le set, n’en doit avoir nule paigne et bien puet consegre droiture. ¶ Mais se il set qu’à son esciant demande plus qu’on ne li doit, et se vuet repantir avant que li plaiz soit commanciez, ausimant n’en doit avoir nule paigne. Mais s’il vuet perseverer an icelle coutume, c’est an icel mal angin et an icelle felonnie autant que li plaiz soit commanciez, si doit avoir tel paigne que ne doit solemant perdre la + queuerelle qu’il à tort requiert, mais ausimant ce qu’il demande à droit, et tot ce doit dire li juges.

+
+
+ Ici dit de inducias qu’on demande an plait, c’est respit et aloignemant.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. De induciis que petuntur in placitis. +

Quant li plaiz est commanciez, plusors foiies avient que les parties quierent inducias, c’est respit et aloignemant, et pour ice est dit inducias. ¶

+

Li juges doit doner inducias, c’est aloignemant, à celui qui li requiert, se il puet prover droite cause par quoi il le doit demander, et non an autre guise. ¶ Juste cause est se aucune des parties requiert inducias ou par quarte ou par garantie à trouver, ou pour trouver avocat, ou pour autre juste cause. ¶ Li poestez lealmant ne doit doner inducias mais que une foiz, se molt juste cause n’i voit pour quoi il la doie doner. ¶

+

Li juges, quant il done inducias, ne doit ne ne puet doner inducias plus de .iii. mois, se ambedeus les parties sunt an une terre. Mais se ambedeus les parties sunt an diverses parties, puet doner inducias tant qu’à .vi. mois, se il voit juste cause par quoi il le vueille doner. Mais se li une des parties requiert tex inducias qu’il treuve sa raison qu’il die qu’il ira Outremer, si com est quarte ou garantie, .ix.Dans l’éd. Derrer : .viii. mois li an puet li juges doner de inducias et non plus. Certes, outre cel termine ne doit nule poestez doner inducias, se molt juste cause n’i est, mais se il voit apertemant juste cause, bien an puet doner inducias, si com est par anfermeté ou par mal tans.

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+ Ici dit des inducias qu’on demande pour les festes.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. De induciis que dantur propter festivitates. +

Desus est dit des inducias generalmant.

+

Or disons des inducias qui doivent estre donees par les festes. Et jours de dimanches et el jour de Pasques et à Noël et à l’Aparition et an festes d’Apostres ne doit nulle poestez tenir plait ne ne doit doner santance. Et se il le fait, ne vaut riens, se il ne le fait par le consantemant d’ambedeus les parties ou se il non est par chose qui doie perir ou par l’auction qui se doit fenir par temps, car adonc an puet estre commanciez li plaiz. ¶

+

Ancore s’il est tex chose que est par la volonté des .ii. parties, c’est n’est contresté ne rancure, bien an puet estre donee santance, si com est an mancipation, c’est quant li peres solut son fil de son pouoir, et si com est manumissun, c’est quant aucuns hons franchist son ser, ou si com est adoption, c’est quant aucuns hons fait son fil d’un home estrange. ¶

+

Ancore ou termine de meissons s’en doit laissier li juges .i. mois qu’il ne doit destraindre nul home à plait ne n’an doit doner santance, et .i. autre mois an vandanges par consantemant des parties.

+
+
+ Ici dit an quel leu on doit mettre l’autre an plait.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. Ante quas personas debent fieri placita. +

Puis que nous avons dit des juges et an quel mesure il doivent doner inducias, or disons devant quex persones doivent estre fait li plait.

+

Li plait doivent estre fait devant celles persones qui ont juridition, c’est poestez, si com sunt li presides ou li pretor.

+

Mais li auctors totes hores, quant il demande aucune chose à autre, il doit aller devant le juge del reu. Et non est mie destrainz li reus de plaidoier devant la poesté de l’auctor, mais que an cest cas qui dit nomeemant si com est faiz li contraiz, car c’est voirs se je fais .i. marché à autre, si com est se je achat de lui aucune chose ou nous feismes compaignie ansamble, ou il ot convant d’estre à moi tant que à .i. termine, et cil qui est reus doit respondre et plaidoier là où fu faiz li negoces et la convenance.

+

Si com est se il fait malfait, car adonc le puet + on mettre an plait cil qui se claimme devant icel juge où cui pouoir il a fait icel malfait, ancor ne soit il de son pouoir. ¶ Ancor iciz hons qui se rancure de malfait si se puet clamer de celui qui a fait ice an toz leus où il le puet trouver. ¶

+

Tex persones sunt qui ne sunt destraintes d’aler devant l’amperaour si com aucuns hons se claimme, si com sunt pupilli et veves et autres persones pietables. Et celles persones ne sunt destraintes se elles ne vuelent, car ce qui est ordené à lor preu ne doit torner à lor damaige, mais se il se claimme d’aucun home, il le puet bien mener devant l’amperaour pour plaidoier. ¶

+

Icil home qui sunt mis an plait par crime, si com est d’azultere ou de omecide, et puet on estre convenuz devant celui juge où cui pouoir il sunt trouvé. ¶ Isi dit el paragraiffe de home qui a fait larrecin ou omecide : il doit estre an plait devant le juge an cui pouoir il a fait. Et se on ne li treuve, si le puet l’on apeler là où il tourne, ansinc est de crime ou d’omicide. ¶

+

Si est plaiz de possession, devant tel juge doit estre fait li plaiz an cui pouoir est la tenoison.

+

Se je li demant avoir ou autre chose que je doie que aucuns hons me dona à sa mort, anqui doit estre li plaiz tenuz où se li heritez de mort ou la plus granz partie de l’erité est, ou iqui où est la chose qui est demandee. Generalmant, c’est toz tans, anvers ces plaiz de chose corporel que ciz hons qui a et tient la chose, se cil le vuet qui la demande. ¶

+

Se aucuns hons qui fu aministrerres de l’avoir d’aucune terre on an le met an plait, et cil est destrainz de randre raison ou là où il a esté ou là où il a amenistréamenistrer, se vuet cil qui le met an plait. ¶

+

Se li plaiz est de statu, c’est quant on dit de home qui est frans qu’il est sers ou d’ome qui + estsers et il dit qu’il soit frans, plaiz an doit estre tenuz devant le juge ordenaire, si com est devant le preses ou le pretor. Et se il est sers et il dit qu’il soit frans, li plaiz doit estre tenuz devant le juge où cui pouoir doit estre la maisons de celui qui dit qu’il est ses sers. Et il est frans et on dit qu’il soit sers, li plaiz doit estre tenuz devant celui juge où cui pouoir est li maisons de celui qui dit qu’il est frans. ¶

+

Se .i. miens sers s’an est fuiz an estrange terre et je li demant qu’il die qu’il est mes sers et il me respont que non est, se je puis prover que je l’oi et li juges de la terre puet conoistre qu’il soit fuiit, il sera destrainz de torner ariere iqui dont il s’anfui et qu’il estoit à droit et anqui soit faiz li plaiz.

+
+
+ Ici dit quant li fiz puet rompre le testament de son pere et quant non.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quando filius potest rumpere testamentum patris et quando non. +

Naturex raison vuet et dit que li peres ou li mere ou li aivis ou aivie, quant il vient à la mort, qu’il doivent laissier lor biens et lor avoirs et lor honors à lour anfanz, ou soit qu’il soient malle ou femelles. Ou ne est dessevrance se il sunt an la lor poestez ou aucune des persones est morte ab intestateDans les éd. Fitting et Derrer : ab intestato., c’est sanz testament : toz les suens biens, c’est la soue heritez, c’est ses avoirs, toutes ses honors doivent estre à toz ses anfanz communalmant. + Mais se li peres ou la mere ou les autres personesqui sunt desoure dites font testament, c’est s’il done tutor pour ordener ses biens selonc ce qu’il vuet, mais an tel guise qu’il facent de toz lor anfanz nomeemant et doivent doner à chascun sa partie par droit de herité.

+

Se li peres ou la mere ou li aivis ou la aivie fait son testament et on puet trover aucun de ses anfanz à cui il ne laissa riens an son testament , il doivent egalmant partir les choses del mort, ancore ne soit nesuns qui non ait bien an autre guise tant com est la falcide del mort, si com est ou par doalise ou par espousalide ou par laisse ou par commant de bone foi ou par don qu’il fait à sa mort, mais ne l’a si com doit avoir hoirs par herité.

+

Mais c’est voirs se cil de la cui herité est li plaiz non deserite nomeemant, et dient ansi : « Li pere, soes deseritez de m’enor ». Et ancore le deserite, il non est assez, se il ne dit nomeemant la cause et la raison pour quoi il le vuet deseriter et jeter de son avoir et de s’onor. Et si le doit faire escrire an son testament, se il fait testament par escrit, et se il fait ice vaudra ses testamenz, se icelle persone à cui il laisse s’onor dit par nom pour quoi li morz desherite son fil et sus icie il le provera, se il an est an doutance.

+
+
+ Ici dit quex est la falcide.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. De falcidia quam pater et mater et alie superiores persone coguntur dimittere filiis. +

La falcide que les peres ou les meres ou les autres souverainnes persones sunt destraintes de laissier à lor anfant, c’est la tierce part de celle partie que li apartanroit, se cil de cui herité est li plaiz est morz ains qu’il n’eust fait nul testament ne nul ordemant, si com est an icel example. Se .i. hons vient à mort et il a .ii. anfanz et il ne ait autre avoir ou honor mais que .xxx. livres, il doit laissier à ces anfanz la tierce part de tot ce qu’il a, ce sunt .x. livres, et an tel maniere avra chascuns .c. souz, c’est la tierce part de .xv. livres des biens dou pere vanront à chascun .ii., se lor peres est morz sanz testament. Et cestes .x. livres doivent estre parties egalmant.

+

Ce qui est dit desoure, que li peres et li mere et li aivis et li aivie doivent à lor mort laissier à chascun de lor anfanz la tierce partie de ce que li escharroit des biens del mort se il fu morz sanz testament, c’est voir quant il n’an a mais que .iiii. anfanz ou mains. Mais se il sunt plus de .iiii., chascuns doit avoir des choses del mort la moitié de tout ce que li morz avoit quant il vint à mort.

+
+
+ Ici dit quex suntsunt icelles causes par lesquex li fiz et la fille puent estre desherité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Que sunt ille cause per quas filius et filia possunt exhereditari. +

IcellesLettrine de 7 lignes de haut. + causes par quoi puet li peres et la mere et li aivis et li aivie desheriter sunt .xiiii. Si com est se fitfiz met main à son pere pour mal faire, c’est une. Ou se il li fait grant contumelie, c’est grant honte, .ii. Ou se il acuse son pere de crime, .iii., fors tant que se il l’aucuse de crime contre l’ampereor ou contre le commun de la terre, adonc ne puet estre desheritez. Ou se li fiz a compaignie à mauvais home qui facent mal art, puet le desheriter ses peres, .iiii. Ou se li fiz fait angin qu’il vueille ocirre son pere, or sunt .v. Ou se il gist à la maratre ou à l’amie de son pere, .vi. Ou se li fiz met en plait son pere par calumpnia, c’est à tort à son esciant, et par aloignemant qui fiz demande à cel plait li peres reçoit grant damaige, .vi..vii. Ou se li peres est an prison pour avoir qu’il doit et proie son fil qu’il fiancet et ne vuet fiancer son pere de tant com on le vuet pavre, .viii., mais ce est voirs solemant del fil malle,.viii. Ou qu’il vee son pere qu’il ne done son gage, .ix. Ou il haste à un jugleor sanz la volanté dou pere, mais c’est voirs se li peres n’est juglerres ausimant qu’il puet desheriter son fil, .x. Ou se elle soit fille qui soit manre de .xxv. anz et li peres li vuet .II. par ques il puet demander doner tel mari com li taint et elle ne le vuet panre, mais tient b mal barat à autre home, .xi. ¶ Ou se li peres n’est bien an son sain et li fiz ne le vueille ne conreer ne vestir, et adonc se on l’an semont et il ne vueille faire il pert l’erité del pere, ancore ne le desheritoit li peres, .xii. ¶ Ou se li peres est pris de Sarrazins et li fiz n’an vuet doner reançon, adonc se li peres muert an prison de Sarrazins, li heritez qui seroit au fil la valors de la reançon doit estre donee à l’eglise, .xiii. ¶ Ou se li peres est de droite foi et li fiz soit herites, .x.xiiii.

+
+
+ Ici dit que li fiz et la fille sunt destraint de laissier à son pere et à sa mere quant vient à la mort la falcide.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Quod filii et filie coguntur dimittere falcidiam patri et matri, quando ipsi moriuntur. +

Si com est raisons que li peres lait son avoir et s’onor à son fil, autresi est raison que li fiz et la fille et les autres persones souverainnes, si com sunt neveu, se il vient à mort, qu’il lait son avoir et s’onor à son pere ou à sa mere, ou se il nel fait, ne vaut li testamenz que fiz ou fille fait, ancore se li peres ou la mere n’ont la falcide dou bien de son fil qui est morz, de la cui herité est plaiz, si com ne vaut li testamenz dou pere ou de la mere se il ne laissent la falcide à chascun de lor anfanz tel com lor avient. C’est voirs se peres ou mere qui vuelent succeder à son anfant qu’il n’en sunt destrainz par aucunes de celles justes causes qui laiz dit à nom.

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+
+ Ici dit par quel cause puet li fiz desheriter son pere ou sa mere.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX. Per quas causas filius et filia possunt exheredare patrem et matrem de omnibus que habent. +

Icelles causes par les queles puent li fil desheriter lor peres ou lor meres ou lor avis ou lor avies ou les autres personessouverainnes persones + sunt .vii. Les .vii. causes sont décrites dans les éd. Fitting et + Derrer. Et si non i est aucune de ces causes, doivent li toutes ores laissier la tierce part de tout le suen.

+
+
+ Ici dit quant li fiz puet desfaire le don que fit ses peres ou sa mere.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Quando filii possunt destruere donacionem quam pater et mater fecerunt. +

Autresi com li peres ou les autres souverainnes persones ne doivent desheriter lor anfant quant il vient à mort, ausimant ne doivent doner an lor vie à l’un de lor anfant ou à autres homes, que li autre ne aient la falcide.

+
+
+ Ici dit se peres ou mere done an doaire à aucun plus que doit quex droiz an est.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Si pater vel mater dederit alicui de filiis suis plus quam debet, que racio est. +

Or oez ou li mere done tant à une de ses filles ou à autre persone an doelise, que li autre anfant an perdent lor falcide, il le peurront demander à celui à cui an fu faiz li dons tant qu’il aient la falcide des choses de celui qui fit le don.

+
+
+ Ici dit del plait de herité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. De peticione hereditatis. +

Puis que nous avons dit an quel guise se desfait li testamenz dou pere et de la mere et de l’avi et de l’avie, or redisons an quel guise lor anfant puent demander la lor herité, ou autre home la lor herité de cui il sunt oir. ¶

+

L’eritez de la persone que sunt morte puent demander cil qui sunt lor oir, ou par testament ou sanz testament, ou malle ou femelle, à celui qui la tient si com oirs mais il n’en est pas oirs, ou soit qu’il cuide estre oirs del mort et ne l’est, ou se il est ses oirs et ne l’est par droit, ou soit qu’il le tiegne à male foi, ou soit qu’il laissa la tenoison par son mal angin, ou soit qu’il le tiegne à male foi, ou soit qu’il laissa la tenoison par son mal angin, ou soit qu’il a ja tote l’erité, ou soit qu’il an ait une partie, ou soit qu’il an taigne une sole chose. ¶

+

Iciz hons tient l’erité universalmant qui tient les choses de l’erité, si com sunt champ et maisons et droit de l’erité, si com sunt les raisons par ques il puet demander es autres aucune chose, si com est icil qui vant aucune chose de l’erité ou que fit damaige an la chose de l’erité, si com est se il ocist .i. cer ou une beste de l’erité, ou se il taille .i. arbre de l’erité ou .i. vigne ou .i. autre malfait. ¶

+

Ancores li oirs puet demander l’erité à cel home qui la tient ou par son mal angin laissie la tenoison, se il acheta à son esciant de celui qui non avoit son san, si com est d’ome qui est furiosus, ou se cil qui la vandi par povreté, si com seroit par mains de la moitié, si an est tenuz li acheterres de tout ice qu’an pervint à lui, ancore soit li vanderres tenuz del pris qu’il an ot.

+

Ancore est cil tenuz de l’erité, s’il l’achate de celui de cui elle non estoit. ¶

+

Or oez icil hons qui reçoit autrui herité an doalise de celle persone de cui elle non estoit, s’en est tenuz qu’il la rande. ¶

+

Par ceste raison puet on demander les choses de l’erité, si com sunt li champ, les vignes et les autres choses corporax et les actions, ce sunt li demant que avoit li morz de cui herité est li plaiz. ¶

+

Ancore le fruit, c’est la iadidedes des choses de l’erité, puet demander li oirs à celui qui tient les choses de que est li plaiz. ¶ Ancore les fruiz qui an sunt issu puet on demander. Les fruiz doit on antandre toz ces que cil qui tient la chose, ou an a eu, ou qu’il an puet avoir, se il eust la chose laboree qui li est demandee. ¶ Se li possessor est de male foi, c’est se il set que la chose soit d’autre home. Mais se il ne le seit et il la tient à bone foi, non est tenuz de randre le fruit, fors que de tant com il an est meilloriez. Mais que plaiz est commanciez de la chose de l’erité qu’on demande, tuit home à cui on demande cel herité sunt atandu qu’il la tenoient par male foi, et pour ice doivent randre les fruiz de la chose toz quanque an sunt issu, se la chose fust laboree. ¶

+

Quex raisons est dite del fruit, tex est dite des usures del prest de cui est detes aucuns hons par l’erité an quelque guise, ou pour ce qu’il ere detes au mort, ou pour ce qu’il vandi aucune chose de l’erité. ¶

+

Icil à cui est demandee aucune chose de l’erité ou par autre guise doit randre les fruiz qui sunt an la terre se il rant la chose, ou soit qu’il la taigne par bone foi ou par male foi. ¶

+

Se tu achates une herité, ou toute ou une partie, ou une sole chose de cel home à cui an estoit ja menéMs. : menee avec le second e exp. rancure, et tu le savoies, adonc tu es possessor de male foi pour ce que rancure an ere faite, ancore n’an fust elle faite, mais que à celui qui tenoit la chose que tu achetes, et par icelle chose devras randre toz les fruiz. //

+

Li oirs del mort puet demander totes les choses del mort et puet demander tot ice dont li morz avoit demant, ancore ne fust ice seu, si com est la chose qui li ere commandee ou pour estoier, ou + pour prestere + par amour, ou mise en gage, ou à louer.

+

Et ce qui est dit desus puet demander ses hoirs par ceste raison, c’est par la requeste de l’eritage.

+
+
+ Ici dit quex missions puet recovrer icil qui rant heritaige et quel non.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Quas expensas potest recuperare ille qui reddit hereditatem et quas non. +

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui tient la chose de l’erité ou par bone foi ou par male foi, se on li demande les fruiz, puet an traire des fruiz les missions qu’il i a faites an arer et an semer et an estoier le blef.

+

Mais se + cil hons à cui on demande l’erité fait messions an autres choses, et se les messions furent tex que ne puet remanoir que la chose ne fust afolee, si com est se il refait la maison qui fust cheoite, se elle ne fust refaite, il puet retenir la chose, ou fu faite la missions tant qu’il ait recouvree la mission par office del juge et non an autre guise. Ancore ne soit la missions necessaire, c’est itex dont est dit, mais que sol elle an soit tex que la chose an soit amandee, bien le doit recouvrer ausimant comme icelle qui est dite desoure, autant que la chose an est meilloree et non plus.

+

Mais se les missions furent tex que la chose n’en fu meilloree, mais furent de delit, si com est se il i fist pointures ou tex choses par quoi la chose non est meilloree, mais que plus an est paranz, n’an puet riens demander. Mais puet les an oster an tel guise que la chose ne i ait damaige de ce qu’elle valoit avant que ces missions i fusent faites. Mais se on la vuet doner tant com elles vaudroient quant elles an seroient ostees, n’an peut plus demander ne il ne les an puet oster. ¶

+

Tot ce qui est dit dessus des missions, tot doit estre an l’office del juge. Se il puet riens meillorer, qu’il le face. Et tot ce est voirs ou soit qu’on demande tote l’erité ou soit qu’on demande une partie ou une sole chose.

+
+
+ Ici dit quant dure li demanz de l’eritaige.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV.Quantum durat dimandamentum de hereditate. Dans l’éd. Derrer, le passage correspond au paragraphe 5 de la rubrique XXI. +

IcelleLettrine de 3 lignes de haut. raisons par quoi on demande herité ne la puet perdre li oirs par mains de .xxv.Dans l’éd. Fitting et Derrer : .xxx. anz ancontre cel home qui la tient par aucune guise, c’est ou par bone foi, ausi com celle cuide qu’elle soit soe, ou soit qu’il la tenoit par male foi, mais que an cest cas, c’est quant cil à cui on la demande, ou la tient par bone foi ou par juste cause, se cil est par achat ou par autre juste cause. Certes adonc s’en puet deffandre cil qui la tient par tant de tans com il porra prover se la chose ne fust demandee par herité, si ne li annuit autre raisons, si com est dit desoure de itex qui l’achate de tel home qui n’iere bien an son san, ou par autre raison qui li soit encontre.

+
+
+ Ici dit quant on puet demander aucune chose corporal.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quando aliquis potest dimandare aliquam rem corporalem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXII. Aici ditz cant om pot demandar alcuna causa corporal si cum es auers o unres. +

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit par quel raison on puet demander l’erité universalmant, or redisons par quel cause on puet demander totes choses singuleremant. ¶

+

An iceste action, quant on dit: « Rei vendicationi »Dans l’éd. Fitting rei vendicacio. Dans l’éd. Derrer rei vendicationem., c’est c’on demande aucune chose corporal, doit estre esgardez quex est ciz hons qui puet demander la chose et qui est cil à cui on la demande et à cui on la puet demander. ¶

+

Par iceste auction puet demander la chose cil de cui est la signorie de la chose par quelque guise. Et ancor se cil hons a cens, c’est feus, ja non soit soe la signorie, la puet bien demander à toz homes qui la tiegnent an quelque guise que ce soit, sol qu’il ait pouoir de randre la chose, ou se il laissa la teneure par son mal angin ne n’en est destrainz de randre le pris à celui qui la tient, se il l’acheta. a ¶

+

Autretex droiz est se cil hons qui tenoit la chose livra la teneure à autre par son mal angin, si com est se il le fit pour ce qu’il n’an voloit estre mis en plait, autresi est en plait com s’il la tenoit.

+

Mais se il par sa colpe pert la tenoision puis que fu commanciez li plaiz, ancore ne le perde il par sa volanté, doit la randre, si com cil qui la vandi ou la dona ou an autre guise laissa la tenoison. Mais se cil qui tenoit la chose au commancemant dou plait laisse la chose sanz sa colpe avant qu’an fust donez jugemant, si com est se la chose fu morte et il non i ait nule corpe et il an est delivrés, si qu’il ne i doit avoir nesun damaige, mais que se li demanderres de la chose ere tex hons que li eust vandu la chose et eust paié le pris de la chose, se il la li randoit au commancemant del plait, quant il la demandoit. ¶

+

Se ciz hons de cui je demandai aucune chose quant m’es droiz de demander ou l’a tenue tant que outre cel tans qui sera alez avant le commancemant del plait et deseugre le plait, par qu’il l’a gaaignié par tenoison, ne li tient nesun preu, se il ne a la chose tant tenue qu’on desavancet le plait ou deseugre qu’il a ja gaaignié, c’est-à-dire ne puet conjunger icelle tenoison qu’il fit deseugre le plait et icelle qu’il avoit fait des avant le plait.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se cil qui est vaincuz an plait de la chose ne la vuet randre.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. Quod ius est, si aliquis non uult reddere rem de qua est nictus in placito. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIII. Aici ditz cal dreiz es, si aquel que es uencuz em plaig de la causa non la uol redre. +

Puis que ciz hons qui est convenuz à cui hon demande aucune chose, li juges li devra mander qu’il rande la chose et le fruit selonc ce qu’il est dit desoure. Mais se il ne la vuet randre par mandemant del juge, il la li devra faire todre s’il l’a et on la puet trover. Mais se li juges ne puet trover la chose, ou se cil qui la tenoit laisse la tenoison par angin, li juges doit demander au reu qu’il doint tant à l’auctor, c’est au demandeor, et il voudra jurer que valoit la chose qu’il demande, mais qu’il ne vueille jurer fors de mesure, li juges doit destraindre de sacremant illum.

+

Mais cil qui est vaincuz de la chose qu’on li demande, se il n’a la chose ne ne laisse la tenoison par mal angin, li juges le doit condampner solemant autant que la chose vaut droituremant, car la chose ne li est randue. ¶

+

Se la chose qu’on demande est affolee del tout ou se elle est ampiree, li juges doit faire amander le damaige, c’est l’ampoirement de la chose, se elle est ampooree par la colpe de celui qui la tient et à cui elle est demandee. Ou se elle est affolee par autrui fait, li sires de la chose li doit doner tel droit com il a ancontre celui home qui li fist celui damaige an la soue chose. ¶

+

Quex droiz et quex raisons est dite des fruiz et des missions ou demant de l’erité, si com est dit desoure an l’autre titre, autretex droit et autretex raisons est des fruiz et des missions de cest demant, c’est quant on demande aucune chose corporel qu’on nedemande par herité.

+

Certes an cest demant a grant differance se cil à cui on demande tient aucune chose de la chose par male foi ou par bone foi, ancor est granz differance se il tient la chose sanz nulle juste cause, si com est par tote, ou se il la tient par aucune juste cause, si com est par achat ou par change ou par don ou par doalise ou par autre juste cause. ¶

+

Se cil homs qui est vaincuz de la chose qu’il tient fu à bone foi possessor et il ait juste cause de tenir la chose, tuit li fruit sunt suen pour la paigne qu’il trait an la chose ou autres pour lui, mais que cil fruit qui sunt venu et nascu an la chose sanz travail, si com sunt poires, pomes, chastaignes et autres fruit samblant à cex, icex fruiz doit il randre se il les a, ou se il ne les a doit les amander selonc raison, se il an est meilloriez.

+

Mais se il ne a juste cause par quoi il a tenue la chose, ancore la taigne il par bone foi, si doit il randre toz les fruiz qu’il an a traiz s’il les a ancore, ce de quoi il an est amandez se il les a despanduz. Mais uns hons qui tient une chose par bone foi ne est tenuz des fruiz de la chose se il n’an a nuns. ¶

+

Iciz hons qui tient la chose par bone foi dont est li plaiz, se il demande les fruiz pour les missions qu’il fit an la chose et on li demande les fruiz qu’il a de la chose, bien puet et doit conter les fruiz pour les missions. Si convient par raison ancore gaaignier an la chose par juste raison, si com est par achat, et ancore soient li fruit qu’on ne les devra randre, s’il ne vuelent, et puis devra bien avoir sauvés ses missions par l’office del juge de ce qu’il vint plus qu’il ne valoit li fruit, et tant com la chose est amandee. ¶

+

Iciz qui tient la chose par male foi, ce est à son esciant, le gaaignet de cel home qui n’i avoit droit, acore l’achetat il, si doit il randre et la chose et tout le fruit qu’il i a pris, ou autres hons pour lui. Mais se il la gaaigna par juste cause, si com est se il l’a tot à autre à son esciant, et savoit que la chose ere d’autre home quant il i antra, bien devra randre toz les fruiz qu’il i a pris ou que an porroit avoir pris cil qui adonc tenoit la chose, se il ne l’eust perdue. ¶

+

Iciz homs qui randra la chose dont il fu mis en plait, si com li demande les fruiz de la chose, si an puet bien retenir tant com il conte qu’il a fist de missions an arer et an semer et an estoier et an autre guise qui torna à profit, car ne doit on antandre que soient fruit mais que ce qu’en remaint puis qu’on an avra trait toutes les missions fors del fruit. Et icel droit puent avoir tuit home, ou soit qu’il tiegnent la chose ou par male foi ou par bone foi. ¶

+

La missions que li possessors de la cause fait an la chose, ou elle est necessaire, ou est est profitable, ou elle est volumptaire, et de toutes est dite raisons et dessevree. ¶ Celle raisons est necessaire que, se elle ne fust faite, la chose en fust ampiree ou espoir tost an fust affolee, si com est refaite une maisons qui voloit cheoir. Icelle missions est profitable par quoi la chose s’amande, mais n’an seroit ampirié ne affolee, ancore n’i fust elle faite, si com est une fenestre an la maison que grant mestier i avoit, ou si com seroit planter une vigne ou autres arbres. ¶ Icelle missions est volumptarie qu’on a faite par delit, si com est poigdre une maison pour i miauz paroir.

+

De totes missions est itex droiz et itex raisons an trestot de quant on demande une chose quex raisons an est ordenee desoure an icest demant com fait de l’eritaige.

+

Ancores ait acheté .i. homs une chose de cel home de cui elle ere, et ancore li ait il paié le pris, se il ne li a ancore donee la tenoison, icil meismes qui la li vandi bien la porra vandre puis à .i. autre, et se il le fait et il li done premieremant la tenoison, icil avra meillour droit an la chose et pourra le bien demander à toz homes icil qui premieremant avra la tenoison, et li autres ne s’an porra torner mais que ancontre celui qui li avoit vandue la chose.

+

Mais se .i. homs vant une chose qui ne soit soue, cil qui l’achate l’achate an bone foi et an fu mis an tenoison et icil hons qui la vandi est devenuz puis sires de la chose par quelque guise, et se cil vanderres l’avait pris à autre : icil qui l’achate premiers i avra meillour raison, ou soit qu’il la demant, se il a la tenoison premieremant, ancores ne fust li vanderres sires de la chose quant il la vandi.

+

Ancore se aucuns hons achate une chose an son nom et pour lui de l’autrui avoir ou d’avoir communal, et la tenoison fu donee à lui ou à autre, pour lui il pourra bien retenir la chose et demander, non pas à celui de cui avoir fu la chose achetee, se il non a singuler raison, si com sunt chevalier, car cil puet + plus demander la chose qui fu achetee de lor avoir, ancore ne fust elle achetee pour eux. ¶

+

Iciz hons qui a une chose d’autre non est pas destrainz de randre la chose, mais que à cel home qui mostrera que la chose fust soue ou qu’il ait autre juste raison. ¶

+

Ice doivent savoir que qu’an des foies aucuns hons demande une chose et est doutout de la tenoison, c’est non est certains quex puisse tenir ou quex non, li juges doit premieremant savoir la tenoison, pour ce qu’il saiche liquex doit prouver et liquex non.

+
+
+ Ici dit quant on puet demander aucune chose qui non est corporal.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. Per quam racionem debet pet res incorporalis. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIV. Aici ditz alcus om pot demandar alcuna causa que non es corporalis. +

Puis que nous avons dit d’icelles choses qui sunt corporax, an quel guise et par quel raison celles doivent estre demandees, or redisons par quel raison doivent estre demandees celles choses qui ne sunt corporax, ce sunt usufruit ou servise que a .i. homs an la chose à l’autre, ce sunt icelles qui ne ont cors, si com sunt li droit que .i. hons a an autre, si com seroie se je avoie droit d’aler à .i. mien champ par le champ dou mien voisin. Par icelle meismes raison puet estre demandez iciz droiz par que puet estre demandees celles + raisonschoses que nous avons dit desoure. ¶

+

Ice droit puet avoir chascuns homs non solemant el champ mais autresi es maisons, si com est se .i. hons a maison prés de la moie et je ai tel droit an la soue terre ou je ne ai tel droit que je puis metre les trez de la moie an la soue paroi. ¶

+

Icest droit puis je avoir an maintes manieres et an maintes guises, si com est se ciz homs de cui ere icelle maisons me laisse ses droiz an son testament, ou je li an donai de mon avoir, c’est que je peusse mettre mes trez an sa paroi, ou autre droit an cest droiz.

+

Et cest droiz que nous avons dit desoure ou autre qui sunt assez samblant de celx appelle on servitut, por ice que la maisons d’autrui sert à la moie maison ou li champs d’autrui sert au mien champ.

+

Et cestui droit pert on par molt de raisons, si com est se je achat cel champ ou celle maison où je avoie cel droit. ¶ Ancore, se la chose perit, je ai cest droit perdu, ou soit que perisse la moie chose ou soit que perisse la soue. ¶ Ancore se je estoie per.x. anz que je non aie cest droit, se je fui an la terre où je ai cest droit, ou per.xx. anz, se je non i sunt, perderai je cest droiz, ancore ne la puisse je acheter ne par .x. anz ne par .xx.Mot illisible à cause d'une tache d'encre (.x. ?). car nulle servitute ne puet on gaaignier par tenoison de tans, se on ne l’an soit par tant de tans que .i. hons ne soit remambranz qu’onques fust autre guise mais que en ceste. ¶

+

Tex servitus est qu’on puet acheter par.x. anz ou par .xx., si com est se je fais iaue corre par les champs mon voisin an la moie terre per .x. an la presance de celui de cui est li champ, ou par .xx. se il non est an la terre et je ne le fis an requoi ne par force que je an aie fait à celui de cui est li chans.

+

Icelle servituz que nous avons dit desus et molt de autres qui sunt puent estre demandees par icelle meismes raison par que puent estre demandees les autres choses qui sunt dites desoure.

+

Et icelle raisons qui est dite par qu’on peut demander la servitute ne puet estre perdue par mains de .x. anz, se il sunt andui an la terre et se cil à cui on la demande i est par mains de .x. anz, se aucuns d’aus ne i est.

+
+
+ Ici dit des servituz qu’on appelle usufruiz.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. De servitute que appellatur ususfructus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXV. Ara digam de la servitut que om apella usufruit. +

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit communalmant de celles servituz qu’on sert à l’autre ou une maisons à l’autre, or redisons quant li champs ou la maisons ou autres choses servent à nous meismes. Iceste servituz est apelee usufruiz. ¶

+

Premieramant devons veoir que est usufruiz. ¶ Usufruiz, c’est droiz d’user et de fruer la chose d’autrui en tel guise que la chose soit salve.

+

Et an autretel guise s’achate l’usufruiz com funt les autres servituz qui sunt dit desoure. ¶

+

Mais quant aucuns hons achate usufruit, il doit doner fermance qu’il usera la chose ansinc com prodomme loeront, et qu’il ne fera nulle rien an la chose par quoi la chose soit peorie, et qu’il randera la chose quant li usufruiz sera feniz.

+
+
+ Ici dit an quex choses peut on avoir usufruit.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. In quibus rebus potest aliquis habere usumfructum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVI. Aici ditz en cals causas pot om aver ususfruit. +

An totes choses puet on acheter usufruit, ou soit qu’elle soit moble, si com est sers ou beste, ou soit qu’elle soit immoble, si com est chams et maisons, mais que an celles choses qui ne puent etre gardees se on les vuet user, si com est vins ou blez ou vestemenz.

+

Mais an icelles choses pour ce que n’i puet estre propremant usufruiz est + ordeneré + que icelles soient donees à celui qui les doit user et il doit doner fermance que qu’il randra le pris de celles choses quant vanra au terme que li usufruiz sera feniz, si com sera an icest example. Se .i. hons vient à mort et il ne laisse usufruit de vin ou d’oile, et ciz oiles sera esmez, et je devrai doner fermance de randre le pris ou à lui ou à son hoir au terme quant l’usufruiz serar feniz.

+
+
+ Ici dit par quel guise se fenist usufruiz.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXX. Quibus modis finitur ususfructus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVII. Aici ditz per cal guisa se(i) fenis l’ususfruiz. +

Li usufruiz se fenit an maintes manieres et an maintes guises, si com est se cil muert de cui li usufruiz ere, ou se il gaaignera la chose de qu’il a l’usufruit del seignour de cui elle ere. ¶ Ancontre se li sires de cui est li propretez gaaignera l’usufruit, ausimant sera feniz l’usufruiz. Ancore se la chose muert ou se est maisons et elle chiet, est feniz li usufruiz.

+

Et se li usufructuaires, c’est de cui est li usufruiz, estera par .x. anz, se il est an la terre, ou par .xx. anz, se il ne i est, ou non usera ne ne fruera la chose ne autres pour lui per l’usufruit.

+

Et cil homs qui ha l’usufruit, si com est de chans de vignes ou de maisons ou fiez, doit avoir tot le gaaig qui an ist, fors si com en a celle qui ne puet ne ne doit avoir le fil de l’ancelle.

+

Pour ce que li usufructuaires doit avoir le gaig, bien en droiz, se il muert une des viz an la vigne, qu’il an plantet autre; et s’il muert .i. aubre, qu’il an plantot .i. autre. ¶

+

Or oez se il ha usufruit de fees et an muert une ou mais, devra il croistre au leu de celles qui morront autretant de celles qui naistront. ¶ Autretes raisons est se sunt jumenz ou vaiches ou autres bestes ou aucuns hons ha usufruit. ¶

+

Ancore se il a usufruit de maison, doit refaire la couverture et les autres choses qui i ont mestier, car l’usufructuaires puet amander la chose mais ne la doit ampirier. ¶

+

Li usufructuaires puet vandre et doner et loer et faire son talent et sa volanté de tel droit com il a an la chose, c’est de l’usufruit, mais an tel guise que ne soit damaiges à celui cui est la proprietez, c’est ne doit durer plus usufruiz, se il ne livre à autre ce qu’il avoit retenu à soi.

+
+
+ Ici dit de damaige que fait li uns à l’autre sanz raison.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXI. De dampno quod facit unus alii sine racione. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVIII. Del dan que fai l’uns om a l’altre sens rasun. +

Puis que nous avons dit an quel mesure chascuns puet demander ses choses et ses droiz, or disons an quel mesure on puet demander que aucuns hons li fait damaige an ses choses.

+

Iciz hons qui fait damaige an noz chosesSaut du même au même. par lel’on cui fait les choses sunt ampiriés ou toutes afolees par la soue corpe, ou soit que la colpe i fust avant que li damaiges, si com est an icest example.

+

.i. mejes tailloit .i. mien serf qui se voloit mengier, et pour ice est mors qu’il ne le sot taillier. Ancore se .i. se charria outre mesure, et pour ice et il ansin m’a ocis .i. mien ser ou autre demaige me fist, doit le moi amander. Autretex raison est se il charria trop une beste qu’il menoit et pour ice elle , il fist damaige à moi ou à autre. Autretex raisons est se il l’amena par .i. estroit leu et pour ice la beste et fist daimaige à aucun home : an toz ices cas est la colpe avant que li damaiges. ¶

+

Tex fois est que la colpe est ansois que li damaiges, si com est an ceste meje qui savoit bien tailler home malade et par sa colpe tailla mal mon ser, et por ice est mors mes sers. ¶

+

Tex fois est que la colpe vient aprés le damaige, si com est an cest meje qui taille bien mon ser, et puis quant l’ot taillé, laissa le damaigier, et por ice fu morz mes sers.

+

An toz ices cas que nous avons dit desoure et an autre samblanz, iciz tu me doit amander le damaige que je ai, se li sers est mors, ou est ampiriez par sa colpe.

+

Mais se le damaige vient sanz la colpeSaut du même au même. de celui qui l’a fait, non doit estre ammandez, si com il avient à aucun home qui pour deffandre mon cors fait damaige à autre : adonc ne le doit il amander, car tuit home ont licence de deffandre son cors par raison. Ancore se il est chevaliers et il cort par leu où li autre chevaliers soloient corre et jouer, et ses chevax ocist .i. home ou il li fit autre mal non par la volanté dou chevalier, ne li an doit riens amander. ¶

+

Premieremant devons veoir que hons puet demander le damaige par ceste raison et à cui il le puet demander, et qu’il an puet consegre par ceste raison. ¶

+

Par ceste raison puet demander li sires de la chose le damaige que li est faiz an la chose à celui qui fit le damaige, isi com est à celui qui taillet mal mon ser isi qu’il est morz ou ampiriez, et à celui ausimant qui nous fit le damaige, se li damaiges est avenuz par sa colpe, si com est se aucuns homs commande à mon sergent qu’il montoit sus .i. arbre et mes sers soit mors ou ampiriez : si le me doit amander qu’il li commanda que montast sus l’arbre tant comme il an est ampiriez. Et s’il est morz, doit moi amander le serf tant com il valoit ou plus, an l’an qu’il fu morz tant com au jour qu’il fu morz. ¶

+

Adonc puet on demander par ceste raison le damaige quant la chose est ampirié ou morte si com est dit del ser. Mais se la chose non est ampirié ne morte mais an autre guise m’an est venuz damaiges par sa colpe, doit le me amander, si com est se tu mez .i. mien henap d’argent an une aigue, ja n’an soit il ampiriez, si le devras tu amander. ¶

+

Autretex raisons est se je deslie le ser d’autre par pitié que m’an est pris et s’an fuit. Mais se je ne le deslie par pitié mais pour damaige que je li an vois faire, je li an sui tenuz pour fruitfurt, pour ce que li sers, quant il s’an fuit, fait furt de soi meismes par l’otroi et par le consoil que si li doné.

+

Par ceste raison puet estre demandez tant com vaut li sers qui est morz, si com nous avons dit, et tant com il an eust del preu, se il ne fust mors, si com est se mes sers estoit ordenez et à hoirs et avant qu’il eust l’erité il est mors : pour ice que je an ai perdu le ser et l’erité puis li demander par ceste raison le preu del ser et le preu de l’erité. ¶

+

Mais li sers qui est morz ne doit estre esmez à arbitre de cui il ere car il li ere chiers, mais communalmant doit estre esmez tant com il plus vausist des l’an qu’il fu mors tant que adonc que sera esmez. ¶

+

Mais se mes sers est ampirez et je par ma colpe le laisse morir, je ne puis demander la mort del ser, mais la plaie, c’est tant com est ampiriez de celle plaie.

+

Se aucuns homs demande le damaige qui li est faiz par ceste raison et on li regehit, doit li estre amandez, si com est dit desoure. Mais se on li vee an plait et il le puisse prover par garantie, doit li estre amandé an double, c’est .ii. tanz com n’en eust s’il l’eust reconeu. Mais se li actors ne le preuve mais que par sacremant, c’est par la parole de l’autre part, ou se il jure par commandemant del juge que iciz homs de cui est li plaiz li a fait le damaige de quoi il s’est clamez.

+
+
+ Ici dit que dure ciz demanz desoure .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIX. Cant dura aquest demanz. +

Par ceste raison ne puet on demander le damaige as hoirs de celui qui fist le damaige, se li plaiz ne estoit commanciez avant qu’il fust morz cil qui fist le damaige. // Mais li hoirs de celui à cui fu faiz li damaiges le puet demander ausimant com cil porroit à cui li damaiges fu faiz, se il fust qui fist le damaige ou se il an fust mis an plait avant qu’il fust mors.

+
+
+ Ici dit quex raisons est antre ceus qui vuelent departir herité qui est communaus .xxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. Que racio est inter illos qui volunt dividere hereditatem communem. Familie erciscunde. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXX. Cals raisuns es antre aquels qui volunt dever heretat qu’es comunals. +

Dit est desoure an quel mesure doit estre demandee l’eritez à ces homes qui la tienent. Or redisons an quel mesure elle doit estre departie antre ceus qui sunt hoir. ¶

+

Icest demant qui est de departirpartir heritez puet faire l’uns des hoirs à l’autre, se il il vuet departir l’erité, ancor ne vueillent li autre hoir. Mais se aucuns des hoirs vuet dire que cil qui vuet departir ne soit hoirs, c’est qu’il ne doit avoir part an l’erité, premieremant doit il prover qu’il soit hoirs.

+

Par icest demandemant puet on consegre sa partie de totes les choses de l’erité, et mobles et non mobles : mobles, si com est vins ou chevax ; immobles, si com est chans ou vigne ou maisons. ¶

+

Ancore la soue partie des fruiz de l’erité, non solemant la partie de celles choses qui sunt an l’erité puet demander li hoirs à l’autre qui tient l’erité, mais si doit avoir part de toz les droiz que avoit li morz ancontre aucuns homes, et si li puet demander an tel partie com il est hoirs, si com est se cil qui est mors avoit aucun droit de de demander aucune chose à aucun des hoirs ou autres homes.

+

Ancor se aucuns des hoirs fait aucun damaige es choses communaus, ou se il preste aucune chose de l’erité, se il an prit aucun fuit, bien peut demander li .i. oirs à l’autre.

+
+
+ An cest chapitre dit se aucuns des hoirs fait mission an la chose communal, quex droit an est .xxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. De expensis quas facit aliquis de heredibus in rebus comunibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXI. Si alcus de la heres fai messiun en la causa criminals, cals dreiz n’es. +

Se aucuns des hoirs fait mession an lor choses an lor choses communaus, si com est se il ramaint les choses communax que li mors mit an gaiges, ou autre chose an fit mession, puet le demander par cest demandemant la mission qu’il i fit, mais que tant com il an fit pour la soue partie.

+

An cest jugemant doit esgarder li juges qu’il face droitemant departir totes les choses qui sunt an l’erité. Et se il i a aucune chose qui ne puisse estre departie, si com est chevaus ou autre beste ou livres, li juges le doit jugier à l’un des hoirs qu’elle soit soe. Et cil qui la chose avra et tanra, devra doner aus autres suens compaignons qui ont part an la chose tant com li juges esmera la chose par tel partie qui li tint an la chose.

+
+
+ Ici dit quex choses ne doivent estre departies .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. Que res non debent dividi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXII. Qui devra tener en garda lo testament. +

Tex choses puent estre an l’erité qui ne doivent estre departies, ja soit ce qu’elles soient de mort, si com sunt livre de male art ou com sunt males medicines, mais doivent estre arses et destruites.

+
+
+ Ici dit qui devra tenir en garde le testament et les autres choses communax .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. Que res non debent dividi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIII. Cals causas non devunt esser deve(d)idas. +

Autres choses sunt an herité qui ne puet estre parties, si com est li testamenz del mort ou autres choses d’onor ou d’avoir, et si doit demander li juges que ciz hoirs le tiegne qui est de meillour foi et de meillour creance, et se ne vuet croire li .i. à l’autre les cartes, li juges le doit faire commander d’un proudomme estrange an zan l’eglise, se ciz hons est tex à cui on les puisse croire. Mais se li oir ne se puent acorder qui la tiegne, il an doivent geter sort.

+

Ancore celles choses qui ne furent del mort veignent an icelle division, si com sunt icelles qu’il avoit an gaiges et qu’il tenoit par autre guise à bone foi.

+
+
+ Ici dit se la chose qui est venue an la par de l’un home li est tote par raison que li autre compaignon la doivent amander par tel partie com il sunt compaignon .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Si res est evicta de parte unius racionabiliter, alii socii debent et emendare pro ea parte quam habent. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIV. Aici ditz si la causa qu’es venguda en la part de li un omen li es tolta per rasun, que li altre compainum le devunt emendar per tal part cum il sunt cumpainum. +

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que ceste divisions est faite, doit mander li juges que chascuns des hoirs doit fermance au autres, se aucune de celles choses que chascuns a an sa partie li sera veincue an plait par raison que li autre li amande, tuit chascuns selunc la partie qu’il a de l’erité.

+
+
+ Ici dit an quel guise devra li juges deviser l’erité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. Quomodo debet iudex dividere hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXV. En cal guisa devra lo iutgues deve(d)ir la heretat. +

Ce doit esgarder li juges : que chascuns des homs ait tel partie de l’erité com li mors commadera par raison. Et se li mors ne dit quel partie an aiit chascuns, li juges la doit departir, si com la lois le commande, c’est igalmant. ¶

+

Icest demant puet faire li .i. à l’autre des hoirs tant qu’à chief de .xxx. anz.

+
+
+ Ici dit quex raisons est antre cex qui vuelent partir aucune chose communal .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Que racio est inter illes qui volunt divider aliquam rem commune. De comuni dividendo. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVI. Cals resuns es antre aquelz que volunt partir alcuns causa cuminal. +

Nous avons dit an quel mesure doit estre devisee li heritez. Or redisons an quel mesure doit estre devisee aucune autre chose communaus.

+

Iceste raisons, c’est departir les choses communax à leu antre ces qui ont aucunes choses communax, ou totes ou une partie, ou par compaignie ou par autre guise. ¶ Par autre guise, si com est se aucune honschose est laissié communax à .ii. homes.

+

Icest demant puent faire cil home antre lor qui ont les choses communax, ou mobles ou non mobles.

+

Par icest demandemant puet demander chascuns hons la partie de celle chose qu’il a communal à autre par tex part com il a an la chose. ¶ Et se aucuns compaignons prant aucune chose de la chose qui est communax, si com sunt fruit et usures, doit les randre as autres par cest commandemant, mais quanz tant com est la soe partie. ¶ Ancore se aucuns des compaignons forfait an la chose communal, doit la amander aus autres compaignons. ¶ Ancore se aucuns des compaignons fait aucune mission an la chose communal, puet la demander aus autres comapignons. ¶

+

Tex fois est que cil home qui ont les choses communax ne demandent que la chose soit partie, mais demandent qu’il puissent faire ce qui lor a mestier, si com est se .ii. home ont une paroi communal et il demandent qu’il vuellent mettre lor trez ou faire autre chose, bien puet demander. ¶

+

Ancore s’il sunt .ii. home et il ont .i. ser communal, et lor sers gaaigne aucune chose à l’avoir des uns des seignours, et cil à cui avoir li sers gaaigne puet demander le gaans que li sers fait à son avoir. ¶

+

Li juges doit departir la chose droitemant antre les compaignons qui se sunt fermé an son pouoir. ¶ Et se la chose est tex que ne puisse estre departie, li juges la devra esmer et partir le pris antre les compaignons et laissier la chose à .i. soul. ¶

+

Ancor doit mander li juges que li compaignon facent promission antre lour an quel que soit la chose vandue an raison, que li autre la li amandent.

+

Iciz demandemanz dure tant qu’à .xxx. anz. ¶

+

Ancore li hoirs des compaignons ont cest demandemant antre lour, se li compaignon n’avoient parties les choses communax, ancore soit li compaignie fenie. ¶

+

Autretex raisons est se sunt choses communax, com se est une sole, et se il sunt plus de .ii. compaignons, si an ait autretex raisons com se il sunt dui.

+
+
+ Ici dit se li sers d’aucun home fait damaige à autre .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique IL. Si servus alicuis facit dampnum. De noxalibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVII. Aici ditz sil servus d’alcun omen fai dan ad altre. +

Desus avons dit se aucuns fait damaige an la chose à l’autre quex droiture an estdoit estre. Or redisons se li sers fait aucun malice ou aucun damaige, si com est furt ou rapine ou aucuns autres maus.

+

Se li sers fait aucun malice ou aucun damaige, si com est furt ou rapine ou aucuns autres mausSaut du même au même., li sires est tenuz de cel damaige, an ce qu’il amandeit + le damaige aussi com l’amanderoit .i. frans hons qui l’eust fait, ou s’il randra le ser à celui cui est faiz li damaiges isi qu’il soit suens. ¶

+

Ice qui est dit que li sires del ser doit doner le ser se il ne vuet amander le damaige, c’est voirs se il a le ser an son pouoir ou il l’an a geté par angin, ou soit qu’il li ait vandu ou soit que i li ait doné ou il l’an a fait fuir. Car adonc est autretex com se il le tenoit ancore, mais se il perdoit le ser sanz mal angin, ne l’an puet on riens demander, s’il n’i a colpe. ¶

+

Se li sers fait aucun damaige ou aucun malfait pour le commandemant de son seignour ou an autre guise, issi qu’il le saiche et puet li veer qu’il ne l’aie fait et ne li deffande, car adonc an est tenuz li sires ausimant com s’il l’eust. ¶

+

Se li sers est devenuz frans qui fit le damaige et cil devanz qui porra est faiz au seignour, se il a le ser puet estre faiz au ser. ¶ Li sers qui fit le damaige et qui est ores frans, se li est demandé qu’il amant le damaige qu’il fit, il le devra amander autresi com se l’eust fait .i. frans hons.

+

Ancor se aucuns hons reconost ou confesse de cel ser qui avoit fait le damaige quant il estoit ses sers, ancore ne fust il suens, autresi an est tenuz de cel damaige com se li sers fut suens.

+
+
+ Ici dit quex hons puet demander que fit li sers .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. Quos potest dimandare dampnum quod fecit servus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVIII. Cals om pot demandar lo dan que fei lo sers. +

Icest demandemant puent faire tuit cil an la cui chose fu faiz li damaiges, si com est se li sers d’autrui navrera mon ser ou ocirra ou il me face autre malfait, si com est se il me taille .i. arbre ou il m’ocist une moie beste ou navré. // Ancor tex foiz est que cil puet demander le damaige de cui non est la chose ou est faiz li damaiges, si com est cil qui avoit la chose an gaigie ou cil qui la tenoit a bone foi ou an autre guise, si com seroit ou par achat ou par don.

+
+
+ Ici dit quant puet estre demandez par ceste raison .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. Quantum potest peti per istam racionem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIX. Quant pot esser demandat per aquesta rasun. +

An cest demandemant puet estre demandez li damaiges qu’on receu, et iciz damaiges sera esmez autresi com se l’eust fait .i. frans homs.

+
+
+ De l’ofice del juge .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. De officio iudicis. Dans l’éd. Derrer, rubrique XL. De l’offici del iutgue. +

Mais li juges doit traire à chief que li damaiges soit amandez à celui à cui il est faiz, ou il li face randre le ser, et ce doit estre an l’arbitre del seignour del ser puis que li jugemanz est donez, mais se il estoit tant de termine qu’il ne paie le pris dou damaige ou qu’il ne rande le ser qu’on l’an mette an plait autre foiz, quar puis qu’il a esté tant qu’on l’an mette an plait, il devra paier le damaige antieremant, se le vuet cil à cui fu faiz li damaiges, ancor soit li damaiges plus granz que neMs. : soit exp. après ne. li sers vaut. ¶

+

Iceste raison dure jusques à .xxx. anz outre le damaige, se li sers qui fit le damaige dure tant. Mais se li sers qui fit le damaige et le meffait fu morz avant que li sires an soit mis an plait, li siressers ne i a nule colpe, et il est delivrés de celui damaige que ses ser avoit fait, ne ne commanda, ne ne sot quant ses sers le fit, et tot le sot et il ne li puet veer. ¶

+

Quex raisons est dite desour del ser d’autre home, se il fait à autre aucun malice. Autretex raison est de la beste d’autre, se elle fait aucun damaige à autre, c’est à dire an la chose d’autre.

+
+
+ Ici dit de la raison par quoi on puet destraindre autre qu’il mostre la chose dont est li plaiz, se elle est muableDans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Per quam racionem potest aliquis constringere alium quod monstret rem de qua est placitum, si ipsa est mobilis. Ad exibendum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLI. De la rasun per que om pot destreiner altre que el mostre la causa dun est plaiz, si ella es mobla. +

Tex foies avient que .i. homs demande aucune chose où il n’apert, ou soit que cil homs à cui elle est demandee la tient et il ne la vuet mostrer, ou soit que cil qui la tenoit a laissié la chose par son mal angin. Et pour ce est ordenee raisons par quoi puissient demander cil home qui ont droit an la chose qu’il mostre.

+

Iceste raisons est donee à ces homes qui tienent la chose et ne la vuelent mostrer et ancontre cex qui laisserent la tenoison par mal angin. ¶

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Par iceste raison puet on demander à celui qui tient la chose qu’il la mostre autretant bone com la chose fu an icel tans que li plaiz fu commanciez, et soure ce est tenuz de l’amander de tant com la chose est ampiriee par sa colpe. ¶ Ancore par ceste raison puet on demander les fruiz de la chose et les profiz tant com cil qui demande la chose an eust, se elle li fust randue adonc quant li plaiz fu commanciez. ¶

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Iceste raisons est donee solemant pour les choses mobles et ne se pert pas par mains de .xxx. anz.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par - conjecture

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- Livre 4 -
- An cest chapitre dit de sacremanz que on fait an plait quant garanz ici proevent et ici commance li quarz livres .lxlll. chapitre. -

PuisLettre ornée de 7 lignes de haut. que nous avons dit des jugemanz an quel maniere doivent estre ordené et des causes qui au jugessignours apartienent, or disons des sairemanz que on fait an plait, quant il n’i a ne garanz ne preve et, se elle i est, n’an i a tant com est mestiers.

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- Quant li juges doit faire jurer. -

Maintes fois avient an plait d’aucun negoce non est provance ne garanz tel com commande la lois, mestiers est que la chose se fenisse par sacremant, quant li juges puet veoir que li une des parties ait meillor raison que li autre, quant li juges puet veoir, ce est proveance, que li une des pars die voir, ou par l’une des parties qu’est meillours, ou par raison que elle ait dit an plait. Mais se les parties sunt igaus, et non est meillours prove an ce de l’une part que de l’autre, icil qui demande par droit le plait, se il ne puet mostrer ce que dit, ne ne i a leu icest sacremanz.

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An icest sacremant doit estre gardez quex persone doit estestre cil qui puet faire sacremant, et ancontre quel persone pour ce que il tenoit dan. ¶

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Icest sacremant tex foies est que li juges le done à une des parties, tex foies est que li une des parties le done à l’autre.

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- Ici dit quex persone puet doner icest sacremanz .iii. -

Quant li une des parties done le sacremant à l’autre, il doit estre tex que puisse faire son dan ou son preu. An autre guise, ne doit estre donez li sacremanz. Et se il est faiz an autre guise, ne li tient nul dan, se celle persone ancontre cui est faiz li sacremanz ne i a tutor ou curor et ne fu faiz par volanté del tutor ou del curor.

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Ancore la chose doit estre esgardee que solemant i soit tenoisons del fait, si com est se je demant .c. souz à .i. home et je di que je li ai prestez et il dit que non. Adonc pour ice cas est contrainz de fait, se il me vuet doner le sacremant ou je à lui, lors puet estre feniz li plaiz par sacremant. ¶ Mais s’il est tançon del droit, si com est se il me conoit cest avoir, mais il dit que il ne me doit paier par aucune raison, ne ne doit estre fait sacremanz, ainz est an l’arbitre del juge que il gart se est raisons ou non.

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- Ici dit an quel guise on doit jurer .iiii. -

IcizLettrine de 8 lignes de haut. sacremant doit estre faiz an tel guise com il est donez à faire. Mais se je done an une guise et il le fait an autre ne vaut, c’est à celui qui jure ne tient nul preu, ne à moi qui li dis que jurast ne tient nul dan, si com est se je li dis qu’il jurast per Deum et il jurast par le chief de son anfant ou an autre guise, ne me nuit iciz sacremanz. ¶ Autretex raison est se li juges mande à aucune des parties que ansinc soit voirs com il l’a dit, et il l’a juré an autre guise. ¶ Mais si com dit an quel guise il devra jurer, il doit jurer per Deum que ansinc soit voirs com il dit.

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- Ici dit quel preu tanra iciz sacremanz à celui qui jure .v. -

An tant doit estre gardzgardez ciz sacremanz que cil qui le fait ou le vuet faire, mais il li est pardonez , et puet demander tant que à .xxx. anz ce que il a juré que on li devoit, et il et ses hoirs.

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Et se il jura que il ne devoit riens à son aversaire à cui il avoit le plait, toz tans se puet desfandre, et il et ses hoirs. ¶ Iceste fermance de sacremant que fait li .i. à l’autre an plait an tel maniere vaut que se cil qui jure ou fait par parole de juge ou de cestui à cui il avoit son plait, et ne vaut an autre guise.

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Ancores est mestiers que cil qui dit que on jurat, jurat premieremant de la chalonge, et se il ne remest an lui que il ne jurast. Mais tex persones sunt qui ne jurent de chalonge, c’est li peres se ses fiz le met an plait et li patruns se ses liberz le met an plait. Autretex raisons est se li peres met son fil an plait ou li patruns son libert.

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- Iciz dit quant vaut ciz sacremanz .vi.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique V. Quod proficuum erit istud sacramentum illi qui iurauit. -

IcizLettrine de 6 lignes de haut. sacremanz qui est dit desoure vaut adonc quant cil qui jure le fait par le mandemant del juge ou par la parole del juge ou par la parole de l’aversaire à cui il avoit le plait. Mais ciz hons qui ne jure ne par la parole del juge ne par la parole de celui qui avoit le plait, ne li vaut neant ciz sacremanz, ne à l’autre partie ne tient damaige. ¶

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Tex foie est que cil qui fait le sacremanz s’an puet puis retorner, si com se puis qui a fait le sacremant, il trove sa provance et sa garantie. ¶ Mais c’est voirs que il le puet retorner arriere avant que li sacremanz soit fait.

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Ancore puis que li sacremanz est faitSaut du même au même., ancore jure il à tort et mal ne puet estre anfraiz, ce est ne doit on dire rien ne bien ne mal, mais doit on dire : « Il a juré ». Ce qui est juré lors doit li juges faire tenir fermance. Ce est voirs ou soit que juges fait cest sacremant ou soit que li une des parties le fait à l’autre.

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Mais tex fois est que sacremenz, puis que il est faiz, puet estre desfaizanfraiz, si com est se il est faiz contre home qui ait moins de .xxv. anz et li juges est tex poestez que puisse restituir.

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- Ici dist de preste d’avoir .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. De mutuo de auere. -

Ci redisons an quel guise iciz homs est tenuz qui reçuit autrui avoir an prestance et quex choses puent estre donees à preste : icelles que on puet nombrer ou peser ou mesurer. Nombrer, si com sunt denier ; peser, si com est ors et argenz ; mesurer, si com est blés ou oiles ou vins.

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Se je te done avoir an prestance, tantost com tu l’as receu, si m’an es tu anliez, se li avoirs fu miens quant je le te prestai.

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Mais se li avoirs ne fu miens, adonc tu ne m’an seras anliez demantres que tu ne l’avras despandu. Mais il le te porra bien demander à cui il est et non je. Mais puis que tu l’avras despandu à bone foi, bien me seras tenuz tant que je aie l’avoir, et non cil de cui fu li avoirs, fors que se tu le despandis par malebone foi. ¶

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Quex raisons est se je te donai an prestance l’autrui avoir, autretex raisons est se je sui tex persone que non aie baillie de mon avoir, ancore soit li avoirs miens, si com est se je sui pupil ou sers ou tex homs qui ne ait son san.

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An icest prest, c’on apelle mutuum an latin, doit estre esgardee la persone qui le done et celle qui le reçoit. ¶

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Icelle persone qui done l’avoir à prest doit estre tex persone que puisse faire et son preu et son damaige. Mais s’il est menors de .xiiii. anz ne vaut li prez.

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Ancore cil qui reçoit le prest doit estre tex persone ausimant que puisse faire son preu et son damaige et que ne soit an pouoir d’autre, si com est li fiz an pouoir del pere. ¶ Se iceste cause que nous avons dit que non i doivent estre non i sunt, vaut li prez. //

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Iciz hons qui reçoit avoir an prest, se il est tex persone que se puisse anlier en est tenuz de randre, ancore la perde il puis an quelque meniere.

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Et cest avoir puet demander cil homs qui preste par soi, c’est an son nom, et il et si hoir à celui à cui il le preste et lui et son oir. ¶Mais se je prestoie mon avoir au nom d’un autre home, il le puet demander s’il vuet et non je.

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Iciz demanz dure jusques à .xxx. anz.

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- Iciz dit quex raisons est se aucuns hons paie ce que il ne doit paier et il le vuet demander.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. Si aliquis soluit quod non debet et uult illud petere. -

Quant ce vient que .i. homs cuide estre dete d’autre et non l’est pas, et pour ce que il cuide estre detes d’autre paie ce qu’il ne devoit, icil hom qui paie ce que il ne devoit est donné tex raisons qu’il puisse demander cel avoir qu’il a paié, ou soit que il le paiast pour soi, ou soit que autres le paiast pour lui. ¶

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Ancore se aucuns homs done son gage, c’est fait testament, et il fait d’un home estrange son hoir, et il laissa de son avoir à autres homes par don, et que ses hoirs le paia, ausi comme li - morztuors le commanda, et li leaux hoirs à cui apartient li heritez sanz testament recuevre puis l’erité, et puet demander par ceste raison le don que li morz avoit fait. ¶ Ice est voirs se ciz loiaux hoirs ne fu fiz del mort. Se il fu fiz del mort, ancore reçouvrat il l’erité, ne puet demander le don que fit ses peres. ¶

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Ancore se aucuns paie paie pour autre aucune chose sanz son mandemant, et cil pour cui il le paie ne le devoit et il ne le vueile avoir ferm, il le puet demander à celui à cui li autres le paia.

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Et ciz demandemanz puet estre faiz à cel homme qui reçuit ce que on ne li devoit, ou soit que il le reçuit ou autres pour lui. ¶

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Ancore se je cuide que je aie receu avoir de l’ome qui le me devoit prester, et il ne le me preste par quelque guise et je sui tant fous que je li paiai car je li cuidoie devoir, puis le li demander. Dans l’éd. Derrer, le passage fait partie du paragraphe 6, puisque Derrer oublie le paragraphe 5. ¶

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Autretex raisons est se je promis avoir à autre par faillemant, et je cuidoie que par celle promesse je le lui dois paier, et je le li paie, puis li demander, et avant que je li aie paié, le puis destraindre que il le me quite.

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- An cest chapitre dit de cel home qui paie à son esciant ce que il ne doit paier .ix.Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. De illo qui soluit se sciente quod non debet. -

Tex foiz avient que cil qui paie ce que il dne doit ne le puet demander, si com est se cil qui savoit que il ne te devoit l’avoir le te paie, et pour ice que cil qui paie à son esciant ce que il ne devoit est antandu que il le vueille doner. ¶

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Ancore et cil qui paie par jugemant ou par transation ou par sacremant, ce est que on juret que il devoit cel avoir, n’en puet riens demander pour ce que creuz est que cil avoirs que on paie par jugemanz ou par transation ou par sacremant fust deuz an verité.

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Et icil hons qui paie aucune chose par pitié, si com est li peres qui paie doalise pour sa fille, ne le put demander. Et cil qui cuide estre detes de l’eglise pour l’avoir d’aucun home et il ne l’est pas, se il le paie, ne le puet puis demander.

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- Ici dit se je paie ce qui ne estoit deu que je le puis demander .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. Si aliquis soluit quod non debet, potest illud petere. -

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui paie ce que il ne devoit puet demander ce ou autretant d’avoir, et soure tout ce puet demander les fruiz qui an sunt issu de la chose et les usures, se plaiz an est commanciez, et les autres choses qui an issent des cel jour que li plaiz est commanciez. Et se la chose se perdoit ou par angin ou par la colpe de celui cui elle ere, il paie , et doit randre le pris que la chose valoit. Mais se il la pert an autre guise que il ne i fait angin ne il ne i a colpe, on ne l’an puet riens demander. ¶

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Icest demandemant puet faire cil qui paia ce que il ne devoit, et il et ses hoirs, à celui à cui il le paia et à ses hoirs. Et ciz demanz ne se pert par mains de .xxx. anz puis que la chose fu paié.

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- Ici dit quex raisons est se on done avoir à autre pour faire aucune chose et on ne li fait ce pour quoi on li donet .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. Si aliquis dat pecuniam alii ut faciat sibi aliquam rem, et ille non facit illud pro quo est data. -

Autresi comme cil home qui paient ce que il ne doivent ou puent demander, autresi cil home qui donent avoir par la chose qui est à venir ancore, se la chose non est devanre, le puet on demander, si com est se je done .xx. souz à .i. home pour ce que il an aille an France : se la chose ne devient, ce est se il ne va là où il a convenant, puis li demander ce que je li an donai.

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C’est voirs se ce est remés par lui. Et ancore ne remaint il par lui, je me puis repentir, se la chose est ancore, ce est se non est ancore commancié, je ne t’an doi riens demander, ancore ne feisses tu riens de ce pour il li dona l’avoir. Mais se il i fait missions pour la chose faire, ne m’an puis mais repantir, se je ne li refais les missions.

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Mais se la chose est faite par laquel je li donai cest avoir, ormais ne li an puis riens demander.

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Se je te donai .x. souz ou autre chose pour ce que je voloie que tu venisses avec moi à Montpellier, ou pour ce que tu me donasses ou feisses aucune chose, mais quant je te donai les .x. souz et je ne te dis pour quoi je les te donai, pour ice c’on doit atandre que je les te vueil doner sanz nul servise que tu me faces. //

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Ancore se je te done .i. mien ser pour ce que le franchisses, et je m’an repenti puis, et desfandi toi que tu ne le franchisses : ancore l’aies tu franchi, je te le puis demander. Mais se je ne te dis que tu le franchisses : ancore l’aies tu franchi, je ne t’an puis riens demander. ¶

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Se je te donai avoir pour .i. home que je cuidoie que fust sers et il ere frans et je le te donai pour ce que tu le feisses franc : ancore aies tu fait ice pour quoi tu le vosisses faire franc, mais tu ne pois pour ce qu’il estoit frans, bien te puis demander ce que je t’an ai doné. ¶

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Mais se je te donai .xx. souz pour ce que tu feis franc ton ser, et li sesrs est mors avant que tu le franchisses, ne ne fus an tardemant : ancore ne soit fait ce pour quoi je les te donai les .xx. souz, c’est la franchetez, ne t’an puis riens demander.

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- Ici dit que je puis demander par ceste raison .xii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. Quid potest peti per illam racionem. -

Par ceste raison puet on demander celle meismes chose que on dona, ou autretant com la chose valoit. ¶

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Tex fois est que on puet demander autre chose que on ne dona et autretel pris, si com est se je te donai .x. souz pour ce que tu achetasses .i. ser, et que tu le feisses franc : se tu l’as acheté et tu ne l’as franchi, je le puis demander avant que tu le faces franc. ¶

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Iceste raisons ne se puet perdre par mains de .xxx. anz.

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- Ici dit quex raisons est se li hons convante à doner avoir à autre pour ce que il face aucune chose qui soit contre raison .xiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. Si aliquis dat pecunia alii ut faciat aliquam turpem rem. -

Quant doig avoir ou autre chose à aucun home pour ce que il face aucune chose qui soit laide ou autre droit, ou elle est laide à faire et à moi et à lui, ou III. et à ses hoirs solemans solemant à moi ou soulemant à lui, et pour ce est biens que nous disons quex raisons est de tout. ¶

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Se cil cas pour quoi je te donai ou promis est laide chose à faire et à moi et à toi, si com est se je doig à .i. home pour ce que il face .i. larrecin ou .i. adultere ou il ocit .i. home ou face une honte à autre, adonc se je li promis aucune chose, ancores hait il fait ce pour quoi je li promis, ne t’an puet riens demander, pour ce que je li promis pour laide chose à faire. Mais se je li ai doné ce que je li promis, ancore non ait il fait ce que il m’ont convant, ne li an puis riens demander, pour ce que je li donai pour laide chose faire. ¶

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Mais se la chose pour quoi je li donai cest avoir est laide solemant à lui, bien li puis demander ce que je li donai, si com est se je li doig avoir pour ce que il me rande une chose que il me devoit randre, ou si com est se il voloit ocirre home ou faire larecin ou autre laide chose, et je li an donai avoir pour ce qu’il le laissat à faire : ancore le laissast il pour cest avoir que li an donai, je li puis demander. Et molt plus est raisons que je m’an puisse desfandre, se je li promis et ne li paie ancore, car laide chose fu à lui de reçoivre avoir et de faire convenance que on li an donast avoir pour ce que laissast de ce dont il se devoit laissier sanz tout avoir. ¶

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Ancore se je dois aucune chose à une putain pour qu’elle gise avec moi, je ne li puis demander, ancore ne vueille elle gesir, pour ce que laide chose est solemant de par moi qui li donai et non pas de par li. Car laide chose est que nulle fame soit pute. ¶ Mais puis que fame est pute, il ne li est lait se elle reçoit avoir pour sa puterie, et pour ce est dit se aucuns hons li done avoir pour ce qu’il gise avec li que il ne li puet demander, ancore ne i vueille elle aller gesir.

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Mais se aucuns est pris an adultere ou an autre laide chose et on li tot de son avoir pour ce ancore li done il pour laide chose, pour ce que il li donest pour paour de mort, puet le demander. Mais ce est voirs se il li dona avant que il i fist de celle paour ne li puet demander. ¶

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An iceste raison, si com est dit es autres desoure, puet on demander ce que on done ou autretant d’autre, ou soit que elle soit chose corporax, si com est chevaus ou arjens ou chans ou marrons, ou soit que elle est incorporax, si com est aucuns droiz, ou si com est se il se anlioit d’aucune chose, ancore les fruiz de celle chose que on done et les actions naturex, si com est li fiz d’une ancelle ou angneaus de feie ou paleins de l’egue, puet estre demandee par ceste raison. ¶

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Iciz demanz dure tant que à .xxx. anz.

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- De celle action par quoi on puet demander icelle chose qui li est amblee .xiiii. Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. De illa actione per quam aliquis petere potest rem sibi furatam. -

Or redisons de celles raisons par quoi on puet demander la chose qui li est amblee. ¶

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Iciz hons de cui fu la chose amblee la puet demander et ses hoirs soulemant à cel home qui l’ambla et à son hoir par tel partie comme il est hoirs. ¶

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Se plusors home amblent une chose, chascun an est tenuz dou tout, mais puis que li .i. l’a randue, li autre sunt tuit delivré de randre la chose. ¶ Mais autre raison est de la paigne de la chose amblee, car adonc se cil home qui amblerent la chose furent .c., et li .i. paie la paigne pour soi, n’en sunt pour ce li autre delivré. ¶

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Ancore cil hons qui a pere et amble une chose, li peres an est tenuz par ceste raison de tant com est l’avoirs dou fil, et li seignour autresi del peculi del ser, ce est de cel avoir que li sers a dessevré de celui de son seignour.

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- Ici dit à cui doit estre randue la chose amblee .xv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV. Quis debet reddi res furata. -

Par ceste raison puet on demander la chose qui fu amblee autretant bone com elle fu onques meillours puis que la chose amblee.

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Ancore le fruiz et les autres à cest home, si com est li poulains qui fu d’egue qui fu amblee puet on demander. ¶ Ancore se li sers d’autre sera amblez et il sera morz avant qui soit randuz, doit estre amandez touz li damaiges que li sires an a, si com est se mes sers ere instituiz hoirs et avant que il eust l’erité .i. hons le m’ambla et li serssires est mors, et pour ce qui je perdue l’erité et cil qui l’ambla doit amander et l’erité et le ser. //

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Se la chose amblee est ampirié, ce est morte ou perdue par quelque guise puis qu’elle fu amblee, li damaiges sera touz del larron. Mais se li lerres vuet randre la chose et li sires de la chose ne la vuet recevoir, et elle peritMs. : et elle perit répété et exp. sanz colpe dou larron, li danz devra estre au seignour. ¶

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Autretex raisons est del furt par quoi on puet demander la paigne à double ou de .iiii. tanz comme la chose vaut. Mais par ceste ne puet on demander mais que la chose. ¶

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Iciz demandemanz ne se pert par mains de .xxx. anz, ce est tant que à .xxx. anz puet on la chose demander et la paigne, puis que elle est amblee.

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- De celle action que on puet demander et ce que autres a ou ot sanz juste cause .xvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. De illa accione per quam aliquis potest querere illud quod aliquis habet sine iusta causa. -

Se aucuns hons cui je devoie tient la chartre que je li avoie faite : se je li paie, je puis demander la chartre pour ce que non ait aucune chose par quoi il la puisse retenir. ¶

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Ancore se aucuns hons tient de mes choses par quelque cause que non est juste, puis li demander, si com est se je done aucune chose à ma moillier puis que je la pris, pour ce que elle m’a juste cause, car donoisons qui est faite antre mari et moillier ne vaut, et pour ce puis li demander ce que je li donai.

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Autretex raisons est se tu qui tiens de ma chose et eusses juste caus de retenir, mais ores non as tu juste cause, si com est an cest example. ¶ Je donai .i. cheval ou louai ou prestai ou donai pour estoier, et cil perdi la chose et amanda la moi, et puis recouvra la chose et an tel maniere ai la chose et le pris : raisons est que je rande à toi ou la chose ou le pris. Ancore fust juste cause par quoi tu me donas le pris, ore non est juste cause par quoi je doie retenir et la chose et le pris. ¶

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Par iceste raison puet on demander toutes choses corporés et icelles qui ne sont corporex. ¶ Par iceste raison puet demander la chose cil de cui elle est et ses hoirs et cil qui la tient sanz aucune cause ou par tel cause qui non est juste et à ses hoirs. Iceste raisons ne puet estre perdue par mains de .xxx. anz. ¶

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Se tu me doiz une chose corporel, si com est .i. cheval ou .i. ser, et ne fu an demoure, ce est an tardemant, et la chose et la fu ampirié puis que tu l’amenas, ne li devras amander fors itant com elle valoit an cel termine quant sera donez jugemanz. Mais se la chose est ampirié, doit estre amandee tant com elle valoit adonc que elle perit. Mais se tu fus an demoure que tu ne me paias la chose adonc quant tu deuses paier, et je la te demandai, tu me devras bien amander tout l’ampiremant de la chose. ¶

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Se .i. hons qui me devoit ou oile ou fromant ou autre blef et il ne le vuet paier an terme que il doit, il an devra doner tant com la chose valoit au jour que il dut paier. Mais se n’an fu diz jorz quant il me deust paier, ne m’an devra paier plus que la chose valoit le premier jour que plaiz an fu commanciez antre moi et lui. Autretex droiz est se il ne me paia la chose an icel leu où il me deust avoir paié. Mais se ne fu riens dit dou leu où il me deust paier, doit paier tant comme la chose valoit an cel leu où li plaiz fu commanciez, et non plus. ¶

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Tout ce qu’est dit desoure an ices .ii. titres est voirs se li contraiz et li obligations ne fu tex que fut de bone foi. Car se contraiz est de bone foi et il est mis an demourance qu’il ne pait à termine, doit amander tout quanque la chose vaut, plus ce est an icel jour que elle duit estre paié an icel jour que fu donez jugemanz, si com est s’il fu .i. hons qui m’avoit vandu vin ou blé ou oile et ne le voit paier au jour ne ou leu que fu an convenant. Mais se il ne font convenantSaut du même au même an quel jour ne an quel leu duit estre paiez doit on esgarder que la chose vaut quant on doit doner le jugemant.

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- Ici dit an quel guise on se puet obliger à autre de faire aucune chose .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. Quomodo potest se aliquis obligare alii ut faciat sibi aliquid. -

Si aucuns hons convante aucune chose à autre, tex foie est que il an est tenuz, tex foie est que non. ¶

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Quant aucuns hons convante à autre que il li face aucune chose et il reçut aucune chose pour ce, il an est tenuz, si com est se je done .x. souz à .i. home pour ce que il an voit an Lonsbardie. Et ancore n’an reçut il rien, mais que il me promist de faire icelle chose, ou il m’an fut escripture, il an est tenuz de ce que il face ce que il m’ont convant.

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Mais si non i est aucune de ces choses non est tenuz, si com est an icest example. Se je te convant que je te face une maison et je n’an ai riens receu, ne ne m’an as riens convant de doner cest pris, si com est .x. souz, ne n’an ot fait promesse, n’an sui tenuz. Ancore se je te convante que je te donrai avoir, et je ne t’an fais promesse ne escrit, je n’an sui tenuz. ¶

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Mais quant je te promest avoir, ou par escripture ou sanz escripture, pour ce que je panse que je le te deusse, et je ne le te devoie se tu le vués puis demander, ancore par destrainte raison t’an soie je tenuz, si m’an sui je tenuzpuis je desfandre selonc droit et aquiter, si com est se tu me devoies prester .c. souz, et pour ce que je cuidoie que tu les me prestasses, te promis je que je te randroie .c. souz, ou par escripture ou sanz escripture : adonc se tu ne le me prestes et tu les me vués demander, bien m’an porrai desfandre.

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- Ici dit qui est tenuz de faire la chose sanz convenance .xviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Quis homo tenetur alii sine conuencione. -

Tex foie est que je sui tenuz pour autre sanz convenance et sanz promesse, si com est se je fais une faisande d’un mien ami, et ce fais je sanz le suen commandemant, ou se je ai baillié des choses d’aucun home, pour ce que je fui ses tutors ou ses curours, se je li fais ice que je ne doi, si com est se je amenistre mal les sues choses par ma colpe , je li an sui tenuz, autresi com se je li eusse faite promesse.

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- Ici dit de malfait .xix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. De maleficio. -

Ancore se je fais à autre aucun mesfait, si com est furt ou rapine ou honte ou damaige, je li an sui tenuz, autresi com se se l’an eusse fait covenant.

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- Ici dit de la maison où j’e esté et on i giete aucune rien qui face damaige .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX. Si aliquis proiecit de domo in qua ego manebam aliquid quod fecit dampnum. -

Tex choses sunt qui ne sunt mal faites propremant de cel home de cel home ancontre cui on a demant et puet on avoir action, c’est raison, pour quoi on puet demander le damaige que on an a, si com est se aucuns homs qui estoit ou moi an la maison où je habitoie et geta aucune chose de la maison, si com est aigue, et cele aigue fit aucun damaige à autre, je ai sui tenuz an double. ¶ Se aucuns hons est juges, et il par sa negligence donoit mal jugemant, il an est tenuz soulemant de tant com sera samblant au plus grant juge que soit droiz et raisons. Mais se il le fit par mal angin, ce est à son esciant, il an est tenuz par iceste raison par laquel sunt tenu tuit cil qui font à autre nuire, ce est honte. Ice est voirs se il ont volanté de faire honte, mais se il non ha volanté et done jugemant malemant, et ice fait à son esciant, il an est tenuz soulemant del damaige qu’an a receu icil ancontre cui il a doné le jugemant.

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- Ici dit que est actions .xxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Id est actionibus, id est de peticionibus quas unus facit alii. -

Puis que nous avons dit des obligations, ce est an quel mesure .i. hons est tenuz à autre, ou de malfait ou de contrait, or redisons des actions. ¶

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Auctions ce sunt les raisons par quoi on demande an plait le droit c’on a, et pour ice puet on savoir que nuns hons ne doit prandre la chose où il non a droit par son pouoir, se il ne le fait par mandemant del juge. Et se il le fait, devra perdre le droit et la raison que il a an celle chose. ¶

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Tex an sunt de celles auctions qui an la chose sunt, ce est auctions qui est apelee auctions in rem, ce est quant on dit que la chose est soue. Mais on dit que la persone qui a à faire droit d’acune chose, si com est d’avoir qu’il li presta ou del furt que il li fist ou autre malfait. ¶

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Par celles actions qui sunt in rem, ce est qui sunt an la chose, tex foie est que an puet demander cil de cui la chose non est, si com est cil qui achate à bone foi aucune chose de celui que il se pansoit qui an fust sires. Si il perdra la tenoison de celle chose avant qu’il l’ait tenue par tant de tans que la chose soit devenue soue, bien la porra demander à celui qui la tient. ¶

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Ancore cil hons qui tient la chose à servise, et il et ses hoirs, la puet demander par ceste raison à touz homes qui la tiegnent. ¶

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Icelles actions qui sunt an choses ne sunt perdues par mains de .xxx. anz, se cil qui la tient ne l’a tenue par juste cause, ancore l’ait il tenue à bone foi.

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- Tex foie est que mes hoirs puet demander ce que je ne pourrai et tex fois est que il est tenuz de ce dont je ne serai .xxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Quando heres meus potest petere illud quod ego non possum, et quando tenetur de illo de quo ego non teneor. -

Nous avons dit desoure de celles actions par quoi puet chascun demander son droit, et il et ses hoirs, à celui qui li doit droit faire d’aucune chose et ses hoirs. Or redisons commant mes hoirs puet demander ce que je ne puis. ¶ Se .i. hons me promet ou laisse à sa mort une chose d’avoir ou d’onnour, an tel meniere que je la devrai avoir aprés sa mort ou aprés la mort d’aucun autre home, et cil aprés la cui mort je la devoie avoir est mors aprés moi : ancore ne la puisse je demander pour ce qu’elle m’estoit laissié ou promise soulemant aprés ma mort, mes hoirs la puet bien demander aprés ma mort. ¶ Ancore se je laissai ou promis aucune chose à autre aprés ma mort : ancore ne la puisse cil à cui je la laissai ou promis demander à moi an ma vie, puet le bien demander à mon hoir aprés ma mort, et il et ses hoirs.

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- Ici dit que peres ne doit estre mis an plait pour son fil ne li fiz pour son pere, ne mariz pour sa moillier ne moilliers pour son mari .xxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. Quod pater non debet mitti in placito pro filio neque filius pro patre neque maritus pro uxore neque uxor pro marito. -

Mariz ne doit estre mis an plait pour sa moillier ne moillier pour son mari. Que generalmant est voirs que .i. hons non est tenuz pour autre, fors an icest cas que lois dit nomeemant.

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Et pour ce est ordenez se aucuns hons, à son detour ou an cité ou à vile ou an autre leu, et demandera son avoir à autre home pour son detour, et il paia contre sa volanté, devra randre ce qui est tout an .iiii. tanz à celui à cui il le tout, et sur tot ce si pert son droit que il avoit contre son detour. ¶ Autretex droiz est de cel home qui prant autre home pour son dette, ou tout de l’autrui chose à autre pour son detour, pour ce que il l’aie pour son dette, ou que il tiegne les choses par gaige tant que ses dettes li paiet.

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Ancore li fiz ne doit estre mis an plaiz pour le pere ne li peres pour le fil qui non est an son pouoir. Mais se li fiz est ou pouoir del pere et il fait aucune barate, ce est aucun contrait, li peres an est tenuz de tant com est li peculis del fil, fors que malfait. ¶ Li peculis ce est cil avoir del fil qui est partiz de l’avoir del pere.

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Mais se li fiz malleva avoir, n’an est li peres tenuz an nulle maniere, si com est icelle foie quant li peres meismes li donera. Se li fiz estoit an l’escole et il amprunta avoir amensureemant, li peres le doit paier. Et an molt des autres guises puet il avenir que peres an seroit tenuz, si com est dit avant an .i. autre titre. ¶

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Mais se li filz malleva avoir an autre guise, si com est pour son afaire ou pour doner ou pour autres novelles, ne il ne ses peres n’an sunt tenu del randre, et se li peres le paie pour ce que il se cuidoit estre anliez pour son fil, bien le puet demander. Mais se il le paia pour son fil, ne le puet demander. ¶ Ancore, se il savoit que il se peust desfandre et il le paia, il ne puet rien demander. ¶

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Ancore, se li patrons non est tenuz pour son libert, ne li libertins non est tenuz pour son patron.

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- Ici dit que li sers non est i tenuz puis que il est frans de ce que il fit quant il ere sers .xxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Quod seruus non tenetur post quam est factus liber de hoc quod fecit quand erat seruus. -

Nous avons dit que .i. hons non est tenuz pour autre. Et tex fois est que cil meismes qui fait la negoce non est tenuz del suen meismes fait, si com est an icest cas. ¶

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Se li sers fait aucun contrait à autre demantres que il estoit sers, et il est puis frans, non est contrait à autre home demantres que il estoit sers, et il est puis frans, non est puis tenuz de cel contrait, ce est de celui negoce, si com est se il vandi ou acheta ou malleva avoir d’aucun home. Ancore non ait il aucun damaige, cil à cui li sers vandi ou de cui il acheta ou de cui il amprunta avoir, si com est se la chose est vandue an plait puis que il est frans, ne li an doit riens demamander. Mais cil de cui sers il fu an est dedanz .i. an util puis que li sers fu franchiz del peculi dou ser, se il avoit peculi.

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Mais se il amenistra aucunes choses demantres que il estoit sers, et puis que il fu frans de ce est il tenuz non pour ce que il an doie riens amander de ce qu’il fist demantres qu’il estoit sers, mais pour ce que juges doit conoitre ce que sers fait quant il est sers et ce qu’il fit quant il ere frans, et doit an venir à plait, mais doit amander soulemant del mal qu’il fit quant il fu frans. ¶

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Mais tex fois est que li sers est tenuz de cel negoce qu’il fit quant il ere sers, si com est se sers promet aucun avoir pour ce que ses sires le face franc : de ce est tenuz puis qu’il est frans, ausimant com s’il l’eust promis quant il fu frans.

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Ancore de malfait que il fait à .i. estrange home demantres qu’il est sers, tenuz an est puis que il est frans. ¶

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Mais se il fait aucun malfait à son seignour, si com est furt ou autre malfait demantres que il ere sers, non li an est tenuz puis que il est frans, pour ce que n’an fu nee obligations quant il fit cel malfait à son seignour.

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- Ici dit quant je puis demander avoir dou detor de mon detor .xxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV. Quando ego possum dimandare pecuniam a debitore mei debitoris. -

Tex fois est que .i. hons est tenuz pour autre, si com est se .i. hons me doit avoir et il non ait nule rien de quoi il me puisse paier, et il a aucun detour qui li doit avoir, adonc puis je demander del detour de mon detour, se il conoist son detour que il soit detes de mon detor, et non an autre guise.

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- Ici dit an quel guise on puet convenir les hoirs del mort et de quant .xxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXV. Quomodo et in quantum aliquis potest conuenire heredem defuncti. -

Se aucuns homs vient à mort et il laissa hoirs, se li morz fit aucune ne negoce, si com est vendition ou achat ou autre chose, li hoir an sunt tenu chascuns par tel partie comme il a an l’erité. Mais se hons sous tient la chose que li mors avoit mis an gaige à celui cui il devoit, il est tenuz que il rande toute la chose, ou il paie tout le dette pour quoi la chose est an gaigie. ¶

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Autresi com est droiz que li hoir soient tenu de cel contrait que fit li mors, autresi est droiz se li mors avoit aucune raison contre aucun home, que l’aient li hoir par tel partie com il sunt hoir.

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- Ici dit de quant sunt tenu li hoir de malfait que fist li mors .xxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. In quantum tenetur heredes de maleficio quod fecit defunctus. -

Ancore soient li hoir tenuz de cel contrait que fit li mors, tex choses sunt dont li hoir n’an sunt tenu, si com est se li morz fait furt ou autre malfait, et il soit mort avant que plaiz an soit commanciez. Adonc n’an sunt tenu li hoir, mais que de tant com an convient à aus. Mais se li plaiz an fu commanciez contre le mort, ou an fu faite tex rancure com lois dit, sunt an tenu de tout le mal, ausimant comme li mors an fust tenuz s’il fust vis.

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- Ici dit quex raisons est se aucuns hons commance à paier aucune chose pour autre ou par soi .xxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. Que racio est, si aliquis conuenit pagare aliquam rem pro alio uel pro se . -

Se je doi à aucun hom avoir, et autres se faitMs. : hoi exp. après fait. dettes pour moi, il an est tenuz, ancore ne li promesist il, mais il l’ont convant de paier.

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Mais se aucuns hons convante à autre de paier avoir, mais ne dit qu’il l’an paieroit, n’en est tenuz de paier, ne il ne autres par celle convenance. ¶

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Par ceste raison puet on demander à celui hons qui se fait dettes, et à lui et à ses hoir.Saut du même au même.

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Par ceste raison puet on demander cel avoir dont on se fait dettes, ou soit que dette fust premieremant d’avoir, ou soit qu’il fust d’autre chose, car tout le dette del mont puet on tourner an avoir. ¶ Iceste raisons ne se pert par mains de .xxx. anz.

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- Ici dit de provances .xxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVIII. De probacionibus que sunt in placitis. -

Puis que nous avons dit quex droiz doit estre es actions, ce est es raisons que li .i. hons a anvers l’autre, or redisons des provances qui ont mestier s’il est doute del fait.

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Premieremant disons que est provance, et an quel maniere on doit prover, et quex chose doit estre provee, et à cui on doit prover.

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Provance ce est leaus demostrance de la chose dont est doutance. ¶

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Tex choses sunt qui ne doivent estre provees, ancore soit la veritez an autre guise, si com est puis que jugemanz est donez de la chose, et puis quan est faiz convenanz, ou se cil confesse la chose à cui on la demande. ¶ Ancore puis que la chose est juree, n’an doit estre oïz ciz hons qui vuet prover, mais que la veritez soit an autre guise, mais solemant doit on demander et savoir si l’an est faiz sacremanz, et doit estre demandez se la chose est jugié ou se an est faiz convenanz ou soit confessee, et selonc ce devra estre donez jugemanz. ¶

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Li auctors doit prover ce qui an est dit, s’il an est dote.

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Oez se li reus a pansé aucune chose par laquel il se vueille desfandre, il la doit prover, si com est an icest example : se aucuns hons demande avoir à autre que il li presta, et li reus conoist de cel avoir que voirs fu que il li presta, mais il dit que il li paia, il doit prover que il l’ait paié, et se il puet prover, si sera delivrés. Ce est voirs se li actors ne puet mostrer aucune raison autre par quoi il demant.

-

Mais se li reus noia premieremant que ciz avoir ne li fu prestez, et li actors le puet puis prover, ancore vueille il puis dire que il le paia, non est puis oïz, et doit paier pour ice qu’il le mist an né. ¶

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Iceste provance que nous avons dit desus doivent estre mostrés devant le juge an presance de l’autre partie, se elle i vuet estre. Mais se li juges an seit le voir, ne doit demander provance, pour ce que ne doit querre provance fors de ce que il doute.

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- Ici dit de celles provances qui ne sunt leaus .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. De illis probacionibus qui non sunt legitime. -

Dex provances sunt qui ne puent ne ne doivent estre receues an plait, si com sunt chartres qui ne sunt faites par communal persone, ce est par notaire, et si com sunt celles garanties qui sunt de la maison de cel home qui la trait par soi an plait que domesticax chartres ne domesticax garanties ne puent faire foi au juge par foi, ne ne doit estre creuz ce que il dient se non i est autre provance. ¶

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Ce que nous avons dit desus, que li actors doit prover ice que il demande, est voirs ancore soit la chose criminax, si com est d’azultere ou de omicide ou de autre chose de quoi on devroit morir, se on estoit atainz.

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- Ici dit de garanties .xxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXX. De testimoniis. -

Puis que nous avons ancommancié à dire generalmant des provances, or redisons des garanties, ce est de testibus, qui sunt provances ausimant. ¶

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Generalmant est voirs que tuit home qui sunt garant d’une chose, ce est quant sevent le voir, que il doivent dire le voir, car communax offices est que tuit home doivent faire garantie l’uns pour l’autre, et qui ne le voudra faire li juges l’an doit destraindre.

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Mais tel home sunt qui ne doivent estre oï, se il vuelent faire garantie pour autre, et tel home sunt qui se puent escuser de garantie faire se il vuelent, si com sunt cil qui sunt viel ou malade, et si com sunt evesque et arcevesque, et si com sunt cil qui ont aucune publique poesté, si com sunt pretores ou senatores. Ancore li janres contre son sogre, et sogres contre son janre, et parratres contre son fillatre, et fillatres contre son parratre, et cil qui sunt cosin germani, ce sunt premicer cosin, et li secont cosin li .i. contre l’autre, et autre persone contre celle qui li est plus prochienne ne sunt destraintes de porter garantie, se il ne vuelent. Mais se il le vuelent faire, il n’an puent estre geté, se il an autre guise sunt leal.

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Tel home sunt ancore qui vueillent il faire garantie pour autre qui n’an doivent estre oï ne escouté, si com est cil qui est provez que il an ait avoir pris pour faire garantie, ou que li an est promis avoirs, et si com est cil qui est anamis de celui home contre cui il vuet faire la garantie, ou est amis de celui pour cui il vuet faire la garantie, et tuit cil qui sunt infames, ce sunt cil qui ne sunt leal.

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Ancore cil home qui sunt prové de fause garantie, ou dient vaigne testimonie, ce est une foiz dient une chose et une autre foiz dient une autre, ou dit an andeus les parties de porter garantie ne doivent estre oï pour garanties. ¶

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Ancore li fiz ne doit porter garantie contre le pere, ne li peres contre le fil ne pour son fil, ne sers contre son seignour ne pour son seignour, mais que an .iii. cas, ce est se li sires est acusez de fausse monnoie ou de crime de majesté, ce est contre l’ampereour ou contre le commun de la terre, dit fu que il a fait ce que il ne doit, ou se il est acusez de adultere, puet li sers porter garantie contre son seignour, ne li liberz ne puet faire garantie contre son patrun ne contre le fil de son patrun.

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Ancore li avocat, ce sunt li raisoneour en plait, ne puent faire garantie an plait où il sunt avocat.

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Ancore pupil ne pupille ne puent faire garantie pour nul home. Ne cil hons qui est repris de es public crime ou qui prant loier pour ce que il se combate à .i. beste, ne celle fame qui est apelee puigte pour gaaignier que elle an fait ne puet faire garantie pour autre.

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Li juges doit esgarder se cil hons qui vuet faire garantie est amis de celui ancontre cui il la vuet faire. Et se li juges puet conoitre que il vueille faire fausse garantie ou par amitié que il ait à lui ou pour mal que il vueille à l’autre, doit le geter de ceste garantie. Ancore an conoissance del juge est se il recevra tex qui sunt pouvre ou non pour garanties, car li juges puet miauz savoir quex garanties sunt à reçoivre que nulle lois le puisse dire.

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- Ici dit quant devront jurer li garant .xxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXI. Quando debent iurare testimonia. -

Quant les garanties viegnent an plait, premieremant doivent jurer que il dient del plait ce que il an savront. An autre guise, n’an seront oï se la chose non est tex que tuit li home de la terre seussent que soit voirs, car adonc doit faire foifert - au juge la fame qui est communax par toute la terre. ¶

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Si avesques ou prestes vuelent porter garantie n’an doivent jurer, mais li juges doit trametre à aus ses lettres là où il sunt, et an doivent dire an eglise ce que il an sevent, mais n’an doivent mettre mains sur Livre, s’il ne vuelent. ¶

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Puis que li garant serunt venu à plait, cil qui les i font venir doivent doner les missions que li garant i ferunt. Autretex raisons est se li garant i sunt amené d’autre terre, que devra faire toutes les missions iciz hons qui les i aduit pour faire la garantie. ¶

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Ancores li juges doit esgarder quant garant doivent estre an chascun plait. Se li plaiz est tex que la lois die quantes garanties i doigvent estre, si com est si an plaiz de testamenz li juge an douit demander tant comme la lois commande, ce sunt .vii. garanties, et s’il est plaiz d’autre darrenne volanté qui ne soit testamenz, mestier i ont .vii. garant. Mais s’il est tex que la loix ne die quanz garanz i ont mestier, assez an i a de .ii., se la chose non est tant granz que li juges ne la vueille croire solemant à .ii. garanz.

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- Ici dit de .i. sou ganzgaranz .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. De uno solo testimonio. -

Uns sous garanz ne doit estre receuz an plait, ancore soit il cuenz ou autre poestez. Mais si autres samblances i sunt par que li juges puisse veoir que il dit voir, bien le devra reçoivre, non pour ce que il an soit sous garanz, mais pour ce que tant de provance est de la partie pour cui il vuet faire garantie, et devra jurer sanz nul retenemant que ansinc soit voirs com il dit, s’il est tex hons qu’il soit bien de croire. Ou puet dire que .i. sous garanz vaut tant que li autre partie sera destrainte de mostrer ice que elle dit. ¶

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Tex choses sunt que tuit home i doivent estre receu pour garanties, ancore soient il infames, ce est an crime, ou ser, si com est se aucuns hons vuet ocirre l’amperour et il an est acusez. An icest plait puent estre garant cil qui sunt ser et cil qui sunt infames, mais il doivent estre mis à torment. ¶

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Si aucuns hons porte fause garantie an plait, ancore n’an jure il, se il an est provez, la poestez an doit panre vanjance et puis le doit geter de garantie.

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- Ici dit de celle provances que on fait par chartre et quex raisons est de icelle chartre qui est perdue .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. De illis probacionibus que fiunt per cartulam, et que racio est, si cartula illa est perdita. -

Puis que nous avons dit de celles provances qui sunt faites par garanties, or redisons de icelles provances qui sunt faites par chartres. ¶

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Icelles chartes doivent estre receues an plait pour provances qui sunt faites par persone communal, ce est par icelle persone qui ha mestier de faire les chartres par le commandemant de la poesté de la terre : iciz hons est appelez notaires. ¶ Tex fois est que celles chartres doivent estre receues an plait par provances que cil meismes fait à cui on met an plait de ce que la chartre dit, si com est apoca et ontapoca. ¶

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Apoca est escripture laquel fit li creerres an tel maniere que il escript que l’avoirs que li devoit .i. hons li ere paiez. Et ceste chartre doit il doner au detour, et li detour pourra prover par ceste chartre que il hait paié icel dette, se li creerres ne puet moustrer apertemant que ciz avoirs ne li soit paiez. ¶

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Se aucune chartre est apourtee an plait par laquel aucuns hons se vuet aidier : se elle a publique forme, bien devra estre creue, qui ne puet prover que elle soit fause. Mais s’il a doute des lettres, li juges le doit conoistre, et doit esgarder les autres letres que cil meismes hons a faite qui la chartre a escripte qu’il l’ait faite. Et li juges doit conoistre se il la fit par le samblant des autres lettres qu’il a faites. Et puis que il pourra conoistre ce, il doit la chartre croire, autretant bien com il croiroit garanties, se on ne puet moustrer que elle soit fause. Mais se elle est tex chartre qui ne fu faite par persone communal, ou par celle persone qui demande contre ce que la chartre dit, ne doit estre receuz an plait. ¶

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Se aucuns hons a droit de demander aucune chose à autre, ancore ait il perdue la chartre, pour ce ne a il pas le droit perdu, soul qu’il puisse an autre guise son droit prover, car par la chartre ne vaut li negoces ne mains ne plus, se la veritez puet estre mostree an autre guise. ¶

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Mais pour ce tel negoce sunt qui ne valent s’il ne sunt fait par chartre, si com est de .i. pois que il est outre .v.c..v. livres et si com est se je done une terre qui est moie à autre pour ce que elle meilloure, ce est an fié, et que il m’a dont cens, et qu’il la tiegne, et il et ses hoirs. ¶ An ceste chose a touz tans mestier escripture à ce qu’il la puisse demander à celui qui fit le negoce. ¶

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Ancore se aucuns hons vant aucune chose à autre et font convenant de faire chartre, la vandicions ne vaut tant que la chartre soit feite. Mais se li vanderres done la tenoison à l’acheteour pour ce que il cuide que la tenoisons vaille par droit : ancor n’an soit faite chartre, bien vaut la vandicions. Autretex droiz est se la chose fu donee et an fu faiz convenanz de faire chartre.

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- Ici dit que plus vaut ce qui est fait au voir que ce qui est fait faintemant .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. Plus valet quod in veritate factum est quam quod factus est cum fingimento. -

Se aucuns negoce est faiz antre .ii. homes et an est faite chartre : ancor se il perde la chartre, li negoces ne vaut mains pour ce, se on puet prover le voir an autre guise. Ancontre celle chartre dit an autre guise que non est faiz li marchiez. Pour ce ne doit on estre creuz, se non est aussi com li negoces est faiz, se li voirs puet estre moustrez an autre guise, car plus vaut ce qui est fait an verité, se la veritez puet estre moustré, que ne fait ce que la chartre dit.

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- Ici dit de comodate, ce est se aucuns hons preste à autre une chose sanz avoir .xxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. De prestancia quam unus facit alii que dicitur comodatum. -

Or disons des prestances que fait hons à autre sanz avoir par amours. ¶ Iceste prestance est apelee an latin commodatum. Premieremant doit estre esgardez que est commodatum.

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Commodatum est quant aucun preste aucune chose à aucun home par amours, et ce fait il par tel antandemant que il li rande quant il an avra fait ce pour que il li presta, et il ne l’an doné, ne preste loier, ne n’an fist convenance de doner avoir.

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Et cil hons qui a la chose prestee la puet doner, et il et ses hoirs, à cel home à cui il la presta, et il et ses hoirs.Saut du même au même. ¶

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Par ceste raison puis je demander la chose et ce que il i taint, ou soit que je la prestai, ou soit que autres la presta par mon mandemant ou par ma volanté. Et si aucune chose i est acrevé, puis la li demander ausimant, si com est se je li prestai une ancelle et elle fait .i. anfant puis que je li prestai, ou se je li prestai une egue et elle fait .i. poulain.

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Ancore se aucuns hons preste à autre une ancelle ou .i. beste qui avoit filz, et li fiz segoit la mere, puet li demander l’ancelle et le fil par ceste raison. ¶ Ancore se la chose est perdue ou ampirié par sa colpe, doit li amander. ¶

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Iciz hons cui est la chose prestee la chose - , an doit avoit meillor cure de garder que elle ne soit perdue ne ampirié que se la chose fust soue propremant. Et se il i a tel cure que par sa colpe ne soit la chose prestee, perdue ne ampirié, ancore soit elle perdue ou ampirié, ne la doit randre ne amander, si com est se la li tolent larron, ou la li arde feus. Mais ce doit estre esgardee premieremant que cil non i ait colpes à cui ere prestee la chose. ¶ Corpe i porra il assez avoir, ancore li fist la chose tolue par force ou arse ou amblee, si com est se il laissa sa maison ouverte où il tenoit la chose, et pour ce li fu amblee. Ancore soit il que la chose li fust tolue par force, si puet il avoir colpe an tel guise, si se puet garder des maus homes et il ne faiz garde pour ce que il ne vuet ou ne savoit. An mout d’autres guises pourroit il perdre la chose par sa colpe.

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Mais se cil à cui je prestai une chose fait de la chose an autre guise que je ne li prestai, et il la perdoit par quelque guise, ou la chose est ampirié ou morte, doit il la amander, ancore non ait il colpe pour ice que il ouvra an autre maniere que il ne me dit, si com est an icest example. Se je li prestai un cheval tant que à .i. leu certain ou à une jornee, et il le mena plus que je ne dis quant je li prestai, et issi com est se .i. hons me presta .i. henap d’argent par ochoison que jeil avoie semons mes amis, et je le pourtai loint an autre terre. An icest example que nous avons dit desoure et autres assez qui sunt, se je à cui est prestee la chose la perdoie, ancore ne la perde je par ma colpe, je la doi amander par ceste raison. Et soure tout ice, la me puet demander par larrecin cil qui me la presta. ¶

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Ancore s’il fu faiz tex convenanz an la chose quant elle me fu prestee que je la randisse an quelque guise que je la perdisse : ancore l’aie je perdue sanz ma colpe, doi la randre. Ancore se il me fist convant que il ne me demandast la chose : ancore la perde je par ma colpe, ne m’an puet riens demander. Mais se cil qui me presta la chose me fit convant que il ne la me demandast se je la perdisse par mon angin, iciz convanz ne vaut, pour ice que il est contre raison, et pour ce que legieremant me donast ochoison de mal faire.

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- Ici dit qui puet demander la chose prestee et à cui elle puet estre demandee .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, le passage correspond aux §§ 9-11 de la rubrique XXXV. De prestancia quam unus facit alii que dicitur comodatum. -

Par ceste raison puet demander la chose cil qui la prestpresta et ses hoirs à celui à cui il la presta et à ses hoirs. ¶

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Autresi com cil qui prestent la chose ont raison par quoi il puent demander à ceux à cui il la prestent, ausimant cil à cui la chose est prestee ont raison de demander contre ceux qui lour presterent, se il an ont aucun damaige, si com est se il fist mission, ou an autre guise an ait dan. Par ceste raison puet demander cil à cui la chose est prestee les mission que il i a faites, mais que an maingier et an boivre, si com est se aucuns me presta .i. suen ser et il ere malades, et pour ice le fis maingier. Ancore par iceste raison puet demander ausimant cil à cui est prestee la chose le dan que li est avenuz, si com est se .i. hons me presta .i. suen ser, et cil sers m’ambla aucune chose ou il me fist aucun damaige. Mais ce devra premieremant li juges esgarder se li sires dou ser savoit que il fist lerres, car adonc quant il savoit que il estoit lerres, et il ne me le dit, tout le damaige me devra amander que il me fist, ancore soit li damaiges plus granz que li sers ne vaut. Mais se il ne savoit que li sers fuit lerres, ne m’an doit riens randre, fors que le ser me doit randre, se il ne vuet amander le damaige , et ce est an son arbitre. ¶ Autretex raisons est de toutes les autres choses que .i. hons preste à autre quant il seit à son esciant que les choses estoient damnaubles, si com est se il me presta .i. vaissel pour estoier vin et cil vaissaus estoit porriz à son esciant ou pertuisiez, et je i mis mon vin, et se mes vin est pour ce perduz ou affolez, il me doit amander tout le dan qui pour ce m’est avenuz, se il le savoit. Mais se il ne le savoit, ne m’an doit riens amander, se il ne dit nomeemant que cil vausiaus estoit sains. ¶ Autretex raisons est se aucuns hons me preste une beste, si com est buef ou vaiche ou eugue ou fee, et celle beste ere de telle guise malade que toutes les moies bestes ansable lesquex avoie conchisess et mises an prirent maladie de quoi elles sunt toutes mortes ou affolees.

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Ancore se je perdi la chose qui m’ere prestee et je paiai le pris et cil qui l’a me presté : se il recouvre puis la chose, je li puis demander, ou le pris que je li an donai.

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- Ici dit quex chose puet estre prestee .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. Que res potest esse commodata. -

Iceste prestance puet estre faite de toutes les choses mobles et non mobles, fors de icelles choses qui se fenissent par user, si com est vins et oiles et fromanz et com sunt denier, car se tex choses sunt prestee, non i chient icestes raisons qui sunt dites desoure an icest contrait c’on apelle commodatum. ¶

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Se je te tramest la chose que tu m’avoies prestee, et de cil par cui je la te tramis s’an fui à tout la chouse : se il ere tes messaiges ou tes bailles, tuens sera li damaige. Ancore se il ere autres hons estranges et tu le tramesisses à moi pour ce que je li randisse la chose, mais pour semondre que je la te tramesisse par lui et il s’an va à toute la chose, ancore t’an sui je tenuz que je la te randrai. Ce est voirs se li hons ere tex que je ne m’an devoie fier an lui. Mais se il ere leaus hons et il avoit tel provance que tuit home se poissent bien fier an lui, ne t’an ai riens à amanderdemander. Ancore s’il s’an va à tout la chose, mais que de tant te sui je tenuz, ce est de doner à toi tel droit com je ai ancontre lui.

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Iceste preste puet faire chascuns hons de ces choses ou des autrui qu’il tient, ou soit que il les taigne à bone foi ou à male foi, si com est se il avoit amblé ou tolu à autrui par force, on les puet demander à ceus à cui il les presterent, ancore ne soient elles lour. ¶

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Icelle raisons par quoi .i. hons demande les choses qu’il preste ne se fenit par mains de .xxx. anz. Autretex raisons est de par celui à cui la chose fu prestee.

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- Ici dit de celle raison par quoi on puet demander la chose qui est an gaigie .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Per quam racionem potest aliquis petere rem inpignoratam. La rubrique est omise dans l’éd. Derrer. -

Puis que nous avons dit desoure des choses que li .i. hons preste à l’autre, or redisons des choses que li .i. hons met an gaiges à l’autre. ¶

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Bien puis an loier une de mes choses à autre home par gaigere, ancor ne l’an doigne je la tenoison, soulemant je li an convantai : « Je te met an gaige tel chose qui est moie pour tant d’avoir ». ¶

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Se cil hons qui me laisse an gaige a paié le dette au creour ou à autre home pour lui et par sa volanté, la gaigiere est delivree, et pour ce la puet bien demander. Ancore se li dettes done autre gaige au creour ou fermance par autre convant que il rande sa gaigerie que il avoit, bien li puet demander, se il ne li vuet randre . ¶

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Se li dettes vuet l’avoir randre et cil à cui il le doit ne le vuet prandre, et li dettes le posa an l’eglise devant preudommes, ou il le posa an autre leu par le commandemant de la poesté de la terre : an ices .ii. cas si est delivrés li dettes, se il ne recouvre puis les deniers, il pourra demander la gaigiere autresi com se il les eust paiez.

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Ancore se cil qui tient la gaigiere an a trait tan com ere ses dettes, bien li puet estre demandee la gaigiere, se convanz ne fu quant il reçuit la gagiere que il deust avoir le fruit de la gagiere pour le gaain des deniers. Mais an autre guise, se il an a trait mains que non est li detes, itant com il an a trait doit raisonner pour son dette.

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- Ici dit quex droiz est se li creerres a perdu le gaige .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. Quod ius est, si creditor perdidit pignus. La rubrique est omise dans l’éd. Derrer. -

Se cil à cui la chose est mise an gaige laissa ampirier la chose à son esciant et par sa colpe, ou il doit amander le damaige de ce que la chose est ampirié, ou il doit tant laissier de son dette com la chose est ampirié.

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Or oez se li creerres vandi le gaige et il an prist plus que non ere ses dettes, il doit randre le plus an detour. Et se il ne le vuet randre puis que li ont demandé, devra l’an doner gaain tel com est li usaiges de la terre, se li usaige non est contre loi. Ancore ne li ait on demandé le plus, se il le preste à gaain, ou il le despant an sa faisande, bien est droiz que il an doint gaain.

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Mais se li creerres perdi le gaige par sa colpe, si com est se il le perdi par force ou par feu, ou se li amblee ou an autre guise, là où la chose est mort n’an doit riens amander, se il n’an fust convant tel que il li randroit an quelque guise que elle fust perdue.

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- Ici dit quel raison a li creerres contre son detour .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Quam racionem habet creditor contra debitorem. La rubrique est omise dans l’éd. Derrer. -

Autresi comme est raisons que cil qui met le gaige puisse demander son droit contre son creour, ausimant est raisons que li creerres puisse demander son droit contre son detor et contre son hoir. ¶

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Par ceste raison puet demander li creerres contre son detor, se il l’angigna quant il li mist la chose an gaige, itant com il a demaige par celui angin, si com est se il li mist la chose d’un autre home an gaige contre la volanté del seignour de cui elle ere, et il fist antandre que la chose ere soue, ou que il la metoit an gaige par la volanté de celui de cui la chose ere, car adonc se li creerres an est mis an plait, et la chose li est tolue, on il an a autre demaige, puet le demanderà son detour. ¶

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Ancore, se il li a convant que il li donast or an gaige et il li donast coivre, puet le demander, ou il li amandera le damaige que il an a.

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Ausimant peut li creerres demander le damaige, se li deterres li mis an gaige celles choses que il avoit mises à .i. autre home, se la chose ne n’est tant bone que aundui soient seur de lor avoir. Mais ce est voirs quant cil qui reçuit la chose an gaige ne savoit que la chose fust an gaige à autre. Mais se la chose vaut tant que chascuns des creours an puet bien traire son droit, non i puet demander rien. ¶

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Ancore se li creerres a fait aucune mission an la chosegagiere, pour ce que la gaigiere an soit amandee et pour ce que li dez an soit amandez, puet la demander li creerres par ceste raison, si com est se il met le fer que il avoit an gaigie qui ere maldes, ou an autre guise fist mission ou en la gagiere tel mission par quoi on puisse conoitre que soit li prouz del dettes.

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Se .i. sers qui ere an gaiges amble aucune chose au creour, et li sires dou ser savoit qu’il estoit etoit lerres et il ne l’avoit dit au creour, doit li amander tout le furt. Mais se il ne le savoit, ne li doit amander riens, fors que li doit randre le ser. ¶

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Par ceste raison se puet demander li creour et li detour antre lour, ne ne se pert par mains de .xxx. anz.

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- Ici dit de ces negoces dont aucuns hons vuet estre convenuz par cel home qui fait pour lui aucun mestier, si com est à liever ou à ovrer ou à autre mestier .xlii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XL. De negociis illis de quibus aliquis uult coueniri pro illo qui stat pro eo in aliquo opera, sicut in naui uel in botega uel in tabula uel aliud opus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIX. D’aquelz negocis dund alcus om vol esser couenguz par aquel omen qui stai per el ad alcun mester, si cum es a naveir o ad ovrador o a taula o ad altre mester. -

Nous avons dit desoure an assez de leus que li seignour ne sunt tenu de ces negoces que li ser font, ne li pere ne sunt tenu des negoces que li fil font. Or redisons de cel afaire où li pere et li seignour sunt tenu de ce que li fil et li ser font, ausimant com se il meismes le faisoient. ¶

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Se li peres fait son fil seignour de nef, et il fait aucun marchié ou aucune chose par ochoison de celle nef, li peres an est tenuz ausi com se il l’avoit fait. Mais se li fiz a nef par son san qui ne soit de son pere, et il fait aucun marchié par ochoison de celle nef, li peres n’an est tenuz, fors de tant com est li peculius dou fil.

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Ce que nous avons dit desoure, que li peres est tenuz de ce que fait li fiz, ce est voirs de celles choses qui à la nef apartiennent, ce est à cel mestier auquel est ordenez. ¶

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Par cel demandemant puet on consegre dou pere ce que li fiz doit par la faisande de la nef où il est ordenez. // Et li peres a autretel raison pour le fait de son fil à ces homes à cui li fiz a fait aucun marchié, autresi com s’il l’eust fait. ¶

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Autretex raisons est se li peres fait de son fil tavernier ou mercier, ou se il le met à aucun mestier. Et se on doit aucune chose au fil, li peres le puet demander autretant bien com se on le deust à lui meismes. ¶

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Iceste raisons ne se puet perdre par mains de .xxx. anz. ¶

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Toute ceste raisons qui est dite desoure dou fil et dou pere, autretex raisons est dou ser et dou seignour. Se li sires vuet demander par cel marchié ou par icel fait que fait li sers, ou se on demande à lui par la soue volanté.

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- Ici dit de actione tributoria, c’est de son peculio à esciant de son pere et de son seignor, et se on le lor vant, quex raisons est se li fiz ou li sers font aucun marchié .xliii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. De actione tributoria id est que racio est, si seruus uel filius faciunt aliqud mercatum sciente patre et domine et sine eorum uetitu de suo peculio. Dans l’éd. Derrer, rubrique XL. De actione tributoria, zo es de sun peculo ad escieunt de sun paire et de zo senor e sens lo lor uet, cal srasuns es, si lo filz o lo sers fant alchu merchat. -

Se li fiz ou li ser sunt marcheant de lor peculi et il doivent aucune chose de celle marcheandise, li pere et li seignor an sunt tenu de tant com il ont de marcheandie del fil ou del ser, et de tant com autres lor doit par celle marcheandie dont il se sunt mis an plait, et non d’autres avoir. ¶ Ancore doie li fiz ou li sers aucune chose à son pere ou à son seignour, ne le puet li peres ou li seignours retenir de celle marcheanderie, mais que tant com il donerent paiemant à .i. des autres creours del ser ou del fil, fors se il ne li doivent plus. An cel demant doit on conter l’avoir que li peres doit à son fil et cel que li sires doit à son ser. An cest demant non est li sires ne li peres de meillour condicion, ce est non ont meillour raison d’un autre creancier à cui li sers ou li fiz doivent.

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Tantes fois puet on demander par ceste raison au pere et au seignour pour quantes foiz ne sunt paié cil par mal angin del pere ou del seignour cui li fiz ou li sers devoient aucune chose. ¶

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Ce que nous avons dit desoure, que li peres ou li seignour sunt tenu par ceste raison de celle marcheanderi que fait li sers ou li fiz, ce est voirs quant li fiz ou li sers font ceste marcheanderie par esciant dou pere ou dou seignour, et sanz le lour deffans et sanz le lor contredit. ¶

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Iceste raisons ne se puet perdre par mains de tans qu’elle seroit se li peres ou li seignour l’eussent fait.

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- Ici dit quex droiz est se li fiz est mis an plaiz, ce est de celles choses que il fait el pouoir dou paier .xliiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. Que drictura est, si filius est missus in placito de ille mercato quod feciti in potestate patris. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLI. Calz dreiz es, si lo filz es mes em plait d’aquelas causas que el fei e.l poder de.l paire. -

Si li fiz fait aucun marchié et non est el pouoir de son pere, il en'en est tenuz ausimant com seroit .i. autres hons. ¶ Mais se li fiz est el pouoir del pere ou de l’avi, il an est tenuz, si com nous avons dit desoure, tant com il est el pouoir son pere.

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Mais se li fiz est issuz del pouoir son pere, ou par la mort del pere ou par autre choseguise, et li peres la deheritedesherite, ou il an a fait son hoir, mais ne li a laissié fors la falcide de s’onnour et de son avoir, ne doit estre mis an plaiz se non de tant com il puet paier.

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Ce est voirs se on le met an plaiz tantost com li peres est morz, ou tantost com il issi del pouoir de son pere par quelque guise. Mais se il a esté grant termine, doit estre tenuz de tout, ancore non ait il tant dont il le puisse paier. ¶

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Iceste raisons est issi com les autres qui ne se puet perdre par mains de .xxx. anz.

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- Ici dit quex raisons est se li sers ou li fiz font marchié de lor peculio sanz le seu de lor seignour ou des peres contre lor anfanz .xlv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. Si filius vel seruus faciunt aliquod mercatum de suo peculio sine scientia domini uel patris uel contra eorum uetitum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLII. Cals rasuns est, si lo servs o lo fillz fant merchat de sun peculio sens lo saput de sun senor o de.l paire o d’altra lor vet. -

Puis que nous avons dit que li peres et li seignour sunt tenu de peculio dou fil et dou ser, or redisons quex chose est peculium. ¶¶

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Peculiz, ce est l’avoirs del fil et del ser partiz de l’avoir dou pere et del seignour par consantemant de lour. ¶

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Par ceste auction de peculio puet chascuns hons demander au pere et au seignour ce que li fiz ou li sers doivent par aucun marchié, ancore feist il cel marchié soure le contredit de son pere et de son seignour. ¶

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Quant li sires est mis an plaiz pour son ser ou li peres pour son fil par ceste raison del peculio, ne sont il contranz de paier pour eux, mais que tant com est li peculis del fil ou del ser, et soure tout ce lour puet estre demandé ce qu’est mains an lor peculi par l’angin dou pere ou del seignour.

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Et li peculi del fil ou del ser non est ce que doit li fiz au pere ou li sers au seignour. ¶ Se li fiz ou li sers doivent aucune chose au pere ou au seignour, li pere ou li seignour puent premieremant ce retenir, et puis sunt tenu de l’autre soure plus. ¶ Ancore se li fiz doit doit aucune chose à ses freres de cel pere, ou li sers au sers de celui seignour ou à ceux de cui il sunt tutour ou curour ou procuratour, ice doit estre premieremant de peculi. ¶

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Ice que nous avons dit, que li sires est tenuz del peculi del ser, autretex raisons est se li sers est d’autre et il le tient à bone foi, ce est que cuide que soit suens. ¶

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Autretex raisons est de celui qui a husufruit an l’autrui ser. ¶ Iceste raisons que nous avons dite puet estre demandee contre le seignour et contre le pere tant que à .xxx. anz, se li fiz ou li sers dure tant an son pouoir. Mais se li fiz ou li sers ist de son pouoir, ne l’an puet on riens demander puis que passe .i. an que il issi dou pouoir de son pere ou de son seignour. ¶

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Tex foie est que li peres ne li fiz ne sunt tenu de ce que li fiz fait an aucune chose, si com est se li fiz qui ere el pouoir dou pere malleva deniers car cil hons qui les presta ne les puet demander ne au fil ne au pere, se il les li preste contre la volanté dou pere, fors an icest cas que dit li lois à nom. ¶

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Ancore tex foie est que li sires non est tenuz del peculio dou ser, si com est se li sers antra an sermance pour autre.

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- Ici dit quex droiz est se li marchiez que fait li fiz ou li sers torna au prou dou pere ou dou seignour .xlvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Si mercatum quod fecit filius uel seruus rediuit in proficuum patris uel domini. Dans l’éd. Derrer, le passage fait partie de la rubrique XLII. Cals rasuns est, si lo servs o lo fillz fant merchat de sun peculio sens lo saput de sun senor o de.l paire o d’altra lor vet. -

Iceste meismes raison porra on demander au pere ou au seignour ausi com se .i. hons estranges eust ce fait que fist li fiz ou li sers. ¶

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Se li fiz ou li sers font aucune chose par mandemant dou pere ou dou seignour, autretex raisons est com se il le faisoient. ¶

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Iceste raisons ne se fenist par mains de .xxx. anz.

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- Ici dit par quex persones nous pouvons gaaignier .xlvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Per quas personas possumus gadainare. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIII. Per cals personas nos podem gadanar. -

Puis que nous summes tenu par icestes persones qu’avons dit desoure, si com par le fil ou par le ser, or redisons par quex persones nous pouvons gaaignier. ¶

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Icelles persones puent gaaignier pour nous qui sunt an nostreautre pouoir, si com sunt nostre fil et nostre ser, et si com sunt cil ser que nous tenons par bone foi, si com sunt li ser d’autre home franc, ancore ne soient il nostre mais nous le cuidiens. ¶

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Tout ce que nostre ser gaaignent an quelque guise si est nostre, et tout ce que nostre anfant gaaignent à nos choses, ce est à nostre avoir, est ausimant nostre. Mais se il gaaignent fors, si com est par bone avanture, ou par don que aucuns hons qui fait an sa vie ou à sa mort, ou an autre guise, si que cil gaaig ne lour eschient des nostres choses, iciz gaainz est lor dominiz et l’usufruiz est nostres. ¶

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Li nostre ser et cil que nous tenons par bone foi gaaignent à nostre oes tout ce que il gaaignent de lor oevres et de nos choses. Mais que se il gaaignent an nostre cil que tenons par bone foi et ne sunt nostre ser, ice est lour se il sunt franc, ou à celui seignour de cui il sunt ser. ¶ Autretex raisons est de l’autrui ser dont nous avons l’usufruit.

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Autretex raisons est se il prannent la tenoison d’aucune chose : icelle tenoisson est nostre tantost comme il l’ont prise, soit que nous le saichons soit que non. ¶ Ancore se il font aucun marchié, ou se on lor convant à doner aucune chose, nous le povons demander. ¶

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Se mes sers est establiz hoirs d’aucune home, icelle heritez ne peut il avoir sanz nostre volanté, et se il la prant, ne vaut riens.

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Autretex raisons est com de nostre ser, autretex raisons est se nous tenons .i. ser d’autre persone par bone foi ou .i. franc home : ice est voirs de celle que il gaaignent à nous IIII. or redisons an quel guise, si com est dit desoure. ¶

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Se .i. sers est communax de .ii. homes, ice que il gaaigne est des deus homes communal, ou d’andeus les seignours, par tel partie com chascuns a el ser. Mais se il gaaigne soulemant avec l’un des seignours, ou il le fait par mandemant de .i. des seignours, icil gaaigz sera de celui à cui oes ou de cui avoir ou par cui mandemant il fu faiz. ¶

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Autretex raisons - personex i sunt fors iceste que nos avons dite qui ne poons gaaignier à nostre oes, fors que à ceste raisons que nous avons dites que il sont par nostre mandemant.

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- Ici dit quex raisons est se li fiz qui est ou pouoir de son pere mallieve avoir.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVI. Que racio est, si filus qui est in potestate patris malleuat pecuniam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIV. Cals rasuns es, si lo filz que es e.l poder sun paire maleva aver. -

Se aucuns hons preste deniers à celui qui est ou pouoir de son pere, ne puet demander ne au fil ne au pere. Et ancore muire li peres, ne les puet demander cil qui les presta. ¶ Ancore se il an dona fermance, la fermance ne se puet desfandre par celle meismes raison. ¶ Mais se cil à cui li denier sunt presté le paient, ancore se poissent il desfandre avant que il les paiassent, ne le puent mais recouvrer. ¶

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Se li peres est mis an plait par l’auction del peculi que nous avons dit desoure, de ces deniers que on presta à monson fil et il ne les paie del peculi pour ce que il cuidoit qu’an fust tenuz, puet les recouvrer.

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Autretex raisons est se aucuns hons preste à celui qui est el pouoir son pere autre avoir par comte de deniers, si com est vins ou blex ou autres avoirs. ¶

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Et autresi si comme il ne li puet demander qui preste avoir à celui qui est ou pouoir de son pere, autretex raisons est se il est ou pouoir de son auou ou des autres souverainnes persones.

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- Ici dit quant puet estre demandez icil avoirs c’on preste à celui qui est ou pouoir son pere .xlix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVII. Quando potest peti illa pecunia que est prestata illi qui est in potestate patris. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLV. Cant pot esser demandaz aquel auer qu’es prestaz a celui qu’es e.l poder sun paire. -

Tex foie est que cil qui prestent avoir à ceus qui sunt ou pouoir des peres ou des avous le puent demander, si com est se on preste avoir à celui que on cuidoit que fust fors dou pouoir son pere, ausi com se on presta avoir à mon fil qui ere an escole ou an autre terre ou par aucun autre mestier.

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Ce est voirs se il ne li an presté plus que je ne li an donasse. Mais se il li an presté plus que je qui sui ses peres ne l’an souloie anvoier, ne pourra demander le plus. ¶

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Ancore se aucuns hons preste avoir à mon fil par ma volanté, non i avra leu iceste raisons. ¶

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Ancore se mes fiz paia pour moi à mon detour cil avoirs qu’il amprunté, bien puet estre demandez et à moi et à lui.

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Si com est se il malleva avoir et il an a fait ce que je an devrai faire, bien puet estre demandez et à moi et à lui, si com est se il an marié ma fille ou autre fame que je devoie marier, et si com est se il an recovre ma maison ou il norrit de son avoir ma mainie. Ce est avoirs generalmant qui bien me puet estre demandez que mes fiz malleva, ce est amprunta, se il le mist an mon prou. Et an autre guise me puet .i. hons demander ce qu’il presta à celui qui est au pouoir de son pere ou de son avou, mais que an icestes manieres que nous avons dites desoure.

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- Ici dit quex droiz est se famme antre an fermance pour autre home .l.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVIII. Si femina facit firmanciam pro aliquo homine. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVI. Cals dreig es, si femena intra en fermanza per altre ome. -

Puis que nous avons dit an quel maniere cil qui sunt an pouoir de lor peres ou de lour avous ne sunt tenu de cel avoir que il amprunterent, et que il ne puent faire lor damaige , or redisons an quel guise les fammes ne sunt tenues de celle fermances que elles ont pour autre à lor damaige. ¶

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Si aucune fame antre an fermance par autrui, ou se elle met gaige pour autrui, puet se desfandre si que elle n’an paiera neant, ne elle n’an est tenue, ne elle ne sa fermance, ne ses choses qui sunt an gaige pour autrui, ancore le face elle pour son mari ou pour son fil. ¶

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Se la fame paie icel avoir pour quoi ere an fermance ou dont elle ere detteris pour autrui, puet le demander, se elle cuidoit quant elle le paia que elle an fust destrainte de paier par raison. Mais se elle savoit que non ere destrainte de paier et elle le paia, ne le porra demander à celui à cui elle le paia, mais à celui pour cui elle le paia le pourra demander. Mais se elle le paia pour autrui avant que elle antrast an fermance, ne le puet puis demander, fors à celui pour cui elle le paia. ¶

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Tex foie est que elle ne puet demander ce que elle paia, et se elle ne le paie, ne s’an puet desfandre que elle ne le pait, si com est se elle laisse cel pour quoi elle se povoit desfandre quant elle antra an la fermance ou quant elle se fust detterrise pour autre, et si com est se elle antre an fermance pour cel avoir qui tourna an ses choses. ¶

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Ancore se elle rant prest par celle fermance où elle antre par mal angin de celui qui presta l’avoir pour ce que elle voloit que il prestat son avoir, ne s’an puet desfandre. ¶

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Ausimant ne se puet desfandre se elle antre an fermance pour douaire de fame qui prant mari, ou elle antre an fermance pour avoir qui devoit affranchir son ser. ¶ Se fame antre an fermance fors de cestes mesures que nous avons dit, ou elle done de ses choses an gaige pour autre et elle s’an fait detresse, puet s’an desfandre que elle n’an paiera riens.

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- Ici dit quex raisons est se aucuns anlia soi de ce qu’il ne reçuit et on li demande .li.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIX. Si aliquis alligavit se de eo quod non recepit et alius petit ei. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVII. Cals rasuns es, si alcun om se obliget d’aco qu’el no receup, ed om li o demanda. -

Se aucuns hons vuet amprunter d’un autre et il li an a fait escrit avant qu’il les ait receuz, pour ce qu’il se pansa que seguremant li prestat, et avient puis qu’il ne les reçuit par quelque guise : se on le li vuet demander pour ce que il an a fait escrit, il s’an puet bien desfandre tant que au chief de .ii. anz, se li demanderres ne puet prover cel avoir, et dira ainsin ¶ : « Seignour, cel avoir que vous demandez je ne vous doi, ancore vous an aie je fait escrit ou donee fermance ou gaige, se vous ne provez que je le vous doie, car vous ne les me prestates onques ». ¶

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Ancore le puet destraindre devant le juge que il le delivre de cel escrit que il an avoit fait, ou soit que il an avoit doné gaige ou soit que non, se cil qui le demande ne puet prover que il les doie. ¶

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Mais que puis que sunt passé li dui an, ne se puet desfandre que il ne pait les deniers, ancore ne les ait il receuz pour ce que aparant est et pour ce que escriz an est faiz et par les .ii. anz qui sunt passé et pour le gaige qui an est donez ormais est samblanz que il les doie. Mais s’il est menours de .xxv. anz ou il se rancura lealmant dedanz les .ii. anz, ne li nuit rien, ancore soient li dui an passé. ¶ Icil dui an doivent estre conté des cel jour avant que li escriz fu faiz des deniers. ¶

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Mais tel saige home sunt qui dient : se cil hons qui fist l’escrit puet prover puis que sunt passé li .ii. an que ciz avoirs ne li fu prestez, puet se touz tans desfandre que ne paiera cest avoir, ancore soient passé li dui an sanz rancure. Et de ce nait tex argumenz : si aucuns hons cuide estre dettes d’autre et ne le soit et il le paia, il puet recouvrer ce tant que à .xxx. anz, et se il le puet recouvrer tant que à .xxx. anz, molt plus le puet reternir. Et celle raisons est et pert plus droituriere. ¶

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Ice qu’est dit desoure, se aucuns hons fait escrit que il a receu avoir d’autre que il s’en puet desfandre, se il ne l’a receu, autretex raisons est se il n’an fist escrit, mais que li promist de randre, ou se il li an dona gaige, ou se il li an dona fermance.

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- Ici dit des compensacions .lii.Dans l’éd. Fitting, rubrique L. De compensacione. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIII. De las conpensatiuns. -

Se aucuns hons me doit deniers et je an doi à lui : se il les me vuet demander, je m’an puisse desfandre de tant comme il me doit que je ne l’an pourrai. Mais se li doi plus que il moi, ou il à moi plus que je à lui, ce que li .i. doit plus à l’autre, li puet demander, et de l’autre sera faite compensations, ce est il sera delivrés, si com est se je doie à aucun home .x. souz et il an doit à moi .xx., je ne li puis demander mains que les .x. souz, et des autres .x. souz sera il delivrés, ce est faite sera compensacions, ce est à dire que il les recevra pour les .x. souz que il li doit. Car se aucuns hons est mes dettes et je li suens, et je vueil ce que il me doit, sampres est mestiers que je li lais autant com je li dois.

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Et se il me doit gaaig de cel avoir que je li demant, serai antraiz li gaainz de tant com je li doi que il ne m’an randra rien des cel termine an çà que je sui ses deterres, et il ne me doit doner gaaig de cel avoir que je li doi. Mais de ce que i est plus, puis je demander et gaaig et chatel, se il me devoit doner gaaig.

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- Ici dit quex choses puent estre compensees et quex non .liii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LI. Que res possunt compensari et que non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIX. Cals causas podunt esser conpensadas e cals non. -

Ce que nous avons dit desoure, se dui home se doivent deniers li .i. à l’autre que il puet faire compensacion, ce est voirs de totes les choses qui sunt de pois et de mesure et de nombre, et non d’autres choses. De pois, si com est ors et argenz. De mesure, si com est blef et oile et vins. De numbre, si com sunt denier.

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- Ici dit quant on puet compenser .liiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LII. Quando aliquis potest compensare. Dans l’éd. Derrer, rubrique L. Aici ditz, cora om pot compensar. -

Ce qui est dit, que dui home puent faire compensacion de ce que ilMs. : doit biffé après il. se doivent, ce est voirs quant li dettes est coneuz d’ambedeus pars. Mais se de l’une part est fort oscurs li dettes, ansi que on ne puet conoitre la raison sanz grant triboul, et de l’autre partie est clers, et puis doit estre coneu se li dettes i est. ¶ Se aucuns hons me doit .c. souz, est certaine chose que il les me doit, et il demande à moi autres .c. souz ou plus ou mains, et je li di que je ne li doi rien : premieremant doit estre paié ce que il me doit, et puis doit estre coneu se je li doi ce que il me demande. ¶

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Ausimant com je puis faire compensacion de ce que je doui à autre, se il doit à moi ausimant ma fermance, se on li demande ce dont il me pour moi fist fermance, puet faire compensacion de ce que cil qui le met an plait me doit, et de ce que il doit à ma fermance.

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Se acuns hons me doit avoir, et je doi avoir à .i. autre, et mes deterres me vuet faire compensation de ce que je doi à autre, ne le puet faire se je ne le vueil, ancore le vueille cil à cui je sui deterres, pour ce que .i. hons ne puet compenser à autre, mais que à celui cui il doit, ce est à dire .i. hons ne puet conter à autre ce que il ne li doit. ¶

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Se acuns hons me doit avoir, si com est ors ou argenz ou deniers ou blef, et je li doi autre chose, si com est chevaus ou terre ou maisons, ne li an puis faire compensacion, ne ne puis retenir les sues choses par ochoison de ce dette, que compensations ne puet estre faite mais que an celles choses que nous avons dites, si com sunt celles choses qui sunt de pois ou de mesure ou de nombre.

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- Ici dit des usures, ce est de lucre .lv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIII. De usuria. Dans l’éd. Derrer, rubrique LI. Aici ditz de usuris, zo es de lugra. -

Puis que nous avons dit an quel guise se maigne li demanz que li .i. hons a vers l’autre, si com est par les compensations, or redisons an quel guise li demanz crost par les usures : li raisons, ce est li demanz que li .i. anvers l’autre croit par usures qui i courrent. ¶

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An toutes negoces qui sunt de bone foi viennent usures, tex fois est an vandicion et anest loeson et an dote et an compaignie. Certes, se cil qui achatent aucune chose ne paient an termine qui fu ampris puis que li vanderres li demande, an convenant leu et an convenant tans, il an doit doner usures d’auqui avant, si com est la coutume de la terre, mais que elle ne soit contre loi. ¶

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Tex fois est que cil qui achate doit doner usures, ancore n’an soit demandez li pris, si com est se il an trait fruit, ou il l’an puet traire et remest que il ne l’an trait, ausi com est se la chose fu del tel persone qui estoit manres de .xxv. anz, car se aucuns hons achate aucune chose de menor de .xxv. anz, se il ne li paia le pris au termine qui fu an convenant, ancore li fust il demandé et ancore non ait il pris riens dont il ait joi de la chose, si doit il paier les usures des le termine an anvant qu’il duit paier et ne paia. ¶

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Tex fois est que on doit paier usures par le demoure que on fait de paier ce que on doit paier à autre, si com est de vendition ou de loeson et de toutes autres choses qui sunt de bone foi et an celles choses que on doit pour mort d’ome. ¶

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Tex foiz est que on an soffre autre damaige par demourance, si aucuns hons me devoit .i. ser et il ne me paia quant je li demandai : an quelque guise que il le perde, puis il le me doit amander. Mais se ne fu passez li termine que il le me devoit, et il le perde sanz sa colpe, ou il fu mors, ne m’an devra riens amander. ¶

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Quantes foiz on paie usure par demoure doit estre paié selonc la coutume de la terre, se la coutume ne est outre icelle mesure que lois dit. ¶

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Puis que dit est de celles usures que on demande sanz nule convenance, or redisons de celles raisusures dont est faite convenance de doner. ¶

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Se aucuns hons dona deniers à autre an preste, n’an puet demander usures, se ne l’an furent promises par stipulation, ancore li an fust faite convenance de doner usueres ou ancore li an soit donez gages, fors se il ne fu dit par nom que cil gaiges fust donez par les deniers, aussi pour le cheval ou pour la monte, mais se ne fu donee autre gaigiere par nom pour le gaige, ou ne li an est faite stipulacions, ce est promissions de doner usures. ¶

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Stipulations est quant on promest ce que on demande, si com est se aucuns hons me convante .c. souz et je li dis : « Sire, prometez me vous .c. souz que vous m’avez convantez », et il les me promet.

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Mais se .i. hons done avoir à autre à prest, si com est vins ou blés ou oiles, et on an demande usures par convenant qui est faiz, à chascun an puet on demander autretant des usures com est la chose qui fu prestee si an fu faiz tex convenanz, ancore n’i soit faite stipulacions.

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- Ici dit des missions des usures .lvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIV. Vsque ad quam mensuram amiquis potest accipere usuras. Dans l’éd. Derrer, rubrique LII. De la mesura de las usuras. -

Certe mesure est ordenee par lois tant que à laquel on puet panre usures, ce est gaaig de deniers et d’autre avoir que preste li .i. à l’autre ou doit li uns à l’autre. Et si on fait convenanz de doner plus, ne vaut, ancore an soit donez gaiges ou fermance. Et se sunt paiés, puet estre recouvrees. ¶

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Icelle mesure est itex : se aucuns hons des granz seignours, si com cuens qui preste deniers à usures ou par autre guise prant usures, n’an puet demander gaaig pour an fors itant com est tierce part dou chatel, ce est dou souz .iiii. deniers an l’an, se on li an promet plus ne le puet recouvrer. ¶

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S’il sunt autre home qui prestent deniers à usures ou par autre guise la vuet prandre, si com cil sunt qui estent au change ou an ouvrour, puent demander usures an l’an tant com sunt les .ii. parz dou chatel, ce est dou soul .viii. deniers. Et se il an prannent plus, doivent le randre. ¶

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Tuit autre home, fors cil que nous avons dit, puent prandre .vi. deniers et non plus an l’an.

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Mais cil hons qui à son peril preste deniers sor mer, ce est an tel convant que se il sunt perdu que li damaiges soit suens, porra demander par an autretant d’usures comme est li chatex, se li chatex est gariz. ¶

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Autretex raisons est an toutes celles choses es quex li creerres preste les deniers à son peril. ¶ Ancore autretex raisons est qui preste ou blef ou oile. ¶

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Oez s’il est donez jugemanz que aucuns doie avoir à autre, et puis que li jugemanz est donez et il le tient plus de .iiii. mois, puet li an demander autretant d’usures an l’an comme est li chatex de tant de termine com il a esté que non a paié puis que sunt passé li .iiii. mois.

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Si aucuns hons vuet prandre usure plus granz que nous n’avons dites, ne les pourra demander, ancore an aie il gaige, ou li an soit donee fermance, ou faite promissions.

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Et si aucuns hons les prant, doit les randre. ¶ Nuns hons ne puet demander usures d’autres usures, et qui les paiera pourra les recouvrer.

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- Ici dit quex raisons est de celles choses que on commande à autre pour estoier .lvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LV. De illis rebus quas unus data lii ad custodiendum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIII. Aici ditz, cals rasuns es d’aquelas causas que om comanda a l’autre per estoiar. -

Puis que nous avons dit de celles choses que .i. hons preste à autre, or redisons de icelles choses que .i. hons commande à autre pour estoier pour ce que soient sauves. Iciz contraiz est apelez deposito. ¶

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Se acuns hons commande aucune chose à autre pour ce que elle soit sauve, il la li doit randre à tout ce qui i est creu, si com est se je commandai una ancelle à autre et elle fait .i. anfant, il me doit randre et l’ancelle et l’anfant.

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Autretex raisons est se je commandai une egue et elle fait un poulain. Et se cil à cui je commandai la chose ne la me vuet randre et tout ce qui est creu, je et mest hoirs la puent demander à lui et à ses hoirs. Se il a la chose ou la chose soit perdue, il la me doit amander et non an autre guise, fors an .iii. cas : li .i. est se convanz fu que on randit la chose an quelque guise que il la perdit ; li autres cas est se il an reçuit avoir pour estoier la chose ; li tierz est se il me dit que je li baillie la chose à estoier avant que je li desisse. Car au premier cas est antandu an quelque meniere il la perdit, et autres .ii., se il ne la garde ausimant comme .i. saiges hons feroit, il la doit amander se il la pert ou la chose soit afolee par sa colpe. ¶

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Ample, ces est granz colpe, ce est celle quant on pansse que celle chose ne li tiegne damaige qui tient damaige à autres home, si com est je tins .i. livre à la pluie et ne cuidoie que li tenit biens de damaige, et si com est se je laissai ma maison ouverte ou je avoie la chose qui m’ere donee pour estoier, si com est se je menoie le cheval qui m’ere commandez par cel leu où je devoie passer et je savoie que robeour ou larron i erent : se je cuidoie que il ne tolissent le cheval et par celle fiance je alai tant avant que il me tolirent le cheval, iceste corpe fu ample et pour ce je le doi amander.

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Mais se je fis cel convant que je ne fusse tenuz de l’angin que je ferai an la chose, iciz convanz ne vaut pour ce que il est contre raison. ¶

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Tex foie est que cil hons à cui est commandee la chose pour estoier an doit randre le doubleMs. : si com est se je commandai la chose pour estoier, il an doit randre le double répété., si com est se je commandai aucune chose qui soit moie à aucun home pour estoier pour paour de feu ou d’aigue, ce est pour paor où la nef perist, ou je avoie tant foible maison que je cuidoie que elle cheust, ou pour paour de bruit d’omes de la terre que je avoie paour que il ne venissent à ma maison pour defroichier ou pour abatre, ou si com est pour terre trop mole avoie paour de ma maison. An ces .iiii. examples que nous avons dit desoure, se je commandai une chose à autre et il la me noie quant je li demande, se je le puis prover, il le me doit randre an double. ¶

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Se je commande deniers à aucun home et il les ait despanduz, doit m’an doner gaaig tel com cort par la terre, mais que il ne soit outre mesure. ¶ Ancore ne les l ait il despanduz, se il ne les me randoit quant je les demandai, doit m’an doner ausimant gaaig des cel jour an ausint que li demandai. ¶

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Iciz hons qui commande aucune chose à autre le puet demander, ancore ne fust elle de celui qui le commanda, ancore l’ait il ou amblee ou robee à autre pour ce que il l’a de lui, ne li doit dire que il non i a droit dou demander tant que il li ait randue. ¶

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Ancore se cil à cui la chose est commandee i fait aucune mission qui fust necessaire ou utils an la chose, ou il an reçuit aucun damaige, si com est se je commandai .i. ser à aucun home et cil sers li ambla aucune chose, puet li demander par ceste raison. ¶ De cestes missions puet demander les usures cil à cui est demandee la chose de tant com il a despandu. ¶

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Iciz demanz que fait li .i. à l’autre dure tant que à .xxx. anz. ¶

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Ce que nous avons dit de ceste raison, ce est voirs quant on n’en done avoir à celui qui commande la chose pour ce que on li estoie. Mais se avoirs an fu donez, adonc sera tex raisons com court an la loi.

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- Iciz dit des commandemanz .lviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVI. De comendamento quod unus facit alii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIIII. De mandement. -

Or redisons de cel contrait que fait li .i. à l’autre sanz donemant d’aucune chose, solemant par consantemant que li .i. a à l’autre. ¶

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Se aucuns hons me mande que je li face aucune chose, si com est que je li achat .i. cheval ou une maison ou une autre chose, an ma volanté est se je le vueil faire ou non. ¶ Mais puis que avrai pris le mandemant à faire de ce que il me mande, droiz est que li mandeface ou que je li die, je n’an puis riens faire, et ce li doi dire tantost si que il le puisse faire par soi ou par autre, se il le vuet. Et se je ne le fais ansin com il est dit, je li devrai amander tout le damaige que il an avra, si com est an icest example. ¶ .I. hons me manda que je li achetasse .i. cheval par le pris de .c. souz, adonc je le poi tel avoir pour .c. souz : se je ne li achetai ne ne li dis que je ne li feroie tant meuz que il le poit avoir fait se il vosist, je le devrai amander tout le damaige que il avra pour ce. ¶

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Autretex raisons est se .i. hons me manda que je li vandisse une soue chose et je ne li vandi à terme que il me mande tant com la chose vaudra, mais li doi je amander, car par ma colpe est ciz damaiges pour ce que par mon respit remest la chose à vandre. ¶

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C’est voirs que je l’an doi amander le damaige que il an a quant par ma cholpe remest que je ne fis la chose ansinc com il me manda et an icel tans. ¶ S’il remest sanz ma colpe ou sanz juste cause que je ne fis ce qui me fu mandé, n’an doit riens amander. ¶

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Ancore se je ai aucune chose dou suen, par icest mandemant doi li randre par ceste raison. ¶ Ancore se .i. hons m’a acheté aucune chose par mon mandemant, doi la li randre, et se il vandi aucune de mes choses par mon mandemant, doit me randre ce que il an a pris, et soure tout ce me doit randre tant comme il par sa colpe ou à son esciant an prist mains de tant com la chose valoit, se je ne li dis certain pris, car adonc ne la pout il vandre mains que je ne li demandai. ¶

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Generalmant est voirs se cil hons à cui je mandai que vandit une chose qui est moie, ou que il m’achetast une chose, et il fait an icel mandemant que je li fis aucune chose par son angin ou par sa colpe qui me torna à damaige, doit le me amander tout, si com est se il vandi par mains la chose que elle ne valoit ou il acheta la chose plus que elle ne vaut. ¶

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Se je mandai à .i. home que il vandit une moie chose à autre home et il la vandi pour mains que je ne li mandai, ou il la vande à autre home que je ne li dis, ne vaut la vandicions, se je ne vueil avoir ferme, et pour ice puis je demander la chose à toz homes qui la tiegnent. Mais se je ai ferme la vandicion a nul home, n’an puis rien dire.

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Mais se ne dis le pris pour quant il la donat, ne ne dis l’ome à cui il la vandist, ancore la vandist il pour mains que elle ne valoit, n’an puis riens dire à autre home, fors à celui qui la vandi, se il la vandi malemant par sa colpe, ou se li vanderres fu angigniez par mal angin de cel home qui achate la chose, li acheterres m’an est tenuz. ¶

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An icest demandemant vient usures, ausimant com est dit desoure an icelles choses que .i. hons commande à autre pour faire sauves, si com est se je mandai à .i. home que il demandast mon avoir de mon detour. Se il prist icel avoir et il le met à son preu, ou il le preste à autre home et il an prist usures, ou il ne le me randi quand je li demandai : an ices examples toz trois me doit paier usures tex com corrent par la terre, mais que la mesure ne soit outre raison. ¶

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Bien puet .i. hons antrer an fermance pour moi, ou soit que l’on li mant ou soit que non, se je ne le devoie. ¶ Ancore se cil hons qui antre an fermance pour moi paie pour moi, ou li fu commandez an jugemant que il paiast, ou se il an a aucun damaige par ma colpe, tout le damaige li doi je amander. //

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Iciz hons qui fait une chose par mon mandemant, bien me puet demander les missions que il fit mesurablemant, et soure tout ce me porra bien demander les usures des missions que il i fut, ou soit que il les amprunte à usures d’autre home, ou soit que il li met dou suen demoigne, c’est dou suen avoir. Et se il ere tex hons qui soloit panre usures de son avoir, se le ne li vuet randre la maison quant il la me demande. ¶

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Iceste raisons dure tant que à .xxx. anz, ou soit que andui soient vif ou andui mort, ou li .i. sous.

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- Ici dit de compaignie que font .ii. home ou plusour .lix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVII. De compagnia. Dans l’éd. Derrer, rubrique LV. De compania que fan dui omen ou plusors. -

Compagnie puet estre faite soulemant par consantemant et ausimant par commandemant, et ce est voirs ou soit que andui doivent metre avoir ou soit que li .i. sous. Et puis que .ii. home font itel convenant que il soient compaignon et chascuns mette .c. souzd’avoir, bien sunt tuit destraint d’atandre la convenance. Et cil compainz qui ne vuet atandre la compaignie doit amander aus autres le damaige que il ont pour ce et tout le preu que on i puet conoitre que il eussent, se cil eust atandu la compaignie.

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Bien puet on faire compaignie de tout quant que on a à une sole partie. ¶

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Ancore bien puet estre faite compaignie an tel guise que elle dure demantres que li compaignon seront .iii. ou tant que à .i. termine, si com est à .v. anz ou à .x. Se dui home font convant an tel maniere que il soient compaignon des la Saint Michié tant que à .i. an ou tant que à .v. anz, bien vaut tex convenance. ¶

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Compaignie dure demantres que tuit li comapignon ont volanté dou tenir la compaignie, mais puis que il ne vuelent estre compaignon, ou se li .i. souz ne le vuet, ce est ne vuet estre an la compaignie, ou se li .i. sous muert, departie est la compagnie, ancore ne le vueillent li autres compaignon que elle se desparte, et ancore fu fu faitz tex convanz que nuns ne preste la compaignie tant que à .i. terme certain, se ne i fu autre chose coveueconvenue. ¶ Mais se aucuns des compaignons part la compaignie avant le terme, doit amander tout le damaige aus autres compaignons que il an ont, se il ne a juste cause par quoi il la prent.

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Se li .i. des compaignons se tout de la compaignie avant que il ne doit et ce fait il par angin de l’autre, il doit amander à son compaignon tout le damaige que il an aporte, si com est par ochoison d’une herité qui li devoit avenir parti de la comapignie pour ce que il l’eust toz sous, doit an doner la part au compaignon autretant bien com se la comapignie ne fust partie. ¶

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Mais se juste cause est par quoi li .i. des compaignon desface la compaignie, ancore le face i il ainz termine, ne i forfait rien, ne n’en devra riens amander pour ce. Juste cause puet estre par quoi li .i. des compaignons puet desfaire la compaignie sanz nul damaige, si com est se li uns est tant maus hons et tant contrarious que l’autres ne le puet soffrir ou que à grant damaige ait esté an la comapaignie. ¶

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Se li .i. compaignon font aucun convant quant il font la compaignie, cil convanz doit estre gardez de quelque chose que il soit faiz ou de damaige ou de preu, ou soit que la compaignie soit faite de l’avoir d’andeus ou soit qu’ele soit faite de l’avoir de .i. soul et l’autres i doit mettre ses oevres, ce est que li .i. i doit mettre son avoir et l’autres se devra travoillier de ce ou andui ansamble, et si est li gaaigz communaus par tel convant comme il se font par part que l’aie chascuns. ¶ Et se il firent soulemant l dou preu an quel guise il doivent partir et ne dirrent rien dou damaige, autresi doivent partir le damaige comme le preu. ¶

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Si dui home firent compaignie tel que li .i. non ait part eldel - damaige mais que del gaaig ait an tel part com est convenanz, bien vaut icelle compaignie, et devra estre ansi antandue la convenance se gaaigz i fu faiz an une chose et damaiges et perde an une autre del gaaig doit estre traiz li damaiges, se li gaaigz est tant granz et ce qui remanra de gaaig doit estre partiz ansin com fu convenanz quant la compaignie fu faite. Et tout ce qui est dit ainsin est voirs ou soit que l’avoirs fust d’andeus les parties ou soit que il soit de l’un soul. ¶

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Si com est faite aucune convenance an la compaignie ne de damaige ne de preu qui an doie avoir ou mains ou plus doivent estre igaus les parties. //

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[Tex fois est que la compagnie se despart]Ms. : la compagnie se despart tex fois est. sanz la volanté des compaignons, si com est s’il est seignour aucun des compaignons et se il fait tex male fiance par quoi ses avoirs li est toluz. ¶

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Se aucuns des compaignons preste aucune chose de l’avoir communal ou il fist auques fin la compaignie par son angin ou par sa colpe qui tornast à damaige à l’autre compaignon, doit li amander ausimant. //

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Ancore se aucuns des compaignon despant aucune chose an la compaignie dou suen, puet le demander par ceste raison. ¶

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Et se aucuns des compaignons tourna an son preu de l’avoir de la compaignie doit an paier les usures selonc la coustume de la terre, se la coustume non est outre raison. ¶ Ancore nel tornast il an son preu, se il nel randi quant li autre compaignon li demanderent, doit an paier les usures ausimant. ¶

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Toz li prouz et touz li damaiges qui est faiz an la compaignie doit estre partiz egalemant, se non i fu faiz autres convenanz. Mais se autres convenanz fu faiz, icil doit estre tenuz, s’il non est contre la loi. ¶

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Ce que nous avons dit des .ii. compaignons, ce est voirs ancore soient il plus. ¶

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Icelle raisons que fait li .i. compaigz ancontre l’autre puent faire lour hoir ausimant antre lor. ¶

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Iceste raisons dure tant que à .xxx. anz.

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- Ici dit de vandicion et de achat .lx. Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. De empcione et uendicione. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVI. De vendezun et de comprasun. -

Achaz et vandicions sunt faites par consantemant que .i. hons a à autre, ausimant com est compaignie et demandemanz. ¶

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Se aucuns vuet vandre aucune chose à autre, il doit dire le pris à celui qui l’achate pour quant la vuet doner. ¶ Quant li vanderres et li acheterres s’acordent dou pris et font convant, vaut la vandicions, et li vanderres est obligiez de delivrer à l’acheteour la chose, ce est que il l’en reveste de la tenoison de la chose, et tout ansinc devient la chose de l’acheteour, se la chose ere de celui qui la vandi. Et ancore ne soit elle del vandeour, si l’an devra il revestir et si li devra il promettre de garir la chose ou de l’amander se elle li ere toute par raison. Mais li acheterres doit paier au vandeour tex deniers qui suen soient. ¶

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Ancore bien puis je vandre l’autrui chose, ancore ne le saiche cil cui elle est. Mais ne devient la chose moie, ainz la me porras demander icil cui est la chose, et tu m’an ess tenuz que tu la m’amendasses, se tu ne la puez garir. ¶

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Se cil qui vandi la chose ne vuet doner la chose à l’acheteour, pourra li demander li acheterrer tant il i iest eu de prou, s’il eust eue la chose. Et li vanderres puet vandre la chose à cui il vuet, se il le vuet, se li premiers acheterres n’en fu revestuz de la tenoison. Mais se li premiers acheterres an fu revestuz, il est sires de la chose, se cil qui la vandi an ere sires, et puis que la chose est bien soue, puet la demander à touz homes qui la tiegnent. ¶

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An vandicion et an achat doit estre certains pris, si com est .c. souz, mais ancore ne soit dit li pris de la chose, se je vandi une chose pour tant de deniers com dira tex hons et il dira le pris, vaut la vandicions, et je sui contrainz de doner à toi la chose et tu de doner à moi le pris. Mais se cil ne dira le pris pour ce que il ne vuet ou ne puet, ne vaut la vandicions. ¶

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Ancore li pris doit estre an deniers. Mais se on done .i. avoir pour ranautre, ce est une chose pour autre, ou moble ou non moble, non est vandicions, ainz est eschanges. ¶

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Se .ii. home font convenant antre lour d’aucune chose que vuet acheter l’uns de l’autre q, ne vaut la vandicions tant que li escriz an soit faiz ou par aus ou par autres homes par le mandemant d’aus et saigniés de lor, se elil - sevent lettres. Et se il ne sevent lettres, autres le doit seignier pour aus, ce est souz escripture. Et avant que ce soit fait se puet repentir li quex que vuet des .ii. sanz nul damaige, se li acheterres non est mis an tenoison ou erres n’an sunt donees. Mais se erres an sunt donees et li acheterres se vuet repantir, il doit perdre les erres, et se li vanderres se vuet repantir, il doit randre les erres et autretant, et soure tout ce li puet demander li acheterres tout le damaige que il an a et le prisle preu que il an eust tant que an double.

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Quant la vandicions est faite et parfete, ce est quant est ancore dou pris an icelle foiz quant la vandicions est fait sanz escrit, ancore ne soit revestuz li acheterres de la chose, se la chose se pert ou affole, il doit paier le pris autretant bien com se la chose ne fust ne - f affolee ne perdue. Ce est voirs se li faillemanz avient an la chose sanz angin et sanz colpe del vandeour. ¶ Ancore se aucuns meilloremanz croit an la chose puis que est faite la vandicions, toz li prouz est de l’acheteour, ausimant com li damaiges, ancore ne soit il revestuz de la chose. ¶

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Se je vande à .i. home à autre et il s’an fuit avant que je l’an aie revestu : se je li avoie promis la garde de l’ome tant que je l’an eusse revestu mes damaiges sera la fuie de l’ome, et pour ce li sui ge tenuz de l’amander le ser, et il me doit doner le pris. Autretex raisons est se il s’an fuit par ma colpe, ancore ne li aie je promis à garder la chose, c’est à dire le ser. Mais se je ne li avoie promise la garde, suens sera li damaiges et je ne li an ai riens à faire, fors tant que je li doi sauver et doner totes icelles raisons que je ai ou je an doner lou miens et il me doit doner le pris.

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Autretex raisons est de toutes les autres choses. Mais se je la vandicions est de celles choses qui sunt vandues à pois ou à mesure ou à nombre, li damages est dou vandeour, se ne remaint an l’acheteour que il ne vueille panre les choses et li vanderres estoi toutes houres aparoilliez de randre la chose, se il vuet. Touz li damaiges devra estre de l’acheteour quant remaint an lui que les choses ne furent pensees ne mesurees ne nombrees, se les choses s’afolent ou se perdent. ¶ Icelles choses que nous avons dit sunt de froumant ou oile ou vins ou argenz ou deniers.

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S’aucuns hons vant froumant ou oile ou vin ou autres choses samblanz à cestes, an tel convant an tel maniere com li mesurt au chief d’un mois ou de .ii., et li paierres ne vuet panre à cel termine, li vanderres le puet espandre se li vaissel li ont mestier, se il ne puet autres trover à loier. Mais se il ne le puet espandre, et il ne vle vueille faire, pourra de les vaissiaus demander le loier que on an poist avoir pris d’autre ou ce qu’il an donast à autre de cel vaissel que il loia d’autrui.

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- Ici dit quex raisons est se aucuns hons vandi une herité ou une action .lxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. Si aliquis uendit hereditatem uel accionem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVII. Cals rasuns es, si alcus om uendet una heretat o una actiun. -

Nous avons dit an quel mesure doit estre faite vandicions et achaz. Or redisons quel droit doit on esgarder an vandicion de herité ou se je vandi une aucution, ce est .i. demanz. ¶

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Se aucuns hons vant une herité, il doit promettre à l’acheteour que il soit droiz hoirs de celle herité que il vant, ce est doit promettre que il li vande par raison. Mais ne li doit promettre que chascune chose qui est an l’erité soit soue, et pour ce si devons savoir que, se toutes les choses de l’erité li sunt avenues une à une qu’il n’an devra riens amander, et adonc se l’eritez non est vandue droitemant à celui qui l’achate, icil qui li vant li doit amander. Droitemant li puet estre avenue, se elle ne tenoit par raison à celui qui li vandi, et pour ce li devra amander. Mais se li est avenue aucune chose de l’erité a, droitemant ou sanz raison de ce non avra riens à faire li vanderres que li damaiges et li preuz de l’erité partient tout à l’acheteour que li vanderres ne doit autre chose promettre, fors ce qu’il soit hoirs, se non i fu faite autre convenance.

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Ancore cil hons qui vandi l’erité ou qui vant autre chose non est destrainz de doner gaige ne fermance à l’acheteor que icelle chose soit soue qu’il vant, ne ne doit doner fermance d’amander la chose, se elle li est demandee et vancue par aucune guise, se non est faiz autres convanz antre eus quant la vandicions fu faite. ¶

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Ancore tel promission devra faire li vanderres à l’acheteour que il rande à l’acheteour tout ce qui li avanra de l’erité. ¶

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Ice que nous avons dit desoure, que li vanderres non a riens à faire à l’acheteor, se on li vant aucune chose de l’erité, ce est voirs quant convenanz n’an fu faiz, mais se il li fist convenant que il li amandast aucune chose qui li seroit tolue de l’erité, vaut bien iciz convenanz, et se il an pert aucune chose par raison, pourra la demander à celui qui li vandi et à son hoir. ¶

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Ancore li acheterres doit promettre an paroles au vandeor s’il li an anvient aucuns damaiges qu’il li amant, ce avient pour ce que li vanderres est destrainz de paier tot la dette de l’erité. Et ausimant est li vanderres destrainz de paier ce que li morz commanda doner pour s’ame ou à aucun suen ami, ancore ait il vandue l’erité.

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Ancore se aucuns hons vant aucune soue heritéaccion, ce est une raison que il dit qu’il a ancontre .i. home, doit promettre li vanderres à l’acheteour que soit ses droiz hoirs que il vant, et doit assegurer ausimant que cil ancontre cui il a ceste accion non a raison par quoi il se puisse desfandre. Mais ne doit asegurer que cil contre cui il a l’aucion soit tant riches que il puisse, ce se n’an fu faiz autres convenanz.

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- Ici dit de celles choses que on ne puet vandre .lxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. De illis rebus que non possunt uendi. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVIII. D’aquelas causas c’om non pot vendre. -

Dex choses sunt que on ne puet vandre ne acheter, si com sunt li vestemant de l’ampereour. Ancore les armes des chevaliers ne doivent estre vandue aus anemis estranges. ¶

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Nuns hons ne puet vandre son fil ne sa fille, se il ne est ses sers, fors an une maniere, ce est se li peres est tant povre et an tel necessité que n’a de quoi il puisse vivre. Et adonc quant il le vant pour ce, se il an vuet puis an autre termine randre le pris ou .i. ser qui vaille le pris, ou il ou cil qui est vanduz ou autres hons pour lui si sera delivrés et tournera an icelui etaige ou il ere premieremant. Mais an es mai le puet retenir cil qui l’achate.

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- Ici dit quant on puet desfaire la vandicion qui faite est .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXI. Quando aliquis potest destruere uendicionem que est facta. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIX. Cora om pot desfaire la vendesun. -

Certes raisons sunt par quoi se desfait vandicions et achaz si com est se elle est faite par paour ou par engin.

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Par paour se desfait la vandicions, se la paours fu juste, si com est se li vanderres a paour de mort ou pour prison qu’il ere pris, ancor ne li vueille li acheterres qu’il est revestuz de la chose. Icil qui la vandi doit randre le pris que il an prist, ancore l’eust li acheterres vandu à autre o pis ou miauz que il ne l’avoit achetee, ne li an randra cil de cui il l’avoit achetee, fors tant com il an a receu. ¶

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Se angins est faiz an la vandicion, tex foiz est que elle se desfait et tex foiz est que non. Quant la vandicions ne se desfait, devra estre amandez li angisangins qui est faiz. ¶ Adonc se desfait li vandicions quant cil de cui ere la chose, ne l’eust vandue se li angins non i fust, ce est ne la voloit vandre, fors que cil qui l’achate angigna par quoi il le mist an volanté qu’il la vandist. Mais se il vouloit vandre la chose et il la vandi moins que elle ne valoit par l’angin que fist li acheterres, tant com il la vandi mains, tant li an doit amander et la vandicions estera. ¶

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Quant la vandicions se desfait par angin qui i fu faiz, n’an puet li vanderres mettre an plait home qui tiegne la chose, mais que celui qui fist l’angin. Mais quant la chose est vandue pour paour ou par force, la puet li vanderres à touz homes qui la tiegnent demander, si com nous avons dit an icel titre où est parlé de force ou de paour. ¶

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Tex fois est que la vandicions se desfait, ancore non i soit faiz angins, si com est se la chose est vandue mains la moitié que elle ne valoit, car adonc est an l’arbitre de l’acheteour ou dou randre la chose ou de recouvrer son pris ou de acomplir le pris tant com elle valoit an icel termine que elle fu vandue. ¶ Ancore se la chose est plus de .ii. tanz vandue que elle ne vaut, puet se desfaire la vandicions, se li acheterres vuet par celle meismes raison qui est dite desoure de vandicion.

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- Ici dit des raisons qui eschient an vandicion et an achat .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXI. De dimandamento quod erit de uendicione et empcione. Dans l’éd. Derrer, rubrique LX. D’esas rasuns que escadun e vendezo ed en cumprasun. -

Puis que nous avons dit an quel guise se desfait vandicions et achaz et quex choses se doivent vandre, or redisons quex actions naissent de vandicion et d’achat. ¶

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Puis que la vandicions est faite, li acheterres puet demander au vandeour que il le reveste de la chose et de ce que il i est puis acreuz. Et se il ne l’an vuet revestir, puet li demander le interesse, c’est le preu que il an eust, se la chose li fust livree. Interesse doit estre antandu an icest cas tant com la chose seroit chiere à l’achateour sol que il ne soit outre .ii. tanz com fu li pris qui li fu donez. ¶

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Ancore se la chose est ampirié par la colpe del vandeor, puet li estre demandee par icelle meismes raison. ¶

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Tex fois est que on puet demander par iceste meismes raison tel chose qui non est dite ne pansee an la vandicion, si com est se je achetai une maison ancore ne i fust dist de la clef de la maison et des portes qui i erent et les puent demander par iceste raison et toutes icelles choses qui apartient à la maison. ¶

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Se tu faiz autre convenance à .i. home que tu li devras .x. souz ou .x. mins de blef, chascun an de tel terre qui est soue ou de tel maison qui est soe, bien li an est tenuz et anliez, se juste i fu cause pour que tu li convantas. Mais se la chose ne li est ne tenue ne anliee et pour ce an devient se tu dovras la chose à autre, si com est se tu la vandras ou donras ou la donras an douaire que ne la chose ne icil qui a la chose et la tient non est anliez ne tenuz de ce que tu convantas de doner an icelle terre ou an icelle maison, ancore le donassess tu an tel convant que cil à cui tu la devoies peust ce que an devoies doner, mais il ert obligiez à toi, ce est tu le pourras destraindre que il de doigt ce ou que il t’amant le damaige que tu an avras. ¶

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Se je achetai de toi .i. cheval ou .i. ser et il est lerres ou fuitis ou li chevaus ne manjue ne ne boit ansin com il devroit, ou il a mauvaitiez ou li vanderres ne me dit ansinc ne je ne le soi, il me devra tot amander. ¶

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Se tu me vanz .i. ser, tu me devras promettre qu’il ne avra fait aucun malfait pour que je le perde, si com est furt ou rapine ou autre malefaite, et se il ne me vuet promettre, il devra estre condampnez de tant com je ai pour ce de damaige. ¶

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Se je achate une chose d’un pupil ou il l’acheta de moi, et ce fait il sanz tutor que n’en i ont nesun, je fuis anliez à lui ausi com je seroie à .i. granz home à cui je eusse fait marchié. Mais li pupils non est anliez à moi par nule guise de cel marchié que il fit à moi ou je à lui sanz tutor. Mais ancore ne me soit il anliez ne tenuz, il m’est il destrainz de respondre et de faire tout ce que me devroit faire .i. autres hons qui fust granz, se il vuet demander riens ancontre moi par ce marchié, mais an autre guise ne li puis rien dire. ¶

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Icil hons qui vant aucune chose ne doit ces à l’acheteour nule riens qui li doie tourner à damaige. Et se il li coile que il ne li die ancore ne li soit de demande, doit li amander, se ne le set li acheterres, si com est se tu me vanz .i. vaisel qui ere pertuisiez ou trouvai qu’il ere pourriz, tu me le devras dire. Et se tu ne le me diz, tu eme devras amander le damaige que je avrai pour ce, se tu savoiez que il fust porriz. Mais se tu ne le savoies, ne m’an devras riens amander, fors tant que je l’eusse mains acheté se je le seusse. Autretex droiz est se tu me vandis une beste qui avoit aucun mal an soi et ne le me desis. ¶ Mais del vaisel que tu ne me vandis ou louas est tex raisons que tu me devras amander tot le damaige que je an avrai pour ce que il ere pertuisiez ou porriz, ancore ne le saiches tu, car tu le devoies bien savoir, soulemant que je ne le saiche. ¶

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Autretex droiz est se tu me vanz une maison ou une terre qui devoit doner aucun droit à autre, si com est cens, et tu ne le me disis : se tu le savoies, devras moi amander le damaige tant com je l’eusse mains acheté, se je le seusse. ¶

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Or avons veu quex demandemant puet faire ancontre le vandeour li acheterres, or redisons quel demandemant puet faire li vanderres contre l’acheteour. ¶

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Premieremant puet li vanderres demander le pris de la chose. Puis puet demander tel chose de que ne fu parlé ne pansé an la vandicion, si com se aucuns vandi .i. champ et il i avoit fuste tranchié. Se li acheterres le vuet retenir, li vanderres le puet demander, ancore n’an fust riens dit. ¶ Autretex raisons est se il an avoit pris fruit avant que il le vandist et il ne l’an avoit ancore trait. Mais se li fruiz de la vigne ou de la terre est soure la racine que ne soit tranchiez quant la chose est vandue, devra estre de l’acheteour, ancore soit il meurs, se autre convenance ne i fu faite. ¶

-

Se li vanderres fait mission an la chose qu’il avoit vandue, puet la demander.

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Et s’il fu tex covenanz an la vandicion que li vanderres i peust mettre servitut, doit estre tenuz icil convanz, si com est se je vandi .i. champ et je ai tel covenant que je aie servitut d’aler par cel champ an .i. autre mien champ. ¶

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Tex foie avient que la vandicions se desfait, se cil qui achate ne vuet atandre ce que il a covenant, si com est quant li vanderres n’avoit tel volanté de vandre la chose. Mais se il an autre guise eust talant de vandre, ne puet il porradesfaire la vandicion, mais puet demander que li atande ce que il li ot convenant, ou que il li amant le damaige que il an a pour ce que ne li fu atandue la vandicioncovenance. ¶

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Ancore puet li acheterres demander les usures del pris, se il ne li fu paiez à termine, puis que il li fu demandez. Et ancore ne i fust parlé de cel termine quant il deust paier, si an devra il doner usures des cel jour an avant que on li demande le pris. Et ancore ne li fust il demandez se il prist gaaig de la chose, doit an paier les usures tex com elles corrent par la terre, mais que elles ne soient outre raison. ¶ Icelles usures qui viennent an vandicion ne puet demander li vanderres de la chose, mais que par office del juge que il l’amant, si il puet veoir juste cause si com est dit. ¶

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Icest demandemant que vanderres et acheterres se font li .i. vers l’autre dure tant que à .xxx. anz. ¶ Et se aucuns d’aus muert dedanz cel termine, lor hoir puet demander li .i. vers l’autre tout ce que pooient demander li vanderres et li acheterres.

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- Ici dit quex raisons est se on achate une chose à autre ou l’achate .i. d’autre par nom de soi à autrui avoir .lxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIII. Si quis alteri uel sibi sub alio nomine uel aliena pecunia emerit. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXI. Cals rasuns es, si om cumpra una causa ad altre o la cumpra ad altre per num de se. -

Tex fois avient que on achate la chose an son nom pour autre, tex fois est que on l’achate à son oes ou à oes autrui ou de l’autrui avoir. ¶

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Quant on achate la chose an autrui nom, icil marchié ne vaut, si com je di : « Pour quant vués doner iceste chose à Pierre ? », et tu me desis : « Je la li done pour .xx. souz », et ansinc nous acordons ansamble dou pris, car non est nule raisons par quoi cil qui achate la chose la puisse demander, car il ne la vuet acheter an son nom ne an nom d’autre ne la puet acheter. ¶ Ancore ne à cil à cui il l’achate non i a nule raison par quoi il la puisse demander, pour ce que .i. hons ne puet avoir raison de demander chose par covenant que autres hons an face an son nom, s’il non est tuerres ou deffanderres ou ses curerres, ou il non a an son pouoir celui qui fait le marchié, si com est li fiz et li sers ou pouoir dou pere ou dou seignour. ¶ Mais ancore soit voirs que cil qui achate la chose an nom d’autre ne la puet demander, ne cil à cui nom elle fu achetee, et pour ce, se la chose sera livree à chascun des .ii., il i avra meillour droit et pourra bien retenir la chose, ancor ne la puisse il demander, se il n’an furent vestiz. Autretex raisons est se mariz achate une chose ou nom de sa moillier. ¶

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Se aucuns hons achate une chose à son oes, ancore l’achate il souz autrui nom, ce est pour autrui, ne li nuit rien, et bien la puet demander autresi com s’il l’eust achetee à son oes et an son nom, mais cil par cui la chose fu achetee ne la puet demander. ¶

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Se aucuns hons achete une chose de mes deniers ou de mon avoir ou de mon communal avoir : se il l’achate an son nom, il la puet demander et non je, et soue est la chose, se il an fu mis an tenoison ou autres pour lui.

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- Ici dit quex ons puet aliener l’autrui chose .lxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIIV. Quis potest alienare rem alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique LX. Cals om pot alienar l’autrui causa. -

Autresi com est voirs que .i. hons ne puet acheter chose à autrui oes, fors an icelle guise que nous avons dit desous, autresi est voirs que .i. hons ne puet vandre l’autrui chose ou se il non a poesté de vandre la chose, si com est se il est tuerres ou curerres ou tetel procurerres qui ait large baillie as choses d’aucun home pour faire ce que il vuet. ¶

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Ancore li juges puet mander de vandre l’autrui chose, si est juste cause pour que il l’emandent, si com est se cil hons ancontre cui est donez jugemanz ne vuet paier ce que li est mandé, li juges puet commander à prandre de ses choses mobles, ce est de son avoir an gaige, et puet commander que il soit vanduz ansi com lois dit et qu’an soit paiez l’avoirs qui li fu commandez à doner. Et se il non a tantes choses mobles dont il puisse estre paiez, doit estre pris de s’onor et vandui tant que on an puisse paier. Et se il non a ne avoir ne honor ou se il l’a et il n’an a tant qu’il pusse estre paiez, devra li juges, ce est li sires de la terre, mander que soit demandez à ses detors tant que soit paiez ce qui est jugiez. ¶

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Quant la chose de celui ancontre cui est donez jugemanz vuet estre vandue pour que il ne vuet paier, elle doit estre subastata, ce est an .i. leu doit estre juise pour seignal pour ce que tuit home le saichent que elle vuet estre vandue, et devra estre vandue sanz fraude par bone foi et justemant et à celui home qui plus i voudra doner. Et doit la vandre li mesaiges de la poesté par la parole de celle poesté qui a droit de demander ce, et ne la doit mie vandre à celui qui a vaincu le plait, et ne doit estre vandue tant que soient passé .ii. an outre le jugemant. ¶ Se la chose ere vandue an autre guise que nous n’anvons dit, ne vaudra la vandicions, et puet la demander cil de cui elle est à tout home qui la tanra, sol que il paiet ce qui est deu. ¶

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An itel guise com on doit vandre la chose de celui qui ne paie ce qui est jugié, an autretel guise doit on vandre la chose de cel home qui ne paie le tribut del communz de la terre et le cens del public. ¶

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Ausimant com on puet vandre la chose d’autre pour commandemant de poesté si est juste cause par que il la demant à vandre, ausimant li creerres puet vandre la chose d’autre que il a an gaige, se on ne li paie an termine ce pour quoi il l’a an gaige s’il fu an convant que il la vandist, se ne li estoit paié an termine. Mais se ce ne fu dit que il poist vandre le gaige, ne le porra vandre tant que soient passé .ii. an outre le termine qu’il doit estre paiez de ce pour que li fu mis an gaiges. ¶ Quant li creerres puet vandre le gaige, premieremant le devra il dire à celui qui l’a mis an gaige que il la reaimbereaimbre. ¶

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Quex hons vant ou done l’autrui chose mains que ansinc com nous avons dit, bien le puet demander à celui qui la tient cil de cui est la chose, se il ne l’a tenue par tant de tans que il l’ait usucapta ou prescripta, car adonc n’an puet il riens demander, mais que le pris de la chose que il - li puet demander à celui qui la vandi. ¶

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Se je vandi une chose d’autre et je devien puis ses hoirs, ou par autre guise vient puis sa seignorie de la chose, à moi vaut bien la vandicions, ne ne la pourrai puis demander, ancore soit la chose devenue moie, mais fui destrainz de livrer la chose à l’acheteour, si elle est devenue moie avant que je la livrasse. ¶ Ancore se je vandi la chose d’autre et il est puis faiz mes hoirs ne la puet demander pour ce que mes hoirs la devroit garir à cex à cui je la vandi de toz homes ausimant com je la devroie garir se je estoie vis. ¶

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Tex fois est que cil meismes de cui est la chose ne la puet vandre ne aliener an nule guise, si com est l’onors que dona la moilliers a son mari an douaire, et si com est se aucuns hons vandoit une chose ou aliena an autre guise par tel convant que elle ne fust vandue ne alienee à autre. ¶ Ancore se aucuns hons quant vient à mort laissa une chose à autre, an tel convant que il ne l’alienast à autre, il ne la doit aliener par nule guise. ¶ Se je te vandoie ou donoie par aucune guise une chose an tel convant que tu ne l’aliennasses, tu ne la pourras ne vandre ne doner à autre par que elle deviegne soue, ne ne la pourras mettre an gaige ne doner à cens, ce est an fié, ne ni porras acroitre aucune servitute.

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- Ici dit quex raisons est se aucuns hons alienera une chose communal .lxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXV. Si quis alienat rem communem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIII. Cals rasuns es, si alcus om aliena una causa cuminal. -

Se une choseest communax de .ii. homes, li .i. puet bien vandre la soe part ou doner an douaire ou alier an autre guise. Et se il le fait, bien vaut li alienacions par iceste partie que il a an la chose, fors se il n’a commancié plait à son compaignon par aucune guise, [ou par deviser la chose ou par autre guise]Ms. : om. (saut du même au même)..

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Mais se il aliene la chose tote, ne vaut li alienations, fors pour la soue part, et pour ce li autres compains puet demander la soue partie de la chose de touz homes qui la tiegnent, se la chose non est usucapta ou prescripta, si com lois dit. Mais se la chose non est usucapta ou prescripta, puet demander la soe part del pris à celui qui la vandi, mais tex fois est que .i. des compaignons puet vandre antieremant la chose communal, si com est se aucuns hons avoit une chose communal et la vandi au fisco, li compaignz ne puet demander part an la chose puis que elle est vandue, mais puet demander la partie dou pris au fisco. ¶

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Autretex choses sunt qui ne puent estre vandues, si com sunt les choses communax des citez et com sunt li marchié et com sunt les eglises et com sunt les choses des - eglises, come est la croiz et autres choses. ¶

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Ancore nus hons ne doit vandre cors de sainz pour avoir que on l’an doint, et se il le fait, ne vaut riens la vandicions, et por ce ne puet demander dou pris, ne acheterres n’an puet riens demander, se il le sout. Mais se il ne le sout, ancore ne puisse il demander la chose, bien puet demander au vandeour interesse pour ce que il l’angigna.

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- Ici dit des convanz que font li vandeour et li acheteour antre lour .lxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVI. De convencionibus quas faciunt uenditor et comparator inter se. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIV. De.lz covenenz que fai lo vendeire e.l cumpraire antre lur. -

Se aucuns hons fait convant an la chose que il vant et li convanz non est contre loi, .V. puet demander la paigne bien doit estre tenuz et gardez, si com est se je van une chose par tel convant, se aucuns hons m’an vuet plus doner tant que au chief de .xv. jours ou de .i. mois, que la chose torne à moi ou que li premiers acheterres m’an done autretant com je an trouvoie d’autre. ¶

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Se ciz convenanz ou autres que on fait an achat ou an vandition sunt fait quant on fait le marchié, et li acheterres ou li vanderres ne vuet garder icel convenant, li autres li puet demander interesse. Mais se convanz fu faiz puis que fu faiz li marchiez, ne vaut, pour que aucuns de lor an puisse riens demander à autre, si com est an icest example. Je vandi une terre et, puis que fu faite la vandicions je et li acheterres feimes tel convant que il eust les aubres qui erent tranchié an la terre : se il le prist si que il a la tenoison et je les li vueil demander, puet se desfandre par tel convant et puet les retenir, ancore ne les puisse il demander, se je le tieg pour ce que ne fu coneu el contrait. Autretex droiz est de totes celles convenances que font .ii. home et plusour, se il les font puis que est faiz li contraiz. ¶

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Ancore se je van une chose et je i fais tex convanz, se il ne me paient an .i. termine que la vandicions si est desfaite, vaut la convenance. Et se il ne a paié au termine, devra randre la chose et les fruiz et tot ce qu’il i est acreuz.

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Ice qu’est dit an mon arbitre an icel convenant et an l’autre que je puis demander la chose, et se je ne vueil demander la chose, que je puis demander le pris et les usures, et puis que je commance à demander l’un, ce est ou la chose ou le pris, ne me pourrai puis repantir pour ce que je puis demander l’autre.

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Autretex raisons est se il me paiast une partie del pris an tel convenant se il ne m’a paié au termine que il ait perdu ce que il m’avoit doné et la chose tornast à moi.

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- Ici dit de cel ser que on vant an convant que il soit menez an autre terre .lxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVII. De seruo qui uenditur tali couencione quod portetur in aliam terram. Dans l’éd. Derrer, rubrique LV. D’aquel serv que om vend en covenent qu’el sia menaz en altra terra. -

Se aucuns hons vant .i. ser an tel convant que il fust gitez d’aucune vile, si com est de SaintGile, bien vaut cil convanz, et se il ne remaint, cil convanz doit estre tenuz. Et se il l’achate sanz icestesconvenance, li vanderres pourra bien panre le ser, si com fu dit el covenant que il puetpanre peust l’ome, et aucune paigne i fu promise, se il brise la convenance se. Li vanderres puet demander le ser, se la convenance est brisié par la volanté de l’acheteour. ¶ Se li sers fu fu menez fors de la terre, ansin com fu convenant, doit estre de la poesté de la terre. ¶

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Ancore se je van une ancelle par tel covenant qu’elle ne soit mise an pugterie, iciz convenanz vaut bien, ne ne li puisse puis remettre. Et se elle i estoit mise, li vanderres la puet panre, s’il fu diz el convenant. Et se ne fu dit el convenant que il la poist panre, sera franche et sera libertine del vandeour qui fait cel convant. Ce est voirs se li vanderres ne li remist puis, ou ne consanti à home que il li meist. Mais se li vanderres li met puis, ou il consant à autre que il li mette, elle est devenue franche et il pert le droit que il i avoit. ¶

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Ancore se aucuns hons vant .i. ser an tel convant que li acheterres le face franc an celui termine, li lois le fait franc.

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Ancore se aucuns hons vant .i. ser an tel convant que li acheterres le face franc an celui termine, li lois le fait franc. Ancore se est fait tex convanz et se il a paigne promise et li acheterres vuet brisier la convenance, ne la puet brisier. Et pour ce li vanderres ne puet demander la paigne. ¶ Se convenanz fu faiz que li sers ne fust frans an nule maniere et paigne i fu promise, se li acheterres le vuet faire franc, ne vaut la franchetez, ne ne puet estre demandee la paigne. Et se convenanz fu faiz pour ce que li acheterres ne poist franchir, ce est fiés, ce pour que il vueile doner la franchise, la franchetez ne vaut, et la paigne li puet estre demandee pour ce qu’il fust contre la convenance au fin.

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- Ici dit quex raisons est se on aliene icelle chose qui a mauvaise teche ou autre mauvais vice .lxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVIII. Si aliquis alienat rem que est uiciosa uel morbosa. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVI. Cals rasuns es, si om aliena aquela causa que a morbo vicio, zo es deg. -

Puis que nous avons dit de celles choses que on vant ou que on achete, or redisons quex droiz est se la chose que vant .i. hons est morbose ou viciouse, ce est à dire se elle a aucune teche an son. ¶

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Tex teche puet estre an la chose par que la vandicions puet estre desfaite, se li acheterres le vuet, si com est se il est pleins d’anfermeté. ¶ Morbz, ce est qui ne laisse à home ou à beste faire ce que il devroit faire par nature, si com est se hons ou beste a perdu .i. mambre ou a autre mal an soi par quoi il ne se puet aidier. ¶ Morbus est tex que sampres vient de malavoi dou cors, si com est fievre. ¶ Vices est ce qui vient del cors sanz mal vice del cors, si com est se .i. sers est lerres ou fuitis, ou se est beste paourouse ou restive ou qui fiert des piez ou de corne sanz ochoison. ¶

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Quant la vandicions se desfait par anfermeté qui est an la chose, puet li acheterres demander le pris et les usures dou pris et le damaige qu’il a eu par celle chose, si com est se li sers ou li beste que je avoie achetez me fait aucun damaige ou à autre home pour quoi je ai aucun damaige. ¶ Et se je achetai la chose, i fais mission ou an maingier ou an boivre ou an vestir ou an chaucer, non an puis je rien demander. ¶ Mais ce qu’est dit, ce est que li vanderres doit amander à l’acheteour tout le damaige que il ont pour la chose, ice est voirs quant li vanderres set la teche qui ere an la chose, ne ne le dist à l’acheteour. Mais se li vanderres ne le savoit, il est an l’arbitre del vandeour ou de amander le damaige, ou de laissier le ser ou la beste pour le damaige.

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Et ancore se la chose est ampirié ou pouoir de l’acheteour par sa colpe ou de sa maignie, puet li demander li vanderres, et puet li demander ce qu’est acreu. Et se il ere sers, puet li demander le gaaig que il i a puis fait, sanz les choses de l’acheteour et sanz les ouvres dou ser, si com est se li fu donee aucune chose, ou il le trueve, ou an fu pris loiers de lui, ce est dou ser ou de la beste, tot le devra randre. ¶

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Iceste raisons que nous avons dite par quoi on rant la chose que on a achetee et par que li vanderres demande le paiemant de la chose ne dure outre .vi. mois. Icil .vi. mois doivent estre conté des cel jour an avant que il ont pouoir de demander raison li uns anvers l’autre. Et puis que .vi. mois sunt passé, ne puet randre la chose li acheterres, mais puet demander tant dedanz .xxx. anz com il avroit mains achetee la chose, se il i seust celle teche. ¶

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Quant li acheterres puet randre la chose, si com est dit : non est dessevrance ou se icel vanderres sot la teche ou soit que non sol que teche non ait del cors.Dans l’éd. Derrer, § 5. ¶

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Ancore tex fois est que acheterres puet prandre la chose que il avoit achetee del vandeour, ancore non i soit tex teche pour quoi la chose doie estre randue, si com est se li acheterres fait tel covant au vandeour que li rande la chose se elle ne li plait.Dans l’éd. Derrer, § 6. ¶

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Tex foie est que cil qui achate puet desfaire la vandicion et puet randre la chose et puet recouvrer le pris, ancore ne soit la chose moble, si com est se je vandi une terre et an celle terre croissent herbes males et mortaus.Dans l’éd. Derrer, § 7. ¶

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Tout ce que nous avons dit desoure, que cil qui achate la chose la puet randre se il trueve aucune teche et il puet recouvrir son pris, tout ce est voirs quant li acheterres ne i savoit icelle teche, ou non ere tant paranz que on la peust ou veoir ou savoir. Mais se li acheterres savoit icelle teche ou il le peust savoir, n’an puet riens demander.Dans l’éd. Derrer, § 8. ¶

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Se aucuns vant aucune chose an tel convant, se la chose a aucune tlteche que il n’an soit mis an plaiz, bien s’an puet desfandre par cel convant que il non amandera rien pour celle teche qui est an la chose, se il ne la sovoit. Mais se il le savoit, ne s’an puet desfandre que il ne l’amant, se bien li an fu faiz convenanz quant il vandi la chose que on ne l’an mesist an plait de celle teche qui i seroit trovee, sol se li acheterres ne le savoit. Dans l’éd. Derrer, § 10 (oubli du § 9). ¶

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Se la teche qui est an la chose que je avoie achetee non est par malevie del cors mais vient del cuer, si com est beste espoantouse, ne la puis randre, mais puis demander tant com elle fust mains achetee se je seusse la mauvastié an la chose. Mais se li vanderres savoit la mauvaitié et la male teche an la chose. ¶ Mais se li vanderres ne savoit celle mauvaitié an la chose, ne m’an est tenuz fors de .ii. vices, ce est s’il ere sers fuitis ou lerres, car adonc li puis je bien randre selonc ce qu’est dit desoure de celles choses que on puet randre ancor ne le saiche li vanderres. ¶ Mais des autres vices qui vienenet soulemant dou cuer, ou soit que il soient an home l ou an beste, n’an est tenuz li vanderres se il ne le savoit ou il ne dist par nom que celle chose non avoit vice an soi. ¶ Mais se il ne - le savoit, ancore ne le desist, il est tenuz à l’acheteour detant com il l’eust mains achetee la chose se il seust le vice. ¶

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Et se li vanderres dit nomeemant que la chose non avoit vice an soi et il mentist, bien le puet li acheterres destraindre que il recouvroit la chose et il rande le pris se il li avoit doné, ou li puet demander tant com il l’eust mains achetee se il seust le vice.Dans l’éd. Derrer, les §§ 11 et 12 font l’objet d’une nouvelle rubrique : LXVII. Aici ditz, cals dreiz es de.l serv vendut que a vizi que ve de.l cors o de.l cor, e cals dreiz es de la bestia venduda que a vizi.

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- Ici dit quex droiz doit estre an convenances que fait .i. hons à autre an looison .lxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIX. De illis rebus quas aliquis donat ad locacionem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVIII. Aici ditz, cals dreiz es d’aquelas causas que om dona a loguer o d’aquel omen que loga ses obras. -

Puis que nous avons dit quex droiz est an vandicion et an achat, or redisons quex droiz est de loeson, ce est quant .i. hons loie une chose à autre, et premieremant veons que est loeson. ¶

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Loesons est ce quant je loie une chose à autre pour avoir que il m’an done ou que il m’an promet. Et ceste raisons est faite quel hore est convanz li pris, ausimant com seroit complie une vandicions quant vanderres et acheterres s’acordent ansamble del pris. ¶ Ancore se aucuns hons loe ses oevre, ice est loeson ausimant, si com est se il escrit .i. livre pour avoir que on li an doné ou que on li an promet. ¶

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Se aucuns loe une chose à autre, .ii. raisons i viennent. ¶ Li une est par que puet demander son droit cil de cui est la chose qui est loee ancontre celui à cui il la loe. ¶ Li autres est par que puet demander son droit cil qui loe la chose, ce est cil qui reçoit la chose et cil de cui est la chose. ¶

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Iciz hons de cui est la chose que il dona à loier puet bien demander le loier de la chose ausimant par icel droit qui eschiet an loeson, se cil qui la chose loe ne li vuet randre an termine que il auront convant ancore ne soit cla chose de celui qui la loa. ¶

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Se cil hons à cui fu loee une maison ou autre chose et vuet dire que la chose soit soue, ou dit que j’aie aucun droit autre, ne la puet ne ne la doit retenir pour ce. Mais premieremant devra randre la tenoison à celui de cui il la loe, et puis pourra dire sa raison, se il li a. ¶ Autretel droit puet on dire de cel home qui a une chose la chose an gaige et pour commandemant ou par prestance, se il viaut dire que la chose soit soue. ¶

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Ancore se aucun convant furent fait an la loeson, il doivent estre tenu, si com est se aucun hons loue .i. ser ou autre chose et il l’aesme à .c. souz ou à mains, pour ce qu’il ne viaut qu’il ne soit puis contraires de nule rien, se il est mors ou affolez, et dira ansin : « Je te loue ce ser et je le met an pris de .c. souz ». Ancore ne il n’ait dit an la loeson que on randit le ser, se il moroit ou se il estoit affolez, pour solemant ce que li sires li ot adestinéadestimé, li doit randre .c. souz cil qui le reçuit par loier, se il est mors ou perduz an quelque guise. ¶

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Et ceste besoigne, ce est loeson, est de tel nature que on ni puet demander tex choses que ni furent dites ne pansees au commancemant de la besoigne, si com est an icest plait : je loe une chose de toi et celle chose est ampirié par mon mal angin ou par ma colpe ou par male garde, je la doi amander, ancor n’en fust dit rien quant je louai la chose, se les rates ont rout .i. drap d’autrui que je avoie reçut par laver ou pour blanchir ou pour coudre, autresi le doi je randre, se je li ai eschangié ou perdu par male garde. ¶

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Se aucuns hons est mes anemis par ma colpe, et par icelle inquité fera damaige an la chose que li avoie loié, je doi amander icel damaige, si com est se je ai .i. cheval loié et cil miens anemis cui je l’avoie loié le m’a mort ou navré. Mais se il ere mes anamis sanz ma colpe, n’an doi riens amander, mais cil qui fait le damaige le me devra amander. Autretex raisons est se je avoie une vigne ou une maison loee et uns la taille ou art par male voillance que il a ancontre moi. ¶

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Ancore se la chose que je ai louee est ampirié sanz ma colpe, n’an doi je riens amander, si com est s’elle me fu tolue par force ou se me fu amblee sanz ma colpe. ¶ Ma colpe est se je ne le garde ansin com je doi, ce est ansin com feroit .i. sages homs. ¶

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Se je me moine mal an la chose que je ai loié, sui je tenuz par celle raison que i eschiet an la loeson, si com est se je louoie une beste par une journee et je le menasse plus. An icest example, se la chose ampire ou perist, ancore n’i aie je colpe, se la doi je amander, pour ce que je an fis ce que je ne devoie. Et soure tout ce li an sui je tenuz par larrecin, se je cuidoie an mon cuer que mal an fust à celui de cui ere la chose de ce que je menai plus la chose que je ne devoie. ¶

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Ancor se je loie une maison ou .i. champ et je i estoie .ii. anz que ne paiasse le loier, puet tenir la chose li sires ansin que il n’i ait nul damaige, ancore me promette il aucune paigne, se il le tolit avant que fust passez li termes dedanz lequel on le loia, pour ce que je le per il da farsi par ma colpe que je ne li vueil paier le loier que je ai dit.

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Ausimant m’an puet geter, se il mostre que la chose li ait grant mestier pour soi ester, ausi est se la maison qui a grant mestier de refaire an ces .ii. plaiz, se il m’an giete que nous avons dit, n’an doit avoir paigne, mais me doit randre le loier se il l’a prist, fors de tant com je ai tenue la chose. ¶

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Se je te loie une moie chose, si com est une maison jusques à certain terme, ou si com est .i. chevaus jusques à cel leu, tu me doit paier tot le loier, ancor ne vueilles tu tenir la maison jusques au terme, ou ancor ne vueilles tu mener le cheval jusques à cel leu où tu l’avoies loié. Mais ce est voirs se je an ai autretant de damaige comme est li loiers. Mais se je loie la chose à autres que tu ne li an doves, ce est de tant com je ai eu par toi de damaige. ¶

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Mais s’il ne remest an vous qui teniez la chose que je vous ai loié, ne devez paier le loier, mais que de tant com vous avez tenue la chose, si com est se la maisons que je vous avoie loié est cheoite ou arse sanz la vostre colpe, ou se li chevaus que je vous avoie loié est mors ou est devenuz clops, ou il vous est par force toluz et tout sanz vostre colpe. An ices .ii. examples et an autres samblanz de ces, ne me devez doner loier, fors de tant com vous avez usee la chose. ¶

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Autres raisons est de ceste, si com est se je covante à aucun home que je le serve .i. an ou moins ou plus, car quant je loie mes oevres, ancor ne complisse je le fui si ne remaint an moi, il me doit paier tout le loier, autresi bien com se je eusse compli le termine que je li oi an convant, si com est se je devoie aler à Monpellier et je fusse pris an la voie ou je fusse mors ou je preisse mal ou autre contraire par quoi nje n’i poisse aler. An icest example m’an doit on paier tout le loier, car ne remaint an moi que je ne face tout ce que je ai an covant. ¶

-

Autretex raisons est des avocat qui font convant à autre que il iront à aucun plait ou que il irons avec aus à aucun certain leu, ancor ne voisent il à plait ou il avront convant ou il travaillent jusques à donc que il ont an convant si ne remaint à aus. Tout lor doit on paier e loier autresi bein com se il eust fait ce que fu an convant. Mais ceste raisons est veraie an tel maniere se il ne reçoivent pris d’autre home dedanz cel termine que il devroient estre an icest plait. Mais se il prirent autre loier del plait dedanz celui termine d’un autre home, ne puent demander ce que on lor avoit an convant de cel plait où il ne alerent, fors d’itant com il li est mains doné del plait dedanz celui termine que on ne avoit coneu, ce est fors d’itant com il an ont de damaige. ¶

-

Or resgardons de l’autre part que cil qui reçuit la chose puet bien demander loier à celui de cui elle est. ¶

-

Iceste besoigne est de tel manierenature que on puet demander par ceste raison ce qui eschiet an loeson tex choses qui ne furent dites ne pansees quant la chose fu loié. ¶

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Et cil à cui fu loié une chose, bien la puet loier à autre s’il ni ot autre convenant quant elle fu loee. ¶

-

Premieremant peut demander cil à cui fu la chose loee à celui de cui est la chose que il li laisse tenir et user la chose jusques au terme que il l’a louee. Et ce est voirs ou soit que icelle chose ere de celui cui on la deue à loier ou soit que non. Et se cil qui laisse tenirdone la chose à loier ne laisse tenir la chose à celui à cui il il l’a louié et non avec autre que on vueille geter tant com il posse, doit li amander le damaige que il an avra et le preu que il an eust, se on li laissast la chose. ¶

-

Se aucuns hons reçoit une chose par loier , si com est une maison, cil de cui il loue la chose li doit laissier panre totes les choses que il porte an la maison quant vient au termine qu’il vuet issir de la maison, se il li a paié son loier ou ne remaint an lui que il ne le paie. Mais se il ne li a paié le loier ne il n’est aprestez que il le vueille paier cil de cui est la maisons, puet retenir ou demander les choses qui son an la masion pour gaige, dusques à donc que il soit paiez. ¶

-

Ancore se cil hons qui loie aucune chose, si com est une maison, et il fait aucune mission par quoi la chose soit amandee, si com est une maison et il fait aucune mission par quoi la chose soit amandee, si com est de recovrir la maison ou de refaire ou autres missions qui soient torné au profit de la maison : tot ce que il i a fait de missions, si com est dit, porra li demander. ¶

-

Autretex raisons est s’il loue .i. mien ser à autre home ou une moie beste, car se cil à cui je la loie i fait aucune mission, tel qui soit profit, il la puet demander. Mais se il l’a mis an leu ou par mangier ou par boivre ou par vestir ou par chaucier pour ce que il le servoit ou pour ce que il l’avoit servi, n’an puet riens demander. ¶

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Se je loie .i. mien champ à autre et il perde toz les fruiz ou la meillour part des fruiz de cel champ sanz la moie colpe, si com est par mal tans ou par maus homes ou par grant chaut ou par ce que la terre est mal male que elle ne porte fruiz, mieuz devra estre li damaiges an tant que je n’an pourrai demander le cens, fors pour cele part de l’an qu’il avoit usee la terre, ce est que il l’avoit gaaignié. ¶ Mais ese li damaiges qui est avenuz n’est granz, ainz est petiz, ou se il reçuit damaige an ce, ce est s’il fu tex convanz antre moi et lui quant je li louai la terre que il me paiast le loier, ancor perdist il le fruit de la terre par aucune maniere, il me doit paier tout le loier, ancor ait il perdu toz les fruiz. Ciz convanz qui est dit desoure antre moi et lui, fors que tant aies an l’autre an desore destrinzdestrainz an la terre que il poisse refaire le damaige de l’autre an au preu de cest an, car adonc me doit il paier tot le loier et de l’un an et de l’autre, autresi bien com se n’i fust avenu nuns damaiges. ¶

-

Mais ce que nous avons dit est voirs que cil qui loue une terre doit paier le cens se il pert le fruit, ice est voirs solemant de celui qui loue le champ à deniers par certain pris, si com est pour .c. souz. Mais se il tenoit la terre par loeson à moitié ou au tiers et il perdist les fruiz, li damaiges et li preuz doit estre communax à lui et au seignour de la terre par autretel partie com il l’avroit es fruiz se il fussent venu à bien. ¶

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Se cil de cui je avoie une maison loié l’a vandue à .i. autre, ne doit estre ancontre la volanté de celui qui l’achate, ne il n’est destrainz que il la me laisse s’il ne viaut, ancore ne soit venuz li termines jusque je l’avoie loé, se je - - Ms. : il avec l exp. et e ajouté au-dessus de la ligne. - - ne l’achate an tel convant que il ne m’an jetast tant que an terme que la devoie tenir. Mais se tex convanz fu antre aus, cil qui la vandi le puet destraindre ou je, se il me done le suen droit qu’il ne me giet de la maison tant que je avrai compli mon termine. Mais or soit quan fust convenanz antre aus que i deusse remanoir, ou soit que riens n’an fust dit, je puis bien destraindre celui qui la m’a loié que il face si que je remagne an la maison ou il doigt interesse, ce est à damaige ou à preu que je l’auroie, se je ne me partoie de la maison. ¶

-

Autretex droiz est de totes les autres choses  : se cil qui loue la chose et cil de cui il la loie ne viaut li .i. à l’autre garder, ce qui est dit desoure que doit li .i. à l’autre, li juges les puet destraindre que il le facent. ¶ Et se cil qui loue aucune chose d’autrui se tarde que il ne pait les deniers dou loier, li juges li doit mander que il li an doigt usures tex com corrut par la terre, sol que elle ne soient contre loi. Adonc s’an quant on li demande le loier et il nel vuet paier et termines est que il le doit paier. ¶

-

Ici demandons que puet faire cil de cui est la chose ancontre celui cui il la loie, et ici demadons que puet faire cil qui loie la chose d’autrui ancontre celui de cui est la chose, si puent avoir li lour hoir li .i. vers l’autres jusques à chief de .xxx. anz, ausi com puet cil de cui il sont hoir.

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- Ici dit des amphetis.

Dans l’éd. Fitting, rubrique LXX. Quando aliquis dat terram suam propter censum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIX. Aici ditz de emphetix.

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Puis que nous avons dit de loeson et de celles raisons qui afierent et apartienent à loeson, or disons d’autre afaire que non est loeson ne vendoisons, mais est samblanz de ces et a nom amphiteosim, ce est faisande et oevre mervoillouse, si com est se je done une terre à autre pour ce qu’il l’amande, et qu’il m’an doigt cens et que il la tiegne par la cense, et il et ses hoirs, et que il aient pouoir de vandre et de doner et angaigier la terre an acune maniere qu’il la vueille, fors qu’il le face an tel mainere que aie mon cens selonc ce que on le convenance. ¶

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An icelle besoigne que nos disons, ce est qu’est apelez amphetis, an toutes celles convenances que sont faites an icest contrait doit estre sampres faiz escriz, n’il ne vaut an autre maniere, ne li sires de la chose non est contraiz de revestir celui de la tenoison à cui il fist le convenant qui est dit, si com il est faiz escriz. Et nuns d’aus ne puet avoir droit li uns anvers l’autre par nule convenance qui fust faite antr’aus, se celle convenance non est escrite. ¶

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Mais se est faiz escriz de celle besoigne, bien vaut, et li sires est destrainz de doner la tenoison de la chose selonc le convant qu’il fist à celui qui devoit tenir la chose, se il le vueut paier le cens et tote la convenance qui fu faite an aus doit estre gardee, se elle fu escrite, et convanra que li .i. le demant à l’autre se elle ne fu contre loi. ¶ Mais ne viaut paier le cens et non est destrainz li sires par raison de la chose se n’an fu faiz convenanz antre aus deus an quel termine on doit paier le cens. Mais se li termines n’en fu mis, n’en doit demander jusques à cel termine, ne ne se puet desfandre li sires qu’il ne li doint la tenoison, se bien ne li paioit on le cens an jusque au termine. ¶

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Ancor soit dit desoure que non vaut ceste besoigne, se il non est faiz escriz ou que n’en est destrainz li sires de doner la tenoison pour qu’il cuide estre destrainz par iciel convant ou ne li puet puis soure, et vaut li contraiz autretant bien com se an fust faiz escriz. ¶

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Se cil qui tient une chose an fief esteraestera par .iii. anz qu’il ne paiera le cens, ou par .ii. anz se la chose est d’aucune eglise ou d’autre venerablement leu, si com d’ospital, il pert celle raison que il avoit an la chose, et puet li hons tenir la tenoison que on n’an avra paigne, ancor fust paigne promise an lor convant, se on li toloit la tenoison. Et ce est doner pour ce que il pert la chose an sa colpe, ne ne li vaut rien icelle ochoison que ne li fu demandez li cens, car il le devroit avoir aporté et doné ancor ne li demandast cil de cui il tenoit la chose. Mais se il ne vuet recevoir le cens, ou se il se vait escondant pour ce que il ne viaut que on le li pait, il doit aller au juge, c’est à la poesté de la terre et doit mettre le cens là où li juges li commandera, ou il le doit mettre an eglise, et puis qu’il avra fait ce, il sera segurs autretant bien com se il eust paié le cens. ¶

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Tout ce que nous avons dit desoure comment il doit paiépaier le cens est voirs quant ne fu pas acordé antr’aus an quel mesure devoit estre paiez li cens. Iciz convanz doit estre tenuz se an fu faiz escriz. ¶

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Se la chose que on done à cens, ce est an fief, si com nous avons dit desoure, est afolee jusques à moitié, pour ce n’an doit pais paier mains de cens, se ce ne fu dit an convenant. Mais se la chose est affolee outre la moitié, on n’an puet demander le cens, fors par tel partie com est remex de la chose, s’il n’i ot autre convant. ¶

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Iciz hons qui tient aucune chose à cens, ce est an fief, si com est dit desoure, se il viaut vandre ou doner an ancune maniere ou angaigier cel droit que il a an la chose, bien an puet selonc le convenant que il fist an seignour de cui ere ere la chose quant il la reçuit, se li convanz fu escriz. Mais se li convenanz ne fu escriz, ou se il fu escriz et li escriz n’apareust, iciz qui tient la chose doit aller dau seignor de la chose et doit li dire qu’il viaut vandre le droit qu’il i a, et doit li dire le pris que on l’an vuet doner. Se li sires li an vuet doner autretant com .i. autres, il li doit laissier avant que a .i. autre home. Mais se li sires ne le viaut acheter, ou se il le viaut et ne l’an viaut autretant doner com .i. autres, il doit estre jusques à .ii. mois qu’il ne vande icelui droit, et au chief de .ii. mois doit dire autre voie au seignour que il viaut vandre cel droit. Et se li sires ne l’an viaut doner autretant com .i. autres, puet le vander cui que il viaut, puis que seront passé li .ii. mois, ja soit ce que ne le vueille li sires de la chose, mais que cil à cui il vuet doner la chose ne soit tex persone qu’il soit veez à avoir. ¶

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Quant cil qui tient la chose d’autrui par fief la vant à autre, ou il l’aliene an quelque maniere que ce soit, se il l’aliene selonc ce qui est dit desoure, li sires de la chose devroit mettre an tenoison de la chose celui home à cui elle est vandue ou alienee, et il an devroit avoir pour ce la cinquante part, ce est de .l. souz .xii. deniers de ce que il a son droit vandu. Mais se il ne vant son droit, fors que il l’aliene an aucune maniere, iciz droiz devra estre esmez, et selonc ce an devra li sires avoir la cinquanteme part de ce que ert esmé à ce droit. Et il le doit recevoir an la tenoison par soi meisme et non par son mesaige, fors se il ne li mande par lettres que il antroit an sa tenoison, et sour tot ce le soit sourescrire an la chosechartre qui serar faite de ce contrait. ¶

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Se li sires ne viaut recevoir an la tenoison cel home qui a gaaignié le droit de la chose de cel home qui la tenoit an fief, et il sera par .ii. mois aprés que li sera dit, bien le porra mettre an tenoison cil qui li vaut ou qui l’aliene par autre maniere. ¶

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Se cil hons qui tient une chose à cens, ce est amphiteosim, la vande ou la aliene an autre guise que il ne doit, pert tout le droit qu'il avoit an la chose.Saut du même au même.

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Se cil hons qui tient une chose de moi an fief pert la tenoisons par aucune maniere, il la puet demander de touz homes par raison, et de moi meismes de cui est la chose la puet demander, s’il m’a paié le cens ou il le viaut paier, ja soit ce qu’il tiegne la chose de moi, ce est possidet de moi, ce est an mon nom, et ou autant que je aie la tenoison, mais a droit an la chose par quoi il la puet demander à toz homes qui la tient.

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Se je doig une terre qui soit moie an fié à autre, cil covanz que nous faisons quant je li done, doit estre tenuz, ou soit que nous façons tel convant que il la tanra, et il et si hoir, et qu’il la puisse vandre et doner, ou soit que li convanz fust tex qu’il la tenist solemant an sa vie, ou soit que li convanz fust d’autre maniere, il doit estre tenuz adés, se escriz fu faiz de cel convant, s’il n’est ancontre la loi. ¶

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Se cil qui tient la moie chose an fié, si com est dit desoure, tient la chose par .xxx. anz et il ne paie le cens, adés nil ne puet dire que la chose soit soue par icelle tenoison. Mais s’il la tient par .xxx. anz qu’il ne pait le cens ne il n’an fait nul samblant, il se puet puis desfandre par icelle tenoison et dou seignour de cui il tient la chose et de touz homes, et puet tenir la chose pour soue, ansinc que il n’an devra cens des cel termine an avant.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 4 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par + conjecture

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+ Livre 4 +
+ An cest chapitre dit de sacremanz que on fait an plait quant garanz ici proevent et ici commance li quarz livres .lxlll. chapitre. +

PuisLettre ornée de 7 lignes de haut. que nous avons dit des jugemanz an quel maniere doivent estre ordené et des causes qui au jugessignours apartienent, or disons des sairemanz que on fait an plait, quant il n’i a ne garanz ne preve et, se elle i est, n’an i a tant com est mestiers.

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+ Quant li juges doit faire jurer. +

Maintes fois avient an plait d’aucun negoce non est provance ne garanz tel com commande la lois, mestiers est que la chose se fenisse par sacremant, quant li juges puet veoir que li une des parties ait meillor raison que li autre, quant li juges puet veoir, ce est proveance, que li une des pars die voir, ou par l’une des parties qu’est meillours, ou par raison que elle ait dit an plait. Mais se les parties sunt igaus, et non est meillours prove an ce de l’une part que de l’autre, icil qui demande par droit le plait, se il ne puet mostrer ce que dit, ne ne i a leu icest sacremanz.

+

An icest sacremant doit estre gardez quex persone doit estestre cil qui puet faire sacremant, et ancontre quel persone pour ce que il tenoit dan. ¶

+

Icest sacremant tex foies est que li juges le done à une des parties, tex foies est que li une des parties le done à l’autre.

+
+
+ Ici dit quex persone puet doner icest sacremanz .iii. +

Quant li une des parties done le sacremant à l’autre, il doit estre tex que puisse faire son dan ou son preu. An autre guise, ne doit estre donez li sacremanz. Et se il est faiz an autre guise, ne li tient nul dan, se celle persone ancontre cui est faiz li sacremanz ne i a tutor ou curor et ne fu faiz par volanté del tutor ou del curor.

+

Ancore la chose doit estre esgardee que solemant i soit tenoisons del fait, si com est se je demant .c. souz à .i. home et je di que je li ai prestez et il dit que non. Adonc pour ice cas est contrainz de fait, se il me vuet doner le sacremant ou je à lui, lors puet estre feniz li plaiz par sacremant. ¶ Mais s’il est tançon del droit, si com est se il me conoit cest avoir, mais il dit que il ne me doit paier par aucune raison, ne ne doit estre fait sacremanz, ainz est an l’arbitre del juge que il gart se est raisons ou non.

+
+
+ Ici dit an quel guise on doit jurer .iiii. +

IcizLettrine de 8 lignes de haut. sacremant doit estre faiz an tel guise com il est donez à faire. Mais se je done an une guise et il le fait an autre ne vaut, c’est à celui qui jure ne tient nul preu, ne à moi qui li dis que jurast ne tient nul dan, si com est se je li dis qu’il jurast per Deum et il jurast par le chief de son anfant ou an autre guise, ne me nuit iciz sacremanz. ¶ Autretex raison est se li juges mande à aucune des parties que ansinc soit voirs com il l’a dit, et il l’a juré an autre guise. ¶ Mais si com dit an quel guise il devra jurer, il doit jurer per Deum que ansinc soit voirs com il dit.

+
+
+ Ici dit quel preu tanra iciz sacremanz à celui qui jure .v. +

An tant doit estre gardzgardez ciz sacremanz que cil qui le fait ou le vuet faire, mais il li est pardonez , et puet demander tant que à .xxx. anz ce que il a juré que on li devoit, et il et ses hoirs.

+

Et se il jura que il ne devoit riens à son aversaire à cui il avoit le plait, toz tans se puet desfandre, et il et ses hoirs. ¶ Iceste fermance de sacremant que fait li .i. à l’autre an plait an tel maniere vaut que se cil qui jure ou fait par parole de juge ou de cestui à cui il avoit son plait, et ne vaut an autre guise.

+

Ancores est mestiers que cil qui dit que on jurat, jurat premieremant de la chalonge, et se il ne remest an lui que il ne jurast. Mais tex persones sunt qui ne jurent de chalonge, c’est li peres se ses fiz le met an plait et li patruns se ses liberz le met an plait. Autretex raisons est se li peres met son fil an plait ou li patruns son libert.

+
+
+ Iciz dit quant vaut ciz sacremanz .vi.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique V. Quod proficuum erit istud sacramentum illi qui iurauit. +

IcizLettrine de 6 lignes de haut. sacremanz qui est dit desoure vaut adonc quant cil qui jure le fait par le mandemant del juge ou par la parole del juge ou par la parole de l’aversaire à cui il avoit le plait. Mais ciz hons qui ne jure ne par la parole del juge ne par la parole de celui qui avoit le plait, ne li vaut neant ciz sacremanz, ne à l’autre partie ne tient damaige. ¶

+

Tex foie est que cil qui fait le sacremanz s’an puet puis retorner, si com se puis qui a fait le sacremant, il trove sa provance et sa garantie. ¶ Mais c’est voirs que il le puet retorner arriere avant que li sacremanz soit fait.

+

Ancore puis que li sacremanz est faitSaut du même au même., ancore jure il à tort et mal ne puet estre anfraiz, ce est ne doit on dire rien ne bien ne mal, mais doit on dire : « Il a juré ». Ce qui est juré lors doit li juges faire tenir fermance. Ce est voirs ou soit que juges fait cest sacremant ou soit que li une des parties le fait à l’autre.

+

Mais tex fois est que sacremenz, puis que il est faiz, puet estre desfaizanfraiz, si com est se il est faiz contre home qui ait moins de .xxv. anz et li juges est tex poestez que puisse restituir.

+
+
+ Ici dist de preste d’avoir .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. De mutuo de auere. +

Ci redisons an quel guise iciz homs est tenuz qui reçuit autrui avoir an prestance et quex choses puent estre donees à preste : icelles que on puet nombrer ou peser ou mesurer. Nombrer, si com sunt denier ; peser, si com est ors et argenz ; mesurer, si com est blés ou oiles ou vins.

+

Se je te done avoir an prestance, tantost com tu l’as receu, si m’an es tu anliez, se li avoirs fu miens quant je le te prestai.

+

Mais se li avoirs ne fu miens, adonc tu ne m’an seras anliez demantres que tu ne l’avras despandu. Mais il le te porra bien demander à cui il est et non je. Mais puis que tu l’avras despandu à bone foi, bien me seras tenuz tant que je aie l’avoir, et non cil de cui fu li avoirs, fors que se tu le despandis par malebone foi. ¶

+

Quex raisons est se je te donai an prestance l’autrui avoir, autretex raisons est se je sui tex persone que non aie baillie de mon avoir, ancore soit li avoirs miens, si com est se je sui pupil ou sers ou tex homs qui ne ait son san.

+

An icest prest, c’on apelle mutuum an latin, doit estre esgardee la persone qui le done et celle qui le reçoit. ¶

+

Icelle persone qui done l’avoir à prest doit estre tex persone que puisse faire et son preu et son damaige. Mais s’il est menors de .xiiii. anz ne vaut li prez.

+

Ancore cil qui reçoit le prest doit estre tex persone ausimant que puisse faire son preu et son damaige et que ne soit an pouoir d’autre, si com est li fiz an pouoir del pere. ¶ Se iceste cause que nous avons dit que non i doivent estre non i sunt, vaut li prez. //

+

Iciz hons qui reçoit avoir an prest, se il est tex persone que se puisse anlier en est tenuz de randre, ancore la perde il puis an quelque meniere.

+

Et cest avoir puet demander cil homs qui preste par soi, c’est an son nom, et il et si hoir à celui à cui il le preste et lui et son oir. ¶Mais se je prestoie mon avoir au nom d’un autre home, il le puet demander s’il vuet et non je.

+

Iciz demanz dure jusques à .xxx. anz.

+
+
+ Iciz dit quex raisons est se aucuns hons paie ce que il ne doit paier et il le vuet demander.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. Si aliquis soluit quod non debet et uult illud petere. +

Quant ce vient que .i. homs cuide estre dete d’autre et non l’est pas, et pour ce que il cuide estre detes d’autre paie ce qu’il ne devoit, icil hom qui paie ce que il ne devoit est donné tex raisons qu’il puisse demander cel avoir qu’il a paié, ou soit que il le paiast pour soi, ou soit que autres le paiast pour lui. ¶

+

Ancore se aucuns homs done son gage, c’est fait testament, et il fait d’un home estrange son hoir, et il laissa de son avoir à autres homes par don, et que ses hoirs le paia, ausi comme li + morztuors le commanda, et li leaux hoirs à cui apartient li heritez sanz testament recuevre puis l’erité, et puet demander par ceste raison le don que li morz avoit fait. ¶ Ice est voirs se ciz loiaux hoirs ne fu fiz del mort. Se il fu fiz del mort, ancore reçouvrat il l’erité, ne puet demander le don que fit ses peres. ¶

+

Ancore se aucuns paie paie pour autre aucune chose sanz son mandemant, et cil pour cui il le paie ne le devoit et il ne le vueile avoir ferm, il le puet demander à celui à cui li autres le paia.

+

Et ciz demandemanz puet estre faiz à cel homme qui reçuit ce que on ne li devoit, ou soit que il le reçuit ou autres pour lui. ¶

+

Ancore se je cuide que je aie receu avoir de l’ome qui le me devoit prester, et il ne le me preste par quelque guise et je sui tant fous que je li paiai car je li cuidoie devoir, puis le li demander. Dans l’éd. Derrer, le passage fait partie du paragraphe 6, puisque Derrer oublie le paragraphe 5. ¶

+

Autretex raisons est se je promis avoir à autre par faillemant, et je cuidoie que par celle promesse je le lui dois paier, et je le li paie, puis li demander, et avant que je li aie paié, le puis destraindre que il le me quite.

+
+
+ An cest chapitre dit de cel home qui paie à son esciant ce que il ne doit paier .ix.Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. De illo qui soluit se sciente quod non debet. +

Tex foiz avient que cil qui paie ce que il dne doit ne le puet demander, si com est se cil qui savoit que il ne te devoit l’avoir le te paie, et pour ice que cil qui paie à son esciant ce que il ne devoit est antandu que il le vueille doner. ¶

+

Ancore et cil qui paie par jugemant ou par transation ou par sacremant, ce est que on juret que il devoit cel avoir, n’en puet riens demander pour ce que creuz est que cil avoirs que on paie par jugemanz ou par transation ou par sacremant fust deuz an verité.

+

Et icil hons qui paie aucune chose par pitié, si com est li peres qui paie doalise pour sa fille, ne le put demander. Et cil qui cuide estre detes de l’eglise pour l’avoir d’aucun home et il ne l’est pas, se il le paie, ne le puet puis demander.

+
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+ Ici dit se je paie ce qui ne estoit deu que je le puis demander .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. Si aliquis soluit quod non debet, potest illud petere. +

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui paie ce que il ne devoit puet demander ce ou autretant d’avoir, et soure tout ce puet demander les fruiz qui an sunt issu de la chose et les usures, se plaiz an est commanciez, et les autres choses qui an issent des cel jour que li plaiz est commanciez. Et se la chose se perdoit ou par angin ou par la colpe de celui cui elle ere, il paie , et doit randre le pris que la chose valoit. Mais se il la pert an autre guise que il ne i fait angin ne il ne i a colpe, on ne l’an puet riens demander. ¶

+

Icest demandemant puet faire cil qui paia ce que il ne devoit, et il et ses hoirs, à celui à cui il le paia et à ses hoirs. Et ciz demanz ne se pert par mains de .xxx. anz puis que la chose fu paié.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se on done avoir à autre pour faire aucune chose et on ne li fait ce pour quoi on li donet .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. Si aliquis dat pecuniam alii ut faciat sibi aliquam rem, et ille non facit illud pro quo est data. +

Autresi comme cil home qui paient ce que il ne doivent ou puent demander, autresi cil home qui donent avoir par la chose qui est à venir ancore, se la chose non est devanre, le puet on demander, si com est se je done .xx. souz à .i. home pour ce que il an aille an France : se la chose ne devient, ce est se il ne va là où il a convenant, puis li demander ce que je li an donai.

+

C’est voirs se ce est remés par lui. Et ancore ne remaint il par lui, je me puis repentir, se la chose est ancore, ce est se non est ancore commancié, je ne t’an doi riens demander, ancore ne feisses tu riens de ce pour il li dona l’avoir. Mais se il i fait missions pour la chose faire, ne m’an puis mais repantir, se je ne li refais les missions.

+

Mais se la chose est faite par laquel je li donai cest avoir, ormais ne li an puis riens demander.

+

Se je te donai .x. souz ou autre chose pour ce que je voloie que tu venisses avec moi à Montpellier, ou pour ce que tu me donasses ou feisses aucune chose, mais quant je te donai les .x. souz et je ne te dis pour quoi je les te donai, pour ice c’on doit atandre que je les te vueil doner sanz nul servise que tu me faces. //

+

Ancore se je te done .i. mien ser pour ce que le franchisses, et je m’an repenti puis, et desfandi toi que tu ne le franchisses : ancore l’aies tu franchi, je te le puis demander. Mais se je ne te dis que tu le franchisses : ancore l’aies tu franchi, je ne t’an puis riens demander. ¶

+

Se je te donai avoir pour .i. home que je cuidoie que fust sers et il ere frans et je le te donai pour ce que tu le feisses franc : ancore aies tu fait ice pour quoi tu le vosisses faire franc, mais tu ne pois pour ce qu’il estoit frans, bien te puis demander ce que je t’an ai doné. ¶

+

Mais se je te donai .xx. souz pour ce que tu feis franc ton ser, et li sesrs est mors avant que tu le franchisses, ne ne fus an tardemant : ancore ne soit fait ce pour quoi je les te donai les .xx. souz, c’est la franchetez, ne t’an puis riens demander.

+
+
+ Ici dit que je puis demander par ceste raison .xii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. Quid potest peti per illam racionem. +

Par ceste raison puet on demander celle meismes chose que on dona, ou autretant com la chose valoit. ¶

+

Tex fois est que on puet demander autre chose que on ne dona et autretel pris, si com est se je te donai .x. souz pour ce que tu achetasses .i. ser, et que tu le feisses franc : se tu l’as acheté et tu ne l’as franchi, je le puis demander avant que tu le faces franc. ¶

+

Iceste raisons ne se puet perdre par mains de .xxx. anz.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se li hons convante à doner avoir à autre pour ce que il face aucune chose qui soit contre raison .xiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. Si aliquis dat pecunia alii ut faciat aliquam turpem rem. +

Quant doig avoir ou autre chose à aucun home pour ce que il face aucune chose qui soit laide ou autre droit, ou elle est laide à faire et à moi et à lui, ou III. et à ses hoirs solemans solemant à moi ou soulemant à lui, et pour ce est biens que nous disons quex raisons est de tout. ¶

+

Se cil cas pour quoi je te donai ou promis est laide chose à faire et à moi et à toi, si com est se je doig à .i. home pour ce que il face .i. larrecin ou .i. adultere ou il ocit .i. home ou face une honte à autre, adonc se je li promis aucune chose, ancores hait il fait ce pour quoi je li promis, ne t’an puet riens demander, pour ce que je li promis pour laide chose à faire. Mais se je li ai doné ce que je li promis, ancore non ait il fait ce que il m’ont convant, ne li an puis riens demander, pour ce que je li donai pour laide chose faire. ¶

+

Mais se la chose pour quoi je li donai cest avoir est laide solemant à lui, bien li puis demander ce que je li donai, si com est se je li doig avoir pour ce que il me rande une chose que il me devoit randre, ou si com est se il voloit ocirre home ou faire larecin ou autre laide chose, et je li an donai avoir pour ce qu’il le laissat à faire : ancore le laissast il pour cest avoir que li an donai, je li puis demander. Et molt plus est raisons que je m’an puisse desfandre, se je li promis et ne li paie ancore, car laide chose fu à lui de reçoivre avoir et de faire convenance que on li an donast avoir pour ce que laissast de ce dont il se devoit laissier sanz tout avoir. ¶

+

Ancore se je dois aucune chose à une putain pour qu’elle gise avec moi, je ne li puis demander, ancore ne vueille elle gesir, pour ce que laide chose est solemant de par moi qui li donai et non pas de par li. Car laide chose est que nulle fame soit pute. ¶ Mais puis que fame est pute, il ne li est lait se elle reçoit avoir pour sa puterie, et pour ce est dit se aucuns hons li done avoir pour ce qu’il gise avec li que il ne li puet demander, ancore ne i vueille elle aller gesir.

+

Mais se aucuns est pris an adultere ou an autre laide chose et on li tot de son avoir pour ce ancore li done il pour laide chose, pour ce que il li donest pour paour de mort, puet le demander. Mais ce est voirs se il li dona avant que il i fist de celle paour ne li puet demander. ¶

+

An iceste raison, si com est dit es autres desoure, puet on demander ce que on done ou autretant d’autre, ou soit que elle soit chose corporax, si com est chevaus ou arjens ou chans ou marrons, ou soit que elle est incorporax, si com est aucuns droiz, ou si com est se il se anlioit d’aucune chose, ancore les fruiz de celle chose que on done et les actions naturex, si com est li fiz d’une ancelle ou angneaus de feie ou paleins de l’egue, puet estre demandee par ceste raison. ¶

+

Iciz demanz dure tant que à .xxx. anz.

+
+
+ De celle action par quoi on puet demander icelle chose qui li est amblee .xiiii. Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. De illa actione per quam aliquis petere potest rem sibi furatam. +

Or redisons de celles raisons par quoi on puet demander la chose qui li est amblee. ¶

+

Iciz hons de cui fu la chose amblee la puet demander et ses hoirs soulemant à cel home qui l’ambla et à son hoir par tel partie comme il est hoirs. ¶

+

Se plusors home amblent une chose, chascun an est tenuz dou tout, mais puis que li .i. l’a randue, li autre sunt tuit delivré de randre la chose. ¶ Mais autre raison est de la paigne de la chose amblee, car adonc se cil home qui amblerent la chose furent .c., et li .i. paie la paigne pour soi, n’en sunt pour ce li autre delivré. ¶

+

Ancore cil hons qui a pere et amble une chose, li peres an est tenuz par ceste raison de tant com est l’avoirs dou fil, et li seignour autresi del peculi del ser, ce est de cel avoir que li sers a dessevré de celui de son seignour.

+
+
+ Ici dit à cui doit estre randue la chose amblee .xv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV. Quis debet reddi res furata. +

Par ceste raison puet on demander la chose qui fu amblee autretant bone com elle fu onques meillours puis que la chose amblee.

+

Ancore le fruiz et les autres à cest home, si com est li poulains qui fu d’egue qui fu amblee puet on demander. ¶ Ancore se li sers d’autre sera amblez et il sera morz avant qui soit randuz, doit estre amandez touz li damaiges que li sires an a, si com est se mes sers ere instituiz hoirs et avant que il eust l’erité .i. hons le m’ambla et li serssires est mors, et pour ce qui je perdue l’erité et cil qui l’ambla doit amander et l’erité et le ser. //

+

Se la chose amblee est ampirié, ce est morte ou perdue par quelque guise puis qu’elle fu amblee, li damaiges sera touz del larron. Mais se li lerres vuet randre la chose et li sires de la chose ne la vuet recevoir, et elle peritMs. : et elle perit répété et exp. sanz colpe dou larron, li danz devra estre au seignour. ¶

+

Autretex raisons est del furt par quoi on puet demander la paigne à double ou de .iiii. tanz comme la chose vaut. Mais par ceste ne puet on demander mais que la chose. ¶

+

Iciz demandemanz ne se pert par mains de .xxx. anz, ce est tant que à .xxx. anz puet on la chose demander et la paigne, puis que elle est amblee.

+
+
+ De celle action que on puet demander et ce que autres a ou ot sanz juste cause .xvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. De illa accione per quam aliquis potest querere illud quod aliquis habet sine iusta causa. +

Se aucuns hons cui je devoie tient la chartre que je li avoie faite : se je li paie, je puis demander la chartre pour ce que non ait aucune chose par quoi il la puisse retenir. ¶

+

Ancore se aucuns hons tient de mes choses par quelque cause que non est juste, puis li demander, si com est se je done aucune chose à ma moillier puis que je la pris, pour ce que elle m’a juste cause, car donoisons qui est faite antre mari et moillier ne vaut, et pour ce puis li demander ce que je li donai.

+

Autretex raisons est se tu qui tiens de ma chose et eusses juste caus de retenir, mais ores non as tu juste cause, si com est an cest example. ¶ Je donai .i. cheval ou louai ou prestai ou donai pour estoier, et cil perdi la chose et amanda la moi, et puis recouvra la chose et an tel maniere ai la chose et le pris : raisons est que je rande à toi ou la chose ou le pris. Ancore fust juste cause par quoi tu me donas le pris, ore non est juste cause par quoi je doie retenir et la chose et le pris. ¶

+

Par iceste raison puet on demander toutes choses corporés et icelles qui ne sont corporex. ¶ Par iceste raison puet demander la chose cil de cui elle est et ses hoirs et cil qui la tient sanz aucune cause ou par tel cause qui non est juste et à ses hoirs. Iceste raisons ne puet estre perdue par mains de .xxx. anz. ¶

+

Se tu me doiz une chose corporel, si com est .i. cheval ou .i. ser, et ne fu an demoure, ce est an tardemant, et la chose et la fu ampirié puis que tu l’amenas, ne li devras amander fors itant com elle valoit an cel termine quant sera donez jugemanz. Mais se la chose est ampirié, doit estre amandee tant com elle valoit adonc que elle perit. Mais se tu fus an demoure que tu ne me paias la chose adonc quant tu deuses paier, et je la te demandai, tu me devras bien amander tout l’ampiremant de la chose. ¶

+

Se .i. hons qui me devoit ou oile ou fromant ou autre blef et il ne le vuet paier an terme que il doit, il an devra doner tant com la chose valoit au jour que il dut paier. Mais se n’an fu diz jorz quant il me deust paier, ne m’an devra paier plus que la chose valoit le premier jour que plaiz an fu commanciez antre moi et lui. Autretex droiz est se il ne me paia la chose an icel leu où il me deust avoir paié. Mais se ne fu riens dit dou leu où il me deust paier, doit paier tant comme la chose valoit an cel leu où li plaiz fu commanciez, et non plus. ¶

+

Tout ce qu’est dit desoure an ices .ii. titres est voirs se li contraiz et li obligations ne fu tex que fut de bone foi. Car se contraiz est de bone foi et il est mis an demourance qu’il ne pait à termine, doit amander tout quanque la chose vaut, plus ce est an icel jour que elle duit estre paié an icel jour que fu donez jugemanz, si com est s’il fu .i. hons qui m’avoit vandu vin ou blé ou oile et ne le voit paier au jour ne ou leu que fu an convenant. Mais se il ne font convenantSaut du même au même an quel jour ne an quel leu duit estre paiez doit on esgarder que la chose vaut quant on doit doner le jugemant.

+
+
+ Ici dit an quel guise on se puet obliger à autre de faire aucune chose .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. Quomodo potest se aliquis obligare alii ut faciat sibi aliquid. +

Si aucuns hons convante aucune chose à autre, tex foie est que il an est tenuz, tex foie est que non. ¶

+

Quant aucuns hons convante à autre que il li face aucune chose et il reçut aucune chose pour ce, il an est tenuz, si com est se je done .x. souz à .i. home pour ce que il an voit an Lonsbardie. Et ancore n’an reçut il rien, mais que il me promist de faire icelle chose, ou il m’an fut escripture, il an est tenuz de ce que il face ce que il m’ont convant.

+

Mais si non i est aucune de ces choses non est tenuz, si com est an icest example. Se je te convant que je te face une maison et je n’an ai riens receu, ne ne m’an as riens convant de doner cest pris, si com est .x. souz, ne n’an ot fait promesse, n’an sui tenuz. Ancore se je te convante que je te donrai avoir, et je ne t’an fais promesse ne escrit, je n’an sui tenuz. ¶

+

Mais quant je te promest avoir, ou par escripture ou sanz escripture, pour ce que je panse que je le te deusse, et je ne le te devoie se tu le vués puis demander, ancore par destrainte raison t’an soie je tenuz, si m’an sui je tenuzpuis je desfandre selonc droit et aquiter, si com est se tu me devoies prester .c. souz, et pour ce que je cuidoie que tu les me prestasses, te promis je que je te randroie .c. souz, ou par escripture ou sanz escripture : adonc se tu ne le me prestes et tu les me vués demander, bien m’an porrai desfandre.

+
+
+ Ici dit qui est tenuz de faire la chose sanz convenance .xviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Quis homo tenetur alii sine conuencione. +

Tex foie est que je sui tenuz pour autre sanz convenance et sanz promesse, si com est se je fais une faisande d’un mien ami, et ce fais je sanz le suen commandemant, ou se je ai baillié des choses d’aucun home, pour ce que je fui ses tutors ou ses curours, se je li fais ice que je ne doi, si com est se je amenistre mal les sues choses par ma colpe , je li an sui tenuz, autresi com se je li eusse faite promesse.

+
+
+ Ici dit de malfait .xix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. De maleficio. +

Ancore se je fais à autre aucun mesfait, si com est furt ou rapine ou honte ou damaige, je li an sui tenuz, autresi com se se l’an eusse fait covenant.

+
+
+ Ici dit de la maison où j’e esté et on i giete aucune rien qui face damaige .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX. Si aliquis proiecit de domo in qua ego manebam aliquid quod fecit dampnum. +

Tex choses sunt qui ne sunt mal faites propremant de cel home de cel home ancontre cui on a demant et puet on avoir action, c’est raison, pour quoi on puet demander le damaige que on an a, si com est se aucuns homs qui estoit ou moi an la maison où je habitoie et geta aucune chose de la maison, si com est aigue, et cele aigue fit aucun damaige à autre, je ai sui tenuz an double. ¶ Se aucuns hons est juges, et il par sa negligence donoit mal jugemant, il an est tenuz soulemant de tant com sera samblant au plus grant juge que soit droiz et raisons. Mais se il le fit par mal angin, ce est à son esciant, il an est tenuz par iceste raison par laquel sunt tenu tuit cil qui font à autre nuire, ce est honte. Ice est voirs se il ont volanté de faire honte, mais se il non ha volanté et done jugemant malemant, et ice fait à son esciant, il an est tenuz soulemant del damaige qu’an a receu icil ancontre cui il a doné le jugemant.

+
+
+ Ici dit que est actions .xxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Id est actionibus, id est de peticionibus quas unus facit alii. +

Puis que nous avons dit des obligations, ce est an quel mesure .i. hons est tenuz à autre, ou de malfait ou de contrait, or redisons des actions. ¶

+

Auctions ce sunt les raisons par quoi on demande an plait le droit c’on a, et pour ice puet on savoir que nuns hons ne doit prandre la chose où il non a droit par son pouoir, se il ne le fait par mandemant del juge. Et se il le fait, devra perdre le droit et la raison que il a an celle chose. ¶

+

Tex an sunt de celles auctions qui an la chose sunt, ce est auctions qui est apelee auctions in rem, ce est quant on dit que la chose est soue. Mais on dit que la persone qui a à faire droit d’acune chose, si com est d’avoir qu’il li presta ou del furt que il li fist ou autre malfait. ¶

+

Par celles actions qui sunt in rem, ce est qui sunt an la chose, tex foie est que an puet demander cil de cui la chose non est, si com est cil qui achate à bone foi aucune chose de celui que il se pansoit qui an fust sires. Si il perdra la tenoison de celle chose avant qu’il l’ait tenue par tant de tans que la chose soit devenue soue, bien la porra demander à celui qui la tient. ¶

+

Ancore cil hons qui tient la chose à servise, et il et ses hoirs, la puet demander par ceste raison à touz homes qui la tiegnent. ¶

+

Icelles actions qui sunt an choses ne sunt perdues par mains de .xxx. anz, se cil qui la tient ne l’a tenue par juste cause, ancore l’ait il tenue à bone foi.

+
+
+ Tex foie est que mes hoirs puet demander ce que je ne pourrai et tex fois est que il est tenuz de ce dont je ne serai .xxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Quando heres meus potest petere illud quod ego non possum, et quando tenetur de illo de quo ego non teneor. +

Nous avons dit desoure de celles actions par quoi puet chascun demander son droit, et il et ses hoirs, à celui qui li doit droit faire d’aucune chose et ses hoirs. Or redisons commant mes hoirs puet demander ce que je ne puis. ¶ Se .i. hons me promet ou laisse à sa mort une chose d’avoir ou d’onnour, an tel meniere que je la devrai avoir aprés sa mort ou aprés la mort d’aucun autre home, et cil aprés la cui mort je la devoie avoir est mors aprés moi : ancore ne la puisse je demander pour ce qu’elle m’estoit laissié ou promise soulemant aprés ma mort, mes hoirs la puet bien demander aprés ma mort. ¶ Ancore se je laissai ou promis aucune chose à autre aprés ma mort : ancore ne la puisse cil à cui je la laissai ou promis demander à moi an ma vie, puet le bien demander à mon hoir aprés ma mort, et il et ses hoirs.

+
+
+ Ici dit que peres ne doit estre mis an plait pour son fil ne li fiz pour son pere, ne mariz pour sa moillier ne moilliers pour son mari .xxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. Quod pater non debet mitti in placito pro filio neque filius pro patre neque maritus pro uxore neque uxor pro marito. +

Mariz ne doit estre mis an plait pour sa moillier ne moillier pour son mari. Que generalmant est voirs que .i. hons non est tenuz pour autre, fors an icest cas que lois dit nomeemant.

+

Et pour ce est ordenez se aucuns hons, à son detour ou an cité ou à vile ou an autre leu, et demandera son avoir à autre home pour son detour, et il paia contre sa volanté, devra randre ce qui est tout an .iiii. tanz à celui à cui il le tout, et sur tot ce si pert son droit que il avoit contre son detour. ¶ Autretex droiz est de cel home qui prant autre home pour son dette, ou tout de l’autrui chose à autre pour son detour, pour ce que il l’aie pour son dette, ou que il tiegne les choses par gaige tant que ses dettes li paiet.

+

Ancore li fiz ne doit estre mis an plaiz pour le pere ne li peres pour le fil qui non est an son pouoir. Mais se li fiz est ou pouoir del pere et il fait aucune barate, ce est aucun contrait, li peres an est tenuz de tant com est li peculis del fil, fors que malfait. ¶ Li peculis ce est cil avoir del fil qui est partiz de l’avoir del pere.

+

Mais se li fiz malleva avoir, n’an est li peres tenuz an nulle maniere, si com est icelle foie quant li peres meismes li donera. Se li fiz estoit an l’escole et il amprunta avoir amensureemant, li peres le doit paier. Et an molt des autres guises puet il avenir que peres an seroit tenuz, si com est dit avant an .i. autre titre. ¶

+

Mais se li filz malleva avoir an autre guise, si com est pour son afaire ou pour doner ou pour autres novelles, ne il ne ses peres n’an sunt tenu del randre, et se li peres le paie pour ce que il se cuidoit estre anliez pour son fil, bien le puet demander. Mais se il le paia pour son fil, ne le puet demander. ¶ Ancore, se il savoit que il se peust desfandre et il le paia, il ne puet rien demander. ¶

+

Ancore, se li patrons non est tenuz pour son libert, ne li libertins non est tenuz pour son patron.

+
+
+ Ici dit que li sers non est i tenuz puis que il est frans de ce que il fit quant il ere sers .xxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Quod seruus non tenetur post quam est factus liber de hoc quod fecit quand erat seruus. +

Nous avons dit que .i. hons non est tenuz pour autre. Et tex fois est que cil meismes qui fait la negoce non est tenuz del suen meismes fait, si com est an icest cas. ¶

+

Se li sers fait aucun contrait à autre demantres que il estoit sers, et il est puis frans, non est contrait à autre home demantres que il estoit sers, et il est puis frans, non est puis tenuz de cel contrait, ce est de celui negoce, si com est se il vandi ou acheta ou malleva avoir d’aucun home. Ancore non ait il aucun damaige, cil à cui li sers vandi ou de cui il acheta ou de cui il amprunta avoir, si com est se la chose est vandue an plait puis que il est frans, ne li an doit riens demamander. Mais cil de cui sers il fu an est dedanz .i. an util puis que li sers fu franchiz del peculi dou ser, se il avoit peculi.

+

Mais se il amenistra aucunes choses demantres que il estoit sers, et puis que il fu frans de ce est il tenuz non pour ce que il an doie riens amander de ce qu’il fist demantres qu’il estoit sers, mais pour ce que juges doit conoitre ce que sers fait quant il est sers et ce qu’il fit quant il ere frans, et doit an venir à plait, mais doit amander soulemant del mal qu’il fit quant il fu frans. ¶

+

Mais tex fois est que li sers est tenuz de cel negoce qu’il fit quant il ere sers, si com est se sers promet aucun avoir pour ce que ses sires le face franc : de ce est tenuz puis qu’il est frans, ausimant com s’il l’eust promis quant il fu frans.

+

Ancore de malfait que il fait à .i. estrange home demantres qu’il est sers, tenuz an est puis que il est frans. ¶

+

Mais se il fait aucun malfait à son seignour, si com est furt ou autre malfait demantres que il ere sers, non li an est tenuz puis que il est frans, pour ce que n’an fu nee obligations quant il fit cel malfait à son seignour.

+
+
+ Ici dit quant je puis demander avoir dou detor de mon detor .xxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV. Quando ego possum dimandare pecuniam a debitore mei debitoris. +

Tex fois est que .i. hons est tenuz pour autre, si com est se .i. hons me doit avoir et il non ait nule rien de quoi il me puisse paier, et il a aucun detour qui li doit avoir, adonc puis je demander del detour de mon detour, se il conoist son detour que il soit detes de mon detor, et non an autre guise.

+
+
+ Ici dit an quel guise on puet convenir les hoirs del mort et de quant .xxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXV. Quomodo et in quantum aliquis potest conuenire heredem defuncti. +

Se aucuns homs vient à mort et il laissa hoirs, se li morz fit aucune ne negoce, si com est vendition ou achat ou autre chose, li hoir an sunt tenu chascuns par tel partie comme il a an l’erité. Mais se hons sous tient la chose que li mors avoit mis an gaige à celui cui il devoit, il est tenuz que il rande toute la chose, ou il paie tout le dette pour quoi la chose est an gaigie. ¶

+

Autresi com est droiz que li hoir soient tenu de cel contrait que fit li mors, autresi est droiz se li mors avoit aucune raison contre aucun home, que l’aient li hoir par tel partie com il sunt hoir.

+
+
+ Ici dit de quant sunt tenu li hoir de malfait que fist li mors .xxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. In quantum tenetur heredes de maleficio quod fecit defunctus. +

Ancore soient li hoir tenuz de cel contrait que fit li mors, tex choses sunt dont li hoir n’an sunt tenu, si com est se li morz fait furt ou autre malfait, et il soit mort avant que plaiz an soit commanciez. Adonc n’an sunt tenu li hoir, mais que de tant com an convient à aus. Mais se li plaiz an fu commanciez contre le mort, ou an fu faite tex rancure com lois dit, sunt an tenu de tout le mal, ausimant comme li mors an fust tenuz s’il fust vis.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se aucuns hons commance à paier aucune chose pour autre ou par soi .xxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. Que racio est, si aliquis conuenit pagare aliquam rem pro alio uel pro se . +

Se je doi à aucun hom avoir, et autres se faitMs. : hoi exp. après fait. dettes pour moi, il an est tenuz, ancore ne li promesist il, mais il l’ont convant de paier.

+

Mais se aucuns hons convante à autre de paier avoir, mais ne dit qu’il l’an paieroit, n’en est tenuz de paier, ne il ne autres par celle convenance. ¶

+

Par ceste raison puet on demander à celui hons qui se fait dettes, et à lui et à ses hoir.Saut du même au même.

+

Par ceste raison puet on demander cel avoir dont on se fait dettes, ou soit que dette fust premieremant d’avoir, ou soit qu’il fust d’autre chose, car tout le dette del mont puet on tourner an avoir. ¶ Iceste raisons ne se pert par mains de .xxx. anz.

+
+
+ Ici dit de provances .xxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVIII. De probacionibus que sunt in placitis. +

Puis que nous avons dit quex droiz doit estre es actions, ce est es raisons que li .i. hons a anvers l’autre, or redisons des provances qui ont mestier s’il est doute del fait.

+

Premieremant disons que est provance, et an quel maniere on doit prover, et quex chose doit estre provee, et à cui on doit prover.

+

Provance ce est leaus demostrance de la chose dont est doutance. ¶

+

Tex choses sunt qui ne doivent estre provees, ancore soit la veritez an autre guise, si com est puis que jugemanz est donez de la chose, et puis quan est faiz convenanz, ou se cil confesse la chose à cui on la demande. ¶ Ancore puis que la chose est juree, n’an doit estre oïz ciz hons qui vuet prover, mais que la veritez soit an autre guise, mais solemant doit on demander et savoir si l’an est faiz sacremanz, et doit estre demandez se la chose est jugié ou se an est faiz convenanz ou soit confessee, et selonc ce devra estre donez jugemanz. ¶

+

Li auctors doit prover ce qui an est dit, s’il an est dote.

+

Oez se li reus a pansé aucune chose par laquel il se vueille desfandre, il la doit prover, si com est an icest example : se aucuns hons demande avoir à autre que il li presta, et li reus conoist de cel avoir que voirs fu que il li presta, mais il dit que il li paia, il doit prover que il l’ait paié, et se il puet prover, si sera delivrés. Ce est voirs se li actors ne puet mostrer aucune raison autre par quoi il demant.

+

Mais se li reus noia premieremant que ciz avoir ne li fu prestez, et li actors le puet puis prover, ancore vueille il puis dire que il le paia, non est puis oïz, et doit paier pour ice qu’il le mist an né. ¶

+

Iceste provance que nous avons dit desus doivent estre mostrés devant le juge an presance de l’autre partie, se elle i vuet estre. Mais se li juges an seit le voir, ne doit demander provance, pour ce que ne doit querre provance fors de ce que il doute.

+
+
+ Ici dit de celles provances qui ne sunt leaus .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. De illis probacionibus qui non sunt legitime. +

Dex provances sunt qui ne puent ne ne doivent estre receues an plait, si com sunt chartres qui ne sunt faites par communal persone, ce est par notaire, et si com sunt celles garanties qui sunt de la maison de cel home qui la trait par soi an plait que domesticax chartres ne domesticax garanties ne puent faire foi au juge par foi, ne ne doit estre creuz ce que il dient se non i est autre provance. ¶

+

Ce que nous avons dit desus, que li actors doit prover ice que il demande, est voirs ancore soit la chose criminax, si com est d’azultere ou de omicide ou de autre chose de quoi on devroit morir, se on estoit atainz.

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+
+ Ici dit de garanties .xxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXX. De testimoniis. +

Puis que nous avons ancommancié à dire generalmant des provances, or redisons des garanties, ce est de testibus, qui sunt provances ausimant. ¶

+

Generalmant est voirs que tuit home qui sunt garant d’une chose, ce est quant sevent le voir, que il doivent dire le voir, car communax offices est que tuit home doivent faire garantie l’uns pour l’autre, et qui ne le voudra faire li juges l’an doit destraindre.

+

Mais tel home sunt qui ne doivent estre oï, se il vuelent faire garantie pour autre, et tel home sunt qui se puent escuser de garantie faire se il vuelent, si com sunt cil qui sunt viel ou malade, et si com sunt evesque et arcevesque, et si com sunt cil qui ont aucune publique poesté, si com sunt pretores ou senatores. Ancore li janres contre son sogre, et sogres contre son janre, et parratres contre son fillatre, et fillatres contre son parratre, et cil qui sunt cosin germani, ce sunt premicer cosin, et li secont cosin li .i. contre l’autre, et autre persone contre celle qui li est plus prochienne ne sunt destraintes de porter garantie, se il ne vuelent. Mais se il le vuelent faire, il n’an puent estre geté, se il an autre guise sunt leal.

+

Tel home sunt ancore qui vueillent il faire garantie pour autre qui n’an doivent estre oï ne escouté, si com est cil qui est provez que il an ait avoir pris pour faire garantie, ou que li an est promis avoirs, et si com est cil qui est anamis de celui home contre cui il vuet faire la garantie, ou est amis de celui pour cui il vuet faire la garantie, et tuit cil qui sunt infames, ce sunt cil qui ne sunt leal.

+

Ancore cil home qui sunt prové de fause garantie, ou dient vaigne testimonie, ce est une foiz dient une chose et une autre foiz dient une autre, ou dit an andeus les parties de porter garantie ne doivent estre oï pour garanties. ¶

+

Ancore li fiz ne doit porter garantie contre le pere, ne li peres contre le fil ne pour son fil, ne sers contre son seignour ne pour son seignour, mais que an .iii. cas, ce est se li sires est acusez de fausse monnoie ou de crime de majesté, ce est contre l’ampereour ou contre le commun de la terre, dit fu que il a fait ce que il ne doit, ou se il est acusez de adultere, puet li sers porter garantie contre son seignour, ne li liberz ne puet faire garantie contre son patrun ne contre le fil de son patrun.

+

Ancore li avocat, ce sunt li raisoneour en plait, ne puent faire garantie an plait où il sunt avocat.

+

Ancore pupil ne pupille ne puent faire garantie pour nul home. Ne cil hons qui est repris de es public crime ou qui prant loier pour ce que il se combate à .i. beste, ne celle fame qui est apelee puigte pour gaaignier que elle an fait ne puet faire garantie pour autre.

+

Li juges doit esgarder se cil hons qui vuet faire garantie est amis de celui ancontre cui il la vuet faire. Et se li juges puet conoitre que il vueille faire fausse garantie ou par amitié que il ait à lui ou pour mal que il vueille à l’autre, doit le geter de ceste garantie. Ancore an conoissance del juge est se il recevra tex qui sunt pouvre ou non pour garanties, car li juges puet miauz savoir quex garanties sunt à reçoivre que nulle lois le puisse dire.

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+
+ Ici dit quant devront jurer li garant .xxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXI. Quando debent iurare testimonia. +

Quant les garanties viegnent an plait, premieremant doivent jurer que il dient del plait ce que il an savront. An autre guise, n’an seront oï se la chose non est tex que tuit li home de la terre seussent que soit voirs, car adonc doit faire foifert + au juge la fame qui est communax par toute la terre. ¶

+

Si avesques ou prestes vuelent porter garantie n’an doivent jurer, mais li juges doit trametre à aus ses lettres là où il sunt, et an doivent dire an eglise ce que il an sevent, mais n’an doivent mettre mains sur Livre, s’il ne vuelent. ¶

+

Puis que li garant serunt venu à plait, cil qui les i font venir doivent doner les missions que li garant i ferunt. Autretex raisons est se li garant i sunt amené d’autre terre, que devra faire toutes les missions iciz hons qui les i aduit pour faire la garantie. ¶

+

Ancores li juges doit esgarder quant garant doivent estre an chascun plait. Se li plaiz est tex que la lois die quantes garanties i doigvent estre, si com est si an plaiz de testamenz li juge an douit demander tant comme la lois commande, ce sunt .vii. garanties, et s’il est plaiz d’autre darrenne volanté qui ne soit testamenz, mestier i ont .vii. garant. Mais s’il est tex que la loix ne die quanz garanz i ont mestier, assez an i a de .ii., se la chose non est tant granz que li juges ne la vueille croire solemant à .ii. garanz.

+
+
+ Ici dit de .i. sou ganzgaranz .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. De uno solo testimonio. +

Uns sous garanz ne doit estre receuz an plait, ancore soit il cuenz ou autre poestez. Mais si autres samblances i sunt par que li juges puisse veoir que il dit voir, bien le devra reçoivre, non pour ce que il an soit sous garanz, mais pour ce que tant de provance est de la partie pour cui il vuet faire garantie, et devra jurer sanz nul retenemant que ansinc soit voirs com il dit, s’il est tex hons qu’il soit bien de croire. Ou puet dire que .i. sous garanz vaut tant que li autre partie sera destrainte de mostrer ice que elle dit. ¶

+

Tex choses sunt que tuit home i doivent estre receu pour garanties, ancore soient il infames, ce est an crime, ou ser, si com est se aucuns hons vuet ocirre l’amperour et il an est acusez. An icest plait puent estre garant cil qui sunt ser et cil qui sunt infames, mais il doivent estre mis à torment. ¶

+

Si aucuns hons porte fause garantie an plait, ancore n’an jure il, se il an est provez, la poestez an doit panre vanjance et puis le doit geter de garantie.

+
+
+ Ici dit de celle provances que on fait par chartre et quex raisons est de icelle chartre qui est perdue .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. De illis probacionibus que fiunt per cartulam, et que racio est, si cartula illa est perdita. +

Puis que nous avons dit de celles provances qui sunt faites par garanties, or redisons de icelles provances qui sunt faites par chartres. ¶

+

Icelles chartes doivent estre receues an plait pour provances qui sunt faites par persone communal, ce est par icelle persone qui ha mestier de faire les chartres par le commandemant de la poesté de la terre : iciz hons est appelez notaires. ¶ Tex fois est que celles chartres doivent estre receues an plait par provances que cil meismes fait à cui on met an plait de ce que la chartre dit, si com est apoca et ontapoca. ¶

+

Apoca est escripture laquel fit li creerres an tel maniere que il escript que l’avoirs que li devoit .i. hons li ere paiez. Et ceste chartre doit il doner au detour, et li detour pourra prover par ceste chartre que il hait paié icel dette, se li creerres ne puet moustrer apertemant que ciz avoirs ne li soit paiez. ¶

+

Se aucune chartre est apourtee an plait par laquel aucuns hons se vuet aidier : se elle a publique forme, bien devra estre creue, qui ne puet prover que elle soit fause. Mais s’il a doute des lettres, li juges le doit conoistre, et doit esgarder les autres letres que cil meismes hons a faite qui la chartre a escripte qu’il l’ait faite. Et li juges doit conoistre se il la fit par le samblant des autres lettres qu’il a faites. Et puis que il pourra conoistre ce, il doit la chartre croire, autretant bien com il croiroit garanties, se on ne puet moustrer que elle soit fause. Mais se elle est tex chartre qui ne fu faite par persone communal, ou par celle persone qui demande contre ce que la chartre dit, ne doit estre receuz an plait. ¶

+

Se aucuns hons a droit de demander aucune chose à autre, ancore ait il perdue la chartre, pour ce ne a il pas le droit perdu, soul qu’il puisse an autre guise son droit prover, car par la chartre ne vaut li negoces ne mains ne plus, se la veritez puet estre mostree an autre guise. ¶

+

Mais pour ce tel negoce sunt qui ne valent s’il ne sunt fait par chartre, si com est de .i. pois que il est outre .v.c..v. livres et si com est se je done une terre qui est moie à autre pour ce que elle meilloure, ce est an fié, et que il m’a dont cens, et qu’il la tiegne, et il et ses hoirs. ¶ An ceste chose a touz tans mestier escripture à ce qu’il la puisse demander à celui qui fit le negoce. ¶

+

Ancore se aucuns hons vant aucune chose à autre et font convenant de faire chartre, la vandicions ne vaut tant que la chartre soit feite. Mais se li vanderres done la tenoison à l’acheteour pour ce que il cuide que la tenoisons vaille par droit : ancor n’an soit faite chartre, bien vaut la vandicions. Autretex droiz est se la chose fu donee et an fu faiz convenanz de faire chartre.

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+
+ Ici dit que plus vaut ce qui est fait au voir que ce qui est fait faintemant .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. Plus valet quod in veritate factum est quam quod factus est cum fingimento. +

Se aucuns negoce est faiz antre .ii. homes et an est faite chartre : ancor se il perde la chartre, li negoces ne vaut mains pour ce, se on puet prover le voir an autre guise. Ancontre celle chartre dit an autre guise que non est faiz li marchiez. Pour ce ne doit on estre creuz, se non est aussi com li negoces est faiz, se li voirs puet estre moustrez an autre guise, car plus vaut ce qui est fait an verité, se la veritez puet estre moustré, que ne fait ce que la chartre dit.

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+
+ Ici dit de comodate, ce est se aucuns hons preste à autre une chose sanz avoir .xxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. De prestancia quam unus facit alii que dicitur comodatum. +

Or disons des prestances que fait hons à autre sanz avoir par amours. ¶ Iceste prestance est apelee an latin commodatum. Premieremant doit estre esgardez que est commodatum.

+

Commodatum est quant aucun preste aucune chose à aucun home par amours, et ce fait il par tel antandemant que il li rande quant il an avra fait ce pour que il li presta, et il ne l’an doné, ne preste loier, ne n’an fist convenance de doner avoir.

+

Et cil hons qui a la chose prestee la puet doner, et il et ses hoirs, à cel home à cui il la presta, et il et ses hoirs.Saut du même au même. ¶

+

Par ceste raison puis je demander la chose et ce que il i taint, ou soit que je la prestai, ou soit que autres la presta par mon mandemant ou par ma volanté. Et si aucune chose i est acrevé, puis la li demander ausimant, si com est se je li prestai une ancelle et elle fait .i. anfant puis que je li prestai, ou se je li prestai une egue et elle fait .i. poulain.

+

Ancore se aucuns hons preste à autre une ancelle ou .i. beste qui avoit filz, et li fiz segoit la mere, puet li demander l’ancelle et le fil par ceste raison. ¶ Ancore se la chose est perdue ou ampirié par sa colpe, doit li amander. ¶

+

Iciz hons cui est la chose prestee la chose + , an doit avoit meillor cure de garder que elle ne soit perdue ne ampirié que se la chose fust soue propremant. Et se il i a tel cure que par sa colpe ne soit la chose prestee, perdue ne ampirié, ancore soit elle perdue ou ampirié, ne la doit randre ne amander, si com est se la li tolent larron, ou la li arde feus. Mais ce doit estre esgardee premieremant que cil non i ait colpes à cui ere prestee la chose. ¶ Corpe i porra il assez avoir, ancore li fist la chose tolue par force ou arse ou amblee, si com est se il laissa sa maison ouverte où il tenoit la chose, et pour ce li fu amblee. Ancore soit il que la chose li fust tolue par force, si puet il avoir colpe an tel guise, si se puet garder des maus homes et il ne faiz garde pour ce que il ne vuet ou ne savoit. An mout d’autres guises pourroit il perdre la chose par sa colpe.

+

Mais se cil à cui je prestai une chose fait de la chose an autre guise que je ne li prestai, et il la perdoit par quelque guise, ou la chose est ampirié ou morte, doit il la amander, ancore non ait il colpe pour ice que il ouvra an autre maniere que il ne me dit, si com est an icest example. Se je li prestai un cheval tant que à .i. leu certain ou à une jornee, et il le mena plus que je ne dis quant je li prestai, et issi com est se .i. hons me presta .i. henap d’argent par ochoison que jeil avoie semons mes amis, et je le pourtai loint an autre terre. An icest example que nous avons dit desoure et autres assez qui sunt, se je à cui est prestee la chose la perdoie, ancore ne la perde je par ma colpe, je la doi amander par ceste raison. Et soure tout ice, la me puet demander par larrecin cil qui me la presta. ¶

+

Ancore s’il fu faiz tex convenanz an la chose quant elle me fu prestee que je la randisse an quelque guise que je la perdisse : ancore l’aie je perdue sanz ma colpe, doi la randre. Ancore se il me fist convant que il ne me demandast la chose : ancore la perde je par ma colpe, ne m’an puet riens demander. Mais se cil qui me presta la chose me fit convant que il ne la me demandast se je la perdisse par mon angin, iciz convanz ne vaut, pour ice que il est contre raison, et pour ce que legieremant me donast ochoison de mal faire.

+
+
+ Ici dit qui puet demander la chose prestee et à cui elle puet estre demandee .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, le passage correspond aux §§ 9-11 de la rubrique XXXV. De prestancia quam unus facit alii que dicitur comodatum. +

Par ceste raison puet demander la chose cil qui la prestpresta et ses hoirs à celui à cui il la presta et à ses hoirs. ¶

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Autresi com cil qui prestent la chose ont raison par quoi il puent demander à ceux à cui il la prestent, ausimant cil à cui la chose est prestee ont raison de demander contre ceux qui lour presterent, se il an ont aucun damaige, si com est se il fist mission, ou an autre guise an ait dan. Par ceste raison puet demander cil à cui la chose est prestee les mission que il i a faites, mais que an maingier et an boivre, si com est se aucuns me presta .i. suen ser et il ere malades, et pour ice le fis maingier. Ancore par iceste raison puet demander ausimant cil à cui est prestee la chose le dan que li est avenuz, si com est se .i. hons me presta .i. suen ser, et cil sers m’ambla aucune chose ou il me fist aucun damaige. Mais ce devra premieremant li juges esgarder se li sires dou ser savoit que il fist lerres, car adonc quant il savoit que il estoit lerres, et il ne me le dit, tout le damaige me devra amander que il me fist, ancore soit li damaiges plus granz que li sers ne vaut. Mais se il ne savoit que li sers fuit lerres, ne m’an doit riens randre, fors que le ser me doit randre, se il ne vuet amander le damaige , et ce est an son arbitre. ¶ Autretex raisons est de toutes les autres choses que .i. hons preste à autre quant il seit à son esciant que les choses estoient damnaubles, si com est se il me presta .i. vaissel pour estoier vin et cil vaissaus estoit porriz à son esciant ou pertuisiez, et je i mis mon vin, et se mes vin est pour ce perduz ou affolez, il me doit amander tout le dan qui pour ce m’est avenuz, se il le savoit. Mais se il ne le savoit, ne m’an doit riens amander, se il ne dit nomeemant que cil vausiaus estoit sains. ¶ Autretex raisons est se aucuns hons me preste une beste, si com est buef ou vaiche ou eugue ou fee, et celle beste ere de telle guise malade que toutes les moies bestes ansable lesquex avoie conchisess et mises an prirent maladie de quoi elles sunt toutes mortes ou affolees.

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Ancore se je perdi la chose qui m’ere prestee et je paiai le pris et cil qui l’a me presté : se il recouvre puis la chose, je li puis demander, ou le pris que je li an donai.

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+
+ Ici dit quex chose puet estre prestee .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. Que res potest esse commodata. +

Iceste prestance puet estre faite de toutes les choses mobles et non mobles, fors de icelles choses qui se fenissent par user, si com est vins et oiles et fromanz et com sunt denier, car se tex choses sunt prestee, non i chient icestes raisons qui sunt dites desoure an icest contrait c’on apelle commodatum. ¶

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Se je te tramest la chose que tu m’avoies prestee, et de cil par cui je la te tramis s’an fui à tout la chouse : se il ere tes messaiges ou tes bailles, tuens sera li damaige. Ancore se il ere autres hons estranges et tu le tramesisses à moi pour ce que je li randisse la chose, mais pour semondre que je la te tramesisse par lui et il s’an va à toute la chose, ancore t’an sui je tenuz que je la te randrai. Ce est voirs se li hons ere tex que je ne m’an devoie fier an lui. Mais se il ere leaus hons et il avoit tel provance que tuit home se poissent bien fier an lui, ne t’an ai riens à amanderdemander. Ancore s’il s’an va à tout la chose, mais que de tant te sui je tenuz, ce est de doner à toi tel droit com je ai ancontre lui.

+

Iceste preste puet faire chascuns hons de ces choses ou des autrui qu’il tient, ou soit que il les taigne à bone foi ou à male foi, si com est se il avoit amblé ou tolu à autrui par force, on les puet demander à ceus à cui il les presterent, ancore ne soient elles lour. ¶

+

Icelle raisons par quoi .i. hons demande les choses qu’il preste ne se fenit par mains de .xxx. anz. Autretex raisons est de par celui à cui la chose fu prestee.

+
+
+ Ici dit de celle raison par quoi on puet demander la chose qui est an gaigie .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Per quam racionem potest aliquis petere rem inpignoratam. La rubrique est omise dans l’éd. Derrer. +

Puis que nous avons dit desoure des choses que li .i. hons preste à l’autre, or redisons des choses que li .i. hons met an gaiges à l’autre. ¶

+

Bien puis an loier une de mes choses à autre home par gaigere, ancor ne l’an doigne je la tenoison, soulemant je li an convantai : « Je te met an gaige tel chose qui est moie pour tant d’avoir ». ¶

+

Se cil hons qui me laisse an gaige a paié le dette au creour ou à autre home pour lui et par sa volanté, la gaigiere est delivree, et pour ce la puet bien demander. Ancore se li dettes done autre gaige au creour ou fermance par autre convant que il rande sa gaigerie que il avoit, bien li puet demander, se il ne li vuet randre . ¶

+

Se li dettes vuet l’avoir randre et cil à cui il le doit ne le vuet prandre, et li dettes le posa an l’eglise devant preudommes, ou il le posa an autre leu par le commandemant de la poesté de la terre : an ices .ii. cas si est delivrés li dettes, se il ne recouvre puis les deniers, il pourra demander la gaigiere autresi com se il les eust paiez.

+

Ancore se cil qui tient la gaigiere an a trait tan com ere ses dettes, bien li puet estre demandee la gaigiere, se convanz ne fu quant il reçuit la gagiere que il deust avoir le fruit de la gagiere pour le gaain des deniers. Mais an autre guise, se il an a trait mains que non est li detes, itant com il an a trait doit raisonner pour son dette.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se li creerres a perdu le gaige .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. Quod ius est, si creditor perdidit pignus. La rubrique est omise dans l’éd. Derrer. +

Se cil à cui la chose est mise an gaige laissa ampirier la chose à son esciant et par sa colpe, ou il doit amander le damaige de ce que la chose est ampirié, ou il doit tant laissier de son dette com la chose est ampirié.

+

Or oez se li creerres vandi le gaige et il an prist plus que non ere ses dettes, il doit randre le plus an detour. Et se il ne le vuet randre puis que li ont demandé, devra l’an doner gaain tel com est li usaiges de la terre, se li usaige non est contre loi. Ancore ne li ait on demandé le plus, se il le preste à gaain, ou il le despant an sa faisande, bien est droiz que il an doint gaain.

+

Mais se li creerres perdi le gaige par sa colpe, si com est se il le perdi par force ou par feu, ou se li amblee ou an autre guise, là où la chose est mort n’an doit riens amander, se il n’an fust convant tel que il li randroit an quelque guise que elle fust perdue.

+
+
+ Ici dit quel raison a li creerres contre son detour .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Quam racionem habet creditor contra debitorem. La rubrique est omise dans l’éd. Derrer. +

Autresi comme est raisons que cil qui met le gaige puisse demander son droit contre son creour, ausimant est raisons que li creerres puisse demander son droit contre son detor et contre son hoir. ¶

+

Par ceste raison puet demander li creerres contre son detor, se il l’angigna quant il li mist la chose an gaige, itant com il a demaige par celui angin, si com est se il li mist la chose d’un autre home an gaige contre la volanté del seignour de cui elle ere, et il fist antandre que la chose ere soue, ou que il la metoit an gaige par la volanté de celui de cui la chose ere, car adonc se li creerres an est mis an plait, et la chose li est tolue, on il an a autre demaige, puet le demanderà son detour. ¶

+

Ancore, se il li a convant que il li donast or an gaige et il li donast coivre, puet le demander, ou il li amandera le damaige que il an a.

+

Ausimant peut li creerres demander le damaige, se li deterres li mis an gaige celles choses que il avoit mises à .i. autre home, se la chose ne n’est tant bone que aundui soient seur de lor avoir. Mais ce est voirs quant cil qui reçuit la chose an gaige ne savoit que la chose fust an gaige à autre. Mais se la chose vaut tant que chascuns des creours an puet bien traire son droit, non i puet demander rien. ¶

+

Ancore se li creerres a fait aucune mission an la chosegagiere, pour ce que la gaigiere an soit amandee et pour ce que li dez an soit amandez, puet la demander li creerres par ceste raison, si com est se il met le fer que il avoit an gaigie qui ere maldes, ou an autre guise fist mission ou en la gagiere tel mission par quoi on puisse conoitre que soit li prouz del dettes.

+

Se .i. sers qui ere an gaiges amble aucune chose au creour, et li sires dou ser savoit qu’il estoit etoit lerres et il ne l’avoit dit au creour, doit li amander tout le furt. Mais se il ne le savoit, ne li doit amander riens, fors que li doit randre le ser. ¶

+

Par ceste raison se puet demander li creour et li detour antre lour, ne ne se pert par mains de .xxx. anz.

+
+
+ Ici dit de ces negoces dont aucuns hons vuet estre convenuz par cel home qui fait pour lui aucun mestier, si com est à liever ou à ovrer ou à autre mestier .xlii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XL. De negociis illis de quibus aliquis uult coueniri pro illo qui stat pro eo in aliquo opera, sicut in naui uel in botega uel in tabula uel aliud opus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIX. D’aquelz negocis dund alcus om vol esser couenguz par aquel omen qui stai per el ad alcun mester, si cum es a naveir o ad ovrador o a taula o ad altre mester. +

Nous avons dit desoure an assez de leus que li seignour ne sunt tenu de ces negoces que li ser font, ne li pere ne sunt tenu des negoces que li fil font. Or redisons de cel afaire où li pere et li seignour sunt tenu de ce que li fil et li ser font, ausimant com se il meismes le faisoient. ¶

+

Se li peres fait son fil seignour de nef, et il fait aucun marchié ou aucune chose par ochoison de celle nef, li peres an est tenuz ausi com se il l’avoit fait. Mais se li fiz a nef par son san qui ne soit de son pere, et il fait aucun marchié par ochoison de celle nef, li peres n’an est tenuz, fors de tant com est li peculius dou fil.

+

Ce que nous avons dit desoure, que li peres est tenuz de ce que fait li fiz, ce est voirs de celles choses qui à la nef apartiennent, ce est à cel mestier auquel est ordenez. ¶

+

Par cel demandemant puet on consegre dou pere ce que li fiz doit par la faisande de la nef où il est ordenez. // Et li peres a autretel raison pour le fait de son fil à ces homes à cui li fiz a fait aucun marchié, autresi com s’il l’eust fait. ¶

+

Autretex raisons est se li peres fait de son fil tavernier ou mercier, ou se il le met à aucun mestier. Et se on doit aucune chose au fil, li peres le puet demander autretant bien com se on le deust à lui meismes. ¶

+

Iceste raisons ne se puet perdre par mains de .xxx. anz. ¶

+

Toute ceste raisons qui est dite desoure dou fil et dou pere, autretex raisons est dou ser et dou seignour. Se li sires vuet demander par cel marchié ou par icel fait que fait li sers, ou se on demande à lui par la soue volanté.

+
+
+ Ici dit de actione tributoria, c’est de son peculio à esciant de son pere et de son seignor, et se on le lor vant, quex raisons est se li fiz ou li sers font aucun marchié .xliii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. De actione tributoria id est que racio est, si seruus uel filius faciunt aliqud mercatum sciente patre et domine et sine eorum uetitu de suo peculio. Dans l’éd. Derrer, rubrique XL. De actione tributoria, zo es de sun peculo ad escieunt de sun paire et de zo senor e sens lo lor uet, cal srasuns es, si lo filz o lo sers fant alchu merchat. +

Se li fiz ou li ser sunt marcheant de lor peculi et il doivent aucune chose de celle marcheandise, li pere et li seignor an sunt tenu de tant com il ont de marcheandie del fil ou del ser, et de tant com autres lor doit par celle marcheandie dont il se sunt mis an plait, et non d’autres avoir. ¶ Ancore doie li fiz ou li sers aucune chose à son pere ou à son seignour, ne le puet li peres ou li seignours retenir de celle marcheanderie, mais que tant com il donerent paiemant à .i. des autres creours del ser ou del fil, fors se il ne li doivent plus. An cel demant doit on conter l’avoir que li peres doit à son fil et cel que li sires doit à son ser. An cest demant non est li sires ne li peres de meillour condicion, ce est non ont meillour raison d’un autre creancier à cui li sers ou li fiz doivent.

+

Tantes fois puet on demander par ceste raison au pere et au seignour pour quantes foiz ne sunt paié cil par mal angin del pere ou del seignour cui li fiz ou li sers devoient aucune chose. ¶

+

Ce que nous avons dit desoure, que li peres ou li seignour sunt tenu par ceste raison de celle marcheanderi que fait li sers ou li fiz, ce est voirs quant li fiz ou li sers font ceste marcheanderie par esciant dou pere ou dou seignour, et sanz le lour deffans et sanz le lor contredit. ¶

+

Iceste raisons ne se puet perdre par mains de tans qu’elle seroit se li peres ou li seignour l’eussent fait.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se li fiz est mis an plaiz, ce est de celles choses que il fait el pouoir dou paier .xliiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. Que drictura est, si filius est missus in placito de ille mercato quod feciti in potestate patris. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLI. Calz dreiz es, si lo filz es mes em plait d’aquelas causas que el fei e.l poder de.l paire. +

Si li fiz fait aucun marchié et non est el pouoir de son pere, il en'en est tenuz ausimant com seroit .i. autres hons. ¶ Mais se li fiz est el pouoir del pere ou de l’avi, il an est tenuz, si com nous avons dit desoure, tant com il est el pouoir son pere.

+

Mais se li fiz est issuz del pouoir son pere, ou par la mort del pere ou par autre choseguise, et li peres la deheritedesherite, ou il an a fait son hoir, mais ne li a laissié fors la falcide de s’onnour et de son avoir, ne doit estre mis an plaiz se non de tant com il puet paier.

+

Ce est voirs se on le met an plaiz tantost com li peres est morz, ou tantost com il issi del pouoir de son pere par quelque guise. Mais se il a esté grant termine, doit estre tenuz de tout, ancore non ait il tant dont il le puisse paier. ¶

+

Iceste raisons est issi com les autres qui ne se puet perdre par mains de .xxx. anz.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se li sers ou li fiz font marchié de lor peculio sanz le seu de lor seignour ou des peres contre lor anfanz .xlv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. Si filius vel seruus faciunt aliquod mercatum de suo peculio sine scientia domini uel patris uel contra eorum uetitum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLII. Cals rasuns est, si lo servs o lo fillz fant merchat de sun peculio sens lo saput de sun senor o de.l paire o d’altra lor vet. +

Puis que nous avons dit que li peres et li seignour sunt tenu de peculio dou fil et dou ser, or redisons quex chose est peculium. ¶¶

+

Peculiz, ce est l’avoirs del fil et del ser partiz de l’avoir dou pere et del seignour par consantemant de lour. ¶

+

Par ceste auction de peculio puet chascuns hons demander au pere et au seignour ce que li fiz ou li sers doivent par aucun marchié, ancore feist il cel marchié soure le contredit de son pere et de son seignour. ¶

+

Quant li sires est mis an plaiz pour son ser ou li peres pour son fil par ceste raison del peculio, ne sont il contranz de paier pour eux, mais que tant com est li peculis del fil ou del ser, et soure tout ce lour puet estre demandé ce qu’est mains an lor peculi par l’angin dou pere ou del seignour.

+

Et li peculi del fil ou del ser non est ce que doit li fiz au pere ou li sers au seignour. ¶ Se li fiz ou li sers doivent aucune chose au pere ou au seignour, li pere ou li seignour puent premieremant ce retenir, et puis sunt tenu de l’autre soure plus. ¶ Ancore se li fiz doit doit aucune chose à ses freres de cel pere, ou li sers au sers de celui seignour ou à ceux de cui il sunt tutour ou curour ou procuratour, ice doit estre premieremant de peculi. ¶

+

Ice que nous avons dit, que li sires est tenuz del peculi del ser, autretex raisons est se li sers est d’autre et il le tient à bone foi, ce est que cuide que soit suens. ¶

+

Autretex raisons est de celui qui a husufruit an l’autrui ser. ¶ Iceste raisons que nous avons dite puet estre demandee contre le seignour et contre le pere tant que à .xxx. anz, se li fiz ou li sers dure tant an son pouoir. Mais se li fiz ou li sers ist de son pouoir, ne l’an puet on riens demander puis que passe .i. an que il issi dou pouoir de son pere ou de son seignour. ¶

+

Tex foie est que li peres ne li fiz ne sunt tenu de ce que li fiz fait an aucune chose, si com est se li fiz qui ere el pouoir dou pere malleva deniers car cil hons qui les presta ne les puet demander ne au fil ne au pere, se il les li preste contre la volanté dou pere, fors an icest cas que dit li lois à nom. ¶

+

Ancore tex foie est que li sires non est tenuz del peculio dou ser, si com est se li sers antra an sermance pour autre.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se li marchiez que fait li fiz ou li sers torna au prou dou pere ou dou seignour .xlvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Si mercatum quod fecit filius uel seruus rediuit in proficuum patris uel domini. Dans l’éd. Derrer, le passage fait partie de la rubrique XLII. Cals rasuns est, si lo servs o lo fillz fant merchat de sun peculio sens lo saput de sun senor o de.l paire o d’altra lor vet. +

Iceste meismes raison porra on demander au pere ou au seignour ausi com se .i. hons estranges eust ce fait que fist li fiz ou li sers. ¶

+

Se li fiz ou li sers font aucune chose par mandemant dou pere ou dou seignour, autretex raisons est com se il le faisoient. ¶

+

Iceste raisons ne se fenist par mains de .xxx. anz.

+
+
+ Ici dit par quex persones nous pouvons gaaignier .xlvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Per quas personas possumus gadainare. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIII. Per cals personas nos podem gadanar. +

Puis que nous summes tenu par icestes persones qu’avons dit desoure, si com par le fil ou par le ser, or redisons par quex persones nous pouvons gaaignier. ¶

+

Icelles persones puent gaaignier pour nous qui sunt an nostreautre pouoir, si com sunt nostre fil et nostre ser, et si com sunt cil ser que nous tenons par bone foi, si com sunt li ser d’autre home franc, ancore ne soient il nostre mais nous le cuidiens. ¶

+

Tout ce que nostre ser gaaignent an quelque guise si est nostre, et tout ce que nostre anfant gaaignent à nos choses, ce est à nostre avoir, est ausimant nostre. Mais se il gaaignent fors, si com est par bone avanture, ou par don que aucuns hons qui fait an sa vie ou à sa mort, ou an autre guise, si que cil gaaig ne lour eschient des nostres choses, iciz gaainz est lor dominiz et l’usufruiz est nostres. ¶

+

Li nostre ser et cil que nous tenons par bone foi gaaignent à nostre oes tout ce que il gaaignent de lor oevres et de nos choses. Mais que se il gaaignent an nostre cil que tenons par bone foi et ne sunt nostre ser, ice est lour se il sunt franc, ou à celui seignour de cui il sunt ser. ¶ Autretex raisons est de l’autrui ser dont nous avons l’usufruit.

+

Autretex raisons est se il prannent la tenoison d’aucune chose : icelle tenoisson est nostre tantost comme il l’ont prise, soit que nous le saichons soit que non. ¶ Ancore se il font aucun marchié, ou se on lor convant à doner aucune chose, nous le povons demander. ¶

+

Se mes sers est establiz hoirs d’aucune home, icelle heritez ne peut il avoir sanz nostre volanté, et se il la prant, ne vaut riens.

+

Autretex raisons est com de nostre ser, autretex raisons est se nous tenons .i. ser d’autre persone par bone foi ou .i. franc home : ice est voirs de celle que il gaaignent à nous IIII. or redisons an quel guise, si com est dit desoure. ¶

+

Se .i. sers est communax de .ii. homes, ice que il gaaigne est des deus homes communal, ou d’andeus les seignours, par tel partie com chascuns a el ser. Mais se il gaaigne soulemant avec l’un des seignours, ou il le fait par mandemant de .i. des seignours, icil gaaigz sera de celui à cui oes ou de cui avoir ou par cui mandemant il fu faiz. ¶

+

Autretex raisons + personex i sunt fors iceste que nos avons dite qui ne poons gaaignier à nostre oes, fors que à ceste raisons que nous avons dites que il sont par nostre mandemant.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se li fiz qui est ou pouoir de son pere mallieve avoir.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVI. Que racio est, si filus qui est in potestate patris malleuat pecuniam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIV. Cals rasuns es, si lo filz que es e.l poder sun paire maleva aver. +

Se aucuns hons preste deniers à celui qui est ou pouoir de son pere, ne puet demander ne au fil ne au pere. Et ancore muire li peres, ne les puet demander cil qui les presta. ¶ Ancore se il an dona fermance, la fermance ne se puet desfandre par celle meismes raison. ¶ Mais se cil à cui li denier sunt presté le paient, ancore se poissent il desfandre avant que il les paiassent, ne le puent mais recouvrer. ¶

+

Se li peres est mis an plait par l’auction del peculi que nous avons dit desoure, de ces deniers que on presta à monson fil et il ne les paie del peculi pour ce que il cuidoit qu’an fust tenuz, puet les recouvrer.

+

Autretex raisons est se aucuns hons preste à celui qui est el pouoir son pere autre avoir par comte de deniers, si com est vins ou blex ou autres avoirs. ¶

+

Et autresi si comme il ne li puet demander qui preste avoir à celui qui est ou pouoir de son pere, autretex raisons est se il est ou pouoir de son auou ou des autres souverainnes persones.

+
+
+ Ici dit quant puet estre demandez icil avoirs c’on preste à celui qui est ou pouoir son pere .xlix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVII. Quando potest peti illa pecunia que est prestata illi qui est in potestate patris. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLV. Cant pot esser demandaz aquel auer qu’es prestaz a celui qu’es e.l poder sun paire. +

Tex foie est que cil qui prestent avoir à ceus qui sunt ou pouoir des peres ou des avous le puent demander, si com est se on preste avoir à celui que on cuidoit que fust fors dou pouoir son pere, ausi com se on presta avoir à mon fil qui ere an escole ou an autre terre ou par aucun autre mestier.

+

Ce est voirs se il ne li an presté plus que je ne li an donasse. Mais se il li an presté plus que je qui sui ses peres ne l’an souloie anvoier, ne pourra demander le plus. ¶

+

Ancore se aucuns hons preste avoir à mon fil par ma volanté, non i avra leu iceste raisons. ¶

+

Ancore se mes fiz paia pour moi à mon detour cil avoirs qu’il amprunté, bien puet estre demandez et à moi et à lui.

+

Si com est se il malleva avoir et il an a fait ce que je an devrai faire, bien puet estre demandez et à moi et à lui, si com est se il an marié ma fille ou autre fame que je devoie marier, et si com est se il an recovre ma maison ou il norrit de son avoir ma mainie. Ce est avoirs generalmant qui bien me puet estre demandez que mes fiz malleva, ce est amprunta, se il le mist an mon prou. Et an autre guise me puet .i. hons demander ce qu’il presta à celui qui est au pouoir de son pere ou de son avou, mais que an icestes manieres que nous avons dites desoure.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se famme antre an fermance pour autre home .l.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVIII. Si femina facit firmanciam pro aliquo homine. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVI. Cals dreig es, si femena intra en fermanza per altre ome. +

Puis que nous avons dit an quel maniere cil qui sunt an pouoir de lor peres ou de lour avous ne sunt tenu de cel avoir que il amprunterent, et que il ne puent faire lor damaige , or redisons an quel guise les fammes ne sunt tenues de celle fermances que elles ont pour autre à lor damaige. ¶

+

Si aucune fame antre an fermance par autrui, ou se elle met gaige pour autrui, puet se desfandre si que elle n’an paiera neant, ne elle n’an est tenue, ne elle ne sa fermance, ne ses choses qui sunt an gaige pour autrui, ancore le face elle pour son mari ou pour son fil. ¶

+

Se la fame paie icel avoir pour quoi ere an fermance ou dont elle ere detteris pour autrui, puet le demander, se elle cuidoit quant elle le paia que elle an fust destrainte de paier par raison. Mais se elle savoit que non ere destrainte de paier et elle le paia, ne le porra demander à celui à cui elle le paia, mais à celui pour cui elle le paia le pourra demander. Mais se elle le paia pour autrui avant que elle antrast an fermance, ne le puet puis demander, fors à celui pour cui elle le paia. ¶

+

Tex foie est que elle ne puet demander ce que elle paia, et se elle ne le paie, ne s’an puet desfandre que elle ne le pait, si com est se elle laisse cel pour quoi elle se povoit desfandre quant elle antra an la fermance ou quant elle se fust detterrise pour autre, et si com est se elle antre an fermance pour cel avoir qui tourna an ses choses. ¶

+

Ancore se elle rant prest par celle fermance où elle antre par mal angin de celui qui presta l’avoir pour ce que elle voloit que il prestat son avoir, ne s’an puet desfandre. ¶

+

Ausimant ne se puet desfandre se elle antre an fermance pour douaire de fame qui prant mari, ou elle antre an fermance pour avoir qui devoit affranchir son ser. ¶ Se fame antre an fermance fors de cestes mesures que nous avons dit, ou elle done de ses choses an gaige pour autre et elle s’an fait detresse, puet s’an desfandre que elle n’an paiera riens.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se aucuns anlia soi de ce qu’il ne reçuit et on li demande .li.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIX. Si aliquis alligavit se de eo quod non recepit et alius petit ei. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVII. Cals rasuns es, si alcun om se obliget d’aco qu’el no receup, ed om li o demanda. +

Se aucuns hons vuet amprunter d’un autre et il li an a fait escrit avant qu’il les ait receuz, pour ce qu’il se pansa que seguremant li prestat, et avient puis qu’il ne les reçuit par quelque guise : se on le li vuet demander pour ce que il an a fait escrit, il s’an puet bien desfandre tant que au chief de .ii. anz, se li demanderres ne puet prover cel avoir, et dira ainsin ¶ : « Seignour, cel avoir que vous demandez je ne vous doi, ancore vous an aie je fait escrit ou donee fermance ou gaige, se vous ne provez que je le vous doie, car vous ne les me prestates onques ». ¶

+

Ancore le puet destraindre devant le juge que il le delivre de cel escrit que il an avoit fait, ou soit que il an avoit doné gaige ou soit que non, se cil qui le demande ne puet prover que il les doie. ¶

+

Mais que puis que sunt passé li dui an, ne se puet desfandre que il ne pait les deniers, ancore ne les ait il receuz pour ce que aparant est et pour ce que escriz an est faiz et par les .ii. anz qui sunt passé et pour le gaige qui an est donez ormais est samblanz que il les doie. Mais s’il est menours de .xxv. anz ou il se rancura lealmant dedanz les .ii. anz, ne li nuit rien, ancore soient li dui an passé. ¶ Icil dui an doivent estre conté des cel jour avant que li escriz fu faiz des deniers. ¶

+

Mais tel saige home sunt qui dient : se cil hons qui fist l’escrit puet prover puis que sunt passé li .ii. an que ciz avoirs ne li fu prestez, puet se touz tans desfandre que ne paiera cest avoir, ancore soient passé li dui an sanz rancure. Et de ce nait tex argumenz : si aucuns hons cuide estre dettes d’autre et ne le soit et il le paia, il puet recouvrer ce tant que à .xxx. anz, et se il le puet recouvrer tant que à .xxx. anz, molt plus le puet reternir. Et celle raisons est et pert plus droituriere. ¶

+

Ice qu’est dit desoure, se aucuns hons fait escrit que il a receu avoir d’autre que il s’en puet desfandre, se il ne l’a receu, autretex raisons est se il n’an fist escrit, mais que li promist de randre, ou se il li an dona gaige, ou se il li an dona fermance.

+
+
+ Ici dit des compensacions .lii.Dans l’éd. Fitting, rubrique L. De compensacione. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIII. De las conpensatiuns. +

Se aucuns hons me doit deniers et je an doi à lui : se il les me vuet demander, je m’an puisse desfandre de tant comme il me doit que je ne l’an pourrai. Mais se li doi plus que il moi, ou il à moi plus que je à lui, ce que li .i. doit plus à l’autre, li puet demander, et de l’autre sera faite compensations, ce est il sera delivrés, si com est se je doie à aucun home .x. souz et il an doit à moi .xx., je ne li puis demander mains que les .x. souz, et des autres .x. souz sera il delivrés, ce est faite sera compensacions, ce est à dire que il les recevra pour les .x. souz que il li doit. Car se aucuns hons est mes dettes et je li suens, et je vueil ce que il me doit, sampres est mestiers que je li lais autant com je li dois.

+

Et se il me doit gaaig de cel avoir que je li demant, serai antraiz li gaainz de tant com je li doi que il ne m’an randra rien des cel termine an çà que je sui ses deterres, et il ne me doit doner gaaig de cel avoir que je li doi. Mais de ce que i est plus, puis je demander et gaaig et chatel, se il me devoit doner gaaig.

+
+
+ Ici dit quex choses puent estre compensees et quex non .liii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LI. Que res possunt compensari et que non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIX. Cals causas podunt esser conpensadas e cals non. +

Ce que nous avons dit desoure, se dui home se doivent deniers li .i. à l’autre que il puet faire compensacion, ce est voirs de totes les choses qui sunt de pois et de mesure et de nombre, et non d’autres choses. De pois, si com est ors et argenz. De mesure, si com est blef et oile et vins. De numbre, si com sunt denier.

+
+
+ Ici dit quant on puet compenser .liiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LII. Quando aliquis potest compensare. Dans l’éd. Derrer, rubrique L. Aici ditz, cora om pot compensar. +

Ce qui est dit, que dui home puent faire compensacion de ce que ilMs. : doit biffé après il. se doivent, ce est voirs quant li dettes est coneuz d’ambedeus pars. Mais se de l’une part est fort oscurs li dettes, ansi que on ne puet conoitre la raison sanz grant triboul, et de l’autre partie est clers, et puis doit estre coneu se li dettes i est. ¶ Se aucuns hons me doit .c. souz, est certaine chose que il les me doit, et il demande à moi autres .c. souz ou plus ou mains, et je li di que je ne li doi rien : premieremant doit estre paié ce que il me doit, et puis doit estre coneu se je li doi ce que il me demande. ¶

+

Ausimant com je puis faire compensacion de ce que je doui à autre, se il doit à moi ausimant ma fermance, se on li demande ce dont il me pour moi fist fermance, puet faire compensacion de ce que cil qui le met an plait me doit, et de ce que il doit à ma fermance.

+

Se acuns hons me doit avoir, et je doi avoir à .i. autre, et mes deterres me vuet faire compensation de ce que je doi à autre, ne le puet faire se je ne le vueil, ancore le vueille cil à cui je sui deterres, pour ce que .i. hons ne puet compenser à autre, mais que à celui cui il doit, ce est à dire .i. hons ne puet conter à autre ce que il ne li doit. ¶

+

Se acuns hons me doit avoir, si com est ors ou argenz ou deniers ou blef, et je li doi autre chose, si com est chevaus ou terre ou maisons, ne li an puis faire compensacion, ne ne puis retenir les sues choses par ochoison de ce dette, que compensations ne puet estre faite mais que an celles choses que nous avons dites, si com sunt celles choses qui sunt de pois ou de mesure ou de nombre.

+
+
+ Ici dit des usures, ce est de lucre .lv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIII. De usuria. Dans l’éd. Derrer, rubrique LI. Aici ditz de usuris, zo es de lugra. +

Puis que nous avons dit an quel guise se maigne li demanz que li .i. hons a vers l’autre, si com est par les compensations, or redisons an quel guise li demanz crost par les usures : li raisons, ce est li demanz que li .i. anvers l’autre croit par usures qui i courrent. ¶

+

An toutes negoces qui sunt de bone foi viennent usures, tex fois est an vandicion et anest loeson et an dote et an compaignie. Certes, se cil qui achatent aucune chose ne paient an termine qui fu ampris puis que li vanderres li demande, an convenant leu et an convenant tans, il an doit doner usures d’auqui avant, si com est la coutume de la terre, mais que elle ne soit contre loi. ¶

+

Tex fois est que cil qui achate doit doner usures, ancore n’an soit demandez li pris, si com est se il an trait fruit, ou il l’an puet traire et remest que il ne l’an trait, ausi com est se la chose fu del tel persone qui estoit manres de .xxv. anz, car se aucuns hons achate aucune chose de menor de .xxv. anz, se il ne li paia le pris au termine qui fu an convenant, ancore li fust il demandé et ancore non ait il pris riens dont il ait joi de la chose, si doit il paier les usures des le termine an anvant qu’il duit paier et ne paia. ¶

+

Tex fois est que on doit paier usures par le demoure que on fait de paier ce que on doit paier à autre, si com est de vendition ou de loeson et de toutes autres choses qui sunt de bone foi et an celles choses que on doit pour mort d’ome. ¶

+

Tex foiz est que on an soffre autre damaige par demourance, si aucuns hons me devoit .i. ser et il ne me paia quant je li demandai : an quelque guise que il le perde, puis il le me doit amander. Mais se ne fu passez li termine que il le me devoit, et il le perde sanz sa colpe, ou il fu mors, ne m’an devra riens amander. ¶

+

Quantes foiz on paie usure par demoure doit estre paié selonc la coutume de la terre, se la coutume ne est outre icelle mesure que lois dit. ¶

+

Puis que dit est de celles usures que on demande sanz nule convenance, or redisons de celles raisusures dont est faite convenance de doner. ¶

+

Se aucuns hons dona deniers à autre an preste, n’an puet demander usures, se ne l’an furent promises par stipulation, ancore li an fust faite convenance de doner usueres ou ancore li an soit donez gages, fors se il ne fu dit par nom que cil gaiges fust donez par les deniers, aussi pour le cheval ou pour la monte, mais se ne fu donee autre gaigiere par nom pour le gaige, ou ne li an est faite stipulacions, ce est promissions de doner usures. ¶

+

Stipulations est quant on promest ce que on demande, si com est se aucuns hons me convante .c. souz et je li dis : « Sire, prometez me vous .c. souz que vous m’avez convantez », et il les me promet.

+

Mais se .i. hons done avoir à autre à prest, si com est vins ou blés ou oiles, et on an demande usures par convenant qui est faiz, à chascun an puet on demander autretant des usures com est la chose qui fu prestee si an fu faiz tex convenanz, ancore n’i soit faite stipulacions.

+
+
+ Ici dit des missions des usures .lvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIV. Vsque ad quam mensuram amiquis potest accipere usuras. Dans l’éd. Derrer, rubrique LII. De la mesura de las usuras. +

Certe mesure est ordenee par lois tant que à laquel on puet panre usures, ce est gaaig de deniers et d’autre avoir que preste li .i. à l’autre ou doit li uns à l’autre. Et si on fait convenanz de doner plus, ne vaut, ancore an soit donez gaiges ou fermance. Et se sunt paiés, puet estre recouvrees. ¶

+

Icelle mesure est itex : se aucuns hons des granz seignours, si com cuens qui preste deniers à usures ou par autre guise prant usures, n’an puet demander gaaig pour an fors itant com est tierce part dou chatel, ce est dou souz .iiii. deniers an l’an, se on li an promet plus ne le puet recouvrer. ¶

+

S’il sunt autre home qui prestent deniers à usures ou par autre guise la vuet prandre, si com cil sunt qui estent au change ou an ouvrour, puent demander usures an l’an tant com sunt les .ii. parz dou chatel, ce est dou soul .viii. deniers. Et se il an prannent plus, doivent le randre. ¶

+

Tuit autre home, fors cil que nous avons dit, puent prandre .vi. deniers et non plus an l’an.

+

Mais cil hons qui à son peril preste deniers sor mer, ce est an tel convant que se il sunt perdu que li damaiges soit suens, porra demander par an autretant d’usures comme est li chatex, se li chatex est gariz. ¶

+

Autretex raisons est an toutes celles choses es quex li creerres preste les deniers à son peril. ¶ Ancore autretex raisons est qui preste ou blef ou oile. ¶

+

Oez s’il est donez jugemanz que aucuns doie avoir à autre, et puis que li jugemanz est donez et il le tient plus de .iiii. mois, puet li an demander autretant d’usures an l’an comme est li chatex de tant de termine com il a esté que non a paié puis que sunt passé li .iiii. mois.

+

Si aucuns hons vuet prandre usure plus granz que nous n’avons dites, ne les pourra demander, ancore an aie il gaige, ou li an soit donee fermance, ou faite promissions.

+

Et si aucuns hons les prant, doit les randre. ¶ Nuns hons ne puet demander usures d’autres usures, et qui les paiera pourra les recouvrer.

+
+
+ Ici dit quex raisons est de celles choses que on commande à autre pour estoier .lvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LV. De illis rebus quas unus data lii ad custodiendum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIII. Aici ditz, cals rasuns es d’aquelas causas que om comanda a l’autre per estoiar. +

Puis que nous avons dit de celles choses que .i. hons preste à autre, or redisons de icelles choses que .i. hons commande à autre pour estoier pour ce que soient sauves. Iciz contraiz est apelez deposito. ¶

+

Se acuns hons commande aucune chose à autre pour ce que elle soit sauve, il la li doit randre à tout ce qui i est creu, si com est se je commandai una ancelle à autre et elle fait .i. anfant, il me doit randre et l’ancelle et l’anfant.

+

Autretex raisons est se je commandai une egue et elle fait un poulain. Et se cil à cui je commandai la chose ne la me vuet randre et tout ce qui est creu, je et mest hoirs la puent demander à lui et à ses hoirs. Se il a la chose ou la chose soit perdue, il la me doit amander et non an autre guise, fors an .iii. cas : li .i. est se convanz fu que on randit la chose an quelque guise que il la perdit ; li autres cas est se il an reçuit avoir pour estoier la chose ; li tierz est se il me dit que je li baillie la chose à estoier avant que je li desisse. Car au premier cas est antandu an quelque meniere il la perdit, et autres .ii., se il ne la garde ausimant comme .i. saiges hons feroit, il la doit amander se il la pert ou la chose soit afolee par sa colpe. ¶

+

Ample, ces est granz colpe, ce est celle quant on pansse que celle chose ne li tiegne damaige qui tient damaige à autres home, si com est je tins .i. livre à la pluie et ne cuidoie que li tenit biens de damaige, et si com est se je laissai ma maison ouverte ou je avoie la chose qui m’ere donee pour estoier, si com est se je menoie le cheval qui m’ere commandez par cel leu où je devoie passer et je savoie que robeour ou larron i erent : se je cuidoie que il ne tolissent le cheval et par celle fiance je alai tant avant que il me tolirent le cheval, iceste corpe fu ample et pour ce je le doi amander.

+

Mais se je fis cel convant que je ne fusse tenuz de l’angin que je ferai an la chose, iciz convanz ne vaut pour ce que il est contre raison. ¶

+

Tex foie est que cil hons à cui est commandee la chose pour estoier an doit randre le doubleMs. : si com est se je commandai la chose pour estoier, il an doit randre le double répété., si com est se je commandai aucune chose qui soit moie à aucun home pour estoier pour paour de feu ou d’aigue, ce est pour paor où la nef perist, ou je avoie tant foible maison que je cuidoie que elle cheust, ou pour paour de bruit d’omes de la terre que je avoie paour que il ne venissent à ma maison pour defroichier ou pour abatre, ou si com est pour terre trop mole avoie paour de ma maison. An ces .iiii. examples que nous avons dit desoure, se je commandai une chose à autre et il la me noie quant je li demande, se je le puis prover, il le me doit randre an double. ¶

+

Se je commande deniers à aucun home et il les ait despanduz, doit m’an doner gaaig tel com cort par la terre, mais que il ne soit outre mesure. ¶ Ancore ne les l ait il despanduz, se il ne les me randoit quant je les demandai, doit m’an doner ausimant gaaig des cel jour an ausint que li demandai. ¶

+

Iciz hons qui commande aucune chose à autre le puet demander, ancore ne fust elle de celui qui le commanda, ancore l’ait il ou amblee ou robee à autre pour ce que il l’a de lui, ne li doit dire que il non i a droit dou demander tant que il li ait randue. ¶

+

Ancore se cil à cui la chose est commandee i fait aucune mission qui fust necessaire ou utils an la chose, ou il an reçuit aucun damaige, si com est se je commandai .i. ser à aucun home et cil sers li ambla aucune chose, puet li demander par ceste raison. ¶ De cestes missions puet demander les usures cil à cui est demandee la chose de tant com il a despandu. ¶

+

Iciz demanz que fait li .i. à l’autre dure tant que à .xxx. anz. ¶

+

Ce que nous avons dit de ceste raison, ce est voirs quant on n’en done avoir à celui qui commande la chose pour ce que on li estoie. Mais se avoirs an fu donez, adonc sera tex raisons com court an la loi.

+
+
+ Iciz dit des commandemanz .lviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVI. De comendamento quod unus facit alii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIIII. De mandement. +

Or redisons de cel contrait que fait li .i. à l’autre sanz donemant d’aucune chose, solemant par consantemant que li .i. a à l’autre. ¶

+

Se aucuns hons me mande que je li face aucune chose, si com est que je li achat .i. cheval ou une maison ou une autre chose, an ma volanté est se je le vueil faire ou non. ¶ Mais puis que avrai pris le mandemant à faire de ce que il me mande, droiz est que li mandeface ou que je li die, je n’an puis riens faire, et ce li doi dire tantost si que il le puisse faire par soi ou par autre, se il le vuet. Et se je ne le fais ansin com il est dit, je li devrai amander tout le damaige que il an avra, si com est an icest example. ¶ .I. hons me manda que je li achetasse .i. cheval par le pris de .c. souz, adonc je le poi tel avoir pour .c. souz : se je ne li achetai ne ne li dis que je ne li feroie tant meuz que il le poit avoir fait se il vosist, je le devrai amander tout le damaige que il avra pour ce. ¶

+

Autretex raisons est se .i. hons me manda que je li vandisse une soue chose et je ne li vandi à terme que il me mande tant com la chose vaudra, mais li doi je amander, car par ma colpe est ciz damaiges pour ce que par mon respit remest la chose à vandre. ¶

+

C’est voirs que je l’an doi amander le damaige que il an a quant par ma cholpe remest que je ne fis la chose ansinc com il me manda et an icel tans. ¶ S’il remest sanz ma colpe ou sanz juste cause que je ne fis ce qui me fu mandé, n’an doit riens amander. ¶

+

Ancore se je ai aucune chose dou suen, par icest mandemant doi li randre par ceste raison. ¶ Ancore se .i. hons m’a acheté aucune chose par mon mandemant, doi la li randre, et se il vandi aucune de mes choses par mon mandemant, doit me randre ce que il an a pris, et soure tout ce me doit randre tant comme il par sa colpe ou à son esciant an prist mains de tant com la chose valoit, se je ne li dis certain pris, car adonc ne la pout il vandre mains que je ne li demandai. ¶

+

Generalmant est voirs se cil hons à cui je mandai que vandit une chose qui est moie, ou que il m’achetast une chose, et il fait an icel mandemant que je li fis aucune chose par son angin ou par sa colpe qui me torna à damaige, doit le me amander tout, si com est se il vandi par mains la chose que elle ne valoit ou il acheta la chose plus que elle ne vaut. ¶

+

Se je mandai à .i. home que il vandit une moie chose à autre home et il la vandi pour mains que je ne li mandai, ou il la vande à autre home que je ne li dis, ne vaut la vandicions, se je ne vueil avoir ferme, et pour ice puis je demander la chose à toz homes qui la tiegnent. Mais se je ai ferme la vandicion a nul home, n’an puis rien dire.

+

Mais se ne dis le pris pour quant il la donat, ne ne dis l’ome à cui il la vandist, ancore la vandist il pour mains que elle ne valoit, n’an puis riens dire à autre home, fors à celui qui la vandi, se il la vandi malemant par sa colpe, ou se li vanderres fu angigniez par mal angin de cel home qui achate la chose, li acheterres m’an est tenuz. ¶

+

An icest demandemant vient usures, ausimant com est dit desoure an icelles choses que .i. hons commande à autre pour faire sauves, si com est se je mandai à .i. home que il demandast mon avoir de mon detour. Se il prist icel avoir et il le met à son preu, ou il le preste à autre home et il an prist usures, ou il ne le me randi quand je li demandai : an ices examples toz trois me doit paier usures tex com corrent par la terre, mais que la mesure ne soit outre raison. ¶

+

Bien puet .i. hons antrer an fermance pour moi, ou soit que l’on li mant ou soit que non, se je ne le devoie. ¶ Ancore se cil hons qui antre an fermance pour moi paie pour moi, ou li fu commandez an jugemant que il paiast, ou se il an a aucun damaige par ma colpe, tout le damaige li doi je amander. //

+

Iciz hons qui fait une chose par mon mandemant, bien me puet demander les missions que il fit mesurablemant, et soure tout ce me porra bien demander les usures des missions que il i fut, ou soit que il les amprunte à usures d’autre home, ou soit que il li met dou suen demoigne, c’est dou suen avoir. Et se il ere tex hons qui soloit panre usures de son avoir, se le ne li vuet randre la maison quant il la me demande. ¶

+

Iceste raisons dure tant que à .xxx. anz, ou soit que andui soient vif ou andui mort, ou li .i. sous.

+
+
+ Ici dit de compaignie que font .ii. home ou plusour .lix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVII. De compagnia. Dans l’éd. Derrer, rubrique LV. De compania que fan dui omen ou plusors. +

Compagnie puet estre faite soulemant par consantemant et ausimant par commandemant, et ce est voirs ou soit que andui doivent metre avoir ou soit que li .i. sous. Et puis que .ii. home font itel convenant que il soient compaignon et chascuns mette .c. souzd’avoir, bien sunt tuit destraint d’atandre la convenance. Et cil compainz qui ne vuet atandre la compaignie doit amander aus autres le damaige que il ont pour ce et tout le preu que on i puet conoitre que il eussent, se cil eust atandu la compaignie.

+

Bien puet on faire compaignie de tout quant que on a à une sole partie. ¶

+

Ancore bien puet estre faite compaignie an tel guise que elle dure demantres que li compaignon seront .iii. ou tant que à .i. termine, si com est à .v. anz ou à .x. Se dui home font convant an tel maniere que il soient compaignon des la Saint Michié tant que à .i. an ou tant que à .v. anz, bien vaut tex convenance. ¶

+

Compaignie dure demantres que tuit li comapignon ont volanté dou tenir la compaignie, mais puis que il ne vuelent estre compaignon, ou se li .i. souz ne le vuet, ce est ne vuet estre an la compaignie, ou se li .i. sous muert, departie est la compagnie, ancore ne le vueillent li autres compaignon que elle se desparte, et ancore fu fu faitz tex convanz que nuns ne preste la compaignie tant que à .i. terme certain, se ne i fu autre chose coveueconvenue. ¶ Mais se aucuns des compaignons part la compaignie avant le terme, doit amander tout le damaige aus autres compaignons que il an ont, se il ne a juste cause par quoi il la prent.

+

Se li .i. des compaignons se tout de la compaignie avant que il ne doit et ce fait il par angin de l’autre, il doit amander à son compaignon tout le damaige que il an aporte, si com est par ochoison d’une herité qui li devoit avenir parti de la comapignie pour ce que il l’eust toz sous, doit an doner la part au compaignon autretant bien com se la comapignie ne fust partie. ¶

+

Mais se juste cause est par quoi li .i. des compaignon desface la compaignie, ancore le face i il ainz termine, ne i forfait rien, ne n’en devra riens amander pour ce. Juste cause puet estre par quoi li .i. des compaignons puet desfaire la compaignie sanz nul damaige, si com est se li uns est tant maus hons et tant contrarious que l’autres ne le puet soffrir ou que à grant damaige ait esté an la comapaignie. ¶

+

Se li .i. compaignon font aucun convant quant il font la compaignie, cil convanz doit estre gardez de quelque chose que il soit faiz ou de damaige ou de preu, ou soit que la compaignie soit faite de l’avoir d’andeus ou soit qu’ele soit faite de l’avoir de .i. soul et l’autres i doit mettre ses oevres, ce est que li .i. i doit mettre son avoir et l’autres se devra travoillier de ce ou andui ansamble, et si est li gaaigz communaus par tel convant comme il se font par part que l’aie chascuns. ¶ Et se il firent soulemant l dou preu an quel guise il doivent partir et ne dirrent rien dou damaige, autresi doivent partir le damaige comme le preu. ¶

+

Si dui home firent compaignie tel que li .i. non ait part eldel + damaige mais que del gaaig ait an tel part com est convenanz, bien vaut icelle compaignie, et devra estre ansi antandue la convenance se gaaigz i fu faiz an une chose et damaiges et perde an une autre del gaaig doit estre traiz li damaiges, se li gaaigz est tant granz et ce qui remanra de gaaig doit estre partiz ansin com fu convenanz quant la compaignie fu faite. Et tout ce qui est dit ainsin est voirs ou soit que l’avoirs fust d’andeus les parties ou soit que il soit de l’un soul. ¶

+

Si com est faite aucune convenance an la compaignie ne de damaige ne de preu qui an doie avoir ou mains ou plus doivent estre igaus les parties. //

+

[Tex fois est que la compagnie se despart]Ms. : la compagnie se despart tex fois est. sanz la volanté des compaignons, si com est s’il est seignour aucun des compaignons et se il fait tex male fiance par quoi ses avoirs li est toluz. ¶

+

Se aucuns des compaignons preste aucune chose de l’avoir communal ou il fist auques fin la compaignie par son angin ou par sa colpe qui tornast à damaige à l’autre compaignon, doit li amander ausimant. //

+

Ancore se aucuns des compaignon despant aucune chose an la compaignie dou suen, puet le demander par ceste raison. ¶

+

Et se aucuns des compaignons tourna an son preu de l’avoir de la compaignie doit an paier les usures selonc la coustume de la terre, se la coustume non est outre raison. ¶ Ancore nel tornast il an son preu, se il nel randi quant li autre compaignon li demanderent, doit an paier les usures ausimant. ¶

+

Toz li prouz et touz li damaiges qui est faiz an la compaignie doit estre partiz egalemant, se non i fu faiz autres convenanz. Mais se autres convenanz fu faiz, icil doit estre tenuz, s’il non est contre la loi. ¶

+

Ce que nous avons dit des .ii. compaignons, ce est voirs ancore soient il plus. ¶

+

Icelle raisons que fait li .i. compaigz ancontre l’autre puent faire lour hoir ausimant antre lor. ¶

+

Iceste raisons dure tant que à .xxx. anz.

+
+
+ Ici dit de vandicion et de achat .lx. Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. De empcione et uendicione. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVI. De vendezun et de comprasun. +

Achaz et vandicions sunt faites par consantemant que .i. hons a à autre, ausimant com est compaignie et demandemanz. ¶

+

Se aucuns vuet vandre aucune chose à autre, il doit dire le pris à celui qui l’achate pour quant la vuet doner. ¶ Quant li vanderres et li acheterres s’acordent dou pris et font convant, vaut la vandicions, et li vanderres est obligiez de delivrer à l’acheteour la chose, ce est que il l’en reveste de la tenoison de la chose, et tout ansinc devient la chose de l’acheteour, se la chose ere de celui qui la vandi. Et ancore ne soit elle del vandeour, si l’an devra il revestir et si li devra il promettre de garir la chose ou de l’amander se elle li ere toute par raison. Mais li acheterres doit paier au vandeour tex deniers qui suen soient. ¶

+

Ancore bien puis je vandre l’autrui chose, ancore ne le saiche cil cui elle est. Mais ne devient la chose moie, ainz la me porras demander icil cui est la chose, et tu m’an ess tenuz que tu la m’amendasses, se tu ne la puez garir. ¶

+

Se cil qui vandi la chose ne vuet doner la chose à l’acheteour, pourra li demander li acheterrer tant il i iest eu de prou, s’il eust eue la chose. Et li vanderres puet vandre la chose à cui il vuet, se il le vuet, se li premiers acheterres n’en fu revestuz de la tenoison. Mais se li premiers acheterres an fu revestuz, il est sires de la chose, se cil qui la vandi an ere sires, et puis que la chose est bien soue, puet la demander à touz homes qui la tiegnent. ¶

+

An vandicion et an achat doit estre certains pris, si com est .c. souz, mais ancore ne soit dit li pris de la chose, se je vandi une chose pour tant de deniers com dira tex hons et il dira le pris, vaut la vandicions, et je sui contrainz de doner à toi la chose et tu de doner à moi le pris. Mais se cil ne dira le pris pour ce que il ne vuet ou ne puet, ne vaut la vandicions. ¶

+

Ancore li pris doit estre an deniers. Mais se on done .i. avoir pour ranautre, ce est une chose pour autre, ou moble ou non moble, non est vandicions, ainz est eschanges. ¶

+

Se .ii. home font convenant antre lour d’aucune chose que vuet acheter l’uns de l’autre q, ne vaut la vandicions tant que li escriz an soit faiz ou par aus ou par autres homes par le mandemant d’aus et saigniés de lor, se elil + sevent lettres. Et se il ne sevent lettres, autres le doit seignier pour aus, ce est souz escripture. Et avant que ce soit fait se puet repentir li quex que vuet des .ii. sanz nul damaige, se li acheterres non est mis an tenoison ou erres n’an sunt donees. Mais se erres an sunt donees et li acheterres se vuet repantir, il doit perdre les erres, et se li vanderres se vuet repantir, il doit randre les erres et autretant, et soure tout ce li puet demander li acheterres tout le damaige que il an a et le prisle preu que il an eust tant que an double.

+

Quant la vandicions est faite et parfete, ce est quant est ancore dou pris an icelle foiz quant la vandicions est fait sanz escrit, ancore ne soit revestuz li acheterres de la chose, se la chose se pert ou affole, il doit paier le pris autretant bien com se la chose ne fust ne + f affolee ne perdue. Ce est voirs se li faillemanz avient an la chose sanz angin et sanz colpe del vandeour. ¶ Ancore se aucuns meilloremanz croit an la chose puis que est faite la vandicions, toz li prouz est de l’acheteour, ausimant com li damaiges, ancore ne soit il revestuz de la chose. ¶

+

Se je vande à .i. home à autre et il s’an fuit avant que je l’an aie revestu : se je li avoie promis la garde de l’ome tant que je l’an eusse revestu mes damaiges sera la fuie de l’ome, et pour ce li sui ge tenuz de l’amander le ser, et il me doit doner le pris. Autretex raisons est se il s’an fuit par ma colpe, ancore ne li aie je promis à garder la chose, c’est à dire le ser. Mais se je ne li avoie promise la garde, suens sera li damaiges et je ne li an ai riens à faire, fors tant que je li doi sauver et doner totes icelles raisons que je ai ou je an doner lou miens et il me doit doner le pris.

+

Autretex raisons est de toutes les autres choses. Mais se je la vandicions est de celles choses qui sunt vandues à pois ou à mesure ou à nombre, li damages est dou vandeour, se ne remaint an l’acheteour que il ne vueille panre les choses et li vanderres estoi toutes houres aparoilliez de randre la chose, se il vuet. Touz li damaiges devra estre de l’acheteour quant remaint an lui que les choses ne furent pensees ne mesurees ne nombrees, se les choses s’afolent ou se perdent. ¶ Icelles choses que nous avons dit sunt de froumant ou oile ou vins ou argenz ou deniers.

+

S’aucuns hons vant froumant ou oile ou vin ou autres choses samblanz à cestes, an tel convant an tel maniere com li mesurt au chief d’un mois ou de .ii., et li paierres ne vuet panre à cel termine, li vanderres le puet espandre se li vaissel li ont mestier, se il ne puet autres trover à loier. Mais se il ne le puet espandre, et il ne vle vueille faire, pourra de les vaissiaus demander le loier que on an poist avoir pris d’autre ou ce qu’il an donast à autre de cel vaissel que il loia d’autrui.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se aucuns hons vandi une herité ou une action .lxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. Si aliquis uendit hereditatem uel accionem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVII. Cals rasuns es, si alcus om uendet una heretat o una actiun. +

Nous avons dit an quel mesure doit estre faite vandicions et achaz. Or redisons quel droit doit on esgarder an vandicion de herité ou se je vandi une aucution, ce est .i. demanz. ¶

+

Se aucuns hons vant une herité, il doit promettre à l’acheteour que il soit droiz hoirs de celle herité que il vant, ce est doit promettre que il li vande par raison. Mais ne li doit promettre que chascune chose qui est an l’erité soit soue, et pour ce si devons savoir que, se toutes les choses de l’erité li sunt avenues une à une qu’il n’an devra riens amander, et adonc se l’eritez non est vandue droitemant à celui qui l’achate, icil qui li vant li doit amander. Droitemant li puet estre avenue, se elle ne tenoit par raison à celui qui li vandi, et pour ce li devra amander. Mais se li est avenue aucune chose de l’erité a, droitemant ou sanz raison de ce non avra riens à faire li vanderres que li damaiges et li preuz de l’erité partient tout à l’acheteour que li vanderres ne doit autre chose promettre, fors ce qu’il soit hoirs, se non i fu faite autre convenance.

+

Ancore cil hons qui vandi l’erité ou qui vant autre chose non est destrainz de doner gaige ne fermance à l’acheteor que icelle chose soit soue qu’il vant, ne ne doit doner fermance d’amander la chose, se elle li est demandee et vancue par aucune guise, se non est faiz autres convanz antre eus quant la vandicions fu faite. ¶

+

Ancore tel promission devra faire li vanderres à l’acheteour que il rande à l’acheteour tout ce qui li avanra de l’erité. ¶

+

Ice que nous avons dit desoure, que li vanderres non a riens à faire à l’acheteor, se on li vant aucune chose de l’erité, ce est voirs quant convenanz n’an fu faiz, mais se il li fist convenant que il li amandast aucune chose qui li seroit tolue de l’erité, vaut bien iciz convenanz, et se il an pert aucune chose par raison, pourra la demander à celui qui li vandi et à son hoir. ¶

+

Ancore li acheterres doit promettre an paroles au vandeor s’il li an anvient aucuns damaiges qu’il li amant, ce avient pour ce que li vanderres est destrainz de paier tot la dette de l’erité. Et ausimant est li vanderres destrainz de paier ce que li morz commanda doner pour s’ame ou à aucun suen ami, ancore ait il vandue l’erité.

+

Ancore se aucuns hons vant aucune soue heritéaccion, ce est une raison que il dit qu’il a ancontre .i. home, doit promettre li vanderres à l’acheteour que soit ses droiz hoirs que il vant, et doit assegurer ausimant que cil ancontre cui il a ceste accion non a raison par quoi il se puisse desfandre. Mais ne doit asegurer que cil contre cui il a l’aucion soit tant riches que il puisse, ce se n’an fu faiz autres convenanz.

+
+
+ Ici dit de celles choses que on ne puet vandre .lxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. De illis rebus que non possunt uendi. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVIII. D’aquelas causas c’om non pot vendre. +

Dex choses sunt que on ne puet vandre ne acheter, si com sunt li vestemant de l’ampereour. Ancore les armes des chevaliers ne doivent estre vandue aus anemis estranges. ¶

+

Nuns hons ne puet vandre son fil ne sa fille, se il ne est ses sers, fors an une maniere, ce est se li peres est tant povre et an tel necessité que n’a de quoi il puisse vivre. Et adonc quant il le vant pour ce, se il an vuet puis an autre termine randre le pris ou .i. ser qui vaille le pris, ou il ou cil qui est vanduz ou autres hons pour lui si sera delivrés et tournera an icelui etaige ou il ere premieremant. Mais an es mai le puet retenir cil qui l’achate.

+
+
+ Ici dit quant on puet desfaire la vandicion qui faite est .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXI. Quando aliquis potest destruere uendicionem que est facta. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIX. Cora om pot desfaire la vendesun. +

Certes raisons sunt par quoi se desfait vandicions et achaz si com est se elle est faite par paour ou par engin.

+

Par paour se desfait la vandicions, se la paours fu juste, si com est se li vanderres a paour de mort ou pour prison qu’il ere pris, ancor ne li vueille li acheterres qu’il est revestuz de la chose. Icil qui la vandi doit randre le pris que il an prist, ancore l’eust li acheterres vandu à autre o pis ou miauz que il ne l’avoit achetee, ne li an randra cil de cui il l’avoit achetee, fors tant com il an a receu. ¶

+

Se angins est faiz an la vandicion, tex foiz est que elle se desfait et tex foiz est que non. Quant la vandicions ne se desfait, devra estre amandez li angisangins qui est faiz. ¶ Adonc se desfait li vandicions quant cil de cui ere la chose, ne l’eust vandue se li angins non i fust, ce est ne la voloit vandre, fors que cil qui l’achate angigna par quoi il le mist an volanté qu’il la vandist. Mais se il vouloit vandre la chose et il la vandi moins que elle ne valoit par l’angin que fist li acheterres, tant com il la vandi mains, tant li an doit amander et la vandicions estera. ¶

+

Quant la vandicions se desfait par angin qui i fu faiz, n’an puet li vanderres mettre an plait home qui tiegne la chose, mais que celui qui fist l’angin. Mais quant la chose est vandue pour paour ou par force, la puet li vanderres à touz homes qui la tiegnent demander, si com nous avons dit an icel titre où est parlé de force ou de paour. ¶

+

Tex fois est que la vandicions se desfait, ancore non i soit faiz angins, si com est se la chose est vandue mains la moitié que elle ne valoit, car adonc est an l’arbitre de l’acheteour ou dou randre la chose ou de recouvrer son pris ou de acomplir le pris tant com elle valoit an icel termine que elle fu vandue. ¶ Ancore se la chose est plus de .ii. tanz vandue que elle ne vaut, puet se desfaire la vandicions, se li acheterres vuet par celle meismes raison qui est dite desoure de vandicion.

+
+
+ Ici dit des raisons qui eschient an vandicion et an achat .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXI. De dimandamento quod erit de uendicione et empcione. Dans l’éd. Derrer, rubrique LX. D’esas rasuns que escadun e vendezo ed en cumprasun. +

Puis que nous avons dit an quel guise se desfait vandicions et achaz et quex choses se doivent vandre, or redisons quex actions naissent de vandicion et d’achat. ¶

+

Puis que la vandicions est faite, li acheterres puet demander au vandeour que il le reveste de la chose et de ce que il i est puis acreuz. Et se il ne l’an vuet revestir, puet li demander le interesse, c’est le preu que il an eust, se la chose li fust livree. Interesse doit estre antandu an icest cas tant com la chose seroit chiere à l’achateour sol que il ne soit outre .ii. tanz com fu li pris qui li fu donez. ¶

+

Ancore se la chose est ampirié par la colpe del vandeor, puet li estre demandee par icelle meismes raison. ¶

+

Tex fois est que on puet demander par iceste meismes raison tel chose qui non est dite ne pansee an la vandicion, si com est se je achetai une maison ancore ne i fust dist de la clef de la maison et des portes qui i erent et les puent demander par iceste raison et toutes icelles choses qui apartient à la maison. ¶

+

Se tu faiz autre convenance à .i. home que tu li devras .x. souz ou .x. mins de blef, chascun an de tel terre qui est soue ou de tel maison qui est soe, bien li an est tenuz et anliez, se juste i fu cause pour que tu li convantas. Mais se la chose ne li est ne tenue ne anliee et pour ce an devient se tu dovras la chose à autre, si com est se tu la vandras ou donras ou la donras an douaire que ne la chose ne icil qui a la chose et la tient non est anliez ne tenuz de ce que tu convantas de doner an icelle terre ou an icelle maison, ancore le donassess tu an tel convant que cil à cui tu la devoies peust ce que an devoies doner, mais il ert obligiez à toi, ce est tu le pourras destraindre que il de doigt ce ou que il t’amant le damaige que tu an avras. ¶

+

Se je achetai de toi .i. cheval ou .i. ser et il est lerres ou fuitis ou li chevaus ne manjue ne ne boit ansin com il devroit, ou il a mauvaitiez ou li vanderres ne me dit ansinc ne je ne le soi, il me devra tot amander. ¶

+

Se tu me vanz .i. ser, tu me devras promettre qu’il ne avra fait aucun malfait pour que je le perde, si com est furt ou rapine ou autre malefaite, et se il ne me vuet promettre, il devra estre condampnez de tant com je ai pour ce de damaige. ¶

+

Se je achate une chose d’un pupil ou il l’acheta de moi, et ce fait il sanz tutor que n’en i ont nesun, je fuis anliez à lui ausi com je seroie à .i. granz home à cui je eusse fait marchié. Mais li pupils non est anliez à moi par nule guise de cel marchié que il fit à moi ou je à lui sanz tutor. Mais ancore ne me soit il anliez ne tenuz, il m’est il destrainz de respondre et de faire tout ce que me devroit faire .i. autres hons qui fust granz, se il vuet demander riens ancontre moi par ce marchié, mais an autre guise ne li puis rien dire. ¶

+

Icil hons qui vant aucune chose ne doit ces à l’acheteour nule riens qui li doie tourner à damaige. Et se il li coile que il ne li die ancore ne li soit de demande, doit li amander, se ne le set li acheterres, si com est se tu me vanz .i. vaisel qui ere pertuisiez ou trouvai qu’il ere pourriz, tu me le devras dire. Et se tu ne le me diz, tu eme devras amander le damaige que je avrai pour ce, se tu savoiez que il fust porriz. Mais se tu ne le savoies, ne m’an devras riens amander, fors tant que je l’eusse mains acheté se je le seusse. Autretex droiz est se tu me vandis une beste qui avoit aucun mal an soi et ne le me desis. ¶ Mais del vaisel que tu ne me vandis ou louas est tex raisons que tu me devras amander tot le damaige que je an avrai pour ce que il ere pertuisiez ou porriz, ancore ne le saiches tu, car tu le devoies bien savoir, soulemant que je ne le saiche. ¶

+

Autretex droiz est se tu me vanz une maison ou une terre qui devoit doner aucun droit à autre, si com est cens, et tu ne le me disis : se tu le savoies, devras moi amander le damaige tant com je l’eusse mains acheté, se je le seusse. ¶

+

Or avons veu quex demandemant puet faire ancontre le vandeour li acheterres, or redisons quel demandemant puet faire li vanderres contre l’acheteour. ¶

+

Premieremant puet li vanderres demander le pris de la chose. Puis puet demander tel chose de que ne fu parlé ne pansé an la vandicion, si com se aucuns vandi .i. champ et il i avoit fuste tranchié. Se li acheterres le vuet retenir, li vanderres le puet demander, ancore n’an fust riens dit. ¶ Autretex raisons est se il an avoit pris fruit avant que il le vandist et il ne l’an avoit ancore trait. Mais se li fruiz de la vigne ou de la terre est soure la racine que ne soit tranchiez quant la chose est vandue, devra estre de l’acheteour, ancore soit il meurs, se autre convenance ne i fu faite. ¶

+

Se li vanderres fait mission an la chose qu’il avoit vandue, puet la demander.

+

Et s’il fu tex covenanz an la vandicion que li vanderres i peust mettre servitut, doit estre tenuz icil convanz, si com est se je vandi .i. champ et je ai tel covenant que je aie servitut d’aler par cel champ an .i. autre mien champ. ¶

+

Tex foie avient que la vandicions se desfait, se cil qui achate ne vuet atandre ce que il a covenant, si com est quant li vanderres n’avoit tel volanté de vandre la chose. Mais se il an autre guise eust talant de vandre, ne puet il porradesfaire la vandicion, mais puet demander que li atande ce que il li ot convenant, ou que il li amant le damaige que il an a pour ce que ne li fu atandue la vandicioncovenance. ¶

+

Ancore puet li acheterres demander les usures del pris, se il ne li fu paiez à termine, puis que il li fu demandez. Et ancore ne i fust parlé de cel termine quant il deust paier, si an devra il doner usures des cel jour an avant que on li demande le pris. Et ancore ne li fust il demandez se il prist gaaig de la chose, doit an paier les usures tex com elles corrent par la terre, mais que elles ne soient outre raison. ¶ Icelles usures qui viennent an vandicion ne puet demander li vanderres de la chose, mais que par office del juge que il l’amant, si il puet veoir juste cause si com est dit. ¶

+

Icest demandemant que vanderres et acheterres se font li .i. vers l’autre dure tant que à .xxx. anz. ¶ Et se aucuns d’aus muert dedanz cel termine, lor hoir puet demander li .i. vers l’autre tout ce que pooient demander li vanderres et li acheterres.

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+
+ Ici dit quex raisons est se on achate une chose à autre ou l’achate .i. d’autre par nom de soi à autrui avoir .lxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIII. Si quis alteri uel sibi sub alio nomine uel aliena pecunia emerit. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXI. Cals rasuns es, si om cumpra una causa ad altre o la cumpra ad altre per num de se. +

Tex fois avient que on achate la chose an son nom pour autre, tex fois est que on l’achate à son oes ou à oes autrui ou de l’autrui avoir. ¶

+

Quant on achate la chose an autrui nom, icil marchié ne vaut, si com je di : « Pour quant vués doner iceste chose à Pierre ? », et tu me desis : « Je la li done pour .xx. souz », et ansinc nous acordons ansamble dou pris, car non est nule raisons par quoi cil qui achate la chose la puisse demander, car il ne la vuet acheter an son nom ne an nom d’autre ne la puet acheter. ¶ Ancore ne à cil à cui il l’achate non i a nule raison par quoi il la puisse demander, pour ce que .i. hons ne puet avoir raison de demander chose par covenant que autres hons an face an son nom, s’il non est tuerres ou deffanderres ou ses curerres, ou il non a an son pouoir celui qui fait le marchié, si com est li fiz et li sers ou pouoir dou pere ou dou seignour. ¶ Mais ancore soit voirs que cil qui achate la chose an nom d’autre ne la puet demander, ne cil à cui nom elle fu achetee, et pour ce, se la chose sera livree à chascun des .ii., il i avra meillour droit et pourra bien retenir la chose, ancor ne la puisse il demander, se il n’an furent vestiz. Autretex raisons est se mariz achate une chose ou nom de sa moillier. ¶

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Se aucuns hons achate une chose à son oes, ancore l’achate il souz autrui nom, ce est pour autrui, ne li nuit rien, et bien la puet demander autresi com s’il l’eust achetee à son oes et an son nom, mais cil par cui la chose fu achetee ne la puet demander. ¶

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Se aucuns hons achete une chose de mes deniers ou de mon avoir ou de mon communal avoir : se il l’achate an son nom, il la puet demander et non je, et soue est la chose, se il an fu mis an tenoison ou autres pour lui.

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+
+ Ici dit quex ons puet aliener l’autrui chose .lxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIIV. Quis potest alienare rem alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique LX. Cals om pot alienar l’autrui causa. +

Autresi com est voirs que .i. hons ne puet acheter chose à autrui oes, fors an icelle guise que nous avons dit desous, autresi est voirs que .i. hons ne puet vandre l’autrui chose ou se il non a poesté de vandre la chose, si com est se il est tuerres ou curerres ou tetel procurerres qui ait large baillie as choses d’aucun home pour faire ce que il vuet. ¶

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Ancore li juges puet mander de vandre l’autrui chose, si est juste cause pour que il l’emandent, si com est se cil hons ancontre cui est donez jugemanz ne vuet paier ce que li est mandé, li juges puet commander à prandre de ses choses mobles, ce est de son avoir an gaige, et puet commander que il soit vanduz ansi com lois dit et qu’an soit paiez l’avoirs qui li fu commandez à doner. Et se il non a tantes choses mobles dont il puisse estre paiez, doit estre pris de s’onor et vandui tant que on an puisse paier. Et se il non a ne avoir ne honor ou se il l’a et il n’an a tant qu’il pusse estre paiez, devra li juges, ce est li sires de la terre, mander que soit demandez à ses detors tant que soit paiez ce qui est jugiez. ¶

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Quant la chose de celui ancontre cui est donez jugemanz vuet estre vandue pour que il ne vuet paier, elle doit estre subastata, ce est an .i. leu doit estre juise pour seignal pour ce que tuit home le saichent que elle vuet estre vandue, et devra estre vandue sanz fraude par bone foi et justemant et à celui home qui plus i voudra doner. Et doit la vandre li mesaiges de la poesté par la parole de celle poesté qui a droit de demander ce, et ne la doit mie vandre à celui qui a vaincu le plait, et ne doit estre vandue tant que soient passé .ii. an outre le jugemant. ¶ Se la chose ere vandue an autre guise que nous n’anvons dit, ne vaudra la vandicions, et puet la demander cil de cui elle est à tout home qui la tanra, sol que il paiet ce qui est deu. ¶

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An itel guise com on doit vandre la chose de celui qui ne paie ce qui est jugié, an autretel guise doit on vandre la chose de cel home qui ne paie le tribut del communz de la terre et le cens del public. ¶

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Ausimant com on puet vandre la chose d’autre pour commandemant de poesté si est juste cause par que il la demant à vandre, ausimant li creerres puet vandre la chose d’autre que il a an gaige, se on ne li paie an termine ce pour quoi il l’a an gaige s’il fu an convant que il la vandist, se ne li estoit paié an termine. Mais se ce ne fu dit que il poist vandre le gaige, ne le porra vandre tant que soient passé .ii. an outre le termine qu’il doit estre paiez de ce pour que li fu mis an gaiges. ¶ Quant li creerres puet vandre le gaige, premieremant le devra il dire à celui qui l’a mis an gaige que il la reaimbereaimbre. ¶

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Quex hons vant ou done l’autrui chose mains que ansinc com nous avons dit, bien le puet demander à celui qui la tient cil de cui est la chose, se il ne l’a tenue par tant de tans que il l’ait usucapta ou prescripta, car adonc n’an puet il riens demander, mais que le pris de la chose que il + li puet demander à celui qui la vandi. ¶

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Se je vandi une chose d’autre et je devien puis ses hoirs, ou par autre guise vient puis sa seignorie de la chose, à moi vaut bien la vandicions, ne ne la pourrai puis demander, ancore soit la chose devenue moie, mais fui destrainz de livrer la chose à l’acheteour, si elle est devenue moie avant que je la livrasse. ¶ Ancore se je vandi la chose d’autre et il est puis faiz mes hoirs ne la puet demander pour ce que mes hoirs la devroit garir à cex à cui je la vandi de toz homes ausimant com je la devroie garir se je estoie vis. ¶

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Tex fois est que cil meismes de cui est la chose ne la puet vandre ne aliener an nule guise, si com est l’onors que dona la moilliers a son mari an douaire, et si com est se aucuns hons vandoit une chose ou aliena an autre guise par tel convant que elle ne fust vandue ne alienee à autre. ¶ Ancore se aucuns hons quant vient à mort laissa une chose à autre, an tel convant que il ne l’alienast à autre, il ne la doit aliener par nule guise. ¶ Se je te vandoie ou donoie par aucune guise une chose an tel convant que tu ne l’aliennasses, tu ne la pourras ne vandre ne doner à autre par que elle deviegne soue, ne ne la pourras mettre an gaige ne doner à cens, ce est an fié, ne ni porras acroitre aucune servitute.

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+ Ici dit quex raisons est se aucuns hons alienera une chose communal .lxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXV. Si quis alienat rem communem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIII. Cals rasuns es, si alcus om aliena una causa cuminal. +

Se une choseest communax de .ii. homes, li .i. puet bien vandre la soe part ou doner an douaire ou alier an autre guise. Et se il le fait, bien vaut li alienacions par iceste partie que il a an la chose, fors se il n’a commancié plait à son compaignon par aucune guise, [ou par deviser la chose ou par autre guise]Ms. : om. (saut du même au même)..

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Mais se il aliene la chose tote, ne vaut li alienations, fors pour la soue part, et pour ce li autres compains puet demander la soue partie de la chose de touz homes qui la tiegnent, se la chose non est usucapta ou prescripta, si com lois dit. Mais se la chose non est usucapta ou prescripta, puet demander la soe part del pris à celui qui la vandi, mais tex fois est que .i. des compaignons puet vandre antieremant la chose communal, si com est se aucuns hons avoit une chose communal et la vandi au fisco, li compaignz ne puet demander part an la chose puis que elle est vandue, mais puet demander la partie dou pris au fisco. ¶

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Autretex choses sunt qui ne puent estre vandues, si com sunt les choses communax des citez et com sunt li marchié et com sunt les eglises et com sunt les choses des + eglises, come est la croiz et autres choses. ¶

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Ancore nus hons ne doit vandre cors de sainz pour avoir que on l’an doint, et se il le fait, ne vaut riens la vandicions, et por ce ne puet demander dou pris, ne acheterres n’an puet riens demander, se il le sout. Mais se il ne le sout, ancore ne puisse il demander la chose, bien puet demander au vandeour interesse pour ce que il l’angigna.

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+ Ici dit des convanz que font li vandeour et li acheteour antre lour .lxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVI. De convencionibus quas faciunt uenditor et comparator inter se. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIV. De.lz covenenz que fai lo vendeire e.l cumpraire antre lur. +

Se aucuns hons fait convant an la chose que il vant et li convanz non est contre loi, .V. puet demander la paigne bien doit estre tenuz et gardez, si com est se je van une chose par tel convant, se aucuns hons m’an vuet plus doner tant que au chief de .xv. jours ou de .i. mois, que la chose torne à moi ou que li premiers acheterres m’an done autretant com je an trouvoie d’autre. ¶

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Se ciz convenanz ou autres que on fait an achat ou an vandition sunt fait quant on fait le marchié, et li acheterres ou li vanderres ne vuet garder icel convenant, li autres li puet demander interesse. Mais se convanz fu faiz puis que fu faiz li marchiez, ne vaut, pour que aucuns de lor an puisse riens demander à autre, si com est an icest example. Je vandi une terre et, puis que fu faite la vandicions je et li acheterres feimes tel convant que il eust les aubres qui erent tranchié an la terre : se il le prist si que il a la tenoison et je les li vueil demander, puet se desfandre par tel convant et puet les retenir, ancore ne les puisse il demander, se je le tieg pour ce que ne fu coneu el contrait. Autretex droiz est de totes celles convenances que font .ii. home et plusour, se il les font puis que est faiz li contraiz. ¶

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Ancore se je van une chose et je i fais tex convanz, se il ne me paient an .i. termine que la vandicions si est desfaite, vaut la convenance. Et se il ne a paié au termine, devra randre la chose et les fruiz et tot ce qu’il i est acreuz.

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Ice qu’est dit an mon arbitre an icel convenant et an l’autre que je puis demander la chose, et se je ne vueil demander la chose, que je puis demander le pris et les usures, et puis que je commance à demander l’un, ce est ou la chose ou le pris, ne me pourrai puis repantir pour ce que je puis demander l’autre.

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Autretex raisons est se il me paiast une partie del pris an tel convenant se il ne m’a paié au termine que il ait perdu ce que il m’avoit doné et la chose tornast à moi.

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+ Ici dit de cel ser que on vant an convant que il soit menez an autre terre .lxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVII. De seruo qui uenditur tali couencione quod portetur in aliam terram. Dans l’éd. Derrer, rubrique LV. D’aquel serv que om vend en covenent qu’el sia menaz en altra terra. +

Se aucuns hons vant .i. ser an tel convant que il fust gitez d’aucune vile, si com est de SaintGile, bien vaut cil convanz, et se il ne remaint, cil convanz doit estre tenuz. Et se il l’achate sanz icestesconvenance, li vanderres pourra bien panre le ser, si com fu dit el covenant que il puetpanre peust l’ome, et aucune paigne i fu promise, se il brise la convenance se. Li vanderres puet demander le ser, se la convenance est brisié par la volanté de l’acheteour. ¶ Se li sers fu fu menez fors de la terre, ansin com fu convenant, doit estre de la poesté de la terre. ¶

+

Ancore se je van une ancelle par tel covenant qu’elle ne soit mise an pugterie, iciz convenanz vaut bien, ne ne li puisse puis remettre. Et se elle i estoit mise, li vanderres la puet panre, s’il fu diz el convenant. Et se ne fu dit el convenant que il la poist panre, sera franche et sera libertine del vandeour qui fait cel convant. Ce est voirs se li vanderres ne li remist puis, ou ne consanti à home que il li meist. Mais se li vanderres li met puis, ou il consant à autre que il li mette, elle est devenue franche et il pert le droit que il i avoit. ¶

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Ancore se aucuns hons vant .i. ser an tel convant que li acheterres le face franc an celui termine, li lois le fait franc.

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Ancore se aucuns hons vant .i. ser an tel convant que li acheterres le face franc an celui termine, li lois le fait franc. Ancore se est fait tex convanz et se il a paigne promise et li acheterres vuet brisier la convenance, ne la puet brisier. Et pour ce li vanderres ne puet demander la paigne. ¶ Se convenanz fu faiz que li sers ne fust frans an nule maniere et paigne i fu promise, se li acheterres le vuet faire franc, ne vaut la franchetez, ne ne puet estre demandee la paigne. Et se convenanz fu faiz pour ce que li acheterres ne poist franchir, ce est fiés, ce pour que il vueile doner la franchise, la franchetez ne vaut, et la paigne li puet estre demandee pour ce qu’il fust contre la convenance au fin.

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+
+ Ici dit quex raisons est se on aliene icelle chose qui a mauvaise teche ou autre mauvais vice .lxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVIII. Si aliquis alienat rem que est uiciosa uel morbosa. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVI. Cals rasuns es, si om aliena aquela causa que a morbo vicio, zo es deg. +

Puis que nous avons dit de celles choses que on vant ou que on achete, or redisons quex droiz est se la chose que vant .i. hons est morbose ou viciouse, ce est à dire se elle a aucune teche an son. ¶

+

Tex teche puet estre an la chose par que la vandicions puet estre desfaite, se li acheterres le vuet, si com est se il est pleins d’anfermeté. ¶ Morbz, ce est qui ne laisse à home ou à beste faire ce que il devroit faire par nature, si com est se hons ou beste a perdu .i. mambre ou a autre mal an soi par quoi il ne se puet aidier. ¶ Morbus est tex que sampres vient de malavoi dou cors, si com est fievre. ¶ Vices est ce qui vient del cors sanz mal vice del cors, si com est se .i. sers est lerres ou fuitis, ou se est beste paourouse ou restive ou qui fiert des piez ou de corne sanz ochoison. ¶

+

Quant la vandicions se desfait par anfermeté qui est an la chose, puet li acheterres demander le pris et les usures dou pris et le damaige qu’il a eu par celle chose, si com est se li sers ou li beste que je avoie achetez me fait aucun damaige ou à autre home pour quoi je ai aucun damaige. ¶ Et se je achetai la chose, i fais mission ou an maingier ou an boivre ou an vestir ou an chaucer, non an puis je rien demander. ¶ Mais ce qu’est dit, ce est que li vanderres doit amander à l’acheteour tout le damaige que il ont pour la chose, ice est voirs quant li vanderres set la teche qui ere an la chose, ne ne le dist à l’acheteour. Mais se li vanderres ne le savoit, il est an l’arbitre del vandeour ou de amander le damaige, ou de laissier le ser ou la beste pour le damaige.

+

Et ancore se la chose est ampirié ou pouoir de l’acheteour par sa colpe ou de sa maignie, puet li demander li vanderres, et puet li demander ce qu’est acreu. Et se il ere sers, puet li demander le gaaig que il i a puis fait, sanz les choses de l’acheteour et sanz les ouvres dou ser, si com est se li fu donee aucune chose, ou il le trueve, ou an fu pris loiers de lui, ce est dou ser ou de la beste, tot le devra randre. ¶

+

Iceste raisons que nous avons dite par quoi on rant la chose que on a achetee et par que li vanderres demande le paiemant de la chose ne dure outre .vi. mois. Icil .vi. mois doivent estre conté des cel jour an avant que il ont pouoir de demander raison li uns anvers l’autre. Et puis que .vi. mois sunt passé, ne puet randre la chose li acheterres, mais puet demander tant dedanz .xxx. anz com il avroit mains achetee la chose, se il i seust celle teche. ¶

+

Quant li acheterres puet randre la chose, si com est dit : non est dessevrance ou se icel vanderres sot la teche ou soit que non sol que teche non ait del cors.Dans l’éd. Derrer, § 5. ¶

+

Ancore tex fois est que acheterres puet prandre la chose que il avoit achetee del vandeour, ancore non i soit tex teche pour quoi la chose doie estre randue, si com est se li acheterres fait tel covant au vandeour que li rande la chose se elle ne li plait.Dans l’éd. Derrer, § 6. ¶

+

Tex foie est que cil qui achate puet desfaire la vandicion et puet randre la chose et puet recouvrer le pris, ancore ne soit la chose moble, si com est se je vandi une terre et an celle terre croissent herbes males et mortaus.Dans l’éd. Derrer, § 7. ¶

+

Tout ce que nous avons dit desoure, que cil qui achate la chose la puet randre se il trueve aucune teche et il puet recouvrir son pris, tout ce est voirs quant li acheterres ne i savoit icelle teche, ou non ere tant paranz que on la peust ou veoir ou savoir. Mais se li acheterres savoit icelle teche ou il le peust savoir, n’an puet riens demander.Dans l’éd. Derrer, § 8. ¶

+

Se aucuns vant aucune chose an tel convant, se la chose a aucune tlteche que il n’an soit mis an plaiz, bien s’an puet desfandre par cel convant que il non amandera rien pour celle teche qui est an la chose, se il ne la sovoit. Mais se il le savoit, ne s’an puet desfandre que il ne l’amant, se bien li an fu faiz convenanz quant il vandi la chose que on ne l’an mesist an plait de celle teche qui i seroit trovee, sol se li acheterres ne le savoit. Dans l’éd. Derrer, § 10 (oubli du § 9). ¶

+

Se la teche qui est an la chose que je avoie achetee non est par malevie del cors mais vient del cuer, si com est beste espoantouse, ne la puis randre, mais puis demander tant com elle fust mains achetee se je seusse la mauvastié an la chose. Mais se li vanderres savoit la mauvaitié et la male teche an la chose. ¶ Mais se li vanderres ne savoit celle mauvaitié an la chose, ne m’an est tenuz fors de .ii. vices, ce est s’il ere sers fuitis ou lerres, car adonc li puis je bien randre selonc ce qu’est dit desoure de celles choses que on puet randre ancor ne le saiche li vanderres. ¶ Mais des autres vices qui vienenet soulemant dou cuer, ou soit que il soient an home l ou an beste, n’an est tenuz li vanderres se il ne le savoit ou il ne dist par nom que celle chose non avoit vice an soi. ¶ Mais se il ne + le savoit, ancore ne le desist, il est tenuz à l’acheteour detant com il l’eust mains achetee la chose se il seust le vice. ¶

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Et se li vanderres dit nomeemant que la chose non avoit vice an soi et il mentist, bien le puet li acheterres destraindre que il recouvroit la chose et il rande le pris se il li avoit doné, ou li puet demander tant com il l’eust mains achetee se il seust le vice.Dans l’éd. Derrer, les §§ 11 et 12 font l’objet d’une nouvelle rubrique : LXVII. Aici ditz, cals dreiz es de.l serv vendut que a vizi que ve de.l cors o de.l cor, e cals dreiz es de la bestia venduda que a vizi.

+
+
+ Ici dit quex droiz doit estre an convenances que fait .i. hons à autre an looison .lxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIX. De illis rebus quas aliquis donat ad locacionem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVIII. Aici ditz, cals dreiz es d’aquelas causas que om dona a loguer o d’aquel omen que loga ses obras. +

Puis que nous avons dit quex droiz est an vandicion et an achat, or redisons quex droiz est de loeson, ce est quant .i. hons loie une chose à autre, et premieremant veons que est loeson. ¶

+

Loesons est ce quant je loie une chose à autre pour avoir que il m’an done ou que il m’an promet. Et ceste raisons est faite quel hore est convanz li pris, ausimant com seroit complie une vandicions quant vanderres et acheterres s’acordent ansamble del pris. ¶ Ancore se aucuns hons loe ses oevre, ice est loeson ausimant, si com est se il escrit .i. livre pour avoir que on li an doné ou que on li an promet. ¶

+

Se aucuns loe une chose à autre, .ii. raisons i viennent. ¶ Li une est par que puet demander son droit cil de cui est la chose qui est loee ancontre celui à cui il la loe. ¶ Li autres est par que puet demander son droit cil qui loe la chose, ce est cil qui reçoit la chose et cil de cui est la chose. ¶

+

Iciz hons de cui est la chose que il dona à loier puet bien demander le loier de la chose ausimant par icel droit qui eschiet an loeson, se cil qui la chose loe ne li vuet randre an termine que il auront convant ancore ne soit cla chose de celui qui la loa. ¶

+

Se cil hons à cui fu loee une maison ou autre chose et vuet dire que la chose soit soue, ou dit que j’aie aucun droit autre, ne la puet ne ne la doit retenir pour ce. Mais premieremant devra randre la tenoison à celui de cui il la loe, et puis pourra dire sa raison, se il li a. ¶ Autretel droit puet on dire de cel home qui a une chose la chose an gaige et pour commandemant ou par prestance, se il viaut dire que la chose soit soue. ¶

+

Ancore se aucun convant furent fait an la loeson, il doivent estre tenu, si com est se aucun hons loue .i. ser ou autre chose et il l’aesme à .c. souz ou à mains, pour ce qu’il ne viaut qu’il ne soit puis contraires de nule rien, se il est mors ou affolez, et dira ansin : « Je te loue ce ser et je le met an pris de .c. souz ». Ancore ne il n’ait dit an la loeson que on randit le ser, se il moroit ou se il estoit affolez, pour solemant ce que li sires li ot adestinéadestimé, li doit randre .c. souz cil qui le reçuit par loier, se il est mors ou perduz an quelque guise. ¶

+

Et ceste besoigne, ce est loeson, est de tel nature que on ni puet demander tex choses que ni furent dites ne pansees au commancemant de la besoigne, si com est an icest plait : je loe une chose de toi et celle chose est ampirié par mon mal angin ou par ma colpe ou par male garde, je la doi amander, ancor n’en fust dit rien quant je louai la chose, se les rates ont rout .i. drap d’autrui que je avoie reçut par laver ou pour blanchir ou pour coudre, autresi le doi je randre, se je li ai eschangié ou perdu par male garde. ¶

+

Se aucuns hons est mes anemis par ma colpe, et par icelle inquité fera damaige an la chose que li avoie loié, je doi amander icel damaige, si com est se je ai .i. cheval loié et cil miens anemis cui je l’avoie loié le m’a mort ou navré. Mais se il ere mes anamis sanz ma colpe, n’an doi riens amander, mais cil qui fait le damaige le me devra amander. Autretex raisons est se je avoie une vigne ou une maison loee et uns la taille ou art par male voillance que il a ancontre moi. ¶

+

Ancore se la chose que je ai louee est ampirié sanz ma colpe, n’an doi je riens amander, si com est s’elle me fu tolue par force ou se me fu amblee sanz ma colpe. ¶ Ma colpe est se je ne le garde ansin com je doi, ce est ansin com feroit .i. sages homs. ¶

+

Se je me moine mal an la chose que je ai loié, sui je tenuz par celle raison que i eschiet an la loeson, si com est se je louoie une beste par une journee et je le menasse plus. An icest example, se la chose ampire ou perist, ancore n’i aie je colpe, se la doi je amander, pour ce que je an fis ce que je ne devoie. Et soure tout ce li an sui je tenuz par larrecin, se je cuidoie an mon cuer que mal an fust à celui de cui ere la chose de ce que je menai plus la chose que je ne devoie. ¶

+

Ancor se je loie une maison ou .i. champ et je i estoie .ii. anz que ne paiasse le loier, puet tenir la chose li sires ansin que il n’i ait nul damaige, ancore me promette il aucune paigne, se il le tolit avant que fust passez li termes dedanz lequel on le loia, pour ce que je le per il da farsi par ma colpe que je ne li vueil paier le loier que je ai dit.

+

Ausimant m’an puet geter, se il mostre que la chose li ait grant mestier pour soi ester, ausi est se la maison qui a grant mestier de refaire an ces .ii. plaiz, se il m’an giete que nous avons dit, n’an doit avoir paigne, mais me doit randre le loier se il l’a prist, fors de tant com je ai tenue la chose. ¶

+

Se je te loie une moie chose, si com est une maison jusques à certain terme, ou si com est .i. chevaus jusques à cel leu, tu me doit paier tot le loier, ancor ne vueilles tu tenir la maison jusques au terme, ou ancor ne vueilles tu mener le cheval jusques à cel leu où tu l’avoies loié. Mais ce est voirs se je an ai autretant de damaige comme est li loiers. Mais se je loie la chose à autres que tu ne li an doves, ce est de tant com je ai eu par toi de damaige. ¶

+

Mais s’il ne remest an vous qui teniez la chose que je vous ai loié, ne devez paier le loier, mais que de tant com vous avez tenue la chose, si com est se la maisons que je vous avoie loié est cheoite ou arse sanz la vostre colpe, ou se li chevaus que je vous avoie loié est mors ou est devenuz clops, ou il vous est par force toluz et tout sanz vostre colpe. An ices .ii. examples et an autres samblanz de ces, ne me devez doner loier, fors de tant com vous avez usee la chose. ¶

+

Autres raisons est de ceste, si com est se je covante à aucun home que je le serve .i. an ou moins ou plus, car quant je loie mes oevres, ancor ne complisse je le fui si ne remaint an moi, il me doit paier tout le loier, autresi bien com se je eusse compli le termine que je li oi an convant, si com est se je devoie aler à Monpellier et je fusse pris an la voie ou je fusse mors ou je preisse mal ou autre contraire par quoi nje n’i poisse aler. An icest example m’an doit on paier tout le loier, car ne remaint an moi que je ne face tout ce que je ai an covant. ¶

+

Autretex raisons est des avocat qui font convant à autre que il iront à aucun plait ou que il irons avec aus à aucun certain leu, ancor ne voisent il à plait ou il avront convant ou il travaillent jusques à donc que il ont an convant si ne remaint à aus. Tout lor doit on paier e loier autresi bein com se il eust fait ce que fu an convant. Mais ceste raisons est veraie an tel maniere se il ne reçoivent pris d’autre home dedanz cel termine que il devroient estre an icest plait. Mais se il prirent autre loier del plait dedanz celui termine d’un autre home, ne puent demander ce que on lor avoit an convant de cel plait où il ne alerent, fors d’itant com il li est mains doné del plait dedanz celui termine que on ne avoit coneu, ce est fors d’itant com il an ont de damaige. ¶

+

Or resgardons de l’autre part que cil qui reçuit la chose puet bien demander loier à celui de cui elle est. ¶

+

Iceste besoigne est de tel manierenature que on puet demander par ceste raison ce qui eschiet an loeson tex choses qui ne furent dites ne pansees quant la chose fu loié. ¶

+

Et cil à cui fu loié une chose, bien la puet loier à autre s’il ni ot autre convenant quant elle fu loee. ¶

+

Premieremant peut demander cil à cui fu la chose loee à celui de cui est la chose que il li laisse tenir et user la chose jusques au terme que il l’a louee. Et ce est voirs ou soit que icelle chose ere de celui cui on la deue à loier ou soit que non. Et se cil qui laisse tenirdone la chose à loier ne laisse tenir la chose à celui à cui il il l’a louié et non avec autre que on vueille geter tant com il posse, doit li amander le damaige que il an avra et le preu que il an eust, se on li laissast la chose. ¶

+

Se aucuns hons reçoit une chose par loier , si com est une maison, cil de cui il loue la chose li doit laissier panre totes les choses que il porte an la maison quant vient au termine qu’il vuet issir de la maison, se il li a paié son loier ou ne remaint an lui que il ne le paie. Mais se il ne li a paié le loier ne il n’est aprestez que il le vueille paier cil de cui est la maisons, puet retenir ou demander les choses qui son an la masion pour gaige, dusques à donc que il soit paiez. ¶

+

Ancore se cil hons qui loie aucune chose, si com est une maison, et il fait aucune mission par quoi la chose soit amandee, si com est une maison et il fait aucune mission par quoi la chose soit amandee, si com est de recovrir la maison ou de refaire ou autres missions qui soient torné au profit de la maison : tot ce que il i a fait de missions, si com est dit, porra li demander. ¶

+

Autretex raisons est s’il loue .i. mien ser à autre home ou une moie beste, car se cil à cui je la loie i fait aucune mission, tel qui soit profit, il la puet demander. Mais se il l’a mis an leu ou par mangier ou par boivre ou par vestir ou par chaucier pour ce que il le servoit ou pour ce que il l’avoit servi, n’an puet riens demander. ¶

+

Se je loie .i. mien champ à autre et il perde toz les fruiz ou la meillour part des fruiz de cel champ sanz la moie colpe, si com est par mal tans ou par maus homes ou par grant chaut ou par ce que la terre est mal male que elle ne porte fruiz, mieuz devra estre li damaiges an tant que je n’an pourrai demander le cens, fors pour cele part de l’an qu’il avoit usee la terre, ce est que il l’avoit gaaignié. ¶ Mais ese li damaiges qui est avenuz n’est granz, ainz est petiz, ou se il reçuit damaige an ce, ce est s’il fu tex convanz antre moi et lui quant je li louai la terre que il me paiast le loier, ancor perdist il le fruit de la terre par aucune maniere, il me doit paier tout le loier, ancor ait il perdu toz les fruiz. Ciz convanz qui est dit desoure antre moi et lui, fors que tant aies an l’autre an desore destrinzdestrainz an la terre que il poisse refaire le damaige de l’autre an au preu de cest an, car adonc me doit il paier tot le loier et de l’un an et de l’autre, autresi bien com se n’i fust avenu nuns damaiges. ¶

+

Mais ce que nous avons dit est voirs que cil qui loue une terre doit paier le cens se il pert le fruit, ice est voirs solemant de celui qui loue le champ à deniers par certain pris, si com est pour .c. souz. Mais se il tenoit la terre par loeson à moitié ou au tiers et il perdist les fruiz, li damaiges et li preuz doit estre communax à lui et au seignour de la terre par autretel partie com il l’avroit es fruiz se il fussent venu à bien. ¶

+

Se cil de cui je avoie une maison loié l’a vandue à .i. autre, ne doit estre ancontre la volanté de celui qui l’achate, ne il n’est destrainz que il la me laisse s’il ne viaut, ancore ne soit venuz li termines jusque je l’avoie loé, se je + + Ms. : il avec l exp. et e ajouté au-dessus de la ligne. + + ne l’achate an tel convant que il ne m’an jetast tant que an terme que la devoie tenir. Mais se tex convanz fu antre aus, cil qui la vandi le puet destraindre ou je, se il me done le suen droit qu’il ne me giet de la maison tant que je avrai compli mon termine. Mais or soit quan fust convenanz antre aus que i deusse remanoir, ou soit que riens n’an fust dit, je puis bien destraindre celui qui la m’a loié que il face si que je remagne an la maison ou il doigt interesse, ce est à damaige ou à preu que je l’auroie, se je ne me partoie de la maison. ¶

+

Autretex droiz est de totes les autres choses  : se cil qui loue la chose et cil de cui il la loie ne viaut li .i. à l’autre garder, ce qui est dit desoure que doit li .i. à l’autre, li juges les puet destraindre que il le facent. ¶ Et se cil qui loue aucune chose d’autrui se tarde que il ne pait les deniers dou loier, li juges li doit mander que il li an doigt usures tex com corrut par la terre, sol que elle ne soient contre loi. Adonc s’an quant on li demande le loier et il nel vuet paier et termines est que il le doit paier. ¶

+

Ici demandons que puet faire cil de cui est la chose ancontre celui cui il la loie, et ici demadons que puet faire cil qui loie la chose d’autrui ancontre celui de cui est la chose, si puent avoir li lour hoir li .i. vers l’autres jusques à chief de .xxx. anz, ausi com puet cil de cui il sont hoir.

+
+
+ Ici dit des amphetis.

Dans l’éd. Fitting, rubrique LXX. Quando aliquis dat terram suam propter censum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIX. Aici ditz de emphetix.

+

Puis que nous avons dit de loeson et de celles raisons qui afierent et apartienent à loeson, or disons d’autre afaire que non est loeson ne vendoisons, mais est samblanz de ces et a nom amphiteosim, ce est faisande et oevre mervoillouse, si com est se je done une terre à autre pour ce qu’il l’amande, et qu’il m’an doigt cens et que il la tiegne par la cense, et il et ses hoirs, et que il aient pouoir de vandre et de doner et angaigier la terre an acune maniere qu’il la vueille, fors qu’il le face an tel mainere que aie mon cens selonc ce que on le convenance. ¶

+

An icelle besoigne que nos disons, ce est qu’est apelez amphetis, an toutes celles convenances que sont faites an icest contrait doit estre sampres faiz escriz, n’il ne vaut an autre maniere, ne li sires de la chose non est contraiz de revestir celui de la tenoison à cui il fist le convenant qui est dit, si com il est faiz escriz. Et nuns d’aus ne puet avoir droit li uns anvers l’autre par nule convenance qui fust faite antr’aus, se celle convenance non est escrite. ¶

+

Mais se est faiz escriz de celle besoigne, bien vaut, et li sires est destrainz de doner la tenoison de la chose selonc le convant qu’il fist à celui qui devoit tenir la chose, se il le vueut paier le cens et tote la convenance qui fu faite an aus doit estre gardee, se elle fu escrite, et convanra que li .i. le demant à l’autre se elle ne fu contre loi. ¶ Mais ne viaut paier le cens et non est destrainz li sires par raison de la chose se n’an fu faiz convenanz antre aus deus an quel termine on doit paier le cens. Mais se li termines n’en fu mis, n’en doit demander jusques à cel termine, ne ne se puet desfandre li sires qu’il ne li doint la tenoison, se bien ne li paioit on le cens an jusque au termine. ¶

+

Ancor soit dit desoure que non vaut ceste besoigne, se il non est faiz escriz ou que n’en est destrainz li sires de doner la tenoison pour qu’il cuide estre destrainz par iciel convant ou ne li puet puis soure, et vaut li contraiz autretant bien com se an fust faiz escriz. ¶

+

Se cil qui tient une chose an fief esteraestera par .iii. anz qu’il ne paiera le cens, ou par .ii. anz se la chose est d’aucune eglise ou d’autre venerablement leu, si com d’ospital, il pert celle raison que il avoit an la chose, et puet li hons tenir la tenoison que on n’an avra paigne, ancor fust paigne promise an lor convant, se on li toloit la tenoison. Et ce est doner pour ce que il pert la chose an sa colpe, ne ne li vaut rien icelle ochoison que ne li fu demandez li cens, car il le devroit avoir aporté et doné ancor ne li demandast cil de cui il tenoit la chose. Mais se il ne vuet recevoir le cens, ou se il se vait escondant pour ce que il ne viaut que on le li pait, il doit aller au juge, c’est à la poesté de la terre et doit mettre le cens là où li juges li commandera, ou il le doit mettre an eglise, et puis qu’il avra fait ce, il sera segurs autretant bien com se il eust paié le cens. ¶

+

Tout ce que nous avons dit desoure comment il doit paiépaier le cens est voirs quant ne fu pas acordé antr’aus an quel mesure devoit estre paiez li cens. Iciz convanz doit estre tenuz se an fu faiz escriz. ¶

+

Se la chose que on done à cens, ce est an fief, si com nous avons dit desoure, est afolee jusques à moitié, pour ce n’an doit pais paier mains de cens, se ce ne fu dit an convenant. Mais se la chose est affolee outre la moitié, on n’an puet demander le cens, fors par tel partie com est remex de la chose, s’il n’i ot autre convant. ¶

+

Iciz hons qui tient aucune chose à cens, ce est an fief, si com est dit desoure, se il viaut vandre ou doner an ancune maniere ou angaigier cel droit que il a an la chose, bien an puet selonc le convenant que il fist an seignour de cui ere ere la chose quant il la reçuit, se li convanz fu escriz. Mais se li convenanz ne fu escriz, ou se il fu escriz et li escriz n’apareust, iciz qui tient la chose doit aller dau seignor de la chose et doit li dire qu’il viaut vandre le droit qu’il i a, et doit li dire le pris que on l’an vuet doner. Se li sires li an vuet doner autretant com .i. autres, il li doit laissier avant que a .i. autre home. Mais se li sires ne le viaut acheter, ou se il le viaut et ne l’an viaut autretant doner com .i. autres, il doit estre jusques à .ii. mois qu’il ne vande icelui droit, et au chief de .ii. mois doit dire autre voie au seignour que il viaut vandre cel droit. Et se li sires ne l’an viaut doner autretant com .i. autres, puet le vander cui que il viaut, puis que seront passé li .ii. mois, ja soit ce que ne le vueille li sires de la chose, mais que cil à cui il vuet doner la chose ne soit tex persone qu’il soit veez à avoir. ¶

+

Quant cil qui tient la chose d’autrui par fief la vant à autre, ou il l’aliene an quelque maniere que ce soit, se il l’aliene selonc ce qui est dit desoure, li sires de la chose devroit mettre an tenoison de la chose celui home à cui elle est vandue ou alienee, et il an devroit avoir pour ce la cinquante part, ce est de .l. souz .xii. deniers de ce que il a son droit vandu. Mais se il ne vant son droit, fors que il l’aliene an aucune maniere, iciz droiz devra estre esmez, et selonc ce an devra li sires avoir la cinquanteme part de ce que ert esmé à ce droit. Et il le doit recevoir an la tenoison par soi meisme et non par son mesaige, fors se il ne li mande par lettres que il antroit an sa tenoison, et sour tot ce le soit sourescrire an la chosechartre qui serar faite de ce contrait. ¶

+

Se li sires ne viaut recevoir an la tenoison cel home qui a gaaignié le droit de la chose de cel home qui la tenoit an fief, et il sera par .ii. mois aprés que li sera dit, bien le porra mettre an tenoison cil qui li vaut ou qui l’aliene par autre maniere. ¶

+

Se cil hons qui tient une chose à cens, ce est amphiteosim, la vande ou la aliene an autre guise que il ne doit, pert tout le droit qu'il avoit an la chose.Saut du même au même.

+

Se cil hons qui tient une chose de moi an fief pert la tenoisons par aucune maniere, il la puet demander de touz homes par raison, et de moi meismes de cui est la chose la puet demander, s’il m’a paié le cens ou il le viaut paier, ja soit ce qu’il tiegne la chose de moi, ce est possidet de moi, ce est an mon nom, et ou autant que je aie la tenoison, mais a droit an la chose par quoi il la puet demander à toz homes qui la tient.

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Se je doig une terre qui soit moie an fié à autre, cil covanz que nous faisons quant je li done, doit estre tenuz, ou soit que nous façons tel convant que il la tanra, et il et si hoir, et qu’il la puisse vandre et doner, ou soit que li convanz fust tex qu’il la tenist solemant an sa vie, ou soit que li convanz fust d’autre maniere, il doit estre tenuz adés, se escriz fu faiz de cel convant, s’il n’est ancontre la loi. ¶

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Se cil qui tient la moie chose an fié, si com est dit desoure, tient la chose par .xxx. anz et il ne paie le cens, adés nil ne puet dire que la chose soit soue par icelle tenoison. Mais s’il la tient par .xxx. anz qu’il ne pait le cens ne il n’an fait nul samblant, il se puet puis desfandre par icelle tenoison et dou seignour de cui il tient la chose et de touz homes, et puet tenir la chose pour soue, ansinc que il n’an devra cens des cel termine an avant.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par - conjecture

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- Livre 5 -
- Ici dit de sponsalibus, ce est des fermailles de ammieudremanz. Explicit quartus, incipit quintus. -

PuisLettre ornée de 6 lignes de haut. que nous avons dit de ces besoignes que li .i. home font aus autres, si com est vendicions et tenoisons et loausons et autres assez que on fait solemant par respit d’avoir, or redisons aprés de matrimoniis, ce est de meillorances, que on ne fait tant par respit d’avoir com par respit de soi meismes. ¶

Se aucuns hons vuet panre moillier, maintes choses i doivent estre esgardees. ¶ Premieremant doit estre esgardez li aages d’andeus, ce est combien il ont de tans, ce est de celui qui viaut panre moillier et de celle qui viaut panre mari, car nuns hons ne puet fiancier moillier, se il a mains de .vii. anz. Ausimant la fame ne doit avoir mains de .vii. anzSaut du même au même. s’elle vuet fermer mari, ou soit que elle ait pere ou soit que non. Noiant ne vaudront les fermailles, ancor an soit donez gages ou fermance ou avoirs pour erres, ne vaut rien. ¶

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Ancor nuns hons ne puet panre moillier, ancor la puisse il fermer se il est manres de .xiiii. anz, et la fame ausi ne puet panre mari s’elle est manre de .xii. anz, ancor puisse elle fermer mari. ¶

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Se cil home qui ferment moillier sunt menor de tans que est dit desoure, ce est li hons de .xiiii. anz et la fame de .xii. anz, il se puent departir de ces fermailles sanz nule paigne et sanz pechié, se andui le vuelent ou soulemant li .i., ancor an soit faiz sacremanz ou an soit plenie foiz. Mais se li .i. est manres de ce que nous avons dit desoure, ce est li .i. de xiiii. anz et li autres de .xii., il se puent departir. Et se li .i. est major, cil qui est manres s’an puet bien departir sanz nule paigne et sanz nul pechié, autresi est cil qui est graindres de .xiiii. anz s’an puet departir sanz nule paigne, s’elle i fu mise et sanz nul pechié que il n’i avra, ja soit ce qu’il l’ait juré, et pour ce que il ne laisse que ne praigne la fame aussi com avoit juré. Et ja soit ce qu’il remaigne an lui, si la puet laissier, s’elle est manre de .xii. anz, ancor soit il manres de .xiiii. anz et ancor ait il juré. Et ce puet faire sanz nule paigne, fors que il sera parjures, se il fait icelle fermaille par sacremant. Autretex raison est de par la fame. ¶

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Mais se il sunt maior de .xv. anz, certe i paigne i est ordenee à ceus qui vuelent anfraindre icelles fermailles qui sunt faites de meillorances. ¶ La paigne est tex : se cil qui ferme la moillier est manre de .xxv. anz, et remaint à lui que il ne vueille panre, il devra perdre les erres, se il les i doné avec le gaige, se il les i doné. Mais se an la fame ramint qui est grandre de .xxv. anz, elle doit randre ce que elle prit del mari, et autretant et non plus se il n’i eut autre convenant quant furent faites les fermailles. Quant la fame prist les erres ou le gaige ou autres choses par loi, que elle rande ce an .iiii. tanz, ou elle ou ses peres, se pere li remaint. Li mariages bien vaut ciz convanz, et puet bien demander li mariz ce que li fu convenancié, se il remaint de par la fame que elle ne le prant. ¶ Mais se li convenanz i fu faiz de plus que de .iiii. tanz, ne vaut ce qu’est dit dou plus. ¶

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Iciz hons qui est an pouoir de son pere ne doit panre mollier sanz la volanté del pere. Et se il le fait, il ne vuaut par raison, se li peres ne li consant puis. ¶ Autretex raison est se il est ou pouoir de son avou, qu’il ne doit panre moillier sanz sa volanté. ¶ Tex raisons est del fil qui est an pouoir de son pere, se il viaut panre mollier. Autretex raisons est de la fille, s’elle viaut panre mari quant elle est ou pouoir de son pere ou el pouoir de son avou sanz lor consantemant. ¶

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Autresi com est voirs que li fiz qui est ou pouoir de son pere ou de son avou ne doit panre moillier sanz la lor volanté, autresi est voirs que peres ni avous ne puent esforcier lor fiz ne lor nevous de panre moillier, ainz est droiz et raisons que li fiz le consante nominaumant, se on viaut que vaille li mariages, ce est la meillorance. ¶

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Autretex raisons est an la fille qui est ou pouoir dou pere, car li peres li puet doner mari, ancor ne le vueille elle. Et elle doit consantir au mari que li viaut doner ses peres ou ses avous, mais que ciz mariz soit honeste persone, ce est tex hons qui ne soit an blame. Car se il est an blasme, ce est se il n’est leaus et honestes hons, la fille n’est destrainte de consantir au pere.

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- Ici dit des dons que fait li espous à l’espose et li espouse à l’espous .ii. -

IcilLettrine de 9 lignes de haut. qui a moillier fermee li puet bien doner ce qu’il viaut avant qu’il la praigne, se il est majors de .xxv. anz. Mais se il estoit manres de .xxv. anz, il li puet doner son avoir, mais qu’il le face au consoil de son seignour ou de son curour an la cui baillie il est, car bien puet doner li espous à l’espouse et elle à lui ausimant

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Mais si l’espous viaut doner à s’espouse aucune chose ou tot ansamble ou chascun an an icelui termine que elle seroit sa moillier, non vaut icelle convenance, ancor li promeist il adonc, quant elle ere s’espouse, ne ne le pourra elle demander puis que elle sera sa moillier, ne autres ne le puet demander pour li, fors que adonc quant il est mors avant de sa moillier, ou s’espouse, mais de s’onor ne puet doner ne à lui ne à s'espouseautre home. Et se il le fait, ne vaut ices dons pour ce que cil qui est manres de .xxv. anz ne puet rien doner de s’onor à autrui.

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Autretex raisons est de par la fame : s’elle viaut faire don à cel mari que elle a fermé, bien le puet faire an icelle maniere qui est dite del mari.

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Se cil qui a moillier fermé ou la prant, bien puet demander ce qu’il avoit doné, se il n’avoit tel cuer quant il li dona qu’il li eust doné se il ne l’eust fermé. Mais ce que nous avons dit, ce est que li aposespous puet recevoir le don qu’il a fait à s’espouse se il ne la prant, ce est voirs quant il ne remaint an lui ne de par lui, mais remaint de par sa fame ou par autre juste cause. ¶ Mais se il remaint ou mari ou an celui an cui pouoir il est, ne puet recevoir ce qu’il li dona, ainz puet retenir la fame tout ce qu’il li done et puet reçoivre ce que elle done à lui. ¶ Quex raisons est dite desoure de par l’ome, tex raisons est de par la fame qui fait don à celui qui l’avoit fermé.

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Se aucuns ferme moillier et il li done aucune chose moble, si com est dit desoure, se li .i. d’aus muert avant qu’il se prainnent : se il l’a baisié, ne puet demander, ne il ne si hoir, fors la moitié de ce qu’il li dona. Mais se il ne l’avoit ancor baissié, il li puet demander tout, se il li dona, pour ce qu’il l’avoit fermé. Mais se elleil il li avoit doné ce avant qu’il l’eust fermé, n’en peut rien demander. ¶ Autre raisons est de par la fame, s’elle done au mari que elle avoit fermé et muert, li .i. des .ii. devant qu’il le praigne, car auleou elle ou ses hoirs, s’elle est vivemorte, le puet demander.

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- Ici dit de la donoison que on done pour mariages, ce est des esposailles que fait li mariz à sa moillier .iii. -

Puis que nous avons dit de celui don qu’il fait li mariz à la moillier avant qu’il la praigne ou la moillier au mari, simplemant autresi com font autre home estrange li .i. à l’autre, or redisons de celle donoison que on apelle espousailles. ¶

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Icelle donoisons puet faire li mariz à sa moillier et li peres dou mari ou autres hons estranges pour lui, et puet estre faite icelle donoisons avant que li mariz la praigne et puis qu’il l’avra prise. ¶

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Icelle donoisons qu’est dite desoure que on apelle espousailles, et que fait li mariz ou autres pour lui à sa moillier, doit estre igaus à lor douaire que la la moillier done à son mari quant elle le prant. Ce est autretant doit li mariz doner an convanter à sa moillier par espousailles quant elle ou autres pour li convante à lui an douaire, et autretant li doit elle doner an douaire, ce est autretant doit valoir li douaires com font les espousailles, et tout ce que est plus an l’un que an l’autre ne vaut par raison. Et se li .i. d’aus convante doner et l' autre ne convante, rien ne vaut la convante, ancor se li .i. d’aus done ou autres pour lui. Et se l’autres n’an done rien, ne vaut quant qu’il a doné, ainçois remaint li duminis à celui qui dona, ausi comme il ere avant qu’il le donast. ¶

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Iciz convanz que fait li mariz à la moillier an espousailles quant il li done, et celui meismes doit faire la moillier au mari dou douaire que elle li done. Et se il est faiz autres convanz qu’il n’est faiz de l’autre, ne vaut.

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- Ici dit que li mariz ne puet angaigier les espousailles ne le douaire de sa moillier .iiii. -

Puis que mariz done chose an moble, ce est honor en espousailles à sa moillier, ou il ou ses peres pour lui ou autres, aucuns hons ne puet puis vandre icelle chose qu’il a donee, ne dovra ne angaigier ne changier ne alienerà louer an nule mesure, ancore le li consante la moillier, s’il est honors. Et se il le fait, ne vaudra rien, et pour ce le porra bien torner ariere. ¶ Et la fame le puet demander, et elle et ses hoirs, à cui on puet conoitre que li mariz tourne an parance, si com elle le porroit demander, se la chose ne fust alienee. ¶

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Ancore s’elle se depart par mort de mari ou par autre raison : se li mariz li fait tel convant quant il li doné les espousailles que elle le retenit an sa vie, ou se il fust seus par transait, se il fu morz avant que elle, ou s’elle se departit de lui, puet le demander de touz homes, ne ne se puet desfandre cil qui achate la chose del mari ne autres qui la tiegne par nule tenoison, se il sache que la chose ere espousailles de la fame, fors s’elle ne l’a tenu sanz tel rancure com la lois commande par .xxx. anz des cel jour an avant que la fame la puet demander, ce est puis que li mariz devient pouvres ou puis qu’il fu morz ou que la meillorance fu partie antre aus. Et ce est voirs s’elle ne consanti l’alienation puis que elle fu sanz celui mari. Car s’elle le fist, n’an puet puis riens demander.

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Tout ce que nous avons dit desoure, ce est que mariz ne puet aliener les espousailles de sa moillier, se elle ne li consant par itel maniere com lois commande, et ce est se elle i consant, ce est loié quant li mariz la vant ou la done ou la met an gaige, et elle nomeemant i consant puis au chief de .ii. anz, aprés que la chose est alienee par aucune guises, se la moillier fait escrire une autre charte que elle manifeste que elle ferma et loua ce qui ere fait, ce est li angagemanz ou li alienations, car an ceste maniere, se ansin est fait, bien vaut li alienations. Se li mariz a tant avoir avec honor dont la fame puisse estre segure de son mariage, an autre maniere ne vaut rien, ancore i consante la moillier molt de foiz, se li mariz qui fist ce convenant n’an a tant que elle puisse estre seure de son mariage. ¶

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Totes icelles raisons que nounous avons dit desoure, se li mariz met an gaige de sa moillier, doit estre antandue ausimant del douaire que la moillier done à son mari, se ce est chose an moble, si com est honors, si com est maisons ou champs ou vigne. ¶

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Iciz hons qui reçuit le espousailles ou le douaire par gage ou par achat ou par autre maniere de mariz, se il pert la chose par raisons, sal le droit des prés ou, se est de son avoir, ancontre le mari et contre les soes choses.

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- Ici dit de cele fame qui prant mari aprés la mort del premier mari .v. -

Se aucune fame prant mari puis que li premiers est mors, elle an doit avoir granz paignes pour .ii. choses. L’une est se elle prant mari dedanz l’an aprés la mort del premier mari ; l’autre chose est si elle a anfanz dou premier mariSaut du même au même., ancor praigne elle mari puis que sera passez .i. anz aprés la mort del premier mari. ¶

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La paigne de celle fame qui prant mari dedanz .i. an puis que li premiers mariz sera mors est tele que elle sera infamis, et elle et cil qui la panra à son esciant avant que fust li anz passez, ne ne puet doner an douaire rien ni an autre maniere ne à sa vie ne à sa mort à celui mari que elle panra, puis que elle dovra par aucune maniere ou à sa vie ou à sa mort à .i. de ses fiz dou premier mari, c’est à celui qu’elle donra mains. Et à ce doit on esgarder donc quant est morte la persone qui fist .ii. meillourances de cui herité est plaiz. Et tot ce que elle li a doné plus an aucune maniere ne vaut, et li fil del premier mari puet demander le plus, et doit estre communaus à trestoz les fiz. ¶

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Ancor iceste iceste autre paigne an doit avoir la fame qui prant mari avant que passe li anz aprés la mort de l’autre mari, car se aucuns hons estranges vient à mort qui ne tenoit rien à la fame, ou est tex hons qu’il soit ses paranz outre le tierz degré et il li laisse par aucune maniere aucune chose à son gaudi, ce est aprés sa mort à celle fame, elle n’an puet rien demander et elle aprés ce ne le puet retenir, ainz le doit randre à celles persones que la lois commande, ce est li hoirs de celui qui l’a laissé la puet demander, ou soit que il viegne aprés la mort par le testament del mort ou soit que il succedunt ab intestato. ¶

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Ancore et ceste paigne doit avoir icelle fame qui prant mari dedanz .i. an aprés la mort del premier mari, ce est que se li premiers mariz li laisse aucune chose à sa mort, elle n’an doit riens avoir ne ne le puet demander se autres hons le tient ne ne le puet retenir, se elle l’a, ce est ne doit avoir nul dumini ne l’usufruit, ainz le doivent avoir icelles persone que lois dit et commande, ce est le pere dou mari et la mere et li avous et li tante et si anfant jusques au secont degré, ce est li fiz et la fille et si frere, et s’il n’i sunt et s’il n’i sunt, ce est qu’il n’i ait nulles d’icelles persones, doit tenir a fisco, ce est li communs de Rome. Ancores ne les espousailles que li done li mariz quant il la prent ou autres hons pour lui n’an doit avoir, ancore li face il tel convenance que elle l’eust, se il fust morz avant que elle. ¶

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Ancor ceste autre paigne doit avoir icelle fame que nous avons dit que elle ne doit succeder ab intestato à nes.i. de ses paranz, se il muert sanz gaudi puis qu’il passe outre le tierz paranté.

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Autretel paigne doit avoir icelle fame qui se ampraignoit dedanz .i. an puis que fu morz li premiers mariz. ¶

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La paigne de celle fame qui prant mari puis que est passez .i. anz ansivant la mort del premier mari est itex que elle ne puet ne ne doit rien avoir de cel premer mari qui est mors, ancor li donast il an espousailles, ou par autre maniere le li donast il an sa vie ou laissast à sa mort an acune maniere. Mais la gauzide peut retenir soulemant an sa vie de celles choses et la seignorie, ce est li duminis remaint aus anfanz que elle ha del cel mari qui li dona ou laissa. ¶

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Ancore iceste autre paigne doit avoir icelle fame qui prant mari puis que li anz est passzpassez : se aucuns de ces fiz qui furent del premier mari muert sanz gaudi et sanz fille, n’an puet avoir rien des choses qui parvient à cel fil de par son pere, ce est del mari de celle famme qui demande, fors la gaudide an sa vie de celle part que li an escharist, se elle n’eust pris autre mari avant que cil fiz fust mors, ou soit que elle le preist puis que li fiz fust morz. ¶ Mais ciz fiz qui est morz avoit aucune chose qui mete de la part del pere porra il bien avoir sa part de la mere ausimant comme .i. des anfanz del premier mari, ce est se il avoit freres cil qui est mors la mere i doit succeder ab intestato, autretant bien comme .i. de ses freres qui erent germain del mort, ce est freres ou serours et de part pere et de part mere. Mais se il avoit autres freres qui non erent germain del mort cil ni pourroient venir tant com li germain i seroient. ¶

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Se li fiz qui fu del premier mari viegne à mort et il done son gaudi ce est se il fu mors ab intestato, bien puet laissier les soes choses à sa mere, autresi com il pourroit à .i. autre, ancor ait elle pris autre mari ou ancor le praigne elle puis. Et pourra la mere bien avoir ce que ses fiz li laissera, autresi com pourroit avoir .i. autres hons à cui il l’eust laissié. Ancor ne peust elle tot avoir, se ses fiz ne li eust doné son gaudi, ce est se il fu mors ab intestato. ¶

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Icelles choses qui sunt dites desoure dont la mere doit avoir seulemant la gaudide, ce est se li mariz la li laissa, ou se elles furent del fiz de par son pere, ne puet la mere vandre ne doner à home ne mettre an gaige ne aliener ne à sa vie ne à sa mort, mais soulemant à ces fiz qui furent dou premier mari que elle a avant que cels que elle a lors. Et se elle le fait an autre maniere, ce est se elle l’a aliené, ses fiz de cui doivent estre ices choses le pourra demander à toz homes qui le tanront, se les choses perent, se il ne les a tenues par tel maniere qu’il s’an puisse desfandre par raison. Mais se les choses n’aperent, il les pourront demander as hoirs de lor mere qui les vandi ou qui les aliena ou an autre guise. Et ce est voirs que il puet demander ices choses ancor ne soient il hoir ne de lor pere ne de lor mere. ¶

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Se cil fil de cui doivent estre les choses qui sunt dites desoure sunt hoir de tote l’onor et de tout l’avoir de lor pere, ne puent demander ices choses à celui à cui la mere les vant ou les done ou an autre guise, car tuit home qui sunt hoir d’autre, ou soit que il soient fil ou soit que non, doivent tenir fermemant ce que avoit fait cil de cui il sunt hoir. ¶ Mais se il sunt hoir solemant de l’une partie et autre home sunt hoir de l’autre, par tel partie doivent tenir ferm ce que fist lour mere de ces choses qui sunt dites par quoi il sunt hoir de lor mere. Et par icelle partie dont il i restent hoir pourront demander à toz homes la partie de ces choses qu’il tienent. Et se les choses n’aperent ou se elles sunt prescriptas, pourront demander le pris des choses as autres hoirs par tel partie comme il ont de l’erité. Et ciz hons qui tient les choses qui sunt dites ne se pourra desfandre pour nule rien, se il ne l’a tenue par tant de tans puis que cil la demande qui issi dou pouoir son pere que il s’an puisse bien desfandre par raison, si com est dit an icel titre ou parole de tenoison, ce est de prescription.

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- Ici dit de celle fame qui a perdu son mari et non a anfant .vi. -

À ce que est dit desoure, ce est tele paigne doit avoir icelle fame qui prant mari puis que est .i. anz passez ansuiant la mort del premier mari, et tot ce est voirs solemant quant celle fame a anfant de cel mari qui est morz. ¶ Mais se elle non a anfant del mari qui est morz, bien puet panre autre mari puis que sera passez .i. anz, et bien puet avoir ce que ses mariz li dona, ou à sa vie ou à sa mort, et bien puet faire toutes ses volantez de celle chose que elle a de son mari. ¶

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Se aucune fame à cui est morz ses mariz ne prant puis autre, bien puet faire totes ses volantez de celle choses que nous vous avons dites, ancor ait elle anfant de cel mari qui est morz. Et bien puet avoir l’eritaige de ses fiz, et par testament, se il li est laissié, et sanz testament, se si fil sunt mort sanz anfanz. ¶

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À ce qu’est dit, que elle puet dire totes ses volantez et faire des choses que ses mariz li dona, se elle ne prant autre mari, ce est voirs fors des espousailles. Car des espousailles est elle destrainte de garder à ses fiz que elle a de cel mari qui li dona ses espousailles, ou soit que elle praigne autre mari ou soit que non, fors tant quant elle ne prant autre mari elle i devra avoir autretel partie es espousailles com .i. de ses anfanz qu’elle a dou premier mari.

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Mais iceste fame qui est dite ne vant ne ne done an autre maniere ices choses dont est dit que elle an puet faire sa volanté, si com est dit desoure, aprés sa mort doivent estre soulemant de ces anfanz que elle a de cel mari de cui furent ices choses et qui le dona à celi soue moillier. E se aucuns des fiz est mors , doivent estre ices choses à lor anfanz. Et se elle ne laisse nes.i. anfant, la soe partie tourne à ses serours ou à ses freres qui sunt de par pere et de par mere. ¶

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Tot ce qu’est dit desoure de celle fame qui prant mari aprés la mort del premier mari passé .i. an, tout doit estre ausimant antandu par l’ome, se il prant moillier puis que la premiere sera morte, se il an a anfanz.

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- Ici dit quex raisons est se li mariz done l’usufruit de ses choses à sa moillier .vii. -

Se aucuns hons viauz donedoner à sa moillier l’usufruit de ses choses, ou à sa vie ou à sa mort, bien le puet faire, se il n’en a anfanz, ne ne puet la fame icelui usufruit perdre, ancor praigne elle autre mari, mais que .i. anz soit passez aprés ce que li premiers mariz sera morz, fors que se icil mariz qui li done cel usufruit dit nomeemant que elle le perdit se elle prenoit autre mari. Car adonc tantost que elle panra autre mari, elle perdra cel usufruit, ancor soit passzpassez .i. anz puis que il sera morz iciz mariz qui li done l’usufruit, ou an sa vie ou an sa mort. ¶

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Mais se aucuns hons a fiz et il vuet laissier l’usufruit de ses choses, c’est la gaudide à sa moillier, puet li laissier la gaudide des .ii. parz de touz ses biens, c’est de tout son avoir et de tote s’onor et de tout ce que il lui laissast, mais ne vaut car li fil doivent avoir la falcide, ce est la tierce parz de tot ce que avoit lor peres d’avoir et de honor et la proprieté ét l’usufruit. Et se li fil sunt plus de .iiii., il doivent avoir la metié.

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- Ici dit quex persones est destrainte de doner douaire ou espousailles pour autre .viiii. -

Se aucuns hons a fille à son pouoir ou niece, ce est fille de son fil, il li doit doner mari et est destrainz par raison que il li doint douaire. ¶ Ancor se li fiz ou li neveu qui sunt an son pouoir et cil fil ou cil neveu prannent moillier par le consoil de lor peres sunt destraint à lor avous an cui pouoir il sunt de doner espousailles pour lor fil. ¶

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Mais se la mere n’an est destrainte de doner espousailles pour son fil, se n’es an .i. cas solemant, et ce est se la mere est herege et la fille ne l’est. ¶

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Nuns hons autres se n’est peres ou mere n’est destrainz de paier pour son fil douaire ne espousailles si com est dit desoure pour autre, se il ne viaut.

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Se aucuns hons ou aucune fame convante doner douaire pour aucune fame, sampres doit on antandre que il ont an convant à doner dou suen dumine, et il est destrainz de paier celui douaire puis que il l’ont an convant à doner, ancor ni fust faite permissions ne chartre ne donee fermance ne gaiges. Mais que il fust de tel aage quant il l’ont an convant que il se puet anloier. ¶

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Mais ce que est dit desoure, ce est que hons est destrainz de paier douaire puis que on l’a an convant, et ce est voirs quant on convante certaigne chose, si com on dit ansin :  « Je te convante une maison ou .c. souz an douaire pour ceste fame que tu pranz à moillier », ou quant on dit ainsin : « Je te donrai an douaire pour ceste fame an arbitre de tel home », si com est « de Perron » ou « de Jehan », ou quant il dit : « Je le te donrai an arbitre de preudomes, mais s’il ne le dit nulles de ces .iii. choses, ce est ne dit ce qu’il donroit an douaire si com une maison ne ne dit quant, si com est .c. souz nul ne dit an cui arbitre solemant que il li donra le douaire ne est destrainz que il l’an doigt rien se il ne viaut.

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Tout ce que est dit desoure, que cil qui promest douaire ou espousailles est destrainz de doner, ce est voirs adonc que la meillorance vaut par raison, ce est quant la fame et li home sunt del aaige que il se puent panre par raison, ne n’i a autre juste cause que il voie par quoi il ne se puisse bien panre.

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- Ici dit quant puet doner la fame douaire à son mari .ix. -

IcesteLettrine de 8 lignes de haut. fame qui prant mari, se elle a .xxv. anz compliz, bien puet doner an douaire totes les soues choses à son mari, mais se elle n’a anfant, ne n’a autre mari. Mais se elle a anfant, elle li doit laissier la falcide, et de toutes ses autres choses puet faire sa volanté. ¶ Et se elle a autre mari, si doit estre tex esgarz com est dit desoure de celle fame qui aprés sla mort de son mari prant autre. ¶

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Ancor se celle fame prant mari qui est manres de .xxv. anz, doit doner an douaire selon la richeté que elle a et selonc son paraige et selonc le paraige de son mari et au consoil de son cureour, se elle l’a. //

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Douaire apelle on tot ce que la fame ou autres pour li done ou convante de doner à son mari ou à autre home pour lui. ¶ Tex fois est que la fame meismes done douaire quant elle prant mari, tex foiz est que cil li done an cui pouoir la fame est, si com es ses peres ou ses avous, tex foiz est que le done hons estranges pour li. ¶ Ancore tex foiz est que on done deniers, tex foiz est que on done autres choses an douaire. ¶ Ancore tex foiz est que on done chose moble an douaire, tex foiz est que on done chose immoble, ce est honors, si com champs ou vigne ou maisons, et tex foiz est que celle chose que on done an douaire est mise an pris d’avoir, si com est quant on done an douaire .i. champ ou autre chose an conte de .m. souz ou de plus ou de mains, tex foiz est que n’est pas mis an pris et de tout ce que est dit devez savoir que droit doit avoir li mariz an douaire et qui puet demander le douaire an leu de mari, ce est de par lui et qui le puet demander de par la moillier. Et devez savoir à cui on le puet demander et an quel termine. ¶

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Iciz hons puet demander le douaire à cui on le promet à celui qui le promet. Mais ne li puet demander jusques adonc qu’il ait prisse la moillier pour laquelle fu promis iciz douaires, se ce ne fu an convant. Mais se ce ne fu an convant qu’il le peust avant demander qu’il la prist, bien le pourra demander.

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- Ici dit quel raison a li mariz el douaire de sa moillier .x. -

Li mariz a cel droit an douaire se il est esmez an deniers, ou soit qu’il soit an avoir, ou soit qu’il soit honors, que li mariz an est sires tantost com il li est donez, se il ere de cel home qui li done. Mais se la chose non ere de celui qui li dona et il l’ait doné an bone foi, car cil cuidoit que la chose fust soue, et si la prist par bone foi, se il la tient par .iii. anz sanz plait, elle sera soue de là an avant, se ere chose moble et non ere amblee ne tolue par force à nul home. Mais se ne n’i fu bone foiz de andeus parz, ne se pourra desfandre li mariz par tenoison de mains de .xxx. anz, se aucuns hons puet mostrer que la chose soit soue. Mais se cil douaires ere chose immoble, ce est ou se pourra desfandre li mariz de toz homes par tenoison de tant de tans com est ordenez ou an icelui titre ou on parole des prescriptions. ¶

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Ancor se li douaires fu esmez à deniers, li mariz i doit avoir tote la gaudide qui istera de celle gaudidecel douaire, et pourra la vandre et doner et faire toute sa volanté .VI. duirra del mari et de la moillier, mais il doit randre à sa moillier le pris que la chose fu esmee quant li matrimoines se partit, ce est la meillourance, fors se il n’i a acune raison par laquelle il le puisse retenir.

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Mais se la chose fu esmee quant elle fu donee an douaire, se est une chose si com est champs ou vigne ou maisons ou traille, tuit li fruit qui issent de celle chose doivent estre del mari, si com est li loiers, se c’est maison, ou le cens ou autre gaudide. Et li mariz doit faire les despans as choses qui ont mestier, et doit soffrir tot le travail de soi et de sa moillier et de sa maison.

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Mais se li mariz viaut aliener icelle honor qui ne fu esmee, ou le viaut mettre an gaige, ne le puet faire, fors an icelle guise que nous avons dit desoure an icel titre des espousailles. ¶

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Se ce qui fu doné an douaire fu chose moble et ne fu esmee, se ce est tex chose qui li fu donee an moble, si com sunt denier, ou à pois, si com est ors ou argenz, ou à mesure, si com est vins ou blés ou oiles. Et ce est venu del mari, se elles erent de cel home qui les dona, et li mariz le puet vandre ou doner et faire sa volanté, et quant ciz matrimoines se depart, il devra randre, se il est vis, autretant de deniers ou autretant fees ou autretant bués, et se il est morz, doivent le randre si hoir, se n’ont aucune raison par quoi il le poissent retenir. ¶ Autretex raisons est se celles choses li furent donees à pois, si com est ors ou argenz, ou s’elles furent donees à mesure, si com est vins ou oiles.

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Mais se il est autres avoirs fors celui que nous avons dit et il ne fu esmez, bien le puet vandre li mariz et aliener an autre guise par le consantemant de sa moillier. ¶

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Et totes ices choses que on done an douaire et qui ne sunt esmees, se elles ne sunt donees à nombre ne à mesure ne à pois, li mariz an doit avoir autretel cure com à .i. par dons de ses choses, ou com doit avoir li creerres an la chose qui li est mise en gaige. Et se il a tel cure com nous avons dit, et aucune de ses choses ou toutes se perdent ou afolent sanz la colpe del mari, li damaiges doit estre toz la moillier. Et se les choses ne se perdent ou afolent, elles doivent torner à la fame, se li mariz muert ou se il part de li an aucune maniere, ou as hoirs de la fame, se elle muert avant del mari. ¶ Se la chose qui ere donee an douaire est vandue au mari par raison, cil qui la done, ou soit que ce fust la moillier, ou soit que li peres de la moillier, ou soit que fu autres hons estranges, il est contrainz au mari de l’amander icelle chose, se li mari dit à celui qui li avoit donee que il le li desvandist quant on l’en metroit an plait avant que la chose li fust vandue. Mais se il ne l’en apelle avant que la chose li fust vandue, ne li an puet puis riens demander.

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- Ici dit se li matrimoines est feniz à cui on puet demander le douaire .xi. -

Se la meillourance se fenit par mort de mari ou de la moillier, ou par autre juste cause, ou par tel cause qui ne soit juste mais qui ne soit la colpe de la moillier, li mariz li doit randre son douaire, se il est vis, et se il est morz, doivent li randre si hoirs, se li mariz l’a ou autres per son mandemant. Mais se cil douaires fu donez à autre pere del mari, li peres li doit randre chascuns par tel partie com elle a de l’erité. ¶

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Tant com la meillorance durra del mari et de la moillier, non puet la fame demander son douaire, se li mariz ne tourne an povreté. Mais se ce apert bien, puet demander la fame son douaire et ses espousailles, et li mariz le doit randre à sa moillier, et la moilliers doit tenir et garder ices choses ausimant com devroit li mariz, se il les avoit. Et toutes les gaudides que elle pourra avoir de douaire et des espousailles doit mettre an soi et an son mari et es fiz que elle a de cel mari et an icelles ou li mariz devroit, se il tenoit le douaire et les espousailles, et non an autre maniere. ¶

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Se la meillourance est fenie et la fame done le douaire, elle le puet bien demander, se elle est an son pouoir pour ce que elle n’a pere ne avou de par pere, ou se elle l’a et il n’es an son sen ou n’est an la terre, ne n’est qui demande pour lui, ou elle est issue del pouoir dou pere. An toz ices cas le puet demander la fame, mais an autre guisse ne le puet elle demander sanz le consantemant del pere, ne peres ne le puet demander ne autres pour le pere sanz le consantemant de la fille. ¶

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Se li peres qui a la fille an son pouoir ou li avous de par pere done douaire pour li de ses choses, et la meillorance se fenist ou par la mort del genre ou par autre juste cause sanz la colpe de la fame et de son pere, li peres puet demander le douaire ou li avous, se la fame li consant adonc, ou soit que elle le consante nomeemant, ou soit que elle le saiche et elle nel contredit. ¶

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An autre guise ne puet demander li avous ne li peres pour la fille ne elle ne le puet puis demander sanz consan de son pere ou de son avou ou cui pouoir ill est. Mais se li peres ou li avous morent avant que la fame, elle puet demander son douaire, et elle et ses hoirs, se elle est morte. ¶

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Se la fille qui est ou pouoir de son pere ou de son avou de par pere est morte avant son peremari, li peres puet demader le douaire, se il le done de ses choses, ne n’an est nule dessevrance par lois, se la fame an a eu anfant ou non. Mais tel home sunt qui dient que peres le puet demander, ancore laissast elle aus filz. Mais la premiere raisons vaut mieuz à ce que elle n'an puet demander quant elle laisse ses anfanz. ¶

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Se aucuns hons done douaire pour aucune fame, bien puet faire tel convant, que ciz douaires tournera à lui quant la meillourance finera par aucune cause. Et se il fait ice convenant que est dit, doit li hons randre ice douaire ou à li ou à ses hoirs quant la meillorance sera partie. Mais se il n’i fait ice convenant quant il done icel douaire, doit estre antandu que il le doigt certaignement à la fame, et la fame a autretel droit an celui douaire com se elle l’eust doné dou suen propre.

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- Ici dit an quel termine on doit demander le douaire. -

Puis que nous avons dit quex persone doit randre le douaire et quex persone le puet demander, or redisons an quel termine on le puet demander et où on le doit demander. ¶

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Se li mariz tourne an povreté, la fame puet demander son douaire de cel termine que povretéapert que mariz torne an povreté, si com nous avons dit desoure. Mais se mariz ne torne povre, ne puet estre demandez li douaires tant com li matrimoines se tient antre le mari et la moillier.

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Mais se li matrimoignes se pert par la mort del mari ou par la mort de la moillier, ou par autre cause sanz la colpe de la moillier, tantost com il est partiz doit estre randuz li douaires à la fame ou à ses hoirs, se ciz douaires est ou res, ce est chose qui n’est pas moble, se elle ne fu abstinancee. Mais se il fu avoirs et il ne pareust, non est destrainz li mari ne si hoir de randre cel avoir à la part de la fame duques au chief d’un an puis que sera partiz li matrimoines. ¶

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Se li douaires n’est randuz an son termine, c’est tantost com li matrimoines est partiz, se il est honeresun res, ou dedanz .i. anz puis que tardemanz i est, doivent estre paié li fruit qui i serunt de la chose, ou les usures del pris, se ce fu avoirs, ou quant la chose fu esmee à avoir, an tel convant que la chose fust del mari et que il randist tant d’avoir com la chose fu esmee. ¶ Les usures doivent estre antandues an ices cas de la livre .v. souz an l’an.

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- Ici dit quex raisons est des despetis que fait li mariz el doaire de sa moillier. -

Se li mariz fait missions es choses del douaire de sa moillier, ou icelles missions est necessaires, ou elle est profitable, ou elle est volumptaire. ¶ Icelle missions est necessaire qui a grant mestier an la chose, si com est se mariz refait une maison del douaire de sa moillier qui viaut cheoir ou que estuet reparer. ¶ Icelle missions miss est profitable pour quoi la chose s’en mieudre, si com est se mariz plante une vigne an la terre de sa moillier. ¶ Icelle mission est volumptaire qui est faite par deliz, si com est poigdre une maison. ¶

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Se mariz fait missions necessaires ou douaire de sa moillier, si com est refaire une maison, et il convient puis randre le douaire, tant est moins an la dette il et si hoir de sa moillier, et de ses hoirs com fu celle missions, ou il puet retenir celles missions ou est faite par gagiere. Icelle missions demoure que on le rande la mission, et se il rant la chose avant que il recouvre la mission, il puet bien demander la mission. ¶

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Ausimant puet demander li mariz se il fait profitables missions ou douaire de sa moillier, si com est se il plante vignes ou oliviers an la terre de sa moillier, ou soit que il le fait par la volanté de sa moillier, ou soit que non, mais que elle ne li deffandit. ¶

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Mais se li mariz fait missions volumptaires an la chose de sa moillier, ce est de delit, si com est se il despandoit par ce que la chose apere plus belle, ne puet li mariz ne si hoir aucun droit avoir par que il puisse demander celles missions, ne ne puet retenir celles choses pour gaige, ancore le face il par la volanté de sa moillier. Mais se ce que mariz i fait par icelle guise qui est dite desoure, est tex que l’on puet tolir, et adonc quant li mariz puet tolir ce qu’il a fait es choses de sa moillier par delit, se la moillier ne viaut que li mariz l’oste, elle li doit randre les missions que il i a faites. ¶ Et ce qu’est dit, que li mariz ne puet demander la mission volumptaire que il fist an la chose de sa moillier, ce est voirs quant la chose n’est vandable. Mais se la chose ere vandable, less missions sunt adonc profitables, et pour ce le puet demander li mariz.

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- Ici dit quant est destrainz li mariz de paier le douaire de sa moillier. -

Se li mariz est mis an plaiz de randre le douaire de sa moillier et il est tant povres que il ne lepuisse randre, non doit estre condampnez mais que tant com il puet paier, ou de tant com il fait par son mal angin que il ne puist paier. Mais doit promettre que il paiera ce que remaint se il fait gaaing dont il puisse paier. ¶

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Se li juges fu tant fous que il mandast au mari paier tot le douaire de sa moillier quant il non deust se donc non quant il peust, n’an est li mariz destrainz del paier, seChangement d’encre (encre brune). ce non que il puet faire. ¶

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Tout ce est adiutore qu’est doné au mari, ce est que il ne doit paier fors tant com il puet faire, et doner ausimant au pere del mari et à celui qui viaut desfandre le mari. ¶ Changement d’encre (retour à l'encre noire).Mais li hoir del mari ne puent avoir ceste adjutore se il sunt mis an plaiz par le douaire de la moillier del mort, se cil hoir ne furent fil del mort.

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- Des convanz que on fait an douaire et an espousailles quant li mariz puet retenir le douaire de sa moillier. -

Tex fois avient, quant la meillorance se depart an aucune guise sanz colpe del mari, que juste cause i est par quoi li mariz puet retenir le douaire, ou tot ou une partie, si com est se on li a an convant quant il reçoit le douaire, se la moilliers moroit avant que il eust le douaire an sa vie solemant, ou pour faire sa volanté an toutes guises, ou soit que convanz fust de tout le douaire, ou soit que fust donee partie, vaut bien ices convenanz, se il fu faiz ausimant de l’autre partie. ¶ Quant li mariz reçoit douaire et il fait tex convenanz à sa moillier, se elle li done le douaire ou il le fait à autre, se autres done le douaire pour li, se la moilliers muert avant que il, c’est à dire que li mariz que li mariz puisse faire toute sa volanté del douaire, bien vaut ciz convenanz, se il n’a filz de celle moillier. Mais se il a fiz de celle moillier, puet avoir l’usufruit, ce est la gaudide de cel douaire an sa vie, ou soit que il prant autre moillier ou soit que non. Mais se il prant autre moillier, ne puet riens aliener de cel douaire, ne an sa vie ne an sa mort, avant le doit tout laissier à ses fiz qui furent de celle moillier qui est morte. Et se il ne prant autre moillier, doit avoir an tel partie an cel douaire comme .i. de ces fiz, et de celle partie puet faire toute sa volanté et à vie et à mort. ¶

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Quel convant puet faire li mariz del douaire, tel convant puet faire la moilliers des espousailles que ses mariz li done ou autres pour lui. Et quelle raisons est del douaire, tele raisons doit estre des espousailles selonc ce qui est dit desoure, ne ne vaut li convanz del douaire, se n’est autretex convanz faiz des espousailles, et doivent estre igal li convenant del douaire et des espousailles an toutes guises, et se est faizautres convenanz manres an l’un que an l’autre, ciz convenanz qui est manres doit estre com igaus à celui qui est manres.

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- Ici dit de ces dons que fait li mariz à sa moillier ou la moilliers à son mari ou li peres à son fil ou li fiz à son pere. -

Or redisons quex raisons est de ces dons que fait li mariz à sa moillier puis que il l’a prise, ou la moilliers à son mari, ou que fait li peres à son fil, ou li fiz à son pere.

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Nuns ne puet faire don à sa moillier puis que il l’a prise, se il ne le fait à sa mort ou an son testament. Et se il le fait an autre guise, li dons ne vaut riens, et la chose qu’il li done remaint soue, ausimant com se il ne l’eust doné, et la puet demander, et il et ses hoirs, de touz homes qui la tanroient, se il ne l’ont tenue par tant de tans que il s’an puissent desfandre. ¶

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Se li mariz demande à sa moillier la chose qu’il li done, se elle ne l’a, et elle l’a despandue an char ou an lait ou perdue, ne li puet on demander fors tant com elle est meilloree et il an est ampiriez. ¶

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Se li mariz qui done aucune chose à sa moillier muert avant que sa moilliers, et il ne moustre an sa vie sa volanté que il vueille desfaire icel don, bien vaut ices dons puis que li mariz est mors, ne li hoirs del mari ne le puet plus demander. Mais se la moilliers à cui est faite la donoisons muert avant que ses mariz, bien puet demander ce que il li dona as hoirs de sa moilliers. ¶

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Li genre ne la bruz ne puet faire don à lor serorge, ce est au pere de sa moillier, ou la fame au pere de son mari. Nul n’an puet faire don à ces qui sont an pouoir de lor serorge ou la serors. // Ancore n’en puet faire don li genres ne la bruz à ces an cui pouoir est li suens serorges. ¶ Ancor mes serorges et li serorges à ma moillier ne se puet rien doner li .i. à l’autre. ¶ Ausimant com li genres et li bruz ne puent faire don à lor serorges, ausimant li serorges ne puet faire don à lor genres ne à lor bruz ne à ces à cui pouoir est li genres et la bruz. ¶

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Ausimant com li mariz ne puet riens doner à sa moillier, ausimant ne puet riens doner à son fil, ne autres qui est an son pouoir. ¶

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La mere ne puet riens doner à son fil, se cil fiz est an pouoir de son pere, pour ce que fiz gaaigne au profit de son pere ce que sa mere li done. Et pour ce est autretex com se elle le donast à son mari. Mais se li fiz ne est an pouoir del pere ou se li peres est morz, bien puet doner la mere à icel fil. ¶

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Ausimant com li peres ne puet doner à son fil que elle a an son pouoir, ausimant li fiz ne puet rien doner à son pere an cui pouoir il est. ¶

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Quex raisons est dite desoure del pere et del fil, tex raisons est de l’avou de part pere et de son neveu et de sa niece comme de son fil. ¶

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Ausimant com est dit desoure del don que fait li mariz à sa moillier, que il se puet demander, ou que à tel don puet estre confermez, se mariz muert avant que sa moilliers, et il conferme cel don nomeemant ou non à sa mort, ausimant touz les autres don que nous avons dit desoure puet estre recouvré de ces qui les feront, se il vuelent estre confermé, se cil qui fait le don ne le vuet desfandre ne à sa vie ne à sa mort. ¶

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Quex raisons est dite desoure, se mariz fait don à sa moillier, autretex raisons est se la moilliers fait don à son mari. ¶

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À ce qu’est dit desoure, que li mariz ne puet rien doner à sa moillier ne la moilliers à son mari, ice est voirs ou soit qu’elle li soit soiauzloiauz moilliers ou non. ¶

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TeTex fois est que mariz puet faire à sa moillier don, se il li done chascun an ou chascun mois par ce qu’elle an norrisse soi et ses anfanz ou sa maignie, ausimant vaut li dons se cil à cui on le fait n’en est plus riches pour ce don, si com est se li mariz done à sa moillier .i. serf pour ce qu’il afranchisse. ¶

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Ancor l’ampereres puet bien faire don à sa moillier. L'ampereriz puet bien faire don à son mari, ancore ne puisse li autre home rien doner à lor moilliers.

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- Ici dit par quel chose li mariz puet partir de sa moillier et la moilliers de son mari. -

Ausimant com li home puent panre moilliers et les fames puent panre mariz, ausimant sunt justes causes et certainnes par quoi mariz puet laissier sa moillier sanz poigne, ancor la ne le vueille la fame. Ancor la moilliers puet laissier son mari sanz paigne par icelles meismes causes, ancor ne le vueille li mariz. Et se aucuns d’aus partist le mariaige an autre guise, c’est mais que an icelle guise que les lois commandent, doit an avoir grant paigne, si com est ordonné. Mais pour ce que n’est pas an usaige que mariaiges se departe, se non par canones, si com est par paranté ou par adultere que face la fame , par ce n’est mestier que nous an diens riens.

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- Ici dit se li mariz se part de sa moillier liquex de lor doit norrir les anfanz. -

Se li mariz est partiz de sa moillier an aucune guise, et il ait anfanz de li qui soient menor de .iii. anz, la mere les doit norrir tant que il aient passé les .iii. anz. Mais se il sont major de .iii. anz, li peres le doit norrir. ¶

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Ancore li juges doit anquerre à cui il puissent miauz estre ou avec le pere ou avec la mere, et à celui à cui il li samblera que li anfant puissent miauz estre, doit commander li juges que les tiegne, ou soit que il soient menor de .iii. anz ou soit que il soient major de .iii. anz.

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- Ici dit que li peres et la mere doivent norrir lor anfanz et li fiz ausimant doivent norrir et tenir lor peres et lor meres. -

Naturaus raisons est se aucuns hons ait anfanz de sa moillier que soit leaus que il les norrisse, ce est que il lor doit doner à boivre et à mangier et à vestir et à chaucier selonc ce qu’il lor convient et que li peres puet faire. Et ancontre ce doit li fiz tel change que tout ce que li fiz et la fille gaaignent demantres que il sunt an son pouoir, se il le gaaignent des choses de son pere ou de son avou an cui pouoir il sunt, tot ce gaaignent à lor pere ou à lor avou an cui pouoir il sunt. Mais se il gaaignent d’autre part, la gaudide est dou pere ou de l’avou, si com est dit, et la propretez remaint des fiz. ¶

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Ausimant com li peres doit norrir ses fiz, ausimant les doit norrir la mere ancor ne soient il leal, mais li peres n’est destrainz de norrir ses fiz s’il ne sunt leal. ¶

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Autresi com li peres et la mere doivent norrir lor anfant, ausimant li anfant sunt destraint de norrir lor pere et lor mere et lor avous et avies et lor besaigves. Mais ce est voirs se li fil sunt tant riche que il le puissent faire, et li peres ou li autres que nos avons dit sunt tant povre que il ne se puissent retenir. ¶

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Ancor li libertin doivent norrir lor patruns et les fiz de son pere, se li libertin sunt tant riche que il le puissent faire, et li patrons ou li fiz sunt tant povre que il ne se puissent retenir.

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- Ici dit de ces fiz qui ne sunt leal quel droit il ont es choses de lor pere. -

Tex fois est que cil fiz qui ne sunt né de moillier puent avoir l’erité del pere.

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Se aucuns hons qui n’a moillier vait à une fame tele que il puet panre à moillier par raison, se andui voillissent, et il tenoit la maison, et il eust anfanz de celle fame, bien puet doner à sa vie et à sa mort à ce fil toutes ses choses, c’est à dire tout son avoir et tote s’onor, se il n’est leaus fiz, ne - hil n’a pere ne mere ne autres prochiens. Mais se il a aucuns prochiens et il n’a anfant leal, puet doner ausimant totes les soues choses à ces qui sunt dit desoure, fors la falcide que il doit laissier as prochiens paranz et à ceus qui sunt plus prochiens.

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Mais li leal fil ne puent doner à celui fil que nous avons dit desoure, ne à sa fame, ce est s’amie, ce est la mere de son fil, mais de la dozeme part de son herité, ne à sa vie ne à sa mort, et de celle part la mere de cel fil doit avoir la moitié et tuit li fil l’autre moitié, et li fil doivent avoir tote icelle part qu’est dite. Et se l’ancelle i est seule que il n’ait fil d’autre ne li puet doner mains de la moitié de celle part qu’est dite, c’est de la .xxiiii. part l’une, ce est touz voirs quant il i a fil leal. Et se il done plus que nous ne avons dit à ices fiz ou à lor mere, ou à sa vie ou à sa mort, ne vaut li plus ne il ne le doivent avoir , mais doit estre de ces fiz qui sunt leal, et si le puent retenir, se il l’ont, ou demander, se il ne l’ont. ¶

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Se ciz hons qui a fiz de sa damoiselle, si com est dit desoure, done son gage quant vient à mort, dit est quant il puet laissier à ses fiz ou à sa vie ou à sa mort. Mais s’il est morz sanz testament, et il ait leal fil ou leal moillier, ne doivent avoir cil fil de la concubine rien del pere, fors que li fil leal doivent norrir ices fiz de la cubineconcubine an maniere de preudomme.

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Mais s’il n’est leals fiz né de leal moillier et muert sanz testament, icil filz de l’ancelle et lor mere doivent avoir la siseme part de l’erité delivré. Et se la mere ne vuet avoir part ou ne i puet avoir part pour ce que elle est morte, li fiz doit avoir la siseme partie antermemant. Mais quant la mere a part an icelle part, chascuns de ses filz i doit avoir autretel part com sa mere, ausimant comme à ses peres cil qui est dit desore, doivent ancore icil fil qui ne sunt leal selonc ce qui est dit desoure.

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Ausimant icil fil doivent ancor à lor pere et doivent norrir lor pere, se il li est besoigzbesoingz, ou doit laissier son herité. ¶

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Icil fil qui ne sunt néSaut du même au même. ne de leal moillier ne de tel fame com est dite desoure, ne puet avoir aucun droit ancontre son pere ne ancontre les choses de sa mere, ne ses peres ne li frere ne sunt destraint que lor doigt ne à sa vie ne à sa mort ne ne doivent estre antandu fil.

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- Ici dit an quel mesure puent estre alienees ou angaigiés les choses qui sunt à menor de .xxv. anz. -

Or redisons an quel mesure puent estre vandues ne alienees ne angaigiés les choses qui sunt del menor de .xxv. anz. ¶

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Se cil qui est manres de .xxv. anz ou autres pour lui viaut aliener ou angagier la soue chose en moble, si com est onres, ne le puet faire se non an tel guise com lois commande, ce est qu’il doit aller au seignour de la terre et li doit faire à son consantemant. An iceste guise vaudra li alienations ou la gaigiere, se li manres le fait pour avoir que il doit à autre, mais ne vaudra an autre guise. ¶

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Ausimant com est ciz qui est manres de .xxv. anz ne puet aliener ne angaigier les soues choses sanz consoil del seignour de la terre, ausimant ne le puet doner amphiteosim, ce est à cens, ne ne puet aliener l’usufruit de ses choses, ne ne puet doner service à autre an la soue chose sanz consoil del seignour de la terre. Ausimant ne le puet doner an amphiteosim, ce est à cens. Et se autre li doit servise, ne la li puet remettre. ¶

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Se manres de .xxv. anz a une chose communal à autre menor, ne puet nuns d’autre apeler de partir la chose sanz le consoil del seignor de la terre. ¶ Mais se la chose est communaus de menor de .xxv. anz et dout a si autre qui est maires, la major puet bien destraindre le menor que il li partisse, et vaudra bien la divisions, ancor ne soit elle faite par consoil del seignour de la terre, mais li manres ne puet apeler le major à devision sanz consoil del seignour de la terre. ¶

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Quex raisons est dite desoure, se manres de .xxv. anz viaut aliener ou angaigier la chose immoble, autretex raisons est de totes ses autres choses, se non solemant de celles choses que on ne puet garder, si com vins ou blés, et si com sunt vestement usé, et si com sunt bestes travaillanz , car ices choses puent estre vandues sanz le consoil del seignour de la terre. ¶

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Se ciz qui est manres de .xxv. anz vuet aliener ou angagier aucune chose fors ices que nous avons dites, ne le puet faire sanz consoil del seignour de la terre, ne li sires de la terre ne li doit trop consantir, mais doit anquerre soutilmant se li manres de vint et cinc anz viaut faire icelle alienation par det que il doit à gaaig, et pour ce que cil à cui il doit le avoir le destraint fort que il le pait.

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Les §§ 7 à 9 sont omis dans les éd.s de Fitting et Derrer.  Et se ce est voirs, doit anquerre li sires de la terre se il puet paier son detour d’autre part, si com est se il a ou vin ou blef ou aucun detour qui li doive avoir que il puisse recouvrer et que il puisse paier à ses creancier ce que il lor doit. Et se li sires de la terre ne puet ce trover, il doit esgarder ce qui est miaudre au prou del menor, ou de vandre la chose, ou de mettre an gaige. Et se il voit que li vandres li vaille miauz, doit li faire vandre icelle chose qui miauz vaut au profit del menor et dont il a mains de prou. Et doit esgarder li juges qu’il ne vande grant chose pour pou de dette. ¶

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Ancore se li manres met sa chose an gage, li sires de la terre doit esgarder que il ni praigne plus d’avoir que il doie à autre. Et an totes guises doit avoir li sires de la terre cure que li manres ne soit angigniez, et doit li sires ordener .i. home qui soit au profit del menor, ou à ses gouverneours, et qu’il ait cure que il cel avoir que manres a manlevé, et par quoi il ait vandue la soue chose, s’il l’a paié au creour del menour. ¶

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Se la chose del menor de .xxv. anz est alienee ou angaigié ou an autre guise qu’il n’est dit desoure, ne vaut rien, ancore soit la chose tele dont il eust nul prou, si com est se il ere tex que ere sanz fruit, et pourroit li manres demander à celui qui la tient ou là où il le trueve, et le porra demander à ses tuors qui li angagierent ou li anlierent an autre guise que il ne deussent. ¶

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Dans l’éd. Derrer § 7. Quant li manres de .xxv. anz dit que la soue chose ne fu alienee ne angaigié ansinc com elle deust, et il la vuet demander pour ce, se cil à cui il la demande puet moustrer que cil avoirs qui an fu pris soit despanduz ou preu del menour, si com est se il fu paiez à ces à cui li manres le devoit, ou an autre suen prou, li manres ne puet demander la chose, se il ne rant tout ce qui an autre an son prou et le gaaig. Et se il viaut randre tot ce, il puet recevoir la chose et les fruiz qui sunt de celui qui tenoit la chose. Mais se cil qui tenoit rant les fruiz, il puet retenir de ses fruiz les missions que il a faites an la chose. ¶

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Dans l’éd. Derrer § 8. Ancore se manres de .xxv. anz loue l’alienation ou la gaigiere des soues choses puis que il fu manres de .xxv. anz, ancore ne valut icelle alienations de primiers, ne la puet puis desfaire. ¶

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Dans l’éd. Derrer, § 9. Ancore se il est par .x. anz sanz plaiz puis que il a passé .xxv. anz, et il est fors de la terre, bien se puet desfandre de vandre cil qui tient la chose. Mais ce est voirs se cil qui demande la chose ere pupils, ce est manres de .xiiii. anz se il est hons, de .xii. anz se elle ere fame, et il done la chose an consoil de son tuor. Mais se il ne a tuor quant il aliena la chose, ou quant il la mit an gaige, ou se il avoit tuor et il ne loua le suen consoil, ne vaut li alienations ne li angaigemanz, et pour cil qui tient la chose ne se puet desfandre qu’il ne la rande se ne sunt passé li .xxx. anz sanz plaiz plus cil qui dona la chose, et que demanderres aura passé .xii. anz se famme ere, ou .xiiii. se il est hons. Car tançons de .xxx. anz a commancié ancor à cel home qui est manres de .xxv. anz puis que est passez li termes devant diz. ¶

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Dans l’éd. Derrer, § 10. Autretex raisons est de cel manre qui est manres de pupil mais manres de .xxv. anz et n’a curaour. Mais se il a curaour ou tutor, et il alienoit ou donoit an gaige de ses chose par son consoil, non vaut pour ce. Mais se il demoure par .v. anz que il n’an die rien puis que il a passé les .v. anz, bien vaudra ce que il fera par le consoil de son curaour.

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- Ici dit quant manres de .xxv. anz puet aliener ses choses ou doner an gaige sanz consoil del seignour de la terre. -

Tex fois est que manres de .xxv. anz puet doner la soue chose à autre sanz consoil del seignour de la terre, si com est an douaire, se elle est fame qui prant mari, ou espousailles, se c’est hons qui praigne moillier.

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Ancor se li peres del menor ou autres hons de cui est hoirs laissoit aucune chose à aucun ami quant il vient à mort, ou devie aucusne chose à autre, si com est se il avoit vandue aucune chose ou promise, et cil hons qui est ses hoirs, ancore soit il manres de .xxv. anz, porra bien doner icelle chose sanz consoil del seignour de la terre à celui à cui li morz la devoit. ¶

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Ancor se li morz de cui est hoirs li manres de .xxv. anz avoit mise une chose an gage, et li manres ne paioit l’avoir pour quoi la chose ere an gaigie, li creerres puet vandre icelle chose autretant bien com il pourroit, se la chose fust d’ome qui eust plus de .xxv. anz, ce est il la vandra an icelle maniere que creerres doit vandre son gaige, et cil qui l’achetera i avra autretel droit com se la chose fust d’ome qui fust manres de .xxv. anz. ¶

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Ancor se cil hons an cui baillie est li manres de .xxv. anz de cel avoir que il reçuit de moi à prestance remet une chose de manre que .i. hons avoit an gaige, ancore receusse je celle chose an gaige sanz consoil del seignour de la terre, je i avrail autretel droit com avoit cil de cui elle fu rachetee de mon avoir. ¶

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Ausimant del mandemant del seignour de la terre puet estre mise an gaige la chose del menor de .xxv. anz, et puet estre vandue autresi bien com se elle fust dou majour de .xxv. anz, se juste cause par quoi li sires de la terre li mande, si com est an icest example. ¶ La maisons del menour ere juste la moie, et ere tant fraite que elle voloit cheoir. Li sires de la terre li doit mander que il me fiance de refaire le damaige que je an avroie se celle maisons cheoit et se li manres ne me viaut fiancier. Li sires de la terre me puet mettre an tenoison de celle maison par droit, et je tanrai la maison an leu de gaige tant que il me amande le damaige que la maisons me fait quant elle fust cheoiteMs. : om. les §§ 6 à 9 de l’éd. Fitting et Derrer.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 5 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par + conjecture

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+ Livre 5 +
+ Ici dit de sponsalibus, ce est des fermailles de ammieudremanz. Explicit quartus, incipit quintus. +

PuisLettre ornée de 6 lignes de haut. que nous avons dit de ces besoignes que li .i. home font aus autres, si com est vendicions et tenoisons et loausons et autres assez que on fait solemant par respit d’avoir, or redisons aprés de matrimoniis, ce est de meillorances, que on ne fait tant par respit d’avoir com par respit de soi meismes. ¶

Se aucuns hons vuet panre moillier, maintes choses i doivent estre esgardees. ¶ Premieremant doit estre esgardez li aages d’andeus, ce est combien il ont de tans, ce est de celui qui viaut panre moillier et de celle qui viaut panre mari, car nuns hons ne puet fiancier moillier, se il a mains de .vii. anz. Ausimant la fame ne doit avoir mains de .vii. anzSaut du même au même. s’elle vuet fermer mari, ou soit que elle ait pere ou soit que non. Noiant ne vaudront les fermailles, ancor an soit donez gages ou fermance ou avoirs pour erres, ne vaut rien. ¶

+

Ancor nuns hons ne puet panre moillier, ancor la puisse il fermer se il est manres de .xiiii. anz, et la fame ausi ne puet panre mari s’elle est manre de .xii. anz, ancor puisse elle fermer mari. ¶

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Se cil home qui ferment moillier sunt menor de tans que est dit desoure, ce est li hons de .xiiii. anz et la fame de .xii. anz, il se puent departir de ces fermailles sanz nule paigne et sanz pechié, se andui le vuelent ou soulemant li .i., ancor an soit faiz sacremanz ou an soit plenie foiz. Mais se li .i. est manres de ce que nous avons dit desoure, ce est li .i. de xiiii. anz et li autres de .xii., il se puent departir. Et se li .i. est major, cil qui est manres s’an puet bien departir sanz nule paigne et sanz nul pechié, autresi est cil qui est graindres de .xiiii. anz s’an puet departir sanz nule paigne, s’elle i fu mise et sanz nul pechié que il n’i avra, ja soit ce qu’il l’ait juré, et pour ce que il ne laisse que ne praigne la fame aussi com avoit juré. Et ja soit ce qu’il remaigne an lui, si la puet laissier, s’elle est manre de .xii. anz, ancor soit il manres de .xiiii. anz et ancor ait il juré. Et ce puet faire sanz nule paigne, fors que il sera parjures, se il fait icelle fermaille par sacremant. Autretex raison est de par la fame. ¶

+

Mais se il sunt maior de .xv. anz, certe i paigne i est ordenee à ceus qui vuelent anfraindre icelles fermailles qui sunt faites de meillorances. ¶ La paigne est tex : se cil qui ferme la moillier est manre de .xxv. anz, et remaint à lui que il ne vueille panre, il devra perdre les erres, se il les i doné avec le gaige, se il les i doné. Mais se an la fame ramint qui est grandre de .xxv. anz, elle doit randre ce que elle prit del mari, et autretant et non plus se il n’i eut autre convenant quant furent faites les fermailles. Quant la fame prist les erres ou le gaige ou autres choses par loi, que elle rande ce an .iiii. tanz, ou elle ou ses peres, se pere li remaint. Li mariages bien vaut ciz convanz, et puet bien demander li mariz ce que li fu convenancié, se il remaint de par la fame que elle ne le prant. ¶ Mais se li convenanz i fu faiz de plus que de .iiii. tanz, ne vaut ce qu’est dit dou plus. ¶

+

Iciz hons qui est an pouoir de son pere ne doit panre mollier sanz la volanté del pere. Et se il le fait, il ne vuaut par raison, se li peres ne li consant puis. ¶ Autretex raison est se il est ou pouoir de son avou, qu’il ne doit panre moillier sanz sa volanté. ¶ Tex raisons est del fil qui est an pouoir de son pere, se il viaut panre mollier. Autretex raisons est de la fille, s’elle viaut panre mari quant elle est ou pouoir de son pere ou el pouoir de son avou sanz lor consantemant. ¶

+

Autresi com est voirs que li fiz qui est ou pouoir de son pere ou de son avou ne doit panre moillier sanz la lor volanté, autresi est voirs que peres ni avous ne puent esforcier lor fiz ne lor nevous de panre moillier, ainz est droiz et raisons que li fiz le consante nominaumant, se on viaut que vaille li mariages, ce est la meillorance. ¶

+

Autretex raisons est an la fille qui est ou pouoir dou pere, car li peres li puet doner mari, ancor ne le vueille elle. Et elle doit consantir au mari que li viaut doner ses peres ou ses avous, mais que ciz mariz soit honeste persone, ce est tex hons qui ne soit an blame. Car se il est an blasme, ce est se il n’est leaus et honestes hons, la fille n’est destrainte de consantir au pere.

+
+
+ Ici dit des dons que fait li espous à l’espose et li espouse à l’espous .ii. +

IcilLettrine de 9 lignes de haut. qui a moillier fermee li puet bien doner ce qu’il viaut avant qu’il la praigne, se il est majors de .xxv. anz. Mais se il estoit manres de .xxv. anz, il li puet doner son avoir, mais qu’il le face au consoil de son seignour ou de son curour an la cui baillie il est, car bien puet doner li espous à l’espouse et elle à lui ausimant

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Mais si l’espous viaut doner à s’espouse aucune chose ou tot ansamble ou chascun an an icelui termine que elle seroit sa moillier, non vaut icelle convenance, ancor li promeist il adonc, quant elle ere s’espouse, ne ne le pourra elle demander puis que elle sera sa moillier, ne autres ne le puet demander pour li, fors que adonc quant il est mors avant de sa moillier, ou s’espouse, mais de s’onor ne puet doner ne à lui ne à s'espouseautre home. Et se il le fait, ne vaut ices dons pour ce que cil qui est manres de .xxv. anz ne puet rien doner de s’onor à autrui.

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Autretex raisons est de par la fame : s’elle viaut faire don à cel mari que elle a fermé, bien le puet faire an icelle maniere qui est dite del mari.

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Se cil qui a moillier fermé ou la prant, bien puet demander ce qu’il avoit doné, se il n’avoit tel cuer quant il li dona qu’il li eust doné se il ne l’eust fermé. Mais ce que nous avons dit, ce est que li aposespous puet recevoir le don qu’il a fait à s’espouse se il ne la prant, ce est voirs quant il ne remaint an lui ne de par lui, mais remaint de par sa fame ou par autre juste cause. ¶ Mais se il remaint ou mari ou an celui an cui pouoir il est, ne puet recevoir ce qu’il li dona, ainz puet retenir la fame tout ce qu’il li done et puet reçoivre ce que elle done à lui. ¶ Quex raisons est dite desoure de par l’ome, tex raisons est de par la fame qui fait don à celui qui l’avoit fermé.

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Se aucuns ferme moillier et il li done aucune chose moble, si com est dit desoure, se li .i. d’aus muert avant qu’il se prainnent : se il l’a baisié, ne puet demander, ne il ne si hoir, fors la moitié de ce qu’il li dona. Mais se il ne l’avoit ancor baissié, il li puet demander tout, se il li dona, pour ce qu’il l’avoit fermé. Mais se elleil il li avoit doné ce avant qu’il l’eust fermé, n’en peut rien demander. ¶ Autre raisons est de par la fame, s’elle done au mari que elle avoit fermé et muert, li .i. des .ii. devant qu’il le praigne, car auleou elle ou ses hoirs, s’elle est vivemorte, le puet demander.

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+ Ici dit de la donoison que on done pour mariages, ce est des esposailles que fait li mariz à sa moillier .iii. +

Puis que nous avons dit de celui don qu’il fait li mariz à la moillier avant qu’il la praigne ou la moillier au mari, simplemant autresi com font autre home estrange li .i. à l’autre, or redisons de celle donoison que on apelle espousailles. ¶

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Icelle donoisons puet faire li mariz à sa moillier et li peres dou mari ou autres hons estranges pour lui, et puet estre faite icelle donoisons avant que li mariz la praigne et puis qu’il l’avra prise. ¶

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Icelle donoisons qu’est dite desoure que on apelle espousailles, et que fait li mariz ou autres pour lui à sa moillier, doit estre igaus à lor douaire que la la moillier done à son mari quant elle le prant. Ce est autretant doit li mariz doner an convanter à sa moillier par espousailles quant elle ou autres pour li convante à lui an douaire, et autretant li doit elle doner an douaire, ce est autretant doit valoir li douaires com font les espousailles, et tout ce que est plus an l’un que an l’autre ne vaut par raison. Et se li .i. d’aus convante doner et l' autre ne convante, rien ne vaut la convante, ancor se li .i. d’aus done ou autres pour lui. Et se l’autres n’an done rien, ne vaut quant qu’il a doné, ainçois remaint li duminis à celui qui dona, ausi comme il ere avant qu’il le donast. ¶

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Iciz convanz que fait li mariz à la moillier an espousailles quant il li done, et celui meismes doit faire la moillier au mari dou douaire que elle li done. Et se il est faiz autres convanz qu’il n’est faiz de l’autre, ne vaut.

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+ Ici dit que li mariz ne puet angaigier les espousailles ne le douaire de sa moillier .iiii. +

Puis que mariz done chose an moble, ce est honor en espousailles à sa moillier, ou il ou ses peres pour lui ou autres, aucuns hons ne puet puis vandre icelle chose qu’il a donee, ne dovra ne angaigier ne changier ne alienerà louer an nule mesure, ancore le li consante la moillier, s’il est honors. Et se il le fait, ne vaudra rien, et pour ce le porra bien torner ariere. ¶ Et la fame le puet demander, et elle et ses hoirs, à cui on puet conoitre que li mariz tourne an parance, si com elle le porroit demander, se la chose ne fust alienee. ¶

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Ancore s’elle se depart par mort de mari ou par autre raison : se li mariz li fait tel convant quant il li doné les espousailles que elle le retenit an sa vie, ou se il fust seus par transait, se il fu morz avant que elle, ou s’elle se departit de lui, puet le demander de touz homes, ne ne se puet desfandre cil qui achate la chose del mari ne autres qui la tiegne par nule tenoison, se il sache que la chose ere espousailles de la fame, fors s’elle ne l’a tenu sanz tel rancure com la lois commande par .xxx. anz des cel jour an avant que la fame la puet demander, ce est puis que li mariz devient pouvres ou puis qu’il fu morz ou que la meillorance fu partie antre aus. Et ce est voirs s’elle ne consanti l’alienation puis que elle fu sanz celui mari. Car s’elle le fist, n’an puet puis riens demander.

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Tout ce que nous avons dit desoure, ce est que mariz ne puet aliener les espousailles de sa moillier, se elle ne li consant par itel maniere com lois commande, et ce est se elle i consant, ce est loié quant li mariz la vant ou la done ou la met an gaige, et elle nomeemant i consant puis au chief de .ii. anz, aprés que la chose est alienee par aucune guises, se la moillier fait escrire une autre charte que elle manifeste que elle ferma et loua ce qui ere fait, ce est li angagemanz ou li alienations, car an ceste maniere, se ansin est fait, bien vaut li alienations. Se li mariz a tant avoir avec honor dont la fame puisse estre segure de son mariage, an autre maniere ne vaut rien, ancore i consante la moillier molt de foiz, se li mariz qui fist ce convenant n’an a tant que elle puisse estre seure de son mariage. ¶

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Totes icelles raisons que nounous avons dit desoure, se li mariz met an gaige de sa moillier, doit estre antandue ausimant del douaire que la moillier done à son mari, se ce est chose an moble, si com est honors, si com est maisons ou champs ou vigne. ¶

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Iciz hons qui reçuit le espousailles ou le douaire par gage ou par achat ou par autre maniere de mariz, se il pert la chose par raisons, sal le droit des prés ou, se est de son avoir, ancontre le mari et contre les soes choses.

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+ Ici dit de cele fame qui prant mari aprés la mort del premier mari .v. +

Se aucune fame prant mari puis que li premiers est mors, elle an doit avoir granz paignes pour .ii. choses. L’une est se elle prant mari dedanz l’an aprés la mort del premier mari ; l’autre chose est si elle a anfanz dou premier mariSaut du même au même., ancor praigne elle mari puis que sera passez .i. anz aprés la mort del premier mari. ¶

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La paigne de celle fame qui prant mari dedanz .i. an puis que li premiers mariz sera mors est tele que elle sera infamis, et elle et cil qui la panra à son esciant avant que fust li anz passez, ne ne puet doner an douaire rien ni an autre maniere ne à sa vie ne à sa mort à celui mari que elle panra, puis que elle dovra par aucune maniere ou à sa vie ou à sa mort à .i. de ses fiz dou premier mari, c’est à celui qu’elle donra mains. Et à ce doit on esgarder donc quant est morte la persone qui fist .ii. meillourances de cui herité est plaiz. Et tot ce que elle li a doné plus an aucune maniere ne vaut, et li fil del premier mari puet demander le plus, et doit estre communaus à trestoz les fiz. ¶

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Ancor iceste iceste autre paigne an doit avoir la fame qui prant mari avant que passe li anz aprés la mort de l’autre mari, car se aucuns hons estranges vient à mort qui ne tenoit rien à la fame, ou est tex hons qu’il soit ses paranz outre le tierz degré et il li laisse par aucune maniere aucune chose à son gaudi, ce est aprés sa mort à celle fame, elle n’an puet rien demander et elle aprés ce ne le puet retenir, ainz le doit randre à celles persones que la lois commande, ce est li hoirs de celui qui l’a laissé la puet demander, ou soit que il viegne aprés la mort par le testament del mort ou soit que il succedunt ab intestato. ¶

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Ancore et ceste paigne doit avoir icelle fame qui prant mari dedanz .i. an aprés la mort del premier mari, ce est que se li premiers mariz li laisse aucune chose à sa mort, elle n’an doit riens avoir ne ne le puet demander se autres hons le tient ne ne le puet retenir, se elle l’a, ce est ne doit avoir nul dumini ne l’usufruit, ainz le doivent avoir icelles persone que lois dit et commande, ce est le pere dou mari et la mere et li avous et li tante et si anfant jusques au secont degré, ce est li fiz et la fille et si frere, et s’il n’i sunt et s’il n’i sunt, ce est qu’il n’i ait nulles d’icelles persones, doit tenir a fisco, ce est li communs de Rome. Ancores ne les espousailles que li done li mariz quant il la prent ou autres hons pour lui n’an doit avoir, ancore li face il tel convenance que elle l’eust, se il fust morz avant que elle. ¶

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Ancor ceste autre paigne doit avoir icelle fame que nous avons dit que elle ne doit succeder ab intestato à nes.i. de ses paranz, se il muert sanz gaudi puis qu’il passe outre le tierz paranté.

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Autretel paigne doit avoir icelle fame qui se ampraignoit dedanz .i. an puis que fu morz li premiers mariz. ¶

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La paigne de celle fame qui prant mari puis que est passez .i. anz ansivant la mort del premier mari est itex que elle ne puet ne ne doit rien avoir de cel premer mari qui est mors, ancor li donast il an espousailles, ou par autre maniere le li donast il an sa vie ou laissast à sa mort an acune maniere. Mais la gauzide peut retenir soulemant an sa vie de celles choses et la seignorie, ce est li duminis remaint aus anfanz que elle ha del cel mari qui li dona ou laissa. ¶

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Ancore iceste autre paigne doit avoir icelle fame qui prant mari puis que li anz est passzpassez : se aucuns de ces fiz qui furent del premier mari muert sanz gaudi et sanz fille, n’an puet avoir rien des choses qui parvient à cel fil de par son pere, ce est del mari de celle famme qui demande, fors la gaudide an sa vie de celle part que li an escharist, se elle n’eust pris autre mari avant que cil fiz fust mors, ou soit que elle le preist puis que li fiz fust morz. ¶ Mais ciz fiz qui est morz avoit aucune chose qui mete de la part del pere porra il bien avoir sa part de la mere ausimant comme .i. des anfanz del premier mari, ce est se il avoit freres cil qui est mors la mere i doit succeder ab intestato, autretant bien comme .i. de ses freres qui erent germain del mort, ce est freres ou serours et de part pere et de part mere. Mais se il avoit autres freres qui non erent germain del mort cil ni pourroient venir tant com li germain i seroient. ¶

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Se li fiz qui fu del premier mari viegne à mort et il done son gaudi ce est se il fu mors ab intestato, bien puet laissier les soes choses à sa mere, autresi com il pourroit à .i. autre, ancor ait elle pris autre mari ou ancor le praigne elle puis. Et pourra la mere bien avoir ce que ses fiz li laissera, autresi com pourroit avoir .i. autres hons à cui il l’eust laissié. Ancor ne peust elle tot avoir, se ses fiz ne li eust doné son gaudi, ce est se il fu mors ab intestato. ¶

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Icelles choses qui sunt dites desoure dont la mere doit avoir seulemant la gaudide, ce est se li mariz la li laissa, ou se elles furent del fiz de par son pere, ne puet la mere vandre ne doner à home ne mettre an gaige ne aliener ne à sa vie ne à sa mort, mais soulemant à ces fiz qui furent dou premier mari que elle a avant que cels que elle a lors. Et se elle le fait an autre maniere, ce est se elle l’a aliené, ses fiz de cui doivent estre ices choses le pourra demander à toz homes qui le tanront, se les choses perent, se il ne les a tenues par tel maniere qu’il s’an puisse desfandre par raison. Mais se les choses n’aperent, il les pourront demander as hoirs de lor mere qui les vandi ou qui les aliena ou an autre guise. Et ce est voirs que il puet demander ices choses ancor ne soient il hoir ne de lor pere ne de lor mere. ¶

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Se cil fil de cui doivent estre les choses qui sunt dites desoure sunt hoir de tote l’onor et de tout l’avoir de lor pere, ne puent demander ices choses à celui à cui la mere les vant ou les done ou an autre guise, car tuit home qui sunt hoir d’autre, ou soit que il soient fil ou soit que non, doivent tenir fermemant ce que avoit fait cil de cui il sunt hoir. ¶ Mais se il sunt hoir solemant de l’une partie et autre home sunt hoir de l’autre, par tel partie doivent tenir ferm ce que fist lour mere de ces choses qui sunt dites par quoi il sunt hoir de lor mere. Et par icelle partie dont il i restent hoir pourront demander à toz homes la partie de ces choses qu’il tienent. Et se les choses n’aperent ou se elles sunt prescriptas, pourront demander le pris des choses as autres hoirs par tel partie comme il ont de l’erité. Et ciz hons qui tient les choses qui sunt dites ne se pourra desfandre pour nule rien, se il ne l’a tenue par tant de tans puis que cil la demande qui issi dou pouoir son pere que il s’an puisse bien desfandre par raison, si com est dit an icel titre ou parole de tenoison, ce est de prescription.

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+ Ici dit de celle fame qui a perdu son mari et non a anfant .vi. +

À ce que est dit desoure, ce est tele paigne doit avoir icelle fame qui prant mari puis que est .i. anz passez ansuiant la mort del premier mari, et tot ce est voirs solemant quant celle fame a anfant de cel mari qui est morz. ¶ Mais se elle non a anfant del mari qui est morz, bien puet panre autre mari puis que sera passez .i. anz, et bien puet avoir ce que ses mariz li dona, ou à sa vie ou à sa mort, et bien puet faire toutes ses volantez de celle chose que elle a de son mari. ¶

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Se aucune fame à cui est morz ses mariz ne prant puis autre, bien puet faire totes ses volantez de celle choses que nous vous avons dites, ancor ait elle anfant de cel mari qui est morz. Et bien puet avoir l’eritaige de ses fiz, et par testament, se il li est laissié, et sanz testament, se si fil sunt mort sanz anfanz. ¶

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À ce qu’est dit, que elle puet dire totes ses volantez et faire des choses que ses mariz li dona, se elle ne prant autre mari, ce est voirs fors des espousailles. Car des espousailles est elle destrainte de garder à ses fiz que elle a de cel mari qui li dona ses espousailles, ou soit que elle praigne autre mari ou soit que non, fors tant quant elle ne prant autre mari elle i devra avoir autretel partie es espousailles com .i. de ses anfanz qu’elle a dou premier mari.

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Mais iceste fame qui est dite ne vant ne ne done an autre maniere ices choses dont est dit que elle an puet faire sa volanté, si com est dit desoure, aprés sa mort doivent estre soulemant de ces anfanz que elle a de cel mari de cui furent ices choses et qui le dona à celi soue moillier. E se aucuns des fiz est mors , doivent estre ices choses à lor anfanz. Et se elle ne laisse nes.i. anfant, la soe partie tourne à ses serours ou à ses freres qui sunt de par pere et de par mere. ¶

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Tot ce qu’est dit desoure de celle fame qui prant mari aprés la mort del premier mari passé .i. an, tout doit estre ausimant antandu par l’ome, se il prant moillier puis que la premiere sera morte, se il an a anfanz.

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+ Ici dit quex raisons est se li mariz done l’usufruit de ses choses à sa moillier .vii. +

Se aucuns hons viauz donedoner à sa moillier l’usufruit de ses choses, ou à sa vie ou à sa mort, bien le puet faire, se il n’en a anfanz, ne ne puet la fame icelui usufruit perdre, ancor praigne elle autre mari, mais que .i. anz soit passez aprés ce que li premiers mariz sera morz, fors que se icil mariz qui li done cel usufruit dit nomeemant que elle le perdit se elle prenoit autre mari. Car adonc tantost que elle panra autre mari, elle perdra cel usufruit, ancor soit passzpassez .i. anz puis que il sera morz iciz mariz qui li done l’usufruit, ou an sa vie ou an sa mort. ¶

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Mais se aucuns hons a fiz et il vuet laissier l’usufruit de ses choses, c’est la gaudide à sa moillier, puet li laissier la gaudide des .ii. parz de touz ses biens, c’est de tout son avoir et de tote s’onor et de tout ce que il lui laissast, mais ne vaut car li fil doivent avoir la falcide, ce est la tierce parz de tot ce que avoit lor peres d’avoir et de honor et la proprieté ét l’usufruit. Et se li fil sunt plus de .iiii., il doivent avoir la metié.

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+ Ici dit quex persones est destrainte de doner douaire ou espousailles pour autre .viiii. +

Se aucuns hons a fille à son pouoir ou niece, ce est fille de son fil, il li doit doner mari et est destrainz par raison que il li doint douaire. ¶ Ancor se li fiz ou li neveu qui sunt an son pouoir et cil fil ou cil neveu prannent moillier par le consoil de lor peres sunt destraint à lor avous an cui pouoir il sunt de doner espousailles pour lor fil. ¶

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Mais se la mere n’an est destrainte de doner espousailles pour son fil, se n’es an .i. cas solemant, et ce est se la mere est herege et la fille ne l’est. ¶

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Nuns hons autres se n’est peres ou mere n’est destrainz de paier pour son fil douaire ne espousailles si com est dit desoure pour autre, se il ne viaut.

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Se aucuns hons ou aucune fame convante doner douaire pour aucune fame, sampres doit on antandre que il ont an convant à doner dou suen dumine, et il est destrainz de paier celui douaire puis que il l’ont an convant à doner, ancor ni fust faite permissions ne chartre ne donee fermance ne gaiges. Mais que il fust de tel aage quant il l’ont an convant que il se puet anloier. ¶

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Mais ce que est dit desoure, ce est que hons est destrainz de paier douaire puis que on l’a an convant, et ce est voirs quant on convante certaigne chose, si com on dit ansin :  « Je te convante une maison ou .c. souz an douaire pour ceste fame que tu pranz à moillier », ou quant on dit ainsin : « Je te donrai an douaire pour ceste fame an arbitre de tel home », si com est « de Perron » ou « de Jehan », ou quant il dit : « Je le te donrai an arbitre de preudomes, mais s’il ne le dit nulles de ces .iii. choses, ce est ne dit ce qu’il donroit an douaire si com une maison ne ne dit quant, si com est .c. souz nul ne dit an cui arbitre solemant que il li donra le douaire ne est destrainz que il l’an doigt rien se il ne viaut.

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Tout ce que est dit desoure, que cil qui promest douaire ou espousailles est destrainz de doner, ce est voirs adonc que la meillorance vaut par raison, ce est quant la fame et li home sunt del aaige que il se puent panre par raison, ne n’i a autre juste cause que il voie par quoi il ne se puisse bien panre.

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+ Ici dit quant puet doner la fame douaire à son mari .ix. +

IcesteLettrine de 8 lignes de haut. fame qui prant mari, se elle a .xxv. anz compliz, bien puet doner an douaire totes les soues choses à son mari, mais se elle n’a anfant, ne n’a autre mari. Mais se elle a anfant, elle li doit laissier la falcide, et de toutes ses autres choses puet faire sa volanté. ¶ Et se elle a autre mari, si doit estre tex esgarz com est dit desoure de celle fame qui aprés sla mort de son mari prant autre. ¶

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Ancor se celle fame prant mari qui est manres de .xxv. anz, doit doner an douaire selon la richeté que elle a et selonc son paraige et selonc le paraige de son mari et au consoil de son cureour, se elle l’a. //

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Douaire apelle on tot ce que la fame ou autres pour li done ou convante de doner à son mari ou à autre home pour lui. ¶ Tex fois est que la fame meismes done douaire quant elle prant mari, tex foiz est que cil li done an cui pouoir la fame est, si com es ses peres ou ses avous, tex foiz est que le done hons estranges pour li. ¶ Ancore tex foiz est que on done deniers, tex foiz est que on done autres choses an douaire. ¶ Ancore tex foiz est que on done chose moble an douaire, tex foiz est que on done chose immoble, ce est honors, si com champs ou vigne ou maisons, et tex foiz est que celle chose que on done an douaire est mise an pris d’avoir, si com est quant on done an douaire .i. champ ou autre chose an conte de .m. souz ou de plus ou de mains, tex foiz est que n’est pas mis an pris et de tout ce que est dit devez savoir que droit doit avoir li mariz an douaire et qui puet demander le douaire an leu de mari, ce est de par lui et qui le puet demander de par la moillier. Et devez savoir à cui on le puet demander et an quel termine. ¶

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Iciz hons puet demander le douaire à cui on le promet à celui qui le promet. Mais ne li puet demander jusques adonc qu’il ait prisse la moillier pour laquelle fu promis iciz douaires, se ce ne fu an convant. Mais se ce ne fu an convant qu’il le peust avant demander qu’il la prist, bien le pourra demander.

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+ Ici dit quel raison a li mariz el douaire de sa moillier .x. +

Li mariz a cel droit an douaire se il est esmez an deniers, ou soit qu’il soit an avoir, ou soit qu’il soit honors, que li mariz an est sires tantost com il li est donez, se il ere de cel home qui li done. Mais se la chose non ere de celui qui li dona et il l’ait doné an bone foi, car cil cuidoit que la chose fust soue, et si la prist par bone foi, se il la tient par .iii. anz sanz plait, elle sera soue de là an avant, se ere chose moble et non ere amblee ne tolue par force à nul home. Mais se ne n’i fu bone foiz de andeus parz, ne se pourra desfandre li mariz par tenoison de mains de .xxx. anz, se aucuns hons puet mostrer que la chose soit soue. Mais se cil douaires ere chose immoble, ce est ou se pourra desfandre li mariz de toz homes par tenoison de tant de tans com est ordenez ou an icelui titre ou on parole des prescriptions. ¶

+

Ancor se li douaires fu esmez à deniers, li mariz i doit avoir tote la gaudide qui istera de celle gaudidecel douaire, et pourra la vandre et doner et faire toute sa volanté .VI. duirra del mari et de la moillier, mais il doit randre à sa moillier le pris que la chose fu esmee quant li matrimoines se partit, ce est la meillourance, fors se il n’i a acune raison par laquelle il le puisse retenir.

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Mais se la chose fu esmee quant elle fu donee an douaire, se est une chose si com est champs ou vigne ou maisons ou traille, tuit li fruit qui issent de celle chose doivent estre del mari, si com est li loiers, se c’est maison, ou le cens ou autre gaudide. Et li mariz doit faire les despans as choses qui ont mestier, et doit soffrir tot le travail de soi et de sa moillier et de sa maison.

+

Mais se li mariz viaut aliener icelle honor qui ne fu esmee, ou le viaut mettre an gaige, ne le puet faire, fors an icelle guise que nous avons dit desoure an icel titre des espousailles. ¶

+

Se ce qui fu doné an douaire fu chose moble et ne fu esmee, se ce est tex chose qui li fu donee an moble, si com sunt denier, ou à pois, si com est ors ou argenz, ou à mesure, si com est vins ou blés ou oiles. Et ce est venu del mari, se elles erent de cel home qui les dona, et li mariz le puet vandre ou doner et faire sa volanté, et quant ciz matrimoines se depart, il devra randre, se il est vis, autretant de deniers ou autretant fees ou autretant bués, et se il est morz, doivent le randre si hoir, se n’ont aucune raison par quoi il le poissent retenir. ¶ Autretex raisons est se celles choses li furent donees à pois, si com est ors ou argenz, ou s’elles furent donees à mesure, si com est vins ou oiles.

+

Mais se il est autres avoirs fors celui que nous avons dit et il ne fu esmez, bien le puet vandre li mariz et aliener an autre guise par le consantemant de sa moillier. ¶

+

Et totes ices choses que on done an douaire et qui ne sunt esmees, se elles ne sunt donees à nombre ne à mesure ne à pois, li mariz an doit avoir autretel cure com à .i. par dons de ses choses, ou com doit avoir li creerres an la chose qui li est mise en gaige. Et se il a tel cure com nous avons dit, et aucune de ses choses ou toutes se perdent ou afolent sanz la colpe del mari, li damaiges doit estre toz la moillier. Et se les choses ne se perdent ou afolent, elles doivent torner à la fame, se li mariz muert ou se il part de li an aucune maniere, ou as hoirs de la fame, se elle muert avant del mari. ¶ Se la chose qui ere donee an douaire est vandue au mari par raison, cil qui la done, ou soit que ce fust la moillier, ou soit que li peres de la moillier, ou soit que fu autres hons estranges, il est contrainz au mari de l’amander icelle chose, se li mari dit à celui qui li avoit donee que il le li desvandist quant on l’en metroit an plait avant que la chose li fust vandue. Mais se il ne l’en apelle avant que la chose li fust vandue, ne li an puet puis riens demander.

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+
+ Ici dit se li matrimoines est feniz à cui on puet demander le douaire .xi. +

Se la meillourance se fenit par mort de mari ou de la moillier, ou par autre juste cause, ou par tel cause qui ne soit juste mais qui ne soit la colpe de la moillier, li mariz li doit randre son douaire, se il est vis, et se il est morz, doivent li randre si hoirs, se li mariz l’a ou autres per son mandemant. Mais se cil douaires fu donez à autre pere del mari, li peres li doit randre chascuns par tel partie com elle a de l’erité. ¶

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Tant com la meillorance durra del mari et de la moillier, non puet la fame demander son douaire, se li mariz ne tourne an povreté. Mais se ce apert bien, puet demander la fame son douaire et ses espousailles, et li mariz le doit randre à sa moillier, et la moilliers doit tenir et garder ices choses ausimant com devroit li mariz, se il les avoit. Et toutes les gaudides que elle pourra avoir de douaire et des espousailles doit mettre an soi et an son mari et es fiz que elle a de cel mari et an icelles ou li mariz devroit, se il tenoit le douaire et les espousailles, et non an autre maniere. ¶

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Se la meillourance est fenie et la fame done le douaire, elle le puet bien demander, se elle est an son pouoir pour ce que elle n’a pere ne avou de par pere, ou se elle l’a et il n’es an son sen ou n’est an la terre, ne n’est qui demande pour lui, ou elle est issue del pouoir dou pere. An toz ices cas le puet demander la fame, mais an autre guisse ne le puet elle demander sanz le consantemant del pere, ne peres ne le puet demander ne autres pour le pere sanz le consantemant de la fille. ¶

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Se li peres qui a la fille an son pouoir ou li avous de par pere done douaire pour li de ses choses, et la meillorance se fenist ou par la mort del genre ou par autre juste cause sanz la colpe de la fame et de son pere, li peres puet demander le douaire ou li avous, se la fame li consant adonc, ou soit que elle le consante nomeemant, ou soit que elle le saiche et elle nel contredit. ¶

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An autre guise ne puet demander li avous ne li peres pour la fille ne elle ne le puet puis demander sanz consan de son pere ou de son avou ou cui pouoir ill est. Mais se li peres ou li avous morent avant que la fame, elle puet demander son douaire, et elle et ses hoirs, se elle est morte. ¶

+

Se la fille qui est ou pouoir de son pere ou de son avou de par pere est morte avant son peremari, li peres puet demader le douaire, se il le done de ses choses, ne n’an est nule dessevrance par lois, se la fame an a eu anfant ou non. Mais tel home sunt qui dient que peres le puet demander, ancore laissast elle aus filz. Mais la premiere raisons vaut mieuz à ce que elle n'an puet demander quant elle laisse ses anfanz. ¶

+

Se aucuns hons done douaire pour aucune fame, bien puet faire tel convant, que ciz douaires tournera à lui quant la meillourance finera par aucune cause. Et se il fait ice convenant que est dit, doit li hons randre ice douaire ou à li ou à ses hoirs quant la meillorance sera partie. Mais se il n’i fait ice convenant quant il done icel douaire, doit estre antandu que il le doigt certaignement à la fame, et la fame a autretel droit an celui douaire com se elle l’eust doné dou suen propre.

+
+
+ Ici dit an quel termine on doit demander le douaire. +

Puis que nous avons dit quex persone doit randre le douaire et quex persone le puet demander, or redisons an quel termine on le puet demander et où on le doit demander. ¶

+

Se li mariz tourne an povreté, la fame puet demander son douaire de cel termine que povretéapert que mariz torne an povreté, si com nous avons dit desoure. Mais se mariz ne torne povre, ne puet estre demandez li douaires tant com li matrimoines se tient antre le mari et la moillier.

+

Mais se li matrimoignes se pert par la mort del mari ou par la mort de la moillier, ou par autre cause sanz la colpe de la moillier, tantost com il est partiz doit estre randuz li douaires à la fame ou à ses hoirs, se ciz douaires est ou res, ce est chose qui n’est pas moble, se elle ne fu abstinancee. Mais se il fu avoirs et il ne pareust, non est destrainz li mari ne si hoir de randre cel avoir à la part de la fame duques au chief d’un an puis que sera partiz li matrimoines. ¶

+

Se li douaires n’est randuz an son termine, c’est tantost com li matrimoines est partiz, se il est honeresun res, ou dedanz .i. anz puis que tardemanz i est, doivent estre paié li fruit qui i serunt de la chose, ou les usures del pris, se ce fu avoirs, ou quant la chose fu esmee à avoir, an tel convant que la chose fust del mari et que il randist tant d’avoir com la chose fu esmee. ¶ Les usures doivent estre antandues an ices cas de la livre .v. souz an l’an.

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+
+ Ici dit quex raisons est des despetis que fait li mariz el doaire de sa moillier. +

Se li mariz fait missions es choses del douaire de sa moillier, ou icelles missions est necessaires, ou elle est profitable, ou elle est volumptaire. ¶ Icelle missions est necessaire qui a grant mestier an la chose, si com est se mariz refait une maison del douaire de sa moillier qui viaut cheoir ou que estuet reparer. ¶ Icelle missions miss est profitable pour quoi la chose s’en mieudre, si com est se mariz plante une vigne an la terre de sa moillier. ¶ Icelle mission est volumptaire qui est faite par deliz, si com est poigdre une maison. ¶

+

Se mariz fait missions necessaires ou douaire de sa moillier, si com est refaire une maison, et il convient puis randre le douaire, tant est moins an la dette il et si hoir de sa moillier, et de ses hoirs com fu celle missions, ou il puet retenir celles missions ou est faite par gagiere. Icelle missions demoure que on le rande la mission, et se il rant la chose avant que il recouvre la mission, il puet bien demander la mission. ¶

+

Ausimant puet demander li mariz se il fait profitables missions ou douaire de sa moillier, si com est se il plante vignes ou oliviers an la terre de sa moillier, ou soit que il le fait par la volanté de sa moillier, ou soit que non, mais que elle ne li deffandit. ¶

+

Mais se li mariz fait missions volumptaires an la chose de sa moillier, ce est de delit, si com est se il despandoit par ce que la chose apere plus belle, ne puet li mariz ne si hoir aucun droit avoir par que il puisse demander celles missions, ne ne puet retenir celles choses pour gaige, ancore le face il par la volanté de sa moillier. Mais se ce que mariz i fait par icelle guise qui est dite desoure, est tex que l’on puet tolir, et adonc quant li mariz puet tolir ce qu’il a fait es choses de sa moillier par delit, se la moillier ne viaut que li mariz l’oste, elle li doit randre les missions que il i a faites. ¶ Et ce qu’est dit, que li mariz ne puet demander la mission volumptaire que il fist an la chose de sa moillier, ce est voirs quant la chose n’est vandable. Mais se la chose ere vandable, less missions sunt adonc profitables, et pour ce le puet demander li mariz.

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+ Ici dit quant est destrainz li mariz de paier le douaire de sa moillier. +

Se li mariz est mis an plaiz de randre le douaire de sa moillier et il est tant povres que il ne lepuisse randre, non doit estre condampnez mais que tant com il puet paier, ou de tant com il fait par son mal angin que il ne puist paier. Mais doit promettre que il paiera ce que remaint se il fait gaaing dont il puisse paier. ¶

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Se li juges fu tant fous que il mandast au mari paier tot le douaire de sa moillier quant il non deust se donc non quant il peust, n’an est li mariz destrainz del paier, seChangement d’encre (encre brune). ce non que il puet faire. ¶

+

Tout ce est adiutore qu’est doné au mari, ce est que il ne doit paier fors tant com il puet faire, et doner ausimant au pere del mari et à celui qui viaut desfandre le mari. ¶ Changement d’encre (retour à l'encre noire).Mais li hoir del mari ne puent avoir ceste adjutore se il sunt mis an plaiz par le douaire de la moillier del mort, se cil hoir ne furent fil del mort.

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+ Des convanz que on fait an douaire et an espousailles quant li mariz puet retenir le douaire de sa moillier. +

Tex fois avient, quant la meillorance se depart an aucune guise sanz colpe del mari, que juste cause i est par quoi li mariz puet retenir le douaire, ou tot ou une partie, si com est se on li a an convant quant il reçoit le douaire, se la moilliers moroit avant que il eust le douaire an sa vie solemant, ou pour faire sa volanté an toutes guises, ou soit que convanz fust de tout le douaire, ou soit que fust donee partie, vaut bien ices convenanz, se il fu faiz ausimant de l’autre partie. ¶ Quant li mariz reçoit douaire et il fait tex convenanz à sa moillier, se elle li done le douaire ou il le fait à autre, se autres done le douaire pour li, se la moilliers muert avant que il, c’est à dire que li mariz que li mariz puisse faire toute sa volanté del douaire, bien vaut ciz convenanz, se il n’a filz de celle moillier. Mais se il a fiz de celle moillier, puet avoir l’usufruit, ce est la gaudide de cel douaire an sa vie, ou soit que il prant autre moillier ou soit que non. Mais se il prant autre moillier, ne puet riens aliener de cel douaire, ne an sa vie ne an sa mort, avant le doit tout laissier à ses fiz qui furent de celle moillier qui est morte. Et se il ne prant autre moillier, doit avoir an tel partie an cel douaire comme .i. de ces fiz, et de celle partie puet faire toute sa volanté et à vie et à mort. ¶

+

Quel convant puet faire li mariz del douaire, tel convant puet faire la moilliers des espousailles que ses mariz li done ou autres pour lui. Et quelle raisons est del douaire, tele raisons doit estre des espousailles selonc ce qui est dit desoure, ne ne vaut li convanz del douaire, se n’est autretex convanz faiz des espousailles, et doivent estre igal li convenant del douaire et des espousailles an toutes guises, et se est faizautres convenanz manres an l’un que an l’autre, ciz convenanz qui est manres doit estre com igaus à celui qui est manres.

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+
+ Ici dit de ces dons que fait li mariz à sa moillier ou la moilliers à son mari ou li peres à son fil ou li fiz à son pere. +

Or redisons quex raisons est de ces dons que fait li mariz à sa moillier puis que il l’a prise, ou la moilliers à son mari, ou que fait li peres à son fil, ou li fiz à son pere.

+

Nuns ne puet faire don à sa moillier puis que il l’a prise, se il ne le fait à sa mort ou an son testament. Et se il le fait an autre guise, li dons ne vaut riens, et la chose qu’il li done remaint soue, ausimant com se il ne l’eust doné, et la puet demander, et il et ses hoirs, de touz homes qui la tanroient, se il ne l’ont tenue par tant de tans que il s’an puissent desfandre. ¶

+

Se li mariz demande à sa moillier la chose qu’il li done, se elle ne l’a, et elle l’a despandue an char ou an lait ou perdue, ne li puet on demander fors tant com elle est meilloree et il an est ampiriez. ¶

+

Se li mariz qui done aucune chose à sa moillier muert avant que sa moilliers, et il ne moustre an sa vie sa volanté que il vueille desfaire icel don, bien vaut ices dons puis que li mariz est mors, ne li hoirs del mari ne le puet plus demander. Mais se la moilliers à cui est faite la donoisons muert avant que ses mariz, bien puet demander ce que il li dona as hoirs de sa moilliers. ¶

+

Li genre ne la bruz ne puet faire don à lor serorge, ce est au pere de sa moillier, ou la fame au pere de son mari. Nul n’an puet faire don à ces qui sont an pouoir de lor serorge ou la serors. // Ancore n’en puet faire don li genres ne la bruz à ces an cui pouoir est li suens serorges. ¶ Ancor mes serorges et li serorges à ma moillier ne se puet rien doner li .i. à l’autre. ¶ Ausimant com li genres et li bruz ne puent faire don à lor serorges, ausimant li serorges ne puet faire don à lor genres ne à lor bruz ne à ces à cui pouoir est li genres et la bruz. ¶

+

Ausimant com li mariz ne puet riens doner à sa moillier, ausimant ne puet riens doner à son fil, ne autres qui est an son pouoir. ¶

+

La mere ne puet riens doner à son fil, se cil fiz est an pouoir de son pere, pour ce que fiz gaaigne au profit de son pere ce que sa mere li done. Et pour ce est autretex com se elle le donast à son mari. Mais se li fiz ne est an pouoir del pere ou se li peres est morz, bien puet doner la mere à icel fil. ¶

+

Ausimant com li peres ne puet doner à son fil que elle a an son pouoir, ausimant li fiz ne puet rien doner à son pere an cui pouoir il est. ¶

+

Quex raisons est dite desoure del pere et del fil, tex raisons est de l’avou de part pere et de son neveu et de sa niece comme de son fil. ¶

+

Ausimant com est dit desoure del don que fait li mariz à sa moillier, que il se puet demander, ou que à tel don puet estre confermez, se mariz muert avant que sa moilliers, et il conferme cel don nomeemant ou non à sa mort, ausimant touz les autres don que nous avons dit desoure puet estre recouvré de ces qui les feront, se il vuelent estre confermé, se cil qui fait le don ne le vuet desfandre ne à sa vie ne à sa mort. ¶

+

Quex raisons est dite desoure, se mariz fait don à sa moillier, autretex raisons est se la moilliers fait don à son mari. ¶

+

À ce qu’est dit desoure, que li mariz ne puet rien doner à sa moillier ne la moilliers à son mari, ice est voirs ou soit qu’elle li soit soiauzloiauz moilliers ou non. ¶

+

TeTex fois est que mariz puet faire à sa moillier don, se il li done chascun an ou chascun mois par ce qu’elle an norrisse soi et ses anfanz ou sa maignie, ausimant vaut li dons se cil à cui on le fait n’en est plus riches pour ce don, si com est se li mariz done à sa moillier .i. serf pour ce qu’il afranchisse. ¶

+

Ancor l’ampereres puet bien faire don à sa moillier. L'ampereriz puet bien faire don à son mari, ancore ne puisse li autre home rien doner à lor moilliers.

+
+
+ Ici dit par quel chose li mariz puet partir de sa moillier et la moilliers de son mari. +

Ausimant com li home puent panre moilliers et les fames puent panre mariz, ausimant sunt justes causes et certainnes par quoi mariz puet laissier sa moillier sanz poigne, ancor la ne le vueille la fame. Ancor la moilliers puet laissier son mari sanz paigne par icelles meismes causes, ancor ne le vueille li mariz. Et se aucuns d’aus partist le mariaige an autre guise, c’est mais que an icelle guise que les lois commandent, doit an avoir grant paigne, si com est ordonné. Mais pour ce que n’est pas an usaige que mariaiges se departe, se non par canones, si com est par paranté ou par adultere que face la fame , par ce n’est mestier que nous an diens riens.

+
+
+ Ici dit se li mariz se part de sa moillier liquex de lor doit norrir les anfanz. +

Se li mariz est partiz de sa moillier an aucune guise, et il ait anfanz de li qui soient menor de .iii. anz, la mere les doit norrir tant que il aient passé les .iii. anz. Mais se il sont major de .iii. anz, li peres le doit norrir. ¶

+

Ancore li juges doit anquerre à cui il puissent miauz estre ou avec le pere ou avec la mere, et à celui à cui il li samblera que li anfant puissent miauz estre, doit commander li juges que les tiegne, ou soit que il soient menor de .iii. anz ou soit que il soient major de .iii. anz.

+
+
+ Ici dit que li peres et la mere doivent norrir lor anfanz et li fiz ausimant doivent norrir et tenir lor peres et lor meres. +

Naturaus raisons est se aucuns hons ait anfanz de sa moillier que soit leaus que il les norrisse, ce est que il lor doit doner à boivre et à mangier et à vestir et à chaucier selonc ce qu’il lor convient et que li peres puet faire. Et ancontre ce doit li fiz tel change que tout ce que li fiz et la fille gaaignent demantres que il sunt an son pouoir, se il le gaaignent des choses de son pere ou de son avou an cui pouoir il sunt, tot ce gaaignent à lor pere ou à lor avou an cui pouoir il sunt. Mais se il gaaignent d’autre part, la gaudide est dou pere ou de l’avou, si com est dit, et la propretez remaint des fiz. ¶

+

Ausimant com li peres doit norrir ses fiz, ausimant les doit norrir la mere ancor ne soient il leal, mais li peres n’est destrainz de norrir ses fiz s’il ne sunt leal. ¶

+

Autresi com li peres et la mere doivent norrir lor anfant, ausimant li anfant sunt destraint de norrir lor pere et lor mere et lor avous et avies et lor besaigves. Mais ce est voirs se li fil sunt tant riche que il le puissent faire, et li peres ou li autres que nos avons dit sunt tant povre que il ne se puissent retenir. ¶

+

Ancor li libertin doivent norrir lor patruns et les fiz de son pere, se li libertin sunt tant riche que il le puissent faire, et li patrons ou li fiz sunt tant povre que il ne se puissent retenir.

+
+
+ Ici dit de ces fiz qui ne sunt leal quel droit il ont es choses de lor pere. +

Tex fois est que cil fiz qui ne sunt né de moillier puent avoir l’erité del pere.

+

Se aucuns hons qui n’a moillier vait à une fame tele que il puet panre à moillier par raison, se andui voillissent, et il tenoit la maison, et il eust anfanz de celle fame, bien puet doner à sa vie et à sa mort à ce fil toutes ses choses, c’est à dire tout son avoir et tote s’onor, se il n’est leaus fiz, ne + hil n’a pere ne mere ne autres prochiens. Mais se il a aucuns prochiens et il n’a anfant leal, puet doner ausimant totes les soues choses à ces qui sunt dit desoure, fors la falcide que il doit laissier as prochiens paranz et à ceus qui sunt plus prochiens.

+

Mais li leal fil ne puent doner à celui fil que nous avons dit desoure, ne à sa fame, ce est s’amie, ce est la mere de son fil, mais de la dozeme part de son herité, ne à sa vie ne à sa mort, et de celle part la mere de cel fil doit avoir la moitié et tuit li fil l’autre moitié, et li fil doivent avoir tote icelle part qu’est dite. Et se l’ancelle i est seule que il n’ait fil d’autre ne li puet doner mains de la moitié de celle part qu’est dite, c’est de la .xxiiii. part l’une, ce est touz voirs quant il i a fil leal. Et se il done plus que nous ne avons dit à ices fiz ou à lor mere, ou à sa vie ou à sa mort, ne vaut li plus ne il ne le doivent avoir , mais doit estre de ces fiz qui sunt leal, et si le puent retenir, se il l’ont, ou demander, se il ne l’ont. ¶

+

Se ciz hons qui a fiz de sa damoiselle, si com est dit desoure, done son gage quant vient à mort, dit est quant il puet laissier à ses fiz ou à sa vie ou à sa mort. Mais s’il est morz sanz testament, et il ait leal fil ou leal moillier, ne doivent avoir cil fil de la concubine rien del pere, fors que li fil leal doivent norrir ices fiz de la cubineconcubine an maniere de preudomme.

+

Mais s’il n’est leals fiz né de leal moillier et muert sanz testament, icil filz de l’ancelle et lor mere doivent avoir la siseme part de l’erité delivré. Et se la mere ne vuet avoir part ou ne i puet avoir part pour ce que elle est morte, li fiz doit avoir la siseme partie antermemant. Mais quant la mere a part an icelle part, chascuns de ses filz i doit avoir autretel part com sa mere, ausimant comme à ses peres cil qui est dit desore, doivent ancore icil fil qui ne sunt leal selonc ce qui est dit desoure.

+

Ausimant icil fil doivent ancor à lor pere et doivent norrir lor pere, se il li est besoigzbesoingz, ou doit laissier son herité. ¶

+

Icil fil qui ne sunt néSaut du même au même. ne de leal moillier ne de tel fame com est dite desoure, ne puet avoir aucun droit ancontre son pere ne ancontre les choses de sa mere, ne ses peres ne li frere ne sunt destraint que lor doigt ne à sa vie ne à sa mort ne ne doivent estre antandu fil.

+
+
+ Ici dit an quel mesure puent estre alienees ou angaigiés les choses qui sunt à menor de .xxv. anz. +

Or redisons an quel mesure puent estre vandues ne alienees ne angaigiés les choses qui sunt del menor de .xxv. anz. ¶

+

Se cil qui est manres de .xxv. anz ou autres pour lui viaut aliener ou angagier la soue chose en moble, si com est onres, ne le puet faire se non an tel guise com lois commande, ce est qu’il doit aller au seignour de la terre et li doit faire à son consantemant. An iceste guise vaudra li alienations ou la gaigiere, se li manres le fait pour avoir que il doit à autre, mais ne vaudra an autre guise. ¶

+

Ausimant com est ciz qui est manres de .xxv. anz ne puet aliener ne angaigier les soues choses sanz consoil del seignour de la terre, ausimant ne le puet doner amphiteosim, ce est à cens, ne ne puet aliener l’usufruit de ses choses, ne ne puet doner service à autre an la soue chose sanz consoil del seignour de la terre. Ausimant ne le puet doner an amphiteosim, ce est à cens. Et se autre li doit servise, ne la li puet remettre. ¶

+

Se manres de .xxv. anz a une chose communal à autre menor, ne puet nuns d’autre apeler de partir la chose sanz le consoil del seignor de la terre. ¶ Mais se la chose est communaus de menor de .xxv. anz et dout a si autre qui est maires, la major puet bien destraindre le menor que il li partisse, et vaudra bien la divisions, ancor ne soit elle faite par consoil del seignour de la terre, mais li manres ne puet apeler le major à devision sanz consoil del seignour de la terre. ¶

+

Quex raisons est dite desoure, se manres de .xxv. anz viaut aliener ou angaigier la chose immoble, autretex raisons est de totes ses autres choses, se non solemant de celles choses que on ne puet garder, si com vins ou blés, et si com sunt vestement usé, et si com sunt bestes travaillanz , car ices choses puent estre vandues sanz le consoil del seignour de la terre. ¶

+

Se ciz qui est manres de .xxv. anz vuet aliener ou angagier aucune chose fors ices que nous avons dites, ne le puet faire sanz consoil del seignour de la terre, ne li sires de la terre ne li doit trop consantir, mais doit anquerre soutilmant se li manres de vint et cinc anz viaut faire icelle alienation par det que il doit à gaaig, et pour ce que cil à cui il doit le avoir le destraint fort que il le pait.

+

Les §§ 7 à 9 sont omis dans les éd.s de Fitting et Derrer.  Et se ce est voirs, doit anquerre li sires de la terre se il puet paier son detour d’autre part, si com est se il a ou vin ou blef ou aucun detour qui li doive avoir que il puisse recouvrer et que il puisse paier à ses creancier ce que il lor doit. Et se li sires de la terre ne puet ce trover, il doit esgarder ce qui est miaudre au prou del menor, ou de vandre la chose, ou de mettre an gaige. Et se il voit que li vandres li vaille miauz, doit li faire vandre icelle chose qui miauz vaut au profit del menor et dont il a mains de prou. Et doit esgarder li juges qu’il ne vande grant chose pour pou de dette. ¶

+

Ancore se li manres met sa chose an gage, li sires de la terre doit esgarder que il ni praigne plus d’avoir que il doie à autre. Et an totes guises doit avoir li sires de la terre cure que li manres ne soit angigniez, et doit li sires ordener .i. home qui soit au profit del menor, ou à ses gouverneours, et qu’il ait cure que il cel avoir que manres a manlevé, et par quoi il ait vandue la soue chose, s’il l’a paié au creour del menour. ¶

+

Se la chose del menor de .xxv. anz est alienee ou angaigié ou an autre guise qu’il n’est dit desoure, ne vaut rien, ancore soit la chose tele dont il eust nul prou, si com est se il ere tex que ere sanz fruit, et pourroit li manres demander à celui qui la tient ou là où il le trueve, et le porra demander à ses tuors qui li angagierent ou li anlierent an autre guise que il ne deussent. ¶

+

Dans l’éd. Derrer § 7. Quant li manres de .xxv. anz dit que la soue chose ne fu alienee ne angaigié ansinc com elle deust, et il la vuet demander pour ce, se cil à cui il la demande puet moustrer que cil avoirs qui an fu pris soit despanduz ou preu del menour, si com est se il fu paiez à ces à cui li manres le devoit, ou an autre suen prou, li manres ne puet demander la chose, se il ne rant tout ce qui an autre an son prou et le gaaig. Et se il viaut randre tot ce, il puet recevoir la chose et les fruiz qui sunt de celui qui tenoit la chose. Mais se cil qui tenoit rant les fruiz, il puet retenir de ses fruiz les missions que il a faites an la chose. ¶

+

Dans l’éd. Derrer § 8. Ancore se manres de .xxv. anz loue l’alienation ou la gaigiere des soues choses puis que il fu manres de .xxv. anz, ancore ne valut icelle alienations de primiers, ne la puet puis desfaire. ¶

+

Dans l’éd. Derrer, § 9. Ancore se il est par .x. anz sanz plaiz puis que il a passé .xxv. anz, et il est fors de la terre, bien se puet desfandre de vandre cil qui tient la chose. Mais ce est voirs se cil qui demande la chose ere pupils, ce est manres de .xiiii. anz se il est hons, de .xii. anz se elle ere fame, et il done la chose an consoil de son tuor. Mais se il ne a tuor quant il aliena la chose, ou quant il la mit an gaige, ou se il avoit tuor et il ne loua le suen consoil, ne vaut li alienations ne li angaigemanz, et pour cil qui tient la chose ne se puet desfandre qu’il ne la rande se ne sunt passé li .xxx. anz sanz plaiz plus cil qui dona la chose, et que demanderres aura passé .xii. anz se famme ere, ou .xiiii. se il est hons. Car tançons de .xxx. anz a commancié ancor à cel home qui est manres de .xxv. anz puis que est passez li termes devant diz. ¶

+

Dans l’éd. Derrer, § 10. Autretex raisons est de cel manre qui est manres de pupil mais manres de .xxv. anz et n’a curaour. Mais se il a curaour ou tutor, et il alienoit ou donoit an gaige de ses chose par son consoil, non vaut pour ce. Mais se il demoure par .v. anz que il n’an die rien puis que il a passé les .v. anz, bien vaudra ce que il fera par le consoil de son curaour.

+
+
+ Ici dit quant manres de .xxv. anz puet aliener ses choses ou doner an gaige sanz consoil del seignour de la terre. +

Tex fois est que manres de .xxv. anz puet doner la soue chose à autre sanz consoil del seignour de la terre, si com est an douaire, se elle est fame qui prant mari, ou espousailles, se c’est hons qui praigne moillier.

+

Ancor se li peres del menor ou autres hons de cui est hoirs laissoit aucune chose à aucun ami quant il vient à mort, ou devie aucusne chose à autre, si com est se il avoit vandue aucune chose ou promise, et cil hons qui est ses hoirs, ancore soit il manres de .xxv. anz, porra bien doner icelle chose sanz consoil del seignour de la terre à celui à cui li morz la devoit. ¶

+

Ancor se li morz de cui est hoirs li manres de .xxv. anz avoit mise une chose an gage, et li manres ne paioit l’avoir pour quoi la chose ere an gaigie, li creerres puet vandre icelle chose autretant bien com il pourroit, se la chose fust d’ome qui eust plus de .xxv. anz, ce est il la vandra an icelle maniere que creerres doit vandre son gaige, et cil qui l’achetera i avra autretel droit com se la chose fust d’ome qui fust manres de .xxv. anz. ¶

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Ancor se cil hons an cui baillie est li manres de .xxv. anz de cel avoir que il reçuit de moi à prestance remet une chose de manre que .i. hons avoit an gaige, ancore receusse je celle chose an gaige sanz consoil del seignour de la terre, je i avrail autretel droit com avoit cil de cui elle fu rachetee de mon avoir. ¶

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Ausimant del mandemant del seignour de la terre puet estre mise an gaige la chose del menor de .xxv. anz, et puet estre vandue autresi bien com se elle fust dou majour de .xxv. anz, se juste cause par quoi li sires de la terre li mande, si com est an icest example. ¶ La maisons del menour ere juste la moie, et ere tant fraite que elle voloit cheoir. Li sires de la terre li doit mander que il me fiance de refaire le damaige que je an avroie se celle maisons cheoit et se li manres ne me viaut fiancier. Li sires de la terre me puet mettre an tenoison de celle maison par droit, et je tanrai la maison an leu de gaige tant que il me amande le damaige que la maisons me fait quant elle fust cheoiteMs. : om. les §§ 6 à 9 de l’éd. Fitting et Derrer.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par - conjecture

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- Livre 6 -
- Ici dit des sers qui fuient lor seignour. Liber quintus -

OrLettre ornée de 5 lignes de haut. redisons des sers qui fuent lor seignours et des libertins. Mais premieremant devons savoir que est libertinsfuitis

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Fuitiz est cil sers qui fuit de son seignour ou de son maitre an tel volanté que mais ne retort à lui, ancor muast il puis sa volanté et il retournast. ¶ Ancore se il recondit an maison pour ce qu’il trouvast achoison de fuir, ancore ne fuist il, autretant vaut com se il eust fui. ¶ Ancore se .i. sers fuoit et il muoit puis sa volanté et ocist an aucune mesure, autretanttex est com se il eust fui. Icelle meismes raisons est de celui qui voloit fuir et quant il commança à corre li sires le prist si ne s’an pout fuir. ¶ Autretex raisons est se mes sers vait an tel leu dont je ne le puisse amener, si com est se il aloit à mes anemis. ¶

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Se mes sers me fuit, je me puis tourner à celui qui le me doit ou par vandoison ou par change, et puis me torner à celui qui le reçoit et à celui qui li doné consoil de fuir. ¶

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Iciz hons qui reçoit mon ser qui me fuit, se il le me coile qu’il ne viaut pas que je le saiche, ancore ne saiche il qu’il ere miens, se il savoit qu’il fust fuitus, il le me doit randre, ou autre serf autretant bon ou .xx. souz. Et quantes foiz il le retanra, tantes foiz an doit recevoir ceste paigne : se il le retint par .xx. jours, que il ne le manifest ne à celui de cui il ere ne au pueple, et sour tout ce il est tenuz par larrecin. Et se il ne puet paier ceste paigne, li sires de la terre le doit chastier selonc le suen esgart. ¶

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Se li sers d’aucun home fuit de son seignour et il se recondet an la maison de cel home qui est manres de .xxv. anz, on le puet demander à celui an cui baillie li manres est, ce est à son tuor ou à son curor : il an est tenuz autretel paigne comme est dit desus. ¶

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Se li sires a mal angin an la fuie de son ser, si com est se il est ansinc dit : « Va, si fui an la maison de cel home à cui je vueil mal », et li sers i fuit par le consoil de son seignour, et ce puet estre coneu par le demant que on fera au serf, li sires devra perdre le ser et il devra estre au curor.

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Se cil an la cui maison fuit li sers d’autre dit que cil sers est suens, ou dit que il est frans, li sers doit estre mis à torment, se il est sers qui die la verité ou frans. Et se om est sers, que il die de cui il est sers, se on le puet savoir an autre guise. ¶

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Se aucuns hons dit que ses sers s’an soit fuit et il le vuet querre an la maison d’autre, on ne li doit veer. ¶

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Et se li sers d’aucun home s’an fuit, li sires ne le puet perdre par droit que il i a par mains de .xxx. anz, ne autres nel puet gaaignier par mains de .xxx. anz, ancor l’ait il acheté d’autre par bone foi. Et ce devez antandre pour ce que sers fait larrecin de lui meismes quant il fuit.

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- Ici dit del furt, ce est larrecins .ii. -

Pour que li sers d’aucun home siaut faire larrecin à son seignour ou à autre home quant il fuit, pour ce devons nous dire de larrecin, et quex puet faire larrecin et de quel chose, et que paigne doit avoir cil qui fait larrecin, et quel paigne an doit avoir cil qui done consoil de faire furt et aide à autre. Et devons savoir quant de tans dure ceste raisons, ce est demanz, et quex hons puet demander la chose amblee, et à cui elle puet estre demandee. Et devons savoir an quel guise doit randre li lerres la chose amblee et que il amble.

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- Ici dit quex droiz est de celui qui aovre la chose de son seignour sanz sa volanté .iii.Dans l’éd. Fitting et Derrer le passage fait partie de la rubrique 6.2. -

IcisLettrine de 5 lignes de haut. hons qui fait furt qui aouvre an aucune guise la chose d’autre contre la volanté de cel seignour de cui elle est, ou soit que li sires le seit, ou soit que il le saiche et ne le vouroit et il le fait pour son prou et bien panse de ce qu’il fait qu’il le fait contre la volanté del seignour de la terrechose. Mais se cil qui aovre la chose ne cuidet que il an fust mal à celui de cui est la chose de ce que il l’a aouvré, mais se panse que il l’eust par amitié, se il le savoit n’en feroit furt, ancore soit il mal à celui de cui est la chose, et ancor ne le consantist il, se il le seust. ¶

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Autretex raisons est se cil qui a ovré la chose cuidet faire contre la volanté del seignour de la chose, mais au seignour ne saiche mal de ce se il seit ou se il ne le savoit, bien li o permé.

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- An quantes manieres puet estre faiz larrecins .iiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique III. Quot modis potest fieri furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique III. Quot modis potes fieri furtum. -

An trois mesures puet on faire larrecin de la chose d’autrui : ce est ou par le prou de la chose quant on l’emble, pour ce que on la viaut avoir à son besoig ou doner à autre. Ancore pour user la chose fait on larrecin de totes les choses, si com est an icest example : .i. hons me preste ou loie .i. suen cheval jusques à .i. certain leu : se je le main plus loig que il ne le me preste, et je le fais ancontre sa volanté, et sai bien se il le savoit que il ne le vouroit, je fais furt del cheval, ancor le face je pour ce que je ne li voille randre, et an iceste guise fait on furt de la chose par l’user. ¶ Autretex raisons est se .i. hons me met une chose an gaige et je l’aovre an autre guise que nous ne avons an convant. Icelle meismes raisons est se .i. hons me commande une soue chose por garder et je l’aovre contre sa volanté. ¶

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Ancor per la tenoison de la chose fait on furt an iceste guise : se aucuns hons tenoit aucune chose que je disoie qui ere moie, et pour ce que je m’an descharge de prover que la chose ere moie, et que je an charge lui, tains je la chose pour ce que je an aie la tenoison, ancor ne la toille je pour user la chose, je fais furt de la chose par la tenoison.

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- Ici dit quex est ciz hons qui puet demander la chose amblee et la paigne .v.Dans l’éd. Fitting, rubrique IV. Quis est ille qui potest peter rem que est furata et penam. Dans l’éd. Derrer, rubrique IV. Cals es aquel om qui pot demendar la causa emblada e la pena. -

Puis que nous avons dit que est furt, et an quel mesure on fait furt, et quex est ices qui puet demander la chose amblee et la paigne,or redisons quex est ciz hons qui puet demander la chose amblee et la paigneSaut du même au même.. ¶

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Icis hons puet demander la paigne del furt à cui on le fait, ce est cil qui tenoit la chose an aucune juste guise an icel termine que elle fu amblee, si com est cil à cui elle fu prestee ou loié ou commandee pour garder. Mais tout ce est voirs que cil à cui la chose est amblee la puet demander quant il la prant par sa colpe, ou an tel guise qu’il ere destrainz dou randre la chose à celui par cui il l’avoit et non an autre guise, se il n’est li creerres à cui soit amblez li gages. Car li creerres puet demander le gaige se il li est amblez, ancor ne le perdit il par sa colpe pour ce que il est plus seurs de sa dette, se il puet recevoir son gaige.

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- Ici dit se li gaiges est amblez au creour .vi.Dans l’éd. Fitting, rubrique V. Si pignus est furatum creditori. Dans l’éd. Derrer, rubrique V. Si la peignora es emblada a.l crededor. -

Se li gaiges est amblez au creour par sa colpe ou sanz sa colpe, mais que il n’i ait angin, bien puet demander la chose et la paigne toute, ancor puisse li deterres bien paier, mais il devra randre au detor qui li mist la chose an gaige tout ce que il a recovré dou larron plus de son avoir, ce est plus tout ce qui est plus que ses deterres ne li doit li devra il randre, et l’autre se doit conter pour son avoir. ¶

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Mais se li deterres meisme ambloit le gaige au creour, puet li creerres demander autant com est li dette et les usures de la dette et la paigne del larrecin, ausi com il pourroit à .i. autre home ne ne le conteroit pour son avoir, si com est dit desoure. ¶ Se .i. autres hons hons li eust amblé, et ce devons savoir pour ce que li deterres a cest damaige par sa colpe, ne n’est mains destreinz pour ce de randre la dette au creour et le gaige ausimant, tant que il li ait paié la dette. ¶

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Se cil à cui je loie aucune chose la pert par son larrecin ou sanz sa colpe, je la puis demander au larron et il non, car li damaiges n’est pas suens, se la chose est perdue, ancor soit autre raisons del creour, si com est dit desoure. Mais ce est voirs se il ne m’an fait convant de randre la chose an aucune guise se il la perdit. Mais se la chose li est amblee par sa colpe, et il est tant riches hons que il la me puisse randre, il me doit respondre de la chose, et doit soi retorner au larron et tout ce que il puet recouvrer de lui doit avoir à son besoig, car cil qui auroit le damaige, se la chose n’estoit jamais recouvree, icil doit avoir le preu, se la chose est recouvree. Mais se il est tant riche que il me poist randre l’une partie de la chose et l’autre non, il se puet torner au larron par iceste partie que il me puet randre et non pour plus, et je ne me i puis torner par l’autre partie. ¶

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Quex raisons est de celui à cui je louai ma chose selonc ce que est dit desoure, tex raisons est d’un drap, se il fu amblez à celui à cui je le donai à coudre ou à laver. ¶

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Se je prestai une moie chose à aucun home par amors, si com est .i. cheval, et il li est amblez par sa colpe, autre raisons i est qui n’est pas dite desoure, car an iceste besoigne an mon arbitre est de tourner au larron, ancore soit cil à cui je le prestai tant riches que il me puisse bien randre la chose. Mais puis que demant le cheval au larron cil à cui leje je l’avoie presté est delivrés de moi, ne il n’an puet rien dire au larron, ou soit que me plait la chose ou soit que non. Mais se je m’an torne à celui à cui je prestai la chose, il la me doit randre, et se puet torner au larron non mie je se je savoie que la chose ere amblee. Mais se je savoie qu’elle fust amblee quant je la pris à demander à celui à cui - lje l’avoie presté, et je le soi puis, bien puis laissier à celui à cui je la demandai, et m’an puis torner au larron, se cil ne m’avoit ancore randue la chose à cui je la prestai, car se il m’avoit ja paié, je m’an puis je mais torner au larron. ¶

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Mais se cil à cui je prestai la moie chose ou la chose d’autre par amour la perdoit sanz sa colpe, ne la puet demander, car ce n’est pas ses damaiges se il le perdoit se il ne m’eust an covant que il les me randroit se il la perdoit, par aucune maniere. ¶

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Se je commande aucune chose à autre pour garder, et je l’an donai avoir, et il le pert par sa colpe, il la me devra randre. Et se il me covante que il la gardera bien ou il me covante que il la me devra randre pour ce que il le me convante, ancor la perdut il sanz sa colpe, il la me devra randre pour ce que il le me convante. Mais se il me dit avant que je et il la me commandat que il la me garderoit, se il la pert par sa colpe, il la me doit randre et non an autre guise. Et an toz ices cas, se elle li est amblee, il pourra bien demander la paigne del furt, non mie je, car li damaiges partanroit à lui de la perde, se il ne la povoit recouvrer, se il est tant riches que il me puisse la chose amander. Mais se il ne la puet randre, je puis demander la paigne del furt, non mie il, si com est dit desoure del cel home à cui je louai aucune chose. ¶

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Se cil qui reçut la moie chose pour ce que il la me estoiast, et non la reçut an icelle guise qu’est dite desoure, se elle li est amblee an aucune guise, ce est par son mal angin ou par sa colpe que il ne la garde bien comme il peust ou il deust, n’an puet aler ancontre le larron an nule mesure, mais puis demander au larron et la chose et la paigne , ancore le puis demander à celui à cui il la commanda, se elle perdit par son mal angin. ¶

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Tot ce qu’est dit desoure que cil à cui je louai ma chose, ou cui je donai mon drap à coudre ou à laver, se puet tourner au larron, se il li est amblez. Et voirs est solemant de la paigne del larrecin, non mie de la chose qui est amblee. Autretex est de celui à cui je prestaui une moie chose par amor, et de celui à cui je commandai une chose pour estoier. Mais autre raisons est del creour à cui est amblee la chose que il avoit an gaige.

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- Ici dit an quel maniere on puet faire larrecin .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. Quomodo potest aliquis facere furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique VI. Aizi diz en cal mesura om pot faire furt. -

LarrecinsLettrine de 3 lignes de haut. puet estre faiz se on amble aucune chose à autre pour faire son prou, ou se on la prant pour doner à autre ou pour prester à .i. suen ami, si com est se je te loie ou te preste .i. mien cheval tant que à .i. tel leu et tu le moignes plus loig ou autres hons par ta volanté. ¶

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Ancores tu faiz larrecin de ma chose se faiz monter mon cheval sur ta jument ancontre ma volanté et tu cuides que contre ma volanté le faces. ¶

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Ancore se tu tiens la moie chose que tu as sanz raison ou sanz juste cause et tu ne me vués randre puis que je la te demant, et tu conois que tu la me doiz randre, fais an larrecin, et pour larrecin le te puis demander. ¶

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Ancore se je te paie deniers ou autre avoir et je te paie plus que je ne te doi, se tu le seus et je ne le soi, je le te puis demander par larrecin ce que je ne te devoie. ¶ Autretex raisons est se autres hons te paia pour moi et je l’ai ferm quant je le soi. ¶

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Ancore se je aloie par mer et jetai aucune chose pour mal de tans de la nef pour ce que la nef s’aleiast, et aucuns hons la trueve an terre ou an aigue et il la retint pour son prou ne la me rant, fait an larrecin. Et an toutes guises est voirs que ciz hons qui aovre la chose d’autre contre la volanté del seignour de cui elle est an fait larrecin, et pour larrecin le doit randre, sol que il saiche que la chose soit d’autre, ancore ne saiche il de cui ere la chose. ¶

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Tex fois est que cil qui ne fait larrecin est tenuz par larrecin, ce est de la paigne solemant, si com cil qui done à autre consoil et adiutoire à faire larrecin. ¶

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Iciz done adjutoire à faire larrecin à autre qui li preste les ferres pour brisier la porte ou l’arche où ere la chose qui fu amblee, ou qui presta l’eschiele à autre et la poie joste ma fenestre pour ce que li lerres i peust passer. Mais ce est voirs se cil qui done adiutoire fait par mal angin, ce est se il sot bien que li lerres vuet faire. Mais se il ne le sout, ne i a nulle colpe, ne ne l’an puet on riens demander pour ce que il nel fust pour mal angin à son esciant. ¶

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Icil done consoil au larron qui par mal angin honoreanorte anorte aucun home que il amblet aucune chose à autre. ¶ Icil qui done consoil et adiutoire à faire larrecin, ou solemant adiutoire, est tenuz solemant de la paigne del larrecin et non de la chose, se la chose ne parvint à lui ne tote ne partie. Mais icil qui done solemant consoil à faire larrecin non est tenuz de la paigne del larrecin, mais est tenuz del damaige pour l’aucion de dolo, ce est par icelle raison dont sunt tenu cil qui font angin à autre, se cil à cui fu amblee la chose ne la puet recouvrer an autre guise.

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- Ici dit de celles choses dont on ne puet faire larrecin .viii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. De quibus rebus non potest fieri furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique VII. De cals causas om non pot faire furt. -

Tex choses sunt dont on ne puet faire larrecin, si com sunt icelles choses qui ne sunt de nul home, si com sunt les choses sacrees. Icelles choses sunt sacrees qui sunt sacrees à Dieu par avesque, si com sunt croiz et calice. ¶

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Ancor qui amble .i. franc home ne fait larrecin. Mais se cil qui est amblez est ou pouoir de son pere, li peres puet demander, et non pour larrecin, et puet demander tot le damaige que il a de son fil qui li est amblez.

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- Ici dit qui puet demander la chose amblee et à cui elle puet estre demandee .ix.Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. Quis potest petere rem furatam et cui potest peti. Dans l’éd. Derrer, rubrique VIII. Aici diz qui pot demandar la causa emblada ed a cui elle pot esser demandada. -

Cil à cui la chose est amblee, ou se il an est sires ou se il an est creerres à cui est amblez li gages, cil cui est la chose la puet demander à toz homes qui la tiegnent, se la chose pareist, ou se cil qui fait l tient la chose fait par son mal angin an ce pour quoi la chose ne pareist. ¶ Autres hons ne puet demander la chose amblee mains que cil qui sunt dit desoure, et si diront ansin à celui qui tanra la chose : « Done moi ceste chose qui me fu amblee », ne n’an sunt destraint de randre le pris, ancore l’achetast cil à cui on le demande. ¶

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Se la chose amblee ne pert ne puet estre demandee mais que au larron ou à son hoir. ¶ Li hoirs del larron li est tenuz de tote la chose amblee, se il est souz hoirs, mais se il sunt plusour hoir, chascuns est tenuz de randre la chose par tel partie comme il a an l’erité.

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- Ici dit qui puet demander la paigne del larrecin et à cui on la puet demander .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. Quis potest petere penam furti, et cui potest peti. Dans l’éd. Derrer, rubrique IX. Qui pot demandar la pena de.l furt ed a cui om la pot demandar. -

LiLettrine de 3 lignes de haut. lerres est tenuz de la paigne del larrecin et cil qui done consoil et aue an faire larrecin ou solemant l’aiue.

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Mais li hoir del larron ne sunt tenu de la paigne del larrecin, ancore soient il si fil fors de tant com il sunt amandé, se rancure n’an fu faite contre le larron ansin com la lois commande. Car li hoirs de celui qui fait aucun malfait, si com est larrecins ou rapine et damaiges et injure, n’an sunt tenu aprés la mort de celui qui l’a fait, se an sa vie n’an fu faite rancure, fors de tant com an vint à aus.

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- Ici dit quex raisons est se plusor home font .i. larrecin .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. Que racio est si plures homines faciunt furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique X. Cal rasuns es se plusors omens fant un furt. -

Se plusour home font .i. larrecin, tuit sunt tenu et de la chose amblee et de la paigne del larrecin. Mais se li .i. d’aus rant la chose ou l’amande, li autre sunt delivré de tant com à la chose apartient. ¶ Autretex raisons est de la paigne del larrecin, car li .i. d’aus amande la paigne ne tient prou aus autres, et tuit an sunt ancore tenu de doner la paigne chascuns, se il erent mil.

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- Ici dit quel paigne doit avoir icil qui amble la chose d’autre .xii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. Quam penam debet habere ille qui furatur rem alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique XI. Cal pena deu aver aquel om qui embla causa d’altre. -

LaLettrine de 3 lignes de haut. paigne del larrecin tex foiz est est de .ii. tanz, com est la chose, tex foiz est de .iiii. tanz. ¶ Ancore tex foiz est que li larrecins est manifestez, tex foiz est que non.

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Se li larrecins est manifestez, la paigne est de .iiii. tanz, fors que la chose amblee doit estre randue, ou li pris de la chose tant com elle vaut. Mais puis que elle fu amblee, la poigne croit ausimant com fait la chose, si com est an icest exemple : .i. hons m’ambla .i. poulain ou une egue, et tuit le tant que il granz, il me le doit randre ou amander tant bon com il est ore, et la paigne est an .iiii. tanz sanz la chose, se li larrecins fu manifestez.

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La paigne est de .ii. tanz sanz la chose amblee et croit la paigne ausimant com de larrecin manifeste. Mais ne puet descroitre que tiegne damaige à celui à cui on la doit amander.

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- Ici dit quex larrecins est manifestez et quex non est manifestez .xiii. -

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que la paigne del larrecin est manifesté, elle est autre que non est la paigne del larrecin qui non est manifestez. ¶

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Iciz lerres est manifez que on prant à la chose amblee an icel jour que il l’ambla, avant que il la portast anqui ou il la cuidoit porter pour estoier. Mais puis que il passe icel jour où il fait le larrecin, ou il porta la chose là où il la cuidoit estoier, non est lerres manifestez. ¶ An ice non est dessevrance, ou soit que praigne le larron, ou soit que autres le praigne. ¶ Autretex raisons est se li sires de la chose ou autres hons cuidoit avoir part an la chose amblee, et li lerres, pour paour que il a, desampira la chose. ¶ Ancore non i a dessevrance ou soit que il fu pris quant il ambla la chose, si com est avant que il issist de la maison où il ambla, ou soit que il fu pris an la voie ou an autre leu. ¶

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Puis que on set que est lerres manifez, bien puet on savoir quex lerres non est manifez.

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- Ici dit an quel maniere li lerres puet delivrer de la chose qu’il amble .xiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. Quomodo fur potest liberare se a re illa quam furatus est. Dans l’éd. Derrer, rubrique XIII. En cal mesura lo laire se pot delivrar de la cause que el emblet. -

Se li lerres rant la chose amblee à celui à cui il la doit randre, ou il est apariliez de randre la chose, non est mais tenuz de la chose, ancore perisse puis la chose sol que elle ne perisse par son mal angin ou par sa colpe. Mais se il ne la rant et il non est aparilliez de randre, ancore perisse la chose sanz sa colpe, non est delivrés. Car li lerres est an tardemant de cel jour an avant que il ambla la chose, et icil tardemanz trait le peril à soi, se li lerres ne rant la chose ou il non est aparilliez que il la rande, si com est dit.

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- Ici dit tant que à quel termine on puet demander la chose amblee et la paigne .xv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV. Vsque ad quod tempus aliquis potest petere rem furatam et penam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XIV. Entro a cal terminio om pot demandar la causa emblada e la pena. -

Toutes icestes raisons que nous avons dites desoure de larrecin, ou soit que il soit manifestez ou soit que non, ou soit de la paigne ou soit de la chose, ne se perdent par mains de .xxx. anz, se li lerres dure tant vis ou se plaiz l’an est meuz an sa vie.

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- Ici dit quel poigne doit avoir cil qui corront le ser ou le fil d’autre .xvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quam penam debet avere ille qui corrunpit filium vel servum alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique XV. Cal pena deu aver aquel qui corrunp lo serv o lo fil d’altre. -

IcizLettrine de 7 lignes de haut. hons qui corront le ser d’autre par male foi, ce est par mal angin, est an tenuz au seignour an double, ce est doit li randre .i. autretant bon ser com cil ere quant il se corrunpi et autretant com li sers valoit, et soure tout ce li doit randre les choses que icil sers an porta par larrecin à double, car bien part que li sires a perdues les soues choses par le consoil et par l'eüe de celui qui corrunpi son ser, et soure tout ce li doit amander tout le damaige qu’il an a pour ce, si com est se mes sers ambla une chose à .i. home par ton consoil, tu me devras amander tant com est ampiriez li sers, et tout ce que je amanderai pour cel larrecin. ¶

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Se aucuns hons corrunt mon ser, an mon arbitre est ou de reçoivre le ser, et il m’amandera le damaige an double autant com li sers est ampiriez, ou je randrai le ser à celui qui le corrunpi, et il me devra randre le pris del ser de tan com il valoit à cel jour que il le corrunpi. Mais se je non ai le ser que je li rande ne ne l’ai perdu par mal angin, il me doit randre le pris del ser, si com est dit, et je li doi doner le droit que je ai an cel ser à son peril, ce est se il ne le puet trover ne recouvrer que il aie le damaige. ¶

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Iciz hons qui corrunt le fil d’autre est tenuz au pere an cui pouoir est li fiz que il le li amant à doble an l’arbitre de tant com il est ampiriez, car prou tient au pere que ses fiz ne sa fille ne soient corrunpu ne malmis, ce est ampirié, por quoi il an vaillent mains.

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- Ici dit quex hons puet demander la paigne del ser et del fil corronpu et quex non .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. Quis potest petere penam et filii corrupti et qui non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XVI. Cals om pot demander la pena de.l serv e de.l fil corrunput e cal non. -

LiLettrine de 3 lignes de haut. sires del ser qui est corronpuz et li peres del fil ou de la fille qui sunt corrunpu puent demander par ceste raison que on apele del ser coronpuSaut du même au même..

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Mais cil qui tiegnent sers d’autre ou .i. franc par bone foi ou par juste cause, si com est se il l’a acheté, ne le puet randre par ceste raison, ja soit ce que autres le corrunpist. ¶

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Ancores li creerres à cui est corrunpuz li sers que il avoit an gaige n’en puet rien demander par ceste raison, ancore le puisse il demander par larrecin, se il li fu amblez.

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- Ici dit tant que à quel termine dure cil demanz .xviii.Dans l’éd. Fitting, le passage constitue le § 4 de la rubrique XV. Dans l’éd. Derrer, rubrique XVII. Aizi dit entro cal terminio dura aquest demanz. -

Iceste raisons dure tant que à .xxx. anz ancontre celui qui corrunpi le ser d’autres ou fil, se il dure tant vis an tant que à .xl. anz puis que rancure an est faite. Mais se cil est morz qui corrunpi le ser, si hoir n’an sunt tenu, se rancure n’an fu faite.

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An ceste guise puet on corrunpre d’autre ou son fil ou sa fille, se il est bons, et aucuns hons li dit tant que il devient mauvais, et il li dit tant pour quoi il est devenuz plus mauvais, si com est se aucuns hons commuet mon ser que il face aucune chose male, si com est larrecin, ou rapine ou damaige ou injure, ancore le vosist mes faire icel malfait sanz cel convenant. ¶ Autretex est se .i. hom conseille à .i. ser qu’il fui, ancore vosist il fuir des avant, car li malices del ser croist par cel consoil que on li done. ¶

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Ancore se aucuns hons consoille à mon ser que il die à .i. autre ser que il s’an fuie, ou que il deviegne amerres, ou jouerres, ou que il converse ansamble mauvais home, ou que il face aucun mal art, ou que il soit luxurious, ou que il soit orguillous ancontre son seignour ou ancontre autre, ou que il gise à acune fame : an toz ices cas est porvoiance que il le corrunpe, et est tenuz aussi com est dit desoure que il li amant de tant com il est ampiriez par le suen consoil à double, se il le fait par mal angin.

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An autre guise non est tenuz par ceste raison, ancore li consoille il ce qui est dit desoure ou aucuns leus, et ancor an soit li sers ampiriez, mais est tenuz par cesteautre raison que il amant le damaige au seignour que il an a, si com est ordené an iceste raison où est dit an quel maniere on doit amander le damaige et le mal que fait li .i. à l’autre.

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Autretex raisons est del fil et de la fille com est dit del ser.

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- Ici dit quant li patrons puet succedere à son libertin .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Quando patronus potest succedere liberto. Dans l’éd. Derrer, rubrique XIX. Aizi dit cora lo pairons pot succedir a sun libertin. -

Puis que nous avons dit des uthils et des autres negoces que li home font antre lour, et des matrimoines ausimant, et des larrecins, or redisons des suscessions, ce est an quel guise on puet avoir l’erité d’autre. Et premieremant disons an quel guise li patrons suscedit à son libert, ce estan quel guise il puet avoir l’erité de son libertin. Mais premieremant devons savoir quex est libertins. ¶

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Libertins est cil qui ere sers justemant et ses sires le fait franc. ¶

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Se mes libertins muert ou il fait testament, ancores ou il ait fiz ou non, et de .VII. torner an servitut tout ce devons savoir quex droiz an est.

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- Ici dit quex droiz est se li libertins qui est mors fait testament .xxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX. Quod ius est si libertus est mortuus sine facto testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XX. Cals dreigs es si.l libertins qui es morz fez testament. -

Se li libertins d’aucun home est morz et il fait testament, ne ses patrons ne ses fiz ne puet avoir nulle raison, ice est aucune raison an l’erité del libertin contre sa volanté, ou soit que iciz libertins laissa fiz ou soit que non. Et ce est voirs se li heritez del libertin antre avoir et honor ne valoit plus de .c. besanz. ¶

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Mais se li heritez del libertin vaut plus de .c. besanz et il fait testament, non i a ausimant li patrons nul droit, se li libertins avoit fil et il laissa s’erité à ses fiz. Mais se il ne laissa leaus fiz, ou se il les avoit et il les desheritast, ou il ne lor laissast rien, doit laissier la tierce part de totes ses choses à son patron. Et se il li laissa mains de la tierce part ou il ne li laissa rien, li patrons puet demander de toz homes qui tiegnent l’erité del libertin tant que il ait la tierce part. Et iceste tierce part doit avoir li patrons sanz nul gaaig.

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- Ici dit quel droit a li patrons es choses de son libertins se cil libertins muert sanz testamant .xxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Quod ius habet patronus in rebus libertini, si moritur sine testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXI. Aizi dit cal dreiz a lo pairon en las causas de sun libertin se aquel libertin mos sens testament. -

Se li libertins est morz sanz testament et il ne laissa nul anfant, ou soit que il avoit le vaillant de .c. besanz ou soit que non, li patrons doit avoir totes les choses, et avoir et honor, et porra les demander à toz homes. Mais se li libertins laissa fil quant il fu morz sanz testament, ne puet avoir li patrons nul droit es choses del libertin, ou soit que il ait plus de .c. besanz vaillant ou soit que mains.

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Autretel droit a li patrons es choses de sa libertine et autretel droit i a li patrone et li patrons.

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- Ici dit quel droit a li fiz del patron ou de la patrone es choses del libertin .xxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Quam dricturam habent filii patroni in rebus libertini. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXII. Aizi dit cal dreit an li fil de.l pairon o de la pairona en las causas del libertin. -

Autretel droit com li patrons ou la patrone ont es choses de lor libertin ou de lor libertine, autretel droit i ont li fil del patron ou de la patrone. Et cil qui sunt plus prochien egalemant non designentdeLe mot de est suivi d'un espace blanc icelui libertin à aucun de ses anfanz, car adonc sera il libertins de celui de cui il fit son libertin à .i. de ses fiz an son testament et sanz testament ou par aucunes paroles.

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- Ici dit tant que à quant grez, ce est tant que à quanz parentez, que li parant del patron puent avoir icel droit que patrons avoit an son libertin .xxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. Vsque ad quem gradum parentes patroni possunt illam dricturam habere quam patronus habebat in suo libertino. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIII. Aiçi diz entro a cal gra, zo es entro parentesc, que li parent de.l patron podunt aver aquel dreit que.l pairons avia suis en sun libertin. -

Se li patrons ou la patrone muerent sanz anfanz, icel droit que il avoient es choses de lor libertin partient à lor parent tant que au tierz paranté, mais an tiel maniere que cil qui sunt plus prochien au patron vienent premieremant et doivent faires tantost parties.

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- Ici dit quex droiz est se li libertins aliena totes les soues choses ou une partie pour ce que li patrons perdit son droit .xxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Que drictura est si libertinus alienavit omnes res quas habuit vel partem ideo ut patronus perderet dricturam quam habebat. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIV. Aizi diz cals dreigs es se.l libertins alienet totes les soas causas o una partida per aco que.l pairon perdes sun dreit. -

Se li libertins d’aucun home aliena totes les soues choses ou une partie, et ce fait il pour mal de son patron, ce est par angin que li patrons i perde son droit, li patrons les porra demander à touz homes qui les tanront la tierce part, et porra les avoir à son oes, se il ne loua icelle alienation puis que fu morz li libertins.

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- Ici dit an quel guise li libertins et la libertine tornent ser .xxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV. Quomodo libertinus vel libertina efficiuntur serui. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXV. Aizi diz en cal guisa lo libertins o la libertina tornant serv. -

Se li libertins ou la libertine puis que il sunt franc font aucune font aucune angreiseté à lor patron, ou à la moillier de cel patron, ou as fiz del patron, ou à ses autres hoirs, et li patron et li suen le porront panre, il les puent torner an servitut et doivent estre ser. ¶

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Les cause de l’ingratitudine par quoi li libertins ou la libertine doivent torner ser sunt icelles : se li libertins menace à ferir son patron, ou se il li fait grant honte an autre guise, si com est se il le feri, ou se il fait grant damaige es choses de son patron, ou se il li fait tele honte an quelque guise que tornast à grant honte à son patron. ¶

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Ancore tornent li libertin et la libertine ser per ingratitudine que il font à lor patron. Se cil libertins a fil quant il torne sers, li fiz ne sera pas frans pour ce. ¶ Ancore se la libertine qui tourne serve est grosse, icil anfes qui naistra de li sera frans autretant bien com se il fust nez d’une franche famme, car la malefaite de la mere ne doit damaige tenir à celui qui est ancores el vantre.

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- Ici dit an quele maniere la moilliers puet succedere à son mari sanz testamant ou mariz à sa moillier .xxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quomodo mulier potest succedere marito suo sine testamento uel martus uxori sue. Dans l’éd. Derrer, rubrique XVI. En cal mesura la moiller pot succedere a sun marit sens gadi o.l mari a sa moller. -

Se li mariz d’aucune fame muert avant que sa moilliers, et il ne laisse anfanz ne paranz prochiens, ne ne laisse autres paranz d’eles, ne il ne fait testament, la moilliers li doit succeder antieremant, ce est toutes les choses del mari doit avoir, et avoir et honor.

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Mais or est ordené plus, ce est se li mariz est mors sanz testament avant que sa moilliers et il ere riches et sa moilliers ere pouvre i, ancore dne donast ne donast elle doualise à son mari, elle pourra demander la quarte part de toutes les choses que li mariz avoit quant il fu morz, ancore laissast il anfanz, se il an laissa .iii. ou mains de .iii. Mais se il laissa .iiii. fiz ou plus, la moilliers doit succeder egalmant aus fiz, ce est autretel partie doit elle avoir es choses del mari comme .i. des fiz. ¶

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Ausimant comme la moilliers puet succeder à son mari an icelle guise qui est dite desoure, se li mariz muert premiers, ausimant puet li mariz succeder à sa moilliers an icelle meisme guise, se elle muert premieremant.

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- Ici dit de collationibus, ce est de celles choses que li frere doivent torner ansamble aprés la mort del pere .xxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. De collationibus, hoc est de rebus quas debent fratres [mittere] insimul post mortem patris. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVII. De collationibus, zo es d’aquelas causas que li fraire devunt tornar essems posla mort de.l paire. -

Or redisons de collationibus, ce est de celles choses que li frere doivent mettre ansamble aprés la mort del pere. Et doivent estre esgardees maintes choses, et premieremant devons savoir que freres doivent mettre ansamble ce qu’il ont, et quex choses il doivent mettre, et an quel guise il les i doivent mettre et à cui. ¶

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Tuit frere et toutes serours aprés la mort de lor pere doivent mettre ansamble totes icelles choses que il ont des biens del pere, et celles ausimant lesquex seroient soues, se il fust vis, ou del gaain de son fil, et tot ce doivent partir par tel part com il sunt hoir del pere, si com est an icest cas. Se la fille fu mariee de l’avoir de son pere, et il la maria, et elle vuet succeder à son pere, elle doit mettre ansamble le douaire ou doit le pris partir à ses freres et à ses suers par tel part com li taint de l’erité, ou elle doit reçoivre tant mains de l’erité del pere com est li douaires, se elle le recouvre de son mari. ¶

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Autretex droiz est se par la colpe remest que elle ne le recouvra an icel termine que elle pouoit et quant elle deust, ce est quant elle veoit que ses mariz tornoit povres, ou soit que li mariz est vis ou soit que il est morz, ou elle devra dire à son pere que il demandast le douaire, et se elle le dit non i a nulle colpe sa fille , ancore ne recouvrast li peres. An icest cas doit estre communax, et li damaiges et li prouz de la serour et des freres, se douaires ere povres. Mais se li douaires fu granz et anmples, elle meismes le puet demander sanz son pere, et elle le deust demander quant elle veoit que ses mariz tornoit povres, et si elle ne le fait, toz li damaiges doie estre suens pour ce que fu sa colpe, se elle est majorsmanre de .xxv. anz. Mais se elle est manre de .xxv. anz, li damaiges doit estre communax à lià ses freres, ou soit que li douaire fust granz ou soit que il fust petiz. Et an icest cas tuit li frere et totes les serours qui sunt hoir del pere doivent avoir raison de demander icel douaire ancontre celui à cui fu donez et ancontre ses hoirs chascuns par tel part com il a an l’erité. ¶ Autretex raisons est se la fille fu mariee de l’avoir de sa mere ou de son avou ou de s’avie, et plaiz est de l’erité de celui de cui avoir elle fu mariee. ¶

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Ausimant comme la fille doit doner part as freres dou douaire, ausimant li fiz doit doner part de l’espousalite à ses freres et à ses serours, se il vuet succeder à son pere. Mais ce est voirs se l’espousalice des choses est de cel home de cui herité est plaiz. ¶

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Et ce qui est dit desoure, que la serours doit mettre an commun le douaire et li frere l’espousalice, ausimant est voirs ou soit que li peres fist testament ou soit que non. Se il ne dit nomeemant à aucun de ses filz d’aucune chose, que il la mesissent an commun. ¶

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Se li pere done à aucun de ses fiz aucune chose, ou an sa vie ou à sa mort, tant doit estre communal de toz ses fiz, se cil de la cui herité est plaiz ne le vea nomeemant. ¶

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Iciz hons qui ne vuet mettre an commun ce que il doit, non a autre paigne se non qu’il ne puet demander la soue part de l’erité.

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- Ici dit de successionibus, ce est par quel guise .i. hons vient à l’erité d’autre ou par testamant ou sanz testamant .xxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. De collacionibus, hoc est quomodo unus uenit ad hereditatem alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVIII. De succesionibus, zo es en cal guise uns om ven a la heretat d’altre o per testament o sens testament. -

Or disons des successions, ce est an quel guise aucuns hons puet avoir l’erité d’autre ou par testament ou sanz testament. Et premieremant disons an quel guise on puet à autre succeder par testament. Mais avant devons nous savoir que est testamanz, et an quel guise on le doit faire, et quant garant doivent estre el testament. Et devons savoir ausimant quex hons puet faire testament et quex non, et quex hons puet estre hoirs d’autre et quex non an testament.

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- Ici dit quex hons puet faire testamant et quex non .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVIII. Quando quis potest facere testamentum et quando non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIX. Cals om pot faire testament et cals non. -

Cil hons qui est manres de .xiiii. anz ou de .xii. se elle est fille, ne puet faire testament an nule maniere. Et se il le fait, ne vaut riens an nulle maniere iciz testamanz, ne ne puet rien doner à autre de ses choses ne à sa vie ne à sa mort. ¶ Autretex raisons est de celui qui non a son san, si com est se il est furiosus. Se il ne fait le testament avant que il eust celle maladie, et puis que celle maladie le laissa, bien vaut. ¶

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Ancores hons qui ne puet parler ne oïr ne puet faire testament et ne puet rien laissier à autre à sa mort, se il a icelle mauvaitié an soi naturelmant, ce est se il l’a des le jour que il fu nez. Mais se celle maladie li faut puis an quelque guise, bien puet faire testament et lordener les - soues choses autresi com autres hons, se il set lettres et non autremant. ¶

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Se aucuns hons est muez soulemant ou sours soulemans, ou soit que il fu ansinc nez ou soit que ciz maus li avint puis an aucune guise, bien puet faire testament se il set lettres, an tel maniere que il meismes escrive son testament et non an autre guise.

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Ancores iciz hons qui est pris des aniemis, si com est des Sarrazins, ne puet faire testament tant com il est an lor pouoir, pour ce que il est sers et sers ne puet faire testament, ancore li consantist ses sires. ¶

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Et cil hons qui est el pouoir son pere ou de son avou de par pere ne puet faire testament tant com il est el pouoir del pere ou de l’avou, ancore le consantist il. Mais bien puet doner de ses choses à autre à sa mort par consantemant del pere ou de l’avou an cui pouoir il est.

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Iciz est gramairiens ou chargiez d’aucun ordre, sol que il ne soit moines, bien puet faire testament de celles choses par ochoison de cel mesitier, ancore soit il el pouoir de son pere ou de son avou.

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- Ici dit quant cil hons qui antre an monester puet faire testamant et quant non .xxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXX. Que aquel om qui intra in monasteri pot faire testament et cant non. -

Se aucune hons antre an moniage, ce est an religion, et il et totes ses choses sunt del monester, et pour ce ne puet puis faire testament, ou soit que il l’avoit fait de ses biens ou soit que non, se il non a fiz, ou se il les a, et il lor laissa la falcide, an icest cas doit estre conté an la falcide li douaires que li peres li dona se elle ere fame, et li espousalices se il ere malles. ¶

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Mais se iciz hons qui antre an religion a anfanz, et il ne ordona les soues choses antre ses fiz avant que il antrast an la religion, ne ne lor laissa la falcide, bien puet issir de la religion pour partir les soues choses antre ses fiz selonc la soue volanté, sol que il ne doint à nesun de ses anfanz mains de la falcide, mais plus li puet doner, se il vuet. Et doit retenir à soi autretel part de ses choses comme il done à .i. de ses fiz, et icelle parz doit estre del monester, et totes les autres choses ausimant que il ne dona à ses fiz. Mais se il muert el monester avant que il devisast les soues choses, si com est dit desoure, li fiz puet demander la falcide al monester et non plus. ¶

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Autretex raisons com est dite del moine, autretel dient molt d’omes par samblance que soit des chenoine reguler, mais non est lois escrite.

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- Ici dit an quel maniere on doit faire testamant sanz escrit .xxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXX. Quomodo aliquis potest facere testamentum sine scriptura. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXI. Aizi diz en cal guisa om dev faire testament sens escrit. -

SGeneralmant est voirs que tuit home puent faire testament fors cil à cui est vee nomeemant, si com est dit desoure. ¶

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Iciz hons qui vuet faire testament, se il est tex hons que puisse faire testament, bien le puet faire, et an escrit et sanz escrit. ¶

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Iciz hons qui vuet faire testament sanz escrit doit dire an quel guise il vuet ordonner les soues choses devant .vii. garanz loiaus, et vaudra donc icil testamanz autant com il fu escriz.

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- Ici dit quex hons puet estre garanz an testamant .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXI. Qui homines debent esse testes in testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXII. Cals omen devunt esser garent en testament. -

Li garant qui sunt an touz testament doivent estre tal que non i sunt home qui ait perdu son san ne home à cui li sires de la terre ait vee la baillie de lor choses pour ce que il est degasterres, ne ne soit hons de male renomee, ne ne i soit manres de .xiiii. anz.

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Mais se aucuns des garanz ere sers quant fu faiz li testamenz et adonc on cuidoit que il fust frans, ne non ere nus hons qui adonc se rancurast de ce que il fu ses sers : ancore conoisist on puis que il soit sers, ne vaut pour ce mains li testamenz, ou soit que cil testamenz est faiz par escripture ou soit qu’il est faiz sanz escripture.

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- Ici dit an quel maniere doit estre faiz testamanz sanz escrit .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. Quomodo debet esse factum testamentum in scripturis. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIII. Aizi dit en cal mesura dev esser faiz testament in iscrit. -

Iciz hons qui vuet faire testament ou par escrit ou sanz escrit, se il vuet que ciz testemenz vaille par raison, il doit instituir son hoir an icest testament, ce est il doit dire que home il vuet faire son hoir, car li ordenemanz de l’oir est la force de tout le testament, que testamenz ne vaut se hoirs ne i est instituiz. Ne non i est dessevrance, ou soit que li hoirs est ordonnez au commancemant dou testament, ou soit que il est ordenez el milieu, ou soit qu’il est ordonnez an la fin. ¶

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La forme del testament qui est faiz par escrit doit estre itex : .vii. garant loial tel com est dit desoure doivent estre an cel leu ansamble et an .i. termine où on fait le testament, et cil qui fait le testament doit dire an quel guise il doit ordener les soues choses an la presance et an l’audiance de toz les garanz, se il vuet.

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- Ici dit an quel maniere on puet faire testamant ansinc que .i. hons ne le saiche .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. Quomodo aliquis potest facere testamentum ita quod nullus homo sciat. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIV. Aizi diz en cal guisa om pot faire testament enaizi que nulz om non o sapia. -

De celui home qui fait testament et ne vuet que li garant saichent la soue volanté ne son ordenemant, il meismes puet escrire le testament ou autres pour lui, et il le die puis devant toz les garanz que ce est ses testamanz, et die lor que chascuns i face son seignal. Et li garant le doivent faire, et cil meismes qui fait le testament le soit sourescrire el testament, si com est dit, vaura bien li testamenz, autresi com se tuit li garant seusent et aussent fait aussi ce que est escrit el testament.

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Mais se cil qui fait le testament ne set lettres ou ne set escrire ou ne puet, .i. autres ledoit sourescrire pour lui tout ce que il devroit faire, se il savoit ou se il povoit. ¶

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Tuit cil testament qui sunt fait par escrit et seignié par .vii. garanz, et tuit li garant puent seignier le testament à .i. seel. ¶

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Icil testamenz qui non est seigniez et sourescriz si com est dit desoure ne vaut, car il non est compliz, se cil qui sunt escrit hoir ne sunt fil ou filles de celui qui fait le testament. Mais se cil qui sunt escript hoir sunt fil ou filles de celui qui fait le testament, bien vaut li testamenz, ancore ne soit il ne sourescriz ne seigniez par les garanz, se il est faiz selonc ce qui est escrit avant. Mais se se .i. hons estranges est escriz hoirs avec les filz de cel home qui fait le testament, et li testamenz non est soure escriz ne seigniez si com est dit desoure ne vaut li testamenz quant à cel home qui est estranges, et autretex est com se il ne fust escriz hoirs.

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- Ici dit an quel guise li peres ou li avous puent faire testamant antre lor anfanz .xxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. Quomodo pater uel auus potest facere testamentum inter filios. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXV. En cal guisa lo paire o l’avio podunt faire testment entre sos efanz. -

La nouvelle lois commande se li peres ou la mere ou li avous ou li aive de par pere ou de par mere vuet ordener les soues choses à sa mort, se il a fiz ou filles ou an son pouoir ou fors de son pouoir, que il les face toz hoirs par igal partie ou par desegal, sol que il ne lais à nesun de ses fiz mains de la falcide. Et se il laissa à aucun de ses fiz mains de la falcide, ne vaut li testamenz, se non an iceste guise. ¶

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Se cil qui fait son testament fait son hoir de celui à cui il laissa mains de la falcide, et il li laissa une chose ou .ii., et il li dit que fust quites de celles soles choses, certes an icest cas vaut bien li testamenz, ou soit que il a plus. Mais se il a mains de la falcide puet demander tant que il ait complie la falcide.

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- Ici dit an quel maniere li peres et les autres souverainnes persones ne font de toz lor anfanz lor hoirs .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. Si pater etalie superiores persone non faciunt de omnibus filiis suos heredes. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVI. Cals rasuns es si.l paire o las altras sobeiranas personas no farant de toz sos efanz ses eres. -

Se aucuns hons ou aucune fame fait testament et il ne fait toz ses fiz hoirs, et malles et femelles, com est dit desoure, doit les desheriter nomeemant, et doit dire la chose nomeemant, et doit dire la chose pour quoi il le fait, et doit la escrire el testament, se il fait le testament escrire. Et cil hoirs qui sera escriz le doit prover, se doute an est. Mais se il laisse aucun d’eus que il non herete nomeemant, ne ne le desherite, si com est dit desoure, ne vaut li testamenz, ancores ait ciz fiz eu dou pere tant com vaut la falcide an aucune autre guise. Et ancore le desheret il, se il ne dit nomeemant la chose par quoi il le fait, ne vaut li testamenz. ¶ Li fil doivent succeder igalmant autresi com il seroient, se li peres non eust fait son testamant ne nul ordonemant. Mais ce que il laissa an autre guise vaudra bien si com est dit pour s’arme ou à son ami. ¶

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Les choses pour quoi li peres ou la mere ou li avous ou li aive puet desheriterucun de ses anfanz ou aucun des autres prochiens qui sunt an lor pouoir sunt.xiiii. anz

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Icelles pour quoi li fil puet desheriter lor pere ou lor meres ou lor avous ou lor aives sunt .vii. ¶ Autresi com li peres et la mere et autres souverainnes persones doivent faire toz lor anfanz lor hoirs ou desheriter nommeemant, si com est dit desoure, ausimant li fil et les filles doivent faire lor hoirs de lor peres ou de lor meres et de lor autres prochiens. Et se il nle font an autre guise ne vaut, et autretel est com se il non eussent fait testament, quant il partient à cens de cui il avoient faiz lor hoirs, ce est ne puent estre hoir ne plus ne mains pour ce que mors le donet. Mais bien vaut quant aus autres qui sunt dites et ordonnees el testament, si com est se il laissa aucune chose pour s’arme, ou se il fait franc aucun suen ser. ¶ Autretex raisons est el testament del pere et de la mere et de l’avou et de l’aive.

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- Ici dit an quel maniere li peres et les autres souverainnes persones puent departir lor choses antre lor anfanz sanz testamant .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. Quomodo pater et alie superiores persone possunt diuidere res suas inter filios suos siue testamentum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVII. En cal guisa lo paire o las altras sobeiranas personas podunt dividere las soas causas entre sos efanz. -

Se li peres ou la mere ou li avous ou li aive ne fait testament selonc icelle forme qui est dite desoure, an toz homes bien puet il sanz escrit departir les soues choses toutes antre ses anfanz an quelque meniere que il vuet, sol que n’an lait à nesun mains de la falcide, ce est chascuns doit avoir la tierce part de ce que li partanroit sanz son pere ou sanz sa mere, de la cui herité est plaiz, se il fust morz sanz testament, se li anfant ne sunt fors que .iiii., mais se il sunt plus de .iiii. chascuns doit avoir a la moitié de ce que il averoit, se cil de la cui herité est plaiz fust morz sanz testament. Et vaut bien iciz devisemanz soulemant antre ses anfanz, se devant le seignour de la terre est certe chose et coneue l’ordenemanz que fist li morz, ou se il puet estre mostrez par .ii. garanz leaus, ancore soient assez home qui dient que non doit estre mostrez par mains de .v. garanz.

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Mais tout ce est voirs se n’an fu faiz ecriz. Mais se li peres ou la mere devise ses choses antre ses anfanz et de ce fu faiz escriz, ne vaut ice fors ansin : ce est que il doit sourescrire an icelle charte et confirmer ce. ¶ Mais se il non i fu escriz , doit sourescrire touz ses fiz à cui il laissa les soues choses, et se il ne le fait ansin, ou se il le fait et non i sunt nul garant, ne vaut rien ce qui est fait, et tuit si fil porront susceder egalmant autretant bien com se cil non eust rien ordonné de la cui herité est plaiz. ¶

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Et ancore ne fussent escrit ne il ne si fil, si com est an icel devisemant, se il fait cestes choses, vaut bien icil devisemanz que il fait. Et se il escrit le termine que il fait le devisemant, et il escrit les nons de ses fiz et il escrit qu’il part il laisse de ses choses à ses fiz chascun par soi, et soure tout ce se il vuet faire aucun de ses fiz son oir d’une certe chose ou de .ii., doit dire nomeemant les choses dont il le vuet faire son hoir, pour ce que ne soit puis an doute. An iceste escripture puet bien li morz laissier de ses choses à autre pour s’arme, et à ses fiz ausimant avant part pour meillorance. Et à sa moillier i puet laissier, et puet i franchir son ser an celle escripture, et tot ce vaut bien que nous avons dit, se il le fait, ancore non i soit icelle autre forme qui est dite desoure el testament.

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Et se iciz devisemanz est escriz si com est dit desoure ne pert puis sa force, ne non est puis anfraiz sol pour ce que disist puis li morz que il ne vousist que icil devisemanz vausist, se il ne le dit an la voiance et an l’audiance de .vii. garanz leaus. Mais se il le dit voiant .vii. garanz que il ne voloit que vausist iciz testamenz, bien est anfraiz, se il ordonne les soues choses an autre guise, ou par escripture ou sanz escripture, et vaudra bien li darenz ordenemanz.

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- Ici dit quex hons puet escrivre le testamant .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Quis potest scribere testamentum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVIII. Cals om pot escrivre lo testament. -

Non est dessevrance quex hons escrive le testament, ou soit que cil meismes l’escrive de cui il est, ou soit que li .i. des garanz l’escrive, ou soit .i. autres, ancore soit il sers, sol que il ne soit hoirs de celui de cui est li testamenz. // Ancore non est dessevrance ou soit que il est ecriz an carte ou soit que il est escriz an tables ou soit que il est escriz an pierre.

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- Ici dit quex hons puet faire testamant à .v. garanz .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. Quod testamentum potest fieri V testibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIX. Cora om pot faire testament ab .V. garenz. -

Desoure est dit an quel guise tuit home puent faire testament et an quel guise il le doivent faire, ou soit que il laisse toutes les soues choses à ses anfanz, ou soit que il les laisse à autres homes estranges. Et se li testamenz et faiz fors an iceste guise qui est dite desoure, ne vaudra. Mais tout ce est voirs se les lois sunt an cel leu où on fait le testament, et se elles i sunt tenues, et se i sunt home lettré, ou soit que icil leus soit citez ou vile ou chastiaus.

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Mais se les lois non sunt non sunt an icel leu où on fait le testament, ne non i sunt dotees, ou non i trueve homes lettrez se pou non, si com est antre vilains, se aucuns hons i fait testament selonc la coutume de la terre, autretant bien vaudra icil testamenz com se il fust faiz selonc lois, se on fait le testament escrit sol que .vii. garant i soient lettrés se on les i puet trover, et chascun sourescrive el testament, se il set. Et se on ni puet trover .vii. garanz lettrez, et li .i. de ces ou li dui sevent lettres, il doivent sourescrire pour aus et pour les autres qui ne sevent lettres. An icest cas tuit li garant doivent savoir et oïr la volanté la volanté de celui qui fait le testament, et doivent savoir de cui il fait son hoir, et quel partie il laisse de son avoir et de s’onour, et doivent jurer aprés la mort de celui qui fist le testament devant le seignour de la terre ou devant preudommes que ce est voirs que dit li testamenz et ansin com il l’ont juré doit estre escrit pour ce que on puisse prover la volanté del mort par ceste escripture, ancore se perde puis li testamenz, ou ancore muerent li garant. Mais se on ne i puet trover .vii. garanz an icel leu où on fait le testament, assez an i a de .v. et non de mains, ou soit que li testamenz est faiz an escrit ou soit que non. ¶ Se aucuns hons vilains fait testament an icelle guise qui est dite desoure, vaudra bien iciz testamenz, car mal esteroit se on ne pouoit ordener de ces choses mais que selonc lois an icel leu ou ne sunt home lettré.

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- Ici dit an quel guise se fraignent li testamant qui sunt fait droitemant .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Quomodo frangitur testamentum quod est factum recte. Dans l’éd. Derrer, rubrique XL. En cal guisa se frangent li testament qui sunt fait dreitement. -

An maintes guises puet estre anfrainz li testamenz puis que il est faiz, si com est se cil hons qui fait testament et il fait puis autre selonc lois, ce est droitemant, li premiers testamenz ne vaut. Mais darrens vaut se faiz est par raison. Mais se li darriens testamenz non est compliz et il ne est faiz droitemant, non vaut, ne non est anfraiz li premiers pour le darrien, ancore disis cil qui fist le testament que il ne vousist que li premiers testament vausist, fors an iceste guise : ce est se l’an puet moustrer par .iii. garanz leaus que cil qui fist le testament chaingait puis sa volanté, et puis que .x. anz outre soient passé an la vie de celui qui le fist. Ne vaut li premiers testamenz puis que tant a esté, et puis que on puet moustrer par .iii. garanz que cil qui fist le testament changa sa volanté, ce est que il vout que cil testament ne vaussist qui ere premieremant faiz. ¶

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Ancore li premiés testamenz se fraint par le darrien se tex hons ere faiz hoirs el premier qui ne povoit estre hoirs de celui qui fist le testament, mais se est sanz testament se el darrien testament sunt tel home hoir qui pourroient succeder au mort, se il non eust fait testament, se an icel l ordenemant darien furent .v. garant leal, car adonc li premiers testamenz est anfraiz et cil qui sunt hoir el darrien testament pourront succeder selonc la volanté del mort sol que li garant dirent devant le seignour que li morz chainga le premier ordenemant et fist ansin com on dit le darrein ordenemant. Et puis doit estre escrite selonc ce que li garant on juré. Mais se lo darriens ordenemanz non est faiz an icelle guise que est dite, ne vaut, ne non est anfraiz li premiers.

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An maintes autres guises se fraint li testamanz qui est faiz droitemant, mais ne sunt an usaige.

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- Ici dit an quel guise doit estre espubliez li testamanz .xlii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XL. Quomodo debent publicari testamenta. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLI. En cual guisa devunt esser publicat li testament. -

Tuit icel testament qui sunt fait droitemant, ou soit que il sunt escrit ou sanz escrit, valent bien se il sunt espublié, ancore se perde puis icil escriz del testament ou ancores muerent li garant. ¶

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Li testamenz doit estre espubliez an iceste guise : tuit li garant doivent aller devant le seignour de la terre aprés la mort de celui qui fist le testament, sol que li sires ne soit clers, car au clerc est veez que devant lui ne soit espubliez nuns testamenz, et paigne ja de .l. livres d’or à celui qui ancontre ce fera. Et doivent dire li garant tout ce que li morz ordena an lor presance, et puis doivent jurer ce que il an oirent et que il diront ce que il an dit. Et li sires doit faire escrire si com li garant ont juré devant lui, et doivent estre anquis li garant par .i. autre home honeste et leal, pour ce doit estre ce fait car , se li garant jurerent aprés et on mostrera l’escripture del seignour, on la doit croire autretant bien com les garanz, se on ne puet moustrer cleremant d’autre part que non est voirs ce que celle escripture dit. Iceste tex raisonsescripture est apelee acta publica.

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- Ici dit quex hons puet estre hoirs d’autre an testamant et quex non .xliii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. Qui possunt esse heredes aliorum et qui non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLII. Cals om pot esser heres d’altre en testament e cals non. -

Desoure est dit quex puet faire testament et quex non et an quel guise doit estre faiz li testamenz. Or redisons quex hons puet estre hoirs d’autre an testament et quex non, car ancore soit faiz li testamenz si com est dit desoure, que il ne vaut se cil à cui est laissié l’eritez non est tex hons qu’il puisse estre hoirs de cel home mort sanz testament. ¶

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Iciz hons puet estre hoirs d’autre an testament qui par raison puet panre ce que on laisse an testament. ¶ Generalmant est voirs que tuit home puent estre hoir d’autre et puet panre ce que li morz lor laisse an son testament, ou soit que il sunt fil ou soit que il soient home estrange. Ancore ou soit que il soient franc home ou soit que il sont ser ou de celui qui fait le testament ou d’autre home. Ancores ou soit que il soient an lor san ou soit que non, si com est cil qui est furiosus. ¶ Ancore non est dessevrance ou soit que il sont pupil ou soit que il soient major.

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Mais tex persones sunt qui ne puent rien avoir de ce que on lor laisse an testament, si com sunt icelles fames qui pranent mari dedanz .i. anz aprés la mort del premier mari, se cil qui laisse aucune chose an son testament li est an tierz parantéSaut du même au même.. Mais se il est an tierz paranté, bien puet avoir ce que il li laissa.

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Ancore le fil naturel qui ne sunt né de moillier ne puent avoir par le testament de lor pere, mais que tel partie com est dite desoure là où on parle des fiz naturex, se li morz laissa leaus anfanz.

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- Ici dit quex raisons est se on fuit hoir d’aucun home lequel on cuide que soit ses fiz ou ses freres ou autres hons et ne l’est .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. Si aliquis facit suum heredem de aliquo homine de quo cogitabat quod esset suus filius et non est. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIII. Cal rasuns es se om fait sun eret d’alcun omen lo cals om nia que sia suns filz o sos fraire o altre om ed el non est. -

Tex fois est que el testament que cil qui est hoirs est tex hons que bien puet estre hoirs, mais ne puet ne ne doit estre hoirs de celui qui fait le testament. Icil fait son hoir si com est de celui qui fait d’aucun home son hoir lequel il pansse que soit ses fiz et il non est, ou se il pansse que soit ses freres et il ne l’est, ou se il fait son hoir d’aucun ser et il pansoit que il fust frans. Mais ce est voirs que il ne puet estre hoir si com est dit desoure, se non a ceste foiz quant li morz l’avroit fait son hoir, ancore ne seust il que il non ere ses fiz ne ses freres, ou ancore seust il que il ere sers. ¶ Autretex droiz est de cel home qui fait son hoir d’aucune chosefame que il cuidoit que fust sa moilliers et elle ne l’ere, et tout ice avient par celle raison que la volantez de cel home qui est an dot raisonste ne vaut.

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Mais s’il est dote de la la volanté del mort se il avroit icelle persone fait son hoir se il seust le voir ou se non avroit, adonques doit estre an arbitre del juge que il le detiegne par provances et que il conoisse quex fu la volantez del mort, ce est se il avroit fait de celui son hoir ou non se il seust le voir. Et selonc ce li juges doit doner jugemant, car adonc quant la volantez del mort est oscure, et par oscure paroles que il dit qui puent estre antandues an .ii. manieres eust, ou se la volantez del mort est oscure an autre guise, si com dit quant il fait son hoir de celui de cui il cuidoit que il fust ses fiz ou ses freres et ne l’estoit, li juges doit esmer quex fu sa volantez et selonc ce que il puet savoir sa volanté doit il doner jugemant.

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- Ici dit an quel maniere on puet faire d’autre son hoir puremant, ce est sanz retenemant .xlv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. Quomodo aliquis potest facere heredem suum pure, hoc est sine retenimento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIV. En cal guisa pot faire sun ered purament, zo es sens retenement. -

Maint home puent faire hoirs tant com il vuelent. Ancore chascuns hons puet faire hoir puremantpremieremant, ce est sanz nul respit et sanz condition.

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Puremant, si com est quant on dit an ceste guise : « Pierre, Jhehan, soiez mi hoir », et se on dit an ceste guise : « Je te lais les moies choses ».

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Autretex est com se il sunt plusour hoir. Mais se aucuns hons fait plusours hoirs, tuit doivent estre hoir igalmant, se li morz ne dit nomeemant de quel part chascuns hons fust hoirs, car adonc ice doit estre tenu que dit li morz, mais an tel guise que chascuns ait la falcide, se il sunt fil del mort. Et se il sunt estrange, ne doivent estre chargié del dette del mort outre les .iii. parz de celle partie que il eust an l’erité.

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Et adonc quant il sunt plusour, se aucuns ne prant sa part pour ce que il ne vuet ou que il ne puet, icelle partie sera des autres par tel part com il ont an l’erité.

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- Ici dit an quel guise on puet faire hoir d’autre à retenemant .xlvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Quomodo potest aliquis facere de aliquo heredem suum cum retenimento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLV. Aici ditz en cal guisa om pot faire eret d’altre ab retenement. -

Puis que nous avons dit an quel guise on puet faire hoir puremant, or redisons an quel guise on puet faire hoir souz condicion.

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En ceste guise puet on faire d’aucun son hoir souz condicionSaut du même au même. : « Pierre, soiez mes hoirs par tel condition, se Marsoille sera prise tant que à .i. an ou tant que à .ii. ». Iceste conditions est apelee an latin casualis, por ce que avenir puet et de non et de oïl. Et toutes icestes conditions qui puent avenir an .ii. guises, si com est an celles desoure qui sunt apelees casualis. ¶ Conditions an latin, ce est retenemant an romans.

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- Ici dit de celle condicion qui est apelee potestativa .xlvii.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique XLIV (§ 3). Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVI. Aici ditz d’aquela condiciun que om appela « potestativa ». -

Autre conditions est c’on apelle potestivapotestativa, ce est qui est an pouoir et an arbitre de faire hoirs et de laissier, si com est se aucuns hons fait son hoir d’autre an icest retenemant : « Pierre, soies mes hoirs an tel condition : se tu donrans .c. souz à tel home, ou se tu iras tant que à .i. te leu, si come tant que à Rome ».

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- Ici dit de celle condicion que on apelle mixta .xlviii.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique XLIV (§ 4). Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVII. Aici ditz d’aquella condiciun que om apela « mixta ». -

Autre conditions est que on apelle mixta, si com est se je fais d’un home mon hoir an tel condition se il prant tel fame à moillier. Iceste conditions est apelee pour ce mixta, mais une partie est an l’arbitre de la fame, car ancore la vosist il panre à moillier, ne puet faire se elle ne vuet. Ancore ne il ne puet estre ses mariz, ancore le vueille la fame, se il ne vuet.

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- Ici dit quant li uns puet aler à l’erité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Quando heredes possunt ire ad hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIII. Aici ditz cora li eres podunt anar à la heretat. -

Iciz hons qui est instituit hoirs, ce est ordenez hoirs d’aucun home, se il est ordenez puremant, ce est sanz retenemant, il puet panre l’erité tantost com est morz cil qui le fist son hoir, et se cil hoirs est an son pouoir et an son san, et il ne est pupils ne pupille.

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Mais se il est pupils ou pupille, ou se il non a son san, il doit panre l’erité que li taint d’aucun suen parant ou d’aucun suen ami, ou par testament ou sanz testament, par le consentemant de son tutor ou de son curour an la cui baillie il est, ou de son pere, se il l’a et il est an son pouoir, ou de son seignour, se il est sers. Et se cil la pranent fors de celle guise qui est dite desoure, ne vaut rien.

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Autretex raisons est de celui qui est istituit hoirs par condition, ce est par retenemant.

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- Ici dit quant cil qui est instituit hoirs soz aucune condition puet estre hoirs .l.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVI. Quando ille qui est institutus heres sub aliqua condicione non potest esse heres. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIX. Aici ditz cora aquel que es instituiz eres soz calacom condiciun [non] pot esser eres. -

Se aucuns hons est instituit hoirs an icelle condition, ce est an icel retenemant qui est casualis, ne puet estre hoirs tant que la conditions ne soit complie.

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Mais tantost com la condition sera complie, il puet estre hoirs souz icelle condition qui est apelee positiva, ce est qui est an pouoir et an arbitre del faire ou del laissier, car il ne puet estre hoirs se il ne garde ce que commande li morz, se il le puet faire, mais se il ne le puet faire, ne li tient damaige. Car li hoirs et tuit cil home à cui li morz laissa aucune chose doivent garder la volanté del mort, se il puet, et an autre guise ne doivent avoir ce que il lor laisse se ne li est mandé de faire tel chose qui ne puet estre faite ou qui est ancontre loi. Adonc doivent il avoir ce que lor est laissié, ancores ne facent il ce que li morz lor commanda.

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Mais ciz hons qui est instituiz hoirs souz icelle condition qui est mixta, ce est qui non est tote an son arbitre, bien puet estre hoirs tantost com li morz est morz, se il vuet atandre ce que li commanda li morz, ancore non atande il ne vaigne la conditions afin sol que an lui ne temaigne.

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- Ici dit quex droiz est se aucuns hons est instituit hoirs tant que à .i. certain termine avant .li.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVII. Si aliquis est institutus heres usque ad certum tempus. Dans l’éd. Derrer, rubrique L. Aici ditz cals dreiz n’es si alcus om es instituiz eres entro a cert temps o de cert temps enant. -

Hoirs puet estre instituit aucuns hons, et puremant et à condition, si com est dit desoure. Mais ne puet on instituir hoir tant que à .i. certain termine avant, si com est an icest cas : ne ne puet on ansi dire à aucun home : « Pour ce que vaille rien, soies mes hoirs aprés ma mort tant que à .ii. anz ou tant que à .x. anz an avant ». An ces .ii. cas est autretel com cil qui fait d’aucun son hoir puremant et sanz condicionSaut du même au même..

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Mais si on vuet faire d’aucun son hoir puremantSaut du même au même., bien le puet faire puis que il li rant tot l’erité ou une partie ou autre aprés sa mort, ce est aprés la mort de l’oir, ou que il la rande puis à .i. certain termine.

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- Ici dit an quel guise li hoirs puet aler à l’erité .lii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVIII. Quomodo heres possunt ire ad hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIII. Aici ditz cora li eres podunt anar a la heretat. -

Or disons an quel guise li hoirs puet aler à l’erité que il doit avoir, ou par testament ou sanz testament, ce est an quel guise iciz à cui tient aucune heritez, ou tote ou une partie, le puet avoir, se il la vuet. ¶

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Premieremant doit mostrer sa volanté, ce est ce qu’il doit dire : « Je vueil estre hoirs de celle herité ». Mais puis que il avra mostré sa volanté, il ne se pourra escondire que il ne reçoive l’erité et que il ne pait toutes les dettes del mort, se il a toute l’erité. Et se il ne l’a toute, doit paier doit paier del dette par tel part com il a de l’erité, ja soit ce que elle vaille moins, se il ne fait inventaire. Mais se il ne fait inventaire, ne doit paier mais que tant com androit la soue partie de l’erité. ¶ Inventaires, ce est que il doit faire escrire que valoit la soue parz de l’erité le jour que il la reçut, et iciz inventaires doit estre faiz dedanz .xl. jourz puis que il reçuit l’erité. Le paragraphe 6.52.2 est sensiblement plus court que dans la version occitane et latine.

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Le paragraphe 6.52.3 est omis dans H.

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- Ici dit an quel guise on puet refuser l’erité .liii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIX. Quomodo aliquis potest refutare hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LII. Aici ditz an cal guisa pot om soanar heretat. -

Ausimant com on puet estre hoirs par sa volanté, ausimant puet on faire refuser l’erité qui li tient par sole volanté, ou se on dit que il ne vuet.

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- Ici dit de substitutionibus .liiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique L. De substitucionibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIII. Aici ditz de substitucionibus. -

Cil hons qui fait ou .i. hoir ou plusours bien puet substituir li .i. à l’autre an iceste guise : « Pierre et Jehan et Martin et Poinz, soiez mi hoir, et se aucuns de vous ne sera hoirs, li autres soient hoir ». Et puet dire ansinc : «  Se aucuns de vous ne sera hoirs, Martins ou Juliens aient la part de celui qui ne sera hoirs ». Iceste substitutions est apelee vuelgaire, pour ce que tuit home la puent faire, ou soit que il laissent les lor choses à lor anfanz ou soit que il les laissent à autres homes. ¶

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Tex raisons est an ceste substitution qui est apelee vulgare, car se cil qui est instituiz hoirs el premier leu sera hoirs, ancore muere il puis, ne i porra venir. ¶ Icil qui ere sustituiz, se il non ere freres ou suers qui ere pupil et qui ere fiz de celui qui les instituit hoirs, car adonc deviegne hoirs cil qui est instituiz premiers, se il muert sanz fil avant que il ait .xii. anz se ce est fame, ou .xiiii. se il est hons. Icil qui ere sustituiz porra bien avoir l’erité, se il est fiz del mort de cui est fiz cil qui est premiers instituit, et non an autre maniereDans l’éd. Fitting, le § 2 constitue une rubrique séparée et sans titre (LI). .

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- Ici dit de celle sustitutions que peres fait à son fil qui est pupil .lv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LII. De substitucione quam facit pater filio qui est pupillus. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIV. Aici ditz d’aquelas substituciuns que.l paire fei a sun fil qu’es pupilz. -

Iciz hons qui a fiz an son pouoir, se il sont pupil, ou malles ou fame, bien puet sustituir li .i. à l’autre, si com est dit desoure, ce est se icil miens fiz ne sera mes hoirs, iciz autres soit mes hoirs an son leu. ¶ Ancore puet li .i. à l’autre sustituir an autre maniere, ce est pupillariter. ¶ Icelle sustitucions est pupillaris quant li peres dit an iceste maniere : « Pierres, mes fiz, soit mes hoirs. Et se Pierres, mes fiz, ne sera mes hoirs, ou se il sera mes hoirs et il morra dedanz .xiiii. anz se il est mal, ou dedanz .xii. se elle est fame, itex autres mes fiz soit mes hoirs an son leu, ansin com est Jehan ». ¶ An icest cas, se cil qui fu instituiz ou premier leu ne sera hoirs pour ce que il ne vuet ou que il ne puet, ou sera hoirs et morra dedanz cel termine qui est diz desoure, icil qui li est substituz porra estre hoirs, se cil sustituiz est freres ou serours de celui qui est instituiz premiers et il ait pupil, et non an autre maniere. ¶

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Mais se cil qui fu instituiz premiers passe .xiiii. anz se il est malles, ou .xii. se il est fame, ancore muire il puis sanz testament et sanz fil, icil qui li fu sustituiz ne porra avoir l’erité de celui par cel testament ne par la volanté de celui qui fist le testament, ne qui fist cel ordenemant, se il ne i a autre raison. Et iceste institucions est apellee pupillaris.

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- Ici dit quant li institucions est apelee vulgaire pupilla .lvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIII. Quando substitucio uulgaris dicitur pupillaris. Dans l’éd. Derrer, rubrique LV. Aici ditz cora la substituciuns es apelada « pupillaris ». -

Autretex raisons est se li peres fait solemant icelle sustitucion antre ses fiz qui est apelé vulgaris et non an autre, car adonc icelle sustitucions qui est vulgaris doit estre apelee pupillaris.

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Mais ce est voirs se cil qui sunt hoir ne ont mere, si com est an icest example. Se li peres avoit fait de .ii. de ses anfanz ses hoirs qui erent an son pouoir et erent pupil, et se il lor dit an iceste guise : « Se aucuns de vous ne sera hoir, l’autres soit mes hoirs an son leu », an icest cas, ancore soient il andui hoir, se aucuns d’aus serar morz tant com il est pupils sanz fil leal, li autres doit avoir la part de celui, se sa mere non est vive. Mais se la mere est vive, elle doit avoir l’erité de son fil ansamble les autres choses freres que il laisse, si com la lois dit et commande.

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- Ici dit à quel home puet on sustituir pupillaremant ou non .lvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIV. Cui potest substitui pupillariter et cui non. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVI. Aici ditz a cal omen pot om substituir pupillarment o non. -

Se aucuns hons fait d’autre home son hoir, bien i puet sustituir .i. autre, et par iceste sustitucion qui est vulgaris, et par icelle qui est pupillaris, si com est dit desoure. Mais nuns hons estrangesne puet sustituir home estrange en icelle sustitucions qui est apelee pupillaris, ancore face il de celui son hoir, et ancore soit ciz hoirs pupilz. Ne li peres ne puet faire icelle sustitution à son fil, se ciz fiz ne est pupils, et se il le fait an autre guise, ne vaudra. ¶ Mais ce puet bien faire que il proie à celui de cui il à fait son hoir que il rande l’erité à autre, ou toute ou une partie, aprés la mort de l’oir ou aprés .i. certain termine, si com aprés .x. anz.

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- Ici dit de quantes manieres sunt hoir .lviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LV. De quot modis sunt heredes. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVII. Aici ditz de cantas mezuras sunt heres. -

Hoir sunt de .iii. manieres, car tel an sunt qui sunt necessaire solemant, et tel an sunt qui sunt suen et necessaire, et tel qui an sunt estrange. Et de toz ces devons savoir quex dessevrance est antre aus et quex raisons est de chascun.

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- Ici dit se .i. hons fait de son ser son hoir .lix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVIII. Aici ditz cals rados es si us om fai de sun serv sun ered. -

Dans l’éd. Fitting, le § 1 est le § 2 de la rubrique LV. Se aucuns hons fait de son ser son hoir, iciz hoirs est necessaires solemant, car il est destrainz de panre l’erité tantost com li sires est morz, ou soit que il le vuet ou soit que non. Et icil sers sera frans, ancore ne disist li sires que il fust frans, car la loi antant que la volantez del seignour fust tex pour ce que li sires ne porroit faire de son ser son hoir, se il ne le fasoit franc. ¶

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Li sers qui est hoirs de son seignour doit paier tot le dette que ses sires devoit, se li heritez vaut tant com est li heritez dettes, mais n’an doit paier plus que vaut li heritez, se il ne vuet. Et se il ne vuet paier le dette de son seignour as creors, il lor doit laissier l’erité, et il la vandent ou la partissent antre lor selonc ce que la lois commande. Et tot ce que li sers gaaigne aprés la mort de son seignour doit estre suen an seignorie, ne li creour de son seignour ne pourront avoir aucun droit an la chose del ser, ancor non ait tant an l’erité doitdont il puissent estre paié.

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- Ici dit des hoirs qui sunt suen et necessaire .lx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVII. De illis heredibus qui sunt sui et necessarii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIX. Aici ditz de.ls eres qui sunt sei necessarij. -

Icil fil et celles filles et li fil et les filles des fiz qui sunt an pouoir del pere ou de l’avou, quant il vient à mort, sont si hoir et necessaire au pere et à l'avoului.

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Pour ce - sunt apelé icil sui hoir que il sunt antandu seignour an la vie del pere des choses de lor pere an cui pouoir il sunt et des choses de l’avou de par pere, se li peres est mors. Et pour ce se aucuns hons est morz sanz testament, li fil vienent premieremant à la soue herité.

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- Ici dit pourquoi li fil et la fille sunt apelé hoir necessaire .lxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LX. Aici ditz per que lo filz e la filia sunt apelaig eres necessarij. -

Pour ce est apelez li fiz hoirs necessaires et la fille ausimant, car se il sunt an pouoir del pere, quant li peres vient à mort, tantost com li peres est morz il sunt hoir an totes manieres, ou soit que il le vueillent ou soit que non. Et ce est voirs ancore ne saichent il que lor peres soit morz. Ancore non est dessevrance ou soit que il soient pupil ou soit que non, ou soit que il a son san ou soit que non.

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Mais ancore soient li fil qui sunt el pouoir del pere quant vient à sa mort hoir del pere, ou soit que il le vueillent ou soit que non, quant à l’estroite raison non pour quant se il vuelent laissier l’erité del pere, bien le puent faire avant que il moustrent an aucune maniere lor volenté que il vouloient estre hoir. Et aprés il la laissent, ne ni avront puis ne prou ne damaige.

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- Ici dit quel hoir sunt apellé estrange .lxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIX. Qui heredes dicuntur necessarii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXI. Aici ditz cal heres sunt apelat « estrain ». -

Tuit li autre home qui ne sunt ser de celui qui les fait hoirs, ne ne erent tel fil ne tele filles qui fussent el pouoir del pere quant li peres vint à mort, sunt hoir estrange, ancor soient il fil se il ne sunt el pouoir de celui qui les fit hoirs, si com est an icest cas. ¶ Se aucune fame fait ses hoirs de ses fiz, icil hoir sunt estrange car la mere ne puet avoir ses fiz an son pouoir ne ses filles, car nule fame ne puet avoir aucune persone an son pouoir fors que son ser.

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- Ici dit quex raisons est se aucune heritez partient as anfanz qui sunt menor de - .vii..xxv. anz ou qui soient pupilli .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. De hereditate filii qui est minor VII annis. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXII. Aici ditz cals rados es si alcuna heretaz perten ad efanz que aiant menor de .VII. anz o que sunt pupill. -

Iciz hons à cui taint aucune heritez ou par testament ou sanz testament, ou de par sa mere ou de par son pere ou de par autre suen parant, se ses peres est vis ou ses avous, et il est an son pouoir, se cil est manres de .vii. anz, ses peres ou ses avous puet aller à icelle herité an leu del fil qui vient au fil, ancore ne si consantist li fiz, car icil fiz ne si puet consantir. Et se li peres ou li avous ne vont à icelle herité et li fiz muert avant que il ait .vii. anz, icelle heritez partient au pere tant com elle tenoit au fil. ¶ Autretex droiz est se il a pere ou avou de par pere et il ne est an son pouoir.

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Mais se cil anfes à cui taint aucune heritez a tuor, icil tuerres doit aller à l’erité an leu de l’anfant. Mais se li tuerres ne vuet aler à l’erité ou se cil anfes ne a tuor, il ne puet aler, et pour ce andevient se icil anfes muert avant qu’il ait .vii. anz, autretex est com se li heritez ne li apartenist, et celle heritez partanra à ces à cui elle partanroit, se li anfes non eust droit.

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Mais se li anfes a .vii. anz acompliz et il ait pere ou avou de par pere, li anfes doit aller à l’erité par consantemant del pere ou de l’avou, se il est an son pouoir, et non an autre maniere. Et se li fiz ne vuet aler à l’erité, ancor le consante li fiz, et an icest cas li fiz ne doit avoir ne preu ne demaige, mais doit estre tot del pere.

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Mais se icil anfes ne a pere ne avou de par pere et il ait tuor, li tuerres puet aller à l’erité an son leu par la volanté del pupil, et non an autre maniere. Et cil pupil i puet aler par l'eritéle consantemant de son tuour. Et ice est voirs quant il a .vii. anz. Et se li tuerres nel vuet consantir, ou se il ne a tuour, il doit aler au seignour de la terre et doit aler à l’erité par le consantemant del seignour. ¶

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Quex raisons est dite se li pupil a tuor, tex raisons est se il a pere ou avou de par pere et il ne est an son pouoir.

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- Ici dit an quel maniere cil qui est an pouoir de son pere doit aler à l’erité qui li apartient .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. Quomodo ille qui est in potestate patris potest ire ad hereditatem que pertinet ad eum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIII. Aici ditz en cal guisa aquel qui es em poder de sun paire dev anar a la heretat que li aperten. -

Se cil hons à cui partient aucune heritez ou par testament ou sanz testament est plus granz de .xiiii. se il est hons, ou de .xii. se elle est fame, se il est el pouorpouoir de son pere ou de son avou de par pere, il puet aler à l’erité qui li apartient par le consantemant de son pere ou de son avou an cui pouoir il est, et non an autre guise.

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Et se il ne est an pouoir d’autre et il a tuor, doit aler à l’erité par consantemant de son curour. Et se il n’a curour, puet aler par soui meismes.

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- Ici dit quex droiz est se cil qui est manres de .xxv. anz prant herité et an icelle herité a plus de damaige que de prou .lxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIV. Aici ditz en cals dreiz est si aquel qui est menre de .xxv. anz pren heretat ed en aquela heretat es mais de dan que de pro. -

Se icelle heritez que prist manres de .xxv. anz par soi meismes ou par consantemant de son tuor ou de son curour ou de son pere ou de son avou est damaigeuse, ce est a plus de damaige que de preu, li manres puet estre restituiz ausimant comme an les autres choses où il est angigniez. Et an tel maniere doit estre restituiz que il ni ait ja ne preu ne damaige. Autretex raisons est se ses tuerres ou ses curerres ou ses peres ou ses avous iront à l’erité par consantemant del menour.

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- Ici dit quex prouz et quex damaiges de l’erité doit partenir aus hoirs puis que il an prannent l’erité .lxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXV. Aici ditz que.l pros e.l danz de la heretat dev pertener a l’eres pois que el prend la heretat. -

Se aucune heritez, ou toute ou une partie, partient à aucun home, ou par testament ou sanz testament, se iciz hons ne est an pouoir d’autre et ne a tuour ou curour, an son arbitre est se il vuet estre hoirs de celle herité ou se non, car nuns hons ne doit estre destrainz d’aler recevoir l’erité s’el ne la vuet, fors que an .i. cas, ce est quant il est proiez que il la rande, autresi com nous dirons avant. Et pour que nuns hons ne est destrainz que il praigne l’erité d’autre, bien est droiz, puis que il la prant, que il soit destrainz de respondre et de paier tout ce que devoit li morz. Et soure tout ce, doit paier tot ce que li morz laissa à sa mort, ou aucun suen ami par s’arme, ancore li soit toute l’eritez par force, ou ancore ne ait tant an l’erité dont il puisse paier tot le det del mort, ne ne pourra retenir la falcide, mais que an icest cas. Quant li hoirs a fil ne fille et ne li fu laissié plus de la falcide, adonc doit il avoir la falcide sanz chalonge, si com est dit desoure del fil et de la fille, et se il est peres ou mere del mort à cui ne est plus laissié de la falcide. Mais tot ce qui est dit, que li hoirs est destrainz puis que il va à l’erité, voirs est se il ne fait inventaire, si com dit la lois, ou se il est manres de .xxv. anz.

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- Ici dit que li hoirs non est tenuz de paier le dette de l’erité se il fait inventaire se non de tant com vaut li heritez .lxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIV. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVI. Aici ditz que l’eres non es tenguz de paiar lo depte de la heretat si el fai inventarium si non de tant quom val la heretaz. -

Se ciz hons à cui apartient aucune heritez ou par testament ou sanz testament, ou toute ou une partie, fait inventaire selonc les lois, ce est faire une carte de totes les choses del mort que il avoit quant il vint à mort, n’an puet puis estre mis an plaiz de ces cui li morz devoit, ne n’an est tenuz ne anliez mais que de tant com vaut li heritez.

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- Ici dit an quel guise on doit faire inventaire .lxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXV.Quomodo debet fieri inuentarium. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVII. En cal guisa deu om faire l’enventarium. -

Li inventaires doit estre faiz an iceste maniere : puis que li hoirs conoitra an voir que il est hoirs ou par testament ou sanz testament, avent que .xxx. jours passent, il le doit escrire ou il le doit commancier d’escrire, et doit estre touz escriz tant que à antres .lx. jours, ce est antre le commancemant et la fin doit avoir .iii. mois, se li hoirs est an icel leu presanz où sunt les choses de l’erité ou an icel leu où est li plus granz pars de l’erité. //

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Icil est antanduz qu’il soit presanz qui est an icelle meismes province où est li heritez, ou tote ou la plus granz pars. Se li hoirs est absens de celle meismes province où est li heritez, ou tote ou la plus granz parzSaut du même au même., doit avoir li hoirs .i. an del termine à faire le inventaire. Et cil anz doit estre contez des la mort del mort de cui fu li heritez, se li hoirs savoit que il ere mors. Et se li inventaires sera faiz an iceste guise, ne avra li hoirs damaige an l’erité.

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- Ici dit quex hons puet escrire le inventaire .lxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVIII. Cals om pot escrivre l’enventarium. -

IcilLettrine de 6 lignes de haut. qui est hoirs puet escrire le inventaire, se il set, et doit sourescrire an iceste maniere que il die quex choses sunt an l’erité et que il ne fait nul angin, ne ne le fera an icel anicelles choses que il a de l’erité. Et se li hoirs ne set escrire ou ne puet, li notaires le puet escrire pour lui, et li hoirs meismes doit faire une croiz où commancemant de l’inventaire.

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- Ici dit devant quex homes doit estre faiz li inventaires .lxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVII. Ante quos debet fieri inuentarium. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIX. Denant cals omes deu esser faiz l’enventarios. -

Quant li hoirs fait le inventaireMs. : ou après inventaire., tuit cil à cui li morz laissa aucune chose à sa mort et tuit cil à cui il devoit aucune chose doivent estre là où on fait le inventaire, se il sunt an icelle vile, se ne n’est fame ou se n’est digne persone, ou se n’est pupil, ou se ne est malades ou pris. Mais an icest cas i doivent estre cil an cui baillie il sunt, si com est lor tutors ou lor curors. ¶ Se cil an cui presance doit estre faiz li inventaires ne sunt an la terre où on le fait ou ne i vuelent estre, li hoirs i doit faire estre .iii. garanz tex qui soient preudomme et leal de celle vile, et an lor presance doit estre faiz li inventaires.

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Et se cil à cui li mors laissa aucune chose à sa mort ou li autre creour del mort vanront puis et diront que li hoirs ait soustraites aucunes choses de l’erité et que il les a celees, li sers de l’erité, se il i an ja nul, doit estre mis an tourmant pour ce que il die se li hoirs l’a fait, et se la veritezli heritez ne puet estre coneue an autre maniere. Et li hoirs doit jurer ausimant que il ne sevent que li hoirs i feist aucun angin. ¶

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Icest benefice doit doit avoir li hoirs quant il fait le inventaire que il ne est tenuz mais que de tant com il a an l’erité, fors an aucun cas.

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- Ici dit dedanz quel termine on doit aler à l’erité .lxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVIII. Infra quod tempus potest ire ad hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXX. Aici ditz enfra cal termini om dev anar a la heretat. Chez Derrer, la rubrique est fortement abrégée. -

Puis que est dit an quel maniere iciz hons à cui taint aucune heritez, ou toute ou une partie, i puet aler, ce est an quel maniere il la puet avoir, or redisons dedanz quel termine il le puet faire. ¶

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Iciz hons à cui taint aucune heritez puet aler à celle herité tantost comme est mors cil de cui fu celle heritez, se non quant il fu instituiz hoirs à retenemant, car adonc i puet il aler selonc ce qui est dit desoure.

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Mais se il ne fait inventaire si com est dit, ne il ne vuet aler à l’erité, ne ne la vuet refuser pour ce que il ne set se elle li est ou bone ou male, il puet arbitrer tant de termine comme il vuet, ne ne puet estre destrainz que il i antre. Mais quant li creour del mort ou li autre home à cui li morz laissa aucune chose parissant qui vuelent destraindre l’oir que il antre an l’erité, et quant ce avient, doit aler li hoirs au seignour de la terre et doit li demander .i. cert termine dedanz le quel li hoirs doit parisser se il sera hoirs ou non. Et li sires li doit doner .c. jours ou .i. an selonc ce que samblera mainz, et li hoirs sera destrainz dedanz cel termine que il praigne l’erité ou que il la refust.

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Bien porra aler à l’erité par toz tans et bien la porra demander tant que à .xxx. anz de celui qui la tanra, ou toute ou une partie, se cil qui la tient ne a aucune juste raison par que il deffande lui.

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Mais se li hoirs muert avant que il antrast an l’erité, ne puet laissier icel droit à ses hoirs, ce est que il puissent aler à l’erité se il ne muert dedanz .i. an puis que il conoist que celle heritez li taint, ou par testament ou sanz testament, et il i puet aler. Mais se .i. an passera puis que il pout aler à l’erité, et il sout que il ere hoirs que il ne i antra, et il muert puis, ne ni puet aler li hoirs de celui hoir et ne la pourront demander, ainz partanra à ceus à cui partenist se non eust partenu à celui. ¶

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Autre raisons est des fiz et des filles, car quant li heritez del pere ou de .VIII. que il s’an puisse deffandre la mere partient as fiz ou as filles, ancore muire icelle persone à cui li heritez partient avant que il i antre, ce est avant que il soit hoirs, ancore ne seust il que il ere hoirs, si fil avront tel droit que il porront aler à l’erité, ancores ne i alast lor peres ne lor mere an sa vie, ou ancores atandist il .i. puis puis que li heritez li avient que il i alast.

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- Ici dit an quel maniere on puet refuser herité .lxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIX. Quomodo potest refutari hereditas. Dans l’éd. Derrer, la rubrique est omise. -

Puis que nous avons dit an quel maniere iciz hons à cui taint li heritez d’aucun, ou toute ou une partie, puet aler à celle herité, ce est an quel maniere puet estre hoirs, or redisons an quel guise on puet refuser l’erité que li taint. ¶

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Iciz hons à cui taint li heritez d’aucun a an son arbitre se il vuet estre hoirs que il le puet estre, et se il ne vuet estre non est destrainz. Et pour ce ausimant comme est voirs se aucuns hons prant aucune herité que il ne la puet puis refuser, se il ne est manres de .xxv. anz.

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Mais se il est manres de .xxv. anz, puet estre restituiz, se il est angigniez pour ce que il refusa l’erité. ¶

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Ancore se il est fiz ou fille de celui de cui fu li heritez, puet recouvrer les choses de l’erité dedanz .iii. anz aprés la mort de celui cui elles furent ou que il les trouvera, ancore refusast il l’erité. Mais ce est voirs se les choses de l’erité ne sunt ancore vandues ne alienees an autre guise des creours de l’erité. Mais se les choses sunt alienees an autre guise, ne les puent puis recouvrer li hoirs qui les refusa, ancore soit il fiz del mort, se il ne est manres de .xxv. anz. ¶

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Li hoirs puet refuser l’erité à sole volant ausimant comme il puet estre hoirs par sole volanté.

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- Ici dit que li devisemant del mort doit estre espubliez devant le seignour de la terre .lxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXX. Quod testamentum debet publicari ante potestatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXI. Aici ditz que.l dividimenz de.l defuncz de vesser publiaz denant la poestat. -

Se aucuns hons fait testament quant il vient à mort an autre escrit, si com sunt codicilli, li hoirs ou auucuns hons à cui est laissié aucune chose an icest escrit ou an icest testament, il puet demander icelle chose de celui qui la tient, et puet demander que ciz escriz où sunt cil testamenz soit pourtez devant le seignour de la terre pour ce que il soit ouverz et leuz devant le seignour de la terre et devant les garanz qui furent là où il fu faiz. Et se cil garant ne i sunt, doit estre leuz devant les autres proudommes, et puet demander que on le li laisset escrire et pour ce que il ait l’example. Mais cil qui demande ce qui est dit desoure, doit premieremant jurer de calumpnia.

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Et puis que li testamanz sera ouverz ou leuz an iceste maniere qui est dite, ancore se deffaice il puis, ou ancores se desfacentmorent li garant, ne tanra damaige ne là l'oir ne à celui qui dit que li morz li laissa aucune chose.

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- Ici dit que li sires doit mettre l’oir an tenoison .lxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXII. Aici ditz que la poestaz dev metre l’eres en tendon de la heretat. -

Se aucuns hons vient à mort et il laisse hoirs, icil qui est escriz hoirs doit antrer an tenoison des choses de l’erité par le commandemant del seignour de la terre tantost comme est mors cil qui le fist son hoir, ancore soit tançons de l’erité antre ces à cui li mors les laissa et antre homes qui erent parant del mort. Et puis que il sera mis an tenoison de l’erité, doit respondre à toz homes qui li vuelent movoir plaiz de l’erité et qui dient que il ne doit estre hoirs de l’erité pour aucune raison. Mais se dui home aperent qui mostrent andui escriptures où il ambedui avoient garant, et chascuns dit que li heritez li fu laissié, li juges doit veoir et conoitre li quex des diz est miauz samblanz de voir, et cil doit estre mis prememant an tenoison de l’erité, se cil qui tient l’erité l’a tenue par tant de tans que il s’an puisse deffandre.

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- Ici dit quant li hoirs pert ce que li morz li laissa à sa mort .lxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXII. Quando heres perdit quod defunctus dimisit ei in morte sua. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXIII. Cora l’eres pert aco que.l defuncz li laisset a sa mort. -

Tex fois est que cil qui est escriz hoirs, ce est ciz à cui est laissié l’heritez ne puet estre hoirs par raison, et se il tient l’erité, doit le randre si comme se li morz fist acun home son hoir outre sa volanté. Autretex raisons est se cil à cui partanroit la moie heritez sanz testament me vee que je ne face testament selonc ma volanté et je muire puis sanz testament. An ces .ii. cas doit estre tote li heritez à l’oir et estre de fisco.

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Ancore se aucuns hons occioit mon parant la cui heritez partanroit à moi, se il estoit mors sanz testament et je ne l’an acusasse devant le seignour de la terre, je ne doit estre puis ses hoirs, se je ne sui manres de .xxv. anz. ¶

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Ancore se je apelle aucun testament faus et je ne puis prover, ne porrai puis demander ne retenir ce qui me fu laissié an icest testament, mais li fisco puet demander à moi tout ce que je an ai.

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- Ici dit de legatis, ce est de celesMs. : celles avec le premier l exp. choses que on laisse à autre .lxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXIII. De leguatis. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXV. De legatis, zo es d’aquelas causas que om laissa ad altre a sa mort. -

Puis que nous avons dit des heritez que on laisse à autre an son testament, or redisons de legatis que on laisse ausimant tex foiz est à autre an son testament. Mais premieremant disons que que est legatum, et an quel cause on puet laissier par legatum, et an quel maniere chascuns hons puet laissier legatum. ¶

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Legatum, ce est celles chose que on laisse à aucun suen ami quant il vient à mort ou pour paour de mort. ¶

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Legatum puet on laissier et an testament et sanz testament, se on vuet, solemant que il soient .v. garant.

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- Ici dit à cui on puet laissier legatum .lxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXIV. Cui potest dimitti legatum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXV. A cui om pot laissar legatios. -

LegatumLettrine de 4 lignes de haut. puet on laissier et à eglise et à hospital et à cité et à fisco et à aucun de ses hoirs avant part pour meilloremant ou à aucun de ses amis.

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- Ici dit quel chose on puet laissier à autre par legatum .lxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXV. Que res possunt dimitti per legatum alii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXVII. Cals causas pot om laissar ad altre per legatum. -

Par legatum puet on laissier à autre toutes choses, corporex et incorporex, et avoir et honour, sol que ne soit chose sacree, ne sainte ne religiouse, ne frans hons ne autres choses samblanz à cestes. ¶

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Par legatum puet on laissier à moi la soue chose et la chose des hoirs et la chose d’autre. Mais quant aucuns hons me laisse la soue chose, li hoirs que il a laissié la me doit doner, et je la doi demander où que je la truisse.¶

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Mais se la chose ere d’autre, li hoirs que il laisse la doit acheter de celui de cui elle est, se il puet, et la me doit doner. Et se il ne puet avoir la chose, il me doit doner tant com vaut la chose. ¶ Ice est voirs que li hoirs me doit doner ou la chose ou le pris, se li morz savoit que la chose fust d’autre. Mais se il cuidoit que la chose fust soue et elle ere d’autre, non est destrainz li hoirs que il me doint ne la chose ne le pris, car samblanz est que li morz ne me laissast pas, se il seust que la chose fust d’autre. Et s’il est doute se li morz savoit que la chose fust d’autre ou non, je qui devint les choses doi prover se je puis que li morz savoit que la chose ere d’autre, et adonc li hoirs me doit doner la chose ou le pris. Et se je ne puis prover que il savoit que la chose ere d’autre, je n’an pourrai riens demander, se je fui tex persone à cui aperisse que li morz l’ait laissié, ancore saiche il que la chose fust d’autre, si com est ses fiz ou sa moilliers ou autre proime persone.

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- Ici dit quex raisons est se aucun laisse à autre une soe chose qui est an gaiges .lxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXVIII. Aici ditz cals radons es si alcus om laissa ad altre una causa soa que es em penora. -

S’aucuns hons laisse à moi une soue chose qui ere an gage, li hoirs que il laissa la doit reanbre et la me doit doner se li morz qui la me laissa savoit qu’elle ere an gage et il ne le dit nomeemant que je la reambisse. Mais s’il est plaiz antre moi et les hoirs, que je dis que li morz savoit que la chose ere an gage et li hoirs dit que il ne les avoit, je doi prover que li morz savoit que la chose ere an gaige.

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- Ici dit an quel maniere on puet laissier à autr aucune chose par legatum .lxxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXVII. Quomodo aliquis potest dimittere alii per legatum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXIX. En cal guisa om pot laissar ad altre alcuna causa per legatum. -

Chascuns hons puet laissier legatum à autre, et puremant et par condicion, tant que à .i. certain terme.

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Ne n’est dessevrance ou soit que on dit : « Je vueil que ciz hons ait latel chose », ou soit que on dit : « Je la li lais », ou : « Je li done ». ¶ Se aucuns hons me laisse aucune chose, il me puet bien proier que je doigne icelle chose à autre, ou toute ou une partie, ou que je done une autre chose à rante. Car tuit home qui laissent aucune chose à autre à lor mort puet proier à ceus à cui il laissent que il doignent à autre tant com vaut ce que il lor laissent et non plus. ¶

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Se aucuns hons me doit aucune chose, bien li puis laissier à ma mort ce que il me doit, et mes hoirs ne li an pourra puis riens demander, ainz sera destrainz mes hoirs que il le clamt quite.

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La presque totalité du paragraphe 6.52.3 est omis dans H. Mais se aucuns laisse legatum sanz testament, bien vaut se il sunt .v., ou soit que il le laisse an escrit ou soit que non.

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- Ici dit quex drois est de ce que li morz laisse à autre par legatum an son testament, se li testamanz ne vaut ou se li hoirs ne prant l’erité .lxxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXVIII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXX. Aici ditz cals dreiz es d’aço que.l defuncz laisset ad altre per legatum en sun testament, si.l testament non val, o si l’eres non pren la heretat. -

Ou soit que li testamenz ne vaut ou soit que il vaut, et cil qui est escriz hoirs, ce est cil à cui est laissié la chose ou aucuns heritez, ou tote ou une partie, ne prant l’erité, ou pour ce que il ne vuet ou pour ce que il ne puet, tot ce que li mors laisse à autre an icel testament, tot ice que il commanda que fust fait ne vaut, pour ce que li testamanz est fraiztoz, et nuns hons n’an puet riens demander de cel testament qui est fraiz, se li morz ne le commanda an tel maniere : se cil de cui il fit son hoir ne promet l’erité que cil qui avroit l’erité sanz testament feist ce que li morz commanda. Mais se li morz dit ce que est dit, icil qui sera ses hoirs, ancore ait il l’erité sanz testament, doit faire tout ce que commanda li morz, autretant bien com se il eust l’erité par le testament, se li morz commande à faire chose qui puisse estre faite et qui ne soit contre loi.

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- Ici dit quant cil qui demande legatum doit prover quant il le sot laissié et an quel maniere il le doit prover et quant non .lxxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXIX. Quomodo qui petit legatum debet probare quod ei sit dimissum uel non. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXI. Cora aquel qui demanda legatum dev provar que el li sia laissaz, ed en cal guisa el o dev provar, e cora non. -

NSe aucuns hons demande aucune chose que autre hons li laissa à sa mort, se il la demande par testament, il doit moustrer que li morz fit cel testament si com commande la lois, an autre maniere ne puet riens demander par le testament, se li morz ne le commanda an icelle maniere qui est dite desoure. Mais se il demande celle chose, et il ne la demande par le testament mais dit que li morz li laissa, et il an apela garanz, doit le prover par .v. garanz leaus que li morz li laissa.

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Mais se il ne vuet apeler garanz, mais dit solemant que li mors li laissa icelle chose à sa mort : se li hoirs conoist que soit voirs que li morz li laissa mais se vuet prover par lois et dit que non i furent tant garant com lois dit, ou dit que li testamenz ne fu faiz selonc lois, et doit faire ce que commande li morz, mais se il nel conoist, il doit jurer que li morz li laisset celle chose et il vuet que il le jurer il devra jurer premieremant de calumpnia. Et se li hoirs ne vuet jurer si com est dit desoure, il doit paier ce que li autres li demande. Mais se li hoirs ne confesse tout ce que li morz li laissa à sa mort et il confesse une partie, ou il doit jurer si com est dit desoure, ou soit que .v. garanz i fussent, ou soit que moins de .v. i fussent, ou soit que non i fust nuns garanz, ou soit que li morz fust peres de l’oir, ou soit que li morz fist de .i. home estrange son hoir. Et tout ce qui est dit desoure est voirs quant cil qui demande ne demande par le testament del mort. Mais quant il demande par le testament, il doit prover que li testamanz soit faiz selonc lois.

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- Ici dit dedanz quel termine li hoirs doit faire ce que commande li morz et quel paigne an doit avoir se il ne le fait .lxxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXX. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXII. Infra cal termini l’eres dev faire aco que il mandet lo defuncz e cal pena en dev aver, si non fai. -

IcizMs. : lettrine i de 3 lignes de haut. hons qui est hoirs d’autre, ou soit que il est fiz ou soit que il est autres hons estranges, doit obeir à la volanté de celui de cui il est hoirs et doit faire ce que commande li morz par tel partie comme il a an l’erité, se il le puet faire, et se non, est contre loi. Et se il ne fait ce que commande li morz dedanz .i. an puis que li juges le semondra que il pait ce que li morz laissa pour s’ame, ou que il face ce que commande li morz, doit an avoir iceste paigne : se ciz hoirs est paierres del mort, ou est ses fiz ou es ses peres, li juges doit panre l’erité dont il est hoirs. Et doit panre tot ce que li morz li laissa fors la falcide solemant, se il est plus granz de .xxv. anz. Mais se il est manres de .xxv. anz, il puet estre restituiz, ancore ne face il dedanz .i. an ce que commande li morz, se il est aparilliez de faire ce que li morz commanda. Mais se li hoirs ne est tex persone com est dit desoure, mais est estrange persone, ou hons ou fame, et est ausimant plus granz de .xxv. anz, et il ne fait ce que li morz commanda dedanz .i. an puis que li sires li ont commandé, doit panre tot ce que li laissa li morz.

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- Ici dit quel paigne puet on demander à l’oir que il doit avoir se il ne vuet faire ce que li morz commande .lxxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXIII. Cal pena dev om demandar a l’eret que el dev aver, si el no vol faire aco que.l defuncz mandet. -

Se li hoirs ne vuet paier le legatum ou ne vuet faire ce que li morz commande droitemant, icil qui li est sustituiz puet demander à celui tout ce que li morz avoit laissié, si com est dit desoure. Et se cil ne apert ne ne vuet demander, se il sunt dui hoir, li autres hoirs puet demander la partie celui qui ne vuet faire ce que commande li morz. Et se cil ne apert qui la doit demander, puet la demander .i. hons estranges. Mais se cil qui la vuet demander, quex que il soit de toz cels qui sunt dit desoure, doit doner plege que il fera tot ce que li morz commanda droitemant, et puis doit avoir an l’erité autretel droit et an demandera la dette que on devoit au mort et de paier ce que devoit li morz com se il fust hoirs. Mais se nuns nuns n’an apert de cels qui sunt dit desoure qui demande l’erité, li fisco le pourra demander.

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- Ici dit quex droiz est se la moilliers laisse à son mari aucune chose par tel condicion que il ne praigne autre moillier .lxxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXII. Si uxor dimisit marito suo aliquid tali condicione ut non accipiat uxorem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXIV. Aici ditz cals dreiz es si la moiller laissa a sun marit alcuna causa en tal condiciun que el non prenda altra moiller. -

Se la moilliers laisse aucune chose à sa mort à son mari an tel condition que il ne praigne autre moillier, li mariz puet demander icelle chose tantost com la moilliers est morte, se certe chose est que il ne praigne mais autre moillier, si com est se il se fait moines ou clers. Mais se ce ne est chose certe que il ne praigne mais autre moilliers, ne pourra demander ce que li laissa la moilliers ne pourra demander ce tant que à .i. an aprés la mort d’icelle moillier.

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Mais puis que serar passez .i. anz, il le porra bien demander, si com est honors que la moilliers li laissa, se il vuet jurer que il randra la chose ariere et les fruiz que il an avra pris, se il prant autre moillier, et soure tot ce doit an mettre an gaige totes les soues choses que il ansin l’atande. ¶

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Autretex raisons est ancore soit la chose moble se cil à cui est laissié la chose est hons riches.

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Et se ce que la moilliers li laisse an icel convant que il ne preist mais autre moilliers sunt denier, et il ne taigne icel convant, il doit randre ices deniers et le gaain se il l’an prist se il les presta à gaaig. Et se il ne le presta à gaaig, doit an doner gaain si com lieve del sont .iiii. deniers an l’an tant comme il les tanra.

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Mais se il n’est riches hons, il doit doner fermance, se il vuet ce que sa moilliers li laisse que il l’atandra si comme est dit desoure. Et se il ne puet trover fermance, doit an mettre les soes choses an gaige et doit jurer si come est dit desoure. ¶

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Se cil à cui sa moilliers laisse aucune chose an icel convenant qui est diz desoure prant puis autre, ancore les fermast il ou jurast si com est dit desoure, li hoirs d’icelle moillier qui laisse icelle chose le pourra demander où que il la truist, ou soit que elle est chose moble ou soit que elle est honors.

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- Ici dit quex droix est se la moilliers dit que mariz ne feist icelle fermance qui est dite desoure .lxxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXIII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXV. Aici ditz cals dreiz es si la moiller dis que.l mariz no fedes aquels fermanza que es dita desobre. -

IceLettrine i de 3 lignes de haut.et à antennes. que est dit desoure, ce est que li mariz doit doner fermance ou jurer si com est dit desoure, est voirs se la moilliers ne dit nomeemant que il ne le fermast. Mais se elle dit que il ne le fermast ne ne jurast, non est destrainz que il le face. ¶

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Quex raisons est dite desoure se la moilliers muert et elle laisse aucune chose à son mari, tex raisons est se li mariz muert avant et il laisse aucune chose à sa moillier an tel convant que elle ne praigne autre mari.

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Autretex raisons est se on laisse aucune chose à autre fame pour ce que elle ne praigne autre mari, et autretex raisons est se aucune fame laisse aucune chose à autre home pour ce que il ne prainne autre moillier.

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- Ici dit à cui on puet demander la chose qui est laissié par legatum .lxxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXIV. Cui potest dimitti res que est dimissa per legatum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXVI. Aici ditz a cui om pot demandar la causa que li es laissada per legatum. -

CizLettrine à antennes. hons à cui est laissié aucune chose per legatum puet demander icelle chose aus hoirs de celui qui li laissa, se li hoirs ala à l’erité del mort. Et puet la demander à toz homes qui la tiegnent, se la chose ere de celui qui la laissa, se cil qui la tient ne l’a tenue par tant de tans que il s’an puisse deffandre. Mais se la chose non ere del mort de celui à cui elle fu laissié, ne ne la pourra demander mais que aus hoirs del mort.

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- Ici dit quex les choses del mort sunt totes obligiés à celui à cui il laissa aucune chose .lxxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXV.Quod res defuncti sint obligate illi cui dimittit aliquid. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXVII. Aici ditz que las causas de.l defuncz sunt totas obliadas ad aquel a cuj es laissada alcuna causa. -

Cil Le paragraphe ne présente pas de lettrine ornée. à cui li morz laissa aucune chose à sa mort a anliees totes les choses del mort tacitelmant et an gaige tant que on li pait ce qui li fu laissié. Et se on ne li paie, il puet demander pour gaige tant des choses qui furent au mort à celui qui les tient an aucune maniere c’on vaut ce que li morz li laissa, se cil ne li vuet laissier qui tient les choses.

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- Ici dit quex droiz est se aucuns hons laisse aucune de ses choses tel com il vuet choisir à cui il la laisse .lxxxviiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXVI. Si aliquis dimittit aliquam rem alicui qualem vult eliere ille cui dimittit. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXVIII. Aici ditz cals dreiz es si alcus om laissa alcuna de sas causas ad altre tal cal aquel vol causir a cuj el laissa. -

SeLettrine à antennes. aucuns hons qui avoit plusours sers ou plusours chevaus ou plusours bues ou plusors brebiz ou autres choses laissa à plusours homes ou à .ii. ou à plus de .iii. de ces sers, quel que il se vuet est li hoirs de cel cheval ou de ces bués ou de ces brebiz, bien le puet on demander, et li hoirs lor doit laissier le quel que il vuelent. Et se li descorde est antre aus de eslire la chose, il doivent mettre sort. Et cil qui avra le sort doit eslire la chose et doit la avoir et doit doner à chascun des compaignons tel part del pris com il avroient la chose.

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- Ici dit quex droiz est se .i. hons laisse une soue chose à autre tel com choisira l’autre hons si com Pierres et Jehanz .lxxxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXVII. Si aliquis dimittit alii talem rem sicut eliget Iohannes. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXIX. Aici ditz cals dreiz es si uns om laissa una causa soa ad altre tal cum causira uns altre om, si cum es Peire o Johanz. -

S’aucunsLettrine à antennes. hons qui avoit plusours chevaus ou autres choses de une maniere laissa à .i. home une de celles choses tel com Pierre ou Jehanz eslira, bien la puet demander cil à cui elle est laissié, tel com Pierres li eslira. Et se Pierre eslira .i. an aprés la mort de celui qui laissa la chose que il ne l’eslira, cil à cui elle fu laissié la pourra eslire an tel maniere que il ne ait le meillour ne le peour, mais praigne une ne des peours ne des meillours.

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- Ici dit que li hoirs ne doit vandre ne aliener ne angaigier la chose que li morz laissa à sa mort .lxxxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXVIII. Quod res quam defunctus dimittit alii sub condicione non debet alicui uendi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XC. Aici ditz que l’eres non dev vendre ni alienar ni empeinorar la causa que.l defuncz laisset a sa mort. -

Se aucuns hons laisse aucune chose à sa mort, ou soit que il la laissa puremant, ce est sanz nul retenemant, ou soit que il la laissa an aucune manierecondition, ou soit que il commanda que on la li donast à .i. certain termine, si com est de ci tant que à la Saint Michiel, et cil à cui li morz commanda que donast icelle chose, ou soit que il est ses sers ou soit que non, ne doit vandre icelle chose ne aliener an autre maniere ne angaigier. Et se il le fait, ne tanra damaige à celui à cui la chose fu laissié, ainz la pourra demander de tez homes qui la tanront, se elle ere de celui qui la laissa, et se cil qui la tient ne s’an puet deffandre par tenoison de .xxx. anz de cel jour an avant que cil à cui fu la chose laissié la puet demander. Mais se la chose non ere del mort qui la laissa, iciz à cui la chose fu laissié ne la pourra demander fors que à l’oir de celui qui la laissa. ¶

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Mais se cil qui achate la chose de l’oir que li morz avoit laissié à autre la rant à celui à cui elle ere laissié, et puet puis demander à l’oir le pris que il li an avoit doné et non plus, se il savoit tant que la chose ere laissié à autre. Mais se il ne le savoit, pourra li demander tot le damaige que il an a. ¶

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Icelle meisme raison tote qui est dite desoure, se li hoirs aliene chose qui ere laissié à autre, ou puremant ou à .i. cert terme, adonc quant li hoirs aliena aucune chose qui ere laissié à autre à condicion, ce est à retenemant, si comme est se li morz le commanda à son clerchoir an iceste maniere : « Je vuel et commant à mon hoir que il doigt aprés sa mort tel chose à tel home ».

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- Ici dit quant li fiz puet aliener la chose que li peres commande à doner à autre .lxxxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXIX. Quando filius potest alienare rem illam quam paterprecepit ut daret alii. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCI. Aici ditz cora lo filz pot alienar la causa que.l paire mandet donar ad altre. -

An .ii. cas se li hoirs est fiz ou fille del mort il puet aliener la chose : que li morz li laisse à autre, et puet la apetifier : si com est se li peres ou la mere fait son hoir de son fil ou de sa fille, et il li proia que il randit icelle herité à aucun de ses amis ou autre de ses fiz à .i. certain termine, si com est de ci à .x. anz, ou quant il vanra à mort ou aprés mort. An icest cas pourra li fiz ou la fille retenir la falcide, et les autres parties de l’erité doit randre antieres, si com li commanda li morz. Et se cil fiz prant moillier avant que il rande l’erité, bien puet doner esposalite à sa moiller de celle chose que il doit randre. Et se elle est fame qui prant mari, puet bien doner douaire à son mari de celles choses. Mais ce est voirs se li fiz ne a dont il puisse doner esposalice à sa moillier, ou la fille ne a dont elle puisse doner doalise à son mari. ¶ Icelle raisons qui est dite, se li peres fait son hoir de son fil ou de sa fille, est voire ausimant se li avous ou li aive sunt hoir del fil de son fil. Mais se li hoirs ne est fiz ou fille del mort ne fiz de son fil mais sunt autres hons estrainges, ne pourra retenir la falcide se il vuet doner espousalite à sa moillier de celles choses que il doit randre à autre, ou douaire à son mamari, se elle est fame. ¶

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Dans l’éd. Fitting le § 2 constitue la rubrique .XC. Ce qui est dit desoure, que li hoirs, ou soit que il ait fiz ou soit que non, puet doner doalise s’il est fame à son mari, ou espousalice à sa moillier s’il est hons, de celle chose que li morz li commande à randre à l’autre, doit estre antanduz an icelle maniere : que li hoirs dont cil doalises ou ciz espousalices soit honorables si com li taint, ce est ne doit estre tant povres que soit à honte à celui qui le done, ne ne doit estre tant granz qu’il soit trop grief à celui à cui li morz dit que doivent estre randues icelles choses.

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- Ici dit quex droiz est se li mariz laisse par legatum le douaire à sa moillier et elle ne li avoit ancore doné .lxxxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCL. Si maritus dimittit per legatum uxori sue quod ipsa non dederat ei. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCII. Aici ditz cals dreiz es si.l mariz laissa per legatum lo doalizi a sa moiller ed elle non lo li avia donat. -
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- Ici dit quex raisons est de celles choses que on laisse à autre an condicion .lxxxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCII. De illis rebus quas aliquis dimittit alii sub condicione. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCIII. Aici ditz cals rados es d’aquelas causas que om laissa ad altre soz condiciun. -

IceLettrine de 3 lignes de haut. que il laisse à aucun home sanz condition, c’est à retenemant, iciz hons à cui on laisse le puet demander tantost com est devenue icelle condicions, si com est se aucuns hons me laisse aucune chose an tel condicion se je vois à Rome, ou an tel condicion quant li rois seroit morz que je l’eusse.

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Et ancore n’aviegne icelle condicions mais ne remaint an moi car je ne le poi faire, si com est se il me laisse une chose an tel condicion se je tochasse le ciel, je puis demander ce que il me laissa, ancore ne puis je touchier le cilel. ¶

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Autretex raisons est se aucuns hons me laissa une chose an tel condicion qui est contre raison, si com est se li morz dit : « Je lais .c. souz à itel home an tel condicion qu’il se parte de sa moillier, ou que il ocie .i. home, ou que il face .i. larrecin » : an toz ices cas et an autres samblanz de ces non est destrainz icil à cui laisse li morz les .c. souz ou autre chose, et pourra bien demander ce que li laissa li morz.

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Mais se aucuns me laissa aucune chose an tel condicion que je puisse faire et ne est contre raison, je ne la puis demander tant que je aie acomplie la condicion, si com est se aucuns me laissa une chose an tel condicion que je donai sex souz à Perron ou à Jehan ou que je aille à Tolose.

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- Ici dit se li hoirs ne vuet paier au termine ce que li morz commanda, que il an doit doner usures et les fruiz de la chose .lxxxx.iii..v.>Dans l’éd. Fitting, rubrique XCIII. Quod heres debet pagare usuras, si non ult pagare quod defunctus precepit. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCIV. Aici ditz si l’eres no vol paiar a termini aco que.l defuncz mandet, que el en dev donar usuras o los fruigs de la causa. -

Se ce que li morz me laisse ne me sera paié à cel terme que li hoirs le me devra paier, se ce sunt denier, li hoirs m’an devra doner gaaig de cel jour an avant selonc ce que on done gaainz an la terre, sol que ciz gaainz ne soit outre raison. Et se ce que li morz me laisse ne sunt denier, mais est autre chose, ou moble ou non moble, se li hoirs ne la me dona quant il doit, doit le doner la chose a tout le fruiz que il an panra des cel jour an avant et tout le prou que il an avra.

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- Ici dit quex drois est se li morz dit à son hoir que il randit à autre l’erité .lxxxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCIV. Si defunctus precepit heredi suo ut ipse redderet alii hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCV. Cals dreiz es si.l defuncz dis a sun heres que el rendes ad altre la heretat. -

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui vient à mort, ou soit que il fait testament ou soit que non, bien puet proier son hoir, ce est celui cui il laissa les soues choses, ou à celui à cui il cuidoit que partenist la soe heritez sanz testament, que il rande à .i. autre home ce dont il le fit son hoir, et pourra dire an iceste guise : « Je vueil ou je commant ou je pri à toi, Pierre, qui es mes hoirs, que tu randes ce que je lais à tel home ».

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Et li hoirs pourra retenir la quarte part de ce que li laissa li morz, ancore li commandast li morz que il le randist tout. Mais les .iii. parz doit il randre à celui à cui commanda li morz, ne n’an est dessevrance ou soit que li morz li commandast que il la randist tantost com il l’avoit prise, ou soit que il i meist termine. Ne n’an est dessevrance ou soit que li morz li commandast que il la randist aprés sa mort, ou soit que il la li commandast à randre se il morist asanzsanz anfanz. An toutes icestes guises puet chascuns dire à son hoir que il rande à aucun home l’erité que il li laissa. Et li hoirs la doit randre si com li morz li commanda, mais il puet retenir la quarte part, s’il vuet, ancore ne le deisist li morz, et doit respondre aus detours del mort, et puet demander as creours del mort par tel part comme il a an l’erité.

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Et se cil qui randi l’erité an ai aucun gaain pris avant que il rande l’erité, doit randre les .iii. parz de cel gaain et l’erité ansamble. Et se il an a aucun damaige, si com est se il paia la dette de l’erité, doit tant moins randre à celui à cui li morz le commanda à randre com li taint de celle dette par les .iii. pars. Et se il i a toutes les .iii. parz randues, il puet demander les .iii. parz del dette que il a paié à celui qui a les .iii. parz. ¶

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Se li hoirs que proia li morz de randre l’erité à autre vuet aler à l’erité par sa volenté, et vuet la tote randre à celui à cui li commanda li morz, il ni doit avoir ne preu ne damaige, mais toz li preuz et touz li damaiges doit estre à celui à cui est randue l’eritez.

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Mais se li hoirs ne vuet aler à l’erité que li morz commanda randre à autre, icil à cui il la doit randre l’an puet destraindre par raison que il i a et que la li rande. An icest cas doit estre toz li preuz et toz li damaiges de celui à cui la rant li hoirs à cui li morz commanda que il rande l’erité.

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Et puet retenir la quarte part si com est dit desoure, ou soit que li morz li laissa ou soit que non, ancores ou soit que il li laissa mains de la quarte part, ou soit que il ne li an laisast riens. Touz tans puet il retenir tant de l’erité que il ait la quarte part et dou preu et dou damaige, si com est dit desoure. ¶

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Se li morz dit à son hoirs que il randit tote l’erité que il li laissa fors de une sole chose que il li commande à retenir à son oes, si com est une maisons ou .c. souz, li hoirs puet retenir ce que li dit li morz et l’autre doit tot randre. An icist cas ne doit iciz hoirs avoir nul fors de l’erité, si com est de paier la dette, mais doit avoir tot cil à cui est randue li heritez. Autretex raisons est se li mors vuent que li hoirs retaigne .ii. certes choses ou plus et il dit nomeemant le cas, ancore vaillent icelles choses plus que ne feroit la quarte parz de l’erité. ¶

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Tote icelle raisons qui est dite desoure de cel hoir qui est proiez de randre l’erité à autre est voire ou soit que il est .i. sous hoirs, ou soit que il sont plusour, se li morz le dit à tous ou à .i. sol de eus ou à .ii. que il randissent la lor part.

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Non est dessevrance ou soit que li hoirs à cui li morz commande à randre l’erité à autre est fiz ou fille ou soit que non, se non de tant que li fiz ou la fille à cui li peres ou la mere commanda que il randist l’erité à autre puet randreretenir la quarte part de ce dont il est instituiz hoirs si com pouroit l’autre hons qui fust hoirs, et soure tout ce pourra retenir tant com il a mains de la falcide. Ne ne contera à lui an la quarte part les fruiz que il an a pris des choses de l’erité avant que venist li termines que il li devoit randre, mais retanra de totes les choses de l’erité la quarte part, si com li morz li commanda que il randist l’erité quant il vanroit à sa mort ou aprés sa mort, ou se il moroit sanz anfant. Mais autres hoirs qui non est fiz ou fille devra conter les fruiz que il an a pris an la quarte part. ¶

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Se li hoirs à cui commanda li morz que il randist l’erité à autre ne la randi an sa vie, li hoirs de celui hoir est destrainz de randre icelle herité, et puet retenir la quarte part ausimant com pourroit iciz de cui elle est. ¶

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Tex fois est que ciz à cui commande randre l’erité à autre ne est destrainz que il la rande, si com est se li morz commanda à son fil ou à sa fille qu’il randist à autre à .i. termine l’erité que il li laissoit et, avant que ciz termes venist, que il devoit randre l’erité il a .i. fil : an icest cas doit estre antandu que la volantez del mort fust tex que ses fiz ne randist à autre l’erité, se il avoit anfanz. ¶

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Ancore se cil qui devoit randre l’erité est devenuz moines ou chanoines ou il est donz an autre leu honorable, ne est puis destrainz de randre icel herité, car Dieus est antanduz an icest cas hoirs.

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- Ici dit de lege falcidia, ce est quex droiz est se li morz laissa tant à autre que ne remest la falcide à l’oir .lxxxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCV. Si defunctus dimisit aliis tantum quod non dimisit falcidaim heredi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCVI. Aici dit de lege falcidia, zo es cals dreigs es si.l defuncz laisset tant ad altre que non remas la falcida a.l hered. -

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit de celles choses que laisse chascuns à sa mort, or redisons de la falcide, quex raisons est se li morz laisse tant à autres homes que li hoir ne aient la quarte part de ce que li morz le fist son hoir, se il vuet doner tot ce que li morz commanda. ¶ Se li morz laisse tantes choses à autre, ce est se il dit à ses hoirs que il donassent tant à autre, se il le font que il ne remaigne à chascun la quarte part de ce dont li morz l’avoit fait hoir, bien puet chascun retenir la quarte part de celles choses que li morz lor commanda à doner à autre.

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Et se li hoirs paie plus que il ne doit, ce est tant que ne remaigne la quarte part, bien pourra demander le plus à celui à cui il le paia. Mais se il ne savoit la raison, c’est ne savoit que lois deist que il peust retenir la quarte part, si com est dit desoure, et il savoit que la quarte part ne li remanoit quant il paia, n’an puet puis riens demander. Ancore se il savoit que la quarte part pouoit renir par raison, et il ne la puet retenir, ne la puet puis recouvrer. ¶

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Quant li hoirs vient à conte, la quarte part li remandra, se il vuet paier tout ce que commande à paier li morz. Premieremant doit traire de l’erité ce qui fu despandu an la sepulture de celui de cui fu li heritez. Et puis tout ce que il devoit quant il vint à mort, ou soit que il le devoit à autre et doit an traire le pris de celui à cui dona li morz franchesce. Et puis pourra retenir tant que à la quarte part de chascune de celles choses que laisse li morz à autre, se il ne a la quarte part de celle part dont il fu faiz hoirs.

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- Ici dit de celles laisses dont on ne puet retenir la falcide .lxxxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCVI. De legatis de quibus non potest retinere falcidiam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCVII. Aici ditz d’aquelz legaz dund om pot retener la falcidia. -

De ces legaz, ce est de celle chose que on laisse à eglise ou à autre leu honorable, si com est hospitaus, ne puet li hoirs retenir la quart part ne d’autres choses an leu de celles. ¶

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Ancore se li morz dit à l’oir que il ne retiegne la quarte part, ne la pourra li hoirs retenir. ¶

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Ancore se li hoirs fait inventaire si com est dit desoure, ne pourra retenir la falcide, ce est la quarte part.

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- Ici dit quant on puet demander ce que autres li laisse à sa mort .lxxxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCVIII. Cora om pot demandar aco que altre li laissa a mort. -

Puis que nous avons dit de legatis, c’est de celles choses que laisse li morz à l’autre à sa mort et an quel guise, or redisons an quel guise ce que li morz laisse à sa mort ne vaut si comme on le puisse demander. ¶

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Se cil à cui li morz laisse aucune chose ou par herité ou par legatum ere morz quant li morz laissa aucune chose ne vaut. Autretex raisons est se il ere vis quant on li laissa aucune chose et il fu puis morz avant que cil qui li laissa, ou il fu morz aprés la mort de celui qui li laissa ce avant que il vueille l’erité, se ce li fu laissié par herité. ¶

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Autretex raisons est se autres hoirs et cil à cui li morz laissa aucune chose, fu morz avant que li hoirs vosist l’erité. Ancore ne vaut ce que morz laisse à autre sanz condicion, se la conditions ne vient à fin.

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- Ici dit se cil à cui on laisse aucune chose muert avant que il la demande, que ses hoirs la pourra demander .c.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCVIII. Si ille cui aliqua res est dimissa in morte moritur ante quam petat eam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCIX. Si aquel a cui es laissada alcuna causa mor enant que el la deman, los eus eres la poira demandar. -

Se aucuns hons me laisse une chose à sa mort non par herité mais par legatum, et il muert aprés la mort de celui, avant que li hoirs antre an l’erité, li miens hoirs la pourra demander, se je ne la refusai an ma vie, ancore ne moustrasse je ma volanté que je voloie icelle chose. Mais ce est voirs se icelle chose me fu laissié puremant ou se elle me fu laissié ausinc que li hoirs la me donast tant que à .i. cert termine, si com est tant que à la Saint Michiel, et je fui mort avant.

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Mais se je ere faiz hoirs an icelle guise qui est dite desoure, et je muir aprés la mort de celui qui me fist hoir, avant que je antre an l’erité, icil qui sera mes hoirs an aucune guise ne pourra demander ce dont je ere faiz hoirs, se je ne muir dedanz .i. an aprés la mort de celui qui me fist son hoir. ¶ Bien pourra mes hoirs demander ce dont je ere faiz hoirs, se je ne le refusai an ma vie, ancore ne preisse je tant com je fui vis. Et icest droit ne pert par mains de .xxx. anz.

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- Ici dit se .i. hons laisse une chose à autre à .i. certain termine, que cil à cui li morz commandast que donast icelle chose la doit fermer à celui à cui la chose fust donee .ci.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCIX. Si aliquis dimisit aliquam rem alii ad certum tempus, heres debet eam firmare illi cui defunctus dimisit eam. Dans l’éd. Derrer, rubrique C. Si uns om laissa una causa ad altre ad un cert termini, que aquel a cui lo defuncz mandet que noes aquela causa la dev fermar ad aquel cui la causa fo donada. -

Se aucuns hon me laisse une chose an tel guise que elle me fust donee à .i. cert termine, si com est tant que la Saint Pierre, icil à cui li morz commanda que il me donast icelle chose, il me doit faire seur que il la me donra tantost com vanra iciz termines que commanda li morz.

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Et se il ne m’an voloit faire seur, li sires de la terre me devra mettre an tenoison de toutes les choses qui sunt del mort, se li morz ne dit nomeemant que cil ne m’an feist seur.

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Et se cil qui me doit faire seur si com est dit desoure .vi. mois de cel termine avant que il ne me face seur, li sires me doit mettre an tenoison de toutes les choses que cil a, et je les tanrai pour gaige tant que il le face ou que il le me rande. ¶

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Autretex raisons est de ces choses que on laisse à autre par condicion.

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- Ici dit an quel maniere on puet succeder à autre sanz testamant .cii.Dans l’éd. Fitting, rubrique C. Quomodo potest unus succedere alii sine testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique CI. Aici ditz en cal mesura om pot succedire ad altre sens testament. -

Puis que nous avons dit an quel maniere chascuns hons puet succeder à autre par testament, or redisons an quel guise on puet succeder à autre sanz testament.

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Premieremant devons savoir que .iii. ordres sunt de parentez, et pour ice sunt .iii. manieres de heritez. La premiere est commant li anfant succedunt à lor pere ou à lor mere. ¶ La seconde est la souverainne, ce est del pere et de la mere an quel guise il succedunt à lor fiz et as fiz de lor fiz. ¶ La tierce est de travers, ce est an quel guise li frere et li cosin et li autres parant succedunt li.i. à l’autre.

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- Ici dit an quel guise li fiz et la fille doivent succedere à lor pere et à lor mere et à lor avou et à lor aive .ciii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CI. Quomodo filius et filia debent succedere patri et matri. Dans l’éd. Derrer, rubrique CII. En cal guisa lo filz e la filia devunt succedire a lor paire ed a lor maire ed a lor avi ed a lor avia. -

Se aucuns hons ou aucune fame est morz sanz testament et il a anfant, li anfant doivent succedere premieremant, se il vuelent, ou soit que il soient an pouoir de lor pere ou soit que non, ou soit que il soient malle ou soit que non. Et doivent succedere igalmant li fil et les filles au pere et à la mere, se il sunt mort sanz testament. Ne n’an est dessevrance ou soit que la fille qui vuet succeder avec les autres freres est mariee ou soit que non. Ancores non est dessevrance ou soit que li peres la maria ou soit que la mere la maria. Mais se le suers vuet succeder as freres à son pere ou à son avou, elle doit conter an sa part le douaire qui li fu donez quant elle prist mari, si com est dit desoure, se cil li dona le douaire à cui elle vuet succedere, se li morz ne vout que elle le contast an sa part. ¶

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Se li fil ou la fille qui sunt el premier ordre ne sunt vif quant lor peres vint à mort, et se il sunt vif et il ne succedunt, li fil de ces fiz vienent à la suscession de lor avou, ou soit que il sunt malle ou soit que non. Ne n’an est dessevrance ou soit que il sunt fil de sa fille ou soit que il sunt fil de son fil d, et succedunt igalmant. ¶

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Une rien doivent savoir : que li fil des fiz del mort ne puent succeder à lor avou tant com est vis lor peres et il vuet succedere, se n’est an .i. cas, si com est se .i. hons ou une fame a .ii. fiz ou plus et .i. de ces fiz muert avant son pere ou sa mere. Se il laisse anfanz malles ou femelles, icil anfant doivent succeder à lour avou ou à lor aive an leu de lor pere ou de lor mere igalmant avec les oncles, et doivent reçoivre tant de celle herité com an devroit avoir lor peres ou lor mere, se il fussent vif.

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- Ici dit se li fiz ou la fille muert sanz testament an quel guise li peres ou la mere doivent succedere .ciiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CII. Quomodo pater et mater debent succedere filiis suis. Dans l’éd. Derrer, rubrique CIII. Si.l filz o la filia morunt sens testament, en cal guisa lo paire o la maire devunt succedire. -

Se aucuns hons muert sanz testament et il ne a anfanz, li peres et la mere doivent succedere avant que autre persone, se cil qui est morz ne laisse frere germain. Mais se li morz laisse freres germains et serours, cil doivent succeder à lor pere del mort et à la mere, an tel guise que chascuns des freres ait autretant an l’erité com lor peres ou lor mere. An cest cas ne doit li peres avoir usufruit an icelle part qui partient a son anfant, mais doivent avoir icil anfant et l’usufruit et la proprieté de la lor part. ¶

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Quant li peres ou la mere succedunt à lor fil qui est morz avec les autres fiz, si com est dit desoure, puet succeder ausimant à aus et li fiz à son autre fil qui est morz, ce est li niés del mort à cui il vuelent succedere. Mais c’est voirs se li peres de cel neveu fu freres del mort à cui il vuelent succedere et de par mere et non an autre guise. Et icil doit avoir autretant an l’erité com eust ses peres, se il fust vis. ¶ Autretex raisons est se cil niés qui vuelent succedere à lor oncle furent fil de la serour del mort, et celle suers fu mere avant son frere et se icelle suers fu germainne.

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- Ici dit de celles succesions que sunt prochainnes, ce est an quel guise li .i. paranz doit succeder à autre sanz testament  .cv.Dans l’éd. Fitting, rubrique CIII. Quando unus parens debet succedere alii sine testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique CIV. D’aquela successios que es de laz, zo es en ca guisa uns parenz dev succedire ad altre sens testament. -

Se aucuns hons muert sanz testament, s’il ne laisse fil ne fille et il ne laisse nule persone sousteraine, si com est anfanz de son fil ou de sa fille, ne ne laisse pere ne mere ne autre souverainne persone, premieremant li doivent succeder si frere et ses serours, se cil frere ou celles serours furent germain de celle persone de la cui herité est plaiz, ce est se il li taignent de par pere ou de par mere.

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- Ici dit se li morz de la cui herité est plaiz laisse freres ou serours germains et il laisse neveu d’aucun suen frere germainne qui fu morz dés avant .cvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique CIV. Si defunctus dimisit sorores uel fratres. Dans l’éd. Derrer, rubrique CV. Aici ditz si.l morz de la cui heretaz es plaiz laisset fraires e serors germanas e laisset neboz d’alcun so fraire e de seror geramaan qui fo morz desanant. -

Se aucuns des freres germains ou des serours germainnes ere morz avant que cil de la cui herité est plaiz, si anfant, se il an laissé aucun, devront succedere au mort, c’est à lor oncle ou à lor antain qui est morz sanz anfant ou sanz testament, et il devront succedere à lor oncle ansamble et à lor avis antains qui furent germain del mort, et devront cil anfant avoir itel part de l’erité del mort com an devroient avoir lor pere ou lor mere, se il fussent vif, ou soit que il soit .i. sous ou plus, ne non est dessevrance se il sunt malle ou fames. Ce est quant li frere germain ou les serors succedunt à lor frere ou à lor serour germainne qui est morz sanz testament et sanz anfanz, bien li puent succeder ausimant à lor anfanz de lorcel - frere ou de celle serour qui fu morz avant, c’est avant que morist cil de la cui herité est plaiz, se li pere ou la mere del cel anfant taignoient au mort de la cui herité est plaiz et de par pere et de par mere, et icil anfant doivent avoir autretel part an l’erité del mort com lor peres ou lor mere devroient avoir, se il fussent vif, si com est dit desoure. ¶

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Se celle persone qui est morte sanz testament ne laisse nuns anfanz ne pere ne mere ne avou ne aive ne freres germains ne serours, et il laissa freres et serours qui li taignoient soulemant de par pere, il doivent succeder à lor freres et à lor serours premieremant que nuns suens paranz. ¶

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Se aucuns muert et il a freres ou serours de par pere ou de par mere solemant, et aperent li fil de l’autre frere ou de l’autre serour qui ere morz avant que morist cil de la cui herité est plaiz et qui taignoient à cel mort de la cui herité il demandent de par pere et de par mere, ancore soient il plus loigné car il sunt an tierz gré, il doivent succeder à lor oncle, et gietent de l’erité ices freres del mort et icelles serours qui tiegnent au mort solemant de une part, ancore soient cil frere et celles serours plus prochiens, car il sunt el secunt gré al mort de la cui herité est plaiz. ¶

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Se aucuns muert sanz testament et il ne laisse nul anfant ne pere ne mere ne ne laisse ne frere ne serour, li fiz del frere et li fiz de la serour del mort si succedunt egalemant, c’est li heritez doit estre partie egalemant, c’est quan persones tantes parties, c’est autretel part an doit avoir li .i. com li autres. Et cil fil del frere ou de la serour gietent de l’erité les oncles et les tantes del mort, ancore soit autretant proime au mort li .i. com li autres. ¶

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Se li morz ne laisse nuns anfanz ne nuns desoure ne ne laisse ne frere ne serour ne nevou, ce est fil de son frere ou de sa serour, li paranz qui est li plus prochiens li doit premiers succedere. Et se il sunt plusour an .i. gré qui li sunt plus proime, doivent partir egalemant l’erité. ¶ Et se aucuns de ces qui li sunt plus prochien ne vuelent succedere al mort, la soue part acroit ausa autres. Ne n’est nule dessevrance, ou soit que cil qui vuelent succedere sunt malle ou soit que non. Ancore ne n’est dessevrance ou soit que li morz est malles ou soit que non, sol que il soient leal parant antre lour.

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- Ici dit quel droit a li peres es choses de ses anfanz et an icelles choses que li fil gaaignent .cvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CV. Quam dricturam habet pater in rebus filiorum. Dans l’éd. Derrer, rubrique CVI. Cal dreit a lo paire en las causas de zos enfanz ed en aquellas causas que sei fillz gadainant. -

Or redisons de celles choses de la mere an quel guise elles apartienent as fiz et quel droit a li peres es choses que gaaignent li fil tant com il sunt an lour pouoir. ¶

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Se li fiz ou la fille qui sunt el pouoir del pere gaaignent aucune chose à celles del pere an cui pouoir il sunt, iciz gaaigz doit touz estre del pere, et la proprietez et l’usufruiz. Et li peres et li avous an cui pouoir il est porra doner et vandre ce que ses fiz ou li fiz de son fil gaaignent à ses choses, et à sa vie et à sa mort, ancore ne le vueille li fiz qui gaiaigna ce. ¶

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Ce que li fiz qui est el pouoir del pere gaaigne non as choses, ce est à l’avoir de son pere, mais an autre guise ou par provesce ou par son travail, si com est se il trueve toz li usufruiz de cel gaain, doit estre de celui an cui pouoir il est, mais la proprietz, c’est la seignorie, partient à celui qui le gaaigna. Autretex raisons est de celles choses qui vienent as fiz de par lor mere ou de lor moillier ou d’autre part, si com est se aucuns suens paranz ou ses amis li done aucune chose ou il laisse à sa mort : an toutes ices choses qui sunt dites, se cil qui les gaaigna est an pouoir de son pere ou de son avou, il doit avoir la proprieté, c’est la signorie, et cil an cui pouoir il est doit avoir l’usufruit. ¶

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Ice devons savoir : que li peres ne li avous ne puent vandre ne doner ne mettre an gaige ne à lor vie ne à lor mort les choses de lor fil sanz lour consoil. Et se li peres ou li avous le fait, li fiz de cui ere la chose la pourra demander aprés la mort de son pere ou puis que il issi de son pouoir tant de tans que il s’an puisse deffandre, c’est tot icel tans que fu vis ses peres ou ses avous de celi de cui ere la chose et il fu an son pouoir, ne tient damaige à ces de cui est la chose, ne ne tient à prou à celui qui la tient. Ne n’an est dessevrance se cil qui tient la chose savoit que la chose ere del fil à celui qui l’aliena ou soit que il ne le savoit. ¶

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Li peres doit avoir autretant grant cure de garder les choses de ses fiz com des soues, et doit plaidoier pour ses fiz et doit demander ce que on doit à ses fiz et li fil li doivent consantir, se ne est manres de .vii. anz, car adonc ne li puet li fiz consantir. Mais tout ce que li peres fait est antandu que il le fait par la volanté de son fil, et ce puet faire li peres meismes et autres par son mandemant. Et doit respondre à touz homes pour son fil et doit faire toz les despans del plait del suen non mie de ce del fil puis que il a l’usufruit es choses de son fil. ¶

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Li peres non est destrainz de faire promission ne de doner fermance à ses fiz puis que il manra à mesureemant les choses de son fil, ancores facent ices fermance li autre home estrange qui ont usufruit es choses d’autre. Ancore non est destrainz li peres que il rande raison à ses fiz de la baillie de lour choses, ancore les doie il garder et amenitrer curiousemant.

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Mais se li peres aliene les choses de ses fiz ne les despandra fors à ces choses que lois dit, se li fil ont anliees totes les choses dou pere et angaigiés et puent torner à ces qui sunt hoir de lor pere, que il les lor amandent par tel part com il sunt hoir, se li peres ne dit à sa mort que li fil ne quesissent rien de ces choses. Mais se li peres dist que li fil ne quesissent rien de ces chosesSaut du même au même. que il avoit alienees, li fil doivent garder la volanté del pere, se il vuelent avoir la volanté del pere.

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- Ici dit quant li peres puet aliener les choses de son fil .cviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CVI. Quando pater potest alienare res filii. Dans l’éd. Derrer, rubrique CVII. Cora lo paire pot alienar las causas de sun fil. -

Se mes fiz a dette, je puis bien vandre an son non de ses choses mobles tant que je an paie son dette. Et s’il ne a tant de choses mobles dont je puisse paier son dette, je puis des choses mobles tant vandre que je an paie son dette. Et se je ne ne fais ansinc com est dit, je doi paier le gaaig des fruiz qui issent des choses qui doivent estre moies ou des moies choses demainne. An cest cas puis je vandre des choses de mon fil an son nom, et se je ne truis home qui les achat, je les metrai an gaige. Ancore se la chose est damaible ou de trop grant charge à mon fil, je la puis vandre, ancore soit elle immoble et doi despandre le pris ou je le doi estoier.

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- Ici dit que mes fiz ne puet aliener lesne mettre an gaige les choses dont son peres doit avoir l’usufruit, se ne le fait par consantemant del pere .cix.Dans l’éd. Fitting, rubrique CVII. Quod filius non potest alienare res in quibus pater habet usumfructum. Dans l’éd. Derrer, rubrique CVIII. Que.l filz non pot alienar ni metre em peinora las causas dun sun paire dev aver l’usufruit, si non o fai per cossentiment de.l paire. -

AusimantLettrine à antennes. com li peres ne puet aliener ne mettre an gaige les choses de son fil, fors an icest cas que dit la lois, ausimant li fiz ne puet alieener ne anlier sanz consantemant del pere les choses où li peres a l’usufruit. Mais par consantemant del pere ou de l’avou de par pere les puet aliener et anlier à sa vie et à sa mort, ancore ne puisse il faire testament par consantemant del pere demantres qu’il est an son pouoir.

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- Ici dit an quel cas li peres ne doit avoir l’usufruit es choses del fil, ancore soit il an son pouoir .cx.Dans l’éd. Fitting, rubrique CVIII. Quando pater non potest habere usumfructum in rebus filii. Dans l’éd. Derrer, rubrique CIX. En cals causas lo paire non dev aver usufruit e las causas de.l fil, ancora aia el el sun poder. -

SeLettrine à antennes. li fiz d’aucun home qui est an pouoir de son pere a peculium castrensse vel quasi, ne li peres ne li avous n’a usufruit an icelui peculi, ainz est icil peculis antieremant del fil, et li fiz le puet vandre et doner et aliener an totes guises et an sa vie et an sa mort, et puet an faire testament, ancore soit il an pouoir de son pere ou de son avou. Et tout ce est voirs ancore ne le face il par consantemant de son pere ou de son avou an cui pouoir il est. ¶

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Ancore se aucuns hons doma aucune chose au fil d’autre, ou à sa vie ou à sa mort, an tel convenant que li peres non eust l’usufruit, li peres ne doit avoir an icelle chose ne usufruit ne autre droit. ¶

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Peculis castrenssecastrense est ce que gaaigenent li chevalier pour lor chevaleries, mais cil chevalier ne sunt ores. ¶ Peculis quasi castrenssecastrense est cil que li gramarien ou autre clerc gaaignent de aucun home an aucune maniere par lor mestier, mais que moine non.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 6 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par + conjecture

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+ Livre 6 +
+ Ici dit des sers qui fuient lor seignour. Liber quintus +

OrLettre ornée de 5 lignes de haut. redisons des sers qui fuent lor seignours et des libertins. Mais premieremant devons savoir que est libertinsfuitis

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Fuitiz est cil sers qui fuit de son seignour ou de son maitre an tel volanté que mais ne retort à lui, ancor muast il puis sa volanté et il retournast. ¶ Ancore se il recondit an maison pour ce qu’il trouvast achoison de fuir, ancore ne fuist il, autretant vaut com se il eust fui. ¶ Ancore se .i. sers fuoit et il muoit puis sa volanté et ocist an aucune mesure, autretanttex est com se il eust fui. Icelle meismes raisons est de celui qui voloit fuir et quant il commança à corre li sires le prist si ne s’an pout fuir. ¶ Autretex raisons est se mes sers vait an tel leu dont je ne le puisse amener, si com est se il aloit à mes anemis. ¶

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Se mes sers me fuit, je me puis tourner à celui qui le me doit ou par vandoison ou par change, et puis me torner à celui qui le reçoit et à celui qui li doné consoil de fuir. ¶

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Iciz hons qui reçoit mon ser qui me fuit, se il le me coile qu’il ne viaut pas que je le saiche, ancore ne saiche il qu’il ere miens, se il savoit qu’il fust fuitus, il le me doit randre, ou autre serf autretant bon ou .xx. souz. Et quantes foiz il le retanra, tantes foiz an doit recevoir ceste paigne : se il le retint par .xx. jours, que il ne le manifest ne à celui de cui il ere ne au pueple, et sour tout ce il est tenuz par larrecin. Et se il ne puet paier ceste paigne, li sires de la terre le doit chastier selonc le suen esgart. ¶

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Se li sers d’aucun home fuit de son seignour et il se recondet an la maison de cel home qui est manres de .xxv. anz, on le puet demander à celui an cui baillie li manres est, ce est à son tuor ou à son curor : il an est tenuz autretel paigne comme est dit desus. ¶

+

Se li sires a mal angin an la fuie de son ser, si com est se il est ansinc dit : « Va, si fui an la maison de cel home à cui je vueil mal », et li sers i fuit par le consoil de son seignour, et ce puet estre coneu par le demant que on fera au serf, li sires devra perdre le ser et il devra estre au curor.

+

Se cil an la cui maison fuit li sers d’autre dit que cil sers est suens, ou dit que il est frans, li sers doit estre mis à torment, se il est sers qui die la verité ou frans. Et se om est sers, que il die de cui il est sers, se on le puet savoir an autre guise. ¶

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Se aucuns hons dit que ses sers s’an soit fuit et il le vuet querre an la maison d’autre, on ne li doit veer. ¶

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Et se li sers d’aucun home s’an fuit, li sires ne le puet perdre par droit que il i a par mains de .xxx. anz, ne autres nel puet gaaignier par mains de .xxx. anz, ancor l’ait il acheté d’autre par bone foi. Et ce devez antandre pour ce que sers fait larrecin de lui meismes quant il fuit.

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+ Ici dit del furt, ce est larrecins .ii. +

Pour que li sers d’aucun home siaut faire larrecin à son seignour ou à autre home quant il fuit, pour ce devons nous dire de larrecin, et quex puet faire larrecin et de quel chose, et que paigne doit avoir cil qui fait larrecin, et quel paigne an doit avoir cil qui done consoil de faire furt et aide à autre. Et devons savoir quant de tans dure ceste raisons, ce est demanz, et quex hons puet demander la chose amblee, et à cui elle puet estre demandee. Et devons savoir an quel guise doit randre li lerres la chose amblee et que il amble.

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+ Ici dit quex droiz est de celui qui aovre la chose de son seignour sanz sa volanté .iii.Dans l’éd. Fitting et Derrer le passage fait partie de la rubrique 6.2. +

IcisLettrine de 5 lignes de haut. hons qui fait furt qui aouvre an aucune guise la chose d’autre contre la volanté de cel seignour de cui elle est, ou soit que li sires le seit, ou soit que il le saiche et ne le vouroit et il le fait pour son prou et bien panse de ce qu’il fait qu’il le fait contre la volanté del seignour de la terrechose. Mais se cil qui aovre la chose ne cuidet que il an fust mal à celui de cui est la chose de ce que il l’a aouvré, mais se panse que il l’eust par amitié, se il le savoit n’en feroit furt, ancore soit il mal à celui de cui est la chose, et ancor ne le consantist il, se il le seust. ¶

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Autretex raisons est se cil qui a ovré la chose cuidet faire contre la volanté del seignour de la chose, mais au seignour ne saiche mal de ce se il seit ou se il ne le savoit, bien li o permé.

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+ An quantes manieres puet estre faiz larrecins .iiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique III. Quot modis potest fieri furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique III. Quot modis potes fieri furtum. +

An trois mesures puet on faire larrecin de la chose d’autrui : ce est ou par le prou de la chose quant on l’emble, pour ce que on la viaut avoir à son besoig ou doner à autre. Ancore pour user la chose fait on larrecin de totes les choses, si com est an icest example : .i. hons me preste ou loie .i. suen cheval jusques à .i. certain leu : se je le main plus loig que il ne le me preste, et je le fais ancontre sa volanté, et sai bien se il le savoit que il ne le vouroit, je fais furt del cheval, ancor le face je pour ce que je ne li voille randre, et an iceste guise fait on furt de la chose par l’user. ¶ Autretex raisons est se .i. hons me met une chose an gaige et je l’aovre an autre guise que nous ne avons an convant. Icelle meismes raisons est se .i. hons me commande une soue chose por garder et je l’aovre contre sa volanté. ¶

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Ancor per la tenoison de la chose fait on furt an iceste guise : se aucuns hons tenoit aucune chose que je disoie qui ere moie, et pour ce que je m’an descharge de prover que la chose ere moie, et que je an charge lui, tains je la chose pour ce que je an aie la tenoison, ancor ne la toille je pour user la chose, je fais furt de la chose par la tenoison.

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+ Ici dit quex est ciz hons qui puet demander la chose amblee et la paigne .v.Dans l’éd. Fitting, rubrique IV. Quis est ille qui potest peter rem que est furata et penam. Dans l’éd. Derrer, rubrique IV. Cals es aquel om qui pot demendar la causa emblada e la pena. +

Puis que nous avons dit que est furt, et an quel mesure on fait furt, et quex est ices qui puet demander la chose amblee et la paigne,or redisons quex est ciz hons qui puet demander la chose amblee et la paigneSaut du même au même.. ¶

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Icis hons puet demander la paigne del furt à cui on le fait, ce est cil qui tenoit la chose an aucune juste guise an icel termine que elle fu amblee, si com est cil à cui elle fu prestee ou loié ou commandee pour garder. Mais tout ce est voirs que cil à cui la chose est amblee la puet demander quant il la prant par sa colpe, ou an tel guise qu’il ere destrainz dou randre la chose à celui par cui il l’avoit et non an autre guise, se il n’est li creerres à cui soit amblez li gages. Car li creerres puet demander le gaige se il li est amblez, ancor ne le perdit il par sa colpe pour ce que il est plus seurs de sa dette, se il puet recevoir son gaige.

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+ Ici dit se li gaiges est amblez au creour .vi.Dans l’éd. Fitting, rubrique V. Si pignus est furatum creditori. Dans l’éd. Derrer, rubrique V. Si la peignora es emblada a.l crededor. +

Se li gaiges est amblez au creour par sa colpe ou sanz sa colpe, mais que il n’i ait angin, bien puet demander la chose et la paigne toute, ancor puisse li deterres bien paier, mais il devra randre au detor qui li mist la chose an gaige tout ce que il a recovré dou larron plus de son avoir, ce est plus tout ce qui est plus que ses deterres ne li doit li devra il randre, et l’autre se doit conter pour son avoir. ¶

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Mais se li deterres meisme ambloit le gaige au creour, puet li creerres demander autant com est li dette et les usures de la dette et la paigne del larrecin, ausi com il pourroit à .i. autre home ne ne le conteroit pour son avoir, si com est dit desoure. ¶ Se .i. autres hons hons li eust amblé, et ce devons savoir pour ce que li deterres a cest damaige par sa colpe, ne n’est mains destreinz pour ce de randre la dette au creour et le gaige ausimant, tant que il li ait paié la dette. ¶

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Se cil à cui je loie aucune chose la pert par son larrecin ou sanz sa colpe, je la puis demander au larron et il non, car li damaiges n’est pas suens, se la chose est perdue, ancor soit autre raisons del creour, si com est dit desoure. Mais ce est voirs se il ne m’an fait convant de randre la chose an aucune guise se il la perdit. Mais se la chose li est amblee par sa colpe, et il est tant riches hons que il la me puisse randre, il me doit respondre de la chose, et doit soi retorner au larron et tout ce que il puet recouvrer de lui doit avoir à son besoig, car cil qui auroit le damaige, se la chose n’estoit jamais recouvree, icil doit avoir le preu, se la chose est recouvree. Mais se il est tant riche que il me poist randre l’une partie de la chose et l’autre non, il se puet torner au larron par iceste partie que il me puet randre et non pour plus, et je ne me i puis torner par l’autre partie. ¶

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Quex raisons est de celui à cui je louai ma chose selonc ce que est dit desoure, tex raisons est d’un drap, se il fu amblez à celui à cui je le donai à coudre ou à laver. ¶

+

Se je prestai une moie chose à aucun home par amors, si com est .i. cheval, et il li est amblez par sa colpe, autre raisons i est qui n’est pas dite desoure, car an iceste besoigne an mon arbitre est de tourner au larron, ancore soit cil à cui je le prestai tant riches que il me puisse bien randre la chose. Mais puis que demant le cheval au larron cil à cui leje je l’avoie presté est delivrés de moi, ne il n’an puet rien dire au larron, ou soit que me plait la chose ou soit que non. Mais se je m’an torne à celui à cui je prestai la chose, il la me doit randre, et se puet torner au larron non mie je se je savoie que la chose ere amblee. Mais se je savoie qu’elle fust amblee quant je la pris à demander à celui à cui + lje l’avoie presté, et je le soi puis, bien puis laissier à celui à cui je la demandai, et m’an puis torner au larron, se cil ne m’avoit ancore randue la chose à cui je la prestai, car se il m’avoit ja paié, je m’an puis je mais torner au larron. ¶

+

Mais se cil à cui je prestai la moie chose ou la chose d’autre par amour la perdoit sanz sa colpe, ne la puet demander, car ce n’est pas ses damaiges se il le perdoit se il ne m’eust an covant que il les me randroit se il la perdoit, par aucune maniere. ¶

+

Se je commande aucune chose à autre pour garder, et je l’an donai avoir, et il le pert par sa colpe, il la me devra randre. Et se il me covante que il la gardera bien ou il me covante que il la me devra randre pour ce que il le me convante, ancor la perdut il sanz sa colpe, il la me devra randre pour ce que il le me convante. Mais se il me dit avant que je et il la me commandat que il la me garderoit, se il la pert par sa colpe, il la me doit randre et non an autre guise. Et an toz ices cas, se elle li est amblee, il pourra bien demander la paigne del furt, non mie je, car li damaiges partanroit à lui de la perde, se il ne la povoit recouvrer, se il est tant riches que il me puisse la chose amander. Mais se il ne la puet randre, je puis demander la paigne del furt, non mie il, si com est dit desoure del cel home à cui je louai aucune chose. ¶

+

Se cil qui reçut la moie chose pour ce que il la me estoiast, et non la reçut an icelle guise qu’est dite desoure, se elle li est amblee an aucune guise, ce est par son mal angin ou par sa colpe que il ne la garde bien comme il peust ou il deust, n’an puet aler ancontre le larron an nule mesure, mais puis demander au larron et la chose et la paigne , ancore le puis demander à celui à cui il la commanda, se elle perdit par son mal angin. ¶

+

Tot ce qu’est dit desoure que cil à cui je louai ma chose, ou cui je donai mon drap à coudre ou à laver, se puet tourner au larron, se il li est amblez. Et voirs est solemant de la paigne del larrecin, non mie de la chose qui est amblee. Autretex est de celui à cui je prestaui une moie chose par amor, et de celui à cui je commandai une chose pour estoier. Mais autre raisons est del creour à cui est amblee la chose que il avoit an gaige.

+
+
+ Ici dit an quel maniere on puet faire larrecin .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. Quomodo potest aliquis facere furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique VI. Aizi diz en cal mesura om pot faire furt. +

LarrecinsLettrine de 3 lignes de haut. puet estre faiz se on amble aucune chose à autre pour faire son prou, ou se on la prant pour doner à autre ou pour prester à .i. suen ami, si com est se je te loie ou te preste .i. mien cheval tant que à .i. tel leu et tu le moignes plus loig ou autres hons par ta volanté. ¶

+

Ancores tu faiz larrecin de ma chose se faiz monter mon cheval sur ta jument ancontre ma volanté et tu cuides que contre ma volanté le faces. ¶

+

Ancore se tu tiens la moie chose que tu as sanz raison ou sanz juste cause et tu ne me vués randre puis que je la te demant, et tu conois que tu la me doiz randre, fais an larrecin, et pour larrecin le te puis demander. ¶

+

Ancore se je te paie deniers ou autre avoir et je te paie plus que je ne te doi, se tu le seus et je ne le soi, je le te puis demander par larrecin ce que je ne te devoie. ¶ Autretex raisons est se autres hons te paia pour moi et je l’ai ferm quant je le soi. ¶

+

Ancore se je aloie par mer et jetai aucune chose pour mal de tans de la nef pour ce que la nef s’aleiast, et aucuns hons la trueve an terre ou an aigue et il la retint pour son prou ne la me rant, fait an larrecin. Et an toutes guises est voirs que ciz hons qui aovre la chose d’autre contre la volanté del seignour de cui elle est an fait larrecin, et pour larrecin le doit randre, sol que il saiche que la chose soit d’autre, ancore ne saiche il de cui ere la chose. ¶

+

Tex fois est que cil qui ne fait larrecin est tenuz par larrecin, ce est de la paigne solemant, si com cil qui done à autre consoil et adiutoire à faire larrecin. ¶

+

Iciz done adjutoire à faire larrecin à autre qui li preste les ferres pour brisier la porte ou l’arche où ere la chose qui fu amblee, ou qui presta l’eschiele à autre et la poie joste ma fenestre pour ce que li lerres i peust passer. Mais ce est voirs se cil qui done adiutoire fait par mal angin, ce est se il sot bien que li lerres vuet faire. Mais se il ne le sout, ne i a nulle colpe, ne ne l’an puet on riens demander pour ce que il nel fust pour mal angin à son esciant. ¶

+

Icil done consoil au larron qui par mal angin honoreanorte anorte aucun home que il amblet aucune chose à autre. ¶ Icil qui done consoil et adiutoire à faire larrecin, ou solemant adiutoire, est tenuz solemant de la paigne del larrecin et non de la chose, se la chose ne parvint à lui ne tote ne partie. Mais icil qui done solemant consoil à faire larrecin non est tenuz de la paigne del larrecin, mais est tenuz del damaige pour l’aucion de dolo, ce est par icelle raison dont sunt tenu cil qui font angin à autre, se cil à cui fu amblee la chose ne la puet recouvrer an autre guise.

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+
+ Ici dit de celles choses dont on ne puet faire larrecin .viii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. De quibus rebus non potest fieri furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique VII. De cals causas om non pot faire furt. +

Tex choses sunt dont on ne puet faire larrecin, si com sunt icelles choses qui ne sunt de nul home, si com sunt les choses sacrees. Icelles choses sunt sacrees qui sunt sacrees à Dieu par avesque, si com sunt croiz et calice. ¶

+

Ancor qui amble .i. franc home ne fait larrecin. Mais se cil qui est amblez est ou pouoir de son pere, li peres puet demander, et non pour larrecin, et puet demander tot le damaige que il a de son fil qui li est amblez.

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+
+ Ici dit qui puet demander la chose amblee et à cui elle puet estre demandee .ix.Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. Quis potest petere rem furatam et cui potest peti. Dans l’éd. Derrer, rubrique VIII. Aici diz qui pot demandar la causa emblada ed a cui elle pot esser demandada. +

Cil à cui la chose est amblee, ou se il an est sires ou se il an est creerres à cui est amblez li gages, cil cui est la chose la puet demander à toz homes qui la tiegnent, se la chose pareist, ou se cil qui fait l tient la chose fait par son mal angin an ce pour quoi la chose ne pareist. ¶ Autres hons ne puet demander la chose amblee mains que cil qui sunt dit desoure, et si diront ansin à celui qui tanra la chose : « Done moi ceste chose qui me fu amblee », ne n’an sunt destraint de randre le pris, ancore l’achetast cil à cui on le demande. ¶

+

Se la chose amblee ne pert ne puet estre demandee mais que au larron ou à son hoir. ¶ Li hoirs del larron li est tenuz de tote la chose amblee, se il est souz hoirs, mais se il sunt plusour hoir, chascuns est tenuz de randre la chose par tel partie comme il a an l’erité.

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+
+ Ici dit qui puet demander la paigne del larrecin et à cui on la puet demander .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. Quis potest petere penam furti, et cui potest peti. Dans l’éd. Derrer, rubrique IX. Qui pot demandar la pena de.l furt ed a cui om la pot demandar. +

LiLettrine de 3 lignes de haut. lerres est tenuz de la paigne del larrecin et cil qui done consoil et aue an faire larrecin ou solemant l’aiue.

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Mais li hoir del larron ne sunt tenu de la paigne del larrecin, ancore soient il si fil fors de tant com il sunt amandé, se rancure n’an fu faite contre le larron ansin com la lois commande. Car li hoirs de celui qui fait aucun malfait, si com est larrecins ou rapine et damaiges et injure, n’an sunt tenu aprés la mort de celui qui l’a fait, se an sa vie n’an fu faite rancure, fors de tant com an vint à aus.

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+ Ici dit quex raisons est se plusor home font .i. larrecin .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. Que racio est si plures homines faciunt furtum. Dans l’éd. Derrer, rubrique X. Cal rasuns es se plusors omens fant un furt. +

Se plusour home font .i. larrecin, tuit sunt tenu et de la chose amblee et de la paigne del larrecin. Mais se li .i. d’aus rant la chose ou l’amande, li autre sunt delivré de tant com à la chose apartient. ¶ Autretex raisons est de la paigne del larrecin, car li .i. d’aus amande la paigne ne tient prou aus autres, et tuit an sunt ancore tenu de doner la paigne chascuns, se il erent mil.

+
+
+ Ici dit quel paigne doit avoir icil qui amble la chose d’autre .xii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. Quam penam debet habere ille qui furatur rem alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique XI. Cal pena deu aver aquel om qui embla causa d’altre. +

LaLettrine de 3 lignes de haut. paigne del larrecin tex foiz est est de .ii. tanz, com est la chose, tex foiz est de .iiii. tanz. ¶ Ancore tex foiz est que li larrecins est manifestez, tex foiz est que non.

+

Se li larrecins est manifestez, la paigne est de .iiii. tanz, fors que la chose amblee doit estre randue, ou li pris de la chose tant com elle vaut. Mais puis que elle fu amblee, la poigne croit ausimant com fait la chose, si com est an icest exemple : .i. hons m’ambla .i. poulain ou une egue, et tuit le tant que il granz, il me le doit randre ou amander tant bon com il est ore, et la paigne est an .iiii. tanz sanz la chose, se li larrecins fu manifestez.

+

La paigne est de .ii. tanz sanz la chose amblee et croit la paigne ausimant com de larrecin manifeste. Mais ne puet descroitre que tiegne damaige à celui à cui on la doit amander.

+
+
+ Ici dit quex larrecins est manifestez et quex non est manifestez .xiii. +

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que la paigne del larrecin est manifesté, elle est autre que non est la paigne del larrecin qui non est manifestez. ¶

+

Iciz lerres est manifez que on prant à la chose amblee an icel jour que il l’ambla, avant que il la portast anqui ou il la cuidoit porter pour estoier. Mais puis que il passe icel jour où il fait le larrecin, ou il porta la chose là où il la cuidoit estoier, non est lerres manifestez. ¶ An ice non est dessevrance, ou soit que praigne le larron, ou soit que autres le praigne. ¶ Autretex raisons est se li sires de la chose ou autres hons cuidoit avoir part an la chose amblee, et li lerres, pour paour que il a, desampira la chose. ¶ Ancore non i a dessevrance ou soit que il fu pris quant il ambla la chose, si com est avant que il issist de la maison où il ambla, ou soit que il fu pris an la voie ou an autre leu. ¶

+

Puis que on set que est lerres manifez, bien puet on savoir quex lerres non est manifez.

+
+
+ Ici dit an quel maniere li lerres puet delivrer de la chose qu’il amble .xiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. Quomodo fur potest liberare se a re illa quam furatus est. Dans l’éd. Derrer, rubrique XIII. En cal mesura lo laire se pot delivrar de la cause que el emblet. +

Se li lerres rant la chose amblee à celui à cui il la doit randre, ou il est apariliez de randre la chose, non est mais tenuz de la chose, ancore perisse puis la chose sol que elle ne perisse par son mal angin ou par sa colpe. Mais se il ne la rant et il non est aparilliez de randre, ancore perisse la chose sanz sa colpe, non est delivrés. Car li lerres est an tardemant de cel jour an avant que il ambla la chose, et icil tardemanz trait le peril à soi, se li lerres ne rant la chose ou il non est aparilliez que il la rande, si com est dit.

+
+
+ Ici dit tant que à quel termine on puet demander la chose amblee et la paigne .xv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV. Vsque ad quod tempus aliquis potest petere rem furatam et penam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XIV. Entro a cal terminio om pot demandar la causa emblada e la pena. +

Toutes icestes raisons que nous avons dites desoure de larrecin, ou soit que il soit manifestez ou soit que non, ou soit de la paigne ou soit de la chose, ne se perdent par mains de .xxx. anz, se li lerres dure tant vis ou se plaiz l’an est meuz an sa vie.

+
+
+ Ici dit quel poigne doit avoir cil qui corront le ser ou le fil d’autre .xvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quam penam debet avere ille qui corrunpit filium vel servum alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique XV. Cal pena deu aver aquel qui corrunp lo serv o lo fil d’altre. +

IcizLettrine de 7 lignes de haut. hons qui corront le ser d’autre par male foi, ce est par mal angin, est an tenuz au seignour an double, ce est doit li randre .i. autretant bon ser com cil ere quant il se corrunpi et autretant com li sers valoit, et soure tout ce li doit randre les choses que icil sers an porta par larrecin à double, car bien part que li sires a perdues les soues choses par le consoil et par l'eüe de celui qui corrunpi son ser, et soure tout ce li doit amander tout le damaige qu’il an a pour ce, si com est se mes sers ambla une chose à .i. home par ton consoil, tu me devras amander tant com est ampiriez li sers, et tout ce que je amanderai pour cel larrecin. ¶

+

Se aucuns hons corrunt mon ser, an mon arbitre est ou de reçoivre le ser, et il m’amandera le damaige an double autant com li sers est ampiriez, ou je randrai le ser à celui qui le corrunpi, et il me devra randre le pris del ser de tan com il valoit à cel jour que il le corrunpi. Mais se je non ai le ser que je li rande ne ne l’ai perdu par mal angin, il me doit randre le pris del ser, si com est dit, et je li doi doner le droit que je ai an cel ser à son peril, ce est se il ne le puet trover ne recouvrer que il aie le damaige. ¶

+

Iciz hons qui corrunt le fil d’autre est tenuz au pere an cui pouoir est li fiz que il le li amant à doble an l’arbitre de tant com il est ampiriez, car prou tient au pere que ses fiz ne sa fille ne soient corrunpu ne malmis, ce est ampirié, por quoi il an vaillent mains.

+
+
+ Ici dit quex hons puet demander la paigne del ser et del fil corronpu et quex non .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. Quis potest petere penam et filii corrupti et qui non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XVI. Cals om pot demander la pena de.l serv e de.l fil corrunput e cal non. +

LiLettrine de 3 lignes de haut. sires del ser qui est corronpuz et li peres del fil ou de la fille qui sunt corrunpu puent demander par ceste raison que on apele del ser coronpuSaut du même au même..

+

Mais cil qui tiegnent sers d’autre ou .i. franc par bone foi ou par juste cause, si com est se il l’a acheté, ne le puet randre par ceste raison, ja soit ce que autres le corrunpist. ¶

+

Ancores li creerres à cui est corrunpuz li sers que il avoit an gaige n’en puet rien demander par ceste raison, ancore le puisse il demander par larrecin, se il li fu amblez.

+
+
+ Ici dit tant que à quel termine dure cil demanz .xviii.Dans l’éd. Fitting, le passage constitue le § 4 de la rubrique XV. Dans l’éd. Derrer, rubrique XVII. Aizi dit entro cal terminio dura aquest demanz. +

Iceste raisons dure tant que à .xxx. anz ancontre celui qui corrunpi le ser d’autres ou fil, se il dure tant vis an tant que à .xl. anz puis que rancure an est faite. Mais se cil est morz qui corrunpi le ser, si hoir n’an sunt tenu, se rancure n’an fu faite.

+
+
+

An ceste guise puet on corrunpre d’autre ou son fil ou sa fille, se il est bons, et aucuns hons li dit tant que il devient mauvais, et il li dit tant pour quoi il est devenuz plus mauvais, si com est se aucuns hons commuet mon ser que il face aucune chose male, si com est larrecin, ou rapine ou damaige ou injure, ancore le vosist mes faire icel malfait sanz cel convenant. ¶ Autretex est se .i. hom conseille à .i. ser qu’il fui, ancore vosist il fuir des avant, car li malices del ser croist par cel consoil que on li done. ¶

+

Ancore se aucuns hons consoille à mon ser que il die à .i. autre ser que il s’an fuie, ou que il deviegne amerres, ou jouerres, ou que il converse ansamble mauvais home, ou que il face aucun mal art, ou que il soit luxurious, ou que il soit orguillous ancontre son seignour ou ancontre autre, ou que il gise à acune fame : an toz ices cas est porvoiance que il le corrunpe, et est tenuz aussi com est dit desoure que il li amant de tant com il est ampiriez par le suen consoil à double, se il le fait par mal angin.

+

An autre guise non est tenuz par ceste raison, ancore li consoille il ce qui est dit desoure ou aucuns leus, et ancor an soit li sers ampiriez, mais est tenuz par cesteautre raison que il amant le damaige au seignour que il an a, si com est ordené an iceste raison où est dit an quel maniere on doit amander le damaige et le mal que fait li .i. à l’autre.

+

Autretex raisons est del fil et de la fille com est dit del ser.

+
+
+ Ici dit quant li patrons puet succedere à son libertin .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Quando patronus potest succedere liberto. Dans l’éd. Derrer, rubrique XIX. Aizi dit cora lo pairons pot succedir a sun libertin. +

Puis que nous avons dit des uthils et des autres negoces que li home font antre lour, et des matrimoines ausimant, et des larrecins, or redisons des suscessions, ce est an quel guise on puet avoir l’erité d’autre. Et premieremant disons an quel guise li patrons suscedit à son libert, ce estan quel guise il puet avoir l’erité de son libertin. Mais premieremant devons savoir quex est libertins. ¶

+

Libertins est cil qui ere sers justemant et ses sires le fait franc. ¶

+

Se mes libertins muert ou il fait testament, ancores ou il ait fiz ou non, et de .VII. torner an servitut tout ce devons savoir quex droiz an est.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se li libertins qui est mors fait testament .xxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX. Quod ius est si libertus est mortuus sine facto testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XX. Cals dreigs es si.l libertins qui es morz fez testament. +

Se li libertins d’aucun home est morz et il fait testament, ne ses patrons ne ses fiz ne puet avoir nulle raison, ice est aucune raison an l’erité del libertin contre sa volanté, ou soit que iciz libertins laissa fiz ou soit que non. Et ce est voirs se li heritez del libertin antre avoir et honor ne valoit plus de .c. besanz. ¶

+

Mais se li heritez del libertin vaut plus de .c. besanz et il fait testament, non i a ausimant li patrons nul droit, se li libertins avoit fil et il laissa s’erité à ses fiz. Mais se il ne laissa leaus fiz, ou se il les avoit et il les desheritast, ou il ne lor laissast rien, doit laissier la tierce part de totes ses choses à son patron. Et se il li laissa mains de la tierce part ou il ne li laissa rien, li patrons puet demander de toz homes qui tiegnent l’erité del libertin tant que il ait la tierce part. Et iceste tierce part doit avoir li patrons sanz nul gaaig.

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+ Ici dit quel droit a li patrons es choses de son libertins se cil libertins muert sanz testamant .xxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Quod ius habet patronus in rebus libertini, si moritur sine testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXI. Aizi dit cal dreiz a lo pairon en las causas de sun libertin se aquel libertin mos sens testament. +

Se li libertins est morz sanz testament et il ne laissa nul anfant, ou soit que il avoit le vaillant de .c. besanz ou soit que non, li patrons doit avoir totes les choses, et avoir et honor, et porra les demander à toz homes. Mais se li libertins laissa fil quant il fu morz sanz testament, ne puet avoir li patrons nul droit es choses del libertin, ou soit que il ait plus de .c. besanz vaillant ou soit que mains.

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Autretel droit a li patrons es choses de sa libertine et autretel droit i a li patrone et li patrons.

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+ Ici dit quel droit a li fiz del patron ou de la patrone es choses del libertin .xxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Quam dricturam habent filii patroni in rebus libertini. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXII. Aizi dit cal dreit an li fil de.l pairon o de la pairona en las causas del libertin. +

Autretel droit com li patrons ou la patrone ont es choses de lor libertin ou de lor libertine, autretel droit i ont li fil del patron ou de la patrone. Et cil qui sunt plus prochien egalemant non designentdeLe mot de est suivi d'un espace blanc icelui libertin à aucun de ses anfanz, car adonc sera il libertins de celui de cui il fit son libertin à .i. de ses fiz an son testament et sanz testament ou par aucunes paroles.

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+ Ici dit tant que à quant grez, ce est tant que à quanz parentez, que li parant del patron puent avoir icel droit que patrons avoit an son libertin .xxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. Vsque ad quem gradum parentes patroni possunt illam dricturam habere quam patronus habebat in suo libertino. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIII. Aiçi diz entro a cal gra, zo es entro parentesc, que li parent de.l patron podunt aver aquel dreit que.l pairons avia suis en sun libertin. +

Se li patrons ou la patrone muerent sanz anfanz, icel droit que il avoient es choses de lor libertin partient à lor parent tant que au tierz paranté, mais an tiel maniere que cil qui sunt plus prochien au patron vienent premieremant et doivent faires tantost parties.

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+ Ici dit quex droiz est se li libertins aliena totes les soues choses ou une partie pour ce que li patrons perdit son droit .xxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Que drictura est si libertinus alienavit omnes res quas habuit vel partem ideo ut patronus perderet dricturam quam habebat. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIV. Aizi diz cals dreigs es se.l libertins alienet totes les soas causas o una partida per aco que.l pairon perdes sun dreit. +

Se li libertins d’aucun home aliena totes les soues choses ou une partie, et ce fait il pour mal de son patron, ce est par angin que li patrons i perde son droit, li patrons les porra demander à touz homes qui les tanront la tierce part, et porra les avoir à son oes, se il ne loua icelle alienation puis que fu morz li libertins.

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+ Ici dit an quel guise li libertins et la libertine tornent ser .xxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV. Quomodo libertinus vel libertina efficiuntur serui. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXV. Aizi diz en cal guisa lo libertins o la libertina tornant serv. +

Se li libertins ou la libertine puis que il sunt franc font aucune font aucune angreiseté à lor patron, ou à la moillier de cel patron, ou as fiz del patron, ou à ses autres hoirs, et li patron et li suen le porront panre, il les puent torner an servitut et doivent estre ser. ¶

+

Les cause de l’ingratitudine par quoi li libertins ou la libertine doivent torner ser sunt icelles : se li libertins menace à ferir son patron, ou se il li fait grant honte an autre guise, si com est se il le feri, ou se il fait grant damaige es choses de son patron, ou se il li fait tele honte an quelque guise que tornast à grant honte à son patron. ¶

+

Ancore tornent li libertin et la libertine ser per ingratitudine que il font à lor patron. Se cil libertins a fil quant il torne sers, li fiz ne sera pas frans pour ce. ¶ Ancore se la libertine qui tourne serve est grosse, icil anfes qui naistra de li sera frans autretant bien com se il fust nez d’une franche famme, car la malefaite de la mere ne doit damaige tenir à celui qui est ancores el vantre.

+
+
+ Ici dit an quele maniere la moilliers puet succedere à son mari sanz testamant ou mariz à sa moillier .xxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quomodo mulier potest succedere marito suo sine testamento uel martus uxori sue. Dans l’éd. Derrer, rubrique XVI. En cal mesura la moiller pot succedere a sun marit sens gadi o.l mari a sa moller. +

Se li mariz d’aucune fame muert avant que sa moilliers, et il ne laisse anfanz ne paranz prochiens, ne ne laisse autres paranz d’eles, ne il ne fait testament, la moilliers li doit succeder antieremant, ce est toutes les choses del mari doit avoir, et avoir et honor.

+

Mais or est ordené plus, ce est se li mariz est mors sanz testament avant que sa moilliers et il ere riches et sa moilliers ere pouvre i, ancore dne donast ne donast elle doualise à son mari, elle pourra demander la quarte part de toutes les choses que li mariz avoit quant il fu morz, ancore laissast il anfanz, se il an laissa .iii. ou mains de .iii. Mais se il laissa .iiii. fiz ou plus, la moilliers doit succeder egalmant aus fiz, ce est autretel partie doit elle avoir es choses del mari comme .i. des fiz. ¶

+

Ausimant comme la moilliers puet succeder à son mari an icelle guise qui est dite desoure, se li mariz muert premiers, ausimant puet li mariz succeder à sa moilliers an icelle meisme guise, se elle muert premieremant.

+
+
+ Ici dit de collationibus, ce est de celles choses que li frere doivent torner ansamble aprés la mort del pere .xxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. De collationibus, hoc est de rebus quas debent fratres [mittere] insimul post mortem patris. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVII. De collationibus, zo es d’aquelas causas que li fraire devunt tornar essems posla mort de.l paire. +

Or redisons de collationibus, ce est de celles choses que li frere doivent mettre ansamble aprés la mort del pere. Et doivent estre esgardees maintes choses, et premieremant devons savoir que freres doivent mettre ansamble ce qu’il ont, et quex choses il doivent mettre, et an quel guise il les i doivent mettre et à cui. ¶

+

Tuit frere et toutes serours aprés la mort de lor pere doivent mettre ansamble totes icelles choses que il ont des biens del pere, et celles ausimant lesquex seroient soues, se il fust vis, ou del gaain de son fil, et tot ce doivent partir par tel part com il sunt hoir del pere, si com est an icest cas. Se la fille fu mariee de l’avoir de son pere, et il la maria, et elle vuet succeder à son pere, elle doit mettre ansamble le douaire ou doit le pris partir à ses freres et à ses suers par tel part com li taint de l’erité, ou elle doit reçoivre tant mains de l’erité del pere com est li douaires, se elle le recouvre de son mari. ¶

+

Autretex droiz est se par la colpe remest que elle ne le recouvra an icel termine que elle pouoit et quant elle deust, ce est quant elle veoit que ses mariz tornoit povres, ou soit que li mariz est vis ou soit que il est morz, ou elle devra dire à son pere que il demandast le douaire, et se elle le dit non i a nulle colpe sa fille , ancore ne recouvrast li peres. An icest cas doit estre communax, et li damaiges et li prouz de la serour et des freres, se douaires ere povres. Mais se li douaires fu granz et anmples, elle meismes le puet demander sanz son pere, et elle le deust demander quant elle veoit que ses mariz tornoit povres, et si elle ne le fait, toz li damaiges doie estre suens pour ce que fu sa colpe, se elle est majorsmanre de .xxv. anz. Mais se elle est manre de .xxv. anz, li damaiges doit estre communax à lià ses freres, ou soit que li douaire fust granz ou soit que il fust petiz. Et an icest cas tuit li frere et totes les serours qui sunt hoir del pere doivent avoir raison de demander icel douaire ancontre celui à cui fu donez et ancontre ses hoirs chascuns par tel part com il a an l’erité. ¶ Autretex raisons est se la fille fu mariee de l’avoir de sa mere ou de son avou ou de s’avie, et plaiz est de l’erité de celui de cui avoir elle fu mariee. ¶

+

Ausimant comme la fille doit doner part as freres dou douaire, ausimant li fiz doit doner part de l’espousalite à ses freres et à ses serours, se il vuet succeder à son pere. Mais ce est voirs se l’espousalice des choses est de cel home de cui herité est plaiz. ¶

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Et ce qui est dit desoure, que la serours doit mettre an commun le douaire et li frere l’espousalice, ausimant est voirs ou soit que li peres fist testament ou soit que non. Se il ne dit nomeemant à aucun de ses filz d’aucune chose, que il la mesissent an commun. ¶

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Se li pere done à aucun de ses fiz aucune chose, ou an sa vie ou à sa mort, tant doit estre communal de toz ses fiz, se cil de la cui herité est plaiz ne le vea nomeemant. ¶

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Iciz hons qui ne vuet mettre an commun ce que il doit, non a autre paigne se non qu’il ne puet demander la soue part de l’erité.

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+ Ici dit de successionibus, ce est par quel guise .i. hons vient à l’erité d’autre ou par testamant ou sanz testamant .xxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. De collacionibus, hoc est quomodo unus uenit ad hereditatem alterius. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXVIII. De succesionibus, zo es en cal guise uns om ven a la heretat d’altre o per testament o sens testament. +

Or disons des successions, ce est an quel guise aucuns hons puet avoir l’erité d’autre ou par testament ou sanz testament. Et premieremant disons an quel guise on puet à autre succeder par testament. Mais avant devons nous savoir que est testamanz, et an quel guise on le doit faire, et quant garant doivent estre el testament. Et devons savoir ausimant quex hons puet faire testament et quex non, et quex hons puet estre hoirs d’autre et quex non an testament.

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+ Ici dit quex hons puet faire testamant et quex non .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVIII. Quando quis potest facere testamentum et quando non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXIX. Cals om pot faire testament et cals non. +

Cil hons qui est manres de .xiiii. anz ou de .xii. se elle est fille, ne puet faire testament an nule maniere. Et se il le fait, ne vaut riens an nulle maniere iciz testamanz, ne ne puet rien doner à autre de ses choses ne à sa vie ne à sa mort. ¶ Autretex raisons est de celui qui non a son san, si com est se il est furiosus. Se il ne fait le testament avant que il eust celle maladie, et puis que celle maladie le laissa, bien vaut. ¶

+

Ancores hons qui ne puet parler ne oïr ne puet faire testament et ne puet rien laissier à autre à sa mort, se il a icelle mauvaitié an soi naturelmant, ce est se il l’a des le jour que il fu nez. Mais se celle maladie li faut puis an quelque guise, bien puet faire testament et lordener les + soues choses autresi com autres hons, se il set lettres et non autremant. ¶

+

Se aucuns hons est muez soulemant ou sours soulemans, ou soit que il fu ansinc nez ou soit que ciz maus li avint puis an aucune guise, bien puet faire testament se il set lettres, an tel maniere que il meismes escrive son testament et non an autre guise.

+

Ancores iciz hons qui est pris des aniemis, si com est des Sarrazins, ne puet faire testament tant com il est an lor pouoir, pour ce que il est sers et sers ne puet faire testament, ancore li consantist ses sires. ¶

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Et cil hons qui est el pouoir son pere ou de son avou de par pere ne puet faire testament tant com il est el pouoir del pere ou de l’avou, ancore le consantist il. Mais bien puet doner de ses choses à autre à sa mort par consantemant del pere ou de l’avou an cui pouoir il est.

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Iciz est gramairiens ou chargiez d’aucun ordre, sol que il ne soit moines, bien puet faire testament de celles choses par ochoison de cel mesitier, ancore soit il el pouoir de son pere ou de son avou.

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+ Ici dit quant cil hons qui antre an monester puet faire testamant et quant non .xxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXX. Que aquel om qui intra in monasteri pot faire testament et cant non. +

Se aucune hons antre an moniage, ce est an religion, et il et totes ses choses sunt del monester, et pour ce ne puet puis faire testament, ou soit que il l’avoit fait de ses biens ou soit que non, se il non a fiz, ou se il les a, et il lor laissa la falcide, an icest cas doit estre conté an la falcide li douaires que li peres li dona se elle ere fame, et li espousalices se il ere malles. ¶

+

Mais se iciz hons qui antre an religion a anfanz, et il ne ordona les soues choses antre ses fiz avant que il antrast an la religion, ne ne lor laissa la falcide, bien puet issir de la religion pour partir les soues choses antre ses fiz selonc la soue volanté, sol que il ne doint à nesun de ses anfanz mains de la falcide, mais plus li puet doner, se il vuet. Et doit retenir à soi autretel part de ses choses comme il done à .i. de ses fiz, et icelle parz doit estre del monester, et totes les autres choses ausimant que il ne dona à ses fiz. Mais se il muert el monester avant que il devisast les soues choses, si com est dit desoure, li fiz puet demander la falcide al monester et non plus. ¶

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Autretex raisons com est dite del moine, autretel dient molt d’omes par samblance que soit des chenoine reguler, mais non est lois escrite.

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+ Ici dit an quel maniere on doit faire testamant sanz escrit .xxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXX. Quomodo aliquis potest facere testamentum sine scriptura. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXI. Aizi diz en cal guisa om dev faire testament sens escrit. +

SGeneralmant est voirs que tuit home puent faire testament fors cil à cui est vee nomeemant, si com est dit desoure. ¶

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Iciz hons qui vuet faire testament, se il est tex hons que puisse faire testament, bien le puet faire, et an escrit et sanz escrit. ¶

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Iciz hons qui vuet faire testament sanz escrit doit dire an quel guise il vuet ordonner les soues choses devant .vii. garanz loiaus, et vaudra donc icil testamanz autant com il fu escriz.

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+ Ici dit quex hons puet estre garanz an testamant .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXI. Qui homines debent esse testes in testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXII. Cals omen devunt esser garent en testament. +

Li garant qui sunt an touz testament doivent estre tal que non i sunt home qui ait perdu son san ne home à cui li sires de la terre ait vee la baillie de lor choses pour ce que il est degasterres, ne ne soit hons de male renomee, ne ne i soit manres de .xiiii. anz.

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Mais se aucuns des garanz ere sers quant fu faiz li testamenz et adonc on cuidoit que il fust frans, ne non ere nus hons qui adonc se rancurast de ce que il fu ses sers : ancore conoisist on puis que il soit sers, ne vaut pour ce mains li testamenz, ou soit que cil testamenz est faiz par escripture ou soit qu’il est faiz sanz escripture.

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+ Ici dit an quel maniere doit estre faiz testamanz sanz escrit .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. Quomodo debet esse factum testamentum in scripturis. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIII. Aizi dit en cal mesura dev esser faiz testament in iscrit. +

Iciz hons qui vuet faire testament ou par escrit ou sanz escrit, se il vuet que ciz testemenz vaille par raison, il doit instituir son hoir an icest testament, ce est il doit dire que home il vuet faire son hoir, car li ordenemanz de l’oir est la force de tout le testament, que testamenz ne vaut se hoirs ne i est instituiz. Ne non i est dessevrance, ou soit que li hoirs est ordonnez au commancemant dou testament, ou soit que il est ordenez el milieu, ou soit qu’il est ordonnez an la fin. ¶

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La forme del testament qui est faiz par escrit doit estre itex : .vii. garant loial tel com est dit desoure doivent estre an cel leu ansamble et an .i. termine où on fait le testament, et cil qui fait le testament doit dire an quel guise il doit ordener les soues choses an la presance et an l’audiance de toz les garanz, se il vuet.

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+ Ici dit an quel maniere on puet faire testamant ansinc que .i. hons ne le saiche .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. Quomodo aliquis potest facere testamentum ita quod nullus homo sciat. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIV. Aizi diz en cal guisa om pot faire testament enaizi que nulz om non o sapia. +

De celui home qui fait testament et ne vuet que li garant saichent la soue volanté ne son ordenemant, il meismes puet escrire le testament ou autres pour lui, et il le die puis devant toz les garanz que ce est ses testamanz, et die lor que chascuns i face son seignal. Et li garant le doivent faire, et cil meismes qui fait le testament le soit sourescrire el testament, si com est dit, vaura bien li testamenz, autresi com se tuit li garant seusent et aussent fait aussi ce que est escrit el testament.

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Mais se cil qui fait le testament ne set lettres ou ne set escrire ou ne puet, .i. autres ledoit sourescrire pour lui tout ce que il devroit faire, se il savoit ou se il povoit. ¶

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Tuit cil testament qui sunt fait par escrit et seignié par .vii. garanz, et tuit li garant puent seignier le testament à .i. seel. ¶

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Icil testamenz qui non est seigniez et sourescriz si com est dit desoure ne vaut, car il non est compliz, se cil qui sunt escrit hoir ne sunt fil ou filles de celui qui fait le testament. Mais se cil qui sunt escript hoir sunt fil ou filles de celui qui fait le testament, bien vaut li testamenz, ancore ne soit il ne sourescriz ne seigniez par les garanz, se il est faiz selonc ce qui est escrit avant. Mais se se .i. hons estranges est escriz hoirs avec les filz de cel home qui fait le testament, et li testamenz non est soure escriz ne seigniez si com est dit desoure ne vaut li testamenz quant à cel home qui est estranges, et autretex est com se il ne fust escriz hoirs.

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+
+ Ici dit an quel guise li peres ou li avous puent faire testamant antre lor anfanz .xxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. Quomodo pater uel auus potest facere testamentum inter filios. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXV. En cal guisa lo paire o l’avio podunt faire testment entre sos efanz. +

La nouvelle lois commande se li peres ou la mere ou li avous ou li aive de par pere ou de par mere vuet ordener les soues choses à sa mort, se il a fiz ou filles ou an son pouoir ou fors de son pouoir, que il les face toz hoirs par igal partie ou par desegal, sol que il ne lais à nesun de ses fiz mains de la falcide. Et se il laissa à aucun de ses fiz mains de la falcide, ne vaut li testamenz, se non an iceste guise. ¶

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Se cil qui fait son testament fait son hoir de celui à cui il laissa mains de la falcide, et il li laissa une chose ou .ii., et il li dit que fust quites de celles soles choses, certes an icest cas vaut bien li testamenz, ou soit que il a plus. Mais se il a mains de la falcide puet demander tant que il ait complie la falcide.

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+ Ici dit an quel maniere li peres et les autres souverainnes persones ne font de toz lor anfanz lor hoirs .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. Si pater etalie superiores persone non faciunt de omnibus filiis suos heredes. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVI. Cals rasuns es si.l paire o las altras sobeiranas personas no farant de toz sos efanz ses eres. +

Se aucuns hons ou aucune fame fait testament et il ne fait toz ses fiz hoirs, et malles et femelles, com est dit desoure, doit les desheriter nomeemant, et doit dire la chose nomeemant, et doit dire la chose pour quoi il le fait, et doit la escrire el testament, se il fait le testament escrire. Et cil hoirs qui sera escriz le doit prover, se doute an est. Mais se il laisse aucun d’eus que il non herete nomeemant, ne ne le desherite, si com est dit desoure, ne vaut li testamenz, ancores ait ciz fiz eu dou pere tant com vaut la falcide an aucune autre guise. Et ancore le desheret il, se il ne dit nomeemant la chose par quoi il le fait, ne vaut li testamenz. ¶ Li fil doivent succeder igalmant autresi com il seroient, se li peres non eust fait son testamant ne nul ordonemant. Mais ce que il laissa an autre guise vaudra bien si com est dit pour s’arme ou à son ami. ¶

+

Les choses pour quoi li peres ou la mere ou li avous ou li aive puet desheriterucun de ses anfanz ou aucun des autres prochiens qui sunt an lor pouoir sunt.xiiii. anz

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Icelles pour quoi li fil puet desheriter lor pere ou lor meres ou lor avous ou lor aives sunt .vii. ¶ Autresi com li peres et la mere et autres souverainnes persones doivent faire toz lor anfanz lor hoirs ou desheriter nommeemant, si com est dit desoure, ausimant li fil et les filles doivent faire lor hoirs de lor peres ou de lor meres et de lor autres prochiens. Et se il nle font an autre guise ne vaut, et autretel est com se il non eussent fait testament, quant il partient à cens de cui il avoient faiz lor hoirs, ce est ne puent estre hoir ne plus ne mains pour ce que mors le donet. Mais bien vaut quant aus autres qui sunt dites et ordonnees el testament, si com est se il laissa aucune chose pour s’arme, ou se il fait franc aucun suen ser. ¶ Autretex raisons est el testament del pere et de la mere et de l’avou et de l’aive.

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+ Ici dit an quel maniere li peres et les autres souverainnes persones puent departir lor choses antre lor anfanz sanz testamant .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. Quomodo pater et alie superiores persone possunt diuidere res suas inter filios suos siue testamentum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVII. En cal guisa lo paire o las altras sobeiranas personas podunt dividere las soas causas entre sos efanz. +

Se li peres ou la mere ou li avous ou li aive ne fait testament selonc icelle forme qui est dite desoure, an toz homes bien puet il sanz escrit departir les soues choses toutes antre ses anfanz an quelque meniere que il vuet, sol que n’an lait à nesun mains de la falcide, ce est chascuns doit avoir la tierce part de ce que li partanroit sanz son pere ou sanz sa mere, de la cui herité est plaiz, se il fust morz sanz testament, se li anfant ne sunt fors que .iiii., mais se il sunt plus de .iiii. chascuns doit avoir a la moitié de ce que il averoit, se cil de la cui herité est plaiz fust morz sanz testament. Et vaut bien iciz devisemanz soulemant antre ses anfanz, se devant le seignour de la terre est certe chose et coneue l’ordenemanz que fist li morz, ou se il puet estre mostrez par .ii. garanz leaus, ancore soient assez home qui dient que non doit estre mostrez par mains de .v. garanz.

+

Mais tout ce est voirs se n’an fu faiz ecriz. Mais se li peres ou la mere devise ses choses antre ses anfanz et de ce fu faiz escriz, ne vaut ice fors ansin : ce est que il doit sourescrire an icelle charte et confirmer ce. ¶ Mais se il non i fu escriz , doit sourescrire touz ses fiz à cui il laissa les soues choses, et se il ne le fait ansin, ou se il le fait et non i sunt nul garant, ne vaut rien ce qui est fait, et tuit si fil porront susceder egalmant autretant bien com se cil non eust rien ordonné de la cui herité est plaiz. ¶

+

Et ancore ne fussent escrit ne il ne si fil, si com est an icel devisemant, se il fait cestes choses, vaut bien icil devisemanz que il fait. Et se il escrit le termine que il fait le devisemant, et il escrit les nons de ses fiz et il escrit qu’il part il laisse de ses choses à ses fiz chascun par soi, et soure tout ce se il vuet faire aucun de ses fiz son oir d’une certe chose ou de .ii., doit dire nomeemant les choses dont il le vuet faire son hoir, pour ce que ne soit puis an doute. An iceste escripture puet bien li morz laissier de ses choses à autre pour s’arme, et à ses fiz ausimant avant part pour meillorance. Et à sa moillier i puet laissier, et puet i franchir son ser an celle escripture, et tot ce vaut bien que nous avons dit, se il le fait, ancore non i soit icelle autre forme qui est dite desoure el testament.

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Et se iciz devisemanz est escriz si com est dit desoure ne pert puis sa force, ne non est puis anfraiz sol pour ce que disist puis li morz que il ne vousist que icil devisemanz vausist, se il ne le dit an la voiance et an l’audiance de .vii. garanz leaus. Mais se il le dit voiant .vii. garanz que il ne voloit que vausist iciz testamenz, bien est anfraiz, se il ordonne les soues choses an autre guise, ou par escripture ou sanz escripture, et vaudra bien li darenz ordenemanz.

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+ Ici dit quex hons puet escrivre le testamant .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Quis potest scribere testamentum. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXVIII. Cals om pot escrivre lo testament. +

Non est dessevrance quex hons escrive le testament, ou soit que cil meismes l’escrive de cui il est, ou soit que li .i. des garanz l’escrive, ou soit .i. autres, ancore soit il sers, sol que il ne soit hoirs de celui de cui est li testamenz. // Ancore non est dessevrance ou soit que il est ecriz an carte ou soit que il est escriz an tables ou soit que il est escriz an pierre.

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+
+ Ici dit quex hons puet faire testamant à .v. garanz .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. Quod testamentum potest fieri V testibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique XXXIX. Cora om pot faire testament ab .V. garenz. +

Desoure est dit an quel guise tuit home puent faire testament et an quel guise il le doivent faire, ou soit que il laisse toutes les soues choses à ses anfanz, ou soit que il les laisse à autres homes estranges. Et se li testamenz et faiz fors an iceste guise qui est dite desoure, ne vaudra. Mais tout ce est voirs se les lois sunt an cel leu où on fait le testament, et se elles i sunt tenues, et se i sunt home lettré, ou soit que icil leus soit citez ou vile ou chastiaus.

+

Mais se les lois non sunt non sunt an icel leu où on fait le testament, ne non i sunt dotees, ou non i trueve homes lettrez se pou non, si com est antre vilains, se aucuns hons i fait testament selonc la coutume de la terre, autretant bien vaudra icil testamenz com se il fust faiz selonc lois, se on fait le testament escrit sol que .vii. garant i soient lettrés se on les i puet trover, et chascun sourescrive el testament, se il set. Et se on ni puet trover .vii. garanz lettrez, et li .i. de ces ou li dui sevent lettres, il doivent sourescrire pour aus et pour les autres qui ne sevent lettres. An icest cas tuit li garant doivent savoir et oïr la volanté la volanté de celui qui fait le testament, et doivent savoir de cui il fait son hoir, et quel partie il laisse de son avoir et de s’onour, et doivent jurer aprés la mort de celui qui fist le testament devant le seignour de la terre ou devant preudommes que ce est voirs que dit li testamenz et ansin com il l’ont juré doit estre escrit pour ce que on puisse prover la volanté del mort par ceste escripture, ancore se perde puis li testamenz, ou ancore muerent li garant. Mais se on ne i puet trover .vii. garanz an icel leu où on fait le testament, assez an i a de .v. et non de mains, ou soit que li testamenz est faiz an escrit ou soit que non. ¶ Se aucuns hons vilains fait testament an icelle guise qui est dite desoure, vaudra bien iciz testamenz, car mal esteroit se on ne pouoit ordener de ces choses mais que selonc lois an icel leu ou ne sunt home lettré.

+
+
+ Ici dit an quel guise se fraignent li testamant qui sunt fait droitemant .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Quomodo frangitur testamentum quod est factum recte. Dans l’éd. Derrer, rubrique XL. En cal guisa se frangent li testament qui sunt fait dreitement. +

An maintes guises puet estre anfrainz li testamenz puis que il est faiz, si com est se cil hons qui fait testament et il fait puis autre selonc lois, ce est droitemant, li premiers testamenz ne vaut. Mais darrens vaut se faiz est par raison. Mais se li darriens testamenz non est compliz et il ne est faiz droitemant, non vaut, ne non est anfraiz li premiers pour le darrien, ancore disis cil qui fist le testament que il ne vousist que li premiers testament vausist, fors an iceste guise : ce est se l’an puet moustrer par .iii. garanz leaus que cil qui fist le testament chaingait puis sa volanté, et puis que .x. anz outre soient passé an la vie de celui qui le fist. Ne vaut li premiers testamenz puis que tant a esté, et puis que on puet moustrer par .iii. garanz que cil qui fist le testament changa sa volanté, ce est que il vout que cil testament ne vaussist qui ere premieremant faiz. ¶

+

Ancore li premiés testamenz se fraint par le darrien se tex hons ere faiz hoirs el premier qui ne povoit estre hoirs de celui qui fist le testament, mais se est sanz testament se el darrien testament sunt tel home hoir qui pourroient succeder au mort, se il non eust fait testament, se an icel l ordenemant darien furent .v. garant leal, car adonc li premiers testamenz est anfraiz et cil qui sunt hoir el darrien testament pourront succeder selonc la volanté del mort sol que li garant dirent devant le seignour que li morz chainga le premier ordenemant et fist ansin com on dit le darrein ordenemant. Et puis doit estre escrite selonc ce que li garant on juré. Mais se lo darriens ordenemanz non est faiz an icelle guise que est dite, ne vaut, ne non est anfraiz li premiers.

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An maintes autres guises se fraint li testamanz qui est faiz droitemant, mais ne sunt an usaige.

+
+
+ Ici dit an quel guise doit estre espubliez li testamanz .xlii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XL. Quomodo debent publicari testamenta. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLI. En cual guisa devunt esser publicat li testament. +

Tuit icel testament qui sunt fait droitemant, ou soit que il sunt escrit ou sanz escrit, valent bien se il sunt espublié, ancore se perde puis icil escriz del testament ou ancores muerent li garant. ¶

+

Li testamenz doit estre espubliez an iceste guise : tuit li garant doivent aller devant le seignour de la terre aprés la mort de celui qui fist le testament, sol que li sires ne soit clers, car au clerc est veez que devant lui ne soit espubliez nuns testamenz, et paigne ja de .l. livres d’or à celui qui ancontre ce fera. Et doivent dire li garant tout ce que li morz ordena an lor presance, et puis doivent jurer ce que il an oirent et que il diront ce que il an dit. Et li sires doit faire escrire si com li garant ont juré devant lui, et doivent estre anquis li garant par .i. autre home honeste et leal, pour ce doit estre ce fait car , se li garant jurerent aprés et on mostrera l’escripture del seignour, on la doit croire autretant bien com les garanz, se on ne puet moustrer cleremant d’autre part que non est voirs ce que celle escripture dit. Iceste tex raisonsescripture est apelee acta publica.

+
+
+ Ici dit quex hons puet estre hoirs d’autre an testamant et quex non .xliii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. Qui possunt esse heredes aliorum et qui non. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLII. Cals om pot esser heres d’altre en testament e cals non. +

Desoure est dit quex puet faire testament et quex non et an quel guise doit estre faiz li testamenz. Or redisons quex hons puet estre hoirs d’autre an testament et quex non, car ancore soit faiz li testamenz si com est dit desoure, que il ne vaut se cil à cui est laissié l’eritez non est tex hons qu’il puisse estre hoirs de cel home mort sanz testament. ¶

+

Iciz hons puet estre hoirs d’autre an testament qui par raison puet panre ce que on laisse an testament. ¶ Generalmant est voirs que tuit home puent estre hoir d’autre et puet panre ce que li morz lor laisse an son testament, ou soit que il sunt fil ou soit que il soient home estrange. Ancore ou soit que il soient franc home ou soit que il sont ser ou de celui qui fait le testament ou d’autre home. Ancores ou soit que il soient an lor san ou soit que non, si com est cil qui est furiosus. ¶ Ancore non est dessevrance ou soit que il sont pupil ou soit que il soient major.

+

Mais tex persones sunt qui ne puent rien avoir de ce que on lor laisse an testament, si com sunt icelles fames qui pranent mari dedanz .i. anz aprés la mort del premier mari, se cil qui laisse aucune chose an son testament li est an tierz parantéSaut du même au même.. Mais se il est an tierz paranté, bien puet avoir ce que il li laissa.

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Ancore le fil naturel qui ne sunt né de moillier ne puent avoir par le testament de lor pere, mais que tel partie com est dite desoure là où on parle des fiz naturex, se li morz laissa leaus anfanz.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se on fuit hoir d’aucun home lequel on cuide que soit ses fiz ou ses freres ou autres hons et ne l’est .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. Si aliquis facit suum heredem de aliquo homine de quo cogitabat quod esset suus filius et non est. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIII. Cal rasuns es se om fait sun eret d’alcun omen lo cals om nia que sia suns filz o sos fraire o altre om ed el non est. +

Tex fois est que el testament que cil qui est hoirs est tex hons que bien puet estre hoirs, mais ne puet ne ne doit estre hoirs de celui qui fait le testament. Icil fait son hoir si com est de celui qui fait d’aucun home son hoir lequel il pansse que soit ses fiz et il non est, ou se il pansse que soit ses freres et il ne l’est, ou se il fait son hoir d’aucun ser et il pansoit que il fust frans. Mais ce est voirs que il ne puet estre hoir si com est dit desoure, se non a ceste foiz quant li morz l’avroit fait son hoir, ancore ne seust il que il non ere ses fiz ne ses freres, ou ancore seust il que il ere sers. ¶ Autretex droiz est de cel home qui fait son hoir d’aucune chosefame que il cuidoit que fust sa moilliers et elle ne l’ere, et tout ice avient par celle raison que la volantez de cel home qui est an dot raisonste ne vaut.

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Mais s’il est dote de la la volanté del mort se il avroit icelle persone fait son hoir se il seust le voir ou se non avroit, adonques doit estre an arbitre del juge que il le detiegne par provances et que il conoisse quex fu la volantez del mort, ce est se il avroit fait de celui son hoir ou non se il seust le voir. Et selonc ce li juges doit doner jugemant, car adonc quant la volantez del mort est oscure, et par oscure paroles que il dit qui puent estre antandues an .ii. manieres eust, ou se la volantez del mort est oscure an autre guise, si com dit quant il fait son hoir de celui de cui il cuidoit que il fust ses fiz ou ses freres et ne l’estoit, li juges doit esmer quex fu sa volantez et selonc ce que il puet savoir sa volanté doit il doner jugemant.

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+
+ Ici dit an quel maniere on puet faire d’autre son hoir puremant, ce est sanz retenemant .xlv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. Quomodo aliquis potest facere heredem suum pure, hoc est sine retenimento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIV. En cal guisa pot faire sun ered purament, zo es sens retenement. +

Maint home puent faire hoirs tant com il vuelent. Ancore chascuns hons puet faire hoir puremantpremieremant, ce est sanz nul respit et sanz condition.

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Puremant, si com est quant on dit an ceste guise : « Pierre, Jhehan, soiez mi hoir », et se on dit an ceste guise : « Je te lais les moies choses ».

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Autretex est com se il sunt plusour hoir. Mais se aucuns hons fait plusours hoirs, tuit doivent estre hoir igalmant, se li morz ne dit nomeemant de quel part chascuns hons fust hoirs, car adonc ice doit estre tenu que dit li morz, mais an tel guise que chascuns ait la falcide, se il sunt fil del mort. Et se il sunt estrange, ne doivent estre chargié del dette del mort outre les .iii. parz de celle partie que il eust an l’erité.

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Et adonc quant il sunt plusour, se aucuns ne prant sa part pour ce que il ne vuet ou que il ne puet, icelle partie sera des autres par tel part com il ont an l’erité.

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+ Ici dit an quel guise on puet faire hoir d’autre à retenemant .xlvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Quomodo potest aliquis facere de aliquo heredem suum cum retenimento. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLV. Aici ditz en cal guisa om pot faire eret d’altre ab retenement. +

Puis que nous avons dit an quel guise on puet faire hoir puremant, or redisons an quel guise on puet faire hoir souz condicion.

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En ceste guise puet on faire d’aucun son hoir souz condicionSaut du même au même. : « Pierre, soiez mes hoirs par tel condition, se Marsoille sera prise tant que à .i. an ou tant que à .ii. ». Iceste conditions est apelee an latin casualis, por ce que avenir puet et de non et de oïl. Et toutes icestes conditions qui puent avenir an .ii. guises, si com est an celles desoure qui sunt apelees casualis. ¶ Conditions an latin, ce est retenemant an romans.

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+ Ici dit de celle condicion qui est apelee potestativa .xlvii.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique XLIV (§ 3). Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVI. Aici ditz d’aquela condiciun que om appela « potestativa ». +

Autre conditions est c’on apelle potestivapotestativa, ce est qui est an pouoir et an arbitre de faire hoirs et de laissier, si com est se aucuns hons fait son hoir d’autre an icest retenemant : « Pierre, soies mes hoirs an tel condition : se tu donrans .c. souz à tel home, ou se tu iras tant que à .i. te leu, si come tant que à Rome ».

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+
+ Ici dit de celle condicion que on apelle mixta .xlviii.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique XLIV (§ 4). Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVII. Aici ditz d’aquella condiciun que om apela « mixta ». +

Autre conditions est que on apelle mixta, si com est se je fais d’un home mon hoir an tel condition se il prant tel fame à moillier. Iceste conditions est apelee pour ce mixta, mais une partie est an l’arbitre de la fame, car ancore la vosist il panre à moillier, ne puet faire se elle ne vuet. Ancore ne il ne puet estre ses mariz, ancore le vueille la fame, se il ne vuet.

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+ Ici dit quant li uns puet aler à l’erité.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Quando heredes possunt ire ad hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIII. Aici ditz cora li eres podunt anar à la heretat. +

Iciz hons qui est instituit hoirs, ce est ordenez hoirs d’aucun home, se il est ordenez puremant, ce est sanz retenemant, il puet panre l’erité tantost com est morz cil qui le fist son hoir, et se cil hoirs est an son pouoir et an son san, et il ne est pupils ne pupille.

+

Mais se il est pupils ou pupille, ou se il non a son san, il doit panre l’erité que li taint d’aucun suen parant ou d’aucun suen ami, ou par testament ou sanz testament, par le consentemant de son tutor ou de son curour an la cui baillie il est, ou de son pere, se il l’a et il est an son pouoir, ou de son seignour, se il est sers. Et se cil la pranent fors de celle guise qui est dite desoure, ne vaut rien.

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Autretex raisons est de celui qui est istituit hoirs par condition, ce est par retenemant.

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+ Ici dit quant cil qui est instituit hoirs soz aucune condition puet estre hoirs .l.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVI. Quando ille qui est institutus heres sub aliqua condicione non potest esse heres. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLIX. Aici ditz cora aquel que es instituiz eres soz calacom condiciun [non] pot esser eres. +

Se aucuns hons est instituit hoirs an icelle condition, ce est an icel retenemant qui est casualis, ne puet estre hoirs tant que la conditions ne soit complie.

+

Mais tantost com la condition sera complie, il puet estre hoirs souz icelle condition qui est apelee positiva, ce est qui est an pouoir et an arbitre del faire ou del laissier, car il ne puet estre hoirs se il ne garde ce que commande li morz, se il le puet faire, mais se il ne le puet faire, ne li tient damaige. Car li hoirs et tuit cil home à cui li morz laissa aucune chose doivent garder la volanté del mort, se il puet, et an autre guise ne doivent avoir ce que il lor laisse se ne li est mandé de faire tel chose qui ne puet estre faite ou qui est ancontre loi. Adonc doivent il avoir ce que lor est laissié, ancores ne facent il ce que li morz lor commanda.

+

Mais ciz hons qui est instituiz hoirs souz icelle condition qui est mixta, ce est qui non est tote an son arbitre, bien puet estre hoirs tantost com li morz est morz, se il vuet atandre ce que li commanda li morz, ancore non atande il ne vaigne la conditions afin sol que an lui ne temaigne.

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+
+ Ici dit quex droiz est se aucuns hons est instituit hoirs tant que à .i. certain termine avant .li.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVII. Si aliquis est institutus heres usque ad certum tempus. Dans l’éd. Derrer, rubrique L. Aici ditz cals dreiz n’es si alcus om es instituiz eres entro a cert temps o de cert temps enant. +

Hoirs puet estre instituit aucuns hons, et puremant et à condition, si com est dit desoure. Mais ne puet on instituir hoir tant que à .i. certain termine avant, si com est an icest cas : ne ne puet on ansi dire à aucun home : « Pour ce que vaille rien, soies mes hoirs aprés ma mort tant que à .ii. anz ou tant que à .x. anz an avant ». An ces .ii. cas est autretel com cil qui fait d’aucun son hoir puremant et sanz condicionSaut du même au même..

+

Mais si on vuet faire d’aucun son hoir puremantSaut du même au même., bien le puet faire puis que il li rant tot l’erité ou une partie ou autre aprés sa mort, ce est aprés la mort de l’oir, ou que il la rande puis à .i. certain termine.

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+ Ici dit an quel guise li hoirs puet aler à l’erité .lii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVIII. Quomodo heres possunt ire ad hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XLVIII. Aici ditz cora li eres podunt anar a la heretat. +

Or disons an quel guise li hoirs puet aler à l’erité que il doit avoir, ou par testament ou sanz testament, ce est an quel guise iciz à cui tient aucune heritez, ou tote ou une partie, le puet avoir, se il la vuet. ¶

+

Premieremant doit mostrer sa volanté, ce est ce qu’il doit dire : « Je vueil estre hoirs de celle herité ». Mais puis que il avra mostré sa volanté, il ne se pourra escondire que il ne reçoive l’erité et que il ne pait toutes les dettes del mort, se il a toute l’erité. Et se il ne l’a toute, doit paier doit paier del dette par tel part com il a de l’erité, ja soit ce que elle vaille moins, se il ne fait inventaire. Mais se il ne fait inventaire, ne doit paier mais que tant com androit la soue partie de l’erité. ¶ Inventaires, ce est que il doit faire escrire que valoit la soue parz de l’erité le jour que il la reçut, et iciz inventaires doit estre faiz dedanz .xl. jourz puis que il reçuit l’erité. Le paragraphe 6.52.2 est sensiblement plus court que dans la version occitane et latine.

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Le paragraphe 6.52.3 est omis dans H.

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+ Ici dit an quel guise on puet refuser l’erité .liii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIX. Quomodo aliquis potest refutare hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LII. Aici ditz an cal guisa pot om soanar heretat. +

Ausimant com on puet estre hoirs par sa volanté, ausimant puet on faire refuser l’erité qui li tient par sole volanté, ou se on dit que il ne vuet.

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+ Ici dit de substitutionibus .liiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique L. De substitucionibus. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIII. Aici ditz de substitucionibus. +

Cil hons qui fait ou .i. hoir ou plusours bien puet substituir li .i. à l’autre an iceste guise : « Pierre et Jehan et Martin et Poinz, soiez mi hoir, et se aucuns de vous ne sera hoirs, li autres soient hoir ». Et puet dire ansinc : «  Se aucuns de vous ne sera hoirs, Martins ou Juliens aient la part de celui qui ne sera hoirs ». Iceste substitutions est apelee vuelgaire, pour ce que tuit home la puent faire, ou soit que il laissent les lor choses à lor anfanz ou soit que il les laissent à autres homes. ¶

+

Tex raisons est an ceste substitution qui est apelee vulgare, car se cil qui est instituiz hoirs el premier leu sera hoirs, ancore muere il puis, ne i porra venir. ¶ Icil qui ere sustituiz, se il non ere freres ou suers qui ere pupil et qui ere fiz de celui qui les instituit hoirs, car adonc deviegne hoirs cil qui est instituiz premiers, se il muert sanz fil avant que il ait .xii. anz se ce est fame, ou .xiiii. se il est hons. Icil qui ere sustituiz porra bien avoir l’erité, se il est fiz del mort de cui est fiz cil qui est premiers instituit, et non an autre maniereDans l’éd. Fitting, le § 2 constitue une rubrique séparée et sans titre (LI). .

+
+
+ Ici dit de celle sustitutions que peres fait à son fil qui est pupil .lv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LII. De substitucione quam facit pater filio qui est pupillus. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIV. Aici ditz d’aquelas substituciuns que.l paire fei a sun fil qu’es pupilz. +

Iciz hons qui a fiz an son pouoir, se il sont pupil, ou malles ou fame, bien puet sustituir li .i. à l’autre, si com est dit desoure, ce est se icil miens fiz ne sera mes hoirs, iciz autres soit mes hoirs an son leu. ¶ Ancore puet li .i. à l’autre sustituir an autre maniere, ce est pupillariter. ¶ Icelle sustitucions est pupillaris quant li peres dit an iceste maniere : « Pierres, mes fiz, soit mes hoirs. Et se Pierres, mes fiz, ne sera mes hoirs, ou se il sera mes hoirs et il morra dedanz .xiiii. anz se il est mal, ou dedanz .xii. se elle est fame, itex autres mes fiz soit mes hoirs an son leu, ansin com est Jehan ». ¶ An icest cas, se cil qui fu instituiz ou premier leu ne sera hoirs pour ce que il ne vuet ou que il ne puet, ou sera hoirs et morra dedanz cel termine qui est diz desoure, icil qui li est substituz porra estre hoirs, se cil sustituiz est freres ou serours de celui qui est instituiz premiers et il ait pupil, et non an autre maniere. ¶

+

Mais se cil qui fu instituiz premiers passe .xiiii. anz se il est malles, ou .xii. se il est fame, ancore muire il puis sanz testament et sanz fil, icil qui li fu sustituiz ne porra avoir l’erité de celui par cel testament ne par la volanté de celui qui fist le testament, ne qui fist cel ordenemant, se il ne i a autre raison. Et iceste institucions est apellee pupillaris.

+
+
+ Ici dit quant li institucions est apelee vulgaire pupilla .lvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIII. Quando substitucio uulgaris dicitur pupillaris. Dans l’éd. Derrer, rubrique LV. Aici ditz cora la substituciuns es apelada « pupillaris ». +

Autretex raisons est se li peres fait solemant icelle sustitucion antre ses fiz qui est apelé vulgaris et non an autre, car adonc icelle sustitucions qui est vulgaris doit estre apelee pupillaris.

+

Mais ce est voirs se cil qui sunt hoir ne ont mere, si com est an icest example. Se li peres avoit fait de .ii. de ses anfanz ses hoirs qui erent an son pouoir et erent pupil, et se il lor dit an iceste guise : « Se aucuns de vous ne sera hoir, l’autres soit mes hoirs an son leu », an icest cas, ancore soient il andui hoir, se aucuns d’aus serar morz tant com il est pupils sanz fil leal, li autres doit avoir la part de celui, se sa mere non est vive. Mais se la mere est vive, elle doit avoir l’erité de son fil ansamble les autres choses freres que il laisse, si com la lois dit et commande.

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+ Ici dit à quel home puet on sustituir pupillaremant ou non .lvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIV. Cui potest substitui pupillariter et cui non. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVI. Aici ditz a cal omen pot om substituir pupillarment o non. +

Se aucuns hons fait d’autre home son hoir, bien i puet sustituir .i. autre, et par iceste sustitucion qui est vulgaris, et par icelle qui est pupillaris, si com est dit desoure. Mais nuns hons estrangesne puet sustituir home estrange en icelle sustitucions qui est apelee pupillaris, ancore face il de celui son hoir, et ancore soit ciz hoirs pupilz. Ne li peres ne puet faire icelle sustitution à son fil, se ciz fiz ne est pupils, et se il le fait an autre guise, ne vaudra. ¶ Mais ce puet bien faire que il proie à celui de cui il à fait son hoir que il rande l’erité à autre, ou toute ou une partie, aprés la mort de l’oir ou aprés .i. certain termine, si com aprés .x. anz.

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+
+ Ici dit de quantes manieres sunt hoir .lviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LV. De quot modis sunt heredes. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVII. Aici ditz de cantas mezuras sunt heres. +

Hoir sunt de .iii. manieres, car tel an sunt qui sunt necessaire solemant, et tel an sunt qui sunt suen et necessaire, et tel qui an sunt estrange. Et de toz ces devons savoir quex dessevrance est antre aus et quex raisons est de chascun.

+
+
+ Ici dit se .i. hons fait de son ser son hoir .lix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LVIII. Aici ditz cals rados es si us om fai de sun serv sun ered. +

Dans l’éd. Fitting, le § 1 est le § 2 de la rubrique LV. Se aucuns hons fait de son ser son hoir, iciz hoirs est necessaires solemant, car il est destrainz de panre l’erité tantost com li sires est morz, ou soit que il le vuet ou soit que non. Et icil sers sera frans, ancore ne disist li sires que il fust frans, car la loi antant que la volantez del seignour fust tex pour ce que li sires ne porroit faire de son ser son hoir, se il ne le fasoit franc. ¶

+

Li sers qui est hoirs de son seignour doit paier tot le dette que ses sires devoit, se li heritez vaut tant com est li heritez dettes, mais n’an doit paier plus que vaut li heritez, se il ne vuet. Et se il ne vuet paier le dette de son seignour as creors, il lor doit laissier l’erité, et il la vandent ou la partissent antre lor selonc ce que la lois commande. Et tot ce que li sers gaaigne aprés la mort de son seignour doit estre suen an seignorie, ne li creour de son seignour ne pourront avoir aucun droit an la chose del ser, ancor non ait tant an l’erité doitdont il puissent estre paié.

+
+
+ Ici dit des hoirs qui sunt suen et necessaire .lx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVII. De illis heredibus qui sunt sui et necessarii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LIX. Aici ditz de.ls eres qui sunt sei necessarij. +

Icil fil et celles filles et li fil et les filles des fiz qui sunt an pouoir del pere ou de l’avou, quant il vient à mort, sont si hoir et necessaire au pere et à l'avoului.

+

Pour ce + sunt apelé icil sui hoir que il sunt antandu seignour an la vie del pere des choses de lor pere an cui pouoir il sunt et des choses de l’avou de par pere, se li peres est mors. Et pour ce se aucuns hons est morz sanz testament, li fil vienent premieremant à la soue herité.

+
+
+ Ici dit pourquoi li fil et la fille sunt apelé hoir necessaire .lxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LX. Aici ditz per que lo filz e la filia sunt apelaig eres necessarij. +

Pour ce est apelez li fiz hoirs necessaires et la fille ausimant, car se il sunt an pouoir del pere, quant li peres vient à mort, tantost com li peres est morz il sunt hoir an totes manieres, ou soit que il le vueillent ou soit que non. Et ce est voirs ancore ne saichent il que lor peres soit morz. Ancore non est dessevrance ou soit que il soient pupil ou soit que non, ou soit que il a son san ou soit que non.

+

Mais ancore soient li fil qui sunt el pouoir del pere quant vient à sa mort hoir del pere, ou soit que il le vueillent ou soit que non, quant à l’estroite raison non pour quant se il vuelent laissier l’erité del pere, bien le puent faire avant que il moustrent an aucune maniere lor volenté que il vouloient estre hoir. Et aprés il la laissent, ne ni avront puis ne prou ne damaige.

+
+
+ Ici dit quel hoir sunt apellé estrange .lxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIX. Qui heredes dicuntur necessarii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXI. Aici ditz cal heres sunt apelat « estrain ». +

Tuit li autre home qui ne sunt ser de celui qui les fait hoirs, ne ne erent tel fil ne tele filles qui fussent el pouoir del pere quant li peres vint à mort, sunt hoir estrange, ancor soient il fil se il ne sunt el pouoir de celui qui les fit hoirs, si com est an icest cas. ¶ Se aucune fame fait ses hoirs de ses fiz, icil hoir sunt estrange car la mere ne puet avoir ses fiz an son pouoir ne ses filles, car nule fame ne puet avoir aucune persone an son pouoir fors que son ser.

+
+
+ Ici dit quex raisons est se aucune heritez partient as anfanz qui sunt menor de + .vii..xxv. anz ou qui soient pupilli .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. De hereditate filii qui est minor VII annis. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXII. Aici ditz cals rados es si alcuna heretaz perten ad efanz que aiant menor de .VII. anz o que sunt pupill. +

Iciz hons à cui taint aucune heritez ou par testament ou sanz testament, ou de par sa mere ou de par son pere ou de par autre suen parant, se ses peres est vis ou ses avous, et il est an son pouoir, se cil est manres de .vii. anz, ses peres ou ses avous puet aller à icelle herité an leu del fil qui vient au fil, ancore ne si consantist li fiz, car icil fiz ne si puet consantir. Et se li peres ou li avous ne vont à icelle herité et li fiz muert avant que il ait .vii. anz, icelle heritez partient au pere tant com elle tenoit au fil. ¶ Autretex droiz est se il a pere ou avou de par pere et il ne est an son pouoir.

+

Mais se cil anfes à cui taint aucune heritez a tuor, icil tuerres doit aller à l’erité an leu de l’anfant. Mais se li tuerres ne vuet aler à l’erité ou se cil anfes ne a tuor, il ne puet aler, et pour ce andevient se icil anfes muert avant qu’il ait .vii. anz, autretex est com se li heritez ne li apartenist, et celle heritez partanra à ces à cui elle partanroit, se li anfes non eust droit.

+

Mais se li anfes a .vii. anz acompliz et il ait pere ou avou de par pere, li anfes doit aller à l’erité par consantemant del pere ou de l’avou, se il est an son pouoir, et non an autre maniere. Et se li fiz ne vuet aler à l’erité, ancor le consante li fiz, et an icest cas li fiz ne doit avoir ne preu ne demaige, mais doit estre tot del pere.

+

Mais se icil anfes ne a pere ne avou de par pere et il ait tuor, li tuerres puet aller à l’erité an son leu par la volanté del pupil, et non an autre maniere. Et cil pupil i puet aler par l'eritéle consantemant de son tuour. Et ice est voirs quant il a .vii. anz. Et se li tuerres nel vuet consantir, ou se il ne a tuour, il doit aler au seignour de la terre et doit aler à l’erité par le consantemant del seignour. ¶

+

Quex raisons est dite se li pupil a tuor, tex raisons est se il a pere ou avou de par pere et il ne est an son pouoir.

+
+
+ Ici dit an quel maniere cil qui est an pouoir de son pere doit aler à l’erité qui li apartient .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. Quomodo ille qui est in potestate patris potest ire ad hereditatem que pertinet ad eum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIII. Aici ditz en cal guisa aquel qui es em poder de sun paire dev anar a la heretat que li aperten. +

Se cil hons à cui partient aucune heritez ou par testament ou sanz testament est plus granz de .xiiii. se il est hons, ou de .xii. se elle est fame, se il est el pouorpouoir de son pere ou de son avou de par pere, il puet aler à l’erité qui li apartient par le consantemant de son pere ou de son avou an cui pouoir il est, et non an autre guise.

+

Et se il ne est an pouoir d’autre et il a tuor, doit aler à l’erité par consantemant de son curour. Et se il n’a curour, puet aler par soui meismes.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se cil qui est manres de .xxv. anz prant herité et an icelle herité a plus de damaige que de prou .lxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIV. Aici ditz en cals dreiz est si aquel qui est menre de .xxv. anz pren heretat ed en aquela heretat es mais de dan que de pro. +

Se icelle heritez que prist manres de .xxv. anz par soi meismes ou par consantemant de son tuor ou de son curour ou de son pere ou de son avou est damaigeuse, ce est a plus de damaige que de preu, li manres puet estre restituiz ausimant comme an les autres choses où il est angigniez. Et an tel maniere doit estre restituiz que il ni ait ja ne preu ne damaige. Autretex raisons est se ses tuerres ou ses curerres ou ses peres ou ses avous iront à l’erité par consantemant del menour.

+
+
+ Ici dit quex prouz et quex damaiges de l’erité doit partenir aus hoirs puis que il an prannent l’erité .lxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXV. Aici ditz que.l pros e.l danz de la heretat dev pertener a l’eres pois que el prend la heretat. +

Se aucune heritez, ou toute ou une partie, partient à aucun home, ou par testament ou sanz testament, se iciz hons ne est an pouoir d’autre et ne a tuour ou curour, an son arbitre est se il vuet estre hoirs de celle herité ou se non, car nuns hons ne doit estre destrainz d’aler recevoir l’erité s’el ne la vuet, fors que an .i. cas, ce est quant il est proiez que il la rande, autresi com nous dirons avant. Et pour que nuns hons ne est destrainz que il praigne l’erité d’autre, bien est droiz, puis que il la prant, que il soit destrainz de respondre et de paier tout ce que devoit li morz. Et soure tout ce, doit paier tot ce que li morz laissa à sa mort, ou aucun suen ami par s’arme, ancore li soit toute l’eritez par force, ou ancore ne ait tant an l’erité dont il puisse paier tot le det del mort, ne ne pourra retenir la falcide, mais que an icest cas. Quant li hoirs a fil ne fille et ne li fu laissié plus de la falcide, adonc doit il avoir la falcide sanz chalonge, si com est dit desoure del fil et de la fille, et se il est peres ou mere del mort à cui ne est plus laissié de la falcide. Mais tot ce qui est dit, que li hoirs est destrainz puis que il va à l’erité, voirs est se il ne fait inventaire, si com dit la lois, ou se il est manres de .xxv. anz.

+
+
+ Ici dit que li hoirs non est tenuz de paier le dette de l’erité se il fait inventaire se non de tant com vaut li heritez .lxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIV. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVI. Aici ditz que l’eres non es tenguz de paiar lo depte de la heretat si el fai inventarium si non de tant quom val la heretaz. +

Se ciz hons à cui apartient aucune heritez ou par testament ou sanz testament, ou toute ou une partie, fait inventaire selonc les lois, ce est faire une carte de totes les choses del mort que il avoit quant il vint à mort, n’an puet puis estre mis an plaiz de ces cui li morz devoit, ne n’an est tenuz ne anliez mais que de tant com vaut li heritez.

+
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+ Ici dit an quel guise on doit faire inventaire .lxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXV.Quomodo debet fieri inuentarium. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVII. En cal guisa deu om faire l’enventarium. +

Li inventaires doit estre faiz an iceste maniere : puis que li hoirs conoitra an voir que il est hoirs ou par testament ou sanz testament, avent que .xxx. jours passent, il le doit escrire ou il le doit commancier d’escrire, et doit estre touz escriz tant que à antres .lx. jours, ce est antre le commancemant et la fin doit avoir .iii. mois, se li hoirs est an icel leu presanz où sunt les choses de l’erité ou an icel leu où est li plus granz pars de l’erité. //

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Icil est antanduz qu’il soit presanz qui est an icelle meismes province où est li heritez, ou tote ou la plus granz pars. Se li hoirs est absens de celle meismes province où est li heritez, ou tote ou la plus granz parzSaut du même au même., doit avoir li hoirs .i. an del termine à faire le inventaire. Et cil anz doit estre contez des la mort del mort de cui fu li heritez, se li hoirs savoit que il ere mors. Et se li inventaires sera faiz an iceste guise, ne avra li hoirs damaige an l’erité.

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+ Ici dit quex hons puet escrire le inventaire .lxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXVIII. Cals om pot escrivre l’enventarium. +

IcilLettrine de 6 lignes de haut. qui est hoirs puet escrire le inventaire, se il set, et doit sourescrire an iceste maniere que il die quex choses sunt an l’erité et que il ne fait nul angin, ne ne le fera an icel anicelles choses que il a de l’erité. Et se li hoirs ne set escrire ou ne puet, li notaires le puet escrire pour lui, et li hoirs meismes doit faire une croiz où commancemant de l’inventaire.

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+ Ici dit devant quex homes doit estre faiz li inventaires .lxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVII. Ante quos debet fieri inuentarium. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXIX. Denant cals omes deu esser faiz l’enventarios. +

Quant li hoirs fait le inventaireMs. : ou après inventaire., tuit cil à cui li morz laissa aucune chose à sa mort et tuit cil à cui il devoit aucune chose doivent estre là où on fait le inventaire, se il sunt an icelle vile, se ne n’est fame ou se n’est digne persone, ou se n’est pupil, ou se ne est malades ou pris. Mais an icest cas i doivent estre cil an cui baillie il sunt, si com est lor tutors ou lor curors. ¶ Se cil an cui presance doit estre faiz li inventaires ne sunt an la terre où on le fait ou ne i vuelent estre, li hoirs i doit faire estre .iii. garanz tex qui soient preudomme et leal de celle vile, et an lor presance doit estre faiz li inventaires.

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Et se cil à cui li mors laissa aucune chose à sa mort ou li autre creour del mort vanront puis et diront que li hoirs ait soustraites aucunes choses de l’erité et que il les a celees, li sers de l’erité, se il i an ja nul, doit estre mis an tourmant pour ce que il die se li hoirs l’a fait, et se la veritezli heritez ne puet estre coneue an autre maniere. Et li hoirs doit jurer ausimant que il ne sevent que li hoirs i feist aucun angin. ¶

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Icest benefice doit doit avoir li hoirs quant il fait le inventaire que il ne est tenuz mais que de tant com il a an l’erité, fors an aucun cas.

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+ Ici dit dedanz quel termine on doit aler à l’erité .lxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVIII. Infra quod tempus potest ire ad hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXX. Aici ditz enfra cal termini om dev anar a la heretat. Chez Derrer, la rubrique est fortement abrégée. +

Puis que est dit an quel maniere iciz hons à cui taint aucune heritez, ou toute ou une partie, i puet aler, ce est an quel maniere il la puet avoir, or redisons dedanz quel termine il le puet faire. ¶

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Iciz hons à cui taint aucune heritez puet aler à celle herité tantost comme est mors cil de cui fu celle heritez, se non quant il fu instituiz hoirs à retenemant, car adonc i puet il aler selonc ce qui est dit desoure.

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Mais se il ne fait inventaire si com est dit, ne il ne vuet aler à l’erité, ne ne la vuet refuser pour ce que il ne set se elle li est ou bone ou male, il puet arbitrer tant de termine comme il vuet, ne ne puet estre destrainz que il i antre. Mais quant li creour del mort ou li autre home à cui li morz laissa aucune chose parissant qui vuelent destraindre l’oir que il antre an l’erité, et quant ce avient, doit aler li hoirs au seignour de la terre et doit li demander .i. cert termine dedanz le quel li hoirs doit parisser se il sera hoirs ou non. Et li sires li doit doner .c. jours ou .i. an selonc ce que samblera mainz, et li hoirs sera destrainz dedanz cel termine que il praigne l’erité ou que il la refust.

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Bien porra aler à l’erité par toz tans et bien la porra demander tant que à .xxx. anz de celui qui la tanra, ou toute ou une partie, se cil qui la tient ne a aucune juste raison par que il deffande lui.

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Mais se li hoirs muert avant que il antrast an l’erité, ne puet laissier icel droit à ses hoirs, ce est que il puissent aler à l’erité se il ne muert dedanz .i. an puis que il conoist que celle heritez li taint, ou par testament ou sanz testament, et il i puet aler. Mais se .i. an passera puis que il pout aler à l’erité, et il sout que il ere hoirs que il ne i antra, et il muert puis, ne ni puet aler li hoirs de celui hoir et ne la pourront demander, ainz partanra à ceus à cui partenist se non eust partenu à celui. ¶

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Autre raisons est des fiz et des filles, car quant li heritez del pere ou de .VIII. que il s’an puisse deffandre la mere partient as fiz ou as filles, ancore muire icelle persone à cui li heritez partient avant que il i antre, ce est avant que il soit hoirs, ancore ne seust il que il ere hoirs, si fil avront tel droit que il porront aler à l’erité, ancores ne i alast lor peres ne lor mere an sa vie, ou ancores atandist il .i. puis puis que li heritez li avient que il i alast.

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+ Ici dit an quel maniere on puet refuser herité .lxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIX. Quomodo potest refutari hereditas. Dans l’éd. Derrer, la rubrique est omise. +

Puis que nous avons dit an quel maniere iciz hons à cui taint li heritez d’aucun, ou toute ou une partie, puet aler à celle herité, ce est an quel maniere puet estre hoirs, or redisons an quel guise on puet refuser l’erité que li taint. ¶

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Iciz hons à cui taint li heritez d’aucun a an son arbitre se il vuet estre hoirs que il le puet estre, et se il ne vuet estre non est destrainz. Et pour ce ausimant comme est voirs se aucuns hons prant aucune herité que il ne la puet puis refuser, se il ne est manres de .xxv. anz.

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Mais se il est manres de .xxv. anz, puet estre restituiz, se il est angigniez pour ce que il refusa l’erité. ¶

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Ancore se il est fiz ou fille de celui de cui fu li heritez, puet recouvrer les choses de l’erité dedanz .iii. anz aprés la mort de celui cui elles furent ou que il les trouvera, ancore refusast il l’erité. Mais ce est voirs se les choses de l’erité ne sunt ancore vandues ne alienees an autre guise des creours de l’erité. Mais se les choses sunt alienees an autre guise, ne les puent puis recouvrer li hoirs qui les refusa, ancore soit il fiz del mort, se il ne est manres de .xxv. anz. ¶

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Li hoirs puet refuser l’erité à sole volant ausimant comme il puet estre hoirs par sole volanté.

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+ Ici dit que li devisemant del mort doit estre espubliez devant le seignour de la terre .lxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXX. Quod testamentum debet publicari ante potestatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXI. Aici ditz que.l dividimenz de.l defuncz de vesser publiaz denant la poestat. +

Se aucuns hons fait testament quant il vient à mort an autre escrit, si com sunt codicilli, li hoirs ou auucuns hons à cui est laissié aucune chose an icest escrit ou an icest testament, il puet demander icelle chose de celui qui la tient, et puet demander que ciz escriz où sunt cil testamenz soit pourtez devant le seignour de la terre pour ce que il soit ouverz et leuz devant le seignour de la terre et devant les garanz qui furent là où il fu faiz. Et se cil garant ne i sunt, doit estre leuz devant les autres proudommes, et puet demander que on le li laisset escrire et pour ce que il ait l’example. Mais cil qui demande ce qui est dit desoure, doit premieremant jurer de calumpnia.

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Et puis que li testamanz sera ouverz ou leuz an iceste maniere qui est dite, ancore se deffaice il puis, ou ancores se desfacentmorent li garant, ne tanra damaige ne là l'oir ne à celui qui dit que li morz li laissa aucune chose.

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+ Ici dit que li sires doit mettre l’oir an tenoison .lxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXII. Aici ditz que la poestaz dev metre l’eres en tendon de la heretat. +

Se aucuns hons vient à mort et il laisse hoirs, icil qui est escriz hoirs doit antrer an tenoison des choses de l’erité par le commandemant del seignour de la terre tantost comme est mors cil qui le fist son hoir, ancore soit tançons de l’erité antre ces à cui li mors les laissa et antre homes qui erent parant del mort. Et puis que il sera mis an tenoison de l’erité, doit respondre à toz homes qui li vuelent movoir plaiz de l’erité et qui dient que il ne doit estre hoirs de l’erité pour aucune raison. Mais se dui home aperent qui mostrent andui escriptures où il ambedui avoient garant, et chascuns dit que li heritez li fu laissié, li juges doit veoir et conoitre li quex des diz est miauz samblanz de voir, et cil doit estre mis prememant an tenoison de l’erité, se cil qui tient l’erité l’a tenue par tant de tans que il s’an puisse deffandre.

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+ Ici dit quant li hoirs pert ce que li morz li laissa à sa mort .lxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXII. Quando heres perdit quod defunctus dimisit ei in morte sua. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXIII. Cora l’eres pert aco que.l defuncz li laisset a sa mort. +

Tex fois est que cil qui est escriz hoirs, ce est ciz à cui est laissié l’heritez ne puet estre hoirs par raison, et se il tient l’erité, doit le randre si comme se li morz fist acun home son hoir outre sa volanté. Autretex raisons est se cil à cui partanroit la moie heritez sanz testament me vee que je ne face testament selonc ma volanté et je muire puis sanz testament. An ces .ii. cas doit estre tote li heritez à l’oir et estre de fisco.

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Ancore se aucuns hons occioit mon parant la cui heritez partanroit à moi, se il estoit mors sanz testament et je ne l’an acusasse devant le seignour de la terre, je ne doit estre puis ses hoirs, se je ne sui manres de .xxv. anz. ¶

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Ancore se je apelle aucun testament faus et je ne puis prover, ne porrai puis demander ne retenir ce qui me fu laissié an icest testament, mais li fisco puet demander à moi tout ce que je an ai.

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+ Ici dit de legatis, ce est de celesMs. : celles avec le premier l exp. choses que on laisse à autre .lxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXIII. De leguatis. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXV. De legatis, zo es d’aquelas causas que om laissa ad altre a sa mort. +

Puis que nous avons dit des heritez que on laisse à autre an son testament, or redisons de legatis que on laisse ausimant tex foiz est à autre an son testament. Mais premieremant disons que que est legatum, et an quel cause on puet laissier par legatum, et an quel maniere chascuns hons puet laissier legatum. ¶

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Legatum, ce est celles chose que on laisse à aucun suen ami quant il vient à mort ou pour paour de mort. ¶

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Legatum puet on laissier et an testament et sanz testament, se on vuet, solemant que il soient .v. garant.

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+ Ici dit à cui on puet laissier legatum .lxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXIV. Cui potest dimitti legatum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXV. A cui om pot laissar legatios. +

LegatumLettrine de 4 lignes de haut. puet on laissier et à eglise et à hospital et à cité et à fisco et à aucun de ses hoirs avant part pour meilloremant ou à aucun de ses amis.

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+ Ici dit quel chose on puet laissier à autre par legatum .lxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXV. Que res possunt dimitti per legatum alii. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXVII. Cals causas pot om laissar ad altre per legatum. +

Par legatum puet on laissier à autre toutes choses, corporex et incorporex, et avoir et honour, sol que ne soit chose sacree, ne sainte ne religiouse, ne frans hons ne autres choses samblanz à cestes. ¶

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Par legatum puet on laissier à moi la soue chose et la chose des hoirs et la chose d’autre. Mais quant aucuns hons me laisse la soue chose, li hoirs que il a laissié la me doit doner, et je la doi demander où que je la truisse.¶

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Mais se la chose ere d’autre, li hoirs que il laisse la doit acheter de celui de cui elle est, se il puet, et la me doit doner. Et se il ne puet avoir la chose, il me doit doner tant com vaut la chose. ¶ Ice est voirs que li hoirs me doit doner ou la chose ou le pris, se li morz savoit que la chose fust d’autre. Mais se il cuidoit que la chose fust soue et elle ere d’autre, non est destrainz li hoirs que il me doint ne la chose ne le pris, car samblanz est que li morz ne me laissast pas, se il seust que la chose fust d’autre. Et s’il est doute se li morz savoit que la chose fust d’autre ou non, je qui devint les choses doi prover se je puis que li morz savoit que la chose ere d’autre, et adonc li hoirs me doit doner la chose ou le pris. Et se je ne puis prover que il savoit que la chose ere d’autre, je n’an pourrai riens demander, se je fui tex persone à cui aperisse que li morz l’ait laissié, ancore saiche il que la chose fust d’autre, si com est ses fiz ou sa moilliers ou autre proime persone.

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+ Ici dit quex raisons est se aucun laisse à autre une soe chose qui est an gaiges .lxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXVIII. Aici ditz cals radons es si alcus om laissa ad altre una causa soa que es em penora. +

S’aucuns hons laisse à moi une soue chose qui ere an gage, li hoirs que il laissa la doit reanbre et la me doit doner se li morz qui la me laissa savoit qu’elle ere an gage et il ne le dit nomeemant que je la reambisse. Mais s’il est plaiz antre moi et les hoirs, que je dis que li morz savoit que la chose ere an gage et li hoirs dit que il ne les avoit, je doi prover que li morz savoit que la chose ere an gaige.

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+ Ici dit an quel maniere on puet laissier à autr aucune chose par legatum .lxxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXVII. Quomodo aliquis potest dimittere alii per legatum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXIX. En cal guisa om pot laissar ad altre alcuna causa per legatum. +

Chascuns hons puet laissier legatum à autre, et puremant et par condicion, tant que à .i. certain terme.

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Ne n’est dessevrance ou soit que on dit : « Je vueil que ciz hons ait latel chose », ou soit que on dit : « Je la li lais », ou : « Je li done ». ¶ Se aucuns hons me laisse aucune chose, il me puet bien proier que je doigne icelle chose à autre, ou toute ou une partie, ou que je done une autre chose à rante. Car tuit home qui laissent aucune chose à autre à lor mort puet proier à ceus à cui il laissent que il doignent à autre tant com vaut ce que il lor laissent et non plus. ¶

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Se aucuns hons me doit aucune chose, bien li puis laissier à ma mort ce que il me doit, et mes hoirs ne li an pourra puis riens demander, ainz sera destrainz mes hoirs que il le clamt quite.

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La presque totalité du paragraphe 6.52.3 est omis dans H. Mais se aucuns laisse legatum sanz testament, bien vaut se il sunt .v., ou soit que il le laisse an escrit ou soit que non.

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+ Ici dit quex drois est de ce que li morz laisse à autre par legatum an son testament, se li testamanz ne vaut ou se li hoirs ne prant l’erité .lxxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXVIII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXX. Aici ditz cals dreiz es d’aço que.l defuncz laisset ad altre per legatum en sun testament, si.l testament non val, o si l’eres non pren la heretat. +

Ou soit que li testamenz ne vaut ou soit que il vaut, et cil qui est escriz hoirs, ce est cil à cui est laissié la chose ou aucuns heritez, ou tote ou une partie, ne prant l’erité, ou pour ce que il ne vuet ou pour ce que il ne puet, tot ce que li mors laisse à autre an icel testament, tot ice que il commanda que fust fait ne vaut, pour ce que li testamanz est fraiztoz, et nuns hons n’an puet riens demander de cel testament qui est fraiz, se li morz ne le commanda an tel maniere : se cil de cui il fit son hoir ne promet l’erité que cil qui avroit l’erité sanz testament feist ce que li morz commanda. Mais se li morz dit ce que est dit, icil qui sera ses hoirs, ancore ait il l’erité sanz testament, doit faire tout ce que commanda li morz, autretant bien com se il eust l’erité par le testament, se li morz commande à faire chose qui puisse estre faite et qui ne soit contre loi.

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+ Ici dit quant cil qui demande legatum doit prover quant il le sot laissié et an quel maniere il le doit prover et quant non .lxxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXIX. Quomodo qui petit legatum debet probare quod ei sit dimissum uel non. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXI. Cora aquel qui demanda legatum dev provar que el li sia laissaz, ed en cal guisa el o dev provar, e cora non. +

NSe aucuns hons demande aucune chose que autre hons li laissa à sa mort, se il la demande par testament, il doit moustrer que li morz fit cel testament si com commande la lois, an autre maniere ne puet riens demander par le testament, se li morz ne le commanda an icelle maniere qui est dite desoure. Mais se il demande celle chose, et il ne la demande par le testament mais dit que li morz li laissa, et il an apela garanz, doit le prover par .v. garanz leaus que li morz li laissa.

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Mais se il ne vuet apeler garanz, mais dit solemant que li mors li laissa icelle chose à sa mort : se li hoirs conoist que soit voirs que li morz li laissa mais se vuet prover par lois et dit que non i furent tant garant com lois dit, ou dit que li testamenz ne fu faiz selonc lois, et doit faire ce que commande li morz, mais se il nel conoist, il doit jurer que li morz li laisset celle chose et il vuet que il le jurer il devra jurer premieremant de calumpnia. Et se li hoirs ne vuet jurer si com est dit desoure, il doit paier ce que li autres li demande. Mais se li hoirs ne confesse tout ce que li morz li laissa à sa mort et il confesse une partie, ou il doit jurer si com est dit desoure, ou soit que .v. garanz i fussent, ou soit que moins de .v. i fussent, ou soit que non i fust nuns garanz, ou soit que li morz fust peres de l’oir, ou soit que li morz fist de .i. home estrange son hoir. Et tout ce qui est dit desoure est voirs quant cil qui demande ne demande par le testament del mort. Mais quant il demande par le testament, il doit prover que li testamanz soit faiz selonc lois.

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+ Ici dit dedanz quel termine li hoirs doit faire ce que commande li morz et quel paigne an doit avoir se il ne le fait .lxxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXX. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXII. Infra cal termini l’eres dev faire aco que il mandet lo defuncz e cal pena en dev aver, si non fai. +

IcizMs. : lettrine i de 3 lignes de haut. hons qui est hoirs d’autre, ou soit que il est fiz ou soit que il est autres hons estranges, doit obeir à la volanté de celui de cui il est hoirs et doit faire ce que commande li morz par tel partie comme il a an l’erité, se il le puet faire, et se non, est contre loi. Et se il ne fait ce que commande li morz dedanz .i. an puis que li juges le semondra que il pait ce que li morz laissa pour s’ame, ou que il face ce que commande li morz, doit an avoir iceste paigne : se ciz hoirs est paierres del mort, ou est ses fiz ou es ses peres, li juges doit panre l’erité dont il est hoirs. Et doit panre tot ce que li morz li laissa fors la falcide solemant, se il est plus granz de .xxv. anz. Mais se il est manres de .xxv. anz, il puet estre restituiz, ancore ne face il dedanz .i. an ce que commande li morz, se il est aparilliez de faire ce que li morz commanda. Mais se li hoirs ne est tex persone com est dit desoure, mais est estrange persone, ou hons ou fame, et est ausimant plus granz de .xxv. anz, et il ne fait ce que li morz commanda dedanz .i. an puis que li sires li ont commandé, doit panre tot ce que li laissa li morz.

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+ Ici dit quel paigne puet on demander à l’oir que il doit avoir se il ne vuet faire ce que li morz commande .lxxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXI. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXIII. Cal pena dev om demandar a l’eret que el dev aver, si el no vol faire aco que.l defuncz mandet. +

Se li hoirs ne vuet paier le legatum ou ne vuet faire ce que li morz commande droitemant, icil qui li est sustituiz puet demander à celui tout ce que li morz avoit laissié, si com est dit desoure. Et se cil ne apert ne ne vuet demander, se il sunt dui hoir, li autres hoirs puet demander la partie celui qui ne vuet faire ce que commande li morz. Et se cil ne apert qui la doit demander, puet la demander .i. hons estranges. Mais se cil qui la vuet demander, quex que il soit de toz cels qui sunt dit desoure, doit doner plege que il fera tot ce que li morz commanda droitemant, et puis doit avoir an l’erité autretel droit et an demandera la dette que on devoit au mort et de paier ce que devoit li morz com se il fust hoirs. Mais se nuns nuns n’an apert de cels qui sunt dit desoure qui demande l’erité, li fisco le pourra demander.

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+ Ici dit quex droiz est se la moilliers laisse à son mari aucune chose par tel condicion que il ne praigne autre moillier .lxxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXII. Si uxor dimisit marito suo aliquid tali condicione ut non accipiat uxorem. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXIV. Aici ditz cals dreiz es si la moiller laissa a sun marit alcuna causa en tal condiciun que el non prenda altra moiller. +

Se la moilliers laisse aucune chose à sa mort à son mari an tel condition que il ne praigne autre moillier, li mariz puet demander icelle chose tantost com la moilliers est morte, se certe chose est que il ne praigne mais autre moillier, si com est se il se fait moines ou clers. Mais se ce ne est chose certe que il ne praigne mais autre moilliers, ne pourra demander ce que li laissa la moilliers ne pourra demander ce tant que à .i. an aprés la mort d’icelle moillier.

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Mais puis que serar passez .i. anz, il le porra bien demander, si com est honors que la moilliers li laissa, se il vuet jurer que il randra la chose ariere et les fruiz que il an avra pris, se il prant autre moillier, et soure tot ce doit an mettre an gaige totes les soues choses que il ansin l’atande. ¶

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Autretex raisons est ancore soit la chose moble se cil à cui est laissié la chose est hons riches.

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Et se ce que la moilliers li laisse an icel convant que il ne preist mais autre moilliers sunt denier, et il ne taigne icel convant, il doit randre ices deniers et le gaain se il l’an prist se il les presta à gaaig. Et se il ne le presta à gaaig, doit an doner gaain si com lieve del sont .iiii. deniers an l’an tant comme il les tanra.

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Mais se il n’est riches hons, il doit doner fermance, se il vuet ce que sa moilliers li laisse que il l’atandra si comme est dit desoure. Et se il ne puet trover fermance, doit an mettre les soes choses an gaige et doit jurer si come est dit desoure. ¶

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Se cil à cui sa moilliers laisse aucune chose an icel convenant qui est diz desoure prant puis autre, ancore les fermast il ou jurast si com est dit desoure, li hoirs d’icelle moillier qui laisse icelle chose le pourra demander où que il la truist, ou soit que elle est chose moble ou soit que elle est honors.

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+ Ici dit quex droix est se la moilliers dit que mariz ne feist icelle fermance qui est dite desoure .lxxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXIII. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXV. Aici ditz cals dreiz es si la moiller dis que.l mariz no fedes aquels fermanza que es dita desobre. +

IceLettrine i de 3 lignes de haut.et à antennes. que est dit desoure, ce est que li mariz doit doner fermance ou jurer si com est dit desoure, est voirs se la moilliers ne dit nomeemant que il ne le fermast. Mais se elle dit que il ne le fermast ne ne jurast, non est destrainz que il le face. ¶

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Quex raisons est dite desoure se la moilliers muert et elle laisse aucune chose à son mari, tex raisons est se li mariz muert avant et il laisse aucune chose à sa moillier an tel convant que elle ne praigne autre mari.

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Autretex raisons est se on laisse aucune chose à autre fame pour ce que elle ne praigne autre mari, et autretex raisons est se aucune fame laisse aucune chose à autre home pour ce que il ne prainne autre moillier.

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+ Ici dit à cui on puet demander la chose qui est laissié par legatum .lxxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXIV. Cui potest dimitti res que est dimissa per legatum. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXVI. Aici ditz a cui om pot demandar la causa que li es laissada per legatum. +

CizLettrine à antennes. hons à cui est laissié aucune chose per legatum puet demander icelle chose aus hoirs de celui qui li laissa, se li hoirs ala à l’erité del mort. Et puet la demander à toz homes qui la tiegnent, se la chose ere de celui qui la laissa, se cil qui la tient ne l’a tenue par tant de tans que il s’an puisse deffandre. Mais se la chose non ere del mort de celui à cui elle fu laissié, ne ne la pourra demander mais que aus hoirs del mort.

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+ Ici dit quex les choses del mort sunt totes obligiés à celui à cui il laissa aucune chose .lxxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXV.Quod res defuncti sint obligate illi cui dimittit aliquid. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXVII. Aici ditz que las causas de.l defuncz sunt totas obliadas ad aquel a cuj es laissada alcuna causa. +

Cil Le paragraphe ne présente pas de lettrine ornée. à cui li morz laissa aucune chose à sa mort a anliees totes les choses del mort tacitelmant et an gaige tant que on li pait ce qui li fu laissié. Et se on ne li paie, il puet demander pour gaige tant des choses qui furent au mort à celui qui les tient an aucune maniere c’on vaut ce que li morz li laissa, se cil ne li vuet laissier qui tient les choses.

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+ Ici dit quex droiz est se aucuns hons laisse aucune de ses choses tel com il vuet choisir à cui il la laisse .lxxxviiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXVI. Si aliquis dimittit aliquam rem alicui qualem vult eliere ille cui dimittit. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXXVIII. Aici ditz cals dreiz es si alcus om laissa alcuna de sas causas ad altre tal cal aquel vol causir a cuj el laissa. +

SeLettrine à antennes. aucuns hons qui avoit plusours sers ou plusours chevaus ou plusours bues ou plusors brebiz ou autres choses laissa à plusours homes ou à .ii. ou à plus de .iii. de ces sers, quel que il se vuet est li hoirs de cel cheval ou de ces bués ou de ces brebiz, bien le puet on demander, et li hoirs lor doit laissier le quel que il vuelent. Et se li descorde est antre aus de eslire la chose, il doivent mettre sort. Et cil qui avra le sort doit eslire la chose et doit la avoir et doit doner à chascun des compaignons tel part del pris com il avroient la chose.

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+ Ici dit quex droiz est se .i. hons laisse une soue chose à autre tel com choisira l’autre hons si com Pierres et Jehanz .lxxxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXVII. Si aliquis dimittit alii talem rem sicut eliget Iohannes. Dans l’éd. Derrer, rubrique LXXIX. Aici ditz cals dreiz es si uns om laissa una causa soa ad altre tal cum causira uns altre om, si cum es Peire o Johanz. +

S’aucunsLettrine à antennes. hons qui avoit plusours chevaus ou autres choses de une maniere laissa à .i. home une de celles choses tel com Pierre ou Jehanz eslira, bien la puet demander cil à cui elle est laissié, tel com Pierres li eslira. Et se Pierre eslira .i. an aprés la mort de celui qui laissa la chose que il ne l’eslira, cil à cui elle fu laissié la pourra eslire an tel maniere que il ne ait le meillour ne le peour, mais praigne une ne des peours ne des meillours.

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+ Ici dit que li hoirs ne doit vandre ne aliener ne angaigier la chose que li morz laissa à sa mort .lxxxxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXVIII. Quod res quam defunctus dimittit alii sub condicione non debet alicui uendi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XC. Aici ditz que l’eres non dev vendre ni alienar ni empeinorar la causa que.l defuncz laisset a sa mort. +

Se aucuns hons laisse aucune chose à sa mort, ou soit que il la laissa puremant, ce est sanz nul retenemant, ou soit que il la laissa an aucune manierecondition, ou soit que il commanda que on la li donast à .i. certain termine, si com est de ci tant que à la Saint Michiel, et cil à cui li morz commanda que donast icelle chose, ou soit que il est ses sers ou soit que non, ne doit vandre icelle chose ne aliener an autre maniere ne angaigier. Et se il le fait, ne tanra damaige à celui à cui la chose fu laissié, ainz la pourra demander de tez homes qui la tanront, se elle ere de celui qui la laissa, et se cil qui la tient ne s’an puet deffandre par tenoison de .xxx. anz de cel jour an avant que cil à cui fu la chose laissié la puet demander. Mais se la chose non ere del mort qui la laissa, iciz à cui la chose fu laissié ne la pourra demander fors que à l’oir de celui qui la laissa. ¶

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Mais se cil qui achate la chose de l’oir que li morz avoit laissié à autre la rant à celui à cui elle ere laissié, et puet puis demander à l’oir le pris que il li an avoit doné et non plus, se il savoit tant que la chose ere laissié à autre. Mais se il ne le savoit, pourra li demander tot le damaige que il an a. ¶

+

Icelle meisme raison tote qui est dite desoure, se li hoirs aliene chose qui ere laissié à autre, ou puremant ou à .i. cert terme, adonc quant li hoirs aliena aucune chose qui ere laissié à autre à condicion, ce est à retenemant, si comme est se li morz le commanda à son clerchoir an iceste maniere : « Je vuel et commant à mon hoir que il doigt aprés sa mort tel chose à tel home ».

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+ Ici dit quant li fiz puet aliener la chose que li peres commande à doner à autre .lxxxxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXXXIX. Quando filius potest alienare rem illam quam paterprecepit ut daret alii. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCI. Aici ditz cora lo filz pot alienar la causa que.l paire mandet donar ad altre. +

An .ii. cas se li hoirs est fiz ou fille del mort il puet aliener la chose : que li morz li laisse à autre, et puet la apetifier : si com est se li peres ou la mere fait son hoir de son fil ou de sa fille, et il li proia que il randit icelle herité à aucun de ses amis ou autre de ses fiz à .i. certain termine, si com est de ci à .x. anz, ou quant il vanra à mort ou aprés mort. An icest cas pourra li fiz ou la fille retenir la falcide, et les autres parties de l’erité doit randre antieres, si com li commanda li morz. Et se cil fiz prant moillier avant que il rande l’erité, bien puet doner esposalite à sa moiller de celle chose que il doit randre. Et se elle est fame qui prant mari, puet bien doner douaire à son mari de celles choses. Mais ce est voirs se li fiz ne a dont il puisse doner esposalice à sa moillier, ou la fille ne a dont elle puisse doner doalise à son mari. ¶ Icelle raisons qui est dite, se li peres fait son hoir de son fil ou de sa fille, est voire ausimant se li avous ou li aive sunt hoir del fil de son fil. Mais se li hoirs ne est fiz ou fille del mort ne fiz de son fil mais sunt autres hons estrainges, ne pourra retenir la falcide se il vuet doner espousalite à sa moillier de celles choses que il doit randre à autre, ou douaire à son mamari, se elle est fame. ¶

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Dans l’éd. Fitting le § 2 constitue la rubrique .XC. Ce qui est dit desoure, que li hoirs, ou soit que il ait fiz ou soit que non, puet doner doalise s’il est fame à son mari, ou espousalice à sa moillier s’il est hons, de celle chose que li morz li commande à randre à l’autre, doit estre antanduz an icelle maniere : que li hoirs dont cil doalises ou ciz espousalices soit honorables si com li taint, ce est ne doit estre tant povres que soit à honte à celui qui le done, ne ne doit estre tant granz qu’il soit trop grief à celui à cui li morz dit que doivent estre randues icelles choses.

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+ Ici dit quex droiz est se li mariz laisse par legatum le douaire à sa moillier et elle ne li avoit ancore doné .lxxxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCL. Si maritus dimittit per legatum uxori sue quod ipsa non dederat ei. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCII. Aici ditz cals dreiz es si.l mariz laissa per legatum lo doalizi a sa moiller ed elle non lo li avia donat. +
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+ Ici dit quex raisons est de celles choses que on laisse à autre an condicion .lxxxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCII. De illis rebus quas aliquis dimittit alii sub condicione. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCIII. Aici ditz cals rados es d’aquelas causas que om laissa ad altre soz condiciun. +

IceLettrine de 3 lignes de haut. que il laisse à aucun home sanz condition, c’est à retenemant, iciz hons à cui on laisse le puet demander tantost com est devenue icelle condicions, si com est se aucuns hons me laisse aucune chose an tel condicion se je vois à Rome, ou an tel condicion quant li rois seroit morz que je l’eusse.

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Et ancore n’aviegne icelle condicions mais ne remaint an moi car je ne le poi faire, si com est se il me laisse une chose an tel condicion se je tochasse le ciel, je puis demander ce que il me laissa, ancore ne puis je touchier le cilel. ¶

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Autretex raisons est se aucuns hons me laissa une chose an tel condicion qui est contre raison, si com est se li morz dit : « Je lais .c. souz à itel home an tel condicion qu’il se parte de sa moillier, ou que il ocie .i. home, ou que il face .i. larrecin » : an toz ices cas et an autres samblanz de ces non est destrainz icil à cui laisse li morz les .c. souz ou autre chose, et pourra bien demander ce que li laissa li morz.

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Mais se aucuns me laissa aucune chose an tel condicion que je puisse faire et ne est contre raison, je ne la puis demander tant que je aie acomplie la condicion, si com est se aucuns me laissa une chose an tel condicion que je donai sex souz à Perron ou à Jehan ou que je aille à Tolose.

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+ Ici dit se li hoirs ne vuet paier au termine ce que li morz commanda, que il an doit doner usures et les fruiz de la chose .lxxxx.iii..v.>Dans l’éd. Fitting, rubrique XCIII. Quod heres debet pagare usuras, si non ult pagare quod defunctus precepit. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCIV. Aici ditz si l’eres no vol paiar a termini aco que.l defuncz mandet, que el en dev donar usuras o los fruigs de la causa. +

Se ce que li morz me laisse ne me sera paié à cel terme que li hoirs le me devra paier, se ce sunt denier, li hoirs m’an devra doner gaaig de cel jour an avant selonc ce que on done gaainz an la terre, sol que ciz gaainz ne soit outre raison. Et se ce que li morz me laisse ne sunt denier, mais est autre chose, ou moble ou non moble, se li hoirs ne la me dona quant il doit, doit le doner la chose a tout le fruiz que il an panra des cel jour an avant et tout le prou que il an avra.

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+ Ici dit quex drois est se li morz dit à son hoir que il randit à autre l’erité .lxxxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCIV. Si defunctus precepit heredi suo ut ipse redderet alii hereditatem. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCV. Cals dreiz es si.l defuncz dis a sun heres que el rendes ad altre la heretat. +

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui vient à mort, ou soit que il fait testament ou soit que non, bien puet proier son hoir, ce est celui cui il laissa les soues choses, ou à celui à cui il cuidoit que partenist la soe heritez sanz testament, que il rande à .i. autre home ce dont il le fit son hoir, et pourra dire an iceste guise : « Je vueil ou je commant ou je pri à toi, Pierre, qui es mes hoirs, que tu randes ce que je lais à tel home ».

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Et li hoirs pourra retenir la quarte part de ce que li laissa li morz, ancore li commandast li morz que il le randist tout. Mais les .iii. parz doit il randre à celui à cui commanda li morz, ne n’an est dessevrance ou soit que li morz li commandast que il la randist tantost com il l’avoit prise, ou soit que il i meist termine. Ne n’an est dessevrance ou soit que li morz li commandast que il la randist aprés sa mort, ou soit que il la li commandast à randre se il morist asanzsanz anfanz. An toutes icestes guises puet chascuns dire à son hoir que il rande à aucun home l’erité que il li laissa. Et li hoirs la doit randre si com li morz li commanda, mais il puet retenir la quarte part, s’il vuet, ancore ne le deisist li morz, et doit respondre aus detours del mort, et puet demander as creours del mort par tel part comme il a an l’erité.

+

Et se cil qui randi l’erité an ai aucun gaain pris avant que il rande l’erité, doit randre les .iii. parz de cel gaain et l’erité ansamble. Et se il an a aucun damaige, si com est se il paia la dette de l’erité, doit tant moins randre à celui à cui li morz le commanda à randre com li taint de celle dette par les .iii. pars. Et se il i a toutes les .iii. parz randues, il puet demander les .iii. parz del dette que il a paié à celui qui a les .iii. parz. ¶

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Se li hoirs que proia li morz de randre l’erité à autre vuet aler à l’erité par sa volenté, et vuet la tote randre à celui à cui li commanda li morz, il ni doit avoir ne preu ne damaige, mais toz li preuz et touz li damaiges doit estre à celui à cui est randue l’eritez.

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Mais se li hoirs ne vuet aler à l’erité que li morz commanda randre à autre, icil à cui il la doit randre l’an puet destraindre par raison que il i a et que la li rande. An icest cas doit estre toz li preuz et toz li damaiges de celui à cui la rant li hoirs à cui li morz commanda que il rande l’erité.

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Et puet retenir la quarte part si com est dit desoure, ou soit que li morz li laissa ou soit que non, ancores ou soit que il li laissa mains de la quarte part, ou soit que il ne li an laisast riens. Touz tans puet il retenir tant de l’erité que il ait la quarte part et dou preu et dou damaige, si com est dit desoure. ¶

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Se li morz dit à son hoirs que il randit tote l’erité que il li laissa fors de une sole chose que il li commande à retenir à son oes, si com est une maisons ou .c. souz, li hoirs puet retenir ce que li dit li morz et l’autre doit tot randre. An icist cas ne doit iciz hoirs avoir nul fors de l’erité, si com est de paier la dette, mais doit avoir tot cil à cui est randue li heritez. Autretex raisons est se li mors vuent que li hoirs retaigne .ii. certes choses ou plus et il dit nomeemant le cas, ancore vaillent icelles choses plus que ne feroit la quarte parz de l’erité. ¶

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Tote icelle raisons qui est dite desoure de cel hoir qui est proiez de randre l’erité à autre est voire ou soit que il est .i. sous hoirs, ou soit que il sont plusour, se li morz le dit à tous ou à .i. sol de eus ou à .ii. que il randissent la lor part.

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Non est dessevrance ou soit que li hoirs à cui li morz commande à randre l’erité à autre est fiz ou fille ou soit que non, se non de tant que li fiz ou la fille à cui li peres ou la mere commanda que il randist l’erité à autre puet randreretenir la quarte part de ce dont il est instituiz hoirs si com pouroit l’autre hons qui fust hoirs, et soure tout ce pourra retenir tant com il a mains de la falcide. Ne ne contera à lui an la quarte part les fruiz que il an a pris des choses de l’erité avant que venist li termines que il li devoit randre, mais retanra de totes les choses de l’erité la quarte part, si com li morz li commanda que il randist l’erité quant il vanroit à sa mort ou aprés sa mort, ou se il moroit sanz anfant. Mais autres hoirs qui non est fiz ou fille devra conter les fruiz que il an a pris an la quarte part. ¶

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Se li hoirs à cui commanda li morz que il randist l’erité à autre ne la randi an sa vie, li hoirs de celui hoir est destrainz de randre icelle herité, et puet retenir la quarte part ausimant com pourroit iciz de cui elle est. ¶

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Tex fois est que ciz à cui commande randre l’erité à autre ne est destrainz que il la rande, si com est se li morz commanda à son fil ou à sa fille qu’il randist à autre à .i. termine l’erité que il li laissoit et, avant que ciz termes venist, que il devoit randre l’erité il a .i. fil : an icest cas doit estre antandu que la volantez del mort fust tex que ses fiz ne randist à autre l’erité, se il avoit anfanz. ¶

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Ancore se cil qui devoit randre l’erité est devenuz moines ou chanoines ou il est donz an autre leu honorable, ne est puis destrainz de randre icel herité, car Dieus est antanduz an icest cas hoirs.

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+ Ici dit de lege falcidia, ce est quex droiz est se li morz laissa tant à autre que ne remest la falcide à l’oir .lxxxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCV. Si defunctus dimisit aliis tantum quod non dimisit falcidaim heredi. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCVI. Aici dit de lege falcidia, zo es cals dreigs es si.l defuncz laisset tant ad altre que non remas la falcida a.l hered. +

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit de celles choses que laisse chascuns à sa mort, or redisons de la falcide, quex raisons est se li morz laisse tant à autres homes que li hoir ne aient la quarte part de ce que li morz le fist son hoir, se il vuet doner tot ce que li morz commanda. ¶ Se li morz laisse tantes choses à autre, ce est se il dit à ses hoirs que il donassent tant à autre, se il le font que il ne remaigne à chascun la quarte part de ce dont li morz l’avoit fait hoir, bien puet chascun retenir la quarte part de celles choses que li morz lor commanda à doner à autre.

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Et se li hoirs paie plus que il ne doit, ce est tant que ne remaigne la quarte part, bien pourra demander le plus à celui à cui il le paia. Mais se il ne savoit la raison, c’est ne savoit que lois deist que il peust retenir la quarte part, si com est dit desoure, et il savoit que la quarte part ne li remanoit quant il paia, n’an puet puis riens demander. Ancore se il savoit que la quarte part pouoit renir par raison, et il ne la puet retenir, ne la puet puis recouvrer. ¶

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Quant li hoirs vient à conte, la quarte part li remandra, se il vuet paier tout ce que commande à paier li morz. Premieremant doit traire de l’erité ce qui fu despandu an la sepulture de celui de cui fu li heritez. Et puis tout ce que il devoit quant il vint à mort, ou soit que il le devoit à autre et doit an traire le pris de celui à cui dona li morz franchesce. Et puis pourra retenir tant que à la quarte part de chascune de celles choses que laisse li morz à autre, se il ne a la quarte part de celle part dont il fu faiz hoirs.

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+
+ Ici dit de celles laisses dont on ne puet retenir la falcide .lxxxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCVI. De legatis de quibus non potest retinere falcidiam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCVII. Aici ditz d’aquelz legaz dund om pot retener la falcidia. +

De ces legaz, ce est de celle chose que on laisse à eglise ou à autre leu honorable, si com est hospitaus, ne puet li hoirs retenir la quart part ne d’autres choses an leu de celles. ¶

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Ancore se li morz dit à l’oir que il ne retiegne la quarte part, ne la pourra li hoirs retenir. ¶

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Ancore se li hoirs fait inventaire si com est dit desoure, ne pourra retenir la falcide, ce est la quarte part.

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+ Ici dit quant on puet demander ce que autres li laisse à sa mort .lxxxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCVI. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCVIII. Cora om pot demandar aco que altre li laissa a mort. +

Puis que nous avons dit de legatis, c’est de celles choses que laisse li morz à l’autre à sa mort et an quel guise, or redisons an quel guise ce que li morz laisse à sa mort ne vaut si comme on le puisse demander. ¶

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Se cil à cui li morz laisse aucune chose ou par herité ou par legatum ere morz quant li morz laissa aucune chose ne vaut. Autretex raisons est se il ere vis quant on li laissa aucune chose et il fu puis morz avant que cil qui li laissa, ou il fu morz aprés la mort de celui qui li laissa ce avant que il vueille l’erité, se ce li fu laissié par herité. ¶

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Autretex raisons est se autres hoirs et cil à cui li morz laissa aucune chose, fu morz avant que li hoirs vosist l’erité. Ancore ne vaut ce que morz laisse à autre sanz condicion, se la conditions ne vient à fin.

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+ Ici dit se cil à cui on laisse aucune chose muert avant que il la demande, que ses hoirs la pourra demander .c.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCVIII. Si ille cui aliqua res est dimissa in morte moritur ante quam petat eam. Dans l’éd. Derrer, rubrique XCIX. Si aquel a cui es laissada alcuna causa mor enant que el la deman, los eus eres la poira demandar. +

Se aucuns hons me laisse une chose à sa mort non par herité mais par legatum, et il muert aprés la mort de celui, avant que li hoirs antre an l’erité, li miens hoirs la pourra demander, se je ne la refusai an ma vie, ancore ne moustrasse je ma volanté que je voloie icelle chose. Mais ce est voirs se icelle chose me fu laissié puremant ou se elle me fu laissié ausinc que li hoirs la me donast tant que à .i. cert termine, si com est tant que à la Saint Michiel, et je fui mort avant.

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Mais se je ere faiz hoirs an icelle guise qui est dite desoure, et je muir aprés la mort de celui qui me fist hoir, avant que je antre an l’erité, icil qui sera mes hoirs an aucune guise ne pourra demander ce dont je ere faiz hoirs, se je ne muir dedanz .i. an aprés la mort de celui qui me fist son hoir. ¶ Bien pourra mes hoirs demander ce dont je ere faiz hoirs, se je ne le refusai an ma vie, ancore ne preisse je tant com je fui vis. Et icest droit ne pert par mains de .xxx. anz.

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+ Ici dit se .i. hons laisse une chose à autre à .i. certain termine, que cil à cui li morz commandast que donast icelle chose la doit fermer à celui à cui la chose fust donee .ci.Dans l’éd. Fitting, rubrique XCIX. Si aliquis dimisit aliquam rem alii ad certum tempus, heres debet eam firmare illi cui defunctus dimisit eam. Dans l’éd. Derrer, rubrique C. Si uns om laissa una causa ad altre ad un cert termini, que aquel a cui lo defuncz mandet que noes aquela causa la dev fermar ad aquel cui la causa fo donada. +

Se aucuns hon me laisse une chose an tel guise que elle me fust donee à .i. cert termine, si com est tant que la Saint Pierre, icil à cui li morz commanda que il me donast icelle chose, il me doit faire seur que il la me donra tantost com vanra iciz termines que commanda li morz.

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Et se il ne m’an voloit faire seur, li sires de la terre me devra mettre an tenoison de toutes les choses qui sunt del mort, se li morz ne dit nomeemant que cil ne m’an feist seur.

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Et se cil qui me doit faire seur si com est dit desoure .vi. mois de cel termine avant que il ne me face seur, li sires me doit mettre an tenoison de toutes les choses que cil a, et je les tanrai pour gaige tant que il le face ou que il le me rande. ¶

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Autretex raisons est de ces choses que on laisse à autre par condicion.

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+ Ici dit an quel maniere on puet succeder à autre sanz testamant .cii.Dans l’éd. Fitting, rubrique C. Quomodo potest unus succedere alii sine testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique CI. Aici ditz en cal mesura om pot succedire ad altre sens testament. +

Puis que nous avons dit an quel maniere chascuns hons puet succeder à autre par testament, or redisons an quel guise on puet succeder à autre sanz testament.

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Premieremant devons savoir que .iii. ordres sunt de parentez, et pour ice sunt .iii. manieres de heritez. La premiere est commant li anfant succedunt à lor pere ou à lor mere. ¶ La seconde est la souverainne, ce est del pere et de la mere an quel guise il succedunt à lor fiz et as fiz de lor fiz. ¶ La tierce est de travers, ce est an quel guise li frere et li cosin et li autres parant succedunt li.i. à l’autre.

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+ Ici dit an quel guise li fiz et la fille doivent succedere à lor pere et à lor mere et à lor avou et à lor aive .ciii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CI. Quomodo filius et filia debent succedere patri et matri. Dans l’éd. Derrer, rubrique CII. En cal guisa lo filz e la filia devunt succedire a lor paire ed a lor maire ed a lor avi ed a lor avia. +

Se aucuns hons ou aucune fame est morz sanz testament et il a anfant, li anfant doivent succedere premieremant, se il vuelent, ou soit que il soient an pouoir de lor pere ou soit que non, ou soit que il soient malle ou soit que non. Et doivent succedere igalmant li fil et les filles au pere et à la mere, se il sunt mort sanz testament. Ne n’an est dessevrance ou soit que la fille qui vuet succeder avec les autres freres est mariee ou soit que non. Ancores non est dessevrance ou soit que li peres la maria ou soit que la mere la maria. Mais se le suers vuet succeder as freres à son pere ou à son avou, elle doit conter an sa part le douaire qui li fu donez quant elle prist mari, si com est dit desoure, se cil li dona le douaire à cui elle vuet succedere, se li morz ne vout que elle le contast an sa part. ¶

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Se li fil ou la fille qui sunt el premier ordre ne sunt vif quant lor peres vint à mort, et se il sunt vif et il ne succedunt, li fil de ces fiz vienent à la suscession de lor avou, ou soit que il sunt malle ou soit que non. Ne n’an est dessevrance ou soit que il sunt fil de sa fille ou soit que il sunt fil de son fil d, et succedunt igalmant. ¶

+

Une rien doivent savoir : que li fil des fiz del mort ne puent succeder à lor avou tant com est vis lor peres et il vuet succedere, se n’est an .i. cas, si com est se .i. hons ou une fame a .ii. fiz ou plus et .i. de ces fiz muert avant son pere ou sa mere. Se il laisse anfanz malles ou femelles, icil anfant doivent succeder à lour avou ou à lor aive an leu de lor pere ou de lor mere igalmant avec les oncles, et doivent reçoivre tant de celle herité com an devroit avoir lor peres ou lor mere, se il fussent vif.

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+ Ici dit se li fiz ou la fille muert sanz testament an quel guise li peres ou la mere doivent succedere .ciiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CII. Quomodo pater et mater debent succedere filiis suis. Dans l’éd. Derrer, rubrique CIII. Si.l filz o la filia morunt sens testament, en cal guisa lo paire o la maire devunt succedire. +

Se aucuns hons muert sanz testament et il ne a anfanz, li peres et la mere doivent succedere avant que autre persone, se cil qui est morz ne laisse frere germain. Mais se li morz laisse freres germains et serours, cil doivent succeder à lor pere del mort et à la mere, an tel guise que chascuns des freres ait autretant an l’erité com lor peres ou lor mere. An cest cas ne doit li peres avoir usufruit an icelle part qui partient a son anfant, mais doivent avoir icil anfant et l’usufruit et la proprieté de la lor part. ¶

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Quant li peres ou la mere succedunt à lor fil qui est morz avec les autres fiz, si com est dit desoure, puet succeder ausimant à aus et li fiz à son autre fil qui est morz, ce est li niés del mort à cui il vuelent succedere. Mais c’est voirs se li peres de cel neveu fu freres del mort à cui il vuelent succedere et de par mere et non an autre guise. Et icil doit avoir autretant an l’erité com eust ses peres, se il fust vis. ¶ Autretex raisons est se cil niés qui vuelent succedere à lor oncle furent fil de la serour del mort, et celle suers fu mere avant son frere et se icelle suers fu germainne.

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+ Ici dit de celles succesions que sunt prochainnes, ce est an quel guise li .i. paranz doit succeder à autre sanz testament  .cv.Dans l’éd. Fitting, rubrique CIII. Quando unus parens debet succedere alii sine testamento. Dans l’éd. Derrer, rubrique CIV. D’aquela successios que es de laz, zo es en ca guisa uns parenz dev succedire ad altre sens testament. +

Se aucuns hons muert sanz testament, s’il ne laisse fil ne fille et il ne laisse nule persone sousteraine, si com est anfanz de son fil ou de sa fille, ne ne laisse pere ne mere ne autre souverainne persone, premieremant li doivent succeder si frere et ses serours, se cil frere ou celles serours furent germain de celle persone de la cui herité est plaiz, ce est se il li taignent de par pere ou de par mere.

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+ Ici dit se li morz de la cui herité est plaiz laisse freres ou serours germains et il laisse neveu d’aucun suen frere germainne qui fu morz dés avant .cvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique CIV. Si defunctus dimisit sorores uel fratres. Dans l’éd. Derrer, rubrique CV. Aici ditz si.l morz de la cui heretaz es plaiz laisset fraires e serors germanas e laisset neboz d’alcun so fraire e de seror geramaan qui fo morz desanant. +

Se aucuns des freres germains ou des serours germainnes ere morz avant que cil de la cui herité est plaiz, si anfant, se il an laissé aucun, devront succedere au mort, c’est à lor oncle ou à lor antain qui est morz sanz anfant ou sanz testament, et il devront succedere à lor oncle ansamble et à lor avis antains qui furent germain del mort, et devront cil anfant avoir itel part de l’erité del mort com an devroient avoir lor pere ou lor mere, se il fussent vif, ou soit que il soit .i. sous ou plus, ne non est dessevrance se il sunt malle ou fames. Ce est quant li frere germain ou les serors succedunt à lor frere ou à lor serour germainne qui est morz sanz testament et sanz anfanz, bien li puent succeder ausimant à lor anfanz de lorcel + frere ou de celle serour qui fu morz avant, c’est avant que morist cil de la cui herité est plaiz, se li pere ou la mere del cel anfant taignoient au mort de la cui herité est plaiz et de par pere et de par mere, et icil anfant doivent avoir autretel part an l’erité del mort com lor peres ou lor mere devroient avoir, se il fussent vif, si com est dit desoure. ¶

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Se celle persone qui est morte sanz testament ne laisse nuns anfanz ne pere ne mere ne avou ne aive ne freres germains ne serours, et il laissa freres et serours qui li taignoient soulemant de par pere, il doivent succeder à lor freres et à lor serours premieremant que nuns suens paranz. ¶

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Se aucuns muert et il a freres ou serours de par pere ou de par mere solemant, et aperent li fil de l’autre frere ou de l’autre serour qui ere morz avant que morist cil de la cui herité est plaiz et qui taignoient à cel mort de la cui herité il demandent de par pere et de par mere, ancore soient il plus loigné car il sunt an tierz gré, il doivent succeder à lor oncle, et gietent de l’erité ices freres del mort et icelles serours qui tiegnent au mort solemant de une part, ancore soient cil frere et celles serours plus prochiens, car il sunt el secunt gré al mort de la cui herité est plaiz. ¶

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Se aucuns muert sanz testament et il ne laisse nul anfant ne pere ne mere ne ne laisse ne frere ne serour, li fiz del frere et li fiz de la serour del mort si succedunt egalemant, c’est li heritez doit estre partie egalemant, c’est quan persones tantes parties, c’est autretel part an doit avoir li .i. com li autres. Et cil fil del frere ou de la serour gietent de l’erité les oncles et les tantes del mort, ancore soit autretant proime au mort li .i. com li autres. ¶

+

Se li morz ne laisse nuns anfanz ne nuns desoure ne ne laisse ne frere ne serour ne nevou, ce est fil de son frere ou de sa serour, li paranz qui est li plus prochiens li doit premiers succedere. Et se il sunt plusour an .i. gré qui li sunt plus proime, doivent partir egalemant l’erité. ¶ Et se aucuns de ces qui li sunt plus prochien ne vuelent succedere al mort, la soue part acroit ausa autres. Ne n’est nule dessevrance, ou soit que cil qui vuelent succedere sunt malle ou soit que non. Ancore ne n’est dessevrance ou soit que li morz est malles ou soit que non, sol que il soient leal parant antre lour.

+
+
+ Ici dit quel droit a li peres es choses de ses anfanz et an icelles choses que li fil gaaignent .cvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CV. Quam dricturam habet pater in rebus filiorum. Dans l’éd. Derrer, rubrique CVI. Cal dreit a lo paire en las causas de zos enfanz ed en aquellas causas que sei fillz gadainant. +

Or redisons de celles choses de la mere an quel guise elles apartienent as fiz et quel droit a li peres es choses que gaaignent li fil tant com il sunt an lour pouoir. ¶

+

Se li fiz ou la fille qui sunt el pouoir del pere gaaignent aucune chose à celles del pere an cui pouoir il sunt, iciz gaaigz doit touz estre del pere, et la proprietez et l’usufruiz. Et li peres et li avous an cui pouoir il est porra doner et vandre ce que ses fiz ou li fiz de son fil gaaignent à ses choses, et à sa vie et à sa mort, ancore ne le vueille li fiz qui gaiaigna ce. ¶

+

Ce que li fiz qui est el pouoir del pere gaaigne non as choses, ce est à l’avoir de son pere, mais an autre guise ou par provesce ou par son travail, si com est se il trueve toz li usufruiz de cel gaain, doit estre de celui an cui pouoir il est, mais la proprietz, c’est la seignorie, partient à celui qui le gaaigna. Autretex raisons est de celles choses qui vienent as fiz de par lor mere ou de lor moillier ou d’autre part, si com est se aucuns suens paranz ou ses amis li done aucune chose ou il laisse à sa mort : an toutes ices choses qui sunt dites, se cil qui les gaaigna est an pouoir de son pere ou de son avou, il doit avoir la proprieté, c’est la signorie, et cil an cui pouoir il est doit avoir l’usufruit. ¶

+

Ice devons savoir : que li peres ne li avous ne puent vandre ne doner ne mettre an gaige ne à lor vie ne à lor mort les choses de lor fil sanz lour consoil. Et se li peres ou li avous le fait, li fiz de cui ere la chose la pourra demander aprés la mort de son pere ou puis que il issi de son pouoir tant de tans que il s’an puisse deffandre, c’est tot icel tans que fu vis ses peres ou ses avous de celi de cui ere la chose et il fu an son pouoir, ne tient damaige à ces de cui est la chose, ne ne tient à prou à celui qui la tient. Ne n’an est dessevrance se cil qui tient la chose savoit que la chose ere del fil à celui qui l’aliena ou soit que il ne le savoit. ¶

+

Li peres doit avoir autretant grant cure de garder les choses de ses fiz com des soues, et doit plaidoier pour ses fiz et doit demander ce que on doit à ses fiz et li fil li doivent consantir, se ne est manres de .vii. anz, car adonc ne li puet li fiz consantir. Mais tout ce que li peres fait est antandu que il le fait par la volanté de son fil, et ce puet faire li peres meismes et autres par son mandemant. Et doit respondre à touz homes pour son fil et doit faire toz les despans del plait del suen non mie de ce del fil puis que il a l’usufruit es choses de son fil. ¶

+

Li peres non est destrainz de faire promission ne de doner fermance à ses fiz puis que il manra à mesureemant les choses de son fil, ancores facent ices fermance li autre home estrange qui ont usufruit es choses d’autre. Ancore non est destrainz li peres que il rande raison à ses fiz de la baillie de lour choses, ancore les doie il garder et amenitrer curiousemant.

+

Mais se li peres aliene les choses de ses fiz ne les despandra fors à ces choses que lois dit, se li fil ont anliees totes les choses dou pere et angaigiés et puent torner à ces qui sunt hoir de lor pere, que il les lor amandent par tel part com il sunt hoir, se li peres ne dit à sa mort que li fil ne quesissent rien de ces choses. Mais se li peres dist que li fil ne quesissent rien de ces chosesSaut du même au même. que il avoit alienees, li fil doivent garder la volanté del pere, se il vuelent avoir la volanté del pere.

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+ Ici dit quant li peres puet aliener les choses de son fil .cviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique CVI. Quando pater potest alienare res filii. Dans l’éd. Derrer, rubrique CVII. Cora lo paire pot alienar las causas de sun fil. +

Se mes fiz a dette, je puis bien vandre an son non de ses choses mobles tant que je an paie son dette. Et s’il ne a tant de choses mobles dont je puisse paier son dette, je puis des choses mobles tant vandre que je an paie son dette. Et se je ne ne fais ansinc com est dit, je doi paier le gaaig des fruiz qui issent des choses qui doivent estre moies ou des moies choses demainne. An cest cas puis je vandre des choses de mon fil an son nom, et se je ne truis home qui les achat, je les metrai an gaige. Ancore se la chose est damaible ou de trop grant charge à mon fil, je la puis vandre, ancore soit elle immoble et doi despandre le pris ou je le doi estoier.

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+ Ici dit que mes fiz ne puet aliener lesne mettre an gaige les choses dont son peres doit avoir l’usufruit, se ne le fait par consantemant del pere .cix.Dans l’éd. Fitting, rubrique CVII. Quod filius non potest alienare res in quibus pater habet usumfructum. Dans l’éd. Derrer, rubrique CVIII. Que.l filz non pot alienar ni metre em peinora las causas dun sun paire dev aver l’usufruit, si non o fai per cossentiment de.l paire. +

AusimantLettrine à antennes. com li peres ne puet aliener ne mettre an gaige les choses de son fil, fors an icest cas que dit la lois, ausimant li fiz ne puet alieener ne anlier sanz consantemant del pere les choses où li peres a l’usufruit. Mais par consantemant del pere ou de l’avou de par pere les puet aliener et anlier à sa vie et à sa mort, ancore ne puisse il faire testament par consantemant del pere demantres qu’il est an son pouoir.

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+ Ici dit an quel cas li peres ne doit avoir l’usufruit es choses del fil, ancore soit il an son pouoir .cx.Dans l’éd. Fitting, rubrique CVIII. Quando pater non potest habere usumfructum in rebus filii. Dans l’éd. Derrer, rubrique CIX. En cals causas lo paire non dev aver usufruit e las causas de.l fil, ancora aia el el sun poder. +

SeLettrine à antennes. li fiz d’aucun home qui est an pouoir de son pere a peculium castrensse vel quasi, ne li peres ne li avous n’a usufruit an icelui peculi, ainz est icil peculis antieremant del fil, et li fiz le puet vandre et doner et aliener an totes guises et an sa vie et an sa mort, et puet an faire testament, ancore soit il an pouoir de son pere ou de son avou. Et tout ce est voirs ancore ne le face il par consantemant de son pere ou de son avou an cui pouoir il est. ¶

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Ancore se aucuns hons doma aucune chose au fil d’autre, ou à sa vie ou à sa mort, an tel convenant que li peres non eust l’usufruit, li peres ne doit avoir an icelle chose ne usufruit ne autre droit. ¶

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Peculis castrenssecastrense est ce que gaaigenent li chevalier pour lor chevaleries, mais cil chevalier ne sunt ores. ¶ Peculis quasi castrenssecastrense est cil que li gramarien ou autre clerc gaaignent de aucun home an aucune maniere par lor mestier, mais que moine non.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par - conjecture

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- Livre 7 -
- Ici dit de francheté et si commance li septimes livres. -

PuisLettre ornée de 5 lignes de haut. que est diz des contraiz que li home font antre lour et est dit an quel guise .i. hom puet succedire à autre, or redisons de francheté.

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- Ici dit an quel mesure aucuns hons puet doner franchise à son ser .ii. -

FranchetezLettrine rédigée à l'encre noire et colorée successivement.Changement d'encre (retour à l’encre noire). puet estre donee au ser ou an eglise ou antre ses amis ou par lettres, se li sers est an autre terre. Ancore li sires puet doner franchesce à son ser à sa mort, et à son testament et sanz testament, sol que .v. garant i soient.

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- Ici dit an quel guise li sers devient frans contre la volanté de son seignour .iii.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique II. -

SeLettrine à antennes. aucuns hons a .i. ser malade et il le giete fors de sa maison ne ne met an hospital ne ne li done nule aide, icil sers devient frans. Mais li sires a totesvoies an lui itel droit com li patrons a an son libertin.

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Encore se je vandoie une ancelle an tel convant qu’elle ne fust mise an puterie et li acheterres li mist contre le covenant, icelle ancelle devient franche.

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Ancore se je di d’aucun home que soit mes sers et je pran proie sur lui et il me done puis le pris de soi meisme ou autre le me dona pour lui, icil sers an devient frans et je n’ai puis nul droit an lui. ¶

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Ausimant se aucuns hons done s’ancelle pour moillier età autre et il li done douaire, icelle ancelle devient franche, car meillorance ne puet estre se non antre franches persones. Et quant li sires la dona à moillier à autre, doit estre antanduz que il voille que elle fust franche.

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Ancore se je sosfre par mon mal angin que .i. hons praigne m’ancelle à moillier et cil cuidoit que elle fust franche, icelle ancelle an devient franche. Autretex raisons est dou ser.

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- Ici dit se .ii. home ou plusour ont .i. ser communal, que .i. des seignours li puet doner francheté contre la volanté de toz les autres .iii.Dans l’éd. Fitting, rubrique III. Si duo habent seruum communem, unus potest dare libertatem contra uoluntatem alterius. -

Se dui home ou plus de .ii. ont .i. ser communal et .i. de ces li vuet doner franchise ou à sa vie ou à sa mort, bien le puet faire, ancore ne le vueillent li autre, an tel maniere que li compaignon sunt destroint de vandre la lor part à celui qui vuet doner franchise au ser communal. Et doit doner as compaignons le pris par tel part com il ont au ser. Et se li compagnon ne vuelent panre la part del pris, cil qui franchit le ser doit seignier le pris et mettre et mettre an l’eglise, autresi com li compaignon sunt destroit de vandre le ser communal à celui qui le vuet franchir, et cil qui vuet franchir le ser estet destrainz ausimant que il le franchisse pour ce que puis que il l’achate pour ce. Mais se ciz sers a peculi, iciz peculis doit estre communax des seignours par tel part com il ont ou ser. ¶

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Li pris dou ser doit estre tex an cest cas, ou soit que il est malles ou soit que elle est fame : se il ne a nesun art, doit estre prisiez .xx. souz et non plus, se il a mains de .x. anz ; mais se il a moins de .x. anz, ne doit estre prisiez .xxx. souz, se il non est notaires ou meges. Mais s’il est notaires, doit estre prisiez .l. souz ; et se il est meges, doit estre prisiez .lx. souz. Et se il est chastrez et non a nul art et il est plus granz de .x. anz, doit estre prisiez .lxx. souz ; et se cil chastrez est manres de .x. anz, doit estre prisiez .xxx. souz et non plus, ou soit que il ait art ou soit que non.

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- Ici dit an quel guise aucuns hons puet doner franchise à son ser, se cil sers est an gaiges .v.Dans l’éd. Fitting, rubrique IV. Quomodo potest aliquis dare libertatem seruo qui est in pignore. -

Se aucuns hons a .i. suen ser mis an gaiges à autre, ne le puet franchir se non par consantemant del creour qui l’a an gaige, se il ne li paie son dette.

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Mais ce est voirs se li sers ere mis an gaige specialiter, ce est nomeemant. Mais se il ere mis an gaige genralmant, si com est se li sires del ser avoit mis an gage totes les soues choses, bien le puet franchir, ancore ne consante li creerres. ¶

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Ancore li mariz puet bien franchir le ser ou l’ancelle que la moilliers li done an douaire, se li mariz a tant que il puisse randre à la moillier son douaire. Mais ne puet mie franchir celui ser que il a an gaige de sa moillier. ¶

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Puis que aucuns hons est de tel aage que il puet faire testament, bien puet franchir son ser, c’est la fame quant elle a .xii. anz acompliz, et malles quant il a .xiiii. anz.

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- Ici dit quex hons ne puet dire que il soit frans .vi.Dans l’éd. Fitting, rubrique V. Quis non potest dicere quod sit liber. -

Se aucuns hons est manres de .xxv. anz et il consant que autres le vande pour ce que il ait part ou pris, et il sera vanduz an iceste guise à aucun home qui cuidoit que il fust sers de celui qui le vandi, et cil qui fu vanduz ot sa part dou pris, il est devenu sers de l’acheteour et ne puet puis dire que il soit frans.

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Mais se il non a sa part dou pris, non est devenuz sers, mais est tenuz à l’acheteour de randre le pris an double que il li dona, et se avient pour son mal angin, car se il dit que il ere sers, se li acheterres cuidoit que il fust sers.

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Mais se li acheterres cuidoit que il fust frans, non an devient ses sers, ancore eust il part ou pris.

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Ancore se il ere manres de .xxv. anz, ne devient il sers de l’acheteour, ancores eust il part ou pris.

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- Ici dit se aucuns hons quant il vient à mort vivoit par bone foi à guise de franc home, et .v. anz passant aprés sa mort, que ne doit puis estre demandé se il fu sers ou frans .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. -

Se aucuns hons est morz qui estai .i. termine de sa vie an prison com hons frans, ansin com si voisin cuidoient que il fust frans, et passé .v. anz aprés sa mort nuns hons ne doit puis dire que cil qui est morz fust ses sers ne d’autre. Ne ne puet nuns hons demander les choses qui furent de cel mort pour que icelles choses furent de son ser.

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Mais tot ce est voirs se cil qui est mors esta an tenoison de franchesce pour bone foi, et se il ere pour male foi an tenoison de francheté, icil qui fu ses sires ne puet perdre son droit par moins de.xxx. anz.

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- Ici dit par quant de termine aucuns sers est devenuz frans .viii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. Per quantum tempus aliquis efficitur liber. -

Se .i. hons qui ere sers esta an tenoison de francheté .xx. anz par bone foi, ce est que il cuide estre frans, il est devenuz frans, se il a bon commancemant, si com est an icest example. .i. hons done francheté à .i. suen ser an son testament, puis la li tout an conditionlis que il fist aprés le testament, et aprés la mort de son seignour sot li sers que ses sires li ot doné francheté et ne soit que il la li tolust puis an conditilis : se icil sers esta aprés la mort de son seignour .xx. anz à guise de franc home, ne pourra puis estre tornez à servitute. ¶

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Ancontre home qui est frans ne puet torner sers par tenoison de nesuns tans, ancore le tenist on à bone fois .lx. anz.

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- Ici dit an quel guise on gaaigne le dumini d’aucune chose, ce est an quel guise aucune chose est devenue d’autre .ix.Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. Quomodo aliqua res efficitur alterius. -

Certes manieres sunt ausquex li home gaaignent aucune chose et an devient seignour, si com sunt icestes : se aucuns hons prant une beste sauvaige qui non est d’autre ou .i. cerf ou .i. porc, tantost an devient sires com il le prant, car ce qui non est d’autre devient mien tantost com je pran la tenoison. Et non est dessevrance ou soit que je la pran an la moie terre ou soit que non. Mais quant je la pran an la moie terre d’autre, se li sires de celle terre me verra antrer an la soue terre, bien me pourra veer par raison que je n’i antre contre sa volanté.

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Se je pran une beste fiere,tandemantiers est icelle beste moie comme elle est an ma garde. An ma garde est antanduz que elle soit demantres que je puis panre tenoison de le. Mais se elle ist de ma garde et elle torne à naturel francheté, je per le dumini de le, et puis sera de celui qui la panra. Adonc est antanduz que icelle beste est tornee an naturel francheté quant elle fuit devant mes iauz, ce est puis que elle me fuit si que je ne la puis veoir et je ne la puis panre. Autretex droiz est des oisiaus et des poisons.

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Se je navre une beste sauvaige si que elle ne puet estre legieremant prise, pour ce non est pas icelle beste moie se je ne la praig. ¶ Et se .i. autres la prant avant que je, il an sera sires et la beste an sera soue, ancore la navrasse je et ancore la sugnisse je, quant il la prist pour ce que molt de choses me pourrent ampeeschier que je ne panroie.

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- Ici dit des avilles .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. De apibus. -

LesLettrine de 3 lignes de haut. avilles sunt feras et pour ce, se elles sunt an mon arbitre, ne sunt elles pas moi es tant que je les aie ancloses an vaisel, ausimant comme oisel ne sunt mien qui font ni an mon arbre. Et pour ce andevient se .i. hons les anclot avant que je, il an sera sires, ancore fussent elles an mon arbre. Ancore se elles font miel an mon arbre, chascun hons le pourra panre, et ce ne sera larrecins. Mais se je voi icelui qui antre an ma terre pour panre ice miel ou pour anclore icelles avilles, je li puis veer par raison que il n’i antre. Ancore li aisins qui s’avole fors est miens demantre que je le voi, se je le puis lier legieremant et panre. Mais se il fuit tant longemant que je ne le puisse veoir ou argent .i. henap se je le voi et je le puisse legieremant panre, je per le dumini, ce est la seignorie, et sera puis cil aissins de celui qui le panra.

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- Ici dit des paons ou des colons ou des cers, ce est de celles bestes et de ces oisiaus qui solent aler fors et torner an maison .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. De bestiis et auibus que solent ire et redire. -

De ces oisiaus et de celles bestes qui suelent aler fors et retorner an maison, si com sunt paon ou colun et cerf et avilles, ancore soient elles bestes naturaux, est ordenez tex droiz se elle s’anfuient, ce est elles vont fors, et cil de cui elles sunt ne part la seignorie demantres que elles ont cuer de retorner arrieres an maison. Mais puis que elles n’ont cuer de retorner arriere, icil pert la seignorie à cui elles erent, et puis seront de celui qui les panra. Adonc devons antandre que elles ont cuer de retorner arriere quant elles tornent si com suelent. Mais se elle laissent la costume de torner, perdent le cuer de torner arrieres an maison, et sunt puis de celui qui les panra.

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- Ici dit des oies et des gelines .xii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. De gallinis et aucis. -

Des gelines et des oies est autre raisons fors itele com est dite desoure des autres oisiaus. Car je ne per mes gelines ne mes oies, ancor volent elles tant que je ne les puise veoir. Et se aucuns hons la prant et la retaigne à tel cuer que il ne la me vueille randre, il fait larrecin.

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Ancore se nous prenons aucune chose de nos anemis, ce est de Sarrazins, ice est nostre. Et pour ce an devient se nous prenons .i. franc home de nos anemis, il devient nostre sers. Mais se il devientfu puis atorné à la soue gent, il devient frans si com il fu premieremant. ¶

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Ancore se je truis aucune chose an rive de mer et celle chose non est d’autre, elle devient moie tantost com je la truis, si com sunt pierres et gemmes et les autres choses que on i turueve. ¶

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Ancore ce qui nait de la moie beste est mien, se la mere est moie. ¶

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Ancore se il croit aucune chose par aluviun an mon champ dou champ de mon voisin, ice est mien. Ice croit an mon champ par aluviun que li fluns tout de mon voisin et ajoste el mien champ, si que a petit que on ne puet conoitre quant il vient ne quant il croit.

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Mais se li fluns tout par force une part dou champ de mon voisin et il trait icelle part ou mien champ qui estoit prés, icelle part non est moie, se non est tant an mon champ que on ne la puet conoitre de la moie terre, et se li aubre que celle part aduit an mon champ non i ont ancore mises racines. Mais se icelle part a tant esté an mon champ que on ne la puet partir, ou se li arbre que on i advint i ont mises racines, icelle parz est ormais moie.

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- Ici dit se une isle nait an mon flun, cui doit estre .xiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. Si aliqua insula nascitur in aliquo flumine, cuius debet esse. -

Se une ile nait an aucun flum, si com est ou Rone ou an autre flum : se elle est an mi le flum doit estre communax de ces homes qui ont terre joste la rive del flum d’andeus parz, selonc la place de la terre que chascuns a joste la rive, et il avront part an l’isue, ce est an l’escheoite. Mais se li ile est plus prés de l’une rive que de l’autre, doit estre de celui qui a plus prés de son champ de l’ile.

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- Ici dit quex droiz est se .i. fluns anonde, c’est antaire, la terre d’aucun home .xiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. Si flumen crescit et cooperit terram alicuius. -

Se aucuns fluns croit de tel maniere que il courre ou mien champ, pour ce ne per je pas la seignorie, se la forme del champ non est moindre de itel com estoit avant que li fluns i corrut.

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- Ici dit quex droiz est se aucuns fait aucune oevre de l’autrui chose, si com est se on fait de l’autrui laine .i. drap ou de l’autrui argent .i. henap .xv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV. Si aliquis facit aliquid de aliena causa. -

Se aucuns fait une huevre de l’autrui chose an bone foi, si com est se il fist de l’autrui laine .i. vestemant ou de l’autrui argent .i. henap, et celle huevre est de celui qui la fait, si ne puet estre tornee à celle forme que elle fust premieremant, si com est se aucuns hons fait .i. vestemant de ma lainne ou de mon lin, iciz vestemanz ne puet torner à celle forme que elle fuit premieremant, ce est ne puet mais estre tornez an laigne ne an lin. ¶ Se aucuns hons fait most d’autrui raisins ou oile d’autrui olive, iciz vins ne puet mais torner es raisins ne ciz oile ne puet mais torner an olive. Et pour ce doit estre iciz vins ou iciz oiles de celui qui le fait, se il le fist à bone foi, ce est se il cuidoit que ciz rasins ou celle olive fussent soues, se elles ne furent toutes à autre par force ou amblees. ¶ Mais se la chose puet estre torné an icelle forme an que elle ere premieremant, l’uevre qui est fait de celle chose non est de celui qui la fait, ainz doit estre de celui de cui fu la chose, si com est se li henas qui est faiz de mon argent ou de mon or puet bien estre tornez an icelle forme que il fint avant que il fuit faiz henap, ce est an or et an argent. Autretex droiz est de toutes autres choses qui sunt samblanz à cestes. ¶

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Ancore autretex droiz est se aucuns hons trait le blé de mon espi, car ciz blez de ne devient pas de celui qui le trait, ainz revient miens, ancore ne puisse mais li blez an son espi torner, car cil non i fist autre huevre, se non que il destraint la grainne qui ere overte. Mais se il le fait à bone foi pour ce que il cuidoit que les espies fussent soues, [i]lMs. : l. pourra retenir le grain tant que il li rande la mission que il fist utilmant. Autretex raisons est de l’or ou de l’argent ou des autres choses. //

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Ancores autretex droiz est se aucuns hons fait une huevre de la moie chose et de la soue, si com est se il fait ma laigne et de la soue .i. vestemant, ou se il fait de mon vin et dou suen pimant, ou se il ouvre de mon argent et dou suen, ou de mon or et dou suen.

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- Ici dit si aucuns hons bastit en la soie terre des pierres ou autre ou de la fuste de cui doit estre iciz bastemanz .xvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Si aliquis edificat in terra sua de lapidibus alienis. -

Se aucuns hons fait .i. edifice sus la soue terre de ma maisiere et cil de cui est la terre sera sires del bastemant non mie je de cui fu ma maisiere, car ce que on bastit sur la soue terre st de cil de cui est la terreSaut du même au même. Et je ancores de cui fu la maiere an sui ancore sires, mais ne puis demander icelle maiere demantres que ciz bastemanz est antiers, se cil qui fist le bastemant le fit à bone foi, ce est se il cuidoit que la terre fust soue quant il bastisoit. Mais il est destrainz par raison que il me rande an double tant com valoit la moie maiere qui ere moie, pour ce que mal seroit se cil qui bastissoit una maison de la moie maiere à bone foi fust destrainz que il la desrochast. Mais se icelle maison chait an aucune maniere, je puis demander la maiere, car je n’an per la seignorie se je n’an ai receue la maiere an double. ¶

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Se cil qui bastit la moie maiere, ce est de la moie fuste ou de la moie paroi an sa terre ou fait par male foi, ce est se il savoit que icelle maiere ere d’autre, il an est tenuz por larrecin, et an est tenuz pour une autre raison par quoi il doit doner tant com vaut la chose an icel tans que fu commanciez li plaiz, si com est tenuz cil qui la chose tenoit par son mal angin.

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- Ici dit de celui qui bastit de sa maiere an la terre d’autre .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. De illo qui edificat de sua materia in terra alterius. -

Se aucuns hons bastit de la soue maiere an la terre d’autre, icil bastemanz sera de celui cui est la terre, non mie de celui qui i bastit, et cil qui i bastit pert la seignorie de la maiere, se celle maiere ere soue. Et se il savoit que il baitisoit an la terre d’autre, ancore chaist puis iciz bastemanz, an aucuna guise ne pourra demander la maiere icil de cui elle fu, car samblanz est que il la vosist doner à celui de cui ere la terre, pour ce que il savoit que il bastissoit an la terre d’autre. Et se cil qui bastit à male foi an tenoison de cel bastemant et li sires de icelle terre le demanda, il li doit randre la terre et le bastemant, ne pourra riens recouvrer de la masions que il fit pour ce que il la fist à male foi. Mais se il i bastit à bone foi, ce est se il cudoit que la terre fust soue où il bastissoit, et il est an tenoison del bastimant tant que cil de cui ere la terre li ait randu les missions que il i fist.

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Mais se cil qui bastit le edifice le rant à celui de cui ere la terre avant que il recouvrat la mission, n’an puet puis riens recouvrer, se cil de cui ere la terre ne li convante à rande.

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- Ici dit quex droiz est se aucuns plante .i. arbre an la soue terre ou .i. suen arbre an la terre d’autrui ou se il i seume .xviii. . Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Si aliquis plantat arborem alterius in sua terra uel arborem suam in terra alterius. -

Se je plante .i. arbre d’autrui an ma terre, iciz arbre sera miens tantost com il i mettra racines et non avant. Encore se je plant .i. mien arbre an la terre d’autrui, li arbres devient de celui de cui est la terre tantost comme il i mest racine, ou soit que je fis à bone foi ou soit que non. ¶ Se li arbres de mon voisin est tant prés de ma terre qu’il fait racine an ma terre, icil arbres doit estre miens, car ne vuet raisons que li arbres soit d’autres mais que de celui de la cui terre il vint. Et se li arbres est possez an la fin, ce est an mon champ et ou champ de mon voisin, si que il vive de ma terre et de la soue, si sera communax iciz arbres.

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Autretex raisons est se aucuns hons seimme son blef an la terre d’autre ou se il saimme autrui blef an la soue terre, car li blef est de celui de cui est la terre, non de celui qui sema. Mais cil sema son blé an autrui terre, se il le fit pour bone foi, et il cuidoit que la terre fust soue et il la tient, il la pourra retenir tant que on li rande la mission que il i fist par bone foi, si com est dit desoure de celui qui bastit une maison an la terre d’autre de la soie maiere, ce i est de la soue fuste et de ses pierres.

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- Ici dit se aucuns hons escrit chartres d’autre, qui doivent estre .xix. Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Si aliquis scribit cartulas alterius, cuius debent esse. -

Se aucuns hons escrit les chartres d’autre, l’escripture est de celui de cui sunt les chartres, ancore soit celle escripture d’or, et ne seront pas de celui qui les escrit. Mes se il puetles escrit par bone foi, ce est que il cuidoit que les chartres fussent soues et on les li demande, il les pourra retenir tant que il ait le pris de l’escripture.

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Autretex raisons est se on fait une poigture an la table d’autrui.

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- Ici dit se aucuns hons seme lou champ d’autrui, cui doit estre li blés .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX.Si aliquis seminat campum alterius bona fide, cuis debet esse fructus. -

Se je achetai .i. champ d’un home pour bone foi, ce est se je cuidoie que il fust del vandeour, ou que il eust droit dou vandre icel champ et il non ere suens ne non i avoit droit del vandre, li blez que je panrai de icel champ sera miens, ancore saiche je aprés ce que je l’achetai que il estoit d’autrui. Mais se je savoie quant je achetai le champ que il estoit d’autrui, ou se je le savoie quant je an fui an tenoison, je doi randre toz les fruiz que je an pris à celui de cui est li champs, ancore les aie je despanduz et doi li randre le champ. Autretex droiz est se cil chans me fu donz ou an doalise ou an autre mesure.

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- Ici dit se aucuns hons trueve tressor, ce est fortune, cui doit estre .xxi. Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Si quis invenit tesaurum, cuius debet esse et rubrique XXI (§ 3). -

Se aucun trueve tresor, ce est fortune, et il le trueve an la soue terre, doit estre suens. Se aucuns hons trueve tresor an leu sacré , si com est an eglise ou an leu religious, si com est an cimetere où on sevelit homes morz, doit estre de celui qui le trueve, se il le trueve par aventure, ce est se il ne le querroit. Et se aucuns hons trueve tresor par avanture an la terre d’autrui, la moitiez doit estre de celui cui est la terre et li autre doit estre celui qui le trueve. ¶

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Mais se aucuns hons trueve tresor an la terre d’autrui, et non par aventure si com est dit desoure, mais pour ce que il le querroit outre la volanté de celui cui ere la terre, ou soit que il ne le savoit, toz ciz tresors doit estre celui de cui ere la terre où il fu trovez. ¶

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Se aucuns hons truve par avanture tresor an icel leu qui est des communs de la vile ou del fisco, la moitiez doit estre del commun ou del fisco, et li autre moitiez de celui qui le trueve. Et se il le truve an leu communal d’aucune cité, la moitiez doit estre de la cité et li autre de celui qui le trueve.

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- Ici dit quex chose est tresors .xxii -

Tresors, ce est avoirs qui est reconduz de tant grant termine que ne est mais manbrance de cui il fu.: et pour ce est antanduz que il ne a seignour demantres qu’il est resconduz.

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- Ici dit an quel menere on gaigne la sougniorie d’aucune chose par tradicion, ce est par tenoison .xxiii. -

Se tu me doiz aucune chose par aucune guise, ou tu me vués doner et tu me livras la chose, ce est se tu me dones la tenoison de la chose ou tu la livras à moi ou à autre par ma volanté, je gaaigne la tenoison de la chose, ce est la chose est devenue moie par icelle tradition, se la chose non ere toute.

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Mais se la chose non ere toue, je i ai autretel droit com avoies tu, et se je cuidoie que la chose fust toe et elle non ere, icelle chose non sera moie par icelle tenoison tantost com je ai la tenoison, mais si tornera moie se je la taig par tant de tans com lois dit. ¶ Ausimant comme la chose tourne moie, se tu la me livres, ausimant torne moie, se je antre an la tenoison par ta volanté, ce est se je antre an la tenoison se tu l’eus et ne la me veas, ou tu l’eus ferme quant tu le seus.

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- Ici dit que est deliverdelivrer la chose .xxiiii. -

Delivrer la chose, ce est mettre an tenoison de la chose, ce est quant tu menas an la terre ou an la maison celui cui tu vués livrer la chose d’une part. Autretex est se tu li mandes que il i antroit et i antre, ou se tu li mostres la chose si que il la voie : se il a pour ce cuer de revenir, ce est de possider la chose, ancore non i antre il à piezpiece.

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- Ici dit quant cil qui achate la chose an devient sires .xxiii. -

Se je achetai aucune chose de toi, icelle chose non est moie tant que tu l’a m'aies livree, ne par nule raison ne devient moie la chose tant que je ai paié le pris que je doi pour la chose. Et li vanderres pourra retenir la chose pour gaige tant que soit paiez toz li pris. Et ausimant devient la chose moie se je li an done fermance ou gaige et il le prant, ou se il s’an fie an moi. An iceste guise qui est dite, ce est an .iiii. cas, devient la chose de celui qui l’achate, se li est livree, et non an autre guise.

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- Ici dit si aucuns hons trueve la soue chose qui ere gitee fors de la nefni pour mal tans, cui doit estre .xxvi. -

Se aucuns hons qui est an mer ou an autre aigue giete de la soue chose fors de la nef par mal tans, il ne pert la seignorie de la chose que il gete , car ne la gete pour ce que il la vueille perdre, se il la peust retenir, mais la giete pour eschiver le peril de l’aigue. Et pour ce, se aucuns le trueve lan l'aigue ou an la rive et il la prant pour ce que il l’ait et soit soue, il fait larrecin de celle chose, et puet li estre demandee pour larrecin. // Autretex raisons est se aucuns hons trueve .i. chose qui chait à autre home de sa courroie ou de son soin ou de son cheval, se il la prant pour ce que il ne la vuet randre à celui de cui elle est. ¶

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Se aucuns hons giete de ses choses fors de nef pour paour de la mer pour ce que il garisse et il garit, tuit cil qui ont aucune chose an la nef à cui cil geterres tient prou doivent randre le damaige à celui qui giete la soue chose selonc icelle part que vaut l’avoir que il ont an la nef. Et cil de cui est la nef doit ausimant amander le damaige pour tel part com vaut la nef.

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- Ici dit de usucapcion, ce est an quel meniere on gaigne la chose d’autre par tenoison de .iii. anz .xxvii. -

An icest titre doit on savoir que est usucaptions, et quel chose puet estre usucapte, et quant de tans on puet usucapere la chose d’autre, et doit on savoir quex hons la puet usucapere.

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- Ici dit quex est usucapcions .xxviii. -

Usucaptions est quantDans le manuscrit, correction par signe de rappel : "est "quant on gaige la chose d’autre par tenoison par tant de tans com la lois dit, c’est par .iii. anz l’un aprés l’autre.

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- Ici dit quel chose puet estre usucaptata ou non par quel termine .xxix. -

Usucaptions de .iii. anz a leu solemant an choses mobles, c’est solemant les choses qui sunt mobles puet estre usucaptes par .iii. anz, c’est puent estre gaaigniés par .iii. anz, si com sunt bestes et cers et dains et totes les autres choses mobles, fors icelles choses qui an sunt ostees par lois, si com est chose sacree et hons qui est frans et chose amblee, et si com est se aucuns hons vient à mort et il laissa une chose à autre, et desfandi li que il ne l’alienat, se celle chose sera alienee ne pourra estre usucapte. Ancore la chose de celui qui est manres de .xxv. anz ne puet estre usucapte. ¶

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Se je achetai une chose moble de celui qui non est sires, se je l’achetai à bone foi, ce est se je cuidoie que il i eust droit de vandre, si com est li tutors ou li procurators ou li curours, et je ai celle bone foi quant je l’achetai et quant elle me fu livree, et je la tien .iii. anz sanz plait et sanz rancune, si com lois dit, la chose devient moie par celle tenoison, si cil qui la me vandi cuidoit que eust droit de vandre icelle chose, et je ne le soi dedanz ices .iii. anz que la chose fust d’autre, fors de celui qui la me vandi. Et il an la chose non avoit droit ne de metre la chose moie, ancore l’achetasse je à bone foi, si com est dit desoure.

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Mais se je muir avant que .iii. anz soient passé et acompli, ancore saiche mes hoirs que cil qui me vandi la chose non i avoit droit, pour ce ne devient moins la chose soue, se il la tient sanz rancune tant que soient passé li .iii. an et acompli solemant que je l’achetasse à bone foi, si com est dit desoures. ¶

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Si com je puis gaaignier par tenoison de .iii. anz icelle chose que je achetai, ausimant puis gaaignier icelle chose qui m’est donee ou que je pris an doalise de ma moillier, ou que je pris an eschange d’autre home, ou que je gaaignai par autre juste cause.

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- Ici dit quel home puent usucapere la chose d’autre et quel non .xxx. -

Tuit home puent usucapere la chose d’autre, et malle et femelles, se il sunt an lour pouoir. Mais se il sunt an pouoir d’autre, si com est li sers an pouoir de son seignour et si com est li fiz qui est an pouoir de son pere, ne ne puet usucapere se non icelles choses que il ont an lor peculi. Mais li sires et li peres puent usucapere pour le fil et pour le ser.

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Ancore cil home qui sunt prés des lor anemis ne puent possider la chose demantres que il sunt prés, et pour ce ne puent usucapere demantre que il sunt an prison.

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- Ici dit de possession, ce est de tenoison, ce est an quel maniere on gaigne tenoison d’autre chose et an quel meniere on la detient et an quel meniere on la pert  .xxxii..xxxi. -

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui vuet savoir de tenoison doit savoir .vii. choses, car il doit savoir que est tenoisons, et an quel guise on la puet gaaignier, et an quel tans on la puet gaaignier. Ancore doit l’on savoir an quel guise on puet retenir la tenoison d’aucune chose, et an quel guise on la pert. Et doit l’on savoir quex choses hons puet possider, ce est de quel chose on puet avoir tenoison.

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- Ici dit que est possescions, ce est tenoison d’aucune chose .xxxiii..xxxii. -

PossiderMs. : lettrine p de 3 lignes de haut. est quant cil qui vuet retenir la chose i met les piez desus de l’une part, si com est d’une terre ou de une maison, ou quant il la prant à la main, si com est de une chose moble, ou quant il a la chose devant ses iauz, si que il la voit. Mais adés doit avoir volanté de possider icil qui vuet possider, il doit commancier de possider par la volanté de celui qui tient la chose.

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- Ici dit an quel guisse on gaigne possecion, ce est d’aucune chose .xxxiiii..xxxiii. -

Se la chose est moble et je la vueil commancier à possider, je la doi panre à la maimain et la doit avoir an ma garde, ou je la doit si avoir que je la puisse panre par devant cui je voudrai.

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Mais se la chose est immoble, ce est honors, et je la commance à possider quant je antre de l’une part, ou an champ ou an la maison, et je ai la tenoison tant que à cel terme où je vueil possider, et cil qui me done la possession vuet que je le possidesse, c’est que je taigne, ancore non aie je cerchié tote la terre ou tote la maison. Mais ce qu’est dit, que je ai la tenoison del champ, se je i antre d’une part ou d’une maison, ce est voirs se li chans se tient tot ansamble à la maison, car se antre an tenoison d’un champ ou d’une maison, je ne puis possider autre chose par icelle, se je n’antre an possession de l’autre ausimant.

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Icil hons qui vuet possider aucune chose doit estre tant granz que il ait couraige et antandemant de possider. Et pour ce cil qui est furiosus ne puet commanciezcommancier de possider nule chose pour soi, ce est ne puet - commanciergaaignier tenoison de pupillus. ancore ne le puet faire se non est prés de .xii. anz se est fame ou de .xiiii. anz se ce est hons, car il non ont antandemant de possider, ce est de tenir aucune chose. Mais que par le consantemant de son tutor ou de son curor puet commancier de possider li pupil et li furiosus.

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Ancor ne puisse li furiosus possider sanz consantemant de son curor puis que il a cel mal, et il ne le puet laissier, ce est perdre icelle tenoison que il avoit pris avant que il eust icel mal, car il non a tel san que il ait consantemant. Icil qui non a consantemant ne puet perdre possession, ce est tenoison d’aucune chose pour le suen fait. ¶

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Tuit home qui ont antandemant et vuelent possider puent possider et pour soi meismes et pour autrui. Et pour ce li tutors puet possider an non de son adulto se il vuelent.

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Ancore se ses sers ont fel curtiveres, ce est cil qui faittient la terre à oevre ou autre quelque chose, ou tient aucune chose an ton nom, tu possides pour lui, ce est antanduz : doit estre que tu aies la possession de celle chose par la toue volanté ou pour le cors de celui qui la tient pour toi demantres que il la tient.

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Mais se cil qui tient la chose an ton nom sera jetez de tenoison, ne perdras tu la tenoison tant que tu saiches que il an soit getez. Mais quant tu sauras que il est jetez de la tenoison, ou se il la done à autre, tu l’as perdue. ¶

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Se tu mandes à .i. home que il praigne la tenoison d’aucune chose pour toi, et quant il prant icelle tenoison non est cure ne volanté qu’il la tieigne pour toi mais la vuet à son oes ou avec autrui, la soue male volanté ne te tient damaige, et tu avras la tenoison de celle chose par lui autretant bien comme se il l’eust prise an ton nom, se cil qui livra la possession, ce est cil qui le mit an tenoison, le mist an tenoison an ton nom, ce est se il le dona pour ce la tenoison que il la tenist pour toi. ¶

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Se aucuns hons antre an tenoison d’aucune chose pour moi, je ai la tenoison pour celui qui tient la chose tantost com il l’a, ancore ne saiche je quant il prist la tenoison. Mais ne puet commancier usucapere la chose, se non puis que je sai que il a la tenoison.

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- Ici dit que cil qui vuet possider aucune chose, ce est cil qui vuet gaignier an tenoison, doit savoir ce que il tient, ce estoit à savoir cese - il teint totes les choses ou une partie, et doit il savoir quel part il tient .xxxiiii. -

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui vuet gaaignier la possession d’aucune chose doit savoir par quel guise il vuet avoir la possesion, si com est se il la vuet avoir par achat ou par don ou par doalise ou par eschange ou par autre certe chose, car se non i a ochoison pour quoi il tient la chose, non la tient droitemant.

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- Ici dit quex choses puent estre possundees, ce est de quex choses puet avoir tenoison .xxxv. -

LaLettrine de 3 lignes de haut. chose sacree et la chose religiose ou sainte et celle chose qui est communax d’aucun leu, totes icestes choses ne puent estre possidees de cel home qui le set.

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Ancores icelles qui ne sunt corporax, si com sunt les servituz, ne puent estre possidees propremant par homes. Mais quant on use icelles choses, autresi est antanduz com se on eust la tenoison et autretant li vaut.

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- Ici dit par quex homes gaigne possescion et je la tien d’aucune chose .xxxvi. -

PossessionLettrine de 3 lignes de haut. , ce est tenoison, ce est à dire je gaaigne la tenoison de celles choses que je gaaig se je ne soi an pouoir d’autre. Mais se je sui an pouoir d’autre, je gaaigne la possession de celles choses que je gaaigne à celui an cui pouoir je sui, ce est à dire : de celles choses que gaaignoient li fil ou li ser d’autre, il gaaignoient la tenoison à lor pere et à lor seignour an cui pouoir il sunt, car li fiz qui est an pouoir de son pere ne puet gaaignier tenoison d’aucune chose à son oes, se non à celui an cui pouoir il est. Ancore la possession sanz la signorie de la chose puet li fiz et li sers gaaignier à lor peres et à lor seignours, ce est ancore non aient li fil ne li ser cure de gaaignier ne volanté la tenoison d’aucune chose au pere ne au seignour, ancore ne le saichent li pere ne li seignour quant il fiz ou li sers gaaigne la tenoison.

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Ancore par mon procuror gaaigne je possession, ce est tenoison, ce est se aucuns hons estranges, se il reçoit une tenoison an mon nom par mon mandemant, il gaaigne icelle tenoison à moi, ancore ne le seusse je quant il la prist, et ancore ne praigne il la possession an mon nom ne per mon mandemant. // Se cil qui livra la tenoison li livre an mon nom, si la gaaigna il à moi, si com est dit desoure. Ancore par mon curor ou par mon procurator puis je gaaignier tenoison. ¶

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Par icelles meismes persones par que on puet gaaignier tenoison d’aucune - Ms. : autre avec tre exp. et corr. en aucune. chose, par icelles meismes les puet on retenir, ce est se aucuns hons tient une chose an mon nom, je ai la tenoison par lui, ce est je ai la tenoison à ma volanté et au cuer de celui qui tient la chose pour moi, car antanduz est que cil qui a la tenoison de la chose pour cui on la tient, si com est dit desoure. Adonc cil qui tient ma terre à curriver retient la possession à moi, et cil à cui je prestai une moie chose ausimant et cil à cui je louai une moie chose ou à cui je le commandai retient la tenoison à moi ausimant.

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Mais mes creerres, ce est cil à cui je mis une moie chose an gaige, tient la tenoison à soi an totes choses, mais que an une sole chose, ce est an iceste : se la chose fu d’autre, je la puis usucapere par la soue tenoison autretant bien com se je la tenisse, ce est quant à ce que je puisse usucapere la chose que il a angaigé il la tient à moi, ce est à mon prou.

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- Ici dit quex possessions est viciose, ce est non est juste .xxxvii. -

Viciose possessions est celle que non est juste, et est de .iii. mesures, ce est an .iii. mesures puis ge tenir une chose viciosemant, ce est non justemant, ce est malemant.

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Si com est se je tien une chose d’autre à force ou an repost ou par priere que je an ai fait à celui de cui est la chose. // Icelle chose tien je à force dont je giete aucun home. Ancore se je antre an possession de celle chose que autres tient non mie par force, mais je antrai anzainz que il ne le sout, et quant il le sot il vint à la chose et vout antrer an la tenoison et je ne li lassai antrer, antanduz est que je tien icelle chose par foreforce, et ausimant suis tenuz an icest cas de randre randre la tenoison à celui cui je an getai.

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Mais se il ne vuet venir à la chose quant il sout que je ere antrez an tenoison pour ce que il pansa que je la getaisse se il i venoit, il a perdue la tenoison et je non ai icelle tenoison par force.

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Mais que je tien icelle chose an repost se cuidoie et je doutoie quant je - i antrai an la tenoison que cil qui tenoit la chose m’an meust plait, et se il me mit an plait de celle tenoison, je li doi randre la tenoison et les fruiz, mais n’an doi avoir tel paigne com je deusse, se je l’an eusse jeté de celle tenoison par force.

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Mais se je an reponous antrai an tenoison de celle chose que tu tenoies i, et tu venis anqui tantost com tu le seus, et tu ne m’i trovas que je m’an ere alez, ou je te acuilli an la tenoison, ou tu m’an jetas par force, tu n’an pers la tenoison, ne n’an avras nesune poigne pour ce que tu m’an getas, que bien est raisons que tu tiegnes par force la tenoison de celle chose que tu as et tiens, se on la te viaut toudre. ¶

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Icelle chose tien ge pour priere dont je le priai que tu la me laissasses tenir quant à toi, ce est quant à la toue persone, je tien icelle chose viciosemant, ce est non i ai nul droit contre toi. Et quant tu voudras recovrer la toue chose, je la te doi randre, ancore m’eusses tu convenant que tu ne la me toiles tant que au terme, ne ne la pourai tenir tant de tans que je m’an puisse desfandre de - tori. Et pour ce est apelee iceste possession viciose et non juste, que ne me puet prou tenir ancontre toi. Mais ancontre autres homes me tient prou icelle possessions, et droitemant la tien ancontre autres homes. ¶

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Se aucuns hons done aucune chose à sa moillier puisque il l’a prise fors an espousalite, si com est une maisons ou une terre, la moilliers ne puet avoir la tenoison de celle chose droitemant, car ciz dons ne vaut. Autretex droiz est se la moilliers done riens à son mari, car ne vaut dons qui est faiz antre mari et moilliers. Et pour ce la tenoisons de celle chose que mariz done à sa moilliers ou la moilliers à son mari ne tient damaige à celui à cui est la chose donee ancontre celui qui la dona, se plaiz n’ait antre aus. Et pour ce cil à cui est donee la chose, la doit randre à celui qui la dona ou à son hoir, et doit randre toz les fruiz si com cil qui les tout à force à autre, et si com cil qui tient la chose d’autre à male foi, se cil à cui fu donee la chose savoit que ciz dons ne valoit. Mais se la moilliers cuidoit que vausist iciz donz que li fit ses mariz, non est tenue des fruiz, si com est dit desoure. Autretex droiz est del mari, se il cuidoit que vausist li dons que li fist sa moilliers.

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- Ici dit an quel guisse je per la possessions de celle chose que je tien .xxxviii. -

Se aucuns hons me giete de tenoison de celle chose que je tien, je per la tenoison. Ancore se aucuns hons antre an tenoison de la moie chose quant je ne fui an la terre et il ne m’i laisse antrer quant je vien, je anqui meesmes la tenoison. Mais se il ne me vea antrer an tenoison, ou se il le me vuet veer, et je ne le laissoie pour lui que je n’i antrasse, ne perdi la tenoison. Mais se je ne vueil aler à la moie chose quant je soi que autres i ere antrez pour ce que je cuidoie que il ne m’i laissast antrer, je ai perdue la tenoison, et icil qui i ere antrez la tient et non justemant, si com est dit desoure, et il la me doit randre. ¶

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Ancore se je ai la tenoison d’aucune chose solemant par mon couraige si que nuns hons ne la tient, et je lais le couraige et la volanté de tenir celle chose, je la possession, car la volantez de tenir la chose non i est.

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Mais se je sui an la tenoison corporalmant pour ou autres pour moi, je ne icelle tenoison, ancore non aie je cuer ne volanté de tenir la chose tant com je suis an tenoison ou autres pour moi. Mais se je is fors de la tenoison ne autres ne la tient pour moi, ne je non ai cure ne volanté de tenir icelle chose, je la tenoison.

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Ancore se aucuns hons antre an la tenoison de la chose que je tien, je ne la tenoison solemant par mon couraige tant que je saiche que il i soit antrez. Mais puis que je le soi, se je dote antrer an la tenoison, je ai perdue la tenoison, si com est dit, se .i. hons ne la tenoit pour moi. Mais se aucuns hons la tenoit pour moi, si com est cil qui tient ma maison à loier ou aucune autre chose que il tenoit an mon nom, tantost com .i. autres hons prant la tenoison, je la , ancore ne saiche je quant il i antra. Et iceste tenoisondesevrance est antre celle tenoison que je tien solemant an mon couraige, ou sanz mon cors ou sanz le cors d’autre, et icelle que je tien an mon couraige et avec mon cors et avec les cors d’autre. ¶

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Ancor se cil qui tient ma terre à gaaignier ou cil qui tient ma maison à loier ou autres hons qui tient une chose pour moi laisse la tenoison de celle chose, je ne icelle tenoison que autres la praigne et je le savoie. Mais se cil qui tient la chose pour moi, si com est dit desoure, done la tenoison à autre, je la tantost com il la li done, ancore ne le saiche je quant il la li done, mais je puis demander la chose à celui qui la tient. Se ma chose est fors de la tenoison, non ai je nul demant et puis m’an torner à celui ausimant qui li done la tenoison. Mais se je ne avoie droit an la chose par quoi je le demant à celui qui la tient, je ne m’an puis torner mais que à celui qui li brisa la tenoison. ¶

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Ancor je la tenoison de celle chose que je tien, se la chose est moie, si com est une terre et je i met .i. home mort, car la terre torne religiouse tant com li morz an tient, et chose qui est religiouse ne puet estre tenue par nul home, si com est dit desoure.

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Ancore se je franchis .i. mien ser, je per la possession de lui, car frans ne puet estre possedit, ce est tenuz par autre.

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Ancore se muerai une moie chose an autre forme, si com est se je fais de mon argent .i. henap, je per icelle possession, ce est icelle tenoison que je i avoie premieremant, car la chose est muee et pour ce est muee la tenoisons. ¶

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Ausimant se je aliene la chose que je tien, je la tenoison. ¶

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Ausimant per je la possession se li pretor o autre poestez droituriere me tout la possession de la chose que je tien. ¶ Si com est ansin : se je ne voloie faire droit à home qui se clamoit de moi, se je ere an la terre ou se je non i ere, et la poestez me fist querre, si com dit la lois, et je ne vous aler à faire droit et pour ce il me tout la chose que je tenoie, je ai perdue la tenoison de celle chose. Mais se je tournerai dedanz .i. an et je donai fermance de faire droit, je doi recovrer ma tenoison. ¶

-

Ancore se je ere an une terre que je tenoie et je vis venir homes armez et par icelle paour je fui fors de celle terre, je ai perdue la tenoison, se cil home armé autretant an la tenoison. ¶

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Ancore se aucuns hons antre an la possession d’une moie chose quant je fui defaillanz, ce est an autre terre, et quant je vois antrer an la possession il ne m’i laissa antrer, je adés la tenoison. ¶

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Ancore se aucuns hons me retient outre mon gré an la terre que je tenoie, ou se il retient ces qui erent an la terre pour moi, si com est mes sers, je la tenoison. ¶

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Ancore se je sui prés de mes anemis, je la tenoison de totes mes choses pour ce que je fui tenuz pour autre, et ciz hons qui est tenuz pour autre ne puet tenir pour autre nulle riens ne à soi ne à autre. Mais que li sers qui puet tenir pour son seignour demantres qu’il est tenuz pour son seignour. ¶

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Ce qui est dit desus, que li sers tientgaaigne la tenoison à son seignour des choses que il gaaigna, c’est voirs de celles que il gaaigna droiturieremant. Mais se il gaaigna malemant la tenoison d’aucune chose, ou se il gaaigna aucune chose malemant, li sires non a la tenoison de celle chose, ancore soit il tenuz dou randre icelle chose pour ce que li sires a pooir de randre icelle chose que li sers gaaigna malemant.

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- Ici dit de prescripcions de lonc tans, ce est de prescripcions de .x. anz ou de .xx., ce est an quel guisse on gaigne la chose qui est d’autre par tenoison de .x. anz ou de .xx. .xxxix. -

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit de possessions, or redisons des prescriptions, car nuns hons ne puet prescrire la chose qui est d’autre sanz tenoison.

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À ce que on puisse prescrire aucune chose, ce est gaaignier lapartenoison, doit on savoir quex est la chose et quex est la persone qui la vuet prescrire, et quex est celle persone de cui fu la chose. Et doit on savoir pour quant de termine on la puet prescrire la chose d’autre et pour quex raisons. ¶

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Les choses mobles puent estre gaaigniés par tenoison de .iii. anz, si com est dit desoure, mais an cest autre parle solemant des choses immobles, ce est d’onors, si com terre et vigne et maisons. ¶

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Totes choses mobles puent estre gaaigniés par possession de .x. anz ou de .xx. anz, fors celles choses que le pris an jete, si com est chose sacree et sainte et religiose, et chose publique, et chose qui est tenue par force, et chose qui est de pupil ou de pupille. Et celle chose qui an est jetee que on done à aucun juge qui a publique poesté, se elle li est donee ancontre loy, ce est se il prant aucune chose de ces homes qui sunt an son pouoir que icil home li donent pour paour de la poesté que il a sour aus, il ne la puet tenir par termine de .x. anz ou de .xx. que il s’an puisse desfandre par icelle tenoison. ¶

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Se je achetai une chose moble de celui de cui non est icelle chose, ou se il me la done, ou se je la pran de celui an eschange d’autre chose que je li an done ou an douaire ou an autre juste chausemaniere, et que je ai bone foi quant li contraiz se fit, quant on me livre la tenoison de la chose, ce est se je cuidoie que cil qui la me dona ait la seignorie de celle chose, ou que il i ait droit de vandre ou d’aliener an autre guise, si com li tuerres ou li curerres ou li procurerres, et il ne l’est si com je cuidoie, et je tien la chose .x. anz sanz tel appel que loys inter presentes, ce est an icelle meisme terre où est cil de cui est la chose est an une autre, la chose torne moie par icelle tenoison qui est dite desoure, si que je m’an puis desfandre de toz ces qui la demanderunt, ou soit que cil qui la demande est creerres, ce est que il avoit la chose an gaige, ou soit que cil est sires de cui fu la chose. Et se per la possession, je la pourrai demander de toz homes qui la tanront, ancore la tiegne cil de cui elle fu ou cil qui la an gaiges.

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Mais ce que est dit desoure, ce est que la chose devient moie se je la tien par - .xx. anz inter presentes ou par .xx. anz inter absentes, et ce est voirs se bone foiz i fu de .ii. parz, ce est se je qui tien la chose la pris à bone foi, si com est dit desoure, et icil de cui je gaaignai la chose par aucune juste mesure et à bone foi ausimant, ce est se je cuidoie, quant il aliena à moi icelle chose et quant il la me livra, qu’il eust droit de vandre. Mais se cil de cui je gaaignai la chose i ot male foi, ce est se il savoit que il eust droit de vandre icelle chose, non est devenue moie, ne ne m’an puis desfandre par tenoison par mains de .xxx. anz de celui qui a droit de demander la chose, ancore l’eusse je donee à bone foi, se cil qui vuet demander la chose ne set que la chose ne fust alienee, ce est ne sot que je tenisse la chose, ou se il le sout, ne sout que il eust droit an la chose. Mais se cil qui avoit droit de demander icelle chose le sout, la chose an devient moie, se je la tien par cel termine qui est diz desoure sanz apel, ce est par .x. anz, se je pris la chose à bone foi, ancore saiche je puis que je l’ai prise que cil qui la me vandit non ait droit, et ancores eust cil male foi de cui je la gaaignai.

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Se cil qui se vuet desfandre par prescripcion de .x. anz, ce est cil qui dit que il a tenue la chose par .x. anz ne fu samper presanz, ce est an celle terre où ere cil qui demande la chose, mais fu absens an aucun termine, ce est an autre terre, et au quant de termine il fu presenz ne se pourra desfandre par ces .x. anz, mais li est mestiers puis que il sera tornez que il tiegne la chose par tant de tans com il fu absens, se que il ait an presance tenue la chose par .x. anz, ce est dedanz .x. anz, ne puet il conter se non à ces .x. anz as quex il tient la chose avant que il fust absens et à ces .x. anz as quex il la tient puis que il fuit tornez.

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- Ici dit quant cil hons qui vuet desfandre par prescripcion de .x. anz ou de .xx. puet continuer et ajoster la soue tenoison de son actor, ce est de celui de cui il a la chose, ou par sussession ou par autre juste case, si com en per escha .xl. -

Se je suis hoirs d’aucun home qui tient une chose à bone foi et celle chose non ere soue, je pourra continuer et ajoster icelle chose tant que je tanrai la chose aprés la mort de celui de cui je suis hoirs des icel tans que je tins an sa vie, ancore ne saiche je que la chose ne fust del mort et se elle ne fu livree à moi, car se autres tient la cho exp. après mort se li morz la tenoit à bone foi, si com est dit desoure.

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Mais ce est voirs se aucuns ne tient la chose avant que je apris la mort del mort, et se elle ne fu livree à moi, car se autres tient la chose aprés la mort del mort avant que je, ou se la chose fu livree à moi, je ne puis continuer la moie possession et celle del mort, se je non ai ausimant bone foui. Mais se je cuidoie, quant la chose me fu livree, que cil qui la me livra i eut droit de l’aliener, ne la puis prescrire, ou soit que li morz soit achetee ou soit que non. ¶

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Mais se li morz de cui je sui hoirs reçuit l’autrui chose à male foi, je ne pourrai ajoster la moie possession à la soue an icelle possession de .x. anz ou de .xx., ancore l’aie je an bone foi, c’est ancore cuidoie je que la chose fust del mort . Car li hoirs incediz à la possession del mort, ce est la possession del mort, lour doit estre autretex com fu celle del mort, car se li morz a juste possession, li hoirs l’ait juste ausimant, et se li morz a viciose possession, ce est possessions qui non est droituriere, ne tient prou à son hoir an prescription de .x. anz ou de .xx., mais i avra mestier tenoisons de .xxx. anz. ¶

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Ancore se continuas la tenoison del mort à celle des hoirs, se li morz gaaigna la chose à bone foi, ancore saiche il que la chose ne fu del mort, si com est dit desoure, pour ce ne se continue la tenoison del vandeour à celui de l’acheteour an prescription de .x. anz ou de .xx., se il non ont andui bone foi, ce est li acheterres et li vanderres. ¶ Autretex droiz est se cil qui vuet soi desfandre par tenoison de .x. anz ou de .xx., gaaigna la chose an autre chose, si com est par don ou par autre maniere.

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- Ici dit an quel mesure fins met toutes prescripcions si que tenoison ne se puet continuer .xli. -

Totes prescriptions, ce est totes possessions sanz lesquex nuns hons ne puet prescrire la chose d’autre, se fraignent an .ii. maneres, ce est naturelmant et civilemant. ¶

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Naturelmant se fraint possessions se on an giete celui qui est an la possession. Ancore se aucuns hons antre an tenoison d’une moie chose quant je suis absens, ce est fors de ma terre, et il ne m’i laisse antrer, se je vueil, icelle tenoisons est frainte que je avoie avant que il antrast. ¶

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Et civilaumant se fraint tenoisons se plaiz est commaciez de la chose contre celui qui a la tenoison, car adonc ancore tiegne il la chose pour que il doute del droit de la possession, se il a droitemant ou non, frainte est celle possessions si que il ne pourra ajoster à cel tans que il avoit tenu devant le plait cel tans qui aprés le plait. Ne ne se pourra desfandre par tenoison, ancore tiegne il la chose aprés le plait .x. anz ou .xx., se il ne l’avoit tenue par tant de tans que il s’an puisse desfandre. Mais puis que plaiz est commaciez d’aucune chose, ne se puet desfandre par tenoison que il an face icil à cui on la demande, se il ne la tient an ce plait avant .xl. anz sanz apel.

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Autretex raisons est se li actors va devant la poesté aucun pouoir, cil est de cui il demande aucune chose, si com est une terre, et la poesté dit à celui de cui on se chlaimme que il viegne à raison de celle terre, ou il li demande, car adonc cil qui tient ne se pourra desfandre par tenoison, si que il an face des iqui avant, se il ne le tient .xl. anz sanz apel, ou soit que il an alast à plait quant la poesté li mande ou soit que non.

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Autretex droiz est si com ere poestez an la terre qui li feist dit et il s’an alast clamer à l’evesque de la terre ou au deffandeor de la vile, ou se il escrisist sa rancure et la fist devant l’iglise et devant les voisins. ¶

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Autretex raisons est quant la possessions se fraint naturelmant, si com est dit desoure, car adonc ancor soit aucuns hons getez de tenoison corporelmant, se il recuevre puis la chose et la tient ou païs par .x. anz inter presentes, ou par .xx. anz inter absentes, il l’a prescripte, ce est il l’a gaaigné par tenoison, se il ne sout avant que il recouvrast la tenoison que la chose ere d’autre. Mais se il sout que la chose fust d’autre puis que il la perdi, avant que il recovrast la tenoison, non la pourra prescrire par mains de .xx. anz pour ce que il non ot bone foi quant recovra la tenoison.

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Et cil hons qui prescrit une chose d’autre, ce est que il la gaaigne par la tenoison de .x. anz ou de .xx., puet se desfandre de toz homes qui la demanderont demantres que il la tanra. Et se il pert la tenoison, il la pourra demander à toz homes qui la tanront, ancore fust la chose de celui qui la tenoit, ou ancores l’eust an gaige avant de celui qui l’ariont ores non l’a tenue par tant de tans que il s’an puisse desfandre.

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- Ici dit se li creerres demande la chose que li fu donee an gaige, pour quant de tans s’an puet desfandre cil qui la tient .xlii. -

Ausimant com cil hons qui est sires d’aucune choses par icel droit que il i a, si autres la tient par .x. anz inter presentes ou par .xx. anz inter absentes, si com est dit desoure, ausimant li creerres, ce est cil qui demande aucune chose, ou moble ou immoble, que il dit que est sa gaigiere pour le droit que il i avoit, se .i. autres hons l’a tenue, si commande la lois et il la gaaigna à bone foi par acune juste mesure, si com est par achat.

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- Ici dit quex homes non tient doumaige prescripcions de .x.Ms. : .xi. avec .i. exp. anz ou de .xx. si on se vuet desfandre d’eux .xliii. -

Tex fois est que prescriptions de .x. anz ou de .xx. anz non a leu, ne ne tient damaige à celui à cui on la vuet oponere, ce est de cui se vuet on desfaire, et ce an devient pour la persone à cui vuet opponere la prescription, car se la chose que aucuns hons a terme par .x. anz ou par .xx. fu de pupil ou de pupille, ou fu la gaigiere de pupil et il la vuet demander, ne li vaut prescriptions de .x. anz ou de .xx., mais prescriptions de .xxx. anz ou de .xl. se commance ancontre le menor puis que il a .xii. anz acompliz se elle est fame, ou .xiii. se il est hons. ¶

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Ancore tex foiz est que ne puet opponere prescriptions de .x. anz ou de .xx. à celui qui demande la chose, et se elle li est opposee, ne li tien damaige, et ce an devient pour aucune juste cause, si com est an icest example. Se aucuns hons fu pris de ses anemis et il est tornez et il vuet demander la soue chose que .i. autres a prescripte par cel termine que il esta pris, ne li puet estre opposee icelle prescriptions de .x. anz ne de .xx. anz.

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Et generalmant est voirs que prescriptions de .xx. anz ou de .xx. anz ne nuit à toz homes qui sunt absentes sanz mal angin ou par aucune juste cause des qu’il sunt fors de lor terre ou qui sunt si tenuz contre lor volanté que il ne puent demander lor droit an icel termine que il devient. Mais ce est voirs que la prescriptions de .xx. anz ou de .xx. ne lor tient damaige, se il ne laissent procuror qui demandast pour aus et se il non esteront .iiii. anz puis que il seront torné et il avront pouoir de demander lor raison, car adonc lor nuit la prescriptions.

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- Ici dit se l’ampereres ou l’ampereris done .i. chose à autre chose et aus home que cil cui il la done eust la seignourie an qui maintenant. -

Se l’ampereres ou sa moilliers me done ou me vant une chose d’autre ou il la me livre par autre mesure, j’an ai sui segurs anqui meismes, et puis m’an desfandre de toz homes qui la me demanderont, ancor soit il sili sires de cui fu la chose, ou li creerres qui avoit la chose an gaige, se je ai bone foi quant li amperieres le me livra ou autres pour moi, ce est se je cuidoie que la chose fust soue. Mais se je ai male foi quant je pris celle chose de l’ampereor ou sa moillier, ce est se je savoie que la chose non ere soue, ne devient moie la chose ne m’an pourrai desfandre de celui de cui est la chose, se je ne la tien .xx. anz sanz apel, ancore dient tel home sunt an autre guise. ¶

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Quant l’amperieres ou sa moilliers donent une chose à aucun home et cil de cui fu la chose ou qui a aucun droit an la chose puet demander sa droiture à l’ampereour ou à sa moillier, se il la li dona dedanz .iiii. anz puis que la chose sera donee. Et se cil .iiii. anz passent, non avra puis droit de demander riens ne à celui qui aliena la chose, ce est li ampereres ou à sa moillers, ne à celui qui tient la chose.

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Autretex raisons est se li fisco aliena une chose d’autre. ¶

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Se li amperieres ou li fisco voillent demander le lor choses à ces qui les tiegnent, ne lor nuit nule prescriptions.

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- Ici dit de la prescripcion de .xxx. anz ou de .xl. anzMs. : ianz avec i exp. .xlv. -

Desoure est dit de celles prescriptions ou de celles possessions qui ne vaut ne ne tient prou ad possessors, ce est à celui qui a la tenoison, se il ne gaaigna la chose à bone foi et par juste mesure, si com est par achat. Or redisons de celles prescriptions où non est gardee bone foiz ne juste cause, mais solemant la tenoisons est esgardee an iceste prescription, se la tenoison est faite par .xxx. anz ou par .xl. sanz tel rancure que la loys commande. ¶ La prescriptions de .xxx. anz ou de .xl. fu trovee pour ire del demandeour.

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Toutes les actions del mort, ou soit que elles soient an la chose ou soit que elles soient an persones, se fenissent par tenoison de .xxx. anz, fors an .iii. cas. ¶

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Icelle actions est personaus quant je di à aucun home : « Tu me doiz .x. souz », ou quant je di : « Tu me doiz tel chose que je achetai de toi », ou quant je demant une chose par douaire, ou quant je te di : « Tex hons de cui tu es hoirs me laissa .i. cheval ou .c. souz ou une maison », ou quant je di à autre que il me doit doner ou faire que que soit par aucune chose. ¶

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Celle actions est an la chose quant je demant aucune chose corporal à celui qui la tient ou qui laisse tenoison par mal angin, ou soit que je di que la chose est moie, ou soit que je di que la chose m’est mise an gaiges, ou soit que je di que je ai tel droit an la chose com cil qui an done cens, ce est cil qui tient la chose par anfiteosim. ¶

-

Se aucuns hons fu mes deterres, ce est se il me fu obligiez de doner ou de faire que que soit pour aucune chose, ou se il tient aucune moie chose ou chose où je ai droit, et il a esté sanz plait et sanz leal raison par .xxx. anz, ne l’an puis mains mettre an plait, et il s’an puet desfandre par celle meismes tenoison de .xxx. anz, ou soit que il la tient par bone foi ou soit que il la tient par male foi, ou soit que il ait juste cause ou soit que non, se il possident la chose an son nom.

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Mais se il possident à autre, ce est se il tient la chose an nom d’autre, si com fait colinuscolonus, ce est cil qui tient terre à gouverner, et si com fait inquilinus, ce est cil qui tient maison à loier, ne s’an puet desfandre par nul tans de seignour de la chose, se il li demande. ¶ Autretex raisons est de celui qui tient une terre par anphiteosim et de celui à cui on laisse tenir une chose aprés. Et ce an avient pour ce que il non possident, et prescriptions ne tient prou se non a celui qui posside an son nom, ce est cil qui tient la chose à son oes. Et cil qui tient la chose an nom d’autre ni puet muer son couraige ne la chose de la possession, ce est ne puet ce faire que il tiegne la chose an son nom que il commande à possider an nom d’autre, et si com i devient auucne chose, ou juste ou non juste. Juste i pourra devenir se cil qui tenoit la chose si com est dit l’acheta del seignour ou la gaaigna pour autre mesure, car adonc pourroit il possider an son nom et seroit maintenant sires de la chose, se cil an ere sires à cui il la gaaigna. Et se cil non ere sires de la chose de cui il la gaaigna, il la pourra prescrire, si com la lois dit. Non juste cause i pourra devenir pour quoi cil qui tient la chose d’autre la commancera tenir an son nom, si com est se li sires vuet antrer an la chose et cil qui la tenoit pour lui non li laissa antrer. An cest cas, se il i estera puis par .xxx. anz an celle tenoison sanz leal rancure que il non devra nul loier ne n’an fera usaige à celui pour cui il tient la chose s’an porra d’anqui an avant desfandre de celui.

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- Ici dit par quant de tans se puet desfandre cil hons qui tient la chose por autre .xl..xlvi. -

Ce qui est dit desoure de celui qui tient la chose par autre, que il ne s’an puet desfandre del seignour par tenoison de nul tans, ce est voirs se cil qui tient la chose paie le loier que il an convante doner au seignour. Mais se cil qui tient la chose pour autre estreestera .xxx. anz sanz plait et sanz leal rancure, si que il n’an paiera riens dedanz ces .xxx. anz à celui de cui il tient la chose ne ne li an fera à nul usaige, si com font maint autre home qui sunt, il s’an pourra puis desfandre de toz homes de celle chose. ¶

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Autretex raisons est de cel home qui doit avoir à autre à gaaig, car tant com il paie le gaaig il ne se porra desfandre que il ne paioit l’avoir, ancores l’ait il tenu .xxx. anz. Mais se il est .xxx. anz sanz tel rancure, com dit li loys, que il ne paie riens de gaaig, il se pourra desfandre d’anqui an avant que il ne pait cel avoir.

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- Ici dit de celles actions, ce est de cex demandemanz, qui ne se fuissent par moins de .xl. anz  .xlvii. -

Se li creerres, ce est cil qui a doné chose an gaige, ou moble ou non moble, demande son gaige à celui qui la tient, dessevrance est se il le demande au detor qui li met la chose an gaige, ou se il le demande à lor del detor, ou se il la demande à .i. home estrange qui la tient, car se il demande le gaige au detour ou à l’oir del detor qui la tient, li deterres et ses hoirs se puent desfandre, se il a tenu le gaige sanz leaus rancure .xl. anz et non pour moins de tans.

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Mais se li creerres demande son gaige à home estrange qui le tient car, se cil hons a juste cause et bone foi, si com est dit desoures, il pourra desfandre le gaige del creor par tenoison de .x. anz inter presentes ou de .xx. anz inter absentes.

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Mais se cil qui tient le gaige ne le tient par bone foi ou par juste cause, se il le tient par .xxx. anz sanz leal rancure, porront desfendre celle chose de toz homes, et non par mains de tans. Ice est voirs se cil qui tient la chose ne l’a an gaiges de celui qui li met an gaiges à celui qui la demande, car adonc sera autre raisons, si com nous dirons avant.

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- Ici dit quex hons estdroiz est se uns hons demande une chose qui fu misse an gaiges à .i. autre qui la tient à cui fu mise ausimant an gaige .xlviii. -

Se .i. hons à cui fu mise une chose an gaige la demande à celui qui la tient, et cil qui la tient dit qu’il l’a an gaiges de celui de cui l’autre l’a an gaige, icil qui la tient s’an pourra desfandre par tenoison de .xl. anz, se il l’a de riens an gaige. Et ancore l’ait premieremant an gaige, se l’autres li vuet paier ce que il i a sore, ne se puet desfandre que il ne la li rande, se il ne l’a tenue .xl. anz sanz leal rancure.

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Mais ce est voirs se il ne se puet desfandre par mains de .xl. anz, se il la tient par toz ices .xl. anz an la vie del detor qui la mit an gaige. Mais se il la tient une partie an la vie del detor et une partie aprés sa mort, ne s’an pourra ausimant desfandre par mains de .xl. anz, se il ne la tient aprés la mort del detor .xxx. anz. Car adonc se il la tient .xxx. anz aprés la mort del detour, il s’an puet bien desfandre si com porroit .i. autres hons estranges. ¶ Autretex raisons est se cil hons qui l’a premieremant an gaige la demande et cil la tient à cui elle fu darriens mise an gaige.

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- Ici dit des raissons des yglises et des autres leus venerables si com est ospitax .xlix. -

Se aucune yglise ou aucuns hospitaus a une actions, ce est .i. demant ancontre aucun home, se celle actions est tex que ne durera outre .xxx. anz, se aucuns hons privez l’eust, l’eglise ne la pert par mains de .xl. anz. Mais par .xl. anz perdent les eglises lor actions fors l’eglise de Rome, car l’eglise de Rome ne pert celle action que .i. autres perdroit par .xxx. anz par mains de .c. anz.

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- Ici dit quant de tans dure .i. demanz que .i. hons ai ancontre .i. autre puis que plaiz an est commanciez ou autre loial loial randurerancure an est meue .l. -

Se acuns hons a aucun demant ancontre .i. autre d’aucune chose et il le met an plait devant son juge ou an pouoir d’arbitre, ou il fait tel clain et tel rancure com dit la lois, il ne pert puis la soue action, ce est le suen demant par mains de .xl. anz, ou soit que celle accions est in rem ou soit que elle est personax. Et non i est dessevrance ou soit que iciz demanz est de negoce, si com est de vandition, ou soit que elle est de malefaite, si com est de furt ou de rapine, ou de damaige ou de honte. Totes cestes actions durent tant que à .xl. anz puis que plaiz an est meuz.

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Mais celle ations de dolo non dure mais que .ii. anz, ou soit que plaiz est meuz ou soit que non.

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- Ici dit esquex homes ne nuit prescricions de .xxx. ou de .xl. .li. -

Prescriptions de .xxx. anz ou de .xl. nuit à toz homes, ou soit que il soient malle ou soit que il soient femelles, ou soit que il soient absens ou soit que il soient presens. Et non i est dessevrance ou soit que il soient privé ou soit que il soient chevalier. Mais à ces qui sunt pupil ne nuit prescriptions de .xxx. anz ne de .xl. anz qui sunt menor de .xiiii. anz se il sunt malle ou de .xii. se sunt femelles, ce est ne nuit prescriptions de .xxx. anz ne de .xl. à nul home demantres que il est pupil ou pupille.

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- Ici dit quex droiz a cil qui a prescriptions .i. chose d’autre, ce est cil qui ai tenue la chose d’autre par .x. anz ou par .xx. ou par .xxx. ou par .xl. .lii. -

IcilLettrine de 3 lignes de haut et à antennes. doit veer à tranchier l’arbre qui a prescripte une chose, ce est qui a tenue une chose par .x. anz inter presentes à bone foi ou par juste cause, si com est par achat, ou par .xx. anz inter absentes à bone foi ausimant ou par juste cause, il se puet desfandre de toz ces homes qui la m demanderent, ancore fust li sires de la chose qui la demande ou ancore l’ait il an gaige. ¶

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Icil qui tient la chose d’autre par .xxx. anz ou par .xl. anz, se il a bone foi au commancemant quant il gaaigna la chose, ancore ne l’ot il par bone foijuste cause pourra la defandre de toz homes et pourra la demander de toz homes qui la tanront, ancore fust la chose de celui qui la tient ou ancore l’eust il an gaiges. ¶

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Se cil qui gaaigne une chose a male foi, ce est que savoit que la chose non ere de celui qui la livra, et il la tient par .xxx. anz ou par .xl., il la pourra desfandre contre toz homes. Mais se il la possession, an aucune guise ne la pourra demander de nul home, mais cil de cui fu la chose ou qui l’a an gaige la porra demander à celui qui la tient ores, si que cil qui la tient ne s’an pourra desfandre que il ne la rande à celui de cui fu, ancore l’ait li premiers tenerres tenue par .xxx. anz ou par .xl., et ancores ait esté cil qui demande la chose par .xxx. anz ou par .xl. que il ne la demanda. Mais ce est voirs se cil qui l’a tenue ne l'a tenue .xxx. anz ne .xl., car se il l’a tenue .xxx. anz ne .xl., il la puet desfandre de toz homes.

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Mais ce qui est dit que cil qui tient ores la chose que on li demande se puet desfandre de celui qui la gaaigna à male foi se il la li demande, ancore l’ait cil tenue .xxx. anz ou .xl., ce est voirs se cil qui la tient ores ne l’an geta par forceil la doit randre celui qui la demande. Car se il l’an geta par force, il la doit randre à celui à cui il la tout, ou soit que cil à cui il la tout la gaaigna à bone foi, ou soit que il la gaaigna à male foi.

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- Ici dit de celui qui par mandemant dou juge tient .i. chose par ce que cil qui la tenoit ne vouloit faire droit à celui qui la tient .liii. -

SeLettrine à antennes. je me claim à la poesté de la terre d’aucun home qui tient une chose que je di que soit moie ou que je i aui aucun droit, et la poestez ne me puet faire droit se il est an la terre ou se il est absens, ce est an autre terre, et il li manda .iii. foiz ne pour tot ce ne vuet venir à raison, et pour li tout la possession de celle chose que je demandoie et me met an celle possession droitemant, car cil hons tient la chose droitemant qui la tient par commandemant de juge, se li juges le commande droitemant et non autremant, si com est an icest cas que nous avons dit et an molt d’autres. Mais se cil à cui la poestez tient la possession torne dedanz .i. anz puis que il l’a perdue, et il vuet doner fermance d’estre an plait et doit faire droit com il avoit des avant et je ausimant. Mais se il ne vient dedanz .i. an ou se il vient et il ne vuet faire celle fermance qui est dite desoure, je t’avra la chose si com je fais ne ne la li randra se il ne me prueve cleremant que la chose soit soue ou que il i a tel droit pour quoi - lil lapuisse demander.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 7 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par + conjecture

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+ Livre 7 +
+ Ici dit de francheté et si commance li septimes livres. +

PuisLettre ornée de 5 lignes de haut. que est diz des contraiz que li home font antre lour et est dit an quel guise .i. hom puet succedire à autre, or redisons de francheté.

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+ Ici dit an quel mesure aucuns hons puet doner franchise à son ser .ii. +

FranchetezLettrine rédigée à l'encre noire et colorée successivement.Changement d'encre (retour à l’encre noire). puet estre donee au ser ou an eglise ou antre ses amis ou par lettres, se li sers est an autre terre. Ancore li sires puet doner franchesce à son ser à sa mort, et à son testament et sanz testament, sol que .v. garant i soient.

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+ Ici dit an quel guise li sers devient frans contre la volanté de son seignour .iii.Dans l’éd. Fitting, le passage fait partie de la rubrique II. +

SeLettrine à antennes. aucuns hons a .i. ser malade et il le giete fors de sa maison ne ne met an hospital ne ne li done nule aide, icil sers devient frans. Mais li sires a totesvoies an lui itel droit com li patrons a an son libertin.

+

Encore se je vandoie une ancelle an tel convant qu’elle ne fust mise an puterie et li acheterres li mist contre le covenant, icelle ancelle devient franche.

+

Ancore se je di d’aucun home que soit mes sers et je pran proie sur lui et il me done puis le pris de soi meisme ou autre le me dona pour lui, icil sers an devient frans et je n’ai puis nul droit an lui. ¶

+

Ausimant se aucuns hons done s’ancelle pour moillier età autre et il li done douaire, icelle ancelle devient franche, car meillorance ne puet estre se non antre franches persones. Et quant li sires la dona à moillier à autre, doit estre antanduz que il voille que elle fust franche.

+

Ancore se je sosfre par mon mal angin que .i. hons praigne m’ancelle à moillier et cil cuidoit que elle fust franche, icelle ancelle an devient franche. Autretex raisons est dou ser.

+
+
+ Ici dit se .ii. home ou plusour ont .i. ser communal, que .i. des seignours li puet doner francheté contre la volanté de toz les autres .iii.Dans l’éd. Fitting, rubrique III. Si duo habent seruum communem, unus potest dare libertatem contra uoluntatem alterius. +

Se dui home ou plus de .ii. ont .i. ser communal et .i. de ces li vuet doner franchise ou à sa vie ou à sa mort, bien le puet faire, ancore ne le vueillent li autre, an tel maniere que li compaignon sunt destroint de vandre la lor part à celui qui vuet doner franchise au ser communal. Et doit doner as compaignons le pris par tel part com il ont au ser. Et se li compagnon ne vuelent panre la part del pris, cil qui franchit le ser doit seignier le pris et mettre et mettre an l’eglise, autresi com li compaignon sunt destroit de vandre le ser communal à celui qui le vuet franchir, et cil qui vuet franchir le ser estet destrainz ausimant que il le franchisse pour ce que puis que il l’achate pour ce. Mais se ciz sers a peculi, iciz peculis doit estre communax des seignours par tel part com il ont ou ser. ¶

+

Li pris dou ser doit estre tex an cest cas, ou soit que il est malles ou soit que elle est fame : se il ne a nesun art, doit estre prisiez .xx. souz et non plus, se il a mains de .x. anz ; mais se il a moins de .x. anz, ne doit estre prisiez .xxx. souz, se il non est notaires ou meges. Mais s’il est notaires, doit estre prisiez .l. souz ; et se il est meges, doit estre prisiez .lx. souz. Et se il est chastrez et non a nul art et il est plus granz de .x. anz, doit estre prisiez .lxx. souz ; et se cil chastrez est manres de .x. anz, doit estre prisiez .xxx. souz et non plus, ou soit que il ait art ou soit que non.

+
+
+ Ici dit an quel guise aucuns hons puet doner franchise à son ser, se cil sers est an gaiges .v.Dans l’éd. Fitting, rubrique IV. Quomodo potest aliquis dare libertatem seruo qui est in pignore. +

Se aucuns hons a .i. suen ser mis an gaiges à autre, ne le puet franchir se non par consantemant del creour qui l’a an gaige, se il ne li paie son dette.

+

Mais ce est voirs se li sers ere mis an gaige specialiter, ce est nomeemant. Mais se il ere mis an gaige genralmant, si com est se li sires del ser avoit mis an gage totes les soues choses, bien le puet franchir, ancore ne consante li creerres. ¶

+

Ancore li mariz puet bien franchir le ser ou l’ancelle que la moilliers li done an douaire, se li mariz a tant que il puisse randre à la moillier son douaire. Mais ne puet mie franchir celui ser que il a an gaige de sa moillier. ¶

+

Puis que aucuns hons est de tel aage que il puet faire testament, bien puet franchir son ser, c’est la fame quant elle a .xii. anz acompliz, et malles quant il a .xiiii. anz.

+
+
+ Ici dit quex hons ne puet dire que il soit frans .vi.Dans l’éd. Fitting, rubrique V. Quis non potest dicere quod sit liber. +

Se aucuns hons est manres de .xxv. anz et il consant que autres le vande pour ce que il ait part ou pris, et il sera vanduz an iceste guise à aucun home qui cuidoit que il fust sers de celui qui le vandi, et cil qui fu vanduz ot sa part dou pris, il est devenu sers de l’acheteour et ne puet puis dire que il soit frans.

+

Mais se il non a sa part dou pris, non est devenuz sers, mais est tenuz à l’acheteour de randre le pris an double que il li dona, et se avient pour son mal angin, car se il dit que il ere sers, se li acheterres cuidoit que il fust sers.

+

Mais se li acheterres cuidoit que il fust frans, non an devient ses sers, ancore eust il part ou pris.

+

Ancore se il ere manres de .xxv. anz, ne devient il sers de l’acheteour, ancores eust il part ou pris.

+
+
+ Ici dit se aucuns hons quant il vient à mort vivoit par bone foi à guise de franc home, et .v. anz passant aprés sa mort, que ne doit puis estre demandé se il fu sers ou frans .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. +

Se aucuns hons est morz qui estai .i. termine de sa vie an prison com hons frans, ansin com si voisin cuidoient que il fust frans, et passé .v. anz aprés sa mort nuns hons ne doit puis dire que cil qui est morz fust ses sers ne d’autre. Ne ne puet nuns hons demander les choses qui furent de cel mort pour que icelles choses furent de son ser.

+

Mais tot ce est voirs se cil qui est mors esta an tenoison de franchesce pour bone foi, et se il ere pour male foi an tenoison de francheté, icil qui fu ses sires ne puet perdre son droit par moins de.xxx. anz.

+
+
+ Ici dit par quant de termine aucuns sers est devenuz frans .viii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. Per quantum tempus aliquis efficitur liber. +

Se .i. hons qui ere sers esta an tenoison de francheté .xx. anz par bone foi, ce est que il cuide estre frans, il est devenuz frans, se il a bon commancemant, si com est an icest example. .i. hons done francheté à .i. suen ser an son testament, puis la li tout an conditionlis que il fist aprés le testament, et aprés la mort de son seignour sot li sers que ses sires li ot doné francheté et ne soit que il la li tolust puis an conditilis : se icil sers esta aprés la mort de son seignour .xx. anz à guise de franc home, ne pourra puis estre tornez à servitute. ¶

+

Ancontre home qui est frans ne puet torner sers par tenoison de nesuns tans, ancore le tenist on à bone fois .lx. anz.

+
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+ Ici dit an quel guise on gaaigne le dumini d’aucune chose, ce est an quel guise aucune chose est devenue d’autre .ix.Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. Quomodo aliqua res efficitur alterius. +

Certes manieres sunt ausquex li home gaaignent aucune chose et an devient seignour, si com sunt icestes : se aucuns hons prant une beste sauvaige qui non est d’autre ou .i. cerf ou .i. porc, tantost an devient sires com il le prant, car ce qui non est d’autre devient mien tantost com je pran la tenoison. Et non est dessevrance ou soit que je la pran an la moie terre ou soit que non. Mais quant je la pran an la moie terre d’autre, se li sires de celle terre me verra antrer an la soue terre, bien me pourra veer par raison que je n’i antre contre sa volanté.

+

Se je pran une beste fiere,tandemantiers est icelle beste moie comme elle est an ma garde. An ma garde est antanduz que elle soit demantres que je puis panre tenoison de le. Mais se elle ist de ma garde et elle torne à naturel francheté, je per le dumini de le, et puis sera de celui qui la panra. Adonc est antanduz que icelle beste est tornee an naturel francheté quant elle fuit devant mes iauz, ce est puis que elle me fuit si que je ne la puis veoir et je ne la puis panre. Autretex droiz est des oisiaus et des poisons.

+

Se je navre une beste sauvaige si que elle ne puet estre legieremant prise, pour ce non est pas icelle beste moie se je ne la praig. ¶ Et se .i. autres la prant avant que je, il an sera sires et la beste an sera soue, ancore la navrasse je et ancore la sugnisse je, quant il la prist pour ce que molt de choses me pourrent ampeeschier que je ne panroie.

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+ Ici dit des avilles .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. De apibus. +

LesLettrine de 3 lignes de haut. avilles sunt feras et pour ce, se elles sunt an mon arbitre, ne sunt elles pas moi es tant que je les aie ancloses an vaisel, ausimant comme oisel ne sunt mien qui font ni an mon arbre. Et pour ce andevient se .i. hons les anclot avant que je, il an sera sires, ancore fussent elles an mon arbre. Ancore se elles font miel an mon arbre, chascun hons le pourra panre, et ce ne sera larrecins. Mais se je voi icelui qui antre an ma terre pour panre ice miel ou pour anclore icelles avilles, je li puis veer par raison que il n’i antre. Ancore li aisins qui s’avole fors est miens demantre que je le voi, se je le puis lier legieremant et panre. Mais se il fuit tant longemant que je ne le puisse veoir ou argent .i. henap se je le voi et je le puisse legieremant panre, je per le dumini, ce est la seignorie, et sera puis cil aissins de celui qui le panra.

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+ Ici dit des paons ou des colons ou des cers, ce est de celles bestes et de ces oisiaus qui solent aler fors et torner an maison .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. De bestiis et auibus que solent ire et redire. +

De ces oisiaus et de celles bestes qui suelent aler fors et retorner an maison, si com sunt paon ou colun et cerf et avilles, ancore soient elles bestes naturaux, est ordenez tex droiz se elle s’anfuient, ce est elles vont fors, et cil de cui elles sunt ne part la seignorie demantres que elles ont cuer de retorner arrieres an maison. Mais puis que elles n’ont cuer de retorner arriere, icil pert la seignorie à cui elles erent, et puis seront de celui qui les panra. Adonc devons antandre que elles ont cuer de retorner arriere quant elles tornent si com suelent. Mais se elle laissent la costume de torner, perdent le cuer de torner arrieres an maison, et sunt puis de celui qui les panra.

+
+
+ Ici dit des oies et des gelines .xii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. De gallinis et aucis. +

Des gelines et des oies est autre raisons fors itele com est dite desoure des autres oisiaus. Car je ne per mes gelines ne mes oies, ancor volent elles tant que je ne les puise veoir. Et se aucuns hons la prant et la retaigne à tel cuer que il ne la me vueille randre, il fait larrecin.

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Ancore se nous prenons aucune chose de nos anemis, ce est de Sarrazins, ice est nostre. Et pour ce an devient se nous prenons .i. franc home de nos anemis, il devient nostre sers. Mais se il devientfu puis atorné à la soue gent, il devient frans si com il fu premieremant. ¶

+

Ancore se je truis aucune chose an rive de mer et celle chose non est d’autre, elle devient moie tantost com je la truis, si com sunt pierres et gemmes et les autres choses que on i turueve. ¶

+

Ancore ce qui nait de la moie beste est mien, se la mere est moie. ¶

+

Ancore se il croit aucune chose par aluviun an mon champ dou champ de mon voisin, ice est mien. Ice croit an mon champ par aluviun que li fluns tout de mon voisin et ajoste el mien champ, si que a petit que on ne puet conoitre quant il vient ne quant il croit.

+

Mais se li fluns tout par force une part dou champ de mon voisin et il trait icelle part ou mien champ qui estoit prés, icelle part non est moie, se non est tant an mon champ que on ne la puet conoitre de la moie terre, et se li aubre que celle part aduit an mon champ non i ont ancore mises racines. Mais se icelle part a tant esté an mon champ que on ne la puet partir, ou se li arbre que on i advint i ont mises racines, icelle parz est ormais moie.

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+
+ Ici dit se une isle nait an mon flun, cui doit estre .xiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. Si aliqua insula nascitur in aliquo flumine, cuius debet esse. +

Se une ile nait an aucun flum, si com est ou Rone ou an autre flum : se elle est an mi le flum doit estre communax de ces homes qui ont terre joste la rive del flum d’andeus parz, selonc la place de la terre que chascuns a joste la rive, et il avront part an l’isue, ce est an l’escheoite. Mais se li ile est plus prés de l’une rive que de l’autre, doit estre de celui qui a plus prés de son champ de l’ile.

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+ Ici dit quex droiz est se .i. fluns anonde, c’est antaire, la terre d’aucun home .xiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII. Si flumen crescit et cooperit terram alicuius. +

Se aucuns fluns croit de tel maniere que il courre ou mien champ, pour ce ne per je pas la seignorie, se la forme del champ non est moindre de itel com estoit avant que li fluns i corrut.

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+ Ici dit quex droiz est se aucuns fait aucune oevre de l’autrui chose, si com est se on fait de l’autrui laine .i. drap ou de l’autrui argent .i. henap .xv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV. Si aliquis facit aliquid de aliena causa. +

Se aucuns fait une huevre de l’autrui chose an bone foi, si com est se il fist de l’autrui laine .i. vestemant ou de l’autrui argent .i. henap, et celle huevre est de celui qui la fait, si ne puet estre tornee à celle forme que elle fust premieremant, si com est se aucuns hons fait .i. vestemant de ma lainne ou de mon lin, iciz vestemanz ne puet torner à celle forme que elle fuit premieremant, ce est ne puet mais estre tornez an laigne ne an lin. ¶ Se aucuns hons fait most d’autrui raisins ou oile d’autrui olive, iciz vins ne puet mais torner es raisins ne ciz oile ne puet mais torner an olive. Et pour ce doit estre iciz vins ou iciz oiles de celui qui le fait, se il le fist à bone foi, ce est se il cuidoit que ciz rasins ou celle olive fussent soues, se elles ne furent toutes à autre par force ou amblees. ¶ Mais se la chose puet estre torné an icelle forme an que elle ere premieremant, l’uevre qui est fait de celle chose non est de celui qui la fait, ainz doit estre de celui de cui fu la chose, si com est se li henas qui est faiz de mon argent ou de mon or puet bien estre tornez an icelle forme que il fint avant que il fuit faiz henap, ce est an or et an argent. Autretex droiz est de toutes autres choses qui sunt samblanz à cestes. ¶

+

Ancore autretex droiz est se aucuns hons trait le blé de mon espi, car ciz blez de ne devient pas de celui qui le trait, ainz revient miens, ancore ne puisse mais li blez an son espi torner, car cil non i fist autre huevre, se non que il destraint la grainne qui ere overte. Mais se il le fait à bone foi pour ce que il cuidoit que les espies fussent soues, [i]lMs. : l. pourra retenir le grain tant que il li rande la mission que il fist utilmant. Autretex raisons est de l’or ou de l’argent ou des autres choses. //

+

Ancores autretex droiz est se aucuns hons fait une huevre de la moie chose et de la soue, si com est se il fait ma laigne et de la soue .i. vestemant, ou se il fait de mon vin et dou suen pimant, ou se il ouvre de mon argent et dou suen, ou de mon or et dou suen.

+
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+ Ici dit si aucuns hons bastit en la soie terre des pierres ou autre ou de la fuste de cui doit estre iciz bastemanz .xvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Si aliquis edificat in terra sua de lapidibus alienis. +

Se aucuns hons fait .i. edifice sus la soue terre de ma maisiere et cil de cui est la terre sera sires del bastemant non mie je de cui fu ma maisiere, car ce que on bastit sur la soue terre st de cil de cui est la terreSaut du même au même. Et je ancores de cui fu la maiere an sui ancore sires, mais ne puis demander icelle maiere demantres que ciz bastemanz est antiers, se cil qui fist le bastemant le fit à bone foi, ce est se il cuidoit que la terre fust soue quant il bastisoit. Mais il est destrainz par raison que il me rande an double tant com valoit la moie maiere qui ere moie, pour ce que mal seroit se cil qui bastissoit una maison de la moie maiere à bone foi fust destrainz que il la desrochast. Mais se icelle maison chait an aucune maniere, je puis demander la maiere, car je n’an per la seignorie se je n’an ai receue la maiere an double. ¶

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Se cil qui bastit la moie maiere, ce est de la moie fuste ou de la moie paroi an sa terre ou fait par male foi, ce est se il savoit que icelle maiere ere d’autre, il an est tenuz por larrecin, et an est tenuz pour une autre raison par quoi il doit doner tant com vaut la chose an icel tans que fu commanciez li plaiz, si com est tenuz cil qui la chose tenoit par son mal angin.

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+ Ici dit de celui qui bastit de sa maiere an la terre d’autre .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. De illo qui edificat de sua materia in terra alterius. +

Se aucuns hons bastit de la soue maiere an la terre d’autre, icil bastemanz sera de celui cui est la terre, non mie de celui qui i bastit, et cil qui i bastit pert la seignorie de la maiere, se celle maiere ere soue. Et se il savoit que il baitisoit an la terre d’autre, ancore chaist puis iciz bastemanz, an aucuna guise ne pourra demander la maiere icil de cui elle fu, car samblanz est que il la vosist doner à celui de cui ere la terre, pour ce que il savoit que il bastissoit an la terre d’autre. Et se cil qui bastit à male foi an tenoison de cel bastemant et li sires de icelle terre le demanda, il li doit randre la terre et le bastemant, ne pourra riens recouvrer de la masions que il fit pour ce que il la fist à male foi. Mais se il i bastit à bone foi, ce est se il cudoit que la terre fust soue où il bastissoit, et il est an tenoison del bastimant tant que cil de cui ere la terre li ait randu les missions que il i fist.

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Mais se cil qui bastit le edifice le rant à celui de cui ere la terre avant que il recouvrat la mission, n’an puet puis riens recouvrer, se cil de cui ere la terre ne li convante à rande.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se aucuns plante .i. arbre an la soue terre ou .i. suen arbre an la terre d’autrui ou se il i seume .xviii. . Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Si aliquis plantat arborem alterius in sua terra uel arborem suam in terra alterius. +

Se je plante .i. arbre d’autrui an ma terre, iciz arbre sera miens tantost com il i mettra racines et non avant. Encore se je plant .i. mien arbre an la terre d’autrui, li arbres devient de celui de cui est la terre tantost comme il i mest racine, ou soit que je fis à bone foi ou soit que non. ¶ Se li arbres de mon voisin est tant prés de ma terre qu’il fait racine an ma terre, icil arbres doit estre miens, car ne vuet raisons que li arbres soit d’autres mais que de celui de la cui terre il vint. Et se li arbres est possez an la fin, ce est an mon champ et ou champ de mon voisin, si que il vive de ma terre et de la soue, si sera communax iciz arbres.

+

Autretex raisons est se aucuns hons seimme son blef an la terre d’autre ou se il saimme autrui blef an la soue terre, car li blef est de celui de cui est la terre, non de celui qui sema. Mais cil sema son blé an autrui terre, se il le fit pour bone foi, et il cuidoit que la terre fust soue et il la tient, il la pourra retenir tant que on li rande la mission que il i fist par bone foi, si com est dit desoure de celui qui bastit une maison an la terre d’autre de la soie maiere, ce i est de la soue fuste et de ses pierres.

+
+
+ Ici dit se aucuns hons escrit chartres d’autre, qui doivent estre .xix. Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Si aliquis scribit cartulas alterius, cuius debent esse. +

Se aucuns hons escrit les chartres d’autre, l’escripture est de celui de cui sunt les chartres, ancore soit celle escripture d’or, et ne seront pas de celui qui les escrit. Mes se il puetles escrit par bone foi, ce est que il cuidoit que les chartres fussent soues et on les li demande, il les pourra retenir tant que il ait le pris de l’escripture.

+

Autretex raisons est se on fait une poigture an la table d’autrui.

+
+
+ Ici dit se aucuns hons seme lou champ d’autrui, cui doit estre li blés .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX.Si aliquis seminat campum alterius bona fide, cuis debet esse fructus. +

Se je achetai .i. champ d’un home pour bone foi, ce est se je cuidoie que il fust del vandeour, ou que il eust droit dou vandre icel champ et il non ere suens ne non i avoit droit del vandre, li blez que je panrai de icel champ sera miens, ancore saiche je aprés ce que je l’achetai que il estoit d’autrui. Mais se je savoie quant je achetai le champ que il estoit d’autrui, ou se je le savoie quant je an fui an tenoison, je doi randre toz les fruiz que je an pris à celui de cui est li champs, ancore les aie je despanduz et doi li randre le champ. Autretex droiz est se cil chans me fu donz ou an doalise ou an autre mesure.

+
+
+ Ici dit se aucuns hons trueve tressor, ce est fortune, cui doit estre .xxi. Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. Si quis invenit tesaurum, cuius debet esse et rubrique XXI (§ 3). +

Se aucun trueve tresor, ce est fortune, et il le trueve an la soue terre, doit estre suens. Se aucuns hons trueve tresor an leu sacré , si com est an eglise ou an leu religious, si com est an cimetere où on sevelit homes morz, doit estre de celui qui le trueve, se il le trueve par aventure, ce est se il ne le querroit. Et se aucuns hons trueve tresor par avanture an la terre d’autrui, la moitiez doit estre de celui cui est la terre et li autre doit estre celui qui le trueve. ¶

+

Mais se aucuns hons trueve tresor an la terre d’autrui, et non par aventure si com est dit desoure, mais pour ce que il le querroit outre la volanté de celui cui ere la terre, ou soit que il ne le savoit, toz ciz tresors doit estre celui de cui ere la terre où il fu trovez. ¶

+

Se aucuns hons truve par avanture tresor an icel leu qui est des communs de la vile ou del fisco, la moitiez doit estre del commun ou del fisco, et li autre moitiez de celui qui le trueve. Et se il le truve an leu communal d’aucune cité, la moitiez doit estre de la cité et li autre de celui qui le trueve.

+
+
+ Ici dit quex chose est tresors .xxii +

Tresors, ce est avoirs qui est reconduz de tant grant termine que ne est mais manbrance de cui il fu.: et pour ce est antanduz que il ne a seignour demantres qu’il est resconduz.

+
+
+ Ici dit an quel menere on gaigne la sougniorie d’aucune chose par tradicion, ce est par tenoison .xxiii. +

Se tu me doiz aucune chose par aucune guise, ou tu me vués doner et tu me livras la chose, ce est se tu me dones la tenoison de la chose ou tu la livras à moi ou à autre par ma volanté, je gaaigne la tenoison de la chose, ce est la chose est devenue moie par icelle tradition, se la chose non ere toute.

+

Mais se la chose non ere toue, je i ai autretel droit com avoies tu, et se je cuidoie que la chose fust toe et elle non ere, icelle chose non sera moie par icelle tenoison tantost com je ai la tenoison, mais si tornera moie se je la taig par tant de tans com lois dit. ¶ Ausimant comme la chose tourne moie, se tu la me livres, ausimant torne moie, se je antre an la tenoison par ta volanté, ce est se je antre an la tenoison se tu l’eus et ne la me veas, ou tu l’eus ferme quant tu le seus.

+
+
+ Ici dit que est deliverdelivrer la chose .xxiiii. +

Delivrer la chose, ce est mettre an tenoison de la chose, ce est quant tu menas an la terre ou an la maison celui cui tu vués livrer la chose d’une part. Autretex est se tu li mandes que il i antroit et i antre, ou se tu li mostres la chose si que il la voie : se il a pour ce cuer de revenir, ce est de possider la chose, ancore non i antre il à piezpiece.

+
+
+ Ici dit quant cil qui achate la chose an devient sires .xxiii. +

Se je achetai aucune chose de toi, icelle chose non est moie tant que tu l’a m'aies livree, ne par nule raison ne devient moie la chose tant que je ai paié le pris que je doi pour la chose. Et li vanderres pourra retenir la chose pour gaige tant que soit paiez toz li pris. Et ausimant devient la chose moie se je li an done fermance ou gaige et il le prant, ou se il s’an fie an moi. An iceste guise qui est dite, ce est an .iiii. cas, devient la chose de celui qui l’achate, se li est livree, et non an autre guise.

+
+
+ Ici dit si aucuns hons trueve la soue chose qui ere gitee fors de la nefni pour mal tans, cui doit estre .xxvi. +

Se aucuns hons qui est an mer ou an autre aigue giete de la soue chose fors de la nef par mal tans, il ne pert la seignorie de la chose que il gete , car ne la gete pour ce que il la vueille perdre, se il la peust retenir, mais la giete pour eschiver le peril de l’aigue. Et pour ce, se aucuns le trueve lan l'aigue ou an la rive et il la prant pour ce que il l’ait et soit soue, il fait larrecin de celle chose, et puet li estre demandee pour larrecin. // Autretex raisons est se aucuns hons trueve .i. chose qui chait à autre home de sa courroie ou de son soin ou de son cheval, se il la prant pour ce que il ne la vuet randre à celui de cui elle est. ¶

+

Se aucuns hons giete de ses choses fors de nef pour paour de la mer pour ce que il garisse et il garit, tuit cil qui ont aucune chose an la nef à cui cil geterres tient prou doivent randre le damaige à celui qui giete la soue chose selonc icelle part que vaut l’avoir que il ont an la nef. Et cil de cui est la nef doit ausimant amander le damaige pour tel part com vaut la nef.

+
+
+ Ici dit de usucapcion, ce est an quel meniere on gaigne la chose d’autre par tenoison de .iii. anz .xxvii. +

An icest titre doit on savoir que est usucaptions, et quel chose puet estre usucapte, et quant de tans on puet usucapere la chose d’autre, et doit on savoir quex hons la puet usucapere.

+
+
+ Ici dit quex est usucapcions .xxviii. +

Usucaptions est quantDans le manuscrit, correction par signe de rappel : "est "quant on gaige la chose d’autre par tenoison par tant de tans com la lois dit, c’est par .iii. anz l’un aprés l’autre.

+
+
+ Ici dit quel chose puet estre usucaptata ou non par quel termine .xxix. +

Usucaptions de .iii. anz a leu solemant an choses mobles, c’est solemant les choses qui sunt mobles puet estre usucaptes par .iii. anz, c’est puent estre gaaigniés par .iii. anz, si com sunt bestes et cers et dains et totes les autres choses mobles, fors icelles choses qui an sunt ostees par lois, si com est chose sacree et hons qui est frans et chose amblee, et si com est se aucuns hons vient à mort et il laissa une chose à autre, et desfandi li que il ne l’alienat, se celle chose sera alienee ne pourra estre usucapte. Ancore la chose de celui qui est manres de .xxv. anz ne puet estre usucapte. ¶

+

Se je achetai une chose moble de celui qui non est sires, se je l’achetai à bone foi, ce est se je cuidoie que il i eust droit de vandre, si com est li tutors ou li procurators ou li curours, et je ai celle bone foi quant je l’achetai et quant elle me fu livree, et je la tien .iii. anz sanz plait et sanz rancune, si com lois dit, la chose devient moie par celle tenoison, si cil qui la me vandi cuidoit que eust droit de vandre icelle chose, et je ne le soi dedanz ices .iii. anz que la chose fust d’autre, fors de celui qui la me vandi. Et il an la chose non avoit droit ne de metre la chose moie, ancore l’achetasse je à bone foi, si com est dit desoure.

+

Mais se je muir avant que .iii. anz soient passé et acompli, ancore saiche mes hoirs que cil qui me vandi la chose non i avoit droit, pour ce ne devient moins la chose soue, se il la tient sanz rancune tant que soient passé li .iii. an et acompli solemant que je l’achetasse à bone foi, si com est dit desoures. ¶

+

Si com je puis gaaignier par tenoison de .iii. anz icelle chose que je achetai, ausimant puis gaaignier icelle chose qui m’est donee ou que je pris an doalise de ma moillier, ou que je pris an eschange d’autre home, ou que je gaaignai par autre juste cause.

+
+
+ Ici dit quel home puent usucapere la chose d’autre et quel non .xxx. +

Tuit home puent usucapere la chose d’autre, et malle et femelles, se il sunt an lour pouoir. Mais se il sunt an pouoir d’autre, si com est li sers an pouoir de son seignour et si com est li fiz qui est an pouoir de son pere, ne ne puet usucapere se non icelles choses que il ont an lor peculi. Mais li sires et li peres puent usucapere pour le fil et pour le ser.

+

Ancore cil home qui sunt prés des lor anemis ne puent possider la chose demantres que il sunt prés, et pour ce ne puent usucapere demantre que il sunt an prison.

+
+ +
+ Ici dit de possession, ce est de tenoison, ce est an quel maniere on gaigne tenoison d’autre chose et an quel meniere on la detient et an quel meniere on la pert  .xxxii..xxxi. +

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui vuet savoir de tenoison doit savoir .vii. choses, car il doit savoir que est tenoisons, et an quel guise on la puet gaaignier, et an quel tans on la puet gaaignier. Ancore doit l’on savoir an quel guise on puet retenir la tenoison d’aucune chose, et an quel guise on la pert. Et doit l’on savoir quex choses hons puet possider, ce est de quel chose on puet avoir tenoison.

+
+
+ Ici dit que est possescions, ce est tenoison d’aucune chose .xxxiii..xxxii. +

PossiderMs. : lettrine p de 3 lignes de haut. est quant cil qui vuet retenir la chose i met les piez desus de l’une part, si com est d’une terre ou de une maison, ou quant il la prant à la main, si com est de une chose moble, ou quant il a la chose devant ses iauz, si que il la voit. Mais adés doit avoir volanté de possider icil qui vuet possider, il doit commancier de possider par la volanté de celui qui tient la chose.

+
+
+ Ici dit an quel guisse on gaigne possecion, ce est d’aucune chose .xxxiiii..xxxiii. +

Se la chose est moble et je la vueil commancier à possider, je la doi panre à la maimain et la doit avoir an ma garde, ou je la doit si avoir que je la puisse panre par devant cui je voudrai.

+

Mais se la chose est immoble, ce est honors, et je la commance à possider quant je antre de l’une part, ou an champ ou an la maison, et je ai la tenoison tant que à cel terme où je vueil possider, et cil qui me done la possession vuet que je le possidesse, c’est que je taigne, ancore non aie je cerchié tote la terre ou tote la maison. Mais ce qu’est dit, que je ai la tenoison del champ, se je i antre d’une part ou d’une maison, ce est voirs se li chans se tient tot ansamble à la maison, car se antre an tenoison d’un champ ou d’une maison, je ne puis possider autre chose par icelle, se je n’antre an possession de l’autre ausimant.

+

Icil hons qui vuet possider aucune chose doit estre tant granz que il ait couraige et antandemant de possider. Et pour ce cil qui est furiosus ne puet commanciezcommancier de possider nule chose pour soi, ce est ne puet + commanciergaaignier tenoison de pupillus. ancore ne le puet faire se non est prés de .xii. anz se est fame ou de .xiiii. anz se ce est hons, car il non ont antandemant de possider, ce est de tenir aucune chose. Mais que par le consantemant de son tutor ou de son curor puet commancier de possider li pupil et li furiosus.

+

Ancor ne puisse li furiosus possider sanz consantemant de son curor puis que il a cel mal, et il ne le puet laissier, ce est perdre icelle tenoison que il avoit pris avant que il eust icel mal, car il non a tel san que il ait consantemant. Icil qui non a consantemant ne puet perdre possession, ce est tenoison d’aucune chose pour le suen fait. ¶

+

Tuit home qui ont antandemant et vuelent possider puent possider et pour soi meismes et pour autrui. Et pour ce li tutors puet possider an non de son adulto se il vuelent.

+

Ancore se ses sers ont fel curtiveres, ce est cil qui faittient la terre à oevre ou autre quelque chose, ou tient aucune chose an ton nom, tu possides pour lui, ce est antanduz : doit estre que tu aies la possession de celle chose par la toue volanté ou pour le cors de celui qui la tient pour toi demantres que il la tient.

+

Mais se cil qui tient la chose an ton nom sera jetez de tenoison, ne perdras tu la tenoison tant que tu saiches que il an soit getez. Mais quant tu sauras que il est jetez de la tenoison, ou se il la done à autre, tu l’as perdue. ¶

+

Se tu mandes à .i. home que il praigne la tenoison d’aucune chose pour toi, et quant il prant icelle tenoison non est cure ne volanté qu’il la tieigne pour toi mais la vuet à son oes ou avec autrui, la soue male volanté ne te tient damaige, et tu avras la tenoison de celle chose par lui autretant bien comme se il l’eust prise an ton nom, se cil qui livra la possession, ce est cil qui le mit an tenoison, le mist an tenoison an ton nom, ce est se il le dona pour ce la tenoison que il la tenist pour toi. ¶

+

Se aucuns hons antre an tenoison d’aucune chose pour moi, je ai la tenoison pour celui qui tient la chose tantost com il l’a, ancore ne saiche je quant il prist la tenoison. Mais ne puet commancier usucapere la chose, se non puis que je sai que il a la tenoison.

+
+
+ Ici dit que cil qui vuet possider aucune chose, ce est cil qui vuet gaignier an tenoison, doit savoir ce que il tient, ce estoit à savoir cese + il teint totes les choses ou une partie, et doit il savoir quel part il tient .xxxiiii. +

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui vuet gaaignier la possession d’aucune chose doit savoir par quel guise il vuet avoir la possesion, si com est se il la vuet avoir par achat ou par don ou par doalise ou par eschange ou par autre certe chose, car se non i a ochoison pour quoi il tient la chose, non la tient droitemant.

+
+
+ Ici dit quex choses puent estre possundees, ce est de quex choses puet avoir tenoison .xxxv. +

LaLettrine de 3 lignes de haut. chose sacree et la chose religiose ou sainte et celle chose qui est communax d’aucun leu, totes icestes choses ne puent estre possidees de cel home qui le set.

+

Ancores icelles qui ne sunt corporax, si com sunt les servituz, ne puent estre possidees propremant par homes. Mais quant on use icelles choses, autresi est antanduz com se on eust la tenoison et autretant li vaut.

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+
+ Ici dit par quex homes gaigne possescion et je la tien d’aucune chose .xxxvi. +

PossessionLettrine de 3 lignes de haut. , ce est tenoison, ce est à dire je gaaigne la tenoison de celles choses que je gaaig se je ne soi an pouoir d’autre. Mais se je sui an pouoir d’autre, je gaaigne la possession de celles choses que je gaaigne à celui an cui pouoir je sui, ce est à dire : de celles choses que gaaignoient li fil ou li ser d’autre, il gaaignoient la tenoison à lor pere et à lor seignour an cui pouoir il sunt, car li fiz qui est an pouoir de son pere ne puet gaaignier tenoison d’aucune chose à son oes, se non à celui an cui pouoir il est. Ancore la possession sanz la signorie de la chose puet li fiz et li sers gaaignier à lor peres et à lor seignours, ce est ancore non aient li fil ne li ser cure de gaaignier ne volanté la tenoison d’aucune chose au pere ne au seignour, ancore ne le saichent li pere ne li seignour quant il fiz ou li sers gaaigne la tenoison.

+

Ancore par mon procuror gaaigne je possession, ce est tenoison, ce est se aucuns hons estranges, se il reçoit une tenoison an mon nom par mon mandemant, il gaaigne icelle tenoison à moi, ancore ne le seusse je quant il la prist, et ancore ne praigne il la possession an mon nom ne per mon mandemant. // Se cil qui livra la tenoison li livre an mon nom, si la gaaigna il à moi, si com est dit desoure. Ancore par mon curor ou par mon procurator puis je gaaignier tenoison. ¶

+

Par icelles meismes persones par que on puet gaaignier tenoison d’aucune + Ms. : autre avec tre exp. et corr. en aucune. chose, par icelles meismes les puet on retenir, ce est se aucuns hons tient une chose an mon nom, je ai la tenoison par lui, ce est je ai la tenoison à ma volanté et au cuer de celui qui tient la chose pour moi, car antanduz est que cil qui a la tenoison de la chose pour cui on la tient, si com est dit desoure. Adonc cil qui tient ma terre à curriver retient la possession à moi, et cil à cui je prestai une moie chose ausimant et cil à cui je louai une moie chose ou à cui je le commandai retient la tenoison à moi ausimant.

+

Mais mes creerres, ce est cil à cui je mis une moie chose an gaige, tient la tenoison à soi an totes choses, mais que an une sole chose, ce est an iceste : se la chose fu d’autre, je la puis usucapere par la soue tenoison autretant bien com se je la tenisse, ce est quant à ce que je puisse usucapere la chose que il a angaigé il la tient à moi, ce est à mon prou.

+
+
+ Ici dit quex possessions est viciose, ce est non est juste .xxxvii. +

Viciose possessions est celle que non est juste, et est de .iii. mesures, ce est an .iii. mesures puis ge tenir une chose viciosemant, ce est non justemant, ce est malemant.

+

Si com est se je tien une chose d’autre à force ou an repost ou par priere que je an ai fait à celui de cui est la chose. // Icelle chose tien je à force dont je giete aucun home. Ancore se je antre an possession de celle chose que autres tient non mie par force, mais je antrai anzainz que il ne le sout, et quant il le sot il vint à la chose et vout antrer an la tenoison et je ne li lassai antrer, antanduz est que je tien icelle chose par foreforce, et ausimant suis tenuz an icest cas de randre randre la tenoison à celui cui je an getai.

+

Mais se il ne vuet venir à la chose quant il sout que je ere antrez an tenoison pour ce que il pansa que je la getaisse se il i venoit, il a perdue la tenoison et je non ai icelle tenoison par force.

+

Mais que je tien icelle chose an repost se cuidoie et je doutoie quant je + i antrai an la tenoison que cil qui tenoit la chose m’an meust plait, et se il me mit an plait de celle tenoison, je li doi randre la tenoison et les fruiz, mais n’an doi avoir tel paigne com je deusse, se je l’an eusse jeté de celle tenoison par force.

+

Mais se je an reponous antrai an tenoison de celle chose que tu tenoies i, et tu venis anqui tantost com tu le seus, et tu ne m’i trovas que je m’an ere alez, ou je te acuilli an la tenoison, ou tu m’an jetas par force, tu n’an pers la tenoison, ne n’an avras nesune poigne pour ce que tu m’an getas, que bien est raisons que tu tiegnes par force la tenoison de celle chose que tu as et tiens, se on la te viaut toudre. ¶

+

Icelle chose tien ge pour priere dont je le priai que tu la me laissasses tenir quant à toi, ce est quant à la toue persone, je tien icelle chose viciosemant, ce est non i ai nul droit contre toi. Et quant tu voudras recovrer la toue chose, je la te doi randre, ancore m’eusses tu convenant que tu ne la me toiles tant que au terme, ne ne la pourai tenir tant de tans que je m’an puisse desfandre de + tori. Et pour ce est apelee iceste possession viciose et non juste, que ne me puet prou tenir ancontre toi. Mais ancontre autres homes me tient prou icelle possessions, et droitemant la tien ancontre autres homes. ¶

+

Se aucuns hons done aucune chose à sa moillier puisque il l’a prise fors an espousalite, si com est une maisons ou une terre, la moilliers ne puet avoir la tenoison de celle chose droitemant, car ciz dons ne vaut. Autretex droiz est se la moilliers done riens à son mari, car ne vaut dons qui est faiz antre mari et moilliers. Et pour ce la tenoisons de celle chose que mariz done à sa moilliers ou la moilliers à son mari ne tient damaige à celui à cui est la chose donee ancontre celui qui la dona, se plaiz n’ait antre aus. Et pour ce cil à cui est donee la chose, la doit randre à celui qui la dona ou à son hoir, et doit randre toz les fruiz si com cil qui les tout à force à autre, et si com cil qui tient la chose d’autre à male foi, se cil à cui fu donee la chose savoit que ciz dons ne valoit. Mais se la moilliers cuidoit que vausist iciz donz que li fit ses mariz, non est tenue des fruiz, si com est dit desoure. Autretex droiz est del mari, se il cuidoit que vausist li dons que li fist sa moilliers.

+
+
+ Ici dit an quel guisse je per la possessions de celle chose que je tien .xxxviii. +

Se aucuns hons me giete de tenoison de celle chose que je tien, je per la tenoison. Ancore se aucuns hons antre an tenoison de la moie chose quant je ne fui an la terre et il ne m’i laisse antrer quant je vien, je anqui meesmes la tenoison. Mais se il ne me vea antrer an tenoison, ou se il le me vuet veer, et je ne le laissoie pour lui que je n’i antrasse, ne perdi la tenoison. Mais se je ne vueil aler à la moie chose quant je soi que autres i ere antrez pour ce que je cuidoie que il ne m’i laissast antrer, je ai perdue la tenoison, et icil qui i ere antrez la tient et non justemant, si com est dit desoure, et il la me doit randre. ¶

+

Ancore se je ai la tenoison d’aucune chose solemant par mon couraige si que nuns hons ne la tient, et je lais le couraige et la volanté de tenir celle chose, je la possession, car la volantez de tenir la chose non i est.

+

Mais se je sui an la tenoison corporalmant pour ou autres pour moi, je ne icelle tenoison, ancore non aie je cuer ne volanté de tenir la chose tant com je suis an tenoison ou autres pour moi. Mais se je is fors de la tenoison ne autres ne la tient pour moi, ne je non ai cure ne volanté de tenir icelle chose, je la tenoison.

+

Ancore se aucuns hons antre an la tenoison de la chose que je tien, je ne la tenoison solemant par mon couraige tant que je saiche que il i soit antrez. Mais puis que je le soi, se je dote antrer an la tenoison, je ai perdue la tenoison, si com est dit, se .i. hons ne la tenoit pour moi. Mais se aucuns hons la tenoit pour moi, si com est cil qui tient ma maison à loier ou aucune autre chose que il tenoit an mon nom, tantost com .i. autres hons prant la tenoison, je la , ancore ne saiche je quant il i antra. Et iceste tenoisondesevrance est antre celle tenoison que je tien solemant an mon couraige, ou sanz mon cors ou sanz le cors d’autre, et icelle que je tien an mon couraige et avec mon cors et avec les cors d’autre. ¶

+

Ancor se cil qui tient ma terre à gaaignier ou cil qui tient ma maison à loier ou autres hons qui tient une chose pour moi laisse la tenoison de celle chose, je ne icelle tenoison que autres la praigne et je le savoie. Mais se cil qui tient la chose pour moi, si com est dit desoure, done la tenoison à autre, je la tantost com il la li done, ancore ne le saiche je quant il la li done, mais je puis demander la chose à celui qui la tient. Se ma chose est fors de la tenoison, non ai je nul demant et puis m’an torner à celui ausimant qui li done la tenoison. Mais se je ne avoie droit an la chose par quoi je le demant à celui qui la tient, je ne m’an puis torner mais que à celui qui li brisa la tenoison. ¶

+

Ancor je la tenoison de celle chose que je tien, se la chose est moie, si com est une terre et je i met .i. home mort, car la terre torne religiouse tant com li morz an tient, et chose qui est religiouse ne puet estre tenue par nul home, si com est dit desoure.

+

Ancore se je franchis .i. mien ser, je per la possession de lui, car frans ne puet estre possedit, ce est tenuz par autre.

+

Ancore se muerai une moie chose an autre forme, si com est se je fais de mon argent .i. henap, je per icelle possession, ce est icelle tenoison que je i avoie premieremant, car la chose est muee et pour ce est muee la tenoisons. ¶

+

Ausimant se je aliene la chose que je tien, je la tenoison. ¶

+

Ausimant per je la possession se li pretor o autre poestez droituriere me tout la possession de la chose que je tien. ¶ Si com est ansin : se je ne voloie faire droit à home qui se clamoit de moi, se je ere an la terre ou se je non i ere, et la poestez me fist querre, si com dit la lois, et je ne vous aler à faire droit et pour ce il me tout la chose que je tenoie, je ai perdue la tenoison de celle chose. Mais se je tournerai dedanz .i. an et je donai fermance de faire droit, je doi recovrer ma tenoison. ¶

+

Ancore se je ere an une terre que je tenoie et je vis venir homes armez et par icelle paour je fui fors de celle terre, je ai perdue la tenoison, se cil home armé autretant an la tenoison. ¶

+

Ancore se aucuns hons antre an la possession d’une moie chose quant je fui defaillanz, ce est an autre terre, et quant je vois antrer an la possession il ne m’i laissa antrer, je adés la tenoison. ¶

+

Ancore se aucuns hons me retient outre mon gré an la terre que je tenoie, ou se il retient ces qui erent an la terre pour moi, si com est mes sers, je la tenoison. ¶

+

Ancore se je sui prés de mes anemis, je la tenoison de totes mes choses pour ce que je fui tenuz pour autre, et ciz hons qui est tenuz pour autre ne puet tenir pour autre nulle riens ne à soi ne à autre. Mais que li sers qui puet tenir pour son seignour demantres qu’il est tenuz pour son seignour. ¶

+

Ce qui est dit desus, que li sers tientgaaigne la tenoison à son seignour des choses que il gaaigna, c’est voirs de celles que il gaaigna droiturieremant. Mais se il gaaigna malemant la tenoison d’aucune chose, ou se il gaaigna aucune chose malemant, li sires non a la tenoison de celle chose, ancore soit il tenuz dou randre icelle chose pour ce que li sires a pooir de randre icelle chose que li sers gaaigna malemant.

+
+
+ Ici dit de prescripcions de lonc tans, ce est de prescripcions de .x. anz ou de .xx., ce est an quel guisse on gaigne la chose qui est d’autre par tenoison de .x. anz ou de .xx. .xxxix. +

PuisLettrine de 3 lignes de haut. que nous avons dit de possessions, or redisons des prescriptions, car nuns hons ne puet prescrire la chose qui est d’autre sanz tenoison.

+

À ce que on puisse prescrire aucune chose, ce est gaaignier lapartenoison, doit on savoir quex est la chose et quex est la persone qui la vuet prescrire, et quex est celle persone de cui fu la chose. Et doit on savoir pour quant de termine on la puet prescrire la chose d’autre et pour quex raisons. ¶

+

Les choses mobles puent estre gaaigniés par tenoison de .iii. anz, si com est dit desoure, mais an cest autre parle solemant des choses immobles, ce est d’onors, si com terre et vigne et maisons. ¶

+

Totes choses mobles puent estre gaaigniés par possession de .x. anz ou de .xx. anz, fors celles choses que le pris an jete, si com est chose sacree et sainte et religiose, et chose publique, et chose qui est tenue par force, et chose qui est de pupil ou de pupille. Et celle chose qui an est jetee que on done à aucun juge qui a publique poesté, se elle li est donee ancontre loy, ce est se il prant aucune chose de ces homes qui sunt an son pouoir que icil home li donent pour paour de la poesté que il a sour aus, il ne la puet tenir par termine de .x. anz ou de .xx. que il s’an puisse desfandre par icelle tenoison. ¶

+

Se je achetai une chose moble de celui de cui non est icelle chose, ou se il me la done, ou se je la pran de celui an eschange d’autre chose que je li an done ou an douaire ou an autre juste chausemaniere, et que je ai bone foi quant li contraiz se fit, quant on me livre la tenoison de la chose, ce est se je cuidoie que cil qui la me dona ait la seignorie de celle chose, ou que il i ait droit de vandre ou d’aliener an autre guise, si com li tuerres ou li curerres ou li procurerres, et il ne l’est si com je cuidoie, et je tien la chose .x. anz sanz tel appel que loys inter presentes, ce est an icelle meisme terre où est cil de cui est la chose est an une autre, la chose torne moie par icelle tenoison qui est dite desoure, si que je m’an puis desfandre de toz ces qui la demanderunt, ou soit que cil qui la demande est creerres, ce est que il avoit la chose an gaige, ou soit que cil est sires de cui fu la chose. Et se per la possession, je la pourrai demander de toz homes qui la tanront, ancore la tiegne cil de cui elle fu ou cil qui la an gaiges.

+

Mais ce que est dit desoure, ce est que la chose devient moie se je la tien par + .xx. anz inter presentes ou par .xx. anz inter absentes, et ce est voirs se bone foiz i fu de .ii. parz, ce est se je qui tien la chose la pris à bone foi, si com est dit desoure, et icil de cui je gaaignai la chose par aucune juste mesure et à bone foi ausimant, ce est se je cuidoie, quant il aliena à moi icelle chose et quant il la me livra, qu’il eust droit de vandre. Mais se cil de cui je gaaignai la chose i ot male foi, ce est se il savoit que il eust droit de vandre icelle chose, non est devenue moie, ne ne m’an puis desfandre par tenoison par mains de .xxx. anz de celui qui a droit de demander la chose, ancore l’eusse je donee à bone foi, se cil qui vuet demander la chose ne set que la chose ne fust alienee, ce est ne sot que je tenisse la chose, ou se il le sout, ne sout que il eust droit an la chose. Mais se cil qui avoit droit de demander icelle chose le sout, la chose an devient moie, se je la tien par cel termine qui est diz desoure sanz apel, ce est par .x. anz, se je pris la chose à bone foi, ancore saiche je puis que je l’ai prise que cil qui la me vandit non ait droit, et ancores eust cil male foi de cui je la gaaignai.

+

Se cil qui se vuet desfandre par prescripcion de .x. anz, ce est cil qui dit que il a tenue la chose par .x. anz ne fu samper presanz, ce est an celle terre où ere cil qui demande la chose, mais fu absens an aucun termine, ce est an autre terre, et au quant de termine il fu presenz ne se pourra desfandre par ces .x. anz, mais li est mestiers puis que il sera tornez que il tiegne la chose par tant de tans com il fu absens, se que il ait an presance tenue la chose par .x. anz, ce est dedanz .x. anz, ne puet il conter se non à ces .x. anz as quex il tient la chose avant que il fust absens et à ces .x. anz as quex il la tient puis que il fuit tornez.

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+ Ici dit quant cil hons qui vuet desfandre par prescripcion de .x. anz ou de .xx. puet continuer et ajoster la soue tenoison de son actor, ce est de celui de cui il a la chose, ou par sussession ou par autre juste case, si com en per escha .xl. +

Se je suis hoirs d’aucun home qui tient une chose à bone foi et celle chose non ere soue, je pourra continuer et ajoster icelle chose tant que je tanrai la chose aprés la mort de celui de cui je suis hoirs des icel tans que je tins an sa vie, ancore ne saiche je que la chose ne fust del mort et se elle ne fu livree à moi, car se autres tient la cho exp. après mort se li morz la tenoit à bone foi, si com est dit desoure.

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Mais ce est voirs se aucuns ne tient la chose avant que je apris la mort del mort, et se elle ne fu livree à moi, car se autres tient la chose aprés la mort del mort avant que je, ou se la chose fu livree à moi, je ne puis continuer la moie possession et celle del mort, se je non ai ausimant bone foui. Mais se je cuidoie, quant la chose me fu livree, que cil qui la me livra i eut droit de l’aliener, ne la puis prescrire, ou soit que li morz soit achetee ou soit que non. ¶

+

Mais se li morz de cui je sui hoirs reçuit l’autrui chose à male foi, je ne pourrai ajoster la moie possession à la soue an icelle possession de .x. anz ou de .xx., ancore l’aie je an bone foi, c’est ancore cuidoie je que la chose fust del mort . Car li hoirs incediz à la possession del mort, ce est la possession del mort, lour doit estre autretex com fu celle del mort, car se li morz a juste possession, li hoirs l’ait juste ausimant, et se li morz a viciose possession, ce est possessions qui non est droituriere, ne tient prou à son hoir an prescription de .x. anz ou de .xx., mais i avra mestier tenoisons de .xxx. anz. ¶

+

Ancore se continuas la tenoison del mort à celle des hoirs, se li morz gaaigna la chose à bone foi, ancore saiche il que la chose ne fu del mort, si com est dit desoure, pour ce ne se continue la tenoison del vandeour à celui de l’acheteour an prescription de .x. anz ou de .xx., se il non ont andui bone foi, ce est li acheterres et li vanderres. ¶ Autretex droiz est se cil qui vuet soi desfandre par tenoison de .x. anz ou de .xx., gaaigna la chose an autre chose, si com est par don ou par autre maniere.

+
+
+ Ici dit an quel mesure fins met toutes prescripcions si que tenoison ne se puet continuer .xli. +

Totes prescriptions, ce est totes possessions sanz lesquex nuns hons ne puet prescrire la chose d’autre, se fraignent an .ii. maneres, ce est naturelmant et civilemant. ¶

+

Naturelmant se fraint possessions se on an giete celui qui est an la possession. Ancore se aucuns hons antre an tenoison d’une moie chose quant je suis absens, ce est fors de ma terre, et il ne m’i laisse antrer, se je vueil, icelle tenoisons est frainte que je avoie avant que il antrast. ¶

+

Et civilaumant se fraint tenoisons se plaiz est commaciez de la chose contre celui qui a la tenoison, car adonc ancore tiegne il la chose pour que il doute del droit de la possession, se il a droitemant ou non, frainte est celle possessions si que il ne pourra ajoster à cel tans que il avoit tenu devant le plait cel tans qui aprés le plait. Ne ne se pourra desfandre par tenoison, ancore tiegne il la chose aprés le plait .x. anz ou .xx., se il ne l’avoit tenue par tant de tans que il s’an puisse desfandre. Mais puis que plaiz est commaciez d’aucune chose, ne se puet desfandre par tenoison que il an face icil à cui on la demande, se il ne la tient an ce plait avant .xl. anz sanz apel.

+

Autretex raisons est se li actors va devant la poesté aucun pouoir, cil est de cui il demande aucune chose, si com est une terre, et la poesté dit à celui de cui on se chlaimme que il viegne à raison de celle terre, ou il li demande, car adonc cil qui tient ne se pourra desfandre par tenoison, si que il an face des iqui avant, se il ne le tient .xl. anz sanz apel, ou soit que il an alast à plait quant la poesté li mande ou soit que non.

+

Autretex droiz est si com ere poestez an la terre qui li feist dit et il s’an alast clamer à l’evesque de la terre ou au deffandeor de la vile, ou se il escrisist sa rancure et la fist devant l’iglise et devant les voisins. ¶

+

Autretex raisons est quant la possessions se fraint naturelmant, si com est dit desoure, car adonc ancor soit aucuns hons getez de tenoison corporelmant, se il recuevre puis la chose et la tient ou païs par .x. anz inter presentes, ou par .xx. anz inter absentes, il l’a prescripte, ce est il l’a gaaigné par tenoison, se il ne sout avant que il recouvrast la tenoison que la chose ere d’autre. Mais se il sout que la chose fust d’autre puis que il la perdi, avant que il recovrast la tenoison, non la pourra prescrire par mains de .xx. anz pour ce que il non ot bone foi quant recovra la tenoison.

+

Et cil hons qui prescrit une chose d’autre, ce est que il la gaaigne par la tenoison de .x. anz ou de .xx., puet se desfandre de toz homes qui la demanderont demantres que il la tanra. Et se il pert la tenoison, il la pourra demander à toz homes qui la tanront, ancore fust la chose de celui qui la tenoit, ou ancores l’eust an gaige avant de celui qui l’ariont ores non l’a tenue par tant de tans que il s’an puisse desfandre.

+
+
+ Ici dit se li creerres demande la chose que li fu donee an gaige, pour quant de tans s’an puet desfandre cil qui la tient .xlii. +

Ausimant com cil hons qui est sires d’aucune choses par icel droit que il i a, si autres la tient par .x. anz inter presentes ou par .xx. anz inter absentes, si com est dit desoure, ausimant li creerres, ce est cil qui demande aucune chose, ou moble ou immoble, que il dit que est sa gaigiere pour le droit que il i avoit, se .i. autres hons l’a tenue, si commande la lois et il la gaaigna à bone foi par acune juste mesure, si com est par achat.

+
+
+ Ici dit quex homes non tient doumaige prescripcions de .x.Ms. : .xi. avec .i. exp. anz ou de .xx. si on se vuet desfandre d’eux .xliii. +

Tex fois est que prescriptions de .x. anz ou de .xx. anz non a leu, ne ne tient damaige à celui à cui on la vuet oponere, ce est de cui se vuet on desfaire, et ce an devient pour la persone à cui vuet opponere la prescription, car se la chose que aucuns hons a terme par .x. anz ou par .xx. fu de pupil ou de pupille, ou fu la gaigiere de pupil et il la vuet demander, ne li vaut prescriptions de .x. anz ou de .xx., mais prescriptions de .xxx. anz ou de .xl. se commance ancontre le menor puis que il a .xii. anz acompliz se elle est fame, ou .xiii. se il est hons. ¶

+

Ancore tex foiz est que ne puet opponere prescriptions de .x. anz ou de .xx. à celui qui demande la chose, et se elle li est opposee, ne li tien damaige, et ce an devient pour aucune juste cause, si com est an icest example. Se aucuns hons fu pris de ses anemis et il est tornez et il vuet demander la soue chose que .i. autres a prescripte par cel termine que il esta pris, ne li puet estre opposee icelle prescriptions de .x. anz ne de .xx. anz.

+

Et generalmant est voirs que prescriptions de .xx. anz ou de .xx. anz ne nuit à toz homes qui sunt absentes sanz mal angin ou par aucune juste cause des qu’il sunt fors de lor terre ou qui sunt si tenuz contre lor volanté que il ne puent demander lor droit an icel termine que il devient. Mais ce est voirs que la prescriptions de .xx. anz ou de .xx. ne lor tient damaige, se il ne laissent procuror qui demandast pour aus et se il non esteront .iiii. anz puis que il seront torné et il avront pouoir de demander lor raison, car adonc lor nuit la prescriptions.

+
+
+ Ici dit se l’ampereres ou l’ampereris done .i. chose à autre chose et aus home que cil cui il la done eust la seignourie an qui maintenant. +

Se l’ampereres ou sa moilliers me done ou me vant une chose d’autre ou il la me livre par autre mesure, j’an ai sui segurs anqui meismes, et puis m’an desfandre de toz homes qui la me demanderont, ancor soit il sili sires de cui fu la chose, ou li creerres qui avoit la chose an gaige, se je ai bone foi quant li amperieres le me livra ou autres pour moi, ce est se je cuidoie que la chose fust soue. Mais se je ai male foi quant je pris celle chose de l’ampereor ou sa moillier, ce est se je savoie que la chose non ere soue, ne devient moie la chose ne m’an pourrai desfandre de celui de cui est la chose, se je ne la tien .xx. anz sanz apel, ancore dient tel home sunt an autre guise. ¶

+

Quant l’amperieres ou sa moilliers donent une chose à aucun home et cil de cui fu la chose ou qui a aucun droit an la chose puet demander sa droiture à l’ampereour ou à sa moillier, se il la li dona dedanz .iiii. anz puis que la chose sera donee. Et se cil .iiii. anz passent, non avra puis droit de demander riens ne à celui qui aliena la chose, ce est li ampereres ou à sa moillers, ne à celui qui tient la chose.

+

Autretex raisons est se li fisco aliena une chose d’autre. ¶

+

Se li amperieres ou li fisco voillent demander le lor choses à ces qui les tiegnent, ne lor nuit nule prescriptions.

+
+
+ Ici dit de la prescripcion de .xxx. anz ou de .xl. anzMs. : ianz avec i exp. .xlv. +

Desoure est dit de celles prescriptions ou de celles possessions qui ne vaut ne ne tient prou ad possessors, ce est à celui qui a la tenoison, se il ne gaaigna la chose à bone foi et par juste mesure, si com est par achat. Or redisons de celles prescriptions où non est gardee bone foiz ne juste cause, mais solemant la tenoisons est esgardee an iceste prescription, se la tenoison est faite par .xxx. anz ou par .xl. sanz tel rancure que la loys commande. ¶ La prescriptions de .xxx. anz ou de .xl. fu trovee pour ire del demandeour.

+

Toutes les actions del mort, ou soit que elles soient an la chose ou soit que elles soient an persones, se fenissent par tenoison de .xxx. anz, fors an .iii. cas. ¶

+

Icelle actions est personaus quant je di à aucun home : « Tu me doiz .x. souz », ou quant je di : « Tu me doiz tel chose que je achetai de toi », ou quant je demant une chose par douaire, ou quant je te di : « Tex hons de cui tu es hoirs me laissa .i. cheval ou .c. souz ou une maison », ou quant je di à autre que il me doit doner ou faire que que soit par aucune chose. ¶

+

Celle actions est an la chose quant je demant aucune chose corporal à celui qui la tient ou qui laisse tenoison par mal angin, ou soit que je di que la chose est moie, ou soit que je di que la chose m’est mise an gaiges, ou soit que je di que je ai tel droit an la chose com cil qui an done cens, ce est cil qui tient la chose par anfiteosim. ¶

+

Se aucuns hons fu mes deterres, ce est se il me fu obligiez de doner ou de faire que que soit pour aucune chose, ou se il tient aucune moie chose ou chose où je ai droit, et il a esté sanz plait et sanz leal raison par .xxx. anz, ne l’an puis mains mettre an plait, et il s’an puet desfandre par celle meismes tenoison de .xxx. anz, ou soit que il la tient par bone foi ou soit que il la tient par male foi, ou soit que il ait juste cause ou soit que non, se il possident la chose an son nom.

+

Mais se il possident à autre, ce est se il tient la chose an nom d’autre, si com fait colinuscolonus, ce est cil qui tient terre à gouverner, et si com fait inquilinus, ce est cil qui tient maison à loier, ne s’an puet desfandre par nul tans de seignour de la chose, se il li demande. ¶ Autretex raisons est de celui qui tient une terre par anphiteosim et de celui à cui on laisse tenir une chose aprés. Et ce an avient pour ce que il non possident, et prescriptions ne tient prou se non a celui qui posside an son nom, ce est cil qui tient la chose à son oes. Et cil qui tient la chose an nom d’autre ni puet muer son couraige ne la chose de la possession, ce est ne puet ce faire que il tiegne la chose an son nom que il commande à possider an nom d’autre, et si com i devient auucne chose, ou juste ou non juste. Juste i pourra devenir se cil qui tenoit la chose si com est dit l’acheta del seignour ou la gaaigna pour autre mesure, car adonc pourroit il possider an son nom et seroit maintenant sires de la chose, se cil an ere sires à cui il la gaaigna. Et se cil non ere sires de la chose de cui il la gaaigna, il la pourra prescrire, si com la lois dit. Non juste cause i pourra devenir pour quoi cil qui tient la chose d’autre la commancera tenir an son nom, si com est se li sires vuet antrer an la chose et cil qui la tenoit pour lui non li laissa antrer. An cest cas, se il i estera puis par .xxx. anz an celle tenoison sanz leal rancure que il non devra nul loier ne n’an fera usaige à celui pour cui il tient la chose s’an porra d’anqui an avant desfandre de celui.

+
+
+ Ici dit par quant de tans se puet desfandre cil hons qui tient la chose por autre .xl..xlvi. +

Ce qui est dit desoure de celui qui tient la chose par autre, que il ne s’an puet desfandre del seignour par tenoison de nul tans, ce est voirs se cil qui tient la chose paie le loier que il an convante doner au seignour. Mais se cil qui tient la chose pour autre estreestera .xxx. anz sanz plait et sanz leal rancure, si que il n’an paiera riens dedanz ces .xxx. anz à celui de cui il tient la chose ne ne li an fera à nul usaige, si com font maint autre home qui sunt, il s’an pourra puis desfandre de toz homes de celle chose. ¶

+

Autretex raisons est de cel home qui doit avoir à autre à gaaig, car tant com il paie le gaaig il ne se porra desfandre que il ne paioit l’avoir, ancores l’ait il tenu .xxx. anz. Mais se il est .xxx. anz sanz tel rancure, com dit li loys, que il ne paie riens de gaaig, il se pourra desfandre d’anqui an avant que il ne pait cel avoir.

+
+
+ Ici dit de celles actions, ce est de cex demandemanz, qui ne se fuissent par moins de .xl. anz  .xlvii. +

Se li creerres, ce est cil qui a doné chose an gaige, ou moble ou non moble, demande son gaige à celui qui la tient, dessevrance est se il le demande au detor qui li met la chose an gaige, ou se il le demande à lor del detor, ou se il la demande à .i. home estrange qui la tient, car se il demande le gaige au detour ou à l’oir del detor qui la tient, li deterres et ses hoirs se puent desfandre, se il a tenu le gaige sanz leaus rancure .xl. anz et non pour moins de tans.

+

Mais se li creerres demande son gaige à home estrange qui le tient car, se cil hons a juste cause et bone foi, si com est dit desoures, il pourra desfandre le gaige del creor par tenoison de .x. anz inter presentes ou de .xx. anz inter absentes.

+

Mais se cil qui tient le gaige ne le tient par bone foi ou par juste cause, se il le tient par .xxx. anz sanz leal rancure, porront desfendre celle chose de toz homes, et non par mains de tans. Ice est voirs se cil qui tient la chose ne l’a an gaiges de celui qui li met an gaiges à celui qui la demande, car adonc sera autre raisons, si com nous dirons avant.

+
+
+ Ici dit quex hons estdroiz est se uns hons demande une chose qui fu misse an gaiges à .i. autre qui la tient à cui fu mise ausimant an gaige .xlviii. +

Se .i. hons à cui fu mise une chose an gaige la demande à celui qui la tient, et cil qui la tient dit qu’il l’a an gaiges de celui de cui l’autre l’a an gaige, icil qui la tient s’an pourra desfandre par tenoison de .xl. anz, se il l’a de riens an gaige. Et ancore l’ait premieremant an gaige, se l’autres li vuet paier ce que il i a sore, ne se puet desfandre que il ne la li rande, se il ne l’a tenue .xl. anz sanz leal rancure.

+

Mais ce est voirs se il ne se puet desfandre par mains de .xl. anz, se il la tient par toz ices .xl. anz an la vie del detor qui la mit an gaige. Mais se il la tient une partie an la vie del detor et une partie aprés sa mort, ne s’an pourra ausimant desfandre par mains de .xl. anz, se il ne la tient aprés la mort del detor .xxx. anz. Car adonc se il la tient .xxx. anz aprés la mort del detour, il s’an puet bien desfandre si com porroit .i. autres hons estranges. ¶ Autretex raisons est se cil hons qui l’a premieremant an gaige la demande et cil la tient à cui elle fu darriens mise an gaige.

+
+
+ Ici dit des raissons des yglises et des autres leus venerables si com est ospitax .xlix. +

Se aucune yglise ou aucuns hospitaus a une actions, ce est .i. demant ancontre aucun home, se celle actions est tex que ne durera outre .xxx. anz, se aucuns hons privez l’eust, l’eglise ne la pert par mains de .xl. anz. Mais par .xl. anz perdent les eglises lor actions fors l’eglise de Rome, car l’eglise de Rome ne pert celle action que .i. autres perdroit par .xxx. anz par mains de .c. anz.

+
+
+ Ici dit quant de tans dure .i. demanz que .i. hons ai ancontre .i. autre puis que plaiz an est commanciez ou autre loial loial randurerancure an est meue .l. +

Se acuns hons a aucun demant ancontre .i. autre d’aucune chose et il le met an plait devant son juge ou an pouoir d’arbitre, ou il fait tel clain et tel rancure com dit la lois, il ne pert puis la soue action, ce est le suen demant par mains de .xl. anz, ou soit que celle accions est in rem ou soit que elle est personax. Et non i est dessevrance ou soit que iciz demanz est de negoce, si com est de vandition, ou soit que elle est de malefaite, si com est de furt ou de rapine, ou de damaige ou de honte. Totes cestes actions durent tant que à .xl. anz puis que plaiz an est meuz.

+

Mais celle ations de dolo non dure mais que .ii. anz, ou soit que plaiz est meuz ou soit que non.

+
+
+ Ici dit esquex homes ne nuit prescricions de .xxx. ou de .xl. .li. +

Prescriptions de .xxx. anz ou de .xl. nuit à toz homes, ou soit que il soient malle ou soit que il soient femelles, ou soit que il soient absens ou soit que il soient presens. Et non i est dessevrance ou soit que il soient privé ou soit que il soient chevalier. Mais à ces qui sunt pupil ne nuit prescriptions de .xxx. anz ne de .xl. anz qui sunt menor de .xiiii. anz se il sunt malle ou de .xii. se sunt femelles, ce est ne nuit prescriptions de .xxx. anz ne de .xl. à nul home demantres que il est pupil ou pupille.

+
+
+ Ici dit quex droiz a cil qui a prescriptions .i. chose d’autre, ce est cil qui ai tenue la chose d’autre par .x. anz ou par .xx. ou par .xxx. ou par .xl. .lii. +

IcilLettrine de 3 lignes de haut et à antennes. doit veer à tranchier l’arbre qui a prescripte une chose, ce est qui a tenue une chose par .x. anz inter presentes à bone foi ou par juste cause, si com est par achat, ou par .xx. anz inter absentes à bone foi ausimant ou par juste cause, il se puet desfandre de toz ces homes qui la m demanderent, ancore fust li sires de la chose qui la demande ou ancore l’ait il an gaige. ¶

+

Icil qui tient la chose d’autre par .xxx. anz ou par .xl. anz, se il a bone foi au commancemant quant il gaaigna la chose, ancore ne l’ot il par bone foijuste cause pourra la defandre de toz homes et pourra la demander de toz homes qui la tanront, ancore fust la chose de celui qui la tient ou ancore l’eust il an gaiges. ¶

+

Se cil qui gaaigne une chose a male foi, ce est que savoit que la chose non ere de celui qui la livra, et il la tient par .xxx. anz ou par .xl., il la pourra desfandre contre toz homes. Mais se il la possession, an aucune guise ne la pourra demander de nul home, mais cil de cui fu la chose ou qui l’a an gaige la porra demander à celui qui la tient ores, si que cil qui la tient ne s’an pourra desfandre que il ne la rande à celui de cui fu, ancore l’ait li premiers tenerres tenue par .xxx. anz ou par .xl., et ancores ait esté cil qui demande la chose par .xxx. anz ou par .xl. que il ne la demanda. Mais ce est voirs se cil qui l’a tenue ne l'a tenue .xxx. anz ne .xl., car se il l’a tenue .xxx. anz ne .xl., il la puet desfandre de toz homes.

+

Mais ce qui est dit que cil qui tient ores la chose que on li demande se puet desfandre de celui qui la gaaigna à male foi se il la li demande, ancore l’ait cil tenue .xxx. anz ou .xl., ce est voirs se cil qui la tient ores ne l’an geta par forceil la doit randre celui qui la demande. Car se il l’an geta par force, il la doit randre à celui à cui il la tout, ou soit que cil à cui il la tout la gaaigna à bone foi, ou soit que il la gaaigna à male foi.

+
+
+ Ici dit de celui qui par mandemant dou juge tient .i. chose par ce que cil qui la tenoit ne vouloit faire droit à celui qui la tient .liii. +

SeLettrine à antennes. je me claim à la poesté de la terre d’aucun home qui tient une chose que je di que soit moie ou que je i aui aucun droit, et la poestez ne me puet faire droit se il est an la terre ou se il est absens, ce est an autre terre, et il li manda .iii. foiz ne pour tot ce ne vuet venir à raison, et pour li tout la possession de celle chose que je demandoie et me met an celle possession droitemant, car cil hons tient la chose droitemant qui la tient par commandemant de juge, se li juges le commande droitemant et non autremant, si com est an icest cas que nous avons dit et an molt d’autres. Mais se cil à cui la poestez tient la possession torne dedanz .i. anz puis que il l’a perdue, et il vuet doner fermance d’estre an plait et doit faire droit com il avoit des avant et je ausimant. Mais se il ne vient dedanz .i. an ou se il vient et il ne vuet faire celle fermance qui est dite desoure, je t’avra la chose si com je fais ne ne la li randra se il ne me prueve cleremant que la chose soit soue ou que il i a tel droit pour quoi + lil lapuisse demander.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par - conjecture

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- Livre 8 -
- Ici dit de interdictis et premieremant dit se uns arbresarbitres d’aucun home nuit à autre quex droiz en est, et ci commance li oatains livres. -

SeLettre ornée de 6 lignes de haut. li arbres de mon voisin pant fore ma maison si que il me nuit, je doi dire à celui de cui est li arbres qui il le taille, si que li arbres ne me tiegne damaige. Et se il ne le vuet faire, la loy dit que je meismes le taille, et tranche à la serre, et que je aie la ligne de l’arbre. Ne cil de cui est li arbres ne me doit veer à tranchier l’aubre ne ne me doit veer la loigne. ¶

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Ancore se .i. aubres pant sour le champ du autre home, icil sor la cui terre pant li arbres pourra tranchier les racines tant que à .xv. piez prés de la terre, et doit avoir la loigne de celui de cui est li arbres, se il le vuet tranchier, ne cil de cui est li arbres ne doit veer à celui sor la cui terre il pant que il ne tranche la racine, si com est dit. ¶

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Se les branches de l’arbre d’aucun home tiegnent damaige à son voisin, si com est se la racine de cel arbre antre sour le fondemant de la maison de son voisin, si que elles li tiegnent damaige et cil de cui est li arbres ne les vuet arraigier, cil à cui elles nuisent les pourra arraigier, et pourra avoir la loigne, ne ne li doit estre veee.

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- Ici dit quant li hoirs puet demander qui li teint .ii. -

IcilLettrine de 3 lignes de haut. à cui taint aucune heritez, ou toute ou une partie, ou par testament ou sanz testament, tantost com il est hoirs aprés la mort de celui cui ere li heritez, pourra demander la possession de l’erité à ces qui la tiegnent sanz titre, ce est sanz juste cause, ou soit que cil qui la tient cuidoit estre hoirs de l’erité et il ne l’estoit, ou soit que il sot bien que il non estoit houirs.

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- Ici dit de interdiction, ce est an quel meniere cil qui est jetez de possession d’aucune chose inmoble puet recovrer la tenoison .iii. -

An icest titre devons savoir quex hons puet demander possession et à cui on la puet demander, et devons savoir quel chose on puet demander par ces raisons, et devons savoir quel poigne doit avoir ciz hons qui giete autre de possession. ¶

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Icil hons qui est jetez de possession d’acune chose immoble que il tenoit puet demander par celle raison la chose qui li fu toute et tot le damaige que i an a.

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Icil hons qui est antanduz que soit jetez de tenoison qui tenoit la chose le jour devant que autres li tossist, se il la tenoit an son nom, et pour celle raison se mes colonus ou mes inquilinus ou autres qui tient une chose de moi sera getez de la possession, non est antanduz que il an soit getez ne la pourra demander. Mais je an cui non ere tenue la chose an suis getez, et pour ce puet la demander par ceste raison. ¶

-

An ces .iii. cas puet par ceste raison cil qui est getez de tenoison d’une chose, ancore ne la tiegne il an son nom, si com est li usufruiz. ¶ Tuerres, ce est cil qui a usufruit an une chose d’autre, ancores cil qui a une maison sour la terre d’autre et qui est apelez superficiarius à cel home, autre sunt qui donent chascun aucune chose et tel qui ne donent riens se non quant il gaaignent la chose puent demander par ceste raison se il sunt geté de tenoison. Ancores anphiteocarius, ce est cil qui tient la chose d’autre par anphiteosim puet avoir iceste demande, se il est getez par force de celle tenoison que il tenoit par forceanphiteosim. ¶

-

Ausimant cil qui tient une chose d’autre pour pris puet avoir iceste demande, se autres hons la gete fors que cil de cui il tient la chose. Mais se li sires de cui il tient la chose l’an giete, ne puet riens dire par ceste raison. ¶

-

Ausimant li colonus ne puet riens dire se li sires l’an giete, car il ne tient la chose an son nom an .i. cas, ce est se li sires pour cui il tient la chose vuet antrer an la chose et cil qui la tient pour lui ne le laisse antrer an la tenoison : se cil de cui est la chose l’an giete puis il est tenuz à lui par ceste raison, pour que cil qui l’an geta primiers l’avoit commancié à tenir an son nom.

-

Non est nule dessevrance quant à ce que l’on puisse demander tenoison par ceste raison, ou soit que l’an nous an giete à armes ou soit que non.

-

Icil qui giete aucun home de la chose que il tenoit est tenuz pour ceste raison, se la chose est immoble, si com est terre ou vigne ou maison, se il l’an geta par force contre sa volenté, ou soit que cil qui les an geta antre an la tenoison, ou soit que i antra autres, ou soit que n’i antra home. ¶

Ancor cil hons qui mande à autre que il getast .i. home de une tenoison est tenuz par ceste raison si com il seroit se il meismes l’an avoit geté. Ancore se aucuns hons giete .i. autre de tenoison pour moi et je l’oi ferm quant je le soi, je an sui tenuz autretant bien comme se je l’an avoie geté.

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Ancore cil hons est tenuz par ceste raison qui fait tant par son mal angin que .i. hons getoit .i. autre home de la tenoison d’aucune chose.

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Icil ancores est tenuz par ceste raison qui retient icel home qui tient une chose an la tenoison de celle chose fore la force, si com est se je tien une maison ou .i. champ et autres m’i retient contre mon gré an icelle maison ou an icel champ. ¶

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Autretex raisons est se il me commande à faire aucune chose ancontre ma volanté an icelle maison ou an icel champ. An ices .ii. cas il la la tenoison pour moi par force et je l’ai perdue, ancore soie je an icelle maison ou an icel champ, et pour ce je la li puis demander par iceste raison autretant bien com se il ne l’an eust geté.

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- Ici dit quant puet demander cil qui est de la tenoison getez  .iiii. -

IcizLettrine i de 4 lignes de haut. hons qui est getez de la tenoison d’une chose que il tenoit, si com est de vigne ou de maison, puet demander la chose dont il est getez, et puet demander le damaige que il a de la tenoison que il a perdue. Et puet demander toutes les choses mobles qui erent an la vigne ou an la maison dont il fu getez, ancore soient elles perdues an aucune maniere per la tenoison. Et soure tot ce puet demander par furt et par rapine les choses mobles qui erent an la terre quant on la li toli. ¶

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Ancore cil qui fu getez de tenoison d’aucune terre puet demander toz les fruiz que il an pourra avoir euz, se il eust perdue la tenoison des cel jour com la li tot. //

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Iciz hons qui giete autre d’une tenoison est tenuz tant que à .xxx. anz pour icelle tenoison, ou soit que il ait la chose achetee à autre ou soit que non.

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- Ici dit quel poine doit avoir cil hons qui gete autre tenoison d’aucune chose .v. -

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui giete autre de possession de aucune chose doit avoir tel paigne : se la chose ere soue dont il giete .i. autre qui la tenoit, il doit randre la chose à celui à cui il la tot, et pert toz ses droiz que il i avoit. Mais se la chose non ere soue, il doit randre la possession, ce est la tenoison, à celui à cui il la tout et doit li doner autretant com la chose valoit. Et ceste raisons ne se fraint par mains de .xxx. anz. ¶

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La loys done pouoir à home se il a tenoison d’aucune chose et an l’an vuet geter que il la deffande. Se on la li tout par force puet la recouvrer par force, se il le fait maintenant. Car tuit home puent deffandre par raison totes les choses que il ont an tenoison quant on les lor vuet todre. Mais se il ne le font maintenant, ne le doivent puis faire, mais doivent la demander par raison devant la poesté de la terre.

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- Ici dit que est force .vii.Dans l’éd. Fitting, le passage constitue le § 3 de la rubrique V. Quam penam debet habere ille qui proiecit alium de possessione. -

Iciz hons est antanduz que fait force qui prant ce que il cuide que on li doie par la soue autorité et non pas par auctorité de juge.

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- Ici dit de icel home qui antre an une tenoison wacue an icelle chose qui adonc ne tenoit nuns ne por soi .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. De ille qui intrauit in uacuam possessionem, id est quam nulius tenebat. -

Se .i. hons prant par s’auctorité la possession d’aucune chose immoble laquel chose non est tenue par home, ce est laquex chose ne tient nuns hons ne par son cors ne par autre, mais est celle possessions vacue, ce est voide, pour ce tost bien que li sires de cui ere la chose ne savoit que elle fust soue, et pour ce que il ere absens, ce est an autre terre et non avoit couraige de torner, ou pour ice ere vacue la possessions que cil qui tenoit la chose est mors sanz hoir et pour ce la chose non est pour cenul home : an toz ices cas est tenuz que cil qui prant la possession per s’autorité, si com est tenuz ciz hons qui tent à male foi une chose d’autre, si que il doit randre la chose et toz les fruiz se la chose fu semee, ou que il an peust avoir eust se la chose fust semee quant elle ne le fu.

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Icelle meismes poigne qui est dite desour doit avoir cil hons qui antre an possession d’une chose que tient ses aversaires quant li aversaires est absens, ce est fors de la terre, ancore antre il an icelle possession par mandemant de juge, se cil adversaires ne fu apelez .iii. foiz à plait si com dit la loys.

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Tote iceste raisons qui est dite desoure ne se pert par mains de .xxx. anz.

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- Ici dit quex droiz est si aucuns destorbe la possession d’autre si que il ne laisse tenir an paix ce que il tient .viii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. Si aliquis disturbat possessionem alterius ita quod non dimittit illum tenere in pace illud quod tenet. -

Se je tien une chose immoble, si com est .i. champs ou une vigne ou une maison, et aucuns hons me destorbe icelle possession, ce est ne me laisse tenir an pais ce que je ai et tien, ne me giete hors de la possession mais m’an met an travail, si com est se il ne me laisse bautir ne planter ne semer, pour ce que il dit que la chose soit soue. ¶ Icil hons est tenuz par icelle raison qui est apelee interdictions in possidens, que il me avient tot le damaige que je ai par icelle pé destorbé que il m’i met.

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Et ceste raisons a leu ancore tiegne je icelle chose par force d’un autre ou an repost ou par pris sol que je ne la tiegne de celui qui me met an plait par force ne an repos ne par pris. Mais se je la tien par force ou an repost ou par pris de celui qui la me destorbe, non i a leu icelle raison.

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Iceste raisons ne dure outre .i. an util.

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- Ici dit de superficiari, ce est de celui qui ha une maison sor la terre d’autre .ix. Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. De superficiario, id est de illo qui habet domum in terra alterius. -

LiLettrine de 3 lignes de haut. superficaris, ce est cil qui a une maison bastie sor la terre d’autre par la volanté de celui de cui est la terre, puet desfaire icelle maison de touz homes, se il ne tient icelle maison à force ou an repost, ou par pris de celui qui li mut le plait. Et puet la deffandre de celui de cui est la terre, se il li a paié ou se il li est aprestez de paier ce que il li doit doner de la terre. ¶

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Iciz hons qui muit plait sanz raison al superficiari del bastemant que il a fait sor la terre d’autre li doit amander le damaige tout que il a pour ce que l’an ne li laisse tenir an pais. ¶

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Iciz hons est apelez superficiaris qui a une maison bastie sus la terre d’autre et done chacun an à celui de cui est la terre .i. cert loier, si com est .xii. deniers ou .ii. souz ou plus ou mains.

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- Ici dit de precario, ce est de celle chose que aucuns hons laisse tenir à autre por proiere ou por amors .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. De precario, hoc est de re quam aliquis dimittit tenere alii per preces et pro amore. -

Or redisons quex choses puent estre donees et laissiees à autre precarie, ce est par priere et par amour, et disons quex hons puet demander la chose qui est donee à autre par priere et à cui elle puet estre demandee, et quel poigne doit avoir cil à cui est laissié la chose par priere, se il ne la vuet randre tant que il la rande par jugemant. ¶

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Totes choses puent estre laissiés à autre par priere, et moble et non moble et servituz, si com est se .i. hons me proie que je li lais mettre .i. suen marien an mon mur, ou se il me proie que je laisse aller par mi mon champ. ¶

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Iciz hons qui proie autre que il le lait tenir et user une chose par priere, si com est .i. champ ou une vigne ou une maison ou autre chose, la puet retenir et user an demantres que i est la volanté de celui qui li laissa et non plus. Et pour ce, ancor fust dit .xl. et convanté antre aus que il tiegne la chose tant que à certain termine, si com est tant que à .v. anz ou à .x., ne la pourra il pour ce retenir quant elle li est demandee que il ne la rande à celui qui la laissa par priere, se bien non est compliz li termes qui fu an couvant. ¶

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Icil hons qui laisse par amour tenir une soue chose à autre sanz priere puet demander celle chose à autre quant il vuet, et puet la demander ses hoirs aprés sa mort à celui à cui il la laisse tenir et à ses hoirs.

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Et se cil à cui la chose fu laissié par priere ne la vuet randre quant l’an li demande et retient la tant que juges an ait doné jugemant, il doit randre la chose et doit amander le damaige tout que cil an a qui l’a laissé tenir, et tout le preu que cil an avra qui la li laissa, se elle li fust randue quant il la li demande li doit estre amandez ausimant, et soure tot ce li doit randre ausimant autretant com la chose vaut. ¶

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Icil hons qui tient une chose d’autre par priere ne se puet deffandre par nul tans que il ne la rande à celui qui la li laisse tenir. Autretex droiz est des hoirs de celui qui tient la chose par priere, car li hoirs la tient viciosemant.

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- Ici dit des maisons .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. De domibus. -

Cil hons qui a une maison mal estant la doit refaire et amander pour que li veue de la vile ne soit plus laide, car quant les maisons sunt belles an la vile, la vile an est plus belle. ¶

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Se .ii. home ou plus de .ii. ont une maison communal et celle maisons a mestier de refaire, il la doivent refaire tuit ansamble, et chascuns an est destrainz par la soue partie. Et se aucuns des compaignons ne vuet refaire la maison par la soue partie, et .i. des compaignons la refait toute, li autre compaignon la cui partie est refaite doivent randre à celui qui la refaite la maison dedanz .iiii. mois tot ce que il despandi pour la p lor part, et soure tot ce doivent il doner gaiges de chascun souz .i. d. le mois. Et se aucuns des compaignons ne voudra faire ce dedanz les .iiii. mois, il pert la soue part de celle maison, et celle pars doit estre de celui qui l’a refaite et cil la poura se il la tient, et si autres la tient pourra la demander.

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- Ici dit de gaigiere.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. De pignoribus. -

Or redisons des pignores, ce sunt gaigieres. An pignores doit l’an savoir an quel guise la chose puet estre anliee par gaigiere, et an quel guise la chose qui est an gaige se puet delivrer, ce est qui est de pignore. ¶

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La chose puet estre obligié par gaige soulemant par consantemant, ce est se aucuns hons me convante que une soue chose soit mes gaiges, icelle chose me sera obligié maintenant par gaigiere, ancores ne me dont il la tenoison, ou soit que faiz an est escriz ou soit que non. Et je à cui la chose fu mise an gaiges la pourrai demander où que je la truisse, se l’on ne me paie la dette par quoi je l’ai an gaige, ou soit que la chose qui est mise an gaiges est livree ancore ou soit que non, bien vaut la gaigiere. ¶

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Gaigiere une est general, autre est especial. Icelle pignore est general quant aucuns hons met an gaiges tot ce que il a et que il avra ça devant, et vaut bien ciz convenanz. ¶

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Icelle gaigiere est especiaus quant on dit : « Je te met tel chose qui est moie an gaige », ou que on dit : « Sor tel maison qui est moie me preste .c. souz ou .x. livres. ».

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- Ici dit commant se puet delivrer la chose qui est an gaiges  .xiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. Quomodo potest liberari res que est in pignore. -

La gaigiere se delivre an maintes guises, ce est la chose qui est mise an gaige ist de pignore an molt de manieres. Se li creerres vuet que la chose que il a an gaiges soit delivree et il le dit, la gaigiere est soute et delivré par sa volanté et par son consantemant solemant. ¶

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Se li creerres voit que li deterres mette an gaige à autre la chose que il avoit an gaige, ou se il la li voit vandre à autre ou aliener an autre guise et il n’an dit riens, il pert la gaigiere, se il cuide pour ce perdre son droit. Mais ancore voie il vandre la gaigiere ou aliener an autre guise, et cuidoit pour ce que il non i perdit son droit, ne se delivre la gaigiere ausimant, com elle ne seroit delivree se li creerres la laissoit aliener an tel covenant que il ne i perdist son droit.

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Ancore se il est doute de une chose se elle est an gaige ou non, et sera donez jugemanz de non quant li dettes jurera que la chose ne soit an gaiges, icelle sera delivree.

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Ausimant se deliverra la chose qui est an gaiges, se li deterres paia tot ce pour quoi est la chose an gaiges, ou se il done autre gaige au creour, ou se il li an done fermance, se ce fu dit antre le creour et le detour quant il li dona le gaige ou la fermance que li autres gaiges fu delivrés. An autre guise ne sera delivrés, ce est se non fu dit antre aus que elle fust delivré, ainz sera anliee la premiere gaigiere ou la fermance ou la gaigiere que il li dona puis.

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Mais se li creerres qui a une chose an gaige demande au detour l’avoir pour quoi il l’a an gaige, et li juges li mande que il paie ce que on li demande, la gaigiere ne sera delivré ne la fermance, se elle i est tant que li deterres ait paié tout le dette. ¶

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Se li creerres demande sa gaigiere à aucun home qui la tient, et cil qui la tient li vuet paier tot son avoir que il a sur la gaigiere, ne li est destrainz de randre la gaigiere, ou soit que cil qui tient la gaigiere soit li deterres meismes, ou soit que il est autres hons.

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Mais se il est autres hons fors que li deterres qui tenoit le gaige, et paie au creor, si com est dit, il non est contraiz de randre la gaigiere au detour, se il la li demande tant que li detteres li ait paié tout ce que il paie droitemant pour lui à la gaigiere, et tout le gaaig de tant de chatel com il paiast pour le detour. Mais se il paia au creor aucun gaaig pour le detour de cel detogaaig, ne doit avoir gaaig.

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- Ici dit quex chose doit estre contee an dette quant li detteres vuet reambre son gaige .xiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII.Quid debeat creditor computare pro debito, quando debitor uult recolligere pignus. -

LaLettrine de 3 lignes de haut. missions que li creerres fait an la gaigiere doit estre contee an iceste dette qui est sour la gaigiere, se la missions est tex que est necessaire ou utils. ¶ Celle missions est necessaire sanz laquel la chose seroit affolee ou ampirié. ¶ Icelle missions est utils par que la gaigiere s’amande, mais non seroit afolee ne ampirié ancore non fus faite icelle missions et totes ices missions, ce est la necessaire et li utils, doit randre la dette au creor, se il vuet que la gaigiere soit delivré.

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Ancore li creerres doit conter an son dette tout ce que il a trait de sa gaigiere et que il an pourroit avoir trait se il vousist fors des missions que il i fit, si com est an arer et an semer et an recoillir le blef ou an autre guise.

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- Ici dit quel garde doit avoir li creerres de la chose que il a an gaige .xv.Ms. : Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV.Quam custodiam debet habere creditor de pignore. -

Se li creerres tient la chose qui li est mise an gaige, il la se doit garder autretant bien com il garderoit les soues choses. Et se la chose s’afole ou s’ampire pour son mal angin, ou par sa colpe ou par le mal angin de sa maignie, il la doit amander. Mais se la chose s’afole ou ampire an autre guise, ne la doit amander li creerres. ¶ Ausimant se li gaiges se pert par aucune avanture ou par force del seignor ou elle s’ampire , non est tenuz li creerres, et pour ce ne pourra li creerres mains demander son avoir que il a pour la gaigiere se ne fu mis an convant antre aus, se la gaigiere se perdit, que li creerres dperdit l’avoir que il avoit desoure. ¶ Causus fortuitus, c’est cil devenemanz dont on ne se puet garder, si com est terre tremels, feus et ruines. Vis maior, ce est icelle force à cui on ne puet contrester, si com est ire de cité ou de toute ou de la maior part de la terre. Se la gaigiere se pert par cestes causes qui sont dites, non i doit avoir damaige li creerres, et pourra il recovrer son avoir, se autre convenance non i fu, sol que il non i eust colpe.

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- Ici dit pour quoi les choses de mon detour sunt obligiés à moi pour gaige sanz nul convenant autretant bien com se il les m’eust mises an gaiges .xvi.Ms. : Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quando res debitoris mei sunt michi obligate pro pignore sine omni convencione. -

Maintes foiz avient que les choses de mon detor sunt à moi obligiés pour gaigiere tacitelmant, ce est sanz nules convenances, si com est an ices cas : se aucuns hons me met an gaige .i. suen champ ou une vigne, tacitelmant me sunt angaigié tuit li fruit qui sunt adonc an cel fruitchamp ou an celle vigne ou que il naitront tant com je l’aurai an gaige. ¶

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Ancore se tu me met an gaige une toue ancelle, li fiz qui naitra puis de li me sera obligiez pour gaige tacitelmant, ancore non i fust riens dit. ¶

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Se je loie une moie maison à toi, toutes les choses que tu metras an la maison me seront obligiés pour le loier de la maison, ancore ne fust dit riens de celles choses quant je te louai la maison. Mais se je te louai une moie terre, icelles choses que tu porteras an la terre pour tenir icelles, si com je le serai, seront moies pour gaige tacitelmant pour le loier de la terre, et non autres. ¶

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Les choses de celui home qui est tuerres d’aucun pupil ou d’aucune pupille sunt obligiés au pupil et à la pupilleSaut du même au même., se li tuerres non aministre si com il doit. Ancores les choses de celui qui est tuerres d’autre sunt obligiés tacitelmant à celui de cui il est curerres. ¶

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Se aucune fame est tutrix de ses anfanz et puis que elle ancomance icelle baillie et elle vuet panre autre mari, elle doit premieremant demander autre tutor à ses anfanz se il sunt pupil, et doit randre raison de ce que elle amenistre, et se elle doit riens à ses anfanz de celle baillie, ice doit randre premieremant, et puis, se elle vuet, puet panre autre mari. Et se elle prant mari fors an iceste qui est dite, totes les choses de la fame et les choses de cel mari que elle panra seront obligiés tacitelmant par pignore que elle tient. ¶

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Se aucuns hons ou aucune fame promet douaire pour soit pour aucune fame, totes les soues choses sunt obligiés tacitemant pour gaige à celui à cui fu promis li doalises tant que li soit paiez.

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Ancore les choses del mari sunt totes obligiés pour gaige à la moillier pour douaire et randre quant sera deffaite la meillorance, se non i fu faite autre covenance par raison.

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Ancore les choses del pere sunt obligiés tacitelmant al fil pour gaige pour les choses qui partient au fil de par lor mere qui est morte. Autretex droiz est de par la mere, se li peres muert avant que la mere.

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- Ici dit se aucuns hons met an gaiges aucune chose d’autre, se li gaiges vaut ou non .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. Si aliquis mittit in pignore rem alterius. -

Nuns ne puet mettre an gaige la chose d’autre sanz la volanté de celui de cui elle est, et si on le fait, ne vaut la gaigiere, se cil de cui est la chose ne la puis fermer fors an ices cas, si com est tuerres ou curerres. Car se ce est, li tuerres ou li curerres pueit mettre an gaiges la chose de celui de cui il sunt tutor ou curour, si fu tornez l’avoir que il mallevent sor le gaige an prou et an l’afaire de celui de cui est la chose que il mettent an gaiges. An autre guise ne vaut li gaiges. ¶

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Autretex droiz est dou procurour qui met an gaiges la choses de celui de cui il est procurerres, car li gaiges ne vaut se cil de cui est la chose ne mande que sa chose fust mise an gaiges ou se il ne l’ot ferm quant il le sout, ou se l’avoirs que il malleva desoure ne torne an l’afaire de celui de cui il est procurerres. ¶

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Se je met an gaiges une toue chouse, si que tu le voies ou que tu le saiches, et cil qui la prant an gaiges cuidoit que elle soit moie, bien vaut li gaiges, se li creerres le tient, ancore ne deisses tu que je le meisse an gaiges tant que on li ait paié ce pour quoi il l’a an gaiges. ¶

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Se je met an gaige une chose d’autre, ancore ne vausist li gaiges adonc, se la chose an devient puis moie an aucune maniere, bien vaudra li gaiges, si com est se je achat la chose que je oi mis an gaige de celui de cui elle est mise, je devien ses hoirssers

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- Ici dit quex sunt celles choses qui ne puent estre mises an gaiges et se on le met ne vaut .xviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Que res non possunt mitti in pignore. -

LaLettrine de 3 lignes de haut. chose qui est sacree ou sainte ou religiouse ou hons frans, totes icelles choses ne puent estre mises an gaiges.

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Se aucuns hons met an gaige tot ce que il a et que il pourra gaaignier, bien vauz iciz convenanz, et sera tot ce que il a et que il puet gaaignier obligié par gaige, fors icelles choses dont on ne fait à croire que il les meist an gaige, si com est son vestir qui li a mestier, et si com est .i. suens sergenz qui est ses sers, ou une soue fille qui est s’ancelle, et si com sunt buef et si ser qui sunt bouviers et les autres choses qui li ont mestier à labourer sa terre : que totes icelles choses ne sunt à croire que il les mesist an gaiges, se il ne dit par nom que elles fussent an gaige.

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- Ici dit se une chose est mise an gaiges à .ii. homes ou à plus de .ii., quex i a meillor droit .xviii..xviiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Si un ares est missa in pignore duobus hominibus. -

Se une chose toute est mise an gaige à .ii. homes ou à plusours : se elle lor fu mise an tans, tuit i ont igal droit an gaige ancontre autres homes, ou soit que il li tiegnent. Mais se il plaidoient antre lour, ce est se li gai.i. tient le gaige et li autres le demande, cil qui tient i a meillour droit et puet et puet retenir tout le gaige, se on ne paie tout ce pour quoi il a le gaige. Mais se une chose est mise an gaige à .ii. homes communalmant, chascun puet demander la soue part del gaige, et au compagnon qu’a l’autre part del gaige et aus autres homes. ¶

-

Se une chose est mise an gaiges à .ii. homes an divers tans, ce est premieremant à l’un et puis à l’autre seuremant, cil i avra meillor droit à cui la chose fu premieremant mise an gaiges, et cil la puet demander à toz homes qui la tienent, se on ne li paie ce pour quoi il l’a an gaiges. ¶

-

Se cil qui prest une chose an gaige aprés moi laquel je avoie premieremant an gaige et il tient le gaige, je le li puis demander, se il ne me vuet paier ce pour quoi je ai la chose an gaige. Et ne li paierai riens de ce que il a sour le gaige, se je ne le vueil.

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Mais se je tien icel gaige et cil qui l’a puis an gaige me vuet paier tout ce que je ai desoure, je li doi randre le gaige, fors que ne li an ai à respondre. Et se je ne vueil randre le gaige quant il me vuet paier ce que je ai desoure le gaige, et il pait an l’iglise ce que je ai desoure le gaigeSaut du même au même. ou il pait là où la poesté de la terre le mande, il me pourra demander le gaige, se il le vuet et je le li doi randre.

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- Ici dit quant cil à cui une chose est mise an gaiges a meillor droit que cil qui l’avoit avant an gaige .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX.Quando secundus creditor habet meliorem dricturam in pignore. -

Tex fois est que cil à cui la chose est mise an gaige darriennemant i a meillor droit que cil à cui elle fu mise premieremant an gaige, si com est an icest cas. Tu mesist an gaige à aucun home tot ce que tu avoies et que tu gaaigneroies : bien vaut iceste gaigiere, si com est dit desoure. Mais ancore se je te doig puis .xxx. souz pour acheter une chose an tel covant que celle chose que tu doiz acheter soit mes gaiges pour les .xxx. souz, et cil à cui tu avoies mis an gaiges tot ce que tu avoies ou que tu gaaigneroies avront an gaige icelle chose que tu achetas de ces .xxx. souz, et ancor soit cil premiers an la gagiere à cui tu avoies mis an gaiges tot le tuen, je avrai meillour droit an icelle chose pour gaigiere, ou soit que je la demant à celui ou soit que je la tien et il la me demande. Et ce avient pour ce que la chose fu achetee de mes deniers. ¶

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Autretex droit est se je te croi mon avoir pour refaire ou pour armer aucune chose, si com est une maison ou une nef laquel tu avoies avant mise an gaiges Le § 1 est sensiblement plus court que chez l'éd. Derr et Fitt.. Ancore se aucuns hons avoit une toue nef an gaige et je te prestai avoir pour conduit de noitoniers et pris icelle nom an gaiges, je i avrai meillor droit que non avra cil qui la livra premieremant an gaiges.

-

Ancore se tu avoies des toues choses mises an gaiges qui erent an une nef qui ala à Genne, et je te prestai avoir pour paier le loier que tu devoies à la nef et prist icelle chose an gaige, je i avrai meillor droit que cil qui les ot premieremant an gaige. ¶

-

Autretex droiz est se je te prestai avoir pour paier d’une beste que tu avoies louee pour pourter une chose que tu avoies mise an gaiges à aucun home et je pris puis an gaiges icelle chose pour cel avoir que je te prestai dont tu paies le loier de la beste. ¶

-

Se je achetai une chose d’avoir que tu me prestas d’un pupil ou d’une pupille, icelle chose sera obligié au pupil ou à la pupille pour gaige sanz nul convent, et avra il meillour droit que nuns autres à cui je avoie mis an gaiges tot ce que je avoie.

-

Se tu voloies mallever avoir de moi, et tu me meisses aucune chose an gaiges avant que preisses icel avoir de moi, tu mesis icelle chose an gaige à autre et tu presis de moi cel avoir pour que tu le m’avoies mis an gaiges : icil i avra meillour droit qui te presta premieremant l’avoir, ancore eusse ge premieremant presté l’avoir, et ancore eusse je premieremant la chose an gaige.

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- Ici dit de dete, ce est de douaire .xxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. -

Se aucune fame demande son douaire, elle a meillor droit es choses de son mari que tuit cil home à cui cil mariz doit riens, ancore donast elle icel douaire tout darriens à son mari, ce est puis que tuit cil à cui est deterres li presterent ce que il lor doit. Mais se aucuns hons a donees moilliers et les a droitemant donees, et li mariaiges est partiz et les fames demandent lor doalise, ou elles ou li hoirs à son mari, se il est vis, ou à ses hoirs, la premiere moilliers avra meillour droit de demander son doaire, se les choses que la seconde moilliers dona an doaire ne parusent, car adonc la seconde moilliers porra demander les choses qui furent soues.

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- Ici dit an quel guise aucuns hons puet avoir icel droit que avoit li premiers creerres .xxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Quomodo aliquis potest habere illam diricturam quam habebat prior creditor. -

Se acuns hons me doit deniers ou autre avoir et tu an as aucune chose an gaige, et cil dettes pour quoi tu as le gaige te sera paiez de tues deniers ou de mon autre avoir, icelle gaigiere est delivree de toi, et je de cui avoir tu es paiez succederai an .i. leu que je avrai an la gaigiere icel droit que tu i avoies des avant se je fis tel convenant au detor que te paist de mes deniers quant je li crei icel avoir que je eusse icel droit an la gaigiere que tu avoies, et non an autre guise.

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Autretex droiz est ancore ne croisse ge l’avoir à celui qui le te devoit, mais je le paiai à toi ou à autre par ta volanté, et fu tex convenanz antre moi et toi quant je te paiai que je eusse cel droit an la gaigiere que tu i avoies. An autre guise non i avrai droit.

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- Ici dit quex droiz est se li creerres ou li deterres vant le gaige .xxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. Si creditor vel debitor vendit pignus. -

Se li creerres vant la chose que il a an gaiges droitemant et la chose fu de celui qui la li mit an gaiges, cil qui achate cel gaige an sera sires de maintenant, ancore ne fust sires cil qui la li vandit, se li creerres qui la li vandit fu premiers creerres, ce est se il fu tex creerres qui ait meillor droit an la gaigiere vaut la gaigiere droitemant et li deterres ou autres creerres. ¶

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Se cil creerres qui a meillour droit an la gaigiere vant la gaigiere droitemant, et li deterres ou autres creerres qui a la chose an gaige aprés le premier demande la gaigiere, icil qui achate le gaige non est destrainz par raison que il li rande, ancore soit aparilliez cil qui la demande de randre tot le pris que il li dona. ¶

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Se il sunt .ii. home qui ont une chose communal, bien puet li .i. d’aus mettre la soue part an gaige, ancore ne le vueille li autres compainz. ¶

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Li creerres puet bien vandre la chose que il a an gaige, ancore ne le vueille li deterres. ¶

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Se je ai an gaige une chose ou .ii. pour aucun dette, je les pourrai vandre, ancore me soit paié li plus granz parz del dette, se li deterres ou autres pour lui non est garniz de paier à moi tote la dette pour quoi je ai le gaige. ¶

-

Autretex droiz est des hoirs de mon detour qui mettent an gaige une chose ou .ii., car, ancore me pait .i. des hoirs la soue part dou dette, je puis bien vandre toute la gaigiere, se li autre hoir ne me paient toutes les lour parties, ou ne sont garni de paier. ¶

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Se li deterres paie ou il est garniz de paier la dette pour coi il a mis une chose an gaige, li creerres la puet vandre, et se il la vant, ne vaut icelle vandicions. ¶

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Se li deterres aliene la chose que il a mis an gaiges sanz la volanté del creor, vaut bien celle alienations, et la chose an devient de celui à cui il la dona, se elle ere del detour. Mais ancores le droit que li creerres avoit an la chose, ce est el gaige, ne se pert, ainz pourra li creerres demander icelle gaigiere à celui qui la tient, se il ne vuet paier le dette pour quoi la chose est an gaige. ¶

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Se li creerres vuet demander le gaige à celui qui le tient, se li deterres ou ses hoirs la tient, li creerres puet demander le dette, se il vuet, au detour ou à son hoir qui tient le gaige. Et se il vuet demander le gaige, puet le bien faire quant il vuet, se cil non est aperoilliez de paier le dette. Mais se .i. autres hons estranges tient le gaige, ne li puet demander li creerres tant que il se soit tornz au detor et à sa fermance.

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- Ici dit que li creerres puet mettre an gaiges à autre la chose que il a an gaige .xxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Creditor potest inpignorare rem quam habet in pignore alii. -

Se je ai une chose an gaige, je la puis mettre an gaige à autre par autretant d’avoir com je ai desoure, ancore ne fust convenancié quant je pris le gaige de mon detour. Et se mes dettes paie à moi ou à celui à cui je mis la chose an gaige, ice pour quoi je ai le gaige, li gaiges ert delivrés de moi et de celui à cui je le mis an gaige.

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- Ici dit quant li creerres qui a une chose an gaige la puet vandre .xxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV. Quando creditor potest uendere pignus. -

Se je ai an gaige une chose et li dettes ne me sera paiez à cel jour qui fu convenant , je pourrai vandre le gaige, s’il fu dit antre moi et le detor que je li pris le gaige que je le pusse vandre, se mes avoirs ne me fu paiez à cel jour qui fu an convent. Mais se ce ne fu dit antre moi et lui que je peusse vandre le gaige, ne le pourrai vandre tant que soit passez li jours que je doi estre paiez et puis .ii. anz aprés. Et aprés les .ii. anz je doi à mon detor dire devant bons homes que il me pait et que il me reaimbe son gaige, ou je le vandrai. Et se il ne liereaint adonc, je le pourrai bien vandre. ¶

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Se li creerres qui vuet vandre .i. suen gaige trueve nul home qui l’achat, il le puet retenir à soi par l’autorité de l’ampereor, ce est se il dit à l’ampereour que li consante à avoir icel gaige que il ne trueve qui l’achat. Se l’ampereres ne li consant, an autre maniere ne pourra avoir le gaige sanz la volanté del detor. Et ancore li consantist li ampereres, bien pourra la dette recouvrer la soue chose dedanz .ii. anz, se il vuet paier au creor tot le dette et le gaaig et il vuet amander tot le damaige que il a pour ce que il ne paia au jour qui convenanz antre eux.

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- Ici dit quex droiz est se li creerres vant la chose que il a an gaige ou plus ou mains de son dete .xxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Creditor potest inpignorare rem quam habet in pignore alii. -

Li creerres doit vandre la chose que il a an gaige par bone foi, et se il la vant moins que non est, ses dettes puent ancore dire au detor que il li paioit ce que li faut de son dette, car li deterres non est ancores delivrés, ancore soit vanduz li gaiges. ¶

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Se li creerres vant le gaige que il ai an gaiges plus que non est ses dettes, il devra randre au detor le plus. Et se il despant ce qui est plus de son dette, il le doit randre au detour et l’an doit doner gaaig selonc les usaiges de la terre, se cil usaiges non est contre loi, se i deterres est tex hons que seut panre gaaig de son avoir. Autretex droiz est ancore ne le despandit li detcrerres - ce que ere de son dette quant il vandi le gaige, se il fu an antandemanztardemanz de randre ce an detour. An tardemant est antaduz que il soit se il ne li randoit quant le li demande. Mais se li creerres presta à autre ce que li remest de son dete de la vandue del gaige, ille doit randre au detor et le gaaig que il ll an prist d’autre. ¶

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Se li creerres vandi la chose que il me avoit an gaige et li deterres dit que elle non fust vandue droitemant, li creerres - an doit jurer que il vandit icelle chose tant com il pout sanz angin. Et puis que il avra juré, doit randre au detor ce que il prist del gaaige outre son dette. ¶

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Mais se li creerres retient le gaige à son oes, si com est dit desoure, li juges doit esgarder se li gaiges vaut mains ou plus que non est li dettes. Et se il conoit se li gaiges vaut plus que non est li dettes, doit faire randre au detour tant com li gaiges vaut mains del dette. ¶ Et se li juges conoit que li gaiges ne vaut tant com est li dettes, il doit faire paier au creour tant com li gaiges vaut mains del dette. ¶

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Se li creerres vant la chose que il a an gaige pour mains que il ne vaut, et il le fait par angin ou par sa colpe, il le doit amander au detour. Mais la vandicions ne se deffait pour ce, ou soit que li creerres l’amant au detor, ou soit que non, fors an icest cas : quant li creerres qui vant le gaige fait angin an la vandicion. Car adonc se puet desfaire la vandicions del gaige, se li deterres est garniz de paier à l’acheteour del gaige le dette et le gaaig, et pourra li deterres recouvrer le gaige et les fruiz de celui qui l’achate. Mais ce est voirs que la vandicions se deffait del gaige, se li creerres ne puet amander au detour l’angin lia quel il fist an vandre le gaige, et cil qui achate le gaige sot l’angin que fit li creerres an vandre le gaige. Iciz hons fait angin qui a son esciant vant le gaige pour mains que il ne vaut ou pour amour de celui qui l’achate ou par ire que il a an detor ou par autre chose.

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- Absence de rubrique. Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. Si creditor fecit talem conuencionem omni debitori quod uenderet pignus, si non pagaret usque ad certum tempus. -

Se je te mis une chose an gaige et quant je te mis icel gaige fu tex convenanz antre moi et toi que li gaiges fust tuens se je ne paiasse au termine qui fu mis antre nous, pour ce ne sera tues li gaiges, car cil convenanz ne vaut, ainz fu contre loi et autretel droit avras tu el gaige com tu i avroies, se cil convenanz ne fu faiz et non autremant.

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- Ici dit que celle chose dont est plaiz ne doit estre aliené puis que plaiz en est commanciez tant que il soit feniz .xxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. Res de qua est placitum inceptum non debet uendi. -

Se plaiz est commanciez antre moi et toi d’une chose immoble ou d’aucun avoir, tu qui me tiens an plaiz me doiz aliener icel droit que tu doies avoir antre moi et toi, et se tu le faiz, cil à cui tu aliene icel droit n’an pourra riens demander contre moi, mais li plaiz doit estre tenuz tant que à la fin, ausimant com se tu non eusses doné ton droit à autre. ¶

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Ancore se cil à cui tu meus plait d’aucune chose, ou moble ou immoble, ne doit aliener celle chose dont est li plaiz puis que li plaiz est commanciez. Et se il le fait, poigne an est ordenee, et cil qui l’aliena et cil qui le recevra an aucune guise. La poigne est tex : se cil qui reçoit ceste chose savoit que li plaiz an ere meuz, il pert la chose et le pris que il dona an la chose, ce est ne le pourra recouvrer, et ce doit avoir li fisco, et pourra li fisco ce demander à celui qui aliena la chose et autretant d’autre.

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Mais se cil qui prist la chose ne savoit que plaiz an fust meuz, ne doit avoir poigne, mais doit randre la chose, se il l’avoit receue, et pourra recovrer le pris que il dona an la chose de celui qui l’aliena, et puist tant com est la tierce part del pris. ¶

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Tex fois est de la chose dont est plaiz puet estre alienee, si com est pour doner an doalise ou an espousalice ou si com est par division, se la chose est communax antre .ii. homes ou plus.

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- Ici dit des stipulacion, ce est de celles obligations qui se font par paroles, ce est de promissions que .i. homs fait à autre .xxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVIII. De promissionibus quas facit unus alii. -

Or redisons dess stipulations. Molt de choses doivent estre esgardees an stipulation pour que elles voillent. Premieremant devons savoir que est stipulations, et an quel guise se fait. Et doit on savoir quel persone est cil qui demande la promission et quex est icelle persone qui promet, ce est qui fait promission. Et doit on savoir de quel chose fait l’on promission, et quex est celle persone, et pour quel chose on la fait. ¶

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Stipulations est quant je demant à aucun home an iceste guise : « Pierres, feras tu iceste chose ? », et il me respont : « Sire, si ferai ». Ou se je di : « Pierre, donras me tu .c. souz ? », et il me respont : « Sire, si donrai ». Car bien est stipulations se il me respondra de ce dont je li demant et il est obligiez à moi de ce que je li demandai et que il me promist se non i est aucune juste cause pour quoi il ne me doie estre anliez, si com nous dirons avant. An iceste maniere que nous avons dit se fait stipulations. ¶

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Stipulations puet estre faite puremant, ce est sanz retenemant, et puet estre faite à jour et à condicion, ce est à retenemant. ¶

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Quant stipulations est faite puremant, ce est sanz retenemant de maintenant, puet demander ce qui est promis, si com est se je di à .i. home : « Promez me tu que tu me donras .x. souz sanz autre retenemant que je non i met », et il me respont que il les me donra. ¶

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Promissions qui se fait à jour se fait an iceste guise, quant je di à cel home : « Donras me tu .i. tel avoir ? » ou : « Feras me tu tel chose tant que à la Saint Michié ? », et il respont que il le fera. ¶ Quant aucuns hons promet à doner ou à faire aucune chose à .i. cert jour, si com est à la Saint Michié, ne li puet estre demandee par raison tant que à cel jour.

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An condicion, ce est an retenemant, se fait promession an iceste guise, quant je demant à autre an ceste guise : « Donras me tu .x. s. s’il pluet demain ? », et tu dies oïl. Autretex droiz est se je di : « Feras me tu tel chose ou prometres moi tel chose s’il pluet demain ? ». Ice que tu me promez à doner ou à faire à condition et, ne te puis je demander avant la condicion.

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- Ici dit à quel persone on puet faire stipulacions, ce est promession, et quex se puet anlier par promission .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. Cui persone potest esse facta promissio, et que persona potest se obliguare per stipulacionem. -

La persone de celui qui demande la promission et de celui qui promet doit estre tex que non soit veez de demander promission ne promettre ne par nature ne par droit. Par nature est vee de faire promission et de demander promission à ces qui font anfant ou qui sunt prés d’anfance, si com sunt cil qui ont .viii. anz ou .vii. Ancore li sors ou li muz et cil qui non est bien an son san sunt getez par nature de faire promession à autre.

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Par droit est vee de faire promission à autre icil qui non a droit de gaaignier icelle chose qui non est promisse.

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Se celles persones que nos avons dites font promissions à autre ou autres à aus, ne vaut icelle promission. Tuit autre home fors icil puent promettre à autre, et puent recovrer promission d’autre, se non est autre raisons ancontre.

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Une chose devons savoir : que cil à cui on fait la promission et cil qui la fait doivent estre an presant an dui, si que li .i. avoient l’autre. An autre maniere ne vaut la promissions. ¶

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Icil hons qui demande promission la doit demander à son oes, an autre maniere ne vaut la stipulacions. Car nuns hons ne puet demander mission ne convenance avec autrui et se il le fait ne vaut, se non est an icel cas, si com est se aucuns hons demande promission pour son pere ou pour son avi an cui pouoir il est. Ancore se sers demande une promission, icelle promission sera del seignour. ¶ Autretex raisons est se .i. sers se fait promettre de doner une chose à cel home qui est an pouoir de son seignour. Il gaaigne iceste obligacion à son seignour et vaut icelle obligacions autretant bien com se li sires l’eust demandee.

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Mais se li peres se fait promettre aucune chose à aucun home de doner ou de faire à son fil, il gaaigne icelle obligation à soi meissmes autretant bien com se il l’eust demandee à son oes. ¶ Autretex droiz est se li sires fait promettre .i. home de doner ou de faire aucune chose à son ser, car il gaaigne icelle obligation à son oes, et pourra demander autretant bien ce qui fu promis com se il fust promis à lui meismes. ¶

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Dans l’éd. Fitting, les §§ 7-9 constituent les trois premiers § de la rubrique XXX. Se je demant une stipulation ou nom de mon procurour, bien vaut icelle stipilations, si com est an iceste guise : « Pierre, promet moi que tu me donras .x. souz à .i. tel home qui est mes procurerres ? », et tu dies : « Sire, je le promet, ou je li donrai ou je li ferai », je pourrai autretant bien demander ices .x. souz, se tu les eusses donez à moi. ¶ Autretex droiz est se je demant à autre an iceste guise : « Pierre, donras tu .x. souz à Martin, que je li doi ? », et il me respont que il les li donra. Autretex droiz est se li tuterres ou li curerres se fait promettre de doner ou de faire aucune chose qui est an sa baillie, ce est à son pupil ou à son adulte.

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Autretex droiz est se li procurerres fait promettre à aucun home que il donra aucune chose à celui de cui il est procurerres, si com est se tu faiz .i. plait par mon mandemant ou sanz mon mandemant et tu demandes à celui de cui tu tenoies les plaiz itel promission : « Promet moi que tu donras à Martin, pour cui je fais itel plait ice que jugera li juges ? », et il me respont que il le fera. Certes an toz ices cas que nous avons dit avant vaut bien la stipulations, ce est la promissions, et cil à cui fu faite la promissions puet autretant bien demander pour celle promission com se il l’eust demandé à son oes. Car ses prouz est de celui qui demande la promission, mais an autre guise ne puet nuns hons demander promission pour autrui, et se il le fait, ne vaut. ¶

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Ancore an iceste guise puent tuit home demander promission avec autrui si que la promissions vaut, se poigne i est promise, si com est an iceste guise : « Pierre, promez - meque tu feras ne maison à Martin, et se tu ne le fais, que tu me donras .c. souz. par nom de paigne ? », et il me dit que oil. Autretant vaut se je di : « Feras tu ce ? », com se je disisse : « Promez me tu que tu feras ce ? ». Autretex droiz est se je di à autre : « Donras me tu .i. cheval ? » à tel home, et puis dit ansin : « Se tu ne dones à celui le cheval, donras me tu .c. souz pour la poigne ? », se je demant promission à aucun home que il face ou que il doigt augune chose à autre, si com est dit desoure. Et se il ne le done, ou se il ne le fait, et il ne promet poigne, il est destrainz de faire ce que il me promest, ou de doner ou de faire à moi la pigne que il me promist.

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- Ici dit de la poigne que on promest à autre se l'onsolon ne atant ce qui est convenant .xxxi. -

Se je fais promettre à aucun home que il doigt ou que il face aucune chose à autre, vaut bien icelle stipulacions, si com est dit se poigne i est promise. Mais se je demant promission à mon oes, ce est se je di : « Promez tu à moi que tu me dovras ou que tu me feras aucune chose ? », si com est .i. livre ou bastir une maison, se i puis ausimant mettre poigne, ce est puis demander à toi poigne an tel condition : « Se tu me faiz ce qui est convenant antre nous, tu promez que tu donras à moi .c. souz », an ices cas se tu me promez si com est, je te puis destraindre que tu me faces ce que tu convantas, et se tu le faiz an tardemant que tu le ne faces, je te puis demander la poigne que tu me promesis.

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Se tu vues doner ou faire ce que tu convantas, ne te puis destraindre de la poigne, se je ne temoigne an plait. Mais puis que tu an vanras à plait et plait an sera commanciez pour la poigne que je demant, ne le pourras puis desfandre que tu ne paies la poigne, se je vueil, ancore vueilles tu faire acomplir ce que tu me convantas. ¶ Ice dit desoure se tu es an tardemant que je te puis demander que je te puis demander la paigne.

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- Ici dit quant on est an tardemant .xxxii.Dans l’éd. Fitting, le passage constitue les §§ 3-4 de la rubrique XXXI. De pena quam aliquis promittit alii, si non faceret quod promisit. -

An tardemant est antandu que tu soies puis que tu passes le termine que nous i posames, ou puis que passe tant de tans que tu me pooies faire ce que tu me convantas, se termine non i fu posez.

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Se tu me promez de doner ou de faire aucune chose et tu i promez poigne, se tu ne le fais quant vient li termes que tu me deus doner ou faire ce que tu me convantas, il ne te doit plaire que je te demant ce que tu me convantas à doner ou à faire, mais doiz faire ce que tu me conventas, ancore ne le te demande je. Et se tu esgardes que tu ne faces tant que je le te demant, tu charras an la poigne que tu me promesis. Mais se tu es garniz de faire ce que tu doiz avant que plaiz an soit commanciez autre nous .ii., tu pourras eschiver la poigne que tu ne la me donras, si com je ai dit desoure.

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- Ici dit desquex choses on puet demander promission et on puet promettre ou non .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. De quibus rebus potest fieri promissio et de quibus non. -

LesLettrine de 3 lignes de haut. choses que on promet à autre doivent estre tex que puissent estre promises droitemant, pour que cil qui promet soit anliez de faire ce que il promet. ¶ Generalmant est voirs que totes choses puent estre promises fors celles qui sunt veees à promettre par nature ou par droit.

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Nature vee à promettre celle chose que non est ne ne puet estre, si com est se je te promet à doner .i. ipotentauroipocentauro, je ne t’an sui tenuz pour ce que ipotentauroipocentauro non est ne ne puet estre. Ancore se je te promet .i. ser qui est ja morz, je ne t’an sui tenuz pour ce que il non est an rancuraulnaturaul de les choses. //

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Lo droiz vee que je ne promette à à - autre chose sacree ne chose sainte ne home franc ne chose publique, ce est celle chose qui est communaus de toz les homes d’une vile, si com est li marchiez et si com est li chapitres, et si com est l’estadis, ce est ciz leus où corrent li cheval à Rome, et non est Chans Martins, ce est cil chans où jouent li chevaliers.

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Ancore se je te promet une chose qui est toue, je ne t’an suis tenuz pour ce que celle chose ne puet autre foiz devenir toue demantres que elle est toue. Mais se je te promet une chose toue à condicion, vaut bien la promissions et suis antanduz se la chose est issue de la seignorie quant vint la condicions. Certes, je suis tenuz adonc que je gaaigne la chose, se je puis, et que je la te doigne, et se je ne la puis avoir, je te doi doner tant com vaut la chose.

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Autretex droiz est se je te promet celle chose que non est toue, mais cellecertaigne certaigne chose est que elle doit estre toue, si com est se te promet ce que naitra d’une toue ancelle ou d’une toue beste que ce qui an naitra ne sera tuens : quant naitra, vaudra bien la promissions, et non vaudra an autre guise.

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Ancore se je te promet celle chose que tu ne puez gaaignier, ne vaut la promissions ne ne t’an sui tenuz.

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- Ici dit de celle chose par laquel .i. hons promet à autre, ce est quant vaut promissions et quant non .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. Quando ualet promissio et quando non. -

À ce que soit anliez, icil qui promet à autre juste chose et naturex i doit estre pour laquel il promet an autre guise n’en est il tenuz de faire ce que il promet. Naturex chose est que cil à cui l’on promet doit doiter ou faire aucune chose à celui qui le promet, et se cil ne le fait, non est tenuz li prometerres, si com est se je te promet de doner une chose, si com est une maison ou une terre ou .i. cheval ou .x. souz, je ne te suis tenuz de doner ce que je te promis, se tu ne me donas ou tu ne me feis ou ne me promesis ancontre ce aucune chose pour ce que je te donasse ce que je te promis. Et se tu disisses aussi : « Je vueil que tu me dones la chose que tu me promesis », je respondrai ansin : « Par angin le disis, car tu le demandas que je te promesisses ces choses ».

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Ice est voirs que je ne t’an suis tenuz, se non i fu naturex chose pour que je te promis, se je ne le fis pour couraige de doner à toi ce que je te promis, si com est se je savoie quant je te promis aucune chose que je ne le devoie ice que je te promis. Car adonc quant je te promis à esciant ce que je ne de te devoie, pourveance est que je te vosisse doner ce que je te promis, se non i fu faite autre convenance.

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- Ici dit de cel home qui promet aucune chose à autre aprés sa mort .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. De illo qui promittit aliquid post mortem suam. -

Se tu me promez que tu me feras aucune chose aprés ma mort, si com est bastir une maison ou escrire .i. livre, ou se tu me promez que tu me donras .c. souz aprés ma mort, bien vaut icelle promissions, et mes hoirs te pourra demander ce que tu me promesis, et pourra le demander à ses hoirs aprés ta mort, ancore ne puisse je demander à toi demantres que je suis vis.

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Ancore se tu me promez de doner ou de faire aucune chose aprés ta mort, ancore ne la puisse je demander à toi, mes hoirs la pourra ausimant demander à ces hoirs aprés ma mort, si com je pouroie.

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- Ici dit de celles stipulacions, ce est des celles promissions qui ne vaillent .xxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. De illis promissionibus que non valent. -

Sovant avient que cil qui promet aucune chose à autre non est tenuz de ce que il promet pour ce que la promision ne vaut, et ce an avient pour molt de choses : c’est pour la persone, se la persone de celui qui promest ou de celui à cui l’on promet est tex qui ne puisse anlier, si com est dit desoure.

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Ancore se cil qui promet et à cui on promet desentunt inter se, ne vaut la promesse, si com est se nous sommes an erre de la chose que je te promet, si com est se tu antanz d’une chose et je atan d’autre, ne t’an suis tenuz. Mais se nom sunt an erre del nom doner la chose solemant, bien vaut la promession, si com est se je te demant .i. home que je cuit lequi aie le nom mon perePierre et il a nom Jehan, et cil qui promeisent bien del quel je di et je antan : an ices cas tu es tenuz à moi autretant bien com se je eusse dit le nom.

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Ancore se tu me mandes .ii. choses an iceste guise : « Pierre, donras me tu .i. buef ou .i. cheval ? », et je te promet solemant l’un, ne vaut la promessions, se tu ne consantis de maintenant an ce que je te promis, car adonc vaudra la promissions. Mais se je te demant .ii. choses an iceste guise : « Pierre, donras me tu .i. cheval et .i. buef ? », et tu me promez l’un sollemant, vaut la promission, et je te pourrai demander ce que tu me promesis. ¶

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Une rien devons savoir an totes promissions et an toz contraiz qui se font antre .ii. homes : doit li juges anquerre ce que fu dit nomeemant antre aus, et se il le puet conoitre, il le doit segre, et doit mander que ce soit fait qui fu fait antre aus. Et se li juges ne puet savoir ce qui fu dit antre aus nomeemant, il doit segre ce qui est usé an la terre où fu faiz li contraiz, si com est se je te promis à doner .c. souz an aucune maniere et ne fu dit quex deniers et an celle terre corrent plusours monnoies de deniers. Car an cel example et an toz les autres samblanz de ceste discorde et de ce c’on demande, si com est se li demanderres quiert meillours deniers de ces que li prometerres li vuet doner li juges an cui pouoir est li plaiz, et tuit home doivent croire que li prometerres li convanta à doner ices deniers qui plus corrent par la terre où il les promist. ¶

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Se je te promet de doner une certe chose, si com est .i. cheval que je ai, et cil chevaus muert sanz ma colpe avant le termine, ce est avant que je le te doie doner, je an suis delivrés de toi. Mais se passe li termines, si que je ne te doigne le cheval ne ne sui garniz que je le te vousisse doner, ancore muire il puis sanz ma colpe, je suis tenuz que je te doigne tant com li chevaus valoit, quant je le te duis doner. Autretex droz est se je te promis à doner une chose d’un autre home.

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- Ici dit quex chose ne puet estre promise .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. -

Ausimant com ne vaut la promissions quant non i est la chose naturex, ausimant ne vaut promissions se ce que on promet est tourpe, ce est laiz, ce est contre loy et ancontre bon usaige, si com est se je te promet que je ferai de toi mon hoir aprés ma mort, ou se je te di que je te laisserai toutes les moies choses ou une partie aprés ma mort, ne vaut icelle promissions, car elle est contre bons usaiges, et pour ce je puis muer ma volanté, et puis laissier à autres ma volantéles moies choses. Et se je te promis poigne, si com est de doner à toi .c. souz ne desfaire de toi mon hoir, car la promissions de la poigne ne vaut, se ce ne vaut que je te promis an premier. ¶

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Se je te promet .x. souz pour ce que tu occies .i. home, ou que tu ambloies aucune chose, ou que tu faces aucun malfait, je ne te suis tenuz de ces .x. souz, ancores aies tu fait ce pour quoi je les te promis. Ancore se je les t’ai donez, je ne les te puis demander, ne tu non est tenuz de faire ce pour quoi je les te donai ne par loyx ne par canons. Et se tu ne promesis poigne, si com est de .c. souz, se tu ne le feisses, je ne la te pourai demander pour ce que icelle promissions fu faite par laide chose, et se je te convante que je te amanderai tot le damaige que tu an avras pour icel malfait, se tu le feisses, ne le me pourras demander, se je te donai fermance, ne t’i pourras torner.

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- Ici dit quex droiz est se on promet aucune chose à .ii. homes ou se .ii. home promettent aucune chose à autre .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Si aliquis promittit aliquid duobus hominibus, uel si duo promittunt uni. -

Se aucuns hons promet à doner ou à faire aucune chose à .ii. homes ou à plus, chascun d’aus pourra demander ce qui lor fu promiz, se il fu dit nommeemant quant fu faite la promision que cil qui promist de doner ou de faire aucune chose fu anliez à chascun d’aus touz. Mais se il paia le tout à l’un, li autres ne li pourra riens demander, car il est delivrés de tout. Mais cil à cui est paiez li toz doit respondre au autres compaignons qui ont droit an icelle chose. ¶

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Ancores .ii. home ou .iii. puent promettre à autre aucune chose et se puent anlier par promissions, si que chascuns sera tenuz pour le tot. Mais ancores soit chascuns anliez et tenuz del tout, ne doit estre demandez à l’un mais que la soue part, ce est la moitié, se il sunt .ii., ou la tierce part, se il sunt .iii., se il puent tuit paier et il sunt tuit presanz, ce est an la terre où il doivent ce que il promistrent. Ancores fust dit et convant quant fu faite la promissions que chascuns fu anliez del tot et que cil à cui fuit faite la promissions ait pouoir de demander le tout au quel qu’il voudra. Mais se li .i. d’aus est tant povres que il ne puisse paier la soue part, ou se il non est an la terre, li autre compaignon doivent paier pour lui.

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- Ici dit de ces homes qui font fermance pour autre, ou de ces homes qui mandent à autre que il antrent an fermance pour .i. ou pour autre .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. De firmancia quam unus facit pro alio, uel de illis qui precipiunt ut aliquis faciat firmanciam pro se uel pro alio. -

De totes les choses que li home font antre lor dont est tenuz et anliez li .i. à l’autre, puet antrer an fermance droitemant, ancore soit li obligations tex que n’an eust nait actions, sol que celle obligacions ne soit contre loi, si com est se cil fiz qui est an pouoir de son pere ou de son avou malleva avoir contre ce que dit li loys. An ices cas non est tenuz cil qui antre an fermance pour lui. ¶

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Se li sers d’aucun home se anlie an aucune maniere non an nait actions contre lui, mais se acuns hons antre an fermance pour lui, il est tenuz autretant bien com se il fust antrez an fermance pour .i. franc home. ¶

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Se je antre an fermance pour toi et tu dones gaige au creour à cui je fui fermez pour toi et le paiai puis pour toi, il me doit randre la chose que il a an gaiges de toi, et doit me doner tot cel droit que il a ancontre toi pour celle chose dont je li suis an fermance pour toi. ¶

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Se .ii. home font une fermance pour aucun home, chascuns est tenuz del tot, ancores ne fu dit par nom que chascun fust tenuz del tot, se il ne firent la fermance partenieremant ; mais se il firent la fermance partenieremantSaut du même au même., chascuns est tenuz pour icelle part dont il fist la fermance, ancore soit chascuns de ces qui font la fermance pour autre tenuz del tot : se il puet tot paier, ne puet estre demandez à chascun mais que icelle partie qui li eschiet, ce est la moitié, se il sunt .ii., ou la tierce part, se il sunt .iii. Mais se aucuns d’aus ne puet paier la soue part, li autre la doivent paier. ¶

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Se je te fis fermance pour aucun home, tu ne t’an pourras torner à moi tant que tu troveras le detor an presance, et que tu saiches se il puet paier, si com il fu dit an autre guise quant je te fis la fermance. Mais se il ne te puet paier, tu te pourras torner à moi qui fui sermance. Ancore puisse li deterres paier : se il non est an icel leu, tu une te pourras torner à moi. Mais avant que je te paioie, li sires de la terre me doit doner .i. jour dedanz lequel je doi querre le detour. Et se je le truis, je le doi amener an presance et tu te devras torner à lui, se il puet paier. Et se je ne le truis ou il non i vuet venir, je qui suis fermance doi paier pour lui, et tu me doiz doner icel droit que tu as ancontre lui pour icelui dette. ¶

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Nuns hons qui soit fermance pour autre ne puet estre de plus pour la fermance que doit li deterres pour cui il est fermance. Ne ne se puet la fermance plus fort alier del detor pour cui il est fermance, ne ne puet estre li dettes demandez à la fermance tant que à cel termine que li deterres doit paier, ancore fust dit nomeemant que li deterres puisse estre demandez à la fermance avant que au detor. ¶

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Se li deterres est jugiez par raison de perdre totes les soues choses pour aucun crime que il fist, il n’en est d’anqui an avant tenuz à ses creors, mais li fiz à cui partient la chose de cel detor commance à estre tenuz as creors de celui qui est jugiez. Mais ancore soit delivrés li deterres, icil est tenuz qui ere fermance pour lui.

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- Ici dit que on puet faire fermance por autrui sanz nul mandemant quar .viii. .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Quod aliquis potest facere firmanciam pro alio sine aliquo mandamento. -

Se tu faiz une fermance pour aucun home par mon mandemant, je t’an suis tenuz, et cil est tenuz à moi pour cui tu feis la fermance, ou soit que il sout quant tu feis la fermance pour lui ou soit que non, sol que il ne te veist, car bien puet .i. hons antrer an fermance pour autre, ancores non ait il mandemant ne del detor ne d’autre home. Et ce est voirs ou soit que li deterres, ce est cil pour cui on fait la fermance, le seust quant la fermance fu faite, ou soit que non, sol que li deterres ne li veist. Mais ciz hons qui fit fermance pour autre sanz mandemant et sanz seu de celui pour cui il la fist, le doit faire an icelle maniere que ne soit sa colpe, car se il la fit ansinc com il ne la devroit avoir faite et il an a damaige, ne s’an pourra tenirtorner à celui pour cui il fist la fermance, car par sa colpe a il icel damaige. ¶

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Se cil qui fait fermance pour autre paie icelle fermance, il se puet torner à celui pour cui il - fist fermancepaie droitemant, et pourra s’an torner à son hoir. //

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Iciz hons qui antre an fermance pour autre a tot icel droit et tote icelle raison et tote icelle deffension que a icil pour cui il fist la fermance.

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- Ici dit se la fermance paie ce que ne doit, quex droiz an est .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XL. Si firmancia pagauit illud quod non debuit. -

Se la fermance paia ce que ne devoit, li deterres le pourra demander à celui à cui il le paie et non au detor, se il savoit que li deterres avoit aucune raison pour quoi il se peust desfandre à icelle fermance, et icelle fermance ne la vot dire, et se li deterres non ot ferme la poigne que fait sa fermance, car li deterres a ferme la poigne que fist sa fermance et cil à cui paia la fermance est tenuz au detour pour ce que il a pris ce que on li devoit. //

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Se tu faiz une fermance pour moi de celle chose qui est contre loy et tu as aucun damaige de celle fermance, je n’an suis tenuz à toi, ancore feisses tu icelle fermance par mon mandemant.

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- Ici dit de li monibus, ce est despans, et an quel guise cil est anliez d’aucune chose et puet estre delivrés .xlii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. De solucionibus, hoc est de pagamento, et quomodo ille qui est obligatus de aliqua re potest liberari. -

Se tu me doiz aucune chose, tu ne pourras à moi paier autre chose mais que celle que tu me doiz, se je ne vueil : se tu as ce que tu me doiz, si com est se tu me doiz paier autre se non les .x. souz, se je ne vueil.

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Mais se tu non as les deniers de que tu me paies, tu me pourras paier d’une autre chose moble, se tu l’as, et pourras t’an delivrer. Et se non est chose moble, tu me pourras paier d’une chose immoble et de la meillor que tu as, et an iceste guise seras delivrés. Et se je ne vueil panre iceste chose et tu la vues vandre, tu me doiz fermer que tu me paieras le pris que tu an panras quant tu l’avras vandue, et puis la pourras vandre. ¶

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Ou soit que je paie ce que je doi ou que autres le paie pour moi, je suis delivrés, ancore ne le saiche je ne ne le voie je quant autres paia pour moi je sui delivrés, ancor ne le saiche je.

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Ancore ou soit que je paie à toi ou soit que je paie à autre, si que tu le mandes, ou soit que tu l’as ferme, je suis delivrés de toi.

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Mais se je paie à autre se non à celui cui je doi, je n’an sui delivrés, se je ne paie par volanté de celui à cui je le doi paier ou se je cuidai paier droitemant, si que je le fis par droite ignorance, si com est an icest example. Tu es .i. procuror qui amenistre le toues choses par ton mandemant, et cil procurerres a general mandemant an amenistrer les toues choses, ce est que il puet vandre et doner et changier les toues choses et loier et prester com avoir à autre, et puet demander à tes detors ce que il te doivent, se je paie à cel home qui a tant large baillie demantres que il a celle baillie, je paie autretant droitemant com se je - peaisse à toi meissmes. Mais se tu veasses à cel procuror la baillie de tes choses, il non a puis pouoir par raison de faire nule riens de les toues choses, et se aucuns de tes detors paie puis à celui, il non est delivrés de toi car il ne paie à celui de cui il doit. Mais se aucuns de tes detors ne sout que tu li aies vee la baillie et paies li à bone foi, ne ne li pourras riens demander, car il est segurs par just ignorance. ¶

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Se je doi aucune chose et tu mandas que je paioie ce à aucun home, si com est à Perron, et avant que je le paiasse tu disis à l’un que il ne prist ce, et tu li disis si que je ne le soi, et je ne le paiai puis, je suis delivrés de toi par juste ignorance, et cil paierres est tenuz à toi pour larrecin que il te rande à double ce que je li paiai, et suis tenuz ancores à toi. Mais se je vueil estre delivrés de toi, je te doi doner iciel droit que ai ancontre lui pour ce que je li paiai.

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Iciz hons qui est deterres à celui qui est manres de .xxv. anz puet droitemant paier au detor et au curour de son curreor, mais li deterres et li curererres ne puent riens laissier au detor del curordroit - de celui de cui il est curerres.

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Se li deterres paie ce que il doit, et il est delivrés et totes les fermances sunt delivrés. ¶

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Se je te doi auucne chose, si com sunt .xx. souz et je suis tes deterres de molt de choses, si com est d’avoir que tu me prestas, et doi toi deniers d’une autre chose que je achetai de toi quant je te vueil paier, je puis dire pour quel chose je te vueil paier, et se je le di, tu le doiz retenir pour icelle chose que je di. Mais se je ne dis pour quel chose je te paie, et tu dies adonc : « Je vueil retenir la chose, ce est ices deniers que tu me doiz pour tel chose », bien le puis faire. Mais se ne di pour quel chose tu les voloies retenir, tu le doiz retenir pour le grant dette, ce est pour icel dette qui ere grief au detour a retenir sour soi, ce est pour icel qui vaut mieuz au detour que il le pait. ¶

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Se li creerres ne vuet panre ce que li deterres li doit, et li deterres le vuet paier li, li deterres le li doit presanter. Et se li creerres ne le vuet panre, li - detterres le doit posser la où commandera li sires de la terre ou an yglise, et an iceste guise sera delivrés li deterres et ses gaiges et sa fermance autretant bien com se il eust paié au creour. ¶

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Se je paie devant toi ce que je te doi par ton mandemant, je suis delivrés de toi autretant bien com se il l’eust paié au creour. Se je paie devant toi ce que je te doi par ton mandemant, je sus delivrés de toi autretant bien com se je l’eusse doné à toi.

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- Ici dit de evictionibus, ce est quex droiz est se la chose t’est tolue que je te vandi ou que je te donai pour autre guise .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. De euictionibus, hoc et que drictura est, si res quam uendidi tibi est tibi euicta. -

Sovantes foiz avient que la chose que je te vandis ou que je te paiai ou que je te donai pour autre guise t’est tolue, et pour ce devons savoir quex droiz est de ce. ¶

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Se la chose que je te donai t’est tolue, je la te doi amander, ou soit que je la t’ai an convenant ou soit que non, ou soit que je la te vandi, ou soit que je la te donai pour changes, ou an douaire, ou par pris d’aucune chose que je te devoie. ¶

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Mais se la chose que je te donai t’est tolue, je t’an suis tenuz an iceste guise de l’eviction : se je savoie que la chose ne fust moie, ou se je la te promis pour stipulation, et non an autre guise. ¶

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Adonc est antanduz que la chose soit tolue, ou soit que icelle chose est tote par jugemant à celui qui la tient, ou soit que cil qui la tient à soi et dona à celui qui la demande la vaillance de la chose. ¶

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Se la chose que tu me donas m’est tote et je te vueil mettre an plaiz par l'aviction, li juges doit esgarder la convenant qui fu antre nos, et selonc le convenant doit jugier. ¶

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Se tu me vanz une chose ou tu la me donas, tu est destrainz par raison que tu le m’amanderas à double, se elle me sera totes par nature de contraiz, ancore ne fust tex convenanz antre nous, se li usaiges de la terre est tex ou se la chose est de grant pris. An ices .ii. cas, ce est se li usaiges de la terre est tex que cil qui vuet doit promettre l’eviction an double, ou se la chose est preciose, si comme je dis, puet li acheterres destraindre le vandeor que il li promette d’amander la chose an double, se elle li est tolue.

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An autre guise non est destrainz li vanderres, se il ne le vuet. Mais se il l’ont an convant quex que soit la chose que il vandi, il doit promettre ou soit que il convient del double, ou soit de trois tens, ou soit que il convantvient de .iiii. tans. Mais se il convient pus de .iiii. tanz, ne vaut icil convenanz. ¶

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Se li vanderres qui doit promettre d’eviction ne le promet si com il dit, li juges le doit condampner de tant com li acheterres i avroit de prou, se li vanderres li est promis. ¶

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Nuns hons qui vande une chose non est destroinz de doner à l’acheteor ne gaige ne fermance pour l’eviction ne an vandicion ne an autre contrait, se il ne li ont convant el contrait. ¶

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Li acheterres puet mettre le vandeour an plait de l’aviction, ou soit que li est tolue tote la chose, ou soitMs. : ou soit répété. que l’an est tolue une partie, puet l’an mettre an plait pour icelle partie qui li est tolue de la chose. ¶

-

Nuns hons ne puet mettre l’autre an plait de la chose qui li soit tolue, se li chose ne li est tolue droitemant par jugemant de juge ou d’arbitre. ¶

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Ancore li acheterres ne puet riens dire au vandrevandeour, ou se la chose li est tolue, il ne dit à l’auctor, ce est àcelui de cui il gaaigna la chose, que ou li metoit an plait de la chose que il li dona, et pour ce doit li dire que il viegne et que il garantisse la chose, et se il li dit avant que la chose li fust tolue, li vanderres li est tenuz de l’eviction, ou soit que il alat à plait ou soit que non, sol que la chose fust tolue droitemant, ce est pour raison. Mais se tex convenance fu faite antre le vandeor et l’acheteour, se li plaiz li sera meuz de la chose que il li vandi, que li acheterres ne li face ja savoir, se il ne vuet, adonc li devra li vanderres amander la chose, se elle li ser atolue droitemant, autretant bien com se li fust denoncié. ¶ Autretex droiz est se li vanderres fait ce pour quoi li acheterres ne li puet denoncier que il li garist la chose que il li vandi. ¶

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Se la chose que je ai et tien m’est tolue par chose de juge qui dona le jugemant, ou par la chose de moi qui tien la chose, ne puis riens dire à celui de cui je l’avoie gaaignié pour ce que je ne la perdi droitemant. //

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Colpe del juge est antandue se il ne dona droitemant le jugemant, ou soit que il le fist pour sa folie que il ne savoit le droit ne la raison, ou soit que il le fist à son esciant. ¶ Colpa mea à cui est tolue la chose est antandue se je ne suis à plait aussi com je deusse, et pour ce me fu donez li jugemanz ancontre. ¶ Autretex droiz est se je perdi le plait pour ce que non i furent dites icelles raisons que i deussent estre dites de par moi, ou se li plaiz ne fu bien raisonez et pour ce je le perdi. ¶

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Autretex droiz est se la chose me fu tolue par force ou se je ne le dis à l’auctor, ce est à celui de cui je gaaignai la chose, ne ne le di à son hoir. Mais à la fermance ne le doi je dire que on me met an plait de la chose dont il m’est fermance, se je ne le vueil dire. ¶

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Se je te vandi une herité qui partenoit à moi droitemant et t’an sera tolue aucune chose, ne t’an devrai riens amander, se non fu convenant quant je la te vandi que je la te demanderoie quel que chose t’an fust tolue de celle herité.

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- Ici dit des despans qui furent fait an la chose que l’on mande .xliiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. De expensa que fuit facta in re quam aliquis petit. -

Se la chose que tu as et rienss t'ett'est demandee et elle t’est tolue, tu la pourras retenir pour raison tant que cil qui l’a recouvré te rande toz les despans que tu feis an icelle chose utilmant et pour grant besoigne, et tant que li juges pourra veoir et conoitre que la chose est amandee pour ices despans que tu i feis et non plus.

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Mais des missions que tu feis an la chose qui t’est tolue dont la chose non est amandee pourras bien demander à celui de cui tu gaaignas la chose. Et sour tot ce pourras demander à celui de cui tu gaaigmnas la chose le pris que tu donas et tot le damaige que tu an as pour ce que la chose t’est tolue tant que tu aies recouvré autretant com fu li pris que tu donas et non plus, se non i fu faite autre convenance quant tu gaaignas la chose.

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- Ici dit quex hons est tenuz de l’eviction, ce est de la chose qui est tolue et del damaige .xlv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Quis tenetur de euictione et de dampno. -

Iciz hons de cui tu achetas la chose qui est tolue, et il et ses hoirs te sunt tenu de l’eviction à toi et à tes hoirs tant que à .xxx. anz puis que la chose te fust tolue.

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Et ancore iciz hons qui te fu fermance et si hoir t’an sunt tenu ausimant, et pour ce avient que la fermance ne t’an puisse mettre an plait de l celle chose dont il est fermance de l’amander, se on t’an met an plait. ¶

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Autretex raisons est de celui qui te vandi la chose que tu as et tiens, car ne il ne si hoir ne l’an puent mettre an plait, ancore soit la chose de l’oir, et ce avient pour ce que il an sunt tenuz et anlié se autres hons t’an mesist an plait que il la te doivent desfandre et garantir.

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Mais li hoirs de la fermance, se la chose est soue, bien t’an pourra mettre an plaiz et demander la chose, ancore t’an fust il tenuz d’amander la chose et le damaige que tu an as, se il ou autres hons t’an met an plait et il la te vant par raison.

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- Ici dit que ciz hons qui vandit le gaige non est tenuz de eviction, mais que an .ii. cas .xlvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Ille qui uendidit pignus non tenetur de euictione nisi in duobus casibus. -

Se je te vandi une chose que je avoie an gaige et je t’an fis antandre que an gaige ere et on la te vant, je ne t’an serai tenuz d’amander rien, se je avoie meillor raison an icelle chose que nuns autres creerres, fors se je ne le te promis quant je la te vandi que je la te garisse de toz, ou se je ne soi que la chose non ere de celui qui la m’avoit mise an gaiges. An ices .ii. cas t’an serai je tenuz de garir la chose ou d’amander le damaige que iltu an avras.

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- Ici dit quant on puet dire de l’eviction et quant non .xlvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Quando aliquis potest dicere de euictione et quando non. -

Aperte raisons est se nuns hons ne puet mettre an plait celui de cui il gaaigna la chose et pour ce que la chose li est demandee demantre que il a la chose et la tient, se cil de cui il gaaigna la chose à bone - forsi et il alienet la chose, ce est se il cuidoit que la chose fust soue ou que an autre guise i eust droit d’aliener la chose.

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Mais se il a male foi, ce est que bien savoit que il non i avoit droit an la chose, itel droit com il est dit que il i avoit, et ansinc angigna l’acheteor ou autre home à cui il la dona par autre juste cause, adonc puet bien demander li acheterres à celui de cui il l’acheta tot le damaige que il a a pour ce que la chose ne devient soue, si com est an ices cas que il ne puet mettre la chose an gaige à autre pour ce que elle non est soue, que nuns hons ne puet mettre autrui chose an gaige sanz la volanté de celui de cui elle est. ¶

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Se tu achetes une chose de moi et on t’an met an plait avant que tu m’aies paié le pris, tu ne seras destrainz de paier le pris tant que je t’aie doné bone fermance que je la te garrai et deffandrai, ou je te amanderai tout le damaige que tu avras de ce.

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- Ici dit se tu pers la chose pour ta folie, ce est pour ta colpe, que tu gaaignes de moi que tu ne t’an pourras torner à moi .xlviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVI. Si tu perdis rem quam dedi tibi tua culpa, non poteris redire ad me. -

Se la chose que je te vandi ou que je te donai pour autre juste cause t’est tolue et tu i avoies aucune juste raison par laquel tu te poisses estre deffanduz droitemant, si com est par juste tenoison ansinc com lois dit, ou pour autre juste raison que tu i avoies, ou de la toue part ou de la moie que te donai la chose, ne je ne mes hoirs ne autres hons pour moi ne t’an suis tenuz del amander rien pour ce que tu la perdis par ta colpe ou par ta folie. ¶

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Totes icelles raisons et deffansons pour lesquex iciz hons de cui je gaaignai la chose que je ai et tieg, ou quel je ai perdue par aucune maniere, se pourra desfandre, se il l’eust et tenist, si doit il pour lui avoir, et si me doivent tenir prou ausimant com feroient à lui, se il eust la chose et on la li demandast. Et se je les di et li juges ne les me vuet recevoir ne retenir pour bones, et pour ce ne me done jugemanz ancontre, non i a nule colpe et pourra me bien torner à celui de cui je avoie gaaignié la chose. Mais non est ice droiz se je di à plait icelles raisons que je avoie de la moie part, si com est juste causetenoison tenoison, et li juges ne les vuet recouvrer et dona jugemant ancontre moi. ¶

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Se tu me vandis une chose qui non ere toue, ne non i avoies raison de vandre, et je cuidoie que tu i avoiesi eusses droit de vandre la chose, et puis que non i avoies nul droit de vandre, je alai et gaaignai le droit et la raison de cel home de cui ere la chose et qui bien i avoit droit de vandre la chose, ne me pourras demander le pris que je te ai donéan covant de toutes pour la chose. MaiMais ce est voirs se je ne le t’avoie paié ancores. Mais se je le t’avoie paié, ne le te puis demander que tu la me randes. Et ice an devient pour ce que je devrai atandre tant que cil de cui ere la chose la demandast devant le seignour de la terre, et il la m’eust tolue droitemant.

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- Ici dit se plusour home ont une chose communal et uns de lor la vandi à l’autre, quex droiz an est.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVIII. Si plures habent rem comunem et unus uendit eam alii. -

Se .ii. home ou plusour ont une chose ansamble communal et li .i. de lor la vandit sanz la parole et sanz le commandemant des autres qui i avoient part, ansinc que il voient vandedreet doner la chose à autre et non dient riens, ce est ne la contredient, bien doit l’an antandre que il la vandissent, et pour ce avient que il ne puet demander icelle partie qui fu lor. Mais sunt bien tenuz à celui qui l’achate se elle li est tolue se il reçoivent part de cel pris qui an fu donez, et ce est bons argenz de que l’on dit de cel home qui voit sa chose vandre et il ne dit riens ancontre ce il pert son droit lequel il a an la chose, se cil qui l’achate savoit que il i eust droit.

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- Ici dit se je reambe .i. home de Sarrazins, quex droiz an est à lui .l.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIX. Si ego recomparo hominem a sarracenis, quam dricturam habere debeo in eo. -

NSe je reambe .i. home qui ere pris de Sarrazins, pour ce ne devient il pas moins sers ne ne sera an ma poesté, mais je le puis bien retenir par gaige tant que il ou autres pour lui me pait tot ce que je donai pour lui reambre, fors se je ne l’ai reamit pour aucune chose, si com est se je rean une fame pour ce que je an voloie avoir anfant de li ou se je la mis an puterie puis que je l’ois reanse. An ces .ii. cas ai je perdu le droit que je i avoie, car je l’ai reanse pour laide chose.

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- Ici dit de longue usance .li. -

Longue usance vaut autretant com lois, sol que elle ne soit contre loy, ne vaut ne ne doit estre tenue, car meismes Dex dit à ses disciples : « Allez et jugiez selonc droit et non selonc usance ». ¶

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Se d’aucune besoigne non est loys escrite, on la doit jugier par argument d’autre loy qui parole d’autre besoigne samblant à celle dont est plaiz. Et se non est loys ne an samblance de loys, doit estre jugiez par l’usaige de la terre, se li usaiges non est contre loy. Et si non i part quex usaiges an soit de cel plait, doit estre jugiez par autre usaige qui soit samblanz à celui. Et se non est ne loys ne usaiges ne non apart arguemenz qui soit samblanz de celui ou par loys ou par usaige, doit estre esgardez quel usaige an tient la citez de Rome ou de Costantinoble de ceste besoigne, et selonc ce devra estre jugiez et tenuz.

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Qui vuet jugier de aucune besoigne ne doit jugier ansamble d’autres homes, ce est ne doit jugier selonc ce que autre saige home soloient jugier an icelle besoigne, se on puet conoitre que an autre maniere soit droiz et raisons que ne jugierent icil saige home. Car adonc doit l’an jugier selonc icelle longue costume qui totes ores est faite an icelle terre où est iciz plaiz se on ne puet savoir que icelle costume fust an celle terre où est iciz plaiz trovee premieremant pour eror, car adonc ne vaut icelle costume, ancore soit elle tenue de lonc termine an icelle terre.

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- Ici dit de denoison, ce est de lonc .lii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LI. De donacionibus. -

Totes choses, et mobles et immobles, ce est avoirs et honors, puet doner .i. hons à autre, se cil qui done est tex persone qui puisse faire son damaige, fors que de celle chose qui an est getee par loys , si com est chose sacree ou sainte ou publique de toz les homes de la terre, et si com est chose qui est getee, et si com est chose religiouse ou frans hons et chose corporax, si com est avoirs et honors.

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Puet on demander à autre et chose incorporal, si com est actions, ce est se je ai une action d’avoir et d’onor puet on doner à autre icel droit autretant bien com lje li pourroie doner .i. cheval ou une autre chose. Ice est voirs, ancore ne le vueille cil ancontre cui je avoie l’auction. Icestui don puis je faire et an presance del detor et ansinc com je ne seusse.

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Ancore non est dessevrance, ou soit que je doigne une chose ansinc que tu me soies presanz et que tu le voies et oies quant je la te done, ou soit que je te mant par .i. home ou par lettres que je te doig une tel moie chose que tu demandes itel chose que me doit itex hons, et soit tuens. ¶

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Puis que li dons que li .i. done à l’autre est parfaiz ne puet estre deffaiz, fors anm ceste guise que lois dit nomeemant. Li dons est antanduz que soit parfaiz quant ciz hons qui vuet doner manifeste la soue volanté ou par soi meismes que il dit ansinc : « Je te doig .c. soz an tel chose, si com est .i. chevaus ou une terre ». Autretex raisons est se autres le dit par la volanté de celui ou se il l’escrit. Ancore ices cas est li dons ausi parfaiz que il ne devra estre puis tornz arriere fors ansinc com loys dit. ¶

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Iciz hons qui done aucune chose sanz nul retenement et sanz nulle convenance est destrainz par raison que il le livre ce que il li dona, ancore non i fu faiz escriz ne nule promessions ne donez gaiges ne fermance.

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- Ici dit se dons est outre .v. souz .liii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LII. Si donation est facta ultra D sol. -

Se ce que je te donai vaut outre .v. soz, ne vaut ce que plus est ne n’an suis destrainz par raison que je te doigne ce que plus est de .v. souz, se li donz non est escriz in actis. Acta sunt apelez scriptura publica, ce est se li sires de la terre feist escripture : « Itex hons done itel chose », et icelle escripture doit li sires retenir à soi et devra las mostrer à ambes les parz quant sera mestiers à celui cui est faiz li dons.

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- Ici dit quant vaut li dons qui est outre .v. souz .liiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIII. Quando ualet donatio que est ultra D sol. -

Li amperieres puet doner outre .v. souz à sa moillier par raison et à toz homes à cui il vuet, et tuit home puent ausimant doner à l’ampereor. An ices .ii. cas vaut bien li dons, ancore non i soit faiz tex escriz del seignour, si com est dit desoure.

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Mais an nul autre cas ne puet rien valoir iciz dons qui est outre .v. souz de tant com est li plaiz plus, se il non est escriz in actis, fors an .iii. cas, ce est se .i. hons done à autre an ices convent que il de ce reambe homes qui erent pris de Sarazins. An ices cas vaut bien li dons, ancore soit il outre .v. souz et ancore non i soit faite escripture publique. ¶ Ancore se la maisons d’un home est arse ou an autre guise defroichié, je li puis bien doner outre.v. souz, et vaut bien li dons, ancore non i soit faiz escriz. An ices .ii. cas est mestiers que ce qui est donez soit despanduz an icelle chose pour laquel li dons fu faiz et non autre chose. Et se doutance an est, icil à cui il fit le don doit jurer que ce soit despanduz an ceste chose pour laquele li donz fu fait, et devroit bien estre creuz par son sairement de ce. ¶ Ancore ciz hons qui est menistres de la chevalerie puet bien faire dons outre .v. s. à cui il vuet des chevaliers qui sunt sunt souz lui, et vaudra bien iciz dons sanz nul escrit. ¶

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Iciz qui done aucune chose à autre est destrainz par raison, et il et si hoir, de livrer la chose à celui cui il la dona et à ses hoirs. Et ceste raisons dure tant que à la fin de .xxx. anz des cel jour que li dons fu faiz.

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- Ici dit combien puet doner .i. hons à autre .lv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIV. Quantum potest donare unus alii. -

Bien puet doner li .i. hons à l’autre tant com il li vuet doner ou une chose ou .ii. ou .iii. ou une partie de tout son avoir et de tote s’onor, itel part com il li vuet doner. Et puet bien doner tout quanque que il a, et avoir et honor, se il vuet, sol que il l’ait tant à chascun de ses anfanz que il ait la falcide, se i a anfanz. Mais se la chose qui est donee vaut outre .v. souz doit estre escripte in actis, ce est doit estre faite escripture publique ansinc com est dit desoure. Et se ce non est fait, ne vaut tout ce qui est outre .v. souz, se li dons fu faiz inter vivos, ce est ne fu faiz pour ochoison de mort, bien vaut quant granz que il soit, sol que il i fussent .v. garant leal, ancore non i fust faiz nuns escriz.

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- Ici dit se .i. hons done à autre, quex droiz an est .lvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LV. Quantum potest donare unus alii. -

Se aucuns hons done à autre une chartre doit estre antanduz q ue il li dona ce qui est an la chartre escrit à toz homes qui teient ce autretant bien com se il fust mis an tenoison de ce. ¶ Autretex raisons est se .i. hons met une chartre an gaiges à autre qui antanduz est que il met an gaige tot ce qui est escrit an la chartre.

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- Ici dit quex raisons est se je retien l’usufruit de la chose que je te donai ou que je te vandi ou que je te donai dote .lvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVI. Si eog retineo usumfructum illius rei quam tibi donaui uel quam dedi in dotem. -

Se je te donai une chose, si com est une maison ou .i. champ o une vigne, ou se je te donai tote m’onor ou une partie et retien la gaudide, ce est l’usufruit, ce est se je fis tel covenance, quant je fis le convenant que li usufruiz soit miens tant que à .i. certain termine ou demantres que je suis vis, doit estre antanduz que je te livrasse la chose. Ce est autretant vaut se je tien l’usufruit de la chose que je te donai com se je t’eusse livré la chose, et autretant bien sera la chose toue et la pourras demander à toz homes qui la tiegnent com se je la t’eusse livree, ce est com se je t’an eusse mis an tenoison. Quex droiz an est se je te donai une chose et je tien l’usufuruit. Autretex droiz est se je la te vandis ou donai an dote.

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- Ici dit quex raisons est se .i. hons dona .i. chose à autre et il li fit aucune covenance .lviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVII. Si unus donauit aliquam rem alii et fecit ei aliquam conuencionem. -

Se je te donai une chose et non i fu faite nule convenance sanz la toue volanté, doi la toi livrer.

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Mais se je i fis aucune convenance, icelle convenance devras tu garder, et se tu ne la gardes, tu me devras randre la chose, se je le vueil, ou tu me dovras doner tant com je an ai de damaige pour ce que tu atandes la convenance. Et ce est an mon arbitre de demander à toi quel que je vueil, si com est an icest cas : je te donai une terre ou une vigne ou une maison ou .i. cheval ou .i. henap d’argent ou .xx. s. an ten convenant que tu donasses à moi une aute chose pour icelle, si com est une autre terre ou .i. cheval ou .i. buef ou que me alasses tant que à Tholose, ou tu m’escrisisses .i. livre ou tu me bastisses une maison ou tu me retenisses tant que à .i. termine ou demantres que je seroie vis, ou que tu me peasses à .i. mien detour avoir que li devoie. Et an touz ices cas et a toz les autres qui sunt samblanz à ces est an arbitre de celui home qui done à autre aucune chose par aucune convenance de demander que sa convenance li soit antandue, si elle ne fu ancontre la loy, ou demander interesse, ce est le damaige que il an a et le prou que il an eust, se la convenance li fust atandue, ou se il vout demander la chose que il dona, bien la puet demander à celui cui la dona et non à autre home et toz ices demanz à lui puis que paisse li termines que i fu diz ou tant de tans que i puet estre antandue la convenance quant non i fu passez li termines.

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Se je te donai .xx. souz ou .i. henap d’argent ou une autre chose an tel guise et an tel covenant que tu le donasses à Perron au chief de .v. anz ou de .x. ou aprés ta mort quant tu vanras au mort quant vanra li termines qui i fu passez et convenuz, tu devras doner la chose à celui home à cui je te dis. Et se tu ne le feis ansinc com fu an convenant quant je te donai la chose à celi home à cui je te dis que tu la donaisses la, te porra bien demander à toi et à tes hoirs quant tu seras mors, et li termines sera passez, ancore non i fust il ne ne le seust quant je la te donai. Ice est .i. cas que autres puent demander pour l’autrui convenance, ancore soit voirs generalmant, ce est an toz cas que fait .i. hons convenance à autre que ne puet avoir demant iciz hons à cui est faite la convenance fors an ices cas et an acuns autres que dit lois a nom.

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- Ici dit quel droit a iciz hons à cui fu donee aucune accions .lviii..lviiii. chapitres. Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. Quam dricturam habet ille cui fuit donata aliqua accio. -

Se aucuns hons avoit une action, ce est .i. demant ou de honor ancontre .i. autre home, et il dona icelle action à .i. suen ami ou il la vandi ou il li dona an douaire pour aucune fame et dona li le demant que il avoit, et ciz hons à cui fu icelle actions ou vandue ou donee an douaire la puet bien demander à autre qu’elle demant pour lui, ancore non i ait il riens demandé. Et se il muert, que il an demant riens, si hoir la puet bien demander, ancore n’an deust riens an sa vie à celui à cui il avoit icest demant, ce est iceste action.

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- Ici dit que li fiz ne la fille qui sunt an pouoir de lor peres ou de lor avous ne puent riens doner .lx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIX. Filius et filia qui sunt in potestate sui patris vel sui nichil possunt dare alii. -

IcilLettrine de 7 lignes de haut. fiz et celle fille qui sunt an pouoir de lor pere ou de lor avou de par pere ne puent faire don à autre home sanz la volanté de celui an cui pouoir il sunt, ancore ait il peculi et ancore li donast ses peres ou ses avous an cui pouoir il est delivré aministracion de son peculi, ce est ancore disist ses peres ou ses avous que li fiz feist sa volanté de son peculi. Ne puet li fiz doner riens à autre, ancore soit la chose soue, se li peres ou li avous ne dit par nom que il puisse doner à autre, se il doner vuet.

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Et pour ce est vee que fiz qui est an autrui pouoir ne puisse doner à autre sanz la volanté de celui an cui pouoir il est, que de totes les choses del fil et de tout son avoir à ses avous de par pere la gaudide, ce est l’usufruit. Et se ses avous est mors ou se li fiz est issus de son avoupouoir - par autre maniere, ses peres a icel meismes droit an toutes les choses del fil que avoit li avous, et pour ce an avient que li fiz ne puet doner nule chose, ancore soit li chose sanz la volanté de celui an cui pouoir il est, ne ne puet aliener, ce est doner an autre maniere sanz lor volanté, si com est dit desoure. Et se il le fait, ne vaut, et pourra ses peres ou ses avous demander la chose, mais li fiz qui la dona ne la puet demander. ¶

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Ancore ne puet li fiz faire testament demantres que il est an pouoir de son pere ou de son avou, ancore li consante cil an cui pouoir il est, fors iciz fiz que dit loys à nom, si com est se il est avocat ou il a aucune ordre de clergie, car adonc puet il faire testament et tote sa volanté de celles choses que il a gaaignies pour ochoison de celui mestier que il a.

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- Ici dit que li fiz ne la fille qui sunt an pouoir de lor pere ou de lor avou ne puent riens doner à autre .lxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. Quando filius uel filia possunt donare alii. -

Tex fois avient que li fiz qui est an pouoir de son pere ou de son avou puet doner, si com est se li fiz done pour reguerredoner à aucun home pour servise qui li ere faiz, vaut bien iciz dons autant com fu ce pour quoi il fit icel guerredon.

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Ancore se il est fiz de cel home qui est bien gentis hons, si com est li fiz de .i. grant seignour ou de autre famehome qui ait aucune dignité, si com est cuens, bien puet doner sanz consantemant de son pere, car quant li peres li consanti liberal aministracion de son peculi, bien li consanti que il poist doner à autre, se il vosist.

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An autre maniere ne puet riens doner li fiz qui est an autrui pouoir ne à sa vie ne à sa mort sanz la volanté de celui an cui pouoir il est. Mais se li peres consant à son fil que il dont à sa mort aucune chose à autre, puet bien doner et vaut bien iciz donz, ancore ne puisse li fiz faire testament mais que par la volanté dou pere.

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Quex droiz est del fil, tex droiz est de la fille et de toz les autres.

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- Ici dit quant cil qui done une chose à autre est tenuz de l’eviction et quant non .lxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXI. Quando ille qui donauit aliquam rem alii tenetur de euictione et quando non. -

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui done aucune chose à autre non est destrainz de garir celle chose, ce est non est tenuz de l’eviction à celui à cui il dona la chose de riens amander, se cil à cui la chose fu donee la pert par aucune guise, fors an .ii. chas, ce est se cil qui dona la chose savoit que il non i avoit droit ne raison de doner celle chose, et cil à cui il la dona cuidoit que il i eust droit de doner la chose. ¶ Ancore se cil qui dona la chose convenança quant il la livra que il la garderoit, ancore seust cil à cui on la dona que il non i avoit droit de doner. An ices .ii. cas cil qui la dona la doit garir. Et se cil à cui fu donee la part par raison il li devra amander le damaige ansinc comme loys dit an celui leu ou par parole de l’eviction.

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- Ici dit quex choses sunt justes par lesquex puet estre deffaiz le dons que fait .i. hons à autre .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXII. Que sunt iuste cause per quas potest destrui donacio quam facit unus alii. -

Or redisons quant li dons, ce est la chose que done .i. hons à autre, se puet desfaire et torner ariere pour raison. ¶ Juste causes sunt par lesquex se deffait li dons, si com est se cil qui fait le donà cui fu faiz li dons fait aucune injure à celui qui li fait li don, si com est se il li fait injure grant et grief, ce est honte, ou se il le feri au mains ou an autre guise, et se il le prist aus mains par les chevous, ou se il l’angigna pour quoi fust mors, ou que il prist ou il fit ce pour quoi il li vint grant damaige de son avoir ou de s’onor à celui qui li fist le don. Mais ses hoirs n’an puet rien dire, se cil qui fit le don n’an dit riens an sa vie. ¶

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Ancores icelle fame qui aprés la mort de son mari prist autre mari, ne puet desfaireMs. : des ajouté au-dessus de la ligne. le don que elle fust à aucun de ses anfanz que elle a del premier mari, fors pour .iii. choses, ce est se li fiz angigna an aucune maniere sa mere pour quoi perdist totes sces choses, ce est tot son avoir et tote s’onor. An ices cas puet demander sa mere les choses que elle dona à son fil et toz les homes qui la tient, se elle s’an plait de la honte que li fit ses fiz, avant que il alienast la chose que sa mere li avoit donee, et non an autre guise. Mais icelle fame qui ne prant autre mari aprés la mort de son premier mari bien puet desfaire le don que elle fit à aucun de ses anfanz, autresi com puet de .i. autre home, se ses fiz à cui elle dona tient le don, ou se la mere se plaint de la honte avant que ses fiz alienast la chose à autre, et non an autre maniere.

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- Ici dit quant li patrons puet desfandre le don que il fit à son libert .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIII. Quando patronus potest destruere donationem quam fecit liberto. -

Se li patrons done aucune chose à son libert ou li liberz li fait itel servise comme doit faire li liberz à son patron, bien puet li patrons desfaire le don, ancore ne le poist desfaire .i. autres hons pour itel legiere chose, car tex chose est honte et injure del libert à son patron qui ne feroit honte à .i. autre home, car se li libert ne porte tel reverance à son patron com il doit, si an est tenuz que il li face grant injure.

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Ancore se li patrons non a nul anfant et il done tot son avoir ou tote s’enor ou une partie quel que elle soit à son libert et il an avra puis aucun anfant de sa moillier, il pourra bien desfaire icel droit que il avoit fait à son libert.

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- Ici dit de cel don que on fait pour ochoison de mort .lxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIV. De donationibus que fiunt per occasionem mortis. -

Or redisons de ces dons que l’on fait par ochoison de mort et sunt apelees donacions causa mortis. ¶

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Dons qui est faiz pour ochoison de mort est antanduz que cil qui done vodroit plus avoir et ce que il dona que il ne vosist que l’eust cil à cui lil - le dona que ses hoirs. An iceste guise puet l’on veoir que est dons qui est faiz pour ochoison de mort. ¶

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Ancor pour autre guise le puet l’on conoitre que dons est faiz pour ochoison de mort : totes foiz que on le fait done on la tenoison à celui à cui en fait le don. Mais quant aucuns hons laisse à sa mort aucune chose et la tenoison non est donee à celui à cui il laisse la chose, antanduz est que soit tex dons qui est apelez legaz et doit estre demandez à l’oir de celui qui le laissa, se il ne dit par nom que autres li donast.

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Mais ou soit que ce que on laisse à sa mort est legaz ou soit que ce est dons tex com est dit desoure. Totes foiz i doivent estre .v. garanz leal pour qu’il vient an desconoissance quant on le demande que puisse estre provez par les garanz, ou soit que on le [meist] par escrit ou soit que non. // Dons que on fait à sa mort ne demande ne ne desirre nule escripture ne que soit fait del seignour de la terre ne d’autre persone, et bien vaut quant granz que il soit, ancore soit il outre .v. souz.

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- Ici dit an quel maniere on puet doner à autre pour ochoison de mort .lxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXV. Quot modis aliquis potest donare alii occasione mortis. -

Or redisons de quantes manieres est dons que on fait à sa mort. ¶ Dons que on fait à sa mort est de .iii. manieres, si come est se hons est malades fort an peril de mort done à autre ansinc que il vuet bien que cil à cui il dona ait de maintenant la seignorie de la chose et soit de maintenant sires. Ice est apelez dons qui est faiz pour ochoison de mort. ¶

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Ancore à la foie avient que li hons est sains et saus et ne n’a nul mal, mais pour ce que il set et antant que il devra morir, quanque avient, que il done ou .xx. s. ou autre honor ou avoir, et vuet bien an ices cas que ce que il done deviegne de maintenant de celui jour de cui il le done ou adonc quant il vandra à sa mort cil qui done. Iciz dons ausimant com cil desoure si est apelez dons qui est faiz pour ochoison de mort. //

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Ancores à la foie done li .i. à l’autre non pour ce que il de maintenant ait paour de mort mais panse et a paour que an prochain termine morra, si com est ciz hons qui vuet aller an bataille ou an marcheandise ou an terre estrange, ou vuet aller par icel leu dont il a grant paour de ses anemis ou d’autres maus homes, que il a si doné de son avoir ou de s’onor à autre an tel coraige et an tel volanté que ce que il done soit de celui à cui il done adonques quant sera morz.

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- Ici dit an quantes manieres puet estre desfaiz li dons que l’on fait pour ochoison de mort .lxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVI. Quot modis potest destrui donatio que est facta causa mortis. -

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui done par ochoison ou par doute de mort ou an autres maineresdes guises qui sunt dites desoure se puet desfaire li dons que il fist, ce est put torner arrieres et demander ce que il dona pour aucune ochoison de mort. Et ice puet il faire an .iii. guises, si com est se il se repant del don, ou se il garist de ce mal que il avoit - quant il fist icel don, ou se il torna de Outremer, ou se il eschapa de la bataille ou de celuj peril pour lequel il fist icel don, ou se cil à cuj fut fait li dons morut avant que cilz quj donay. An iceste guisse icilz qui fist le don puet bien demander à celuj à cui il le fist, et se il est morz puet le demander à celuj à cuj il le fist et se il est morz, puet le demander à son hoir. Et puet bien demander la chose à celuj home quj la tient por aucune meniere, se il ne s’an puet desfendre por tenoison de temps auxi comme lois dit.

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À la foie avient que cil hons quj done aucune chose por ochoison de mort ne la puet demander por aucunes de celles menieres qui sont dictes desores, si comme est se cilz hons quj done la chose done en tel guise que il ne se puisse desfendre de ce que il donay, ou se il donay ausinc que il ne puisse ce que il donay demander en nulle guise, encore garise il de celle malaidie, ou encore more il avant que cilz à cuj fuit fait li dons. En ices cas ne puet estre demandee la chose qui fut donee en iceste guise qui est dicte ici aps. ¶

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Icilz hons qui rent ce qui li fut doné por ochoison de mort doit rendre auximant tous les fruiz de la chose dedois ice jor que li dons li fut faiz, mas puet retenir la chose tant que il soient rendues les missions que il fist justemant en la chose.

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Icilz demanz ne se fenit por moins de .xxx. anz.

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 8 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par + conjecture

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+ Livre 8 +
+ Ici dit de interdictis et premieremant dit se uns arbresarbitres d’aucun home nuit à autre quex droiz en est, et ci commance li oatains livres. +

SeLettre ornée de 6 lignes de haut. li arbres de mon voisin pant fore ma maison si que il me nuit, je doi dire à celui de cui est li arbres qui il le taille, si que li arbres ne me tiegne damaige. Et se il ne le vuet faire, la loy dit que je meismes le taille, et tranche à la serre, et que je aie la ligne de l’arbre. Ne cil de cui est li arbres ne me doit veer à tranchier l’aubre ne ne me doit veer la loigne. ¶

+

Ancore se .i. aubres pant sour le champ du autre home, icil sor la cui terre pant li arbres pourra tranchier les racines tant que à .xv. piez prés de la terre, et doit avoir la loigne de celui de cui est li arbres, se il le vuet tranchier, ne cil de cui est li arbres ne doit veer à celui sor la cui terre il pant que il ne tranche la racine, si com est dit. ¶

+

Se les branches de l’arbre d’aucun home tiegnent damaige à son voisin, si com est se la racine de cel arbre antre sour le fondemant de la maison de son voisin, si que elles li tiegnent damaige et cil de cui est li arbres ne les vuet arraigier, cil à cui elles nuisent les pourra arraigier, et pourra avoir la loigne, ne ne li doit estre veee.

+
+
+ Ici dit quant li hoirs puet demander qui li teint .ii. +

IcilLettrine de 3 lignes de haut. à cui taint aucune heritez, ou toute ou une partie, ou par testament ou sanz testament, tantost com il est hoirs aprés la mort de celui cui ere li heritez, pourra demander la possession de l’erité à ces qui la tiegnent sanz titre, ce est sanz juste cause, ou soit que cil qui la tient cuidoit estre hoirs de l’erité et il ne l’estoit, ou soit que il sot bien que il non estoit houirs.

+
+
+ Ici dit de interdiction, ce est an quel meniere cil qui est jetez de possession d’aucune chose inmoble puet recovrer la tenoison .iii. +

An icest titre devons savoir quex hons puet demander possession et à cui on la puet demander, et devons savoir quel chose on puet demander par ces raisons, et devons savoir quel poigne doit avoir ciz hons qui giete autre de possession. ¶

+

Icil hons qui est jetez de possession d’acune chose immoble que il tenoit puet demander par celle raison la chose qui li fu toute et tot le damaige que i an a.

+

Icil hons qui est antanduz que soit jetez de tenoison qui tenoit la chose le jour devant que autres li tossist, se il la tenoit an son nom, et pour celle raison se mes colonus ou mes inquilinus ou autres qui tient une chose de moi sera getez de la possession, non est antanduz que il an soit getez ne la pourra demander. Mais je an cui non ere tenue la chose an suis getez, et pour ce puet la demander par ceste raison. ¶

+

An ces .iii. cas puet par ceste raison cil qui est getez de tenoison d’une chose, ancore ne la tiegne il an son nom, si com est li usufruiz. ¶ Tuerres, ce est cil qui a usufruit an une chose d’autre, ancores cil qui a une maison sour la terre d’autre et qui est apelez superficiarius à cel home, autre sunt qui donent chascun aucune chose et tel qui ne donent riens se non quant il gaaignent la chose puent demander par ceste raison se il sunt geté de tenoison. Ancores anphiteocarius, ce est cil qui tient la chose d’autre par anphiteosim puet avoir iceste demande, se il est getez par force de celle tenoison que il tenoit par forceanphiteosim. ¶

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Ausimant cil qui tient une chose d’autre pour pris puet avoir iceste demande, se autres hons la gete fors que cil de cui il tient la chose. Mais se li sires de cui il tient la chose l’an giete, ne puet riens dire par ceste raison. ¶

+

Ausimant li colonus ne puet riens dire se li sires l’an giete, car il ne tient la chose an son nom an .i. cas, ce est se li sires pour cui il tient la chose vuet antrer an la chose et cil qui la tient pour lui ne le laisse antrer an la tenoison : se cil de cui est la chose l’an giete puis il est tenuz à lui par ceste raison, pour que cil qui l’an geta primiers l’avoit commancié à tenir an son nom.

+

Non est nule dessevrance quant à ce que l’on puisse demander tenoison par ceste raison, ou soit que l’an nous an giete à armes ou soit que non.

+

Icil qui giete aucun home de la chose que il tenoit est tenuz pour ceste raison, se la chose est immoble, si com est terre ou vigne ou maison, se il l’an geta par force contre sa volenté, ou soit que cil qui les an geta antre an la tenoison, ou soit que i antra autres, ou soit que n’i antra home. ¶

Ancor cil hons qui mande à autre que il getast .i. home de une tenoison est tenuz par ceste raison si com il seroit se il meismes l’an avoit geté. Ancore se aucuns hons giete .i. autre de tenoison pour moi et je l’oi ferm quant je le soi, je an sui tenuz autretant bien comme se je l’an avoie geté.

+

Ancore cil hons est tenuz par ceste raison qui fait tant par son mal angin que .i. hons getoit .i. autre home de la tenoison d’aucune chose.

+

Icil ancores est tenuz par ceste raison qui retient icel home qui tient une chose an la tenoison de celle chose fore la force, si com est se je tien une maison ou .i. champ et autres m’i retient contre mon gré an icelle maison ou an icel champ. ¶

+

Autretex raisons est se il me commande à faire aucune chose ancontre ma volanté an icelle maison ou an icel champ. An ices .ii. cas il la la tenoison pour moi par force et je l’ai perdue, ancore soie je an icelle maison ou an icel champ, et pour ce je la li puis demander par iceste raison autretant bien com se il ne l’an eust geté.

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+ Ici dit quant puet demander cil qui est de la tenoison getez  .iiii. +

IcizLettrine i de 4 lignes de haut. hons qui est getez de la tenoison d’une chose que il tenoit, si com est de vigne ou de maison, puet demander la chose dont il est getez, et puet demander le damaige que il a de la tenoison que il a perdue. Et puet demander toutes les choses mobles qui erent an la vigne ou an la maison dont il fu getez, ancore soient elles perdues an aucune maniere per la tenoison. Et soure tot ce puet demander par furt et par rapine les choses mobles qui erent an la terre quant on la li toli. ¶

+

Ancore cil qui fu getez de tenoison d’aucune terre puet demander toz les fruiz que il an pourra avoir euz, se il eust perdue la tenoison des cel jour com la li tot. //

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Iciz hons qui giete autre d’une tenoison est tenuz tant que à .xxx. anz pour icelle tenoison, ou soit que il ait la chose achetee à autre ou soit que non.

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+ Ici dit quel poine doit avoir cil hons qui gete autre tenoison d’aucune chose .v. +

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui giete autre de possession de aucune chose doit avoir tel paigne : se la chose ere soue dont il giete .i. autre qui la tenoit, il doit randre la chose à celui à cui il la tot, et pert toz ses droiz que il i avoit. Mais se la chose non ere soue, il doit randre la possession, ce est la tenoison, à celui à cui il la tout et doit li doner autretant com la chose valoit. Et ceste raisons ne se fraint par mains de .xxx. anz. ¶

+

La loys done pouoir à home se il a tenoison d’aucune chose et an l’an vuet geter que il la deffande. Se on la li tout par force puet la recouvrer par force, se il le fait maintenant. Car tuit home puent deffandre par raison totes les choses que il ont an tenoison quant on les lor vuet todre. Mais se il ne le font maintenant, ne le doivent puis faire, mais doivent la demander par raison devant la poesté de la terre.

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+ Ici dit que est force .vii.Dans l’éd. Fitting, le passage constitue le § 3 de la rubrique V. Quam penam debet habere ille qui proiecit alium de possessione. +

Iciz hons est antanduz que fait force qui prant ce que il cuide que on li doie par la soue autorité et non pas par auctorité de juge.

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+
+ Ici dit de icel home qui antre an une tenoison wacue an icelle chose qui adonc ne tenoit nuns ne por soi .vii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VI. De ille qui intrauit in uacuam possessionem, id est quam nulius tenebat. +

Se .i. hons prant par s’auctorité la possession d’aucune chose immoble laquel chose non est tenue par home, ce est laquex chose ne tient nuns hons ne par son cors ne par autre, mais est celle possessions vacue, ce est voide, pour ce tost bien que li sires de cui ere la chose ne savoit que elle fust soue, et pour ce que il ere absens, ce est an autre terre et non avoit couraige de torner, ou pour ice ere vacue la possessions que cil qui tenoit la chose est mors sanz hoir et pour ce la chose non est pour cenul home : an toz ices cas est tenuz que cil qui prant la possession per s’autorité, si com est tenuz ciz hons qui tent à male foi une chose d’autre, si que il doit randre la chose et toz les fruiz se la chose fu semee, ou que il an peust avoir eust se la chose fust semee quant elle ne le fu.

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Icelle meismes poigne qui est dite desour doit avoir cil hons qui antre an possession d’une chose que tient ses aversaires quant li aversaires est absens, ce est fors de la terre, ancore antre il an icelle possession par mandemant de juge, se cil adversaires ne fu apelez .iii. foiz à plait si com dit la loys.

+

Tote iceste raisons qui est dite desoure ne se pert par mains de .xxx. anz.

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+ Ici dit quex droiz est si aucuns destorbe la possession d’autre si que il ne laisse tenir an paix ce que il tient .viii.Dans l’éd. Fitting, rubrique VII. Si aliquis disturbat possessionem alterius ita quod non dimittit illum tenere in pace illud quod tenet. +

Se je tien une chose immoble, si com est .i. champs ou une vigne ou une maison, et aucuns hons me destorbe icelle possession, ce est ne me laisse tenir an pais ce que je ai et tien, ne me giete hors de la possession mais m’an met an travail, si com est se il ne me laisse bautir ne planter ne semer, pour ce que il dit que la chose soit soue. ¶ Icil hons est tenuz par icelle raison qui est apelee interdictions in possidens, que il me avient tot le damaige que je ai par icelle pé destorbé que il m’i met.

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Et ceste raisons a leu ancore tiegne je icelle chose par force d’un autre ou an repost ou par pris sol que je ne la tiegne de celui qui me met an plait par force ne an repos ne par pris. Mais se je la tien par force ou an repost ou par pris de celui qui la me destorbe, non i a leu icelle raison.

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Iceste raisons ne dure outre .i. an util.

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+ Ici dit de superficiari, ce est de celui qui ha une maison sor la terre d’autre .ix. Dans l’éd. Fitting, rubrique VIII. De superficiario, id est de illo qui habet domum in terra alterius. +

LiLettrine de 3 lignes de haut. superficaris, ce est cil qui a une maison bastie sor la terre d’autre par la volanté de celui de cui est la terre, puet desfaire icelle maison de touz homes, se il ne tient icelle maison à force ou an repost, ou par pris de celui qui li mut le plait. Et puet la deffandre de celui de cui est la terre, se il li a paié ou se il li est aprestez de paier ce que il li doit doner de la terre. ¶

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Iciz hons qui muit plait sanz raison al superficiari del bastemant que il a fait sor la terre d’autre li doit amander le damaige tout que il a pour ce que l’an ne li laisse tenir an pais. ¶

+

Iciz hons est apelez superficiaris qui a une maison bastie sus la terre d’autre et done chacun an à celui de cui est la terre .i. cert loier, si com est .xii. deniers ou .ii. souz ou plus ou mains.

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+
+ Ici dit de precario, ce est de celle chose que aucuns hons laisse tenir à autre por proiere ou por amors .x.Dans l’éd. Fitting, rubrique IX. De precario, hoc est de re quam aliquis dimittit tenere alii per preces et pro amore. +

Or redisons quex choses puent estre donees et laissiees à autre precarie, ce est par priere et par amour, et disons quex hons puet demander la chose qui est donee à autre par priere et à cui elle puet estre demandee, et quel poigne doit avoir cil à cui est laissié la chose par priere, se il ne la vuet randre tant que il la rande par jugemant. ¶

+

Totes choses puent estre laissiés à autre par priere, et moble et non moble et servituz, si com est se .i. hons me proie que je li lais mettre .i. suen marien an mon mur, ou se il me proie que je laisse aller par mi mon champ. ¶

+

Iciz hons qui proie autre que il le lait tenir et user une chose par priere, si com est .i. champ ou une vigne ou une maison ou autre chose, la puet retenir et user an demantres que i est la volanté de celui qui li laissa et non plus. Et pour ce, ancor fust dit .xl. et convanté antre aus que il tiegne la chose tant que à certain termine, si com est tant que à .v. anz ou à .x., ne la pourra il pour ce retenir quant elle li est demandee que il ne la rande à celui qui la laissa par priere, se bien non est compliz li termes qui fu an couvant. ¶

+

Icil hons qui laisse par amour tenir une soue chose à autre sanz priere puet demander celle chose à autre quant il vuet, et puet la demander ses hoirs aprés sa mort à celui à cui il la laisse tenir et à ses hoirs.

+

Et se cil à cui la chose fu laissié par priere ne la vuet randre quant l’an li demande et retient la tant que juges an ait doné jugemant, il doit randre la chose et doit amander le damaige tout que cil an a qui l’a laissé tenir, et tout le preu que cil an avra qui la li laissa, se elle li fust randue quant il la li demande li doit estre amandez ausimant, et soure tot ce li doit randre ausimant autretant com la chose vaut. ¶

+

Icil hons qui tient une chose d’autre par priere ne se puet deffandre par nul tans que il ne la rande à celui qui la li laisse tenir. Autretex droiz est des hoirs de celui qui tient la chose par priere, car li hoirs la tient viciosemant.

+
+
+ Ici dit des maisons .xi.Dans l’éd. Fitting, rubrique X. De domibus. +

Cil hons qui a une maison mal estant la doit refaire et amander pour que li veue de la vile ne soit plus laide, car quant les maisons sunt belles an la vile, la vile an est plus belle. ¶

+

Se .ii. home ou plus de .ii. ont une maison communal et celle maisons a mestier de refaire, il la doivent refaire tuit ansamble, et chascuns an est destrainz par la soue partie. Et se aucuns des compaignons ne vuet refaire la maison par la soue partie, et .i. des compaignons la refait toute, li autre compaignon la cui partie est refaite doivent randre à celui qui la refaite la maison dedanz .iiii. mois tot ce que il despandi pour la p lor part, et soure tot ce doivent il doner gaiges de chascun souz .i. d. le mois. Et se aucuns des compaignons ne voudra faire ce dedanz les .iiii. mois, il pert la soue part de celle maison, et celle pars doit estre de celui qui l’a refaite et cil la poura se il la tient, et si autres la tient pourra la demander.

+
+ Ici dit de gaigiere.Dans l’éd. Fitting, rubrique XI. De pignoribus. +

Or redisons des pignores, ce sunt gaigieres. An pignores doit l’an savoir an quel guise la chose puet estre anliee par gaigiere, et an quel guise la chose qui est an gaige se puet delivrer, ce est qui est de pignore. ¶

+

La chose puet estre obligié par gaige soulemant par consantemant, ce est se aucuns hons me convante que une soue chose soit mes gaiges, icelle chose me sera obligié maintenant par gaigiere, ancores ne me dont il la tenoison, ou soit que faiz an est escriz ou soit que non. Et je à cui la chose fu mise an gaiges la pourrai demander où que je la truisse, se l’on ne me paie la dette par quoi je l’ai an gaige, ou soit que la chose qui est mise an gaiges est livree ancore ou soit que non, bien vaut la gaigiere. ¶

+

Gaigiere une est general, autre est especial. Icelle pignore est general quant aucuns hons met an gaiges tot ce que il a et que il avra ça devant, et vaut bien ciz convenanz. ¶

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Icelle gaigiere est especiaus quant on dit : « Je te met tel chose qui est moie an gaige », ou que on dit : « Sor tel maison qui est moie me preste .c. souz ou .x. livres. ».

+
+
+ Ici dit commant se puet delivrer la chose qui est an gaiges  .xiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XII. Quomodo potest liberari res que est in pignore. +

La gaigiere se delivre an maintes guises, ce est la chose qui est mise an gaige ist de pignore an molt de manieres. Se li creerres vuet que la chose que il a an gaiges soit delivree et il le dit, la gaigiere est soute et delivré par sa volanté et par son consantemant solemant. ¶

+

Se li creerres voit que li deterres mette an gaige à autre la chose que il avoit an gaige, ou se il la li voit vandre à autre ou aliener an autre guise et il n’an dit riens, il pert la gaigiere, se il cuide pour ce perdre son droit. Mais ancore voie il vandre la gaigiere ou aliener an autre guise, et cuidoit pour ce que il non i perdit son droit, ne se delivre la gaigiere ausimant, com elle ne seroit delivree se li creerres la laissoit aliener an tel covenant que il ne i perdist son droit.

+

Ancore se il est doute de une chose se elle est an gaige ou non, et sera donez jugemanz de non quant li dettes jurera que la chose ne soit an gaiges, icelle sera delivree.

+

Ausimant se deliverra la chose qui est an gaiges, se li deterres paia tot ce pour quoi est la chose an gaiges, ou se il done autre gaige au creour, ou se il li an done fermance, se ce fu dit antre le creour et le detour quant il li dona le gaige ou la fermance que li autres gaiges fu delivrés. An autre guise ne sera delivrés, ce est se non fu dit antre aus que elle fust delivré, ainz sera anliee la premiere gaigiere ou la fermance ou la gaigiere que il li dona puis.

+

Mais se li creerres qui a une chose an gaige demande au detour l’avoir pour quoi il l’a an gaige, et li juges li mande que il paie ce que on li demande, la gaigiere ne sera delivré ne la fermance, se elle i est tant que li deterres ait paié tout le dette. ¶

+

Se li creerres demande sa gaigiere à aucun home qui la tient, et cil qui la tient li vuet paier tot son avoir que il a sur la gaigiere, ne li est destrainz de randre la gaigiere, ou soit que cil qui tient la gaigiere soit li deterres meismes, ou soit que il est autres hons.

+

Mais se il est autres hons fors que li deterres qui tenoit le gaige, et paie au creor, si com est dit, il non est contraiz de randre la gaigiere au detour, se il la li demande tant que li detteres li ait paié tout ce que il paie droitemant pour lui à la gaigiere, et tout le gaaig de tant de chatel com il paiast pour le detour. Mais se il paia au creor aucun gaaig pour le detour de cel detogaaig, ne doit avoir gaaig.

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+
+ Ici dit quex chose doit estre contee an dette quant li detteres vuet reambre son gaige .xiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIII.Quid debeat creditor computare pro debito, quando debitor uult recolligere pignus. +

LaLettrine de 3 lignes de haut. missions que li creerres fait an la gaigiere doit estre contee an iceste dette qui est sour la gaigiere, se la missions est tex que est necessaire ou utils. ¶ Celle missions est necessaire sanz laquel la chose seroit affolee ou ampirié. ¶ Icelle missions est utils par que la gaigiere s’amande, mais non seroit afolee ne ampirié ancore non fus faite icelle missions et totes ices missions, ce est la necessaire et li utils, doit randre la dette au creor, se il vuet que la gaigiere soit delivré.

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Ancore li creerres doit conter an son dette tout ce que il a trait de sa gaigiere et que il an pourroit avoir trait se il vousist fors des missions que il i fit, si com est an arer et an semer et an recoillir le blef ou an autre guise.

+
+
+ Ici dit quel garde doit avoir li creerres de la chose que il a an gaige .xv.Ms. : Dans l’éd. Fitting, rubrique XIV.Quam custodiam debet habere creditor de pignore. +

Se li creerres tient la chose qui li est mise an gaige, il la se doit garder autretant bien com il garderoit les soues choses. Et se la chose s’afole ou s’ampire pour son mal angin, ou par sa colpe ou par le mal angin de sa maignie, il la doit amander. Mais se la chose s’afole ou ampire an autre guise, ne la doit amander li creerres. ¶ Ausimant se li gaiges se pert par aucune avanture ou par force del seignor ou elle s’ampire , non est tenuz li creerres, et pour ce ne pourra li creerres mains demander son avoir que il a pour la gaigiere se ne fu mis an convant antre aus, se la gaigiere se perdit, que li creerres dperdit l’avoir que il avoit desoure. ¶ Causus fortuitus, c’est cil devenemanz dont on ne se puet garder, si com est terre tremels, feus et ruines. Vis maior, ce est icelle force à cui on ne puet contrester, si com est ire de cité ou de toute ou de la maior part de la terre. Se la gaigiere se pert par cestes causes qui sont dites, non i doit avoir damaige li creerres, et pourra il recovrer son avoir, se autre convenance non i fu, sol que il non i eust colpe.

+
+
+ Ici dit pour quoi les choses de mon detour sunt obligiés à moi pour gaige sanz nul convenant autretant bien com se il les m’eust mises an gaiges .xvi.Ms. : Dans l’éd. Fitting, rubrique XV. Quando res debitoris mei sunt michi obligate pro pignore sine omni convencione. +

Maintes foiz avient que les choses de mon detor sunt à moi obligiés pour gaigiere tacitelmant, ce est sanz nules convenances, si com est an ices cas : se aucuns hons me met an gaige .i. suen champ ou une vigne, tacitelmant me sunt angaigié tuit li fruit qui sunt adonc an cel fruitchamp ou an celle vigne ou que il naitront tant com je l’aurai an gaige. ¶

+

Ancore se tu me met an gaige une toue ancelle, li fiz qui naitra puis de li me sera obligiez pour gaige tacitelmant, ancore non i fust riens dit. ¶

+

Se je loie une moie maison à toi, toutes les choses que tu metras an la maison me seront obligiés pour le loier de la maison, ancore ne fust dit riens de celles choses quant je te louai la maison. Mais se je te louai une moie terre, icelles choses que tu porteras an la terre pour tenir icelles, si com je le serai, seront moies pour gaige tacitelmant pour le loier de la terre, et non autres. ¶

+

Les choses de celui home qui est tuerres d’aucun pupil ou d’aucune pupille sunt obligiés au pupil et à la pupilleSaut du même au même., se li tuerres non aministre si com il doit. Ancores les choses de celui qui est tuerres d’autre sunt obligiés tacitelmant à celui de cui il est curerres. ¶

+

Se aucune fame est tutrix de ses anfanz et puis que elle ancomance icelle baillie et elle vuet panre autre mari, elle doit premieremant demander autre tutor à ses anfanz se il sunt pupil, et doit randre raison de ce que elle amenistre, et se elle doit riens à ses anfanz de celle baillie, ice doit randre premieremant, et puis, se elle vuet, puet panre autre mari. Et se elle prant mari fors an iceste qui est dite, totes les choses de la fame et les choses de cel mari que elle panra seront obligiés tacitelmant par pignore que elle tient. ¶

+

Se aucuns hons ou aucune fame promet douaire pour soit pour aucune fame, totes les soues choses sunt obligiés tacitemant pour gaige à celui à cui fu promis li doalises tant que li soit paiez.

+

Ancore les choses del mari sunt totes obligiés pour gaige à la moillier pour douaire et randre quant sera deffaite la meillorance, se non i fu faite autre covenance par raison.

+

Ancore les choses del pere sunt obligiés tacitelmant al fil pour gaige pour les choses qui partient au fil de par lor mere qui est morte. Autretex droiz est de par la mere, se li peres muert avant que la mere.

+
+
+ Ici dit se aucuns hons met an gaiges aucune chose d’autre, se li gaiges vaut ou non .xvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVI. Si aliquis mittit in pignore rem alterius. +

Nuns ne puet mettre an gaige la chose d’autre sanz la volanté de celui de cui elle est, et si on le fait, ne vaut la gaigiere, se cil de cui est la chose ne la puis fermer fors an ices cas, si com est tuerres ou curerres. Car se ce est, li tuerres ou li curerres pueit mettre an gaiges la chose de celui de cui il sunt tutor ou curour, si fu tornez l’avoir que il mallevent sor le gaige an prou et an l’afaire de celui de cui est la chose que il mettent an gaiges. An autre guise ne vaut li gaiges. ¶

+

Autretex droiz est dou procurour qui met an gaiges la choses de celui de cui il est procurerres, car li gaiges ne vaut se cil de cui est la chose ne mande que sa chose fust mise an gaiges ou se il ne l’ot ferm quant il le sout, ou se l’avoirs que il malleva desoure ne torne an l’afaire de celui de cui il est procurerres. ¶

+

Se je met an gaiges une toue chouse, si que tu le voies ou que tu le saiches, et cil qui la prant an gaiges cuidoit que elle soit moie, bien vaut li gaiges, se li creerres le tient, ancore ne deisses tu que je le meisse an gaiges tant que on li ait paié ce pour quoi il l’a an gaiges. ¶

+

Se je met an gaige une chose d’autre, ancore ne vausist li gaiges adonc, se la chose an devient puis moie an aucune maniere, bien vaudra li gaiges, si com est se je achat la chose que je oi mis an gaige de celui de cui elle est mise, je devien ses hoirssers

+
+
+ Ici dit quex sunt celles choses qui ne puent estre mises an gaiges et se on le met ne vaut .xviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVII. Que res non possunt mitti in pignore. +

LaLettrine de 3 lignes de haut. chose qui est sacree ou sainte ou religiouse ou hons frans, totes icelles choses ne puent estre mises an gaiges.

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Se aucuns hons met an gaige tot ce que il a et que il pourra gaaignier, bien vauz iciz convenanz, et sera tot ce que il a et que il puet gaaignier obligié par gaige, fors icelles choses dont on ne fait à croire que il les meist an gaige, si com est son vestir qui li a mestier, et si com est .i. suens sergenz qui est ses sers, ou une soue fille qui est s’ancelle, et si com sunt buef et si ser qui sunt bouviers et les autres choses qui li ont mestier à labourer sa terre : que totes icelles choses ne sunt à croire que il les mesist an gaiges, se il ne dit par nom que elles fussent an gaige.

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+
+ Ici dit se une chose est mise an gaiges à .ii. homes ou à plus de .ii., quex i a meillor droit .xviii..xviiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XVIII. Si un ares est missa in pignore duobus hominibus. +

Se une chose toute est mise an gaige à .ii. homes ou à plusours : se elle lor fu mise an tans, tuit i ont igal droit an gaige ancontre autres homes, ou soit que il li tiegnent. Mais se il plaidoient antre lour, ce est se li gai.i. tient le gaige et li autres le demande, cil qui tient i a meillour droit et puet et puet retenir tout le gaige, se on ne paie tout ce pour quoi il a le gaige. Mais se une chose est mise an gaige à .ii. homes communalmant, chascun puet demander la soue part del gaige, et au compagnon qu’a l’autre part del gaige et aus autres homes. ¶

+

Se une chose est mise an gaiges à .ii. homes an divers tans, ce est premieremant à l’un et puis à l’autre seuremant, cil i avra meillor droit à cui la chose fu premieremant mise an gaiges, et cil la puet demander à toz homes qui la tienent, se on ne li paie ce pour quoi il l’a an gaiges. ¶

+

Se cil qui prest une chose an gaige aprés moi laquel je avoie premieremant an gaige et il tient le gaige, je le li puis demander, se il ne me vuet paier ce pour quoi je ai la chose an gaige. Et ne li paierai riens de ce que il a sour le gaige, se je ne le vueil.

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Mais se je tien icel gaige et cil qui l’a puis an gaige me vuet paier tout ce que je ai desoure, je li doi randre le gaige, fors que ne li an ai à respondre. Et se je ne vueil randre le gaige quant il me vuet paier ce que je ai desoure le gaige, et il pait an l’iglise ce que je ai desoure le gaigeSaut du même au même. ou il pait là où la poesté de la terre le mande, il me pourra demander le gaige, se il le vuet et je le li doi randre.

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+ Ici dit quant cil à cui une chose est mise an gaiges a meillor droit que cil qui l’avoit avant an gaige .xx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XIX.Quando secundus creditor habet meliorem dricturam in pignore. +

Tex fois est que cil à cui la chose est mise an gaige darriennemant i a meillor droit que cil à cui elle fu mise premieremant an gaige, si com est an icest cas. Tu mesist an gaige à aucun home tot ce que tu avoies et que tu gaaigneroies : bien vaut iceste gaigiere, si com est dit desoure. Mais ancore se je te doig puis .xxx. souz pour acheter une chose an tel covant que celle chose que tu doiz acheter soit mes gaiges pour les .xxx. souz, et cil à cui tu avoies mis an gaiges tot ce que tu avoies ou que tu gaaigneroies avront an gaige icelle chose que tu achetas de ces .xxx. souz, et ancor soit cil premiers an la gagiere à cui tu avoies mis an gaiges tot le tuen, je avrai meillour droit an icelle chose pour gaigiere, ou soit que je la demant à celui ou soit que je la tien et il la me demande. Et ce avient pour ce que la chose fu achetee de mes deniers. ¶

+

Autretex droit est se je te croi mon avoir pour refaire ou pour armer aucune chose, si com est une maison ou une nef laquel tu avoies avant mise an gaiges Le § 1 est sensiblement plus court que chez l'éd. Derr et Fitt.. Ancore se aucuns hons avoit une toue nef an gaige et je te prestai avoir pour conduit de noitoniers et pris icelle nom an gaiges, je i avrai meillor droit que non avra cil qui la livra premieremant an gaiges.

+

Ancore se tu avoies des toues choses mises an gaiges qui erent an une nef qui ala à Genne, et je te prestai avoir pour paier le loier que tu devoies à la nef et prist icelle chose an gaige, je i avrai meillor droit que cil qui les ot premieremant an gaige. ¶

+

Autretex droiz est se je te prestai avoir pour paier d’une beste que tu avoies louee pour pourter une chose que tu avoies mise an gaiges à aucun home et je pris puis an gaiges icelle chose pour cel avoir que je te prestai dont tu paies le loier de la beste. ¶

+

Se je achetai une chose d’avoir que tu me prestas d’un pupil ou d’une pupille, icelle chose sera obligié au pupil ou à la pupille pour gaige sanz nul convent, et avra il meillour droit que nuns autres à cui je avoie mis an gaiges tot ce que je avoie.

+

Se tu voloies mallever avoir de moi, et tu me meisses aucune chose an gaiges avant que preisses icel avoir de moi, tu mesis icelle chose an gaige à autre et tu presis de moi cel avoir pour que tu le m’avoies mis an gaiges : icil i avra meillour droit qui te presta premieremant l’avoir, ancore eusse ge premieremant presté l’avoir, et ancore eusse je premieremant la chose an gaige.

+
+
+ Ici dit de dete, ce est de douaire .xxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XX. +

Se aucune fame demande son douaire, elle a meillor droit es choses de son mari que tuit cil home à cui cil mariz doit riens, ancore donast elle icel douaire tout darriens à son mari, ce est puis que tuit cil à cui est deterres li presterent ce que il lor doit. Mais se aucuns hons a donees moilliers et les a droitemant donees, et li mariaiges est partiz et les fames demandent lor doalise, ou elles ou li hoirs à son mari, se il est vis, ou à ses hoirs, la premiere moilliers avra meillour droit de demander son doaire, se les choses que la seconde moilliers dona an doaire ne parusent, car adonc la seconde moilliers porra demander les choses qui furent soues.

+
+
+ Ici dit an quel guise aucuns hons puet avoir icel droit que avoit li premiers creerres .xxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXI. Quomodo aliquis potest habere illam diricturam quam habebat prior creditor. +

Se acuns hons me doit deniers ou autre avoir et tu an as aucune chose an gaige, et cil dettes pour quoi tu as le gaige te sera paiez de tues deniers ou de mon autre avoir, icelle gaigiere est delivree de toi, et je de cui avoir tu es paiez succederai an .i. leu que je avrai an la gaigiere icel droit que tu i avoies des avant se je fis tel convenant au detor que te paist de mes deniers quant je li crei icel avoir que je eusse icel droit an la gaigiere que tu avoies, et non an autre guise.

+

Autretex droiz est ancore ne croisse ge l’avoir à celui qui le te devoit, mais je le paiai à toi ou à autre par ta volanté, et fu tex convenanz antre moi et toi quant je te paiai que je eusse cel droit an la gaigiere que tu i avoies. An autre guise non i avrai droit.

+
+
+ Ici dit quex droiz est se li creerres ou li deterres vant le gaige .xxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXII. Si creditor vel debitor vendit pignus. +

Se li creerres vant la chose que il a an gaiges droitemant et la chose fu de celui qui la li mit an gaiges, cil qui achate cel gaige an sera sires de maintenant, ancore ne fust sires cil qui la li vandit, se li creerres qui la li vandit fu premiers creerres, ce est se il fu tex creerres qui ait meillor droit an la gaigiere vaut la gaigiere droitemant et li deterres ou autres creerres. ¶

+

Se cil creerres qui a meillour droit an la gaigiere vant la gaigiere droitemant, et li deterres ou autres creerres qui a la chose an gaige aprés le premier demande la gaigiere, icil qui achate le gaige non est destrainz par raison que il li rande, ancore soit aparilliez cil qui la demande de randre tot le pris que il li dona. ¶

+

Se il sunt .ii. home qui ont une chose communal, bien puet li .i. d’aus mettre la soue part an gaige, ancore ne le vueille li autres compainz. ¶

+

Li creerres puet bien vandre la chose que il a an gaige, ancore ne le vueille li deterres. ¶

+

Se je ai an gaige une chose ou .ii. pour aucun dette, je les pourrai vandre, ancore me soit paié li plus granz parz del dette, se li deterres ou autres pour lui non est garniz de paier à moi tote la dette pour quoi je ai le gaige. ¶

+

Autretex droiz est des hoirs de mon detour qui mettent an gaige une chose ou .ii., car, ancore me pait .i. des hoirs la soue part dou dette, je puis bien vandre toute la gaigiere, se li autre hoir ne me paient toutes les lour parties, ou ne sont garni de paier. ¶

+

Se li deterres paie ou il est garniz de paier la dette pour coi il a mis une chose an gaige, li creerres la puet vandre, et se il la vant, ne vaut icelle vandicions. ¶

+

Se li deterres aliene la chose que il a mis an gaiges sanz la volanté del creor, vaut bien celle alienations, et la chose an devient de celui à cui il la dona, se elle ere del detour. Mais ancores le droit que li creerres avoit an la chose, ce est el gaige, ne se pert, ainz pourra li creerres demander icelle gaigiere à celui qui la tient, se il ne vuet paier le dette pour quoi la chose est an gaige. ¶

+

Se li creerres vuet demander le gaige à celui qui le tient, se li deterres ou ses hoirs la tient, li creerres puet demander le dette, se il vuet, au detour ou à son hoir qui tient le gaige. Et se il vuet demander le gaige, puet le bien faire quant il vuet, se cil non est aperoilliez de paier le dette. Mais se .i. autres hons estranges tient le gaige, ne li puet demander li creerres tant que il se soit tornz au detor et à sa fermance.

+
+
+ Ici dit que li creerres puet mettre an gaiges à autre la chose que il a an gaige .xxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Creditor potest inpignorare rem quam habet in pignore alii. +

Se je ai une chose an gaige, je la puis mettre an gaige à autre par autretant d’avoir com je ai desoure, ancore ne fust convenancié quant je pris le gaige de mon detour. Et se mes dettes paie à moi ou à celui à cui je mis la chose an gaige, ice pour quoi je ai le gaige, li gaiges ert delivrés de moi et de celui à cui je le mis an gaige.

+
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+ Ici dit quant li creerres qui a une chose an gaige la puet vandre .xxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIV. Quando creditor potest uendere pignus. +

Se je ai an gaige une chose et li dettes ne me sera paiez à cel jour qui fu convenant , je pourrai vandre le gaige, s’il fu dit antre moi et le detor que je li pris le gaige que je le pusse vandre, se mes avoirs ne me fu paiez à cel jour qui fu an convent. Mais se ce ne fu dit antre moi et lui que je peusse vandre le gaige, ne le pourrai vandre tant que soit passez li jours que je doi estre paiez et puis .ii. anz aprés. Et aprés les .ii. anz je doi à mon detor dire devant bons homes que il me pait et que il me reaimbe son gaige, ou je le vandrai. Et se il ne liereaint adonc, je le pourrai bien vandre. ¶

+

Se li creerres qui vuet vandre .i. suen gaige trueve nul home qui l’achat, il le puet retenir à soi par l’autorité de l’ampereor, ce est se il dit à l’ampereour que li consante à avoir icel gaige que il ne trueve qui l’achat. Se l’ampereres ne li consant, an autre maniere ne pourra avoir le gaige sanz la volanté del detor. Et ancore li consantist li ampereres, bien pourra la dette recouvrer la soue chose dedanz .ii. anz, se il vuet paier au creor tot le dette et le gaaig et il vuet amander tot le damaige que il a pour ce que il ne paia au jour qui convenanz antre eux.

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+ Ici dit quex droiz est se li creerres vant la chose que il a an gaige ou plus ou mains de son dete .xxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIII. Creditor potest inpignorare rem quam habet in pignore alii. +

Li creerres doit vandre la chose que il a an gaige par bone foi, et se il la vant moins que non est, ses dettes puent ancore dire au detor que il li paioit ce que li faut de son dette, car li deterres non est ancores delivrés, ancore soit vanduz li gaiges. ¶

+

Se li creerres vant le gaige que il ai an gaiges plus que non est ses dettes, il devra randre au detor le plus. Et se il despant ce qui est plus de son dette, il le doit randre au detour et l’an doit doner gaaig selonc les usaiges de la terre, se cil usaiges non est contre loi, se i deterres est tex hons que seut panre gaaig de son avoir. Autretex droiz est ancore ne le despandit li detcrerres + ce que ere de son dette quant il vandi le gaige, se il fu an antandemanztardemanz de randre ce an detour. An tardemant est antaduz que il soit se il ne li randoit quant le li demande. Mais se li creerres presta à autre ce que li remest de son dete de la vandue del gaige, ille doit randre au detor et le gaaig que il ll an prist d’autre. ¶

+

Se li creerres vandi la chose que il me avoit an gaige et li deterres dit que elle non fust vandue droitemant, li creerres + an doit jurer que il vandit icelle chose tant com il pout sanz angin. Et puis que il avra juré, doit randre au detor ce que il prist del gaaige outre son dette. ¶

+

Mais se li creerres retient le gaige à son oes, si com est dit desoure, li juges doit esgarder se li gaiges vaut mains ou plus que non est li dettes. Et se il conoit se li gaiges vaut plus que non est li dettes, doit faire randre au detour tant com li gaiges vaut mains del dette. ¶ Et se li juges conoit que li gaiges ne vaut tant com est li dettes, il doit faire paier au creour tant com li gaiges vaut mains del dette. ¶

+

Se li creerres vant la chose que il a an gaige pour mains que il ne vaut, et il le fait par angin ou par sa colpe, il le doit amander au detour. Mais la vandicions ne se deffait pour ce, ou soit que li creerres l’amant au detor, ou soit que non, fors an icest cas : quant li creerres qui vant le gaige fait angin an la vandicion. Car adonc se puet desfaire la vandicions del gaige, se li deterres est garniz de paier à l’acheteour del gaige le dette et le gaaig, et pourra li deterres recouvrer le gaige et les fruiz de celui qui l’achate. Mais ce est voirs que la vandicions se deffait del gaige, se li creerres ne puet amander au detour l’angin lia quel il fist an vandre le gaige, et cil qui achate le gaige sot l’angin que fit li creerres an vandre le gaige. Iciz hons fait angin qui a son esciant vant le gaige pour mains que il ne vaut ou pour amour de celui qui l’achate ou par ire que il a an detor ou par autre chose.

+
+
+ Absence de rubrique. Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVI. Si creditor fecit talem conuencionem omni debitori quod uenderet pignus, si non pagaret usque ad certum tempus. +

Se je te mis une chose an gaige et quant je te mis icel gaige fu tex convenanz antre moi et toi que li gaiges fust tuens se je ne paiasse au termine qui fu mis antre nous, pour ce ne sera tues li gaiges, car cil convenanz ne vaut, ainz fu contre loi et autretel droit avras tu el gaige com tu i avroies, se cil convenanz ne fu faiz et non autremant.

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+
+ Ici dit que celle chose dont est plaiz ne doit estre aliené puis que plaiz en est commanciez tant que il soit feniz .xxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVII. Res de qua est placitum inceptum non debet uendi. +

Se plaiz est commanciez antre moi et toi d’une chose immoble ou d’aucun avoir, tu qui me tiens an plaiz me doiz aliener icel droit que tu doies avoir antre moi et toi, et se tu le faiz, cil à cui tu aliene icel droit n’an pourra riens demander contre moi, mais li plaiz doit estre tenuz tant que à la fin, ausimant com se tu non eusses doné ton droit à autre. ¶

+

Ancore se cil à cui tu meus plait d’aucune chose, ou moble ou immoble, ne doit aliener celle chose dont est li plaiz puis que li plaiz est commanciez. Et se il le fait, poigne an est ordenee, et cil qui l’aliena et cil qui le recevra an aucune guise. La poigne est tex : se cil qui reçoit ceste chose savoit que li plaiz an ere meuz, il pert la chose et le pris que il dona an la chose, ce est ne le pourra recouvrer, et ce doit avoir li fisco, et pourra li fisco ce demander à celui qui aliena la chose et autretant d’autre.

+

Mais se cil qui prist la chose ne savoit que plaiz an fust meuz, ne doit avoir poigne, mais doit randre la chose, se il l’avoit receue, et pourra recovrer le pris que il dona an la chose de celui qui l’aliena, et puist tant com est la tierce part del pris. ¶

+

Tex fois est de la chose dont est plaiz puet estre alienee, si com est pour doner an doalise ou an espousalice ou si com est par division, se la chose est communax antre .ii. homes ou plus.

+
+
+ Ici dit des stipulacion, ce est de celles obligations qui se font par paroles, ce est de promissions que .i. homs fait à autre .xxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXVIII. De promissionibus quas facit unus alii. +

Or redisons dess stipulations. Molt de choses doivent estre esgardees an stipulation pour que elles voillent. Premieremant devons savoir que est stipulations, et an quel guise se fait. Et doit on savoir quel persone est cil qui demande la promission et quex est icelle persone qui promet, ce est qui fait promission. Et doit on savoir de quel chose fait l’on promission, et quex est celle persone, et pour quel chose on la fait. ¶

+

Stipulations est quant je demant à aucun home an iceste guise : « Pierres, feras tu iceste chose ? », et il me respont : « Sire, si ferai ». Ou se je di : « Pierre, donras me tu .c. souz ? », et il me respont : « Sire, si donrai ». Car bien est stipulations se il me respondra de ce dont je li demant et il est obligiez à moi de ce que je li demandai et que il me promist se non i est aucune juste cause pour quoi il ne me doie estre anliez, si com nous dirons avant. An iceste maniere que nous avons dit se fait stipulations. ¶

+

Stipulations puet estre faite puremant, ce est sanz retenemant, et puet estre faite à jour et à condicion, ce est à retenemant. ¶

+

Quant stipulations est faite puremant, ce est sanz retenemant de maintenant, puet demander ce qui est promis, si com est se je di à .i. home : « Promez me tu que tu me donras .x. souz sanz autre retenemant que je non i met », et il me respont que il les me donra. ¶

+

Promissions qui se fait à jour se fait an iceste guise, quant je di à cel home : « Donras me tu .i. tel avoir ? » ou : « Feras me tu tel chose tant que à la Saint Michié ? », et il respont que il le fera. ¶ Quant aucuns hons promet à doner ou à faire aucune chose à .i. cert jour, si com est à la Saint Michié, ne li puet estre demandee par raison tant que à cel jour.

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An condicion, ce est an retenemant, se fait promession an iceste guise, quant je demant à autre an ceste guise : « Donras me tu .x. s. s’il pluet demain ? », et tu dies oïl. Autretex droiz est se je di : « Feras me tu tel chose ou prometres moi tel chose s’il pluet demain ? ». Ice que tu me promez à doner ou à faire à condition et, ne te puis je demander avant la condicion.

+
+
+ Ici dit à quel persone on puet faire stipulacions, ce est promession, et quex se puet anlier par promission .xxx.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXIX. Cui persone potest esse facta promissio, et que persona potest se obliguare per stipulacionem. +

La persone de celui qui demande la promission et de celui qui promet doit estre tex que non soit veez de demander promission ne promettre ne par nature ne par droit. Par nature est vee de faire promission et de demander promission à ces qui font anfant ou qui sunt prés d’anfance, si com sunt cil qui ont .viii. anz ou .vii. Ancore li sors ou li muz et cil qui non est bien an son san sunt getez par nature de faire promession à autre.

+

Par droit est vee de faire promission à autre icil qui non a droit de gaaignier icelle chose qui non est promisse.

+

Se celles persones que nos avons dites font promissions à autre ou autres à aus, ne vaut icelle promission. Tuit autre home fors icil puent promettre à autre, et puent recovrer promission d’autre, se non est autre raisons ancontre.

+

Une chose devons savoir : que cil à cui on fait la promission et cil qui la fait doivent estre an presant an dui, si que li .i. avoient l’autre. An autre maniere ne vaut la promissions. ¶

+

Icil hons qui demande promission la doit demander à son oes, an autre maniere ne vaut la stipulacions. Car nuns hons ne puet demander mission ne convenance avec autrui et se il le fait ne vaut, se non est an icel cas, si com est se aucuns hons demande promission pour son pere ou pour son avi an cui pouoir il est. Ancore se sers demande une promission, icelle promission sera del seignour. ¶ Autretex raisons est se .i. sers se fait promettre de doner une chose à cel home qui est an pouoir de son seignour. Il gaaigne iceste obligacion à son seignour et vaut icelle obligacions autretant bien com se li sires l’eust demandee.

+

Mais se li peres se fait promettre aucune chose à aucun home de doner ou de faire à son fil, il gaaigne icelle obligation à soi meissmes autretant bien com se il l’eust demandee à son oes. ¶ Autretex droiz est se li sires fait promettre .i. home de doner ou de faire aucune chose à son ser, car il gaaigne icelle obligation à son oes, et pourra demander autretant bien ce qui fu promis com se il fust promis à lui meismes. ¶

+

Dans l’éd. Fitting, les §§ 7-9 constituent les trois premiers § de la rubrique XXX. Se je demant une stipulation ou nom de mon procurour, bien vaut icelle stipilations, si com est an iceste guise : « Pierre, promet moi que tu me donras .x. souz à .i. tel home qui est mes procurerres ? », et tu dies : « Sire, je le promet, ou je li donrai ou je li ferai », je pourrai autretant bien demander ices .x. souz, se tu les eusses donez à moi. ¶ Autretex droiz est se je demant à autre an iceste guise : « Pierre, donras tu .x. souz à Martin, que je li doi ? », et il me respont que il les li donra. Autretex droiz est se li tuterres ou li curerres se fait promettre de doner ou de faire aucune chose qui est an sa baillie, ce est à son pupil ou à son adulte.

+

Autretex droiz est se li procurerres fait promettre à aucun home que il donra aucune chose à celui de cui il est procurerres, si com est se tu faiz .i. plait par mon mandemant ou sanz mon mandemant et tu demandes à celui de cui tu tenoies les plaiz itel promission : « Promet moi que tu donras à Martin, pour cui je fais itel plait ice que jugera li juges ? », et il me respont que il le fera. Certes an toz ices cas que nous avons dit avant vaut bien la stipulations, ce est la promissions, et cil à cui fu faite la promissions puet autretant bien demander pour celle promission com se il l’eust demandé à son oes. Car ses prouz est de celui qui demande la promission, mais an autre guise ne puet nuns hons demander promission pour autrui, et se il le fait, ne vaut. ¶

+

Ancore an iceste guise puent tuit home demander promission avec autrui si que la promissions vaut, se poigne i est promise, si com est an iceste guise : « Pierre, promez + meque tu feras ne maison à Martin, et se tu ne le fais, que tu me donras .c. souz. par nom de paigne ? », et il me dit que oil. Autretant vaut se je di : « Feras tu ce ? », com se je disisse : « Promez me tu que tu feras ce ? ». Autretex droiz est se je di à autre : « Donras me tu .i. cheval ? » à tel home, et puis dit ansin : « Se tu ne dones à celui le cheval, donras me tu .c. souz pour la poigne ? », se je demant promission à aucun home que il face ou que il doigt augune chose à autre, si com est dit desoure. Et se il ne le done, ou se il ne le fait, et il ne promet poigne, il est destrainz de faire ce que il me promest, ou de doner ou de faire à moi la pigne que il me promist.

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+
+ Ici dit de la poigne que on promest à autre se l'onsolon ne atant ce qui est convenant .xxxi. +

Se je fais promettre à aucun home que il doigt ou que il face aucune chose à autre, vaut bien icelle stipulacions, si com est dit se poigne i est promise. Mais se je demant promission à mon oes, ce est se je di : « Promez tu à moi que tu me dovras ou que tu me feras aucune chose ? », si com est .i. livre ou bastir une maison, se i puis ausimant mettre poigne, ce est puis demander à toi poigne an tel condition : « Se tu me faiz ce qui est convenant antre nous, tu promez que tu donras à moi .c. souz », an ices cas se tu me promez si com est, je te puis destraindre que tu me faces ce que tu convantas, et se tu le faiz an tardemant que tu le ne faces, je te puis demander la poigne que tu me promesis.

+

Se tu vues doner ou faire ce que tu convantas, ne te puis destraindre de la poigne, se je ne temoigne an plait. Mais puis que tu an vanras à plait et plait an sera commanciez pour la poigne que je demant, ne le pourras puis desfandre que tu ne paies la poigne, se je vueil, ancore vueilles tu faire acomplir ce que tu me convantas. ¶ Ice dit desoure se tu es an tardemant que je te puis demander que je te puis demander la paigne.

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+
+ Ici dit quant on est an tardemant .xxxii.Dans l’éd. Fitting, le passage constitue les §§ 3-4 de la rubrique XXXI. De pena quam aliquis promittit alii, si non faceret quod promisit. +

An tardemant est antandu que tu soies puis que tu passes le termine que nous i posames, ou puis que passe tant de tans que tu me pooies faire ce que tu me convantas, se termine non i fu posez.

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Se tu me promez de doner ou de faire aucune chose et tu i promez poigne, se tu ne le fais quant vient li termes que tu me deus doner ou faire ce que tu me convantas, il ne te doit plaire que je te demant ce que tu me convantas à doner ou à faire, mais doiz faire ce que tu me conventas, ancore ne le te demande je. Et se tu esgardes que tu ne faces tant que je le te demant, tu charras an la poigne que tu me promesis. Mais se tu es garniz de faire ce que tu doiz avant que plaiz an soit commanciez autre nous .ii., tu pourras eschiver la poigne que tu ne la me donras, si com je ai dit desoure.

+
+
+ Ici dit desquex choses on puet demander promission et on puet promettre ou non .xxxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXII. De quibus rebus potest fieri promissio et de quibus non. +

LesLettrine de 3 lignes de haut. choses que on promet à autre doivent estre tex que puissent estre promises droitemant, pour que cil qui promet soit anliez de faire ce que il promet. ¶ Generalmant est voirs que totes choses puent estre promises fors celles qui sunt veees à promettre par nature ou par droit.

+

Nature vee à promettre celle chose que non est ne ne puet estre, si com est se je te promet à doner .i. ipotentauroipocentauro, je ne t’an sui tenuz pour ce que ipotentauroipocentauro non est ne ne puet estre. Ancore se je te promet .i. ser qui est ja morz, je ne t’an sui tenuz pour ce que il non est an rancuraulnaturaul de les choses. //

+

Lo droiz vee que je ne promette à à + autre chose sacree ne chose sainte ne home franc ne chose publique, ce est celle chose qui est communaus de toz les homes d’une vile, si com est li marchiez et si com est li chapitres, et si com est l’estadis, ce est ciz leus où corrent li cheval à Rome, et non est Chans Martins, ce est cil chans où jouent li chevaliers.

+

Ancore se je te promet une chose qui est toue, je ne t’an suis tenuz pour ce que celle chose ne puet autre foiz devenir toue demantres que elle est toue. Mais se je te promet une chose toue à condicion, vaut bien la promissions et suis antanduz se la chose est issue de la seignorie quant vint la condicions. Certes, je suis tenuz adonc que je gaaigne la chose, se je puis, et que je la te doigne, et se je ne la puis avoir, je te doi doner tant com vaut la chose.

+

Autretex droiz est se je te promet celle chose que non est toue, mais cellecertaigne certaigne chose est que elle doit estre toue, si com est se te promet ce que naitra d’une toue ancelle ou d’une toue beste que ce qui an naitra ne sera tuens : quant naitra, vaudra bien la promissions, et non vaudra an autre guise.

+

Ancore se je te promet celle chose que tu ne puez gaaignier, ne vaut la promissions ne ne t’an sui tenuz.

+
+
+ Ici dit de celle chose par laquel .i. hons promet à autre, ce est quant vaut promissions et quant non .xxxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIII. Quando ualet promissio et quando non. +

À ce que soit anliez, icil qui promet à autre juste chose et naturex i doit estre pour laquel il promet an autre guise n’en est il tenuz de faire ce que il promet. Naturex chose est que cil à cui l’on promet doit doiter ou faire aucune chose à celui qui le promet, et se cil ne le fait, non est tenuz li prometerres, si com est se je te promet de doner une chose, si com est une maison ou une terre ou .i. cheval ou .x. souz, je ne te suis tenuz de doner ce que je te promis, se tu ne me donas ou tu ne me feis ou ne me promesis ancontre ce aucune chose pour ce que je te donasse ce que je te promis. Et se tu disisses aussi : « Je vueil que tu me dones la chose que tu me promesis », je respondrai ansin : « Par angin le disis, car tu le demandas que je te promesisses ces choses ».

+

Ice est voirs que je ne t’an suis tenuz, se non i fu naturex chose pour que je te promis, se je ne le fis pour couraige de doner à toi ce que je te promis, si com est se je savoie quant je te promis aucune chose que je ne le devoie ice que je te promis. Car adonc quant je te promis à esciant ce que je ne de te devoie, pourveance est que je te vosisse doner ce que je te promis, se non i fu faite autre convenance.

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+ Ici dit de cel home qui promet aucune chose à autre aprés sa mort .xxxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIV. De illo qui promittit aliquid post mortem suam. +

Se tu me promez que tu me feras aucune chose aprés ma mort, si com est bastir une maison ou escrire .i. livre, ou se tu me promez que tu me donras .c. souz aprés ma mort, bien vaut icelle promissions, et mes hoirs te pourra demander ce que tu me promesis, et pourra le demander à ses hoirs aprés ta mort, ancore ne puisse je demander à toi demantres que je suis vis.

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Ancore se tu me promez de doner ou de faire aucune chose aprés ta mort, ancore ne la puisse je demander à toi, mes hoirs la pourra ausimant demander à ces hoirs aprés ma mort, si com je pouroie.

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+ Ici dit de celles stipulacions, ce est des celles promissions qui ne vaillent .xxxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXV. De illis promissionibus que non valent. +

Sovant avient que cil qui promet aucune chose à autre non est tenuz de ce que il promet pour ce que la promision ne vaut, et ce an avient pour molt de choses : c’est pour la persone, se la persone de celui qui promest ou de celui à cui l’on promet est tex qui ne puisse anlier, si com est dit desoure.

+

Ancore se cil qui promet et à cui on promet desentunt inter se, ne vaut la promesse, si com est se nous sommes an erre de la chose que je te promet, si com est se tu antanz d’une chose et je atan d’autre, ne t’an suis tenuz. Mais se nom sunt an erre del nom doner la chose solemant, bien vaut la promession, si com est se je te demant .i. home que je cuit lequi aie le nom mon perePierre et il a nom Jehan, et cil qui promeisent bien del quel je di et je antan : an ices cas tu es tenuz à moi autretant bien com se je eusse dit le nom.

+

Ancore se tu me mandes .ii. choses an iceste guise : « Pierre, donras me tu .i. buef ou .i. cheval ? », et je te promet solemant l’un, ne vaut la promessions, se tu ne consantis de maintenant an ce que je te promis, car adonc vaudra la promissions. Mais se je te demant .ii. choses an iceste guise : « Pierre, donras me tu .i. cheval et .i. buef ? », et tu me promez l’un sollemant, vaut la promission, et je te pourrai demander ce que tu me promesis. ¶

+

Une rien devons savoir an totes promissions et an toz contraiz qui se font antre .ii. homes : doit li juges anquerre ce que fu dit nomeemant antre aus, et se il le puet conoitre, il le doit segre, et doit mander que ce soit fait qui fu fait antre aus. Et se li juges ne puet savoir ce qui fu dit antre aus nomeemant, il doit segre ce qui est usé an la terre où fu faiz li contraiz, si com est se je te promis à doner .c. souz an aucune maniere et ne fu dit quex deniers et an celle terre corrent plusours monnoies de deniers. Car an cel example et an toz les autres samblanz de ceste discorde et de ce c’on demande, si com est se li demanderres quiert meillours deniers de ces que li prometerres li vuet doner li juges an cui pouoir est li plaiz, et tuit home doivent croire que li prometerres li convanta à doner ices deniers qui plus corrent par la terre où il les promist. ¶

+

Se je te promet de doner une certe chose, si com est .i. cheval que je ai, et cil chevaus muert sanz ma colpe avant le termine, ce est avant que je le te doie doner, je an suis delivrés de toi. Mais se passe li termines, si que je ne te doigne le cheval ne ne sui garniz que je le te vousisse doner, ancore muire il puis sanz ma colpe, je suis tenuz que je te doigne tant com li chevaus valoit, quant je le te duis doner. Autretex droz est se je te promis à doner une chose d’un autre home.

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+ Ici dit quex chose ne puet estre promise .xxxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVI. +

Ausimant com ne vaut la promissions quant non i est la chose naturex, ausimant ne vaut promissions se ce que on promet est tourpe, ce est laiz, ce est contre loy et ancontre bon usaige, si com est se je te promet que je ferai de toi mon hoir aprés ma mort, ou se je te di que je te laisserai toutes les moies choses ou une partie aprés ma mort, ne vaut icelle promissions, car elle est contre bons usaiges, et pour ce je puis muer ma volanté, et puis laissier à autres ma volantéles moies choses. Et se je te promis poigne, si com est de doner à toi .c. souz ne desfaire de toi mon hoir, car la promissions de la poigne ne vaut, se ce ne vaut que je te promis an premier. ¶

+

Se je te promet .x. souz pour ce que tu occies .i. home, ou que tu ambloies aucune chose, ou que tu faces aucun malfait, je ne te suis tenuz de ces .x. souz, ancores aies tu fait ce pour quoi je les te promis. Ancore se je les t’ai donez, je ne les te puis demander, ne tu non est tenuz de faire ce pour quoi je les te donai ne par loyx ne par canons. Et se tu ne promesis poigne, si com est de .c. souz, se tu ne le feisses, je ne la te pourai demander pour ce que icelle promissions fu faite par laide chose, et se je te convante que je te amanderai tot le damaige que tu an avras pour icel malfait, se tu le feisses, ne le me pourras demander, se je te donai fermance, ne t’i pourras torner.

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+ Ici dit quex droiz est se on promet aucune chose à .ii. homes ou se .ii. home promettent aucune chose à autre .xxxviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVII. Si aliquis promittit aliquid duobus hominibus, uel si duo promittunt uni. +

Se aucuns hons promet à doner ou à faire aucune chose à .ii. homes ou à plus, chascun d’aus pourra demander ce qui lor fu promiz, se il fu dit nommeemant quant fu faite la promision que cil qui promist de doner ou de faire aucune chose fu anliez à chascun d’aus touz. Mais se il paia le tout à l’un, li autres ne li pourra riens demander, car il est delivrés de tout. Mais cil à cui est paiez li toz doit respondre au autres compaignons qui ont droit an icelle chose. ¶

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Ancores .ii. home ou .iii. puent promettre à autre aucune chose et se puent anlier par promissions, si que chascuns sera tenuz pour le tot. Mais ancores soit chascuns anliez et tenuz del tout, ne doit estre demandez à l’un mais que la soue part, ce est la moitié, se il sunt .ii., ou la tierce part, se il sunt .iii., se il puent tuit paier et il sunt tuit presanz, ce est an la terre où il doivent ce que il promistrent. Ancores fust dit et convant quant fu faite la promissions que chascuns fu anliez del tot et que cil à cui fuit faite la promissions ait pouoir de demander le tout au quel qu’il voudra. Mais se li .i. d’aus est tant povres que il ne puisse paier la soue part, ou se il non est an la terre, li autre compaignon doivent paier pour lui.

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+ Ici dit de ces homes qui font fermance pour autre, ou de ces homes qui mandent à autre que il antrent an fermance pour .i. ou pour autre .xxxix.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXVIII. De firmancia quam unus facit pro alio, uel de illis qui precipiunt ut aliquis faciat firmanciam pro se uel pro alio. +

De totes les choses que li home font antre lor dont est tenuz et anliez li .i. à l’autre, puet antrer an fermance droitemant, ancore soit li obligations tex que n’an eust nait actions, sol que celle obligacions ne soit contre loi, si com est se cil fiz qui est an pouoir de son pere ou de son avou malleva avoir contre ce que dit li loys. An ices cas non est tenuz cil qui antre an fermance pour lui. ¶

+

Se li sers d’aucun home se anlie an aucune maniere non an nait actions contre lui, mais se acuns hons antre an fermance pour lui, il est tenuz autretant bien com se il fust antrez an fermance pour .i. franc home. ¶

+

Se je antre an fermance pour toi et tu dones gaige au creour à cui je fui fermez pour toi et le paiai puis pour toi, il me doit randre la chose que il a an gaiges de toi, et doit me doner tot cel droit que il a ancontre toi pour celle chose dont je li suis an fermance pour toi. ¶

+

Se .ii. home font une fermance pour aucun home, chascuns est tenuz del tot, ancores ne fu dit par nom que chascun fust tenuz del tot, se il ne firent la fermance partenieremant ; mais se il firent la fermance partenieremantSaut du même au même., chascuns est tenuz pour icelle part dont il fist la fermance, ancore soit chascuns de ces qui font la fermance pour autre tenuz del tot : se il puet tot paier, ne puet estre demandez à chascun mais que icelle partie qui li eschiet, ce est la moitié, se il sunt .ii., ou la tierce part, se il sunt .iii. Mais se aucuns d’aus ne puet paier la soue part, li autre la doivent paier. ¶

+

Se je te fis fermance pour aucun home, tu ne t’an pourras torner à moi tant que tu troveras le detor an presance, et que tu saiches se il puet paier, si com il fu dit an autre guise quant je te fis la fermance. Mais se il ne te puet paier, tu te pourras torner à moi qui fui sermance. Ancore puisse li deterres paier : se il non est an icel leu, tu une te pourras torner à moi. Mais avant que je te paioie, li sires de la terre me doit doner .i. jour dedanz lequel je doi querre le detour. Et se je le truis, je le doi amener an presance et tu te devras torner à lui, se il puet paier. Et se je ne le truis ou il non i vuet venir, je qui suis fermance doi paier pour lui, et tu me doiz doner icel droit que tu as ancontre lui pour icelui dette. ¶

+

Nuns hons qui soit fermance pour autre ne puet estre de plus pour la fermance que doit li deterres pour cui il est fermance. Ne ne se puet la fermance plus fort alier del detor pour cui il est fermance, ne ne puet estre li dettes demandez à la fermance tant que à cel termine que li deterres doit paier, ancore fust dit nomeemant que li deterres puisse estre demandez à la fermance avant que au detor. ¶

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Se li deterres est jugiez par raison de perdre totes les soues choses pour aucun crime que il fist, il n’en est d’anqui an avant tenuz à ses creors, mais li fiz à cui partient la chose de cel detor commance à estre tenuz as creors de celui qui est jugiez. Mais ancore soit delivrés li deterres, icil est tenuz qui ere fermance pour lui.

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+
+ Ici dit que on puet faire fermance por autrui sanz nul mandemant quar .viii. .xl.Dans l’éd. Fitting, rubrique XXXIX. Quod aliquis potest facere firmanciam pro alio sine aliquo mandamento. +

Se tu faiz une fermance pour aucun home par mon mandemant, je t’an suis tenuz, et cil est tenuz à moi pour cui tu feis la fermance, ou soit que il sout quant tu feis la fermance pour lui ou soit que non, sol que il ne te veist, car bien puet .i. hons antrer an fermance pour autre, ancores non ait il mandemant ne del detor ne d’autre home. Et ce est voirs ou soit que li deterres, ce est cil pour cui on fait la fermance, le seust quant la fermance fu faite, ou soit que non, sol que li deterres ne li veist. Mais ciz hons qui fit fermance pour autre sanz mandemant et sanz seu de celui pour cui il la fist, le doit faire an icelle maniere que ne soit sa colpe, car se il la fit ansinc com il ne la devroit avoir faite et il an a damaige, ne s’an pourra tenirtorner à celui pour cui il fist la fermance, car par sa colpe a il icel damaige. ¶

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Se cil qui fait fermance pour autre paie icelle fermance, il se puet torner à celui pour cui il + fist fermancepaie droitemant, et pourra s’an torner à son hoir. //

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Iciz hons qui antre an fermance pour autre a tot icel droit et tote icelle raison et tote icelle deffension que a icil pour cui il fist la fermance.

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+ Ici dit se la fermance paie ce que ne doit, quex droiz an est .xli.Dans l’éd. Fitting, rubrique XL. Si firmancia pagauit illud quod non debuit. +

Se la fermance paia ce que ne devoit, li deterres le pourra demander à celui à cui il le paie et non au detor, se il savoit que li deterres avoit aucune raison pour quoi il se peust desfandre à icelle fermance, et icelle fermance ne la vot dire, et se li deterres non ot ferme la poigne que fait sa fermance, car li deterres a ferme la poigne que fist sa fermance et cil à cui paia la fermance est tenuz au detour pour ce que il a pris ce que on li devoit. //

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Se tu faiz une fermance pour moi de celle chose qui est contre loy et tu as aucun damaige de celle fermance, je n’an suis tenuz à toi, ancore feisses tu icelle fermance par mon mandemant.

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+
+ Ici dit de li monibus, ce est despans, et an quel guise cil est anliez d’aucune chose et puet estre delivrés .xlii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLI. De solucionibus, hoc est de pagamento, et quomodo ille qui est obligatus de aliqua re potest liberari. +

Se tu me doiz aucune chose, tu ne pourras à moi paier autre chose mais que celle que tu me doiz, se je ne vueil : se tu as ce que tu me doiz, si com est se tu me doiz paier autre se non les .x. souz, se je ne vueil.

+

Mais se tu non as les deniers de que tu me paies, tu me pourras paier d’une autre chose moble, se tu l’as, et pourras t’an delivrer. Et se non est chose moble, tu me pourras paier d’une chose immoble et de la meillor que tu as, et an iceste guise seras delivrés. Et se je ne vueil panre iceste chose et tu la vues vandre, tu me doiz fermer que tu me paieras le pris que tu an panras quant tu l’avras vandue, et puis la pourras vandre. ¶

+

Ou soit que je paie ce que je doi ou que autres le paie pour moi, je suis delivrés, ancore ne le saiche je ne ne le voie je quant autres paia pour moi je sui delivrés, ancor ne le saiche je.

+

Ancore ou soit que je paie à toi ou soit que je paie à autre, si que tu le mandes, ou soit que tu l’as ferme, je suis delivrés de toi.

+

Mais se je paie à autre se non à celui cui je doi, je n’an sui delivrés, se je ne paie par volanté de celui à cui je le doi paier ou se je cuidai paier droitemant, si que je le fis par droite ignorance, si com est an icest example. Tu es .i. procuror qui amenistre le toues choses par ton mandemant, et cil procurerres a general mandemant an amenistrer les toues choses, ce est que il puet vandre et doner et changier les toues choses et loier et prester com avoir à autre, et puet demander à tes detors ce que il te doivent, se je paie à cel home qui a tant large baillie demantres que il a celle baillie, je paie autretant droitemant com se je + peaisse à toi meissmes. Mais se tu veasses à cel procuror la baillie de tes choses, il non a puis pouoir par raison de faire nule riens de les toues choses, et se aucuns de tes detors paie puis à celui, il non est delivrés de toi car il ne paie à celui de cui il doit. Mais se aucuns de tes detors ne sout que tu li aies vee la baillie et paies li à bone foi, ne ne li pourras riens demander, car il est segurs par just ignorance. ¶

+

Se je doi aucune chose et tu mandas que je paioie ce à aucun home, si com est à Perron, et avant que je le paiasse tu disis à l’un que il ne prist ce, et tu li disis si que je ne le soi, et je ne le paiai puis, je suis delivrés de toi par juste ignorance, et cil paierres est tenuz à toi pour larrecin que il te rande à double ce que je li paiai, et suis tenuz ancores à toi. Mais se je vueil estre delivrés de toi, je te doi doner iciel droit que ai ancontre lui pour ce que je li paiai.

+

Iciz hons qui est deterres à celui qui est manres de .xxv. anz puet droitemant paier au detor et au curour de son curreor, mais li deterres et li curererres ne puent riens laissier au detor del curordroit + de celui de cui il est curerres.

+

Se li deterres paie ce que il doit, et il est delivrés et totes les fermances sunt delivrés. ¶

+

Se je te doi auucne chose, si com sunt .xx. souz et je suis tes deterres de molt de choses, si com est d’avoir que tu me prestas, et doi toi deniers d’une autre chose que je achetai de toi quant je te vueil paier, je puis dire pour quel chose je te vueil paier, et se je le di, tu le doiz retenir pour icelle chose que je di. Mais se je ne dis pour quel chose je te paie, et tu dies adonc : « Je vueil retenir la chose, ce est ices deniers que tu me doiz pour tel chose », bien le puis faire. Mais se ne di pour quel chose tu les voloies retenir, tu le doiz retenir pour le grant dette, ce est pour icel dette qui ere grief au detour a retenir sour soi, ce est pour icel qui vaut mieuz au detour que il le pait. ¶

+

Se li creerres ne vuet panre ce que li deterres li doit, et li deterres le vuet paier li, li deterres le li doit presanter. Et se li creerres ne le vuet panre, li + detterres le doit posser la où commandera li sires de la terre ou an yglise, et an iceste guise sera delivrés li deterres et ses gaiges et sa fermance autretant bien com se il eust paié au creour. ¶

+

Se je paie devant toi ce que je te doi par ton mandemant, je suis delivrés de toi autretant bien com se il l’eust paié au creour. Se je paie devant toi ce que je te doi par ton mandemant, je sus delivrés de toi autretant bien com se je l’eusse doné à toi.

+
+
+ Ici dit de evictionibus, ce est quex droiz est se la chose t’est tolue que je te vandi ou que je te donai pour autre guise .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLII. De euictionibus, hoc et que drictura est, si res quam uendidi tibi est tibi euicta. +

Sovantes foiz avient que la chose que je te vandis ou que je te paiai ou que je te donai pour autre guise t’est tolue, et pour ce devons savoir quex droiz est de ce. ¶

+

Se la chose que je te donai t’est tolue, je la te doi amander, ou soit que je la t’ai an convenant ou soit que non, ou soit que je la te vandi, ou soit que je la te donai pour changes, ou an douaire, ou par pris d’aucune chose que je te devoie. ¶

+

Mais se la chose que je te donai t’est tolue, je t’an suis tenuz an iceste guise de l’eviction : se je savoie que la chose ne fust moie, ou se je la te promis pour stipulation, et non an autre guise. ¶

+

Adonc est antanduz que la chose soit tolue, ou soit que icelle chose est tote par jugemant à celui qui la tient, ou soit que cil qui la tient à soi et dona à celui qui la demande la vaillance de la chose. ¶

+

Se la chose que tu me donas m’est tote et je te vueil mettre an plaiz par l'aviction, li juges doit esgarder la convenant qui fu antre nos, et selonc le convenant doit jugier. ¶

+

Se tu me vanz une chose ou tu la me donas, tu est destrainz par raison que tu le m’amanderas à double, se elle me sera totes par nature de contraiz, ancore ne fust tex convenanz antre nous, se li usaiges de la terre est tex ou se la chose est de grant pris. An ices .ii. cas, ce est se li usaiges de la terre est tex que cil qui vuet doit promettre l’eviction an double, ou se la chose est preciose, si comme je dis, puet li acheterres destraindre le vandeor que il li promette d’amander la chose an double, se elle li est tolue.

+

An autre guise non est destrainz li vanderres, se il ne le vuet. Mais se il l’ont an convant quex que soit la chose que il vandi, il doit promettre ou soit que il convient del double, ou soit de trois tens, ou soit que il convantvient de .iiii. tans. Mais se il convient pus de .iiii. tanz, ne vaut icil convenanz. ¶

+

Se li vanderres qui doit promettre d’eviction ne le promet si com il dit, li juges le doit condampner de tant com li acheterres i avroit de prou, se li vanderres li est promis. ¶

+

Nuns hons qui vande une chose non est destroinz de doner à l’acheteor ne gaige ne fermance pour l’eviction ne an vandicion ne an autre contrait, se il ne li ont convant el contrait. ¶

+

Li acheterres puet mettre le vandeour an plait de l’aviction, ou soit que li est tolue tote la chose, ou soitMs. : ou soit répété. que l’an est tolue une partie, puet l’an mettre an plait pour icelle partie qui li est tolue de la chose. ¶

+

Nuns hons ne puet mettre l’autre an plait de la chose qui li soit tolue, se li chose ne li est tolue droitemant par jugemant de juge ou d’arbitre. ¶

+

Ancore li acheterres ne puet riens dire au vandrevandeour, ou se la chose li est tolue, il ne dit à l’auctor, ce est àcelui de cui il gaaigna la chose, que ou li metoit an plait de la chose que il li dona, et pour ce doit li dire que il viegne et que il garantisse la chose, et se il li dit avant que la chose li fust tolue, li vanderres li est tenuz de l’eviction, ou soit que il alat à plait ou soit que non, sol que la chose fust tolue droitemant, ce est pour raison. Mais se tex convenance fu faite antre le vandeor et l’acheteour, se li plaiz li sera meuz de la chose que il li vandi, que li acheterres ne li face ja savoir, se il ne vuet, adonc li devra li vanderres amander la chose, se elle li ser atolue droitemant, autretant bien com se li fust denoncié. ¶ Autretex droiz est se li vanderres fait ce pour quoi li acheterres ne li puet denoncier que il li garist la chose que il li vandi. ¶

+

Se la chose que je ai et tien m’est tolue par chose de juge qui dona le jugemant, ou par la chose de moi qui tien la chose, ne puis riens dire à celui de cui je l’avoie gaaignié pour ce que je ne la perdi droitemant. //

+

Colpe del juge est antandue se il ne dona droitemant le jugemant, ou soit que il le fist pour sa folie que il ne savoit le droit ne la raison, ou soit que il le fist à son esciant. ¶ Colpa mea à cui est tolue la chose est antandue se je ne suis à plait aussi com je deusse, et pour ce me fu donez li jugemanz ancontre. ¶ Autretex droiz est se je perdi le plait pour ce que non i furent dites icelles raisons que i deussent estre dites de par moi, ou se li plaiz ne fu bien raisonez et pour ce je le perdi. ¶

+

Autretex droiz est se la chose me fu tolue par force ou se je ne le dis à l’auctor, ce est à celui de cui je gaaignai la chose, ne ne le di à son hoir. Mais à la fermance ne le doi je dire que on me met an plait de la chose dont il m’est fermance, se je ne le vueil dire. ¶

+

Se je te vandi une herité qui partenoit à moi droitemant et t’an sera tolue aucune chose, ne t’an devrai riens amander, se non fu convenant quant je la te vandi que je la te demanderoie quel que chose t’an fust tolue de celle herité.

+
+
+ Ici dit des despans qui furent fait an la chose que l’on mande .xliiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIII. De expensa que fuit facta in re quam aliquis petit. +

Se la chose que tu as et rienss t'ett'est demandee et elle t’est tolue, tu la pourras retenir pour raison tant que cil qui l’a recouvré te rande toz les despans que tu feis an icelle chose utilmant et pour grant besoigne, et tant que li juges pourra veoir et conoitre que la chose est amandee pour ices despans que tu i feis et non plus.

+

Mais des missions que tu feis an la chose qui t’est tolue dont la chose non est amandee pourras bien demander à celui de cui tu gaaignas la chose. Et sour tot ce pourras demander à celui de cui tu gaaigmnas la chose le pris que tu donas et tot le damaige que tu an as pour ce que la chose t’est tolue tant que tu aies recouvré autretant com fu li pris que tu donas et non plus, se non i fu faite autre convenance quant tu gaaignas la chose.

+
+
+ Ici dit quex hons est tenuz de l’eviction, ce est de la chose qui est tolue et del damaige .xlv.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIV. Quis tenetur de euictione et de dampno. +

Iciz hons de cui tu achetas la chose qui est tolue, et il et ses hoirs te sunt tenu de l’eviction à toi et à tes hoirs tant que à .xxx. anz puis que la chose te fust tolue.

+

Et ancore iciz hons qui te fu fermance et si hoir t’an sunt tenu ausimant, et pour ce avient que la fermance ne t’an puisse mettre an plait de l celle chose dont il est fermance de l’amander, se on t’an met an plait. ¶

+

Autretex raisons est de celui qui te vandi la chose que tu as et tiens, car ne il ne si hoir ne l’an puent mettre an plait, ancore soit la chose de l’oir, et ce avient pour ce que il an sunt tenuz et anlié se autres hons t’an mesist an plait que il la te doivent desfandre et garantir.

+

Mais li hoirs de la fermance, se la chose est soue, bien t’an pourra mettre an plaiz et demander la chose, ancore t’an fust il tenuz d’amander la chose et le damaige que tu an as, se il ou autres hons t’an met an plait et il la te vant par raison.

+
+
+ Ici dit que ciz hons qui vandit le gaige non est tenuz de eviction, mais que an .ii. cas .xlvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Ille qui uendidit pignus non tenetur de euictione nisi in duobus casibus. +

Se je te vandi une chose que je avoie an gaige et je t’an fis antandre que an gaige ere et on la te vant, je ne t’an serai tenuz d’amander rien, se je avoie meillor raison an icelle chose que nuns autres creerres, fors se je ne le te promis quant je la te vandi que je la te garisse de toz, ou se je ne soi que la chose non ere de celui qui la m’avoit mise an gaiges. An ices .ii. cas t’an serai je tenuz de garir la chose ou d’amander le damaige que iltu an avras.

+
+
+ Ici dit quant on puet dire de l’eviction et quant non .xlvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLV. Quando aliquis potest dicere de euictione et quando non. +

Aperte raisons est se nuns hons ne puet mettre an plait celui de cui il gaaigna la chose et pour ce que la chose li est demandee demantre que il a la chose et la tient, se cil de cui il gaaigna la chose à bone + forsi et il alienet la chose, ce est se il cuidoit que la chose fust soue ou que an autre guise i eust droit d’aliener la chose.

+

Mais se il a male foi, ce est que bien savoit que il non i avoit droit an la chose, itel droit com il est dit que il i avoit, et ansinc angigna l’acheteor ou autre home à cui il la dona par autre juste cause, adonc puet bien demander li acheterres à celui de cui il l’acheta tot le damaige que il a a pour ce que la chose ne devient soue, si com est an ices cas que il ne puet mettre la chose an gaige à autre pour ce que elle non est soue, que nuns hons ne puet mettre autrui chose an gaige sanz la volanté de celui de cui elle est. ¶

+

Se tu achetes une chose de moi et on t’an met an plait avant que tu m’aies paié le pris, tu ne seras destrainz de paier le pris tant que je t’aie doné bone fermance que je la te garrai et deffandrai, ou je te amanderai tout le damaige que tu avras de ce.

+
+
+ Ici dit se tu pers la chose pour ta folie, ce est pour ta colpe, que tu gaaignes de moi que tu ne t’an pourras torner à moi .xlviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVI. Si tu perdis rem quam dedi tibi tua culpa, non poteris redire ad me. +

Se la chose que je te vandi ou que je te donai pour autre juste cause t’est tolue et tu i avoies aucune juste raison par laquel tu te poisses estre deffanduz droitemant, si com est par juste tenoison ansinc com lois dit, ou pour autre juste raison que tu i avoies, ou de la toue part ou de la moie que te donai la chose, ne je ne mes hoirs ne autres hons pour moi ne t’an suis tenuz del amander rien pour ce que tu la perdis par ta colpe ou par ta folie. ¶

+

Totes icelles raisons et deffansons pour lesquex iciz hons de cui je gaaignai la chose que je ai et tieg, ou quel je ai perdue par aucune maniere, se pourra desfandre, se il l’eust et tenist, si doit il pour lui avoir, et si me doivent tenir prou ausimant com feroient à lui, se il eust la chose et on la li demandast. Et se je les di et li juges ne les me vuet recevoir ne retenir pour bones, et pour ce ne me done jugemanz ancontre, non i a nule colpe et pourra me bien torner à celui de cui je avoie gaaignié la chose. Mais non est ice droiz se je di à plait icelles raisons que je avoie de la moie part, si com est juste causetenoison tenoison, et li juges ne les vuet recouvrer et dona jugemant ancontre moi. ¶

+

Se tu me vandis une chose qui non ere toue, ne non i avoies raison de vandre, et je cuidoie que tu i avoiesi eusses droit de vandre la chose, et puis que non i avoies nul droit de vandre, je alai et gaaignai le droit et la raison de cel home de cui ere la chose et qui bien i avoit droit de vandre la chose, ne me pourras demander le pris que je te ai donéan covant de toutes pour la chose. MaiMais ce est voirs se je ne le t’avoie paié ancores. Mais se je le t’avoie paié, ne le te puis demander que tu la me randes. Et ice an devient pour ce que je devrai atandre tant que cil de cui ere la chose la demandast devant le seignour de la terre, et il la m’eust tolue droitemant.

+
+
+ Ici dit se plusour home ont une chose communal et uns de lor la vandi à l’autre, quex droiz an est.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLVIII. Si plures habent rem comunem et unus uendit eam alii. +

Se .ii. home ou plusour ont une chose ansamble communal et li .i. de lor la vandit sanz la parole et sanz le commandemant des autres qui i avoient part, ansinc que il voient vandedreet doner la chose à autre et non dient riens, ce est ne la contredient, bien doit l’an antandre que il la vandissent, et pour ce avient que il ne puet demander icelle partie qui fu lor. Mais sunt bien tenuz à celui qui l’achate se elle li est tolue se il reçoivent part de cel pris qui an fu donez, et ce est bons argenz de que l’on dit de cel home qui voit sa chose vandre et il ne dit riens ancontre ce il pert son droit lequel il a an la chose, se cil qui l’achate savoit que il i eust droit.

+
+
+ Ici dit se je reambe .i. home de Sarrazins, quex droiz an est à lui .l.Dans l’éd. Fitting, rubrique XLIX. Si ego recomparo hominem a sarracenis, quam dricturam habere debeo in eo. +

NSe je reambe .i. home qui ere pris de Sarrazins, pour ce ne devient il pas moins sers ne ne sera an ma poesté, mais je le puis bien retenir par gaige tant que il ou autres pour lui me pait tot ce que je donai pour lui reambre, fors se je ne l’ai reamit pour aucune chose, si com est se je rean une fame pour ce que je an voloie avoir anfant de li ou se je la mis an puterie puis que je l’ois reanse. An ces .ii. cas ai je perdu le droit que je i avoie, car je l’ai reanse pour laide chose.

+
+
+ Ici dit de longue usance .li. +

Longue usance vaut autretant com lois, sol que elle ne soit contre loy, ne vaut ne ne doit estre tenue, car meismes Dex dit à ses disciples : « Allez et jugiez selonc droit et non selonc usance ». ¶

+

Se d’aucune besoigne non est loys escrite, on la doit jugier par argument d’autre loy qui parole d’autre besoigne samblant à celle dont est plaiz. Et se non est loys ne an samblance de loys, doit estre jugiez par l’usaige de la terre, se li usaiges non est contre loy. Et si non i part quex usaiges an soit de cel plait, doit estre jugiez par autre usaige qui soit samblanz à celui. Et se non est ne loys ne usaiges ne non apart arguemenz qui soit samblanz de celui ou par loys ou par usaige, doit estre esgardez quel usaige an tient la citez de Rome ou de Costantinoble de ceste besoigne, et selonc ce devra estre jugiez et tenuz.

+

Qui vuet jugier de aucune besoigne ne doit jugier ansamble d’autres homes, ce est ne doit jugier selonc ce que autre saige home soloient jugier an icelle besoigne, se on puet conoitre que an autre maniere soit droiz et raisons que ne jugierent icil saige home. Car adonc doit l’an jugier selonc icelle longue costume qui totes ores est faite an icelle terre où est iciz plaiz se on ne puet savoir que icelle costume fust an celle terre où est iciz plaiz trovee premieremant pour eror, car adonc ne vaut icelle costume, ancore soit elle tenue de lonc termine an icelle terre.

+
+
+ Ici dit de denoison, ce est de lonc .lii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LI. De donacionibus. +

Totes choses, et mobles et immobles, ce est avoirs et honors, puet doner .i. hons à autre, se cil qui done est tex persone qui puisse faire son damaige, fors que de celle chose qui an est getee par loys , si com est chose sacree ou sainte ou publique de toz les homes de la terre, et si com est chose qui est getee, et si com est chose religiouse ou frans hons et chose corporax, si com est avoirs et honors.

+

Puet on demander à autre et chose incorporal, si com est actions, ce est se je ai une action d’avoir et d’onor puet on doner à autre icel droit autretant bien com lje li pourroie doner .i. cheval ou une autre chose. Ice est voirs, ancore ne le vueille cil ancontre cui je avoie l’auction. Icestui don puis je faire et an presance del detor et ansinc com je ne seusse.

+

Ancore non est dessevrance, ou soit que je doigne une chose ansinc que tu me soies presanz et que tu le voies et oies quant je la te done, ou soit que je te mant par .i. home ou par lettres que je te doig une tel moie chose que tu demandes itel chose que me doit itex hons, et soit tuens. ¶

+

Puis que li dons que li .i. done à l’autre est parfaiz ne puet estre deffaiz, fors anm ceste guise que lois dit nomeemant. Li dons est antanduz que soit parfaiz quant ciz hons qui vuet doner manifeste la soue volanté ou par soi meismes que il dit ansinc : « Je te doig .c. soz an tel chose, si com est .i. chevaus ou une terre ». Autretex raisons est se autres le dit par la volanté de celui ou se il l’escrit. Ancore ices cas est li dons ausi parfaiz que il ne devra estre puis tornz arriere fors ansinc com loys dit. ¶

+

Iciz hons qui done aucune chose sanz nul retenement et sanz nulle convenance est destrainz par raison que il le livre ce que il li dona, ancore non i fu faiz escriz ne nule promessions ne donez gaiges ne fermance.

+
+
+ Ici dit se dons est outre .v. souz .liii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LII. Si donation est facta ultra D sol. +

Se ce que je te donai vaut outre .v. soz, ne vaut ce que plus est ne n’an suis destrainz par raison que je te doigne ce que plus est de .v. souz, se li donz non est escriz in actis. Acta sunt apelez scriptura publica, ce est se li sires de la terre feist escripture : « Itex hons done itel chose », et icelle escripture doit li sires retenir à soi et devra las mostrer à ambes les parz quant sera mestiers à celui cui est faiz li dons.

+
+
+ Ici dit quant vaut li dons qui est outre .v. souz .liiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIII. Quando ualet donatio que est ultra D sol. +

Li amperieres puet doner outre .v. souz à sa moillier par raison et à toz homes à cui il vuet, et tuit home puent ausimant doner à l’ampereor. An ices .ii. cas vaut bien li dons, ancore non i soit faiz tex escriz del seignour, si com est dit desoure.

+

Mais an nul autre cas ne puet rien valoir iciz dons qui est outre .v. souz de tant com est li plaiz plus, se il non est escriz in actis, fors an .iii. cas, ce est se .i. hons done à autre an ices convent que il de ce reambe homes qui erent pris de Sarazins. An ices cas vaut bien li dons, ancore soit il outre .v. souz et ancore non i soit faite escripture publique. ¶ Ancore se la maisons d’un home est arse ou an autre guise defroichié, je li puis bien doner outre.v. souz, et vaut bien li dons, ancore non i soit faiz escriz. An ices .ii. cas est mestiers que ce qui est donez soit despanduz an icelle chose pour laquel li dons fu faiz et non autre chose. Et se doutance an est, icil à cui il fit le don doit jurer que ce soit despanduz an ceste chose pour laquele li donz fu fait, et devroit bien estre creuz par son sairement de ce. ¶ Ancore ciz hons qui est menistres de la chevalerie puet bien faire dons outre .v. s. à cui il vuet des chevaliers qui sunt sunt souz lui, et vaudra bien iciz dons sanz nul escrit. ¶

+

Iciz qui done aucune chose à autre est destrainz par raison, et il et si hoir, de livrer la chose à celui cui il la dona et à ses hoirs. Et ceste raisons dure tant que à la fin de .xxx. anz des cel jour que li dons fu faiz.

+
+
+ Ici dit combien puet doner .i. hons à autre .lv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIV. Quantum potest donare unus alii. +

Bien puet doner li .i. hons à l’autre tant com il li vuet doner ou une chose ou .ii. ou .iii. ou une partie de tout son avoir et de tote s’onor, itel part com il li vuet doner. Et puet bien doner tout quanque que il a, et avoir et honor, se il vuet, sol que il l’ait tant à chascun de ses anfanz que il ait la falcide, se i a anfanz. Mais se la chose qui est donee vaut outre .v. souz doit estre escripte in actis, ce est doit estre faite escripture publique ansinc com est dit desoure. Et se ce non est fait, ne vaut tout ce qui est outre .v. souz, se li dons fu faiz inter vivos, ce est ne fu faiz pour ochoison de mort, bien vaut quant granz que il soit, sol que il i fussent .v. garant leal, ancore non i fust faiz nuns escriz.

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+ Ici dit se .i. hons done à autre, quex droiz an est .lvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LV. Quantum potest donare unus alii. +

Se aucuns hons done à autre une chartre doit estre antanduz q ue il li dona ce qui est an la chartre escrit à toz homes qui teient ce autretant bien com se il fust mis an tenoison de ce. ¶ Autretex raisons est se .i. hons met une chartre an gaiges à autre qui antanduz est que il met an gaige tot ce qui est escrit an la chartre.

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+ Ici dit quex raisons est se je retien l’usufruit de la chose que je te donai ou que je te vandi ou que je te donai dote .lvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVI. Si eog retineo usumfructum illius rei quam tibi donaui uel quam dedi in dotem. +

Se je te donai une chose, si com est une maison ou .i. champ o une vigne, ou se je te donai tote m’onor ou une partie et retien la gaudide, ce est l’usufruit, ce est se je fis tel covenance, quant je fis le convenant que li usufruiz soit miens tant que à .i. certain termine ou demantres que je suis vis, doit estre antanduz que je te livrasse la chose. Ce est autretant vaut se je tien l’usufruit de la chose que je te donai com se je t’eusse livré la chose, et autretant bien sera la chose toue et la pourras demander à toz homes qui la tiegnent com se je la t’eusse livree, ce est com se je t’an eusse mis an tenoison. Quex droiz an est se je te donai une chose et je tien l’usufuruit. Autretex droiz est se je la te vandis ou donai an dote.

+
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+ Ici dit quex raisons est se .i. hons dona .i. chose à autre et il li fit aucune covenance .lviii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LVII. Si unus donauit aliquam rem alii et fecit ei aliquam conuencionem. +

Se je te donai une chose et non i fu faite nule convenance sanz la toue volanté, doi la toi livrer.

+

Mais se je i fis aucune convenance, icelle convenance devras tu garder, et se tu ne la gardes, tu me devras randre la chose, se je le vueil, ou tu me dovras doner tant com je an ai de damaige pour ce que tu atandes la convenance. Et ce est an mon arbitre de demander à toi quel que je vueil, si com est an icest cas : je te donai une terre ou une vigne ou une maison ou .i. cheval ou .i. henap d’argent ou .xx. s. an ten convenant que tu donasses à moi une aute chose pour icelle, si com est une autre terre ou .i. cheval ou .i. buef ou que me alasses tant que à Tholose, ou tu m’escrisisses .i. livre ou tu me bastisses une maison ou tu me retenisses tant que à .i. termine ou demantres que je seroie vis, ou que tu me peasses à .i. mien detour avoir que li devoie. Et an touz ices cas et a toz les autres qui sunt samblanz à ces est an arbitre de celui home qui done à autre aucune chose par aucune convenance de demander que sa convenance li soit antandue, si elle ne fu ancontre la loy, ou demander interesse, ce est le damaige que il an a et le prou que il an eust, se la convenance li fust atandue, ou se il vout demander la chose que il dona, bien la puet demander à celui cui la dona et non à autre home et toz ices demanz à lui puis que paisse li termines que i fu diz ou tant de tans que i puet estre antandue la convenance quant non i fu passez li termines.

+

Se je te donai .xx. souz ou .i. henap d’argent ou une autre chose an tel guise et an tel covenant que tu le donasses à Perron au chief de .v. anz ou de .x. ou aprés ta mort quant tu vanras au mort quant vanra li termines qui i fu passez et convenuz, tu devras doner la chose à celui home à cui je te dis. Et se tu ne le feis ansinc com fu an convenant quant je te donai la chose à celi home à cui je te dis que tu la donaisses la, te porra bien demander à toi et à tes hoirs quant tu seras mors, et li termines sera passez, ancore non i fust il ne ne le seust quant je la te donai. Ice est .i. cas que autres puent demander pour l’autrui convenance, ancore soit voirs generalmant, ce est an toz cas que fait .i. hons convenance à autre que ne puet avoir demant iciz hons à cui est faite la convenance fors an ices cas et an acuns autres que dit lois a nom.

+
+
+ Ici dit quel droit a iciz hons à cui fu donee aucune accions .lviii..lviiii. chapitres. Dans l’éd. Fitting, rubrique LVIII. Quam dricturam habet ille cui fuit donata aliqua accio. +

Se aucuns hons avoit une action, ce est .i. demant ou de honor ancontre .i. autre home, et il dona icelle action à .i. suen ami ou il la vandi ou il li dona an douaire pour aucune fame et dona li le demant que il avoit, et ciz hons à cui fu icelle actions ou vandue ou donee an douaire la puet bien demander à autre qu’elle demant pour lui, ancore non i ait il riens demandé. Et se il muert, que il an demant riens, si hoir la puet bien demander, ancore n’an deust riens an sa vie à celui à cui il avoit icest demant, ce est iceste action.

+
+
+ Ici dit que li fiz ne la fille qui sunt an pouoir de lor peres ou de lor avous ne puent riens doner .lx.Dans l’éd. Fitting, rubrique LIX. Filius et filia qui sunt in potestate sui patris vel sui nichil possunt dare alii. +

IcilLettrine de 7 lignes de haut. fiz et celle fille qui sunt an pouoir de lor pere ou de lor avou de par pere ne puent faire don à autre home sanz la volanté de celui an cui pouoir il sunt, ancore ait il peculi et ancore li donast ses peres ou ses avous an cui pouoir il est delivré aministracion de son peculi, ce est ancore disist ses peres ou ses avous que li fiz feist sa volanté de son peculi. Ne puet li fiz doner riens à autre, ancore soit la chose soue, se li peres ou li avous ne dit par nom que il puisse doner à autre, se il doner vuet.

+

Et pour ce est vee que fiz qui est an autrui pouoir ne puisse doner à autre sanz la volanté de celui an cui pouoir il est, que de totes les choses del fil et de tout son avoir à ses avous de par pere la gaudide, ce est l’usufruit. Et se ses avous est mors ou se li fiz est issus de son avoupouoir + par autre maniere, ses peres a icel meismes droit an toutes les choses del fil que avoit li avous, et pour ce an avient que li fiz ne puet doner nule chose, ancore soit li chose sanz la volanté de celui an cui pouoir il est, ne ne puet aliener, ce est doner an autre maniere sanz lor volanté, si com est dit desoure. Et se il le fait, ne vaut, et pourra ses peres ou ses avous demander la chose, mais li fiz qui la dona ne la puet demander. ¶

+

Ancore ne puet li fiz faire testament demantres que il est an pouoir de son pere ou de son avou, ancore li consante cil an cui pouoir il est, fors iciz fiz que dit loys à nom, si com est se il est avocat ou il a aucune ordre de clergie, car adonc puet il faire testament et tote sa volanté de celles choses que il a gaaignies pour ochoison de celui mestier que il a.

+
+
+ Ici dit que li fiz ne la fille qui sunt an pouoir de lor pere ou de lor avou ne puent riens doner à autre .lxi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LX. Quando filius uel filia possunt donare alii. +

Tex fois avient que li fiz qui est an pouoir de son pere ou de son avou puet doner, si com est se li fiz done pour reguerredoner à aucun home pour servise qui li ere faiz, vaut bien iciz dons autant com fu ce pour quoi il fit icel guerredon.

+

Ancore se il est fiz de cel home qui est bien gentis hons, si com est li fiz de .i. grant seignour ou de autre famehome qui ait aucune dignité, si com est cuens, bien puet doner sanz consantemant de son pere, car quant li peres li consanti liberal aministracion de son peculi, bien li consanti que il poist doner à autre, se il vosist.

+

An autre maniere ne puet riens doner li fiz qui est an autrui pouoir ne à sa vie ne à sa mort sanz la volanté de celui an cui pouoir il est. Mais se li peres consant à son fil que il dont à sa mort aucune chose à autre, puet bien doner et vaut bien iciz donz, ancore ne puisse li fiz faire testament mais que par la volanté dou pere.

+

Quex droiz est del fil, tex droiz est de la fille et de toz les autres.

+
+
+ Ici dit quant cil qui done une chose à autre est tenuz de l’eviction et quant non .lxii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXI. Quando ille qui donauit aliquam rem alii tenetur de euictione et quando non. +

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui done aucune chose à autre non est destrainz de garir celle chose, ce est non est tenuz de l’eviction à celui à cui il dona la chose de riens amander, se cil à cui la chose fu donee la pert par aucune guise, fors an .ii. chas, ce est se cil qui dona la chose savoit que il non i avoit droit ne raison de doner celle chose, et cil à cui il la dona cuidoit que il i eust droit de doner la chose. ¶ Ancore se cil qui dona la chose convenança quant il la livra que il la garderoit, ancore seust cil à cui on la dona que il non i avoit droit de doner. An ices .ii. cas cil qui la dona la doit garir. Et se cil à cui fu donee la part par raison il li devra amander le damaige ansinc comme loys dit an celui leu ou par parole de l’eviction.

+
+
+ Ici dit quex choses sunt justes par lesquex puet estre deffaiz le dons que fait .i. hons à autre .lxiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXII. Que sunt iuste cause per quas potest destrui donacio quam facit unus alii. +

Or redisons quant li dons, ce est la chose que done .i. hons à autre, se puet desfaire et torner ariere pour raison. ¶ Juste causes sunt par lesquex se deffait li dons, si com est se cil qui fait le donà cui fu faiz li dons fait aucune injure à celui qui li fait li don, si com est se il li fait injure grant et grief, ce est honte, ou se il le feri au mains ou an autre guise, et se il le prist aus mains par les chevous, ou se il l’angigna pour quoi fust mors, ou que il prist ou il fit ce pour quoi il li vint grant damaige de son avoir ou de s’onor à celui qui li fist le don. Mais ses hoirs n’an puet rien dire, se cil qui fit le don n’an dit riens an sa vie. ¶

+

Ancores icelle fame qui aprés la mort de son mari prist autre mari, ne puet desfaireMs. : des ajouté au-dessus de la ligne. le don que elle fust à aucun de ses anfanz que elle a del premier mari, fors pour .iii. choses, ce est se li fiz angigna an aucune maniere sa mere pour quoi perdist totes sces choses, ce est tot son avoir et tote s’onor. An ices cas puet demander sa mere les choses que elle dona à son fil et toz les homes qui la tient, se elle s’an plait de la honte que li fit ses fiz, avant que il alienast la chose que sa mere li avoit donee, et non an autre guise. Mais icelle fame qui ne prant autre mari aprés la mort de son premier mari bien puet desfaire le don que elle fit à aucun de ses anfanz, autresi com puet de .i. autre home, se ses fiz à cui elle dona tient le don, ou se la mere se plaint de la honte avant que ses fiz alienast la chose à autre, et non an autre maniere.

+
+
+ Ici dit quant li patrons puet desfandre le don que il fit à son libert .lxiiii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIII. Quando patronus potest destruere donationem quam fecit liberto. +

Se li patrons done aucune chose à son libert ou li liberz li fait itel servise comme doit faire li liberz à son patron, bien puet li patrons desfaire le don, ancore ne le poist desfaire .i. autres hons pour itel legiere chose, car tex chose est honte et injure del libert à son patron qui ne feroit honte à .i. autre home, car se li libert ne porte tel reverance à son patron com il doit, si an est tenuz que il li face grant injure.

+

Ancore se li patrons non a nul anfant et il done tot son avoir ou tote s’enor ou une partie quel que elle soit à son libert et il an avra puis aucun anfant de sa moillier, il pourra bien desfaire icel droit que il avoit fait à son libert.

+
+
+ Ici dit de cel don que on fait pour ochoison de mort .lxv.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXIV. De donationibus que fiunt per occasionem mortis. +

Or redisons de ces dons que l’on fait par ochoison de mort et sunt apelees donacions causa mortis. ¶

+

Dons qui est faiz pour ochoison de mort est antanduz que cil qui done vodroit plus avoir et ce que il dona que il ne vosist que l’eust cil à cui lil + le dona que ses hoirs. An iceste guise puet l’on veoir que est dons qui est faiz pour ochoison de mort. ¶

+

Ancor pour autre guise le puet l’on conoitre que dons est faiz pour ochoison de mort : totes foiz que on le fait done on la tenoison à celui à cui en fait le don. Mais quant aucuns hons laisse à sa mort aucune chose et la tenoison non est donee à celui à cui il laisse la chose, antanduz est que soit tex dons qui est apelez legaz et doit estre demandez à l’oir de celui qui le laissa, se il ne dit par nom que autres li donast.

+

Mais ou soit que ce que on laisse à sa mort est legaz ou soit que ce est dons tex com est dit desoure. Totes foiz i doivent estre .v. garanz leal pour qu’il vient an desconoissance quant on le demande que puisse estre provez par les garanz, ou soit que on le [meist] par escrit ou soit que non. // Dons que on fait à sa mort ne demande ne ne desirre nule escripture ne que soit fait del seignour de la terre ne d’autre persone, et bien vaut quant granz que il soit, ancore soit il outre .v. souz.

+
+
+ Ici dit an quel maniere on puet doner à autre pour ochoison de mort .lxvi.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXV. Quot modis aliquis potest donare alii occasione mortis. +

Or redisons de quantes manieres est dons que on fait à sa mort. ¶ Dons que on fait à sa mort est de .iii. manieres, si come est se hons est malades fort an peril de mort done à autre ansinc que il vuet bien que cil à cui il dona ait de maintenant la seignorie de la chose et soit de maintenant sires. Ice est apelez dons qui est faiz pour ochoison de mort. ¶

+

Ancore à la foie avient que li hons est sains et saus et ne n’a nul mal, mais pour ce que il set et antant que il devra morir, quanque avient, que il done ou .xx. s. ou autre honor ou avoir, et vuet bien an ices cas que ce que il done deviegne de maintenant de celui jour de cui il le done ou adonc quant il vandra à sa mort cil qui done. Iciz dons ausimant com cil desoure si est apelez dons qui est faiz pour ochoison de mort. //

+

Ancores à la foie done li .i. à l’autre non pour ce que il de maintenant ait paour de mort mais panse et a paour que an prochain termine morra, si com est ciz hons qui vuet aller an bataille ou an marcheandise ou an terre estrange, ou vuet aller par icel leu dont il a grant paour de ses anemis ou d’autres maus homes, que il a si doné de son avoir ou de s’onor à autre an tel coraige et an tel volanté que ce que il done soit de celui à cui il done adonques quant sera morz.

+
+
+ Ici dit an quantes manieres puet estre desfaiz li dons que l’on fait pour ochoison de mort .lxvii.Dans l’éd. Fitting, rubrique LXVI. Quot modis potest destrui donatio que est facta causa mortis. +

IcizLettrine de 5 lignes de haut. hons qui done par ochoison ou par doute de mort ou an autres maineresdes guises qui sunt dites desoure se puet desfaire li dons que il fist, ce est put torner arrieres et demander ce que il dona pour aucune ochoison de mort. Et ice puet il faire an .iii. guises, si com est se il se repant del don, ou se il garist de ce mal que il avoit + quant il fist icel don, ou se il torna de Outremer, ou se il eschapa de la bataille ou de celuj peril pour lequel il fist icel don, ou se cil à cuj fut fait li dons morut avant que cilz quj donay. An iceste guisse icilz qui fist le don puet bien demander à celuj à cui il le fist, et se il est morz puet le demander à celuj à cuj il le fist et se il est morz, puet le demander à son hoir. Et puet bien demander la chose à celuj home quj la tient por aucune meniere, se il ne s’an puet desfendre por tenoison de temps auxi comme lois dit.

+

À la foie avient que cil hons quj done aucune chose por ochoison de mort ne la puet demander por aucunes de celles menieres qui sont dictes desores, si comme est se cilz hons quj done la chose done en tel guise que il ne se puisse desfendre de ce que il donay, ou se il donay ausinc que il ne puisse ce que il donay demander en nulle guise, encore garise il de celle malaidie, ou encore more il avant que cilz à cuj fuit fait li dons. En ices cas ne puet estre demandee la chose qui fut donee en iceste guise qui est dicte ici aps. ¶

+

Icilz hons qui rent ce qui li fut doné por ochoison de mort doit rendre auximant tous les fruiz de la chose dedois ice jor que li dons li fut faiz, mas puet retenir la chose tant que il soient rendues les missions que il fist justemant en la chose.

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Icilz demanz ne se fenit por moins de .xxx. anz.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 1933 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) - - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. - - - 1270/1299 - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par - conjecture.

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- Livre 9 -
- Explicit liber octavus, incipit nonus. De rapina .i. -

IcilzLettrine de 7 lignes de haut. hons qui rent aucune chose, ce est quj fait rapine, la puet bien demander et por rapine et por larrecin, et ce est en son arbitre de demander por laquele il se vuet desfendre de cels doues actions. Mais puis que li demande por l’une et jugemanz en seray donez ou por luj ou encontre luj, bien porray puis demander por autre action, et devara consegre autant por iceste con li juges pouray quenoistre que soit plus en iceste action por laquel il demanderay dareinsne ne fut an iceste action por laquel il demande premieremant.

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Icilz hons qui demande por rapine puet recovrer .iiii. temps que ne li fut tolue por rapine, ce est puet demander la chose à trois temps, se il demande dedenz .i. an util. An util doit on entendre touz icels jorz que il ay bien pouoir de plaider ou por soi moimes ou por autres por luj. Mais puis que passé li anz utileutile, ne pouray il demander fors la chose qui li fut tote ou le pris de la chose. Mas icilz demanz ne fenist por moins de .xxx. anz.

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Icilz hons à cuj fu tote aucune chose por rapine, se il la vuet demander por larrecin, puet demander .iii. temps, ce est la chose, et .ii. temps, et cil demanz ne fenis por moins de .xxx. anz.

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Icilz hons à cui est ravie aucune chose ou à cui elle est emblee, la porray demander, et il et ses hoirs, jusques à .xxx. anz et non plus, ou soit que on li demande por rapine ou por larrecin. ¶

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Le paragraphe 5 est omis (probable saut du même au même)..

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Icilz à cui fut toute la chose por rapine la puet demander ansinc comme est dit desore, ou soit que la chose fust soie ou se il l'avoit à amprise ou commandee en gaige ou il l'avoit aucun droit.

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- Ici dit del malfait que .ii. home ou plus de .ii. font .ii. -

IcilzLettrine de 3 lignes de haut. hons qui fait aucun maulfait à autre, se il l’a fait à autre homme, ce est à compaignon, il en est tenuz en .iiij. temps de l’amander ice meffait, si elle li est demandee dedenz un an util. Mais puis que li anz serai passez, ne serai il tenuz fors que en la simple chose, ce est d’emander le domaige, ce est li mauxfaiz, se dedenz l’an util ne fut faite tel rencure com loys dit por non. ¶

-

Iceste raison ha leu ou soit que cilz qui fist le maulfait le fist à armes ou senz armes.

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Encore n'en est dessevrance, ou soit que cilz hons qui fist le maulfait avra les hommes à cui il fist le maulfait, ou soit que autres les anna, et il jete antre aux quant il fist ce, ou soit que autres les anginai por son maul angin et .i. de cels fist le maulfait. En icels .iii. cas est tenuz cilz à cui l’on demande, sor que li homme fuissent ajosté por que il ce maulfaiz fut fait. ¶

-

Encore n’en est dessevrance ou soit que li maulfaiz fut fait à force ou senz force, se .ii. homme ou plus de .ii. firent ice maulfait, soit que li maulfaiz fut fait preisanmant, ce est ne fut faiz en repoust. Mas se uns de ses hons fait .i. maulfait, ne n’a l’on iceste raison que il en soit tenuz en .iiij. temps, se il ne la fist à force. Mas se por force la fist, bien ha leu iceste raison, encore la face il seust, car tuit homme qui font maulfait à autre por force bien i ont maul engin.

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- Ici dit de cel doumaige, ce est de cel malfait que on fait à autre pour ouchoison de feu ou de riviere .iii. -

Se la maison d’aucun homme ardoit ou se elle estoit desroichié, et uns autres hons ravi ou emblai ou fist aucun autre domaige, ce est aucun maulfait, et ce est fait por l’achoison de ce feu ou de celle ruine por ce que tuit homme suelent corre au feu, il est destroinz por raison dedanz .vij. anz util d’emander icel domaige en .iiij. tens comme fut icilz domaiges. Mais puis que est li anz passez, ne est tenuz fors d’autant cum est li domaiges.

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Iceste raisons hai leu ou soit ou soit - que li domaiges fut faiz à celui de cui iere la maisons qui ardit, car tuit homme poura d’emander la demandente cum ciz hons à cui fut faiz li domaiges et li maulz. ¶

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Autretel raisons est de ce domaige que uns hons fait à autre por ochoison de aucune né qui ere afonzee ou qui voloit ou qui voloit afonzer.

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- Ici dit de cel home qui met feu à son esciant an cité ne an pallier .iiii. -

IcilzLettrine de 5 lignes de haut. hons qui à son escient met feu an cité, il tel poigne en doit havoithavoir cum lois dit, ce est se il est itelx hons qui eit aucune dignité, si comme est cuens, il doit perdre le chief ou il doit estre tremis en ille, ce est doitdroiz estre tremis en chaitivité, et devra estre en qui tant que à celui termine que li juges manderai, ce est li sires de la terre. ¶

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Icil hons qui à son esciant met feu en un molin de paille, ce est en un paillier qui iere joste la maison de un autre home, doit estre loiez fort et bien batuz et puis doit estre ars enz ou feu. Mais se li feus entra anz por sa colpe et ne fut sa velontez, il doit amander le domaige, ce est le maul engin qui fit li suens. Et se il ne hay de quoi il puisse amander le domaige, li sires de la terre le devra le destra bien chastier de sa persone, pour que li autre homme il proignenet essemple. Mais se li feus i vient senz sa colpe, non est tenuz.

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- Ici dit de ces arbres qui est tranchié an repost .v. -

IcilzLettrine de 6 lignes de haut. hons quj taillie, ce est qui trainche, l’abre de un autre home ou pour le cui commademant autres le taille, il est tenuz de amander le domaige à double à celui homme à cuj il fit le domaige et à son oir tant que à .xxx. anz. Mais li hoirs de cel home qui fit le domaige non est tenuz fors de tant cum li juges puet cognoistre, que il est amandez de cel maulfait.

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Se plusours homes treinchens un aubre, tuit en son tenuz igalmant de amander ice maul, et chascuns de aux en est tenuz de tout le domaige, ou se li uns li amande, pour ce ne sont li autres delivrés qui firent icelui domaige ou qui le commanderent à faire. ¶

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Autrestex raisons est de la vigne, se elle est taillié et de chasnes et de touz aubres. ¶

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Ice raisons ha leu en tel guise se li maul fut faiz premieremant, ce est repost, auxi con se fut larrecin.

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Quant li domaiges sera esmez en double, en celui double doit estre contez autant comme l’on puet cognoistre que vaillent li aubres ausint trainchié, se cilz de cuj il fu. Mas se cilz qui l’a treinchié l’an ay porté, il devra amander por le larrecin ce que il en hay porté.

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- Ici dit se uns hons fait injure, ce est honte, quex droit an est .vi. -

Or redisons de injure, ce est de honte. Injure, ce est honte, fait on en mout des autres guises, ce est en laides paroles que dit hons à autre et en fait ausimant.

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Icelles que l’on fait en laides paroles est apellee contumelia. Por ce est appellee contumeliaSaut du même au même. que icilz hons qui dit à autres laides paroles le va desprissent et abaitent de ce que il vaut et que il est doutez, et por dire laides paroles à autres es puet on autre diffamer, ce est faire cheoir en mal non et en lait.

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- Ici dit quex persones on puet on injureinjurer.vii. -

TuitLettrine de 3 lignes de haut. home puent recevoir injure, ce est honte, et por soi meismes et por autre, si comme est por son fil qui est en son pouoir et por son ser et por sa moillier, ce est à dire se aucuns fait injure à moi ou à mon fil ou à ma fille, ce est à aucun de mes enfanz qui erent en mon pouoir ou à ma moillier, ge puis demander icelle honte.

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- Ici dit qui puet demander la honte .viii.Dans l’éd. Fitt., le passage fait partie de la rubrique VII (§§ 2-10). Dans l’éd. Derr., le titre de la rubrique VIII est différent : Aizi diz de l’aunta de.l fil. -

Je puis demander la honte de mon fil, se cil qui le fit honte savoit que il haust pere, ancore ne saiche il qui fut ses peres. Autretels raisons est de la moillier. Et mes filz la puet demander ausimant, car pour le mien demant ne se pert cil à mon fil, car la soie honte qui li fut faite doit estre aesmee selonc la soie persone et la moie honte, ce est selonc ce que la honte de mon fil tient à moi, devra estre aesmee selonc la moie persone.

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Li peres puet bien demander que li soit amandee la honte qui fu faite à son fil ou à sa fille et ice puet il demander et por soi et por son fil, car icilz droiz et touz icilz demanz qui tient à aucun de mes enfanz qui sont en mon pouoir puis je avoir et demander por lui, encore ne le viulle il.

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Mais mes filz ne puet demander ice droit qui tient à luj demantres que je suis em presenz ce, ou se il est procurerres qui demande por mon fil.

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Mas se je qui suis ses peres ne suis en la terre, ou ou encores i soie je, je ne puis faire plait, si comme est se je ne suis bien en mon sen ou suis griemant malades ne ne ay procuraour qui par moi plaidoioit, bien le puet demander mes filz, se acuns hons li fit honte que il li amant si comme raisons commande, autretant comme il le pouroit demander, se il ne eust pere.

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Mas se je suis en la terre et suis bien sains et en mon sen et honte est faite à mon fil, ne puet dire riens mes filz, ou soit que je en viulle le plait aloignier, ou soit que je le viule pardoner à celui qui fit la honte à mon fil, bien le puis faire. Car bien puet li peres pardoner à celuj qui fit la honte à son fil, fors adonc quant li peres est vis hons et mauvais et est tex hons qui non ha gaires cure ne de honor ne de honte, et li filz est honestes hons et tex qui doute bien honte, car adonc an puet bien dire li filz, encore ne le viule ses peres.

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Autretex raisons est se li filz à cuj fut la honte faite ne n’est quant il vuet plaidier ou pooir de son pere.

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En touz icels cas esquels li filz puet demander, puet il bien ordiner .i. procuror ou, quant il vuet, puet demander à autre que il demant pour lui. Autrestels raisons est de par son pere.

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Se .i. hons quj ay et pere et a non reçoit honte demantres que li avous est en la terre et est sains et en son sen, ne puet dire riens ne ses filz dou son fil nse ses avous ne le vossoit.

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Puis que li filz à cui fut faite la honte emplaidoit por soi, ce est en son non, encore le feist il senz demanz de son pere ou de son avou, n’an pouray puis riens dire, ne ses peres ne ses avous for que de ce qui tient à lor, car duj demanz sont, et li uns ne se part por l’autre, si con est dit desore.

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- Ici dit de celles hontes que on fait à femme qui ha mari .ix.Dans l’éd. Fitt., rubrique VIII. De illo uituperio quod aliquis facit femine maritate. -

Se aucuns hons fit honte à ma moillier, entenduz est que la honte fut faite et à li et à moi et à son pere, se elle l’ay.

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Mas se cilz qui fit honte à ma moillier cuidoit bien que elle non eust mari, ne l’an puis riens dire por moi, ce est en mon non, je qui suis ses mariz, por ce que il ne vuet faire honte à son marj. Mas se il savoit que elle havoit marj, bien tient la honte à son marj. Autretex raisons est dou pere, je an puis dire, et elle et ses peres.

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Et se je vuil demander et por moi et por li, puis bien faire, se elle ne me defendit que je demandesse por li, et devra estre esmé la honte selonc ce qu’est la persone de celui por cuj l’on demande, ne li uns demanz ne se pert por l’autre.

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- Ici dit se je di ou fais à autre ce que il ne vuet, encore ne le tieigne il honte, mais se je ne li dis ne fis pour la honte, je n’an suis pas .x.Dans l’éd. Fitt., rubrique IX. Quo modo debet intelligi uituperium quod unus facit alii. -

SeLettrine de 3 lignes de haut. je dis à autre folie et laides paroles, si comme est se je l’apelle ser ou larron ou autre parole laide li dis je, an suis tenuz par honte, se je ne li dis par honte. Autretex raisons est del fait come dou dit, car encore faice je mal à autre, si comme est se je le ferj ou je le boutai, se je ne le feis por sa honte, je ne li en suis de ce tenuz por honte, si comme est en ice essemple. Je cuidoie que tu fusses mes sers et tu eres frans, et te ferj ou te boutaj, n’en i sarai tenuz de ce por honte, car je n’an hai velonté de faire honte à toi ne autre, car se li sires fiert son ser ou se il le vuet ferir, il ne li fait nulle honte.

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Autretex raison est se je voloie ferir mon ser et tu estoies en qui de joste luj et je feri toj : que je ne t’an suj tenuz de honte, por que je ne t’an voloie ferir.

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Mas se je ne cuidoie que tu fusses mes sers et je te vousis ferir, ne t’an suis tenuz por honte, encores ne te cognoisse je, si comme est se je cuidai que tu fusses Pierres à cuj je voloie mal, et tu eres uns autres hons, bien t’an suis je tenuz, por ce que je avoie cuer et volanté de faire honte à cel homme lequel je cuidoie que tu fuisses autre.

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Tel raisons est se je feris une feme qui havoit marj et cuidoie bien que elle eust marj, encore ne saiche je que il fust ses mariz, ice est voirs por ce que je ai cuer et velonté de faire honte à femme mariee. Mas se je cuidoie que elle ne eust marj, n’an suis tenuz à son mari por soi, ce est an son non, mais por sa moillier li suis je te tenuz, ce est en nom de sa moillier. Autretel raisons est se je fier un homme qui havoit pere, car granz dessevrance est se je cuidoie que il eust pere ou se je cuidoie que non.

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- Ici dit de celle honte que on fait à une moie fillastre .xi.Dans l’éd. Fitt., rubrique X. De iniuria quam aliquis facit nerui mee. -

SeLettrine de 3 lignes de haut. uns hons fist honte à ma filastre, ce est à la moillier de mon fil ou la moillier dou fil de mon fil, entenduz est que elle fust faite à moj qui suis ses sogres et à son marj et à lj et à son pere. Et por ce puet estre demandee la honte por nom de touz, ne li demanz ne se pert por l’autre, et devraj estre esmee li persone don ce est.

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- Ici dit se je te dis aucunes laides paroles ou je te feri, ancoures le feisse je por ton mal ou par ta honte que tu n’an pourras riens dire por honte, se je ne l’antandis à honte quant je te feris .xii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XI. De illo uituperio quod aliquis facit femine maritate. -

Se je te dis aucune folie, ce est laides paroles, ou je te ferj an aucune guise et te fis je por maule velonté et por ta honte, ne t’an suis je tenuz pour honte, se tu ne le tiens à honte quant je te dis les laides paroles, encore le tenisse tu ores à honte. Encore se je fiz honte en aucune guise, et tu ne feis puis covenante que riens ne m’an diroies de ce, ne t’an pouras puis riens dire, et ce est voirs ou soit que je t’an donai de mon avoir por ce, ou soit que por amors le me coventas.

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- Ici dit quel honte puet on demander ou por soi ou por autres .xiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XII. De illo uituperio quod aliquis facit femine maritate. -

Se uns hons me fist honte, je la puis demander, ce est je li puis dire que il la m’amandoit, et se je ne li viul dire, ou ne puis diredier, le pourrai uns autres por moi, se il en hai mandemant de moi, ou se il est mes curaire.

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- Ici dit se uns hons dit mal de autre, se il dit voir que il non est tenuz ne ne devra avoir nulle poigne, ancore dit voir à celui cui il dit mal .xiiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XIII. Si aliquis dixit malum de alio, non tenetur, si ipse dixit uerum. -

Se je diffame aucun homme d’aucun crime, ce est se je dis aucune folie, et se dis je por luj diffamer, ce est por espublier celuj crime, n’en suis je tenuz ne n’en doi avoir nulle poigne se je dis voir, pour ce que tuit crime doivent savoir tuit homme, si comme est se je te appelle ser ou larron ou avoutre ou traite, je n’an devrai havoir nulle poigne se je dis voir, encore le tiengnes tu à honte.

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- Ici dit an quantes maneires on puet faire onte à autre .xv.Dans l’éd. Fitt., rubrique XIIII. Quot modis aliquis homo potest facere iniuriam alii. -

HonteLettrine de 4 lignes de haut., ce est injure, puet on faire à autre en molt de guises, et por ce est biens que nos en denons essemple. Se tu me feris ou me boutas ou me dissis aucune felonie, tu m’an seras tenuz por honte, se tu feis por ma honte, et non en autre guise.

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Se tu feis honte à mon fil ou à ma moillier ou à mon ser, encore ne tiegne il à honte ce que tu li feist, si en est tu tenuz à moj, ce est en mon non, autant comme celle honte me tient. Mas à aux n’en est tenuz por ce que il ne le tanront à honte.

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Se tu entres en ma maison, ce est en la maison en laquele iere mes estaiges por habiter, ou soit que elle iere moie ou je l’avoie louee ou je i estoie senz nuns loiers, ou je i havoie acun droit, se tu i entres à force ou pour honte de moi, tu me seras tenuz por honte, car granz hontes est à antrer an autrui maison contre la velonté de celui qui la tient. Et por ce est voirs se je haj louee une maison de toi et honte m’i est faite : je puis dire que je tien la maison, non tu, se cil qui i entre ne i entre por ta velonté. Mais se il i entre por ta velonté faire et honte à moj, et tu em pourat dire et je.

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Se je dis que tu me fes honte et tu le noias, je devrai jurer que tu me fis icelle honte dont je me plaing, et tu me devras laisier jurer, se je ne n’ai gairanz.

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Se je fis aucuns damaige vers d’autre, et ce fis je por honte, ou je les escris, ou je les diraj, ou je les louaj, je li en suis tenuz por honte, et il doit dire por non la honte.

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Icil hons qui se plaint d’autre qui li oit faite honte, il doit dire por non la honte, ce est il doit dire se il fust feruz ou li furent dites laides paroles, et doit dire : « Itex et tex paroles me sont dites ».

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Se li patrons fist honte à son libert, ne li est tenuz de honte, si fut leus li hontes, car bien puet chastier li patrons son libert, mais si granz hontes est doit li estre gries, se il la li fit, bien est tenuz si comme est se il le ferit fort ou se il li fit plaie.

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Se li peres fait aucune honte à son fil quj iere en son pouoir , ne puet li filz dire riens por ce que nuns demanz puet estre a[n]treMs. : autre. pere et fil quj est en son pouoir. Mas se li filz ne est en pouoir de son pere et li peres li fait honte quj soit granz, bien puet dire li filz encontre son pere. Mas de legiere honte n’en puet il riens dire. ¶

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Se duj frere sont en pouoir de lor pere, ne li uns à l’autre riens puet demander por nulle meniere.

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- Ici dit quel honte on doit atandre qui soit granz et griez .xvi.Dans l’éd. Fitt., rubrique XV. Que iniuria est grandis et grauis. -

InjureLettrine de 9 lignes de haut. est de molt de menieres, ce est li une honte est plus granz que li autre. gries honte est de trois menieres : ce est ou elle est gries por la persone ; ou elle est gries por le fait, ce est por le ferir ; ou elle est gries por le tans en laquel fut fait.

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Por la persone est entenduz que la honte soit gries, si comme est se li filz fiert le pere ou se il li dit laides paroles, ou se li liber fit honte à son patron : bien doit on entendre et tenir que gries honte li fit, encore ne la tiegne on à grant honte se uns autres hons li eust faite. Encor le aut soignor de la terre fait honte uns de ses hommes qui sont sor luj, encore fut elle leigiere à .i. qui feist à un autre home, si doit l’on tenir et croire que elle fut gries honte quj la fit au seignor.

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En cel temps puet on ferir autre ou li puet on dire laides paroles que l’en est plus gries que se molt plus gries honte li fust faite en autre temps, si comme est se li honte est faite en qui où sont asés de homes, ou devant le prevost, ou devant un riche home ou conte. Bien legiere honte fut elle, si la doit l’on tenir à grief por ce que elle fust faite en icel leu.

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Por le fait, ce est por le ferir, doit l’on entendre que li honte soit granz et gries, encore soit li sans et la paie fort petite, si comme se il est feruz au l’oil ou an autre leu dou chief. Encore se la plaie est fort granz, encore ne soit elle autant en apert leu, si comme en la chiere, si est entenduz que la honte soit grant.

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Encore bien puet on faire grant honte et grief sanz nulle plaie et senz nul ferir, si comme est se uns hons escuiche le manteaul del col de autre home, ou se li dessirai autre vestemant dou dos. Encores tant laides paroles puet on dire à autre que on doit entendre que la honte soit grant et gries.

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Encores se un riches hons ou une riche dame ala à autre par une vois et uns autres hons tient lou compaignon por honte de celuj avoc cuj il ala, ensuit que il le dessiraj ou se il li dit tex paroles por que il degerpit celuj à cuj il ha, là gries honte li est, se cil compains iere tex hons qui iere usez d’aler avoc lui.

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Se uns hons me ferit en mon chief ou en voiace de mes homes, granz honte et gries est, entendue que il me fit, encore me ferit il legieremant.

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Se uns dit à une caste famme que elle geust avoc luj ou avoc autre, bien s’en puet plaindre la femme par honte, se ne iere à sa velonté. Et ses peres s’en puet plaindre ausimant, encore le viule sa fille, se elle est en son pouoir. Autretex est de un home se .i. autres le vaj traisent.

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Se li sires de la terre fist avirer un homme à plait encontre sa velonté qui non i voit venir par sa velonté que non i vuet venir ne s’em puet plaindre à très .vii., car ce que li sires fait à droit ou autres hons por son mandemant ou por ochoison de la soignorie que il ay non est nulle honte. Mas se li sires fait à autre ce que il ne doit, encore le face il por ochoison de l’office que il hay, il en est tenuz de honte, autresi comme se il seroit se il non eust icelle office.

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Se tu me voiz pechier en mer ou en un autre flun communal si comme est Rosne, et tu le veas, tu me feis honte. Autretels droiz est se tu me veas à seoir ou à estre en leu communal, si comme est en merchié ou en charriere publique ou en yglise, ou se tu me veas oster une moie chose ou une autre chose où je havoie droit, tu me feis honte.

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Se tu levas tatant main por moi ferir ou por menacier, encore me ferisse tu, si me fais tu honte. ¶

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Icilz hons qui fait ou dit à autre ce por quoi il le diffame, ce est por il le mot en blasme, si li dit honte, si comme est se je porte un lait vestemant por honte d’autre ou te je en dis maul, je li fis honte.

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- Ici dit de celle honte qui est faite à un ser de autre .xvii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVI. De iniuria que est facta seruo alicuius. -

SeLettrine de 3 lignes de haut. je feris un ser de autre, por honte bien est entenduz que je haj faite la honte à son soignor, encore saiche je de cuj il iere sers, fors en .ii. cas, ce est s’il adonc quant je le feri ai je te velonté que je ne l’eusse feru, se je seusse que il fust ses sers, ou se je cuidoie que il fust frans hons. En ices .ii. cas ne m’an diraj ses sires aussi comme il porroit se je seusse que il fut ses sers, ce est ne doit l’en esmer la honte selonc la persone dou soignor mas selonc la persone dou ser. ¶

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Se je ferj un tuen ser, je te devraj amander le domaige, ce est l’empiremant dou ser et la honte, ne li uns demanz ne se pert por l’autre. ¶

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Se pluseur homes hont uun ser communal et uns autres hons le ferit, tuit cilz qui hont part ou ser puent demander le domaige et la honte port tel partie comme il i hay chascuns d’aux et non plus.

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- Ici dit de celle honte que fait uns sers à autrei .xviii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVII. De iniuria quam facit seruus meus alicui. -

SeLettrine de 3 lignes de haut. mes sers te fait honte, en mon arbitre est de metre lo ser an ton pouoir que tu le bastes à ta velonté. Et se je ne vuil ce faire, je suis destrainz de doner à toi le ser en cel guise que se - il soit tuens, ou je te doi amander la honte.

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Mas se mes sers fit honte ou autre mesfait ou à toi ou à autre, et il le fait por mandemant, ou soit que je le soi ne ne li deffendi : se je li poi veer, je devraj amander icelle honte et icel maufait autretant bien comme se je l’eusse fait, ne ne m’an puis delivrer, ja i soit ce que je viule doner le ser à celuj à cuj il fit la honte ou le maufait, mais que quant li sers fait honte ou aucun mal por soj deffendre, ou por moi qui suis ses sires, car adonc n’en suis je tenuz encore l’amander le feist il pour mon mandemant por ce que bien l’oit à touz homes deffendre, et luj et son soignor, et que il le feit n’an doit havoir nesune paigne.

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Se uns tuenstient sers fait honte à un mientien ser, autretex comme si l’eust fait à toi meismes.

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- Ici dit an quel guise on fait honte à autre .xix.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVIII. Quomodo aliquis homo facit iniuriam alii. -

SeLettrine de 3 lignes de haut. tu veas metes vendre un mien ser ou une autre chose où je havoie droit de vendre, tu me feis honte, se tu savoies ou tu cuidoies que mes droiz i fust. ¶

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Se je te doi et je suis apperoilliez de paier et tu en demanderas puis riens à ma fiance, ou te clamaras ou de moi ou de ma fiance, et ce sera por ma honte, tu me feras honte.

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Se tu por ma honte empireras ma maison ou une autre chose que je havray et tenray, et ce feras senza ma velonté et senz parole de soignor, tu me feras honte. ¶

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Se tu entres en ma maison encontre ma velonté, tu me feras honte, encore i entrasse tu por moi apaler en plait, car nuns hons ne doit entrer en autruj maison encontre la velonté de celuj qui demore.

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Se tu gis à une moie ancelle ou à une moie fille qui iere en mon pouoir, tu me feis honte, encore le vuisit elle. ¶

-

Se tu feis honte à mon fil ou à mon ser, tu me feras la honte, encore le vuille il. ¶ Si comme est se tu laidiz le en laides paroles, ou se tu le fiers, ou se tu l’escharniz. ¶

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Icilz hons qui se claimme d’autre et dit que il li havoit fait honte, et set bien à son escient que ne dit voir, itel poigne en doit il havoithavoirtient que li sires l’en doit envoier en essil tant qu’à un termine, ou le doit geter de celle honor que il hai, si con est se il est clers devra l’on geter de sa clergie. ¶

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Se duj voisins demorent andui en une maison et li uns demore dessus, li autres dessoz bien doit esgarder icilz dessoz que il ne face fumee à celui dessuis que li nuise, et ne cilz dessuis ne doit geter riens qui li nuise, ne tiegne domaige à celuj qui est dessoz, si come est d’aigue et de autre chose. Et le maul doit amander et la honte, se il l’a fait pour honte de luj.

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- Ici dit quex droiz est se plusors homes font honte à autre .xx.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVIIII. Si plures faciunt iniuriam alii. -

SeLettrine de 3 lignes de haut. plusors homes font une honte à autre home liquex d’aux en est tenuz, ne pour ce se li uns d’aux l’amande n’an sont li autre delivré, car tantes hontes sont tantes persones fuirent quj firent la honte et por ce est plus grant la honte.

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- Ici dit quex hons est tenuz de honte qui fu faite à autre .xxi.Dans l’éd. Fitt., rubrique XX. Quis homo tenetur de iniuria que est facta alii. -

IcilzLettrine de 6 lignes de haut. hons est tenuz de honte qui por soi meismes la fait, ce est qui à sa boiche dit à autre laides paroles ou fiert autre à ses mains. Encores se tu por mon mandemant ou por mon angin honte à autre en aucune meniere, je en suis tenuz autretant bien comme se je meismes l’eusse fait, et tu ausimant en seras tenuz.

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Mais adonc est voirs que je en suis tenuz de celuj honte que tu feis por mon mandemant quant je t’an donaj avoir, ou je le t’an covantaj à doner, ou se tu ne le l’eus fait en autre guise, se je ne le t’eusse mandé. Mas se je ne t’an donaj riens, ne ne t’an acoventay à doner riens, ou se tu l’eusses fait, j’ay ne le t’eusse je mandé ni en seroies tenuz de l’a -

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- Ic Ici dit quant est feniz demanz de honte .xxii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XXI. -

Demanz de honte ne dure outre .i. an util si n’an fu faite loial rancune, ne ne dure puis que est mors ciz qui fit la honte, ne puis que est mors cil à cui la honte fu faite.

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- Ici dit quel amande doit faire cil qui fait honte à autre .xxiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XXII. Quam emendationem debet facere ille qui fecit iniuriam alii. -

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui fit honte à autre an aucune guise li est tenuz por ce de l’amander itant comme wet jurer outre mesure ciz hons à cui fu li honte faite por quant il ne vousist adonques quant li fu faite la honte avoir receue icelle honte, fors que se il ne vout jurer outre mesure fu faite, ce est an charriere ou an marchié ou devant homes ou an privé leu. Ancores doit esgarder se la honte fu de parole ou de ferir ou an autre guise. Et selonc cese que il puet conoistre que la honte fu granz ou petite devra estre la poine, ce est l’amande. ¶

-

Se cil hons qui fit honte à autre an acune guise est tant povres que il ne puet doner amande de la honte, li sires an cui pouoir est li plaiz l’an devra chastoier aigremant de sa persone por ce que il et tuit home i prainent esxample del chastoiemant.

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-
- Ici dit quel poigne a doit avoir doit avoir cil qui viole sepulcre, ce est leux où on met les mors .xxiiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XXIV. Quam penam debet habere ille qui uiolauit sepulturam. -

Se aucuns hons viole ou corrunt aucun sepucre, ce est monumant, ce est vans ou leux où gist hons mors, et il le fait à son esciant, il doit estre jugiez de ce autant comme li juges puet conoistre que bien esquitez soit, sol que la poine ne soit mainre que elle seroit se .i. hons estrainges an plaideoit, ce est de .c. besanz.

-

Et cil demanz partient premeremant à celui home à cui tient plus icelle honte et ciz maux, si com est à celui qui avoit adonc droit de sevelir home dedanz, si com est li fiz del mort ou autres hons qui i avoit droit. Mais s’il sunt plusor homes qui se welentplaindre, li juges d’eus a plus hoir celui que il puet conostre qui ait meillor droit. Mais se tuit ont igal raison, tuit s’an puent plaindre ansamble. ¶ Iciz demanz est tex que n’an puet dire riens .i. hons c puis que an est donez jugemanz une foiz. ¶

-

Se ciz hons à cui tient iciz demanz ne vuet dire ou ne puet, .i. autres hons qui wet puet bien dire et rancurer de ce que li monimanz fu violez an icest demant. Quant le fait hons estranges vient poine de .c. besanz. ¶

-

Iciz demanz, ce est que on fait de monimant qui fu violez, ne dure outre .i. an puis que il fu violez, si avant n’an fu faite ycelle rancure comme loys dit. ¶

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Se ciz hons qui viole monumant ne fu mis an plait an sa vie, à son hoir ne puet l’on demander riens. ¶

-

Iciz hons est antanduz qui la viole sepulcre, ce est monumanz, qui à son esciant le corrunt et il viole si comme se il an giete fors l’oume mort qui ere anz, ou se il an giete les hos, ou se il despoille home mort, ou se il habite dedanz leu monumant, ou se il i fit autre chose mais que celle qui est faite por le monumant, sol que il ne lou feist por mal angin. Mais qui i fait aucune chose sanz mal angin, n’an est tenuz. ¶

-

Seplucres est est antanduz toz leus où est seveliz hons mors. ¶

-

Le § 8 fait l’objet d’une rubrique séparée dans l’éd. Derr. (.XXV. Aizi dit cal pena dev aver aquel qui sebelis omen mort en ciptat) et Fitt. (XXIV. Quam penam debet habere ille qui sepelivit hominem mortuum in civitate). Ciz hons qui sevelit home mort anz cité an devra avoir poine de .xl. besanz, et ceste poine doit estre tex del fisco, ancore li hons qui fu seveliz an devra estre getez fors et portez an .i. autre leu, et ciz leux don il est traiz devra estre communaux de la cité.

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Explicit li Codes an romanz. Amen.∞∞∞∞∞∞

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+ + + + + + + Li Codes an romanz, livre 9 + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Viola Mariotti + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en ancien français dans le répertoire en ligne Miroir des classiques.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 1933 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + français 1070 (Manuscrit de contrôle. Il contient une version abrégée de la traduction française du Codi.) + + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après l'occitan. + + + 1270/1299 + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, BnF, fr. 1933, avec corrections par + conjecture.

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+ Livre 9 +
+ Explicit liber octavus, incipit nonus. De rapina .i. +

IcilzLettrine de 7 lignes de haut. hons qui rent aucune chose, ce est quj fait rapine, la puet bien demander et por rapine et por larrecin, et ce est en son arbitre de demander por laquele il se vuet desfendre de cels doues actions. Mais puis que li demande por l’une et jugemanz en seray donez ou por luj ou encontre luj, bien porray puis demander por autre action, et devara consegre autant por iceste con li juges pouray quenoistre que soit plus en iceste action por laquel il demanderay dareinsne ne fut an iceste action por laquel il demande premieremant.

+

Icilz hons qui demande por rapine puet recovrer .iiii. temps que ne li fut tolue por rapine, ce est puet demander la chose à trois temps, se il demande dedenz .i. an util. An util doit on entendre touz icels jorz que il ay bien pouoir de plaider ou por soi moimes ou por autres por luj. Mais puis que passé li anz utileutile, ne pouray il demander fors la chose qui li fut tote ou le pris de la chose. Mas icilz demanz ne fenist por moins de .xxx. anz.

+

Icilz hons à cuj fu tote aucune chose por rapine, se il la vuet demander por larrecin, puet demander .iii. temps, ce est la chose, et .ii. temps, et cil demanz ne fenis por moins de .xxx. anz.

+

Icilz hons à cui est ravie aucune chose ou à cui elle est emblee, la porray demander, et il et ses hoirs, jusques à .xxx. anz et non plus, ou soit que on li demande por rapine ou por larrecin. ¶

+

Le paragraphe 5 est omis (probable saut du même au même)..

+

Icilz à cui fut toute la chose por rapine la puet demander ansinc comme est dit desore, ou soit que la chose fust soie ou se il l'avoit à amprise ou commandee en gaige ou il l'avoit aucun droit.

+
+
+ Ici dit del malfait que .ii. home ou plus de .ii. font .ii. +

IcilzLettrine de 3 lignes de haut. hons qui fait aucun maulfait à autre, se il l’a fait à autre homme, ce est à compaignon, il en est tenuz en .iiij. temps de l’amander ice meffait, si elle li est demandee dedenz un an util. Mais puis que li anz serai passez, ne serai il tenuz fors que en la simple chose, ce est d’emander le domaige, ce est li mauxfaiz, se dedenz l’an util ne fut faite tel rencure com loys dit por non. ¶

+

Iceste raison ha leu ou soit que cilz qui fist le maulfait le fist à armes ou senz armes.

+

Encore n'en est dessevrance, ou soit que cilz hons qui fist le maulfait avra les hommes à cui il fist le maulfait, ou soit que autres les anna, et il jete antre aux quant il fist ce, ou soit que autres les anginai por son maul angin et .i. de cels fist le maulfait. En icels .iii. cas est tenuz cilz à cui l’on demande, sor que li homme fuissent ajosté por que il ce maulfaiz fut fait. ¶

+

Encore n’en est dessevrance ou soit que li maulfaiz fut fait à force ou senz force, se .ii. homme ou plus de .ii. firent ice maulfait, soit que li maulfaiz fut fait preisanmant, ce est ne fut faiz en repoust. Mas se uns de ses hons fait .i. maulfait, ne n’a l’on iceste raison que il en soit tenuz en .iiij. temps, se il ne la fist à force. Mas se por force la fist, bien ha leu iceste raison, encore la face il seust, car tuit homme qui font maulfait à autre por force bien i ont maul engin.

+
+ Ici dit de cel doumaige, ce est de cel malfait que on fait à autre pour ouchoison de feu ou de riviere .iii. +

Se la maison d’aucun homme ardoit ou se elle estoit desroichié, et uns autres hons ravi ou emblai ou fist aucun autre domaige, ce est aucun maulfait, et ce est fait por l’achoison de ce feu ou de celle ruine por ce que tuit homme suelent corre au feu, il est destroinz por raison dedanz .vij. anz util d’emander icel domaige en .iiij. tens comme fut icilz domaiges. Mais puis que est li anz passez, ne est tenuz fors d’autant cum est li domaiges.

+

Iceste raisons hai leu ou soit ou soit + que li domaiges fut faiz à celui de cui iere la maisons qui ardit, car tuit homme poura d’emander la demandente cum ciz hons à cui fut faiz li domaiges et li maulz. ¶

+

Autretel raisons est de ce domaige que uns hons fait à autre por ochoison de aucune né qui ere afonzee ou qui voloit ou qui voloit afonzer.

+
+
+ Ici dit de cel home qui met feu à son esciant an cité ne an pallier .iiii. +

IcilzLettrine de 5 lignes de haut. hons qui à son escient met feu an cité, il tel poigne en doit havoithavoir cum lois dit, ce est se il est itelx hons qui eit aucune dignité, si comme est cuens, il doit perdre le chief ou il doit estre tremis en ille, ce est doitdroiz estre tremis en chaitivité, et devra estre en qui tant que à celui termine que li juges manderai, ce est li sires de la terre. ¶

+

Icil hons qui à son esciant met feu en un molin de paille, ce est en un paillier qui iere joste la maison de un autre home, doit estre loiez fort et bien batuz et puis doit estre ars enz ou feu. Mais se li feus entra anz por sa colpe et ne fut sa velontez, il doit amander le domaige, ce est le maul engin qui fit li suens. Et se il ne hay de quoi il puisse amander le domaige, li sires de la terre le devra le destra bien chastier de sa persone, pour que li autre homme il proignenet essemple. Mais se li feus i vient senz sa colpe, non est tenuz.

+
+
+ Ici dit de ces arbres qui est tranchié an repost .v. +

IcilzLettrine de 6 lignes de haut. hons quj taillie, ce est qui trainche, l’abre de un autre home ou pour le cui commademant autres le taille, il est tenuz de amander le domaige à double à celui homme à cuj il fit le domaige et à son oir tant que à .xxx. anz. Mais li hoirs de cel home qui fit le domaige non est tenuz fors de tant cum li juges puet cognoistre, que il est amandez de cel maulfait.

+

Se plusours homes treinchens un aubre, tuit en son tenuz igalmant de amander ice maul, et chascuns de aux en est tenuz de tout le domaige, ou se li uns li amande, pour ce ne sont li autres delivrés qui firent icelui domaige ou qui le commanderent à faire. ¶

+

Autrestex raisons est de la vigne, se elle est taillié et de chasnes et de touz aubres. ¶

+

Ice raisons ha leu en tel guise se li maul fut faiz premieremant, ce est repost, auxi con se fut larrecin.

+

Quant li domaiges sera esmez en double, en celui double doit estre contez autant comme l’on puet cognoistre que vaillent li aubres ausint trainchié, se cilz de cuj il fu. Mas se cilz qui l’a treinchié l’an ay porté, il devra amander por le larrecin ce que il en hay porté.

+
+
+ Ici dit se uns hons fait injure, ce est honte, quex droit an est .vi. +

Or redisons de injure, ce est de honte. Injure, ce est honte, fait on en mout des autres guises, ce est en laides paroles que dit hons à autre et en fait ausimant.

+

Icelles que l’on fait en laides paroles est apellee contumelia. Por ce est appellee contumeliaSaut du même au même. que icilz hons qui dit à autres laides paroles le va desprissent et abaitent de ce que il vaut et que il est doutez, et por dire laides paroles à autres es puet on autre diffamer, ce est faire cheoir en mal non et en lait.

+
+
+ Ici dit quex persones on puet on injureinjurer.vii. +

TuitLettrine de 3 lignes de haut. home puent recevoir injure, ce est honte, et por soi meismes et por autre, si comme est por son fil qui est en son pouoir et por son ser et por sa moillier, ce est à dire se aucuns fait injure à moi ou à mon fil ou à ma fille, ce est à aucun de mes enfanz qui erent en mon pouoir ou à ma moillier, ge puis demander icelle honte.

+
+
+ Ici dit qui puet demander la honte .viii.Dans l’éd. Fitt., le passage fait partie de la rubrique VII (§§ 2-10). Dans l’éd. Derr., le titre de la rubrique VIII est différent : Aizi diz de l’aunta de.l fil. +

Je puis demander la honte de mon fil, se cil qui le fit honte savoit que il haust pere, ancore ne saiche il qui fut ses peres. Autretels raisons est de la moillier. Et mes filz la puet demander ausimant, car pour le mien demant ne se pert cil à mon fil, car la soie honte qui li fut faite doit estre aesmee selonc la soie persone et la moie honte, ce est selonc ce que la honte de mon fil tient à moi, devra estre aesmee selonc la moie persone.

+

Li peres puet bien demander que li soit amandee la honte qui fu faite à son fil ou à sa fille et ice puet il demander et por soi et por son fil, car icilz droiz et touz icilz demanz qui tient à aucun de mes enfanz qui sont en mon pouoir puis je avoir et demander por lui, encore ne le viulle il.

+

Mais mes filz ne puet demander ice droit qui tient à luj demantres que je suis em presenz ce, ou se il est procurerres qui demande por mon fil.

+

Mas se je qui suis ses peres ne suis en la terre, ou ou encores i soie je, je ne puis faire plait, si comme est se je ne suis bien en mon sen ou suis griemant malades ne ne ay procuraour qui par moi plaidoioit, bien le puet demander mes filz, se acuns hons li fit honte que il li amant si comme raisons commande, autretant comme il le pouroit demander, se il ne eust pere.

+

Mas se je suis en la terre et suis bien sains et en mon sen et honte est faite à mon fil, ne puet dire riens mes filz, ou soit que je en viulle le plait aloignier, ou soit que je le viule pardoner à celui qui fit la honte à mon fil, bien le puis faire. Car bien puet li peres pardoner à celuj qui fit la honte à son fil, fors adonc quant li peres est vis hons et mauvais et est tex hons qui non ha gaires cure ne de honor ne de honte, et li filz est honestes hons et tex qui doute bien honte, car adonc an puet bien dire li filz, encore ne le viule ses peres.

+

Autretex raisons est se li filz à cuj fut la honte faite ne n’est quant il vuet plaidier ou pooir de son pere.

+

En touz icels cas esquels li filz puet demander, puet il bien ordiner .i. procuror ou, quant il vuet, puet demander à autre que il demant pour lui. Autrestels raisons est de par son pere.

+

Se .i. hons quj ay et pere et a non reçoit honte demantres que li avous est en la terre et est sains et en son sen, ne puet dire riens ne ses filz dou son fil nse ses avous ne le vossoit.

+

Puis que li filz à cui fut faite la honte emplaidoit por soi, ce est en son non, encore le feist il senz demanz de son pere ou de son avou, n’an pouray puis riens dire, ne ses peres ne ses avous for que de ce qui tient à lor, car duj demanz sont, et li uns ne se part por l’autre, si con est dit desore.

+
+
+ Ici dit de celles hontes que on fait à femme qui ha mari .ix.Dans l’éd. Fitt., rubrique VIII. De illo uituperio quod aliquis facit femine maritate. +

Se aucuns hons fit honte à ma moillier, entenduz est que la honte fut faite et à li et à moi et à son pere, se elle l’ay.

+

Mas se cilz qui fit honte à ma moillier cuidoit bien que elle non eust mari, ne l’an puis riens dire por moi, ce est en mon non, je qui suis ses mariz, por ce que il ne vuet faire honte à son marj. Mas se il savoit que elle havoit marj, bien tient la honte à son marj. Autretex raisons est dou pere, je an puis dire, et elle et ses peres.

+

Et se je vuil demander et por moi et por li, puis bien faire, se elle ne me defendit que je demandesse por li, et devra estre esmé la honte selonc ce qu’est la persone de celui por cuj l’on demande, ne li uns demanz ne se pert por l’autre.

+
+
+ Ici dit se je di ou fais à autre ce que il ne vuet, encore ne le tieigne il honte, mais se je ne li dis ne fis pour la honte, je n’an suis pas .x.Dans l’éd. Fitt., rubrique IX. Quo modo debet intelligi uituperium quod unus facit alii. +

SeLettrine de 3 lignes de haut. je dis à autre folie et laides paroles, si comme est se je l’apelle ser ou larron ou autre parole laide li dis je, an suis tenuz par honte, se je ne li dis par honte. Autretex raisons est del fait come dou dit, car encore faice je mal à autre, si comme est se je le ferj ou je le boutai, se je ne le feis por sa honte, je ne li en suis de ce tenuz por honte, si comme est en ice essemple. Je cuidoie que tu fusses mes sers et tu eres frans, et te ferj ou te boutaj, n’en i sarai tenuz de ce por honte, car je n’an hai velonté de faire honte à toi ne autre, car se li sires fiert son ser ou se il le vuet ferir, il ne li fait nulle honte.

+

Autretex raison est se je voloie ferir mon ser et tu estoies en qui de joste luj et je feri toj : que je ne t’an suj tenuz de honte, por que je ne t’an voloie ferir.

+

Mas se je ne cuidoie que tu fusses mes sers et je te vousis ferir, ne t’an suis tenuz por honte, encores ne te cognoisse je, si comme est se je cuidai que tu fusses Pierres à cuj je voloie mal, et tu eres uns autres hons, bien t’an suis je tenuz, por ce que je avoie cuer et volanté de faire honte à cel homme lequel je cuidoie que tu fuisses autre.

+

Tel raisons est se je feris une feme qui havoit marj et cuidoie bien que elle eust marj, encore ne saiche je que il fust ses mariz, ice est voirs por ce que je ai cuer et velonté de faire honte à femme mariee. Mas se je cuidoie que elle ne eust marj, n’an suis tenuz à son mari por soi, ce est an son non, mais por sa moillier li suis je te tenuz, ce est en nom de sa moillier. Autretel raisons est se je fier un homme qui havoit pere, car granz dessevrance est se je cuidoie que il eust pere ou se je cuidoie que non.

+
+
+ Ici dit de celle honte que on fait à une moie fillastre .xi.Dans l’éd. Fitt., rubrique X. De iniuria quam aliquis facit nerui mee. +

SeLettrine de 3 lignes de haut. uns hons fist honte à ma filastre, ce est à la moillier de mon fil ou la moillier dou fil de mon fil, entenduz est que elle fust faite à moj qui suis ses sogres et à son marj et à lj et à son pere. Et por ce puet estre demandee la honte por nom de touz, ne li demanz ne se pert por l’autre, et devraj estre esmee li persone don ce est.

+
+
+ Ici dit se je te dis aucunes laides paroles ou je te feri, ancoures le feisse je por ton mal ou par ta honte que tu n’an pourras riens dire por honte, se je ne l’antandis à honte quant je te feris .xii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XI. De illo uituperio quod aliquis facit femine maritate. +

Se je te dis aucune folie, ce est laides paroles, ou je te ferj an aucune guise et te fis je por maule velonté et por ta honte, ne t’an suis je tenuz pour honte, se tu ne le tiens à honte quant je te dis les laides paroles, encore le tenisse tu ores à honte. Encore se je fiz honte en aucune guise, et tu ne feis puis covenante que riens ne m’an diroies de ce, ne t’an pouras puis riens dire, et ce est voirs ou soit que je t’an donai de mon avoir por ce, ou soit que por amors le me coventas.

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+ Ici dit quel honte puet on demander ou por soi ou por autres .xiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XII. De illo uituperio quod aliquis facit femine maritate. +

Se uns hons me fist honte, je la puis demander, ce est je li puis dire que il la m’amandoit, et se je ne li viul dire, ou ne puis diredier, le pourrai uns autres por moi, se il en hai mandemant de moi, ou se il est mes curaire.

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+ Ici dit se uns hons dit mal de autre, se il dit voir que il non est tenuz ne ne devra avoir nulle poigne, ancore dit voir à celui cui il dit mal .xiiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XIII. Si aliquis dixit malum de alio, non tenetur, si ipse dixit uerum. +

Se je diffame aucun homme d’aucun crime, ce est se je dis aucune folie, et se dis je por luj diffamer, ce est por espublier celuj crime, n’en suis je tenuz ne n’en doi avoir nulle poigne se je dis voir, pour ce que tuit crime doivent savoir tuit homme, si comme est se je te appelle ser ou larron ou avoutre ou traite, je n’an devrai havoir nulle poigne se je dis voir, encore le tiengnes tu à honte.

+
+
+ Ici dit an quantes maneires on puet faire onte à autre .xv.Dans l’éd. Fitt., rubrique XIIII. Quot modis aliquis homo potest facere iniuriam alii. +

HonteLettrine de 4 lignes de haut., ce est injure, puet on faire à autre en molt de guises, et por ce est biens que nos en denons essemple. Se tu me feris ou me boutas ou me dissis aucune felonie, tu m’an seras tenuz por honte, se tu feis por ma honte, et non en autre guise.

+

Se tu feis honte à mon fil ou à ma moillier ou à mon ser, encore ne tiegne il à honte ce que tu li feist, si en est tu tenuz à moj, ce est en mon non, autant comme celle honte me tient. Mas à aux n’en est tenuz por ce que il ne le tanront à honte.

+

Se tu entres en ma maison, ce est en la maison en laquele iere mes estaiges por habiter, ou soit que elle iere moie ou je l’avoie louee ou je i estoie senz nuns loiers, ou je i havoie acun droit, se tu i entres à force ou pour honte de moi, tu me seras tenuz por honte, car granz hontes est à antrer an autrui maison contre la velonté de celui qui la tient. Et por ce est voirs se je haj louee une maison de toi et honte m’i est faite : je puis dire que je tien la maison, non tu, se cil qui i entre ne i entre por ta velonté. Mais se il i entre por ta velonté faire et honte à moj, et tu em pourat dire et je.

+

Se je dis que tu me fes honte et tu le noias, je devrai jurer que tu me fis icelle honte dont je me plaing, et tu me devras laisier jurer, se je ne n’ai gairanz.

+

Se je fis aucuns damaige vers d’autre, et ce fis je por honte, ou je les escris, ou je les diraj, ou je les louaj, je li en suis tenuz por honte, et il doit dire por non la honte.

+

Icil hons qui se plaint d’autre qui li oit faite honte, il doit dire por non la honte, ce est il doit dire se il fust feruz ou li furent dites laides paroles, et doit dire : « Itex et tex paroles me sont dites ».

+

Se li patrons fist honte à son libert, ne li est tenuz de honte, si fut leus li hontes, car bien puet chastier li patrons son libert, mais si granz hontes est doit li estre gries, se il la li fit, bien est tenuz si comme est se il le ferit fort ou se il li fit plaie.

+

Se li peres fait aucune honte à son fil quj iere en son pouoir , ne puet li filz dire riens por ce que nuns demanz puet estre a[n]treMs. : autre. pere et fil quj est en son pouoir. Mas se li filz ne est en pouoir de son pere et li peres li fait honte quj soit granz, bien puet dire li filz encontre son pere. Mas de legiere honte n’en puet il riens dire. ¶

+

Se duj frere sont en pouoir de lor pere, ne li uns à l’autre riens puet demander por nulle meniere.

+
+
+ Ici dit quel honte on doit atandre qui soit granz et griez .xvi.Dans l’éd. Fitt., rubrique XV. Que iniuria est grandis et grauis. +

InjureLettrine de 9 lignes de haut. est de molt de menieres, ce est li une honte est plus granz que li autre. gries honte est de trois menieres : ce est ou elle est gries por la persone ; ou elle est gries por le fait, ce est por le ferir ; ou elle est gries por le tans en laquel fut fait.

+

Por la persone est entenduz que la honte soit gries, si comme est se li filz fiert le pere ou se il li dit laides paroles, ou se li liber fit honte à son patron : bien doit on entendre et tenir que gries honte li fit, encore ne la tiegne on à grant honte se uns autres hons li eust faite. Encor le aut soignor de la terre fait honte uns de ses hommes qui sont sor luj, encore fut elle leigiere à .i. qui feist à un autre home, si doit l’on tenir et croire que elle fut gries honte quj la fit au seignor.

+

En cel temps puet on ferir autre ou li puet on dire laides paroles que l’en est plus gries que se molt plus gries honte li fust faite en autre temps, si comme est se li honte est faite en qui où sont asés de homes, ou devant le prevost, ou devant un riche home ou conte. Bien legiere honte fut elle, si la doit l’on tenir à grief por ce que elle fust faite en icel leu.

+

Por le fait, ce est por le ferir, doit l’on entendre que li honte soit granz et gries, encore soit li sans et la paie fort petite, si comme se il est feruz au l’oil ou an autre leu dou chief. Encore se la plaie est fort granz, encore ne soit elle autant en apert leu, si comme en la chiere, si est entenduz que la honte soit grant.

+

Encore bien puet on faire grant honte et grief sanz nulle plaie et senz nul ferir, si comme est se uns hons escuiche le manteaul del col de autre home, ou se li dessirai autre vestemant dou dos. Encores tant laides paroles puet on dire à autre que on doit entendre que la honte soit grant et gries.

+

Encores se un riches hons ou une riche dame ala à autre par une vois et uns autres hons tient lou compaignon por honte de celuj avoc cuj il ala, ensuit que il le dessiraj ou se il li dit tex paroles por que il degerpit celuj à cuj il ha, là gries honte li est, se cil compains iere tex hons qui iere usez d’aler avoc lui.

+

Se uns hons me ferit en mon chief ou en voiace de mes homes, granz honte et gries est, entendue que il me fit, encore me ferit il legieremant.

+

Se uns dit à une caste famme que elle geust avoc luj ou avoc autre, bien s’en puet plaindre la femme par honte, se ne iere à sa velonté. Et ses peres s’en puet plaindre ausimant, encore le viule sa fille, se elle est en son pouoir. Autretex est de un home se .i. autres le vaj traisent.

+

Se li sires de la terre fist avirer un homme à plait encontre sa velonté qui non i voit venir par sa velonté que non i vuet venir ne s’em puet plaindre à très .vii., car ce que li sires fait à droit ou autres hons por son mandemant ou por ochoison de la soignorie que il ay non est nulle honte. Mas se li sires fait à autre ce que il ne doit, encore le face il por ochoison de l’office que il hay, il en est tenuz de honte, autresi comme se il seroit se il non eust icelle office.

+

Se tu me voiz pechier en mer ou en un autre flun communal si comme est Rosne, et tu le veas, tu me feis honte. Autretels droiz est se tu me veas à seoir ou à estre en leu communal, si comme est en merchié ou en charriere publique ou en yglise, ou se tu me veas oster une moie chose ou une autre chose où je havoie droit, tu me feis honte.

+

Se tu levas tatant main por moi ferir ou por menacier, encore me ferisse tu, si me fais tu honte. ¶

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Icilz hons qui fait ou dit à autre ce por quoi il le diffame, ce est por il le mot en blasme, si li dit honte, si comme est se je porte un lait vestemant por honte d’autre ou te je en dis maul, je li fis honte.

+
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+ Ici dit de celle honte qui est faite à un ser de autre .xvii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVI. De iniuria que est facta seruo alicuius. +

SeLettrine de 3 lignes de haut. je feris un ser de autre, por honte bien est entenduz que je haj faite la honte à son soignor, encore saiche je de cuj il iere sers, fors en .ii. cas, ce est s’il adonc quant je le feri ai je te velonté que je ne l’eusse feru, se je seusse que il fust ses sers, ou se je cuidoie que il fust frans hons. En ices .ii. cas ne m’an diraj ses sires aussi comme il porroit se je seusse que il fut ses sers, ce est ne doit l’en esmer la honte selonc la persone dou soignor mas selonc la persone dou ser. ¶

+

Se je ferj un tuen ser, je te devraj amander le domaige, ce est l’empiremant dou ser et la honte, ne li uns demanz ne se pert por l’autre. ¶

+

Se pluseur homes hont uun ser communal et uns autres hons le ferit, tuit cilz qui hont part ou ser puent demander le domaige et la honte port tel partie comme il i hay chascuns d’aux et non plus.

+
+
+ Ici dit de celle honte que fait uns sers à autrei .xviii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVII. De iniuria quam facit seruus meus alicui. +

SeLettrine de 3 lignes de haut. mes sers te fait honte, en mon arbitre est de metre lo ser an ton pouoir que tu le bastes à ta velonté. Et se je ne vuil ce faire, je suis destrainz de doner à toi le ser en cel guise que se + il soit tuens, ou je te doi amander la honte.

+

Mas se mes sers fit honte ou autre mesfait ou à toi ou à autre, et il le fait por mandemant, ou soit que je le soi ne ne li deffendi : se je li poi veer, je devraj amander icelle honte et icel maufait autretant bien comme se je l’eusse fait, ne ne m’an puis delivrer, ja i soit ce que je viule doner le ser à celuj à cuj il fit la honte ou le maufait, mais que quant li sers fait honte ou aucun mal por soj deffendre, ou por moi qui suis ses sires, car adonc n’en suis je tenuz encore l’amander le feist il pour mon mandemant por ce que bien l’oit à touz homes deffendre, et luj et son soignor, et que il le feit n’an doit havoir nesune paigne.

+

Se uns tuenstient sers fait honte à un mientien ser, autretex comme si l’eust fait à toi meismes.

+
+
+ Ici dit an quel guise on fait honte à autre .xix.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVIII. Quomodo aliquis homo facit iniuriam alii. +

SeLettrine de 3 lignes de haut. tu veas metes vendre un mien ser ou une autre chose où je havoie droit de vendre, tu me feis honte, se tu savoies ou tu cuidoies que mes droiz i fust. ¶

+

Se je te doi et je suis apperoilliez de paier et tu en demanderas puis riens à ma fiance, ou te clamaras ou de moi ou de ma fiance, et ce sera por ma honte, tu me feras honte.

+

Se tu por ma honte empireras ma maison ou une autre chose que je havray et tenray, et ce feras senza ma velonté et senz parole de soignor, tu me feras honte. ¶

+

Se tu entres en ma maison encontre ma velonté, tu me feras honte, encore i entrasse tu por moi apaler en plait, car nuns hons ne doit entrer en autruj maison encontre la velonté de celuj qui demore.

+

Se tu gis à une moie ancelle ou à une moie fille qui iere en mon pouoir, tu me feis honte, encore le vuisit elle. ¶

+

Se tu feis honte à mon fil ou à mon ser, tu me feras la honte, encore le vuille il. ¶ Si comme est se tu laidiz le en laides paroles, ou se tu le fiers, ou se tu l’escharniz. ¶

+

Icilz hons qui se claimme d’autre et dit que il li havoit fait honte, et set bien à son escient que ne dit voir, itel poigne en doit il havoithavoirtient que li sires l’en doit envoier en essil tant qu’à un termine, ou le doit geter de celle honor que il hai, si con est se il est clers devra l’on geter de sa clergie. ¶

+

Se duj voisins demorent andui en une maison et li uns demore dessus, li autres dessoz bien doit esgarder icilz dessoz que il ne face fumee à celui dessuis que li nuise, et ne cilz dessuis ne doit geter riens qui li nuise, ne tiegne domaige à celuj qui est dessoz, si come est d’aigue et de autre chose. Et le maul doit amander et la honte, se il l’a fait pour honte de luj.

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+ Ici dit quex droiz est se plusors homes font honte à autre .xx.Dans l’éd. Fitt., rubrique XVIIII. Si plures faciunt iniuriam alii. +

SeLettrine de 3 lignes de haut. plusors homes font une honte à autre home liquex d’aux en est tenuz, ne pour ce se li uns d’aux l’amande n’an sont li autre delivré, car tantes hontes sont tantes persones fuirent quj firent la honte et por ce est plus grant la honte.

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+ Ici dit quex hons est tenuz de honte qui fu faite à autre .xxi.Dans l’éd. Fitt., rubrique XX. Quis homo tenetur de iniuria que est facta alii. +

IcilzLettrine de 6 lignes de haut. hons est tenuz de honte qui por soi meismes la fait, ce est qui à sa boiche dit à autre laides paroles ou fiert autre à ses mains. Encores se tu por mon mandemant ou por mon angin honte à autre en aucune meniere, je en suis tenuz autretant bien comme se je meismes l’eusse fait, et tu ausimant en seras tenuz.

+

Mais adonc est voirs que je en suis tenuz de celuj honte que tu feis por mon mandemant quant je t’an donaj avoir, ou je le t’an covantaj à doner, ou se tu ne le l’eus fait en autre guise, se je ne le t’eusse mandé. Mas se je ne t’an donaj riens, ne ne t’an acoventay à doner riens, ou se tu l’eusses fait, j’ay ne le t’eusse je mandé ni en seroies tenuz de l’a +

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+ Ic Ici dit quant est feniz demanz de honte .xxii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XXI. +

Demanz de honte ne dure outre .i. an util si n’an fu faite loial rancune, ne ne dure puis que est mors ciz qui fit la honte, ne puis que est mors cil à cui la honte fu faite.

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+ Ici dit quel amande doit faire cil qui fait honte à autre .xxiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XXII. Quam emendationem debet facere ille qui fecit iniuriam alii. +

IcizLettrine de 3 lignes de haut. hons qui fit honte à autre an aucune guise li est tenuz por ce de l’amander itant comme wet jurer outre mesure ciz hons à cui fu li honte faite por quant il ne vousist adonques quant li fu faite la honte avoir receue icelle honte, fors que se il ne vout jurer outre mesure fu faite, ce est an charriere ou an marchié ou devant homes ou an privé leu. Ancores doit esgarder se la honte fu de parole ou de ferir ou an autre guise. Et selonc cese que il puet conoistre que la honte fu granz ou petite devra estre la poine, ce est l’amande. ¶

+

Se cil hons qui fit honte à autre an acune guise est tant povres que il ne puet doner amande de la honte, li sires an cui pouoir est li plaiz l’an devra chastoier aigremant de sa persone por ce que il et tuit home i prainent esxample del chastoiemant.

+
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+ Ici dit quel poigne a doit avoir doit avoir cil qui viole sepulcre, ce est leux où on met les mors .xxiiii.Dans l’éd. Fitt., rubrique XXIV. Quam penam debet habere ille qui uiolauit sepulturam. +

Se aucuns hons viole ou corrunt aucun sepucre, ce est monumant, ce est vans ou leux où gist hons mors, et il le fait à son esciant, il doit estre jugiez de ce autant comme li juges puet conoistre que bien esquitez soit, sol que la poine ne soit mainre que elle seroit se .i. hons estrainges an plaideoit, ce est de .c. besanz.

+

Et cil demanz partient premeremant à celui home à cui tient plus icelle honte et ciz maux, si com est à celui qui avoit adonc droit de sevelir home dedanz, si com est li fiz del mort ou autres hons qui i avoit droit. Mais s’il sunt plusor homes qui se welentplaindre, li juges d’eus a plus hoir celui que il puet conostre qui ait meillor droit. Mais se tuit ont igal raison, tuit s’an puent plaindre ansamble. ¶ Iciz demanz est tex que n’an puet dire riens .i. hons c puis que an est donez jugemanz une foiz. ¶

+

Se ciz hons à cui tient iciz demanz ne vuet dire ou ne puet, .i. autres hons qui wet puet bien dire et rancurer de ce que li monimanz fu violez an icest demant. Quant le fait hons estranges vient poine de .c. besanz. ¶

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Iciz demanz, ce est que on fait de monimant qui fu violez, ne dure outre .i. an puis que il fu violez, si avant n’an fu faite ycelle rancure comme loys dit. ¶

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Se ciz hons qui viole monumant ne fu mis an plait an sa vie, à son hoir ne puet l’on demander riens. ¶

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Iciz hons est antanduz qui la viole sepulcre, ce est monumanz, qui à son esciant le corrunt et il viole si comme se il an giete fors l’oume mort qui ere anz, ou se il an giete les hos, ou se il despoille home mort, ou se il habite dedanz leu monumant, ou se il i fit autre chose mais que celle qui est faite por le monumant, sol que il ne lou feist por mal angin. Mais qui i fait aucune chose sanz mal angin, n’an est tenuz. ¶

+

Seplucres est est antanduz toz leus où est seveliz hons mors. ¶

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Le § 8 fait l’objet d’une rubrique séparée dans l’éd. Derr. (.XXV. Aizi dit cal pena dev aver aquel qui sebelis omen mort en ciptat) et Fitt. (XXIV. Quam penam debet habere ille qui sepelivit hominem mortuum in civitate). Ciz hons qui sevelit home mort anz cité an devra avoir poine de .xl. besanz, et ceste poine doit estre tex del fisco, ancore li hons qui fu seveliz an devra estre getez fors et portez an .i. autre leu, et ciz leux don il est traiz devra estre communaux de la cité.

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Explicit li Codes an romanz. Amen.∞∞∞∞∞∞

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\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/cjc_justinien_digeste/justinien_digeste_BNF_fr-197.xml b/data/cjc_editions/cjc_justinien_digeste/justinien_digeste_BNF_fr-197.xml index fe25f8d..561ef4a 100644 --- a/data/cjc_editions/cjc_justinien_digeste/justinien_digeste_BNF_fr-197.xml +++ b/data/cjc_editions/cjc_justinien_digeste/justinien_digeste_BNF_fr-197.xml @@ -1,3105 +1,3105 @@ - - - - - - - Traduction 2 du Digeste de Justinien - Anonyme (trad.) - Justinien Ier - Irene Reginato - - - 2026 - École nationale des chartes - PSL - CC BY-NC-SA 4.0 -

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 197 - - - -
- - 1200/1299 - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 197, avec - correction ope ingenii et sur la base de la Traduction 3 et du texte latin.

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- - - Principes d’édition -

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, - Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. - I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014.

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- Normalisation du texte -

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la - graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa - réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la - graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› - signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des - verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› - (ex. avra, savra). La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les - formes du verbe pouoir.

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous - soudons les relatifs composés (ex. lequel) mais nous écrivons séparément - toz jorz en tant qu’étape préliminaire à la forme soudée moderne toujours. L’apostrophe suit la norme moderne et a été employé pour - distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus - pronom sujet réduit de il à i.

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La ponctuation et les majuscules suivent les normes modernes.

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La lettre capitale est réservée uniquement aux noms propres de personne, de lieu et de - peuple, alors que les institutions (senat) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres romains - simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le numéral - .i. sans le transformer en article indéfini.

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Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, - la nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les - homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe - finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en - fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et - reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement - la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à - l’aide d’accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de - contenu sémantique : le substantif lés, par exemple, porte l’accent pour - se distinguer de l’article défini pluriel les, et il en va de même pour - l’adjectif seür (pour le différencier de la préposition seur), pour le participé passé et la préposition dés ; un accent aigu est enfin ajouté à pés, ‘paix’. L’usage du tréma est lui aussi soumis à la nécessité de - favoriser la compréhension : il n’est pas ajouté aux formes verbales eust, - deust, feussent, veu..., mais il est employé sur des formes qui ont conservé - l’hiatus en français moderne, comme les formes des verbes oïr, enfoïr et - certains substantifs tels que païs/paÿs.

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- Résolution des abréviations -

Les abréviations sont résolues en caractères romains et sur la base des formes écrites - en toutes lettres (par exemple la conjonction quer 'car' f. 25d). Les - cas d’incertitudes pourraient concerner la résolution du « 9 » tironien devant consonne - labiale, notamment pour le verbe commencer, qui apparaît une fois comme - commencie (f. 24d) et une autre comme conmence (f. - 32a). Entre les deux formes concurrentes, nous avons choisi la forme avec ‹n›, suivant - l’exemple des formes tirées du verbe commander, pour lequel nous - possédons deux et scriptiones continuae (conmandemenz au f. 23c). Enfin, - le ‹s› long barré a été résolu en solz.

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- Particularités -

Le Digeste consistant en une série ininterrompue des discours rapportés, nous avons - adopté un usage très minimaliste des guillemets. Tous les énoncés présentés comme - citations et introduites, donc, par un syntagme nominal est un verbum - dicendi ou scribendi ne comportent pas de guillemets et sont - signalés uniquement par l’emploi des deux points et d’une lettre majuscule au début de la - citation. Le texte présente souvent des traductions explicatives de termes ou - d’expressions techniques traduites en français ou bien copiées dans leur forme latine. - Dans ce cas, l’italique est employé uniquement lorsque le terme ou l’expression est en - latin, comme c’est le cas pour tout usage du latin dans le texte. Par contre, nous - n’utilisons jamais de guillemets pour encadrer la traduction explicative de ces termes, du - moment que celle-ci n’a pas toujours des limites claires et se confond souvent avec la - suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui admettent l’usage de guillemets – sous forme de - chevrons doubles – concernent les discours directs de deuxième degré, et donc les - citations emboîtées dans le discours rapporté principal.

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La Traduction 2 se distingue des autres aussi pour la reprise, à - chaque alinéa, des premiers mots du texte latin. Ceux-ci suivent normalement un pied de - mouche et présentent une lettrine. Le texte critique est fidèle à cette présentation et - les édite en italique. En outre, il est intéressant de remarquer que plusieurs paragraphes - débutent par un E majuscule indiquant la conjonction et, alors que la - forme sans ‹-t› final est presque inexistante à l’intérieur du texte. L’emploi de ces E majuscules en correspondance d’une position hiérarchique plus - importante en fait donc des signes importants dans la structuration du texte de la part du - copiste : ils ont donc été conservés dans leur forme initiale.

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- Apparat critique -

L’apparat critique de la Traduction 2 est un apparat positif à un - seul étage. Il rend compte de toutes les interventions que nous avons apportées au texte - et, dans certains cas, il aide la compréhension du texte grâce aux renvois à la version - latine ou à la Traduction 3.

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- [Liber secundus] -
- [2.1.0. De iurisdictione] - - Le segonz livres de la jurisdicion à toz les juges. -

- Ulpians dit : - Ius dicentis. - Li offices à celui qui dit droit est tres larges, quer il puet donner - possession de biens et metre en possession, et establir defendeeur as orfelins qui ne les - ont, et donner juges à cels qui pledent.

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Jabolenus dit : - Cui - jurisdicio - jurisdictio - jurisdictio] jurisdicio ms.. Cil à qui jurisdicion est donnee, il semble - que les choses li sont otroiees sanz coi la jurisdicion ne puet estre maintenue.

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Ulpians dit : Imperium. - Conmandemenz est ou purs ou meslez. Purs conmandemenz est avoir la - poesté de glaive à prendre venchance des mauvés hommes : et ce apele l’en poesté. - Conmandemenz meslez est quant il a jurisdicion, et ce est en donner possession de biens. - Et si est jurisdicion congiez de donner juge.

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Ulpians dit : Iubere. - Comander que caution soit donnee par stipulacion et metre en possession apartient - plus à conmandement que à jurisdicion.

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Julians dit : More. Il - a eissi esté ordené par les anciens que cil puisse demander jurisdicion, qui l’a par son - propre droit, et non pas par autrui benefice.

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Paulus dit : Et quia. - Quant jurisdicion n’est pas donnee à aucun par le prince, ne la loi ne - li donne pas mes ele conferme la jurisdicion qui li est mandee. E por ce, se - cil qui manda jurisdicion muert ainz que cil à qui il la manda conmainst à user en, Labeo - dit que li mandemenz est failliz, autresi comme en autres causes.

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Ulpians dit : Si quis. - Se aucuns corront par tricherie ce qui estoit proposé en blanc - La Traduction 3 (ms. F) donne : « en parchemin ou en autre matiere ». ou - en chartre, ou en autre matiere por cause de pardurable jurisdicion, et non pas - d’aventure, jugemenz de .v. cenz deniers d’or est donnez contre lui ; et cist jugemenz est - communs. ¶ - Servi. ¶ Li serf - est - et - - et] est ms. li enfant qui sont en baill sont - contenu par les paroles del banissement, mes li prevoz comprist tot ensemble. ¶ - E se aucuns le corront tantdis comme l’en le propose, les paroles del - banissement cesseront ; mes Pamponius dit que les paroles del banissement doivent - estre este(n) - estre - - estre] estre este(n) ms. dues à ce. ¶ - - In servos. ¶ Contre les sers que leur - seignor ne defendent pas, et de cels qui sont en trop grant povreté, doit li cors estre - tormentez. Mencion de tricherie est fete es paroles del banissement, - por ce que se aucuns le fet par ignorance ou par rudece ou par le conmandement au prevost - ou par cas d’aventure, il n’i est pas tenuz. E si est tenuz par le - banissement cil qui l’oste, jasoit ce que il ne le - corrent - corront - - corront] corrent ms. pas, et cil qui le fet - de ses mains et qui conmanda à autre que il le face. Mes se uns le fist sanz tricherie et - li autres li conmanda par tricherie, cil qui le conmanda i est tenuz. E se li uns et li - autres le fist par tricherie, il i sont ambedui tenu, quer se pluseur le - font ou corrumpent il i sont tuit tenu.

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Gaius dit : Adeo. Si - que il ne soffit pas que li uns en suefre la paine.

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Paulus dit : Si familia. - Se la mesniee à aucun corront ce qui est escrit, il n’est pas autresi comme en - larrecin, que action ne soit pas donnee contre les autres, se li sires en - vel - velt - velt] vel ms. .i. defendre et paier - autretant en son non comme .i. frans hom paiast, se il l’eust fet por ce par aventure, que - venchance est ci prise de la majesté au prevost qui est despite ; et l’en entent que ce - sont pluseur fet, autresi comme quant pluseur serf ont fet .i. tort fet ou .i. damage, - quer ce sont pluseur fet et non pas uns, si comme en larrecin ; et Octavenus dit que l’en - doit ci secorre au seigneur. Mes l’en puet dire que, se il porchacierent par tricherie que - .i. autres le corrompist, ce ne fu pas .i. conseill mes pluseurs.

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Ulpians dit : - Qui jurisdicion. Cil qui a jurisdicion ne doit dire droit ne à lui ne à sa fame ne à ses - enfanz ne à cels que il a franchiz ne as autres que il a o lui.

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Gaius dit : Si idem. - Se dui homme pledent ensemble par pluseurs actions de coi la quantité de chascune - soit tele que ele apartiegne bien à la jurisdicion au juge, mes quant eles sont totes - assemblees eles passent la quantité qui apartient à sa jurisdicion, il plot à Sabin et à - Cassi[us] et à Pele« Pegaso » dans le texte - latin. que l’en en puisse pledier par devant lui ; et ceste sentence est - confermee par les letres à l’empeeur Antonin. ¶ - Quid si mutue. ¶ E se chascuns a action contre l’autre et li uns demande meneur quantité et li autres graigneur, - cil qui demande la meneur doit pledier par devant cel meisme juge que il ne soit en la - volenté à la usaire de pledier par devant lui. ¶ - Si una. ¶ Se une action est commune à - pluseurs persones, si comme cele de partir choses communes ou de bonner chans, l’en - demande se totes les parties doivent estre regardees quant à la jurisdicion à celui qui - connoist de la cause. Et Offilius et Proculus - si cordent - s'acordent - - s’acordent] si cordent ms. - - quer - que - - que] quer ms. chascuns plede por sa - partie ou, se tote la chose doit estre regardee ensemble, por ce que tote la chose vient - en jugement et puet estre ajugiee à .i. E à ce s’acordent Cassius et Pegasus, et la leur - sentence est la plus provable.

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Ulpians dit : - Magistratibus. Il ne loist pas as mestres des garnisons à tormenter sers, mes .i. petiz - chastiemenz ne leur est pas veez.

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- Si meismes dit : - - Cum cui - Eum cui - - Eum cui] Cum cui ms.. - Il covient que cil qui conmande à juger soit baillis. - Li bailli qui sont en aucune poesté, si comme li viscontes, li prevoz - ou li autre qui governent les contrees, ne pueent pas conmander que l’en juge au jor que - il doivent estre sanz baillie.

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- Il meismes dit : Est receptum. - Il a esté receu, et de cest droit usons nos, que se aucuns se - sormet - soumet - soumet] sormet ms. à la jurisdicion - de graigneur de lui ou d’egal, cil puet dire droit et por lui et contre lui.

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- Il meismes dit : Si per errorem. - Se uns prevoz est requis por .i. autre par erreur, ce qui - sera fet ne vaudra rien ; ne cil ne doit pas estre oïz, qui dit que les parties se - consentirent el prevost, quer si comme Julians escrist, cil ne se consentent pas qui font - par erreur, quer nule chose n’est si contrere - - à - à] om. ms. consentement comme erreur - qui descuevre foleur.

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Il meismes dit : - Solet. - Li prevoz selt donner sa jurisdicion : ou il la donne donc tote, ou une partie ; et - cil à qui la jurisdiscion est donnee use de la poesté à celui qui li donna, et non pas de - la seue.

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Il meismes : - - - Precor - Pretor - Pretor] Precor ms. Autresi comme li prevoz puet donner tote sa jurisdicion, la puet il - donner seur certaines persones ou à une cause tant seulement ; meesmement quant il a - droite acheson que il reçut devant la baillie.

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Calistratus - dit : Si convenerit. Se il a esté mis en covenant que uns autres prevoz soit juges que cil qui - a la jurisdicion, et aucuns mue sa volenté ainz que l’en aille à lui, il n’est pas - contrainz de tenir soi à cele covenance.

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Ulpians dit : - Cum quedam. Une pucele pleda par devant le juge desoz qui il estoit et fu condempnee, - et puis se maria à .i. homme qui estoit sozmis à la jurisdicion à .i. autre prevost : l’en - demandoit se la sentence au premier juge doit estre menee à execucion. E je dis que oïl, - por ce que la sentence avoit esté avant donnee. E se ce avenoit puis que li plez seroit - conmenciez et ainz que la sentence fust donnee, je quideroie ce meisme, et que li premiers juges peust donner sentence. ¶ - Quotiens. Totes les foiz que l’en demande de la quantité qui - apartient à jurisdicion, l’en doit prendre garde combien l’en demande, et non pas combien - l’en doit.

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Paulus dit : - - Extra. - Se aucuns velt jugier hors del terreeur où il a sa jurisdicion, cil qui - n’obeïssent pas à lui n’en sofrerront ja paine. ¶ Autresi est il se il velt dire droit de - chose qui n’apartient pas à sa jurisdicion.

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- [2.2.0 Quod quisque iuris in alterum statuerit, ut ipse eodem iure utatur] Que chascun use en soi du droit que il establist contre - autre. -

Ulpians dit : Hoc edictum. - Cist banissemenz a tres grant loiauté, ne nus ne s’en doit endaignier par droit. - Qui se corrocera se li droiz que il dit à autres est diz à lui, ou cil que il fet dire ? ¶ - Qui magistratum. Qui a - baillie ou poesté, se il establist contre aucun aucune chose de novel droit, se ses - aversaires le requiert aucune foiz, l’en jugera contre lui de cel meisme droit, - sie - si - si] sie ms que il suefre que ce - vaille en sa persone qui li fu avis que estoit droiz en autrui persone. ¶ Hec autem. Nos - pernons - prenons - - prenons] pernons ms o effeut cez paroles : ce - que cil - establir a - establira - establira] establir a ms. qui - - a - a] om. ms. jurisdicion, et non pas - tant seulement a la letre. E por ce, se il volt establir aucune chose mes il li fu defendu - et por ce ses jugemenz n’ot pas force, cist banissemenz cesse, quer cist moz establi - senefie chose parfete et non pas cele qui n’est fors commenciee. E por ce, se aucuns dit - droit entre cels seur qui il n’a point de jurisdicion, ce ne vaille rien ; et por ce que - la sentence n’est nule, nos creons que cist banissemenz cesse, quer que puet - nuire li efforcemenz quant li torz fez n’a point deffent ?

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Paulus dit : Hoc edicto. - La tricherie au juge doit estre punie par cest banissement, quer se droiz est - autrement que il ne deust par la folie à l’assesseur, ce ne doit pas nuire au bailli mes à - l’assesseur.

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Ulpians dit : Si quis - iniqum - iniqu[u]m. - - Se aucuns empetre felon droit contre aucun, il doit user de celui - meisme contre soi se ce a esté fet par ses allegations ; et se ce ne fu par ses - allegations, il n’en est pas puniz. Mes se il empetra ou il a usé d’aucun droit ou il - empetra que il en usast, jasoit ce que il n’en a pas usé, il soit puniz par cest - banissement. ¶ - Si procurator. ¶ Se mes procurateurs l’a - empetré, l’en demande se je en userai. E Pomponius dit que je seus en userai, se je li - conmandai especialment ou je l’oi estable. Neporquant, se li defenderres ou li procurerres - à .i. orfelin ou à .i. forsené l’a empetré, il est puniz par cest banissement. E ce meisme - doit estre gardé contre le procurateur, se il fu fez procurateurs en sa chose. ¶ - - Hec pena. ¶ Ceste paine est establie - contre celui qui enchiet el banissement, non pas tant seulement par la requeste à celui - que il a grevé, mes à toz cels qui plederont à lui quant que ce soit. - Se cil por qui tu es pleges a empetré que nus deteurs n’use d’excepcion contre lui, et - aprés tu velz user d’excepcion en la cause en coi tu es pleges por lui, il ne covient que - tu ne - il - li - li] il ms. empetroiz ce. E se tu - suefres tort aucune foiz por ce que tes deteurs ne puet paier, mes tu es enchaez el - banissement, li deteurs usera d’excepcion et tu n’en useras pas, ne ta paine n’apartendra - pas au deteur ; et por ce, tu - n'avra - n'avras - n'avras] n'avra ms. pas action de - mandement. - Si filius. ¶ Se mes filz qui est en - baillie enchiet en cest banissement [...] - Saut du même au même, cf. Trad. 3, ms. F : « Se mes filz enchiet en cest - banissement, l’en demande se cist banissemenz a leu contre moi es actions que je vueil - movoir por lui, et ge croi que nenil, que ma condicion n’en soit - enpoiriee ». a lieu es actions que je muef en son non. E je croi que nenil, - que ma condicion n’en soit empoiriee. ¶ - Quod autem. ¶ Por ce que li prevoz dit - que il use de cel meisme droit, l’en demande se cele paine est envoiee à son oir. E - Julians escrist que action est vëee non pas tant seulement à lui, mes à son oir. ¶ - - Illud. ¶ Il escrit, et non pas sanz - reson, que il suefre paine non pas tant seulement es actions que il avoit lorsque il - enchaï el banissement, mes en celes qui li sont puis aquises. ¶ - Ex hac. ¶ Julians quide que ce qui a esté - paié ne puet pas estre demandé arriere par ceste cause, quer la cause naturel remaint, qui - defendroit que l’en ne demandast arriere.

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Gaius dit : Illud. - Li prevoz escepte par droit, se aucuns n’a fet contre lui por ce que il avoit fet - aucune de cez choses, que li baillis n’enchiee en la paine de cest banissement quant il - s’entremet de defendre le, ou cil qui plede quant il en velt user del benefice.

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- [2.3.0 Si quis ius dicenti non obtemperaverit.] Se aucuns n’obeïst - à celui qui dit droit. -

Ulpians dit : Omnibus. - Il est otroié à toz baillis, solonc la droiture de leur poesté, que il defendent - lor jurisdicion par jugement de paine. ¶ - Is videtur. ¶ Il semble que cil n’a pas obeï au juge, qui n’a pas fet la derreniere chose qui li fu conmandee - par la jurisdicion, si comme se aucuns ne sofri pas que chose movable fust chalengiee - contre lui, et il soffri bien que ele en fu menee ou portee. E se il refusa les choses qui - vindrent aprés, il semble que il n’i obeï pas. ¶ Si procurateurs ou tes - defenderres ou tes procurerres n’obeïst au juge, il est puniz, non pas ses sires ou li - orfelins que il a en garde. Labeo dit que par cest banissement est - tenuz non pas tant seulement li defenderres qui n’obeïst au juge, mes li demanderres. ¶ - - Hoc judicium. ¶ Cist jugemenz n’est pas - donnez por les deperz mes tant comme la chose vaut, et por ce que il contient pure paine, - il n’est pas donnez aprés l’an ne contre l’oir.

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- [2.4.0 De in ius vocando.] D’apeler en droit. -

Paulus dit : In ius vocare. - - peler - Apeler - Apeler] peler ms. en droit est - apeler por cause d’esprover le droit.

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Ulpians dit : In ius. - Il ne covient pas apeler en droit le conseillier ne le prevost ne les viscontes, ne - les autres baillis qui ont poesté et qui pueent chastier aucun, ne celui qui o commun - chevauche por la cause commune. E si ne doit pas estre apelez en droit cil qui espose - fame, ne cele qui se marie, ne juges tant comme il connoist d’aucune cause, ne cil de qui - chose aucuns maine caus[e] par devant le prevost, ne celui qui maine enfoïr aucun de sa - mesniee ou qui fet au mort ce que droiz est.

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Calistratus dit : - [V]el qui cadaver. Ou celui qui convoie cors mort. E il semble que ce est - prové par l’escrit as sainz freres.

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- Ulpians dit : - Cuique. - - Ne - De - - De] Ne ms. cil que il covient par force aler - en aucun lieu por pledier ou estre en jugement en certain lieu, ne les forssenez ne les - enfanz. ¶ - - - Precor - Pretor - Pretor] Precor ms.. ¶ Li - prevoz dist : Nus n’apeaut en droit sanz mon otroi, son pere ne son patron ne sa patronne, - ne le pere ne les enfanz à son patron ou à sa patrone. ¶ - Hic parentes. Entent que il parole ci - autresi bien de la mere comme del pere. Mes l’en demande se ce doit estre entendu de toz - cels qui vienent en amontant. Li un dient que l’en apele peres jusqu’au tierz aiel : tuit - li autre sont - aplege - apelé - apelé] aplegé ms. Corr. d’après le lat. « superiores maiores dici ». graigneur ou - en ceiseur - enceiseur - enceiseur] en ceiseur ms.. Pomponius - raconte que eissi disoient li ancien, mes Gaius Cassius apele peres toz cels qui vienent - en amontant, et ce est plus honeste chose et est tenue par droit. ¶ E - Labeo dit que l’en doit tenir por peres cels qui estoient serf quant leur fill furent né. - E si comme Sevoirs disoit, ce ne doit pas estre entendu d’icels enfanz tant seulement qui - sont né de loial mariage, quer li filz qui est nez de porchaz n’apelera pas sa mere en - droit.

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Paulus dit : Quia semper. - Quer la mere est toz jorz certaine, jasoit ce que cele a eu l’enfant de porchaz. - Cil est peres que li mariages mostre.

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Il meismes dit : - Parentes. Nus ne puet apeler en droit son pere ne sa mere naturels, quer l’en doit garder à - toz peres et à totes meres une meisme reverence.

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Il meismes dit : - Matris. - Il apelera en droit sanz nule paine le pere et la mere à son pere - adoptif, quer il ne li sont rien, quer il est del lignage à cels tant seulement de qui il - descendi.

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Ulpians dit : - - Adaptivum - Adoptivum - Adoptivum] Adaptivum ms.. Aucuns ne puet pas apeler en droit son pere - adoptif tantdis comme il est en sa poesté ; et ce est plus por la droiture de la poesté - que por le conmandement au prevost, se ce n’est filz qui ait chatel conquis par - chevalerie, quer lors li est il otroié quant la cause est conneue. Mes son pere naturel ne - puet il pas apeler en droit tantdis comme il est en la mesniee adoptive. ¶ - - Patronum. ¶ Le patron, dit il, ou la - patrone : cil doivent estre tenu por patrons qui de servage le franchirent ; ou se il est - prononcié en jugement que il l’ait franchi, jasoit ce que ce n’est pas voir ; ou se il - jura que il - avoir - l'avoit - l'avoit] avoir ms. franchi, autresi - comme je ne seroie pas tenuz por patron se sentence en estoit donnee contre moi, ou se je - me merroie seur le serement à mon aversaire et il juroit que je ne le franchi pas. ¶ - - Sed si. ¶ Mes se je li fis fere serement - que il ne se marieroit, il m’apelera en droit sanz nule paine. E Celsus dit que en tel - homme que je ai franchi, la droiture ne trespase pas à mon fill tant comme je vif. Mes - Julians escrit le contrere, et pluseur loent la sentence Julian ; et solonc ce avendra il - que li patrons sera apelez en droit et ses filz n’i sera pas apelez, comme cil qui est - innocenz.

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Paulus dit : Is quoque. - Cil qui franchist aucun por ce que il li fu enjoint ne doit pas estre - apelez en droit, jasoit ce que il i est apelez por franchir le.

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Ulpians dit : - Sed si hac. - Més se je achatai .i. serf par tel covenant que je le franchisse, et il - vient à franchise par la constitucion à l’empereor Marc, por ce que je sui ses patrons, il - ne me porra pas apeler en droit. Mes se l’achatai de ses deniers et je ne li ai pas tenu - covenant, je ne serai pas tenuz por patron. ¶ - Prostituta. Se fame est - abandonne - abandonnee - abandonnee] abandonne ms. por vilain - gaaing contre la loi de la vente, cil qui la vendi sera ses patrons, - - se il - se il] om. ms. la vendi par tel - covenant que, se ele estoit - abandonne - abandonnee - abandonnee] abandonne ms. por vilan - gaaing, ele seroit franche. E se li venderres meismes qui escepta que main ne fust mise - seur lui l’abandonna por vilain gaing, por ce que ele est venue à franchise soz lui, ele - sera franche ; mes il n’est pas droiz que eneur l’en soit portee, si comme Marceaus dit. ¶ - - Patronum. ¶ Nos apelons patron neis se il - a en amenuisement de chief, ou se cil qui fu franchiz l’a eu ou il s’est donnez en - arrogation par barat, quer por ce que il celle sa condicion par ce que il se donne en - arrogacion, il ne semble pas que chose ait esté fete par coi soit naturelment frans. - Mes se il reçut la droiture de porter anel, je croi que il doit - porter reverence à ses patrons, jasoit ce que il a totes les droitures de naturel - franchise. Autre chose est se il est establiz à sa nacion, quer li princes le fet - naturelment franc. ¶ - Qui manumittitur. ¶ Cil qui est franchiz - par une assemblee ou par une cité apelera en droit chascun de cels de - l’assemblee, quer chascuns d’els ne le franchi pas. Mes il leur doit porter eneur si - communement que, se il velt pledier contre la chose commune de la cité ou contre - l’université, il doit demander pardon del banissement, jasoit ce que il i doie apeler - celui qui est establiz à pledier por la chose commune. ¶ - Liberos. ¶ Nos devons entendre par les - enfanz et par les peres au patron et à la patrone autresi bien les fames comme les hommes. - ¶ - Sed si per penam. ¶ Mes se li patrons est - alez hors del païs par paine d’essill, Pomponius croit que il a perdu l’eneur. Mes se il a - restitucion, li preuz de cest banissement li sera saus. ¶ - Parentes. ¶ Li - pereres - peres - peres] pere//res ms. au patron sont - escepté, neis li adoptif, tantdis comme l’adopcion dure. ¶ - Si filius.Se mes - filz est donnez en adopcion, cil que je ai franchi ne le porra pas apeler en droit, ne mon - neveu qui fu nez en la mesniee adoptive. Mes se mes filz est hors de ma poesté - - et - et] om. ms. prent .i. fill en - adopcion, cil niés me porra bien apeler en droit, quer il est estranges de moi. ¶ - - - Libros - Liberos. - Liberos] Libros ms. ¶ Nos - apelons enfanz, si comme Cassius dit, cels qui vienent en descendant jusque outre le tierz - neveu. ¶ - Si liberta. ¶ Se cele qui a esté franchie - a enfant de son patron qui li a fet force, ele et ses filz ne l’apeleront pas en droit. ¶ - - Sin autem. ¶ Se li enfant au patron [...] - Espace blanc d’une ligne et demie. La Trad. 3 (ms. F) - donne : « Mes se li enfant au patron ont acusé de crime celui que lor peres franchi, - ou il se sont efforcié de ramener le en servage, nule henneur ne li est - deue ». ou il le vouldrent ramener en servage, nule eneur ne leur est deue. - ¶ Li prevoz dist que nus n’apeaut en droit sanz mon - otroi. L’en le doit otroier se l’action ne donne male renommee ou se ele n’aporte honte, - quant l’en entret en cause le patron ou le pere ; et tot ce doit li prevoz fere quant il a - conneu la cause, quer si comme Pedius quide, en cause qui porte male renommee doit il - aucune foiz otroier que cil qui a esté franchiz apeaut en droit son patron, se il li a fet - tres grief tort fet ou il l’a batu. ¶ - Semper. ¶ Ceste eneur doit toz jorz estre - portee au patron ; et se li patrons est comme defenderres ou procurerres ou pledierres, - Pomponius escrit, et ce est voir, que il puet estre apelez en droit.

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Paulus dit : - Quamvis. - Jasoit ce que li prevoz ne dit pas que il dorra jugement penable quant - la cause sera conneue, neporquant Labeo dit que la jurisdicion doit estre atrempee, si - comme se cil qui fu franchiz se repent et il quite l’action, ou se li patrons qui est - apelez en droit n’i vient pas, ou se ce ne fu pas malgré suen que il i fu apelez, jasoit - ce que les paroles del banissement ne le suefrent pas.

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- Ulpians dit : - Si libertus. - Se cil qui a esté franchiz apele en droit contre le banissement au - prevost le fill à son patron que li patrons a en sa poesté, l’en puet prover que, se li - peres n’est presenz, l’en doit secorre au fill qui est en sa poesté ; et action penable - seur le fet, ce est del deniers d’or, li apartient contre celui qui fu franchiz.

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- Modestins dit : - Generaliter. - Generalment nos ne poons pas apeler en droit sanz l’otroi - au prevost les persones à qui nos devons porter reverence.

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- Papinians dit : - Libertus. - Quant li patrons acuse celui que il a franchi, et cil requiert le - prevost de la contree por ce que il se velt defendre, il ne semble pas que il apeaut en - droit le patron qui est acuserres.

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- Paulus dit : - Libertus. - Cil qui fu franchiz bailla .i. libelle contre son patron, et ne cela - pas que il ne l’eust franchi : l’en demande se l’en rescrit à sa requeste, savoir mon se - la paine del banissement li est quitee. Je respon : je ne croi pas que li banissemenz au - prevost apartiegne à cest cas, quer il ne semble pas que cil qui baille libelle au prince - ou au prevost apeaut en droit son patron.

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- Il meismes dit : Quesitum. - L’en demande se cil qui a .i. orfelin en garde puet apeler en droit, - sanz l’otroi au prevost, sa patrone el non de l’orfelin.

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- Il meismes dit : - - Cum - Eum - Eum] Cum ms.. - Aucuns est contrainz d’amener avant celui por qui il donna caucion par - devant le juge. E cil qui pramist encor que il amerroit aucun avant, jasoit ce que il n’en - donna pas caucion par devant le juge, neporquant il est contrainz d’amener le avant.

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- Gaius dit : - Plerique. - Pluseur quiderent que il ne leust à apeler nul en droit hors de sa - meson, por ce que la meson à chascun est ses plus seurs refujemenz et ses - recez. E il semble que cil qui d’illeq l’apele en droit li fet force de issir en.

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- Paulus dit : - Satis. - Se est assez de sozmetre la à paine se il n’est defenduz et il se - celle, et il est certaine chose que ses aversaires est mis en possession de ses biens. Mes - se il est si que l’en puisse avenir à lui ou que l’en le puisse voier de lieu commun, - Julians dit que il puet par droit - apelez - apeler - apeler] apelez ms. en droit.

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- Gaius dit : Sed etiam. - Nus ne dote que il ne - loi - loist - loist] lois ms. bien à apeler le en - droit - - de - de] om. ms. vigne ou de son baing ou - del theatre.

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- Paulus dit : - Sed et is. - Cil qui est en sa meson puet aucune foiz estre apelez en droit ; - neporquant, nus ne doit estre trez de sa meson.

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- Gaius dit : - Neque. - Il n’est pas otroié à apeler en droit ne cels qui ont mains de .xiiii. - anz, ne les puceles qui sont sozmises à autrui droiture. ¶ - Qui in ius. ¶ Cil qui est apelez en droit - doit estre defenduz en .ii. cas : se aucuns defent sa persone, et se transaction est fete - de la chose quant il est venuz en droit.

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- Marcians dit : - Communis. - Jasoit ce que cil que pluseur ont franchi à pluseurs patrons, il doit - requerre au prevost que il li loise à apeler en droit .i. de ses patrons, que il n’enchiee - en la paine qui est establiee par le banissement au prevost.

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- Ulpians dit : - In eum. - Jugemenz de .xl. deniers d’or est donnez contre celui qui fera contre - cez choses, mes il n’est pas donnez à loier ne contre l’oir ne puis que li anz est passez.

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- Marcians « Modestinus - » dans le texte latin. dit : Si sine. - Se tel qui a esté franchiz apele son patron en droit sanz empetrer - pardon del banissement, se li patrons s’en plaint, il - paira - paiera - paiera] paira ms. la devant dite - paine de .xl. deniers d’or, ou il sera chastiez par le prevost de la cité, comme cil qui - ne fet pas ce que il deust se il est si povres que il n’a de coi paier la paine.

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- [2.5.0 Si quis in ius vocatus non ierit sive quis eum vocaverit, quem ex edicto non - debuerit.] Se aucuns qui est apelez en droit n’i va pas, et se aucuns - i apele celui qui est defenduz par le banissement. -

- Ulpians dit : - Si quis in ius. - E aucuns qui est apelez en droit donne plege d’estre en jugement qui ne - soit pas sozmis à la jurisdicion au juge par devant qui il est apelez, il est autresi - comme se li pleges n’eust pas esté donnez, se il ne renonce especialment à son - previlege.

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- Paulus dit : - Et quacumque. - Por quelconques cause cil qui est apelez en droit doit venir par devant - le prevost ou par devant autres qui ont jurisdicion, l’en doit garder premierement se il - est de sa jurisdicion. ¶ - Si quis. ¶ Se aucuns est apelez en droit - por droite cause par devant juge avenant, il sera puniz par paine de chatel par la - jurisdicion au juge, mes l’en doit espernier à la rudece des hommes. ¶ Item. ¶ E se li aversaires ne pert rien en ce que cel - tens li prevoz quite la paine, si comme se il estoit jorz de foire.

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- Ulpians dit : - Cum quis. - Quant aucuns a pramis à estre en jugement ne il n’i a expoint de paine, - se il n’i est, il est verité que l’en puet pledier à lui por les deperz ; et - eissi escrit Celsus.

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- [2.6.0 In ius vocati ut eant aut satis vel cautum dent.] Que cil - qui sont apelé en droit doinsent caucion d’estre i. -

- Paulus : - - Adicto - Edicto - Edicto] Adicto ms.. - Il est contenu el banissement que li pleges qui est donnez d’estre à - jugement soit donnez riches solonc la qualité de la chose, esceptees les persones - necessaires. Illeque conmande il que il soit pris quels que il soit, si comme por son pere - et por son patron.

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- Calistratus dit : Item. - E por la patrone et por ses enfanz, et por la fame au patron, et por sa - bru, quer lors est il conmandé que li pleges soit pris quels que il soit, et jugemenz de - .L. deniers d’or apartient - - à - à] om. ms. celui qui ne le recevra - por tant que il sache la liance des persones.

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- Paulus dit : - Quoniam. - Quer li pleges est tenuz por riche es persones necessaires.

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- Ulpians dit : - Qui duos. - Cil qui pramist por .ii. homes que il vendroient à jugement, se il en i - amaine l’un et l’autre non, il ne semble pas que il ait fet ce que il pramist, dés que il - n’en i amena pas l’un.

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- [2.7.0 Ne quis eum qui in ius vocabitur vi eximat.] Que nus ne - retiegne à for[ce] celui qui est apelez en droit. -

- Ulpians dit : - Hoc edictum. - Li prevoz proposa cest banissement por refrener par poor de paine cels - qui retienent par force cels qui sont apelé en droit. E Pomponius - escrit que el non del serf qui ce fet en doit estre renduz jugemenz por le meffet au serf, - se il ne le fist par le seu son seigneur ; quer lors recevra li sires le jugement sanz abandonner le serf à soffrir la paine de son meffet. ¶ - Offilius. ¶ Offilus quide que cist - banissemenz n’ait pas lieu se la persone qui ne pot estre apelee en droit est retenue, si - comme li peres et li patrons et les autres persones. E il me semble que ceste sentence est - veraie et sanz dote, se cil meffet qui li apele, cil ne meffet pas qui le retient par - force.

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- Paulus dit : - Nam cum uterque. - Quer, por ce que li .i. et li autres fet contre le banissement, et cil - qui fu franchiz, qui apele en droit son patron, et cil qui retient par force le patron, - neporquant, cil qui fu franchiz a la poierre condicion, qui en semblable meffet est en - lieu de demandeeur. E ceste meisme loiauté est en celui qui estoit - apelez en droit en autre lieu que il ne devoit ; mes l’en puet dire plus forment que il ne - senble pas que cil soit retenuz par force, qui avoit droit que il ne fust pas apelez - illeq.

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- Ulpians dit : - Quod si quis. - Se aucuns retient par force le serf qui est apelez en droit, Pedius - quide que li banissemenz cesse, quer ce n’estoit pas persone qui deust estre apelee en - droit. Que sera ce donc ? Il covendra pledier por amener le avant. ¶ - Si quis. ¶ Se aucuns retient par force - celui qui est apelez par devant .i. petit juge, la paine de cest banissement cessera. ¶ - - Quod - precor - pretor - pretor] precor ms.. ¶ Ce que - li prevoz conmanda, que nus ne le retiegne par force ou par tricherie, la force i soffit, - jasoit ce que la tricherie cesse.

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- Paulus dit : - Sed eximendi. - Més la parole de retenir est general, si comme Pomponius dit, quer - sostrere est oster des mains par force, retenir est tolir en quelque maniere, si comme se - aucuns ne ravist pas aucun, mes il le fet demorer que il ne viegne en droit, si que li - tens de l’action passe ou que soit perdue par tens, il semble que il l’a retenu, jasoit ce - que il n’a pas retenu le cors. Mes se il le retint en aucun lieu si que il n’i pot aller, - il est tenuz par cez paroles. ¶ - Item. ¶ E se aucuns retint par force - celui qui à tort i estoit apelez, il est certaine chose que il est tenuz par cest - banissement. ¶ - - Precor - Pretor - Pretor] Precor ms.. ¶ Ne il - ne face pas par tricherie que il soit retenuz, quer ce puet estre fet sanz tricherie, si - comme quant l’en a droite cause de retenir le.

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- Ulpians dit : - Si per alium. - Se aucuns le retient par autre, il est tenuz par ceste clause, soit - presenz ou ne soit. ¶ - In eum. ¶ Action seur le fet est donnee - seur celui qui le retient par force en coi ce n’est pas contenu qui est en la verité, mes - tant comme li demanderres prise la chose de coi li plez est. Ce i est ajoint por mostrer - que neis se aucuns acuse faussement, neporquant il puet demander ceste paine. ¶ - - Docere. ¶ Cil qui demande doit prover que - par ceste retenue - est il est - est il - est il] est il est ms. avenu que - aucuns n’est pas venuz avant. E se il n’est pas por ce remés que il n’i soit venuz, la - paine cesse, quer les paroles doivent estre prises o leur force. ¶ - - Hoc judicium. ¶ Cist jugemenz est seur le - fet. E se pluseur i meffont, il est donnez contre chascun ; et por ce ne ramaint pas que - cil qui fu retenuz ne soit obligiez. Action en est donnee as oirs, se - li damages en est venuz à els ; ele ne sera pas donnee contre l’oir, ne puis que l’anz - sera passez.

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- Il meismes dit : - - Ss - Is - Is] Ss ms. qui debitorem. - Se cil qui retint par force .i. deteur que il n’alast à cort paie[r] la - dete, il ne delivre pas le deteur, quer il paie sa paine.

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- [2.8.0 Qui satisdare cogantur vel iurato promittant vel suae promissioni - committantur.] Liquel sont contraint de donner caucion, et liquel sont - creu par leur serement, et liquel sont amis à lor profession. -

- Paulus « Gaius »  - dans le texte latin. dit : - - Patisclatio - Satisdatio - Satisdatio] Patisclatio ms.. - Plevine que l’en apele satisdacion est autresi apelee comme - satisfaction, quer autresi comme nos disons que nos fesons satisfaction à celui à qui nos - aemplissons sa volenté, disons nos que nos donnons assez à nostre aversaire quant nos li - donnons plege por ce que il nos demandoit qui pramet que il paiera por nos, et le fesons - seür par ce.

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- Ulpians dit : - Fideiussor. - Il est conmandé que li pleges qui est donnez d’estre à droit [...] La Trad. 3 (ms. F) donne : « Li prevolz dist : Se aucuns - apele en droit son patron ou sa patronne ou lor peres ou lor enfanz, ou celui que ses - patrons a en sa poesté, ou la feme son patron ou le mari à sa patronne, l’en doit - prendre tel plege comme il porront doner d’estre à droit ». riches non pas - tant seulement de chatel mes par ce que il puet legierement estre trez en cause. ¶ - - Si quis hiis. ¶ Se aucuns a donné pleges - d’estre à droit as persones qui ne pueent ester en jugement, por nient les a donnez. ¶ - - - - Precor - Pretor - Pretor] Precor ms.. ¶ Li - prevoz dist : Se aucuns apele en droit son pere ou son patron ou sa patrone ou leur enfanz - ou leur peres ou cels que li patrons a en sa poesté, ou sa fame ou sa bru, - quer plege que il doignent d’estre à droit, il soit receuz. ¶ - Quod ait. ¶ Ce que li prevoz dist ou ses - enfanz, ce entendons des enfanz qui descendent de par fames. E nos dorrons au pere cest - benefice, non pas tant seulement se il est de sa droiture, mes se il est en la poesté - d’aucun. E ce escrit Pomponius. E li filz puet estre fez pleges por son - pere, neis se il est en la poesté d’autrui ; nos entendons par la bru, la fame au - neu - neveu - neveu] neu ms. et as autres qui - vienent aprés. Ce que li prevoz dist, que li pleges soit pris quels que il soit, doit - estre entendu de la richece, quer il doit estre pris, jasoit ce il ne soit pas riches. ¶ - - In fideiussorem. ¶ Contre le plege qui a - plevi aucun d’estre à droit donne li prevoz action de tant comme la chose vaut. E voions - se ce contient verité ou la quantité. E il est mielz que li pleges soit tenuz en la veraie - quantité, se il ne fu pleges por certaine quantité.

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- Gaius dit : - Sive. - Se l’action est ou por le double ou por les trois doubles ou por les - quatre, nos disons que li pleges est tenuz en totes manieres por tant comme l’en entent - que la chose vaut.

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- Paulus dit : - Si decesserit. - Se cil muert, qui donna plege d’estre à droit, li prevoz ne doit pas - conmander que li pleges l’amaint avant. E se il le conmande par ignorance, ou il muert - puis son conmandement devant le jor que il doit estre amenez avant ou il pert la cité, l’en en puet pledier profitablement.

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- Paulus«  Gaius » - dans le texte latin. dit : Si vero. - Se aucuns - - qui - qui] om. ms. est pleges por .i. qui - est condampnez muert ou il pert la cité de Romme, por ce ne remaint pas que l’en ne plede - à son plege. ¶ - Qui pro rei. ¶ Cil qui ne prent plege - apertement riche solonc la qualité de la chose ou se l’en dote de la richece, cil qui le - prent en plege d’estre à droit quant il est tenuz por riche, action de tort fet puet estre - meue contre lui, quer li torz n’est pas fez à celui tant seulement qui velt donner assez - buen plege quant l’en le refuse, mes li pleges que il ne velt prendre se puet plaindre del - tort fet qui li est fez.

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- Paulus dit : - - Quociens - Quotiens - Quotiens] Quociens ms.. - Totes les foiz que caucion ou pleges a esté donnez par aucun nice, il - ne semble pas que il soit donnez.

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- Ulpians dit : - Si fideiussor. - Se l’en ne dit pas que pleges ne soit covenables mes que il a excepcion - de cort, et cil qui demande plege dote que il n’use d'excepcion de cort, il covient voier - comment il en doit estre, et si comme Pomponius raconte el livre des - Epistres et Marceaus el tierz livre des Questions, li empereres - Pius escrist à Cornil que li demanderres puet bien refuser tel plege, mes seurté ne li - puet estre donnee en autre maniere. Li pleges doit prametre que il n’usera pas d’excepcion - de cort se il est trez en cause por la plevine. ¶ - Si necessaria. ¶ Se il est besoinz de - donner caucion, et cil qui la doit donner ne puet pas legierement donner la - illeques où il est trez en cause, il puet estre oïz se il est apareilliez de donner - caucion en une autre cité de cele meisme contree. ¶ Se la caucion est à - donner de sa volenté, il n’est pas envoiez à autre lieu, quer il ne fist pas bien qui se - mist en besoing de donner caucion. ¶ - Si satis datum. ¶ Se caucion n’est donnee - por chose movable, et la persone est sopeçonneuse à qui l’en la demande, la chose doit - estre mise en garde par devant le juge, se il plest au juge, jusqu’à tant que caucion soit - donnee ou que li plez soit menez a fin.

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- Paulus dit : - De die. - Cil qui pledent se seulent acorder à metre jor en leur covenances. E se - il ne s’acordent, Pedius quide que il soit en la poesté à celui à qui la chose est - covenanciee, mes que li juges i establisse atrempee espace. ¶ - Qui mulierem. ¶ Qui amaine fame por - plevir, il ne semble pas que il doinst caucion, ne chevaliers, ne cil qui a mains de .xxv. - anz n’i doit estre receuz se cez persones ne plevissent en leur chose, si comme por leur - procurateur. ¶ Quidam. ¶ Li un dient que - se [...] Cf. Trad. 3 : « Li un dient que se l’en demande - au mari .i. champ qui soit del mariage sa feme, la feme puet estre plege en sa - chose ». Le texte latin donne : « Quidam etiam, si a marito fundus dotalis petatur, in - rem suam fideiussuram mulierem ». .i. chanz qui est donnez au mari, la - fame plevira bien en sa chose. ¶ - Si servus. ¶ Se sers plevist, qui avant - que li jugemenz fust receuz fu pleges de paier la chose jugiee, l’en doit secorre au - demandeeur que caucion soit donnee derechief ; à celui qui a mains de .xxv. anz doit l’en - secorre à fame par aventure, por leur non savoir. ¶ - Si fideiussor. ¶ Se cil qui fu pleges de - paier la chose jugiee est oirs à celui à qui il fu bailliez en plege, l’en li doit donner - plege tot de novel. ¶ - Tutor. ¶ Li defenderres et li procurerres - doivent estre mis en garde tant que il doignent caucion que la chose à l’orfelin sera - sauve, quer la caucion est necessaire. E cil à qui usuaires est donnez doit donner caucion - de rendre au seigneur la proprieté. E cil à qui lés est lessiez doit donner caucion de - rendre le lés se li heritages est toluz à l’oir et que que il a plus receu que la loi qui - retaille les lés ne puet soffrir. E li oirs doit estre oïz que il soit envoiez à la - garnison por donner caucion des lés. E se cil à qui .i. lés fu lessiez est ja mis en - possession et il demora par l’oir que il ne donna caucion, se li oirs requiert que il se - departe de la possession, et cil dit que il est apareilliez de donner caucion par devant - la garnison, il - le - ne - ne] le ms. doit pas empetrer le. Mes - il sera autrement se il fu mis en possession sanz la corpe ou sanz la tricherie à l’oir. ¶ - - Iubetur. ¶ Se cil qui pooit donner pleges - à Romme les velt donner à .i. chatel, il est conmandé que il face serement de verité que - il ne le fet pas por travaillier son aversaire ; mes cist seremenz de verité est pardonnez - à aucun, si comme as peres et as patrons. E cil qui est envoiez au chatel doit jurer que - il ne puet pas donner pleges à Romme, mes il les puet bien donner là où il - requiert que il soit envoiez et que il le fet sanz cause de grever son aversaire, quer il - ne doit pas estre contrainz de jurer que il ne les puet pas donner ailleurs que illeq, - quer se il ne les puet donner à Romme et il les puet donner en pluseurs autres lieus, - eissi seroit il contrainz de parjurer soi. Ce sera empetré quant l’en - verra que il i avra droite cause ; quer se il ne vout donner la caucion tant comme il - estoit el chatel, il ne doit pas empetrer en cest cas, por ce que il demora par lui que il - ne donna caucion là où il velt aler.

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- Paulus«  Gaius » - dans le texte latin. dit : Arbitrio. - Quant arbitre sont establi par devant qui plege doivent estre prové, se - il semble as parties que il jugent malement, il loist à apeler d’els autresi comme de - juges.

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- Paulus dit : - Si arbitrio. - Se plege sont loé par le jugement d’arbitres por ce que plege doivent - toz jorz estre tenu por riches, se il ne le sont, plainte en puet estre aportee par devant - le juge avenant. ¶ Qui ex causa. ¶ Cil - qui por aucune cause blasme, e par moult meilleur reson se il prist pleges par sa volenté, - il s’en doit tenir apaié. E se li plege vienent puis à grant povreté quant la cause sera - connue, il covendra donner pleges tot de novel.

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- Ulpians dit : - Iulianus. - Julians dit : Se je te conmandai que tu demandasses .i. champ, et ainz - que je te le conmandasse tu avoies pris pleges et le voloies demander et tu - conmences puis à pledier en par mon conmandement, li plege que tu en preis i sont - tenu.

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- Il meismes dit : Inter. - Tuit s’acordent que cil qui est fez oirs soz condicion et porsiet - l’eritage doit donner caucion à celui qui est establiz à estre oirs aprés lui de rendre - l’eritage se la condicion faut, et cil qui est establiz à estre oirs aprés lui puet - demander l’eritage. E se il gaaigne, la paine qui fu mise en la stipulacion est commise, - quer li prevoz selt conmander por aucune cause que paine soit mise ainz que la condicion - aviegne et ainz que li jorz soit venuz de demander l’eritage.

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- Il meismes dit : Si filius. - Se li filz qui est en baill defent - sont - son - son] sont ms. pere qui n’est pas - presenz, je demant se il doit donner caucion de paier ce qui sera jugié. E Paulus respont - que cil qui defent celui qui n’est pas presenz, neis se il est ses filz ou ses peres, il - doit donner caucion au demandeeur solonc la forme del banissement.

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- Marcians dit : - Sciendum. - L’en doit savoir que cil qui porsient choses qui ne sont pas movables - ne sont pas contraint de donner caucion. L’en doit apeler porseeur - celui qui en champ ou en cité porsiet chose de terre, ou tote ou en partie. E si entent - l’en que cil est porseerres, qui tient .i. champ à fieu ferme. Autresi est cil qui a la - seule proprieté. Mes Ulpians escrit que cil n’est pas porseerres, qui a l’usuaire de la - chose tant seulement. ¶ - Creditor. ¶ Li creanciers - qui tient une chose en gage n’est pas porseerres, jasoit ce que il en a la possession - comme baillie à lui ou prestee au deteur. ¶ - Si fundus. ¶ Se uns chans est donnez en - doere, l’en entent que li mariz et la fame sont - porseeeur - porseeur - porseeur] porseeeur ms. por la - possion - possession - possession] possion ms. que il en - ont. Il est autrement de celui qui a action personel à demander le - champ. - Tutores. ¶ Cil qui ont orfelins en garde - sont tenu comme porseeur, qui que porsiee, ou il meismes ou li orfelin. E se uns des - defendeeurs porsiet, ce meisme dira l’en. ¶ - Si fundum. ¶ Se tu me demandes le champ - que je porseoie, et je apelai por ce que sentence fu donnee por toi, l’en demande se je - sui porseerres de cel champ. E l’en dira par droit que oïl, quer por chose qui ait esté - fete ne remaint pas que je ne porsiee, ne l’en ne fet pas force en ce que la possession me - puet estre tolue. ¶ - Possessor. Se l’en dote se aucuns est - porseerres ou non, l’en doit regarder au tens que la caucion fu donnee, quer autresi comme - il nuist rien à celui qui aprés la caucion vendi, la possession ne vaut il rien à celui - qui aprés la caucion conmence à porsoier.

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- Paulus dit : - Qui iurato. - Cil qui pramist par son serement que il sera à droit, il ne semble pas - que il soit parjures se il lesse à estre i por cause qui soit otroiee.

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- [2.9.0 Si ex noxali causa agatur, quemadmodum caveatur.] D’actions - por meffez as sers et comment caution i est donnee. -

- Ulpians dit : - Si quis eum. - Se aucuns a pramis que il avra à droit le serf contre qui l’en a action - por son meffet, li prevoz dit que il le doit amener en cele meisme cause en - coi il estoit lors, jusqu’à tant que li jugemenz soit receuz. Voions - que est à dire en cele meisme cause. E je croi que il est en cele meisme cause tant comme - la droiture son aversaire - n'es - n'est - n'est] n'es ms. pas piere à pledier - à lui. ¶ Si desinat. ¶ Se il lesse à - estre sers à celui qui l’a pramis, ou l’accion est perdue, Labeo dit que il ne semble pas - que il soit en cele meisme cause. Ou se cil qui estoit en aaisié lieu à pledier conmence à - estre en plus fort lieu, ou se la persone est muee, se il est donc venduz à tel qui ne - puet estre trez en cause en la cort donc - cil est cil - cil est - cil est] cil est cil ms. qui pramist - que il l’avroit à droit, ou il est donnez à .i. plus puissant homme, il dit que il ne - semble pas que il soit en cele meisme cause. Mes se il est abandonnez por son meffet, - Offilius quide que il soit amenez en cele meisme cause, quer par l’abandonnement est ostee - as autres l’action del meffet.

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- Paulus dit : - Sed alio. - Més nos usons d’autre droit, quer por les cause qui furent devant n’est - pas delivrez cil qui est abandonnez por son meffet, quer li meffez ensuit le serf autresi - comme se il fust venduz. ¶ - Si absens. ¶ Se li serf n’est pas - presenz, por qui meffet action apartient à aucun, se ses sires ne nie pas que il ne soit - en sa poesté, il doit estre contrainz ou de pramestre que il avra à droit ou de recevoir - le jugement. E se il ne le velt defendre, il doit donner caucion que il l’amerra avant dés - que il porra plus tost. ¶ Se il nie faussement que il n’est pas en sa - poesté, il recevra jugement sanz abandonner le - sef - serf - serf] sef ms.. E autresi, escrit - Julians, se il a fet par tricherie que il ne soit en sa poesté. ¶ - Sed et si servus. ¶ Mé[s] se li sers est - presenz et li sires est hors del païs, ne nus ne defent le serf, li sers doit estre amenez - par le conmandement au prevost. Mes quant la cause sera conneue, la defense sera aprés - donnee au seigneur, si comme Pomponius et Vindius escrivent, ne ce que il estoit hors ne - li nuist rien. L’action doit donc estre rendue au demandeeur, qui estoit perdue, por ce - que li sers avoit conmencié à estre en ses biens.

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- Ulpians dit : - Si cum usufructuario. - Se l’en plede por le meffet à .i. serf o celui qui en a l’usuaire et il - ne le defent pas, li chalengemenz de l’usuaire li est veez par le prevost.

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- Gaius dit : - Si cum uno. - Se l’en plede o .i. des seigneurs por le meffet à leur serf, l’en - demande se il le doit tot defendre. E Sabins dit que nenil, quer cil doit defendre tot - l'omme qui a besoing de defendre le tot, ne il n’est pas oïz se il - - [est] - est] om. ms.apareilliez de defendre - le en partie.

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- Ulpians dit : - Si servum. - Se aucuns a pramis à amener avant .i. serf en cele meisme cause, et il - est frans quant il l’amaine avant, se li plez est contre lui d’actions capitals ou de torz - fez, il n’est pas à droit amenez avant, quer amende de tort fet est prise de serf par - torment et par batement ; et autrement est venchance prise de celui qui a - esté franchiz ou condempnemenz de deniers. Mes en tant comme il apartient as autres causes - qui sont mues por les meffez as sers, il semble que il soit venuz en meilleur cause.

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- Paulus dit : - Sed si statu. - Més se l’en a pramis amener avant celui qui est en estat de franchise, - il semble que il l’amaine avant en cele meisme cause, jasoit ce que il est frans quant il - li amaine, quer li cas de la franchise fu - entenduduz - entenduz - entenduz] entenduduzms. en la - pramesse.

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- [2.10.0 De eo per quem factum erit quominus quis in iudicio sistat.] De celui par qui il sera fet que aucuns ne viegne à - jugement. -

- Ulpians dit : - Equissimum. - Il fu avis au prevost que ce estoit droiz que la tricherie à celui soit - refrenee qui empeeche que aucuns ne soit amenez en jugement. ¶ - Fecisse. ¶ L’en entent que par tricherie - fist non pas tant - seuelement - seulement - seulement] seuelement ms. cil qui - retint aucun à ses mains ou par sa gent, mes cil qui pria autres que il le retenissent ou - menassent ailleurs si que il ne peust estre menez à jugement comment que il le feissent, - ou à escient ou par ignorance. Nos entendons eissi tricherie : se - aucuns venoit à jugement et .i. autres li denonça aucune triste chose par coi il covint - que il ne venist pas à jugement, cil est tenuz par cest banissement, jasoit ce que aucun - quident que cil doie estre blasmez de ce que il le crut. ¶ - Si reus. - ¶ Se li defenderres ne vient pas à droit par la tricherie au demandeeur, li - defenderres n’avra pas contre lui action de cest banissement, quer il se puet bien tenir - apaié de l’excepcion que il a se il plede à lui por la paine, por ce que il ne vint pas à - jugement. Il est autrement se il fu empeechiez par autre, quer il merra l’action qui est - proposee contre lui. Se pluseur le font par tricherie, il i sont tuit - tenu. Mes se li uns paie la paine, li autre sont delivre dés que il n’i a rien perdu. - En nom de serf puet l’en pledier por ceste cause par le jugement des - mesfez as sers ; et à ce s’assentent tuit. Ceste action est donné à - l’oir, mes ce n’est pas - autre - outre - outre] autre ms. Corr. d’après le texte latin - « ultra annum ». l’an. Je croi que ceste action doit estre donnee contre - l’oir, si que li oirs ne gaaint pas par la tricherie au mort.

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- Paulus dit : - Si actoris. - Se li sers à celui qui me demande fet par tricherie que je ne viegne - pas à jugement, et ses sires le set et il ne li defent pas quant il le puet defendre, - Offilius dit que excepcion me doit estre donnee contre le seigneur, que li sires ne gaaint - en la tricherie au serf. E se li sers le fet sanz la volenté au seignor, Sabins dit que - action doit estre donnee por le meffet au serf, ne li fez au serf ne doit pas nuire au - seigneur, fors en tant que il le pert, jasoit ce que il n’i a rien meffet.

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Ex hoc. Action seur le fet - apartient par cest banissement contre celui qui a fet par tricherie que - aucuns qui est apelez en droit - n - n'i - n'i] n ms. vient pas, et ce est por - tant comme li demanderres eust de preu se il i fust venuz. E en cest jugement est amené se - li demanderres a perdu aucune chose, si comme se li defenderres aquiert par atente la - seignorie de la chose, ou il est delivrez de l’action. Mes se cil qui - fet par tricherie que aucuns ne vient pas à jugement n’a de coi paier, il sera droiz que - action de marcheandise apartiegne contre le defendeeur, que il ne gaaint por autrui - tricherie, et que li demanderres n’i ait damage. ¶ Sed et si. Mé[s] se cil à qui la paine fu pramise - fu empeechiez par la tricherie Tyce et cil qui la pramist par la tricherie Meve que il ne - vienent à jugement, li uns et li autres pledera par action seur le fet contre celui par - qui tricherie il fu empeechiez que il ne fust à jugement. Mes se li uns - fu empeechiez par la tricherie à l’autre, li prevoz ne devra secorre ne à l’un ne à - l’autre, quer la tricherie sera contrepesee de chascune part. ¶ - Si a fideiussore. ¶ Se je ai mis en - covenant à .i. plege que il me paiera .L. solz, se cil por qui il est pleges ne vient à - jugement à qui je vuill demander .c. livres, et il avient par la tricherie Semprone que - cil ne vient pas à jugement, je plederai à Semprone por .c. livres, quer tant apert il que - je i oi de damage, quer se il fust venuz à jugement, action n’apartenoit - contre lui ou contre son oir por .c. livres, jasoit ce que li pleges me pramist meneur - paine.

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- [2.11.0 Si quis cautionibus in iudicio sistendi causa factis non obtemperaverit.] Se aucuns n’obeïst as caucions que il donna d’estre à droit. -

- Gaius«  Paulus » - dans le texte latin. dit : Vicena. - Li prevoz conmande que .xx. mile pas soient conté à chascun jor, sanz - le jor qui est establiz en coi il covient que en soit à jugement, quer tiels contes d’erre - n’est greveus ne à l’une partie ne à l’autre.

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- Ulpians dit : - Non exigimus. - Se aucuns a pramis que il amerra le defendeeur à jugement, nos ne - demandons pas la paine se transaction a esté fete de la besoigne. Mes il est eissi se la - transaction a esté fete ainz que il covenist que il fust amenez à jugement, quer se la - transaction fu puis fete, excepcion de tricherie doit estre opposee. Quer qui se - travailleroit à pledier por la paine puis que la besoigne est finee par transaction ? Quer - aucuns quide que excepcion de transaction nuise autresi comme se transaction estoit fete - de la paine, se li contreres n’a esté mis especialment en covenant. ¶ - Si quis municipalis. ¶ Se aucuns qui soit - en garnison por soudees est empeechiez sanz sa tricherie que il ne vient pas à jugement - solonc sa pramesse, il est droiz que excepcion li soit donnee. E - autresi, se il est demandez à testemoine et il n’i puet venir, l’en le doit - secorre. ¶ - Si quis iudicio. ¶ Se aucuns a pramis que - il sera à jugement et il est empeechiez par maladie ou par tampeste ou par force d’eaue si - que il n’i puet estre, l’en li aide par excepcion. E ce n’est pas torz, quer en tel - pramesse il covient que il soit presenz : comment porra donc estre presenz cil qui est - empeechiez par maladie ? E por ce la loi des .xii. tables conmande que, se li juges ou li - quels que soit des pledeeurs est empeechiez nuisant maladie, li jorz soit porloigniez. ¶ - - Si non propter. ¶ Se fame ne vient pas à - jugement et ce n’est pas par maladie mes por ce que ele - - est - est] om. ms. grosse d’enfant, Labeo - dit que exception li doit estre donnee. Mes quant ele a enfant et ele gist de gesine, l’en - doit dire que ele est autresi comme empeechiee par maladie. Autresi est - il se aucuns conmence à estre forsenez, quer cil qui est empeeschiez par forsenerie est - empeechiez par maladie. ¶ - Quod diximus. Ce que nos deismes, que - l’en secort à celui qui est empeechiez par tampeste ou par force d’eaue que il ne vient - pas à jugement, doit estre entendu quel tampeste que ce soit, ou de mer ou de terre. E nos - devons entendre tel tampeste qui toille à errer ou à nagier. Force - d’eaue puet estre neis sanz tampeste. Nos entendons force d’eaue se la grandeur de l’eaue fet l’empeechement, ou se li ponz est depechiez, ou se il n’i a nule nef. - Neporquant, se aucuns se peust estre gardez d’enchaier en la tempeste - ou en la force de l’eaue se il se fust enceis mis à la voie et il fust passez en tens - covenable et il estreça si le tens, li doit valoir cele excepcion ? Ce covendra il jugier - quant la cause sera conneue, quer il ne doit pas estre si estrainz que l’en li puisse - dire : « Porcoi ne te meis tu à la voie molt ainz que li jors venist ? ». Ne l’en ne li - doit pas trop otroier que il traie en cause la tampeste ou la force l’eaue se il i a de - coi il doie estre blasmez. Quer se - acuns - aucuns - aucuns] acuns ms. estoit à Romme el - tens que il avoit pramis que il seroit à droit et il ala en .i. chatel sanz nul besoing - por joer soi, ja n’est il pas dignes que ceste excepcion li vaille. Ou se il ot tampeste - en la mer et il i peust bien estre alez par terre, l’en doit autresi dire que excepcion - - ne - ne] om. ms. li doit pas valoir se li - tens n’estoit si estreciez que il n’i peust pas estre venuz par terre. Mes - - se - se] om. ms. une eaue est si creue - que ele a empli tot le lieu où il devoit estre à droit, ou aucune meschance d’aventure a - destruit tot le lieu, ou se cil qui i venoit n’i pooit estre sanz perill, excepcion li est - donnee par bien et par loiauté. E autresi à celui qui fu retenuz par - justice quant il venoit à jugement, se il fu retenuz sanz sa tricherie. Quer se il le porchaça où il en donna cause, ceste excepcion ne li vaudra - pas, mes à celui nuira sa tricherie qui fist que il fust retenuz. Mes se .i. hom qui n’a - point de justise le retint, ceste excepcion ne li vaudra en nule maniere.

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- Paulus dit : - Sed actio. - Més action li est donnee contre celui qui le detint por tant comme il i - a de damage.

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- Ulpians dit : - Sed et si quis. - Més se aucuns estoit avant condempnez de chose capital, si que il ne - pot venir à jugement, l’en li pardonne par droit. ¶ Nos devons entendre - condempné de chose capital se il est puniz par mort ou par essill. Aucuns dira : « Que - vaudra donc - cestel - ceste - ceste] cestel ms. excepcion à celui - qui est dampnez ? ». Mes l’en respondra : « Ele sera necessaire à ses pleges. E se il ala - en essill sauve la droiture de revenir en la cité, ceste excepcion vaudra à son - defendeeur ». E l’en doit savoir que cil qui ne vint pas à jugement por - ce que il est pris et acusez, il est en tel cause que il ne puisse pas user d’excepcion, - quer ele est donnee à celui qui est dampnez. Mes se aucuns ne vient pas à jugement por ce - que il est en lieus ou en garde de chevaliers, il sera en tel cause que il use - d’excepcion. ¶ - Preterea. ¶ E se aucuns n’i vient pas por - ce que il est empeechiez par la mort à aucun de sa mesniee, excepcion li doit estre donnee. ¶ - Idem.E se aucuns est - el servage à ses anemis et il lesse por ce avenir à jugement, excepcion li doit aidier. - L’en demande se il puet estre mis en covenant que, se aucuns pramet à venir en jugement et - il [n’i] vient pas, il ne puisse avoir nule excepcion. E Atillicinus dist que ceste - covenance ne vaut rien, mes je croi que ele vaut se les causes des excepcions sont - expresses especialment, et cil qui pramist à estre à jugement les renonça de son gré. - E encor demande l’en se aucuns ne devoit pas donner caucion d’estre à - jugement et il l’a donnez, savoir mon se excepcion doit estre donnee à ses pleges. E je - croi que il a difference se il le fist par erreur ou par covenant. Se il le fist par - erreur, excepcion doit estre donnee as pleges. Se ce fu par covenant, el ne li doit pas - estre donnee, quer Julians escrit : « Se l’en a pris d’estre à droit plus que ce qui est - establi, excepcion doit estre donnee ». E se la pramesse de si grant somme est fete par - covenant, Julians dit que l’excepcion sera quassee par replicacion del covenant.

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- Paulus dit : - Si duo. - Se dui sont à qui une chose est deue et li deteurs pramet par paine à - estre à jugement, et li .i. d’els l’empeeche, excepcion li doit estre donnee contre - l’autre se il sont compaignon, que la tricherie ne li vaille por la - compaignie. ¶ - Idem. ¶ Autresi est il se dui ont pramis - une chose et li uns ne vient pas à jugement, ainz despit la pramesse que il fist d’estre à - droit, et li demanderres demande à l’autre la chose et à celui la paine de ce que il n’est - venuz à jugement, il sera mis arriere par exception. ¶ - - - Eque - Seque - Eque] Seque ms.. ¶ Se li - peres a fet la pramesse d’estre à jugement por le marchié au fill et li demanderres plede - puis au fill por la chose, il sera mis arriere par excepcion. Se il plede au pere por sa - pramesse, il sera autrement. Autresi sera il se li filz a fet la pramesse et li - demanderres plede au pere por le chatel au fill.

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- Gaius dit : - Si is qui. - Se cil qui donna plege d’estre à jugement n’i fu pas por ce que il - estoit hors del païs por la cause de la chose commune, ce seroit torz que li pleges fust - obligiez par necessité d’estre à jugement, quer cil peust franchement refuser à estre - i.

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- Paulus dit : - Si quis servum. - Se aucuns pramet que .i. sers sera à jugement ou .i. autres qui est en - autrui poesté, il use d’iceles meismes excepcions de coi il usast se il eust pramis por - .i. franc homme ou por .i. qui fust hors de baill, fors en tant que cist ne pueent estre - hors del païs por la cause de la chose commune. E por ce - que que - que - que] que que ms. totes les autres - excepcions fors ceste sont communes, eles aient lieu en franc homme et en serf.

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- Gaius dit : - Et si post tres. - E se cil qui pramist à estre à jugement fet que l’en - puisse pledier à lui trois jorz aprés ou .v. ou plus, ne la droiture au demandeeur n’est - pas empoiriee por la demeure, l’en puet dire que il doit estre defenduz par excepcion.

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- Ulpians dit : - Si seruus. - Se sers pramet que il sera en jugement, la paine est commise ne contre - lui ne contre ses pleges ¶ - Si plurium. ¶ Se aucuns a pramis el non de - pluseurs sers que il seront à jugement, Labeo dit que la paine est commise tot entierement - se li uns n’i est, quer verité est que il n’ont pas tuit esté à jugement. ¶ Mes se la - paine est offerte por l’avenant à celui qui n’i a pas esté, cil qui est trez en cause por - cele covenance usera d’excepcion de tricherie.

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- Paulus dit : - Si eum. - Se je pramet que cil sera à jugement que l’en disoit qui estoit ja - delivrez par tens, por ce par aventure que il n’estoit ja pas tenuz par action, action - doit estre donnee contre moi, ou que je l’amaine avant, ou que le defende tant que la - verité soit enquise. ¶ - Homo. ¶ Cil que l’en avoit pramis à avoir - à jugement peri devant le jor par la tricherie à celui qui l’avoit pramis. ¶ Nos usons de - certain droit que la paine ne puet estre demandee devant que li jorz soit venuz, quer il - semble que tote la paine apartiegne au jor. ¶ - Qui iniuriarum. ¶ Cil qui voloit pledier - par action de tort fet vout que covenance li fust fete ainz que li plez fust entamez, que - ses aversaires seroit à jugement, il morut puis que la paine fu commise. Il - nos plest que action por la paine n’apartiegne pas à son oir, quer l’action de tort fet - n’apartient pas à l’oir. E jasoit ce que ceste covenance qui est fete por estre à jugement - trespasse à l’oir, neporquant ele ne doit pas estre donnee en ceste cause, quer se li morz - vousist, il ne li fust pas otroié à pledier por la paine quant il eust lessiee l’action de - tort fet. Ce meisme doit l’en dire se cil à qui je voloie pledier par action de tort fet - morut aprés ce que il ot donné caucion d’estre à droit, quer action de la covenance ne - m’apartient pas contre son oir : ce escrit Julians. E solonc ce, se il avoit donné pleges, - action ne sera pas donnee contre els puis que cil sera morz por qui il estoient plege. Ce - meisme quide Pomponius, se il muert aprés .i. poi de tens. E se il fust venuz à jugement, - li demanderres peust avoir entamé le contre lui.

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- Ulpians dit : - Si quis - quemdam - quendam - quendam] quemdam ms.. - Se aucuns a pramis à amener aucun en jugement, il le doit amener en - cele meisme cause, ce est si que il ne coviegne pas que li demanderres le suive en poieur - lieu, jasoit ce que la chose puisse estre plus grieve à demander. Quer, jasoit ce que ele - est plus fort à demander, neporquant l’en puet dire que il semble que il est amenez en - cele meisme cause ; quer se il eust acreu novele dete, ou il eust perdu les deniers, - neporquant il semble que il est en cele meisme cause. Quant il vient donc à - jugement, se sentence a esté donnee contre lui por .i. autre, il senble que il est en cele - meisme cause.

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- Paulus dit : - Qui autem. - Qui use de novel privilege, il ne semble pas que il soit amenez en cele - meisme cause. ¶ - Illud. ¶ L’en doit tenir que li pris des - deperz au demandeeur doit estre fez solonc le tens en coi li autres dut estre à jugement, - et non pas solonc le tens en coi l’en plede, jasoit ce que il n’i a mes pas si granz - deperz.

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- Julians dit : - - Quociens - Quotiens - Quotiens] Quociens ms.. - Totes les foiz que sers velt que aucuns - ai - à - à] ai ms. qui il doit pledier pramet - que il sera à jugement ou il pramet que il i sera, ne la paine n’est commise ne li plege - n’i sont tenu, quer sers ne puet estre trez en cause ne il n’i puet autre trere.

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- Neracius dit : Si - procurator. - Se uns procurateurs fet tant que aucuns li - covenance - fet covenance - fet covenance] covenancems. que il - amerra aucun à jugement, et il ne pramet point de paine se il ne li amaine, cele covenance - est presque de nule valeur, quer quant au preu au procurateur il ne li puet chaloir se il - i vient ou non. Mes se il fesoit autrui besoigne quant il fist la covenance, l’en puet - dire que l’en ne doit pas regarder en cele chose le preu au procurateur, mes à celui - quiLire « à qui ». - besoigne il fesoit, si que tant comme li sires a de damage en ce que cil ne vient - à jugement, itant soit deu au procurateur por cele covenance. E par plus - fort reson porroit l’en dire ce meisme se li procurateurs fist la covenance de tant comme - la chose vaudra, si que nos entendons que ceste forme de paroles ne soit pas raportee à - son preu mes à celui au seigneur.

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- Papinians dit : - Si tutor. - Se cil qui a .i. orfelin en garde pramet que il l’amerra à jugement et - il n’obeïst à la covenance, et li orfelins vient dedenz ce en aage, ou il muert ou il - s’atient de l’eritage de coi l’en pledoit, action ne sera pas donnee por cele covenance - contre celui qui la fist, quer se il fust condempnez por la chose qui estoit demandee et - aucune de cez choses fust avenue, il est prové que action de chose jugiee ne deust pas - estre donnee contre lui.

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- [2.12.0 De feriis et dilationibus et diversis temporibus.] - Espace pour la rubrique prévu mais laissé vide. -

- Ulpians dit : - Ne quis. - Il est exprés par l’establissement à l’empereeur Marc que aucuns ne - contraingne pas son aversaire de venir à jugement en tens de messons et de vendenges, quer - cil qui sont enbesoignié des besoignes des chans ne doivent pas estre contraint de venir - en cort. Mes se li prevoz les i apele ou par ignorance ou por autre - chose et il i vienent de leur gré, se il donne sentence tant comme il sont present et il - pledent de leur gré, la sentence vaudra, jasoit ce que il ne fist pas à droit que il les i - apela. Mes quant il s’en voudrent aler, se il donna sentence comme il n’estoient pas present, l’en porra dire que la sentence n’est de nule valeur, quer il ne - covient pas que li fez au prevost abate le droit. La sentence sera donc quassee sanz apel. - ¶ - Si excipiuntur. ¶ Mes certaines causes en - sont esceptees por coi nos porrons estre contraint de venir devant le prevost en tens de - messons et de vendenges, ce est se la chose est tele que ele periroit par atente, ce est - se li delaiemenz puet tolir l’action. E totes les foiz que la chose le requiert, nos - devons estre contraint de venir devant le prevost, mes il est droiz que nos i soions - contraint por tant sanz plus que la constetacion del plet soit fete. E eissi est il exprés - es paroles de l’establissement. Mes aprés ce que la constetacion est fete, se li uns ou li - autres refuse à pledier, li establissemenz otroie le delaiement.

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- Il meismes dit : Eadem. - Par ceste meisme reson qui fu recitee el senat, li empereres Marc fet - que li prevoz soit requis d’autres choses en jorz foiriez, si comme por ce que defendeeur - ou procureeur soient donné à orfelins, que li office soient changié, que les excusacions à - celui qui lesse son office soient alleguiees, que norretures soient establies, que li aage - soient prové, que fame soit mise en possession el non de l’enfant que ele a el ventre, ou - por garder les biens ou por les lés, ou por les choses enjointes, ou que damages ne soit - fez, e demostrer testamenz, et que procurerres soit donnez as biens à celui - de qui l’en dote se il sera oirs, et de - norrrir - norrir - norrir] norrrir ms. les enfanz et - les peres et les patrons, ou de recevoir heritage soupeçonneus, ou que cruels torz fez - soit proisiez par estre veuz, ou que franchise qui fu enjointe soit donnee.

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- Il meismes dit : Solet. - Droiz selt estre diz el tens de messons et de vendenges des choses qui - pueent perir par tens ou par mort ou par larrecin ou par damage ou par cruel tort fet ou - par feu ou par perill d’eaue ou meson chaete ou par nef prise par force ou par autres - causes semblables. E se les choses sont à perir par tens ou se li - termes de l’action est prés de faillir, jugement de franchise sont feni en toz tens. - E si est droiz diz en toz tens contre celui que l’en dit que prist - aucune chose par non de foire contre le commun profit.

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- Paulus dit : - Presides. - Li prevost des contrees suelent establir le tens de messons et de - vendenges solonc la costume de chascun lieu.

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- Ulpians dit : - Pridie. - Li bailli ont à costume le jor devant les kalendes de genvier que il ne - dient droit ne il ne sont en lieu que l’en puisse avenir à els.

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- Il meismes dit : Si feriatis. - Se l’en juge à jorz de foire, il est establi par la loi que l’en ne - juge en cez jorz fors par la volenté des parties. E se aucune chose est jugiee contre ce, - nus ne doit fere ce qui est jugié, ne paier le, ne cil que l’en requerra cele chose ne contraingne nul de fere ce qui sera jugié.

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- Il meismes dit : Oratione. - Il est contenu en l’establissement à l’empereeur Marc que dilaction ne - soit pas donnee plus d’une foiz por aporter avant instrumenz. Mes por le preu à cels qui - pledent quant la cause est conneue, dilaction selt estre donnee une autre foiz por aporter - les ou de cele meisme contree ou d’autre, solonc ce que li lieu sont lointain ; et - meesmement de coi l’en ne se donne garde. E l’en doit garder se cil qui est morz ot aucune - dilaction por aporter les instrumenz, et se ele doit estre donnee à son oir ou ele ne li - puet plus estre donnee por ce - - que - por ce que] por ce ms. Corr. d’après le - lat. quia. ele a ja esté donnee. E il est mielz que ele doie estre donnee - à l’oir quant la chose sera conneue.

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- Paulus dit : - More. - Solonc la costume as Romains, li jorz conmence à mienuit et faut à - l’autre mienuit aprés ; ce qui est donc fet en tez .xxiiii. eures, ce est es .ii. demies - nuiz et el jor qui est el mileu, est autresi comme se il fust fet en chascune - entre - eure - eure] entre ms. Corr. d’après le lat. « quasi quavis hora lucis actum esset ». del jor.

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- Ulpians dit : - Divus. - Li sainz hom Trajans respondi à Munice que les feres donnent quitance - des besoignes qui sont fetes en cort tant seulement. E les choses qui apartienent à la - discipline de chevalerie pueent estre fetes as jorz foiriez ; et entre cez choses est la - connoissance des gardes.

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- Paulus dit : - In pecuniariis. - En totes causes qui sont meues por chatel, dilation ne puet pas estre - donnee plus d’une foiz en chascune cause. Es causes capitals, trois - dilations sont donnees au defendeeur, et .ii. en pueent estre donnees à l’acuseeur, et - l’un et l’autre doit estre fet quant la cause est conneue.

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- [2.13.0 De edendo.] - Espace pour la rubrique laissé blanc. -

- Ulpians dit : - Qua quisque. - Chascuns doit premierement nommer l’action par coi il velt pledier, - quer ce est droiz que cil qui velt pledier nomme l’action, si que li defenderres le sache - et viegne garniz de pledier quant il savra l’action par coi il est trez en cause. - Mostrer l’action est fere copie d’escrire la, ou metre la en .i. - libelle et baillier li. E Labeo dit que cil - que cil - - que cil] que ci que cil ms. mostre - l’action par coi il velt pledier, qui maine son aversaire à .i. autre et li mostre ce que - il velt dire, ou le droit de coi il velt user. L’action doit estre - mostree sanz nommer le jor ne le conseillier, que aucune chose ne soit porpensee encontre - se il i estoient nommé. Li prevoz escepta le jor et le conseillier soz coi li instrumenz - fu escriz, non pas celui en coi li paiemenz fu fez, quer li jorz del paiement est autresi - comme la soveraine partie de la covenance. ¶ - Rationes. ¶ Neporquant, en dire les - resons doivent estre nommé li jorz et li conseilliers, quer les choses qui furent receues - et donnees ne pueent estre seues se li jorz et li conseilliers n’i sont nommé. ¶ - - Edenda. ¶ Totes les choses doivent estre - mostrees que aucuns velt dire par devant le juge ; neporquant il ne doit pas estre - contrainz de mostrer les instrumenz de coi il velt user. ¶ Edere. ¶ Il ne semble pas que cil mostre l’action, qui ne - mostre tote la covenance. ¶ - Eis. ¶ L’en secort à celui qui por aage - ou por rudece ou por feblece de nature ou por autre droite cause ne mostre pas l’action - par coi il velt pledier.

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- Paulus dit : - Si legatum. - Se lés est demandez, li prevoz ne conmande pas que les paroles del - testament soient mostrees por ce par aventure que li oir suelent avoir l’essample del - testament.

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- Marcians dit : - Ne quisquam. - Nus de cels qui demandent aucune chose à la borse l’empereeur ne soit - contrainz de mostrer autres instrumenz que cels qui apartienent à la cause por coi il - demandent.

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- Ulpians dit : - - Precor - Pretor - Pretor] Precor ms. ait. - Li prevoz dist : Li mestre de la table as notaires mosterront les - resons qui apartienent à els, et nommeront le jor et le conseillier. ¶ - Huius. ¶ La reson de cest banissement est - tres loial, quer por ce que li notaire escrivent les resons à toz, il est droiz que ce que - aucuns fist por cause de moi qui est autresi comme mes instrumenz me soit mostré. ¶ - - Sed et filius. ¶ Li filz qui est en baill - est contenuz en cez paroles, si que il est contrainz de mostrer l’action par coi il velt - pledier. E l’en demande se ses peres en est contrainz. E Labeo escrit que li peres n’en - doit pas estre contrainz se il n’est en l’office par le seu son pere. E Sabins respondi - par droit que ce doit estre receu quant il aporte gaaing à son pere. - Mes se sers est en office de notaire, quer ce puet il fere, se il le - fet par la volenté son seigneur, li sires est contrainz de mostrer les instrumenz, et - jugemenz en doit estre donnez contre lui autresi comme se il meismes les eust fez. Mes se - il le fist sanz le seu son seigneur, ce est assez se li sires jure que il n’a pas les - resons. Et se li sires fet instrument de son chatel, il est contrainz - de mostrer l’instrument là où il fist cel office. Mes se il est eissi - que il ait l’instrument en une contree et il fist en une autre contree l’office de - notaire, je croi que il doit estre contrainz de mostrer le là où il fist cel office, quer - il mesfist premierement quant il porta l’instrument en autre lieu. E se il fet l’ - offico - office - office] offico ms. en .i. lieu et - l’en velt que il mostre l’instrument en .i. autre, il n’est pas contrainz de ce fere, se - tu ne - velt - velz - velz] velt ms. que il t’en baut le - transcrit là où l’en plede de la chose, et que ce soit à tes despens.

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- Paulus dit : - Spacium. - E termes li doit estre donnez à aporter le avant.

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- Ulpians dit : - Si quis ex argentariis. - Se aucuns des notaires a tes instrumenz en sa ville ou en sa granche, - si comme pluseur d’els suelent avoir, ou il te merra au lieu ou il t’en dorra le - transcrit. ¶ - Cogentur. ¶ Li oir au notaire seront - contraint de mostrer les instrumenz. E se il a pluseurs oirs et li .i. les a, il seus sera - contrainz de mostrer les. Mes se tuit les ont et uns requiert que il li soient mostré, tuit doivent estre contraint de mostrer les, quer se .i. des plus chaitis - les mostra si que l’en puisse par droit doter se il furent mostré, li autre les doivent - mostrer ou fere leur souscripcions à ce que li .i. en a fet. Autresi sera il se pluseur - sont notaire à qui l’en demande que il mostrent .i. instrument ; quer se pluseur - aministrerent la garde d’un orfelin, tuit doivent mostrer ses instrument ou fere - subscripcion à la mostree que li .i. en fet. ¶ - Exigitur. ¶ L’en demande à l’aversaire au - notaire serement que il ne demande pas par malice que instrument li soient mostré, que il - ne demant par aventure tiels qui onques ne furent, ou que cil que il a li soient mostré - por grever le notaire. ¶ - - - Racionem - Rationem - Rationem] Racionem ms.. ¶ - Labeo dit que li instrumenz que l’en apele reson est de donner d’une part, et d’autre de - recevoir, de croirre, d’obligier et de paier por soi, ne nule reson ne conmence par nu - paiement de dete tant seulement. E se aucuns a receu gage ou mandement, il n’est pas - contrainz de mostrer le, quer ce est par dehors instrument. Mes ce que aucuns a pris à - main à paier, ce doit li notaires mostrer, quer ce vient de l’office as notaires. ¶ - - Ex hoc. ¶ De cest banissement apartient - action por les deperz. Et par ce apert il que aucuns est tenuz par cest - banissement se la chose apartient à lui. Il semble que la reson apartient à moi se tu le - feis par mon conmandement. E se mes procurateurs te manda quant je n’estoie - pas presenz que tu la feisses, l’en demande se ele me doit estre mostree. E il est mielz - que ele me soit mostree. ¶ Procuratori. ¶ - Je ne dot pas que à mon procurateur ne doie estre mostree la reson que il a o moi, quer - ele apartient à lui et il doit donner caucion que je avrai estable ce que il fet por moi - se il n’a mandement. ¶ - Si - inicium - initium - initium] inicium ms.. ¶ Se - li conmencemenz de l’instrument a le jor et le conseillier en coi la reson Tyce est - escrite, et puis est escrite en cel meisme instrument une autre reson qui apartient à moi - sanz jor et sanz conseillier, li jorz et li conseilliers me doit estre nommez, quer en - tote reson doit estre mis li jorz et li conseilliers. - Edere. ¶ Mostrer est ditier ou baillier - le libelle ou aporter le avant. ¶ - - - Precor - Pretor - Prector] Precor ms.. ¶ Li - prevoz dist : Se notaires ou autres requiert que instrumenz li soit mostrez segonde foiz, - je conmanderai que il li soit mostrez quant la cause sera conneue. ¶ - Prohibet. ¶ Il defent que instrumenz ne - soit mostrez à notaire par cele reson que il puet estre garniz de l’instrument de sa - profession. E ce est contre droit quant il est en cel estat que il les doit mostrer que il - requiere que il li soient mostré. Il covient voier se instrumenz doit estre mostrez à - l’oir au notaire. E sanz dote se li instrumenz de l’office est venuz à lui, il ne li doit - pas estre mostrez. Se il n’i vint pas, il li doit estre mostrez par droite cause, quer au - notaire meisme seroit il mostrez por droite cause, si comme se il prevoit - que eust perdu le suen par perill d’eaue ou de meson chaete ou de feu ou par cause - semblable ou que il fust loing si comme outre la mer. ¶ - Nec iterum. ¶ Ne li prevoz ne conmande - pas que il soit mostrez à celui qui le demande segonde foiz fors por droite cause.

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- Paulus dit : - - Celuti - Veluti - Veluti] Celuti ms.. - - Li - Si - Si] Li ms. comme se il dit que cil - que l’en li bailla premierement est hors del païs ou que il ne li fu pas bailliez - plainement ou que il l’a perdu - pas - par - par] pas ms. cas d’aventure et non - pas par negligence, quer se il l’a perdu par cas que l’en li doie pardonner, li prevoz - conmandera que li baut derechief. ¶ - Hec vox. ¶ Ce que je di derechief senefie - .ii. choses : l’une par coi li tens est demostrez et l’autre apartient as tens ensuivanz, - et ce doit l’en entendre totes les foiz que mestiers en sera, quer il puet avenir que - aucuns ait perdu l’instrument qui li fu bailliez .ii. foiz, et eissi ce que je di - derechief soit entendu por sovent.

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- Ulpians dit : Quant l’en demande à notaire que il - mostre instrumenz, il est puniz quant il lesse par tricherie à mostrer les. Mes de sa - corpe ne respondra il pas se ele n’est prochaine à tricherie. ¶ Dolo. ¶ Cil lesse par tricherie à mostrer, qui mostre - malicieu[se]ment ou qui ne mostre rien. ¶ - Is autem. ¶ Cil qui enchiet en cest - banissement paie ce que je ai perdu en ce que il ne me mostre l’instrument lors que li - prevoz le conmanda, et non pas les deperz del tens d’ore. ¶ E por ce, jasoit ce que je n’i - ai mes nul damage ou que je en i ai mains ou plus que je n’oi lors, ceste - action n’avra lieu ne à l’acroissement ne à l’apeticement.

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- Paulus dit : - Quedam. - Unes persones sont que il covient que nos baillent instrumenz, - neporquant eles n’en sont pas contraintes par le prevost en cest banissement, si comme se - .i. procurateurs a aministré noz choses ou noz instrumenz, il n’est pas contrainz par le - prevost par poor de paine d’action seur le fet de mostrer nos les instrumenz, quer ce - poons nos conquerre par action de mandement. Mes quant li compainz Meve fist ses besoignes - par tricherie, li prevoz ne s’en entremet pas par ceste clause, quer il i a action de - compaignie, ne li prevoz ne contraint pas le defendeeur de baillier à l’orfelin ses - instrumenz, quer il selt estre contrainz de baillier li par jugement de garde. ¶ - - Nichil. ¶ Il n’a point de force se li - oirs ou li peres ou li sires au notaire sont de cele meisme profession, quer dés que il - vienent el lieu et en la droiture au notaire, il doivent user de ses parties. ¶ Is autem. ¶ Il ne semble pas que cil à qui - li notaires lessa ses instrumenz soit contenuz en cest nombre, quer en cez paroles est - entenduz cil qui est oirs par droit ne plus que se il li eust donnez tant comme il estoit - vis. Ne li oirs n’i sera pas tenuz quant il ne les porsiet, ne il n’a lessié par tricherie - à porsoier les. Mes se il li fu denoncié que il ne les baillast pas à celui à qui li lés - fu lessiez et il li bailla, il i sera tenuz. E se il n’i fist rien par - tricherie, cil à qui li lés fu lessiez doit estre contrainz de mostrer les quant la cause - sera conneue. E por ce escrit Pomponius que ce n’est pas torz que li - changeeur soient contraint de mostrer instrumenz, quer cist changeeur sont instrumenz - autresi comme li notaire, quer il recevoient deniers et les departent, de coi la prueve - est contenue en leur escriture et en lor livres, et l’en i recort sovent por savoir la - verité. ¶ - Ceterum. ¶ Li prevoz conmande que, à toz - cels qui le requierent et qui jurent que il ne le font pas par malice, soient mostré li - instrument qui apartienent à els. Et non pas tant seulement quant nos - meismes feismes le marchié ou cil à qui nos sommes oir, mes se cil qui est en nostre - poosté le fist.

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- Gaius dit : - Argentario. Il est conmandé que instrumenz - soit mostrez au notaire, ne il n’a point de force se li plez est contre lui ou contre - autre. ¶ - Ideo. ¶ Il contraint les notaires tant - seulement, et non pas aucuns autres, de - mostre - mostre[r] - - mostrer] mostre ms.instrumenz, quer leur - offices a commune cause et ce est leur principal entente que il escrivent diligenment les - instrumenz de ce que il font. L’en entent que instrument est mostrez se - il est mostrez de chief en chief, quer se l’en ne voit instrument dés le chief, il ne puet - estre entenduz. Neporquant, chascuns ne doit pas avoir poosté d’escrire tot le livre ou - toz les feuz, mes icele partie tant seulement qui apartienent à garnir le d’aucune chose - soit veue et escrite. ¶ - Cum autem. ¶ Quant action apartient por - les deperz à celui qui demande que il a euz por ce que il ne li furent mostré, si comme se - aucuns a esté condempnez ou il n’a pas gaaignié ce que il demandoit por ce que il n’ot pas - les instrumenz par coi il peust defendre sa cause, il gaaint par ceste action ce que il i - a perdu. Mes voions se ce doit estre gardé, quer se il puet prover par devant le juge qui - juge entre lui et le notaire que il peust avoir gaaignié el jugement en coi il fu vaincuz, - il le doit lors prover. E se il ne le prueve ou li juges ne le velt recevoir quant il le - velt prover, il se doit plaindre de soi meisme ou de juge. Mes il n’est pas eissi, quer il - puet avenir que il a ore les instrumenz que li notaires li a bailliez ou que il a - porchaciez en autre maniere, ou il a autres instrumenz ou autres tesmoinz de coi il ne pot - pas user en cel tens por aucune cause, par coi il puet prover que il peust avoir vaincu. E - d'instrument qui est emblez ou corrompuz apartient action de damage et de tort fet, quer - ce que nos ne peusmes devant prover por ce que li instrument nos furent emblé, et por ce - le perdismes nos, ce poons nos or prover par autres instrumenz ou par tesmoinz de coi nos - ne peusmes pas lors user.

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- Modestins dit : - Exempla. - Il a esté receu que li exemplaire des instrumenz pueent estre mostré - sanz la subscripcion à celui qui les mostre.

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- Calistratus dit : - Femine. - Il semble que fame sont ostees d’office de notaire, quer ce est chose - qui apartient à hommes.

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- Ulpians dit : - Hec actio. - Ceste action ne sera pas donnee aprés l’an ne contre l’oir, fors por - son fet ; mes à l’oir sera ele donnee.

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- [2.14.0 De pactis] Espace pour la rubrique laissé - vide. -

- Ulpians dit : - Huius. - La loiauté de cest banissement est naturel, quer nule chose ne s’acorde - si à humaine loiauté comme garder ce qui a pleu as parties. Covenanz - vaut autretant comme fez de pés. Quer covenanz - es - est - - est] es ms. plesirs et consentemenz de .ii. - ou de pluseurs en une meismes chose. ¶ - - Coventionis - Conventionis. - - Conventionis] Coventionis ms. ¶ Li nons de - covenance est generals et apartient à totes les choses en coi cil qui ont à fere li .i. à - l’autre se consentent por fere marchié ou transaction ; quer, autresi comme l’en dit que - cil s’assenblent qui de divers lieus sont concuilli en .i., autresi s’assemblent cil qui - de divers movemenz de corage se consentent en une sentence. ¶ Adeo. ¶ Li nons de covenance est si generals que l’en dit - que obligemenz n’est nus se il n’a en soi covenance ou par chose ou paroles, quer - obligemenz qui est fez par paroles n’est nus se il n’a en soi consentement. Mes aucunes - covenances reçoivent autre nom, si comme d’achat, de loage, de gage, de stipulacion.

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- Paulus dit. - Labeo. - Labeo dist que covenance puet estre fete ou par chose ou par letres ou - par message entre cel qui ne sont present. E par consentement sanz dire - entent l’en que covenance est fete. E por ce, se je rent à mon deteur les letres que je ai - de lui, il semble que il a esté mis en covenant entre nos que je ne te demant rien, et - l’exception de covenance li vaudra.

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- Modestins dit : - Postquam. - Quant li gages est renduz au deteur, se li denier ne sont paié, il - n’est pas dote que la dete ne puisse estre demandee se il n’est prové que li contreres fu - fez especialment.

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- Paulus dit : - Item. - - Aver - - Quer - Quer] Aver ms. les covenances qui - sont fetes sanz dire valent ; et por ce nos plest il que, es habitations de citez qui sont - bailliees à loage, que les choses qui i sont aportees soient en lieu de gage, jasoit ce - que il ne fu pas mis en covenant par non. E uns muz puet fere - covenance. La prueve de ceste chose est si comme se stipulacion a esté - fete por cause de doere, quer devant le mariage est il por nient demandez autres[i] comme - se ce eust esté dit expressement, quer se li mariages n’est fez, la stipulacion faut par - droit. ¶ Idem. ¶ Ce meisme plest à - Julian, à qui l’en demanda conseill de ce qui fu mis en covenant, que tantdis comme les - usures seroient paiees, la dete ne fust pas demandee, jasoit ce que la stipulation fu fete - purement. Neporquant, il i ot condicion autresi comme se ce eust esté dit - expressement.

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- - Ulpians dit : - Co[n]ventionum. - Il i a trois manieres de covenances, quer ou eles sont fetes - ou por - por - por] ou por ms. commune cause ou por - privee. La privee est ou loial ou del droit as genz. Commune covenance est qui est fete - par pés, quant li prince d’une bataille font entre els aucuns covenanz.

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- Paulus dit : - Legitima. - Loial covenance est cele qui est confermee par aucune [...] Saut du même au même, cf. la Traduction 3 (ms. F) : - « Covenance fete par loi est cele qui est confermee par aucune loi, et por ce avient il - aucune foiz que action n’est de covenant ou que ele est ostee par loi ou par le conseill - au senat ». Latin : Legitima conventio est quae lege aliqua - confirmatur. Et ideo interdum ex pacto actio nascitur vel tollitur, quotiens lege vel - senatus consulto adiuvatur. foiz action ou ele est ostee quant l’en a aide, ou - par loi ou par le conseill au senat.

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- Ulpians dit : - Iuris. - Les unes des covenances del droit as genz engendrent actions et les - autres excepcions. Celes qui engendrent actions ne remaignent pas en - leur non, ainz trespassent en propre non de marchié, si comme est achaz, vente, loages, - compaignie, prest, chose bailliee en garde, et li autre marchié semblable. ¶ - - Sed et si. ¶ Mes se la chose ne trespasse - pas en autre marchié, neporquant la cause remaint. Aristo dit que ce est obligemenz, si - comme se je te donnai une chose que tu me donnasses une autre, ou je te donnai que tu me - feisses, et d’illeque nest citeains obligemenz. E por ce croi je que Marcians reprist par - droit Julian en ce : « Je te donnai Stich que tu franchisses Pamphile, tu le franchis ; - Stich t’est toluz par plet ». Julians escrit que li prevoz doit donner action seur le fet, - et Marcians dit que citeaine action des paroles qui furent avant dites i - soffit, quer ce fu marchiez que Aristo dist, de coi ceste action nest. ¶ - - Si ob maleficium. Se - pramesse est fete por meffet, li obligemenz n’est nus de cele covenance. - Mes quant il n’i a nule cause, il est certaine chose que obligemenz - puet estre ci establiz por la covenance. Nue covenance n’engendre donc pas obligement, mes - ele engendre excepcion. Et si en forme aucune foiz action, si comme en - jugemenz de buene foi, mes ce doit estre eissi entendu que se li covenant ont esté fet - maintenant, il sont tenable neis par devers le demandeeur. E se il sont fet aprés .i. - intervalle, il n’i sont pas tenable ne il ne li vaudront rien se il en plede, ne action ne - nest pas del covenant, si comme se covenance a esté fete aprés departement de mariage. ¶ - Idem. ¶ Marceaus escrit ce meisme. E se - il a esté mis en covenant en action de garde que graingneurs usures soient paiees que - celes qui sont establies, la covenance n’avra pas lieu, ne action ne nestra pas de cel - covenant ; quer cil covenant sont tenable qui donnent loi au marchié, ce est qui sont fet - dés l’entree del marchié. E je sai que Papinians respondi que, aprés ce que achaz est fez, - se aucune chose i vient aprés aucun intervalle qui soit hors de la nature del marchié, - l’en ne puet pas por cele cause pledier par action d’achat, por cele meisme riule que - action ne nesse del covenant. E ce doit l’en dire en toz les jugemenz de - buene foi. Mes par devers le defendeeur avra li covenanz lieu, quer li covenant qui sont - fet puis le marchié suelent engendrer excepcion. ¶ - Adeo. ¶ Li covenant qui puis sont de - meisme le marchié sont si tenable es jugemenz de buene foi que en achat ; et en autres - jugemenz de buene foi, se la chose n’est bailliee, l’en se puet departir de l’achat. Se - toz li marchiez puet donc estre depeciez, porcoi n’en puet une partie estre muee par - covenance ? À ce escrit eissi Pomponius que, tant comme il apartient à la partie au - demandeeur, covenance a lieu, tant que ele vaut à action ainz que la chose soit bailliee - par cele meisme reson ; quer se la chose puet estre tote ostee, porcoi ne puet ele estre - reformee ? Si que il semble en une maniere que li marchiez soit autresi comme renovelez. E - ce puet l’en dire soutilment. E por ce ne blasme je pas ce que Pomponius loe es livres de - Leçons : que - l'e - l'en - - l'en] l'e ms. puet par covenant departir soi - d’une partie de l’achat autresi comme se li achaz fust recommenciez par covenant. Mes - quant li achaterres avoit .ii. oirs, li venderres fist covenant o l’un que li achaz fust - deffez. Julians dit que li covenanz vaut et que li achaz est deffez por sa partie ; quer - se li uns des oirs fet covenant en autre marchié, il puet aquerre excepcion. L’une et - l’autre chose nos plest donc par droit, et ce que Julians dit et ce que Pomponius dit. ¶ - - - - Precor - Pretor - Pretor] Precor ms. ¶ Li - prevoz dist : je garderai les covenanz qui ne seront fet ne par male - tricherie, ne contre les lois, ne contre les establissemenz, ne contre les conselz au - senat, ne contre les banissemenz, ne contre les jugemenz as princes ; et par coi, baraz ne - sera pas fez aucun. ¶ - Pactorum. ¶ Li un des covenanz sont seur - la personne [...] Saut du même au même, cf. Trad. 3 (ms. - F) : « Li un des covenanz sont seur choses, hautre seur personnes. Seur choses si - comme se ge covenance que ge ne demanderai rien à une persone ». Latin : - Pactorum quaedam in rem sunt, quaedam in personam. Il sont seur la chose - totes les foiz que je faiz generalment covenant que je ne demant une chose. Il est seur la - personne quant je faiz covenant que je ne la demanderai pas à une persone, si comme que je - ne la demanderai pas à Luz ou à Tyces. Se covenanz est fez seur chose ou seur persone, ce - puet estre seu par les paroles et par la pensee à cels qui font le covenant. Quer, si - comme Pedius dit, une persone est aucune foiz mise el covenant non pas por ce que li - covenanz soit fez personels, mes por mostrer o qui li covenanz est fez. ¶ - - Dolo. ¶ Li prevoz dit que il ne gardera - pas le covenant qui est fez par male tricherie. - - Tricherie - - Tricherie] om. ms. est fete par malice et - par decevance, si comme Pedius dit. Covenanz est fez par male tricherie quant une chose - est fete por decevoir aucun et une autre est fainte. Mes se l’en dit - que covenanz a esté fez por fere fraude à aucun, li prevoz n’en banist rien. Mes Labeo dit - que tiels covenanz est ou desloiaus ou oiseus. Il est desloiaus se li creanciers a une - foiz quité le deteur par buene foi et il s’esforce de depecier cel covenant. Il est oiseus - se il fu deceuz quant il fist ce, quer il i a tricherie et fraude. ¶ - - Sive. ¶ Se li covenanz fu fez dés le - conmencement par male tricherie, ou aucune chose i a esté fete par tricherie aprés le - covenant, excepcion i nuira por les paroles del banissement. ¶ - Quod fere. ¶ Ce selt estre - aperceu apar .i. - aperceu .i. - aperceu .i.] aperceu apar .i. ms. Corr. d’après - le lat. « Quod fere novissima parte pactorum ita solet - inseri ». pou en la derreniere partie des paroles en ceste - maniere : « Tyces demanda » ; « Meves pramist ». Cez paroles ne sont pas prises en lieu de - covenance tant seulement mes en lieu de stipulacion, et por ce n'est action de la - stipulacion, se li contreres n’est provez especialment que ce ne fu pas fet par corage de - stipulacion, mes de covenant tant seulement. ¶ - Si paciscar. ¶ Se je faiz covenant que je - ne plederai pas de chose jugiee ne de meson arse, cist covenanz vaut. ¶ - - Si paciscar. ¶ Se je faiz covenant que je - ne porsuivrai pas denoncement de novele uevre, aucun quident que la covenance ne vaille - rien, autresi comme se li conmandemenz au prevost fust fez seur cele chose. Mes Labeo - destinte que, se li denoncemenz de la novele est fez de ma propre chose, il me loist bien - à fere en covenant ; mes se ce est de la chose commune, il ne me loist pas. E ceste - distincion est - verai - veraie - - veraie] verai ms.. E en totes les autres - choses qui apartienent au banissement au prevost, qui ne tornent pas au commun grief mes à - la chose privee, il loist à fere covenant, quer la loi otroie que l’en face covenant de - larrecin. ¶ - Sed et si quis. - ¶ Mes se aucuns fet covenant que il ne plede pas par action de chose - bailliee en garde, li covenanz vaut solonc ce que Pomponius dit. E se aucuns fet covenant - que il pait tot le perill de chose bailliee en garde, Pomponius dit que la covenance vaut, - et ele doit estre gardee comme cele qui n’est pas fete contre la forme de droit. - E generalment totes les foiz que covenanz est hors de droit commun, - il ne covient pas que il soit gardez. E Marceaus escrit que seremenz qui est fez de tenir - le ne doit pas estre gardez. ¶ Sed si stipulatio. ¶ Mes se stipulacion est fete de choses - de coi il ne loist pas à fere covenant, ele doit estre rapelee en totes manieres. ¶ - - Si ante. ¶ Se aucuns fet covenant ainz - que il ait receu heritage o les creanciers que il leur pait mains que il ne leur doit, li - covenanz vaudra. ¶ - Si servus. ¶ Se cil est sers qui fet - covenant ainz que il soit franchiz et que il ait l’eritage dont il fu fez oirs por ce que - il fu fez oirs soz condicion, Vindius dit que li covenanz ne vaudra pas. E autresi dit - Marceaus. ¶ Sed suum. ¶ Mes il quide que li sers qui est propres oirs et necessaires qui - est fez oirs purement, qui fet covenant ainz que il se mesle en l’eritage, le fet par - droit, et ce est voir. E autresi est il en l’estrange oir. - Mes ... oir] Syntaxe très complexe. Le texte latin donne : « Marcellus - autem libro octavo decimo digestorum et suum heredem et servum necessarium pure - scriptos, paciscentes priusquam se immisceant putat recte pacisci, quod verum est. - Idem et in extraneo herede ».. E se il reçoit l’eritage par le mandement - as creanciers, il quide que il ait action de mandement. Mes se aucuns fet covenant en - servage si comme nos deismes devant, Marceaus dit que li covenanz ne vaut - rien, quer ce que il fet en servage ne selt rien valoir aprés ce que il est franchiz. ¶ - Quod in - pacti - pactis - - pactis] pacti ms. ¶ Ce doit estre - receu en excepcion de covenant. Mes l’en demande se excepcion de tricherie i vaut. E ja - soit ce que Marceaus dotoit devant es cas semblables, neporquant il reçut cestui si comme - se li filz qui estoit en baill fu fez oirs et il fist covenant o les creanciers ; et quant - il fu mis hors de baill - - et - - et] om. ms. il reçut l’eritage, il dit que il - puet user d’exception de tricherie. Ce meisme prueve il se li filz fet covenant o les - creanciers son pere tant comme li peres vit, quer exception de tricherie li vaudra, et el - serf meisme ne doit pas estre refusee excepcion de tricherie. ¶ - Hodie. ¶ Mes orendroit nuist ceste - covenance as creanciers, se il s’assemblerent tuit ensemble et distrent de quel partie de - la dete il se tendroient apaiez. Mes se il se descordent en ce, les parties au prevost i - sont necessaires, qui suivra par son jugement la volenté à la graigneur partie.

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- Paulus« Papinianus » dans le texte - latin. dit : - Maiorem. - Il nost plest que la partie soit tenue à la graingneur solonc la - quantité de la dete, et non pas solonc le nombre des creanciers. E se il sont egal en la - dete, lors doit estre mis avant li plus granz nombres. E se li nombres des creanciers est - egals, li prevoz suivra l’autorité de celui qui est entre les autres de graingneur - dignité. E se totes les choses sont egals de chascune part, li prevoz doit eslire la plus - humaine sentence. Ce puet estre concuilli par les respons à l’empereeur - Marc.

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- Paulus dit : - Si plures. - - Re - Se - Se] Re ms. pluseur sont qui - ainz - aient - aient] ainz ms. Corr. d’après le texte latin - (« Si plures sint qui eandem actionem habent ») et la traduction 3 (cf. F : « Se - pluseurs sont qui aient une meismes action... »). une meisme action, il - sont en lieu d’un, si comme se pluseur sont compaignon d’une stipulation ou pluseur deteur - de coi li non - son - sont - - sont] son ms. ensemble, il seront conté por - .i. quer la dete est une. E quant cil qui ont en garde .i. orfelin à qui l’en doit font - covenant o les deteurs, il sont conté en lieu d’un, quer il firent le covenant el nom d’un - orfelin. E se cil qui a pluseurs orfelins en garde, à qui une dete est deue, en fet - covenant, il nos plest que il soient en lieu d’un, quer ce est grief - chos - chose - - chose] chos ms. que uns hom soit en lieu de - .ii., quer cil qui a pluseurs persones [...] Saut du même au même, - cf. Trad. 3 (ms. F) : « quer cil qui a plusors actions n’est pas pris por pluseurs - personnes encontre celui qui a une action ». contre celui qui a une action. ¶ - - Cumulum. ¶ Nos ramerrons la somme de la - dete à pluseurs sommes, se menues sommes de cent deniers d’or sont deues par aventure à - aucun, et à .i. autre une autre somme de .L. deniers d’or, quer en cest cas regarderons - nos à plus des sommes quer eles passent la petite somme quant eles sont assemblees - ensemble. E à la somme devons nos ajoindre les usures.

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- Ulpians dit : - Rescriptum. - Li escriz à l’empereor Marc parole autresi comme se tuit li creancier - se devoient assembler. Comment sera donc se li un se defaillent ? Doivent il ensuivre - l’essample de cels qui sont present ? E se cil qui ont privileges se defaillent, l’en - demande par droit se la covenance à cels qui sont present leur nuist, se eissi est que la - covenance vaille contre cels qui ne sont pas present. ¶ E je recort ce que - li empereres Pius escrist, ainz que li emperers Marc donnast cele forme, que il covient - que la borse l’empereor, es cas en coi ele n’avoit pas choses obligiees, et li autre - creancier privilegié suivent l’essample des autres creanciers. Totes cez choses doivent - estre gardees es creanciers qui n’ont pas choses obligiees especialment. ¶ - - Si pacto. ¶ Se stipulacion de paine est - mise en covenant, l’en demande se l’en doit pledier por le covenant ou par action de la - stipulacion. Et Sabins quide, et ce est voir, que l’en puet de l’une et de l’autre voie, - si comme cil qui demande choisira. Neporquant, se il use por aucune cause d’excepcion de - covenant, il covendra que il quite la stipulation. - Plerumque. ¶ Nos solons dire pluseurs - foiz que exception de tricherie est secors contre excepcion de covenant. E aucun qui ne - pueent pas user d’excepcion de covenant useront d’excepcion de tricherie. E pluseur autre - s’i consentent e Julians l’escrit ; si comme se mes procurateurs fet covenant, excepcion - de tricherie me vaudra ; si comme il est avis à Trebace, qui quide que autresi comme li - covenanz à mon procurateur me nuist, me puisse il valoir.

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- Paulus dit : - Via. - Quer paier li puet l’en.

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- Ulpians dit : - Iam et nocere. - Il est certaine chose que il me nuist se je li conmandai que il feist - covenant, ou se il fu procurateurs de totes mes choses, si comme Puteolanus - escrit, quant il li plest à amener aucune chose en jugement.

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- Paulus dit : - Sed si tantum. - Més se il fu fez procurateurs à une action tant seulement, la covenance - que il fet ne nuist pas à son seigneur, quer ce que l’en doit au seigneur ne li puet pas - estre paié. Mes se il est fez procurateurs en sa chose, il est en lieu de seigneur, et por - ce doit estre gardez li covenanz que il fet.

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- Ulpians dit : - Item. - Il est certaine chose que li covenanz au mestre de la compaignie vaut - et nuist à toz les compaignons.

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- Paulus dit : - Tutoris. - Li covenanz au defendeeur vaut à l’orfelin si comme Julians escrit.

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- Julians«  Ulpianus » - dans le texte latin. dit : Si cum emptore. - Se covenanz est fez o l’achateeur d’un heritage et cil qui le vendi le - demande, excepcion de tricherie li nuist, quer dés que li empereres Pius escrist que - profitables actions doivent estre donnees à l’achateeur de l’eritage, li deteurs de - l’eritage - li deteurs de l’eritage - - li deteurs de l’eritage] Répété. - puet par droit user d’excepcion de tricherie contre le vendeeur de l’eritage. ¶ - - Sed si inter. ¶ Mes se il fu mis en - covenant entre les - seigneur - seigneurs - - seigneurs] seigneur ms. de la chose vendue et - l’achateeur que li hom qui estoit achatez fust renduz à celui qui vendi la chose por le - seigneur, se il demande le pris, exception de tricherie li nuira.

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- Paulus dit : - Item. - Se je te doing .x. mile deniers et je faiz covenant que tu m’en doies - .xx. mile, obligemenz n’en n’est pas outre les .x. mile, quer obligement ne puet estre fez - fors en tant comme l’en a baillié. Unes actions sont - ostees par covenant par le droit meisme, si comme action de tort fet et de larrecin. - De gage n’est por covenant action del droit au prevost, et est ostee - par excepcion totes les foiz que je faiz covenant que je ne le demant. ¶ - - Si quis paciscatur. ¶ Se aucuns fet - covenant que l’en ne li demant pas ce que il doit, mes que l’en le demant à son oir, - exception ne vaudra pas à l’oir. ¶ - Si pactus. ¶ Se je faiz covenant que une - chose ne soit demandee ne à moi ne à Tyce, ce ne vaudra pas à Tyce neis se il estoit mes - oirs, quer il ne puet estre confermez par ce qui puis a esté fet. E Julians escrit ce el - pere qui avoit fet covenant que l’en ne demandast rien à lui ne à sa fille quant la fille - seroit ses oirs. ¶ - Pactum. ¶ Li covenanz qui est fez o le - vendeeur, se il est establiz seur la chose, solonc la sentence à plusors il vaut à - l’achateeur, et Pomponius escrit que de cest droit usons nos. E solonc Sabin, se li - covenanz est conceuz en la persone, il est autresi ; et si dit que il vaut en l’achateor, - neis se la succession est fete par don. ¶ - Cum possessor. ¶ Quant cil qui porsiet - autrui heritage en fet covenant, se il le gaaingne envers lui, pluseur quident que li - covenanz ne nuise ne ne vaille. ¶ - Filius. ¶ Se li filz ou li sers font - covenant que l’en ne demant rien au pere ne au seigneur.

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- Paulus dit : - Siue. - De coi que li covenanz soit fez ou de ce qui est fet o els, ou de ce - qui est fet o le pere ou o le seigneur.

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- Paulus dit : - Requirent. - Il aquerront excepcion. Autresi est il en cels qui - servent par bone foi. ¶ - Idem. ¶ E se li filz qui est en baill fet - covenant que l’en ne li demant rien, li covenanz vaudra à lui et au pere se il est trez en - cause por le chatel au fill.

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- Gaius dit : - Vel de rem. - Ou de ce qui a esté mis en son preu ou se il est trez en cause comme - defenderres son fill se il li velt eissi.

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- Paulus dit : - Ut heredi. - - Caloir - Et à l'oir - Et à l’oir] Caloir ms. au pere - apartient cest action tant comme li filz vit, mes aprés la mort au fill ele n’apartient ne - au pere ne à son oir, quer li covenanz est personels. ¶ - Quod si servus. ¶ E se uns sers fist - covenant que une chose ne li fust pas demandee, li covenanz ne vaudra rien. E voions - d’excepcion de tricherie se ele i a lieu. Se il fist covenant seur la chose, il vaudra au - seigneur et à son oir à avoir exception de covenant. Mes se li covenanz fu fez en la - persone, lors remaint au seigneur exception de tricherie. Nos ne poons - valoir par covenant que nos façons à cels qui sont en nostre poesté, mes Proculus dit que - il nos vaudra se nos sommes tret en cause en leur non. E ce est dit par droit se ce fu mis - en covenant. Mes se je faz covenant que tu ne demandes à Tyce une chose et tu meuz puis - action contre moi el non de lui, excepcion de covenant ne me doit pas estre donnee, quer - ce qui ne li vaut pas ne doit pas valoir à son defendeeur. E Julians escrit que se li - peres fet covenant que l’en ne demant à li n’à sa fille, il est mielz que excepcion de - covenant ne soit pas donnee à la fille qui est en baill ; mes excepcion de tricherie li - vaille. ¶ - Filia. ¶ La fille qui est en - baill puet fere covenant que ele ne plede de son doere quant ele conmencera à estre hors - d’autrui poesté. Et li filz qui est en baill fet par droit covenant de - ce qui li est lessié soz condicion. ¶ - In hiis. ¶ L’en demande de cels qui - pueent demander uns meismes deniers ou de cels qui doivent uns meismes deniers, en coi - l’excepcion del covenant que li uns a fet vaut ou nuist à l’autre. Li covenant seur la - chose vaut à toz cels à qui il apartenoit que li obligemenz fust depeciez ; la covenance - au deteur vaudra donc as pleges.

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- Ulpians dit : - Ni si. - Se il ne fu mis en covenant que l’en ne demandera pas au deteur tant - seulement, quer lors n’usera pas li pleges d’excepcion.

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- Paulus dit : - - Si de iussoris - Fideiussoris - Fideiussoris] Si de iussoris ms.. La covenance au plege ne vaudra rien au - deteur, quer ce n’est de rien ses preuz que li denier ne soient pas demandé au deteur ; ne - au plege ne vaudra il pas, quer ce n’est en nule maniere ses - preust - preuz - preuz] preust ms. Corr. d’après le lat. «  Immo nec confideiussoribus proderit ».. ¶ Cum alio. ¶ Covenance qui est fete o autre - vaut, mes ce est quant ele vaut principalment à celui qui l’a fete par celui à qui - excepcion en est donnee, si comme il est en celui qui a pramis une chose et en cels qui - sont obligié por lui.

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- Il meismes dit : Sed si fideiussor. - Mes se li pleges a pramis à paier autresi comme se il deust la dete, en - cest cas est il tenuz por deteur, et il semble que li covenanz qui est fez o lui soit fez - o le deteur.

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- Il meismes dit : In duobus. - Labeo dit que quant dui ont pramis une chose qui sont - compaignon, li covenanz personels que li uns fet n’apartient pas à l’autre, autresi comme - il ne passe pas à l’oir. Mes jasoit ce que li covenanz au plege ne vaille pas au deteur, - neporquant Julians escrit que excepcion de tricherie apartient aucune foiz au deteur.

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- Ulpians dit : - Videlicet. - Ce est à savoir se ce a esté mis en covenant que l’en ne demant au - deteur. E autresi est il en cels qui sont plege o lui.

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- Paulus dit : - Si unus. - Se l’en doit à .ii. compaignons et li uns fet covenant o le deteur, - l’en demande se l’excepcion en nuist à l’autre. E Neracius et Attilicinus et Proculus - dient que neis se li covenanz est fez seur la chose, il ne nuist pas à l’autre, mes ce est - establi que li autres puisse demander tot. E Labeo dit ce meisme, quer li uns ne puet pas - renoveler obligement sanz l’autre, jasoit ce que l’en pait à l’un par droit. Autresi puet - l’en paier à cels qui sont en nostre poesté ce que il ont presté, jasoit ce que il ne - pueent pas renoveler l’obligement. Et ce est voir. Ce meisme doit l’en dire en .ii. à qui - une chose est pramise. ¶ - Si cum reo. ¶ Se covenance est fete à - certain tens o .i. deteur, ele ne vaut outre le terme ne au deteur ne à son plege. ¶ - - Quod sinum - Quod si sine - Quod si sine] Quod sinum ms.. ¶ E se li deteurs a fet covenant non pas en sa persone, mes que - rien ne soit demandé au plege, aucun quident que ce ne vaille rien au plege, jasoit ce que - ce est li preuz au deteur. Je ai apris que l’exception vaut au plege, quer chose n’est pas autresi à qui a aucun par franche persone, comme nos voions que l’en - conseille à celui qui a fet covenant. E de cest droit usons nos. ¶ - Pactus. ¶ Cil qui avoit fet covenant que - il ne demanderoit pas une chose fist puis covenant que il la demanderoit : li premiers - covenanz sera abatuz par le derrenier. Mes ce ne sera pas par le droit meisme, autresi - comme une stipulation est abatue par une autre se ce fu mis en covenant, quer en - stipulations est droiz contenuz et en covenant est fez ; et por ce sera l’exception abatue - par replication. E par cele meisme reson avient il que li premiers covenanz ne vaut rien - as pleges. ¶ Sed si pactum. ¶ Mes se li - covenanz qui fu fez fu tiels que il ostast action, si comme action de tort fet, li - covenanz qui puis sera que l’en en puisse pledier ne vaudra rien, quer la premiere action - est ostee ; et li covenanz qui puis fu fez n’est pas assez forz à donner action, quer - action de tort fet ne nest pas de covenant, mes de ledenges ou de tiels choses. Ce meisme - dirons nos en marchiez de buene foi se li covenanz qui fu fez osta tot l’obligement, si - comme d’achat, quer li premiers obligement n’est pas resuscitez par novel covenant, mes li - covenanz vaudra à novel marchié. E se li covenanz ne fu pas fez si que il ostast - l’obligement, li covenanz qui puis est fez puet renoveler le premier marchié. E ce puet - valoir en une espece d’action de doere, si comme se une fame fist covenant que ses doeres - li fust renduz maintenant, et ele fet puis covenant que il li soit renduz el - tens qui est establiz par les lois, li doeres conmencera à revenir à sa droiture, ne l’en - ne doit pas dire que la condicion del doere soit empoiriee par le covenant, quer totes les - foiz que action de doere revient à la droiture que la loi de sa nature li donne, la cause - del doere n’est pas empoiriee, ainz est rendue à sa forme. Eissi plot il à Scevola. ¶ - - Illud. ¶ Ce ne puet estre fet par nule - covenance que l’en respoigne de tricherie, jasoit ce que, se aucuns fet covenant que il ne - plede de chose bailliee en garde, il semble que il met en covenant que il ne plede de - tricherie ; et cil covenanz vaut. ¶ - Pacta. ¶ Li covenant qui contienent lede - cause ne doivent pas estre gardé, si comme se je faiz covenant que je ne plederai par - action de larrecin ou de tort fet se aucuns le fet, quer il covient que la paine de - larrecin ou de tort fet soit cremue. Mes aprés ce que la chose est fete, nos poons fere - covenant que nos n’en plederons pas. ¶ Idem - ne. ¶ Nos ne poons pas fere covenant que nos ne pledons par l’entredit de force - qui est apelez unde vi - Cf. le texte latin : « Item ne experiar interdicto unde vi, quatenus - publicam causam contingit, pacisci non possumus »., en tant comme - il toche la commune cause. ¶ E tot à une somme, se li covena[n]z qui est fez est ostez de - la chose privee, il ne doit pas estre gardez ; quer l’en doit prendre garde seur totes - choses que covenance ne soit fete en autrui chose, ou o autre persone en autrui chose, ou - si que il nuise à autre persone. ¶ - Si cum michi. ¶ Se tu me doiz .x. livres - et je faiz covenant que je ne te demanderai pas .xx. livres, il plest que excepcion de - covenant ou de tricherie te vaille en .x. livres. E se tu m'en devoies .xx. - et je fis covenant que je ne t’en demanderoie pas .x., il avendra par l’exception qui me - sera opposee que je te devrai demander les autres .x. tant seulement. ¶ - Sed si stipulatus. ¶ E se tu me devoies - par stipulacion .x. livres ou .i. serf et je fis covenant des .x. livres et je te demant - puis le serf ou les .x. livres, exception de covenant me nuira en tot, quer autresi comme - toz li obligemenz fust ostez par paier une chose ou par clamer la quite, autresi quant - covenanz est fez que une chose ne sera pas demandee, toz li obligemenz est ostez. Mes se - il ot tel covenant entre nos que les .x. livres ne me fussent pas paiees me li sers, je - puis bien pledier por le serf que nule exception ne me sera opposee. Autresi est il se il - fu mis en covenant que je ne demanderoie pas le serf. ¶ - Sed si generaliter. ¶ Mes se tu me doiz - .i. serf generalement et je faiz covenant que je ne te demanderai pas Stich, se je le - demant puis, excepcion de covenant me sera opposee. Mes se je demant .i. autre serf, je en - plederai par droit. E se je fis covenant que je ne te demanderoie .i. - heritage et je demant comme oirs chascune des choses, exception de covenant devra estre - atornee à ce de coi li covenanz fu fez. Autresi comme se il fu mis en covenant que je ne - demanderoi pas .i. champ, et je en demant l’usuaire, ou que je ne demanderoie pas une nef - ou une meson, et quant ces choses sont depeciees je en demant les pieces, se autre chose - ne fu mise especialment en covenant. ¶ - Si acceptilatio. ¶ Se la - quitance valut, il semble que ce fu fet par tesible covenance que la dete ne seroit pas - demandee. ¶ - Servus. ¶ Li sers de l’eritage ne puet - pas fere covenant par non à celui qui atent à estre oirs, quer il n’est pas encor ses - sires. Mes se li covenanz est fez seur la chose, il puet estre aquis à l’oir.

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- Gaius dit : - Contra. - Li covenant qui sont fet contre les riules del droit citeain ne soient - pas tenable, si comme se li orfelins fet covenant, sanz l’autorité à celui qui l’a en - garde, que il ne demanderoit à son deteur ce que il devoit ou que il ne li demanderoit pas - dedenz .i. certain terme, si comme devant .v. anz, quer l’en ne li puet pas paier sanz - l’autorité à son defendeeur. E encontre ce, se li orfelins fet covenant que ce que il doit - ne li soit pas demandé, li covenanz est tenables, quer il li est otroié que il avient sa - condicion sanz l’autorité au defendeeur. ¶ - Si curator. ¶ Se li procureres au forsené - ou au fol despendeeur fet covenant que l’en ne demant au forsené ou au fol despendeeur ce - que il doivent, il est molt profitable chose que la covenance au procureeur soit receue, - mes ele ne vaudroit pas se ele estoit contre els. ¶ - Si filius. ¶ Se li filz ou li sers fet - covenant que il ne demandera ce que l’en li doit, li covenanz ne vaut rien. E se il font - covenant seur une chose, ce est que cil denier ne soient demandé, leur covenance sera - tenable contre le pere ou contre le seigneur se il ont franche administration de lor - chatel. E cele chose de coi il ont fet covenant est de leur chatel. Mes ce - n’est pas tot despeechié, quer ce est voir qu’i plest à Julian que, combien que aucuns ait - l’aministration de son chatel, il n’a pas pooir de donner le. Il s’ensuit donc que, se il - fist por cause de donner covenant que il ne demanderoit pas ce qui li estoit deu, li - covenanz ne doit pas estre tenables. Mes se il ot por fere cel covenant aucune chose qui - ne valoit pas mains, ou qui valoit plus que ce qui li estoit deu, la covenance doit estre - tenable.

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- Ulpians dit : - Si autem. - Se il presta les deniers son seigneur, Celsus dit que ce vaudra que il - covenança el tens que il les presta.

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- Gaius dit : - In persona. - Neporquant, l’en doit regarder en la persone del fill qui est en baill - que, se il a covenancié que il ne pledera pas aucune foiz, sa covenance ne vaille pas, - quer li filz qui est en baill a aucune foiz action, si comme de tort fet. Mes por ce que - li peres - - a - - a] om. ms. action por le tort fet qui est fez - à son fill, il ne covient pas doter que la covenance au fill ne nuira pas au pere quant il - voudra pledier. - Qui pecuniam. ¶ Qui a fet covenance à .i. - serf des deniers que Tyces li devoit, se il les demande à Tyce se il puet et doit estre - mis arriere par exception, por ce que il semble que il fist covenant que il ne les - demanderoit pas à Tyce. E Julians quide que il doie estre mis arriere se action l’en puet - estre donnee contre le seigneur à cel serf por son chatel, se li serf ot droite cause de - prametre que il les paieroit, quer par aventure il devoit à Tyce autretant de deniers. Mes - se il fu autresi comme pleges de coi action ne seroit pas donnee seur son - chatel, l’en ne doit pas defendre au creancier que il ne les demant à Tyce. E autresi ne - li doit l’en pas defendre se il quidoit que cil sers fust frans. ¶ - Si sub condicione. ¶ Se je fis covenant à - toi que tu me paieroies soz condicion ce que Tyces me devoit purement, se la condicion - faut et je demant à Tyce ce que il me doit, l’en demande se je puis et doie estre mis - arriere par excepcion. E il est mielz que l’en die que exception n’i doit pas estre - opposee.

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- Ulpians dit : - acisci - Pacisci. - - Pacisci] acisci ms. - Il loist bien à fere covenant contre le banissement as voiers, quant - que li covenanz fust fez ou à la vente ou puis.

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- Paulus dit : - Quod dictum. - Ce qui a esté dit que, se covenanz a esté fez à .i. deteur que l’en ne - li demandera rien, excepcion en apartient à son plege por la persone au deteur, il nos - plest que il ne soit pas trez en cause par action de mandement se il n’i a donc nule - action de mandement ; si comme se il plevi por corage de donner, l’en doit dire que - exception ne vaudra rien au plege.

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- Celsus dit : - - Auns - Avus - Avus] Auns ms.. Li aiels pramist doere el non de sa niece que il avoit de son fill, et - fist covenant que li doeres ne fust demandez ne à lui ne à son fill. Se li doeres est - demandez à celui qui est oirs o le fill, il ne sera pas defenduz par excepcion de la - covenance, mes li filz en usera par droit. Quer il est otroié que l’en conselt à son oir, - ne à rien ne tout que l’en ne porvoie à .i. des oirs tant seulement se il est sez oirs, sanz donner conseill as autres Se li doeres ... as - autres] Syntaxe complexe. Le texte latin donne : « ...filius vero - exceptione conventionis recte utetur. quippe heredi consuli concessum est nec quicquam - obstat uni tantum ex heredibus providere si heres factus sit, ceteris autem non - consuli ». Ce passage manque dans la Trad. 3..

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- Modestins dit : - Ius - agnationis - adgnationis - - adgnationis] agnationis ms.. - La sentence Julian est que droiture de lignage ne puet pas estre - refusee par covenant, ne plus que aucuns puet dire que il ne velt pas que aucuns soit ses - filz.

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- Il meismes dit : Tres fratres. - Troi frere, Tyces et Meves et Sey, departirent entre els .i. heritage - qui estoit communs à els, et en firent letres en coi il distrent que il avoient departi - l’eritage leur pere et que rien n’i estoit remés à departir. Mes aprés ce, dui des freres, - Meves et Sey, qui ne furent pas present el tens que leur mere morut, sorent que leur frere - leur avoit sostret granz deniers, de coi nule mention n’estoit fete es letres de la - partie. J[e] demant se action des deniers qui furent sostret apartient as freres aprés le - covenant de la partie. Medestins respont que se li frere pledent por leur partie de ce que - Tyces leur sostrest, et il oppose exception de general covenant contre cels qui ne - savoient pas, quant il firent la - tnsaction - transaction - - transaction] tnsaction ms. , le barat que - leur freres avoit fet, il porront bien avoir replication de tricherie.

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- Proculus dit : - Si cum fundum. - Se tu porseoies mon champ et il covint - etre - entre - - entre] etre ms. moi et toi que tu en - baillasses à Tyce la possession, se je chalenge puis cel champ envers toi, tu ne me doiz - pas forsclore par exception se tu ne li as ja baillie ou se li covenanz ne fu fez entre - nos por l’endroit de toi ; ne il n’est pas demore en toi que tu ne li as baillie.

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- Papirius dit : - Imperator. - Li empereeur Antonius et Sevoirs escristrent que li procurerres ne puet pas quiter au deteur à la chose commune les deniers que il doit, et cil qui - furent quité as Philipois doivent estre rapelé.

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- Papinians dit : - Ius publicum. - Li droiz communs ne puet pas estre muez par les covenanz as privez. ¶

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- Idem. ¶ Il plest as anciens que li - covenant qui sont oscur et doteus nuisent au vendeeur et à celui qui bailla sa - sa - - sa] sa sa ms. chose à loage, en qui - poesté il fu de fere plus apert covenant.

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- Ci meismes dit : - ale - Tale. - - Tale] ale ms. - Tiels covenanz je regehis, que tu n’es en rien tenuz à moi, n’est pas - personels, mes por ce que il est generals, il avra lieu entre les oirs qui plederont. ¶ - - Qui prouocavit. ¶ Cil qui avoit apelé - fist covenant que il feroit dedenz .i. certain jor satisfaction de ce qui estoit jugié, et - n’avoit pas paié les deniers de coi il avoit fet transaction, ne l’en ne quist rien de la - droiture de l’apel ne de la cause principal, il sera par droit trez en cause comme - reconnoissanz. ¶ - Post diuisionem. ¶ Aprés la departie des - biens et des detes, chascuns des creanciers se tint à .i. des oirs de totes les usures, si - comme il avoient mis en covenant sanz fere nul atornement. Les actions que il - avoientRépété ms. contre toz ne seront pas empeechiees se chascuns des oirs - n’offre à .i. des creanciers tote sa dete solonc ce qui fu mis en covenant. ¶ - - Pater. ¶ Li peres qui pramist doere por - sa fille fist covenant que, se sa fille moroit el mariage aprés ce que il seroit morz, une - partie de doere remaindroit à son frere qui seroit son oir. Se la fille a puis enfanz de son mari et leur aiels les fet oirs en son testament, cele covenance vaudra - par excepcion de tricherie, quer li covenanz fu fez por donner conseill as oirs. Et el - tens en coi li peres n’ot pas autres filz, il semble que ses derreniers jugemenz fu de - conseillier à son frere.

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- Il meismes dit : Si intra. - Se tu me paies dedenz cel jor une partie de ma - dete - dote - dote] detems. avec préparation de correction (+) - en marge , je te quiterai le remenant et te deliverrai, jasoit ce que li - deteurs n’a pas action à demander quitance, neporquant il est certaine chose que exception - li apartient.

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- Il meismes dit : Inter. - Entre le deteur et le creancier ot tel covenant que li creanciers ne - paieroit pas les ventes del champ qui li fu bailliez en gage, ainz covendroit que li - deteurs les paiast. Je di que - del - tel - tel] del ms. covenance ne doit pas - estre gardee quant à la reson de la borse l’empereur, quer il ne plest pas que par les - covenanz as privez soit empoiriee la forme del droit à la borse l’empereeur.

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- Paulus dit : - In emptionibus. - Nos savons bien quel chose li venderres doit fere en achaz, et que li - achaterres i doit fere. E se aucune chose en est esceptee au marchié fere, ce doit estre - gardé.

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- Scevola dit : - Cum in eo. - Quant .i. orfelins estoit en tel point que il le covenoit à tenir de - l’eritage son pere, ses defenderres fina à aucuns des creanciers que il en prissent une - certaine partie, et li procureeur furent autresi as autres. Je demant se li defenderres à - qui li peres à l’orfelin devoit quant il morut doit retenir sa partie - autresi comme li autre creancier. E je di que li defenderres qui apela les autres - creanciers à avoir tiels parties se doit tenir apaié de cele meisme partie.

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- Hermogenians dit : Diuisionis. - Se covenanz qui est fez quant l’en part ne prent force par baillier les - choses ou par stipulation, il ne porra pas valoir à donner action ne plus que nuz - covenanz.

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- Triphonus dit : - Factum. - Li covenanz qui est fez entre l’oir et celui - - à qui - - à qui] om. ms. li lés est lessiez que il ne - praigne de lui caucion est tenables, por ce que il n’est pas contre l’establissement à - l’empereeur Marc ; quer il est certaine chose que la volonté au mort est fermee en ce, ne - la quitance de la caucion que cil à qui li lés fu lessiez fet à l’oir par covenant ne doit - pas estre puis rapelee, quer il li loist bien à empoirier le chalengement de sa droiture - ou l’esperance de ce que il atent à avoir.

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- Scevola dit : - Emptor. - Cil qui avoit achaté .i. champ pramist que il paieroit .xx. livres et - le pramist par stipulacion, et aprés li venderres dit que il avoit mis en covenant que il - se tendroit apaié de .xiii. livres et que il les recevroit dedenz certain tens. Quant li - deteurs fu semons de paier, il covenança que, se li denier n’estoient paié dedenz le tens - qui estoit establiz, l’en li peust demander ce que l’en li pooit demander premierement. - L’en demande donc, quant il ne - tuit - tint - tint] tuit ms. le derrenier - covenant, se tote la dete puet estre demandee par la premiere covenance. Je - respon que solonc les choses qui sont proposees, l’en li puet demander. ¶ - - Lucius. ¶ Luz avoit à conter à Gai por - les tables de coi il avoient esté compaignon, et por ce que il avoient baillié et receu et - por le conte Gai dut à Luz et li fist unes letres en cez paroles : « De la reson de la - table que tu eus o moi - jusqu'aujourd'u - jusqu'aujourd'ui - - jusqu'aujourd'ui] jusqu'aujourd'u ms., et de - pluseurs marchiez, me remestrent à ma table .ccc. et .lxvi. mile livres et les usures ; et - la somme des deniers d’or que tu as entor moi sanz dire, te rendrai je. E se aucuns - instrumenz que tu aies fet m’est remés, de quel somme que ce soit et por quel cause que ce - soit, il sera tenuz por vain et por abatu ». Por ce que, ainz que cist cyrogrefes fust - fez, Luz manda à Sey que il rendist à son patron .ccc. livres, l’en demande se il est - eissi que, por les paroles des letres por coi tuit li intrument sont vain por quel marchié - que il soient fet, que ne il ne si fill ne puissent estre tret en cause por ce. Je respon - que, se il avoient conté de ce que il avoit receu et despendu tant seulement, li autre - obligement sont en leur cause.

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- Paulus« Gaius » dans le texte - latin. dit : - In traditionibus. - Quel covenant que il ait en baillier les choses, il est aperte chose - que il tient.

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- Ulpians dit : - Si qui crediderit. - Se aucuns preste deniers et il fet covenant que il puisse pledier por - tant comme li deteurs porra fere, l’en demande se li covenanz vaut. E il est mielz que il - vaille, quer ce n’est pas mals se aucuns est trez en cause por tant sanz plus à coi ses - richeces soffisent.

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- Il meismes dit : Non impossibile. - Je ne croi pas que ce soit impossibile, es marchiez de chose bailliee en - garde et de chose prestee et es semblables, que cil covenanz i soit mis : « Que ne faces - mon serf larron ne fuitif », ce est : « Que tu ne l’escommueves que il deviegne lerres ou - fuitis, ou que tu ne soies si negligenz envers le serf que il soit fez lerres ». Quer, - autresi comme action de serf corrompu a lieu, puet ceste covenance avoir lieu, qui - apartient à ce que li serf ne soient pas corrompu.

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- Ulpians dit : - Si cum te. - Se tu quides que tu doies, por cause de lés, fere covenant à ton - deteur, et tu li faiz covenant que tu ne li demanderas ce que il te doit, ne li deteurs - n’est delivrez par droit ne il ne te merra arriere par excepcion de covenance se tu li - demandes. Cil meismes dit : - Si debitorem. Se tu conmandas que tes deteurs paiast à Tyce, à qui tu quidoies - devoir .i. lés que tu ne li devoies pas, et li deteurs en fet covenant à Tyce, ne tu n’as - perdue l’action que tu avoies contre ton deteur, ne il cele que il avoit contre le - suen.

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- Il meismes dit : Epistula. - La letre por coi aucuns reconnoist que aucuns est oirs o lui ne li - dorra nule demande contre celui qui porsiet les choses de l’eritage. - Mes - en - entre - - entre] en ms. le deteur et celui - - qui - - qui] om. ms. achata del creancier le champ - qui estoit engagiez, autresi comme se il feist la besoigne au deteur, nos plest il que - compensation soit fete del fruiz, et li remenanz de la dete soit paiez et li - chans soit renduz au deteur, li oirs doit tenir le covenant que li morz fist. ¶ - Li covenanz qui fu fez, que li creanciers eust arriere del deteur - totes les sommes que il paieroit por le champ que il li bailla en gage et que li deteurs - en paiast les treuz, fu droiturels ; et por ce doit il estre gardez. ¶ - De in officioso. ¶ Cil qui voloit pledier - que li testamenz son pere n’estoit pas à droit fez fist covenant que li oirs paieroit une - certaine quantité tant comme il vivroit. L’en requeroit que cil covenanz fust - enstenduz - estenduz - estenduz] enstenduz ms. Corr. d’après le lat. - « produci ad perpetuam praestationem id pactum - postulabatur ». à paier la pardurablement : il fu respondu que - cele requeste ne devoit estre receue ne par nul droit ne par loiauté.

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- Il meismes dit : Sumptus. - Il est honeste chose à celui qui plede que il apetice les despens ; mes - il ne loist pas à fere covenant que la quantité qui i est despendue ne soit pas rendue o - loiaus usures, mes la moitié de ce qui a esté donné por cel plet.

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Ce dit Scevola : Se je faiz - covenant que je ne demant Stich qui m’estoit deuz, l’en - uentent - n'entent - n’entent] uentent ms. pas que - demueure me soit fete de paier le. E se Stich muert, je croi que cil n’est pas tenuz à - moi, que devant le covenant n’avoit pas demeure.

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- Julians dit : - Si debitor. - Se uns deteurs a l’usuaire d’un serf et cil sers fet covenant que l’en - ne li demant pas ce que il doit, il amande par tel covenant sa condicion. E se .i. - creanciers en avoit l’usuaire et il fesoit covenant que il ne demanderoit pas sa dete et - li sers fet aprés ce covenant que il la demandera, il sera receuz à demander - la par le benefice del covenant que li sers fist.

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- Il meismes dit : Si conuenerit. - Se il fu mis en covenant que li sires ne demanderoit rien au coutiveeur - et il i ot droite cause de fere la covenance, por ce ne remaindra pas que li coutiverres - ne puissent demander au seigneur.

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- Florencius dit : Qui in futurum. - Il semble que cil qui reçut de son deteur les usures del tens à venir - li covenança sanz dire que il ne demanderoit sa dete devant que li tens seroit passez de - coi il avoit eu les usures. ¶ - Si ex altera. ¶ Se covenanz est fez d’une - part seur la chose et d’autre part seur la persone, si comme que je ne te demant pas ou - que une chose ne te soit pas demandee, mes oirs la te - porrai - porra - porra] porrai ms. Corr. d’après le lat. « heres meus ab omnibus vobis petitionem habebit ». - demander à ton oir.

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- Neracius dit : - - As - Ab - Ab] As ms. emptione. - Il n’est pas dote que l’en ne se puisse partir d’achat et de vente et - de loage et d’autres obligemenz, tant comme les choses sont entieres par le consentement - de cels qui sont obligié li uns à l’autre. Encor sembloit il plus à Aristo, que se je te - baillai totes les choses que je te devoie baillier par l’achat que tu feis à moi et tu - - ne - - ne] om. ms. me paias pas le pris, et tu me - bailles arriere ce que je te baillai, tu lesses à devoir moi le pris. Quer l’exposition de - buene foi à coi totes tiels choses sont ramenees reçoit ceste covenance, ne il n’a point - de difference se nos feismes la covenance tant comme totes les choses estoient entieres en - coi nos estions obligié, ou se enterigne restitution fu donnee, et il covint entre nos que - tu me rendisses ce que je t’avoie donné. Mes par la covenance qui apartient - à depecier ce qui a esté fet, ne puet ce estre fet que tu soies contrainz de rendre moi ce - que je te donnai avant, quer en ceste maniere l’en ne fet pas tant que nos nos departons - del premier marchié, comme que novel obligement soient establi entre nos.

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- Paulus dit : - Per quos. - Il plest que par cels par qui stipulation nos est aquise par les - covenanz à els meismes puisse nostre condicion estre amendee.

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- Papinians«  - Papirius » dans le texte latin. dit : Imperator. - Li empereres Antoines escrist à - Cassi - Cassius - - Cassius] Cassi ms. que, se li creancier sont - aparellié de prendre une partie des biens neis d’un estrange, il covient ençois prendre - garde as persones necessaires se eles ont de coi paier.

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- Pomponius dit : - Nemo. - Nus ne puet fere par covenant que il ne li loise à sacrer son lieu ou à - enfoir .i. mort el suen ou que il n’estrange son champ malgré son voisin.

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- Furius dit : - - Mi - Si - Si] Mi ms. reus. - Se uns deteurs fist covenant que li denier que il devoit ne li fussent - pas demandé, et por ce conmanda cil covenanz à valoir à son plege, et il fet aprés ce - covenant que l’en les li puisse demander, l’en demande se li preuz del premier covenant - est ostez au plege. Mes la verité est que, puis que excepcion de covenant est une foiz - aquise au plege, ele ne li puet puis estre tolue malgré suen.

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- [2.15.0 De transactionibus] -

- Ulpians dit : - Qui transigit. - Qui fet transaction, il la fet autresi comme de chose doteuse et de - plet qui n’est pas certains ne finez. ¶ Mes qui fet covenant par cause de - don, il quite par sa franchise chose certaine et de coi l’en ne dote pas.

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- Il - meis - meismes - - meismes] meis ms. dit : Transactum. - L’en puet entendre transaction non pas tant seulement se il i a en - stipulation, mes se covenanz en a esté fez.

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- Scevola dit : - Imperatores. - Li empereeur Antonins et Sevoirs escristrent eissi : « Ce n’est pas - dote que par privees covenances ne puet pas empoirier la droiture as autres. E por ce, par - la transaction qui fu fete entre l’oir et la mere au mort, ne puet il pas sembler que li - testamenz soit depeciez, ne que cil qui doivent estre franchi ou cil à qui li lés sont - lessié aient perdu leur actions. Et por ce, se il demandent aucune chose del testament, il - doivent trere en cause celui qui fu fez oirs, qui se porvit par la transaction que il ne - fust grevez de la charge de l’eritage ou, se il ne s’en porvit, sa negligence ne doit pas - estre raportee à fere tort à autres, por ce que une transaction fu fete por .i. lés et - denis - deniers - - deniers] denis ms. sont puis trové ». - Je demant se la mere au mort doit avoir par cause de lés por cel - devis ce qui li faille de sa part por la transaction qui fu fete. Et la response est que - ele le doit avoir. ¶ - Debitor. ¶ Uns creanciers vendi le gage à - son deteur, li deteurs en fist transaction por .i. poi o Meve, qui se vantoit que il - estoit loiaus oirs au creancier ; e aprés, quant li testamenz fu aportez avant, il apparut - que Septices estoit oirs. Se li deteurs plede o Septice par action de gage, l’en demande - se Septices puet user d’excepcion de la transaction qui fu fete o Meve, qui - estoit en cel tens autresi comme oirs, et se Septices puet demander arriere les deniers - que li deteurs paia à Meve comme à oir, por ce que il les reçut el non de l’eritage : la - response est que, solonc les choses qui sont proposees, il ne les puet pas demander, quer - il ne fist pas o lui la transaction, ne Meves ne fesoit pas la besoigne Septice quant il - les reçut.

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- Ulpians dit : - quiliana - Aquiliana - - Aquiliana] quiliana ms.. - Stipulation renovele et destruit toz les obligemenz qui furent devant, - et ele est destruite par clamer la quite, et de cest droit usons nos. E autresi li lés qui - sont lessié soz condition sont amené en stipulation.

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- Papinians dit : - Cum aquiliana. - Quant stipulation est fete par commun assentement, li plet de coi l’en - ne pensoit pas remaignent en leur estat, quer l’exposition as sages hommes abat liberalité - ou il a decevance.

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- Gaius dit : - De hiis. - Des contenz qui nessent de testament ne puet transaction estre fete, ne - la verité n’en puet estre enquise fors par voier et par connoistre les paroles del - testament.

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- Ulpians dit : - Et post rem. - Transaction vaut qui est fete aprés la chose jugiee, se l’en a apelé ou - se l’en pooit apeler. ¶ - Si fideiussor. ¶ Se uns pleges a esté - trez en cause et condempnez et li deteurs a maintenant fet transaction o celui à qui li - pleges fu condempnez, l’en demande se la transaction vaut. ¶ E je croi que ele vaut - autresi comme se tote la cause fust entiere, et contre le deteur et contre - le plege. ¶ Neporquant, se li pleges qui fu condempnez fist transaction, jasoit ce que la - transaction n’abat pas la chose jugiee, neporquant il covient que la chose soit ralegiee - en ce qui a esté donné. Quer se ce qui a esté donné ne vaut à la - transaction, neporquant il apetice la chose jugiee. Autresi est il de transaction qui est - fete de norreture sanz l’autorité au prevost, si que ce qui est donné par la transaction - vaille à la norreture. E se aucune chose plus puet estre deue por cause de la norreture, - ele soit paiee et ce qui est donné i soit conté.

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- Il meismes dit : Cum alimenta. - Por ce que, quant norreture estoit lessiee, cil à qui ele estoit - lessiee en feissent legierement transaction et se tenissent apaiez d’avoir en presentement - .i. poi de chose, li empereres Marc fist, par .i. establissement qui fu recitez el senat, - que transaction de norreture ne fust pas ferme se ele n’estoit fete par l’autorité au - prevost. ¶ Solet. ¶ Li prevoz i selt donc - estre et jugier entre cels qui se consentent, savoir mon se la transaction doit estre - receue. Autresi doit li prevoz connoistre de la transaction qui est - fete por habitation ou por vesteures, ou se norreture est lessiee seur aucune possession. - Ne li establissemenz n’apartient pas à la norreture qui est lessiee - en testament ou en devis qui soit fez en testament ou sanz testament. Ce meisme dira l’en - se ele est donnee por cause de mort ; mes se ele est lessiee por aemplir - vile condition, encor dirons nos ce meisme. Mes de la norreture qui est donnee por cause - de mort l[o]ira il à fere transaction sanz le prevost. Se ele est donc - lessiee à mois ou à anz ou à jorz, li establissemenz a lieu. E se ele n’est pas lessiee à - toz jorz mes à certains anz, il est autresi. ¶ - Si integra. ¶ Se une entiere quantité est - lessiee à aucun que il se norrisse des usures et rende les deniers quant il morra, li - establissemenz ne cessera pas, jasoit ce que il semble que ce soit lessié d’an en an. - Mes se une certaine quantité ou une chose est lessiee à Tyce, si que - nourreture en soit donnee à Sey, il est mielz que Tyces en puisse fere transaction, quer - par la transaction Tyce n’est pas amenuisiee la norreture Sey ; autresi est il se la - norreture est lessiee par chose enjointe. ¶ - Eam. ¶ Li establissemenz refuse icele - transaction qui est fete por ce que aucuns gast les deniers qui li sont baillié. - Se il fet donc transaction sanz l’autorité au prevost que ce qui li - fu lessié à chascun an li soit donné à chascun mois, ou ce qui li fu lessié à chascun mois - li soit donné à chascun jor, ou que il ait au commencement de l’an ce que il doit avoir - par tot l’an, je croie que cele transaction vaut, quer cil à qui la norreture est deue fet - sa condicion meilleur par tel transaction, et li establissemenz ne velt pas que la - norreture soit empoiriee par transaction. Il n’a point de difference se - cil à qui norreture est lessiee ont esté franchi ou il sont naturelment - franc, ne se il sont riche ou povre. Li establissemenz velt donc que - cez choses soient enquises par devant le prevost : premierement de la cause de la - transaction, et puis de la maniere, et puis de la persone qui fet la transaction. ¶ - - In causa. ¶ En la cause doit l’en - enquerre quel cause il a de fere transaction, quer li prevoz n’orra nul qui face - transaction sanz cause. Cez causes i seulent estre alleguiees : se cil à qui la norreture - est deue en .i. lieu a son manoir en .i. autre lieu ; ou se li uns ou li autres propose à - muer son manoir ; ou se aucune cause le contraint d’avoir deniers presentement ; ou se - norreture est lessiee seur pluseurs et il est grief de pledier à chascun por sa part ; ou - se il i a aucune autre cause si comme il en selt pluseurs avenir qui amonnestent le - prevost de recevoir la transaction. ¶ - Modus. ¶ La maniere des deniers qui - vienent en la transaction doit estre regardee, ce est la quantité de la transaction, quer - par la maniere sera gardee la foi de la transaction. La maniere doit estre gardee solonc - l’aage de celui qui fet la transaction, et solonc sa santé, quer transaction doit - autrement estre fete à l’enfant ou au geune homme que au viellart, quer il est certaine - chose que la norreture faut oveq la vie. E as personnes doit l’en - regarder, ce est de quel vie cil sont à qui norreture est lessiee, savoir mon se il sont - tel que il puissent avoir leur vivre d’autre part, ou que tote leur vie soit atendant à - cele norreture. En la persone à celui seur qui la norreture est lessiee, doit l’en - regarder de quel richece il est, et de quel proposement et de quel - renommee, quer lors verra l’en se il velt decevoir celui o qui il fet transaction. ¶ - - Qui transigit. ¶ Il ne semblera pas que - cil qui fet transaction de norreture l’ait fete d’abitation ne de vesteure, quer li - empereres Marc vout que transaction fust fete especialment de cez choses. - E se aucuns fet transaction de norreture, il n’avra pas besoing de - fere la malgré suen d’abitation. Il porra donc fere transaction ou de tot ensenble ou - d’unes choses. ¶ - De calciario. ¶ De chauceure doit - transaction estre fete par le jugement au prevost. Se uns chans est - lessiez à .i. ou à pluseurs à leur norreture et il le vuelent vendre, il covient que li - prevoz juge de la verité. Se uns chans est lessiez seur pluseurs à la norreture d’aucun - et il en font transaction sanz l’autorité au prevost, ele ne doit pas estre ferme. Autresi - est il se uns chans est obligiez por norreture, quer li gages qui est bailliez por ce ne - porra pas estre delivrez sanz le conseill au prevost. ¶ - Arbitratu. ¶ Il est aperte chose que il - covient que transaction soit fete par le jugement au prevost, ou de tote la norreture ou - d’une partie. ¶ - Si - praecor - praetor - praetor] praecor ms. - . ¶ Se li prevoz est requis et il otroie que transaction soit fete sanz - connoistre la cause, la transaction ne sera de nule valeur, quer la chose est commise au - p[re]vost à enquerre, ne il n’en doit pas estre negligenz ne donner la. E se il n’enquiert - de totes les choses que li establissemenz conmande, ce est de la cause et de la maniere et - des persones à cels qui font la transaction, jasoit ce que il a enquis - d’aucunes choses que la transaction est vaine, mes [...] - Om. de la traduction de « praeses provinciae ». Cf. texte latin : « Sed nec mandare ex hac causa iurisdictionem vel praeses provinciae vel - praetor poterit ». ne li prevoz ne puet baillier à autre sa - jurisdicion seur ce. ¶ - Transactiones. ¶ Transactions de norreture - pueent estre fetes par devant le procurateur l’empereeur, se la norreture est demandee à - la borse l’empereeur. E solonc ce, transaction porra estre fete par devant le prevost del - tresor. ¶ - Si cum lis. Se plez estoit de norreture - et transaction fu fete del plet sanz le conseill au prevost, ele ne puet rien valoir, quer - li establissemenz ne soit deceuz, quer l’en porroit faindre plet por fere transaction sanz - l’autorité au prevost. ¶ - Si eidem. ¶ Se norreture est donnee à - aucun et .i. lés li est lessiez par desus à paier maintenant et transaction en est fete - sanz le prevost, ce qui est donné sera premierement conté el lés qui dut estre paiez - maintenant, et li seurplus en la cause de la norreture. ¶ - Si quis de alimentis. ¶ Se aucuns fet - transaction de norreture sanz l’autorité au prevost, ce qui est donné doit estre conté en - la norreture del tens passé, ne il n’a point de force se l’en en doit autretant comme l’en - a donné ou plus ou mains, quer se il i a mains, neporquant ce qui est donné en soute sera - encor conté en la norreture del tens passé. E se cil qui fist transaction de la norreture - en est fez plus riches, il est droiz que l’en li puisse demander arriere ce en coi il en - est fez plus riches, quer il ne doit pas estre riches d’autrui damage. ¶ - - Si in annos. ¶ Se une certaine quantité est lessiee à aucun à paier chascun an si comme salaires d’an en an ou - usuaires, transaction en porra estre fete sanz le prevost. Mes se uns usuaires petiz est - lessiez en lieu de norreture, je di que la transaction qui en sera fete sanz le prevost ne - sera de nule valeur. ¶ - Si cui. ¶ Se denier ne sont pas - lessiee - lessié - lessié] lessiee ms. à aucun à sa - norreture mes fromenz et oiles et autres choses qui sont necessaires à vivre, il n’en - porra pas fere transaction comment que il li fust lessiee, ou d’an en an ou de mois en - mois. Neporquant, se il en fist transaction - - sanz - - sanz] om. ms. Corr. d’après le lat. - « Si tamen ita sine praetore transegerit ». le prevost en tel - maniere que il eust deniers en lieu d’an en an ou de mois en mois, ne il ne mua ne le jor - ne la maniere mes la chose tant seulement ; ou encontre ce, se il fist covenant que il - recevroit en deniers la norreture qui li fu lessiee en deniers, ou se il mua vin por oile - ou oile por vin ou aucune autre chose, ou se il mua le lieu, si comme se il devoit - recevoir sa norreture à Romme et il fist covenant que ele li fust donnee en une ville ou - en une contree, ou se il mua la persone, si que il receust d’un ce que il devoit recevoir - de pluseurs, ou il reçut .i. deteur por .i. autre, totes cez choses doivent estre fetes - par devant l[i] prevost au - profit à celui à qui la norreture est deue. ¶ - Si ad habitationem. ¶ Se certaine - quantité est lessiee à aucun d’an en an à avoir habitation et transaction en est fete sanz - le prevost, si que l’abitation li soit donnee, la transaction vaut, quer li fruiz de - l’abitation li est donnez, jasoit ce que ele puet chaier ou estre arse. E - encontre ce, se il fu mis en covenant que certaine quantité fust donnee por l’abitation - qui estoit lessiee, la transaction vaut sanz le prevost.

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- Il meismes dit : - Qui cum tutoribus. - Cil qui avoit pledié o ses defendeeurs por leur seule partie de la garde - de lui que il avoient aministree, et en avoit fet transaction, se il plede puis à els en - la persone son frere à qui il est oirs, il n’est pas mis arriere par exception de la - transaction que il fist. ¶ - Transactio. ¶ Quele que transaction soit, - l’en cro[i]t que ele est fete d’iceles choses tant seulement de coi cil qui la firent - penserent. ¶ - Qui per - falaciam - fallaciam. - fallaciam] falaciam ms. - ¶ Cil qui ne savoit pas totes les choses de l’eritage et fist par la decevance à - celui qui estoit o lui .i. instrumenz de transaction, il ne fet pas covenant, ainz est - deceuz. E cil qui n’estoit pas encor certains que il se peust plaindre - que li testamenz son pere n’estoit pas à droit fez, se il fist covenant o ses aversaires - de ses autres causes, li covenanz li nuira, qui est fez d’iceles choses tant seulement de - coi il pledoient entre els, quer il n’est pas droiz que les choses de coi l’en aperçoit - puis que actions li apartienent soient destruites par le covenant qui fu fez quant l’en ne - pensoit point de ce.

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- Le paragraphe 2.15.10 manque, cf. Trad. 3 (ms. F) : « Ci meismes dit : Se - li peres fist transaction de la chose à ses filz, qui n’estoient pas en sa poesté, ele - ne lor doit pas nuire. »). - Cil meismes dit : - Post rem. - Aprés ce que sentence est donnee, jasoit ce que l’en n’a pas apelé, - neporquant se l’en nie que sentence n’a pas esté donnee, ou se l’en puet doter se ele a - esté donnee por ce que il i puet encore avoir plet, transaction en puet bien estre - fete.

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- Celsus dit : - Non est. - Cil ne doit pas estre soferz qui fist transaction de totes les choses - generalment qui li furent lessiees en .i. testament, se il dit aprés que il ne pensoit - fors de ce qui li fu lessié en la premiere partie del testament, et non pas de ce qui fu - lessié en la derniere. Neporquant se une autre escriture est puis aportee avant, il semble - que il me porra bien dire que il pensa de ce tant seulement qui estoit contenu en - l’escriture que il savoit lors.

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- Elius«  Aemilius » - dans le texte latin. dit : Nulli. - Il ne loist à nul des procurateurs au prince que il face transaction - sanz le consell au prince.

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- Scevola dit : - Controversia. - Uns contenz fu meuz entre celui qui estoit loiaus oirs et celui qui fu - fez oirs el testament, et transaction en fu fete par coi ele fu finee par certaine loi : - je demant lequel li creancier pueent trere en cause. Je respon : se cil meisme estoient - creancier, ce doit estre gardé de la dete qui fu mis en covenant entre els ; se autre - estioient - estoient - estoient] estioient ms. creancier, - chascuns doit estre trez en cause par profitables actions por tel partie comme il a de - l’eritage.

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- Paulus dit : - Pacto. - Quant covenanz est fez, stipulation selt estre fete aprés. Mes li - mieldres conselz est que la stipulation soit fete soz paine, quer se li covenanz est - depeciez par aventure, la paine puet estre demandee par la stipulation.

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- Hermogenians dit : Qui fidem. - Cil qui a rompu la foi de transaction qui fu fete par droit ne sera pas - tant seulement mis arriere par excepcion, ainz sera contrainz de paier la - paine, se il n’a contre le covenant, se ele fu mise en la stipulacion.

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- Papinians dit : - Venditor. - Quant cil qui vendi son heritage ot baillé à l’achateeur les actions de - l’eritage, il fist transaction o les deteurs de l’eritage, qui ne savoient pas que li - heritages fust venduz. Se cil qui achata l’eritage velt demander as deteurs ce que il - doivent, exception de la transaction doit estre donnee as deteurs por leur ignorance. - Autresi doit l’en dire en celui qui reçut l’eritage par le conmandement au mort, se li - oirs fist transaction o le deteur qui rien n’en savoit.

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+ + + + + + + Traduction 2 du Digeste de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Irene Reginato + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 197 + + + +
+ + 1200/1299 + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 197, avec + correction ope ingenii et sur la base de la Traduction 3 et du texte latin.

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+ + + Principes d’édition +

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, + Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. + I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014.

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+ Normalisation du texte +

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la + graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa + réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la + graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› + signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des + verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› + (ex. avra, savra). La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les + formes du verbe pouoir.

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous + soudons les relatifs composés (ex. lequel) mais nous écrivons séparément + toz jorz en tant qu’étape préliminaire à la forme soudée moderne toujours. L’apostrophe suit la norme moderne et a été employé pour + distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus + pronom sujet réduit de il à i.

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La ponctuation et les majuscules suivent les normes modernes.

+

La lettre capitale est réservée uniquement aux noms propres de personne, de lieu et de + peuple, alors que les institutions (senat) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres romains + simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le numéral + .i. sans le transformer en article indéfini.

+

Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, + la nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les + homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe + finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en + fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et + reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement + la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à + l’aide d’accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de + contenu sémantique : le substantif lés, par exemple, porte l’accent pour + se distinguer de l’article défini pluriel les, et il en va de même pour + l’adjectif seür (pour le différencier de la préposition seur), pour le participé passé et la préposition dés ; un accent aigu est enfin ajouté à pés, ‘paix’. L’usage du tréma est lui aussi soumis à la nécessité de + favoriser la compréhension : il n’est pas ajouté aux formes verbales eust, + deust, feussent, veu..., mais il est employé sur des formes qui ont conservé + l’hiatus en français moderne, comme les formes des verbes oïr, enfoïr et + certains substantifs tels que païs/paÿs.

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+ Résolution des abréviations +

Les abréviations sont résolues en caractères romains et sur la base des formes écrites + en toutes lettres (par exemple la conjonction quer 'car' f. 25d). Les + cas d’incertitudes pourraient concerner la résolution du « 9 » tironien devant consonne + labiale, notamment pour le verbe commencer, qui apparaît une fois comme + commencie (f. 24d) et une autre comme conmence (f. + 32a). Entre les deux formes concurrentes, nous avons choisi la forme avec ‹n›, suivant + l’exemple des formes tirées du verbe commander, pour lequel nous + possédons deux et scriptiones continuae (conmandemenz au f. 23c). Enfin, + le ‹s› long barré a été résolu en solz.

+
+
+ Particularités +

Le Digeste consistant en une série ininterrompue des discours rapportés, nous avons + adopté un usage très minimaliste des guillemets. Tous les énoncés présentés comme + citations et introduites, donc, par un syntagme nominal est un verbum + dicendi ou scribendi ne comportent pas de guillemets et sont + signalés uniquement par l’emploi des deux points et d’une lettre majuscule au début de la + citation. Le texte présente souvent des traductions explicatives de termes ou + d’expressions techniques traduites en français ou bien copiées dans leur forme latine. + Dans ce cas, l’italique est employé uniquement lorsque le terme ou l’expression est en + latin, comme c’est le cas pour tout usage du latin dans le texte. Par contre, nous + n’utilisons jamais de guillemets pour encadrer la traduction explicative de ces termes, du + moment que celle-ci n’a pas toujours des limites claires et se confond souvent avec la + suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui admettent l’usage de guillemets – sous forme de + chevrons doubles – concernent les discours directs de deuxième degré, et donc les + citations emboîtées dans le discours rapporté principal.

+

La Traduction 2 se distingue des autres aussi pour la reprise, à + chaque alinéa, des premiers mots du texte latin. Ceux-ci suivent normalement un pied de + mouche et présentent une lettrine. Le texte critique est fidèle à cette présentation et + les édite en italique. En outre, il est intéressant de remarquer que plusieurs paragraphes + débutent par un E majuscule indiquant la conjonction et, alors que la + forme sans ‹-t› final est presque inexistante à l’intérieur du texte. L’emploi de ces E majuscules en correspondance d’une position hiérarchique plus + importante en fait donc des signes importants dans la structuration du texte de la part du + copiste : ils ont donc été conservés dans leur forme initiale.

+
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+ Apparat critique +

L’apparat critique de la Traduction 2 est un apparat positif à un + seul étage. Il rend compte de toutes les interventions que nous avons apportées au texte + et, dans certains cas, il aide la compréhension du texte grâce aux renvois à la version + latine ou à la Traduction 3.

+
+
+ +
+ [Liber secundus] +
+ [2.1.0. De iurisdictione] + + Le segonz livres de la jurisdicion à toz les juges. +

+ Ulpians dit : + Ius dicentis. + Li offices à celui qui dit droit est tres larges, quer il puet donner + possession de biens et metre en possession, et establir defendeeur as orfelins qui ne les + ont, et donner juges à cels qui pledent.

+

Jabolenus dit : + Cui + jurisdicio + jurisdictio + jurisdictio] jurisdicio ms.. Cil à qui jurisdicion est donnee, il semble + que les choses li sont otroiees sanz coi la jurisdicion ne puet estre maintenue.

+

Ulpians dit : Imperium. + Conmandemenz est ou purs ou meslez. Purs conmandemenz est avoir la + poesté de glaive à prendre venchance des mauvés hommes : et ce apele l’en poesté. + Conmandemenz meslez est quant il a jurisdicion, et ce est en donner possession de biens. + Et si est jurisdicion congiez de donner juge.

+

Ulpians dit : Iubere. + Comander que caution soit donnee par stipulacion et metre en possession apartient + plus à conmandement que à jurisdicion.

+

Julians dit : More. Il + a eissi esté ordené par les anciens que cil puisse demander jurisdicion, qui l’a par son + propre droit, et non pas par autrui benefice.

+

Paulus dit : Et quia. + Quant jurisdicion n’est pas donnee à aucun par le prince, ne la loi ne + li donne pas mes ele conferme la jurisdicion qui li est mandee. E por ce, se + cil qui manda jurisdicion muert ainz que cil à qui il la manda conmainst à user en, Labeo + dit que li mandemenz est failliz, autresi comme en autres causes.

+

Ulpians dit : Si quis. + Se aucuns corront par tricherie ce qui estoit proposé en blanc + La Traduction 3 (ms. F) donne : « en parchemin ou en autre matiere ». ou + en chartre, ou en autre matiere por cause de pardurable jurisdicion, et non pas + d’aventure, jugemenz de .v. cenz deniers d’or est donnez contre lui ; et cist jugemenz est + communs. ¶ + Servi. ¶ Li serf + est + et + + et] est ms. li enfant qui sont en baill sont + contenu par les paroles del banissement, mes li prevoz comprist tot ensemble. ¶ + E se aucuns le corront tantdis comme l’en le propose, les paroles del + banissement cesseront ; mes Pamponius dit que les paroles del banissement doivent + estre este(n) + estre + + estre] estre este(n) ms. dues à ce. ¶ + + In servos. ¶ Contre les sers que leur + seignor ne defendent pas, et de cels qui sont en trop grant povreté, doit li cors estre + tormentez. Mencion de tricherie est fete es paroles del banissement, + por ce que se aucuns le fet par ignorance ou par rudece ou par le conmandement au prevost + ou par cas d’aventure, il n’i est pas tenuz. E si est tenuz par le + banissement cil qui l’oste, jasoit ce que il ne le + corrent + corront + + corront] corrent ms. pas, et cil qui le fet + de ses mains et qui conmanda à autre que il le face. Mes se uns le fist sanz tricherie et + li autres li conmanda par tricherie, cil qui le conmanda i est tenuz. E se li uns et li + autres le fist par tricherie, il i sont ambedui tenu, quer se pluseur le + font ou corrumpent il i sont tuit tenu.

+

Gaius dit : Adeo. Si + que il ne soffit pas que li uns en suefre la paine.

+

Paulus dit : Si familia. + Se la mesniee à aucun corront ce qui est escrit, il n’est pas autresi comme en + larrecin, que action ne soit pas donnee contre les autres, se li sires en + vel + velt + velt] vel ms. .i. defendre et paier + autretant en son non comme .i. frans hom paiast, se il l’eust fet por ce par aventure, que + venchance est ci prise de la majesté au prevost qui est despite ; et l’en entent que ce + sont pluseur fet, autresi comme quant pluseur serf ont fet .i. tort fet ou .i. damage, + quer ce sont pluseur fet et non pas uns, si comme en larrecin ; et Octavenus dit que l’en + doit ci secorre au seigneur. Mes l’en puet dire que, se il porchacierent par tricherie que + .i. autres le corrompist, ce ne fu pas .i. conseill mes pluseurs.

+

Ulpians dit : + Qui jurisdicion. Cil qui a jurisdicion ne doit dire droit ne à lui ne à sa fame ne à ses + enfanz ne à cels que il a franchiz ne as autres que il a o lui.

+

Gaius dit : Si idem. + Se dui homme pledent ensemble par pluseurs actions de coi la quantité de chascune + soit tele que ele apartiegne bien à la jurisdicion au juge, mes quant eles sont totes + assemblees eles passent la quantité qui apartient à sa jurisdicion, il plot à Sabin et à + Cassi[us] et à Pele« Pegaso » dans le texte + latin. que l’en en puisse pledier par devant lui ; et ceste sentence est + confermee par les letres à l’empeeur Antonin. ¶ + Quid si mutue. ¶ E se chascuns a action contre l’autre et li uns demande meneur quantité et li autres graigneur, + cil qui demande la meneur doit pledier par devant cel meisme juge que il ne soit en la + volenté à la usaire de pledier par devant lui. ¶ + Si una. ¶ Se une action est commune à + pluseurs persones, si comme cele de partir choses communes ou de bonner chans, l’en + demande se totes les parties doivent estre regardees quant à la jurisdicion à celui qui + connoist de la cause. Et Offilius et Proculus + si cordent + s'acordent + + s’acordent] si cordent ms. + + quer + que + + que] quer ms. chascuns plede por sa + partie ou, se tote la chose doit estre regardee ensemble, por ce que tote la chose vient + en jugement et puet estre ajugiee à .i. E à ce s’acordent Cassius et Pegasus, et la leur + sentence est la plus provable.

+

Ulpians dit : + Magistratibus. Il ne loist pas as mestres des garnisons à tormenter sers, mes .i. petiz + chastiemenz ne leur est pas veez.

+

+ Si meismes dit : + + Cum cui + Eum cui + + Eum cui] Cum cui ms.. + Il covient que cil qui conmande à juger soit baillis. + Li bailli qui sont en aucune poesté, si comme li viscontes, li prevoz + ou li autre qui governent les contrees, ne pueent pas conmander que l’en juge au jor que + il doivent estre sanz baillie.

+

+ Il meismes dit : Est receptum. + Il a esté receu, et de cest droit usons nos, que se aucuns se + sormet + soumet + soumet] sormet ms. à la jurisdicion + de graigneur de lui ou d’egal, cil puet dire droit et por lui et contre lui.

+

+ Il meismes dit : Si per errorem. + Se uns prevoz est requis por .i. autre par erreur, ce qui + sera fet ne vaudra rien ; ne cil ne doit pas estre oïz, qui dit que les parties se + consentirent el prevost, quer si comme Julians escrist, cil ne se consentent pas qui font + par erreur, quer nule chose n’est si contrere + + à + à] om. ms. consentement comme erreur + qui descuevre foleur.

+

Il meismes dit : + Solet. + Li prevoz selt donner sa jurisdicion : ou il la donne donc tote, ou une partie ; et + cil à qui la jurisdiscion est donnee use de la poesté à celui qui li donna, et non pas de + la seue.

+

Il meismes : + + + Precor + Pretor + Pretor] Precor ms. Autresi comme li prevoz puet donner tote sa jurisdicion, la puet il + donner seur certaines persones ou à une cause tant seulement ; meesmement quant il a + droite acheson que il reçut devant la baillie.

+

Calistratus + dit : Si convenerit. Se il a esté mis en covenant que uns autres prevoz soit juges que cil qui + a la jurisdicion, et aucuns mue sa volenté ainz que l’en aille à lui, il n’est pas + contrainz de tenir soi à cele covenance.

+

Ulpians dit : + Cum quedam. Une pucele pleda par devant le juge desoz qui il estoit et fu condempnee, + et puis se maria à .i. homme qui estoit sozmis à la jurisdicion à .i. autre prevost : l’en + demandoit se la sentence au premier juge doit estre menee à execucion. E je dis que oïl, + por ce que la sentence avoit esté avant donnee. E se ce avenoit puis que li plez seroit + conmenciez et ainz que la sentence fust donnee, je quideroie ce meisme, et que li premiers juges peust donner sentence. ¶ + Quotiens. Totes les foiz que l’en demande de la quantité qui + apartient à jurisdicion, l’en doit prendre garde combien l’en demande, et non pas combien + l’en doit.

+

Paulus dit : + + Extra. + Se aucuns velt jugier hors del terreeur où il a sa jurisdicion, cil qui + n’obeïssent pas à lui n’en sofrerront ja paine. ¶ Autresi est il se il velt dire droit de + chose qui n’apartient pas à sa jurisdicion.

+
+
+ [2.2.0 Quod quisque iuris in alterum statuerit, ut ipse eodem iure utatur] Que chascun use en soi du droit que il establist contre + autre. +

Ulpians dit : Hoc edictum. + Cist banissemenz a tres grant loiauté, ne nus ne s’en doit endaignier par droit. + Qui se corrocera se li droiz que il dit à autres est diz à lui, ou cil que il fet dire ? ¶ + Qui magistratum. Qui a + baillie ou poesté, se il establist contre aucun aucune chose de novel droit, se ses + aversaires le requiert aucune foiz, l’en jugera contre lui de cel meisme droit, + sie + si + si] sie ms que il suefre que ce + vaille en sa persone qui li fu avis que estoit droiz en autrui persone. ¶ Hec autem. Nos + pernons + prenons + + prenons] pernons ms o effeut cez paroles : ce + que cil + establir a + establira + establira] establir a ms. qui + + a + a] om. ms. jurisdicion, et non pas + tant seulement a la letre. E por ce, se il volt establir aucune chose mes il li fu defendu + et por ce ses jugemenz n’ot pas force, cist banissemenz cesse, quer cist moz establi + senefie chose parfete et non pas cele qui n’est fors commenciee. E por ce, se aucuns dit + droit entre cels seur qui il n’a point de jurisdicion, ce ne vaille rien ; et por ce que + la sentence n’est nule, nos creons que cist banissemenz cesse, quer que puet + nuire li efforcemenz quant li torz fez n’a point deffent ?

+

Paulus dit : Hoc edicto. + La tricherie au juge doit estre punie par cest banissement, quer se droiz est + autrement que il ne deust par la folie à l’assesseur, ce ne doit pas nuire au bailli mes à + l’assesseur.

+

Ulpians dit : Si quis + iniqum + iniqu[u]m. + + Se aucuns empetre felon droit contre aucun, il doit user de celui + meisme contre soi se ce a esté fet par ses allegations ; et se ce ne fu par ses + allegations, il n’en est pas puniz. Mes se il empetra ou il a usé d’aucun droit ou il + empetra que il en usast, jasoit ce que il n’en a pas usé, il soit puniz par cest + banissement. ¶ + Si procurator. ¶ Se mes procurateurs l’a + empetré, l’en demande se je en userai. E Pomponius dit que je seus en userai, se je li + conmandai especialment ou je l’oi estable. Neporquant, se li defenderres ou li procurerres + à .i. orfelin ou à .i. forsené l’a empetré, il est puniz par cest banissement. E ce meisme + doit estre gardé contre le procurateur, se il fu fez procurateurs en sa chose. ¶ + + Hec pena. ¶ Ceste paine est establie + contre celui qui enchiet el banissement, non pas tant seulement par la requeste à celui + que il a grevé, mes à toz cels qui plederont à lui quant que ce soit. + Se cil por qui tu es pleges a empetré que nus deteurs n’use d’excepcion contre lui, et + aprés tu velz user d’excepcion en la cause en coi tu es pleges por lui, il ne covient que + tu ne + il + li + li] il ms. empetroiz ce. E se tu + suefres tort aucune foiz por ce que tes deteurs ne puet paier, mes tu es enchaez el + banissement, li deteurs usera d’excepcion et tu n’en useras pas, ne ta paine n’apartendra + pas au deteur ; et por ce, tu + n'avra + n'avras + n'avras] n'avra ms. pas action de + mandement. + Si filius. ¶ Se mes filz qui est en + baillie enchiet en cest banissement [...] + Saut du même au même, cf. Trad. 3, ms. F : « Se mes filz enchiet en cest + banissement, l’en demande se cist banissemenz a leu contre moi es actions que je vueil + movoir por lui, et ge croi que nenil, que ma condicion n’en soit + enpoiriee ». a lieu es actions que je muef en son non. E je croi que nenil, + que ma condicion n’en soit empoiriee. ¶ + Quod autem. ¶ Por ce que li prevoz dit + que il use de cel meisme droit, l’en demande se cele paine est envoiee à son oir. E + Julians escrist que action est vëee non pas tant seulement à lui, mes à son oir. ¶ + + Illud. ¶ Il escrit, et non pas sanz + reson, que il suefre paine non pas tant seulement es actions que il avoit lorsque il + enchaï el banissement, mes en celes qui li sont puis aquises. ¶ + Ex hac. ¶ Julians quide que ce qui a esté + paié ne puet pas estre demandé arriere par ceste cause, quer la cause naturel remaint, qui + defendroit que l’en ne demandast arriere.

+

Gaius dit : Illud. + Li prevoz escepte par droit, se aucuns n’a fet contre lui por ce que il avoit fet + aucune de cez choses, que li baillis n’enchiee en la paine de cest banissement quant il + s’entremet de defendre le, ou cil qui plede quant il en velt user del benefice.

+
+
+ [2.3.0 Si quis ius dicenti non obtemperaverit.] Se aucuns n’obeïst + à celui qui dit droit. +

Ulpians dit : Omnibus. + Il est otroié à toz baillis, solonc la droiture de leur poesté, que il defendent + lor jurisdicion par jugement de paine. ¶ + Is videtur. ¶ Il semble que cil n’a pas obeï au juge, qui n’a pas fet la derreniere chose qui li fu conmandee + par la jurisdicion, si comme se aucuns ne sofri pas que chose movable fust chalengiee + contre lui, et il soffri bien que ele en fu menee ou portee. E se il refusa les choses qui + vindrent aprés, il semble que il n’i obeï pas. ¶ Si procurateurs ou tes + defenderres ou tes procurerres n’obeïst au juge, il est puniz, non pas ses sires ou li + orfelins que il a en garde. Labeo dit que par cest banissement est + tenuz non pas tant seulement li defenderres qui n’obeïst au juge, mes li demanderres. ¶ + + Hoc judicium. ¶ Cist jugemenz n’est pas + donnez por les deperz mes tant comme la chose vaut, et por ce que il contient pure paine, + il n’est pas donnez aprés l’an ne contre l’oir.

+
+
+ [2.4.0 De in ius vocando.] D’apeler en droit. +

Paulus dit : In ius vocare. + + peler + Apeler + Apeler] peler ms. en droit est + apeler por cause d’esprover le droit.

+

Ulpians dit : In ius. + Il ne covient pas apeler en droit le conseillier ne le prevost ne les viscontes, ne + les autres baillis qui ont poesté et qui pueent chastier aucun, ne celui qui o commun + chevauche por la cause commune. E si ne doit pas estre apelez en droit cil qui espose + fame, ne cele qui se marie, ne juges tant comme il connoist d’aucune cause, ne cil de qui + chose aucuns maine caus[e] par devant le prevost, ne celui qui maine enfoïr aucun de sa + mesniee ou qui fet au mort ce que droiz est.

+

Calistratus dit : + [V]el qui cadaver. Ou celui qui convoie cors mort. E il semble que ce est + prové par l’escrit as sainz freres.

+

+ Ulpians dit : + Cuique. + + Ne + De + + De] Ne ms. cil que il covient par force aler + en aucun lieu por pledier ou estre en jugement en certain lieu, ne les forssenez ne les + enfanz. ¶ + + + Precor + Pretor + Pretor] Precor ms.. ¶ Li + prevoz dist : Nus n’apeaut en droit sanz mon otroi, son pere ne son patron ne sa patronne, + ne le pere ne les enfanz à son patron ou à sa patrone. ¶ + Hic parentes. Entent que il parole ci + autresi bien de la mere comme del pere. Mes l’en demande se ce doit estre entendu de toz + cels qui vienent en amontant. Li un dient que l’en apele peres jusqu’au tierz aiel : tuit + li autre sont + aplege + apelé + apelé] aplegé ms. Corr. d’après le lat. « superiores maiores dici ». graigneur ou + en ceiseur + enceiseur + enceiseur] en ceiseur ms.. Pomponius + raconte que eissi disoient li ancien, mes Gaius Cassius apele peres toz cels qui vienent + en amontant, et ce est plus honeste chose et est tenue par droit. ¶ E + Labeo dit que l’en doit tenir por peres cels qui estoient serf quant leur fill furent né. + E si comme Sevoirs disoit, ce ne doit pas estre entendu d’icels enfanz tant seulement qui + sont né de loial mariage, quer li filz qui est nez de porchaz n’apelera pas sa mere en + droit.

+

Paulus dit : Quia semper. + Quer la mere est toz jorz certaine, jasoit ce que cele a eu l’enfant de porchaz. + Cil est peres que li mariages mostre.

+

Il meismes dit : + Parentes. Nus ne puet apeler en droit son pere ne sa mere naturels, quer l’en doit garder à + toz peres et à totes meres une meisme reverence.

+

Il meismes dit : + Matris. + Il apelera en droit sanz nule paine le pere et la mere à son pere + adoptif, quer il ne li sont rien, quer il est del lignage à cels tant seulement de qui il + descendi.

+

Ulpians dit : + + Adaptivum + Adoptivum + Adoptivum] Adaptivum ms.. Aucuns ne puet pas apeler en droit son pere + adoptif tantdis comme il est en sa poesté ; et ce est plus por la droiture de la poesté + que por le conmandement au prevost, se ce n’est filz qui ait chatel conquis par + chevalerie, quer lors li est il otroié quant la cause est conneue. Mes son pere naturel ne + puet il pas apeler en droit tantdis comme il est en la mesniee adoptive. ¶ + + Patronum. ¶ Le patron, dit il, ou la + patrone : cil doivent estre tenu por patrons qui de servage le franchirent ; ou se il est + prononcié en jugement que il l’ait franchi, jasoit ce que ce n’est pas voir ; ou se il + jura que il + avoir + l'avoit + l'avoit] avoir ms. franchi, autresi + comme je ne seroie pas tenuz por patron se sentence en estoit donnee contre moi, ou se je + me merroie seur le serement à mon aversaire et il juroit que je ne le franchi pas. ¶ + + Sed si. ¶ Mes se je li fis fere serement + que il ne se marieroit, il m’apelera en droit sanz nule paine. E Celsus dit que en tel + homme que je ai franchi, la droiture ne trespase pas à mon fill tant comme je vif. Mes + Julians escrit le contrere, et pluseur loent la sentence Julian ; et solonc ce avendra il + que li patrons sera apelez en droit et ses filz n’i sera pas apelez, comme cil qui est + innocenz.

+

Paulus dit : Is quoque. + Cil qui franchist aucun por ce que il li fu enjoint ne doit pas estre + apelez en droit, jasoit ce que il i est apelez por franchir le.

+

Ulpians dit : + Sed si hac. + Més se je achatai .i. serf par tel covenant que je le franchisse, et il + vient à franchise par la constitucion à l’empereor Marc, por ce que je sui ses patrons, il + ne me porra pas apeler en droit. Mes se l’achatai de ses deniers et je ne li ai pas tenu + covenant, je ne serai pas tenuz por patron. ¶ + Prostituta. Se fame est + abandonne + abandonnee + abandonnee] abandonne ms. por vilain + gaaing contre la loi de la vente, cil qui la vendi sera ses patrons, + + se il + se il] om. ms. la vendi par tel + covenant que, se ele estoit + abandonne + abandonnee + abandonnee] abandonne ms. por vilan + gaaing, ele seroit franche. E se li venderres meismes qui escepta que main ne fust mise + seur lui l’abandonna por vilain gaing, por ce que ele est venue à franchise soz lui, ele + sera franche ; mes il n’est pas droiz que eneur l’en soit portee, si comme Marceaus dit. ¶ + + Patronum. ¶ Nos apelons patron neis se il + a en amenuisement de chief, ou se cil qui fu franchiz l’a eu ou il s’est donnez en + arrogation par barat, quer por ce que il celle sa condicion par ce que il se donne en + arrogacion, il ne semble pas que chose ait esté fete par coi soit naturelment frans. + Mes se il reçut la droiture de porter anel, je croi que il doit + porter reverence à ses patrons, jasoit ce que il a totes les droitures de naturel + franchise. Autre chose est se il est establiz à sa nacion, quer li princes le fet + naturelment franc. ¶ + Qui manumittitur. ¶ Cil qui est franchiz + par une assemblee ou par une cité apelera en droit chascun de cels de + l’assemblee, quer chascuns d’els ne le franchi pas. Mes il leur doit porter eneur si + communement que, se il velt pledier contre la chose commune de la cité ou contre + l’université, il doit demander pardon del banissement, jasoit ce que il i doie apeler + celui qui est establiz à pledier por la chose commune. ¶ + Liberos. ¶ Nos devons entendre par les + enfanz et par les peres au patron et à la patrone autresi bien les fames comme les hommes. + ¶ + Sed si per penam. ¶ Mes se li patrons est + alez hors del païs par paine d’essill, Pomponius croit que il a perdu l’eneur. Mes se il a + restitucion, li preuz de cest banissement li sera saus. ¶ + Parentes. ¶ Li + pereres + peres + peres] pere//res ms. au patron sont + escepté, neis li adoptif, tantdis comme l’adopcion dure. ¶ + Si filius.Se mes + filz est donnez en adopcion, cil que je ai franchi ne le porra pas apeler en droit, ne mon + neveu qui fu nez en la mesniee adoptive. Mes se mes filz est hors de ma poesté + + et + et] om. ms. prent .i. fill en + adopcion, cil niés me porra bien apeler en droit, quer il est estranges de moi. ¶ + + + Libros + Liberos. + Liberos] Libros ms. ¶ Nos + apelons enfanz, si comme Cassius dit, cels qui vienent en descendant jusque outre le tierz + neveu. ¶ + Si liberta. ¶ Se cele qui a esté franchie + a enfant de son patron qui li a fet force, ele et ses filz ne l’apeleront pas en droit. ¶ + + Sin autem. ¶ Se li enfant au patron [...] + Espace blanc d’une ligne et demie. La Trad. 3 (ms. F) + donne : « Mes se li enfant au patron ont acusé de crime celui que lor peres franchi, + ou il se sont efforcié de ramener le en servage, nule henneur ne li est + deue ». ou il le vouldrent ramener en servage, nule eneur ne leur est deue. + ¶ Li prevoz dist que nus n’apeaut en droit sanz mon + otroi. L’en le doit otroier se l’action ne donne male renommee ou se ele n’aporte honte, + quant l’en entret en cause le patron ou le pere ; et tot ce doit li prevoz fere quant il a + conneu la cause, quer si comme Pedius quide, en cause qui porte male renommee doit il + aucune foiz otroier que cil qui a esté franchiz apeaut en droit son patron, se il li a fet + tres grief tort fet ou il l’a batu. ¶ + Semper. ¶ Ceste eneur doit toz jorz estre + portee au patron ; et se li patrons est comme defenderres ou procurerres ou pledierres, + Pomponius escrit, et ce est voir, que il puet estre apelez en droit.

+

Paulus dit : + Quamvis. + Jasoit ce que li prevoz ne dit pas que il dorra jugement penable quant + la cause sera conneue, neporquant Labeo dit que la jurisdicion doit estre atrempee, si + comme se cil qui fu franchiz se repent et il quite l’action, ou se li patrons qui est + apelez en droit n’i vient pas, ou se ce ne fu pas malgré suen que il i fu apelez, jasoit + ce que les paroles del banissement ne le suefrent pas.

+

+ Ulpians dit : + Si libertus. + Se cil qui a esté franchiz apele en droit contre le banissement au + prevost le fill à son patron que li patrons a en sa poesté, l’en puet prover que, se li + peres n’est presenz, l’en doit secorre au fill qui est en sa poesté ; et action penable + seur le fet, ce est del deniers d’or, li apartient contre celui qui fu franchiz.

+

+ Modestins dit : + Generaliter. + Generalment nos ne poons pas apeler en droit sanz l’otroi + au prevost les persones à qui nos devons porter reverence.

+

+ Papinians dit : + Libertus. + Quant li patrons acuse celui que il a franchi, et cil requiert le + prevost de la contree por ce que il se velt defendre, il ne semble pas que il apeaut en + droit le patron qui est acuserres.

+

+ Paulus dit : + Libertus. + Cil qui fu franchiz bailla .i. libelle contre son patron, et ne cela + pas que il ne l’eust franchi : l’en demande se l’en rescrit à sa requeste, savoir mon se + la paine del banissement li est quitee. Je respon : je ne croi pas que li banissemenz au + prevost apartiegne à cest cas, quer il ne semble pas que cil qui baille libelle au prince + ou au prevost apeaut en droit son patron.

+

+ Il meismes dit : Quesitum. + L’en demande se cil qui a .i. orfelin en garde puet apeler en droit, + sanz l’otroi au prevost, sa patrone el non de l’orfelin.

+

+ Il meismes dit : + + Cum + Eum + Eum] Cum ms.. + Aucuns est contrainz d’amener avant celui por qui il donna caucion par + devant le juge. E cil qui pramist encor que il amerroit aucun avant, jasoit ce que il n’en + donna pas caucion par devant le juge, neporquant il est contrainz d’amener le avant.

+

+ Gaius dit : + Plerique. + Pluseur quiderent que il ne leust à apeler nul en droit hors de sa + meson, por ce que la meson à chascun est ses plus seurs refujemenz et ses + recez. E il semble que cil qui d’illeq l’apele en droit li fet force de issir en.

+

+ Paulus dit : + Satis. + Se est assez de sozmetre la à paine se il n’est defenduz et il se + celle, et il est certaine chose que ses aversaires est mis en possession de ses biens. Mes + se il est si que l’en puisse avenir à lui ou que l’en le puisse voier de lieu commun, + Julians dit que il puet par droit + apelez + apeler + apeler] apelez ms. en droit.

+

+ Gaius dit : Sed etiam. + Nus ne dote que il ne + loi + loist + loist] lois ms. bien à apeler le en + droit + + de + de] om. ms. vigne ou de son baing ou + del theatre.

+

+ Paulus dit : + Sed et is. + Cil qui est en sa meson puet aucune foiz estre apelez en droit ; + neporquant, nus ne doit estre trez de sa meson.

+

+ Gaius dit : + Neque. + Il n’est pas otroié à apeler en droit ne cels qui ont mains de .xiiii. + anz, ne les puceles qui sont sozmises à autrui droiture. ¶ + Qui in ius. ¶ Cil qui est apelez en droit + doit estre defenduz en .ii. cas : se aucuns defent sa persone, et se transaction est fete + de la chose quant il est venuz en droit.

+

+ Marcians dit : + Communis. + Jasoit ce que cil que pluseur ont franchi à pluseurs patrons, il doit + requerre au prevost que il li loise à apeler en droit .i. de ses patrons, que il n’enchiee + en la paine qui est establiee par le banissement au prevost.

+

+ Ulpians dit : + In eum. + Jugemenz de .xl. deniers d’or est donnez contre celui qui fera contre + cez choses, mes il n’est pas donnez à loier ne contre l’oir ne puis que li anz est passez.

+

+ Marcians « Modestinus + » dans le texte latin. dit : Si sine. + Se tel qui a esté franchiz apele son patron en droit sanz empetrer + pardon del banissement, se li patrons s’en plaint, il + paira + paiera + paiera] paira ms. la devant dite + paine de .xl. deniers d’or, ou il sera chastiez par le prevost de la cité, comme cil qui + ne fet pas ce que il deust se il est si povres que il n’a de coi paier la paine.

+
+
+ [2.5.0 Si quis in ius vocatus non ierit sive quis eum vocaverit, quem ex edicto non + debuerit.] Se aucuns qui est apelez en droit n’i va pas, et se aucuns + i apele celui qui est defenduz par le banissement. +

+ Ulpians dit : + Si quis in ius. + E aucuns qui est apelez en droit donne plege d’estre en jugement qui ne + soit pas sozmis à la jurisdicion au juge par devant qui il est apelez, il est autresi + comme se li pleges n’eust pas esté donnez, se il ne renonce especialment à son + previlege.

+

+ Paulus dit : + Et quacumque. + Por quelconques cause cil qui est apelez en droit doit venir par devant + le prevost ou par devant autres qui ont jurisdicion, l’en doit garder premierement se il + est de sa jurisdicion. ¶ + Si quis. ¶ Se aucuns est apelez en droit + por droite cause par devant juge avenant, il sera puniz par paine de chatel par la + jurisdicion au juge, mes l’en doit espernier à la rudece des hommes. ¶ Item. ¶ E se li aversaires ne pert rien en ce que cel + tens li prevoz quite la paine, si comme se il estoit jorz de foire.

+

+ Ulpians dit : + Cum quis. + Quant aucuns a pramis à estre en jugement ne il n’i a expoint de paine, + se il n’i est, il est verité que l’en puet pledier à lui por les deperz ; et + eissi escrit Celsus.

+
+
+ [2.6.0 In ius vocati ut eant aut satis vel cautum dent.] Que cil + qui sont apelé en droit doinsent caucion d’estre i. +

+ Paulus : + + Adicto + Edicto + Edicto] Adicto ms.. + Il est contenu el banissement que li pleges qui est donnez d’estre à + jugement soit donnez riches solonc la qualité de la chose, esceptees les persones + necessaires. Illeque conmande il que il soit pris quels que il soit, si comme por son pere + et por son patron.

+

+ Calistratus dit : Item. + E por la patrone et por ses enfanz, et por la fame au patron, et por sa + bru, quer lors est il conmandé que li pleges soit pris quels que il soit, et jugemenz de + .L. deniers d’or apartient + + à + à] om. ms. celui qui ne le recevra + por tant que il sache la liance des persones.

+

+ Paulus dit : + Quoniam. + Quer li pleges est tenuz por riche es persones necessaires.

+

+ Ulpians dit : + Qui duos. + Cil qui pramist por .ii. homes que il vendroient à jugement, se il en i + amaine l’un et l’autre non, il ne semble pas que il ait fet ce que il pramist, dés que il + n’en i amena pas l’un.

+
+
+ [2.7.0 Ne quis eum qui in ius vocabitur vi eximat.] Que nus ne + retiegne à for[ce] celui qui est apelez en droit. +

+ Ulpians dit : + Hoc edictum. + Li prevoz proposa cest banissement por refrener par poor de paine cels + qui retienent par force cels qui sont apelé en droit. E Pomponius + escrit que el non del serf qui ce fet en doit estre renduz jugemenz por le meffet au serf, + se il ne le fist par le seu son seigneur ; quer lors recevra li sires le jugement sanz abandonner le serf à soffrir la paine de son meffet. ¶ + Offilius. ¶ Offilus quide que cist + banissemenz n’ait pas lieu se la persone qui ne pot estre apelee en droit est retenue, si + comme li peres et li patrons et les autres persones. E il me semble que ceste sentence est + veraie et sanz dote, se cil meffet qui li apele, cil ne meffet pas qui le retient par + force.

+

+ Paulus dit : + Nam cum uterque. + Quer, por ce que li .i. et li autres fet contre le banissement, et cil + qui fu franchiz, qui apele en droit son patron, et cil qui retient par force le patron, + neporquant, cil qui fu franchiz a la poierre condicion, qui en semblable meffet est en + lieu de demandeeur. E ceste meisme loiauté est en celui qui estoit + apelez en droit en autre lieu que il ne devoit ; mes l’en puet dire plus forment que il ne + senble pas que cil soit retenuz par force, qui avoit droit que il ne fust pas apelez + illeq.

+

+ Ulpians dit : + Quod si quis. + Se aucuns retient par force le serf qui est apelez en droit, Pedius + quide que li banissemenz cesse, quer ce n’estoit pas persone qui deust estre apelee en + droit. Que sera ce donc ? Il covendra pledier por amener le avant. ¶ + Si quis. ¶ Se aucuns retient par force + celui qui est apelez par devant .i. petit juge, la paine de cest banissement cessera. ¶ + + Quod + precor + pretor + pretor] precor ms.. ¶ Ce que + li prevoz conmanda, que nus ne le retiegne par force ou par tricherie, la force i soffit, + jasoit ce que la tricherie cesse.

+

+ Paulus dit : + Sed eximendi. + Més la parole de retenir est general, si comme Pomponius dit, quer + sostrere est oster des mains par force, retenir est tolir en quelque maniere, si comme se + aucuns ne ravist pas aucun, mes il le fet demorer que il ne viegne en droit, si que li + tens de l’action passe ou que soit perdue par tens, il semble que il l’a retenu, jasoit ce + que il n’a pas retenu le cors. Mes se il le retint en aucun lieu si que il n’i pot aller, + il est tenuz par cez paroles. ¶ + Item. ¶ E se aucuns retint par force + celui qui à tort i estoit apelez, il est certaine chose que il est tenuz par cest + banissement. ¶ + + Precor + Pretor + Pretor] Precor ms.. ¶ Ne il + ne face pas par tricherie que il soit retenuz, quer ce puet estre fet sanz tricherie, si + comme quant l’en a droite cause de retenir le.

+

+ Ulpians dit : + Si per alium. + Se aucuns le retient par autre, il est tenuz par ceste clause, soit + presenz ou ne soit. ¶ + In eum. ¶ Action seur le fet est donnee + seur celui qui le retient par force en coi ce n’est pas contenu qui est en la verité, mes + tant comme li demanderres prise la chose de coi li plez est. Ce i est ajoint por mostrer + que neis se aucuns acuse faussement, neporquant il puet demander ceste paine. ¶ + + Docere. ¶ Cil qui demande doit prover que + par ceste retenue + est il est + est il + est il] est il est ms. avenu que + aucuns n’est pas venuz avant. E se il n’est pas por ce remés que il n’i soit venuz, la + paine cesse, quer les paroles doivent estre prises o leur force. ¶ + + Hoc judicium. ¶ Cist jugemenz est seur le + fet. E se pluseur i meffont, il est donnez contre chascun ; et por ce ne ramaint pas que + cil qui fu retenuz ne soit obligiez. Action en est donnee as oirs, se + li damages en est venuz à els ; ele ne sera pas donnee contre l’oir, ne puis que l’anz + sera passez.

+

+ Il meismes dit : + + Ss + Is + Is] Ss ms. qui debitorem. + Se cil qui retint par force .i. deteur que il n’alast à cort paie[r] la + dete, il ne delivre pas le deteur, quer il paie sa paine.

+
+
+ [2.8.0 Qui satisdare cogantur vel iurato promittant vel suae promissioni + committantur.] Liquel sont contraint de donner caucion, et liquel sont + creu par leur serement, et liquel sont amis à lor profession. +

+ Paulus « Gaius »  + dans le texte latin. dit : + + Patisclatio + Satisdatio + Satisdatio] Patisclatio ms.. + Plevine que l’en apele satisdacion est autresi apelee comme + satisfaction, quer autresi comme nos disons que nos fesons satisfaction à celui à qui nos + aemplissons sa volenté, disons nos que nos donnons assez à nostre aversaire quant nos li + donnons plege por ce que il nos demandoit qui pramet que il paiera por nos, et le fesons + seür par ce.

+

+ Ulpians dit : + Fideiussor. + Il est conmandé que li pleges qui est donnez d’estre à droit [...] La Trad. 3 (ms. F) donne : « Li prevolz dist : Se aucuns + apele en droit son patron ou sa patronne ou lor peres ou lor enfanz, ou celui que ses + patrons a en sa poesté, ou la feme son patron ou le mari à sa patronne, l’en doit + prendre tel plege comme il porront doner d’estre à droit ». riches non pas + tant seulement de chatel mes par ce que il puet legierement estre trez en cause. ¶ + + Si quis hiis. ¶ Se aucuns a donné pleges + d’estre à droit as persones qui ne pueent ester en jugement, por nient les a donnez. ¶ + + + + Precor + Pretor + Pretor] Precor ms.. ¶ Li + prevoz dist : Se aucuns apele en droit son pere ou son patron ou sa patrone ou leur enfanz + ou leur peres ou cels que li patrons a en sa poesté, ou sa fame ou sa bru, + quer plege que il doignent d’estre à droit, il soit receuz. ¶ + Quod ait. ¶ Ce que li prevoz dist ou ses + enfanz, ce entendons des enfanz qui descendent de par fames. E nos dorrons au pere cest + benefice, non pas tant seulement se il est de sa droiture, mes se il est en la poesté + d’aucun. E ce escrit Pomponius. E li filz puet estre fez pleges por son + pere, neis se il est en la poesté d’autrui ; nos entendons par la bru, la fame au + neu + neveu + neveu] neu ms. et as autres qui + vienent aprés. Ce que li prevoz dist, que li pleges soit pris quels que il soit, doit + estre entendu de la richece, quer il doit estre pris, jasoit ce il ne soit pas riches. ¶ + + In fideiussorem. ¶ Contre le plege qui a + plevi aucun d’estre à droit donne li prevoz action de tant comme la chose vaut. E voions + se ce contient verité ou la quantité. E il est mielz que li pleges soit tenuz en la veraie + quantité, se il ne fu pleges por certaine quantité.

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+ Gaius dit : + Sive. + Se l’action est ou por le double ou por les trois doubles ou por les + quatre, nos disons que li pleges est tenuz en totes manieres por tant comme l’en entent + que la chose vaut.

+

+ Paulus dit : + Si decesserit. + Se cil muert, qui donna plege d’estre à droit, li prevoz ne doit pas + conmander que li pleges l’amaint avant. E se il le conmande par ignorance, ou il muert + puis son conmandement devant le jor que il doit estre amenez avant ou il pert la cité, l’en en puet pledier profitablement.

+

+ Paulus«  Gaius » + dans le texte latin. dit : Si vero. + Se aucuns + + qui + qui] om. ms. est pleges por .i. qui + est condampnez muert ou il pert la cité de Romme, por ce ne remaint pas que l’en ne plede + à son plege. ¶ + Qui pro rei. ¶ Cil qui ne prent plege + apertement riche solonc la qualité de la chose ou se l’en dote de la richece, cil qui le + prent en plege d’estre à droit quant il est tenuz por riche, action de tort fet puet estre + meue contre lui, quer li torz n’est pas fez à celui tant seulement qui velt donner assez + buen plege quant l’en le refuse, mes li pleges que il ne velt prendre se puet plaindre del + tort fet qui li est fez.

+

+ Paulus dit : + + Quociens + Quotiens + Quotiens] Quociens ms.. + Totes les foiz que caucion ou pleges a esté donnez par aucun nice, il + ne semble pas que il soit donnez.

+

+ Ulpians dit : + Si fideiussor. + Se l’en ne dit pas que pleges ne soit covenables mes que il a excepcion + de cort, et cil qui demande plege dote que il n’use d'excepcion de cort, il covient voier + comment il en doit estre, et si comme Pomponius raconte el livre des + Epistres et Marceaus el tierz livre des Questions, li empereres + Pius escrist à Cornil que li demanderres puet bien refuser tel plege, mes seurté ne li + puet estre donnee en autre maniere. Li pleges doit prametre que il n’usera pas d’excepcion + de cort se il est trez en cause por la plevine. ¶ + Si necessaria. ¶ Se il est besoinz de + donner caucion, et cil qui la doit donner ne puet pas legierement donner la + illeques où il est trez en cause, il puet estre oïz se il est apareilliez de donner + caucion en une autre cité de cele meisme contree. ¶ Se la caucion est à + donner de sa volenté, il n’est pas envoiez à autre lieu, quer il ne fist pas bien qui se + mist en besoing de donner caucion. ¶ + Si satis datum. ¶ Se caucion n’est donnee + por chose movable, et la persone est sopeçonneuse à qui l’en la demande, la chose doit + estre mise en garde par devant le juge, se il plest au juge, jusqu’à tant que caucion soit + donnee ou que li plez soit menez a fin.

+

+ Paulus dit : + De die. + Cil qui pledent se seulent acorder à metre jor en leur covenances. E se + il ne s’acordent, Pedius quide que il soit en la poesté à celui à qui la chose est + covenanciee, mes que li juges i establisse atrempee espace. ¶ + Qui mulierem. ¶ Qui amaine fame por + plevir, il ne semble pas que il doinst caucion, ne chevaliers, ne cil qui a mains de .xxv. + anz n’i doit estre receuz se cez persones ne plevissent en leur chose, si comme por leur + procurateur. ¶ Quidam. ¶ Li un dient que + se [...] Cf. Trad. 3 : « Li un dient que se l’en demande + au mari .i. champ qui soit del mariage sa feme, la feme puet estre plege en sa + chose ». Le texte latin donne : « Quidam etiam, si a marito fundus dotalis petatur, in + rem suam fideiussuram mulierem ». .i. chanz qui est donnez au mari, la + fame plevira bien en sa chose. ¶ + Si servus. ¶ Se sers plevist, qui avant + que li jugemenz fust receuz fu pleges de paier la chose jugiee, l’en doit secorre au + demandeeur que caucion soit donnee derechief ; à celui qui a mains de .xxv. anz doit l’en + secorre à fame par aventure, por leur non savoir. ¶ + Si fideiussor. ¶ Se cil qui fu pleges de + paier la chose jugiee est oirs à celui à qui il fu bailliez en plege, l’en li doit donner + plege tot de novel. ¶ + Tutor. ¶ Li defenderres et li procurerres + doivent estre mis en garde tant que il doignent caucion que la chose à l’orfelin sera + sauve, quer la caucion est necessaire. E cil à qui usuaires est donnez doit donner caucion + de rendre au seigneur la proprieté. E cil à qui lés est lessiez doit donner caucion de + rendre le lés se li heritages est toluz à l’oir et que que il a plus receu que la loi qui + retaille les lés ne puet soffrir. E li oirs doit estre oïz que il soit envoiez à la + garnison por donner caucion des lés. E se cil à qui .i. lés fu lessiez est ja mis en + possession et il demora par l’oir que il ne donna caucion, se li oirs requiert que il se + departe de la possession, et cil dit que il est apareilliez de donner caucion par devant + la garnison, il + le + ne + ne] le ms. doit pas empetrer le. Mes + il sera autrement se il fu mis en possession sanz la corpe ou sanz la tricherie à l’oir. ¶ + + Iubetur. ¶ Se cil qui pooit donner pleges + à Romme les velt donner à .i. chatel, il est conmandé que il face serement de verité que + il ne le fet pas por travaillier son aversaire ; mes cist seremenz de verité est pardonnez + à aucun, si comme as peres et as patrons. E cil qui est envoiez au chatel doit jurer que + il ne puet pas donner pleges à Romme, mes il les puet bien donner là où il + requiert que il soit envoiez et que il le fet sanz cause de grever son aversaire, quer il + ne doit pas estre contrainz de jurer que il ne les puet pas donner ailleurs que illeq, + quer se il ne les puet donner à Romme et il les puet donner en pluseurs autres lieus, + eissi seroit il contrainz de parjurer soi. Ce sera empetré quant l’en + verra que il i avra droite cause ; quer se il ne vout donner la caucion tant comme il + estoit el chatel, il ne doit pas empetrer en cest cas, por ce que il demora par lui que il + ne donna caucion là où il velt aler.

+

+ Paulus«  Gaius » + dans le texte latin. dit : Arbitrio. + Quant arbitre sont establi par devant qui plege doivent estre prové, se + il semble as parties que il jugent malement, il loist à apeler d’els autresi comme de + juges.

+

+ Paulus dit : + Si arbitrio. + Se plege sont loé par le jugement d’arbitres por ce que plege doivent + toz jorz estre tenu por riches, se il ne le sont, plainte en puet estre aportee par devant + le juge avenant. ¶ Qui ex causa. ¶ Cil + qui por aucune cause blasme, e par moult meilleur reson se il prist pleges par sa volenté, + il s’en doit tenir apaié. E se li plege vienent puis à grant povreté quant la cause sera + connue, il covendra donner pleges tot de novel.

+

+ Ulpians dit : + Iulianus. + Julians dit : Se je te conmandai que tu demandasses .i. champ, et ainz + que je te le conmandasse tu avoies pris pleges et le voloies demander et tu + conmences puis à pledier en par mon conmandement, li plege que tu en preis i sont + tenu.

+

+ Il meismes dit : Inter. + Tuit s’acordent que cil qui est fez oirs soz condicion et porsiet + l’eritage doit donner caucion à celui qui est establiz à estre oirs aprés lui de rendre + l’eritage se la condicion faut, et cil qui est establiz à estre oirs aprés lui puet + demander l’eritage. E se il gaaigne, la paine qui fu mise en la stipulacion est commise, + quer li prevoz selt conmander por aucune cause que paine soit mise ainz que la condicion + aviegne et ainz que li jorz soit venuz de demander l’eritage.

+

+ Il meismes dit : Si filius. + Se li filz qui est en baill defent + sont + son + son] sont ms. pere qui n’est pas + presenz, je demant se il doit donner caucion de paier ce qui sera jugié. E Paulus respont + que cil qui defent celui qui n’est pas presenz, neis se il est ses filz ou ses peres, il + doit donner caucion au demandeeur solonc la forme del banissement.

+

+ Marcians dit : + Sciendum. + L’en doit savoir que cil qui porsient choses qui ne sont pas movables + ne sont pas contraint de donner caucion. L’en doit apeler porseeur + celui qui en champ ou en cité porsiet chose de terre, ou tote ou en partie. E si entent + l’en que cil est porseerres, qui tient .i. champ à fieu ferme. Autresi est cil qui a la + seule proprieté. Mes Ulpians escrit que cil n’est pas porseerres, qui a l’usuaire de la + chose tant seulement. ¶ + Creditor. ¶ Li creanciers + qui tient une chose en gage n’est pas porseerres, jasoit ce que il en a la possession + comme baillie à lui ou prestee au deteur. ¶ + Si fundus. ¶ Se uns chans est donnez en + doere, l’en entent que li mariz et la fame sont + porseeeur + porseeur + porseeur] porseeeur ms. por la + possion + possession + possession] possion ms. que il en + ont. Il est autrement de celui qui a action personel à demander le + champ. + Tutores. ¶ Cil qui ont orfelins en garde + sont tenu comme porseeur, qui que porsiee, ou il meismes ou li orfelin. E se uns des + defendeeurs porsiet, ce meisme dira l’en. ¶ + Si fundum. ¶ Se tu me demandes le champ + que je porseoie, et je apelai por ce que sentence fu donnee por toi, l’en demande se je + sui porseerres de cel champ. E l’en dira par droit que oïl, quer por chose qui ait esté + fete ne remaint pas que je ne porsiee, ne l’en ne fet pas force en ce que la possession me + puet estre tolue. ¶ + Possessor. Se l’en dote se aucuns est + porseerres ou non, l’en doit regarder au tens que la caucion fu donnee, quer autresi comme + il nuist rien à celui qui aprés la caucion vendi, la possession ne vaut il rien à celui + qui aprés la caucion conmence à porsoier.

+

+ Paulus dit : + Qui iurato. + Cil qui pramist par son serement que il sera à droit, il ne semble pas + que il soit parjures se il lesse à estre i por cause qui soit otroiee.

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+ [2.9.0 Si ex noxali causa agatur, quemadmodum caveatur.] D’actions + por meffez as sers et comment caution i est donnee. +

+ Ulpians dit : + Si quis eum. + Se aucuns a pramis que il avra à droit le serf contre qui l’en a action + por son meffet, li prevoz dit que il le doit amener en cele meisme cause en + coi il estoit lors, jusqu’à tant que li jugemenz soit receuz. Voions + que est à dire en cele meisme cause. E je croi que il est en cele meisme cause tant comme + la droiture son aversaire + n'es + n'est + n'est] n'es ms. pas piere à pledier + à lui. ¶ Si desinat. ¶ Se il lesse à + estre sers à celui qui l’a pramis, ou l’accion est perdue, Labeo dit que il ne semble pas + que il soit en cele meisme cause. Ou se cil qui estoit en aaisié lieu à pledier conmence à + estre en plus fort lieu, ou se la persone est muee, se il est donc venduz à tel qui ne + puet estre trez en cause en la cort donc + cil est cil + cil est + cil est] cil est cil ms. qui pramist + que il l’avroit à droit, ou il est donnez à .i. plus puissant homme, il dit que il ne + semble pas que il soit en cele meisme cause. Mes se il est abandonnez por son meffet, + Offilius quide que il soit amenez en cele meisme cause, quer par l’abandonnement est ostee + as autres l’action del meffet.

+

+ Paulus dit : + Sed alio. + Més nos usons d’autre droit, quer por les cause qui furent devant n’est + pas delivrez cil qui est abandonnez por son meffet, quer li meffez ensuit le serf autresi + comme se il fust venduz. ¶ + Si absens. ¶ Se li serf n’est pas + presenz, por qui meffet action apartient à aucun, se ses sires ne nie pas que il ne soit + en sa poesté, il doit estre contrainz ou de pramestre que il avra à droit ou de recevoir + le jugement. E se il ne le velt defendre, il doit donner caucion que il l’amerra avant dés + que il porra plus tost. ¶ Se il nie faussement que il n’est pas en sa + poesté, il recevra jugement sanz abandonner le + sef + serf + serf] sef ms.. E autresi, escrit + Julians, se il a fet par tricherie que il ne soit en sa poesté. ¶ + Sed et si servus. ¶ Mé[s] se li sers est + presenz et li sires est hors del païs, ne nus ne defent le serf, li sers doit estre amenez + par le conmandement au prevost. Mes quant la cause sera conneue, la defense sera aprés + donnee au seigneur, si comme Pomponius et Vindius escrivent, ne ce que il estoit hors ne + li nuist rien. L’action doit donc estre rendue au demandeeur, qui estoit perdue, por ce + que li sers avoit conmencié à estre en ses biens.

+

+ Ulpians dit : + Si cum usufructuario. + Se l’en plede por le meffet à .i. serf o celui qui en a l’usuaire et il + ne le defent pas, li chalengemenz de l’usuaire li est veez par le prevost.

+

+ Gaius dit : + Si cum uno. + Se l’en plede o .i. des seigneurs por le meffet à leur serf, l’en + demande se il le doit tot defendre. E Sabins dit que nenil, quer cil doit defendre tot + l'omme qui a besoing de defendre le tot, ne il n’est pas oïz se il + + [est] + est] om. ms.apareilliez de defendre + le en partie.

+

+ Ulpians dit : + Si servum. + Se aucuns a pramis à amener avant .i. serf en cele meisme cause, et il + est frans quant il l’amaine avant, se li plez est contre lui d’actions capitals ou de torz + fez, il n’est pas à droit amenez avant, quer amende de tort fet est prise de serf par + torment et par batement ; et autrement est venchance prise de celui qui a + esté franchiz ou condempnemenz de deniers. Mes en tant comme il apartient as autres causes + qui sont mues por les meffez as sers, il semble que il soit venuz en meilleur cause.

+

+ Paulus dit : + Sed si statu. + Més se l’en a pramis amener avant celui qui est en estat de franchise, + il semble que il l’amaine avant en cele meisme cause, jasoit ce que il est frans quant il + li amaine, quer li cas de la franchise fu + entenduduz + entenduz + entenduz] entenduduzms. en la + pramesse.

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+
+ [2.10.0 De eo per quem factum erit quominus quis in iudicio sistat.] De celui par qui il sera fet que aucuns ne viegne à + jugement. +

+ Ulpians dit : + Equissimum. + Il fu avis au prevost que ce estoit droiz que la tricherie à celui soit + refrenee qui empeeche que aucuns ne soit amenez en jugement. ¶ + Fecisse. ¶ L’en entent que par tricherie + fist non pas tant + seuelement + seulement + seulement] seuelement ms. cil qui + retint aucun à ses mains ou par sa gent, mes cil qui pria autres que il le retenissent ou + menassent ailleurs si que il ne peust estre menez à jugement comment que il le feissent, + ou à escient ou par ignorance. Nos entendons eissi tricherie : se + aucuns venoit à jugement et .i. autres li denonça aucune triste chose par coi il covint + que il ne venist pas à jugement, cil est tenuz par cest banissement, jasoit ce que aucun + quident que cil doie estre blasmez de ce que il le crut. ¶ + Si reus. + ¶ Se li defenderres ne vient pas à droit par la tricherie au demandeeur, li + defenderres n’avra pas contre lui action de cest banissement, quer il se puet bien tenir + apaié de l’excepcion que il a se il plede à lui por la paine, por ce que il ne vint pas à + jugement. Il est autrement se il fu empeechiez par autre, quer il merra l’action qui est + proposee contre lui. Se pluseur le font par tricherie, il i sont tuit + tenu. Mes se li uns paie la paine, li autre sont delivre dés que il n’i a rien perdu. + En nom de serf puet l’en pledier por ceste cause par le jugement des + mesfez as sers ; et à ce s’assentent tuit. Ceste action est donné à + l’oir, mes ce n’est pas + autre + outre + outre] autre ms. Corr. d’après le texte latin + « ultra annum ». l’an. Je croi que ceste action doit estre donnee contre + l’oir, si que li oirs ne gaaint pas par la tricherie au mort.

+

+ Paulus dit : + Si actoris. + Se li sers à celui qui me demande fet par tricherie que je ne viegne + pas à jugement, et ses sires le set et il ne li defent pas quant il le puet defendre, + Offilius dit que excepcion me doit estre donnee contre le seigneur, que li sires ne gaaint + en la tricherie au serf. E se li sers le fet sanz la volenté au seignor, Sabins dit que + action doit estre donnee por le meffet au serf, ne li fez au serf ne doit pas nuire au + seigneur, fors en tant que il le pert, jasoit ce que il n’i a rien meffet.

+

Ex hoc. Action seur le fet + apartient par cest banissement contre celui qui a fet par tricherie que + aucuns qui est apelez en droit + n + n'i + n'i] n ms. vient pas, et ce est por + tant comme li demanderres eust de preu se il i fust venuz. E en cest jugement est amené se + li demanderres a perdu aucune chose, si comme se li defenderres aquiert par atente la + seignorie de la chose, ou il est delivrez de l’action. Mes se cil qui + fet par tricherie que aucuns ne vient pas à jugement n’a de coi paier, il sera droiz que + action de marcheandise apartiegne contre le defendeeur, que il ne gaaint por autrui + tricherie, et que li demanderres n’i ait damage. ¶ Sed et si. Mé[s] se cil à qui la paine fu pramise + fu empeechiez par la tricherie Tyce et cil qui la pramist par la tricherie Meve que il ne + vienent à jugement, li uns et li autres pledera par action seur le fet contre celui par + qui tricherie il fu empeechiez que il ne fust à jugement. Mes se li uns + fu empeechiez par la tricherie à l’autre, li prevoz ne devra secorre ne à l’un ne à + l’autre, quer la tricherie sera contrepesee de chascune part. ¶ + Si a fideiussore. ¶ Se je ai mis en + covenant à .i. plege que il me paiera .L. solz, se cil por qui il est pleges ne vient à + jugement à qui je vuill demander .c. livres, et il avient par la tricherie Semprone que + cil ne vient pas à jugement, je plederai à Semprone por .c. livres, quer tant apert il que + je i oi de damage, quer se il fust venuz à jugement, action n’apartenoit + contre lui ou contre son oir por .c. livres, jasoit ce que li pleges me pramist meneur + paine.

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+
+ [2.11.0 Si quis cautionibus in iudicio sistendi causa factis non obtemperaverit.] Se aucuns n’obeïst as caucions que il donna d’estre à droit. +

+ Gaius«  Paulus » + dans le texte latin. dit : Vicena. + Li prevoz conmande que .xx. mile pas soient conté à chascun jor, sanz + le jor qui est establiz en coi il covient que en soit à jugement, quer tiels contes d’erre + n’est greveus ne à l’une partie ne à l’autre.

+

+ Ulpians dit : + Non exigimus. + Se aucuns a pramis que il amerra le defendeeur à jugement, nos ne + demandons pas la paine se transaction a esté fete de la besoigne. Mes il est eissi se la + transaction a esté fete ainz que il covenist que il fust amenez à jugement, quer se la + transaction fu puis fete, excepcion de tricherie doit estre opposee. Quer qui se + travailleroit à pledier por la paine puis que la besoigne est finee par transaction ? Quer + aucuns quide que excepcion de transaction nuise autresi comme se transaction estoit fete + de la paine, se li contreres n’a esté mis especialment en covenant. ¶ + Si quis municipalis. ¶ Se aucuns qui soit + en garnison por soudees est empeechiez sanz sa tricherie que il ne vient pas à jugement + solonc sa pramesse, il est droiz que excepcion li soit donnee. E + autresi, se il est demandez à testemoine et il n’i puet venir, l’en le doit + secorre. ¶ + Si quis iudicio. ¶ Se aucuns a pramis que + il sera à jugement et il est empeechiez par maladie ou par tampeste ou par force d’eaue si + que il n’i puet estre, l’en li aide par excepcion. E ce n’est pas torz, quer en tel + pramesse il covient que il soit presenz : comment porra donc estre presenz cil qui est + empeechiez par maladie ? E por ce la loi des .xii. tables conmande que, se li juges ou li + quels que soit des pledeeurs est empeechiez nuisant maladie, li jorz soit porloigniez. ¶ + + Si non propter. ¶ Se fame ne vient pas à + jugement et ce n’est pas par maladie mes por ce que ele + + est + est] om. ms. grosse d’enfant, Labeo + dit que exception li doit estre donnee. Mes quant ele a enfant et ele gist de gesine, l’en + doit dire que ele est autresi comme empeechiee par maladie. Autresi est + il se aucuns conmence à estre forsenez, quer cil qui est empeeschiez par forsenerie est + empeechiez par maladie. ¶ + Quod diximus. Ce que nos deismes, que + l’en secort à celui qui est empeechiez par tampeste ou par force d’eaue que il ne vient + pas à jugement, doit estre entendu quel tampeste que ce soit, ou de mer ou de terre. E nos + devons entendre tel tampeste qui toille à errer ou à nagier. Force + d’eaue puet estre neis sanz tampeste. Nos entendons force d’eaue se la grandeur de l’eaue fet l’empeechement, ou se li ponz est depechiez, ou se il n’i a nule nef. + Neporquant, se aucuns se peust estre gardez d’enchaier en la tempeste + ou en la force de l’eaue se il se fust enceis mis à la voie et il fust passez en tens + covenable et il estreça si le tens, li doit valoir cele excepcion ? Ce covendra il jugier + quant la cause sera conneue, quer il ne doit pas estre si estrainz que l’en li puisse + dire : « Porcoi ne te meis tu à la voie molt ainz que li jors venist ? ». Ne l’en ne li + doit pas trop otroier que il traie en cause la tampeste ou la force l’eaue se il i a de + coi il doie estre blasmez. Quer se + acuns + aucuns + aucuns] acuns ms. estoit à Romme el + tens que il avoit pramis que il seroit à droit et il ala en .i. chatel sanz nul besoing + por joer soi, ja n’est il pas dignes que ceste excepcion li vaille. Ou se il ot tampeste + en la mer et il i peust bien estre alez par terre, l’en doit autresi dire que excepcion + + ne + ne] om. ms. li doit pas valoir se li + tens n’estoit si estreciez que il n’i peust pas estre venuz par terre. Mes + + se + se] om. ms. une eaue est si creue + que ele a empli tot le lieu où il devoit estre à droit, ou aucune meschance d’aventure a + destruit tot le lieu, ou se cil qui i venoit n’i pooit estre sanz perill, excepcion li est + donnee par bien et par loiauté. E autresi à celui qui fu retenuz par + justice quant il venoit à jugement, se il fu retenuz sanz sa tricherie. Quer se il le porchaça où il en donna cause, ceste excepcion ne li vaudra + pas, mes à celui nuira sa tricherie qui fist que il fust retenuz. Mes se .i. hom qui n’a + point de justise le retint, ceste excepcion ne li vaudra en nule maniere.

+

+ Paulus dit : + Sed actio. + Més action li est donnee contre celui qui le detint por tant comme il i + a de damage.

+

+ Ulpians dit : + Sed et si quis. + Més se aucuns estoit avant condempnez de chose capital, si que il ne + pot venir à jugement, l’en li pardonne par droit. ¶ Nos devons entendre + condempné de chose capital se il est puniz par mort ou par essill. Aucuns dira : « Que + vaudra donc + cestel + ceste + ceste] cestel ms. excepcion à celui + qui est dampnez ? ». Mes l’en respondra : « Ele sera necessaire à ses pleges. E se il ala + en essill sauve la droiture de revenir en la cité, ceste excepcion vaudra à son + defendeeur ». E l’en doit savoir que cil qui ne vint pas à jugement por + ce que il est pris et acusez, il est en tel cause que il ne puisse pas user d’excepcion, + quer ele est donnee à celui qui est dampnez. Mes se aucuns ne vient pas à jugement por ce + que il est en lieus ou en garde de chevaliers, il sera en tel cause que il use + d’excepcion. ¶ + Preterea. ¶ E se aucuns n’i vient pas por + ce que il est empeechiez par la mort à aucun de sa mesniee, excepcion li doit estre donnee. ¶ + Idem.E se aucuns est + el servage à ses anemis et il lesse por ce avenir à jugement, excepcion li doit aidier. + L’en demande se il puet estre mis en covenant que, se aucuns pramet à venir en jugement et + il [n’i] vient pas, il ne puisse avoir nule excepcion. E Atillicinus dist que ceste + covenance ne vaut rien, mes je croi que ele vaut se les causes des excepcions sont + expresses especialment, et cil qui pramist à estre à jugement les renonça de son gré. + E encor demande l’en se aucuns ne devoit pas donner caucion d’estre à + jugement et il l’a donnez, savoir mon se excepcion doit estre donnee à ses pleges. E je + croi que il a difference se il le fist par erreur ou par covenant. Se il le fist par + erreur, excepcion doit estre donnee as pleges. Se ce fu par covenant, el ne li doit pas + estre donnee, quer Julians escrit : « Se l’en a pris d’estre à droit plus que ce qui est + establi, excepcion doit estre donnee ». E se la pramesse de si grant somme est fete par + covenant, Julians dit que l’excepcion sera quassee par replicacion del covenant.

+

+ Paulus dit : + Si duo. + Se dui sont à qui une chose est deue et li deteurs pramet par paine à + estre à jugement, et li .i. d’els l’empeeche, excepcion li doit estre donnee contre + l’autre se il sont compaignon, que la tricherie ne li vaille por la + compaignie. ¶ + Idem. ¶ Autresi est il se dui ont pramis + une chose et li uns ne vient pas à jugement, ainz despit la pramesse que il fist d’estre à + droit, et li demanderres demande à l’autre la chose et à celui la paine de ce que il n’est + venuz à jugement, il sera mis arriere par exception. ¶ + + + Eque + Seque + Eque] Seque ms.. ¶ Se li + peres a fet la pramesse d’estre à jugement por le marchié au fill et li demanderres plede + puis au fill por la chose, il sera mis arriere par excepcion. Se il plede au pere por sa + pramesse, il sera autrement. Autresi sera il se li filz a fet la pramesse et li + demanderres plede au pere por le chatel au fill.

+

+ Gaius dit : + Si is qui. + Se cil qui donna plege d’estre à jugement n’i fu pas por ce que il + estoit hors del païs por la cause de la chose commune, ce seroit torz que li pleges fust + obligiez par necessité d’estre à jugement, quer cil peust franchement refuser à estre + i.

+

+ Paulus dit : + Si quis servum. + Se aucuns pramet que .i. sers sera à jugement ou .i. autres qui est en + autrui poesté, il use d’iceles meismes excepcions de coi il usast se il eust pramis por + .i. franc homme ou por .i. qui fust hors de baill, fors en tant que cist ne pueent estre + hors del païs por la cause de la chose commune. E por ce + que que + que + que] que que ms. totes les autres + excepcions fors ceste sont communes, eles aient lieu en franc homme et en serf.

+

+ Gaius dit : + Et si post tres. + E se cil qui pramist à estre à jugement fet que l’en + puisse pledier à lui trois jorz aprés ou .v. ou plus, ne la droiture au demandeeur n’est + pas empoiriee por la demeure, l’en puet dire que il doit estre defenduz par excepcion.

+

+ Ulpians dit : + Si seruus. + Se sers pramet que il sera en jugement, la paine est commise ne contre + lui ne contre ses pleges ¶ + Si plurium. ¶ Se aucuns a pramis el non de + pluseurs sers que il seront à jugement, Labeo dit que la paine est commise tot entierement + se li uns n’i est, quer verité est que il n’ont pas tuit esté à jugement. ¶ Mes se la + paine est offerte por l’avenant à celui qui n’i a pas esté, cil qui est trez en cause por + cele covenance usera d’excepcion de tricherie.

+

+ Paulus dit : + Si eum. + Se je pramet que cil sera à jugement que l’en disoit qui estoit ja + delivrez par tens, por ce par aventure que il n’estoit ja pas tenuz par action, action + doit estre donnee contre moi, ou que je l’amaine avant, ou que le defende tant que la + verité soit enquise. ¶ + Homo. ¶ Cil que l’en avoit pramis à avoir + à jugement peri devant le jor par la tricherie à celui qui l’avoit pramis. ¶ Nos usons de + certain droit que la paine ne puet estre demandee devant que li jorz soit venuz, quer il + semble que tote la paine apartiegne au jor. ¶ + Qui iniuriarum. ¶ Cil qui voloit pledier + par action de tort fet vout que covenance li fust fete ainz que li plez fust entamez, que + ses aversaires seroit à jugement, il morut puis que la paine fu commise. Il + nos plest que action por la paine n’apartiegne pas à son oir, quer l’action de tort fet + n’apartient pas à l’oir. E jasoit ce que ceste covenance qui est fete por estre à jugement + trespasse à l’oir, neporquant ele ne doit pas estre donnee en ceste cause, quer se li morz + vousist, il ne li fust pas otroié à pledier por la paine quant il eust lessiee l’action de + tort fet. Ce meisme doit l’en dire se cil à qui je voloie pledier par action de tort fet + morut aprés ce que il ot donné caucion d’estre à droit, quer action de la covenance ne + m’apartient pas contre son oir : ce escrit Julians. E solonc ce, se il avoit donné pleges, + action ne sera pas donnee contre els puis que cil sera morz por qui il estoient plege. Ce + meisme quide Pomponius, se il muert aprés .i. poi de tens. E se il fust venuz à jugement, + li demanderres peust avoir entamé le contre lui.

+

+ Ulpians dit : + Si quis + quemdam + quendam + quendam] quemdam ms.. + Se aucuns a pramis à amener aucun en jugement, il le doit amener en + cele meisme cause, ce est si que il ne coviegne pas que li demanderres le suive en poieur + lieu, jasoit ce que la chose puisse estre plus grieve à demander. Quer, jasoit ce que ele + est plus fort à demander, neporquant l’en puet dire que il semble que il est amenez en + cele meisme cause ; quer se il eust acreu novele dete, ou il eust perdu les deniers, + neporquant il semble que il est en cele meisme cause. Quant il vient donc à + jugement, se sentence a esté donnee contre lui por .i. autre, il senble que il est en cele + meisme cause.

+

+ Paulus dit : + Qui autem. + Qui use de novel privilege, il ne semble pas que il soit amenez en cele + meisme cause. ¶ + Illud. ¶ L’en doit tenir que li pris des + deperz au demandeeur doit estre fez solonc le tens en coi li autres dut estre à jugement, + et non pas solonc le tens en coi l’en plede, jasoit ce que il n’i a mes pas si granz + deperz.

+

+ Julians dit : + + Quociens + Quotiens + Quotiens] Quociens ms.. + Totes les foiz que sers velt que aucuns + ai + à + à] ai ms. qui il doit pledier pramet + que il sera à jugement ou il pramet que il i sera, ne la paine n’est commise ne li plege + n’i sont tenu, quer sers ne puet estre trez en cause ne il n’i puet autre trere.

+

+ Neracius dit : Si + procurator. + Se uns procurateurs fet tant que aucuns li + covenance + fet covenance + fet covenance] covenancems. que il + amerra aucun à jugement, et il ne pramet point de paine se il ne li amaine, cele covenance + est presque de nule valeur, quer quant au preu au procurateur il ne li puet chaloir se il + i vient ou non. Mes se il fesoit autrui besoigne quant il fist la covenance, l’en puet + dire que l’en ne doit pas regarder en cele chose le preu au procurateur, mes à celui + quiLire « à qui ». + besoigne il fesoit, si que tant comme li sires a de damage en ce que cil ne vient + à jugement, itant soit deu au procurateur por cele covenance. E par plus + fort reson porroit l’en dire ce meisme se li procurateurs fist la covenance de tant comme + la chose vaudra, si que nos entendons que ceste forme de paroles ne soit pas raportee à + son preu mes à celui au seigneur.

+

+ Papinians dit : + Si tutor. + Se cil qui a .i. orfelin en garde pramet que il l’amerra à jugement et + il n’obeïst à la covenance, et li orfelins vient dedenz ce en aage, ou il muert ou il + s’atient de l’eritage de coi l’en pledoit, action ne sera pas donnee por cele covenance + contre celui qui la fist, quer se il fust condempnez por la chose qui estoit demandee et + aucune de cez choses fust avenue, il est prové que action de chose jugiee ne deust pas + estre donnee contre lui.

+
+
+ [2.12.0 De feriis et dilationibus et diversis temporibus.] + Espace pour la rubrique prévu mais laissé vide. +

+ Ulpians dit : + Ne quis. + Il est exprés par l’establissement à l’empereeur Marc que aucuns ne + contraingne pas son aversaire de venir à jugement en tens de messons et de vendenges, quer + cil qui sont enbesoignié des besoignes des chans ne doivent pas estre contraint de venir + en cort. Mes se li prevoz les i apele ou par ignorance ou por autre + chose et il i vienent de leur gré, se il donne sentence tant comme il sont present et il + pledent de leur gré, la sentence vaudra, jasoit ce que il ne fist pas à droit que il les i + apela. Mes quant il s’en voudrent aler, se il donna sentence comme il n’estoient pas present, l’en porra dire que la sentence n’est de nule valeur, quer il ne + covient pas que li fez au prevost abate le droit. La sentence sera donc quassee sanz apel. + ¶ + Si excipiuntur. ¶ Mes certaines causes en + sont esceptees por coi nos porrons estre contraint de venir devant le prevost en tens de + messons et de vendenges, ce est se la chose est tele que ele periroit par atente, ce est + se li delaiemenz puet tolir l’action. E totes les foiz que la chose le requiert, nos + devons estre contraint de venir devant le prevost, mes il est droiz que nos i soions + contraint por tant sanz plus que la constetacion del plet soit fete. E eissi est il exprés + es paroles de l’establissement. Mes aprés ce que la constetacion est fete, se li uns ou li + autres refuse à pledier, li establissemenz otroie le delaiement.

+

+ Il meismes dit : Eadem. + Par ceste meisme reson qui fu recitee el senat, li empereres Marc fet + que li prevoz soit requis d’autres choses en jorz foiriez, si comme por ce que defendeeur + ou procureeur soient donné à orfelins, que li office soient changié, que les excusacions à + celui qui lesse son office soient alleguiees, que norretures soient establies, que li aage + soient prové, que fame soit mise en possession el non de l’enfant que ele a el ventre, ou + por garder les biens ou por les lés, ou por les choses enjointes, ou que damages ne soit + fez, e demostrer testamenz, et que procurerres soit donnez as biens à celui + de qui l’en dote se il sera oirs, et de + norrrir + norrir + norrir] norrrir ms. les enfanz et + les peres et les patrons, ou de recevoir heritage soupeçonneus, ou que cruels torz fez + soit proisiez par estre veuz, ou que franchise qui fu enjointe soit donnee.

+

+ Il meismes dit : Solet. + Droiz selt estre diz el tens de messons et de vendenges des choses qui + pueent perir par tens ou par mort ou par larrecin ou par damage ou par cruel tort fet ou + par feu ou par perill d’eaue ou meson chaete ou par nef prise par force ou par autres + causes semblables. E se les choses sont à perir par tens ou se li + termes de l’action est prés de faillir, jugement de franchise sont feni en toz tens. + E si est droiz diz en toz tens contre celui que l’en dit que prist + aucune chose par non de foire contre le commun profit.

+

+ Paulus dit : + Presides. + Li prevost des contrees suelent establir le tens de messons et de + vendenges solonc la costume de chascun lieu.

+

+ Ulpians dit : + Pridie. + Li bailli ont à costume le jor devant les kalendes de genvier que il ne + dient droit ne il ne sont en lieu que l’en puisse avenir à els.

+

+ Il meismes dit : Si feriatis. + Se l’en juge à jorz de foire, il est establi par la loi que l’en ne + juge en cez jorz fors par la volenté des parties. E se aucune chose est jugiee contre ce, + nus ne doit fere ce qui est jugié, ne paier le, ne cil que l’en requerra cele chose ne contraingne nul de fere ce qui sera jugié.

+

+ Il meismes dit : Oratione. + Il est contenu en l’establissement à l’empereeur Marc que dilaction ne + soit pas donnee plus d’une foiz por aporter avant instrumenz. Mes por le preu à cels qui + pledent quant la cause est conneue, dilaction selt estre donnee une autre foiz por aporter + les ou de cele meisme contree ou d’autre, solonc ce que li lieu sont lointain ; et + meesmement de coi l’en ne se donne garde. E l’en doit garder se cil qui est morz ot aucune + dilaction por aporter les instrumenz, et se ele doit estre donnee à son oir ou ele ne li + puet plus estre donnee por ce + + que + por ce que] por ce ms. Corr. d’après le + lat. quia. ele a ja esté donnee. E il est mielz que ele doie estre donnee + à l’oir quant la chose sera conneue.

+

+ Paulus dit : + More. + Solonc la costume as Romains, li jorz conmence à mienuit et faut à + l’autre mienuit aprés ; ce qui est donc fet en tez .xxiiii. eures, ce est es .ii. demies + nuiz et el jor qui est el mileu, est autresi comme se il fust fet en chascune + entre + eure + eure] entre ms. Corr. d’après le lat. « quasi quavis hora lucis actum esset ». del jor.

+

+ Ulpians dit : + Divus. + Li sainz hom Trajans respondi à Munice que les feres donnent quitance + des besoignes qui sont fetes en cort tant seulement. E les choses qui apartienent à la + discipline de chevalerie pueent estre fetes as jorz foiriez ; et entre cez choses est la + connoissance des gardes.

+

+ Paulus dit : + In pecuniariis. + En totes causes qui sont meues por chatel, dilation ne puet pas estre + donnee plus d’une foiz en chascune cause. Es causes capitals, trois + dilations sont donnees au defendeeur, et .ii. en pueent estre donnees à l’acuseeur, et + l’un et l’autre doit estre fet quant la cause est conneue.

+
+
+ [2.13.0 De edendo.] + Espace pour la rubrique laissé blanc. +

+ Ulpians dit : + Qua quisque. + Chascuns doit premierement nommer l’action par coi il velt pledier, + quer ce est droiz que cil qui velt pledier nomme l’action, si que li defenderres le sache + et viegne garniz de pledier quant il savra l’action par coi il est trez en cause. + Mostrer l’action est fere copie d’escrire la, ou metre la en .i. + libelle et baillier li. E Labeo dit que cil + que cil + + que cil] que ci que cil ms. mostre + l’action par coi il velt pledier, qui maine son aversaire à .i. autre et li mostre ce que + il velt dire, ou le droit de coi il velt user. L’action doit estre + mostree sanz nommer le jor ne le conseillier, que aucune chose ne soit porpensee encontre + se il i estoient nommé. Li prevoz escepta le jor et le conseillier soz coi li instrumenz + fu escriz, non pas celui en coi li paiemenz fu fez, quer li jorz del paiement est autresi + comme la soveraine partie de la covenance. ¶ + Rationes. ¶ Neporquant, en dire les + resons doivent estre nommé li jorz et li conseilliers, quer les choses qui furent receues + et donnees ne pueent estre seues se li jorz et li conseilliers n’i sont nommé. ¶ + + Edenda. ¶ Totes les choses doivent estre + mostrees que aucuns velt dire par devant le juge ; neporquant il ne doit pas estre + contrainz de mostrer les instrumenz de coi il velt user. ¶ Edere. ¶ Il ne semble pas que cil mostre l’action, qui ne + mostre tote la covenance. ¶ + Eis. ¶ L’en secort à celui qui por aage + ou por rudece ou por feblece de nature ou por autre droite cause ne mostre pas l’action + par coi il velt pledier.

+

+ Paulus dit : + Si legatum. + Se lés est demandez, li prevoz ne conmande pas que les paroles del + testament soient mostrees por ce par aventure que li oir suelent avoir l’essample del + testament.

+

+ Marcians dit : + Ne quisquam. + Nus de cels qui demandent aucune chose à la borse l’empereeur ne soit + contrainz de mostrer autres instrumenz que cels qui apartienent à la cause por coi il + demandent.

+

+ Ulpians dit : + + Precor + Pretor + Pretor] Precor ms. ait. + Li prevoz dist : Li mestre de la table as notaires mosterront les + resons qui apartienent à els, et nommeront le jor et le conseillier. ¶ + Huius. ¶ La reson de cest banissement est + tres loial, quer por ce que li notaire escrivent les resons à toz, il est droiz que ce que + aucuns fist por cause de moi qui est autresi comme mes instrumenz me soit mostré. ¶ + + Sed et filius. ¶ Li filz qui est en baill + est contenuz en cez paroles, si que il est contrainz de mostrer l’action par coi il velt + pledier. E l’en demande se ses peres en est contrainz. E Labeo escrit que li peres n’en + doit pas estre contrainz se il n’est en l’office par le seu son pere. E Sabins respondi + par droit que ce doit estre receu quant il aporte gaaing à son pere. + Mes se sers est en office de notaire, quer ce puet il fere, se il le + fet par la volenté son seigneur, li sires est contrainz de mostrer les instrumenz, et + jugemenz en doit estre donnez contre lui autresi comme se il meismes les eust fez. Mes se + il le fist sanz le seu son seigneur, ce est assez se li sires jure que il n’a pas les + resons. Et se li sires fet instrument de son chatel, il est contrainz + de mostrer l’instrument là où il fist cel office. Mes se il est eissi + que il ait l’instrument en une contree et il fist en une autre contree l’office de + notaire, je croi que il doit estre contrainz de mostrer le là où il fist cel office, quer + il mesfist premierement quant il porta l’instrument en autre lieu. E se il fet l’ + offico + office + office] offico ms. en .i. lieu et + l’en velt que il mostre l’instrument en .i. autre, il n’est pas contrainz de ce fere, se + tu ne + velt + velz + velz] velt ms. que il t’en baut le + transcrit là où l’en plede de la chose, et que ce soit à tes despens.

+

+ Paulus dit : + Spacium. + E termes li doit estre donnez à aporter le avant.

+

+ Ulpians dit : + Si quis ex argentariis. + Se aucuns des notaires a tes instrumenz en sa ville ou en sa granche, + si comme pluseur d’els suelent avoir, ou il te merra au lieu ou il t’en dorra le + transcrit. ¶ + Cogentur. ¶ Li oir au notaire seront + contraint de mostrer les instrumenz. E se il a pluseurs oirs et li .i. les a, il seus sera + contrainz de mostrer les. Mes se tuit les ont et uns requiert que il li soient mostré, tuit doivent estre contraint de mostrer les, quer se .i. des plus chaitis + les mostra si que l’en puisse par droit doter se il furent mostré, li autre les doivent + mostrer ou fere leur souscripcions à ce que li .i. en a fet. Autresi sera il se pluseur + sont notaire à qui l’en demande que il mostrent .i. instrument ; quer se pluseur + aministrerent la garde d’un orfelin, tuit doivent mostrer ses instrument ou fere + subscripcion à la mostree que li .i. en fet. ¶ + Exigitur. ¶ L’en demande à l’aversaire au + notaire serement que il ne demande pas par malice que instrument li soient mostré, que il + ne demant par aventure tiels qui onques ne furent, ou que cil que il a li soient mostré + por grever le notaire. ¶ + + + Racionem + Rationem + Rationem] Racionem ms.. ¶ + Labeo dit que li instrumenz que l’en apele reson est de donner d’une part, et d’autre de + recevoir, de croirre, d’obligier et de paier por soi, ne nule reson ne conmence par nu + paiement de dete tant seulement. E se aucuns a receu gage ou mandement, il n’est pas + contrainz de mostrer le, quer ce est par dehors instrument. Mes ce que aucuns a pris à + main à paier, ce doit li notaires mostrer, quer ce vient de l’office as notaires. ¶ + + Ex hoc. ¶ De cest banissement apartient + action por les deperz. Et par ce apert il que aucuns est tenuz par cest + banissement se la chose apartient à lui. Il semble que la reson apartient à moi se tu le + feis par mon conmandement. E se mes procurateurs te manda quant je n’estoie + pas presenz que tu la feisses, l’en demande se ele me doit estre mostree. E il est mielz + que ele me soit mostree. ¶ Procuratori. ¶ + Je ne dot pas que à mon procurateur ne doie estre mostree la reson que il a o moi, quer + ele apartient à lui et il doit donner caucion que je avrai estable ce que il fet por moi + se il n’a mandement. ¶ + Si + inicium + initium + initium] inicium ms.. ¶ Se + li conmencemenz de l’instrument a le jor et le conseillier en coi la reson Tyce est + escrite, et puis est escrite en cel meisme instrument une autre reson qui apartient à moi + sanz jor et sanz conseillier, li jorz et li conseilliers me doit estre nommez, quer en + tote reson doit estre mis li jorz et li conseilliers. + Edere. ¶ Mostrer est ditier ou baillier + le libelle ou aporter le avant. ¶ + + + Precor + Pretor + Prector] Precor ms.. ¶ Li + prevoz dist : Se notaires ou autres requiert que instrumenz li soit mostrez segonde foiz, + je conmanderai que il li soit mostrez quant la cause sera conneue. ¶ + Prohibet. ¶ Il defent que instrumenz ne + soit mostrez à notaire par cele reson que il puet estre garniz de l’instrument de sa + profession. E ce est contre droit quant il est en cel estat que il les doit mostrer que il + requiere que il li soient mostré. Il covient voier se instrumenz doit estre mostrez à + l’oir au notaire. E sanz dote se li instrumenz de l’office est venuz à lui, il ne li doit + pas estre mostrez. Se il n’i vint pas, il li doit estre mostrez par droite cause, quer au + notaire meisme seroit il mostrez por droite cause, si comme se il prevoit + que eust perdu le suen par perill d’eaue ou de meson chaete ou de feu ou par cause + semblable ou que il fust loing si comme outre la mer. ¶ + Nec iterum. ¶ Ne li prevoz ne conmande + pas que il soit mostrez à celui qui le demande segonde foiz fors por droite cause.

+

+ Paulus dit : + + Celuti + Veluti + Veluti] Celuti ms.. + + Li + Si + Si] Li ms. comme se il dit que cil + que l’en li bailla premierement est hors del païs ou que il ne li fu pas bailliez + plainement ou que il l’a perdu + pas + par + par] pas ms. cas d’aventure et non + pas par negligence, quer se il l’a perdu par cas que l’en li doie pardonner, li prevoz + conmandera que li baut derechief. ¶ + Hec vox. ¶ Ce que je di derechief senefie + .ii. choses : l’une par coi li tens est demostrez et l’autre apartient as tens ensuivanz, + et ce doit l’en entendre totes les foiz que mestiers en sera, quer il puet avenir que + aucuns ait perdu l’instrument qui li fu bailliez .ii. foiz, et eissi ce que je di + derechief soit entendu por sovent.

+

+ Ulpians dit : Quant l’en demande à notaire que il + mostre instrumenz, il est puniz quant il lesse par tricherie à mostrer les. Mes de sa + corpe ne respondra il pas se ele n’est prochaine à tricherie. ¶ Dolo. ¶ Cil lesse par tricherie à mostrer, qui mostre + malicieu[se]ment ou qui ne mostre rien. ¶ + Is autem. ¶ Cil qui enchiet en cest + banissement paie ce que je ai perdu en ce que il ne me mostre l’instrument lors que li + prevoz le conmanda, et non pas les deperz del tens d’ore. ¶ E por ce, jasoit ce que je n’i + ai mes nul damage ou que je en i ai mains ou plus que je n’oi lors, ceste + action n’avra lieu ne à l’acroissement ne à l’apeticement.

+

+ Paulus dit : + Quedam. + Unes persones sont que il covient que nos baillent instrumenz, + neporquant eles n’en sont pas contraintes par le prevost en cest banissement, si comme se + .i. procurateurs a aministré noz choses ou noz instrumenz, il n’est pas contrainz par le + prevost par poor de paine d’action seur le fet de mostrer nos les instrumenz, quer ce + poons nos conquerre par action de mandement. Mes quant li compainz Meve fist ses besoignes + par tricherie, li prevoz ne s’en entremet pas par ceste clause, quer il i a action de + compaignie, ne li prevoz ne contraint pas le defendeeur de baillier à l’orfelin ses + instrumenz, quer il selt estre contrainz de baillier li par jugement de garde. ¶ + + Nichil. ¶ Il n’a point de force se li + oirs ou li peres ou li sires au notaire sont de cele meisme profession, quer dés que il + vienent el lieu et en la droiture au notaire, il doivent user de ses parties. ¶ Is autem. ¶ Il ne semble pas que cil à qui + li notaires lessa ses instrumenz soit contenuz en cest nombre, quer en cez paroles est + entenduz cil qui est oirs par droit ne plus que se il li eust donnez tant comme il estoit + vis. Ne li oirs n’i sera pas tenuz quant il ne les porsiet, ne il n’a lessié par tricherie + à porsoier les. Mes se il li fu denoncié que il ne les baillast pas à celui à qui li lés + fu lessiez et il li bailla, il i sera tenuz. E se il n’i fist rien par + tricherie, cil à qui li lés fu lessiez doit estre contrainz de mostrer les quant la cause + sera conneue. E por ce escrit Pomponius que ce n’est pas torz que li + changeeur soient contraint de mostrer instrumenz, quer cist changeeur sont instrumenz + autresi comme li notaire, quer il recevoient deniers et les departent, de coi la prueve + est contenue en leur escriture et en lor livres, et l’en i recort sovent por savoir la + verité. ¶ + Ceterum. ¶ Li prevoz conmande que, à toz + cels qui le requierent et qui jurent que il ne le font pas par malice, soient mostré li + instrument qui apartienent à els. Et non pas tant seulement quant nos + meismes feismes le marchié ou cil à qui nos sommes oir, mes se cil qui est en nostre + poosté le fist.

+

+ Gaius dit : + Argentario. Il est conmandé que instrumenz + soit mostrez au notaire, ne il n’a point de force se li plez est contre lui ou contre + autre. ¶ + Ideo. ¶ Il contraint les notaires tant + seulement, et non pas aucuns autres, de + mostre + mostre[r] + + mostrer] mostre ms.instrumenz, quer leur + offices a commune cause et ce est leur principal entente que il escrivent diligenment les + instrumenz de ce que il font. L’en entent que instrument est mostrez se + il est mostrez de chief en chief, quer se l’en ne voit instrument dés le chief, il ne puet + estre entenduz. Neporquant, chascuns ne doit pas avoir poosté d’escrire tot le livre ou + toz les feuz, mes icele partie tant seulement qui apartienent à garnir le d’aucune chose + soit veue et escrite. ¶ + Cum autem. ¶ Quant action apartient por + les deperz à celui qui demande que il a euz por ce que il ne li furent mostré, si comme se + aucuns a esté condempnez ou il n’a pas gaaignié ce que il demandoit por ce que il n’ot pas + les instrumenz par coi il peust defendre sa cause, il gaaint par ceste action ce que il i + a perdu. Mes voions se ce doit estre gardé, quer se il puet prover par devant le juge qui + juge entre lui et le notaire que il peust avoir gaaignié el jugement en coi il fu vaincuz, + il le doit lors prover. E se il ne le prueve ou li juges ne le velt recevoir quant il le + velt prover, il se doit plaindre de soi meisme ou de juge. Mes il n’est pas eissi, quer il + puet avenir que il a ore les instrumenz que li notaires li a bailliez ou que il a + porchaciez en autre maniere, ou il a autres instrumenz ou autres tesmoinz de coi il ne pot + pas user en cel tens por aucune cause, par coi il puet prover que il peust avoir vaincu. E + d'instrument qui est emblez ou corrompuz apartient action de damage et de tort fet, quer + ce que nos ne peusmes devant prover por ce que li instrument nos furent emblé, et por ce + le perdismes nos, ce poons nos or prover par autres instrumenz ou par tesmoinz de coi nos + ne peusmes pas lors user.

+

+ Modestins dit : + Exempla. + Il a esté receu que li exemplaire des instrumenz pueent estre mostré + sanz la subscripcion à celui qui les mostre.

+

+ Calistratus dit : + Femine. + Il semble que fame sont ostees d’office de notaire, quer ce est chose + qui apartient à hommes.

+

+ Ulpians dit : + Hec actio. + Ceste action ne sera pas donnee aprés l’an ne contre l’oir, fors por + son fet ; mes à l’oir sera ele donnee.

+
+
+ [2.14.0 De pactis] Espace pour la rubrique laissé + vide. +

+ Ulpians dit : + Huius. + La loiauté de cest banissement est naturel, quer nule chose ne s’acorde + si à humaine loiauté comme garder ce qui a pleu as parties. Covenanz + vaut autretant comme fez de pés. Quer covenanz + es + est + + est] es ms. plesirs et consentemenz de .ii. + ou de pluseurs en une meismes chose. ¶ + + Coventionis + Conventionis. + + Conventionis] Coventionis ms. ¶ Li nons de + covenance est generals et apartient à totes les choses en coi cil qui ont à fere li .i. à + l’autre se consentent por fere marchié ou transaction ; quer, autresi comme l’en dit que + cil s’assenblent qui de divers lieus sont concuilli en .i., autresi s’assemblent cil qui + de divers movemenz de corage se consentent en une sentence. ¶ Adeo. ¶ Li nons de covenance est si generals que l’en dit + que obligemenz n’est nus se il n’a en soi covenance ou par chose ou paroles, quer + obligemenz qui est fez par paroles n’est nus se il n’a en soi consentement. Mes aucunes + covenances reçoivent autre nom, si comme d’achat, de loage, de gage, de stipulacion.

+

+ Paulus dit. + Labeo. + Labeo dist que covenance puet estre fete ou par chose ou par letres ou + par message entre cel qui ne sont present. E par consentement sanz dire + entent l’en que covenance est fete. E por ce, se je rent à mon deteur les letres que je ai + de lui, il semble que il a esté mis en covenant entre nos que je ne te demant rien, et + l’exception de covenance li vaudra.

+

+ Modestins dit : + Postquam. + Quant li gages est renduz au deteur, se li denier ne sont paié, il + n’est pas dote que la dete ne puisse estre demandee se il n’est prové que li contreres fu + fez especialment.

+

+ Paulus dit : + Item. + + Aver + + Quer + Quer] Aver ms. les covenances qui + sont fetes sanz dire valent ; et por ce nos plest il que, es habitations de citez qui sont + bailliees à loage, que les choses qui i sont aportees soient en lieu de gage, jasoit ce + que il ne fu pas mis en covenant par non. E uns muz puet fere + covenance. La prueve de ceste chose est si comme se stipulacion a esté + fete por cause de doere, quer devant le mariage est il por nient demandez autres[i] comme + se ce eust esté dit expressement, quer se li mariages n’est fez, la stipulacion faut par + droit. ¶ Idem. ¶ Ce meisme plest à + Julian, à qui l’en demanda conseill de ce qui fu mis en covenant, que tantdis comme les + usures seroient paiees, la dete ne fust pas demandee, jasoit ce que la stipulation fu fete + purement. Neporquant, il i ot condicion autresi comme se ce eust esté dit + expressement.

+

+ + Ulpians dit : + Co[n]ventionum. + Il i a trois manieres de covenances, quer ou eles sont fetes + ou por + por + por] ou por ms. commune cause ou por + privee. La privee est ou loial ou del droit as genz. Commune covenance est qui est fete + par pés, quant li prince d’une bataille font entre els aucuns covenanz.

+

+ Paulus dit : + Legitima. + Loial covenance est cele qui est confermee par aucune [...] Saut du même au même, cf. la Traduction 3 (ms. F) : + « Covenance fete par loi est cele qui est confermee par aucune loi, et por ce avient il + aucune foiz que action n’est de covenant ou que ele est ostee par loi ou par le conseill + au senat ». Latin : Legitima conventio est quae lege aliqua + confirmatur. Et ideo interdum ex pacto actio nascitur vel tollitur, quotiens lege vel + senatus consulto adiuvatur. foiz action ou ele est ostee quant l’en a aide, ou + par loi ou par le conseill au senat.

+

+ Ulpians dit : + Iuris. + Les unes des covenances del droit as genz engendrent actions et les + autres excepcions. Celes qui engendrent actions ne remaignent pas en + leur non, ainz trespassent en propre non de marchié, si comme est achaz, vente, loages, + compaignie, prest, chose bailliee en garde, et li autre marchié semblable. ¶ + + Sed et si. ¶ Mes se la chose ne trespasse + pas en autre marchié, neporquant la cause remaint. Aristo dit que ce est obligemenz, si + comme se je te donnai une chose que tu me donnasses une autre, ou je te donnai que tu me + feisses, et d’illeque nest citeains obligemenz. E por ce croi je que Marcians reprist par + droit Julian en ce : « Je te donnai Stich que tu franchisses Pamphile, tu le franchis ; + Stich t’est toluz par plet ». Julians escrit que li prevoz doit donner action seur le fet, + et Marcians dit que citeaine action des paroles qui furent avant dites i + soffit, quer ce fu marchiez que Aristo dist, de coi ceste action nest. ¶ + + Si ob maleficium. Se + pramesse est fete por meffet, li obligemenz n’est nus de cele covenance. + Mes quant il n’i a nule cause, il est certaine chose que obligemenz + puet estre ci establiz por la covenance. Nue covenance n’engendre donc pas obligement, mes + ele engendre excepcion. Et si en forme aucune foiz action, si comme en + jugemenz de buene foi, mes ce doit estre eissi entendu que se li covenant ont esté fet + maintenant, il sont tenable neis par devers le demandeeur. E se il sont fet aprés .i. + intervalle, il n’i sont pas tenable ne il ne li vaudront rien se il en plede, ne action ne + nest pas del covenant, si comme se covenance a esté fete aprés departement de mariage. ¶ + Idem. ¶ Marceaus escrit ce meisme. E se + il a esté mis en covenant en action de garde que graingneurs usures soient paiees que + celes qui sont establies, la covenance n’avra pas lieu, ne action ne nestra pas de cel + covenant ; quer cil covenant sont tenable qui donnent loi au marchié, ce est qui sont fet + dés l’entree del marchié. E je sai que Papinians respondi que, aprés ce que achaz est fez, + se aucune chose i vient aprés aucun intervalle qui soit hors de la nature del marchié, + l’en ne puet pas por cele cause pledier par action d’achat, por cele meisme riule que + action ne nesse del covenant. E ce doit l’en dire en toz les jugemenz de + buene foi. Mes par devers le defendeeur avra li covenanz lieu, quer li covenant qui sont + fet puis le marchié suelent engendrer excepcion. ¶ + Adeo. ¶ Li covenant qui puis sont de + meisme le marchié sont si tenable es jugemenz de buene foi que en achat ; et en autres + jugemenz de buene foi, se la chose n’est bailliee, l’en se puet departir de l’achat. Se + toz li marchiez puet donc estre depeciez, porcoi n’en puet une partie estre muee par + covenance ? À ce escrit eissi Pomponius que, tant comme il apartient à la partie au + demandeeur, covenance a lieu, tant que ele vaut à action ainz que la chose soit bailliee + par cele meisme reson ; quer se la chose puet estre tote ostee, porcoi ne puet ele estre + reformee ? Si que il semble en une maniere que li marchiez soit autresi comme renovelez. E + ce puet l’en dire soutilment. E por ce ne blasme je pas ce que Pomponius loe es livres de + Leçons : que + l'e + l'en + + l'en] l'e ms. puet par covenant departir soi + d’une partie de l’achat autresi comme se li achaz fust recommenciez par covenant. Mes + quant li achaterres avoit .ii. oirs, li venderres fist covenant o l’un que li achaz fust + deffez. Julians dit que li covenanz vaut et que li achaz est deffez por sa partie ; quer + se li uns des oirs fet covenant en autre marchié, il puet aquerre excepcion. L’une et + l’autre chose nos plest donc par droit, et ce que Julians dit et ce que Pomponius dit. ¶ + + + + Precor + Pretor + Pretor] Precor ms. ¶ Li + prevoz dist : je garderai les covenanz qui ne seront fet ne par male + tricherie, ne contre les lois, ne contre les establissemenz, ne contre les conselz au + senat, ne contre les banissemenz, ne contre les jugemenz as princes ; et par coi, baraz ne + sera pas fez aucun. ¶ + Pactorum. ¶ Li un des covenanz sont seur + la personne [...] Saut du même au même, cf. Trad. 3 (ms. + F) : « Li un des covenanz sont seur choses, hautre seur personnes. Seur choses si + comme se ge covenance que ge ne demanderai rien à une persone ». Latin : + Pactorum quaedam in rem sunt, quaedam in personam. Il sont seur la chose + totes les foiz que je faiz generalment covenant que je ne demant une chose. Il est seur la + personne quant je faiz covenant que je ne la demanderai pas à une persone, si comme que je + ne la demanderai pas à Luz ou à Tyces. Se covenanz est fez seur chose ou seur persone, ce + puet estre seu par les paroles et par la pensee à cels qui font le covenant. Quer, si + comme Pedius dit, une persone est aucune foiz mise el covenant non pas por ce que li + covenanz soit fez personels, mes por mostrer o qui li covenanz est fez. ¶ + + Dolo. ¶ Li prevoz dit que il ne gardera + pas le covenant qui est fez par male tricherie. + + Tricherie + + Tricherie] om. ms. est fete par malice et + par decevance, si comme Pedius dit. Covenanz est fez par male tricherie quant une chose + est fete por decevoir aucun et une autre est fainte. Mes se l’en dit + que covenanz a esté fez por fere fraude à aucun, li prevoz n’en banist rien. Mes Labeo dit + que tiels covenanz est ou desloiaus ou oiseus. Il est desloiaus se li creanciers a une + foiz quité le deteur par buene foi et il s’esforce de depecier cel covenant. Il est oiseus + se il fu deceuz quant il fist ce, quer il i a tricherie et fraude. ¶ + + Sive. ¶ Se li covenanz fu fez dés le + conmencement par male tricherie, ou aucune chose i a esté fete par tricherie aprés le + covenant, excepcion i nuira por les paroles del banissement. ¶ + Quod fere. ¶ Ce selt estre + aperceu apar .i. + aperceu .i. + aperceu .i.] aperceu apar .i. ms. Corr. d’après + le lat. « Quod fere novissima parte pactorum ita solet + inseri ». pou en la derreniere partie des paroles en ceste + maniere : « Tyces demanda » ; « Meves pramist ». Cez paroles ne sont pas prises en lieu de + covenance tant seulement mes en lieu de stipulacion, et por ce n'est action de la + stipulacion, se li contreres n’est provez especialment que ce ne fu pas fet par corage de + stipulacion, mes de covenant tant seulement. ¶ + Si paciscar. ¶ Se je faiz covenant que je + ne plederai pas de chose jugiee ne de meson arse, cist covenanz vaut. ¶ + + Si paciscar. ¶ Se je faiz covenant que je + ne porsuivrai pas denoncement de novele uevre, aucun quident que la covenance ne vaille + rien, autresi comme se li conmandemenz au prevost fust fez seur cele chose. Mes Labeo + destinte que, se li denoncemenz de la novele est fez de ma propre chose, il me loist bien + à fere en covenant ; mes se ce est de la chose commune, il ne me loist pas. E ceste + distincion est + verai + veraie + + veraie] verai ms.. E en totes les autres + choses qui apartienent au banissement au prevost, qui ne tornent pas au commun grief mes à + la chose privee, il loist à fere covenant, quer la loi otroie que l’en face covenant de + larrecin. ¶ + Sed et si quis. + ¶ Mes se aucuns fet covenant que il ne plede pas par action de chose + bailliee en garde, li covenanz vaut solonc ce que Pomponius dit. E se aucuns fet covenant + que il pait tot le perill de chose bailliee en garde, Pomponius dit que la covenance vaut, + et ele doit estre gardee comme cele qui n’est pas fete contre la forme de droit. + E generalment totes les foiz que covenanz est hors de droit commun, + il ne covient pas que il soit gardez. E Marceaus escrit que seremenz qui est fez de tenir + le ne doit pas estre gardez. ¶ Sed si stipulatio. ¶ Mes se stipulacion est fete de choses + de coi il ne loist pas à fere covenant, ele doit estre rapelee en totes manieres. ¶ + + Si ante. ¶ Se aucuns fet covenant ainz + que il ait receu heritage o les creanciers que il leur pait mains que il ne leur doit, li + covenanz vaudra. ¶ + Si servus. ¶ Se cil est sers qui fet + covenant ainz que il soit franchiz et que il ait l’eritage dont il fu fez oirs por ce que + il fu fez oirs soz condicion, Vindius dit que li covenanz ne vaudra pas. E autresi dit + Marceaus. ¶ Sed suum. ¶ Mes il quide que li sers qui est propres oirs et necessaires qui + est fez oirs purement, qui fet covenant ainz que il se mesle en l’eritage, le fet par + droit, et ce est voir. E autresi est il en l’estrange oir. + Mes ... oir] Syntaxe très complexe. Le texte latin donne : « Marcellus + autem libro octavo decimo digestorum et suum heredem et servum necessarium pure + scriptos, paciscentes priusquam se immisceant putat recte pacisci, quod verum est. + Idem et in extraneo herede ».. E se il reçoit l’eritage par le mandement + as creanciers, il quide que il ait action de mandement. Mes se aucuns fet covenant en + servage si comme nos deismes devant, Marceaus dit que li covenanz ne vaut + rien, quer ce que il fet en servage ne selt rien valoir aprés ce que il est franchiz. ¶ + Quod in + pacti + pactis + + pactis] pacti ms. ¶ Ce doit estre + receu en excepcion de covenant. Mes l’en demande se excepcion de tricherie i vaut. E ja + soit ce que Marceaus dotoit devant es cas semblables, neporquant il reçut cestui si comme + se li filz qui estoit en baill fu fez oirs et il fist covenant o les creanciers ; et quant + il fu mis hors de baill + + et + + et] om. ms. il reçut l’eritage, il dit que il + puet user d’exception de tricherie. Ce meisme prueve il se li filz fet covenant o les + creanciers son pere tant comme li peres vit, quer exception de tricherie li vaudra, et el + serf meisme ne doit pas estre refusee excepcion de tricherie. ¶ + Hodie. ¶ Mes orendroit nuist ceste + covenance as creanciers, se il s’assemblerent tuit ensemble et distrent de quel partie de + la dete il se tendroient apaiez. Mes se il se descordent en ce, les parties au prevost i + sont necessaires, qui suivra par son jugement la volenté à la graigneur partie.

+

+ Paulus« Papinianus » dans le texte + latin. dit : + Maiorem. + Il nost plest que la partie soit tenue à la graingneur solonc la + quantité de la dete, et non pas solonc le nombre des creanciers. E se il sont egal en la + dete, lors doit estre mis avant li plus granz nombres. E se li nombres des creanciers est + egals, li prevoz suivra l’autorité de celui qui est entre les autres de graingneur + dignité. E se totes les choses sont egals de chascune part, li prevoz doit eslire la plus + humaine sentence. Ce puet estre concuilli par les respons à l’empereeur + Marc.

+

+ Paulus dit : + Si plures. + + Re + Se + Se] Re ms. pluseur sont qui + ainz + aient + aient] ainz ms. Corr. d’après le texte latin + (« Si plures sint qui eandem actionem habent ») et la traduction 3 (cf. F : « Se + pluseurs sont qui aient une meismes action... »). une meisme action, il + sont en lieu d’un, si comme se pluseur sont compaignon d’une stipulation ou pluseur deteur + de coi li non + son + sont + + sont] son ms. ensemble, il seront conté por + .i. quer la dete est une. E quant cil qui ont en garde .i. orfelin à qui l’en doit font + covenant o les deteurs, il sont conté en lieu d’un, quer il firent le covenant el nom d’un + orfelin. E se cil qui a pluseurs orfelins en garde, à qui une dete est deue, en fet + covenant, il nos plest que il soient en lieu d’un, quer ce est grief + chos + chose + + chose] chos ms. que uns hom soit en lieu de + .ii., quer cil qui a pluseurs persones [...] Saut du même au même, + cf. Trad. 3 (ms. F) : « quer cil qui a plusors actions n’est pas pris por pluseurs + personnes encontre celui qui a une action ». contre celui qui a une action. ¶ + + Cumulum. ¶ Nos ramerrons la somme de la + dete à pluseurs sommes, se menues sommes de cent deniers d’or sont deues par aventure à + aucun, et à .i. autre une autre somme de .L. deniers d’or, quer en cest cas regarderons + nos à plus des sommes quer eles passent la petite somme quant eles sont assemblees + ensemble. E à la somme devons nos ajoindre les usures.

+

+ Ulpians dit : + Rescriptum. + Li escriz à l’empereor Marc parole autresi comme se tuit li creancier + se devoient assembler. Comment sera donc se li un se defaillent ? Doivent il ensuivre + l’essample de cels qui sont present ? E se cil qui ont privileges se defaillent, l’en + demande par droit se la covenance à cels qui sont present leur nuist, se eissi est que la + covenance vaille contre cels qui ne sont pas present. ¶ E je recort ce que + li empereres Pius escrist, ainz que li emperers Marc donnast cele forme, que il covient + que la borse l’empereor, es cas en coi ele n’avoit pas choses obligiees, et li autre + creancier privilegié suivent l’essample des autres creanciers. Totes cez choses doivent + estre gardees es creanciers qui n’ont pas choses obligiees especialment. ¶ + + Si pacto. ¶ Se stipulacion de paine est + mise en covenant, l’en demande se l’en doit pledier por le covenant ou par action de la + stipulacion. Et Sabins quide, et ce est voir, que l’en puet de l’une et de l’autre voie, + si comme cil qui demande choisira. Neporquant, se il use por aucune cause d’excepcion de + covenant, il covendra que il quite la stipulation. + Plerumque. ¶ Nos solons dire pluseurs + foiz que exception de tricherie est secors contre excepcion de covenant. E aucun qui ne + pueent pas user d’excepcion de covenant useront d’excepcion de tricherie. E pluseur autre + s’i consentent e Julians l’escrit ; si comme se mes procurateurs fet covenant, excepcion + de tricherie me vaudra ; si comme il est avis à Trebace, qui quide que autresi comme li + covenanz à mon procurateur me nuist, me puisse il valoir.

+

+ Paulus dit : + Via. + Quer paier li puet l’en.

+

+ Ulpians dit : + Iam et nocere. + Il est certaine chose que il me nuist se je li conmandai que il feist + covenant, ou se il fu procurateurs de totes mes choses, si comme Puteolanus + escrit, quant il li plest à amener aucune chose en jugement.

+

+ Paulus dit : + Sed si tantum. + Més se il fu fez procurateurs à une action tant seulement, la covenance + que il fet ne nuist pas à son seigneur, quer ce que l’en doit au seigneur ne li puet pas + estre paié. Mes se il est fez procurateurs en sa chose, il est en lieu de seigneur, et por + ce doit estre gardez li covenanz que il fet.

+

+ Ulpians dit : + Item. + Il est certaine chose que li covenanz au mestre de la compaignie vaut + et nuist à toz les compaignons.

+

+ Paulus dit : + Tutoris. + Li covenanz au defendeeur vaut à l’orfelin si comme Julians escrit.

+

+ Julians«  Ulpianus » + dans le texte latin. dit : Si cum emptore. + Se covenanz est fez o l’achateeur d’un heritage et cil qui le vendi le + demande, excepcion de tricherie li nuist, quer dés que li empereres Pius escrist que + profitables actions doivent estre donnees à l’achateeur de l’eritage, li deteurs de + l’eritage + li deteurs de l’eritage + + li deteurs de l’eritage] Répété. + puet par droit user d’excepcion de tricherie contre le vendeeur de l’eritage. ¶ + + Sed si inter. ¶ Mes se il fu mis en + covenant entre les + seigneur + seigneurs + + seigneurs] seigneur ms. de la chose vendue et + l’achateeur que li hom qui estoit achatez fust renduz à celui qui vendi la chose por le + seigneur, se il demande le pris, exception de tricherie li nuira.

+

+ Paulus dit : + Item. + Se je te doing .x. mile deniers et je faiz covenant que tu m’en doies + .xx. mile, obligemenz n’en n’est pas outre les .x. mile, quer obligement ne puet estre fez + fors en tant comme l’en a baillié. Unes actions sont + ostees par covenant par le droit meisme, si comme action de tort fet et de larrecin. + De gage n’est por covenant action del droit au prevost, et est ostee + par excepcion totes les foiz que je faiz covenant que je ne le demant. ¶ + + Si quis paciscatur. ¶ Se aucuns fet + covenant que l’en ne li demant pas ce que il doit, mes que l’en le demant à son oir, + exception ne vaudra pas à l’oir. ¶ + Si pactus. ¶ Se je faiz covenant que une + chose ne soit demandee ne à moi ne à Tyce, ce ne vaudra pas à Tyce neis se il estoit mes + oirs, quer il ne puet estre confermez par ce qui puis a esté fet. E Julians escrit ce el + pere qui avoit fet covenant que l’en ne demandast rien à lui ne à sa fille quant la fille + seroit ses oirs. ¶ + Pactum. ¶ Li covenanz qui est fez o le + vendeeur, se il est establiz seur la chose, solonc la sentence à plusors il vaut à + l’achateeur, et Pomponius escrit que de cest droit usons nos. E solonc Sabin, se li + covenanz est conceuz en la persone, il est autresi ; et si dit que il vaut en l’achateor, + neis se la succession est fete par don. ¶ + Cum possessor. ¶ Quant cil qui porsiet + autrui heritage en fet covenant, se il le gaaingne envers lui, pluseur quident que li + covenanz ne nuise ne ne vaille. ¶ + Filius. ¶ Se li filz ou li sers font + covenant que l’en ne demant rien au pere ne au seigneur.

+

+ Paulus dit : + Siue. + De coi que li covenanz soit fez ou de ce qui est fet o els, ou de ce + qui est fet o le pere ou o le seigneur.

+

+ Paulus dit : + Requirent. + Il aquerront excepcion. Autresi est il en cels qui + servent par bone foi. ¶ + Idem. ¶ E se li filz qui est en baill fet + covenant que l’en ne li demant rien, li covenanz vaudra à lui et au pere se il est trez en + cause por le chatel au fill.

+

+ Gaius dit : + Vel de rem. + Ou de ce qui a esté mis en son preu ou se il est trez en cause comme + defenderres son fill se il li velt eissi.

+

+ Paulus dit : + Ut heredi. + + Caloir + Et à l'oir + Et à l’oir] Caloir ms. au pere + apartient cest action tant comme li filz vit, mes aprés la mort au fill ele n’apartient ne + au pere ne à son oir, quer li covenanz est personels. ¶ + Quod si servus. ¶ E se uns sers fist + covenant que une chose ne li fust pas demandee, li covenanz ne vaudra rien. E voions + d’excepcion de tricherie se ele i a lieu. Se il fist covenant seur la chose, il vaudra au + seigneur et à son oir à avoir exception de covenant. Mes se li covenanz fu fez en la + persone, lors remaint au seigneur exception de tricherie. Nos ne poons + valoir par covenant que nos façons à cels qui sont en nostre poesté, mes Proculus dit que + il nos vaudra se nos sommes tret en cause en leur non. E ce est dit par droit se ce fu mis + en covenant. Mes se je faz covenant que tu ne demandes à Tyce une chose et tu meuz puis + action contre moi el non de lui, excepcion de covenant ne me doit pas estre donnee, quer + ce qui ne li vaut pas ne doit pas valoir à son defendeeur. E Julians escrit que se li + peres fet covenant que l’en ne demant à li n’à sa fille, il est mielz que excepcion de + covenant ne soit pas donnee à la fille qui est en baill ; mes excepcion de tricherie li + vaille. ¶ + Filia. ¶ La fille qui est en + baill puet fere covenant que ele ne plede de son doere quant ele conmencera à estre hors + d’autrui poesté. Et li filz qui est en baill fet par droit covenant de + ce qui li est lessié soz condicion. ¶ + In hiis. ¶ L’en demande de cels qui + pueent demander uns meismes deniers ou de cels qui doivent uns meismes deniers, en coi + l’excepcion del covenant que li uns a fet vaut ou nuist à l’autre. Li covenant seur la + chose vaut à toz cels à qui il apartenoit que li obligemenz fust depeciez ; la covenance + au deteur vaudra donc as pleges.

+

+ Ulpians dit : + Ni si. + Se il ne fu mis en covenant que l’en ne demandera pas au deteur tant + seulement, quer lors n’usera pas li pleges d’excepcion.

+

+ Paulus dit : + + Si de iussoris + Fideiussoris + Fideiussoris] Si de iussoris ms.. La covenance au plege ne vaudra rien au + deteur, quer ce n’est de rien ses preuz que li denier ne soient pas demandé au deteur ; ne + au plege ne vaudra il pas, quer ce n’est en nule maniere ses + preust + preuz + preuz] preust ms. Corr. d’après le lat. «  Immo nec confideiussoribus proderit ».. ¶ Cum alio. ¶ Covenance qui est fete o autre + vaut, mes ce est quant ele vaut principalment à celui qui l’a fete par celui à qui + excepcion en est donnee, si comme il est en celui qui a pramis une chose et en cels qui + sont obligié por lui.

+

+ Il meismes dit : Sed si fideiussor. + Mes se li pleges a pramis à paier autresi comme se il deust la dete, en + cest cas est il tenuz por deteur, et il semble que li covenanz qui est fez o lui soit fez + o le deteur.

+

+ Il meismes dit : In duobus. + Labeo dit que quant dui ont pramis une chose qui sont + compaignon, li covenanz personels que li uns fet n’apartient pas à l’autre, autresi comme + il ne passe pas à l’oir. Mes jasoit ce que li covenanz au plege ne vaille pas au deteur, + neporquant Julians escrit que excepcion de tricherie apartient aucune foiz au deteur.

+

+ Ulpians dit : + Videlicet. + Ce est à savoir se ce a esté mis en covenant que l’en ne demant au + deteur. E autresi est il en cels qui sont plege o lui.

+

+ Paulus dit : + Si unus. + Se l’en doit à .ii. compaignons et li uns fet covenant o le deteur, + l’en demande se l’excepcion en nuist à l’autre. E Neracius et Attilicinus et Proculus + dient que neis se li covenanz est fez seur la chose, il ne nuist pas à l’autre, mes ce est + establi que li autres puisse demander tot. E Labeo dit ce meisme, quer li uns ne puet pas + renoveler obligement sanz l’autre, jasoit ce que l’en pait à l’un par droit. Autresi puet + l’en paier à cels qui sont en nostre poesté ce que il ont presté, jasoit ce que il ne + pueent pas renoveler l’obligement. Et ce est voir. Ce meisme doit l’en dire en .ii. à qui + une chose est pramise. ¶ + Si cum reo. ¶ Se covenance est fete à + certain tens o .i. deteur, ele ne vaut outre le terme ne au deteur ne à son plege. ¶ + + Quod sinum + Quod si sine + Quod si sine] Quod sinum ms.. ¶ E se li deteurs a fet covenant non pas en sa persone, mes que + rien ne soit demandé au plege, aucun quident que ce ne vaille rien au plege, jasoit ce que + ce est li preuz au deteur. Je ai apris que l’exception vaut au plege, quer chose n’est pas autresi à qui a aucun par franche persone, comme nos voions que l’en + conseille à celui qui a fet covenant. E de cest droit usons nos. ¶ + Pactus. ¶ Cil qui avoit fet covenant que + il ne demanderoit pas une chose fist puis covenant que il la demanderoit : li premiers + covenanz sera abatuz par le derrenier. Mes ce ne sera pas par le droit meisme, autresi + comme une stipulation est abatue par une autre se ce fu mis en covenant, quer en + stipulations est droiz contenuz et en covenant est fez ; et por ce sera l’exception abatue + par replication. E par cele meisme reson avient il que li premiers covenanz ne vaut rien + as pleges. ¶ Sed si pactum. ¶ Mes se li + covenanz qui fu fez fu tiels que il ostast action, si comme action de tort fet, li + covenanz qui puis sera que l’en en puisse pledier ne vaudra rien, quer la premiere action + est ostee ; et li covenanz qui puis fu fez n’est pas assez forz à donner action, quer + action de tort fet ne nest pas de covenant, mes de ledenges ou de tiels choses. Ce meisme + dirons nos en marchiez de buene foi se li covenanz qui fu fez osta tot l’obligement, si + comme d’achat, quer li premiers obligement n’est pas resuscitez par novel covenant, mes li + covenanz vaudra à novel marchié. E se li covenanz ne fu pas fez si que il ostast + l’obligement, li covenanz qui puis est fez puet renoveler le premier marchié. E ce puet + valoir en une espece d’action de doere, si comme se une fame fist covenant que ses doeres + li fust renduz maintenant, et ele fet puis covenant que il li soit renduz el + tens qui est establiz par les lois, li doeres conmencera à revenir à sa droiture, ne l’en + ne doit pas dire que la condicion del doere soit empoiriee par le covenant, quer totes les + foiz que action de doere revient à la droiture que la loi de sa nature li donne, la cause + del doere n’est pas empoiriee, ainz est rendue à sa forme. Eissi plot il à Scevola. ¶ + + Illud. ¶ Ce ne puet estre fet par nule + covenance que l’en respoigne de tricherie, jasoit ce que, se aucuns fet covenant que il ne + plede de chose bailliee en garde, il semble que il met en covenant que il ne plede de + tricherie ; et cil covenanz vaut. ¶ + Pacta. ¶ Li covenant qui contienent lede + cause ne doivent pas estre gardé, si comme se je faiz covenant que je ne plederai par + action de larrecin ou de tort fet se aucuns le fet, quer il covient que la paine de + larrecin ou de tort fet soit cremue. Mes aprés ce que la chose est fete, nos poons fere + covenant que nos n’en plederons pas. ¶ Idem + ne. ¶ Nos ne poons pas fere covenant que nos ne pledons par l’entredit de force + qui est apelez unde vi + Cf. le texte latin : « Item ne experiar interdicto unde vi, quatenus + publicam causam contingit, pacisci non possumus »., en tant comme + il toche la commune cause. ¶ E tot à une somme, se li covena[n]z qui est fez est ostez de + la chose privee, il ne doit pas estre gardez ; quer l’en doit prendre garde seur totes + choses que covenance ne soit fete en autrui chose, ou o autre persone en autrui chose, ou + si que il nuise à autre persone. ¶ + Si cum michi. ¶ Se tu me doiz .x. livres + et je faiz covenant que je ne te demanderai pas .xx. livres, il plest que excepcion de + covenant ou de tricherie te vaille en .x. livres. E se tu m'en devoies .xx. + et je fis covenant que je ne t’en demanderoie pas .x., il avendra par l’exception qui me + sera opposee que je te devrai demander les autres .x. tant seulement. ¶ + Sed si stipulatus. ¶ E se tu me devoies + par stipulacion .x. livres ou .i. serf et je fis covenant des .x. livres et je te demant + puis le serf ou les .x. livres, exception de covenant me nuira en tot, quer autresi comme + toz li obligemenz fust ostez par paier une chose ou par clamer la quite, autresi quant + covenanz est fez que une chose ne sera pas demandee, toz li obligemenz est ostez. Mes se + il ot tel covenant entre nos que les .x. livres ne me fussent pas paiees me li sers, je + puis bien pledier por le serf que nule exception ne me sera opposee. Autresi est il se il + fu mis en covenant que je ne demanderoie pas le serf. ¶ + Sed si generaliter. ¶ Mes se tu me doiz + .i. serf generalement et je faiz covenant que je ne te demanderai pas Stich, se je le + demant puis, excepcion de covenant me sera opposee. Mes se je demant .i. autre serf, je en + plederai par droit. E se je fis covenant que je ne te demanderoie .i. + heritage et je demant comme oirs chascune des choses, exception de covenant devra estre + atornee à ce de coi li covenanz fu fez. Autresi comme se il fu mis en covenant que je ne + demanderoi pas .i. champ, et je en demant l’usuaire, ou que je ne demanderoie pas une nef + ou une meson, et quant ces choses sont depeciees je en demant les pieces, se autre chose + ne fu mise especialment en covenant. ¶ + Si acceptilatio. ¶ Se la + quitance valut, il semble que ce fu fet par tesible covenance que la dete ne seroit pas + demandee. ¶ + Servus. ¶ Li sers de l’eritage ne puet + pas fere covenant par non à celui qui atent à estre oirs, quer il n’est pas encor ses + sires. Mes se li covenanz est fez seur la chose, il puet estre aquis à l’oir.

+

+ Gaius dit : + Contra. + Li covenant qui sont fet contre les riules del droit citeain ne soient + pas tenable, si comme se li orfelins fet covenant, sanz l’autorité à celui qui l’a en + garde, que il ne demanderoit à son deteur ce que il devoit ou que il ne li demanderoit pas + dedenz .i. certain terme, si comme devant .v. anz, quer l’en ne li puet pas paier sanz + l’autorité à son defendeeur. E encontre ce, se li orfelins fet covenant que ce que il doit + ne li soit pas demandé, li covenanz est tenables, quer il li est otroié que il avient sa + condicion sanz l’autorité au defendeeur. ¶ + Si curator. ¶ Se li procureres au forsené + ou au fol despendeeur fet covenant que l’en ne demant au forsené ou au fol despendeeur ce + que il doivent, il est molt profitable chose que la covenance au procureeur soit receue, + mes ele ne vaudroit pas se ele estoit contre els. ¶ + Si filius. ¶ Se li filz ou li sers fet + covenant que il ne demandera ce que l’en li doit, li covenanz ne vaut rien. E se il font + covenant seur une chose, ce est que cil denier ne soient demandé, leur covenance sera + tenable contre le pere ou contre le seigneur se il ont franche administration de lor + chatel. E cele chose de coi il ont fet covenant est de leur chatel. Mes ce + n’est pas tot despeechié, quer ce est voir qu’i plest à Julian que, combien que aucuns ait + l’aministration de son chatel, il n’a pas pooir de donner le. Il s’ensuit donc que, se il + fist por cause de donner covenant que il ne demanderoit pas ce qui li estoit deu, li + covenanz ne doit pas estre tenables. Mes se il ot por fere cel covenant aucune chose qui + ne valoit pas mains, ou qui valoit plus que ce qui li estoit deu, la covenance doit estre + tenable.

+

+ Ulpians dit : + Si autem. + Se il presta les deniers son seigneur, Celsus dit que ce vaudra que il + covenança el tens que il les presta.

+

+ Gaius dit : + In persona. + Neporquant, l’en doit regarder en la persone del fill qui est en baill + que, se il a covenancié que il ne pledera pas aucune foiz, sa covenance ne vaille pas, + quer li filz qui est en baill a aucune foiz action, si comme de tort fet. Mes por ce que + li peres + + a + + a] om. ms. action por le tort fet qui est fez + à son fill, il ne covient pas doter que la covenance au fill ne nuira pas au pere quant il + voudra pledier. + Qui pecuniam. ¶ Qui a fet covenance à .i. + serf des deniers que Tyces li devoit, se il les demande à Tyce se il puet et doit estre + mis arriere par exception, por ce que il semble que il fist covenant que il ne les + demanderoit pas à Tyce. E Julians quide que il doie estre mis arriere se action l’en puet + estre donnee contre le seigneur à cel serf por son chatel, se li serf ot droite cause de + prametre que il les paieroit, quer par aventure il devoit à Tyce autretant de deniers. Mes + se il fu autresi comme pleges de coi action ne seroit pas donnee seur son + chatel, l’en ne doit pas defendre au creancier que il ne les demant à Tyce. E autresi ne + li doit l’en pas defendre se il quidoit que cil sers fust frans. ¶ + Si sub condicione. ¶ Se je fis covenant à + toi que tu me paieroies soz condicion ce que Tyces me devoit purement, se la condicion + faut et je demant à Tyce ce que il me doit, l’en demande se je puis et doie estre mis + arriere par excepcion. E il est mielz que l’en die que exception n’i doit pas estre + opposee.

+

+ Ulpians dit : + acisci + Pacisci. + + Pacisci] acisci ms. + Il loist bien à fere covenant contre le banissement as voiers, quant + que li covenanz fust fez ou à la vente ou puis.

+

+ Paulus dit : + Quod dictum. + Ce qui a esté dit que, se covenanz a esté fez à .i. deteur que l’en ne + li demandera rien, excepcion en apartient à son plege por la persone au deteur, il nos + plest que il ne soit pas trez en cause par action de mandement se il n’i a donc nule + action de mandement ; si comme se il plevi por corage de donner, l’en doit dire que + exception ne vaudra rien au plege.

+

+ Celsus dit : + + Auns + Avus + Avus] Auns ms.. Li aiels pramist doere el non de sa niece que il avoit de son fill, et + fist covenant que li doeres ne fust demandez ne à lui ne à son fill. Se li doeres est + demandez à celui qui est oirs o le fill, il ne sera pas defenduz par excepcion de la + covenance, mes li filz en usera par droit. Quer il est otroié que l’en conselt à son oir, + ne à rien ne tout que l’en ne porvoie à .i. des oirs tant seulement se il est sez oirs, sanz donner conseill as autres Se li doeres ... as + autres] Syntaxe complexe. Le texte latin donne : « ...filius vero + exceptione conventionis recte utetur. quippe heredi consuli concessum est nec quicquam + obstat uni tantum ex heredibus providere si heres factus sit, ceteris autem non + consuli ». Ce passage manque dans la Trad. 3..

+

+ Modestins dit : + Ius + agnationis + adgnationis + + adgnationis] agnationis ms.. + La sentence Julian est que droiture de lignage ne puet pas estre + refusee par covenant, ne plus que aucuns puet dire que il ne velt pas que aucuns soit ses + filz.

+

+ Il meismes dit : Tres fratres. + Troi frere, Tyces et Meves et Sey, departirent entre els .i. heritage + qui estoit communs à els, et en firent letres en coi il distrent que il avoient departi + l’eritage leur pere et que rien n’i estoit remés à departir. Mes aprés ce, dui des freres, + Meves et Sey, qui ne furent pas present el tens que leur mere morut, sorent que leur frere + leur avoit sostret granz deniers, de coi nule mention n’estoit fete es letres de la + partie. J[e] demant se action des deniers qui furent sostret apartient as freres aprés le + covenant de la partie. Medestins respont que se li frere pledent por leur partie de ce que + Tyces leur sostrest, et il oppose exception de general covenant contre cels qui ne + savoient pas, quant il firent la + tnsaction + transaction + + transaction] tnsaction ms. , le barat que + leur freres avoit fet, il porront bien avoir replication de tricherie.

+

+ Proculus dit : + Si cum fundum. + Se tu porseoies mon champ et il covint + etre + entre + + entre] etre ms. moi et toi que tu en + baillasses à Tyce la possession, se je chalenge puis cel champ envers toi, tu ne me doiz + pas forsclore par exception se tu ne li as ja baillie ou se li covenanz ne fu fez entre + nos por l’endroit de toi ; ne il n’est pas demore en toi que tu ne li as baillie.

+

+ Papirius dit : + Imperator. + Li empereeur Antonius et Sevoirs escristrent que li procurerres ne puet pas quiter au deteur à la chose commune les deniers que il doit, et cil qui + furent quité as Philipois doivent estre rapelé.

+

+ Papinians dit : + Ius publicum. + Li droiz communs ne puet pas estre muez par les covenanz as privez. ¶

+

+ Idem. ¶ Il plest as anciens que li + covenant qui sont oscur et doteus nuisent au vendeeur et à celui qui bailla sa + sa + + sa] sa sa ms. chose à loage, en qui + poesté il fu de fere plus apert covenant.

+

+ Ci meismes dit : + ale + Tale. + + Tale] ale ms. + Tiels covenanz je regehis, que tu n’es en rien tenuz à moi, n’est pas + personels, mes por ce que il est generals, il avra lieu entre les oirs qui plederont. ¶ + + Qui prouocavit. ¶ Cil qui avoit apelé + fist covenant que il feroit dedenz .i. certain jor satisfaction de ce qui estoit jugié, et + n’avoit pas paié les deniers de coi il avoit fet transaction, ne l’en ne quist rien de la + droiture de l’apel ne de la cause principal, il sera par droit trez en cause comme + reconnoissanz. ¶ + Post diuisionem. ¶ Aprés la departie des + biens et des detes, chascuns des creanciers se tint à .i. des oirs de totes les usures, si + comme il avoient mis en covenant sanz fere nul atornement. Les actions que il + avoientRépété ms. contre toz ne seront pas empeechiees se chascuns des oirs + n’offre à .i. des creanciers tote sa dete solonc ce qui fu mis en covenant. ¶ + + Pater. ¶ Li peres qui pramist doere por + sa fille fist covenant que, se sa fille moroit el mariage aprés ce que il seroit morz, une + partie de doere remaindroit à son frere qui seroit son oir. Se la fille a puis enfanz de son mari et leur aiels les fet oirs en son testament, cele covenance vaudra + par excepcion de tricherie, quer li covenanz fu fez por donner conseill as oirs. Et el + tens en coi li peres n’ot pas autres filz, il semble que ses derreniers jugemenz fu de + conseillier à son frere.

+

+ Il meismes dit : Si intra. + Se tu me paies dedenz cel jor une partie de ma + dete + dote + dote] detems. avec préparation de correction (+) + en marge , je te quiterai le remenant et te deliverrai, jasoit ce que li + deteurs n’a pas action à demander quitance, neporquant il est certaine chose que exception + li apartient.

+

+ Il meismes dit : Inter. + Entre le deteur et le creancier ot tel covenant que li creanciers ne + paieroit pas les ventes del champ qui li fu bailliez en gage, ainz covendroit que li + deteurs les paiast. Je di que + del + tel + tel] del ms. covenance ne doit pas + estre gardee quant à la reson de la borse l’empereur, quer il ne plest pas que par les + covenanz as privez soit empoiriee la forme del droit à la borse l’empereeur.

+

+ Paulus dit : + In emptionibus. + Nos savons bien quel chose li venderres doit fere en achaz, et que li + achaterres i doit fere. E se aucune chose en est esceptee au marchié fere, ce doit estre + gardé.

+

+ Scevola dit : + Cum in eo. + Quant .i. orfelins estoit en tel point que il le covenoit à tenir de + l’eritage son pere, ses defenderres fina à aucuns des creanciers que il en prissent une + certaine partie, et li procureeur furent autresi as autres. Je demant se li defenderres à + qui li peres à l’orfelin devoit quant il morut doit retenir sa partie + autresi comme li autre creancier. E je di que li defenderres qui apela les autres + creanciers à avoir tiels parties se doit tenir apaié de cele meisme partie.

+

+ Hermogenians dit : Diuisionis. + Se covenanz qui est fez quant l’en part ne prent force par baillier les + choses ou par stipulation, il ne porra pas valoir à donner action ne plus que nuz + covenanz.

+

+ Triphonus dit : + Factum. + Li covenanz qui est fez entre l’oir et celui + + à qui + + à qui] om. ms. li lés est lessiez que il ne + praigne de lui caucion est tenables, por ce que il n’est pas contre l’establissement à + l’empereeur Marc ; quer il est certaine chose que la volonté au mort est fermee en ce, ne + la quitance de la caucion que cil à qui li lés fu lessiez fet à l’oir par covenant ne doit + pas estre puis rapelee, quer il li loist bien à empoirier le chalengement de sa droiture + ou l’esperance de ce que il atent à avoir.

+

+ Scevola dit : + Emptor. + Cil qui avoit achaté .i. champ pramist que il paieroit .xx. livres et + le pramist par stipulacion, et aprés li venderres dit que il avoit mis en covenant que il + se tendroit apaié de .xiii. livres et que il les recevroit dedenz certain tens. Quant li + deteurs fu semons de paier, il covenança que, se li denier n’estoient paié dedenz le tens + qui estoit establiz, l’en li peust demander ce que l’en li pooit demander premierement. + L’en demande donc, quant il ne + tuit + tint + tint] tuit ms. le derrenier + covenant, se tote la dete puet estre demandee par la premiere covenance. Je + respon que solonc les choses qui sont proposees, l’en li puet demander. ¶ + + Lucius. ¶ Luz avoit à conter à Gai por + les tables de coi il avoient esté compaignon, et por ce que il avoient baillié et receu et + por le conte Gai dut à Luz et li fist unes letres en cez paroles : « De la reson de la + table que tu eus o moi + jusqu'aujourd'u + jusqu'aujourd'ui + + jusqu'aujourd'ui] jusqu'aujourd'u ms., et de + pluseurs marchiez, me remestrent à ma table .ccc. et .lxvi. mile livres et les usures ; et + la somme des deniers d’or que tu as entor moi sanz dire, te rendrai je. E se aucuns + instrumenz que tu aies fet m’est remés, de quel somme que ce soit et por quel cause que ce + soit, il sera tenuz por vain et por abatu ». Por ce que, ainz que cist cyrogrefes fust + fez, Luz manda à Sey que il rendist à son patron .ccc. livres, l’en demande se il est + eissi que, por les paroles des letres por coi tuit li intrument sont vain por quel marchié + que il soient fet, que ne il ne si fill ne puissent estre tret en cause por ce. Je respon + que, se il avoient conté de ce que il avoit receu et despendu tant seulement, li autre + obligement sont en leur cause.

+

+ Paulus« Gaius » dans le texte + latin. dit : + In traditionibus. + Quel covenant que il ait en baillier les choses, il est aperte chose + que il tient.

+

+ Ulpians dit : + Si qui crediderit. + Se aucuns preste deniers et il fet covenant que il puisse pledier por + tant comme li deteurs porra fere, l’en demande se li covenanz vaut. E il est mielz que il + vaille, quer ce n’est pas mals se aucuns est trez en cause por tant sanz plus à coi ses + richeces soffisent.

+

+ Il meismes dit : Non impossibile. + Je ne croi pas que ce soit impossibile, es marchiez de chose bailliee en + garde et de chose prestee et es semblables, que cil covenanz i soit mis : « Que ne faces + mon serf larron ne fuitif », ce est : « Que tu ne l’escommueves que il deviegne lerres ou + fuitis, ou que tu ne soies si negligenz envers le serf que il soit fez lerres ». Quer, + autresi comme action de serf corrompu a lieu, puet ceste covenance avoir lieu, qui + apartient à ce que li serf ne soient pas corrompu.

+

+ Ulpians dit : + Si cum te. + Se tu quides que tu doies, por cause de lés, fere covenant à ton + deteur, et tu li faiz covenant que tu ne li demanderas ce que il te doit, ne li deteurs + n’est delivrez par droit ne il ne te merra arriere par excepcion de covenance se tu li + demandes. Cil meismes dit : + Si debitorem. Se tu conmandas que tes deteurs paiast à Tyce, à qui tu quidoies + devoir .i. lés que tu ne li devoies pas, et li deteurs en fet covenant à Tyce, ne tu n’as + perdue l’action que tu avoies contre ton deteur, ne il cele que il avoit contre le + suen.

+

+ Il meismes dit : Epistula. + La letre por coi aucuns reconnoist que aucuns est oirs o lui ne li + dorra nule demande contre celui qui porsiet les choses de l’eritage. + Mes + en + entre + + entre] en ms. le deteur et celui + + qui + + qui] om. ms. achata del creancier le champ + qui estoit engagiez, autresi comme se il feist la besoigne au deteur, nos plest il que + compensation soit fete del fruiz, et li remenanz de la dete soit paiez et li + chans soit renduz au deteur, li oirs doit tenir le covenant que li morz fist. ¶ + Li covenanz qui fu fez, que li creanciers eust arriere del deteur + totes les sommes que il paieroit por le champ que il li bailla en gage et que li deteurs + en paiast les treuz, fu droiturels ; et por ce doit il estre gardez. ¶ + De in officioso. ¶ Cil qui voloit pledier + que li testamenz son pere n’estoit pas à droit fez fist covenant que li oirs paieroit une + certaine quantité tant comme il vivroit. L’en requeroit que cil covenanz fust + enstenduz + estenduz + estenduz] enstenduz ms. Corr. d’après le lat. + « produci ad perpetuam praestationem id pactum + postulabatur ». à paier la pardurablement : il fu respondu que + cele requeste ne devoit estre receue ne par nul droit ne par loiauté.

+

+ Il meismes dit : Sumptus. + Il est honeste chose à celui qui plede que il apetice les despens ; mes + il ne loist pas à fere covenant que la quantité qui i est despendue ne soit pas rendue o + loiaus usures, mes la moitié de ce qui a esté donné por cel plet.

+

Ce dit Scevola : Se je faiz + covenant que je ne demant Stich qui m’estoit deuz, l’en + uentent + n'entent + n’entent] uentent ms. pas que + demueure me soit fete de paier le. E se Stich muert, je croi que cil n’est pas tenuz à + moi, que devant le covenant n’avoit pas demeure.

+

+ Julians dit : + Si debitor. + Se uns deteurs a l’usuaire d’un serf et cil sers fet covenant que l’en + ne li demant pas ce que il doit, il amande par tel covenant sa condicion. E se .i. + creanciers en avoit l’usuaire et il fesoit covenant que il ne demanderoit pas sa dete et + li sers fet aprés ce covenant que il la demandera, il sera receuz à demander + la par le benefice del covenant que li sers fist.

+

+ Il meismes dit : Si conuenerit. + Se il fu mis en covenant que li sires ne demanderoit rien au coutiveeur + et il i ot droite cause de fere la covenance, por ce ne remaindra pas que li coutiverres + ne puissent demander au seigneur.

+

+ Florencius dit : Qui in futurum. + Il semble que cil qui reçut de son deteur les usures del tens à venir + li covenança sanz dire que il ne demanderoit sa dete devant que li tens seroit passez de + coi il avoit eu les usures. ¶ + Si ex altera. ¶ Se covenanz est fez d’une + part seur la chose et d’autre part seur la persone, si comme que je ne te demant pas ou + que une chose ne te soit pas demandee, mes oirs la te + porrai + porra + porra] porrai ms. Corr. d’après le lat. « heres meus ab omnibus vobis petitionem habebit ». + demander à ton oir.

+

+ Neracius dit : + + As + Ab + Ab] As ms. emptione. + Il n’est pas dote que l’en ne se puisse partir d’achat et de vente et + de loage et d’autres obligemenz, tant comme les choses sont entieres par le consentement + de cels qui sont obligié li uns à l’autre. Encor sembloit il plus à Aristo, que se je te + baillai totes les choses que je te devoie baillier par l’achat que tu feis à moi et tu + + ne + + ne] om. ms. me paias pas le pris, et tu me + bailles arriere ce que je te baillai, tu lesses à devoir moi le pris. Quer l’exposition de + buene foi à coi totes tiels choses sont ramenees reçoit ceste covenance, ne il n’a point + de difference se nos feismes la covenance tant comme totes les choses estoient entieres en + coi nos estions obligié, ou se enterigne restitution fu donnee, et il covint entre nos que + tu me rendisses ce que je t’avoie donné. Mes par la covenance qui apartient + à depecier ce qui a esté fet, ne puet ce estre fet que tu soies contrainz de rendre moi ce + que je te donnai avant, quer en ceste maniere l’en ne fet pas tant que nos nos departons + del premier marchié, comme que novel obligement soient establi entre nos.

+

+ Paulus dit : + Per quos. + Il plest que par cels par qui stipulation nos est aquise par les + covenanz à els meismes puisse nostre condicion estre amendee.

+

+ Papinians«  + Papirius » dans le texte latin. dit : Imperator. + Li empereres Antoines escrist à + Cassi + Cassius + + Cassius] Cassi ms. que, se li creancier sont + aparellié de prendre une partie des biens neis d’un estrange, il covient ençois prendre + garde as persones necessaires se eles ont de coi paier.

+

+ Pomponius dit : + Nemo. + Nus ne puet fere par covenant que il ne li loise à sacrer son lieu ou à + enfoir .i. mort el suen ou que il n’estrange son champ malgré son voisin.

+

+ Furius dit : + + Mi + Si + Si] Mi ms. reus. + Se uns deteurs fist covenant que li denier que il devoit ne li fussent + pas demandé, et por ce conmanda cil covenanz à valoir à son plege, et il fet aprés ce + covenant que l’en les li puisse demander, l’en demande se li preuz del premier covenant + est ostez au plege. Mes la verité est que, puis que excepcion de covenant est une foiz + aquise au plege, ele ne li puet puis estre tolue malgré suen.

+
+
+ [2.15.0 De transactionibus] +

+ Ulpians dit : + Qui transigit. + Qui fet transaction, il la fet autresi comme de chose doteuse et de + plet qui n’est pas certains ne finez. ¶ Mes qui fet covenant par cause de + don, il quite par sa franchise chose certaine et de coi l’en ne dote pas.

+

+ Il + meis + meismes + + meismes] meis ms. dit : Transactum. + L’en puet entendre transaction non pas tant seulement se il i a en + stipulation, mes se covenanz en a esté fez.

+

+ Scevola dit : + Imperatores. + Li empereeur Antonins et Sevoirs escristrent eissi : « Ce n’est pas + dote que par privees covenances ne puet pas empoirier la droiture as autres. E por ce, par + la transaction qui fu fete entre l’oir et la mere au mort, ne puet il pas sembler que li + testamenz soit depeciez, ne que cil qui doivent estre franchi ou cil à qui li lés sont + lessié aient perdu leur actions. Et por ce, se il demandent aucune chose del testament, il + doivent trere en cause celui qui fu fez oirs, qui se porvit par la transaction que il ne + fust grevez de la charge de l’eritage ou, se il ne s’en porvit, sa negligence ne doit pas + estre raportee à fere tort à autres, por ce que une transaction fu fete por .i. lés et + denis + deniers + + deniers] denis ms. sont puis trové ». + Je demant se la mere au mort doit avoir par cause de lés por cel + devis ce qui li faille de sa part por la transaction qui fu fete. Et la response est que + ele le doit avoir. ¶ + Debitor. ¶ Uns creanciers vendi le gage à + son deteur, li deteurs en fist transaction por .i. poi o Meve, qui se vantoit que il + estoit loiaus oirs au creancier ; e aprés, quant li testamenz fu aportez avant, il apparut + que Septices estoit oirs. Se li deteurs plede o Septice par action de gage, l’en demande + se Septices puet user d’excepcion de la transaction qui fu fete o Meve, qui + estoit en cel tens autresi comme oirs, et se Septices puet demander arriere les deniers + que li deteurs paia à Meve comme à oir, por ce que il les reçut el non de l’eritage : la + response est que, solonc les choses qui sont proposees, il ne les puet pas demander, quer + il ne fist pas o lui la transaction, ne Meves ne fesoit pas la besoigne Septice quant il + les reçut.

+

+ Ulpians dit : + quiliana + Aquiliana + + Aquiliana] quiliana ms.. + Stipulation renovele et destruit toz les obligemenz qui furent devant, + et ele est destruite par clamer la quite, et de cest droit usons nos. E autresi li lés qui + sont lessié soz condition sont amené en stipulation.

+

+ Papinians dit : + Cum aquiliana. + Quant stipulation est fete par commun assentement, li plet de coi l’en + ne pensoit pas remaignent en leur estat, quer l’exposition as sages hommes abat liberalité + ou il a decevance.

+

+ Gaius dit : + De hiis. + Des contenz qui nessent de testament ne puet transaction estre fete, ne + la verité n’en puet estre enquise fors par voier et par connoistre les paroles del + testament.

+

+ Ulpians dit : + Et post rem. + Transaction vaut qui est fete aprés la chose jugiee, se l’en a apelé ou + se l’en pooit apeler. ¶ + Si fideiussor. ¶ Se uns pleges a esté + trez en cause et condempnez et li deteurs a maintenant fet transaction o celui à qui li + pleges fu condempnez, l’en demande se la transaction vaut. ¶ E je croi que ele vaut + autresi comme se tote la cause fust entiere, et contre le deteur et contre + le plege. ¶ Neporquant, se li pleges qui fu condempnez fist transaction, jasoit ce que la + transaction n’abat pas la chose jugiee, neporquant il covient que la chose soit ralegiee + en ce qui a esté donné. Quer se ce qui a esté donné ne vaut à la + transaction, neporquant il apetice la chose jugiee. Autresi est il de transaction qui est + fete de norreture sanz l’autorité au prevost, si que ce qui est donné par la transaction + vaille à la norreture. E se aucune chose plus puet estre deue por cause de la norreture, + ele soit paiee et ce qui est donné i soit conté.

+

+ Il meismes dit : Cum alimenta. + Por ce que, quant norreture estoit lessiee, cil à qui ele estoit + lessiee en feissent legierement transaction et se tenissent apaiez d’avoir en presentement + .i. poi de chose, li empereres Marc fist, par .i. establissement qui fu recitez el senat, + que transaction de norreture ne fust pas ferme se ele n’estoit fete par l’autorité au + prevost. ¶ Solet. ¶ Li prevoz i selt donc + estre et jugier entre cels qui se consentent, savoir mon se la transaction doit estre + receue. Autresi doit li prevoz connoistre de la transaction qui est + fete por habitation ou por vesteures, ou se norreture est lessiee seur aucune possession. + Ne li establissemenz n’apartient pas à la norreture qui est lessiee + en testament ou en devis qui soit fez en testament ou sanz testament. Ce meisme dira l’en + se ele est donnee por cause de mort ; mes se ele est lessiee por aemplir + vile condition, encor dirons nos ce meisme. Mes de la norreture qui est donnee por cause + de mort l[o]ira il à fere transaction sanz le prevost. Se ele est donc + lessiee à mois ou à anz ou à jorz, li establissemenz a lieu. E se ele n’est pas lessiee à + toz jorz mes à certains anz, il est autresi. ¶ + Si integra. ¶ Se une entiere quantité est + lessiee à aucun que il se norrisse des usures et rende les deniers quant il morra, li + establissemenz ne cessera pas, jasoit ce que il semble que ce soit lessié d’an en an. + Mes se une certaine quantité ou une chose est lessiee à Tyce, si que + nourreture en soit donnee à Sey, il est mielz que Tyces en puisse fere transaction, quer + par la transaction Tyce n’est pas amenuisiee la norreture Sey ; autresi est il se la + norreture est lessiee par chose enjointe. ¶ + Eam. ¶ Li establissemenz refuse icele + transaction qui est fete por ce que aucuns gast les deniers qui li sont baillié. + Se il fet donc transaction sanz l’autorité au prevost que ce qui li + fu lessié à chascun an li soit donné à chascun mois, ou ce qui li fu lessié à chascun mois + li soit donné à chascun jor, ou que il ait au commencement de l’an ce que il doit avoir + par tot l’an, je croie que cele transaction vaut, quer cil à qui la norreture est deue fet + sa condicion meilleur par tel transaction, et li establissemenz ne velt pas que la + norreture soit empoiriee par transaction. Il n’a point de difference se + cil à qui norreture est lessiee ont esté franchi ou il sont naturelment + franc, ne se il sont riche ou povre. Li establissemenz velt donc que + cez choses soient enquises par devant le prevost : premierement de la cause de la + transaction, et puis de la maniere, et puis de la persone qui fet la transaction. ¶ + + In causa. ¶ En la cause doit l’en + enquerre quel cause il a de fere transaction, quer li prevoz n’orra nul qui face + transaction sanz cause. Cez causes i seulent estre alleguiees : se cil à qui la norreture + est deue en .i. lieu a son manoir en .i. autre lieu ; ou se li uns ou li autres propose à + muer son manoir ; ou se aucune cause le contraint d’avoir deniers presentement ; ou se + norreture est lessiee seur pluseurs et il est grief de pledier à chascun por sa part ; ou + se il i a aucune autre cause si comme il en selt pluseurs avenir qui amonnestent le + prevost de recevoir la transaction. ¶ + Modus. ¶ La maniere des deniers qui + vienent en la transaction doit estre regardee, ce est la quantité de la transaction, quer + par la maniere sera gardee la foi de la transaction. La maniere doit estre gardee solonc + l’aage de celui qui fet la transaction, et solonc sa santé, quer transaction doit + autrement estre fete à l’enfant ou au geune homme que au viellart, quer il est certaine + chose que la norreture faut oveq la vie. E as personnes doit l’en + regarder, ce est de quel vie cil sont à qui norreture est lessiee, savoir mon se il sont + tel que il puissent avoir leur vivre d’autre part, ou que tote leur vie soit atendant à + cele norreture. En la persone à celui seur qui la norreture est lessiee, doit l’en + regarder de quel richece il est, et de quel proposement et de quel + renommee, quer lors verra l’en se il velt decevoir celui o qui il fet transaction. ¶ + + Qui transigit. ¶ Il ne semblera pas que + cil qui fet transaction de norreture l’ait fete d’abitation ne de vesteure, quer li + empereres Marc vout que transaction fust fete especialment de cez choses. + E se aucuns fet transaction de norreture, il n’avra pas besoing de + fere la malgré suen d’abitation. Il porra donc fere transaction ou de tot ensenble ou + d’unes choses. ¶ + De calciario. ¶ De chauceure doit + transaction estre fete par le jugement au prevost. Se uns chans est + lessiez à .i. ou à pluseurs à leur norreture et il le vuelent vendre, il covient que li + prevoz juge de la verité. Se uns chans est lessiez seur pluseurs à la norreture d’aucun + et il en font transaction sanz l’autorité au prevost, ele ne doit pas estre ferme. Autresi + est il se uns chans est obligiez por norreture, quer li gages qui est bailliez por ce ne + porra pas estre delivrez sanz le conseill au prevost. ¶ + Arbitratu. ¶ Il est aperte chose que il + covient que transaction soit fete par le jugement au prevost, ou de tote la norreture ou + d’une partie. ¶ + Si + praecor + praetor + praetor] praecor ms. + . ¶ Se li prevoz est requis et il otroie que transaction soit fete sanz + connoistre la cause, la transaction ne sera de nule valeur, quer la chose est commise au + p[re]vost à enquerre, ne il n’en doit pas estre negligenz ne donner la. E se il n’enquiert + de totes les choses que li establissemenz conmande, ce est de la cause et de la maniere et + des persones à cels qui font la transaction, jasoit ce que il a enquis + d’aucunes choses que la transaction est vaine, mes [...] + Om. de la traduction de « praeses provinciae ». Cf. texte latin : « Sed nec mandare ex hac causa iurisdictionem vel praeses provinciae vel + praetor poterit ». ne li prevoz ne puet baillier à autre sa + jurisdicion seur ce. ¶ + Transactiones. ¶ Transactions de norreture + pueent estre fetes par devant le procurateur l’empereeur, se la norreture est demandee à + la borse l’empereeur. E solonc ce, transaction porra estre fete par devant le prevost del + tresor. ¶ + Si cum lis. Se plez estoit de norreture + et transaction fu fete del plet sanz le conseill au prevost, ele ne puet rien valoir, quer + li establissemenz ne soit deceuz, quer l’en porroit faindre plet por fere transaction sanz + l’autorité au prevost. ¶ + Si eidem. ¶ Se norreture est donnee à + aucun et .i. lés li est lessiez par desus à paier maintenant et transaction en est fete + sanz le prevost, ce qui est donné sera premierement conté el lés qui dut estre paiez + maintenant, et li seurplus en la cause de la norreture. ¶ + Si quis de alimentis. ¶ Se aucuns fet + transaction de norreture sanz l’autorité au prevost, ce qui est donné doit estre conté en + la norreture del tens passé, ne il n’a point de force se l’en en doit autretant comme l’en + a donné ou plus ou mains, quer se il i a mains, neporquant ce qui est donné en soute sera + encor conté en la norreture del tens passé. E se cil qui fist transaction de la norreture + en est fez plus riches, il est droiz que l’en li puisse demander arriere ce en coi il en + est fez plus riches, quer il ne doit pas estre riches d’autrui damage. ¶ + + Si in annos. ¶ Se une certaine quantité est lessiee à aucun à paier chascun an si comme salaires d’an en an ou + usuaires, transaction en porra estre fete sanz le prevost. Mes se uns usuaires petiz est + lessiez en lieu de norreture, je di que la transaction qui en sera fete sanz le prevost ne + sera de nule valeur. ¶ + Si cui. ¶ Se denier ne sont pas + lessiee + lessié + lessié] lessiee ms. à aucun à sa + norreture mes fromenz et oiles et autres choses qui sont necessaires à vivre, il n’en + porra pas fere transaction comment que il li fust lessiee, ou d’an en an ou de mois en + mois. Neporquant, se il en fist transaction + + sanz + + sanz] om. ms. Corr. d’après le lat. + « Si tamen ita sine praetore transegerit ». le prevost en tel + maniere que il eust deniers en lieu d’an en an ou de mois en mois, ne il ne mua ne le jor + ne la maniere mes la chose tant seulement ; ou encontre ce, se il fist covenant que il + recevroit en deniers la norreture qui li fu lessiee en deniers, ou se il mua vin por oile + ou oile por vin ou aucune autre chose, ou se il mua le lieu, si comme se il devoit + recevoir sa norreture à Romme et il fist covenant que ele li fust donnee en une ville ou + en une contree, ou se il mua la persone, si que il receust d’un ce que il devoit recevoir + de pluseurs, ou il reçut .i. deteur por .i. autre, totes cez choses doivent estre fetes + par devant l[i] prevost au + profit à celui à qui la norreture est deue. ¶ + Si ad habitationem. ¶ Se certaine + quantité est lessiee à aucun d’an en an à avoir habitation et transaction en est fete sanz + le prevost, si que l’abitation li soit donnee, la transaction vaut, quer li fruiz de + l’abitation li est donnez, jasoit ce que ele puet chaier ou estre arse. E + encontre ce, se il fu mis en covenant que certaine quantité fust donnee por l’abitation + qui estoit lessiee, la transaction vaut sanz le prevost.

+

+ Il meismes dit : + Qui cum tutoribus. + Cil qui avoit pledié o ses defendeeurs por leur seule partie de la garde + de lui que il avoient aministree, et en avoit fet transaction, se il plede puis à els en + la persone son frere à qui il est oirs, il n’est pas mis arriere par exception de la + transaction que il fist. ¶ + Transactio. ¶ Quele que transaction soit, + l’en cro[i]t que ele est fete d’iceles choses tant seulement de coi cil qui la firent + penserent. ¶ + Qui per + falaciam + fallaciam. + fallaciam] falaciam ms. + ¶ Cil qui ne savoit pas totes les choses de l’eritage et fist par la decevance à + celui qui estoit o lui .i. instrumenz de transaction, il ne fet pas covenant, ainz est + deceuz. E cil qui n’estoit pas encor certains que il se peust plaindre + que li testamenz son pere n’estoit pas à droit fez, se il fist covenant o ses aversaires + de ses autres causes, li covenanz li nuira, qui est fez d’iceles choses tant seulement de + coi il pledoient entre els, quer il n’est pas droiz que les choses de coi l’en aperçoit + puis que actions li apartienent soient destruites par le covenant qui fu fez quant l’en ne + pensoit point de ce.

+

+ Le paragraphe 2.15.10 manque, cf. Trad. 3 (ms. F) : « Ci meismes dit : Se + li peres fist transaction de la chose à ses filz, qui n’estoient pas en sa poesté, ele + ne lor doit pas nuire. »). + Cil meismes dit : + Post rem. + Aprés ce que sentence est donnee, jasoit ce que l’en n’a pas apelé, + neporquant se l’en nie que sentence n’a pas esté donnee, ou se l’en puet doter se ele a + esté donnee por ce que il i puet encore avoir plet, transaction en puet bien estre + fete.

+

+ Celsus dit : + Non est. + Cil ne doit pas estre soferz qui fist transaction de totes les choses + generalment qui li furent lessiees en .i. testament, se il dit aprés que il ne pensoit + fors de ce qui li fu lessié en la premiere partie del testament, et non pas de ce qui fu + lessié en la derniere. Neporquant se une autre escriture est puis aportee avant, il semble + que il me porra bien dire que il pensa de ce tant seulement qui estoit contenu en + l’escriture que il savoit lors.

+

+ Elius«  Aemilius » + dans le texte latin. dit : Nulli. + Il ne loist à nul des procurateurs au prince que il face transaction + sanz le consell au prince.

+

+ Scevola dit : + Controversia. + Uns contenz fu meuz entre celui qui estoit loiaus oirs et celui qui fu + fez oirs el testament, et transaction en fu fete par coi ele fu finee par certaine loi : + je demant lequel li creancier pueent trere en cause. Je respon : se cil meisme estoient + creancier, ce doit estre gardé de la dete qui fu mis en covenant entre els ; se autre + estioient + estoient + estoient] estioient ms. creancier, + chascuns doit estre trez en cause par profitables actions por tel partie comme il a de + l’eritage.

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+ Paulus dit : + Pacto. + Quant covenanz est fez, stipulation selt estre fete aprés. Mes li + mieldres conselz est que la stipulation soit fete soz paine, quer se li covenanz est + depeciez par aventure, la paine puet estre demandee par la stipulation.

+

+ Hermogenians dit : Qui fidem. + Cil qui a rompu la foi de transaction qui fu fete par droit ne sera pas + tant seulement mis arriere par excepcion, ainz sera contrainz de paier la + paine, se il n’a contre le covenant, se ele fu mise en la stipulacion.

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+ Papinians dit : + Venditor. + Quant cil qui vendi son heritage ot baillé à l’achateeur les actions de + l’eritage, il fist transaction o les deteurs de l’eritage, qui ne savoient pas que li + heritages fust venduz. Se cil qui achata l’eritage velt demander as deteurs ce que il + doivent, exception de la transaction doit estre donnee as deteurs por leur ignorance. + Autresi doit l’en dire en celui qui reçut l’eritage par le conmandement au mort, se li + oirs fist transaction o le deteur qui rien n’en savoit.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 20118 - - - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr. 495 - - - - - Bruxelles - Bibliothèque royale de Belgique - 9234 - - - - - Leiden - Universiteitsbibliotheek - Meijers fr. 3 - - - -
- - 1200/1299 - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 20118, avec - correction par les autres témoins et par conjecture.

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- - - Principes d’édition -

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, - Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. - I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014.

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- Normalisation du texte -

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la - graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa - réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la - graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› - signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des - verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› - (ex. avra, savra). La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les - formes du verbe pouoir.

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous - soudons les relatifs composés (ex. lequel, laquele), - mais nous conservons en deux syntagmes les formes toz jorz et touz jourz, - en tant qu’étape préliminaire à la forme soudée moderne toujours. - Nous désagglutinons porce que en por ce que. - L’apostrophe suit la norme moderne et a été employée pour distinguer qui - pronom relatif de qu'i conjonction plus pronom sujet réduit de il à i.

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Le manuscrit présente parfois des points finaux, mais leur usage n’offre pas - d’indications cohérentes pour l’établissement de la ponctuation, qui suit alors les normes - modernes.

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L'usage de la majuscule est parcimonieux. La lettre capitale est réservée uniquement aux - noms propres de personne, de lieu et de peuple, alors que les institutions (senat, prevosté) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres - romains simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le - numéral .i. sans le transformer en l’article indéfini un(s)/une.

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Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, - la nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les - homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe - finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en - fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et - reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement - la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à - l’aide d’accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de - contenu sémantique : le substantif lés, par exemple, porte l’accent pour - se distinguer de l’article défini pluriel les, et il en va de même pour - le participé passé et la préposition dés ; un - accent aigu est enfin placé sur pés, graphie fréquente pour « paix ». - L’usage du tréma est lui aussi soumis à la nécessité de favoriser la compréhension : il - n’est pas ajouté aux formes verbales eust, deust, feussent, veu..., mais - il est employé sur des formes qui ont conservé l’hiatus en français moderne, comme les - formes des verbes oïr, enfoïr, obeïr et certains substantifs tels que païs/paÿs. Le manuscrit n’emploie jamais la cédille, qui a été introduite - lorsque cela était nécessaire.

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- Résolution des abréviations -

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : - notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les - nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et peu de lettres suscrites. Toutes les abréviations sont résolues - en caractères romains et sur la base des formes écrites en toutes lettres repérées au - premier livre. Les cas d’incertitudes concernent la résolution du 9 - tironien devant une consonne labiale. Le copiste en fait un usage systématique et il donne - très peu de cas de con/com en toutes lettres. Nous avons un cas de con- devant p, notamment « conpaignon » au f. 16d), qui - autorise à résoudre de cette manière toutes les occurrences abrégées de ce substantif ; - quatre cas de com- sans la gémination de la nasale (« comencemenz » f. - 3d ; « comuns » f. 3c, « comenciees » f. 14b, « comant », 14c), et trois cas de con- devant m, notamment « conme » au f. 3a, « conmun » - au f. 3b, e « conmandemenz » au f. 16d, sur la base desquels nous avons résolu les mots - conme, conment, et toutes les formes dérivées de conmun et conmander. Les décisions concernant les termes - n’ayant jamais, au premier livre, une forme pleine, sont les suivantes : nous écrivons conmencer (et dérivés), exconmenié, sonme, suivant « sonmes » (f. 3b), « diligenment » (f. 15c), « conmandemenz » (f. - 16d), et nous écrivons conpris suivant « conpaignon » (f. 16d). Lui - aussi abrégé, le nom propre de l’empereur Commode est rendu par la forme latine Commodus (f. 15c). La forme pleine « non » (f. 3b) - pour ‘nom’ a guidé la résolution des formes dérivées (nonmé, renonmé) - abrégées par « no » avec tilde, alors qu’on a adopté la forme chevalier - (suivant le modèle de « conseillier », f. 4c) pour l’écriture abrégée « chrs ».

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- Particularités -

La particularité la plus frappante et essentielle du Digeste consiste - en l’emploi hypertrophique du discours direct et de la citation. Dans la tentative de ne - pas encombrer le texte critique par un usage massif des guillemets, nous avons adopté un - système ad hoc. Les énoncés présentés comme citations (introduites par - un syntagme nominal et un verbum dicendi/scribendi) ne comportent pas de - guillemets et sont signalés uniquement par l’emploi des deux points et d’une lettre - majuscule au début de la citation. Le texte présente souvent des traductions explicatives - de termes ou d’expressions techniques traduites en français ou bien copiées dans leur - forme latine. Dans ce cas, l’italique est employé uniquement lorsque le terme ou - l’expression est en latin. Par contre, nous n’utilisons jamais de guillemets pour encadrer - la traduction explicative de ces termes, car celle-ci n’a pas toujours des limites claires - et se confond souvent avec la suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui admettent l’usage - de guillemets – sous forme de chevrons doubles – concernent les discours directs de - deuxième degré (donc les citations emboîtées dans le discours rapporté principal) et - quelques cas d’appellatifs réservés à certains personnages (par exemple le personnage - d’Appius Claudius, dit « as .c. mains »). Pour les titres d’œuvres, qu’ils soient en latin - ou en français, nous employons toujours l’italique et la lettre majuscule.

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Le texte présente deux séries de corrections. La première série concerne les corrections - du copiste (« main A ») : il s’agit d’exponctuations faites currenti - calamo, d’intégrations, mais aussi de révisions plus importantes. Aux f. 22b, 29b, - 33d, par exemple, le copiste opère une intégration à l’aide de deux barres obliques - insérées en correspondance de la lacune et répétées avant le mot à intégrer, écrit dans la - marge. Au f. 14b, par contre, il intervient pour corriger l’ordre des propositions. Pour - ce faire, il insère un « b » minuscule au début de la phrase qui doit être anticipée, et - il indique le lieu où il faut la situer en plaçant un « a » minuscule dans - l’interligne.

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La deuxième série concerne les corrections apportées par deux ou plusieurs correcteurs. - Elles sont de trois types différents :

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(a) Substitutions ou intégrations réalisées à l’aide de points d’exponctuation et de - signes de renvoi, le plus souvent consistant en un petit cercle suivi d’un trait - horizontal (cf. ff. 3a, 3c, 4a, 15b...) ou un « x » (cf. f. 7a). Ces corrections sont - opérées par une main que nous avons appelée « main B ». Elle utilise une encre plus claire - que celle du texte ; la forme de ses lettres est moins ronde et leur base est moins carrée - ; le module est légèrement plus petit que celui du texte principal. Cette main intervient - surtout au premier livre, parfois avec de très longues intégrations (cf. f. 6d). Dans le - livre II, elle n’apparaît qu’aux f. 16d (avec un rajout en fin de ligne sans signe de - renvoi), 17b et 18ab.

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(b) Intégrations effectuées à l’aide de deux barres obliques insérées en correspondance - de la lacune et répétées avant le mot à intégrer, écrit dans la marge (f. 11d). Main très - proche de celle du copiste.

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(c) Substitutions effectuées en rayant le texte à corriger et en insérant la correction - dans l’interligne, ex. f. 42r. La graphie et le style de ce type de correction suggèrent - l’intervention d’une autre main, que nous appelons « main C ».

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Le texte critique présente le dernier état du texte, celui qui suit toutes les - corrections, qu'elles soient dues au copiste ou aux réviseurs, lorsque celles-ci sont - confirmées par les autres témoins et/ou par le texte latin. Dans ces cas, les corrections - des réviseurs sont toujours signalées et balisées, et les leçons ante - correctionem sont gardées et conservées dans l’apparat critique. Lorsque, par - contre, les révisions corrigent un texte antérieur confirmé par la source latine, elles - sont rejetées en apparat.

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- Apparat critique -

L’apparat critique de la Traduction 3 est un apparat positif à un - seul étage. Il accueille: (a) les leçons ante correctionemdu manuscrit - (cf. supra) ; (b) des notes indiquant l’interprétation correcte d’un - passage rendu compliqué par les habitudes graphiques et syntaxiques du traducteur : c’est - le cas de la graphie « qui » pour le pronom relatif « cui », à comprendre comme ‘à qui’ - (cf. f. 11c). (c) les interventions apportées au manuscrit de F par conjecture ou par - recours aux deux témoins de collation, les ms. E et A, vérifiés avec le texte - latin, qui fonctionne commex « texte juge » en cas de leçons apparemment équivalentes. Nous ne - signalons pas les variantes individuelles ou adiaphores des mss. E et A, qui ne sont - utilisés que pour corriger le texte de F en cas de faute évidente ou de divergence par - rapport au texte latin.

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- [Liber primus] -
- [1.1.0. De iustitia et iure.] - Ci comence li premiers livres des Digestes au glorieus empereor - Justinian. Cist tytres est de justice et de droit. -

- Ulpians dit : Il covient que tuit cil qui vuelent - doner entente à savoir droit sachent premierement dont la nessance de nostre droit - descent. Droiz est diz de justice quar, si conme Celsus dist, droiz est art de bien et - de loiauté. Par quoi, aucuns nos apele par droit provoires, quar nos - cultivons justice et avons la connoissance de bien et de loiauté, et departons le droit - del tort et volons fere touz bons, non pas tant seulement par poors de paines mes par - amonestement de loiers. Et se ge ne sui deceuz, nos amons philosophie veraie et ne mie - fainte. ¶ De ceste estuide sont .ii. parties : la conmune et la - privee. Li conmuns droiz est en saintes choses, en provoires, en mestres ; li privez droiz est partiz en .iii. - parties, quar il est concueilliz ou de naturels conmandemenz ou de - celi - cel[u]i - as genz ou des citeains. Li droiz naturels est cil que - nature ensaigne à totes bestes, qar cil droiz n’est pas propres à l’umain lignage, ainz - est communs à totes les bestes qui nessent en terre et en mer et - as oiseaux - en l'air - - en l’air] Post correctionem (main B)  ; as - oiseaux ante correctionem  ; as oisiaus EA. Le texte - latin dit : « videmus etenim cetera quoque animalia, feras - etiam istius iuris peritia censeri ».. De cest droit descent assemblee - de masle et de femele que nos apelons mariage ; de celui vient engendremenz d’enfanz et - que l’en les norrist. Nos veons que totes bestes neis les sauvages sevent cest droit. - Li droiz as genz est de quoi les genz humaines usent, et l’en puet - legierement entendre que il se devise del droit naturel, quar cil est - communs à toutes bestes et cist est conmuns as homes tant seulement.

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- Pomponius dit : Si come ce que nos sonmes - religieux envers Deu, et que nos obeïssons à noz peres.

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- Florentins dit : Et que nos boutons arrieres force - et tort. Et de cest droit avient il que ce que chascuns fet por garantir son cors, l’en - dit que il le fet par droit. Et por ce que nature establi entre nos touz .i. lignage, il - s’ensuit que cil meffet qui fet mal à home.

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- Ulpians dit : Franchissement sont del droit as - genz. Franchissemenz est dons de franchise, quar tant conme aucuns est en servage, il - est souzmis à la main et à la poesté d’autrui, mes quant il est franchiz, il est - delivrez d’autrui poesté. Ceste chose vint premierement del droit as genz, quar tuit - furent né franc par le droit naturel, ne l’en ne seust rien de franchissement se - servages n’eust onques esté. Mes, aprés ce que servages fu controvez par le droit as - genz, lors vint avant li benefices de franchissement ; et nos fumes tuit apelé home par - .i. non naturel, mes par le droit as genz conmencierent à estre .iii. manieres d’omes, - ce sont li franc et li serf, et cil qui de servage sont amené à franchise.

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- Hermogenians dit : De cest droit as genz furent - batailles establies et les genz departies et li roiaume fet et les seignories devisees, - et li champ bonné et edefiement fet, et marchandises et achaz et ventes et loage et - obligement, exceptees unes choses qui furent establies par le droit citeain.

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- Ulpians dit : Li droiz citeains est qui del tout - ne se depart pas del droit naturel ne de celui as genz, ne del tot ne s’i acorde. Quant - nos ajostons donc ou soustraions aucune chose au conmun droit, nos fesons propre droit, - ce est droit citeain. Cist droiz citeains est ou par escrit ou sanz - escrit.

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- Papinians dit : Droiz citeains est qui vient de - lois ou des establissemenz au pueple ou des conseulzdes conseulz] - del (con)seill E ( « Ius autem civile est, quod ex - legibus, plebis scitis, senatus consultis, decretis principum, auctoritate - prudentium venit »). au senat ou des jugemenz as princes ou - de l’auctorité as sages homes. ¶ Li droiz as prevolz est cil que li - prevost establirent por aidier ou por acomplir ou pour amender le droit citeain por - conmun proufit ; et cilcil] cist A ( « Quod et honorarium dicitur ad honorem praetorum sic - nominatum »). droiz est - apelez droiz hanorez por l’anor as prevolz.

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- Marcians dit : Quar li droiz hennorez est la vive - voiz del droit citeain.

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- Gaius dit : Tuit li pueple qui sont governé par - lois ou par costumes usent en partie de lor propre droit, et en partie del droit qui est - comuns à toz homes, quar li droiz que chascuns pueples establist en sa cité est propres - à la cité et est apelez droiz citeains. Ce que reson naturel establist entre les homes - est autresi gardé entre els et est apelez li droiz as genz, conme cil de quoi totes genz - usent.

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- Ulpians dit : Justice est volenté ferme et - pardurable de doner à chascun sa droiture. ¶ Li comandement de droit sont cist : vivre - honestement, garder soi de grever autrui, doner à chascun la seue chose. Sens de droit - est connoissance des choses devines et des humaines, et - - est - - est] Post correctionem (main B) avec un signe de - renvoi (cercle et trait droit). escience de droit et de tort.

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- Paulus dit : Droiz est diz en plusors manieres. En - une maniere est droiz apelez ce qui est toz jorz bone chose et loial, si come li droiz - natureus. En autre maniere est apelez droiz ce qui est proufitable en chascune cité à - toz ou à plusors, si come est li droiz citeains. Et li droiz as prevolz est autresi - apelez droiz en la cité, quar l’en dit que li prevolz dit droit neis quant il juge - malement, quar l’en ne regarde pas à ce que li prevolz fet, mes à ce que il doit fere. - En autre maniere poons nos apeler droit le leu où li droiz est fez, quar partout là où - li prevolz establist à dire droit, sauve la majesté de l’empire et sauve la costume à - ses ancesseurs, cil leus est apelez droit.

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- Marcians dit : Aucune foiz prenons nos droiture por - besoing, si come l’en dit droiture de lignage ou d’affinité.

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- [1.2.0. De origine iuris et omnium magistratuum et - successione prudentium.] De la nessance de droit et de totes les - baillies. -

- Gaius dit el premier livre de la loi de .xii. tables : - Por ce que ge voloie espondre les vielles lois, il me sembla que il estoit - necessaire chose que ge recordasse le conmencement de la cité de Rome, non pas por ce que - ge vueille fere livres plains de paroles oiseuses, mes por ce que ge voi en totes choses - que icele chose est à droit fete, qui est de totes ses parties, et la plus poissant - partie de chascune chose est li comencemenz. Quant aucun prametent à espondre aucune - chose, il n’est pas covenable chose que il lest le conmencement et la nessance de la - chose, et - (con)ment - conmence - - conmence] (con)ment ms. Cf. le texte latin : « Deinde - si in foro causas dicentibus nefas ut ita dixerim videtur esse nulla praefatione - facta iudici rem exponere : quanto magis interpretationem promittentibus - inconveniens erit omissis initiis atque origine non repetita atque illotis ut ita - dixerim manibus protinus materiam interpretationis tractare ? » ; (com)tent E ; (con)vient A. à espondre sanz metre devant - point de prologue, qar, se ge ne sui deceuz, li prologue nos amainent à lire la matere - qui est proposee, et la nos font entendre plus legierement.

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- Pomponius dit : Il nos semble donc necessaire - chose que nos demostrons la nessance de droit et le procés. Au conmencement de nostre - cité, li pueples vivoit sanz certaine loi et sanz certain droit, et - li roi governoient toutes choses o la main. Aprés ce, quant la cité - fu .i. pou creue, Romulus departi le pueple en .xxx. parties, que il apela corz, qui - avoient la cure de la chose conmune. Et einsi dona il unes lois au - pueple, et li roi qui furent aprés lui firent lois. Et totes iceles lois sont escrites el livre que - Sextus Papirius fist, qui fu en cel tens, et cil livres est apelez <hi rend="i"> - Li droiz citeains papirians</hi>, non pas por ce que Papirius i meist aucune - chose del suen, mes por ce que il ordena ensemble les lois qui avoient esté donees sanz - ordre. Aprés ce, furent fetes autres lois, et li pueples de Rome - comença à user de droit, qui n’estoit pas certains, et de costumes plus que des lois qui - avoient esté donees, et ce dura prés de .xx. anz. ¶ Et aprés, que ce - ne durast plus longuement, il plot as Romains que .x. home fussent establi - par conmune auctorité, par qui les lois fussent demandees as citez de Grece, si que la - cité fust fondee de lois, et il les escristrent en tables d’ivuire, si que eles peussent - estre veues plus apertement. Et à cez .x. homes fu donee en la cité en cel an que il - amendassent les lois et les esponsissent, et que nus apeaux ne fust fez d’els, si come - des autres mestres. Cil s’aperçurent que aucune chose failloit à cez premieres lois, et - por ce il i ajoinstrent .ii. autres tables : et de ce furent nonmees les lois des .xii. tables. Et aucun dient que Hermodorus, qui fu nez d’Ephese et - estoit en essill en Lonbardie, fu mestres de doner à cez .x. homes auctorité de porter - cez lois. Quant cez lois furent donees, il covint que eles fussent - entendues par l’auctorité de sages homes qui desputerent sus ce ; et cele desputoison - et cil droiz que li sage home firent sanz escrit n’a pas especial non si conme les - autres parties de droit, ainz est apelez par conmun non droiz citeains. ¶ - En cel meisme tens furent actions ordenees en cez lois par qoi li - home estrivassent entre els, et li pueples volt que cez actions fussent certaines et - sollempnels ; et ceste partie de droit est apelee les actions de loi. Et einsi - nasquirent, autresin conme en .i. meisme tens, cist troi droit cist - troi droit] Suivi d’un signe de renvoi (cercle et trait horizontal à droite) - à les actions de loi et, rajouté dans la marge (main B). - La leçon ajoutée n’est pas confirmée par EA, ni par le texte latin : « Et ita eodem paene tempore tria haec iura nata sunt: lege duodecim - tabularum ex his fluere coepit ius civile, ex isdem legis actiones compositae - sunt ». - - - [et] - les lois des .xii. tables, et d’ilueques conmença à nestre li droiz citeains, - et d’ilueques furent ordenees les actions de loi. Neporquant, l’escience de totes cez - lois, et d’espondre les et les actions apartenoient à l’assemblee des evesques, par qui - il estoit establi qui devoit estre en l’an seur les autres ; et li pueples usa de ceste - coustume pres de .c. anz. ¶ Et aprés ce, qant Appius Claudius ot - proposé et il ot ramené à forme cez actions, Gneius Flavius prist le livre et le bailla - au pueple, et ce plot tant au pueple que il le firent connestable et senateur ; et cil - livres qui contient les actions - es - es[t] - apelez <hi rend="i">Li droiz citeains Flavians</hi>, autresi - come cil devant est apelez Papirians, quar Gneius Flavius n’ajosta - rien del suen en cel livre. ¶ Quant la cité fu creue, cil qui i - estoient ordenerent autres manieres de pledier, et aprés .i. pou de tens Sextus Elius - ordena autres actions et dona au pueple .i. livre qui est apelez <hi rend="i"> Li - droiz Elians</hi>. ¶ Aprés ce, estoient en la cité les lois des .xii. - tables, et li droiz citeains et les actions de la loi. Il avint en cel tens que il ot - discorde entre le menu pueple, si que il se departirent et establirent lor droiz, qui - sont apelé li establissement au pueple. Et aprés, quant la concorde fu fete et li menuz - pueples fu rapelez, por ce que plusors discordes nessoient de cez establissemenz del - pueple, il plot as Romains que il fussent gardé por lois. Et de ce avint il que entre - les establissemenz au pueple avoit difference quant à la maniere de l’establir, mes la - poesté estoit une meismes. ¶ Et lors, por ce que li menuz pueples - s’acordoit à paine por la plenté de la gent, et encor s’acordoient la grant gent plus à - paine, li besoinz amena la cure de la chose conmune au senat ; et einsi conmença li - senaz à entremetre s’en, et quanque il establissoit estoit gardé, et cil droiz estoit - apelez li conseulz au senat. ¶ En cel meisme tens, li mestre - rendoient droit et proposoient banissemenz, si que li citeain seussent quel droit - chascuns deust dire de chascune chose. Et cil banissemenz as prevolz establirent droit - hennoré, et est apelez hanorez por ce que il vient de l’anor as prevolz. ¶ - Il avint aprés que il covint que la chose conmune fust conseilliee - par .i. seul, quar li senaz ne pooit pas avironner toutes les contrees. Donc fu uns - princes establiz, à qui tel droiture fu donee que quanque il establiroit fust ferm. ¶ - Et einsi furent establies en nostre cité les lois : ou li propres - droiz citeains, qui est sanz escrit en la seule exposicion as sages homes ; ou les - actions de loi, qui contienent forme de pledier ; ou establissemenz de - pueple, qui est establiz sanz l’auctorité as peres ; ou banissemenz à mestres, de quoi - li droiz hennorez nest ; ou conseulz au senat, qui est establiz par le senat ; ou - establissemez à prince, qui est gardez come loi. ¶ Aprés ce que nos - avons veu la nessance et le procés de droit, il nos covient vooir des nons as mestres et - de lor nessance. ¶ Por ce que droiz a sa force par cels qui ont poesté de jugier, quar - pou vausist que li droit fussent en la cité se il n’i eust qui governer les peust, nos - dirons aprés conment cil qui firent les droiz vindrent li un aprés les autres, qar - droiz ne porroit durer se aucuns sages hom n’estoit par qui il peust estre amendez - chascun jor. Et ce apartient as mestres. ¶ - Il est certaine chose que au comencement de ceste cité orent li - roi tote la poesté. En cel meismes tens fu Ecelorus connestables, ce estoit cil qui - estoit par desus les chevaliers, et tenoit autresi conme le segont leu aprés les rois. ¶ - Quant li roi furent failli, dui conseillier furent establi, à qui - la souveraine droiture estoit que il donassent conseill à la chose conmune, et que il - ne chalanjassent par totes choses la poesté que li roi avoient eue. Il fu establi par - loi que l’en peust apeler d’els et que il ne peussent pas dampner à mort citeain de - Romme, mes il lor fu otroié par le conmandement au pueple que il les peussent chastier - et que il conmandassent que il fussent mené en conmuns lieus. ¶ Lonc tens aprés - ce, quant les rentes et les seignories furent creues, por ce que li conseillier ne - soufisoient pas à ce, censier furent establi à cest office. ¶ Quant - li pueples fu creuz, batailles conmencerent à nestre espessement, et li voisin greverent - en maintes manieres la cité de Rome ; si plot as Romains que il establirent par besoing - .i. mestre qui eust greignor poesté. Lors furent li diteeur establi, de qui l’en ne - pooit pas apeler et qui pooient dampner à mort ; et, por ce que cele baillie avoit soveraine poesté, il ne loisoit pas à retenir la outre .vi. mois. - Et à cez diteeurs estoient ajoint li mestre des chevaliers, - autresi come li connestable estoient ajoint as rois ; et lor offices estoit autretieus - come est orendroit cil as prevolz. ¶ En cel meisme tens, quant li - pueples se fu departiz des peres entor le diseptieme an aprés ce que li roi orent esté, - li maiens pueples eslurent connestables qui fussent mestre sus els. Et lors estoit li - pueples devisez en trois parties, et de chascune partie estoit esleuz uns connestables. - ¶ Et - - [por ce] - que il i eust aucuns qui fussent par desus les mesons, il eslurent .ii. homes - del moien pueple qui s’entremeissent de ce. ¶ Aprés ce, quant li - tresors conmença à croistre, por ce que il i eust qui les gardast, questeur furent - establi, qui fussent par desus les deniers. Et il furent apelé questeur, por ce que il - estoient atorné à demander les deniers qui apartenoient à la chose conmune. - Et, par ce que il n’estoit pas otroié par la loi ne par le - conmandement del pueple que li conseillier feissent jugement de dampner citeain de Rome - à mort, li pueples establi questeurs qui en peussent fere jugement. Et cil estoient - apelé questeur parricide, de quoi la loi des .xii. tables fet mencion. ¶ - Et quant il ot pleu au pueple que lois fussent fetes et que nus - n’eust pardurablement sa baillie, .x. home qui furent establi en .i. an voldrent plus - longuement retenir lor baillie, et por ce que il voldrent tenir pardurablement à tort la - chose conmune par trop aspre seignorie, il l’amenerent à ce que li olz se departi de la - chose conmune. ¶ Lonc tens aprés, quant les .xii. tables furent - aportees et li moiens pueples conmença à estriver o les peres, por ce que li maiens - pueples voloit eslire de soi conseilliers et li pere le refusoient, il avint que - connestable des chevaliers furent esleu, partie del maien pueple et partie des peres. Et - cil furent establi par divers nombre, quar aucune foiz en i ot .xx., aucune foiz plus, - et aucune foiz meins. Et quant il plot as Romains que - conseillier fussent establi del maien pueple et des peres et que li pere eussent plus de - digneté que li autre, dui home furent establi del nombre as peres, - qui furent apelé voier. ¶ Et, por ce que il covenoit les conseilliers aler à batailles, - qui sordoient de totes parz, si que nus n’estoit qui peust tenir droit en la cité, il - avint que uns prevolz fu fez, qui fu apelez citeains por ce que il tenoit droit en la - cité. ¶ Et aprés lonc tens, por ce que cil prevolz ne soufisoit pas - por la plenté de genz estranges qui venoient en la cité, uns autres prevolz fu fez, qui - fu apelez estranges, por ce que il tenoit droit entre les estranges genz. ¶ - Aprés ce furent .x. home establi à jugier les chevaliers. - En cel meisme tens furent establi .iiii. home à garder les voies, - et troi home qui se preissent garde de la monnoie et de l’arain et de l’argent et de - l’or, et troi home à garder la chartre ; si que, se il covenist que paine fust enjointe - à aucuns, ce fust fet par els. ¶ Et por ce que il n’estoit pas - covenable chose que li mestre fussent en conmun au vespre ne par nuit, .v. home furent - establi deçà le Toivre et .v. delà, qui peussent estre en leu des mestres. ¶ - Quant la contree de Nerbonne fu prise, prevost furent esleu qui - s’entremeissent en partie des choses de la cité et en partie de celes de la contree. ¶ - Aprés ce, Cornelius establi conmunes questions, si come de fauxonnerie, del crime - d’occirre son pere et de cels qui gaitent les voies por occirre les trespassanz, et - establi .iiii. prevolz. ¶ Aprés cez choses, Gaius Julius Cesar establi .ii. voiers qui - fussent par desus la blee, et einsi furent fet .xii. prevost et .vi. voier. Et aprés, - Augustus establi .xvi. prevolz. ¶ Et aprés, Claudius i ajosta .ii. prevolz, qui deissent - voir - droit - - droit] voir ms. Corr. d’après EA (voir exponctué et corr. en droit E), cf. le texte latin : - « Claudius duos praetores adiecit qui de fideicommisso ius dicerent ». - des lés et des choses enjointes, de quoi Titius osta puis .i. et Nerva establi .i. autre - prevost qui tenist droit entre la borse l’empereeur et les menues genz. Ensi a il en la - cité .xviii. prevolz qui tienent droit. Et totes cez choses sont - gardees totes les foiz que li mestre sont en la chose conmune. Et totes les - foiz que il vont hors, uns remaint por tenir droit en la cité, et il est apelez li - prevolz de la cité ; et cil prevolz estoit jadis establiz. Li prevolz de l’annonne et - cil des gaites ne sont pas des granz mestres, ainz furent establi hors d’ordre por cause - de proufit. Il avoit donc partout en la cité pour tenir droit .x. - connestables de la maienne gent et .ii. conseilliers, et .xviii. prevolz et .vi. - voiers. ¶ Pluseur grant home orent l’escience del droit citeain, et - por ce que il furent de grant auctorité envers le pueple de Rome, il covient que mencion - en soit fete en cest leu, si que il apere de quieus genz cist droit nasquirent et par qui - il furent baillié. ¶ Li premiers sages hom de droit fu Papirius - Publius, qui concueilli ensemble les lois roaiux. Aprés ce fu Apius Claudius, uns des - .x. homes qui dona tres grant conseill à escrire les .xii. tables. Aprés cestui fu Apius - Claudius, de cel meisme lignage ; cil fu apelez « as .c. mains », et fist une voie à - Romme qui a non Apia et amena eve qui est apelee Claudia. Il dona sentence que Pirrus ne - fust pas receuz en la cité. De cestui dit l’en que il escrist les actions et - premierement de porprenemenz, et cel livre n’avons nos pas. ¶ Aprés - els fu Simphronius, de tres grant sentence, que li pueples de Rome apela Caphan ; et nus - ne fu onques, devant lui ne aprés, qui fust apelez par cest non. Et puis fu Gaius - Scipio, que li senaz apela tres bon, à qui une meson fu donnee conmunement en la sainte - voie, si que l’en li peust plus legierement demander conseill. ¶ Puis fu Quintus Mutius, - qui fu envoiez en mesage à Cartage où il avoit .ii. tables, l’une de pés et l’autre de - bataille, et li chois li fu donez que il portast à Rome laquele que il volsist, mes il - prist l’une et l’autre et dist que il estoit mielz que cil de Cartage venissent - demander à Rome laquele que il voudroient. Aprés fu Tyberius, de qui - nos n’avons nul livre, mes nos avons plusors de ses respons, qui sont mis en remembrance. ¶ - Aprés furent Sextus Elius et Publius Attilius, ses freres, qui furent de grant escience - en droit. Et cil dui furent conseillier : Attilius, li premiers, fu apelez - sages el pueple ; Sextus Elius fu moult loez, et nos avons .i. suen livre qui est - apelez <hi rend="i">Trois parz</hi>, et cil livres est autresi come li - comencemenz de droit. Et l’en dit que il fist .iii. autres livres, neporquant aucun - dient que il ne sont pas suen et Catons les ensivi en aucune chose. Aprés fu Marcus - Cato, de qui nos avons livres, et il ot pluseurs filz, de qui autre nasquirent. ¶ - Aprés cez furent Publius Mutius, et Brutus, et Manulius. Mutius - lessa .x. livrez et Brutus .vii., et Manulius .iii., et lor volume sont escrit. - De cez issirent Publius Rutilius et Rufus, qui fu conseilliers à - Rome et viscontes en Ase, et Paulus et Quintus Tubero, qui fu conseilliers, et Sextus - Pompeius. En cel meisme tens fu Celius Antipater, qui escrist les istoires, mes il dona - plus entente à estre bien enparlez que à escience. Et si fu Lucius Crassus, li freres - Mutius, qui fu apelez Mutias : l’en dit que cil fu li tres enresniez que cil fu li tres enresniez] Leçon facilior du ms. A, qui donne : - qui fu li tres ententis doctor. E concorde avec F. Le texte latin - dit : « hunc Cicero ait iurisconsultorum disertissimum ». - de touz cels qui sorent de droit. Aprés cez fu Quintus - Mutius, qui fu tresgranz evesques, et establi premierement le droit citeain et en fist - .vii. - .xviii. - - xviii] vii ms. Corr. d’après E, cf. le texte latin : - « Post hos Quintus Mucius Publii filius pontifex maximus ius - civile primus constituit generatim in libros decem et octo redigendo ». - livres. Cil ot pluseurs auditeurs de grant auctorité, et de cels - furent Aquilius Gallus, Lucius Sextus Papirius, Gaius Vivencius. Et de toz cez fu Gallus - de la greigneur auctorité envers le pueple, si come Servius dit. Tuit cil furent nonmé - de Servius, et lor escrit ne sont pas eu par soi, mes Servius acompli lor livres et por - s’escripture sont il eu en remenbrance. Servius tenoit le premier - leu en tretier les causes aprés Marcus Tullius. Si vint à Quintus Mutius por conseillier - soi à lui de la besoigne à .i. suen ami ; et quant Quintus Mutius entendi que il savoit - pou de droit, il li dist : « Lede chose est à noble avocat et à deffendeeur de causes - que il ne set pas le droit en quoi il demeure ». Et por la honte de cele parole fu - Servius meuz, si donna entente au droit citeain et oï moult - cels - [de] cels - - de cels] cels ms. Corr. d’après EA, cf. le texte - latin : «et plurimum eos, de quibus locuti sumus, audiit ». de qui nos - avons parlé avant. Et Gallus Aquilius mist grant paine en lui entroduire, et puis fist - il pluseurs livres et lessa prés de .c. et .lxxx. livres. - Aprés lui furent Alfenus, Varius, Gaius, Aulus, Ofilius, Titius, - Celius, Aufidius, Namusa, Favius, Priscus, Gaius, Ateius, Proculus, Labeo, Antistius, Cinna, - Publius Cellius. Cist .xviii. escristrent livres, et Aufidius Namusa devisa toz lor - escriz en .c. et .xl. livres. Et de cels orent Alfenus, Varius et Aulus Ofilius moult - d’auctorité, et Varius fu conseilliers, et Ofilius se tint en l’ordre des chevaliers et - fu moult privez de l’empereeur et lessa pluseurs livres del droit citeain, qui furent - autresi come fondemenz de toute l’uevre, quar ce fu li premiers qui escrist de - jurisdicion. Il meismes ordena premierement le banissement au prevost diligement, quar - devant lui fist Servius .ii. petiz livres del banissement au prevost. ¶ - En cel meisme tens fu Trebacius, qui fu auditeur Cornelius, et - Elius Cascellius et Quintus Mutius qui fu auditeur Volusius, et en l’aneur de lui il - fut - fist - - fist] fut ms. Corr. d’après EA, cf. le - texte latin : « Quinti Muci auditoris Volcacii auditor, denique in illius honorem - testamento Publium Mucium nepotem eius reliquit heredem ». son hoir en - son testament Publius Mutius, son neveu. Il fu questeurs ne onques ne volt monter à plus - haute ordre, ja soit ce que li empereres li offri que il fust conseilliers. De ceus fu - Trebacius cil qui sot plus de droit ; Cascellus fu li mielz enresniez ; Ofilius fu plus - sages que li uns ne que li autres. Nos n’avons nul des livres Cascellus, fors .i. qui est - apelez <hi rend="i">Li livres des bien diz</hi>. Trebacius en lessa - pluseurs, mes il ne sont pas moult hanté. ¶ Aprés cels fu Tubero, - qui fu granz avocaz, et puis lessa les causes et se torna au droit citeain, meesmement - aprés ce que il ot acusé Quintus Ligarius, ne il ne le pot pas convaintre par devant - l’empereeur. Cil fu Quintus Ligarius qui gardoit la contree d’Aufrique, et ne volt pas - soufrir que Tubero, qui estoit malades, i arrivast ne que il i preist de l’eve : et de ce - l’acusa Tubero, et Cicero le deffendi. Et encore a l’en l’allegacion Cicero, qui est - assez bele et est entitulee <hi rend="i">Por Quintus Ligarius</hi>. - Tisbero fu tres sages del conmun droit et del privé, et lessa pluseurs livres de l’un et - de l’autre, mes il escrist selonc l’ancienne parole, et por ce sont si - livre petit agraable. ¶ Aprés cestui, furent de grant auctorité - Ateius Capito, qui ensivi Offilius, et Antistius Labeo, qui oï toz cez. Ateius fu - conseilliers, mes Labeo ne le volt estre, ja soit ce que li empereres li offri, mes il - dona moult grant entente à estuide. Et il avoit einsi devisé tot l’an que il estoit .vi. - mois à Rome et donoit entente à escrire livres : il lessa donc .xl. volumes, que nos - avons. Cist dui firent premierement diverses suites, quar Capito se tint as choses qui - furent devant bailliees, et Labeo, qui estoit de bon engin et avoit doné entente à - escience plus que li autre, volt renoveler plusors choses. Aprés - Capito fu Massurius Sabinus, et aprés Labeo fu Nerva, et cil dui acrurent encore les - dissensions. Cil Nerva fu moult privez de l’empereor, et Massurius Sabinus fu en l’ordre - des chevaliers ; et fu li premiers qui escrist conmunement, et puis conmença Tiberius - Cesar à doner le benefice d’escrire conmunement, qar ce estoit otroié à lui tant - seulement. Quar nos devons savoir que, devant le tens Augustus - Cesar, la droiture de respondre conmunement n’estoit pas donee par les princes, mes cil - qui se fioient en lor estuide et en lor sens responnoient à cels qui demandoient - conseill, ne il ne donoient respons seelez, ainz les escrivoient as juges par le - testemoine de cels qui lor demandoient le conseill. ¶ Et que l’auctorité de droit fust - greignor, Augustus Cesar establi premierement que il respondissent par s’auctorité, et - dés cel tens comença l’en à demander ce por benefice. Et por ce, li bons princes Adrians - escrist as prevolz qui li requistrent que il lor leust à doner respons, que ce ne soloit - pas estre requis mes doné. - Tyberius Cesar - otroia à Sabin que il - respondist au pueple qui li demanderoit conseill. Cil Sabins avoit ja prés de .L. anz - quant il fu receuz en l’ordre des chevaliers ; il n’ot pas granz richeces, mes si - auditor le soustindrent en partie. Aprés lui - - fu Gaius Cassius, qui fu nez de la fille Tubero, qui fu niece Servius Suplicius, et por ce apele il Servius - son besaiel. Cil fu conseilliers o Quartin el tens Tyberius, et ot moult grant auctorité - en la cité, jusqu’à tant que li empereres le chaça hors de la cité. - Et il s’en ala en Sardine tant que Vaspasians le rapela, et aprés ce il fu morz et - Proculus fu aprés lui. En cel tens fu Nerva et uns autres, qui ot nom Longis, qui fu de - l’ordre des chevaliers et puis vint jusqu’à estre prevolz. Mes l’auctorité de Proculus - fu greignor, quar il fu plus poissanz, et encore furent les genz de diverses suites, si - come il conmencerent à estre el tens Capito et Labeo. Aprés Cassius - vint Celius Sabinus, qui fu moult poissanz el tens Vaspasian. Aprés Proculus fu - Pegasus, qui el tens Vaspasian fu prevolz de la cité. Aprés Celius fu Jabolenus, et - aprés Pegasus fu Celsus, et aprés Celsus le pere fu Celsus li filz et Neracius, qui - furent amedui conseillier. Aprés Jabolenus fu Aburnius Valerius et Tuscianus, et puis - Salvius Julianus.

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- [1.3.0. De legibus senatusque consultis et longa consuetudine.] - Des lois et des conseulz au senat, et de longue - coustume. -

- Papinians dit : Loi est conmuns conmandemenz, - conseulz de saches homes, chastiemenz des meffez qui sont fet ou de gré ou par - ignorance, conmune pramesse de la chose conmune.

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- Pomponius dit : Il covient que droit soient - establi, si come dit Theofrastus, es choses qui sont universels.

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- Celsus dit : Droit ne sont pas establi des choses - qui en aucun seul cas pueent avenir.

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- Cil meismes dit : Droiz doit mielz estre afetiez - as choses qui avienent sovent et legierement que à celes qui - viennent - [a]viennent - - aviennent] viennent ms. Corr. d’après avienent A, cf. le texte latin : «  Idem libro XVII digestorum. - nam ad ea potius debet aptari ius, quae et frequenter et facile, quam quae perraro - eveniunt ». à tart.

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Modestins - dit : La vertu de la loi est tele : conmander, deffendre, otroier, - punir.

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- Ulpians dit : Droit ne sont pas establi en - chascune persone, mes generalment.

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- Cil meismes dit : L’en ne doute pas que li senaz - ne puisse establir droit.

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- Julians dit : Ne lois ne conseulz au - senat ne pueent estre einsi escrit que tuit li cas qui aucune foiz avendroit i soient - conpris, ainz est assez que les choses qui sovent avienent i soient contenues.

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- Cil meismes dit : ¶ Et por ce, des choses qui premierement sont - establies, ou par exposicion ou par l’establissement au prince, doit l’en establir plus - certaine chose.

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- Cil meismes dit : Tuit li article ne pueent pas - estre conpris par lois ou par les conseulz au senat ; mes quant la sentence est aperte, - en aucun cas cil qui juge doit autresi jugier es semblabes cas.

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- Ulpians dit : Quar, si come Pedius dit, totes les - foiz que une chose ou autre est establie par loi, ce est bone achoison de jugier les - autres choses qui tendent à cel meisme proufit ou à cele meisme exposicion.

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- Paulus dit : Ce qui a esté receu contre la reson - de droit ne doit pas estre trez à consequence.

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- Julians dit : Es choses qui sont establies contre - la reson de droit ne poons nos pas ensivre la riule de droit.

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- Paulus dit : Sengles droiz est qui est establiz - contre la forme de reson por aucun proufit par l’auctorité de cels qui - l’establissent.

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- Celsus dit : Savoir les lois n’est pas tenir en - les paroles, mes la force et la poesté.

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- Cil meismes dit : Les lois doivent estre espostes - benignement, si que lor volenté soit gardee.

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- Cil meismes dit : Quant la voiz de la loi est - douteuse, icele significacion doit estre prise qui est sanz vice, meesmement quant la - volenté de la loi puet estre concueillie par ce.

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- Julians dit : Reson ne puet pas estre rendue de - totes les choses qui ont esté establies par les ancesseurs.

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- Neracius dit : Et por ce ne covient il pas enquerre - la reson des choses qui sont establies, autrement seroient destornees moult des choses - qui sont certaines.

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- Ulpians dit : Quant la loi otroie el tens - trespassé et otroie el tens avenir.

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- Paulus dit : Les choses ne doivent pas estre - muees, qui touz jorz ont eue certaine exposicion.

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- Celsus dit : Vilaine chose est - de jugier ou de respondre quant l’en a oï une partie de la loi devant que l’en - l’ait toute esgardee.

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- Modestins dit : Nule reson de droit ne nule - loiauté ne sueffre que, qant aucunes choses sont salvablement establies por le proufit - des homes, que nos les tornons à cruiauté contre lor proufit par trop dure - exposicion.

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- Paulus dit : Ce n’est pas novele chose que les - premieres lois soient tretes as derrenieres.

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- Terculians dit : Por ce a l’en usé que les plus - anciennes lois soient tretes à celes qui puis ont esté fetes, et l’en doit savoir que la - nature as lois est tele que eles apartienent toz jorz as personnes et as choses qui sont senblables à celes por - quoi eles furent fetes.

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- Paulus dit : Les derrenieres lois apartienent as - premieres se eles ne sont contreres à - els - el[e]s - , et ce est prové par pluseurs argumenz.

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- Cil meismes dit : Cil fet contre la loi, qui fet - ce que la loi desfent, et cil fet boisdie à la loi, qui garde les paroles de la loi et - en mue la sentence.

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- Ulpians dit : Boisdie est fete à la loi, quant - aucune chose est fete que la loi ne volt pas que fust fete et neporquant ele ne la - deffendi pas. Et boisdie se devise de ce qui est fet contre la loi.

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- Cil meismes dit : Li empereres est assols des lois, - et ja soit ce que l’empereriz n’en est pas assolse, neporquant li empereres li done cels - meismes previleges que il a.

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- Julians dit : Es causes en qoi nos n’avons pas lois - escrites, il covient garder ce qui - - par mours et par coustume est amené - avant, et se coustume deffaut, adonc devouns nous user del prochain et del ensievant - droit que l’en use pres del leu où coustume deffaut, por tant que il - - par mours … por tant que il] Post correctionem (main - B), ajouté par un signe de renvoi (petit cercle suivi d'un trait horizontal) - dans la marge inférieure. il covient garder ce qui s’acorde as lois ante correctionem. EA concordent avec F ante - correctionem, mais le texte latin confirme l’intervention du correcteur : « De - quibus causis scriptis legibus non utimur, id custodiri oportet, quod moribus et - consuetudine inductum est: et si qua in re hoc deficeret, tunc quod proximum et - consequens ei est: si nec id quidem appareat, tunc ius, quo urbs Roma utitur, - servari oportet ». s’acorde as lois. Et se l’en ne voit - - que il - - que il] Post correctionem (main B), ajouté dans la - marge droite avec un signe de renvoi (cercle et trait horizontal). a quoi - les lois ante correctionem (exponctuée par la main B). EA concordent avec - F ante correctionem, mais le texte latin confirme l’intervention du correcteur (cf. - supra). s’acordent - - à us - - à us] Post correctionem (main B), ajouté dans - l’interligne avec un signe d’insertion (semblable à un V). à quoi les lois - s’acordent ante correctionem. EA concordent avec F ante - correctionem, mais le texte latin confirme l’intervention du correcteur : « si nec - id quidem appareat, tunc ius, quo urbs Roma utitur, servari oportet »., - lors covient il garder le droit de qoi la cité de Rome use en tel cas. - Quar costume envieillie est par droit gardee en leu de - loi, et ce est li droiz que l’en apele droiz establi par meurs ; quar, por ce que les - lois ne nos lient par nule autre cause fors por ce que eles sont receues par le jugement - au pueple, autresin les choses que li pueples aloe sanz escrit lieront touz, quar il a - pou de difference se li pueples esclere sa volenté par escripture ou par les choses - meismes et par fez. Et por ce a il esté receu par droit que les lois soient - arrogiees - abrogiees - - abrogiees] arrogiees ms. Corr. d’après le texte latin : - « quare rectissime etiam illud receptum est, ut leges non solum suffragio legis - latoris, sed etiam tacito consensu omnium per desuetudinem abrogentur ». - arrengiees EA. non pas tant seulement par le comandement - l’empereor, mes par desacostumance.

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- Ulpians dit : Longue costume doit estre gardee por - droit et por loi es choses qui ne descendent pas d’escritd’escrit] - Corrigé en de droit escrit (main B) à travers un - signe de renvoi (une croix) dans la marge droite. EA et le texte latin confirment F - ante correctionem : « Diuturna consuetudo pro iure et lege in his quae non ex - scripto descendunt observari solet »..

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- Cil meismes dit : Quant aucuns se velt deffendre - par costume de cité ou de contree, ge croi que l’en doit premierement enquerre savoir - mon se cele costume a esté confermee en jugement ou ele ait esté contredite aucune - foiz.

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- Hermogenians dit : Les choses qui ont esté loees - par longue costume et gardees par plusors anz autresin conme par tesible covenance des - citeains ne sont pas meins gardees que droit escrit.

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- Paulus dit : Ainz doit cist droiz estre de grant - auctorité qui si est esprovez que il n’est pas mestiers de conprendre le par - escrit.

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- Cil meismes dit : Se l’en doute de l’exposicion - d’aucune loi, il covient premierement regarder de quel droit la cité a usé çà en - arrieres en semblables cas, quar costume est tres bone esponnerresse de lois.

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- Calistratus dit : Quar Sevoirs nostre empereres - escrist que es doutes qui nessent des lois l’en doit tenir la costume des choses qui - ont touz jorz esté jugiees en semblables cas.

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- Celsus dit : Ce qui ne fu pas premierement establi - par reson mes par erreur, et puis a esté tenu en coustume, ne doit pas estre tenu en - senblables cas.

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- Modestins dit : Touz li droiz qui est - a esté fez par consentement, ou establiz par besoing, ou confermez par - coustume.

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- [1.4.0. De constitutionibus principum.] - Des establissemenz as princes. -

- Ulpians dit : Ce qui plest au prince a force de - loi, quar li pueples a mis en lui tout le conmandement et toute la poesté par la loi - roial qui a esté fete par son conmandement. Quant li empereres - establist donc une chose par letres ou par subscripcion, ou il l’a jugiee par sentence - diffinitive ou par interlocutoire, ou il l’a conmandee par banissement, il est certaine - chose que ce est loi. Ce sont les choses que nos apelons conmunement constitucions. - Mes les unes de cez choses sont personels, qui ne doivent pas estre - tretes en exemple, quar se li princes otroie à aucun une chose por sa deserte, ou se il - enjoint paine à aucun, ou se il - secors - secort - secort] secors ms. à aucun sanz - exemple, cil establissemenz ne s’estent pas à autre personne.

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- Ulpians dit : En establir noveles choses doit - avoir aparissant profit, ainz que l’en se parte del droit qui longuement a esté tenuz à - loial.

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- Jabolenus dit : Nos devons espondre plenierement le - benefice l’empereeur qui vient de sa sainte indulgence.

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- [1.5.0. De statu hominum.] - De l’estat as homes. -

- Gaius dit : Touz li droiz de quoi nos usons - apartient as personnes ou as choses ou as actions.

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- Hermogenians dit : Por ce donc que touz droiz est - establiz por les homes, nos dirons premierement de l’estat des personnes, et puis des - autres choses selonc l’ordre del pardurable banissement, et i joindrons les prouchiens - tytres.

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- Paulus dit : La soveraine division de la droiture - des personnes est donc ceste : que tuit li home sont ou franc ou serf.

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- Florencius dit : Franchise est naturel poesté que - aucuns a de fere ce que il li plest. Servages est establissemenz qui vint del droit as - genz par qoi aucuns est souzmis à autrui seignorie contre nature. Il sont apelé serf por - ce que li empereeur conmanderent que li chaitif fussent vendu et ne fussent pas - ocis et einsi estoient il gardé.

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- Marcians dit : Li serf n’ont que une condicion, - mes li .i. des frans homes sont naturelment franc, et li autre ont esté franchi. - Li serf sont amené en nostre seignorie, ou par le droit citeain ou - par le droit as genz. Par le droit citeain, si come se aucuns qui ait plus de .xx. anz - sueffre que il soit venduz por estre parçoniers del pris. Par le droit as genz sont cil - nostre serf que nos prenons sor noz anemis, ou cil qui nessent de noz serves. ¶ - Li naturel franc sont cil qui nessent de franche mere : et ce - soffist bien que la mere fust franche el tens que li enfes nasqui, ja soit ce que ele - estoit serve quant ele le conçut. Et se ele estoit franche quant ele conçut, et ele - estoit serve quant ele enfanta, li enfes sera frans, ne il n’a point de difference se - ele conçut par mariage ou de porchaz, quar la chetiveté à la mere ne doit pas nuire à - l’enfant qui est en son ventre. Por ce demande l’en, se une serve - grosse d’enfant a esté franchie et puis revient en servage, ou ele est chaciee de la cité - et ele enfante, savoir mon se li enfes est frans ou sers. Et l’en a prové par droit que - il est frans, et ce - soufist - soufit - - soufit] soufist ms. Corr. d’après souffit A, cf. le texte latin : « et tamen rectius probatum est liberum nasci et - sufficere ei qui in ventre est liberam matrem vel medio tempore - habuisse ». bien à celui qui est el ventre que sa mere ait esté franche en - aucun tens puis que il fu conceuz.

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- Gaius dit : Cil sont apelé franchi qui de droit - servage sont amené à franchise.

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- Paulus dit : L’en garde en celui qui est encore el - ventre sa mere autresi come se il fust ja nez totes les foiz que l’en enquiert de son - proufit, ja soit ce que rien ne vaille à autres devant ce que il nessent.

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- Papinians dit : Li empereres Tytus escrist que li - estaz des frans ne doit pas estre muez por la forme d’instrument qui a esté malement - fez.

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- Cil meismes dit : En plusors articles de nostre - droit est pire la condicion as femes que cele as homes.

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- Ulpians dit : L’en demande que l’en doit dire de - celui qui n’est ne home ne feme, qui est apelez hermafrodit, et ge croi que il - doit estre jugiez selonc la nature qui est plus fort en lui.

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- Paulus dit : Paulus respondi que cil qui el vivant - au pere est conceuz de la conjunction à la fille sanz le seu au pere, ja soit ce que il - nesse aprés la mort son aiel, il ne senble pas que il soit droit filz à celui de qui il - est conceuz.

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- Hermogenians dit : Li sers que ses sires lesse au - jugement de fortune en cause capital, se il est assous, il n’est pas por ce frans.

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- Paulus dit : Cil ne sont pas franc, qui sont né - contre la forme d’umain lignage, si come se feme enfante aucun mostre. Mes se nature - s’eslargist en aucun si come en celui qui a .vi. doiz en une main, cil sera contez entre - les enfanz.

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- Triphonius dit : Uns hom conmanda en son testament - que quant Arethusa, sa serve, auroit enfanté .iii. enfanz, ele fust franche. Ele en - enfanta premierement .i., et puis .iii. à .i. lit : l’en demande se - aucuns de cez .iii. est frans, et liquiex, quar la feme a acomplie la condicion qui fu - mise en sa franchise. Mes l’en ne doit pas doter que li derreniers ne - nesse frans, quar nature ne sueffre pas que dui enfant issent ensemble del ventre à une - feme que l’en ne sache bien liquiex nesse derrenierement, et liquiex nesse en servage, et - liquiex en franchise. Et dés que la feme conmença à enfanter, la condicion avint par - quoi cil qui fu nez derrenierement nasqui de franche mere, autresi conme se une autre - condicion eust esté mise en la franchise à la mere et ele fust acomplie el tens que ele - traveilloit, l’en doit croire que ele fust franche en l’enfantement.

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- Ulpians dit : Autresi est il se cele serve ot - premierement .ii. enfanz à .i. lit, et puis .ii. à .i. autre, quar l’en ne puet pas dire - que li uns et li autres nesse naturelment frans, mes cil qui nest - derrenierement. Ceste question est donques de fet et ne mie de droit.

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- Cil meismes dit : Cil qui sont en la cité de Rome - sont fet franc par l’establissement au saint empereeur Antoine.

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- Cil meismes dit : Li empereres Adrians dist à - Marcel que la franche feme qui est grosse et est dampnee à mort enfante franc enfant, et - l’en a acostumé de garder la tant que ele ait enfanté. Et se cele qui a conceu de son - loial mariage est si dampnee que son conmune de feu et d’eve li est devaee, li enfes que - ele enfantera sera frans et en la poesté son pere.

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- Celsus dit : Quant li mariages est fez leaument, - li enfant ensivent le pere, et quant il sont de porchaz il ensivent la mere.

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- Ulpians dit : Se aucuns chiet en forsenerie, il - semble que il retient son estat et la digneté où il fu avant, et sa baillie et sa - poesté, autresi come il retient la seignorie de sa chose.

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- Modestins dit : Li homs frans qui se vendi et puis - est franchiz ne revient pas à son premier estat que il renoia, ainz est de la condicion - à cels qui sont franchi.

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- Cil meismes dit : Modestins escrist que, se une - serve enfanta el tens en quoi ele dut estre franchie par le covenant qui fu fez quant - ele fu donee, por ce que ele fust franche selonc le covenant, li enfes qui nest de li est - naturelment frans.

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- Cil meismes dit : Enfant sont apelé de porchaz qui ne pueent pas - mostrer lor pere, ou qui le pueent mostrer mes il est tiex que il ne li loist pas à - estre lor peres ; et il sont apelé bastart.

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- Ulpians dit : La loi de nature est tele que li - enfes qui nest sanz loial mariage ensive la condicion sa mere, se loi especial - n’establist autre chose.

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- Cil meismes dit : Nos devons tenir celui por - naturelment - - franc - - franc] Post correctionem. Le mot franc et la virgule qui le suit sont ajoutés dans l’interligne par la main B. - por naturelment Ante correctionem. Le texte latin - dit : « Ingenuum accipere debemus etiam eum, de quo sententia lata est, quamvis - fuerit libertinus: quia res iudicata pro veritate accipitur »., - por qui sentence est donee que il est naturelment frans, ja soit ce que il - ait devant esté en l’estat de cels qui sont franchi, quar la chose jugiee est prise por - verité.

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- Julians dit : Presque touz li droiz citeains - s’acorde que li enfant qui sont el ventre lor mere sont contable, qar li heritage qui - lor afierent par les lois lor sont rendu. Et se feme grosse est menee en chetivoison, ce - qui nest de li a la droiture que cil ont qui revienent de chetivoison, et si ensuit la - condicion de son pere et de sa mere. Et se une serve grosse est - emblee, ja soit ce que ele enfante entor celui qui l’a achatee par bone foi, ce qui nest - de li ne puet pas estre gaaignie par longue tenue ne plus que chose emblee.

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- Ulpians dit : Li patrons ne puet en nule maniere - fere naturelment franc celui qui reconnoist que il a esté franchiz.

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- [1.6.0. De his qui sui vel alieni iuris sunt.] - De cels qui sont à soi ou en autrui poesté. -

- Gaius dit : Aprés vient une autre division de la - droiture des personnes, quar les unes des personnes sont de lor droiture, les autres - sont souzmises à autrui droiture. Veons donc de celes qui sont souzmises à autrui - droiture, quar quant nos savrons lesqueles personnes ce sont, nos savrons bien lesqueles - sont de lor droiture. Esgardons donc de celes qui sont en autrui poesté. - Li serf sont en la poesté lor seignors, et cele poesté vint del - droit as genz, quar nos poons vooir en totes genz yvelment que li sires a la poesté de - la vie ou de la mort à son serf, et quanque li sers conquiert est à son seignor. - Einsi souloit il estre jadis, mes el tens d’ore il ne loist à nul - home qui soit souz l’empire de Rome à estre trop cruel envers son serf sanz les causes - qui sont conneues es lois, quar selonc l’establissement au saint empereeur Antoine, cil - qui ocit son serf sanz cause ne doit pas estre meins puniz que cil qui ocit autrui serf, - et la desmesuree asprece des seigneurs est refrenee par l’establissement à - cel meisme prince.

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- Ulpians dit : Se li sires est trop cruels contre - ses sers ou il les contraint de fere pechié et de perdre lor chastëé, li empereres Pius - nos mostre que li prevolz en doit fere en une epistre que il escrist à Marcian le - visconte, de quoi les paroles sont teles : « ¶ Il covient que la poesté as seignors soit - entiere seur lor sers, et à nul home ne doit sa droiture estre amenuisiee ; et ce est li - preuz as seignors, que aide ne soit pas vaee à cels qui par droit la requierent - contre la cruiauté lor seignor, ou contre la faim ou contre tort fet que - il ne puissent soufrir. Et por ce, oiés la conplainte à cels de la mesniee Sabin qui - s’en sont foï as ymages, et se tu trueves que il lor ait fet plus de durté ou de - tort fet que il ne deust, conmande que il soient vendu, si que il ne reviegnent pas en - la poesté lor seignor. Et se il fet boisdie à cest mien establissement, sache que ge en - prendrai plus cruel venjance ». ¶ Li empereres Adrians envoia en essil jusqu’à .v. anz - une feme por ce que ele tretoit trop cruelment ses serves por trop legieres causes.

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- Gaius dit : En nostre poesté sont nostre enfant, - que nos avons de loial mariage, et cist droiz est propres as citeains de Rome.

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- Ulpians dit : Quar li un des citeains - - [de Rome] - - de Rome] Ajouté d’après E, cf. le texte latin : « Nam - civium Romanorum quidam sunt patres familiarum ». sont pere, qui ont lor - enfanz en lor poesté, et li autre son fill, qui sont en la poesté lor peres. Et autresi - est il [d]es femes, que les unes sont meres, qui ont lor filles en baill, les autres sont - filles, qui sont en la poesté lor meres. Entre les peres sont tuit cil qui sont hors - d’autrui poesté, de quel aage que il soient. Cil qui nest de moi et de ma feme est en ma - poesté, et - ce - cil - cil] ce ms. Corr. d’après A, cf. le texte - latin : « Item qui ex filio meo et uxore eius nascitur, id est nepos meus et neptis, - aeque in mea sunt potestate, et pronepos et proneptis et deinceps - ceteri ». qui nest de mon fill et de sa feme, ce est mes niés et ma niece, - sont autresi en ma poesté, et autresi cil qui descendent d’els.

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- Cil meismes dit : Cil qui sont neveu à aucun de - son fill qui est morz doivent estre en sa poesté, et autresi li enfant as - neveuz, ou il seront en la poesté au fill se il vit ; et ce est droiz non pas tant - seulement es filz naturels, mes es adoptis.

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- Cil meismes dit : Nos apelons celui fill, qui nest - d’ome et de sa feme. Mes se nos faignons que li mariz a esté hors del païs par .x. anz, - et quant il revint il trova en sa meson .i. enfant d’un an, la sentence Julian nos plest - que il n’est pas filz au mari. Et se aucuns demeure continuelment o sa feme et ele a .i. - enfant et il ne veult pas reconnoistre que il soit suens, il me semble, et Scevola s’i - acorde, que se li mariz a esté lonc tens o sa feme, que il n’a pas geu - a li - o li - o li] a li ms. Corr. d’après o lui E, cf. le texte latin : « si constet maritum aliquamdiu cum uxore non - concubuisse ». , ou par maladie ou par autre cause, ou se il a esté en - tel point que il ne peust engendrer et li voisin le sevent bien, cil qui est nez en sa - meson n’est pas ses filz.

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- Cil meismes dit : Se li peres est condampnez à - aucune paine, si come se il est baniz de la cité ou il est fez sers à aucune paine, li - niés vient sanz doute el leu au fill.

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- Cil meismes dit : Se li peres est forsenez, por ce - ne remaint il pas que si fill ne soient en sa poesté ; autresin est il en toz les peres - qui ont lor enfanz en lor poesté, quar la droiture de poesté fu establie par bones - meurs. Ne li peres ne lesse pas à avoir ses enfanz en sa poesté se il n’en issent es - manieres qui sont acostumees. Et por ce, ne doit l’en pas douter que li enfant au - forsené ne remaignent en sa poesté, et non pas tant seulement cels que il avoit devant - la forsenerie, mes se aucun sont conceu devant et il sont né en la forsenerie, il sont - en sa poesté. Mes se sa feme conçoit tant conme il est en sa forssenerie, il covient - vooir se cil enfes est en sa poesté, quar ja soit ce que li forssenez ne puisse pas - prendre feme, neporquant il puet retenir son mariage que il fist devant, et por ce li - filz sera en sa poesté. Et se la feme est forssenee, li enfes que ele conçut devant la - forssenerie sera en la poesté son pere. Et se ele conçoit en sa forsenerie - .i. enfant de - son mari, il sera en la poesté son pere, quar lor mariages n’est pas - failliz. Et se il sont amedui forssené et la feme conçoit, lors li enfes sera en la - poesté son pere, quar lor volenté n’est pas del tout faillie por la forsenerie, quar - autresi come li mariages dure quant li uns est forssenez, dure il quant il sont amedui - forsené. Li forsenez a si son fill en sa poesté que quanque li filz - aquiert est aquis au pere.

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- Pomponius dit : Cil qui est en baill est es - conmunes causes en leu de celui qui est hors de baill, si conme quant il est mis en - baillie ou quant il reçoit la garde d’un orfelin.

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- Ulpians dit : Se li juges done sentence que aucuns - norrisse .i. enfant, l’en doit enquerre de la verité se il est filz à celui qui le - norrist ou non, quar la cause de la norreture ne tolt pas la verité.

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- Modestins dit : Li fill naturel ou cil qui sont - mis hors de baill ne sont pas ramené en la poesté lor pere, mal gré leur.

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- [1.7.0. De his qui sui vel alieni iuris sunt.] - D’adopcions et de metre enfanz hors de bail, et d’autres manieres - par quoi la poesté as peres faut. -

Modestins - dit : Nature tant seulement ne fet pas filz et filles, mes adopcions. - Adopcion est uns nons generals qui est devisez en .ii. especes, de quoi l’une est apelee - adopcion, et l’autre arrogacion. Cil qui sont en baill sont doné en adopcion, et cil qui - sont hors d’autrui poesté se donent en arrogacion.

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- Gaius dit : General adopcion est fete en .ii. - manieres : ou par l’auctorité au prince ou par le comandement à aucun bailli. Par - l’auctorité au prince prenons nos en adopcion cels qui sont de lor droiture, et ceste - maniere d’adopcion est apelee arrogacion, quar l’en demande à celui qui prent aucun en - adopcion se il veult que il soit ses droiturels filz, et à l’autre demande l’en se il veult estre ses filz. Nos prenons en adopcion par le comandement - as baillis - au bailli - au bailli] as baillis ms. Corr. d’après - au baillis E, cf. le texte latin : « Imperio magistratus adoptamus eos - qui in potestate parentis sunt, sive primum gradum liberorum optineant, qualis est - filius filia, sive inferiorem, qualis est nepos neptis, pronepos - proneptis ». ceus qui sont en la poesté lor peres, qui que il soient, ou - fill ou neveu. ¶ Ce est general chose en toute adopcion que cil qui - ne pueent engendrer, si come sont li espaié, pueent prendre enfanz en adopcion. - Ce est propre chose en l’adopcion qui est fete par le prince que, - se cil qui est frans, qui n’est pas en autrui poesté, se done en arrogacion, il n’est - pas tant seulement souzmis à la poesté à celui qui le prent en adopcion, mes si enfant - sont en sa poesté, autresi come neveu.

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- Paulus dit : Se contes ou prevolz est en la poesté - son pere, il est certaine chose que il puet estre mis hors de baill ou donez en adopcion - par devant lui meismes.

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- Modestins dit : La sentence Neracius est que li - baillis par devant qui actions doivent estre menees puet metre ses filz hors de baill et - doner le en adopcion par lui meismes sanz autre juge.

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- Celsus dit : Es adopcions de cels qui ne sont pas - en autrui poesté ne demande l’en fors lor volenté, mes en celui que ses peres done en - adopcion covient il savoir la volenté del pere et del fill, ou que il s’i consentent - expressement ou que il ne le contredient pas.

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- Paulus dit : Quant aucuns done en adopcion - l’enfant son fill, il covient que li filz li consente, et ce dit Julians.

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- Celsus dit : Quant adopcion est fete, il ne - covient pas avoir l’auctorité de cels entre qui droiture de lignage conmence à estre par - cele adopcion.

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- Modestins dit : L’auctorité au procurateur n’est - pas necessaire en arrogacion. Ce avoit esté tenu premierement, mes - Claudius le mua par droit.

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- Ulpians dit : Avugles puet prendre en adopcion et - estre i donnez.

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- Paulus dit : Se aucuns done en adopcion par le - consentement de son fill l’enfant son fill que il a en sa poesté, cil ne sera pas - propres hoirs à son aiel, quar il revient aprés la mort son aiel autresi conme en la - poesté son pere.

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- Cil meismes dit : Se cil qui a .i. fill prent - aucun en adopcion autresi conme neveu, quant il muert li niés ne remaint pas en la - poesté son fill.

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- Ulpians dit : Cil qui est delivrez de la poesté - son pere n’i puet pas puis revenir honestement fors par adopcion.

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- Papinians dit : Il est einsi en tot droit que puis - que la poesté au pere adoptif est finee, il n’en remaint puis nule estrace, et la dignité - qui fu aquise au pere par adopcion faut quant l’adopcion est finee.

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- Pomponius dit : Cil qui est nez del fill adoptif - pert totes les droitures qui li apartenoient par l’adopcion quant ses peres est mis hors - de la poesté à son pere adoptif.

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- Ulpians dit : Se cil qui est hors d’autrui poesté - se done en adopcion, totes les choses qui furent seues trespassent à celui qui l’a pris - en adopcion, neis li enfant que il avoit en sa poesté, et se il avoit aucun de ses - enfanz en chetivoison et il revient, et cil qui estoit encore el ventre sa mere quant - il se dona en adopcion revient autresi en la poesté son pere adoptif. - Cil qui a .ii. filz et a de l’un .i. neveu, se il velt prendre le neveu en adopcion - autresi come se il fust nez de l’autre fill, il le puet fere se il le met avant hors de sa - poesté, quar il le fet non pas conme aiels mes conme autres, et por ce il le puet - prendre en adopcion autresi conme .i. autre. L’en doit prendre garde - que cil qui prent aucun en adopcion ait plus de .lx. anz, si que l’en n’ait pas - esperance que il engendre enfanz dés ore en avant ; et cil qui a meins d’aage ne doit - pas prendre en adopcion, se ce n’est por maladie ou pour autre resnable cause, si come se - cil que il prent en adopcion est joinz à lui par lignage. - Aucuns ne doit pas prendre pluseurs enfanz en adopcion fors por - droite cause, ne celui que autres a franchi, ne plus viell de lui.

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- Jabolenus dit : Adopcion a leu es personnes en quoi - nature puet avoir leu.

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- Ulpians dit : Il n’est pas otroié que cil praigne - aucun en adopcion qui a aministré la garde de lui se cil que il prent en adopcion a - meins de .xxv.anz, que il ne - - [le] - - le] Ajouté d’après que il ne le face - E. Le texte latin dit : « ne forte eum ideo adroget, ne rationes - reddat ». face par aventure por eschaper soi, que il ne rende conte. L’en - doit enquerre que il n’ait pas vilaine cause por quoi aucuns praigne .i. autre en - adopcion. L’en ne doit otroier à nus que il - praignent - praigne - praigne] praignent ms. Corr. d’après A, cf. le - texte latin : « Eorum dumtaxat pupillorum adrogatio permittenda est his, qui vel - naturali cognatione vel sanctissima affectione ducti adoptarent ».  - orfelins en adopcion fors à cels qui le font ou par reson de lignage ou por deu ; à touz - autres le doit l’en deffendre que il ne soit en la poesté à cels qui ont les orfelins en - garde de finer la garde et d’estraindre la substitution que li peres à l’orfelin fist. ¶ - Il covient vooir premierement quiex chatiex li orfelins a, et quiex - chatiex cil à qui le veult prendre en adopcion, et puis doit l’en fere conparaison - savoir mon se l’adopcion seroit proufitable à l’orfelin. Et aprés ce, doit l’en garder - de quel vie cil est qui veult amener l’orfelin en sa poesté, et à prés de quel aage il - est, si que l’en puisse savoir liquels li est mielz : ou que il pense d’engendrer - enfanz, ou que il mete en sa poesté aucun qui soit d’autrui mesniee. ¶ - Aprés ce doit l’en garder que il ne soit otroié à celui qui a .i. - enfant ou pluseurs que il praigne autre en adopcion, que l’esperance de son heritage ne - soit amenuisiee à cels que il a euz de son loial mariage, ou que li filz adoptif n’ait - meins del suen que il n’en doit avoir. Aucune foiz est il otroié que - li plus povres praigne le plus riche en adopcion, se l’en set que il est de bone vie et - que sa volenté est honeste. Mes il couvient doner caupcion en cez - cas.

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- Marceaus dit : L’en ne doit pas otroier la volenté - à celui qui velt prendre orfelin en adopcion devant que il ait doné caupcion de rendre - quanque il avra des choses à l’orfelin à cels à qui la chose deust venir se li orfelins - fust remés en son estat.

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- Ulpians dit : Par les paroles de la caupcion que - cil qui prent orfelin en adopcion doit doner à cels à qui la chose apartient est il - porveu as franchises qui sont donees es segondes tables et au serf qui est establiz à - estre hoirs aprés le premier hoir, et à cels à qui li lés sont lessié. - Et se cele caucion n’est donee - profitable - profitable[ment] - profitablement] profitable ms. Corr. d’après - E, cf. le texte latin : « Quae satisdatio si omissa fuerit, utilis actio in - adrogatorem datur ». - , action en est donee contre celui qui prent l’orfelin en adopcion.

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- Marceaus dit : Ceste caupcion a leu se li - orfelins muert ainz que il ait .xiiii. anz, et ce que nos avons dit de l’orfelin doit - estre gardé en l’orfeline.

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- Gaius dit : Quar femes pueent estre prises en - adopcion par le conmandement au prince.

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- Ulpians dit : Et se cil qui a .i. fill adoptif muert et il lesse .i. - fill qui a meins de .xiiii. anz, et cil enfes muert aprés, l’en demande se li hoir à - celui qui avoit le fill adoptif sont tenu à respondre de ses biens. Et l’en doit dire - que li hoir doivent rendre toz les biens au fill adoptif, et par desus ce la quarte part - des biens au pere. ¶ L’en demande se cil peres adoptis puet establir - hoirs qui soient hoir aprés son fill qui a meins de .xiiii. anz ; et ge croi que tel - substitucion ne doit pas estre receue fors por la quarte part tant seulement que il a de ses - biens. Et se il enjoint à son hoir que il rende aucune chose à aucun, il n’est pas tenuz - à rendre la de ce qui n’est pas venu à lui de par le mort. ¶ Totes cez - choses doivent estre tenues, coment que aucuns preigne en adopcion l’enfant qui a meins - de .xiiii. anz ou en leu de fill ou en leu de neveu.

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- Paulus dit : Cil qui est donez en - adopcion est cosins à cels qui nessent de son pere adoptif, et non pas à autres de son - lignage. Et por ce, se ge ai .i. fill adoptif, ma feme ne li est pas en leu de mere, ne - ma mere ne li est pas en leu d’aiole, quar il n’apartient pas à cels qui sont hors de ma - mesniee ; mes mes filz adoptif est frere ma fille, por ce que ma fille est en ma mesniee, - et ele ne li apartient, fors en tant que ele ne puet estre sa feme.

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- Ulpians dit : Cil qui n’est pas presenz ne puet - pas estre pris en adopcion, ne cil qui ne s’i velt assentir.

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- Cil meismes dit : Se li peres mist sa fille hors - de baill, et ele vesqui einsi longuement et puis morut et establi hoirs en son - testament, il est deffendu que li peres ne mueve plet contre le fet à la fille, por ce - se il ditpor ce se il dit] à comprendre : ‘comme se il - disait’, cf. le texte latin : « Post mortem filiae suae, quae ut mater familias - quasi iure emancipata vixerat et testamento scriptis heredibus decessit, adversus - factum suum, quasi non iure eam nec praesentibus testibus emancipasset, pater movere - controversiam prohibetur ». que il ne la mist pas par droit hors de sa - poesté ne par devant tesmoinz. ¶ Cil qui n’est pas presenz ne puet - par - pas - pas] par ms. par autre prendre - fill en adopcion ne fere tel sollempnité.

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- Julians dit : Cil que mes filz qui est hoirs de mon - baill prendra en adopcion ne sera pas mes niés.

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- Cil meismes dit : Cil qui est nez del fill adoptif - tient leu d’adoptif.

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- Gaius dit : Cil qui a .i. fill et de cel fill .i. - neveu puet metre le fill hors de sa poesté et retenir i le neveu ou metre en hors le - neveu et retenir i le fill, ou il les en puet amedeus metre hors ; autresi est il del fill - au neveu.

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- Calistratus dit : Se li peres naturels à aucun ne - puet parler et il puet mostrer en autre maniere que par parole que il veult doner son - fill en adopcion, l’adopcion est autresi bien confermee come se ele fust fete par - droit.

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- Paulus dit : Cil qui n’ont pas femes pueent - prendre filz en adopcion.

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- Marcians dit : Li filz qui est en la poesté son - pere ne puet en nule maniere contraindre son pere de metre l’en hors quels filz que il - soit, ou naturels ou adoptis.

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- Papinians dit : Cil qui fu donez en adopcion quant - il avoit meins de .xiiii. anz sera aucune foiz oïz se il velt estre mis hors de baill - quant il avra passé .xiiii. anz. Et ce doit fere li juges se il voit droite cause, quar - li empereres Tytus Antonius escrist que l’en doit otroier à celui qui a orfelin en garde - que il en face son fill adoptif.

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- Marcians dit : Et se li orfelins voit, quant il a - passé .xiiii. anz, que ce ne soit pas ses preuz que il soit en la poesté à son - deffendeeur, ce est loiauté que il soit mis hors - del - du - du] del ms. Corr. d’après du A. Le texte latin dit : « Et si pubes factus non expedire sibi in potestatem eius - redigi probaverit, aequum esse emancipari eum a patre adoptivo atque ita pristinum - ius reciperare ». - baill à son pere adoptif et recuevre l’ancienne droiture.

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- Paulus dit : Se uns filz est donez en adopcion par - tel covenant que tu me doignes celui meismes en adopcion aprés troiz anz, Labeo dit que - nule action n’en nest.

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- Cil meismes dit : - Didnité - Dignité - Dignité] Didnité ms. - n’est pas amenuisee par adopcion, ainz est creue. Et por ce, se uns senateurs - est fez filz adoptif à .i. bas home, por ce ne pert il pas à estre senateurs ; et - autresi li filz au senateur.

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- Cil meismes dit : - Il est certaine chose que li peres puet metre son fil hors de sa poesté en quel - leu que il veult ; et par devant le visconte qui est en la contree qui ne li est pas - bailliee, puet aucuns estre franchiz et donez en adopcion.

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- Cil meismes dit : Aucuns puet avoir neveu adoptif, - ja soit ce que il n’ait point de fill. Se aucuns a eu .i. fill - - [adoptif] - adoptif] Ajouté d’après E, cf. le texte - latin : « Eum, quem quis adoptavit, emancipatum vel in adoptionem datum iterum non - potest adoptare ». et il l’a mis hors de son baill ou doné à autre en - adopcion, il ne le puet pas autre foiz prendre en adopcion.

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- Marceaus dit : Adopcion qui n'est pas fete par droit - puet estre confermee par le prince.

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- Ulpians dit : Quar li empereres Marc escrist einsi - à Eutichiain : Li juge prendront garde se tu doiz empetrer ce que tu - demandes ; et cil seront present qui le voudront contredire, ce seront cil qui seront - grevé par l’adopcion se ele est confermee.

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- Modestins dit : Quant cil qui est hors de baill - est donez en adopcion, si enfant qui estoient devant en sa poesté sont - fet neveu au pere adoptif. Mes il n’est pas einsi quant cil qui est en baill est donez - en adopcion, quar si enfant remaignent en la poesté à lor aiel naturel. - Cil qui prent aucun en adopcion doit estre plus vielz de lui - .xviii. anz. Se li espaiez prent aucun en adopcion, il le puet fere - son hoir ne li vices corporels ne li nuist pas.

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- Cil meismes dit : Se li peres met hors de son - baill son fill de quoi il a .i. neveu en sa poesté et il le prent aprés en adopcion, - quant li filz muert, li niés ne repere pas en la poesté son aiel qui le retint quant il - dona son fill en adopcion.

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- Cil meismes dit : Neis enfens de .vii. anz puet - estre donez en adopcion.

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- Pomponius dit : L’en puet fere non pas tant - seulement filz adoptis mes neveuz, si que il soient autresi come se il fussent né del - fill.

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- Proculus dit : Se cil qui a .i. neveu de son fill - prent aucun en adopcion en leu de neveu, ge ne croi pas que, puis que il est morz, que - il ait droiture de lignage entre le neveu adoptif et le naturel. Mes se il le prist en - adopcion si que il fust ses niés, autresi come se il fust nez de son fil et de sa preude - feme, ge croi le contrere.

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- Paulus dit : La charge à celui qui est donez en - adopcion va au pere adoptif.

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- Ulpians dit : Li filz que ge aquis tant conme ge - estoie sers puet estre ramenez en ma poesté par le benefice au prince ; neporquant, l’en - ne dote pas que il ne soit de la condicion à cels qui sont franchi.

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- [1.8.0. De divisione rerum et qualitate.] - De la division des choses et des qualitez. - -

- Paulus dit : La soveraine division des choses est - devisee en .ii. parties, quar les unes choses sont de la devine droiture et les autres - de l’umaine. De la devine droiture sont les choses saintes et les religieuses. Les - choses saintes, si conme li mur et les portes, sont en une maniere de la - devine droiture. La chose qui est de la devine droiture n’est es biens à nul, mes cele - qui est d’umaine droiture est es biens à aucun ; et aucune foiz puet il avenir que ele - n’est es biens à nul, quar les choses de l’eritage ne sont es biens à nul devant que li - hoirs ait receu l’eritage.¶ Les choses qui sont d’umaine droiture - sont ou conmunes ou privees. Celes qui sont conmunes - ne sont es biens à nul, ainz sont à tote l’université des genz. Les choses privees sont - celes qui sont propres à aucuns. ¶ - Les unes des choses sont corporels, les autres ne sont pas corporels. - Les choses corporels sont celes qui pueent estre - aprouchiees - atouchiees - atouchiees] aprouchiees ms. Corr. d’après EA, - cf. le texte latin : « Corporales hae sunt, quae tangi possunt ». - , si come uns chans, uns hom, une robe, or et argent et moultes autres choses. - Les choses noient corporels sont celes qui ne pueent pas estre atouchiees, si come les - droitures, usaires, obligement conment que il soient fet, et heritages, ja soit ce que - en heritage soient contenues plusors choses corporels ; quar autresi sont corporel li - fruit qui sont receu d’un champ de quoi aucuns a l’usaire, et ce qui nos est deu par - aucun obligement est corporel, si come uns chans, uns sers, denier. Mes la droiture - d’estre hoirs et la droiture d’avoir usaires et la droiture d’obligement ne sont pas - choses corporels, et autresi sont les droitures des possessions des citez et des chans, - qui sont apelees servises.

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- Marceaus dit : Unes choses sont, qui par le droit - as genz sont conmunes à touz ; et les autres qui ne sont à nul ; et les autres qui sont à - certains seigneurs, qui sont aquises à chascun por diverses causes. Par naturel droit - sont conmun à touz li airs, l’eve corant et la mer, et par ce sont conmun li rivage de - la mer.

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- Florentins dit : Les pierres precieuses et les - autres choses que nos trovons en la rive de la mer sont meintenant noz par le droit - naturel.

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- Marcians dit : Il n’est donc deffendu à nul que il - n’aprouche à la rive de la mer por peschier en tel maniere, neporquant que il s’atiegne - des villes et des sepulcres et des edefiemenz, qui ne sont pas choses conmunes autresi - come la mer ; et ce escrist li empereres Pius as pescheeurs de .ii. citez prés - que tuit li flueve et li port sont conmun.

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- Gaius dit : Li usages des rives est conmuns par le - droit as genz, autresi conme del flueve. Il loist donc à chascun à arriver i et à - atachier lor chaables as arbres qui i nessent, et à sechier i lor roiz et à deschargier - lor nes, autresin come il pueent nagier par le flueve ; mes la proprieté en est à cels - qui ont lor chans joignant, et por ce li arbre qui i nessent sont - leur. Il loist à cels qui peschent en la mer que il facent une loge el rivage en quoi - il se reponnent.

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- Marcians dit : Si que cil qui i edefient - sont seignor de la terre tandis come li - edefiemenz i est, mes quant li edefiemenz est depeciez li leus revient en sa premiere - cause, et se uns autres edefie en cel meismes leu, il sera suens. ¶ - Unes choses sont, qui sont conmunes à aucune université et non pas - propres à aucun, si come les choses qui sont es citez : li theatre et les estades et les - choses semblables qui sont es citez sont conmunes. L’en ne puet pas dire que li sers qui - est conmuns à aucune cité soit propres à aucun des citeains, ainz à tote l’université. - Et por ce, li saint frere escristrent que li sers de la cité puet estre tormentez contre - .i. des citeains ou por lui, et cil que la conmune d’une cité a franchi n’a pas besoing - de demander pardon del banissement se il veult pledier à aucun des citeains. ¶ - Les choses saintes et les religieuses ne sont es biens à nul. - L’en apele choses saintes celes qui sont sacrees conmunement et non - pas priveement. Se aucuns fet donc priveement .i. leu saint à son oés, ce n’est pas - sainte chose, mes esconmeniee. Se une meson est une foiz sacree, ja soit ce que li - edefiemenz est depeciez, li leux remaint sainz. - Chascuns puet fere leu religieux par sa volenté, se il enfuet .i. mort en leu qui soit - suens. En sepulcre qui est conmuns puet chascuns enfoïr mal gré as autres ; et en leu qui - est à autrui puet chascuns enfoïr, se cil quiqui] Comprendre - « à qui ». il est li otroie, ja soit ce que il s’en repente puis. - Dés que morz est enfoïz en .i. leu est il religiex.

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- Marcians dit : Chose sainte est deffendue et - garnie contre les torz fez as homes. Cassius dit que Sabins respondi - par droit que li mur des garnisons sont saint, et que il covient deffendre que aucune - chose ne soit pas mise desus.

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- Ulpians dit : Cil leu sont saint qui sont sacré - conmunement, où que il soient, ou en cité ou as chans. Et l’en doit - savoir que leus conmuns puet estre - - [fait] - fait] Ajoutée d’après EA, cf. le texte latin : « Sciendum est - locum publicum tunc sacrum fieri posse ». - sainz quant li princes l’a sacré ou - il a doné poesté de sacrer le. ¶ L’en doit savoir que autre chose est - sainz leus, et autre chose est sacraires. Sainz leus est leus sacrez. Sacraires est li - leus en quoi les saintes choses sont gardees, et ce puet estre fet en privé edefiement ; - et cil qui vuelent oster le leu, que il ne soit religiex, en pueent oster les saintes - choses. ¶ Nos apelons proprement les choses saintes, qui ne sont ne - del tout sacrees ne del tout esconmeniees, ainz sont confermees par .i. pou de - sacrement, si conme les lois sont saintes, quar eles sont apuiees par confermement. - Et la chose qui est apuiee par confermement est sainte, et non pas - sacree ; et por ce met l’en aucune foiz el confermement que qui meffera encontre, il - sera puniz de paine capital. ¶ Il ne loist pas à refere les murs de - la garnison sanz l’auctorité au prince ou au prevost, ne à joindre i aucune chose ne à - metre desouz. ¶ Sainte chose ne puet estre proisiee.

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- Pomponius dit : Autresi come la chose qui est - edefiee en la mer est privee et propre à celui qui la fet, est conmun - ce que la mer porprent.

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- Pomponius dit : Se aucuns brise les murs, il soit - puniz par paine capital, si come cil qui passent outre o eschieles ou en - autre maniere, quar il ne loist pas que li citeain de Rome issent de la cité par aillors - que par les portes, quar issir par aillors est chose abominable et maniere à anemis. Et - l’en dit que Remus, li freres Romulus, fu ocis por ce que il volt tressaillir le mur.

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- [1.9.0. De senatoribus.] - De l’office as senateurs. - -

- Ulpians dit : Nus ne doute que li hom qui est en - la digneté de conseillier ne doie estre mis par devant feme de cele meismes digneté, mes - il covient vooir se home qui est en digneté de prevost doit estre mis par devant feme - qui est en digneté de conseillier, et ge croi que oïl, quar il a greignor digneté en - nature d’ome que de feme. ¶ Nos disons - - que les - fames - - que les fames] Post correctionem (main très proche de - celle du copiste). Mots insérés dans la marge avec un signe de renvoi (deux - barres obliques). La correction - correspond à la leçon de EA et au texte latin : « Consulari feminae utique - consularem virum praeferendum nemo ambigit. Sed vir praefectorius an consulari - feminae praeferatur, videndum. Putem praeferri, quia maior dignitas est in sexu - virili ». sont en digneté de conseilliers qui sont - femes as conseilliers ; et Saturnins i ajoste lor meres, mes ce n’est dit en nul leu ne - receu.

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- Marceaus dit : Cassius ne cuide pas que - cil qui por son meffet a - esté ostez d’estre senateurs puisse jugier ne porter testemoine dés que il n’a esté - restabliz, quar la loi que Julius fist le deffent.

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- Mondestins dit : Li empereeur Sevoirs et - Antonins otroierent que cil qui est ostez d’estre senateurs ne pert pas franchise, ainz puet demorer - en la cité de Rome.

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- Pomponius dit : Cil qui n’est pas dignes de la - plus basse ordre n’est pas dignes de la plus haute.

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- Ulpians dit : Nos devons apeler fill de senateur - non pas tant seulement son fill naturel, mes son fill adoptif, ne il n’a point de force - se il l’engendra ou se il le prist en adopcion ainz que il fust en la digneté de - senateur ou puis.

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- Paulus dit : Filz de senateur est cil que il - prent en adopcion tandis conme il est en sa mesniee. Mes quant il est mis hors de son - baill, il pert nom de fill. Se senateurs done son fill en adopcion à - aucun qui soit de plus basse digneté, il est filz de senateur, quar la - digneté de senateur n’est pas perdue par adopcion de plus basse digneté ; et autresi est - il de la digneté à conseillier.

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- Ulpians dit : Il nos plest que, quant filz à - senateur est mis hors de baill, il soit tenuz conme filz de senateur. ¶ - Labeo escrit que li filz au senateur qui nest aprés la mort son - pere est autresi come filz à senateur. ¶ Mes Proculus et Pegasus dient que cil qui fu - conceuz et nez puis que ses peres fu ostez del senat ne doit pas estre tenuz come filz à - senateur ; et lor sentence est veraie, quar cil n’est pas proprement apelez filz de - senateur dés que ses peres fu ostez del senat ainz que il nasquist. ¶ Se aucuns est - conceuz ainz que ses peres soit ostez del senat, et il fu nez aprés ce que il ot perdue - sa digneté, l’en doit entendre que il est come filz de senateur, quar il plot à plusors - que l’en regardast au tens que il fu conceuz. ¶ Se aucuns ot pere et - aiel senateurs, l’en entent que il est conme filz et come niés à senateur. Et se ses - peres perdi sa dignité ainz que il fust conceuz, l’en puet demander, dés que il n’est - pas filz de senateur, se il doit estre tenuz conme niés à senateur. Et ge croi que oïl, - quar la digneté son aiel li doit plus aidier que li dechaiemenz de son pere ne li doit - nuire.

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- Cil meismes dit : Les femes qui sont mariees à - cleres personnes sont apelees cleres, et les filles as senateurs ne sont pas apelees - cleres se eles ne sont mariees à clers homes, quar li home donent as femes digneté, et - lor pere lor donent digneté tant que eles soient mariees à basses personnes. Feme sera - donc apelee clere tant come ele sera fame à senateur ou puis que ele sera departie de - cler home, se ele se garde de marier soi à home de plus basse digneté.

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- Papinians dit : Se fille de senateur - se marie à aucun qui ait esté franchiz, li dechaiemenz de son pere ne la fet pas basse - feme, quar la dignité qui est aquise as enfanz ne lor doit pas estre tolue por ce que - lor peres est ostez del senat.

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- Ulpians dit : Nos devons apeler enfanz à senateurs - non pas tant seulement lor filz, mes cels qui sont engendré ou d’els ou de lor enfanz - naturels ou adoptis. Se uns enfes est nez de la fille à .i. senateur, nos devons - regarder la condicion son pere.

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- Paulus dit : Ja soit ce que li senateur aient lor - manoir en la cité de Rome, neporquant l’en doit entendre que il ont lor manoir el leu où - il furent né, quar la digneté ne lor change pas lor manoir, ainz lor done celui que il - n’avoient pas avant.

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- Ulpians dit : Les femes qui premierement ont esté - mariees à home qui estoit en digneté de conseillier suelent empetrer del prince, ja soit - ce que ce n’avient pas sovent, que, se eles se marient puis à plus bas home, eles ne - perdent pas leur premiere digneté. Et ge sai bien que li enpereres Antoines otroia ce à - Julie, sa cosine. ¶ Nos apelons senateurs toz cels qui pueent doner - sentence el senat.

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- [1.10.0. De senatoribus.] - De l’office as conseilliers. - -

- Ulpians dit : Li offices au conseillier est que il - doint conseill à cels qui vuelent franchir lor sers. Et il pueent - franchir les leur tot par els. Mes cil qui devant .i. conseillier ont nonmé les sers que - il vuelent franchir ne les pueent pas franchir par devant .i. autre, quar li - franchissement ne doiventne doivent] ne puuent A. La - leçon du ms. A reprend le verbe posse utilisé par le texte latin : - « qui apud alterum nomina ediderit, apud alterum manumittere : separatae enim sunt - manumissiones. sane si qua ex causa collega manumittere - non poterit infirmitate vel aliqua iusta causa impeditus, collegam posse - manumissionem expedire senatus censuit ». Pourtant, puisque l’emploi du verbe - ‘devoir’ dans F et E ne change en rien le contenu de la leçon, on considère la - variante ne doivent / ne pueent comme une variante adiaphore, et - on respecte le texte de F. pas estre departi. Neporquant, se li uns est - malades ou il a autre cause por quoi la franchise ne puet estre donee par devant lui, li - senaz juge que ce puet estre fet par devant son conpaignon. Ce n’est - nule doute que li conseillier ne puissent franchir lor sers tout par els, mes se il - avient que aucuns qui ait meins de .xxv. anz soit conseilliers, il ne porra - pas franchir ses sers par lui, quar ce est cil qui doit oïr la cause por quoi aucuns - doit estre franchiz et examiner la, mes il puet bien franchir les par devant son - conpaignon, se la cause est prouvee.

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- [1.11.0. De officio praefecti praetorio.] - De l’office au prevost de la prevosté - -

- Aurelius Archadius Chrisius dit : Il covient - briement vooir dont li offices au prevost de la prevosté vint. L’en dit que il furent - premierement establi à la maniere del mestre des chevaliers, quar anciennement tote la - somme de l’empire fu otroiee as diteeurs, et il aconpaignierent à els mestres des - chevaliers qui eussent la cure de la chevalerie aprés els. Et autresi, quant la sonme - des choses fu bailliee à l’empereeur, il eslut prevolz à la maniere - del mestre - des mestres - - des mestres] del mestre ms. Corr. d’après E, cf. le - texte latin : « regimentis rei publicae ad imperatores perpetuos translatis ad - similitudinem magistrorum equitum praefecti praetorio a principibus electi sunt. ». - des chevaliers, et il lor fu otroié que il amendassent les meffez. Et - puis fu tant creue lor auctorité que l’en ne puet pas apeler d’els, quar il fu demandé - au conmencement se l’en en pooit apeler, et l’en dist que oïl, et encore a l’en les - exemples de cels qui en apelerent. Mes aprés il fu deffendu, par la sentence au prince - que l’en n’en peust pas apeler, quar il fu avis au prince que cil qui por lor sens et - por lor loiauté et por lor auctorité sont mis en cest office ne jugeroient pas autrement - que il meismes jugeroit. Encore ont il .i. autre privilege que cil - qui sont dedenz aage ne pueent pas avoir restitucion contre lor sentence par devant - autre juge que par devant els.

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- [1.12.0. De officio praefecti urbi.] - De l’office au prevost de la cité. - -

- Ulpians dit : Li prevolz de la cité puet jugier de - toz crimes et non pas tant seulement de cels qui sont fet en la cité, mes de cels qui - sont fet dehors en la cité de Lombardie, si come il fu esclerié en l’epistre à - l’empereeur Sevoir, que il envoia à Cilon le prevost de la cité. ¶ Il - orra les sers qui fuiront à garant as ymages et cels qui ont esté achaté de lor deniers - por estre franchiz, se il se plaignent de lor seignors. Et si orra les - patrons se il se plaignent de cels que il ont franchiz, meesmement se il dient que il - sont malade et il requierent que cil que il ont franchiz les sostiegnent. - ¶ Il a pooir d’envoier les malfeteurs en essill en l’isle que li - empereres lor assignera. ¶ Li comencemenz de l’epistre est tieus : - « Por ce que nos avons baillié nostre cité à ta loiauté, quanque est donc fet dedenz la - cité apartient au prevost de la cité. Mes se aucuns meffez est fez dedenz .c. liues de - la cité, il apartient au prevost de la cité ; mes se il est fez plus loing, il - n’apartient pas à lui ». ¶ Se aucuns dit que ses sers ait fet - avoltire o sa feme, il doit estre oïz par devant le prevost de la cité. - Il puet oïr cels qui vuelent pledier par l’entredit de ce qui est - fet par force ou en repost. ¶ Li deffendeeur et li procureeur qui - malement se sont contenu en lor garde suelent estre envoié au prevost de la cité quant - il sont digne de grief paine, se li orfelins puet prover que il aient doné deniers por - avoir - la - sa - - sa] la ms. Corr. d’après E, cf. le texte latin : « - Solent ad praefecturam urbis remitti etiam tutores sive curatores, qui - male in tutela sive cura versati graviore animadversione indigent, quam ut sufficiat - eis suspectorum infamia : quos probari poterit vel nummis datis tutelam occupasse, - vel praemio accepto operam dedisse ut non idoneus tutor alicui daretur ».  - garde, ou que il aient pris loier por doner entente que deffenderres qui ne fust - pas covenables fust donnez à aucun, ou que il aitait] Suivi - d’un signe de renvoi dédoublé dans la marge mais sans qu’aucune correction - ne soit proposée. mis conseill en amenuisier la quantité de - son patremoine, ou que il ait estrangié par apert barat les biens à l’orfelin. - Ce qui a esté dit, que li prevolz de la cité orra les sers qui se - plaindront de lor seignors, doit estre einsi entendu que li serf ne soient pas oï se - il acusent lor seigneurs, quar ce ne doit en nule maniere estre otroié, fors es cas qui - sont excepté. Mes se il se plaignent honestement que lor seignor sont trop cruel ou trop - dur envers els, ou que il les lessent morir de faim ou il les contraignent de meffere, - ou il les establissent por vilain gaaing, en cez cas les doit oïr li prevolz de la cité. - Cist offices li fu donez par l’empereeur Sevoirs que il deffende les sers que il ne - soient establi por vilain gaaing. ¶ Par desus ce, il doit fere que li - changeeur se mainent à droit en lor mestier et s’atiegnent - - [des choses] - - des choses] Ajouté d’après E, cf. le texte latin : - « Praeterea curare debebit praefectus urbi, ut nummularii probe se agant circa omne - negotium suum et temperent his, quae sunt prohibita ». qui leur sont - deffendues. ¶ Quant li patrons dit que cil que il a franchi le - despit ou que il a mesdit à lui ou à ses enfanz ou à sa feme, ou il dit - aucune tel chose, li prevolz de la cité en doit estre requis, qui le doit chastier - selonc la maniere de la plainte, ou par menaces ou par bateimenz ou par plus grief paine se - mestiers est, quar cil qui ont esté franchi doivent aucune foiz estre puni. Et se li - patrons prueve que cil que il a franchi l’a traï, ou que il s’est mis par serement à ses - anemis contre lui, il en doit soufrir paine. ¶ La cure de tote la - char apartient au prevost de la cité, que ele soit donee por loial pris. Et por ce, li - marchiez de la char est soz sa cure, et li marchiez de totes les bestes est en sa cure. - ¶ Li repos de la gent et la discipline des musees apartient au - prevost de la cité. Et il doit avoir chevaliers ordenez por tenir le pueple en pes et - por raconter li ce que l’en fet. ¶ Li prevolz de la cité puet - deffendre à aucun la cité et marchaandises et advocacions et marchiez, ou à terme ou à - toz jorz. Et se il forsbanist aucun de Lombardie, li empereres - Sevoirs escrist que il le puet oster de sa contree. Et cil qui en lor hostieus ont tenu - mauveses assemblees doivent estre acusé par devant le prevost de la contree.

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- Ulpians dit : Puisque li prevolz de la cité est - issuz de la cité, il n’a point de poesté, ne il ne puet pas conmander - que l’en juge hors de la cité.

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- [1.13.0. De officio quaestoris.] - De l’office as questeeurs - - La rubrique manque dans FE et est ajoutée d’après A. - . -

- Ulpians dit : La nessance de fere questeurs est - tres ancienne, et pou s’en faut que cele baillie ne fu establie devant totes les autres, - quar Gracians dit, en son septiesme livre Des poestez, que Romulus et Numa Papilius - orent .ii. questeurs que il n’eslurent pas par leur voiz, mes par la requeste au pueple. - Et la greignor opinion as anciens est que Tullius Hostilius fu li premiers qui establi - questeurs en la chose conmune. Et Junius et Trebacius et Fenestella - escrivent que il sont einsi apelé por ce que il aquierent les droitures à la chose conmune. - Et li questeur souloient avoir unes contrees - soz els par le conseill au senat, et ce fu establi quant Drusus et Portuna - estoient conseilliers. Neporquant, tuit li questeur n’avoient pas contrees soz els, ainz - en estoient excepté cil qui estoient privé des princes, qui ne fesoient fors - livre - lire - - lire] livre ms. Corr. d’après E, cf. le texte - latin : « hi etenim solis - libris principalibus in senatu legendis vacant ». el senat les livres as - princes. Mes il est or venu en costume que li questeur sont pris sanz - nule difference des hauz homes ou des bas.

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- [1.14.0. De officio praetorum.] - De l’office as prevolz. - -

- Ulpians dit : Li peres puet metre son fill hors de - sa poesté par - devost - de[vant le pre]vost - - par devant le prevost] par devost ms. Corr. d’après EA, - cf. le texte latin : « Apud filium familias praetorem potest pater eius - manumittere ». qui est encore en la poesté son pere.

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- Paulus dit : Par devant lui meismes puet il estre - mis hors de baill ou donez en adopcion.

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- Ulpians dit : Quant Barbarius Phillippus estoit - sers fuitis en la cité de Rome, il fist tant que il fu fez prevolz. Pomponius dit que li - servages ne li - nut - nu[i]t - - nuit] nut ms. Corr. d’après EA, cf. le texte - latin : « Barbarius Philippus cum servus fugitivus esset, Romae praeturam petiit et - praetor designatus est. Sed nihil ei servitutem obstetisse ait Pomponius, quasi - praetor non fuerit: atquin verum est praetura eum functum ». - rien. Neporquant, por ce que il fu sers fuitis tant conme il fu en la - prevosté, dirons nos que les choses que il fist et que il juja ne sont de nule valeur, ou - que eles valent por le proufit à cels qui pledierent par devant lui. Et ge croi que nule - chose qui fust fete par devant lui ne doit estre quassee, et ce est la plus humaine - sentence, quar li pueples de Rome pot bien doner ceste digneté à .i. serf, et se il - seussent que il fust sers, si le peussent il fere franc par doner li tel dignité, et - encore le pot mielz fere li empereres.

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- Cil meismes dit : Prevolz ne puet doner soi meisme - deffendeeur ne especial juge.

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- [1.15.0. De officio praefecti vigilum.] - De l’office as prevost des guetes. - -

- Paulus dit : En l’ancien tens estoient home - establi qui destainsissent le feu se il preist en la cité ; et por ce que il gaitoient - par nuit, il estoient apelé nocturnel, et li voier et li connestable lor aidoient à ce - fere. Il souloit avoir une mesniee ordenee entor la porte et entor les murs de la cité ; - et d’ilueques estoient genz apelees quant mestiers en estoit qui destainsissent le feu - par loier ou par grace. Et aprés ce, li empereres Augustus establi que il metroit - conseill en cele chose.

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- Ulpians dit : Quar la cité aluma en un meismes jor - en pluseurs leus.

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- Paulus dit : Quar il li fu avis que nus - - n’estoit plus covenables ne plus soufisanz à garantir la chose conmune que li - empereres. Il establi donc .vii. conpaignies en leus covenables, si que chascune - conpaignie deffendist .ii. regions, et si mist connestables par desus els ; et par desus - toz cels, il establi .i. mestre qui est apelez li prevolz des gaites. ¶ - Li prevolz des gaites doit jugier des ardeeurs, de ceus qui brisent - les mesons, des larrons, des ravisseeurs, de cels qui recetent les larrons, se la - personne n’est si cruel et si mal renomee que ele doit estre envoiee au prevost de la - cité. Pou avient que li feus praigne en la cité fors par le vice à cels qui i habitent. - Et por ce, ou il bat cels qui furent negligent de garder le feu, ou il les ledenge par - cruiex paroles et lor quite la bateure. Froisseures sont plus sovent - fetes en mesons et en greniers que aillors, quar li home i metent le plus de lor - richeces. Et quant celiers est froissiez, ou aumaire ou huche, cil qui le devoient garder - le doivent espeneir. Et einsi l’escrist li empereres Antonins à Eruce, - et si dist que, quant grenier sont froissié, l’en puet fere enqueste par les sers qui - les devoient garder, ja soit ce que li empereres ait en els sa partie. ¶ - L’en doit savoir que li prevolz des gaites doit veillier toute nuit - et aler o armes et o coigniees, et amonester les genz que il gardent - le feu que la cité n’alume par negligence. Et par desus ce, il doit amonester que - chascuns ait eve en sa meson. Et si est juges sor cels qui prennent à - garder les robes à cels qui se baignent, si que se il i font aucun barat, il doit oïr la - cause.

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- Ulpians dit : Li empereeur Sevoirs et Antonins - escristrent à Ruphin le prevost des gaites : « Tu puez conmander que cil qui habitent es - mesons qui sont negligent de lor feu garder soient batu. Mes cels qui seront convaincu - que il aient mis le feu en la cité par tricherie te covendra il envoier à Cylon nostre - ami, le prevost de la cité. Et tu doiz querre les sers fuitis et rendre les à - - lor seignors.

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- [1.16.0. De officio proconsulis et legati.] - De l’office au visconte et au legat. - -

- Ulpians dit : Li viscontes est cil qui a les - ensaignes de visconte hors de la cité de Rome, mes il ne puet fere jugement fors en la - contree où il est envoiez.

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- Marcians dit : Dés que li visconte sont issu de la - cité il ont jurisdicion, mes ce n’est pas de fere jugement, ainz est jurisdicion - voluntaire, si que li sers pueent estre franchi par devant els et li enfant mis hors de - bail et les adopcions fetes. ¶ Par devant le legat au visconte ne puet - nus franchir son serf hors de sa contree, qar il n’a pas tel jurisdicion.

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- Ulpians dit : Ne adopcion ne puet estre fete par devant lui, quar - chose qui doie estre fete par loi ne doit pas estre fete par devant lui.

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- Cil meismes dit : Il covient que li viscontes gart - que il ne griet la contree en prendre ses hostieus, si conme nostre empereres escrist à - Severian. ¶ Nus des viscontes ne puet avoir en sa contree serjanz - propres à tormenter les homes, mes li chevalier facent tel servise es contrees. - ¶ Li viscontes va par sa contree mielz sanz sa feme que o sa feme ; - neporquant il puet bien mener sa feme, quar il doivent savoirquar] - À comprendre ‘mais’, cf. le texte latin : « Proficisci autem - proconsulem melius quidem est sine uxore: sed et cum uxore potest, dummodo sciat - senatum Cotta et Messala consulibus censuisse futurum, ut si quid uxores eorum qui - ad officia proficiscuntur deliquerint, ab ipsis ratio et vindicta - exigatur ». que li senaz juja, el tens que Cocta et Mesata estoient - conseillier, que se aucuns meffet es femes à cels qui sont es comuns offices, il en - doivent rendre reson. ¶ Ainz que li viscontes entre es bonnes de la - contree où il est envoiez, il doit envoier devant soi .i. mesage qui die noveles de sa - venue à ses acointes, se il en a nus en la contree. Et meesmement, il lor doit mander - que il ne viegnent pas contre lui ne conmunement ne priveement, quar il est avenant - chose que chascuns le reçoive en son païs. Il feroit à droit se il - enveoit à celui qui fu devant lui .i. message et li fesoit savoir à quel jor il - enterroit es bonnes de la contree, quar sovent avient que les choses qui - ne sont pas certaines et de qoi l’en ne se done garde troublent les contrees et - empeeschent ce que l’en doit fere. Et quant il entre en la contree, - il doit garder que il i entre par icele partie par quoi li autre i suelent entrer, et si - doit garder en quel cité il doit premierement venir ou ariver se il vient par eve, quar - cil de la contree tienent à grant chose se ceste costume est gardee. Unes contrees ont - en costume que il covient que li viscontes i viegne par eve, si conme est Ase, quar li - empereres Antonins escrist à cels d’Ase que il covient par force que li viscontes arive - en Ase, et si dist la cité où il doit entrer premierement. Quant il - est entrez en la contree, il puet doner jurisdicion à son legat, mes il ne le puet fere - devant que il soit entrez en la contree, quar il meismes n’a pas jurisdicion devant que - il i soit entrez, et por ce ne la puet il doner à autre. Mes se il li done avant et il - se tient en cele volenté aprés ce que il sera entrez en la contree, li legaz a - jurisdicion non pas dés lors que ele li fu donee, mes dés lors que li viscontes entra en - la contree.

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- Papinians dit : Li viscontes puet aucune foiz - doner jurisdicion, ja soit ce que il ne soit pas encore entrez en la contree, si conme se - il li covient par force demorer en la voie. Et li legaz doit hastivement venir en la - contree.

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- Ulpians dit : Il suelent conmander à lor legaz que - il sachent porquoi li prisonnier sont tenu et puis les envoient à els por delivrer cels - qui n’ont riens meffet. Mes ceste maniere de conmandement est especial, quar nus ne puet - doner à autre la poesté de glaive ou d’autre chastiement qui li est donee. Il n’a donc - mie pooir de delivrer les prisonniers dés que il ne pueent estre acusé par devant lui. - ¶ Autresi come il est en la volenté au visconte que il doint - jurisdicion ou que il ne la doint pas, est il en sa volenté de tolir la - quant il l'a donee, neporquant il ne doit pas ce fere sanz le conseill au prince. Il n’a - donc mie pooir de delivrer les prisonniers dés que il ne pueent estre acusé par devant - lui. ¶ Li legat ne doivent pas demander conseill au prince, mes à lor - visconte, et li viscontes doit respondre as conseulz as legaz. ¶ Li - viscontes ne se doit pas del tout atenir de legiers dons, ainz i doit metre mesure si que il ne s’en - atiegne pas del tout, ne que il n’en soit pas trop covoiteus, si come li empereres - Sevoirs et Antonins escristrent en lor epistre. Il est contenu es comandemenz que li - viscontes ne cil qui est en conmun office ne praigne meson ne don, ne que il achat - aucune chose fors ce qui covient à ses despens de chascun jor.

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- Cil meismes dit : Se li viscontes entre en autre - cité que en cele qui est chiés de la contree, il doit soffrir que la cité li soit loee, - et oïr volentiers les loenges, quar cil de la contree le font por l’aneur de lui, et si - lor doit otroier les - aferes - feres - les feres] les aferes ms. Corr. d’après EA - (les foires A), cf. le texte latin : « et ferias secundum mores et consuetudinem - quae retro optinuit dare ». et les costumes que il souloient avoir - devant. ¶ Il doit vooir les saintes mesons et les conmunes oevres qui - sont refetes ou qui ont mestier d’estre rapareilliees. Et se aucunes choses sont - comenciees, il doit conmander que eles soient parfetes selonc ce que la cité puet fere. - ¶ Il doit establir procurateurs des oevres et chevaliers à aidier lor se mestiers en - est. Et por ce que li viscontes a pleniere jurisdicion, les parties - de toz cels qui dient droit à Rome, ou come bailli ou hors d’ordre, apartienent à lui.

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- Cil meismes dit : Et por ce, il a en la contree - qui li est bailliee graignor pooir aprés l’empereeur que nus autres.

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- Cil meismes dit : Il n’a nule chose en la contree - qui par lui ne doie estre despeeschiee, mes se aucune cause i n’est de deniers qui - soient deu à la borse l’empereeur, por ce que tel cause apartient au procurator au - prince, il fera mielz se il s’en atient. ¶ Là où il est besoinz de connoistre - - la cause, li viscontes puet doner juge de legat. ¶ - Il covient que - li visconte soient - li visconte[s] soit - li viscontes soit] li visconte soient ms. Corr. - d’après A, cf. le texte latin : « Circa advocatos patientem esse proconsulem - oportet, sed cum ingenio, ne contemptibilis videatur, nec adeo dissimulare, si quos - causarum concinnatores vel redemptores deprehendat, eosque solos pati postulare, - quibus per edictum eius postulare permittitur ».  pacient envers les - avocaz, mes il se doit prendre garde que il ne l’aient en despit. Et se il - voient - voit - voit] voient ms., cf. le texte latin (note - précédente). aucuns trop engrés ou qui praignent loier de cels contre - qui il pledent, il en doit prendre venjance ; et si doit soufrir que cil seul soient - avocat par devant lui à qui il est otroié par le banissement au prince que il le soient. - ¶ Li viscontes puet plainement despeeschier cez choses : que il - comant que cil qui ont esté franchi facent servise à lor patrons, et à peres et as - enfanz à lor patrons ; et si doit menacier et espoenter le fill de qui ses peres se plaint que il ne - se contient pas si come il deust. Et autresi, se cil qui a esté franchiz ne velt servir - son patron, il le doit chastier, ou par paroles ou par batemenz. ¶ Il - doit garder que il ait aucune ordre entre touz cels qui ont à pledier par devant lui, si - que chascuns soit oïz en son leu, quar se l’en ooit tout avant la riche gent, la maienne - gent ne porroient pas mostrer lor paroles, por ce par aventure que il ne porroient pas - avoir avocaz de grant dignité. ¶ Il doit doner avocaz à cels qui les - demandent, se il ne les pueent avoir, et as femes et as orfelins ; et as autres foibles - personnes qui n’ont pas sens de demander avocaz ne il n’ont qui por els le demant - le doit il doner de son gre. Et se - aucuns dit que il ne puet trover avocat por la force à son aversaire, il covient que il - li doint avocat. Il n’est pas avenant chose que aucuns soit apriens par la force à son - aversaire, quar ce seroit tort et honte à celui qui est par desus la contree ; - neporquant, se aucuns se porte si noblement que tuit doutent à recevoir avocacion contre - lui, les choses qui sont conmunes as autres juges soient gardees en - cest cas.

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- Cil meismes dit : L’en doit savoir que li - viscontes doit fere totes les choses qui avienent en la contree jusqu’à tant que uns - autres soit venuz en son leu, quar li proufiz de la contree requiert que - il i ait aucun par qui les besoignes à cels de la contree soient despeeschiees. Il doit - donc tenir droit jusqu’à la venue à l’autre. ¶ Il n’en doit pas - envoier son legat hors de la contree devant lui, si come li empereres Adrians escrist au - visconte de Grece.

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- Venuleius dit : Se aucune chose avient qui soit - digne de grant venchance, li legaz la doit envoier au visconte, quar il n’a pas pooir de - chastier, ne de reprendre, ne de batre.

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- Paulus dit : Quant jurisdicion est donee au legat, - il n’a pas pooir de doner juge.

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- Pomponius dit : Li legat au visconte n’aient nule - propre poesté se li visconte ne lor a doné jurisdicion.

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- Ulpians dit : Li visconte ne doivent pas estre en - baillie plus de .vi. mois ou de .xii.

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- - Locunus - - Licinus - Licinus] Locunus ms. Corr. d’après EA, cf. le - texte latin : «  Licinnius Rufinus libro tertio regularum ». - dit : Li legat as viscontes pueent doner deffendeeurs as - orfelins.

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- Ulpians dit : Dés que li viscontes entre en la - porte de Rome, il oste sa jurisdicion.

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- [1.17.0. De officio praefecti Augustalis.] - De l’office au prevost d’Egypte. -

- Ulpians dit : Li prevolz d’Egypte ne pert sa - prevosté ne sa jurisdicion devant que cil qui vient en son leu soit entrez en la cité - d’Alixandre, ja soit ce que il entre avant en la contree, et einsi est - il contenu es conmandemenz l’empereeur.

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- [1.18.0. De officio praesidis.] - De l’office au prevost. -

- Marc dit : Li nons de prevost est generals, qar li - visconte et li legat l’empereor et tuit cil qui governent les contrees, ja soit ce que - il soient senateur, sont apelé prevost. Li nons de visconte est especials.

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- Ulpians dit : Li prevolz de la contree puet - prendre aucun en adopcion par devant soi meismes, autresi come il puet metre son fill - hors de baill et franchir son serf.

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- Paulus dit : Li prevolz de la contree a poesté sus - les homes de sa contree tant seulement et sanz plus tant conme il est dedenz la contree, - quar dés que il est hors de la contree, il est autresin come uns bas hom. - Et aucune foiz a il pooir seur estranges homes se il meffont en sa contree, quar il est - contenu es conmandemenz as princes que cil qui est par desus la - contree se doit entremetre de netoier la de mauvés homes donc que il soient.

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- Ulpians dit : Li prevolz de la contree a en sa - contree la greignor poesté aprés le prince.

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- Cil meismes dit : Li prevolz de la contree ne puet - pas fere soi meismes deffendeeur, ne plus que especial juge.

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- Cil meismes dit : Li prevolz de la contree - deffende toutes - et - les - les] et ms. Corr ; d’après le texte latin : - « Illicitas exactiones et violentia factas, et extortas metu venditiones et - cautiones vel sine pretii numeratione prohibeat praeses provinciae ». - violences et ventes fetes à force, et les caucions qui sont fetes sanz paier le pris. Et - que aucuns ne sente desloial gaaing ou damage. ¶ La verité des choses - n’est pas mise par erreur, et por ce li prevolz de la contree doit ensivre ce que il - trovera par les choses qui seront provees. ¶ Il apartient à la - religion au prevost de la contree que li poissant home ne facent tort as povres, et que - li avocat n’acusent à tort les innocenz. Il doit deffendre que - servise ne soient fet par coverture d’aidier as chevaliers par quoi les povres genz - soient grevé à tort et, se il les aperçoit, il les doit deffendre et que rien ne soit - tolu par coverture de treuz, et que loial marchaandise ne soit - deffendue à nul, et que cele qui est deffendue ne soit fete, et que paine ne soit pas - enjointe à cels qui n’ont riens meffet. ¶ Li prevolz doit garder que - li povre home ne soient pas grevé de lor chandele ne de lor vessiaux por la venue as - officilas ou as chevaliers, et que cil qui desloialment quierent lor - propre gaaing ne grievent les povres genz el non as chevaliers por chose qui - n’apartiegne par au comun proufit. ¶ Autresi come li mires ne doit - pas estre blasmez se li malades muert par aventure, doit il estre blasmez se il muert - par sa male garde, li mesfez à celui qui deçoit les homes quant il sont en perill ne - doit pas estre pardonez par coverture d’umaine fragilité. ¶ - Cil qui governent toutes les contrees ont poesté de glaive, et si - lor est otroié que il dampnent les malfeteurs en paine de metal. ¶ Se - li prevolz de la contree aperçoit que - la m(er)ci - l’amende - l’amende] Post correctionem (main B). - Ante correctionem. La correction est faite par exponctuation du i final et insertion de la syllabe de dans la marge de - gouttière à travers un signe de renvoi (petit cerle et trait horizontal à droite). - EA concordent avec F ante correctionem, alors que le texte latin confirme la - révision : « Praeses provinciae si multam quam irrogavit ex praesentibus - facultatibus eorum, quibus eam dixit, redigi non posse deprehenderit: necessitate - solutionis moderetur reprehensa exactorum illicita avaritia. Remissa propter inopiam - multa a provincias regentibus exigi non debet ». que il a jugiee ne puet - estre paiee del chatel à cels qui la doivent, il la doit atemprer et refrener l’avarice - de cels qui la demandoient, et la paine qui est quitee par povreté ne doit pas estre - demandee à cels qui governent les contrees.

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- Cil meismes dit : Quant li prevolz de la contree - avra veuz les edefiemenz, il doit contraindre cels quiqui] Lire « à qui ». - - il - i - - i] il ms. Corr. d’après E. Le texte latin dit : - « Praeses provinciae inspectis aedificiis dominos eorum causa cognita reficere ea - compellat et adversus detractantem competenti remedio deformitati auxilium - ferat ». - sont que il les refacent. Et se aucuns le contredit, il doit metre - avenant - avant - avant] avenant ms. Corr. d’après E, cf. le - texte latin : « et adversus detractantem competenti remedio deformitati auxilium - ferat ». remede que la cité ne soit enledie ilueques en droit.

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- Julians dit : Ge ai sovent oï dire à nostre - empereor que li viscontes ou li legaz ou li prevolz de la contree ne doit pas estre - contrainz d’oïr les causes, ainz doit prendre garde se il la velt oïr ou doner autre - juge qui l’oie.

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- Calistratus dit : Ce est chose general que toutes - les foiz que li princes renvoie les besoignes as prevolz des contrees et il dit einsi : - « tu en porras aler au prevost de la contree », ou einsi : « li prevolz de la contree - gardera quel droiture chascune partie a », il ne covient pas à force que li viscontes ou - li legaz ou li prevolz de la contree oie la cause, ainz doit prendre garde se il la - voudra oïr ou donner autre juge.

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- Hermogenians dit : Li prevost de contrees pueent - connoistre es contrees de totes les causes de quoi li prevolz de la cité et li - conseillier et li autre prevost pueent connoistre en la cité de Rome.

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- Marcians dit : Totes les causes à ceus des - contrees qui ont à Rome divers juges apartienent à l’office as prevolz.

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- Paulus dit : Mes ja soit ce que cil qui est par - desus aucune contree soit el leu et en l’office à toz les baillis qui sont à Rome, - neporquant l’en ne doit pas regarder que l’en fet à Rome, mes que l’en i doit fere.

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- Ulpians dit : Il apartient à bon prevost - que il s’entremete que la contree soit en pés. Et ce sera legiere chose à - fere se il met paine que la contree soit vuidiee des mauvés homes et il les fet bien - querre, quar il doit querre les sacrileges et les larrons, et cels qui vendent autrui - sers ; et selonc ce que chascuns avra meffet, il li doit enjoindre paine, et si doit - chastier les receteeurs sanz quoi li larron ne se pueent celer longuement. ¶ - Se li forssené ne pueent estre tenu par lor parenz, li prevolz i - doit metre tel conseil que il les face tenir en chartre, et einsi l’escrist li empereres - Pius. Et li saint frere distrent que l’en doit enquerre del forssené qui fet .i. grant - meffet savoir mon se il faint que il soit forsenez ou se il est veraiement forsenez, - quar se il se faint, il doit estre puniz ; se il est veraiement forsené, il doit estre - tenu en charte.

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- Marcians dit : Li empereres Marcus et Commodus - escristrent à Tertulle en tel maniere : « Se il est prové par devant toi que Elius - Priscus fust en si grant forssenerie que il n’eust point d’entendement, ne l’en n’a nule - soupeçon que il se fainsist que il fust desvez quant il ocist sa mere, tu te puez bien - soufrir d’enjoindre li paine, quar la forssenerie li est assez grant paine. Neporquant, - il doit estre gardez diligenment et bien est que il soit liez, quar ce apartient non pas - tant seulement à sa paine, mes au preu à touz ses parenz. ¶ Tu enquerras diligenment se - la forsenerie li lasche aucune foiz, si come il avient en aucuns forssenez, et savoir - mon se il fist cel meffet el tens que la forssenerie li estoit laschiee, si que l’en ne - doie pas doner pardon à sa maladie. Et se tu trueves aucune tel chose, tu le nos feras - savoir, si que nos jujons se il en doit estre tormentez. Et quant nos savrons par tes - letres que il estoit en tel leu et en tel estat que si parent le devoient garder en sa - propre meson, il nos semble que tu feras à droit se tu apeles par devant toi ceus qui le - devoient garder en cel tens. Et se tu - oz - o[ï]z - la cause de lor negligence, et fez à chascun selonc ce que tu troveras que il - devra estre chargiez ou alegiez, qar garde est donee as forssenez non - pas tant seulement que il ne se facent mal, mes que il ne facent mal à autres. Et se il - meffont, li meffez doit par droit estre mis seur cels qui furent negligent de garder - les ».

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- Marcians dit : L’en doit garder que cil qui - governe la contree n’isse pas hors des bonnes, se ce n’est por rendre - leu - veu - veu] leu ms. Corr. d’après EA, cf. le texte - latin : « Illud observandum est, ne qui provinciam regit fines eius excedat nisi - voti solvendi causa ». ; et lors ne - li loise il pas à gesir par nuit hors de la contree.

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- Marcians dit : Il est establi par le conseill au - senat que jugemenz ne soit pas fez des choses que cil qui governent lor contrees, ou lor - conpaignon, ou cil que il franchirent, firent ainz que il entrassent en la contree. Mes - quant il seront issu de la contree, les actions qui ne furent pas meues devant soient - meues aprés. Neporquant, se aucune chose est avenue malgré suen, si conme se torz ou - larrecins li a esté fez, l’en doit tant fere que li plez soit entamez, ou que la chose - qui a esté tolue soit aportee avant et mise en sauve garde, ou que caucion soit donee - que li malfeteurs sera à droit.

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- Celsus dit : Se li prevolz de la contree franchi - aucun ou il dona desfendeeur avant que il seust que uns autres fust venuz en son leu, ce - que il fist sera tenable.

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- Modestins dit : Il est contenu en l’establissement - au pueple que nus des prevolz ne praigne don, se ce n’est chose à mengier ou à boivre, qui - puisse estre faillie en pou de tens.

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- Calistratus dit : Cil qui est jugés doit garder - que il soit en leu que cil qui avront de lui afere puissent legierement parler à lui. - Mes il ne doit pas soufrir que il soit despiz, et por ce est il ajoint as conmandemenz - que li prevost des contrees ne praignent en trop grant familiarité cels qui sont desoz - els, quar d’oëloël] À comprendre ‘égal’. conversacion n’est - despiz de digneté. Et quant il juge, il ne covient pas que il se - corrouce envers cels que il cuide que soient mauvés, ne que il pleurt - por les proieres as mesaaisiez. Il n’afiert pas à droit juge ne à buen que sa chiere - descuevre le movement de son corage ; et droiz doit estre diz en tel maniere que li - juges acroisse par son engin l’auctorité de sa dignité.

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- - Ulpians - Papinians - Papinians] Ulpians ms. Corr. d’après EA, cf. - le texte latin : «  Papinianus libro primo - responsorum ». - dit : Li prevolz de la contree ne pert - part - pas - pas] part ms. - sa poesté por ce se - il dit que il n’en a que fere.

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- Paulus dit : Quant li prevolz ot la cause de serf - corrompu, se l’en dit que li procurateurs des choses à celui qui demande est corrompuz, - ou il est de tel maniere que il quiere le damage non pas tant seulement de son chatel - mes de toute sa mesniee, il en doit prendre la venjance.

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- [1.19.0. De officio procuratoris Caesaris vel rationalis.] - De l’office au procurateur l’empereor. -

- Ulpians dit : Les choses que li procurateurs - l’empereeur fet ou en jugement ou dehors sont autresi fermes come se li empereres - meismes les feist. ¶ Se li procurateurs l’empereeur baille la chose - l’empereeur autresi come seue propre, ge ne croi pas que la seignorie se remue. Mes ele - se remue quant il fet la besoigne l’empereeur, et il baille sa chose par son - consentement. Et se il en fet aucune chose par cause de vente, ou de don, ou de - transaction, ce que il fet ne vaut rien, qar il ne li est pas otroié à estranger la - chose l’empereeur, mes à tretier la diligenment. ¶ Et ce est especial - chose el procurateur l’empereeur que sers puet recevoir heritage par son conmandement. - Et se li empereres est fez hoirs, se li heritages est bons et li procurateurs - l’empereeur le reçoit, li empereres est hoirs.

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- Paulus dit : Mes se li heritages de quoi li - empereres est fez hoirs est trop chargiez de detes, l’en doit regarder la chose si que - li empereres n’en soit pas damagiez, quar l’en doit enquerre la volenté de celui qui est - fez hoirs en recevoir l’eritage ou en refuser le.

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- Callistratus dit : Li procurateur l'empereeur n’ont - pas poesté de banir home, qar il n'ont pas pooir d’enjoindre paine. - Neporquant, se il - voit que aucuns entre es chans l’empereeur, qui face tort ou mal as - cultiveeurs l’empereor, il le doit metre hors ; et ce escrist li empereres Pius. - Ne il ne puet pas otroier à aucun bani que il reviegne ; et einssi - l’escristrent li empereeur Sevoirs et Antonins.

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- [1.20.0. De officio iuridici.] - De l’office à celui qui dit droit. -

- Ulpians dit : Aucuns puet adopter par devant celui - à qui jurisdicion est donee, quar les actions de loi li sont otroiees L’alinéa 1.20.1 suit directement 1.19.3 dans le manuscrit et précède - ainsi la rubrique 1.20.0..

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- Cil meismes dit : - Il est - otroi - otroi[é] - par l’establissement à l’empereeur Marc à celui à qui jurisdicion est donee en - la cité d’Alixandre que il doint deffendeeurs as orfelins.

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- [1.21.0. De officio iuridici.] - -

¶ Les choses qui sont otroiees - especialment par loi ou par conseill au senat ou par establissement au prince ne sont - pas remuees, por ce que jurisdicion est donee à aucun. Les choses qui apartienent par - droiture de baillie pueent estre donees, et por ce semble il que li bailli foloient qui - par loi ou par conseill au senat pueent jugier de grief crimes, si conme d’avoltire ou - d’aucune tel chose, si baille à autre sa jurisdicion. De ceste chose avons nos bon - argument par ce qui est contenu en la loi que Julius fist de force, que cil qui puet - jugier de cause criminal puet baillier sa poesté se il va hors del païs, donc ne la puet - il pas baillier se il ne va hors, mes autre jurisdicion puet il doner neis quant il est - presenz. ¶ Et se l’en dit que li sires a esté ocis par sa mesniee, li prevolz ne porra - pas baillier à autre la poesté que il i a par le conseill au senat. ¶ - Cil qui reçoit la jurisdicion qui li est donee n’i a nule chose propre, ainz use de la - poesté à celui qui li dona la jurisdicion. ¶ Il est voirs que jurisdicion puet estre - donee, mes pure poesté qui est donee par la loi ne puet estre bailliee avant ; et por - ce, ne dit nus que li legaz au visconte à qui jurisdicion est donee puisse enjoindre - paine. Paulus dit que la poesté qui est jointe à la jurisdicion puet estre bailliee o la - jurisdicion.

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- Ulpians dit : Quant li prevolz done jurisdicion, - cil à qui il la done ne puet pas doner conseill as deffendeeurs ou as - procureeurs de vendre les chans as orfelins que il ont en garde, quar ce - doit otroier li prevolz meismes quant il voit droite cause. Et se il baille sa - jurisdicion, il ne puet pas baillier icel cas.

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- Julians dit : Se cil est prevolz qui reçoit autrui - jurisdicion, il ne juge pas par s’auctorité, mes par cele à celui qui li dona la - jurisdicion totes les foiz que il juge en son non.

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- Marcians dit : La connoissance - de - des - des] de ms. Corr. d’après E. - - desfendeeurs soupeçonneus puet bien estre bailliee ; et quant general - jurisdicion est bailliee, cist cas est bailliez por le proufit as orfelins, quar li - empereeur Sevoirs et Antonins escristrent einssi : « dés que tu as bailliee à tes legaz - ta juridicion, il s’ensuit que il pueent connoistre des soupeçonneus - deffendeeurs ». ¶ L’en puet otroier à aucun que il doint possession - de biens ou, se caucion n’est pas donee à aucun que damages ne li sera pas fez, il le - puisse metre en possession de la chose dont il crient que damages li viegne, ou il puet - metre feme en possession el non de l’enfant qui est en son ventre, ou que il mete en - possession cels à qui li lés sont lessié por garder les.

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- Paulus dit : Il est aperte chose que cil à qui - jurisdicion est bailliee ne la puet pas baillier à autre. Quant jurisdicion est donee à - .i. bas home, aucun pou de destraignement li est bailliez, quar jurisdicion n’est nule - se il n’i a aucun pou de destraignement.

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- [1.22.0. De officio adsessorum.] - De l’office as assesseeurs. -

- Paulus dit : Touz li offices as assesseurs, de - quoi li sage home de droit usent, est à bien pris en cez seules causes : en connoissances - de causes, en avocacions, en libelles, en banissemenz, en jugemenz, en epistres.

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- Marcians dit : Cil qui ont esté franchi pueent - bien estre assesseur et, ja soit ce que il n’est pas deffendu es lois que cil qui sont - mal renonmé ne soient asseur, neporquant ge croi que il ne puet pas estre assesseurs.

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- Marcians dit : Se une meisme contree est aprés - devisee en .ii. et ele est mise souz .ii. prevolz, si conme Germanie et Misie, cil qui - sera nez en l’une des parties porra estre assesseurs en l’autre, ne l’en ne - porra pas dire que il soit assesseurs en sa contree.

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- Papinians dit : Quant li legaz l’empereeur est - morz, li salaires qui li estoit deuz doit estre paiez à ses conpaignons, se il ne furent - conpaignon à autre en cel meisme tens. Mes il est autrement en - celui en leu de qui uns autres fu mis ainz que il moreust.

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- Paulus dit : Il n’est otroié en nule maniere as - conseilliers que il tretent lor propres besoignes en leur - auditoire el tens que il est assesseurs, mes en autrui auditoire ne lor est il pas - devëé.

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- Papinians dit : Il n’est pas devëé que uns des - citeains ne soit assessors - - [au procurateur] - au procurateur] Ajouté d’après EA, cf. le - texte latin : « consilium curatoris rei publicae vir eiusdem civitatis adsidere non - prohibetur, quia publico salario non fruitur ». à la chose conmune de la - cité dont il est, quar il ne prent pas conmun salaire.

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- [Liber secundus] -
- [2.1.0. De iurisdictione] - Ci comence li segonz livres. Cist tytres est de la jurisdicion à - toz les juges. -

Ulpians dit : - Li offices au juge est moult larges, quar il puet doner possession - de biens et metre en possession, et doner deffendeeurs as orfelins qui ne les ont pas, - et doner juges à cels qui pledent.

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- Jabolenus dit : Quant jurisdicion est donee à - aucun, il semble que toutes les choses li sont otroiees, sanz quoi la jurisdicion ne - puet estre menee - - à fin - - à fin] Ajouté dans la marge. Main B. ne puet estre - menee Ante correctionem..

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Ulpians dit : - Comandemenz est ou - purf - purs - purs] purf ms. ou meslez. Purs - conmandemenz est quant l’en a poesté de glaive por fere soffrir paine à ceus qui la - desservent. Comandemenz meslez est quant jurisdicion est meslee ovec la - poesté, et ce est en doner la possession des biens. Jurisdicion ordinaire est poestés de - doner juge.

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Ulpians dit : - Il apartient plus à conmandement que à jurisdicion à conmander que - caucion soit donee que damages ne sera pas fez.

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Julians dit : - Il a esté einsi establi par les ancesseurs que cil tant seulement - puisse doner jurisdicion qui l’a de soi meisme, si come li juges ordinaires, et non pas - cil qui l’a par autrui benefice.

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Paulus dit : - Se la jurisdicion ne li est donee de par l’empereeur, ou se la loi - meisme ne li done, et por ce se cil qui a doné à aucun jurisdicion muert ainz que cil à - qui ele est doneeele est donee] Écrit après il la - donee exponctué. ait conmencié à user en, Labeo dit que la - jurisdicion est faillie, autresin come es autres causes.

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Ulpians dit : - Se aucuns corront par tricherie ce qui est escrit en parchemin ou - en autre matiere por cause de pardurable jurisdicion, action de .vc. - deniers d’or est donee contre lui, et cele action apartient à chascun qui la velt - movoir. Li serf et li enfant qui sont en baill, et home et femes, - sont contenu es paroles del banissement. Et se aucuns corront ce qui - estoit escrit, tandis come li banissemenz est proposez ou devant, les paroles del - banissement cesseront. ¶ Se li seigneur ne deffendent lor sers, li - cors as sers en doivent soufrir paine, et autresi cil qui n’ont de quoi paier. ¶ - Mencion de tricherie est fete es paroles del banissement por ce - que, se aucuns le fet par folie ou par rudece ou par le conmandement au prevost ou par - aventure, il n’i est pas tenuz. ¶ Par cest banissement est tenuz cil - qui oste ce qui est escrit, ja soit ce que il ne le corront pas, et cil qui le fet de sa - main, et cil qui le fet fere à autre. ¶ Et se li uns le fist sanz tricherie et li autres - le conmanda par tricherie, cil qui le conmanda sera tenuz à la paine. Et - se ambeduiambedui] b rajouté dans l’interligne. i entendirent - à tricherie, ambeduiambedui] b rajouté dans l’interligne. i - seront tenu. ¶ Qar se pluseur le font ou il le corrompent ou il le font fere, il i - seront tuit tenu.

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Gaius dit : - Si que il ne lor soufit pas se li uns d’euls paie la paine.

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Paulus dit : - Se la mesniee à aucun a corrompu ce qui estoit escrit, l’en ne dit - pas ci, autresi come en larrecin, que action ne soit pas donee contre les autres, se li - sires qui voloit desfendre celui qui ce fist paia por lui autretant come uns frans hom - eust paié, ce est par aventure ; por ce que la majesté au prevost qui fu despite est ci - vengiee, et l’en entent que ce furent pluseur fet, autresi come quant pluseur serf - ont fet .i. tort fet - ont fet .i. tort - ont fet .i. tort] ont fet .i. tort fet ms. ou .i. damage, ce sont pluseur fet et non pas uns, autresi come en - larrecin. Octavenus dit que en cest cas doit l’en secorre au seigneur, mes ce puet estre - dit se il porchaça par tricherie que il fust corrompuz par .i. autre, quar lors est ce - uns conseulz et non pas pluseur fet. Et ce meisme dit Pomponius.

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Ulpians - dit : Cil qui a jurisdicion ne doit pas estre juges à soi ne à sa - feme ne à ses enfanz, ne à cels que il a franchiz ne as autres que il a o lui.

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Gaius dit : - Se uns hom plede à .i. autre par pluseurs actions qui sont teles - que li juges puet jugier de chascune par lipar li] - Ajouté dans la marge gauche avec un signe de renvoi., - mes quant - eles sont assemblees ensemble la somme passe la jurisdicion au juge, Sabins et Cassius - et Proculus vuelent que l’en puisse pledier de chascune par devant lui ; et cele - sentence est confermee par l’escrit à l’enpereeur Antonin. ¶ Et se - chascuns demande li uns à l’autre et li uns demande greignor quantité que li autres, - l’en en doit pledier par devant .i. meisme juge. ¶ Se une action est - conmune à pluseurs personnes, si come l’action de deviser heritage ou de partir choses - conmunes ou de bonner chans, l’en demande savoir mon se toutes les parties doivent estre - regardees quant à la jurisdicion au juge ; et Ofilius et Proculus vuelent - que oïl, quar chascuns plede por sa partie. Ou l’en puet demander se tote la chose vient - en jugement ou se ele puet toute estre ajugiee à .i., et Cassius et Pegasus vuelent que - oïl, et sanz doute lor sentence est plus provable.

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Ulpians - dit : Il ne loist pas as mestres des garnisons que il tormentent les - sers, et neporquant petiz chastiemenz ne lor doit pas estre veez.

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Cil meismes - dit : - Il covient que cil qui done juge soit juges ordinaires ou que il - soit en aucune poesté, si come viscontes ou prevolz ou li autre qui governent les - contrees ; ne il ne pueent pas doner juge el jor que il doivent issir de lor baillie.

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Cil meismes - dit : Il est receu, et de cest droit usons nos que, se aucuns se - souzmet à la jurisdicion de menor de lui ou de son per, cil à qui il se sozmet puet dire - droit por lui et contre lui.

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Cil meismes - dit : Se l’en va par erreur à .i. prevost en leu d’un autre, ce qui - sera fet ne vaudra rien. Ne cil ne doit pas estre oïz qui dira que les parties se - consentirent en celui qui fist le jugement, quar cil qui font aucune chose par erreur ne - se consentent pas, qar nule chose n’est si contrere à consentement come error qui - descuevre la folie.

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Cil meismes - dit : Quant li prevolz seult doner sa jurisdicion, ou il la done - toute ou il en done une partie. Et cil à qui la jurisdicion est donee use de l’auctorité - à celui qui li dona, et non pas de la seue.

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Cil meismes - dit : Autresi come li prevolz puet doner à .i. autre tote sa - jurisdicion, puet il doner poesté seur certaines personnes ou en certains cas ; - meesmement se il fu avocaz à une des parties ainz que il fust fez prevolz.

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- Affricans dit : Se aucun s’acordent que uns autres - prevolz soit lor juges que cil de qui jurisdicion il sont, se il muent lor - volenté ainz que il aillent par devant lui, nus ne doit estre contrainz de tenir cele - covenance.

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Ulpians - dit : Une pucele pleda par devant le juge en qui poesté ele estoit, - et fu condampnee. Aprés ele se maria à .i. home qui estoit souzmis à .i. autre prevost. - L’en demandoit se la sentence au premier juge pooit estre menee à execucion, et ge dis - que oïl, quar la sentence fu donee ainz que ele se mariast. Et se ele se fust mariee puis - que li plez fu comenciez, ge deisse ce meismes, et que li premiers juges peust par droit - doner la sentence. Et ce doit estre gardé generalement en touz tiex cas. ¶ - Totes les foiz que l’en demande de la quantité qui apartient à la - jurisdicion, l’en doit touz jorz prendre garde conbien il a en la demande, et non pas - conbien il a en la dete.

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- Cil qui est hors de la baillie à .i. juge n’est pas tenuz à soffrir - paine por ce se il n’obeïst à lui.

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- [2.2.0 Quod quisque iuris in alterum statuerit, ut - ipse eodem iure utatur.] - Que chascuns doit user en soi del droit que il establist en - autre. -

Ulpians dit : - Cist banissemenz contient tres grant loiauté, et nus ne s’en - corrouce par droit. Qui grocera se l’en li fet le jugement que il a fet à autres, ou que - il lor a fet fere ? ¶ Se cil qui a baillie ou poesté establist seur - aucun .i. novel droit, il devra aucune foiz user de cel meismes droit contre soi - meismes, se ses aversaires le requiert. ¶ Se aucuns a porchachié aucune chose de novel - droit sus aucun par devant bailli ou par devant autre qui ait poesté, l’en jugera puis - aucune foiz contre lui par cel meismes droit, se ses aversaires le requiert, quar il - doit bien soufrir que ce vaille en sa personne que il tint por droit en personne - d’autrui. ¶ Nos devons garder l’entendement de cez paroles que cil - establira qui a jurisdicion, quar se il volt establir aucun droit novel et - il li fu deffendu, si que ses jugemenz n’ot pas force, li banissemenz cesse ; quar cist - moz establir senefie chose parfete et tort fet parfet, et non pas comencié tant - seulementtant seulement] Ajouté dans la marge avec un signe - de renvoi.. Et por ce, se aucuns fet jugement entre cels sor qui il n’a point - de jurisdicion, por ce que cele sentence n’est nule par droit, nos creons que cist - banissemenz n’a pas leu en cest cas : quar que vaut li efforcemenz de meffere se li - meffez ne vient jusqu’à la fin ?

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Paulus dit : - Par cest banissement est espeneie la tricherie au juge ; qar se - jugemenz est fez par la folie à l’assesseur autrement que il ne deust, ce ne doit pas - nuire au juge, mes à l’assesseur.

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Ulpians dit : - Se aucuns a empetré contre aucun desloial jugement, il en doit user - contre soi meismes se il fu empetré par sa requeste ; mes se ne fu fet par sa requeste, - ce ne li doit rien nuire. Mes se il l’empetra et il en usa ou il l’empetra por user ent, - ja soit ce que il n’en usa pas, il n’est pas puniz par cest banissement. - Et se mes procurateurs le porchaça, l’en demande à qui ce doit - nuire, ou à moi ou à lui ; et Pomponius dit que ce doit nuire à moi seul, se ge li - commandai especialment que il l’empetrast, ou se ge l’oi estable quant ge le soi. - Neporquant, sese] Dans la marge comme correction - d’un ou exponctué. - - - [li desfenderres ou] - - li desfenderres ou] Manque dans F. Ajouté d’après A - (cf. le texte latin « si tamen tutor vel curator furiosi postulaverit vel - adulescentis »). li procurerres à .i. forsené ou à .i. orfelin le - porchaça, il est tenuz par cest banissement. Ce meismes doit estre gardé el procurateur - qui est donez en sa chose. ¶ Ceste paine est establie contre chascun - qui enchiet en cest banissement, non pas tant seulement par la requeste à celui qui en - est grevez, mes par chascun qui veult pledier à lui. ¶ Se cil por qui - tu es pleges a empetré que nus de ses deteurs ne puisse user d’excepcion encontre lui, - se tu vels aprés deffendre toi en la besoigne de quoi tu es pleges por lui, ne tu ne il - ne devez estre oï, ja soit ce que tu i aies aucune foiz damage se cil por - qui tu es pleges n’a de quoi paier. Mes se tu qui es pleges es encheuz el banissement - por ce que tu empetras ce, excepcion porra valoir au deteur, et si ne vaudra rien à toi. - Et por ce n’avras tu pas contre li action de mandement. ¶ Se mes filz - enchiet en cest banissement, l’en demande se cist banissemenz a leu contre moi es - actions que je vueill movoir por lui, et ge croi que nenil, que ma condicion n’en soit - enpoiriee. ¶ De ce que li prevolz dit que il doit user de cel meisme - droit, puet l’en demander se ceste paine s’estent jusqu’à son hoir ? Et Julians escrist - que action est devaee non pas tant seulement à lui, mes à ses hoirs. - Et il n’escrit pas sanz reson que il doit soffrir la paine del banissement, non pas - tant seulement es actions que il avoit quant il i enchaï, mes en celes que il a puis - aquises. ¶ Julians dit que ce qui est paié por ceste cause ne puet - estre demandé arrieres, quarquar] Suivi de il exponctué. toz jorz remaint la naturel cause qui deffent que il - ne soit demandé arriere.

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Gaius dit : - Li prevolz excepta .i. cas, ce est qant aucuns velt user de novel - droit contre celui qui en usa premierement. Et ce est à bon droit que li juges qui velt - deffendre le banissement ou aucuns qui enen] Ajouté - dans la marge avec un signe de renvoi. veult avoiravoir] Suivi de en exponctué. le benefice n’enchiee en paine.

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- [2.3.0 Si quis ius dicenti non obtemperaverit.] - Se aucuns n’obeïst au juge. -

Ulpians dit : - Il est otroié à toz les baillis selonc la droiture de lor poesté, - fors sanz plus as deffendeeurs des citez, que il deffendent lor jurisdicion par paine - de chatel. Cil n’obeïst pas au juge qui ne fet la derreniere chose - qui est en la jurisdicion, ja soit ce se il en fet le conmencement ; si come se aucuns - ne soufri pas que une chose movable fust chalengiee envers lui et il soufri que ele en - fuele en fu] ele en fu i avec i - exponctué. menee ou portee. Et se il refuse à fere le seurplus, lors - semble il que il n’obeïst pas au juge. ¶ Se li procurateurs à aucun - ou cil qui a .i. orfelin en garde n’obeïst au juge, il sera puniz, et non pas - ses sires ou li orfelins. ¶ Labeo dit que cist banissemenz comprent non - pas tant seulement le deffendeeur qui ne velt obeïr au juge, mes le demandeeur. ¶ - Cist jugemenz ne comprent pas toz les deperz, mes tant come la - chose vaut, et por ce que la paine en doit estre paiee à la borse l’empereeur, l’action - n'en [n']est pas donee aprés l’an, ne contre l’oir.

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- [2.4.0 De in ius vocando.] - D’apeler en droit. -

Paulus dit : - Apeler en droit est apeler por esprover le droit.

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Ulpians dit : - Il ne covient pas apeler en droit ne conseillier ne prevost ne - visconte, ne autres baillis qui ont poesté qu’i pueent chastier aucun et conmander que - il soit mis en chartre, ne evesque tandis conme il fet son office, ne cels qui se pueent - movoir por la religion del leu où il sont, ne celui qui va en la conmune besoigne as - despenses del conmun. ¶ Par desus ce, cil qui prent feme ou feme qui se marie ne doit - pas estre apelez en droit, ne juge tant conme il tient plez, ne cil qui plede par devant - autre juge, ne cil qui maine enfoïr cors de sa mesniee, ou qui fet au mort - sepouture.

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- Calistratus dit : Tuit cil qui porsivent cors - mort, et il semble que ce soit prové par l’escrit as sainz freres.

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Ulpians dit : - De cels que il covient estre en certain leu por pledier, ne les - forssenez, ne les enfanz. ¶ Li prevolz dist : nus n’apeaut en droit - sanz mon otroi, son pere ne son patron ne sa patronne, ne les enfanz ne les peres à son - patron ou à sa patrone. Il met pere por pere et por mere, mes l’en - puet demander se il le met pour touz les ancesseurs, et aucun dient que il sont apelé - pere jusqu’à tierz aiel, et cil qui sont outre sont apelé li graigneur. Einsi dit - Pomponius que li ancien le disoient, mes Gaius Cassius apele noz peres toz cels de qui - nos issimes, et ce est plus honeste chose. Labeo apele peres cels qui ont engendré en - servage. Et si come Servius dit, cist banissemenz n’apartient pas à cels tant seulement qui sont né de loial mariage, quar li filz qui est engendrez de - porchaz n’apelera pas sa mere en droit.

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Paulus dit : - Qar la mere est toz jorz certaine, ja soit ce que ele ait conceu de - porchaz, li peres est cil qui li mariages mostre.

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Cil meismes - dit : Nus ne puet apeler en droit son pere naturel, quar l’en doit - garder à toz les peres une meisme reverence.

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Cil meismes - dit : Chascuns puet apeler en droit sanz paine le pere ou la mere à - son pere adoptif, quar il ne li apartient.

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Ulpians dit : - Nus ne puet apeler en droit son pere adoptif tant conme il est en - sa poesté, plus por la droiture de la poesté que por le commandement au prevost, se ce - n’est filz qui ait en chatel conquis par chevalerie, mes lors li est il otroié quant - l’en voit droite cause. Mes son pere naturel ne puet nus apeler en droit, neis tant conme - il est en la mesniee à son pere adoptif. ¶ Li prevolz dist : son - patron ne sa patrone. Patron sont apelé cil qui franchirent cels qui estoient en - servage, ou se aucuns a descovert collusion, ou se il est prononcié en la grevance - d’aucun que uns de ses sers est franchiz, ja soit ce que il ne l’est pas, - - [ou se il quide que i aie franchi aucun] - - ou se il quide que i aie franchi aucun] Manque dans FE, - ajouté d’après A (cf. le texte latin : « Patroni hic accipiendi sunt, qui ex - servitute manumiserunt : vel si collusionem detexit : vel si qui praeiudicio - pronuntietur esse libertus cum alioquin non fuerit, aut si iuravi eum libertum meum - esse »).. Et encontre ce, ge ne serai pas tenuz por patron se sentence - en est donee contre moi ou se ge met sus le serement à aucun et il jure que ge ne le - franchi pas. Mes se ge le contrains de fere serement que il ne - prendroit feme, ou la feme que ele ne prendroit mari, il me puet quitement apeler en - droit. Et Celsus dit que en tel home la droiture del patronnage ne vient pas à mon fill - tant conme ge vive ; mes Julians dit le contrere, et pluseur loent la sentence Julian. - Et selonc ce avendra il que li patrons porra estre apelez en droit, et li filz qui n’a - rien meffet n’i porra pas estre apelez.

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- Paulus dit : Cil qui franchist .i. serf por ce que - il li fu commandé en .i. testament ne doit pas estre apelez en droit, ja soit ce que il - i puisse estre apelez por franchir le.

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Ulpians - dit : Se ge achat .i. sers par tel covenant que ge le franchisse, il - vient à franchise par l’establissement à l’empereeur Marc, et por ce que ge sui ses - patrons, il ne me porra apeler en droit. Mes se ge l’achatai de ses deniers et ge li - failli de covenant, ge ne serai pas tenuz por son patron. ¶ Se une - serve a esté vendue par covenant que ele fust franchie et ele est abandonee por vilain - gaaing contre la covenance de la vente, li venderres sera ses patrons. Se ele fu vendue - par tel convenant que ele fust franche, se ele estoit abandonee por vilain gaaing et se - li venderres meismes l’a abandonee, sanz doute ele vient à franchise sor lui. Mes - Marceaus escrit que ce n’est pas droiz que ele li port l’aneur qui est deue as patrons. - Celsus dit : Nos apelons patron celui qui franchi - .i. serf, neis se il est baniz de sa cité. ¶ Cil qui est franchiz par aucune assemblee - ou par aucune cité puet apeler en droit chascun de cels de la cité, quar chascuns n’est - pas ses patrons. Mes il doit porter haneur à la conmune de la cité. - Et se il velt pledier contre li, il doit demander pardon del - banissement, ja soit ce que il ne vueille apeler en droit fors le procurator à - l’université. ¶ Nos devons apeler les enfanz et les peres au patron - ou à la patronne autres lor filles et lor meres. Mes se li patrons - est envoiez en essill, Pomponius dit que il a perdu s’anor ; et se il est puis rapelez, - li proufiz de cest banissement li sera saus. ¶ Neis au pere adoptif - au patron doit l’en porter haneur, mes ce est tant come l’adopcion dure. ¶ - Se mes filz est donez en adopcion, cil que ge franchi ne le porra - pas apeler en droit, ne le fill à ma fille adoptive. ¶ Mes se mes filz qui est hors de - mon baill a .i. fill adoptif, cil que ge franchi porra apeler en droit cel mien - neveu adoptif, quar il est estranges à moi. ¶ Autresi conme nos - deismes des peres, dit Cassius que tuit cil sont apelé fill, qui descendent de nos. ¶ - Se cele qui a esté franchie a .i. enfant de son patron, ele et ses - filz ne s’entre apeleront pas en droit. ¶ Mes se li enfant au patron - ont acusé de crime celui que lor peres franchi, ou il se sont efforcié de ramener le en - servage, nule henneur ne li est deue. ¶ Li prevolz dit : Que nus ne - les apeaut en droit sanz mon otroi ; quar il otroiera bien que aucuns apeaut en droit - son pere ou son patron, se l’action n’est tele que ele amaint male renomee. Et ce doit - enquerre li prevolz. Et aucune foiz, si come Pedius dit, puet cil qui a esté franchiz - apeler son patron en droit d’action qui porte male renomee par l’otroi au prevost, se il - li a fet trop grant tort ou il l’a batu. Ceste hennor doit toz jorz - estre portee au patron, neis se il est pleges conme deffenderres ou come procurerres à - aucun. ¶ Mes se li deffenderres ou li procurerres au patron est pleges por aucun, il - puet quitement estre apelez en droit, si come Pomponius dit, et ce est voir.

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Paulus dit : - Ja soit ce que li prevolz n’ajoste pas el banissement que il savra - la cause ainz que il enjoigne la paine, neporquant Labeo dit que la jurisdicion sera - atempree, si come se cil qui fu franchiz se repent et il quite l’action que il avoit - meue contre son patron, ou se li patrons fu semons et il ne vint pas à cort, ou se il i - fu semons mes ce ne fu pas malgré suen, ja soit ce que les paroles del banissement ne - sueffrent pas ce.

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Ulpians - dit : Se cil qui a esté franchiz apele en droit contre le banissement - au prevost le fill à son patron qui est en la poesté au patron, l’en puet dire, se li - peres n’est presenz, que l’en doit secorre au fill qui est en sa poesté, et que action - de .L. deniers d’or li apartient contre celui qui fu franchiz.

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- Modestins dit : Generalment nos ne - poons apeler en droit sanz le comandement au prevost nule des personnes à qui nos devons - reverence.

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- Papinians dit : Se li patrons acuse d’aucun crime - celui que il franchi, et il se veult deffendre et va sovent par devant le juge, il ne - semble pas que il apeaut en droit son patron qui l’acusa premierement.

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Paulus dit : - Cil qui avoit esté franchiz bailla .i. libelle contre son patron - por empetrer juges tant seulement ; si ne dist pas que il l’eust franchi. Se il a tiex - letres come il demande, l’en demande se la paine de cest banissement li est quitee. Ge - ne croi pas que cist cas apartiegne au banissement au prevost, quar il ne semble pas que - cil qui en tel maniere baille son libelle au prince ou au prevost apeaut son mari en - droit.

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Cil meismes - dit : L'en demande se li desfenderres à .i. orfelin puet apeler en - droit sa patrone el non à l’orfelin sanz l’otroi au prevost. Et ge respondi que il li - puet bien apeler el non à l’orfelin sanz l’otroi au prevost.

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Cil meismes - dit : Se aucuns dona caucion par devant les officials d’amener aucun - en cort, il est contrainz d’amener li, et cil qui - pramis - [pramist] - en jugement que il amenroit avant aucun, ja soit ce que il n’en dona par - caucion as officials, est contrainz d’amener le avant.

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- - Paulus - Gaius - Gaius] Paulus ms. Corr. d’après EA, cf. le - texte latin : «  Gaius libro primo ad legem duodecim - tabularum ». - dit : Pluseur cuiderent que il ne loise - à apeler nul en droit de sa meson, quar por ce que la meson à chascun est ses refujemenz - et ses recez, il semble que cil qui d’ilueques l’apeleroit en droit li feroit tort.

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Paulus dit : - Et se il se repont et il ne se velt deffendre, ce est assez grant - paine que ses aversaires est mis en possession de ses biens. Mes se il se met en leu que - l’en puisse avenir à lui ou que l’en le puisse veoir de leu conmun, Julians escrist que - il puet estre apelez en droit.

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Paulus dit : - Nus ne doute que home ne puisse estre apelez en droit - de sa vigne ou de baing ou de theatre.

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Gaius dit : - Mes cil qui est en sa meson puet aucune foiz estre apelez en droit, - neporquant nus ne doit estre trez de sa meson par force.

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Gaius dit : - Il n’est otroié à nul que il apeaut en droit, ne celes qui ont - meins de .xii. anz, ne les orfelines qui sont souzmises à autrui poesté. ¶ - Cil qui est apelez en droit doit estre quitez en .ii. cas : se - aucuns deffent sa persone, ou se pés est fete de la chose tant dementieres conme il - vient en droit.

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- Marcians dit : Cil que pluseur ont franchi doit - requerre au prevost que il li loise à apeler en droit .i. de ses patrons, que il - n’enchiee en la paine del banissement.

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Ulpians - dit : Action de .L. deniers d’or est donee contre celui qui fera - contre cez choses, mes cele action n’est pas donee à l’oir, ne contre l’oir, ne puis que - li ans est passez.

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- Modestins dit : Se cil qui a esté franchiz apele - son patron en droit sanz demander pardon del banissement, se li patrons s’en plaint, ou - il paiera la devant dite paine, ce sont .L. deniers d’or, ou li prevolz de la cité - lele] Suivi de o exponctué. chastiera se - il n’a de quoi paier.

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- [2.5.0 Si quis in ius vocatus non ierit sive quis - eum vocaverit, quem ex edicto non debuerit.] - Se aucuns est apelez en droit et il n’i va pas, ou se aucuns i apele - celi que il n’i doit pas apeler. -

- Ulpians dit : - Se cil qui est apelez en droit done plege d’estre à droit qui ne - soit pas souzmis au juge par devant qui il le doit - ameneramener] apemener avec pe exponctué., autretant vaut conme se il n’eust doné point de plege, se - li pleges ne quite especialment son privilege.

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Paulus dit : - Por quel chose que aucuns soit apelez en droit par devant le - prevost ou par devant autre qui ait jurisdicion, il i doit venir au meins por savoir se - li juges a poesté sor lui. ¶ Se aucuns est apelez en droit par devant - son droit juge et il n’i vient pas por aucune cause, il sera puniz por la - jurisdicion au juge, mes l’en doit espargnier les nonsachanz. Et se li demanderres ne - perdi rien en ce que li aversaires ne vint pas au jor où il fu semons, si come se ce fu - à jor de feste, li prevolz quitera la paine.

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Ulpians dit : - Quant aucuns pramet que il sera à droit et il n’i met point de - paine, l’en pledera à lui por tant come ses aversaires i a de damage. Et einsi le dist - Celsus.

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- [2.6.0 In ius vocati ut eant aut satis vel cautum dent.] - Que cil qui sont apelé en droit i aillent ou il doignent - caucion. -

Paulus dit : - Il est establi el banissement au prevost que pleges qui est donnez - d’estre à droit soit donez riches selonc la quantité de la chose se ce n’est des parenz - à celui qui le done, ou tieus qu’i ne li puisse faillir ; quar lors le doit l’en prendre - quieus que il soit, si conme le fill por le pere et celui qui a esté franchiz por son - patron.

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- Calistratus dit : Autresi doit il estre pleges por - sa patrone ou por ses enfanz, ou por la feme à son patron ou por sa bruz ; - en iex - [t]iex - - pleges doit estre pris - - que il soit bons - quel que il soit - - quel que il soit] que il soit bons ms. Corr. d’après - AE (cf. le texte latin : « Tunc enim - qualiscumque fideiussor accipi iubetur »). , et cil qui ne le reçoit, se - il set cele aliance, est tenuz à paine de .L. solz.

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Paulus dit : - Quar por riche home meisme prent l’en cez personnes en plege.

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Ulpians dit : - Se cil qui pramist que il amenroit .ii. homes à droit en i amaine - l’un et l’autre non, il ne fet pas ce que il pramist dés que il ne les i amaine - amedeus.

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- [2.7.0 Ne quis eum qui in ius vocabitur vi eximat.] - Que aucuns ne retiegne par force celui qui est apelez en - droit. -

Ulpians dit : - Li prevolz proposa cest banissement por refrener cels qui - souztraient par force cels qui sont apelé en droit. Et Pomponius - escrit que jugemenz doit estre fez contre le seignor el non de son serf por le meffet - que li sers a fet, se il ne le fist par le seu au seignor. Mes lors doit li jugemenz - estre donez contre le seigneur sanz fere mencion del serf. ¶ - Offilius dit que cist banissemenz n’a pas leu se personne qui ne - devoit pas estre apelee en droit est souztrete, si come li peres ou li patrons à celui - qui se plaint, ou les autres persones exceptees. Et ceste sentence me semble bone, quar - se cil meffet qui en droit les apele, cil ne meffet pas qui par force les retient que - il n’i aillent.

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Paulus dit : - Quar ja soit ce que li uns et li autres fet contre le banissement, - et cil qui a esté franchiz qui apele son patron en droit, et cil qui le patron soztret à - force que il n’i aille, neporquant cil qui est franchiz meffet plus. - Autresi est il de celui qui est apelez en droit en autre leu que là où il doit. Mes - encore puet l’en mielz dire que il ne semble pas que cil soit souztrez à force qui ne - pooit pas estre semons ilueques par droit.

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Ulpians dit : - Se aucuns retient à force son serf qui a esté apelez en droit, - Pedius dit que cist banissemenz n’a pas leu, quar ce n’estoit par persone qui peust - estre apelee en droit. Il covendra donc semondre le seignor que il ait son serf à droit. - ¶ Se aucuns souztret par force celui qui est semons par devant juge - de legat, la paine de cest banissement cessera. ¶ L’en demande se il - covient que aucuns le face par tricherie, ainz que il enchiee en cest banissement. Et ge - di que ce est assez quant il le fet par force, ja soit ce que il n’i ait point de - tricherie.

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Paulus dit : - Li moz de tolir est general parole, si come Pomponius dit. Tolir - est oster des mains par force ; souztrere est oster en quel maniere que ce soit, si come - se aucuns ne tient pas à force celui qui est apelez en droit, mes il le fet demorer que - il n’i aille tant que li jorz soit passez ou que l’action soit perdue par atente. Lors - semble il que il l’ait souztret, ja soit ce que il n’ait pas tenu son cors. Et se il - le retint el leu où il le trova, ja soit ce que il ne le mena pas aillors, il est tenuz - par cest banissement. Et se aucuns souztret par force - celui qui est apelez en droit par - fanxe - fauxe - - fauxe] fanxe ms. cause, il est tenuz par - cest banissement. ¶ Li prevolz dist : ou se il fet par tricherie que - il soit souztrez, quar ce puet estre fet sanz tricherie, si conme quant aucuns a droite - cause de sortrere.

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Ulpians dit : - Se aucuns souztret par autre celui qui est apelez en droit, il - n’est tenuz par ceste clause del banissement où que il soit, ou loing ou prés. ¶ - Action est donee por le fet contre celui qui a souztret à force - celui qui estoit apelez en droit, et en cele action n’est pas contenue la droite valeur - de la chose dont l’en plede, mes tant come li demanderres la proisera par son serement. - Ce i est ajoint si que il apere que neis se aucuns demande fauxement, si puet il - porsivre ceste paine. ¶ Cil qui demande cele paine doit mostrer que - par le fet à celui à qui il la demande ne vint pas ses aversaires à jugement, quar se il - ne lessa pas por la force qui li fu fete à venir i, ceste paine cesse, quar l’en doit - entendre la vertu des paroles. ¶ Ceste action est por le fet, et se - pluseur ont meffet, ele sera donee contre chascun, et por ce ne remaint pas que cil ne - soit obligiez qui fu soustrez à force que il n’alast à jugement. - Ceste action sera donee as hoirs au demandeeur, se la chose apartient à els, mes ele ne - sera pas donee contre l’oir à celui qui a meffet, ne puis que li anz sera passez.

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Cil meismes - dit : Se cil qui souztrest à force .i. deteur que il n’alast à - jugement paie ce qui li est jugié, il ne delivre pas le deteur, quar il paie sa - paine.

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- [2.8.0 Qui satisdare cogantur vel iurato promittant - vel suae promissioni committantur.] - Liquel doivent estre contraint de doner caucion. -

Gaius dit : - Caucion est autresi conme une maniere de satisfacion, quar autresi - come nos apaions celui à qui nos fesons gré, l’apaions nos quant nos li donons caucion - de ce que il nos demande, et nos l’en fesons seür par pleges.

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Ulpians dit : - Pleges qui est donez d’estre à droit est tenuz por covenable non - pas tant seulement por la richece, mes quant il est legiers à justifier. - Se aucuns a doné pleges d’estre à droit contre aucune - persone qui ne pooit pledier à lui, cele plevine fu fete por noient. ¶ - Li prevolz dist : Se aucuns apele en droit son patron ou sa - patronne, ou lor peres ou lor enfanz, ou celui que ses patrons a en sa poesté, ou la feme - son patron ou le mari à sa patronne, l’en doit prendre tel plege conme il porront doner - d’estre à droit. ¶ Cil que li prevolz apele enfanz pueent estre - entendu cil qui descendent des filles. Cist benefices est donez as enfanz et as peres, - non pas tant seulement se il sont hors de baill, mes se il sont souzmis à la poesté - d’aucun. Et einsi l’escrit Pomponius. ¶ Li filz puet estre fez pleges - por son pere neis se il est en autrui poesté. Ce que li prevolz dist que pleges soit - pris tieus come l’en le puet avoir doit estre entendu quant à la richece. ¶ - Li prevolz done action de tant come la chose vaut contre celui qui - est pleges d’avoir aucun à droit. Mes il covient vooir se cele action contient la verité - de la chose ou les deperz, et il est mielz que li pleges soit tenuz à toz les deperz se - il ne fu pleges por certaine qantité.

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Paulus Paulus] «  Gaius » dans le texte - latin. dit : Se l’action est del double, si come de - larrecin qui n’est pas aperz, - - [ou aus trois parz ou aus qatre parz, si conme de larrecin - apert] - - ou aus trois parz ou aus qatre parz si comme de larrecin apert] Manque dans F (saut du même au même). Ajouté d’après E (cf. le texte - latin : « Sive in duplum est actio sive tripli aut quadrupli, tanti eundem - fideiussorem omnimodo teneri dicimus, quia tanti res esse - intellegitur »)., nos disons que li pleges sera tenuz por tant conme la - chose vaut qui puet estre demandee.

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Paulus dit : - Se cil qui dona pleges d’estre à droit muert dedenz le jor, li - prevolz ne doit pas contraindre le plege d’amener le avant. Mes se il ne savoit pas que - il fust morz et il conmanda que il fust amenez avant, ou se cil morut aprés le - conmandement ainz que li jorz venist, action ne doit pas estre donee contre le plege. - Mes se il muert aprés le jor où il est forsbaniz de la cité, l’en puet pledier contre le - plege.

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Paulus Paulus] «  Gaius » dans le texte - latin. dit : Se aucuns est pleges por celui qui est - condampnez et li condampnez muert ou il est forsbaniz de la cité de Rome, por ce ne - remaint pas que l’en ne puisse pledier au plege. ¶ Cil - qui ne velt prendre plege, de quoi l’en voit apertement que il est assez riches selonc - la qalité de la chose, ou qui prueve que il est assez riches se l’en doute, qui velt - estre pleges d’amener aucun en jugement, action de tort fet puet estre donee contre - lui ; quar ce n’est pas sanz tort que cil soit retenuz en droit qui puet doner assez - covenable plege. Et li pleges qui ne fu pas pris se porra plaindre del tort qui li est - fez.

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Paulus dit : - Toutes les foiz que plevine ou caucion est donee oscurement, il ne - semble pas que caucion soit donee.

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Ulpians dit : - Se l’en otroie bien que li pleges que aucuns velt doner d’estre à - droit est assez covenables, mes l’en dit que il a aucun privilege par quoi il ne porroit - pas estre contrainz de respondre en cele cort et li demanderres doute que il vueille - user de son privilege, il covient vooir que l’en doit fere. Et li empereres Pius et - Pomponius et Marceaus et Papinians dient que li demanderres puet refuser tel plege. Mes - se autre caucion ne puet estre donee, l’en doit dire au plege que il n’usera pas de son - privilege se il en est trez en cause. ¶ Se il covient que aucuns - doint caucion par force et il ne la puet pas legierement doner en la cort où il est, il - doit estre oïz se il est apareilliez de doner caucion en autre cité de la contree - meisme. ¶ Mes se nus ne le contraint de doner caucion, mes il la - veult doner par sa volenté, il ne doit pas estre envoiez ailleurs por doner pleges, quar - il ne desert pas que il soit oïz por ce que il se charge de son gré de doner pleges. ¶ - Se caucion n’est pas donee por chose movable, et la persone qui la - doit doner est soupeçonneuse, la chose doit estre prise en la main au juge tant que la - caucion soit donee ou que li plez soit finez.

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Paulus dit : - Les parties se doivent acorder à assigner le jor. - Pedius dit que il est en la volenté au demandeeur, mes se il l’assigne trop brief li - juges le doit aloignier, et se il l’assigne trop lonc, il le doit acorcier. ¶ - Il ne semble pas que cil qui met feme en plege doint soufisant - caucion. Ne chevaliers ne cil qui a meins de .xxv. anz ne doivent pas estre pris en - plege se tieus personnes ne plevissent en lor chose si come por lor procurateur. ¶ Li un - dient que se l’en demande au mari .i. champ qui soit del mariage sa feme, la feme puet - estre plege en sa chose. ¶ Se uns sers est pleges de paier ce qui - sera jugié, l’en doit secorre au demandeeur que caucion li soit donee de novel. ¶ L’en - doit secorre à celui qui a meins de .xxv. anz et à feme, por ce que il ne sevent pas le - droit. ¶ Se cil qui est pleges de paier ce qui sera jugié est hoirs - au demandeeur, ou li demanderres est hoirs au plege, il covendra doner caucion tot de - novel. ¶ Li deffenderres et li procurerres doivent estre amené par - devant les mestres por doner caucion que la chose à l’orfelin sera sauve. Et cil à qui - li usaires d’une chose est donez doit doner caucion de rendre au seignor la proprieté. - Et cil à qui uns lés est lessiez doit doner caucion que, se li heritages est toluz à - l’oir, il rendra les lés et quanque il en avra eu. ¶ Se li hoirs velt doner caucion - par devant les mestres que il paiera les lés, il doit estre oïz. Et se cil à qui uns lés - est lessiez en est mis en possession por ce que il remest en l’oir que il ne dona pas - caucion de paier les lés, et li hoirs requiert que cil se parte de la possession et il - dit que il est apareilliez de doner caucion par devant les mestres, il ne doit pas estre - oïz. Mes il i ert autrement se il fu mis en possession sanz - le corps - la corpe - la corpe] le corps ms. Corr. d’après E (cf. le - texte latin : « Diversum, si sine culpa aut dolo heredis missus sit in - possessionem »). - et sanz la tricherie à l’oir. ¶ Se - aucuns dit que il ne puet doner pleges à Rome et il veult estre envoiez en aucun - chastel por doner les, il doit fere serement de verité que il ne le fet pas par malice. - Mes cist seremenz est quitez à aucunes personnes, si come as peres et aus - patrons. Cil qui est envoiez en aucun chastel por doner pleges doit jurer que il ne les - puet doner à Rome et que il le fet sanz malice : quar il ne doit pas estre contrainz de - jurer que il ne puet doner pleges ailleurs que là où il velt estre envoiez, quar l’en - le feroit parjurer, quar par aventure il ne les puet pas doner à Rome mes il les puet - doner en plusors autres leus. Ce sera otroié quant l’en verra droite - cause d’otroier le. Et se il ne volt doner caucion quant il estoit el leu où il velt - estre envoiez, il ne sera pas oïz en cest cas, quar il remest par lui que il ne les dona - là où il velt aler.

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Gaius dit : - Quant uns arbitres est donez por savoir se plege sont covenable ou - non, se il semble à aucune des parties que ses diz n’est pas loiaus, ele puet apeler - autresi come d’un juge ordinaire.

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Paulus dit : - Se li arbitres juge que li plege sont bon, l’en les doit tenir pour - bons, quar se nule des parties fust grevee por cel dit, ele peust bien avoir apelé au - juge avenant. ¶ Cil qui blame les pleges que li arbitres a loez pour aucune cause et - loe cels que li arbitres a blasmez, et cil qui par sa volenté prent pleges sanz - arbitres, se doit tenir apaié de cels que il prent. Mes se grant povreté avient puis as - pleges, se il a droite cause, il puet demander pleges tot de novel.

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Ulpians - dit : Julians dit que se tu preis de mon aversaire ou de son - procurateur pleges d’estre à droit ainz que tu li demandasses mon champ, et tu conmences - puis à pledier à lui par mon commandement, li plege sont tenu à toi.

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Cil meismes - dit : Tuit li mestre de droit s’acordent que li hoirs qui porsiet - l’eritage souz condicion doit doner caucion de rendre l’eritage à celui qui le doit - avoir. Et se la condicion faut, cil qui doit estre hoirs aprés puet demander l’eritage, - et se il l’a par jugement, la caucion est quitee. Et li prevolz puet aucune foiz - commander pour droite cause que caucion soit donee ainz que la condicion - soit avenue et ainz que li jorz soit venuz de demander l’eritage.

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Paulus dit : - Et se pluseur sont establi à estre hoir aprés le premier, caucion - doit estre donee à chascun.

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Cil meismes - dit : Se li filz qui est en baill deffent son pere qui est hors del - païs, ge demant se il doit doner caucion de paier ce qui sera jugié. Et Paulus respont - que cil qui deffent celui qui n’est pas presenz, qui que il soit, ou filz ou peres, doit - doner caucion au demandeeur selonc la forme del banissement.

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- Marcians dit : L'en doit savoir que cil qui - porsieent choses qui ne sont pas movables ne sont pas contraint de doner en caucion. - Cil doit estre apelez porseerres qui en vile ou en cité porsiet - terre ou toute ou en partie. Et cil qui tient champ à cens est tenuz por porseeur. Et - cil qui a la proprieté d’une chose, ja soit ce que uns autres porsiet la chose, est - tenuz por - porseeeur - porseeur - porseeur] porseeeur ms.. - Mes - Julians escrit que cil qui en a l’usaire tant seulement n’est pas tenuz por porseeor. ¶ - Li creanciers qui a pris terre en gage n’est pas porseerres quant - à ce que il li coviegne doner caucion, ne que il la puisse gaaignier par longue tenue, ne - quant il en tient la possession, ne se il l’a bailliee au deteur. ¶ Se - uns chans est donez en doere, la feme et ses mariz en sont - porseeeur - porseeur - porseeur] porseeeur ms.. et n’en - donent pas caucion. Mes il est autrement de celui qui a personel - action de demander .i. champ, quar il en doit doner caucion. ¶ Cil - qui ont orfelins en garde sont tenu pour - porseeeurs - porseeurs - porseeur] porseeeur ms., qui que - porsiee, ou il ou li orfelin. Et autresi dit l’en se li uns des deffendeeurs est - porseerres. ¶ Se tu me demandes le champ que ge porsie, et sentence - est donee por toi et ge appel contre la sentence, l’en demande se ge sui mes porseerres - de tel champ. Et l’en dit par droit que oïl, quar il ne remaint pas que ge ne porsiee por ce se la possession puet estre gaaigniee contre moi. ¶ - Se l’en dote se aucuns a esté porseerres ou non, il covient garder - au tens que il dona la caucion, quar autresi come il ne nuist rien à celui qui vendi la - possession aprés ce que il ot doné caucion, ne vaut il rien à celui qui comença à - porseoir aprés la caucion.

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Paulus dit : - Se aucuns jure que il sera à droit, il ne semble pas que il soit - parjures se il le lesse por cause qui soit otroiee.

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- [2.9.0 Si ex noxali causa agatur, quemadmodum caveatur.] - Se l’en plede por mesfet à serf, coment caucion doit estre - donnee. -

Ulpians dit : - Se aucuns a pramis que il amenra à jugement le serf por qui meffet - l’en plede, li prevolz dit que il le doit amener avant en cel meisme estat où il est, - tant que li plez soit finez. Veons donc que est amener le en cel - meismes estat. Et ge croi que il est veraiement amené en cel meismes estat quant la - droiture à son aversaire n’est pas enpoiriee que il ne puisse pledier à lui autresi - come devant. ¶ Se li sers conmence à estre sers à .i. autre que à celui qui a pramis à - amener le à jugement, ou se l’action est perdue, il ne semble pas que il soit amenez en - cel meismes estat si conme Labeo dit. Ou, se la cort ou la personne est muee, se il est - donc venduz ou donez à .i. plus poissant home ou à tel qui ne puisse pas estre trez en - cause en la cort où il fu premierement semons, il ne semble pas que il soit amenez en - cel meismes estat. Et se il est abandonez à soffrir la paine de son meffet que il ait - fet à .i. autre, Offilius ne cuide pas que il soit amenez en cel meismes estat, et si - cuide que l’action que li autre ont contre lui por son meffet soit perdue.

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Paulus dit : - Mes nos usons d’autre droit, quar cil qui est abandonez por les - meffez que il fist avant n’est pas delivrez, quar li meffez ensuit le serf autresi come se - il fust venduz. ¶ Se li sers n’est pas presenz por qui meffet action - apartient à aucun, se ses sires ne nie pas que il ne soit en sa poesté, - Vindius dit que ses sires que ses sires] que il avec il exponctué ; ses sires ajouté en marge avec signe d'insertion. - doit estre contrainz ou de prametre que il l’avra à droit, ou - de recevoir le jugement ; ou, se il ne le velt deffendre, il doit doner caucion d’amener - le avant au plus tost que il porra. Et se il nie que il n’est pas en sa poesté et il - ment, il doit recevoir le jugement sanz abandoner le serf, et ce meismes, dit Julians, se - il a fet par tricherie que il ne soit pas en sa poesté. ¶ Mes se li - sers est presenz et li sires est hors del païs, si que nus n’est qui deffende le serf, - il doit estre amenez avant par le conmandement au prevost. Mes quant la cause sera - conneue, l’en dorra aprés ce au seigneur pooir de deffendre le, si come Pomponius et - Vindius escrivent, que ce ne li nuise que il a esté hors del païs. L’action qui estoit - perie par atente doit donc estre rendue au demandeeur, quar li sers avoit comencié à - estre en ses biens.

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Ulpians dit : - Se l’en plede à celui qui a l’usaire d’un serf por le meffet au - serf et il ne le deffent pas, li usaires li est devaez par le prevost.

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Gaius dit : - Se uns sers est à plusors seignors et l’en plede à l’un pour le - meffet au serf, l’en demande se il doit doner caucion por la partie son conpaignon. Et - Sabins dit que il ne le covient pas, quar chascuns doit deffendre tot le serf, ne il - n’est pas oïz se il dit que il est apareilliez de deffendre le por sa partie.

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Ulpians dit : - Se aucuns a pramis que il amenra .i. serf en jugement en cel - meismes estat en quoi il estoit devant, se il li amaine puis que il est franchiz, se li - plez est por actions capitals et por torz fez, il n’est pas amenez avant soufisamment, - quar satisfacion est autrement fete de serf que de franc home, quar li sers doit estre - tormentez et batuz, et li frans hom doit estre condampnez à paine de deniers. Mes se - l’action estoit citeaine, li demanderres doit mielz voloir que il ait amenezamenez] Suivi de ii exponctué. frans que sers, quar sa cause en vaut mielz.

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Paulus dit : - Mes se aucuns pramet à amener avant celui à qui franchise est deue, - il semble que il soit amenez en cel meismes estat se il i est amenez quant il est frans, - quar il n’est pas loing de franchise.

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- [2.10.0 De eo per quem factum erit quominus quis in - iudicio sistat.] - De celui par qui il remaint que aucuns ne vient à - jugement. -

Ulpians - dit : Il fu avis au prevost que ce estoit loiauté de chastier la - tricherie à celui qui empeesche que aucuns ne soit amenez en jugement. - Et non pas tant seulement de celui qui le retint par soi ou par les - suens, mes de celui qui pria autres que il le detenissent ou que il feissent tant que il - ne fust pas amenez à jugement, coment que il fust, ou se il seussent ou se il ne seussent - pas quieus meffez ce estoit. ¶ Nos entendons tricherie en tel - maniere : se aucuns dit aucune mauvese novele à celui qui venoit à cort par quoi il - covient que il n’i viegne pas, il est tenuz par cest banissement, ja soit ce que aucun - cuident que li blasmes en doit estre à celui qui le crut. ¶ Se li - deffenderres n’est pas venuz à jugement par la tricherie au demandeeur, il n’a pas - action contre lui par cest banissement, quar il se puet bien tenir apaié de l’excepcion - qui li apartient se il est trez en cause, por ce que il pramist de la paine por ce que il - ne vint pas à jugement. Mes il est autrement se il fu empeeschiez par .i. autre, qar il - avra action contre celui qui l’empescha. ¶ Se pluseur ont fet par - tricherie que aucuns ne soit venuz à jugement, tuit sont tenu par cest banissement. Mes - se li uns paie la paine, li autre sont delivré, quar il n’i a mes nul depert. ¶ - Tuit se consentent que l’en doit pledier au seigneur el non de son - serf por ceste cause. Et ceste action est donee à l’oir, mes ce n’est - pas aprés .i. an. Mes ge croi que ele doit estre donee contre l’oir, que li hoirs ne - gaaint pas en la tricherie au mort.

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Paulus dit : - Se li sers à celui qui me demande aucune chose fet par tricherie - que ge ne viegne à jugement, si que ses sires le set ne il ne le deffent pas, ja soit ce - que il le peust bien deffendre, Offilius dit que excepcion me doit estre - donee contre le seigneur, que li sires ne gaaint en la tricherie au serf. Mes se li sers - le fist contre la volenté au seignor, Sabinus dit que action me doit estre donee por le - meffet au serf, si que li sires se puet aquiter por abandoner moi le serf. Et li fez au - serf ne doit pas nuire au seignor, fors en tant que li sires pert le serf, quar il n’i a - rien meffet.

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- Julians dit : Action apartient par cest banissement - contre celui qui a fet par tricherie que cil qui est apelez en droit n’i est pas alez, - et l’action est de tant conme li demanderres eust de preu se il i fust alez. ¶ En ceste - action est amené quanque li demanderres i a perdu, si conme se li deffenderres a aquis - par lonc tens la seignorie de la chose, ou se il est delivrez de l’action. ¶ - Et se cil qui fist par tricherie que cil qui devoit venir à - jugement n’i venist pas n’a de quoi paier les deperz, il est droiz que l’action soit - restoree contre le deffendeeur, que il ne gaaint par autrui tricherie, et que li - demanderres n’i ait damage. Et se li demanderres fu empeeschiez par - la tricherie Tyce et li deffenderres par la tricherie Mene que il ne vindrent à - jugement, li uns et li autres pledera contre celui par qui tricherie il fu empeeschiez. - ¶ Se li demanderres est empeeschiez par la tricherie au deffendeeur, - et li deffenderres par cele au demandeeur, que il ne vienent en jugement, li prevolz ne - doit secorre à nul d’els, ainz lesse aler l’une tricherie contre l’autre. ¶ - Se ge ai mis au plege en covenant que il me paiera .L. solz, se cil - por qui il est pleges ne vient à jugement, à qui ge vuell demander .c. livres ? Se - Simphrones Simphrones] Simprones avec h ajouté dans l’interligne. - fet par sa tricherie que li deteurs - ne vient pas à jugement, ge - pledera - pledera[i] - à Simphrone por .c. livres, quar tant vaut l’action pour quoi ge l’apeloie en - droit qui m’apartient contre lui ou contre son hoir, ja soit ce que ses pleges estoit - obligiez en meneur quantité.

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- [2.11.0 Si quis cautionibus in iudicio sistendi - causa factis non obtemperaverit.] - Se aucuns n’obeïst à la caucion que il a donee d’estre à - droit. -

- Paulus dit : Li prevolz commande que chascune - jornee soit de .xx. miles, fors cele en quoi la caucion est donee, et cele en quoi il - covient estre à jugement, quar tel jornee n’est greveuse ne au demandeeur ne au - deffendeeur.

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Ulpians - dit : Nos ne querons pas que li deffenderres viegne à jugement se pés - est fete de la chose por quoi il pramist à estre i. Mes ce est voirs se la pés est fete - devant le jor que il doit venir à jugement. Mes se la pés est fete aprés le jor et li - demanderres velt pledier por la paine por ce que li deffenderres ne vint pas au jor, - excepcion de tricherie li doit estre mise encontre. Qui plederoit ore por la paine, puis - que la pés est fete de la principal besoigne ? Il sembleroit que excepcion de la pés li - deust nuire autresi conme se la paine fust mise en la pés, se les parties ne mistrent - le contrere en covenant. ¶ Se aucuns est empeeschiez por aucun conmun - servise sanz sa tricherie que il ne - puet pas venir à jugement si come il avoit pramis, il est droiz que excepcion li vaille. - Et autresin se cil que l’en velt avoir à testemoine ne puet pas - venir à jugement, l’en li doit secorre. ¶ Se aucuns a pramis à aler - à jugement et il est empeeschiez par maladie ou par tempeste ou par force de flueve que - il n’i puet aler, il se puet deffendre par excepcion. Et ce n’est pas torz, quar il - covient que cil qui fet tel pramesse viegne presentement à jugement, et conment i - porroit venir cil qui est empeeschiez par maladie ? Et por ce commande la loi des .xii. - tables que, se li juges ou une des parties est empeeschiez par maladie, li jorz del plet - doit estre porloigniez. ¶ Se feme n’a pas lessié por maladie à venir - à jugement, mes por ce que ele estoit grosse d’enfant, Labeo dit que excepcion li doit - estre donee. Mes se ele a enfant et ele acouche, lors doit l’en dire que ele est - empeeschiee par maladie. Autresi est il se aucuns chiet en forsenerie, - quar cil qui est empeeschiez par forsenerie est empeeschiez par maladie. ¶ - Nos avons dit que l’en doit secorre à celui qui par tempeste ou par - force de flueve est empeeschiez que il ne puet venir à jugement ; et nos devons apeler - tempeste ou de mer ou de terre, et nos entendons ce de tel tempeste qui tolt à errer - par terre ou par mer. Force de flueve doit estre entendue sanz - tempeste, si come se l’eve est creue et l’en n’i puet passer ne à pont ne à batel. - Et se aucuns peust estre passez sainement, si que la tempeste ne la - force de l’eve ne li eust nul mal fet se il se fust à droit point mis à la voie et il - s’est mis en cel destroit, quant li juges savra la cause, il jugera se excepcion li doit - valoir ou non. Quar se cil qui avoit pramis à estre à jugement estoit à Rome encontre le - jor que il devoit pledier, et il ala en une vile sanz nul besoing que il i eust et la - tempeste le sorprist si que il ne pot pas revenir à Rome au jor del plet, ja n’est il - pas dignes que ceste excepcion li aïst. Ou se il ot tenpesté en la mer et il peust - estre venuz par terre ou aler entor le flueve, l’en doit autresi dire que excepcion ne - li doit pas valoir. ¶ Mes se li flueves crut sisi] - Précédé de o exponctué. que il empli tot le leu où li - plez devoit estre, ou li leus fu destruiz par aucune soudaine aventure, ou cil n’i peust - pas venir sanz perill, lors li doit excepcion estre donee. ¶ Autresi - est excepcion donee à celui qui voloit venir à jugement mes aucuns baillis le retint, - sanz sa tricherie, quar se il porchaça ou il dona cause que il fust retenuz, excepcion - ne li vaudra rien, mes sa tricherie li nuira. Et la tricherie as autres ne li nuira pas, - qui porchacierent que il fust retenuz, mes se uns bas hom le retint, ceste excepcion ne - li vaudra rien.

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Paulus dit : - Mes action est donee contre celui qui le retint por tant come il i - a de damage.

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Ulpians - dit : Et se aucuns fu condampnez de crime, si que il ne pot pas aler - à jugement si come il avoit pramis, celui doit l’en - espargnier - esprover - - esprover] espargnier ms. Corr. d’après E (cf. le texte - latin : « rei capitalis condemnatum accipere debemus, qui morte exiliove coercitus - est »). par droit. Nos apelons celui condampné de - crime, qui est chastiez par mort ou par essill. Se aucuns demande donc à que - fere ceste excepcion li est donee, puis que il est dampnez, nos respondrons que ele est - necessaire à ses pleges. Ou se il est par aventure alez en essill si que il porra - encore revenir en la cité, ceste excepcion vaudra à son deffendeeur. ¶ - L’en doit savoir que cil qui est acusez de crime, mes il n’en est - pas encore dampnez, ne puet pas user de ceste excepcion. Mes se il - est en lieus ou en prison, par quoi il ne vient pas à jugement, excepcion li doit - valoir. ¶ L’en demande se il puet estre mis en covenant que nule - excepcion ne vaille à celui qui a pramis à estre à jugement, et Aticilius dit que cele - covenance ne vaut rien ; mes ge croi que ele vaut quant les causes des excepcions sont - nomees especialment, et cil qui a fet le covenant les a quitees. ¶ - Encore demande l’en se cil qui ne doit pas doner caucion d’estre à droit la done par - aventure, savoir mon se excepcion doit estre donee à ses pleges. Ge croi que l’en doit - destinter se il dona la caucion par erreur ou par covenance, quar se il la dona par - erreur, excepcion doit estre donee à ses pleges ; se il la dona par convenance, - excepcion ne lor doit pas valoir. Qar Julians escrit : « Se l’en a pramis par ignorance - plus que - l - l[i] - juges n’a establi en la caucion qui est donee d’estre à droit, excepcion doit - estre donee ». Mes se la pramesse est fete si grant par covenance, Julians dit que - l’excepcion puet estre quassee par replicacion de covenant.

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Paulus dit : - Se dui sont à qui une chose est deue et li deteurs done à .i. tels - caucion que il sera à jugement, et li autres l’empeesche que il n’i viegne, excepcion - sera donee au deteur contre celui à qui il dona caucion. Se il sont compaignon, que - tricherie ne vaille à celui qui le retint por la compaignie. Et se - dui sont deteur et li uns ne vient pas à jugement, ja soit ce que il dona caucion de - venir i, et li demanderres demande à l’autre la dete et à celui la paine, il - sera mis arriere par excepcion. ¶ Et se li peres done caucion d’estre - à droit por le marchié son fill - - [et li demandierres empleide aprés o le fill] - et li demandierres empleide aprés o le fill] - Manque dans F (saut du même au même). Ajouté d’après E (cf. le texte latin : « Aeque - si a patre facta fuerit promissio iudicio sistendi gratia ex filii contractu, deinde - de re actor egerit cum filio, exceptione summovebitur, si cum patre ex eius - promissione agat »)., il sera mis arriere par excepcion se il plede au - pere por la caucion. Autresi est il se li filz dona la caucion et li deteurs plede au - pere qui a le chatel au fil.

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Gaius dit : - Se cil qui dona plege d’estre à jugement n’i est pas por ce que il - est hors del païs por la chose conmune, il n’est pas droiz que li pleges soit contrainz - d’avoir le à droit el cas où il meismes ne fust pas contrainz d’estre i.

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Paulus dit : - Se aucuns a pramis que il amenra à jugement .i. serf ou .i. autre - qui est en autrui poesté, il porra user de celes meismes excepcions de quoi il usast se - il fust pleges por .i. franc home ou por aucun qui fust hors d’autrui poesté, se il ne - dit que il est hors del païs por la chose conmune, quar sers ne puet estre hors del païs - por la chose conmune. Et totes excepcions fors cestes sont conmunes en franc home et en - serf.

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Paulus dit : - Se li demanderres vient à jugement dedenz .i. pou de tens aprés le - terme que il avoit pramis à estre i, que la droiture au demandeeur ne soit empoiriee por - sa demore, l’en puet dire que il doit estre desfenduz par excepcion.

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Ulpians - dit : Se uns sers done caucion d’estre à droit, la paine ne puet - estre demandee ne à lui ne à ses pleges. ¶ Se caucion est donee - d’estre à droit el non de plusors sers, se li uns ne vient à droit, il est voirs que - tote la paine est forfete, si conme Labeo dit ; quar voirs est que tuit ne sont pas - amené en droit. Mes se la paine est offerte por la partie à l’un, se il en est puis trez - en cause, il puet user d’excepcion de tricherie.

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Paulus - dit : Se ge ai pramis à amener à jugement aucun qui ja - est delivrés de l’action, mes il n’est pas seu apertement, action doit estre donee - contre moi, ou que ge l’amaine à jugement, ou que ge le deffende tant que la verité soit - enquise. ¶ Li hom que aucuns avoit pramis à amener à jugement morut - devant le jor : nos usons de certain droit que la paine ne puet pas estre demandee - devant que li jorz viegne, quar tote la covenance est fete por le jor. ¶ - Cil qui voloit pledier d’action de tort fet prist, ainz que li plez - fust entamez, caucion de son aversaire d’estre à droit ; quant li jorz vint, li - demanderres fu morz. Il nos plest que action ne soit pas donee à son hoir por la paine, - qar tieus caucions sont donees por la paine, et action de tort fet n’apartient pas à - l’oir. Et ja soit ce que la caucion qui est donee d’estre à droit viegne à l’oir à celui - à qui ele est donee, nepourquant action ne l’en doit pas estre donee en cest cas, qar se - li morz volsist lessier l’action de tort fet tant conme il vivoit et pledier pour la - covenance, il ne li fust pas otroié. Ce meismes puet l’en dire se cil à qui ge voloie - pledier par action de tort fet morut puis que il fu enchaoiz en la paine ; quar action - n’i apartient contre son hoir por la paine, et ce dit Julians. Et selonc ce, se li plege - estoient doné, action ne sera pas donee contre els aprés la mort au deffendeeur. Ce - meismes, dit Pomponius, se il ne muert aprés lonc tens, qar se il fust venuz à jugement, - li demanderres peust avoir entamé le plet contre lui.

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Ulpians - dit : Cil qui pramet à amener .i. home à jugement le doit amener en - cel meismes estat, ce est si que li demanderres puisse porsivre la chose en cel meismes - leu, ja soit ce que il ne la puisse pas conquerre si legierement, qar se il s’est puis - endetez ou il a perdu ses deniers, neporquant il est amenez en cel meismes estat, - autresi est il se il est condampnez à .i. autre ainz que il l’amaint à jugement.

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- Paulus dit : Cil qui use de novel privilege n’est - pas amenez à jugement en cel meismes estat en quoi il estoit quant il dona la caucion. ¶ - L’en doit savoir que li deperz au demandeeur doit estre jugiez - selonc le tens en quoi li deffenderres doit estre amenez à jugement, et non pas selonc - celui en quoi l’en en plede.

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- Julians dit : Totes les foiz que sers done caucion - de venir à jugement ou que ele li est donee, ne la caucion ne vaut ne li plege n’i sont - tenu, quar sers ne puet enpledier ne estre enplediez.

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- Neraces dit : Se uns procurateurs prent caucion - que cil à qui il plede sera amenez à jugement et il n’i met point de paine, se il n’i - est amenez, cele caucion ne vaut gaires, ce semble, quar li procurateurs qui prist la - caucion ne pert riens se cil ne vient à jugement. Mes por ce que il fesoit autrui - besoigne quant il prist la caucion, l’en puet dire que l’en ne doit pas garder en cel - cas au proufit au procurateur, mes au son seigneur, si que tant conme li sires perdi en - ce que cil ne fu pas amenez à jugement, puisse li procurateurs demander par la - caucion.

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- Papinians dit : Se cil qui a .i. orfelin en garde - pramet que il l’amenra à jugement et il ne li amaine pas, et li orfelins vient dedenz - ce en aage, ou il muert, ou il s’atient de l’eritage por quoi il estoit trez en cause, - action ne sera pas donee contre le deffendeor por cele caucion, quar se li deffenderres - fust condampnez de la demande et il avenist à l’orfelin une des choses quiqui] Suivi de nos exponctué. - sont dites avant, si ne seroit pas action de chose jugiee donee contre lui.

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- [2.12.0 De feriis et dilationibus et diversis temporibus.] - Des feres et des delaiemenz. -

Ulpians - dit : Li empereres Marc establi que nus ne contraigne son aversaire - de venir à jugement en tens de moissons ne de vendenges, quar cil qui sont enbesoignié - des huevres des chans ne doivent pas estre contraint d’aler à cort. ¶ - Mes se li prevolz les i apele ou par ignorance ou par malice et il i - vienent de lor gré et pledent, se il done sentence ele vaudra, ja soit ce que il ne fist - pas bien d’apeler les à jugement. ¶ Et se il ne voldrent pas venir avant en cel tens et - il dona sentence sanz els, l’en doit dire que cele sentence n’a point de force, quar li - fez au prevost ne pot pas abatre le droit. La sentence sera donc quassee sanz apel. ¶ - Mes certaines causes en sont exceptees por quoi aucuns porra estre - contrainz de venir par devant - - [le prevost] - le prevost] Manque dans F (saut du même au - même). Ajouté d’après E (cf. le texte latin : « Sed excipiuntur certae causae, ex - quibus cogi poterimus et per id temporis, cum messes vindemiaeque sunt, ad praetorem - venire »). en tens de moissons et de vendenges, si come se l’action est - tele que ele seroit perdue par atente, et totes les foiz que la chose nos contraint nos devons - estre contraint de - venir au prevost, por tant sanz plus que li plez soit entamez. Et puis que li plez sera - entamez, se aucune des parties refuse à pledier en cel tens, li establissemenz à - l’empereeur Marc velt que delaiemenz li soit donez.

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Cil meismes - dit : Li empereres Marc dit en cel meismes establissement qui fu - recitez el senat que por autres choses puet l’en aler par devant le prevost des jorz de - moissons ou de vendenges, si come se l’en requiert que deffendeeur ou procureeur soient - doné à orfelins ou à forsenez, ou que il soient osté de cel office, ou que il alleguent - lor excusacions, ou que norreture soit establie à orfelins, ou que aages soit provez, ou - que feme soit mise en possession el non de l’enfant qui est en son ventre, ou por garder - la chose ou les lés, ou que damages ne soit fez de cele part, ou demostrer les - testamenz, ou que procurateurs soit donez as biens à celui de qui l’en n’est pas certain - se il sera hoirs, ou por norrir les enfanz ou les peres ou les patrons, ou por recevoir - heritage soupeçonneus, ou que granz tort fez soit proisiez par l’esgart au juge, ou que - franchise qui a esté lessiee soit donee.

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Cil meismes - dit : Jugemenz seust estre fez en tens de moissons et de vendenges des - choses qui pueent perir par demeure ou par mort. Par mort, si come se l’en doute que cil - ne muire à qui l’en veult pledier par action de larrecin ou de damage ou de - tort fet, ou por chose que il ait ravie de feu ou de meson chaoite, ou de nef brisiee, ou - por aucune tel chose. Par demeure, si conme se la chose puet perir, ou se l’action par - quoi l’en voloit pledier puet perir par atente. ¶ Jugemenz de - franchise puet estre fez en touz tens. ¶ Jugemenz est fez en touz - tens contre celui qui prent aucune chose contre le profit par non de foires.

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Paulus dit : - Li prevost des contrees suelent establir le tens de moissons ou de - vendenges selonc la costume des leus.

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Ulpians - dit : Li bailli n’ont pas acostumé à fere jugement ne à venir en - conmun el jor qui est devant les kalendes de janvier, quar lors doivent il estre - desposé.

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Cil meismes - dit : La loi deffent que jugemenz ne soit fez en jor de foirie, se ce - n’est par la volenté as parties. Et ce qui sera jugié contre ce ne doit estre ne fet ne - paié ; et nus ne contraigne celui contre qui il sera jugié de fere le.

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Cil meismes - dit : Li establissemenz à l’empereeur Marc dit que dilacion ne doit - pas estre donee plus d’une foiz por querre instrumenz, mes se l’en voit droite cause - l’en la puet otroier autre foiz por le proufit as parties où que li instrument soient : - ou en la contree meismes, ou en autre. Et li termes doit estre atemprez selonc ce que li - leu sont lointain. Et meesmement, se aucune chose est avenue de qoi l’en ne se donoit - garde, il covient vooir se li morz avoit eueu] en ms. aucune dilacion por aporter ses instrumenz, savoir mon se ses hoirs - doit avoir une autre ou se ele li doit estre vaee. Et mielz que ele li soit donee se - l’en voit droite cause de demander la.

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Paulus dit : - Selonc la costume de Rome, li jorz conmence à mienuit et faut à la - mienuit aprés, si que ce qui est fet en cez .xxiiii. heures, ce est es .ii. demies nuiz - et el jor qui est entre .ii. est autresi tenable come se il fust fet en - aucune heure del jor.

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Ulpians - dit : Li empereres Trajans escrist que li foirie donent terme des - plez tant seulement ; mes les choses qui apartienent à la discipline de chevalerie pueent - estre fetes as foiriez, et entre cez choses est la connoissance des gardes.

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Paulus - dit : En causes qui sont meues por chatel ne doit pas dilacion estre - donee plus d’une foiz por chascune cause. Mes es causes criminals trois dilacions pueent - estre donees au deffendeeur et .ii. au demandeeur, se l’en voit droite cause de demander - les.

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- [2.13.0 De edendo.] - De fere sa demande et de mostrer par quele action l’en velt - pledier. -

Ulpians - dit : Par quele action que chascuns vueille pledier, il doit - premierement nomer la, si que quant li demanderres orra par quele action l’en velt - pledier à lui, il puisse savoir se il se voudra deffendre ou clamer soi vaincu. Et se il - se velt deffendre, il viegne toz garniz à cort dés que il set par quele action il est - trez en cause. ¶ Mostrer s’action est fere que ele puisse estre - contrescrite. ¶ Labeo dit que cil mostre bien s’action qui maine son aversaire à .i. - avocat et li mostre que il velt dire et de quoi il velt user. ¶ Li - conmun instrument doivent estre transescrit et mostré sanz metre i en quel jor il furent - fet ne souz quel conseillier, que aucuns mals ne soit porpensez encontre se li jorz et - li conseilliers i sont nomé, ce doit estre entendu del jor en quoi li instrumenz fu fez, - non pas de celui en qoi la chose que l’en demande doit estre paiee, quar li jorz del - paiement est la plus fort partie de la covenance. ¶ Li jorz et li conseilliers doivent - estre nomé quant aucuns demande que l’en li rende conte, quar sanz ce ne puet l’en pas - bien savoir ce qui a esté mis et receu. ¶ Totes les choses doivent - estre mostrees de quoi aucuns velt user par devant le juge, neporquant nus n’est - contrainz de mostrer ses instrumenz. ¶ Il ne semble pas que cil - mostre tote s’action, qui ne mostre tote la covenance. ¶ L’en secort à cels qui por aage ou por rudece ou por autre droite cause ne mostrent - pas lor actions.

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Paulus dit : - Se lés est demandez, li prevolz ne commande pas que les paroles del - testament soient mostrees. Et ce est por ce par aventure que li hoir suelent avoir - l’exemple del testament.

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- Marcians dit : Nus de cels qui demande aucune - chose à la borse l’empereeur ne soit contrainz de mostrer autres instrumenz que cels qui - apartienent à la cause dont il velt pledier.

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Ulpians - dit : Li prevolz dist : li notaire mosterront les resons qui - apartienent à els et nomeront le jor et le conseillier. ¶ La reson de - cest banissement est moult loial, quar por ce que li notaire font les instrumenz à toz - cels qui font marchiez, il est droiz que li instrumenz que il fist por moi, qui est - miens, me soit mostrez. ¶ Li filz qui est en baill est contenuz en - cez paroles, mes l’en demande se il doit estre contrainz de mostrer les resons ou ses - peres. Et Labeo escrist que li peres n’en doit pas estre contrainz se il ne sot que ses - filzfilz] filiz avec i exponctué. fust notaires. Et Sabins dit par droit que ce doit lors - estre receu quant gaainz en est venuz au pere. ¶ Se sers a esté - notaires (quar il le puet bien estre), se ce a esté par la volenté son seignor, li sires - doit estre contrainz de mostrer les instrumenz, et jugemenz en doit estre donez contre - lui autresi come se il meismes les eust fez. Mes se il le fist sanz le seu son seignor, - ce est assez se li sires jure que il n’a pas les instrumenz. Mes se li sires a les - instrumenz et il ne les mostre pas, il est corpables. Et cil qui a - lessié à estre notaires est contrainz de mostrer les instrumez el leu où il fu notaires. - Et il est establi que se aucuns a esté notaires en une contree et - il a les instrumenz en une autre, il doit estre contrainz de mostrer les en la contree - où il fu notaires, quar li premiers meffez fu en ce que il les porta en autre leu. Et se - il fu notaires en .i. leu et l’en velt que il mostre les instrumenz en .i. autre, il ne - doit pas estre contrainz de ce se ses aversaires ne velt que il en aport - le transescrit à ses despens.

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Paulus dit : - Et l’en li doit doner terme d’aporter le.

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Ulpians - dit : Se aucuns des notaires a instrument ou en meson ou en grenier, - ou il merra son aversaire au leu, ou il i aportera le transescrit de l’instrument. ¶ - Li hoir au notaire sont contraint de mostrer les instrumenz, et se - pluseur sont hoir et li uns les a, cil seus sera contrainz de mostrer les. ¶ Et se li - uns des hoirs mostre les instrumenz en tel maniere que l’en puisse douter se il ont esté - mostré ou non, li autre les doivent mostrer ou metre lor subscripcion à ce que li autre - ont fet. Et autresi est il se pluseur notaire sont, à qui l’en demande que il mostrent - .i. instrument, quar se pluseur ont .i. orfelin en garde, ou tuit doivent mostrer ses - instrumenz, ou li uns les doit mostrer et li autre i doivent fere lor subscripcions. ¶ - Il covient que li aversaires au notaire jurt que il ne demande pas - par malice que li instrument li soient mostré, que il ne le face par aventure por - travaillier le notaire. ¶ Labeo apele instrument covenance de doner, - de recevoir, de croire, d’obligier, de paier. Se aucuns a pris gage ou plege, il ne doit - pas estre contraint de mostrer le ,mes il doit mostrer ce qui a esté pris à main à - paier. ¶ Action apartient par cest banissement por tant come il i a - eu de deperz en ce que li instrument n’ont esté mostré. Et por ce - semble il que aucuns soit tenuz par cest banissement se la chose apartient à lui. Il - semble que li instrumenz apartient à moi se tu l’as fet par mon conmandement. Et se mes - procurateurs me conmanda, quant ge estoie hors del païs, que tu feisses .i. instrument en - mon non, l’en demande se il me doit estre mostrez autresi come apartenanz à moi. Et il - est mielz que il me soit mostrez. ¶ Je ne dout pas que li instrumenz que aucuns a contre - moi ne doie estre mostrez à mon procurateur autresi come se il apartenist à lui. Et il - doit doner caucion que ce que il fera sera estable, se il n’a - commandement. ¶ Se li jorz est nommez el comencement des tables ou de - l’instrument par quoi Tycius veult pledier à moi, l’en me doit mostrer l'instrument, si - que li jorz et li conseilliers i soient nommé. ¶ Mostrer instrument - est baillier le escrit. ¶ Li prevolz dist : ge conmanderai que li - instrumenz soit mostrez à celui qui le fist ou à celui qui demande que il li soit - mostrez, se ge voi droite cause por quoi il li doie estre mostrez. Il - deffent que li instrument ne soient pas mostré simplement à celui qui les fist, por ce - que il puet bien estre garniz par l’instrument de sa pramesse, et por ce que il est en - tel estat que il doit mostrer l’instrument, ce est contre droit que il demande que il li - soit mostrez. Il covient vooir se li instrumenz doit estre mostrez à l’oir à celui qui - le fist, et sanz doute, se li instrumenz est venuz à lui, il ne li doit pas estre - mostrez. Mes se il n’i est venuz, il li doit estre moustrez quant il i a droite cause. - Se aucuns prueve que il a perdu ses instrumenz par feu ou par eve ou par autre cause - semblable, ou que il les a en lointaing païs si come outre la mer, - li prevolz ne doit pas comander à son aversaire que il li mostre autre foiz fors por - resnable cause.

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Paulus dit : - Si come se il prueve que il a en lointieng païs ce qui li fu mostré - premierement, ou se li instrumenz ne li fu pas plainement mostrez, ou se il perdi et non - pas par negligence ce qui li fu mostré, qar se il l’a perdu par cas à qui l’en doie - pardoner, li prevolz comandera que il li soit mostrez derechief. Et - l’en doit entendre que ce doit estre totes les foiz que mestiers en sera, quar il puet - avenir que aucuns ait perdu ce qui li a esté mostré par .ii. foiz.

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Ulpians - dit : Quant l’en commande à aucun que il mostre ses instrumenz, il est puniz quant il lesse par tricherie à mostrer les ; mes por legiere - corpe n’est il pas puniz se ele n’est prouchaine à tricherie. L’en dit que cil lesse par - tricherie à mostrer les, qui malicieusement les mostre ou qui n’en mostre point. ¶ - Cil qui enchiet en cest banissement doit paier ce que ce que ses - aversaires perdi en ce que li instrumenz nene] Précédé - de c exponctué. li fu mostrez en l’ore que li prevolz - lele] Inséré dans l’interligne. - conmanda. Et ja soit ce que li deperz est puis creuz ou apeticiez, ceste action ne sera - pas donee por l’acroissement ne por l’apeticement.

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Paulus dit : - Unes personnes sont qui ne sont pas contraintes par cest banissement - de mostrer nos noz instrumenz, si come li procurateur qui a aministré noz choses, il - n’est pas contrainz par poor de paine de mostrer nos noz instrumenz, quar nos li poons - contraindre par action de mandement. ¶ Et se li conpainz à aucun a - fet les besoignes par tricherie, li prevolz ne le contraint pas par cest banissement, - quar il puet estre contrainz par action de tricherie. Ne cil qui a eu .i. orfelin en - garde n’est contrainz par ceste action, mes par action de garde. ¶ L’en ne fet pas force - se li hoir ou li peres au notaire sont de cele meismes profession, quar dés que il - vienent en son leu et en sa droiture, droiz est que il facent ce que il devoit fere. ¶ - Pomponius escrit que ce n’est pas torz que li changeeur soient - contraint de mostrer lor instrumenz, quar il reçoivent deniers et les baillent par - parties. Et la prueve en est sovent contenue en lor escrit, et l’en cort sovent à els - por savoir verité. Li prevolz commande que instrument soient mostré à - toz cels qui les demandent, se il jurent que il ne le font pas par malice, se li - instrument apartienent à els. Li instrument apartienent à nos, - nonnon] Suivi de i exponctué. pas tant seulement quant nos avons fet marchié ou quant nos - somes hoir à cels qui le firent, mes quant cil le fist qui est en nostre - poesté.

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Gaius - dit : Il est comandé que li notaires mostre les instrumenz, ne il n’a - point de force se li marchiez fu fez o lui ou o autre, quar lor offices est conmuns. - Et ce doit estre lor principal entente que il facent diligenment - lor office. ¶ L’en entent que instrumenz est mostrez quant il est - mostrez tot de chief, quar autrement ne puet il estre entenduz. Neporquant l’en ne doit - pas baillier à chascun à vooir ou à contrescrire tout le livre où li instrument sont - contenu, mes icele partie qui apartient à lui tant seulement. ¶ Et - por ce que ceste action est donee por les deperz au demandeeur, se il est condampnez ou - il n’a pas gaaignié ce que il demandoit por ce que li instrument ne li firent pas mostré - par quoi il peust deffendre sa cause, ce que il perdi einsi li soit rendu par ceste - action. Mes il covient vooir se il est einsi, quar se il puet prover par devant celui - qui est juges entre lui et le notaire que se il eust eu les instrumenz il peust avoir - vaincu el jugement en quoi il fu vaincuz, ou se il pooit lors prover et il ne prova pas, - ou li juges ne volt pas recevoir sa prueve, il se doit plaindre de soi meismes ou del - juge.

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- Modestins dit : Il a esté receu que li transcriz - des instrumenz puet estre mostrez sanz la subscripcion à celui qui le mostre.

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- Calistratus dit : Femes ne pueent estre en office - de notaire quar ce est mestiers à home.

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Ulpians - dit : Ceste action n’est pas donee aprés l’an ne contre l’oir, mes - ele est donee à l’oir.

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- [2.14.0 De pactis.] - Des covenanz. -

Ulpians - dit : La loiauté de cest banissement est naturel. Quel chose est si - covenable à humaine foi conme garder les choses qui sont covenanciees ? - Covenanz est consentemenz de .ii. ou de plusors - en une meismes chose. ¶ Li nons de convenance est generals à - touz les marchiez en quoi les parties se consentent, si que Pedius dit que nus marchiez - ne nus obligemenz ne vaut se il n’i a consentement, ou par fet ou par dit. Et covenance - qui est fete par paroles n’est nule se il n’i a consentement. ¶ Mes - aucunes covenances passent en autre non, si come en non d’achat ou de loage ou de gage. -

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- ¶ Labeo dit que cil qui ne sont pas present pueent fere covenance ou par letres - ou par message. Et par tesible consentement entent l’en que aucun font covenance sanz - mot dire. Et por ce, se ge rent à mon deteur les letres que ge ai de - lui, il semble que nos aions fet covenant entre moi et lui que ge ne li demanderai pas - la dete, et excepcion de covenance li porra valoir.

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- Modestins dit : Quant li gages est renduz au - deteur se il n’a paié la dete, il n’est pas doute que ele ne puisse estre demandee se il - n’est prové que ele ait esté quitee especialment.

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Paulus dit : - Por ce que covenances valent aucune foiz sanz mot dire, il nous - plest que les choses que li hostes aporte ou amaine es habitacions des citez soient - obligiees par non de gage à cels qui les mesons sont, ja soit ce que - il n’ait pas esté mis en covenant. - - [Et selonc ce, li muez puet fere convenant] - - Et selonc ce, li muez puet fere convenant] Manque dans - F (saut du même au même). Ajouté d’après E (cf. le texte latin : « etiamsi nihil nominatim - convenerit. Secundum haec et - mutus pacisci potest »).. La provance de ce puet - estre que, se covenance est fete de paier doaire, il ne doit pas estre demandez devant - le mariage ; et se li mariages n’est assenblez, la covenance faut par droit.

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Cil meismes dit : Se covenanz fu fez entre le - creancier et le deteur que li chatieus ne fust pas demandez devant que les usures fussent - paiees, ja soit ce que la covenance fu fete purement, neporquant l’en doit entendre - que il i ot condicion autresi conme se ele i fust mise expressement.

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Ulpians - dit : Trois manieres de covenances sont, quar ou les covenances sont - fetes por conmune cause ou por privee. Privee covenance est fete ou par loi ou par le - droit as genz. Conmune covenance est qui est fete pour pés quant li prince - d’une bataille prennent trives ensemble.

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Paulus dit : - Covenance fete par loi est cele qui est confermee par aucune loi, - et por ce avient il aucune foiz que action nest de covenant ou que ele est ostee par loi - ou par le conseill au senat.

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Ulpians - dit : Les unes des covenances qui sont del droit as genz donent - actions, et les autres excepcions. Celes qui donent actions ne - retienent pas le general non de covenance, ainz trespassent en especials nons, si come - achaz, vente, loage, conpaignie, chose prestee, chose bailliee en garde et li autre - marchié. Mes se la chose ne trespasse pas en especial marchié, - neporquant il i a droite cause d’obligement. Aristo dit que obligemenz nest de cele - covenance, si come se ge te donai une chose por ce que tu me donasses une autre ou que - tu me feisses aucune chose : d’ilueques nest citeains obligemenz. Et por ce croi ge que - Mauricians reprist par droit Julian en cest cas : ge te donai .i. serf par covenant que - tu franchisses .i. autre, tu le franchis, cil que ge te donai te fu toluz par jugement ; - Julians dit que li prevolz te doit doner contre moi action seur le fet. Et Mauricians - dit que action te soufit por les deperz, qar Aristo dit que ce est marchiez de quoi - ceste action doit nestre. ¶ Se ge te pramet aucune chose que tu ne me - mesfaces, ge ne sui pas obligiez par cele covenance. Et quant il n’i - a nule cause de covenancier, donc est il certaine chose que nus obligemenz n’en nest. - ¶ Nue covenance n’engendre pas obligement, mes ele engendre excepcion. - Neporquant, aucune foiz enforme ele action, si come es jugemenz de - bone foi, quar nos soulons dire que covenant sont es jugemenz de bone foi. Et ce doit - estre si entendu que, se li covenant furent fet au comencement, il sont por la partie au - demandeeur ; mes se il ont esté puis fetfet] Précédé - de i exponctué. , il ne vaudront rien à - doner action. ¶ Marceaus escrit que, se covenanz a esté fez en action de garde que - graigneurs usures soient donees que celes qui sont establies en la cité, li covenanz - n’a pas leu si que action en nesse, quar li covenant qui sont fet au conmencement del - marchié pueent doner action. Et Papinians escrit que, se aucune chose est covenanciee - aprés achat qui soit hors de la nature del marchié, por cele cause n’en puet l’en pas - pledier par action d’achat que action ne nesse del couvenant. Et ce meismes doit l’en - dire en touz les jugemenz de bone foi. Mes li covenanz avra leu par devers le - deffendeeur, quar li couvenant qui sont fet aprés le marchié suelent doner excepcion. ¶ - Covenances qui aprés le marchié sont fetes, qui sont de la - substance del marchié, sont si es jugemenz de bone foi que en achat et en autres - marchiez de bone foi l’en se puet partir del marchié par novel covenant ainz que li pris - soit paiez. Et quant touz li marchiez puet estre muez par covenance, porquoi n’en puet - une partie estre muee ? Et se il est einsi, covenance avra leu par devers le demandeeur, - et li vaudra à avoir action ainz que la chose soit bailliee. Et se tote la chose puet - estre ostee, porqoi ne puet ele estre reformee si que il semble que li marchiez soit - autresi come renovelez ? Et ge ne blasme pas ce que Pomponius dit, que l’en puet par - covenant partir d’une partie de l’achat autresi conme se li marchiez fust renovelez. ¶ - Et se dui sont hoir à l’achateeur et li venderres fet couvenant à l’un que l’en se parte - de l’achat, Julians dit que la covenance vaut, et que li marchiez puet estre depeciez - por sa partie, quar se li uns des hoirs eust fet aucun covenant novel, il peust avoir - aquis excepcion. ¶ Li prevolz dit : je garderai les couvenanz qui ne - seront pas fet par tricherie, ne contre les lois, ne contre les establissemenz au - pueple, ne contre les conseulz au senat, ne contre les establissemenz as - princes, et cels par quoi boisdie ne sera pas fete à aucun. Li un des - covenanz sont seur choses, li autre seur personnes. Seur choses, si conme se ge covenance - que ge ne demanderai pas une chose ; seur personne, si come se ge covenance que ge ne - demanderai rien à une persone. Et l’en doit prendre garde, et par les paroles et par la - pensee, à cels qui font le covenant se il est fez seur chose ou seur personne ; quar si - come Pedius dit, aucune foiz est personne nomee en covenant non pas por fere covenant - personel, mes por mostrer à qui li covenanz est fez. ¶ Li prevolz - dit que il ne gardera pas covenant qui soit fez par tricherie. Tricherie est fete par - fauxe pensee ou par fauxe parole ; et si conme Pedius dit, covenanz est fez par - tricherie toutes les foiz que cil qui le fet dit une chose et pense une autre por - decevoir autrui. Mes se covenanz est fez por cause de boisier aucun, - li banissemenz n’en parole point, mes Labeo dit que ou li covenanz est desleaux ou il - est vains. Il est desleaux se li creanciers a aucune foiz quité par bone foi au deteur - ce que il li doit, et il s’esforce aprés de depecier cel covenant. Vains covenanz est se - il fu deceuz quant il le fist. ¶ Se li covenanz a esté fez au - comencement par tricherie ou aucune chose i a esté fete par tricherie aprés le covenant, - excepcion nuira à celui qui fist la tricherie por les paroles del banissement Le paragraphe 2.14.7 manque dans tous - les témoins de la traduction 3. Voici le texte latin : « Quod fere novissima parte - pactorum ita solet inseri “rogavit Titius, spopondit Maevius”, haec verba non tantum - pactionis loco accipiuntur, sed etiam stipulationis : ideoque ex stipulatu nascitur - actio, nisi contrarium specialiter adprobetur, quod non animo stipulantium hoc - factum est, sed tantum paciscentium ».. - ¶ Se aucuns - a fet covenant que il ne pledera pas por la chose qui a esté jugiee ou por meson arse, - cele covenance vaut. Se ge faz covenant que ge porsive le - denoncement de novele oevre, aucun cuident que la covenance ne vaut rien por ce que ele - est contre le banissement au prevost. Mes Labeo destinte que, se li denoncemenz de - novele oevre est de ma propre chose, g’en puis bien fere covenance. Mes se ce est de - chose conmune, ge n’en doi pas fere couvenant. Et ceste distinction est - veraie. Autresi est il en toutes les autres choses qui apartienent au banissement au - prevost, qui ne touchent pas la chose conmune mes la propre, qar la loi otroie bien que - l’en face covenant de larrecin qui a esté fez. Et se aucuns fet - covenant que il ne pledera pas par action de chose bailliee en garde, li covenanz vaut, - si come Pomponius dit. Et se aucuns fet covenant que il paiera tout le perill de la - chose bailliee en garde, Pomponius dit que la covenance vaut, et que ele doit estre - gardee por ce que ele n’est pas fete contre la forme de droit. Et - generalment toutes les foiz que covenanz est hors de droit conmun, il ne covient pas que - il soit gardez. ¶ Se cil qui doit estre hoirs à aucun fet, ainz que - il reçoive l’eritage, covenant o les creanciers au mort que il lor paiera meins que li - morz ne lor devoit, li covenanz vaudra. Mes se cil est sers qui fet - le covenant ainz que il soit franchiz et que il reçoive l’eritage por ce que il fu fez - hoirs souz condicion, Vindius dit que li covenanz ne vaut rien. - Marceaus dit : - Et se li - filz au mort qui estoit en son baill, ou ses sers, sont fet hoir purement, il pueent - fere covenant o les creanciers ainz que il se meslent en l’eritage. Et autresi est il de - l’estrange qui est fez hoirs. Et se il reçoit l’eritage par le commandement as - creanciers, il avra contre els action de mandement ou excepcion. Mes se il fet aucun - covenant tant conme il est en servage, Marceaux dit que il ne li vaudra rien, qar ce que - aucuns fet tant conme il est en servage ne li seult rien valoir puis que il est - franchiz ; et ce doit estre receu en excepcion de covenant. Mes l’en demande se - excepcion de tricherie li puet valoir. Et Marceaus l’otroia en senblables cas, ja soit - ce que il en douta premierement, quar li filz qui estoit en la poesté son pere fu fez - hoirs à .i. estrange et fist covenanz o les creanciers au mort de paier meins que il ne - devoit ; quant ses peres l’ot mis hors de baill, il reçut l’eritage. - Marceaus dit que se li creancier ne tienent le covenant, il puet user d’excepcion de - tricherie. Ce meismes dit il se li filz fist covenant el vivant son pere as creanciers - au pere, quar se il vont contre le covenant, il porra user d’excepcion de tricherie. Au - serf meismes ne doit pas estre vaee excepcion de tricherie. ¶ Tel - covenance nuist orendroit as creanciers se il s’acordent à .i. et il esclerent par - conmun assens de quel partie de lor dete il se tendront apaiez. Mes se il se descordent, - lors covient il que li prevolz s’en entremete et que il sive la volenté à la graignor - partie.

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Paulus Paulus] «  Papinianus » dans le texte - latin. dit : La greignor partie doit estre entendue - selonc la quantité des detes et non pas selonc le nombre des personnes. Et se les detes - sont yvels, lors doit l’en garder au nombre des personnes. Et se li nombres des - personnes est yvieus, li prevolz sivra l’auctorité de celui qui seurmonte les autres par - dignité. Et se totes les choses sont yvieus de chascune part, li prevolz eslira la plus - humaine sentence ; et ce puet estre concueilli par l’escrit à l’empereeur Marc.

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Paulus dit : - Se pluseur sont qui aient une meismes action, il seront tuit conté - por .i., quar ce n’est que une dete. Et se uns orfelins est creanciers qui a pluseurs - deffendeeurs et il font tuit une covenance, il seront conté en leu d’un, quar il font la - covenance el non d’un orfelin. Et se uns a plusors orfelins en garde qui demandent une - meismes letre, il sera contez por un, quar grief chose est que uns hom soit en leu de - .ii., quar cil qui a plusors actions n’estn’est] - Précédé de o exponctué. pas pris por pluseurs - personnes encontre celui qui a une action. ¶ Nos raporterons la somme - de la dete à plusors petites somes, quar se l’en doit à .i. home menues - somes qui vaillent .c. livres et à .i. autre une somme qui vaille .L. livres tout - ensemble, l’en gardera à l’assentement à celui à qui l’en doit les menues sommes, quar - quant eles sont contees ensemble, eles valent plus que la grande. Et - quant la somme de la dete est tote assemblee, nos devons ajoindre les usures.

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Ulpians - dit : Li escriz à l’empereor Marc parole autresi come se il covenist - que tuit li creancier s’acordassent. Se li un sont donc hors del païs, covendra il quant - il revendront que il sivent ce que li autre avront fet. Et se il covient que cil le - sivent, covendra il que les personnes privilegees qui ne sont pas presentes le sivent - autresi. Et ge me recort que li empereres Pius escrist einçois que Marc que il covient - que la borse l’empereeur et li autre qui sont privilegié ensivent l’exemple des - creanciers es cas en quoi il n’ont pas gages, quar toutes cez choses doivent estre - gardees es creanciers qui n’ont pas gages. ¶ Se pramesse de paine est - ajointe à la covenance, l’en demande se excepcion de covenant i a leu ou action de la - pramesse. Et Sabins dit que ce est voirs que cil à qui la paine fu pramise se li - covenanz n’estoit gardez puet eslire laquele voie que il voudra. Neporquant se il velt - user d’excepcion del covenant, il sera droiz que il quite la paine qui fu pramise. ¶ - Nos soulons dire que excepcion de tricherie secort à excepcion de - covenant. Et Julians escrit, et pluseur autre s’i consentent, que aucun qui ne pueent - pas user d’excepcion de covenant useront d’excepcion de tricherie, si come se mes - procurateurs fet couvenant en mon non, excepcion de tricherie me vaudra contre le - covenant, si come Trebacius dit, qui dit que autresi come li covenanz que - mes procurateurs fet me puet nuire, me puet il aidier.

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Paulus - dit : Quar l’en li puet paier ma dete.

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Ulpians - dit : Il est certaine chose que li fez à mon procurateur me puet - nuire, si come se ge li comandai que il feist le covenant, ou se il estoit procurateurs - de toutes mes choses.

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Paulus - dit : Mes se il fu fez procurateurs à une action tant seulement, la - covenance que il fet ne nuist point à son seignor, quar neis la dete ne li porroit pas - estre paiee. Mes se il est fez procurateurs de sa chose, il est en leu de seigneur, et - por ce sera gardez li covenanz que il fera.

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Ulpians - dit : Il est certaine chose que li covenanz au mestre de la - conpaignie puet valoir et nuire à ses autres compaignons.

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Paulus - dit : Si conme Julians escrit, li covenanz au desfendeeur puet valoir - à l’orfelin que il a en garde.

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Ulpians - dit : Se li deteurs au mort a fet covenant à celui qui achate - l’eritage que il ne li demandera pas sa dete, se cil qui vent l’eritage li demande puis, - excepcion de tricherie li nuist, quar dés que li empereres Pius escrist que les actions - doivent estre donees à celui qui achate l’eritage, li deteurs de l’eritage porra par - droit user d’excepcion de tricherie contre celui qui le vendi. Et se - covenanz fu fez entre celui qui estoit sires de la chose venduevendue] Suivi de i exponctué. et celui - qui l’achata que li sers qui estoit achatez fust renduz au procurateur qui le vendi en - leu del seigneur, se li sires en demande le pris, excepcion de tricherie li nuira.

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Paulus - dit : Se ge te baille .x. livres et ge te met en covenant que ge t’en - doie .xx., ge ne sui obligiez que as .x., quar obligemenz qui nest de chose ne se puet - estendre fors à tant come l’en baille. ¶ Unes actions - sont qui par droit sont ostees par covenant, si come action de tort fet et de larrecin. - ¶ De simple covenant qui est fez de gage n’est action par le droit au - prevost. Mes ele est ostee par excepcion se ge ai fet covenant que ge ne demanderai pas - la dete. ¶ Se aucuns fet covenant que ce que il doit ne li soit pas - demandé, mes que il soit demandé à son hoir, excepcion ne vaudra rien à l’oir. ¶ - Se ge faz covenant que ce que ge doi ne soit pas demandé à moi ne à - Tice, se Tices est puis fez mes hoirs, li covenanz ne li vaudra rien. Et ce meismes - escrit Julians del pere qui fist couvenant que ce que il devoit ne fust pas demandé à - lui ne à sa fille, et puis fu sa fille ses hoirs. ¶ Se li covenanz - qui est fez au vendeeur est fez seur une certaine chose, il vaut à l’achateeur selonc la - sentence à plusors. Et de cest droit usons nos, si come Pomponius escrit. Et selonc la - sentence Sabin, se li covenanz est personieus, si vaut il à l’achateeur. Autresi est il - de celui qui done aucune chose, et de celui à qui il la done. ¶ Se - cil qui porsiet autrui heritage fet covenant de chose qui apartiegne à l’eritage, - pluseur cuident que se li hoirs conquiert l’eritage, cil covenanz ne li doit ne nuire ne - valoir. ¶ Se li filz ou li sers fet covenant que une chose ne sera - pas demandee à son pere ou à son seignor,

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- ou se il font - covenant del marchié qui est fez o els ou o le pere ou o le seigneur,

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- il avront excepcion se l’en fet rien contre le covenant. ¶ - Autresi est il de cels qui servent par bone foi, que l’en cuide que - soient serf.

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- Et se li filz qui est en baill fet covenant que - aucune chose ne li soit pas demandee, li covenanz vaudra à lui et à son pere, se il est - trez en cause por le chatel au fill.

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Paulus dit : Ou por ce qui est torné en son preu, - ou se il est trez en cause conme - deffenderres à son fill.

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Paulus - dit : - Raloir - - Et à l'oir - - Et à l’oir] Raloir ms. Corr. d’après E (« Ou à l'oir ») - et le texte latin (« Et heredi patris vivo filio »). au pere vaudra li - covenanz el vivant au fill, mes puis que li filz sera morz, il ne vaudra - ne au pere ne à son hoir, quar li covenanz fu personels. Se uns serf - fet covenant que une chose ne li soit demandee, li covenanz ne li vaudra rien à avoir - action. Mes veons se il porra avoir excepcion de tricherie. Se li sers fet covenant - d’une certaine chose, excepcion de covenant vaudra à son seignor et à l’oir son - seigneur. Et se li covenanz fu fez especialment de la persone au serf, lors remaint à - son seignor excepcion de tricherie. Et se nos fesons covenant el non - de cels qui sont en nostre poesté, il ne nos vaut rien. Mes Proculus dit que il nos vaut - se nos somes tret en cause en lor non, et ce est voir se il fu mis en covenant. Et se ge - faz covenant à toi que tu ne demandes rien à Tice, et tu muez aprés ce plet contre moi - en son non, excepcion de covenant ne me doit pas estre donee, quar ce qui ne li pooit - valoir ne vaudra pas à son deffendeeur. Julians escrit que se li peres fet covenant que - une chose ne soit pas demandee ne à lui ne à son fill, il est droiz que excepcion de - covenant ne soit pas donee à son fill qui est en son baill ; mes excepcion de tricherie - li vaille. ¶ La fille qui est en baill puet fere covenant que ele ne - plede de son doere quant ele sera hors de baill. Et li filz qui est - en baill puet fere covenant de ce qui li est lessié souz condicion. ¶ - Se aucun sont qui puissent demander uns meismes deniers ou qui les doient, l’en demande - coment l’excepcion del covenant que li uns fet doit valoir ou nuire à l’autre. Li - couvenant qui sont fet seur la chose valent à touz cels de quoi cil qui fet le covenant - avroit preu se leur obligemenz estoit failliz. Li covenanz au deteur vaudra donc à ses - pleges.

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Ulpians - dit : Se ce n’a esté mis en covenant que l’en ne lest en pés fors le - deteur et que l’en puisse à ses pleges demander la dete, quar lors n’usera - pas li pleges d’excepcion.

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Paulus - dit : La covenance que li pleges fera ne vaudra rien au deteur, qar - li pleges n’a nul preu se la dete n’est demandee au deteur ; ne à cels qui sont plege o - lui ne vaut rien ses covenanz. Covenance qui est fete o autre vaut aucune foiz, mes ce - est quant ele vaut à celui qui l’a fete principalment par celui à qui exception en est donee, - si conme il avient - el deteur et en cels qui sont obligié por lui.

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Cil - meismes dit : Mes se cil qui entra en plevine par tel maniere que - l’en ne demandast rien fors à lui fet covenant au creancier que il ne li demant rien, il - est tenuz en cest cas por deteur. Et por ce il semble que li covenanz qui est fez à lui - soit fez au deteur.

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Cil - meismes dit : Se dui sont deteur d’une meismes dete, Labeo dit que li - covenanz que li uns fet au creancier por sa personne n’apartient point à l’autre, - autresi come il n’apartendroit pas à son hoir. Et ja soit ce que li covenanz au plege ne - vaille rien au deteur, neporquant Julians escrit que excepcion de tricherie li vaut - sovent.

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Ulpians - dit : Ce est quant il a esté mis en covenant que l’en n’en demant - rien au deteur. Et autresin est il de cels qui sont plege o lui.

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Paulus - dit : Se dui creancier sont conpaignon et li uns fet covenant à leur - deteur que il ne li demandera rien, l’en demande se li covenanz nuist à l’autre - compaignon. Et Neracius et Attilicinus et Proculus dient que neis se li couvenanz est fez - seur la chose, si ne nuist il rien à l’autre conpaignon, quar li covenanz ne requiert - fors que li autres puisse demander tote la dete. Et ce meismes dit Labeo, qar li uns ne - puet pas renoveler l’obligement, ja soit ce que il puet bien recevoir la - dete se l’en li paie. Autresin dient aucun que l’en puet paier ce que l’en nos doit à - cels qui sont en nostre poesté, ja soit ce que il ne pueent pas renoveler l’obligement. - Autresi puet l’en dire de .ii. à qui une dete est deue, ja soit ce que il ne sont pas - conpaignon. Se une covenance est fete o .i. deteur jusqu’à .i. - certain terme, il ne vaudra aprés le terme ne au deteur ne à ses pleges. Et se li - deteurs fet covenant à son creancier que il ne demant rien à son plege, et il ne fet - nule mencion de sa personne, aucun cuident que cil covenanz ne vaille rien au plege, ja - soit ce que ce soit li preuz au deteur, mes j’ai apris que l’excepcion doit valoir au - plege. ¶ Li creanciers qui avoit fet covenant que il ne demanderoit - pas sa dete fist aprés ce covenant que il la demanderoit. Li premiers covenanz est - quassez par le derrenier, et se li deteurs se veult deffendre par excepcion de covenant, - li creanciers avra replicacion del segont covenant, et par cele meismes reson avient il - que li premiers covenanz ne vaut rien as pleges. ¶ Mes se li premiers couvenanz fu tieus - que il ostast action, si conme action de tort fet, il ne porra pas puis fere par autre - covenant que il puisse recomencier cele action, quar ele fu ostee par le premier - covenant et li derreniers n’a pas tant de force que il la puisse restorer, qar action de - tort fet ne nest pas de covenant mes de mesfet qui a esté fez à aucun. Autresi dirons - nos es marchiez de bone foi, se li covenanz qui fu premierement fet osta tout - l’obligement, si conme en action d’achat, quar li premiers obligemenz n’est pas - resuscitez par novel covenant, mes li segonz couvenanz vaudra à novel marchié. Mes se li - premiers covenanz ne fu pas fez por oster tout l’obligement mes por amenuisier le, li - derreniers couvenanz puet renoveler le premier marchié. Et ce puet valoir en action de - doere, si come se la feme fist couvenant que ses doeres seroit renduz - presentement, et aprés ele fist .i. autre covenant que il seroit renduz dedenz le terme - qui est establiz es lois, ce est dedenz l’an. Li doeres revient à sa droiture par le - derrenier covenant, ne l’en ne doit pas dire que la condicion del doere soit empiriee - par le couvenant, quar toutes les foiz que action de doere revient à la droiture que la - loila loi] Précédé de action exponctué. de nature lor done, la cause del doere n’est pas empoiriee, - ainz est rendue à sa droite forme. Et ce dit Scevola. ¶ L’en ne puet - fere par nule covenance que aucuns ne - respon(n)e - respon[d]e - responde] respone avec titulus ms. - de ce que il fera par tricherie, ja soit ce que quant aucuns fet covenant que il ne - pledera pas par action de chose bailliee en garde, il semble que il fet covenant que il - n’en pledera pas par action de tricherie, et cil covenanz vaut. ¶ Li - covenant qui contienent vilaine cause ne doivent pas estre gardé si conme se ge te - covenance que ge ne plederai pas à toi par action de larrecin ou de tort fet se tu le - meffez, quar ce est bone chose que l’en crieme paine de larrecin ou de tort fet. Mes - puis que la chose est fete, l’en puet fere covenant de quiter en l’action. ¶ Et si ne - puis pas fere covenant que ge ne plede par action de force por tant conme il en afiert à - la conmune cause. ¶ Tout à une somme, se li covenanz qui est fez est hors de chose qui - soit propre à celui qui le fet, il ne doit pas estre gardez. ¶ L’en doit garder seur - toutes choses que li covenanz qui est fez en une chose et o une personne ne nuise en - autre chose à autreautre] Rajouté dans la marge avec un signe de renvoi. - personne. Se tu me - devoies .x. solz et ge te covenançai que ge ne te demanderoie pas .xx. solz, excepcion - de covenant ou de tricherie te doit valoir es .x. solz. Et se tu me devoies .xx. solz - et ge te covenançai que ge ne t’en demanderoie pas .x., ge n’en doi demander que .x. ; - et se ge en demant plus, tu avras excepcion. ¶ Se tu me prameis .x. - solz ou .i. serf, et ge ai puis fet covenant à toi que ge ne te demanderai - pas les .x. solz, et ge demant le serf ou les .x. solz, excepcion de covenant me nuira, - si que ge n’en avrai rien. Quar autresin come touz li obligemenz faillist se une des choses - fust paiee ou se ele fut demandee et puis quitee, autresi faut il touz par le couvenant - qui est fez que une des choses ne sera pas demandee. Mes se il fu el covenant que tu ne - me paiasses pas les .x. solz mes le serf, nule excepcion ne me nuira que ge ne puisse - demander le serf. Autresi est il se ge fis covenant que ge ne te demanderoie pas le - serf, mes les deniers. ¶ Mes se tu me doiz .i. serf generalement et - ge faz covenant à toi que ge ne te demanderai pas Stic, se ge te demant puis Stic, - excepcion de covenant me nuira, mes ge porrai bien demander .i. autre. ¶ - Et se ge fis covenant que ge ne demanderoie pas .i. heritage et ge - demant aprés les choses de cel heritage, chascune par soi, de ce que ge avrai covenancié - covendra il former l’excepcion de covenant, si come se ge covenançai que ge ne - demanderoie pas .i. champ et ge en demant l’usaire, ou que ge ne demanderoie pas une - meson ou une nef, et quant ele est depeciee ge en demant les pieces. ¶ - Li sers de l’eritage ne puet pas fere covenant par non à celui qui - sera hoirs, quar il n’est pas encore ses sires, mes se il fet covenant d’aucune chose - que ele ne soit demandee, excepcion en puet estre aquise au plege.

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Gaius - dit : Li covenant qui sont fet contre les riulles del droit citeain - ne doivent pas estre estable, si come se uns orfelins fet covenant sanz l’auctorité à - celui qui l’a en garde que il ne demandera ce que ses deteurs li doit, ou que il ne le - demandera devant .i. certain terme , quar l’en ne li peust pas paier sanz - l’auctorité à celui qui l’a en garde. Mes se li orfelins fet covenant que ce que il doit - ne li soit pas demandé, li covenanz soit tenables, qar il li est bien otroié à amender - sa condicion sanz l’auctorité à celui qui l’a en garde. ¶ Se li - procurerres qui est donez au forssené ou au fol despendeeur fet covenant que ce que il - doivent ne lor soit demandé, li covenanz vaut. Et se li forssenez ou li fous despenderres - font tel couvenant, il sera tenables. Mes se il font covenant que l’en ne lor pait pas - ce que l’en lor doit, li covenanz ne vaut rien. ¶ Se li filz qui est - en baill ou li sers fet covenant que il ne demandera pas ce que l’en li doit, li - covenanz ne vaut rien. Mes se il font covenant d’une chose que ele ne sera pas demandee, - li couvenanz sera tenables se il avoient franche aministracion de lor chatel, se la - chose de quoi il ont fet covenant est de lor chatel. Mes ce ne doit pas estre entendu - simplement quar, si come il plest à Julian, se aucuns sers a toute l’aministracion de - son chatel, si n’en puet il rien doner. Et de ce s’ensuit il que, se il fet covenant que - il ne demandera pas ce que l’en li doit par entencion de doner le, li covenanz n’est pas - estables. Mes se il en a eu aucune chose qui vaille la dete por fere cel covenant, il - sera tenables.

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Ulpians - dit : Et se il crut les deniers son seignor, Celsus dit que li - covenanz que il fist aucroire les doit valoir.

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Gaius - dit : Il covient garder en la personne au fill qui est en bail, se il - fet aucune foiz covenant, que il ne pledera par action qui li apartient, savoir mon se - cil covenanz vaut, si come se il a action de tort fet. Mes por ce que li peres a action - por le tort fet qui est fez à son fill qui est en sa poesté, l’en doit - savoir que la covenance au fill ne doit pas nuire au pere se il en veult pledier. ¶ - Se Tices me devoit deniers et uns sers me pramist que il les me - paieroit, se ge les demant puis à Tyce, l’en demande se ge doi estre mis arriere par - excepcion de covenant, por ce que il semble que ge covenançai que ge ne les demanderoie - pas à Tyce. Et Julians dit que excepcion me doit nuire se li sers ot droite cause de - prendre à main les deniers, si come se il devoit à Tyce autretant deniers come Tyces me - devoit. Mes se il fu pleges por cause de quoi action ne me seroit pas donee, il ne m’est - pas deffendu que ge ne plede à Tyce. Et se ge cuidoie que cil sers fust franc hom, lors - ne me doit l’en vaer en nule maniere que ge ne demant à Tyce ma dete. ¶ - Se ge faz covenant à toi que tu me paieras souz condicion ce que - Tyces me devoit purement, se la condicion faut et ge demant à Tyce ma dete, l’en - demande, se ge purement l’en demande, se ge puis estre mis arriere par excepcion de - covenant ; et il est mielz que excepcion ne me soit pas donee.

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Ulpians - dit : L'en puet fere covenant contre le banissement as voiers que - l’en ne pledera pas por le mehain de la chose qui est vendue, quanque li covenanz soit - fez, ou en la vente ou puis.

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Paulus - dit : Il a esté dit que, se covenanz est fez o le deteur que l’en ne - li demandera pas ce que il doit, excepcion de covenant doit valoir à son plege. Et por - ce est il establi que li pleges ne le traie pas en cause par action de mandement. Se - l’action de mandement n’est donc nule, se li pleges plevi por ce que il voloit paier del - suen, excepcion del covenant ne li vaudra rien.

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- Celsus dit : Li aiels pramist doere el non de sa - niece que il avoit de son fill ; si mist en covenant que li doeres ne fust demandez ne à - lui ne à son fill. Se uns estranges est hoirs o son fill et li doeres est - demandez à cel estrange, il se deffendra par droit par excepcion de cel covenant.

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- Modestins dit : La sentence Julian est que la - droiture d’estre hoirs ne puet pas estre refusee par covenant, ne plus que se aucuns dit - que il ne velt pas que aucuns soit ses filz.

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Cil - meismes dit : Troi frere, Tyces et Menes et Seia, departirent - entr’eus lor heritage et firent letres en quoi il distrent que il avoient departi lor - heritage qui venoit de par lor mere, et que nule chose ne lor estoit remese à partir. Mes - aprés ce, Menes et Seia, qui ne furent pas present quant lor mere fu morte, aperçurent - que Tyces lor freres avoit celé deniers, de quoi nule mencion n’estoit fete es letres de - la partie. Je demant se li dui frere pueent puis le covenant avoir action contre le - tierz por cez deniers. Et Modestins respont que se li freres se velt deffendre par - excepcion de covenant, il avront contre lui replicacion de tricherie.

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- Paulus Paulus] «  Proculus » dans le texte latin. dit : Se tu avoies porsis mon - champ et covenant en fu fez entre moi et toi que tu en baillasses à Tyce la possession, - se ge te demant puis cel champ, tu ne me puez pas metre arriere par excepcion de - covenant se tu n’as ja bailliee la possession, ou se la covenance ne fu fete por la - cause de toi. Et il ne remest pas en toi que tu ne la baillasses. ¶

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- Li - empereeur Antoines et Sevoirs escristrent que li procurateurs de la chose conmune ne - puet pas quiter deniers qui soient deu au conmun et que cil qui avoient esté quité à - cels de Phelippe devoient estre rapelé.

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- Papirius dit : Li droiz conmuns ne puet pas estre - muez par les covenanz que aucun font.

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Cil - meismes dit : Il plest as anciens que covenance oscure ou douteuse - nuise au vendeeur ou à celui qui baille sa chose à loage, quar il la pooient fere plus - clerement.

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Cil - meismes dit : Se covenanz est fez par cez paroles, ge di - bien que tu n’es de rien tenuz à moi. Il est generals, et por ce il vaudra as hoirs à - celui qui le fet. Cil qui avoit apelé fist covenant que il feroit - dedenz .i. certain jor gré de ce qui avoit esté jugié, li juges de l’apel sivra la - covenance sanz enquerre nule chose de la principal cause. ¶ Quant li - hoir à .i. mort orent partiz toz lor biens et totes lor detes, li creancier otroierent - que il prendroient les usures si come li hoir avoient ordené entr’els à paier les. Les - actions que il avoient contre touz por lor parties ne devront pas estre empeeschiees se - chascuns des deteurs n’offre toute la dete au creancier à qui il est atornez. ¶ - Li peres qui pramist doere por sa fille mist en covenant que, aprés - sa mort, se sa fille moroit el mariage sanz enfanz, la moitié del doere remainsist à son - frere, de quoi il baoit à fere son hoir. Il ot puis enfanz, de quoi il fist ses hoirs - quant il morut. Ceste covenance lor vaudra, par excepcion de tricherie, quar li covenanz - fu fez por conseillier as hoirs. Et el tens que li peres n’ot pas autres filz, il - semble que il mist tout son derrenier jugement en son frere.

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Cil - meismes dit : Se tu me paies dedenz cel terme une partie de ce que tu - me doiz, ge te quiterai le seurplus et te deliverrai, ja soit ce que tu n’aies pas por - cez paroles action contre moi, neporquant tu avras excepcion de covenant.

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Cil - meismes dit : Il fu mis en covenant entre le deteur et le creancier - que li creanciers ne paieroit pas les rentes del champ que il prenoit en gage, ainz les - paieroit li deteurs. Ge di que tel covenance ne doit pas estre gardee quant à la reson - de la borse l’empereeur, quar la forme de la droiture à la borse l’empereeur ne doit pas - estre muee por les covenanz que aucun font.

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- Paulus dit : Nos savons bien as achaz que li - venderres doit fere et que li achaterres doit fere, mes se il en exceptent aucune chose - quant il font le marchié, ce que il font doit estre gardé.

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Scevola - dit : Uns orfelins estoit en tel cas que il se voloit atenir de - l’eritage dont il estoit fez hoirs, por ce que il estoit trop chargiez de detes. Cil qui - l’avoit en garde fist fin à plusors des creanciers que il se tendroient apaiez d’une - certaine partie de lor detes. Ge demant se li deffenderres qui est uns des creanciers de - l’eritage se doit tenir apaié d’autretant conme li autre, et ge di que oïl.

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- Hermogenians dit : Li covenanz de partie qui n’est - confermez ne par baillier la chose ne par pramesse de paine ne puet valoir à nul à - doner action.

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- Triphonius dit : Il est certaine chose que li - covenanz qui est fez entre l’oir et celui à qui uns lés est lessiez que il ne covendra - pas que li hoirs li doint caucion de paier son lés est tenables. Et se cil à qui li lés - fu lessiez se repent, por ce ne doit pas li couvenanz estre rapelez, quar l’en puet bien - empoirier sa droiture ou ce de qoi l’en a esperance.

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Scevola - dit : Cil qui achata .i. champ pramist que il en paieroit .xx. solz - et, aprés ce, li venderres pramist que il se tendroit apaié de .xiii. solz se il les - avoit à .i. certain terme ; et li achaterres otroia encontre que, se il ne paioit au - terme les .xiii., l’en li demanderoit les .xx. selonc le premier covenant. Et por ce que - il ne fist pas gré del derrenier covenant, l’en demande se toute la dete puet estre - demandee par le premier covenant. Et la response est que oïl, selon ce qui est proposé. - ¶ Titus et Gaius avoient eu deniers et autres choses ensemble, et - quant il conterent, Gaius dut deniers à Tyce, de quoi il li bailla ses letres en ceste - forme : « De la conpaignie qui a esté entre moi et Tyce jusqu’aujord’ui et de - pluseurs marchiez que nos avons fet ensemble, ge Gaius li doi .ccc. livres, et les - usures qui i aferront. Ge li rendrai ceste somme de deniers, et se ge ai aucunes letres - de lui por nule dete ne por nule cause, ge otroi que eles ne vaillent rien ». Or demande - l’en, por ce que Tyces avoit commandé à - Gai - Gai[us] - Gaius] gai ms., sans doute par om. d’un signe - d’abréviation., ainz que cez letres fussent fetes, que il rendist à son - patron .ccc. livres, savoir mon se Gaius puet trere en cause ne Tyce ne son fill por cez - deniers, ou se il le doit lessier por les paroles des letres par quoi il otroia que - toutes les letres que il avoit de lui ne vausissent rien. Et la response est que se il - conterent de ce sanz plus que Gaius avoit pris que il n’avoit pas rendu, tuit li autre - obligement remaignent en leur cause.

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Gaius - dit : Quel covenant que l’en face quant l’en baille aucune chose, il - doit valoir.

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Ulpians - dit : Se aucuns croit deniers et il met en covenant que li deteurs - face son pooir del rendre, l’en demande se cil covenanz vaut. Et droiz est que il - vaille, quar ce n’est pas torz se li detors ne velt estre trez en cause, fors pourtant - come ses chatieus se puet estendre.

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Cil - meismes dit : Ge ne cuit paspas] - Précédé de q exponctué. que cist covenanz soit - impossibles en marchiez de chose bailliee en garde, et de prest et de loage et en autres - semblables marchiez, que tu n’escommueves mon serf tant que il deviegne lerres ou - fuitis ; quar, autresi conme action de serf corrompu a leu, puet ceste covenance avoir - leu, qui n’apartient pas à corrompre sers.

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Ulpians - dit : Se tu cuidoies que tu deusses fere à ton deteur por cause de - lés covenant que tu ne li demanderoies pas ta dete, et tu le feis, ja soit ce que il ne - le covenoit pas, li deteurs ne sera pas delivrez par droit. Et se tu li demandes ta - dete, il ne te metra pas arrieres par excepcion de covenant, si come Celsus escrist. - Et il meismes dit queque] suivi - de tu exponctué., se tu conmandas à ton deteur que il - paiast ta dete à Tyce à qui tu cuidoies devoir .i. lés que tu ne li - devoies pas, et tes deteurs quita por cele cause à Tyce son deteur ce que il li devoit, - ne tu n’as perdue l’action que tu avoies contre ton deteur, ne il n’a pas perdue cele - que il avoit contre Tyce.

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Cil - meismes dit : Les letres en qoi aucuns escrist que uns autres seroit - hoirs o lui ne li dorra nule action contre celui qui porsiet les choses de l’eritage. ¶ - Se covenanz est, - entre entre - entre - entre] entre entre ms. le deteur - et celui qui a achaté del creancier le champ que il tenoit en gage, que li fruit fussent - conté et li detors paiast le remenant de la dete et eust son champ, ses hoirs devra - tenir le covenant que il a fet. ¶ Li covenanz qui est fez que li - deteurs rende au creancier quanque il a paié pour les rentes del champ que il a engagé - et que li deteurs en pait toutes les rentes est loiaus, et por ce doit il estre gardez. - ¶ Li filz, qui voloit pledier por le testament son pere qui n’estoit - pas à droit fez, fist covenant que une certaine rente li fust rendue d’an en an, tant - come li hoirs vivroit. Il requeroit que cil covenanz fust estendu à toz jorz. Il est - escrit que tel requeste ne doit estre receue ne par droit ne par loiauté.

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Cil - meismes dit : Il est honeste chose que cil qui plede pait les despens - à son avocat, et si li loist bien que il face covenant que il li rendra ce que il i - metra del suen o les loiaus usures, mes il ne li loist pas que il face covenant d’avoir la - moitié de ce que il gaaignera par jugement.

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Scevola - dit : Se ge faz covenant que ge ne demanderai pas .i. serf qui m’est - deuz, l’en n’entent pas que il me soit seur tenuz, et por ce, qant li sers sera morz, ge - ne croi pas que li deteurs soit tenuz à moi, qui ne le m’avoit pas seur tenu quant ge fis - le covenant.

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Ulpians - dit : Se li deteurs a l’usaire d’un serf et li sers fet covenant que - la dete ne li soit demandee, il amende la condicion au deteur, et se li - creancier eust l’usaire d’un serf et il feist covenant que il ne demanderoit pas sa - dete, et li sers feist aprés covenant que il la demanderoit, il seroit receuz à demander - le por le covenant au serf.

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Cil - meismes dit : Se il a esté mis en covenant que li sires ne demant - rien à son cultiveeur et il i a eu droite cause por quoi cil covenanz ait esté fez, por - ce ne remaint pas que li cultiverres ne puisse demander au seigneur.

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- Florentins dit : Il semble que cil qui a receu de - son deteur usures por le tens qui est à venir ait couvenancié sanz dire que il ne - demandera pas la dete dedenz le tens dont il a receu les usures. ¶ Se - couvenanz a esté fez que ge ne te demant une chose et que ele ne te soit demandee, ge et - mi hoir la porrons demander à tes hoirs.

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- Neraces dit : Il n’est pas doute que l’en ne se - puisse partir d’achat et de vente et de loage et d’autres obligemenz semblables, tant - come la chose est entiere par l’assens as parties. Et Aristo dit plus : que se ge t’ai - baillié tot enterignement ce que tu achatas à moi, et tu me doiz le pris, et nos fesons - covenant que tu me rendes tot ce que ge te vendi et tu le me renz, tu ne me doiz mes le - pris ; quar la reson de bone foi à quoi toutes cez choses sont ramenees reçoit ceste - covenance. Ne il n’a pas force se nos nos departimes del marchié, tant conme les choses - estoient entieres ou puis dés que eles en furent ramenees à lor premier estat. ¶ Ce ne - puet estre fet par la covenance qui apartient à depecier ce qui a esté fet, que tu soies - contrainz à rendre moi ce que ge t’ai ja baillié, quar ce n’afiert pas tant à departir - nos de l’ancien marchié, come à establir entre nos novel obligement.

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- Paulus dit : Notre condicion puet estre amendee - par les covenanz à cels par qui la chose qui lor est pramise puet estre aquise à - nos.

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- Papirius dit : Li empereres Antonins escrist que, - se li creancier au mort se vuelent tenir apaiez d’une partie des biens de l’eritage, - quant estranges persones sont hoir, encor s’en doivent il mielz tenir apaiez quant cil - qui estoient en la poesté au mort sont hoir.

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- Pomponius dit : Nus ne puet fere par covenant que - il ne loise à aucun à sacrer son leu ou que il n’i puisse enfoïr .i. mort, ou que il ne - le mete hors de sa main, malgré son voisin.

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- Furius dit : Se li deteurs a fet covenant que li - denier que il doit ne li soient pas demandé, cil covenanz vaut à son plege. Et se il fet - puis covenant que cil denier li puissent estre demandé, l’en demande se li proufiz del - premier covenant est ostez au plege. Et la verité est que, puis que excepcion de - covenant est une foiz aquise au plege, ele ne li puet puis estre tolue malgré suen.

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- [2.15.0 De transactionibus.] - De transactions. -

Ulpians - dit : Transaction est de chose douteuse et de plet qui n’est pas - certains ne feniz, mes covenance est fete de chose certaine de qoi l’en ne doute - point.

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Cil meismes - dit : L'en doit entendre que transaction est fete non pas tant - seulement quant l’en fet sollempnel pramesse et l’en la conferme par paine, mes quant - simples covenanz en est fez.

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Scevola - dit : Li empereeur Antoines et Sevoirs escristrent que par les covenanz - que aucun font ne doit pas la droiture as autres estre apeticiee. Et por ce, par la - transaction qui a esté fete entre l’oir et la mere au mort, ne semble il pas que li - testamenz soit depeciez ne que les actions soient tolues à cels qui furent - franchi ne à cels à qui lés furent lessié. Et tuit cil qui demandent rien del testament - doivent trere en cause celui qui est fez hoirs, qar qant il fist la transaction de - l’eritage, ou il prist seurté por la charge de l’eritage, ou se il ne la prist, sa - negligence ne doit pas nuire as autres. ¶ La mere au mort fist - transaction de ce que li hoirs li devoit, et aprés l’en trouva escriz où tieus choses li - estoient lessiees de quoi l’en ne se donoit garde. Se ele ot par la transaction que ele - ne devoit avoir del testament, l’en demande se ele le puet demander ; et ge respondi que - oïl. ¶ Uns creanciers vendi le gage à son deteur et puis morut. Li - deteurs en fist transaction o Mene, qui disoit que il estoit hoirs au creancier ; et - aprés, quant li testamenz fu provez, il apparut que Septices estoit hoirs. Se li deteurs - plede à Septice par action de gage, l’en demande se Septices se puet deffendre par - excepcion de la transaction qui fu fete o Mene, qui n’estoit pas hoirs, et se Septices - puet demander à Mene les deniers que il reçut del deteur, autresi come par non de - l’eritage. Et ge respondi selonc les choses qui sont proposees que il ne le puet pas - fere, qar la transaction ne fu pas fete à l’oir ne Menes ne fesoit pas les besoignes - Septice quant il reçut les deniers.

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Ulpians - dit : Pramesse qui est fete sollempnelment oste touz les obligemenz - qui furent devant, et ele est ostee par quitance, et de cest droit usons nos. Et por ce - li lés qui estoient lessié à aucun souz condicion sont compris par tel pramesse.

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- Pipinians dit : Aprés la pramesse qui est fete par - conmun assens des parties, remaignent en lor estat li plet de quoi l’en ne pensoit pas - quant la pramesse fu fete, quar l’exposicion as sages homes quasse ce qui fet damage à - aucun.

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Gaius dit : - Des causes qui nessent de testament ne puet - transaction estre fete ne verité enquise, se l’en ne voit et set les paroles del - testament.

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Ulpians - dit : Transaction vaut qui est fete puis que sentence est donee, se - cil qui est condampnez a apelé ou se il puet apeler. ¶ Se uns pleges - fu trez en cause et condampnez et li deteurs fist aprés transaction o celui à qui li - pleges estoit condampnez, l’en demande se la transaction vaut ; et ge croi que ele vaut - et toute la cause faut par ceste transaction, et contre le deteur et contre le plege. Et - se li pleges fist la transaction puis que il fu condampnez, ja soit ce que cele - transaction ne destruit pas la chose jugiee quant au deteur, neporquant il covient que la - chose jugiee soit ralegiee en ce qui a esté doné por la transaction. ¶ - Ja soit ce que ce qui a esté doné ne vaut rien à transaction, - neporquant il apetice la chose jugiee. Et de ce est .i. banissemenz de transaction qui - est fete de norreture sanz l’auctorité au prevost, si que ce qui est doné est conté es - norissemenz ; et se l’en en doit plus, il le covient paier.

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Cil meismes - dit : Por ce que cil à qui norreture estoit lessiee en fesoient - legierement transaction et se tenoient apaiez de petit, li empereres Marc establi par - devant le senat que transaction de norreture ne fust pas fete se ce n’estoit par - l’auctorité au prevost. Li prevolz s’en seult donc entremetre et jugier entre cels qui - se consentent, savoir mon se la transaction doit estre receue ou non. ¶ - Autresi covendra il que li prevolz doint auctorité à la transaction - quant habitacion est lessiee, ou vesteure ou norreture. ¶ Cist - establissemenz apartient à la norreture qui est lessiee en testament ou en lés ; autresi - doit l’en dire se norreture est lessiee por cause de mort. Et se ele est lessiee por - acomplir condicion, encore disons nos ce meismes ; mes de norreture qui n’est pas donee - por cause de mort puet transaction estre fete sanz l’auctorité au prevost. - Se norreture est donc lessiee ou par mois ou par jorz ou par anz, - li establissemenz avra leu si que transaction n’en porra pas estre fete - sanz l’auctorité au prevost ; autresi est il se ele est lessiee jusqu’à certain terme. ¶ - Se une somme de deniers est lessiee à aucun si que il se vive des - usures et rende les deniers quant il morra, li establissemenz à l’empereeur Marc ne cesse - pas en cest cas. Mes se une chose est lessiee à Tyce, si que à Seyen - soit donee norreture, Tyces en puet bien fere transaction o l’oir, quar par la - transaction Tyce n’est pas amenuisiee la norreture Sey. ¶ Li - establissemenz blasme la transaction qui por ce est fete que aucuns gast les deniers qui - li sont baillié. ¶ Et se aucuns fet transaction sanz l’auctorité au - prevost, si come se il fet que il ait de mois en mois ce que il devoit avoir d’an en an, - ou ce que il doit avoir de mois en mois li soit paiez de jor en jor, ou que que] Précédé de ce exponctué. ce que il doit avoir en la fin de l’an li soit paié au - conmencement, et ge croi que cele transaction vaut vaut] avaut avec a exponctué., quar par ce amende il sa - condicion, quar li establissemenz fu fez por tant sanz plus que la norreture ne soit - amenuisiee. ¶ Il n’a pas force se cil à qui norreture est lessiee ont - esté franchi ou se il sont naturelment franc, ou se il sont povre ou riche. ¶ - Li establissemenz velt donc que l’en enquiere de cez choses par - devant le prevost : premierement de la cause de la transaction et puis de la maniere, et - au derrenier des personnes à cels qui la font. ¶ Il doit donc vooir - por quel cause l’en velt fere la transaction, quar li prevolz n’orra pas cels qui - vuelent fere transaction sanz resnable cause. Cez causes i suelent estre alleguees se li - hoirs a sa meson en une contree et cil à qui la norreture est lessiee a la seue en une - autre, ou se li uns d’els a proposé à remuer son manoir, ou se il i a droite cause par - quoi il ait besoing d’avoir deniers presentement, ou se la norreture li est lessiee sor - pluseurs et il li est fort chose de pledier à chascun, ou se il i a aucune - autre cause, si come il avient sovent por qoi li prevolz soit meuz à recevoir la - transaction. ¶ L’en doit garder aus deniers que l’en vuelt doner par - la transaction, quar l’en doit prendre garde à l’aage et à la force de celui à qui la - norreture est deue, quar l’en en doit plus doner au juesne que au vieill, quar il est - certaine chose que la norreture faut o la vie à celui à qui ele est deue. ¶ - As personnes doit l’en garder, ce est de quel vie cil sont à qui - la norreture est lessiee, savoir mon se il sont d’oneste vie et se il se pueent chevir - d’autre part, ou se toute lor atente est sor ce. En la personne à celui qui doit paier la - norreture doit l’en garder de quel richece il est, et de quel proposement, et de quel - renommee, quar par ce porra l’en vooir se il velt decevoir celui o qui il velt fere la - transaction. ¶ Il ne semble pas que cil qui fet transaction de la - norreture que il doit à aucun face transaction de l’abitacion ne de sa vesteure, quar li - empereres Marc volt que transaction ne fust pas fete de cez choses. - Et se aucuns fet transaction de norreture, il ne li covendra pas fere transaction mal gré - suen de l’abitacion et des autres choses. Il porra donc fere transaction ou de tout - ensemble ou des unes choses. Et transaction de chauceure doit estre - fete par l’auctorité au prevost. ¶ Se uns est lessiez à .i. ou à - plusors à avoir lor norreture et il le vuelent vendre, il covient que li prevolz sache - la vente et que il la conferme. Mes se uns chans est lessiez à pluseurs à avoir en lor - norreture et il en font transaction entre els, ele ne doit pas estre tenable se ele est - fete sanz l’auctorité au prevost. ¶ Autresi est il se uns chans lor est bailliez en gage - por lor norreture, quar il ne porra pas estre delivrez sanz le conseill au prevost. ¶ - Il est aperte chose que transaction puet estre fete par le - jugement au prevost ou de tout ou de partie. ¶ Se li - prevolz est requis de fere transaction et il l’otroie sanz enquerre la cause, la - transaction n’iert de nule valeur, quar il est otroié au prevost que il enquiere la - chose et non pas que il la despise ou que il la quite. Et se il n’enquiert de tout, ce - est de la cause et de la maniere et des persones, ja soit ce que il enquiere d’aucunes - de cez choses, l’en doit dire que la transaction ne vaut rien. Et li - prevolz ne puet pas doner en ceste cause sa jurisdicion. ¶ - Transactions de norreture pueent estre fetes par devant le procurateur l’empereeur, ce - est quant norreture est demandee à la borse l’empereeur, et selonc ce porra transaction - estre fete par devant les prevolz del tresor. ¶ Se l’en pledoit de - norreture et transaction fu fete del plet, ele ne puet valoir sanz le conseill au - prevost, quar einsi porroit l’en faindre plez por fere transactions sanz l’auctorité au - prevost. ¶ Se norreture est lessiee à aucun et à lui meismes est uns - lés lessiez à paier meintenant, se transaction est fete de tout sanz l’auctorité au - prevost, ce qui a esté doné sera conté premierement el lés qui devoit estre paiez - meintenant, et li seurplus en la norreture. ¶ Se aucuns fet - transaction de norreture sanz l’auctorité au prevost, ce qui est doné sera conté tout - premierement en la norreture del tens trespassé. Et se l’en li a doné meins que l’en ne - li devoit del tens passé, li seurplus li sera paiez. Et se cil qui a fet transaction de - la norreture qui li estoit deue est fez plus riches de ce qui li a esté paié, ce en quoi - il en est fez plus riches li porra estre demandé arriere, quar il ne doit pas estre fez - plus riches d’autrui damage. ¶ Se une certaine quantité est lessiee - à aucun à paier d’an en an, si come usaires ou aucune tel chose, transaction en porra - estre fete sanz l’auctorité au prevost. Mes se usaires est lessiez à aucun par non de - norreture, ge di que transaction qui en est fete sanz l’auctorité au - prevost n’est de nule valeur. ¶ Se l’en n’a pas lessié à aucun - deniers à sa norreture, mes froument ou huile ou aucune tel chose qui soit necessaire à - mengier ou à boivre, il n’en porra pas fere transaction, coment que la chose soit - lessiee ou à paier d’an en an, ou de mois en mois. Neporquant, se transaction en est - fete sanz le prevost en tel maniere que il praigne deniers d’an en an ou de mois en mois - por la chose qui li estoit lessiee, si que il ne change pas le terme ne la maniere del - paier mes la chose tant seulement, ou se il a mis en covenant à prendre danrees por les - deniers qui li estoient lessié, ou que il prendra vin por huile ou huile por vin, ou que - les choses qui li estoient lessiees à paier à Romme li fussent paiees en autre leu, ou se - il a mué la personne si que uns li pait ce que pluseur li devoient paier, ou se il prent - .i. deteur por autre : totes cez choses doivent estre raportees par devant le prevost, - si que il voie se ce est li preuz à celui à qui la norreture est lessiee. ¶ - Se une certaine quantité est lessiee à aucun à paier d’an en an - por loer meson et il fet transaction sanz le prevost que la meson li soit bailliee, la - transaction vaut, quar il a le fruit de son lés, ja soit ce que la meson puisse chaoir - ou ardre. Encontre ce, se il fist covenant que certaine quantité de deniers li soit - donee por l’abitacion qui li estoit lessiee, la transaction est tenable sanz le - prevost.

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Cil meismes - dit : Cil qui fist transaction del plet que il avoit meu contre cels - qui avoient eu en garde lui et son frere, et fina de sa partie tant seulement, se il est - hoirs son frere et il plede à cels meismes por la partie son frere, la transaction que - il fist ne li nuira pas en cele partie. ¶ Toutes les - foiz que transaction est fete, l’en ne croit pas que ele soit fete fors des choses qui - sont mises en covenant. ¶ Cil qui ne savoit pas la verité des choses - qui estoient en son heritage et fist transaction par ce que ses conpainz - qui estoit hoirs o lui le deçut, il ne fet pas transaction, ainz est deceuz. ¶ - Cil qui n’estoit pas encore certains que il deust pledier contre le - testament son pere et fist o ses aversaires transaction de toutes ses autres causes, la - transaction ne li nuira fors es choses de quoi il avoit pledié à els, quar la - transaction ne vaut fors es choses de quoi li covenanz a esté fez, ja soit ce que cil - qui la fist avoit plus de .xxv. anz, quar les choses de quoi l’en ne pensoit encore pas - ne doivent pas estre destruites par covenant.

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Cil - meismes dit : Se li peres fist transaction de la chose à ses filz qui - n’estoientn’estoient] nestoit avec en inséré dans l’interligne. pas en sa poesté, ele ne lor doit - pas nuire.

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Cil - meismes dit : Aprés ce que sentence est donee, ja soit ce que l’en - n’a pas apelé encontre, neporqant se l’en nie que ele n’a pas esté donee ou se l’en puet - douter sese] Ajouté dans la marge avec un signe - de renvoi, à la place d’un que exponctué. ele a esté - donee, transaction en puet estre fete por ce que plez en porroit encor nestre.

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Celsus - dit : Cil ne doit pas estre souferz qui fet generalment transaction - de toutes les choses qui li sont lessiees en testament, se il dit aprés que il ne pensoit - fors de ce qui li estoit lessié en la premiere partie del testament. Neporquant, se l’en - aporte puis avant aucun escrit en quoi li morz lessa aucune chose qui n’est pas contenue - el testament, cil qui fist la transaction puet dire par droit que il ne pensa fors des - choses qui estoient contenues el testament.

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Gaius - dit : Il ne loist à nul des procurateurs au prince à fere transaction - sanz le conseill au prince.

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Scevola - dit : Il ot plet entre celui - qui qui - qui - qui] qui qui ms. estoit hoirs par - la loi et celui qui fu fez hoirs el testament. Et cil plez fu finez par transaction et - par certain covenant. Ge demant lequel li creancier pueent trere en cause por ce que li - morz lor devoit ? Et ge di que, se cil qui firent la transaction estoient - de ses creanciers, ce que il mistrent en covenant des detes doit estre gardé. Mes se - autre estoient creancier, chascuns doit estre trez en cause por tel partie come il a de - l’eritage par la transaction.

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Paulus - dit : Quant l’en fet covenant, l’en i seult ajoster sollempnel - pramesse, mes il est mielz que l’en i mete paine, quar se li covenanz estoit depeciez, - la paine porroit estre demandee.

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- Hermogenians dit : Cil qui brise la foi de la - transaction que il a fete n’est mie tant seulement bouté arriere par excepcion, ainz est - contrainz de paier la paine que il pramist se il aloit contre le covenant.

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- Papinians dit : Cil qui vendi son heritage bailla - à l’achateeur les actions de l’eritage, et puis fist transaction o .i. des deteurs qui - ne savoit pas que li heritages fust venduz. Se li achaterres li demande la dete, - excepcion de covenant li sera donee, por ce que il ne savoit pas que li heritages fust - venduz quant il sot la transaction. Autresi doit l’en dire de celui à qui heritages est - renduz par le conmandement au mort ,se cil qui premierement fu hoirs fist transaction à - .i. des deteurs de l’eritage qui ne savoit pas que li heritages deust estre renduz à - autre.

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+ + + + + + + Traduction 3 du Digeste de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Irene Reginato + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 20118 + + + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr. 495 + + + + + Bruxelles + Bibliothèque royale de Belgique + 9234 + + + + + Leiden + Universiteitsbibliotheek + Meijers fr. 3 + + + +
+ + 1200/1299 + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 20118, avec + correction par les autres témoins et par conjecture.

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+ + + Principes d’édition +

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, + Guyotjeannin Olivier, Conseils pour l’édition des textes médiévaux, vol. + I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, 2014.

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+ Normalisation du texte +

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la + graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa + réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la + graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› + signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des + verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› + (ex. avra, savra). La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les + formes du verbe pouoir.

+

La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous + soudons les relatifs composés (ex. lequel, laquele), + mais nous conservons en deux syntagmes les formes toz jorz et touz jourz, + en tant qu’étape préliminaire à la forme soudée moderne toujours. + Nous désagglutinons porce que en por ce que. + L’apostrophe suit la norme moderne et a été employée pour distinguer qui + pronom relatif de qu'i conjonction plus pronom sujet réduit de il à i.

+

Le manuscrit présente parfois des points finaux, mais leur usage n’offre pas + d’indications cohérentes pour l’établissement de la ponctuation, qui suit alors les normes + modernes.

+

L'usage de la majuscule est parcimonieux. La lettre capitale est réservée uniquement aux + noms propres de personne, de lieu et de peuple, alors que les institutions (senat, prevosté) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres + romains simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le + numéral .i. sans le transformer en l’article indéfini un(s)/une.

+

Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, + la nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les + homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe + finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en + fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et + reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement + la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à + l’aide d’accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de + contenu sémantique : le substantif lés, par exemple, porte l’accent pour + se distinguer de l’article défini pluriel les, et il en va de même pour + le participé passé et la préposition dés ; un + accent aigu est enfin placé sur pés, graphie fréquente pour « paix ». + L’usage du tréma est lui aussi soumis à la nécessité de favoriser la compréhension : il + n’est pas ajouté aux formes verbales eust, deust, feussent, veu..., mais + il est employé sur des formes qui ont conservé l’hiatus en français moderne, comme les + formes des verbes oïr, enfoïr, obeïr et certains substantifs tels que païs/paÿs. Le manuscrit n’emploie jamais la cédille, qui a été introduite + lorsque cela était nécessaire.

+
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+ Résolution des abréviations +

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : + notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les + nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et peu de lettres suscrites. Toutes les abréviations sont résolues + en caractères romains et sur la base des formes écrites en toutes lettres repérées au + premier livre. Les cas d’incertitudes concernent la résolution du 9 + tironien devant une consonne labiale. Le copiste en fait un usage systématique et il donne + très peu de cas de con/com en toutes lettres. Nous avons un cas de con- devant p, notamment « conpaignon » au f. 16d), qui + autorise à résoudre de cette manière toutes les occurrences abrégées de ce substantif ; + quatre cas de com- sans la gémination de la nasale (« comencemenz » f. + 3d ; « comuns » f. 3c, « comenciees » f. 14b, « comant », 14c), et trois cas de con- devant m, notamment « conme » au f. 3a, « conmun » + au f. 3b, e « conmandemenz » au f. 16d, sur la base desquels nous avons résolu les mots + conme, conment, et toutes les formes dérivées de conmun et conmander. Les décisions concernant les termes + n’ayant jamais, au premier livre, une forme pleine, sont les suivantes : nous écrivons conmencer (et dérivés), exconmenié, sonme, suivant « sonmes » (f. 3b), « diligenment » (f. 15c), « conmandemenz » (f. + 16d), et nous écrivons conpris suivant « conpaignon » (f. 16d). Lui + aussi abrégé, le nom propre de l’empereur Commode est rendu par la forme latine Commodus (f. 15c). La forme pleine « non » (f. 3b) + pour ‘nom’ a guidé la résolution des formes dérivées (nonmé, renonmé) + abrégées par « no » avec tilde, alors qu’on a adopté la forme chevalier + (suivant le modèle de « conseillier », f. 4c) pour l’écriture abrégée « chrs ».

+
+
+ Particularités +

La particularité la plus frappante et essentielle du Digeste consiste + en l’emploi hypertrophique du discours direct et de la citation. Dans la tentative de ne + pas encombrer le texte critique par un usage massif des guillemets, nous avons adopté un + système ad hoc. Les énoncés présentés comme citations (introduites par + un syntagme nominal et un verbum dicendi/scribendi) ne comportent pas de + guillemets et sont signalés uniquement par l’emploi des deux points et d’une lettre + majuscule au début de la citation. Le texte présente souvent des traductions explicatives + de termes ou d’expressions techniques traduites en français ou bien copiées dans leur + forme latine. Dans ce cas, l’italique est employé uniquement lorsque le terme ou + l’expression est en latin. Par contre, nous n’utilisons jamais de guillemets pour encadrer + la traduction explicative de ces termes, car celle-ci n’a pas toujours des limites claires + et se confond souvent avec la suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui admettent l’usage + de guillemets – sous forme de chevrons doubles – concernent les discours directs de + deuxième degré (donc les citations emboîtées dans le discours rapporté principal) et + quelques cas d’appellatifs réservés à certains personnages (par exemple le personnage + d’Appius Claudius, dit « as .c. mains »). Pour les titres d’œuvres, qu’ils soient en latin + ou en français, nous employons toujours l’italique et la lettre majuscule.

+

Le texte présente deux séries de corrections. La première série concerne les corrections + du copiste (« main A ») : il s’agit d’exponctuations faites currenti + calamo, d’intégrations, mais aussi de révisions plus importantes. Aux f. 22b, 29b, + 33d, par exemple, le copiste opère une intégration à l’aide de deux barres obliques + insérées en correspondance de la lacune et répétées avant le mot à intégrer, écrit dans la + marge. Au f. 14b, par contre, il intervient pour corriger l’ordre des propositions. Pour + ce faire, il insère un « b » minuscule au début de la phrase qui doit être anticipée, et + il indique le lieu où il faut la situer en plaçant un « a » minuscule dans + l’interligne.

+

La deuxième série concerne les corrections apportées par deux ou plusieurs correcteurs. + Elles sont de trois types différents :

+

(a) Substitutions ou intégrations réalisées à l’aide de points d’exponctuation et de + signes de renvoi, le plus souvent consistant en un petit cercle suivi d’un trait + horizontal (cf. ff. 3a, 3c, 4a, 15b...) ou un « x » (cf. f. 7a). Ces corrections sont + opérées par une main que nous avons appelée « main B ». Elle utilise une encre plus claire + que celle du texte ; la forme de ses lettres est moins ronde et leur base est moins carrée + ; le module est légèrement plus petit que celui du texte principal. Cette main intervient + surtout au premier livre, parfois avec de très longues intégrations (cf. f. 6d). Dans le + livre II, elle n’apparaît qu’aux f. 16d (avec un rajout en fin de ligne sans signe de + renvoi), 17b et 18ab.

+

(b) Intégrations effectuées à l’aide de deux barres obliques insérées en correspondance + de la lacune et répétées avant le mot à intégrer, écrit dans la marge (f. 11d). Main très + proche de celle du copiste.

+

(c) Substitutions effectuées en rayant le texte à corriger et en insérant la correction + dans l’interligne, ex. f. 42r. La graphie et le style de ce type de correction suggèrent + l’intervention d’une autre main, que nous appelons « main C ».

+

Le texte critique présente le dernier état du texte, celui qui suit toutes les + corrections, qu'elles soient dues au copiste ou aux réviseurs, lorsque celles-ci sont + confirmées par les autres témoins et/ou par le texte latin. Dans ces cas, les corrections + des réviseurs sont toujours signalées et balisées, et les leçons ante + correctionem sont gardées et conservées dans l’apparat critique. Lorsque, par + contre, les révisions corrigent un texte antérieur confirmé par la source latine, elles + sont rejetées en apparat.

+
+
+ Apparat critique +

L’apparat critique de la Traduction 3 est un apparat positif à un + seul étage. Il accueille: (a) les leçons ante correctionemdu manuscrit + (cf. supra) ; (b) des notes indiquant l’interprétation correcte d’un + passage rendu compliqué par les habitudes graphiques et syntaxiques du traducteur : c’est + le cas de la graphie « qui » pour le pronom relatif « cui », à comprendre comme ‘à qui’ + (cf. f. 11c). (c) les interventions apportées au manuscrit de F par conjecture ou par + recours aux deux témoins de collation, les ms. E et A, vérifiés avec le texte + latin, qui fonctionne commex « texte juge » en cas de leçons apparemment équivalentes. Nous ne + signalons pas les variantes individuelles ou adiaphores des mss. E et A, qui ne sont + utilisés que pour corriger le texte de F en cas de faute évidente ou de divergence par + rapport au texte latin.

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+ [Liber primus] +
+ [1.1.0. De iustitia et iure.] + Ci comence li premiers livres des Digestes au glorieus empereor + Justinian. Cist tytres est de justice et de droit. +

+ Ulpians dit : Il covient que tuit cil qui vuelent + doner entente à savoir droit sachent premierement dont la nessance de nostre droit + descent. Droiz est diz de justice quar, si conme Celsus dist, droiz est art de bien et + de loiauté. Par quoi, aucuns nos apele par droit provoires, quar nos + cultivons justice et avons la connoissance de bien et de loiauté, et departons le droit + del tort et volons fere touz bons, non pas tant seulement par poors de paines mes par + amonestement de loiers. Et se ge ne sui deceuz, nos amons philosophie veraie et ne mie + fainte. ¶ De ceste estuide sont .ii. parties : la conmune et la + privee. Li conmuns droiz est en saintes choses, en provoires, en mestres ; li privez droiz est partiz en .iii. + parties, quar il est concueilliz ou de naturels conmandemenz ou de + celi + cel[u]i + as genz ou des citeains. Li droiz naturels est cil que + nature ensaigne à totes bestes, qar cil droiz n’est pas propres à l’umain lignage, ainz + est communs à totes les bestes qui nessent en terre et en mer et + as oiseaux + en l'air + + en l’air] Post correctionem (main B)  ; as + oiseaux ante correctionem  ; as oisiaus EA. Le texte + latin dit : « videmus etenim cetera quoque animalia, feras + etiam istius iuris peritia censeri ».. De cest droit descent assemblee + de masle et de femele que nos apelons mariage ; de celui vient engendremenz d’enfanz et + que l’en les norrist. Nos veons que totes bestes neis les sauvages sevent cest droit. + Li droiz as genz est de quoi les genz humaines usent, et l’en puet + legierement entendre que il se devise del droit naturel, quar cil est + communs à toutes bestes et cist est conmuns as homes tant seulement.

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+ Pomponius dit : Si come ce que nos sonmes + religieux envers Deu, et que nos obeïssons à noz peres.

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+ Florentins dit : Et que nos boutons arrieres force + et tort. Et de cest droit avient il que ce que chascuns fet por garantir son cors, l’en + dit que il le fet par droit. Et por ce que nature establi entre nos touz .i. lignage, il + s’ensuit que cil meffet qui fet mal à home.

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+ Ulpians dit : Franchissement sont del droit as + genz. Franchissemenz est dons de franchise, quar tant conme aucuns est en servage, il + est souzmis à la main et à la poesté d’autrui, mes quant il est franchiz, il est + delivrez d’autrui poesté. Ceste chose vint premierement del droit as genz, quar tuit + furent né franc par le droit naturel, ne l’en ne seust rien de franchissement se + servages n’eust onques esté. Mes, aprés ce que servages fu controvez par le droit as + genz, lors vint avant li benefices de franchissement ; et nos fumes tuit apelé home par + .i. non naturel, mes par le droit as genz conmencierent à estre .iii. manieres d’omes, + ce sont li franc et li serf, et cil qui de servage sont amené à franchise.

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+ Hermogenians dit : De cest droit as genz furent + batailles establies et les genz departies et li roiaume fet et les seignories devisees, + et li champ bonné et edefiement fet, et marchandises et achaz et ventes et loage et + obligement, exceptees unes choses qui furent establies par le droit citeain.

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+ Ulpians dit : Li droiz citeains est qui del tout + ne se depart pas del droit naturel ne de celui as genz, ne del tot ne s’i acorde. Quant + nos ajostons donc ou soustraions aucune chose au conmun droit, nos fesons propre droit, + ce est droit citeain. Cist droiz citeains est ou par escrit ou sanz + escrit.

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+ Papinians dit : Droiz citeains est qui vient de + lois ou des establissemenz au pueple ou des conseulzdes conseulz] + del (con)seill E ( « Ius autem civile est, quod ex + legibus, plebis scitis, senatus consultis, decretis principum, auctoritate + prudentium venit »). au senat ou des jugemenz as princes ou + de l’auctorité as sages homes. ¶ Li droiz as prevolz est cil que li + prevost establirent por aidier ou por acomplir ou pour amender le droit citeain por + conmun proufit ; et cilcil] cist A ( « Quod et honorarium dicitur ad honorem praetorum sic + nominatum »). droiz est + apelez droiz hanorez por l’anor as prevolz.

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+ Marcians dit : Quar li droiz hennorez est la vive + voiz del droit citeain.

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+ Gaius dit : Tuit li pueple qui sont governé par + lois ou par costumes usent en partie de lor propre droit, et en partie del droit qui est + comuns à toz homes, quar li droiz que chascuns pueples establist en sa cité est propres + à la cité et est apelez droiz citeains. Ce que reson naturel establist entre les homes + est autresi gardé entre els et est apelez li droiz as genz, conme cil de quoi totes genz + usent.

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+ Ulpians dit : Justice est volenté ferme et + pardurable de doner à chascun sa droiture. ¶ Li comandement de droit sont cist : vivre + honestement, garder soi de grever autrui, doner à chascun la seue chose. Sens de droit + est connoissance des choses devines et des humaines, et + + est + + est] Post correctionem (main B) avec un signe de + renvoi (cercle et trait droit). escience de droit et de tort.

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+ Paulus dit : Droiz est diz en plusors manieres. En + une maniere est droiz apelez ce qui est toz jorz bone chose et loial, si come li droiz + natureus. En autre maniere est apelez droiz ce qui est proufitable en chascune cité à + toz ou à plusors, si come est li droiz citeains. Et li droiz as prevolz est autresi + apelez droiz en la cité, quar l’en dit que li prevolz dit droit neis quant il juge + malement, quar l’en ne regarde pas à ce que li prevolz fet, mes à ce que il doit fere. + En autre maniere poons nos apeler droit le leu où li droiz est fez, quar partout là où + li prevolz establist à dire droit, sauve la majesté de l’empire et sauve la costume à + ses ancesseurs, cil leus est apelez droit.

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+ Marcians dit : Aucune foiz prenons nos droiture por + besoing, si come l’en dit droiture de lignage ou d’affinité.

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+ [1.2.0. De origine iuris et omnium magistratuum et + successione prudentium.] De la nessance de droit et de totes les + baillies. +

+ Gaius dit el premier livre de la loi de .xii. tables : + Por ce que ge voloie espondre les vielles lois, il me sembla que il estoit + necessaire chose que ge recordasse le conmencement de la cité de Rome, non pas por ce que + ge vueille fere livres plains de paroles oiseuses, mes por ce que ge voi en totes choses + que icele chose est à droit fete, qui est de totes ses parties, et la plus poissant + partie de chascune chose est li comencemenz. Quant aucun prametent à espondre aucune + chose, il n’est pas covenable chose que il lest le conmencement et la nessance de la + chose, et + (con)ment + conmence + + conmence] (con)ment ms. Cf. le texte latin : « Deinde + si in foro causas dicentibus nefas ut ita dixerim videtur esse nulla praefatione + facta iudici rem exponere : quanto magis interpretationem promittentibus + inconveniens erit omissis initiis atque origine non repetita atque illotis ut ita + dixerim manibus protinus materiam interpretationis tractare ? » ; (com)tent E ; (con)vient A. à espondre sanz metre devant + point de prologue, qar, se ge ne sui deceuz, li prologue nos amainent à lire la matere + qui est proposee, et la nos font entendre plus legierement.

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+ Pomponius dit : Il nos semble donc necessaire + chose que nos demostrons la nessance de droit et le procés. Au conmencement de nostre + cité, li pueples vivoit sanz certaine loi et sanz certain droit, et + li roi governoient toutes choses o la main. Aprés ce, quant la cité + fu .i. pou creue, Romulus departi le pueple en .xxx. parties, que il apela corz, qui + avoient la cure de la chose conmune. Et einsi dona il unes lois au + pueple, et li roi qui furent aprés lui firent lois. Et totes iceles lois sont escrites el livre que + Sextus Papirius fist, qui fu en cel tens, et cil livres est apelez <hi rend="i"> + Li droiz citeains papirians</hi>, non pas por ce que Papirius i meist aucune + chose del suen, mes por ce que il ordena ensemble les lois qui avoient esté donees sanz + ordre. Aprés ce, furent fetes autres lois, et li pueples de Rome + comença à user de droit, qui n’estoit pas certains, et de costumes plus que des lois qui + avoient esté donees, et ce dura prés de .xx. anz. ¶ Et aprés, que ce + ne durast plus longuement, il plot as Romains que .x. home fussent establi + par conmune auctorité, par qui les lois fussent demandees as citez de Grece, si que la + cité fust fondee de lois, et il les escristrent en tables d’ivuire, si que eles peussent + estre veues plus apertement. Et à cez .x. homes fu donee en la cité en cel an que il + amendassent les lois et les esponsissent, et que nus apeaux ne fust fez d’els, si come + des autres mestres. Cil s’aperçurent que aucune chose failloit à cez premieres lois, et + por ce il i ajoinstrent .ii. autres tables : et de ce furent nonmees les lois des .xii. tables. Et aucun dient que Hermodorus, qui fu nez d’Ephese et + estoit en essill en Lonbardie, fu mestres de doner à cez .x. homes auctorité de porter + cez lois. Quant cez lois furent donees, il covint que eles fussent + entendues par l’auctorité de sages homes qui desputerent sus ce ; et cele desputoison + et cil droiz que li sage home firent sanz escrit n’a pas especial non si conme les + autres parties de droit, ainz est apelez par conmun non droiz citeains. ¶ + En cel meisme tens furent actions ordenees en cez lois par qoi li + home estrivassent entre els, et li pueples volt que cez actions fussent certaines et + sollempnels ; et ceste partie de droit est apelee les actions de loi. Et einsi + nasquirent, autresin conme en .i. meisme tens, cist troi droit cist + troi droit] Suivi d’un signe de renvoi (cercle et trait horizontal à droite) + à les actions de loi et, rajouté dans la marge (main B). + La leçon ajoutée n’est pas confirmée par EA, ni par le texte latin : « Et ita eodem paene tempore tria haec iura nata sunt: lege duodecim + tabularum ex his fluere coepit ius civile, ex isdem legis actiones compositae + sunt ». + + + [et] + les lois des .xii. tables, et d’ilueques conmença à nestre li droiz citeains, + et d’ilueques furent ordenees les actions de loi. Neporquant, l’escience de totes cez + lois, et d’espondre les et les actions apartenoient à l’assemblee des evesques, par qui + il estoit establi qui devoit estre en l’an seur les autres ; et li pueples usa de ceste + coustume pres de .c. anz. ¶ Et aprés ce, qant Appius Claudius ot + proposé et il ot ramené à forme cez actions, Gneius Flavius prist le livre et le bailla + au pueple, et ce plot tant au pueple que il le firent connestable et senateur ; et cil + livres qui contient les actions + es + es[t] + apelez <hi rend="i">Li droiz citeains Flavians</hi>, autresi + come cil devant est apelez Papirians, quar Gneius Flavius n’ajosta + rien del suen en cel livre. ¶ Quant la cité fu creue, cil qui i + estoient ordenerent autres manieres de pledier, et aprés .i. pou de tens Sextus Elius + ordena autres actions et dona au pueple .i. livre qui est apelez <hi rend="i"> Li + droiz Elians</hi>. ¶ Aprés ce, estoient en la cité les lois des .xii. + tables, et li droiz citeains et les actions de la loi. Il avint en cel tens que il ot + discorde entre le menu pueple, si que il se departirent et establirent lor droiz, qui + sont apelé li establissement au pueple. Et aprés, quant la concorde fu fete et li menuz + pueples fu rapelez, por ce que plusors discordes nessoient de cez establissemenz del + pueple, il plot as Romains que il fussent gardé por lois. Et de ce avint il que entre + les establissemenz au pueple avoit difference quant à la maniere de l’establir, mes la + poesté estoit une meismes. ¶ Et lors, por ce que li menuz pueples + s’acordoit à paine por la plenté de la gent, et encor s’acordoient la grant gent plus à + paine, li besoinz amena la cure de la chose conmune au senat ; et einsi conmença li + senaz à entremetre s’en, et quanque il establissoit estoit gardé, et cil droiz estoit + apelez li conseulz au senat. ¶ En cel meisme tens, li mestre + rendoient droit et proposoient banissemenz, si que li citeain seussent quel droit + chascuns deust dire de chascune chose. Et cil banissemenz as prevolz establirent droit + hennoré, et est apelez hanorez por ce que il vient de l’anor as prevolz. ¶ + Il avint aprés que il covint que la chose conmune fust conseilliee + par .i. seul, quar li senaz ne pooit pas avironner toutes les contrees. Donc fu uns + princes establiz, à qui tel droiture fu donee que quanque il establiroit fust ferm. ¶ + Et einsi furent establies en nostre cité les lois : ou li propres + droiz citeains, qui est sanz escrit en la seule exposicion as sages homes ; ou les + actions de loi, qui contienent forme de pledier ; ou establissemenz de + pueple, qui est establiz sanz l’auctorité as peres ; ou banissemenz à mestres, de quoi + li droiz hennorez nest ; ou conseulz au senat, qui est establiz par le senat ; ou + establissemez à prince, qui est gardez come loi. ¶ Aprés ce que nos + avons veu la nessance et le procés de droit, il nos covient vooir des nons as mestres et + de lor nessance. ¶ Por ce que droiz a sa force par cels qui ont poesté de jugier, quar + pou vausist que li droit fussent en la cité se il n’i eust qui governer les peust, nos + dirons aprés conment cil qui firent les droiz vindrent li un aprés les autres, qar + droiz ne porroit durer se aucuns sages hom n’estoit par qui il peust estre amendez + chascun jor. Et ce apartient as mestres. ¶ + Il est certaine chose que au comencement de ceste cité orent li + roi tote la poesté. En cel meismes tens fu Ecelorus connestables, ce estoit cil qui + estoit par desus les chevaliers, et tenoit autresi conme le segont leu aprés les rois. ¶ + Quant li roi furent failli, dui conseillier furent establi, à qui + la souveraine droiture estoit que il donassent conseill à la chose conmune, et que il + ne chalanjassent par totes choses la poesté que li roi avoient eue. Il fu establi par + loi que l’en peust apeler d’els et que il ne peussent pas dampner à mort citeain de + Romme, mes il lor fu otroié par le conmandement au pueple que il les peussent chastier + et que il conmandassent que il fussent mené en conmuns lieus. ¶ Lonc tens aprés + ce, quant les rentes et les seignories furent creues, por ce que li conseillier ne + soufisoient pas à ce, censier furent establi à cest office. ¶ Quant + li pueples fu creuz, batailles conmencerent à nestre espessement, et li voisin greverent + en maintes manieres la cité de Rome ; si plot as Romains que il establirent par besoing + .i. mestre qui eust greignor poesté. Lors furent li diteeur establi, de qui l’en ne + pooit pas apeler et qui pooient dampner à mort ; et, por ce que cele baillie avoit soveraine poesté, il ne loisoit pas à retenir la outre .vi. mois. + Et à cez diteeurs estoient ajoint li mestre des chevaliers, + autresi come li connestable estoient ajoint as rois ; et lor offices estoit autretieus + come est orendroit cil as prevolz. ¶ En cel meisme tens, quant li + pueples se fu departiz des peres entor le diseptieme an aprés ce que li roi orent esté, + li maiens pueples eslurent connestables qui fussent mestre sus els. Et lors estoit li + pueples devisez en trois parties, et de chascune partie estoit esleuz uns connestables. + ¶ Et + + [por ce] + que il i eust aucuns qui fussent par desus les mesons, il eslurent .ii. homes + del moien pueple qui s’entremeissent de ce. ¶ Aprés ce, quant li + tresors conmença à croistre, por ce que il i eust qui les gardast, questeur furent + establi, qui fussent par desus les deniers. Et il furent apelé questeur, por ce que il + estoient atorné à demander les deniers qui apartenoient à la chose conmune. + Et, par ce que il n’estoit pas otroié par la loi ne par le + conmandement del pueple que li conseillier feissent jugement de dampner citeain de Rome + à mort, li pueples establi questeurs qui en peussent fere jugement. Et cil estoient + apelé questeur parricide, de quoi la loi des .xii. tables fet mencion. ¶ + Et quant il ot pleu au pueple que lois fussent fetes et que nus + n’eust pardurablement sa baillie, .x. home qui furent establi en .i. an voldrent plus + longuement retenir lor baillie, et por ce que il voldrent tenir pardurablement à tort la + chose conmune par trop aspre seignorie, il l’amenerent à ce que li olz se departi de la + chose conmune. ¶ Lonc tens aprés, quant les .xii. tables furent + aportees et li moiens pueples conmença à estriver o les peres, por ce que li maiens + pueples voloit eslire de soi conseilliers et li pere le refusoient, il avint que + connestable des chevaliers furent esleu, partie del maien pueple et partie des peres. Et + cil furent establi par divers nombre, quar aucune foiz en i ot .xx., aucune foiz plus, + et aucune foiz meins. Et quant il plot as Romains que + conseillier fussent establi del maien pueple et des peres et que li pere eussent plus de + digneté que li autre, dui home furent establi del nombre as peres, + qui furent apelé voier. ¶ Et, por ce que il covenoit les conseilliers aler à batailles, + qui sordoient de totes parz, si que nus n’estoit qui peust tenir droit en la cité, il + avint que uns prevolz fu fez, qui fu apelez citeains por ce que il tenoit droit en la + cité. ¶ Et aprés lonc tens, por ce que cil prevolz ne soufisoit pas + por la plenté de genz estranges qui venoient en la cité, uns autres prevolz fu fez, qui + fu apelez estranges, por ce que il tenoit droit entre les estranges genz. ¶ + Aprés ce furent .x. home establi à jugier les chevaliers. + En cel meisme tens furent establi .iiii. home à garder les voies, + et troi home qui se preissent garde de la monnoie et de l’arain et de l’argent et de + l’or, et troi home à garder la chartre ; si que, se il covenist que paine fust enjointe + à aucuns, ce fust fet par els. ¶ Et por ce que il n’estoit pas + covenable chose que li mestre fussent en conmun au vespre ne par nuit, .v. home furent + establi deçà le Toivre et .v. delà, qui peussent estre en leu des mestres. ¶ + Quant la contree de Nerbonne fu prise, prevost furent esleu qui + s’entremeissent en partie des choses de la cité et en partie de celes de la contree. ¶ + Aprés ce, Cornelius establi conmunes questions, si come de fauxonnerie, del crime + d’occirre son pere et de cels qui gaitent les voies por occirre les trespassanz, et + establi .iiii. prevolz. ¶ Aprés cez choses, Gaius Julius Cesar establi .ii. voiers qui + fussent par desus la blee, et einsi furent fet .xii. prevost et .vi. voier. Et aprés, + Augustus establi .xvi. prevolz. ¶ Et aprés, Claudius i ajosta .ii. prevolz, qui deissent + voir + droit + + droit] voir ms. Corr. d’après EA (voir exponctué et corr. en droit E), cf. le texte latin : + « Claudius duos praetores adiecit qui de fideicommisso ius dicerent ». + des lés et des choses enjointes, de quoi Titius osta puis .i. et Nerva establi .i. autre + prevost qui tenist droit entre la borse l’empereeur et les menues genz. Ensi a il en la + cité .xviii. prevolz qui tienent droit. Et totes cez choses sont + gardees totes les foiz que li mestre sont en la chose conmune. Et totes les + foiz que il vont hors, uns remaint por tenir droit en la cité, et il est apelez li + prevolz de la cité ; et cil prevolz estoit jadis establiz. Li prevolz de l’annonne et + cil des gaites ne sont pas des granz mestres, ainz furent establi hors d’ordre por cause + de proufit. Il avoit donc partout en la cité pour tenir droit .x. + connestables de la maienne gent et .ii. conseilliers, et .xviii. prevolz et .vi. + voiers. ¶ Pluseur grant home orent l’escience del droit citeain, et + por ce que il furent de grant auctorité envers le pueple de Rome, il covient que mencion + en soit fete en cest leu, si que il apere de quieus genz cist droit nasquirent et par qui + il furent baillié. ¶ Li premiers sages hom de droit fu Papirius + Publius, qui concueilli ensemble les lois roaiux. Aprés ce fu Apius Claudius, uns des + .x. homes qui dona tres grant conseill à escrire les .xii. tables. Aprés cestui fu Apius + Claudius, de cel meisme lignage ; cil fu apelez « as .c. mains », et fist une voie à + Romme qui a non Apia et amena eve qui est apelee Claudia. Il dona sentence que Pirrus ne + fust pas receuz en la cité. De cestui dit l’en que il escrist les actions et + premierement de porprenemenz, et cel livre n’avons nos pas. ¶ Aprés + els fu Simphronius, de tres grant sentence, que li pueples de Rome apela Caphan ; et nus + ne fu onques, devant lui ne aprés, qui fust apelez par cest non. Et puis fu Gaius + Scipio, que li senaz apela tres bon, à qui une meson fu donnee conmunement en la sainte + voie, si que l’en li peust plus legierement demander conseill. ¶ Puis fu Quintus Mutius, + qui fu envoiez en mesage à Cartage où il avoit .ii. tables, l’une de pés et l’autre de + bataille, et li chois li fu donez que il portast à Rome laquele que il volsist, mes il + prist l’une et l’autre et dist que il estoit mielz que cil de Cartage venissent + demander à Rome laquele que il voudroient. Aprés fu Tyberius, de qui + nos n’avons nul livre, mes nos avons plusors de ses respons, qui sont mis en remembrance. ¶ + Aprés furent Sextus Elius et Publius Attilius, ses freres, qui furent de grant escience + en droit. Et cil dui furent conseillier : Attilius, li premiers, fu apelez + sages el pueple ; Sextus Elius fu moult loez, et nos avons .i. suen livre qui est + apelez <hi rend="i">Trois parz</hi>, et cil livres est autresi come li + comencemenz de droit. Et l’en dit que il fist .iii. autres livres, neporquant aucun + dient que il ne sont pas suen et Catons les ensivi en aucune chose. Aprés fu Marcus + Cato, de qui nos avons livres, et il ot pluseurs filz, de qui autre nasquirent. ¶ + Aprés cez furent Publius Mutius, et Brutus, et Manulius. Mutius + lessa .x. livrez et Brutus .vii., et Manulius .iii., et lor volume sont escrit. + De cez issirent Publius Rutilius et Rufus, qui fu conseilliers à + Rome et viscontes en Ase, et Paulus et Quintus Tubero, qui fu conseilliers, et Sextus + Pompeius. En cel meisme tens fu Celius Antipater, qui escrist les istoires, mes il dona + plus entente à estre bien enparlez que à escience. Et si fu Lucius Crassus, li freres + Mutius, qui fu apelez Mutias : l’en dit que cil fu li tres enresniez que cil fu li tres enresniez] Leçon facilior du ms. A, qui donne : + qui fu li tres ententis doctor. E concorde avec F. Le texte latin + dit : « hunc Cicero ait iurisconsultorum disertissimum ». + de touz cels qui sorent de droit. Aprés cez fu Quintus + Mutius, qui fu tresgranz evesques, et establi premierement le droit citeain et en fist + .vii. + .xviii. + + xviii] vii ms. Corr. d’après E, cf. le texte latin : + « Post hos Quintus Mucius Publii filius pontifex maximus ius + civile primus constituit generatim in libros decem et octo redigendo ». + livres. Cil ot pluseurs auditeurs de grant auctorité, et de cels + furent Aquilius Gallus, Lucius Sextus Papirius, Gaius Vivencius. Et de toz cez fu Gallus + de la greigneur auctorité envers le pueple, si come Servius dit. Tuit cil furent nonmé + de Servius, et lor escrit ne sont pas eu par soi, mes Servius acompli lor livres et por + s’escripture sont il eu en remenbrance. Servius tenoit le premier + leu en tretier les causes aprés Marcus Tullius. Si vint à Quintus Mutius por conseillier + soi à lui de la besoigne à .i. suen ami ; et quant Quintus Mutius entendi que il savoit + pou de droit, il li dist : « Lede chose est à noble avocat et à deffendeeur de causes + que il ne set pas le droit en quoi il demeure ». Et por la honte de cele parole fu + Servius meuz, si donna entente au droit citeain et oï moult + cels + [de] cels + + de cels] cels ms. Corr. d’après EA, cf. le texte + latin : «et plurimum eos, de quibus locuti sumus, audiit ». de qui nos + avons parlé avant. Et Gallus Aquilius mist grant paine en lui entroduire, et puis fist + il pluseurs livres et lessa prés de .c. et .lxxx. livres. + Aprés lui furent Alfenus, Varius, Gaius, Aulus, Ofilius, Titius, + Celius, Aufidius, Namusa, Favius, Priscus, Gaius, Ateius, Proculus, Labeo, Antistius, Cinna, + Publius Cellius. Cist .xviii. escristrent livres, et Aufidius Namusa devisa toz lor + escriz en .c. et .xl. livres. Et de cels orent Alfenus, Varius et Aulus Ofilius moult + d’auctorité, et Varius fu conseilliers, et Ofilius se tint en l’ordre des chevaliers et + fu moult privez de l’empereeur et lessa pluseurs livres del droit citeain, qui furent + autresi come fondemenz de toute l’uevre, quar ce fu li premiers qui escrist de + jurisdicion. Il meismes ordena premierement le banissement au prevost diligement, quar + devant lui fist Servius .ii. petiz livres del banissement au prevost. ¶ + En cel meisme tens fu Trebacius, qui fu auditeur Cornelius, et + Elius Cascellius et Quintus Mutius qui fu auditeur Volusius, et en l’aneur de lui il + fut + fist + + fist] fut ms. Corr. d’après EA, cf. le + texte latin : « Quinti Muci auditoris Volcacii auditor, denique in illius honorem + testamento Publium Mucium nepotem eius reliquit heredem ». son hoir en + son testament Publius Mutius, son neveu. Il fu questeurs ne onques ne volt monter à plus + haute ordre, ja soit ce que li empereres li offri que il fust conseilliers. De ceus fu + Trebacius cil qui sot plus de droit ; Cascellus fu li mielz enresniez ; Ofilius fu plus + sages que li uns ne que li autres. Nos n’avons nul des livres Cascellus, fors .i. qui est + apelez <hi rend="i">Li livres des bien diz</hi>. Trebacius en lessa + pluseurs, mes il ne sont pas moult hanté. ¶ Aprés cels fu Tubero, + qui fu granz avocaz, et puis lessa les causes et se torna au droit citeain, meesmement + aprés ce que il ot acusé Quintus Ligarius, ne il ne le pot pas convaintre par devant + l’empereeur. Cil fu Quintus Ligarius qui gardoit la contree d’Aufrique, et ne volt pas + soufrir que Tubero, qui estoit malades, i arrivast ne que il i preist de l’eve : et de ce + l’acusa Tubero, et Cicero le deffendi. Et encore a l’en l’allegacion Cicero, qui est + assez bele et est entitulee <hi rend="i">Por Quintus Ligarius</hi>. + Tisbero fu tres sages del conmun droit et del privé, et lessa pluseurs livres de l’un et + de l’autre, mes il escrist selonc l’ancienne parole, et por ce sont si + livre petit agraable. ¶ Aprés cestui, furent de grant auctorité + Ateius Capito, qui ensivi Offilius, et Antistius Labeo, qui oï toz cez. Ateius fu + conseilliers, mes Labeo ne le volt estre, ja soit ce que li empereres li offri, mes il + dona moult grant entente à estuide. Et il avoit einsi devisé tot l’an que il estoit .vi. + mois à Rome et donoit entente à escrire livres : il lessa donc .xl. volumes, que nos + avons. Cist dui firent premierement diverses suites, quar Capito se tint as choses qui + furent devant bailliees, et Labeo, qui estoit de bon engin et avoit doné entente à + escience plus que li autre, volt renoveler plusors choses. Aprés + Capito fu Massurius Sabinus, et aprés Labeo fu Nerva, et cil dui acrurent encore les + dissensions. Cil Nerva fu moult privez de l’empereor, et Massurius Sabinus fu en l’ordre + des chevaliers ; et fu li premiers qui escrist conmunement, et puis conmença Tiberius + Cesar à doner le benefice d’escrire conmunement, qar ce estoit otroié à lui tant + seulement. Quar nos devons savoir que, devant le tens Augustus + Cesar, la droiture de respondre conmunement n’estoit pas donee par les princes, mes cil + qui se fioient en lor estuide et en lor sens responnoient à cels qui demandoient + conseill, ne il ne donoient respons seelez, ainz les escrivoient as juges par le + testemoine de cels qui lor demandoient le conseill. ¶ Et que l’auctorité de droit fust + greignor, Augustus Cesar establi premierement que il respondissent par s’auctorité, et + dés cel tens comença l’en à demander ce por benefice. Et por ce, li bons princes Adrians + escrist as prevolz qui li requistrent que il lor leust à doner respons, que ce ne soloit + pas estre requis mes doné. + Tyberius Cesar + otroia à Sabin que il + respondist au pueple qui li demanderoit conseill. Cil Sabins avoit ja prés de .L. anz + quant il fu receuz en l’ordre des chevaliers ; il n’ot pas granz richeces, mes si + auditor le soustindrent en partie. Aprés lui + + fu Gaius Cassius, qui fu nez de la fille Tubero, qui fu niece Servius Suplicius, et por ce apele il Servius + son besaiel. Cil fu conseilliers o Quartin el tens Tyberius, et ot moult grant auctorité + en la cité, jusqu’à tant que li empereres le chaça hors de la cité. + Et il s’en ala en Sardine tant que Vaspasians le rapela, et aprés ce il fu morz et + Proculus fu aprés lui. En cel tens fu Nerva et uns autres, qui ot nom Longis, qui fu de + l’ordre des chevaliers et puis vint jusqu’à estre prevolz. Mes l’auctorité de Proculus + fu greignor, quar il fu plus poissanz, et encore furent les genz de diverses suites, si + come il conmencerent à estre el tens Capito et Labeo. Aprés Cassius + vint Celius Sabinus, qui fu moult poissanz el tens Vaspasian. Aprés Proculus fu + Pegasus, qui el tens Vaspasian fu prevolz de la cité. Aprés Celius fu Jabolenus, et + aprés Pegasus fu Celsus, et aprés Celsus le pere fu Celsus li filz et Neracius, qui + furent amedui conseillier. Aprés Jabolenus fu Aburnius Valerius et Tuscianus, et puis + Salvius Julianus.

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+ [1.3.0. De legibus senatusque consultis et longa consuetudine.] + Des lois et des conseulz au senat, et de longue + coustume. +

+ Papinians dit : Loi est conmuns conmandemenz, + conseulz de saches homes, chastiemenz des meffez qui sont fet ou de gré ou par + ignorance, conmune pramesse de la chose conmune.

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+ Pomponius dit : Il covient que droit soient + establi, si come dit Theofrastus, es choses qui sont universels.

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+ Celsus dit : Droit ne sont pas establi des choses + qui en aucun seul cas pueent avenir.

+

+ Cil meismes dit : Droiz doit mielz estre afetiez + as choses qui avienent sovent et legierement que à celes qui + viennent + [a]viennent + + aviennent] viennent ms. Corr. d’après avienent A, cf. le texte latin : «  Idem libro XVII digestorum. + nam ad ea potius debet aptari ius, quae et frequenter et facile, quam quae perraro + eveniunt ». à tart.

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Modestins + dit : La vertu de la loi est tele : conmander, deffendre, otroier, + punir.

+

+ Ulpians dit : Droit ne sont pas establi en + chascune persone, mes generalment.

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+ Cil meismes dit : L’en ne doute pas que li senaz + ne puisse establir droit.

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+ Julians dit : Ne lois ne conseulz au + senat ne pueent estre einsi escrit que tuit li cas qui aucune foiz avendroit i soient + conpris, ainz est assez que les choses qui sovent avienent i soient contenues.

+

+ Cil meismes dit : ¶ Et por ce, des choses qui premierement sont + establies, ou par exposicion ou par l’establissement au prince, doit l’en establir plus + certaine chose.

+

+ Cil meismes dit : Tuit li article ne pueent pas + estre conpris par lois ou par les conseulz au senat ; mes quant la sentence est aperte, + en aucun cas cil qui juge doit autresi jugier es semblabes cas.

+

+ Ulpians dit : Quar, si come Pedius dit, totes les + foiz que une chose ou autre est establie par loi, ce est bone achoison de jugier les + autres choses qui tendent à cel meisme proufit ou à cele meisme exposicion.

+

+ Paulus dit : Ce qui a esté receu contre la reson + de droit ne doit pas estre trez à consequence.

+

+ Julians dit : Es choses qui sont establies contre + la reson de droit ne poons nos pas ensivre la riule de droit.

+

+ Paulus dit : Sengles droiz est qui est establiz + contre la forme de reson por aucun proufit par l’auctorité de cels qui + l’establissent.

+

+ Celsus dit : Savoir les lois n’est pas tenir en + les paroles, mes la force et la poesté.

+

+ Cil meismes dit : Les lois doivent estre espostes + benignement, si que lor volenté soit gardee.

+

+ Cil meismes dit : Quant la voiz de la loi est + douteuse, icele significacion doit estre prise qui est sanz vice, meesmement quant la + volenté de la loi puet estre concueillie par ce.

+

+ Julians dit : Reson ne puet pas estre rendue de + totes les choses qui ont esté establies par les ancesseurs.

+

+ Neracius dit : Et por ce ne covient il pas enquerre + la reson des choses qui sont establies, autrement seroient destornees moult des choses + qui sont certaines.

+

+ Ulpians dit : Quant la loi otroie el tens + trespassé et otroie el tens avenir.

+

+ Paulus dit : Les choses ne doivent pas estre + muees, qui touz jorz ont eue certaine exposicion.

+

+ Celsus dit : Vilaine chose est + de jugier ou de respondre quant l’en a oï une partie de la loi devant que l’en + l’ait toute esgardee.

+

+ Modestins dit : Nule reson de droit ne nule + loiauté ne sueffre que, qant aucunes choses sont salvablement establies por le proufit + des homes, que nos les tornons à cruiauté contre lor proufit par trop dure + exposicion.

+

+ Paulus dit : Ce n’est pas novele chose que les + premieres lois soient tretes as derrenieres.

+

+ Terculians dit : Por ce a l’en usé que les plus + anciennes lois soient tretes à celes qui puis ont esté fetes, et l’en doit savoir que la + nature as lois est tele que eles apartienent toz jorz as personnes et as choses qui sont senblables à celes por + quoi eles furent fetes.

+

+ Paulus dit : Les derrenieres lois apartienent as + premieres se eles ne sont contreres à + els + el[e]s + , et ce est prové par pluseurs argumenz.

+

+ Cil meismes dit : Cil fet contre la loi, qui fet + ce que la loi desfent, et cil fet boisdie à la loi, qui garde les paroles de la loi et + en mue la sentence.

+

+ Ulpians dit : Boisdie est fete à la loi, quant + aucune chose est fete que la loi ne volt pas que fust fete et neporquant ele ne la + deffendi pas. Et boisdie se devise de ce qui est fet contre la loi.

+

+ Cil meismes dit : Li empereres est assols des lois, + et ja soit ce que l’empereriz n’en est pas assolse, neporquant li empereres li done cels + meismes previleges que il a.

+

+ Julians dit : Es causes en qoi nos n’avons pas lois + escrites, il covient garder ce qui + + par mours et par coustume est amené + avant, et se coustume deffaut, adonc devouns nous user del prochain et del ensievant + droit que l’en use pres del leu où coustume deffaut, por tant que il + + par mours … por tant que il] Post correctionem (main + B), ajouté par un signe de renvoi (petit cercle suivi d'un trait horizontal) + dans la marge inférieure. il covient garder ce qui s’acorde as lois ante correctionem. EA concordent avec F ante + correctionem, mais le texte latin confirme l’intervention du correcteur : « De + quibus causis scriptis legibus non utimur, id custodiri oportet, quod moribus et + consuetudine inductum est: et si qua in re hoc deficeret, tunc quod proximum et + consequens ei est: si nec id quidem appareat, tunc ius, quo urbs Roma utitur, + servari oportet ». s’acorde as lois. Et se l’en ne voit + + que il + + que il] Post correctionem (main B), ajouté dans la + marge droite avec un signe de renvoi (cercle et trait horizontal). a quoi + les lois ante correctionem (exponctuée par la main B). EA concordent avec + F ante correctionem, mais le texte latin confirme l’intervention du correcteur (cf. + supra). s’acordent + + à us + + à us] Post correctionem (main B), ajouté dans + l’interligne avec un signe d’insertion (semblable à un V). à quoi les lois + s’acordent ante correctionem. EA concordent avec F ante + correctionem, mais le texte latin confirme l’intervention du correcteur : « si nec + id quidem appareat, tunc ius, quo urbs Roma utitur, servari oportet »., + lors covient il garder le droit de qoi la cité de Rome use en tel cas. + Quar costume envieillie est par droit gardee en leu de + loi, et ce est li droiz que l’en apele droiz establi par meurs ; quar, por ce que les + lois ne nos lient par nule autre cause fors por ce que eles sont receues par le jugement + au pueple, autresin les choses que li pueples aloe sanz escrit lieront touz, quar il a + pou de difference se li pueples esclere sa volenté par escripture ou par les choses + meismes et par fez. Et por ce a il esté receu par droit que les lois soient + arrogiees + abrogiees + + abrogiees] arrogiees ms. Corr. d’après le texte latin : + « quare rectissime etiam illud receptum est, ut leges non solum suffragio legis + latoris, sed etiam tacito consensu omnium per desuetudinem abrogentur ». + arrengiees EA. non pas tant seulement par le comandement + l’empereor, mes par desacostumance.

+

+ Ulpians dit : Longue costume doit estre gardee por + droit et por loi es choses qui ne descendent pas d’escritd’escrit] + Corrigé en de droit escrit (main B) à travers un + signe de renvoi (une croix) dans la marge droite. EA et le texte latin confirment F + ante correctionem : « Diuturna consuetudo pro iure et lege in his quae non ex + scripto descendunt observari solet »..

+

+ Cil meismes dit : Quant aucuns se velt deffendre + par costume de cité ou de contree, ge croi que l’en doit premierement enquerre savoir + mon se cele costume a esté confermee en jugement ou ele ait esté contredite aucune + foiz.

+

+ Hermogenians dit : Les choses qui ont esté loees + par longue costume et gardees par plusors anz autresin conme par tesible covenance des + citeains ne sont pas meins gardees que droit escrit.

+

+ Paulus dit : Ainz doit cist droiz estre de grant + auctorité qui si est esprovez que il n’est pas mestiers de conprendre le par + escrit.

+

+ Cil meismes dit : Se l’en doute de l’exposicion + d’aucune loi, il covient premierement regarder de quel droit la cité a usé çà en + arrieres en semblables cas, quar costume est tres bone esponnerresse de lois.

+

+ Calistratus dit : Quar Sevoirs nostre empereres + escrist que es doutes qui nessent des lois l’en doit tenir la costume des choses qui + ont touz jorz esté jugiees en semblables cas.

+

+ Celsus dit : Ce qui ne fu pas premierement establi + par reson mes par erreur, et puis a esté tenu en coustume, ne doit pas estre tenu en + senblables cas.

+

+ Modestins dit : Touz li droiz qui est + a esté fez par consentement, ou establiz par besoing, ou confermez par + coustume.

+
+
+ [1.4.0. De constitutionibus principum.] + Des establissemenz as princes. +

+ Ulpians dit : Ce qui plest au prince a force de + loi, quar li pueples a mis en lui tout le conmandement et toute la poesté par la loi + roial qui a esté fete par son conmandement. Quant li empereres + establist donc une chose par letres ou par subscripcion, ou il l’a jugiee par sentence + diffinitive ou par interlocutoire, ou il l’a conmandee par banissement, il est certaine + chose que ce est loi. Ce sont les choses que nos apelons conmunement constitucions. + Mes les unes de cez choses sont personels, qui ne doivent pas estre + tretes en exemple, quar se li princes otroie à aucun une chose por sa deserte, ou se il + enjoint paine à aucun, ou se il + secors + secort + secort] secors ms. à aucun sanz + exemple, cil establissemenz ne s’estent pas à autre personne.

+

+ Ulpians dit : En establir noveles choses doit + avoir aparissant profit, ainz que l’en se parte del droit qui longuement a esté tenuz à + loial.

+

+ Jabolenus dit : Nos devons espondre plenierement le + benefice l’empereeur qui vient de sa sainte indulgence.

+
+
+ [1.5.0. De statu hominum.] + De l’estat as homes. +

+ Gaius dit : Touz li droiz de quoi nos usons + apartient as personnes ou as choses ou as actions.

+

+ Hermogenians dit : Por ce donc que touz droiz est + establiz por les homes, nos dirons premierement de l’estat des personnes, et puis des + autres choses selonc l’ordre del pardurable banissement, et i joindrons les prouchiens + tytres.

+

+ Paulus dit : La soveraine division de la droiture + des personnes est donc ceste : que tuit li home sont ou franc ou serf.

+

+ Florencius dit : Franchise est naturel poesté que + aucuns a de fere ce que il li plest. Servages est establissemenz qui vint del droit as + genz par qoi aucuns est souzmis à autrui seignorie contre nature. Il sont apelé serf por + ce que li empereeur conmanderent que li chaitif fussent vendu et ne fussent pas + ocis et einsi estoient il gardé.

+

+ Marcians dit : Li serf n’ont que une condicion, + mes li .i. des frans homes sont naturelment franc, et li autre ont esté franchi. + Li serf sont amené en nostre seignorie, ou par le droit citeain ou + par le droit as genz. Par le droit citeain, si come se aucuns qui ait plus de .xx. anz + sueffre que il soit venduz por estre parçoniers del pris. Par le droit as genz sont cil + nostre serf que nos prenons sor noz anemis, ou cil qui nessent de noz serves. ¶ + Li naturel franc sont cil qui nessent de franche mere : et ce + soffist bien que la mere fust franche el tens que li enfes nasqui, ja soit ce que ele + estoit serve quant ele le conçut. Et se ele estoit franche quant ele conçut, et ele + estoit serve quant ele enfanta, li enfes sera frans, ne il n’a point de difference se + ele conçut par mariage ou de porchaz, quar la chetiveté à la mere ne doit pas nuire à + l’enfant qui est en son ventre. Por ce demande l’en, se une serve + grosse d’enfant a esté franchie et puis revient en servage, ou ele est chaciee de la cité + et ele enfante, savoir mon se li enfes est frans ou sers. Et l’en a prové par droit que + il est frans, et ce + soufist + soufit + + soufit] soufist ms. Corr. d’après souffit A, cf. le texte latin : « et tamen rectius probatum est liberum nasci et + sufficere ei qui in ventre est liberam matrem vel medio tempore + habuisse ». bien à celui qui est el ventre que sa mere ait esté franche en + aucun tens puis que il fu conceuz.

+

+ Gaius dit : Cil sont apelé franchi qui de droit + servage sont amené à franchise.

+

+ Paulus dit : L’en garde en celui qui est encore el + ventre sa mere autresi come se il fust ja nez totes les foiz que l’en enquiert de son + proufit, ja soit ce que rien ne vaille à autres devant ce que il nessent.

+

+ Papinians dit : Li empereres Tytus escrist que li + estaz des frans ne doit pas estre muez por la forme d’instrument qui a esté malement + fez.

+

+ Cil meismes dit : En plusors articles de nostre + droit est pire la condicion as femes que cele as homes.

+

+ Ulpians dit : L’en demande que l’en doit dire de + celui qui n’est ne home ne feme, qui est apelez hermafrodit, et ge croi que il + doit estre jugiez selonc la nature qui est plus fort en lui.

+

+ Paulus dit : Paulus respondi que cil qui el vivant + au pere est conceuz de la conjunction à la fille sanz le seu au pere, ja soit ce que il + nesse aprés la mort son aiel, il ne senble pas que il soit droit filz à celui de qui il + est conceuz.

+

+ Hermogenians dit : Li sers que ses sires lesse au + jugement de fortune en cause capital, se il est assous, il n’est pas por ce frans.

+

+ Paulus dit : Cil ne sont pas franc, qui sont né + contre la forme d’umain lignage, si come se feme enfante aucun mostre. Mes se nature + s’eslargist en aucun si come en celui qui a .vi. doiz en une main, cil sera contez entre + les enfanz.

+

+ Triphonius dit : Uns hom conmanda en son testament + que quant Arethusa, sa serve, auroit enfanté .iii. enfanz, ele fust franche. Ele en + enfanta premierement .i., et puis .iii. à .i. lit : l’en demande se + aucuns de cez .iii. est frans, et liquiex, quar la feme a acomplie la condicion qui fu + mise en sa franchise. Mes l’en ne doit pas doter que li derreniers ne + nesse frans, quar nature ne sueffre pas que dui enfant issent ensemble del ventre à une + feme que l’en ne sache bien liquiex nesse derrenierement, et liquiex nesse en servage, et + liquiex en franchise. Et dés que la feme conmença à enfanter, la condicion avint par + quoi cil qui fu nez derrenierement nasqui de franche mere, autresi conme se une autre + condicion eust esté mise en la franchise à la mere et ele fust acomplie el tens que ele + traveilloit, l’en doit croire que ele fust franche en l’enfantement.

+

+ Ulpians dit : Autresi est il se cele serve ot + premierement .ii. enfanz à .i. lit, et puis .ii. à .i. autre, quar l’en ne puet pas dire + que li uns et li autres nesse naturelment frans, mes cil qui nest + derrenierement. Ceste question est donques de fet et ne mie de droit.

+

+ Cil meismes dit : Cil qui sont en la cité de Rome + sont fet franc par l’establissement au saint empereeur Antoine.

+

+ Cil meismes dit : Li empereres Adrians dist à + Marcel que la franche feme qui est grosse et est dampnee à mort enfante franc enfant, et + l’en a acostumé de garder la tant que ele ait enfanté. Et se cele qui a conceu de son + loial mariage est si dampnee que son conmune de feu et d’eve li est devaee, li enfes que + ele enfantera sera frans et en la poesté son pere.

+

+ Celsus dit : Quant li mariages est fez leaument, + li enfant ensivent le pere, et quant il sont de porchaz il ensivent la mere.

+

+ Ulpians dit : Se aucuns chiet en forsenerie, il + semble que il retient son estat et la digneté où il fu avant, et sa baillie et sa + poesté, autresi come il retient la seignorie de sa chose.

+

+ Modestins dit : Li homs frans qui se vendi et puis + est franchiz ne revient pas à son premier estat que il renoia, ainz est de la condicion + à cels qui sont franchi.

+

+ Cil meismes dit : Modestins escrist que, se une + serve enfanta el tens en quoi ele dut estre franchie par le covenant qui fu fez quant + ele fu donee, por ce que ele fust franche selonc le covenant, li enfes qui nest de li est + naturelment frans.

+

+ Cil meismes dit : Enfant sont apelé de porchaz qui ne pueent pas + mostrer lor pere, ou qui le pueent mostrer mes il est tiex que il ne li loist pas à + estre lor peres ; et il sont apelé bastart.

+

+ Ulpians dit : La loi de nature est tele que li + enfes qui nest sanz loial mariage ensive la condicion sa mere, se loi especial + n’establist autre chose.

+

+ Cil meismes dit : Nos devons tenir celui por + naturelment + + franc + + franc] Post correctionem. Le mot franc et la virgule qui le suit sont ajoutés dans l’interligne par la main B. + por naturelment Ante correctionem. Le texte latin + dit : « Ingenuum accipere debemus etiam eum, de quo sententia lata est, quamvis + fuerit libertinus: quia res iudicata pro veritate accipitur »., + por qui sentence est donee que il est naturelment frans, ja soit ce que il + ait devant esté en l’estat de cels qui sont franchi, quar la chose jugiee est prise por + verité.

+

+ Julians dit : Presque touz li droiz citeains + s’acorde que li enfant qui sont el ventre lor mere sont contable, qar li heritage qui + lor afierent par les lois lor sont rendu. Et se feme grosse est menee en chetivoison, ce + qui nest de li a la droiture que cil ont qui revienent de chetivoison, et si ensuit la + condicion de son pere et de sa mere. Et se une serve grosse est + emblee, ja soit ce que ele enfante entor celui qui l’a achatee par bone foi, ce qui nest + de li ne puet pas estre gaaignie par longue tenue ne plus que chose emblee.

+

+ Ulpians dit : Li patrons ne puet en nule maniere + fere naturelment franc celui qui reconnoist que il a esté franchiz.

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+
+ [1.6.0. De his qui sui vel alieni iuris sunt.] + De cels qui sont à soi ou en autrui poesté. +

+ Gaius dit : Aprés vient une autre division de la + droiture des personnes, quar les unes des personnes sont de lor droiture, les autres + sont souzmises à autrui droiture. Veons donc de celes qui sont souzmises à autrui + droiture, quar quant nos savrons lesqueles personnes ce sont, nos savrons bien lesqueles + sont de lor droiture. Esgardons donc de celes qui sont en autrui poesté. + Li serf sont en la poesté lor seignors, et cele poesté vint del + droit as genz, quar nos poons vooir en totes genz yvelment que li sires a la poesté de + la vie ou de la mort à son serf, et quanque li sers conquiert est à son seignor. + Einsi souloit il estre jadis, mes el tens d’ore il ne loist à nul + home qui soit souz l’empire de Rome à estre trop cruel envers son serf sanz les causes + qui sont conneues es lois, quar selonc l’establissement au saint empereeur Antoine, cil + qui ocit son serf sanz cause ne doit pas estre meins puniz que cil qui ocit autrui serf, + et la desmesuree asprece des seigneurs est refrenee par l’establissement à + cel meisme prince.

+

+ Ulpians dit : Se li sires est trop cruels contre + ses sers ou il les contraint de fere pechié et de perdre lor chastëé, li empereres Pius + nos mostre que li prevolz en doit fere en une epistre que il escrist à Marcian le + visconte, de quoi les paroles sont teles : « ¶ Il covient que la poesté as seignors soit + entiere seur lor sers, et à nul home ne doit sa droiture estre amenuisiee ; et ce est li + preuz as seignors, que aide ne soit pas vaee à cels qui par droit la requierent + contre la cruiauté lor seignor, ou contre la faim ou contre tort fet que + il ne puissent soufrir. Et por ce, oiés la conplainte à cels de la mesniee Sabin qui + s’en sont foï as ymages, et se tu trueves que il lor ait fet plus de durté ou de + tort fet que il ne deust, conmande que il soient vendu, si que il ne reviegnent pas en + la poesté lor seignor. Et se il fet boisdie à cest mien establissement, sache que ge en + prendrai plus cruel venjance ». ¶ Li empereres Adrians envoia en essil jusqu’à .v. anz + une feme por ce que ele tretoit trop cruelment ses serves por trop legieres causes.

+

+ Gaius dit : En nostre poesté sont nostre enfant, + que nos avons de loial mariage, et cist droiz est propres as citeains de Rome.

+

+ Ulpians dit : Quar li un des citeains + + [de Rome] + + de Rome] Ajouté d’après E, cf. le texte latin : « Nam + civium Romanorum quidam sunt patres familiarum ». sont pere, qui ont lor + enfanz en lor poesté, et li autre son fill, qui sont en la poesté lor peres. Et autresi + est il [d]es femes, que les unes sont meres, qui ont lor filles en baill, les autres sont + filles, qui sont en la poesté lor meres. Entre les peres sont tuit cil qui sont hors + d’autrui poesté, de quel aage que il soient. Cil qui nest de moi et de ma feme est en ma + poesté, et + ce + cil + cil] ce ms. Corr. d’après A, cf. le texte + latin : « Item qui ex filio meo et uxore eius nascitur, id est nepos meus et neptis, + aeque in mea sunt potestate, et pronepos et proneptis et deinceps + ceteri ». qui nest de mon fill et de sa feme, ce est mes niés et ma niece, + sont autresi en ma poesté, et autresi cil qui descendent d’els.

+

+ Cil meismes dit : Cil qui sont neveu à aucun de + son fill qui est morz doivent estre en sa poesté, et autresi li enfant as + neveuz, ou il seront en la poesté au fill se il vit ; et ce est droiz non pas tant + seulement es filz naturels, mes es adoptis.

+

+ Cil meismes dit : Nos apelons celui fill, qui nest + d’ome et de sa feme. Mes se nos faignons que li mariz a esté hors del païs par .x. anz, + et quant il revint il trova en sa meson .i. enfant d’un an, la sentence Julian nos plest + que il n’est pas filz au mari. Et se aucuns demeure continuelment o sa feme et ele a .i. + enfant et il ne veult pas reconnoistre que il soit suens, il me semble, et Scevola s’i + acorde, que se li mariz a esté lonc tens o sa feme, que il n’a pas geu + a li + o li + o li] a li ms. Corr. d’après o lui E, cf. le texte latin : « si constet maritum aliquamdiu cum uxore non + concubuisse ». , ou par maladie ou par autre cause, ou se il a esté en + tel point que il ne peust engendrer et li voisin le sevent bien, cil qui est nez en sa + meson n’est pas ses filz.

+

+ Cil meismes dit : Se li peres est condampnez à + aucune paine, si come se il est baniz de la cité ou il est fez sers à aucune paine, li + niés vient sanz doute el leu au fill.

+

+ Cil meismes dit : Se li peres est forsenez, por ce + ne remaint il pas que si fill ne soient en sa poesté ; autresin est il en toz les peres + qui ont lor enfanz en lor poesté, quar la droiture de poesté fu establie par bones + meurs. Ne li peres ne lesse pas à avoir ses enfanz en sa poesté se il n’en issent es + manieres qui sont acostumees. Et por ce, ne doit l’en pas douter que li enfant au + forsené ne remaignent en sa poesté, et non pas tant seulement cels que il avoit devant + la forsenerie, mes se aucun sont conceu devant et il sont né en la forsenerie, il sont + en sa poesté. Mes se sa feme conçoit tant conme il est en sa forssenerie, il covient + vooir se cil enfes est en sa poesté, quar ja soit ce que li forssenez ne puisse pas + prendre feme, neporquant il puet retenir son mariage que il fist devant, et por ce li + filz sera en sa poesté. Et se la feme est forssenee, li enfes que ele conçut devant la + forssenerie sera en la poesté son pere. Et se ele conçoit en sa forsenerie + .i. enfant de + son mari, il sera en la poesté son pere, quar lor mariages n’est pas + failliz. Et se il sont amedui forssené et la feme conçoit, lors li enfes sera en la + poesté son pere, quar lor volenté n’est pas del tout faillie por la forsenerie, quar + autresi come li mariages dure quant li uns est forssenez, dure il quant il sont amedui + forsené. Li forsenez a si son fill en sa poesté que quanque li filz + aquiert est aquis au pere.

+

+ Pomponius dit : Cil qui est en baill est es + conmunes causes en leu de celui qui est hors de baill, si conme quant il est mis en + baillie ou quant il reçoit la garde d’un orfelin.

+

+ Ulpians dit : Se li juges done sentence que aucuns + norrisse .i. enfant, l’en doit enquerre de la verité se il est filz à celui qui le + norrist ou non, quar la cause de la norreture ne tolt pas la verité.

+

+ Modestins dit : Li fill naturel ou cil qui sont + mis hors de baill ne sont pas ramené en la poesté lor pere, mal gré leur.

+
+
+ [1.7.0. De his qui sui vel alieni iuris sunt.] + D’adopcions et de metre enfanz hors de bail, et d’autres manieres + par quoi la poesté as peres faut. +

Modestins + dit : Nature tant seulement ne fet pas filz et filles, mes adopcions. + Adopcion est uns nons generals qui est devisez en .ii. especes, de quoi l’une est apelee + adopcion, et l’autre arrogacion. Cil qui sont en baill sont doné en adopcion, et cil qui + sont hors d’autrui poesté se donent en arrogacion.

+

+ Gaius dit : General adopcion est fete en .ii. + manieres : ou par l’auctorité au prince ou par le comandement à aucun bailli. Par + l’auctorité au prince prenons nos en adopcion cels qui sont de lor droiture, et ceste + maniere d’adopcion est apelee arrogacion, quar l’en demande à celui qui prent aucun en + adopcion se il veult que il soit ses droiturels filz, et à l’autre demande l’en se il veult estre ses filz. Nos prenons en adopcion par le comandement + as baillis + au bailli + au bailli] as baillis ms. Corr. d’après + au baillis E, cf. le texte latin : « Imperio magistratus adoptamus eos + qui in potestate parentis sunt, sive primum gradum liberorum optineant, qualis est + filius filia, sive inferiorem, qualis est nepos neptis, pronepos + proneptis ». ceus qui sont en la poesté lor peres, qui que il soient, ou + fill ou neveu. ¶ Ce est general chose en toute adopcion que cil qui + ne pueent engendrer, si come sont li espaié, pueent prendre enfanz en adopcion. + Ce est propre chose en l’adopcion qui est fete par le prince que, + se cil qui est frans, qui n’est pas en autrui poesté, se done en arrogacion, il n’est + pas tant seulement souzmis à la poesté à celui qui le prent en adopcion, mes si enfant + sont en sa poesté, autresi come neveu.

+

+ Paulus dit : Se contes ou prevolz est en la poesté + son pere, il est certaine chose que il puet estre mis hors de baill ou donez en adopcion + par devant lui meismes.

+

+ Modestins dit : La sentence Neracius est que li + baillis par devant qui actions doivent estre menees puet metre ses filz hors de baill et + doner le en adopcion par lui meismes sanz autre juge.

+

+ Celsus dit : Es adopcions de cels qui ne sont pas + en autrui poesté ne demande l’en fors lor volenté, mes en celui que ses peres done en + adopcion covient il savoir la volenté del pere et del fill, ou que il s’i consentent + expressement ou que il ne le contredient pas.

+

+ Paulus dit : Quant aucuns done en adopcion + l’enfant son fill, il covient que li filz li consente, et ce dit Julians.

+

+ Celsus dit : Quant adopcion est fete, il ne + covient pas avoir l’auctorité de cels entre qui droiture de lignage conmence à estre par + cele adopcion.

+

+ Modestins dit : L’auctorité au procurateur n’est + pas necessaire en arrogacion. Ce avoit esté tenu premierement, mes + Claudius le mua par droit.

+

+ Ulpians dit : Avugles puet prendre en adopcion et + estre i donnez.

+ +

+ Paulus dit : Se aucuns done en adopcion par le + consentement de son fill l’enfant son fill que il a en sa poesté, cil ne sera pas + propres hoirs à son aiel, quar il revient aprés la mort son aiel autresi conme en la + poesté son pere.

+

+ Cil meismes dit : Se cil qui a .i. fill prent + aucun en adopcion autresi conme neveu, quant il muert li niés ne remaint pas en la + poesté son fill.

+

+ Ulpians dit : Cil qui est delivrez de la poesté + son pere n’i puet pas puis revenir honestement fors par adopcion.

+

+ Papinians dit : Il est einsi en tot droit que puis + que la poesté au pere adoptif est finee, il n’en remaint puis nule estrace, et la dignité + qui fu aquise au pere par adopcion faut quant l’adopcion est finee.

+

+ Pomponius dit : Cil qui est nez del fill adoptif + pert totes les droitures qui li apartenoient par l’adopcion quant ses peres est mis hors + de la poesté à son pere adoptif.

+

+ Ulpians dit : Se cil qui est hors d’autrui poesté + se done en adopcion, totes les choses qui furent seues trespassent à celui qui l’a pris + en adopcion, neis li enfant que il avoit en sa poesté, et se il avoit aucun de ses + enfanz en chetivoison et il revient, et cil qui estoit encore el ventre sa mere quant + il se dona en adopcion revient autresi en la poesté son pere adoptif. + Cil qui a .ii. filz et a de l’un .i. neveu, se il velt prendre le neveu en adopcion + autresi come se il fust nez de l’autre fill, il le puet fere se il le met avant hors de sa + poesté, quar il le fet non pas conme aiels mes conme autres, et por ce il le puet + prendre en adopcion autresi conme .i. autre. L’en doit prendre garde + que cil qui prent aucun en adopcion ait plus de .lx. anz, si que l’en n’ait pas + esperance que il engendre enfanz dés ore en avant ; et cil qui a meins d’aage ne doit + pas prendre en adopcion, se ce n’est por maladie ou pour autre resnable cause, si come se + cil que il prent en adopcion est joinz à lui par lignage. + Aucuns ne doit pas prendre pluseurs enfanz en adopcion fors por + droite cause, ne celui que autres a franchi, ne plus viell de lui.

+

+ Jabolenus dit : Adopcion a leu es personnes en quoi + nature puet avoir leu.

+

+ Ulpians dit : Il n’est pas otroié que cil praigne + aucun en adopcion qui a aministré la garde de lui se cil que il prent en adopcion a + meins de .xxv.anz, que il ne + + [le] + + le] Ajouté d’après que il ne le face + E. Le texte latin dit : « ne forte eum ideo adroget, ne rationes + reddat ». face par aventure por eschaper soi, que il ne rende conte. L’en + doit enquerre que il n’ait pas vilaine cause por quoi aucuns praigne .i. autre en + adopcion. L’en ne doit otroier à nus que il + praignent + praigne + praigne] praignent ms. Corr. d’après A, cf. le + texte latin : « Eorum dumtaxat pupillorum adrogatio permittenda est his, qui vel + naturali cognatione vel sanctissima affectione ducti adoptarent ».  + orfelins en adopcion fors à cels qui le font ou par reson de lignage ou por deu ; à touz + autres le doit l’en deffendre que il ne soit en la poesté à cels qui ont les orfelins en + garde de finer la garde et d’estraindre la substitution que li peres à l’orfelin fist. ¶ + Il covient vooir premierement quiex chatiex li orfelins a, et quiex + chatiex cil à qui le veult prendre en adopcion, et puis doit l’en fere conparaison + savoir mon se l’adopcion seroit proufitable à l’orfelin. Et aprés ce, doit l’en garder + de quel vie cil est qui veult amener l’orfelin en sa poesté, et à prés de quel aage il + est, si que l’en puisse savoir liquels li est mielz : ou que il pense d’engendrer + enfanz, ou que il mete en sa poesté aucun qui soit d’autrui mesniee. ¶ + Aprés ce doit l’en garder que il ne soit otroié à celui qui a .i. + enfant ou pluseurs que il praigne autre en adopcion, que l’esperance de son heritage ne + soit amenuisiee à cels que il a euz de son loial mariage, ou que li filz adoptif n’ait + meins del suen que il n’en doit avoir. Aucune foiz est il otroié que + li plus povres praigne le plus riche en adopcion, se l’en set que il est de bone vie et + que sa volenté est honeste. Mes il couvient doner caupcion en cez + cas.

+ +

+ Marceaus dit : L’en ne doit pas otroier la volenté + à celui qui velt prendre orfelin en adopcion devant que il ait doné caupcion de rendre + quanque il avra des choses à l’orfelin à cels à qui la chose deust venir se li orfelins + fust remés en son estat.

+

+ Ulpians dit : Par les paroles de la caupcion que + cil qui prent orfelin en adopcion doit doner à cels à qui la chose apartient est il + porveu as franchises qui sont donees es segondes tables et au serf qui est establiz à + estre hoirs aprés le premier hoir, et à cels à qui li lés sont lessié. + Et se cele caucion n’est donee + profitable + profitable[ment] + profitablement] profitable ms. Corr. d’après + E, cf. le texte latin : « Quae satisdatio si omissa fuerit, utilis actio in + adrogatorem datur ». + , action en est donee contre celui qui prent l’orfelin en adopcion.

+

+ Marceaus dit : Ceste caupcion a leu se li + orfelins muert ainz que il ait .xiiii. anz, et ce que nos avons dit de l’orfelin doit + estre gardé en l’orfeline.

+

+ Gaius dit : Quar femes pueent estre prises en + adopcion par le conmandement au prince.

+

+ Ulpians dit : Et se cil qui a .i. fill adoptif muert et il lesse .i. + fill qui a meins de .xiiii. anz, et cil enfes muert aprés, l’en demande se li hoir à + celui qui avoit le fill adoptif sont tenu à respondre de ses biens. Et l’en doit dire + que li hoir doivent rendre toz les biens au fill adoptif, et par desus ce la quarte part + des biens au pere. ¶ L’en demande se cil peres adoptis puet establir + hoirs qui soient hoir aprés son fill qui a meins de .xiiii. anz ; et ge croi que tel + substitucion ne doit pas estre receue fors por la quarte part tant seulement que il a de ses + biens. Et se il enjoint à son hoir que il rende aucune chose à aucun, il n’est pas tenuz + à rendre la de ce qui n’est pas venu à lui de par le mort. ¶ Totes cez + choses doivent estre tenues, coment que aucuns preigne en adopcion l’enfant qui a meins + de .xiiii. anz ou en leu de fill ou en leu de neveu.

+

+ Paulus dit : Cil qui est donez en + adopcion est cosins à cels qui nessent de son pere adoptif, et non pas à autres de son + lignage. Et por ce, se ge ai .i. fill adoptif, ma feme ne li est pas en leu de mere, ne + ma mere ne li est pas en leu d’aiole, quar il n’apartient pas à cels qui sont hors de ma + mesniee ; mes mes filz adoptif est frere ma fille, por ce que ma fille est en ma mesniee, + et ele ne li apartient, fors en tant que ele ne puet estre sa feme.

+

+ Ulpians dit : Cil qui n’est pas presenz ne puet + pas estre pris en adopcion, ne cil qui ne s’i velt assentir.

+

+ Cil meismes dit : Se li peres mist sa fille hors + de baill, et ele vesqui einsi longuement et puis morut et establi hoirs en son + testament, il est deffendu que li peres ne mueve plet contre le fet à la fille, por ce + se il ditpor ce se il dit] à comprendre : ‘comme se il + disait’, cf. le texte latin : « Post mortem filiae suae, quae ut mater familias + quasi iure emancipata vixerat et testamento scriptis heredibus decessit, adversus + factum suum, quasi non iure eam nec praesentibus testibus emancipasset, pater movere + controversiam prohibetur ». que il ne la mist pas par droit hors de sa + poesté ne par devant tesmoinz. ¶ Cil qui n’est pas presenz ne puet + par + pas + pas] par ms. par autre prendre + fill en adopcion ne fere tel sollempnité.

+

+ Julians dit : Cil que mes filz qui est hoirs de mon + baill prendra en adopcion ne sera pas mes niés.

+

+ Cil meismes dit : Cil qui est nez del fill adoptif + tient leu d’adoptif.

+

+ Gaius dit : Cil qui a .i. fill et de cel fill .i. + neveu puet metre le fill hors de sa poesté et retenir i le neveu ou metre en hors le + neveu et retenir i le fill, ou il les en puet amedeus metre hors ; autresi est il del fill + au neveu.

+

+ Calistratus dit : Se li peres naturels à aucun ne + puet parler et il puet mostrer en autre maniere que par parole que il veult doner son + fill en adopcion, l’adopcion est autresi bien confermee come se ele fust fete par + droit.

+

+ Paulus dit : Cil qui n’ont pas femes pueent + prendre filz en adopcion.

+

+ Marcians dit : Li filz qui est en la poesté son + pere ne puet en nule maniere contraindre son pere de metre l’en hors quels filz que il + soit, ou naturels ou adoptis.

+

+ Papinians dit : Cil qui fu donez en adopcion quant + il avoit meins de .xiiii. anz sera aucune foiz oïz se il velt estre mis hors de baill + quant il avra passé .xiiii. anz. Et ce doit fere li juges se il voit droite cause, quar + li empereres Tytus Antonius escrist que l’en doit otroier à celui qui a orfelin en garde + que il en face son fill adoptif.

+

+ Marcians dit : Et se li orfelins voit, quant il a + passé .xiiii. anz, que ce ne soit pas ses preuz que il soit en la poesté à son + deffendeeur, ce est loiauté que il soit mis hors + del + du + du] del ms. Corr. d’après du A. Le texte latin dit : « Et si pubes factus non expedire sibi in potestatem eius + redigi probaverit, aequum esse emancipari eum a patre adoptivo atque ita pristinum + ius reciperare ». + baill à son pere adoptif et recuevre l’ancienne droiture.

+

+ Paulus dit : Se uns filz est donez en adopcion par + tel covenant que tu me doignes celui meismes en adopcion aprés troiz anz, Labeo dit que + nule action n’en nest.

+

+ Cil meismes dit : + Didnité + Dignité + Dignité] Didnité ms. + n’est pas amenuisee par adopcion, ainz est creue. Et por ce, se uns senateurs + est fez filz adoptif à .i. bas home, por ce ne pert il pas à estre senateurs ; et + autresi li filz au senateur.

+

+ Cil meismes dit : + Il est certaine chose que li peres puet metre son fil hors de sa poesté en quel + leu que il veult ; et par devant le visconte qui est en la contree qui ne li est pas + bailliee, puet aucuns estre franchiz et donez en adopcion.

+

+ Cil meismes dit : Aucuns puet avoir neveu adoptif, + ja soit ce que il n’ait point de fill. Se aucuns a eu .i. fill + + [adoptif] + adoptif] Ajouté d’après E, cf. le texte + latin : « Eum, quem quis adoptavit, emancipatum vel in adoptionem datum iterum non + potest adoptare ». et il l’a mis hors de son baill ou doné à autre en + adopcion, il ne le puet pas autre foiz prendre en adopcion.

+

+ Marceaus dit : Adopcion qui n'est pas fete par droit + puet estre confermee par le prince.

+

+ Ulpians dit : Quar li empereres Marc escrist einsi + à Eutichiain : Li juge prendront garde se tu doiz empetrer ce que tu + demandes ; et cil seront present qui le voudront contredire, ce seront cil qui seront + grevé par l’adopcion se ele est confermee.

+

+ Modestins dit : Quant cil qui est hors de baill + est donez en adopcion, si enfant qui estoient devant en sa poesté sont + fet neveu au pere adoptif. Mes il n’est pas einsi quant cil qui est en baill est donez + en adopcion, quar si enfant remaignent en la poesté à lor aiel naturel. + Cil qui prent aucun en adopcion doit estre plus vielz de lui + .xviii. anz. Se li espaiez prent aucun en adopcion, il le puet fere + son hoir ne li vices corporels ne li nuist pas.

+

+ Cil meismes dit : Se li peres met hors de son + baill son fill de quoi il a .i. neveu en sa poesté et il le prent aprés en adopcion, + quant li filz muert, li niés ne repere pas en la poesté son aiel qui le retint quant il + dona son fill en adopcion.

+

+ Cil meismes dit : Neis enfens de .vii. anz puet + estre donez en adopcion.

+

+ Pomponius dit : L’en puet fere non pas tant + seulement filz adoptis mes neveuz, si que il soient autresi come se il fussent né del + fill.

+

+ Proculus dit : Se cil qui a .i. neveu de son fill + prent aucun en adopcion en leu de neveu, ge ne croi pas que, puis que il est morz, que + il ait droiture de lignage entre le neveu adoptif et le naturel. Mes se il le prist en + adopcion si que il fust ses niés, autresi come se il fust nez de son fil et de sa preude + feme, ge croi le contrere.

+

+ Paulus dit : La charge à celui qui est donez en + adopcion va au pere adoptif.

+

+ Ulpians dit : Li filz que ge aquis tant conme ge + estoie sers puet estre ramenez en ma poesté par le benefice au prince ; neporquant, l’en + ne dote pas que il ne soit de la condicion à cels qui sont franchi.

+
+
+ [1.8.0. De divisione rerum et qualitate.] + De la division des choses et des qualitez. + +

+ Paulus dit : La soveraine division des choses est + devisee en .ii. parties, quar les unes choses sont de la devine droiture et les autres + de l’umaine. De la devine droiture sont les choses saintes et les religieuses. Les + choses saintes, si conme li mur et les portes, sont en une maniere de la + devine droiture. La chose qui est de la devine droiture n’est es biens à nul, mes cele + qui est d’umaine droiture est es biens à aucun ; et aucune foiz puet il avenir que ele + n’est es biens à nul, quar les choses de l’eritage ne sont es biens à nul devant que li + hoirs ait receu l’eritage.¶ Les choses qui sont d’umaine droiture + sont ou conmunes ou privees. Celes qui sont conmunes + ne sont es biens à nul, ainz sont à tote l’université des genz. Les choses privees sont + celes qui sont propres à aucuns. ¶ + Les unes des choses sont corporels, les autres ne sont pas corporels. + Les choses corporels sont celes qui pueent estre + aprouchiees + atouchiees + atouchiees] aprouchiees ms. Corr. d’après EA, + cf. le texte latin : « Corporales hae sunt, quae tangi possunt ». + , si come uns chans, uns hom, une robe, or et argent et moultes autres choses. + Les choses noient corporels sont celes qui ne pueent pas estre atouchiees, si come les + droitures, usaires, obligement conment que il soient fet, et heritages, ja soit ce que + en heritage soient contenues plusors choses corporels ; quar autresi sont corporel li + fruit qui sont receu d’un champ de quoi aucuns a l’usaire, et ce qui nos est deu par + aucun obligement est corporel, si come uns chans, uns sers, denier. Mes la droiture + d’estre hoirs et la droiture d’avoir usaires et la droiture d’obligement ne sont pas + choses corporels, et autresi sont les droitures des possessions des citez et des chans, + qui sont apelees servises.

+

+ Marceaus dit : Unes choses sont, qui par le droit + as genz sont conmunes à touz ; et les autres qui ne sont à nul ; et les autres qui sont à + certains seigneurs, qui sont aquises à chascun por diverses causes. Par naturel droit + sont conmun à touz li airs, l’eve corant et la mer, et par ce sont conmun li rivage de + la mer.

+

+ Florentins dit : Les pierres precieuses et les + autres choses que nos trovons en la rive de la mer sont meintenant noz par le droit + naturel.

+ +

+ Marcians dit : Il n’est donc deffendu à nul que il + n’aprouche à la rive de la mer por peschier en tel maniere, neporquant que il s’atiegne + des villes et des sepulcres et des edefiemenz, qui ne sont pas choses conmunes autresi + come la mer ; et ce escrist li empereres Pius as pescheeurs de .ii. citez prés + que tuit li flueve et li port sont conmun.

+

+ Gaius dit : Li usages des rives est conmuns par le + droit as genz, autresi conme del flueve. Il loist donc à chascun à arriver i et à + atachier lor chaables as arbres qui i nessent, et à sechier i lor roiz et à deschargier + lor nes, autresin come il pueent nagier par le flueve ; mes la proprieté en est à cels + qui ont lor chans joignant, et por ce li arbre qui i nessent sont + leur. Il loist à cels qui peschent en la mer que il facent une loge el rivage en quoi + il se reponnent.

+

+ Marcians dit : Si que cil qui i edefient + sont seignor de la terre tandis come li + edefiemenz i est, mes quant li edefiemenz est depeciez li leus revient en sa premiere + cause, et se uns autres edefie en cel meismes leu, il sera suens. ¶ + Unes choses sont, qui sont conmunes à aucune université et non pas + propres à aucun, si come les choses qui sont es citez : li theatre et les estades et les + choses semblables qui sont es citez sont conmunes. L’en ne puet pas dire que li sers qui + est conmuns à aucune cité soit propres à aucun des citeains, ainz à tote l’université. + Et por ce, li saint frere escristrent que li sers de la cité puet estre tormentez contre + .i. des citeains ou por lui, et cil que la conmune d’une cité a franchi n’a pas besoing + de demander pardon del banissement se il veult pledier à aucun des citeains. ¶ + Les choses saintes et les religieuses ne sont es biens à nul. + L’en apele choses saintes celes qui sont sacrees conmunement et non + pas priveement. Se aucuns fet donc priveement .i. leu saint à son oés, ce n’est pas + sainte chose, mes esconmeniee. Se une meson est une foiz sacree, ja soit ce que li + edefiemenz est depeciez, li leux remaint sainz. + Chascuns puet fere leu religieux par sa volenté, se il enfuet .i. mort en leu qui soit + suens. En sepulcre qui est conmuns puet chascuns enfoïr mal gré as autres ; et en leu qui + est à autrui puet chascuns enfoïr, se cil quiqui] Comprendre + « à qui ». il est li otroie, ja soit ce que il s’en repente puis. + Dés que morz est enfoïz en .i. leu est il religiex.

+

+ Marcians dit : Chose sainte est deffendue et + garnie contre les torz fez as homes. Cassius dit que Sabins respondi + par droit que li mur des garnisons sont saint, et que il covient deffendre que aucune + chose ne soit pas mise desus.

+

+ Ulpians dit : Cil leu sont saint qui sont sacré + conmunement, où que il soient, ou en cité ou as chans. Et l’en doit + savoir que leus conmuns puet estre + + [fait] + fait] Ajoutée d’après EA, cf. le texte latin : « Sciendum est + locum publicum tunc sacrum fieri posse ». + sainz quant li princes l’a sacré ou + il a doné poesté de sacrer le. ¶ L’en doit savoir que autre chose est + sainz leus, et autre chose est sacraires. Sainz leus est leus sacrez. Sacraires est li + leus en quoi les saintes choses sont gardees, et ce puet estre fet en privé edefiement ; + et cil qui vuelent oster le leu, que il ne soit religiex, en pueent oster les saintes + choses. ¶ Nos apelons proprement les choses saintes, qui ne sont ne + del tout sacrees ne del tout esconmeniees, ainz sont confermees par .i. pou de + sacrement, si conme les lois sont saintes, quar eles sont apuiees par confermement. + Et la chose qui est apuiee par confermement est sainte, et non pas + sacree ; et por ce met l’en aucune foiz el confermement que qui meffera encontre, il + sera puniz de paine capital. ¶ Il ne loist pas à refere les murs de + la garnison sanz l’auctorité au prince ou au prevost, ne à joindre i aucune chose ne à + metre desouz. ¶ Sainte chose ne puet estre proisiee.

+

+ Pomponius dit : Autresi come la chose qui est + edefiee en la mer est privee et propre à celui qui la fet, est conmun + ce que la mer porprent.

+

+ Pomponius dit : Se aucuns brise les murs, il soit + puniz par paine capital, si come cil qui passent outre o eschieles ou en + autre maniere, quar il ne loist pas que li citeain de Rome issent de la cité par aillors + que par les portes, quar issir par aillors est chose abominable et maniere à anemis. Et + l’en dit que Remus, li freres Romulus, fu ocis por ce que il volt tressaillir le mur.

+
+
+ [1.9.0. De senatoribus.] + De l’office as senateurs. + +

+ Ulpians dit : Nus ne doute que li hom qui est en + la digneté de conseillier ne doie estre mis par devant feme de cele meismes digneté, mes + il covient vooir se home qui est en digneté de prevost doit estre mis par devant feme + qui est en digneté de conseillier, et ge croi que oïl, quar il a greignor digneté en + nature d’ome que de feme. ¶ Nos disons + + que les + fames + + que les fames] Post correctionem (main très proche de + celle du copiste). Mots insérés dans la marge avec un signe de renvoi (deux + barres obliques). La correction + correspond à la leçon de EA et au texte latin : « Consulari feminae utique + consularem virum praeferendum nemo ambigit. Sed vir praefectorius an consulari + feminae praeferatur, videndum. Putem praeferri, quia maior dignitas est in sexu + virili ». sont en digneté de conseilliers qui sont + femes as conseilliers ; et Saturnins i ajoste lor meres, mes ce n’est dit en nul leu ne + receu.

+

+ Marceaus dit : Cassius ne cuide pas que + cil qui por son meffet a + esté ostez d’estre senateurs puisse jugier ne porter testemoine dés que il n’a esté + restabliz, quar la loi que Julius fist le deffent.

+

+ Mondestins dit : Li empereeur Sevoirs et + Antonins otroierent que cil qui est ostez d’estre senateurs ne pert pas franchise, ainz puet demorer + en la cité de Rome.

+

+ Pomponius dit : Cil qui n’est pas dignes de la + plus basse ordre n’est pas dignes de la plus haute.

+

+ Ulpians dit : Nos devons apeler fill de senateur + non pas tant seulement son fill naturel, mes son fill adoptif, ne il n’a point de force + se il l’engendra ou se il le prist en adopcion ainz que il fust en la digneté de + senateur ou puis.

+

+ Paulus dit : Filz de senateur est cil que il + prent en adopcion tandis conme il est en sa mesniee. Mes quant il est mis hors de son + baill, il pert nom de fill. Se senateurs done son fill en adopcion à + aucun qui soit de plus basse digneté, il est filz de senateur, quar la + digneté de senateur n’est pas perdue par adopcion de plus basse digneté ; et autresi est + il de la digneté à conseillier.

+

+ Ulpians dit : Il nos plest que, quant filz à + senateur est mis hors de baill, il soit tenuz conme filz de senateur. ¶ + Labeo escrit que li filz au senateur qui nest aprés la mort son + pere est autresi come filz à senateur. ¶ Mes Proculus et Pegasus dient que cil qui fu + conceuz et nez puis que ses peres fu ostez del senat ne doit pas estre tenuz come filz à + senateur ; et lor sentence est veraie, quar cil n’est pas proprement apelez filz de + senateur dés que ses peres fu ostez del senat ainz que il nasquist. ¶ Se aucuns est + conceuz ainz que ses peres soit ostez del senat, et il fu nez aprés ce que il ot perdue + sa digneté, l’en doit entendre que il est come filz de senateur, quar il plot à plusors + que l’en regardast au tens que il fu conceuz. ¶ Se aucuns ot pere et + aiel senateurs, l’en entent que il est conme filz et come niés à senateur. Et se ses + peres perdi sa dignité ainz que il fust conceuz, l’en puet demander, dés que il n’est + pas filz de senateur, se il doit estre tenuz conme niés à senateur. Et ge croi que oïl, + quar la digneté son aiel li doit plus aidier que li dechaiemenz de son pere ne li doit + nuire.

+

+ Cil meismes dit : Les femes qui sont mariees à + cleres personnes sont apelees cleres, et les filles as senateurs ne sont pas apelees + cleres se eles ne sont mariees à clers homes, quar li home donent as femes digneté, et + lor pere lor donent digneté tant que eles soient mariees à basses personnes. Feme sera + donc apelee clere tant come ele sera fame à senateur ou puis que ele sera departie de + cler home, se ele se garde de marier soi à home de plus basse digneté.

+

+ Papinians dit : Se fille de senateur + se marie à aucun qui ait esté franchiz, li dechaiemenz de son pere ne la fet pas basse + feme, quar la dignité qui est aquise as enfanz ne lor doit pas estre tolue por ce que + lor peres est ostez del senat.

+

+ Ulpians dit : Nos devons apeler enfanz à senateurs + non pas tant seulement lor filz, mes cels qui sont engendré ou d’els ou de lor enfanz + naturels ou adoptis. Se uns enfes est nez de la fille à .i. senateur, nos devons + regarder la condicion son pere.

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+ Paulus dit : Ja soit ce que li senateur aient lor + manoir en la cité de Rome, neporquant l’en doit entendre que il ont lor manoir el leu où + il furent né, quar la digneté ne lor change pas lor manoir, ainz lor done celui que il + n’avoient pas avant.

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+ Ulpians dit : Les femes qui premierement ont esté + mariees à home qui estoit en digneté de conseillier suelent empetrer del prince, ja soit + ce que ce n’avient pas sovent, que, se eles se marient puis à plus bas home, eles ne + perdent pas leur premiere digneté. Et ge sai bien que li enpereres Antoines otroia ce à + Julie, sa cosine. ¶ Nos apelons senateurs toz cels qui pueent doner + sentence el senat.

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+ [1.10.0. De senatoribus.] + De l’office as conseilliers. + +

+ Ulpians dit : Li offices au conseillier est que il + doint conseill à cels qui vuelent franchir lor sers. Et il pueent + franchir les leur tot par els. Mes cil qui devant .i. conseillier ont nonmé les sers que + il vuelent franchir ne les pueent pas franchir par devant .i. autre, quar li + franchissement ne doiventne doivent] ne puuent A. La + leçon du ms. A reprend le verbe posse utilisé par le texte latin : + « qui apud alterum nomina ediderit, apud alterum manumittere : separatae enim sunt + manumissiones. sane si qua ex causa collega manumittere + non poterit infirmitate vel aliqua iusta causa impeditus, collegam posse + manumissionem expedire senatus censuit ». Pourtant, puisque l’emploi du verbe + ‘devoir’ dans F et E ne change en rien le contenu de la leçon, on considère la + variante ne doivent / ne pueent comme une variante adiaphore, et + on respecte le texte de F. pas estre departi. Neporquant, se li uns est + malades ou il a autre cause por quoi la franchise ne puet estre donee par devant lui, li + senaz juge que ce puet estre fet par devant son conpaignon. Ce n’est + nule doute que li conseillier ne puissent franchir lor sers tout par els, mes se il + avient que aucuns qui ait meins de .xxv. anz soit conseilliers, il ne porra + pas franchir ses sers par lui, quar ce est cil qui doit oïr la cause por quoi aucuns + doit estre franchiz et examiner la, mes il puet bien franchir les par devant son + conpaignon, se la cause est prouvee.

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+ [1.11.0. De officio praefecti praetorio.] + De l’office au prevost de la prevosté + +

+ Aurelius Archadius Chrisius dit : Il covient + briement vooir dont li offices au prevost de la prevosté vint. L’en dit que il furent + premierement establi à la maniere del mestre des chevaliers, quar anciennement tote la + somme de l’empire fu otroiee as diteeurs, et il aconpaignierent à els mestres des + chevaliers qui eussent la cure de la chevalerie aprés els. Et autresi, quant la sonme + des choses fu bailliee à l’empereeur, il eslut prevolz à la maniere + del mestre + des mestres + + des mestres] del mestre ms. Corr. d’après E, cf. le + texte latin : « regimentis rei publicae ad imperatores perpetuos translatis ad + similitudinem magistrorum equitum praefecti praetorio a principibus electi sunt. ». + des chevaliers, et il lor fu otroié que il amendassent les meffez. Et + puis fu tant creue lor auctorité que l’en ne puet pas apeler d’els, quar il fu demandé + au conmencement se l’en en pooit apeler, et l’en dist que oïl, et encore a l’en les + exemples de cels qui en apelerent. Mes aprés il fu deffendu, par la sentence au prince + que l’en n’en peust pas apeler, quar il fu avis au prince que cil qui por lor sens et + por lor loiauté et por lor auctorité sont mis en cest office ne jugeroient pas autrement + que il meismes jugeroit. Encore ont il .i. autre privilege que cil + qui sont dedenz aage ne pueent pas avoir restitucion contre lor sentence par devant + autre juge que par devant els.

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+ [1.12.0. De officio praefecti urbi.] + De l’office au prevost de la cité. + +

+ Ulpians dit : Li prevolz de la cité puet jugier de + toz crimes et non pas tant seulement de cels qui sont fet en la cité, mes de cels qui + sont fet dehors en la cité de Lombardie, si come il fu esclerié en l’epistre à + l’empereeur Sevoir, que il envoia à Cilon le prevost de la cité. ¶ Il + orra les sers qui fuiront à garant as ymages et cels qui ont esté achaté de lor deniers + por estre franchiz, se il se plaignent de lor seignors. Et si orra les + patrons se il se plaignent de cels que il ont franchiz, meesmement se il dient que il + sont malade et il requierent que cil que il ont franchiz les sostiegnent. + ¶ Il a pooir d’envoier les malfeteurs en essill en l’isle que li + empereres lor assignera. ¶ Li comencemenz de l’epistre est tieus : + « Por ce que nos avons baillié nostre cité à ta loiauté, quanque est donc fet dedenz la + cité apartient au prevost de la cité. Mes se aucuns meffez est fez dedenz .c. liues de + la cité, il apartient au prevost de la cité ; mes se il est fez plus loing, il + n’apartient pas à lui ». ¶ Se aucuns dit que ses sers ait fet + avoltire o sa feme, il doit estre oïz par devant le prevost de la cité. + Il puet oïr cels qui vuelent pledier par l’entredit de ce qui est + fet par force ou en repost. ¶ Li deffendeeur et li procureeur qui + malement se sont contenu en lor garde suelent estre envoié au prevost de la cité quant + il sont digne de grief paine, se li orfelins puet prover que il aient doné deniers por + avoir + la + sa + + sa] la ms. Corr. d’après E, cf. le texte latin : « + Solent ad praefecturam urbis remitti etiam tutores sive curatores, qui + male in tutela sive cura versati graviore animadversione indigent, quam ut sufficiat + eis suspectorum infamia : quos probari poterit vel nummis datis tutelam occupasse, + vel praemio accepto operam dedisse ut non idoneus tutor alicui daretur ».  + garde, ou que il aient pris loier por doner entente que deffenderres qui ne fust + pas covenables fust donnez à aucun, ou que il aitait] Suivi + d’un signe de renvoi dédoublé dans la marge mais sans qu’aucune correction + ne soit proposée. mis conseill en amenuisier la quantité de + son patremoine, ou que il ait estrangié par apert barat les biens à l’orfelin. + Ce qui a esté dit, que li prevolz de la cité orra les sers qui se + plaindront de lor seignors, doit estre einsi entendu que li serf ne soient pas oï se + il acusent lor seigneurs, quar ce ne doit en nule maniere estre otroié, fors es cas qui + sont excepté. Mes se il se plaignent honestement que lor seignor sont trop cruel ou trop + dur envers els, ou que il les lessent morir de faim ou il les contraignent de meffere, + ou il les establissent por vilain gaaing, en cez cas les doit oïr li prevolz de la cité. + Cist offices li fu donez par l’empereeur Sevoirs que il deffende les sers que il ne + soient establi por vilain gaaing. ¶ Par desus ce, il doit fere que li + changeeur se mainent à droit en lor mestier et s’atiegnent + + [des choses] + + des choses] Ajouté d’après E, cf. le texte latin : + « Praeterea curare debebit praefectus urbi, ut nummularii probe se agant circa omne + negotium suum et temperent his, quae sunt prohibita ». qui leur sont + deffendues. ¶ Quant li patrons dit que cil que il a franchi le + despit ou que il a mesdit à lui ou à ses enfanz ou à sa feme, ou il dit + aucune tel chose, li prevolz de la cité en doit estre requis, qui le doit chastier + selonc la maniere de la plainte, ou par menaces ou par bateimenz ou par plus grief paine se + mestiers est, quar cil qui ont esté franchi doivent aucune foiz estre puni. Et se li + patrons prueve que cil que il a franchi l’a traï, ou que il s’est mis par serement à ses + anemis contre lui, il en doit soufrir paine. ¶ La cure de tote la + char apartient au prevost de la cité, que ele soit donee por loial pris. Et por ce, li + marchiez de la char est soz sa cure, et li marchiez de totes les bestes est en sa cure. + ¶ Li repos de la gent et la discipline des musees apartient au + prevost de la cité. Et il doit avoir chevaliers ordenez por tenir le pueple en pes et + por raconter li ce que l’en fet. ¶ Li prevolz de la cité puet + deffendre à aucun la cité et marchaandises et advocacions et marchiez, ou à terme ou à + toz jorz. Et se il forsbanist aucun de Lombardie, li empereres + Sevoirs escrist que il le puet oster de sa contree. Et cil qui en lor hostieus ont tenu + mauveses assemblees doivent estre acusé par devant le prevost de la contree.

+

+ Ulpians dit : Puisque li prevolz de la cité est + issuz de la cité, il n’a point de poesté, ne il ne puet pas conmander + que l’en juge hors de la cité.

+
+
+ [1.13.0. De officio quaestoris.] + De l’office as questeeurs + + La rubrique manque dans FE et est ajoutée d’après A. + . +

+ Ulpians dit : La nessance de fere questeurs est + tres ancienne, et pou s’en faut que cele baillie ne fu establie devant totes les autres, + quar Gracians dit, en son septiesme livre Des poestez, que Romulus et Numa Papilius + orent .ii. questeurs que il n’eslurent pas par leur voiz, mes par la requeste au pueple. + Et la greignor opinion as anciens est que Tullius Hostilius fu li premiers qui establi + questeurs en la chose conmune. Et Junius et Trebacius et Fenestella + escrivent que il sont einsi apelé por ce que il aquierent les droitures à la chose conmune. + Et li questeur souloient avoir unes contrees + soz els par le conseill au senat, et ce fu establi quant Drusus et Portuna + estoient conseilliers. Neporquant, tuit li questeur n’avoient pas contrees soz els, ainz + en estoient excepté cil qui estoient privé des princes, qui ne fesoient fors + livre + lire + + lire] livre ms. Corr. d’après E, cf. le texte + latin : « hi etenim solis + libris principalibus in senatu legendis vacant ». el senat les livres as + princes. Mes il est or venu en costume que li questeur sont pris sanz + nule difference des hauz homes ou des bas.

+
+
+ [1.14.0. De officio praetorum.] + De l’office as prevolz. + +

+ Ulpians dit : Li peres puet metre son fill hors de + sa poesté par + devost + de[vant le pre]vost + + par devant le prevost] par devost ms. Corr. d’après EA, + cf. le texte latin : « Apud filium familias praetorem potest pater eius + manumittere ». qui est encore en la poesté son pere.

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+ Paulus dit : Par devant lui meismes puet il estre + mis hors de baill ou donez en adopcion.

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+ Ulpians dit : Quant Barbarius Phillippus estoit + sers fuitis en la cité de Rome, il fist tant que il fu fez prevolz. Pomponius dit que li + servages ne li + nut + nu[i]t + + nuit] nut ms. Corr. d’après EA, cf. le texte + latin : « Barbarius Philippus cum servus fugitivus esset, Romae praeturam petiit et + praetor designatus est. Sed nihil ei servitutem obstetisse ait Pomponius, quasi + praetor non fuerit: atquin verum est praetura eum functum ». + rien. Neporquant, por ce que il fu sers fuitis tant conme il fu en la + prevosté, dirons nos que les choses que il fist et que il juja ne sont de nule valeur, ou + que eles valent por le proufit à cels qui pledierent par devant lui. Et ge croi que nule + chose qui fust fete par devant lui ne doit estre quassee, et ce est la plus humaine + sentence, quar li pueples de Rome pot bien doner ceste digneté à .i. serf, et se il + seussent que il fust sers, si le peussent il fere franc par doner li tel dignité, et + encore le pot mielz fere li empereres.

+

+ Cil meismes dit : Prevolz ne puet doner soi meisme + deffendeeur ne especial juge.

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+ [1.15.0. De officio praefecti vigilum.] + De l’office as prevost des guetes. + +

+ Paulus dit : En l’ancien tens estoient home + establi qui destainsissent le feu se il preist en la cité ; et por ce que il gaitoient + par nuit, il estoient apelé nocturnel, et li voier et li connestable lor aidoient à ce + fere. Il souloit avoir une mesniee ordenee entor la porte et entor les murs de la cité ; + et d’ilueques estoient genz apelees quant mestiers en estoit qui destainsissent le feu + par loier ou par grace. Et aprés ce, li empereres Augustus establi que il metroit + conseill en cele chose.

+

+ Ulpians dit : Quar la cité aluma en un meismes jor + en pluseurs leus.

+

+ Paulus dit : Quar il li fu avis que nus + + n’estoit plus covenables ne plus soufisanz à garantir la chose conmune que li + empereres. Il establi donc .vii. conpaignies en leus covenables, si que chascune + conpaignie deffendist .ii. regions, et si mist connestables par desus els ; et par desus + toz cels, il establi .i. mestre qui est apelez li prevolz des gaites. ¶ + Li prevolz des gaites doit jugier des ardeeurs, de ceus qui brisent + les mesons, des larrons, des ravisseeurs, de cels qui recetent les larrons, se la + personne n’est si cruel et si mal renomee que ele doit estre envoiee au prevost de la + cité. Pou avient que li feus praigne en la cité fors par le vice à cels qui i habitent. + Et por ce, ou il bat cels qui furent negligent de garder le feu, ou il les ledenge par + cruiex paroles et lor quite la bateure. Froisseures sont plus sovent + fetes en mesons et en greniers que aillors, quar li home i metent le plus de lor + richeces. Et quant celiers est froissiez, ou aumaire ou huche, cil qui le devoient garder + le doivent espeneir. Et einsi l’escrist li empereres Antonins à Eruce, + et si dist que, quant grenier sont froissié, l’en puet fere enqueste par les sers qui + les devoient garder, ja soit ce que li empereres ait en els sa partie. ¶ + L’en doit savoir que li prevolz des gaites doit veillier toute nuit + et aler o armes et o coigniees, et amonester les genz que il gardent + le feu que la cité n’alume par negligence. Et par desus ce, il doit amonester que + chascuns ait eve en sa meson. Et si est juges sor cels qui prennent à + garder les robes à cels qui se baignent, si que se il i font aucun barat, il doit oïr la + cause.

+

+ Ulpians dit : Li empereeur Sevoirs et Antonins + escristrent à Ruphin le prevost des gaites : « Tu puez conmander que cil qui habitent es + mesons qui sont negligent de lor feu garder soient batu. Mes cels qui seront convaincu + que il aient mis le feu en la cité par tricherie te covendra il envoier à Cylon nostre + ami, le prevost de la cité. Et tu doiz querre les sers fuitis et rendre les à + + lor seignors.

+
+
+ [1.16.0. De officio proconsulis et legati.] + De l’office au visconte et au legat. + +

+ Ulpians dit : Li viscontes est cil qui a les + ensaignes de visconte hors de la cité de Rome, mes il ne puet fere jugement fors en la + contree où il est envoiez.

+

+ Marcians dit : Dés que li visconte sont issu de la + cité il ont jurisdicion, mes ce n’est pas de fere jugement, ainz est jurisdicion + voluntaire, si que li sers pueent estre franchi par devant els et li enfant mis hors de + bail et les adopcions fetes. ¶ Par devant le legat au visconte ne puet + nus franchir son serf hors de sa contree, qar il n’a pas tel jurisdicion.

+

+ Ulpians dit : Ne adopcion ne puet estre fete par devant lui, quar + chose qui doie estre fete par loi ne doit pas estre fete par devant lui.

+

+ Cil meismes dit : Il covient que li viscontes gart + que il ne griet la contree en prendre ses hostieus, si conme nostre empereres escrist à + Severian. ¶ Nus des viscontes ne puet avoir en sa contree serjanz + propres à tormenter les homes, mes li chevalier facent tel servise es contrees. + ¶ Li viscontes va par sa contree mielz sanz sa feme que o sa feme ; + neporquant il puet bien mener sa feme, quar il doivent savoirquar] + À comprendre ‘mais’, cf. le texte latin : « Proficisci autem + proconsulem melius quidem est sine uxore: sed et cum uxore potest, dummodo sciat + senatum Cotta et Messala consulibus censuisse futurum, ut si quid uxores eorum qui + ad officia proficiscuntur deliquerint, ab ipsis ratio et vindicta + exigatur ». que li senaz juja, el tens que Cocta et Mesata estoient + conseillier, que se aucuns meffet es femes à cels qui sont es comuns offices, il en + doivent rendre reson. ¶ Ainz que li viscontes entre es bonnes de la + contree où il est envoiez, il doit envoier devant soi .i. mesage qui die noveles de sa + venue à ses acointes, se il en a nus en la contree. Et meesmement, il lor doit mander + que il ne viegnent pas contre lui ne conmunement ne priveement, quar il est avenant + chose que chascuns le reçoive en son païs. Il feroit à droit se il + enveoit à celui qui fu devant lui .i. message et li fesoit savoir à quel jor il + enterroit es bonnes de la contree, quar sovent avient que les choses qui + ne sont pas certaines et de qoi l’en ne se done garde troublent les contrees et + empeeschent ce que l’en doit fere. Et quant il entre en la contree, + il doit garder que il i entre par icele partie par quoi li autre i suelent entrer, et si + doit garder en quel cité il doit premierement venir ou ariver se il vient par eve, quar + cil de la contree tienent à grant chose se ceste costume est gardee. Unes contrees ont + en costume que il covient que li viscontes i viegne par eve, si conme est Ase, quar li + empereres Antonins escrist à cels d’Ase que il covient par force que li viscontes arive + en Ase, et si dist la cité où il doit entrer premierement. Quant il + est entrez en la contree, il puet doner jurisdicion à son legat, mes il ne le puet fere + devant que il soit entrez en la contree, quar il meismes n’a pas jurisdicion devant que + il i soit entrez, et por ce ne la puet il doner à autre. Mes se il li done avant et il + se tient en cele volenté aprés ce que il sera entrez en la contree, li legaz a + jurisdicion non pas dés lors que ele li fu donee, mes dés lors que li viscontes entra en + la contree.

+

+ Papinians dit : Li viscontes puet aucune foiz + doner jurisdicion, ja soit ce que il ne soit pas encore entrez en la contree, si conme se + il li covient par force demorer en la voie. Et li legaz doit hastivement venir en la + contree.

+

+ Ulpians dit : Il suelent conmander à lor legaz que + il sachent porquoi li prisonnier sont tenu et puis les envoient à els por delivrer cels + qui n’ont riens meffet. Mes ceste maniere de conmandement est especial, quar nus ne puet + doner à autre la poesté de glaive ou d’autre chastiement qui li est donee. Il n’a donc + mie pooir de delivrer les prisonniers dés que il ne pueent estre acusé par devant lui. + ¶ Autresi come il est en la volenté au visconte que il doint + jurisdicion ou que il ne la doint pas, est il en sa volenté de tolir la + quant il l'a donee, neporquant il ne doit pas ce fere sanz le conseill au prince. Il n’a + donc mie pooir de delivrer les prisonniers dés que il ne pueent estre acusé par devant + lui. ¶ Li legat ne doivent pas demander conseill au prince, mes à lor + visconte, et li viscontes doit respondre as conseulz as legaz. ¶ Li + viscontes ne se doit pas del tout atenir de legiers dons, ainz i doit metre mesure si que il ne s’en + atiegne pas del tout, ne que il n’en soit pas trop covoiteus, si come li empereres + Sevoirs et Antonins escristrent en lor epistre. Il est contenu es comandemenz que li + viscontes ne cil qui est en conmun office ne praigne meson ne don, ne que il achat + aucune chose fors ce qui covient à ses despens de chascun jor.

+

+ Cil meismes dit : Se li viscontes entre en autre + cité que en cele qui est chiés de la contree, il doit soffrir que la cité li soit loee, + et oïr volentiers les loenges, quar cil de la contree le font por l’aneur de lui, et si + lor doit otroier les + aferes + feres + les feres] les aferes ms. Corr. d’après EA + (les foires A), cf. le texte latin : « et ferias secundum mores et consuetudinem + quae retro optinuit dare ». et les costumes que il souloient avoir + devant. ¶ Il doit vooir les saintes mesons et les conmunes oevres qui + sont refetes ou qui ont mestier d’estre rapareilliees. Et se aucunes choses sont + comenciees, il doit conmander que eles soient parfetes selonc ce que la cité puet fere. + ¶ Il doit establir procurateurs des oevres et chevaliers à aidier lor se mestiers en + est. Et por ce que li viscontes a pleniere jurisdicion, les parties + de toz cels qui dient droit à Rome, ou come bailli ou hors d’ordre, apartienent à lui.

+

+ Cil meismes dit : Et por ce, il a en la contree + qui li est bailliee graignor pooir aprés l’empereeur que nus autres.

+

+ Cil meismes dit : Il n’a nule chose en la contree + qui par lui ne doie estre despeeschiee, mes se aucune cause i n’est de deniers qui + soient deu à la borse l’empereeur, por ce que tel cause apartient au procurator au + prince, il fera mielz se il s’en atient. ¶ Là où il est besoinz de connoistre + + la cause, li viscontes puet doner juge de legat. ¶ + Il covient que + li visconte soient + li visconte[s] soit + li viscontes soit] li visconte soient ms. Corr. + d’après A, cf. le texte latin : « Circa advocatos patientem esse proconsulem + oportet, sed cum ingenio, ne contemptibilis videatur, nec adeo dissimulare, si quos + causarum concinnatores vel redemptores deprehendat, eosque solos pati postulare, + quibus per edictum eius postulare permittitur ».  pacient envers les + avocaz, mes il se doit prendre garde que il ne l’aient en despit. Et se il + voient + voit + voit] voient ms., cf. le texte latin (note + précédente). aucuns trop engrés ou qui praignent loier de cels contre + qui il pledent, il en doit prendre venjance ; et si doit soufrir que cil seul soient + avocat par devant lui à qui il est otroié par le banissement au prince que il le soient. + ¶ Li viscontes puet plainement despeeschier cez choses : que il + comant que cil qui ont esté franchi facent servise à lor patrons, et à peres et as + enfanz à lor patrons ; et si doit menacier et espoenter le fill de qui ses peres se plaint que il ne + se contient pas si come il deust. Et autresi, se cil qui a esté franchiz ne velt servir + son patron, il le doit chastier, ou par paroles ou par batemenz. ¶ Il + doit garder que il ait aucune ordre entre touz cels qui ont à pledier par devant lui, si + que chascuns soit oïz en son leu, quar se l’en ooit tout avant la riche gent, la maienne + gent ne porroient pas mostrer lor paroles, por ce par aventure que il ne porroient pas + avoir avocaz de grant dignité. ¶ Il doit doner avocaz à cels qui les + demandent, se il ne les pueent avoir, et as femes et as orfelins ; et as autres foibles + personnes qui n’ont pas sens de demander avocaz ne il n’ont qui por els le demant + le doit il doner de son gre. Et se + aucuns dit que il ne puet trover avocat por la force à son aversaire, il covient que il + li doint avocat. Il n’est pas avenant chose que aucuns soit apriens par la force à son + aversaire, quar ce seroit tort et honte à celui qui est par desus la contree ; + neporquant, se aucuns se porte si noblement que tuit doutent à recevoir avocacion contre + lui, les choses qui sont conmunes as autres juges soient gardees en + cest cas.

+

+ Cil meismes dit : L’en doit savoir que li + viscontes doit fere totes les choses qui avienent en la contree jusqu’à tant que uns + autres soit venuz en son leu, quar li proufiz de la contree requiert que + il i ait aucun par qui les besoignes à cels de la contree soient despeeschiees. Il doit + donc tenir droit jusqu’à la venue à l’autre. ¶ Il n’en doit pas + envoier son legat hors de la contree devant lui, si come li empereres Adrians escrist au + visconte de Grece.

+

+ Venuleius dit : Se aucune chose avient qui soit + digne de grant venchance, li legaz la doit envoier au visconte, quar il n’a pas pooir de + chastier, ne de reprendre, ne de batre.

+

+ Paulus dit : Quant jurisdicion est donee au legat, + il n’a pas pooir de doner juge.

+

+ Pomponius dit : Li legat au visconte n’aient nule + propre poesté se li visconte ne lor a doné jurisdicion.

+

+ Ulpians dit : Li visconte ne doivent pas estre en + baillie plus de .vi. mois ou de .xii.

+

+ + Locunus + + Licinus + Licinus] Locunus ms. Corr. d’après EA, cf. le + texte latin : «  Licinnius Rufinus libro tertio regularum ». + dit : Li legat as viscontes pueent doner deffendeeurs as + orfelins.

+

+ Ulpians dit : Dés que li viscontes entre en la + porte de Rome, il oste sa jurisdicion.

+
+
+ [1.17.0. De officio praefecti Augustalis.] + De l’office au prevost d’Egypte. +

+ Ulpians dit : Li prevolz d’Egypte ne pert sa + prevosté ne sa jurisdicion devant que cil qui vient en son leu soit entrez en la cité + d’Alixandre, ja soit ce que il entre avant en la contree, et einsi est + il contenu es conmandemenz l’empereeur.

+
+
+ [1.18.0. De officio praesidis.] + De l’office au prevost. +

+ Marc dit : Li nons de prevost est generals, qar li + visconte et li legat l’empereor et tuit cil qui governent les contrees, ja soit ce que + il soient senateur, sont apelé prevost. Li nons de visconte est especials.

+

+ Ulpians dit : Li prevolz de la contree puet + prendre aucun en adopcion par devant soi meismes, autresi come il puet metre son fill + hors de baill et franchir son serf.

+

+ Paulus dit : Li prevolz de la contree a poesté sus + les homes de sa contree tant seulement et sanz plus tant conme il est dedenz la contree, + quar dés que il est hors de la contree, il est autresin come uns bas hom. + Et aucune foiz a il pooir seur estranges homes se il meffont en sa contree, quar il est + contenu es conmandemenz as princes que cil qui est par desus la + contree se doit entremetre de netoier la de mauvés homes donc que il soient.

+

+ Ulpians dit : Li prevolz de la contree a en sa + contree la greignor poesté aprés le prince.

+

+ Cil meismes dit : Li prevolz de la contree ne puet + pas fere soi meismes deffendeeur, ne plus que especial juge.

+

+ Cil meismes dit : Li prevolz de la contree + deffende toutes + et + les + les] et ms. Corr ; d’après le texte latin : + « Illicitas exactiones et violentia factas, et extortas metu venditiones et + cautiones vel sine pretii numeratione prohibeat praeses provinciae ». + violences et ventes fetes à force, et les caucions qui sont fetes sanz paier le pris. Et + que aucuns ne sente desloial gaaing ou damage. ¶ La verité des choses + n’est pas mise par erreur, et por ce li prevolz de la contree doit ensivre ce que il + trovera par les choses qui seront provees. ¶ Il apartient à la + religion au prevost de la contree que li poissant home ne facent tort as povres, et que + li avocat n’acusent à tort les innocenz. Il doit deffendre que + servise ne soient fet par coverture d’aidier as chevaliers par quoi les povres genz + soient grevé à tort et, se il les aperçoit, il les doit deffendre et que rien ne soit + tolu par coverture de treuz, et que loial marchaandise ne soit + deffendue à nul, et que cele qui est deffendue ne soit fete, et que paine ne soit pas + enjointe à cels qui n’ont riens meffet. ¶ Li prevolz doit garder que + li povre home ne soient pas grevé de lor chandele ne de lor vessiaux por la venue as + officilas ou as chevaliers, et que cil qui desloialment quierent lor + propre gaaing ne grievent les povres genz el non as chevaliers por chose qui + n’apartiegne par au comun proufit. ¶ Autresi come li mires ne doit + pas estre blasmez se li malades muert par aventure, doit il estre blasmez se il muert + par sa male garde, li mesfez à celui qui deçoit les homes quant il sont en perill ne + doit pas estre pardonez par coverture d’umaine fragilité. ¶ + Cil qui governent toutes les contrees ont poesté de glaive, et si + lor est otroié que il dampnent les malfeteurs en paine de metal. ¶ Se + li prevolz de la contree aperçoit que + la m(er)ci + l’amende + l’amende] Post correctionem (main B). + Ante correctionem. La correction est faite par exponctuation du i final et insertion de la syllabe de dans la marge de + gouttière à travers un signe de renvoi (petit cerle et trait horizontal à droite). + EA concordent avec F ante correctionem, alors que le texte latin confirme la + révision : « Praeses provinciae si multam quam irrogavit ex praesentibus + facultatibus eorum, quibus eam dixit, redigi non posse deprehenderit: necessitate + solutionis moderetur reprehensa exactorum illicita avaritia. Remissa propter inopiam + multa a provincias regentibus exigi non debet ». que il a jugiee ne puet + estre paiee del chatel à cels qui la doivent, il la doit atemprer et refrener l’avarice + de cels qui la demandoient, et la paine qui est quitee par povreté ne doit pas estre + demandee à cels qui governent les contrees.

+

+ Cil meismes dit : Quant li prevolz de la contree + avra veuz les edefiemenz, il doit contraindre cels quiqui] Lire « à qui ». + + il + i + + i] il ms. Corr. d’après E. Le texte latin dit : + « Praeses provinciae inspectis aedificiis dominos eorum causa cognita reficere ea + compellat et adversus detractantem competenti remedio deformitati auxilium + ferat ». + sont que il les refacent. Et se aucuns le contredit, il doit metre + avenant + avant + avant] avenant ms. Corr. d’après E, cf. le + texte latin : « et adversus detractantem competenti remedio deformitati auxilium + ferat ». remede que la cité ne soit enledie ilueques en droit.

+

+ Julians dit : Ge ai sovent oï dire à nostre + empereor que li viscontes ou li legaz ou li prevolz de la contree ne doit pas estre + contrainz d’oïr les causes, ainz doit prendre garde se il la velt oïr ou doner autre + juge qui l’oie.

+

+ Calistratus dit : Ce est chose general que toutes + les foiz que li princes renvoie les besoignes as prevolz des contrees et il dit einsi : + « tu en porras aler au prevost de la contree », ou einsi : « li prevolz de la contree + gardera quel droiture chascune partie a », il ne covient pas à force que li viscontes ou + li legaz ou li prevolz de la contree oie la cause, ainz doit prendre garde se il la + voudra oïr ou donner autre juge.

+

+ Hermogenians dit : Li prevost de contrees pueent + connoistre es contrees de totes les causes de quoi li prevolz de la cité et li + conseillier et li autre prevost pueent connoistre en la cité de Rome.

+

+ Marcians dit : Totes les causes à ceus des + contrees qui ont à Rome divers juges apartienent à l’office as prevolz.

+

+ Paulus dit : Mes ja soit ce que cil qui est par + desus aucune contree soit el leu et en l’office à toz les baillis qui sont à Rome, + neporquant l’en ne doit pas regarder que l’en fet à Rome, mes que l’en i doit fere.

+

+ Ulpians dit : Il apartient à bon prevost + que il s’entremete que la contree soit en pés. Et ce sera legiere chose à + fere se il met paine que la contree soit vuidiee des mauvés homes et il les fet bien + querre, quar il doit querre les sacrileges et les larrons, et cels qui vendent autrui + sers ; et selonc ce que chascuns avra meffet, il li doit enjoindre paine, et si doit + chastier les receteeurs sanz quoi li larron ne se pueent celer longuement. ¶ + Se li forssené ne pueent estre tenu par lor parenz, li prevolz i + doit metre tel conseil que il les face tenir en chartre, et einsi l’escrist li empereres + Pius. Et li saint frere distrent que l’en doit enquerre del forssené qui fet .i. grant + meffet savoir mon se il faint que il soit forsenez ou se il est veraiement forsenez, + quar se il se faint, il doit estre puniz ; se il est veraiement forsené, il doit estre + tenu en charte.

+

+ Marcians dit : Li empereres Marcus et Commodus + escristrent à Tertulle en tel maniere : « Se il est prové par devant toi que Elius + Priscus fust en si grant forssenerie que il n’eust point d’entendement, ne l’en n’a nule + soupeçon que il se fainsist que il fust desvez quant il ocist sa mere, tu te puez bien + soufrir d’enjoindre li paine, quar la forssenerie li est assez grant paine. Neporquant, + il doit estre gardez diligenment et bien est que il soit liez, quar ce apartient non pas + tant seulement à sa paine, mes au preu à touz ses parenz. ¶ Tu enquerras diligenment se + la forsenerie li lasche aucune foiz, si come il avient en aucuns forssenez, et savoir + mon se il fist cel meffet el tens que la forssenerie li estoit laschiee, si que l’en ne + doie pas doner pardon à sa maladie. Et se tu trueves aucune tel chose, tu le nos feras + savoir, si que nos jujons se il en doit estre tormentez. Et quant nos savrons par tes + letres que il estoit en tel leu et en tel estat que si parent le devoient garder en sa + propre meson, il nos semble que tu feras à droit se tu apeles par devant toi ceus qui le + devoient garder en cel tens. Et se tu + oz + o[ï]z + la cause de lor negligence, et fez à chascun selonc ce que tu troveras que il + devra estre chargiez ou alegiez, qar garde est donee as forssenez non + pas tant seulement que il ne se facent mal, mes que il ne facent mal à autres. Et se il + meffont, li meffez doit par droit estre mis seur cels qui furent negligent de garder + les ».

+

+ Marcians dit : L’en doit garder que cil qui + governe la contree n’isse pas hors des bonnes, se ce n’est por rendre + leu + veu + veu] leu ms. Corr. d’après EA, cf. le texte + latin : « Illud observandum est, ne qui provinciam regit fines eius excedat nisi + voti solvendi causa ». ; et lors ne + li loise il pas à gesir par nuit hors de la contree.

+

+ Marcians dit : Il est establi par le conseill au + senat que jugemenz ne soit pas fez des choses que cil qui governent lor contrees, ou lor + conpaignon, ou cil que il franchirent, firent ainz que il entrassent en la contree. Mes + quant il seront issu de la contree, les actions qui ne furent pas meues devant soient + meues aprés. Neporquant, se aucune chose est avenue malgré suen, si conme se torz ou + larrecins li a esté fez, l’en doit tant fere que li plez soit entamez, ou que la chose + qui a esté tolue soit aportee avant et mise en sauve garde, ou que caucion soit donee + que li malfeteurs sera à droit.

+

+ Celsus dit : Se li prevolz de la contree franchi + aucun ou il dona desfendeeur avant que il seust que uns autres fust venuz en son leu, ce + que il fist sera tenable.

+

+ Modestins dit : Il est contenu en l’establissement + au pueple que nus des prevolz ne praigne don, se ce n’est chose à mengier ou à boivre, qui + puisse estre faillie en pou de tens.

+

+ Calistratus dit : Cil qui est jugés doit garder + que il soit en leu que cil qui avront de lui afere puissent legierement parler à lui. + Mes il ne doit pas soufrir que il soit despiz, et por ce est il ajoint as conmandemenz + que li prevost des contrees ne praignent en trop grant familiarité cels qui sont desoz + els, quar d’oëloël] À comprendre ‘égal’. conversacion n’est + despiz de digneté. Et quant il juge, il ne covient pas que il se + corrouce envers cels que il cuide que soient mauvés, ne que il pleurt + por les proieres as mesaaisiez. Il n’afiert pas à droit juge ne à buen que sa chiere + descuevre le movement de son corage ; et droiz doit estre diz en tel maniere que li + juges acroisse par son engin l’auctorité de sa dignité.

+

+ + Ulpians + Papinians + Papinians] Ulpians ms. Corr. d’après EA, cf. + le texte latin : «  Papinianus libro primo + responsorum ». + dit : Li prevolz de la contree ne pert + part + pas + pas] part ms. + sa poesté por ce se + il dit que il n’en a que fere.

+

+ Paulus dit : Quant li prevolz ot la cause de serf + corrompu, se l’en dit que li procurateurs des choses à celui qui demande est corrompuz, + ou il est de tel maniere que il quiere le damage non pas tant seulement de son chatel + mes de toute sa mesniee, il en doit prendre la venjance.

+
+
+ [1.19.0. De officio procuratoris Caesaris vel rationalis.] + De l’office au procurateur l’empereor. +

+ Ulpians dit : Les choses que li procurateurs + l’empereeur fet ou en jugement ou dehors sont autresi fermes come se li empereres + meismes les feist. ¶ Se li procurateurs l’empereeur baille la chose + l’empereeur autresi come seue propre, ge ne croi pas que la seignorie se remue. Mes ele + se remue quant il fet la besoigne l’empereeur, et il baille sa chose par son + consentement. Et se il en fet aucune chose par cause de vente, ou de don, ou de + transaction, ce que il fet ne vaut rien, qar il ne li est pas otroié à estranger la + chose l’empereeur, mes à tretier la diligenment. ¶ Et ce est especial + chose el procurateur l’empereeur que sers puet recevoir heritage par son conmandement. + Et se li empereres est fez hoirs, se li heritages est bons et li procurateurs + l’empereeur le reçoit, li empereres est hoirs.

+

+ Paulus dit : Mes se li heritages de quoi li + empereres est fez hoirs est trop chargiez de detes, l’en doit regarder la chose si que + li empereres n’en soit pas damagiez, quar l’en doit enquerre la volenté de celui qui est + fez hoirs en recevoir l’eritage ou en refuser le.

+

+ Callistratus dit : Li procurateur l'empereeur n’ont + pas poesté de banir home, qar il n'ont pas pooir d’enjoindre paine. + Neporquant, se il + voit que aucuns entre es chans l’empereeur, qui face tort ou mal as + cultiveeurs l’empereor, il le doit metre hors ; et ce escrist li empereres Pius. + Ne il ne puet pas otroier à aucun bani que il reviegne ; et einssi + l’escristrent li empereeur Sevoirs et Antonins.

+
+
+ [1.20.0. De officio iuridici.] + De l’office à celui qui dit droit. +

+ Ulpians dit : Aucuns puet adopter par devant celui + à qui jurisdicion est donee, quar les actions de loi li sont otroiees L’alinéa 1.20.1 suit directement 1.19.3 dans le manuscrit et précède + ainsi la rubrique 1.20.0..

+

+ Cil meismes dit : + Il est + otroi + otroi[é] + par l’establissement à l’empereeur Marc à celui à qui jurisdicion est donee en + la cité d’Alixandre que il doint deffendeeurs as orfelins.

+
+
+ [1.21.0. De officio iuridici.] + +

¶ Les choses qui sont otroiees + especialment par loi ou par conseill au senat ou par establissement au prince ne sont + pas remuees, por ce que jurisdicion est donee à aucun. Les choses qui apartienent par + droiture de baillie pueent estre donees, et por ce semble il que li bailli foloient qui + par loi ou par conseill au senat pueent jugier de grief crimes, si conme d’avoltire ou + d’aucune tel chose, si baille à autre sa jurisdicion. De ceste chose avons nos bon + argument par ce qui est contenu en la loi que Julius fist de force, que cil qui puet + jugier de cause criminal puet baillier sa poesté se il va hors del païs, donc ne la puet + il pas baillier se il ne va hors, mes autre jurisdicion puet il doner neis quant il est + presenz. ¶ Et se l’en dit que li sires a esté ocis par sa mesniee, li prevolz ne porra + pas baillier à autre la poesté que il i a par le conseill au senat. ¶ + Cil qui reçoit la jurisdicion qui li est donee n’i a nule chose propre, ainz use de la + poesté à celui qui li dona la jurisdicion. ¶ Il est voirs que jurisdicion puet estre + donee, mes pure poesté qui est donee par la loi ne puet estre bailliee avant ; et por + ce, ne dit nus que li legaz au visconte à qui jurisdicion est donee puisse enjoindre + paine. Paulus dit que la poesté qui est jointe à la jurisdicion puet estre bailliee o la + jurisdicion.

+

+ Ulpians dit : Quant li prevolz done jurisdicion, + cil à qui il la done ne puet pas doner conseill as deffendeeurs ou as + procureeurs de vendre les chans as orfelins que il ont en garde, quar ce + doit otroier li prevolz meismes quant il voit droite cause. Et se il baille sa + jurisdicion, il ne puet pas baillier icel cas.

+

+ Julians dit : Se cil est prevolz qui reçoit autrui + jurisdicion, il ne juge pas par s’auctorité, mes par cele à celui qui li dona la + jurisdicion totes les foiz que il juge en son non.

+

+ Marcians dit : La connoissance + de + des + des] de ms. Corr. d’après E. + + desfendeeurs soupeçonneus puet bien estre bailliee ; et quant general + jurisdicion est bailliee, cist cas est bailliez por le proufit as orfelins, quar li + empereeur Sevoirs et Antonins escristrent einssi : « dés que tu as bailliee à tes legaz + ta juridicion, il s’ensuit que il pueent connoistre des soupeçonneus + deffendeeurs ». ¶ L’en puet otroier à aucun que il doint possession + de biens ou, se caucion n’est pas donee à aucun que damages ne li sera pas fez, il le + puisse metre en possession de la chose dont il crient que damages li viegne, ou il puet + metre feme en possession el non de l’enfant qui est en son ventre, ou que il mete en + possession cels à qui li lés sont lessié por garder les.

+

+ Paulus dit : Il est aperte chose que cil à qui + jurisdicion est bailliee ne la puet pas baillier à autre. Quant jurisdicion est donee à + .i. bas home, aucun pou de destraignement li est bailliez, quar jurisdicion n’est nule + se il n’i a aucun pou de destraignement.

+
+
+ [1.22.0. De officio adsessorum.] + De l’office as assesseeurs. +

+ Paulus dit : Touz li offices as assesseurs, de + quoi li sage home de droit usent, est à bien pris en cez seules causes : en connoissances + de causes, en avocacions, en libelles, en banissemenz, en jugemenz, en epistres.

+

+ Marcians dit : Cil qui ont esté franchi pueent + bien estre assesseur et, ja soit ce que il n’est pas deffendu es lois que cil qui sont + mal renonmé ne soient asseur, neporquant ge croi que il ne puet pas estre assesseurs.

+

+ Marcians dit : Se une meisme contree est aprés + devisee en .ii. et ele est mise souz .ii. prevolz, si conme Germanie et Misie, cil qui + sera nez en l’une des parties porra estre assesseurs en l’autre, ne l’en ne + porra pas dire que il soit assesseurs en sa contree.

+

+ Papinians dit : Quant li legaz l’empereeur est + morz, li salaires qui li estoit deuz doit estre paiez à ses conpaignons, se il ne furent + conpaignon à autre en cel meisme tens. Mes il est autrement en + celui en leu de qui uns autres fu mis ainz que il moreust.

+

+ Paulus dit : Il n’est otroié en nule maniere as + conseilliers que il tretent lor propres besoignes en leur + auditoire el tens que il est assesseurs, mes en autrui auditoire ne lor est il pas + devëé.

+

+ Papinians dit : Il n’est pas devëé que uns des + citeains ne soit assessors + + [au procurateur] + au procurateur] Ajouté d’après EA, cf. le + texte latin : « consilium curatoris rei publicae vir eiusdem civitatis adsidere non + prohibetur, quia publico salario non fruitur ». à la chose conmune de la + cité dont il est, quar il ne prent pas conmun salaire.

+
+
+
+ [Liber secundus] +
+ [2.1.0. De iurisdictione] + Ci comence li segonz livres. Cist tytres est de la jurisdicion à + toz les juges. +

Ulpians dit : + Li offices au juge est moult larges, quar il puet doner possession + de biens et metre en possession, et doner deffendeeurs as orfelins qui ne les ont pas, + et doner juges à cels qui pledent.

+

+ Jabolenus dit : Quant jurisdicion est donee à + aucun, il semble que toutes les choses li sont otroiees, sanz quoi la jurisdicion ne + puet estre menee + + à fin + + à fin] Ajouté dans la marge. Main B. ne puet estre + menee Ante correctionem..

+

Ulpians dit : + Comandemenz est ou + purf + purs + purs] purf ms. ou meslez. Purs + conmandemenz est quant l’en a poesté de glaive por fere soffrir paine à ceus qui la + desservent. Comandemenz meslez est quant jurisdicion est meslee ovec la + poesté, et ce est en doner la possession des biens. Jurisdicion ordinaire est poestés de + doner juge.

+

Ulpians dit : + Il apartient plus à conmandement que à jurisdicion à conmander que + caucion soit donee que damages ne sera pas fez.

+

Julians dit : + Il a esté einsi establi par les ancesseurs que cil tant seulement + puisse doner jurisdicion qui l’a de soi meisme, si come li juges ordinaires, et non pas + cil qui l’a par autrui benefice.

+

Paulus dit : + Se la jurisdicion ne li est donee de par l’empereeur, ou se la loi + meisme ne li done, et por ce se cil qui a doné à aucun jurisdicion muert ainz que cil à + qui ele est doneeele est donee] Écrit après il la + donee exponctué. ait conmencié à user en, Labeo dit que la + jurisdicion est faillie, autresin come es autres causes.

+

Ulpians dit : + Se aucuns corront par tricherie ce qui est escrit en parchemin ou + en autre matiere por cause de pardurable jurisdicion, action de .vc. + deniers d’or est donee contre lui, et cele action apartient à chascun qui la velt + movoir. Li serf et li enfant qui sont en baill, et home et femes, + sont contenu es paroles del banissement. Et se aucuns corront ce qui + estoit escrit, tandis come li banissemenz est proposez ou devant, les paroles del + banissement cesseront. ¶ Se li seigneur ne deffendent lor sers, li + cors as sers en doivent soufrir paine, et autresi cil qui n’ont de quoi paier. ¶ + Mencion de tricherie est fete es paroles del banissement por ce + que, se aucuns le fet par folie ou par rudece ou par le conmandement au prevost ou par + aventure, il n’i est pas tenuz. ¶ Par cest banissement est tenuz cil + qui oste ce qui est escrit, ja soit ce que il ne le corront pas, et cil qui le fet de sa + main, et cil qui le fet fere à autre. ¶ Et se li uns le fist sanz tricherie et li autres + le conmanda par tricherie, cil qui le conmanda sera tenuz à la paine. Et + se ambeduiambedui] b rajouté dans l’interligne. i entendirent + à tricherie, ambeduiambedui] b rajouté dans l’interligne. i + seront tenu. ¶ Qar se pluseur le font ou il le corrompent ou il le font fere, il i + seront tuit tenu.

+

Gaius dit : + Si que il ne lor soufit pas se li uns d’euls paie la paine.

+

Paulus dit : + Se la mesniee à aucun a corrompu ce qui estoit escrit, l’en ne dit + pas ci, autresi come en larrecin, que action ne soit pas donee contre les autres, se li + sires qui voloit desfendre celui qui ce fist paia por lui autretant come uns frans hom + eust paié, ce est par aventure ; por ce que la majesté au prevost qui fu despite est ci + vengiee, et l’en entent que ce furent pluseur fet, autresi come quant pluseur serf + ont fet .i. tort fet + ont fet .i. tort + ont fet .i. tort] ont fet .i. tort fet ms. ou .i. damage, ce sont pluseur fet et non pas uns, autresi come en + larrecin. Octavenus dit que en cest cas doit l’en secorre au seigneur, mes ce puet estre + dit se il porchaça par tricherie que il fust corrompuz par .i. autre, quar lors est ce + uns conseulz et non pas pluseur fet. Et ce meisme dit Pomponius.

+

Ulpians + dit : Cil qui a jurisdicion ne doit pas estre juges à soi ne à sa + feme ne à ses enfanz, ne à cels que il a franchiz ne as autres que il a o lui.

+

Gaius dit : + Se uns hom plede à .i. autre par pluseurs actions qui sont teles + que li juges puet jugier de chascune par lipar li] + Ajouté dans la marge gauche avec un signe de renvoi., + mes quant + eles sont assemblees ensemble la somme passe la jurisdicion au juge, Sabins et Cassius + et Proculus vuelent que l’en puisse pledier de chascune par devant lui ; et cele + sentence est confermee par l’escrit à l’enpereeur Antonin. ¶ Et se + chascuns demande li uns à l’autre et li uns demande greignor quantité que li autres, + l’en en doit pledier par devant .i. meisme juge. ¶ Se une action est + conmune à pluseurs personnes, si come l’action de deviser heritage ou de partir choses + conmunes ou de bonner chans, l’en demande savoir mon se toutes les parties doivent estre + regardees quant à la jurisdicion au juge ; et Ofilius et Proculus vuelent + que oïl, quar chascuns plede por sa partie. Ou l’en puet demander se tote la chose vient + en jugement ou se ele puet toute estre ajugiee à .i., et Cassius et Pegasus vuelent que + oïl, et sanz doute lor sentence est plus provable.

+

Ulpians + dit : Il ne loist pas as mestres des garnisons que il tormentent les + sers, et neporquant petiz chastiemenz ne lor doit pas estre veez.

+

Cil meismes + dit : + Il covient que cil qui done juge soit juges ordinaires ou que il + soit en aucune poesté, si come viscontes ou prevolz ou li autre qui governent les + contrees ; ne il ne pueent pas doner juge el jor que il doivent issir de lor baillie.

+

Cil meismes + dit : Il est receu, et de cest droit usons nos que, se aucuns se + souzmet à la jurisdicion de menor de lui ou de son per, cil à qui il se sozmet puet dire + droit por lui et contre lui.

+

Cil meismes + dit : Se l’en va par erreur à .i. prevost en leu d’un autre, ce qui + sera fet ne vaudra rien. Ne cil ne doit pas estre oïz qui dira que les parties se + consentirent en celui qui fist le jugement, quar cil qui font aucune chose par erreur ne + se consentent pas, qar nule chose n’est si contrere à consentement come error qui + descuevre la folie.

+

Cil meismes + dit : Quant li prevolz seult doner sa jurisdicion, ou il la done + toute ou il en done une partie. Et cil à qui la jurisdicion est donee use de l’auctorité + à celui qui li dona, et non pas de la seue.

+

Cil meismes + dit : Autresi come li prevolz puet doner à .i. autre tote sa + jurisdicion, puet il doner poesté seur certaines personnes ou en certains cas ; + meesmement se il fu avocaz à une des parties ainz que il fust fez prevolz.

+

+ Affricans dit : Se aucun s’acordent que uns autres + prevolz soit lor juges que cil de qui jurisdicion il sont, se il muent lor + volenté ainz que il aillent par devant lui, nus ne doit estre contrainz de tenir cele + covenance.

+

Ulpians + dit : Une pucele pleda par devant le juge en qui poesté ele estoit, + et fu condampnee. Aprés ele se maria à .i. home qui estoit souzmis à .i. autre prevost. + L’en demandoit se la sentence au premier juge pooit estre menee à execucion, et ge dis + que oïl, quar la sentence fu donee ainz que ele se mariast. Et se ele se fust mariee puis + que li plez fu comenciez, ge deisse ce meismes, et que li premiers juges peust par droit + doner la sentence. Et ce doit estre gardé generalement en touz tiex cas. ¶ + Totes les foiz que l’en demande de la quantité qui apartient à la + jurisdicion, l’en doit touz jorz prendre garde conbien il a en la demande, et non pas + conbien il a en la dete.

+

+ Cil qui est hors de la baillie à .i. juge n’est pas tenuz à soffrir + paine por ce se il n’obeïst à lui.

+
+ +
+ [2.2.0 Quod quisque iuris in alterum statuerit, ut + ipse eodem iure utatur.] + Que chascuns doit user en soi del droit que il establist en + autre. +

Ulpians dit : + Cist banissemenz contient tres grant loiauté, et nus ne s’en + corrouce par droit. Qui grocera se l’en li fet le jugement que il a fet à autres, ou que + il lor a fet fere ? ¶ Se cil qui a baillie ou poesté establist seur + aucun .i. novel droit, il devra aucune foiz user de cel meismes droit contre soi + meismes, se ses aversaires le requiert. ¶ Se aucuns a porchachié aucune chose de novel + droit sus aucun par devant bailli ou par devant autre qui ait poesté, l’en jugera puis + aucune foiz contre lui par cel meismes droit, se ses aversaires le requiert, quar il + doit bien soufrir que ce vaille en sa personne que il tint por droit en personne + d’autrui. ¶ Nos devons garder l’entendement de cez paroles que cil + establira qui a jurisdicion, quar se il volt establir aucun droit novel et + il li fu deffendu, si que ses jugemenz n’ot pas force, li banissemenz cesse ; quar cist + moz establir senefie chose parfete et tort fet parfet, et non pas comencié tant + seulementtant seulement] Ajouté dans la marge avec un signe + de renvoi.. Et por ce, se aucuns fet jugement entre cels sor qui il n’a point + de jurisdicion, por ce que cele sentence n’est nule par droit, nos creons que cist + banissemenz n’a pas leu en cest cas : quar que vaut li efforcemenz de meffere se li + meffez ne vient jusqu’à la fin ?

+

Paulus dit : + Par cest banissement est espeneie la tricherie au juge ; qar se + jugemenz est fez par la folie à l’assesseur autrement que il ne deust, ce ne doit pas + nuire au juge, mes à l’assesseur.

+

Ulpians dit : + Se aucuns a empetré contre aucun desloial jugement, il en doit user + contre soi meismes se il fu empetré par sa requeste ; mes se ne fu fet par sa requeste, + ce ne li doit rien nuire. Mes se il l’empetra et il en usa ou il l’empetra por user ent, + ja soit ce que il n’en usa pas, il n’est pas puniz par cest banissement. + Et se mes procurateurs le porchaça, l’en demande à qui ce doit + nuire, ou à moi ou à lui ; et Pomponius dit que ce doit nuire à moi seul, se ge li + commandai especialment que il l’empetrast, ou se ge l’oi estable quant ge le soi. + Neporquant, sese] Dans la marge comme correction + d’un ou exponctué. + + + [li desfenderres ou] + + li desfenderres ou] Manque dans F. Ajouté d’après A + (cf. le texte latin « si tamen tutor vel curator furiosi postulaverit vel + adulescentis »). li procurerres à .i. forsené ou à .i. orfelin le + porchaça, il est tenuz par cest banissement. Ce meismes doit estre gardé el procurateur + qui est donez en sa chose. ¶ Ceste paine est establie contre chascun + qui enchiet en cest banissement, non pas tant seulement par la requeste à celui qui en + est grevez, mes par chascun qui veult pledier à lui. ¶ Se cil por qui + tu es pleges a empetré que nus de ses deteurs ne puisse user d’excepcion encontre lui, + se tu vels aprés deffendre toi en la besoigne de quoi tu es pleges por lui, ne tu ne il + ne devez estre oï, ja soit ce que tu i aies aucune foiz damage se cil por + qui tu es pleges n’a de quoi paier. Mes se tu qui es pleges es encheuz el banissement + por ce que tu empetras ce, excepcion porra valoir au deteur, et si ne vaudra rien à toi. + Et por ce n’avras tu pas contre li action de mandement. ¶ Se mes filz + enchiet en cest banissement, l’en demande se cist banissemenz a leu contre moi es + actions que je vueill movoir por lui, et ge croi que nenil, que ma condicion n’en soit + enpoiriee. ¶ De ce que li prevolz dit que il doit user de cel meisme + droit, puet l’en demander se ceste paine s’estent jusqu’à son hoir ? Et Julians escrist + que action est devaee non pas tant seulement à lui, mes à ses hoirs. + Et il n’escrit pas sanz reson que il doit soffrir la paine del banissement, non pas + tant seulement es actions que il avoit quant il i enchaï, mes en celes que il a puis + aquises. ¶ Julians dit que ce qui est paié por ceste cause ne puet + estre demandé arrieres, quarquar] Suivi de il exponctué. toz jorz remaint la naturel cause qui deffent que il + ne soit demandé arriere.

+

Gaius dit : + Li prevolz excepta .i. cas, ce est qant aucuns velt user de novel + droit contre celui qui en usa premierement. Et ce est à bon droit que li juges qui velt + deffendre le banissement ou aucuns qui enen] Ajouté + dans la marge avec un signe de renvoi. veult avoiravoir] Suivi de en exponctué. le benefice n’enchiee en paine.

+
+
+ [2.3.0 Si quis ius dicenti non obtemperaverit.] + Se aucuns n’obeïst au juge. +

Ulpians dit : + Il est otroié à toz les baillis selonc la droiture de lor poesté, + fors sanz plus as deffendeeurs des citez, que il deffendent lor jurisdicion par paine + de chatel. Cil n’obeïst pas au juge qui ne fet la derreniere chose + qui est en la jurisdicion, ja soit ce se il en fet le conmencement ; si come se aucuns + ne soufri pas que une chose movable fust chalengiee envers lui et il soufri que ele en + fuele en fu] ele en fu i avec i + exponctué. menee ou portee. Et se il refuse à fere le seurplus, lors + semble il que il n’obeïst pas au juge. ¶ Se li procurateurs à aucun + ou cil qui a .i. orfelin en garde n’obeïst au juge, il sera puniz, et non pas + ses sires ou li orfelins. ¶ Labeo dit que cist banissemenz comprent non + pas tant seulement le deffendeeur qui ne velt obeïr au juge, mes le demandeeur. ¶ + Cist jugemenz ne comprent pas toz les deperz, mes tant come la + chose vaut, et por ce que la paine en doit estre paiee à la borse l’empereeur, l’action + n'en [n']est pas donee aprés l’an, ne contre l’oir.

+
+
+ [2.4.0 De in ius vocando.] + D’apeler en droit. +

Paulus dit : + Apeler en droit est apeler por esprover le droit.

+

Ulpians dit : + Il ne covient pas apeler en droit ne conseillier ne prevost ne + visconte, ne autres baillis qui ont poesté qu’i pueent chastier aucun et conmander que + il soit mis en chartre, ne evesque tandis conme il fet son office, ne cels qui se pueent + movoir por la religion del leu où il sont, ne celui qui va en la conmune besoigne as + despenses del conmun. ¶ Par desus ce, cil qui prent feme ou feme qui se marie ne doit + pas estre apelez en droit, ne juge tant conme il tient plez, ne cil qui plede par devant + autre juge, ne cil qui maine enfoïr cors de sa mesniee, ou qui fet au mort + sepouture.

+

+ Calistratus dit : Tuit cil qui porsivent cors + mort, et il semble que ce soit prové par l’escrit as sainz freres.

+

Ulpians dit : + De cels que il covient estre en certain leu por pledier, ne les + forssenez, ne les enfanz. ¶ Li prevolz dist : nus n’apeaut en droit + sanz mon otroi, son pere ne son patron ne sa patronne, ne les enfanz ne les peres à son + patron ou à sa patrone. Il met pere por pere et por mere, mes l’en + puet demander se il le met pour touz les ancesseurs, et aucun dient que il sont apelé + pere jusqu’à tierz aiel, et cil qui sont outre sont apelé li graigneur. Einsi dit + Pomponius que li ancien le disoient, mes Gaius Cassius apele noz peres toz cels de qui + nos issimes, et ce est plus honeste chose. Labeo apele peres cels qui ont engendré en + servage. Et si come Servius dit, cist banissemenz n’apartient pas à cels tant seulement qui sont né de loial mariage, quar li filz qui est engendrez de + porchaz n’apelera pas sa mere en droit.

+

Paulus dit : + Qar la mere est toz jorz certaine, ja soit ce que ele ait conceu de + porchaz, li peres est cil qui li mariages mostre.

+

Cil meismes + dit : Nus ne puet apeler en droit son pere naturel, quar l’en doit + garder à toz les peres une meisme reverence.

+

Cil meismes + dit : Chascuns puet apeler en droit sanz paine le pere ou la mere à + son pere adoptif, quar il ne li apartient.

+

Ulpians dit : + Nus ne puet apeler en droit son pere adoptif tant conme il est en + sa poesté, plus por la droiture de la poesté que por le commandement au prevost, se ce + n’est filz qui ait en chatel conquis par chevalerie, mes lors li est il otroié quant + l’en voit droite cause. Mes son pere naturel ne puet nus apeler en droit, neis tant conme + il est en la mesniee à son pere adoptif. ¶ Li prevolz dist : son + patron ne sa patrone. Patron sont apelé cil qui franchirent cels qui estoient en + servage, ou se aucuns a descovert collusion, ou se il est prononcié en la grevance + d’aucun que uns de ses sers est franchiz, ja soit ce que il ne l’est pas, + + [ou se il quide que i aie franchi aucun] + + ou se il quide que i aie franchi aucun] Manque dans FE, + ajouté d’après A (cf. le texte latin : « Patroni hic accipiendi sunt, qui ex + servitute manumiserunt : vel si collusionem detexit : vel si qui praeiudicio + pronuntietur esse libertus cum alioquin non fuerit, aut si iuravi eum libertum meum + esse »).. Et encontre ce, ge ne serai pas tenuz por patron se sentence + en est donee contre moi ou se ge met sus le serement à aucun et il jure que ge ne le + franchi pas. Mes se ge le contrains de fere serement que il ne + prendroit feme, ou la feme que ele ne prendroit mari, il me puet quitement apeler en + droit. Et Celsus dit que en tel home la droiture del patronnage ne vient pas à mon fill + tant conme ge vive ; mes Julians dit le contrere, et pluseur loent la sentence Julian. + Et selonc ce avendra il que li patrons porra estre apelez en droit, et li filz qui n’a + rien meffet n’i porra pas estre apelez.

+

+ Paulus dit : Cil qui franchist .i. serf por ce que + il li fu commandé en .i. testament ne doit pas estre apelez en droit, ja soit ce que il + i puisse estre apelez por franchir le.

+

Ulpians + dit : Se ge achat .i. sers par tel covenant que ge le franchisse, il + vient à franchise par l’establissement à l’empereeur Marc, et por ce que ge sui ses + patrons, il ne me porra apeler en droit. Mes se ge l’achatai de ses deniers et ge li + failli de covenant, ge ne serai pas tenuz por son patron. ¶ Se une + serve a esté vendue par covenant que ele fust franchie et ele est abandonee por vilain + gaaing contre la covenance de la vente, li venderres sera ses patrons. Se ele fu vendue + par tel convenant que ele fust franche, se ele estoit abandonee por vilain gaaing et se + li venderres meismes l’a abandonee, sanz doute ele vient à franchise sor lui. Mes + Marceaus escrit que ce n’est pas droiz que ele li port l’aneur qui est deue as patrons. + Celsus dit : Nos apelons patron celui qui franchi + .i. serf, neis se il est baniz de sa cité. ¶ Cil qui est franchiz par aucune assemblee + ou par aucune cité puet apeler en droit chascun de cels de la cité, quar chascuns n’est + pas ses patrons. Mes il doit porter haneur à la conmune de la cité. + Et se il velt pledier contre li, il doit demander pardon del + banissement, ja soit ce que il ne vueille apeler en droit fors le procurator à + l’université. ¶ Nos devons apeler les enfanz et les peres au patron + ou à la patronne autres lor filles et lor meres. Mes se li patrons + est envoiez en essill, Pomponius dit que il a perdu s’anor ; et se il est puis rapelez, + li proufiz de cest banissement li sera saus. ¶ Neis au pere adoptif + au patron doit l’en porter haneur, mes ce est tant come l’adopcion dure. ¶ + Se mes filz est donez en adopcion, cil que ge franchi ne le porra + pas apeler en droit, ne le fill à ma fille adoptive. ¶ Mes se mes filz qui est hors de + mon baill a .i. fill adoptif, cil que ge franchi porra apeler en droit cel mien + neveu adoptif, quar il est estranges à moi. ¶ Autresi conme nos + deismes des peres, dit Cassius que tuit cil sont apelé fill, qui descendent de nos. ¶ + Se cele qui a esté franchie a .i. enfant de son patron, ele et ses + filz ne s’entre apeleront pas en droit. ¶ Mes se li enfant au patron + ont acusé de crime celui que lor peres franchi, ou il se sont efforcié de ramener le en + servage, nule henneur ne li est deue. ¶ Li prevolz dit : Que nus ne + les apeaut en droit sanz mon otroi ; quar il otroiera bien que aucuns apeaut en droit + son pere ou son patron, se l’action n’est tele que ele amaint male renomee. Et ce doit + enquerre li prevolz. Et aucune foiz, si come Pedius dit, puet cil qui a esté franchiz + apeler son patron en droit d’action qui porte male renomee par l’otroi au prevost, se il + li a fet trop grant tort ou il l’a batu. Ceste hennor doit toz jorz + estre portee au patron, neis se il est pleges conme deffenderres ou come procurerres à + aucun. ¶ Mes se li deffenderres ou li procurerres au patron est pleges por aucun, il + puet quitement estre apelez en droit, si come Pomponius dit, et ce est voir.

+

Paulus dit : + Ja soit ce que li prevolz n’ajoste pas el banissement que il savra + la cause ainz que il enjoigne la paine, neporquant Labeo dit que la jurisdicion sera + atempree, si come se cil qui fu franchiz se repent et il quite l’action que il avoit + meue contre son patron, ou se li patrons fu semons et il ne vint pas à cort, ou se il i + fu semons mes ce ne fu pas malgré suen, ja soit ce que les paroles del banissement ne + sueffrent pas ce.

+

Ulpians + dit : Se cil qui a esté franchiz apele en droit contre le banissement + au prevost le fill à son patron qui est en la poesté au patron, l’en puet dire, se li + peres n’est presenz, que l’en doit secorre au fill qui est en sa poesté, et que action + de .L. deniers d’or li apartient contre celui qui fu franchiz.

+

+ Modestins dit : Generalment nos ne + poons apeler en droit sanz le comandement au prevost nule des personnes à qui nos devons + reverence.

+

+ Papinians dit : Se li patrons acuse d’aucun crime + celui que il franchi, et il se veult deffendre et va sovent par devant le juge, il ne + semble pas que il apeaut en droit son patron qui l’acusa premierement.

+

Paulus dit : + Cil qui avoit esté franchiz bailla .i. libelle contre son patron + por empetrer juges tant seulement ; si ne dist pas que il l’eust franchi. Se il a tiex + letres come il demande, l’en demande se la paine de cest banissement li est quitee. Ge + ne croi pas que cist cas apartiegne au banissement au prevost, quar il ne semble pas que + cil qui en tel maniere baille son libelle au prince ou au prevost apeaut son mari en + droit.

+

Cil meismes + dit : L'en demande se li desfenderres à .i. orfelin puet apeler en + droit sa patrone el non à l’orfelin sanz l’otroi au prevost. Et ge respondi que il li + puet bien apeler el non à l’orfelin sanz l’otroi au prevost.

+

Cil meismes + dit : Se aucuns dona caucion par devant les officials d’amener aucun + en cort, il est contrainz d’amener li, et cil qui + pramis + [pramist] + en jugement que il amenroit avant aucun, ja soit ce que il n’en dona par + caucion as officials, est contrainz d’amener le avant.

+

+ + Paulus + Gaius + Gaius] Paulus ms. Corr. d’après EA, cf. le + texte latin : «  Gaius libro primo ad legem duodecim + tabularum ». + dit : Pluseur cuiderent que il ne loise + à apeler nul en droit de sa meson, quar por ce que la meson à chascun est ses refujemenz + et ses recez, il semble que cil qui d’ilueques l’apeleroit en droit li feroit tort.

+

Paulus dit : + Et se il se repont et il ne se velt deffendre, ce est assez grant + paine que ses aversaires est mis en possession de ses biens. Mes se il se met en leu que + l’en puisse avenir à lui ou que l’en le puisse veoir de leu conmun, Julians escrist que + il puet estre apelez en droit.

+

Paulus dit : + Nus ne doute que home ne puisse estre apelez en droit + de sa vigne ou de baing ou de theatre.

+

Gaius dit : + Mes cil qui est en sa meson puet aucune foiz estre apelez en droit, + neporquant nus ne doit estre trez de sa meson par force.

+

Gaius dit : + Il n’est otroié à nul que il apeaut en droit, ne celes qui ont + meins de .xii. anz, ne les orfelines qui sont souzmises à autrui poesté. ¶ + Cil qui est apelez en droit doit estre quitez en .ii. cas : se + aucuns deffent sa persone, ou se pés est fete de la chose tant dementieres conme il + vient en droit.

+

+ Marcians dit : Cil que pluseur ont franchi doit + requerre au prevost que il li loise à apeler en droit .i. de ses patrons, que il + n’enchiee en la paine del banissement.

+

Ulpians + dit : Action de .L. deniers d’or est donee contre celui qui fera + contre cez choses, mes cele action n’est pas donee à l’oir, ne contre l’oir, ne puis que + li ans est passez.

+

+ Modestins dit : Se cil qui a esté franchiz apele + son patron en droit sanz demander pardon del banissement, se li patrons s’en plaint, ou + il paiera la devant dite paine, ce sont .L. deniers d’or, ou li prevolz de la cité + lele] Suivi de o exponctué. chastiera se + il n’a de quoi paier.

+
+
+ [2.5.0 Si quis in ius vocatus non ierit sive quis + eum vocaverit, quem ex edicto non debuerit.] + Se aucuns est apelez en droit et il n’i va pas, ou se aucuns i apele + celi que il n’i doit pas apeler. +

+ Ulpians dit : + Se cil qui est apelez en droit done plege d’estre à droit qui ne + soit pas souzmis au juge par devant qui il le doit + ameneramener] apemener avec pe exponctué., autretant vaut conme se il n’eust doné point de plege, se + li pleges ne quite especialment son privilege.

+

Paulus dit : + Por quel chose que aucuns soit apelez en droit par devant le + prevost ou par devant autre qui ait jurisdicion, il i doit venir au meins por savoir se + li juges a poesté sor lui. ¶ Se aucuns est apelez en droit par devant + son droit juge et il n’i vient pas por aucune cause, il sera puniz por la + jurisdicion au juge, mes l’en doit espargnier les nonsachanz. Et se li demanderres ne + perdi rien en ce que li aversaires ne vint pas au jor où il fu semons, si come se ce fu + à jor de feste, li prevolz quitera la paine.

+

Ulpians dit : + Quant aucuns pramet que il sera à droit et il n’i met point de + paine, l’en pledera à lui por tant come ses aversaires i a de damage. Et einsi le dist + Celsus.

+
+
+ [2.6.0 In ius vocati ut eant aut satis vel cautum dent.] + Que cil qui sont apelé en droit i aillent ou il doignent + caucion. +

Paulus dit : + Il est establi el banissement au prevost que pleges qui est donnez + d’estre à droit soit donez riches selonc la quantité de la chose se ce n’est des parenz + à celui qui le done, ou tieus qu’i ne li puisse faillir ; quar lors le doit l’en prendre + quieus que il soit, si conme le fill por le pere et celui qui a esté franchiz por son + patron.

+

+ Calistratus dit : Autresi doit il estre pleges por + sa patrone ou por ses enfanz, ou por la feme à son patron ou por sa bruz ; + en iex + [t]iex + + pleges doit estre pris + + que il soit bons + quel que il soit + + quel que il soit] que il soit bons ms. Corr. d’après + AE (cf. le texte latin : « Tunc enim + qualiscumque fideiussor accipi iubetur »). , et cil qui ne le reçoit, se + il set cele aliance, est tenuz à paine de .L. solz.

+

Paulus dit : + Quar por riche home meisme prent l’en cez personnes en plege.

+

Ulpians dit : + Se cil qui pramist que il amenroit .ii. homes à droit en i amaine + l’un et l’autre non, il ne fet pas ce que il pramist dés que il ne les i amaine + amedeus.

+
+
+ [2.7.0 Ne quis eum qui in ius vocabitur vi eximat.] + Que aucuns ne retiegne par force celui qui est apelez en + droit. +

Ulpians dit : + Li prevolz proposa cest banissement por refrener cels qui + souztraient par force cels qui sont apelé en droit. Et Pomponius + escrit que jugemenz doit estre fez contre le seignor el non de son serf por le meffet + que li sers a fet, se il ne le fist par le seu au seignor. Mes lors doit li jugemenz + estre donez contre le seigneur sanz fere mencion del serf. ¶ + Offilius dit que cist banissemenz n’a pas leu se personne qui ne + devoit pas estre apelee en droit est souztrete, si come li peres ou li patrons à celui + qui se plaint, ou les autres persones exceptees. Et ceste sentence me semble bone, quar + se cil meffet qui en droit les apele, cil ne meffet pas qui par force les retient que + il n’i aillent.

+

Paulus dit : + Quar ja soit ce que li uns et li autres fet contre le banissement, + et cil qui a esté franchiz qui apele son patron en droit, et cil qui le patron soztret à + force que il n’i aille, neporquant cil qui est franchiz meffet plus. + Autresi est il de celui qui est apelez en droit en autre leu que là où il doit. Mes + encore puet l’en mielz dire que il ne semble pas que cil soit souztrez à force qui ne + pooit pas estre semons ilueques par droit.

+

Ulpians dit : + Se aucuns retient à force son serf qui a esté apelez en droit, + Pedius dit que cist banissemenz n’a pas leu, quar ce n’estoit par persone qui peust + estre apelee en droit. Il covendra donc semondre le seignor que il ait son serf à droit. + ¶ Se aucuns souztret par force celui qui est semons par devant juge + de legat, la paine de cest banissement cessera. ¶ L’en demande se il + covient que aucuns le face par tricherie, ainz que il enchiee en cest banissement. Et ge + di que ce est assez quant il le fet par force, ja soit ce que il n’i ait point de + tricherie.

+

Paulus dit : + Li moz de tolir est general parole, si come Pomponius dit. Tolir + est oster des mains par force ; souztrere est oster en quel maniere que ce soit, si come + se aucuns ne tient pas à force celui qui est apelez en droit, mes il le fet demorer que + il n’i aille tant que li jorz soit passez ou que l’action soit perdue par atente. Lors + semble il que il l’ait souztret, ja soit ce que il n’ait pas tenu son cors. Et se il + le retint el leu où il le trova, ja soit ce que il ne le mena pas aillors, il est tenuz + par cest banissement. Et se aucuns souztret par force + celui qui est apelez en droit par + fanxe + fauxe + + fauxe] fanxe ms. cause, il est tenuz par + cest banissement. ¶ Li prevolz dist : ou se il fet par tricherie que + il soit souztrez, quar ce puet estre fet sanz tricherie, si conme quant aucuns a droite + cause de sortrere.

+

Ulpians dit : + Se aucuns souztret par autre celui qui est apelez en droit, il + n’est tenuz par ceste clause del banissement où que il soit, ou loing ou prés. ¶ + Action est donee por le fet contre celui qui a souztret à force + celui qui estoit apelez en droit, et en cele action n’est pas contenue la droite valeur + de la chose dont l’en plede, mes tant come li demanderres la proisera par son serement. + Ce i est ajoint si que il apere que neis se aucuns demande fauxement, si puet il + porsivre ceste paine. ¶ Cil qui demande cele paine doit mostrer que + par le fet à celui à qui il la demande ne vint pas ses aversaires à jugement, quar se il + ne lessa pas por la force qui li fu fete à venir i, ceste paine cesse, quar l’en doit + entendre la vertu des paroles. ¶ Ceste action est por le fet, et se + pluseur ont meffet, ele sera donee contre chascun, et por ce ne remaint pas que cil ne + soit obligiez qui fu soustrez à force que il n’alast à jugement. + Ceste action sera donee as hoirs au demandeeur, se la chose apartient à els, mes ele ne + sera pas donee contre l’oir à celui qui a meffet, ne puis que li anz sera passez.

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Cil meismes + dit : Se cil qui souztrest à force .i. deteur que il n’alast à + jugement paie ce qui li est jugié, il ne delivre pas le deteur, quar il paie sa + paine.

+
+
+ [2.8.0 Qui satisdare cogantur vel iurato promittant + vel suae promissioni committantur.] + Liquel doivent estre contraint de doner caucion. +

Gaius dit : + Caucion est autresi conme une maniere de satisfacion, quar autresi + come nos apaions celui à qui nos fesons gré, l’apaions nos quant nos li donons caucion + de ce que il nos demande, et nos l’en fesons seür par pleges.

+

Ulpians dit : + Pleges qui est donez d’estre à droit est tenuz por covenable non + pas tant seulement por la richece, mes quant il est legiers à justifier. + Se aucuns a doné pleges d’estre à droit contre aucune + persone qui ne pooit pledier à lui, cele plevine fu fete por noient. ¶ + Li prevolz dist : Se aucuns apele en droit son patron ou sa + patronne, ou lor peres ou lor enfanz, ou celui que ses patrons a en sa poesté, ou la feme + son patron ou le mari à sa patronne, l’en doit prendre tel plege conme il porront doner + d’estre à droit. ¶ Cil que li prevolz apele enfanz pueent estre + entendu cil qui descendent des filles. Cist benefices est donez as enfanz et as peres, + non pas tant seulement se il sont hors de baill, mes se il sont souzmis à la poesté + d’aucun. Et einsi l’escrit Pomponius. ¶ Li filz puet estre fez pleges + por son pere neis se il est en autrui poesté. Ce que li prevolz dist que pleges soit + pris tieus come l’en le puet avoir doit estre entendu quant à la richece. ¶ + Li prevolz done action de tant come la chose vaut contre celui qui + est pleges d’avoir aucun à droit. Mes il covient vooir se cele action contient la verité + de la chose ou les deperz, et il est mielz que li pleges soit tenuz à toz les deperz se + il ne fu pleges por certaine qantité.

+

Paulus Paulus] «  Gaius » dans le texte + latin. dit : Se l’action est del double, si come de + larrecin qui n’est pas aperz, + + [ou aus trois parz ou aus qatre parz, si conme de larrecin + apert] + + ou aus trois parz ou aus qatre parz si comme de larrecin apert] Manque dans F (saut du même au même). Ajouté d’après E (cf. le texte + latin : « Sive in duplum est actio sive tripli aut quadrupli, tanti eundem + fideiussorem omnimodo teneri dicimus, quia tanti res esse + intellegitur »)., nos disons que li pleges sera tenuz por tant conme la + chose vaut qui puet estre demandee.

+

Paulus dit : + Se cil qui dona pleges d’estre à droit muert dedenz le jor, li + prevolz ne doit pas contraindre le plege d’amener le avant. Mes se il ne savoit pas que + il fust morz et il conmanda que il fust amenez avant, ou se cil morut aprés le + conmandement ainz que li jorz venist, action ne doit pas estre donee contre le plege. + Mes se il muert aprés le jor où il est forsbaniz de la cité, l’en puet pledier contre le + plege.

+

Paulus Paulus] «  Gaius » dans le texte + latin. dit : Se aucuns est pleges por celui qui est + condampnez et li condampnez muert ou il est forsbaniz de la cité de Rome, por ce ne + remaint pas que l’en ne puisse pledier au plege. ¶ Cil + qui ne velt prendre plege, de quoi l’en voit apertement que il est assez riches selonc + la qalité de la chose, ou qui prueve que il est assez riches se l’en doute, qui velt + estre pleges d’amener aucun en jugement, action de tort fet puet estre donee contre + lui ; quar ce n’est pas sanz tort que cil soit retenuz en droit qui puet doner assez + covenable plege. Et li pleges qui ne fu pas pris se porra plaindre del tort qui li est + fez.

+

Paulus dit : + Toutes les foiz que plevine ou caucion est donee oscurement, il ne + semble pas que caucion soit donee.

+

Ulpians dit : + Se l’en otroie bien que li pleges que aucuns velt doner d’estre à + droit est assez covenables, mes l’en dit que il a aucun privilege par quoi il ne porroit + pas estre contrainz de respondre en cele cort et li demanderres doute que il vueille + user de son privilege, il covient vooir que l’en doit fere. Et li empereres Pius et + Pomponius et Marceaus et Papinians dient que li demanderres puet refuser tel plege. Mes + se autre caucion ne puet estre donee, l’en doit dire au plege que il n’usera pas de son + privilege se il en est trez en cause. ¶ Se il covient que aucuns + doint caucion par force et il ne la puet pas legierement doner en la cort où il est, il + doit estre oïz se il est apareilliez de doner caucion en autre cité de la contree + meisme. ¶ Mes se nus ne le contraint de doner caucion, mes il la + veult doner par sa volenté, il ne doit pas estre envoiez ailleurs por doner pleges, quar + il ne desert pas que il soit oïz por ce que il se charge de son gré de doner pleges. ¶ + Se caucion n’est pas donee por chose movable, et la persone qui la + doit doner est soupeçonneuse, la chose doit estre prise en la main au juge tant que la + caucion soit donee ou que li plez soit finez.

+

Paulus dit : + Les parties se doivent acorder à assigner le jor. + Pedius dit que il est en la volenté au demandeeur, mes se il l’assigne trop brief li + juges le doit aloignier, et se il l’assigne trop lonc, il le doit acorcier. ¶ + Il ne semble pas que cil qui met feme en plege doint soufisant + caucion. Ne chevaliers ne cil qui a meins de .xxv. anz ne doivent pas estre pris en + plege se tieus personnes ne plevissent en lor chose si come por lor procurateur. ¶ Li un + dient que se l’en demande au mari .i. champ qui soit del mariage sa feme, la feme puet + estre plege en sa chose. ¶ Se uns sers est pleges de paier ce qui + sera jugié, l’en doit secorre au demandeeur que caucion li soit donee de novel. ¶ L’en + doit secorre à celui qui a meins de .xxv. anz et à feme, por ce que il ne sevent pas le + droit. ¶ Se cil qui est pleges de paier ce qui sera jugié est hoirs + au demandeeur, ou li demanderres est hoirs au plege, il covendra doner caucion tot de + novel. ¶ Li deffenderres et li procurerres doivent estre amené par + devant les mestres por doner caucion que la chose à l’orfelin sera sauve. Et cil à qui + li usaires d’une chose est donez doit doner caucion de rendre au seignor la proprieté. + Et cil à qui uns lés est lessiez doit doner caucion que, se li heritages est toluz à + l’oir, il rendra les lés et quanque il en avra eu. ¶ Se li hoirs velt doner caucion + par devant les mestres que il paiera les lés, il doit estre oïz. Et se cil à qui uns lés + est lessiez en est mis en possession por ce que il remest en l’oir que il ne dona pas + caucion de paier les lés, et li hoirs requiert que cil se parte de la possession et il + dit que il est apareilliez de doner caucion par devant les mestres, il ne doit pas estre + oïz. Mes il i ert autrement se il fu mis en possession sanz + le corps + la corpe + la corpe] le corps ms. Corr. d’après E (cf. le + texte latin : « Diversum, si sine culpa aut dolo heredis missus sit in + possessionem »). + et sanz la tricherie à l’oir. ¶ Se + aucuns dit que il ne puet doner pleges à Rome et il veult estre envoiez en aucun + chastel por doner les, il doit fere serement de verité que il ne le fet pas par malice. + Mes cist seremenz est quitez à aucunes personnes, si come as peres et aus + patrons. Cil qui est envoiez en aucun chastel por doner pleges doit jurer que il ne les + puet doner à Rome et que il le fet sanz malice : quar il ne doit pas estre contrainz de + jurer que il ne puet doner pleges ailleurs que là où il velt estre envoiez, quar l’en + le feroit parjurer, quar par aventure il ne les puet pas doner à Rome mes il les puet + doner en plusors autres leus. Ce sera otroié quant l’en verra droite + cause d’otroier le. Et se il ne volt doner caucion quant il estoit el leu où il velt + estre envoiez, il ne sera pas oïz en cest cas, quar il remest par lui que il ne les dona + là où il velt aler.

+

Gaius dit : + Quant uns arbitres est donez por savoir se plege sont covenable ou + non, se il semble à aucune des parties que ses diz n’est pas loiaus, ele puet apeler + autresi come d’un juge ordinaire.

+

Paulus dit : + Se li arbitres juge que li plege sont bon, l’en les doit tenir pour + bons, quar se nule des parties fust grevee por cel dit, ele peust bien avoir apelé au + juge avenant. ¶ Cil qui blame les pleges que li arbitres a loez pour aucune cause et + loe cels que li arbitres a blasmez, et cil qui par sa volenté prent pleges sanz + arbitres, se doit tenir apaié de cels que il prent. Mes se grant povreté avient puis as + pleges, se il a droite cause, il puet demander pleges tot de novel.

+

Ulpians + dit : Julians dit que se tu preis de mon aversaire ou de son + procurateur pleges d’estre à droit ainz que tu li demandasses mon champ, et tu conmences + puis à pledier à lui par mon commandement, li plege sont tenu à toi.

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Cil meismes + dit : Tuit li mestre de droit s’acordent que li hoirs qui porsiet + l’eritage souz condicion doit doner caucion de rendre l’eritage à celui qui le doit + avoir. Et se la condicion faut, cil qui doit estre hoirs aprés puet demander l’eritage, + et se il l’a par jugement, la caucion est quitee. Et li prevolz puet aucune foiz + commander pour droite cause que caucion soit donee ainz que la condicion + soit avenue et ainz que li jorz soit venuz de demander l’eritage.

+

Paulus dit : + Et se pluseur sont establi à estre hoir aprés le premier, caucion + doit estre donee à chascun.

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Cil meismes + dit : Se li filz qui est en baill deffent son pere qui est hors del + païs, ge demant se il doit doner caucion de paier ce qui sera jugié. Et Paulus respont + que cil qui deffent celui qui n’est pas presenz, qui que il soit, ou filz ou peres, doit + doner caucion au demandeeur selonc la forme del banissement.

+

+ Marcians dit : L'en doit savoir que cil qui + porsieent choses qui ne sont pas movables ne sont pas contraint de doner en caucion. + Cil doit estre apelez porseerres qui en vile ou en cité porsiet + terre ou toute ou en partie. Et cil qui tient champ à cens est tenuz por porseeur. Et + cil qui a la proprieté d’une chose, ja soit ce que uns autres porsiet la chose, est + tenuz por + porseeeur + porseeur + porseeur] porseeeur ms.. + Mes + Julians escrit que cil qui en a l’usaire tant seulement n’est pas tenuz por porseeor. ¶ + Li creanciers qui a pris terre en gage n’est pas porseerres quant + à ce que il li coviegne doner caucion, ne que il la puisse gaaignier par longue tenue, ne + quant il en tient la possession, ne se il l’a bailliee au deteur. ¶ Se + uns chans est donez en doere, la feme et ses mariz en sont + porseeeur + porseeur + porseeur] porseeeur ms.. et n’en + donent pas caucion. Mes il est autrement de celui qui a personel + action de demander .i. champ, quar il en doit doner caucion. ¶ Cil + qui ont orfelins en garde sont tenu pour + porseeeurs + porseeurs + porseeur] porseeeur ms., qui que + porsiee, ou il ou li orfelin. Et autresi dit l’en se li uns des deffendeeurs est + porseerres. ¶ Se tu me demandes le champ que ge porsie, et sentence + est donee por toi et ge appel contre la sentence, l’en demande se ge sui mes porseerres + de tel champ. Et l’en dit par droit que oïl, quar il ne remaint pas que ge ne porsiee por ce se la possession puet estre gaaigniee contre moi. ¶ + Se l’en dote se aucuns a esté porseerres ou non, il covient garder + au tens que il dona la caucion, quar autresi come il ne nuist rien à celui qui vendi la + possession aprés ce que il ot doné caucion, ne vaut il rien à celui qui comença à + porseoir aprés la caucion.

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Paulus dit : + Se aucuns jure que il sera à droit, il ne semble pas que il soit + parjures se il le lesse por cause qui soit otroiee.

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+ [2.9.0 Si ex noxali causa agatur, quemadmodum caveatur.] + Se l’en plede por mesfet à serf, coment caucion doit estre + donnee. +

Ulpians dit : + Se aucuns a pramis que il amenra à jugement le serf por qui meffet + l’en plede, li prevolz dit que il le doit amener avant en cel meisme estat où il est, + tant que li plez soit finez. Veons donc que est amener le en cel + meismes estat. Et ge croi que il est veraiement amené en cel meismes estat quant la + droiture à son aversaire n’est pas enpoiriee que il ne puisse pledier à lui autresi + come devant. ¶ Se li sers conmence à estre sers à .i. autre que à celui qui a pramis à + amener le à jugement, ou se l’action est perdue, il ne semble pas que il soit amenez en + cel meismes estat si conme Labeo dit. Ou, se la cort ou la personne est muee, se il est + donc venduz ou donez à .i. plus poissant home ou à tel qui ne puisse pas estre trez en + cause en la cort où il fu premierement semons, il ne semble pas que il soit amenez en + cel meismes estat. Et se il est abandonez à soffrir la paine de son meffet que il ait + fet à .i. autre, Offilius ne cuide pas que il soit amenez en cel meismes estat, et si + cuide que l’action que li autre ont contre lui por son meffet soit perdue.

+

Paulus dit : + Mes nos usons d’autre droit, quar cil qui est abandonez por les + meffez que il fist avant n’est pas delivrez, quar li meffez ensuit le serf autresi come se + il fust venduz. ¶ Se li sers n’est pas presenz por qui meffet action + apartient à aucun, se ses sires ne nie pas que il ne soit en sa poesté, + Vindius dit que ses sires que ses sires] que il avec il exponctué ; ses sires ajouté en marge avec signe d'insertion. + doit estre contrainz ou de prametre que il l’avra à droit, ou + de recevoir le jugement ; ou, se il ne le velt deffendre, il doit doner caucion d’amener + le avant au plus tost que il porra. Et se il nie que il n’est pas en sa poesté et il + ment, il doit recevoir le jugement sanz abandoner le serf, et ce meismes, dit Julians, se + il a fet par tricherie que il ne soit pas en sa poesté. ¶ Mes se li + sers est presenz et li sires est hors del païs, si que nus n’est qui deffende le serf, + il doit estre amenez avant par le conmandement au prevost. Mes quant la cause sera + conneue, l’en dorra aprés ce au seigneur pooir de deffendre le, si come Pomponius et + Vindius escrivent, que ce ne li nuise que il a esté hors del païs. L’action qui estoit + perie par atente doit donc estre rendue au demandeeur, quar li sers avoit comencié à + estre en ses biens.

+

Ulpians dit : + Se l’en plede à celui qui a l’usaire d’un serf por le meffet au + serf et il ne le deffent pas, li usaires li est devaez par le prevost.

+

Gaius dit : + Se uns sers est à plusors seignors et l’en plede à l’un pour le + meffet au serf, l’en demande se il doit doner caucion por la partie son conpaignon. Et + Sabins dit que il ne le covient pas, quar chascuns doit deffendre tot le serf, ne il + n’est pas oïz se il dit que il est apareilliez de deffendre le por sa partie.

+

Ulpians dit : + Se aucuns a pramis que il amenra .i. serf en jugement en cel + meismes estat en quoi il estoit devant, se il li amaine puis que il est franchiz, se li + plez est por actions capitals et por torz fez, il n’est pas amenez avant soufisamment, + quar satisfacion est autrement fete de serf que de franc home, quar li sers doit estre + tormentez et batuz, et li frans hom doit estre condampnez à paine de deniers. Mes se + l’action estoit citeaine, li demanderres doit mielz voloir que il ait amenezamenez] Suivi de ii exponctué. frans que sers, quar sa cause en vaut mielz.

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Paulus dit : + Mes se aucuns pramet à amener avant celui à qui franchise est deue, + il semble que il soit amenez en cel meismes estat se il i est amenez quant il est frans, + quar il n’est pas loing de franchise.

+
+
+ [2.10.0 De eo per quem factum erit quominus quis in + iudicio sistat.] + De celui par qui il remaint que aucuns ne vient à + jugement. +

Ulpians + dit : Il fu avis au prevost que ce estoit loiauté de chastier la + tricherie à celui qui empeesche que aucuns ne soit amenez en jugement. + Et non pas tant seulement de celui qui le retint par soi ou par les + suens, mes de celui qui pria autres que il le detenissent ou que il feissent tant que il + ne fust pas amenez à jugement, coment que il fust, ou se il seussent ou se il ne seussent + pas quieus meffez ce estoit. ¶ Nos entendons tricherie en tel + maniere : se aucuns dit aucune mauvese novele à celui qui venoit à cort par quoi il + covient que il n’i viegne pas, il est tenuz par cest banissement, ja soit ce que aucun + cuident que li blasmes en doit estre à celui qui le crut. ¶ Se li + deffenderres n’est pas venuz à jugement par la tricherie au demandeeur, il n’a pas + action contre lui par cest banissement, quar il se puet bien tenir apaié de l’excepcion + qui li apartient se il est trez en cause, por ce que il pramist de la paine por ce que il + ne vint pas à jugement. Mes il est autrement se il fu empeeschiez par .i. autre, qar il + avra action contre celui qui l’empescha. ¶ Se pluseur ont fet par + tricherie que aucuns ne soit venuz à jugement, tuit sont tenu par cest banissement. Mes + se li uns paie la paine, li autre sont delivré, quar il n’i a mes nul depert. ¶ + Tuit se consentent que l’en doit pledier au seigneur el non de son + serf por ceste cause. Et ceste action est donee à l’oir, mes ce n’est + pas aprés .i. an. Mes ge croi que ele doit estre donee contre l’oir, que li hoirs ne + gaaint pas en la tricherie au mort.

+

Paulus dit : + Se li sers à celui qui me demande aucune chose fet par tricherie + que ge ne viegne à jugement, si que ses sires le set ne il ne le deffent pas, ja soit ce + que il le peust bien deffendre, Offilius dit que excepcion me doit estre + donee contre le seigneur, que li sires ne gaaint en la tricherie au serf. Mes se li sers + le fist contre la volenté au seignor, Sabinus dit que action me doit estre donee por le + meffet au serf, si que li sires se puet aquiter por abandoner moi le serf. Et li fez au + serf ne doit pas nuire au seignor, fors en tant que li sires pert le serf, quar il n’i a + rien meffet.

+

+ Julians dit : Action apartient par cest banissement + contre celui qui a fet par tricherie que cil qui est apelez en droit n’i est pas alez, + et l’action est de tant conme li demanderres eust de preu se il i fust alez. ¶ En ceste + action est amené quanque li demanderres i a perdu, si conme se li deffenderres a aquis + par lonc tens la seignorie de la chose, ou se il est delivrez de l’action. ¶ + Et se cil qui fist par tricherie que cil qui devoit venir à + jugement n’i venist pas n’a de quoi paier les deperz, il est droiz que l’action soit + restoree contre le deffendeeur, que il ne gaaint par autrui tricherie, et que li + demanderres n’i ait damage. Et se li demanderres fu empeeschiez par + la tricherie Tyce et li deffenderres par la tricherie Mene que il ne vindrent à + jugement, li uns et li autres pledera contre celui par qui tricherie il fu empeeschiez. + ¶ Se li demanderres est empeeschiez par la tricherie au deffendeeur, + et li deffenderres par cele au demandeeur, que il ne vienent en jugement, li prevolz ne + doit secorre à nul d’els, ainz lesse aler l’une tricherie contre l’autre. ¶ + Se ge ai mis au plege en covenant que il me paiera .L. solz, se cil + por qui il est pleges ne vient à jugement, à qui ge vuell demander .c. livres ? Se + Simphrones Simphrones] Simprones avec h ajouté dans l’interligne. + fet par sa tricherie que li deteurs + ne vient pas à jugement, ge + pledera + pledera[i] + à Simphrone por .c. livres, quar tant vaut l’action pour quoi ge l’apeloie en + droit qui m’apartient contre lui ou contre son hoir, ja soit ce que ses pleges estoit + obligiez en meneur quantité.

+
+
+ [2.11.0 Si quis cautionibus in iudicio sistendi + causa factis non obtemperaverit.] + Se aucuns n’obeïst à la caucion que il a donee d’estre à + droit. +

+ Paulus dit : Li prevolz commande que chascune + jornee soit de .xx. miles, fors cele en quoi la caucion est donee, et cele en quoi il + covient estre à jugement, quar tel jornee n’est greveuse ne au demandeeur ne au + deffendeeur.

+

Ulpians + dit : Nos ne querons pas que li deffenderres viegne à jugement se pés + est fete de la chose por quoi il pramist à estre i. Mes ce est voirs se la pés est fete + devant le jor que il doit venir à jugement. Mes se la pés est fete aprés le jor et li + demanderres velt pledier por la paine por ce que li deffenderres ne vint pas au jor, + excepcion de tricherie li doit estre mise encontre. Qui plederoit ore por la paine, puis + que la pés est fete de la principal besoigne ? Il sembleroit que excepcion de la pés li + deust nuire autresi conme se la paine fust mise en la pés, se les parties ne mistrent + le contrere en covenant. ¶ Se aucuns est empeeschiez por aucun conmun + servise sanz sa tricherie que il ne + puet pas venir à jugement si come il avoit pramis, il est droiz que excepcion li vaille. + Et autresin se cil que l’en velt avoir à testemoine ne puet pas + venir à jugement, l’en li doit secorre. ¶ Se aucuns a pramis à aler + à jugement et il est empeeschiez par maladie ou par tempeste ou par force de flueve que + il n’i puet aler, il se puet deffendre par excepcion. Et ce n’est pas torz, quar il + covient que cil qui fet tel pramesse viegne presentement à jugement, et conment i + porroit venir cil qui est empeeschiez par maladie ? Et por ce commande la loi des .xii. + tables que, se li juges ou une des parties est empeeschiez par maladie, li jorz del plet + doit estre porloigniez. ¶ Se feme n’a pas lessié por maladie à venir + à jugement, mes por ce que ele estoit grosse d’enfant, Labeo dit que excepcion li doit + estre donee. Mes se ele a enfant et ele acouche, lors doit l’en dire que ele est + empeeschiee par maladie. Autresi est il se aucuns chiet en forsenerie, + quar cil qui est empeeschiez par forsenerie est empeeschiez par maladie. ¶ + Nos avons dit que l’en doit secorre à celui qui par tempeste ou par + force de flueve est empeeschiez que il ne puet venir à jugement ; et nos devons apeler + tempeste ou de mer ou de terre, et nos entendons ce de tel tempeste qui tolt à errer + par terre ou par mer. Force de flueve doit estre entendue sanz + tempeste, si come se l’eve est creue et l’en n’i puet passer ne à pont ne à batel. + Et se aucuns peust estre passez sainement, si que la tempeste ne la + force de l’eve ne li eust nul mal fet se il se fust à droit point mis à la voie et il + s’est mis en cel destroit, quant li juges savra la cause, il jugera se excepcion li doit + valoir ou non. Quar se cil qui avoit pramis à estre à jugement estoit à Rome encontre le + jor que il devoit pledier, et il ala en une vile sanz nul besoing que il i eust et la + tempeste le sorprist si que il ne pot pas revenir à Rome au jor del plet, ja n’est il + pas dignes que ceste excepcion li aïst. Ou se il ot tenpesté en la mer et il peust + estre venuz par terre ou aler entor le flueve, l’en doit autresi dire que excepcion ne + li doit pas valoir. ¶ Mes se li flueves crut sisi] + Précédé de o exponctué. que il empli tot le leu où li + plez devoit estre, ou li leus fu destruiz par aucune soudaine aventure, ou cil n’i peust + pas venir sanz perill, lors li doit excepcion estre donee. ¶ Autresi + est excepcion donee à celui qui voloit venir à jugement mes aucuns baillis le retint, + sanz sa tricherie, quar se il porchaça ou il dona cause que il fust retenuz, excepcion + ne li vaudra rien, mes sa tricherie li nuira. Et la tricherie as autres ne li nuira pas, + qui porchacierent que il fust retenuz, mes se uns bas hom le retint, ceste excepcion ne + li vaudra rien.

+

Paulus dit : + Mes action est donee contre celui qui le retint por tant come il i + a de damage.

+

Ulpians + dit : Et se aucuns fu condampnez de crime, si que il ne pot pas aler + à jugement si come il avoit pramis, celui doit l’en + espargnier + esprover + + esprover] espargnier ms. Corr. d’après E (cf. le texte + latin : « rei capitalis condemnatum accipere debemus, qui morte exiliove coercitus + est »). par droit. Nos apelons celui condampné de + crime, qui est chastiez par mort ou par essill. Se aucuns demande donc à que + fere ceste excepcion li est donee, puis que il est dampnez, nos respondrons que ele est + necessaire à ses pleges. Ou se il est par aventure alez en essill si que il porra + encore revenir en la cité, ceste excepcion vaudra à son deffendeeur. ¶ + L’en doit savoir que cil qui est acusez de crime, mes il n’en est + pas encore dampnez, ne puet pas user de ceste excepcion. Mes se il + est en lieus ou en prison, par quoi il ne vient pas à jugement, excepcion li doit + valoir. ¶ L’en demande se il puet estre mis en covenant que nule + excepcion ne vaille à celui qui a pramis à estre à jugement, et Aticilius dit que cele + covenance ne vaut rien ; mes ge croi que ele vaut quant les causes des excepcions sont + nomees especialment, et cil qui a fet le covenant les a quitees. ¶ + Encore demande l’en se cil qui ne doit pas doner caucion d’estre à droit la done par + aventure, savoir mon se excepcion doit estre donee à ses pleges. Ge croi que l’en doit + destinter se il dona la caucion par erreur ou par covenance, quar se il la dona par + erreur, excepcion doit estre donee à ses pleges ; se il la dona par convenance, + excepcion ne lor doit pas valoir. Qar Julians escrit : « Se l’en a pramis par ignorance + plus que + l + l[i] + juges n’a establi en la caucion qui est donee d’estre à droit, excepcion doit + estre donee ». Mes se la pramesse est fete si grant par covenance, Julians dit que + l’excepcion puet estre quassee par replicacion de covenant.

+

Paulus dit : + Se dui sont à qui une chose est deue et li deteurs done à .i. tels + caucion que il sera à jugement, et li autres l’empeesche que il n’i viegne, excepcion + sera donee au deteur contre celui à qui il dona caucion. Se il sont compaignon, que + tricherie ne vaille à celui qui le retint por la compaignie. Et se + dui sont deteur et li uns ne vient pas à jugement, ja soit ce que il dona caucion de + venir i, et li demanderres demande à l’autre la dete et à celui la paine, il + sera mis arriere par excepcion. ¶ Et se li peres done caucion d’estre + à droit por le marchié son fill + + [et li demandierres empleide aprés o le fill] + et li demandierres empleide aprés o le fill] + Manque dans F (saut du même au même). Ajouté d’après E (cf. le texte latin : « Aeque + si a patre facta fuerit promissio iudicio sistendi gratia ex filii contractu, deinde + de re actor egerit cum filio, exceptione summovebitur, si cum patre ex eius + promissione agat »)., il sera mis arriere par excepcion se il plede au + pere por la caucion. Autresi est il se li filz dona la caucion et li deteurs plede au + pere qui a le chatel au fil.

+

Gaius dit : + Se cil qui dona plege d’estre à jugement n’i est pas por ce que il + est hors del païs por la chose conmune, il n’est pas droiz que li pleges soit contrainz + d’avoir le à droit el cas où il meismes ne fust pas contrainz d’estre i.

+

Paulus dit : + Se aucuns a pramis que il amenra à jugement .i. serf ou .i. autre + qui est en autrui poesté, il porra user de celes meismes excepcions de quoi il usast se + il fust pleges por .i. franc home ou por aucun qui fust hors d’autrui poesté, se il ne + dit que il est hors del païs por la chose conmune, quar sers ne puet estre hors del païs + por la chose conmune. Et totes excepcions fors cestes sont conmunes en franc home et en + serf.

+

Paulus dit : + Se li demanderres vient à jugement dedenz .i. pou de tens aprés le + terme que il avoit pramis à estre i, que la droiture au demandeeur ne soit empoiriee por + sa demore, l’en puet dire que il doit estre desfenduz par excepcion.

+

Ulpians + dit : Se uns sers done caucion d’estre à droit, la paine ne puet + estre demandee ne à lui ne à ses pleges. ¶ Se caucion est donee + d’estre à droit el non de plusors sers, se li uns ne vient à droit, il est voirs que + tote la paine est forfete, si conme Labeo dit ; quar voirs est que tuit ne sont pas + amené en droit. Mes se la paine est offerte por la partie à l’un, se il en est puis trez + en cause, il puet user d’excepcion de tricherie.

+

Paulus + dit : Se ge ai pramis à amener à jugement aucun qui ja + est delivrés de l’action, mes il n’est pas seu apertement, action doit estre donee + contre moi, ou que ge l’amaine à jugement, ou que ge le deffende tant que la verité soit + enquise. ¶ Li hom que aucuns avoit pramis à amener à jugement morut + devant le jor : nos usons de certain droit que la paine ne puet pas estre demandee + devant que li jorz viegne, quar tote la covenance est fete por le jor. ¶ + Cil qui voloit pledier d’action de tort fet prist, ainz que li plez + fust entamez, caucion de son aversaire d’estre à droit ; quant li jorz vint, li + demanderres fu morz. Il nos plest que action ne soit pas donee à son hoir por la paine, + qar tieus caucions sont donees por la paine, et action de tort fet n’apartient pas à + l’oir. Et ja soit ce que la caucion qui est donee d’estre à droit viegne à l’oir à celui + à qui ele est donee, nepourquant action ne l’en doit pas estre donee en cest cas, qar se + li morz volsist lessier l’action de tort fet tant conme il vivoit et pledier pour la + covenance, il ne li fust pas otroié. Ce meismes puet l’en dire se cil à qui ge voloie + pledier par action de tort fet morut puis que il fu enchaoiz en la paine ; quar action + n’i apartient contre son hoir por la paine, et ce dit Julians. Et selonc ce, se li plege + estoient doné, action ne sera pas donee contre els aprés la mort au deffendeeur. Ce + meismes, dit Pomponius, se il ne muert aprés lonc tens, qar se il fust venuz à jugement, + li demanderres peust avoir entamé le plet contre lui.

+

Ulpians + dit : Cil qui pramet à amener .i. home à jugement le doit amener en + cel meismes estat, ce est si que li demanderres puisse porsivre la chose en cel meismes + leu, ja soit ce que il ne la puisse pas conquerre si legierement, qar se il s’est puis + endetez ou il a perdu ses deniers, neporquant il est amenez en cel meismes estat, + autresi est il se il est condampnez à .i. autre ainz que il l’amaint à jugement.

+

+ Paulus dit : Cil qui use de novel privilege n’est + pas amenez à jugement en cel meismes estat en quoi il estoit quant il dona la caucion. ¶ + L’en doit savoir que li deperz au demandeeur doit estre jugiez + selonc le tens en quoi li deffenderres doit estre amenez à jugement, et non pas selonc + celui en quoi l’en en plede.

+

+ Julians dit : Totes les foiz que sers done caucion + de venir à jugement ou que ele li est donee, ne la caucion ne vaut ne li plege n’i sont + tenu, quar sers ne puet enpledier ne estre enplediez.

+

+ Neraces dit : Se uns procurateurs prent caucion + que cil à qui il plede sera amenez à jugement et il n’i met point de paine, se il n’i + est amenez, cele caucion ne vaut gaires, ce semble, quar li procurateurs qui prist la + caucion ne pert riens se cil ne vient à jugement. Mes por ce que il fesoit autrui + besoigne quant il prist la caucion, l’en puet dire que l’en ne doit pas garder en cel + cas au proufit au procurateur, mes au son seigneur, si que tant conme li sires perdi en + ce que cil ne fu pas amenez à jugement, puisse li procurateurs demander par la + caucion.

+

+ Papinians dit : Se cil qui a .i. orfelin en garde + pramet que il l’amenra à jugement et il ne li amaine pas, et li orfelins vient dedenz + ce en aage, ou il muert, ou il s’atient de l’eritage por quoi il estoit trez en cause, + action ne sera pas donee contre le deffendeor por cele caucion, quar se li deffenderres + fust condampnez de la demande et il avenist à l’orfelin une des choses quiqui] Suivi de nos exponctué. + sont dites avant, si ne seroit pas action de chose jugiee donee contre lui.

+
+
+ [2.12.0 De feriis et dilationibus et diversis temporibus.] + Des feres et des delaiemenz. +

Ulpians + dit : Li empereres Marc establi que nus ne contraigne son aversaire + de venir à jugement en tens de moissons ne de vendenges, quar cil qui sont enbesoignié + des huevres des chans ne doivent pas estre contraint d’aler à cort. ¶ + Mes se li prevolz les i apele ou par ignorance ou par malice et il i + vienent de lor gré et pledent, se il done sentence ele vaudra, ja soit ce que il ne fist + pas bien d’apeler les à jugement. ¶ Et se il ne voldrent pas venir avant en cel tens et + il dona sentence sanz els, l’en doit dire que cele sentence n’a point de force, quar li + fez au prevost ne pot pas abatre le droit. La sentence sera donc quassee sanz apel. ¶ + Mes certaines causes en sont exceptees por quoi aucuns porra estre + contrainz de venir par devant + + [le prevost] + le prevost] Manque dans F (saut du même au + même). Ajouté d’après E (cf. le texte latin : « Sed excipiuntur certae causae, ex + quibus cogi poterimus et per id temporis, cum messes vindemiaeque sunt, ad praetorem + venire »). en tens de moissons et de vendenges, si come se l’action est + tele que ele seroit perdue par atente, et totes les foiz que la chose nos contraint nos devons + estre contraint de + venir au prevost, por tant sanz plus que li plez soit entamez. Et puis que li plez sera + entamez, se aucune des parties refuse à pledier en cel tens, li establissemenz à + l’empereeur Marc velt que delaiemenz li soit donez.

+

Cil meismes + dit : Li empereres Marc dit en cel meismes establissement qui fu + recitez el senat que por autres choses puet l’en aler par devant le prevost des jorz de + moissons ou de vendenges, si come se l’en requiert que deffendeeur ou procureeur soient + doné à orfelins ou à forsenez, ou que il soient osté de cel office, ou que il alleguent + lor excusacions, ou que norreture soit establie à orfelins, ou que aages soit provez, ou + que feme soit mise en possession el non de l’enfant qui est en son ventre, ou por garder + la chose ou les lés, ou que damages ne soit fez de cele part, ou demostrer les + testamenz, ou que procurateurs soit donez as biens à celui de qui l’en n’est pas certain + se il sera hoirs, ou por norrir les enfanz ou les peres ou les patrons, ou por recevoir + heritage soupeçonneus, ou que granz tort fez soit proisiez par l’esgart au juge, ou que + franchise qui a esté lessiee soit donee.

+

Cil meismes + dit : Jugemenz seust estre fez en tens de moissons et de vendenges des + choses qui pueent perir par demeure ou par mort. Par mort, si come se l’en doute que cil + ne muire à qui l’en veult pledier par action de larrecin ou de damage ou de + tort fet, ou por chose que il ait ravie de feu ou de meson chaoite, ou de nef brisiee, ou + por aucune tel chose. Par demeure, si conme se la chose puet perir, ou se l’action par + quoi l’en voloit pledier puet perir par atente. ¶ Jugemenz de + franchise puet estre fez en touz tens. ¶ Jugemenz est fez en touz + tens contre celui qui prent aucune chose contre le profit par non de foires.

+

Paulus dit : + Li prevost des contrees suelent establir le tens de moissons ou de + vendenges selonc la costume des leus.

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Ulpians + dit : Li bailli n’ont pas acostumé à fere jugement ne à venir en + conmun el jor qui est devant les kalendes de janvier, quar lors doivent il estre + desposé.

+

Cil meismes + dit : La loi deffent que jugemenz ne soit fez en jor de foirie, se ce + n’est par la volenté as parties. Et ce qui sera jugié contre ce ne doit estre ne fet ne + paié ; et nus ne contraigne celui contre qui il sera jugié de fere le.

+

Cil meismes + dit : Li establissemenz à l’empereeur Marc dit que dilacion ne doit + pas estre donee plus d’une foiz por querre instrumenz, mes se l’en voit droite cause + l’en la puet otroier autre foiz por le proufit as parties où que li instrument soient : + ou en la contree meismes, ou en autre. Et li termes doit estre atemprez selonc ce que li + leu sont lointain. Et meesmement, se aucune chose est avenue de qoi l’en ne se donoit + garde, il covient vooir se li morz avoit eueu] en ms. aucune dilacion por aporter ses instrumenz, savoir mon se ses hoirs + doit avoir une autre ou se ele li doit estre vaee. Et mielz que ele li soit donee se + l’en voit droite cause de demander la.

+

Paulus dit : + Selonc la costume de Rome, li jorz conmence à mienuit et faut à la + mienuit aprés, si que ce qui est fet en cez .xxiiii. heures, ce est es .ii. demies nuiz + et el jor qui est entre .ii. est autresi tenable come se il fust fet en + aucune heure del jor.

+

Ulpians + dit : Li empereres Trajans escrist que li foirie donent terme des + plez tant seulement ; mes les choses qui apartienent à la discipline de chevalerie pueent + estre fetes as foiriez, et entre cez choses est la connoissance des gardes.

+

Paulus + dit : En causes qui sont meues por chatel ne doit pas dilacion estre + donee plus d’une foiz por chascune cause. Mes es causes criminals trois dilacions pueent + estre donees au deffendeeur et .ii. au demandeeur, se l’en voit droite cause de demander + les.

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+ [2.13.0 De edendo.] + De fere sa demande et de mostrer par quele action l’en velt + pledier. +

Ulpians + dit : Par quele action que chascuns vueille pledier, il doit + premierement nomer la, si que quant li demanderres orra par quele action l’en velt + pledier à lui, il puisse savoir se il se voudra deffendre ou clamer soi vaincu. Et se il + se velt deffendre, il viegne toz garniz à cort dés que il set par quele action il est + trez en cause. ¶ Mostrer s’action est fere que ele puisse estre + contrescrite. ¶ Labeo dit que cil mostre bien s’action qui maine son aversaire à .i. + avocat et li mostre que il velt dire et de quoi il velt user. ¶ Li + conmun instrument doivent estre transescrit et mostré sanz metre i en quel jor il furent + fet ne souz quel conseillier, que aucuns mals ne soit porpensez encontre se li jorz et + li conseilliers i sont nomé, ce doit estre entendu del jor en quoi li instrumenz fu fez, + non pas de celui en qoi la chose que l’en demande doit estre paiee, quar li jorz del + paiement est la plus fort partie de la covenance. ¶ Li jorz et li conseilliers doivent + estre nomé quant aucuns demande que l’en li rende conte, quar sanz ce ne puet l’en pas + bien savoir ce qui a esté mis et receu. ¶ Totes les choses doivent + estre mostrees de quoi aucuns velt user par devant le juge, neporquant nus n’est + contrainz de mostrer ses instrumenz. ¶ Il ne semble pas que cil + mostre tote s’action, qui ne mostre tote la covenance. ¶ L’en secort à cels qui por aage ou por rudece ou por autre droite cause ne mostrent + pas lor actions.

+

Paulus dit : + Se lés est demandez, li prevolz ne commande pas que les paroles del + testament soient mostrees. Et ce est por ce par aventure que li hoir suelent avoir + l’exemple del testament.

+

+ Marcians dit : Nus de cels qui demande aucune + chose à la borse l’empereeur ne soit contrainz de mostrer autres instrumenz que cels qui + apartienent à la cause dont il velt pledier.

+

Ulpians + dit : Li prevolz dist : li notaire mosterront les resons qui + apartienent à els et nomeront le jor et le conseillier. ¶ La reson de + cest banissement est moult loial, quar por ce que li notaire font les instrumenz à toz + cels qui font marchiez, il est droiz que li instrumenz que il fist por moi, qui est + miens, me soit mostrez. ¶ Li filz qui est en baill est contenuz en + cez paroles, mes l’en demande se il doit estre contrainz de mostrer les resons ou ses + peres. Et Labeo escrist que li peres n’en doit pas estre contrainz se il ne sot que ses + filzfilz] filiz avec i exponctué. fust notaires. Et Sabins dit par droit que ce doit lors + estre receu quant gaainz en est venuz au pere. ¶ Se sers a esté + notaires (quar il le puet bien estre), se ce a esté par la volenté son seignor, li sires + doit estre contrainz de mostrer les instrumenz, et jugemenz en doit estre donez contre + lui autresi come se il meismes les eust fez. Mes se il le fist sanz le seu son seignor, + ce est assez se li sires jure que il n’a pas les instrumenz. Mes se li sires a les + instrumenz et il ne les mostre pas, il est corpables. Et cil qui a + lessié à estre notaires est contrainz de mostrer les instrumez el leu où il fu notaires. + Et il est establi que se aucuns a esté notaires en une contree et + il a les instrumenz en une autre, il doit estre contrainz de mostrer les en la contree + où il fu notaires, quar li premiers meffez fu en ce que il les porta en autre leu. Et se + il fu notaires en .i. leu et l’en velt que il mostre les instrumenz en .i. autre, il ne + doit pas estre contrainz de ce se ses aversaires ne velt que il en aport + le transescrit à ses despens.

+

Paulus dit : + Et l’en li doit doner terme d’aporter le.

+

Ulpians + dit : Se aucuns des notaires a instrument ou en meson ou en grenier, + ou il merra son aversaire au leu, ou il i aportera le transescrit de l’instrument. ¶ + Li hoir au notaire sont contraint de mostrer les instrumenz, et se + pluseur sont hoir et li uns les a, cil seus sera contrainz de mostrer les. ¶ Et se li + uns des hoirs mostre les instrumenz en tel maniere que l’en puisse douter se il ont esté + mostré ou non, li autre les doivent mostrer ou metre lor subscripcion à ce que li autre + ont fet. Et autresi est il se pluseur notaire sont, à qui l’en demande que il mostrent + .i. instrument, quar se pluseur ont .i. orfelin en garde, ou tuit doivent mostrer ses + instrumenz, ou li uns les doit mostrer et li autre i doivent fere lor subscripcions. ¶ + Il covient que li aversaires au notaire jurt que il ne demande pas + par malice que li instrument li soient mostré, que il ne le face par aventure por + travaillier le notaire. ¶ Labeo apele instrument covenance de doner, + de recevoir, de croire, d’obligier, de paier. Se aucuns a pris gage ou plege, il ne doit + pas estre contraint de mostrer le ,mes il doit mostrer ce qui a esté pris à main à + paier. ¶ Action apartient par cest banissement por tant come il i a + eu de deperz en ce que li instrument n’ont esté mostré. Et por ce + semble il que aucuns soit tenuz par cest banissement se la chose apartient à lui. Il + semble que li instrumenz apartient à moi se tu l’as fet par mon conmandement. Et se mes + procurateurs me conmanda, quant ge estoie hors del païs, que tu feisses .i. instrument en + mon non, l’en demande se il me doit estre mostrez autresi come apartenanz à moi. Et il + est mielz que il me soit mostrez. ¶ Je ne dout pas que li instrumenz que aucuns a contre + moi ne doie estre mostrez à mon procurateur autresi come se il apartenist à lui. Et il + doit doner caucion que ce que il fera sera estable, se il n’a + commandement. ¶ Se li jorz est nommez el comencement des tables ou de + l’instrument par quoi Tycius veult pledier à moi, l’en me doit mostrer l'instrument, si + que li jorz et li conseilliers i soient nommé. ¶ Mostrer instrument + est baillier le escrit. ¶ Li prevolz dist : ge conmanderai que li + instrumenz soit mostrez à celui qui le fist ou à celui qui demande que il li soit + mostrez, se ge voi droite cause por quoi il li doie estre mostrez. Il + deffent que li instrument ne soient pas mostré simplement à celui qui les fist, por ce + que il puet bien estre garniz par l’instrument de sa pramesse, et por ce que il est en + tel estat que il doit mostrer l’instrument, ce est contre droit que il demande que il li + soit mostrez. Il covient vooir se li instrumenz doit estre mostrez à l’oir à celui qui + le fist, et sanz doute, se li instrumenz est venuz à lui, il ne li doit pas estre + mostrez. Mes se il n’i est venuz, il li doit estre moustrez quant il i a droite cause. + Se aucuns prueve que il a perdu ses instrumenz par feu ou par eve ou par autre cause + semblable, ou que il les a en lointaing païs si come outre la mer, + li prevolz ne doit pas comander à son aversaire que il li mostre autre foiz fors por + resnable cause.

+

Paulus dit : + Si come se il prueve que il a en lointieng païs ce qui li fu mostré + premierement, ou se li instrumenz ne li fu pas plainement mostrez, ou se il perdi et non + pas par negligence ce qui li fu mostré, qar se il l’a perdu par cas à qui l’en doie + pardoner, li prevolz comandera que il li soit mostrez derechief. Et + l’en doit entendre que ce doit estre totes les foiz que mestiers en sera, quar il puet + avenir que aucuns ait perdu ce qui li a esté mostré par .ii. foiz.

+

Ulpians + dit : Quant l’en commande à aucun que il mostre ses instrumenz, il est puniz quant il lesse par tricherie à mostrer les ; mes por legiere + corpe n’est il pas puniz se ele n’est prouchaine à tricherie. L’en dit que cil lesse par + tricherie à mostrer les, qui malicieusement les mostre ou qui n’en mostre point. ¶ + Cil qui enchiet en cest banissement doit paier ce que ce que ses + aversaires perdi en ce que li instrumenz nene] Précédé + de c exponctué. li fu mostrez en l’ore que li prevolz + lele] Inséré dans l’interligne. + conmanda. Et ja soit ce que li deperz est puis creuz ou apeticiez, ceste action ne sera + pas donee por l’acroissement ne por l’apeticement.

+

Paulus dit : + Unes personnes sont qui ne sont pas contraintes par cest banissement + de mostrer nos noz instrumenz, si come li procurateur qui a aministré noz choses, il + n’est pas contrainz par poor de paine de mostrer nos noz instrumenz, quar nos li poons + contraindre par action de mandement. ¶ Et se li conpainz à aucun a + fet les besoignes par tricherie, li prevolz ne le contraint pas par cest banissement, + quar il puet estre contrainz par action de tricherie. Ne cil qui a eu .i. orfelin en + garde n’est contrainz par ceste action, mes par action de garde. ¶ L’en ne fet pas force + se li hoir ou li peres au notaire sont de cele meismes profession, quar dés que il + vienent en son leu et en sa droiture, droiz est que il facent ce que il devoit fere. ¶ + Pomponius escrit que ce n’est pas torz que li changeeur soient + contraint de mostrer lor instrumenz, quar il reçoivent deniers et les baillent par + parties. Et la prueve en est sovent contenue en lor escrit, et l’en cort sovent à els + por savoir verité. Li prevolz commande que instrument soient mostré à + toz cels qui les demandent, se il jurent que il ne le font pas par malice, se li + instrument apartienent à els. Li instrument apartienent à nos, + nonnon] Suivi de i exponctué. pas tant seulement quant nos avons fet marchié ou quant nos + somes hoir à cels qui le firent, mes quant cil le fist qui est en nostre + poesté.

+

Gaius + dit : Il est comandé que li notaires mostre les instrumenz, ne il n’a + point de force se li marchiez fu fez o lui ou o autre, quar lor offices est conmuns. + Et ce doit estre lor principal entente que il facent diligenment + lor office. ¶ L’en entent que instrumenz est mostrez quant il est + mostrez tot de chief, quar autrement ne puet il estre entenduz. Neporquant l’en ne doit + pas baillier à chascun à vooir ou à contrescrire tout le livre où li instrument sont + contenu, mes icele partie qui apartient à lui tant seulement. ¶ Et + por ce que ceste action est donee por les deperz au demandeeur, se il est condampnez ou + il n’a pas gaaignié ce que il demandoit por ce que li instrument ne li firent pas mostré + par quoi il peust deffendre sa cause, ce que il perdi einsi li soit rendu par ceste + action. Mes il covient vooir se il est einsi, quar se il puet prover par devant celui + qui est juges entre lui et le notaire que se il eust eu les instrumenz il peust avoir + vaincu el jugement en quoi il fu vaincuz, ou se il pooit lors prover et il ne prova pas, + ou li juges ne volt pas recevoir sa prueve, il se doit plaindre de soi meismes ou del + juge.

+

+ Modestins dit : Il a esté receu que li transcriz + des instrumenz puet estre mostrez sanz la subscripcion à celui qui le mostre.

+

+ Calistratus dit : Femes ne pueent estre en office + de notaire quar ce est mestiers à home.

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Ulpians + dit : Ceste action n’est pas donee aprés l’an ne contre l’oir, mes + ele est donee à l’oir.

+
+
+ [2.14.0 De pactis.] + Des covenanz. +

Ulpians + dit : La loiauté de cest banissement est naturel. Quel chose est si + covenable à humaine foi conme garder les choses qui sont covenanciees ? + Covenanz est consentemenz de .ii. ou de plusors + en une meismes chose. ¶ Li nons de convenance est generals à + touz les marchiez en quoi les parties se consentent, si que Pedius dit que nus marchiez + ne nus obligemenz ne vaut se il n’i a consentement, ou par fet ou par dit. Et covenance + qui est fete par paroles n’est nule se il n’i a consentement. ¶ Mes + aucunes covenances passent en autre non, si come en non d’achat ou de loage ou de gage. +

+

+ ¶ Labeo dit que cil qui ne sont pas present pueent fere covenance ou par letres + ou par message. Et par tesible consentement entent l’en que aucun font covenance sanz + mot dire. Et por ce, se ge rent à mon deteur les letres que ge ai de + lui, il semble que nos aions fet covenant entre moi et lui que ge ne li demanderai pas + la dete, et excepcion de covenance li porra valoir.

+

+ Modestins dit : Quant li gages est renduz au + deteur se il n’a paié la dete, il n’est pas doute que ele ne puisse estre demandee se il + n’est prové que ele ait esté quitee especialment.

+

Paulus dit : + Por ce que covenances valent aucune foiz sanz mot dire, il nous + plest que les choses que li hostes aporte ou amaine es habitacions des citez soient + obligiees par non de gage à cels qui les mesons sont, ja soit ce que + il n’ait pas esté mis en covenant. + + [Et selonc ce, li muez puet fere convenant] + + Et selonc ce, li muez puet fere convenant] Manque dans + F (saut du même au même). Ajouté d’après E (cf. le texte latin : « etiamsi nihil nominatim + convenerit. Secundum haec et + mutus pacisci potest »).. La provance de ce puet + estre que, se covenance est fete de paier doaire, il ne doit pas estre demandez devant + le mariage ; et se li mariages n’est assenblez, la covenance faut par droit.

+

Cil meismes dit : Se covenanz fu fez entre le + creancier et le deteur que li chatieus ne fust pas demandez devant que les usures fussent + paiees, ja soit ce que la covenance fu fete purement, neporquant l’en doit entendre + que il i ot condicion autresi conme se ele i fust mise expressement.

+

Ulpians + dit : Trois manieres de covenances sont, quar ou les covenances sont + fetes por conmune cause ou por privee. Privee covenance est fete ou par loi ou par le + droit as genz. Conmune covenance est qui est fete pour pés quant li prince + d’une bataille prennent trives ensemble.

+

Paulus dit : + Covenance fete par loi est cele qui est confermee par aucune loi, + et por ce avient il aucune foiz que action nest de covenant ou que ele est ostee par loi + ou par le conseill au senat.

+

Ulpians + dit : Les unes des covenances qui sont del droit as genz donent + actions, et les autres excepcions. Celes qui donent actions ne + retienent pas le general non de covenance, ainz trespassent en especials nons, si come + achaz, vente, loage, conpaignie, chose prestee, chose bailliee en garde et li autre + marchié. Mes se la chose ne trespasse pas en especial marchié, + neporquant il i a droite cause d’obligement. Aristo dit que obligemenz nest de cele + covenance, si come se ge te donai une chose por ce que tu me donasses une autre ou que + tu me feisses aucune chose : d’ilueques nest citeains obligemenz. Et por ce croi ge que + Mauricians reprist par droit Julian en cest cas : ge te donai .i. serf par covenant que + tu franchisses .i. autre, tu le franchis, cil que ge te donai te fu toluz par jugement ; + Julians dit que li prevolz te doit doner contre moi action seur le fet. Et Mauricians + dit que action te soufit por les deperz, qar Aristo dit que ce est marchiez de quoi + ceste action doit nestre. ¶ Se ge te pramet aucune chose que tu ne me + mesfaces, ge ne sui pas obligiez par cele covenance. Et quant il n’i + a nule cause de covenancier, donc est il certaine chose que nus obligemenz n’en nest. + ¶ Nue covenance n’engendre pas obligement, mes ele engendre excepcion. + Neporquant, aucune foiz enforme ele action, si come es jugemenz de + bone foi, quar nos soulons dire que covenant sont es jugemenz de bone foi. Et ce doit + estre si entendu que, se li covenant furent fet au comencement, il sont por la partie au + demandeeur ; mes se il ont esté puis fetfet] Précédé + de i exponctué. , il ne vaudront rien à + doner action. ¶ Marceaus escrit que, se covenanz a esté fez en action de garde que + graigneurs usures soient donees que celes qui sont establies en la cité, li covenanz + n’a pas leu si que action en nesse, quar li covenant qui sont fet au conmencement del + marchié pueent doner action. Et Papinians escrit que, se aucune chose est covenanciee + aprés achat qui soit hors de la nature del marchié, por cele cause n’en puet l’en pas + pledier par action d’achat que action ne nesse del couvenant. Et ce meismes doit l’en + dire en touz les jugemenz de bone foi. Mes li covenanz avra leu par devers le + deffendeeur, quar li couvenant qui sont fet aprés le marchié suelent doner excepcion. ¶ + Covenances qui aprés le marchié sont fetes, qui sont de la + substance del marchié, sont si es jugemenz de bone foi que en achat et en autres + marchiez de bone foi l’en se puet partir del marchié par novel covenant ainz que li pris + soit paiez. Et quant touz li marchiez puet estre muez par covenance, porquoi n’en puet + une partie estre muee ? Et se il est einsi, covenance avra leu par devers le demandeeur, + et li vaudra à avoir action ainz que la chose soit bailliee. Et se tote la chose puet + estre ostee, porqoi ne puet ele estre reformee si que il semble que li marchiez soit + autresi come renovelez ? Et ge ne blasme pas ce que Pomponius dit, que l’en puet par + covenant partir d’une partie de l’achat autresi conme se li marchiez fust renovelez. ¶ + Et se dui sont hoir à l’achateeur et li venderres fet couvenant à l’un que l’en se parte + de l’achat, Julians dit que la covenance vaut, et que li marchiez puet estre depeciez + por sa partie, quar se li uns des hoirs eust fet aucun covenant novel, il peust avoir + aquis excepcion. ¶ Li prevolz dit : je garderai les couvenanz qui ne + seront pas fet par tricherie, ne contre les lois, ne contre les establissemenz au + pueple, ne contre les conseulz au senat, ne contre les establissemenz as + princes, et cels par quoi boisdie ne sera pas fete à aucun. Li un des + covenanz sont seur choses, li autre seur personnes. Seur choses, si conme se ge covenance + que ge ne demanderai pas une chose ; seur personne, si come se ge covenance que ge ne + demanderai rien à une persone. Et l’en doit prendre garde, et par les paroles et par la + pensee, à cels qui font le covenant se il est fez seur chose ou seur personne ; quar si + come Pedius dit, aucune foiz est personne nomee en covenant non pas por fere covenant + personel, mes por mostrer à qui li covenanz est fez. ¶ Li prevolz + dit que il ne gardera pas covenant qui soit fez par tricherie. Tricherie est fete par + fauxe pensee ou par fauxe parole ; et si conme Pedius dit, covenanz est fez par + tricherie toutes les foiz que cil qui le fet dit une chose et pense une autre por + decevoir autrui. Mes se covenanz est fez por cause de boisier aucun, + li banissemenz n’en parole point, mes Labeo dit que ou li covenanz est desleaux ou il + est vains. Il est desleaux se li creanciers a aucune foiz quité par bone foi au deteur + ce que il li doit, et il s’esforce aprés de depecier cel covenant. Vains covenanz est se + il fu deceuz quant il le fist. ¶ Se li covenanz a esté fez au + comencement par tricherie ou aucune chose i a esté fete par tricherie aprés le covenant, + excepcion nuira à celui qui fist la tricherie por les paroles del banissement Le paragraphe 2.14.7 manque dans tous + les témoins de la traduction 3. Voici le texte latin : « Quod fere novissima parte + pactorum ita solet inseri “rogavit Titius, spopondit Maevius”, haec verba non tantum + pactionis loco accipiuntur, sed etiam stipulationis : ideoque ex stipulatu nascitur + actio, nisi contrarium specialiter adprobetur, quod non animo stipulantium hoc + factum est, sed tantum paciscentium ».. + ¶ Se aucuns + a fet covenant que il ne pledera pas por la chose qui a esté jugiee ou por meson arse, + cele covenance vaut. Se ge faz covenant que ge porsive le + denoncement de novele oevre, aucun cuident que la covenance ne vaut rien por ce que ele + est contre le banissement au prevost. Mes Labeo destinte que, se li denoncemenz de + novele oevre est de ma propre chose, g’en puis bien fere covenance. Mes se ce est de + chose conmune, ge n’en doi pas fere couvenant. Et ceste distinction est + veraie. Autresi est il en toutes les autres choses qui apartienent au banissement au + prevost, qui ne touchent pas la chose conmune mes la propre, qar la loi otroie bien que + l’en face covenant de larrecin qui a esté fez. Et se aucuns fet + covenant que il ne pledera pas par action de chose bailliee en garde, li covenanz vaut, + si come Pomponius dit. Et se aucuns fet covenant que il paiera tout le perill de la + chose bailliee en garde, Pomponius dit que la covenance vaut, et que ele doit estre + gardee por ce que ele n’est pas fete contre la forme de droit. Et + generalment toutes les foiz que covenanz est hors de droit conmun, il ne covient pas que + il soit gardez. ¶ Se cil qui doit estre hoirs à aucun fet, ainz que + il reçoive l’eritage, covenant o les creanciers au mort que il lor paiera meins que li + morz ne lor devoit, li covenanz vaudra. Mes se cil est sers qui fet + le covenant ainz que il soit franchiz et que il reçoive l’eritage por ce que il fu fez + hoirs souz condicion, Vindius dit que li covenanz ne vaut rien. + Marceaus dit : + Et se li + filz au mort qui estoit en son baill, ou ses sers, sont fet hoir purement, il pueent + fere covenant o les creanciers ainz que il se meslent en l’eritage. Et autresi est il de + l’estrange qui est fez hoirs. Et se il reçoit l’eritage par le commandement as + creanciers, il avra contre els action de mandement ou excepcion. Mes se il fet aucun + covenant tant conme il est en servage, Marceaux dit que il ne li vaudra rien, qar ce que + aucuns fet tant conme il est en servage ne li seult rien valoir puis que il est + franchiz ; et ce doit estre receu en excepcion de covenant. Mes l’en demande se + excepcion de tricherie li puet valoir. Et Marceaus l’otroia en senblables cas, ja soit + ce que il en douta premierement, quar li filz qui estoit en la poesté son pere fu fez + hoirs à .i. estrange et fist covenanz o les creanciers au mort de paier meins que il ne + devoit ; quant ses peres l’ot mis hors de baill, il reçut l’eritage. + Marceaus dit que se li creancier ne tienent le covenant, il puet user d’excepcion de + tricherie. Ce meismes dit il se li filz fist covenant el vivant son pere as creanciers + au pere, quar se il vont contre le covenant, il porra user d’excepcion de tricherie. Au + serf meismes ne doit pas estre vaee excepcion de tricherie. ¶ Tel + covenance nuist orendroit as creanciers se il s’acordent à .i. et il esclerent par + conmun assens de quel partie de lor dete il se tendront apaiez. Mes se il se descordent, + lors covient il que li prevolz s’en entremete et que il sive la volenté à la graignor + partie.

+

Paulus Paulus] «  Papinianus » dans le texte + latin. dit : La greignor partie doit estre entendue + selonc la quantité des detes et non pas selonc le nombre des personnes. Et se les detes + sont yvels, lors doit l’en garder au nombre des personnes. Et se li nombres des + personnes est yvieus, li prevolz sivra l’auctorité de celui qui seurmonte les autres par + dignité. Et se totes les choses sont yvieus de chascune part, li prevolz eslira la plus + humaine sentence ; et ce puet estre concueilli par l’escrit à l’empereeur Marc.

+

Paulus dit : + Se pluseur sont qui aient une meismes action, il seront tuit conté + por .i., quar ce n’est que une dete. Et se uns orfelins est creanciers qui a pluseurs + deffendeeurs et il font tuit une covenance, il seront conté en leu d’un, quar il font la + covenance el non d’un orfelin. Et se uns a plusors orfelins en garde qui demandent une + meismes letre, il sera contez por un, quar grief chose est que uns hom soit en leu de + .ii., quar cil qui a plusors actions n’estn’est] + Précédé de o exponctué. pas pris por pluseurs + personnes encontre celui qui a une action. ¶ Nos raporterons la somme + de la dete à plusors petites somes, quar se l’en doit à .i. home menues + somes qui vaillent .c. livres et à .i. autre une somme qui vaille .L. livres tout + ensemble, l’en gardera à l’assentement à celui à qui l’en doit les menues sommes, quar + quant eles sont contees ensemble, eles valent plus que la grande. Et + quant la somme de la dete est tote assemblee, nos devons ajoindre les usures.

+

Ulpians + dit : Li escriz à l’empereor Marc parole autresi come se il covenist + que tuit li creancier s’acordassent. Se li un sont donc hors del païs, covendra il quant + il revendront que il sivent ce que li autre avront fet. Et se il covient que cil le + sivent, covendra il que les personnes privilegees qui ne sont pas presentes le sivent + autresi. Et ge me recort que li empereres Pius escrist einçois que Marc que il covient + que la borse l’empereeur et li autre qui sont privilegié ensivent l’exemple des + creanciers es cas en quoi il n’ont pas gages, quar toutes cez choses doivent estre + gardees es creanciers qui n’ont pas gages. ¶ Se pramesse de paine est + ajointe à la covenance, l’en demande se excepcion de covenant i a leu ou action de la + pramesse. Et Sabins dit que ce est voirs que cil à qui la paine fu pramise se li + covenanz n’estoit gardez puet eslire laquele voie que il voudra. Neporquant se il velt + user d’excepcion del covenant, il sera droiz que il quite la paine qui fu pramise. ¶ + Nos soulons dire que excepcion de tricherie secort à excepcion de + covenant. Et Julians escrit, et pluseur autre s’i consentent, que aucun qui ne pueent + pas user d’excepcion de covenant useront d’excepcion de tricherie, si come se mes + procurateurs fet couvenant en mon non, excepcion de tricherie me vaudra contre le + covenant, si come Trebacius dit, qui dit que autresi come li covenanz que + mes procurateurs fet me puet nuire, me puet il aidier.

+

Paulus + dit : Quar l’en li puet paier ma dete.

+

Ulpians + dit : Il est certaine chose que li fez à mon procurateur me puet + nuire, si come se ge li comandai que il feist le covenant, ou se il estoit procurateurs + de toutes mes choses.

+

Paulus + dit : Mes se il fu fez procurateurs à une action tant seulement, la + covenance que il fet ne nuist point à son seignor, quar neis la dete ne li porroit pas + estre paiee. Mes se il est fez procurateurs de sa chose, il est en leu de seigneur, et + por ce sera gardez li covenanz que il fera.

+

Ulpians + dit : Il est certaine chose que li covenanz au mestre de la + conpaignie puet valoir et nuire à ses autres compaignons.

+

Paulus + dit : Si conme Julians escrit, li covenanz au desfendeeur puet valoir + à l’orfelin que il a en garde.

+

Ulpians + dit : Se li deteurs au mort a fet covenant à celui qui achate + l’eritage que il ne li demandera pas sa dete, se cil qui vent l’eritage li demande puis, + excepcion de tricherie li nuist, quar dés que li empereres Pius escrist que les actions + doivent estre donees à celui qui achate l’eritage, li deteurs de l’eritage porra par + droit user d’excepcion de tricherie contre celui qui le vendi. Et se + covenanz fu fez entre celui qui estoit sires de la chose venduevendue] Suivi de i exponctué. et celui + qui l’achata que li sers qui estoit achatez fust renduz au procurateur qui le vendi en + leu del seigneur, se li sires en demande le pris, excepcion de tricherie li nuira.

+

Paulus + dit : Se ge te baille .x. livres et ge te met en covenant que ge t’en + doie .xx., ge ne sui obligiez que as .x., quar obligemenz qui nest de chose ne se puet + estendre fors à tant come l’en baille. ¶ Unes actions + sont qui par droit sont ostees par covenant, si come action de tort fet et de larrecin. + ¶ De simple covenant qui est fez de gage n’est action par le droit au + prevost. Mes ele est ostee par excepcion se ge ai fet covenant que ge ne demanderai pas + la dete. ¶ Se aucuns fet covenant que ce que il doit ne li soit pas + demandé, mes que il soit demandé à son hoir, excepcion ne vaudra rien à l’oir. ¶ + Se ge faz covenant que ce que ge doi ne soit pas demandé à moi ne à + Tice, se Tices est puis fez mes hoirs, li covenanz ne li vaudra rien. Et ce meismes + escrit Julians del pere qui fist couvenant que ce que il devoit ne fust pas demandé à + lui ne à sa fille, et puis fu sa fille ses hoirs. ¶ Se li covenanz + qui est fez au vendeeur est fez seur une certaine chose, il vaut à l’achateeur selonc la + sentence à plusors. Et de cest droit usons nos, si come Pomponius escrit. Et selonc la + sentence Sabin, se li covenanz est personieus, si vaut il à l’achateeur. Autresi est il + de celui qui done aucune chose, et de celui à qui il la done. ¶ Se + cil qui porsiet autrui heritage fet covenant de chose qui apartiegne à l’eritage, + pluseur cuident que se li hoirs conquiert l’eritage, cil covenanz ne li doit ne nuire ne + valoir. ¶ Se li filz ou li sers fet covenant que une chose ne sera + pas demandee à son pere ou à son seignor,

+

+ ou se il font + covenant del marchié qui est fez o els ou o le pere ou o le seigneur,

+

+ il avront excepcion se l’en fet rien contre le covenant. ¶ + Autresi est il de cels qui servent par bone foi, que l’en cuide que + soient serf.

+

+ Et se li filz qui est en baill fet covenant que + aucune chose ne li soit pas demandee, li covenanz vaudra à lui et à son pere, se il est + trez en cause por le chatel au fill.

+

Paulus dit : Ou por ce qui est torné en son preu, + ou se il est trez en cause conme + deffenderres à son fill.

+

Paulus + dit : + Raloir + + Et à l'oir + + Et à l’oir] Raloir ms. Corr. d’après E (« Ou à l'oir ») + et le texte latin (« Et heredi patris vivo filio »). au pere vaudra li + covenanz el vivant au fill, mes puis que li filz sera morz, il ne vaudra + ne au pere ne à son hoir, quar li covenanz fu personels. Se uns serf + fet covenant que une chose ne li soit demandee, li covenanz ne li vaudra rien à avoir + action. Mes veons se il porra avoir excepcion de tricherie. Se li sers fet covenant + d’une certaine chose, excepcion de covenant vaudra à son seignor et à l’oir son + seigneur. Et se li covenanz fu fez especialment de la persone au serf, lors remaint à + son seignor excepcion de tricherie. Et se nos fesons covenant el non + de cels qui sont en nostre poesté, il ne nos vaut rien. Mes Proculus dit que il nos vaut + se nos somes tret en cause en lor non, et ce est voir se il fu mis en covenant. Et se ge + faz covenant à toi que tu ne demandes rien à Tice, et tu muez aprés ce plet contre moi + en son non, excepcion de covenant ne me doit pas estre donee, quar ce qui ne li pooit + valoir ne vaudra pas à son deffendeeur. Julians escrit que se li peres fet covenant que + une chose ne soit pas demandee ne à lui ne à son fill, il est droiz que excepcion de + covenant ne soit pas donee à son fill qui est en son baill ; mes excepcion de tricherie + li vaille. ¶ La fille qui est en baill puet fere covenant que ele ne + plede de son doere quant ele sera hors de baill. Et li filz qui est + en baill puet fere covenant de ce qui li est lessié souz condicion. ¶ + Se aucun sont qui puissent demander uns meismes deniers ou qui les doient, l’en demande + coment l’excepcion del covenant que li uns fet doit valoir ou nuire à l’autre. Li + couvenant qui sont fet seur la chose valent à touz cels de quoi cil qui fet le covenant + avroit preu se leur obligemenz estoit failliz. Li covenanz au deteur vaudra donc à ses + pleges.

+

Ulpians + dit : Se ce n’a esté mis en covenant que l’en ne lest en pés fors le + deteur et que l’en puisse à ses pleges demander la dete, quar lors n’usera + pas li pleges d’excepcion.

+

Paulus + dit : La covenance que li pleges fera ne vaudra rien au deteur, qar + li pleges n’a nul preu se la dete n’est demandee au deteur ; ne à cels qui sont plege o + lui ne vaut rien ses covenanz. Covenance qui est fete o autre vaut aucune foiz, mes ce + est quant ele vaut à celui qui l’a fete principalment par celui à qui exception en est donee, + si conme il avient + el deteur et en cels qui sont obligié por lui.

+

Cil + meismes dit : Mes se cil qui entra en plevine par tel maniere que + l’en ne demandast rien fors à lui fet covenant au creancier que il ne li demant rien, il + est tenuz en cest cas por deteur. Et por ce il semble que li covenanz qui est fez à lui + soit fez au deteur.

+

Cil + meismes dit : Se dui sont deteur d’une meismes dete, Labeo dit que li + covenanz que li uns fet au creancier por sa personne n’apartient point à l’autre, + autresi come il n’apartendroit pas à son hoir. Et ja soit ce que li covenanz au plege ne + vaille rien au deteur, neporquant Julians escrit que excepcion de tricherie li vaut + sovent.

+

Ulpians + dit : Ce est quant il a esté mis en covenant que l’en n’en demant + rien au deteur. Et autresin est il de cels qui sont plege o lui.

+

Paulus + dit : Se dui creancier sont conpaignon et li uns fet covenant à leur + deteur que il ne li demandera rien, l’en demande se li covenanz nuist à l’autre + compaignon. Et Neracius et Attilicinus et Proculus dient que neis se li couvenanz est fez + seur la chose, si ne nuist il rien à l’autre conpaignon, quar li covenanz ne requiert + fors que li autres puisse demander tote la dete. Et ce meismes dit Labeo, qar li uns ne + puet pas renoveler l’obligement, ja soit ce que il puet bien recevoir la + dete se l’en li paie. Autresin dient aucun que l’en puet paier ce que l’en nos doit à + cels qui sont en nostre poesté, ja soit ce que il ne pueent pas renoveler l’obligement. + Autresi puet l’en dire de .ii. à qui une dete est deue, ja soit ce que il ne sont pas + conpaignon. Se une covenance est fete o .i. deteur jusqu’à .i. + certain terme, il ne vaudra aprés le terme ne au deteur ne à ses pleges. Et se li + deteurs fet covenant à son creancier que il ne demant rien à son plege, et il ne fet + nule mencion de sa personne, aucun cuident que cil covenanz ne vaille rien au plege, ja + soit ce que ce soit li preuz au deteur, mes j’ai apris que l’excepcion doit valoir au + plege. ¶ Li creanciers qui avoit fet covenant que il ne demanderoit + pas sa dete fist aprés ce covenant que il la demanderoit. Li premiers covenanz est + quassez par le derrenier, et se li deteurs se veult deffendre par excepcion de covenant, + li creanciers avra replicacion del segont covenant, et par cele meismes reson avient il + que li premiers covenanz ne vaut rien as pleges. ¶ Mes se li premiers couvenanz fu tieus + que il ostast action, si conme action de tort fet, il ne porra pas puis fere par autre + covenant que il puisse recomencier cele action, quar ele fu ostee par le premier + covenant et li derreniers n’a pas tant de force que il la puisse restorer, qar action de + tort fet ne nest pas de covenant mes de mesfet qui a esté fez à aucun. Autresi dirons + nos es marchiez de bone foi, se li covenanz qui fu premierement fet osta tout + l’obligement, si conme en action d’achat, quar li premiers obligemenz n’est pas + resuscitez par novel covenant, mes li segonz couvenanz vaudra à novel marchié. Mes se li + premiers covenanz ne fu pas fez por oster tout l’obligement mes por amenuisier le, li + derreniers couvenanz puet renoveler le premier marchié. Et ce puet valoir en action de + doere, si come se la feme fist couvenant que ses doeres seroit renduz + presentement, et aprés ele fist .i. autre covenant que il seroit renduz dedenz le terme + qui est establiz es lois, ce est dedenz l’an. Li doeres revient à sa droiture par le + derrenier covenant, ne l’en ne doit pas dire que la condicion del doere soit empiriee + par le couvenant, quar toutes les foiz que action de doere revient à la droiture que la + loila loi] Précédé de action exponctué. de nature lor done, la cause del doere n’est pas empoiriee, + ainz est rendue à sa droite forme. Et ce dit Scevola. ¶ L’en ne puet + fere par nule covenance que aucuns ne + respon(n)e + respon[d]e + responde] respone avec titulus ms. + de ce que il fera par tricherie, ja soit ce que quant aucuns fet covenant que il ne + pledera pas par action de chose bailliee en garde, il semble que il fet covenant que il + n’en pledera pas par action de tricherie, et cil covenanz vaut. ¶ Li + covenant qui contienent vilaine cause ne doivent pas estre gardé si conme se ge te + covenance que ge ne plederai pas à toi par action de larrecin ou de tort fet se tu le + meffez, quar ce est bone chose que l’en crieme paine de larrecin ou de tort fet. Mes + puis que la chose est fete, l’en puet fere covenant de quiter en l’action. ¶ Et si ne + puis pas fere covenant que ge ne plede par action de force por tant conme il en afiert à + la conmune cause. ¶ Tout à une somme, se li covenanz qui est fez est hors de chose qui + soit propre à celui qui le fet, il ne doit pas estre gardez. ¶ L’en doit garder seur + toutes choses que li covenanz qui est fez en une chose et o une personne ne nuise en + autre chose à autreautre] Rajouté dans la marge avec un signe de renvoi. + personne. Se tu me + devoies .x. solz et ge te covenançai que ge ne te demanderoie pas .xx. solz, excepcion + de covenant ou de tricherie te doit valoir es .x. solz. Et se tu me devoies .xx. solz + et ge te covenançai que ge ne t’en demanderoie pas .x., ge n’en doi demander que .x. ; + et se ge en demant plus, tu avras excepcion. ¶ Se tu me prameis .x. + solz ou .i. serf, et ge ai puis fet covenant à toi que ge ne te demanderai + pas les .x. solz, et ge demant le serf ou les .x. solz, excepcion de covenant me nuira, + si que ge n’en avrai rien. Quar autresin come touz li obligemenz faillist se une des choses + fust paiee ou se ele fut demandee et puis quitee, autresi faut il touz par le couvenant + qui est fez que une des choses ne sera pas demandee. Mes se il fu el covenant que tu ne + me paiasses pas les .x. solz mes le serf, nule excepcion ne me nuira que ge ne puisse + demander le serf. Autresi est il se ge fis covenant que ge ne te demanderoie pas le + serf, mes les deniers. ¶ Mes se tu me doiz .i. serf generalement et + ge faz covenant à toi que ge ne te demanderai pas Stic, se ge te demant puis Stic, + excepcion de covenant me nuira, mes ge porrai bien demander .i. autre. ¶ + Et se ge fis covenant que ge ne demanderoie pas .i. heritage et ge + demant aprés les choses de cel heritage, chascune par soi, de ce que ge avrai covenancié + covendra il former l’excepcion de covenant, si come se ge covenançai que ge ne + demanderoie pas .i. champ et ge en demant l’usaire, ou que ge ne demanderoie pas une + meson ou une nef, et quant ele est depeciee ge en demant les pieces. ¶ + Li sers de l’eritage ne puet pas fere covenant par non à celui qui + sera hoirs, quar il n’est pas encore ses sires, mes se il fet covenant d’aucune chose + que ele ne soit demandee, excepcion en puet estre aquise au plege.

+

Gaius + dit : Li covenant qui sont fet contre les riulles del droit citeain + ne doivent pas estre estable, si come se uns orfelins fet covenant sanz l’auctorité à + celui qui l’a en garde que il ne demandera ce que ses deteurs li doit, ou que il ne le + demandera devant .i. certain terme , quar l’en ne li peust pas paier sanz + l’auctorité à celui qui l’a en garde. Mes se li orfelins fet covenant que ce que il doit + ne li soit pas demandé, li covenanz soit tenables, qar il li est bien otroié à amender + sa condicion sanz l’auctorité à celui qui l’a en garde. ¶ Se li + procurerres qui est donez au forssené ou au fol despendeeur fet covenant que ce que il + doivent ne lor soit demandé, li covenanz vaut. Et se li forssenez ou li fous despenderres + font tel couvenant, il sera tenables. Mes se il font covenant que l’en ne lor pait pas + ce que l’en lor doit, li covenanz ne vaut rien. ¶ Se li filz qui est + en baill ou li sers fet covenant que il ne demandera pas ce que l’en li doit, li + covenanz ne vaut rien. Mes se il font covenant d’une chose que ele ne sera pas demandee, + li couvenanz sera tenables se il avoient franche aministracion de lor chatel, se la + chose de quoi il ont fet covenant est de lor chatel. Mes ce ne doit pas estre entendu + simplement quar, si come il plest à Julian, se aucuns sers a toute l’aministracion de + son chatel, si n’en puet il rien doner. Et de ce s’ensuit il que, se il fet covenant que + il ne demandera pas ce que l’en li doit par entencion de doner le, li covenanz n’est pas + estables. Mes se il en a eu aucune chose qui vaille la dete por fere cel covenant, il + sera tenables.

+

Ulpians + dit : Et se il crut les deniers son seignor, Celsus dit que li + covenanz que il fist aucroire les doit valoir.

+

Gaius + dit : Il covient garder en la personne au fill qui est en bail, se il + fet aucune foiz covenant, que il ne pledera par action qui li apartient, savoir mon se + cil covenanz vaut, si come se il a action de tort fet. Mes por ce que li peres a action + por le tort fet qui est fez à son fill qui est en sa poesté, l’en doit + savoir que la covenance au fill ne doit pas nuire au pere se il en veult pledier. ¶ + Se Tices me devoit deniers et uns sers me pramist que il les me + paieroit, se ge les demant puis à Tyce, l’en demande se ge doi estre mis arriere par + excepcion de covenant, por ce que il semble que ge covenançai que ge ne les demanderoie + pas à Tyce. Et Julians dit que excepcion me doit nuire se li sers ot droite cause de + prendre à main les deniers, si come se il devoit à Tyce autretant deniers come Tyces me + devoit. Mes se il fu pleges por cause de quoi action ne me seroit pas donee, il ne m’est + pas deffendu que ge ne plede à Tyce. Et se ge cuidoie que cil sers fust franc hom, lors + ne me doit l’en vaer en nule maniere que ge ne demant à Tyce ma dete. ¶ + Se ge faz covenant à toi que tu me paieras souz condicion ce que + Tyces me devoit purement, se la condicion faut et ge demant à Tyce ma dete, l’en + demande, se ge purement l’en demande, se ge puis estre mis arriere par excepcion de + covenant ; et il est mielz que excepcion ne me soit pas donee.

+

Ulpians + dit : L'en puet fere covenant contre le banissement as voiers que + l’en ne pledera pas por le mehain de la chose qui est vendue, quanque li covenanz soit + fez, ou en la vente ou puis.

+

Paulus + dit : Il a esté dit que, se covenanz est fez o le deteur que l’en ne + li demandera pas ce que il doit, excepcion de covenant doit valoir à son plege. Et por + ce est il establi que li pleges ne le traie pas en cause par action de mandement. Se + l’action de mandement n’est donc nule, se li pleges plevi por ce que il voloit paier del + suen, excepcion del covenant ne li vaudra rien.

+

+ Celsus dit : Li aiels pramist doere el non de sa + niece que il avoit de son fill ; si mist en covenant que li doeres ne fust demandez ne à + lui ne à son fill. Se uns estranges est hoirs o son fill et li doeres est + demandez à cel estrange, il se deffendra par droit par excepcion de cel covenant.

+

+ Modestins dit : La sentence Julian est que la + droiture d’estre hoirs ne puet pas estre refusee par covenant, ne plus que se aucuns dit + que il ne velt pas que aucuns soit ses filz.

+

Cil + meismes dit : Troi frere, Tyces et Menes et Seia, departirent + entr’eus lor heritage et firent letres en quoi il distrent que il avoient departi lor + heritage qui venoit de par lor mere, et que nule chose ne lor estoit remese à partir. Mes + aprés ce, Menes et Seia, qui ne furent pas present quant lor mere fu morte, aperçurent + que Tyces lor freres avoit celé deniers, de quoi nule mencion n’estoit fete es letres de + la partie. Je demant se li dui frere pueent puis le covenant avoir action contre le + tierz por cez deniers. Et Modestins respont que se li freres se velt deffendre par + excepcion de covenant, il avront contre lui replicacion de tricherie.

+

+ Paulus Paulus] «  Proculus » dans le texte latin. dit : Se tu avoies porsis mon + champ et covenant en fu fez entre moi et toi que tu en baillasses à Tyce la possession, + se ge te demant puis cel champ, tu ne me puez pas metre arriere par excepcion de + covenant se tu n’as ja bailliee la possession, ou se la covenance ne fu fete por la + cause de toi. Et il ne remest pas en toi que tu ne la baillasses. ¶

+

+ Li + empereeur Antoines et Sevoirs escristrent que li procurateurs de la chose conmune ne + puet pas quiter deniers qui soient deu au conmun et que cil qui avoient esté quité à + cels de Phelippe devoient estre rapelé.

+

+ Papirius dit : Li droiz conmuns ne puet pas estre + muez par les covenanz que aucun font.

+

Cil + meismes dit : Il plest as anciens que covenance oscure ou douteuse + nuise au vendeeur ou à celui qui baille sa chose à loage, quar il la pooient fere plus + clerement.

+

Cil + meismes dit : Se covenanz est fez par cez paroles, ge di + bien que tu n’es de rien tenuz à moi. Il est generals, et por ce il vaudra as hoirs à + celui qui le fet. Cil qui avoit apelé fist covenant que il feroit + dedenz .i. certain jor gré de ce qui avoit esté jugié, li juges de l’apel sivra la + covenance sanz enquerre nule chose de la principal cause. ¶ Quant li + hoir à .i. mort orent partiz toz lor biens et totes lor detes, li creancier otroierent + que il prendroient les usures si come li hoir avoient ordené entr’els à paier les. Les + actions que il avoient contre touz por lor parties ne devront pas estre empeeschiees se + chascuns des deteurs n’offre toute la dete au creancier à qui il est atornez. ¶ + Li peres qui pramist doere por sa fille mist en covenant que, aprés + sa mort, se sa fille moroit el mariage sanz enfanz, la moitié del doere remainsist à son + frere, de quoi il baoit à fere son hoir. Il ot puis enfanz, de quoi il fist ses hoirs + quant il morut. Ceste covenance lor vaudra, par excepcion de tricherie, quar li covenanz + fu fez por conseillier as hoirs. Et el tens que li peres n’ot pas autres filz, il + semble que il mist tout son derrenier jugement en son frere.

+

Cil + meismes dit : Se tu me paies dedenz cel terme une partie de ce que tu + me doiz, ge te quiterai le seurplus et te deliverrai, ja soit ce que tu n’aies pas por + cez paroles action contre moi, neporquant tu avras excepcion de covenant.

+

Cil + meismes dit : Il fu mis en covenant entre le deteur et le creancier + que li creanciers ne paieroit pas les rentes del champ que il prenoit en gage, ainz les + paieroit li deteurs. Ge di que tel covenance ne doit pas estre gardee quant à la reson + de la borse l’empereeur, quar la forme de la droiture à la borse l’empereeur ne doit pas + estre muee por les covenanz que aucun font.

+

+ Paulus dit : Nos savons bien as achaz que li + venderres doit fere et que li achaterres doit fere, mes se il en exceptent aucune chose + quant il font le marchié, ce que il font doit estre gardé.

+

Scevola + dit : Uns orfelins estoit en tel cas que il se voloit atenir de + l’eritage dont il estoit fez hoirs, por ce que il estoit trop chargiez de detes. Cil qui + l’avoit en garde fist fin à plusors des creanciers que il se tendroient apaiez d’une + certaine partie de lor detes. Ge demant se li deffenderres qui est uns des creanciers de + l’eritage se doit tenir apaié d’autretant conme li autre, et ge di que oïl.

+

+ Hermogenians dit : Li covenanz de partie qui n’est + confermez ne par baillier la chose ne par pramesse de paine ne puet valoir à nul à + doner action.

+

+ Triphonius dit : Il est certaine chose que li + covenanz qui est fez entre l’oir et celui à qui uns lés est lessiez que il ne covendra + pas que li hoirs li doint caucion de paier son lés est tenables. Et se cil à qui li lés + fu lessiez se repent, por ce ne doit pas li couvenanz estre rapelez, quar l’en puet bien + empoirier sa droiture ou ce de qoi l’en a esperance.

+

Scevola + dit : Cil qui achata .i. champ pramist que il en paieroit .xx. solz + et, aprés ce, li venderres pramist que il se tendroit apaié de .xiii. solz se il les + avoit à .i. certain terme ; et li achaterres otroia encontre que, se il ne paioit au + terme les .xiii., l’en li demanderoit les .xx. selonc le premier covenant. Et por ce que + il ne fist pas gré del derrenier covenant, l’en demande se toute la dete puet estre + demandee par le premier covenant. Et la response est que oïl, selon ce qui est proposé. + ¶ Titus et Gaius avoient eu deniers et autres choses ensemble, et + quant il conterent, Gaius dut deniers à Tyce, de quoi il li bailla ses letres en ceste + forme : « De la conpaignie qui a esté entre moi et Tyce jusqu’aujord’ui et de + pluseurs marchiez que nos avons fet ensemble, ge Gaius li doi .ccc. livres, et les + usures qui i aferront. Ge li rendrai ceste somme de deniers, et se ge ai aucunes letres + de lui por nule dete ne por nule cause, ge otroi que eles ne vaillent rien ». Or demande + l’en, por ce que Tyces avoit commandé à + Gai + Gai[us] + Gaius] gai ms., sans doute par om. d’un signe + d’abréviation., ainz que cez letres fussent fetes, que il rendist à son + patron .ccc. livres, savoir mon se Gaius puet trere en cause ne Tyce ne son fill por cez + deniers, ou se il le doit lessier por les paroles des letres par quoi il otroia que + toutes les letres que il avoit de lui ne vausissent rien. Et la response est que se il + conterent de ce sanz plus que Gaius avoit pris que il n’avoit pas rendu, tuit li autre + obligement remaignent en leur cause.

+

Gaius + dit : Quel covenant que l’en face quant l’en baille aucune chose, il + doit valoir.

+

Ulpians + dit : Se aucuns croit deniers et il met en covenant que li deteurs + face son pooir del rendre, l’en demande se cil covenanz vaut. Et droiz est que il + vaille, quar ce n’est pas torz se li detors ne velt estre trez en cause, fors pourtant + come ses chatieus se puet estendre.

+

Cil + meismes dit : Ge ne cuit paspas] + Précédé de q exponctué. que cist covenanz soit + impossibles en marchiez de chose bailliee en garde, et de prest et de loage et en autres + semblables marchiez, que tu n’escommueves mon serf tant que il deviegne lerres ou + fuitis ; quar, autresi conme action de serf corrompu a leu, puet ceste covenance avoir + leu, qui n’apartient pas à corrompre sers.

+

Ulpians + dit : Se tu cuidoies que tu deusses fere à ton deteur por cause de + lés covenant que tu ne li demanderoies pas ta dete, et tu le feis, ja soit ce que il ne + le covenoit pas, li deteurs ne sera pas delivrez par droit. Et se tu li demandes ta + dete, il ne te metra pas arrieres par excepcion de covenant, si come Celsus escrist. + Et il meismes dit queque] suivi + de tu exponctué., se tu conmandas à ton deteur que il + paiast ta dete à Tyce à qui tu cuidoies devoir .i. lés que tu ne li + devoies pas, et tes deteurs quita por cele cause à Tyce son deteur ce que il li devoit, + ne tu n’as perdue l’action que tu avoies contre ton deteur, ne il n’a pas perdue cele + que il avoit contre Tyce.

+

Cil + meismes dit : Les letres en qoi aucuns escrist que uns autres seroit + hoirs o lui ne li dorra nule action contre celui qui porsiet les choses de l’eritage. ¶ + Se covenanz est, + entre entre + entre + entre] entre entre ms. le deteur + et celui qui a achaté del creancier le champ que il tenoit en gage, que li fruit fussent + conté et li detors paiast le remenant de la dete et eust son champ, ses hoirs devra + tenir le covenant que il a fet. ¶ Li covenanz qui est fez que li + deteurs rende au creancier quanque il a paié pour les rentes del champ que il a engagé + et que li deteurs en pait toutes les rentes est loiaus, et por ce doit il estre gardez. + ¶ Li filz, qui voloit pledier por le testament son pere qui n’estoit + pas à droit fez, fist covenant que une certaine rente li fust rendue d’an en an, tant + come li hoirs vivroit. Il requeroit que cil covenanz fust estendu à toz jorz. Il est + escrit que tel requeste ne doit estre receue ne par droit ne par loiauté.

+

Cil + meismes dit : Il est honeste chose que cil qui plede pait les despens + à son avocat, et si li loist bien que il face covenant que il li rendra ce que il i + metra del suen o les loiaus usures, mes il ne li loist pas que il face covenant d’avoir la + moitié de ce que il gaaignera par jugement.

+

Scevola + dit : Se ge faz covenant que ge ne demanderai pas .i. serf qui m’est + deuz, l’en n’entent pas que il me soit seur tenuz, et por ce, qant li sers sera morz, ge + ne croi pas que li deteurs soit tenuz à moi, qui ne le m’avoit pas seur tenu quant ge fis + le covenant.

+

Ulpians + dit : Se li deteurs a l’usaire d’un serf et li sers fet covenant que + la dete ne li soit demandee, il amende la condicion au deteur, et se li + creancier eust l’usaire d’un serf et il feist covenant que il ne demanderoit pas sa + dete, et li sers feist aprés covenant que il la demanderoit, il seroit receuz à demander + le por le covenant au serf.

+

Cil + meismes dit : Se il a esté mis en covenant que li sires ne demant + rien à son cultiveeur et il i a eu droite cause por quoi cil covenanz ait esté fez, por + ce ne remaint pas que li cultiverres ne puisse demander au seigneur.

+

+ Florentins dit : Il semble que cil qui a receu de + son deteur usures por le tens qui est à venir ait couvenancié sanz dire que il ne + demandera pas la dete dedenz le tens dont il a receu les usures. ¶ Se + couvenanz a esté fez que ge ne te demant une chose et que ele ne te soit demandee, ge et + mi hoir la porrons demander à tes hoirs.

+

+ Neraces dit : Il n’est pas doute que l’en ne se + puisse partir d’achat et de vente et de loage et d’autres obligemenz semblables, tant + come la chose est entiere par l’assens as parties. Et Aristo dit plus : que se ge t’ai + baillié tot enterignement ce que tu achatas à moi, et tu me doiz le pris, et nos fesons + covenant que tu me rendes tot ce que ge te vendi et tu le me renz, tu ne me doiz mes le + pris ; quar la reson de bone foi à quoi toutes cez choses sont ramenees reçoit ceste + covenance. Ne il n’a pas force se nos nos departimes del marchié, tant conme les choses + estoient entieres ou puis dés que eles en furent ramenees à lor premier estat. ¶ Ce ne + puet estre fet par la covenance qui apartient à depecier ce qui a esté fet, que tu soies + contrainz à rendre moi ce que ge t’ai ja baillié, quar ce n’afiert pas tant à departir + nos de l’ancien marchié, come à establir entre nos novel obligement.

+

+ Paulus dit : Notre condicion puet estre amendee + par les covenanz à cels par qui la chose qui lor est pramise puet estre aquise à + nos.

+

+ Papirius dit : Li empereres Antonins escrist que, + se li creancier au mort se vuelent tenir apaiez d’une partie des biens de l’eritage, + quant estranges persones sont hoir, encor s’en doivent il mielz tenir apaiez quant cil + qui estoient en la poesté au mort sont hoir.

+

+ Pomponius dit : Nus ne puet fere par covenant que + il ne loise à aucun à sacrer son leu ou que il n’i puisse enfoïr .i. mort, ou que il ne + le mete hors de sa main, malgré son voisin.

+

+ Furius dit : Se li deteurs a fet covenant que li + denier que il doit ne li soient pas demandé, cil covenanz vaut à son plege. Et se il fet + puis covenant que cil denier li puissent estre demandé, l’en demande se li proufiz del + premier covenant est ostez au plege. Et la verité est que, puis que excepcion de + covenant est une foiz aquise au plege, ele ne li puet puis estre tolue malgré suen.

+
+
+ [2.15.0 De transactionibus.] + De transactions. +

Ulpians + dit : Transaction est de chose douteuse et de plet qui n’est pas + certains ne feniz, mes covenance est fete de chose certaine de qoi l’en ne doute + point.

+

Cil meismes + dit : L'en doit entendre que transaction est fete non pas tant + seulement quant l’en fet sollempnel pramesse et l’en la conferme par paine, mes quant + simples covenanz en est fez.

+

Scevola + dit : Li empereeur Antoines et Sevoirs escristrent que par les covenanz + que aucun font ne doit pas la droiture as autres estre apeticiee. Et por ce, par la + transaction qui a esté fete entre l’oir et la mere au mort, ne semble il pas que li + testamenz soit depeciez ne que les actions soient tolues à cels qui furent + franchi ne à cels à qui lés furent lessié. Et tuit cil qui demandent rien del testament + doivent trere en cause celui qui est fez hoirs, qar qant il fist la transaction de + l’eritage, ou il prist seurté por la charge de l’eritage, ou se il ne la prist, sa + negligence ne doit pas nuire as autres. ¶ La mere au mort fist + transaction de ce que li hoirs li devoit, et aprés l’en trouva escriz où tieus choses li + estoient lessiees de quoi l’en ne se donoit garde. Se ele ot par la transaction que ele + ne devoit avoir del testament, l’en demande se ele le puet demander ; et ge respondi que + oïl. ¶ Uns creanciers vendi le gage à son deteur et puis morut. Li + deteurs en fist transaction o Mene, qui disoit que il estoit hoirs au creancier ; et + aprés, quant li testamenz fu provez, il apparut que Septices estoit hoirs. Se li deteurs + plede à Septice par action de gage, l’en demande se Septices se puet deffendre par + excepcion de la transaction qui fu fete o Mene, qui n’estoit pas hoirs, et se Septices + puet demander à Mene les deniers que il reçut del deteur, autresi come par non de + l’eritage. Et ge respondi selonc les choses qui sont proposees que il ne le puet pas + fere, qar la transaction ne fu pas fete à l’oir ne Menes ne fesoit pas les besoignes + Septice quant il reçut les deniers.

+

Ulpians + dit : Pramesse qui est fete sollempnelment oste touz les obligemenz + qui furent devant, et ele est ostee par quitance, et de cest droit usons nos. Et por ce + li lés qui estoient lessié à aucun souz condicion sont compris par tel pramesse.

+

+ Pipinians dit : Aprés la pramesse qui est fete par + conmun assens des parties, remaignent en lor estat li plet de quoi l’en ne pensoit pas + quant la pramesse fu fete, quar l’exposicion as sages homes quasse ce qui fet damage à + aucun.

+

Gaius dit : + Des causes qui nessent de testament ne puet + transaction estre fete ne verité enquise, se l’en ne voit et set les paroles del + testament.

+

Ulpians + dit : Transaction vaut qui est fete puis que sentence est donee, se + cil qui est condampnez a apelé ou se il puet apeler. ¶ Se uns pleges + fu trez en cause et condampnez et li deteurs fist aprés transaction o celui à qui li + pleges estoit condampnez, l’en demande se la transaction vaut ; et ge croi que ele vaut + et toute la cause faut par ceste transaction, et contre le deteur et contre le plege. Et + se li pleges fist la transaction puis que il fu condampnez, ja soit ce que cele + transaction ne destruit pas la chose jugiee quant au deteur, neporquant il covient que la + chose jugiee soit ralegiee en ce qui a esté doné por la transaction. ¶ + Ja soit ce que ce qui a esté doné ne vaut rien à transaction, + neporquant il apetice la chose jugiee. Et de ce est .i. banissemenz de transaction qui + est fete de norreture sanz l’auctorité au prevost, si que ce qui est doné est conté es + norissemenz ; et se l’en en doit plus, il le covient paier.

+

Cil meismes + dit : Por ce que cil à qui norreture estoit lessiee en fesoient + legierement transaction et se tenoient apaiez de petit, li empereres Marc establi par + devant le senat que transaction de norreture ne fust pas fete se ce n’estoit par + l’auctorité au prevost. Li prevolz s’en seult donc entremetre et jugier entre cels qui + se consentent, savoir mon se la transaction doit estre receue ou non. ¶ + Autresi covendra il que li prevolz doint auctorité à la transaction + quant habitacion est lessiee, ou vesteure ou norreture. ¶ Cist + establissemenz apartient à la norreture qui est lessiee en testament ou en lés ; autresi + doit l’en dire se norreture est lessiee por cause de mort. Et se ele est lessiee por + acomplir condicion, encore disons nos ce meismes ; mes de norreture qui n’est pas donee + por cause de mort puet transaction estre fete sanz l’auctorité au prevost. + Se norreture est donc lessiee ou par mois ou par jorz ou par anz, + li establissemenz avra leu si que transaction n’en porra pas estre fete + sanz l’auctorité au prevost ; autresi est il se ele est lessiee jusqu’à certain terme. ¶ + Se une somme de deniers est lessiee à aucun si que il se vive des + usures et rende les deniers quant il morra, li establissemenz à l’empereeur Marc ne cesse + pas en cest cas. Mes se une chose est lessiee à Tyce, si que à Seyen + soit donee norreture, Tyces en puet bien fere transaction o l’oir, quar par la + transaction Tyce n’est pas amenuisiee la norreture Sey. ¶ Li + establissemenz blasme la transaction qui por ce est fete que aucuns gast les deniers qui + li sont baillié. ¶ Et se aucuns fet transaction sanz l’auctorité au + prevost, si come se il fet que il ait de mois en mois ce que il devoit avoir d’an en an, + ou ce que il doit avoir de mois en mois li soit paiez de jor en jor, ou que que] Précédé de ce exponctué. ce que il doit avoir en la fin de l’an li soit paié au + conmencement, et ge croi que cele transaction vaut vaut] avaut avec a exponctué., quar par ce amende il sa + condicion, quar li establissemenz fu fez por tant sanz plus que la norreture ne soit + amenuisiee. ¶ Il n’a pas force se cil à qui norreture est lessiee ont + esté franchi ou se il sont naturelment franc, ou se il sont povre ou riche. ¶ + Li establissemenz velt donc que l’en enquiere de cez choses par + devant le prevost : premierement de la cause de la transaction et puis de la maniere, et + au derrenier des personnes à cels qui la font. ¶ Il doit donc vooir + por quel cause l’en velt fere la transaction, quar li prevolz n’orra pas cels qui + vuelent fere transaction sanz resnable cause. Cez causes i suelent estre alleguees se li + hoirs a sa meson en une contree et cil à qui la norreture est lessiee a la seue en une + autre, ou se li uns d’els a proposé à remuer son manoir, ou se il i a droite cause par + quoi il ait besoing d’avoir deniers presentement, ou se la norreture li est lessiee sor + pluseurs et il li est fort chose de pledier à chascun, ou se il i a aucune + autre cause, si come il avient sovent por qoi li prevolz soit meuz à recevoir la + transaction. ¶ L’en doit garder aus deniers que l’en vuelt doner par + la transaction, quar l’en doit prendre garde à l’aage et à la force de celui à qui la + norreture est deue, quar l’en en doit plus doner au juesne que au vieill, quar il est + certaine chose que la norreture faut o la vie à celui à qui ele est deue. ¶ + As personnes doit l’en garder, ce est de quel vie cil sont à qui + la norreture est lessiee, savoir mon se il sont d’oneste vie et se il se pueent chevir + d’autre part, ou se toute lor atente est sor ce. En la personne à celui qui doit paier la + norreture doit l’en garder de quel richece il est, et de quel proposement, et de quel + renommee, quar par ce porra l’en vooir se il velt decevoir celui o qui il velt fere la + transaction. ¶ Il ne semble pas que cil qui fet transaction de la + norreture que il doit à aucun face transaction de l’abitacion ne de sa vesteure, quar li + empereres Marc volt que transaction ne fust pas fete de cez choses. + Et se aucuns fet transaction de norreture, il ne li covendra pas fere transaction mal gré + suen de l’abitacion et des autres choses. Il porra donc fere transaction ou de tout + ensemble ou des unes choses. Et transaction de chauceure doit estre + fete par l’auctorité au prevost. ¶ Se uns est lessiez à .i. ou à + plusors à avoir lor norreture et il le vuelent vendre, il covient que li prevolz sache + la vente et que il la conferme. Mes se uns chans est lessiez à pluseurs à avoir en lor + norreture et il en font transaction entre els, ele ne doit pas estre tenable se ele est + fete sanz l’auctorité au prevost. ¶ Autresi est il se uns chans lor est bailliez en gage + por lor norreture, quar il ne porra pas estre delivrez sanz le conseill au prevost. ¶ + Il est aperte chose que transaction puet estre fete par le + jugement au prevost ou de tout ou de partie. ¶ Se li + prevolz est requis de fere transaction et il l’otroie sanz enquerre la cause, la + transaction n’iert de nule valeur, quar il est otroié au prevost que il enquiere la + chose et non pas que il la despise ou que il la quite. Et se il n’enquiert de tout, ce + est de la cause et de la maniere et des persones, ja soit ce que il enquiere d’aucunes + de cez choses, l’en doit dire que la transaction ne vaut rien. Et li + prevolz ne puet pas doner en ceste cause sa jurisdicion. ¶ + Transactions de norreture pueent estre fetes par devant le procurateur l’empereeur, ce + est quant norreture est demandee à la borse l’empereeur, et selonc ce porra transaction + estre fete par devant les prevolz del tresor. ¶ Se l’en pledoit de + norreture et transaction fu fete del plet, ele ne puet valoir sanz le conseill au + prevost, quar einsi porroit l’en faindre plez por fere transactions sanz l’auctorité au + prevost. ¶ Se norreture est lessiee à aucun et à lui meismes est uns + lés lessiez à paier meintenant, se transaction est fete de tout sanz l’auctorité au + prevost, ce qui a esté doné sera conté premierement el lés qui devoit estre paiez + meintenant, et li seurplus en la norreture. ¶ Se aucuns fet + transaction de norreture sanz l’auctorité au prevost, ce qui est doné sera conté tout + premierement en la norreture del tens trespassé. Et se l’en li a doné meins que l’en ne + li devoit del tens passé, li seurplus li sera paiez. Et se cil qui a fet transaction de + la norreture qui li estoit deue est fez plus riches de ce qui li a esté paié, ce en quoi + il en est fez plus riches li porra estre demandé arriere, quar il ne doit pas estre fez + plus riches d’autrui damage. ¶ Se une certaine quantité est lessiee + à aucun à paier d’an en an, si come usaires ou aucune tel chose, transaction en porra + estre fete sanz l’auctorité au prevost. Mes se usaires est lessiez à aucun par non de + norreture, ge di que transaction qui en est fete sanz l’auctorité au + prevost n’est de nule valeur. ¶ Se l’en n’a pas lessié à aucun + deniers à sa norreture, mes froument ou huile ou aucune tel chose qui soit necessaire à + mengier ou à boivre, il n’en porra pas fere transaction, coment que la chose soit + lessiee ou à paier d’an en an, ou de mois en mois. Neporquant, se transaction en est + fete sanz le prevost en tel maniere que il praigne deniers d’an en an ou de mois en mois + por la chose qui li estoit lessiee, si que il ne change pas le terme ne la maniere del + paier mes la chose tant seulement, ou se il a mis en covenant à prendre danrees por les + deniers qui li estoient lessié, ou que il prendra vin por huile ou huile por vin, ou que + les choses qui li estoient lessiees à paier à Romme li fussent paiees en autre leu, ou se + il a mué la personne si que uns li pait ce que pluseur li devoient paier, ou se il prent + .i. deteur por autre : totes cez choses doivent estre raportees par devant le prevost, + si que il voie se ce est li preuz à celui à qui la norreture est lessiee. ¶ + Se une certaine quantité est lessiee à aucun à paier d’an en an + por loer meson et il fet transaction sanz le prevost que la meson li soit bailliee, la + transaction vaut, quar il a le fruit de son lés, ja soit ce que la meson puisse chaoir + ou ardre. Encontre ce, se il fist covenant que certaine quantité de deniers li soit + donee por l’abitacion qui li estoit lessiee, la transaction est tenable sanz le + prevost.

+

Cil meismes + dit : Cil qui fist transaction del plet que il avoit meu contre cels + qui avoient eu en garde lui et son frere, et fina de sa partie tant seulement, se il est + hoirs son frere et il plede à cels meismes por la partie son frere, la transaction que + il fist ne li nuira pas en cele partie. ¶ Toutes les + foiz que transaction est fete, l’en ne croit pas que ele soit fete fors des choses qui + sont mises en covenant. ¶ Cil qui ne savoit pas la verité des choses + qui estoient en son heritage et fist transaction par ce que ses conpainz + qui estoit hoirs o lui le deçut, il ne fet pas transaction, ainz est deceuz. ¶ + Cil qui n’estoit pas encore certains que il deust pledier contre le + testament son pere et fist o ses aversaires transaction de toutes ses autres causes, la + transaction ne li nuira fors es choses de quoi il avoit pledié à els, quar la + transaction ne vaut fors es choses de quoi li covenanz a esté fez, ja soit ce que cil + qui la fist avoit plus de .xxv. anz, quar les choses de quoi l’en ne pensoit encore pas + ne doivent pas estre destruites par covenant.

+

Cil + meismes dit : Se li peres fist transaction de la chose à ses filz qui + n’estoientn’estoient] nestoit avec en inséré dans l’interligne. pas en sa poesté, ele ne lor doit + pas nuire.

+

Cil + meismes dit : Aprés ce que sentence est donee, ja soit ce que l’en + n’a pas apelé encontre, neporqant se l’en nie que ele n’a pas esté donee ou se l’en puet + douter sese] Ajouté dans la marge avec un signe + de renvoi, à la place d’un que exponctué. ele a esté + donee, transaction en puet estre fete por ce que plez en porroit encor nestre.

+

Celsus + dit : Cil ne doit pas estre souferz qui fet generalment transaction + de toutes les choses qui li sont lessiees en testament, se il dit aprés que il ne pensoit + fors de ce qui li estoit lessié en la premiere partie del testament. Neporquant, se l’en + aporte puis avant aucun escrit en quoi li morz lessa aucune chose qui n’est pas contenue + el testament, cil qui fist la transaction puet dire par droit que il ne pensa fors des + choses qui estoient contenues el testament.

+

Gaius + dit : Il ne loist à nul des procurateurs au prince à fere transaction + sanz le conseill au prince.

+

Scevola + dit : Il ot plet entre celui + qui qui + qui + qui] qui qui ms. estoit hoirs par + la loi et celui qui fu fez hoirs el testament. Et cil plez fu finez par transaction et + par certain covenant. Ge demant lequel li creancier pueent trere en cause por ce que li + morz lor devoit ? Et ge di que, se cil qui firent la transaction estoient + de ses creanciers, ce que il mistrent en covenant des detes doit estre gardé. Mes se + autre estoient creancier, chascuns doit estre trez en cause por tel partie come il a de + l’eritage par la transaction.

+

Paulus + dit : Quant l’en fet covenant, l’en i seult ajoster sollempnel + pramesse, mes il est mielz que l’en i mete paine, quar se li covenanz estoit depeciez, + la paine porroit estre demandee.

+

+ Hermogenians dit : Cil qui brise la foi de la + transaction que il a fete n’est mie tant seulement bouté arriere par excepcion, ainz est + contrainz de paier la paine que il pramist se il aloit contre le covenant.

+

+ Papinians dit : Cil qui vendi son heritage bailla + à l’achateeur les actions de l’eritage, et puis fist transaction o .i. des deteurs qui + ne savoit pas que li heritages fust venduz. Se li achaterres li demande la dete, + excepcion de covenant li sera donee, por ce que il ne savoit pas que li heritages fust + venduz quant il sot la transaction. Autresi doit l’en dire de celui à qui heritages est + renduz par le conmandement au mort ,se cil qui premierement fu hoirs fist transaction à + .i. des deteurs de l’eritage qui ne savoit pas que li heritages deust estre renduz à + autre.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - Bruxelles - Bibliothèque Royale - ms. 9234 - - - -
- - 1200/1299 - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit Bruxelles, Bibliothèque Royale, ms. 9234, avec corrections ope ingenii et sur la base de la Traduction 3 et du texte latin.

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- - - Critères d’édition -

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, - Guyotjeannin Olivier, <hi rend="i">Conseils pour l’édition des textes médiévaux,</hi> - vol. I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, - 2014.

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- Normalisation du texte -

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la - graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa - réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la - graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› - signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des - verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› (ex. avra, savra). - La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les formes du verbe pouoir.

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes (ex. lequel, laquelle) et l'apostrophe est aussi employée pour distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus pronom sujet - réduit (de il à i).

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La ponctuation et les majuscules suivent les normes modernes.

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La majuscule est réservée uniquement aux noms propres de personne, de lieu et de peuple, - alors que les institutions (senat, prevosté) et les titres juridiques - (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres - romains simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le - numéral .i. sans le transformer en article indéfini uns, - une.

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Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, la - nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et la volonté de distinguer les - homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe - finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en - fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et - reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement - la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à - l'aide d'accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de - contenu sémantique (ex. le participé par rapport à la particule - négative ne). Le tréma n’est pas ajouté aux formes verbales eust, deust, feussent, veu..., mais il est employé sur des formes qui ont conservé - l’hiatus en français moderne, comme certains substantifs tels que païs/paÿs. - Le manuscrit n’emploie jamais la cédille, qui a été introduite lorsque - nécessaire.

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- Résolution des abréviations -

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : - notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les - nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et peu de lettres suscrites. Toutes les abréviations sont résolues - en caractères romains et sur la base des formes écrites en toutes lettres.

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- Particularités -

La Traduction 5 se caractérise par l’emploi de discours indirects à la - place de la plupart des citations rapportées par les autres traduction. Néanmoins, - l’emploi des guillemets n’a pas été plus extensif que dans les autres textes. Les énoncés - présentés comme citations (introduites par un syntagme nominal et un verbum - dicendi/scribendi) ne comportent toujours pas de guillemets et sont signalés - uniquement par l’emploi des deux points et d’un lettre majuscule au début de la citation. - De même, nous n’utilisons jamais de guillemets pour encadrer des traductions ou des - explications de termes techniques, du moment que celles-ci n’ont pas toujours des limites - claires et se confondent souvent avec la suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui admettent - l’usage de guillemets – sous forme de chevrons doubles – concernent les discours directs - de deuxième degré. D’autres citations concernent la mention de titres de livres et - d’ouvrages : pour ceux-ci, nous employons toujours l’italique et la lettre majuscule, - qu'ils soient en latin ou en traduction.

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Une autre caractéristique du texte, qui ne s’explique pas de manière évidente par sa - provenance géographique, est la présence assez nombreuse de formes féminines en ‹-e› (au - lieu de ‹-ee›). S’agissant d’un trait récurrent, nous avons conservé ces formes telles - quelles.

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- Apparat critique -

L’apparat critique, positif et à un seul étage, présente: (a) les leçons rejetées ; (b) - des notes proposant une interprétation des passages complexes.

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- [Liber secondus] -
- [2.8.0 Qui satisdare cogantur vel - iurato promittant vel suae promissioni committantur.] De cels qui sont - pourforciez de fere satisfaccion, ou le prometent par leur serement ; de ceuls qui - sont mis en possession. -

- Pauis dist : Satisdation et satisfation si ont il - meismes seneficat. Et senefient faire satisfaction. Faire satisfaction vaut autant comme - fait à emplir la volenté d’autrui. Et einssi devons nous faire satisfaction à nostre - adversaire, qui pour ice que il nous demande, gardon fere lui sactisfaction ou donner - pleges.

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- Ulpians dit que se aucun riche home demande plege en jugement d’estre - à droit envers lui et il li soit donné, il le doit tel avoir qu’i soit riches de - possessions et ne mie tant seulement de mueble. Se aucuns donne - pleges - - - à - à] om. ms.personnes qui ne - puissent mie estre pris, ne ne doient en cause d’estre en jugement, le plege ne sera mie - de value. Le prevost dist : Se aucuns a parens de patrons ou de - patronner - patronne - patronnes] patronner ms., ou - aucuns franchis ou filz, ou aucun qui soit en - en - - en] Répété. sa poesté, soit fame - ou homme, et il les ait apelez en jugement pour li plegier, chascun soit pris plege en - sa cause sanz contredit. - - Prevous dit le prevost - Le prevost dit - Le prevost dit] Prevous dit le prevost ms. - Corr. d’après le lat. « Quod ait praetor "liberosve - suos" ». : les filz ou les parens ou les franchis descendanz du - seuxe feminin. Nous meismes donnons et faimes ceste bonté et cest benefice au pere et - non mie seulement de sa - de sa - - de sa] Répété debte ne de son - droit. Mes se il est en poesté d’aucun ou d’aucune, et ce est ce, certainement, que - Pomponius escrist : « Se le filz puet estre pris en plege pour le pere, se il est en - autre poesté que en la seue, nous devons d’ileuc en aprés garder au nombre des heritages - et des choses qui enclinent à lui ». Et c’est ce que li prevost dist, - que en quelconques maniere que plege soit pris, l’en doit regarder à ses facultez - moebles et heritages. Li prevost donne action à celui qui laisse - aucun en plege d’estre en jugement, que chascun sache la verité : de quel pris la chose - est, pour quoi li pleges est, et que nous en veons la quantité, car il est melz que - celui qui est plege soit tenu pour certain pris et pour certaine quantité que - autrement.

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- Paulus dist que, se l’action est doublee en double ou en treble ou en - quadruble, que le plege doit estre tenu en toute maniere pour toute la value que la - chose pour quoi il est plege est entendue valoir.

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- Paulus dist que se aucun est dechaoit par plet, et il ait donné plege - por sa cause d’estre à droit, li prevost ne le doit mie commander à restraindre ; car se - li prevolz ignoranz l’avoit commandé à restraindre et il sera dechaoit - aprés le decret ou devant le jour de la refrainte, l’aucion porra estre nee ; et porra - ce estre fait proffitablement, ce einssi n’est que aprés le jour de la refrainte il soit - dechaoit et ait perdue sa cité.

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- Paulus dit que se aucuns se met em plege pour .i. condampné, et le - condampné soit dechaoit et ait perdu la cité de Romme, celui qui avra plegié le - condampné avra afaire tant seulement pour le condampné. Celui qui - donne plege riche en demant et offre à prouver que il soit assez puissant, se aucun en - doute, d’estre pris en jugement pour sa cause ; et celui à qui il veult donner le plege - le refuse et ne le veult mie prendre. Celui qui donne le plege souffisant pour suivre - son adversaire d’injuries, par action et sainement chascune, ne celle injure n’est pas - faite à celui seulement à celui qui donne le plege convenable, mes icelui qui n’est pas - receu em plege ne n’i puet estre pris se porra complaindre aussi comme se grant injure - li avoit esté faite.

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- Paulus dist : Par quantes fois une chose est prise - corrompuement ou en faisant lui satisfaction, elle est aucune fois veue ne mie prise ne - ne mie faisant lui satisfaction.

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- Ulpians dist : Se aucuns requis pour estre plege ne - voit mie lui estre convenable, ainz reconnoisse lui estre riche et avoir prescripcion de - marchié et mout de richoises, et le requerreour targe que il ne veuille user de celle - prescription de marchié, il est à voier quel chose est affaire de droit, et se le - seigneur est debonnaire. Et ce est ce que Pomponius raconte el livre des <hi rend="it">Epitres</hi>, et Marculien el tiers de <hi rend="it">Digeste</hi>, et Papinians el livre quart des <hi rend="it">Questions</hi>. Cornelio escrist ceste peticion et tel plege - estre refusé, et se il ne puet autrement faire ne eschiver, il li doit dire devant que - il ne use mie de son privilege, ainz i renonce en tant comme pleges. - Se satisfaction aucune avra esté neccessaire, et celui qui est coupable ne la puisse mie - faire à son aucteur ou lieu où il sera assemblé avoec lui, en quel lieu el li est - neccessaire à estre faite, il puet estre oï se einssi est que il soit appellé à ffaire - la en autre cité de celle meismes province. Et se einssi est que il - ne soit appareillié à ffaire en celle province, autre lieu ne li doit mie estre assigné, - ne celui n’a mie desservi à estre oÿ à qui que elle soit fait, en autre liu à qui la - satisfaction est neccessaire. ¶ Se aucuns n’a mie fait satisfaction à - son aucteur de chose mouvable, et celui de qui la satisfaction est desiree soit personne - soupeçonneuse et non mie solvable, et se ce est personne qui ait office, il doit estre - desposé de s’office par la volenté du juge, jusques à tant que il ait fait satisfaction - ou que le plait de l’un et de l’autre ait pris fin en aucune maniere.

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- Paulus dist : Quant aucun jour est assigné à aucuns - pledeors, il seulent assembler en stipulacion. Et se il ne se puent acorder, Pedius - cuide que espace atrempee leur soit donnee du juge en la poesté du stipuleeur. - Qui donne em plege une fame de faire satisfaction à autrui, il - n’eschive mie son domage, mais ne chevalier ne homme de meneur - aage qui de - aage de - aage de] aage qui de ms. .xxv. anz - ne puet estre aprové estre donné en plege, se ce ne sont personnes qui puissent metre - leur heritage en plege ou establir general procurateur ou aussi comme pour son general - procurateur. ¶ Aucuns dient certainement que quant aucune fame requiert douaire de son - mari et elle a fons de douaire, elle puet requerre estre plegerresse et plegier une - autre fame. ¶ Se aucun sergent viengne en jugement qui soit pris - cauteleusement ainz qu’il ait donné plege de paier le jugié en quoi il est tenu, l’en - doit aidier en droit à l’aucteur, si que il soit paié entierement de sa debte. Aussi - doit l’en aidier par aventure à homme qui est de meneur aage que de .xxv. anz, et à - fame, pour ce que fame est de trop foible sens. Se l’oir d’un - stipuleor est donné en plege de faire satisfacion du jugié ou le stipuleeur est donné em - ple - plege - plege] ple ms.de faire satisfacion - à son hoir, et li uns et li autres doit faire satisfaction de ce pour quoi il est mis en - pleges. Li tuteur et li curateur de l’enfant qui n’est mie d’aage - doivent si metre sa chose en saufgarnissement, que il en puissent faire audit enfant - neccessaire satisfaction. Et ce, se celui qui use de droit a donné au seigneur, doit - estre establi en sa proprieté. Derechief, - se - de - de] se ms. celui qui est alé en - essil, que satisfaction ne soit faite à son aucteur sus son heritage et pour plus - esloignier l’aucteur et que il ne li souviengne de sa debte, et l’oir de celui qui est - alé en essil face satisfaction à l’aucteur el non de celui qui est alez en essil, l’oir - i doit estre oïs, et en doit estre mis en possession et en garnissement. Et se celui qui - est alez en essil soit ja mis en - possessions - possession - possession] possessions ms., li - hoir doit requerre que il soit mis hors de possession comme celui qui a mis l’eritage - hors des mains à l’aucteur. Et ne doit pas l’oir enpetrer que il soit mis en autrui main - en garde, car ce seroit diverse chose se, sans blasme ou sanz tricherie faire à l’oir, - que il fust mis en possession. Il est commandé à jurer - par son serement de calompne que aucun ne truisse cause par aventure de travaillier son - adversaire comme il apiaut, et puisse faire satisfacion en la municipion de Romme. - Sachiez que cest serement de calompne n’est mie envoié fors que es parens et es patrons. - Il est certain que il devra jurer en tel maniere que il requiert estre mis en - municipion, car il ne pot mie faire satisfaction à Romme, mes il la pot bien faire là où - il requiert estre envoié, et ne fait mie ce par cause de calompne. Et pour ice n’est il - mie pourforcié jurer ailleurs faire satisfacion que en icel lieu ; car par aventure, se - il ne pot mie faire satisfaction à Romme et il le puisse bien faire en pluseurs autres - lieus. Donques enpeterras tu que il est pourforcié parjurer soi, ja - soit ce que il ait bonne cause et juste par semblant, car quant il iert envoié en - message il vouloit faire satisfaction, et donc ne dois tu mie enpetrer lui estre parjuré - en cest cas, pour ice que il s’i est aresté et que ce est le liu où il desirre faire - satisfaction.

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- Gaius dit que quant aucun arbitre - esleu - est esleu - est esleu] esleu ms. à esprouver - pleges, se il est einssi que l’arbitre soit veu felon à l’une partie et à l’autre, il - soit seu que par ice l’une partie et l’autre puet apeler devant le juge.

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- Paulus dist que se ice est que les pleges soient esprouvez pour riches - par le dit de l’arbitre, la querelle pourra bien estre prononciee devant le juge - poissant. Et se aucuns prent pleges qui li soient blasmez de son arbitre et delaisse - ceuls qui li sont loez et les aime miex à sa volenté que à la volenté de son arbitre, il - les doit avoir et n’en doit pas aler l’arbitre encontre. Et se einssi - avient que en nul lieu du temps qui a esté donné au deteur de paier, et le plege soit - chaoit en chetiveté ou en grant souffraite la cause congneue, il convendra que - satisfaction soit faite à l’aucteur à plain.

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- Ulpians dist : Se aucun homme a requis le fons d’un - heritage ançois que je le mandasse, et celui qui l’a requis l’ait pris souffisaument, et - aprés contre mon mandement il ait donné et trouvé affaire ans pleges et les ait fait - tenir prison ; et est assavoir en droit, se il doit estre punis ou non.

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- Cil meismes dist que quant .i. hoir qui est assemblé entre .i. general - poursiet .i. heritage sus condicion, et est establi faire satisfaction de l’eritaige - selonc la condicion faite entre lui et celui de qui il tient l’eritage, l’eritage li - puet estre requis et ostez, se einssi est que il defaille de la condicion faite et se il - en veult maintenir la condicion estauré et devant le jour assigné par la cause de la - peticion.

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- Paulus dist : Se .i. general est soumis ou tenu en - aucune chose à un especial aussi comme à .i. ou à .ii. quiqui] lire « à qui ». il doit faire satisfaction à l’especial de ce - en quoi il est tenu loiaument.

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- Cil meismes dit que se li filz desfent le pere desfaillant en - jugement, je demant se il doit faire satisfaction du jugié en quoi le pere est tenu pour - lui. À ce respont Paulus et dit que le filz puet desfendre le pere desfaillant et faire - satisfaction pour lui ; et le pere aussi pour le filz, soit en banissement ou en quel - cas que ce soit.

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- Marcians dist que cels qui poursieent les choses mouvables ne doivent - estre pris en plege, ne ne doivent estre pourforciez de fere satisfacion. - Mes celui pourseeur est d’estre pris en plege, qui poursiet sa chose et son heritage, - soit en champ ou en terre ou en autres heritages. Celui meismes est - dit pourseeur, qui poursiet cel champ qui est apelé emphiteoticum. Derechief, celui qui - a proprieté seulement est entendu pourseeur. Cil meismes en dit pourseeur qui est - usufrutier, et c’est ce que Ulpians escrist. Celui est dit creancier, - qui preste aucune peccune sus gage, et non mie pourseeur, ja soit ce que il ait - possession qui li ait esté bailliee ou otroiee de celui à qui il a presté. - Se un fons de heritage est donné en doaire à aucune fame qui ait - mari, tant à la fame, tant au mari en la possession de l’eritaige et du fons, doivent - estre entenduz et dis pourseeurs. Mes la cause dudit fons est diverse - et n’est pas une, car il puet avoir peticion personnel. Les meneeurs - d’enfans souz aage sont dis pourseeurs en lieu des enfans souz aage de cui il sont - meneeurs. Et se il sont en droit ajournez contre aucuns executeurs, il le doivent offrir - en droit, aussi comme possesseurs pour lesdis souz aage. ¶ Et se - aucuns me demande ou ara demandé le fons d’un heritage que je poursiee ou avoie poursis, - et de ileuc en avant le heritage soit jugié estre à celui qui l’a requis, et je enfourme - .i. appel, dont di je que je meismes puis estre dit pourseeur de son heritage et non mie - du mien, car je ne poursie rien autre chose ne la possession de la chose, laquelle il - m’a requise ne puet à moi apartenir. Celui qui offre à donner - caucion, l’en doit regarder le temps de la causion ; aussi comme celui qui aprés ce que - il a donnee caucion veut la possession, ce ne li aide de riens ne ne nuist, se einssi - est que aprés la caucion faite il se soit pris à pourseoir aucune chose.

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- Paulus dist que, se aucun fait serement d’estre en jugement contre son - adversaire et il i lait à aler pour ce que il delaisse la cause du tout à son - adversaire, que il apert que il ne se parjure mie.

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- [2.9.0 Si ex noxali causa agatur, - quemadmodum caveatur.] De celui qui a afaire et est accusé de - crime, en quel maniere il puisse eschiver la cause criminal dont il est - suivi. -

- Ulpians dist que se aucun seignor ait plegié son sergent d’une action - criminal d’estre à droit contre cui li voudra riens demander, le prevost dist que il i - doit estre oïs en celle cause en quoi il le plege, jusques à tant que jugement ait fait - contre lui. Mais or veons quel chose c’est plegier d’estre à droit en - celle cause. Je cuide que plus vraie chose seroit le seigneur estre veu en jugement pour - le sergent que il a plegié que autrement, ne que esprouver se il y vendra ou non. ¶ Car - se il n’i vient, le droit de l’aucteur en porroit estre pieur. Et se einssi est que le - sergent celui qui l’a plegié et il n’i ose mie aler pour ce qu’il a sa cause perdue, - c’est ce que Labeo dit : que se celui que son seigneur avoit plegié, qui ert en lui egal - de pledier quant il ert o lui, ait pris service d’omme plus desfensaable et plus riche - et de meilleur lieu et ait mué maistre en tel maniere que le seigneur qui le plega ne le - puet mie amener là où il avoit promis, et la cause criminal soit vendue au grant - seigneur avoec qui il s’est derrenierement mis, il cuide et li est avis que il est miex - que il ne soit mie rendu en jugement que autrement. Mes se celui qui a esté racheté de - la cause criminal cuide eschaper d’autel cause s’il la faisoit et il la face en celle - fiance, il doit estre puni sanz rachat.

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- Paulus dit que d’autre droit use l’en es causes qui sont devant mises, - quar celui qui est accusé d’une cause criminal n’est pas delivré, ainz est pris por - celle cause et suivi, aussi comme se il fust vendu. Se il avint que - .i. sergent ne soit pas present, por lequel une action criminal avra esté - faite à autri, et le seigneur avoec qui il est ne - nait - nie - nie] nait ms. Corr. d’après le lat. « si quidem dominus non negat in sua potestate - esse ». mie que il ne soit en son service, ja soit ce que il l’en - deust metre hors, ou le juge cuide que il le voeille plegier de rendre le jugement - devant le juge, et se il ne le veult mie desfendre, il doit estre pris, ja soit ce que - il le poïst bien desfendre et metre hors de peril. Et se le seigneur renioit son serf et - die que il ne soit mie en sa poesté, ja soit ce que ce soit mensonge, il ne doit mie - estre condampnné sanz dedicion de cause nuisible, ja soit ce que il soit seu que il le - face par tricherie. Et c’est ce que Julius escrist. ¶ Se le serf du seingneur soit - present à .i. mesfait et le seigneur soit absent et le serf soit en la desfensse du - seigneur, le serf sera demené par le commandement du prevost pour l’absence du seigneur. - Mes, la cause conneue au seigneur, desfenssion li sera donnee, si comme Pomponius et - Vindius escristrent, que l’absence du seigneur ne li nuise ; et donques sera restablie - son action à l’aucteur, et prendra des biens au serf jusques à la value de son - mesfait.

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- Ulpians dist que se le serf et le usufruitier plaident ensemble de - cause muable en jugement pour usufruitier ou pour autre cause, et le serf ne li puisse - fere desfensse, il li doit fere desfendre par le prevost que il ne mete la main sus ce - pour quoi le plet est meu jusques à tant que il soit afiné.

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- Gaius dit que se la cause de .ii. seigneurs soit demené en jugement, - et l’un voeille faire satisfaction pour l’autre en partie et non mie en tout, Sabius - dist que ce ne doit mie estre fait, quar ou il le desfende tout se il a necessité - d’avoir le, car il ne doit pas estre oï se il est appareillié de desfendre le en - partie.

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Ulpians dist : Se aucun a promis à metre son serf en celle - meisme cause estre mis pour lui en jugement, et il s’en aut franc et le serf demeure - chevetaigne de toutes ses injures et de toutes ses actions et non mie en son non, mais - el non de celui qui li a mis, le serf doit estre puni par tourment et par batemenz - jusques à tant que satifacion des injures soit faite à plain. Mes vengance doit estre - prise autrement de celui qui s’en va franc ou il doit estre condampné en grant somme de - peccune. Quel chose apartient il donques à ces choses autres et à ces causes nuisibles ? - L’en les doit certainement amener à la meilleur fin que l’en puet.

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- Paulus dit que se celui qui est franc s’est promis metre soi en - jugement por autrui, et il se mete maintenant pour icelle cause, ja soit ce que il soit - franc, si fait il franchise à celui et bonté pour cui il se met.

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- [2.10.0 De eo per quem factum erit quominus quis in - iudicio sistat.] De celui qui fait tant que aucun n’aille en - jugement. -

- Ulpians dist que le prevost cuida te fraindre la droite tricherie de - celui qui enpeeche aucun que il ne viengne en jugement. Mes il ne - pert pas que celui empeeche autrui par sa tricherie mauvaisement quant il ne le retient - o ses propres mains, ja soit ce que ce soit voir que il ait proié autres gens que il le - detenissent et que il le menassent en tel lieu que il ne venist en jugement, liquiex - estoit innocent et ingnoranz et nonsachanz quel chose ce estoit, et se il forfaisoient - ou non. Nous prenons mauvaise tricherie en tel maniere : se aucun - retient autrui venant en jugement, et li prononce et dit aucune chose dont il ait - tristrece et besoing, ou besoing en tel maniere que il soit detenu et n’i viengne mie. - Celui qui sera creable sera tenu par cest banissement, ja soit ce que aucuns cuident que celui li puisse metre au devant ou reprouver, se einssi est que - celui qui est coupable ne puisse venir en jugement par la tricherie de son aucteur. - Celui qui est coupable n’avra mie accion vers son aucteur par cel - banissement, ja soit ce que il li souffisist bien par l’excepcion de la tricherie. Et se - ainssi avient que il en assemble en plet, et il le suive de la paine que il a eue pour - ce que il n’est venu en jugement, et autre que lui l’ait detenu en aucune maniere, il ne - porra mie ceste action demener contre son acteur en nule bone cause ne mais vers celui - qui l’avra detenu. Se pluseurs ont detenu .i. homme que il ne viengne - en jugement, il doivent estre touz tenuz. Et se .i. le retient et ne sache pourquoi il - le retient, le doivent delivrer. Et ou commun consentement une - mauvaise cause pour .i. serf et en son non, celui pour cui la mauvaise cause est - soustenue et en qui non les en doit delivrer. Accion doit estre - donnee à l’oir qui poursiet aucun heritage que son ancesseur tenoit par usage, et fait - estre donné l’action dedenz l’an et le jour que li ancesseur est mort, car l’oir ne doit - mie partir ne avoir profit en la tricherie de son ancesseur mort.

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- Paulus dist : Se li serf d’un aucteur fait tant à - moi coupable par sa tricherie mauvaisement que je n’aille mie en jugement pour ma cause - et .i. acteur sache bien la tricherie et il ne li desfende mie, il dit que l’aucteur ne - doit mie avoir proffit en la tricherie de son - son - - son] Répété. serf, ja soit ce que - je, Offilius, coupable, eusse donné excepction à mon acteur de estre à droit. Et se - einsi est que le serf le face sanz le seu et sanz la volenté de son seigneur, Sabius dit - que il doit estre puni par cruel jugement, car ne le fait meismes du serf ne doit nuire au seigneur ne aidier en cest cas, mes il li puet nuire se il - reconnoist que la mauvaistié ait esté faite par lui et il en traie le fais à soi.

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- Ulpians dist que par cest banissement doit estre mise en fait de droit - l’auction vers celui qui par sa tricherie a fait tant que celui qui est apelé en - jugement n’i puet estre alé. Et si doit on savoir en quel jugement la cause a esté - demenee, se einssi est que l’aucteur perde sa cause pour celle inquisicion. Et le - coupable entre ces choses aquiere seignorie de la cause en temps deu, ou il soit delivré - de l’action plainement. Celui qui avra detenu par sa tricherie celui - dont j’ai devant parlé ne devra mie faire à celui qui sera coupable restitution de - l’action perdue, que celui qui sera coupable ne face profit par la tricherie d’autrui et - l’aucteur ne soit tormenté de dommages. ¶ Mes, se aucun a promis à - .i. stipuleeur estre à droit en jugement en paine de .c. mars, et il soit detenu par - aucun que il n’i aille, l’action doit estre esprouvee ou fait de celui par quel - tricherie il a esté empeechié. Mes, se li stipuleor soit detenu par - la tricherie du prometeur, et le prometeur par la tricherie du stipuleeur, que li uns ne - li autres ne viengnent en jugement, le prevost, penssant la traïson de l’un et de - l’autre, ne leur doit de riens aider. Se je avrai esté aguillonné de - mon plege, et se je, coupable, avrai esté requis d’estre en jugement pour .c. mars en - quoi je sui obligié à mon aucteur et je n’i aille mie, ainz soie retenu par la tricherie - d’un homme apellé Sinfronien, l’aucteur suivra celui par cui je avrai esté detenu de .c. - mars et porra dire ces paroles : « Celui que tu as detenu fust venu en - jugement, je eusse gaaignié ma cause, ja soit ce que son plege m’en eust promis à rendre - la meneur partie ».

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- [2.11.0 Si quis cautionibus in iudicio sistendi - causa factis non obtemperaverit.] De celui qui n’a pas trampees les - caucions faites en jugement. -

- Paulus dit : Le prevost commande .xx. mile pas estre - anombrez en sengles jourz, et que celui jour soit excepté, qui est pris communaument des - parties et ouquel il convient que il soient en jugement, car sainement telle numeracton - devaee n’est greveuse ni à l’une partie ni à l’autre.

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- Ulpians dist : Nous ne requerrons pas celui qui est - coupable d’estre en jugement, se einssi est que le negoce pour quoi il avoit promis - estre en jugement soit passé ou passast ainçois que il li convenist estre. Mes se il ert - aprés ce que il avoit promis estre en jugement, et il ne fust pas passé, celui à qui il - avoit promis d’estre en jugement loue pour sa besoigne, porra suivre ledit coupable, se - einssi est que il li soit promis ou que il ait paine pour son absence, ja soit ce que le - coupable cuidast que la besoigne fust passee, pour quoi il li avoit promis à estre. Mais - se le contraut avra esté especialment fait par le consentement des parties, l’un ne - porra suivre l’autre de nule paine. ¶ Se aucun preneeur de dons ait - promis à autrui d’estre en jugement pour tesmoniage ou pour autre cause, et soit - empeechié par sa tricherie ou par aucuns dons en tel maniere que il n’i soit pas venu - pour aquitier sa promesse, celui à qui il a promis d’estre en jugement le porra suivre - par excepcion de plet. ¶ Et se celui qui avra esté requis d’estre en - jugement en cause de tesmoing et il n’i porra estre en nulle maniere, l’en le doit - deporter et aidier en la meilleur maniere que l’en porra. - Se aucun a promis d’estre en jugement pour autrui cause ou pour la - seue, et il n’i puisse estre par fortune, dont il soit retenu ou empeechié par tampeste - de fleuve ou d’autre chose, l’en li doit aidier par excepcion et avoir le pour excusé, - et non mie sanz cause, ja soit ce que celui à qui il avoit promis d’estre en jugement - pour sa cause eust grant mestier que il i fust, autresi comme se il n’i peust estre, que - fortune a empeechié. Se aucun juge, ou l’une partie, ou l’autre de ceuls qui plaident - devant lui, soient souspris soudainement par maladie, le jour qui est assigné entre euls - doit estre aloignié. ¶ Se une fame ne puet venir en jugement, ja soit - ce que elle l’ait promis, ainz soit empeechiee par fortune ou par ce que elle est - enceinte d’un enfant, l’en la doit avoir pour escusee, si comme Labeo dit, se einssi est - que aprés l’enfantement elle puisse prouver que elle avra esté empeechiee par fortune. - Aussi est il se aucun a promis d’estre en jugement et il soit - empeechié par ce que il est entré en forssenerie, il doit estre escusé, car qui est - empeechié par forsennerie est empeechié par fortune. ¶ Nous devons - aidier à celui qui est empeechié par tampeste de flueve qu’i ne viengne mie en jugement. - Mes nous devons tampeste entendre en tel maniere, soit de mer ou de terre. Empeechement - de terre est quant aucun est retenu en voie en quel maniere que ce soit, mauvaisement. - La force du flueuve est, ou la tampeste, est à estre prise ou - entendue en maniere quant aucun est en mer et il ne puisse mie trouver navie. - Et se aucun soit passé la mer en temps convenable, et tampeste soit - levee en la mer que il ne puisse ne n’ose metre s’en en peril, et il se - refraigne pour la cause ou peril, porquoi ne li proffitera telle excepcion, se einssi - est que la cause soit conneue pour quoi il ne puet mie venir et pour quoi il est - contraint demorer ? Et se aucun dit : « Pourquoi a il tant targié à venir, et pourquoi - ne vint il lonc temps devant ce que le jour venist ouquel il avoit promis estre en - jugement ? ». Se einssi est que ce li soit mis au devant, il doit dire que la force et - la tampeste de la mer a esté cause de sa demoree. Se aucuns soit ou est alé à Romme de - sa volonté non, ne pour sa cause, ja soit ce que il i soit alé pour gaaigner et il eust - promis d’estre en jugement pour la cause devant dite, pourquoi ne sera il digne que - ceste excepcion li vaille ? Se aucune tampeste est en la mer et celui qui est à terre - seche ne puisse venir à son jour ne avironner le fleuve, ceste excepcion ne proffitte - pas toutes fois, se einssi n’est que celui qui est à terre seche soit angoisseus de - passer et se il ne mesure la terre ou avironne à celle fin que il sache se il porra - venir à heure à son jour. Et comme il avra einssi avironné le flueve, que il avra le - temps tot aempli et le lieu où il avoit promis à estre en droit, ou aucune chetiveté ou - fortune perilleuse l’a empeechié, je croi que à bon droit ceste excepcion li doit estre - proffitable. Aussi doit estre donnee excepcion à celui qui voloit - venir en jugement, si comme il avoit promis, et n’i est pas venu pource que son mestre - l’a retenu, se ainssi est que il ne l’ait fait par tricherie ; car, se il avoit donné - cause à son maistre de retenir le et eust talent que il le retenist, telle excepcion ne - li profitera mie, ne se il demeure ne se son maistre le retient en nule maniere por ce - que il l’en doingne cause.

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- Paulus dit que action doit estre donnee à celui qui retient autrui que - il ne viengne en jugement quant il a promis à estre, ou pour quel cause - que ce soit, ne mais que elle li apartiengne.

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- Ulpians dist que, se aucun a promis de estre en jugement, et il soit - condampné d’une cause chevetaigne en tel maniere que il n’i puisse mie venir, l’en le - doit tenir à bon droit pour escusé. Mes nous devons prendre le condampnement de la - chose : aucuns dient que ceste excepcion proffitera dont au condampné, se einssi est que - il ne soit refraint par condampnacion de mort ou d’aler en essil. Mes aucun puet - respondre que ceste excepcion est neccessaire es pleges, car se il s’en va en essil, - sauf sa cité, ceste excepcion portera profit à son desfenssour. ¶ - Ceste chose est assavoir que celui qui est fait coupable pour la cause chevetaigne et ne - puet mie venir en jugement comme il avoit promis, ne doit mie user de ceste excepcion se - il n’est condampné en tel maniere que il soit retenuz en loiaus ou en pechié, en tel - maniere que il ne puisse venir en jugement. De ceste excepcion porra user celui qui sera - condampné en tel maniere. Derechief, se aucuns est empeechié par mort ou par - destruiement de sa maison que il ne viengne à droit, ceste excepcion li doit estre de - value. ¶ Derechief, se aucuns est en servise d’anemis et pour ce il laisse à venir en - jugement, il puet user de ceste exception plainement. ¶ Aucun puet - demander se il puet avenir que l’en puisse aler encontre que exception aucune ne soit - donnee à celui qui a promis d’estre en jugement et n’i vient mie. Sabius dit que ceste - convencion n’est mie de value, mes je croi que elle soit de value especialment à cels - qui ont promis à estre en jugement, et de leur gré ont renoncié à la promesse. ¶ - Derechief, l’en demande aucune fois se aucun a promis de faire - satisfaction à son deteur en lieu, et ainçois que il li doie faire et il - li face, assavoir mon se exception sera donnee à ses pleges. Je croi ainssi que il - convient savoir se celui qui a faite la satisfaction l’a faite par erreur ou par - convencion. Se il a fait satisfacion par erreur, excepcion doit estre donnee es pleges ; - et se il l’a faite par convencion, el ne leur doit pas estre donnee. Juliens escrist que - se aucuns est semons d’estre en jugement pour sa cause et il ait promis par ignorance - faire satisfacion de plus que il ne li est establi, l’exception li doit estre donnee. Et - se einssi est que il n’eust pas si grant somme - somme - - somme] Répété. de peccune en leur - convencion comme il i a promis, le exception doit estre afermee par la replicacion du - convenant, si comme Juliens dit.

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- Paulus dit : Se .ii. coupables d’une meismes cause - et compaignons d’une meismes debte soient tenuz à .i. deteur, et l’un ait promis à son - deteur d’estre en jugement sus une paine pour faire la satisfaction, et l’autre l’ait - empeechié, excepcion doit estre donnee à celui qui ne l’a mie empeechié, car la - tricherie de l’un ne doit mie nuire à l’autre pour ce se il sont compaignons. - Derechief, se .ii. coupables d’une debte aient promis à leur deteur - d’estre en jugement pour faire satisfacion, et .i. des deteurs n’i viengne mie, - l’aucteur doit demander sa debte à celui qui est present et à l’autre la paine mise - quant il ara essaié que il fera de ce que il li avoit promis d’estre en jugement pour - faire lui satisfaction. ¶ Aussi est il se le pere a promis d’estre en - jugement par le contraut du filz, et puis aprés le pere doinst affaire au filz pour la - cause que il a esté en jugement por le contralt du fil, il sera meu par exception se - einssi est que il ait afaire vers son pere pour la promesse. Et aussi est - il du filz, se il a promis d’estre en jugement por le contraut au pere.

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- Gaius dit : Se aucun a donné pleges à son deteur, et - pour ce il ne daigne estre en jugement pour sa cause pour laquele il a donné plege, - felonnesse chose et forte est au plege estre obligié pour le besoing d’autrui. Et celui - pour qui il est obligié ne daigne estre en jugement pour sa cause, ainz s’en va - franc.

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- Paulus dit : Se aucuns avra promis son serf en - jugement pour sa cause ou autre qui soit en estrange poesté, il doivent user d’unes - meismes exceptions, esquelles le filz s’est promis pour le pere et le serf pour le - franchi, exceptee celle où le pere s’est promis pour le filz, en laquele le serf est - promis pour son seigneur, ne puet pas faudre l’exception. Ces autres exceptions sont - toutes communes et aussi bien en franchi comme en serf, ne mes en celle qui est - exceptee.

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- Paulus dit : Se aucuns a promis à son aucteur - d’estre en jugement aprés .iii. jourz ou .v., car il i devoit estre, et il face son - pooir de pledier avoec lui, il doit estre desfendu par exception se einssi n’est que le - droit à l’aucteur soit pieur por sa demoree.

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- Ulpians dit : Se aucuns met son serf en plege ou le - promete metre pour lui en jugement pour sa cause, il ne peche mie avoec le seigneur qui - est stipuleeur avoec son plege. ¶ Se aucun ait promis soi estre en - jugement en une paine en non de pluseurs sers en une meismes stipulacion, la paine en - quoi il est connus doit estre entiere, ja soit ce que .i. en soit - desfaillant. Labeo dist que ce est voir, ja soit ce que il n’i soient mie touz presens. - Et est voir que celui qui s’est osté de celle stipulacion à celle fin que il en portast - meneur paine, et par sa tricherie il doit estre parçonnier de la paine, non contraitant - sa tricherie.

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- Paulus dit : Se je ai promis en jugement aucun home - qui ert delivré grant temps a du jugement el quel je l’avoie promis à estre et ne tenoit - mais par aventure pour celle action, l’auction doit estre donnee en moi, car ou je le - desfende ou je le demoustre que la verité en soit enquise. ¶ Se aucun - homme ait proumis lui estre en jugement, et il soit peri devant le jour de sa promesse - par sa tricherie, nous dimes ou dison par certain droit que il ne doit mie encorre en - paine devant que son jour vienge, car toute la stipulacion est concuilliee en jour - assigné. ¶ Se aucun a fait ajourner son adversaire en jugement par - cause d’injures, la stipulacion commise, l’aversaire soit mort devant ce que la plederie - soit commenciee, il ne doit pas plaire à l’oir ; ne ne li souffit mie l’action du - stipulement, car l’action des injures ne souffist mie à l’oir, ja soit ce que la - stipulacion de estre en jugement pour la cause faite trespasse jusques à l’oir ; si ne - doit l’en mie suivre l’oir des injures au mort, ainz doit chaoir l’action des injures - sanz reprouver les à l’oir ¶ par action. Aussi est il se celui à qui je vouloie pledier - en jugement par cause d’injures soit mort la stipulacion commise, je ne puis mie envers - l’oir du mort suivre mon action. Et c’est ce que Julien escrist, selonc ce que, se il - donne plege des injures, l’en ne l’en porra suivre aprés la mort au coupable. Pomponius escrist et cuide que ce soit voir, se einssi n’est que aprés lonc temps - des injures faites il sera mort, et fust venu en jugement pour faire satifacion des - injures et eust suivi sa cause, ne l’aucteur ne fust le plege : en cest cas le plege - porra estre sui des injures au mort.

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- Ulpians dit : Se aucun a promis autrui d’estre en - jugement en celle meismes cause, il doit faire tant que il i soit en tel maniere que - l’aucteur n’ait pieur droit pour lui, ja soit ce que l’action de la chose en puisse bien - estre plus forte, et ja soit ce que l’action en soit plus forte. Si doit l’en dire, et - est veu en droit, que il i doit estre, car se celui qui est promis d’estre en jugement - fesoit tant que l’aucteur perdist sa pecune, il devroit estre en jugement en icele cause - pour le coupable, et faire satisfacion ; donques celui qui est promis estre en jugement, - il doit estre par droit escript.

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- Paulus dit que celui qui use de nouvel priviliege ne doit mie estre en - jugement pour la cause devant dite. ¶ Ce meismes doit estre tenu, - car, ja soit ce que il ait grant quantité de temps, que il apartient de l’aucteur seut - suivre sa cause, l’en doit raporter le temps en quoi il oult promis d’estre en jugement, - ouquel temps il avoit affaire vers son aucteur, ja soit ce que il ait delaissié à estre - i.

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- Paulus dit que quant .i. serf a promis estre en jugement pour sa cause - pledier, soit aucteur ou decteur, et la plaiderie n’est pas commise ne les pleges - enplaidié ne es autres, il ne doit ne ne puet estre condampné.

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- Neracius dit : Se aucun procurateur plaide en tel - maniere que il cause son adversaire en paine ou en despens, comme que ce soit, et il ne - fust mie en paine, se le procurateur n’eust la plaiderie commenciee et - enprés la maniere du mouvement, la stipulacion ne la paine en laquelle le coupable a - esté mise ne doit mie porter proffit au procurateur. Mes se einssi est que il ait pris à - pledier ou desfendre pour .i. autre besoing, et il face tant que il le puisse desfendre - non mie comme procurateur mes aussi comme esperant proffit en la cause dont il maine la - plaiderie aussi comme se il en fust seigneur, et se la cause fust seue de celui pour qui - il l’a prise, certaineme[nt] de cele stipulacion le proffit courra vers celui qui avra - la cause desfendue. Ice meismes et plus fort puet estre fait se le procurateur plaide ou - face tant que il gaaint la cause son mestre, ou il promete son mestre estre en jugement - pour sa cause et il n’i viengne mie. Ceste concepcion de paroles ne doit mie estre - raportee ne porter proffit au procurateur mes à son mestre.

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- Paulus dit : Se le meneur d’un enfant souz aage ara - promis li estre en jugement pour la cause dudit souz aage, et il n’abregera mie la - plaiderie ne ne l’atrempera mie, et entre ces choses ledit souz aage croistra ou il sera - mort ou il tendra son heritaige, se einssi est, il porra deneer la chose qui avra esté - demandee à son meneeur en jugement par la cause de sa plaiderie, se le meneur en est - enchaoit ; et ne l’en porra l’en suivre par action de plaidié en nulle maniere, car ce - est droit tout prouvé.

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- [2.12.0 De feriis et dilationibus et diversis - temporibus.] Des causes des fruiz de dilacion des divers temps, par - quel cause il sont empeechiees. -

- Ulpians dit que, se aucuns requiert son adversaire d’estre à droit en - jugement contre lui en temps l’en doit cuidier les blez ou vendengier les vingnes, il - est repris par la proiere de marchié, car la gent sont occupez en cel temps - des blez qui sont sus la terre. Et pour ce ne doivent il mie estre deboutez. - Mes se le prevost par son ignorance ou par la desverie ara - perseveré ceuls apeler pour estre en jugement, et il i viengnent de leur volenté, ¶ se - aucun avra dit sa sentence en la presence de ceuls pledans de leur volenté, la sentence - vaudra, ja soit ce que celui n’a pas fait droit qui les a apelez. Et se einssi est que - ceus que le prevost avra apelez soient defaillanz, et le prevost voudra perseverer en la - sentence en leur absence, il doivent dire, et ensuit à dire, que la sentence n’est mie - de value ; ne ne doit l’en mie soustenir le dit du prevost, ainz doit estre la sentence - condampnee et destruite par appel. Mes nous en exceptons les causes - esquelles nous sommes, ou poons estre, pourforciez venir au prevost, ja soit ce que il - soit le temps el quel l’en cuit les blez ou l’en vendenge les vingnes, c’est assavoir se - la cause est perie par dilacion de temps, et l’action. Dont est il assavoir sainement - que nous sommes pourforciez venir au prevost toutes les foiz que la chose le requiert - pour le pledié prendre fin. Et einssi sommes nous exprimez par les paroles de l’oroison - dudit Marc. Derechief, l’oroison otroie l’un et l’autre escusanz soi par tel maniere que - il suivent leur pleiderie.

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- Cil meismes dit que par celle meismes oroison recitee el senat de Marc - ne doit pas le prevost requerre aler en jugement à jour de feste, aussi comme les - tuteurs sont donnez devant les curateurs à jour de feste establis. Et si i pueent estre - amonnestez aucuns de faire service, se il cesse à faire le et il l’ait fait devant - excusacions, il pueent estre ajugiees. Et norrissemenz establis et prouver - aages et metre em possession autrui de garder sa chose ou legatoire et commissions de - foy ou domages fais. Derechief, en testamenz puet l’en ajouster ces oevres que l’en puet - faire à feste, car tuteur i puet estre donné pour les biens à aucun mort duquel .i. hoir - est issu, ou nourrir aucuns franchiz ou d’aler à l’eritage d’aucuns parens ou patrons - amonnester. Et leur doivent prester franchise par la commission de lor foy, ou il soient - crains d’euls par l’injure de regart felon.

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- Cil meismes dit que le temps où l’en quelt les blez ou l’en vendenge - les vingnes seult estre assigné. Et le droit dit des choses qui perissent par temps - perilleus ou par mort. Par mort aussi comme par domage de fruit ou de deluges cruels ou - par peril d’embrasemenz, ou sont ravis ou par aucun naviee ou par chose semblable. - Derechief, se aucune chose est perie par temps, celui qui a action - vers autrui le puet suivre par action en temps de la chose perie. Item jugemenz frans - puuent estre fenis en touz temps. Derechief, droit doit estre donné - envers celui en touz temps qui pour le besoing et pour le proffit commun suit les - foires.

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- Paulus dit que les seigneurs des provinces ou des regions seulent - assigner le temps en chascun lieu de lour province de queudre les blez ou de vendengier - les vingnes, et establir la cause du temps.

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- Ulpians dit que les maistres ont acoustumé que il ne doivent faire - jugement ne moustrer leur poesté au premier jour des kalendes de janvier.

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- Cil meismes dit que se aucun a jugié ou a esté jugié, celui qui a - jugié est pris par la premiere regle de cest tytre que il ne juge, ne seit - jugier es jours de feste se ce - nnest - n'est - n’est] nnest ms. de la volenté des - parties. Et pour ce jugera l’en autrement envers les choses qui seront faites en temps - que l’en queult les blés et que l’en vendenge les vingnes, ouquel l’en ne doit faire - jugement ne faire soi paier à force d’autrui, se einssi n’est que la chose pourforce le - jugement estre fait.

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- Cil meismes dit : C'est que l’empereor Marc requiert - par oroison, que nus ne doit donner plus d’une fois dilacion d’instrumenz loiaus par le - proffit et par la grace de la cause conneue, et entre ces choses dilacion seult estre - departie selonc la moderacion des liens de celle meismes province ou d’autre. Et - meesmement, se aucun soit plegié par plet vient cuidablement. ¶ Ceste chose est à veoir, - se aucun avra requis dilacion pour ses instrumenz, et celui qui avra requise la dilacion - soit mort, et son successeur i veille qu’elle li soit donnee ; ja soit ce que elle ait - esté donnee devant, si puet elle estre donnee en la cause conneue.

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- Paulus dit que par la coustume de Romme le jour commence à mienuit et - la nuit fenist en demie l’autre, ice que les heures du jour et de la nuit qui sont - .xxiiii. sont parties par mi, ja soit ce que les heures du jour soient faites et celles - de la nuit.

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- Ulpians dit que le seigneur de Troies en Champaigne escrist en la - municion naturelle que l’en doit donner vacacions es besoignes natureles des festes. - L’en doit donner dilacion es besoignes qui apartienent à chevalier en jour de feste.

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- Paulus dit que es choses mouvables en toutes ensemble et en chascune - par soi ne puet estre dilacion donnee plus d’une fois. En cause capital, - l’en en doit donner .iii. au coupable, et à l’aucteur .ii., mes la cause de l’une partie - et de l’autre doit estre contenue de demoustrer response de cause.

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- [2.13.0 De edendo.] -

- Ulpians dit que quiconques veult suivre autrui par action, il doit - ainçois demoustrer son action que il commence à suivre son action, car ce est plus juste - chose, si comme il m’est avis, que il la moustre ainz que il procede en la cause, et que - par celle demonstrance le coupable sache à dire se il voudra laissier sa cause ou il - voudra proceder contre son aucteur. Et se il velt estriver, il doit venir tout - conseillié de respondre l’auction conneue quant il assemblera avoec son acteur. - Demostrer action est baillier par escrit et par copie faire, ou par - libelle complet ou diter. Et ce doit l’aucteur demoustrer, si comme Labeo escrist, que - qui maine tant son adversaire que il demoustre à .i. autre que quel chose il veult dire. - Demoustrance de choses doivent estre faites sanz conseil, que celui - ne se pourpensse le jour demoustré et que il ne se conseille le jour aloignié. Tel jour - et tel conseil doit excepter le prevost en quoi li instrument est conscrit, et non mie - celui ouquel la solucion est conceue, car le jour de la solucion est aussi comme la - souveraine partie de la stipulacion. Les raisons doivent estre moustrees o le jour et o - le conseil por ce que le jour est receu et donné, car se le jour du conseil n’est - aloignié, il n’en porront autrefois apeler. ¶ L’aucteur doit - demoustrer touz les instrumenz lesquiex il a empensé de moustrer au juge et user vers - son adversaire, car l’en ne doit pas porforcier de mostrer les instrumenz desquiex il - n’a mie empenssé de user. ¶ Celui ne demoustre mie, qui ne moustre - toute sa stipulacion. L’en doit escuser cels qui par - aage ou par ruderie ou par sexe ne moustrent mie leur instrumenz, ou par autre juste - cause.

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- Paulus dit que se aucun lais est requis, le prevost ne commande mie - moustrer les paroles du testament, pour ice par aventure que les hoirs seulent avoir - l’example et la copie du testament.

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- Marcians dit que aucun possesseur ne doit pas estre requis de moustrer - instrumenz, se einssi n’est que il n’apartiengne à la cause de quoi il plede vers son - adversaire.

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- Ulpians dit : Le prevost dit que les changeeurs d’une table d’argent - demoustrent les raisons qui apartienent à euls ou jour à jeter à leur conseilleeur. ¶ - La raison de cest banissement est tres droituriere, comme einssi - soit que les raisons de l’argentier confusent les raisons de pluseurs singulierement. Il - fut et est droit que celui qui les confit par ma cause en aucune maniere me doit - moustrer l’instrument. Mes le filz du pere qui à moi - estrive familie - estrive - estrive] estrive familie ms. est - tenus de moustrer par ces paroles, et puet l’en demander savoir mon se il est pere. - Labeo escrist que lui non mie pourforcie estre pere, ne mes le pere savant qui a - l’excercion de l’argenterie. ¶ Mes Sabien respont droitement ce à estre delaissié quant - à maintenant comme il raconte et demande lui estre pere. Mes se - einssi est que aucun sergent face l’argenterie et il face aucune tels chose de la - volenté au seigneur, le seigneur doit estre pourforcié de moustrer. Et doit l’en - demoustrer et donner jugement contre lui, aussi comme se il l’eust fait. Mais se il - l’avra fait non mie de la volenté du seigneur, dont porra jurer le seigneur non mie - avoir raison d’estre porforcié. Mes se le sergent fait la peculiere ou l’argentier, il - doit estre tenu seigneur de l’un et de l’autre ; mes se le seigneur a ces - raisons et il ne les moustre mie, il est tenu coupable en fait. Celui - qui a delaissié son argenterie à faire est porforcié à respondre. Mes - il est porforcié respondre illeuc, en cel lieu el quel il tient son argenterie ; mes ce - est establi que, se il a l’instrument argentier en autre province, je cuide que illeuc - doit il estre pourforcié de moustrer en liu où il tient son argenterie, car il a lessié - le premier lieu et s’est tresporté en autre lieu, li et son instrument. Et se - l’argentier tient son argenterie en autre lieu, et il soit porforciez faire - demoustracion non mie en lieu, ce ne doit pas estre fait, ne il ne doit mie estre - porforcié par droit commun, se ce n’est par aucun rescrit que celui qui suit voille - enpetrer ; et celui qui est suivi doit faire satisfacion des despens.

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- Paulus dit que l’espace doit estre donnee à prononcier ces causes.

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- Paulus dit : Se aucun des argentiers aussi comme - l’un des devant dis ait envielli son instrument ou en grenier où il te maint ou lieu ou - il die raisons descriptes pour quoi il ne t’i doie mie mener, à ce doit il estre - porforcié. Et aussi doivent estre porforciés ses successeurs de - moustrer raisons. Et se il soient, ou sont, pluseurs hoirs, et .i. tout seul ait - l’argenterie, il doit estre porforcié à demoustrer les raison. Et se pluseurs le - tienent, et .i. ait demoustré pour touz, il doivent estre porforciez touz à demoustrer. - Et se einssi est que .i. des hoirs humeliant et requerrant et demoustrant que il se - doute que il ne soit coupable de la demoustroison, ou puisse estre, aussi doivent dire - les autres ou avoir la subscripcion de la demoustrance de l’autre ; einssi sera il. Se - einssi est que il soient pluseurs argentiers de qui demoustroison doit - estre desirree, aussi est il se pluseurs tuteurs amenistrent la garde à .i. enffant souz - aage, il doivent demoustroison faire ensenble ou soustrere la demoustroison de l’un. - Il est requis de l’aversaire de l’argentier non mie en demandant de - son argentier serement de calongne estre demoustré à lui, que l’en ne cuide que il - voeille proceder par raisons vacantes pour travaillier la cause de l’argentier. - Labeo escript la raison estre telle de croire de son gré vers la - negociun - negociaciun - negociaciun] negociun ms.. L’en - doit donner au creancier pooir d’obligier pour la cause de son negoce et ne mie prendre - aucune raison contre la nue solucion de la debte. Et se le creancier - avra pris gage ou mandement, il sera porforcié de demoustrer vers la raison du - mandement. Et se il a paié l’argentier, il doit respondre, car de l’argenterie vient la - cause. Donques apert il par cest banissement que contre icelui à qui - l’action apartient puet aler celui qui a fait le mandement, et li apartient se il a obei - au mandement. Apartenir m’est il avis à moi quant il l’avra traitié contre mon - mandement, il li ara obei devant. Mes, se mon procurateur le mande en mon abscence aussi - comme se ce fust en ma presence, il porra demoustrer aussi comme se il apartenist à moi, - et est miex que il face demoustroison. Je ne dout donques mie que il n’i ait raison de - faire lui demoustroison, laquelle il avoit à moi. Se aucun a jor à ce - que il ait pris une debte de aucun presteeur, et il ne soit pas escript par le vice du - clerc ou des tables, et aprés l’en moustre à celui qui a pris la debte les tables sanz - le jour ouquel laquelle debte fu prestee, le jour et le conseil de la debte prestee doit - estre commun le jour proposé et le conseil où la debte fu prestee. - Demoustrer est ditier ou - esespondre - espondre - espondre] esespondre ms. ou - baillier libelle ou caier en prononçant. Le prevost dit à l’argentier - ou à celui qui requiert la demostrance : « Je vous commanderai de moustrer vostre cause - quant je l’arai conneue ». Il denoie à l’argentier moustrer sa cause - par ceste raison, car il puet estre ensaignié de l’instrument de sa prophecion ou de son - art, car ce est chose à dire de sourt, car comme celui soit ensaignié en la cause que il - de l’autre requiere de moustrer lui la cause, ¶ l’en doit voir se la raison de la cause - doie estre demoustree à l’oir de l’argentier et se l’instrument de l’argentier li - parvendra. Et se l’instrument li parvient, la cause li doit estre moustree. Mes à cel - argentier la raison doit estre demoustree par grant cause se il puet prouver que il ait - perdues ses raisons ou par peril de mer ou par embrasement, ou il ne les puet avoir pour - ice que il sont trop loing, aussi comme outre la mer. Le prevost ne - li doit mie commander que il les moustre à celui qui les demande à veoir, ne mais par - juste cause.

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- Paulus dit : Assi comme celui qui s’en va hors du - paÿs en pelerinage par banissement ou il en suit mains planierement par banissement, ou - il ara perdu ses raisons par greigneur cas et non mie par sa negligence, car se il l’a - perdu par cel cas il li doie estre pardonné, il commanda et porra commander la cause - estre planierement demoustree. ¶ Ceste vois derechief senefie .ii. - choses : l’une demoustre bonne chose, et l’autre demoustre temps selonc grec. Et est - dite que elle appartient es temps ensuivans et prise einssi par toutes les fois que il - en est mestier, car elle puet estre faite et prise par .ii. fois ; et est prise - souventes fois pour « sepius », qui senefie souvent.

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- Ulpians dit : En quiconques lieu li argentier est - requis moustrer les raisons, il doit estre puni se il le devee par sa tricherie. - Celui qui en cest banissement sera enchaoit, icelui preste à autrui - pour ce que il a esté en icelle cause, doit demoustrer ses raison comme il est regardé - du prevost, comme l’action ait esté commenciee estre mise en fait. Et se il a delaissié - estre mis en fait ou de plus ou de mains, ceste action n’avra mie lieu, ne acroissement - ne amenuisement.

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- Paulus dit que aucunes personnes sont que il nous escouvient tenir - pour raisonnables, ne ne sont mie teles personnes estre porforciees par cest - banissement. ¶ Scevola dit : Leur procurateur avra aministré nos choses ou nos raisons. - Le prevost ne doit mie pourforcier par paour les raisons de l’action estre demoustrees - en fait, car nous poons ce suivre par l’action du mandement devant dit. Mes se aucun - compaignon porte ma besoigne de mon plait, le prevost ne porra mie par ceste clause à - moi venir, car l’action est pour le compaignon ; ne le prevost ne doit mie pourforcier - le meneeur d’enfanz souz aage de moustrer raisons audit souz aage, mais il en doit et - seult estre pourforcié en jugement de la garde. Il ne apartient de - riens se les successeurs ou le pere ou la mere ou le seigneur de l’argentier avront - estré d’une meismes profession, car comme il sont illeuc en lieu et en droit, il doivent - user en es parties de l’argentier. Icelui à qui l’argentier ara laissié ses raisons, ne - il n’est mie veu estre contenu - estre contenu - - estre contenu] Répété. es raisons, - car il est senefié estre suscesseur par ces paroles et par droit, ne mie plus que se il - eust donné ses choses en droit. Mes ne l’oir ne doit estre tenu comme il ne poursie riens de son successeur, soit par tricherie ou par autre chose. Mes se il li - ara renoncié ainçois que le lesseeur li baillast, il i sera tenu aussi comme se il - l’eust fait par tricherie. ¶ Derechief, le legat sera tenu et pourforcié ainçois que il - voit tes raisons de moustrer - de moustrer - - de moustrer] Répété. sa cause, se - einssi est que il n’ait riens fait par tricherie. Pomponius escrist - non mie estre felonnesse chose le monnoier estre porforcié de moustrer ses raisons, car - les monnoiers font leur raisons aussi comme les argentiers, car aussi prennent il - peccune et il la baillent par les parties desquelles la prouvance est escripte en - l’escripture et es quaiers d’icelle. Et courut souventes fois, ou est decourue, à la - verité d’icelle et à la foy. Certainement, il commande requerre et - demoustrer à cels qui requierent monnoie à prester, ne mie juranz de calompne les - raisons qui leur apartiennent. Car il nous apartient à nous argentier - faire le commandement estre fait par celui qui le fait, non mie tant seulement comme - nous aion celui contraitié ou souzmis à celui qui le contraut fist, s Se einssi est que - celui qui est en nostre poesté ait fait le contraut.

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- Gaius dit que il commande à l’argentier de moustrer les raisons de sa - cause, ne il ne apartient mie maintenir plaiderie avoec l’argentier ni avoec autre qui - soit presteeur d’argent. Pour ce certainement le prevost ne commande - mie, ne ne pourforcie les argentiers ne aucuns autres qui leur resemblent moustrer leur - raisons, car leur office et leur mistere a cause publique, et l’oeuvre d’icels est - principal, en tel maniere que il confisent leur fais et leur raisons diligaument. - Demoustrement de raison est entendue en tel maniere, se elle soit - demoustree du chief, que se la raison n’est demoustree du chief, elle ne puet estre - entendue. Ce est assavoir que elle doit estre demoustree du chief à celle - fin que celui à qui l’en la moustre ne puisse mie ne n’ait cause de regarder ne descrire - tout le quaier ne toute la grant pel, mes seulement cele parties des raisons qui - apertiennent à aucun instrument. Celle partie doit estre regardee et escripte. - Et comme l’action conviengne en ice, de quel quantité la demande de - l’aucteur soit, et les raisons que apartiennent et qui dependent de l’action aussi comme - se aucun avoit esté condampné ou il n’ara mie gaaignié ce que il ara demandé ni eu pour - ice quar il n’a mie raisons par quoi il puisse desfendre sa cause. Et celui qui avra - einssi perdu doit estre suivi par ceste action. Mes nous poons veoir - se il est einssi et comme ceste cause va. Car, se il puet prouver vers le juge devant - qui l’en a fait le jugement entre lui et l’argentier par lequel il a esté vaincu, que il - deust avoir vaincu et non mie avoir esté vaincu, et se il offri ce à prouver et il ne le - peust prouver ou le juge ne fera force de sa prouvance, il se puet complaindre du juge. - Et se il n’est einssi, si puet il estre fait : ou il demoustre maintenant raisons, ou, - celui demoustrant, il s’est pourpensé en autre maniere, c’est assavoir que il puet bien - prouver que par autres instrumenz ou par tesmoinz desquiex ne par lesquiex il ne pot mie - prouver en icel temps par aucune cause, et il le peust bien maintenant prouver, par ce - porra il dire que il n’est pas vaincu. Et en tel maniere font il condicion en icelle - caucion et est ainssi corrompue, et il en puet avoir action d’injures et de domages, car - la prouvance que nous ne poïsmes mie faire el temps passé ne prouver la caucion - commenciee, et pour ice perdismes nous nostre cause ; mais maintenant, par autres - instrumenz et par autres tesmoins par lesquiex nous ne poions mie prouver, adonc nous - poissons bien maintenant prouver.

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- Modestins dist que les examples des instrumenz ou de la subscripcion - desmoustrans quant elle puet estre demoustree est receue.

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- Callistratus dit que il apert que les fames soient ostees de l’office - d’argenterie pour que ce est oevre qui apartient à homme.

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- [2.14.0 De pactis.] Des - convenans. -

- Ulpians dit que l’egauté de cest banissement est naturelle. Quelle - chose est ce qui est tant bonne à la foy humaine comme les convenans gardez entre ceuls - qui les font ? ¶ Convenant certainement est dit de enconvenancement - dont le non de pais est apelé. ¶ Enconvenancement est de .ii. ou de - pluseurs et non mie plaisir ne convenancement. La parole de - convencion est general : apartenante à touz ceuls qui consentent la cause du besoing - estre contraitié ou transportee entre ceuls qui ont afaire entre euls, aussi comme - convenir est dit de aucuns qui de divers lieus se assemblent ensemble en .i. lieu, aussi - est il de ceuls qui de divers mouvemenz de courage s’acordent ensemble, c’est assavoir - concordent en une sentence. Et en tant le non de convencion est general que Pedius dit - esliusablement que il n’est nul contraut ne nule obligacion où il n’ait convencion, soit - faite par chose ou par parole, car stipulacion qui n’est faite par parole est nule. ¶ - Les nons de convention trespassent en autre non : en achatant, en - alouant, en gagament ou ou en stipulacion.

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- Paulus dit : Labeo dit que aucuns puet convenir - ensemble ou par chose ou par viande ; ou par .i. message puet il bien convenir entre - absens, mes certainement il sont entendus convenir par consentement taisible. - Et pour ce, se je avrai donné à mon debteur caucion, il m’est avis - que il convient entre nous, car il li plut que je ne requersisse excepcion - de convencion à avenir.

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- Modestins dist que aprés ce que je avrai rendu à mon debteur son gage, - et il ne m’ait mie paié ma debte, il est en doute assavoir mon se je li porroie mes - demander ma debte, se einsi n’est especialment que le contraut puisse estre prouvé.

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- Paulus dit que les convencions qui sont faites taisiblement valent. Et - ce proffite à ceuls qui - a habitent - habitent - habitent] a habitent ms. es liex - des citez, se nule chose sera assemblee ou nouviaument avoec l’aloueeur de gages. - Et selonc ce, le guerredon puet estre taisiblement enconvenancié. - L’argument de ceste chose est car aucune stipulacion est faite par - la cause de douaire : car devant les noces donner ne doit mie estre requis, aussi comme - se ce fust esprés que douaire ne puet estre requis se ce n’est par la cause des noces ; - car se la cause des noces n’estoit, la stipulacion du doaire seroit esvanoïe et nule. - Cil meismes dit que celui qui est consillié de cest fait ne doit - mie le douaire paier devant que il soient assemblez par lieu de mariage, ne il ne doit - mie estre requis. Et se stipulacion en est commenciee en aucune maniere, l’en i doit - metre condicion aussi comme se ce fust fait exprés.

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- Ulpians dit que il est .iii. manieres de convencion, car elle est - faite ou de cause publique ou de cause privee, ou de legitime ou de droit de gens. - Convencion publique est qui est faite par païs. Quant aucuns rois ou contes - s’entreguerroient, font aucuns convenanz ensemble.

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- Paulus dit que la convencion legitime est qui conferme par aucune loy. - Et pour ce aucune fois action naist de convencion, et ist toutes les fois que la loy li - aide à istre les convencions et les actions.

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- Ulpians dit que droit de gens engendrent excepcions. - Et les actions ne - espassent - trespassent - trespassent] espassent ms. mie el - non de convencion, mes il trespassent el non de contraut, aussi comme vente ou achat et - locaciun et conducion et ses autres contraus semblables. Mes se la - chose ne trespasse en autre contraut, la cause sorva elegaument Ariston. Celson - respont obligacion estre en tel maniere aussi comme se je disoie : « Je te donne ceste - chose à celle fin que tu m’en doignes une autre, ou je te donne ce pour fere moi aucun - service ». Et pour ce croi je que Julien en est repris de Marcien quant il dit ces - paroles : « Je te donne que tu me doignes, puisse naistre obligacion de cité ». Julien - escrist en fait de ceste action, estre mise en fait par le prevost et estre donnee. Et - Marcilien dit que ce n’est mie action certaine de cité mes il est assavoir que les - paroles prescriptes et regardees : il souffit à dire que ce soit contraut. Et ce est ce - que Aristo dit, que telle paroles veus que il en puet istre action. - Se aucun promet par sa malice et il n’ait mie fait obligement de celle convenance, car - pour ce que il n’en ot mie cause pour quoi il fist la convenance, l’en ne puet mie - establir obligement de la convenance. Donc di je que une convenance - ne requiert mie obligacion mes excepcion. Et enseurquetout el enforme - à la fiee action, aussi comme en la bonne foy du juge. Nous soulons dire que les choses - enconvenanciés de nue convenance sont en la volenté du juge. Mes ce doit estre pris en - tel maniere, aussi comme se aucuns suivist aucuns convenans, il doivent estre suivis de - par l’acteur sans intervaule, car se il y avoit intervaule, elle n’est mie de value à - l’acteur, que accion nesse de nue convenance aussi comme aprés la divorcion, aussi comme - aucun sera assemblé pour avoir doaire, et il sera donné avoec dilacion et - non mie en temps establi. Mes de maintenant ce n’est mie de value que action n’en isse - de nue convenance. Icelui Marcilien escrist que, se aucuns sont assemblez, ou en action - de garde, aussi comme se aucuns granz à cui celle garde est establiee, celle chose n’ara - mie lieu, que aucune action ne naisse de nue convenance. Et certainement ce sont les - couvenans qui donnent loy aus contraus, c’est assavoir sont fais en l’entree du - contraut. Ceste responsse est escripte de Papinien, que se en intervaule aprés - l’achatement aucun assemble aucune nature de contraut, et por ceste cause, pour celle - riule que action ne cesse de nu convenant, excepcion puet estre faite, laquelle chose - porra estre dite es juges de bone foy. Mes par la chose le convenant porra avoir lieu, - car les convenans qui aprés sont entreposez engendrent excepcions. - Les convenances qui sont d’un meismes contraut par la bone foy du juge establies de deux - soient en achatement, ne la chose ne puet estre ensivie par la bone foy du juge ne ne - pout pas toute estre ostee de l’achatement. Et donques quant elle puet estre toute - ensuiviee, pourquoi ne le pourra elle estre en partie et muciee par la convenance ? Et - c’est ce que Papinien escrist en cest banissement, car comme einssi est que la - convenance ait lieu de la partie de l’aucteur, le pris de l’action ne doit mie estre - amenuisiee, ja soit ce que il ne suive mie sa cause. Et se par celle meismes raison li - puet estre sa - chse - chose - chose] chse ms. ostee, par quoi ne - puet estre la cause reformee en aucune maniere, aussi comme se le contraut fust veu - estre renouvelé ? Laquelle chose puet estre dite soutilment et non mie en reprouvant ce que Pomponius escrist. Mes se .ii. hoirs avront esté l’un achateeur et - l’autre vendeeur, et celui qui est vendeeur - a ait - ait - ait] a ait ms. fait convenant - avoec l’achateeur que il soit departi et dessevré de son achatement (et c’est ce que - Julien et Vaspasien dient) et il puisse deslier en partie la convenance et l’achatement, - et que l’un des hoirs puisse enconvenancer ou aquerre par autre contraut la chose, l’une - chose et l’autre plaist à Julien, et ce est ce que Pomponius escrist. - Le prevost dit : je garderai les fais ou les convenans qui seront aucune fois - enconvenanciez par tricherie envers les lois et les communs drois et les senas et les - decrez et les banissemenz des princes, que fraude n’i soit fait à aucune de ces choses. - Les uns des convenans apartiennent à chose, les autres à personnes. - Ces choses sont et apartiennent à la chose toutes les fois que je promet ou enconvenance - aucune chose, ou je la requier generalment à persone toutes les foys que je requier - aucune chose de l’autrui. Nous devons esmer savoir mon se convenant est plus fait en - chose que en personne par ces paroles, si comme Pedius dit planierement que toute - personne est entee de convenant et non mie pour ce que le convenant soit personnel, mes - que il soit demoustré avoec qui convenant soit fait. Le prevost - dist : je ne garderai pas le convenant qui est fait par tricherie. Pedius dit que - mauvaise tricherie vient de calidité et de fallace. Convenant est fait par tricherie - toutes les fois que aucun home fait une chose circuntrite la cause d’autrui et il fait - faire autre chose, et se couvenant est fait par la cause de frauder autrui. - Le prevost dit, et Labeo escrist, que ce est felonnesse - chose est - chose - chose] chose est ms. et forsenee. - Felonnesse, se einssi est que le creancier ait delaissé sa debte à son - deteur une fois jusques à .i. terme en bone foy, et puis aprés le creancier voeille - destruire cel terme. - sorniee - Forsenee - Forsenee] sorniee ms. Corr. d’après le lat. - « supervacuum »., se aucun home l’avra fait pour ce que il se tient pour - deceu. Se aucun ara fait tricherie en commencement de aucun - convenant, ou aucun ara fait tricherie aprés ce que le convenant sera passé, le - excepcion porra bien nuire pour les paroles de la tricherie. Mes, se - aucunes paroles sont dites ou proposees en la derreniere partie des convenanz, Pomponius - dit sainement que telles paroles ne doivent mie estre prises ne mises en lieu de la - convenance, mes en lieu de la stipulacion. Et pour ce de la stipulacion puet istre - action se aucun ne prueve le contraire, especialment se einssi n’est que ce ne soit mie - fait en courage des stipulans, mes en courage des enconvenançants. ¶ - Se je enconvenance à aucun que aucune chose ne soit jugiee ou autre chose, le convenant - doit estre de value. Et se je enconvenance que je ne suive - l’annonciation de une nouvelle ouvraigne ou cause que je avoie ja sivee, aucuns cuident - que l’enconvenancement ne soit mie de value. Aussi comme se icelle chose soit tournee en - commandement du prevost. Labeo distincte adecertes : se nonciacion soit faite de chose - de ouvraigne serviable nouvele et il me loisse et plaise à faire enconvenancement de - celle chose, la distinction est de value, pource que il ne me plaist mie faire - nonciacion de chose publique. Nonciacion est de value en toutes ces autres choses qui - n’apartiennent mie à l’eslision publique. Mes elle est de value à ces autres choses qui - apartiennent au banissement au prevost. Mes enconvenancement me laist et plaist faire de - chose familiere, ja soit ce que la loy laisse faire enconvenancement de - chose larrecineuse. Derechief, se aucun enconvenance que il n’ostera - mie de peril aucun home, ceste promesse est de value, si comme dit Pomponius. Derechief, - se aucun enconvenance ou ait enconvenancié que pour la cause de ce que il ne la oste de - peril, il le mete en peril à son pouoir, Pomponius dit que tel enconvenancement doit - estre de value. Mes el ne doit mie estre gardee ne faite jouste la forme de droit. - Mes generalment toutes les fois que convenant est remot et - contrire à droit commun, le convenant ne doit mie estre gardé, ne serement de ce fait. - Marcianus escrist en la loy seconde - de diste digeste - de Digeste - de de Digeste] de diste digeste ms. que se stipulacion est entreposee des choses pour lesquelles il ne - plaist mie faire convenance, ne ne doit mie estre gardee mes destruicte. - Mes se aucun ait promis sus son heritage de paier aucune debte - ainçois que il en soit em possession et il pait la moitié de la dete, le convenant doit - estre de value. Mes se aucun serf vent son heritage à aucun usurier - ou aucun presteeur d’argent ançois que ledit serf soit em possession, ne n’ait seignorie - dudit heritaige, ja soit ce que il atende à estre en hoir, tel convenant de rigour de - droit n’est mie de value ne ne proffite pas, si comme Julien escrist. - Marciaus dit que se aucun hoir, comme filz ou serjant neccessaire, - aient enconvenancié paier aucune debte por le pere à l’oir ainçois que le plait soit - commencié entr’euls, le convenant sera de value, ja soit ce que l’oir doute que il ne - soit pas franc et que il soit ingnorant se li heritage au pere li vendra ou se il est - son pere. Aussi est il se l’oir d’un estrange se enconvenance pour autrui en tel maniere - que il viengne au mandement du creancier, le creancier cuide avoir à celui action. Mes - se aucun qui est en servise, aussi comme nous avons dit devant, ait enconvenancié paier - au creancier sa debte, Marciaus dit que il ne li puet proffitier, tant - comme il soit en service ne comme il n’ait mie heritaige, mes aprés ce que il ara esté - franchi et il ne sera mes en servitude et il sera en possession de heritage ; dont di je - que il ne puet fere excepcion que le convenant ne soit de value. Et ice meismes proeve - Marciaus. Se aucun filz, au vivant du pere, ait convenant à paier la debte du pere à - ceuls qui li ont la debte creue et sus son heritage duquel il n’est mie encore en - posession mes il l’atent à estre, il dit que en tel chose est contenue excepcion de - tricherie à venir, ne ne doit mie estre refusee ne en pere vif ne en son filz serf. ¶ - Ceste convenance aujourd’ui est faite en tel maniere nuist aus - creanciers se elle est assemblee ensemble et il aient desclairié touz ensemble par - consentement commun comment il se sont contenus de la debte qui leur est deue. Mes se il - se descordent, telles parties sont neccessaires au prevost avoec son decret ensuit la - volenté de la graigneur partie.

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- Ulpians dit : La greigneur partie est pour la - maniere de la dete et non mie pour le nombre des personnes. Il plest au prevost que se - il sont egauls el comble de la debte, dont doit estre devant mis le nombre de pluseurs - creanciers el nombre du convenant. Le prevost doit ensuivre l’auctorité des creanciers - se il trueve digneté en leur cause. Et se il ne li trueve mie, l’une partie et l’autre - doivent estre egaus, et doit le prevost eslire la plus humaine sentence et la meilleur, - et puet estre ce concueilli à icelui dou rescript Marcien.

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- Paulus dit que se pluseurs gens aient action en une meismes chose, il - doivent estre en lieu d’un comme leur cause soit une. Aussi comme pluseurs plaideeurs - qui plaident une cause ou aussi comme pluseurs argentiers en qui non une - debte est suivie, ou desquiex les nons sont fais ensemble, car ce est une debte. Et - comme les tuteurs de l’enfant souz aage d’un creancier se assemblassent ensemble, il - doivent estre anombrez en liu d’un, car il estoient assemblez en lieu d’un enfant souz - aage. Et aussi est d’un tuteur de pluseurs enfanz souz aage requerrant une debte, se - einssi est que .i. tuteur s’en entremete, il doit estre pris el nom de pluseurs. Forte - chose est que .i. homme soustiengne la cause de pluseurs, car celui qui a pluseurs - actions est pris en lieu de pluseurs personnes vers celui qui n’a que une action. - Nous devons raporter le comble de la debte à pluseurs sommes, car - par aventure pluseurs sommes sont raportees à une, si comme à la somme de cent aureores - sont raportees pluseurs sommes, et aussi à la somme de cinquante areores sont pluseurs - raportees. Donques regardons nous en cest cas que petites sommes aünees ensemble - seurmontent pluseurs autres sommes. Nous devons apliquer cause de - usure à tel maniere de somme.

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- Ulpians dit que le rescript l’empereor Marc parole en telle maniere, - c’est assavoir que touz les creanciers doivent asembler, car il doivent suivre leur - cause par une meismes accion. Donques di ge que la cause d’aucuns d’iceuls absens doit - estre jugié par l’example de aucuns d’iceuls presens. Mes ceste convenance - mist - nuist - nuist] mist ms. Corr. d’après le texte latin - (« Sed an et privilegiariis absentibus haec pactio noceat, eleganter tractatur : si - modo valet pactio et contra absentes »). aus absens qui ont priviliege - et est traitié eslisablement, et se convenance est de value contre les abssens. Et - adecertes je puis repetier la forme du rescript l’empereor Marc, qui rescrist que il - convient suivre cest cas par l’example des creanciers, esquiex cas il n’ont mie - ypoteques ne autre priviliege. Et toutes ces choses doivent estre gardees qui n’ont mie - ypoteques . Et se stipulacion soit souzmise au - convenant, l’en puet demander assavoir mon se excepcion a lieu au convenant ou se action - a lieu de la stipulacion. Sabius le vit et cuide que ce soit voir que l’une puisse user - de la cause de l’autre, se einssi est que aucun soit esleu qui soit stipulé, et se aucun - use par exception en la cause du convenancement, il ne le puet mie faire sanz - stipulacion. Et aucune fois soulions nous dire que excepcion de - tricherie est deportement de excepcion de convenant, car aucuns sont qui ne puent mie - user de couvenant d’excepcion qui pueent bien user de excepcion de tricherie. Et Julien - escripst que aucuns à la fiee acordent ce qui ensuit, c’est assavoir se mon procurateur - enconvenance aucune chose à mon creancier qui me ara creu aucune debte, aucune fois me - porra proffitier exception de tricherie, car aussi comme le convenant de mon procurateur - me puet nuire, aussi me puet il aidier à la fiee.

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- Paulus dit que par le convenant du procurateur l’en doit paier la dete - à son creancier.

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- Ulpians dit que procurateur puet nuire à son maistre en .iii. cas. - Premierement, se einssi est que je li aie mandé que il enconvenance aucune chose à mon - creancier, et il li enconvenance plus que il ne li doit enconvenancier ; ou, se je l’ai - fait procurateur de toutes mes choses, et c’est ce que Pantheolanus escrist en la loy - seconde de Assessoire : Et comme je arai baillié à mon procurateur ma - cause à demener en jugement.

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- Paulus dit que se aucun ait fait son procurateur pour garder lui - seulement une action, et aucune convencion soit faite au procurateur, ne - doit mie nuire à son maistre. Mes se il a fait son procurateur en - toutes ses causes, il puet estre pris toutes fois en lieu de son mestre, et pour ce vaut - aucun convenant se il le fait en lieu de son mestre.

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- Ulpians dit que quant aucuns procurateur fait aucun convenant en la - compaignie de son mestre, la compaignie li puet aidier ou nuire, ou le convenant fait - puet aidier ou nuire au mestre.

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- Paulus dit que le convenant du meneeur puet nuire à l’enfant souz - aage ; et c’est ce que Juliens escrist.

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- Ulpians dit que se aucun vendeeur de heritage ait fait convenant avec - l’acheteeur et le vendeor requiere aucune chose par excepcion de tricherie, telle - excepcion de tricherie nuist au vendeeur ; car, comme il est escript de l’empereur Marc - que actions donnees à l’acheteeur de heritage proffitableCf. lat. « utiles actiones emptori hereditatis dandas »., il puet user excepcion de tricherie - envers le vendeur de heritage. Mes se einssi est que il convenist einssi entre le - seigneur qui a vendue la chose et l’acheteeur qui a la chose achetee, la rendisst à - icelui procurateur qui l’avoit vendue pour son seigneur requerrant li le pris que la - chose avoit esté vendue, excepcion de tricherie nuist en cest cas au vendeor.

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- Paulus dit que se je promet à aucun que je li donnerai .x. livres et - il me promet que il m’en donra .xx., je ne li doi pas requerre obligacion faire moi de - ce qui passe les .x. livres que il m’a promises, car obligacion de chose donnee doit - estre donnee en la maniere que la chose est donnee. Aucunes actions - sont ostees par aucuns convenanz par cel droit meismes, aussi comme actions de injures - ou de larrecins. Action naist aucune fois de chose qui n’est - engaigiee par droit honorable, neis se elle est ostee par aucun convenant de excepcion, - se einssi est que je enconvenance que je ne requerrai mie la chose - engaigiee. Mes se aucun enconvenance que il ne la requerra mie vers - celui à cui il l’avra engaigiee mes vers son hoir, l’excepcion ne proffitera mie à - l’oir. Se je enconvenance que je ne requerrai mie aucune chose que je - avai engaigiee ne mon hoir, action ne proffittera mie à mon hoir, ne ne porra suivre par - action ce que j’en avrai engaigié tant pour lui que pour moi. ¶ C’est ce que Julien - escrist, que se aucun pere a vendu aucune chose et il convenance que jamais riens n’i - demandera ne lui ne son hoir, li hoir n’i porra jamais rien demander aprés la mort au - pere, comme il soit hoir du pere qui a fait la convenance. Se aucun a - fait aucune convenance de son heritage ou par don ou par engagement, et aprés le - convenant fait, il vende l’eritage donc il a fait le convenant selonc la sentence de - pluseurs, ceste chose ne nuist mie à l’acheteeur, ainz li proffite. Pomponius escrist - que nous devons user de tel droit selonc Sabius, qui esme ceste sentence estre de value - à l’achateeur, ja soit ce que il y ait translacion et conception de personnes. - Se einssi est que par le donnement devant dit la suscession des - personnes soit faite, comme le porseeur d’autrui heritage par male foy ait - concouvenancié ou vendu ou engagié celui heritage lequel il porsiet non tenement, la - mauvaise possession ne nuira mie à l’oir de celui de qui il tient le heritage, ne ne - proffitera, ainz porra requerre l’eritage. Se aucun filz ou aucun - serjant ait vendu aucun heritage, ou engagié ou enconvenancié à aucun achateeur, le pere - du filz qui a vendu ne le sergant du seigneur ne porront mie requerre ne retraire - l’eritage vendu du filz et du serjant.

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- Gaius dit que le pere d’un enfant qui a son heritage - enconvenancié ou vendu, ou le seigneur du serjant ne le porront retraire, se ce n’est - par aucun contraut.

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- Paulus dit : De ceuls qui - aqui aquierent - aquierent - aquierent] aqui aquierent ms. - excepcion et de ceuls qui servent en bone foy est il une meismes - chose.

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- Derechief, se le filz famelié avra enconvenancié que il ne retraira - mie heritaige que son pere avra vendu, le filz ne le porra mie puis le convenant fait - retraire.

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- Paulus dit que l’oir du pere, ou vivant du filz ou aprés la mort du - filz, ne proffite mie excepcion de convenant, que convenant doit estre personnel. - Et se aucuns sergant ara enconvenancié aucune chose pour son - seigneur, le couvenant ne sera mie de value. Mes or veons de excepcion de tricherie. Et - se aucun serf promet à faire aucune chose el non de son seigneur, il porra proffitier au - seigneur et à son hoir que le convenant est conceu et fait en la personne du seigneur. - Et donques excepcion de tricherie remaint au seigneur. Nous ne poons - mie proffitier en enconvenançant ceuls qui sont en nostre poesté, mes il nous puet bien - profitier se nous faison assemblement el non d’iceuls. Proculus dit : - cce - ce - ce] cce ms. que nous creons einssi - estre excepcion, se ce est fait en enconvenançant, se je enconvenance à aucun que il ne - soit mie requis de Titius aucune fois aucune chose, et aprés celui à qui je avrai requis - me suive el nom de Titius, ou establisse aucune chose, ce n’est mie proffitable chose ne - ne convient mie au desfensseur. Julien escrist que se le pere ait enconvenancié que - aucune chose ne soit mie requise, ne de lui ne de son hoir, excepcion de convenant ne - doit mie estre donnee plus au filz que au pere, mes excepcion de tricherie. - Derechief, fille qui est mariee puet enconvenancier ou engaigier - son doaire que elle avra eu et pris de droit. - Derechief, le filz qui a mesme puet enconvenancier et faire convenant à qui que il - voudra de ce que son pere li a lessié sus condicion. L’en puet - demander assavoir mon se à cels qui ont accion pour une meismes peccune ou qui sont - debteurs de une meismes peccune, et leur semble proffitable - ou ou nuisible excepcion de convenant excepcion de convenant - ou nuisible exception de convenant - ou nuisible exception de convenant] ou ou nuisible - excepcion de convenant excepcion de convenant ms. proffite à - toutes ces choses dequelles obligacion dissolue ou desliee est enconvenanciee. Et en - telle maniere convencion proffite es pleges du debteur.

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- Ulpians dit que se aucun ait presté à autrui tel chose dont il - convient que il ait plege, l’aucteur ne doit mie demander tant au deteur mes au plege, - car le plege donques ne puet issir de excepcion.

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- Paulus dit que la convention du plege ne proffite mie au deteur, car - il n’apartient mie du plege peccune demander au deteur ; ne ce ne proffite mie au plege. - Mes convencion faite à l’autre à qui excepcion est donnee proffite à celui qui à - convenancié principaument aussi comme au coupable. Convencion de promesse proffite et à - ceuls qui sont obligiez pour lui.

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- Cil meismes dit que se .ii. coupables ont promis ou sont tenuz à .ii. - argentiers en une somme d’argent par convenant personnel, le convenant personnel de l’un - n’apartient mie à l’autre en quel maniere que ce soit, ni à son hoir. Et c’est ce que - Labeo escrist, que ja soit ce que le convenant du plege ne proffite mie au coupable, si - li proffite à la fiee excepcion de tricherie, si comme Julien dit.

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- Cil meismes dit que se le plege promet sa chose, ou met en gage ou - plege sus son heritaige aucun deteur, en cest cas le plege doit estre pris - pour le deteur, et il pert et est veu le convenant fait avoec le plege valoir autant - comme o le coupable.

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- Ulpians dit que se einssi est que il ne demant nulle chose à - l’aucteur, ne il ne devra mie donques demander aus pleges.

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- Paulus dit que se un de .ii. argentiers compaignons aient fait - convenant à .i. deteur ou pris argent de lui por frauder son compaignon, le excepcion de - [...]Lacune, cf. le texte de la Trad. 3, ms. F - (« Paulus dit : Se dui creancier sont conpaignon et li uns fet covenant à leur - deteur que il ne li demandera rien, l’en demande se li covenanz nuist à l’autre - compaignon. Et Neracius et Atticinus et Proculus dient que neis se li couvenanz est - fez seur la chose, si ne nuist il rien à l’autre compaignon, quar li covenanz ne - requiert fors que li autres puisse demander tote la dete. Et ce meismes dit Labeo ») - et le texte latin (« Si unus ex argentariis sociis cum debitore pactus sit, an etiam - alteri noceat exceptio ? Neratius Atilicinus Proculus, nec si in rem pactus sit, - alteri nocere : tantum enim constitutum, ut solidum alter petere possit. Idem - Labeo : nam nec novare alium posse, quamvis ei recte solvatur : sic enim et his, qui - in nostra potestate sunt, recte solvi quod crediderint, licet novare non possint. - Quod est verum. Idemque in duobus reis stipulandi dicendum est »).. - Neracius et Accelius et Proculus dient que, se il a fait promesse aucune pour nuire à - l’autre, ce est affermé et contenu et establi en droit que l’autre puet demander sa - debte au deteur de qui son compaingnon a receu la debte, ja soit ce que le deteur l’ait - paié entierement. Et c’est ce que Labeo escrist. ¶ Aussi est il de cels qui sont en - nostre poesté de paier ce que l’en leur a creu, ja soit ce que il ne puissent la debte - renouveler. Et aussi est il de .ii. deteurs comme de deus argentiers en cause de - plederie. ¶ Se aucune convenance est faite à aucun coupable à certain - temps aussi comme de prester argent, le seurplus du temps qui passe le terme mis ne - profite mie au debteur ni à son plege. Mes se einssi est que le deteur requiere que - nen ne - ne - ne] nen ne ms. demande mie sa - debte à son plege, ainz met sa personne en obligacion pour lui que sa debte ne li soit - demandee, aucuns cuident que ce ne profite de riens au plege, car comme il soit plege de - la chose, la chose li doit apartenir, et que telle excepcion comme il convient au plege - couvient au deteur. Mes comme que ce soit, je ai apris que excepcion doit valoir au - plege. Or veons de quel droit nous devons user, car celui qui s’est promis estre plege - ne puet mie istre hors du plege par tel parole. Le creancier - enconvenança et fu requis que il preist plege du deteur pour sa debte, et puis le deteur - le plege pris requist que sa debte ne fust demandee à son plege, et aprés - il requist que l’en demandast à son plege : dont di je que le convenant de la premiere - requeste est corrompue par la derreniere, car les derreniers erremenz confondent les - premiers, aussi comme stipulacion est corrompue par stipulacion. Et einssi doit il estre - fait, car droit est contenu en stipulacion, et fait est torné et usé en convenanz ; et - pour ce excepcion doit estre deboutee par replicacion. Et par ceste raison il convient - que le premier convenant ne proffite mie es pleges. Mes se aucun convenant avra tel esté - que il a osté l’action aussi comme de injures, il ne porra mie aprés enconvenancier seur - ce ses injures, car la premiere action est souztraite par la derreniere convenance, car - action de injures n’est pas veé de enconvenancement mes de contumelion. Derechief, ce - meismes poons nous dire se le convenant fait avoit souztrait toute l’obligacion des - contraus de bone foy, aussi comme de la chose achatee. La premiere obligacion ne doit - mie estre recitee mes elle proffitera au nouvel contraut, car le derrenier convenant - puet renouveler le premier contraut. Laquelle chose puet proceder en cas de doaire en - tel maniere : l’en a convenancié à une fame rendre lui son doaire en present jour et - elle enconvenance prendre le, et aprés elle enconvenance prendre et veult que doaire li - soit rendu et donné par les loys ; donques le doaire repairera à son droit, ne l’en ne - doit mie dire que la condicion du doaire soit pieur par cel convenancement. L’action du - doaire repaire à son droit naturel toutes les fois que la loy naturel le requiert, ne la - cause de doaire n’est mie faite pieur par tel convenance, ainz repaire à sa droite - forme. Et ces choses plurent à nostre maistre. Celle chose n’est qui - puisse estre faite par nulle convenance que tricherie ne soit faite à autrui, car ja soit ce que aucun promete que il n’oste mie aucune chose, l’en doit - regarder en cele chose enconvenancié que il n’i ait tricherie. Les - convenans qui conçoivent laides causes ne doivent mie estre gardez, car se je - enconvenance que je face tricherie ou larrecin ou injures, il escouvient craindre la - paine qui vient par la cause des injures ou de larrecin. Mes ces choses delaissiés, nous - poons enconvenancier ou fere convenans. Derechief, nous ne poons mie enconvenancier en - chose qui vient par cause commune. Et se convenant est fait en chose privee ou remote, - il doit estre osté ne n’est mie de value. Et devant toutes ces choses nous devons - avertir que il n’est convencion en autre chose et avoec autre persone, et que il ne - nuise à autre chose ne à autre personne. ¶ Se aucun me doit .x. - livres et je li enconvenance que je ne li en demanderai mie .xx., il me plest que le - convenant te proffite en .x. ou excepcion de tricherie. Derechief, se aucun me doit .xx. - livres et je li convenance que je ne li demanderai que .x. livres, ou je aie convenancié - faire en obligacion ou je requiere aucun que l’en praigne obligacion, l’excepcion de - convenant de ces choses est contraire, car l’obligacion d’une chose seroit paiee par - solucion, par obligacion, par acception, en tel maniere que le convenant enconvenancié - de une chose qui ne doit mie estre requise. Toute obligacion einssi entreposee doit - estre ostee. Mes se il est einssi fait entre nous que Sichus me - requiere que je ne demande à aucun .x. livres ou il me face assignement, je puis - efficablement ou excellentement fere contre Sicum ou de Sichum en tel maniere que nus ne - puet aler encontre par excepcion. Derechief, se je ai convenancié que - je ne requerrai mie le fons d’un heritage, mes que je requerrai choses singulieres, excepcion doit estre requise contre moi de la chose que je ai convenancié, - aussi comme se il convenoit que je ne requersisse mie le fons mes le fruit, et aussi - comme se je ne requiere mie la nef mes, icelle - depitie - depicié - depicié] depitie ms. Corr. d’après la Trad. 3 - (ms. F) : « Et se ge fis covenant que ge ne demanderoie pas .i. heritage et ge - demant aprés les choses de cel heritage, chascune par soi, de ce que ge avrai - covenancié covendra il former l’excepcion de covenant, si come se ge covenançai que - ge ne demanderoie pas .i. champ et ge en demant l’usaire, ou que ge ne demanderoie - pas une meson ou une nef, et quant ele est depeciee ge en demant les pieces » (cf. - le texte latin : « Item si pactus, ne hereditatem peterem, singulas res ut heres - petam : ex eo, quod pactum erit, pacti conventi exceptio aptanda erit, quemadmodum - si convenerit ne fundum peterem et usum fructum petam, aut ne navem aedificiumve - peterem et dissolutis his singulas res petam: nisi specialiter aliud actum - est »)., je requiere les parties - singlieres - singulieres - singulieres] singlieres ms. la - nef, se einssi n’est que autre chose soit faite expecialment, se aucune acceptilacion - n’est ne ne fut mie proffitable. Il m’est avis que ce fait ne doit - mie estre requis par convenance taisible. ¶ Le serf qui tient aucun - heritaige ne puet mie enconvenancier nouviament à l’oir qui n’est mie encore né mes à - venir, car il n’en fut onques seigneur. Mes se einssi est que convenant soit fait à .i. - hoir de sa chose, le convenant porra estre aquis de l’oir de l’eritaige.

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- Gaius dit que les choses enconvenanciees ne sont mie fermes contre les - regles du droit citoien, aussi comme se l’enfant souz aage ait fait aucune convenance - sanz l’auctorité de son meneeur, c’est assavoir que il ne requerra mie sa debte qui li - est deue de son debteur devant que il soit de certain aage et devant certain temps aussi - comme de .xxv. anz. Certaine chose est que il ne doit mie estre paié sanz l’auctorité de - son meneor. Se aucun enfant souz aage enconvenance de chose diverse et die que il ne - doie mie ce que l’en li demande, ceste convenance doit estre ferme, car il li est otroié - faire sa condicion la meilleur que il porra de l’auctorité de son meneeur. ¶ - Se aucun tuteur ou duteur de forsené ou de follarge ait - enconvenancié aucune chose, c’est assavoir que peccune ne seroit mie demandee du - forssené ne du follarge, proffitable chose est reçoivre les convenances du cureor et non - du follarge ne du forssené. ¶ Se aucun filz ou aucun serf ait - enconvenancié que il ne requerra mie aucune debte qui li sera deue ou à - l’un ou à l’autre, le convenant ne sera mie profittable. Mes se il ont enconvenanciee en - leur chose, ce est assavoir que il ne demanderont mie cele peccune en tel maniere, leur - convenance sera ferme et estable envers le pere et envers le seigneur. Se einssi est que - il aient franche aministracion de pecune et celle chose de quoi il ont fait la - convenance doit estre peccuniere, c’est assavoir apartenance à peccune. Et c’est voir - que il plest à Julien que icelui non est voirement convenable. Et meesmement, celui qui - a commission et à qui la commission est otroiee de peccunier n’a mie le droit ne n’est - mie commis de donner la peccune. Donques s’ensuit il que, se aucun a convenant que il ne - demandera mie sa peccune à autrui por sa cause de donner lui, la convenance ne doit mie - estre de value. Et aussi est il, se aucun promet aucune chose qui est ensivable ne plus - ne mains à la chose devant dite, la convenance devra estre ferme et estable.

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- Ulpians dit : Se aucune peccune est prestee ou creue - en jour de diemenche, le temps et le jour du prest doit estre de value ; c’est ce que - Celsus dit.

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- Gaius dit : L'en doit veoir aucune fois, se le filz - qui est en la poesté du pere puet faire convenant de value que il enconvenance que il - fera ou que il ne fera mie aucune chose, il puet estre aucune fois de value, car aucune - fois a il accion aussi comme de injures. Mes comme le pere ait action pour les injures - de son filz, il ne convient mie douter que il n’apartiengne au pere la convenance - conneue du filz que il ne puisse suivre les injures. Se aucun a emprunté de son serf - aucune peccune que Titius li devoit, et celui qui l’a empruntee la demande à Titius, il - est assavoir se la convenance de la chose porra estre ostee par excepcion et se il porra demander la promesse à Titius qui doit la debte qui li a esté prestee. - Juliens cuide la debte non mie pooir estre demandee à Titius, car celui à qui la debte - est deue avoit convenant que il ne la demanderoit mie à Titius. Et einssi est il demandé - se action est donnee du seigneur de celui sergant au stipuleeur, c’est assavoir se le - serf avoit bonne cause et juste d’aler avant, car par aventure devoit autant ou avoit - deu par aussi grant espace de temps autant de pecune à Titius, aussi comme plege de ce - qui doit estre preste à Titius. Et por ce, se le sergant estoit venu à Titius, action ne - li doit pas estre donnee, ne le sergant ne doit mie estre dit creancier ne demander à - Titius ne ne le puet en nule maniere porforcier, se einssi n’est que le serf li ait - presté franchement sa debte et creue. Se je avrai esté stipulé sus condicion de toi de - ce que Titius me devoit purement ou sanz condicion, se je requier en ma debte de Titius - par l’excepcion de la chose enconvenanciee et je l’en puisse bien et doie amonnester, il - vaudroit miex que excepcion n’i fust pas mise.

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- Ulpians dit que il li plest que bannissement ne soit mie fait contre - aucune beste morineuse, ja soit ce qu’il soit assemblé par aucun besoing en marchié de - vente ou aprés ce que elle i soit assemblee.

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- Paulus dit que il est dit devant que, se aucun aucteur a fait - convenant avoec .i. coupable que il ne li demandera mie sa debte, il doit plaire au - plege requerre excepcion pour la personne qui est principal deteur de la debte, que il - ne conviengne que il aut en jugement por la cause de la debte par aucun mandement. Mes - se la cause du mandement est nule pour donner hardement à celui qui est plege, l’en doit - dire que l’excepcion ne proffite mie au plege.

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- Celsus dit : Se aucune vieille veve ait promis son - doere en nom de un filz que elle avoit de sa niece, et elle dit - convenancie que le doaire ne sera mie demandé de son filz, et se einssi est que le - doaire soit demandé du filz de la vielle, il ne devra mie estre desfendu par exception - de convencion, mes le filz usera de exception de convention. Et est otroié à l’oir estre - conseillié ; et ne mie contraire n’est à .i. des hoirs estre conseillié se einssi est - que il soit hoir. Et ces autres comme le filz de la niece ne doivent mie estre - conseilliez de avoir le doaire.

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- Modestins dist que le droit de connoissance ne doit mie ne puet estre - reputé, ne renoncier n’i puet l’en par aucun cas, non mie autrement que non mie voloir - son franchi ou son cousin. Et pour ce di je la sentence de Julien estre voire.

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- Cil meismes dit que .iii. freres, c’est assavoir Titius et Menias et - Seia, departirent entre euls .i. heritaige commun, et les instrumenz entreposez par - lesquiex il avoient devisé et departi lor heritage, il garderent bien que riens ne leur - demorast en communalté, que tout ne fust departi. Mes aprés le departement de l’eritage, - .ii. des freres, c’est assavoir Menias et Seia, lesquiex ne estoient mie presens au - temps que leur mere morut, connurent et virent que leur frere avoit soustret leur - monnoie d’or, de laquelle monnoie il n’en ont faite nulle mencion en l’instrument de la - division de l’eritage. ¶ Aucuns puet demander se action puet convenir envers le frere - qui a souztraite la peccune aprés le convenant de la division de l’eritage. Modestins - respont que Menius et Seia pueent suivre proffitablement celui qui leur a souztraite - leur peccune pour leur partie ignorant de la fraude qui leur a esté faite.

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- PaulusPaulus] « Proculus » dans le texte latin. dit que comme tu porsseïsses le - fons de mon heritaige et il convenist à moi et à toi que tu em baillasses la possession à Titius nostre frere, entendententendent] À lire « entendant ». à querre celui fons de heritaige de toi - meismes non mie en metant m’en au dehors autrement par excepcion de convencion que se tu - l’eusses ja baillié, ou ce fust convenu par ta cause entre nous, il n’en demourast pas - en toi que tu ne li eusses baillié, ja soit ce que ce fust contre l’establissement des - freres.

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- Papinians dit que les empereors, c’est assavoir Severinus et - Anthonius, recristrent que pecune ne doit mie estre renvoié du curateur au deteur de la - chose commune, et ne doit mie estre renvoiee mes rapelee.

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- Papinians dit que droit commun et droit primatoire ne puet estre mué - par aucun convenant.

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- Cil meismes dit que convenance obscure plut, et convenance douteuse, - au vendeeur de vielles choses et à celui qui avra aloué connoistre en la poesté desquiex - il convient conscrire plus apertement.

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- Cil meismes dit que tel convenant comme je ai devant dit ne doit mie - estre tenu ne ne doit mie estre amé de aucunes personnes car, comme il soit general, il - avra lieu entre aucuns hoirs qui plederont ensemble. ¶ Celui qui a - convenancié à paier en certain jour aucune peccune apele son deteur por paier lui sa - peccune que il n’avoit mie paié au jour certain. Le juge de la cause principal doit - ensuivre la juste convencion en la maniere que confessé est et la maniere de l’apelement - la satisfaccion et jugier du terme passé contre celui à qui la cause est bailliee et non - mie à autre. Aprés la division des biens et des muebles de aucun - mort, sengles creanciers ou presteeurs se assemblent ainçois que les legacions ne les - choses soient entreposees, à celle fin que il prengnent leur usures et leur actions, - lesquelles il ont envers euls pour leur parties. Il ne doivent mie estre - empeechez que il ne praignent leur debte, se einssi n’est que les sengles hoirs pour la - foy de la chose faite se seront offers aus sengles debteurs faire satisfacion de leur - debte. Le pere qui a promis aucun doaire et enconvenance en mariage à - son filz que aprés la mort de sa fille tout le doaire li revendra, celle convencion - faite et aprés pluseurs hoirs frans seront issus de la fille, ce proffitera à ses hoirs - par excepcion de tricherie requerre le doaire comme tel chose soit faite entre les hoirs - contraiant, et que il soit conseillié aus hoirs que, au temps que la convenance fu - faite, le pere n’avoit mie tant hoirs. Le jugement est veu obeir à la cause du filz par - la cause du pere.

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- Cil meismes dit que se aucun m’avra paié partie de ma debte dedenz le - jour qu’il m’avoit assigné de paier ma debte, et dés qu’il m’ara paié le remanant, et je - li die « Je te deliverai », ja soit ce que il n’ait mie action, se puet il avoir - excepcion de convenant.

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- Cil meismes dit que aucune fois est il einssi entre le creancier et le - debteur que le creancier ne congnoist mie le fés du treu ou de la loiauté ou de la chose - engaigiee, mes atent la neccessité de la debte du deteur pour estre paié. Telle - convencion quant à la raison de - tici - fisci - fisci] tici ms. Corr. d’après le texte latin - (« Talem conventionem quantum ad fisci rationem non esse servandam respondi : pactis - etenim privatorum formam iuris fiscalis convelli non placuit »). ne doit - mie estre gardee en la rebriche des convenans, est ce escrit. Donques me plut il la - forme du droit privatoire de fiscalier estre esracié.

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- Paulus dit que es ventes ou es choses vendues devons nous savoir que - le vendeeur doit baillier la chose vendue et l’acheteeur doit faire le contraire, car se - encontraitant ou en faire contraut ou en contraut fait aucune chose fait - excepter, l’achateor doit garder au pris que la chose est achetee, et le pris - restraindre du mal se mestier en est.

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- Scevola dit que en ce que l’enfant desouz aage se fut atenu de - l’eritage son pere prendre, le meneeur dudit enfant souz aage bailla certaine porcion - dudit heritaige aus creanciers qui avoient creu leur peccune au pere tant comme il - vivoit, et comme les curateurs fussent tenu à ceus. Je demant - je demant - - je demant] Répété. assavoir mon se - le creancier du pere doie retenir celle porcion que le meneor li a bailliee. La - responsse est telle que le meneeur doit apeler l’une partie et l’autre, et doit souffire - que les creanciers aient la partie qui leur est laissiee.

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- Hermogenians dit que le plaisir de division de aucune chose, se elle - ne prent son effect à aucune action par tradition ou par stipulacion, le convenant ne - porra mie proffiter à aucun home en nul temps.

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- Triphonius dit que le convenant fait entre le legatoire et l’oir de - aucun home trespasse en tel maniere que il ne prendra mie satisffacion de l’oir. La - constitucion de l’empereeur Marc raportee doit estre gardee en tel maniere que la - volenté du trespassé doit estre faite de value, ne satisfacion par les lais qui sont - laissiez à l’oir ne doit mie estre rapelee par enconvenancement de penitance, ja soit ce - que il li plaise establir la persecucion de son droit en pieur esperance de perfeccion à - venir.

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- Scevola dit que l’achateeur de le aleu ou d’aucun heritaige avoit - promis paier .xx. livres en tel maniere que il disoit que il ne li vaudroit mie ensemble - ne que il ne paieroit mie touz les .xx. livres au vendeeur, et aprés ce il assemblerent ensemble et dist le vendeeur que il li souffiroit avoir .xiii. livres - maintenant, et fist convenance à l’achateeur que il soit paié dedenz certains jours, - aussi comme dedenz .x. jourz ; se il n’estoit paié dedenz le tens, il porroit demander - tout le plain des .xx. livres. Et en toutes ces choses il n’eust mie fait assignement ne - letre. Aucuns si puet demander que, se il n’a fait satisfacion du derrenier convenant, - se toute la debte de la premiere convenance li porra estre demandé. La responsse est - telle que elle li porroit estre toute demandee, selonc les choses qui seroient - proposees. Lucius Tycius Gaius : Un de ces .iii. freres establi .i. - deteur avoec qui il estoit enlacié par aucune reson pour les choses que il avoit prises, - et qui li avoient estre bailliees. Et prist ces paroles de l’epitre par la raison de la - table que tu as prise avoec moi jusques à cest jour. Et par pluseurs contraus il dut à - celui qui l’avoit establi pour deteur, et avoec qui il avoit esté à ssa table .ccc. et - .lxxxvi. livres, et l’usure qui y apartient. Et dont dist celui qui avoit establi son - deteur à son deteur : je te delairai secreement de la somme en laquelle tu es tenu à - moi, ne mains que j’en soie assigné par instrument ou par letre et de chascune somme et - la cause, en tel maniere que li instrument remaingne par devers moi et il soit einssi - fait, nepourquant l’instrument soit chancellé. L’en puet demander comme celui qui est - tenu en la somme vers le presteeur ait mandé au presteor devant le temps de sa chartre, - et ait aussi mandé à son patron que il li a fait satisfacion des .ccc. livres, assavoir - mon se les paroles de l’epistre par lesquelles toute la caucion - dec - de - de] dec ms. chascun contraut sont - issues ou por l’instrument chancelé, se il avront la caucion entr’euls ne - se il porra suivre le debteur lui ne son filz. La responsse est telle que, se la raison - de la chose prise et il eust despendu tant comme il avoit en l’assignement completement, - l’obligacion devroit remaindre en sa poesté.

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- Gaius dit que quiconques face convenant en tradicion de choses, cel - convenant doit estre manifestaument de value.

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- Ulpians dit que se aucun avra creu sa peccune ou il ait en convenant - de prester sa peccune en tel maniere que il l’arait à son besoing, et son deteur li ait - convenant que il en fera son proffit à son pooir, l’en puet demander se tel convenant - est de value, et miex est il que il soit de value ne n’est mie chose mauvaise se le - presteeur requiere estre paié solut ce que sa faculté le desirre.

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- Cil meismes dit que il ne cuide mie estre de la chose ostee ou de la - chose prestee ou de la chose alouee es contraus et en ces choses semblables, et cest - convenant est que tu ne faces mon serf fuitif ou larron, et cest que tu ne t’escommoeves - en tel maniere que tu despises ton sergent, si que il soit fait larron, si comme cest - fait tost d’un serf corrompu. Et ceste convenance puet tenir lieu, car elle n’apartient - mie es sers corrompus.

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- Ulpians dit que se aucun fait convenant avoec son deteur de cause - lessiee, et il convenance que il ne l’en demandera jamés riens, ainz li delaisse ce que - il li doit, le deteur ne sera mie delivré de cel droit, se einssi n’est que il ne li - convenance que il le mete hors de toute convencion de excepcion, si comme Celsus escrist - en la loy. Et celui meismes escrist en la loy que, se tu as commandé - à ton deteur paier ta debte à Titius, à qui tu cuides que la chose li soit laissiee par - aucune chose fausse, et le deteur ait fait convenant avoec celui qui li - est establi nouvelement, ne tu n’as perdue ton action envers ton deteur ne lui envers le - sien.

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- Cil meismes dit que l’epistre dit, en laquelle il est contenu, que - aucun ara fait eschiver aucune chose à son hoir, il ne porra mie donner aucune peticion - envers le porseeur apartenantes à l’eritage. Se einssi est que - consentement fust fait entre le deteur et celui à qui il plest acheter du creancier - l’eritage, lequel le deteur avoit engaigié au creancier, et en deportant les fiees du - deteur et en lieu de lui il l’ait desgaigié, li eue compansassion de fruiz et du - seurplus paié par dessus ce que les fruiz valent, li heritage doit estre rendu au - deteur. Se aucun creancier ait convenancié paier pour son deteur - aucunes sommes faites pour creuz ou par engaigemenz ou pour pris et il les pait pour son - deteur et le renie de li, il en doit estre cuite, aussi comme se il les paiast par - droit. Se aucun hoir ait convenancié faire excecution du testament - son pere, et certaine quantité li soit bailliee de quoi il doie faire execution, il doit - avoir escript et requerre le ou tout soit contenu ne ne doit mie tel requeste estre - delessiee par droit.

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- Cil meismes dit que, se aucuns plaident que .i. home honneste soit - pris pour donner aucune chose ou pour prester, et il convenance de son gré que il ne - restablira mie la quantité qui est despendue en nom de celle erogacion avoec les usures - nie la demie partie, il me plaist que il ne puisse mie enconvenancier ne tenir le - convenant de celle reson.

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- Scevola dit que se je, creancier, ai convenancié que je ne demanderai - mie à chascun ce que il me doit et je entende que ce ne soit devant .i. an, cele demeure ne fait riens au convenant aprés la mort chascun, car devant ce que - convenance fust faite, il ne mist mie temps en son convenant.

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- Ulpians dit que se .i. deteur soit estrange ou fuitif et il - enconvenance à son serf que il ne li demandera riens de son fruit, en enconvenançant que - il ne li demandera rien, il fait sa condicion estre meilleur. Derechief, se aucun - creancier fruitier ait convenant que il ne demandera rien de son fruit, et le serf - fruitier enconvenance que il en demandera, le serf profitablement avendra à sa peticion - par l’interposicion du convenant.

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- Cil meismes dit que, se aucun cultiveeur de terre ait convenant avoec - son seigneur, que il ne li demandera mie son louyer de coutiver sa terre lequel il a - gaaignié avoec lui, ja soit ce que il l’ait gaaignié et que il ait juste cause de - convencion, si ne li porra il pas demander.

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- Florencius dit que se aucun qui en temps à venir avoit pris usures de - son deteur secreement, il apert que il enconvenance que aprés il ne la doie mie - demander. Et se einssi est que le convenant soit conceu en une partie - en la chose et en l’autre partie une personne, aussi comme se je enconvenance que je ne - te requerrai mie aucune chose ou que aucune chose ne soit requise de toi, et mon hoir - ara la peticion de touz nous et porront toutes ces choses à ton hoir [...]Plusieurs mots manquent à la fin de la phrase. Cf. lat. - « heres meus ab omnibus vobis petitionem habebit et ab herede - tuo omnes petere poterimus »..

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- Neracius dit que touz cels qui sont obligiez par le consentement - d’entr’euls par achatement ou par vendicion ou par condicion ou par l’ocasion ou par - autres obligemens en tiers s’en pueent repentir et departir par le consentement de - entr’eus. Et ce ne doit mie estre mis en doute. Ceste chose est veue plus forte, car se - einsi est que il couviengne que je te preste ce que je ai achaté, et je le te preste, et - comme tu me deusses le pris de la chose que je te ai prestee, et nous - assemblissons ensemble et tu me requersisses que je t’en prestasse autant, et tu ne m’en - baillasses mie le pris de la chose que je te ai prestee, et tu te establisses devoir moi - le pris que la chose valoit que je li avoie prestee, à laquel chose toutes les choses de - bone foy sont ramenees, et l’interpretacion reçoit certainement ceste convencion, ne il - ne apartient mie que celui qui est obligié en entieres obligacions, que il s’en isse de - telle obligacion faite ou il pert entierement les choses qui li ont esté prestees. ¶ Et - ice planierement apartient par convencion à resourdre celle chose - chose - - chose] Répété. qui est devant - faite et dite, ce ne puet estre parfait que tu me contraignes prester ce que je te ai - presté ou ce que tu as eu de moi. Car il ne parole mie ci en maniere que nous nous - departons de l’establissement ancien et que entre nous soient nouveles obligacions - establies.

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- Paulus dit que par touz ceuls par lesquiex stipulacion puet estre - aquise en nous par la chose enconvenanciee par ceuls, et meismement plaist il ice faire - pour nostre condicion estre meillor.

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- Papinians dit que l’empereeur Anthoine rescrist el jugement - Cassien : se aucuns creanciers aient enconvenancié ou soient prés de prendre des biens - de aucuns estranges par leur dete, il est necessaire chose à euls suivre la reson des - personnes neccessaires ainçois se il sont convenables.

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- Pomponius dit que nul home ne puet ce faire en enconvenançant que il - ne li plaise dedier son lieu, ou que il ne li plaise estre enseveli en sa maniere ou en - son mouvement ou que il ne aleche le aleu à son voisin outre sa volenté.

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- Fiurus dit : Se aucun coupable aprés ce que il est enconvenancié - peccune non mie estre requise de lui, et pour ice il prist cel convenant pour proffiter - à son plege, et aprés il convenance peccune de lui estre requise, il est - demandé assavoir mon se le prevost du premier convenant soit soustraitié au plege. Mes - plus vraiement est excepcion de convenant estre aquise une fiee du plege que non mie - pooir estre estorce de celui noient volenteif.

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- [2.15.0 De - transactionibus.] Des transactions. -

- Ulpians dit que qui se tresporte aussi comme de chose douteuse se - tresporte de tençon non mie certaine ne fenie. Celui qui promet aucune chose par la - cause de donnement envoie chose certaine et non mie doutable par sa franchise.

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- Sil meismes dit que prendre puet aucun chose translatee et non mie - seulement se stipulacion ara esté souzmise, mes se convenant enconvenancié avra esté - fait.

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- Scevola dit que Antonius et Severius escristrent que droit de ces - autres choses n’est mie esgené sanz doute es convenanz privez, pour quoi le testament - n’est mie veu pouoir estre rescript par la transaction qui est faite entre l’oir et la - mere d’un mort, ne ses actions ne sont mie à estre achatees de ceuls qui sont legatoires - du testament, pourquoi ceuls qui requierent rescript du testament doivent assembler - l’oir qui a la transaction de l’eritaige, car se testament chante à l’oir pour les fais - de l’eritage ou n’i chante mie. Et se il n’i chante mie, il ne doit mie raporter sa - negligence à autre injure. Comme transaction soit ou fust faite pour - la chose commise de foy, et aprés ce il sont trouvees en .i. caer, et je demande - assavoir mon combien mains la mere du mort ait esté suivie par transactions du mort ou - de sa partie. Et c’est ce que la cause de la foy commune doit ensuivre le deteur, duquel - le creancier tresporta le gage, qui se vantoit estre hoir legitime de ce. - Li creancier avoec Menius et celui qui estoit hoir de tout se - translata ou tresporta i. poi et aprés le testament prononcié, Septicius - apparut estre hoir de celui creancier. L’en puet demander se le deteur avra afaire avoec - Septicius ou se il porra user de l’excepcion de transaction faite avoec Menius qui au - temps que le gage fu engagié n’estoit mie hoir du creancier, ou se Septitius porra faire - que la peccune qui a esté prestee à l’oir du creancier avoec Menius porra faire que elle - soit nombree et receue sus le texte de l’eritage communement. ¶ La responsse est telle - que selonc les choses qui sont devant mises, que sa peccune ne doit mie estre nombree - sus le teuxte de l’eritage, car Menius ne se tresporta avoec lui, ne ne parti mie en - negoce de Septicius.

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- Ulpians dit que stipulation aquilienne renouvele en toutes manieres - toutes les obligations devant à - l'autes - l'autres - l'autres] l'autes ms., et les - destruit, et elle est destruite par acceptilation. Et de cest droit usons nous. Et pour - ce, les choses lessiees sus condicion ou deguerpies sont de par stipulation - aquilienne.

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- Ulpians dit que comme stipulacion aquilienne soit entreposee qui est - rendue par aucun consentement, les tençons de quoi l’en ne se porpensse mie sont - retenues, et l’interpretacion cauteleuse froisse la liberalité causonneuse des - sages.

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- Paulus dit que de ces controversions qui proffitent en testament, la - verité ne puet estre autrement aquise ne tresportee que en connoissant les paroles et en - veant les lais du testament.

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- Ulpians dit que transactions vaut aprés la chose jugiee, ou - appellacion il i puet estre embatue, ou celui qui est enchaoit du jugement puet - apelerManque dans le texte français une conjonction - de subordination traduisant « si ». Cf. lat. « Et post rem - iudicatam transactio valet, si vel appellatio intercesserit vel appellare - potueris ».. Se aucun plege qui ait plegié - aucun deteur ou en convenant à plegier le ait esté condampné pour la debte au deteur, et - le deteur de qui il est plege se soit tresporté avoec lui sanz faire point - d’atente, l’en demande ou doit demander se la transaction est de value. Et je cuide que - elle soit de value, aussi comme par toute la cause qui est desliee entre le deteur et - son plege. ¶ Et se icelui plege qui avra esté condampné se soit - transporté ou ait fait transaction et la transaction ne detruist mie la chose jugiee, il - apartient toutevoies relever la chose jugiee en ce qui est donné, jusques à tant que ce - qui est donné proffite ou face proffit. Et se il ne fait mie proffit à la transaction, - ainz a tenue la chose jugiee en tel maniere que banissement rescrist ou einssi environ - la transaction, ou environ la transaction faite ou donnee du prevost, que ce qui est - donné profite en norrissement en tel maniere que, se aucun puet devoir par la cause de - tel norissement, que ce qui est devant dit li soit presté et ce qui est donné li soit - mis au devant.

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- Cil meismes dit que comme ces choses qui font de legiere transaction, - esquelles norrissemenz erent delaissiez, Marcians fait tout par son oroison recitee en - son senat, que il doivent estre souffitez de petit norrissement present, car autrement - transaction de norrissement ne seroit mie ferme ; laquelle transaction, se elle seult - estre faite du prevost, le prevost doit donques convenir entre ceuls qui sont à descorde - et faire arbitracion par le consentement d’euls, ou il doit faire transaction ou chose - qui doie estre receue entr’euls. La connoissance de cel meismes - prevost sera transaction, et soit en delaissemens de habitacions ou de vestiaire ou de - norrissemenz de aleus. Ceste orison apartient es norrissemens qui - sont delaissiez es testamenz ou es caiers ou es fais du testament. ¶ Ceste meisme chose - porra estre dite se aucunes choses donnees seront delaissiees par la cause - de mort ou de celui à qui les choses donnees sont delaissiees par la cause de mort. Mes - se il sont delaissiees par la grace de condicion estre emplie, encore porrons nous dire - ce meisme qui est devant dit. ¶ Il me plaira planierement faire - transaction des norrissemenz qui ne sont mie donnez par la cause de mort et sanz - l’auctorité du prevost, ja soit ce que se soit en sengles mois ou en sengles jours ou en - sengles anz, le oroison ait lieu. Mes se il n’avront mie esté delaissez en pardurableté - mes jusques à ces anz devant diz, ce meismes qui est dit devant porra estre dit. ¶ - Se aucune quantité entiere avra esté delaissiee à aucun, en tel - maniere que des usures de celle quantité il se norrisset el temps de sa mort, il - conviengne que il rende la quantité de peccune. Encor ne cessera mie l’oroison, ja soit - ce que il apert que ce ne li soit mie laissié par espace d’anz singuliers, mes en - perpetuauté. ¶ Mes se einssi est que certaine quantité soit - delaissiee à Ticius, ou chose aussi comme fons de heritaige, en telle maniere que il - enpreste et doigne norrissement à Sey, plus forte chose est que Ticius puisse faire - transaction, ne les norrissemenz de Sey ne doivent mie estre amenuisiez par la - transaction de Seyen. ¶ Et aussi est il se aucune chose est laissiee de aucun legatoire - pour commetre norrissemenz ou donner à autrui par sa foy. Et ceste - transaction enquiert l’oroison qui fu por ice faite, que aucun degast la peccune - presente par la chose qui li a esté laissiee. Quel chose est ce donc se aucun a fait - transaction environ l’auctorité du prevost, en tel maniere que ce qui ert delaissié par - sengles anz pour faire norrissemenz est ensuivi maintenant que il est - delaissié par sengles mois ? Et aussi, ce qui est delaissié par sengles mois est ensuivi - en tel maniere que il est delaissié en sengles jors et de illeuc en aprés, se aucun - l’avra acompli, praigne arriere en commencement de l’an la chose laissié pour le - norrissement ? Je cuide que telle transaction est de value, car certainement le - norrisseur, ou celui qui laisse sa peccune pour norrir, fait sa condicion meilleur par - celle transaction, car il ne volt mie, ne l’oroison ne volt mie les norrissemenz estre - entrepris par transaction. ¶ Ne l’en ne doit mie faire force assavoir - se iceuls sont frans, à qui norrissemenz sont laissiez ou de lignage assez riche ou de - moien. ¶ L’oroison si veult adonques querre envers le prevost de ces - choses, et premierement de la cause de la transaction, et aprés de la maniere de - transaction, et puis aprés de la personne qui fait transaction. Et en ceste cause ce - devra estre requis quel cause soit de faire transfiguracion ou transaction, ou le - prevost orra la cause se nul home fera transaction, ou comment transaction sera faite. - Les causes faites en tel maniere seulent souvent estre alleguees, - aussi comme se aucun hoir a sa maison en .i. lieu, et celui qui le doit norrir soit en - .i. autre lieu, ou se aucun pour tel chose meismes destinte deporter sa maison ou lieu - où celui qui le norrist demeure, ou se aucune cause le contraint de peccune presente, ou - se einssi est que norrissemenz lesquiex pluseurs li amenistroient li estoient faillis. - Forte chose est que il cueille ensemble ses choses devisees par menues pieces, ou se il - sera enchaoit par aucune cause, aussi comme pluseurs seulent chaoir, qui amonnestent au - prevost reçoivre transaction. La maniere de la peccune qui vient en - transaction doit estre nombree aussi comme la quantité de transaction, car - adecertes foy est prise de la maniere de transaction. Maniere ici, en droit, est prise - pour l’aage ou pour la value de celui qui fait transaction ; car transaction est faite - une fois avoec une enfant, autre fois avoec .i. joene home, autre fois avoec un - vieillart. Certaine chose est norrissemens fenir avoec vie. Mes - contemplacion de personnes doit estre eue, c’est assavoir que l’en doit enquerre : de - quel vie et de quelles meurs ceuls sont à qui norrissemenz sont delaissiez, et se il - usent de vie ou non, car se il ne usoient de ce, il ne li souffiroient mie ; ou à cels - desquiex la vie depent de norrissemenz, c’est assavoir qui n’ont de quoi vivre fors de - norrissemenz, et à ceuls souffissent il bien. ¶ Ces choses doivent estre regardees en la - personne d’icelui duquel les norrissemenz sont delaissiez, c’est assavoir desquiex - facultez il est, et de quel propos et de quel oppinion. Donques aperestra il que celui - veult circonvenir avoec celui avoec qui il veult faire transaction. ¶ - Celui qui fait transaction n’est mie veu faire transaction des - norrissemenz de habitacion ne des vestemenz faire transaction, car li empereor Marc - especialment de ces choses volt faire transaction. Mes celui qui - fera transaction ne avra mie besoing de faire transaction des norrissemenz de - habitationL’alinéa 14 manque, cf. Trad. 3 (ms. - F) : « Et transaction de chauceure doit estre fete par l’auctorité au - prevost ».. ¶ Se aucun fons d’heritaige ara esté - delaissié pour les norrissemenz d’un home ou de pluseurs, neccessaire chose est le - prevost distribuer de la distrancion de cel norrissement, et faire arbitracion de la - transaction. Mes se einssi est que le fons soit delaissié à pluseurs, et iceus facent - transaction sanz l’auctorité au prevost, la transaction faite sanz l’auctorité au - prevost ne doit mie estre ferme. Ice meismes est se .i. champ est obligié - à aucuns en norrissemenz, et se aucuns baille aucun gage pour cel champ, il ne porra mie - estre delivré par le prevost. Manifeste chose est que il convient - faire transaction de touz norrissemenz ou departie par la volenté au prevost. ¶ - Se le prevost avra delaissié faire transaction environ le - commencement de la connoission d’une cause, la transaction sera de nul mouvement. Et tel - chose doit estre commise au prevost, ne ne doit mie estre - ne ne doit mie estre - - ne ne doit mie estre] Répété. - despite du prevost ne donnee. ¶ Mes se le prevost n’ara mie enquis de toutes les choses - que li empereor Marc commande par son oroison, ¶ c’est assavoir de la cause de - transaction et de la maniere des personnes qui font transaction, l’en doit dire que, ja - soit ce que il ait enquis de pluseurs de ces choses, la transaction est vaine. - Mes ne le prevost ne le juge de la province ne porra mie mander la - cause de ceste jurisdicion. Mes les transactions des norrissemenz - porront estre faites envers le prevost de Cesar, c’est assavoir se norrissemenz soient - requis de fiscum, selonc les choses dites, transaction porra estre faite. - Se plet soit meu des norrissemenz ou tençon, et transaction fust - faite du plet ou de la tençon, la transaction du prevost non mie conseille ne puet mie - valoir, se einssi n’est que l’oroison i ssoit entrevenue, car les tençons porront estre - faites en tel maniere que transaction soit faite jouste l’auctorité du prevost. Et se - einssi est que aprés ces choses les norrissemenz devant diz ou la chose laissiee soit - donnee à celui meismes qui est devant en jour present, et transaction soit faite jouste - la volenté du prevost, la chose qui est donnee, se elle est reprouchiee pour lais el - jour present que elle est donnee, ceste chose - - est - est] om. ms. superflue en - norrissement. ¶ Se aucun ait fait transaction des norrissemenz et - sanz l’auctorité du prevost, ce qui est donné, il ne apartient mie tant - seulement es norrissemenz trespassez donner lui, assavoir se il sont en quantité deue, - ou de quel quantité la chose donnee soit, ou se elle s’estent en - plus ou en mains que elle ne deust, et encore ce qui est donné en solte sera reprochié - es norrissemenz à venir. Et sainement se celui qui fait transaction de norrissemenz en - soit fait plus riche, chose tres droituriere sera donner à celui repeticion par tele - solucion, en telle chose en quoi il est fet plus riche, car il ne doit mie estre riche - de domage d’autrui. Et se einssi est que certaine quantité soit - laissiee à aucun home de lieu honneste en sengles anz, aussi comme salaire annuel, ou - otroié ou usutruit, de ce porra estre faite transaction sanz l’auctorité du prevost. - Certaine chose est que, se usufruit soit donné de petite quantité en norrissement, je di - que la transaction faite solut l’auctorité ou prevost n’est mie d’aucun moment. ¶ - Se celui auquel norrissement sera delaissié, non mie petit ne - singulier, mes en fourment ou en huille ou en tiels autres choses qui sont neccessaires - au vivre, de ces choses ne porra mie estre faite transaction : elles doivent estre - delaissiees. ¶ Se einssi est que il en aient fait transaction sanz la volenté du - prevost, en tel maniere que en la fiee de ces choses il ait gardé par quans anz ou par - quans mois il ait prins cel norrissement, et il n’ait mie le jour ne la maniere mes tant - seulement le lignage ou les estractions du forment ou de l’huille, et il ait promis que - il prengnent norrissement es - gierres - gienres - gienres] gierres ms. Corr. d’après le texte - latin : « Si cui non nummus ad alimenta, sed frumentum atque oleum et cetera, quae - ad victum necessaria sunt, fuerint relicta: non poterit de his transigere, sive - annua sive menstrua ei relinquantur. Si tamen ita sine praetore transegerit, ut in - vicem eorum nummum quotannis vel quotmensibus acciperet et neque diem neque modum - permutavit, sed tantum genus : vel ex contrario si pactus fuerit, ut in generibus - alimenta acciperet, quae in nummis ei relicta fuissent: vel si vinum pro oleo vel - oleum pro vino vel quid aliud commutavit: vel locum permutavit, ut quae erant ei - Romae alimenta relicta, in municipio vel in provincia acciperet vel contra: vel - personam commutavit, ut quod a pluribus erat accepturus, ab uno acciperet: vel alium - pro alio debitorem acceperit: haec omnia habent disceptationem praetoris et pro - utilitate alimentarii recipienda sunt ». et es manieres que il ont esté - lessiees en la meismes transmutacion, c’est assavoir vin pour huille ou huille pour vin, - ou il mua l’une chose ou prist pour - pour - - pour] Répété. l’autre ou il mua - son lieu. Aussi comme les choses li estoient lessiees à Romme, il les prist en autre - province ou illeuc environ où il mua la personne ou ce que il prenoit de - pluseurs. Et toutes ces choses ont discepcion de prevost, ne ne s’en doit entremetre, et - sont prises pour accroissement de proffit. ¶ Se aucune quantité - certaine soit delaissiee à aucun en son habitacion, et transaction soit faite en tel - maniere que l’abitacion soit prestee sanz l’auctorité du prevost, la transaction est de - value, car le proffit de l’abitacion est presté avoec et, ja soit ce que l’abitacion - soit destruite par trebucheure ou par abrasement, la transaction est de value. Et se il - li plut, pour son habitacion prestee ou delaissiee, prester la certaine quantité qui li - avoit esté laissiee en norrissement, encore ceste transaction - - est - est] om. ms.de value sanz la - volenté du prevost.

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- Cil meismes dit que comme celui qui avoit fait ou avoit besoing de - seule posicion de ses meneeurs estre amenistree à sa garde, et il avoit fait transacion - envers iceuls meneeurs de la persone de son frere duquel il estoit hoir, celui qui a - faite transaction ne sera mie osté de la garde par l’excepcion de la transaction faite. - ¶ Transaction, en quelle maniere que elle soit faite, puet estre - entreposee par le consentement de ceuls qui la fontL’alinéa 2 manque, cf. Trad. 3 (ms. F) : « Cil qui ne savoit pas la verité des - choses qui estoient en son heritage et fist transaction par ce que ses - conpainz qui estoit hoirs o lui le deçut, il ne fet pas transaction ainz est - deceuz ».. Se aucun ara fait transaction par - couvenant à icelui qui ne fu onques certain à soi apartenir la cause ou la querelle - faite environ le testament de son pere, ainz est souz aage en tel maniere que il le - translate à autres causes contre aucuns adversaires, cest convenant entreposé leur sera - nuisible, desquiez le convenant est prouvé entre iceuls, et à ceuls tant seulement nuist - transaction. Et se celui qui a plus de .xxv. anz ara faite ceste interposicion de - laquelle le fait est prové devant, si n’est il mie de droit d’escrivre les choses - desquelles les actions li apartiennent, ja soit ce que il ait fait convenant dont il - n’ert pas ensaignié.

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- La Trad. 5 déplace les - paragraphes 2.15.10-2.15.13 après 2.7.2. - Cil meismes dist : Li peres qui fet transaction de - la chose à ses filz qui ne sont en sa poesté ne puet riens nuire à ses filz.

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- Cil meismes dist : L'en puet fere transaction aprés - la chose jugiee, ja soit ce qu’il n’i ait point d’apel, mes que l’en use que la chose - n’est jugiee ou se l’en puet donner en aucune maniere del jugement, et c’est por ce que - encore em puet estre plet.

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- Celses dist : L'en ne doit souffrir à celui qui fist - general transaction de tout ce qui li estoit lessié en testament se il dit aprés qu’il - n’entendi à fere pés fors seulement de ce qui li estoit lessié en la premiere paine ne - mie de ce qui estoit en la derreniere partie del testament. Mes se aprés vient hors une - autre escripture qui n’estoit avant moustree, cil qui avoit fait pés porra bien dire - qu’il n’enpensoit à fere pés, fors de ce seulement qui estoit el testament qui fu primes - moustré.

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- Marcians dist : Nus des procureeurs au prince ne - pueent fere transaction sanz le conseil au prince - sanz le conseil au prince - - sanz le conseil au prince] Répété..

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- - LCevoles - Scevoles - Scevoles] LCeuoles ms. dist : Une querele est mise entre le droit hoir et celui qui estoit escriz hoir - el testament, et puis fu fenie la transaction qui fu fete par convenance nommee. Or, - demant ge liquel de cels pueent enpledier li creancier de l’eritage. Et ge respondi : se - cil meismes qui firent la transaction estoient creancier, ce doit estre gardé des detes - qu’il ordenerent entr’els. Mes se li creancier estoient autre, chascuns d’els sera tenuz - de cele partie qu’il ot de l’eritaige en cele transaction.

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- Paulus dist : L'en seult fere aquilenus stipulacion - sus les convenances que l’en fet, por ce que eles soient tenues. Mes il est plus dure - chose que l’en mete aucune paine por ce que cil qui ne gardera la convenance ait la - paine.

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- Hermogenians dist : Qui depecha la loiauté de la - transaction qu’i fist non seulement sera ostez de sa demande par excepcion, mes encore - il sera contrainz à paier la poine qu’il promist se il venist encontre la convenance et - la convenance demorast en son estat.

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- Papinians dist : Cil qui avoit vendu son heritaige - bailla ses actions à l’acheteor ; aprés, si fist pés à .i. deteur de l’eritaige qui ne - savoit qu’il l’eust vendu. Se l’acheterres de l’eritaige veult demander cele dete au - deteur, li deteur avra excepcion contre lui de la transaction qu’il fist au vendeeur, - por ce qu’il ne savoit que li heritaiges fust venduz. Et ce meismes respondra l’en en - celui qui reçut l’eritaige qui li fu renduz par le commandament au mort, se li hoirs qui - li devoit rendre fist transaction au deteur de l’eritaige qui riens n’en savoit.

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+ + + + + + + Traduction 5 du Digeste de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Irene Reginato + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + Bruxelles + Bibliothèque Royale + ms. 9234 + + + +
+ + 1200/1299 + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit Bruxelles, Bibliothèque Royale, ms. 9234, avec corrections ope ingenii et sur la base de la Traduction 3 et du texte latin.

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+ + + Critères d’édition +

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, + Guyotjeannin Olivier, <hi rend="i">Conseils pour l’édition des textes médiévaux,</hi> + vol. I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, + 2014.

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+ Normalisation du texte +

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la + graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa + réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la + graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› + signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des + verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› (ex. avra, savra). + La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les formes du verbe pouoir.

+

La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes (ex. lequel, laquelle) et l'apostrophe est aussi employée pour distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus pronom sujet + réduit (de il à i).

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La ponctuation et les majuscules suivent les normes modernes.

+

La majuscule est réservée uniquement aux noms propres de personne, de lieu et de peuple, + alors que les institutions (senat, prevosté) et les titres juridiques + (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres + romains simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le + numéral .i. sans le transformer en article indéfini uns, + une.

+

Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, la + nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et la volonté de distinguer les + homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe + finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en + fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et + reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement + la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, les homographes sont distingués à + l'aide d'accents aigus placés sur les mots lexicaux ou sur les termes ayant plus de + contenu sémantique (ex. le participé par rapport à la particule + négative ne). Le tréma n’est pas ajouté aux formes verbales eust, deust, feussent, veu..., mais il est employé sur des formes qui ont conservé + l’hiatus en français moderne, comme certains substantifs tels que païs/paÿs. + Le manuscrit n’emploie jamais la cédille, qui a été introduite lorsque + nécessaire.

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+ Résolution des abréviations +

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : + notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les + nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et peu de lettres suscrites. Toutes les abréviations sont résolues + en caractères romains et sur la base des formes écrites en toutes lettres.

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+ Particularités +

La Traduction 5 se caractérise par l’emploi de discours indirects à la + place de la plupart des citations rapportées par les autres traduction. Néanmoins, + l’emploi des guillemets n’a pas été plus extensif que dans les autres textes. Les énoncés + présentés comme citations (introduites par un syntagme nominal et un verbum + dicendi/scribendi) ne comportent toujours pas de guillemets et sont signalés + uniquement par l’emploi des deux points et d’un lettre majuscule au début de la citation. + De même, nous n’utilisons jamais de guillemets pour encadrer des traductions ou des + explications de termes techniques, du moment que celles-ci n’ont pas toujours des limites + claires et se confondent souvent avec la suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui admettent + l’usage de guillemets – sous forme de chevrons doubles – concernent les discours directs + de deuxième degré. D’autres citations concernent la mention de titres de livres et + d’ouvrages : pour ceux-ci, nous employons toujours l’italique et la lettre majuscule, + qu'ils soient en latin ou en traduction.

+

Une autre caractéristique du texte, qui ne s’explique pas de manière évidente par sa + provenance géographique, est la présence assez nombreuse de formes féminines en ‹-e› (au + lieu de ‹-ee›). S’agissant d’un trait récurrent, nous avons conservé ces formes telles + quelles.

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+ Apparat critique +

L’apparat critique, positif et à un seul étage, présente: (a) les leçons rejetées ; (b) + des notes proposant une interprétation des passages complexes.

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+ [Liber secondus] +
+ [2.8.0 Qui satisdare cogantur vel + iurato promittant vel suae promissioni committantur.] De cels qui sont + pourforciez de fere satisfaccion, ou le prometent par leur serement ; de ceuls qui + sont mis en possession. +

+ Pauis dist : Satisdation et satisfation si ont il + meismes seneficat. Et senefient faire satisfaction. Faire satisfaction vaut autant comme + fait à emplir la volenté d’autrui. Et einssi devons nous faire satisfaction à nostre + adversaire, qui pour ice que il nous demande, gardon fere lui sactisfaction ou donner + pleges.

+

+ Ulpians dit que se aucun riche home demande plege en jugement d’estre + à droit envers lui et il li soit donné, il le doit tel avoir qu’i soit riches de + possessions et ne mie tant seulement de mueble. Se aucuns donne + pleges + + + à + à] om. ms.personnes qui ne + puissent mie estre pris, ne ne doient en cause d’estre en jugement, le plege ne sera mie + de value. Le prevost dist : Se aucuns a parens de patrons ou de + patronner + patronne + patronnes] patronner ms., ou + aucuns franchis ou filz, ou aucun qui soit en + en + + en] Répété. sa poesté, soit fame + ou homme, et il les ait apelez en jugement pour li plegier, chascun soit pris plege en + sa cause sanz contredit. + + Prevous dit le prevost + Le prevost dit + Le prevost dit] Prevous dit le prevost ms. + Corr. d’après le lat. « Quod ait praetor "liberosve + suos" ». : les filz ou les parens ou les franchis descendanz du + seuxe feminin. Nous meismes donnons et faimes ceste bonté et cest benefice au pere et + non mie seulement de sa + de sa + + de sa] Répété debte ne de son + droit. Mes se il est en poesté d’aucun ou d’aucune, et ce est ce, certainement, que + Pomponius escrist : « Se le filz puet estre pris en plege pour le pere, se il est en + autre poesté que en la seue, nous devons d’ileuc en aprés garder au nombre des heritages + et des choses qui enclinent à lui ». Et c’est ce que li prevost dist, + que en quelconques maniere que plege soit pris, l’en doit regarder à ses facultez + moebles et heritages. Li prevost donne action à celui qui laisse + aucun en plege d’estre en jugement, que chascun sache la verité : de quel pris la chose + est, pour quoi li pleges est, et que nous en veons la quantité, car il est melz que + celui qui est plege soit tenu pour certain pris et pour certaine quantité que + autrement.

+

+ Paulus dist que, se l’action est doublee en double ou en treble ou en + quadruble, que le plege doit estre tenu en toute maniere pour toute la value que la + chose pour quoi il est plege est entendue valoir.

+

+ Paulus dist que se aucun est dechaoit par plet, et il ait donné plege + por sa cause d’estre à droit, li prevost ne le doit mie commander à restraindre ; car se + li prevolz ignoranz l’avoit commandé à restraindre et il sera dechaoit + aprés le decret ou devant le jour de la refrainte, l’aucion porra estre nee ; et porra + ce estre fait proffitablement, ce einssi n’est que aprés le jour de la refrainte il soit + dechaoit et ait perdue sa cité.

+

+ Paulus dit que se aucuns se met em plege pour .i. condampné, et le + condampné soit dechaoit et ait perdu la cité de Romme, celui qui avra plegié le + condampné avra afaire tant seulement pour le condampné. Celui qui + donne plege riche en demant et offre à prouver que il soit assez puissant, se aucun en + doute, d’estre pris en jugement pour sa cause ; et celui à qui il veult donner le plege + le refuse et ne le veult mie prendre. Celui qui donne le plege souffisant pour suivre + son adversaire d’injuries, par action et sainement chascune, ne celle injure n’est pas + faite à celui seulement à celui qui donne le plege convenable, mes icelui qui n’est pas + receu em plege ne n’i puet estre pris se porra complaindre aussi comme se grant injure + li avoit esté faite.

+

+ Paulus dist : Par quantes fois une chose est prise + corrompuement ou en faisant lui satisfaction, elle est aucune fois veue ne mie prise ne + ne mie faisant lui satisfaction.

+

+ Ulpians dist : Se aucuns requis pour estre plege ne + voit mie lui estre convenable, ainz reconnoisse lui estre riche et avoir prescripcion de + marchié et mout de richoises, et le requerreour targe que il ne veuille user de celle + prescription de marchié, il est à voier quel chose est affaire de droit, et se le + seigneur est debonnaire. Et ce est ce que Pomponius raconte el livre des <hi rend="it">Epitres</hi>, et Marculien el tiers de <hi rend="it">Digeste</hi>, et Papinians el livre quart des <hi rend="it">Questions</hi>. Cornelio escrist ceste peticion et tel plege + estre refusé, et se il ne puet autrement faire ne eschiver, il li doit dire devant que + il ne use mie de son privilege, ainz i renonce en tant comme pleges. + Se satisfaction aucune avra esté neccessaire, et celui qui est coupable ne la puisse mie + faire à son aucteur ou lieu où il sera assemblé avoec lui, en quel lieu el li est + neccessaire à estre faite, il puet estre oï se einssi est que il soit appellé à ffaire + la en autre cité de celle meismes province. Et se einssi est que il + ne soit appareillié à ffaire en celle province, autre lieu ne li doit mie estre assigné, + ne celui n’a mie desservi à estre oÿ à qui que elle soit fait, en autre liu à qui la + satisfaction est neccessaire. ¶ Se aucuns n’a mie fait satisfaction à + son aucteur de chose mouvable, et celui de qui la satisfaction est desiree soit personne + soupeçonneuse et non mie solvable, et se ce est personne qui ait office, il doit estre + desposé de s’office par la volenté du juge, jusques à tant que il ait fait satisfaction + ou que le plait de l’un et de l’autre ait pris fin en aucune maniere.

+

+ Paulus dist : Quant aucun jour est assigné à aucuns + pledeors, il seulent assembler en stipulacion. Et se il ne se puent acorder, Pedius + cuide que espace atrempee leur soit donnee du juge en la poesté du stipuleeur. + Qui donne em plege une fame de faire satisfaction à autrui, il + n’eschive mie son domage, mais ne chevalier ne homme de meneur + aage qui de + aage de + aage de] aage qui de ms. .xxv. anz + ne puet estre aprové estre donné en plege, se ce ne sont personnes qui puissent metre + leur heritage en plege ou establir general procurateur ou aussi comme pour son general + procurateur. ¶ Aucuns dient certainement que quant aucune fame requiert douaire de son + mari et elle a fons de douaire, elle puet requerre estre plegerresse et plegier une + autre fame. ¶ Se aucun sergent viengne en jugement qui soit pris + cauteleusement ainz qu’il ait donné plege de paier le jugié en quoi il est tenu, l’en + doit aidier en droit à l’aucteur, si que il soit paié entierement de sa debte. Aussi + doit l’en aidier par aventure à homme qui est de meneur aage que de .xxv. anz, et à + fame, pour ce que fame est de trop foible sens. Se l’oir d’un + stipuleor est donné en plege de faire satisfacion du jugié ou le stipuleeur est donné em + ple + plege + plege] ple ms.de faire satisfacion + à son hoir, et li uns et li autres doit faire satisfaction de ce pour quoi il est mis en + pleges. Li tuteur et li curateur de l’enfant qui n’est mie d’aage + doivent si metre sa chose en saufgarnissement, que il en puissent faire audit enfant + neccessaire satisfaction. Et ce, se celui qui use de droit a donné au seigneur, doit + estre establi en sa proprieté. Derechief, + se + de + de] se ms. celui qui est alé en + essil, que satisfaction ne soit faite à son aucteur sus son heritage et pour plus + esloignier l’aucteur et que il ne li souviengne de sa debte, et l’oir de celui qui est + alé en essil face satisfaction à l’aucteur el non de celui qui est alez en essil, l’oir + i doit estre oïs, et en doit estre mis en possession et en garnissement. Et se celui qui + est alez en essil soit ja mis en + possessions + possession + possession] possessions ms., li + hoir doit requerre que il soit mis hors de possession comme celui qui a mis l’eritage + hors des mains à l’aucteur. Et ne doit pas l’oir enpetrer que il soit mis en autrui main + en garde, car ce seroit diverse chose se, sans blasme ou sanz tricherie faire à l’oir, + que il fust mis en possession. Il est commandé à jurer + par son serement de calompne que aucun ne truisse cause par aventure de travaillier son + adversaire comme il apiaut, et puisse faire satisfacion en la municipion de Romme. + Sachiez que cest serement de calompne n’est mie envoié fors que es parens et es patrons. + Il est certain que il devra jurer en tel maniere que il requiert estre mis en + municipion, car il ne pot mie faire satisfaction à Romme, mes il la pot bien faire là où + il requiert estre envoié, et ne fait mie ce par cause de calompne. Et pour ice n’est il + mie pourforcié jurer ailleurs faire satisfacion que en icel lieu ; car par aventure, se + il ne pot mie faire satisfaction à Romme et il le puisse bien faire en pluseurs autres + lieus. Donques enpeterras tu que il est pourforcié parjurer soi, ja + soit ce que il ait bonne cause et juste par semblant, car quant il iert envoié en + message il vouloit faire satisfaction, et donc ne dois tu mie enpetrer lui estre parjuré + en cest cas, pour ice que il s’i est aresté et que ce est le liu où il desirre faire + satisfaction.

+

+ Gaius dit que quant aucun arbitre + esleu + est esleu + est esleu] esleu ms. à esprouver + pleges, se il est einssi que l’arbitre soit veu felon à l’une partie et à l’autre, il + soit seu que par ice l’une partie et l’autre puet apeler devant le juge.

+

+ Paulus dist que se ice est que les pleges soient esprouvez pour riches + par le dit de l’arbitre, la querelle pourra bien estre prononciee devant le juge + poissant. Et se aucuns prent pleges qui li soient blasmez de son arbitre et delaisse + ceuls qui li sont loez et les aime miex à sa volenté que à la volenté de son arbitre, il + les doit avoir et n’en doit pas aler l’arbitre encontre. Et se einssi + avient que en nul lieu du temps qui a esté donné au deteur de paier, et le plege soit + chaoit en chetiveté ou en grant souffraite la cause congneue, il convendra que + satisfaction soit faite à l’aucteur à plain.

+

+ Ulpians dist : Se aucun homme a requis le fons d’un + heritage ançois que je le mandasse, et celui qui l’a requis l’ait pris souffisaument, et + aprés contre mon mandement il ait donné et trouvé affaire ans pleges et les ait fait + tenir prison ; et est assavoir en droit, se il doit estre punis ou non.

+

+ Cil meismes dist que quant .i. hoir qui est assemblé entre .i. general + poursiet .i. heritage sus condicion, et est establi faire satisfaction de l’eritaige + selonc la condicion faite entre lui et celui de qui il tient l’eritage, l’eritage li + puet estre requis et ostez, se einssi est que il defaille de la condicion faite et se il + en veult maintenir la condicion estauré et devant le jour assigné par la cause de la + peticion.

+

+ Paulus dist : Se .i. general est soumis ou tenu en + aucune chose à un especial aussi comme à .i. ou à .ii. quiqui] lire « à qui ». il doit faire satisfaction à l’especial de ce + en quoi il est tenu loiaument.

+

+ Cil meismes dit que se li filz desfent le pere desfaillant en + jugement, je demant se il doit faire satisfaction du jugié en quoi le pere est tenu pour + lui. À ce respont Paulus et dit que le filz puet desfendre le pere desfaillant et faire + satisfaction pour lui ; et le pere aussi pour le filz, soit en banissement ou en quel + cas que ce soit.

+

+ Marcians dist que cels qui poursieent les choses mouvables ne doivent + estre pris en plege, ne ne doivent estre pourforciez de fere satisfacion. + Mes celui pourseeur est d’estre pris en plege, qui poursiet sa chose et son heritage, + soit en champ ou en terre ou en autres heritages. Celui meismes est + dit pourseeur, qui poursiet cel champ qui est apelé emphiteoticum. Derechief, celui qui + a proprieté seulement est entendu pourseeur. Cil meismes en dit pourseeur qui est + usufrutier, et c’est ce que Ulpians escrist. Celui est dit creancier, + qui preste aucune peccune sus gage, et non mie pourseeur, ja soit ce que il ait + possession qui li ait esté bailliee ou otroiee de celui à qui il a presté. + Se un fons de heritage est donné en doaire à aucune fame qui ait + mari, tant à la fame, tant au mari en la possession de l’eritaige et du fons, doivent + estre entenduz et dis pourseeurs. Mes la cause dudit fons est diverse + et n’est pas une, car il puet avoir peticion personnel. Les meneeurs + d’enfans souz aage sont dis pourseeurs en lieu des enfans souz aage de cui il sont + meneeurs. Et se il sont en droit ajournez contre aucuns executeurs, il le doivent offrir + en droit, aussi comme possesseurs pour lesdis souz aage. ¶ Et se + aucuns me demande ou ara demandé le fons d’un heritage que je poursiee ou avoie poursis, + et de ileuc en avant le heritage soit jugié estre à celui qui l’a requis, et je enfourme + .i. appel, dont di je que je meismes puis estre dit pourseeur de son heritage et non mie + du mien, car je ne poursie rien autre chose ne la possession de la chose, laquelle il + m’a requise ne puet à moi apartenir. Celui qui offre à donner + caucion, l’en doit regarder le temps de la causion ; aussi comme celui qui aprés ce que + il a donnee caucion veut la possession, ce ne li aide de riens ne ne nuist, se einssi + est que aprés la caucion faite il se soit pris à pourseoir aucune chose.

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+ Paulus dist que, se aucun fait serement d’estre en jugement contre son + adversaire et il i lait à aler pour ce que il delaisse la cause du tout à son + adversaire, que il apert que il ne se parjure mie.

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+ [2.9.0 Si ex noxali causa agatur, + quemadmodum caveatur.] De celui qui a afaire et est accusé de + crime, en quel maniere il puisse eschiver la cause criminal dont il est + suivi. +

+ Ulpians dist que se aucun seignor ait plegié son sergent d’une action + criminal d’estre à droit contre cui li voudra riens demander, le prevost dist que il i + doit estre oïs en celle cause en quoi il le plege, jusques à tant que jugement ait fait + contre lui. Mais or veons quel chose c’est plegier d’estre à droit en + celle cause. Je cuide que plus vraie chose seroit le seigneur estre veu en jugement pour + le sergent que il a plegié que autrement, ne que esprouver se il y vendra ou non. ¶ Car + se il n’i vient, le droit de l’aucteur en porroit estre pieur. Et se einssi est que le + sergent celui qui l’a plegié et il n’i ose mie aler pour ce qu’il a sa cause perdue, + c’est ce que Labeo dit : que se celui que son seigneur avoit plegié, qui ert en lui egal + de pledier quant il ert o lui, ait pris service d’omme plus desfensaable et plus riche + et de meilleur lieu et ait mué maistre en tel maniere que le seigneur qui le plega ne le + puet mie amener là où il avoit promis, et la cause criminal soit vendue au grant + seigneur avoec qui il s’est derrenierement mis, il cuide et li est avis que il est miex + que il ne soit mie rendu en jugement que autrement. Mes se celui qui a esté racheté de + la cause criminal cuide eschaper d’autel cause s’il la faisoit et il la face en celle + fiance, il doit estre puni sanz rachat.

+

+ Paulus dit que d’autre droit use l’en es causes qui sont devant mises, + quar celui qui est accusé d’une cause criminal n’est pas delivré, ainz est pris por + celle cause et suivi, aussi comme se il fust vendu. Se il avint que + .i. sergent ne soit pas present, por lequel une action criminal avra esté + faite à autri, et le seigneur avoec qui il est ne + nait + nie + nie] nait ms. Corr. d’après le lat. « si quidem dominus non negat in sua potestate + esse ». mie que il ne soit en son service, ja soit ce que il l’en + deust metre hors, ou le juge cuide que il le voeille plegier de rendre le jugement + devant le juge, et se il ne le veult mie desfendre, il doit estre pris, ja soit ce que + il le poïst bien desfendre et metre hors de peril. Et se le seigneur renioit son serf et + die que il ne soit mie en sa poesté, ja soit ce que ce soit mensonge, il ne doit mie + estre condampnné sanz dedicion de cause nuisible, ja soit ce que il soit seu que il le + face par tricherie. Et c’est ce que Julius escrist. ¶ Se le serf du seingneur soit + present à .i. mesfait et le seigneur soit absent et le serf soit en la desfensse du + seigneur, le serf sera demené par le commandement du prevost pour l’absence du seigneur. + Mes, la cause conneue au seigneur, desfenssion li sera donnee, si comme Pomponius et + Vindius escristrent, que l’absence du seigneur ne li nuise ; et donques sera restablie + son action à l’aucteur, et prendra des biens au serf jusques à la value de son + mesfait.

+

+ Ulpians dist que se le serf et le usufruitier plaident ensemble de + cause muable en jugement pour usufruitier ou pour autre cause, et le serf ne li puisse + fere desfensse, il li doit fere desfendre par le prevost que il ne mete la main sus ce + pour quoi le plet est meu jusques à tant que il soit afiné.

+

+ Gaius dit que se la cause de .ii. seigneurs soit demené en jugement, + et l’un voeille faire satisfaction pour l’autre en partie et non mie en tout, Sabius + dist que ce ne doit mie estre fait, quar ou il le desfende tout se il a necessité + d’avoir le, car il ne doit pas estre oï se il est appareillié de desfendre le en + partie.

+

Ulpians dist : Se aucun a promis à metre son serf en celle + meisme cause estre mis pour lui en jugement, et il s’en aut franc et le serf demeure + chevetaigne de toutes ses injures et de toutes ses actions et non mie en son non, mais + el non de celui qui li a mis, le serf doit estre puni par tourment et par batemenz + jusques à tant que satifacion des injures soit faite à plain. Mes vengance doit estre + prise autrement de celui qui s’en va franc ou il doit estre condampné en grant somme de + peccune. Quel chose apartient il donques à ces choses autres et à ces causes nuisibles ? + L’en les doit certainement amener à la meilleur fin que l’en puet.

+

+ Paulus dit que se celui qui est franc s’est promis metre soi en + jugement por autrui, et il se mete maintenant pour icelle cause, ja soit ce que il soit + franc, si fait il franchise à celui et bonté pour cui il se met.

+
+
+ [2.10.0 De eo per quem factum erit quominus quis in + iudicio sistat.] De celui qui fait tant que aucun n’aille en + jugement. +

+ Ulpians dist que le prevost cuida te fraindre la droite tricherie de + celui qui enpeeche aucun que il ne viengne en jugement. Mes il ne + pert pas que celui empeeche autrui par sa tricherie mauvaisement quant il ne le retient + o ses propres mains, ja soit ce que ce soit voir que il ait proié autres gens que il le + detenissent et que il le menassent en tel lieu que il ne venist en jugement, liquiex + estoit innocent et ingnoranz et nonsachanz quel chose ce estoit, et se il forfaisoient + ou non. Nous prenons mauvaise tricherie en tel maniere : se aucun + retient autrui venant en jugement, et li prononce et dit aucune chose dont il ait + tristrece et besoing, ou besoing en tel maniere que il soit detenu et n’i viengne mie. + Celui qui sera creable sera tenu par cest banissement, ja soit ce que aucuns cuident que celui li puisse metre au devant ou reprouver, se einssi est que + celui qui est coupable ne puisse venir en jugement par la tricherie de son aucteur. + Celui qui est coupable n’avra mie accion vers son aucteur par cel + banissement, ja soit ce que il li souffisist bien par l’excepcion de la tricherie. Et se + ainssi avient que il en assemble en plet, et il le suive de la paine que il a eue pour + ce que il n’est venu en jugement, et autre que lui l’ait detenu en aucune maniere, il ne + porra mie ceste action demener contre son acteur en nule bone cause ne mais vers celui + qui l’avra detenu. Se pluseurs ont detenu .i. homme que il ne viengne + en jugement, il doivent estre touz tenuz. Et se .i. le retient et ne sache pourquoi il + le retient, le doivent delivrer. Et ou commun consentement une + mauvaise cause pour .i. serf et en son non, celui pour cui la mauvaise cause est + soustenue et en qui non les en doit delivrer. Accion doit estre + donnee à l’oir qui poursiet aucun heritage que son ancesseur tenoit par usage, et fait + estre donné l’action dedenz l’an et le jour que li ancesseur est mort, car l’oir ne doit + mie partir ne avoir profit en la tricherie de son ancesseur mort.

+

+ Paulus dist : Se li serf d’un aucteur fait tant à + moi coupable par sa tricherie mauvaisement que je n’aille mie en jugement pour ma cause + et .i. acteur sache bien la tricherie et il ne li desfende mie, il dit que l’aucteur ne + doit mie avoir proffit en la tricherie de son + son + + son] Répété. serf, ja soit ce que + je, Offilius, coupable, eusse donné excepction à mon acteur de estre à droit. Et se + einsi est que le serf le face sanz le seu et sanz la volenté de son seigneur, Sabius dit + que il doit estre puni par cruel jugement, car ne le fait meismes du serf ne doit nuire au seigneur ne aidier en cest cas, mes il li puet nuire se il + reconnoist que la mauvaistié ait esté faite par lui et il en traie le fais à soi.

+

+ Ulpians dist que par cest banissement doit estre mise en fait de droit + l’auction vers celui qui par sa tricherie a fait tant que celui qui est apelé en + jugement n’i puet estre alé. Et si doit on savoir en quel jugement la cause a esté + demenee, se einssi est que l’aucteur perde sa cause pour celle inquisicion. Et le + coupable entre ces choses aquiere seignorie de la cause en temps deu, ou il soit delivré + de l’action plainement. Celui qui avra detenu par sa tricherie celui + dont j’ai devant parlé ne devra mie faire à celui qui sera coupable restitution de + l’action perdue, que celui qui sera coupable ne face profit par la tricherie d’autrui et + l’aucteur ne soit tormenté de dommages. ¶ Mes, se aucun a promis à + .i. stipuleeur estre à droit en jugement en paine de .c. mars, et il soit detenu par + aucun que il n’i aille, l’action doit estre esprouvee ou fait de celui par quel + tricherie il a esté empeechié. Mes, se li stipuleor soit detenu par + la tricherie du prometeur, et le prometeur par la tricherie du stipuleeur, que li uns ne + li autres ne viengnent en jugement, le prevost, penssant la traïson de l’un et de + l’autre, ne leur doit de riens aider. Se je avrai esté aguillonné de + mon plege, et se je, coupable, avrai esté requis d’estre en jugement pour .c. mars en + quoi je sui obligié à mon aucteur et je n’i aille mie, ainz soie retenu par la tricherie + d’un homme apellé Sinfronien, l’aucteur suivra celui par cui je avrai esté detenu de .c. + mars et porra dire ces paroles : « Celui que tu as detenu fust venu en + jugement, je eusse gaaignié ma cause, ja soit ce que son plege m’en eust promis à rendre + la meneur partie ».

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+ [2.11.0 Si quis cautionibus in iudicio sistendi + causa factis non obtemperaverit.] De celui qui n’a pas trampees les + caucions faites en jugement. +

+ Paulus dit : Le prevost commande .xx. mile pas estre + anombrez en sengles jourz, et que celui jour soit excepté, qui est pris communaument des + parties et ouquel il convient que il soient en jugement, car sainement telle numeracton + devaee n’est greveuse ni à l’une partie ni à l’autre.

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+ Ulpians dist : Nous ne requerrons pas celui qui est + coupable d’estre en jugement, se einssi est que le negoce pour quoi il avoit promis + estre en jugement soit passé ou passast ainçois que il li convenist estre. Mes se il ert + aprés ce que il avoit promis estre en jugement, et il ne fust pas passé, celui à qui il + avoit promis d’estre en jugement loue pour sa besoigne, porra suivre ledit coupable, se + einssi est que il li soit promis ou que il ait paine pour son absence, ja soit ce que le + coupable cuidast que la besoigne fust passee, pour quoi il li avoit promis à estre. Mais + se le contraut avra esté especialment fait par le consentement des parties, l’un ne + porra suivre l’autre de nule paine. ¶ Se aucun preneeur de dons ait + promis à autrui d’estre en jugement pour tesmoniage ou pour autre cause, et soit + empeechié par sa tricherie ou par aucuns dons en tel maniere que il n’i soit pas venu + pour aquitier sa promesse, celui à qui il a promis d’estre en jugement le porra suivre + par excepcion de plet. ¶ Et se celui qui avra esté requis d’estre en + jugement en cause de tesmoing et il n’i porra estre en nulle maniere, l’en le doit + deporter et aidier en la meilleur maniere que l’en porra. + Se aucun a promis d’estre en jugement pour autrui cause ou pour la + seue, et il n’i puisse estre par fortune, dont il soit retenu ou empeechié par tampeste + de fleuve ou d’autre chose, l’en li doit aidier par excepcion et avoir le pour excusé, + et non mie sanz cause, ja soit ce que celui à qui il avoit promis d’estre en jugement + pour sa cause eust grant mestier que il i fust, autresi comme se il n’i peust estre, que + fortune a empeechié. Se aucun juge, ou l’une partie, ou l’autre de ceuls qui plaident + devant lui, soient souspris soudainement par maladie, le jour qui est assigné entre euls + doit estre aloignié. ¶ Se une fame ne puet venir en jugement, ja soit + ce que elle l’ait promis, ainz soit empeechiee par fortune ou par ce que elle est + enceinte d’un enfant, l’en la doit avoir pour escusee, si comme Labeo dit, se einssi est + que aprés l’enfantement elle puisse prouver que elle avra esté empeechiee par fortune. + Aussi est il se aucun a promis d’estre en jugement et il soit + empeechié par ce que il est entré en forssenerie, il doit estre escusé, car qui est + empeechié par forsennerie est empeechié par fortune. ¶ Nous devons + aidier à celui qui est empeechié par tampeste de flueve qu’i ne viengne mie en jugement. + Mes nous devons tampeste entendre en tel maniere, soit de mer ou de terre. Empeechement + de terre est quant aucun est retenu en voie en quel maniere que ce soit, mauvaisement. + La force du flueuve est, ou la tampeste, est à estre prise ou + entendue en maniere quant aucun est en mer et il ne puisse mie trouver navie. + Et se aucun soit passé la mer en temps convenable, et tampeste soit + levee en la mer que il ne puisse ne n’ose metre s’en en peril, et il se + refraigne pour la cause ou peril, porquoi ne li proffitera telle excepcion, se einssi + est que la cause soit conneue pour quoi il ne puet mie venir et pour quoi il est + contraint demorer ? Et se aucun dit : « Pourquoi a il tant targié à venir, et pourquoi + ne vint il lonc temps devant ce que le jour venist ouquel il avoit promis estre en + jugement ? ». Se einssi est que ce li soit mis au devant, il doit dire que la force et + la tampeste de la mer a esté cause de sa demoree. Se aucuns soit ou est alé à Romme de + sa volonté non, ne pour sa cause, ja soit ce que il i soit alé pour gaaigner et il eust + promis d’estre en jugement pour la cause devant dite, pourquoi ne sera il digne que + ceste excepcion li vaille ? Se aucune tampeste est en la mer et celui qui est à terre + seche ne puisse venir à son jour ne avironner le fleuve, ceste excepcion ne proffitte + pas toutes fois, se einssi n’est que celui qui est à terre seche soit angoisseus de + passer et se il ne mesure la terre ou avironne à celle fin que il sache se il porra + venir à heure à son jour. Et comme il avra einssi avironné le flueve, que il avra le + temps tot aempli et le lieu où il avoit promis à estre en droit, ou aucune chetiveté ou + fortune perilleuse l’a empeechié, je croi que à bon droit ceste excepcion li doit estre + proffitable. Aussi doit estre donnee excepcion à celui qui voloit + venir en jugement, si comme il avoit promis, et n’i est pas venu pource que son mestre + l’a retenu, se ainssi est que il ne l’ait fait par tricherie ; car, se il avoit donné + cause à son maistre de retenir le et eust talent que il le retenist, telle excepcion ne + li profitera mie, ne se il demeure ne se son maistre le retient en nule maniere por ce + que il l’en doingne cause.

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+ Paulus dit que action doit estre donnee à celui qui retient autrui que + il ne viengne en jugement quant il a promis à estre, ou pour quel cause + que ce soit, ne mais que elle li apartiengne.

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+ Ulpians dist que, se aucun a promis de estre en jugement, et il soit + condampné d’une cause chevetaigne en tel maniere que il n’i puisse mie venir, l’en le + doit tenir à bon droit pour escusé. Mes nous devons prendre le condampnement de la + chose : aucuns dient que ceste excepcion proffitera dont au condampné, se einssi est que + il ne soit refraint par condampnacion de mort ou d’aler en essil. Mes aucun puet + respondre que ceste excepcion est neccessaire es pleges, car se il s’en va en essil, + sauf sa cité, ceste excepcion portera profit à son desfenssour. ¶ + Ceste chose est assavoir que celui qui est fait coupable pour la cause chevetaigne et ne + puet mie venir en jugement comme il avoit promis, ne doit mie user de ceste excepcion se + il n’est condampné en tel maniere que il soit retenuz en loiaus ou en pechié, en tel + maniere que il ne puisse venir en jugement. De ceste excepcion porra user celui qui sera + condampné en tel maniere. Derechief, se aucuns est empeechié par mort ou par + destruiement de sa maison que il ne viengne à droit, ceste excepcion li doit estre de + value. ¶ Derechief, se aucuns est en servise d’anemis et pour ce il laisse à venir en + jugement, il puet user de ceste exception plainement. ¶ Aucun puet + demander se il puet avenir que l’en puisse aler encontre que exception aucune ne soit + donnee à celui qui a promis d’estre en jugement et n’i vient mie. Sabius dit que ceste + convencion n’est mie de value, mes je croi que elle soit de value especialment à cels + qui ont promis à estre en jugement, et de leur gré ont renoncié à la promesse. ¶ + Derechief, l’en demande aucune fois se aucun a promis de faire + satisfaction à son deteur en lieu, et ainçois que il li doie faire et il + li face, assavoir mon se exception sera donnee à ses pleges. Je croi ainssi que il + convient savoir se celui qui a faite la satisfaction l’a faite par erreur ou par + convencion. Se il a fait satisfacion par erreur, excepcion doit estre donnee es pleges ; + et se il l’a faite par convencion, el ne leur doit pas estre donnee. Juliens escrist que + se aucuns est semons d’estre en jugement pour sa cause et il ait promis par ignorance + faire satisfacion de plus que il ne li est establi, l’exception li doit estre donnee. Et + se einssi est que il n’eust pas si grant somme + somme + + somme] Répété. de peccune en leur + convencion comme il i a promis, le exception doit estre afermee par la replicacion du + convenant, si comme Juliens dit.

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+ Paulus dit : Se .ii. coupables d’une meismes cause + et compaignons d’une meismes debte soient tenuz à .i. deteur, et l’un ait promis à son + deteur d’estre en jugement sus une paine pour faire la satisfaction, et l’autre l’ait + empeechié, excepcion doit estre donnee à celui qui ne l’a mie empeechié, car la + tricherie de l’un ne doit mie nuire à l’autre pour ce se il sont compaignons. + Derechief, se .ii. coupables d’une debte aient promis à leur deteur + d’estre en jugement pour faire satisfacion, et .i. des deteurs n’i viengne mie, + l’aucteur doit demander sa debte à celui qui est present et à l’autre la paine mise + quant il ara essaié que il fera de ce que il li avoit promis d’estre en jugement pour + faire lui satisfaction. ¶ Aussi est il se le pere a promis d’estre en + jugement par le contraut du filz, et puis aprés le pere doinst affaire au filz pour la + cause que il a esté en jugement por le contralt du fil, il sera meu par exception se + einssi est que il ait afaire vers son pere pour la promesse. Et aussi est + il du filz, se il a promis d’estre en jugement por le contraut au pere.

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+ Gaius dit : Se aucun a donné pleges à son deteur, et + pour ce il ne daigne estre en jugement pour sa cause pour laquele il a donné plege, + felonnesse chose et forte est au plege estre obligié pour le besoing d’autrui. Et celui + pour qui il est obligié ne daigne estre en jugement pour sa cause, ainz s’en va + franc.

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+ Paulus dit : Se aucuns avra promis son serf en + jugement pour sa cause ou autre qui soit en estrange poesté, il doivent user d’unes + meismes exceptions, esquelles le filz s’est promis pour le pere et le serf pour le + franchi, exceptee celle où le pere s’est promis pour le filz, en laquele le serf est + promis pour son seigneur, ne puet pas faudre l’exception. Ces autres exceptions sont + toutes communes et aussi bien en franchi comme en serf, ne mes en celle qui est + exceptee.

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+ Paulus dit : Se aucuns a promis à son aucteur + d’estre en jugement aprés .iii. jourz ou .v., car il i devoit estre, et il face son + pooir de pledier avoec lui, il doit estre desfendu par exception se einssi n’est que le + droit à l’aucteur soit pieur por sa demoree.

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+ Ulpians dit : Se aucuns met son serf en plege ou le + promete metre pour lui en jugement pour sa cause, il ne peche mie avoec le seigneur qui + est stipuleeur avoec son plege. ¶ Se aucun ait promis soi estre en + jugement en une paine en non de pluseurs sers en une meismes stipulacion, la paine en + quoi il est connus doit estre entiere, ja soit ce que .i. en soit + desfaillant. Labeo dist que ce est voir, ja soit ce que il n’i soient mie touz presens. + Et est voir que celui qui s’est osté de celle stipulacion à celle fin que il en portast + meneur paine, et par sa tricherie il doit estre parçonnier de la paine, non contraitant + sa tricherie.

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+ Paulus dit : Se je ai promis en jugement aucun home + qui ert delivré grant temps a du jugement el quel je l’avoie promis à estre et ne tenoit + mais par aventure pour celle action, l’auction doit estre donnee en moi, car ou je le + desfende ou je le demoustre que la verité en soit enquise. ¶ Se aucun + homme ait proumis lui estre en jugement, et il soit peri devant le jour de sa promesse + par sa tricherie, nous dimes ou dison par certain droit que il ne doit mie encorre en + paine devant que son jour vienge, car toute la stipulacion est concuilliee en jour + assigné. ¶ Se aucun a fait ajourner son adversaire en jugement par + cause d’injures, la stipulacion commise, l’aversaire soit mort devant ce que la plederie + soit commenciee, il ne doit pas plaire à l’oir ; ne ne li souffit mie l’action du + stipulement, car l’action des injures ne souffist mie à l’oir, ja soit ce que la + stipulacion de estre en jugement pour la cause faite trespasse jusques à l’oir ; si ne + doit l’en mie suivre l’oir des injures au mort, ainz doit chaoir l’action des injures + sanz reprouver les à l’oir ¶ par action. Aussi est il se celui à qui je vouloie pledier + en jugement par cause d’injures soit mort la stipulacion commise, je ne puis mie envers + l’oir du mort suivre mon action. Et c’est ce que Julien escrist, selonc ce que, se il + donne plege des injures, l’en ne l’en porra suivre aprés la mort au coupable. Pomponius escrist et cuide que ce soit voir, se einssi n’est que aprés lonc temps + des injures faites il sera mort, et fust venu en jugement pour faire satifacion des + injures et eust suivi sa cause, ne l’aucteur ne fust le plege : en cest cas le plege + porra estre sui des injures au mort.

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+ Ulpians dit : Se aucun a promis autrui d’estre en + jugement en celle meismes cause, il doit faire tant que il i soit en tel maniere que + l’aucteur n’ait pieur droit pour lui, ja soit ce que l’action de la chose en puisse bien + estre plus forte, et ja soit ce que l’action en soit plus forte. Si doit l’en dire, et + est veu en droit, que il i doit estre, car se celui qui est promis d’estre en jugement + fesoit tant que l’aucteur perdist sa pecune, il devroit estre en jugement en icele cause + pour le coupable, et faire satisfacion ; donques celui qui est promis estre en jugement, + il doit estre par droit escript.

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+ Paulus dit que celui qui use de nouvel priviliege ne doit mie estre en + jugement pour la cause devant dite. ¶ Ce meismes doit estre tenu, + car, ja soit ce que il ait grant quantité de temps, que il apartient de l’aucteur seut + suivre sa cause, l’en doit raporter le temps en quoi il oult promis d’estre en jugement, + ouquel temps il avoit affaire vers son aucteur, ja soit ce que il ait delaissié à estre + i.

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+ Paulus dit que quant .i. serf a promis estre en jugement pour sa cause + pledier, soit aucteur ou decteur, et la plaiderie n’est pas commise ne les pleges + enplaidié ne es autres, il ne doit ne ne puet estre condampné.

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+ Neracius dit : Se aucun procurateur plaide en tel + maniere que il cause son adversaire en paine ou en despens, comme que ce soit, et il ne + fust mie en paine, se le procurateur n’eust la plaiderie commenciee et + enprés la maniere du mouvement, la stipulacion ne la paine en laquelle le coupable a + esté mise ne doit mie porter proffit au procurateur. Mes se einssi est que il ait pris à + pledier ou desfendre pour .i. autre besoing, et il face tant que il le puisse desfendre + non mie comme procurateur mes aussi comme esperant proffit en la cause dont il maine la + plaiderie aussi comme se il en fust seigneur, et se la cause fust seue de celui pour qui + il l’a prise, certaineme[nt] de cele stipulacion le proffit courra vers celui qui avra + la cause desfendue. Ice meismes et plus fort puet estre fait se le procurateur plaide ou + face tant que il gaaint la cause son mestre, ou il promete son mestre estre en jugement + pour sa cause et il n’i viengne mie. Ceste concepcion de paroles ne doit mie estre + raportee ne porter proffit au procurateur mes à son mestre.

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+ Paulus dit : Se le meneur d’un enfant souz aage ara + promis li estre en jugement pour la cause dudit souz aage, et il n’abregera mie la + plaiderie ne ne l’atrempera mie, et entre ces choses ledit souz aage croistra ou il sera + mort ou il tendra son heritaige, se einssi est, il porra deneer la chose qui avra esté + demandee à son meneeur en jugement par la cause de sa plaiderie, se le meneur en est + enchaoit ; et ne l’en porra l’en suivre par action de plaidié en nulle maniere, car ce + est droit tout prouvé.

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+ [2.12.0 De feriis et dilationibus et diversis + temporibus.] Des causes des fruiz de dilacion des divers temps, par + quel cause il sont empeechiees. +

+ Ulpians dit que, se aucuns requiert son adversaire d’estre à droit en + jugement contre lui en temps l’en doit cuidier les blez ou vendengier les vingnes, il + est repris par la proiere de marchié, car la gent sont occupez en cel temps + des blez qui sont sus la terre. Et pour ce ne doivent il mie estre deboutez. + Mes se le prevost par son ignorance ou par la desverie ara + perseveré ceuls apeler pour estre en jugement, et il i viengnent de leur volenté, ¶ se + aucun avra dit sa sentence en la presence de ceuls pledans de leur volenté, la sentence + vaudra, ja soit ce que celui n’a pas fait droit qui les a apelez. Et se einssi est que + ceus que le prevost avra apelez soient defaillanz, et le prevost voudra perseverer en la + sentence en leur absence, il doivent dire, et ensuit à dire, que la sentence n’est mie + de value ; ne ne doit l’en mie soustenir le dit du prevost, ainz doit estre la sentence + condampnee et destruite par appel. Mes nous en exceptons les causes + esquelles nous sommes, ou poons estre, pourforciez venir au prevost, ja soit ce que il + soit le temps el quel l’en cuit les blez ou l’en vendenge les vingnes, c’est assavoir se + la cause est perie par dilacion de temps, et l’action. Dont est il assavoir sainement + que nous sommes pourforciez venir au prevost toutes les foiz que la chose le requiert + pour le pledié prendre fin. Et einssi sommes nous exprimez par les paroles de l’oroison + dudit Marc. Derechief, l’oroison otroie l’un et l’autre escusanz soi par tel maniere que + il suivent leur pleiderie.

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+ Cil meismes dit que par celle meismes oroison recitee el senat de Marc + ne doit pas le prevost requerre aler en jugement à jour de feste, aussi comme les + tuteurs sont donnez devant les curateurs à jour de feste establis. Et si i pueent estre + amonnestez aucuns de faire service, se il cesse à faire le et il l’ait fait devant + excusacions, il pueent estre ajugiees. Et norrissemenz establis et prouver + aages et metre em possession autrui de garder sa chose ou legatoire et commissions de + foy ou domages fais. Derechief, en testamenz puet l’en ajouster ces oevres que l’en puet + faire à feste, car tuteur i puet estre donné pour les biens à aucun mort duquel .i. hoir + est issu, ou nourrir aucuns franchiz ou d’aler à l’eritage d’aucuns parens ou patrons + amonnester. Et leur doivent prester franchise par la commission de lor foy, ou il soient + crains d’euls par l’injure de regart felon.

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+ Cil meismes dit que le temps où l’en quelt les blez ou l’en vendenge + les vingnes seult estre assigné. Et le droit dit des choses qui perissent par temps + perilleus ou par mort. Par mort aussi comme par domage de fruit ou de deluges cruels ou + par peril d’embrasemenz, ou sont ravis ou par aucun naviee ou par chose semblable. + Derechief, se aucune chose est perie par temps, celui qui a action + vers autrui le puet suivre par action en temps de la chose perie. Item jugemenz frans + puuent estre fenis en touz temps. Derechief, droit doit estre donné + envers celui en touz temps qui pour le besoing et pour le proffit commun suit les + foires.

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+ Paulus dit que les seigneurs des provinces ou des regions seulent + assigner le temps en chascun lieu de lour province de queudre les blez ou de vendengier + les vingnes, et establir la cause du temps.

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+ Ulpians dit que les maistres ont acoustumé que il ne doivent faire + jugement ne moustrer leur poesté au premier jour des kalendes de janvier.

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+ Cil meismes dit que se aucun a jugié ou a esté jugié, celui qui a + jugié est pris par la premiere regle de cest tytre que il ne juge, ne seit + jugier es jours de feste se ce + nnest + n'est + n’est] nnest ms. de la volenté des + parties. Et pour ce jugera l’en autrement envers les choses qui seront faites en temps + que l’en queult les blés et que l’en vendenge les vingnes, ouquel l’en ne doit faire + jugement ne faire soi paier à force d’autrui, se einssi n’est que la chose pourforce le + jugement estre fait.

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+ Cil meismes dit : C'est que l’empereor Marc requiert + par oroison, que nus ne doit donner plus d’une fois dilacion d’instrumenz loiaus par le + proffit et par la grace de la cause conneue, et entre ces choses dilacion seult estre + departie selonc la moderacion des liens de celle meismes province ou d’autre. Et + meesmement, se aucun soit plegié par plet vient cuidablement. ¶ Ceste chose est à veoir, + se aucun avra requis dilacion pour ses instrumenz, et celui qui avra requise la dilacion + soit mort, et son successeur i veille qu’elle li soit donnee ; ja soit ce que elle ait + esté donnee devant, si puet elle estre donnee en la cause conneue.

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+ Paulus dit que par la coustume de Romme le jour commence à mienuit et + la nuit fenist en demie l’autre, ice que les heures du jour et de la nuit qui sont + .xxiiii. sont parties par mi, ja soit ce que les heures du jour soient faites et celles + de la nuit.

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+ Ulpians dit que le seigneur de Troies en Champaigne escrist en la + municion naturelle que l’en doit donner vacacions es besoignes natureles des festes. + L’en doit donner dilacion es besoignes qui apartienent à chevalier en jour de feste.

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+ Paulus dit que es choses mouvables en toutes ensemble et en chascune + par soi ne puet estre dilacion donnee plus d’une fois. En cause capital, + l’en en doit donner .iii. au coupable, et à l’aucteur .ii., mes la cause de l’une partie + et de l’autre doit estre contenue de demoustrer response de cause.

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+ [2.13.0 De edendo.] +

+ Ulpians dit que quiconques veult suivre autrui par action, il doit + ainçois demoustrer son action que il commence à suivre son action, car ce est plus juste + chose, si comme il m’est avis, que il la moustre ainz que il procede en la cause, et que + par celle demonstrance le coupable sache à dire se il voudra laissier sa cause ou il + voudra proceder contre son aucteur. Et se il velt estriver, il doit venir tout + conseillié de respondre l’auction conneue quant il assemblera avoec son acteur. + Demostrer action est baillier par escrit et par copie faire, ou par + libelle complet ou diter. Et ce doit l’aucteur demoustrer, si comme Labeo escrist, que + qui maine tant son adversaire que il demoustre à .i. autre que quel chose il veult dire. + Demoustrance de choses doivent estre faites sanz conseil, que celui + ne se pourpensse le jour demoustré et que il ne se conseille le jour aloignié. Tel jour + et tel conseil doit excepter le prevost en quoi li instrument est conscrit, et non mie + celui ouquel la solucion est conceue, car le jour de la solucion est aussi comme la + souveraine partie de la stipulacion. Les raisons doivent estre moustrees o le jour et o + le conseil por ce que le jour est receu et donné, car se le jour du conseil n’est + aloignié, il n’en porront autrefois apeler. ¶ L’aucteur doit + demoustrer touz les instrumenz lesquiex il a empensé de moustrer au juge et user vers + son adversaire, car l’en ne doit pas porforcier de mostrer les instrumenz desquiex il + n’a mie empenssé de user. ¶ Celui ne demoustre mie, qui ne moustre + toute sa stipulacion. L’en doit escuser cels qui par + aage ou par ruderie ou par sexe ne moustrent mie leur instrumenz, ou par autre juste + cause.

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+ Paulus dit que se aucun lais est requis, le prevost ne commande mie + moustrer les paroles du testament, pour ice par aventure que les hoirs seulent avoir + l’example et la copie du testament.

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+ Marcians dit que aucun possesseur ne doit pas estre requis de moustrer + instrumenz, se einssi n’est que il n’apartiengne à la cause de quoi il plede vers son + adversaire.

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+ Ulpians dit : Le prevost dit que les changeeurs d’une table d’argent + demoustrent les raisons qui apartienent à euls ou jour à jeter à leur conseilleeur. ¶ + La raison de cest banissement est tres droituriere, comme einssi + soit que les raisons de l’argentier confusent les raisons de pluseurs singulierement. Il + fut et est droit que celui qui les confit par ma cause en aucune maniere me doit + moustrer l’instrument. Mes le filz du pere qui à moi + estrive familie + estrive + estrive] estrive familie ms. est + tenus de moustrer par ces paroles, et puet l’en demander savoir mon se il est pere. + Labeo escrist que lui non mie pourforcie estre pere, ne mes le pere savant qui a + l’excercion de l’argenterie. ¶ Mes Sabien respont droitement ce à estre delaissié quant + à maintenant comme il raconte et demande lui estre pere. Mes se + einssi est que aucun sergent face l’argenterie et il face aucune tels chose de la + volenté au seigneur, le seigneur doit estre pourforcié de moustrer. Et doit l’en + demoustrer et donner jugement contre lui, aussi comme se il l’eust fait. Mais se il + l’avra fait non mie de la volenté du seigneur, dont porra jurer le seigneur non mie + avoir raison d’estre porforcié. Mes se le sergent fait la peculiere ou l’argentier, il + doit estre tenu seigneur de l’un et de l’autre ; mes se le seigneur a ces + raisons et il ne les moustre mie, il est tenu coupable en fait. Celui + qui a delaissié son argenterie à faire est porforcié à respondre. Mes + il est porforcié respondre illeuc, en cel lieu el quel il tient son argenterie ; mes ce + est establi que, se il a l’instrument argentier en autre province, je cuide que illeuc + doit il estre pourforcié de moustrer en liu où il tient son argenterie, car il a lessié + le premier lieu et s’est tresporté en autre lieu, li et son instrument. Et se + l’argentier tient son argenterie en autre lieu, et il soit porforciez faire + demoustracion non mie en lieu, ce ne doit pas estre fait, ne il ne doit mie estre + porforcié par droit commun, se ce n’est par aucun rescrit que celui qui suit voille + enpetrer ; et celui qui est suivi doit faire satisfacion des despens.

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+ Paulus dit que l’espace doit estre donnee à prononcier ces causes.

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+ Paulus dit : Se aucun des argentiers aussi comme + l’un des devant dis ait envielli son instrument ou en grenier où il te maint ou lieu ou + il die raisons descriptes pour quoi il ne t’i doie mie mener, à ce doit il estre + porforcié. Et aussi doivent estre porforciés ses successeurs de + moustrer raisons. Et se il soient, ou sont, pluseurs hoirs, et .i. tout seul ait + l’argenterie, il doit estre porforcié à demoustrer les raison. Et se pluseurs le + tienent, et .i. ait demoustré pour touz, il doivent estre porforciez touz à demoustrer. + Et se einssi est que .i. des hoirs humeliant et requerrant et demoustrant que il se + doute que il ne soit coupable de la demoustroison, ou puisse estre, aussi doivent dire + les autres ou avoir la subscripcion de la demoustrance de l’autre ; einssi sera il. Se + einssi est que il soient pluseurs argentiers de qui demoustroison doit + estre desirree, aussi est il se pluseurs tuteurs amenistrent la garde à .i. enffant souz + aage, il doivent demoustroison faire ensenble ou soustrere la demoustroison de l’un. + Il est requis de l’aversaire de l’argentier non mie en demandant de + son argentier serement de calongne estre demoustré à lui, que l’en ne cuide que il + voeille proceder par raisons vacantes pour travaillier la cause de l’argentier. + Labeo escript la raison estre telle de croire de son gré vers la + negociun + negociaciun + negociaciun] negociun ms.. L’en + doit donner au creancier pooir d’obligier pour la cause de son negoce et ne mie prendre + aucune raison contre la nue solucion de la debte. Et se le creancier + avra pris gage ou mandement, il sera porforcié de demoustrer vers la raison du + mandement. Et se il a paié l’argentier, il doit respondre, car de l’argenterie vient la + cause. Donques apert il par cest banissement que contre icelui à qui + l’action apartient puet aler celui qui a fait le mandement, et li apartient se il a obei + au mandement. Apartenir m’est il avis à moi quant il l’avra traitié contre mon + mandement, il li ara obei devant. Mes, se mon procurateur le mande en mon abscence aussi + comme se ce fust en ma presence, il porra demoustrer aussi comme se il apartenist à moi, + et est miex que il face demoustroison. Je ne dout donques mie que il n’i ait raison de + faire lui demoustroison, laquelle il avoit à moi. Se aucun a jor à ce + que il ait pris une debte de aucun presteeur, et il ne soit pas escript par le vice du + clerc ou des tables, et aprés l’en moustre à celui qui a pris la debte les tables sanz + le jour ouquel laquelle debte fu prestee, le jour et le conseil de la debte prestee doit + estre commun le jour proposé et le conseil où la debte fu prestee. + Demoustrer est ditier ou + esespondre + espondre + espondre] esespondre ms. ou + baillier libelle ou caier en prononçant. Le prevost dit à l’argentier + ou à celui qui requiert la demostrance : « Je vous commanderai de moustrer vostre cause + quant je l’arai conneue ». Il denoie à l’argentier moustrer sa cause + par ceste raison, car il puet estre ensaignié de l’instrument de sa prophecion ou de son + art, car ce est chose à dire de sourt, car comme celui soit ensaignié en la cause que il + de l’autre requiere de moustrer lui la cause, ¶ l’en doit voir se la raison de la cause + doie estre demoustree à l’oir de l’argentier et se l’instrument de l’argentier li + parvendra. Et se l’instrument li parvient, la cause li doit estre moustree. Mes à cel + argentier la raison doit estre demoustree par grant cause se il puet prouver que il ait + perdues ses raisons ou par peril de mer ou par embrasement, ou il ne les puet avoir pour + ice que il sont trop loing, aussi comme outre la mer. Le prevost ne + li doit mie commander que il les moustre à celui qui les demande à veoir, ne mais par + juste cause.

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+ Paulus dit : Assi comme celui qui s’en va hors du + paÿs en pelerinage par banissement ou il en suit mains planierement par banissement, ou + il ara perdu ses raisons par greigneur cas et non mie par sa negligence, car se il l’a + perdu par cel cas il li doie estre pardonné, il commanda et porra commander la cause + estre planierement demoustree. ¶ Ceste vois derechief senefie .ii. + choses : l’une demoustre bonne chose, et l’autre demoustre temps selonc grec. Et est + dite que elle appartient es temps ensuivans et prise einssi par toutes les fois que il + en est mestier, car elle puet estre faite et prise par .ii. fois ; et est prise + souventes fois pour « sepius », qui senefie souvent.

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+ Ulpians dit : En quiconques lieu li argentier est + requis moustrer les raisons, il doit estre puni se il le devee par sa tricherie. + Celui qui en cest banissement sera enchaoit, icelui preste à autrui + pour ce que il a esté en icelle cause, doit demoustrer ses raison comme il est regardé + du prevost, comme l’action ait esté commenciee estre mise en fait. Et se il a delaissié + estre mis en fait ou de plus ou de mains, ceste action n’avra mie lieu, ne acroissement + ne amenuisement.

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+ Paulus dit que aucunes personnes sont que il nous escouvient tenir + pour raisonnables, ne ne sont mie teles personnes estre porforciees par cest + banissement. ¶ Scevola dit : Leur procurateur avra aministré nos choses ou nos raisons. + Le prevost ne doit mie pourforcier par paour les raisons de l’action estre demoustrees + en fait, car nous poons ce suivre par l’action du mandement devant dit. Mes se aucun + compaignon porte ma besoigne de mon plait, le prevost ne porra mie par ceste clause à + moi venir, car l’action est pour le compaignon ; ne le prevost ne doit mie pourforcier + le meneeur d’enfanz souz aage de moustrer raisons audit souz aage, mais il en doit et + seult estre pourforcié en jugement de la garde. Il ne apartient de + riens se les successeurs ou le pere ou la mere ou le seigneur de l’argentier avront + estré d’une meismes profession, car comme il sont illeuc en lieu et en droit, il doivent + user en es parties de l’argentier. Icelui à qui l’argentier ara laissié ses raisons, ne + il n’est mie veu estre contenu + estre contenu + + estre contenu] Répété. es raisons, + car il est senefié estre suscesseur par ces paroles et par droit, ne mie plus que se il + eust donné ses choses en droit. Mes ne l’oir ne doit estre tenu comme il ne poursie riens de son successeur, soit par tricherie ou par autre chose. Mes se il li + ara renoncié ainçois que le lesseeur li baillast, il i sera tenu aussi comme se il + l’eust fait par tricherie. ¶ Derechief, le legat sera tenu et pourforcié ainçois que il + voit tes raisons de moustrer + de moustrer + + de moustrer] Répété. sa cause, se + einssi est que il n’ait riens fait par tricherie. Pomponius escrist + non mie estre felonnesse chose le monnoier estre porforcié de moustrer ses raisons, car + les monnoiers font leur raisons aussi comme les argentiers, car aussi prennent il + peccune et il la baillent par les parties desquelles la prouvance est escripte en + l’escripture et es quaiers d’icelle. Et courut souventes fois, ou est decourue, à la + verité d’icelle et à la foy. Certainement, il commande requerre et + demoustrer à cels qui requierent monnoie à prester, ne mie juranz de calompne les + raisons qui leur apartiennent. Car il nous apartient à nous argentier + faire le commandement estre fait par celui qui le fait, non mie tant seulement comme + nous aion celui contraitié ou souzmis à celui qui le contraut fist, s Se einssi est que + celui qui est en nostre poesté ait fait le contraut.

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+ Gaius dit que il commande à l’argentier de moustrer les raisons de sa + cause, ne il ne apartient mie maintenir plaiderie avoec l’argentier ni avoec autre qui + soit presteeur d’argent. Pour ce certainement le prevost ne commande + mie, ne ne pourforcie les argentiers ne aucuns autres qui leur resemblent moustrer leur + raisons, car leur office et leur mistere a cause publique, et l’oeuvre d’icels est + principal, en tel maniere que il confisent leur fais et leur raisons diligaument. + Demoustrement de raison est entendue en tel maniere, se elle soit + demoustree du chief, que se la raison n’est demoustree du chief, elle ne puet estre + entendue. Ce est assavoir que elle doit estre demoustree du chief à celle + fin que celui à qui l’en la moustre ne puisse mie ne n’ait cause de regarder ne descrire + tout le quaier ne toute la grant pel, mes seulement cele parties des raisons qui + apertiennent à aucun instrument. Celle partie doit estre regardee et escripte. + Et comme l’action conviengne en ice, de quel quantité la demande de + l’aucteur soit, et les raisons que apartiennent et qui dependent de l’action aussi comme + se aucun avoit esté condampné ou il n’ara mie gaaignié ce que il ara demandé ni eu pour + ice quar il n’a mie raisons par quoi il puisse desfendre sa cause. Et celui qui avra + einssi perdu doit estre suivi par ceste action. Mes nous poons veoir + se il est einssi et comme ceste cause va. Car, se il puet prouver vers le juge devant + qui l’en a fait le jugement entre lui et l’argentier par lequel il a esté vaincu, que il + deust avoir vaincu et non mie avoir esté vaincu, et se il offri ce à prouver et il ne le + peust prouver ou le juge ne fera force de sa prouvance, il se puet complaindre du juge. + Et se il n’est einssi, si puet il estre fait : ou il demoustre maintenant raisons, ou, + celui demoustrant, il s’est pourpensé en autre maniere, c’est assavoir que il puet bien + prouver que par autres instrumenz ou par tesmoinz desquiex ne par lesquiex il ne pot mie + prouver en icel temps par aucune cause, et il le peust bien maintenant prouver, par ce + porra il dire que il n’est pas vaincu. Et en tel maniere font il condicion en icelle + caucion et est ainssi corrompue, et il en puet avoir action d’injures et de domages, car + la prouvance que nous ne poïsmes mie faire el temps passé ne prouver la caucion + commenciee, et pour ice perdismes nous nostre cause ; mais maintenant, par autres + instrumenz et par autres tesmoins par lesquiex nous ne poions mie prouver, adonc nous + poissons bien maintenant prouver.

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+ Modestins dist que les examples des instrumenz ou de la subscripcion + desmoustrans quant elle puet estre demoustree est receue.

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+ Callistratus dit que il apert que les fames soient ostees de l’office + d’argenterie pour que ce est oevre qui apartient à homme.

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+ [2.14.0 De pactis.] Des + convenans. +

+ Ulpians dit que l’egauté de cest banissement est naturelle. Quelle + chose est ce qui est tant bonne à la foy humaine comme les convenans gardez entre ceuls + qui les font ? ¶ Convenant certainement est dit de enconvenancement + dont le non de pais est apelé. ¶ Enconvenancement est de .ii. ou de + pluseurs et non mie plaisir ne convenancement. La parole de + convencion est general : apartenante à touz ceuls qui consentent la cause du besoing + estre contraitié ou transportee entre ceuls qui ont afaire entre euls, aussi comme + convenir est dit de aucuns qui de divers lieus se assemblent ensemble en .i. lieu, aussi + est il de ceuls qui de divers mouvemenz de courage s’acordent ensemble, c’est assavoir + concordent en une sentence. Et en tant le non de convencion est general que Pedius dit + esliusablement que il n’est nul contraut ne nule obligacion où il n’ait convencion, soit + faite par chose ou par parole, car stipulacion qui n’est faite par parole est nule. ¶ + Les nons de convention trespassent en autre non : en achatant, en + alouant, en gagament ou ou en stipulacion.

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+ Paulus dit : Labeo dit que aucuns puet convenir + ensemble ou par chose ou par viande ; ou par .i. message puet il bien convenir entre + absens, mes certainement il sont entendus convenir par consentement taisible. + Et pour ce, se je avrai donné à mon debteur caucion, il m’est avis + que il convient entre nous, car il li plut que je ne requersisse excepcion + de convencion à avenir.

+

+ Modestins dist que aprés ce que je avrai rendu à mon debteur son gage, + et il ne m’ait mie paié ma debte, il est en doute assavoir mon se je li porroie mes + demander ma debte, se einsi n’est especialment que le contraut puisse estre prouvé.

+

+ Paulus dit que les convencions qui sont faites taisiblement valent. Et + ce proffite à ceuls qui + a habitent + habitent + habitent] a habitent ms. es liex + des citez, se nule chose sera assemblee ou nouviaument avoec l’aloueeur de gages. + Et selonc ce, le guerredon puet estre taisiblement enconvenancié. + L’argument de ceste chose est car aucune stipulacion est faite par + la cause de douaire : car devant les noces donner ne doit mie estre requis, aussi comme + se ce fust esprés que douaire ne puet estre requis se ce n’est par la cause des noces ; + car se la cause des noces n’estoit, la stipulacion du doaire seroit esvanoïe et nule. + Cil meismes dit que celui qui est consillié de cest fait ne doit + mie le douaire paier devant que il soient assemblez par lieu de mariage, ne il ne doit + mie estre requis. Et se stipulacion en est commenciee en aucune maniere, l’en i doit + metre condicion aussi comme se ce fust fait exprés.

+

+ Ulpians dit que il est .iii. manieres de convencion, car elle est + faite ou de cause publique ou de cause privee, ou de legitime ou de droit de gens. + Convencion publique est qui est faite par païs. Quant aucuns rois ou contes + s’entreguerroient, font aucuns convenanz ensemble.

+

+ Paulus dit que la convencion legitime est qui conferme par aucune loy. + Et pour ce aucune fois action naist de convencion, et ist toutes les fois que la loy li + aide à istre les convencions et les actions.

+

+ Ulpians dit que droit de gens engendrent excepcions. + Et les actions ne + espassent + trespassent + trespassent] espassent ms. mie el + non de convencion, mes il trespassent el non de contraut, aussi comme vente ou achat et + locaciun et conducion et ses autres contraus semblables. Mes se la + chose ne trespasse en autre contraut, la cause sorva elegaument Ariston. Celson + respont obligacion estre en tel maniere aussi comme se je disoie : « Je te donne ceste + chose à celle fin que tu m’en doignes une autre, ou je te donne ce pour fere moi aucun + service ». Et pour ce croi je que Julien en est repris de Marcien quant il dit ces + paroles : « Je te donne que tu me doignes, puisse naistre obligacion de cité ». Julien + escrist en fait de ceste action, estre mise en fait par le prevost et estre donnee. Et + Marcilien dit que ce n’est mie action certaine de cité mes il est assavoir que les + paroles prescriptes et regardees : il souffit à dire que ce soit contraut. Et ce est ce + que Aristo dit, que telle paroles veus que il en puet istre action. + Se aucun promet par sa malice et il n’ait mie fait obligement de celle convenance, car + pour ce que il n’en ot mie cause pour quoi il fist la convenance, l’en ne puet mie + establir obligement de la convenance. Donc di je que une convenance + ne requiert mie obligacion mes excepcion. Et enseurquetout el enforme + à la fiee action, aussi comme en la bonne foy du juge. Nous soulons dire que les choses + enconvenanciés de nue convenance sont en la volenté du juge. Mes ce doit estre pris en + tel maniere, aussi comme se aucuns suivist aucuns convenans, il doivent estre suivis de + par l’acteur sans intervaule, car se il y avoit intervaule, elle n’est mie de value à + l’acteur, que accion nesse de nue convenance aussi comme aprés la divorcion, aussi comme + aucun sera assemblé pour avoir doaire, et il sera donné avoec dilacion et + non mie en temps establi. Mes de maintenant ce n’est mie de value que action n’en isse + de nue convenance. Icelui Marcilien escrist que, se aucuns sont assemblez, ou en action + de garde, aussi comme se aucuns granz à cui celle garde est establiee, celle chose n’ara + mie lieu, que aucune action ne naisse de nue convenance. Et certainement ce sont les + couvenans qui donnent loy aus contraus, c’est assavoir sont fais en l’entree du + contraut. Ceste responsse est escripte de Papinien, que se en intervaule aprés + l’achatement aucun assemble aucune nature de contraut, et por ceste cause, pour celle + riule que action ne cesse de nu convenant, excepcion puet estre faite, laquelle chose + porra estre dite es juges de bone foy. Mes par la chose le convenant porra avoir lieu, + car les convenans qui aprés sont entreposez engendrent excepcions. + Les convenances qui sont d’un meismes contraut par la bone foy du juge establies de deux + soient en achatement, ne la chose ne puet estre ensivie par la bone foy du juge ne ne + pout pas toute estre ostee de l’achatement. Et donques quant elle puet estre toute + ensuiviee, pourquoi ne le pourra elle estre en partie et muciee par la convenance ? Et + c’est ce que Papinien escrist en cest banissement, car comme einssi est que la + convenance ait lieu de la partie de l’aucteur, le pris de l’action ne doit mie estre + amenuisiee, ja soit ce que il ne suive mie sa cause. Et se par celle meismes raison li + puet estre sa + chse + chose + chose] chse ms. ostee, par quoi ne + puet estre la cause reformee en aucune maniere, aussi comme se le contraut fust veu + estre renouvelé ? Laquelle chose puet estre dite soutilment et non mie en reprouvant ce que Pomponius escrist. Mes se .ii. hoirs avront esté l’un achateeur et + l’autre vendeeur, et celui qui est vendeeur + a ait + ait + ait] a ait ms. fait convenant + avoec l’achateeur que il soit departi et dessevré de son achatement (et c’est ce que + Julien et Vaspasien dient) et il puisse deslier en partie la convenance et l’achatement, + et que l’un des hoirs puisse enconvenancer ou aquerre par autre contraut la chose, l’une + chose et l’autre plaist à Julien, et ce est ce que Pomponius escrist. + Le prevost dit : je garderai les fais ou les convenans qui seront aucune fois + enconvenanciez par tricherie envers les lois et les communs drois et les senas et les + decrez et les banissemenz des princes, que fraude n’i soit fait à aucune de ces choses. + Les uns des convenans apartiennent à chose, les autres à personnes. + Ces choses sont et apartiennent à la chose toutes les fois que je promet ou enconvenance + aucune chose, ou je la requier generalment à persone toutes les foys que je requier + aucune chose de l’autrui. Nous devons esmer savoir mon se convenant est plus fait en + chose que en personne par ces paroles, si comme Pedius dit planierement que toute + personne est entee de convenant et non mie pour ce que le convenant soit personnel, mes + que il soit demoustré avoec qui convenant soit fait. Le prevost + dist : je ne garderai pas le convenant qui est fait par tricherie. Pedius dit que + mauvaise tricherie vient de calidité et de fallace. Convenant est fait par tricherie + toutes les fois que aucun home fait une chose circuntrite la cause d’autrui et il fait + faire autre chose, et se couvenant est fait par la cause de frauder autrui. + Le prevost dit, et Labeo escrist, que ce est felonnesse + chose est + chose + chose] chose est ms. et forsenee. + Felonnesse, se einssi est que le creancier ait delaissé sa debte à son + deteur une fois jusques à .i. terme en bone foy, et puis aprés le creancier voeille + destruire cel terme. + sorniee + Forsenee + Forsenee] sorniee ms. Corr. d’après le lat. + « supervacuum »., se aucun home l’avra fait pour ce que il se tient pour + deceu. Se aucun ara fait tricherie en commencement de aucun + convenant, ou aucun ara fait tricherie aprés ce que le convenant sera passé, le + excepcion porra bien nuire pour les paroles de la tricherie. Mes, se + aucunes paroles sont dites ou proposees en la derreniere partie des convenanz, Pomponius + dit sainement que telles paroles ne doivent mie estre prises ne mises en lieu de la + convenance, mes en lieu de la stipulacion. Et pour ce de la stipulacion puet istre + action se aucun ne prueve le contraire, especialment se einssi n’est que ce ne soit mie + fait en courage des stipulans, mes en courage des enconvenançants. ¶ + Se je enconvenance à aucun que aucune chose ne soit jugiee ou autre chose, le convenant + doit estre de value. Et se je enconvenance que je ne suive + l’annonciation de une nouvelle ouvraigne ou cause que je avoie ja sivee, aucuns cuident + que l’enconvenancement ne soit mie de value. Aussi comme se icelle chose soit tournee en + commandement du prevost. Labeo distincte adecertes : se nonciacion soit faite de chose + de ouvraigne serviable nouvele et il me loisse et plaise à faire enconvenancement de + celle chose, la distinction est de value, pource que il ne me plaist mie faire + nonciacion de chose publique. Nonciacion est de value en toutes ces autres choses qui + n’apartiennent mie à l’eslision publique. Mes elle est de value à ces autres choses qui + apartiennent au banissement au prevost. Mes enconvenancement me laist et plaist faire de + chose familiere, ja soit ce que la loy laisse faire enconvenancement de + chose larrecineuse. Derechief, se aucun enconvenance que il n’ostera + mie de peril aucun home, ceste promesse est de value, si comme dit Pomponius. Derechief, + se aucun enconvenance ou ait enconvenancié que pour la cause de ce que il ne la oste de + peril, il le mete en peril à son pouoir, Pomponius dit que tel enconvenancement doit + estre de value. Mes el ne doit mie estre gardee ne faite jouste la forme de droit. + Mes generalment toutes les fois que convenant est remot et + contrire à droit commun, le convenant ne doit mie estre gardé, ne serement de ce fait. + Marcianus escrist en la loy seconde + de diste digeste + de Digeste + de de Digeste] de diste digeste ms. que se stipulacion est entreposee des choses pour lesquelles il ne + plaist mie faire convenance, ne ne doit mie estre gardee mes destruicte. + Mes se aucun ait promis sus son heritage de paier aucune debte + ainçois que il en soit em possession et il pait la moitié de la dete, le convenant doit + estre de value. Mes se aucun serf vent son heritage à aucun usurier + ou aucun presteeur d’argent ançois que ledit serf soit em possession, ne n’ait seignorie + dudit heritaige, ja soit ce que il atende à estre en hoir, tel convenant de rigour de + droit n’est mie de value ne ne proffite pas, si comme Julien escrist. + Marciaus dit que se aucun hoir, comme filz ou serjant neccessaire, + aient enconvenancié paier aucune debte por le pere à l’oir ainçois que le plait soit + commencié entr’euls, le convenant sera de value, ja soit ce que l’oir doute que il ne + soit pas franc et que il soit ingnorant se li heritage au pere li vendra ou se il est + son pere. Aussi est il se l’oir d’un estrange se enconvenance pour autrui en tel maniere + que il viengne au mandement du creancier, le creancier cuide avoir à celui action. Mes + se aucun qui est en servise, aussi comme nous avons dit devant, ait enconvenancié paier + au creancier sa debte, Marciaus dit que il ne li puet proffitier, tant + comme il soit en service ne comme il n’ait mie heritaige, mes aprés ce que il ara esté + franchi et il ne sera mes en servitude et il sera en possession de heritage ; dont di je + que il ne puet fere excepcion que le convenant ne soit de value. Et ice meismes proeve + Marciaus. Se aucun filz, au vivant du pere, ait convenant à paier la debte du pere à + ceuls qui li ont la debte creue et sus son heritage duquel il n’est mie encore en + posession mes il l’atent à estre, il dit que en tel chose est contenue excepcion de + tricherie à venir, ne ne doit mie estre refusee ne en pere vif ne en son filz serf. ¶ + Ceste convenance aujourd’ui est faite en tel maniere nuist aus + creanciers se elle est assemblee ensemble et il aient desclairié touz ensemble par + consentement commun comment il se sont contenus de la debte qui leur est deue. Mes se il + se descordent, telles parties sont neccessaires au prevost avoec son decret ensuit la + volenté de la graigneur partie.

+

+ Ulpians dit : La greigneur partie est pour la + maniere de la dete et non mie pour le nombre des personnes. Il plest au prevost que se + il sont egauls el comble de la debte, dont doit estre devant mis le nombre de pluseurs + creanciers el nombre du convenant. Le prevost doit ensuivre l’auctorité des creanciers + se il trueve digneté en leur cause. Et se il ne li trueve mie, l’une partie et l’autre + doivent estre egaus, et doit le prevost eslire la plus humaine sentence et la meilleur, + et puet estre ce concueilli à icelui dou rescript Marcien.

+

+ Paulus dit que se pluseurs gens aient action en une meismes chose, il + doivent estre en lieu d’un comme leur cause soit une. Aussi comme pluseurs plaideeurs + qui plaident une cause ou aussi comme pluseurs argentiers en qui non une + debte est suivie, ou desquiex les nons sont fais ensemble, car ce est une debte. Et + comme les tuteurs de l’enfant souz aage d’un creancier se assemblassent ensemble, il + doivent estre anombrez en liu d’un, car il estoient assemblez en lieu d’un enfant souz + aage. Et aussi est d’un tuteur de pluseurs enfanz souz aage requerrant une debte, se + einssi est que .i. tuteur s’en entremete, il doit estre pris el nom de pluseurs. Forte + chose est que .i. homme soustiengne la cause de pluseurs, car celui qui a pluseurs + actions est pris en lieu de pluseurs personnes vers celui qui n’a que une action. + Nous devons raporter le comble de la debte à pluseurs sommes, car + par aventure pluseurs sommes sont raportees à une, si comme à la somme de cent aureores + sont raportees pluseurs sommes, et aussi à la somme de cinquante areores sont pluseurs + raportees. Donques regardons nous en cest cas que petites sommes aünees ensemble + seurmontent pluseurs autres sommes. Nous devons apliquer cause de + usure à tel maniere de somme.

+

+ Ulpians dit que le rescript l’empereor Marc parole en telle maniere, + c’est assavoir que touz les creanciers doivent asembler, car il doivent suivre leur + cause par une meismes accion. Donques di ge que la cause d’aucuns d’iceuls absens doit + estre jugié par l’example de aucuns d’iceuls presens. Mes ceste convenance + mist + nuist + nuist] mist ms. Corr. d’après le texte latin + (« Sed an et privilegiariis absentibus haec pactio noceat, eleganter tractatur : si + modo valet pactio et contra absentes »). aus absens qui ont priviliege + et est traitié eslisablement, et se convenance est de value contre les abssens. Et + adecertes je puis repetier la forme du rescript l’empereor Marc, qui rescrist que il + convient suivre cest cas par l’example des creanciers, esquiex cas il n’ont mie + ypoteques ne autre priviliege. Et toutes ces choses doivent estre gardees qui n’ont mie + ypoteques . Et se stipulacion soit souzmise au + convenant, l’en puet demander assavoir mon se excepcion a lieu au convenant ou se action + a lieu de la stipulacion. Sabius le vit et cuide que ce soit voir que l’une puisse user + de la cause de l’autre, se einssi est que aucun soit esleu qui soit stipulé, et se aucun + use par exception en la cause du convenancement, il ne le puet mie faire sanz + stipulacion. Et aucune fois soulions nous dire que excepcion de + tricherie est deportement de excepcion de convenant, car aucuns sont qui ne puent mie + user de couvenant d’excepcion qui pueent bien user de excepcion de tricherie. Et Julien + escripst que aucuns à la fiee acordent ce qui ensuit, c’est assavoir se mon procurateur + enconvenance aucune chose à mon creancier qui me ara creu aucune debte, aucune fois me + porra proffitier exception de tricherie, car aussi comme le convenant de mon procurateur + me puet nuire, aussi me puet il aidier à la fiee.

+

+ Paulus dit que par le convenant du procurateur l’en doit paier la dete + à son creancier.

+

+ Ulpians dit que procurateur puet nuire à son maistre en .iii. cas. + Premierement, se einssi est que je li aie mandé que il enconvenance aucune chose à mon + creancier, et il li enconvenance plus que il ne li doit enconvenancier ; ou, se je l’ai + fait procurateur de toutes mes choses, et c’est ce que Pantheolanus escrist en la loy + seconde de Assessoire : Et comme je arai baillié à mon procurateur ma + cause à demener en jugement.

+

+ Paulus dit que se aucun ait fait son procurateur pour garder lui + seulement une action, et aucune convencion soit faite au procurateur, ne + doit mie nuire à son maistre. Mes se il a fait son procurateur en + toutes ses causes, il puet estre pris toutes fois en lieu de son mestre, et pour ce vaut + aucun convenant se il le fait en lieu de son mestre.

+

+ Ulpians dit que quant aucuns procurateur fait aucun convenant en la + compaignie de son mestre, la compaignie li puet aidier ou nuire, ou le convenant fait + puet aidier ou nuire au mestre.

+

+ Paulus dit que le convenant du meneeur puet nuire à l’enfant souz + aage ; et c’est ce que Juliens escrist.

+

+ Ulpians dit que se aucun vendeeur de heritage ait fait convenant avec + l’acheteeur et le vendeor requiere aucune chose par excepcion de tricherie, telle + excepcion de tricherie nuist au vendeeur ; car, comme il est escript de l’empereur Marc + que actions donnees à l’acheteeur de heritage proffitableCf. lat. « utiles actiones emptori hereditatis dandas »., il puet user excepcion de tricherie + envers le vendeur de heritage. Mes se einssi est que il convenist einssi entre le + seigneur qui a vendue la chose et l’acheteeur qui a la chose achetee, la rendisst à + icelui procurateur qui l’avoit vendue pour son seigneur requerrant li le pris que la + chose avoit esté vendue, excepcion de tricherie nuist en cest cas au vendeor.

+

+ Paulus dit que se je promet à aucun que je li donnerai .x. livres et + il me promet que il m’en donra .xx., je ne li doi pas requerre obligacion faire moi de + ce qui passe les .x. livres que il m’a promises, car obligacion de chose donnee doit + estre donnee en la maniere que la chose est donnee. Aucunes actions + sont ostees par aucuns convenanz par cel droit meismes, aussi comme actions de injures + ou de larrecins. Action naist aucune fois de chose qui n’est + engaigiee par droit honorable, neis se elle est ostee par aucun convenant de excepcion, + se einssi est que je enconvenance que je ne requerrai mie la chose + engaigiee. Mes se aucun enconvenance que il ne la requerra mie vers + celui à cui il l’avra engaigiee mes vers son hoir, l’excepcion ne proffitera mie à + l’oir. Se je enconvenance que je ne requerrai mie aucune chose que je + avai engaigiee ne mon hoir, action ne proffittera mie à mon hoir, ne ne porra suivre par + action ce que j’en avrai engaigié tant pour lui que pour moi. ¶ C’est ce que Julien + escrist, que se aucun pere a vendu aucune chose et il convenance que jamais riens n’i + demandera ne lui ne son hoir, li hoir n’i porra jamais rien demander aprés la mort au + pere, comme il soit hoir du pere qui a fait la convenance. Se aucun a + fait aucune convenance de son heritage ou par don ou par engagement, et aprés le + convenant fait, il vende l’eritage donc il a fait le convenant selonc la sentence de + pluseurs, ceste chose ne nuist mie à l’acheteeur, ainz li proffite. Pomponius escrist + que nous devons user de tel droit selonc Sabius, qui esme ceste sentence estre de value + à l’achateeur, ja soit ce que il y ait translacion et conception de personnes. + Se einssi est que par le donnement devant dit la suscession des + personnes soit faite, comme le porseeur d’autrui heritage par male foy ait + concouvenancié ou vendu ou engagié celui heritage lequel il porsiet non tenement, la + mauvaise possession ne nuira mie à l’oir de celui de qui il tient le heritage, ne ne + proffitera, ainz porra requerre l’eritage. Se aucun filz ou aucun + serjant ait vendu aucun heritage, ou engagié ou enconvenancié à aucun achateeur, le pere + du filz qui a vendu ne le sergant du seigneur ne porront mie requerre ne retraire + l’eritage vendu du filz et du serjant.

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+ Gaius dit que le pere d’un enfant qui a son heritage + enconvenancié ou vendu, ou le seigneur du serjant ne le porront retraire, se ce n’est + par aucun contraut.

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+ Paulus dit : De ceuls qui + aqui aquierent + aquierent + aquierent] aqui aquierent ms. + excepcion et de ceuls qui servent en bone foy est il une meismes + chose.

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+ Derechief, se le filz famelié avra enconvenancié que il ne retraira + mie heritaige que son pere avra vendu, le filz ne le porra mie puis le convenant fait + retraire.

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+ Paulus dit que l’oir du pere, ou vivant du filz ou aprés la mort du + filz, ne proffite mie excepcion de convenant, que convenant doit estre personnel. + Et se aucuns sergant ara enconvenancié aucune chose pour son + seigneur, le couvenant ne sera mie de value. Mes or veons de excepcion de tricherie. Et + se aucun serf promet à faire aucune chose el non de son seigneur, il porra proffitier au + seigneur et à son hoir que le convenant est conceu et fait en la personne du seigneur. + Et donques excepcion de tricherie remaint au seigneur. Nous ne poons + mie proffitier en enconvenançant ceuls qui sont en nostre poesté, mes il nous puet bien + profitier se nous faison assemblement el non d’iceuls. Proculus dit : + cce + ce + ce] cce ms. que nous creons einssi + estre excepcion, se ce est fait en enconvenançant, se je enconvenance à aucun que il ne + soit mie requis de Titius aucune fois aucune chose, et aprés celui à qui je avrai requis + me suive el nom de Titius, ou establisse aucune chose, ce n’est mie proffitable chose ne + ne convient mie au desfensseur. Julien escrist que se le pere ait enconvenancié que + aucune chose ne soit mie requise, ne de lui ne de son hoir, excepcion de convenant ne + doit mie estre donnee plus au filz que au pere, mes excepcion de tricherie. + Derechief, fille qui est mariee puet enconvenancier ou engaigier + son doaire que elle avra eu et pris de droit. + Derechief, le filz qui a mesme puet enconvenancier et faire convenant à qui que il + voudra de ce que son pere li a lessié sus condicion. L’en puet + demander assavoir mon se à cels qui ont accion pour une meismes peccune ou qui sont + debteurs de une meismes peccune, et leur semble proffitable + ou ou nuisible excepcion de convenant excepcion de convenant + ou nuisible exception de convenant + ou nuisible exception de convenant] ou ou nuisible + excepcion de convenant excepcion de convenant ms. proffite à + toutes ces choses dequelles obligacion dissolue ou desliee est enconvenanciee. Et en + telle maniere convencion proffite es pleges du debteur.

+

+ Ulpians dit que se aucun ait presté à autrui tel chose dont il + convient que il ait plege, l’aucteur ne doit mie demander tant au deteur mes au plege, + car le plege donques ne puet issir de excepcion.

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+ Paulus dit que la convention du plege ne proffite mie au deteur, car + il n’apartient mie du plege peccune demander au deteur ; ne ce ne proffite mie au plege. + Mes convencion faite à l’autre à qui excepcion est donnee proffite à celui qui à + convenancié principaument aussi comme au coupable. Convencion de promesse proffite et à + ceuls qui sont obligiez pour lui.

+

+ Cil meismes dit que se .ii. coupables ont promis ou sont tenuz à .ii. + argentiers en une somme d’argent par convenant personnel, le convenant personnel de l’un + n’apartient mie à l’autre en quel maniere que ce soit, ni à son hoir. Et c’est ce que + Labeo escrist, que ja soit ce que le convenant du plege ne proffite mie au coupable, si + li proffite à la fiee excepcion de tricherie, si comme Julien dit.

+

+ Cil meismes dit que se le plege promet sa chose, ou met en gage ou + plege sus son heritaige aucun deteur, en cest cas le plege doit estre pris + pour le deteur, et il pert et est veu le convenant fait avoec le plege valoir autant + comme o le coupable.

+

+ Ulpians dit que se einssi est que il ne demant nulle chose à + l’aucteur, ne il ne devra mie donques demander aus pleges.

+

+ Paulus dit que se un de .ii. argentiers compaignons aient fait + convenant à .i. deteur ou pris argent de lui por frauder son compaignon, le excepcion de + [...]Lacune, cf. le texte de la Trad. 3, ms. F + (« Paulus dit : Se dui creancier sont conpaignon et li uns fet covenant à leur + deteur que il ne li demandera rien, l’en demande se li covenanz nuist à l’autre + compaignon. Et Neracius et Atticinus et Proculus dient que neis se li couvenanz est + fez seur la chose, si ne nuist il rien à l’autre compaignon, quar li covenanz ne + requiert fors que li autres puisse demander tote la dete. Et ce meismes dit Labeo ») + et le texte latin (« Si unus ex argentariis sociis cum debitore pactus sit, an etiam + alteri noceat exceptio ? Neratius Atilicinus Proculus, nec si in rem pactus sit, + alteri nocere : tantum enim constitutum, ut solidum alter petere possit. Idem + Labeo : nam nec novare alium posse, quamvis ei recte solvatur : sic enim et his, qui + in nostra potestate sunt, recte solvi quod crediderint, licet novare non possint. + Quod est verum. Idemque in duobus reis stipulandi dicendum est »).. + Neracius et Accelius et Proculus dient que, se il a fait promesse aucune pour nuire à + l’autre, ce est affermé et contenu et establi en droit que l’autre puet demander sa + debte au deteur de qui son compaingnon a receu la debte, ja soit ce que le deteur l’ait + paié entierement. Et c’est ce que Labeo escrist. ¶ Aussi est il de cels qui sont en + nostre poesté de paier ce que l’en leur a creu, ja soit ce que il ne puissent la debte + renouveler. Et aussi est il de .ii. deteurs comme de deus argentiers en cause de + plederie. ¶ Se aucune convenance est faite à aucun coupable à certain + temps aussi comme de prester argent, le seurplus du temps qui passe le terme mis ne + profite mie au debteur ni à son plege. Mes se einssi est que le deteur requiere que + nen ne + ne + ne] nen ne ms. demande mie sa + debte à son plege, ainz met sa personne en obligacion pour lui que sa debte ne li soit + demandee, aucuns cuident que ce ne profite de riens au plege, car comme il soit plege de + la chose, la chose li doit apartenir, et que telle excepcion comme il convient au plege + couvient au deteur. Mes comme que ce soit, je ai apris que excepcion doit valoir au + plege. Or veons de quel droit nous devons user, car celui qui s’est promis estre plege + ne puet mie istre hors du plege par tel parole. Le creancier + enconvenança et fu requis que il preist plege du deteur pour sa debte, et puis le deteur + le plege pris requist que sa debte ne fust demandee à son plege, et aprés + il requist que l’en demandast à son plege : dont di je que le convenant de la premiere + requeste est corrompue par la derreniere, car les derreniers erremenz confondent les + premiers, aussi comme stipulacion est corrompue par stipulacion. Et einssi doit il estre + fait, car droit est contenu en stipulacion, et fait est torné et usé en convenanz ; et + pour ce excepcion doit estre deboutee par replicacion. Et par ceste raison il convient + que le premier convenant ne proffite mie es pleges. Mes se aucun convenant avra tel esté + que il a osté l’action aussi comme de injures, il ne porra mie aprés enconvenancier seur + ce ses injures, car la premiere action est souztraite par la derreniere convenance, car + action de injures n’est pas veé de enconvenancement mes de contumelion. Derechief, ce + meismes poons nous dire se le convenant fait avoit souztrait toute l’obligacion des + contraus de bone foy, aussi comme de la chose achatee. La premiere obligacion ne doit + mie estre recitee mes elle proffitera au nouvel contraut, car le derrenier convenant + puet renouveler le premier contraut. Laquelle chose puet proceder en cas de doaire en + tel maniere : l’en a convenancié à une fame rendre lui son doaire en present jour et + elle enconvenance prendre le, et aprés elle enconvenance prendre et veult que doaire li + soit rendu et donné par les loys ; donques le doaire repairera à son droit, ne l’en ne + doit mie dire que la condicion du doaire soit pieur par cel convenancement. L’action du + doaire repaire à son droit naturel toutes les fois que la loy naturel le requiert, ne la + cause de doaire n’est mie faite pieur par tel convenance, ainz repaire à sa droite + forme. Et ces choses plurent à nostre maistre. Celle chose n’est qui + puisse estre faite par nulle convenance que tricherie ne soit faite à autrui, car ja soit ce que aucun promete que il n’oste mie aucune chose, l’en doit + regarder en cele chose enconvenancié que il n’i ait tricherie. Les + convenans qui conçoivent laides causes ne doivent mie estre gardez, car se je + enconvenance que je face tricherie ou larrecin ou injures, il escouvient craindre la + paine qui vient par la cause des injures ou de larrecin. Mes ces choses delaissiés, nous + poons enconvenancier ou fere convenans. Derechief, nous ne poons mie enconvenancier en + chose qui vient par cause commune. Et se convenant est fait en chose privee ou remote, + il doit estre osté ne n’est mie de value. Et devant toutes ces choses nous devons + avertir que il n’est convencion en autre chose et avoec autre persone, et que il ne + nuise à autre chose ne à autre personne. ¶ Se aucun me doit .x. + livres et je li enconvenance que je ne li en demanderai mie .xx., il me plest que le + convenant te proffite en .x. ou excepcion de tricherie. Derechief, se aucun me doit .xx. + livres et je li convenance que je ne li demanderai que .x. livres, ou je aie convenancié + faire en obligacion ou je requiere aucun que l’en praigne obligacion, l’excepcion de + convenant de ces choses est contraire, car l’obligacion d’une chose seroit paiee par + solucion, par obligacion, par acception, en tel maniere que le convenant enconvenancié + de une chose qui ne doit mie estre requise. Toute obligacion einssi entreposee doit + estre ostee. Mes se il est einssi fait entre nous que Sichus me + requiere que je ne demande à aucun .x. livres ou il me face assignement, je puis + efficablement ou excellentement fere contre Sicum ou de Sichum en tel maniere que nus ne + puet aler encontre par excepcion. Derechief, se je ai convenancié que + je ne requerrai mie le fons d’un heritage, mes que je requerrai choses singulieres, excepcion doit estre requise contre moi de la chose que je ai convenancié, + aussi comme se il convenoit que je ne requersisse mie le fons mes le fruit, et aussi + comme se je ne requiere mie la nef mes, icelle + depitie + depicié + depicié] depitie ms. Corr. d’après la Trad. 3 + (ms. F) : « Et se ge fis covenant que ge ne demanderoie pas .i. heritage et ge + demant aprés les choses de cel heritage, chascune par soi, de ce que ge avrai + covenancié covendra il former l’excepcion de covenant, si come se ge covenançai que + ge ne demanderoie pas .i. champ et ge en demant l’usaire, ou que ge ne demanderoie + pas une meson ou une nef, et quant ele est depeciee ge en demant les pieces » (cf. + le texte latin : « Item si pactus, ne hereditatem peterem, singulas res ut heres + petam : ex eo, quod pactum erit, pacti conventi exceptio aptanda erit, quemadmodum + si convenerit ne fundum peterem et usum fructum petam, aut ne navem aedificiumve + peterem et dissolutis his singulas res petam: nisi specialiter aliud actum + est »)., je requiere les parties + singlieres + singulieres + singulieres] singlieres ms. la + nef, se einssi n’est que autre chose soit faite expecialment, se aucune acceptilacion + n’est ne ne fut mie proffitable. Il m’est avis que ce fait ne doit + mie estre requis par convenance taisible. ¶ Le serf qui tient aucun + heritaige ne puet mie enconvenancier nouviament à l’oir qui n’est mie encore né mes à + venir, car il n’en fut onques seigneur. Mes se einssi est que convenant soit fait à .i. + hoir de sa chose, le convenant porra estre aquis de l’oir de l’eritaige.

+

+ Gaius dit que les choses enconvenanciees ne sont mie fermes contre les + regles du droit citoien, aussi comme se l’enfant souz aage ait fait aucune convenance + sanz l’auctorité de son meneeur, c’est assavoir que il ne requerra mie sa debte qui li + est deue de son debteur devant que il soit de certain aage et devant certain temps aussi + comme de .xxv. anz. Certaine chose est que il ne doit mie estre paié sanz l’auctorité de + son meneor. Se aucun enfant souz aage enconvenance de chose diverse et die que il ne + doie mie ce que l’en li demande, ceste convenance doit estre ferme, car il li est otroié + faire sa condicion la meilleur que il porra de l’auctorité de son meneeur. ¶ + Se aucun tuteur ou duteur de forsené ou de follarge ait + enconvenancié aucune chose, c’est assavoir que peccune ne seroit mie demandee du + forssené ne du follarge, proffitable chose est reçoivre les convenances du cureor et non + du follarge ne du forssené. ¶ Se aucun filz ou aucun serf ait + enconvenancié que il ne requerra mie aucune debte qui li sera deue ou à + l’un ou à l’autre, le convenant ne sera mie profittable. Mes se il ont enconvenanciee en + leur chose, ce est assavoir que il ne demanderont mie cele peccune en tel maniere, leur + convenance sera ferme et estable envers le pere et envers le seigneur. Se einssi est que + il aient franche aministracion de pecune et celle chose de quoi il ont fait la + convenance doit estre peccuniere, c’est assavoir apartenance à peccune. Et c’est voir + que il plest à Julien que icelui non est voirement convenable. Et meesmement, celui qui + a commission et à qui la commission est otroiee de peccunier n’a mie le droit ne n’est + mie commis de donner la peccune. Donques s’ensuit il que, se aucun a convenant que il ne + demandera mie sa peccune à autrui por sa cause de donner lui, la convenance ne doit mie + estre de value. Et aussi est il, se aucun promet aucune chose qui est ensivable ne plus + ne mains à la chose devant dite, la convenance devra estre ferme et estable.

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+ Ulpians dit : Se aucune peccune est prestee ou creue + en jour de diemenche, le temps et le jour du prest doit estre de value ; c’est ce que + Celsus dit.

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+ Gaius dit : L'en doit veoir aucune fois, se le filz + qui est en la poesté du pere puet faire convenant de value que il enconvenance que il + fera ou que il ne fera mie aucune chose, il puet estre aucune fois de value, car aucune + fois a il accion aussi comme de injures. Mes comme le pere ait action pour les injures + de son filz, il ne convient mie douter que il n’apartiengne au pere la convenance + conneue du filz que il ne puisse suivre les injures. Se aucun a emprunté de son serf + aucune peccune que Titius li devoit, et celui qui l’a empruntee la demande à Titius, il + est assavoir se la convenance de la chose porra estre ostee par excepcion et se il porra demander la promesse à Titius qui doit la debte qui li a esté prestee. + Juliens cuide la debte non mie pooir estre demandee à Titius, car celui à qui la debte + est deue avoit convenant que il ne la demanderoit mie à Titius. Et einssi est il demandé + se action est donnee du seigneur de celui sergant au stipuleeur, c’est assavoir se le + serf avoit bonne cause et juste d’aler avant, car par aventure devoit autant ou avoit + deu par aussi grant espace de temps autant de pecune à Titius, aussi comme plege de ce + qui doit estre preste à Titius. Et por ce, se le sergant estoit venu à Titius, action ne + li doit pas estre donnee, ne le sergant ne doit mie estre dit creancier ne demander à + Titius ne ne le puet en nule maniere porforcier, se einssi n’est que le serf li ait + presté franchement sa debte et creue. Se je avrai esté stipulé sus condicion de toi de + ce que Titius me devoit purement ou sanz condicion, se je requier en ma debte de Titius + par l’excepcion de la chose enconvenanciee et je l’en puisse bien et doie amonnester, il + vaudroit miex que excepcion n’i fust pas mise.

+

+ Ulpians dit que il li plest que bannissement ne soit mie fait contre + aucune beste morineuse, ja soit ce qu’il soit assemblé par aucun besoing en marchié de + vente ou aprés ce que elle i soit assemblee.

+

+ Paulus dit que il est dit devant que, se aucun aucteur a fait + convenant avoec .i. coupable que il ne li demandera mie sa debte, il doit plaire au + plege requerre excepcion pour la personne qui est principal deteur de la debte, que il + ne conviengne que il aut en jugement por la cause de la debte par aucun mandement. Mes + se la cause du mandement est nule pour donner hardement à celui qui est plege, l’en doit + dire que l’excepcion ne proffite mie au plege.

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+ Celsus dit : Se aucune vieille veve ait promis son + doere en nom de un filz que elle avoit de sa niece, et elle dit + convenancie que le doaire ne sera mie demandé de son filz, et se einssi est que le + doaire soit demandé du filz de la vielle, il ne devra mie estre desfendu par exception + de convencion, mes le filz usera de exception de convention. Et est otroié à l’oir estre + conseillié ; et ne mie contraire n’est à .i. des hoirs estre conseillié se einssi est + que il soit hoir. Et ces autres comme le filz de la niece ne doivent mie estre + conseilliez de avoir le doaire.

+

+ Modestins dist que le droit de connoissance ne doit mie ne puet estre + reputé, ne renoncier n’i puet l’en par aucun cas, non mie autrement que non mie voloir + son franchi ou son cousin. Et pour ce di je la sentence de Julien estre voire.

+

+ Cil meismes dit que .iii. freres, c’est assavoir Titius et Menias et + Seia, departirent entre euls .i. heritaige commun, et les instrumenz entreposez par + lesquiex il avoient devisé et departi lor heritage, il garderent bien que riens ne leur + demorast en communalté, que tout ne fust departi. Mes aprés le departement de l’eritage, + .ii. des freres, c’est assavoir Menias et Seia, lesquiex ne estoient mie presens au + temps que leur mere morut, connurent et virent que leur frere avoit soustret leur + monnoie d’or, de laquelle monnoie il n’en ont faite nulle mencion en l’instrument de la + division de l’eritage. ¶ Aucuns puet demander se action puet convenir envers le frere + qui a souztraite la peccune aprés le convenant de la division de l’eritage. Modestins + respont que Menius et Seia pueent suivre proffitablement celui qui leur a souztraite + leur peccune pour leur partie ignorant de la fraude qui leur a esté faite.

+

+ PaulusPaulus] « Proculus » dans le texte latin. dit que comme tu porsseïsses le + fons de mon heritaige et il convenist à moi et à toi que tu em baillasses la possession à Titius nostre frere, entendententendent] À lire « entendant ». à querre celui fons de heritaige de toi + meismes non mie en metant m’en au dehors autrement par excepcion de convencion que se tu + l’eusses ja baillié, ou ce fust convenu par ta cause entre nous, il n’en demourast pas + en toi que tu ne li eusses baillié, ja soit ce que ce fust contre l’establissement des + freres.

+

+ Papinians dit que les empereors, c’est assavoir Severinus et + Anthonius, recristrent que pecune ne doit mie estre renvoié du curateur au deteur de la + chose commune, et ne doit mie estre renvoiee mes rapelee.

+

+ Papinians dit que droit commun et droit primatoire ne puet estre mué + par aucun convenant.

+

+ Cil meismes dit que convenance obscure plut, et convenance douteuse, + au vendeeur de vielles choses et à celui qui avra aloué connoistre en la poesté desquiex + il convient conscrire plus apertement.

+

+ Cil meismes dit que tel convenant comme je ai devant dit ne doit mie + estre tenu ne ne doit mie estre amé de aucunes personnes car, comme il soit general, il + avra lieu entre aucuns hoirs qui plederont ensemble. ¶ Celui qui a + convenancié à paier en certain jour aucune peccune apele son deteur por paier lui sa + peccune que il n’avoit mie paié au jour certain. Le juge de la cause principal doit + ensuivre la juste convencion en la maniere que confessé est et la maniere de l’apelement + la satisfaccion et jugier du terme passé contre celui à qui la cause est bailliee et non + mie à autre. Aprés la division des biens et des muebles de aucun + mort, sengles creanciers ou presteeurs se assemblent ainçois que les legacions ne les + choses soient entreposees, à celle fin que il prengnent leur usures et leur actions, + lesquelles il ont envers euls pour leur parties. Il ne doivent mie estre + empeechez que il ne praignent leur debte, se einssi n’est que les sengles hoirs pour la + foy de la chose faite se seront offers aus sengles debteurs faire satisfacion de leur + debte. Le pere qui a promis aucun doaire et enconvenance en mariage à + son filz que aprés la mort de sa fille tout le doaire li revendra, celle convencion + faite et aprés pluseurs hoirs frans seront issus de la fille, ce proffitera à ses hoirs + par excepcion de tricherie requerre le doaire comme tel chose soit faite entre les hoirs + contraiant, et que il soit conseillié aus hoirs que, au temps que la convenance fu + faite, le pere n’avoit mie tant hoirs. Le jugement est veu obeir à la cause du filz par + la cause du pere.

+

+ Cil meismes dit que se aucun m’avra paié partie de ma debte dedenz le + jour qu’il m’avoit assigné de paier ma debte, et dés qu’il m’ara paié le remanant, et je + li die « Je te deliverai », ja soit ce que il n’ait mie action, se puet il avoir + excepcion de convenant.

+

+ Cil meismes dit que aucune fois est il einssi entre le creancier et le + debteur que le creancier ne congnoist mie le fés du treu ou de la loiauté ou de la chose + engaigiee, mes atent la neccessité de la debte du deteur pour estre paié. Telle + convencion quant à la raison de + tici + fisci + fisci] tici ms. Corr. d’après le texte latin + (« Talem conventionem quantum ad fisci rationem non esse servandam respondi : pactis + etenim privatorum formam iuris fiscalis convelli non placuit »). ne doit + mie estre gardee en la rebriche des convenans, est ce escrit. Donques me plut il la + forme du droit privatoire de fiscalier estre esracié.

+

+ Paulus dit que es ventes ou es choses vendues devons nous savoir que + le vendeeur doit baillier la chose vendue et l’acheteeur doit faire le contraire, car se + encontraitant ou en faire contraut ou en contraut fait aucune chose fait + excepter, l’achateor doit garder au pris que la chose est achetee, et le pris + restraindre du mal se mestier en est.

+

+ Scevola dit que en ce que l’enfant desouz aage se fut atenu de + l’eritage son pere prendre, le meneeur dudit enfant souz aage bailla certaine porcion + dudit heritaige aus creanciers qui avoient creu leur peccune au pere tant comme il + vivoit, et comme les curateurs fussent tenu à ceus. Je demant + je demant + + je demant] Répété. assavoir mon se + le creancier du pere doie retenir celle porcion que le meneor li a bailliee. La + responsse est telle que le meneeur doit apeler l’une partie et l’autre, et doit souffire + que les creanciers aient la partie qui leur est laissiee.

+

+ Hermogenians dit que le plaisir de division de aucune chose, se elle + ne prent son effect à aucune action par tradition ou par stipulacion, le convenant ne + porra mie proffiter à aucun home en nul temps.

+

+ Triphonius dit que le convenant fait entre le legatoire et l’oir de + aucun home trespasse en tel maniere que il ne prendra mie satisffacion de l’oir. La + constitucion de l’empereeur Marc raportee doit estre gardee en tel maniere que la + volenté du trespassé doit estre faite de value, ne satisfacion par les lais qui sont + laissiez à l’oir ne doit mie estre rapelee par enconvenancement de penitance, ja soit ce + que il li plaise establir la persecucion de son droit en pieur esperance de perfeccion à + venir.

+

+ Scevola dit que l’achateeur de le aleu ou d’aucun heritaige avoit + promis paier .xx. livres en tel maniere que il disoit que il ne li vaudroit mie ensemble + ne que il ne paieroit mie touz les .xx. livres au vendeeur, et aprés ce il assemblerent ensemble et dist le vendeeur que il li souffiroit avoir .xiii. livres + maintenant, et fist convenance à l’achateeur que il soit paié dedenz certains jours, + aussi comme dedenz .x. jourz ; se il n’estoit paié dedenz le tens, il porroit demander + tout le plain des .xx. livres. Et en toutes ces choses il n’eust mie fait assignement ne + letre. Aucuns si puet demander que, se il n’a fait satisfacion du derrenier convenant, + se toute la debte de la premiere convenance li porra estre demandé. La responsse est + telle que elle li porroit estre toute demandee, selonc les choses qui seroient + proposees. Lucius Tycius Gaius : Un de ces .iii. freres establi .i. + deteur avoec qui il estoit enlacié par aucune reson pour les choses que il avoit prises, + et qui li avoient estre bailliees. Et prist ces paroles de l’epitre par la raison de la + table que tu as prise avoec moi jusques à cest jour. Et par pluseurs contraus il dut à + celui qui l’avoit establi pour deteur, et avoec qui il avoit esté à ssa table .ccc. et + .lxxxvi. livres, et l’usure qui y apartient. Et dont dist celui qui avoit establi son + deteur à son deteur : je te delairai secreement de la somme en laquelle tu es tenu à + moi, ne mains que j’en soie assigné par instrument ou par letre et de chascune somme et + la cause, en tel maniere que li instrument remaingne par devers moi et il soit einssi + fait, nepourquant l’instrument soit chancellé. L’en puet demander comme celui qui est + tenu en la somme vers le presteeur ait mandé au presteor devant le temps de sa chartre, + et ait aussi mandé à son patron que il li a fait satisfacion des .ccc. livres, assavoir + mon se les paroles de l’epistre par lesquelles toute la caucion + dec + de + de] dec ms. chascun contraut sont + issues ou por l’instrument chancelé, se il avront la caucion entr’euls ne + se il porra suivre le debteur lui ne son filz. La responsse est telle que, se la raison + de la chose prise et il eust despendu tant comme il avoit en l’assignement completement, + l’obligacion devroit remaindre en sa poesté.

+

+ Gaius dit que quiconques face convenant en tradicion de choses, cel + convenant doit estre manifestaument de value.

+

+ Ulpians dit que se aucun avra creu sa peccune ou il ait en convenant + de prester sa peccune en tel maniere que il l’arait à son besoing, et son deteur li ait + convenant que il en fera son proffit à son pooir, l’en puet demander se tel convenant + est de value, et miex est il que il soit de value ne n’est mie chose mauvaise se le + presteeur requiere estre paié solut ce que sa faculté le desirre.

+

+ Cil meismes dit que il ne cuide mie estre de la chose ostee ou de la + chose prestee ou de la chose alouee es contraus et en ces choses semblables, et cest + convenant est que tu ne faces mon serf fuitif ou larron, et cest que tu ne t’escommoeves + en tel maniere que tu despises ton sergent, si que il soit fait larron, si comme cest + fait tost d’un serf corrompu. Et ceste convenance puet tenir lieu, car elle n’apartient + mie es sers corrompus.

+

+ Ulpians dit que se aucun fait convenant avoec son deteur de cause + lessiee, et il convenance que il ne l’en demandera jamés riens, ainz li delaisse ce que + il li doit, le deteur ne sera mie delivré de cel droit, se einssi n’est que il ne li + convenance que il le mete hors de toute convencion de excepcion, si comme Celsus escrist + en la loy. Et celui meismes escrist en la loy que, se tu as commandé + à ton deteur paier ta debte à Titius, à qui tu cuides que la chose li soit laissiee par + aucune chose fausse, et le deteur ait fait convenant avoec celui qui li + est establi nouvelement, ne tu n’as perdue ton action envers ton deteur ne lui envers le + sien.

+

+ Cil meismes dit que l’epistre dit, en laquelle il est contenu, que + aucun ara fait eschiver aucune chose à son hoir, il ne porra mie donner aucune peticion + envers le porseeur apartenantes à l’eritage. Se einssi est que + consentement fust fait entre le deteur et celui à qui il plest acheter du creancier + l’eritage, lequel le deteur avoit engaigié au creancier, et en deportant les fiees du + deteur et en lieu de lui il l’ait desgaigié, li eue compansassion de fruiz et du + seurplus paié par dessus ce que les fruiz valent, li heritage doit estre rendu au + deteur. Se aucun creancier ait convenancié paier pour son deteur + aucunes sommes faites pour creuz ou par engaigemenz ou pour pris et il les pait pour son + deteur et le renie de li, il en doit estre cuite, aussi comme se il les paiast par + droit. Se aucun hoir ait convenancié faire excecution du testament + son pere, et certaine quantité li soit bailliee de quoi il doie faire execution, il doit + avoir escript et requerre le ou tout soit contenu ne ne doit mie tel requeste estre + delessiee par droit.

+

+ Cil meismes dit que, se aucuns plaident que .i. home honneste soit + pris pour donner aucune chose ou pour prester, et il convenance de son gré que il ne + restablira mie la quantité qui est despendue en nom de celle erogacion avoec les usures + nie la demie partie, il me plaist que il ne puisse mie enconvenancier ne tenir le + convenant de celle reson.

+

+ Scevola dit que se je, creancier, ai convenancié que je ne demanderai + mie à chascun ce que il me doit et je entende que ce ne soit devant .i. an, cele demeure ne fait riens au convenant aprés la mort chascun, car devant ce que + convenance fust faite, il ne mist mie temps en son convenant.

+

+ Ulpians dit que se .i. deteur soit estrange ou fuitif et il + enconvenance à son serf que il ne li demandera riens de son fruit, en enconvenançant que + il ne li demandera rien, il fait sa condicion estre meilleur. Derechief, se aucun + creancier fruitier ait convenant que il ne demandera rien de son fruit, et le serf + fruitier enconvenance que il en demandera, le serf profitablement avendra à sa peticion + par l’interposicion du convenant.

+

+ Cil meismes dit que, se aucun cultiveeur de terre ait convenant avoec + son seigneur, que il ne li demandera mie son louyer de coutiver sa terre lequel il a + gaaignié avoec lui, ja soit ce que il l’ait gaaignié et que il ait juste cause de + convencion, si ne li porra il pas demander.

+

+ Florencius dit que se aucun qui en temps à venir avoit pris usures de + son deteur secreement, il apert que il enconvenance que aprés il ne la doie mie + demander. Et se einssi est que le convenant soit conceu en une partie + en la chose et en l’autre partie une personne, aussi comme se je enconvenance que je ne + te requerrai mie aucune chose ou que aucune chose ne soit requise de toi, et mon hoir + ara la peticion de touz nous et porront toutes ces choses à ton hoir [...]Plusieurs mots manquent à la fin de la phrase. Cf. lat. + « heres meus ab omnibus vobis petitionem habebit et ab herede + tuo omnes petere poterimus »..

+

+ Neracius dit que touz cels qui sont obligiez par le consentement + d’entr’euls par achatement ou par vendicion ou par condicion ou par l’ocasion ou par + autres obligemens en tiers s’en pueent repentir et departir par le consentement de + entr’eus. Et ce ne doit mie estre mis en doute. Ceste chose est veue plus forte, car se + einsi est que il couviengne que je te preste ce que je ai achaté, et je le te preste, et + comme tu me deusses le pris de la chose que je te ai prestee, et nous + assemblissons ensemble et tu me requersisses que je t’en prestasse autant, et tu ne m’en + baillasses mie le pris de la chose que je te ai prestee, et tu te establisses devoir moi + le pris que la chose valoit que je li avoie prestee, à laquel chose toutes les choses de + bone foy sont ramenees, et l’interpretacion reçoit certainement ceste convencion, ne il + ne apartient mie que celui qui est obligié en entieres obligacions, que il s’en isse de + telle obligacion faite ou il pert entierement les choses qui li ont esté prestees. ¶ Et + ice planierement apartient par convencion à resourdre celle chose + chose + + chose] Répété. qui est devant + faite et dite, ce ne puet estre parfait que tu me contraignes prester ce que je te ai + presté ou ce que tu as eu de moi. Car il ne parole mie ci en maniere que nous nous + departons de l’establissement ancien et que entre nous soient nouveles obligacions + establies.

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+ Paulus dit que par touz ceuls par lesquiex stipulacion puet estre + aquise en nous par la chose enconvenanciee par ceuls, et meismement plaist il ice faire + pour nostre condicion estre meillor.

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+ Papinians dit que l’empereeur Anthoine rescrist el jugement + Cassien : se aucuns creanciers aient enconvenancié ou soient prés de prendre des biens + de aucuns estranges par leur dete, il est necessaire chose à euls suivre la reson des + personnes neccessaires ainçois se il sont convenables.

+

+ Pomponius dit que nul home ne puet ce faire en enconvenançant que il + ne li plaise dedier son lieu, ou que il ne li plaise estre enseveli en sa maniere ou en + son mouvement ou que il ne aleche le aleu à son voisin outre sa volenté.

+

+ Fiurus dit : Se aucun coupable aprés ce que il est enconvenancié + peccune non mie estre requise de lui, et pour ice il prist cel convenant pour proffiter + à son plege, et aprés il convenance peccune de lui estre requise, il est + demandé assavoir mon se le prevost du premier convenant soit soustraitié au plege. Mes + plus vraiement est excepcion de convenant estre aquise une fiee du plege que non mie + pooir estre estorce de celui noient volenteif.

+
+
+ [2.15.0 De + transactionibus.] Des transactions. +

+ Ulpians dit que qui se tresporte aussi comme de chose douteuse se + tresporte de tençon non mie certaine ne fenie. Celui qui promet aucune chose par la + cause de donnement envoie chose certaine et non mie doutable par sa franchise.

+

+ Sil meismes dit que prendre puet aucun chose translatee et non mie + seulement se stipulacion ara esté souzmise, mes se convenant enconvenancié avra esté + fait.

+

+ Scevola dit que Antonius et Severius escristrent que droit de ces + autres choses n’est mie esgené sanz doute es convenanz privez, pour quoi le testament + n’est mie veu pouoir estre rescript par la transaction qui est faite entre l’oir et la + mere d’un mort, ne ses actions ne sont mie à estre achatees de ceuls qui sont legatoires + du testament, pourquoi ceuls qui requierent rescript du testament doivent assembler + l’oir qui a la transaction de l’eritaige, car se testament chante à l’oir pour les fais + de l’eritage ou n’i chante mie. Et se il n’i chante mie, il ne doit mie raporter sa + negligence à autre injure. Comme transaction soit ou fust faite pour + la chose commise de foy, et aprés ce il sont trouvees en .i. caer, et je demande + assavoir mon combien mains la mere du mort ait esté suivie par transactions du mort ou + de sa partie. Et c’est ce que la cause de la foy commune doit ensuivre le deteur, duquel + le creancier tresporta le gage, qui se vantoit estre hoir legitime de ce. + Li creancier avoec Menius et celui qui estoit hoir de tout se + translata ou tresporta i. poi et aprés le testament prononcié, Septicius + apparut estre hoir de celui creancier. L’en puet demander se le deteur avra afaire avoec + Septicius ou se il porra user de l’excepcion de transaction faite avoec Menius qui au + temps que le gage fu engagié n’estoit mie hoir du creancier, ou se Septitius porra faire + que la peccune qui a esté prestee à l’oir du creancier avoec Menius porra faire que elle + soit nombree et receue sus le texte de l’eritage communement. ¶ La responsse est telle + que selonc les choses qui sont devant mises, que sa peccune ne doit mie estre nombree + sus le teuxte de l’eritage, car Menius ne se tresporta avoec lui, ne ne parti mie en + negoce de Septicius.

+

+ Ulpians dit que stipulation aquilienne renouvele en toutes manieres + toutes les obligations devant à + l'autes + l'autres + l'autres] l'autes ms., et les + destruit, et elle est destruite par acceptilation. Et de cest droit usons nous. Et pour + ce, les choses lessiees sus condicion ou deguerpies sont de par stipulation + aquilienne.

+

+ Ulpians dit que comme stipulacion aquilienne soit entreposee qui est + rendue par aucun consentement, les tençons de quoi l’en ne se porpensse mie sont + retenues, et l’interpretacion cauteleuse froisse la liberalité causonneuse des + sages.

+

+ Paulus dit que de ces controversions qui proffitent en testament, la + verité ne puet estre autrement aquise ne tresportee que en connoissant les paroles et en + veant les lais du testament.

+

+ Ulpians dit que transactions vaut aprés la chose jugiee, ou + appellacion il i puet estre embatue, ou celui qui est enchaoit du jugement puet + apelerManque dans le texte français une conjonction + de subordination traduisant « si ». Cf. lat. « Et post rem + iudicatam transactio valet, si vel appellatio intercesserit vel appellare + potueris ».. Se aucun plege qui ait plegié + aucun deteur ou en convenant à plegier le ait esté condampné pour la debte au deteur, et + le deteur de qui il est plege se soit tresporté avoec lui sanz faire point + d’atente, l’en demande ou doit demander se la transaction est de value. Et je cuide que + elle soit de value, aussi comme par toute la cause qui est desliee entre le deteur et + son plege. ¶ Et se icelui plege qui avra esté condampné se soit + transporté ou ait fait transaction et la transaction ne detruist mie la chose jugiee, il + apartient toutevoies relever la chose jugiee en ce qui est donné, jusques à tant que ce + qui est donné proffite ou face proffit. Et se il ne fait mie proffit à la transaction, + ainz a tenue la chose jugiee en tel maniere que banissement rescrist ou einssi environ + la transaction, ou environ la transaction faite ou donnee du prevost, que ce qui est + donné profite en norrissement en tel maniere que, se aucun puet devoir par la cause de + tel norissement, que ce qui est devant dit li soit presté et ce qui est donné li soit + mis au devant.

+

+ Cil meismes dit que comme ces choses qui font de legiere transaction, + esquelles norrissemenz erent delaissiez, Marcians fait tout par son oroison recitee en + son senat, que il doivent estre souffitez de petit norrissement present, car autrement + transaction de norrissement ne seroit mie ferme ; laquelle transaction, se elle seult + estre faite du prevost, le prevost doit donques convenir entre ceuls qui sont à descorde + et faire arbitracion par le consentement d’euls, ou il doit faire transaction ou chose + qui doie estre receue entr’euls. La connoissance de cel meismes + prevost sera transaction, et soit en delaissemens de habitacions ou de vestiaire ou de + norrissemenz de aleus. Ceste orison apartient es norrissemens qui + sont delaissiez es testamenz ou es caiers ou es fais du testament. ¶ Ceste meisme chose + porra estre dite se aucunes choses donnees seront delaissiees par la cause + de mort ou de celui à qui les choses donnees sont delaissiees par la cause de mort. Mes + se il sont delaissiees par la grace de condicion estre emplie, encore porrons nous dire + ce meisme qui est devant dit. ¶ Il me plaira planierement faire + transaction des norrissemenz qui ne sont mie donnez par la cause de mort et sanz + l’auctorité du prevost, ja soit ce que se soit en sengles mois ou en sengles jours ou en + sengles anz, le oroison ait lieu. Mes se il n’avront mie esté delaissez en pardurableté + mes jusques à ces anz devant diz, ce meismes qui est dit devant porra estre dit. ¶ + Se aucune quantité entiere avra esté delaissiee à aucun, en tel + maniere que des usures de celle quantité il se norrisset el temps de sa mort, il + conviengne que il rende la quantité de peccune. Encor ne cessera mie l’oroison, ja soit + ce que il apert que ce ne li soit mie laissié par espace d’anz singuliers, mes en + perpetuauté. ¶ Mes se einssi est que certaine quantité soit + delaissiee à Ticius, ou chose aussi comme fons de heritaige, en telle maniere que il + enpreste et doigne norrissement à Sey, plus forte chose est que Ticius puisse faire + transaction, ne les norrissemenz de Sey ne doivent mie estre amenuisiez par la + transaction de Seyen. ¶ Et aussi est il se aucune chose est laissiee de aucun legatoire + pour commetre norrissemenz ou donner à autrui par sa foy. Et ceste + transaction enquiert l’oroison qui fu por ice faite, que aucun degast la peccune + presente par la chose qui li a esté laissiee. Quel chose est ce donc se aucun a fait + transaction environ l’auctorité du prevost, en tel maniere que ce qui ert delaissié par + sengles anz pour faire norrissemenz est ensuivi maintenant que il est + delaissié par sengles mois ? Et aussi, ce qui est delaissié par sengles mois est ensuivi + en tel maniere que il est delaissié en sengles jors et de illeuc en aprés, se aucun + l’avra acompli, praigne arriere en commencement de l’an la chose laissié pour le + norrissement ? Je cuide que telle transaction est de value, car certainement le + norrisseur, ou celui qui laisse sa peccune pour norrir, fait sa condicion meilleur par + celle transaction, car il ne volt mie, ne l’oroison ne volt mie les norrissemenz estre + entrepris par transaction. ¶ Ne l’en ne doit mie faire force assavoir + se iceuls sont frans, à qui norrissemenz sont laissiez ou de lignage assez riche ou de + moien. ¶ L’oroison si veult adonques querre envers le prevost de ces + choses, et premierement de la cause de la transaction, et aprés de la maniere de + transaction, et puis aprés de la personne qui fait transaction. Et en ceste cause ce + devra estre requis quel cause soit de faire transfiguracion ou transaction, ou le + prevost orra la cause se nul home fera transaction, ou comment transaction sera faite. + Les causes faites en tel maniere seulent souvent estre alleguees, + aussi comme se aucun hoir a sa maison en .i. lieu, et celui qui le doit norrir soit en + .i. autre lieu, ou se aucun pour tel chose meismes destinte deporter sa maison ou lieu + où celui qui le norrist demeure, ou se aucune cause le contraint de peccune presente, ou + se einssi est que norrissemenz lesquiex pluseurs li amenistroient li estoient faillis. + Forte chose est que il cueille ensemble ses choses devisees par menues pieces, ou se il + sera enchaoit par aucune cause, aussi comme pluseurs seulent chaoir, qui amonnestent au + prevost reçoivre transaction. La maniere de la peccune qui vient en + transaction doit estre nombree aussi comme la quantité de transaction, car + adecertes foy est prise de la maniere de transaction. Maniere ici, en droit, est prise + pour l’aage ou pour la value de celui qui fait transaction ; car transaction est faite + une fois avoec une enfant, autre fois avoec .i. joene home, autre fois avoec un + vieillart. Certaine chose est norrissemens fenir avoec vie. Mes + contemplacion de personnes doit estre eue, c’est assavoir que l’en doit enquerre : de + quel vie et de quelles meurs ceuls sont à qui norrissemenz sont delaissiez, et se il + usent de vie ou non, car se il ne usoient de ce, il ne li souffiroient mie ; ou à cels + desquiex la vie depent de norrissemenz, c’est assavoir qui n’ont de quoi vivre fors de + norrissemenz, et à ceuls souffissent il bien. ¶ Ces choses doivent estre regardees en la + personne d’icelui duquel les norrissemenz sont delaissiez, c’est assavoir desquiex + facultez il est, et de quel propos et de quel oppinion. Donques aperestra il que celui + veult circonvenir avoec celui avoec qui il veult faire transaction. ¶ + Celui qui fait transaction n’est mie veu faire transaction des + norrissemenz de habitacion ne des vestemenz faire transaction, car li empereor Marc + especialment de ces choses volt faire transaction. Mes celui qui + fera transaction ne avra mie besoing de faire transaction des norrissemenz de + habitationL’alinéa 14 manque, cf. Trad. 3 (ms. + F) : « Et transaction de chauceure doit estre fete par l’auctorité au + prevost ».. ¶ Se aucun fons d’heritaige ara esté + delaissié pour les norrissemenz d’un home ou de pluseurs, neccessaire chose est le + prevost distribuer de la distrancion de cel norrissement, et faire arbitracion de la + transaction. Mes se einssi est que le fons soit delaissié à pluseurs, et iceus facent + transaction sanz l’auctorité au prevost, la transaction faite sanz l’auctorité au + prevost ne doit mie estre ferme. Ice meismes est se .i. champ est obligié + à aucuns en norrissemenz, et se aucuns baille aucun gage pour cel champ, il ne porra mie + estre delivré par le prevost. Manifeste chose est que il convient + faire transaction de touz norrissemenz ou departie par la volenté au prevost. ¶ + Se le prevost avra delaissié faire transaction environ le + commencement de la connoission d’une cause, la transaction sera de nul mouvement. Et tel + chose doit estre commise au prevost, ne ne doit mie estre + ne ne doit mie estre + + ne ne doit mie estre] Répété. + despite du prevost ne donnee. ¶ Mes se le prevost n’ara mie enquis de toutes les choses + que li empereor Marc commande par son oroison, ¶ c’est assavoir de la cause de + transaction et de la maniere des personnes qui font transaction, l’en doit dire que, ja + soit ce que il ait enquis de pluseurs de ces choses, la transaction est vaine. + Mes ne le prevost ne le juge de la province ne porra mie mander la + cause de ceste jurisdicion. Mes les transactions des norrissemenz + porront estre faites envers le prevost de Cesar, c’est assavoir se norrissemenz soient + requis de fiscum, selonc les choses dites, transaction porra estre faite. + Se plet soit meu des norrissemenz ou tençon, et transaction fust + faite du plet ou de la tençon, la transaction du prevost non mie conseille ne puet mie + valoir, se einssi n’est que l’oroison i ssoit entrevenue, car les tençons porront estre + faites en tel maniere que transaction soit faite jouste l’auctorité du prevost. Et se + einssi est que aprés ces choses les norrissemenz devant diz ou la chose laissiee soit + donnee à celui meismes qui est devant en jour present, et transaction soit faite jouste + la volenté du prevost, la chose qui est donnee, se elle est reprouchiee pour lais el + jour present que elle est donnee, ceste chose + + est + est] om. ms. superflue en + norrissement. ¶ Se aucun ait fait transaction des norrissemenz et + sanz l’auctorité du prevost, ce qui est donné, il ne apartient mie tant + seulement es norrissemenz trespassez donner lui, assavoir se il sont en quantité deue, + ou de quel quantité la chose donnee soit, ou se elle s’estent en + plus ou en mains que elle ne deust, et encore ce qui est donné en solte sera reprochié + es norrissemenz à venir. Et sainement se celui qui fait transaction de norrissemenz en + soit fait plus riche, chose tres droituriere sera donner à celui repeticion par tele + solucion, en telle chose en quoi il est fet plus riche, car il ne doit mie estre riche + de domage d’autrui. Et se einssi est que certaine quantité soit + laissiee à aucun home de lieu honneste en sengles anz, aussi comme salaire annuel, ou + otroié ou usutruit, de ce porra estre faite transaction sanz l’auctorité du prevost. + Certaine chose est que, se usufruit soit donné de petite quantité en norrissement, je di + que la transaction faite solut l’auctorité ou prevost n’est mie d’aucun moment. ¶ + Se celui auquel norrissement sera delaissié, non mie petit ne + singulier, mes en fourment ou en huille ou en tiels autres choses qui sont neccessaires + au vivre, de ces choses ne porra mie estre faite transaction : elles doivent estre + delaissiees. ¶ Se einssi est que il en aient fait transaction sanz la volenté du + prevost, en tel maniere que en la fiee de ces choses il ait gardé par quans anz ou par + quans mois il ait prins cel norrissement, et il n’ait mie le jour ne la maniere mes tant + seulement le lignage ou les estractions du forment ou de l’huille, et il ait promis que + il prengnent norrissement es + gierres + gienres + gienres] gierres ms. Corr. d’après le texte + latin : « Si cui non nummus ad alimenta, sed frumentum atque oleum et cetera, quae + ad victum necessaria sunt, fuerint relicta: non poterit de his transigere, sive + annua sive menstrua ei relinquantur. Si tamen ita sine praetore transegerit, ut in + vicem eorum nummum quotannis vel quotmensibus acciperet et neque diem neque modum + permutavit, sed tantum genus : vel ex contrario si pactus fuerit, ut in generibus + alimenta acciperet, quae in nummis ei relicta fuissent: vel si vinum pro oleo vel + oleum pro vino vel quid aliud commutavit: vel locum permutavit, ut quae erant ei + Romae alimenta relicta, in municipio vel in provincia acciperet vel contra: vel + personam commutavit, ut quod a pluribus erat accepturus, ab uno acciperet: vel alium + pro alio debitorem acceperit: haec omnia habent disceptationem praetoris et pro + utilitate alimentarii recipienda sunt ». et es manieres que il ont esté + lessiees en la meismes transmutacion, c’est assavoir vin pour huille ou huille pour vin, + ou il mua l’une chose ou prist pour + pour + + pour] Répété. l’autre ou il mua + son lieu. Aussi comme les choses li estoient lessiees à Romme, il les prist en autre + province ou illeuc environ où il mua la personne ou ce que il prenoit de + pluseurs. Et toutes ces choses ont discepcion de prevost, ne ne s’en doit entremetre, et + sont prises pour accroissement de proffit. ¶ Se aucune quantité + certaine soit delaissiee à aucun en son habitacion, et transaction soit faite en tel + maniere que l’abitacion soit prestee sanz l’auctorité du prevost, la transaction est de + value, car le proffit de l’abitacion est presté avoec et, ja soit ce que l’abitacion + soit destruite par trebucheure ou par abrasement, la transaction est de value. Et se il + li plut, pour son habitacion prestee ou delaissiee, prester la certaine quantité qui li + avoit esté laissiee en norrissement, encore ceste transaction + + est + est] om. ms.de value sanz la + volenté du prevost.

+

+ Cil meismes dit que comme celui qui avoit fait ou avoit besoing de + seule posicion de ses meneeurs estre amenistree à sa garde, et il avoit fait transacion + envers iceuls meneeurs de la persone de son frere duquel il estoit hoir, celui qui a + faite transaction ne sera mie osté de la garde par l’excepcion de la transaction faite. + ¶ Transaction, en quelle maniere que elle soit faite, puet estre + entreposee par le consentement de ceuls qui la fontL’alinéa 2 manque, cf. Trad. 3 (ms. F) : « Cil qui ne savoit pas la verité des + choses qui estoient en son heritage et fist transaction par ce que ses + conpainz qui estoit hoirs o lui le deçut, il ne fet pas transaction ainz est + deceuz ».. Se aucun ara fait transaction par + couvenant à icelui qui ne fu onques certain à soi apartenir la cause ou la querelle + faite environ le testament de son pere, ainz est souz aage en tel maniere que il le + translate à autres causes contre aucuns adversaires, cest convenant entreposé leur sera + nuisible, desquiez le convenant est prouvé entre iceuls, et à ceuls tant seulement nuist + transaction. Et se celui qui a plus de .xxv. anz ara faite ceste interposicion de + laquelle le fait est prové devant, si n’est il mie de droit d’escrivre les choses + desquelles les actions li apartiennent, ja soit ce que il ait fait convenant dont il + n’ert pas ensaignié.

+

+ La Trad. 5 déplace les + paragraphes 2.15.10-2.15.13 après 2.7.2. + Cil meismes dist : Li peres qui fet transaction de + la chose à ses filz qui ne sont en sa poesté ne puet riens nuire à ses filz.

+

+ Cil meismes dist : L'en puet fere transaction aprés + la chose jugiee, ja soit ce qu’il n’i ait point d’apel, mes que l’en use que la chose + n’est jugiee ou se l’en puet donner en aucune maniere del jugement, et c’est por ce que + encore em puet estre plet.

+

+ Celses dist : L'en ne doit souffrir à celui qui fist + general transaction de tout ce qui li estoit lessié en testament se il dit aprés qu’il + n’entendi à fere pés fors seulement de ce qui li estoit lessié en la premiere paine ne + mie de ce qui estoit en la derreniere partie del testament. Mes se aprés vient hors une + autre escripture qui n’estoit avant moustree, cil qui avoit fait pés porra bien dire + qu’il n’enpensoit à fere pés, fors de ce seulement qui estoit el testament qui fu primes + moustré.

+

+ Marcians dist : Nus des procureeurs au prince ne + pueent fere transaction sanz le conseil au prince + sanz le conseil au prince + + sanz le conseil au prince] Répété..

+

+ + LCevoles + Scevoles + Scevoles] LCeuoles ms. dist : Une querele est mise entre le droit hoir et celui qui estoit escriz hoir + el testament, et puis fu fenie la transaction qui fu fete par convenance nommee. Or, + demant ge liquel de cels pueent enpledier li creancier de l’eritage. Et ge respondi : se + cil meismes qui firent la transaction estoient creancier, ce doit estre gardé des detes + qu’il ordenerent entr’els. Mes se li creancier estoient autre, chascuns d’els sera tenuz + de cele partie qu’il ot de l’eritaige en cele transaction.

+

+ Paulus dist : L'en seult fere aquilenus stipulacion + sus les convenances que l’en fet, por ce que eles soient tenues. Mes il est plus dure + chose que l’en mete aucune paine por ce que cil qui ne gardera la convenance ait la + paine.

+

+ Hermogenians dist : Qui depecha la loiauté de la + transaction qu’i fist non seulement sera ostez de sa demande par excepcion, mes encore + il sera contrainz à paier la poine qu’il promist se il venist encontre la convenance et + la convenance demorast en son estat.

+

+ Papinians dist : Cil qui avoit vendu son heritaige + bailla ses actions à l’acheteor ; aprés, si fist pés à .i. deteur de l’eritaige qui ne + savoit qu’il l’eust vendu. Se l’acheterres de l’eritaige veult demander cele dete au + deteur, li deteur avra excepcion contre lui de la transaction qu’il fist au vendeeur, + por ce qu’il ne savoit que li heritaiges fust venduz. Et ce meismes respondra l’en en + celui qui reçut l’eritaige qui li fu renduz par le commandament au mort, se li hoirs qui + li devoit rendre fist transaction au deteur de l’eritaige qui riens n’en savoit.

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Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en - ancien français.

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- - - - Montpellier - Bibliothèque interuniversitaire - section Médecine, H 47 - - - -
- - - 1200/1299 - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Transcription du manuscrit Montpellier, Bibliothèque interuniversitaire, section - Médecine, H 47, avec correction ope ingenii et sur la base de la - Traduction 3 et du texte latin.

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- - - Principes d’édition -

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, - Guyotjeannin Olivier, <hi rend="i">Conseils pour l’édition des textes - médiévaux,</hi> vol. I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, - 2014.

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- Normalisation du texte -

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la - graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa - réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la - graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› - signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des - verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› (ex. avra, savra). - La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les formes du verbe pouoir. Quant à l'hésitation entre ‹u› et ‹n› elle a été régularisée en fonction de - l'étymologie (on a ainsi régularisé ‹convenir› et ‹convenance› pour ‹couvenir› et ‹convenance›).

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous - soudons les relatifs composés (ex. lequel) mais nous écrivons séparément - toz jorz en tant qu’étape préliminaire à la forme soudée moderne toujours. L’apostrophe suit la norme moderne et a été employé pour - distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus - pronom sujet réduit de il à i.

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La ponctuation et les majuscules suivent les normes modernes.

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La lettre capitale est réservée uniquement aux noms propres de personne, de lieu et de - peuple, alors que les institutions (senat) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres romains - simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le numéral - .i. sans le transformer en article indéfini.

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Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, la - nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les - homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe - finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en - fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et - reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement - la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, un accent aigu est ajouté à dés (pour le distinguer du partitif des), et aux formes - fés, 'fait(s)' et pés, 'paix'. L’usage du tréma est - lui aussi soumis à la nécessité de favoriser la compréhension : il n’est pas ajouté aux - formes verbales eust, deust etc., mais il est employé sur des formes qui - ont conservé l’hiatus en français moderne, comme certains substantifs tels que païs.

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- Résolution des abréviations -

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : - notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les - nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et peu de lettres suscrites. Toutes les abréviations sont résolues - en caractères romains et sur la base des formes écrites en toutes lettres.

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- Particularités -

Le Digeste consistant en une série ininterrompue des discours rapportés, nous avons - adopté un usage très minimaliste des guillemets. Tous les énoncés présentés comme - citations et introduites, donc, par un syntagme nominal et un verbum - dicendi/scribendi, ne comportent pas de guillemets et sont signalés uniquement par - l’emploi des deux points et d’une lettre majuscule au début de la citation. Le texte - présente souvent des traductions explicatives de termes ou d’expressions techniques - traduites en français ou bien copiées dans leur forme latine. Dans ce cas, l’italique est - employé uniquement lorsque le terme ou l’expression est en latin, comme c’est le cas pour - tout usage du latin dans le texte. Par contre, nous n’utilisons jamais de guillemets pour - encadrer la traduction explicative de ces termes, du moment que celle-ci n’a pas toujours - des limites claires et se confond souvent avec la suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui - admettent l’usage de guillemets – sous forme de chevrons doubles – concernent les discours - directs de deuxième degré, et donc les citations emboîtées dans le discours rapporté - principal.

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- Apparat critique -

L’apparat critique de la Traduction 4 est un apparat positif à un seul - étage. Il rend compte de toutes les interventions que nous avons apportées au texte et, - dans certains cas, il aide à sa compréhension du texte grâce aux renvois à la version - latine.

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- [Liber secondus] -
- [2.1.0] -

… prent l’en vengance de - ce qu’il despisent la hautece au preteur. Et entent l’en que ce sont pluisors fés, ausi - com quant pluisors sers font injure ou damaje à aucun, car ce sont pluiseurs fés non mie - ausi com quant il samblent que ce n’est que un larrecin. Mes Octavens dit que en cest quas - meimes doit en secorre au signeur des sers ; mes ce puet l’en dire se il porchaça par son - engin que uns autres le corrumpist, car lors fu un conseill ne mie pluiseurs fés.

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- Ulpians dit : Cil qui a pooir de jugier par sa - juridicion ne doit jugier plet de sa femme ne de ses enfans, ne de ses franchis, ne des - autres qui sont avecques lui.

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- GaisGais] Gaius texte latin - dit : Se uns hom a pluiseurs demandes contre un autre, et chascune de - ces demandes par soi ne trespasse la juridiction deu juge, mes asamblees ensamble - trespassent la quantité dont li juges puet jugier, la demande si est se cil juges puet - jugier de toutes ces demandes. Et Sabins et Casses dient que oïl, et ceste sentance est - confermee par les letres l’empereeur Antonin. ¶ Mes se chascuns a - demandé contre l’autre, et li uns demande plus à l’autre et li autres mains, il doivent - plaidier devant un meimes juge, neis cil à qui l’en fet la meneur demande, car autrement - il seroit en la poesté à celui qui a la gregneur demande de travillier son aversaire - devant autre juge. ¶ Se une accion est commune à pluiseurs persones, - ausi com est l’accion de partier eritaje ou de partier choses comunes ou d’adrecier - bonnes, la demande est se nos devons esgarder chascunes parties en regart de la - jurisdiction de celui qui doit jugier, et il plest à Ofile et à Peocle que l’en i - esgrat - esgart - esgart] esgrat ms. les parties, car - chascuns plede por sa partie. Mes Casses et Pegases veullent que l’en i esgart toute la - chose, car toute la chose vient en jugement, et toute puet estre jugiee à .i. sans - faille ; la sentance de çaus vaut miex.

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- Ulpians dit : Li juge des viles ne pueent tormenter - autrui sers, mes il les pueent legierement chastier.

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- Cist meimes dit : - Il convient que cil qui done autre pooir de jugier soit mestres, et - qu’il ait aucune poesté, ausi com est proconsuls ou preteurs ou li autre qui gouvernent - les provinces ; mes il ne puent - juge - juger - juger] juge ms. au jor qu’il perdent - lor poesté.

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- Cist meimes dit : Il est receu et de ce droit usons - que, se aucuns qui est de gragneur pooir ou d’iguel se sosmet à la juridicion de celui qui - a meneur pooir ou igal, cil pora jugier por lui ou contre lui.

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- Cist meimes dit : Se li pledeur vont à .i. autre juge - qu’il ne doivent par meserance, ce qui sera fet par ce juge ne vaudra riens. Ne ce vaut - riens que aucuns dient qu’il se consentirent en cel juge car, si com Julians dit, cil qui - mesere ne consent, ne nule chose n’est si contraire à consentement com erreur qui - descuevre la niceté.

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- Cist meimes dit : Li juges seut mander sa juridicion à - le fiee toute ou à la fiee aucune partie, et cil à cui l’en mande juridiction use dou - pooir à celui qui la li mande, ne mie deu sien.

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- Cist meimes dit : Ausi com li juges puet mander toute - sa juridiction à autre, ausi la puet il baillier entre aucunes persones certainnes et seur - aucune certainne chose, meesment quant il a esoine droite qu’il fu avocas de cele cause - avant qu’il fust juges.

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- Aufriqans dit : Se li pledeeur s’acorderent entr’aus - qu’il presissent por juge celui qui n’estoit leur juge, et avant qu’il alassent par devant - lui aucuns d’aus chanja sa volenté, sans faille il n’est tenus de tenier cele - covenance.

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- Ulpians dit : Une pucele fu semonse par devant son - juge, et sentance fu doné contre li. Aprés, ele se maria à .i. home qui estoit d’autre - juridiction. Or estoit la demande se la sentance deu premier juge puet estre acomplie. Et - je di que oïl, car la - setance - sentance - sentance] setance ms. fu jetee avant - qu’ele fust d’autre jurisdicion. Et ce meimes quideroi ge se, puis qu’ele respondi devant - li juge et avant que sentance fust donee, ele se marie, car li premiers juges doit donner - sentance, et ce covient garder geraumentet ce convient garder - geraument] Inséré dans la marge avec signe de renvoi. en tous - autex quas. Totes les fois que l’en demande de la quantité dont li - juges puet jugier par sa jurisdiction, l’en doit demander combien l’en demande ne mie - combien l’en doit.

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- PousPous] Paulus texte - latin dit : L’en ne doit obeir à la sentance deu juge - quant il juge entre çaus qui ne sont de sa juridicion ; et ce meimes est se il veut jugier - outre ce dom il a pooir de jugier.

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- [2.2.0] Ci dit que tel - droit com en fet ou comme en porchace à fere vers autre, tel doit recevoir. -

- Ulpians dit : Cist edis a mout grant droiture, et est - sans blame de nului por droit, car nus ne doit refuser que l’en ne die tel droit seur li - com il dit ou il fet dire seur autre. ¶ Cil qui a mestrie ou pooir, se - il establist aucune novelle droiture seur autre, il li convenra aucune fois user de cele - droiture à la requeste de son aversaire. ¶ Se aucuns porchace aucun novel droit contre - autre de celui qui a aucune mestrie ou aucune poesté, il li convenra à user de ce meimes - droit à la requeste de son aversaire, ce est à dire que ce qu’il porchaça qu’il fust jugié - par droit en persone d’autrui, qu’il seuffre ce meimes en sa persone. ¶ - Et ces paroles que nos disons, ce est que li juges establist por droit, doivent estre - entendues o fet, ne mie seulement par parole. Et por ce, se quant li juges voloit establir - son nouvel droit il li fu deffendu, ne il neu pot acomplir, li edis cesse, car ceste - parole establist senefie chose parfete et injure asouvie, non seulement commencie. Et por - ce, se li juges fist nouvel jugement entre çaus sor qui il n’avoit nule jurisdicion, li - edis cesse, car ce qu’il fist ne vaut riens, ne la sentance ne fu nule. Car que pot nuire - son effors quant li tors qu’il voloit fere ne pooit avoir cief ?

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- Pous dit : L’en doit chastier l’engien deu juge par - cest edit, car se li juges fet mauvés jugement par mauvais consell, ce ne doit mie nuire - au juge, mes à l’assesseur qui le conselle.

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- Ulpians dit : Se aucuns porchace mauvés jugement - contre autre, il meemes en doit user. Et ce est voirs se ce avient par sa requeste ; mes - se il ne li requist, ne li doit nuire. Mes se il le porchaça et il n’en usa, ou il le - porchaça par user en, jasoit ce qu’il n’en ait usé, il sera tenus par cest edit. ¶ - Se mes procureres porchache aucun faus jugement contre autre, la - demande est qui il devra nuire, ou moi ou lui. Et Pompoines quide que je tous seus en doie - user se je li commandai, ou se il me plot quant il l’ot porchacié. Mes se li tuteurs à .i. - orfelin ou li curateurs à .i. vallet ou à .i. forsené porchace mauvais droit contre autre, - il meimes en sera tenus ; et ce meimes sera gardé contre celui qui est fés - procureres en sa chose. ¶ Ceste painne est establie contre tous chaus - qui rencient en cest edit, non seulement à la requeste de celui qui il a neü, mes encore - qui que plede contre lui. Se aucuns por qui tu fus pleges porchaça que - nus de ses deteurs ne peust user de nule exeption contre lui, et tu te veus aprés defendre - par exception en cele besoigne où tu fus pleges por lui, ne toi ne lui ne poés ce - porchacier, jasoit ce que tu seuffres damaje por ce que li deteurs por qui tu plevis ne te - porra païr. Mes se tu porchaces mauvais droit encontre aucun, li deteurs que tu plevis - porra user d’exeption, non mie toi ; ne ta paine n’apartendra au deteur, et por ce tu - n’avras accion contre lui de la plevine. ¶ Se mes fiex qui est juges - renciet en cest edit, cil à qui il fist mauvais jugement ne porra user contre moi de cel - jugement en ces accions que j’ai - par par - par - par] par par ms. la persone de mon - fils, car il ne puet empirier ma condition. ¶ Et ce que li preteurs - dit, que cil use de ce meimes droit qui le porchaça, je demant se ce trespasse as oirs. Et - Julians escrist que non seulement il en perdra sa demande, mes encore si oir. - Et ce dit Julians par bone raison que non seulement soufera damaje - cil qui porchace mauvaise droiture en ces accions qu’il avoit quant il renchei en l’edit, - mes encore en celes qu’il conquist aprés. ¶ Julians cuide que ce que - l’en paie qu’en puet retenier par achoison de cest edit ne puet estre rapelee, car il i - demeure la naturel cause de dete, qui deffent que li paiemens ne soit rapelés.

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- Gais dit : Et bien tret hors li preteurs de cest edit - : "ce que cil qui use de mauvais droit contre celui qui le fist primes contre lui ne sera - tenus de cest edit", et ce est voirs, por ce que quant li juges veut deffendre l’edit ou - li plaidieres veut user deu - benefiee - benefice - benefice] benefiee ms. de l’edit, - qu’il n’en rechiet en la painne de l’edit.

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- [2.3.0] Ci mostre coment li juges doit - fere garder les commandemens por leur amende. -

- Ulpians dit : Il est otroié à tous les juges qu’il - puissent defendre leur juridicion par jugement de paine, chascun selonc la poesté qu’il a. - ¶ Il est avis que cil n’obeïst au juge qui ne fet neis son plus petit - commandement, ausi com cil qui ne veut renddre la chose qu’il tient par le commandement - à juge, mes il seuffre que li juges le face emporter. Mes se il ne seufre - neis ce qui s’ensieut de rendre la chose, il samble qu’il n’obeïst au juge. ¶ - Se tes procureres ou li tuteurs ou li curateurs à un orfelin n’obeïst - au juge, il en ara le damaje, ne mie toi ne li orfelins. ¶ Non - seulement cil à qui le demande est tenus par cest edit se il n’obeïst au juge, mes encore - cil qui demande. ¶ L’accion qui naist de cest edit ne - requier - requiert - requiert] requier ms. mie le damaje - que cil a, por qui - por qui - por qui por qui - por qui] por qui por quims. li juges - fet le commandement, mes tant com la chose monte, et por ce que ceste accion - requirt - requiert - requiert] requirt ms. painne - purement ele n’est donee puis un an passé ne contre l’oir - l'oir - - l’oir] l'oir l'oirms. à celui qui - n’obeï au juge.

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- [2.4.0] Ci mostre coment en doit - semonre autre en plet. -

- Pous dit : Semondre à estre à droit, c’est apeler à - plet.

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- Ulpians dit : L’en ne puet semonre à plet ne consul ne - prefet ne preteur ne proconsul ne les autres mestres qui ont poesté et qui puent - contraindre les autres et comander à metre en chartre, ne prouvoire, tant com il cante la - mese, ne çaus qui ne puent movoir deu leu por la religion qu’il ont, ne cil qui crie le - ban sor son cheval par la vile tant com il crie, ne celui qui fet neuces, ne la femme le - jor que ele se marie, ne li juges tant com il ot plet, ne cil qui plede par devant le - preteur, ne cil qui vet aprés mort qui li apartient, ne çaus qui font au mort ce qui i - afiert.

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- Calistrat dit : Ne çaus qui vont avec le mort, et ce - samble que ce soit establi par le comandement as empereors.

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- Ulpians dit : Ne cil qui est tenus d’estre à plet en - certain lieu, ne forsené ne enfant. ¶ Li preteurs dit : Nus ne semoigne - à plet son pere ne sa mere, ne ses franchisseeurs, ne ses enfans, ne le pere ne le mere de - son franchisseeur sans mon commandement. Mes la demande est se l’en - doit entendre par pere et mere tous ses majeurs. Et aucuns dient que par non de pere et de - mere entendons jusqu’au treeseeul, mes li autre par desus sont apelé majeur. Mes Gais - Casses dit que tuit li majeur sont apelé pere, et ce est plus honneste chose et si est - drois. ¶ Labeons dit que nos devons recevoir por pere et mere neis çaus qui sont sers et - ont enfans ; et ce apartendra non seulement as enfans de loial mariaje, mes - neis à çaus que les femmes ont depechié, car tex ne doivent semonre lor meres.

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- Pous dit : Car la mere est tous jors certaine, jasoit - ce que ele ait enfant de pechié ; mes cil est peres, qui li mariajes demostre.

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- Cist meimes dit : Nus ne doit semonre son pere à plet, - jasoit ce qu’il ne soit fils de femme espouse, car une reverance doit estre gardee à tos - peres.

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- Cist meimes dit : Li fils adouptis puet semondre à - plet le pere ou la mere à celuià celui] Inséré dans la - marge avec signe de renvoi. qui l’a fet son fils, car ne li sont mie ne - pere ne mere.

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- Ulpians dit : Li fils adouptis ne puet semondre celui - qui l’adoupte tant com il est en sa poesté, et ce deffent plus ce qu’il est en sa poesté - que li comandemens au preteur, se il n’est fils qui ait pecule de chevalerie, car lors li - est otrié se il i a raison. Mes ses peres naturaus ne puet semondre li fils tant com il - est de la maisnie au pere adoupti. ¶ Li preteurs dit que li franchis ne - puet semondre son franchisseur ne franchisserese, ce est à dire çaus qui l’ont franchi de - servitude ; ou, se li sers descouvri le barat qui estoit entre le franchisseur et le - franchi, qui se faisoit frans naïs ; ou cil qui est dit par jugement qu’il est franchis, - jasoit ce qu’il ne le fust autrement ; ou se je jurai d’aucun qu’il estoit mes franchis, - car par le contraire je ne serai eus por franchisseeur se sentance est donee que je ne sui - franchisseres ; ou se je mis en son serment et il jura qu’il n’estoit mie mes franchis. - Mes se contrains mon franchi à jurer qu’il ne se mariast, puis me - porra il semondre à plet. Et Celses dit que la droiture de tel franchi ne passe à mon fils - à mon vivant. Mes Julians dit encontre, et pluiseur loent la sentance Julian. Et selonc - ce, il avendra que li franchissieres porra semonre son franchisseur por son mefet, mes li - fils au franchisseur ne porra semondre.

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- Pous dit : Neis cil qui franchit par le mandement au - testateur ne puet estre semons à plet par son franchisseeur.

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- Ulpians dit : Més se j’achatai aucun serf par convent - que je le franchississe et, por ce que je ne le franchis, il vient à franchise par la - constitution l’empereeur Marc, je sui ses franchissieres, ne il ne me porra - semondre. Mes si - e - je - je] e ms. l’achatai de ses deniers - par convent que je le franchississe, se je li fail de convent, je ne serai mie tenus por - franchisseur. ¶ Se aucuns achate une serve par convent qu’il ne la face - pechier de son cors et il fet encontre, se il fu mis en la covenance qu’ele fust franche, - cil qui la vendi sera ses franchissieres ; ou, se li venderes se retint qu’il la peust - prendre se li achateres li faillist de convent et puis il memes la fet pechier, ele sera - franche et avra por franchisseur son vendeeur, mais ele ne li portera tel honeur com à - franchisseur. ¶ Nous entendons por franchisseur neis celui qui mue son - estat, ou se li franchis mue son estat por ce qu’il se fait adoupter, ausi com s’il fust - frans naïs par mençongne, qu’il çoille qu’il soit franchis, por ce ne sera il mie frans - naïs. ¶ Et se il porchaça qu’il puisse porter anniaus d’or, neporquant - encore doit il porter reveranche à son franchisseeur ; mes autrement iert se li prinches - naïve car il le puet bien fere. ¶ Cil qui est franchis d’aucune - université de gens ou d’aucun capitre ou d’aucune cité, il porra apeler à plet chascun par - soi, car il n’est franchis de chascun, mes il doit porter honneur à tous ensamble. Et se - il ne veut plaidier contre toute l’université ou contre la cité, il en doit demander - congié au juge, jasoit ce qu’il doie semondre leur procurreeur. ¶ Nos - prenons les enfans as franchisseurs, soient homes ou femmes. Mes, se li - franchis est chaciés hors del païs par painne, Pompoines quide que li franchis ne li doit - porter honneur ; mes se li païs li est rendus, il avra toute sa droiture. ¶ - Et non seulement est defendu au franchi qu’il ne semogne - le pere - le pere le pere - le pere] le pere le pere ms. son - franchisseeur le natural, mes encore l’adouptif, - ms - mes - mes] ms ms. ce a leu tant come - l’adouption dure. ¶ Se je done mon fil à aucunc en adouption, mes - franchis ne le porra apeler à plet, ne le fil de mon fil qu’il a engendré tant com il - estoit en adoupcion. Mes se mes fiels qui est hors de ma poesté adoupte .i. fill, celui - porra mes francis apeler à plet, car il ne m'est riens. ¶ Les enfans au - franchisseeur entendons ausi com nos deimes des peres et des outre deu tiers neveu. ¶ - Se la franchie a enfant de son francisseur, li fils ne pora apeler - le mere, ne ele lui. Mes se li enfant au franchisseur - acusent le franchi de leur pere - et - - pere et] pere et ms. de crime dom il - doie perdre la vie ou il le veut rapeler en servitude, cil ne leur portera nule honeur. ¶ - Li preteurs dit : Nus de çaus semongne à plet sans men congié, car - li preteeurs otriera bien apeler à plet se l’accion dont cil vuelent pledier leur peres ou - leur francisseurs n’est vilainne ou contre le renomee au franchisseeur ou au pere. Et tout - ce doit il fere quant il avra avant seeue la chose, car à la fie doit souffrir li - preteeurs au franchi à plaidier contre son franchisseur par accion vilainne, ce est quant - li francissieres li a fet mout grant honte, qui - l'aba - l'abat - l'abat] l'aba ms. de bones verges. ¶ - Tous jors convient que li franchis - por - port - port] por ms. Corr. d’après le lat. « reverentia praestanda est ». ceste honeur à son - franchisseur, jasoit ce que li franchissieres li soit tenus - tenus - tenus tenus - tenus] tenus tenus ms. par non - d’autrui, ce est ausi com tuteeur ou curateur ou procureeur à autrui. Mes se li franchis - doit plaidier contre le - tuteeur - tuteer - tuteeur] tuteer ms. ou le curateur à - son franchisseeur, il le pora apeler à plet sans nule painne et c’est voirs.

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- Pous dit : Jasoit ce que li preteurs ne die qu’il - donra accion de paine contre celui qui fera encontre edit quant il savra la verité, - neporquant il covient atempre la juridicion, ausi com quant li francis se - repet - repent - repent] repet ms. Corr. d’après le lat. « veluti si paeniteat libertum ». de ce qu’il a fet - semondre son franchisseur et il li quite la querrele, ou se li franchissieres qui est - semons ne vient avant, ou se il vaut bien que l’en le semonsist, jasoit que les paroles de - l’edit ne seuffrent cest entendement.

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- Ulpians dit : Se li franchis apele le fil de son - franchisseur et qui est en la poesté son pere à plet, contre l’edit au preteur, il est - raisons que se li peres n’i est, que l’en ait aval et qu’il ait accion à demander la - painne de .L. besans au franchi.

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- Modestins dit : Ce est general chose que nos ne poons - apeler en plet sans le congié au preteeur nule de ces persones à qui nos devons porter - reverence.

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- Papinians dit : Li franchis qui est acusés de son - franchisseeur d’aucun grant crime, et il vient sovent au juge et li prie qu’il delivre le - plait, por ce ne samble il mie qu’il apele à son franchisseur en plet.

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- Pous dit : Li franchis bailla sa demande escrite - encontre son franchisseur, n’il ne fist mie semblant qu’il ne fust ses franchis. Ore - demant je se li princes ou li juges respont à sa demande. Se cil franchis est encheus en la painne, Paus respont : Je ne - qui - quit - quit] qui ms. mie que li edis au - preteur apartiengne à cest quas, car cil qui baille sa demande au prince ou au juge ne - samble mie por ce qu’il apele son franchisseur à plet.

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- Cist meimes dit : Il - ai - a - a] ai ms. demande se li franchis qui - est tuteeur puet apeler en plet sa franchisseresse sans le congié au juge, et Paus respont - que cil de qui la demande est puet bien apeler à plet sa franchisseresse.

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- Cist meimes dit : Cil qui promist par devant le juge - qu’il feroit estre à droit celui por qu’il promist, il est tenus dou fere. Et cil qui - promist au juge qu’il menroit celi por qui il promist, se il ne veut fere seürté, - neporquant il est tenus deu fere le venier.

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- Cist meimes dit : Maintes gens quidierent que nus ne - deust estre apelés en plet hors de son hostel, car sa maison est à chascuns seur refui et - seur recet, et il est avis que cil qui apele autre à plet hors de sa maison, qu’il li face - force, car asés avra paine se il ne se defent en jugement, que ses aversaires fera saisies - de ses biens se il se repont. Mes se il se mostre si que le puisse - veoir par dehors, Julians dit que l’en li le puet par droit apeler à plet.

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- CelsesCelses] Gaius texte - latin dit : Encore puet en apeler à plet autre s’il - - est - est] om. ms. en sa vigne ou en baing - ou en teatre.

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- Pous dit : Et cil qui est en sa maison puet estre - semons aucune fois à plet, mais nus ne doit estre trés hors de sa maison.

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- CistCist] Gaius texte latin - meimes dit : Il n’est mie chose otroiee que l’en puisse semondre à plet - les juennes puceles qui sont en autrui poesté. ¶ Cil qui est semons à - plet puet estre laissiés en .ii. quas, ce est se aucuns le deffent en plet et se tant com - il vet à plet fait pais à son aversaire.

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- Marcel dit : Li franchis qui est cumuns, jasoit ce - qu’il soit de pluiseurs, doit requerre au juge qu’il puisse semondre l’un de ses - franchisseeurs qu’il ne chie en la painne de l’edit au preteeur.

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- Ulpians dit : Contre celui qui fet contre ces choses - est donee jugement qu’il pait .L. besans, mes cis jugements n’est mie donés à l’oir ne - contre l’oir ne outre un an.

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- Modestins dit : Se li franchis semont en plet son - franchisseeur sans le congié au preteeur, se li franchissieres se claimme , - il convient que li franchis pait .L. besant ou il sera castiés par le prefet de la cité se - il est povres, si qu’il ne puisse - pair - paier - paier] pair ms. la paine.

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- [2.5.0] Ci mostre que doit estre de - celui qui est semons ne il ne vient au juge ou se aucuns semont tel persone qui - ne nest - n'est - n’est] ne n’est ms. mie encore à - semondre. -

- Ulpians dit : Se aucuns qui est semons à plet baille - pleges d’estre à droit, aucuns qui n’est de la jurisdiction à cel juge par qui il est - semons, li pleges est ausi com s’il n’eust estés bailliés se il ne renonce à son - previlege.

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- Pous dit : Por quelque cause aucuns est semons devant - le preteur ou devant autre juge qui ait jurisdicion, il i doit aler que l’en face seviaus - s’il est de la juridicion que a cel juge. ¶ Se cil qui est semons à - plet n’i vet, li juges le puet condampner en argent par non de painne, mes il i doit - esgarder raison, car l’en pardone à la simplece des homes ou se li demanderes n’i a nul - damaje de ce que ses aversaires n’i est, car - il - s'il - s'il] il ms. est fest par aventure, - li juges doit quiter la painne.

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- Ulpians dit : Quant aucuns promet à - est - estre - estre] est ms. à droit ne il n’i a - mise nule painne, se il ne vient, il est voirs que l’en puet plaidier contre lui de non - certainne chose, ce est deu damaje que li demanderes a de ce qu’il ne vint.

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- [2.6.0] Ci comande que cil qui est - semons à plet voist au juge ou qu’il demant seürté d’estre à - drit - droit - droit] drit ms. . -

- Pous dit : Li edis au preteeur comande que li pleges - qui est bailliés d’estre à droit soit covenables et riches selonc la demande, fors entre - çaus qui s’entrefont aucune cose. Ausi com est - li fran franchissieres - li franchissieres - li franchissieres] li fran li franchissieres ms. ou pere ou mere, car por tex persones est souffiçant pleges quex - qu’il soit.

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- Calistrat dit : Et ausi com est la franchisseresse ou - leur enfans ou sa femine ou sa brus, car por ces personnes comande li preteeurs que l’en - reçoive quex que pleges ; et comande celui qui ne reçoit pleges quex qu’il soient, quant - il set combien celes persones s’entresont, sera donés jugemens de .L. besans.

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- Pous dit : Car chascuns pleges doit estre retenus por - souffisçant en ces persones.

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- Ulpians : Cil qui promist jor à fere - estre à droit .ii. homes, se il fet que l’uns soit à droit et li autres non, il ne samble - mie qu’il ait fet ce qu’il promist car li uns n’est menés à fere droit.

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- [2.7.0] Ci deffent que nus ne destort - par force celui qui semons qu’il ne vingne au juge. -

- Ulpians dit : Li preteurs fist cest edit por ce qu’il - refrenast par poor de paine çaus qui detiengnent par force çaus qui sont semons à plet. - Dont Pompoines escrist que, - - [se] - ses sers fet ceste chose, ses sires sera tenus par accion nocxele se il ne le - fist à seu son signeur, car lors convient que li sires reçoive jugement, si qu’il ne - s’aquitera de baillier le serf por le meffet. ¶ Ofilles quide que cist - edis n’ait leu quant aucuns retient tel persone que l’en ne devoit semondre à plet, si com - est pere ou mere ou franchisseres ; et cest sentanche me samble veraie, car se cil qui - semont peche, cil qui destorbe ne peche.

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- Pous dit : Car quant andui font contre l'edit, ce est - li franchis qui semont son franchisseeur, et celui qui le destorbe qu’il ne viengne à - plet, neporquant li franchis est en poieur leu qui tient la partie au demandeeur en autel - meffet, et ceste meimes raison est en celui qui est semons à plet en autre leu qu’il ne - doive estre semons, et plus forment doit l’en dire qu’il ne samble mie estre detenus par - force cil qui ne devoit estre semons par devant cel juge.

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- Ulpians dit : Més se aucuns retient .i. serf qui est - semons à plet, Pedius quide que cis edis cesse, car ce n'estoit mie persone qui l'en deust - semondre à plet, donques l’en puet pledier contre celui qui le retient qu’il le face - venier devant le juge. ¶ Se aucuns retient par force celui qui est - semons par devant .i. petit juge, lors cessera la painne de cest edit. ¶ - Ce que li preteeurs commande que nus ne retiengne par force celui qui - est semons ne covient qu’il le face par engien, car la force seulement soufist, jasoit ce - qu’il ne le face par mal engin.

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- Pous dit : Més ceste parole que li preteeurs met en - cest edit, ce est que nus ne destorne celui qui est semons, est general, ne il ne dit mie - que l’en ne le toille par force. Car tollier, c’est ravier des mains, mes jasoit ce qu’en - ne le ravisse par force, mes en le fet de l’air, qu’il ne vingne au jugement - por ce que li termes de la demande passe ou que jasoit perdue par trepas de tens, il - samble qu’il la destorne, jasoit ce qu’il - le retingne - retingne - il r.] il le r. ms. le cors de - l’ome, ou se il le retient en cest meimes leu ne ne le mena ailleurs, - il [est] tenus par ces paroles, et se aucuns destorne celui qui estoit semons par - chalange, il seras tenus par cest edit. ¶ Li preteeurs dit : Ne nus ne - face par son mal engin que cil qui est semons soit destornés, car l’en le puet bien - destorner sans mal engin ausi com quant il a droite cause de destorner le.

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- Ulpians dit : Se aucuns destorne celui qui est semons - par autre, il est tenus par ceste partie de l’edit, ou il fust en leu ou non. ¶ - Contre celui qui destorne par force celui qui est semons est donee - accion en fet, par laquele l’en porsuit non seulement ce que la chose vaut, mes encore - tant com li - demandereres - demanderes - demanderes] demandereres ms. aesmera - ses depers, car ce fu mis en l’edit por ce qu’il apere se cil qui faisoit semondre semonoit - à tort. Neporquant qu’il puisse aconsivre ceste paine de celui qui destorne celui qu’il - avoit semons. ¶ Cil qui se plaint de ce que l’en li a destorné celui - qu’il avoit semons doit mostrer que par son destornement a esté que cil ne vint à plet. - Mes se por ce ne demora que cil ne venist, li paine cesse, car l’en doit prendre les - paroles avec le fet. ¶ Cist jugemens est donés contre le fet et se cil - sont pluiseur qui - destnent - destornent - destornent] destnent ms. par om. d’un o suscrit., li jugemens sera contre cascun. Et neporquant, cil qui - a esté destornés demorra obligiés, et li oir au demandeur avront ceste accion se il ont - damage, mes ele ne sera mie donee contre les oirs à celui qui ce fist ne aprés un an.

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- Cist meimes dit : Se cil qui destorna le deteur qui - estoit semons paie, il ne delivre mie le deteeur, car il paie la painne de son meffet.

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- [2.8.0] Ci parole de cels qui doivent - baillier plege ou gage d’estre à droit, et de ceus qu’en croit par lor parole ou par - serement. -

- Gais dit : Satisdaccion est apelee ausint come - satiffacion, car ausi com l’en dit que nos satisfesons à celui qui nous fesons son gré, - ausi dit en que nos satisdonons, ce est doner asés à nostre aversaire quant nos li faisons - bone seürté de ce qu’il demande, si que nos le faisons seür par bons - pleges.

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- Ulpians dit : Il est avis que l’en doinst soffiçant - pleges d’estre à droit non seulement quant il est rices, mes quant l’en en puet aconsuivre - son droit legierement. ¶ Se l’en done pleges d’estre à droit à ces - persones qui ne puent pledier, cele plevine est por noient. ¶ Li - preteeurs dit : Se aucuns apele son pere en plet ou son franchisseeur ou sa - franchisseresse ou le pere ou le mere ou les enfans à son franchisseeur ou sa - franchisseresse, ou ses enfant meimes, ou - cun - aucun - aucun] cun ms. qui soit en sa - poesté, ou sa femme ou sa brus, il doit rechevoir aucun vill plege d’estre à droit. ¶ - Ce que li preteeurs dit des enfans entendons nos neis de çaus qui - descendent de la lingnie as femmes, et li peres avra ce benefice non seulement se il est - sires de soi, mes encore se il est en autrui poesté, et ce meimes dit - dit - - dit] Répété. Pompoines, - que neis li fils puet estre pleges por son pere, jasoit ce qu’il soit - en autrui poesté ; et ce que nos disons de la brus entendons de la femme au neveu et des - autres qui descendent aprés. ¶ Et ce que li preteeurs dit, que quel que - plege doit en recevoir, entendons quant a la richece, ce est que neis s’il n’est riches. ¶ - Li preteeurs done accion contre le plege qui est recheus por estre à droit de tant com la - demande monte, et si convient que nos veons se cele plevine enporte la verité de la - demande, ou ce que ele puet monter. Et ce est miex que li pleges soit tenus en la vraie - demande se il ne s’oblija por aucune certainne quantité.

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- Gais dit : Soit l’accion dou doble ou del treble ou - dou quadruble : de tant sera tenus li pleges com la demand monte.

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- Pous dit : Se cil qui avoit doné pleges d’estre à - droit muert, li - prteurs - preteurs - preteurs] prteurs ms. ne doit - commander qu’il soit à droit. Mes se il commande qu’il vingne avant, por ce qu’il ne set - de sa mort ou il muert aprés le commandement au preteeur avant le jor qu’il devoit venier - devant lui, l'en doit oster l’accion contre le plege. Mes se il muert puis le jor qu’il - deut venier devant le juge ou il est forsbanis de la cité, l’en puet plaidier contre le - plege.

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Cist Cist] Gaius texte latin meimes dit : Més se aucuns entre en plege por celui qui est condampnés, et li condampnés muert - ou il pert la cité de Rome, por ce ne sera que l’en ne puisse plaidier - contre le plege. ¶ Cil qui ne reçoit le plege que l’en li baille qui - est apertement riches, ou se l’en - doitee - doute - doute] doitee ms. Corr. d’après le lat. « si dubitetur ». de sa richece, il est loés por - riches par devant le juge, l’en puet plaidier contre lui par accion d’injure, car sans - faille il - ne - n'est - n’est] ne ms. Corr. d’après le lat. « quia sane non quaelibet iniuria est duci in ius - eum ». mie petite injurie que l’en amaint par forche par devant le - juge celui qui baille asés covenable plege, et vers li pleges se puet plaindre de la honte - qu’en li fet.

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- Pous dit : Toutes les fois que l’en a doné seürté qui - ne vaut, il ne samble mie qu’en ait fait seürté.

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- Ulpians dit : Se l’en ne nie mie que li pleges ne soit - souffisans, mes l’en dit qu’il a exeption qu’il ne - pue - puet - puet] pue ms. estre enplediés devant - cel juge, et li demanderes a pooir qu’il ne se deffende par cele exception, il convient - veoir quel droit i afiert. Et li empereres Piteus respondi, si com Pompoines et Marcians - recontent, que par droit puet refuser li demanderes cel plege. Mes se li deffenderes ne - puet baillier autre seürté, l’en doit dire au plege qu’il renonce à son previlege se l’en - le veut enplaidier. ¶ Se aucuns est tenus de baillier pleges par - estouvoir, et il ne le puet legierement baillier là où l’en li demande, il doit estre oïs - s’il est aparilliés de baillir pleges en une autre cité de cel païs meesmes. - Mes se la plegerie est en la volenté de celui qui la doit baillier, - l’en ne la li recevera en autre leu, car cil qui se met en cel besoing ne doit avoir cel - avantage. ¶ Se l’en demande aucune chose mueble et cil qui l’en la - demande ne done pleges d’estre à droit et il est sospeçouneus, la chose doit estre - comandee à garder au juge se li juges le veut jusqu’atant que cil qui l’en demande i doint - pleges ou que li plés soit finés.

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- Pous dit : Li pledeeur se seulent acorder deu jor - ouquel il conv[i]ent venier à plet par leur promesse, et se il - n'on - n'ont - n'ont] n'on ms. mis certain jor, - Pedius quide qu’il soit en la volenté au demandeur quant il vaura fere venir son - aversaire, mes que li juges establise le jor rainablement. ¶ Cil qui - done femme en plege d’estre à droit, ne samble mie qu’il face seürté. Ne l’en ne doit - rechevoir chevali[e]r ne meneur de .xv. ans en plege se ces persones ne - plevissent à lor preu ausi com por leur procureur. ¶ Et aucun dient que se l’en demande au - mari la tenure qui est en doaire, la femme porra estre plege, car c’est en sa chose. ¶ - Se aucuns sers entre en plege de païr ce qui seroit jugié avant que - li plés soit commenchiés, l’en doit secourre au demandeeur que il se face baillier autre - plege derechief. ¶ Et ausi doit on - secourere - secourre - secourre] secourere ms. au meneur de - .xxv. ans, et par aventure à la femme por leur nonsachance. ¶ Se cil - qui est pleges de païr la chose jugie est oirs à celui qui le reçut, cil qui le reçut est - oirs au plege, il convient baillier autre seürté derechief. ¶ Li - tuteeur et li curateeur doivent estre revoiés à leur vile à baillier plege de tenier - sauves les choses as orphelins, por ce que ceste plevine est par estouvoir. Ausi est de - celui qui a usefruit en autrui choses, qui doit baillier plege de rendre à celui la chose - qui en est sires quant - il - li - li] il ms. usefruis sera fenis. Et - ce meimes sera plevine que cil baille, qui aucun lés en testament qu’il doit baillier - pleges que se li iretajes est tolus par jugement à celui qui li paie le lais qu’il rendra - ce qu’il a plus receu qu’il ne devoit rechevoir par la loi Facilde. ¶ Et li oirs qui doit - baillier pleges de païr les lais qui sont laissiés à païer à certain jor ou desous - condition doit estre oïs, s’il requirt que l’en l’envoit à la vile dom il est p[or] - baillier pleges. Mes se cil qui doit avoir le lais est ja mis en saisine por ce que li - oirs ne li voloit laissier pleges de païr le, et li oirs requirt qu’il soit mis hors de la - saisine, et dit qu’il est aparilliés de baillier pleges en sa vile, il ne doit estre oïs. - Mes d’autre maniere est se il est mis en saisine sans engin et sans corpe à l’oir. ¶ - Li juges doit commander à jurer celui qui doit baillier pleges que il - ne fet par malice ne por travillir son aversaire, quant il puet baillier pleges à Rome et - il requirt que l’en envoit en son païs. Mes l’en quite ce serement à aucunes persones, ce - est as peres et as franchisseurs, et ensi doit jurer cil qui requirt que l’en le revoit en - son païs por baillier pleges, ce est qu’il ne puet avoir pleges à Rome, mes que il les - puet avoir là où il requirt que l’en envoit, et que il ne requiert ce par - malice. Ne l’en ne le doit contraindre à - jure - jurer - jurer] jure ms. qu’il ne puet - ailleurs baillier pleges que là où il requirt à estre envoiés, car se il ne puet avoir - pleges à Rome et il en puet avoir en pluiseurs autres lieus, dont le convenra il parjurer. - Et ce porra il porchacier se li juges l’esgarde par droit car, se - quant il estoit en sa vile ne vaut avoir pleges, lors ne li doit li juges - otroii - otroier - otroier] otroii ms., car il demora - por lui qu’il ne bailla pleges là u il les veut ore bailier.

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- Gais dit : Se li juges baille aucun autre juge por - esgarder se li plege que l’en viaut baillier sont à recevoir et il fet mauvés jugement - contre l’une partie, l’en porra apeler de lui ausi com d’un autre juge.

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- Pous dit : Se li plege sont loés par le juge qui - estoit donés à loer lais ou à desloer, il doivent estre receu por souffissant, car l’en - pooit bien apeler de son edit. ¶ Cil qui desprueve par droite cause les pleges qui sont - loés par le juge, ou il loe çaus que li juges avoit desloués, ou il reçoit par sa volenté - pleges, il s’en doit tenier apaié. Mes se aprés avient as pleges aucune meschance par quoi - il deviennent povre, quant li juges avra conue la verité, il doivent baillier autres - pleges derechief.

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- Ulpians dit : Se tu receus pleges de celui que tu - voloies demander une tenure avant que je te comandasse que tu le demandasse ; et puis que - je le te comandai, tu veus plaidier par mon comandement, li plege que tu avoies receu sont - tenu.

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- Cist meimes dit : Tuit li saje s’acorderent que li - oirs qui tient l’iretaje par condition qu’il le doit rendre à - a - - à] a a ms. un autre, il doit doner - seürté de rendre l’iretaje. Et se la condition deffaut et cil qui devoit avoir l’iretaje - le veaut avoir, il le puet demander. Et se il vaint, la paine que cil avoit promise se il - ne rendist l’iretaje est deue. Et sovent seut comander li preteurs, avant que la condition - soit ou li jors que cil qui doit avoir l’iretaje le puisse demander, doit doner seürté de - rendre l’iretaje.

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- Et se il sont pluiseur à qui l’iretajes doive estre rendus, à chascun - convient fere seürté.

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- Cist meimes dit : Se li fils de mainniee deffent en - jugement son pere qui n’i est mie, je demant se il doit baillier pleges de païr ce qui - sera jugé. Pous respont : cil qui deffent celui qui n’i est, soit peres ou soit fils, doit - doner pleges selonc forme de l’edit.

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- Marques dit : Il convient savoir que cil qui sont - tenant des tenures ne doivent estre contraint de baillier pleges por estre à droit. - Et nos devons entendre que cil est dis tenans de terres qui a tenures - ou en cité ou hors cité, ou une partie de la tenure ou tote. Et cil qui tient autrui - tenure à cens est entendus por tenant, et cil qui a seulement la signorie de la chose est - entendus por tenant ; mes cil qui a seulement usefruit n’est mie tenant. - Ulpians dit : Li creanchiers qui a aucune tenure en gages n’est mie - tenans de cele tenure, jasoit ce qu’il en ait saisine ou qu’il la tient ou qu’il la laisse - tenier au deteur de grace. ¶ Se aucune tenure est bailliee en douaire, - ausi la femme com li maris sont entendus por tenant de cele chose. Mes - autrement est de celui qui a demandé d’aucun eure. Li tuteeur d’aucun - orfelin sont tenus por tenant, ou il meimes aient la tenure ou lor orfelins, et se li uns - des tuteeurs est tenans, tuit sont entendu porentendu por] Inséré dans la marge avec signe de renvoi. tenant. ¶ - Se tu me demandes une tenure que je tieng et sentance est donee por - toi que tu la doies avoir et je apel, je serai neporquant entretant eus por tenant, car je - sui en saisine, ne riens n’i fet ce que cele tenure me puet estre tolue. ¶ - L’en esgarde le tens quant l’en doit doner seürté se il est tenans de - tenure ou non, car ausi com il ne nuist riens à celui qui vent sa tenure puis qu’il a fet - sa seürté, ausi ne profite à celui qui bailla pleges d’estre à droit se il comencha aprés - à estre tenant d’aucune tenure.

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- Pous dit : Cil qui promist par son serement à estre à - droit ne sera mie parjurs se il laise son serement par non pooir.

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- [2.9.0] Ci devise quele seürté doit - baillier cil qui enpledoie de ce que ses sers a meffet. -

- Ulpians dit : Se aucuns promet à fere estre à droit un - serf por qui l’en plede contre son signeur, li preteeurs dit qu’il le doit baillier en cel - estat euquel il est quant il promet por lui, jusqu’atant que li plés soit commenchiés. ¶ - Ore covient veoir que ce est àà] Inséré dans la marge avec signe de renvoi. dire baillier le en cel estat, - et je quit que c’est à dire qu’il le baut en tel estat que li drois au demandeur n’en soit - empiriés. ¶ Se li sers laisse à estre à celui qui promist por lui dampner le par devant le - juge ou l’accion au demandeeur est perdue. Labeons dit qu’il ne le baille - mie en cel estat, ou se cil qui estoit d’igal pooir avec le demandeur comence à estre plus - puissans, ou que la demande est plus dure por ce que li lieus est cangiés où il pooit fere - sa demande, ou la persone est cangie. Donques, se li sers est vendus - - à - à] om. ms. aucun qui ne puet estre - semons par le juge au demandeeur, ou il est bailliés à un plus puissant qu’il n’est, il ne - samb[le] mie que cil qui promist de fere droit por lui le puisse baillier en cel estat où - il estoit. Mes se il est bailliés à aucunà aucun] Inséré - dans la marge avec signe de renvoi. por le meffet qu’il fist, Ofiles quide - qu’il ne puisse estre amenés devant le juge en cel estat où il fu, car Ofiles quidoit que - por ce que li sers s’estoit bailliés à un, li autre eussent perdues leur accions - noxelles.

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- Pous dit : Mais nous usons d’autre droit, car cil quil - est bailliés por meffet n’est mie delivres des autres causes premeraines, car ausi le - sieut son meffet com se il i fust vendus. ¶ Se li sers n’i est mie por - qui aucuns a accion noxele contre son signeur, se ses sires recongnoist qu’il est en sa - poesté, Vindes quide qu’il doie estre contrains qu’il le baut au jugement ou qu’il reçoive - jugement por lui ; ou, se il ne veut deffendre, il doit prometre que, ausitost com il - porra, il le menra par devant le juge. Mes se il nie par fausseté qu’il n’est en sa - poesté, il le lili] Inséré dans la marge avec signe de - renvoi. convenra deffendre sans baillier le serf por le meffet ; et ensint - escrist Julians, se il fet par engin que li sers ne soit - ne soit - - ne soit] Répété. en sa poesté. Mes - se li sers est presens et li sires n’i est mie et il n’est nus qui deffende le serf, li - juges comandera qu’il en soit menés. Mes l’en donra aprés pooir à son signeur de deffendre - le se li juges l’esgarde par droit, si com Pompoines et Vindes escristrent, por ce que ne - li nuise ce qu’il n’i estoit mie. Donques il covient que s’accion soit rendue au - demander - demandeur - demandeur] demander ms. Corr. d’après le lat. - « ergo et actori actio restituenda est »., qui - estoit perdue, por ce que li sers estoit ja en ses biens, qu’il en avoit menés par le - comandement au juge.

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- Se aucuns plede contre celui qui a usefruit en sers par accion noxele et - il ne deffent le serf, li preteurs le deffent qu’il ne puisse demander son usefruit.

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- Gais dit : Se aucuns plede par accion noxille contre - .i. des signeur au serf qu’est cumun, la demande est se cil doit doner - pleges de deffendre le serf por la partie son compainnon. Sabins dit - dit - - dit] Répété. que nonil, car il doit - deffendre tout le serf ausi com sien, car il li convient tout deffendre, ne il ne sera oïs - s’il le viaut deffendre por sa partie.

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- Ulpians dit : Se aucuns promet de mener .i. serf en - jugement en ce meimes estat et il le mainne puis qu’il est frans, se li plés de cel serf - estoit de meffés qu’il eust fés ausi com de nuire, il ne baille mie en cel estat puis - qu’il est frans, car autre venjance prent l’en deu sers de lui nuire qu’il fet par batre - et par fuster, et autrement d’un franchi - quil - qui - qui] quil ms. n’estoit condampnés - fors en paine de deniers. Mes de tant com apartient as autres causes noxeles, il samble - qu’il soit en meillor estat pour plaidier contre lui.

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- Pous dit : Mé[s] se a[u]cuns promet de mener à droit - .i. serf qui doit estre franchis desos condition, se l’en le baille à droit puis qu’il est - franchis, il samble à estre en .i. meimes estat, car li cas de franchise li estoit - enpeeschiés.

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- [2.10.0] C’est de celui qui destorne - celui qu’il ne vingne à son jor. -

- Ulpians dit : Grant dr[o]it quida li preteurs que fust - de vengier l’engin de celui qui enpeesche celui qui doit venier au jugement. - Et l’en dit que non seulement fet par mal engien cil qui retient - celui qui doit venier au juge de ses mains ou par ses gens, mes encore qui prie les autres - qu’il le detiengnent ou qu’i le destornent qu’il viengnent au juge, ou il sachent por que - cil les prie ou non. ¶ Et nos entendons ensi mal engin que se aucuns - dit males noveles à celui qui aloit au juge por que cil n’i pot mie aler, il sera tenus - par cest edit, jasoit ce que aucuns quident que cil qui le crut se doie plaindre de soi - meimes. ¶ Se li deffenderes demeure par l’engin au demandeeur qu’il ne - vient à son plet, li demanderes n’avra accion de cest edit contre lui, car il se doit - tenier apaié de ce qu’il se puet deffendre par excepc[i]on, se cil li demande la painne - qu’il promist se il ne venist à son jor, mes d’autre maniere sera se autre l’empeescha, - car il a contre lui accion de cest edit. ¶ Se pluisor empeeschent aucun - par mal engin, tuit - tuit - - tuit] Répété. sont tenu. Mes se li - uns paiee la painne, li autre seront delivre, car il n’i a plus damaje. ¶ - Tuit li sage se consentent en ce que par cest edit puet l’en plaidier - contre le signeur par non de serf. ¶ L’accion de cest edit done à l’oir - de celui qui a damaje por l’enpeescement, mes ne mie outre .i. an, et contre l’oir à celui - qui empeescha sera donee l’accion por ce que li oirs ne gaint riens de l’engien au - mort.

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- Pous dit : Se li sers au demandeur fet par son engin - que je ne viengne à mon jor, et ce fet il au seu son signor et il ne li deffent mie, - Ofilles dit que se li sires me demande aucune chose por ce que je ne vieng à jor, je me - deffenderai par exception que ses sers m’empeescha por ce qu’il nene] - Inséré dans la marge avec signe de renvoi. gaaint de l’engien - son serf. Mes se li sers fet ce sans la volenté son signor, ¶ Sabins dit que je doi avoir - accion noxele contre son signeur, ne li fils au serf ne doit nuire au signeur fors tant - qu’il perde son serf, car li sires ne mefist riens.

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- UlpiansUlpians] Julianus texte - latin dit : De cest edit naist accion en fet] Inséré dans la marge avec signe de - renvoi. contre celui qui fet par engien, que cil qui est semons ne vingne à - son jor ; et sera condampnés en tant com li demanderes a damaje de ce que ses aversaires - ne vient. Et en cest jugement vient ce que li demanderes pert por ce que ses aversaires - n’i vint, ausi com cil qui se deffent gaaine la signorie de la chose que l’en li - demandoit, ou il est delivres de la demande par trespas de tens. Mes se - cil qui empeeche par engin que cil qui est semons ne vingne à son jor ne puet amender le - damaje, il est raisons que la demande soit rendue contre celui qui fu enpeeschiés por ce - qu’il ne gaaint de l’autreui engin, et que li demanderes n’i ait damaje. - Mes se li demanderes fu empeeschiés de venier à jor par l'engin tice - et li deffenderes fu empechiés par l’engin mevieSi et stipulator dolo titii et - promissor dolo maevi impeditus fuerit, chascuns d’aus avra accion de cest edit - contre celui qui l’enpeescha. Mes se li demanderes fu empeeschiés par - l’engin au deffendeur, et li deffenderes por l’engin au demandeeur, qui ne vindrent à lor - jor, li preteurs ne doit secorre à nul d’aus, mes li uns engin doit aler por l’autre. ¶ - Se je ai pris pleges de .L. besans, se mes aversaires ne vient à jor - que je voloie demander .c. besans et Saproine empeesche mon aversaire par son engin qu’il - ne vient au jor, je consuivré .c. besans de Saproine, car de tant samble que je aie - damaje, car, s’il fust venus devant le juge, je avoie demandé contre lui ou contre son oir de cent besans, jasoit ce que li pleges m’eust promis meneur some.

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- [2.11.0] C’est - comment doit amender cil qui a baillié seürté d’estre à droit s’il ne - vient. -

- Pous dit : Li preteeurs comande que l’en cont à celui - qui doit venier à jor .xx. milles por chascun jor, sans le jor qu’il doit estre devant le - juge, et sans celui qu’il promist à estre à droit, car tel conte de voie ne sera grief à - nule des parties.

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- Ulpians dit : Nos ne requerons que cil qui promist à - estre à droit viengne à jor se il a fet pés de la querele, et ce est voirs se il fist pés - avant le jor qu’il devoit venier à plet. Mes se il fist - pres pes - pés [a]prés - pés aprés] pres pés ms., avec signe d’inversion - entre les deux mots. Corr. d’après le lat. « si postea transactum - est »., se l’en li demande la painne de qu’il ne vint, il se - deffendra par excepcion de mal engin, car nus ne doit demander painne puis que l’en a fet - pés de la querele, car de ce que la pés est fete avroit neis excepcion cil à qui en - demanderoit la painne, ausi com se de la painne meimes fust fete pés, se les parties ne - vaudrent nomeement que la painne peust estre demandee. ¶ Se aucuns est - empechiés por besoigne de sa cité si qu’il ne pot venier à jor si com il avoit promis, il - est drois que l’en li doinst exception à soi deffendre. Ausi, se aucuns - l’amena à estre tesmoing et il ne pot venier à son jor, li doit l’en secorre. ¶ - Se aucuns promist d’estre à droit à jor nommé et il ne poot venier - por maladie ou por tempeste ou por force d’eues qui l’enpeeschoient, l’en li doit aidier - par exception. Et ce est drois car, por ce que en tel promesse acomplir estoi[t] mestier - sa presence, comment puet venier cil qui est empeeschiés par maladie ? Et por ce neis la - loi des .xii. tables commande que, se li juges ou li .i. des plaideeurs est empeeschiés - par maladie, li jors doit estre prolongniés. ¶ Se aucune femme demora - devier - de venier - de venier] devier ms. Corr. d’après le lat. - « non steterit judicio ». à jor non mie par maladie mes por ce que ele - estoit grosse d’enfant, ou se ele gist d’enfant, l’en doit dire que ele est empeeschie de - maladie. Et se aucuns est forsenés, car cil qui est empeeschiés par - forsenerie est empeeschiés par maladie. ¶ Ce que nos avons dit, que - l’en doit secorre à celui qui est empeechiés par tempeste ou par force d’eve, ¶ nos devons - entrendre tempeste soit de mer ou de terre, et tel tempeste qui - empees - empeesche - empeesche] empees ms. le voie ou le - nagier. Et force d’eve puet estre sans tempeste, car nos entendons - force d’eve, neis se crestine de l’eve empeche le nagier, ou se ele en - aporte le navie ou se li pons est depechiés. Mes se aucuns pooit - eschiever qu’il ne rencheist em la tempeste ne en la force de l’eve, se il fust avant meus - ou il najast - par tens par tens - par tens - par tens] par tens par tens ms. et - il s’atendi tant, il samble qu’il ne doit avoir point - d'exion - d'exeption - d'exeption] d'exion ms.. Mes en ce - esgardera li juges raison, car l’en ne le doit mie si haster que l’en li die por qu’il ne - se mut mout avant del jor, ne l’en ne li doit mie soffrir, se l’en li puet metre sus - aucune corpe, qu’il mete l’achoison seur la tempeste ou sor la force de l’eve. Car se cil - qui avoit promis d’estre à droit à Rome et il s’ala esbatre en aucune ville quant il - estoit prés deu jor sans nul besoing qu’il eust, il n’est dingnes d’avoir exeption, qu’il - ne soit tenus à païr la painne. Ou se il avoit tempeste en la mer, mes il pooit venier par - terre ou aler entor par le flun, il ne doit mie avoir exepcion tos jors, se li briés tens - ne soufroit qu’il ne peust venir par terre ne aler entor par le flun. Mes se li fluns fust - ensi creus qu’il eust pris tout le leu où il devoit venir à plet, ou li leus fust cheois - par aucune mescheanche ou cil qui devoit venier n’i pooit aprochier sans peril, l’en li - doit doner exception par bon droit. ¶ Ausi done l’en exeption à celui - qui, ensint com il venoit à son jor, li baillis le retint sans ce qu’il n’i fist nul - barat, car se il le porchaça ou il en dona aucune achoison, il n’avra point de exeption, - mes ses engins li nuira ; mes li engins des autres ne li nuira, qui porchacierent qu’il - fust retenus. Mes se uns autres le retint, il n’avra point d’exception.

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- Pous dit : Més il avra accion contre celi qui le - retint qu’il li ament son damaje.

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- Ulpians dit : Més se aucuns est condampnés, avant que - ses jors venist, d’aucun crime capital, l’en li doit pardoner se il n’i vint. Et nos - devons entendre que cil est condampnés de crime capital, qui est condampnés à mor ou à - essil. Mes aucuns dira que li profite donques cele exception à celui qui est comdampnés ; - et je respont que ele avra mestier à ses pleges ou, se il est dampnés en essil sans perdre - franchisse, - l'exeptio - l'exeptio[n] - l'exeption] l'exeptio ms. vaudra à - celui qui le vaudra deffendre. ¶ Et il convient savoir que cil qui est - acusés de crime capital n’avra mie ceste excepcion, car en l’a donnee à - celui qui est dampnés. Mes se aucuns est mis en lians ou l’en le fait garder et por ce ne - vint à jor, il - por - porra - porra] por ms. user d’exception. ¶ - Estre ce, se aucuns est enpeeschiés par mors d’aucun sien ami, il - doit avoir exception. ¶ Et se aucuns est pris des annemis et por ce ne - vient à son jor, il doit avoir exception. ¶ - - L'e - L'en - L'en] L'e ms. demande se l’en puet - fere tel convenance que cil qui promist à estre à droit ne puist avoir nule exception se - il deffaut de ce jor. Et Atilius dit que tel convenence ne vaut. Mes je quit que la - convenence vaut se l’exeptions sontsont] sur est gratté ms. nomees expressement as quex cil qui promet à estre à droit - renunchie. ¶ Encore est la demande se cil qui ne devoit mie doner - pleges d’estre à droit dona pleges, se li plege dovoit avoir exception. Et je quit qu’il - convient veoir se il dona pleges par erreur ou par convenance. Et se ce fu par erreur, li - plege avront ; et se ce fu par convenence, il n’en avront point, car Julians escrist que, - se cil qui prometoit d’estre à droit promist gregneur painne qu’il ne devoit par - messerance, l’en li doit doner exception. Mes se par convennance promist sa grant somme et - l’en li demande, et se il veaut deffendre par excepcion qu’il promist plus q’il ne devoit, - l’en li metra encontre replication de convenence.

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- Pous dit : Se il son dui à qui aucuns doie aucune some - de deniers, à chascun por tout, et li deteeu[r]s promet à l’un d’estre à droit par painne, - et li autre - l'empees - l'empeesche - l'empeesche] l'empees ms. qu’il ne - vint à jor, il avra lors exepcion contre l’autre se il sont compaignon, porche que li - engins de l’un ne profite à l’autre. Se il sont dui deteur de une - somme, chascuns por tout, et li uns ne vient à son jor si com il avoit promis, et li - demanderes demande à l’un la dete et à l’autre la painne de ce qu’il ne vint à jor, l’en - li ostera sa demande par exception. Et ausint est se li peres promet - d’estre à droit por la dete son fil et li demanderes plede contre le fil de la dete et il - ne veut pledier contre le pere de ce qu’il promist d’estre à droit por lui. Li peres se - deffendra par exception et ausint sera de l’autre part si li fils promet à - estre à droit et li demanderes plede contre le pere deu pecule au fils, car li fils se - deffendra aprés par exception se li demanderes li demande la painne.

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- Gais dit : Se cil qui bailla pleges d’estre à droit le - fist por ce qu’il estoit hors del païs por le besoigne de sa ville, il seroit tors que sis - pleges fust obligiés por lui, car il meimes n’estoit mie tenus de venier à jor.

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- Pous dit : Se aucuns promet à fere estre à droit .i. - serf ou un autre qui soit en autrui poesté, il usera de ces meimes excepcion qu’il avroit - s’il eust promis por .i. franc homme, fors tant que l’en deist se li frans hom avoit esté - hors del païs por besoing de sa ville, car li sers ne pot aler fors par tel raison. Et - estre ceste exceptions, les autres exceptions qui sont communes ont leu ausi bien en serf - come en franc home.

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- Gais dit : Jasoit ce que cil qui promist à estre à - droit à jor nommé viengne aprés .iii. jors ou .v. ou pluiseurs, et li drois au demandeur - ne soit empiriés por sa demeure, nos devons dire qu’il se puet deffendre par - exception.

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- Ulpians dit : Se li sers baille pleges por lui por - estre à droit, jasoit ce qu’il ne viengne à jor, il ne doit painne ne si plege n’est tenu. - ¶ Se aucuns promet de - mer - mener - mener] mer ms. à droit pluisseurs - sers par une seule promesse, se cil faut en sa promesse d’un seul, il devra toute la - painne por ce qu’il a faili seulement en l’un, car ce est voirs qu’il nes a tos amenés. - Mes se il veaut païr toute la partie de la painne por l’un seul, il se porra deffendre par - exception par la demande de la painne des autres qu’il fist estre à - drot - droit - droit] drot ms..

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- Pous dit : Se je promet de fere estre à droit celui - qui estoit ja delivres par trespas de tens, car - l'accon - l'accion - l'accion] l'accon ms. estoit - faillie, je serai tenus que je le megne devant le juge ou que je le defende por enquerre - la verité. ¶ Se cil sers por qui aucuns avoit promis de mener le au - juge est perdus par l’engin de celui qui le promist à mener, nous usons de - crtain - certain - certain] crtainms. droit que l’en ne - puet demander la painne au prometeeur devant que li jors soit venus que il le dut mener, - car toute la promesse samble estre mise au jor. ¶ Cil qui - voloit plaidier par accion d’injure, s’avoit fet prometre à son aversaire, avant que li - plés fust comenciés, qu’il seroit à droit, et puis que li jors fu passés, cil qui avoit - receue la promesse morut, je di que ses oirs n’a action de cele promesse, car tex - promesses sont fetes par la chose meimes, ce est por l’injure. Mes l’accion d’injure ne - descent mie à l’oir, et jasoit ce que ceste promesse d'estre à droit descende à l'oir, - neporquant en ces qas ne li doit l’en mie doner accion de la promesse, car neis se li mors - vousist laisier l’accion d’injure et plaidier de la promesse, ne li seroit souffert. Et ce - meimes devons dire se cil contre qui je voloie plaidier par accion d’injure me promist - d’estre à droit et ensi morut, car j'en avrai accion de la promesse contre ses oirs, et ce - dit Julians. Et selonc ce, s’il avoit donés pleges, li plege ne seront tenu aprés la mort - celui, et ce meimes quide Pompoines se il ne muert aprés lonc tens puis qu’il - avoit avoit - avoit - avoit] avoit avoitms. promis d’estre - à droit, car se il i fust venu devant le juge, li demanderes peust avoir entamet le - plet.

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- Ulpians dit : Se aucuns promet autre de fere le estre - à droit, il le doit mener à jor en cel estat où il estoit quant il le promist, ce est - qu’il le doit mener en tel estat que li demanderes puisse porsuivre son droit, si com il - pooit lors, jasoit ce qu’il li soit plais griés à recouvrer ce qu’il veut demander ; car - por ce ne samblera mie qu’il ne le rende en ce meimes estat, car jasoit ce qu’il ait fait - dete nouvele ou qu’il ait perdu son argent, neporquant encore samble que il le rendre en - ce meimes estat. Donques neis cil qui est comdampnés por un autre, encore samble qu’il - soit en ce meimes estat.

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- Pous dit : Més cil qui use de novel - previle - previlege - previlege] previle ms. corr. d'après le - latin Qui autem novo privilegio utitur, ne samble mie qu’il - soit en ce meimes estat. Mes ce devons nos tenir fermement que - l’aesmementlat. aestimationem de damaje à celui qui - demandoit - - [doit] - doit] om. ms. Corr. d’après le lat. « quod aestimationem eius quod intersit agentis ad illud tempus - referendum est ». estre ramenés à cel tens que li deffenderes dut - estre à droit, ne mie au tens que l’en plede, jasoit ce qu’il n’ait nul damage au tens de - plaidier.

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- Julians dit : Toutes les fois que aucuns sers se fet - prometre d’estre à droit por ce qu’il ne veut pledier, ou il promet d’estre - à droit, cele promesse ne vaut riens, ne li plege qui en sont doné ne sont tenu, car li - sers ne puet estre emplaidiés ne ne puet autrui emplaidier.

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- Neraces dit : Se li procureres à aucun se fet prometre - à celui contre qui il viaut plaidier qu’il promet d’estre à droit, cele promesse ne vaut - riens se il ne se fet prometre nule painne, car li procurreres n’a nul damaje se cil n’est - à droit. Mes por ce qu’il se fet ce prometre por celui por qui il est procureres, l’en - puet dire que l’en i entent le preu ou le - damge - damage - damage] damge ms. à celui por qui il - est procureres, si que tant com cil i a de damaje, se ses aversaires ne vient à jor, tant - devera au procureur. Et ce meimes puet en dire, et miex encore, se li procureres se fist - ensi prometre qu’il amenderoit le damaje se il ne venist à jor, car nos entendons que ces - paroles se regardent au profit ou au damaje del signeur, ne mie dou procurreur.

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- Papinians dit : Se li tuteurs d’aucun orfelin promet à - estre à droit et il n’acomplist promesse, et li orfelins vient à aage, ou il muert ou il - se tint del iretaje son pere, l’en ne donra accion contre le tuteur de cele promesse, car - neis se li tuteurs fu comdampnés por l’orfelin par non de cele chose que l’en li - demandoit, et aucuns de ces quas que nos avons dit avient, l’en ne le contraindra à païr - ce qui est jugié.

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- [2.12.0] Ci dit des feiries et des - tens que n’est tenus de venier à plet, et des cause dont l’en ne puet avoir essoingne - por feiries. -

- Ulpians dit : Il est establi par la constitution - l’empereur Marc que nus ne puet contraindre son aversaire à venir à plet de moisons ne de - vendanges. Cil qui entendent à moissons ou à vendanges ne doivent estre contraint de - venier à plet. Et se li juges les semont par nonsachance ou par niceté, - et il i vient volentiers, se li juges done sentance par devant aus, et par lor volenté la - sentanche vaudra, jasoit ce qu’il ne fist droit en semondre les. Mes, se il ne veulent - venier à sa semonse et li juges done sentanche, nos dirons que cele sentance ne vaudra - riens, car li fés dou juge ne puet abatre le droit ; donques cele sentance - sera cassé sans apel. Mes de ce sont hors aucunes causes desqueles l’en - nus - ne - ne] nus ms. puet contraindre à - plaidier - entendre en tens - en tens - en tens] entendre en tens ms. de - moissons et de vendanges, ce est quant la chose se puet perdre par trespas de tens, ausi - com se l’accion doit faillir por le delaiement ; et sans faille toutes les fois que - besoing le requiert, nos poons estre contrains à venier par devant le juge. Mes il est - raisons que à ce seulement soions contrains que li plés soit entamés, et ensint est exprés - es paroles de la constitution, et se li uns ou li autres des plaideurs ne veut plaidier - puis que li plés est commenciés, il avra delaiement.

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- Cist meimes dit : Li empereres Mars establi en cele - meimes constitution que l’en peust plaidier en foiries d’autres causes, ausi com est : que - l’en doinst tuteurs ou curateurs à çaus qui en - en - - en] Répété ms. ont mestier, et que - l’en amoneste les menestreurs à fere loiaument leur ovres, et que - l'e - l'en - l'en] l'e ms. voie les achoisons de - çaus qui ne font lor mestier, et que l’en establise les despens des orfelins et des autres - qui sont en avouerie, que l’en preve aajes, et que l’en mete en saisine les femmes des - biens leur maris de qui eles sont grosses ou de celui qui ne vient au juge, que l’en mete - son aversaire en saisine des biens ou des biens à l’oir qui doit païr lais ou demostrer - testament, ou que l’en doinst curateur des biens de celui de qui l’en ne set s’il avra oir - ou non, ou de baillier despens as enfans ou as peres ou as franchisseurs, ou que l’en - contraingne celui qui est ses oirs et qui doit rendre l’iretaje à autre qu'il le rechoive - et le rende, o que li juges aesme la grant honte dont aucuns se claime que l’en li a fete, - ou que l’en face baillier franchise à celui qui li mors commanda en son testament.

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- Cist meimes dit : Encore seut l’en fere droit en tens - de moissons ou de vendanges de ces choses qui se perdent par mort ou par trespas de tens. - Par mort se perdent ausi com est accion de larrecin ; et de damaje qui est fet à tort et - d’injure et des choses que de feu ou de chiement de moisson ou de pechoi de - nés ou de nef qui est combatue, et d’autres qui sont samblables à ces, ou se les choses - doivent estre perdues par trespas de tens, ou li termes de l’accion doit faillir et li - juges defranchisse. Toutes ces choses puent estre jugies chascun jor. - Et contre celui qui prent aucune chose en tens de foire ou de marchié - contre le comun profit rent l’en droit en tous tens.

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- Pous dit : Li bailli deu païs seulent establir le tens - de moissons et de vendanges selonc la coustume dou païs et del leu.

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- Ulpians dit : Le premier jor des kalendes de janvier - ne seulent li juge rendre droit ne ne seulent soufrir que l’en parot à eus de nul - plet.

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- Cist meimes dit : Il est establi que se aucuns juge en - jor de feste que cist jugemens ne vaille riens se ce n’est par la volenté des parties. Et - se aucuns juge en autre maniere que l’en ne soit tenus de tenier son jugement ne de païr - ce qu’il comande, ne se cil por qui li jugemens est fés se plaint à autre juge, ne doit - contraindre de tenier jugement.

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- Cist meimes dit : La constitution l’empereeur Marc ne - comande que l’en doinst plus d’un delaiement à mener preves. Mes li juges en seut doner - seconde fois por le profit et por le grase des plaideeurs quant il entent achoison por - qu’il le doive fere d’un païs meimes ou d’autre à maener prueves selonc la lontaigneté des - leus. Et meesmement est se il avient aucune chose d’aventure. ¶ Ce convient veoir se cil - qui est mors avoit pris aucun terme por mener prueves, se cil qui vient en son leu doit - autre terme ou se l’en ne l’en doit point doner por ce qu'il est ja doné une fois ; et il - m’est avis que li juges li doit doner par bone raison.

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- Pous dit : Selonc la maniere de Rome, li jors commence - dés la mieenuit et define en la moitié de la nuit qui vient aprés. Et por ce, ce que ont - fet en ces .xxiiii. eures, ce est es ii. demie nuit et eu jor qui est en mie, autant vaut - com se il fust fet en chascune partie deu jor.

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- Ulpians dit : Li empereres Trajans respondi à Munice - Natural : li foirie donent respos de besoignes dont l’en plede, mes ce qui apartient à - chevalerie puet en tretier neis as jors foiriés ; et de ce conte est li connoistre des - gardes.

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- Pous dit : L’en puet doner terme plus d’une fois à - chascun es plés qui sont d’avoir. Mes es causes de crime avra .iii. termes li acusés et - l’acuseres .ii. ; mes en tot ce doit garder raison li juges.

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- [2.13.0] Ci demostre coment l’en doit - metre avant sa demande en plet. -

- Ulpians dit de quelque accion l’en viaut, il la doit mostrer, car il est - grant raison que cil qui veut plaidir mostre s’accion por ce que cil qui demande sace se - il li est bon à plaidier ou à fere gré ; et se il veut plaidier, qu’il viengne garnis à - soi deffendre quant il savra la demande que l’en li viaut fere. ¶ Metre - avant accion, ce est baillier le à son aversaire à escrire ou à baillier la li escrite ou - dire li pluisors fois. Et Labeons dit que cil met avant s’accion, qui mainne son aversaire - devant aucun sage et li mostre ce qu’il veut dire, ou il li dit ce qu’il viaut demander et - par quel raison. ¶ Les mostrees des chartres doit l’en fere sans - mostrer la dete por ce que l’en ne puisse penser aucun barat quant il avra mostré la dete - et li preteeurs entrés hors le jor que la chartre fu escrite que l’en le doit mostrer ne - mie celui en quel dut estre fés li paiemens, car li jors deu paiement est parti de la - chartre ausi com la some qui est deue. ¶ Mais cil qui monstrent escris de contens doivent - mostre - mostrer - mostrer] mostre ms. la dete, car - l’en ne puet savoir ce qui est baillié ne receu se l’en ne voit la dete. ¶ - Il covient mostrer à son aversaire tos ses erremens dont l’en seut - user en jugement. Mais nus n’est tenus de mostrer les erremens dom il ne veut user. ¶ - Cil ne samble mie que mostre son errement, se il ne - mostre toute la stipulation qui est escrite. ¶ L’en escuse çaus qui por - niceté, ou por ce qu’il estoent femmes ou por aucune autre droite cause, - n - ne - ne] n ms. mostrent ce qu’il devoient - mostrer.

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- Pous dit : Se aucuns demande lais, li juges ne comande - mie qu’il mostre ses paroles deu testament, et ce est par aventure, por ce que li oir qui - l’en demande seulent avoir le testament devers aus.

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- Mauricians jujansjujans] Interprétation - incertaine des jambages (4 jambages suivis de a, 2 jambages et s) dans le - ms. : Nus à qui l’en demande aucune chose de par le prince - ne doit mostrer autre erremens à celui qui l’encuse vers le prince, fors çaus qui - apartienent à cele cause dont cil dit qu’il l’acuse.

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- Ulpians dit : Li preteurs escrist : cil qui tenent le - cange de l’empereeur doivent mostrer lor escris o tote la dete. La - raison de cest edit est mout droituriere car, por ce que cil changiere escrirent les - con - con[tes] - contes] con ms. de chascuns, il est - droit que ce qui est escrit par mon non, que me soit mostré ausi com mon escrit. ¶ - Et par ces paroles est tenus li fils de maisniee se il est cangieres - qu’il mostre son escrit, mes - l'e - l'en - l'en] l'e ms. et latin : an et - pater, quaeritur demande se li peres en est tenus. Et Labeons escrist que - li pere n’en doit estre contrains se li fils ne maintient cel mestier par la volenté le - pere. Mes Sabins respondi à droit que lors seulement est tenus li peres, quant li gaains - deu fils est siens ; et se li sers fet ce mestier, car il le puet bien fere, se il le fet - par la volenté son signeur, li sires est tenus de mostrer les escris. Et ausi sera donee - accion contre lui com se il meimes l’eust fet. Mes se il le fist sans le seu son signor, - il soufist bien que li sires jurt qu’il n’a nus de ces escris. Mes se - li sers fet cel mestier de son pecule, li sires sera tenus deu pecule deu serf ou de ce - que li sers a mis en ses besoignes. Mes se li sires a les escris et il nes mostre, il sera - tenus en tout. ¶ Et cil qui est laissiés de tenier le cange est tenus de mostrer les - escris là où il maintenoit le mestier. Mes ces escris establi que se il - a les - les - - les] Répété. escris del cange en - autre païs que là où il maintint le change, il est tenus de mostrer les escris là où il - tient le cange, car en ce pecha il tout avant qu’il porta aillors les - escris. Mes se il tint son cange en un leu, et l’en li demande à - mostrer ses escris en autre leu, il n’est tenus à ce fere, se tu ne veus qu’il les face - porter là où tu demandes à ton despens. Et l’en li doit doner - terme à porter les.

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- Cist meimes dit : Se aucuns des argentiers a son - escrit en la ville ou en l’ouvroer, ausi com mains seulent, et tu le requiers à mostrer, - ou il t’en menra à leu où il l’a, ou il te baillera le transcrit de ce que tu viaus veoir. - ¶ Li oir à l’argentier sont tenu de mostrer les escris ausi com il - meimes. Mes se il sont pluiseur oir, et li uns seus a les escris, cil seulement sera tenus - de mostrer les. Mes se tuit les ont et .i. les requiert à veoir, tuit sont tenu de mostrer - les, car se .i. vix et chaitis les mostre, si que l’en puisse douter par droit que ce ne - soit li drois escris, li autre sont encore tenu deu mostrer, ou il conv[i]ent qu’il - creantent le - fe - fet - fet] fe ms. de celi qui les a - mostrés, et ce meimes sera des argentiers meimes à qui l’en demande à mostrer leur escris. - Et ce meimes a leu en pluiseurs tuteurs d’aucun orfelin qui li peres fu argentiers, car il - convient que tuit mostrent les escris, ou qu’il creantent le fet de l’un. ¶ - Mais il convient que cil qui demande à veoir les escris de - l’argentier jurt qu’il ne requiert ce par malice, por ce qu’il ne require escris à veoir - qui ne li ont mestier ne çaus qui l’a, ou qu’il ne le face por travillir l’argentier. ¶ - Les escris des argentiers sont apelés raisons. Et Labeons dit que - raisons sont escris que l’en fet por l’une partie et por l’autre de baillier et recevoir, - et de prester et de païr ; ne nule raison ne comence de paiement seulement, ne se l’en - reçoit gage ou l’en preste argent par commandement d’autre, ce n’est mie en conte de - resons, mes ce que li argentiers reçut seur lui à païr por autre, ce convient mostrer, car - de ce vient ses mestiers. ¶ De cest edit vint accion à demander le - damaje que l’en a se l’en ne mostre les escris, dont il apert que lors seulement est l’en - tenus de cest edit quant cil à qui la chose apartient demande. Et lors - est avis que m’apartient la chose sec. apartient ... se] Ajouté dans la marge avec un signe de renvoi. – se] Répété deux - fois. tu traïs la raison par mon commandement, et se mes procureres te - comande à fere l’escrit quant je n’i sui, cele raison m’apartient et tu la - me dois mostrer. ¶ Ausi doit li argentiers mostrer le conte qu’il - - a - a] om. ms. aveques moi à mon - procureur ausi com se il li apartenist, mes il doit fere seürté que il me face avoir - estable son fet. ¶ Se en comencement de l’escrit a date où la raison - Tice est escrite, et aprés la moie raison est escrite sans date, il me doit mostrer ma - raison o toute la date, car la date qui est au comencement est comune à toutes les - raisons. Mostrer est ou dire sovent la chose, ou baillir en escrit, o - mostrer le livre. ¶ Li preteurs dit : Je commanderai que l’en mostre - son escrit à l’argentier ou à celui qui le veaut veoir autre fois se raison me muet. - Li preteurs deffent que l’en ne mostre les raisons de l’argentier - sans bone raison, et ce fet il por ce qu’il doit estre garnis des escris de son mestier ; - et il n’est mie drois que il demant que l’en li mostre ce qu’il deveroit mostrer as - autres. Mes ore veons se l’en les doit mostrer à l’oir à l’argentier, et sans faille se li - escris de s’argenterie vint à lui, l’en ne li doit mostrer. Mes, se non, l’en li doit - mostrer par raison, car neis à l’argentier meimes les convint mostrer se il i a raison, ce - est se il preve que il a ses escris perdus en eve ou en trebuchiés de mason ou par feu ou - par autre meschance, ou il dit qu’il les a mout loins, ausi come outre mer. ¶ - Ne li preteurs ne commande à mostrer les escris .ii. fois sans - raison.

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- Pous dit : Ausi com se il mostre que il a loins les - escris qui fu mostré une fois, ou se il ne li fu mostré plenierement, ou se il requirt à - mostrer l’escrit qu’il avoit qu’il a perdu par meschance, non mie par sa negligance, car - se il l’a perdu par cel quas que l’en li doie pardoner, li preteurs comandera que l’en li - mostre derechief. ¶ Et ceste parole que l’en dit derechief a .ii. - senefiances : l’une si est qui senefie une fois aprés la premiere ; et l’autre qui se - regarde à pluiseurs fois. Et est ensint entendue, ce est toutes les fois qu’il est - mestier, car il puet estre que aucuns perde l’escrit que l’en li a .ii. fois mostré, et - lors prendra l’en ceste parole derechief por pluisors fois.

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- Ulpians dit : Là où l’en requirt à l’argentier qu’il - most - mostre - mostre] most ms. Corr. d’après le lat. « rationes edere ». ses escris, il doit estre - condampnés se il demeure par engin qu’il ne le mostre. Mes de corpe n’est il mie tenus se ele n’est prés d’engin. Et cil qui mostre l’escrit malicieusement est ausi - com se il ne le mostrast par engin. Et cil qui ne le mostre tout cil - qui renchiet en cest edit doit païr le damaje que je ai de ce qu’il ne me mostre son - escrit quant li preteurs le commande ne mie le damaje que je ai ore. Et por ce, jasoit ce - que je n’i aie ore nul damaje ou je n’i ai plus ou mains, l’accion de cest edit ne sera - donee por le plus ne por le mains.

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- Pous dit : Aucunes persones sont qui il est mestier - que nos mostrent lor escrit ; neporquant il ne sont contraint par l’edit au preteur, ausi - com quant mes procureres a fetes mes besoignes ou mes escris, il n’est contrains par le - preteur ne par pooir de painne à mostrer ces escris. Et ce est por ce car nos - poos - poons - poons] poos ms. consivre par accion - de commandement nostre droit. Et quant li compains fet besoignes de la - compaignie par mal engin, li preteurs ne done accion de cest edit au compaignon, car il a - accion de compaignie. Ausi ne contraint il le tuteur par cest edit de rendre les escris à - l’orfelin, mes par l’accion qui vient de ce qu’il est tuteur. Ne il n’est nule differanche - se li oirs à l’argentier, ou ses peres ou ses sires, sont de ce meimes mestier, car por ce - qu’il entrent en leu de l’argentier, il doivent fere ce dom il estoit tenus. ¶ Mes cil qui - li argentiers fist lés de ses escris n’est mie tenus par cest edit ne que seroit se il li - eust donés les escris à son vivant, car par les paroles de cest edit est tenus cil qui - entre en toute sa droiture, ne li oirs à l’argentier n’est mie tenus, car il n’a les - escris ne il nes a perdus par mal engin. Mes se il fu renunciérenuncié] difficile à - lire sur le ms., cf. latin sed si ei, antequam eas legatario traderet, - renuntiatum fuerit à l'oir avant qu’il les baillast à celui qui il - estoient laissié, qu’il les mostrast ains qu’il les baillast, et il n’en vaut fere, il - sera tenus, car il a ce fet par engin, et avant qu’il les baut sera tenus. Mes se il ne - fet point de mal engin, cil qui li escrit furent laissié sera tenus de mostrer les. ¶ - Pompoines escrist qu’il est droit ausint que li cangeeur soient tenu - de mostrer lor escris, car il font leur escris ausi come li argentier, et il reçoivent - deniers et baillent par parties et escrirent ces choses en leur livres, et sovent a l’en - recours à le preve de leur livres. ¶ Et sans faille, li - procureres comande mostrer les escris à tous çaus qui les requirent, mes qu’il virent - qu’il ne le requirent par malice. Mes, por ce que cil escrit lor - apartienent, et nos entendons que nos apartient l’escrit non seulement quant nos le - faisons fere ou quant nos sommes oir à celui qui le fet fere, mes encore se cil qui est - nostre poesté le fet fere.

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- Gais dit : Li preteurs commande as argenteurs qu’il - mostrent leur escris non seulement quant en a afere as argentiers meimes, mes encore quant - en - - a - a] om. ms. afere as autres. - Et por ce comande li preteurs as argentiers, et as autres qui sont - semblans à aus, qu’il mostrent leur escris, car leur mestiers est comuns à tos, et c’est - leur principal entention qu’il facent dilijanment lor escris. ¶ Einsint - entent en qu’il mostre bien son compe, quant il le mostre deu chief, car l’en ne puet - entendre le compe se il ne - mostres de - mostre dés - mostre dés] mostres de ms. le - comencement ; mes ne mie qu’il li conviengne à mostrer tous les escris de son livre à - chascun ne laissier le transcrire, mes que chascuns puisse veoir ou transcrire cele partie - qui li apartient. ¶ Et por ce que l’acciont de cest edit est donee à - demander, le demande de ce que li escrit ne sont mostrés avenra que se aucuns est - condampnés por ce qu’il ne pot mostrer l’escrit dom il se deffendist, ou se il ne conquirt - ce qu’il demandoit por ce qu’il n’avoit l’escrit dom il peust prover sa querele, il doit - recouvrer par ceste accion ce qu’il a perdu. Mes ore veons se ce est voirs, car se il puet - prover par devant le juge devant qui il plede à l’argentier qu’il peust avoir vencu en - l’autre plet où il fu vencu, donques il pooit lors prover ce qu’il demandoit. Et se il ne - le prova, ou se il le prova et li juges ne vaut recevoir sa preuve, il se doit plaindre de - soi meimes ou deu juge, mes il ne mie ensint, car il puet estre qu’il puet ore avoir - l’escrit par aucune maniere, ou il avra erremens, ou par aucuns tesmoins peut prover - contre l’argentier qu’il eust lors vencu s’il eust ces escris, et il ne pooit lors avoir - par aucune aventure les erremens et les tesmoins. Ausint avons nos accion contre celui qui - no - no[s] - nos] no ms. emble ou nos defface - aucune chartre, por ce que nos ne poimes prover quant nos plaidiemes à nos deteurs por la - chartre que nos avions perdue, et por ce perdimes la querele, ore le poons prover par - autres erremens ou par tesmoins dont nos ne poions lors user par aucune achoison.

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- Modestins dit : Il est chose receue que cil qui baille - transcris d’aucuns erremens les puet baillier sans escrire i son non.

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- Calistrat dit : Il m’est avis que les femmes sont - ostees des mestiers des argentiers, car cele oevre apartient as homes.

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- Ulpians dit : Ceste accions n’est donee outre .i. an - ne contre l’oir à l’argentier se ce n’est por son fet, mes ele est donee à l’oir à celui - qui ele afiert.

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- [2.14.0] Ci dit des - convenances. -

- Ulpians dit : La droiture de cest edit si est natural, - car nule chose n’est si covenable à la loiauté des gens come de garder la covenance qu’il - ont entr’aus. ¶ Li nons de covenance est generaus et apartient à toutes - choses dont l’en se consent à fere marchiés ou transaccions, si qu’il s’acordent à ce - fere, car ausi com cil qui - vient - vienent - vienent] vient ms. de divers lieus - en un leu dit l’en qu’il samblent en un, ausi cil qui de divers corages vienent à une - volenté dit l’en que se consentent, ce est à dire qu’il s’asentent ensamble à une chose. - Et ensi est generaus li nons de convenanche, que Pedius dit mout belement qu’il n’est nul - marchiés ne nule obligation qui n'ait en soi chovenance, soit fete par chose ou par - parole, car neis stipulation qui se fet par parole n'est nule se il n’i a consentement. ¶ - Mes maintes convenences trespassent en autre non, ausi come en achat - ou en louaje ou en gageure ou en stipulation.

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- Pous dit : L’en ne puet fere covenance par la chose - meimes ou par letres ou par messaise, et entre çaus qui ne sont en un leu puet estre - convenance ; et fet l’en convenance neis par couvert consentement. Et - por ce, se je rent à mon deteur la chartre de la dete qu’il me doit, il samble que je li - fas covenance que je ne li demant la dete, et se je li demant la dete, il se porra - deffendre par exeption de covennence.

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- Modestins dit : Més jasoit que l’en rende son gaage au - deteur, se il ne paie la dete il n’est mie doute qu’en ne la li puisse - - de demander - demander - demander] de [23d] demander ms. se - il n’i ot autre convenence fete nomeement.

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- Pous dit : Et por ce que convenances valent neis - couvertement, il plot as sages homes que, se aucuns loe une meson, tout ce qu’il met laens - sera en gajes au signeur de la maison por le loier, jasoit ce qu’il ne - soit mort ; et selonc ce, li mués puet fere covenence. Et de ceste - chose est bon argument la stipulation que l’en fet por le doaire quant l’en le baille, car - l’en ne le puet demander avant le - marige - mariage - marige] mariage ms., ausint com se - ce fust moti, et se li mariajes n’est, la stipulation faut por le droit meimes. - Et ce meimes plest à Julian qui l’en demanda consel d’un tel quas, - car cele convenance estoit entre .ii. homes que, tant com li uns paieroit les usures à - l'au - l'autre - l'autre] l'au ms., qu’il ne li peust - demander le chatel et la stipulat[i]on de pair la dete si estoit fete purement. Et Julians - dit que cele condition est entendue dedens la stipulation, ce est que l’en ne li puisse - demander la dete tant com il paiera les usures, ausint com se il eust esté moti au - prefet.

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- Ulpians dit : Trois manieres sont de convenances : car - l’en fet convenance ou de cause comune ou de privee, et de cause privé ou ele est selonc - loi ou selonc le droit des gens. ¶ Comune covenance si est cele que l’en fet de pés, quant - li chevetainne des os font pés entr’aus.

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- Pous dit : Cele covenance vient de loi qui est afermee - par aucune loi, et por ce aucune fois naist accion de la covenance ou est tolue par - covenance quant aucune loi ou aucun consel de senat li aide.

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- PousPous] Ulpianus texte - latin dit : Des covenances qui vienent deu droit des gens, - les unes engendrent accions, et les autres exceptions. Celes qui - engendrent accions ne demeurent en leur non, ains prametent autre non, si com est achat et - vente et loaje et compaignie et comandise et autres - samblabeles - samblables - samblables] samblabeles ms. - convenances, et jasoit ce que la covenance ne prengne autre non. Mais - il i ait aucune cause, Aristons respondi à Celsse que il i a obligation, ausi com en teus - quas : je te baillie aucune chose par si que tu me baillasses une autre ou que tu me - feisses aucune chose, et de ce marchié vient obligation. Et por ce, je croi que Julians fu - par droit repris de Mauricians en tel quas : je te baillie .i. serf por ce que tu - franchesisses un autre ; tu le - fran franchis - franchis - franchis] fra(n) franchis ms., et - cil que ge te baillié t’est tolu. Julians dit que li preteurs te done contre moi accion en fet, mes Mauricians dit que tu as accion de loi qui est de chose non - certaine et a non accion de paroles escrites, car ce est marchiés dont naist tele accion, - ce dit Aristons. ¶ Se aucuns promet à un autre aucune chose por ce - qu’il ne face aucun mefet, de tel convenance n’est nule obligation. ¶ - Dés quant il n’i a nule cause por que l’en face tel covenance, illueques ne soit nule - obligation, donques convenance nue n’engendre accion mes exception. ¶ - Mes aucune fois la covenance done novele forme à l’accion, si com il avient as marchiés - qui sont de bone foi, car nos solons dire que les covenances sont dedens les accions de - bone foi. Mes ce - doi - doit - doit] doi ms. estre ensi - entndu - entendu - entendu] entndu ms. que, se la - convenance est fete maintenant aprés le marchié de bone foi, ele est entendue dedens les - marchié à ce qu’il en - anaisse - naisse - naisse] anaisse ms. accion. Mes se - la convenence est fete aprés une piechie, ne sera entendue dedens marchié ne n’engendra - accion, car de covenance nue ne naist accion, ausi com quant li maris et la femme font - covenennance - covenance - covenance] covene(n)nance ms., aprés - ce que li mariajes est departis, que il rende maintenant le doaire non mie au terme qui - - est - est] om. ms. establi par loi, ceste - covenance ne vaut, por ce que de covenance nue naistt (?) sur grattage - accion. ¶ Et ce meimes escrist Marceas, se tel convenance - - est - est] om. ms. entre le tuteur et - l’orfelin qu’il baut gregneur usures qu’il ne sont establies par loi, ceste covenance ne - vaudra, car il n’en naistra accion, mes ces covenances sont dedens le marchié, qui sont - fetes au coumencement ou en la fin maintenant de marchié. Et ce meimes respondi Papinians, - se l’en fet aucune covenance grant piece aprés l’acat qui soit hors de la nature deu - marchié ; de cele convenance ne porra l’en plaidier par accion d’achat, par cele meismes - ruile que de covenance ne naisse accion. Et ce meimes dirons en tous les marchiés de bone - foi, mes de la partie à celui qui deffent vaudront tex covenences, car neis ces covenences - que l’en fet grant piechie aprés le marchié seulent engendrer exceptions. ¶ - Et il est ensi voirs que les covenances que l’en fet en marchiés de - bone foi, qui sont dou marchié memes, sont dedens le marchié, que ce est chose certaine en - achat et en autre marchiés de bone foi, que l’en se puet partir del marchié - avant que la chose soit baillie ou li pris paiés. Donques, se l’en se puet partier de tout - le marchié, ausi puet l’en cangier le marchi[é] en aucune partie, en croistre le pris ou - en apetichier ; et ensint escrist Pompoines. Et por ce que ce est ensint, ceste convenance - vaudra neis à celui qui viaut demander que ele li vaille avoir accion avant qu’il li ait - riens baillié ; car ausi come tous li marchiés puet estre ostés, ausi le puet en renoveler - en partie. Et ce puet en dire asés soutilement, dont je ne deslo mie mout ce que Pompoines - dit, que l’en se puet partier em partie par covenence de l’achat, ausi com se li marchiés - fust noviaus par la covenance. Mes quant il sont oir à l’achateeur et li venderes fet - covenance à l’un d’aus qu’il defface le marchié, Julians dit que la covenance vaut, et li - marchiés sera deffés em partie, car li uns des oirs puet par sa convenanche gaaignir - exception de marchié qui estoit fet à autre. Donques li dis Pompoines et li dis Julians me - plaisent. Li preteurs dit : je ferai garder les covenances qui seront - sans mal engin, et ne seront contre loi ne encontre les establisemens deu pueple, ne - contre le consel deu senat, ne contre les jugemens des sajes homes, ne contre les - commandemens des princes, ne por ce que l’en face engin à nul de ces. ¶ - Les convenances sont - generaumaument - generaument - generaument] generaumaument ms. por - tos, et les autres sont fetes à une persone. La covenance est general, quant je fais - convenance que je ne demande la chose. Mes cele est fete à aucune persone, quant je ai en - covent que ge ne demanderai la chose à celui qui je fas la covenance. Et l’en puet aesmer - se la convenance est fete generaument ou à persone certainne non seulement par les - paroles, mes encore par l’entencion de çaus qui les font, car sovent avient que aucune - persone [est] mise en la covenance non por ce que la covenance soit fete seulement à lui, - mes por ce qu’il apere avec qui la covenance est - est - - est] Répété. fete. - Li preteurs dit qu’il ne gardera mie la convenance qui - est fete par mal engin, et nos entendons que l’en fet mal engin quant en fet aucune - convenance por enginnier autrui, que l’en fet une chose et faint de fere autre. Mes li - preteurs ne dit riens de ce que l’en fet par trecerie. Mes Labeons dit - que ce est tors ou est à outraje, car il est tors se li creanciers quita loiaument une - fois ce qu’il devoit et il s’efforce à rapeler cele quitance, ausi com - se il l’eust fete par trecerie ; car trecherie est entendue engin. Donques se l’en fet - engin en la convenance ou l’en fet aprés la covenance aucune chose par engin contre la - covenance, replication d’engen nuira à celui qui le fet, se il se veut aidier de la - covenance por les paroles de l’edit, qui deffendent que riens ne soit par engin. ¶ - Ce que l’en seut metre en la fin des covenances en tel - manire - maniere - maniere] manire ms. : « Tices - demanda à Mavie se il li donroit ou feroit ce, et Mavies li promist. ». Ces paroles sont - entendues non seulement en lieu de covenence, mes encore en force de stipulation ; et por - ce il en naist accion de stipulat[i]on se l’en ne prueve apertement le contraire, que les - paroles ne furent dites par entention de fere stipulation, mes de covenance pure. ¶ - Se je fas covenance que je ne demant ce qui m’est jugié ou que je ne - demant ma maison que l’en a arse, la covenance vaut. ¶ Se je fas - covenance que ge ne porsu[i]ve denoncement de vie novele que aucuns fet à mon damaje, - aucuns quident que ceste covenance ne vaut, que - que iiises - †vises† - que vises] q tildé suivi de trois jambages et de - ses ms.. Latin : Si paciscar, ne operis novi nuntiationem exsequar, - quidam putant non valere pactionem, quasi in ea re praetoris imperium - versetur que ele soit contre l’auctorité au preteur. Mes Labeons destinte - que, se li denuncemens de novele oevre por le damaje que cil i avoit qui le denunce, il - puet fere covenance qu’il ne le porsive. Mes se il l’avoit denuncié por le comun damaje de - la ville et il fet covenance, la convenance ne vaut. Et ceste destintion est vraie. - Donques, en tous les autres quas qui apartienent à l’edit au preteur qui ne sont au damaje - comun, mes d’aucun especiaument, puet l’en fere covenence, car l’en puet neis fere - convenance - qu - que - que] qu ms. - l’en ne plede de larrecin se il li est fet. ¶ Et se aucuns fet - covenance qu’il ne pledera de la chose que l’en li nie qu’il avoit comandee, Pompoines dit - que la covenance vaut. ¶ Se aucuns fet covenance qu’il amendera - tou - tout - tout] tou ms. - le damaje qui avenra en la chose, qu’il a receue à garder, le - covenance vaut, ne nous ne disons que ele ne doie estre gardee qu’einsi que ele soit fete - contre forme de droit. Et ce poons dire generaument, que toutes les - fois que la covenance est contre le droit deu comun, que ne doit estre gardee, ne se l’en - jure que l’en ne face contre cele covenance, li seremens ne - vat - vaut - vaut] vat ms., ne l’en ne doit - aleguer tel covenance ne se l’en fet stipulation de ces choses, dont l’en ne doit fere - covenance ele ne doit estre gardee, mes doit estre depecié del tot. ¶ - Se aucuns fet covenance o les creanciers au mort avant qu’il entre en l’iretaje que il - pait mains que l’en ne leur doit, la - connance - convenance - convenance] connance ms. vaut. - Mes se il est aucun serf qui est escris oirs desous condition, et il - fet convenance as creanciers avant qu’il soit frans ne ait l’iretaje, cele convenance ne - vaudra riens. Mes Marcians dit que, se li fiex au mort qui doit estre oirs ou li sers qui - est escris oirs, qu’i convient par force qu’il prenge l’iretaje ; se il font covenance - avant qu’il entre en l’iretaje, cele covenence vaut ; et ce meimes a leu en oir estrange. - Et se il reçoit l’iretaje par le commandement as creanciers, se il i a damaje, il - acciont - a accion - a accion] acciont ms. de - commandement contre aus. Mes se aucuns fet covenance tant com il est en servitude, si com - nos avons dit desus, Marcian dit que la - venence - convenence - convenence] venence ms. vaut, car ce - qu’il fet en servitude ne li doit valoir puis qu’il est franchis, et ce devons ausi - entendre de la covenance que ne li vaille. Mes l’en - pue - puet - puet] pue ms. demander se exepcion - d’engin li puet valoir. Et jasoit ce que Marcians en donast avant en autel quas, - neporquant puis s’i acorda ausi com en autel quas : uns fils de mainie, qui estoit oirs à - aucun, fist tel covenance as creanciers qu’il li quitaissent partie de la dete ; et puis - qu’il fu fors d’avoerie, il reçut l’iretaje. Marcians dit que il se puet defendre par - exception d’engin, se l’en li demande toute la dete. Et ce meimes prueve il se li fils fet - covenance as creanciers son pere au vivant son pere, car il avra aprés sa mort exception - d’engin. Donques l’en puet dire que li sers avra autretel exception puis qu’il est - franchis de la covenance qu’il fist avant. ¶ Mes au jor d’ui, tel - convenance nuist as creanciers se il s’asamblent ensamble et il s’acordent combien il - vuelent quiter de la dete par convenance. Mes se il ne s’acordent, lors s’en - doit entremetre li juges, et doit dire son commandement selonc la greigneur partie des - creanciers.

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- PapiniansPapinians] Paulustexte - latin dit : L'en doit entendre la gregneur partie selonc - dete, ne mie selonc le nombre des persones. Mes se la dete est ingal de une part et - d’autre, lors s’acordera li juges au g[r]egneur nombre des creanciers ; mes se il sont - tant de une part come d’autre, li juges se rendra à la volenté de çaus qui avront les - gregneurs d’aus en leur partie. Mes se de totes parties vient ingauté, li juges eslira la - partie de çaus qui veulent fere gregneur quitance ; et ce pue[t] l’en entendre el - commandement l’empereeur Marc.

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- Pous dit : Se il sont pluiseur qui ont une meimes - demande, l’en les conte por un, ausi com font cil qui prestent ensamble une somme ; ou - pluiseurs argentiers qui ont ensamble escrite toute lor dete, l’en les conte por un por ce - que dete est une. Et se il sont pluiseur tuteur d’un orfelin qui estoit creanciers, l’en - les conte por un à la convenance. Et un tuteur - deu - de - de] deu ms. - - plusseurs - pluseurs - pluseurs] plus//seurs ms. orfelins à - qui l’en doit une meimes dete sera conté por une convenance, car il est grief chose que - uns hom tingne le leu de deus, car neis cil qui pluiseurs demandes ne mie conte por - pluiseurs mes en regart de celui qui n’a que une seule demande. ¶ La - somme de la dete regardons nos neis se l’en la caut de pluiseurs menues sommes, se par - aventure l’en l’enpeut-être ici un saut du même au même ? Latin : - Cumulum debiti et - ad plures summas referemus, si uni forte minutae summae centum aureorum debeantur, alii - vero una summa aureorum quinquaginta: nam in hunc casum spectabimus summas plures, quia - illae excedunt in unam summam coadunatae. doit à un cent besans par menues sommes - qui passent une somme quant eles sont asamblees. Et la somme de la dete - ajosterons nos les usures.

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- Ulpians dit : Li commandemens l’empereur Marc parole - que tuit li creancier se doivent asambler. Mes que sera se aucuns d’aus n’i sont mie ? Se - doivent dont tenir cil qui n’i estoient à ce que cil qui estoient present ont fet ? Se cil - qui - avoien - avoient - avoient] avoien ms. aucun previleges - en leur detes estoient hors, leur nuira dont la convenance des autres ? Ce puet l’en - demander se la covenance vaut contre çaus qui n’i estoient mie. Et il me - souvient que, avant le commandement l’empereeur Marc, avoit establi li emp[e]reres Piteus - que neis li empereeur et li autre creancier qui ont previleges, se il vont contre gage, - doivent suivre le covenance que li autre creancier ont fete, et toutes ces choses doivent - estre gardee en ces cr[e]anciers qui vont contre gages. ¶ Se l’en fet - aucune covenance et l’en se fet prometre painne por stipulation, se la covenance n’est - tenue, l’en demande se exception de covenance a leu ou accion de stipulation. ¶ Sabins - quide, et ce est voirs, que il en puet user d’autres voies, si com eslira cil qui fist la - stipulation. Mes se il use d’exeption de - covenan - covenance - covenance] covenan ms., il est - raisons qu’il quite l’accion de stipulation. ¶ Nos solons sovent dire - que, - - se - se] om.ms. exception d’engin a leu, - l’an faut exception de covenance, et aucuns sont qui ne puent user d’exception de covenance qui usent - d'exception d’engin. Et - ce dit Julians, et maint autre s’i asentent : ausi com quant mes procureres fet - convenance, je avrai exception d’engin de cele convenance, si com Trebaces dit, car il - quide que, ausi com la covenance de mon procureur - n me - me - me] n me ms. nuist, que ele me - profite ausi, car l’en le puet païr ce que l’en me doit. Et il est certaine chose que sa - convenance me nuist, se je li demandai qu’il feist aucune covenance, ou se il fu - procureres de totes mes besoignes ; et ensi dit Puteolains, car il puet amener ma chose en - jugement.

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- Pous dit : Més se il est fés procureres seulement à - pledier, et sa convenance ne nuist à signeur, car ne li puet en fere paiement, mes se il - est - pleture - procureres - procureres] pleture ms. Corr. d’après le lat. - « procurator ». en sa chose meimes, il est en lieu de sire, et por ce sa - covenence vaudra.

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- Ulpians dit : Il est certainne chose que la convenance - que li mestres de la compaignie fet profite et nuist as autres.

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- Pous dit : Ausi la - covenan - covenance - covenan] covenance ms. que li - tuteurs fet profite à l’orfelin, ce dit Julians.

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- Ulpians dit : Se aucuns fet covenance à celui qui - achate un iretaje qu’il ne li demant ce qu’il devoit au mort et li oirs qui vendi - l’iretaje li demande, exception d’engin li nuist, - - car puis car - car puis que - car puis que] car puis [25c] car ms. - li emperere - Piteus respondi que cil qui acate iretaje doit avoir accions contre le deteur de - l’iretaje, il est drois que li deteeurs de l’iretaje se puisse deffendre par exception - d’engin contre celui qui vendi l’iretaje. ¶ Mes, s’entre le signeur de - la chose que li procureres vendi et l’ - achateeure - achateeur - achateeur] achateeure ms. fu fete - tel covenance que la chose qui estoit vendue fust rendue au procureur, se il demande le - pris de la chose, exception d’engin li nuira.

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- Pous dit : Se je bail .xm. besans - et fas convenance que tu me doies .xx. mille, de ceste covenance ne naist obligation outre - les .x. mille, car de chose ne puet venir obligation se non de tant com l’en baille. ¶ - Aucunes accions sont ostees et par la loi meimes par convenance, si - com est accion d’injure et accion de larrencin. ¶ De gage naist accion - par convenence seule par le droit au preteur, mais l’en l’oste par exception, quant l’en - fet convenance qu’il ne demandera la dete. ¶ Se aucuns fet convenance - que l’en ne li demant riens, mes que l’en demant à son oir, li oirs ne se porra defendre - par except[i]on de convenance. Se je fas covenance que l’en ne demant ne - à moi ne à Tice, cele covenance ne profitera à Tice, jasoit ce qu’il soit mes oirs ; car - la covenance ne valut au comencement quant à lui, ne ne puet estre confermee por ce qu’i - vient aprés, si com Julians escrist eu pere qui fet convenance qu’ele ne demant ne à lui - n’à sa fille, et la fille est puis oir son pere, car ele ne s’aidera de cele convenance. ¶ - La convenance qui est fete à vendeeur, se ele est general, ele vaut - neis à l’achateeur ; et de ce droit usons nos, si com dit Pompoines. Et selonc la sentance - Sabin, neis se la convenance est fete seulement à la persone au vendeeur ele vaudra à - l’achateeur ou à celui qui la chose sera donee. ¶ Quant cil qui tint - autrui iretaje fet aucune convenance, cele ne nuist ne ne profite à l’oir qui li iretajes - est. ¶ Se li fils ou li oirs ou sers font convenance que l’en ne demant - ne au pere ne au signeur, ne an soit la convenance seur aucun - marchié que l’en a fet à aus ce que l’en a fet au pere ou au signeur, - il - gaaigeront - gaaigneront - gaaigneront] gaaigeront ms. Corr. d’après le - lat. « Adquirent exceptionem ». exception. ¶ - Et ce meimes est en çaus qui servent come sers. - Ausi se li fiels de mainie fet covenance que il li demant - riens, cele convenance vaura à lui et à son pere se l’en emplede - de le - le - emplede le] emplede de le ms. pere - deu pecule au fils ou de ce qu’il a mis hors es besoingnes au pere ou se il se met au - de defendre - defendre - defendre] de defendre ms. son - filz.

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- Pous dit : Et à l’oir au pere vaudra la convenance en - la vie au fill, mes aprés la mort au fill ne vaudra ne à son pere ne à son oir, car la - convenance fu personele. ¶ Mes se li sers fet convenance que l’en ne - demant, cele convenance ne vaut à ce que l’en en ait exception. Mes ore veons se l’en pora - avoir exception d’engin. Et sans faille, se li sers fist la convenance generaument, li - sers et si oir en avront exeption ; mes se il la fist en sa persone meimes, lors avra li - sires exception d’engin. ¶ Mes nos ne poons fere convenance qui vaille - por çaus qui sont en nostre poesté ; mes à nos meimes vaudra se l’en nos emplede par non - d’aus. Et ce est ensi voirs se au fere de la convenance est ce entendu, mes se je fas - convenance que tu ne me demandes riens à Tice et aprés tu - tu - - tu] Répété. me demandes par non de - lui, je ne me puis defendre par exception de convenance, car ce qui vaut à lui ne puet - valoir à celui qui le defent. ¶ Ausi escrist Julians : se li peres fet convenance que l’en - ne demant ne à lui ne à son fils, li fils n’avra exception de convenance mes il avra - exception d’engin. La fille de maisnie puet fere convenance que ele ne - demant son doaire quant ele sera hors d’avoerie. ¶ Ausi, li fils de - maisnie puet fere convenance qu’il ne demandera ce qui li est - est - - est] Répété. laissié desos condition - quant il sera hors d’avoerie. ¶ L’en demande comment exception de - covenance puet valoir ou nuire à çaus qui ont demandé de une somme de deniers chascuns por - tout : se la convenan[ce] est general, ele profite à tos çaus por cui qui fist la - convenance voloit qu’il fuisent devenu de obligation ; donques la convenance au deteeur - profitera as pleges.

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- Ulpians dit : Se ele n’est ensi fete que l’en ne - demant riens au deteeur, mes que l’en demant as pleges, car lors n’useront li pleges - d’exception.

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- Pous dit : Més la convenance que li pleges fet ne - profite riens au deteeur, car à lui n’apartient riens se l’en demande au deteeur ; mes - encore ne vaudra riens à l’autre qui est plege avec celui, car la - covenance ce - covenance - covenance] covenance ce ms. que l’en - fet à l’un ne profite mie à autre se la chose li apartient en quelque maniere, mes lors - seulement li proufite quant, par celui à qui est donee exception, la covenance profite - principaument à celui qui fist la convenance, ausi com il est en deteur et en çaus qui - sont obligiés por lui.

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- Cist meimes dit : Se aucuns oblija ausi com pleges, - mes la dete estoit sieue, en ces quas prenon nos les pleges por dete, et la convenance qui - est fete au plege samble estre fete au - dete - deteur - deteur] dete ms..

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- Cil meimes dit : Et ce meimes est en .ii. deteeurs - d’une meimes dete, et en .ii. argentiers qui sont compaignons. ¶ La covenance personele - ne vaut à autre fors à celui qui la fist, neis à son oir, mes jasoit ce que la convenance - deu plege ne profite au deteur, neporquant Julians dit que exception d’engin vaudra au - deteur.

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- Ulpians dit : Ce est se ele fu ensi fete qu’en ne - demandast neis au deteur, et ce meesmes est en .ii. pleges de .i. dete.

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- Pous dit : Se li uns des .ii. argentiers compaignons - fet covenance à leur deteur qu’il ne li demanderent riens, je demant se à l’autre nuist - exeption de convenance. Mes Neraces dit que neis se il fist generaument, la convenance ne - nuist à l’autre, car ce est establi que li uns seus puisse demander tote la dete ne mie - tote quiter. Et ce - mees - meesme - meesme] mees ms. dit Labeons, car il - ne porroit cangier l’obligation, jasoit ce que l’en li puisse tot païr ; et ausi puet en - païr à çaus qui sont en nostre poesté ce qu’il ont presté, jasoit ce qu’il ne puissent la - dete muer. Et ce est voirs, et ce meimes dirons en .ii. creanciers d’une meimes dete. ¶ - Se l’en fet convenance au deteur que l’en ne li demant la dete - jusqu’au terme, cele convenance ne profitera ne à lui ne au plege outre le terme. Mes se - li deteurs fet convenance que l’en ne demant au plege, aucun quitent que cele convenance - ne profite riens au plege, jasoit ce que ce soit li preus au deteur, car - dient que cele covenance doit valoir au plege qui vaut au deteur. Mes j’ai apris que - celecele] Ajouté dans la marge avec signe de - renvoi. convenance profite au plege, car por ce ne samble mie qu’il gaaint - par france persone, mes à lui meesmes vaut qui fist la convenance, et de ce droit usons - nos. ¶ Cil qui fist convenance qu’il ne demanderoit sa dete fist aprés - convenance qu’il la demanderoit. La premiere convenance est depecie par l’autre aprés, mes - ne mie por le droit meesmes, ausint com l’une stipulation depece l’autre quant cil qui la - font le vuellent, car en stipulation esgarde l’en droit, et en convenance esgarde l’en - fet. Et por cele exception qui estoit eue de la premiere, convenance est ostee par - replication de la seconde, et par cele meimes raison avient que la convenance profite as - pleges. ¶ Mes - - se - se] om. ms. Corr. d’après le lat. « Sed si pactum conventum tale fuit ». la convenance - estoit tele que ostast accion par droit, ausi com accion d’injure, ne porra l’en aprés - fere convenance que l’en puisse plaidier de cele accion, car la premiere accion est ostee - par la convenance et la convenance n’est sofisant à doner autre accion, car accion - d’injure ne naist de covenance mes d’outrage. Et ce meesmes dirons neis es marchiés de - bone foi, si com est achat, se la convenance depechie tout le marchié, car par novele - convenance ne puet estre restorés li premiers marchiés, mes la convenance - - vaudrau - vaudra - vaudra] vaudrau ms. - novel marchié fere. ¶ Mes se - la covenance fu ensi fete que ne depeçast mie tot marchié, mes que apetiçast le pris, la - darainne convenance porra renoveler le premier marchié. Et ce puet l’en veoir en accion de - doaire, ausi come quant la femme fet convenance que l’en li rende son doaire maintenant, - et aprés fet convenance que l’en li rende au terme qui est establi en loi. Lors comence li - doaires à retorner à son droit, ne l’en ne dira que la condition del doaire est enpieriee - par la covenance, car totes les fois que li doaires retorne au droit que la loi de nature - li dona, la cause del douaire n’est empirie, mes li doaires est rendus à sa forme. Et ce - plest à nostre Scevole. ¶ Mes ce ne puet estre fet par nule convenance, - ce que l’en fet par engin, jasoit ce que, se aucuns fet covenance qu’il ne - pledera de la cose qu’il bailla à garder, que l’en li nie, il samble qu’il face convenance - que il ne se plenge de l’engin que l’en li fet, car ceste convenance - - vaut - Ajouté d’après « Et cil covenanz vaut » F. Latin : quod pactum proderit.. ¶ - Les convenances qui sont fetes de mauvaistié ne doivent estre gardees - ausi com se je fas convenance à toi que je ne me plaindré de larrecin ne de honte se tu la - me fés, car il convient que l’en criemme la paine de larrecin ou d’injure. Mes puis que - l’en nous a fet larrecin ou honte, le poons nos quiter par convenance. ¶ Ausi ne puis je - fere convenance que je ne plede de force que l’en me face de tant come apartient à cumun - profit, et ce en est la somme que totes les fois que la convenance est departie de chose - privee, ele ne doit estre gardee. ¶ Et outre totes ces choses doit l’en avertier que la - convenance qui est fete en une chose ou à une persone ne nuise à autre chose ne autre - persone. ¶ Se je te fas convenance que je ne te demant .xx. besans, et - tu m’en devoies .x., tu avras exception de la covenance ou de mal engin contre moi se - j - je - je] j ms. te demant les .x. que tu - me devoies ; et se tu me devoies .xx. besans et je te fis convenance que je ne t’en - demandasse que .x., se je vueill demander, tu te defenderas par exception que je ne te - puis demander que .x. ¶ Mes se tu me devoies baillier .x. besans ou .i. - serf Stique, et je fis convenance que ne te demandasse les .x. besans et je demant Stique - ou les .x. besans, exception de convenance me nuira à toute ma demande, car ausi com par - paiement ou par quitement de l’une de ces choses seroit defete tote l’obligation, - ausint la convenance qui est fete que l'en n[e] demant l'une de ces choses oste toute l'obligation - exception. Mes se il fu moti entre nos que tu me baillasses Stique ne mie les .x. besans, - et je te fis convenance que je ne demandasse les besans et je puis demander afieement - Stique, car nule exception ne me sera encontre ; et ce meimes est se je fis convenance que - l’en ne me demandast Stique. Se tu me dois .i. serf sans nommer le et - je te fas convenance que je - - ne ne - ne - ne] ne ne ms. - demanderé Stique, se je demant Stique, - - exceptition - exception - exception] exceptition ms. de - convenance me nuira, mes ge - porra - porrai - porrai] porra ms. bien demander un - autre serf. ¶ Ausi, se je fas convenance que je ne demant un iretaje - qui m’apartient, et puis demant chascunne chose de l’iretaje par soi, ausi come oir, l’en - me metra encontre exception de convenance ; ausi com se ge fis convenance que ne - demanderoie une tenure et je en demant l’usefruit, ou que je ne demanderoie une nef o une - maison, et quant eles sont defetes, je demant chascune des parties deu merien par soi, se - aucune autre chose ne fu motie. ¶ Se aucuns quita autre de dete et la - quitance ne - - a - a] om. ms. à droit fete, il est avis - qu’il ait fete couverte convenance que il ne la demandera. ¶ Li sers - qui est en l’iretaje ne puet fere convenance nomeement au profit de l’oir qui encore n’est - sires de l’iretaje, mes se il fet generaument la covenance, ele vaudra à l’oir.

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- Gais dit : Les convenances qui sont fetes contre les - rieueles de droit ne puent valoir, ausi com se uns orfelins fet covenance sans l’auctor[i]té - son tuteur - - quil quil - qu'il - qu'il] qu'il qu'il ms. - ne demant à - son deteur ce que il li doit ou qu’il ne li demant jusqu’à un terme nommé, cele convenance - ne vaut, car neis païr ne li puet en sans son tuteur. De l’autre part, se li orfelins fet - covenance sans son tuteur que l’en ne li demant ce qu’il doit, cele covenance vaura, car - il puet bien amender son - aafere - afere - afere] aafere ms., sans l’auctorité - sont - son - son] sont ms. tuteur ne mie - empirier. ¶ Se li curateurs à - u - un - un] ums. forssené fet conven[an]ce que - l’en ne demant au forssené qu'il a en garde, l’en recevera ces convenances, mes ne mie se - il feist convenance que li orfelins ou autres por lui ne demandast sa dete. ¶ - Se li fils ou li sers font convenance qu’il ne demandent ce qu’en - leur doit, la convenance ne vaut riens. Mes se il font cele convenance generaumant, ce est - que nus ne demant cele dete, ensi vaudra la convenance contre le pere ou contre le signur - se il avoient franc pooir de fere de leur pecule à leur volenté. Et cele cose dont il font - convenance est de leur pecule, et ce meimes n’est mie tout nons, car por ce que ce que - que - - que] Répété. - Julians dit est - - vous - voirs - voirs] vous ms. - , que, jasoit ce qu’il soit outroié au fils ou au serf - qu’il ait franc pooir de mener son pecule, por ce n’a il mie droit de - ner - doner - doner] ner ms. Corr. d’après « Mes ce ne doit pas - estre entendu simplement quar, si come il plest à Julian, se aucuns sers a toute - l’aministracion de son chatel, si n’en puet il rien doner » F.. - Et de ce avient que, se il font covenance qu’il ne demanderont leur dete par volenté de - doner, cele convenance ne sera gardee ; mes se il font cele convenance por ce qu’il en - devoient avoir aucune chose qui vaut autant ou plus, lors vaudra la convenance.

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- Ulpians dit : Més se li sers croit aucun de l’argent - son signeur, la convenance qu’il fet au preteur vaut, ce dit Celses.

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- Gais dit : Més en la persone au fils convient veoir se - il puet fere aucune fois convenance qu’il ne demant sa dete, car aucune fois a il accion - ausint come d’injure. Mes por ce que li peres meimes a accion d’injure por li nuire qui - est fete au fils, il ne convient doter que li fils ne puet tollir l’accion son pere par la - convenance. ¶ Cil qui fet prometre à .i. serf l’argent que Tices li - doit, l’en demande se il demande cel argent à Tice, se exception li puet nuire, car il - samble qu’il ait fet convenance qu’il ne demandra riens à Tice. Et Julians quide que en - tel maniere li porra nuire excepcion vers Tice, se cil qui li sers promist doit avoit - accion de pecule contre le signor au serf, ce est se li sers ot bone raison de prometre - cel argent por autrui, car il ot espoir autant d’argent de Tice. Mes se il le promist à - païr ausi come plege, et en ces quas ses sires ne seroit tenus deu pecule au serf, li - creanciers porra demander son argent à Tice, ausint le porra il demander se il quidoit que - cil sers fust frans quant il le reçut em pleges. ¶ Se tu me promés à - païr desous condition ce que Tices me devoit purement, l’en demande se la condition - defaut. Et je demant à Tice ce qu’il me promist, se je puis ne doi estre ostés de ma - demande par exception de covenance, et je di que l’en ne puet metre exception encontre ma - demande.

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- Ulpians dit : L’en ne puet en nule maniere fere - covenance qui soit contre le edit de tes baillis qui avoient poesté seur les ventes des - aumailles, soit la convenance fete seur le marchié ou aprés.

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- Pous dit : Ce que nos avons dit que, se l’en fet - convenance à un deteur que l’en ne li demant la dete, li pleges a exception - de cele dete - - par - par] om.ms. Corr. d’après le lat. « propter rei personam placuit, ne mandati iudicio - conveniatur ». convenance qui est fete au deteur por ce que l’en ne - li demande ce don il fu pleges. Donques se li pleges ne puet avoir nule accion contre le - deteur, se il paie por ce qu’il entra plege par entention de doner, nos dirons que li - pleges n’avra nule exception de la convenance au deteur.

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- Celses dit : Li aieus promist douaire por sa niece - qu’il avoit de son fils, et fist convenance que l’en ne demandast cel doaire ne à lui ne à - son fil. Se l’en demande cel doaire à celui qui est oirs au pere avecques le fis, cil ne - se porra defendre par exception de convenance, mes li fils se deffendra se l’en demande, - car il est otroiee chose que l’en puisse fere convenance au profit - son oir, ne ce n'est mie contraire que l'en ne puisse fere convenance au profit - de l’un de ses oirs qui - ne vaille riens as autres.

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- Modestins dit : L’en ne puet refuser parenté par - convenance ne que l’en puet fere convenance que cil qui est ses fils ne le soit.

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- Cil meimes dit : Troi frere, Tices et Maives et Seye, - departirent entr’aus l’iretaje leur mere, et firent erremens qui diso[i]ent coment il avoient - parti cel iretaje, et firent escrire qu’il n’avoient nule chose comune entr’aus. Mes - aprés, dui des freres, ce est Maives et Seye, qui n’i estoient mie quant lor mere morut, - sorent que lor freres avoit emblé besans d’or, et de ces besans n’estoit fete nule mention - es erremens. Je demant se dui frere puent riens demander, aprés les convenances, de cel - avoir que leur frere avoit emblé. Modestins respondi : se li freres qui avoit emblé cel - avoir se veut defendre contre les autres par exception de covenance contre leur demande - qu’il font de leur partie de cel avoir dom il ne sorent riens quant il firent leur pés que - Tices l’eust emblé, il li deffenderont se exception par replication d’engin.

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- Procles dit : Se quant tu tenoies une moie tenure, je - fis convenance à toi que tu en - saisses - saisisses - saisisses] saisses ms. Corr. d’après le lat. - « ut eius possessionem Attio traderes ». Tice, - se je te demant ma tenure, tu ne pues oster ma demande autrement, se tu m’as - baillié la tenure quite ou se cele convenance fu fete por ton preu et il n’a demoré par - toi que tu ne baillasses.

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- PapiniansPapinians] Papirius texte - latin dit : Li empereres Severs et Antonins establirent - que cil qui garde les deniers deu commun ne puet quiter la dete que l’en doit au cumun ; - et por ce que uns avoit quité à une gent d’une ville ce qu’il devoient, il comanderent que - ce fust rapelé.

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- Cist meimes dit : Li drois deu pueple ne puet estre - cangiés par convenance qui est fete privement entre aucuns.

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- Cist meimes dit : Il plot as anciens que la covenance - oscure ou douteuse qui est en vente ou en loaje doie nuire à celui qui vent et à celui qui - loe, car il estoit en leur pooir de fere leur convenance plus aperte. - Cist meimes dit : Tel - convenance quant l’en dit « je reconnois que tu ne me dois riens » n’est mie fet encontre une - persone, mes por ce que ele est general, ele vaudra entre les oirs à çaus qui la firent se - il pledent emsamble. ¶ Cil qui estoit comdampnés et avoit apelé fist - pés à son adversaire et fist aprés convenance que se il ne païst ce qu’il devoit por la - pés jusqu’à terme, qu’il paiast ce en que il avoit esté condampné. Se il ne paie au terme, - li juges de l’apel ne doit conoistre de la cause principal, ains li doit commander qu’il - pait ce qu’il ot en covent, ausi com cil qui l'a reconeu. ¶ Pluiseurs - oirs d’un iretaje departirent lor iretaje et les detes que li iretajes devoit, et chascuns - de ces creanciers reçut usures de ces oirs qui li estoient escheois à païr en sa partie ; - por ce ne seront mie empeeschies les accions que chascuns des creanciers avoit contre tos - les oirs por les parties que chascuns avoit en l’iretaje, se chascuns des oirs ne paie sa - partie por la covenance qu’il orent. ¶ Li peres qui promist doaire por - sa fille fist convenance que, puis qu’il seroit mors, se sa fille moroit - e - en - en] e ms. mariaje sans oir, que la - moitié dou doaire demorast à son frere qu’il faisoit son oir. Se cil peres ot aprés autres - enfans que il fist ses oirs en son testament, la convenance qu’il avoit fete - por son frere vaudra à ses enfans, car tele estoit s’entention à la covenance fere qu’il - feist le preu à ses oirs ; et por ce qu’il n’avoit lors autres enfans, laissoit il son - iretaje à son frere.

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- Cist meimes dit : Se je te fas tel convent que se tu - me paies à un terme une partie de ce que tu me dois, je te quiteré l’autre, jasoit ce que - tu ne puisses demander que je te quite par la convenance, neporquant, se je te demant le - remenant, tu - de - te - te] de ms. defenderas par exception - de covenance.

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- Cist meimes dit : Tel convenance fu fete entre le - deteur et le creancier que li creanciers ne païst mie le tens de la tenure qu’il tenoit en - gages, mes que li deteurs fust tenus deu païr, ceste convenance ne vaut riens quant à - l’empereor qui doit avoir les cens, que la forme del droit l’empereeur ne puet estre ostee - par convenance des privés homes.

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Pous - dit : Nos savons bien, en ventes et en achat, que doit fere li venderes - à l’achateeur et li achateres au vendeur, mes se cil en ostent par covenance aucune chose - au marchié fere, il covient que la covenance soit gardee.

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- Sevoles dit : Uns orfelins estoit à ce qu’il li - convenoit laissier l’iretaje son pere por la dete qui i estoit ; ses tuteurs fist - convenance as creanciers qu’il les quitaisent por une partie de la dete, et aprés ot - curateurs qui firent ce meesmes à autres creanciers : ore demande je se li tuteurs à qui li - peres à l’orfelin devoit argent est tenus de quiter li une partie de la dete, si come li - autre li quiterent par la covenance. Et je respondi que li tuteurs se doit tenier apaié de - tel partie com il fist as autres creanciers.

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- Hermogenians dit : La convenance qui est fete em - partie ne vaut riens à doner accion, car ele est nue, se ele ne prent force par aucunes - choses baillier de l’une partie ou de l’autre ou par stipulation.

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- Trifoines dit : La convenance qui est fete entre l’oir - et cil qui doit avoir aucun lais, que li oirs ne li doinst seürté de païr li son lés, - doit estre gardee, car ce n’est mie contre la volenté au mort. Et se cil qui doit avoir le - lais quite la seürté à l’oir par covenance, il ne la puet rapeler, jasoit ce - qu’il s’en repente, car chascuns puet empirier - - son afere sa droiture - sa droiture - sa droiture] son afere (exponctué) sa droiturems. - ou l’esperance qu’il a de recevoir aucune chose.

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- Sevoles dit : Cil qui achatoit une tenure promis de - païr .xx. besans au vendeur par stipulat[i]on ; aprés li venderes dist qu’il avoit fet - convenance qu’i le quitoit por trese besans et qu’il les paiast au terme nommé. Aprés, - quant li venderes demandoit son argent, li achateres fist covenance que, se il ne li - paiast ces .xiii. besans dedens .i. terme, que il puist demander toute la premiere dete. - Ore fu demandé se li achateres ne - paigna - paia - paia] paigna ms. dedens le terme ce - qu’il ot en covent, se li venderes puet demander tote la premiere dete. Et ge respondi - selonc les paroles que oïl bien. ¶ Luces Tices avoit compes o Gaies - Seye qui estoit cangieres, et cil conte estoient empescié por bailletes et por ricetes - qu’il i avoit dont Gais demora deteur ; et si manda unes letres à Luce Tice en tex - paroles : « Des compes que tu as eus à moi deu cange de pluiseurs marchiés demeurent - devers moi à ma table .iiic. et .iiiixx. et .vi. - besans, et les usures qui i escharront et la somme des besans que tu as devers moi - covertement te paieré je, et se tu fesis aucun escrit de choses que tu me deusses qui - demorast devers moi, soit vains et defaciés ». Ore fu demandé, por ce que Luces Tices avoit - mandé à Gais avant que Gais li mandast ces letres que il baillast .iii. besans à son - franchisseur, se por ces paroles que Gais mist es letres qui disoient que tuit li escrit - qui estoient devers lui de tos les marchiés qu’il avoient eu ensamble fuissent quassés et - defaciés, se Gais porra demander ces .iiic. besans à Luce Tice ou à - son filz. Et je respondi que, se il conterent seulement de ce qu’il avoient baillié et - receu li uns de l’autre et despendu, les autres obligations demeurent en leur estat.

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- Gais dit : Quant aucuns baille sa chose, la covenance - qu’il i met doit valoir.

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- Se aucuns, ce dit Ulpians, preste argent et fet tel convenance qu’il ne - demant fors ce que li deteurs porra paier, je di que ceste convenance doit valoir, car ce - n'e - n'est - n'est] n'e ms. mie mauvaisse chose - se aucuns veut que l’en ne li demant fors ce qu’il puet paier.

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- Cist meimes dit : Je ne quit mie que l’en ne puisse - fere tex convenances quant l’en demande son serf à autre, ou preste ou loe ou en autres - tex marchiés, tu ne feras mon serf larron ne fuitif, ce est à dire : tu le corromperas - qu’il devigne lerres ne fuitif ou que tu n’en seras ensi estre qu’il devingne lerres, car - ausi com accion de serf corrumpu a leu contre celui qui le coront, ausi puet avoir leu - ceste convenance qui est fete por ce que li sers ne soit corrumpus.

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- Ulpians dit : Se tu fesis convenance à ton deteur que - tu ne demanderoies ta dete por ce que tu quidoies que tu li deusses argent que tes peres - li eust laissié, se tu ne li devoies riens, il ne sera mie delivres par droit, ne se tu li - demandes ta dete il ne pora oster ta demande par exception de convenance. Et ensint - escrist Celses et si dist illuecques meimes que, se tu comandas à ton deteur qu’il paiast - à Tice qui tu quidoies devoir argent par achoisont de lais, et tes deteurs fist covenance à - Tice qu’il ne li demanderont ce que Tices li devoit, por ce que Tices ne li demandast ce - que tu li avoies comandé à baillir, tu ne pers t’accion que tu avoies contre ton deteur, - ne tes deteres la soe qu’il avoit contre Tice.

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- Ci meimes dit : Se aucuns mande letres à un autre qu’il - quide qu’il soit parçoniers de l’iretaje son pere avec lui et il ne l’est mie, por ce - n’avra cil nule demande des choses de l’iretaje contre çaus qui les tienent. ¶ - Se tel convenence fu entre le det[e]ur et celui qui achata la tenure - qu’il avoit obligiee deu creancier par non deu dete[u]r que [i]l contassent les fruis em - paiement de la dete, et qu’il li païst le remenant et il rendi la tenure au deteur, neis - li oirs à celui qui achata la tenure est tenus de garder la convenance que - li mors fist.¶ La convenance qui est fete entre le deteur et le - creancier que, se li creanciers paiast aucune chose de treü por la tenure qu’il avoit en - gaages, que li deteurs li rendist et que li deteurs deust les treüs de la tenure paier, - est droiture, et por ce si doit estre gardee. ¶ Li fiex qui se voloit - plaindreplaindre] Ajouté en marge avec signe de - renvoi. deu testament que ses peres avoit fet qui l’avoit desireté fist - convenance à l’oir qu’il li baillast une nomee chose à sa vie ; aprés, quant fu mors, si - oir voloient demander ce meimes, et il leur fu respondu que par nul droit ne par nule raison - ne devoient estre oï.

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- Cist meimes dit : Il est honeste chose que l’en baut - le despens à son procureur qui plede por lui, mes l’en ne puet fere convenance que l’en ne - rende le despens que li procureres fera o les usures qui afierent. Mes cele convenance ne - vaut qu’il ait la moitié de ce qu’il conquerra de la - querrbae - querele - querele] querrbae ms.. Latin : - quod ex ea lite datum erit.

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- Ulpians dit : Se j’ai usefruit en .i. serf et je te - doi argent, et li sers où j’ai usefruit fet convenance que l’en ne me demant ce que je - doi, il puet bien amender ma condicion par sa convenance ; ausint se aucuns à qui l’en - doit argent a usefruit en un serf et cil qui i a l’usefruit fet convenance aprés qu’il - puisse demander, il avra sa demande sauve por la convenance au serf.

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- Cist meimes dit : Se li sers de la tenure fist - convenance à son oste qu’il ne li demanderoit riens et il ne le fist par bone raison, por - ce ne lera à demander li ostes ce que li sires li doit.

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- Florans dit : Cil qui reçut usures de son deteur de - tens qui estoit à venir, il est avis qu’il li ait en convent qu’il ne li demant la dete - dedens ce terme. ¶ Se de l’une partie est la convenance general et de - l’autre seulement à une persone, ausi com se je fas convenance que je ne demant riens, tu - fés convenance que nus - que nus - - que nus] Répété. ne te demant riens, - mes oirs porra demander à toi et à tes oirs, et ge mi oir te porront demander.

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- Neraces dit : Il n’est mie dote que l’en ne se puisse partier par convenance de vente et de achat et de loaje et de teus - autex marchiés avant qu’il i ait chose bailliee ne argent paié par la volenté à chaus qui - avoient fet le marchié. ¶ Encore estoit plus avis à Ariston que, se je t’avoie fet tout - ce que je te devoie fere par raison de vente et tu me devoies le pris de la chose, et nos - fesimes convenance que tu me rendisses tout ce que tu m’avoies baillié, et que tu ne me - rendisses le pris et tu me rens tot, il dit que tu me dois le pris, car bone foi a que - totes ces choses tornent ne seuffrent mie que j’aie tot le mien et que tu me dois le pris - de ma chose. ¶ Ne riens n’i fet se toutes les choses que li uns devoit fere à l’autre sont - enterrines d’une part et d’autre, ou se li uns avoit fet ce qu’il devoit et nos retornons - tout au comencement par nostre convenance que nos nos departons de marchié. Mes ce ne puet - l’en fere par la covenance que l’en fet à defere le marchié qui estoit fet, que tu m’aies - à rendre autant com tu m’avoies baillié, car en cele maniere ne fet l’en mie que nos nos - partons del premier marchié, ains faisons noveles obligations.

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- Pous dit : Il est voirs que, par ces persones par qui - nos gaiaignons par leur stipulation, par ces meimes puet estre amendee nostre condition - par les convenances.

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- PapiniansPapinians] Papirius texte - latin dit : Li empereres Antonins escrist à Avide - Casse : Se li creancier sont aparillié de recevoir partie de leur dete que li mors leur - devoit, neis d’une estrange, il convient veoir raison de ces persones qui apartiennent au - mort, se il vuelent avoir l’iretaje et paier la dete.

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- Pompoines dit : Nus ne puet fere tel convenance qu’il - ne puise dedire son leu, ou qu'il ne puisse - enterrer aucun mort en sien, ou vendre sa tenure sans la volenté son - voisin.

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- TultusTultus] Furius texte - latin dit : Se li deteurs fist convenance à son creancier - que li creanciers ne li demandast riens, il ot exception de convenance, et ses pleges - ausi. Mes se il i ot aprés convenance que li creanciers li puisse demander, l’en demande - se l’exception que li pleges ot de la - premire - premiere - premiere] premire ms. convenance li - sera tolue, mes il est voirs que l’exception que li pleges a gaaigniee de la - premiere convenance ne sera tolue sans - sans - - sans] Répété. sa volenté.

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- [2.15.0] Ci parole des plés que font - li pledeor, qu’en apele transaccions. -

- Ulpians dit : Cil qui fet transaccion fet pés des - choses douteuse et de querele non certainne qui n’est encore fenie, mes cil qui fet - covenance qu’il ne demant riens à son deteur, il quite par sa largece chose certaine et - qui n’est mie douteuse par volenté de doner.

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- Cist meimes dit : Nos entendons que transaccions est - fete non seulement quant quitance vient par aquilienne stipulation, mes encore par simple - convenance.

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- Scevoles dit : Li empereeur Sever et Antonis - rescrirent : La droiture de l’uns ne doit estre empirie par la covenance as autres. Et por - ce, par la transaccion qui est fete entre l’oir et la mere au mort, que li oirs li done - aucune chose por ce que ele ne plede del testament, ne sera mie li testamens depeciés, ne - cil qui doivent avoir franchise de testament ne - perdoront - perderont - perderont] perdoront ms. por ce leur - accion, et por ce cil qui demandent aucune chose deu testament doivent empledier celui qui - est escris oirs. Cil qui fist transaccion d’un iretaje se dut fere aseuerer des charges de - l’iretaje ou, se il ne prist point de seürté, sa neglijance ne doit nuire à çaus qui li - pueent demander aucune chose de cel iretaje. ¶ Se la mere au mort fist - à l’oir pés deu lais qui li estoit fés, et aprés fu trovee une chartre où ele trouva que - plus li estoit lessié que ele ne quidoit, je demant se ele puet aconsievre par accion de - testament ce que ele ot mains de sa partie par pais faisant, et je di que oïl. ¶ - Li deteurs qui gage li creanciers avoit vendu fist pés par poi de - chose à Maive, qui se faisoit oir au creancier. Aprés, quant li testamens fu mostrés, que - Saptices estoit oirs, ore est la demande : se li deteurs demande son gage à Saptice, se - Saptices se puet defendre par exception de la pés que li deteurs fist à Maive, qui - n’estoit mie oirs mais il le fasoit, et se Saptices - pue - puet - puet] pue ms. demander l’argent que - li deteurs bailla à Maive, ausi com s’il fust oir, que Maives prist par achoison de - l’iretaje. Et je respon selonc ces paroles que Septices ne se puet deffendre - por le fet Maive, ne il ne puet demander à Maive l’argent que li deteurs li bailla, car il - ne reçut en non de lui.

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- Ulpians dit : La stipulacion aquilienne renouvele - toutes les obligations qui estoient avant et les deffent. Et puis ele est ostee par - aceptilation, et de ce droit usons, et por ce neis li lais qui sont fet desous condition - pueent estre ramené en aquilienne stipulation.

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- Papinians dit : Quant aucuns font aquilienne - stipulation entr’aus, qui est fete par consentement, les quereles dom il ne pensoient - demeurent en lor estat, car l’entrepretations des sages ne seuffrent que l’en soit - entrepris par sa largece.

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- Gais dit : De ce[s] quereles qui muevent de testament ne - puet l’en fere transaccion ne enquerre la verité autrement, se l’en n’esgarde et entent - les paroles del testament.

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- Ulpians dit : Neis aprés chose jugie puet l’en fere - transaccion se il i ot apelé ou se l’en puet encore apeler. ¶ Se li - pleges fu semons et condampnés et aprés li deteurs fist pés o celui à qui li plés estoit - condampnés, la demande est se cele pés vaut ; et je quit que oïl, car tote obligation qui - estoit contre le deteur et contre le plege est deffete en la pés. Mes se li pleges meimes - qui fu condampnés fist pés, jasoit ce que l’en ne puisse fere pés seur - chose jugie en tant com il bailla par pés faisant ; et ensi est voirs que, jasoit ce que ce - que l’en baille par transaccion seur chose jugie ne vaille quant à la transaccion, mes - neporquant ele apetice le chose jugiee, que de ce est fés et dis en la transaccion que - l’en fet seur le lés qui est fés à aucun por son vivre sans l’auctorité au preteur, que la - transaccions ne vaut. Mes ce qui est baillié vaudra em paiement deu lés, si que se aucune - cose li doit, l’en puisse baillier por son vivre que ce li baut l’en, et ce qui fu baillié - par transaccion soit conté en paiement.

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- Cist meimes dit : Por ce que cil à qui en averoit - laissié aucune certainne chose, chascun an por leur vivre feroient legierement pés qu’il se tendroient à paier d’aucun peu de chose, en present fist li empereres Mars - par le consel deu senat, que nule pés que l’en feist sor tel chose ne vausist se ele ne - fust fete par l’auctorité au juge. Donques li juges se siaut entremetre entre çaus qui se - consentent à fere tel pés et esgarde se la pés doit estre receue. - Donques il convient que li juges connoise de la transaccion qui doit estre fete, soit seur - habitation ou seur vesteeure ou seur mengier qui est lessié d’aucune tenure. ¶ - Ceste constitution apartient au despens qui sont laissié à aucun en - sa vie en testament ou en autre escripture qui soit fete par delés le testament ou sans - nul testament ; et ce meimes sera se cil despens sont doné por cause de mort. Et se aucuns - fet celles par aucune condition qu’il viaut que cil qui il le lesse acomplisse, nos dirons - ce meimes. ¶ Mes de ce qui est doné à despens, non mie par cause de mort, - porra l’en fere transaccion sans juge. Donques, soit à chascun mois ou à chascun an que - tex despens soient laissiés, l’en ne porra fere transaccion sans le juge, et ce meimes est - se ce n’est laissié à toute la vie à celui mes jusqu’au certain terme. ¶ - Se aucuns laisse une some d’avoir à aucun por ce qu’il en ait le - gaing à son vivre et qu’il rende la somme aprés sa mort, ne cessera por ce la - constitution, jasoit ce que ce ne samble esté laissié à chascun an. ¶ - Mes se l’en laisse une somme d’avoir à Tice ou - aucucune - aucune - aucune] aucucune ms. chose par si - qu’il en baut à Seye ses despens, Tices porra bien fere transaccion sans juge, car par la - transaccion Tice ne s’amenuissent li despens Seye. Et ce meimes est se cele chose fu - baillie à Tice et li mors li pria qu’il en baillast ses despens à Seye. Cele transsaccions - est defendue par la constitution qui est fete, por ce que aucuns puisse avoir maintenant - et gaster ce qui li est laissié chascun an por son vivre. ¶ Mes que - sera se aucuns fet transaccion sans juge : que ce qu’il devoit avoir chascun an li soit - baillié à chascun mois, ou ce qu’il devoit avoir chascun mois li soit baillié chascun - jor ? Ou que sera se ce qu’il devoit avoir au chief de l’an a au - conmencement de l’an par sa transaccion ? Je quit que cele - transan - transaccion - transaccion] transan ms.. Latin : - Et puto eam transactionem valere vaut, car - cil à qui l’en - l'en - - l’en] Répété ms. fet tel lés puet - amander sa condition par tel transaccion, car la constitution ne vout qu’il perdist por - pou de chose ce que li estoit laissié à sa vie. N’il n’est nule - diferance soit franchi cil à qui tel lés est fet ou frans naïs, ou il soit povres ou - riches, car la constitution viaut que li juges enquire de ces choses : - et - tou - tout - tout] tou ms. Corr. d’après le lat. « in - primis ». avant, de la cause par quele achoison il ont fete la - transaccion, aprés de la maniere, et aprés des persones à çaus qui font la transaccion. - De l’achoison doit il enquerre, car il ne doit soffrir en lui qu’il - face transaccion sans aucune achoison. Tex achoisons seut l’en metre avant devant le juge, - ce est : se cil qui doit baillier les despens - as - a - a] as ms. abitasion ailleurs que cil - qui le doit recevoir, ou se li uns d’aus a coraje de muer son estage, ou cil qui doit - recevoir ses despens a aucune besoigne à main, ou se il doit avoir ses depens de pluiseurs - qui les li doivent bailler et il soit tenus à aler les quere à chascuns d’aus, ou se - aucune autre raison i a, si com seiaut avenier par quoi li juges otroie la transaccion. ¶ - Ausi covient que li juges aesme la some que l’en baille en la - transaccion, ce est la quantité de la transaccion, car neis de la quantité porra li juges - aesmer se il doit otrier la transaccion ou non. Et ce doit il aesmer selonc l’aaje de - celui qui fet la transaccion et selonc sa santé, car autrement fet la transaccion au - garçon petit ou à .i. valet que à un vil home, car tex despens se fenissent o la vie de - l’ome. Et li juges doit avoir regart es persones, de quel vie il sont - cil qui li despens sont laissié : se il sont de bone vie, qu’il se puissent bien - maintenier sans ce ; ou se il sont [de] mauvaise vie, qu’il n’avroient dont vivre se ce ne - fust. ¶ Et en la persone de celui qui doit baillier le despens convient à esgarder des - choses, ce est de quel pooir il est, et de quel corage et de quel renomee, car de ce porra - se il veut enginnier celui qui fet transaccion à lui. ¶ Cil qui fet - transaccion des despens de son mangier, ne samble mie qu’il ait pés fet de son estage ne - de son vestier, car li empereres Mars vout que nomeement feist l’en - transaccions de ces choses. Ne se aucuns fet pés de son mangier, - ne - n'est - n'est] ne ms. mie tenus par force à - fere pés des autres choses, donques il puet fere pés de tout ensamble ou d’aucunes choses. - Et se il viaut fere pés de son caucier, il le doit fere par le juge. - ¶ Se aucune tenure est laissiee à .i. home ou à pluiseurs qu’il en - aient lor vie, et il le voelent vendre, il convient que li juges sace de cele vente. Mes - se une tenure est laissie à p[l]uiseurs à leur vie et il font entr’aus aucune pés, cele pés - ne vaudra se ele est fete sans le juge. ¶ Ce meimes est se aucune tenure est obligie por - ce que aucuns en ait leur despens, car li gages qui est donés por ceste chose ne puet - estre delivres sans le consel deu - ju - juge - juge] ju ms.. ¶ - Il est mout aperte chose que la transaccion que l’en fet de tous le despens ou d’une - partie doit estre fet par l’esgart à juge. ¶ Se aucuns vient au juge - por requerre qu’il otriast la transaccion, et il otria sans connoistre la verité, cele - transaccions ne vaudra riens, car ceste chose est comandee au preteur à enquerre, ne mie à - despisier ne à laissier, et se il n’enquierent de totes les choses que la constitution - commande à enquerre, ce est de la cause et de la quantité et des persones à chaus qui font - la transaccion, nos dirons, jasoit ce qu’il ait enquis aucunes de ces choses, que la - transaccions ne vaut. Ne il ne puet autre baillier sa juridiction en - ceste chose. ¶ Les transaccions seur ces despens puent estre fetes - neis par devant le procureur l’empereeur, ce est quant aucuns doit avoir ses despens de la - borse l’empereeur. Et selonc ce, l’en porra fere transaccion, neis par devant les mestres - deu tresor. ¶ Se li plés estoit de tex depens et pais fu fete de la - querrele, cele pés ne vaut riens se ne fu fete par le juge por ce que el ne soit fete - por engin de la constitution, car l’en - porroit faindre querreles por ce qu’il fist pés sans le juge. ¶ Se - aucuns lés fu fés à aucun home d’aucune chose et estre ce li furent laissiés - ses despens à sa vie, et il fet pés sans l’auctorité au juge, ce qui li est baillié por - pés sera conté avant en l’autre lés qu’il devoit avoir maintenant, et li remenans est - despens qu’il devoit avoir chascun an. ¶ Se aucuns fet pés de ses - depens qui li sont - laissiés sans l’auctorité au juge, ce que l’en li baille sera conté es depens que l’en li - devoit por le tens passé, ne il ne caut se l’en li devoit tant com ce monte, que l’en li - baille ou plus ou mains. Car, se il i a mains, neporquant ce que l’en li baille por la pés - sera encore conté es despens del tens passé ; mes se cil qui fist pés de ses despens est - fés plus rices de ce qu’il li fu baillié par pais, il est drois qu’il rende ce qu’il - reçut, car il ne doit estre enrichiés d’autrui damaje. ¶ Se aucune - certaine quantité d’argent est laissie à aucune qui soit à .i. home qui vaut aucune chose, - ausi come aucun certain sallaire, chacun an ou usefruit, il puet fere transaccion de celes - neis sans le juge. Mes se l’en laisse .i. poi d’usefruit en leu de despens, je di que l’en - ne puet fere nule transaccion sans le juge. ¶ Se l’en laisse à aucun - por son vivre ne mie deniers, mes froment et hoile et vin et autres choses qui apartienent - à vivre, il ne porra fere transaccion de ces choses si li lés - - est - est] om. ms. fés à chascun an ou à - chascun mois. Mes se il fet une tel pés sans le juge que l’en li baut chascun an ou - chascun mois deniers à la vaillance de ces coses et il ne canga ne le tens ne la - quantité, la transaccion - vau - vaut - vaut] vau ms.. Ou, d’autre part, se - il fist transaccion que por les deniers qui li estoient laissés à chascun an, l’en li - baillast forment et vin et autres choses au vaillant ou se il canga vin por hoille ou - hoille por vin ou aucune autre chose por autre, ou il canga le leu que ce qui li estoit - laissié à recevoir à Rome li fu baillié en un autre païs, ou ce qui li - estoit laissié en païs li fust baillié à Rome, ou il canja la persone que ce qu’il devoit - recevoir de pluiseurs receust de un, ou il reçut un deteur por .i. autre, totes ces choses - doivent estre gardees par le juge et receues selonc le profit de celui qui ces choses sont - laissies. ¶ Se aucune certaine quandité d’argent est laissie à aucun à - chascun an por loer meson, et il fet transaccion sans le juge que l’en - li baut ostel à - demorrer en lieu de l’argent, la transaccion vaut, car il a le profit de l’ostel, jasoit ce - qu’il le puisse perdre par feu ou par dechaiement ; et ausi d’autre part se aucuns fu - laissié habitation d’ostel en sa vie et il fet pés que l’en baillast aucune nomee chose - d’argent, la transaccions vaut neis sans juge.

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- Cist meismes dit : Cil qui empleda ses tuteurs des - besoignes qu’il avoient fetes et - fis - fist - fist] fis ms. pés à aus, se il veut - derecif plaidier contre aus por son frere qui oirs il est, il ne porra estre ostés de sa - demande par excepcion de la transaccion. ¶ La transaccions, quel que - l’en face, est entendue de ces choses seulement dont cil qui les firent s’acorderent - ensamble. ¶ Cil qui fist chartre de pés à celui qui est oirs avec lui - par - l'engnt - l'engint - l'engint] l'engnt ms. à l’autre, por - ce qu’il ne savoit les choses qui estoient veraiement en l’iretaje sans autre quitance, il - est plus deceus qu’il ne quita autre. ¶ Cil qui n’estoit mie encore - certains de la querele qu’il pooit avoir contre le testament son pere fist pés à ses - aversaires d’autres choses, cele pés nuira seulement en ces choses dom il firent pés - nomeement, et en ces choses seulement nuist la transaccion, jasoit ce que cil qui le fist - fust graindre de .xxv. ans, car il seroit grant tort que les autres choses dom il commença - aprés à avoir accion fuissent à estre en cele pés.

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- Cist meimes : Li peres qui fet transaccion de la chose - à ses fils qui ne sont en sa poesté ne - pueent - puet - puet] pueent ms. riens nuire à ses - fils.

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- Cist meimes dit : L'en puet fere transaccion aprés - chose jugie, jasoit ce qu’il n’i ait point d’apel, mes que l’en nie que la chose n’est - jugie, ou se l’en puet douter en aucune maniere deu jugement, et ce est por ce qu’encore em - puet estre plet.

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- Celses dit : L'en ne doit soffrir à celui qui fist - general transaccion de tout ce qui li estoit laissié en testament, se il dit aprés qu’il - n’entendi à fere pés, fors de ce qui li estoit laissié en la premiere partie del - testament, ne mie de ce qui estoit en la daraine partie. Mes se - apes - aprés - aprés] apes ms. vient hors une autre - escripture qui n’estoit avant mostree, cil qui avoit fet pés porra bien dire qu’il ne - pensoit à fere pés fors de ce seulement qui estoit eu testament qui fu primes mostré.

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- MarciansMarcians] Caius texte - latin dit : Nus de procureurs au prince ne puent fere - transaccion sans le consel au prince.

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- MarciansMarcians] Scevola texte - latin dit : Une querele est mue entre le droit oir et - cil qui estoit escris oirs en testament, et puis fu fenie par transaccion qui fu fete par - convenance nomee. Ore demant je lequel de çaus pueent emplaider li creancier de l’iretaje. - Je respondi : se cil meimes qui firent la transaccion estoient creancier, ce doit estre - gardé des detes qu’il ordenerent entr’aus ; mes se li creancier estoient autre, chascuns - d’aus sera tenus por cele partie qu’il ot de l’iretaje en cele transaccion.

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- Pous dit : L'en seut fere aquiliene stipulation seur - les convenances que l’en fet por ce que eles soient tenues, mes il est plus seure chose - que l’en i mete aucune painne por ce que cil qui ne gardera la convenance pait cele - painne.

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- Hermogeniens dit : Cil qui depecha la loiauté de - transaccion qu’il fist, non seulement sera ostés de sa demande par exception, mes encore - il sera contrains à paier la painne qu’il promist se il venist encontre la convenance et - que la convenance demorast en son estat.

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- Papinians dit : Cil qui avoit vendu .i. iretaje bailla - ses accions à l’acheteeur, aprés si fist pés à .i. deteur de l’iretaje qui ne savoit qu’il - eust vendu l’eritaje. Se li achetierres de l’iretaje viaut demander cele dete au deteur, - li deteurs avra excepcion contre lui de la transaccion qu’il fist - avender - au vendeur - au vendeur] avender ms., por ce qu’il - ne savoit que li iretajes fust vendus. Et ce meimes respondra l’en en celui qui reçut - l'iretaje qui li fu rendus par le commandement au mort, se li oirs qui li devoit rendre fist - transaccion au deteur de l’iretaje qui riens n’en savoit.

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+ + + + + + + Traduction 4 du Digeste de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Irene Reginato + Frédéric Duval + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits en + ancien français.

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+ + + + Montpellier + Bibliothèque interuniversitaire + section Médecine, H 47 + + + +
+ + + 1200/1299 + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Transcription du manuscrit Montpellier, Bibliothèque interuniversitaire, section + Médecine, H 47, avec correction ope ingenii et sur la base de la + Traduction 3 et du texte latin.

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+ + + Principes d’édition +

La toilette du texte suit les orientations fournies par Vielliard Françoise, + Guyotjeannin Olivier, <hi rend="i">Conseils pour l’édition des textes + médiévaux,</hi> vol. I, « Conseils généraux », Paris, École Nationale des Chartes, + 2014.

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+ Normalisation du texte +

L’édition régularise le flottement graphique des allophones ‹i› et ‹j›, ‹u› et ‹v› : la + graphie ‹j› est réservée à la semi-occlusive palatale [dž], indépendamment de sa + réalisation paléographique dans le manuscrit (‹i› court, long ou plongeant), alors que la + graphie ‹i› est employée dans les autres cas et ‹y› est gardé tel quel. De même, ‹v› + signale la fricative [v] et ‹u› la voyelle. Les formes du futur et du conditionnel des + verbes avoir et savoir utilisent la graphie avec ‹v› (ex. avra, savra). + La graphie avec ‹u› a pourtant été choisie pour les formes du verbe pouoir. Quant à l'hésitation entre ‹u› et ‹n› elle a été régularisée en fonction de + l'étymologie (on a ainsi régularisé ‹convenir› et ‹convenance› pour ‹couvenir› et ‹convenance›).

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La séparation des mots tend à régulariser les formes sur les habitudes modernes. Nous + soudons les relatifs composés (ex. lequel) mais nous écrivons séparément + toz jorz en tant qu’étape préliminaire à la forme soudée moderne toujours. L’apostrophe suit la norme moderne et a été employé pour + distinguer qui pronom relatif de qu'i conjonction plus + pronom sujet réduit de il à i.

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La ponctuation et les majuscules suivent les normes modernes.

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La lettre capitale est réservée uniquement aux noms propres de personne, de lieu et de + peuple, alors que les institutions (senat) et les titres juridiques (empereeur, prevost) sont écrits avec une minuscule. Les chiffres romains + simples ont été transcrits en minuscules encadrées par deux points. On a gardé le numéral + .i. sans le transformer en article indéfini.

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Le système des accents suit un compromis entre l’orientation conservatrice habituelle, la + nécessité de faciliter la lemmatisation du texte et l’opportunité de distinguer les + homographes. Nous employons régulièrement l’accent aigu sur le ‹é› tonique de la syllabe + finale des mots terminant par ‹é› ou ‹és›, mais nous utilisons aussi des accents en + fonction diacritique. Ainsi, les monosyllabes à, et + reçoivent-ils un accent grave lorsqu’ils indiquent respectivement + la préposition, l’adverbe et le pronom relatif. De même, un accent aigu est ajouté à dés (pour le distinguer du partitif des), et aux formes + fés, 'fait(s)' et pés, 'paix'. L’usage du tréma est + lui aussi soumis à la nécessité de favoriser la compréhension : il n’est pas ajouté aux + formes verbales eust, deust etc., mais il est employé sur des formes qui + ont conservé l’hiatus en français moderne, comme certains substantifs tels que païs.

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+ Résolution des abréviations +

Le système d’abréviations du manuscrit est assez simple et se limite à peu de signes : + notes tironiennes pour et et con/com, tilde pour les + nasales, p barré pour par, apostrophe pour er/re et peu de lettres suscrites. Toutes les abréviations sont résolues + en caractères romains et sur la base des formes écrites en toutes lettres.

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+ Particularités +

Le Digeste consistant en une série ininterrompue des discours rapportés, nous avons + adopté un usage très minimaliste des guillemets. Tous les énoncés présentés comme + citations et introduites, donc, par un syntagme nominal et un verbum + dicendi/scribendi, ne comportent pas de guillemets et sont signalés uniquement par + l’emploi des deux points et d’une lettre majuscule au début de la citation. Le texte + présente souvent des traductions explicatives de termes ou d’expressions techniques + traduites en français ou bien copiées dans leur forme latine. Dans ce cas, l’italique est + employé uniquement lorsque le terme ou l’expression est en latin, comme c’est le cas pour + tout usage du latin dans le texte. Par contre, nous n’utilisons jamais de guillemets pour + encadrer la traduction explicative de ces termes, du moment que celle-ci n’a pas toujours + des limites claires et se confond souvent avec la suite du texte. Ainsi, les seuls cas qui + admettent l’usage de guillemets – sous forme de chevrons doubles – concernent les discours + directs de deuxième degré, et donc les citations emboîtées dans le discours rapporté + principal.

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+ Apparat critique +

L’apparat critique de la Traduction 4 est un apparat positif à un seul + étage. Il rend compte de toutes les interventions que nous avons apportées au texte et, + dans certains cas, il aide à sa compréhension du texte grâce aux renvois à la version + latine.

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+ [Liber secondus] +
+ [2.1.0] +

… prent l’en vengance de + ce qu’il despisent la hautece au preteur. Et entent l’en que ce sont pluisors fés, ausi + com quant pluisors sers font injure ou damaje à aucun, car ce sont pluiseurs fés non mie + ausi com quant il samblent que ce n’est que un larrecin. Mes Octavens dit que en cest quas + meimes doit en secorre au signeur des sers ; mes ce puet l’en dire se il porchaça par son + engin que uns autres le corrumpist, car lors fu un conseill ne mie pluiseurs fés.

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+ Ulpians dit : Cil qui a pooir de jugier par sa + juridicion ne doit jugier plet de sa femme ne de ses enfans, ne de ses franchis, ne des + autres qui sont avecques lui.

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+ GaisGais] Gaius texte latin + dit : Se uns hom a pluiseurs demandes contre un autre, et chascune de + ces demandes par soi ne trespasse la juridiction deu juge, mes asamblees ensamble + trespassent la quantité dont li juges puet jugier, la demande si est se cil juges puet + jugier de toutes ces demandes. Et Sabins et Casses dient que oïl, et ceste sentance est + confermee par les letres l’empereeur Antonin. ¶ Mes se chascuns a + demandé contre l’autre, et li uns demande plus à l’autre et li autres mains, il doivent + plaidier devant un meimes juge, neis cil à qui l’en fet la meneur demande, car autrement + il seroit en la poesté à celui qui a la gregneur demande de travillier son aversaire + devant autre juge. ¶ Se une accion est commune à pluiseurs persones, + ausi com est l’accion de partier eritaje ou de partier choses comunes ou d’adrecier + bonnes, la demande est se nos devons esgarder chascunes parties en regart de la + jurisdiction de celui qui doit jugier, et il plest à Ofile et à Peocle que l’en i + esgrat + esgart + esgart] esgrat ms. les parties, car + chascuns plede por sa partie. Mes Casses et Pegases veullent que l’en i esgart toute la + chose, car toute la chose vient en jugement, et toute puet estre jugiee à .i. sans + faille ; la sentance de çaus vaut miex.

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+ Ulpians dit : Li juge des viles ne pueent tormenter + autrui sers, mes il les pueent legierement chastier.

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+ Cist meimes dit : + Il convient que cil qui done autre pooir de jugier soit mestres, et + qu’il ait aucune poesté, ausi com est proconsuls ou preteurs ou li autre qui gouvernent + les provinces ; mes il ne puent + juge + juger + juger] juge ms. au jor qu’il perdent + lor poesté.

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+ Cist meimes dit : Il est receu et de ce droit usons + que, se aucuns qui est de gragneur pooir ou d’iguel se sosmet à la juridicion de celui qui + a meneur pooir ou igal, cil pora jugier por lui ou contre lui.

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+ Cist meimes dit : Se li pledeur vont à .i. autre juge + qu’il ne doivent par meserance, ce qui sera fet par ce juge ne vaudra riens. Ne ce vaut + riens que aucuns dient qu’il se consentirent en cel juge car, si com Julians dit, cil qui + mesere ne consent, ne nule chose n’est si contraire à consentement com erreur qui + descuevre la niceté.

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+ Cist meimes dit : Li juges seut mander sa juridicion à + le fiee toute ou à la fiee aucune partie, et cil à cui l’en mande juridiction use dou + pooir à celui qui la li mande, ne mie deu sien.

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+ Cist meimes dit : Ausi com li juges puet mander toute + sa juridiction à autre, ausi la puet il baillier entre aucunes persones certainnes et seur + aucune certainne chose, meesment quant il a esoine droite qu’il fu avocas de cele cause + avant qu’il fust juges.

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+ Aufriqans dit : Se li pledeeur s’acorderent entr’aus + qu’il presissent por juge celui qui n’estoit leur juge, et avant qu’il alassent par devant + lui aucuns d’aus chanja sa volenté, sans faille il n’est tenus de tenier cele + covenance.

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+ Ulpians dit : Une pucele fu semonse par devant son + juge, et sentance fu doné contre li. Aprés, ele se maria à .i. home qui estoit d’autre + juridiction. Or estoit la demande se la sentance deu premier juge puet estre acomplie. Et + je di que oïl, car la + setance + sentance + sentance] setance ms. fu jetee avant + qu’ele fust d’autre jurisdicion. Et ce meimes quideroi ge se, puis qu’ele respondi devant + li juge et avant que sentance fust donee, ele se marie, car li premiers juges doit donner + sentance, et ce covient garder geraumentet ce convient garder + geraument] Inséré dans la marge avec signe de renvoi. en tous + autex quas. Totes les fois que l’en demande de la quantité dont li + juges puet jugier par sa jurisdiction, l’en doit demander combien l’en demande ne mie + combien l’en doit.

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+ PousPous] Paulus texte + latin dit : L’en ne doit obeir à la sentance deu juge + quant il juge entre çaus qui ne sont de sa juridicion ; et ce meimes est se il veut jugier + outre ce dom il a pooir de jugier.

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+ [2.2.0] Ci dit que tel + droit com en fet ou comme en porchace à fere vers autre, tel doit recevoir. +

+ Ulpians dit : Cist edis a mout grant droiture, et est + sans blame de nului por droit, car nus ne doit refuser que l’en ne die tel droit seur li + com il dit ou il fet dire seur autre. ¶ Cil qui a mestrie ou pooir, se + il establist aucune novelle droiture seur autre, il li convenra aucune fois user de cele + droiture à la requeste de son aversaire. ¶ Se aucuns porchace aucun novel droit contre + autre de celui qui a aucune mestrie ou aucune poesté, il li convenra à user de ce meimes + droit à la requeste de son aversaire, ce est à dire que ce qu’il porchaça qu’il fust jugié + par droit en persone d’autrui, qu’il seuffre ce meimes en sa persone. ¶ + Et ces paroles que nos disons, ce est que li juges establist por droit, doivent estre + entendues o fet, ne mie seulement par parole. Et por ce, se quant li juges voloit establir + son nouvel droit il li fu deffendu, ne il neu pot acomplir, li edis cesse, car ceste + parole establist senefie chose parfete et injure asouvie, non seulement commencie. Et por + ce, se li juges fist nouvel jugement entre çaus sor qui il n’avoit nule jurisdicion, li + edis cesse, car ce qu’il fist ne vaut riens, ne la sentance ne fu nule. Car que pot nuire + son effors quant li tors qu’il voloit fere ne pooit avoir cief ?

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+ Pous dit : L’en doit chastier l’engien deu juge par + cest edit, car se li juges fet mauvés jugement par mauvais consell, ce ne doit mie nuire + au juge, mes à l’assesseur qui le conselle.

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+ Ulpians dit : Se aucuns porchace mauvés jugement + contre autre, il meemes en doit user. Et ce est voirs se ce avient par sa requeste ; mes + se il ne li requist, ne li doit nuire. Mes se il le porchaça et il n’en usa, ou il le + porchaça par user en, jasoit ce qu’il n’en ait usé, il sera tenus par cest edit. ¶ + Se mes procureres porchache aucun faus jugement contre autre, la + demande est qui il devra nuire, ou moi ou lui. Et Pompoines quide que je tous seus en doie + user se je li commandai, ou se il me plot quant il l’ot porchacié. Mes se li tuteurs à .i. + orfelin ou li curateurs à .i. vallet ou à .i. forsené porchace mauvais droit contre autre, + il meimes en sera tenus ; et ce meimes sera gardé contre celui qui est fés + procureres en sa chose. ¶ Ceste painne est establie contre tous chaus + qui rencient en cest edit, non seulement à la requeste de celui qui il a neü, mes encore + qui que plede contre lui. Se aucuns por qui tu fus pleges porchaça que + nus de ses deteurs ne peust user de nule exeption contre lui, et tu te veus aprés defendre + par exception en cele besoigne où tu fus pleges por lui, ne toi ne lui ne poés ce + porchacier, jasoit ce que tu seuffres damaje por ce que li deteurs por qui tu plevis ne te + porra païr. Mes se tu porchaces mauvais droit encontre aucun, li deteurs que tu plevis + porra user d’exeption, non mie toi ; ne ta paine n’apartendra au deteur, et por ce tu + n’avras accion contre lui de la plevine. ¶ Se mes fiex qui est juges + renciet en cest edit, cil à qui il fist mauvais jugement ne porra user contre moi de cel + jugement en ces accions que j’ai + par par + par + par] par par ms. la persone de mon + fils, car il ne puet empirier ma condition. ¶ Et ce que li preteurs + dit, que cil use de ce meimes droit qui le porchaça, je demant se ce trespasse as oirs. Et + Julians escrist que non seulement il en perdra sa demande, mes encore si oir. + Et ce dit Julians par bone raison que non seulement soufera damaje + cil qui porchace mauvaise droiture en ces accions qu’il avoit quant il renchei en l’edit, + mes encore en celes qu’il conquist aprés. ¶ Julians cuide que ce que + l’en paie qu’en puet retenier par achoison de cest edit ne puet estre rapelee, car il i + demeure la naturel cause de dete, qui deffent que li paiemens ne soit rapelés.

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+ Gais dit : Et bien tret hors li preteurs de cest edit + : "ce que cil qui use de mauvais droit contre celui qui le fist primes contre lui ne sera + tenus de cest edit", et ce est voirs, por ce que quant li juges veut deffendre l’edit ou + li plaidieres veut user deu + benefiee + benefice + benefice] benefiee ms. de l’edit, + qu’il n’en rechiet en la painne de l’edit.

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+ [2.3.0] Ci mostre coment li juges doit + fere garder les commandemens por leur amende. +

+ Ulpians dit : Il est otroié à tous les juges qu’il + puissent defendre leur juridicion par jugement de paine, chascun selonc la poesté qu’il a. + ¶ Il est avis que cil n’obeïst au juge qui ne fet neis son plus petit + commandement, ausi com cil qui ne veut renddre la chose qu’il tient par le commandement + à juge, mes il seuffre que li juges le face emporter. Mes se il ne seufre + neis ce qui s’ensieut de rendre la chose, il samble qu’il n’obeïst au juge. ¶ + Se tes procureres ou li tuteurs ou li curateurs à un orfelin n’obeïst + au juge, il en ara le damaje, ne mie toi ne li orfelins. ¶ Non + seulement cil à qui le demande est tenus par cest edit se il n’obeïst au juge, mes encore + cil qui demande. ¶ L’accion qui naist de cest edit ne + requier + requiert + requiert] requier ms. mie le damaje + que cil a, por qui + por qui + por qui por qui + por qui] por qui por quims. li juges + fet le commandement, mes tant com la chose monte, et por ce que ceste accion + requirt + requiert + requiert] requirt ms. painne + purement ele n’est donee puis un an passé ne contre l’oir + l'oir + + l’oir] l'oir l'oirms. à celui qui + n’obeï au juge.

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+ [2.4.0] Ci mostre coment en doit + semonre autre en plet. +

+ Pous dit : Semondre à estre à droit, c’est apeler à + plet.

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+ Ulpians dit : L’en ne puet semonre à plet ne consul ne + prefet ne preteur ne proconsul ne les autres mestres qui ont poesté et qui puent + contraindre les autres et comander à metre en chartre, ne prouvoire, tant com il cante la + mese, ne çaus qui ne puent movoir deu leu por la religion qu’il ont, ne cil qui crie le + ban sor son cheval par la vile tant com il crie, ne celui qui fet neuces, ne la femme le + jor que ele se marie, ne li juges tant com il ot plet, ne cil qui plede par devant le + preteur, ne cil qui vet aprés mort qui li apartient, ne çaus qui font au mort ce qui i + afiert.

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+ Calistrat dit : Ne çaus qui vont avec le mort, et ce + samble que ce soit establi par le comandement as empereors.

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+ Ulpians dit : Ne cil qui est tenus d’estre à plet en + certain lieu, ne forsené ne enfant. ¶ Li preteurs dit : Nus ne semoigne + à plet son pere ne sa mere, ne ses franchisseeurs, ne ses enfans, ne le pere ne le mere de + son franchisseeur sans mon commandement. Mes la demande est se l’en + doit entendre par pere et mere tous ses majeurs. Et aucuns dient que par non de pere et de + mere entendons jusqu’au treeseeul, mes li autre par desus sont apelé majeur. Mes Gais + Casses dit que tuit li majeur sont apelé pere, et ce est plus honneste chose et si est + drois. ¶ Labeons dit que nos devons recevoir por pere et mere neis çaus qui sont sers et + ont enfans ; et ce apartendra non seulement as enfans de loial mariaje, mes + neis à çaus que les femmes ont depechié, car tex ne doivent semonre lor meres.

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+ Pous dit : Car la mere est tous jors certaine, jasoit + ce que ele ait enfant de pechié ; mes cil est peres, qui li mariajes demostre.

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+ Cist meimes dit : Nus ne doit semonre son pere à plet, + jasoit ce qu’il ne soit fils de femme espouse, car une reverance doit estre gardee à tos + peres.

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+ Cist meimes dit : Li fils adouptis puet semondre à + plet le pere ou la mere à celuià celui] Inséré dans la + marge avec signe de renvoi. qui l’a fet son fils, car ne li sont mie ne + pere ne mere.

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+ Ulpians dit : Li fils adouptis ne puet semondre celui + qui l’adoupte tant com il est en sa poesté, et ce deffent plus ce qu’il est en sa poesté + que li comandemens au preteur, se il n’est fils qui ait pecule de chevalerie, car lors li + est otrié se il i a raison. Mes ses peres naturaus ne puet semondre li fils tant com il + est de la maisnie au pere adoupti. ¶ Li preteurs dit que li franchis ne + puet semondre son franchisseur ne franchisserese, ce est à dire çaus qui l’ont franchi de + servitude ; ou, se li sers descouvri le barat qui estoit entre le franchisseur et le + franchi, qui se faisoit frans naïs ; ou cil qui est dit par jugement qu’il est franchis, + jasoit ce qu’il ne le fust autrement ; ou se je jurai d’aucun qu’il estoit mes franchis, + car par le contraire je ne serai eus por franchisseeur se sentance est donee que je ne sui + franchisseres ; ou se je mis en son serment et il jura qu’il n’estoit mie mes franchis. + Mes se contrains mon franchi à jurer qu’il ne se mariast, puis me + porra il semondre à plet. Et Celses dit que la droiture de tel franchi ne passe à mon fils + à mon vivant. Mes Julians dit encontre, et pluiseur loent la sentance Julian. Et selonc + ce, il avendra que li franchissieres porra semonre son franchisseur por son mefet, mes li + fils au franchisseur ne porra semondre.

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+ Pous dit : Neis cil qui franchit par le mandement au + testateur ne puet estre semons à plet par son franchisseeur.

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+ Ulpians dit : Més se j’achatai aucun serf par convent + que je le franchississe et, por ce que je ne le franchis, il vient à franchise par la + constitution l’empereeur Marc, je sui ses franchissieres, ne il ne me porra + semondre. Mes si + e + je + je] e ms. l’achatai de ses deniers + par convent que je le franchississe, se je li fail de convent, je ne serai mie tenus por + franchisseur. ¶ Se aucuns achate une serve par convent qu’il ne la face + pechier de son cors et il fet encontre, se il fu mis en la covenance qu’ele fust franche, + cil qui la vendi sera ses franchissieres ; ou, se li venderes se retint qu’il la peust + prendre se li achateres li faillist de convent et puis il memes la fet pechier, ele sera + franche et avra por franchisseur son vendeeur, mais ele ne li portera tel honeur com à + franchisseur. ¶ Nous entendons por franchisseur neis celui qui mue son + estat, ou se li franchis mue son estat por ce qu’il se fait adoupter, ausi com s’il fust + frans naïs par mençongne, qu’il çoille qu’il soit franchis, por ce ne sera il mie frans + naïs. ¶ Et se il porchaça qu’il puisse porter anniaus d’or, neporquant + encore doit il porter reveranche à son franchisseeur ; mes autrement iert se li prinches + naïve car il le puet bien fere. ¶ Cil qui est franchis d’aucune + université de gens ou d’aucun capitre ou d’aucune cité, il porra apeler à plet chascun par + soi, car il n’est franchis de chascun, mes il doit porter honneur à tous ensamble. Et se + il ne veut plaidier contre toute l’université ou contre la cité, il en doit demander + congié au juge, jasoit ce qu’il doie semondre leur procurreeur. ¶ Nos + prenons les enfans as franchisseurs, soient homes ou femmes. Mes, se li + franchis est chaciés hors del païs par painne, Pompoines quide que li franchis ne li doit + porter honneur ; mes se li païs li est rendus, il avra toute sa droiture. ¶ + Et non seulement est defendu au franchi qu’il ne semogne + le pere + le pere le pere + le pere] le pere le pere ms. son + franchisseeur le natural, mes encore l’adouptif, + ms + mes + mes] ms ms. ce a leu tant come + l’adouption dure. ¶ Se je done mon fil à aucunc en adouption, mes + franchis ne le porra apeler à plet, ne le fil de mon fil qu’il a engendré tant com il + estoit en adoupcion. Mes se mes fiels qui est hors de ma poesté adoupte .i. fill, celui + porra mes francis apeler à plet, car il ne m'est riens. ¶ Les enfans au + franchisseeur entendons ausi com nos deimes des peres et des outre deu tiers neveu. ¶ + Se la franchie a enfant de son francisseur, li fils ne pora apeler + le mere, ne ele lui. Mes se li enfant au franchisseur + acusent le franchi de leur pere + et + + pere et] pere et ms. de crime dom il + doie perdre la vie ou il le veut rapeler en servitude, cil ne leur portera nule honeur. ¶ + Li preteurs dit : Nus de çaus semongne à plet sans men congié, car + li preteeurs otriera bien apeler à plet se l’accion dont cil vuelent pledier leur peres ou + leur francisseurs n’est vilainne ou contre le renomee au franchisseeur ou au pere. Et tout + ce doit il fere quant il avra avant seeue la chose, car à la fie doit souffrir li + preteeurs au franchi à plaidier contre son franchisseur par accion vilainne, ce est quant + li francissieres li a fet mout grant honte, qui + l'aba + l'abat + l'abat] l'aba ms. de bones verges. ¶ + Tous jors convient que li franchis + por + port + port] por ms. Corr. d’après le lat. « reverentia praestanda est ». ceste honeur à son + franchisseur, jasoit ce que li franchissieres li soit tenus + tenus + tenus tenus + tenus] tenus tenus ms. par non + d’autrui, ce est ausi com tuteeur ou curateur ou procureeur à autrui. Mes se li franchis + doit plaidier contre le + tuteeur + tuteer + tuteeur] tuteer ms. ou le curateur à + son franchisseeur, il le pora apeler à plet sans nule painne et c’est voirs.

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+ Pous dit : Jasoit ce que li preteurs ne die qu’il + donra accion de paine contre celui qui fera encontre edit quant il savra la verité, + neporquant il covient atempre la juridicion, ausi com quant li francis se + repet + repent + repent] repet ms. Corr. d’après le lat. « veluti si paeniteat libertum ». de ce qu’il a fet + semondre son franchisseur et il li quite la querrele, ou se li franchissieres qui est + semons ne vient avant, ou se il vaut bien que l’en le semonsist, jasoit que les paroles de + l’edit ne seuffrent cest entendement.

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+ Ulpians dit : Se li franchis apele le fil de son + franchisseur et qui est en la poesté son pere à plet, contre l’edit au preteur, il est + raisons que se li peres n’i est, que l’en ait aval et qu’il ait accion à demander la + painne de .L. besans au franchi.

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+ Modestins dit : Ce est general chose que nos ne poons + apeler en plet sans le congié au preteeur nule de ces persones à qui nos devons porter + reverence.

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+ Papinians dit : Li franchis qui est acusés de son + franchisseeur d’aucun grant crime, et il vient sovent au juge et li prie qu’il delivre le + plait, por ce ne samble il mie qu’il apele à son franchisseur en plet.

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+ Pous dit : Li franchis bailla sa demande escrite + encontre son franchisseur, n’il ne fist mie semblant qu’il ne fust ses franchis. Ore + demant je se li princes ou li juges respont à sa demande. Se cil franchis est encheus en la painne, Paus respont : Je ne + qui + quit + quit] qui ms. mie que li edis au + preteur apartiengne à cest quas, car cil qui baille sa demande au prince ou au juge ne + samble mie por ce qu’il apele son franchisseur à plet.

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+ Cist meimes dit : Il + ai + a + a] ai ms. demande se li franchis qui + est tuteeur puet apeler en plet sa franchisseresse sans le congié au juge, et Paus respont + que cil de qui la demande est puet bien apeler à plet sa franchisseresse.

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+ Cist meimes dit : Cil qui promist par devant le juge + qu’il feroit estre à droit celui por qu’il promist, il est tenus dou fere. Et cil qui + promist au juge qu’il menroit celi por qui il promist, se il ne veut fere seürté, + neporquant il est tenus deu fere le venier.

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+ Cist meimes dit : Maintes gens quidierent que nus ne + deust estre apelés en plet hors de son hostel, car sa maison est à chascuns seur refui et + seur recet, et il est avis que cil qui apele autre à plet hors de sa maison, qu’il li face + force, car asés avra paine se il ne se defent en jugement, que ses aversaires fera saisies + de ses biens se il se repont. Mes se il se mostre si que le puisse + veoir par dehors, Julians dit que l’en li le puet par droit apeler à plet.

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+ CelsesCelses] Gaius texte + latin dit : Encore puet en apeler à plet autre s’il + + est + est] om. ms. en sa vigne ou en baing + ou en teatre.

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+ Pous dit : Et cil qui est en sa maison puet estre + semons aucune fois à plet, mais nus ne doit estre trés hors de sa maison.

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+ CistCist] Gaius texte latin + meimes dit : Il n’est mie chose otroiee que l’en puisse semondre à plet + les juennes puceles qui sont en autrui poesté. ¶ Cil qui est semons à + plet puet estre laissiés en .ii. quas, ce est se aucuns le deffent en plet et se tant com + il vet à plet fait pais à son aversaire.

+

+ Marcel dit : Li franchis qui est cumuns, jasoit ce + qu’il soit de pluiseurs, doit requerre au juge qu’il puisse semondre l’un de ses + franchisseeurs qu’il ne chie en la painne de l’edit au preteeur.

+

+ Ulpians dit : Contre celui qui fet contre ces choses + est donee jugement qu’il pait .L. besans, mes cis jugements n’est mie donés à l’oir ne + contre l’oir ne outre un an.

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+ Modestins dit : Se li franchis semont en plet son + franchisseeur sans le congié au preteeur, se li franchissieres se claimme , + il convient que li franchis pait .L. besant ou il sera castiés par le prefet de la cité se + il est povres, si qu’il ne puisse + pair + paier + paier] pair ms. la paine.

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+
+ [2.5.0] Ci mostre que doit estre de + celui qui est semons ne il ne vient au juge ou se aucuns semont tel persone qui + ne nest + n'est + n’est] ne n’est ms. mie encore à + semondre. +

+ Ulpians dit : Se aucuns qui est semons à plet baille + pleges d’estre à droit, aucuns qui n’est de la jurisdiction à cel juge par qui il est + semons, li pleges est ausi com s’il n’eust estés bailliés se il ne renonce à son + previlege.

+

+ Pous dit : Por quelque cause aucuns est semons devant + le preteur ou devant autre juge qui ait jurisdicion, il i doit aler que l’en face seviaus + s’il est de la juridicion que a cel juge. ¶ Se cil qui est semons à + plet n’i vet, li juges le puet condampner en argent par non de painne, mes il i doit + esgarder raison, car l’en pardone à la simplece des homes ou se li demanderes n’i a nul + damaje de ce que ses aversaires n’i est, car + il + s'il + s'il] il ms. est fest par aventure, + li juges doit quiter la painne.

+

+ Ulpians dit : Quant aucuns promet à + est + estre + estre] est ms. à droit ne il n’i a + mise nule painne, se il ne vient, il est voirs que l’en puet plaidier contre lui de non + certainne chose, ce est deu damaje que li demanderes a de ce qu’il ne vint.

+
+
+ [2.6.0] Ci comande que cil qui est + semons à plet voist au juge ou qu’il demant seürté d’estre à + drit + droit + droit] drit ms. . +

+ Pous dit : Li edis au preteeur comande que li pleges + qui est bailliés d’estre à droit soit covenables et riches selonc la demande, fors entre + çaus qui s’entrefont aucune cose. Ausi com est + li fran franchissieres + li franchissieres + li franchissieres] li fran li franchissieres ms. ou pere ou mere, car por tex persones est souffiçant pleges quex + qu’il soit.

+

+ Calistrat dit : Et ausi com est la franchisseresse ou + leur enfans ou sa femine ou sa brus, car por ces personnes comande li preteeurs que l’en + reçoive quex que pleges ; et comande celui qui ne reçoit pleges quex qu’il soient, quant + il set combien celes persones s’entresont, sera donés jugemens de .L. besans.

+

+ Pous dit : Car chascuns pleges doit estre retenus por + souffisçant en ces persones.

+

+ Ulpians : Cil qui promist jor à fere + estre à droit .ii. homes, se il fet que l’uns soit à droit et li autres non, il ne samble + mie qu’il ait fet ce qu’il promist car li uns n’est menés à fere droit.

+
+
+ [2.7.0] Ci deffent que nus ne destort + par force celui qui semons qu’il ne vingne au juge. +

+ Ulpians dit : Li preteurs fist cest edit por ce qu’il + refrenast par poor de paine çaus qui detiengnent par force çaus qui sont semons à plet. + Dont Pompoines escrist que, + + [se] + ses sers fet ceste chose, ses sires sera tenus par accion nocxele se il ne le + fist à seu son signeur, car lors convient que li sires reçoive jugement, si qu’il ne + s’aquitera de baillier le serf por le meffet. ¶ Ofilles quide que cist + edis n’ait leu quant aucuns retient tel persone que l’en ne devoit semondre à plet, si com + est pere ou mere ou franchisseres ; et cest sentanche me samble veraie, car se cil qui + semont peche, cil qui destorbe ne peche.

+

+ Pous dit : Car quant andui font contre l'edit, ce est + li franchis qui semont son franchisseeur, et celui qui le destorbe qu’il ne viengne à + plet, neporquant li franchis est en poieur leu qui tient la partie au demandeeur en autel + meffet, et ceste meimes raison est en celui qui est semons à plet en autre leu qu’il ne + doive estre semons, et plus forment doit l’en dire qu’il ne samble mie estre detenus par + force cil qui ne devoit estre semons par devant cel juge.

+

+ Ulpians dit : Més se aucuns retient .i. serf qui est + semons à plet, Pedius quide que cis edis cesse, car ce n'estoit mie persone qui l'en deust + semondre à plet, donques l’en puet pledier contre celui qui le retient qu’il le face + venier devant le juge. ¶ Se aucuns retient par force celui qui est + semons par devant .i. petit juge, lors cessera la painne de cest edit. ¶ + Ce que li preteeurs commande que nus ne retiengne par force celui qui + est semons ne covient qu’il le face par engien, car la force seulement soufist, jasoit ce + qu’il ne le face par mal engin.

+

+ Pous dit : Més ceste parole que li preteeurs met en + cest edit, ce est que nus ne destorne celui qui est semons, est general, ne il ne dit mie + que l’en ne le toille par force. Car tollier, c’est ravier des mains, mes jasoit ce qu’en + ne le ravisse par force, mes en le fet de l’air, qu’il ne vingne au jugement + por ce que li termes de la demande passe ou que jasoit perdue par trepas de tens, il + samble qu’il la destorne, jasoit ce qu’il + le retingne + retingne + il r.] il le r. ms. le cors de + l’ome, ou se il le retient en cest meimes leu ne ne le mena ailleurs, + il [est] tenus par ces paroles, et se aucuns destorne celui qui estoit semons par + chalange, il seras tenus par cest edit. ¶ Li preteeurs dit : Ne nus ne + face par son mal engin que cil qui est semons soit destornés, car l’en le puet bien + destorner sans mal engin ausi com quant il a droite cause de destorner le.

+

+ Ulpians dit : Se aucuns destorne celui qui est semons + par autre, il est tenus par ceste partie de l’edit, ou il fust en leu ou non. ¶ + Contre celui qui destorne par force celui qui est semons est donee + accion en fet, par laquele l’en porsuit non seulement ce que la chose vaut, mes encore + tant com li + demandereres + demanderes + demanderes] demandereres ms. aesmera + ses depers, car ce fu mis en l’edit por ce qu’il apere se cil qui faisoit semondre semonoit + à tort. Neporquant qu’il puisse aconsivre ceste paine de celui qui destorne celui qu’il + avoit semons. ¶ Cil qui se plaint de ce que l’en li a destorné celui + qu’il avoit semons doit mostrer que par son destornement a esté que cil ne vint à plet. + Mes se por ce ne demora que cil ne venist, li paine cesse, car l’en doit prendre les + paroles avec le fet. ¶ Cist jugemens est donés contre le fet et se cil + sont pluiseur qui + destnent + destornent + destornent] destnent ms. par om. d’un o suscrit., li jugemens sera contre cascun. Et neporquant, cil qui + a esté destornés demorra obligiés, et li oir au demandeur avront ceste accion se il ont + damage, mes ele ne sera mie donee contre les oirs à celui qui ce fist ne aprés un an.

+

+ Cist meimes dit : Se cil qui destorna le deteur qui + estoit semons paie, il ne delivre mie le deteeur, car il paie la painne de son meffet.

+
+
+ [2.8.0] Ci parole de cels qui doivent + baillier plege ou gage d’estre à droit, et de ceus qu’en croit par lor parole ou par + serement. +

+ Gais dit : Satisdaccion est apelee ausint come + satiffacion, car ausi com l’en dit que nos satisfesons à celui qui nous fesons son gré, + ausi dit en que nos satisdonons, ce est doner asés à nostre aversaire quant nos li faisons + bone seürté de ce qu’il demande, si que nos le faisons seür par bons + pleges.

+

+ Ulpians dit : Il est avis que l’en doinst soffiçant + pleges d’estre à droit non seulement quant il est rices, mes quant l’en en puet aconsuivre + son droit legierement. ¶ Se l’en done pleges d’estre à droit à ces + persones qui ne puent pledier, cele plevine est por noient. ¶ Li + preteeurs dit : Se aucuns apele son pere en plet ou son franchisseeur ou sa + franchisseresse ou le pere ou le mere ou les enfans à son franchisseeur ou sa + franchisseresse, ou ses enfant meimes, ou + cun + aucun + aucun] cun ms. qui soit en sa + poesté, ou sa femme ou sa brus, il doit rechevoir aucun vill plege d’estre à droit. ¶ + Ce que li preteeurs dit des enfans entendons nos neis de çaus qui + descendent de la lingnie as femmes, et li peres avra ce benefice non seulement se il est + sires de soi, mes encore se il est en autrui poesté, et ce meimes dit + dit + + dit] Répété. Pompoines, + que neis li fils puet estre pleges por son pere, jasoit ce qu’il soit + en autrui poesté ; et ce que nos disons de la brus entendons de la femme au neveu et des + autres qui descendent aprés. ¶ Et ce que li preteeurs dit, que quel que + plege doit en recevoir, entendons quant a la richece, ce est que neis s’il n’est riches. ¶ + Li preteeurs done accion contre le plege qui est recheus por estre à droit de tant com la + demande monte, et si convient que nos veons se cele plevine enporte la verité de la + demande, ou ce que ele puet monter. Et ce est miex que li pleges soit tenus en la vraie + demande se il ne s’oblija por aucune certainne quantité.

+

+ Gais dit : Soit l’accion dou doble ou del treble ou + dou quadruble : de tant sera tenus li pleges com la demand monte.

+

+ Pous dit : Se cil qui avoit doné pleges d’estre à + droit muert, li + prteurs + preteurs + preteurs] prteurs ms. ne doit + commander qu’il soit à droit. Mes se il commande qu’il vingne avant, por ce qu’il ne set + de sa mort ou il muert aprés le commandement au preteeur avant le jor qu’il devoit venier + devant lui, l'en doit oster l’accion contre le plege. Mes se il muert puis le jor qu’il + deut venier devant le juge ou il est forsbanis de la cité, l’en puet plaidier contre le + plege.

+

Cist Cist] Gaius texte latin meimes dit : Més se aucuns entre en plege por celui qui est condampnés, et li condampnés muert + ou il pert la cité de Rome, por ce ne sera que l’en ne puisse plaidier + contre le plege. ¶ Cil qui ne reçoit le plege que l’en li baille qui + est apertement riches, ou se l’en + doitee + doute + doute] doitee ms. Corr. d’après le lat. « si dubitetur ». de sa richece, il est loés por + riches par devant le juge, l’en puet plaidier contre lui par accion d’injure, car sans + faille il + ne + n'est + n’est] ne ms. Corr. d’après le lat. « quia sane non quaelibet iniuria est duci in ius + eum ». mie petite injurie que l’en amaint par forche par devant le + juge celui qui baille asés covenable plege, et vers li pleges se puet plaindre de la honte + qu’en li fet.

+

+ Pous dit : Toutes les fois que l’en a doné seürté qui + ne vaut, il ne samble mie qu’en ait fait seürté.

+

+ Ulpians dit : Se l’en ne nie mie que li pleges ne soit + souffisans, mes l’en dit qu’il a exeption qu’il ne + pue + puet + puet] pue ms. estre enplediés devant + cel juge, et li demanderes a pooir qu’il ne se deffende par cele exception, il convient + veoir quel droit i afiert. Et li empereres Piteus respondi, si com Pompoines et Marcians + recontent, que par droit puet refuser li demanderes cel plege. Mes se li deffenderes ne + puet baillier autre seürté, l’en doit dire au plege qu’il renonce à son previlege se l’en + le veut enplaidier. ¶ Se aucuns est tenus de baillier pleges par + estouvoir, et il ne le puet legierement baillier là où l’en li demande, il doit estre oïs + s’il est aparilliés de baillir pleges en une autre cité de cel païs meesmes. + Mes se la plegerie est en la volenté de celui qui la doit baillier, + l’en ne la li recevera en autre leu, car cil qui se met en cel besoing ne doit avoir cel + avantage. ¶ Se l’en demande aucune chose mueble et cil qui l’en la + demande ne done pleges d’estre à droit et il est sospeçouneus, la chose doit estre + comandee à garder au juge se li juges le veut jusqu’atant que cil qui l’en demande i doint + pleges ou que li plés soit finés.

+

+ Pous dit : Li pledeeur se seulent acorder deu jor + ouquel il conv[i]ent venier à plet par leur promesse, et se il + n'on + n'ont + n'ont] n'on ms. mis certain jor, + Pedius quide qu’il soit en la volenté au demandeur quant il vaura fere venir son + aversaire, mes que li juges establise le jor rainablement. ¶ Cil qui + done femme en plege d’estre à droit, ne samble mie qu’il face seürté. Ne l’en ne doit + rechevoir chevali[e]r ne meneur de .xv. ans en plege se ces persones ne + plevissent à lor preu ausi com por leur procureur. ¶ Et aucun dient que se l’en demande au + mari la tenure qui est en doaire, la femme porra estre plege, car c’est en sa chose. ¶ + Se aucuns sers entre en plege de païr ce qui seroit jugié avant que + li plés soit commenchiés, l’en doit secourre au demandeeur que il se face baillier autre + plege derechief. ¶ Et ausi doit on + secourere + secourre + secourre] secourere ms. au meneur de + .xxv. ans, et par aventure à la femme por leur nonsachance. ¶ Se cil + qui est pleges de païr la chose jugie est oirs à celui qui le reçut, cil qui le reçut est + oirs au plege, il convient baillier autre seürté derechief. ¶ Li + tuteeur et li curateeur doivent estre revoiés à leur vile à baillier plege de tenier + sauves les choses as orphelins, por ce que ceste plevine est par estouvoir. Ausi est de + celui qui a usefruit en autrui choses, qui doit baillier plege de rendre à celui la chose + qui en est sires quant + il + li + li] il ms. usefruis sera fenis. Et + ce meimes sera plevine que cil baille, qui aucun lés en testament qu’il doit baillier + pleges que se li iretajes est tolus par jugement à celui qui li paie le lais qu’il rendra + ce qu’il a plus receu qu’il ne devoit rechevoir par la loi Facilde. ¶ Et li oirs qui doit + baillier pleges de païr les lais qui sont laissiés à païer à certain jor ou desous + condition doit estre oïs, s’il requirt que l’en l’envoit à la vile dom il est p[or] + baillier pleges. Mes se cil qui doit avoir le lais est ja mis en saisine por ce que li + oirs ne li voloit laissier pleges de païr le, et li oirs requirt qu’il soit mis hors de la + saisine, et dit qu’il est aparilliés de baillier pleges en sa vile, il ne doit estre oïs. + Mes d’autre maniere est se il est mis en saisine sans engin et sans corpe à l’oir. ¶ + Li juges doit commander à jurer celui qui doit baillier pleges que il + ne fet par malice ne por travillir son aversaire, quant il puet baillier pleges à Rome et + il requirt que l’en envoit en son païs. Mes l’en quite ce serement à aucunes persones, ce + est as peres et as franchisseurs, et ensi doit jurer cil qui requirt que l’en le revoit en + son païs por baillier pleges, ce est qu’il ne puet avoir pleges à Rome, mes que il les + puet avoir là où il requirt que l’en envoit, et que il ne requiert ce par + malice. Ne l’en ne le doit contraindre à + jure + jurer + jurer] jure ms. qu’il ne puet + ailleurs baillier pleges que là où il requirt à estre envoiés, car se il ne puet avoir + pleges à Rome et il en puet avoir en pluiseurs autres lieus, dont le convenra il parjurer. + Et ce porra il porchacier se li juges l’esgarde par droit car, se + quant il estoit en sa vile ne vaut avoir pleges, lors ne li doit li juges + otroii + otroier + otroier] otroii ms., car il demora + por lui qu’il ne bailla pleges là u il les veut ore bailier.

+

+ Gais dit : Se li juges baille aucun autre juge por + esgarder se li plege que l’en viaut baillier sont à recevoir et il fet mauvés jugement + contre l’une partie, l’en porra apeler de lui ausi com d’un autre juge.

+

+ Pous dit : Se li plege sont loés par le juge qui + estoit donés à loer lais ou à desloer, il doivent estre receu por souffissant, car l’en + pooit bien apeler de son edit. ¶ Cil qui desprueve par droite cause les pleges qui sont + loés par le juge, ou il loe çaus que li juges avoit desloués, ou il reçoit par sa volenté + pleges, il s’en doit tenier apaié. Mes se aprés avient as pleges aucune meschance par quoi + il deviennent povre, quant li juges avra conue la verité, il doivent baillier autres + pleges derechief.

+

+ Ulpians dit : Se tu receus pleges de celui que tu + voloies demander une tenure avant que je te comandasse que tu le demandasse ; et puis que + je le te comandai, tu veus plaidier par mon comandement, li plege que tu avoies receu sont + tenu.

+

+ Cist meimes dit : Tuit li saje s’acorderent que li + oirs qui tient l’iretaje par condition qu’il le doit rendre à + a + + à] a a ms. un autre, il doit doner + seürté de rendre l’iretaje. Et se la condition deffaut et cil qui devoit avoir l’iretaje + le veaut avoir, il le puet demander. Et se il vaint, la paine que cil avoit promise se il + ne rendist l’iretaje est deue. Et sovent seut comander li preteurs, avant que la condition + soit ou li jors que cil qui doit avoir l’iretaje le puisse demander, doit doner seürté de + rendre l’iretaje.

+

+ Et se il sont pluiseur à qui l’iretajes doive estre rendus, à chascun + convient fere seürté.

+

+ Cist meimes dit : Se li fils de mainniee deffent en + jugement son pere qui n’i est mie, je demant se il doit baillier pleges de païr ce qui + sera jugé. Pous respont : cil qui deffent celui qui n’i est, soit peres ou soit fils, doit + doner pleges selonc forme de l’edit.

+

+ Marques dit : Il convient savoir que cil qui sont + tenant des tenures ne doivent estre contraint de baillier pleges por estre à droit. + Et nos devons entendre que cil est dis tenans de terres qui a tenures + ou en cité ou hors cité, ou une partie de la tenure ou tote. Et cil qui tient autrui + tenure à cens est entendus por tenant, et cil qui a seulement la signorie de la chose est + entendus por tenant ; mes cil qui a seulement usefruit n’est mie tenant. + Ulpians dit : Li creanchiers qui a aucune tenure en gages n’est mie + tenans de cele tenure, jasoit ce qu’il en ait saisine ou qu’il la tient ou qu’il la laisse + tenier au deteur de grace. ¶ Se aucune tenure est bailliee en douaire, + ausi la femme com li maris sont entendus por tenant de cele chose. Mes + autrement est de celui qui a demandé d’aucun eure. Li tuteeur d’aucun + orfelin sont tenus por tenant, ou il meimes aient la tenure ou lor orfelins, et se li uns + des tuteeurs est tenans, tuit sont entendu porentendu por] Inséré dans la marge avec signe de renvoi. tenant. ¶ + Se tu me demandes une tenure que je tieng et sentance est donee por + toi que tu la doies avoir et je apel, je serai neporquant entretant eus por tenant, car je + sui en saisine, ne riens n’i fet ce que cele tenure me puet estre tolue. ¶ + L’en esgarde le tens quant l’en doit doner seürté se il est tenans de + tenure ou non, car ausi com il ne nuist riens à celui qui vent sa tenure puis qu’il a fet + sa seürté, ausi ne profite à celui qui bailla pleges d’estre à droit se il comencha aprés + à estre tenant d’aucune tenure.

+

+ Pous dit : Cil qui promist par son serement à estre à + droit ne sera mie parjurs se il laise son serement par non pooir.

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+
+ [2.9.0] Ci devise quele seürté doit + baillier cil qui enpledoie de ce que ses sers a meffet. +

+ Ulpians dit : Se aucuns promet à fere estre à droit un + serf por qui l’en plede contre son signeur, li preteeurs dit qu’il le doit baillier en cel + estat euquel il est quant il promet por lui, jusqu’atant que li plés soit commenchiés. ¶ + Ore covient veoir que ce est àà] Inséré dans la marge avec signe de renvoi. dire baillier le en cel estat, + et je quit que c’est à dire qu’il le baut en tel estat que li drois au demandeur n’en soit + empiriés. ¶ Se li sers laisse à estre à celui qui promist por lui dampner le par devant le + juge ou l’accion au demandeeur est perdue. Labeons dit qu’il ne le baille + mie en cel estat, ou se cil qui estoit d’igal pooir avec le demandeur comence à estre plus + puissans, ou que la demande est plus dure por ce que li lieus est cangiés où il pooit fere + sa demande, ou la persone est cangie. Donques, se li sers est vendus + + à + à] om. ms. aucun qui ne puet estre + semons par le juge au demandeeur, ou il est bailliés à un plus puissant qu’il n’est, il ne + samb[le] mie que cil qui promist de fere droit por lui le puisse baillier en cel estat où + il estoit. Mes se il est bailliés à aucunà aucun] Inséré + dans la marge avec signe de renvoi. por le meffet qu’il fist, Ofiles quide + qu’il ne puisse estre amenés devant le juge en cel estat où il fu, car Ofiles quidoit que + por ce que li sers s’estoit bailliés à un, li autre eussent perdues leur accions + noxelles.

+

+ Pous dit : Mais nous usons d’autre droit, car cil quil + est bailliés por meffet n’est mie delivres des autres causes premeraines, car ausi le + sieut son meffet com se il i fust vendus. ¶ Se li sers n’i est mie por + qui aucuns a accion noxele contre son signeur, se ses sires recongnoist qu’il est en sa + poesté, Vindes quide qu’il doie estre contrains qu’il le baut au jugement ou qu’il reçoive + jugement por lui ; ou, se il ne veut deffendre, il doit prometre que, ausitost com il + porra, il le menra par devant le juge. Mes se il nie par fausseté qu’il n’est en sa + poesté, il le lili] Inséré dans la marge avec signe de + renvoi. convenra deffendre sans baillier le serf por le meffet ; et ensint + escrist Julians, se il fet par engin que li sers ne soit + ne soit + + ne soit] Répété. en sa poesté. Mes + se li sers est presens et li sires n’i est mie et il n’est nus qui deffende le serf, li + juges comandera qu’il en soit menés. Mes l’en donra aprés pooir à son signeur de deffendre + le se li juges l’esgarde par droit, si com Pompoines et Vindes escristrent, por ce que ne + li nuise ce qu’il n’i estoit mie. Donques il covient que s’accion soit rendue au + demander + demandeur + demandeur] demander ms. Corr. d’après le lat. + « ergo et actori actio restituenda est »., qui + estoit perdue, por ce que li sers estoit ja en ses biens, qu’il en avoit menés par le + comandement au juge.

+

+ Se aucuns plede contre celui qui a usefruit en sers par accion noxele et + il ne deffent le serf, li preteurs le deffent qu’il ne puisse demander son usefruit.

+

+ Gais dit : Se aucuns plede par accion noxille contre + .i. des signeur au serf qu’est cumun, la demande est se cil doit doner + pleges de deffendre le serf por la partie son compainnon. Sabins dit + dit + + dit] Répété. que nonil, car il doit + deffendre tout le serf ausi com sien, car il li convient tout deffendre, ne il ne sera oïs + s’il le viaut deffendre por sa partie.

+

+ Ulpians dit : Se aucuns promet de mener .i. serf en + jugement en ce meimes estat et il le mainne puis qu’il est frans, se li plés de cel serf + estoit de meffés qu’il eust fés ausi com de nuire, il ne baille mie en cel estat puis + qu’il est frans, car autre venjance prent l’en deu sers de lui nuire qu’il fet par batre + et par fuster, et autrement d’un franchi + quil + qui + qui] quil ms. n’estoit condampnés + fors en paine de deniers. Mes de tant com apartient as autres causes noxeles, il samble + qu’il soit en meillor estat pour plaidier contre lui.

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+ Pous dit : Mé[s] se a[u]cuns promet de mener à droit + .i. serf qui doit estre franchis desos condition, se l’en le baille à droit puis qu’il est + franchis, il samble à estre en .i. meimes estat, car li cas de franchise li estoit + enpeeschiés.

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+ [2.10.0] C’est de celui qui destorne + celui qu’il ne vingne à son jor. +

+ Ulpians dit : Grant dr[o]it quida li preteurs que fust + de vengier l’engin de celui qui enpeesche celui qui doit venier au jugement. + Et l’en dit que non seulement fet par mal engien cil qui retient + celui qui doit venier au juge de ses mains ou par ses gens, mes encore qui prie les autres + qu’il le detiengnent ou qu’i le destornent qu’il viengnent au juge, ou il sachent por que + cil les prie ou non. ¶ Et nos entendons ensi mal engin que se aucuns + dit males noveles à celui qui aloit au juge por que cil n’i pot mie aler, il sera tenus + par cest edit, jasoit ce que aucuns quident que cil qui le crut se doie plaindre de soi + meimes. ¶ Se li deffenderes demeure par l’engin au demandeeur qu’il ne + vient à son plet, li demanderes n’avra accion de cest edit contre lui, car il se doit + tenier apaié de ce qu’il se puet deffendre par excepc[i]on, se cil li demande la painne + qu’il promist se il ne venist à son jor, mes d’autre maniere sera se autre l’empeescha, + car il a contre lui accion de cest edit. ¶ Se pluisor empeeschent aucun + par mal engin, tuit + tuit + + tuit] Répété. sont tenu. Mes se li + uns paiee la painne, li autre seront delivre, car il n’i a plus damaje. ¶ + Tuit li sage se consentent en ce que par cest edit puet l’en plaidier + contre le signeur par non de serf. ¶ L’accion de cest edit done à l’oir + de celui qui a damaje por l’enpeescement, mes ne mie outre .i. an, et contre l’oir à celui + qui empeescha sera donee l’accion por ce que li oirs ne gaint riens de l’engien au + mort.

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+ Pous dit : Se li sers au demandeur fet par son engin + que je ne viengne à mon jor, et ce fet il au seu son signor et il ne li deffent mie, + Ofilles dit que se li sires me demande aucune chose por ce que je ne vieng à jor, je me + deffenderai par exception que ses sers m’empeescha por ce qu’il nene] + Inséré dans la marge avec signe de renvoi. gaaint de l’engien + son serf. Mes se li sers fet ce sans la volenté son signor, ¶ Sabins dit que je doi avoir + accion noxele contre son signeur, ne li fils au serf ne doit nuire au signeur fors tant + qu’il perde son serf, car li sires ne mefist riens.

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+ UlpiansUlpians] Julianus texte + latin dit : De cest edit naist accion en fet] Inséré dans la marge avec signe de + renvoi. contre celui qui fet par engien, que cil qui est semons ne vingne à + son jor ; et sera condampnés en tant com li demanderes a damaje de ce que ses aversaires + ne vient. Et en cest jugement vient ce que li demanderes pert por ce que ses aversaires + n’i vint, ausi com cil qui se deffent gaaine la signorie de la chose que l’en li + demandoit, ou il est delivres de la demande par trespas de tens. Mes se + cil qui empeeche par engin que cil qui est semons ne vingne à son jor ne puet amender le + damaje, il est raisons que la demande soit rendue contre celui qui fu enpeeschiés por ce + qu’il ne gaaint de l’autreui engin, et que li demanderes n’i ait damaje. + Mes se li demanderes fu empeeschiés de venier à jor par l'engin tice + et li deffenderes fu empechiés par l’engin mevieSi et stipulator dolo titii et + promissor dolo maevi impeditus fuerit, chascuns d’aus avra accion de cest edit + contre celui qui l’enpeescha. Mes se li demanderes fu empeeschiés par + l’engin au deffendeur, et li deffenderes por l’engin au demandeeur, qui ne vindrent à lor + jor, li preteurs ne doit secorre à nul d’aus, mes li uns engin doit aler por l’autre. ¶ + Se je ai pris pleges de .L. besans, se mes aversaires ne vient à jor + que je voloie demander .c. besans et Saproine empeesche mon aversaire par son engin qu’il + ne vient au jor, je consuivré .c. besans de Saproine, car de tant samble que je aie + damaje, car, s’il fust venus devant le juge, je avoie demandé contre lui ou contre son oir de cent besans, jasoit ce que li pleges m’eust promis meneur some.

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+ [2.11.0] C’est + comment doit amender cil qui a baillié seürté d’estre à droit s’il ne + vient. +

+ Pous dit : Li preteeurs comande que l’en cont à celui + qui doit venier à jor .xx. milles por chascun jor, sans le jor qu’il doit estre devant le + juge, et sans celui qu’il promist à estre à droit, car tel conte de voie ne sera grief à + nule des parties.

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+ Ulpians dit : Nos ne requerons que cil qui promist à + estre à droit viengne à jor se il a fet pés de la querele, et ce est voirs se il fist pés + avant le jor qu’il devoit venier à plet. Mes se il fist + pres pes + pés [a]prés + pés aprés] pres pés ms., avec signe d’inversion + entre les deux mots. Corr. d’après le lat. « si postea transactum + est »., se l’en li demande la painne de qu’il ne vint, il se + deffendra par excepcion de mal engin, car nus ne doit demander painne puis que l’en a fet + pés de la querele, car de ce que la pés est fete avroit neis excepcion cil à qui en + demanderoit la painne, ausi com se de la painne meimes fust fete pés, se les parties ne + vaudrent nomeement que la painne peust estre demandee. ¶ Se aucuns est + empechiés por besoigne de sa cité si qu’il ne pot venier à jor si com il avoit promis, il + est drois que l’en li doinst exception à soi deffendre. Ausi, se aucuns + l’amena à estre tesmoing et il ne pot venier à son jor, li doit l’en secorre. ¶ + Se aucuns promist d’estre à droit à jor nommé et il ne poot venier + por maladie ou por tempeste ou por force d’eues qui l’enpeeschoient, l’en li doit aidier + par exception. Et ce est drois car, por ce que en tel promesse acomplir estoi[t] mestier + sa presence, comment puet venier cil qui est empeeschiés par maladie ? Et por ce neis la + loi des .xii. tables commande que, se li juges ou li .i. des plaideeurs est empeeschiés + par maladie, li jors doit estre prolongniés. ¶ Se aucune femme demora + devier + de venier + de venier] devier ms. Corr. d’après le lat. + « non steterit judicio ». à jor non mie par maladie mes por ce que ele + estoit grosse d’enfant, ou se ele gist d’enfant, l’en doit dire que ele est empeeschie de + maladie. Et se aucuns est forsenés, car cil qui est empeeschiés par + forsenerie est empeeschiés par maladie. ¶ Ce que nos avons dit, que + l’en doit secorre à celui qui est empeechiés par tempeste ou par force d’eve, ¶ nos devons + entrendre tempeste soit de mer ou de terre, et tel tempeste qui + empees + empeesche + empeesche] empees ms. le voie ou le + nagier. Et force d’eve puet estre sans tempeste, car nos entendons + force d’eve, neis se crestine de l’eve empeche le nagier, ou se ele en + aporte le navie ou se li pons est depechiés. Mes se aucuns pooit + eschiever qu’il ne rencheist em la tempeste ne en la force de l’eve, se il fust avant meus + ou il najast + par tens par tens + par tens + par tens] par tens par tens ms. et + il s’atendi tant, il samble qu’il ne doit avoir point + d'exion + d'exeption + d'exeption] d'exion ms.. Mes en ce + esgardera li juges raison, car l’en ne le doit mie si haster que l’en li die por qu’il ne + se mut mout avant del jor, ne l’en ne li doit mie soffrir, se l’en li puet metre sus + aucune corpe, qu’il mete l’achoison seur la tempeste ou sor la force de l’eve. Car se cil + qui avoit promis d’estre à droit à Rome et il s’ala esbatre en aucune ville quant il + estoit prés deu jor sans nul besoing qu’il eust, il n’est dingnes d’avoir exeption, qu’il + ne soit tenus à païr la painne. Ou se il avoit tempeste en la mer, mes il pooit venier par + terre ou aler entor par le flun, il ne doit mie avoir exepcion tos jors, se li briés tens + ne soufroit qu’il ne peust venir par terre ne aler entor par le flun. Mes se li fluns fust + ensi creus qu’il eust pris tout le leu où il devoit venir à plet, ou li leus fust cheois + par aucune mescheanche ou cil qui devoit venier n’i pooit aprochier sans peril, l’en li + doit doner exception par bon droit. ¶ Ausi done l’en exeption à celui + qui, ensint com il venoit à son jor, li baillis le retint sans ce qu’il n’i fist nul + barat, car se il le porchaça ou il en dona aucune achoison, il n’avra point de exeption, + mes ses engins li nuira ; mes li engins des autres ne li nuira, qui porchacierent qu’il + fust retenus. Mes se uns autres le retint, il n’avra point d’exception.

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+ Pous dit : Més il avra accion contre celi qui le + retint qu’il li ament son damaje.

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+ Ulpians dit : Més se aucuns est condampnés, avant que + ses jors venist, d’aucun crime capital, l’en li doit pardoner se il n’i vint. Et nos + devons entendre que cil est condampnés de crime capital, qui est condampnés à mor ou à + essil. Mes aucuns dira que li profite donques cele exception à celui qui est comdampnés ; + et je respont que ele avra mestier à ses pleges ou, se il est dampnés en essil sans perdre + franchisse, + l'exeptio + l'exeptio[n] + l'exeption] l'exeptio ms. vaudra à + celui qui le vaudra deffendre. ¶ Et il convient savoir que cil qui est + acusés de crime capital n’avra mie ceste excepcion, car en l’a donnee à + celui qui est dampnés. Mes se aucuns est mis en lians ou l’en le fait garder et por ce ne + vint à jor, il + por + porra + porra] por ms. user d’exception. ¶ + Estre ce, se aucuns est enpeeschiés par mors d’aucun sien ami, il + doit avoir exception. ¶ Et se aucuns est pris des annemis et por ce ne + vient à son jor, il doit avoir exception. ¶ + + L'e + L'en + L'en] L'e ms. demande se l’en puet + fere tel convenance que cil qui promist à estre à droit ne puist avoir nule exception se + il deffaut de ce jor. Et Atilius dit que tel convenence ne vaut. Mes je quit que la + convenence vaut se l’exeptions sontsont] sur est gratté ms. nomees expressement as quex cil qui promet à estre à droit + renunchie. ¶ Encore est la demande se cil qui ne devoit mie doner + pleges d’estre à droit dona pleges, se li plege dovoit avoir exception. Et je quit qu’il + convient veoir se il dona pleges par erreur ou par convenance. Et se ce fu par erreur, li + plege avront ; et se ce fu par convenence, il n’en avront point, car Julians escrist que, + se cil qui prometoit d’estre à droit promist gregneur painne qu’il ne devoit par + messerance, l’en li doit doner exception. Mes se par convennance promist sa grant somme et + l’en li demande, et se il veaut deffendre par excepcion qu’il promist plus q’il ne devoit, + l’en li metra encontre replication de convenence.

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+ Pous dit : Se il son dui à qui aucuns doie aucune some + de deniers, à chascun por tout, et li deteeu[r]s promet à l’un d’estre à droit par painne, + et li autre + l'empees + l'empeesche + l'empeesche] l'empees ms. qu’il ne + vint à jor, il avra lors exepcion contre l’autre se il sont compaignon, porche que li + engins de l’un ne profite à l’autre. Se il sont dui deteur de une + somme, chascuns por tout, et li uns ne vient à son jor si com il avoit promis, et li + demanderes demande à l’un la dete et à l’autre la painne de ce qu’il ne vint à jor, l’en + li ostera sa demande par exception. Et ausint est se li peres promet + d’estre à droit por la dete son fil et li demanderes plede contre le fil de la dete et il + ne veut pledier contre le pere de ce qu’il promist d’estre à droit por lui. Li peres se + deffendra par exception et ausint sera de l’autre part si li fils promet à + estre à droit et li demanderes plede contre le pere deu pecule au fils, car li fils se + deffendra aprés par exception se li demanderes li demande la painne.

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+ Gais dit : Se cil qui bailla pleges d’estre à droit le + fist por ce qu’il estoit hors del païs por le besoigne de sa ville, il seroit tors que sis + pleges fust obligiés por lui, car il meimes n’estoit mie tenus de venier à jor.

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+ Pous dit : Se aucuns promet à fere estre à droit .i. + serf ou un autre qui soit en autrui poesté, il usera de ces meimes excepcion qu’il avroit + s’il eust promis por .i. franc homme, fors tant que l’en deist se li frans hom avoit esté + hors del païs por besoing de sa ville, car li sers ne pot aler fors par tel raison. Et + estre ceste exceptions, les autres exceptions qui sont communes ont leu ausi bien en serf + come en franc home.

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+ Gais dit : Jasoit ce que cil qui promist à estre à + droit à jor nommé viengne aprés .iii. jors ou .v. ou pluiseurs, et li drois au demandeur + ne soit empiriés por sa demeure, nos devons dire qu’il se puet deffendre par + exception.

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+ Ulpians dit : Se li sers baille pleges por lui por + estre à droit, jasoit ce qu’il ne viengne à jor, il ne doit painne ne si plege n’est tenu. + ¶ Se aucuns promet de + mer + mener + mener] mer ms. à droit pluisseurs + sers par une seule promesse, se cil faut en sa promesse d’un seul, il devra toute la + painne por ce qu’il a faili seulement en l’un, car ce est voirs qu’il nes a tos amenés. + Mes se il veaut païr toute la partie de la painne por l’un seul, il se porra deffendre par + exception par la demande de la painne des autres qu’il fist estre à + drot + droit + droit] drot ms..

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+ Pous dit : Se je promet de fere estre à droit celui + qui estoit ja delivres par trespas de tens, car + l'accon + l'accion + l'accion] l'accon ms. estoit + faillie, je serai tenus que je le megne devant le juge ou que je le defende por enquerre + la verité. ¶ Se cil sers por qui aucuns avoit promis de mener le au + juge est perdus par l’engin de celui qui le promist à mener, nous usons de + crtain + certain + certain] crtainms. droit que l’en ne + puet demander la painne au prometeeur devant que li jors soit venus que il le dut mener, + car toute la promesse samble estre mise au jor. ¶ Cil qui + voloit plaidier par accion d’injure, s’avoit fet prometre à son aversaire, avant que li + plés fust comenciés, qu’il seroit à droit, et puis que li jors fu passés, cil qui avoit + receue la promesse morut, je di que ses oirs n’a action de cele promesse, car tex + promesses sont fetes par la chose meimes, ce est por l’injure. Mes l’accion d’injure ne + descent mie à l’oir, et jasoit ce que ceste promesse d'estre à droit descende à l'oir, + neporquant en ces qas ne li doit l’en mie doner accion de la promesse, car neis se li mors + vousist laisier l’accion d’injure et plaidier de la promesse, ne li seroit souffert. Et ce + meimes devons dire se cil contre qui je voloie plaidier par accion d’injure me promist + d’estre à droit et ensi morut, car j'en avrai accion de la promesse contre ses oirs, et ce + dit Julians. Et selonc ce, s’il avoit donés pleges, li plege ne seront tenu aprés la mort + celui, et ce meimes quide Pompoines se il ne muert aprés lonc tens puis qu’il + avoit avoit + avoit + avoit] avoit avoitms. promis d’estre + à droit, car se il i fust venu devant le juge, li demanderes peust avoir entamet le + plet.

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+ Ulpians dit : Se aucuns promet autre de fere le estre + à droit, il le doit mener à jor en cel estat où il estoit quant il le promist, ce est + qu’il le doit mener en tel estat que li demanderes puisse porsuivre son droit, si com il + pooit lors, jasoit ce qu’il li soit plais griés à recouvrer ce qu’il veut demander ; car + por ce ne samblera mie qu’il ne le rende en ce meimes estat, car jasoit ce qu’il ait fait + dete nouvele ou qu’il ait perdu son argent, neporquant encore samble que il le rendre en + ce meimes estat. Donques neis cil qui est comdampnés por un autre, encore samble qu’il + soit en ce meimes estat.

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+ Pous dit : Més cil qui use de novel + previle + previlege + previlege] previle ms. corr. d'après le + latin Qui autem novo privilegio utitur, ne samble mie qu’il + soit en ce meimes estat. Mes ce devons nos tenir fermement que + l’aesmementlat. aestimationem de damaje à celui qui + demandoit + + [doit] + doit] om. ms. Corr. d’après le lat. « quod aestimationem eius quod intersit agentis ad illud tempus + referendum est ». estre ramenés à cel tens que li deffenderes dut + estre à droit, ne mie au tens que l’en plede, jasoit ce qu’il n’ait nul damage au tens de + plaidier.

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+ Julians dit : Toutes les fois que aucuns sers se fet + prometre d’estre à droit por ce qu’il ne veut pledier, ou il promet d’estre + à droit, cele promesse ne vaut riens, ne li plege qui en sont doné ne sont tenu, car li + sers ne puet estre emplaidiés ne ne puet autrui emplaidier.

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+ Neraces dit : Se li procureres à aucun se fet prometre + à celui contre qui il viaut plaidier qu’il promet d’estre à droit, cele promesse ne vaut + riens se il ne se fet prometre nule painne, car li procurreres n’a nul damaje se cil n’est + à droit. Mes por ce qu’il se fet ce prometre por celui por qui il est procureres, l’en + puet dire que l’en i entent le preu ou le + damge + damage + damage] damge ms. à celui por qui il + est procureres, si que tant com cil i a de damaje, se ses aversaires ne vient à jor, tant + devera au procureur. Et ce meimes puet en dire, et miex encore, se li procureres se fist + ensi prometre qu’il amenderoit le damaje se il ne venist à jor, car nos entendons que ces + paroles se regardent au profit ou au damaje del signeur, ne mie dou procurreur.

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+ Papinians dit : Se li tuteurs d’aucun orfelin promet à + estre à droit et il n’acomplist promesse, et li orfelins vient à aage, ou il muert ou il + se tint del iretaje son pere, l’en ne donra accion contre le tuteur de cele promesse, car + neis se li tuteurs fu comdampnés por l’orfelin par non de cele chose que l’en li + demandoit, et aucuns de ces quas que nos avons dit avient, l’en ne le contraindra à païr + ce qui est jugié.

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+ [2.12.0] Ci dit des feiries et des + tens que n’est tenus de venier à plet, et des cause dont l’en ne puet avoir essoingne + por feiries. +

+ Ulpians dit : Il est establi par la constitution + l’empereur Marc que nus ne puet contraindre son aversaire à venir à plet de moisons ne de + vendanges. Cil qui entendent à moissons ou à vendanges ne doivent estre contraint de + venier à plet. Et se li juges les semont par nonsachance ou par niceté, + et il i vient volentiers, se li juges done sentance par devant aus, et par lor volenté la + sentanche vaudra, jasoit ce qu’il ne fist droit en semondre les. Mes, se il ne veulent + venier à sa semonse et li juges done sentanche, nos dirons que cele sentance ne vaudra + riens, car li fés dou juge ne puet abatre le droit ; donques cele sentance + sera cassé sans apel. Mes de ce sont hors aucunes causes desqueles l’en + nus + ne + ne] nus ms. puet contraindre à + plaidier + entendre en tens + en tens + en tens] entendre en tens ms. de + moissons et de vendanges, ce est quant la chose se puet perdre par trespas de tens, ausi + com se l’accion doit faillir por le delaiement ; et sans faille toutes les fois que + besoing le requiert, nos poons estre contrains à venier par devant le juge. Mes il est + raisons que à ce seulement soions contrains que li plés soit entamés, et ensint est exprés + es paroles de la constitution, et se li uns ou li autres des plaideurs ne veut plaidier + puis que li plés est commenciés, il avra delaiement.

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+ Cist meimes dit : Li empereres Mars establi en cele + meimes constitution que l’en peust plaidier en foiries d’autres causes, ausi com est : que + l’en doinst tuteurs ou curateurs à çaus qui en + en + + en] Répété ms. ont mestier, et que + l’en amoneste les menestreurs à fere loiaument leur ovres, et que + l'e + l'en + l'en] l'e ms. voie les achoisons de + çaus qui ne font lor mestier, et que l’en establise les despens des orfelins et des autres + qui sont en avouerie, que l’en preve aajes, et que l’en mete en saisine les femmes des + biens leur maris de qui eles sont grosses ou de celui qui ne vient au juge, que l’en mete + son aversaire en saisine des biens ou des biens à l’oir qui doit païr lais ou demostrer + testament, ou que l’en doinst curateur des biens de celui de qui l’en ne set s’il avra oir + ou non, ou de baillier despens as enfans ou as peres ou as franchisseurs, ou que l’en + contraingne celui qui est ses oirs et qui doit rendre l’iretaje à autre qu'il le rechoive + et le rende, o que li juges aesme la grant honte dont aucuns se claime que l’en li a fete, + ou que l’en face baillier franchise à celui qui li mors commanda en son testament.

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+ Cist meimes dit : Encore seut l’en fere droit en tens + de moissons ou de vendanges de ces choses qui se perdent par mort ou par trespas de tens. + Par mort se perdent ausi com est accion de larrecin ; et de damaje qui est fet à tort et + d’injure et des choses que de feu ou de chiement de moisson ou de pechoi de + nés ou de nef qui est combatue, et d’autres qui sont samblables à ces, ou se les choses + doivent estre perdues par trespas de tens, ou li termes de l’accion doit faillir et li + juges defranchisse. Toutes ces choses puent estre jugies chascun jor. + Et contre celui qui prent aucune chose en tens de foire ou de marchié + contre le comun profit rent l’en droit en tous tens.

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+ Pous dit : Li bailli deu païs seulent establir le tens + de moissons et de vendanges selonc la coustume dou païs et del leu.

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+ Ulpians dit : Le premier jor des kalendes de janvier + ne seulent li juge rendre droit ne ne seulent soufrir que l’en parot à eus de nul + plet.

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+ Cist meimes dit : Il est establi que se aucuns juge en + jor de feste que cist jugemens ne vaille riens se ce n’est par la volenté des parties. Et + se aucuns juge en autre maniere que l’en ne soit tenus de tenier son jugement ne de païr + ce qu’il comande, ne se cil por qui li jugemens est fés se plaint à autre juge, ne doit + contraindre de tenier jugement.

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+ Cist meimes dit : La constitution l’empereeur Marc ne + comande que l’en doinst plus d’un delaiement à mener preves. Mes li juges en seut doner + seconde fois por le profit et por le grase des plaideeurs quant il entent achoison por + qu’il le doive fere d’un païs meimes ou d’autre à maener prueves selonc la lontaigneté des + leus. Et meesmement est se il avient aucune chose d’aventure. ¶ Ce convient veoir se cil + qui est mors avoit pris aucun terme por mener prueves, se cil qui vient en son leu doit + autre terme ou se l’en ne l’en doit point doner por ce qu'il est ja doné une fois ; et il + m’est avis que li juges li doit doner par bone raison.

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+ Pous dit : Selonc la maniere de Rome, li jors commence + dés la mieenuit et define en la moitié de la nuit qui vient aprés. Et por ce, ce que ont + fet en ces .xxiiii. eures, ce est es ii. demie nuit et eu jor qui est en mie, autant vaut + com se il fust fet en chascune partie deu jor.

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+ Ulpians dit : Li empereres Trajans respondi à Munice + Natural : li foirie donent respos de besoignes dont l’en plede, mes ce qui apartient à + chevalerie puet en tretier neis as jors foiriés ; et de ce conte est li connoistre des + gardes.

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+ Pous dit : L’en puet doner terme plus d’une fois à + chascun es plés qui sont d’avoir. Mes es causes de crime avra .iii. termes li acusés et + l’acuseres .ii. ; mes en tot ce doit garder raison li juges.

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+ [2.13.0] Ci demostre coment l’en doit + metre avant sa demande en plet. +

+ Ulpians dit de quelque accion l’en viaut, il la doit mostrer, car il est + grant raison que cil qui veut plaidir mostre s’accion por ce que cil qui demande sace se + il li est bon à plaidier ou à fere gré ; et se il veut plaidier, qu’il viengne garnis à + soi deffendre quant il savra la demande que l’en li viaut fere. ¶ Metre + avant accion, ce est baillier le à son aversaire à escrire ou à baillier la li escrite ou + dire li pluisors fois. Et Labeons dit que cil met avant s’accion, qui mainne son aversaire + devant aucun sage et li mostre ce qu’il veut dire, ou il li dit ce qu’il viaut demander et + par quel raison. ¶ Les mostrees des chartres doit l’en fere sans + mostrer la dete por ce que l’en ne puisse penser aucun barat quant il avra mostré la dete + et li preteeurs entrés hors le jor que la chartre fu escrite que l’en le doit mostrer ne + mie celui en quel dut estre fés li paiemens, car li jors deu paiement est parti de la + chartre ausi com la some qui est deue. ¶ Mais cil qui monstrent escris de contens doivent + mostre + mostrer + mostrer] mostre ms. la dete, car + l’en ne puet savoir ce qui est baillié ne receu se l’en ne voit la dete. ¶ + Il covient mostrer à son aversaire tos ses erremens dont l’en seut + user en jugement. Mais nus n’est tenus de mostrer les erremens dom il ne veut user. ¶ + Cil ne samble mie que mostre son errement, se il ne + mostre toute la stipulation qui est escrite. ¶ L’en escuse çaus qui por + niceté, ou por ce qu’il estoent femmes ou por aucune autre droite cause, + n + ne + ne] n ms. mostrent ce qu’il devoient + mostrer.

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+ Pous dit : Se aucuns demande lais, li juges ne comande + mie qu’il mostre ses paroles deu testament, et ce est par aventure, por ce que li oir qui + l’en demande seulent avoir le testament devers aus.

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+ Mauricians jujansjujans] Interprétation + incertaine des jambages (4 jambages suivis de a, 2 jambages et s) dans le + ms. : Nus à qui l’en demande aucune chose de par le prince + ne doit mostrer autre erremens à celui qui l’encuse vers le prince, fors çaus qui + apartienent à cele cause dont cil dit qu’il l’acuse.

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+ Ulpians dit : Li preteurs escrist : cil qui tenent le + cange de l’empereeur doivent mostrer lor escris o tote la dete. La + raison de cest edit est mout droituriere car, por ce que cil changiere escrirent les + con + con[tes] + contes] con ms. de chascuns, il est + droit que ce qui est escrit par mon non, que me soit mostré ausi com mon escrit. ¶ + Et par ces paroles est tenus li fils de maisniee se il est cangieres + qu’il mostre son escrit, mes + l'e + l'en + l'en] l'e ms. et latin : an et + pater, quaeritur demande se li peres en est tenus. Et Labeons escrist que + li pere n’en doit estre contrains se li fils ne maintient cel mestier par la volenté le + pere. Mes Sabins respondi à droit que lors seulement est tenus li peres, quant li gaains + deu fils est siens ; et se li sers fet ce mestier, car il le puet bien fere, se il le fet + par la volenté son signeur, li sires est tenus de mostrer les escris. Et ausi sera donee + accion contre lui com se il meimes l’eust fet. Mes se il le fist sans le seu son signor, + il soufist bien que li sires jurt qu’il n’a nus de ces escris. Mes se + li sers fet cel mestier de son pecule, li sires sera tenus deu pecule deu serf ou de ce + que li sers a mis en ses besoignes. Mes se li sires a les escris et il nes mostre, il sera + tenus en tout. ¶ Et cil qui est laissiés de tenier le cange est tenus de mostrer les + escris là où il maintenoit le mestier. Mes ces escris establi que se il + a les + les + + les] Répété. escris del cange en + autre païs que là où il maintint le change, il est tenus de mostrer les escris là où il + tient le cange, car en ce pecha il tout avant qu’il porta aillors les + escris. Mes se il tint son cange en un leu, et l’en li demande à + mostrer ses escris en autre leu, il n’est tenus à ce fere, se tu ne veus qu’il les face + porter là où tu demandes à ton despens. Et l’en li doit doner + terme à porter les.

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+ Cist meimes dit : Se aucuns des argentiers a son + escrit en la ville ou en l’ouvroer, ausi com mains seulent, et tu le requiers à mostrer, + ou il t’en menra à leu où il l’a, ou il te baillera le transcrit de ce que tu viaus veoir. + ¶ Li oir à l’argentier sont tenu de mostrer les escris ausi com il + meimes. Mes se il sont pluiseur oir, et li uns seus a les escris, cil seulement sera tenus + de mostrer les. Mes se tuit les ont et .i. les requiert à veoir, tuit sont tenu de mostrer + les, car se .i. vix et chaitis les mostre, si que l’en puisse douter par droit que ce ne + soit li drois escris, li autre sont encore tenu deu mostrer, ou il conv[i]ent qu’il + creantent le + fe + fet + fet] fe ms. de celi qui les a + mostrés, et ce meimes sera des argentiers meimes à qui l’en demande à mostrer leur escris. + Et ce meimes a leu en pluiseurs tuteurs d’aucun orfelin qui li peres fu argentiers, car il + convient que tuit mostrent les escris, ou qu’il creantent le fet de l’un. ¶ + Mais il convient que cil qui demande à veoir les escris de + l’argentier jurt qu’il ne requiert ce par malice, por ce qu’il ne require escris à veoir + qui ne li ont mestier ne çaus qui l’a, ou qu’il ne le face por travillir l’argentier. ¶ + Les escris des argentiers sont apelés raisons. Et Labeons dit que + raisons sont escris que l’en fet por l’une partie et por l’autre de baillier et recevoir, + et de prester et de païr ; ne nule raison ne comence de paiement seulement, ne se l’en + reçoit gage ou l’en preste argent par commandement d’autre, ce n’est mie en conte de + resons, mes ce que li argentiers reçut seur lui à païr por autre, ce convient mostrer, car + de ce vient ses mestiers. ¶ De cest edit vint accion à demander le + damaje que l’en a se l’en ne mostre les escris, dont il apert que lors seulement est l’en + tenus de cest edit quant cil à qui la chose apartient demande. Et lors + est avis que m’apartient la chose sec. apartient ... se] Ajouté dans la marge avec un signe de renvoi. – se] Répété deux + fois. tu traïs la raison par mon commandement, et se mes procureres te + comande à fere l’escrit quant je n’i sui, cele raison m’apartient et tu la + me dois mostrer. ¶ Ausi doit li argentiers mostrer le conte qu’il + + a + a] om. ms. aveques moi à mon + procureur ausi com se il li apartenist, mes il doit fere seürté que il me face avoir + estable son fet. ¶ Se en comencement de l’escrit a date où la raison + Tice est escrite, et aprés la moie raison est escrite sans date, il me doit mostrer ma + raison o toute la date, car la date qui est au comencement est comune à toutes les + raisons. Mostrer est ou dire sovent la chose, ou baillir en escrit, o + mostrer le livre. ¶ Li preteurs dit : Je commanderai que l’en mostre + son escrit à l’argentier ou à celui qui le veaut veoir autre fois se raison me muet. + Li preteurs deffent que l’en ne mostre les raisons de l’argentier + sans bone raison, et ce fet il por ce qu’il doit estre garnis des escris de son mestier ; + et il n’est mie drois que il demant que l’en li mostre ce qu’il deveroit mostrer as + autres. Mes ore veons se l’en les doit mostrer à l’oir à l’argentier, et sans faille se li + escris de s’argenterie vint à lui, l’en ne li doit mostrer. Mes, se non, l’en li doit + mostrer par raison, car neis à l’argentier meimes les convint mostrer se il i a raison, ce + est se il preve que il a ses escris perdus en eve ou en trebuchiés de mason ou par feu ou + par autre meschance, ou il dit qu’il les a mout loins, ausi come outre mer. ¶ + Ne li preteurs ne commande à mostrer les escris .ii. fois sans + raison.

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+ Pous dit : Ausi com se il mostre que il a loins les + escris qui fu mostré une fois, ou se il ne li fu mostré plenierement, ou se il requirt à + mostrer l’escrit qu’il avoit qu’il a perdu par meschance, non mie par sa negligance, car + se il l’a perdu par cel quas que l’en li doie pardoner, li preteurs comandera que l’en li + mostre derechief. ¶ Et ceste parole que l’en dit derechief a .ii. + senefiances : l’une si est qui senefie une fois aprés la premiere ; et l’autre qui se + regarde à pluiseurs fois. Et est ensint entendue, ce est toutes les fois qu’il est + mestier, car il puet estre que aucuns perde l’escrit que l’en li a .ii. fois mostré, et + lors prendra l’en ceste parole derechief por pluisors fois.

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+ Ulpians dit : Là où l’en requirt à l’argentier qu’il + most + mostre + mostre] most ms. Corr. d’après le lat. « rationes edere ». ses escris, il doit estre + condampnés se il demeure par engin qu’il ne le mostre. Mes de corpe n’est il mie tenus se ele n’est prés d’engin. Et cil qui mostre l’escrit malicieusement est ausi + com se il ne le mostrast par engin. Et cil qui ne le mostre tout cil + qui renchiet en cest edit doit païr le damaje que je ai de ce qu’il ne me mostre son + escrit quant li preteurs le commande ne mie le damaje que je ai ore. Et por ce, jasoit ce + que je n’i aie ore nul damaje ou je n’i ai plus ou mains, l’accion de cest edit ne sera + donee por le plus ne por le mains.

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+ Pous dit : Aucunes persones sont qui il est mestier + que nos mostrent lor escrit ; neporquant il ne sont contraint par l’edit au preteur, ausi + com quant mes procureres a fetes mes besoignes ou mes escris, il n’est contrains par le + preteur ne par pooir de painne à mostrer ces escris. Et ce est por ce car nos + poos + poons + poons] poos ms. consivre par accion + de commandement nostre droit. Et quant li compains fet besoignes de la + compaignie par mal engin, li preteurs ne done accion de cest edit au compaignon, car il a + accion de compaignie. Ausi ne contraint il le tuteur par cest edit de rendre les escris à + l’orfelin, mes par l’accion qui vient de ce qu’il est tuteur. Ne il n’est nule differanche + se li oirs à l’argentier, ou ses peres ou ses sires, sont de ce meimes mestier, car por ce + qu’il entrent en leu de l’argentier, il doivent fere ce dom il estoit tenus. ¶ Mes cil qui + li argentiers fist lés de ses escris n’est mie tenus par cest edit ne que seroit se il li + eust donés les escris à son vivant, car par les paroles de cest edit est tenus cil qui + entre en toute sa droiture, ne li oirs à l’argentier n’est mie tenus, car il n’a les + escris ne il nes a perdus par mal engin. Mes se il fu renunciérenuncié] difficile à + lire sur le ms., cf. latin sed si ei, antequam eas legatario traderet, + renuntiatum fuerit à l'oir avant qu’il les baillast à celui qui il + estoient laissié, qu’il les mostrast ains qu’il les baillast, et il n’en vaut fere, il + sera tenus, car il a ce fet par engin, et avant qu’il les baut sera tenus. Mes se il ne + fet point de mal engin, cil qui li escrit furent laissié sera tenus de mostrer les. ¶ + Pompoines escrist qu’il est droit ausint que li cangeeur soient tenu + de mostrer lor escris, car il font leur escris ausi come li argentier, et il reçoivent + deniers et baillent par parties et escrirent ces choses en leur livres, et sovent a l’en + recours à le preve de leur livres. ¶ Et sans faille, li + procureres comande mostrer les escris à tous çaus qui les requirent, mes qu’il virent + qu’il ne le requirent par malice. Mes, por ce que cil escrit lor + apartienent, et nos entendons que nos apartient l’escrit non seulement quant nos le + faisons fere ou quant nos sommes oir à celui qui le fet fere, mes encore se cil qui est + nostre poesté le fet fere.

+

+ Gais dit : Li preteurs commande as argenteurs qu’il + mostrent leur escris non seulement quant en a afere as argentiers meimes, mes encore quant + en + + a + a] om. ms. afere as autres. + Et por ce comande li preteurs as argentiers, et as autres qui sont + semblans à aus, qu’il mostrent leur escris, car leur mestiers est comuns à tos, et c’est + leur principal entention qu’il facent dilijanment lor escris. ¶ Einsint + entent en qu’il mostre bien son compe, quant il le mostre deu chief, car l’en ne puet + entendre le compe se il ne + mostres de + mostre dés + mostre dés] mostres de ms. le + comencement ; mes ne mie qu’il li conviengne à mostrer tous les escris de son livre à + chascun ne laissier le transcrire, mes que chascuns puisse veoir ou transcrire cele partie + qui li apartient. ¶ Et por ce que l’acciont de cest edit est donee à + demander, le demande de ce que li escrit ne sont mostrés avenra que se aucuns est + condampnés por ce qu’il ne pot mostrer l’escrit dom il se deffendist, ou se il ne conquirt + ce qu’il demandoit por ce qu’il n’avoit l’escrit dom il peust prover sa querele, il doit + recouvrer par ceste accion ce qu’il a perdu. Mes ore veons se ce est voirs, car se il puet + prover par devant le juge devant qui il plede à l’argentier qu’il peust avoir vencu en + l’autre plet où il fu vencu, donques il pooit lors prover ce qu’il demandoit. Et se il ne + le prova, ou se il le prova et li juges ne vaut recevoir sa preuve, il se doit plaindre de + soi meimes ou deu juge, mes il ne mie ensint, car il puet estre qu’il puet ore avoir + l’escrit par aucune maniere, ou il avra erremens, ou par aucuns tesmoins peut prover + contre l’argentier qu’il eust lors vencu s’il eust ces escris, et il ne pooit lors avoir + par aucune aventure les erremens et les tesmoins. Ausint avons nos accion contre celui qui + no + no[s] + nos] no ms. emble ou nos defface + aucune chartre, por ce que nos ne poimes prover quant nos plaidiemes à nos deteurs por la + chartre que nos avions perdue, et por ce perdimes la querele, ore le poons prover par + autres erremens ou par tesmoins dont nos ne poions lors user par aucune achoison.

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+ Modestins dit : Il est chose receue que cil qui baille + transcris d’aucuns erremens les puet baillier sans escrire i son non.

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+ Calistrat dit : Il m’est avis que les femmes sont + ostees des mestiers des argentiers, car cele oevre apartient as homes.

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+ Ulpians dit : Ceste accions n’est donee outre .i. an + ne contre l’oir à l’argentier se ce n’est por son fet, mes ele est donee à l’oir à celui + qui ele afiert.

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+ [2.14.0] Ci dit des + convenances. +

+ Ulpians dit : La droiture de cest edit si est natural, + car nule chose n’est si covenable à la loiauté des gens come de garder la covenance qu’il + ont entr’aus. ¶ Li nons de covenance est generaus et apartient à toutes + choses dont l’en se consent à fere marchiés ou transaccions, si qu’il s’acordent à ce + fere, car ausi com cil qui + vient + vienent + vienent] vient ms. de divers lieus + en un leu dit l’en qu’il samblent en un, ausi cil qui de divers corages vienent à une + volenté dit l’en que se consentent, ce est à dire qu’il s’asentent ensamble à une chose. + Et ensi est generaus li nons de convenanche, que Pedius dit mout belement qu’il n’est nul + marchiés ne nule obligation qui n'ait en soi chovenance, soit fete par chose ou par + parole, car neis stipulation qui se fet par parole n'est nule se il n’i a consentement. ¶ + Mes maintes convenences trespassent en autre non, ausi come en achat + ou en louaje ou en gageure ou en stipulation.

+

+ Pous dit : L’en ne puet fere covenance par la chose + meimes ou par letres ou par messaise, et entre çaus qui ne sont en un leu puet estre + convenance ; et fet l’en convenance neis par couvert consentement. Et + por ce, se je rent à mon deteur la chartre de la dete qu’il me doit, il samble que je li + fas covenance que je ne li demant la dete, et se je li demant la dete, il se porra + deffendre par exeption de covennence.

+

+ Modestins dit : Més jasoit que l’en rende son gaage au + deteur, se il ne paie la dete il n’est mie doute qu’en ne la li puisse + + de demander + demander + demander] de [23d] demander ms. se + il n’i ot autre convenence fete nomeement.

+

+ Pous dit : Et por ce que convenances valent neis + couvertement, il plot as sages homes que, se aucuns loe une meson, tout ce qu’il met laens + sera en gajes au signeur de la maison por le loier, jasoit ce qu’il ne + soit mort ; et selonc ce, li mués puet fere covenence. Et de ceste + chose est bon argument la stipulation que l’en fet por le doaire quant l’en le baille, car + l’en ne le puet demander avant le + marige + mariage + marige] mariage ms., ausint com se + ce fust moti, et se li mariajes n’est, la stipulation faut por le droit meimes. + Et ce meimes plest à Julian qui l’en demanda consel d’un tel quas, + car cele convenance estoit entre .ii. homes que, tant com li uns paieroit les usures à + l'au + l'autre + l'autre] l'au ms., qu’il ne li peust + demander le chatel et la stipulat[i]on de pair la dete si estoit fete purement. Et Julians + dit que cele condition est entendue dedens la stipulation, ce est que l’en ne li puisse + demander la dete tant com il paiera les usures, ausint com se il eust esté moti au + prefet.

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+ Ulpians dit : Trois manieres sont de convenances : car + l’en fet convenance ou de cause comune ou de privee, et de cause privé ou ele est selonc + loi ou selonc le droit des gens. ¶ Comune covenance si est cele que l’en fet de pés, quant + li chevetainne des os font pés entr’aus.

+

+ Pous dit : Cele covenance vient de loi qui est afermee + par aucune loi, et por ce aucune fois naist accion de la covenance ou est tolue par + covenance quant aucune loi ou aucun consel de senat li aide.

+

+ PousPous] Ulpianus texte + latin dit : Des covenances qui vienent deu droit des gens, + les unes engendrent accions, et les autres exceptions. Celes qui + engendrent accions ne demeurent en leur non, ains prametent autre non, si com est achat et + vente et loaje et compaignie et comandise et autres + samblabeles + samblables + samblables] samblabeles ms. + convenances, et jasoit ce que la covenance ne prengne autre non. Mais + il i ait aucune cause, Aristons respondi à Celsse que il i a obligation, ausi com en teus + quas : je te baillie aucune chose par si que tu me baillasses une autre ou que tu me + feisses aucune chose, et de ce marchié vient obligation. Et por ce, je croi que Julians fu + par droit repris de Mauricians en tel quas : je te baillie .i. serf por ce que tu + franchesisses un autre ; tu le + fran franchis + franchis + franchis] fra(n) franchis ms., et + cil que ge te baillié t’est tolu. Julians dit que li preteurs te done contre moi accion en fet, mes Mauricians dit que tu as accion de loi qui est de chose non + certaine et a non accion de paroles escrites, car ce est marchiés dont naist tele accion, + ce dit Aristons. ¶ Se aucuns promet à un autre aucune chose por ce + qu’il ne face aucun mefet, de tel convenance n’est nule obligation. ¶ + Dés quant il n’i a nule cause por que l’en face tel covenance, illueques ne soit nule + obligation, donques convenance nue n’engendre accion mes exception. ¶ + Mes aucune fois la covenance done novele forme à l’accion, si com il avient as marchiés + qui sont de bone foi, car nos solons dire que les covenances sont dedens les accions de + bone foi. Mes ce + doi + doit + doit] doi ms. estre ensi + entndu + entendu + entendu] entndu ms. que, se la + convenance est fete maintenant aprés le marchié de bone foi, ele est entendue dedens les + marchié à ce qu’il en + anaisse + naisse + naisse] anaisse ms. accion. Mes se + la convenence est fete aprés une piechie, ne sera entendue dedens marchié ne n’engendra + accion, car de covenance nue ne naist accion, ausi com quant li maris et la femme font + covenennance + covenance + covenance] covene(n)nance ms., aprés + ce que li mariajes est departis, que il rende maintenant le doaire non mie au terme qui + + est + est] om. ms. establi par loi, ceste + covenance ne vaut, por ce que de covenance nue naistt (?) sur grattage + accion. ¶ Et ce meimes escrist Marceas, se tel convenance + + est + est] om. ms. entre le tuteur et + l’orfelin qu’il baut gregneur usures qu’il ne sont establies par loi, ceste covenance ne + vaudra, car il n’en naistra accion, mes ces covenances sont dedens le marchié, qui sont + fetes au coumencement ou en la fin maintenant de marchié. Et ce meimes respondi Papinians, + se l’en fet aucune covenance grant piece aprés l’acat qui soit hors de la nature deu + marchié ; de cele convenance ne porra l’en plaidier par accion d’achat, par cele meismes + ruile que de covenance ne naisse accion. Et ce meimes dirons en tous les marchiés de bone + foi, mes de la partie à celui qui deffent vaudront tex covenences, car neis ces covenences + que l’en fet grant piechie aprés le marchié seulent engendrer exceptions. ¶ + Et il est ensi voirs que les covenances que l’en fet en marchiés de + bone foi, qui sont dou marchié memes, sont dedens le marchié, que ce est chose certaine en + achat et en autre marchiés de bone foi, que l’en se puet partir del marchié + avant que la chose soit baillie ou li pris paiés. Donques, se l’en se puet partier de tout + le marchié, ausi puet l’en cangier le marchi[é] en aucune partie, en croistre le pris ou + en apetichier ; et ensint escrist Pompoines. Et por ce que ce est ensint, ceste convenance + vaudra neis à celui qui viaut demander que ele li vaille avoir accion avant qu’il li ait + riens baillié ; car ausi come tous li marchiés puet estre ostés, ausi le puet en renoveler + en partie. Et ce puet en dire asés soutilement, dont je ne deslo mie mout ce que Pompoines + dit, que l’en se puet partier em partie par covenence de l’achat, ausi com se li marchiés + fust noviaus par la covenance. Mes quant il sont oir à l’achateeur et li venderes fet + covenance à l’un d’aus qu’il defface le marchié, Julians dit que la covenance vaut, et li + marchiés sera deffés em partie, car li uns des oirs puet par sa convenanche gaaignir + exception de marchié qui estoit fet à autre. Donques li dis Pompoines et li dis Julians me + plaisent. Li preteurs dit : je ferai garder les covenances qui seront + sans mal engin, et ne seront contre loi ne encontre les establisemens deu pueple, ne + contre le consel deu senat, ne contre les jugemens des sajes homes, ne contre les + commandemens des princes, ne por ce que l’en face engin à nul de ces. ¶ + Les convenances sont + generaumaument + generaument + generaument] generaumaument ms. por + tos, et les autres sont fetes à une persone. La covenance est general, quant je fais + convenance que je ne demande la chose. Mes cele est fete à aucune persone, quant je ai en + covent que ge ne demanderai la chose à celui qui je fas la covenance. Et l’en puet aesmer + se la convenance est fete generaument ou à persone certainne non seulement par les + paroles, mes encore par l’entencion de çaus qui les font, car sovent avient que aucune + persone [est] mise en la covenance non por ce que la covenance soit fete seulement à lui, + mes por ce qu’il apere avec qui la covenance est + est + + est] Répété. fete. + Li preteurs dit qu’il ne gardera mie la convenance qui + est fete par mal engin, et nos entendons que l’en fet mal engin quant en fet aucune + convenance por enginnier autrui, que l’en fet une chose et faint de fere autre. Mes li + preteurs ne dit riens de ce que l’en fet par trecerie. Mes Labeons dit + que ce est tors ou est à outraje, car il est tors se li creanciers quita loiaument une + fois ce qu’il devoit et il s’efforce à rapeler cele quitance, ausi com + se il l’eust fete par trecerie ; car trecherie est entendue engin. Donques se l’en fet + engin en la convenance ou l’en fet aprés la covenance aucune chose par engin contre la + covenance, replication d’engen nuira à celui qui le fet, se il se veut aidier de la + covenance por les paroles de l’edit, qui deffendent que riens ne soit par engin. ¶ + Ce que l’en seut metre en la fin des covenances en tel + manire + maniere + maniere] manire ms. : « Tices + demanda à Mavie se il li donroit ou feroit ce, et Mavies li promist. ». Ces paroles sont + entendues non seulement en lieu de covenence, mes encore en force de stipulation ; et por + ce il en naist accion de stipulat[i]on se l’en ne prueve apertement le contraire, que les + paroles ne furent dites par entention de fere stipulation, mes de covenance pure. ¶ + Se je fas covenance que je ne demant ce qui m’est jugié ou que je ne + demant ma maison que l’en a arse, la covenance vaut. ¶ Se je fas + covenance que ge ne porsu[i]ve denoncement de vie novele que aucuns fet à mon damaje, + aucuns quident que ceste covenance ne vaut, que + que iiises + †vises† + que vises] q tildé suivi de trois jambages et de + ses ms.. Latin : Si paciscar, ne operis novi nuntiationem exsequar, + quidam putant non valere pactionem, quasi in ea re praetoris imperium + versetur que ele soit contre l’auctorité au preteur. Mes Labeons destinte + que, se li denuncemens de novele oevre por le damaje que cil i avoit qui le denunce, il + puet fere covenance qu’il ne le porsive. Mes se il l’avoit denuncié por le comun damaje de + la ville et il fet covenance, la convenance ne vaut. Et ceste destintion est vraie. + Donques, en tous les autres quas qui apartienent à l’edit au preteur qui ne sont au damaje + comun, mes d’aucun especiaument, puet l’en fere covenence, car l’en puet neis fere + convenance + qu + que + que] qu ms. + l’en ne plede de larrecin se il li est fet. ¶ Et se aucuns fet + covenance qu’il ne pledera de la chose que l’en li nie qu’il avoit comandee, Pompoines dit + que la covenance vaut. ¶ Se aucuns fet covenance qu’il amendera + tou + tout + tout] tou ms. + le damaje qui avenra en la chose, qu’il a receue à garder, le + covenance vaut, ne nous ne disons que ele ne doie estre gardee qu’einsi que ele soit fete + contre forme de droit. Et ce poons dire generaument, que toutes les + fois que la covenance est contre le droit deu comun, que ne doit estre gardee, ne se l’en + jure que l’en ne face contre cele covenance, li seremens ne + vat + vaut + vaut] vat ms., ne l’en ne doit + aleguer tel covenance ne se l’en fet stipulation de ces choses, dont l’en ne doit fere + covenance ele ne doit estre gardee, mes doit estre depecié del tot. ¶ + Se aucuns fet covenance o les creanciers au mort avant qu’il entre en l’iretaje que il + pait mains que l’en ne leur doit, la + connance + convenance + convenance] connance ms. vaut. + Mes se il est aucun serf qui est escris oirs desous condition, et il + fet convenance as creanciers avant qu’il soit frans ne ait l’iretaje, cele convenance ne + vaudra riens. Mes Marcians dit que, se li fiex au mort qui doit estre oirs ou li sers qui + est escris oirs, qu’i convient par force qu’il prenge l’iretaje ; se il font covenance + avant qu’il entre en l’iretaje, cele covenence vaut ; et ce meimes a leu en oir estrange. + Et se il reçoit l’iretaje par le commandement as creanciers, se il i a damaje, il + acciont + a accion + a accion] acciont ms. de + commandement contre aus. Mes se aucuns fet covenance tant com il est en servitude, si com + nos avons dit desus, Marcian dit que la + venence + convenence + convenence] venence ms. vaut, car ce + qu’il fet en servitude ne li doit valoir puis qu’il est franchis, et ce devons ausi + entendre de la covenance que ne li vaille. Mes l’en + pue + puet + puet] pue ms. demander se exepcion + d’engin li puet valoir. Et jasoit ce que Marcians en donast avant en autel quas, + neporquant puis s’i acorda ausi com en autel quas : uns fils de mainie, qui estoit oirs à + aucun, fist tel covenance as creanciers qu’il li quitaissent partie de la dete ; et puis + qu’il fu fors d’avoerie, il reçut l’iretaje. Marcians dit que il se puet defendre par + exception d’engin, se l’en li demande toute la dete. Et ce meimes prueve il se li fils fet + covenance as creanciers son pere au vivant son pere, car il avra aprés sa mort exception + d’engin. Donques l’en puet dire que li sers avra autretel exception puis qu’il est + franchis de la covenance qu’il fist avant. ¶ Mes au jor d’ui, tel + convenance nuist as creanciers se il s’asamblent ensamble et il s’acordent combien il + vuelent quiter de la dete par convenance. Mes se il ne s’acordent, lors s’en + doit entremetre li juges, et doit dire son commandement selonc la greigneur partie des + creanciers.

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+ PapiniansPapinians] Paulustexte + latin dit : L'en doit entendre la gregneur partie selonc + dete, ne mie selonc le nombre des persones. Mes se la dete est ingal de une part et + d’autre, lors s’acordera li juges au g[r]egneur nombre des creanciers ; mes se il sont + tant de une part come d’autre, li juges se rendra à la volenté de çaus qui avront les + gregneurs d’aus en leur partie. Mes se de totes parties vient ingauté, li juges eslira la + partie de çaus qui veulent fere gregneur quitance ; et ce pue[t] l’en entendre el + commandement l’empereeur Marc.

+

+ Pous dit : Se il sont pluiseur qui ont une meimes + demande, l’en les conte por un, ausi com font cil qui prestent ensamble une somme ; ou + pluiseurs argentiers qui ont ensamble escrite toute lor dete, l’en les conte por un por ce + que dete est une. Et se il sont pluiseur tuteur d’un orfelin qui estoit creanciers, l’en + les conte por un à la convenance. Et un tuteur + deu + de + de] deu ms. + + plusseurs + pluseurs + pluseurs] plus//seurs ms. orfelins à + qui l’en doit une meimes dete sera conté por une convenance, car il est grief chose que + uns hom tingne le leu de deus, car neis cil qui pluiseurs demandes ne mie conte por + pluiseurs mes en regart de celui qui n’a que une seule demande. ¶ La + somme de la dete regardons nos neis se l’en la caut de pluiseurs menues sommes, se par + aventure l’en l’enpeut-être ici un saut du même au même ? Latin : + Cumulum debiti et + ad plures summas referemus, si uni forte minutae summae centum aureorum debeantur, alii + vero una summa aureorum quinquaginta: nam in hunc casum spectabimus summas plures, quia + illae excedunt in unam summam coadunatae. doit à un cent besans par menues sommes + qui passent une somme quant eles sont asamblees. Et la somme de la dete + ajosterons nos les usures.

+

+ Ulpians dit : Li commandemens l’empereur Marc parole + que tuit li creancier se doivent asambler. Mes que sera se aucuns d’aus n’i sont mie ? Se + doivent dont tenir cil qui n’i estoient à ce que cil qui estoient present ont fet ? Se cil + qui + avoien + avoient + avoient] avoien ms. aucun previleges + en leur detes estoient hors, leur nuira dont la convenance des autres ? Ce puet l’en + demander se la covenance vaut contre çaus qui n’i estoient mie. Et il me + souvient que, avant le commandement l’empereeur Marc, avoit establi li emp[e]reres Piteus + que neis li empereeur et li autre creancier qui ont previleges, se il vont contre gage, + doivent suivre le covenance que li autre creancier ont fete, et toutes ces choses doivent + estre gardee en ces cr[e]anciers qui vont contre gages. ¶ Se l’en fet + aucune covenance et l’en se fet prometre painne por stipulation, se la covenance n’est + tenue, l’en demande se exception de covenance a leu ou accion de stipulation. ¶ Sabins + quide, et ce est voirs, que il en puet user d’autres voies, si com eslira cil qui fist la + stipulation. Mes se il use d’exeption de + covenan + covenance + covenance] covenan ms., il est + raisons qu’il quite l’accion de stipulation. ¶ Nos solons sovent dire + que, + + se + se] om.ms. exception d’engin a leu, + l’an faut exception de covenance, et aucuns sont qui ne puent user d’exception de covenance qui usent + d'exception d’engin. Et + ce dit Julians, et maint autre s’i asentent : ausi com quant mes procureres fet + convenance, je avrai exception d’engin de cele convenance, si com Trebaces dit, car il + quide que, ausi com la covenance de mon procureur + n me + me + me] n me ms. nuist, que ele me + profite ausi, car l’en le puet païr ce que l’en me doit. Et il est certaine chose que sa + convenance me nuist, se je li demandai qu’il feist aucune covenance, ou se il fu + procureres de totes mes besoignes ; et ensi dit Puteolains, car il puet amener ma chose en + jugement.

+

+ Pous dit : Més se il est fés procureres seulement à + pledier, et sa convenance ne nuist à signeur, car ne li puet en fere paiement, mes se il + est + pleture + procureres + procureres] pleture ms. Corr. d’après le lat. + « procurator ». en sa chose meimes, il est en lieu de sire, et por ce sa + covenence vaudra.

+

+ Ulpians dit : Il est certainne chose que la convenance + que li mestres de la compaignie fet profite et nuist as autres.

+

+ Pous dit : Ausi la + covenan + covenance + covenan] covenance ms. que li + tuteurs fet profite à l’orfelin, ce dit Julians.

+

+ Ulpians dit : Se aucuns fet covenance à celui qui + achate un iretaje qu’il ne li demant ce qu’il devoit au mort et li oirs qui vendi + l’iretaje li demande, exception d’engin li nuist, + + car puis car + car puis que + car puis que] car puis [25c] car ms. + li emperere + Piteus respondi que cil qui acate iretaje doit avoir accions contre le deteur de + l’iretaje, il est drois que li deteeurs de l’iretaje se puisse deffendre par exception + d’engin contre celui qui vendi l’iretaje. ¶ Mes, s’entre le signeur de + la chose que li procureres vendi et l’ + achateeure + achateeur + achateeur] achateeure ms. fu fete + tel covenance que la chose qui estoit vendue fust rendue au procureur, se il demande le + pris de la chose, exception d’engin li nuira.

+

+ Pous dit : Se je bail .xm. besans + et fas convenance que tu me doies .xx. mille, de ceste covenance ne naist obligation outre + les .x. mille, car de chose ne puet venir obligation se non de tant com l’en baille. ¶ + Aucunes accions sont ostees et par la loi meimes par convenance, si + com est accion d’injure et accion de larrencin. ¶ De gage naist accion + par convenence seule par le droit au preteur, mais l’en l’oste par exception, quant l’en + fet convenance qu’il ne demandera la dete. ¶ Se aucuns fet convenance + que l’en ne li demant riens, mes que l’en demant à son oir, li oirs ne se porra defendre + par except[i]on de convenance. Se je fas covenance que l’en ne demant ne + à moi ne à Tice, cele covenance ne profitera à Tice, jasoit ce qu’il soit mes oirs ; car + la covenance ne valut au comencement quant à lui, ne ne puet estre confermee por ce qu’i + vient aprés, si com Julians escrist eu pere qui fet convenance qu’ele ne demant ne à lui + n’à sa fille, et la fille est puis oir son pere, car ele ne s’aidera de cele convenance. ¶ + La convenance qui est fete à vendeeur, se ele est general, ele vaut + neis à l’achateeur ; et de ce droit usons nos, si com dit Pompoines. Et selonc la sentance + Sabin, neis se la convenance est fete seulement à la persone au vendeeur ele vaudra à + l’achateeur ou à celui qui la chose sera donee. ¶ Quant cil qui tint + autrui iretaje fet aucune convenance, cele ne nuist ne ne profite à l’oir qui li iretajes + est. ¶ Se li fils ou li oirs ou sers font convenance que l’en ne demant + ne au pere ne au signeur, ne an soit la convenance seur aucun + marchié que l’en a fet à aus ce que l’en a fet au pere ou au signeur, + il + gaaigeront + gaaigneront + gaaigneront] gaaigeront ms. Corr. d’après le + lat. « Adquirent exceptionem ». exception. ¶ + Et ce meimes est en çaus qui servent come sers. + Ausi se li fiels de mainie fet covenance que il li demant + riens, cele convenance vaura à lui et à son pere se l’en emplede + de le + le + emplede le] emplede de le ms. pere + deu pecule au fils ou de ce qu’il a mis hors es besoingnes au pere ou se il se met au + de defendre + defendre + defendre] de defendre ms. son + filz.

+

+ Pous dit : Et à l’oir au pere vaudra la convenance en + la vie au fill, mes aprés la mort au fill ne vaudra ne à son pere ne à son oir, car la + convenance fu personele. ¶ Mes se li sers fet convenance que l’en ne + demant, cele convenance ne vaut à ce que l’en en ait exception. Mes ore veons se l’en pora + avoir exception d’engin. Et sans faille, se li sers fist la convenance generaument, li + sers et si oir en avront exeption ; mes se il la fist en sa persone meimes, lors avra li + sires exception d’engin. ¶ Mes nos ne poons fere convenance qui vaille + por çaus qui sont en nostre poesté ; mes à nos meimes vaudra se l’en nos emplede par non + d’aus. Et ce est ensi voirs se au fere de la convenance est ce entendu, mes se je fas + convenance que tu ne me demandes riens à Tice et aprés tu + tu + + tu] Répété. me demandes par non de + lui, je ne me puis defendre par exception de convenance, car ce qui vaut à lui ne puet + valoir à celui qui le defent. ¶ Ausi escrist Julians : se li peres fet convenance que l’en + ne demant ne à lui ne à son fils, li fils n’avra exception de convenance mes il avra + exception d’engin. La fille de maisnie puet fere convenance que ele ne + demant son doaire quant ele sera hors d’avoerie. ¶ Ausi, li fils de + maisnie puet fere convenance qu’il ne demandera ce qui li est + est + + est] Répété. laissié desos condition + quant il sera hors d’avoerie. ¶ L’en demande comment exception de + covenance puet valoir ou nuire à çaus qui ont demandé de une somme de deniers chascuns por + tout : se la convenan[ce] est general, ele profite à tos çaus por cui qui fist la + convenance voloit qu’il fuisent devenu de obligation ; donques la convenance au deteeur + profitera as pleges.

+

+ Ulpians dit : Se ele n’est ensi fete que l’en ne + demant riens au deteeur, mes que l’en demant as pleges, car lors n’useront li pleges + d’exception.

+

+ Pous dit : Més la convenance que li pleges fet ne + profite riens au deteeur, car à lui n’apartient riens se l’en demande au deteeur ; mes + encore ne vaudra riens à l’autre qui est plege avec celui, car la + covenance ce + covenance + covenance] covenance ce ms. que l’en + fet à l’un ne profite mie à autre se la chose li apartient en quelque maniere, mes lors + seulement li proufite quant, par celui à qui est donee exception, la covenance profite + principaument à celui qui fist la convenance, ausi com il est en deteur et en çaus qui + sont obligiés por lui.

+

+ Cist meimes dit : Se aucuns oblija ausi com pleges, + mes la dete estoit sieue, en ces quas prenon nos les pleges por dete, et la convenance qui + est fete au plege samble estre fete au + dete + deteur + deteur] dete ms..

+

+ Cil meimes dit : Et ce meimes est en .ii. deteeurs + d’une meimes dete, et en .ii. argentiers qui sont compaignons. ¶ La covenance personele + ne vaut à autre fors à celui qui la fist, neis à son oir, mes jasoit ce que la convenance + deu plege ne profite au deteur, neporquant Julians dit que exception d’engin vaudra au + deteur.

+

+ Ulpians dit : Ce est se ele fu ensi fete qu’en ne + demandast neis au deteur, et ce meesmes est en .ii. pleges de .i. dete.

+

+ Pous dit : Se li uns des .ii. argentiers compaignons + fet covenance à leur deteur qu’il ne li demanderent riens, je demant se à l’autre nuist + exeption de convenance. Mes Neraces dit que neis se il fist generaument, la convenance ne + nuist à l’autre, car ce est establi que li uns seus puisse demander tote la dete ne mie + tote quiter. Et ce + mees + meesme + meesme] mees ms. dit Labeons, car il + ne porroit cangier l’obligation, jasoit ce que l’en li puisse tot païr ; et ausi puet en + païr à çaus qui sont en nostre poesté ce qu’il ont presté, jasoit ce qu’il ne puissent la + dete muer. Et ce est voirs, et ce meimes dirons en .ii. creanciers d’une meimes dete. ¶ + Se l’en fet convenance au deteur que l’en ne li demant la dete + jusqu’au terme, cele convenance ne profitera ne à lui ne au plege outre le terme. Mes se + li deteurs fet convenance que l’en ne demant au plege, aucun quitent que cele convenance + ne profite riens au plege, jasoit ce que ce soit li preus au deteur, car + dient que cele covenance doit valoir au plege qui vaut au deteur. Mes j’ai apris que + celecele] Ajouté dans la marge avec signe de + renvoi. convenance profite au plege, car por ce ne samble mie qu’il gaaint + par france persone, mes à lui meesmes vaut qui fist la convenance, et de ce droit usons + nos. ¶ Cil qui fist convenance qu’il ne demanderoit sa dete fist aprés + convenance qu’il la demanderoit. La premiere convenance est depecie par l’autre aprés, mes + ne mie por le droit meesmes, ausint com l’une stipulation depece l’autre quant cil qui la + font le vuellent, car en stipulation esgarde l’en droit, et en convenance esgarde l’en + fet. Et por cele exception qui estoit eue de la premiere, convenance est ostee par + replication de la seconde, et par cele meimes raison avient que la convenance profite as + pleges. ¶ Mes + + se + se] om. ms. Corr. d’après le lat. « Sed si pactum conventum tale fuit ». la convenance + estoit tele que ostast accion par droit, ausi com accion d’injure, ne porra l’en aprés + fere convenance que l’en puisse plaidier de cele accion, car la premiere accion est ostee + par la convenance et la convenance n’est sofisant à doner autre accion, car accion + d’injure ne naist de covenance mes d’outrage. Et ce meesmes dirons neis es marchiés de + bone foi, si com est achat, se la convenance depechie tout le marchié, car par novele + convenance ne puet estre restorés li premiers marchiés, mes la convenance + + vaudrau + vaudra + vaudra] vaudrau ms. + novel marchié fere. ¶ Mes se + la covenance fu ensi fete que ne depeçast mie tot marchié, mes que apetiçast le pris, la + darainne convenance porra renoveler le premier marchié. Et ce puet l’en veoir en accion de + doaire, ausi come quant la femme fet convenance que l’en li rende son doaire maintenant, + et aprés fet convenance que l’en li rende au terme qui est establi en loi. Lors comence li + doaires à retorner à son droit, ne l’en ne dira que la condition del doaire est enpieriee + par la covenance, car totes les fois que li doaires retorne au droit que la loi de nature + li dona, la cause del douaire n’est empirie, mes li doaires est rendus à sa forme. Et ce + plest à nostre Scevole. ¶ Mes ce ne puet estre fet par nule convenance, + ce que l’en fet par engin, jasoit ce que, se aucuns fet covenance qu’il ne + pledera de la cose qu’il bailla à garder, que l’en li nie, il samble qu’il face convenance + que il ne se plenge de l’engin que l’en li fet, car ceste convenance + + vaut + Ajouté d’après « Et cil covenanz vaut » F. Latin : quod pactum proderit.. ¶ + Les convenances qui sont fetes de mauvaistié ne doivent estre gardees + ausi com se je fas convenance à toi que je ne me plaindré de larrecin ne de honte se tu la + me fés, car il convient que l’en criemme la paine de larrecin ou d’injure. Mes puis que + l’en nous a fet larrecin ou honte, le poons nos quiter par convenance. ¶ Ausi ne puis je + fere convenance que je ne plede de force que l’en me face de tant come apartient à cumun + profit, et ce en est la somme que totes les fois que la convenance est departie de chose + privee, ele ne doit estre gardee. ¶ Et outre totes ces choses doit l’en avertier que la + convenance qui est fete en une chose ou à une persone ne nuise à autre chose ne autre + persone. ¶ Se je te fas convenance que je ne te demant .xx. besans, et + tu m’en devoies .x., tu avras exception de la covenance ou de mal engin contre moi se + j + je + je] j ms. te demant les .x. que tu + me devoies ; et se tu me devoies .xx. besans et je te fis convenance que je ne t’en + demandasse que .x., se je vueill demander, tu te defenderas par exception que je ne te + puis demander que .x. ¶ Mes se tu me devoies baillier .x. besans ou .i. + serf Stique, et je fis convenance que ne te demandasse les .x. besans et je demant Stique + ou les .x. besans, exception de convenance me nuira à toute ma demande, car ausi com par + paiement ou par quitement de l’une de ces choses seroit defete tote l’obligation, + ausint la convenance qui est fete que l'en n[e] demant l'une de ces choses oste toute l'obligation + exception. Mes se il fu moti entre nos que tu me baillasses Stique ne mie les .x. besans, + et je te fis convenance que je ne demandasse les besans et je puis demander afieement + Stique, car nule exception ne me sera encontre ; et ce meimes est se je fis convenance que + l’en ne me demandast Stique. Se tu me dois .i. serf sans nommer le et + je te fas convenance que je + + ne ne + ne + ne] ne ne ms. + demanderé Stique, se je demant Stique, + + exceptition + exception + exception] exceptition ms. de + convenance me nuira, mes ge + porra + porrai + porrai] porra ms. bien demander un + autre serf. ¶ Ausi, se je fas convenance que je ne demant un iretaje + qui m’apartient, et puis demant chascunne chose de l’iretaje par soi, ausi come oir, l’en + me metra encontre exception de convenance ; ausi com se ge fis convenance que ne + demanderoie une tenure et je en demant l’usefruit, ou que je ne demanderoie une nef o une + maison, et quant eles sont defetes, je demant chascune des parties deu merien par soi, se + aucune autre chose ne fu motie. ¶ Se aucuns quita autre de dete et la + quitance ne + + a + a] om. ms. à droit fete, il est avis + qu’il ait fete couverte convenance que il ne la demandera. ¶ Li sers + qui est en l’iretaje ne puet fere convenance nomeement au profit de l’oir qui encore n’est + sires de l’iretaje, mes se il fet generaument la covenance, ele vaudra à l’oir.

+

+ Gais dit : Les convenances qui sont fetes contre les + rieueles de droit ne puent valoir, ausi com se uns orfelins fet covenance sans l’auctor[i]té + son tuteur + + quil quil + qu'il + qu'il] qu'il qu'il ms. + ne demant à + son deteur ce que il li doit ou qu’il ne li demant jusqu’à un terme nommé, cele convenance + ne vaut, car neis païr ne li puet en sans son tuteur. De l’autre part, se li orfelins fet + covenance sans son tuteur que l’en ne li demant ce qu’il doit, cele covenance vaura, car + il puet bien amender son + aafere + afere + afere] aafere ms., sans l’auctorité + sont + son + son] sont ms. tuteur ne mie + empirier. ¶ Se li curateurs à + u + un + un] ums. forssené fet conven[an]ce que + l’en ne demant au forssené qu'il a en garde, l’en recevera ces convenances, mes ne mie se + il feist convenance que li orfelins ou autres por lui ne demandast sa dete. ¶ + Se li fils ou li sers font convenance qu’il ne demandent ce qu’en + leur doit, la convenance ne vaut riens. Mes se il font cele convenance generaumant, ce est + que nus ne demant cele dete, ensi vaudra la convenance contre le pere ou contre le signur + se il avoient franc pooir de fere de leur pecule à leur volenté. Et cele cose dont il font + convenance est de leur pecule, et ce meimes n’est mie tout nons, car por ce que ce que + que + + que] Répété. + Julians dit est + + vous + voirs + voirs] vous ms. + , que, jasoit ce qu’il soit outroié au fils ou au serf + qu’il ait franc pooir de mener son pecule, por ce n’a il mie droit de + ner + doner + doner] ner ms. Corr. d’après « Mes ce ne doit pas + estre entendu simplement quar, si come il plest à Julian, se aucuns sers a toute + l’aministracion de son chatel, si n’en puet il rien doner » F.. + Et de ce avient que, se il font covenance qu’il ne demanderont leur dete par volenté de + doner, cele convenance ne sera gardee ; mes se il font cele convenance por ce qu’il en + devoient avoir aucune chose qui vaut autant ou plus, lors vaudra la convenance.

+

+ Ulpians dit : Més se li sers croit aucun de l’argent + son signeur, la convenance qu’il fet au preteur vaut, ce dit Celses.

+

+ Gais dit : Més en la persone au fils convient veoir se + il puet fere aucune fois convenance qu’il ne demant sa dete, car aucune fois a il accion + ausint come d’injure. Mes por ce que li peres meimes a accion d’injure por li nuire qui + est fete au fils, il ne convient doter que li fils ne puet tollir l’accion son pere par la + convenance. ¶ Cil qui fet prometre à .i. serf l’argent que Tices li + doit, l’en demande se il demande cel argent à Tice, se exception li puet nuire, car il + samble qu’il ait fet convenance qu’il ne demandra riens à Tice. Et Julians quide que en + tel maniere li porra nuire excepcion vers Tice, se cil qui li sers promist doit avoit + accion de pecule contre le signor au serf, ce est se li sers ot bone raison de prometre + cel argent por autrui, car il ot espoir autant d’argent de Tice. Mes se il le promist à + païr ausi come plege, et en ces quas ses sires ne seroit tenus deu pecule au serf, li + creanciers porra demander son argent à Tice, ausint le porra il demander se il quidoit que + cil sers fust frans quant il le reçut em pleges. ¶ Se tu me promés à + païr desous condition ce que Tices me devoit purement, l’en demande se la condition + defaut. Et je demant à Tice ce qu’il me promist, se je puis ne doi estre ostés de ma + demande par exception de covenance, et je di que l’en ne puet metre exception encontre ma + demande.

+

+ Ulpians dit : L’en ne puet en nule maniere fere + covenance qui soit contre le edit de tes baillis qui avoient poesté seur les ventes des + aumailles, soit la convenance fete seur le marchié ou aprés.

+

+ Pous dit : Ce que nos avons dit que, se l’en fet + convenance à un deteur que l’en ne li demant la dete, li pleges a exception + de cele dete + + par + par] om.ms. Corr. d’après le lat. « propter rei personam placuit, ne mandati iudicio + conveniatur ». convenance qui est fete au deteur por ce que l’en ne + li demande ce don il fu pleges. Donques se li pleges ne puet avoir nule accion contre le + deteur, se il paie por ce qu’il entra plege par entention de doner, nos dirons que li + pleges n’avra nule exception de la convenance au deteur.

+

+ Celses dit : Li aieus promist douaire por sa niece + qu’il avoit de son fils, et fist convenance que l’en ne demandast cel doaire ne à lui ne à + son fil. Se l’en demande cel doaire à celui qui est oirs au pere avecques le fis, cil ne + se porra defendre par exception de convenance, mes li fils se deffendra se l’en demande, + car il est otroiee chose que l’en puisse fere convenance au profit + son oir, ne ce n'est mie contraire que l'en ne puisse fere convenance au profit + de l’un de ses oirs qui + ne vaille riens as autres.

+

+ Modestins dit : L’en ne puet refuser parenté par + convenance ne que l’en puet fere convenance que cil qui est ses fils ne le soit.

+

+ Cil meimes dit : Troi frere, Tices et Maives et Seye, + departirent entr’aus l’iretaje leur mere, et firent erremens qui diso[i]ent coment il avoient + parti cel iretaje, et firent escrire qu’il n’avoient nule chose comune entr’aus. Mes + aprés, dui des freres, ce est Maives et Seye, qui n’i estoient mie quant lor mere morut, + sorent que lor freres avoit emblé besans d’or, et de ces besans n’estoit fete nule mention + es erremens. Je demant se dui frere puent riens demander, aprés les convenances, de cel + avoir que leur frere avoit emblé. Modestins respondi : se li freres qui avoit emblé cel + avoir se veut defendre contre les autres par exception de covenance contre leur demande + qu’il font de leur partie de cel avoir dom il ne sorent riens quant il firent leur pés que + Tices l’eust emblé, il li deffenderont se exception par replication d’engin.

+

+ Procles dit : Se quant tu tenoies une moie tenure, je + fis convenance à toi que tu en + saisses + saisisses + saisisses] saisses ms. Corr. d’après le lat. + « ut eius possessionem Attio traderes ». Tice, + se je te demant ma tenure, tu ne pues oster ma demande autrement, se tu m’as + baillié la tenure quite ou se cele convenance fu fete por ton preu et il n’a demoré par + toi que tu ne baillasses.

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+ PapiniansPapinians] Papirius texte + latin dit : Li empereres Severs et Antonins establirent + que cil qui garde les deniers deu commun ne puet quiter la dete que l’en doit au cumun ; + et por ce que uns avoit quité à une gent d’une ville ce qu’il devoient, il comanderent que + ce fust rapelé.

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+ Cist meimes dit : Li drois deu pueple ne puet estre + cangiés par convenance qui est fete privement entre aucuns.

+

+ Cist meimes dit : Il plot as anciens que la covenance + oscure ou douteuse qui est en vente ou en loaje doie nuire à celui qui vent et à celui qui + loe, car il estoit en leur pooir de fere leur convenance plus aperte. + Cist meimes dit : Tel + convenance quant l’en dit « je reconnois que tu ne me dois riens » n’est mie fet encontre une + persone, mes por ce que ele est general, ele vaudra entre les oirs à çaus qui la firent se + il pledent emsamble. ¶ Cil qui estoit comdampnés et avoit apelé fist + pés à son adversaire et fist aprés convenance que se il ne païst ce qu’il devoit por la + pés jusqu’à terme, qu’il paiast ce en que il avoit esté condampné. Se il ne paie au terme, + li juges de l’apel ne doit conoistre de la cause principal, ains li doit commander qu’il + pait ce qu’il ot en covent, ausi com cil qui l'a reconeu. ¶ Pluiseurs + oirs d’un iretaje departirent lor iretaje et les detes que li iretajes devoit, et chascuns + de ces creanciers reçut usures de ces oirs qui li estoient escheois à païr en sa partie ; + por ce ne seront mie empeeschies les accions que chascuns des creanciers avoit contre tos + les oirs por les parties que chascuns avoit en l’iretaje, se chascuns des oirs ne paie sa + partie por la covenance qu’il orent. ¶ Li peres qui promist doaire por + sa fille fist convenance que, puis qu’il seroit mors, se sa fille moroit + e + en + en] e ms. mariaje sans oir, que la + moitié dou doaire demorast à son frere qu’il faisoit son oir. Se cil peres ot aprés autres + enfans que il fist ses oirs en son testament, la convenance qu’il avoit fete + por son frere vaudra à ses enfans, car tele estoit s’entention à la covenance fere qu’il + feist le preu à ses oirs ; et por ce qu’il n’avoit lors autres enfans, laissoit il son + iretaje à son frere.

+

+ Cist meimes dit : Se je te fas tel convent que se tu + me paies à un terme une partie de ce que tu me dois, je te quiteré l’autre, jasoit ce que + tu ne puisses demander que je te quite par la convenance, neporquant, se je te demant le + remenant, tu + de + te + te] de ms. defenderas par exception + de covenance.

+

+ Cist meimes dit : Tel convenance fu fete entre le + deteur et le creancier que li creanciers ne païst mie le tens de la tenure qu’il tenoit en + gages, mes que li deteurs fust tenus deu païr, ceste convenance ne vaut riens quant à + l’empereor qui doit avoir les cens, que la forme del droit l’empereeur ne puet estre ostee + par convenance des privés homes.

+

Pous + dit : Nos savons bien, en ventes et en achat, que doit fere li venderes + à l’achateeur et li achateres au vendeur, mes se cil en ostent par covenance aucune chose + au marchié fere, il covient que la covenance soit gardee.

+

+ Sevoles dit : Uns orfelins estoit à ce qu’il li + convenoit laissier l’iretaje son pere por la dete qui i estoit ; ses tuteurs fist + convenance as creanciers qu’il les quitaisent por une partie de la dete, et aprés ot + curateurs qui firent ce meesmes à autres creanciers : ore demande je se li tuteurs à qui li + peres à l’orfelin devoit argent est tenus de quiter li une partie de la dete, si come li + autre li quiterent par la covenance. Et je respondi que li tuteurs se doit tenier apaié de + tel partie com il fist as autres creanciers.

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+ Hermogenians dit : La convenance qui est fete em + partie ne vaut riens à doner accion, car ele est nue, se ele ne prent force par aucunes + choses baillier de l’une partie ou de l’autre ou par stipulation.

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+ Trifoines dit : La convenance qui est fete entre l’oir + et cil qui doit avoir aucun lais, que li oirs ne li doinst seürté de païr li son lés, + doit estre gardee, car ce n’est mie contre la volenté au mort. Et se cil qui doit avoir le + lais quite la seürté à l’oir par covenance, il ne la puet rapeler, jasoit ce + qu’il s’en repente, car chascuns puet empirier + + son afere sa droiture + sa droiture + sa droiture] son afere (exponctué) sa droiturems. + ou l’esperance qu’il a de recevoir aucune chose.

+

+ Sevoles dit : Cil qui achatoit une tenure promis de + païr .xx. besans au vendeur par stipulat[i]on ; aprés li venderes dist qu’il avoit fet + convenance qu’i le quitoit por trese besans et qu’il les paiast au terme nommé. Aprés, + quant li venderes demandoit son argent, li achateres fist covenance que, se il ne li + paiast ces .xiii. besans dedens .i. terme, que il puist demander toute la premiere dete. + Ore fu demandé se li achateres ne + paigna + paia + paia] paigna ms. dedens le terme ce + qu’il ot en covent, se li venderes puet demander tote la premiere dete. Et ge respondi + selonc les paroles que oïl bien. ¶ Luces Tices avoit compes o Gaies + Seye qui estoit cangieres, et cil conte estoient empescié por bailletes et por ricetes + qu’il i avoit dont Gais demora deteur ; et si manda unes letres à Luce Tice en tex + paroles : « Des compes que tu as eus à moi deu cange de pluiseurs marchiés demeurent + devers moi à ma table .iiic. et .iiiixx. et .vi. + besans, et les usures qui i escharront et la somme des besans que tu as devers moi + covertement te paieré je, et se tu fesis aucun escrit de choses que tu me deusses qui + demorast devers moi, soit vains et defaciés ». Ore fu demandé, por ce que Luces Tices avoit + mandé à Gais avant que Gais li mandast ces letres que il baillast .iii. besans à son + franchisseur, se por ces paroles que Gais mist es letres qui disoient que tuit li escrit + qui estoient devers lui de tos les marchiés qu’il avoient eu ensamble fuissent quassés et + defaciés, se Gais porra demander ces .iiic. besans à Luce Tice ou à + son filz. Et je respondi que, se il conterent seulement de ce qu’il avoient baillié et + receu li uns de l’autre et despendu, les autres obligations demeurent en leur estat.

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+ Gais dit : Quant aucuns baille sa chose, la covenance + qu’il i met doit valoir.

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+ Se aucuns, ce dit Ulpians, preste argent et fet tel convenance qu’il ne + demant fors ce que li deteurs porra paier, je di que ceste convenance doit valoir, car ce + n'e + n'est + n'est] n'e ms. mie mauvaisse chose + se aucuns veut que l’en ne li demant fors ce qu’il puet paier.

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+ Cist meimes dit : Je ne quit mie que l’en ne puisse + fere tex convenances quant l’en demande son serf à autre, ou preste ou loe ou en autres + tex marchiés, tu ne feras mon serf larron ne fuitif, ce est à dire : tu le corromperas + qu’il devigne lerres ne fuitif ou que tu n’en seras ensi estre qu’il devingne lerres, car + ausi com accion de serf corrumpu a leu contre celui qui le coront, ausi puet avoir leu + ceste convenance qui est fete por ce que li sers ne soit corrumpus.

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+ Ulpians dit : Se tu fesis convenance à ton deteur que + tu ne demanderoies ta dete por ce que tu quidoies que tu li deusses argent que tes peres + li eust laissié, se tu ne li devoies riens, il ne sera mie delivres par droit, ne se tu li + demandes ta dete il ne pora oster ta demande par exception de convenance. Et ensint + escrist Celses et si dist illuecques meimes que, se tu comandas à ton deteur qu’il paiast + à Tice qui tu quidoies devoir argent par achoisont de lais, et tes deteurs fist covenance à + Tice qu’il ne li demanderont ce que Tices li devoit, por ce que Tices ne li demandast ce + que tu li avoies comandé à baillir, tu ne pers t’accion que tu avoies contre ton deteur, + ne tes deteres la soe qu’il avoit contre Tice.

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+ Ci meimes dit : Se aucuns mande letres à un autre qu’il + quide qu’il soit parçoniers de l’iretaje son pere avec lui et il ne l’est mie, por ce + n’avra cil nule demande des choses de l’iretaje contre çaus qui les tienent. ¶ + Se tel convenence fu entre le det[e]ur et celui qui achata la tenure + qu’il avoit obligiee deu creancier par non deu dete[u]r que [i]l contassent les fruis em + paiement de la dete, et qu’il li païst le remenant et il rendi la tenure au deteur, neis + li oirs à celui qui achata la tenure est tenus de garder la convenance que + li mors fist.¶ La convenance qui est fete entre le deteur et le + creancier que, se li creanciers paiast aucune chose de treü por la tenure qu’il avoit en + gaages, que li deteurs li rendist et que li deteurs deust les treüs de la tenure paier, + est droiture, et por ce si doit estre gardee. ¶ Li fiex qui se voloit + plaindreplaindre] Ajouté en marge avec signe de + renvoi. deu testament que ses peres avoit fet qui l’avoit desireté fist + convenance à l’oir qu’il li baillast une nomee chose à sa vie ; aprés, quant fu mors, si + oir voloient demander ce meimes, et il leur fu respondu que par nul droit ne par nule raison + ne devoient estre oï.

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+ Cist meimes dit : Il est honeste chose que l’en baut + le despens à son procureur qui plede por lui, mes l’en ne puet fere convenance que l’en ne + rende le despens que li procureres fera o les usures qui afierent. Mes cele convenance ne + vaut qu’il ait la moitié de ce qu’il conquerra de la + querrbae + querele + querele] querrbae ms.. Latin : + quod ex ea lite datum erit.

+

+ Ulpians dit : Se j’ai usefruit en .i. serf et je te + doi argent, et li sers où j’ai usefruit fet convenance que l’en ne me demant ce que je + doi, il puet bien amender ma condicion par sa convenance ; ausint se aucuns à qui l’en + doit argent a usefruit en un serf et cil qui i a l’usefruit fet convenance aprés qu’il + puisse demander, il avra sa demande sauve por la convenance au serf.

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+ Cist meimes dit : Se li sers de la tenure fist + convenance à son oste qu’il ne li demanderoit riens et il ne le fist par bone raison, por + ce ne lera à demander li ostes ce que li sires li doit.

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+ Florans dit : Cil qui reçut usures de son deteur de + tens qui estoit à venir, il est avis qu’il li ait en convent qu’il ne li demant la dete + dedens ce terme. ¶ Se de l’une partie est la convenance general et de + l’autre seulement à une persone, ausi com se je fas convenance que je ne demant riens, tu + fés convenance que nus + que nus + + que nus] Répété. ne te demant riens, + mes oirs porra demander à toi et à tes oirs, et ge mi oir te porront demander.

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+ Neraces dit : Il n’est mie dote que l’en ne se puisse partier par convenance de vente et de achat et de loaje et de teus + autex marchiés avant qu’il i ait chose bailliee ne argent paié par la volenté à chaus qui + avoient fet le marchié. ¶ Encore estoit plus avis à Ariston que, se je t’avoie fet tout + ce que je te devoie fere par raison de vente et tu me devoies le pris de la chose, et nos + fesimes convenance que tu me rendisses tout ce que tu m’avoies baillié, et que tu ne me + rendisses le pris et tu me rens tot, il dit que tu me dois le pris, car bone foi a que + totes ces choses tornent ne seuffrent mie que j’aie tot le mien et que tu me dois le pris + de ma chose. ¶ Ne riens n’i fet se toutes les choses que li uns devoit fere à l’autre sont + enterrines d’une part et d’autre, ou se li uns avoit fet ce qu’il devoit et nos retornons + tout au comencement par nostre convenance que nos nos departons de marchié. Mes ce ne puet + l’en fere par la covenance que l’en fet à defere le marchié qui estoit fet, que tu m’aies + à rendre autant com tu m’avoies baillié, car en cele maniere ne fet l’en mie que nos nos + partons del premier marchié, ains faisons noveles obligations.

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+ Pous dit : Il est voirs que, par ces persones par qui + nos gaiaignons par leur stipulation, par ces meimes puet estre amendee nostre condition + par les convenances.

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+ PapiniansPapinians] Papirius texte + latin dit : Li empereres Antonins escrist à Avide + Casse : Se li creancier sont aparillié de recevoir partie de leur dete que li mors leur + devoit, neis d’une estrange, il convient veoir raison de ces persones qui apartiennent au + mort, se il vuelent avoir l’iretaje et paier la dete.

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+ Pompoines dit : Nus ne puet fere tel convenance qu’il + ne puise dedire son leu, ou qu'il ne puisse + enterrer aucun mort en sien, ou vendre sa tenure sans la volenté son + voisin.

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+ TultusTultus] Furius texte + latin dit : Se li deteurs fist convenance à son creancier + que li creanciers ne li demandast riens, il ot exception de convenance, et ses pleges + ausi. Mes se il i ot aprés convenance que li creanciers li puisse demander, l’en demande + se l’exception que li pleges ot de la + premire + premiere + premiere] premire ms. convenance li + sera tolue, mes il est voirs que l’exception que li pleges a gaaigniee de la + premiere convenance ne sera tolue sans + sans + + sans] Répété. sa volenté.

+
+
+ [2.15.0] Ci parole des plés que font + li pledeor, qu’en apele transaccions. +

+ Ulpians dit : Cil qui fet transaccion fet pés des + choses douteuse et de querele non certainne qui n’est encore fenie, mes cil qui fet + covenance qu’il ne demant riens à son deteur, il quite par sa largece chose certaine et + qui n’est mie douteuse par volenté de doner.

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+ Cist meimes dit : Nos entendons que transaccions est + fete non seulement quant quitance vient par aquilienne stipulation, mes encore par simple + convenance.

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+ Scevoles dit : Li empereeur Sever et Antonis + rescrirent : La droiture de l’uns ne doit estre empirie par la covenance as autres. Et por + ce, par la transaccion qui est fete entre l’oir et la mere au mort, que li oirs li done + aucune chose por ce que ele ne plede del testament, ne sera mie li testamens depeciés, ne + cil qui doivent avoir franchise de testament ne + perdoront + perderont + perderont] perdoront ms. por ce leur + accion, et por ce cil qui demandent aucune chose deu testament doivent empledier celui qui + est escris oirs. Cil qui fist transaccion d’un iretaje se dut fere aseuerer des charges de + l’iretaje ou, se il ne prist point de seürté, sa neglijance ne doit nuire à çaus qui li + pueent demander aucune chose de cel iretaje. ¶ Se la mere au mort fist + à l’oir pés deu lais qui li estoit fés, et aprés fu trovee une chartre où ele trouva que + plus li estoit lessié que ele ne quidoit, je demant se ele puet aconsievre par accion de + testament ce que ele ot mains de sa partie par pais faisant, et je di que oïl. ¶ + Li deteurs qui gage li creanciers avoit vendu fist pés par poi de + chose à Maive, qui se faisoit oir au creancier. Aprés, quant li testamens fu mostrés, que + Saptices estoit oirs, ore est la demande : se li deteurs demande son gage à Saptice, se + Saptices se puet defendre par exception de la pés que li deteurs fist à Maive, qui + n’estoit mie oirs mais il le fasoit, et se Saptices + pue + puet + puet] pue ms. demander l’argent que + li deteurs bailla à Maive, ausi com s’il fust oir, que Maives prist par achoison de + l’iretaje. Et je respon selonc ces paroles que Septices ne se puet deffendre + por le fet Maive, ne il ne puet demander à Maive l’argent que li deteurs li bailla, car il + ne reçut en non de lui.

+

+ Ulpians dit : La stipulacion aquilienne renouvele + toutes les obligations qui estoient avant et les deffent. Et puis ele est ostee par + aceptilation, et de ce droit usons, et por ce neis li lais qui sont fet desous condition + pueent estre ramené en aquilienne stipulation.

+

+ Papinians dit : Quant aucuns font aquilienne + stipulation entr’aus, qui est fete par consentement, les quereles dom il ne pensoient + demeurent en lor estat, car l’entrepretations des sages ne seuffrent que l’en soit + entrepris par sa largece.

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+ Gais dit : De ce[s] quereles qui muevent de testament ne + puet l’en fere transaccion ne enquerre la verité autrement, se l’en n’esgarde et entent + les paroles del testament.

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+ Ulpians dit : Neis aprés chose jugie puet l’en fere + transaccion se il i ot apelé ou se l’en puet encore apeler. ¶ Se li + pleges fu semons et condampnés et aprés li deteurs fist pés o celui à qui li plés estoit + condampnés, la demande est se cele pés vaut ; et je quit que oïl, car tote obligation qui + estoit contre le deteur et contre le plege est deffete en la pés. Mes se li pleges meimes + qui fu condampnés fist pés, jasoit ce que l’en ne puisse fere pés seur + chose jugie en tant com il bailla par pés faisant ; et ensi est voirs que, jasoit ce que ce + que l’en baille par transaccion seur chose jugie ne vaille quant à la transaccion, mes + neporquant ele apetice le chose jugiee, que de ce est fés et dis en la transaccion que + l’en fet seur le lés qui est fés à aucun por son vivre sans l’auctorité au preteur, que la + transaccions ne vaut. Mes ce qui est baillié vaudra em paiement deu lés, si que se aucune + cose li doit, l’en puisse baillier por son vivre que ce li baut l’en, et ce qui fu baillié + par transaccion soit conté en paiement.

+

+ Cist meimes dit : Por ce que cil à qui en averoit + laissié aucune certainne chose, chascun an por leur vivre feroient legierement pés qu’il se tendroient à paier d’aucun peu de chose, en present fist li empereres Mars + par le consel deu senat, que nule pés que l’en feist sor tel chose ne vausist se ele ne + fust fete par l’auctorité au juge. Donques li juges se siaut entremetre entre çaus qui se + consentent à fere tel pés et esgarde se la pés doit estre receue. + Donques il convient que li juges connoise de la transaccion qui doit estre fete, soit seur + habitation ou seur vesteeure ou seur mengier qui est lessié d’aucune tenure. ¶ + Ceste constitution apartient au despens qui sont laissié à aucun en + sa vie en testament ou en autre escripture qui soit fete par delés le testament ou sans + nul testament ; et ce meimes sera se cil despens sont doné por cause de mort. Et se aucuns + fet celles par aucune condition qu’il viaut que cil qui il le lesse acomplisse, nos dirons + ce meimes. ¶ Mes de ce qui est doné à despens, non mie par cause de mort, + porra l’en fere transaccion sans juge. Donques, soit à chascun mois ou à chascun an que + tex despens soient laissiés, l’en ne porra fere transaccion sans le juge, et ce meimes est + se ce n’est laissié à toute la vie à celui mes jusqu’au certain terme. ¶ + Se aucuns laisse une some d’avoir à aucun por ce qu’il en ait le + gaing à son vivre et qu’il rende la somme aprés sa mort, ne cessera por ce la + constitution, jasoit ce que ce ne samble esté laissié à chascun an. ¶ + Mes se l’en laisse une somme d’avoir à Tice ou + aucucune + aucune + aucune] aucucune ms. chose par si + qu’il en baut à Seye ses despens, Tices porra bien fere transaccion sans juge, car par la + transaccion Tice ne s’amenuissent li despens Seye. Et ce meimes est se cele chose fu + baillie à Tice et li mors li pria qu’il en baillast ses despens à Seye. Cele transsaccions + est defendue par la constitution qui est fete, por ce que aucuns puisse avoir maintenant + et gaster ce qui li est laissié chascun an por son vivre. ¶ Mes que + sera se aucuns fet transaccion sans juge : que ce qu’il devoit avoir chascun an li soit + baillié à chascun mois, ou ce qu’il devoit avoir chascun mois li soit baillié chascun + jor ? Ou que sera se ce qu’il devoit avoir au chief de l’an a au + conmencement de l’an par sa transaccion ? Je quit que cele + transan + transaccion + transaccion] transan ms.. Latin : + Et puto eam transactionem valere vaut, car + cil à qui l’en + l'en + + l’en] Répété ms. fet tel lés puet + amander sa condition par tel transaccion, car la constitution ne vout qu’il perdist por + pou de chose ce que li estoit laissié à sa vie. N’il n’est nule + diferance soit franchi cil à qui tel lés est fet ou frans naïs, ou il soit povres ou + riches, car la constitution viaut que li juges enquire de ces choses : + et + tou + tout + tout] tou ms. Corr. d’après le lat. « in + primis ». avant, de la cause par quele achoison il ont fete la + transaccion, aprés de la maniere, et aprés des persones à çaus qui font la transaccion. + De l’achoison doit il enquerre, car il ne doit soffrir en lui qu’il + face transaccion sans aucune achoison. Tex achoisons seut l’en metre avant devant le juge, + ce est : se cil qui doit baillier les despens + as + a + a] as ms. abitasion ailleurs que cil + qui le doit recevoir, ou se li uns d’aus a coraje de muer son estage, ou cil qui doit + recevoir ses despens a aucune besoigne à main, ou se il doit avoir ses depens de pluiseurs + qui les li doivent bailler et il soit tenus à aler les quere à chascuns d’aus, ou se + aucune autre raison i a, si com seiaut avenier par quoi li juges otroie la transaccion. ¶ + Ausi covient que li juges aesme la some que l’en baille en la + transaccion, ce est la quantité de la transaccion, car neis de la quantité porra li juges + aesmer se il doit otrier la transaccion ou non. Et ce doit il aesmer selonc l’aaje de + celui qui fet la transaccion et selonc sa santé, car autrement fet la transaccion au + garçon petit ou à .i. valet que à un vil home, car tex despens se fenissent o la vie de + l’ome. Et li juges doit avoir regart es persones, de quel vie il sont + cil qui li despens sont laissié : se il sont de bone vie, qu’il se puissent bien + maintenier sans ce ; ou se il sont [de] mauvaise vie, qu’il n’avroient dont vivre se ce ne + fust. ¶ Et en la persone de celui qui doit baillier le despens convient à esgarder des + choses, ce est de quel pooir il est, et de quel corage et de quel renomee, car de ce porra + se il veut enginnier celui qui fet transaccion à lui. ¶ Cil qui fet + transaccion des despens de son mangier, ne samble mie qu’il ait pés fet de son estage ne + de son vestier, car li empereres Mars vout que nomeement feist l’en + transaccions de ces choses. Ne se aucuns fet pés de son mangier, + ne + n'est + n'est] ne ms. mie tenus par force à + fere pés des autres choses, donques il puet fere pés de tout ensamble ou d’aucunes choses. + Et se il viaut fere pés de son caucier, il le doit fere par le juge. + ¶ Se aucune tenure est laissiee à .i. home ou à pluiseurs qu’il en + aient lor vie, et il le voelent vendre, il convient que li juges sace de cele vente. Mes + se une tenure est laissie à p[l]uiseurs à leur vie et il font entr’aus aucune pés, cele pés + ne vaudra se ele est fete sans le juge. ¶ Ce meimes est se aucune tenure est obligie por + ce que aucuns en ait leur despens, car li gages qui est donés por ceste chose ne puet + estre delivres sans le consel deu + ju + juge + juge] ju ms.. ¶ + Il est mout aperte chose que la transaccion que l’en fet de tous le despens ou d’une + partie doit estre fet par l’esgart à juge. ¶ Se aucuns vient au juge + por requerre qu’il otriast la transaccion, et il otria sans connoistre la verité, cele + transaccions ne vaudra riens, car ceste chose est comandee au preteur à enquerre, ne mie à + despisier ne à laissier, et se il n’enquierent de totes les choses que la constitution + commande à enquerre, ce est de la cause et de la quantité et des persones à chaus qui font + la transaccion, nos dirons, jasoit ce qu’il ait enquis aucunes de ces choses, que la + transaccions ne vaut. Ne il ne puet autre baillier sa juridiction en + ceste chose. ¶ Les transaccions seur ces despens puent estre fetes + neis par devant le procureur l’empereeur, ce est quant aucuns doit avoir ses despens de la + borse l’empereeur. Et selonc ce, l’en porra fere transaccion, neis par devant les mestres + deu tresor. ¶ Se li plés estoit de tex depens et pais fu fete de la + querrele, cele pés ne vaut riens se ne fu fete par le juge por ce que el ne soit fete + por engin de la constitution, car l’en + porroit faindre querreles por ce qu’il fist pés sans le juge. ¶ Se + aucuns lés fu fés à aucun home d’aucune chose et estre ce li furent laissiés + ses despens à sa vie, et il fet pés sans l’auctorité au juge, ce qui li est baillié por + pés sera conté avant en l’autre lés qu’il devoit avoir maintenant, et li remenans est + despens qu’il devoit avoir chascun an. ¶ Se aucuns fet pés de ses + depens qui li sont + laissiés sans l’auctorité au juge, ce que l’en li baille sera conté es depens que l’en li + devoit por le tens passé, ne il ne caut se l’en li devoit tant com ce monte, que l’en li + baille ou plus ou mains. Car, se il i a mains, neporquant ce que l’en li baille por la pés + sera encore conté es despens del tens passé ; mes se cil qui fist pés de ses despens est + fés plus rices de ce qu’il li fu baillié par pais, il est drois qu’il rende ce qu’il + reçut, car il ne doit estre enrichiés d’autrui damaje. ¶ Se aucune + certaine quantité d’argent est laissie à aucune qui soit à .i. home qui vaut aucune chose, + ausi come aucun certain sallaire, chacun an ou usefruit, il puet fere transaccion de celes + neis sans le juge. Mes se l’en laisse .i. poi d’usefruit en leu de despens, je di que l’en + ne puet fere nule transaccion sans le juge. ¶ Se l’en laisse à aucun + por son vivre ne mie deniers, mes froment et hoile et vin et autres choses qui apartienent + à vivre, il ne porra fere transaccion de ces choses si li lés + + est + est] om. ms. fés à chascun an ou à + chascun mois. Mes se il fet une tel pés sans le juge que l’en li baut chascun an ou + chascun mois deniers à la vaillance de ces coses et il ne canga ne le tens ne la + quantité, la transaccion + vau + vaut + vaut] vau ms.. Ou, d’autre part, se + il fist transaccion que por les deniers qui li estoient laissés à chascun an, l’en li + baillast forment et vin et autres choses au vaillant ou se il canga vin por hoille ou + hoille por vin ou aucune autre chose por autre, ou il canga le leu que ce qui li estoit + laissié à recevoir à Rome li fu baillié en un autre païs, ou ce qui li + estoit laissié en païs li fust baillié à Rome, ou il canja la persone que ce qu’il devoit + recevoir de pluiseurs receust de un, ou il reçut un deteur por .i. autre, totes ces choses + doivent estre gardees par le juge et receues selonc le profit de celui qui ces choses sont + laissies. ¶ Se aucune certaine quandité d’argent est laissie à aucun à + chascun an por loer meson, et il fet transaccion sans le juge que l’en + li baut ostel à + demorrer en lieu de l’argent, la transaccion vaut, car il a le profit de l’ostel, jasoit ce + qu’il le puisse perdre par feu ou par dechaiement ; et ausi d’autre part se aucuns fu + laissié habitation d’ostel en sa vie et il fet pés que l’en baillast aucune nomee chose + d’argent, la transaccions vaut neis sans juge.

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+ Cist meismes dit : Cil qui empleda ses tuteurs des + besoignes qu’il avoient fetes et + fis + fist + fist] fis ms. pés à aus, se il veut + derecif plaidier contre aus por son frere qui oirs il est, il ne porra estre ostés de sa + demande par excepcion de la transaccion. ¶ La transaccions, quel que + l’en face, est entendue de ces choses seulement dont cil qui les firent s’acorderent + ensamble. ¶ Cil qui fist chartre de pés à celui qui est oirs avec lui + par + l'engnt + l'engint + l'engint] l'engnt ms. à l’autre, por + ce qu’il ne savoit les choses qui estoient veraiement en l’iretaje sans autre quitance, il + est plus deceus qu’il ne quita autre. ¶ Cil qui n’estoit mie encore + certains de la querele qu’il pooit avoir contre le testament son pere fist pés à ses + aversaires d’autres choses, cele pés nuira seulement en ces choses dom il firent pés + nomeement, et en ces choses seulement nuist la transaccion, jasoit ce que cil qui le fist + fust graindre de .xxv. ans, car il seroit grant tort que les autres choses dom il commença + aprés à avoir accion fuissent à estre en cele pés.

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+ Cist meimes : Li peres qui fet transaccion de la chose + à ses fils qui ne sont en sa poesté ne + pueent + puet + puet] pueent ms. riens nuire à ses + fils.

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+ Cist meimes dit : L'en puet fere transaccion aprés + chose jugie, jasoit ce qu’il n’i ait point d’apel, mes que l’en nie que la chose n’est + jugie, ou se l’en puet douter en aucune maniere deu jugement, et ce est por ce qu’encore em + puet estre plet.

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+ Celses dit : L'en ne doit soffrir à celui qui fist + general transaccion de tout ce qui li estoit laissié en testament, se il dit aprés qu’il + n’entendi à fere pés, fors de ce qui li estoit laissié en la premiere partie del + testament, ne mie de ce qui estoit en la daraine partie. Mes se + apes + aprés + aprés] apes ms. vient hors une autre + escripture qui n’estoit avant mostree, cil qui avoit fet pés porra bien dire qu’il ne + pensoit à fere pés fors de ce seulement qui estoit eu testament qui fu primes mostré.

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+ MarciansMarcians] Caius texte + latin dit : Nus de procureurs au prince ne puent fere + transaccion sans le consel au prince.

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+ MarciansMarcians] Scevola texte + latin dit : Une querele est mue entre le droit oir et + cil qui estoit escris oirs en testament, et puis fu fenie par transaccion qui fu fete par + convenance nomee. Ore demant je lequel de çaus pueent emplaider li creancier de l’iretaje. + Je respondi : se cil meimes qui firent la transaccion estoient creancier, ce doit estre + gardé des detes qu’il ordenerent entr’aus ; mes se li creancier estoient autre, chascuns + d’aus sera tenus por cele partie qu’il ot de l’iretaje en cele transaccion.

+

+ Pous dit : L'en seut fere aquiliene stipulation seur + les convenances que l’en fet por ce que eles soient tenues, mes il est plus seure chose + que l’en i mete aucune painne por ce que cil qui ne gardera la convenance pait cele + painne.

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+ Hermogeniens dit : Cil qui depecha la loiauté de + transaccion qu’il fist, non seulement sera ostés de sa demande par exception, mes encore + il sera contrains à paier la painne qu’il promist se il venist encontre la convenance et + que la convenance demorast en son estat.

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+ Papinians dit : Cil qui avoit vendu .i. iretaje bailla + ses accions à l’acheteeur, aprés si fist pés à .i. deteur de l’iretaje qui ne savoit qu’il + eust vendu l’eritaje. Se li achetierres de l’iretaje viaut demander cele dete au deteur, + li deteurs avra excepcion contre lui de la transaccion qu’il fist + avender + au vendeur + au vendeur] avender ms., por ce qu’il + ne savoit que li iretajes fust vendus. Et ce meimes respondra l’en en celui qui reçut + l'iretaje qui li fu rendus par le commandement au mort, se li oirs qui li devoit rendre fist + transaccion au deteur de l’iretaje qui riens n’en savoit.

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\ No newline at end of file diff --git a/data/cjc_editions/justinien_institutes_BNF_fr-1064.xml b/data/cjc_editions/justinien_institutes_BNF_fr-1064.xml index 14f8396..b17dc8d 100644 --- a/data/cjc_editions/justinien_institutes_BNF_fr-1064.xml +++ b/data/cjc_editions/justinien_institutes_BNF_fr-1064.xml @@ -1,117034 +1,117034 @@ - - - - - - - Les Institutes de Justinien - Anonyme (trad.) - Justinien Ier - Frédéric Duval - - Création et première phase d'encodage - Lucence Ing - - - - 2026 - École nationale des chartes - PSL - CC BY-NC-SA 4.0 -

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits - en ancien français.

-
- - Félix Olivier-Martin (éd.), Les Institutes de Justinien en français: traduction anonyme du XIIIe siècle, Paris, 1935 - - - Paris - Bibliothèque nationale de France - fr 1064 - - - -
- - 1200/1299 - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - - -

Encodage de l'édition de 1935, restitution de la leçon de C (français 1064).

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- - - - - - - - - - Le projet a pour but de donner la leçon de C. Pour ce faire, nous avons - utilisé l'élément choice, avec ses éléments enfants sic, avec un - attribut source qui a pour valeur #C, et corr, avec un - attribut resp qui a pour valeur #ed. Nous avons corrigé les - leçons fautives de C d'après l'apparat critique de l'éditeur. Ces leçons fautives - sont indiquées à l'aide d'un corr avec mention de responsabilité - (resp) de l'éditeur (#ed), source (source du - témoin C (#C). Les erreurs de transcription ou d'édition de F. - Olivier-Martin ont été maintenues, mais nous proposons leur correction grâce à - l'élément choice, avec ses éléments enfants sic, avec un attribut - source qui a pour valeur #ned, ou bien encore corr, - avec un attribut resp qui a pour valeur #ned. - -
- - Création du document et encodage de - choice pour rendre la leçon du témoin C. Encodage des changements de page. - Pas de structuration. - Foliotation - . - Relecture de la transcription sur le manuscrit. Ponctuation. Structuration. - Version partiellement tokénisée, produite de manière - automatique via XSL. - Version tokénisée. - Version tokénisée et numérotée, produite - automatiquement via XSL. - Version prête pour le travail, tokénisée et - identifiée. - -
- - - - - El - non - - del - pere - et - del - fil - et - del - Saint - Esperit - nostre - saigneur - Jhesu - Crist - - Ci - conmencent - les - Institutes - - au - seint - empereor - a - l - ' - empereeur - - Justinian - . - - - Li - empereres - Cesar - Flavius - Justinians - dist - : - - -
- - Prologue - - -

- - Il - convient - que - la - majestéz - l - ' - empereor - soit - aornee - ne - mie - tant - - solement - d - ' - armes - mais - de - lois - , - - si - que - li - uns - et - li - autres - tens - , - ce - - - - et - - - est - - - cil - de - pés - et - cil - de - guerre - , - puiz - - se - estre - govrenéz - par - droit - , - et - - li - empereres - de - Rome - soit - vainquieres - ne - mie - tant - solement - - es - bataillez - que - il - a - contre - ses - - ennemis - ainz - bout - arriere - - par - la - force - des - lois - les - desloiautés - a - celz - qui - acusent - faucement - - , - et - il - soit - autressi - vainquieres - par - - la - releigion - de - droit - comme - il - est - - contre - sez - anemis - . -

-

- Et - noz - avonz - - parfet - par - l - ' - aide - de - Deu - l - ' - une - et - - l - ' - autre - voie - par - granz - - - voisties - - - veilliees - - - - et - par - soverainne - porveance - , - et - lez - - outrajeuses - genz - qui - ont - esté - amenees - - - sor - - - soz - - - nostre - loi - connoissent - - les - painnes - que - noz - avons - sosfertez - - es - batailles - ; - et - Aufrique - et - plusors - autres - contrees - sor - coi - Dex - noz - - a - donné - victoire - reconnoissent - bien - - que - elez - sunt - derechief - sozmises - à - la - poesté - de - Rome - et - a - nostre - empire - . - Tuit - li - peuple - sunt - gouvrené - par - les - lois - que - nos - avonz - faites - et - - par - celes - que - noz - avonz - ordonnees - . -

-

- Et - - - quant - noz - meismes - en - une - clere - concordance - lez - sains - establissemenz - qui - estoient - confus - devant - ce - , - noz - esdreçanmes - lors - nostre - cure - à - tous - les - volumez - as - anciens - sagez - homes - , - et - - noz - avons - aconpli - par - le - celestiel - otroi - l - ' - euvre - que - nuz - n - ' - osoit - esperer - . - -

-

- Et - quant - ce - fut - parfet - par - la - volenté - Damedeu - , - noz - apelames - Tribunian - , - - . - i - . - grant - home - , - mestre - et - questeur - - de - nostre - saint - palés - et - Theophile - et - - Dorothee - , - - - noblez - - - nobles - - - homes - de - qui - noz - avons - esprové - par - plusors - argumens - - les - sciences - et - la - cure - et - la - loiauté - - que - il - ont - envers - noz - conmandemenz - , - si - lor - - conmandanmez - especiaument - que - il - ordonassent - noz - Institutes - par - nostre - autori - et - par - noz - amonestemens - si - que - il - voz - - lise - a - aprendre - la - noveleté - des - lois - non - - pas - par - les - ancienes - fablez - mes - par - l - ' - emperial - clarté - , - et - voz - oreilles - ne - vostre - - entendemenz - n - ' - i - truise - rien - qui - ne - soit - porfitable - ne - qui - i - soit - mavaisement - miz - , - mes - - ce - qui - vaut - par - les - argumens - des - chosez - et - - - - noz - façois - - - voz - façiez - - - en - . - i - . - pou - de - tanz - ce - que - li - ancien - - pooient - à - painnes - faire - en - . - iiii - . - anz - , - - ce - est - que - il - puissent - lire - toz - les - establissemenz - l - ' - empereor - . - Car - voz - estes - trové - - digne - de - si - grant - - honor - et - de - si - grant - boneurté - que - li - conmencemenz - ne - la - finz - - de - l - ' - enseignement - des - lois - voz - veingne - de - la - bouche - l - ' - empereor - . -

-

- Noz - avons - dont - conmandé - que - - - ses - - - ces - - - Insti - tutes - soient - partiez - en - . - iiii - . - livres - aprés - - les - . - l - . - - - livrez - - - livres - - - de - Digestes - en - coi - toz - li - ancienz - drois - fu - asambléz - par - cel - meis - - mes - Tribunian - et - par - les - autres - homes - noblez - et - bien - enparléz - , - si - que - li - Institutes - soient - li - premier - fondement - de - totez - - les - sciencez - dez - lois -

-

- en - coi - est - esclairié - briement - ce - que - devant - estoit - tenu - - et - ce - qui - estoit - aombré - par - desacostumance - et - a - - - puiz - - - puis - - - esté - renluminé - par - le - remede - l - ' - empereor - . -

-

- Et - li - devant - dit - sage - - home - noz - - - presentent - - - presenterent - - - les - Institutez - quant - - il - les - orent - ordonnees - de - toz - les - establisemenz - as - ancienz - et - meesmement - - de - celz - que - Gaius - , - nostre - - - anceseur - - - ancesseur - - - , - fist - et - - del - livre - ou - il - estoient - contenu - que - li - mestre - devoient - faire - chascun - jor - et - conment - il - devoient - jugier - et - de - plusors - - autres - establisemens - . - Et - noz - les - leumes - - et - - - entendimes - - - entendimez - - - et - lor - - - donnanz - - - donnames - - - la - force - - de - noz - establisemens - . -

-

- Recevez - dont - - ces - noz - lois - o - grant - entente - et - o - grant - - estude - et - mostrés - que - voz - soiés - si - antroduit - que - vos - aiés - esperance - que - voz - puissiez - - estre - parfet - en - toutes - les - sciences - dez - - loiz - et - que - nostre - empires - em - puit - estre - - govrenés - es - - - parties - - - partiez - - - qui - - - noz - - - voz - - - seront - bailliez - à - garder - . - Ce - fu - fet - . - xii - . - jors - - devant - les - kalendres - de - decembre - - par - nostre - seignor - l - ' - empereor - Justinian - . -

-
-
- - Livre - I - -
- - Cist - titres - est - de - justice - et - de - droit - . - - -

- - Justice - est - volentés - ferme - - et - pardurable - qui - rant - à - chascun - - sa - droiture - , -

-

- et - senz - de - droit - et - connoissance - des - choses - devines - et - des - humainnez - et - esciences - de - droit - et - de - - tort - . -

-

- Et - quant - ces - choses - sunt - conneues - generalment - et - noz - conmençonz - - à - espondre - les - drois - au - peuple - , - noz - - disonz - que - ce - puet - estre - fet - o - grant - porfit - , - se - lez - choses - sunt - livrees - premierement - legierement - et - par - simple - voie - - et - puis - par - exposition - diligent - et - par - - faite - . - Car - se - noz - le - faisionz - autrement - - et - noz - chargionz - maintenant - dés - - - l - ' - en - - commencement - - - l - ' - en - - commencement - - - le - corage - à - l - ' - estudienz - - qui - ci - est - encore - noviaus - et - n - ' - est - pas - a - - freméz - de - multitude - et - de - diversitéz - - de - chosez - , - ou - noz - li - ferienz - del - tout - - lessier - l - ' - estude - ou - il - s - ' - esmoveroit - - à - tart - et - autressi - conme - - - - o - - - desesperance - - , - qui - trait - sovent - arriere - les - jonez - - homez - à - ce - a - quoi - il - peust - estre - ame - - nés - par - pluz - legiere - voie - sanz - grant - - travail - et - sanz - aucune - desesperance - - . -

-

- Li - conmandement - de - droit - sunt - cist - : - vivre - honestement - , - - - garde - - - garder - - - soi - de - - grever - autrui - à - tort - , - - - rande - - - randre - - - à - chascun - - sa - droiture - . -

-

- Cist - droiz - a - . - ii - . - voies - : - la - conmune - et - la - privee - ; - li - conmunz - drois - est - , - qui - appartient - à - l - ' - estat - de - - l - ' - empire - de - Rome - , - li - privés - est - qui - - apartient - au - porfit - de - chascun - home - - . - Noz - dironz - dont - dou - privé - droit - qui - - est - conquillis - de - . - iii - . - partiez - car - il - est - concuilliz - de - naturel - conmandement - et - - de - celz - as - genz - et - des - citeainz - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - droit - naturel - . - - -

- Li - drois - naturel - est - cil - que - nature - enseigna - à - toutez - bestez - , - et - cist - drois - n - ' - est - pas - tant - solement - propres - à - l - ' - humain - linage - , - mes - à - toutes - les - bestes - qui - naissent - en - l - ' - air - et - en - la - terre - et - en - la - mer - . - D - ' - iluec - - - descent - - - descend - - - - - li - - - la - - - conjunctions - de - masle - et - de - femele - que - noz - - - apelonz - - - apelons - - - mariage - , - - - - d - ' - iluec - vient - li - engendremens - et - li - norrissemens - des - enfans - - - et - noz - voions - que - totez - les - bestes - ont - le - senz - de - cest - droit - . -

-

- Li - drois - citeains - ou - cil - as - genz - est - ainsi - deviséz - : - tuit - li - peuple - qui - sunt - govrené - par - lois - et - par - meurs - usent - en - partie - de - lor - propres - drois - , - et - em - partie - de - celui - qui - est - conmuns - à - toz - homez - , - car - li - drois - que - chascun - - - peuples - - - pouples - - - establist - est - propres - à - la - cité - dont - cil - - - peuples - - - pouples - - - est - , - et - est - apeléz - drois - citeainz - por - ce - que - il - est - proprez - à - la - cité - . - Li - drois - que - raisonz - a - establi - naturelment - entre - toz - homez - est - gardés - de - toz - et - est - apeléz - li - drois - as - genz - por - ce - que - toutes - genz - usent - de - cest - droit - ; - et - li - peuples - de - Rome - use - en - partie - de - son - propre - droit - et - en - partie - de - celui - qui - est - conmunz - entre - toutes - genz - , - et - noz - proposeronz - chascune - de - ces - choses - en - son - leu - . -

-

- Maiz - li - droiz - citeains - est - apeléz - de - chascune - cité - , - si - conme - li - droiz - citeains - d - ' - Athainnes - , - et - se - - - aucunz - - - aucuns - - - vuet - apeler - lez - loiz - que - li - mestre - qui - furent - en - Athenez - firent - et - ordonarent - le - droit - citeain - - - d - ' - Athenes - - - d - ' - Athene - - - , - il - ne - foloie - pas - . - Et - autressi - apelonz - noz - le - droit - de - coi - li - peuples - de - Rome - use - le - droit - citeain - as - Romainz - ; - et - toutez - les - fois - que - li - - - nonz - - - nons - - - de - la - cité - de - coi - li - droiz - est - n - ' - est - noméz - paz - , - nos - entendonz - que - ce - est - li - - - droiz - - - droit - - - as - Romains - ; - autressi - conme - quant - l - ' - en - parole - del - poete - - - - et - - - l - ' - en - ne - le - nome - - - paz - - - pas - - - , - li - Greu - entendent - que - ce - est - li - noblez - Homers - et - noz - entendons - que - ce - est - Virgilez - . - Li - droiz - as - gens - est - - - conmunz - - - conmun - - - à - tot - l - ' - umain - lynage - , - car - lez - genz - establirent - lor - drois - por - - - l - ' - usaige - - - l - ' - usage - - - qui - le - requeroit - et - por - humains - besoing - ; - car - bataillez - naquirent - et - chaitivisonz - en - vindrent - et - servage - , - qui - sunt - contraire - au - droit - naturel - , - quar - au - conmencement - naisoient - tuit - li - home - franc - par - le - droit - naturel - et - prés - que - tuit - li - marchié - ont - esté - establi - par - le - droit - as - gens - si - conme - achaz - et - vente - et - loagez - et - conpaignie - et - chose - baillie - en - garde - et - prest - et - plusor - autre - marchié - qui - ne - puent - estre - nombré - . -

-

- Noztre - drois - est - confreméz - ou - par - escris - ou - sanz - escris - . - Drois - escris - est - si - conme - loiz - et - les - establissemenz - au - pouple - et - li - conseil - au - senat - et - li - jugement - as - princes - et - li - banisement - as - bailliz - et - lez - responsez - as - sagez - homez - . -

-

- Loiz - est - - ce - que - li - - - prince - - - princes - - - de - Rome - establisoient - quant - . - i - . - senateurs - ou - . - i - . - baillis - lor - demandoit - conseil - d - ' - aucune - chose - . - Li - establisemenz - au - peuple - est - ce - que - li - - - menus - - - menuz - - - peuplez - establisoit - - - quand - - - quant - - - cil - qui - avoient - aucune - poesté - sor - elz - , - si - conme - sunt - li - connestable - , - demandoient - conseil - d - ' - aucune - chose - . - Noz - apelonz - les - princes - tot - le - peuple - de - la - cité - si - que - li - senateur - et - li - autre - henoré - i - sunt - - - tenu - - - contenu - - - . - Li - menuz - peuples - est - sanz - les - senateurs - et - sanz - les - - - honeréz - - - henoréz - - - . - Maiz - puis - que - li - rois - qui - ot - non - Ortensius - ot - fait - sa - loi - , - li - establisemenz - au - peuple - conmencierent - à - valoir - autresi - conme - lois - . -

-

- Li - conseuz - au - senaz - est - ce - que - li - senaz - conmande - et - establist - , - car - por - ce - que - li - peuplez - de - Rome - est - si - creus - que - il - seroit - grief - chose - à - - - asambler - - - asembler - - - le - tot - ensamble - por - confremer - une - loi - , - il - lor - sambla - que - il - estoit - bienz - que - l - ' - en - demandast - conseil - au - senat - en - leu - de - tot - le - peuple - . -

-

- Ce - qui - plest - au - prince - a - force - de - loi - ; - por - ce - que - li - peuples - li - otroia - en - la - loi - - - roial - - - roiale - - - qui - fu - faite - de - l - ' - empire - tuit - li - conmandemenz - et - toute - la - poestés - seur - lui - . - - - I - - - Il - - - est - - - doné - - - donc - - - certaine - chose - que - quant - que - li - empereres - establist - par - letres - et - tot - ce - que - il - juge - en - aucune - cause - et - ce - que - il - conmande - par - - - banissement - - - banisement - - - est - loiz - ; - et - ce - sunt - - - les - - - ces - - - choses - qui - sunt - apelees - establisement - . - Mez - li - - - un - - - uns - - - des - establisemens - sunt - personnel - , - qui - ne - sunt - pas - tret - en - essemple - por - ce - que - li - princes - ne - vuelt - pas - ce - ; - car - - - - se - - - il - otroie - aucune - chose - à - aucuns - por - sa - deserte - , - ou - il - enjoint - paine - , - ou - il - secort - a - aucun - , - cil - establisemenz - ne - s - ' - estent - fors - à - la - persone - por - coi - il - est - féz - , - mes - quant - il - est - generauz - tuit - i - sunt - tenu - . -

-

- Li - banisement - as - procurateurs - l - ' - empereor - n - ' - ont - pas - petite - autorité - de - droit - et - noz - le - solonz - apeler - le - droit - as - henoréz - , - por - ce - que - cil - qui - sunt - es - heneurs - et - es - maistrisez - donent - autorité - à - cest - droit - . - Et - li - voier - proposoient - banissemenz - d - ' - aucunes - causes - , - et - cil - banissemens - est - une - partie - des - - - droiz - - - droits - - - as - hennoréz - . -

-

- Li - respons - as - sages - homes - sunt - les - sentences - et - les - opinions - à - celz - à - qui - il - est - otroié - que - il - facent - les - droiz - , - car - il - estoit - establi - ancienement - que - - - aucuns - - - aucun - - - fussent - qui - esponsissent - conmunement - les - droiz - , - et - li - empereres - lor - avoit - doné - poesté - de - respondre - à - celz - qui - demandoient - conseil - . - Et - por - ce - - - estoit - - - estoient - - - il - apelé - li - consillier - de - droit - , - et - lor - sentences - et - lor - opinionz - avoient - si - grant - autoritéz - que - il - fu - establi - que - il - ne - leust - pas - as - jugez - à - faire - encontre - . -

-

- Li - drois - qui - n - ' - est - pas - escris - est - cil - que - usages - a - - confermé - , - car - les - longuez - costumes - qui - sunt - confremees - par - l - ' - asentement - à - celz - qui - en - - - ussent - - - usent - - - sunt - autressi - conme - lois - . -

-

- Et - li - droiz - citeainz - est - par - droit - departis - en - . - ii - . - - - espacez - - - especes - - - , - car - il - nasqui - des - establisemenz - de - . - ii - . - citéz - , - ce - est - - - asavoir - - - a - savoir - - - d - ' - Athenez - et - de - Lasedemone - , - car - il - avoit - tel - costume - en - ces - cités - que - cil - de - Lasedemone - conmandoient - à - memoire - et - metoient - en - escrit - les - - - chosez - - - choses - - - que - il - gardoient - por - lois - - - - et - cil - d - ' - Athenes - gardoient - les - choses - que - il - trouvoient - escrites - por - lois - - - . -

-

- Maiz - li - naturel - droit - que - - - toutes - - - toutez - - - les - genz - gardent - oelment - , - qui - furent - establi - par - la - - - dvine - - - divine - - - proveance - , - sunt - toz - jors - ferm - et - ne - pueent - estre - - - mué - - - muees - - - ; - mais - les - choses - que - chascune - - - cité - - - cités - - - a - - - establiez - - - establies - - - - - seulent - - - suelent - - - - - sovent - - - souvent - - - estre - muees - ou - par - l - ' - asentement - au - peuple - ou - par - autre - loi - qui - - - plus - - - puis - - - est - faite - . -

-

- Toz - li - drois - de - coi - noz - usonz - apartient - ou - à - persones - ou - à - choses - ou - à - actionz - , - et - il - convient - premierement - - - noier - - - veoir - - - des - personez - , - car - pou - vaudroit - - - a - savoir - - - assavoir - - - le - droit - , - se - l - ' - on - ne - savoit - por - ques - personez - il - est - establiz - . -

-
-
- - Cist - titres - est - del - droit - des - persones - . - - -

- La - - - soveraine - - - souveraine - - - devisions - de - la - droiture - des - personez - est - tele - que - tuit - home - sunt - ou - franc - ou - serf - . -

-

- Franchise - , - de - coi - li - franc - home - sunt - nomé - , - est - naturel - poesté - que - chascuns - - a - de - faire - ce - que - lui - plest - , - fors - que - il - ne - face - riens - par - force - ne - contre - droit - . -

-

- Servages - est - . - i - . - establisemens - del - droit - as - genz - par - coi - aucunz - est - sozmis - contre - nature - à - autrui - seignorie - . -

-

- Il - sunt - apelé - serf - par - ce - que - li - empereor - conmandent - que - li - chaitif - soient - vandu - , - et - por - ce - suelent - il - estre - gardé - que - il - ne - sunt - pas - ocis - . -

-

- Cil - naissent - serf - ou - il - sunt - fet - serf - . - Il - naissent - serf - quant - il - naissent - de - noz - servez - , - maiz - il - sunt - fet - serf - en - . - ii - . - menierez - : - ou - par - le - droit - as - genz - , - si - conme - quant - il - sunt - pris - de - guerre - et - mené - en - - - chaitivison - - - chaitivaison - - - , - ou - - - por - - - par - - - le - droit - citeain - si - conme - quant - . - i - . - franz - hom - qui - a - plus - de - . - xxv - . - anz - suesfre - que - il - est - vendus - por - estre - - - parçonniers - - - parconniers - - - - - des - prinz - - - del - pris - - - . -

-

- En - la - condicion - as - sers - n - ' - a - nule - - - disferance - - - diferance - - - , - mez - es - franz - a - plusors - diferances - , - car - ou - il - sunt - naturelment - franc - ou - il - furent - serf - et - puiz - ont - été - franchi - . -

-
-
- - Cist - titres - et - est - de - celz - qui - sunt - naturelment - franc - . - - -

- Cil - est - naturelment - franz - qui - est - franz - dés - que - il - nest - , - de - qui - que - il - nesse - , - ou - de - . - ii - . - qui - sunt - naturelment - franc - ou - de - . - ii - . - qui - ont - esté - franchi - ou - d - ' - un - qui - a - esté - franchis - - - ou - - - et - - - d - ' - autre - qui - est - naturelment - franz - . - Et - se - aucuns - nest - de - franche - mere - et - de - serf - pere - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - il - ne - nesse - naturelment - franz - , - autressi - conme - cil - qui - nest - de - franche - mere - et - de - pere - que - l - ' - en - ne - - set - - - qu - ' - i - - - qui - il - - - est - , - qui - est - conceus - de - porchaz - . - Il - sosfist - que - la - mere - soit - - - france - - - franche - - - el - tenz - que - li - enfez - nest - , - et - se - ele - est - serve - quant - ele - le - consoit - et - puis - est - franchie - et - ele - revient - aprés - en - servage - si - que - ele - est - serve - quant - li - enfes - nest - , - il - noz - plest - que - li - enfes - soit - franz - ; - car - la - chaitivoisonz - à - la - mere - ne - doit - pas - nuire - à - celui - qui - est - en - son - ventre - . - Et - por - ce - fet - l - ' - en - une - demande - : - se - une - serve - qui - est - grosse - d - ' - enfant - est - - - franchise - - - franchie - - - et - ele - est - apréz - ramenee - en - servage - et - enfante - tant - conme - ele - est - serve - , - savoir - mon - se - li - enfez - est - sers - ou - franz - ? - Et - Marceaus - preve - que - il - est - franz - , - car - il - sosfist - à - celui - qui - est - el - ventre - sa - mere - à - ce - que - il - naisse - franz - que - sa - mere - fu - franche - en - aucun - tenz - tant - que - ele - le - porta - , - et - - - se - - - ce - - - est - voirs - . -

-

- Se - aucuns - nest - dont - naturelment - franz - , - ce - ne - - - li - - - lui - - - nuist - rienz - que - sa - mere - fu - serve - et - puis - fu - - - france - - - franchie - - - , - car - il - a - - - esté - sovent - - - sovent - esté - - - establi - que - li - franchisemenz - à - la - mere - ne - nuist - point - à - la - naturel - franchise - au - fil - . -

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- - Cist - titres - est - de - cels - qui - ont - esté - franchi - . - - -

- Cil - sunt - franchi - - - - qui - - - de - droiturel - servage - sunt - ramené - à - franchise - , - car - franchisemenz - est - dons - de - franchise - . - Tant - conme - aucuns - est - en - servage - - - , - - - et - - - il - est - sozmis - à - la - main - et - à - la - poesté - d - ' - autrui - , - et - quant - il - est - franchis - , - il - est - delivrés - d - ' - autrui - main - et - d - ' - autrui - poesté - , - et - ceste - chose - vint - del - droit - as - genz - . - Car - por - ce - que - tuit - li - home - - - naissoient - - - naisoient - - - franc - par - le - droit - naturel - , - l - ' - en - ne - savoit - rien - de - franchisement - dés - que - il - n - ' - estoit - point - de - servages - . - Mes - puis - que - servagez - vint - avant - par - le - droit - as - genz - , - li - benefisses - de - franchisement - vint - apréz - . - Et - ja - soit - ce - que - tuit - home - fuissent - apelé - premierement - franc - par - . - i - . - non - , - troiz - menierez - d - ' - omez - conmencierent - à - estre - par - le - droit - as - genz - : - ce - sunt - li - franc - et - li - serf - et - cil - qui - sunt - franchi - qui - ont - lessié - à - estre - serf - . -

-

- Franchisemens - est - dont - faiz - em - plusors - manieres - , - quar - ou - li - serf - sunt - franchi - par - les - - - sainz - - - saints - - - establisemens - dedenz - les - saintes - eglyses - , - ou - devant - le - juge - por - aucune - droite - cause - , - ou - entre - amis - , - ou - par - leitres - , - ou - par - testament - , - ou - par - aucune - autre - - - dareniere - - - darreniere - - - volenté - . - E - franchise - puet - apartenir - à - serf - en - plusors - autres - menieres - qui - sunt - establi - par - les - encienz - establisemens - et - par - lez - noz - . -

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- Li - serf - suelent - toz - jors - estre - franchi - par - lor - - - seignors - - - seigneurs - - - , - si - que - il - puent - estre - franchi - en - trepaz - , - ce - est - quant - li - sirez - va - d - ' - un - leu - a - autre - ; - si - conme - quant - li - prevost - ou - li - visconte - ou - li - juge - se - vont - baingnier - ou - quant - il - vont - au - theatre - por - regarder - les - geuz - . -

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- Li - estas - à - celz - qui - estoient - - franchi - soloit - estre - partis - en - . - iii - . - partiez - , - car - cil - qui - estoient - franchi - gaegnoient - aucune - fois - la - greignor - franchise - et - la - pluz - droiturel - et - estoient - fet - droitement - franc - , - et - li - autre - avoient - menor - franchise - et - estoient - apelé - latin - , - qui - estoient - franc - en - leur - vie - et - a - la - mort - revenoient - en - servage - ; - li - autre - avoient - encor - menor - franchise - , - qui - estoient - serf - toute - lor - vie - et - à - la - mort - estoient - franc - . - Et - iceste - - - dareniere - - - darreniere - - - condictionz - est - remese - et - desacostumee - par - molt - lonc - tanz - et - li - nons - des - latins - n - ' - est - pas - molt - uséz - , - et - por - ce - vuet - nostre - pitiés - acroistre - toutes - choses - et - ramener - les - à - millor - estat - et - amenda - ce - par - - - teuz - - - deuz - - - establisemens - et - le - ramena - en - l - ' - ancien - estat - . - Quar - dés - - - - le - - - conmencemens - de - la - cité - de - Rome - apartenoit - franchise - une - et - simple - , - ce - est - cele - meesmes - que - li - franchiserres - avoit - , - fors - que - cil - qui - est - franchis - n - ' - est - pas - naturelment - franz - . - Noz - avons - mis - arriere - la - meniere - de - franchise - qui - ne - vient - - - - que - - - devant - à - la - mort - par - nostre - establisement - que - noz - feimes - entre - noz - - - decisition - - - decisions - - - par - coi - noz - apaisanmes - les - estris - de - - - laver - en - - - l - ' - ancien - - - droit - , - par - l - ' - amonestement - de - Tribunian - , - - - haume - - - haut - homme - - - , - - - questain - - - questeur - - - de - nostre - saint - paléz - , - et - noz - amendanmes - par - - - l - ' - amonestement - - - l - ' - amonestements - - - à - cel - meismez - questeur - en - . - i - . - - - autre - establissement - - - autres - establisemenz - - - , - qui - est - entre - les - emperials - establisemenz - , - toute - la - maniere - - de - la - franchise - à - cels - qui - sunt - apelé - latin - . - Et - noz - otroianmes - que - tuit - cil - qui - ont - esté - franchi - aient - enterrine - franchise - sanz - faire - nule - devise - de - l - ' - eage - à - celui - qui - est - franchis - ne - de - celui - qui - le - franchist - ne - de - la - maniere - de - franchisement - , - si - conme - - - l - ' - en - - - l - ' - on - - - soloit - faire - ça - en - arriere - , - et - si - i - ajostanmes - plusors - menieres - par - coi - franchise - puise - estre - donee - à - serf - . -

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- - - Cist - titres - est - que - nus - ne - franchise - ses - sers - por - grever - ses - creanciers - . - Cist - titres - est - por - quelx - cause - il - loist - à - franchir - serf - . - - - -

- Ne - porquant - il - ne - list - pas - à - chascun - qui - vuet - franchir - serf - que - il - le - franchise - , - car - cil - qui - franchist - serf - por - grever - sez - creanciers - et - por - tolir - la - lor - deite - ne - fet - rien - , - car - la - loiz - enpeesche - tel - franchise - . -

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- Il - list - au - seignor - qui - n - ' - a - de - coi - paier - ce - qu - ' - il - doit - que - il - face - en - son - testament - de - son - serf - son - oir - et - li - doint - franchise - si - que - li - sers - soit - franz - et - soit - oirs - seus - et - necessaires - , - se - nus - autres - n - ' - est - oirs - en - cel - testament - ou - se - nus - n - ' - est - escris - à - estre - oirs - ou - se - cil - qui - est - escris - n - ' - est - pas - oirs - por - aucune - cause - . - Et - ce - a - esté - par - droit - porveu - en - la - loi - , - quar - on - se - - - deveroit - - - devoit - - - molt - bien - prendre - garde - que - li - povre - home - à - qui - nus - ne - voloit - estre - oirs - feissent - d - ' - un - de - lor - sers - lor - oirs - necessaire - , - qu - ' - i - feist - satifaction - as - creanciers - ou - , - se - il - ne - le - faisoit - , - li - creanciers - vendissent - el - non - del - serf - les - chosez - de - l - ' - eritage - , - que - tors - ne - soit - fez - au - mort - . -

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- Et - ce - meesmes - est - drois - se - li - sers - est - fez - oirs - sanz - franchise - . - Nostre - establissemens - conmande - ce - n - ' - est - mie - tant - solement - el - seignor - qui - n - ' - a - de - coi - paier - ses - detez - , - mes - generalment - par - novele - raison - d - ' - umanité - , - si - que - il - apere - que - franchise - li - aparteigne - par - l - ' - escriture - - - de - l - ' - establissement - - - del - establissement - - - , - car - il - - - ne - pert - - - n - ' - apert - - - paz - - - - en - vérité - - - que - li - - - mors - - - mort - - - voucist - que - cil - que - il - eslut - à - estre - son - oir - remainsist - sers - , - porce - que - il - entrelaisa - à - doner - la - franchise - et - que - nuz - ne - fust - sez - oirs - . -

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- Il - apert - que - cil - franchise - son - serf - por - grever - ses - creanciers - , - - - qu - ' - il - - - qui - - - n - ' - a - de - coi - paier - - - sez - - - ses - - - detez - el - tenz - que - il - le - franchist - ou - - - qu - ' - il - - - qui - - - set - bien - que - il - n - ' - avra - de - coi - paier - quant - il - avra - donné - les - franchisses - . - Ne - porquant - il - apert - mielz - que - il - soit - verités - que - la - franchise - n - ' - est - pas - empaiechie - se - cil - qui - franchist - les - sers - n - ' - a - corage - de - grever - ses - creanciers - , - - - ja - soit - ce - que - ce - que - il - a - ne - sosfise - bien - as - creanciers - - - ja - soit - ce - que - il - a - ne - sousfise - pas - bien - aux - creanciers - - - , - car - il - avient - sovent - que - li - - - home - - - hom - - - - - quident - - - cuident - - - avoir - plus - que - il - n - ' - ont - . - Noz - entendons - dons - que - la - franchise - est - lors - empaiechie - quant - li - creancier - sunt - grevé - en - l - ' - une - maniere - et - en - l - ' - autre - , - ce - est - quant - cil - qui - franchist - sez - sers - le - fet - par - - - antation - - - antancion - - - antantion - - - de - grever - ses - creanciers - et - ce - que - il - a - ne - puet - paz - sosfire - à - paier - ses - detez - . -

-

- Il - n - ' - est - pas - otroié - en - la - loi - au - seignor - qui - a - mains - de - . - xx - . - anz - - - - de - franchir - ses - sers - - - se - droite - cause - de - franchir - l - ' - en - n - ' - i - est - provee - par - devant - le - juge - . -

-

- Lez - droites - causes - de - - - franchisement - - - franchir - - - sunt - cestes - : - si - conme - se - aucuns - franchi - son - pere - ou - sa - mere - ou - son - fil - ou - sa - - fille - ou - son - frere - ou - sa - suer - naturel - ; - et - toutes - ces - manieres - de - franchisement - puent - avenir - quant - li - - - sirez - - - sires - - - fet - son - oir - de - fil - à - son - serf - , - car - lors - est - li - peres - sers - au - fil - , - ou - quant - aucun - - - - a - - - enfant - de - sa - serve - , - car - lors - est - li - filz - sers - au - pere - . - Encor - i - a - il - autres - droites - causes - de - franchisement - , - si - conme - se - aucuns - franchist - son - mestre - ou - sa - norrice - ou - celui - qui - l - ' - a - norri - ou - celui - que - il - a - norri - ou - celi - de - cui - lait - il - a - esté - alaitiéz - ou - . - i - . - de - ses - sers - por - faire - en - son - procurateur - ou - - - une - - - . - i - . - - - de - ses - serves - por - prendre - la - à - fame - , - por - tant - que - il - la - preigne - à - fame - dedens - . - vi - . - moiz - , - se - droite - cause - ne - l - ' - enpeeche - et - se - cil - qui - est - franchis - por - estre - procurateur - n - ' - a - - - mainz - - - mains - - - de - . - xxv - . - anz - quant - il - est - franchis - . -

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- Et - puiz - que - la - cause - del - franchisement - est - une - fois - provee - , - ele - ne - soit - pas - rapelee - , - quele - - - qu - ' - ele - - - quele - - - soit - ou - veraie - ou - fauce - . -

-

- Et - por - ce - que - certaine - maniere - estoit - establie - de - franchir - as - seignors - qui - ont - mainz - de - - - . - xxv - . - - - . - xx - . - - - anz - , - il - avenoit - que - cil - qui - avoit - aconpli - - - . - xxiiii - . - - - . - xiiii - . - - - anz - d - ' - eage - pouoit - faire - testament - et - establir - oir - et - faire - lez - , - et - non - porquant - , - se - il - avoit - mains - de - . - xx - . - anz - , - il - ne - pooit - pas - doner - franchise - à - son - serf - . - Mes - ce - ne - devoit - pas - estre - sosfert - que - cil - à - qui - li - ordenement - de - toz - sez - biens - estoient - otroié - ne - peust - pas - - en - son - testament - doner - franchise - à - . - i - . - de - ses - sers - . - Et - por - ce - noz - lor - otroions - que - il - - - ordonent - - - ordonnent - - - en - lor - darrainniere - volenté - - - lor - - - lors - - - sers - autressi - conme - lor - autres - chosez - et - que - il - lor - - - puissent - - - puissen - - - doner - franchise - . - Mais - por - ce - que - franchise - est - une - chose - qui - ne - puet - estre - prisie - , - et - porce - que - li - ancien - desfandoient - que - nuz - ne - peust - doner - franchise - à - son - serf - se - il - n - ' - eust - aconpli - . - xx - . - anz - , - por - ce - eslisonz - noz - lor - voie - en - une - maniere - et - n - ' - otroionz - pas - à - celui - qui - a - mains - de - . - xx - . - anz - que - il - doint - en - son - testament - franchise - à - son - serf - , - se - il - n - ' - a - - - aconpli - - - acompli - - - . - xvii - . - ans - et - il - n - ' - est - entrés - el - - - disuitime - - - disustime - - - . - Et - dés - que - li - ancien - otroient - à - celz - qui - estoient - en - tel - eage - que - il - proposassent - autrui - cause - en - jugement - , - noz - ne - - - veonz - - - veons - - - pas - por - coi - l - ' - establece - de - - - lor - - - leur - - - jugement - ne - lor - doie - aidier - tant - que - il - puissent - venir - a - doner - franchise - à - - - lor - - - lors - - - sers - . -

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- - Cist - titres - est - de - franchir - sers - en - testament - . - - -

- Certaine - - - mesure - - - maniere - - - de - franchir - serf - en - testament - fu - establi - en - la - loi - que - . - i - . - hom - fist - qui - avoit - non - - - Chienz - - - Chiens - - - . - Et - estoit - ainsis - apeléz - à - la - samblance - dou - chien - qui - se - gist - en - la - paille - , - si - ne - puet - mengier - ne - il - ne - vuet - sosfrir - que - les - vaches - en - manjussent - , - qui - volentiers - en - manjassent - . - Car - autressi - estoit - il - de - cele - loi - qui - - ne - sosfroit - pas - que - li - sires - qui - ne - pooit - retenir - sez - sers - aprez - sa - mort - lor - donast - franchise - à - toz - . - Et - noz - - - jujonz - - - jugons - - - que - celle - lois - soit - del - tot - abatue - , - por - ce - que - ele - enpeesche - les - franchises - et - est - envieuse - , - car - ce - estoit - chose - assez - contraire - à - humanité - que - li - vif - n - eussent - pooir - de - franchir - tote - lor - maisnie - se - aucune - droite - - - chause - - - cause - - - n - ' - empeechast - la - franchise - , - et - cil - pooirs - fust - toluz - à - celz - qui - se - - - jugierent - - - muerent - - - . -

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- - Ci - vient - une - autre - divisions - de - la - droiture - as - persones - . - - -

- Aprés - vient - une - autre - divisionz - de - la - droiture - - - des - - - as - - - personnes - , - car - les - - - unez - - - unes - - - persones - sunt - de - lor - droiture - et - les - autres - sunt - sozmises - à - autrui - droiture - . - Et - de - celes - qui - sunt - sozmisses - à - autrui - droiture - , - les - unes - sunt - en - la - poesté - leur - peres - et - les - autres - en - la - poesté - lor - seigneurs - . - Voionz - dons - de - celes - qui - sunt - sozmises - à - autrui - droiture - , - car - se - noz - savons - qui - sunt - ices - personez - , - noz - entenderonz - bien - - - lesqueles - - - les - queles - - - sunt - de - lor - droitures - . - Et - si - - - traitons - - - traiterons - - - premierement - de - celes - qui - sunt - en - la - poesté - lor - seigneurs - . -

-

- Li - serf - sunt - en - la - poesté - à - leur - seigneurs - , - et - ceste - poestés - vint - del - droit - as - genz - , - car - noz - poons - apercevoir - en - - - totes - - - totez - - - genz - oelment - que - li - segneur - ont - poesté - sor - lor - sers - , - ou - de - mort - ou - de - vie - , - et - tot - ce - qui - est - aquis - par - le - serf - est - - - aquis - - - acquis - - - à - son - - seigneur - . -

-

- Mes - il - ne - list - en - cel - tenz - à - nul - dez - homez - qui - sunt - soz - nostre - empire - que - il - - - soient - - - soit - - - à - desmesure - cruel - contre - lor - serf - - - sanz - - - sans - - - cause - droite - et - loial - , - car - selonc - l - ' - establisement - au - saint - empereor - Antonin - , - il - est - conmandé - que - cil - qui - ocit - son - serf - sanz - cause - ne - soit - paz - mains - punis - que - cil - qui - ocit - autrui - serf - . - Mes - la - desmesuree - asprece - as - seignors - est - - - refremee - - - refrenee - - - par - l - ' - establisement - à - cel - meismes - prince - , - car - quant - aucun - des - prevoz - des - contrees - li - demanderent - conseil - des - sers - qui - s - ' - enfuioient - as - eglyses - ou - as - ymagez - as - princez - , - il - conmanda - que - , - se - li - seignor - estoient - cruel - à - desmesure - , - il - fussent - - - constraint - - - contraint - - - de - vendre - lor - sers - par - bones - condictionz - , - si - que - li - pris - en - fust - as - seigneur - . - Et - ce - fust - par - droit - , - quar - ce - est - li - preuz - à - la - chose - conmune - que - nus - n - ' - use - mavaisement - de - sa - chose - . - Et - les - paroles - de - cel - establissement - , - qui - fu - envoiéz - - - au - - - à - - - Marcian - , - sunt - teles - : - « - Il - convient - que - la - poestés - au - seigneur - soit - toute - entiere - sor - - - lor - - - lors - - - sers - et - que - on - ne - tolle - à - nul - home - sa - droiture - ; - et - ce - est - li - prex - as - seignors - meismez - que - aide - ne - soit - pas - - - devee - - - devé - - - à - celz - qui - par - droit - la - requierent - contre - la - cruauté - à - lor - seigneurs - ou - contre - faim - ou - contre - trop - grant - tort - fet - . - Et - por - ce - , - enquier - - - de - - - des - - - conplaintez - à - celz - de - la - maisnie - - - Fabin - - - Sabin - - - qui - s - ' - en - sunt - fui - à - garant - à - l - ' - ymage - l - ' - empereor - , - et - se - tu - treves - que - il - lez - - ait - tenues - pluz - asprement - que - drois - n - ' - est - ou - que - trop - granz - tors - lor - ait - esté - fés - , - si - conmande - que - il - soient - vandu - en - tel - maniere - que - il - ne - viegnent - jaméz - en - la - poesté - lor - seigneur - . - Et - se - li - sires - fet - aucune - chose - por - grever - mon - establissement - , - sache - que - je - panrai - plus - cruel - vengence - de - cest - mesfet - . - » -

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- - - Cist - tritres - est - de - celz - qui - sunt - en - nostre - poesté - . - Cist - titres - est - de - la - poesté - aus - peres - . - - - -

- Nostre - enfant - sunt - en - nostre - poesté - , - que - noz - avons - eu - de - - - loiauz - - - loiaus - - - noces - . -

-

- Nocez - et - mariages - est - conjonctions - d - ' - ome - et - de - fame - qui - dure - tote - lor - vie - sanz - departir - . -

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- Noz - avonz - sor - noz - enfanz - la - droiture - de - poesté - , - et - ce - est - propre - chose - as - citeains - de - Rome - , - car - nul - ne - - - sont - - - sunt - - - qui - aient - tés - poestéz - sor - lor - enfanz - conme - noz - avonz - . - Cil - qui - nest - dont - de - toi - - - ne - - - et - - - de - ta - fame - - - - est - en - ta - poesté - , - et - cil - qui - nest - de - ton - fil - et - de - sa - fame - - - , - ce - est - tes - niéz - et - ta - niece - . - Et - est - en - ta - poesté - , - et - li - efant - à - ton - neveu - et - à - ta - nièce - , - et - li - enfant - qui - aprés - vienent - . - Ne - por - quant - li - enfez - qui - nest - de - ta - fille - n - ' - est - pas - en - ta - poesté - , - mais - en - la - poesté - son - pere - . -

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- - Cist - titres - est - des - - loiauz - mariagez - mariages - - . - -

- Li - - - citeain - - - citeains - - - de - Rome - font - loiauz - mariagez - - - entr - ' - elz - - - entrels - - - , - quant - il - s - ' - asamblent - selonc - le - conmandement - des - loiz - , - si - que - li - home - soient - en - l - ' - eage - que - barbe - conmence - à - venir - et - lez - famez - telez - que - eles - puissent - sosfrir - conpaignie - d - ' - ome - - , - conment - que - il - soient - , - ou - en - lor - - - droitures - - - droiture - - - ou - en - la - poesté - leur - peres - , - portant - que - cil - qui - sunt - en - la - poesté - lor - peres - aient - - - l - ' - assentement - - - l - ' - asentement - - - à - lor - peres - an - qui - poesté - il - sunt - . - Quar - la - raisonz - citeainne - et - la - naturel - amoneste - que - ce - doit - estre - fet - si - que - li - conmandemenz - au - pere - doit - aler - avant - . - Et - por - ce - demande - l - ' - en - se - la - fille - au - forsené - se - doit - marier - ou - se - ses - filz - doit - prendre - fame - . - Et - quant - diversez - opinions - estoient - des - filz - , - noz - ostanmez - la - doute - et - otroianmez - que - li - filz - au - forsené - se - peust - marier - sanz - l - ' - asentement - dou - pere - , - autressi - conme - la - fille - , - selonc - la - maniere - qui - fu - donnee - en - nostre - establisement - . -

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- Il - ne - noz - lit - dont - paz - à - prendre - totes - famez - , - car - noz - noz - devonz - atenir - del - mariage - à - aucunez - . - Et - mariages - ne - puet - pas - estre - asambléz - entre - les - personez - qui - ont - le - - - leu - - - len - - - des - peres - et - d - ' - enfanz - , - si - conme - entre - le - pere - et - la - fille - ou - entre - l - ' - aiol - et - la - niece - et - entre - la - mere - et - le - fil - et - l - ' - aiole - et - le - nevou - et - entres - totez - les - - - personez - - - personnez - - - qui - ainsiz - - - vienent - - - viennent - - - en - descendant - . - Et - se - telez - personez - s - ' - asamblent - - - entr - ' - elz - - - entrelz - - - , - l - ' - on - dit - que - ellez - font - mariage - esconmenié - - - - et - - - contre - loi - . - Et - ceste - chose - est - si - venue - que - , - ja - soit - ce - que - il - ne - soient - en - - - leu - - - len - - - de - pere - et - d - ' - enfanz - for - par - - - adanption - - - adoption - - - , - ne - porquant - il - ne - puent - pas - asambler - soi - par - mariage - ; - et - cist - meesmes - drois - est - establez - aprés - ce - que - - - l - ' - adopcionz - - - l - ' - adoptionz - - - est - departie - . - Tu - ne - puez - donc - pas - prandre - à - fame - cele - qui - avoit - conmencié - à - estre - ta - fille - ou - ta - niece - par - adoption - , - ja - soit - ce - que - tu - l - ' - aiez - mise - hors - de - ton - baill - . -

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- En - icelez - personez - qui - sunt - conjointez - par - lynage - de - travers - a - une - autretel - garde - , - mes - ele - n - ' - est - paz - si - granz - . - Mez - sans - doute - mariages - est - - - deveés - - - devees - - - entre - le - frere - et - la - seror - , - conment - que - il - sunt - , - ou - se - il - sunt - d - ' - un - pere - et - d - ' - une - mere - ou - d - ' - un - pere - et - de - . - ii - . - merez - ou - . - ii - . - peres - et - d - ' - une - mere - . - Et - - - ce - - - se - - - aucune - a - conmencié - à - estre - ta - suer - par - adoption - , - mariages - ne - puet - pas - estre - faiz - entre - toi - et - li - tant - conme - l - ' - adoptions - dure - , - mais - quant - l - ' - adoptions - sera - faillie - et - - - ele - - - elle - - - sera - mise - hors - del - - - bail - - - baill - - - ton - pere - , - - - - tu - la - porras - bien - prendre - à - fame - ; - et - se - tu - es - - - ainçois - - - aincois - - - mis - hors - du - bail - ton - pere - , - - - il - n - ' - i - a - rienz - qui - enpeesche - le - mariage - . - Et - por - ce - - - est - il - - - est - il - - - certainne - chose - que - se - aucuns - vuet - faire - de - son - gendre - son - fil - par - adoption - , - il - doit - avant - maitre - sa - fille - hors - de - son - baill - ; - et - se - aucunz - vuet - faire - sa - bruz - sa - fille - adoptive - , - il - doit - avant - metre - son - fil - hors - de - son - baill - . -

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- Il - ne - list - à - nul - home - que - il - - - prenge - - - prengne - - - à - fame - la - fille - son - frere - ne - celle - à - sa - seror - ne - la - niece - à - son - frere - ne - à - sa - suer - , - ja - soit - ce - que - il - soient - del - quart - degré - , - car - quant - il - ne - puet - prandre - la - fille - à - aucun - , - il - ne - puet - pas - prandre - sa - niece - . - Il - n - ' - apert - - - paz - - - pas - - - que - il - te - - - soit - - - soi - - - deveé - pue - tu - ne - praingnez - - à - fame - la - fille - à - la - fame - de - coi - tes - peres - fist - sa - fille - adoptive - , - car - - - ele - - - elle - - - ne - t - ' - apartient - ne - par - droit - naturel - ne - par - droit - citeain - . -

-

- Li - enfant - as - . - ii - . - freres - ou - as - . - ii - . - sereurs - - - - et - cil - du - frere - et - de - la - sereur - - - puent - bien - estre - - - jout - - - joint - - - par - mariage - . -

-

- Il - ne - list - pas - à - home - que - il - prengne - la - seror - son - pere - ne - la - sa - mere - , - ja - soit - ce - que - ele - soit - lor - suer - par - - - adoction - - - adoption - - - , - car - eles - sunt - autressi - conme - li - peres - ou - conme - la - mere - . - Et - par - ceste - raison - - - est - il - - - est - il - - - voirs - que - noz - ne - poonz - pas - prandre - à - fame - la - seror - à - nostre - aiol - ne - cele - à - nostre - aiole - . -

-

- Il - noz - convient - atenir - del - mariage - à - aucunez - fames - por - l - ' - onor - d - ' - - - isfanité - - - affinité - - - , - si - conme - il - ne - list - pas - a - home - que - il - - - preigne - - - praigne - - - sa - filastre - ou - sa - bruz - , - quar - l - ' - une - et - l - ' - autre - est - autresi - conme - sa - fille - ; - et - on - doit - ce - entendre - quant - ele - n - ' - est - mes - sa - bruz - ne - sa - fillastre - , - car - - - ce - - - se - - - ele - est - - - ancor - - - encor - - - ta - bruz - , - - - ce - est - se - - - se - - - ele - est - - - encor - - - encore - - - fame - ton - fil - . - Il - i - a - autre - raison - par - coi - tu - ne - la - pues - paz - avoir - à - fame - , - car - ele - ne - puet - estre - ensamble - fame - à - . - ii - . - Et - - - ce - - - se - - - ele - est - encore - ta - fillastre - , - ce - est - se - tu - as - encore - sa - mere - à - fame - , - tu - ne - la - puez - paz - panre - , - car - - - ele - - - il - - - ne - te - list - - - paz - - - pas - - - à - avoir - . - ii - . - famez - ansamble - . -

-

- Et - il - est - deveé - que - nuz - ne - pregne - sa - suire - ne - sa - marastre - , - car - eles - sunt - en - leu - de - mere - , - et - ce - doit - estre - entendu - aprés - ce - que - l - ' - afinité - est - departie - , - car - se - ele - est - encore - ta - marastre - , - ce - est - se - ele - est - ancore - fame - ton - pere - , - tu - ne - laisses - paz - por - l - ' - afinité - tant - solement - à - - - prendre - - - prandre - - - la - à - fame - , - mes - par - conmun - droit - , - - par - coi - il - li - est - deveé - que - - - il - - - ele - - - ne - - - soient - - - soit - - - ensamble - fame - à - . - ii - . - homez - , - et - se - ele - est - ancore - ta - suire - , - ce - est - - - ce - - - se - - - sa - fille - est - ancor - ta - fame - , - li - mariages - est - empaiechiés - por - ce - que - tu - ne - - - puez - - - pues - - - paz - avoir - . - ii - . - famez - ensamble - . -

-

- Li - filz - que - li - maris - a - d - ' - autre - fame - , - et - la - fille - que - la - fame - a - d - ' - autre - mari - se - puent - bien - asambler - par - mariage - , - ja - soit - ce - que - il - aient - . - i - . - enfant - de - leur - mariage - qui - soit - frere - à - l - ' - un - et - a - l - ' - autre - . -

-

- Se - ta - fame - se - departi - de - toi - et - ele - a - une - fille - d - ' - un - autre - mari - que - ele - a - puis - pris - , - cele - fille - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - ta - fillastre - ; - mais - Juliens - - - dit - - - dist - - - que - l - ' - on - se - doit - atenir - de - tel - mariage - , - car - l - ' - espousee - à - mon - fil - n - ' - est - pas - ma - brus - ne - - - l - ' - espouse - - - l - ' - espousee - - - à - mon - pere - n - ' - est - pas - ma - marastre - , - ne - porquant - le - ferai - à - droit - se - je - me - taing - de - leur - mariage - . -

-

- Il - est - certaine - chose - que - li - servage - des - linages - empeeschent - mariages - , - se - li - peres - ou - la - fille - , - ou - li - frerez - et - la - sereur - ont - par - aventure - esté - franchi - . -

-

- Encor - i - a - il - autres - personez - à - qui - il - est - deveé - por - diverses - raisonz - que - eles - ne - se - marient - , - que - noz - avonz - otroié - que - soient - nombrees - es - - - livres - dez - - - livrez - az - - - Digestes - qui - furent - conquilliéz - de - l - ' - ancien - droit - . -

-

- Se - aucun - s - ' - asamblent - contre - lez - choses - que - noz - avonz - dites - , - l - ' - on - n - ' - - - atent - - - entent - - - pas - que - il - - - aient - - - i - ait - - - mari - ne - fame - ne - noces - ne - mariage - ne - doaire - ; - cil - qui - nessent - donc - de - cele - - - assamblee - - - assamblé - - - ne - sunt - pas - en - la - poesté - leur - pere - , - mez - il - sunt - autretel - en - tant - com - il - - - apartienent - - - apartient - - - à - la - poesté - au - pere - , - conme - cil - qui - sunt - que - la - mere - conçut - de - porchaz - , - car - on - - - entent - - - entend - - - que - il - aient - point - de - pere - , - por - ce - que - il - n - ' - est - paz - certaine - chose - qui - est - leur - peres - et - por - ce - suelent - si - fil - estre - apelé - bastart - ou - autresi - com - enfant - sanz - pere - . - Il - s - ' - ensieut - - - dont - - - donc - - - que - quant - tele - asamblee - sera - departie - l - ' - on - ne - puise - demander - arriere - ne - le - doaire - ne - le - don - por - noces - . - Et - cil - qui - s - ' - asamblent - par - mariage - qui - sunt - desveé - doivent - sosfrir - autres - - - painnes - - - paines - - - qui - sunt - contenuez - es - sainz - establissemens - . -

-

- Il - avient - aucune - fois - que - li - enfant - qui - ne - sunt - pas - en - la - poesté - leur - pere - maintenant - que - il - sunt - - , - il - sunt - aprés - ramené - . - Si - conme - cil - qui - est - filz - naturelz - et - puis - est - mis - à - servir - en - la - cort - l - ' - empereor - et - est - sozmis - à - la - poesté - son - pere - . - Et - cil - qui - est - nés - de - franche - fame - de - qui - li - mariagez - n - ' - est - pas - deveés - es - lois - , - mez - li - peres - avoit - acostumé - à - aconpaignier - à - lui - et - puis - furent - li - instrument - de - doaire - fet - par - nostre - establissement - , - cil - filz - est - en - la - poesté - son - pere - . - Et - - - ce - - - se - - - autre - enfant - sunt - - de - cel - - - meesmez - - - mesmez - - - mariage - , - nostre - establisemenz - lor - done - ce - meesmez - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - des - filz - adoptis - . - Cist - titres - est - des - adopcions - . - - -

- Non - pas - tant - solement - li - enfant - naturel - sunt - en - nostre - poesté - selonc - ce - que - nos - avonz - dit - , - mez - cil - - - qui - - - que - - - noz - faisonz - noz - filz - par - adoption - . -

-

- Adoptionz - est - fete - en - . - ii - . - manieres - , - ou - par - laitrez - au - prince - ou - par - le - commandement - as - maistres - . - Aucunz - puet - avoer - par - l - ' - autorité - l - ' - empereur - celz - ou - celez - qui - sunt - - - - de - - - leur - droiturez - , - ce - est - qui - sunt - hors - d - ' - autrui - poesté - , - et - ceste - maniere - d - ' - adoption - est - apelee - arrogation - . - Et - noz - avoons - par - le - conmandement - as - - - mestrez - - - mestres - - - celz - ou - celes - qui - sunt - en - la - poesté - leur - peres - , - en - quel - degré - que - il - soient - , - ou - el - premier - si - conme - fil - et - fillez - , - ou - en - secont - si - conme - niéz - et - niesce - , - ou - el - tiers - si - conme - li - enfant - au - neveu - ou - à - la - niece - . -

-

- Mes - il - est - orandroit - ainsi - - - que - - - par - - - nostre - establisement - que - , - quant - li - peres - naturés - done - son - fil - qui - est - en - son - bail - à - estrange - persone - par - adoption - , - les - droiturez - de - la - poesté - au - pere - naturel - ne - faillent - pas - por - ce - , - ne - nule - chose - que - il - ait - ne - vient - au - pere - adoptif - , - ne - il - n - ' - est - pas - en - sa - poesté - , - ja - soit - ce - que - noz - li - aions - donné - la - droiture - d - ' - avoir - son - heritage - se - il - muert - sanz - faire - testament - . - Et - se - li - peres - naturel - donne - son - fil - en - adoption - , - non - pas - à - estrange - home - mais - à - - - l - ' - aie - - - l - ' - aiel - - - au - fil - de - par - sa - mere - , - ou - se - li - peres - naturel - est - hors - de - baill - et - il - donne - son - fil - - - - en - adoption - - - à - son - aiel - de - par - son - pere - , - ou - il - li - done - au - besaiel - de - par - son - pere - ou - de - par - sa - mere - , - en - cest - caz - s - ' - - - asemblerent - - - asamblent - - - en - une - - - persone - - - personne - - - les - - - droiturelz - - - droitures - - - naturelz - et - celez - - - - et - celez - - - - d - ' - adoption - , - et - la - droiture - au - pere - adoptif - est - estable - et - couplee - par - naturel - lien - et - estrainte - par - loial - maniere - d - ' - adoption - , - si - que - il - soit - en - la - mainsnie - et - en - la - poesté - à - cel - pere - adoptif - . -

-

- Et - quant - . - i - . - enfes - - - qui - - - qui - - - est - dedens - aage - est - avoéz - par - laitres - l - ' - empereur - , - li - avoement - est - otroiéz - quant - la - cause - est - conneue - , - et - l - ' - en - - - aquiert - - - enquiert - - - se - la - cause - est - honeste - et - se - ce - est - li - preuz - a - l - ' - orfelin - . - Et - li - - - avoemens - - - avoemenz - - - - - soit - - - est - - - fez - - - en - - - à - - - une - condictionz - , - si - que - cil - qui - avoe - l - ' - orfelin - doint - causion - à - aucune - conmune - persone - , - ce - est - à - . - i - . - notaire - , - que - se - li - orfelinz - muert - ains - que - il - soit - en - eage - , - il - rendera - toz - ses - biens - à - celz - qui - fussent - si - oir - , - se - li - avoemenz - n - ' - eust - esté - faiz - . - Et - cil - qui - lez - avoes - ne - les - puet - pas - metre - hors - de - son - baill - se - il - ne - sunt - digne - d - ' - estre - miz - hors - de - baill - , - quant - la - cause - sera - conneue - , - et - lors - lor - rande - il - toz - - - les - - - leur - - - bienz - . - Mes - se - cil - peres - se - muert - et - il - met - hors - de - son - hiretage - le - fil - que - il - a - avoé - ou - il - le - met - en - sa - vie - hors - de - son - bail - sanz - droite - cause - , - il - li - est - conmandé - que - il - li - laist - la - quarte - partie - de - ses - biens - par - desuz - les - - - bienz - - - biens - - - que - il - aporta - à - son - pere - adoptis - et - par - desuz - celz - que - il - a - puiz - - - aquis - - - acquis - - - . -

-

- Il - ne - noz - plest - pas - que - li - pluz - jones - puisse - avoir - le - pluz - viel - quar - - - adoptions - - - adoption - - - ansieut - nature - , - et - ce - seroit - merveillez - à - oïr - que - li - filz - fust - pluz - vielz - que - li - peres - . - Cil - qui - fet - dont - - - son - fil - d - ' - aucun - - - d - ' - aucun - son - fil - - - par - - adoption - ou - par - avoement - doit - estre - . - xviii - . - anz - pluz - vielz - de - lui - . -

-

- Il - list - a - aucun - - - avoé - - - avoer - - - . - i - . - autre - en - liu - de - nevou - ou - de - niece - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - ait - point - de - fil - . -

-

- Et - aucuns - puet - - - avoir - - - avoer - - - autrui - fil - el - lieu - de - son - neveu - et - autrui - neveu - en - lieu - de - son - fil - . -

-

- Maiz - se - aucuns - avoe - . - i - . - enfant - en - lieu - de - neveu - autresi - conme - se - il - fust - de - son - fil - avoé - que - il - a - en - sa - poesté - , - ou - de - son - fil - naturel - qui - est - an - son - bail - , - il - convient - en - cest - cas - que - li - filz - - - s - ' - i - - - si - - - asente - , - - - - que - aucuns - ne - soit - ses - oirs - maugré - suen - . - Et - encontre - ce - , - se - li - aielx - donne - son - neveu - en - adoption - que - il - a - de - son - fill - , - il - ne - convient - pas - que - li - filz - s - ' - i - asente - . - - -

-

- En - plusors - cas - est - cil - qui - est - avoéz - sanblablez - à - celui - qui - est - nez - de - loial - mariage - , - et - por - ce - , - se - aucuns - a - avoé - . - i - . - estrange - par - l - ' - empereor - ou - par - devant - le - prevost - ou - par - devant - le - - - governeur - - - gouverneur - - - de - la - contree - , - il - peut - doner - celui - meismez - en - adoption - . -

-

- Mais - ceste - chose - est - conmune - à - l - ' - une - et - l - ' - autre - adoption - que - cil - qui - ne - puet - engendrer - enfanz - par - nature - les - puet - bien - avoer - , - mez - cil - qui - sunt - chastré - ne - les - puent - avoer - . -

-

- Famez - ne - puent - pas - avoir - filz - adoptis - , - car - ele - n - ' - ont - pas - en - lor - poestéz - lor - filz - naturés - , - mez - elez - puent - bien - avoer - par - l - ' - indulgence - au - prince - por - avoir - confors - de - lor - enfanz - que - elez - ont - perdus - . -

-

- Et - ce - est - propre - chose - à - l - ' - adoption - qui - est - faite - par - - - - l - ' - otroi - - - l - empereor - que - , - se - cil - qui - a - enfanz - en - sa - poesté - se - done - à - estre - fiz - - adoptis - , - il - seuz - n - ' - est - paz - sozmis - à - la - poesté - à - celui - qui - l - ' - a - avoé - , - maiz - tuit - li - enfant - que - il - a - en - sa - poesté - , - autresi - conme - se - il - fussent - nevou - adoptif - . - Et - ainsi - avoa - li - sains - empereres - Augustus - Tybere - ainz - que - il - eust - avoé - - - Germanie - - - Germanicus - - - ; - et - quant - l - ' - adoptions - fu - parfaite - Germanicus - - - conmença - - - conmenca - - - - - mez - estre - - - à - estre - niéz - - - adoptif - à - l - ' - empereor - . -

-

- Li - ancien - racontent - que - il - - - trovarent - - - trouvarent - - - escrit - es - livres - Caton - que - se - li - sires - fet - de - ses - sers - ses - filz - adoptif - il - puent - estre - franchi - par - ce - , - et - par - ce - fumes - noz - enseignié - et - conmandanmez - en - nostre - establisement - que - li - sers - que - sez - sires - apela - son - fil - en - ses - escris - soit - franz - par - ce - , - ja - soit - ce - que - ce - ne - li - - - sosfise - - - sosfice - - - pas - à - recevoir - la - droiture - de - fil - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - de - maitre - hors - de - baill - . - Cist - titres - est - en - quel - maniere - la - droiture - de - la - poesté - faut - . - - - -

- Voionz - ore - en - quel - maniere - cil - qui - sunt - sozmis - à - autrui - droiture - sunt - delivré - de - cele - droiture - . - Et - noz - poons - entendre - conment - li - sers - sunt - delivré - de - la - poesté - - - au - - - leur - - - seigneur - par - ce - que - noz - avonz - dit - avant - de - celz - qui - sunt - franchi - , - mes - cil - qui - sunt - en - la - poesté - leur - pere - sunt - de - leur - droiture - quant - li - peres - est - mors - . - - - Mes - - - Mais - - - il - puet - ci - avoir - distinction - , - quar - quant - li - peres - est - mors - li - fil - et - lez - fillez - qui - estoient - en - sa - poesté - sunt - en - totez - menieres - de - lor - droiturez - , - mes - quant - li - aielz - est - mors - , - li - neveu - et - - lez - - - nices - - - nieces - - - qui - estoient - en - sa - poesté - ne - sunt - paz - en - toutez - menierez - de - leur - droiturez - , - se - ainsiz - est - qu - ' - il - chient - en - la - poesté - leur - pere - apréz - la - mort - lor - aiel - . - Quar - se - leur - aiel - muert - et - lor - peres - remaint - en - vie - , - qui - estoit - en - la - poesté - au - sien - pere - , - il - sunt - en - la - poesté - - - lor - - - leur - - - pere - apréz - la - mort - lor - aiel - . - Mez - se - lor - peres - morut - ainz - que - lor - aiel - , - ou - il - issit - de - la - poesté - au - sien - pere - ains - que - - - il - - - ils - - - morust - , - cil - qui - ne - porrent - lors - - - chaïr - - - chair - - - en - sa - - - poverté - - - poesté - - - sunt - de - leur - droiture - . -

-

- Quant - cil - qui - est - envoiéz - en - essil - por - aucun - mesfet - - - pert - - - pert - - - la - cité - de - Rome - , - il - s - ' - ensiut - que - li - enfant - sunt - delivré - de - la - poesté - à - celui - qui - en - ceste - meniere - est - ostés - del - nombre - as - citeainz - de - Rome - , - autresi - com - se - il - fust - mors - . - Et - par - autretel - raison - , - se - cil - qui - estoit - en - la - poesté - son - pere - - - - est - envoiéz - en - essil - , - il - lesse - à - estre - en - la - poesté - son - pere - - - ; - mes - se - il - est - - - rapelés - - - rapeléz - - - par - l - ' - indulgence - au - prince - , - il - reçoit - en - toutes - choses - l - ' - ancien - estat - . -

-

- Et - li - pere - qui - sunt - envoié - en - essil - jusqu - ' - à - certain - terme - retienent - lor - enfanz - - - et - - - - en - lor - poesté - , - et - encontre - ce - li - enfant - qui - sunt - envoié - en - essil - jusqu - ' - à - terme - remainnent - en - la - poesté - leur - peres - . -

-

- Cil - qui - est - fés - sers - à - torment - laise - sez - filz - à - avoir - en - sa - poesté - . - Cil - sunt - fet - serf - à - torment - qui - sunt - dampné - à - paine - de - porter - metal - , - si - conme - cil - - - - a - - - qui - on - fet - mantel - de - plonc - , - ou - cil - qui - sunt - sozmis - as - bestez - . -

-

- Se - li - filz - qui - est - em - bail - son - pere - devient - chevaliers - ou - il - - est - faiz - senateurs - ou - consilliers - , - il - remaingne - en - la - poesté - son - pere - , - quar - chevalerie - ne - dignités - de - consillier - ne - delivre - pas - son - fil - de - la - poesté - son - pere - , - mais - la - soverainne - dignitéz - a - celz - qui - sunt - autresi - conme - pere - l - ' - empereor - delivre - par - nostre - establisement - le - fil - de - la - poesté - son - pere - déz - que - li - empereres - li - a - bailliéz - lez - escris - de - cele - dignité - . - Quar - qui - sozferroit - que - li - peres - peust - relaichier - son - fil - - - de - lai - - - des - laz - - - de - sa - poesté - par - meniere - de - metre - le - hors - de - son - bail - et - la - hautesce - l - ' - empereor - ne - peust - pas - oster - d - ' - autrui - poesté - celui - que - ele - a - esleu - conme - son - pere - ? -

-

- Se - li - peres - est - pris - et - menéz - en - chaitivisonz - , - ja - soit - ce - que - il - soit - féz - sers - a - sez - ennemis - , - ne - porquant - la - droiture - des - enfanz - est - - - escrulé - - - encrullé - - - porce - que - il - - - ne - - - - puet - avenir - que - li - perez - revendra - de - la - chaitivison - . - Quar - se - cil - qui - sunt - pris - revienent - arriere - , - il - ont - toutez - lor - anciennez - droiturez - , - et - por - ce - , - - - - se - - - li - peres - revient - , - il - avra - ses - enfanz - en - sa - poesté - autresi - com - s - ' - il - n - ' - eust - onques - esté - hors - de - la - cité - . - Mais - se - li - peres - muert - en - la - chaitivison - , - il - apert - que - li - filz - fu - de - sa - droiture - dés - que - li - peres - fu - pris - . - Et - se - li - filz - ou - li - niéz - est - pris - et - menéz - en - - - chaitivison - - - chaitivision - - - , - noz - disonz - autresi - que - la - droiture - de - la - poesté - au - pere - est - - - encrulé - - - encrullé - - - por - ce - que - il - puet - avenir - que - il - - - revandront - - - revendra - - - de - la - chaitivison - ; - et - noz - disonz - que - cil - revient - de - chaitivison - qui - entre - dedenz - lez - bonnez - de - nostre - empire - qui - sunt - autresi - , - selonc - - - lez - - - les - - - ancienz - , - conme - l - ' - antree - de - sa - maison - . - Quant - aucunz - a - esté - pris - et - si - annemi - sunt - vaincu - et - il - est - recouvréz - , - l - ' - on - dit - que - il - est - - - venuz - - - revenuz - - - de - chaitivisonz - . -

-

- En - sor - que - tot - li - enfant - laissent - à - estre - en - la - poesté - - - dou - - - leur - - - pere - quant - il - les - maitent - hors - de - leurs - baill - . - Maiz - il - - - les - - - lez - - - metoient - en - tel - meniere - hors - selonc - l - ' - anciene - forme - dez - lois - , - que - il - faisoient - - - samblant - - - semblant - - - de - vendre - les - et - de - franchir - lez - ou - il - atendoient - que - il - en - avoient - lez - laitrez - l - ' - empereur - . - Mez - nostre - porveance - reforma - ce - en - mielz - par - nostre - establisement - , - si - que - toz - li - ancienz - enseignemens - soit - ostéz - , - et - li - pere - aillent - par - devant - les - jugez - ou - par - devant - lez - bailliz - de - qui - juridicion - il - sunt - et - metent - hors - de - lor - mains - lor - filz - ou - lor - fillez - , - ou - lor - neveuz - ou - lor - niesces - - - - , - et - li - peres - alors - par - le - bannissement - au - prevost - ait - autretel - droiture - es - bienz - au - filz - ou - à - la - fille - , - ou - au - neveu - ou - à - la - niesce - , - - - que - il - a - mis - hors - de - son - baill - conme - li - - - paitrons - - - patrons - - - a - es - bienz - à - celui - que - il - a - franchi - . - Et - se - li - filz - ou - la - fille - sunt - dedenz - aage - quant - li - peres - les - met - hors - de - son - baill - , - il - covient - que - il - les - preigne - en - garde - . -

-

- Noz - devons - estre - amonesté - que - cil - qui - a - son - fil - en - sa - poesté - , - ou - . - i - . - neveu - ou - une - niece - de - cel - fil - , - il - - - a - - - ait - - - franche - poesté - de - metre - le - fil - hors - de - son - baill - et - de - retenir - en - sa - main - - le - neveu - ou - la - niece - , - ou - de - retenir - le - fil - en - sa - poesté - et - de - metre - hors - de - son - baill - le - neveu - ou - la - niece - ou - de - metre - les - toz - ensamble - hors - de - son - bail - . - Et - ce - meismes - doit - estre - entendu - des - enfanz - au - nevou - ou - à - la - niece - . -

-

- Et - se - li - peres - donne - en - adoption - son - fil - que - il - a - en - sa - poesté - à - son - aiel - ou - à - son - besaiel - naturel - , - selonc - nos - establisemenz - que - noz - avonz - fet - de - ce - , - et - il - esclaire - ce - en - cort - par - devant - avenant - juge - , - si - que - cil - qui - est - donnéz - en - adoption - est - presenz - et - ne - le - contredit - paz - , - et - cil - qui - le - reçoit - autresi - , - la - droiture - au - pere - naturel - faut - et - il - vient - en - la - poesté - au - pere - adoptif - en - qui - personne - noz - avonz - avant - dit - que - l - ' - adoptions - est - - - premiere - - - pleniere - - - . -

-

- Il - convient - savoir - que - se - ta - bruz - a - - - conceu - - - conçeu - - - . - i - . - enfant - de - ton - fil - et - tu - mes - ton - fil - hors - de - ton - baill - ou - tu - le - donez - en - adoption - tant - comme - ta - bruz - est - grosse - , - por - ce - ne - remandra - paz - que - li - enfez - qui - naistra - de - li - ne - soit - en - ta - poesté - , - maiz - se - li - enfes - est - - - conceu - - - conçeu - - - aprés - ce - que - - - ses - - - li - - - peres - est - mis - hors - de - bail - ou - que - il - est - donéz - en - adoption - , - il - sera - sozmis - a - la - poesté - son - pere - qui - est - hors - de - bail - ou - a - cele - à - son - aiel - adoptif - . -

-

- Et - si - - - covient - - - convient - - - savoir - que - li - enfant - naturel - - - ne - li - - - ni - - - adoptis - ne - puent - en - nule - maniere - - - contraindre - - - contraidre - - - lor - pere - de - metre - lez - hors - de - sa - poesté - . - -

-
-
- - - Cist - titres - est - de - cels - qui - sunt - en - garde - ou - en - mains - de - procureor - . - Cist - titres - est - des - gardes - . - - - -

- Or - venonz - à - une - autre - - - division - - - divisions - - - des - - - personez - - - personnez - - - , - car - des - personez - qui - ne - sunt - paz - en - autrui - poesté - , - les - unez - sunt - en - garde - ou - en - autrui - procurement - , - lez - autres - ne - sunt - ne - en - l - ' - un - et - ne - en - l - ' - autre - . - Voions - dont - de - celez - qui - sunt - en - garde - eu - en - procurement - , - car - par - ce - entendrons - noz - des - autres - personez - qui - ne - sunt - ne - en - l - ' - un - ne - en - l - ' - autre - . - Or - voions - dont - premierement - de - celz - qui - sunt - en - garde - . -

-

- Garde - , - si - conme - Servius - dist - , - est - droiture - et - poestéz - qui - est - donee - et - - - envoie - - - octroiee - - - par - le - droit - citeain - sor - franz - - - homez - - - homes - - - - - et - - - à - - - desfendre - le - por - ce - que - il - ne - se - puet - desfandre - , - - - porce - - - parce - - - que - il - est - dedenz - aage - . -

-

- Li - gardeur - sunt - cil - qui - ont - cele - force - et - cele - poesté - par - coi - il - sunt - ainsiz - apelé - , - et - si - sunt - nomé - autressi - conme - desfendeur - . -

-

- Il - est - dont - otroié - as - peres - que - il - doignent - en - leur - testament - desfendeur - à - lor - enfanz - qui - sunt - dedenz - aage - que - il - ont - en - leur - poesté - . - Et - ce - est - tenable - en - toute - meniere - au - fil - et - à - la - fille - qui - sunt - en - bail - lor - pere - et - il - puet - en - son - testament - doner - - - desfendeur - - - desfandeur - - - à - ses - - - neveuz - - - neveux - - - et - à - ses - nieces - - - , - et - - - - , - se - ainsiz - est - , - que - il - - - doient - - - doit - - - aprés - sa - mort - revenir - en - la - poesté - lor - pere - . - Se - tez - filz - est - dont - en - ta - poesté - el - tenz - de - ta - mort - , - tu - ne - porras - pas - en - ton - testament - doner - desfendeur - à - ton - neveu - de - par - lui - , - ja - soit - ce - - que - il - soit - en - ta - poesté - , - car - quant - tu - seraz - mors - il - chairra - en - la - poesté - son - pere - . -

-

- Por - ce - que - cil - qui - sunt - encore - à - naistre - sunt - en - plusors - autres - cas - autresi - conme - cil - qui - sunt - ja - - , - il - noz - plest - en - cest - caz - que - desfendeur - puissent - estre - donné - en - testament - - - - à - - - cex - qui - sunt - encore - el - ventre - à - la - mere - autresi - bien - conme - - - - à - - - celz - qui - sunt - ja - - , - se - il - sunt - tel - que - il - fussent - en - la - poesté - as - perez - se - il - - - nasquissent - - - naquissent - - - en - lor - vivant - . -

-

- Et - se - li - peres - donne - en - son - testament - desfendeur - à - son - fil - qui - est - hors - de - sa - poesté - , - il - doit - estre - confreméz - par - la - sentence - au - prevost - sanz - nule - enqueste - . -

-
-
- - - Li - quel - puent - estre - desfendeur - . - Cist - titres - est - en - qui - garde - d - ' - onme - est - bailliee - . - - - -

- Cil - qui - est - hors - del - bail - ne - puet - paz - tant - solement - estre - faiz - desfenderez - mais - cil - qui - est - en - la - poesté - son - pere - . -

-

- Et - li - sers - à - celui - qui - se - muert - puet - par - droit - , - el - testament - son - seignor - , - estre - faiz - desfenderez - à - sez - enfanz - si - que - franchise - li - soit - donee - . - Et - l - ' - on - doit - savoir - que - se - il - le - fet - desfendeur - à - sez - enfanz - sanz - franchir - le - , - il - apert - que - droite - franchise - li - apartient - , - parce - que - il - a - la - garde - des - enfanz - son - seignor - ; - - - maiz - - - mez - - - se - il - le - fet - lors - desfendeur - par - erreur - , - autresi - conme - se - il - fu - franz - , - il - convendra - dire - autre - chose - . - - - Autres - - - Autrui - - - sers - est - por - noiant - faiz - - - dezfanderes - - - desfenderes - - - en - testament - , - mais - il - puet - - - issi - - - ainsi - - - estre - faiz - quant - sez - sirez - l - ' - avra - franchi - , - et - ceste - - - condicions - - - conditions - - - est - por - noiant - mise - quant - - - aucunz - - - aucun - - - fet - de - son - propre - serf - desfendeur - à - sez - enfanz - . -

-

- Se - cil - qui - est - forsenés - ou - qui - a - mains - de - . - xxv - . - anz - est - faiz - desfenderez - en - testament - , - il - sera - desfenderez - quant - la - forsenerie - l - ' - avra - - - laisié - - - lessié - - - ou - - - quant - - - quand - - - il - avra - acompli - . - xxv - . - anz - . -

-

- L - ' - on - ne - doute - pas - que - - - viellars - - - viellards - - - ne - puisse - estre - - - desfanderez - - - desfenderez - - - jusqu - ' - à - certain - tanz - , - ou - soz - condition - ou - ainz - que - li - oir - soit - establiz - . -

-

- Maiz - il - ne - puet - pas - estre - desfenderes - de - certainne - chose - ou - de - certainne - cause - , - car - li - - - desfenderes - - - desfenderez - - - est - donéz - à - la - - - persone - - - personne - - - et - ne - mie - à - la - chose - ou - à - la - cause - . -

-

- Se - aucunz - a - doné - desfendeors - à - sez - filz - ou - à - - - ses - - - sez - - - fillez - , - il - apert - que - il - lez - ait - donéz - au - fil - ou - à - la - fille - qui - estoit - encor - el - ventre - sa - mere - quant - li - peres - fu - mors - , - car - cil - qui - est - encore - el - ventre - sa - mere - est - contenus - par - le - non - del - fil - ou - de - la - fille - . - Et - se - cil - qui - se - - - muet - - - muert - - - a - neveuz - , - l - ' - on - demande - se - defendeur - lor - sunt - doné - par - le - nonz - des - filz - . - Et - l - ' - on - doit - dire - que - il - apert - que - desfendeur - lor - - - soient - - - sont - - - doné - , - - - et - - - - se - il - dist - que - il - donoit - desfendeurs - à - sez - enfanz - . - Car - li - nonz - d - ' - enfanz - contient - filz - et - fillez - et - neveuz - et - niecez - et - celz - qui - sunt - encorres - a - nestre - , - - - maiz - - - mais - - - li - - - neveu - - - nevou - - - ne - lez - nieces - ne - - sunt - pas - contenu - el - non - del - fis - , - car - li - fil - sunt - apelé - autrement - que - li - nevou - ; - et - se - il - lez - a - donéz - à - celz - qui - sunt - - - encor - - - encore - - - à - naistre - , - li - filz - et - li - autre - enfant - i - seront - contenu - qui - sunt - encores - el - ventre - lor - merez - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - desfendeurs - qui - sunt - donné - par - loi - . - - -

- Se - aucun - sunt - à - qui - desfenderes - n - ' - est - pas - donéz - en - testament - , - lor - parant - sunt - lor - desfendeor - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - et - cil - desfendeur - sunt - apelé - loial - . -

-

- Li - parant - sunt - cil - qui - sunt - joint - as - enfans - par - lynage - par - devers - le - pere - , - si - conme - lor - - - frerez - - - freres - - - de - par - le - pere - , - ou - li - filz - au - frere - , - ou - li - onclez - , - ou - li - filz - à - l - ' - oncle - . - Et - cil - qui - sunt - joint - as - enfanz - de - par - - - - devers - - - lor - mere - ne - sunt - pas - de - celz - - - partiz - - - parenz - - - , - ne - porquant - il - sunt - joint - à - elz - par - droit - naturel - . -

-

- Ce - que - la - - - loiz - - - loi - - - apele - à - la - garde - lez - enfanz - les - paranz - sanz - testament - ne - doit - pas - estre - ainsi - entendu - : - se - cil - qui - pooit - - - doner - - - donner - - - as - sez - enfanz - desfendeurs - ne - fist - point - de - testament - , - maiz - se - il - ne - fist - en - son - testament - nule - mencion - de - la - garde - . - Et - l - ' - on - - - entant - - - antant - - - que - ce - avient - quant - cil - a - qui - la - garde - est - baillie - muert - ainz - que - cil - qui - fist - ie - testament - . -

-

- Maiz - la - droiture - del - parenté - est - plusors - foiz - perie - en - totes - menieres - par - l - ' - amenuisement - des - - - chiéz - - - chiés - - - , - - - - quelz - - - quar - - - parantés - est - nonz - de - droit - citeain - . - Et - la - droiture - d - ' - autre - linage - n - ' - est - paz - muee - , - car - la - raisonz - citeainne - puet - corrompre - les - chosez - citeainnez - , - mais - ele - ne - puet - pas - corrompre - les - chosez - naturelz - . -

-
-
- - Cist - titres - est - d - ' - amenuisement - de - - chiés - chief - - . - - -

- Amenuisemens - de - - - chiéz - - - chief - - - est - muance - - - des - - - à - savoir - del - - - premier - estat - , - et - ele - avient - en - . - iii - . - menierez - car - ele - est - ou - grande - ou - moiene - ou - petite - . -

-

- Li - granz - amenuisemenz - de - chief - est - quant - - - aucunz - - - aucun - - - pert - la - cité - de - Rome - et - franchise - tout - ensamble - , - si - conme - il - avient - - - en - - - deu - - - celz - qui - sunt - fet - serf - à - torment - par - cruauté - de - sentence - , - ou - à - celz - qui - ont - esté - franchi - qui - ne - faisoient - paz - envers - lor - patronz - ce - que - il - devoient - , - par - coi - il - sunt - condenpné - , - ou - à - celz - qui - sosfrent - que - il - soient - vandu - por - partir - au - - - priz - - - pris - - - . -

-

- Li - moiens - amenuisemens - de - chief - est - quant - la - cités - est - perdue - et - franchise - est - retenue - , - si - conme - il - avient - à - celui - à - qui - l - ' - yaue - et - li - feu - - - sunt - - - sunt - - - desveé - ou - à - celui - qui - est - envoiéz - en - essil - fors - dou - - - païz - - - païs - - - . -

-

- Li - petis - amenuisemens - de - chief - est - quant - la - cités - et - franchise - remaint - a - aucun - , - maiz - li - estas - est - muéz - , - et - - - ce - - - se - - - avient - en - celz - qui - soloient - estre - de - lor - droiture - et - - - commandent - - - conmencent - - - à - estre - sozmis - à - autrui - droiture - . - Se - li - filz - qui - estoit - en - baill - - - et - - - est - - - mis - hors - de - bail - , - ce - est - amenuisemenz - de - chief - . -

-

- Mes - se - sers - est - franchis - , - ce - n - ' - est - pas - amenuisemenz - de - chief - , - car - il - n - ' - avoit - point - de - chief - . -

-

- Et - cil - à - qui - li - dignitéz - est - muee - - - plus - - - pluz - - - que - li - estaz - ne - sosfrent - paz - amenuissement - de - chief - . - Et - por - ce - est - il - certaine - chose - que - cil - qui - sunt - osté - del - senat - ne - sosfrent - pas - amenuisement - de - chief - . -

-

- Et - ce - qui - a - esté - dit - que - li - lynages - remaint - apréz - l - ' - amenuisement - de - chief - est - voirs - , - se - l - ' - en - entent - del - menor - amenuisement - de - chief - , - car - li - - - linnage - - - linages - - - remaint - , - car - se - li - - grant - - - grand - - amenuisement - de - chief - i - avient - , - la - droiture - del - linnage - perist - , - si - conme - se - li - unz - de - celz - qui - sunt - d - ' - un - lynage - est - amenéz - en - servage - ; - mais - se - il - est - aprés - franchis - , - li - - - linages - - - lynages - - - revient - . - Et - se - aucunz - d - ' - elz - est - envoiéz - en - essil - , - li - lynages - faut - . -

-

- Et - porce - que - la - garde - des - enfanz - apartient - - - - aus - parenz - - - de - par - lor - pere - , - ele - n - ' - apartient - paz - à - toz - ensamble - , - mais - a - celz - qui - sunt - li - plus - prochain - ; - et - se - li - - - un - - - uns - - - sunt - autresi - prochain - conme - li - autre - , - ele - apertient - à - toz - . - Si - conme - - - - se - - - cil - qui - sunt - dedenz - aage - ont - plusors - frerez - qui - sunt - tuit - d - ' - un - - - meesmez - - - meesméz - - - degré - , - - - et - - - - por - ce - sunt - tuit - ensamble - apelé - à - la - garde - . -

-
-
- - - Cist - titrez - est - de - la - garde - à - celz - qui - ont - esté - franchi - . - Cist - titres - est - de - la - garde - qui - est - baillee - au - patron - selonc - la - loi - . - - - -

- La - garde - de - celz - et - de - celes - qui - ont - esté - franchi - apartienent - à - lor - patron - par - cele - meisme - loi - des - . - xii - . - tables - , - et - cele - garde - est - apelee - loial - , - non - pas - por - ce - que - cele - loi - face - mencion - - - - de - - - cele - garde - par - non - , - - - mais - - - maiz - - - por - ce - que - ele - est - receue - par - - - - l - ' - ezpositionz - - - l - ' - exposition - - - de - la - loi - et - des - consilliers - de - droit - , - autresi - conme - se - ele - fust - establie - par - lez - parolez - de - la - loi - . - Car - - - por - - - par - - - ce - que - la - - - loiz - - - loi - - - conmande - que - li - heritage - à - celz - et - à - celes - qui - sunt - franchi - venissent - à - lor - - - patronz - - - patron - - - se - il - - - morusent - - - morussent - - - sanz - faire - testament - , - crurent - li - ancien - que - la - garde - en - devoit - apartenir - à - elz - , - car - autresi - conmande - la - lois - que - li - parent - as - orfelinz - que - ele - apele - à - lor - heritage - soient - tenu - à - garder - sovent - lez - , - car - - - li - prex - de - l - ' - eritage - est - doit - estre - la - charge - de - la - garde - . - Et - por - ce - - - avonz - - - avons - - - noz - dit - sovent - que - se - une - fame - franchist - . - i - . - enfant - qui - est - dedenz - aage - , - ele - est - apelee - à - son - heritage - , - ja - soit - ce - que - uns - autrez - l - ' - ait - en - garde - . -

-
-
- - - Cist - titrez - est - de - la - garde - des - nevex - . - Cist - titres - est - de - la - garde - qui - est - baillee - aus - peres - . - - - -

- - - Se - - - Une - - - autre - garde - est - receue - à - la - maniere - de - cele - as - patronz - , - qui - est - autresi - apelee - loial - . - Quar - se - aucunz - met - hors - de - son - bail - son - fil - , - ou - sa - fille - , - ou - son - neveu - , - ou - sa - niece - de - par - son - fil - , - il - en - avra - la - garde - selonc - la - loi - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - de - garde - par - fiance - . - Cist - titres - est - de - la - garde - baillee - par - fiance - . - - - -

- Il - i - a - une - autre - maniere - de - garde - qui - est - apelee - garde - par - fiance - , - car - se - li - peres - a - mis - hors - de - baill - son - fil - ou - sa - fille - , - ou - son - neveu - , - ou - sa - niece - , - qui - sunt - dedenz - eage - , - la - garde - en - appartient - à - lui - selonc - la - loi - . - Et - quant - il - sera - mors - , - se - il - a - - - anfanz - - - enfanz - - - maslez - , - il - seront - - - desfendeur - - - desfendeeur - - - de - - lor - filz - et - de - leur - frerez - et - de - lor - sereurs - . - Et - quant - li - patronz - est - mors - qui - a - , - selonc - la - loi - , - la - garde - de - celz - que - il - a - franchis - , - la - garde - en - apartendra - à - sez - filz - selonc - la - loi - . - Et - por - ce - que - li - enfant - au - mort - - - fussent - - - fuissent - - - de - lor - droiture - apréz - la - mort - lor - - - pere - - - peres - - - , - se - il - ne - les - eust - mis - à - sa - vie - hors - de - son - bail - , - il - ne - revienent - pas - en - la - poesté - à - leur - freres - ne - en - lor - garde - . - Et - li - sers - qui - est - franchis - a - autretel - droiture - envers - lez - enfanz - son - seignor - apréz - sa - mort - . - Tuit - cist - sunt - ainsiz - apelé - - - - à - garder - - - orfelinz - se - il - sunt - de - parfait - aage - , - et - nostre - establisemens - conmanda - que - ce - soit - gardé - generalement - en - totes - gardez - et - en - toz - procuremenz - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - qu - ' - il - doit - doner - desfendeurs - à - celz - qui - point - n - ' - en - ont - . - Cist - titres - est - de - la - garde - qui - est - baillee - selonc - la - loi - que - Atillius - fist - . - - - -

- Se - aucuns - estoit - à - qui - nuz - desfenderes - ne - fust - donnéz - , - se - ce - estoit - à - Rome - , - li - prevoz - de - la - cité - et - - - de - - - - la - greignor - partie - des - connestables - dou - peuple - li - donoient - desfandeors - par - la - loi - que - Attilius - fist - . - Et - se - ce - estoit - es - contrees - , - li - prevost - des - contrees - li - donoient - par - la - loi - que - Julius - et - Ticius - firent - . -

-

- Et - se - desfenderes - estoit - donnéz - à - aucun - en - testament - soz - condiction - ou - à - terme - , - ainz - que - la - condictionz - ou - li - termes - fust - aconpliz - , - li - pooit - . - i - . - autres - - - desfanderez - - - desfenderez - - - estre - donéz - par - - - ces - - - cer - - - loiz - meesmez - ; - et - se - il - estoit - donnés - - purement - , - tant - conme - nus - n - ' - estoit - oirs - par - le - testament - , - pooit - li - desfenderez - estre - - - - donnés - par - ces - meismes - lois - qui - lessast - à - estre - desfanderres - se - la - condicion - avenist - , - ou - se - li - termes - venist - , - ou - se - oirs - se - mist - en - l - ' - eritage - . - - -

-

- - - - Et - quant - cil - qui - avoit - orfelinz - en - garde - estoit - pris - et - mené - en - chestivoison - , - uns - autres - desfenderres - estoit - - - demandés - par - cez - meesmez - loiz - qui - laisoit - la - garde - se - cil - qui - avoit - esté - pris - revenoit - de - chaitivisonz - , - quar - cil - qui - revenoit - - - conmençoit - aministrer - - - conmencoit - a - ministrer - - - la - garde - . -

-

- Mez - l - ' - en - ne - prendoit - pas - - - - par - - - les - devant - - - ditez - - - dite - - - lois - nule - caution - des - desfendeurs - que - lez - chosez - as - orfelins - seroient - sauvez - , - ne - riens - n - ' - estoit - contenu - de - constraindre - les - desfendeurs - d - ' - aministrer - la - garde - . -

-

- Maiz - noz - usons - de - tel - droit - que - li - prevost - de - la - cité - facent - a - Rome - par - lor - juridition - desfendeurs - par - enqueste - et - li - - - governeur - - - gouverneur - - - des - contrees - les - facent - en - lor - contrees - , - ou - li - - - mestre - - - mestres - - - les - facent - par - lez - conmandemens - as - prevoz - , - se - les - richeces - à - l - ' - orfelin - ne - sunt - - - grandez - - - grandes - - - . -

-

- Et - noz - ostonz - par - nostre - establissement - toutez - tez - forces - et - ordononz - que - li - conmandemenz - au - prevoz - ne - soit - pas - - - entendus - - - atendus - - - ; - maiz - se - li - chatelz - as - orfelins - vaut - jusqu - ' - a - . - l - . - solz - , - noz - volonz - que - li - desfendeur - des - citéz - , - ou - li - evesques - del - liu - ou - ce - sera - , - li - doingne - desfendeurs - et - pregne - de - lui - caution - selonc - la - forme - de - l - ' - establisement - au - peril - à - celz - qui - la - - - reçoivent - - - recoivent - - - . -

-

- Ce - est - chose - convenable - au - droit - naturel - que - cil - qui - sunt - dedenz - aage - soient - en - garde - , - si - que - cil - qui - n - ' - est - pas - de - parfait - aage - soit - - - governés - - - gouvernés - - - par - la - cure - d - ' - autres - . -

-

- Et - por - ce - dont - que - li - desfendeor - font - les - besongnez - as - orfelinz - et - - as - orphelinnez - , - quant - il - sunt - venu - en - aage - il - convient - que - raisonz - lor - en - soit - randue - par - jugement - de - garde - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - l - ' - autorité - à - desfendeurs - . - - -

- L - ' - autoritéz - au - desfendeor - est - - - aucune - chose - - - en - aucunes - causes - - - necessaire - as - orfelinz - et - en - aucunez - ne - lor - est - pas - necessaire - , - car - se - il - met - en - convenant - que - aucune - chose - li - soit - donee - , - l - ' - autoritéz - à - son - desfendeur - ne - li - est - paz - necessairez - , - mais - se - il - premet - à - autre - aucune - chose - à - doner - , - il - convient - que - il - ait - l - ' - autorité - à - celui - qui - l - ' - a - en - garde - , - car - il - noz - plest - que - il - lor - lise - à - amender - lor - conditions - , - - - c - ' - est - - - sanz - - - l - ' - autoritéz - à - celz - qui - lez - ont - en - garde - , - maiz - ne - la - - - puiscent - - - puistent - - - pas - empirier - sanz - lor - autorité - . - Et - por - ce - se - - - l - ' - autorités - - - l - ' - autorité - - - au - deffendeur - n - ' - est - eue - es - causes - en - coi - l - ' - une - et - l - ' - autre - partie - s - ' - est - oblegie - , - si - conme - en - - - achas - - - achaz - - - et - an - vantez - et - en - louagez - et - en - conmandemenz - et - en - chosez - bailliez - en - garde - , - cil - à - qui - li - orfelin - font - marchié - sunt - oblegié - à - elz - . -

-

- Ne - porquant - cil - qui - sunt - dedenz - aage - ne - puent - paz - recevoir - heritage - ne - demander - la - - - possezsion - - - possessionz - - - des - bienz - ne - prendre - heritage - par - causez - d - ' - elez - sanz - l - ' - autorité - de - celui - qui - lez - a - en - garde - , - ja - soit - ce - que - ce - soit - lor - guainz - et - que - il - n - ' - i - aient - nul - damage - . -

-

- Et - li - desfenderes - doit - estre - presenz - à - cele - besoigne - et - doner - autorité - , - se - il - quide - que - ce - soit - li - preuz - à - l - ' - orfelin - , - quar - l - ' - autoritéz - au - desfendeor - qui - vient - aprés - - le - fet - ou - que - il - li - done - par - - - sez - - - ses - - - leitrez - n - ' - i - vaut - rien - . -

-

- Se - il - convient - que - plais - soit - entre - l - ' - orfelin - et - celui - qui - l - ' - a - en - garde - d - ' - autre - chose - que - de - la - garde - , - por - ce - que - li - desfenderes - ne - li - puet - doner - autorité - contre - lui - meismez - , - unz - procureres - est - donéz - à - l - ' - orfelin - en - son - leu - par - qui - li - plaiz - est - menéz - ; - et - quant - il - est - finéz - , - il - laise - à - estre - procurreres - . -

-
-
- - Cist - titres - est - en - quel - maniere - garde - faut - . - - -

- Quant - li - orfelin - ou - les - orfelinez - sunt - en - eage - , - il - sunt - delivré - de - la - garde - . - Et - li - ancien - voloient - que - li - aage - fussent - pris - es - mallez - , - non - pas - tant - solement - par - lez - anz - mes - par - l - ' - ezgart - dou - cors - , - et - nostre - majestéz - juja - que - il - estoit - drois - en - nos - tanz - que - la - veue - dou - cors - que - li - ancien - faisoient - es - famez - s - ' - estende - dusqu - ' - aus - homez - . - Et - por - ce - avons - noz - fés - uns - establisemens - et - avons - ordonné - que - aagez - conmaint - es - malez - apréz - - - . - xxiiii - . - - - . - xiiii - . - - - anz - , - et - la - riule - as - ancienz - qui - a - par - droit - esté - donee - des - fames - remaigne - en - son - ordre - , - si - que - l - ' - on - croie - que - - - elez - - - eles - - - puissent - sosfrir - conpaigniez - d - ' - omez - dés - que - elez - ont - aconpli - . - xii - . - anz - . -

-

- Garde - est - finee - se - cil - qui - sunt - dedenz - aage - sunt - fet - fil - adoptif - ou - il - sunt - envoié - en - essil - et - se - li - orfelinz - est - ramené - en - servage - ou - il - est - pris - et - menéz - en - chaitivisonz - . -

-

- Et - se - li - desfenderes - est - donéz - en - testament - jusqu - ' - à - une - certaine - - condition - , - il - - - laise - - - laisse - - - à - estre - desfenderes - dés - que - la - conditionz - est - aconplie - . -

-

- Autresi - est - finee - garde - par - la - mort - as - orfelinz - ou - par - cele - as - desfendeurs - . -

-

- Et - tote - garde - faut - par - l - ' - amenuisement - - - do - - - dou - - - chief - au - desfendeur - par - coi - franchise - - - en - - - ou - - - la - cité - de - Rome - est - perdue - . - Mais - par - le - petit - amenuisement - del - chief - au - desfendeur - , - si - conme - se - il - se - done - à - estre - filz - adoptif - , - est - finee - la - garde - - - de - la - loi - qui - vient - - - qui - vient - de - la - loi - - - tant - solement - et - les - autres - n - ' - en - sunt - pas - fineez - , - mais - li - amenuisemens - del - chief - à - l - ' - orfelin - ou - à - l - ' - orfeline - fine - totes - gardes - , - ja - soit - ce - que - ce - soit - li - pluz - petiz - . -

-

- En - sor - que - tot - cil - qui - sunt - fet - desfendeor - jusqu - ' - à - certain - tens - ostent - la - garde - quant - li - tenz - est - aconpliz - . -

-

- Et - cil - laissent - à - estre - desfendeur - qui - sunt - osté - de - la - garde - por - ce - que - il - samble - que - - - il - - - i - - - soient - sozpecenex - , - ou - quant - il - s - ' - escussent - por - droite - cause - et - metent - jus - le - faissel - de - la - garde - , - selonc - lez - chosez - - - qui - - - que - - - noz - proposerons - apréz - . -

-
-
- - - Liquel - puent - avoir - procureurs - . - Cist - titres - est - des - procureurs - . - - - -

- Li - masle - qui - ont - passé - - - . - xxiiii - . - - - . - xiiii - . - - - anz - et - lez - famez - qui - puent - sosfrir - conpaignie - d - ' - ome - - - reçoivent - - - recoivent - - - procureurs - tant - que - il - aient - aconpli - . - xxv - . - anz - , - car - ja - soit - ce - que - - - - la - - - barbe - lor - conmence - à - venir - , - non - por - quant - il - sunt - ancore - de - tel - aage - que - il - ne - puent - paz - procurer - lor - besongnes - . -

-

- Cil - meismez - - - bail - - - bailliz - - - qui - donent - desfendeurs - donent - procurex - , - mez - procureurs - n - ' - est - - - pas - - - paz - - - - donnés - en - testament - , - et - quant - il - est - donnéz - , - il - est - confreméz - par - le - jugement - au - prevost - ou - au - govreneur - de - la - contree - . -

-

- Cil - qui - sunt - fors - de - garde - ne - - - reçoivent - - - recoivent - - - - - paz - - - pas - - - procureurs - malgré - leur - , - fors - por - plaidier - ; - procureor - lor - puent - estre - doné - à - une - certaine - cause - . -

-

- Ja - soit - ce - que - li - forcené - et - li - fol - dezpandeor - aient - plus - de - . - xxv - . - anz - , - - - non - - - ne - - - porquant - il - sunt - an - la - cure - à - lor - paranz - de - par - lor - peres - , - selonc - la - loi - des - . - xii - . - tablez - . - Maiz - - - ce - - - se - - - ce - est - à - Rome - , - li - prevoz - de - la - cité - leur - fet - doner - procureurs - par - enqueste - , - et - se - ce - est - es - contrees - , - cil - qui - - - lez - - - les - - - - - governent - - - govrenent - - - lor - doient - doner - . -

-

- Et - procureur - doient - estre - doné - à - celz - qui - sunt - dezvoiés - de - - - leur - - - lor - - - pansees - et - as - sors - et - à - celz - qui - sunt - malade - de - pardurable - maladie - , - por - ce - que - il - ne - puent - paz - procurer - lor - chosez - . -

-

- Aucune - fois - avient - que - li - orfelin - - - reçoivent - - - recoivent - - - procureurs - si - conme - quant - li - desfendeur - qui - lor - sunt - doné - par - la - loi - ne - sunt - paz - covenable - ; - car - desfenderez - ne - - - puet - - - puent - - - pas - estre - - - donnéz - - - donéz - - - à - celui - qui - a - desfendeur - , - maiz - procureres - li - puet - bien - estre - donnéz - . - Et - se - li - desfenderez - qui - fu - donéz - en - testament - ou - par - le - prevost - n - ' - est - paz - covenablez - à - aministrer - lez - chosez - à - celui - que - il - a - en - garde - , - ne - porquant - il - ne - fet - nul - barat - , - unz - procureres - li - sieut - estre - ajoinz - . - Et - procureur - suelent - estre - donné - es - leuz - as - desfendeors - qui - - - s - ' - ezcusent - - - s - ' - escusent - - - de - la - garde - à - tanz - et - ne - mie - - pardurablement - . -

-

- Et - se - li - desfenderes - est - empaiechiéz - par - maladie - - - ou - par - - - au - por - - - autre - besoing - que - il - ne - puet - aministrer - lez - chosez - à - l - ' - orfelin - , - et - li - orfelins - est - hors - del - païs - ou - il - est - enfez - , - li - prevoz - de - la - cité - ou - cil - qui - - - governe - - - govrene - - - la - contree - establira - tel - procureor - conme - li - desfanderez - vodra - , - à - son - peril - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - la - caucion - que - li - procureur - ou - li - desfendeur - - doient - doivent - - doner - . - - -

- Ne - porquant - que - lez - besoingnez - as - orfelinz - ou - as - orfelines - ou - à - celz - qui - sunt - en - garde - ne - soient - gasteez - ou - amenuisiéz - par - lez - desfendeurs - ou - par - lor - procureurs - , - li - prevoz - s - ' - entremetra - que - li - - - dezfandeur - - - desfendeur - - - et - li - procureur - doinsent - plegez - . - Maiz - ce - n - ' - est - pas - chose - pardurable - , - quar - li - desfendeur - qui - sunt - doné - en - testament - ne - sunt - pas - constraint - de - doner - plegez - , - car - lor - loiautés - et - lor - diligence - est - provee - par - celui - qui - fist - le - testament - . - Et - li - desfendeur - et - li - procureur - qui - sunt - - - doné - - - donné - - - par - enqueste - ne - sunt - pas - chargié - de - doner - plegez - , - car - il - sunt - esleu - conme - - - convenable - - - covenable - - - . -

-

- Et - se - dui - ou - plusor - sunt - doné - en - testament - ou - par - enqueste - , - li - uns - puet - osfrir - plegez - de - garder - de - damage - celui - qui - lor - est - bailliéz - en - garde - et - estre - miz - par - devant - son - conpaignon - , - si - que - il - seuz - aministre - totes - les - besongnez - à - l - ' - enfant - ou - sez - conpainz - osfre - les - plegez - et - - - sunt - - - soit - - - mis - par - devant - lui - et - soit - toz - seuz - en - l - ' - aministration - . - Il - ne - puet - dont - pas - demander - par - lui - plegez - à - son - conpaignon - , - mais - il - li - doit - avant - osfrir - si - que - il - doint - à - son - compaignon - le - chois - de - prendre - plegez - ou - de - doner - lez - . - Et - se - nus - d - ' - elz - n - ' - ozfre - lez - plegez - et - cil - qui - fist - le - testament - conmanda - lequel - il - voloit - qui - feist - lez - besoingnez - à - l - ' - enfant - , - - - et - - - - cil - les - doit - faire - , - si - com - il - est - contenu - el - banissement - au - prevost - . - Et - se - li - desfendeur - se - descordent - à - eslire - celui - ou - celz - qui - doivent - faire - les - besongnez - à - l - ' - anfant - , - li - prevos - s - ' - en - doit - entremetre - . - Et - ce - meesmes - doit - estre - prové - en - pluseurs - qui - sunt - doné - par - enqueste - , - ce - est - que - la - greignor - partie - d - ' - elz - puise - eslire - par - qui - - - lez - - - les - - - chosez - à - l - ' - enfant - seront - aministrees - . -

-

- L - ' - on - doit - savoir - que - non - paz - tant - solement - li - desfendeur - et - li - procureur - sunt - - - tenu - - - tenus - - - as - enfanz - ou - as - autres - que - il - procurent - por - l - ' - aministracion - , - mez - il - doivent - avoir - action - contre - celz - qui - en - reçoivent - lez - plegez - , - si - que - cele - actions - lor - - - puise - - - puisse - - - doner - le - darrenier - secors - . - Et - ceste - actionz - est - donee - contre - celz - qui - deussent - avoir - pris - plegez - dez - desfendeurs - ou - des - procureurs - et - il - ne - les - pristrent - paz - ou - il - les - pristrent - telz - - - qu - ' - i - - - qui - - - n - ' - estoient - pas - convenable - ; - et - ele - s - ' - estent - jusqu - ' - à - lor - oirs - par - les - - - espousez - - - esponsez - - - as - sagez - homez - et - par - - - lez - - - les - - - establisemenz - as - empereurs - . -

-

- Et - ce - i - est - contenu - que - - - se - - - se - - - li - desfendeur - et - li - procureur - ne - donent - caution - , - gage - - soient - pris - d - ' - elz - par - coi - il - soient - destroit - . -

-

- Maiz - li - prevoz - de - la - cité - et - li - govrenerez - de - la - contree - ne - nus - autres - qui - ait - droiture - de - doner - desfendeurs - ne - sera - tenuz - par - ceste - action - , - mes - cil - sanz - plus - qui - doivent - demander - les - pleges - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - par - quel - cause - li - procureur - et - li - desfendeur - sunt - escusé - . - Cist - titres - est - des - excusacions - aus - desfendeurs - et - aus - procureurs - . - - - -

- Li - procureur - et - li - desfendeur - sunt - escusé - par - diverses - causez - , - car - il - sunt - aucune - fois - escusé - por - lor - enfant - , - conment - que - il - soient - ou - - - en - - - hors - de - - - lor - bail - ou - en - lor - poesté - . - Car - se - aucuns - a - à - Rome - . - iii - . - enfanz - vis - , - ou - en - Lombardie - . - iiii - . - , - ou - en - une - autre - contree - . - v - . - , - il - puet - estre - escuséz - de - toute - meniere - de - garde - autresi - conme - de - toz - autres - servisez - , - car - il - noz - plest - que - garde - ou - cure - soit - uns - conmuns - servisez - . - Mais - li - fil - adoptif - ne - valent - rienz - à - celui - à - qui - il - sunt - donné - en - adoption - , - maiz - il - valent - à - leur - pere - naturel - . - Et - li - mort - ne - valent - rienz - à - lor - pere - , - et - li - enfant - au - fil - valent - et - sunt - en - lieu - de - lor - pere - , - maiz - cil - à - la - fille - ne - valent - rien - . - Li - fil - qui - vivent - tant - solement - valent - - - à - lor - pere - - - - à - escuser - le - de - toutes - garde - , - mais - se - il - sunt - perdu - en - bataille - , - l - ' - on - demande - se - il - li - valent - . - Et - il - est - certaine - chose - que - cil - seul - li - - - vaillent - - - valent - - - qui - furent - perdu - en - asaut - , - quar - l - ' - on - - - entent - - - entend - - - que - cil - vivent - perdurablement - - - - en - gloire - - - qui - sunt - ocis - par - la - chose - - conmune - . -

-

- Et - li - emperere - Marc - dit - que - cil - qui - aministre - les - choses - de - la - - - bouche - - - bourse - - - l - ' - empereor - puet - estre - escuséz - par - - - . - v - . - - - . - vi - . - - - moiz - . -

-

- Cil - qui - sunt - fors - del - païs - por - la - cause - de - la - chose - conmune - sunt - - - escusei - - - escusés - - - de - totez - menieres - de - garde - , - et - se - il - sunt - entré - en - garde - ou - el - procurement - et - puis - conmencent - à - estre - fors - del - païs - por - la - cause - de - la - chose - conmune - , - sunt - escusé - de - toutez - menierez - de - gardez - tant - conme - il - sunt - hors - del - païs - por - la - cause - de - la - chose - conmune - , - et - . - i - . - procureres - est - dedenz - ce - donnéz - en - lor - leu - . - Et - se - il - revienent - , - il - - - reçoivent - - - recoivent - - - le - faissel - de - la - garde - , - car - il - ne - doivent - pas - estre - oiseuz - - - ou - ainsiz - conme - - - ou - ainsize - comme - - - un - an - , - si - conme - - - - - Papinianz - - - Papinians - - - escrit - , - - - maiz - - - mais - - - cil - qui - sunt - apelé - az - novelez - gardes - ont - cest - terme - . -

-

- Et - cil - qui - ont - aucune - poesté - se - puent - escuser - , - si - conme - li - empereres - Marc - escrit - , - mes - il - ne - puent - paz - - - laissier - - - laisier - - - la - garde - que - il - ont - enprise - . -

-

- Nuz - ne - se - puet - escuser - de - garde - por - le - plet - que - il - a - contre - celui - que - il - a - en - garde - , - se - li - plais - n - ' - est - par - aventure - de - touz - ses - biens - ou - de - tot - son - heritage - . -

-

- La - - - garde - - - charge - - - de - . - iii - . - gardes - que - aucuns - n - ' - a - pas - porchaciez - , - ainz - li - sunt - enjointes - , - autresi - conme - maugré - suen - , - l - ' - escuse - de - recevoir - la - quarte - ; - en - tel - maniere - non - por - quant - - - - que - - - , - se - il - a - en - garde - plusors - orfelinz - qui - n - ' - aient - que - . - i - . - - - patremoinne - - - patremoine - - - , - cele - garde - ne - soit - contee - que - por - une - . -

-

- Et - li - saint - freres - et - li - emperere - Marc - escristrent - que - escusemenz - puet - - estre - donés - - - - por - - - povreté - se - cil - à - qui - la - garde - est - enjointe - puet - mostrer - que - il - soit - - - portrez - - - si - povres - - - que - il - ne - s - ' - en - puist - entremetre - . -

-

- Aucunz - puet - estre - escuséz - de - garde - por - maladie - , - - - quant - - - quand - - - - - il - - - ele - - - est - - - telz - - - tele - - - que - il - ne - se - puet - entremetre - des - soiez - besongnez - meismez - . -

-

- Et - li - empereres - Pius - escrit - autresi - que - cil - qui - ne - set - paz - letres - puet - estre - escusés - de - garde - , - ja - soit - ce - que - cil - qui - ne - sevent - pas - letrez - puent - aucune - foiz - sosfire - - - auministrer - - - au - ministrer - - - autrui - chosez - . -

-

- Se - li - peres - donne - - - - à - son - fil - - - en - son - testament - aucun - desfendeur - par - hainne - por - grever - le - , - ce - le - puet - bien - escuser - ; - autresi - conme - cil - n - ' - en - puent - estre - escusé - qui - premistrent - au - pere - as - orfelins - que - il - - - les - - - lez - - - garderoient - . -

-

- Li - - - saint - frere - - - sains - freres - - - escristrent - que - li - - - escusacionz - - - escusationz - - - à - celui - ne - doit - pas - estre - receue - , - qui - ne - set - nule - autre - raison - d - ' - escuser - soi - fors - tant - sanz - - - pluz - - - plus - - - que - il - ne - connisoit - pas - le - pere - as - orfelins - . -

-

- Se - la - - - hainne - - - haine - - - que - aucuns - ot - au - pere - as - orfelins - fust - mortel - et - acordemenz - n - ' - en - fust - pas - - - faiz - - - fait - - - , - ce - le - suent - escuser - de - la - garde - . -

-

- - - Il - - - Cil - - - à - qui - li - peres - as - orfelins - mut - plet - de - son - estat - est - escuséz - de - la - garde - . -

-

- Et - cil - qui - a - - - - plus - de - - - . - lxx - . - anz - se - puet - escuser - de - toutez - menierez - de - garde - . - Cil - qui - avoient - mainz - de - . - xxv - . - anz - soloient - estre - jadis - escusé - de - gardez - , - mes - nostre - establisemenz - lor - desfent - ore - que - il - n - ' - entendent - à - nule - maniere - de - garde - , - si - que - il - ne - lor - est - nus - besoing - - d - ' - escuser - soi - , - car - il - est - contenu - en - l - ' - establisement - que - nuz - qui - ait - mains - de - . - xxv - . - anz - ne - soit - apeléz - à - garde - par - la - loi - , - car - ce - - - ceroit - - - seroit - - - contre - droit - que - cil - qui - ont - mestier - d - ' - - - - autrui - - - aide - en - aminnistrer - lor - chosez - et - sunt - - - governé - - - govrené - - - soz - autres - - - - empreissent - à - garder - ne - à - procurer - autres - - - . -

-

- Ce - meismez - doit - estre - gardé - en - chevalier - que - il - ne - soit - receus - à - avoir - la - garde - d - ' - autrui - enfant - , - neis - se - il - le - vuet - . -

-

- Et - li - gramarien - et - li - retorien - et - li - mire - qui - en - lor - païs - enseignent - - - ses - - - ces - - - esciences - et - sunt - dedenz - le - nombre - ne - doivent - - - pas - - - - estre - chargié - de - nule - garde - . -

-

- Se - cil - qui - se - vuet - escuser - - - en - - - a - - - plusors - excusationz - et - il - a - prové - les - unez - , - il - ne - li - est - pas - desveé - à - user - dez - autrez - dedenz - le - tens - qui - est - establis - . - Cil - qui - se - vuelent - escuser - de - garde - ne - doivent - paz - apeler - , - ainz - se - doivent - escuser - dedenz - . - l - . - jors - apréz - ce - que - il - sevent - que - il - sunt - nomé - à - la - garde - , - de - quel - maniere - - - - que - - - il - soient - , - ce - est - conment - que - il - aient - esté - esleu - . - Se - il - sunt - dedenz - . - c - . - liues - de - - - les - chosez - sunt - que - il - doivent - aminnistrer - , - et - se - il - sunt - outre - il - aient - por - chascunes - . - xx - . - liues - . - i - . - jor - de - terme - si - que - li - . - l - . - jor - - - - leur - remaingnent - tuit - entier - quant - il - seront - - - dedenz - les - . - c - . - liues - , - car - li - contes - doit - estre - faiz - , - si - conme - Scevola - disoit - , - si - que - il - n - ' - aient - pas - mains - de - terme - que - . - l - . - jors - . -

-

- L - ' - on - croit - que - cil - à - qui - la - garde - d - ' - un - orfelin - est - - baillie - , - a - la - garde - de - tot - son - patremoinne - . -

-

- Cil - qui - a - aministré - la - garde - d - ' - aucun - tant - conme - il - avoit - mainz - de - . - xiiii - . - anz - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - costrains - d - ' - estre - - - pris - - - prés - - - sez - procureres - maugré - sien - , - si - que - ja - soit - ce - que - li - peres - à - l - ' - enfant - qui - li - donna - en - son - testament - desfendeur - dist - que - il - voloit - que - cil - meismes - fust - ses - procureres - . - Ne - porquant - li - empereur - Sevoirs - et - Antonins - escristrent - que - il - ne - doit - pas - estre - - - constrains - - - costrains - - - de - recevoir - la - cure - . -

-

- Cil - meismez - escristrent - que - li - maris - qui - est - - - - fez - - - procureres - sa - fame - s - ' - en - puet - bien - escuser - , - ja - soit - ce - que - il - ait - ja - conmencié - à - entremetre - soi - de - ces - chosez - . -

-

- Se - aucuns - s - ' - est - escuséz - de - garde - par - fauces - alegations - , - por - ce - n - ' - est - il - pas - delivrés - del - faissel - de - la - garde - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - desfendeurs - sozpeceneus - . - - -

- L - ' - en - doit - savoir - que - li - - - termes - - - crimes - - - de - soupeçon - descent - de - la - loi - des - . - xii - . - tablez - . -

-

- La - droiture - d - ' - oster - - - - les - desfendeurs - qui - sunt - - - sozpeceneus - est - - - donnee - - - dones - - - à - Rome - - - as - prevoz - - - au - prevost - - - de - la - cité - et - es - - - contrees - - - contreez - - - à - - - cels - - - cel - - - qui - les - - - governent - - - govrenent - - - et - au - legat - au - visconte - . -

-

- Noz - avons - monstré - liquel - puent - - - connoistre - de - sopeçon - - - connoistre - de - souspeçon - - - , - or - - - voionz - - - voions - - - li - quel - puent - estre - sozpecenex - . - Et - sanz - dote - , - tuit - cil - qui - ont - orfelins - en - garde - puent - estre - fet - sozpeceneus - , - conment - que - il - aient - esté - donné - ou - en - testament - ou - en - autre - meniere - . - Et - - por - ce - , - se - aucunz - a - la - garde - d - ' - un - orfelin - par - la - loi - , - il - porra - estre - acuséz - conme - sopeceneus - . - Et - se - il - est - patron - à - l - ' - orfelin - , - - - encor - - - encore - - - puet - l - ' - on - dire - ce - meismez - , - por - que - - - l - ' - en - - - l - ' - on - - - se - gart - d - ' - alever - mavaise - renomee - au - patron - , - ja - soit - ce - que - il - soit - ostés - conme - sozpeceneus - . -

-

- Il - convient - que - noz - voionz - aprés - liquel - puent - acuser - de - sozpeçon - . - L - ' - on - doit - savoir - que - ceste - actions - est - ausi - conme - conmune - , - ce - est - que - tuit - la - puent - meitre - avant - . - En - sor - que - tot - fames - sunt - receues - à - movoir - ceste - action - selonc - l - ' - escrit - as - sains - empereurs - - - Sevoir - - - Sevoirs - - - et - Antonin - , - mais - ce - sunt - celes - qui - le - funt - par - pitié - , - si - conme - la - mere - à - l - ' - orfelin - et - sa - norrice - et - s - ' - aiole - et - sa - suer - . - Et - se - aucune - autre - fame - est - de - coi - li - prevoz - voie - que - ele - ait - - - grant - - - grand - - - pitié - de - l - ' - orfelin - , - si - que - ele - ne - sormont - pas - la - vergoigne - de - la - nature - as - famez - , - mais - se - ele - est - meue - par - pitié - et - ele - ne - puet - pas - sosfrir - le - tort - qui - est - faiz - à - l - ' - orfelin - , - li - - - jugez - - - juges - - - la - doit - recevoir - - - et - - - à - - - acuser - celui - qui - a - l - ' - orfelin - en - garde - . -

-

- Li - orfelin - qui - ont - - - mains - - - mainz - - - de - . - xiiii - . - anz - ne - puent - pas - acuser - celz - qui - les - ont - en - garde - conme - sozpeceneuz - , - mais - cil - qui - ont - pluz - de - . - xiiii - . - anz - puent - bien - - - escuser - - - acuser - - - lor - procureurs - par - le - conseil - de - lor - amis - . - Et - ainsiz - escristrent - - - li - - - les - - - saint - empereur - - - Sevoirs - - - Sevoir - - - et - Antonins - . -

-

- Cil - est - sozpeceneuz - qui - n - ' - aministre - paz - lez - chosez - à - l - ' - orfelin - par - bonne - - foi - , - ja - soit - ce - que - il - ait - bien - de - coi - restorer - le - damage - que - il - li - fait - , - si - conme - - - Julyens - - - Yulyens - - - escrit - . - Cil - meismez - - - Julyens - - - Yulyens - - - - - descrit - - - escrit - - - que - li - desfenderez - puet - estre - mis - arrere - conme - sozpeceneuz - ainz - que - il - conmaint - à - aministrer - les - choses - à - l - ' - orfelin - . -

-

- Se - cil - qui - est - ostés - de - la - garde - conme - sozpeceneus - en - est - ostés - por - - - sa - - - la - - - tricherie - , - il - est - mal - renoméz - , - et - se - il - en - est - - - ostéz - - - osté - - - par - sa - corpe - , - il - - - n - ' - est - pas - mal - - - est - mal - - - - - renomméz - - - renoméz - - - . -

-

- Se - aucunz - est - acuséz - conme - sozpeceneuz - , - il - li - est - desfendu - que - il - ne - s - ' - entremete - dez - chosez - à - l - ' - orfelin - devant - que - la - cause - soit - finee - , - si - conme - il - plest - a - Papinian - . -

-

- Et - se - li - plez - de - la - sozpeçon - est - conmenciéz - , - et - cil - qui - estoit - acuséz - muert - dedenz - ce - , - li - plaiz - remaint - . -

-

- Se - cil - qui - a - . - i - . - orfelin - en - garde - ne - vuet - pas - venir - avant - por - - - l - ' - - - - establir - norriture - à - l - ' - orfelin - , - il - est - contenu - en - l - ' - epistre - as - empereurs - Sevoir - et - Antonin - que - li - orfelins - soit - mis - en - possession - dez - biens - à - celui - qui - l - ' - a - en - garde - ; - et - se - il - i - a - aucunes - chosez - qui - empirassent - par - demeure - , - il - est - conmandé - que - . - i - . - procureres - li - soit - - - donnés - - - donés - - - par - qui - elez - soient - vanduez - . - Cil - porra - dont - estre - ostés - conme - soupecenelz - qui - fet - que - norriture - ne - puet - estre - establie - à - l - ' - orfelin - . -

-

- Et - se - il - en - dit - mençonge - , - il - noz - plest - que - il - soit - ranvoiéz - au - prevost - de - la - cité - por - estre - puniz - , - autresi - conme - cil - i - est - envoiés - qui - donne - deniers - por - avoir - - - l - ' - aministrasion - - - l - ' - aministration - - - d - ' - aucune - garde - . -

-

- Se - il - est - prové - que - cil - qui - a - esté - franchis - ait - aministré - par - barat - la - garde - dez - fils - ou - dez - neveus - à - son - patron - , - il - soit - anvoiéz - au - prevost - de - la - cité - por - estre - punis - . -

-

- L - ' - on - doit - savoir - en - derrenier - que - cil - qui - aministrent - par - barat - la - garde - qui - lor - est - baillie - en - doivent - estre - osté - , - ja - soit - ce - que - il - osfrent - plegez - , - car - la - plevine - ne - change - paz - lor - mavés - proposement - ainz - lor - done - - - pluz - - - plus - - - longuement - la - poesté - de - mal - faire - en - la - chose - à - - - ce - - - ceus - - - que - il - ont - en - garde - . -

-

- Et - noz - - - croionz - - - croions - - - que - cil - - - sunt - - - est - - - sopeceneuz - qui - est - de - tex - meurs - que - l - ' - en - doit - avoir - sozpeçon - de - lui - . - Maiz - li - desfenderes - qui - est - povres - et - - - non - - - ne - - - por - quant - il - est - loiaus - et - diligenz - , - ne - doit - pas - estre - ostéz - de - l - ' - aministrasion - conme - sopeceneus - . -

-
-
-
- - Ci - conmence - li - secons - livres - des - Institutes - à - l - ' - empereur - Justinian - . - Cist - titres - est - de - la - division - des - - chosez - choses - - . - -
- [Sans Titre] - -

- Noz - avonz - traitié - - - es - livres - - - el - livre - - - devant - cest - de - la - droiture - as - personez - , - or - voionz - des - choses - qui - sunt - en - nostre - patremoine - ou - defors - . - Les - unes - des - chosez - sunt - conmunes - à - toz - par - le - droit - - - naturés - - - naturel - - - , - les - autres - sunt - conmunes - à - une - université - et - les - autres - ne - sunt - à - nul - . - Et - plusors - en - i - a - - - - il - - - qui - sunt - à - certains - seigneurs - qui - sunt - aquisez - à - chascun - par - diversez - causez - , - si - conme - noz - - - mosteronz - - - mosterons - - - aprés - . -

-

- Ces - chosez - sunt - conmunes - par - - le - droit - naturel - : - li - airs - et - - - li - ans - l - ' - yaue - - - l - ' - yaue - corrant - - - , - la - mers - et - li - rivagez - de - la - mer - , - car - il - n - ' - est - desfendu - à - nul - que - il - ne - puise - venir - au - rivage - de - la - mer - , - por - tant - que - il - se - teigne - des - villez - et - dez - monumens - et - des - edefiemenz - , - car - ces - chosez - ne - sunt - pas - de - la - droiture - as - genz - autresi - conme - la - mer - . -

-

- Tuit - li - flove - et - li - port - sunt - conmun - ; - et - por - ce - est - la - droiture - de - peschier - conmune - à - toz - en - port - et - en - fluevez - . -

-

- Li - rivagez - de - la - mer - est - tant - conme - li - floz - porprent - en - yver - quant - il - est - li - graindrez - de - l - ' - an - . -

-

- Li - - - usagez - - - usages - - - des - - - rivierez - et - - - rives - - - des - fluevez - - - - est - - - - - conmunz - - - conmuns - - - par - le - droit - as - genz - , - autresi - conme - cil - des - fluevez - - - meimez - - - meismez - - - . - Chascuns - a - dont - franche - poesté - d - ' - - - arver - i - et - doner - ses - chaaries - - - ariver - et - de - lier - ses - chaablez - - - az - - - aubrez - - - aubres - - - qui - croissent - en - la - rive - et - de - deschargier - i - sa - nef - autresi - conme - de - nagier - par - le - fleuve - . - Maiz - la - propriétéz - des - rivez - est - à - celz - qui - sunt - seignor - des - terres - joignanz - , - et - por - ce - sunt - leur - li - aubre - qui - i - naissent - . -

-

- Li - usagez - des - rivagez - de - la - mer - est - conmunz - par - le - droit - as - genz - , - autresi - conme - cil - de - la - mer - meismez - ; - et - por - ce - chascuns - i - puet - faire - une - loge - ou - il - s - ' - i - herberge - et - sechier - sez - rois - et - traire - de - la - mer - et - l - ' - on - ne - puet - entendre - que - la - - - proprietés - - - propriétéz - - - - - n - ' - en - - - en - - - soit - à - aucun - . -

-

- Les - chosez - qui - sunt - es - - - cités - - - citéz - - - , - si - conme - li - theatre - et - lez - autres - choses - qui - sunt - conmunes - à - cités - , - sunt - conmunes - à - tote - l - ' - université - et - ne - sunt - pas - propres - à - chascun - . - -

-

- Lez - chosez - saintes - et - releigiousez - ne - sunt - à - nul - , - car - ce - qui - est - de - la - devine - droiture - n - ' - est - - - - es - - - biens - à - nul - home - . -

-

- Lez - chosez - sunt - saintez - qui - sunt - sacrees - à - Damedeu - par - lez - evesques - , - si - conme - lez - eglisez - et - li - don - qui - sunt - - - saintefiié - - - saintefié - - - au - service - Damedeu - , - que - noz - desfendonz - par - nostre - establisement - que - il - ne - soient - vendu - ne - angagié - for - sanz - plus - - - de - - - por - - - la - raençon - des - chaitis - . - Se - aucuns - establit - par - s - ' - autorité - aucune - chose - conme - sainte - , - ele - n - ' - est - pas - sainte - mes - esconmenie - ; - et - li - lieu - en - coi - eglises - ont - esté - qui - sunt - - - depecies - - - depeciez - - - est - encore - sainz - , - si - conme - Papinianz - escrit - . -

-

- Chascuns - fet - lieu - - - religion - - - religieus - - - par - sa - volenté - quant - il - i - enfuet - mors - , - et - li - leuz - est - toz - suenz - . - Maiz - il - ne - li - list - pas - à - enfouir - le - el - lieu - qui - est - conmunz - à - lui - et - à - autre - maugré - soz - conpaignon - , - maiz - il - li - list - bien - à - enfouir - - - - le - - - , - maugré - sez - - - conpaignons - - - conpaignonz - - - , - el - sepucre - qui - est - conmuns - à - lui - et - as - autres - . - Et - se - . - i - . - autres - a - l - ' - usuaire - d - ' - un - liu - , - il - noz - plest - que - cil - qui - en - a - la - propriété - ne - puise - pas - faire - cel - lieu - releigieus - maugré - à - celui - qui - en - a - l - ' - usuaire - . - Il - list - à - aucun - enfouir - mort - en - - - aucun - - - autrui - - - lieu - par - l - ' - otroi - au - seigneur - del - liu - et - , - ja - soit - ce - que - il - ne - le - vuele - pas - , - aprés - ce - que - li - mors - i - soit - enfouis - , - non - porquant - li - lieuz - est - faiz - - - releigiex - - - releigieus - - - . -

-

- Lez - saintez - choses - , - si - conme - li - mur - et - les - portes - , - sunt - en - une - maniere - de - la - devine - droiture - et - por - ce - ne - - - sont - - - sunt - - - elez - es - bienz - à - nul - . - Et - noz - disonz - que - li - mur - sunt - saint - por - ce - que - paine - de - chief - est - establie - contre - celz - qui - i - forfont - aucune - chose - , - et - por - ce - apelonz - noz - saint - confermement - icelez - partiez - des - lois - en - coi - noz - establisonz - - - partie - - - paine - - - contre - celz - qui - font - contre - la - loi - . -

-

- Les - choses - sunt - faites - proprez - à - leur - seigneurs - en - maintes - manierez - , - car - noz - conqueronz - la - seignorie - d - ' - aucunes - choses - par - le - droit - naturel - , - qui - est - apeléz - li - drois - as - gens - , - si - conme - noz - avonz - dit - , - et - si - conquerons - la - seignorie - d - ' - aucunes - par - le - droit - citeain - . - Il - est - dont - mielz - que - - - noz - - - nos - - - conmençonz - au - plus - viel - droit - . - Et - il - est - aperte - chose - que - li - droiz - naturelz - est - li - pluz - vielz - , - qui - amena - avant - la - droiture - des - chosez - o - l - ' - umain - lynage - . - Quar - li - drois - citeains - conmencierent - à - estre - quant - les - citéz - conmencierent - à - estre - faites - , - et - li - - - maistre - - - mestre - - - à - i - estre - fet - et - les - lois - à - - - - i - - - estre - - - escritez - - - escrites - - - . -

-

- Lez - bestez - sauvages - et - li - oisel - et - li - poisson - , - ce - sunt - toutez - les - bestez - qui - naissent - en - mer - et - en - terre - et - en - ciel - , - sunt - par - le - droit - as - genz - à - celui - qui - lez - prent - ; - car - ce - qui - avant - n - ' - estoit - à - nul - est - par - naturel - - - raison - - - reson - - - à - celui - qui - lez - prent - . - Ne - il - n - ' - a - point - de - diferance - se - aucuns - prent - en - sa - terre - ou - en - l - ' - autrui - lez - bestes - sauvagez - et - lez - oisiauz - ; - mais - se - aucuns - entre - en - autrui - terre - por - chacier - ou - por - oiseler - , - se - li - sires - de - la - - terre - le - voit - avant - , - il - li - puet - bien - desfendre - que - il - n - ' - i - antre - . - Et - l - ' - on - - - entent - - - entend - - - que - quant - que - tu - prenderaz - de - telz - chose - , - - - se - tu - entant - - - sera - tuen - tant - - - conme - il - sera - en - ta - garde - , - et - quant - il - sera - eschapéz - de - ta - garde - , - il - revenra - en - sa - naturel - franchise - et - laira - à - estre - tuens - et - puis - sera - à - celui - qui - le - porra - prandre - . - Et - - - l - ' - on - - - l - ' - en - - - entent - que - il - a - receu - sa - naturel - franchise - quant - tu - ne - le - puez - mais - veoir - , - ou - tu - le - voiz - bien - mais - il - est - en - tel - lieu - que - tu - ne - le - porroiez - paz - legierement - prendre - . -

-

- L - ' - en - demande - se - tu - as - si - navree - une - beste - sauvage - que - ele - pust - bien - estre - prise - , - savoir - mon - se - l - ' - on - entant - maintenant - que - ele - soit - toie - . - Et - il - plest - à - aucun - que - ele - soit - maintenant - toie - - - - et - il - apert - , - ce - dient - il - , - que - ele - soit - toie - - - tant - conme - tu - la - porsiuz - , - et - se - tu - la - laises - à - porsivre - , - ele - laise - à - estre - toie - et - est - à - celui - qui - la - prant - . - - - - Li - autre - cuident - que - ele - ne - soit - pas - toie - se - tu - ne - la - pranz - . - - - Et - noz - confremonz - la - daerriene - sentence - , - car - plusors - choses - porroient - avenir - qui - te - - - convenroit - - - todroient - - - à - prendre - la - . -

-

- La - nature - des - mouches - qui - - - funt - - - font - - - le - miel - est - sauvage - . - L - ' - en - - - entent - - - entend - - - dont - pas - que - cellez - qui - s - ' - asient - sor - ton - aubre - soient - toiez - devant - que - tu - les - - - aiez - - - aies - - - - - recoilliez - - - recoillies - - - en - ton - vaisel - , - plus - que - li - oisel - qui - font - lor - - - nit - - - nif - - - en - ton - aubre - . - Et - por - ce - , - se - unz - autres - les - requiert - , - il - en - sera - sires - ; - et - se - elez - i - ont - fet - branches - de - miel - , - chascuns - les - porra - oster - . - Ne - porquant - se - tu - voiz - que - aucuns - entre - en - ta - terre - tant - conme - la - chose - sera - entiere - , - tu - li - porras - desfendre - que - il - n - ' - i - entre - paz - . - L - ' - on - entent - que - li - getons - qui - est - voléz - de - ton - vaisel - est - tiens - tant - conme - tu - le - puez - veoir - et - tu - le - puez - porsivre - legierement - . - Et - se - il - est - autrement - , - il - sera - à - celui - qui - le - porra - prendre - . -

-

- La - nature - as - poons - et - as - colons - est - sauvage - . - Ne - - - se - - - ce - - - ne - lor - tot - pas - que - il - ont - acostumé - à - voler - - - s - ' - en - - - se - - - et - à - revoler - es - maisonz - , - car - autresi - font - lez - mouches - qui - font - le - miel - de - - - qu - ' - il - - - qui - il - - - est - - - certaine - - - certainne - - - chose - que - lor - nature - est - sauvage - . - Et - aucun - ont - cers - si - privés - que - il - suelent - aler - en - boiz - et - revenir - , - et - non - porquant - nul - n - ' - en - nia - que - leur - nature - ne - soit - sauvage - . - Tel - - - riuele - - - riule - - - est - dont - provee - en - ces - bestez - qui - par - costume - seulent - aler - et - revenir - que - l - ' - on - entende - que - eles - soient - totes - toiez - tant - com - eles - ont - corage - de - revenir - , - car - se - eles - laissent - à - avoir - corage - de - revenir - , - eles - laisent - à - estre - toies - et - sunt - à - celz - qui - lez - prennent - . - Il - apert - que - elez - laisent - à - avoir - le - corage - de - revenir - quant - elez - laisent - à - revenir - selonc - lor - costume - . -

-

- La - nature - as - gelinnez - et - as - oiez - n - ' - est - pas - sauvage - , - et - por - ce - - - poonz - - - poons - - - noz - entendre - que - les - gelines - que - noz - apelonz - sauvagez - sunt - - - autrez - - - autres - - - et - lez - - oies - que - noz - apelonz - sauvagez - sunt - autres - . - Et - por - ce - , - se - tez - oiez - ou - tez - gelinez - sunt - espoentees - par - aucun - cas - et - elez - s - ' - anvolent - , - ja - soit - ce - que - tu - en - aiez - perdu - la - veue - , - non - porquant - eles - sunt - toiez - en - quel - lieu - que - elez - soient - . - Et - qui - les - retient - par - corage - d - ' - avoir - lez - de - gaaing - , - l - ' - on - entant - que - il - - - fait - - - fet - - - larrencin - . -

-

- Lez - chosez - que - noz - prenons - sor - - - noz - - - nos - - - ennemis - sunt - maintenant - - - nostres - - - nostes - - - par - le - droit - as - gens - , - si - que - - - nez - - - neis - - - li - franc - home - que - noz - prenonz - sunt - nostre - serf - ; - non - porquant - se - il - eschapent - de - nostre - poesté - et - il - revienent - en - lor - païs - , - il - - - reçoivent - - - recoivent - - - l - ' - ancien - estat - . -

-

- Lez - pierrez - precieusez - et - lez - autres - choses - qui - sunt - troveez - el - - - rivage - - - rivages - - - de - la - mer - sunt - maintenant - par - le - droit - naturel - à - celz - qui - lez - trevent - . -

-

- Li - foon - qui - sunt - - des - bestez - qui - sunt - sozmises - à - aucun - seignor - sunt - suen - par - cel - meismez - droit - . -

-

- - - Se - - - Ce - - - que - . - i - . - flevez - a - ajoint - à - ton - champ - par - - - chrestine - - - crestine - - - est - aquis - à - toi - par - le - droit - as - gens - . - Crestine - est - uns - acroisemens - d - ' - yaue - qui - vient - celeement - . - Et - il - apert - que - ce - soit - ajoint - par - crestine - qui - est - ajoint - si - petit - et - petit - que - tu - ne - puez - - - paz - - - - entendre - conbien - il - en - i - a - venu - en - chascun - moment - . -

-

- Et - se - la - force - dou - flouve - a - sostrait - aucune - partie - de - ton - champ - et - ele - l - ' - a - - - enjoint - - - ajoint - - - au - champ - ton - voisin - , - il - est - aperte - chose - que - ele - est - toie - . - Maiz - se - ele - est - - - longement - - - longuement - - - ajointe - au - champ - ton - voisin - et - li - aubre - que - ele - enporta - - o - li - ont - fichiéz - lor - - - racinnez - - - racinez - - - en - la - terre - à - ton - voisin - , - il - apert - - - de - - - dés - - - cel - tans - que - il - sunt - aquis - au - chant - ton - voisin - . -

-

- L - ' - ile - qui - - - est - - - nest - - - en - la - mer - , - qui - n - ' - avient - paz - sovent - , - n - ' - est - à - nuz - . - Mais - quant - isle - nest - en - . - i - . - fleve - , - si - conme - il - avient - sovent - , - se - ele - est - droitement - en - mileu - del - flouve - , - ele - est - conmune - à - celz - qui - porsivent - lez - chanz - d - ' - une - part - et - d - ' - autre - del - flouve - , - selonc - la - laise - que - chascuns - chanz - a - - - pris - - - pres - - - de - la - - - riviere - - - rive - - - . - Maiz - se - ele - est - pluz - pres - de - l - ' - unne - rive - que - de - l - ' - autre - , - ele - est - celz - tant - solement - qui - porsivent - le - champ - par - devers - cele - rive - . - Mes - se - li - flevez - est - deviséz - en - aucune - partie - et - il - s - ' - espant - apréz - parmi - . - i - . - champ - si - que - il - fet - autressi - conme - . - i - . - isle - , - li - chanz - est - à - celui - à - qui - il - estoit - avant - . -

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- Et - se - li - flevez - laise - del - tot - son - naturel - chanel - et - il - conmence - à - corre - par - . - i - . - autre - lieu - , - li - premiers - chanelz - est - à - celz - qui - porsivent - le - champ - lez - la - riviere - - - - selonc - la - lesse - que - chascun - des - chans - a - lez - la - rive - - - ; - et - li - noviauz - chanelz - est - d - ' - autretel - droiture - conme - li - - - floves - - - flovez - - - , - ce - est - conmunz - . - Et - se - li - fleves - revient - en - aucun - tanz - à - son - premier - chanel - , - - - et - - - - li - - - noviaus - - - noviauz - - - chanelz - vient - derechief - à - celz - qui - porsivent - les - chanz - sor - la - - - riviere - - - rive - - - . -

-

- Il - est - autrement - se - toz - li - chanz - à - aucuns - est - covers - d - ' - yaue - , - car - - - se - - - ce - - - ne - mue - pas - la - - - manieres - - - maniere - - - del - champ - . - Et - por - ce - , - se - l - ' - yaue - s - ' - en - reva - , - il - est - aperte - chose - que - li - chanz - soit - à - celui - à - qui - il - fu - premierement - . -

-

- Quant - aucunz - a - fet - une - chose - d - ' - autrui - matiere - , - aucun - suelent - demander - - li - quelz - en - est - - - sire - - - sires - - - par - naturel - - - raison - - - reson - - - , - ou - cil - qui - a - fet - la - chose - , - ou - cil - qui - la - matiere - fu - ; - si - conme - se - aucunz - fait - vin - d - ' - autrui - - - crapez - - - grapez - - - ou - oile - d - ' - autrui - olivez - , - ou - froment - d - ' - autrui - espiz - , - ou - . - i - . - vaisel - d - ' - autrui - or - ou - d - ' - autrui - argent - ou - d - ' - autrui - arain - , - ou - miéz - d - ' - autrui - miel - - - ou - - - et - - - d - ' - autrui - vin - , - ou - - - emplastrez - - - emplastres - - - d - ' - autrui - medecines - , - ou - une - nef - ou - une - huge - d - ' - autrui - mairrien - . - Et - aprés - - - plusor - - - plusors - - - doutes - que - Sabinz - et - Procles - i - amenarent - , - la - moiene - sentence - noz - plot - à - celz - qui - quident - que - , - se - la - chose - puet - estre - ramenee - - - - à - la - matiere - de - coi - ele - fu - feite - , - cil - en - soit - sires - qui - estoit - sires - de - la - matiere - , - et - se - ele - n - ' - i - puet - estre - ramenee - - - , - cil - qui - la - fist - en - soit - sirez - . - Et - vesci - l - ' - exemple - : - . - i - . - vaisiauz - qui - est - forgiéz - puet - estre - ramenéz - à - une - masse - d - ' - or - ou - d - ' - argent - , - maiz - li - vins - ou - li - - - yaue - - - oiles - - - ou - li - fromenz - - - ni - - - ne - - - puet - paz - estre - ramenéz - à - grapes - ne - à - olivez - ne - as - espiz - , - ne - li - miés - ne - puet - estre - ramenés - à - miel - et - à - vin - . - Et - se - aucuns - a - - - fet - - - fait - - - une - chose - partie - de - sa - - - maniere - - - matiere - - - et - partie - de - l - ' - autrui - , - si - conme - se - il - a - fet - miel - de - son - vin - et - d - ' - autrui - miel - , - ou - emplastres - de - sez - - - mecinnez - - - medecinnez - - - - - ou - - - et - - - dez - autrui - , - ou - robe - de - sa - - - lainne - - - laine - - - et - - - d - ' - - - de - l - ' - - - autrui - , - l - ' - en - ne - doit - - - paz - - - pas - - - doter - que - cil - qui - à - - - fait - - - fet - - - la - chose - ne - soit - sirez - en - cest - caz - , - car - il - n - ' - i - a - paz - mis - tant - solement - sa - painne - , - maiz - une - partie - de - la - matire - . - -

-

- Ne - porquant - , - se - aucunz - a - ancoisu - en - sa - robe - autrui - - - propre - - - porpre - - - , - ja - soit - ce - que - la - - - propre - - - porpre - - - est - pluz - preciouse - , - ne - porquant - tot - remaint - à - celui - qui - la - robe - est - , - por - ce - que - la - robe - fu - faite - ains - que - la - - - propre - - - porpre - - - i - fut - ajointe - ; - mais - cil - qui - fu - sires - de - la - - - propre - - - porpre - - - avra - action - - - - de - larrecin - - - contre - celui - qui - la - prist - , - ou - il - la - porra - demander - arriere - qui - qui - l - ' - enblast - , - ou - cil - qui - fist - la - robe - , - ou - - - autrez - - - autres - - - , - car - ja - soit - ce - que - lez - choses - qui - sunt - ataintez - ne - puent - pas - estre - chalongiez - , - ne - porquant - eles - puent - estre - demandees - arriere - as - larronz - ou - as - autres - qui - les - porsivent - . -

-

- Se - lez - matierez - qui - sunt - à - . - ii - . - sunt - asamblees - et - mises - en - une - euvre - par - la - volonté - as - seigneurs - , - l - ' - euvre - qui - est - faite - de - cele - asamblee - est - conmune - à - l - ' - un - et - à - l - ' - autre - , - si - conme - se - - - aucun - - - aucunz - - - ont - mis - ensamble - lor - vinz - ou - fondu - ensamble - lor - or - et - lor - argent - . - Et - se - lez - matierez - sunt - - - diverses - - - diverses - - - et - une - chose - en - est - faite - , - si - conme - miés - est - - - faiz - - - fait - - - de - miel - et - de - vin - ou - laitonz - est - faiz - d - ' - or - ou - d - ' - argent - , - cil - meismez - drois - est - tenablez - , - car - l - ' - on - ne - doute - pas - que - la - chose - ne - soit - conmune - , - en - cest - caz - ; - et - se - - - lez - - - les - - - matieres - sunt - asamblees - par - aventure - et - ne - mie - par - la - volonté - as - seigneurs - , - queles - qu - ' - eles - soient - , - ou - d - ' - une - meismez - meniere - ou - de - diversez - , - il - noz - plest - que - cil - meismez - drois - soit - tenablez - . - -

-

- Et - si - le - fromenz - Tyce - est - melléz - a - ton - froment - , - se - ce - est - par - vostre - volenté - , - il - sera - conmunz - , - car - ce - qui - estoit - propre - à - chascun - de - voz - est - mis - ensamble - par - vostre - - - assegement - - - assentement - - - . - Maiz - se - ce - a - esté - fait - par - aventure - , - ou - Tyces - asamble - son - froment - au - tien - sanz - ta - volenté - , - il - n - ' - apert - pas - qu - ' - il - soit - conmunz - , - car - chascuns - remaint - en - sa - propre - sustance - . - Il - n - ' - apert - pas - que - li - fromenz - soit - conmunz - pluz - que - li - fouz - qui - est - asambléz - de - tes - - - bestez - - - bestes - - - et - des - - - seuez - - - suez - - - , - et - se - li - uns - de - voz - retient - tot - cel - froment - , - actionz - apartient - à - l - ' - autre - sor - la - chose - , - portant - conme - il - i - a - del - sien - en - froment - . - Cil - est - contenuz - en - l - ' - ofice - au - juge - que - il - regart - - - que - - - quelz - - - li - fromenz - à - chascun - estoit - et - combien - il - - - en - i - - - i - en - - - avoit - . -

-

- Quant - - - aucuns - - - aucun - - - edefie - en - sa - terre - d - ' - autrui - matiere - , - l - ' - en - entent - que - il - est - sirez - de - l - ' - edefiement - , - car - ce - qui - est - edefié - ensuit - la - nature - de - la - terre - . - Ne - porquant - cil - qui - fu - premierement - sires - de - la - matiere - , - - - ne - - - n - ' - en - - - laise - pas - à - estre - sires - , - mais - il - ne - - - le - - - la - - - puet - pas - chalongier - dedenz - ce - ne - plaidier - por - faire - la - aporter - avant - , - - - por - - - par - - - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - en - coi - il - est - contenu - que - nuz - ne - soit - constrains - d - ' - oster - autrui - chevron - , - se - il - est - ajoins - en - sa - maison - , - ainz - en - rende - au - doublez - ce - - - que - il - - - qu - ' - il - - - vaut - , - par - l - ' - action - qui - est - apelee - de - - - cheveron - - - chevron - - - ajoint - . - Par - non - de - chevron - est - entendue - tote - matiere - de - coi - ediefement - sunt - fait - . - Et - ce - a - esté - porveu - que - il - ne - convainne - - depecier - lez - edefiemenz - . - Maiz - se - li - edefiemenz - est - depeciéz - par - aucune - cause - , - se - li - sirez - de - la - matiere - n - ' - en - a - eu - le - pris - a - - - dobles - - - doblez - - - , - il - lez - porra - lors - chalongier - et - plaidier - por - faire - la - aporter - avant - . -

-

- Et - encontre - ce - , - se - aucunz - edefie - de - sa - matiere - en - autrui - terre - , - la - maisonz - soit - à - celui - à - qui - la - terre - est - . - Maiz - cil - qui - estoit - sires - de - la - matiere - en - pert - en - ce - cas - la - proprieté - , - car - l - ' - en - entent - que - ele - est - estrangie - par - sa - volenté - , - dés - que - il - savoit - que - il - edefioit - en - autrui - terre - . - Et - por - ce - , - ja - soit - ce - que - la - maisons - soit - depecie - , - il - ne - puent - chalongier - la - matiere - . - Il - est - certaine - chose - que - , - se - cil - qui - a - edefié - la - maison - en - autrui - terre - en - est - en - possession - , - et - li - sirez - de - la - terre - vuet - que - la - maison - soit - soie - , - ne - il - ne - paie - pas - le - pris - de - la - matiere - et - les - louiers - à - celz - qui - ont - faite - la - maison - , - il - - - puent - - - puet - - - estre - mis - arriere - par - exsepcion - de - tricherie - , - se - cil - qui - edefia - la - maison - porsivoit - la - terre - par - bonne - foi - . - Quar - se - il - savoit - que - la - terre - estoit - autrui - , - l - ' - on - li - puet - dire - que - il - edefia - folement - en - la - terre - que - il - savoit - bien - que - ele - estoit - à - autrui - . -

-

- Se - Tyces - a - mis - autrui - plante - en - sa - terre - , - elle - sera - soie - . - Et - encontre - se - , - se - il - a - mis - sa - plante - en - la - terre - - - Mene - - - Meve - - - , - la - plante - sera - - - Mene - - - Meve - - - , - se - la - plante - a - en - l - ' - un - cas - et - en - l - ' - autre - fichiés - sez - racinnez - en - la - terre - . - Maiz - ainz - que - ele - ait - - - fichiéz - - - fichiés - - - sez - racinnez - , - ele - est - - à - celui - à - cui - ele - estoit - ainz - que - ele - fust - plantee - . - Et - ainsiz - , - dés - que - la - plante - fiche - en - terre - sez - racinnez - , - la - proprietéz - en - est - muee - ; - et - se - li - aubre - - - Mene - - - Meve - - - - - aprient - - - a - pris - en - - - la - terre - Tyce - et - il - i - fiche - sez - racinnez - , - noz - disonz - que - li - aubres - est - Tyces - . - Et - raisons - ne - sosfre - paz - que - l - ' - on - entende - que - li - - - aubrez - - - aubres - - - soit - à - autre - que - à - celui - en - cui - terre - il - est - enracinnéz - . - Et - por - ce - se - uns - aubres - si - est - pres - des - bonnez - de - . - ii - . - chanz - et - il - est - racinés - en - l - ' - un - et - en - l - ' - autre - , - il - est - conmunz - . -

-

- Par - cele - meismez - raison - que - les - plantes - qui - - - sunt - - - sont - - - racinnees - en - la - terre - sunt - au - seignor - de - la - terre - , - sunt - suen - li - blef - qui - i - sunt - semé - ; - autresi - conme - cil - qui - a - edefié - en - autrui - terre - puet - estre - - - desfandus - - - desfanduz - - - par - exseption - de - tricherie - . - Selonc - lez - chosez - que - noz - avons - dites - , - se - li - sires - del - champ - li - demande - l - ' - edefiement - , - se - puet - desfendre - cil - qui - a - semé - autrui - terre - à - ses - despanz - . -

-

- Lez - laitres - d - ' - or - sunt - à - celz - qui - li - parchemins - est - , - autresi - com - les - choses - qui - sunt - edefies - et - semees - en - terre - sunt - au - seigneur - de - la - terre - . - Se - Tyces - a - escrit - en - ton - parchemin - . - i - . - yne - ou - unez - - - itroites - - - istoire - - - ou - une - orison - , - Tyces - n - ' - est - paz - - - sires - - - sire - - - de - celle - euvre - , - mais - tu - . - Maiz - se - tu - demandez - à - Tyce - tes - livres - ou - ton - parchemin - ne - tu - n - ' - es - pas - aparilliéz - de - paier - lui - le - pris - de - l - ' - ecriture - , - - il - s - ' - en - porra - desfendre - par - exception - de - tricherie - , - se - il - en - entra - en - possession - par - bonne - foi - . -

-

- Se - aucunz - a - point - en - autrui - table - , - li - un - quident - que - la - table - soit - à - celui - qui - fist - la - pointure - , - et - il - est - avis - as - autres - que - la - pointure - quele - qu - ' - ele - soit - est - à - celui - qui - la - table - estoit - , - maiz - il - noz - samble - mielz - que - la - table - soit - à - celui - qui - fist - la - pointure - ; - car - il - seroit - laide - chose - que - la - pointure - à - . - i - . - tres - bon - poindeur - - - suist - - - fuist - - - le - seigneur - d - ' - une - povre - table - ; - et - por - ce - , - se - li - sires - de - la - table - la - porsiet - toute - painte - et - cil - qui - l - ' - a - - - painte - - - peinte - - - la - demande - ne - il - ne - vuet - pas - paier - le - pris - de - la - table - , - il - porra - estre - mis - arriere - par - exception - de - tricherie - . - Et - se - cil - qui - l - ' - a - point - la - porsiet - , - il - convient - que - porfitable - actions - soit - donee - au - seignor - de - la - table - contre - lui - , - et - en - cest - cas - , - se - il - ne - paie - le - pris - de - la - painture - , - il - porra - estre - mis - ariere - par - exception - de - tricherie - , - se - cil - qui - l - ' - a - point - la - porsieut - par - bonne - foi - . - Et - il - est - aperte - chose - que - se - cil - qui - point - la - table - ou - autrez - la - porsiet - par - male - foi - , - - - actionz - - - actions - - - de - larrencin - en - apartient - au - seignor - . -

-

- Se - aucunz - achate - . - i - . - champ - par - bonne - foi - de - celui - qui - n - ' - en - estoit - paz - sires - mais - il - quidoit - que - il - en - fust - sirez - , - ou - il - l - ' - a - receu - de - lui - par - bonne - foi - en - don - ou - par - aucune - droite - cause - , - il - noz - plest - , - par - naturel - - - raison - - - reson - - - , - - que - li - fruit - que - il - en - a - receu - soient - sien - por - sa - cortiveure - et - - - por - - - par - - - sa - painne - . - Et - por - ce - , - se - li - sires - dou - champ - vient - avant - et - il - le - chalonge - , - il - ne - puet - pas - plaidier - o - lui - por - - - le - fruit - - - les - fruits - - - que - il - en - a - - - receu - - - recu - - - , - - - quil - - - qui - - - sunt - dezpandu - . - Maiz - ce - n - ' - est - pas - otroié - à - celui - qui - a - porsiz - autrui - champ - à - son - esciant - ; - et - por - ce - sera - il - constrains - de - rendre - les - fruis - et - le - champ - . -

-

- Cil - a - qui - li - - - usuaires - - - usuairez - - - del - champ - apartient - n - ' - est - par - faiz - sires - des - fruis - se - il - ne - les - a - receuz - ; - et - por - ce - , - se - il - muert - ains - qu - ' - il - ait - - - recoilliz - - - recoillis - - - lez - fruis - , - ja - soit - ce - que - il - soient - meur - , - il - n - ' - - - apartient - - - appartiennent - - - pas - à - ses - oirs - , - ains - sunt - aquis - au - seignor - de - la - propriété - . - Et - pou - s - ' - en - faut - que - ce - - - - meismes - - - n - ' - est - dit - del - cortiveor - . -

-

- Li - foon - sunt - conté - es - fruiz - des - bestez - autressi - - - conme - - - conmes - - - li - laiz - et - la - lainne - . - Et - por - ce - li - aignel - , - li - cheverel - et - li - veel - et - li - porcel - sunt - - - déz - - - dés - - - que - il - sunt - - à - celui - qui - a - l - ' - usuaire - dez - bestez - . - Li - enfant - à - la - serve - ne - sunt - pas - del - fruit - , - il - apartienent - dont - au - seignor - de - la - proprieté - ; - car - il - sambloit - male - chose - que - uns - hom - - - fust - - - fu - - - fruis - por - ce - que - tuit - li - fruit - des - chose - sunt - coilli - por - causez - dez - homes - . -

-

- Maiz - se - - - aucuns - - - aucunz - - - a - l - ' - usuaire - d - ' - un - - - fon - - - fou - - - , - il - doit - metre - des - foonz - en - lieu - des - bestez - qui - sunt - mortez - , - - - - si - conme - il - plest - à - Julien - ; - et - en - leu - des - arbres - et - des - vignes - qui - sunt - mortes - - - doit - il - planter - autres - , - car - il - doit - par - droit - cortiver - - - les - - - lez - - - choses - et - user - conme - - - prodom - - - prodons - - - . -

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- Li - saint - empereres - Adrianz - ensevi - le - naturel - droit - et - otroia - que - - li - tressors - que - aucunz - treve - en - sa - terre - soit - à - celui - qui - le - treve - . - Et - se - aucuns - le - treve - en - autrui - terre - par - aventure - et - - - sanz - - - sans - - - proveance - , - il - otroia - que - la - - - moitiés - - - moitiéz - - - en - soit - à - celui - en - qui - terre - il - est - trovéz - et - la - moitiés - à - celui - qui - le - treve - . - Et - se - aucunz - le - treve - en - la - terre - l - ' - empereor - , - il - est - establi - que - la - - - moitiéz - - - moitié - - - en - soit - à - l - ' - empereor - et - la - moitiéz - en - troveor - . - Et - à - ce - s - ' - acorde - que - se - aucuns - le - treve - en - conmun - leu - ou - en - lieu - qui - - - apartiegne - - - apartient - - - à - la - borse - l - ' - empereor - , - la - moitiéz - an - soit - soie - et - la - moitiéz - à - la - cité - ou - à - la - borse - l - ' - empereor - . -

-

- Noz - aquerons - lez - - - choses - - - chose - - - par - droit - naturel - quant - - - elez - - - eles - - - noz - sunt - livreez - , - car - il - n - ' - est - rienz - qui - - - pluz - - - plus - - - s - ' - acort - - - a - - - au - - - droit - naturel - que - faire - la - volenté - au - seignor - qui - vuet - que - sa - chose - soit - baillie - à - autre - . - Et - por - ce - , - de - quel - maniere - la - chose - corporel - soit - , - se - ele - puet - estre - baillie - et - cil - qui - en - est - sirez - la - baille - , - ele - est - estrangie - . - Les - possissions - que - aucunz - tient - dont - par - treuz - sunt - - - estrangez - - - estrangies - - - en - ceste - meismez - meniere - ; - les - possessionz - que - l - ' - on - tient - par - treu - sunt - celez - qui - sunt - es - contrees - et - il - n - ' - a - nule - disferance - par - nostre - - - establissement - - - establisement - - - antre - les - et - celes - de - Lombardie - . -

-

- Et - se - lez - - - choses - - - chose - - - sunt - - - bailliez - - - baillez - - - par - cause - de - don - ou - par - aucune - autre - droiturel - cause - , - elez - sunt - estrangiez - sanz - nul - doute - . - Cellez - qui - sunt - vandues - et - livrees - ne - sunt - - - paz - - - pas - - - - - aquitees - - - aquises - - - à - l - ' - achateur - , - se - il - ne - paie - au - vendeur - le - pris - ou - se - il - ne - l - ' - en - - l - ' - ait - satisfacion - en - autre - maniere - , - si - conme - par - plegez - ou - par - - - gage - - - gages - - - . - Et - ce - est - contenu - en - la - loi - des - . - xii - . - tablez - ; - ne - porquant - l - ' - on - dit - que - ce - avient - par - le - droit - naturel - . - Maiz - se - cil - qui - vandi - la - chose - se - tient - à - ce - que - li - - - acheteres - - - acheteteres - - - li - covenance - loiaument - , - l - ' - on - doit - dire - que - la - chose - est - maintenant - à - l - ' - achateor - . -

-

- Ne - il - n - ' - a - point - de - disferance - se - li - sirez - baille - à - aucun - sa - chose - ou - . - i - . - - - autre - - - autres - - - à - qui - la - possessions - en - est - otroié - li - baille - par - sa - volenté - . -

-

- Et - par - ceste - raison - , - se - aucunz - a - baillié - à - - - aucune - - - aucun - - - franche - - - aministracion - - - aministration - - - de - totez - sez - besoingnez - et - cil - aminnistrerez - vant - aucunez - dez - choses - son - seignor - et - il - - - la - livre - - - l - ' - a - livré - - - , - ele - est - à - celui - qui - la - reçoit - . -

-

- Il - avient - aucune - fois - que - - - une - - - nue - - - - - volantéz - - - volentéz - - - , - sanz - livrer - la - chose - , - sosfist - à - estrangier - la - , - si - conme - se - aucuns - te - vent - ou - il - te - donne - la - chose - que - il - te - presta - ou - que - il - te - bailla - à - garder - . - Car - ja - soit - ce - que - il - ne - la - te - baillast - paz - por - cause - de - don - ne - de - vente - , - ne - porquant - , - dés - que - il - vuet - que - tu - la - taingnez - en - tel - maniere - , - la - proprietés - en - est - toie - , - aussi - bien - conme - se - il - - - le - - - la - - - t - ' - eust - baillie - en - cel - non - . -

-

- Et - se - aucunz - a - mis - ses - marcheandises - en - une - chambre - et - il - lez - vent - et - baille - à - . - i - . - acheteur - lez - clez - de - la - chambre - , - il - li - baille - lez - proprietéz - des - marcheandises - . -

-

- Et - aucune - fois - avient - que - la - volentés - au - seignor - que - il - a - envers - personne - qui - n - ' - est - pas - certainne - li - donne - la - proprieté - de - sa - chose - , - si - conme - - - quant - - - quand - - - . - i - . - sires - gete - en - en - une - grant - - - asamblee - - - asemblee - - - d - ' - omez - . - i - . - - - faisel - - - faissel - - - de - lances - et - ne - set - pas - laquelle - chascuns - doit - avoir - , - ne - porquant - il - vuet - que - - - chascune - que - cil - - - cele - que - chascuns - - - porra - avoir - - - soit - siue - - - soi - sene - - - : - dés - que - chascuns - en - prent - . - i - . - , - si - en - est - il - sirez - . -

-

- Et - par - ceste - raison - apert - il - veritéz - que - se - aucuns - degerpist - sa - chose - et - . - i - . - - - autres - - - autre - - - la - prent - , - ele - est - maintenant - - - seue - - - sene - - - . - La - chose - est - gerpie - que - li - sirez - laise - par - tel - pansee - que - il - ne - vuet - que - ele - - - - ne - - - soit - pluz - - - seue - - - sene - - - , - et - por - ce - laise - il - maintenant - à - estre - en - sirez - . -

-

- Mais - il - est - autrement - dez - chosez - qui - sunt - getees - en - tempeste - de - mer - por - cause - d - ' - alegier - la - nef - , - car - eles - sunt - tozjors - à - lor - seigneurs - , - por - ce - que - il - est - aperte - chose - que - il - ne - les - getent - pas - par - corage - que - il - ne - vuellent - que - elez - soient - leur - , - maiz - por - garder - de - peril - elz - et - leur - nef - . - Et - por - ce - , - se - la - force - de - la - mer - les - - - enmaine - - - emmaine - - - à - la - rive - et - aucunz - les - prent - por - corage - d - ' - avoir - les - de - gaaing - , - il - fet - larrencin - . - Et - il - est - prest - - - que - autresi - de - ceste - chose - - - de - ceste - chose - , - autresi - - - conme - de - ce - qui - chiet - à - aucun - qui - chevauche - si - que - il - n - ' - en - set - rien - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - choses - qui - ne - sunt - pas - corporex - . - - -

- - En - - - sor - - - sort - - - que - tot - , - lez - - - unez - - - unes - - - des - - - choses - - - chosez - - - sunt - corporelz - et - lez - autrez - ne - sunt - pas - corporelz - . -

-

- Lez - chosez - corporelz - sunt - - - celez - - - celz - - - qui - puent - estre - atouchiez - par - lor - nature - , - si - conme - terre - , - home - , - robe - , - ors - et - argenz - et - plusors - autres - chosez - qui - ne - porroient - paz - estre - nombrees - . -

-

- Lez - choses - qui - ne - sunt - pas - corporelz - sunt - - - celez - - - celes - - - qui - ne - puent - estre - atouchiez - et - - - telez - - - telz - - - sunt - celez - - - sunt - celez - - - - qui - - - ne - puent - estre - - - sunt - - - en - droiture - si - conme - heritagez - , - usuairez - , - usaiges - et - obligemenz - quel - que - il - soient - . - Ne - l - ' - en - ne - doit - pas - faire - force - en - ce - que - - - chosez - - - choses - - - corporelz - sunt - contenuez - en - heritage - , - car - li - fruit - qui - sunt - receu - del - champ - sunt - corporel - , - et - ce - qui - noz - est - deu - par - aucun - obligement - - - en - - - est - - - corporel - si - conme - chanz - , - sers - et - deniers - ; - mais - la - droiture - de - l - ' - eritage - , - et - la - droiture - dou - serf - d - ' - aucune - chose - , - et - la - droiture - d - ' - aucun - obligement - ne - sunt - pas - choses - corporelz - . -

-

- En - cel - nombre - sunt - lez - droiturez - dez - possessionz - - - de - chascunz - - - des - chans - - - et - de - celez - dez - cités - , - qui - sunt - apelees - - - servise - - - service - - - . -

-
-
- - - Cist - titrez - est - des - droitures - des - possessionz - . - Cist - titres - est - des - servises - . - - - -

- Les - droiturez - dez - possessionz - des - chanz - sunt - cestez - : - sentiers - , - charriere - , - voie - , - duis - d - ' - eve - . - Sentiers - est - la - droiture - que - aucunz - a - d - ' - aler - par - autrui - champ - sanz - mener - beste - . - Charriere - est - la - droiture - de - mener - - - i - - - i - - - beste - - - - en - - - ou - - - - - charrete - - - charrette - - - . - Cil - qui - a - dont - - - santier - - - sentier - - - n - ' - a - paz - charriere - , - mais - cil - qui - a - charriere - a - santier - et - en - puet - user - sanz - mener - i - beste - . - Voie - - - en - - - est - - - droiture - d - ' - aler - par - autrui - champ - et - de - mener - i - beste - ou - - - charrete - - - charete - - - , - car - voie - contient - en - soi - et - sentiers - et - charriere - . - Doiz - d - ' - eve - est - la - droiture - de - mener - eve - par - autrui - champ - . -

-

- Li - servise - dez - possessionz - dez - citéz - sunt - joint - as - edefiemenz - et - il - sunt - dit - des - citéz - por - ce - que - noz - apelonz - toz - edefiemenz - possessionz - des - citéz - , - neis - se - il - sunt - fet - an - la - voie - . - Li - - - servisez - - - servise - - - des - possessionz - des - citéz - sunt - que - li - un - des - voisinz - - - sonnent - - - soustiengnent - - - le - - - marrien - - - mairrien - - - à - l - ' - autre - , - et - que - il - lise - à - l - ' - un - des - voisinz - à - metre - sa - solive - suz - le - mur - à - l - ' - autre - , - ou - que - aucunz - reçoive - sor - sa - terre - ou - suz - sa - maison - le - degout - de - la - maison - son - voisin - , - et - que - aucuns - se - gart - d - ' - edefier - sa - maison - en - tel - maniere - que - ele - nuise - à - la - lumiere - de - la - maison - son - voisin - . -

-

- Aucun - quident - par - droit - que - l - ' - on - doie - conter - es - - - servises - - - services - - - des - possessionz - des - chanz - la - droiture - que - aucunz - a - de - puisier - eve - par - desuz - autrui - terre - et - - - d - ' - amener - i - - - d - ' - ameneri - - - ses - beste - à - l - ' - eve - , - et - la - droiture - de - paistre - sez - bestez - et - de - cuire - chauz - et - de - fouir - pierres - en - autrui - terre - . -

-

- Et - ces - choses - sunt - apelees - servisez - de - possessions - por - ce - que - elez - ne - puent - estre - establiez - sanz - possessionz - , - car - nuz - ne - puet - aquerre - - - - servises - de - - - possessionz - de - chanz - ne - de - citéz - fors - cil - qui - a - possessionz - , - ne - nuz - ne - le - puet - de - - voir - , - fors - cil - qui - a - possession - . -

-

- Se - aucunz - veut - establir - à - son - voisin - aucune - droiture - , - il - le - doit - faire - par - covenances - d - ' - une - part - et - d - ' - autre - ; - et - aucunz - puet - en - son - testament - - - condanpner - - - condampner - - - son - oir - que - il - ne - face - sa - maison - si - haut - que - ele - nuise - à - la - - - maison - - - lumiere - - - son - voisin - , - ou - que - il - suesfre - que - il - mete - sa - solive - suz - son - mur - , - ou - que - li - - - gouz - - - degouz - - - de - sa - maison - chaie - sor - sa - terre - , - ou - que - il - li - sosfre - à - avoir - parmi - son - champ - sentier - ou - charriere - ou - doiz - d - ' - eve - . -

-
-
- - Cist - - titrez - titres - - est - d - ' - usuaire - . - - -

- - - Usuairez - - - Usuaires - - - est - la - droiture - que - aucuns - a - d - ' - user - autrui - chosez - , - sauve - la - sustance - des - chosez - . - Et - ceste - droiture - est - en - chose - corporel - ; - et - quant - la - chose - faut - , - il - covient - que - la - droiture - faille - . -

-

- Usuaires - est - departis - de - la - proprieté - , - et - ce - avient - en - plusors - menierez - : - si - conme - quant - li - usuairez - d - ' - une - chose - est - laisiéz - à - aucun - , - car - li - oir - a - la - nue - proprieté - , - et - cil - a - l - ' - usuaire - à - qui - il - est - laisiéz - ; - encontre - ce - , - se - il - laise - le - champ - sanz - l - ' - usuaire - , - cil - à - qui - il - le - laisa - en - a - la - nue - proprieté - et - li - oirs - en - a - l - ' - usuaire - , - et - il - puet - laisier - à - l - ' - un - l - ' - usuaire - et - à - l - ' - autre - la - proprieté - sanz - l - ' - usuaire - . - Et - se - aucunz - vuet - doner - à - . - i - . - autre - usuaire - sanz - testament - , - il - - - - le - - - doit - faire - par - convenancez - d - ' - une - part - et - d - ' - autre - . - Et - que - lez - proprietéz - ne - fussent - toz - jors - - sanz - preu - , - se - li - usuairez - an - fust - departiz - à - toz - jors - , - il - noz - plot - que - li - usuairez - faillist - en - certainez - manierez - et - revenist - à - la - proprieté - . -

-

- Usuairez - est - establis - ne - mie - tant - solement - en - terrez - ne - en - maisonz - , - - - mez - - - mes - - - en - sers - et - en - bestes - et - en - autrez - chosez - , - fors - en - - - celez - - - celz - - - qui - sunt - gastees - par - user - en - ; - quar - icelez - - - choses - - - chose - - - ne - reçoivent - usuaire - ne - par - le - droit - naturel - ne - par - le - droit - citeain - . - Et - en - cest - nombre - sunt - vinz - , - oilez - , - fromenz - , - robez - ; - et - - - aprés - - - pres - de - - - ces - chosez - sunt - denier - nombré - , - car - - - pou - - - peu - - - s - ' - en - faut - que - il - ne - faillent - par - usaige - quant - l - ' - on - les - mue - sovent - . - Mais - li - senaz - juja - por - cause - de - porfit - que - li - usuaire - de - tez - chosez - puent - estre - establi - si - que - cautions - soit - donee - au - seigneur - de - la - proprieté - que - elez - li - seront - - - randuez - - - randues - - - quant - li - usuaires - faudra - . - Se - li - usuaires - de - deniers - est - donc - laissiéz - , - il - sunt - baillié - à - celui - à - qui - il - est - laissiéz - à - faire - - - - en - - - conme - del - suen - , - il - doit - doner - causion - de - randre - autretant - de - deniers - - - quant - - - quand - - - li - - - usuairez - - - usuaires - - - faudra - en - aucune - maniere - . - Lez - autrez - chosez - soient - bailliéz - à - celui - à - qui - li - usuairez - en - est - laissiéz - , - si - que - elez - soient - seuez - , - maiz - elez - soient - avant - proisiez - , - et - il - doint - caution - de - randre - autretant - de - deniers - com - eles - seront - prisiez - - - quant - - - quand - - - il - morra - ou - quant - li - usuaires - faudra - en - autre - maniere - . - Li - senaz - - - n - ' - establit - - - n - ' - establist - - - dont - pas - usuaire - de - telz - chosez - , - car - il - ne - pooit - - - mes - establir - - - , - mes - il - establi - - - autresi - conme - usuaire - par - caution - . -

-

- - - Usuaires - - - Usuairez - - - est - finéz - se - cil - à - qui - il - fu - donéz - le - quite - au - seignor - de - la - proprieté - , - car - se - - - il - - - - le - cuite - à - . - i - . - autre - , - ce - ne - vaut - rien - ; - et - se - cil - qui - a - l - ' - usuaire - d - ' - aucune - chose - en - aquiert - la - proprieté - , - que - l - ' - en - apele - confremement - , - il - est - certaine - chose - que - la - droiture - de - l - ' - usuaire - faut - . - Se - lez - maisons - de - coi - aucunz - a - l - ' - usuaire - ont - esté - arses - ou - elez - sunt - - - chaoitez - - - chaoites - - - par - terre - moite - ou - par - lor - mavestié - , - il - convient - que - li - usuairez - faille - ne - il - n - ' - est - paz - - - puiz - - - puis - - - deux - à - celui - qui - li - avoit - avant - . - Usuairez - est - finéz - par - la - mort - à - celui - qui - il - estoit - establi - et - par - les - . - ii - . - greignors - amenuisemenz - de - chief - . -

-

- Quant - usuairez - est - toz - finéz - , - il - revient - à - la - proprieté - , - et - li - sirez - de - la - - - proprieté - - - proprietéz - - - conmence - de - cel - tenz - à - avoir - en - la - chose - pleniere - poesté - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - de - nu - usaige - . - Cist - titres - est - d - ' - usage - et - d - ' - abitacion - . - - - -

- - - Ou - - - Nu - - - usaiges - seut - estre - establiz - en - cele - - - meismez - - - meimez - - - meniere - en - coi - usuairez - est - establiz - , - et - si - est - finéz - par - celez - meismez - menierez - par - coi - usuairez - est - finéz - . -

-

- Maiz - il - a - mains - de - droiture - en - usaige - que - en - usuaire - , - car - cil - qui - a - le - nu - usaige - d - ' - un - champ - n - ' - i - a - fors - tant - sanz - pluz - que - il - use - des - herbez - et - des - pomez - et - des - flors - et - des - autres - chosez - à - ce - que - mestier - li - est - chascun - - - jor - - - jors - - - ; - et - il - li - list - à - demorer - - - en - - - el - - - champ - tant - sanz - pluz - conme - - il - puet - demorer - sanz - faire - mal - au - seignor - et - sanz - empaiechier - celz - qui - cortivent - le - champ - , - ne - il - ne - puet - vandre - ne - donner - ne - louer - à - . - i - . - autre - la - droiture - que - il - i - a - , - mais - cil - qui - a - l - ' - usuaire - puet - faire - totes - ces - chosez - . -

-

- L - ' - on - entant - que - cil - qui - a - l - ' - usaige - d - ' - unne - maison - i - a - tel - droiture - que - il - seuz - i - puet - habiter - ne - il - ne - puet - pas - - - baillier - - - bailler - - - à - autre - cele - droiture - , - et - à - paines - a - il - esté - receuz - que - il - li - lise - à - herbregier - - - i - - - - . - i - . - hoste - ; - maiz - il - ait - pooir - d - ' - - - abiter - - - habiter - - - i - o - sa - fame - et - o - sez - enfanz - et - o - cels - que - il - a - franchis - et - o - lez - autres - franches - personnes - de - coi - il - use - mains - que - de - - - sez - - - ses - - - sers - . - Et - il - est - covenable - chose - que - , - se - li - - - usages - - - usage - - - d - ' - une - maison - apartient - à - une - fame - , - il - lise - - habiter - li - - - otot - - - o - - - son - mari - . -

-

- Et - cil - à - qui - li - usages - dou - serf - apartient - puet - user - tant - solement - de - son - - - servise - - - service - - - , - ne - il - ne - li - est - otroié - en - nule - maniere - que - - - il - - - i - - - baut - à - autre - sa - droiture - , - et - cil - meismez - drois - est - en - . - i - . - - - jugement - - - yuement - - - . -

-

- Et - se - li - usages - d - ' - un - fouc - de - brebis - est - laissiés - à - aucun - , - il - ne - puet - pas - user - del - lait - ne - des - agniauz - ne - de - la - lainne - , - car - ce - sunt - li - fruit - , - mais - il - puet - user - de - fienz - à - fienbrer - sez - chanz - . -

-

- - - S - ' - - - L - ' - - - abitacionz - est - laisie - à - aucun - - - en - - - ou - - - establie - en - aucune - maniere - . - Il - n - ' - apert - que - ce - soit - ne - usaigez - ne - usuairez - , - ains - est - autresi - conme - une - droiture - toute - propre - . - Et - noz - avons - premis - por - le - profit - dez - choses - , - selonc - la - sentence - Marcel - , - - à - celz - qui - ont - habitation - que - il - en - puissent - user - en - louer - la - à - autre - . -

-

- Il - noz - sosfise - que - noz - avons - ci - dit - dez - servises - et - d - ' - usuaire - et - d - ' - usaige - et - d - ' - abitacion - . - Noz - traiteronz - dont - d - ' - iretagez - et - d - ' - obligemenz - en - lor - lieuz - . - Noz - avons - dit - - - aucune - - - a - une - - - some - en - quel - maniere - choses - sunt - aquisez - par - le - droit - as - genz - , - or - voionz - conment - eles - sunt - aquisez - par - le - loial - droit - et - par - le - - - chiteain - - - citeain - - - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - de - celui - qui - achate - par - bone - foi - la - chose - de - celui - qui - n - ' - en - est - pas - sires - . - Cist - titres - est - des - sesines - et - des - possessions - de - lonc - tans - . - - - -

- Il - avoit - esté - establi - par - le - droit - - - citain - - - citeain - - - que - se - aucuns - achetoit - un - chose - par - bonne - foi - de - celui - qui - n - ' - en - estoit - pas - sirez - , - que - il - cuidoit - qu - ' - i - en - fust - sires - , - ou - il - - - l - ' - avoit - - - havoit - - - - - receu - - - reçu - - - de - lui - en - don - , - ou - par - aucune - droite - cause - , - se - cele - chose - fust - movable - , - ele - fust - seue - en - totes - terres - se - il - la - tenist - . - i - . - an - , - et - se - ele - - - - ne - - - fust - movable - , - il - li - - - covenist - - - convenist - - - tenir - jusque - à - . - ii - . - anz - ainz - que - il - - - le - - - la - - - guaaingnast - par - longue - tenue - en - Lombardie - tant - solement - , - que - les - seignoriez - des - choses - ne - fussent - en - doute - . - Et - por - ce - - - que - ce - - - - estoit - establi - et - li - ancien - quidoient - que - li - devantdit - tant - sosfisassent - as - seignors - à - enquerre - lor - chosez - , - une - millor - sentence - noz - plot - , - que - li - seignor - ne - perdent - lor - chosez - - en - pou - de - tens - et - que - ce - ne - soit - pas - encloz - en - certain - leu - . - Et - por - ce - noz - feimez - sor - ce - . - i - . - - - establisement - - - establissement - - - en - coi - il - est - contenu - que - lez - choses - muablez - soient - guaaingnies - par - longue - tenue - de - iii - . - anz - , - et - celez - qui - ne - sunt - pas - muables - par - - - pluz - - - plus - - - lonc - tanz - , - ce - est - par - . - x - . - anz - antre - celz - qui - sunt - present - , - et - par - . - xx - . - antre - celz - qui - ne - sunt - pas - present - . - Et - en - ce - meismes - menieres - soient - aquisez - - - les - - - la - - - seignories - dez - choses - par - possession - , - ne - mie - tant - solement - en - Lombardie - , - mais - en - totes - les - terres - qui - sunt - govrenees - par - nostre - - - empereres - - - empire - - - . -

-

- Mais - aucune - foiz - avient - que - se - aucuns - porsuit - par - bonne - foi - une - chose - tres - longuement - , - nule - longue - tenue - ne - la - puet - faire - soie - , - si - conme - se - il - porsiet - franc - home - ou - chose - sainte - ou - relegieuse - ou - serf - fuitif - . -

-

- Lez - chosez - emblees - et - - - celez - - - celes - - - qui - sunt - porsisez - à - force - ne - puent - - - paz - - - pas - - - estre - gaaignies - par - longue - tenue - - - - , - car - la - loi - des - . - xii - . - tables - deffent - que - les - choses - emblees - ne - soient - gaaingniees - par - longue - tenue - - - . -

-

- Et - ce - qui - est - dit - par - la - loi - - - desfent - - - - que - les - choses - qui - sunt - emblees - ou - porsises - à - force - ne - puissent - estre - guaaingnies - par - longue - tenue - - - n - ' - apartient - pas - à - ce - que - li - lerres - qui - porsiet - une - chose - - - n - ' - apartient - pas - à - ce - que - li - lierres - qui - porsiet - une - chose - par - force - ne - la - puisse - conquerre - par - longue - tenue - - - , - car - autre - - - raisons - - - raison - - - lor - tot - à - conquerre - la - , - ce - est - ce - que - il - la - porsient - par - mal - foi - : - mais - nus - autres - n - ' - a - pooir - de - guaignier - - la - par - longue - tenue - , - ja - soit - ce - que - il - l - ' - ait - achetee - par - bonne - foi - ou - receue - en - autre - meniere - droiturel - de - celui - qui - l - ' - avoit - emblee - ou - qui - la - porsivoit - par - force - . - Quar - cil - fet - larrencin - qui - vant - chose - qu - ' - il - set - bien - qui - est - autrui - , - ou - qui - - - l - ' - a - baillie - - - la - baille - - - par - autre - cause - . -

-

- Maiz - non - porquant - il - est - aucune - foiz - autrement - , - quar - se - li - oirs - vant - ou - done - à - aucun - par - bonne - foi - la - chose - qui - avoit - esté - prestee - au - mort - , - ou - louee - ou - baillie - en - garde - , - et - il - - - quide - - - cuide - - - que - ce - soit - de - l - ' - eritage - , - ou - il - l - ' - a - donee - an - doaire - , - il - n - ' - est - paz - doute - que - cil - qui - la - reçoit - ne - la - puise - guaagnier - par - longue - tenue - , - car - cil - qui - li - bailla - la - chose - ne - l - ' - avoit - paz - par - larrencin - , - car - li - oirz - qui - la - vendit - par - bonne - foi - conme - - - seue - - - sene - - - n - ' - i - fist - pas - larrencin - . -

-

- Et - se - cil - à - qui - li - usuaires - d - ' - une - serve - apartient - quide - que - sez - anfes - soit - siens - et - il - le - - - vent - - - vend - - - ou - il - le - donne - , - il - ne - fet - paz - - - larrencin - - - larrencins - - - , - car - - - larrencins - - - larrencin - - - n - ' - est - paz - faiz - sanz - - - ouvrage - - - courage - - - d - ' - embler - . -

-

- Et - il - puet - avenir - en - autres - - - menierez - - - menieres - - - que - quant - aucuns - baille - à - . - i - . - autre - autrui - chose - sanz - vice - de - larrancin - , - cil - à - qui - ele - est - baillie - la - puet - guaingnier - par - longue - tenue - . -

-

- Cist - drois - s - ' - eztent - bien - as - chosez - qui - ne - sunt - paz - muablez - , - si - conme - se - aucuns - porprent - sanz - force - la - possession - d - ' - un - liu - - - por - ce - - - parce - - - que - cil - qui - en - est - - - sires - - - sirez - - - est - fors - del - païz - , - - ou - por - sa - negligence - , - ou - porce - que - il - est - mors - sanz - oirs - , - car - ja - soit - ce - que - il - porsiet - le - champ - par - bonne - foi - , - de - coi - il - set - bien - que - il - est - - - atenu - - - autrui - - - , - ne - porquant - se - il - le - baille - à - autre - qui - le - reçoit - par - - - bone - - - bonne - - - foi - , - cil - le - porra - gaaignier - par - longue - possession - , - car - il - n - ' - a - paz - receu - chose - emblee - ne - chose - qui - est - esté - porsise - par - force - . - Et - la - - - sentense - - - sentence - - - à - aucun - des - anciens - est - abatue - , - qui - quidoient - que - larrencins - fust - - - faiz - - - fait - - - del - champ - ou - del - liu - ; - et - l - ' - on - a - porveu - par - les - establisemenz - as - princez - à - celz - qui - porsient - les - choses - qui - ne - sunt - paz - muablez - , - que - longue - - - possessionz - - - possession - - - et - de - coi - l - ' - on - ne - doute - paz - ne - lor - puisse - estre - tolue - . -

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- Et - aucune - - - foiz - - - fois - - - avient - que - chose - emblee - ou - porsise - par - force - puet - estre - guaaignie - par - longue - tenue - , - si - com - se - ele - revient - par - tel - maniere - en - la - poesté - son - seignor - , - car - - - lors - - - lor - - - en - est - ostéz - - - toz - - - - li - vicez - et - la - - - langue - - - longue - - - tenue - li - vaut - . -

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- Chose - qui - aparteigne - à - la - borse - l - ' - empereor - ne - puet - estre - guaaingnie - par - longue - tenue - ; - mais - - - par - puissant - - - Papinians - - - escrit - que - quant - li - bien - sunt - escheoit - à - la - borse - l - ' - empereor - et - il - ne - li - est - pas - encor - denoncié - , - se - aucunz - en - achate - une - chose - par - bonne - foi - et - ele - li - est - livree - , - il - la - puet - gaaignier - par - longue - tenue - et - ainsiz - l - ' - escrirent - li - empereor - Pius - et - Sevoirs - et - Antonins - . -

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- Et - l - ' - en - doit - savoir - au - darenier - que - la - chose - doit - estre - tele - que - ele - - - n - ' - et - - - n - ' - ait - - - nule - vice - - en - li - , - à - ce - que - cil - qui - l - ' - a - achetee - par - bonne - foi - ou - qui - la - porsiet - par - autre - droite - cause - la - - - puisse - - - puise - - - guaaingnier - par - longue - tenue - . -

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- Erreurs - de - fause - cause - ne - - - dome - - - donne - - - pas - longue - tenue - , - si - conme - se - aucuns - quide - que - il - ait - acheté - ce - que - il - n - ' - a - paz - acheté - et - il - le - porsiet - , - ou - se - il - porsiet - autresi - conme - par - don - ce - qui - ne - li - a - pas - esté - donné - . -

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- La - longue - possession - - - que - il - - - qui - - - avoit - conmencié - à - valoir - au - mort - est - - - contenue - - - continuee - - - à - son - oir - et - à - celui - qui - a - la - possession - de - sez - bienz - , - ja - soit - ce - que - il - sache - bien - que - li - - - chanz - - - chamz - - - soit - autrui - . - Se - li - mors - n - ' - ot - droitures - conmencement - de - possession - , - nostre - establisemenz - vaut - à - son - oir - ou - à - celui - qui - a - la - possession - de - sez - bienz - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - en - sache - rien - . -

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- Et - li - empereor - - - Sevoir - et - Antonin - - - Sevoirs - et - Antonins - - - escristrent - que - il - covient - autresi - garder - que - li - tanz - de - la - longue - tenue - soient - continué - entre - le - vendeur - et - l - ' - acheteur - . -

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- Il - est - contenu - el - banissement - au - saint - empereor - Marc - que - cil - qui - achate - autrui - chose - de - la - borse - l - ' - empereor - la - tient - . - v - . - anz - apréz - ce - que - ele - li - est - - - vandue - - - vandues - - - se - li - sires - de - la - chose - la - demande - puiz - , - il - puet - estre - - - mise - - - mis - - - arriere - par - exception - . - Li - establisemens - à - l - ' - empereor - Zenon - a - bien - porveu - à - celz - qui - reçoivent - aucune - chose - de - la - borse - l - ' - empereor - par - vante - ou - par - don - ou - par - aucunne - - - droiture - - - droiturel - - - tytre - , - si - que - il - soient - maintenant - seur - et - vainqueor - se - il - en - mevent - plet - ou - il - en - est - esmeus - contre - elz - . - Il - - - lise - - - list - - - à - celz - qui - quident - que - aucunnez - actionz - - - lez - - - leur - - - aparteignent - por - les - choses - qui - sunt - donnees - ou - enguagies - ou - vandues - que - il - en - movent - plet - contre - nostre - saint - tressor - jusqu - ' - a - . - iiii - . - anz - . - Et - nostre - sainz - establissemenz - que - noz - avons - fait - novelement - establi - de - celz - qui - reçoivent - en - dons - aucune - chose - de - noz - ou - de - la - noble - empereris - ce - meismez - qui - est - contenu - es - devanz - dis - establissemenz - des - choses - qui - sunt - estrangiez - par - la - borse - l - ' - empereor - . -

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-
- - - - Cist - titres - est - de - dons - . - - - -

- - - ens - - - Deus - - - manieres - de - dons - - - sont - - - sunt - - - , - car - li - un - sunt - - - fait - - - feit - - - par - cause - de - mort - et - li - autre - ne - sunt - pas - fet - par - cause - de - mort - . -

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- Donz - qui - est - faiz - por - cause - de - mort - est - cil - qui - est - faiz - por - sozpeçon - de - mort - , - quant - - - aucunz - - - aucuns - - - donne - une - chose - en - tel - maniere - que - , - se - il - muert - , - - - il - - - ele - - - soit - à - celui - qui - la - reçoit - , - et - se - il - garist - il - ait - arriere - sa - chose - , - ou - se - il - se - repent - del - don - , - ou - se - cil - à - qui - il - - - done - - - donne - - - muert - avant - . - Cist - don - qui - sunt - fet - por - cause - de - mort - sunt - - - ramené - - - ramenéz - - - par - toutez - chosez - à - meniere - de - laiz - . - Car - por - ce - que - li - sage - home - doutoient - - savoir - mon - se - ce - estoit - donz - ou - laiz - , - et - il - i - avoit - signe - de - l - ' - une - et - de - l - ' - autre - cause - , - et - li - un - l - ' - amenoient - à - une - maniere - et - li - autre - à - une - autre - , - noz - avonz - establi - que - il - soient - en - toutez - choses - samblablez - à - - - . - i - . - - - - laiz - , - et - il - soit - ainsiz - conme - nostre - establisemenz - le - confrema - . - Et - à - une - somme - - - sonmez - - - - , - donz - por - cause - de - mort - est - quant - cil - qui - - - done - - - donne - - - la - chose - vuet - mielz - que - ele - soit - seue - , - se - il - vit - , - que - à - celui - à - qui - il - la - donne - ; - et - si - viaut - mielz - que - cil - à - qui - il - la - donne - l - ' - ait - que - sez - oirs - . -

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- Autre - don - sunt - qui - sunt - fait - sanz - nule - pansee - de - mort - que - noz - apelonz - entre - - - lez - - - les - - - vis - , - qui - ne - - - sunt - - - sont - - - paz - aconpaignié - as - laiz - , - et - se - il - - - i - - - - sunt - parfait - , - il - ne - puent - pas - estre - rapelé - . - Il - sunt - parfait - quant - li - doneres - esclaire - sa - volenté - par - escrit - ou - sanz - escrit - , - et - nostre - establissemenz - - - voit - - - vuet - - - que - il - coveigne - que - la - chose - qui - est - ainsiz - donnee - soit - baillie - autresi - conme - cele - qui - est - vandue - , - si - que - se - ele - n - ' - est - baillie - et - li - - - donz - - - dons - - - ait - force - pleniere - - - - et - - - parfaite - , - - - et - - - - il - coveigne - par - force - que - li - donneres - li - baut - . - Et - - - por - ce - - - parce - - - que - - - li - prince - - - les - princes - - - qui - furent - ça - en - arriere - voloient - que - li - don - fussent - confremé - par - escrit - se - il - valoient - - - pluz - - - plus - - - de - - - . - c - . - solz - - - . - cc - . - - - , - nostre - establisemenz - crut - la - quantité - - - dusqu - ' - a - . - vc - . - solz - - - fus - qu - ' - a - . - vc - . - - - et - vot - que - tel - don - fussent - establi - sanz - escrit - . - Et - aucun - don - sunt - que - il - ne - covient - pas - confremer - - - - par - escrit - - - , - ains - ont - - - an - soi - - - en - soit - - - pleniere - fremeté - . - Et - noz - avonz - trové - par - desuz - ce - plusors - - - chosez - - - choses - - - qui - donent - as - donz - pleniere - fremeté - , - et - toutez - - - - ces - - - choses - puent - estre - conquillies - par - noz - establisemenz - que - noz - avonz - devant - proposéz - . - Ne - porquant - , - l - ' - on - doit - savoir - que - , - ja - soit - ce - que - li - don - sunt - tres - plenier - , - ne - porquant - se - cil - a - qui - il - sunt - donné - ne - sunt - tel - conme - il - doivent - envers - les - donneurs - , - noz - avonz - donné - par - nostre - establissement - as - donneurs - congié - de - rapeler - les - donz - por - - - certainnes - - - certaines - - - causez - , - que - cil - qui - ont - donné - lor - choses - - - - à - - - autres - ne - sosfrent - tort - ou - damage - par - ceuz - à - qui - il - les - ont - donnees - selonc - lez - menierez - qui - sunt - nombrees - en - nostre - establissement - . -

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- Une - autre - meniere - de - donz - est - entre - les - vis - , - de - quoi - li - ancien - sage - home - ne - savoient - rien - . - Maiz - li - saint - prince - qui - puis - ont - esté - l - ' - amenarent - avant - , - qui - est - apeléz - dons - devant - noces - ; - et - ceste - meniere - de - donz - soit - lor - tenables - quant - li - mariagez - sera - asambléz - , - - - - et - por - ce - estoit - il - apeléz - devant - noces - quar - il - estoit - feiz - ains - que - li - mariages - feust - asambléz - - - , - et - telz - dons - n - ' - estoit - nule - foiz - fez - aprés - le - mariage - . - - - - Mes - porce - que - il - estoit - octroié - que - li - douaire - peussent - estre - creu - aprés - le - mariage - , - - - - - Li - - - li - - - sainz - empereres - Justinianz - nostre - peres - octroia - que - , - se - aucune - tel - chose - avient - , - li - donz - devant - noces - puise - autresi - estre - creus - puiz - que - li - mariagez - est - asambléz - , - maiz - lors - n - ' - estoit - paz - li - - - donz - - - nonz - - - covenablez - por - ce - que - li - - - donz - - - dons - - - estoit - apelés - devant - noces - , - qui - ainsiz - pooit - estre - - - creuz - - - creus - - - aprés - les - noces - . - Mais - nouz - , - qui - - - volonz - - - volons - - - - - plenterement - - - plenierement - - - espondre - les - establisemens - et - que - li - non - s - ' - ensievent - as - - - chosez - - - choses - - - , - - - avonz - - - avons - - - establi - que - tel - don - ne - soient - - - paz - creu - - - pas - creus - - - tant - solement - , - - - ainz - - - ains - - - puissent - estre - fet - tout - de - novel - , - - - puiz - - - puis - - - que - li - mariage - sunt - asamblé - et - ne - soient - - - paz - - - pas - - - puis - apelé - devant - noces - , - mais - - - puiz - - - por - - - noces - ; - et - ensievent - en - ce - lez - doairez - , - que - autresi - conme - li - doaire - ne - sunt - pas - creu - tant - solement - - - apréz - - - aprés - - - le - mariage - , - ains - sunt - donné - et - establi - tot - de - novel - , - puissent - li - don - qui - sunt - donné - por - noces - estre - creu - et - establi - tot - de - novel - , - non - - - paz - - - pas - - - tant - solement - devant - le - mariage - , - - - maiz - - - mais - - - aprés - . -

-

- Une - autre - meniere - de - conquest - citeain - estoit - - - jadiz - - - jadis - - - par - droiture - d - ' - eschaiement - qui - estoit - tele - : - se - dui - home - avoient - . - i - . - serf - conmun - et - li - uns - li - donnoit - franchise - , - ou - en - testament - ou - en - autre - meniere - , - il - en - perdoit - sa - partie - en - cel - - - caz - - - cas - - - et - ele - escheoit - à - son - compaignon - . - - - Maiz - - - Mais - - - por - ce - que - ce - estoit - mauvaise - chose - par - exemple - que - li - serf - n - ' - eust - pas - la - franchise - et - que - li - seigneur - qui - estoient - - - pluz - - - plus - - - humain - i - eussent - domage - , - et - cil - qui - estoient - pluz - cruel - i - guaeingnassent - , - - - - noz - - - nos - - - vosinmez - amender - ce - par - nostre - establissement - conme - chose - plainne - d - ' - envie - . - Et - - - trovanmez - - - trovanmes - - - une - voie - par - coi - li - uns - et - li - autres - des - - - conpaignonz - - - conpaignons - - - puisse - user - de - nostre - begnefice - , - et - la - franchise - vaille - à - celui - à - qui - - - ele - - - elle - - - est - donnee - por - coi - il - est - aperte - chose - que - li - ancien - maistre - de - loi - establirent - plusors - - - chosez - - - choses - - - contre - les - conmunes - riulez - , - et - cil - qui - a - donné - la - franchise - - - vaille - , - à - celui - à - qui - elle - est - donnee - , - por - coi - il - est - aperte - chose - que - li - ancien - maistre - de - loi - establirent - plusors - choses - contre - les - conmunes - riulez - , - et - cil - qui - a - donné - la - franchise - - - - - - s - ' - esjoïse - - - s - ' - esjoïsse - - - , - por - ce - que - ses - - - donz - - - dons - - - est - establez - et - li - - - autres - - - autre - - - n - ' - i - ait - nul - damage - , - - - ainz - - - ains - - - ait - le - - - priz - - - pris - - - de - - - tel - - - tele - - - partie - conme - il - avoit - el - serf - , - selonc - ce - que - - - noz - avonz - - - nos - avons - - - jugié - . -

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- - - Cist - titres - est - que - li - hom - ne - vande - le - doaire - sa - fame - . - Cist - titres - est - des - choses - qui - lisent - à - vandre - ou - non - . - - - -

- Il - avient - aucune - - - foiz - - - fois - - - que - cil - qui - est - sires - de - la - chose - ne - la - puet - pas - estrangier - , - et - cil - qui - n - ' - en - est - - - paz - - - pas - - - sires - a - pooir - d - ' - estrangier - la - . - Car - il - est - dezfandu - par - la - loi - que - Yuliuz - fist - que - li - maris - ne - vande - maugré - sa - fame - le - champ - qui - li - a - esté - - - donnéz - - - donné - - - à - doaire - , - ja - soit - ce - que - il - est - - - suenz - - - suens - - - , - et - que - il - li - est - donnéz - par - cause - de - douaire - , - - - maiz - - - mais - - - nos - - amendanmes - cele - loi - et - l - ' - amenanmes - en - millor - estat - . - Et - por - ce - que - la - loi - - - avoient - - - avoit - - - lieu - es - choses - qui - estoient - en - Lombardie - tant - solement - et - desfendoit - - - lez - - - les - - - ventes - qui - estoient - - - faitez - - - faites - - - malgré - as - famez - et - que - - - elez - - - eles - - - ne - fussent - engaigiez - , - noz - meimes - - - remande - - - remede - - - en - l - ' - une - et - en - l - ' - autre - chose - si - que - li - estrangemenz - soit - desfenduz - es - choses - qui - sunt - en - autrez - contrees - que - en - Lombardie - , - et - li - obligemenz - autresi - , - si - que - li - unz - ne - li - autres - ne - puisse - paz - estre - faiz - , - ja - soit - ce - que - lez - famez - s - ' - i - asentent - , - que - la - - - fragilités - - - fragilitéz - - - as - - - famez - - - fames - - - de - lor - nature - ne - lor - tot - à - damage - de - lor - sustance - . -

-

- Et - encontre - ce - , - li - creancier - puet - bien - vendre - le - gaige - quant - il - est - mis - en - covenant - , - ja - soit - ce - que - la - chose - n - ' - est - paz - - - seue - - - sene - - - , - - - maiz - - - mais - - - il - apert - par - aventure - que - ce - soit - porce - que - l - ' - on - entant - que - li - gaiges - est - - - vanduz - - - vandus - - - par - la - volenté - au - deteur - qui - mist - en - covenant - dez - l - ' - enconmencement - que - li - guages - fust - vandus - se - li - denier - n - ' - estoient - randu - au - creancier - . - Maiz - conselz - a - esté - mis - par - nostre - establisement - que - li - creancier - ne - soient - enpaiechié - de - porsievre - lor - droiture - et - que - il - n - ' - apert - que - li - deteur - perdent - por - noiant - la - seignorie - de - - - leur - - - lor - - - chosez - , - et - - - certainne - - - certaine - - - maniere - a - esté - mise - par - coi - li - gage - puissent - estre - vandu - , - et - l - ' - on - l - ' - a - porveu - assez - bien - à - chascunne - partie - , - ce - est - au - deteur - et - au - creancier - . -

-

- Noz - - - devonz - - - devons - - - ore - estre - amonnesté - que - cil - - ou - cele - qui - sunt - - - dedenz - - - dedens - - - aage - ne - puent - estrangier - nule - - - dolor - - - de - lor - - - chosez - - - sanz - - - sans - - - l - ' - autorité - à - celui - qui - - - les - - - lez - - - a - en - garde - , - et - porce - , - se - il - preste - à - aucuns - deniers - - - sanz - - - sans - - - l - ' - autorité - à - celui - qui - - - lez - - - les - - - a - en - garde - , - il - n - ' - i - conquiert - nul - obligement - , - car - li - denier - ne - sunt - - - paz - - - pas - - - à - celui - qui - - - lez - - - les - - - reçoit - , - et - por - ce - puent - li - denier - estre - chalongié - se - il - sunt - en - aucun - leu - . - - - Maiz - - - Mais - - - se - li - denier - que - cil - qui - est - - - dedenz - - - dedens - - - aage - a - prestéz - sunt - - - dezpandu - - - despandu - - - par - bonne - foi - , - il - puent - estre - demandé - arriere - , - et - se - il - sunt - despandu - par - male - foi - l - ' - on - en - puet - plaidier - por - faire - - - lez - - - les - - - - - amener - - - aporter - - - avant - . - Maiz - - - toutez - - - toutes - - - choses - pueent - estre - donees - par - droit - à - celui - ou - à - - - cele - - - celes - - - qui - sunt - - - dedenz - - - dedens - - - aage - - - sanz - - - sans - - - l - ' - autorité - à - celui - qui - - - lez - - - les - - - a - en - garde - . - Et - por - ce - , - se - - - unz - - - uns - - - deteurs - paie - à - celui - qui - est - dedenz - aage - ce - que - il - - - li - - - - doit - , - il - est - mestiers - que - il - ait - l - ' - autorité - de - celui - qui - l - ' - a - en - garde - , - et - se - il - li - paie - autrement - , - il - n - ' - en - sera - - - paz - - - pas - - - quitez - , - - - maiz - - - mais - - - ce - a - esté - establi - par - aperte - raison - - - - en - - - - - l - ' - establisanmant - - - l - ' - establisement - - - que - - - noz - envoianmez - - - nos - envoianmes - - - as - avocas - de - Cesaire - par - l - ' - amonestement - Tribunian - , - haut - home - et - questeur - de - nostre - saint - - - palaiz - - - palais - - - , - en - coi - il - fu - ordonné - que - il - lise - à - celui - qui - à - orfelin - esgarde - , - que - il - reçoit - et - pait - les - detez - à - l - ' - orfelin - par - la - sentence - au - juge - - - sanz - - - sans - - - nul - damage - . - Et - quant - ce - sera - fait - , - se - li - - - jugez - - - juges - - - pronunce - que - li - deteur - à - l - ' - orfelin - paie - ce - - que - il - doit - à - celui - qui - l - ' - a - en - garde - et - il - li - paie - , - il - soit - plenierement - aquités - par - cele - paie - . - Et - se - li - - - paiemenz - est - faiz - - - paiemens - est - fais - - - autrement - - - conme - ci - que - - - que - si - conme - - - - - noz - - - nos - - - avons - ordonné - , - se - li - orfelins - a - ses - deniers - - - sez - - - saus - - - ou - il - en - est - - - faiz - pluz - - - fais - plus - - - riches - et - il - demande - encore - sa - dete - , - il - porra - estre - - - mis - - - miz - - - arriere - par - exception - de - tricherie - , - - - maiz - - - mais - - - se - il - li - a - despandu - - - malement - - - folement - - - ou - il - li - ont - esté - emblé - , - exceptions - de - tricherie - ne - vaudra - - - rienz - - - riens - - - au - deteur - , - ne - por - ce - paiement - ne - remandra - - - paz - - - pas - - - que - il - ne - soit - - - condenpnéz - - - condenpnés - - - à - paier - les - , - por - ce - que - il - a - paié - folement - - - sanz - - - sans - - - l - ' - autorité - à - celui - qui - l - ' - avoit - en - garde - et - n - ' - a - pas - paié - selonc - nostre - - - ordonnement - - - establisement - - - . - Et - encontre - ce - , - cil - et - celez - qui - sunt - - - dedenz - - - dedens - - - aage - ne - puent - - - paz - - - pas - - - paier - lor - - - detez - - - detes - - - sans - l - ' - autorité - à - celui - qui - les - a - en - garde - , - car - ce - qui - est - paié - n - ' - est - pas - à - celui - qui - le - reçoit - , - car - il - ne - lor - est - otroié - que - il - metent - nule - de - lor - - - chosez - - - choses - - - hors - de - lor - mainz - - - sanz - - - sans - - - l - ' - autorité - à - celui - qui - les - a - en - garde - . -

-
-
- - - Cist - titres - est - de - celz - par - qui - noz - aqueronz - aucunne - chose - . - Cist - titres - est - par - quelz - personnes - aucune - chose - noz - est - aquise - . - - - -

- Aucune - chose - noz - est - aquise - ne - mie - tant - solement - par - noz - meismes - , - mais - par - - - celz - - - cels - - - qui - sunt - en - nostre - poesté - , - et - par - les - sers - an - coi - - - noz - avonz - - - nos - avons - - - l - ' - usuaire - , - et - par - - - noz - - - nos - - - sers - et - par - autrui - sers - que - - - noz - - - nos - - - porseons - par - bonne - - foi - . - Voions - donz - - - pluz - - - plus - - - - - legierement - - - dilijanment - - - en - chascunne - de - ces - choses - par - soi - . -

-

- Il - estoit - dont - jadis - ainsiz - que - li - enfant - que - li - pere - avoient - en - lor - poesté - quel - que - il - fussent - , - ou - fil - ou - fillez - , - aqueroient - à - lor - peres - tot - ce - qui - venoit - à - - - elz - - - els - - - par - aucune - maniere - , - fors - - - sanz - pluz - - - sans - plus - - - les - - - chastiauz - - - chastieuz - - - que - il - - - conquestroient - - - conquistroient - - - par - chevalerie - , - - - sanz - - - sans - - - nule - autre - distincion - . - Et - ce - estoit - fait - pardurablement - , - si - que - il - lisoit - au - pere - que - il - donnast - ce - qui - estoit - aquis - par - . - i - . - de - sez - - - enfanz - - - enfans - - - à - l - ' - autre - ou - à - . - i - . - estrange - , - ou - qui - il - la - vendist - et - baillast - , - si - conme - il - vosist - . - - - Maiz - - - Mais - - - il - nos - - - sambla - - - sembla - - - que - ce - n - ' - estoit - - - paz - - - pas - - - humainne - chose - , - si - feismes - . - i - . - general - establissement - par - coi - - - noz - - - nos - - - espargnames - - - et - gardanmez - - - az - - - as - - - enfanz - et - as - peres - - - az - enfans - et - gardanmes - as - peres - - - l - ' - onor - qui - lor - est - deue - . - - - Noz - - - Nos - - - confremanmez - donc - que - se - li - enfant - conquierent - aucune - chose - par - le - chatel - lor - pere - , - - - se - - - ce - - - soit - tot - - - aquiz - - - aquis - - - au - pere - selonc - l - ' - ancienne - forme - , - quar - ce - n - ' - est - nus - tors - se - ce - qui - est - parti - dou - chatel - au - pere - revient - a - lui - ; - et - se - li - fiz - aquiert - - - acune - - - aucune - - - chose - par - autre - cause - , - li - - - perez - - - peres - - - en - avra - l - ' - usuaire - et - li - filz - en - avra - la - seignorie - , - que - ce - que - il - a - aquis - par - - - sez - travauz - - - ses - travaus - - - et - par - - - proesce - - - propre - - - fortune - ne - vaigne - à - autre - et - li - tort - à - corroz - . -

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- Et - - - noz - avonz - - - nos - avons - - - establi - el - cas - en - coi - il - soloit - - - ainsiz - - - ainsis - - - - estre - que - quant - li - perez - metoit - son - fil - hors - de - son - bail - , - il - avoit - congié - par - les - ancienz - establisemenz - de - retenir - , - - - - se - il - vouloit - , - - - la - tierce - partie - - - dez - - - des - - - choses - qui - ne - sunt - pas - - - aquisez - - - aquises - - - au - pere - par - le - fil - , - autreci - conme - se - il - prist - loier - por - metre - le - hors - de - son - baill - ; - et - il - n - ' - estoit - paz - humainne - chose - que - li - - - fiz - - - fis - - - perdit - une - partie - de - ses - chosez - por - estre - mis - hors - de - bail - , - et - que - l - ' - onor - qui - li - est - avenue - par - ce - que - il - est - - - fais - - - fait - - - de - sa - droiture - descroise - par - l - ' - amenuissement - de - sez - chosez - . - Et - por - ce - avonz - noz - establi - que - li - peres - qui - pooit - retenir - la - tierce - partie - de - la - seignorie - des - choses - retaingne - la - tierce - partie - , - non - paz - de - la - seignorie - , - - - maiz - - - mais - - - de - l - ' - usuaire - , - ainsiz - remandront - au - fil - toutes - ses - choses - et - li - peres - en - sera - - - pluz - - - plus - - - riches - quant - il - avra - la - tierce - partie - de - l - ' - usuaire - . -

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- Et - ce - noz - est - aquis - qui - a - esté - baillié - à - - - noz - - - nos - - - sers - et - ce - qui - lor - a - esté - convenancié - , - ou - que - il - aquierent - par - aucune - autre - cause - ; - et - ce - noz - eschiet - sanz - nostre - seu - ou - malgré - nostre - . - Quar - li - sers - qui - est - en - - - nautrui - - - autrui - - - poesté - ne - - - puet - - - puent - - - avoir - nule - chose - qui - soit - - - seue - - - sene - - - , - et - se - il - est - faiz - oirs - à - aucun - , - il - ne - puet - recevoir - l - ' - eritage - se - par - nostre - conmandement - non - , - et - se - il - - - - le - - - reçoit - par - nostre - conmandement - , - l - ' - eritage - est - - - aquiz - - - aquis - - - à - noz - , - autresi - conme - se - - - noz - meismez - fuissiemez - - - nos - meismes - fuissiemes - - - fait - oir - ; - autresi - - - noz - - - nos - - - est - - - - aquis - - - lais - par - - - elz - - - els - - - . - La - proprietés - ne - noz - est - pas - aquise - tant - solement - par - - - celz - - - cels - - - qui - sunt - en - nostre - poesté - , - - - maiz - - - mais - - - - la - - - possessionz - - - possessions - - - , - car - de - quel - choze - que - il - conquierent - la - possession - , - noz - la - - - porsevonz - - - porseonz - - - , - et - por - ce - - - noz - - - nos - - - est - aquis - par - - - elz - - - els - - - saisine - et - possessionz - de - lonc - - - tanz - - - tans - - - . -

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- Il - noz - plet - ainsiz - des - sers - en - coi - nos - - - avonz - - - avons - - - l - ' - usuaire - tant - solement - que - quanque - il - aquierent - de - nostre - chatel - ou - de - lor - paine - soit - nostre - , - et - ce - que - il - conquierent - par - autres - causez - soit - à - celui - qui - a - la - propriété - en - - - elz - - - els - - - . - Se - cil - sers - est - - - faiz - - - fais - - - hoirs - d - ' - un - heritage - ou - . - i - . - - - laiz - - - lai - - - li - est - laissiéz - , - ou - aucune - chose - li - est - donnee - , - ele - n - ' - est - pas - à - celui - qui - a - en - lui - l - ' - usuaire - , - - - maiz - - - mais - - - à - celui - qui - en - a - la - propriété - . - Et - ce - meismez - noz - - - plest - - - plet - - - de - celui - - - qui - - - que - - - noz - porseons - par - bonne - foi - , - qui - que - il - soit - , - ou - franz - ou - autrui - sers - ; - et - ce - qui - noz - plest - de - celui - qui - en - a - l - ' - usuaire - noz - plet - de - celui - qui - le - porsiet - par - bonne - foi - . - Ce - qu - ' - il - aquiert - dont - autrement - que - par - ces - . - ii - . - - - causez - - - causes - - - apartient - à - lui - se - il - est - franz - , - ou - à - son - seigneur - se - il - est - sers - . - Mais - quant - cil - qui - porsiet - serf - par - bonne - foi - l - a - tant - porsis - que - il - l - ' - a - guaaingnié - par - longue - tenue - , - por - ce - que - il - est - fez - sires - en - ceste - meniere - , - il - puet - conquerre - par - lui - ce - que - il - aquiert - par - toutes - causez - . - Cil - qui - a - l - ' - usuaire - ne - le - puet - gaaingnier - par - longue - tenue - , - premierement - por - ce - que - il - ne - le - porsiet - paz - , - - - ainz - - - ains - - - a - la - droiture - d - ' - usuaire - sanz - plus - , - et - aprés - por - ce - que - il - set - bien - que - li - sers - est - à - autre - . - La - proprietés - de - la - chose - ne - noz - est - pas - aquise - tant - solement - - par - lez - sers - en - coi - noz - avons - l - ' - usuaire - ou - par - celz - que - noz - porseonz - par - bonne - foi - , - ou - par - franche - personne - - - qui - - - que - - - il - noz - sert - par - bonne - foi - , - mais - - - par - - - - la - possessionz - . - Et - noz - parlonz - en - toutes - ces - - - personez - - - persones - - - selonc - la - disfinicion - que - noz - avonz - dite - avant - . - Autresi - est - se - il - ont - aquise - possession - par - nostre - chatel - ou - par - lor - paine - . -

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- Il - apert - dont - par - cez - choses - que - - - rienz - - - riens - - - ne - noz - puet - estre - aquise - par - nule - cause - par - les - - - franz - homes - - - frans - home - - - qui - ne - sunt - - - pas - sozmis - - - paz - sosmis - - - à - nostre - droiture - , - et - que - noz - ne - porseons - par - bonne - foi - ne - par - autrui - - - sers - - - sers - - - - - a - - - en - - - qui - - - nos - n - ' - avons - - - noz - n - ' - avonz - - - pas - l - ' - usuaire - , - et - ce - est - ce - que - l - ' - on - dit - que - - - rienz - - - riens - - - ne - puet - estre - aquis - par - estrange - persone - , - fors - ce - qui - noz - plest - qui - soit - aquis - par - franche - persone - , - si - conme - par - procureur - , - non - pas - tant - solement - à - ceuz - qui - sevent - - - maiz - à - celz - - - mais - à - cels - - - qui - ne - sevent - paz - , - selonc - l - ' - establisement - au - saint - empereur - Sevoir - . - Et - par - ceste - possession - en - puet - estre - aquise - la - seignorie - , - se - cil - fut - sirez - de - la - chose - , - - - qui - - - ou - - - em - bailla - la - possession - ou - longue - tenue - , - se - il - n - ' - en - fu - pas - sirez - . -

-

- Il - noz - convient - que - - - noz - aionz - - - nos - avons - - - amonesté - jusques - ci - conment - chascunne - chose - noz - soit - aquise - , - car - la - droiture - de - - - - les - - - noz - est - aquise - autreci - conme - les - autres - chosez - . - Noz - - raconterons - pluz - covenablement - aprés - comant - les - choses - - - noz - sont - - - nos - sunt - - - laisiez - , - que - li - mors - conmande - à - son - oir - que - il - noz - rande - . - Or - voions - dont - en - quel - maniere - chose - - - noz - - - nos - - - est - aquise - par - université - : - se - - - voz - - - vos - - - estes - donc - fais - oirs - à - aucun - , - ou - - - voz - demandéz - - - vos - demandés - - - la - possession - de - - - sez - - - ses - - - biens - , - ou - se - voz - l - ' - avoés - à - fil - , - ou - si - bien - vos - sunt - baillié - por - cause - de - garder - les - franchisez - , - toutes - - - ces - - - ses - - - chosez - vienent - à - vouz - . - Voions - dont - premierement - des - - - heritagez - - - heritages - - - , - de - coi - la - condicionz - est - double - , - car - heritages - apartient - à - voz - ou - par - testament - ou - sanz - testament - . - Et - il - covient - premierement - veoir - de - - - celz - qui - noz - - - cels - qui - nos - - - - - apartienent - - - apartient - - - par - testament - . - Et - por - ce - est - il - mestiers - que - nos - espontions - le - conmencement - d - ' - ordoner - testament - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - testamens - . - - -

- Testamenz - est - apeléz - por - ce - que - ce - est - - - tesmoingnemenz - - - tesmoignemenz - - - de - la - - - pancee - - - pansee - - - à - celui - qui - le - fait - . -

-

- Maiz - que - nule - chose - de - l - ' - ancienneté - ne - soit - mesconneue - , - l - ' - on - doit - savoir - que - - - . - ii - . - - - . - i - . - - - menieres - de - testament - furent - jadis - en - usage - , - de - coi - li - - - unz - estoit - fais - - - uns - estoit - faiz - - - en - pais - et - en - oiseuse - , - et - li - autres - estoit - faiz - quant - on - devoit - aler - em - bataille - . - Et - - - apréz - - - aprés - - - vint - une - autre - maniere - de - testamenz - qui - estoit - - - faiz - - - fais - - - quant - on - metoit - aucuns - hors - - de - bail - , - autresi - conme - par - - - une - - - - fainte - vente - . - Cist - - - testamenz - - - testamens - - - estoit - fez - par - devant - . - v - . - tesmoins - de - - - citeainz - - - citeains - - - de - Rome - , - - - qui - - - que - - - qui - - - tuit - estoient - en - aage - d - ' - omme - , - et - par - devant - celui - qui - faingnoit - que - il - achetoit - celui - que - l - ' - on - metoit - hors - de - bail - . - - - Maiz - - - Mais - - - les - . - ii - . - premieres - manieres - de - testament - sunt - desacostumeez - dés - le - tanz - as - ancienz - et - , - ja - soit - ce - que - la - darreniere - a - duré - - - pluz - - - plus - - - longuement - , - non - porquant - ele - a - ja - - - laissié - - - laisié - - - en - partie - à - estre - en - usage - . -

-

- Mais - les - devant - ditez - manierez - de - - - testamenz - - - testamens - - - estoient - raportees - au - droit - citeain - , - et - aprés - fu - establi - par - le - banissement - au - prevost - une - autre - forme - de - faire - testament - en - coi - il - covenoit - que - nuz - fust - mis - hors - de - bail - , - mais - li - saiel - as - . - vii - . - tesmoins - i - sosfisoient - , - quar - li - seel - as - . - vii - . - - - tesmoinz - - - tesmoins - - - i - estoient - necessaire - - - - par - le - droit - citeain - - - . -

-

- Maiz - quant - li - drois - citeains - et - cil - au - prevost - commença - à - estre - joins - ensamble - petit - et - petit - en - - - usee - - - une - - - concordance - par - l - ' - usage - as - homez - et - par - - - sez - - - lez - - - establisemenz - et - par - les - amendemenz - , - il - fu - establi - que - li - . - vii - . - tesmoing - i - fussent - amené - , - si - que - li - - - droiz - - - drois - - - citeains - le - requeroit - et - que - lor - subcristions - fust - faite - et - lor - seel - fussent - mis - el - testament - , - si - conme - il - est - contenu - es - establissemenz - et - el - banissement - au - prevost - . - Si - que - cist - drois - soit - partis - en - trois - parties - et - que - li - - tesmoins - et - lor - presence - qui - doit - estre - à - faire - les - testamenz - vaine - del - droit - citeain - , - et - les - subscripcions - à - celui - qui - fet - le - testament - et - as - tesmoins - - - veigne - - - veignent - - - de - la - forme - dez - sains - establisemenz - , - et - li - seel - et - li - nombre - dez - tesmoins - veigne - del - banissement - au - prevost - . -

-

- Mais - que - nus - baras - ne - soit - faiz - as - testamenz - et - que - il - soient - pluz - ferm - , - nostre - establisement - ajosta - à - toutez - cez - chose - que - li - nons - à - l - ' - oir - soit - escris - par - la - main - à - celui - qui - - - fait - - - fet - - - le - testament - ou - as - tesmoins - , - et - toutes - - - choses - - - chose - - - i - soient - faites - selonc - la - forme - de - l - ' - establissement - . -

-

- Tuit - li - tesmoing - puent - saieler - le - testament - par - . - i - . - seel - car - autresi - puet - bien - avenir - que - li - . - vii - . - seel - - - brissent - - - fussent - - - d - ' - une - meismes - antailleure - , - et - si - conme - - - Ponpinius - - - Ponponius - - - dist - , - il - list - bien - a - aucun - que - il - saiele - d - ' - autrui - seel - . -

-

- Cil - qui - ont - poesté - de - faire - testament - , - il - puent - bien - estre - amené - à - estre - tesmoing - , - mais - fame - ne - anfez - , - - - ne - sers - , - - - - ne - mus - , - ne - sors - , - ne - forcenéz - , - ne - cil - qui - n - ' - a - pas - l - ' - aministracion - de - sez - - - bienz - - - biens - - - , - ne - cil - à - qui - les - lois - desfendent - que - il - ne - port - - - tesmoignage - - - tesmoingnage - - - ne - puet - pas - estre - el - nombre - - - de - - - des - - - tesmoing - . -

-

- Mais - se - l - ' - on - quidoit - que - aucuns - des - - - tesmoinz - - - tesmoing - - - fust - franz - el - tenz - que - li - - - testamenz - - - testamens - - - fu - faiz - , - et - il - aparut - - - apréz - - - aprés - - - que - il - estoit - sers - , - li - - saint - empereur - Adrian - et - Sevoir - et - Antonins - escrirent - que - il - secorrent - au - testament - par - lor - grace - , - que - il - soit - autresi - tenus - conme - se - il - fust - tres - bien - - - faiz - - - fais - - - , - por - ce - que - , - el - tenz - que - li - testamenz - fu - - - seeléz - - - seelés - - - , - tuit - tenoient - cel - tesmoing - por - franc - ne - nus - n - ' - estoit - qui - meust - plet - de - son - estat - . -

-

- Li - peres - à - celui - qui - fet - le - testament - et - cil - qui - est - en - sa - poesté - et - dui - frere - qui - sunt - en - la - poesté - leur - pere - puent - bien - estre - fait - tesmoing - en - . - i - . - testament - , - quar - rien - ne - tot - que - - - plusor - - - plusors - - - tesmoing - ne - puent - bien - estre - amené - d - ' - une - - - maniere - - - mesnie - - - à - tesmoingnier - une - besoingne - . -

-

- Cil - qui - est - en - la - poesté - à - celui - qui - fet - le - testament - ne - doit - - - paz - - - pas - - - estre - contés - el - nombre - des - - - tezmoing - - - tesmoing - - - ; - mais - se - li - - - filz - - - fils - - - qui - est - en - bail - - - fet - - - fait - - - testament - del - chatel - que - il - a - acquis - par - chevalerie - , - ses - peres - n - ' - en - est - pas - tesmoins - par - droit - , - ne - cil - qui - est - en - sa - poesté - ; - - - que - - - quar - - - li - - - tesmoing - - - testemoines - - - à - - - celz - - - cels - - - qui - sunt - d - ' - une - - - maniere - - - mesnie - - - est - - - refusés - en - cest - caz - - - refuséz - en - cest - cas - - - . -

-

- Et - cil - qui - est - escris - à - estre - oirs - ne - cil - qui - est - en - sa - poesté - , - ne - ses - peres - qui - l - ' - a - en - sa - poesté - , - ne - li - frere - qui - sunt - en - la - poesté - à - cel - meismes - - - pere - - - peres - - - ne - puent - pas - estre - tesmoing - en - ce - - le - chose - , - car - l - ' - on - croit - que - tote - ceste - besoingne - qui - est - faite - por - ordonner - testament - est - faite - entre - l - ' - oir - et - celui - qui - fet - le - testament - . - Car - ja - soit - ce - que - - - toz - celz - - - tos - cels - - - drois - estoit - trobléz - et - li - ancien - qui - metoient - arriere - de - porter - - - tesmoing - - - tesmoingnage - - - en - testament - celui - qui - achetoit - la - maisnie - , - et - celz - qui - estoient - joint - à - lui - par - poesté - - - otroie - - - otrioient - - - que - li - - - oirs - - - oir - - - et - cil - qui - sunt - joint - à - lui - par - poesté - portassent - tesmoingnage - en - testament - , - ja - soit - ce - que - cil - qui - ostroient - ce - amonestoient - que - l - ' - en - ne - devoit - pas - user - mavaisement - de - droit - , - non - porquant - - - noz - - - nos - - - amendons - cele - forme - et - tornons - lor - amonestement - en - force - de - loi - et - ne - - - dononz - - - donons - - - pas - à - l - ' - oir - ne - as - autres - - - personez - - - persones - - - qui - sunt - jointes - à - lui - congié - de - porter - tesmoignage - en - testament - , - - - pluz - que - à - celz - - - plus - que - à - cels - - - qui - encienement - soloient - acheter - la - maisnie - ; - et - por - ce - ne - sosfrimes - pas - que - cil - - - escienz - - - enciens - - - establisemenz - fust - mis - en - nostre - code - . -

-

- Noz - ne - - - desfendonz - - - desfendons - - - pas - à - - - celz - - - cels - - - à - qui - li - lai - sunt - laisié - et - à - qui - li - - - oirs - - - oir - - - doit - randre - aucune - chose - par - le - conmandement - à - celui - qui - fet - le - testament - ne - as - autres - personnes - qui - sunt - jointes - à - - - elz - - - els - - - - - que - - - que - - - eles - ne - puissent - porter - - - tesmoingnage - - - tesmoignage - - - - - es - testamenz - - - en - testament - - - , - ains - avons - ce - otroié - espiciaument - en - . - i - . - de - - - noz - establisemenz - - - nos - establisemens - - - , - et - par - milor - raison - en - - - donnonz - - - donnons - - - nous - congié - à - - - celz - - - cels - - - qui - sunt - en - lor - poesté - et - à - - - celz - - - cels - - - an - qui - poesté - il - sunt - . -

-

- Il - n - ' - a - point - de - disferance - se - li - testamenz - est - - - faiz - - - fais - - - en - - - tablez - - - tables - - - ou - en - parchemin - ou - en - autre - - - maniere - - - matiere - - - . -

-

- - - Aucunz - - - Aucuns - - - puet - escrire - . - i - . - - - meismez - - - meismes - - - testament - en - plusors - - - lieuz - - - lieus - - - , - si - que - - - totez - - - totes - - - choses - i - soient - faites - selonc - l - ' - ancienne - forme - , - et - ce - est - aucune - - - foiz - - - fois - - - necessaire - chose - se - aucuns - vuet - par - aventure - aler - outre - la - mer - et - porter - o - lui - son - testament - et - laisier - le - à - son - ostel - ou - por - plusors - autres - causes - qui - avienent - as - humains - besoins - . -

-

- Et - - - noz - disonz - - - nos - disons - - - ce - des - - - testamenz - - - testamens - - - qui - sunt - fet - par - - - escriz - - - escris - - - , - et - se - aucunz - vuet - - - ordoner - - - ordonner - - - son - testament - sanz - escrit - par - le - droit - citeain - , - se - il - i - amaine - . - vii - . - tesmoins - et - il - - - dist - - - dit - - - sa - volenté - par - devant - - - elz - - - els - - - , - sachés - que - cil - testamenz - est - - - parfaiz - et - fers - - - parfais - et - ferm - - - et - estables - par - le - droit - citeain - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - testamenz - as - chevaliers - . - - -

- La - devant - dite - forme - - - de - doner - - - d - ' - ordoner - - - testamenz - est - pardonnee - as - chevaliers - par - les - establissemenz - as - princes - , - por - ce - que - il - ne - sevent - pas - tant - de - droit - conme - li - autre - . - Car - ja - soit - ce - que - il - n - ' - i - amainent - pas - le - loial - nombre - des - tesmoins - , - ne - - - garde - - - gardent - - - l - ' - autre - solenpnité - des - - - testamenz - - - testamens - - - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - lor - testament - ne - soient - à - droit - fet - , - ce - est - asavoir - quant - il - sunt - en - bataille - . - Et - nostre - establisemenz - a - par - droit - ce - amené - avant - . - Coment - que - l - ' - on - sache - dont - sa - darreniere - volenté - , - ou - par - escrit - ou - - - sanz - - - sans - - - escrit - , - li - testamenz - vaut - por - sa - volonté - ; - mais - il - n - ' - ont - - - paz - - - pas - - - tel - previlege - es - autres - tanz - en - coi - il - sunt - hors - de - bataille - , - ou - en - lor - - - maisonz - - - maisons - - - ou - ailleurs - , - mais - il - lor - est - otroié - par - la - chevalerie - que - - - li - - - il - - - facent - testament - , - ja - soit - ce - que - il - soient - ou - bail - lor - pere - , - mais - que - ce - soit - par - le - conmun - droit - et - icele - forme - soit - gardee - en - lor - testament - que - noz - avonz - dite - es - testamenz - as - autres - . -

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- Et - - - Tinianuz - - - Trejanus - - - escrist - - - et - - - à - - - Savoirs - des - testamenz - as - chevaliers - en - tel - maniere - : - « - Li - previleges - qui - est - donnés - as - chevaliers - que - lor - testament - soient - tenable - , - conmemt - que - il - soient - fait - , - doit - estre - ainsis - entenduz - que - l - ' - on - doit - premierement - estre - certain - que - li - testamens - a - esté - faiz - , - et - il - puet - estre - faiz - - - sanz - - - sans - - - escrit - , - autresi - conme - cil - à - celz - qui - ne - sunt - pas - chevaliers - , - se - li - chevaliers - de - qui - bien - on - plaide - par - devant - toi - apele - home - por - dire - sa - volenté - par - devant - elz - , - et - il - parla - si - que - il - esclaira - que - il - voloit - que - fust - - - ses - - - ces - - - oirs - , - et - à - qui - il - voloit - doner - franchise - , - il - puet - sambler - que - il - a - fait - en - ceste - maniere - testament - sanz - escrit - et - sa - volentés - doit - estre - ferme - . - Et - - se - il - dist - à - aucun - , - si - conme - il - seut - avenir - aucune - foiz - : - je - te - faz - mon - oir - , - ou - je - te - laz - - - toz - - - tos - - - mes - - - bienz - - - biens - - - , - il - ne - convient - pas - que - ce - soit - gardé - en - lieu - de - testament - , - ne - il - n - ' - apartient - - - paz - pluz - à - elz - - - pas - plus - à - el - - - que - à - celz - à - qui - cis - previleges - n - ' - est - pas - donnéz - . - Car - se - il - fust - autrement - , - il - avenit - legierement - - - apréz - - - aprés - - - la - mort - à - aucun - chevalier - que - tesmoing - venissent - avant - qui - afremassent - que - il - eussent - - dire - à - aucun - que - il - laisoit - toz - - - sez - bienz - - - ses - biens - - - à - aucun - , - et - por - ce - fussent - mestorné - - - li - - - le - - - verai - jugement - . - » -

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- Li - - - chevaliers - - - chevalier - - - qui - est - mus - ou - sors - puet - bien - faire - testament - . -

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- - - Maiz - - - Mais - - - - - se - - - ce - - - lor - est - otroié - par - - - l - ' - establissement - - - l - ' - establisement - - - as - - - princez - - - princes - - - , - tant - conme - il - chevauchent - et - il - sunt - en - ost - . - Et - se - li - ancien - chevalier - ou - cil - qui - sunt - fors - de - l - ' - ost - font - testament - , - il - le - doivent - faire - par - le - droit - qui - est - conmuns - à - toz - - - citeains - - - citeain - - - ; - mais - cil - qui - le - feront - en - l - ' - ost - ne - le - feront - pas - par - le - conmun - droit - , - mais - si - conme - il - vodront - . - Li - testament - que - il - feront - conme - chevalier - vaudra - dedenz - l - ' - an - - - sanz - - - sans - - - plus - que - il - seront - anvoié - en - leur - maison - . - Se - il - muert - dont - dedenz - cel - an - et - il - a - fait - oir - soz - une - condition - qui - ne - puet - avenir - devant - que - li - anz - est - passéz - , - l - ' - on - demande - se - li - - - testamenz - - - testatmens - - - vaut - autresi - - conme - testamenz - à - chevalier - . - Et - il - - - ne - - - nos - - - plest - que - il - vaille - conme - - - testamenz - - - testamens - - - à - chevalier - . -

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- Et - se - aucuns - a - fait - testament - ains - que - il - soit - chevaliers - et - il - ne - l - ' - a - - - parfait - - - pas - fait - - - à - droit - et - il - est - aprés - ce - - - faiz - - - fait - - - chevaliers - , - et - tant - conme - il - estoit - en - ost - il - a - seelé - cel - testament - et - - - ja - aroient - - - i - a - ajoint - - - - - ou - - - ou - - - sostrait - aucunes - chosez - ou - sa - - - volentés - - - volenté - - - est - esclairie - en - autre - maniere - en - chevalerie - , - l - ' - on - doit - dire - que - li - - - testamenz - - - testamens - - - vaut - por - la - novele - volenté - au - chevalier - . -

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- Et - se - chevaliers - est - donnés - en - adoption - ou - il - est - mis - hors - de - bail - son - pere - , - sez - - - testamenz - - - testamens - - - vaut - por - la - novele - volenté - , - autresi - conme - testamenz - à - chevalier - , - ne - il - n - ' - apert - pas - que - il - doie - estre - faiz - vains - por - le - movement - de - son - estat - . -

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- L - ' - on - doit - savoir - que - - - lez - - - les - - - lois - qui - furent - faitez - çà - en - arriere - et - li - establisement - as - princes - otroiarent - à - aucun - que - il - eussent - chatéz - autresi - conme - chatex - conquis - par - chevalerie - et - lor - otroiarent - que - il - - - - en - - - feissent - - - testament - - - testameut - - - , - ja - soit - ce - que - il - fussent - en - bail - . - Et - nostre - establisemenz - estendit - ce - - - pluz - - - plus - - - largement - et - otroia - à - toz - que - il - feissent - testament - de - tex - chatex - , - mais - que - ce - fust - par - le - conmun - droit - ; - et - se - la - forme - de - cel - establisement - est - bien - gardee - , - il - ne - lira - a - nul - que - il - soit - en - doute - de - nule - des - choses - qui - - apartienent - a - cel - droit - . -

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- - Cist - titres - est - à - quelz - personnes - il - loist - à - faire - testament - . - - -

- Ne - porquant - il - ne - list - pas - à - toz - à - faire - testament - . - Car - cil - qui - sunt - - - sozmis - - - sosmis - - - à - autrui - droiture - n - ' - ont - - - paz - - - pas - - - pooir - de - faire - testament - , - si - que - ja - soit - ce - que - lor - pere - lor - - - otroit - - - otroient - - - à - faire - testament - , - non - porquant - il - ne - le - puent - pas - faire - par - droit - fors - cil - que - nos - avons - devant - nombréz - , - et - meesmement - li - chevalier - qui - sunt - en - la - poesté - leur - peres - à - qui - il - est - otroié - par - les - establisemenz - as - princes - que - il - facent - testament - de - ce - que - il - ont - - - aquis - - - acquis - - - en - chevalerie - . - Et - ceste - droiture - fu - donnee - au - commencement - à - - - celz - - - cels - - - tant - - - seulement - - - solement - - - qui - sunt - en - chevalerie - par - l - ' - autorité - Cesar - et - Nerve - et - Trajan - , - le - tres - bon - empereur - . - Et - il - est - aprés - otroié - par - l - ' - autorité - l - ' - empereur - Adrian - as - viellars - qui - ont - laisié - la - chevalerie - par - - - viellesce - - - vieillesce - - - , - se - il - font - dont - testament - de - chatel - que - il - aient - aquis - par - chevalerie - , - li - chateuz - apartendra - à - celui - de - cui - il - ont - fait - lor - oir - , - et - se - il - morurent - - - sanz - - - sans - - - faire - testament - et - il - n - ' - ont - nus - enfanz - ne - nus - - - freres - - - frerez - - - , - li - - - chevax - - - chatelx - - - - - apertendra - - - apartendra - - - à - lor - peres - par - droiture - de - seignorie - . - Et - par - ce - poons - noz - entendre - que - se - li - filz - qui - est - en - la - poesté - son - pere - conquiert - chatel - par - chevalerie - , - li - peres - ne - - li - puet - - - paz - - - pas - - - tolir - ne - li - creancier - son - pere - ne - le - puet - pas - vendre - ne - travillier - l - ' - en - en - autre - meniere - , - ne - cil - chateus - ne - sera - pas - conmuns - à - ses - freres - aprés - la - mort - son - - - pere - - - peres - - - , - mais - ce - que - il - avra - aquis - par - chevalerie - sera - suen - propre - , - ja - soit - ce - que - il - est - ainsi - par - le - droit - citeain - que - li - chatelz - à - - - tous - - - à - savoir - - - celz - qui - sunt - en - la - poesté - leur - peres - sunt - autresi - bien - contees - - - - es - biens - - - as - perez - conme - li - chatel - as - sers - sunt - - - conté - - - contés - - - as - biens - - - lor - - - leur - - - seigneurs - , - esceptees - les - choses - qui - por - diverses - causes - ne - sunt - pas - aquises - as - peres - selonc - le - saint - establisemenz - et - meesmement - selonc - les - noz - . - Se - aucunz - autres - qui - soit - ou - bail - son - pere - , - fors - cil - qui - ont - tel - maniere - de - chatel - , - fait - testament - tant - conme - il - sera - en - bail - , - il - ne - vaudra - rienz - ja - soit - ce - que - il - muire - puis - que - il - sera - mis - hors - de - bail - . -

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- Cil - qui - sunt - dedens - aage - que - barbe - - - puet - - - seult - - - venir - à - home - ne - puent - faire - point - de - testament - , - car - li - jugemenz - de - lor - corage - n - ' - est - nuz - , - ne - li - forcené - qui - n - ' - ont - point - de - saine - pansee - . - Ne - il - ne - puet - chaloir - se - cil - qui - estoit - - - dedenz - - - dedens - - - aage - quant - il - fet - le - testament - est - - - an - - - en - - - aage - quant - il - muert - , - ou - cil - qui - estoit - - - forsenéz - - - forcenés - - - quant - il - le - fist - revient - en - son - - - senz - - - sens - - - quant - il - muert - . - Se - li - forsené - font - testament - el - tens - que - lor - forcenerie - les - antrelaise - , - il - apert - - que - il - l - ' - aient - fait - par - droit - , - et - li - testamens - vaut - por - ce - que - il - le - firent - devant - la - forcenerie - , - car - - - li - - - la - - - forcenerie - qui - vient - aprés - ne - - - deztruit - - - destruit - - - pas - le - testament - qui - a - esté - faiz - par - droit - , - ne - nule - autre - besongne - qui - ait - esté - à - droit - faite - . -

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- Li - folz - despanderes - à - qui - l - ' - aministracions - de - - - ses - - - sez - - - biens - est - desfendue - ne - puet - pas - faire - testament - , - mais - cil - est - estables - que - il - fist - ains - que - - - l - ' - iministracions - - - l - ' - aministrations - - - de - ses - biens - li - fust - desfandue - . -

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- Li - mus - et - li - sors - ne - puet - pas - faire - - - toz - - - tos - - - jors - testament - . - Et - noz - parlons - - - d - ' - icelz - - - d - ' - icels - - - sors - qui - n - ' - oient - ne - tant - ne - quant - , - et - ne - mie - de - celui - qui - oit - à - tart - . - Autresi - entent - l - ' - en - que - cil - est - mus - qui - ne - parole - point - et - ne - mie - cil - qui - parole - à - - - tart - - - tard - - - , - car - il - avient - sovent - que - li - sage - home - et - li - letré - perdent - le - pooir - d - ' - oïr - par - plusors - caz - , - et - de - parler - legierement - , - et - por - ce - nostre - establisemenz - les - secort - , - si - que - il - puissent - faire - testament - en - certain - cas - et - en - certaine - maniere - et - les - autres - choses - qui - lor - sunt - otroiez - . - Et - se - - - aucuns - - - aucunz - - - conmence - par - aucune - maladie - ou - par - autre - cas - à - estre - mus - ou - sors - aprés - ce - que - il - a - fet - son - testament - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - li - testamenz - ne - soit - tenablez - . -

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- Li - avuglez - ne - puet - faire - testament - fors - - en - la - forme - - - que - - - de - - - la - loi - - - - que - - - Justin - mon - pere - establi - . -

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- Li - testamenz - que - cil - fet - qui - est - en - - - chaitivison - - - chaitivaison - - - tant - conme - il - i - est - ne - vaut - rien - , - ja - soit - ce - que - il - revaigne - de - la - - - chaitivison - - - chaitivaison - - - , - mais - cil - que - il - - - fait - - - fist - - - tant - conme - il - estoit - en - sa - cité - vaut - conment - que - il - soit - , - ou - se - il - revient - de - la - chaitivison - , - ou - se - il - i - muert - . -

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-
- - Cist - titres - est - des - deseritemens - des - enfans - . - - -

- Ceste - forme - que - noz - avonz - avant - dite - ne - sosfist - pas - à - ce - que - li - testament - vaillent - en - totes - - - manierez - - - manieres - - - . - Mais - cil - qui - a - son - fil - en - sa - poesté - se - doit - entremetre - que - il - face - de - lui - son - oir - par - non - , - et - se - il - le - trespasse - sans - rienz - dire - de - lui - , - li - testamenz - ne - vaut - rien - , - mais - se - li - filz - muert - - - ainz - - - ains - - - que - ses - peres - , - nuz - ne - porra - estre - oirs - par - cel - testament - porce - que - li - - - testamenz - - - testamens - - - ne - valut - rienz - dés - l - ' - encommencement - . - Li - ancien - n - ' - esgardoient - pas - ainsiz - des - - - fillez - - - filles - - - ne - dez - - - enfanz - - - enfans - - - qui - descendoient - dez - filz - quel - que - il - fussent - , - ou - masle - ou - femelez - ; - mais - se - il - n - ' - - - estoit - - - estoient - - - faiz - oir - , - li - testamenz - n - ' - estoit - - - paz - - - pas - - - por - ce - quasséz - , - mais - la - droiture - - - d - ' - eschiemant - - - d - ' - eschiement - - - lor - estoit - donnee - jusqu - ' - à - une - certaine - partie - de - l - ' - eritage - , - ne - il - n - ' - estoit - pas - besoins - as - peres - de - desheriter - - - ses - - - ces - - - persones - par - non - , - mais - il - lor - lisoit - à - faire - ce - entre - les - - - autrez - - - autres - - - . - -

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- Il - apert - que - aucuns - soit - deseritéz - par - non - se - cil - qui - fait - le - testament - n - ' - a - que - . - i - . - fil - et - il - a - dit - ainsi - : - mez - filz - ne - soit - pas - mes - oirs - , - ja - soit - ce - que - il - ne - nome - pas - son - propre - - - non - - - nom - - - . - Cil - qui - sunt - encorres - el - ventre - lor - meres - quant - lor - perez - muert - doivent - estre - fait - oir - ou - desherité - par - non - , - et - la - condicionz - à - toz - est - oel - en - ce - que - li - - - testamens - - - testamenz - - - vaut - se - li - fiz - qui - est - encore - el - ventre - sa - mere - est - trespasséz - , - mais - quant - il - est - nés - li - testamenz - est - - - rompuz - - - rompu - - - et - est - toz - quassés - par - cele - raison - . - Et - por - ce - , - se - la - fame - de - cui - l - ' - on - esperoit - que - . - i - . - - - filz - - - fils - - - ou - une - fille - nasquit - aprés - la - mort - son - pere - avorte - , - cel - - - anfant - - - enfant - - - , - ce - n - ' - enpeesche - riens - celz - qui - sunt - fait - oir - que - il - ne - puissent - requerre - l - ' - eritage - . - - - Lez - - - Les - - - filles - soloient - estre - desheritees - ou - par - non - , - ou - entre - les - - - autres - - - autrez - - - , - si - que - se - eles - estoient - deseritees - entre - - - lez - autrez - - - les - autres - - - , - aucune - chose - lor - estoit - laisie - que - il - n - ' - aparust - que - eles - fussent - trespassees - par - oubliance - ; - et - il - noz - plest - que - li - fil - qui - sunt - encores - el - ventre - lor - merez - ne - soient - pas - mis - hors - de - l - ' - eritage - se - il - ne - sunt - desherité - par - non - en - ceste - maniere - : - quel - enfant - que - ma - fame - ait - , - il - ne - soit - pas - mes - oirs - . -

-

- Cil - qui - vienent - en - liu - de - l - ' - oir - qui - est - establis - sunt - autresi - conme - li - enfant - qui - sunt - encore - à - naistre - . - Si - conme - se - aucuns - a - . - i - . - fil - en - sa - poesté - et - de - - cel - fil - . - i - . - nevou - ou - une - niece - , - quar - li - - - filz - - - fils - - - si - est - li - pluz - pres - del - pere - et - à - toz - selz - les - droitures - que - oirs - doit - avoir - , - ja - soit - ce - que - li - - - niéz - - - niés - - - ou - la - niece - soient - autresi - en - la - poesté - son - pere - , - - - maiz - - - mais - - - se - li - - - filz - - - fil - - - muert - - - ainz - - - ains - - - que - li - peres - - - et - - - - ou - il - ist - de - sa - pouesté - par - autre - raison - , - li - niéz - ou - la - niece - conmenceront - à - estre - en - son - lieu - et - ont - en - cele - maniere - les - droitures - que - oirs - doient - avoir - ; - et - que - li - testamenz - ne - soit - rous - en - ceste - maniere - autresi - conme - cil - qui - le - fait - doit - faire - de - son - fil - son - oir - ou - desireter - le - par - non - . - Se - il - vuet - que - li - testamenz - soit - à - droit - faiz - , - doit - il - faire - son - oir - de - son - neveu - ou - de - sa - niece - de - par - son - fil - ou - - - deshireter - - - desheriter - - - le - par - non - , - que - il - n - ' - aveigne - par - aventure - se - li - peres - vit - et - li - filz - est - mors - que - li - niés - ou - la - niece - qui - sunt - el - lieu - del - fil - rompent - le - testament - par - prochienneté - de - lynage - . - Et - - - se - - - ce - - - est - porveu - par - la - loi - que - - - Vivus - - - Julius - - - fist - en - coi - la - maniere - de - desheritement - - - est - mostree - - - - à - la - samblance - de - - - celz - - - cels - - - qui - naissent - aprés - la - mort - leur - pere - . -

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- Il - n - ' - est - pas - besoing - de - faire - oirs - ne - de - desireter - par - non - - - lez - - - les - - - filz - qui - sunt - hors - de - bail - , - car - il - ne - sunt - - - paz - - - pas - - - li - pluz - prochien - oir - par - le - droit - citeain - , - mais - li - - - prevoz - - - prevos - - - conmande - que - li - fil - et - lez - filles - qui - sunt - hors - de - bail - soient - desherité - se - il - ne - sunt - fait - oir - , - si - que - li - fil - soient - fet - oir - par - non - et - les - - - filles - - - fillez - - - entre - lez - autrez - , - et - - se - ne - sunt - - - paz - - - pas - - - oir - ne - il - ne - sunt - desherité - si - conme - noz - avonz - dit - , - li - prevoz - lor - premet - la - possession - dez - bienz - contre - les - tablez - del - testament - . -

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- Tant - conme - li - fil - adoptif - sunt - en - la - poesté - au - pere - adoptif - , - il - ont - autretel - droiture - conme - cil - que - li - perez - a - - - aquiz - - - aquis - - - de - son - mariage - , - il - doivent - dont - estre - fait - oir - ou - deserité - selonc - ce - que - noz - avonz - dit - des - filz - naturelz - . - Cil - qui - sunt - hors - dou - bail - lor - pere - adoptif - , - - - il - - - - ne - sunt - paz - conté - entre - - - lez - enfanz - - - les - enfans - - - ne - par - le - droit - citeain - ne - par - celui - qui - apartient - au - banissement - au - prevost - , - et - par - ceste - raison - avient - il - que - tant - com - il - sunt - en - la - mainsnie - lor - pere - adoptif - , - il - sunt - autresi - conme - estrange - es - choses - qui - apartienent - à - - - leur - - - lor - - - pere - naturel - , - si - que - li - peres - naturelz - n - ' - a - pas - besoing - de - faire - lez - sez - oirs - ou - de - desirreter - les - par - non - ; - et - quant - - - il - - - - seront - mis - hors - dou - bail - à - lor - pere - adoptif - , - il - conmenceront - à - estre - en - autretel - point - conme - - - il - fussent - - - - se - il - fussent - mis - hors - de - bail - à - leur - pere - naturel - . -

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- - - Maiz - - - Mais - - - li - ancien - establisoient - ce - , - et - nostre - establissemens - ne - quidoit - que - il - eust - en - ce - droit - point - de - disferance - entre - les - masles - et - les - femelez - , - car - li - une - et - l - ' - autre - persone - , - ce - est - li - maslez - et - la - feme - , - - le - use - de - l - ' - osfice - de - nature - en - la - creation - as - - - homez - - - homes - - - ; - et - selonc - l - ' - ancienne - loi - des - . - xii - . - - - tablez - - - tables - - - , - tuit - estoient - apelé - ensamble - à - l - ' - eritage - lor - pere - qui - moroit - - - sanz - - - sans - - - faire - testament - , - autresi - bien - - - lez - - - les - - - filles - conme - li - fil - , - et - il - apert - que - li - prevost - ansevirent - ce - apréz - , - et - por - ce - fu - - - establiz - unz - meismez - - - establis - uns - meismes - - - drois - es - - - filz - - - fils - - - et - es - fillez - et - es - autres - persones - qui - descendent - d - ' - elz - et - d - ' - eles - , - qui - sunt - - , - et - an - celz - qui - sunt - encores - à - nestre - , - si - que - cil - qui - sunt - em - bail - et - cil - qui - sunt - hors - de - bail - soient - desherité - par - non - et - il - aient - cele - meismez - force - en - quasser - les - testamenz - leur - peres - et - en - tolir - leur - heritagez - que - li - fil - - - meismez - - - meismes - - - ont - qui - sunt - en - la - poesté - leur - pere - , - ou - qui - sunt - hors - de - bail - , - conment - que - il - sunt - ou - se - il - sunt - ja - - ou - se - il - nessent - apréz - la - mort - leur - pere - . - Noz - avonz - amené - certaine - division - sor - les - fiz - adoptis - qui - est - contenue - en - nostre - establissement - que - nos - - - feismez - - - feismes - - - avant - dez - adoptis - . -

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- Et - se - uns - chevaliers - qui - est - en - garnisons - fet - son - testament - et - il - ne - deserite - pas - par - non - sez - filz - qui - sunt - ja - - et - qui - sunt - encore - à - naistre - et - les - trespasse - - - sanz - - - sans - - - mot - dire - , - ja - soit - ce - que - il - sache - bien - que - il - ait - enfanz - , - - - - - il - est - contenu - - es - establisemenz - as - princes - que - sa - sillence - vaut - autretant - conme - desheritemenz - fet - par - non - . -

-

- La - mere - ou - li - aiel - de - par - la - mere - n - ' - ont - pas - besoing - de - faire - ses - enfanz - oirs - ou - de - desireter - lez - par - non - , - ainz - - - lez - - - les - - - puent - trespasser - , - car - la - - - science - - - sillence - - - à - la - mere - et - à - l - ' - aiel - de - par - la - mere - et - as - autres - qui - - - vienent - - - viennent - - - par - devers - la - mere - fet - autretant - conme - li - deseritemenz - au - pere - . - Et - se - la - mere - - - - ne - - - fet - - - par - - - pas - - - pas - - - son - oir - de - son - fil - ou - de - sa - fille - , - ne - li - aiel - de - par - sa - mere - ne - fait - pas - son - oir - de - son - neveu - ou - de - sa - niece - que - il - a - de - sa - fille - , - il - n - ' - ont - pas - besoing - de - desireter - lez - par - non - , - ne - par - le - droit - citeain - ne - par - le - banissement - au - prevost - - - encore - - - en - coi - - - li - prevoz - premet - à - ses - - - enfanz - - - enfans - - - la - possession - des - biens - contre - les - tablez - del - testament - , - maiz - une - autre - aide - lor - est - gardee - , - qui - - - noz - - - nos - - - sera - faite - aperte - . - i - . - pou - aprés - ce - . -

-
-
- - Cist - titrez - est - d - ' - establir - oirs - . - - -

- Il - est - otroié - que - l - ' - on - face - - - sez - - - ses - - - oirs - ou - de - franz - homes - ou - de - sers - , - et - autresi - bien - d - ' - autrui - sers - conme - del - sienz - propres - . - Il - soloit - ainsis - estre - jadis - selonc - la - sentence - à - pluseurs - que - il - ne - lisoit - paz - à - faire - de - ses - propres - sers - sez - oirs - se - l - ' - on - ne - lor - donast - franchise - , - mais - il - est - ores - otroié - par - nostre - establisement - que - l - ' - on - les - face - oirs - sanz - doner - leur - franchise - . - Ne - noz - n - ' - avonz - pas - establi - ce - por - noviauté - , - mais - por - ce - que - il - estoit - drois - , - et - Pauluz - escrit - que - il - - plot - ainsis - à - Artilian - - - et - - - en - - - sez - - - livrez - - - livres - - - que - il - escrit - à - lui - et - à - Sabin - . - L - ' - on - entent - que - cil - est - - - proprez - - - propres - - - sers - en - coi - cil - qui - fait - le - testament - a - la - nue - proprieté - et - uns - autres - en - a - l - ' - usuaire - . - - - Uns - - - Un - - - cas - puet - avenir - en - coi - la - dame - ne - puet - pas - faire - de - son - serf - son - oir - ne - doner - li - franchise - si - com - il - est - contenu - es - - - establissemens - - - establisemens - - - as - empereors - Sevoir - et - Antonin - , - de - coi - les - - - parolez - - - paroles - - - sunt - telez - : - « - Il - n - ' - apert - pas - que - Sevoir - , - qui - estoit - acusés - d - ' - avotire - , - fust - par - droit - franchis - , - devant - la - - - sentence - - - centence - - - , - el - testament - sa - dame - qui - estoit - acusee - de - cel - meesmes - crime - , - et - de - ce - s - ' - ensieut - il - que - ce - que - la - dame - fist - de - lui - son - oir - ne - soit - de - nule - valeur - . - » - L - ' - on - entent - que - cil - sers - est - autrui - en - coi - cil - qui - fait - le - testament - a - l - ' - usuaire - . -

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- Se - li - sers - de - coi - ses - sires - a - fait - son - oir - remaint - en - cele - - - meesmes - - - meesme - - - cause - , - il - est - faiz - par - le - testament - franz - et - oirs - necessairez - . - Et - se - cil - qui - fait - le - testament - le - franchit - en - sa - vie - , - il - est - en - sa - volenté - de - recevoir - l - ' - eritage - , - car - il - n - ' - est - pas - oirs - necessaires - ne - il - n - ' - a - pas - del - testament - son - seigneur - l - ' - un - et - l - ' - autre - , - ce - est - l - ' - eritage - et - la - franchise - . - Et - se - il - estoit - autrui - sers - , - il - doit - recevoir - l - ' - eritage - par - le - conmandement - son - seigneur - et - par - ceste - - - raison - - - raisons - - - est - ses - sires - fais - oirs - par - - lui - - - qui - est - vandus - celui - qui - le - vendit - - - - . - Car - sers - ne - puet - estre - oirs - ne - franchis - par - autre - que - par - son - seignor - , - neis - se - il - est - fais - oirs - ou - - - franchisé - - - franchis - - - , - quar - il - apert - que - li - sires - qui - le - vendit - ne - li - vot - pas - doner - franchise - . - Et - se - autrui - sers - est - fais - oirs - et - il - remaint - en - cele - - - meesmes - - - meesme - - - cause - , - il - doit - recevoir - l - ' - eritage - par - le - conmandement - son - seignor - , - et - se - sez - sires - le - - - veut - - - vent - - - tant - conme - cil - vit - qui - fist - le - testament - ou - apréz - sa - mort - , - ains - que - il - reçoive - l - ' - eritage - , - il - le - doit - demander - par - le - conmandement - à - son - novel - seigneur - qui - l - ' - a - acheté - . - Et - se - il - est - franchis - tant - conme - cil - vit - qui - fist - le - testament - ou - - - apréz - - - aprés - - - sa - mort - , - - - ainz - - - ains - - - que - il - ait - receu - l - ' - eritage - , - il - le - puet - recevoir - par - sa - volenté - . -

-

- Autrui - sers - est - par - droit - fais - oirs - apréz - la - mort - son - seignor - , - car - l - ' - on - - - puet - - - peut - - - faire - testament - o - les - sers - de - l - ' - eritage - . - Li - heritages - qui - n - ' - est - pas - encore - receus - est - en - lieu - de - la - persone - , - non - pas - de - cele - à - celui - qui - doit - estre - oirs - , - mais - de - cele - au - mort - , - car - li - sers - à - celui - qui - est - encore - el - ventre - sa - mere - puet - bien - estre - fais - oirs - . -

-

- Se - cil - qui - est - sers - à - plusors - qui - ont - pooir - de - faire - testament - est - faiz - oirs - à - estrange - et - il - reçoit - l - ' - eritage - par - le - conmandement - à - ses - seignor - , - - il - aquiert - à - elz - l - ' - eritage - por - telz - parties - com - il - ont - en - lui - . -

-

- Uns - hom - puet - faire - . - i - . - oir - ou - pluseurs - ou - tant - conme - il - vuet - . -

-

- Li - - - heritagez - - - heritages - - - à - chascun - est - devisés - en - . - xii - . - onces - , - qui - sunt - apelees - . - i - . - tot - quant - - - elez - - - eles - - - sunt - - - ensamble - - - ensemble - - - . - Et - ces - partiez - ont - lor - propres - nons - , - si - conme - cez - : - - - - la - siste - part - , - la - quarte - part - , - - - la - tierce - part - , - - - - la - quinte - part - , - la - moitié - , - - - la - - - partie - - - seistieme - part - - - , - qui - a - . - vii - . - - - oncez - - - onces - - - , - et - cele - qui - en - a - . - viii - . - , - et - cele - qui - en - a - . - ix - . - et - cele - qui - en - a - . - x - . - et - li - toz - . - Mais - il - n - ' - i - - - covient - - - convient - - - pas - toz - jors - avoir - . - xii - . - onces - , - quar - tantes - onces - , - ce - est - tantes - parties - conme - cil - vuet - qui - - - - fet - - - le - testament - , - comprenent - tot - l - ' - eritage - . - Car - se - il - establit - son - oir - de - . - vi - . - oncez - , - toz - sez - heritages - sera - compris - en - . - vi - . - onces - , - car - nus - ne - puet - faire - testament - d - ' - une - partie - et - laissier - l - ' - autre - partie - - - sanz - - - sans - - - faire - - - - en - - - testament - , - se - il - n - ' - est - chevaliers - , - de - qui - l - ' - on - - - garde - - - regarde - - - la - seule - volenté - à - faire - son - testament - . - Encontre - ce - aucuns - puet - departir - son - heritage - en - plus - de - . - xii - . - partiez - se - il - vuet - . -

-

- Car - il - convient - ainsiz - deviser - les - partiez - se - cil - qui - fait - le - testament - establit - plusors - oirs - , - et - - - il - - - - ne - vuet - pas - que - li - uns - ait - autretant - de - son - heritage - conme - li - autres - . - Et - quant - il - a - nomé - plusors - oirs - et - il - a - dit - de - quel - partie - il - velt - - - - que - - - chascuns - - - oirs - soit - - - soit - oirs - - - , - se - il - nome - aprés - . - i - . - autre - sans - assingner - lui - nule - certainne - partie - , - il - sera - oirs - de - quan - qu - ' - il - li - remaint - que - il - n - ' - a - devisé - entre - les - - - autrez - - - autres - - - . - Et - se - plusors - - - font - oir - - - sunt - fet - oirs - - - , - sanz - - - asener - - - assingner - - - lor - certainnes - parties - , - li - uns - - - d - ' - elz - - - d - ' - els - - - avera - - - autretel - - - autretent - - - conme - li - autres - de - ce - qui - remaint - qui - n - ' - a - pas - esté - departi - entre - les - autrez - . - Et - se - toz - li - heritages - est - departis - en - certainnes - - - personnes - - - partiez - - - et - il - nome - asprés - . - i - . - oir - ou - pluseurs - à - qui - - - il - n - ' - asanne - - - - il - n - ' - asingne - - - - - - aucune - certaine - partie - , - il - avra - la - moitié - de - l - ' - eritage - , - et - cil - à - qui - il - asingna - - - nule - certainnes - parties - partiront - entr - ' - elz - l - ' - autre - moitié - . - Si - que - chacuns - en - avra - cele - meismes - partie - selonc - le - nombre - que - il - eust - se - toz - li - heritagez - fust - partis - entre - elz - , - ce - est - à - dire - que - cil - qui - eust - la - carte - part - de - tot - l - ' - eritage - - - avra - - - avera - - - la - quarte - partie - de - la - moitié - et - autresi - des - autres - partiez - . - Ne - il - n - ' - a - point - de - diferance - se - cil - qui - est - faiz - oirs - - - sanz - - - sans - - - asener - li - certainne - partie - est - només - au - premier - ou - au - darrenier - ou - en - mi - leu - , - car - l - ' - on - - - entent - - - entend - - - que - cele - partie - li - est - donnee - , - qui - remaint - quant - les - parties - sunt - asenees - as - autres - . -

-

- Et - se - aucune - partie - de - son - heritage - remaint - , - si - conme - la - quarte - ou - la - quinte - , - quant - il - a - asené - à - chascun - de - ses - oirs - sa - partie - ne - - - il - - - li - - - ne - nome - pas - aprés - autre - - - car - - - oir - - - - - sanz - - - sans - - - asener - - - la - - - lui - - - certaine - partie - , - voions - que - - l - ' - on - en - doit - faire - par - droit - . - Si - conme - se - il - a - - - establi - - - establit - - - . - iii - . - oirs - et - il - a - conmandé - que - chascuns - ait - la - quarte - partie - de - son - heritage - ; - car - ainsis - en - remaint - la - quarte - partie - sanz - estre - asenee - , - et - il - est - certaine - chose - que - - - itelz - - - icele - - - partie - doit - estre - departie - entre - les - oirs - por - telz - partiez - conme - il - ont - de - l - ' - eritage - , - si - que - ce - vaille - autretant - conme - se - - - chascunne - - - chascun - - - des - . - iii - . - fust - fais - oirs - de - la - tierce - part - ; - et - encontre - ce - , - se - il - i - a - pluz - des - oirs - que - il - n - ' - i - ait - des - parties - , - la - partie - à - chascun - soit - amenuisie - , - si - conme - se - il - a - nomé - . - iiii - . - oirs - et - conmandé - que - chascuns - ait - la - tierce - part - de - son - heritage - , - il - soit - autresi - conme - se - chascuns - fust - faiz - oirs - de - la - quarte - part - . -

-

- Se - cil - qui - a - fait - son - testament - a - fait - - - pluz - - - plus - - - de - . - xii - . - parties - de - son - heritage - , - cil - qui - est - aprés - fais - oirs - , - à - qui - certaine - partie - n - ' - est - paz - asenee - , - avra - tot - ce - qui - remandra - quant - li - heritagez - sera - devisés - en - . - xxiiii - . - parties - . -

-

- Oirs - puet - estre - establis - purement - et - - - sanz - - - souz - - - condition - , - mais - il - ne - puet - pas - estre - - - establis - - - establiz - - - jusqu - ' - à - certain - tanz - , - ou - dés - certain - tens - en - avant - , - si - conme - se - aucunz - disoit - : - je - voil - que - cis - soit - mez - oirs - jusqu - ' - à - . - v - . - anz - ou - aprés - . - v - . - anz - puis - que - - - il - sera - - - je - serai - - - mors - ; - et - il - noz - plest - que - li - termez - qui - i - est - només - ne - vaille - rien - , - mais - la - chose - soit - autresi - conme - se - il - fust - - - asavoir - - - a - savoir - - - faiz - oirs - purement - . -

-

- - - Condicionz - - - Condicions - - - - qui - ne - puet - avenir - qui - est - mise - quant - l - ' - on - establit - oirs - , - ou - quant - l - ' - on - fet - léz - , - ou - quant - l - ' - on - done - franchise - , - ne - vaille - - - riens - - - rien - - - pluz - ne - que - se - ele - ne - fust - paz - escrite - . -

-

- Se - plusors - condicions - sunt - mises - - - quant - - - quand - - - l - ' - on - fet - aucun - oir - , - se - elez - sunt - misses - ensamble - , - si - conme - se - l - ' - on - dit - : - tu - seras - mes - oirs - ; - - - et - ce - - - se - ce - et - - - ce - avient - , - il - - - covient - - - convient - - - que - elles - vaillent - toutez - , - mais - se - eles - sunt - mises - o - disjunction - , - si - conme - : - tu - seras - mes - oirs - , - se - ce - - - oi - - - ou - - - ce - avient - , - se - l - ' - une - - - dez - - - des - - - - - condictions - - - conditions - - - avient - , - ce - est - asséz - . -

-

- Cil - puent - bien - estre - fait - oir - que - cil - qui - fet - le - testament - ne - vit - onques - , - si - conme - se - aucuns - fait - ses - oirs - - - dez - - - des - - - fiz - de - son - frere - qui - ont - esté - - hors - del - païs - et - que - il - ne - set - qui - sunt - , - quar - ce - que - il - ne - les - connoist - ne - fait - pas - que - li - establisemenz - ne - vaille - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - faire - oirs - conmunement - aprés - celz - qui - sunt - oirs - principalment - . - - -

- Aucuns - puet - - - estre - - - fere - - - en - son - testament - pluseurs - degrés - d - ' - oirs - , - si - conme - : - se - cis - n - ' - est - mes - oirs - , - cis - le - soit - ; - et - ainsis - en - puet - il - establir - tant - conme - il - vodra - l - ' - un - aprés - l - ' - autre - , - et - au - darenier - se - nus - de - celz - que - il - a - només - ne - viaut - estre - ses - oirs - , - il - puet - establir - que - uns - de - ses - sers - soit - ses - oirs - par - force - , - si - que - il - ne - puisse - refuser - . -

-

- Et - pluseur - oir - puent - estre - establi - en - lieu - d - ' - un - , - se - il - refuse - - l - ' - eritage - , - ou - unz - en - lieu - de - pluseurs - , - ou - en - lieu - de - chascuns - puelt - . - i - . - autres - estre - - - establiz - - - establis - - - si - que - cil - qui - sunt - establi - en - lieu - des - - - autrez - - - autres - - - aient - autretel - partie - de - l - ' - eritage - conme - cil - devoient - i - avoir - en - liu - de - qui - il - sunt - establi - . -

-

- Et - se - cil - qui - furent - premierement - establi - ne - devoient - - - paz - - - pas - - - avoir - oelz - partiez - et - autre - sunt - establi - en - leur - leu - sanz - faire - mencion - de - leur - partiez - , - il - aient - autretelz - partiez - com - il - doivent - avoir - en - qui - lieu - il - sunt - establi - , - et - ainsiz - l - ' - escrit - li - empereres - Piuz - . -

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- Mes - se - dui - sunt - fait - oir - en - tel - maniere - que - se - li - unz - ne - viaut - recevoir - l - ' - eritage - , - unz - autres - qui - est - només - soit - en - son - lieu - . - Et - - - - s - ' - - - il - avient - que - - - ambedui - - - ambredui - - - cil - qui - furent - fait - oir - refussent - l - ' - eritage - , - li - empereur - Sevoir - et - Antonin - escrirent - sanz - nule - distinction - que - cil - - - qui - - - - fu - establiz - à - estre - en - lieu - de - l - ' - un - doit - estre - el - lieu - de - l - ' - autre - et - avoir - l - ' - une - et - l - ' - autre - partie - . -

-

- Se - cil - qui - fist - son - testament - qui - doit - que - li - sers - à - . - i - . - autre - fust - frans - hom - et - hors - d - ' - autrui - poesté - et - il - escrit - que - il - fust - - - sez - - - ses - - - oirs - , - et - se - il - n - ' - estoit - ses - oirs - , - il - - - establi - - - establit - - - que - - - Menez - - - Mevez - - - fust - en - son - lieu - , - et - cil - sers - reçoit - l - ' - eritage - - - et - - - par - - - le - conmandement - son - seigneur - et - - - Menes - - - Meves - - - en - doit - avoir - une - partie - . - Ces - parolez - , - se - il - n - ' - est - oirs - , - sunt - ainsis - entendues - en - celui - de - coi - cil - qui - - - fait - - - fet - - - le - testament - set - bien - que - il - est - sozmis - à - autrui - droiture - se - il - n - ' - est - oirs - ne - il - ne - fait - autre - oir - por - lui - . - Et - en - celui - que - il - quide - que - ne - soit - sozmis - à - nului - doivent - eles - estre - ainsis - entenduez - : - se - il - n - ' - aquiert - oir - à - lui - ou - à - celui - à - qui - droiture - il - conmencera - - - - aprés - - - à - estre - sosmis - . - Et - ce - establi - Titus - Cesar - en - la - personne - Parthenie - son - serf - . -

-
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- - Cist - titres - est - d - ' - establir - qui - doit - estre - oirs - apréz - les - orfelinz - . - - -

- - - Quant - aucunz - - - Qant - aucuns - - - a - ses - fiz - qui - doivent - estre - en - sa - poesté - et - il - sunt - - - encore - - - encor - - - dedenz - aage - , - il - puet - establir - que - autre - soit - ses - oirs - en - leur - lieu - , - non - - - paz - - - pas - - - tant - solement - se - il - ne - sunt - si - oir - , - si - conme - - - noz - - - nos - - - avonz - avant - dit - , - mais - se - il - sunt - si - oir - et - il - muerent - ains - que - il - soient - en - eage - . - Si - conme - se - aucuns - dit - en - ceste - meniere - : - Tyces - mes - filz - soit - mez - oirs - , - et - se - il - n - ' - est - mes - oirs - ou - il - est - - - mez - - - mes - - - oirs - et - il - muere - ançois - que - il - - - veingne - - - veigne - - - en - aage - d - ' - estre - hors - d - ' - autrui - poesté - , - Sejus - soit - lors - mes - oirs - . - Et - en - cest - cas - , - se - li - filz - n - ' - est - oirs - ou - se - il - est - oirs - et - il - muert - ains - qu - ' - il - soit - en - aage - , - cil - soit - oirs - qui - i - est - establis - - - apréz - - - aprés - - - lui - . - Quar - il - est - establis - par - bonne - meurs - que - , - quant - li - fil - sunt - en - aage - que - il - ne - - - puent - - - pueent - - - pas - faire - leur - testament - , - li - pere - leur - facent - . -

-

- Et - par - ceste - raison - - fumez - noz - conmeu - et - - - meismez - - - meismes - - - . - i - . - establisement - en - nostre - code - , - en - coi - il - est - porveu - que - se - - - aucun - - - aucunz - - - ont - fiz - ou - - - fillez - - - filles - - - ou - neveuz - ou - nieces - qui - soient - desvoié - de - leur - pansees - , - ja - soit - ce - que - il - soient - bien - en - aage - , - il - lor - lise - à - establir - certainnes - personnes - qui - seront - oirs - aprés - - - elz - - - els - - - , - autresi - conme - l - ' - on - fait - de - celz - qui - sunt - dedenz - aage - , - et - se - il - revienent - en - leur - senz - , - cil - establissement - que - li - pere - ont - faiz - ne - valent - rienz - autresi - conme - il - ne - vaut - rien - quant - li - enfes - est - an - aage - . -

-

- Quant - li - peres - establit - dons - quel - sera - sez - oirs - - - apréz - - - aprés - - - son - fil - qui - est - dedenz - aage - , - - - selonc - - - selon - - - la - devant - dite - maniere - , - ce - sunt - autresi - conme - dui - testament - , - l - ' - un - au - pere - et - l - ' - autre - au - fil - , - autresi - conme - se - li - filz - meismes - eust - establi - son - oir - : - ou - ce - est - . - i - . - testamenz - de - . - ii - . - heritagez - . -

-

- Et - se - aucuns - est - si - cremeteuz - que - il - ait - poor - porce - que - sez - filz - est - ancores - dedanz - aage - que - cil - que - il - establist - à - estre - oirs - aprés - lui - ne - tende - à - faire - mal - au - fil - , - il - le - doit - establir - apertement - à - estre - oirs - aprés - son - fil - en - la - premiere - partie - de - son - testament - , - et - si - doit - escrire - à - une - part - en - la - fin - del - testament - icel - - - establisement - - - establiscement - - - par - coi - il - est - conmandé - que - se - - - ses - - - sez - - - filz - muert - ains - que - il - soit - an - aage - , - cil - soit - ses - oirs - , - et - il - meesmes - doit - saieler - cele - partie - del - testament - et - desfandre - que - ele - ne - soit - overte - tant - conme - sez - filz - sera - dedenz - - aage - . - Et - il - est - aperte - chose - que - li - establisemenz - qui - est - faiz - que - aucuns - soit - faiz - oirs - el - lieu - del - fil - qui - est - dedanz - aage - ne - vaut - paz - - - miel - - - mains - - - , - por - ce - que - il - est - escris - en - ces - meesmes - tablez - en - coi - li - filz - est - establiz - à - estre - oirs - son - pere - , - ja - soit - ce - que - ce - est - peril - au - fil - . -

-

- Et - li - pere - puent - establir - qui - sera - oirs - aprés - leur - filz - qui - sunt - dedanz - aage - , - non - - - paz - - - pas - - - tant - solement - quant - il - font - de - lor - filz - lor - oirs - , - mais - - - quant - - - quand - - - il - lez - deseritent - . - Et - por - ce - , - se - aucune - chose - est - - - aquise - - - acquise - - - au - fil - qui - est - dedenz - aage - ou - par - laiz - ou - par - don - de - sez - amis - , - tot - ce - apartient - à - celui - qui - ses - peres - a - establi - à - estre - sez - oirs - . - Quanque - noz - - - avonz - - - avons - - - dit - d - ' - establir - - - oirs - - - oir - - - apréz - lez - enfanz - qui - sunt - dedanz - aage - qui - sunt - fait - oir - lor - peres - ou - qui - sunt - desherité - , - entendons - noz - de - celz - qui - naissent - aprés - la - mort - lor - perez - . -

-

- Nuz - ne - puet - faire - testament - à - ses - enfanz - se - il - ne - le - fet - à - lui - ; - car - li - testamenz - à - l - ' - enfant - est - une - partie - del - testament - son - pere - , - si - que - - - - se - - - li - - - testamenz - - - testamens - - - au - pere - ne - vaut - , - cil - au - fil - ne - vaudra - rien - . -

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-

- Cil - qui - doivent - estre - oirs - aprés - lez - filz - qui - sunt - - - dedenz - - - dedans - - - aage - sunt - establi - oir - par - non - , - si - - - conme - - - conmes - - - Tyces - , - ou - generalment - , - si - conme - se - l - ' - on - disoit - : - cil - qui - deust - estre - oirs - au - pere - si - li - filz - ne - fust - sera - oirs - aprés - le - fil - . - Par - - ces - parolez - sunt - apelé - à - l - ' - eritage - cil - qui - sunt - à - estre - oir - aprés - la - mort - au - fil - qui - est - dedanz - aage - , - et - il - est - establi - de - quel - partie - il - sunt - fait - oir - . -

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- L - ' - on - puet - dont - establir - que - aucuns - soit - oirs - aprés - anfant - masle - jusqu - ' - à - . - xiiii - . - anz - , - et - - - aapréz - - - aprés - - - femele - tant - que - ele - en - ait - . - xii - . - et - , - se - il - ont - passé - cest - aage - , - li - establissemenz - de - l - ' - oir - qui - doit - estre - apréz - elz - ne - vaut - rien - . -

-

- Quant - uns - estrangez - est - fais - oirs - , - ou - li - filz - qui - est - en - aage - , - nuz - ne - puet - establir - qui - sera - oirs - aprés - lui - en - tel - maniere - : - je - voil - que - cil - soit - mes - oirs - , - et - se - il - reçoit - mon - heritage - et - il - muert - - - dedanz - - - dedans - - - . - v - . - anz - , - cil - autres - soit - oirs - - - apréz - - - aprés - - - lui - . - Maiz - il - est - otroié - tant - solement - que - cil - qui - fet - le - testament - oblige - son - oir - et - li - - - enmoinne - - - enjoinne - - - que - il - rande - à - . - i - . - autre - son - heritage - ou - tot - - - - ou - - - en - partie - , - et - - - noz - - - nos - - - - - traitonz - - - traiteronz - - - de - ceste - droitures - en - son - lieu - . -

-
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- - Cist - titres - est - en - quel - maniere - testament - sunt - quassé - . - - -

- Testamenz - qui - est - faiz - par - droit - vaut - tant - que - il - soit - roz - ou - que - il - soit - faiz - - - vainz - - - vains - - - . -

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- Testamenz - est - roz - quant - la - droiture - en - est - abatue - , - tant - conme - cil - qui - fist - le - testament - est - en - cel - meismez - estat - - il - estoit - quant - il - le - fist - . - Car - se - - - aucunz - - - aucuns - - - fait - son - fil - par - - - adopcion - - - l - ' - adopcion - - - par - l - ' - empereur - de - celui - qui - estoit - à - soi - , - ou - - par - le - prevost - de - celui - qui - estoit - en - la - poesté - son - pere - , - et - il - - - fet - - - fait - - - ce - puiz - - - puis - - - - que - il - a - fait - son - testament - , - li - testamenz - est - roz - autresi - conme - se - unz - autres - oirs - fust - - - puiz - - - puis - - - néz - . -

-

- Li - premiers - testamenz - que - aucuns - fist - est - rouz - par - le - darrenier - qui - est - parfaiz - par - droit - , - ne - il - n - ' - i - a - point - de - disferance - se - aucuns - en - estoit - oirs - ou - non - , - car - l - ' - on - ne - regarde - fors - seulement - sanz - pluz - se - il - pooit - valoir - par - aucun - cas - , - et - por - ce - , - se - - - aucunz - - - aucuns - - - ne - vuet - estre - oirs - , - ou - il - muert - ainz - que - cil - qui - fist - le - testament - , - ou - puis - , - ainz - que - il - receust - l - ' - - - eritage - - - heritage - - - , - ou - ainz - que - la - - - conditions - - - condition - - - soit - aconplie - sor - coi - il - fu - faiz - oirs - , - li - prodom - muert - en - cest - cas - sanz - testament - , - quar - li - premiers - testamenz - ne - vaut - riens - qui - est - roz - par - le - darrenier - et - li - darreniers - n - ' - a - nule - force - porce - que - nus - n - ' - en - est - oirs - . -

-

- Mais - se - aucuns - a - premierement - parfait - son - testament - par - droit - - - - et - il - fait - aprés - un - autre - , - autresi - par - droit - , - - - ja - soit - ce - que - il - ait - en - cestui - establi - oir - de - certainnes - chosez - , - li - saint - empereur - Sevoir - et - Antonin - escristrent - que - li - premiers - testamenz - faut - . - Et - noz - mandanmez - que - les - parolez - de - lor - establissement - fussent - mis - en - nostre - livre - por - ce - que - elez - touchent - encore - entr - ' - - - autres - chosez - - - autrez - choses - - - : - « - Li - empereur - Sevoir - et - Antonins - dient - - que - li - testamens - - - qui - fu - fais - - - que - tu - fais - - - au - darrenier - vaut - par - droit - , - ja - soit - ce - que - oirs - i - fu - establis - de - certainnes - - - chosez - - - choses - - - et - que - mencions - n - ' - i - est - pas - faite - de - toutes - les - choses - de - l - ' - eritage - , - mais - cil - qui - i - - - est - - - es - - - faiz - oirs - est - tenus - - - - à - tenir - - - soi - à - paier - des - choses - qui - li - ont - esté - donnees - , - ou - que - il - teigne - la - quarte - part - de - tout - l - ' - eritage - et - - - rendent - - - rende - - - le - remanant - à - celz - qui - furent - fet - oir - el - premier - testament - par - les - paroles - qui - furent - dites - el - premier - testament - , - par - coi - il - est - - - dis - - - dit - - - espresseement - que - il - ne - covient - pas - doter - que - li - premiers - - - testamens - - - testamenz - - - ne - vaille - . - » - En - ceste - maniere - est - testamenz - roz - . -

-

- Li - testamens - qui - est - faiz - par - droit - est - quassés - en - - - une - - - - autre - maniere - , - si - conme - quant - cil - qui - fist - le - testament - a - sosfert - - - amenuissement - - - amenuisement - - - de - chief - . - Et - noz - avons - dit - el - premier - livre - coment - ce - avient - . -

-

- L - ' - on - dit - en - cest - cas - que - li - testament - sunt - vain - quant - il - sunt - rot - - - - , - et - cil - qui - ne - sunt - pas - fet - par - droit - sunt - vain - - - dés - le - - - conmencemant - - - conmencement - - - ; - et - celz - qui - sunt - fait - - - par - - - - droit - et - puis - sunt - fait - vain - par - amenuisement - de - chief - poonz - noz - dire - qu - ' - il - sunt - rot - . - Mais - il - fust - graindrez - prex - que - toutes - les - choses - fussent - destintees - ; - et - por - ce - dist - l - ' - on - que - li - un - - - sunt - - - ne - sunt - pas - - - fait - par - droit - et - li - autre - sunt - fait - par - droit - - - - au - conmencement - - - , - mais - il - sunt - rot - ou - il - sunt - fait - vain - . -

-

- Non - porquant - , - li - testament - qui - furent - fait - par - droit - - au - conmencement - et - puis - sunt - - - fet - - - fait - - - vain - par - amenuisement - de - chief - ne - sunt - - - paz - - - pas - - - del - tot - sanz - porfit - , - quar - se - il - sunt - seelé - des - seiauz - as - . - vii - . - tesmoins - , - cil - qui - fu - faiz - oirs - puet - recevoir - la - possession - - - dez - bienz - - - des - biens - - - selonc - les - tablez - del - testament - , - se - cil - qui - fit - le - testament - estoit - citeains - de - Rome - et - il - n - ' - estoit - pas - en - autrui - poesté - quant - il - fu - mors - . - Quar - se - li - testamenz - est - vains - por - ce - que - cil - qui - le - fist - a - perdu - la - cité - de - Rome - ou - franchise - ou - que - il - se - donna - à - estre - filz - adoptif - à - aucun - et - que - il - estoit - en - la - poesté - à - son - pere - adoptif - quant - il - fu - mors - , - cil - qui - fu - - - faiz - - - fais - - - oirs - el - testament - ne - puet - pas - demander - la - - - presantion - - - possession - - - de - sez - biens - selonc - les - tablez - del - testament - . -

-

- Et - testamenz - ne - puet - pas - estre - qasséz - por - ce - sanz - plus - que - cil - qui - le - fist - ne - - - vot - - - vet - - - pas - - - tele - ore - - - cele - evre - - - fu - apréz - que - il - vousist - , - quar - se - aucuns - a - fet - testament - par - droit - et - il - conmence - aprés - à - faire - un - autre - et - la - mors - l - ' - an - devancist - ou - il - se - repant - si - que - il - ne - - - l - ' - a - - - le - - - parfait - paz - , - li - - - empererez - - - empereres - - - Pertinauz - desfendit - que - li - premiers - testamenz - ne - soit - pas - por - ce - vains - , - car - testamens - qui - n - ' - est - pas - fais - - - nest - nuz - - - est - nuz - - - . -

-

- Et - par - cele - meisme - raison - dist - il - que - il - ne - recevera - - paz - l - ' - eritage - à - celui - qui - fist - de - lui - son - oir - por - cause - de - plait - , - et - que - il - provera - que - les - tablez - ne - furent - pas - faitez - loiaument - en - coi - il - estoit - establis - oirs - por - cele - cause - , - et - que - il - ne - recevera - pas - non - d - ' - oir - por - - - une - - - nue - - - vois - et - que - il - ne - conquerra - nule - chose - par - escriture - à - qui - l - ' - autoritéz - de - droit - faille - . - Et - selonc - ce - escristrent - sovent - li - saint - empereor - - - Sevoirs - - - Sevoir - - - et - Antonins - : - « - Ja - soit - ce - , - font - il - , - que - noz - soionz - asoz - des - - - loiz - - - lois - - - , - ne - por - quant - noz - ne - volonz - rienz - faire - qui - soit - contraire - as - loiz - . - » -

-
-
- - Cist - titres - est - de - testament - qui - n - ' - est - pas - à - droit - fais - . - - -

- Por - ce - que - il - avient - sovent - que - li - pere - deseritent - ou - trespassent - lor - enfanz - sanz - cause - , - il - a - esté - establi - que - li - enfant - qui - se - plainnent - que - il - sunt - trespassé - ou - desirreté - à - tort - puent - acuser - le - testament - que - il - n - ' - est - mie - à - droit - - - faiz - - - fait - - - , - par - covreture - que - li - pere - n - ' - estoient - pas - bien - en - lor - memoire - quant - il - ordenarent - cel - testament - . - Mais - l - ' - on - ne - dit - pas - ce - autresi - conme - se - il - fussent - veraiement - forsené - , - mais - il - - - furent - - - firent - - - par - droit - testament - , - - - maiz - - - mais - - - ce - ne - fu - pas - por - l - ' - osfice - de - pitié - , - car - se - il - fussent - veraiement - forcenéz - , - li - testamenz - ne - fust - nuz - . -

-

- Il - n - ' - est - pas - otroié - as - enfanz - tant - solement - qu - ' - il - acusent - le - testament - lor - pere - que - il - ne - sunt - pas - à - droit - faiz - , - mais - as - paranz - as - anfanz - . - Li - freres - et - la - suer - sunt - par - les - sainz - establissemanz - mis - par - devant - les - personez - mal - renomees - qui - sunt - faites - oir - , - - - mais - - - maiz - - - cil - qui - sunt - pluz - lontaing - que - freres - et - que - suer - ne - puent - pas - plaidier - par - droit - , - et - se - il - en - plaident - il - ne - puent - rienz - conquerre - . -

-

- Li - fil - naturel - et - cil - qui - sunt - - - avec - - - avoé - - - selonc - la - devision - de - nostre - establissement - puent - - - escuser - - - acuser - - - le - testament - que - il - n - ' - est - pas - à - droit - faiz - se - il - ne - puent - par - nul - autre - droit - avoir - tot - l - ' - eritage - ou - une - autre - partie - , - mais - se - il - le - puent - avoir - en - autre - meniere - , - il - ne - puent - pas - acuser - le - testament - que - il - ne - soit - à - droit - - - faiz - - - fais - - - . - Cil - qui - naissent - aprés - la - mort - leur - peres - puent - acuser - le - testament - que - il - n - ' - est - pas - à - droit - faiz - , - por - ce - que - il - ne - puent - en - autre - meniere - avoir - point - de - l - ' - eritage - . -

-

- Mais - ce - doit - ainsiz - estre - entendu - : - se - cil - qui - firent - le - testament - ne - leur - laisarent - rien - et - nostre - establissemenz - amena - ce - avant - por - la - vergoingne - de - nature - , - mais - se - aucune - partie - de - l - ' - eritage - ou - aucune - chose - lor - est - laisie - , - il - ne - puent - pas - acuser - le - testament - que - il - ne - soit - à - droit - fez - , - - - maiz - - - mais - - - ce - que - leur - faut - de - la - - quarte - partie - de - tout - l - ' - eritage - lor - soit - parfait - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - - - et - - - ait - - - pas - esté - dit - el - testament - que - ele - li - doie - estre - parfaite - par - le - jugemant - des - prodommes - . -

-

- Se - cil - qui - avoit - . - i - . - orfelin - en - garde - a - receu - el - non - à - l - ' - orfelin - le - lais - qui - li - fu - laissiéz - el - testament - son - pere - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - il - ne - puisse - - - escuser - - - acuser - - - le - testament - son - pere - que - il - n - ' - est - pas - à - droit - faiz - . -

-

- Encontre - ce - , - se - il - a - plaidié - el - non - de - l - ' - orfelin - à - qui - riens - ne - fut - laisié - et - il - a - - - escusé - - - acusé - - - le - testament - que - il - ne - fu - pas - à - droit - faiz - et - il - est - seurmontéz - , - il - ne - pert - paz - le - - - laiz - - - lais - - - qui - li - fu - laissiéz - en - cel - testamant - . -

-

- Cil - qui - doit - avoir - la - quarte - partie - de - l - ' - eritage - ne - puet - pas - acuser - le - testament - que - il - ne - soit - à - droit - faiz - , - coment - la - quarte - partie - li - ait - esté - donnee - ou - par - droiture - d - ' - eritage - , - ou - par - droiture - de - laiz - ou - - - por - - - par - - - cause - de - mort - , - ou - par - don - qui - est - faiz - en - vie - , - es - cas - tant - solement - de - coi - nostre - establissemenz - fait - mencion - . -

-

- Ce - que - - - noz - - - nos - - - avons - dit - de - la - quarte - partie - - - est - - - doit - estre - - - ainsis - entendu - que - , - se - il - a - . - i - . - ou - pluseurs - qui - puissent - acuser - le - testament - que - il - n - ' - est - pas - a - droit - faiz - , - la - quarte - partie - de - tot - l - ' - eritage - lor - soit - donnee - et - soit - departie - oelmant - entr - ' - elz - . -

-
-
- - Cist - - titrez - titres - - est - de - la - qualité - et - de - la - disferance - dez - oirs - . - - -

- Li - un - des - oirs - sunt - apelé - necessaire - , - li - autre - suen - et - necessaire - et - li - autre - estrange - oirs - . -

-

- Necessairez - est - li - sers - qui - est - fais - oirs - son - seignor - , - et - il - est - ainsis - apeléz - por - ce - que - se - il - vuet - ou - se - il - ne - vuet - , - dés - que - sez - sirez - est - mors - , - il - est - franz - et - covient - que - il - soit - sez - oirs - . - Et - por - ce - , - quant - li - sires - a - sozpecon - que - ses - chateuz - ne - sosfise - pas - à - paier - ses - deitez - , - il - sieut - faire - de - son - serf - son - oir - ou - el - premier - leu - ou - el - secont - , - si - que - se - satifacions - n - ' - est - faite - à - sez - creanciers - , - il - soient - ançois - mis - en - possessions - des - bienz - à - l - ' - oir - que - de - celz - au - mort - , - conment - que - il - - - soit - - - soient - - - , - ou - se - il - sunt - vandu - por - paier - en - le - pris - as - creanciers - , - ou - se - il - sunt - departi - entr - ' - elz - . - Et - por - cest - damage - li - est - randuz - cist - guerredonz - que - les - choses - qu - ' - il - aquerra - aprés - la - mort - son - seignor - soient - senez - et - , - ja - soit - ce - que - li - bien - au - mort - ne - sosfise - pas - as - creanciers - , - les - chosez - à - l - ' - oir - que - il - a - puis - aquissez - ne - seront - pas - - - - derechief - - - vanduez - por - cele - cause - . -

-

- Li - oir - suen - et - necessaire - sunt - si - conme - li - filz - et - la - fille - ou - li - niéz - ou - la - niece - de - par - le - fil - qui - sunt - en - la - poesté - à - celui - qui - muert - . - - - Maiz - - - Mais - - - à - ce - que - li - niéz - ou - la - niece - soient - oir - suen - et - necessaire - , - ne - sosfit - pas - que - il - fussent - en - la - poesté - leur - aiel - el - tens - que - il - fu - mors - , - ainz - - covient - que - li - filz - au - mort - qui - est - peres - au - neveu - ou - à - la - niece - ait - laissié - à - estre - oirs - son - pere - ou - parce - que - la - - - mors - - - mort - - - l - ' - a - devanci - ou - que - il - est - par - aucune - autre - cause - - - delivréz - - - delivrés - - - de - la - poesté - son - pere - - - - , - quar - lors - vient - li - niés - ou - la - niece - en - leu - son - pere - - - . - Mais - il - sunt - apelé - lor - oir - por - ce - que - il - sunt - de - la - - - maisnie - - - mainsnie - - - au - mort - et - sunt - tant - conme - il - vit - autresi - com - seigneur - de - ce - que - il - a - . - Et - por - ce - , - se - aucunz - muert - sanz - faire - testament - , - si - enfant - qui - sunt - en - son - bail - sunt - li - pluz - prochain - d - ' - avoir - son - heritage - . - Il - sunt - apelé - necessaire - por - ce - que - , - voillent - ou - ne - voillent - , - il - sunt - fait - oir - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - ou - par - testament - ou - sanz - testament - . - Mais - li - prevoz - lor - otroie - que - il - s - ' - ataingnent - de - l - ' - eritage - se - il - vuelent - , - si - que - li - - - creancier - - - creanciers - - - soient - ançois - mis - en - possession - des - bienz - leur - - - peres - - - pere - - - que - des - leur - . -

-

- Cil - qui - ne - sunt - pas - sozmis - à - celui - qui - fet - le - testament - sunt - apelé - estrange - oir - , - et - por - ce - nostre - enfant - qui - ne - sunt - pas - en - nostre - poesté - et - que - noz - faisons - nos - oirs - sunt - apelé - estrange - oir - , - et - por - ce - se - fame - fait - ses - enfanz - ses - oirs - , - il - sunt - apelé - estrange - , - por - ce - que - fame - n - ' - a - nului - en - sa - poesté - . - Li - sers - qui - est - fais - oirs - et - est - franchis - aprés - ce - que - li - testamens - est - faiz - est - en - cel - meismes - nombre - . -

-

- L - ' - on - - garde - es - estrangez - oirs - que - il - aient - pooir - de - faire - testament - , - se - il - sunt - fait - oir - ou - cil - que - il - ont - en - lor - poesté - . - Et - ce - est - regardé - en - . - ii - . - menierez - , - el - tenz - que - li - testamenz - est - faiz - , - que - li - establissemenz - soit - establez - , - et - el - tenz - à - la - mort - de - celui - qui - fist - le - testament - , - que - li - establissemenz - ait - force - . - Et - quant - il - recevera - l - ' - iretage - , - il - devera - avoir - pooir - de - faire - testament - , - conment - que - il - ait - esté - fez - oirs - ou - purement - ou - soz - condicion - , - car - on - doit - regarder - la - droiture - à - l - ' - oir - el - tens - que - il - aquiert - l - ' - - - eritage - - - heritage - - - pluz - que - en - . - i - . - autre - . - Et - la - muance - de - la - droiture - qui - avient - entre - ce - que - li - testamens - a - esté - fez - - - a - - - et - - - la - mort - à - celui - qui - l - ' - a - fait - ou - ainz - que - la - - - condicions - - - condicion - - - sor - cui - aucuns - fu - faiz - oirs - soit - acomplie - - - ne - ne - - - ne - - - nuit - point - à - l - ' - oir - , - quar - si - conme - nos - - - avonz - - - avons - - - dit - , - l - ' - on - doit - garder - à - trois - tanz - . - Il - apert - que - cil - a - droiture - de - testament - non - pas - tant - - - solemant - - - solement - - - qui - puet - faire - testament - , - maiz - cil - qui - puet - panre - aucune - chose - d - ' - autrui - testament - ou - aquerre - à - autre - , - ja - soit - ce - que - il - ne - puet - pas - faire - testament - . - Et - por - ce - dit - l - ' - on - que - li - forcenéz - et - li - muz - et - cil - qui - naist - aprés - la - mort - son - pere - , - et - cil - qui - ne - parole - pas - encore - et - li - filz - qui - est - em - bail - - - à - - - et - - - autrui - sers - ont - droiture - - de - testament - , - ja - soit - ce - que - il - ne - - - puisse - - - puissent - - - faire - testament - , - car - il - - - puet - - - pueent - - - aquerre - par - testament - - - ou - - - - à - elz - ou - à - autres - . -

-

- Li - estrange - oir - ont - pooir - de - consillier - soi - de - recevoir - l - ' - eritage - ou - de - refuser - le - . - Et - se - cil - qui - bien - s - ' - en - pooit - - - contenir - - - atenir - - - - - ce - sunt - - - s - ' - est - - - mis - es - biens - de - l - ' - eritage - , - ou - uns - estranges - à - qui - il - lisoit - à - consillier - soi - de - - - revoir - - - recevoir - - - le - ou - de - refuser - - - - le - - - , - le - reçoit - , - il - n - ' - a - pas - puis - pooir - de - - - laisier - - - laissier - - - le - , - se - il - n - ' - avoit - mains - de - . - . - xxv - . - - - ans - - - anz - - - quant - il - le - reçut - . - Car - li - prevos - secort - as - homes - de - cest - aage - qui - sunt - deceu - et - ont - - - reseu - - - receu - - - damagous - heritage - autresi - conme - en - tous - les - autres - cas - . -

-

- Et - l - ' - on - doit - savoir - que - li - sains - empereres - Adrianz - secorrut - à - un - homme - qui - avoit - plus - de - . - xxv - . - anz - por - ce - que - mult - granz - detes - li - furent - demandees - quant - il - - - ot - receu - - - ost - reçu - - - l - ' - eritage - de - coi - il - ne - savoit - rien - quant - il - le - resut - , - mais - li - sains - empereres - - - Adrians - - - Adrianz - - - fist - ce - à - un - per - especial - benefice - , - et - l - ' - empereres - Gordians - ne - vot - que - ce - s - ' - estende - fors - à - chevaliers - tant - - - solemant - - - solement - - - . - Mais - nostre - benivolence - escrit - . - i - . - benefice - qui - est - conmuns - à - toz - celz - qui - sunt - sozmis - à - nostre - empire - et - un - establissement - droiturel - et - noble - tel - que - , - - - se - - - si - - - li - home - le - gardent - , - il - lor - lira - à - recevoir - l - ' - eritage - et - ne - seront - tenu - fors - en - tant - conme - les - chosez - vaudront - que - il - troveront - en - l - ' - eritage - , - si - que - il - ne - lor - soit - en - ceste - meniere - nus - besoins - de - consillier - soi - - - - se - il - ne - vuelent - lessier - la - forme - de - notre - establissement - et - consillier - soi - - - et - sozmetre - soi - à - l - ' - ancien - grief - . -

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- Il - apert - que - li - estranges - oirs - qui - est - fais - oirs - en - testament - ou - qui - est - apelés - à - l - ' - eritage - sanz - testament - est - fais - oirs - quant - il - se - tient - por - - - oir - - - oirs - - - ou - se - il - a - nue - volenté - de - recevoir - l - ' - eritage - . - Il - apert - que - aucuns - se - tient - por - oir - se - il - use - des - choses - de - l - ' - eritage - conme - oirs - ou - par - vandre - les - choses - de - l - ' - eritage - ou - par - cortiver - les - chanz - ou - en - une - autre - maniere - , - se - il - esclaire - sa - volenté - de - recevoir - l - ' - eritage - ou - par - fait - ou - par - paroles - ; - por - que - il - sache - que - cil - à - qui - il - s - ' - est - faiz - oirs - soit - mors - sanz - faire - testament - , - - - ou - que - il - ait - fait - testament - - - - ou - que - il - soit - ses - oirs - , - quar - tenir - soi - por - oir - - - et - - - est - - - tenir - soi - por - seigneur - , - et - li - ancien - apeloient - les - - - oirs - - - oir - - - seigneurs - . - Autresi - conme - li - estranges - est - fais - oirs - par - nue - volenté - est - il - maintenenant - mis - arriere - de - l - ' - eritage - dés - que - il - monstré - que - il - ne - vuet - pas - estre - oirs - . - Nule - chose - ne - desfant - que - cil - qui - fu - nés - mus - ou - sors - ou - qui - puis - est - amuis - ou - asordis - ne - se - puisse - tenir - por - oir - ou - aquerre - heritage - se - il - entent - ce - que - il - fait - . - -

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- - Cist - titres - est - des - lais - . - - -

- Voions - aprés - ces - choses - des - lais - . - Et - il - apert - que - ceste - partie - de - droit - soit - prise - de - matiere - tres - posee - , - car - noz - parlons - d - ' - iceles - - - meniere - - - menieres - - - de - droit - par - coi - chose - noz - sunt - - - aquissez - - - aquisez - - - par - université - . - Mais - porce - que - noz - avonz - parlé - des - testamenz - et - des - oirs - qui - sunt - establi - el - testament - , - ceste - maniere - de - droit - puet - estre - - - traitie - apréz - - - traitiee - aprés - - - et - ne - mie - sanz - cause - . -

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- - - Lais - - - Lai - - - est - dont - un - dons - que - li - mors - laisse - . -

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- Mais - . - iiii - . - manieres - de - lais - estoient - jadis - , - et - certain - non - estoit - asené - à - chascunne - maniere - par - coi - toutes - les - manieres - de - - - lais - - - lai - - - estoient - - - senefiés - - - senefié - - - . - Mais - la - - - solempnités - - - solempnité - - - de - tielz - - - - non - - - nos - est - del - tot - ostee - par - les - - - establissemans - - - establisemans - - - as - sains - princes - et - nostre - - - establissemenz - - - establisemenz - - - que - noz - avons - fait - o - grant - entente - , - qui - vuelt - que - les - daerrienes - volentés - - - soient - plus - fors - as - mors - - - as - mors - soient - plus - fors - - - et - qui - n - ' - ostroie - pas - as - paroles - mais - as - volentés - , - ordonna - que - tuit - li - lai - aient - une - nature - , - et - par - quelz - paroles - que - lais - soit - - - laissiés - - - lessiés - - - , - il - lise - à - - - ceulz - - - ceuz - - - à - qui - il - est - laissiés - que - il - ensievent - ne - mie - tant - solemant - par - - - personel - - - personnel - - - action - - - - mais - par - action - - - seur - la - chose - et - par - action - de - chose - oblegie - . - Et - l - ' - on - puet - entendre - - - parfitemant - - - parfitement - - - - la - maniere - de - l - ' - establissemant - par - la - forme - qui - i - est - . -

-

- Et - noz - croions - que - il - doie - estre - gardés - . - Et - por - ce - que - noz - avons - trové - que - li - ancien - entendoient - estroitement - les - lais - et - voloient - que - les - choses - enjointes - qui - descendent - de - la - volenté - as - mors - eussent - pluz - large - nature - , - il - nous - sambla - que - ce - fust - necessaire - chose - que - li - lais - fussent - oelme - as - choses - anjointes - , - si - que - il - n - ' - i - ait - nule - disferance - , - mais - ce - - - que - li - - - qui - - - faut - as - lais - soit - raempli - - - de - - - de - - - la - nature - - - as - choses - enjointes - - - as - chose - enjointes - - - - - - et - la - nature - des - choses - enjointes - - - - - croisse - - - croise - - - par - ce - qui - est - plus - es - lais - . - Mais - que - nous - ne - grevions - les - - - jones - - - jenes - - - estudieurs - se - nos - trainssons - ensamble - de - tes - choses - en - la - noveleté - des - lois - , - il - nous - sambla - que - il - estoit - bonne - chose - que - nos - traitisons - de - chascun - par - soi - , - et - premierement - des - lais - et - puis - des - choses - - - enjointez - - - enjointes - - - , - si - que - , - quant - la - nature - de - l - ' - un - et - de - l - ' - autre - sera - conneue - , - l - ' - on - puisse - plus - - - legieremant - - - legierement - - - et - plus - soutilmant - entendre - ce - qui - est - dit - de - tout - ensamble - . -

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- La - chose - à - celui - qui - fait - le - - - testamant - - - testament - - - ou - à - son - oir - ne - puet - pas - estre - laissié - tant - - - solomant - - - solemant - - - , - mais - l - ' - autrui - , - si - que - li - oirs - soit - constrains - d - ' - acheter - la - - et - de - doner - la - à - celui - à - qui - ele - est - - - laissie - - - laisie - - - ; - ou - , - se - il - ne - la - puet - acheter - , - il - soit - constrains - de - - - randre - - - rendre - - - en - la - valeur - . - Mais - se - la - chose - est - tele - de - coi - marchiés - ne - puisse - estre - faiz - , - li - pris - n - ' - en - est - pas - deuz - si - conme - se - cil - qui - - - fait - - - fet - - - le - testament - laise - le - champ - - l - ' - on - fait - les - bataillez - , - ou - une - chapele - , - ou - choses - qui - sunt - au - temple - ou - au - conmun - usaige - , - - - cist - - - cis - - - lais - n - ' - est - de - nule - valor - . - Ce - que - noz - avonz - dit - que - autrui - chose - - - ne - - - - puet - estre - laissie - doit - estre - ainsis - entendu - , - se - cil - qui - fist - le - testament - savoit - que - ele - fust - autrui - et - ne - mie - - - ce - - - se - - - il - le - fist - par - ignorance - . - Et - je - ai - dit - que - li - laiz - vaut - se - li - mors - savoit - que - la - chose - soit - autrui - , - por - ce - que - ses - senz - i - est - necessaires - , - car - par - aventure - se - il - seust - que - la - chose - fust - autrui - , - il - ne - l - ' - eust - pas - laissie - . - Et - ainsiz - l - ' - escrit - li - sainz - empereres - - - Piuz - - - Pius - - - . - Et - il - est - voirs - que - il - covient - à - celui - qui - demande - les - - - lais - - - fais - - - prover - que - li - mors - ne - sot - paz - que - la - chose - fust - à - autrui - , - car - cil - qui - demande - a - tozjors - besoing - de - prover - . -

-

- Et - se - aucuns - a - laissié - la - chose - qui - estoit - oblegie - à - ses - creanciers - , - il - covient - que - li - oirs - la - quit - et - il - noz - plaist - autresi - en - cest - caz - - conme - en - la - chose - qui - est - autrui - , - - - se - - - ce - - - est - à - savoir - que - il - coveigne - que - li - oirs - la - quit - se - li - mors - savoit - que - ele - fust - oblegie - , - et - ainsis - l - ' - escristrent - li - saint - empereur - Sevoir - et - Antonins - . - Et - se - li - mors - vot - que - cil - à - qui - il - laisa - la - chose - la - quitast - vers - celui - à - qui - ele - estoit - oblegie - et - il - le - dist - , - li - oirs - ne - la - doit - pas - aquiter - . -

-

- Se - aucune - chose - est - laissie - , - et - cil - à - qui - ele - est - laissie - en - est - faiz - sirez - par - son - achat - , - - - tant - conme - cil - vit - qui - fist - le - testamant - , - - - - il - puet - demander - à - l - ' - oir - par - le - - - testamant - - - testament - - - le - pris - que - ele - vaut - , - mais - - - - se - - - il - l - ' - a - eue - de - guaaing - , - si - conme - par - cause - de - don - ou - par - aucune - tel - maniere - , - il - n - ' - en - puet - pas - plaidier - contre - l - ' - oir - . - Car - il - a - esté - establi - que - . - ii - . - causes - de - guaaing - , - si - conme - - - d - ' - un - - - dui - - - don - , - ne - puent - pas - estre - ensamble - en - un - - - meisme - - - meismes - - - home - et - d - ' - une - meismes - chose - ; - et - se - une - - - mesme - - - meime - - - chose - est - - - deue - - - due - - - à - . - i - . - - - - meisme - - - home - par - . - ii - . - testamenz - , - il - a - disferance - se - il - a - eu - de - l - ' - un - des - testamenz - la - chose - meismes - ou - la - valeur - , - car - se - il - a - la - chose - il - ne - la - puet - pas - demander - - - por - - - par - - - ce - que - il - l - ' - a - - - par - - - por - - - cause - de - guaing - , - mais - se - il - a - eu - le - pris - , - il - puet - demander - - la - chose - par - l - ' - autre - testament - . -

-

- La - chose - qui - n - ' - est - encore - pas - , - maiz - ele - sera - , - puet - bien - estre - laisie - , - si - conme - li - fruit - qui - naisteront - en - - - se - - - ce - - - champ - ou - ce - qui - naistera - de - cele - serve - . -

-

- Se - une - meesme - chose - est - - - laissie - - - laisie - - - à - . - . - ii - . - , - ou - ensamble - ou - a - chascun - par - soi - , - se - il - i - vienent - ambedui - au - demander - le - laiz - , - il - est - partis - entre - eulz - , - et - se - li - uns - se - defaut - ou - por - ce - que - il - n - ' - a - cure - del - laiz - , - ou - por - ce - que - il - morut - ains - que - cil - qui - fist - le - testament - , - ou - par - aucune - autre - maniere - , - li - lais - apertient - tous - à - l - ' - autre - . - Lais - est - laissiés - à - . - ii - . - ensamble - , - si - conme - se - aucuns - dit - je - lés - cest - serf - à - - - Tyce - - - Tyces - - - et - à - Sey - ; - et - il - est - - - laissiéz - - - laissiés - - - departiement - , - si - conme - se - il - dist - je - lais - cest - serf - à - Tyce - ou - je - le - lais - à - Sey - . - Et - se - il - nome - que - ce - soit - uns - meismes - sers - , - lors - entent - l - ' - on - que - il - soit - laissiés - departiement - . -

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- Se - autrui - chans - est - laissiés - à - aucun - et - il - en - achate - la - proprieté - - - sanz - - - sans - - - l - ' - usuaire - , - et - li - usuaires - vient - puis - à - lui - et - il - plaide - aprés - ce - por - le - testament - , - Juliens - dit - que - il - en - puet - par - droit - plaidier - et - demander - le - champ - , - car - li - usuaires - - - au - lieu - - - a - lieu - en - - - la - demande - del - servise - , - et - il - est - contenu - - en - l - ' - osfice - au - juge - que - il - conment - que - la - valors - del - pris - soit - randue - sanz - l - ' - usuaire - . -

-

- Se - aucuns - laisse - la - chose - qui - est - à - celui - à - qui - il - la - laisse - , - li - lais - ne - vaut - rien - , - quar - ce - qui - est - suen - propre - ne - puet - plus - estre - fait - suen - et - , - ja - soit - ce - il - l - ' - ait - vandue - , - ne - por - - - quant - - - quand - - - il - ne - puet - demander - à - l - ' - oir - ne - la - chose - ne - la - valeur - . -

-

- Se - aucuns - a - laissié - sa - chose - autresi - conme - se - ele - fust - à - autrui - , - li - lais - vaut - , - car - pluz - vaut - ce - qui - est - en - vérité - que - ce - qui - est - an - quidier - . - Et - se - tu - laisses - ce - que - tu - quides - qui - soit - - - tient - - - tien - - - , - il - est - certaine - chose - que - li - laiz - vaut - , - car - la - volantés - au - mort - puet - avoir - bonne - fin - . -

-

- Se - cil - qui - fist - son - testament - a - laisié - - - sa - - - la - - - chose - et - il - l - ' - a - aprés - vandue - , - Celsus - quide - que - se - il - ne - la - - - vandit - - - vandist - - - par - corage - de - tolir - li - laiz - , - por - ce - ne - remaint - paz - que - ele - ne - soit - deue - à - celui - à - qui - ele - fu - laissie - , - et - ainsis - l - ' - escristrent - li - saint - empereor - - - Sevoir - - - Sevoirs - - - et - Antonins - . - Il - meismes - escrirent - que - il - n - ' - apert - pas - que - cil - qui - bailla - sez - chanz - en - gaiges - , - puis - que - il - ot - fait - son - testament - , - ait - tolu - le - lais - ; - por - ce - puet - cil - à - qui - il - furent - - - plaissié - - - laissié - - - plaidier - o - l - ' - oir - que - il - aquist - les - chanz - anvers - les - creanciers - . - Se - aucunz - a - vandue - une - partie - de - la - chose - - que - il - avoit - laissie - , - la - partie - qui - ne - fu - pas - vendue - est - deue - en - toute - manieres - à - celui - à - qui - ele - fu - laissie - , - et - cele - qui - fu - vandue - li - est - deue - , - se - ele - ne - fu - vandue - par - cause - de - sosfraite - - - le - - - de - - - lais - . -

-

- Se - aucunz - a - laissié - à - son - deteur - delivrance - , - ce - est - se - il - aquite - par - non - de - lais - ce - que - il - li - devoit - , - li - - - laiz - - - lais - - - vaut - , - ne - li - oirs - au - mort - ne - puet - rienz - demander - au - deteur - ne - à - son - oir - ne - autre - qui - soit - en - lieu - d - ' - oir - . - Mais - li - deterres - puet - traire - en - cause - l - ' - oir - que - il - le - delivre - . - Aucuns - puet - bien - conmander - à - son - oir - que - il - ne - demant - à - son - deteur - ce - que - il - li - doit - devant - aucun - termine - . -

-

- Et - encontre - ce - , - - - - se - - - li - deteur - laise - à - son - creancier - ce - que - il - li - doit - , - li - lais - ne - vaut - rien - , - se - il - ne - li - lait - rien - plus - que - ce - que - il - li - doit - , - car - li - creanciers - ne - conquiert - rienz - par - ces - lais - . - Mais - se - il - li - laisse - purement - ce - que - il - li - devoit - à - terme - ou - souz - condicion - , - li - lais - vaut - porce - que - la - daite - est - maintenant - paié - . - Et - se - li - termes - vient - tant - conme - cil - vit - qui - fist - le - testament - ou - la - condicion - est - accomplie - , - Papinians - escrit - que - porce - ne - remaint - pas - que - li - laiz - ne - vaille - , - quar - il - valut - une - fois - . - - - Et - ce - - - Ce - - - est - voirs - , - ne - la - sentence - ne - li - plot - pas - à - - - cels - - - celz - - - qui - quidoient - que - li - lais - fust - estains - , - por - ce - que - il - est - venus - en - cele - cause - de - coi - il - ne - puet - conmencier - . -

-

- Et - se - li - maris - laisse - à - la - fame - son - doaire - , - li - lais - vaut - , - por - ce - que - li - laiz - est - pluz - pleniers - que - l - ' - actions - de - doaire - , - mais - se - il - li - a - laissié - doaire - que - il - n - ' - a - pas - receu - , - li - saint - empereur - Sevoir - et - Antonin - escristrent - que - se - il - li - laisa - simplement - , - li - lais - ne - vaut - rien - , - mais - se - certainne - quantités - de - deniers - ou - certaine - chose - ou - l - ' - instrument - del - doaire - furent - demostré - au - lais - fere - , - li - lais - vaut - . -

-

- Se - chose - qui - a - esté - lessie - perit - sanz - le - fait - à - l - ' - oir - , - li - damages - est - à - celui - à - qui - ele - fu - laissie - . - Et - se - - - aucunz - - - aucuns - - - a - laissié - autrui - serf - et - il - est - franchis - sanz - le - fait - à - l - ' - oir - , - li - oirs - n - ' - i - est - pas - tenus - , - maiz - se - li - sers - à - l - ' - oir - fu - laissiéz - et - il - l - ' - a - franchi - , - Julians - - - escrist - - - escrit - - - que - il - i - est - tenus - - - mais - se - li - sers - à - l - ' - oir - fu - laisiéz - et - il - l - ' - a - franchi - , - Juliens - escrit - que - il - i - est - tenus - - - - ne - il - n - ' - a - point - de - disferance - se - il - sot - que - il - fust - laissiéz - , - ou - il - ne - le - sot - paz - . - Et - se - li - oirs - a - donné - a - . - i - . - autre - son - serf - et - cil - a - qui - il - l - ' - a - donné - l - ' - a - franchi - , - il - i - est - tenus - , - ja - soit - ce - que - il - ne - savoit - pas - que - il - fust - - - laissiéz - - - laissiés - - - . -

-

- Se - aucuns - a - laissié - serves - o - leur - enfanz - , - se - lez - serves - muerent - , - li - enfant - sunt - à - celui - à - qui - li - lais - fu - laissiéz - . - Autressi - est - il - se - li - serf - sunt - - - laissié - - - lessié - - - o - leur - vicairez - , - quar - ja - soit - ce - que - li - serf - muerent - , - non - por - quant - lor - vicaire - sunt - à - celui - à - qui - il - sunt - - laissié - . - Maiz - se - aucunz - sers - est - laissiéz - o - tot - son - chatel - , - se - li - sers - est - mors - ou - franchis - ou - vandus - , - li - lais - dou - chatel - est - estains - . - Autresi - est - il - se - uns - chans - est - laissiéz - o - ses - instrumens - , - quar - se - li - chans - est - vandus - li - lais - des - - - instrumanz - - - instrumenz - - - est - estainz - . -

-

- Se - uns - fous - de - bestes - est - laissiéz - à - aucun - et - il - est - aprés - si - - - apetisiés - - - apetisiéz - - - que - il - n - ' - i - a - mais - que - une - beste - , - ce - qui - remaint - puet - estre - chalongié - . - Quant - li - fouz - est - laissiéz - , - Juliens - dit - que - les - bestes - qui - i - sunt - ajostees - aprés - ce - que - li - testamenz - est - faiz - sunt - à - celui - à - qui - li - fouz - est - laissiéz - , - quar - li - fous - est - une - chose - de - plusors - bestez - , - autresi - conme - la - maisonz - est - une - chose - de - pluseurs - pierres - qui - sunt - misses - ensamble - . -

-

- Quant - maisons - est - dont - - - lasient - - - lessie - - - , - li - piler - et - li - maubre - qui - i - sunt - mis - puis - que - li - testamenz - fu - faiz - sunt - à - celui - à - qui - ele - fu - laissie - . -

-

- Quant - li - chatelz - est - laissiéz - , - se - il - croist - ou - apetice - tant - conme - cil - vit - qui - fist - le - testament - , - li - - - preus - - - preux - - - et - li - damagez - est - à - celui - à - qui - li - chatex - fu - laissiéz - . - Et - se - li - sers - a - aquis - aucune - chose - aprés - la - mort - à - celui - qui - fist - le - testament - ains - que - li - oirs - ait - receu - l - ' - eritage - , - Julians - dit - que - se - li - chateuz - est - laissiéz - au - serf - qui - est - franchis - , - tot - ce - qui - est - aquis - ains - que - li - oirs - ait - receu - l - ' - eritage - doit - estre - à - celui - à - qui - li - chateuz - - est - laissiéz - , - car - li - termez - - - dez - - - des - - - laiz - conmence - dés - lors - que - li - oirs - a - receu - l - ' - eritage - . - Mais - se - li - chastiauz - a - estés - lessiés - à - . - i - . - autre - , - les - choses - qui - ont - puis - esté - - - aquissez - - - aquisez - - - ne - sunt - pas - - - seues - - - senes - - - , - se - li - conquest - n - ' - est - venus - des - choses - del - chatel - meisme - . - Li - chatelz - que - cil - qui - est - franchis - avoit - ne - li - est - pas - deus - se - il - ne - li - est - laissiés - , - ja - soit - ce - que - cil - est - vis - qui - le - franchi - , - - - se - - - ce - - - li - sousfist - bien - à - retenir - son - chatel - que - il - ne - li - est - pas - toluz - ; - et - ainsis - l - ' - escristrent - li - saint - empereur - Sevoir - et - Antonins - . - Quant - li - chatelz - à - aucun - li - est - laissiéz - , - il - n - ' - apert - pas - que - ce - li - soit - laissié - que - il - puisse - demander - les - deniers - que - il - a - despandus - en - besoing - son - seignor - . - Se - aucunz - a - rendu - conte - à - son - seignor - et - li - sires - conmande - que - il - soit - franz - et - ait - ce - que - li - remaint - , - il - apert - que - sez - chatelz - li - soit - laissiéz - . -

-

- Toutes - choses - puent - estre - laissies - et - celes - qui - sunt - corporelz - et - celes - qui - ne - sunt - pas - corporelz - ; - et - por - ce - , - - - - ce - - - qui - est - deu - au - mort - puet - estre - laissié - à - aucun - , - si - que - li - oirs - doint - ses - actionz - à - celui - à - qui - la - daite - est - laissie - , - se - cil - qui - fist - le - testament - ne - - - le - porchace - - - l - ' - a - porchaciee - - - en - sa - vie - , - car - en - cest - caz - est - li - lais - estainz - . - Mais - telz - lais - vaut - : - je - conmant - que - mes - oirs - soit - tenus - à - refaire - la - maison - à - celui - ou - aquiter - le - de - quanque - il - doit - . -

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- Et - se - unz - sers - ou - une - autre - chose - est - - - laissié - - - lessié - - - generalment - , - li - choiz - - est - à - celui - à - qui - ele - est - laissie - , - se - cil - qui - fist - le - testament - n - ' - a - conmandé - autre - chose - . -

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- Les - fais - a - chois - , - ce - est - quant - cil - qui - fist - le - testament - conmande - que - aucuns - choisisse - de - ses - sers - ou - - - des - - - de - ses - - - autres - choses - a - en - lui - condiction - reposte - ; - et - por - ce - soloit - il - estre - que - se - cil - à - qui - li - chois - estoit - ainsiz - laissiés - ne - choisisoit - en - sa - vie - , - ses - oirs - n - ' - avoit - pas - le - laiz - aprés - lui - . - Mais - ce - a - esté - reformé - à - milleur - estat - par - nostre - establissement - , - et - congiéz - est - donés - à - l - ' - oir - à - celui - à - cui - li - lais - fu - laissiéz - de - - - chosir - - - choisir - - - des - sers - ou - des - autres - choses - , - ja - soit - ce - que - cil - à - qui - li - chois - fu - laissiéz - ne - - - choisi - pas - an - - - choisit - pas - en - - - sa - vie - . - Et - noz - en - avonz - traitié - pluz - diligement - , - et - ce - a - esté - ajosté - en - nostre - establissement - , - que - se - pluseur - sunt - à - qui - li - chois - est - laissiéz - , - et - il - se - descordent - au - choisir - porce - que - li - uns - vuet - choisir - une - chose - et - li - autres - autre - , - que - le - lais - ne - perisse - , - si - conme - plusor - sage - voloient - sors - soit - juges - de - cest - constans - si - que - la - sentense - à - celui - sor - qui - li - sors - - - vandra - - - vendra - - - soit - la - pluz - forte - el - chois - . -

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- L - ' - on - puet - laissier - à - ceus - seus - qui - ont - droiture - de - testament - . -

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- Il - n - ' - estoit - pas - otroié - jadis - que - lés - fussent - laissiés - as - personnes - qui - ne - fussent - nomees - certainement - , - car - neis - chevalier - ne - pooient - riens - laissier - à - persone - qui - ne - fust - certainne - , - si - conme - li - empereres - Adrians - - escrit - . - Il - sambloit - que - la - persone - ne - fust - pas - certainne - de - coi - cil - qui - faisoit - le - testamant - pansoit - par - doutouse - opinion - , - si - conme - se - aucuns - disoit - quiconquez - donra - à - mon - fil - sa - fille - an - mariage - , - je - conmant - que - mes - oirs - li - doint - cel - champ - . - Et - ce - qui - estoit - laissié - à - celz - qui - estoient - - - premieremant - - - premierement - - - fait - consillier - aprés - ce - que - li - testamenz - estoit - escris - , - estoit - autresi - laissié - as - personnez - qui - n - ' - estoient - pas - certainnez - , - et - assés - i - a - de - telz - caz - . - Et - il - sambloit - que - franchise - ne - peust - pas - estre - laissie - à - persone - qui - ne - fust - certainne - , - car - il - plest - as - mestres - de - droit - que - li - serf - soient - franchi - par - non - . - Et - l - ' - on - laisoit - par - droit - aucune - chose - à - persone - qui - n - ' - estoit - pas - certainne - par - certain - demonstrement - , - si - conme - se - aucuns - disoit - : - se - aucuns - de - mes - cosins - qui - ore - sunt - prant - ma - fille - à - fame - , - je - conmant - que - mes - oirs - li - doint - cele - chose - . - Et - il - estoit - contenu - es - sains - establissemenz - que - li - lai - qui - estoient - laissié - as - persones - qui - n - ' - estoient - pas - certainnes - et - lor - estoient - paié - par - erreur - ne - peussent - pas - estre - demandé - arriere - . -

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- L - ' - on - ne - pooit - riens - laissier - à - l - ' - enfant - au - serf - qui - estoit - encore - à - naistre - . - Autrui - enfes - à - naistre - - est - cil - qui - naist - entre - lez - sers - et - n - ' - est - pas - fais - oirs - à - celui - qui - fait - le - testament - . - Et - por - ce - , - - - - se - - - la - fame - au - fil - qui - est - fors - de - bail - est - grosse - d - ' - anfant - , - li - enfes - que - - - ele - - - elle - - - a - el - ventre - est - estranges - à - son - aiel - . -

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- Mez - ceste - - - espasse - - - espece - - - ne - pot - estre - del - tot - laissie - sanz - amendement - , - car - uns - establissemenz - a - esté - mis - en - nostre - code - par - coi - nos - meterons - en - ce - conseil - , - non - pas - tant - solemant - es - heritages - mais - es - lais - , - et - cil - qui - liront - cel - establissemant - porront - ce - veoir - apertemant - . - Desfanderes - qui - ne - soit - certains - ne - doit - pas - estre - donnés - as - orfelinz - selonc - la - forme - de - nostre - establissement - , - car - aucuns - doit - dire - par - certain - - - demostremant - - - demostrement - - - que - il - vuet - que - il - soit - gardes - de - ses - enfanz - . -

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- Se - cil - qui - fait - le - testamant - foloie - el - non - ou - el - sornon - à - celui - à - qui - il - a - laissiéz - les - laiz - , - selonc - la - - - certaineté - - - certainneté - - - de - la - persone - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - li - lais - ne - vaille - . - Et - ce - meesmes - est - gardé - es - oirs - par - droit - , - car - li - non - furent - trové - por - senefier - les - homes - et - se - il - sunt - conneu - par - aucune - autre - meniere - il - ne - puent - chaloir - del - non - . -

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- Autrui - enfes - qui - est - encore - à - naistre - puet - bien - estre - fais - oirs - et - pooit - ancienement - se - il - n - ' - est - el - ventre - à - - cele - qui - ne - puet - par - droit - estre - fame - son - pere - . -

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- A - ce - est - prochiene - cele - rieule - de - droit - que - lés - n - ' - est - pas - peris - por - fauz - demonstrement - , - si - conme - se - aucuns - laisse - ainsi - : - je - lais - à - celui - Stich - mon - serf - qui - fu - nés - en - mon - ostel - de - ma - serve - , - ja - soit - ce - que - il - ne - fust - pas - nés - en - son - ostel - ains - soit - achetéz - . - Ne - porquant - , - puis - que - il - est - certainne - chose - - - del - - - de - - - quel - serf - il - entendit - , - li - laiz - vaut - . - Et - se - il - demostra - ainsis - : - - - li - laiz - - - je - lais - - - Stich - - - - mon - serf - - - que - je - achetai - de - Sey - ; - se - il - fu - achetés - d - ' - un - autre - , - por - ce - ne - remaint - paz - que - li - laiz - ne - vaille - , - se - il - est - certaine - chose - de - quel - serf - il - entendi - . -

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- Par - mult - milleur - raison - ne - nuist - pas - fauce - cause - à - lais - , - si - conme - se - aucuns - dist - ainsi - : - je - lais - ceste - chose - - - i - Stich - - - à - Sitch - - - qui - procurra - mes - - - besoingnez - - - besoingnes - - - sanz - moi - , - ou - je - lais - à - Tyce - mon - serf - por - ce - que - je - fui - delivrés - par - s - ' - aide - de - crime - chapital - , - car - ja - soit - ce - que - Stich - ne - fist - onques - nule - des - besoingnes - à - celui - qui - fist - le - testament - ne - il - ne - fu - onques - delivré - par - l - ' - aide - Tyce - , - ne - porquant - li - lais - vaut - . - Mez - se - la - cause - est - nomee - par - condicion - il - est - autrement - , - si - conme - l - ' - on - dit - ainsi - : - je - lais - Tyce - cel - champ - , - se - il - a - procuré - mes - - - besoingnez - - - besoingnes - - - . -

-

- L - ' - on - demande - se - noz - laisons - par - droit - au - sers - nostre - oir - , - et - il - est - certainne - chose - que - rienz - ne - vaut - qui - li - soit - laissié - pure - - ment - , - ne - ce - ne - li - vaut - rien - que - il - issi - de - la - poesté - à - l - ' - oir - el - vivant - à - celui - qui - fist - le - testament - , - car - li - lais - qui - ne - vausist - riens - , - se - cil - qui - fist - le - testament - fust - mors - dés - que - il - l - ' - ot - fait - , - ne - conmence - pas - à - valoir - porce - que - il - a - vesqu - - - plus - - - pluz - - - longuement - . - Maiz - l - ' - on - li - laise - par - droit - soz - - - condicion - - - condicions - - - que - noz - anquerons - se - il - fu - hors - de - la - poesté - à - l - ' - oir - el - tenz - que - la - condicions - fu - acomplie - et - que - li - laiz - li - conmença - à - estre - deus - . -

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- Encontre - ce - , - se - sers - est - fais - oirs - , - l - ' - on - ne - dote - pas - que - l - ' - on - ne - puit - bien - laissier - lais - à - son - seignor - ; - car - , - se - cil - qui - fist - le - testament - muert - maintenant - aprés - , - por - ce - n - ' - entent - on - pas - que - li - lais - soit - à - celui - qui - est - faiz - oirs - , - car - li - heritages - est - desevrés - des - laiz - , - et - uns - autres - que - cil - à - qui - li - lais - est - laissiéz - puet - estre - fais - oirs - par - cel - serf - , - se - il - est - mis - en - la - poesté - à - . - i - . - autre - ains - que - il - reçoive - l - ' - eritage - par - le - conmandement - son - seigneur - , - ou - se - il - est - faiz - oirs - quant - il - sera - franchis - ; - et - en - cest - cas - , - vaut - li - laiz - . - Mais - se - il - remaint - en - l - ' - estat - ou - il - estoit - quant - il - fu - faiz - oirs - et - il - reçoit - l - ' - eritage - par - le - conmandement - son - seigneur - à - qui - li - lais - fu - laissiés - , - li - lais - ne - vaut - rien - . -

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- Laiz - qui - sunt - fait - ains - que - li - oirs - soit - establis - ne - valent - riens - selonc - les - ancienz - , - car - li - testament - reçoivent - force - par - l - ' - establissement - des - oirs - , - - et - por - ce - entent - l - ' - on - que - li - establisemenz - des - oirs - est - ausi - conme - chiéz - et - fondemanz - de - tot - le - testament - , - et - par - ceste - meesmes - raison - ne - pooit - pas - franchise - estre - donnee - devant - l - ' - establissemant - de - l - ' - oir - . - Mais - por - ce - que - il - noz - fu - aviz - que - il - estoit - vilainne - chose - que - l - ' - on - enseust - l - ' - ordre - de - l - ' - ecripture - que - li - encien - - - - meismes - - - blamoient - et - que - la - volentés - au - mort - fu - despite - , - noz - amendanmes - cest - vice - par - nostre - establissement - , - si - que - il - - - lisse - - - lise - - - à - celui - qui - fait - son - testament - que - il - les - - - laiz - ains - - - lais - ainz - - - que - il - establise - son - oir - ou - puiz - que - il - l - ' - a - conmencié - à - establir - le - , - et - - - meismes - - - meismement - - - franchise - à - qui - l - ' - on - se - doit - pluz - acliner - . -

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- Et - autresi - soloit - il - estre - que - l - ' - on - ne - pooit - rienz - laissier - aprés - la - mort - à - l - ' - oir - ou - à - celui - à - qui - . - i - . - laiz - estoit - laissiéz - , - si - conme - se - aucuns - deist - : - quant - mes - oirs - sera - mors - , - je - lais - à - celui - ce - ou - ce - , - mais - noz - avonz - autresi - ce - amendé - et - avonz - donné - à - celz - - - l - ' - enfremeté - - - lés - fremetéz - - - à - la - maniere - des - chosez - enjointes - , - si - que - la - cause - des - lais - ne - soit - paz - pire - en - cest - cas - que - cele - des - choses - enjointes - . -

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- Laiz - qui - estoit - fais - par - non - de - painne - ou - qui - estoit - sostraiz - en - remuer - ne - soloit - rienz - valoir - . - Il - apert - que - laiz - est - laissiéz - - - par - - - en - - - non - de - painne - qui - est - laissiéz - por - constraindre - l - ' - oir - que - il - face - aucunne - chose - ou - que - il - ne - la - face - pas - , - si - conme - se - - - aucuns - - - aucunz - - - escrit - ainsi - : - se - mes - oirs - donne - à - Tyce - sa - fille - par - mariage - , - je - conmant - que - il - doint - . - x - . - l - . - à - Sey - , - ou - einsi - : - se - mez - oirs - - - ne - vuet - - - vent - - - cel - serf - , - je - conmant - que - il - donne - à - - - Tyce - - - Tyces - - - . - x - . - l - . - Et - cele - regle - estoit - si - gardee - que - ele - est - senefiee - par - - - pluseurs - - - pluseur - - - des - establissemenz - as - princes - , - et - que - li - prince - meisme - n - ' - avoient - pas - ce - que - lor - estoit - laissié - par - non - de - painne - , - ne - tel - lais - ne - valoient - pas - el - testament - as - chevaliers - , - ja - soit - ce - que - les - autres - volentés - as - chevaliers - estoient - gardees - en - ordoner - le - testament - . - Et - il - ne - plaisoit - pas - as - anciens - que - franchise - peust - estre - laissie - par - non - de - paine - , - et - por - ce - quidoit - Sabins - que - oirs - ne - peust - pas - estre - acompaingniés - par - non - de - painne - - - - à - celui - qui - estoit - premierement - fez - oirs - - - , - si - conme - se - aucunz - - - deist - - - dist - - - : - Tyces - soit - mes - oirs - , - et - se - il - done - sa - fille - à - Sey - par - mariage - , - Sey - soit - oirs - o - lui - . - Car - il - n - ' - avoit - point - de - disferance - par - quel - raison - Tycez - fust - constrainz - ou - par - laissier - lés - ou - par - acompaingnier - lui - autre - oir - , - maiz - tez - soutillités - ne - noz - plot - point - , - ains - avons - establi - generalment - que - li - lai - qui - sunt - laissié - par - non - de - painne - ou - soztrait - ou - donné - à - - - autres - - - autre - - - ne - se - devisent - point - des - autrez - lais - , - - - esceptés - - - exeptés - - - celz - qui - ne - puent - avenir - ou - qui - sunt - desfandu - par - lez - lois - , - ou - qui - tornent - à - autre - - - à - - - - reproche - , - quar - la - suite - de - mon - tenz - ne - suesfre - paz - tel - dispositions - à - celz - qui - font - le - testament - . -

-
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- - Cist - titres - est - de - sostraire - lais - et - de - remuer - lais - - -

- Sostraiemenz - des - lais - est - - - fers - - - ferm - - - , - conment - que - il - soit - faiz - , - ou - el - testament - ou - en - escrit - qui - - - est - - - sont - - - faiz - en - lieu - de - testament - , - si - conme - se - aucuns - a - eissis - dit - : - ge - laiz - ce - à - celui - ; - se - il - le - vuet - - - sosfrire - - - sostraire - - - , - il - doit - ainsis - dire - : - je - ne - lais - pas - ce - à - celui - , - ou - par - autres - paroles - qui - soient - contrairez - à - celez - que - il - dist - avant - . -

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- Elez - puent - bien - estre - remuees - d - ' - un - - - - à - - - autre - , - si - conme - se - aucuns - dist - ainsi - : - je - - - laiz - - - lais - - - à - Sey - ce - que - je - avoie - laissyé - à - Tyce - , - quant - que - ce - soit - fait - , - ou - en - cel - meismez - testament - ou - ens - escris - qui - sunt - fait - aprés - , - en - cel - cas - apert - il - que - cil - lais - soit - sostrais - à - Tyce - et - que - il - soit - donnés - à - Sey - . -

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- - Cist - - titrez - titres - - est - de - la - loi - qui - retaille - lez - laiz - . - - -

- Ci - endroit - noz - covient - veoir - de - la - loi - qui - retaille - les - lais - que - li - oirs - ait - la - quarte - part - de - tot - l - ' - eritage - . - Par - coi - mesure - a - esté - darrenement - mise - es - lais - ; - car - porce - que - tuit - avoient - jadis - franche - poesté - par - la - loi - des - . - xii - . - tables - de - departir - par - laiz - tot - leur - patremoinne - se - il - vosissent - , - por - ce - que - il - estoit - contenu - en - cele - loi - : - si - conme - chascunz - a - ordonné - de - sa - chose - , - ainsis - en - soit - - , - il - plot - as - ancienz - que - il - retrainsissent - ceste - licence - . - Et - si - fu - porveu - por - le - preu - à - celz - meismes - qui - font - lez - testamenz - , - car - il - moroient - sovent - sanz - testament - , - por - ce - que - cil - qui - estoient - fait - oir - ne - voloient - recevoir - les - heritagez - , - por - ce - que - il - n - ' - i - avoient - point - de - guaaing - ou - que - il - i - estoit - trop - petis - . - Et - por - ce - que - . - ii - . - lois - avoient - ja - esté - faites - de - ce - de - coi - nule - estoit - sosfissanz - , - à - la - fin - de - l - ' - euvre - ceste - fu - faite - au - darrenier - en - coi - il - est - contenu - que - il - ne - lise - à - nul - à - laisier - pluz - que - les - trois - pars - de - tot - son - patremoinne - , - si - que - se - il - i - a - establi - . - i - . - oir - ou - pluseurs - , - la - quarte - partie - leur - remaingne - . -

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- Et - por - ce - que - il - a - esté - demandé - quant - dui - oir - sunt - establi - , - si - conme - Tyces - et - Sey - , - si - que - li - unz - doit - avoir - autretant - de - l - ' - eritage - conme - li - autres - , - se - la - partie - Tyce - - - et - - - est - - - toutes - departiez - par - lais - que - - - l - ' - on - - - - li - a - conmandé - par - non - que - il - pait - , - ou - ele - est - chargie - outre - mesure - et - nuz - lais - n - ' - est - laissiés - sor - la - partie - Sey - ou - il - en - i - a - laissié - jusqu - ' - à - la - moitié - de - sa - partie - , - savoir - mon - se - Tyces - ne - puet - retenir - des - lais - qui - sunt - laissié - seur - sa - partie - por - ce - que - ses - conpains - a - la - quarte - partie - de - tot - l - ' - eritage - ou - - - pluz - - - plus - - - , - il - noz - plest - que - Tyces - ait - la - quarte - part - de - sa - partie - toute - sauve - et - que - il - la - puisse - retenir - , - quar - la - raisonz - - de - la - loi - qui - retaille - lez - laiz - doit - estre - gardee - en - chascun - des - oirs - . -

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- Et - la - quantités - del - patremoinne - à - coi - la - raisonz - de - ceste - loi - est - ramenee - est - regardee - el - tenz - de - la - mort - à - celui - à - qui - li - patremoinnes - fu - . - Quar - se - cil - qui - avoit - . - c - . - l - . - en - patremoinne - quant - il - fu - mors - laissa - . - c - . - l - . - , - ce - ne - vaut - rienz - à - celz - à - qui - il - les - laissa - se - li - patremoinnes - est - tant - creus - aprés - sa - mort - , - ains - que - li - oirs - ait - receu - l - ' - eritage - , - ou - par - le - conquest - as - sers - de - l - ' - eritage - , - ou - par - les - enfanz - as - serves - ou - par - les - - - fons - - - faonz - - - as - bestez - , - que - li - oirs - puisse - avoir - la - quarte - part - de - tout - l - ' - eritage - quant - - - - il - avra - - - departi - les - . - c - . - l - . - par - non - de - lais - ; - ains - covient - à - force - que - la - quarte - pars - de - ce - que - il - avoit - quant - il - fu - mors - soit - retenue - des - laiz - . - Encontre - ce - , - se - il - avoit - dans - son - patremoinne - . - c - . - l - . - quant - il - fu - mors - et - il - en - a - laissié - . - lxxv - . - et - ce - que - il - avoit - lors - est - si - descreu - ou - par - feu - ou - par - eve - ou - par - la - mort - as - sers - que - toz - li - heritages - ne - vaut - que - . - lxxv - . - ou - mains - , - il - covient - que - tuit - li - lai - soient - paié - , - ne - cele - chose - n - ' - est - pas - damagouse - à - l - ' - oir - , - quar - il - puet - - - refusser - - - refuser - - - l - ' - eritage - se - il - vuet - ; - et - ceste - chose - fait - que - il - covient - à - celz - à - qui - li - - - lais - - - laiz - - - sont - laissié - faire - convenant - à - l - ' - oir - que - il - lor - pait - mains - que - ce - - qui - lor - fu - laissié - que - il - ne - perdent - tot - se - li - testamens - fu - depeciés - . -

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- Et - quant - on - use - de - la - loi - qui - retaille - lez - lais - , - l - ' - on - paie - avant - les - detez - et - - - lez - - - les - - - despanz - de - la - sepouture - et - le - pris - des - sers - qui - ont - esté - acheté - por - aler - devant - le - cors - quant - l - ' - on - le - porte - au - - - fouir - - - four - - - , - por - estre - franchi - . - Et - lors - a - ceste - - - lois - - - loi - - - lieu - el - remanant - , - si - que - la - carte - pars - de - ce - qui - i - remaint - soit - à - l - ' - oir - et - les - trois - parties - soient - departies - entre - celz - à - qui - li - lais - sunt - laissié - selonc - ce - qui - est - laissié - à - - - aucun - - - chascun - - - . - Se - nos - faingnons - dont - que - aucuns - a - laissié - . - cccc - . - l - . - - - par - menus - - - por - mener - - - laiz - et - toz - li - patremoinnes - de - coi - il - covient - paier - - - ses - - - ces - - - lais - ne - vaut - que - . - iiii - . - c - . - - - . - l - . - - - - , - la - quarte - partie - de - chascuns - lais - doit - estre - retenue - ; - et - se - noz - faingnons - que - il - ne - laisse - que - . - iii - . - c - . - et - . - i - . - livres - , - l - ' - uitime - partie - doit - estre - retenue - de - chascuns - lais - , - si - que - des - . - l - . - livres - qui - ne - furent - pas - laissie - et - de - ce - que - l - ' - on - - - soztraira - - - sostraira - - - de - chascun - lais - soit - parfaite - la - quarte - partie - de - toz - les - iiii - . - c - . - livres - qui - estoient - en - l - ' - eritage - . - Et - se - il - a - laissié - . - v - . - c - . - , - la - quinte - partie - en - doit - premierement - estre - ostee - de - chascuns - laiz - , - por - ce - que - itant - faut - - - il - - - - que - li - - - heritagez - - - heritages - - - ne - vaut - - - - que - - - ce - qui - a - esté - laissié - , - et - puis - en - doit - estre - ostee - la - quarte - part - que - li - oirs - doit - avoir - , - quar - on - doit - premierement - oster - des - lais - ce - qui - n - ' - est - pas - en - l - ' - eritage - et - puis - ce - qui - en - doit - remaindre - a - l - ' - oir - . -

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- - Cist - titres - est - d - ' - eritagez - de - coi - il - est - enjoint - à - l - ' - oir - que - il - les - rande - à - autre - . - - -

- Or - - - venonz - - - venons - - - as - choses - qui - sunt - enjointes - à - l - ' - oir - et - voions - premierement - des - heritagez - que - il - li - est - enjoinz - que - il - rande - . -

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- L - ' - on - doit - dont - savoir - que - les - choses - enjointes - ne - - - valent - - - valoient - - - rienz - el - premier - tenz - , - quar - nus - n - ' - estoit - constrainz - de - randre - ce - de - coi - il - estoit - proiéz - . - Quar - quant - cil - qui - faisoient - leur - testamenz - voloient - laissier - aucunne - chose - à - celz - à - qui - il - ne - la - pooient - laissier - , - il - la - bailloient - à - celz - à - qui - il - la - pooient - bien - laissier - , - et - lor - enjoingnoient - sor - lor - loiauté - que - il - la - randissent - à - celz - à - qui - il - la - voloient - laissier - . - Et - por - ce - sunt - telz - laiz - apelés - choses - - - enjointez - - - enjointes - - - , - ne - il - ne - sunt - contenu - par - nul - - - lieu - - - lien - - - de - droit - , - mais - par - la - vergoingne - à - celz - qui - an - sunt - proié - . - Mais - li - empereres - qui - fu - aprés - ce - , - meus - par - la - grace - des - persones - par - pluseurs - - - foiz - - - fois - - - ou - por - sormonter - la - tricherie - à - aucuns - , - ou - por - ce - que - aucun - estoient - proié - par - le - salu - l - ' - empereor - que - il - feissent - ce - que - l - ' - on - lor - enjoingnoit - , - si - commanda - as - consilliers - que - il - donassent - autorité - à - telz - laiz - . - Et - por - ce - que - il - - - sambla - - - sembla - - - que - c - ' - estoit - drois - et - que - ce - estoit - chose - conmune - , - ce - fu - torné - à - asiduel - juridicion - , - et - la - grace - en - fu - si - grande - que - - - . - i - . - - - uns - - - propres - prevoz - fu - establis - que - il - feist - jugement - des - - - chosez - - - choses - - - enjointes - . -

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- L - ' - on - doit - dont - savoir - premierement - que - il - covient - que - aucunz - soit - faiz - oirs - en - testament - qui - soit - faiz - par - droit - , - et - que - il - li - soit - enjoint - que - il - rande - à - un - autre - cel - heritage - , - car - autremant - ne - vaut - riens - li - testamenz - en - coi - nus - n - ' - est - faiz - oirs - . - Se - aucuns - escrit - dont - ainsiz - : - - - Tycez - - - Tyces - - - soit - mes - oirs - , - il - puet - aprés - dire - : - Tices - , - je - te - pri - que - dés - que - tu - porras - premierement - recevoir - mon - heritage - , - tu - le - randes - à - Sey - , - et - chascuns - puet - proier - son - oir - que - il - rande - à - autre - une - partie - de - son - heritage - . - Et - il - list - à - laisier - - - toz - - - tel - - - lais - ou - purement - ou - soz - condicion - , - ou - des - un - terme - en - avant - . -

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- Et - quant - cil - qui - est - - - proiéz - - - proiés - - - de - randre - l - ' - eritage - l - ' - a - randu - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - il - ne - soit - oirs - ; - et - cil - qui - le - reçoit - - - en - a - - - est - - - aucunne - fois - en - lieu - d - ' - oir - et - aucunne - fois - en - liu - de - celui - qui - li - laiz - est - laissiés - . -

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- El - tenz - Neron - , - quant - - - Trebelians - - - Trebellians - - - et - Maximianz - et - Amineus - et - Seneques - estoient - consilliers - , - uns - conselz - au - senat - fu - fais - en - coi - il - est - contenu - que - se - heritages - est - randus - à - - - acun - - - aucun - - - por - ce - que - il - fu - anjoint - à - l - ' - oir - que - il - li - randit - , - toutes - les - actions - qui - apartienent - par - le - droit - citeain - à - l - ' - oir - et - contre - l - ' - oir - soient - donnees - à - celui - à - qui - li - heritages - est - randus - ou - contre - lui - . - Et - aprés - cel - conseil - au - senat - , - li - prevos - conmença - à - donner - toutes - les - actions - qui - apartienent - à - l - ' - oir - et - contre - l - ' - oir - à - celui - qui - reçoit - l - ' - eritage - en - tel - maniere - ou - contre - lui - . - -

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- - - Maiz - - - Mais - - - por - ce - que - cil - qui - estoient - escrit - à - estre - oir - et - estoient - proié - de - randre - à - . - i - . - autre - ou - tot - l - ' - eritage - ou - presque - tot - , - il - refusoient - à - recevoir - l - ' - eritage - por - ce - que - il - n - ' - i - avoit - nul - guaaing - ou - que - il - i - estoit - trop - petis - et - por - ce - estoient - tel - lés - estaint - . - Li - senat - - - auna - - - juja - - - el - tenz - - - Vapazien - - - Vapasien - - - , - quant - Peganus - et - - - Pansio - - - Pancio - - - estoient - consillier - , - que - cil - à - qui - il - est - proié - que - il - reçoivent - l - ' - eritage - et - que - il - le - randent - en - puissent - autresi - retenir - la - quarte - partie - com - il - puent - des - laiz - . - Autresi - est - otroié - que - l - ' - on - retaingne - de - toutes - les - - - chosez - - - choses - - - qui - sunt - lessees - en - tel - maniere - . - Et - aprés - cel - conseil - au - senat - , - li - oirs - sostenoit - toz - les - faissiauz - de - l - ' - eritage - , - - - - et - cil - qui - reçoit - une - partie - de - l - ' - eritage - - - en - tel - maniere - est - en - lieu - à - celui - à - qui - une - partie - des - bienz - est - laissie - . - Et - ceste - meniere - de - - - lois - - - lais - - - est - apelee - partison - , - parce - que - cil - à - qui - il - est - laissiéz - - - part - - - part - - - l - ' - eritage - - - à - - - o - - - l - ' - oir - . - Et - por - ce - , - les - convenances - qui - soloient - estre - faitez - entre - les - oirs - et - celz - qui - partoient - à - elz - par - raison - de - laiz - estoient - misses - entre - l - ' - oir - et - celui - à - qui - il - rant - l - ' - eritage - par - la - proiere - à - celui - qui - fist - le - testamant - , - ce - est - que - li - preuz - et - li - damages - de - l - ' - eritage - soit - conmuns - entr - ' - eulz - selonc - les - parties - que - il - ont - en - l - ' - eritage - . -

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- Se - cil - qui - est - dont - fais - oirs - n - ' - est - proiés - de - randre - à - autre - plus - que - les - trois - pars - de - l - ' - eritage - , - - lors - estoit - il - randuz - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apelés - trebellian - et - lez - actionz - de - l - ' - eritage - estoient - donné - encontre - l - ' - un - et - encontre - l - ' - autre - selonc - les - partiez - que - il - en - avoient - contre - l - ' - oir - par - le - droit - citeain - , - et - contre - celui - qui - recevoit - l - ' - eritage - par - le - conseil - au - senat - . - Et - se - il - est - proiéz - de - rendre - pluz - que - lez - . - iii - . - pars - ou - tot - l - ' - eritage - , - se - li - oirs - qui - reçut - une - foiz - l - ' - eritage - le - reçut - par - sa - volenté - ou - se - il - en - retint - la - quarte - partie - ou - se - il - ne - la - vot - retenir - , - il - seus - sostendra - toz - les - faziaus - de - l - ' - eritage - . - Mes - se - il - en - retient - la - quarte - partie - , - - - covenences - - - convenences - - - doivent - estre - faites - entre - l - ' - oir - et - son - parsonnier - por - telz - parties - conme - il - ont - de - l - ' - eritage - ; - et - se - li - oirs - rant - tot - l - ' - eritage - , - covenances - seront - faitez - autressi - conme - de - heritage - acheté - et - vendu - . - Et - se - cil - qui - est - faiz - oirs - refuse - à - recevoir - l - ' - eritage - por - ce - que - il - dit - que - il - l - ' - a - soupeceneuz - et - que - il - i - cuide - avoir - - - doumage - - - donmage - - - , - il - est - contenus - el - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - - - Pegatian - - - Pegasian - - - que - , - se - cil - vuet - à - qui - li - oirs - devoit - randre - l - ' - eritage - , - li - oirs - le - reçoive - et - li - rande - par - le - conmandement - au - prevost - , - et - les - actions - soient - donnees - contre - celui - à - qui - li - - - heritages - - - heritagez - - - est - randuz - ; - - - cil - - - e - il - - - n - ' - est - en - ce - cas - nus - mestiers - de - convenances - quar - seurtéz - est - donee - à - - - celui - - - cil - - - qui - rent - l - ' - eritage - , - et - les - actionz - - de - l - ' - eritage - apartienent - à - celui - à - qui - il - est - - - randus - - - randuz - - - , - ou - contre - lui - ; - et - en - ce - s - ' - acordent - ambedui - li - conseil - au - senat - , - ce - est - li - trebellianz - et - li - pegasianz - . -

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- Mes - porce - que - - - lez - - - les - - - convenances - qui - sunt - faites - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apelés - pegasianz - desplaisoient - as - ancienz - , - et - Papinianz - , - home - de - haut - engin - , - les - apele - - - decevanz - - - decevans - - - en - aucunz - caz - et - simplece - noz - plaist - - - et - laiz - - - es - loiz - - - plus - que - grietéz - , - quant - toutes - les - samblances - et - les - - - diferances - - - disferances - - - de - l - ' - un - et - de - l - ' - autre - des - conseuz - au - senat - noz - furent - desploiéz - , - il - noz - plot - que - cil - qui - est - apelés - pegasianz - , - qui - fu - fez - darrenierement - , - - - - ne - - - remainsist - del - tot - , - et - cil - qui - est - apelés - trebellianz - eust - toute - l - ' - autorité - que - li - dui - avoient - , - si - que - li - heritage - de - coi - il - est - enjoint - à - l - ' - oir - que - il - les - rande - soient - randu - par - lui - , - conbien - que - li - oirs - en - ait - par - la - volenté - à - celui - qui - fist - le - testament - , - ou - la - quarte - - - part - - - partie - - - ou - pluz - ou - mainz - ou - niant - ; - si - que - quant - il - n - ' - en - a - point - par - sa - volenté - ou - il - en - a - mainz - que - la - quarte - part - , - il - li - lise - à - retenir - - - ou - - - en - - - par - nostre - autorité - ou - toute - la - quarte - part - ou - - - se - - - ce - - - qui - li - faut - que - il - ne - l - ' - a - , - ou - demander - la - arriere - , - se - il - a - ja - randu - tot - l - ' - eritage - si - que - li - les - actions - de - l - ' - eritage - apartienent - contre - l - ' - oir - et - contre - celui - à - qui - il - a - randu - l - ' - eritage - , - selonc - la - partie - que - chascuns - en - a - . - Et - se - li - oirs - a - randu - de - son - gré - tot - l - ' - eritage - , - totes - les - - - actionz - - - actions - - - de - l - ' - iretage - apartienent - à - celui - à - qui - il - l - ' - a - randu - - - encontre - - - ou - contre - - - lui - . - Et - ce - qui - estoit - - establi - especialment - en - conseil - au - senat - qui - estoit - apelés - pegasianz - , - que - se - - - sil - - - cil - - - qui - - - s - ' - - - - estoit - faiz - oirs - refusoit - l - ' - iretage - , - il - fust - constrainz - par - le - prevost - dou - reçoivre - le - et - de - randre - le - tot - à - celui - à - qui - il - fu - conmandé - que - il - le - randist - , - se - il - le - voloit - recevoir - , - et - toutes - les - - - actionz - - - actions - - - venissent - à - celui - à - qui - il - fust - randuz - , - ce - avonz - noz - trespossé - et - ajosté - au - conseil - au - senat - qui - est - apelés - trebellianz - , - si - que - par - ce - soit - li - oirs - constrainz - de - recevoir - l - ' - eritage - et - de - rendre - le - tout - a - celui - qu - ' - il - vuet - que - il - li - soit - randuz - , - se - il - - - n - ' - en - - - en - - - vuet - retenir - la - quarte - part - si - que - il - n - ' - en - remeigne - à - l - ' - oir - ne - damages - ne - preuz - . -

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- Ne - il - n - ' - a - point - de - diference - se - aucuns - est - fes - oirs - de - tot - l - ' - eritage - et - il - est - proiéz - de - rendre - le - tot - , - ou - une - partie - , - ou - se - il - est - faiz - oirs - d - ' - une - partie - de - l - ' - eritage - et - il - est - - - provés - - - proiés - - - de - randre - à - . - i - . - autre - toute - sa - partie - ou - une - partie - de - sa - partie - , - car - en - cest - caz - conmandonz - noz - que - toutez - les - chosez - soient - gardees - que - noz - avons - dites - quant - il - est - oirs - de - tot - l - eritage - . -

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- Se - aucunz - est - - - proiéz - - - proiés - - - de - randre - l - eritage - à - . - i - . - autre - quant - il - en - a - pris - aucune - chose - qui - vaille - la - quarte - partie - , - si - com - . - i - . - champ - ou - aucune - chose - - - , - il - le - doit - randre - - - - autresi - conme - se - il - fust - enjoint - que - il - retenist - la - quarte - part - , - et - rendit - - - se - - - le - - - seurpluz - ; - maiz - il - i - a - tant - de - disferance - , - quar - quant - une - partie - en - a - esté - prise - avant - - et - li - heritages - est - aprés - randuz - , - - - - totes - les - actions - sunt - à - celui - à - qui - il - est - randuz - - - et - la - chose - qui - remaint - à - l - ' - oir - n - ' - est - chargie - de - nuz - des - faisiauz - de - l - ' - eritage - , - ainz - est - autresi - conme - se - il - eust - la - chose - aquise - par - laiz - , - maiz - quant - il - est - conmandé - à - l - ' - oir - que - il - rande - l - ' - eritage - et - que - il - en - reteigne - la - quarte - partie - , - les - actionz - sunt - departiez - et - les - . - iii - . - pars - sunt - seur - celui - à - qui - li - - - heritagez - - - heritages - - - est - randuz - , - et - la - quarte - pars - en - est - sor - l - ' - oir - . - Et - ja - soit - ce - que - tres - grant - partie - de - l - ' - eritage - soit - contenue - en - la - chose - que - li - oirs - a - prise - avant - que - il - fust - priéz - de - randre - l - ' - eritage - , - ne - porquant - totes - les - - - actionz - - - actions - - - sunt - seur - celui - à - qui - il - est - randuz - . - Maiz - cil - à - qui - li - heritages - est - randuz - se - doit - consillier - se - ce - est - ses - preuz - que - il - li - soit - randuz - ; - et - autresi - est - il - se - li - oirs - a - priz - avant - . - ii - . - choses - ou - pluseurs - quant - il - est - priéz - de - randre - l - ' - eritage - , - autresi - est - il - se - une - certainne - some - est - prise - avant - qui - containgne - la - quarte - part - de - l - ' - eritage - ou - pluz - , - et - li - oirs - est - priés - de - randre - l - ' - eritage - . - Et - ce - que - noz - avons - dit - de - celui - qui - est - faiz - oirs - de - tot - l - ' - eritage - , - volonz - noz - que - soit - - - gardé - - - gardés - - - de - celui - qui - n - ' - est - faiz - oirs - que - d - ' - une - partie - . -

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- En - seur - que - tot - , - cil - qui - muert - sanz - testament - faire - puet - prier - celui - à - qui - il - entent - que - ses - heritages - apartient - , - ou - par - les - loiz - ou - par - le - droit - as - prevoz - , - que - il - rande - - - - à - - - aucun - son - heritage - ou - une - partie - , - si - conme - . - i - . - champ - ou - . - i - . - serf - , - ou - une - - - qantité - - - quantité - - - de - deniers - , - car - lais - qui - sunt - fait - en - autre - maniere - sanz - testament - ne - valent - rienz - . -

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- Cil - qui - fet - son - testament - puet - prier - celui - à - qui - aucune - chose - est - randue - par - son - conmandement - que - il - la - rande - derechief - à - . - i - . - autre - ou - toute - ou - en - partie - ou - en - aucune - autre - chose - . -

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- Et - porce - que - li - conmandement - de - ces - laiz - descendent - de - la - loiauté - as - oirs - de - coi - il - ont - le - non - et - la - sustance - , - por - ce - les - traist - puis - li - sains - empereres - à - force - de - droit - . - Et - noz - qui - volonz - sormonter - ces - meismes - princez - - - felonz - - - fesonz - - - - - unz - - - un - - - establisemenz - par - l - ' - amonestement - Tribunian - , - noble - home - , - questeur - de - nostre - saint - - - palaiz - - - palais - - - , - par - coi - noz - avonz - ordoné - que - se - cil - qui - fist - le - testament - enjoint - à - son - oir - sor - sa - loiauté - que - il - randist - à - aucun - l - ' - eritage - ou - . - i - . - especial - laiz - , - et - la - chose - ne - puet - estre - provee - par - l - ' - escriture - ne - par - le - nombre - - - dez - - - des - - - . - v - . - tesmoins - qui - est - sosfisans - en - tel - chose - , - - - maiz - - - mais - - - il - - - enjoint - - - i - en - ot - - - mains - de - . - v - . - ou - par - - - aventure - - - aventur - - - , - il - n - ' - - - en - joint - - - i - en - ot - - - nul - , - se - li - peres - ou - li - autres - qui - se - fioit - en - son - oir - vot - que - il - randit - aucunne - chose - à - aucun - et - li - oirz - panse - à - tricherie - et - ne - vuet - aconplir - ce - que - li - fu - enjoint - , - ainz - nie - que - il - ne - fu - paz - ainsi - , - se - cil - à - qui - la - chose - dut - estre - randue - se - vuet - metre - seur - son - sairement - , - aprés - ce - que - il - - avra - juré - que - il - ne - le - trait - pas - à - tort - an - cause - à - son - enciant - , - il - convient - lors - que - li - oirs - face - son - sairement - que - ce - ne - li - fu - pas - enjoint - ; - ou - se - il - le - refuse - , - il - doit - estre - constrains - de - paier - ce - qui - li - fu - conmandé - que - la - daerriene - volentés - au - mort - ne - perise - de - coi - il - se - mist - sor - la - loiauté - son - oir - . -

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- - Cist - titres - est - de - toutes - les - chosez - qui - sunt - enjointes - à - l - ' - oir - que - il - les - rande - . - - -

- Aucunz - puet - enjoindre - à - son - oir - que - il - rande - aucune - simple - chose - , - si - conme - . - i - . - serf - ou - . - i - . - champ - ou - une - robe - ou - une - masse - d - argent - ou - deniers - nombréz - , - et - il - puet - proier - à - son - oir - que - il - rande - aucune - tel - chose - , - ou - il - puet - anjoindre - à - celui - à - qui - il - l - ' - a - laissié - que - il - la - rande - à - . - i - . - autre - , - ja - soit - ce - que - - - l - ' - en - - - l - ' - on - - - ne - puisse - pas - laisier - une - chose - à - . - ii - . - homez - , - si - que - li - unz - l - ' - ait - aprés - l - ' - autre - . -

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- Cil - qui - fet - le - testament - puet - proier - non - pas - tant - soulement - que - sa - propre - chose - soit - randue - à - aucun - mais - cele - à - l - ' - oir - ou - cele - à - celui - à - qui - il - a - laisié - aucune - chose - , - ou - cele - à - celui - à - qui - une - chose - a - esté - randue - par - son - conmandement - ou - cele - à - . - i - . - autre - . - Et - por - ce - , - cil - à - qui - unz - lais - est - laisiéz - et - cil - à - qui - une - chose - est - randue - par - le - conmandement - au - mort - puet - estre - proié - de - rendre - à - autre - non - pas - tant - solement - la - chose - qui - lor - est - laisie - mais - une - autre - , - qui - que - ele - soit - , - ou - soie - ou - autrui - . - - Maiz - l - ' - on - doit - garder - sanz - - - pluz - - - plus - - - que - nuz - ne - soit - proiés - de - randre - à - autre - pluz - que - ce - qui - est - venu - à - lui - par - le - testament - , - car - ce - qui - est - pluz - enjoint - est - fet - por - niant - . - Cil - covient - à - celui - qui - est - - - proiéz - - - proiés - - - de - randre - une - chose - que - il - l - ' - achat - ou - que - il - la - rande - ou - que - il - - - l - ' - - - - en - pait - la - valor - . -

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- Et - franchise - puet - bien - estre - donnee - à - serf - en - tel - maniere - : - se - li - oirs - ou - cil - à - qui - . - i - . - laiz - est - laisiéz - , - ou - cil - à - qui - une - chose - est - randue - par - le - conmandement - au - mort - - - et - - - est - - - proiés - de - franchir - le - . - Ne - il - n - ' - a - point - de - disferance - se - cil - qui - fist - le - testament - prie - de - son - propre - serf - ou - de - cel - à - l - ' - oir - ou - à - l - ' - estrange - ; - se - li - sers - est - dont - estrangez - , - il - doit - estre - achetés - et - franchis - , - et - se - ses - sires - ne - le - vuet - vendre - et - il - n - ' - a - rien - eu - del - testament - à - celui - qui - laisa - la - franchise - , - li - laiz - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - maintenant - estainz - , - ainz - est - prolongiéz - , - car - en - quel - tenz - que - li - sers - puise - estre - achetéz - , - franchise - li - porra - estre - donnee - . - - - Et - il - - - Cil - - - qui - est - franchis - en - tel - maniere - n - ' - est - pas - redevables - - - n - ' - est - pas - redevables - - - - de - sa - franchise - à - celui - qui - - - fist - - - fit - - - le - testament - , - ja - soit - ce - que - il - estoit - ses - sers - par - aventure - , - maiz - à - celui - qui - le - franchi - . - Maiz - cil - qui - par - droit - testament - est - conmandés - à - estre - franz - - - et - - - - est - redevablez - de - sa - franchise - à - celui - qui - fist - le - testament - . - Ne - - - nus - - - nuz - - - ne - puet - avoir - franchise - par - droit - testament - for - cil - qui - estoit - sers - à - celui - - qui - fist - le - testament - , - quant - il - - - fist - - - fit - - - le - testament - et - quant - il - fu - mors - . - - - Cil - - - E - il - - - apert - que - franchisse - est - donnee - droitement - quant - li - sires - ne - conmande - pas - que - autre - franchise - son - serf - , - ainz - vuet - que - franchise - li - aparteigne - par - son - testament - . -

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- Les - paroles - d - ' - enjoindre - aucunez - choses - en - testament - de - coi - l - ' - on - - - usse - - - use - - - plus - sovent - sunt - - - choses - - - cestes - - - : - - - - je - requier - , - je - vueil - , - je - pri - , - je - conmant - , - - - je - - - tesmoing - - - t - ' - enjoing - - - seur - loiauté - ; - et - chascune - de - ces - parolez - vaut - autretant - conme - se - - - ellez - - - elles - - - fussent - totes - asamblees - ensamble - . -

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-
- - Cist - titres - est - des - ecris - qui - sunt - fet - en - leu - de - testament - . - - -

- Il - est - - - certaine - - - certainne - - - chose - que - la - droiture - des - escris - qui - sunt - fet - en - leu - de - testament - ne - furent - pas - en - usage - devant - que - - - Augustinz - - - Augustus - - - Cesar - fu - - - empereres - - - empererez - - - . - - - Maiz - - - Mais - - - Lus - , - par - coi - - - les - chosez - sunt - jointez - - - les - choses - qui - sunt - enjointez - - - à - l - ' - oir - conmancierent - , - amena - avant - - - ses - - - tez - - - escriz - ; - car - quant - il - descendi - en - Aufrique - , - il - fit - tez - escris - et - - - - les - - - confrema - en - son - testament - par - coi - il - requist - à - l - ' - empereor - que - il - feist - aucune - chose - aprés - sa - mort - . - Et - quant - li - sainz - empereres - Augustus - ot - acomplie - sa - volenté - , - li - autre - qui - vindrent - aprés - ensevirent - s - ' - autorité - et - rendoient - ce - qui - lor - estoit - enjoint - . - Et - la - fille - Luz - paia - lés - que - ele - ne - devoit - pas - à - droit - . - L - ' - en - dit - que - li - empereres - apela - dont - ensamble - toz - ses - sages - homez - et - - - Treluces - - - Trebates - - - i - fu - qui - lors - estoit - - de - grant - autorité - et - demanda - - - - savoir - - - mon - se - ce - devoit - estre - receu - et - se - li - usagez - - - des - vielz - - - de - tielz - - - escris - se - descorde - de - raison - , - e - Trebaces - respondit - à - l - ' - empereur - que - ce - estoit - porfitable - chose - et - necessaire - as - citeainz - , - porce - que - li - citeain - soloient - aler - molt - loins - de - lor - païs - et - estre - i - longuement - - - - si - que - por - ce - que - il - n - ' - i - pooient - feire - testament - - - , - il - peussent - faire - telz - escris - . - Et - aprés - cel - tenz - , - quant - Labeo - ot - fais - escris - en - leu - de - testament - , - nuz - ne - doutoit - ja - que - cil - escrit - ne - feussent - receu - par - tres - bon - droit - . -

-

- Chascuns - puet - faire - ces - escris - non - pas - tant - solement - quant - il - a - - - fet - - - fait - - - testament - , - mais - se - il - muert - sanz - faire - testament - , - il - puet - conmander - par - tex - escris - que - aucunne - chose - soit - randue - à - aucun - . - Maiz - quant - cil - escrit - sunt - fet - avant - que - li - testament - , - Papinianz - dist - que - il - n - ' - ont - nule - force - se - il - ne - sunt - confremé - el - testament - par - especial - volenté - . - Maiz - li - sains - empereur - Sevoirs - et - Entoinins - escristrent - que - - - - ceste - - - chose - qui - est - conmandee - à - rendre - puet - estre - demandee - par - les - escris - qui - sunt - fet - avant - que - li - testament - , - se - il - apert - que - cil - qui - - - fist - - - feist - - - cest - testament - n - ' - eissi - pas - de - la - volenté - que - il - avoit - quant - il - fist - - - lez - - - les - - - escris - . -

-

- Heritages - ne - puet - estre - donnéz - ne - tolus - en - telz - escris - que - la - droiture - des - - - testamens - - - testament - - - ne - de - telz - escris - ne - soit - confondue - ensamble - ; - et - por - ce - n - ' - i - doit - pas - estre - escris - li - desirretemenz - . - Et - li - heritages - ne - puet - pas - estre - droitement - donés - ne - toluz - en - telz - escris - - - - mais - l - ' - en - enjoint - par - droit - à - l - ' - oir - an - tielx - escriz - - - que - il - - - rende - - - rande - - - à - autre - l - ' - iretage - . - Et - quant - . - i - . - oirs - est - establiz - par - condicion - , - l - ' - en - ne - puet - pas - establir - en - telz - escris - que - . - i - . - autres - soit - oirs - - - à - - - o - - - lui - ou - apréz - lui - . -

-

- Aucuns - puet - faire - - - plusors - - - plusers - - - telz - escris - , - ne - il - ne - convient - pas - que - il - soient - ordonné - si - conme - il - ont - esté - fet - li - un - aprés - l - ' - autre - . -

-
-
-
- - Ci - commence - li - tiers - livres - d - ' - Institutes - . - -
- - Cist - titres - est - des - heritages - qui - eschient - sans - testament - . - - -

- Cil - muert - sanz - testament - , - qui - ne - fet - point - de - testament - , - ou - qui - ne - le - fet - par - droit - , - ou - quant - cil - que - il - avoit - fet - par - droit - est - roz - ou - vains - , - ou - se - - - nus - - - nuz - - - n - ' - est - oirs - par - cel - testament - . -

-

- Li - - - heritages - à - celz - - - heritagez - à - cel - - - qui - muert - sanz - faire - testament - - - apartienent - - - apartient - - - premierement - selonc - la - loi - dez - . - xii - . - tables - à - leur - oir - . -

-

- Lor - oir - sunt - , - si - conme - nos - avons - dit - avant - , - cil - qui - sunt - en - la - poesté - à - celui - qui - se - muert - , - si - conme - li - filz - et - la - fille - et - li - niéz - et - la - niece - de - par - le - fil - , - li - enfant - au - neveu - ou - à - la - niece - ; - ne - il - n - ' - a - point - de - disferance - se - il - sunt - enfant - naturel - ou - adoptif - . -

-

- Et - à - celz - convient - il - asambler - celz - qui - ne - sunt - pas - engenré - de - loiauz - mariagez - , - ainz - sunt - doné - - - à - celz - - - as - cors - - - des - citéz - et - - - quierent - - - conquierent - - - droiture - d - ' - oirs - selonc - la - forme - des - - - sainz - - - saint - - - establissemenz - qui - ont - esté - fet - sor - ce - , - et - celz - qui - sunt - compris - en - nostre - establissemenz - par - coi - noz - avonz - - - aconmandé - - - conmandé - - - - que - se - - - aucuns - - - aucun - - - a - pris - fame - en - sa - conpaignie - et - il - n - ' - a - pas - eu - au - conmencement - corage - de - faire - mariage - , - ne - porquant - ele - estoit - telz - que - il - la - peust - bien - avoir - par - mariage - , - et - il - a - enfanz - de - li - et - il - l - ' - ainme - tant - aprés - que - il - - - en - - - li - - - fait - instrumenz - de - mariage - et - il - en - a - puis - filz - ou - fillez - , - cil - qui - sunt - - aprés - ce - que - li - mariagez - est - parfaiz - et - que - li - instrument - del - doaire - sunt - fait - ne - soient - pas - tant - solement - loial - et - en - la - poesté - au - pere - , - mais - cil - qui - furent - devant - - qui - donarent - l - ' - enconmencement - de - loial - non - à - celz - qui - furent - - aprés - . - Et - noz - avonz - jugié - que - ce - soit - tenable - se - li - enfant - sunt - engendré - ou - - aprés - ce - que - li - instrumenz - del - doaire - avra - esté - faiz - sunt - mort - . -

-

- Li - niéz - et - la - niece - et - li - - - enfant - - - enfants - - - au - nevou - ou - à - la - niece - sunt - el - - - nombrez - - - nombre - - - de - lor - oirs - - - de - - - se - - - la - persone - de - coi - il - sunt - issu - a - laisié - à - estre - en - la - poesté - son - pere - ou - par - mort - ou - par - autre - meniere - , - si - comme - se - ele - a - esté - mise - hors - de - baillie - , - quar - tant - conme - li - - - filz - - - fils - - - est - en - la - poesté - son - pere - , - li - - - niés - - - niéz - - - qui - vient - de - lui - ne - puet - estre - proprez - oirs - au - pere - . - Et - noz - entendonz - ce - - - meesmes - - - meesme - - - es - persones - des - enfanz - qui - vienent - aprés - . - Cil - qui - sunt - - aprés - la - mort - dou - pere - , - qui - fussent - en - sa - poesté - se - il - fussent - - ains - que - il - fut - mors - , -

-

- sunt - propre - oir - à - - - leur - - - lor - - - pere - . - Cil - meismez - qui - rienz - n - ' - en - sevent - sunt - propre - oir - à - aucun - et - , - ja - soit - ce - que - il - soient - forcené - , - ne - porquant - il - puent - bien - estre - - oir - ; - car - - - ceste - - - par - cest - - - meesme - cause - par - coi - heritages - est - acquis - à - celz - qui - rien - n - ' - en - sevent - , - est - il - aquis - es - forsenéz - . - Et - la - seignorie - est - ausi - conme - continuee - maintenant - par - la - mort - au - pere - ; - et - por - ce - n - ' - est - il - pas - mestiers - as - orfelins - que - il - aient - l - ' - autorité - à - celz - qui - les - ont - en - garde - , - quar - heritages - est - bien - aquis - par - droit - à - celz - qui - n - ' - en - sevent - rienz - . -

-

- Aucune - foiz - avient - que - , - - - - ja - soit - ce - que - - - aucunz - n - ' - est - pas - en - la - poesté - son - pere - el - tenz - de - sa - mort - , - non - porquant - il - est - faiz - propres - oirs - son - pere - , - si - conme - se - aucuns - revient - de - chaitivisons - aprés - la - mort - son - pere - , - quar - la - droiture - de - sa - revenue - de - sa - chaitivison - - - fet - - - fait - - - ce - . -

-

- Aucune - fois - avient - il - encontre - que - , - ja - soit - ce - que - aucuns - soit - en - la - poesté - au - mort - el - - - tanz - - - tenz - - - de - sa - mort - , - ne - porquant - il - n - ' - est - pas - sez - propres - oirs - , - si - conme - se - li - peres - est - aucusés - d - ' - aucun - crime - aprés - sa - mort - et - sa - memoire - est - lors - dampnee - par - ce - , - car - il - ne - puet - lors - avoir - propre - oir - - - - por - ce - que - la - borse - l - ' - empereeur - est - ses - oirs - - - , - mes - l - ' - on - puet - dire - par - nostre - droit - que - cil - estoit - ses - proprez - oirs - , - mes - il - laise - à - estre - le - . -

-

- Quant - cil - qui - est - mors - a - . - i - . - fil - ou - une - fille - et - . - i - . - neveu - et - une - niece - de - par - . - i - . - autre - fil - , - il - sunt - apelé - ensamble - à - l - ' - eritage - , - ne - li - filz - qui - vit - encore - ne - puet - pas - metre - hors - l - ' - enfant - à - l - ' - autre - fil - qui - mors - est - - - - , - quar - il - est - droiz - que - li - neveu - ou - les - nieces - viengnent - en - leu - de - leur - pere - - - . - Par - autretel - raison - , - se - li - mors - a - . - i - . - neveu - ou - une - - - file - - - niece - - - de - par - son - fil - et - il - a - l - ' - enfant - à - . - i - . - - autre - neveu - qui - est - mors - , - il - sunt - apelé - ensamble - à - l - ' - eritage - ; - et - por - ce - que - il - noz - plot - que - li - neveu - et - - - les - - - li - - - niecez - et - li - enfant - au - - - nevou - - - neveu - - - et - as - nieces - venissentt - en - leu - de - leur - peres - , - il - noz - samble - covenable - chose - que - li - heritage - ne - soient - pas - departi - selonc - les - personez - , - mez - selonc - les - racinez - dont - eles - vienent - , - si - que - se - li - mors - a - . - i - . - fil - et - il - a - . - iii - . - - - nevous - - - neveus - - - ou - . - iiii - . - d - ' - un - autre - fil - , - li - filz - - - et - - - ait - - - tot - par - lui - le - moitié - de - l - ' - eritage - et - li - enfant - à - l - ' - autre - qui - est - mors - en - aient - l - ' - autre - moitié - ; - et - se - il - n - ' - a - fors - les - enfanz - à - sez - filz - et - il - en - a - d - ' - un - des - fiz - . - i - . - ou - . - ii - . - et - de - l - ' - autre - . - iii - . - ou - . - iiii - . - , - la - moitiéz - de - son - heritage - apartient - à - l - ' - un - ou - as - . - ii - . - et - l - ' - autre - moitiéz - as - . - iii - . - ou - as - . - iiii - . -

-

- Quant - l - ' - on - - - aquiert - - - anquiert - - - se - aucuns - puet - estre - proprez - oirs - au - mort - , - l - ' - en - le - doit - enquerre - el - - - tanz - - - tenz - - - que - il - est - certaine - chose - que - aucunz - morut - sanz - testament - , - et - ce - avient - quant - li - testamenz - est - depeciés - par - ceste - raison - : - se - li - filz - est - desirretés - et - . - i - . - estranges - est - fais - oirs - , - et - quant - li - filz - est - mors - , - il - est - aprés - certainne - chose - que - li - oirs - qui - fu - establis - el - testament - n - ' - est - pas - oirs - , - ou - por - ce - que - il - ne - vuet - ou - por - ce - que - il - ne - puet - , - li - filz - au - fil - sera - propres - oirs - son - aiel - , - car - il - est - trovés - toz - seuz - qu - ' - il - doie - estre - ses - oirs - el - tenz - que - il - est - certainne - chose - que - il - morut - sanz - testament - . -

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- Et - ja - - soit - ce - que - il - soit - nez - aprés - la - mort - son - aiel - , - ne - porquant - il - fu - conceus - tant - com - il - vivoit - . - Se - sez - peres - est - mors - et - li - - - testamenz - - - testamens - - - son - aiel - est - - - depeciéz - - - depeciés - - - , - il - est - propres - oirs - son - aiel - , - maiz - se - il - fu - conceuz - et - nés - aprés - la - mort - son - aiel - quant - ses - peres - est - mors - et - li - testamenz - son - aiel - est - depeciéz - , - il - n - ' - est - pas - propres - oirs - son - aiel - , - car - il - n - ' - atoucha - au - pere - son - pere - par - nule - droiture - . - Cil - que - li - filz - qui - est - hors - del - baill - son - pere - a - avoé - n - ' - est - pas - contés - entre - les - enfanz - son - aiel - , - car - cil - ne - sunt - pas - enfant - quant - à - l - ' - eritage - , - ne - il - ne - puent - pas - demander - la - possession - des - biens - conme - - - prochien - - - porchien - - - . -

-

- - - Li - - - Si - l - ' - - - enfant - qui - sunt - hors - de - baill - n - ' - ont - nule - droiture - en - l - ' - eritage - leur - peres - par - le - droit - citeain - , - car - il - ne - sunt - pas - propre - oir - por - ce - que - il - ont - laissié - à - estre - en - la - poesté - leur - peres - , - ne - il - ne - sunt - - - paz - - - pas - - - par - nul - autre - droit - apelé - à - l - ' - eritage - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - . - Mes - li - - - prevoz - - - prevos - - - est - meus - par - naturel - loiauté - , - si - lor - donne - la - possession - des - bienz - . - Et - por - ce - , - il - sunt - parçonier - de - l - ' - eritage - autressi - bien - conme - se - il - fussent - en - la - poesté - leur - pere - el - tenz - que - il - fu - mors - , - conment - que - il - soient - , - ou - seul - ou - o - les - propres - oirs - . - - - Se - il - a - dont - . - ii - . - filz - , - cil - - - Cil - - - qui - est - hors - de - baill - et - cil - qui - estoit - en - la - - - possession - - - poesté - - - son - pere - quant - il - fu - mors - , - cil - seuz - qui - estoit - en - sa - poesté - - - et - - - est - - - sez - propres - oirs - par - le - droit - citeain - . - Et - porce - que - cil - qui - estoit - hors - de - baill - a - une - partie - par - le - benefice - au - prevost - , - il - avient - que - sez - - oirs - est - faiz - oirs - por - une - partie - . -

-

- Maiz - cil - qui - estoient - hors - del - bail - lor - pere - et - se - donarent - en - adoption - ne - sunt - pas - receu - conme - enfanz - as - bienz - à - leur - pere - naturel - se - il - estoient - en - la - - - mainie - - - mainsnie - - - lor - pere - adoptif - - - quant - leu - - - quand - leur - - - peres - naturel - fut - mors - . - Car - se - li - peres - adoptis - les - a - miz - hors - de - sa - poesté - tant - conme - li - peres - naturel - vivoit - , - il - sunt - receu - as - bienz - lor - pere - naturel - autressi - bien - conme - - - s - ' - il - - - se - il - - - n - ' - eussent - onques - esté - en - la - poesté - lor - pere - adoptif - ; - car - tant - conme - il - - - apartient - - - apartienent - - - au - pere - adoptif - , - il - conmencent - à - estre - en - liu - d - ' - estrangez - . - Et - se - li - peres - adoptif - les - met - hors - de - sa - poesté - aprés - la - mort - au - pere - naturel - , - il - sunt - encore - en - leu - d - ' - estrangez - et - ne - sunt - pas - conté - entre - les - enfanz - au - pere - naturel - , - en - tant - conme - il - apartient - à - sez - biens - . - Et - il - noz - plot - ainsi - por - ce - que - il - fust - male - chose - que - il - fust - en - la - poesté - au - pere - adoptif - à - qui - li - - - bienz - - - biens - - - au - pere - naturel - apartienent - ou - à - sez - enfanz - ou - as - estrangez - . -

-

- Li - adoptif - ont - dont - mains - de - droiture - que - li - naturel - , - quar - li - naturel - qui - sunt - hors - de - baill - sunt - en - conte - des - enfanz - par - le - benefice - dou - prevoz - , - ja - soit - ce - que - il - en - perdent - le - degré - par - le - droit - citeain - , - maiz - li - adoptif - qui - sunt - hors - de - baill - perdent - par - le - droit - citeain - le - degré - d - ' - enfanz - , - ne - il - n - ' - i - sunt - pas - receu - par - le - prevost - . - Et - ce - est - par - droit - , - car - la - raisonz - del - droit - citeain - ne - puet - pas - destruire - les - naturéz - droiturez - ; - et - por - ce - que - il - laissent - à - estre - propre - oir - , - ne - puent - il - pas - laisier - à - estre - fil - ou - fillez - ou - nevou - ou - niecez - . - Maiz - li - adoptif - qui - sunt - mis - hors - del - baill - conmencent - à - estre - en - leu - d - ' - estrangez - , - car - il - avoient - conquis - par - adoption - la - droiture - et - le - non - de - fil - ou - de - fille - , - si - le - perdent - par - citeainne - raison - , - ce - est - por - ce - que - il - sunt - mis - hors - del - bail - . -

-

- Ces - chosez - meesmes - sunt - gardees - en - la - possession - des - bienz - que - li - prevoz - premet - contre - les - tablez - del - testamenz - as - enfanz - qui - - - sunt - - - sont - - - trespassé - , - ce - est - qui - ne - sunt - pas - fet - oir - - - ne - - - ni - - - deserité - si - com - il - covient - , - quar - li - prevoz - apele - à - la - possession - des - bienz - celz - qui - furent - en - la - poesté - del - pere - el - tanz - de - sa - mort - , - et - celz - qui - furent - hors - de - son - baill - ; - et - il - en - met - arriere - celz - qui - furent - en - la - poesté - leur - pere - adoptif - en - tanz - que - lor - pere - naturel - fu - mors - ; - et - il - reçoit - à - la - possessionz - des - bienz - contre - les - tablez - del - testament - lez - filz - adoptif - qui - sunt - hors - del - - - bail - - - baill - - - à - lor - pere - adoptif - , - car - dés - que - il - sunt - hors - de - son - baill - , - laissent - il - à - estre - el - nombre - à - ses - enfanz - . -

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- Noz - devonz - estre - amonesté - que - cil - qui - sunt - en - la - poesté - à - leur - pere - adoptif - ou - que - li - peres - adoptis - met - hors - de - son - bail - aprés - la - mort - au - pere - naturel - , - se - lor - peres - naturelz - - - - est - - - mors - sans - faire - testament - , - ja - soit - ce - que - il - ne - soient - pas - receu - en - cele - partie - de - banissement - par - coi - li - enfant - sunt - apelé - à - la - possession - des - bienz - , - non - por - quant - il - i - soient - apelé - par - autre - partie - , - ce - est - par - cele - por - coi - li - cousin - au - mor - i - sunt - apelé - . - Et - il - i - sunt - ainsi - receu - par - cele - partie - , - se - il - n - ' - i - a - nuz - propres - oirs - ne - nus - enfanz - qui - aient - esté - mis - hors - de - baill - , - ne - nuz - parant - qui - doie - avoir - l - ' - eritage - par - devant - elz - . - Car - li - prevoz - apele - premierement - les - enfanz - à - l - ' - eritage - celz - qui - sunt - em - bail - au - pere - et - celz - qui - en - sunt - hors - , - et - puis - celz - qui - sunt - oir - selonc - la - loi - , - et - puis - les - prochiens - paranz - . -

-

- Maiz - toutez - - - lez - - - ces - - - choses - plorent - as - - - ancienz - - - anciens - - - , - mais - elez - reçurent - aucun - amendement - par - nostre - establisement - que - noz - feimes - des - personez - que - leur - pere - naturel - donent - à - autre - en - adoption - . - Et - noz - avonz - trové - aucun - cas - en - coi - li - fil - perdent - l - ' - eritage - à - lor - pere - naturel - par - l - ' - adoption - , - et - quant - il - estoient - miz - hors - del - bail - au - pere - adoptif - , - il - n - ' - avoient - l - ' - iretage - ne - à - l - ' - un - pere - ne - à - l - ' - autre - ; - mais - noz - amendanmes - ce - , - si - com - noz - avonz - en - costume - . - Et - escresinmes - . - i - . - etablisement - par - coi - noz - jujanmez - que - quant - li - peres - naturel - donne - à - . - i - . - autre - son - fil - en - adoption - , - toutes - sez - droitures - li - soient - gardees - entieres - autressi - conme - se - il - eust - toz - jors - esté - en - la - poesté - au - pere - naturel - et - n - ' - eust - onques - esté - - donnés - - - - en - - - adoption - , - fors - que - tant - sans - pluz - que - il - puise - venir - à - l - ' - iretage - au - pere - adoptif - se - il - muert - sanz - faire - testament - . - - - Mez - - - Mais - - - se - il - fet - testament - , - il - ne - puet - riens - avoir - de - son - heritage - ne - par - le - droit - citeain - ne - par - cel - au - prevost - , - ne - par - demander - la - possession - des - biens - contre - les - tablez - , - ne - par - acuser - le - testament - que - il - n - ' - est - pas - à - droit - - - fez - - - fes - - - , - car - il - n - ' - est - - - nuz - besoinz - - - nus - besoins - - - au - pere - adoptif - de - faire - le - son - oir - ne - desireter - le - par - non - , - - - por - - - par - - - ce - que - il - n - ' - est - aliéz - à - lui - par - nul - naturel - lien - ; - neis - se - il - est - avoés - de - . - iii - . - enfanz - maslez - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apelés - pipanianz - noz - - - n - ' - avonz - - - n - ' - avons - - - pas - le - conseil - au - senat - qui - est - apelés - pipanianz - , - qui - dist - que - - - . - iii - . - fil - sunt - avoé - , - cil - qui - les - avoe - en - puet - . - i - . - eslire - par - devant - les - autres - et - selonc - les - establisement - que - li - empereres - Pius - fist - , - il - li - doit - - - laisier - - - laissier - - - la - quarte - part - de - son - heritage - . - Mais - il - n - ' - est - pas - orandroit - ainsi - , - car - en - cest - caz - ne - li - est - pas - gardee - la - quarte - pars - de - l - ' - eritage - ne - il - n - ' - a - nule - action - de - chalongier - - - i - - - - nule - chose - . - Cil - que - li - peres - naturel - reçoit - en - adoption - est - - - eschptés - - - escheptés - - - de - nostre - establisement - , - car - il - a - l - ' - une - et - l - ' - autre - droiture - , - ce - est - la - naturel - et - cele - de - l - ' - adoption - et - noz - - - avangardé - - - avons - gardé - - - à - tele - adoption - les - anciennez - droitures - , - autresi - conme - se - cil - qui - est - hors - de - baill - - - ce - - - se - - - fust - donnés - en - adoption - ; - et - ces - chosez - puent - estre - conquilliez - especiaument - par - la - - - force - - - forme - - - des - devans - dis - - - establizsemenz - - - establisemenz - - - . -

-

- Et - li - ancien - qui - pluz - amoient - - celz - qui - descendent - des - maslez - apeloient - à - l - ' - eritage - - - - as - - - aielz - les - neveus - et - les - nieces - qui - descendent - des - filz - , - et - lez - metoient - par - devant - - - celz - - - cels - - - qui - descendoient - des - fillez - ; - et - il - nomoient - par - non - de - cozin - les - neveus - qui - sunt - - - - - - nes - - - des - fillez - et - les - - - enfanz - - - enfans - - - as - nieces - , - et - les - apeloient - - - apréz - - - aprés - - - les - - - enfanz - - - enfans - - - az - fiz - à - l - ' - eritage - à - l - ' - aiel - ou - au - besaiel - de - par - la - mere - , - ou - en - ces - à - l - ' - aiele - ou - à - la - besaiele - de - par - le - pere - ou - de - par - la - mere - . - - - Maiz - - - Mais - - - li - saint - prince - ne - vodrent - pas - laisier - si - grant - tort - contre - nature - sanz - avenant - amendement - ; - maiz - por - ce - que - li - non - del - nevou - ou - del - enfant - au - neveu - est - - - conmunz - - - conmuns - - - à - celz - qui - descendent - des - filz - et - à - celz - qui - descendent - des - fillez - , - il - les - mistrent - toz - en - ordre - et - vodrent - que - li - un - fussent - autressi - prez - d - ' - avoir - l - ' - eritage - conme - li - autre - . - Mais - que - cil - aient - aucun - avantage - qui - sunt - garni - non - pas - tant - solement - de - l - ' - aide - de - nature - , - mais - de - cele - à - l - ' - ancien - droit - , - il - vodrent - que - la - partie - as - nevouz - ou - as - nieces - ou - as - autres - que - noz - avonz - avant - noméz - - - soient - - - soit - - - . - i - . - pou - amenuisie - , - si - que - il - aient - le - tiers - mainz - que - leur - mere - ou - lor - aiele - ne - devoit - avoir - , - ou - lor - peres - ou - lor - aiolz - de - par - pere - ou - de - par - mere - , - quant - la - fame - est - morte - de - cui - heritage - on - plaide - , - et - quant - il - reçoivent - l - ' - eritage - , - li - autre - n - ' - i - doient - pas - estre - apelé - . - Et - tot - autresi - conme - la - - - lois - - - loi - - - des - . - xii - . - tablez - apele - lez - nevouz - ou - les - nieces - à - l - ' - eritage - lor - aiol - - el - leu - de - lor - pere - , - lez - apele - li - ordenemens - as - princez - en - lieu - de - lor - mere - ou - de - lor - aielle - si - que - ele - soit - amenuisié - de - la - tierce - partie - , - si - - - com - - - conme - - - il - a - esté - establi - . -

-

- Mais - por - ce - que - il - avoit - encore - doute - entre - les - paranz - de - par - le - pere - et - les - devant - dites - personez - , - por - ce - que - li - parant - de - par - le - pere - chalongoient - la - quarte - part - de - la - sustance - par - l - ' - autorité - d - ' - un - establisement - , - noz - desevranmes - de - nostre - code - le - devant - dit - establisement - ne - ne - vosimes - pas - que - il - fust - miz - del - volume - Theodose - . - Et - toute - droiture - est - tolue - as - devant - dis - paranz - par - nostre - establisement - , - et - si - avons - establi - que - quant - li - fil - as - filles - ou - as - nieces - sunt - fet - oir - , - cil - qui - descendent - des - filz - ou - des - neveuz - ne - chalongent - nule - partie - de - l - ' - eritage - au - mort - , - et - que - cil - qui - viennent - de - travers - ne - soient - pas - pluz - pres - de - ravoir - l - ' - iretage - que - cil - qui - descendent - droitement - del - mort - . - Et - encor - volonz - noz - que - cil - establisemens - vaille - selonc - sa - force - en - tel - maniere - , - ne - porquant - que - autresi - conme - li - ancien - establirent - que - li - heritagez - soit - departis - entre - les - filz - au - mort - et - ses - neveus - de - par - son - autre - fil - , - non - pas - selonc - les - persones - mes - selonc - celz - dont - eles - descendent - , - autresi - conmandons - noz - que - partie - soit - faite - entre - les - filz - au - mort - et - sez - neveuz - de - par - sa - fille - , - ou - entre - toz - les - neveuz - et - toutes - les - nieces - et - les - autres - personez - qui - - - apréz - - - aprés - - - - vienent - , - si - que - l - ' - une - et - l - ' - autre - leignie - ait - , - sanz - nul - amenuisement - , - la - partie - son - pere - ou - sa - mere - ou - son - aiel - ou - s - ' - aiole - , - si - que - se - il - en - a - d - ' - une - part - . - i - . - ou - . - ii - . - et - d - ' - une - part - . - iii - . - ou - . - iiii - . - , - li - uns - ou - li - - - dui - - - duie - - - aient - la - moitié - de - l - ' - eritage - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - parans - au - mort - de - par - son - pere - . - - -

- Se - nuz - n - ' - est - propres - oirs - au - mort - , - ou - il - n - ' - i - a - nul - de - celz - que - li - prevoz - ou - li - establisement - apelent - à - estre - propre - oir - , - ne - qui - doie - avoir - l - ' - eritage - - - est - - - en - - - aucune - des - menieres - que - noz - avonz - avant - dites - , - li - heritages - apartient - lors - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - au - plus - prochain - parant - . -

-

- Li - parant - - - seut - - - sont - - - , - si - conme - noz - - - avonz - - - avons - - - dit - el - premier - livre - , - cil - qui - sunt - joint - de - lynage - qui - vient - de - par - le - pere - . - Li - frere - qui - sunt - dont - d - ' - un - pere - sunt - itel - parant - , - ne - l - ' - on - ne - demande - pas - se - il - sunt - d - ' - une - mere - : - et - li - . - i - . - des - freres - et - li - filz - à - l - ' - autre - sunt - de - cel - meismes - nombre - , - et - li - filz - à - douz - frerez - : - et - par - ceste - raison - - - porronz - noz - - - porrons - nos - - - venir - à - plusors - degré - de - paranté - . - Cil - qui - naisent - aprés - la - mort - lor - peres - ont - les - droiturez - de - lynage - . - Ne - porquant - la - loiz - ne - done - pas - l - eritage - au - mort - à - toz - ses - parans - de - par - son - pere - , - mez - à - celz - qui - sunt - pluz - prochain - parant - , - - - quant - - - quand - - - il - est - certainne - chose - que - il - est - mors - sanz - faire - testament - . -

-

- Droiture - de - paranté - use - par - adoption - si - conme - entre - les - filz - naturelz - à - aucun - et - ses - filz - - - adoptis - - - adoptiz - - - , - et - sanz - dote - il - ne - sunt - pas - apelé - proprement - parant - , - et - se - aucuns - paranz - , - si - conme - - - li - - - les - - - frerez - - ou - li - onclez - ou - autres - qui - soit - pluz - - - loingtainz - - - loingtaing - - - a - - - avec - - - avoé - - - aucun - , - il - n - ' - est - paz - doute - que - li - filz - adoptiz - ne - soit - - - paranz - - - parang - - - à - toz - les - paranz - son - pere - adoptif - . -

-

- Li - masle - prennent - ouelment - l - ' - iretage - au - mort - par - droiture - de - - - paranté - - - parenté - - - , - ja - soit - ce - que - il - soient - parant - de - molt - loin - , - et - il - plot - az - ancienz - que - lez - famez - aient - l - ' - eritage - au - mort - par - droiture - de - lynage - se - eles - sont - ses - sereus - et - se - elez - sunt - pluz - lontaignes - , - eles - ne - l - ' - aient - - - paz - - - pas - - - . - Et - li - masle - soient - receu - à - lor - heritage - , - ja - soit - ce - que - il - - - soient - - - sunt - - - molt - lontaing - . - Et - por - ce - , - li - heritage - à - la - fille - ton - frere - ou - ton - oncle - ou - cil - à - lor - antain - - - apartienent - - - appartienent - - - à - toi - , - et - li - tiens - n - ' - - - apartient - - - appartient - - - pas - à - elez - , - et - ce - a - esté - establi - por - ce - que - il - fust - - - - plus - - - profitable - chose - que - li - droit - fussent - einsi - establi - que - li - heritage - vaignent - sovent - as - maslez - . - Mais - por - ce - que - il - fust - desloial - chose - que - eles - fussent - mises - del - tot - hors - , - autresi - conme - estranges - , - li - - - prevoz - - - prevos - - - - - le - - - les - - - reçoit - à - la - possession - des - biens - en - cele - partie - del - bannissement - en - coi - il - lor - premet - la - possession - des - biens - par - droiture - de - prochienité - , - et - eles - i - sunt - ainsi - receues - se - il - n - ' - i - a - nul - parant - ne - nul - pluz - prochien - . -

-

- Et - la - lois - - - dez - - - des - - - . - xii - . - tables - n - ' - establi - pas - ce - ainz - comprist - simplece - , - qui - est - amie - as - - - laiz - - - loiz - - - , - et - apele - à - l - ' - eritage - toz - les - paranz - , - et - maslez - et - femelez - de - quel - degré - qu - ' - il - soient - , - à - la - maniere - de - propres - oirs - qui - sunt - apelé - ensamble - à - l - ' - eritage - . - Mez - li - senz - à - celz - qui - furent - es - - - mileu - - - milieu - - - , - ce - est - apréz - la - loi - des - . - xii - . - tablez - et - devant - l - ' - ordenement - as - empereors - , - perpansarent - une - soutillité - et - amenarent - avant - ceste - disferance - : - et - metoient - del - tot - les - famez - fors - de - l - ' - iretage - as - paranz - ; - tant - que - li - prevost - amendarent - petit - et - petit - l - ' - asperece - de - l - ' - ancien - droit - ou - aemplirent - par - humain - proposement - ce - que - li - falloient - , - et - mistrent - une - autre - ordre - en - lor - - - banissement - - - banisement - - - et - amenerent - avant - lynage - par - non - de - - - prochienité - - - prochieneté - - - et - lor - aidarent - par - la - - - posessionz - - - possessionz - - - des - bienz - - - - et - leur - promistrent - la - possession - des - bienz - - - . -

-

- Noz - , - qui - sivonz - la - loi - des - . - xii - . - tablez - et - la - gardons - en - ceste - partie - , - - - prioonz - - - loonz - - - les - prevoz - et - lor - humanité - ; - non - porquant - noz - ne - trovons - pas - que - il - aient - plainement - secorru - à - ceste - cause - , - car - noz - ne - veons - pas - quant - lez - naturelz - droitures - et - celes - de - paranté - sunt - autresi - es - femelez - conme - es - - - malez - - - maslez - - - , - por - coi - li - masle - , - conbien - que - il - soient - lontaing - , - vienent - à - l - ' - eritage - à - touz - lor - paranz - , - ne - nule - des - famez - n - ' - i - puet - avenir - se - ele - n - ' - est - suer - au - mort - . - Et - por - ce - - - noz - - - - ramenonz - toutes - choses - an - plenier - estat - , - et - - - ce - livons - - - delivrons - - - cel - ordonement - à - la - droiture - des - . - xii - . - tablez - et - confremonz - par - nostre - establisement - que - toutez - les - loiauz - personez - qui - descendent - del - mort - , - que - que - ce - soient - ou - home - ou - famez - , - soient - apelees - as - droiturez - de - l - ' - eritage - de - coi - - - tesamens - - - testamenz - - - n - ' - a - pas - esté - faiz - selonc - ce - que - chascune - est - pluz - prochainne - , - ne - les - fames - n - ' - en - soient - pas - mises - hors - por - ce - que - eles - ne - sunt - pas - suers - au - mort - . -

-

- Et - - - noz - - - nos - - - ajostons - à - nostre - establisement - que - . - i - . - sex - degrés - soit - tresportéz - de - la - droiture - de - lynage - à - avoir - l - ' - iretage - ; - si - que - li - fil - ou - la - fille - au - frere - ne - soient - pas - tant - solement - apelé - à - - - l - ' - iretage - - - l - ' - eritage - - - lor - oncle - , - mes - li - filz - ou - la - fille - à - la - sereur - - - - . - Mes - les - autres - personnes - par - devers - la - sereur - - - qui - sunt - pluz - lontaingnez - ne - viegnent - paz - à - l - ' - eritage - à - cel - oncle - ; - et - quant - cil - est - mors - qui - est - oncles - ou - - - filz - - - fils - - - son - frere - et - à - celz - à - sa - sereur - , - li - enfant - à - l - ' - un - et - à - l - ' - autre - i - viegnent - par - loial - droit - à - avoir - son - heritage - , - autresi - conme - s - ' - il - descendissent - tuit - de - ses - freres - ; - se - ainsiz - est - que - li - frere - ou - la - suer - soient - mort - . - Et - quant - ces - personez - reçoivent - l - ' - eritage - , - li - autre - degré - en - sunt - osté - del - tot - et - li - iretagez - ne - doit - pas - estre - departis - selonc - les - personez - , - mes - selonc - celz - de - cui - eles - descendent - . -

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- Se - li - parant - au - mort - sunt - de - divers - degréz - , - la - - - loiz - - - loi - - - des - . - xii - . - tables - apele - le - pluz - prochien - à - avoir - son - hiretage - ; - si - conme - se - li - mors - a - un - frere - et - - - le - - - li - - - fil - a - . - i - . - autre - frere - qui - est - mors - , - ou - . - i - . - oncle - , - li - freres - est - li - pluz - prochiens - d - ' - avoir - l - ' - eritage - . - Et - ja - soit - ce - que - la - loiz - apele - le - plus - prochien - par - singuler - nombre - , - ne - por - quant - il - n - ' - est - pas - dote - que - se - il - sunt - plusors - d - ' - un - meismes - degré - que - il - ne - soient - tuit - receu - , - quar - l - ' - on - entent - le - prochain - par - plusors - degréz - , - et - non - porquant - il - n - ' - est - pas - doute - que - li - heritagez - - - n - ' - aparteingne - - - n - ' - apparteigne - - - - - - aus - parenz - - - , - ja - soit - ce - que - il - soient - tuit - d - ' - un - degré - . -

-

- Et - se - aucunz - muert - sanz - faire - testament - - - - l - ' - on - garde - li - quieus - estoit - li - plus - prochiens - de - lui - ou - tans - que - il - fu - mors - ; - et - se - aucunz - muert - quant - il - a - fet - testament - - - , - l - ' - on - demande - qui - est - ses - pluz - prochains - paranz - el - tenz - à - coi - il - conmence - à - estre - certainne - chose - que - nuz - n - ' - est - - - n - ' - oirs - - - oirs - - - de - cel - testament - ; - et - lors - entent - l - ' - en - proprement - que - il - fu - - - mors - - - morz - - - sanz - testament - . - Et - ce - est - esclairié - aucune - foiz - lonc - tenz - apréz - sa - mort - , - et - il - avient - sovent - dedenz - ce - que - - - il - - - cil - - - muert - qui - estoit - li - pluz - prochiens - paranz - à - celui - qui - fist - son - testament - et - . - i - . - autres - conmence - à - estre - ses - pluz - prochains - , - qui - ne - l - ' - estoit - pas - el - tenz - que - li - testamenz - fu - faiz - . -

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- Il - plaisoit - dont - as - ancienz - que - la - droiture - d - ' - avoir - lez - heritagez - ne - fust - paz - en - cele - meniere - , - ce - est - que - , - ja - soit - ce - que - li - pluz - prochainz - qui - est - apeléz - à - l - ' - eritage - selonc - les - choses - que - noz - avons - dites - muire - ainz - que - il - reçoive - l - ' - eritage - , - ne - porquant - cil - qui - vienent - aprés - par - loial - droit - n - ' - i - soient - pas - receu - . - Et - li - prevost - amendarent - ce - , - - - mes - - - mais - - - nel - laisarent - pas - del - tot - sanz - besoigne - d - ' - aide - , - ains - i - apeloient - les - pluz - prochains - de - par - la - mere - et - metoient - arriere - celz - de - par - le - pere - . - Mes - noz - qui - volonz - que - riens - ne - faille - au - parfet - droit - avons - confremé - , - - - que - - - par - - - nostre - establisement - que - noz - feimes - por - humanité - de - la - droiture - des - personnes - , - que - li - heritage - ne - sunt - paz - deveé - as - autres - paranz - , - por - ce - que - li - pluz - prochains - est - mors - ; - por - ce - meesmement - que - à - recevoir - les - - - faisés - desgradéz - - - faissés - del - gardez - - - : - quant - li - premiers - degrés - faut - , - l - ' - - - un - - - an - - - prant - l - ' - autre - apréz - , - et - ce - qui - est - tenable - el - faisel - n - ' - estoit - pas - otroié - el - gaaing - . -

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- Autresi - est - apelés - à - l - ' - eritage - li - peres - au - mort - qui - o - fiance - met - son - fil - ou - sa - fille - ou - son - neveu - ou - sa - niece - hors - de - son - baill - , - et - ce - est - amené - avant - par - nostre - establisement - , - que - il - apere - que - li - fil - soient - toz - jors - mis - hors - de - baill - o - fiance - , - car - ce - n - ' - est - paz - tenable - entre - - - lez - - - les - - - ancienz - , - se - li - peres - ne - met - - - lez - - - les - - - enfanz - hors - de - son - baill - especialment - o - fiance - . -

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- - - Cist - Cil - - titres - est - del - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - tertulianz - . - - -

- La - loiz - des - . - xii - . - tables - - - ou - soit - - - usoit - - - de - si - estroit - droit - que - ele - recevoit - - - lez - - - les - - - malez - à - l - ' - eritage - et - en - metoit - arriere - la - leignie - qui - descent - des - fames - , - si - qu - ' - antre - la - mere - et - - - le - - - li - - - fil - n - ' - - - et - - - iert - - - nule - droiture - d - ' - avoir - li - unz - l - ' - iretage - à - l - ' - autre - , - fors - tant - sanz - pluz - que - li - prevoz - les - apeloit - à - la - possession - des - biens - . -

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- Mez - ces - destreces - - - de - droit - - - - ont - puis - esté - amendees - , - et - li - empereres - Claudius - fu - li - premiers - qui - otroia - que - la - mere - eust - l - ' - iretage - son - fil - aprés - sa - mort - por - conforter - soi - de - son - fil - que - ele - a - perdu - . -

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- Et - il - fu - aprés - establi - - - ou - - - au - - - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - - - tribulianz - - - tertulianz - - - , - qui - fu - faiz - el - tenz - au - saint - empereur - Adrian - , - que - la - mere - qui - est - naturelment - franche - qui - a - . - iii - . - anfanz - , - et - cele - qui - a - esté - franchie - qui - en - a - . - iiii - . - , - soit - receue - à - avoir - - - les - - - lez - - - bienz - à - ses - filz - ou - à - ses - filles - qui - - muerent - sanz - faire - testament - , - ja - soit - ce - que - ele - est - en - la - poesté - son - pere - , - si - que - se - ele - est - sozmise - à - autrui - droiture - , - ele - le - reçoive - par - le - conmandement - à - celui - à - qui - ele - est - sozmise - . -

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- Maiz - li - enfant - au - mort - qui - sunt - en - sa - poesté - sunt - mis - par - devant - la - mere - , - - - et - si - que - il - - - ou - cil - qui - - - sunt - en - lieu - de - ses - propres - oirs - , - del - quel - degré - que - il - soient - , - ou - del - premier - ou - del - - - plus - - - pluz - - - lontaing - . - Et - se - la - fille - est - morte - , - ses - filz - ou - sa - fille - sunt - selonc - les - establisemens - plus - pres - d - ' - avoir - son - heritage - que - sa - mere - , - et - li - peres - au - mort - ou - à - la - morte - est - pluz - pres - d - ' - avoir - son - heritage - que - sa - mere - , - mez - son - aiel - n - ' - en - est - pas - pluz - prez - . - Li - freres - au - mort - soloit - metre - sa - mere - hors - de - son - heritage - , - et - sa - suer - i - estoit - receue - o - la - mere - ; - mais - se - il - i - avoit - . - i - . - frere - et - une - suer - et - sa - mere - qui - fust - chargie - d - ' - enfanz - , - li - frerez - en - metoit - hors - la - mere - ; - et - se - il - n - ' - avoit - - - mere - - - meres - - - , - li - heritages - estoit - conmunz - à - son - frere - et - à - sa - suer - , - et - li - uns - en - devoit - avoir - autretant - conme - li - - - autrez - - - autres - - - . -

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- Maiz - noz - vosinmez - secorre - à - la - mere - par - . - i - . - establisement - que - noz - meismes - en - nostre - code - et - - - regardanmez - - - regardanmes - - - à - la - nature - et - as - peris - del - enfantement - et - à - ce - que - lez - meres - en - muerent - sovent - . - Et - por - ce - croions - noz - que - il - est - male - chose - que - li - cas - d - ' - aventure - lor - tort - à - damage - , - car - se - cele - qui - est - naturelment - franche - n - ' - a - eu - . - iii - . - enfanz - , - ou - cele - qui - a - esté - franchie - n - ' - en - a - eu - - . - iiii - . - , - por - ce - n - ' - est - il - pas - - - drois - - - droiz - - - que - ele - soit - mise - hors - de - l - ' - eritage - à - ses - enfanz - , - car - en - ce - n - ' - a - ele - rien - meffet - se - ele - a - eu - pou - d - ' - enfanz - , - et - noz - avonz - doné - - - premierement - - - plenierement - - - as - meres - le - loial - droit - , - queles - que - elez - soient - , - ou - naturelment - franches - ou - - - franchiez - - - franchies - - - ; - et - se - eles - ont - eu - ou - . - iii - . - enfanz - ou - . - iiii - . - ou - se - eles - n - ' - ont - eu - que - celui - ou - cele - de - qui - heritage - li - plaiz - est - , - elez - soient - apelees - à - avoir - l - ' - eritage - . -

-

- - - Maiz - - - Mais - - - por - ce - que - li - establisement - qui - - - en - eschoient - - - encerchoient - - - les - loiaus - droiturez - de - l - ' - iretage - et - aidoient - en - partie - à - la - mere - et - la - grevoient - en - partie - , - et - ne - l - ' - apeloient - paz - à - l - ' - eritage - tot - ensamble - , - ainz - l - ' - en - sostraioient - en - aucun - cas - la - tierce - part - et - la - donoient - à - autres - certaines - persones - et - faisoient - le - contraire - en - - - autrez - cas - - - autres - caz - - - , - il - noz - plot - par - - - droite - - - droit - - - voie - et - par - simple - que - la - mere - soit - mise - par - devant - totez - les - loiauz - personez - , - et - ait - sanz - nul - amenuisement - l - ' - eritage - à - ses - fiz - , - esceptés - le - frere - et - la - seror - , - que - tot - - - autresi - - - autressi - - - com - noz - la - metons - par - devant - totez - autres - ordrez - metonz - nos - par - devant - lui - toz - les - freres - et - les - sereurs - à - recevoir - l - ' - eritage - , - en - tel - meniere - non - porquant - que - se - il - n - ' - i - a - que - les - sereurs - au - mort - ou - à - la - morte - et - sa - mere - , - la - mere - ait - la - moitié - de - l - ' - eritage - et - toutes - lez - suers - en - aient - l - ' - autre - moitié - . - Se - aucuns - ou - aucune - muert - sanz - faire - testament - et - sa - mere - remaint - ou - . - i - . - freres - ou - pluseurs - ou - seul - ou - sereurs - , - sez - hiretages - soit - departis - selonc - lez - persones - . -

-

- Mes - tot - autresi - conme - noz - avonz - porveu - les - meres - , - convient - il - que - eles - porvoient - à - lor - - - leignies - - - leignés - - - . - Elez - sachent - dont - que - se - elez - - - n - ' - ont - - - ne - quierent - - - desfendeeurs - à - lor - enfanz - ou - eles - sunt - negligenz - de - demander - autres - dedenz - l - ' - an - en - lieu - de - celui - qui - est - trop - lontainz - , - ou - qui - s - ' - escuse - de - la - garde - , - elez - seront - par - droit - mises - arriere - de - lor - heritage - se - il - - - mourent - - - muerent - - - dedenz - eage - . -

-

- Et - ja - soit - ce - que - li - filz - ou - la - fille - soit - de - porchas - , - non - porquant - la - mere - puet - bien - estre - receue - à - avoir - sez - biens - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apelés - - - tribulianz - - - tertulianz - - - . -

-
-
- - Cist - titres - est - del - conseil - au - senat - qui - est - apelés - orficianz - . - - -

- Encontre - ce - , - li - enfant - sunt - receu - à - avoir - les - bienz - leur - meres - qui - muerent - sanz - faire - testament - , - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - orphisianz - , - qui - fu - faiz - quant - Orphices - et - Ruphus - estoient - consillier - , - qui - fu - - - fés - - - fez - - - el - tanz - a - l - ' - empereor - Marc - , - par - coi - li - heritages - à - la - mere - est - donnés - au - fil - et - à - la - fille - , - ja - soit - ce - que - il - soient - sozmis - à - autrui - droiture - , - et - - - i - - - il - - - sunt - mis - par - devant - toz - les - parans - à - la - mere - qui - est - morte - . -

-

- Mais - porce - - que - li - neveu - n - ' - estoient - pas - apelé - à - l - ' - eritage - leur - aiele - par - le - conseil - au - senat - , - ce - fu - puis - amendé - par - les - establisemenz - az - princes - , - si - que - li - neveu - ou - les - nieces - i - soient - apelees - autresi - bien - conme - li - fil - ou - lez - filles - . -

-

- Et - l - ' - on - doit - savoir - que - li - heritage - qui - eschient - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - tertulianz - et - par - celui - qui - est - apelés - orphicianz - ne - sunt - pas - perdu - par - amenuisement - de - chief - - - - par - la - riulle - par - coi - li - nouvel - heritage - ne - perissent - pas - par - amenuisement - de - chief - - - , - mais - cil - sanz - plus - qui - eschient - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - . -

-

- Et - l - ' - on - doit - savoir - au - darrenier - que - li - enfant - qui - sunt - de - porchas - sunt - receu - à - l - ' - eritage - lor - mere - par - le - conseil - au - senat - . -

-

- Se - plusor - sunt - oir - selonc - lez - lois - , - et - li - unz - refuse - l - ' - eritage - , - et - il - sunt - enpaiechié - par - mort - ou - par - autre - cause - , - si - que - il - ne - le - puent - recevoir - , - lor - partie - doit - estre - as - autrez - ; - et - se - cil - qui - reçurent - lor - parties - muerent - avant - , - les - parties - à - celz - qui - ne - les - reçurent - - - paz - - - pas - - - doivent - estre - as - oirs - à - celz - qui - sunt - mort - . -

-
-
- - Cist - titres - - et - est - - conmant - heritages - vient - as - paranz - de - par - la - mere - . - - -

- Apréz - les - propres - oirs - , - et - aprés - celz - que - li - prevost - et - li - establisement - apelent - as - heritagez - entre - les - propres - oirs - , - et - aprés - celz - qui - sunt - oir - selonc - les - lois - de - coi - li - parant - au - mort - sunt - qui - vienent - de - par - son - pere - , - et - cil - - - qui - - - que - - - li - devant - dit - conseil - au - senat - et - nostre - establisement - i - apelent - , - apele - li - prevoz - les - paranz - de - - - par - - - par - - - la - mere -

-

- en - cele - partie - del - banissement - - l - ' - - - en - - - on - - - regarde - au - naturel - linnage - . - Quar - li - parant - au - mort - de - par - son - pere - qui - ont - sosfert - amenuisement - de - chief - et - cil - qui - vienent - d - ' - elz - ne - sunt - pas - conté - entre - lez - loiauz - oirs - , - selonc - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - mez - li - prevoz - les - apele - à - l - ' - eritage - en - la - tierce - ordre - , - ce - est - apréz - les - frerez - et - apréz - lez - paranz - de - par - le - pere - , - et - apréz - - - celz - - - cels - - - de - par - la - mere - , - esceptés - tant - solement - le - frere - et - la - seror - qui - sunt - hors - de - bail - , - et - ne - mie - leur - enfanz - que - la - loiz - que - Anastasius - fist - apele - à - l - ' - eritage - o - lez - frerez - qui - ont - lor - droiture - toute - entiere - , - ne - porquant - ce - n - ' - est - paz - o - - - celz - - - oelz - - - parties - , - mez - o - aucun - amenuisement - que - l - ' - en - puet - legierement - entendre - par - lez - paroles - de - l - ' - establisement - . - Et - il - lez - met - par - devant - lez - autrez - paranz - de - par - le - pere - qui - sunt - pluz - lontaing - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - aient - paz - sosfert - amenuisement - de - chief - et - par - devant - lez - paranz - de - par - la - mere - . -

-

- Li - prevoz - apele - el - tierz - - - lui - - - liu - - - par - non - de - lynage - à - l - ' - eritage - celz - qui - vienent - de - - - trevers - - - travers - - - de - par - la - mere - au - mort - . -

-

- Et - li - enfant - qui - sunt - en - la - poesté - à - leur - pere - adoptif - sunt - apelé - en - cest - meismez - degré - à - l - ' - eritage - à - leur - pere - naturel - . -

-

- Il - est - aperte - chose - que - li - enfant - qui - sunt - de - porchas - n - ' - ont - nul - parant - de - par - leur - peres - , - car - l - ' - on - ne - set - qui - est - lor - peres - , - et - par - cele - meismez - raison - apert - il - que - il - ne - sunt - paz - frere - , - mez - il - ont - paranz - de - par - leur - mere - tant - - - solement - - - seulement - - - , - autresi - com - il - ont - - - freres - - - frerez - - - de - par - leur - mere - . - La - possessionz - des - bienz - apartient - dont - à - toz - celz - de - ce - - le - partie - dont - il - sunt - parant - . -

-

- Il - est - necessaire - chose - que - noz - soions - amonesté - en - cel - liu - que - aucuns - est - receus - à - l - ' - eritage - par - la - - - droiture - - - nature - - - dou - lynage - qui - vient - de - par - le - pere - au - mort - , - ja - soit - ce - que - il - soit - el - disime - degré - , - de - coi - que - noz - anqueronz - , - ou - de - la - loi - des - . - xii - . - tablez - ou - del - banissement - au - prevost - , - par - coi - li - prevoz - premet - que - il - donra - à - loiaus - oirs - la - possession - dez - bienz - . - Et - cil - qui - vienent - de - par - la - mere - le - puent - avoir - dusques - au - siste - degré - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - degrés - de - linnage - . - - -

- Il - est - mestiers - en - cest - liu - - - - de - dire - - - conment - li - degré - del - lynage - sunt - conté - . - Et - noz - devonz - premierement - estre - amonesté - en - ceste - chose - que - unz - lynagez - est - contés - en - amontant - , - et - li - autrez - en - avalant - , - et - li - autres - de - travers - , - que - l - ' - en - apele - de - costé - . - Li - lynages - qui - vient - en - amontant - est - li - peres - et - li - aielz - ; - cil - qui - vient - en - avalant - est - li - filz - et - li - neveu - ; - cil - qui - - - vienent - - - vient - - - de - travers - est - li - freres - et - la - suers - , - et - cil - qui - descendent - d - ' - - - elz - - - els - - - et - les - - - onclez - - - oncles - - - et - lez - antains - de - par - pere - et - de - par - mere - . - Et - li - - - lynagez - - - lynages - - - qui - naist - an - amontant - , - et - cil - qui - vient - en - avalant - conmence - del - premier - degré - , - mais - cil - qui - est - contés - del - travers - conmence - del - secont - . -

-

- El - premier - degré - sunt - li - pere - et - la - mere - . -

-

- El - secont - degré - en - avalant - sunt - li - fil - et - les - fillez - , - el - secont - en - amontant - - sunt - li - aiel - et - lez - aieles - , - el - secont - de - - - traverz - - - travers - - - li - frere - et - la - suer - . -

-

- El - tiers - en - amontant - , - li - besaiel - et - la - besaiele - , - el - tierz - en - avalant - li - niéz - et - la - niece - , - el - tiers - de - travers - li - filz - ou - la - fille - au - frere - ou - a - la - suer - , - et - li - freres - ou - la - suer - au - pere - et - a - la - mere - . -

-

- El - quart - degré - en - amontant - sunt - li - tiers - aiel - et - la - tierce - aiele - , - el - quart - degré - en - avalant - sunt - li - enfant - au - neveu - ou - a - la - niece - , - el - quart - degré - de - travers - sunt - li - neveu - et - les - nieces - au - frere - ou - à - la - suer - , - et - li - freres - à - la - suer - à - l - ' - aiel - ou - à - l - ' - aiele - , - et - li - cozin - des - freres - et - des - suers - qui - en - descendent - . - Et - aucun - quident - que - cil - soient - apelé - cozin - - - - par - droit - - - qui - sunt - - de - . - ii - . - suers - , - et - cil - soient - apelé - - - - germain - - - qui - sunt - - de - . - ii - . - freres - . - Et - se - fillez - naissent - des - . - ii - . - freres - , - elez - sunt - apelees - germainnez - . -

-

- El - quint - degré - en - amontant - sunt - li - quart - aiel - et - la - quarte - aiele - , - el - quint - degré - en - avalant - sunt - li - enfant - as - enfanz - au - neveu - ou - à - la - niece - , - el - quint - degré - de - travers - sunt - li - enfant - as - enfanz - - - - à - ceus - - - qui - sunt - - de - frere - ou - de - sereur - , - et - li - frere - et - la - suer - au - besaiel - et - à - la - besaiele - , - et - li - filz - ou - la - fille - as - - - cousinz - germainz - - - cosins - gremainz - - - à - l - ' - - - aiel - - - aiele - - - ou - à - l - ' - aiele - . -

-

- El - siste - degré - en - amontant - sunt - li - quins - aiele - et - la - quinte - aiele - , - el - siste - degré - - - an - - - en - - - a - - valant - sunt - li - neveu - as - enfanz - au - neveu - ou - à - la - niece - , - el - siste - degré - de - travers - sunt - li - neveu - as - neveuz - au - frere - et - à - la - suer - , - et - li - frerez - à - la - suer - au - tiers - aiel - ou - à - la - tierce - aiele - , - et - cil - qui - sunt - - de - cozins - germains - ou - de - cosines - germainnez - . -

-

- Il - noz - sosfist - bien - conment - noz - avons - mostré - dusqu - ' - à - ci - conment - li - degré - del - lynage - sunt - conté - . - Car - par - ces - puet - on - entendre - conment - noz - devonz - conter - celz - qui - sunt - outre - , - car - chascune - persone - qui - est - nee - va - . - i - . - degré - avant - , - si - que - il - est - pluz - legiere - chose - à - respondre - en - quel - degré - chascuns - est - que - il - ne - seroit - à - conter - son - lynage - de - chief - en - chief - . -

-

- Et - li - lynages - de - par - le - pere - est - contés - tot - autresi - conme - cil - de - par - la - mere - . -

-

- Maiz - por - ce - que - l - ' - en - croit - mielz - ce - que - l - ' - en - voit - que - ce - que - l - ' - en - oit - , - il - noz - samble - que - il - est - necessaire - chose - , - aprés - ce - que - noz - avonz - aconté - lez - degréz - , - que - il - - - soit - - - soient - - - escrit - en - cest - livre - , - si - que - - - - li - - - jone - home - puissent - savoir - la - doctrine - dez - degréz - et - par - oïr - et - par - veoir - . -

-

- Il - est - certaine - chose - que - la - partie - del - banissement - en - coi - la - possessions - des - bienz - est - premise - par - non - de - lynage - n - ' - apartient - pas - au - linage - as - sers - , - car - telz - lynagez - n - ' - estoit - contéz - par - nule - des - ancienez - loiz - . - Maiz - noz - avonz - establi - par - nostre - humanité - en - nostre - establisement - que - noz - feimez - de - la - droiture - del - patronage - , - qui - estoit - ozcure - et - confuse - jusqu - ' - a - no - tenz - , - - que - se - aucuns - sers - a - . - i - . - enfant - ou - pluseurs - de - fame - franche - ou - de - serve - , - ou - que - se - une - fame - serve - a - enfant - de - frans - home - ou - de - serf - et - li - peres - ou - la - mere - vienent - à - franchise - , - cil - qui - sunt - - de - mere - serve - ont - guaiegnié - franchise - , - ou - quant - lez - famez - estoient - franchez - et - li - home - estoient - serf - , - il - vindrent - aprés - ce - à - franchise - , - tuit - tel - enfant - vienent - à - l - ' - eritage - leur - pere - ou - leur - mere - , - si - que - la - droiture - de - patronage - n - ' - ait - nul - lieu - en - ceste - partie - . - Et - noz - apelonz - telz - enfanz - non - pas - tant - solement - à - l - ' - eritage - lor - peres - , - mais - l - ' - un - à - l - ' - eritage - à - l - ' - autre - , - comment - que - il - soient - , - ou - - - - se - - - cil - qui - furent - - en - servage - et - puis - ont - esté - franchi - sunt - tuit - seul - , - ou - se - il - i - a - o - elz - autres - qui - ont - esté - conceu - apréz - ce - que - li - peres - et - la - mere - furent - franchi - , - ou - se - il - sunt - d - ' - un - pere - - - ou - - - et - - - d - ' - une - mere - ou - de - divers - mariagez - , - à - la - samblance - de - celz - qui - sunt - - de - - - droiturier - - - droituriers - - - mariagez - . -

-

- Il - apert - dont - que - cil - qui - sunt - d - ' - un - meismes - degré - de - linnage - ne - sunt - pas - toz - jorz - apelé - à - l - ' - eritage - , - ne - cil - qui - est - li - pluz - prochains - par - lynage - n - ' - est - pas - toz - jorz - plus - - - prez - - - pres - - - d - ' - avoir - l - ' - eritage - ; - quar - por - ce - que - cil - qui - sunt - propre - oir - et - cil - que - noz - avonz - nombré - entre - les - proprez - oirs - sunt - pluz - prez - d - ' - avoir - - - l - ' - eritage - - - - que - nuz - - - autrez - - - autres - - - , - il - apert - que - li - niés - ou - la - niece - au - fil - au - mort - qui - sunt - el - quart - degré - sunt - pluz - pres - de - l - ' - eritage - que - ses - freres - ou - sa - suers - qui - sunt - en - secont - degré - , - ne - il - n - ' - a - point - de - disferance - se - il - sunt - en - la - poesté - à - celui - qui - muert - ou - il - n - ' - i - sunt - paz - , - ou - se - il - sunt - maslez - ou - femelez - . -

-

- Quant - il - n - ' - i - a - nul - des - propres - oirs - - - ne - de - celz - que - noz - avons - contés - entre - les - proprez - oirs - - - - , - li - parant - par - devers - le - pere - sunt - pluz - pres - d - ' - avoir - l - ' - eritage - que - cil - par - devers - la - mere - , - ja - soit - ce - que - il - soient - de - pluz - - - lontaing - - - lointains - - - degré - , - car - li - filz - ou - li - niéz - à - l - ' - oncle - au - mort - par - devers - son - pere - est - pluz - - - prez - - - pres - - - d - ' - avoir - son - heritage - que - sez - oncles - par - devers - sa - mere - . - Noz - avonz - dit - que - li - plus - prochain - parant - au - mort - par - devers - la - mere - - - doit - - - doivent - - - avoir - son - heritage - , - ou - se - il - sunt - dui - ou - pluz - de - coi - li - uns - li - soit - autresi - prochains - conme - li - autrez - , - il - i - doivent - estre - apelé - ensamble - toutez - les - fois - que - il - n - ' - i - a - nul - des - propres - oirs - ne - de - celz - qui - sunt - en - - - conpes - - - conte - - - de - proprez - oirs - , - ne - de - ses - paranz - de - par - son - pere - esceptés - le - frere - et - la - sereur - qui - sunt - hors - de - bail - qui - sunt - apelé - à - l - ' - eritage - à - leur - freres - et - à - leur - sereurs - , - quar - ja - soit - ce - que - il - aient - sosfert - amenuisement - de - chief - , - ne - porquant - il - sunt - mis - par - devant - toz - lez - paranz - par - devers - le - pere - qui - sunt - - de - pluz - lontaing - degré - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - l - ' - eritage - a - celz - qui - sunt - franchi - . - - -

- Or - voionz - dez - bienz - à - cels - qui - ont - esté - franchi - . - Il - lisoit - jadis - à - celui - qui - avoit - esté - franchis - que - il - trespasast - en - son - testament - son - patron - sanz - nule - paine - , - car - la - loiz - des - . - xii - . - tablez - apeloit - le - patron - à - l - ' - eritage - à - celui - que - il - avoit - franchi - , - se - cil - qui - avoit - esté - franchis - moroit - sanz - faire - testament - et - ne - laisoit - nul - propre - oir - . - Et - se - il - laisoit - nul - propre - oir - , - li - patronz - n - ' - avoit - nule - droiture - en - sez - biens - ; - et - se - il - laisoit - oir - de - sez - filz - naturelz - , - li - patronz - n - ' - i - avoit - nule - partie - , - mais - se - cil - estoit - de - sez - filz - adoptiz - , - ce - estoit - apers - tors - que - li - patronz - n - ' - i - eut - nule - droiture - . -

-

- Et - por - ce - la - desloiautés - de - la - loi - fu - apréz - ce - amendee - par - le - banissement - au - prevost - . - Se - cil - qui - avoit - esté - franchis - faisoit - dont - testament - , - il - estoit - ainsi - devisé - que - il - li - convenoit - laisier - au - patron - la - moitié - de - sez - biens - , - et - se - il - ne - li - laisoit - riens - ou - il - li - lisoit - mains - que - la - moitié - de - sez - bienz - , - la - possessions - de - la - moitié - de - sez - bienz - estoit - donee - au - patron - contre - les - tablez - del - testament - . - Et - se - il - moroit - sanz - faire - testament - et - il - lisoit - . - i - . - propre - oir - qui - estoit - sez - fiz - adoptif - , - la - possessionz - de - la - moitié - de - sez - bienz - estoit - - - - autresi - - - donee - - au - patron - - - ou - autresi - - - - - - contre - - - contre - - - - - cest - - - son - - - propre - oir - . - Maiz - li - fil - naturel - soloient - valoir - à - celui - qui - avoit - estés - franchis - à - metre - son - patron - hors - de - son - heritage - , - non - paz - tant - solement - cil - - - qui - - - qu - ' - il - - - avoit - an - sa - poesté - el - tenz - de - sa - mort - , - maiz - cil - qui - estoit - hors - de - son - baill - ou - que - il - avoit - - - donés - - - donnés - - - en - adoption - , - se - il - estoient - fet - oir - d - ' - - - aucune - - - aucunne - - - partie - - il - estoient - trespassé - , - et - demandoient - par - le - banisement - au - prevost - la - possession - dez - bienz - contre - les - tablez - del - testament - , - car - cil - qui - estoient - desherité - par - non - ne - metoient - à - nule - maniere - le - patron - hors - . -

-

- Et - aprés - ce - furent - - - acreuez - - - acreuz - - - par - la - loi - que - Papius - fit - lez - droiturez - as - patrons - qui - avoient - riches - sers - que - il - avoient - franchis - , - car - il - est - contenu - en - cele - loi - que - , - se - cil - qui - a - esté - franchis - a - patremoinne - qui - vaille - . - cm - . - estrelinz - et - il - a - mainz - de - . - iii - . - enfanz - , - se - il - fet - testament - ou - il - muert - sanz - testament - , - li - patronz - ait - autretant - de - sez - bienz - conme - . - i - . - de - sez - enfanz - . - Et - por - ce - , - se - cil - qui - a - esté - franchiz - a - . - i - . - fil - ou - une - fille - , - sez - patrons - ait - la - moitié - de - sez - bienz - autresi - conme - se - il - fust - mors - sanz - anfanz - . - Et - se - il - laisoit - . - ii - . - enfanz - , - la - tierce - partie - estoit - deue - à - son - patron - , - et - se - il - en - laisoit - . - iii - . - , - li - patrons - estoit - del - tot - mis - hors - . -

-

- Mez - noz - establisemens - que - noz - feimez - par - brief - traitié - juja - ces - causez - en - tel - maniere - que - , - se - cil - ou - celes - qui - ont - esté - franchi - ont - mains - de - . - c - . - deniers - d - ' - or - , - car - ainsiz - esprovons - noz - la - some - qui - est - contenue - en - la - - devant - dite - loi - que - . - i - . - deniers - d - ' - or - soit - contés - por - . - m - . - estrelinz - , - li - patronz - n - ' - ait - riens - en - lor - heritage - , - se - ainsis - est - que - il - face - testament - - - - . - Mez - se - il - muerent - sanz - faire - testament - - - et - il - n - ' - ont - nul - enfant - , - la - droiture - que - li - patron - avoient - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - lor - est - lors - gardee - . - Et - se - il - ont - plus - de - . - c - . - deniers - d - ' - or - et - il - ont - enfanz - ou - autres - qui - puissent - avoir - la - possession - de - lor - - - biens - - - bien - - - par - le - banissement - au - prevost - ou - . - i - . - ou - pluseur - , - del - quel - degré - que - il - soient - et - quel - que - il - soient - ou - masle - ou - femelez - , - noz - volonz - que - il - aient - l - ' - eritage - leur - peres - et - li - patron - et - lor - lyngnie - en - soient - mis - hors - del - tot - . - Et - se - il - muerent - sanz - enfans - et - sanz - faire - testament - , - noz - apelons - leur - patron - et - leur - patrones - à - lor - heritage - et - se - il - firent - testament - et - il - trespaserent - lor - - - patrons - - - patronz - - - et - lor - patronez - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - avoient - nus - enfanz - ou - il - en - avoient - , - mes - il - les - desiretent - par - non - , - ou - lor - mere - ou - lor - aiele - de - par - lor - mere - les - trespaserent - , - si - que - lor - - - testamens - - - testamenz - - - ne - puise - pas - estre - acuséz - que - il - n - ' - aient - esté - fait - - - - par - droit - - - , - lors - aient - li - patron - selonc - nostre - establisement - par - demander - la - possessions - des - bienz - contre - lez - tablez - , - non - pas - la - moitié - de - l - ' - eritage - conme - il - avoient - avant - , - mais - la - tierce - part - , - ou - ce - qui - lor - faut - de - la - tierce - part - lor - soit - parfet - par - nostre - establisement - , - se - cil - ou - celles - qui - ont - esté - franchi - lor - avoient - laisié - mains - que - la - tierce - part - et - il - aient - cele - partie - si - quite - et - si - - franche - que - il - ne - covegne - que - il - , - ne - lor - enfanz - , - en - paient - ne - lais - n - ' - autre - chose - qui - lor - soit - enjointe - , - maiz - tote - la - charge - de - l - ' - eritage - veigne - as - oirs - à - celui - ou - à - cele - qui - ont - esté - tranchi - . - Et - noz - asanblanmes - es - devant - dis - establisemens - pluseurs - autres - cas - que - noz - veimez - qui - - - sunt - - - sont - - - necessaire - à - cest - ordenement - ; - que - li - patron - et - li - patrones - et - leur - enfant - ou - cil - qui - vienent - de - travers - jusques - au - quint - degré - soient - apelé - à - l - ' - eritage - à - celz - qui - - - sunt - - - sont - - - franchi - , - si - conme - l - ' - on - puet - entendre - par - cel - establisement - , - si - que - se - uns - patrons - ou - une - patrone - ou - pluseur - ont - enfanz - , - cil - qui - est - li - pluz - prochienz - à - celui - qui - franchi - le - serf - ou - la - serve - soit - apeléz - à - l - ' - eritage - à - celui - ou - à - cele - qui - ont - esté - franchi - , - et - li - heritagez - soit - departis - selonc - les - persones - et - ne - mie - selonc - celz - de - cui - eles - descendent - ; - et - ceste - meimez - meniere - soit - gardee - en - celz - qui - vienent - de - travers - , - quar - pou - s - ' - en - faut - que - la - droiture - de - telz - heritages - ne - s - ' - accorde - - - - pas - - - à - la - droiture - de - l - ' - eritage - à - celz - qui - sunt - naturelment - franc - . -

-

- Maiz - ce - doit - estre - dit - de - celz - qui - vienent - à - pleniere - franchise - , - et - ne - mie - de - celz - qui - ne - sunt - franc - que - à - lor - vie - , - ne - de - celz - qui - sunt - franchi - par - tel - maniere - que - il - soient - en - servage - tote - lor - vie - et - franc - à - sa - mort - , - car - cil - qui - ne - sunt - franc - - que - à - lor - vie - n - ' - ont - point - d - ' - eritage - , - car - ja - soit - ce - que - il - estoient - conme - franc - tote - lor - vie - ne - porquant - , - quant - il - perdoient - la - vie - , - il - perdoient - franchise - et - cil - qui - lor - avoient - doné - franchise - detenoient - lor - biens - par - droiture - de - chatel - . - Et - il - fu - apréz - establi - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - largianz - que - , - se - li - enfant - au - franchiseur - n - ' - estoient - desireté - par - non - , - il - fussent - mis - par - devant - les - estranges - oirs - es - biens - à - - - celz - - - cel - - - qui - estoient - ainsi - - - franchi - - - franchis - - - que - l - ' - on - apeloit - latins - . - Aprés - ce - vint - - - li - - - le - - - banisemenz - au - saint - empereur - Trajan - qui - faisoit - que - , - se - cil - qui - estoit - ainsi - franchis - peust - venir - à - la - cité - de - Rome - ou - maugré - son - seignor - ou - sanz - son - seu - , - il - fust - par - le - benefice - as - princes - citeainz - de - Rome - en - sa - vie - et - latins - a - sa - mort - . - Mais - por - ces - conditions - et - por - pluseurs - autres - - - grietéz - - - grietés - - - , - noz - - - enforçanmez - - - asfaçanmez - - - le - non - des - latins - - - - et - le - conseil - au - senat - qui - est - apelés - largians - - - , - et - le - banissement - à - l - ' - empereur - Trajan - par - nostre - establissement - , - que - noz - ordonanmes - que - tuit - cil - qui - sunt - franchis - usent - de - la - cité - de - Rome - ; - et - noz - avonz - merveillosement - - - tranposé - - - transposé - - - toutez - lez - voies - qui - menoient - à - latinitéz - à - avoir - pleniere - franchise - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - l - ' - ansignement - de - celz - qui - ont - esté - franchi - . - - -

- Noz - devonz - estre - amonesté - à - une - somme - que - li - senaz - juja - que - , - ja - soit - ce - que - li - biens - à - celz - qui - sunt - franchi - apartienent - oelment - à - toz - lez - enfanz - au - patron - qui - sunt - d - ' - un - meesmes - degré - , - ne - porquant - il - lit - au - pere - que - il - enseigne - . - i - . - de - sez - enfanz - celui - que - il - avra - franchi - , - si - que - cil - selz - à - qui - il - est - enseignié - soit - sez - patronz - apréz - la - mort - son - pere - , - et - li - autre - enfant - qui - fussent - ausi - receu - à - ses - bienz - , - se - nuz - asenemenz - n - ' - en - eust - esté - faiz - , - n - ' - i - aient - nule - droiture - . - - - Maiz - - - Mais - - - il - reçoivent - leur - anciene - droiture - se - cil - à - qui - il - fu - asenéz - muert - sanz - enfant - . -

-

- Et - il - est - otroié - au - patron - que - il - enseigne - non - paz - tant - solement - le - serf - que - il - a - franchi - , - mez - la - serve - , - et - si - le - puet - enseigner - non - pas - tant - solement - à - son - fil - ou - à - son - neveu - , - mais - à - sa - fille - ou - sa - niece - . -

-

- Cist - pooirs - d - ' - assenier - est - donés - à - celui - qui - a - en - sa - poesté - . - ii - . - enfanz - ou - pluseurs - , - si - que - il - li - lise - asener - celui - ou - cele - que - il - a - franchis - à - celz - que - il - a - en - sa - poesté - . - Et - porce - demandoit - l - ' - en - , - se - il - met - - - apréz - - - aprés - - - hors - de - son - bail - celui - à - qui - il - l - ' - a - enseignié - , - savoir - mon - se - li - asenemenz - faut - . - Et - il - noz - plest - que - il - faille - , - si - conme - il - fu - avis - à - Julian - et - à - pluseurs - autres - . -

-

- Ne - il - n - ' - a - point - de - disferance - se - il - l - ' - asene - en - testament - ou - sanz - testament - , - et - il - est - otroié - as - patrons - que - il - facent - ce - par - telz - parolez - conme - il - vodront - par - le - conseil - au - senat - qui - fu - fés - el - tenz - Claudian - , - quant - Rufuz - et - Ostorius - et - Scapula - estoient - consiller - . -

-
-
- - Cist - - titrez - titres - - est - de - la - - droiture - possession - - des - bienz - . - - -

- - La - droiture - de - la - possession - des - bienz - fu - establie - par - le - prevost - por - amender - le - viéz - droit - . - Et - li - prevoz - amenda - en - cele - maniere - le - viés - droit - , - si - conme - noz - avonz - dit - , - ne - mie - tant - solement - es - heritagez - à - celz - qui - muerent - sanz - testament - , - maiz - à - celz - qui - funt - testament - . - Car - se - autrui - enfes - qui - estoit - encore - à - naistre - estoit - faiz - oirs - , - ja - soit - ce - que - il - ne - pooit - pas - recevoir - l - ' - iretage - par - le - droit - citeain - por - ce - que - li - establisemens - ne - valoit - riens - , - ne - porquant - la - possessionz - dez - biens - li - estoit - donee - par - le - droit - au - prevost - ; - maiz - il - est - orendroit - fais - oirs - selonc - nostre - establisement - , - ne - ce - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - contre - le - droit - citeain - . -

-

- Ne - porquant - la - - - possessions - - - possession - - - des - bienz - li - est - premise - , - non - pas - por - amender - ne - por - contredire - le - viel - droit - , - maiz - por - confremer - le - , - car - la - possessionz - des - biens - est - donnee - selonc - les - tables - à - celz - qui - sunt - fet - oir - el - testament - qui - est - à - droit - faiz - . - Et - li - propre - oir - au - mort - et - li - parant - par - devers - son - pere - sunt - apelé - à - la - possession - dez - bienz - sanz - testament - , - maiz - li - heritagez - apartient - à - elz - par - le - droit - citeain - , - sanz - demander - la - possession - des - biens - . -

-

- Cil - que - li - prevoz - toz - solz - apele - à - l - ' - eritage - ne - sunt - pas - fet - - - - oir - - - par - droit - , - car - li - prevoz - ne - puet - faire - oir - ; - mais - - - or - - - oir - - - sunt - fet - par - loi - ou - par - autre - establissement - de - droit - , - si - conme - par - le - conseil - au - senat - et - par - l - ' - establisement - as - princez - maiz - quant - li - prevoz - - donne - à - aucun - la - possession - dez - bienz - , - il - sunt - en - lieu - d - ' - oirs - et - sunt - apelé - porseur - dez - bienz - . - Encor - fist - li - prevoz - plusors - autres - - - degrés - - - degréz - - - en - - - doner - - - donner - - - la - possession - dez - bienz - , - quant - li - feisoit - que - nuz - ne - moroit - sanz - oir - , - quar - li - prevoz - eslargi - por - bien - et - por - loiauté - la - droiture - de - recevoir - heritage - qui - estoit - establie - - - - ou - - - estroitez - bonnez - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - . -

-

- Lez - - - possessionz - - - possession - - - dez - biens - de - coi - testamenz - est - faiz - sunt - cestez - : - la - premiere - est - qui - est - donee - as - enfanz - qui - sunt - trespassé - el - testament - , - et - ceste - est - apelee - contre - les - tablez - . - La - seconde - est - - - cele - - - - que - li - prevoz - premet - par - droit - à - toz - celz - qui - sont - escrit - à - estre - oir - et - por - ce - est - ele - apelee - selonc - les - tablez - del - testament - . - Et - por - ce - que - il - a - premierement - parlé - del - testament - , - il - vient - aprés - à - celz - qui - muerent - sanz - testament - faire - et - donne - premierement - la - possession - des - bienz - de - coi - testamenz - n - ' - est - paz - faiz - as - proprez - oirs - et - à - celz - qui - sunt - conté - entre - les - - - proprez - - - propres - - - oirs - par - le - bannissement - au - prevost - ; - et - aprés - à - celz - qui - sunt - oir - selonc - lez - lois - ; - et - puis - as - . - x - . - - - personnez - - - personnes - - - que - il - met - par - devant - l - ' - estrange - qui - franchit - celui - qui - est - mors - - - lez - - - les - - - . - x - . - personez - sunt - cestes - : - c - ' - est - li - peres - et - la - mere - , - li - aiel - ou - l - ' - aiele - de - pere - ou - de - par - mere - , - et - li - fil - et - la - fille - , - et - li - niéz - et - la - niece - de - par - le - fil - ou - de - par - la - fille - , - et - li - frere - et - la - suer - , - conment - que - il - soient - et - d - ' - un - pere - - et - d - ' - une - mere - ou - de - divers - ; - el - quart - leu - est - donee - la - possessions - dez - bienz - as - prochienz - paranz - ; - el - quint - à - celz - qui - sunt - de - la - maisnie - au - mort - ; - el - siste - au - patron - et - à - la - patrone - et - à - leur - enfanz - ; - el - septime - au - mari - à - la - morte - ou - à - la - fame - au - mort - ; - en - l - ' - uitime - as - parans - à - celui - qui - franchit - le - mort - . -

-

- Mais - la - juridicion - au - prevost - i - a - amené - celz - ; - mez - noz - n - ' - avonz - rienz - trespassé - que - noz - n - ' - aions - amendé - par - noz - establisemenz - ; - et - avonz - receu - les - possessionz - dez - bienz - contre - les - tablez - et - - - solonc - - - selonc - - - les - tablez - ; - por - ce - que - elez - sunt - necessairez - es - bienz - de - coi - testamenz - est - fés - ; - - - - e - quant - testamenz - n - ' - est - pas - fais - , - - - noz - avonz - receue - la - possession - dez - biens - qui - est - donnee - as - proprez - oirs - et - à - celz - qui - sunt - oir - selonc - lez - lois - . -

-

- Et - noz - avonz - mostré - par - brief - parole - et - par - bon - proposement - que - la - maniere - qui - est - mise - el - quint - leu - el - bannissement - au - prevost - , - ce - est - cele - par - coi - les - . - x - . - personez - ont - la - possession - des - bienz - , - ne - vaut - rienz - , - car - por - ce - que - la - devant - dite - maniere - de - la - possession - des - bienz - metoit - ces - . - x - . - personnez - par - devant - l - ' - estrange - qui - avoit - franchi - le - mort - , - nostre - establisemenz - que - noz - feismez - de - metre - lez - enfanz - hors - de - baill - otroia - à - toz - les - peres - et - à - celz - qui - franchisent - que - il - aient - ce - previlige - et - que - la - devant - dite - possessionz - - - dez - biens - - - des - bienz - - - ne - vaille - rienz - . - Quant - - la - quinte - maniere - de - la - possession - des - - - bienz - - - biens - - - fu - dont - ostee - , - noz - meimez - en - son - leu - cele - qui - estoit - la - siste - , - et - feismez - la - quinte - de - cele - que - li - prevoz - premet - as - prochainz - paranz - . -

-

- Por - ce - que - la - possessionz - dez - biens - qui - estoit - donee - à - celz - qui - estoient - de - la - maisnie - au - mort - estoient - au - sestime - leu - , - et - cele - qui - estoit - donee - au - patron - et - à - la - patrone - et - à - leur - enfanz - estoit - en - l - ' - uitime - , - noz - ostanmez - del - tot - l - ' - une - et - l - ' - autre - maniere - par - nostre - establisement - que - noz - - - feimez - - - feismez - - - de - la - droiture - des - - - patremoinnez - - - patronage - - - , - quar - noz - meimez - l - ' - iretage - - - à - la - maniere - - - - de - celz - - - - qui - ont - esté - franchi - à - la - maniere - - - à - celz - qui - sunt - franc - naturelment - , - et - lez - avons - estreciéz - jusqu - ' - au - quint - degré - tant - solement - , - que - il - ait - acunne - diference - entre - celz - qui - sunt - naturelment - franc - et - celz - qui - ont - esté - franchi - . - Et - la - possessionz - - - dez - - - des - - - biens - qui - est - donnee - contre - les - tablez - et - cele - qui - est - donee - à - celz - qui - sunt - oir - selonc - lez - lois - et - à - prochienz - paranz - sosfist - bien - par - coi - il - puent - chalongier - lor - droiturez - , - si - que - toute - la - doute - et - toute - l - ' - erreur - de - ces - . - ii - . - manierez - de - - - possession - - - possessionz - - - de - biens - soit - ostee - del - tot - . -

-

- Et - noz - avonz - gardee - en - sa - force - l - ' - autre - maniere - de - possessionz - dez - bienz - qui - estoit - donnee - au - mari - à - la - morte - ou - à - la - fame - au - mort - qui - estoit - mise - el - neuvime - liu - entre - les - anciennes - possessions - des - bienz - et - l - ' - avonz - mise - el - siste - liu - ; - et - la - - - disime - - - disisme - - - maniere - de - possessionz - des - biens - selonc - lez - ancienz - - qui - estoient - donné - as - paranz - à - celui - qui - avoit - franchi - le - mort - soit - ostee - por - lez - causes - qui - ont - esté - racontees - qui - sunt - sozpeceneuses - par - droit - , - si - que - il - ait - tant - solement - . - vi - . - manieres - de - - - possessions - de - bienz - - - possessionz - de - biens - - - qui - aient - force - . -

-

- Et - que - cele - soit - la - setime - que - li - prevost - amenerent - avant - par - tres - bonne - raison - , - car - au - - - derreniere - - - derrenier - - - est - promise - la - possessions - dez - bienz - par - le - banissement - au - prevost - , - - - et - - - à - - - celz - de - qui - il - est - contenu - en - la - loi - ou - en - conseil - au - senat - ou - en - establissement - que - ele - lor - soit - donnee - , - et - li - prevoz - - - n - ' - aconpaingna - - - n - ' - aconpaigna - - - paz - ceste - meniere - as - possessionz - des - bienz - de - coi - testamenz - n - ' - est - pas - faiz - , - ne - a - cele - de - coi - il - est - faiz - , - ainz - lor - donna - autresi - conme - la - darreniere - aide - et - hors - d - ' - ordre - , - si - conme - la - chose - le - requiert - , - ce - est - à - savoir - à - celz - qui - vienent - à - avoir - heritage - par - lez - lois - ou - par - le - conseil - au - senat - , - ou - par - les - establisemens - as - princez - ou - par - testament - ou - sanz - testament - . -

-

- Por - ce - que - li - prevoz - amena - dont - avant - pluseurs - menierez - d - ' - avoir - heritages - , - et - il - les - ordonna - par - ordre - , - et - plusors - persones - estoient - sovent - en - chascunne - maniere - par - divers - degréz - , - que - les - actions - as - creanciers - ne - fussent - perduez - , - ainz - eussent - que - il - peussent - traire - en - cause - por - lor - detez - , - et - ne - fussent - pas - mis - de - legier - en - possessionz - des - bienz - au - mort - , - por - ce - establi - il - certain - tenz - de - demander - la - possession - dez - bienz - . - Il - donna - dont - as - enfanz - et - as - peres - quel - que - il - soient - , - ou - naturel - ou - adoptif - , - . - i - . - an - d - ' - espasse - à - demander - la - possessions - - - dez - biens - - - des - bienz - - - et - as - autres - espasse - de - . - c - . - jors - . -

-

- Et - se - aucuns - ne - demande - dedenz - cel - terme - la - possession - dez - bienz - , - la - droiture - que - il - avoit - eschiet - as - autres - qui - sunt - de - cel - meismes - degré - ; - et - se - il - n - ' - i - a - nul - qui - soient - de - cel - meismes - degré - , - li - prevoz - premet - dont - en - son - banissement - as - autres - la - possession - dez - bienz - , - autresi - conme - - - se - - - si - - - il - n - ' - i - eust - nul - del - premier - degré - ; - et - se - aucuns - refuse - la - possession - des - bienz - qui - li - est - eschaoite - , - l - ' - on - n - ' - atent - pas - tant - que - li - tenz - qui - est - establiz - soit - passéz - , - maiz - li - autre - i - sunt - maintenant - receu - par - cel - meismez - banissement - . -

-

- Li - termez - qui - est - establiz - à - demander - la - possession - dez - bienz - doit - conmencier - dés - que - l - ' - en - a - pooir - de - demander - la - . -

-

- Et - li - prince - qui - furent - devant - noz - porvirent - bien - à - cest - cause - que - nuz - ne - - - jurt - - - curt - - - por - demander - la - possession - dez - bienz - , - maiz - se - il - mostre - en - aucune - meniere - la - volenté - à - celui - qui - ne - la - reçoit - paz - dedenz - le - tenz - qui - est - establiz - , - il - en - ait - d - ' - iluec - en - avant - le - - - premier - - - plenier - - - benefice - . -

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- - Cist - titres - est - del - conquest - qui - est - fais - par - adoption - . - - -

- Encor - i - a - une - autre - - - maniere - - - meniere - - - d - ' - avoir - autrui - heritage - qui - n - ' - est - pas - amené - avant - par - la - loi - az - . - xii - . - tablez - , - ne - par - le - banissement - au - prevost - , - maiz - par - le - droit - qui - est - receus - par - - consentement - . -

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- Car - quant - aucuns - qui - est - a - soi - donne - soi - - - meesmes - - - - en - adoption - , - il - soloit - estre - ainsi - que - toutes - les - choses - corporelz - et - celez - qui - n - ' - estoient - - - paz - - - pas - - - corporés - , - et - ce - qui - li - estoit - deu - estoit - aquis - par - plenier - droit - a - celui - qui - - - la - vooit - - - l - ' - avooit - - - , - esceptéz - celes - qui - perissent - par - amenuissement - de - chief - , - si - conme - sunt - - - oblegement - - - obligement - - - de - servisez - et - - - droiturez - - - droitures - - - qui - eschient - par - - - paranté - - - parenté - - - . - Et - ja - soit - ce - que - usaigez - et - usuairez - estoient - premierement - conté - entre - ces - chosez - , - ne - por - quant - nostre - - - establisemenz - - - establisement - - - desfendi - que - il - ne - fussent - pas - perdu - par - le - petit - amenuisement - de - chief - . -

-

- Et - noz - avonz - ore - estrecié - le - conquest - qui - soloit - estre - faiz - par - adoption - a - la - meniere - des - peres - naturelz - , - car - es - chosez - qui - eschient - par - dehors - as - filz - qui - sunt - en - baill - , - n - ' - est - riens - aquis - as - peres - naturelz - ne - as - adoptif - fors - l - ' - usuaire - , - et - la - seignorie - en - - - ranment - - - remaint - - - tozjors - as - fiz - . - Et - quant - li - filz - adoptis - est - mors - en - la - poesté - dou - pere - adoptif - , - la - seignorie - des - biens - remaint - au - pere - adoptif - , - se - il - n - ' - i - a - aucune - des - personez - qui - , - selonc - nostre - establisement - , - sunt - misez - par - devant - le - pere - adoptif - , - es - chosez - qui - ne - puent - pas - estre - aquisez - au - pere - . -

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- Encontre - ce - , - li - peres - adoptis - ne - sunt - paz - tenus - par - droit - à - ce - que - cil - devoit - qui - se - donna - en - adoption - , - mais - il - est - traiz - en - cause - el - non - au - fil - et - , - se - il - ne - le - vuet - desfandre - , - il - est - otroié - as - creanciers - - que - il - porsient - par - noz - bailliz - lez - bienz - qui - fussent - leur - o - tot - l - ' - usuaire - , - se - il - ne - se - fussent - sozmis - à - autrui - poesté - et - que - il - en - - - ordonent - - - ordonnent - - - en - loial - maniere - . -

-
-
- - Cist - - titrez - titres - - est - de - celui - à - qui - li - bien - sunt - baillié - por - garder - les - franchisez - . - - -

- Aprés - vint - une - novele - maniere - d - ' - avoir - hiretage - selonc - l - ' - establisement - à - l - ' - empereur - Marc - . - Car - se - cil - à - qui - lor - sires - a - laisié - franchise - en - son - testament - vuelent - , - por - ce - que - li - oirs - ne - reçoit - pas - l - ' - eritage - , - que - li - bien - à - lor - seignor - lor - soient - baillié - por - garder - franchise - , - il - sunt - - . - Et - ainsi - est - il - contenu - - - el - - - as - - - leitres - à - l - ' - empereur - Marc - que - il - escrit - à - Ruf - . -

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- De - coi - - - lez - - - les - - - parolez - sunt - telez - : - se - li - - - testamenz - - - testamens - - - - - - à - celui - - - qui - laisa - franchise - à - . - i - . - de - sez - sers - ne - vaut - rien - , - et - il - n - ' - i - a - nul - qui - doie - avoir - sez - biens - sanz - testament - , - et - li - bien - sunt - en - tel - cause - que - il - doient - estre - vandu - quant - li - juges - qui - doit - jugier - de - cele - chose - en - sera - requiz - , - il - orra - ton - desirrier - si - que - li - bien - te - soient - baillié - por - garder - - - lez - - - les - - - franchises - qui - sunt - donnees - droitement - ou - par - menierez - de - laiz - , - - - ce - - - se - - - tu - donnes - avenant - causion - as - creanciers - de - paier - à - chascun - ce - que - l - ' - on - li - doit - . - Et - cil - à - qui - franchise - fu - donnee - droitement - seront - franc - , - autresi - bien - conme - se - li - oirs - eust - receu - l - ' - eritage - , - et - tu - doingnez - franchise - à - celz - à - qui - li - oirs - la - devoit - donner - , - si - que - tu - requierez - que - li - bien - te - soient - baillié - sanz - nule - autre - condicion - fors - que - cil - qui - - ont - receu - droitement - franchise - soient - redevable - à - toi - conme - à - leur - patron - , - quar - noz - dononz - autorité - à - ceste - teue - volenté - se - cil - de - qui - estat - l - ' - on - enquiert - s - ' - i - asentent - . - Et - que - li - preuz - de - noz - letrez - ne - soit - fet - vainz - par - autre - raison - , - se - la - borse - à - l - ' - empereur - vuet - recevoir - lez - biens - , - cil - qui - s - ' - entremetent - de - noz - chosez - sachent - que - la - cause - de - franchise - doit - estre - mise - par - devant - conquest - de - deniers - , - si - que - la - franchise - soit - sauve - à - celz - qui - la - porroient - avoir - se - li - heritages - eust - esté - receus - selonc - le - testament - . -

-

- Il - est - secorrus - par - cez - leitres - et - à - franchisez - et - à - mors - que - li - creancier - ne - porsient - lor - bienz - et - que - il - ne - soient - vandu - . - Car - se - li - bien - sunt - receu - par - ceste - cause - , - il - ne - sunt - pas - vandu - , - car - cil - qui - done - causion - de - paier - toutes - les - detes - est - convenablez - oirs - au - mort - . -

-

- Et - l - ' - en - doit - savoir - que - ces - leitres - ont - lieu - toutes - les - fois - que - franchises - sunt - donnees - en - testament - . - Se - aucuns - muert - dont - sanz - faire - testament - , - et - il - fet - escris - par - coi - il - donne - franchises - , - et - li - heritagez - est - receuz - sanz - testament - , - li - otrois - del - establisement - devera - avoir - leu - , - et - se - il - fet - testament - et - il - donne - franchise - es - escris - que - il - fet - aprés - , - il - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - dote - que - eles - n - ' - aparteignent - à - celz - à - qui - elez - furent - donnees - . -

-

- Et - les - parolez - de - l - ' - establisement - - - mostrent - - - mostre - - - que - - - li - - - il - a - - - lieu - quant - nus - n - ' - est - faiz - oirs - ; - tant - conme - il - est - dont - en - doute - se - il - i - a - oir - ou - - non - , - li - establisemenz - cessera - , - et - quant - il - conmencera - à - estre - certainne - chose - que - nus - n - ' - est - oirs - , - lors - avra - li - establisemenz - lieu - . -

-

- Et - se - cil - qui - puet - avoir - enterrine - restitution - s - ' - atint - de - l - ' - eritage - , - li - establisemenz - a - lieu - et - li - bien - puent - estre - laisié - à - celui - à - qui - franchise - fut - laisie - . - Se - il - a - dont - enterrine - - - restitusion - - - restitution - - - , - aprés - ce - que - li - bien - sunt - receu - por - garder - les - franchises - , - l - ' - on - ne - doit - pas - dire - que - les - franchises - qui - ont - esté - donnees - une - foiz - doient - estre - rapelees - , -

-

- car - ciz - establisemenz - a - esté - ramenés - avant - por - garantir - lez - franchisez - . - Se - nulez - franchises - n - ' - ont - dont - esté - donnees - , - li - establisemenz - cesse - . - Se - il - donna - dont - en - sa - vie - les - franchisez - ou - por - cause - de - mort - et - l - ' - en - enquiert - - - ce - - - se - - - ce - a - esté - fet - por - barreter - les - creanciers - ou - non - , - et - il - vuelent - por - ce - que - li - bien - lor - soient - baillié - , - l - ' - on - demande - se - - - il - - - ils - - - doivent - estre - - - - et - il - est - mielz - que - il - soient - - , - ja - soit - - - , - ja - soit - - - ce - que - il - n - ' - est - pas - contenu - es - parolez - del - establisement - . -

-

- Mais - por - ce - que - noz - veimez - que - plusors - divitions - failloient - à - cel - - - - establisement - , - nous - feismes - un - tres - plenier - establisement - - - en - coi - pluseurs - espaces - sunt - mises - par - coi - la - droiture - de - ceste - meniere - d - ' - avoir - heritage - est - faite - tres - pleniere - , - que - chascuns - puet - veoir - - - - se - il - list - - - cest - establissement - . -

-
-
- - Cist - titres - est - d - ' - oster - la - maniere - d - ' - avoir - heritage - qui - estoit - faite - - por - rendre - par - vendre - - les - biens - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - - claudian - claudians - - . - - -

- Par - desus - ceste - - - meniere - - - maniere - - - d - ' - avoir - heritage - estoit - une - autre - . - Si - conme - li - achas - dez - bienz - qui - a - esté - establiz - par - pluseurs - - - detez - - - doutes - - - de - vendre - lez - biens - au - deteur - , - et - ele - avoit - lieu - quant - - - li - - - le - - - jugement - ordenaire - estoient - en - - - les - - - us - - - , - por - ce - que - li - - - autre - - - ancien - - - usoient - des - jugemenz - - - ordinairez - - - - faillirent - lez - ventes - des - biens - o - les - jugemens - ordinairez - ; - et - il - est - otroié - as - creancier - par - l - ' - ofice - au - juge - tant - solement - que - il - porsient - les - bienz - au - mort - , - et - en - ordonnent - si - conme - il - sera - plus - porfitable - chose - et - - - se - - - ce - - - aparoistra - mielz - des - livres - qui - sunt - greignor - . -

-

- Une - autre - meniere - de - conquest - estoit - par - le - conseil - au - senat - qui - est - apeléz - Claudianz - ; - quant - franche - fame - estoit - deceue - par - amor - de - serf - et - ele - perdoit - la - franchise - par - le - conseil - au - senat - et - o - la - franchise - - - sa - - - la - - - sustance - . - Et - por - ce - que - il - noz - fu - avis - que - ce - estoit - chose - qui - ne - - - fust - - - fu - - - pas - - - digne - - - dingne - - - de - noz - tenz - , - noz - - - conmandanmez - - - conmandanmes - - - que - il - fust - - - abatu - - - abattu - - - de - nostre - cité - et - n - ' - otroianmes - pas - que - il - fust - mis - en - noz - digestez - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - obligemens - . - - -

- Or - venonz - as - obligemenz - . - Obligemenz - est - uns - liens - de - droit - de - coi - noz - somes - estraint - par - besoing - de - paier - aucune - chose - selonc - - - lez - - - les - - - droiz - de - nostre - cité - . -

-

- La - souverainne - division - de - toz - - - obligemenz - - - obligemens - - - est - en - . - ii - . - menieres - : - car - il - sunt - fait - ou - par - le - droit - citeain - ou - par - cel - as - prevoz - . - Li - citeain - obligement - sunt - qui - sunt - establi - par - lez - lois - ou - confremé - par - le - droit - citeain - ; - cil - as - prevoz - sunt - cil - que - li - prevoz - establist - par - sa - juridition - . -

-

- L - ' - autre - divisions - est - en - . - iiii - . - especes - , - car - obligemenz - est - faiz - ou - de - marchié - ou - conme - de - marchié - , - ou - de - mesfait - ou - conme - de - mesfait - . - Et - il - convient - premierement - de - veoir - de - celz - qui - vienent - de - marchié - , - de - coi - . - iiii - . - menierez - sunt - , - car - obligemenz - est - fez - ou - par - chose - , - ou - par - paroles - , - ou - par - leitrez - , - ou - par - consentement - . - De - coi - noz - dironz - de - chascun - par - soi - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - obligemenz - qui - sunt - fait - par - chose - . - - -

- Obligemenz - est - fex - par - chose - , - si - conme - prest - . - - - Obligemens - - - Obligemenz - - - de - prest - est - es - choses - qui - sunt - à - poiz - ou - à - nombre - ou - à - mesure - , - si - conme - en - vin - , - en - oile - , - en - froment - , - en - deniers - nombrés - , - en - arain - , - en - argent - , - en - or - , - car - noz - baillonz - ces - choses - ou - à - conte - , - ou - à - mesure - , - ou - à - poiz - , - si - que - elez - soient - à - celz - qui - les - reçoivent - et - aucune - fois - que - celez - meismes - ne - noz - soient - paz - randuez - , - - - maiz - - - mais - - - autres - de - cele - meismes - nature - , - de - cele - meismes - quantité - . - Et - por - ce - est - il - apelés - prest - que - la - chose - qui - estoit - miene - devient - teue - , - et - je - ai - action - de - demander - la - arriere - . -

-

- Cil - qui - reçoit - chose - qui - ne - li - estoit - paz - deue - de - celui - qui - li - a - paié - par - erreur - est - oblegiéz - par - la - chose - : - et - action - de - demander - le - arriere - li - est - donee - contre - celui - qui - l - ' - a - - receue - , - car - la - chose - - - li - - - lui - - - puet - autresi - estre - demandee - conme - se - il - l - ' - eust - empruntee - et - por - ce - , - se - une - chose - qui - n - ' - estoit - pas - deue - à - l - ' - orfelin - li - est - paié - par - erreur - sanz - l - ' - autorité - à - celui - qui - l - ' - a - en - garde - , - ele - ne - li - puet - pas - estre - demandee - arriere - pluz - que - se - ele - li - fust - prestee - . - Maiz - il - n - ' - apert - paz - que - ceste - meniere - d - ' - obligement - viegne - de - marchié - , - quar - cil - qui - baille - la - chose - par - corage - de - randre - la - , - vuet - pluz - depecier - - - le - - - - marchié - que - faire - le - . -

-

- Cil - à - qui - une - chose - est - baillie - por - user - en - est - oblegiéz - par - chose - et - est - tenuz - par - action - de - prest - , - mais - il - a - molt - de - diferance - entre - cestui - et - celui - qui - emprunte - , - quar - la - chose - n - ' - est - pas - baillie - à - cestui - par - corage - que - ele - soit - soie - , - et - por - ce - sunt - il - - - retenu - - - tenu - - - à - rendre - la - chose - meismez - . - Mais - se - cil - qui - emprunte - la - chose - la - pert - par - aucune - aventure - , - si - conme - par - feu - ou - par - eve - , - ou - par - force - de - larronz - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - il - ne - soit - oblegiéz - . - Mais - cil - à - qui - une - chose - est - prestee - por - user - en - doit - mettre - toute - diligence - à - garder - la - , - ne - il - ne - li - sosfist - pas - que - il - i - mete - autretel - diligence - conme - il - seut - - - mettre - - - metre - - - es - - - sieies - - - sienes - - - chosez - se - uns - autrez - la - peust - garder - pluz - diligement - . - Mais - quant - la - chose - est - perdue - par - force - ou - par - aventure - à - qui - l - ' - on - ne - puet - contrester - , - il - n - ' - i - est - pas - tenus - , - se - ce - n - ' - a - esté - fet - en - ses - corpez - . - Et - se - tu - as - porté - o - toi - hors - del - païs - la - chose - qui - te - fu - prestee - por - user - en - et - tu - l - ' - as - perdue - - par - asaut - de - larronz - ou - par - peril - d - ' - yaue - , - il - n - ' - est - paz - doute - que - tu - ne - soiez - tenuz - au - rendre - . - Il - apert - que - la - chose - te - soit - prestee - proprement - , - se - ele - t - ' - est - baillie - à - user - en - sanz - nul - louier - ; - et - se - tu - en - as - doné - loier - , - il - apert - que - li - usages - de - la - chose - t - ' - est - louéz - , - car - chose - prestee - doit - estre - baillie - par - grace - . -

-

- En - - - sorquetot - - - sort - que - tot - - - , - cil - à - qui - une - chose - est - baillie - à - garder - - - et - - - est - - - oblegiéz - par - chose - et - est - tenus - par - action - de - chose - baillie - en - garde - , - par - coi - il - doit - rendre - la - chose - meismez - que - il - a - receue - , - mais - il - est - tenu - à - ce - tant - solement - qui - est - avenu - par - sa - tricherie - et - ne - mie - à - ce - qui - est - avenu - par - sa - perece - ou - par - sa - negligence - . - L - ' - en - doit - restorer - ce - qui - est - avenu - par - legiere - corpe - en - chose - baillie - en - garde - , - quant - la - chose - est - receue - à - garder - par - loier - ou - par - la - cause - de - celui - tant - solement - qui - la - reçut - quant - il - s - ' - ofri - de - son - gré - à - garder - la - , - maiz - se - cil - qui - la - chose - estoit - li - priast - que - il - li - gardast - , - cil - qui - la - reçut - doit - estre - seurs - , - se - il - fu - pou - diligenz - en - garder - la - et - ele - li - fu - emblee - , - car - cil - qui - bailla - la - chose - à - garder - à - son - ami - qui - estoit - negligenz - - - ne - - - n - ' - en - - - doit - blamer - fors - sa - legiereté - . -

-

- Li - creanciers - qui - prent - gage - est - oblegiéz - par - chose - , - et - est - tenus - par - action - de - gage - de - randre - la - chose - meismez - que - il - reçoit - , - mais - por - ce - que - gaigez - est - - - baillés - - - bailléz - - - par - la - cause - de - l - ' - un - et - de - - l - ' - autre - , - car - il - est - bailliéz - por - le - deteur - que - la - chose - li - soit - prestee - et - por - le - creancier - que - il - soit - aseur - de - ce - que - il - preste - , - il - noz - plest - que - ce - sofice - que - li - creanciers - - - mace - - - mete - - - grant - diligence - à - garder - la - chose - qui - est - baillie - en - garde - , - et - se - il - li - met - et - il - pert - la - chose - par - aucun - cas - d - ' - aventure - , - il - est - toz - seurs - et - ne - laise - pas - por - ce - à - demander - ce - que - il - presta - . -

-
-
- - Cist - titres - est - d - ' - obligement - qui - sunt - fet - par - parole - . - - -

- Obligemenz - par - parole - est - fez - par - demande - et - par - - - response - - - responce - - - , - quant - noz - metonz - en - covenent - que - aucune - chose - soit - faite - ou - donnee - . - Et - de - ce - nessent - . - ii - . - actions - , - la - premiere - est - de - demander - la - chose - qui - fu - convenancie - , - se - ele - est - certainne - , - l - ' - autre - - - - est - - - actions - de - convenance - se - la - chose - n - ' - est - paz - certainne - . -

-

- A - faire - tel - obligement - estoient - jadis - ces - - - choses - - - paroles - - - necessaires - : - Me - premés - tu - ce - ? - Je - le - te - premés - ; - Convenances - tu - ce - ? - Je - le - convenance - ; - Pleges - tu - ce - ? - je - le - plez - ; - Dorraz - tu - ce - ? - Je - le - dorrai - ; - Feras - tu - ce - ? - Je - le - ferai - . - Il - n - ' - a - nule - disference - se - convenance - est - faite - en - latin - ou - en - greu - ou - en - autre - laingaige - , - se - li - unz - et - li - autres - de - celz - qui - font - le - convenant - - - l - ' - entant - - - l - ' - entent - - - ; - ne - il - ne - convient - pas - que - il - usent - anbedui - d - ' - un - laingaige - , - ainz - sosfit - bien - que - cil - qui - premet - à - donner - la - chose - ou - à - faire - la - , - respongne - avenanmant - - à - ce - qui - li - autres - li - demande - . - En - sor - que - tot - dui - Grieu - se - - - puent - - - pueent - - - bien - oblegier - li - unz - l - ' - autre - en - latin - . - Ces - parolez - solempnéz - furent - dont - jadis - en - usage - mais - aprés - ce - fu - faiz - li - establissemens - à - l - ' - empereor - Leon - qui - osta - la - solempnité - des - parolez - et - demande - d - ' - une - part - et - d - ' - autre - le - senz - et - l - ' - entendement - par - quelz - parolez - que - il - puise - estre - euz - . -

-

- Toute - convenence - est - faite - ou - purement - , - ou - à - terme - , - ou - soz - condiction - . - Il - est - fait - purement - quant - l - ' - on - dit - : - Tu - me - premés - à - paier - . - xx - . - livres - , - et - ce - puet - estre - maintenant - demandé - . - Convenance - est - feite - à - terme - quant - termes - i - est - mis - en - coi - li - deniers - seront - paié - , - si - conme - quant - l - ' - on - dit - : - Tu - me - preméz - que - tu - me - - - paieraz - - - paieras - - - . - xx - . - livres - le - premier - jor - de - mars - , - et - ce - que - noz - convenançons - à - terme - est - maintenant - deu - , - maiz - il - ne - puet - estre - demandé - devant - le - terme - , - ne - le - jor - meismes - que - li - termez - est - aconpliz - , - car - toz - cil - jors - est - del - terme - , - car - il - n - ' - est - certaine - chose - devant - que - li - jors - soit - passés - que - ce - qui - fu - premiz - n - ' - ait - esté - paié - au - terme - . -

-

- Maiz - se - tu - faiz - ainsiz - convenant - : - Tu - me - preméz - à - rendre - . - x - . - livres - chascun - an - tant - conme - je - viverai - , - l - ' - on - entent - que - li - obligemenz - est - faiz - purement - , - car - il - ne - puet - paz - estre - finéz - à - certain - terme - . - Mez - se - tes - oirs - li - demande - , - il - sera - mis - arriere - par - exception - de - covenant - . -

-

- Convenance - est - faite - soz - condiction - , - - quant - ele - est - - - proloingnie - - - proloingnee - - - jusqu - ' - à - aucun - certain - caz - , - si - conme - se - aucune - chose - est - faite - ou - ele - n - ' - est - paz - faite - , - si - conme - se - l - ' - on - dit - ainssi - : - Tu - me - preméz - à - paier - . - x - . - livres - se - Tycez - est - faiz - consilliers - . - Et - se - aucuns - fet - tel - convenence - : - Tu - me - premés - que - tu - me - paieras - . - x - . - livres - se - je - ne - mont - el - Capytoile - , - ce - vaudra - autretant - conme - se - il - eust - mis - en - covenant - que - . - x - . - livres - li - fussent - paié - quant - il - morust - . - Quant - convenance - est - faite - soz - condiction - , - l - ' - on - - - - n - ' - - - a - fors - esperance - que - ce - qui - est - - - convenacié - soit - - - convenancié - est - - - deu - , - et - se - noz - moronz - ainz - que - la - condisionz - soit - aconplie - , - noz - laisonz - à - - - toz - - - nos - - - oirs - cele - esperance - . -

-

- Li - lieu - suelent - estre - - - miz - - - mis - - - es - covenancez - si - conme - se - l - ' - on - dit - : - Tu - me - premés - à - paier - . - x - . - livres - à - Cartage - , - et - ja - soit - ce - que - cest - covenance - soit - faite - purement - , - non - porquant - il - apert - que - termes - i - soit - - - miz - - - mis - - - de - coi - cil - qui - premet - - - puet - user - - - - à - paier - - - à - Cartage - les - deniers - - - les - deniers - à - Cartage - - - - - - puet - user - - - . - Et - por - ce - , - se - aucuns - qui - est - à - Rome - fet - tel - covenent - : - Tu - me - preméz - que - tu - me - paieras - el - jor - d - ' - ui - . - x - . - livres - à - Cartage - , - cele - covenance - ne - vaut - rienz - por - ce - que - la - - - premesse - - - promesse - - - ne - porroit - estre - randue - . -

-

- Les - - - condicions - - - condisions - - - qui - sunt - reportees - au - tenz - trespassé - ou - au - present - depecient - de - tot - l - ' - obligement - ou - elez - ne - le - prolonguent - pas - , - si - conme - se - l - ' - on - dit - : - Tu - me - premés - . - x - . - livres - se - Tyces - a - esté - consilliers - ou - se - Menez - vit - , - quar - se - ces - chosez - ne - sunt - veraiez - , - la - covenance - ne - vaut - rienz - , - et - - se - elez - sunt - veraiez - , - ele - vaut - maintenant - , - quar - les - choses - qui - sunt - certainnez - par - la - nature - des - chosez - ne - porlaingnent - - - paz - longuement - - - pas - l - ' - obligement - - - , - ja - soit - ce - que - noz - n - ' - en - soionz - pas - certain - . -

-

- L - ' - on - puet - - - meitre - - - metre - - - en - - - covent - - - covenent - - - non - pas - tant - solement - chosez - , - maiz - - - faiz - - - fait - - - , - si - que - l - ' - on - mete - en - covenant - que - aucune - chose - soit - faite - ou - que - ele - ne - soit - paz - faite - . - Il - est - bone - chose - que - paine - soit - mise - en - tes - covenencez - que - la - cantitéz - de - la - covenance - ne - soit - en - doute - ou - que - il - ne - coveigne - prover - à - celui - à - qui - la - covenance - est - faite - conbien - - - ele - - - il - - - eust - eu - de - preu - se - ele - eust - esté - - - aconplie - - - acomplie - - - . - Se - aucuns - met - dont - an - covenant - que - aucune - chose - li - soit - faite - , - il - i - doit - metre - paine - en - ceste - maniere - : - Tu - preméz - que - tu - me - paieraz - . - x - . - livres - par - non - de - painne - se - il - n - ' - est - ainsiz - fet - ; - et - se - il - est - contenu - en - une - meismez - - - contenance - - - convenance - - - que - unez - choses - soient - faites - et - unez - autrez - ne - soient - paz - faitez - , - ceste - clause - i - doit - estre - mise - : - Se - tu - fais - contre - ce - ou - se - tu - fez - autrement - que - si - com - il - est - mis - ou - - - covenant - - - convenant - - - , - tu - preméz - que - tu - me - paieras - . - x - . - livres - par - non - de - paine - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - . - ii - . - à - qui - une - chose - est - - covenancie - covenanciee - - . - - -

- Une - chose - - - est - convenancie - - - puet - estre - covenancie - - - à - . - ii - . - ou - à - pluseurs - , - ou - dui - ou - - - plusor - - - pluseurz - - - la - puent - premetre - . - Une - chose - est - - - covenance - - - convenanciee - - - à - . - ii - . - ou - à - pluseurs - quant - cil - qui - premet - la - chose - respont - aprés - la - demande - à - celz - à - qui - il - la - premet - , - si - conme - - - aucuns - - - se - chascuns - - - li - demande - : - Premés - tu - que - tu - noz - randeraz - . - x - . - livres - ? - et - il - respont - : - Je - premet - que - je - les - randerai - a - l - ' - un - et - a - l - ' - autre - de - voz - . - Quar - se - il - premet - premierement - à - rendre - lez - à - l - ' - un - et - li - autres - li - demande - aprés - et - il - premet - autresi - à - rendre - lui - , - ce - sunt - dui - obligement - , - ne - l - ' - on - ne - croit - pas - que - ce - soit - une - - - covence - - - convenance - - - faite - - - - à - deus - - - . - Dui - ou - pluseur - sunt - fet - deteur - d - ' - une - meismez - chose - , - si - conme - - - - se - - - l - ' - on - demande - à - Sey - : - Premés - tu - à - doner - moi - . - v - . - solz - ? - , - et - l - ' - on - demande - à - Mene - : - Premés - tu - à - doner - moi - ces - meismez - . - v - . - solz - ? - , - et - chascun - respont - par - soi - : - Je - premés - à - doner - lez - . -

-

- Et - par - tex - obligemenz - et - par - telz - convenancez - est - toute - la - chose - deue - à - chascuns - de - - - celz - - - cels - - - à - qui - ele - est - premise - , - et - chascuns - de - celz - qui - la - premist - la - doit - tote - . - - - Non - - - Ne - - - porquant - en - l - ' - un - - - ne - - - et - - - an - l - ' - autre - obligement - n - ' - a - que - une - chose - , - et - se - li - unz - reçoit - la - daite - , - il - - - depiece - - - depecie - - - l - ' - obligement - , - et - se - li - unz - la - paie - , - il - delivre - toz - les - autrez - . -

-

- Quant - dui - sunt - deteur - d - ' - une - meismez - chose - , - li - unz - puet - estre - oblegiéz - purement - et - li - autres - à - terme - ou - soz - condicions - . - Ne - li - - - termez - - - termes - - - qui - est - - - assiz - - - assis - - - , - ne - la - condicions - qui - i - est - mise - ne - taudra - paz - que - la - chose - ne - puise - estre - demandee - à - celui - qui - est - oblegiéz - - - - premierement - - - purement - - - . -

-
-
- - Cist - titres - est - - des - dez - - convenances - - as - a - - sers - . - - -

- Sers - a - pooir - de - faire - convenance - en - la - persone - de - son - seignor - . - Maiz - li - heritages - est - em - pluseurs - lieuz - en - lieu - de - la - persone - au - mort - , - et - por - ce - li - sers - de - l - ' - eritage - aquerra - à - l - ' - eritage - la - convenance - que - il - fera - ainz - que - li - oirs - ait - receu - l - ' - eritage - , - et - par - ce - est - la - - - covenance - - - convenance - - - aquise - à - celui - qui - aprés - sera - oirs - . -

-

- Se - sers - fet - dont - covenances - el - non - de - son - seignor - ou - el - suen - ou - en - cel - à - . - i - . - autre - serf - ou - tot - simplement - , - - - sanz - - - sans - - - nomer - nule - persone - , - la - covenance - est - aquise - à - son - seignor - . - Et - ce - meismez - est - - - voir - - - voirs - - - es - enfanz - qui - sunt - en - la - poesté - leur - pere - es - cas - en - coi - il - li - puent - aquerre - aucune - chose - . -

-

- Maiz - quant - faiz - est - contenuz - en - la - covenance - - - - , - il - ne - s - ' - estent - fors - à - la - personne - qui - fet - la - covenance - - - ; - si - conme - se - unz - sers - fait - covenant - que - il - li - lise - à - aler - par - . - i - . - champ - , - l - ' - on - ne - li - puet - paz - desveer - que - il - n - ' - i - aille - , - mais - l - ' - on - le - puet - bien - - - deveer - - - desveer - - - à - son - seigneur - . -

-

- Se - li - sers - qui - est - conmuns - à - pluseurs - fet - covenance - , - il - aquiert - à - chascun - de - ses - seigneurs - selonc - la - partie - que - chascuns - a - en - lui - , - se - il - ne - fu - fet - par - le - conmandement - à - . - i - . - d - ' - elz - - - - ou - el - non - à - un - d - ' - euls - - - , - car - lors - est - aquise - à - celui - sol - la - covenance - que - li - sers - communz - a - faite - . - Se - la - covenance - que - li - sers - conmunz - fet - ne - puet - estre - aquise - à - l - ' - un - de - sez - seigneurs - , - ele - est - toute - aquise - à - l - ' - autre - , - si - conme - se - la - chose - que - il - met - en - - - covenent - - - covenant - - - que - li - soit - randue - est - - à - . - i - . - des - seigneurs - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - la - divicion - des - convenancez - . - - -

- Lez - unez - des - covenancez - sunt - faitez - par - jugement - , - lez - autres - par - le - prevost - , - - - lez - autrez - - - les - autres - - - par - concorde - et - - - lez - - - les - - - autres - sunt - conmunez - à - celez - qui - sunt - faitez - par - jugement - et - à - celez - qui - sunt - faitez - par - les - prevoz - . -

-

- Celez - qui - sunt - faitez - par - jugement - sunt - celes - qui - viennent - par - pur - osfice - au - juge - , - si - conme - causion - qui - est - donee - de - tricherie - ou - de - porsivre - les - sers - fuitiz - ou - de - randre - lez - pris - . -

-

- Celes - qui - sunt - faitez - par - les - prevoz - sunt - celes - qui - vienent - de - pur - osfice - au - prevost - , - si - conme - la - caucion - que - aucuns - donne - que - il - ne - fera - damage - ou - de - paier - lez - . - Il - convient - entendre - - - lez - - - les - - - covenences - qui - sunt - faitez - par - les - prevoz - si - que - celez - qui - sunt - faitez - par - lez - voiers - i - soient - contenuez - , - car - eles - vienent - de - la - juridicion - au - prevost - . -

-

- Celez - qui - sunt - faitez - par - concorde - sunt - celez - qui - sunt - - - faitez - - - faites - - - par - acort - d - ' - une - part - et - d - ' - autre - , - qui - ne - sunt - fet - par - le - conmandement - au - juge - ne - par - cel - au - prevost - mez - par - l - ' - acort - de - cex - qui - lez - font - , - - - et - - - - il - en - est - autretant - de - - - - mannieres - - - conme - de - faire - marchiéz - . -

-

- Les - conmunes - convenances - sunt - si - conme - quant - - - - l - ' - an - feit - - - convenance - que - lez - choses - à - l - ' - orfelin - soient - sauvez - , - car - li - prevoz - le - conmande - et - li - juges - aucune - foiz - , - se - la - chose - ne - puet - autrement - estre - despeeschie - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - convenancez - qui - rienz - ne - valent - . - - -

- Toute - la - chose - qui - est - sozmise - à - nostre - - seignorie - puet - estre - amenee - en - covenance - , - quele - qu - ' - ele - soit - , - ou - muable - ou - de - terre - . -

-

- - - Maiz - - - Mais - - - se - aucuns - met - en - covenent - que - une - chose - li - soit - donnee - qui - n - ' - est - pas - , - ne - qui - ne - puet - estre - , - si - conme - que - li - sers - qui - est - mors - que - il - quide - que - il - soit - viz - li - soit - donnéz - , - cele - covenance - ne - vaudra - rien - . -

-

- Autresi - sera - il - se - aucuns - met - - - an - convent - - - an - covenent - - - que - la - chose - sainte - ou - relegiouse - que - il - quidoit - que - fust - d - ' - umainne - droiture - li - soit - donnee - , - ou - la - chose - conmune - qui - est - establie - pardurablement - à - l - ' - usaige - dou - peuple - , - si - conme - li - marchiés - ou - li - theatrez - ou - li - franz - hom - que - il - quidoit - que - fust - sers - , - ou - chose - de - coi - marchiés - ne - puet - estre - fais - , - ou - qui - est - seue - propre - . - Maiz - ices - darrenieres - covenances - seront - encrollé - , - por - ce - que - chose - conmune - puet - bien - estre - amenee - à - estre - propre - et - que - cil - qui - est - franz - puet - bien - estre - faiz - sers - , - et - porce - que - la - chose - de - coi - marchié - ne - puet - estre - faiz - porra - venir - en - tel - point - que - marchiéz - an - porra - estre - faiz - et - cele - qui - est - à - celui - qui - fet - le - covenant - porra - laisier - à - estre - seue - . - Encontre - ce - , - se - la - chose - de - coi - covenance - puet - bien - estre - faite - au - conmencement - vient - en - l - ' - estat - de - celez - de - coi - noz - avonz - parlé - , - sanz - le - fet - à - celui - qui - a - premis - à - doner - la - , - la - covenance - faut - et - ele - ne - vaudra - rienz - dés - le - conmencement - . - Ne - ceste - covenance - ne - vaudra - - - riens - - - rien - - - au - conmencement - : - Tu - preméz - à - doner - moi - - - Tyte - - - Tyce - - - quant - il - sera - faiz - sers - , - et - lez - autres - choses - qui - par - lor - nature - sunt - esceptees - de - nostre - seignorie - ne - puent - en - nule - meniere - estre - amenees - en - nostre - covenant - . -

-

- Se - aucunz - premet - que - uns - autres - donra - ou - fera - aucune - chose - , - il - n - ' - i - est - paz - oblegiéz - , - si - conme - se - - - Selz - - - Seys - - - premet - - - et - - - que - - - Tyces - paiera - . - v - . - solz - , - mais - - - - se - - - il - premet - que - il - fera - tant - que - Tycez - les - paiera - , - il - - - i - - - y - - - est - oblegiéz - . -

-

- Se - aucuns - covenance - que - cil - qui - est - sozmis - li - sera - - - donnéz - - - donnés - - - , - la - covenance - ne - vaut - rienz - . - Ne - por - quant - li - paiemenz - puet - estre - faiz - à - . - i - . - estrange - par - covenant - , - si - conme - se - aucuns - fet - tel - covenant - : - tu - - - preméz - - - premés - - - que - tu - donras - à - moi - ou - à - Tyce - si - que - li - obligemenz - soit - aquis - à - celui - qui - - - fait - - - fet - - - le - covenant - et - la - chose - qui - est - premise - puise - estre - paie - à - l - ' - autre - maugré - celui - qui - fist - le - covenant - , - si - que - cil - qui - la - premist - en - soit - delivrés - par - droit - , - mais - il - a - action - de - mandement - contre - son - conpaignon - . - Se - aucuns - met - en - covenance - que - . - x - . - livres - soient - paié - à - lui - et - à - . - i - . - autre - à - qui - il - n - ' - est - pas - - - sozmis - - - zosmis - - - , - la - covenance - vaudra - , - mais - l - ' - on - doute - se - tot - est - deu - à - celui - à - qui - la - covenance - fu - faite - ou - la - moitié - , - et - il - noz - plaist - que - pluz - que - la - moitiéz - de - ce - qui - fu - - - premis - - - promis - - - ne - soit - plus - aquis - à - lui - . - Se - tu - fez - covenant - el - non - à - celui - qui - est - sozmis - à - ta - droiture - , - tu - aquiers - à - toi - , - car - ta - vois - est - autresi - conme - la - vois - ton - fil - - et - la - - - voiz - - - vois - - - ton - fil - est - autresi - conme - la - - - toie - - - toi - - - es - chosez - qui - puent - estre - aquises - par - toi - . -

-

- En - sor - que - tot - la - - - covenence - - - covenance - - - ne - vaudra - rien - se - aucuns - ne - respont - à - ce - que - l - ' - on - li - demande - , - si - conme - se - aucuns - te - demande - se - tu - li - vuez - doner - . - x - . - livres - et - tu - l - ' - en - preméz - . - v - . - ou - se - il - vuet - que - tu - li - premetes - purement - et - tu - li - premés - soz - - - condiction - - - condictions - - - . - Se - aucunz - vuet - que - tu - lui - - - premeces - - - prometes - - - aucune - chose - soz - - - condiction - - - condicion - - - ou - à - terme - et - tu - responz - que - tu - preméz - à - paier - en - cest - jor - , - la - covenance - ne - vaut - rien - ; - et - se - tu - responz - ainsiz - : - Je - premés - que - je - paierai - , - il - apert - que - tu - preméz - à - paier - la - au - terme - ou - soz - la - condiction - , - car - il - ne - covient - pas - que - totez - les - - - chosez - - - choses - - - que - li - demanderez - dit - soient - - - repaies - - - reprises - - - à - la - response - . -

-

- La - covenance - ne - vaut - rien - se - tu - faiz - covenant - que - cil - qui - est - sozmis - à - ta - droiture - - - par - - - te - paie - - - aucune - , - ou - tu - à - lui - . - Et - ce - est - voirs - el - serf - por - ce - que - il - ne - puet - estre - oblegiéz - par - covenance - à - son - seignor - ne - à - autre - , - maiz - li - fil - qui - sunt - en - bail - puent - bien - estre - oblegié - à - autres - que - à - leur - - - perez - - - pere - - - . -

-

- Il - est - aperte - chose - que - li - muz - ne - puet - faire - covenance - ne - premetre - , - autresi - est - il - del - sort - car - cil - qui - fet - les - covenances - doit - oïr - lez - paroles - à - celui - qui - premet - à - rendre - la - chose - ; - et - cil - qui - premet - à - rendre - la - doit - oïr - celes - à - celui - qui - fet - le - covenant - ; - et - par - ce - apert - il - que - noz - ne - parlonz - pas - del - sort - qui - oit - tart - , - mais - de - celui - qui - n - ' - oit - point - . -

-

- Li - forsenéz - ne - puet - faire - nule - besongne - , - - car - il - n - ' - entent - pas - que - il - - - fait - - - fet - - - . -

-

- Cil - qui - est - dedenz - aage - fet - par - droit - toutez - besongnez - , - si - que - cil - qui - l - ' - a - en - garde - soit - apeléz - - - s - ' - autoritéz - est - necessaire - , - ce - est - - - li - orfelins - est - obligiéz - , - car - il - puet - bien - oblegier - autre - sanz - l - ' - autorité - à - celui - qui - l - ' - a - an - garde - . -

-

- Mais - ce - que - noz - avonz - dit - dez - orfelinz - est - voirs - de - celz - qui - ont - ja - aucun - entendement - , - car - li - enfez - et - cil - qui - est - prochainz - à - cel - eage - ne - se - devise - paz - mult - de - celui - qui - est - forcenéz - , - car - cil - qui - sunt - de - tel - eage - n - ' - ont - nul - entendement - ; - mais - pluz - benigne - - - eposicion - - - exposition - - - de - droit - est - faite - en - celz - qui - sunt - prochain - à - anfance - por - lor - porfit - , - ce - est - que - il - aient - cel - - - meimez - - - meismez - - - droit - que - cil - ont - qui - sunt - prochain - à - l - ' - aage - en - coi - barbe - seut - venir - , - maiz - cil - qui - est - en - la - poesté - son - pere - et - est - en - l - ' - eage - que - barbe - seult - venir - n - ' - est - paz - oblegiéz - par - l - ' - autorité - son - pere - . -

-

- Se - condictionz - qui - ne - puet - avenir - est - mise - es - obligemenz - , - la - covenance - ne - vaut - rien - . - L - ' - on - - - dit - - - doit - dire - - - que - la - condicions - ne - puet - avenir - que - nature - enpeesche - que - ele - n - ' - aveingne - , - si - conme - se - aucunz - dit - ainsiz - : - Tu - preméz - que - tu - me - paieraz - . - x - . - livres - se - je - atouche - le - ciel - à - mon - doi - , - et - se - il - fait - ainsi - covenant - : - Tu - premés - que - tu - me - donraz - . - x - . - livres - se - je - n - ' - atouche - le - ciel - à - mon - doi - , - l - ' - on - entent - que - li - obligemenz - est - fais - purement - , - et - por - ce - puent - les - . - x - . - livres - estre - maintenant - demandees - . -

-

- Li - obligemenz - de - parolez - qui - est - conceus - entre - celz - qui - ne - sunt - paz - present - ne - vaut - rien - , - maiz - por - ce - que - ce - donne - matere - de - plaiz - à - homez - tenceurs - qui - opposent - que - il - ne - leur - aversaire - ne - furent - pas - present - , - nostre - establisemanz - fu - amenéz - avant - por - la - haste - de - departir - lez - plaiz - , - que - noz - escresinmez - as - avocas - de - Cesaire - , - par - coi - noz - ordonnanmes - que - les - escriptures - qui - tesmoingnent - que - lez - partiez - qui - furent - en - present - soient - creues - en - toutez - manierez - , - se - cil - qui - use - de - tes - alegationz - ne - mostre - par - apertes - preuvez - ou - par - escriture - ou - par - avenans - tesmoins - que - il - u - ses - aversaires - furent - en - autre - leu - tot - le - jor - que - li - instrumenz - fu - faiz - . -

-

- Nuz - ne - puet - faire - covenant - que - aucune - chose - li - soit - donee - aprés - sa - mort - , - ne - plus - que - aprés - la - mort - à - celui - qui - premet - la - chose - et - cil - qui - est - en - autrui - poesté - ne - puet - - - paz - - - pas - - - metre - en - covenent - que - aucune - chose - li - soit - donee - aprés - la - mort - à - celui - en - qui - poesté - il - est - - - - , - car - il - parole - par - la - vois - à - celui - en - qui - poesté - il - est - - - . - Maiz - se - aucunz - fet - tel - covenant - : - Tu - me - donras - cele - chose - . - i - . - jor - devant - que - je - muire - ou - . - i - . - jor - devant - que - tu - muirez - , - tel - covenance - ne - vaut - rien - . - Mais - por - ce - que - il - a - ja - esté - dit - que - lez - covenances - vaillent - , - qui - sunt - faitez - par - l - ' - asentement - à - celz - qui - - - lez - - - les - - - font - , - il - noz - plot - que - - noz - feissonz - un - necessaire - amendement - en - cest - article - de - droit - , - que - se - covenance - est - faite - de - paier - une - chose - apréz - la - mort - - - - ou - - - . - i - . - jor - devant - la - mort - à - celui - à - qui - la - chose - est - premise - ou - à - celui - qui - la - premet - , - ele - vaille - . -

-

- Et - se - aucunz - fet - covenant - an - ceste - maniere - : - Se - ma - nef - revient - d - ' - Ase - , - tu - premés - à - paier - moi - en - cel - jor - . - x - . - livres - , - la - covenance - ne - vaut - rien - porce - que - l - ' - ordre - n - ' - i - est - pas - gardee - , - car - ançois - doit - la - condicions - estre - aconplie - que - la - premesse - soit - randue - . - Maiz - por - ce - que - li - empererez - Leonz - , - qui - fu - de - noble - recordance - , - ne - vot - pas - que - cele - covenance - qui - est - trestornee - ne - fust - pas - refusee - es - doaires - , - il - noz - plot - que - noz - li - donisonz - parfaite - force - si - que - tel - maniere - de - covenance - vaille - ne - mie - tant - solement - es - doaires - mez - es - autres - chosez - . -

-

- Covenance - qui - est - faite - en - ceste - maniere - : - Tu - premés - moi - à - doner - . - x - . - livres - quant - je - morrai - ou - quant - tu - - - moraz - - - morraz - - - , - et - qui - valoit - el - tenz - as - - - ancienz - - - anciens - - - ne - vaut - rien - . -

-

-

-

- Toutes - les - foiz - que - pluseurs - choses - sunt - - - enprisez - - - comprises - - - en - une - covenance - , - se - cil - qui - premet - respont - simplement - : - Je - le - te - preméz - , - il - est - tenus - por - totez - , - et - se - il - premet - que - il - donra - une - ou - . - ii - . - de - - - ses - - - ces - - - chosez - , - il - n - ' - est - oblegiés - fors - que - celez - que - il - - premet - à - doner - , - car - il - apert - que - de - plusors - covenancez - soient - lez - unez - parfaitez - , - car - noz - devonz - metre - en - covenent - chascune - des - chosez - et - respondre - à - chascune - . -

-

- Nuz - ne - puet - faire - covenance - por - autre - , - si - conme - il - a - devant - esté - dit - ; - et - tel - obligement - sunt - trové - à - ce - que - chascuns - aquiere - ce - qui - apartient - à - lui - . - Et - por - ce - , - se - l - ' - on - done - à - autre - , - de - ce - n - ' - apartient - rienz - à - celui - qui - fist - la - covenance - . - Et - se - aucuns - vuet - faire - ce - , - il - convendra - que - il - mete - paine - en - la - covenance - - - - que - se - il - n - ' - est - fait - ainsi - com - il - est - compris - en - la - covenance - - - , - la - paine - soit - deue - à - celui - à - qui - la - chose - apartient - . - Quant - aucuns - met - painne - en - la - covenance - , - l - ' - on - ne - regarde - pas - à - ce - qui - apartient - à - lui - maiz - quele - la - quantités - est - qui - est - contenue - en - la - covenance - . - Se - aucuns - met - dont - en - covenant - que - aucune - chose - soit - donee - à - Tyce - , - il - ne - fait - , - mais - se - il - - - - i - - - ajoste - painne - en - ceste - maniere - : - Tu - preméz - moi - à - rendre - . - x - . - livres - en - non - de - painne - se - tu - ne - paiez - à - Tyce - ce - que - tu - li - as - premis - , - lors - vaut - la - covenance - . -

-

- Et - se - aucunz - met - en - covenent - en - non - d - ' - autre - ce - qui - apartient - à - lui - , - il - noz - plest - que - la - covenance - vaille - . - Car - se - cil - qui - avoit - conmencié - - - à - ministrer - - - à - aministrer - - - la - garde - d - ' - un - orfelin - laise - à - son - conpaignon - tote - l - ' - aministracion - et - il - met - en - covenant - que - la - chose - à - l - ' - orfelin - soit - sauve - ; - por - ce - que - ce - est - li - prex - à - celui - qui - fet - la - covenance - que - ce - que - il - met - an - covenant - soit - fait - , - por - ce - - que - il - seroit - oblegiéz - , - se - lez - chosez - estoient - malement - aministrees - , - li - obligemenz - est - tenablez - . - Se - aucunz - met - dont - en - covenant - que - aucune - chose - soit - donee - à - son - procurateur - , - la - covenance - avra - force - . - Et - se - il - met - en - covenant - que - ce - qui - apartient - à - lui - soit - paié - à - son - creancier - , - que - il - ne - soit - par - aventure - tenus - à - la - paine - ou - que - li - chanz - ne - soit - vanduz - qui - estoit - bailliéz - en - gaige - , - la - covenance - vaut - . -

-

- Encontre - ce - , - se - aucunz - premet - que - uns - autres - fera - une - chose - , - il - n - ' - i - soit - pas - tenus - se - il - n - ' - i - premist - painne - . -

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- Nuz - ne - fet - - - parfitement - - - profitablement - - - covenance - que - la - chose - qui - est - seue - soit - faite - seue - . -

-

- Se - cil - qui - premet - entent - d - ' - une - chose - et - cil - à - qui - l - ' - on - premet - entent - d - ' - une - autre - , - li - obligemenz - - - nest - - - est - - - nuz - , - autresi - conme - se - l - ' - on - ne - respondit - pas - à - ce - qui - est - demandé - , - si - conme - se - aucuns - met - en - covenant - que - tu - li - doingnez - . - i - . - serf - et - tu - entenz - d - ' - un - autre - . -

-

- Ce - qui - est - premis - por - laide - cause - , - si - conme - se - aucuns - premet - que - il - fera - homecite - ou - sacrilege - , - cele - covenance - ne - vaut - rien - . -

-

- Se - aucunz - fet - covenant - soz - aucune - condition - , - ja - soit - ce - que - il - muire - - - ainz - - - ains - - - que - la - condicionz - soit - aconplie - , - se - la - condicions - avient - puiz - , - - - se - oirs - - - ses - oirs - - - en - puet - plaidier - . - Autresi - est - il - par - devers - celui - qui - premet - à - faire - la - chose - . -

-

- Cil - qui - a - mis - en - covenant - que - une - chose - li - soit - donee - en - cest - an - ou - en - cest - moiz - , - ele - ne - puet - estre - demandee - - devant - que - li - anz - ou - li - moiz - soit - toz - passéz - . -

-

- Se - tu - as - miz - an - covenant - que - . - i - . - chanz - te - soit - donnés - ou - . - i - . - sers - , - tu - n - ' - en - porraz - paz - maintenant - plaidier - , - se - tant - de - tanz - n - ' - est - passéz - que - la - chose - - - peust - - - peut - - - estre - baillie - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - pleges - . - - -

- Autre - que - cil - qui - premet - suelent - estre - oblegié - por - lui - , - qui - sunt - apelé - plege - , - que - home - suelent - prendre - quant - il - vuelent - que - causions - soit - donnee - pluz - - - deligement - - - diligement - - - . -

-

- Plege - puent - estre - pris - a - touz - obligemenz - conment - que - il - soient - fait - ou - par - chose - ou - par - parolez - ou - par - laitres - ou - par - - - consantement - - - consentement - - - , - ne - il - n - ' - i - a - point - de - diferance - se - li - obligemenz - par - coi - li - plege - sunt - doné - est - citeainz - ou - naturelz - , - si - que - cil - - - - qui - prend - - - plegez - del - serf - , - qui - que - il - soit - ou - estrangez - ou - ses - sire - meesmez - , - soit - oblegiéz - por - le - serf - en - ce - qui - li - est - deu - naturelment - . -

-

- Li - plegez - n - ' - est - pas - obligiéz - tant - - - soulemant - - - soulement - - - , - ainz - laise - son - oir - obligié - . -

-

- Et - plegez - puet - estre - donéz - devant - l - ' - obligement - et - - - apréz - - - aprés - - - . -

-

- Se - pluseur - sunt - plege - , - chascuns - est - tenu - por - toute - la - daite - . - Li - creanciers - a - dont - franche - poesté - de - demander - toute - la - daite - auquel - que - il - vodra - , - maiz - li - creanciers - est - constrainz - par - les - laitrez - au - saint - empereur - Adrian - de - demander - une - partie - de - la - daite - a - chascun - des - plegez - qui - ont - de - coi - paier - , - - el - tenz - que - li - plaiz - est - conmenciés - . - Et - por - ce - , - se - aucunz - des - plegez - n - ' - a - de - coi - paier - en - cel - - - tanz - - - tenz - - - , - - - se - - - ce - - - charge - les - autrez - . - Et - se - li - creanciers - a - - - eu - - - - toute - sa - deite - d - ' - un - des - plegez - , - li - damagez - sera - a - celui - sol - , - mez - se - cil - por - qui - il - fu - plegez - n - ' - a - de - coi - paier - , - il - en - doit - blamer - soi - meismez - , - car - il - en - peust - estre - aidiéz - par - lez - letrez - a - l - ' - empereur - Adrian - et - demander - que - actionz - li - soit - donee - por - une - partie - . -

-

- Li - plege - ne - puent - pas - estre - einsiz - oblegiéz - que - il - doient - pluz - que - ce - por - coi - il - sunt - oblegié - , - car - lor - obligemenz - est - unz - ajoingnemenz - del - principal - obligement - ne - il - ne - puet - pas - pluz - avoir - en - l - ' - ajoingnement - que - il - a - en - la - principal - chose - . - Et - encontre - ce - , - il - puent - bien - estre - oblegié - que - il - doient - mainz - . - Se - li - deteur - a - dont - premis - . - x - . - livres - , - li - pleges - est - par - droit - obligiéz - es - . - v - . - , - mais - il - ne - puet - pas - estre - obligiéz - es - pluz - que - es - dis - , - et - se - li - deteurs - a - premis - purement - , - li - plegez - puet - - - premetre - - - promettre - - - soz - condiction - , - - - - mez - se - li - deteurs - a - promis - souz - condicion - , - - - li - pleges - ne - puet - - - paz - - - pas - - - premetre - purement - . - L - ' - on - n - ' - entant - pas - pluz - et - mains - en - la - quantité - tant - solement - , - mais - selonc - le - tenz - an - coi - on - paie - , - quar - - - pluz - - - plus - - - est - se - l - ' - on - paie - maintenant - une - chose - que - se - l - ' - on - le - paie - aprés - . - i - . - terme - . -

-

- Se - li - pleges - a - paié - por - le - deteur - aucune - chose - por - cause - de - ravoir - la - , - - il - a - encontre - lui - action - de - mandement - . -

-

-

- L - ' - on - doit - savoir - es - covenances - as - plegez - que - l - ' - on - doit - entendre - generalment - que - ce - qui - est - escrist - autresi - conme - se - il - fust - fait - doit - estre - tenu - por - fait - , - et - por - ce - est - il - certaine - chose - que - se - aucuns - escrist - que - il - a - plevi - . - i - . - autre - , - il - apert - que - toutes - les - choses - aient - esté - - - faitez - - - faites - - - sollempnement - . -

-
-
- - Cist - titres - est - d - ' - obligement - qui - est - fait - par - laitres - . - - -

- Obligemens - estoit - jadis - fais - par - escriture - et - l - ' - on - disoit - que - il - estoit - fez - par - nonz - ; - mais - cil - non - ne - sont - paz - orendroit - en - us - . - Mais - se - aucuns - escrit - que - il - doit - ce - qui - ne - li - a - pas - esté - baillié - , - il - ne - puet - pas - oposer - apréz - lontenz - exception - de - deniers - qui - ne - li - furent - paz - baillié - , - et - ce - a - esté - sovent - establi - . - Et - ainsiz - avient - il - - - orandroit - - - orendroit - - - que - aucunz - est - oblegiéz - par - escriture - par - coi - l - ' - on - puet - demander - ce - qui - i - est - contenu - , - sanz - obligement - de - parolez - . - Exceptionz - soloit - valoir - jusqu - ' - à - . - v - . - anz - en - cest - obligemenz - par - les - establisemenz - as - princes - , - maiz - que - li - creancier - ne - peussent - trop - longement - estre - bareté - de - lor - deniers - , - li - tenz - a - esté - estreciéz - par - nostre - establisement - si - que - tele - exception - ne - s - ' - estendent - point - outre - . - ii - . - anz - . -

-
-
- - Cist - titres - est - d - ' - obligement - qui - est - faiz - par - consentement - . - - -

- Obligement - sunt - fet - par - consentemenz - en - achas - et - en - ventez - et - en - louagez - et - en - conpaignie - et - en - mandemenz - . -

-

- L - ' - on - dit - que - obligemenz - est - faiz - en - cez - - menieres - , - car - il - n - ' - est - paz - mestier - que - lez - partiez - soient - en - presant - ne - que - aucune - chose - soit - donee - à - ce - que - li - obligemenz - ait - force - , - ainz - soffist - que - cil - qui - font - la - besoingne - s - ' - i - consentent - . -

-

- Et - - - por - - - par - - - ce - sunt - faitez - tez - besoingnez - entre - celz - qui - ne - sunt - pas - present - , - si - conme - par - laitrez - ou - par - mesaigez - . -

-

- En - - - tel - maniere - - - telz - marchiéz - - - est - li - . - i - . - oblegiéz - à - l - ' - autre - en - ce - que - il - li - doit - paier - por - bien - et - por - loiauté - . -

-
-
- - Cist - titres - est - d - ' - achat - et - de - vente - . - - -

- Achaz - et - vente - est - fez - dés - que - les - parties - s - ' - acordent - el - pris - , - ja - soit - ce - que - li - pris - ne - soit - paz - encore - paiéz - ne - errez - donneez - ; - car - ce - qui - est - baillié - par - non - d - ' - erres - est - - - provance - - - proveance - - - que - li - achaz - et - la - vente - ont - esté - fait - , - mez - il - covient - que - ce - soit - tenu - - - dez - - - des - - - achaz - et - dez - ventes - qui - sunt - fet - sanz - escriture - , - car - noz - ne - renovelonz - nule - chose - en - tez - vente - . - Mais - noz - establisonz - en - celes - qui - sunt - faitez - par - escriture - que - li - achas - ne - la - vente - ne - soient - pas - parfait - devant - que - li - instrument - de - la - - - verité - - - vente - - - soient - escrit - ou - par - la - propre - main - à - celz - qui - funt - le - marchié - ou - par - autre - , - si - que - cil - qui - fet - le - marchié - i - face - la - - - subscrition - - - subscription - - - , - et - se - il - sunt - escrit - par - le - notaire - , - se - il - ne - sunt - acompli - et - - - à - celz - - - asouz - - - par - lez - partiez - . - Tant - conme - aucune - de - - - ses - - - ces - - - choses - i - faut - l - ' - on - se - puet - repantir - et - li - venderes - et - li - acheterez - se - puet - partir - del - marchié - sanz - painne - . - Ne - porquant - , - noz - lor - otroions - que - il - se - partent - del - marchié - sanz - painne - , - se - aucune - chose - n - ' - a - esté - baillie - par - non - d - ' - - - errez - - - erres - - - . - - - - Car - quant - erres - sunt - baillies - , - la - vente - est - faite - ou - sanz - escrit - ou - par - escrit - , - et - se - li - achetierres - refuse - acomplir - le - marchié - , - il - perde - ce - que - il - a - donné - ; - et - se - li - vendierres - se - repent - , - il - est - contraint - à - rendre - à - doubles - ce - que - il - a - receu - par - non - d - ' - erres - , - - - ja - soit - ce - que - nule - chose - n - ' - - - et - - - ait - - - - esté - convenancié - des - erres - . -

-

- Il - covient - que - li - pris - soit - establiz - , - car - nus - achas - ne - puet - estre - sanz - pris - , - maiz - li - pris - doit - estre - certainz - . - Se - aucunz - font - tel - covenent - que - une - chose - soit - achetee - tant - conme - Tyces - - - jugea - - - jugera - - - , - li - ancien - doutoient - par - droit - se - ce - est - - - veritéz - - - vente - - - ou - non - , - maiz - nostre - establisemenz - establi - ainsi - que - toutes - lez - foiz - que - vente - est - ainsiz - faite - , - li - marchiéz - soit - - - establez - - - estables - - - en - tel - meniere - que - se - cil - qui - est - noméz - juge - le - pris - , - il - soit - paiéz - en - totes - menierez - selonc - son - jugement - et - la - chose - soit - baillie - si - que - li - marchiéz - soit - menéz - à - fin - , - et - li - acheteres - puise - plaidier - par - action - d - ' - achat - - - et - li - venderez - par - action - de - vente - - - - . - Et - se - cil - qui - fu - noméz - ne - vuet - ou - il - ne - puet - jugier - le - pris - , - lors - ne - vaille - rienz - la - vente - porce - que - nus - pris - n - ' - i - a - esté - establiz - . - Et - por - ce - que - il - noz - plest - que - - - cil - lieu - - - cist - droiz - eust - leu - - - es - vantez - , - il - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - male - chose - que - il - ait - lieu - es - louagez - . -

-

- Li - pris - doit - estre - en - deniers - contés - . - Car - l - ' - on - soloit - demander - se - pris - puet - estre - en - autres - chosez - , - si - que - une - chose - soit - li - pris - à - . - i - . - autre - ; - et - Sabinus - et - Cassiuz - quident - que - pris - puisse - estre - bien - en - autres - chosez - que - en - deniers - . - Et - de - ce - vient - ce - que - l - ' - on - soloit - dire - conmunement - que - changes - de - choses - est - achaz - et - vante - , - et - cele - maniere - d - ' - achat - et - de - vente - est - tres - ancienne - et - il - usoient - de - l - ' - argument - Homer - le - poete - , - - qui - dist - que - l - ' - une - partie - de - l - ' - ost - az - Grizois - achata - vins - d - ' - autres - - - chosez - - - choses - - - que - ele - chanja - encontre - . - Li - autor - d - ' - une - autre - - - escole - - - ecole - - - sentoient - le - contraire - et - disoient - que - changes - de - chose - estoit - une - chose - et - achaz - et - vente - estoit - une - autre - , - car - autrement - ne - peut - paz - la - chose - estre - depeeschie - se - les - choses - - - fussent - - - furent - - - changiez - , - de - coi - il - sambloit - que - - - elez - - - eles - - - fussent - vandues - et - donees - par - non - de - pris - . - Car - raisonz - ne - suefre - paz - que - une - meesme - chose - soit - vandue - et - donee - par - non - de - pris - . - Maiz - la - sentence - que - Proculuz - donna - valut - mielz - , - qui - dist - que - changes - est - une - propre - meniere - de - marchié - qui - est - desevree - de - vente - , - car - tuit - li - autre - vers - aidoient - à - cele - sentence - et - ele - estoit - provee - par - pluz - fors - raisonz - . - Et - li - saint - prince - qui - furent - par - devant - noz - les - reçurent - et - il - est - senefié - pluz - clerement - en - noz - digestez - . -

-

- Quant - achaz - et - vente - est - fez - , - que - noz - avons - dit - qui - est - faiz - dés - que - lez - partiez - s - ' - acordent - el - pris - , - quant - la - chose - est - faite - sanz - escriture - , - li - peris - de - la - chose - vandue - apartient - maintenant - à - l - ' - achateur - , - ja - soit - ce - que - la - chose - ne - li - soit - paz - encor - baillie - . - Se - li - serz - est - dont - mors - , - ou - bleciéz - en - aucune - partie - de - son - cors - , - ou - tote - la - maisonz - ou - une - partie - est - arsse - , - ou - li - - - chans - - - chanz - - - est - toz - perdus - par - force - d - ' - eve - ou - une - partie - , - ou - il - est - apeticiés - ou - - - enpiriéz - - - empiriés - - - por - ce - que - li - aubre - sunt - cheu - par - force - d - ' - eve - ou - de - vent - , - li - damagez - est - à - l - ' - acheteur - et - il - li - covient - par - force - paier - le - pris - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - - - ait - - - ai - - - point - receu - la - chose - . - Car - se - ce - est - avenu - sanz - la - tricherie - et - sanz - lez - corpez - au - vendeur - , - il - n - ' - i - doit - rienz - perdre - , - maiz - se - aucune - chose - est - ajointe - au - champ - par - force - d - ' - yaue - - - et - - - - aprés - l - ' - achat - , - li - gaainz - est - - - à - - - - l - ' - acheteur - , - car - li - preuz - doit - estre - à - celui - à - qui - le - peris - est - . -

-

- a - Maiz - se - li - - - hom - - - homs - - - qui - a - - - estés - - - esté - - - vanduz - s - ' - en - est - fuis - ou - il - a - esté - embléz - , - si - que - ce - n - ' - est - fait - par - la - tricherie - au - vendeur - ne - en - sez - corpes - , - l - ' - on - doit - prandre - garde - se - li - venderes - le - prist - en - garde - jusqu - ' - à - tant - que - il - li - livrast - , - quar - se - il - le - prist - en - garde - , - le - peris - de - ceste - aventure - est - sor - lui - , - et - se - il - ne - le - print - en - garde - , - il - est - toz - seurs - . - Et - noz - entendonz - ce - meismez - en - bestez - et - en - autres - chosez - , - maiz - li - vanderres - devera - doner - à - l - ' - acheteur - pooir - de - chalongier - lez - , - car - il - en - est - encore - sirez - por - ce - que - il - n - ' - en - a - paz - baillié - encore - la - seignorie - à - l - ' - acheteur - . - Autresi - est - il - en - action - de - larrencin - et - de - damage - et - de - tort - fet - . -

-

- Achaz - puet - estre - ou - purement - faiz - ou - soz - condicion - . - Soz - condition - si - conme - li - vanderres - dist - : - se - cil - sers - te - plaist - dedenz - cel - terme - , - il - sera - tienz - por - . - x - . - livres - . -

-

- Nuz - ne - puet - acheter - à - son - anciant - lieu - saint - ou - relegieus - ne - lieuz - conmuns - si - conme - marchiés - ou - chapele - . - Ne - porquant - se - li - - - venderres - - - vanderres - - - deçoit - l - ' - acheteur - tant - que - il - achate - telz - - - lienz - - - bienz - - - por - ce - que - il - - - quident - - - quide - - - que - il - soient - tel - que - il - les - puise - bien - acheter - , - il - avra - action - - d - ' - achat - por - ce - que - il - ne - li - list - paz - à - avoir - ces - lius - , - et - conquerra - par - cel - action - tant - conme - il - eust - de - preu - se - il - n - ' - eust - esté - deceus - . - Et - cist - meismes - drois - est - se - aucuns - achate - franc - home - en - leu - de - serf - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - louages - . - - -

- Louages - est - prochains - à - achat - et - à - vente - , - et - pou - s - ' - en - faut - que - il - n - ' - est - estables - par - cele - meismes - riule - de - droit - ; - car - ainsi - conme - - - achas - - - achaz - - - - - ou - - - et - - - vente - est - faiz - quant - lez - parties - s - ' - accordent - el - pris - , - entent - l - ' - on - que - louagez - est - - - fez - - - faiz - - - - - - se - - - certains - loiers - est - establiz - et - actionz - de - louage - apartient - à - celui - qui - baille - la - chose - - - - et - - - à - celui - qui - la - prent - . -

-

- Et - ce - que - noz - avonz - devant - dit - que - la - vente - est - faite - se - li - pris - est - miz - sor - autrui - jugement - , - entendonz - noz - de - louage - - - - se - li - loier - est - mis - sur - autrui - jugement - - - . - Et - por - ce - , - se - aucuns - baille - à - . - i - . - felon - robes - à - aparillier - ou - autres - besoingnes - à - faire - sanz - establir - maintenant - nul - louier - , - mais - cil - qui - li - baille - li - premet - - - aprés - - - - que - il - li - donra - - - - aprés - - - tant - conme - il - lor - convendra - entre - elz - , - l - ' - on - n - ' - - - entent - - - entend - - - paz - que - ce - soit - loages - proprement - , - maiz - actions - est - donee - por - ce - par - les - parolez - qui - ont - esté - avant - ditez - . -

-

- En - sor - que - tot - , - autresi - conme - se - l - ' - on - demandoit - se - achas - et - vente - est - fais - quant - chosez - sunt - changiez - , - seut - l - ' - on - demander - de - louage - se - cil - qui - t - ' - a - baillié - sa - chose - par - non - de - louage - a - pris - de - toi - une - autre - chose - por - user - en - . - Et - il - noz - - - plaist - - - plest - - - que - ce - ne - soit - paz - louagez - , - maiz - une - propre - meniere - de - marchié - ; - si - conme - se - dui - voisin - estoient - qui - avoient - chascun - . - i - . - buef - et - il - convint - entr - ' - elz - que - chascuns - d - ' - elz - - eust - ambedeus - lez - buez - par - . - x - . - jors - à - faire - leur - besoigne - et - li - - - buez - - - bues - - - à - l - ' - un - fust - mors - en - la - besongne - à - l - ' - autre - , - actions - n - ' - apartient - pas - au - seignor - au - buef - mort - ne - de - louage - ne - de - prest - , - car - il - ne - li - presta - pas - par - grace - , - mais - il - en - puet - plaidier - par - les - parolez - qui - furent - avant - ditez - . -

-

- Il - apert - dont - que - achas - et - vente - et - louages - ont - aucune - familiarité - entre - elz - et - por - ce - seut - l - ' - on - demander - en - aucunes - causes - se - vente - i - est - faite - ou - - - louages - - - loages - - - , - si - conme - des - chanz - qui - sunt - baillié - à - aucun - à - user - en - perdurablement - , - ce - est - tant - conme - la - pansionz - ou - la - - - rante - - - rente - - - en - sera - paié - au - seignor - , - ne - il - ne - lise - pas - au - seignor - à - tolir - le - à - celui - qui - l - ' - a - aloé - ne - à - son - oir - ne - à - celui - à - qui - il - ou - ses - oirs - l - ' - a - - - vendu - - - vandu - - - ou - donné - ou - baillié - en - douaire - ou - en - autre - meniere - , - tant - conme - il - - - parteront - - - paieront - - - la - rante - . - Mais - por - ce - que - li - ancien - doutoient - de - tel - marchié - et - li - . - i - . - disoient - que - ce - estoit - vante - et - li - autres - que - ce - estoit - louagez - , - por - ce - fu - faite - la - - - lois - - - loi - - - à - l - ' - empereor - Zenon - qui - establi - que - li - marchiéz - de - chose - baillie - à - cenz - ait - sa - propre - nature - , - qui - ne - - - secort - - - se - tort - - - ne - à - louage - ne - à - vente - ainz - soit - confremés - par - - - ces - - - ses - - - propres - convenancez - . - Et - se - aucune - chose - est - convenancie - , - ele - soit - autresi - tenable - conme - se - ce - estoit - unz - naturelz - marchiéz - ; - et - se - nule - chose - n - ' - est - covenancie - des - peril - de - la - - chose - qui - - - - est - - - ainsiz - baillie - , - se - tote - la - chose - perist - , - li - damagez - en - est - au - seignor - , - et - se - une - partie - em - perist - , - li - damages - - - - est - - - seur - celui - à - qui - la - chose - fu - baillie - à - - - senz - - - cenz - - - et - de - cest - droit - usonz - noz - . -

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- Encor - demande - l - ' - on - , - se - Tyces - fait - covenant - ou - . - i - . - orfevre - que - il - li - face - - - des - - - de - - - . - x - . - mars - d - ' - argent - un - nombre - - - neans - - - d - ' - aniaus - - - de - certain - pois - , - savoir - mon - se - ce - est - achas - et - vente - ou - - - louagez - - - louages - - - . - Et - Cassius - dist - que - la - matiere - est - - - vendue - - - vandue - - - et - achetee - et - la - paine - est - aloee - , - mais - il - noz - plest - que - ce - soit - achas - et - vente - tant - - - soulement - - - seulement - - - , - - - maiz - - - mais - - - se - Tyces - li - - - bailla - - - baille - - - son - or - ou - son - argent - et - il - li - premist - louier - por - sa - painne - , - il - n - ' - est - pas - doute - que - ce - ne - soit - louagez - . -

-

- Cil - qui - prent - une - chose - à - louage - doit - faire - totez - - - choses - - - chose - - - selonc - la - loi - del - loage - , - et - se - aucune - chose - est - oubliee - - - à - faire - - - an - - - le - covenant - qui - i - doie - estre - mise - , - il - la - doit - faire - por - bien - et - por - loiauté - . - Se - aucuns - a - doné - loier - ou - premis - por - l - ' - usage - de - robes - ou - d - ' - argent - ou - de - bestes - , - il - covient - que - il - - - l - ' - esgart - - - l - ' - esgard - - - autresi - com - . - i - . - hom - bien - diligenz - garde - ses - chosez - . - Se - il - i - met - grant - diligense - et - il - la - pert - par - aucun - caz - , - il - ne - sera - paz - tenuz - à - - - randre - - - rendre - - - la - . -

-

- Et - se - cil - qui - a - pris - une - chose - à - louage - muert - dedanz - le - terme - del - louage - , - sez - oirs - remaindra - el - loage - . -

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- - Cist - titres - est - de - conpaignie - . - - -

- Noz - soulons - asambler - - compaignie - ou - de - tos - noz - bienz - ou - d - ' - aucune - - - marcheandise - - - marchandise - - - si - conme - d - ' - acheter - sers - et - de - vendre - lez - ou - d - ' - acheter - et - de - vendre - oille - et - vin - et - froment - . -

-

- Et - se - nuz - covenanz - n - ' - a - esté - faiz - par - non - entre - - - lez - - - les - - - conpaignonz - dez - parties - de - la - perte - ou - del - guaaing - , - lor - partiez - doivent - estre - oelez - en - la - perte - et - en - guaaing - , - et - se - il - en - ont - fait - covenant - il - doit - estre - gardéz - , - car - l - ' - on - ne - douta - onques - que - - - covenance - - - covenances - - - ne - vaille - se - li - dui - - - conpaing - - - conpaignons - - - font - covenance - entr - ' - elz - que - li - - - unz - - - uns - - - ait - les - ii - . - pars - de - la - perte - et - del - guaaing - et - li - autres - en - ait - la - tierce - . -

-

- Et - se - - - Tycez - - - Tyces - - - et - Sey - font - tez - covenanz - entr - ' - elz - que - les - . - ii - . - partiez - del - guaaing - apartienent - à - Tyce - et - la - tierce - de - la - perte - , - et - les - . - ii - . - pars - del - domage - apartienent - à - Sey - et - la - tierce - del - gaaing - , - l - ' - on - demande - se - ceste - covenance - doit - estre - tenable - . - Et - Quintus - Mucius - et - Scevola - quident - que - tel - covenance - soit - contre - la - nature - de - conpaignie - et - por - ce - ne - doit - ele - pas - estre - ferme - . - Mais - Servius - , - qui - dona - la - plus - fort - sentence - , - sentit - le - contraire - , - et - aucune - foiz - avient - que - la - painne - à - . - i - . - des - conpaignonz - est - si - necessaire - en - la - conpaignie - que - il - est - drois - que - il - - - aient - - - ait - - - millor - condicion - que - li - autre - . - Et - l - ' - on - ne - doute - paz - que - conpaingnie - ne - puisse - estre - ainsi - asamblee - que - li - unz - i - mete - les - deniers - et - li - autrez - n - ' - en - i - mete - nuz - , - et - non - porquant - li - gaains - soit - conmuns - entre - elz - , - car - sovent - avient - que - la - paine - à - l - ' - un - vaut - autant - conme - li - denier - à - l - ' - autre - . - Et - ceste - sentence - vainqui - si - - - - cele - - - que - Quintus - Mutiuz - - donna - que - il - est - certaine - chose - que - il - puet - estre - mis - en - covenant - que - aucuns - parte - au - gaaing - et - ne - - - partent - - - parte - - - paz - à - la - perte - , - et - Serviuz - s - ' - acorda - que - ce - puet - estre - fet - covenablement - . - Et - il - covient - que - il - soit - ainsi - entendu - que - se - il - i - a - perte - en - une - chose - et - guaaing - - - - an - une - autre - , - la - perte - soit - contee - contre - le - guaaing - - - et - ce - sanz - pluz - qui - remaint - soit - de - guaaing - . -

-

- Et - il - i - a - esté - despaiechié - que - , - se - la - partie - que - aucunz - doit - avoir - en - une - des - chosez - a - - - estre - - - esté - - - nomé - , - si - conme - se - il - a - esté - mis - en - covenant - quel - partie - chazcuns - doit - avoir - de - guaing - et - il - n - ' - a - pas - esté - dit - quel - partie - il - doit - avoir - de - la - perte - - - comme - il - eust - del - guaaing - - - , - il - ait - autretel - partie - de - la - perte - conme - du - gaaing - - - . -

-

- Conpaignie - dure - tant - conme - li - - - compaignon - - - compagnon - - - se - consentent - - - ensamble - - - ensemble - - - , - et - quant - aucuns - quite - la - compaignie - ele - est - departie - , - mais - se - aucunz - quite - la - conpaignie - par - barat - por - avoir - toz - seuz - aucun - guaaing - qui - li - doit - eschaoir - , - si - conme - se - il - sunt - - - conpaing - - - conpaignon - - - de - toz - leur - bienz - et - aucuns - fet - son - oir - de - l - ' - un - d - ' - elz - et - il - se - - - depart - - - depare - - - de - la - - - conpaingnie - - - conpaignie - - - por - avoir - l - ' - eritage - tot - par - lui - , - il - est - constrainz - de - maitre - cel - guaaing - en - conmun - . - Et - se - il - gaaingne - - - aucune - - - - autre - chose - que - il - ne - convoitoit - paz - , - ele - apartient - à - lui - seul - et - quanque - cil - par - cui - la - conpaignie - n - ' - est - paz - departie - conquiert - aprés - ce - que - elle - est - departie - - - et - apartient - - - appartient - - - à - lui - sol - . -

-

- Encore - est - conpaignie - departie - par - la - mort - à - un - des - conpaignonz - , - car - cil - qui - prent - conpaignie - ne - la - prent - fors - que - à - la - personne - que - il - eslit - ; - et - se - conpaignie - est - asamblee - - par - l - ' - asentement - de - pluseurs - , - ele - est - departie - par - la - mort - à - acun - des - conpaignonz - , - ja - soit - ce - que - il - en - remaint - pluseurs - , - se - il - ne - fu - autrement - mis - au - covenant - à - asambler - la - conpaignie - . -

-

- Et - se - conpaignie - a - esté - asamblee - por - aucune - besoingne - et - cele - besoingne - est - finee - , - la - compaignie - faut - . -

-

- Il - est - aperte - chose - que - conpaignie - est - departie - par - pouploiement - , - si - conme - se - tuit - li - bien - à - . - i - . - conpaignon - sunt - pouploié - , - car - quant - . - i - . - autre - vient - en - son - lieu - , - il - est - tenuz - por - mort - . -

-

- Et - se - aucuns - des - conpaignons - est - - - chargiés - - - chargiéz - - - de - detez - et - il - abandonne - sez - bienz - et - sa - sustance - est - vandue - por - lez - dettez - conmunez - et - por - les - priveez - , - la - conpaignie - est - departie - , - maiz - en - cest - cas - , - se - il - s - ' - asentent - encor - a - la - conpaignie - , - il - apert - que - novele - conpaignie - soit - asamblee - . -

-

- L - ' - on - demande - se - conpaing - est - tenuz - par - action - de - conpaignie - se - il - a - fet - aucune - chose - par - tricherie - ou - en - sez - corpes - . - Et - il - est - mielz - que - il - soit - tenus - por - ce - que - il - est - en - ses - corpez - , - si - conme - par - sa - paresse - ou - par - sa - negligence - , - autresi - bien - conme - por - ce - qui - est - fet - par - sa - tricherie - . - Et - la - corpe - ne - doit - pas - estre - raportee - à - tres - grant - diligence - , - car - il - sozfist - bien - que - li - uns - des - conpaignonz - mete - tel - diligence - es - chosez - conmunez - conme - il - sieut - metre - es - soiez - chosez - , - car - cil - qui - prent - - - conpaignie - - - conpaignon - - - qui - est - pou - diligenz - n - ' - en - doit - blamer - se - lui - non - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - - mandemant - mandement - - . - - -

- - Mandemenz - est - faiz - en - . - v - . - manierez - , - si - conme - se - aucuns - te - mande - une - chose - por - la - cause - de - lui - sanz - pluz - , - ou - por - la - cause - de - toi - - - ou - - - et - - - de - lui - , - - - ou - por - autrui - - - ou - por - la - cause - d - ' - autrui - et - de - toi - , - ou - pour - autrui - . - Et - s - ' - aucune - chose - t - ' - est - mandee - por - la - cause - de - toi - - - sanz - plus - , - li - mandemenz - ne - vaut - rien - , - et - por - ce - n - ' - en - est - nuz - obligemenz - ne - nule - actionz - de - mandement - . -

-

- Mandemenz - est - faiz - por - celui - qui - le - fait - tant - solement - , - si - conme - se - aucuns - te - mande - que - tu - facez - ses - besoignez - ou - que - tu - li - achatez - . - i - . - champ - ou - que - tu - soiez - plegez - por - lui - . -

-

-

-

- Mandemenz - est - fais - por - celui - qui - le - fait - et - por - autre - , - si - conme - se - aucuns - te - mande - que - tu - faces - lez - besoingnes - qui - sunt - conmunez - à - lui - et - à - Tyce - , - ou - que - tu - achates - . - i - . - champ - à - lui - ou - à - Tyce - ou - que - tu - soiez - plegez - por - lui - ou - por - Tyce - . -

-

- Mandemens - est - faiz - por - toi - - - et - - - ou - - - por - autre - , - - - si - conme - - - - se - aucuns - te - mande - que - tu - prestes - à - Tyce - deniers - à - usure - . - Maiz - - - ce - - - se - - - il - t - ' - est - mandé - que - tu - li - prestes - sanz - usure - , - li - mandemenz - est - faiz - por - - - autretant - - - autre - - - solement - . -

-

- Mandemenz - est - fez - por - toi - sanz - pluz - , - si - conme - se - aucuns - te - mande - que - tu - achates - de - tez - deniers - aucunez - chosez - et - que - tu - ne - les - prestes - pas - - - o - - - ou - - - le - - - contree - - - contrere - - - , - maiz - telz - maniere - de - mandement - est - mielz - conselz - que - mandemenz - et - por - ce - n - ' - oblige - il - point - , - car - nuz - n - ' - est - oblegiéz - par - action - de - mandement - por - doner - conseil - , - ja - soit - ce - que - il - ne - soit - paz - profitablez - à - celui - à - qui - il - est - mandéz - , - car - chascuns - a - franche - poesté - de - garder - se - li - - conselz - li - est - porfitablez - . - Se - tu - as - dont - deniers - qui - de - rienz - ne - te - servent - et - aucuns - t - ' - a - amonesté - que - tu - en - achatez - aucune - chose - ou - que - tu - lez - prestez - , - ja - soit - ce - que - ce - ne - soit - paz - tez - prex - , - ne - porquant - il - n - ' - est - paz - tenu - à - toi - par - action - de - mandement - . - Et - por - ce - , - demande - l - ' - on - se - cil - est - - - retenuz - - - tenuz - - - à - toi - par - action - de - mandement - , - qui - te - manda - que - tu - prestassez - deniers - à - Tyce - . - Maiz - la - sentence - que - Sabyns - donna - fu - la - plus - fors - , - qui - dist - que - li - mandemenz - oblige - en - cest - caz - car - tu - n - ' - eusses - pas - presté - lez - deniers - à - Tyce - se - il - ne - t - ' - eust - esté - conmandé - . -

-

- Li - mandemenz - qui - est - contre - bonnes - meurs - n - ' - oblige - paz - , - si - conme - se - Tyces - te - mande - que - tu - faces - larrencin - ou - damage - ou - tort - car - , - ja - soit - ce - que - tu - aiez - sosfert - painne - por - cel - fait - , - ne - por - quant - tu - n - ' - as - nule - action - contre - Tyce - . -

-

- Cil - qui - reçoit - mandement - ne - doit - - - paz - - - pas - - - passer - lez - - - bonnez - - - bornez - - - del - mandement - . - Si - conme - se - aucuns - te - mande - que - tu - achates - . - i - . - champ - jusqu - ' - a - . - c - . - livres - ou - que - tu - soiez - pleges - por - Tyce - por - . - xx - . - livres - , - car - tu - ne - dois - pas - acheter - champ - de - pluz - de - . - c - . - livres - ne - estre - pleges - por - Tyce - de - plus - de - . - xx - . - livres - . - Et - se - tu - passez - le - mandement - , - tu - n - ' - avraz - pas - action - de - mandement - por - le - seurpluz - . - Si - que - neis - Sabinus - et - Casius - dient - que - , - se - tu - vuelz - en - cest - caz - plaidier - por - les - . - c - . - livres - , - tu - ne - porraz - paz - plaidier - . - Maiz - li - autor - de - diverses - escoles - dient - par - droit - que - tu - en - puez - plaidier - dusqu - ' - a - . - c - . - livres - , - et - ceste - sentence - est - la - pluz - benigne - . - Et - se - tu - achatez - le - champ - mainz - que - il - ne - te - soit - conmandé - , - tu - avraz - action - de - mandement - por - tant - conme - - - - l - ' - en - - - - - le - te - - - te - le - - - conmanda - , - car - quant - aucuns - mande - c - ' - on - li - achat - . - i - . - champ - de - . - c - . - livres - , - l - ' - on - entent - que - on - l - ' - achat - mains - se - l - ' - on - puet - . -

-

- Se - li - mandemenz - qui - est - par - droit - faiz - est - rapeléz - tant - conme - la - chose - est - ancore - entiere - , - il - faut - . -

-

- Et - se - cil - qui - fist - le - mandement - ou - cil - à - qui - il - fu - fez - muert - tant - conme - la - chose - est - antiere - , - li - mandemenz - - - fet - - - faut - - - . - Mes - il - a - esté - receus - par - cause - de - porfit - - - et - - - - se - cil - est - mors - qui - fist - le - mandement - et - tu - , - qui - ne - sés - pas - que - il - soit - mors - , - aconpliz - le - mandement - , - tu - porras - plaidier - par - action - de - mandement - , - car - se - il - estoit - autrement - l - ' - inorance - droite - et - proveable - te - feroit - damage - . - Et - à - ce - est - samblable - ce - qui - noz - plot - que - se - li - despancier - Tyce - a - esté - franchis - et - si - deteur - n - ' - en - sevent - rien - et - il - li - paient - lor - detez - par - ignorance - , - il - sunt - delivré - , - ja - soit - ce - qu - ' - il - ne - peussent - paz - autrement - estre - delivré - par - estroite - raison - de - droit - , - dés - que - il - paiarent - à - autre - que - à - celui - à - qui - il - devoient - paier - . -

-

- Chazcunz - a - franche - poesté - que - il - ne - reçoive - paz - mandement - , - mais - dés - que - il - est - receus - , - il - convient - que - il - soit - aconpliz - ou - l - ' - on - doit - tantost - faire - savoir - au - mandeur - que - il - face - sa - besoigne - ou - par - lui - ou - par - autre - . - Car - s - ' - il - ne - li - est - ainsiz - fet - savoir - tant - conme - la - chose - est - antiere - que - il - la - face - ou - par - lui - ou - par - autre - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - actionz - de - mandement - n - ' - i - ait - lieu - se - il - n - ' - i - a - droite - - cause - por - coi - l - ' - on - ne - li - fet - paz - savoir - . -

-

- Mandemenz - puet - estre - faiz - à - terme - ou - soz - condiction - . -

-

- Et - l - ' - on - doit - noter - à - une - some - que - se - mandemenz - n - ' - est - fez - par - grace - , - il - chiet - en - autre - forme - de - besongne - , - car - se - loiers - en - est - donés - , - ce - conmence - à - estre - loagez - . - Et - tot - generalment - es - cas - en - coi - mandemenz - est - receue - sanz - loier - , - - - es - - - ou - - - chosez - bailliez - en - garde - , - entent - l - ' - on - que - ce - est - louages - se - loiers - en - est - donnéz - . - Et - por - ce - se - aucuns - a - baillié - son - drap - - - - au - foulon - - - à - aparillier - sanz - establir - li - - - nul - - - - louier - , - actionz - de - mandement - i - apartient - . -

-
-
- - Cist - titres - est - - d - ' - obligement - des - obligemenz - - qui - - est - vienent - - autresi - conme - de - marchié - . - - -

- Aprés - ce - que - noz - avonz - nombré - lez - manieres - des - marchiés - , - voionz - - - lez - - - les - - - obligemenz - qui - ne - naissent - pas - proprement - de - marchié - , - mais - por - ce - que - il - - - prennent - - - ne - prennent - pas - - - lor - sustance - de - - - mesfait - - - mesfet - - - , - il - apert - que - il - nessent - autresi - conme - de - - - mesfet - - - marchié - - - . -

-

- Quant - aucuns - fet - dont - lez - besongnez - à - celui - qui - n - ' - est - paz - presenz - , - actionz - nessent - d - ' - une - part - et - de - l - ' - autre - qui - sunt - apelees - de - « - besongnez - faitez - » - , - mez - tele - actions - apartient - droitement - au - seigneur - de - la - - - besoingne - - - besongne - - - contre - celui - qui - la - fist - , - et - contraire - actionz - apartient - à - celui - qui - la - fist - contre - le - seigneur - . - Et - il - est - aperte - chose - que - - - ses - - - ces - - - actions - ne - - - naissoit - - - naissent - - - proprement - de - nul - marchié - , - quar - telz - actionz - nessent - quant - aucuns - suesfre - à - faire - autrui - besongnez - sanz - mandement - , - et - cil - qui - lez - besoingnez - sunt - qui - sunt - faitez - sunt - oblegiéz - - por - ceste - cause - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - en - - - sache - - - sachent - - - rien - . - Et - - - se - - - ce - - - a - esté - receu - par - cause - de - porfit - que - les - besoignez - à - celz - qui - vont - sodainnement - hors - del - païz - sanz - conmander - aucuns - que - il - - - face - - - facent - - - lor - besoingnez - , - ne - soient - paz - - - gerpiéz - - - grepiez - - - del - tot - . - Et - sanz - doute - nuz - ne - s - ' - an - - - dantremetoit - - - antremetroit - - - se - il - n - ' - avoit - nule - action - par - coi - il - demandast - ce - que - il - i - despanderoit - . - Et - autresi - conme - li - sires - est - oblegiéz - par - action - de - - - besoingnez - - - besoignez - - - faitez - à - celui - qui - a - fet - porfitablement - sez - besoingnez - , - est - cil - tenus - à - randre - raison - de - l - ' - aministracion - . - Et - en - cest - caz - est - chascuns - constrainz - de - - - randre - en - - - rendre - an - - - raison - jusqu - ' - à - tres - grant - diligence - , - ne - il - ne - li - sosfist - paz - que - il - i - mete - tel - diligence - conme - il - sieut - metre - es - soiez - chosez - , - se - unz - autrez - eust - aministré - les - besoingnez - qui - i - eust - - - nuz - - - miz - - - greignor - diligence - . -

-

- Li - desfendeur - qui - sunt - tenu - par - jugement - de - garde - ne - sunt - oblegié - proprement - de - nul - marchié - , - car - nuz - marchiés - n - ' - est - faiz - entre - l - ' - orfelin - et - celui - qui - l - ' - a - en - garde - . - Maiz - por - ce - que - il - ne - sunt - tenu - por - nul - mesfet - , - il - apert - que - il - soient - tenu - autresi - conme - por - marchié - . - En - cest - caz - a - li - unz - action - contre - l - ' - autre - , - car - li - orfelins - n - ' - a - paz - tant - solement - action - de - garde - contre - son - desfendeur - ; - mais - li - desfanderes - a - contre - l - ' - orfelin - action - contraire - à - garde - , - se - il - a - despandu - - - acune - - - aucune - - - chose - en - besoingne - à - l - ' - orfelin - , - ou - se - il - est - oblegiéz - por - lui - , - ou - se - il - a - - - oblegiés - - - oblegiéz - - - sez - choses - à - son - creancier - . -

-

- Et - se - une - - chose - est - conmune - entre - aucuns - sanz - conpaignie - , - si - conme - se - une - chose - lor - est - donnee - ou - laisie - ensamble - , - et - li - . - i - . - est - tenus - à - l - ' - autre - par - jugement - de - partir - choses - conmunez - , - por - ce - que - li - . - i - . - seuz - a - receuz - les - fruis - de - cele - chose - ou - que - li - autrez - i - a - fet - totez - lez - necessaires - despanses - , - l - ' - on - - - n - ' - entent - - - n - ' - entend - - - pas - que - il - soit - oblegiéz - proprement - de - marchié - , - car - il - n - ' - ont - fet - nul - marchié - entre - elz - . - Maiz - por - ce - que - li - . - i - . - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - oblegiéz - à - l - ' - autre - por - mesfait - , - il - apert - que - il - soit - oblegiéz - autresi - conme - de - marchié - . -

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- Cist - meismes - drois - est - de - celui - qui - s - ' - est - oblegiéz - à - son - conpaignon - par - jugement - de - partir - l - ' - eritage - . -

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- Et - l - ' - on - - - entent - - - entend - - - que - li - oirs - n - ' - est - paz - - - oblegiés - - - oblegiéz - - - proprement - de - marchié - par - non - de - laiz - , - car - l - ' - on - ne - puet - paz - dire - proprement - que - cil - a - qui - li - laiz - fu - laisiéz - ait - fait - aucun - marchié - o - le - mort - ou - o - son - oir - ; - et - non - porquant - , - por - ce - que - li - oirs - n - ' - est - paz - oblegiéz - de - mesfet - , - l - ' - on - entent - que - il - est - oblegiés - autresi - conme - por - marchié - . -

-

- Et - cil - à - qui - aucunz - paie - par - erreur - ce - que - il - ne - li - doit - paz - est - oblegiéz - autresi - conme - par - marchié - , - car - se - noz - ensivons - la - plus - certainne - raison - l - ' - on - puet - mielz - dire - , - si - conme - noz - avonz - avant - dit - , - que - il - est - oblegiéz - por - ce - que - il - voloit - depecier - le - marchié - et - ne - mie - asambler - , - quar - il - apert - que - cil - qui - baille - deniers - par - corage - d - ' - aquiter - soi - le - fet - pluz - por - depecier - l - ' - obligement - que - por - fere - le - . - Non - porquant - cil - qui - reçoit - telz - deniers - est - oblegiéz - autresi - conme - se - il - fussent - presté - , - et - por - ce - li - puent - il - estre - demandé - arriere - . -

-

- Non - porquant - , - aucunes - causez - sunt - par - coi - ce - qui - a - esté - paié - qui - n - ' - estoit - paz - deue - ne - puet - pas - estre - demandee - arriere - . - Car - li - ancien - jugent - que - es - causes - en - coi - li - plaiz - croist - , - se - l - ' - on - renie - ce - que - l - ' - on - doit - en - cele - meismes - - - chause - - - causes - - - , - ne - puet - pas - estre - demandee - arriere - ce - qui - est - paié - qui - n - ' - estoit - pas - deu - , - si - conme - en - la - loi - qui - fet - restorer - lez - damages - et - en - laiz - . - Et - li - ancien - vuelent - que - ce - ait - lieu - en - icez - laiz - qui - sunt - - - laisié - - - laissiés - - - à - aucun - par - certain - condempnement - en - coi - li - oirs - est - condenpnéz - , - maiz - nostre - establisemenz - vot - que - tuit - - - lais - - - lai - - - eussent - une - nature - et - que - cist - acroisemenz - s - ' - estendit - à - toz - laiz - , - mais - il - ne - dona - paz - cest - avantage - à - toz - celz - qui - laiz - sunt - laissié - , - maiz - es - laiz - qui - sunt - laisié - as - saintes - eglisez - et - es - autrez - lieuz - honorablez - qui - sunt - - - hennoré - - - henoré - - - por - relegion - ou - por - pitié - ; - et - se - l - ' - on - lor - paie - lez - qui - ne - sunt - paz - deu - , - il - ne - sunt - demandé - arriere - . -

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- - Cist - titrez - est - par - quels - personez - obligemenz - noz - est - aquis - . - - -

- Apréz - ce - que - noz - avons - dit - les - manierez - des - obligemenz - qui - naissent - de - marchié - ou - conme - de - marchié - , - noz - devons - estre - amonesté - que - obligemenz - noz - est - aquiz - non - paz - tant - solement - par - noz - meismez - , - maiz - par - les - persones - qui - sunt - en - nostre - poesté - , - si - conme - par - noz - sers - ou - par - noz - fis - . - En - tel - maniere - ne - porquant - que - ce - qui - est - aquis - par - noz - sers - soit - tot - nostre - , - et - ce - qui - est - - - aquiz - - - acquiz - - - par - obligement - par - noz - filz - que - noz - avons - en - nostre - poesté - soit - devisé - selonc - - la - samblance - de - la - proprieté - dez - chosez - et - de - l - ' - usuaire - que - nostre - establisemenz - a - jugié - , - si - que - li - peres - ait - l - ' - usuaire - de - quanques - li - fiz - aquiere - , - en - quel - maniere - que - ce - soit - , - et - la - proprietéz - en - soit - gardee - à - l - ' - oir - , - si - que - li - peres - en - mueve - les - actionz - selonc - la - devision - de - nostre - novel - - - setablissement - - - establisement - - - . -

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- En - sor - que - tot - aucune - chose - noz - est - - - aquises - - - acquises - - - par - les - franz - homes - et - par - autrui - sers - que - - - voz - - - vos - - - porseés - par - bonne - foi - , - mais - ce - est - par - . - ii - . - causez - tant - solement - , - ce - est - se - il - aquierent - par - leur - painne - ou - de - - - vostre - - - nostre - - - chose - . -

-

- Et - autresi - voz - est - aucune - chose - aquise - par - ces - . - ii - . - causez - par - le - serf - de - qui - voz - avez - l - ' - usuaire - ou - l - ' - usaige - . -

-

- Il - est - certaine - chose - que - li - sers - qui - est - conmuns - à - . - ii - . - seigneurs - aquiert - à - chascun - d - ' - elz - selonc - lez - partiez - que - il - ont - en - lui - , - esceptés - ce - de - coi - il - fet - covenant - en - non - à - l - ' - un - , - ou - que - il - aquiert - par - son - chatel - , - car - ce - aquiert - il - à - lui - seul - , - si - conme - se - il - fet - tel - covenance - : - tu - premés - que - tu - donras - ce - à - Tyse - mon - seigneur - . - Maiz - se - li - sers - fet - covenance - - - - par - le - conmandement - - - à - . - i - . - de - ses - seigneurs - , - ja - - - soit - - - soi - - - ce - que - l - ' - on - en - dotoit - devant - ce - , - non - porquant - la - chose - est - dezpaiechie - par - nostre - establisement - que - il - aquiere - à - celui - tant - solement - qui - li - - - demanda - - - conmanda - - - à - ce - faire - si - conme - il - a - esté - dit - avant - . -

-
-
- - Cist - titres - est - coment - obligemens - faut - . - - -

- - - Voz - - - Toz - - - - - obligemenz - - - obligement - - - faut - par - paier - ce - que - - l - ' - on - doit - , - à - coi - l - ' - on - est - oblegiéz - , - ou - se - aucuns - paie - une - chose - por - . - i - . - autre - par - l - ' - asentement - au - creancier - . - Ne - il - n - ' - a - point - de - disferance - se - - - - ce - est - - - cil - meismez - qui - doit - paier - , - ou - autrez - por - lui - , - car - il - est - delivrés - se - . - i - . - autres - paie - por - lui - conment - que - li - paiemenz - soit - - - fez - - - faiz - - - - - ou - - - on - - - au - seu - - - ou - - - - au - - - deter - - - deteur - - - , - ou - sanz - son - seu - , - ou - maugré - suen - . - Se - li - deteurs - paie - , - cil - qui - sunt - plege - por - lui - sunt - delivré - et - autresi - avient - il - ancontre - que - se - li - plegez - paie - , - il - - - seus - - - seuz - - - n - ' - est - paz - delivrés - mez - li - deteurs - . -

-

- Encor - est - obligemenz - ostéz - quant - li - creancier - se - tient - à - paié - de - ce - que - on - li - doit - , - car - ce - est - une - maniere - de - paiement - . - Aucuns - puet - quitier - se - il - vuet - ce - qui - li - est - deu - par - obligemenz - de - parolez - si - que - li - deteurs - die - cez - - - parolez - - - paroles - - - : - - - tien - - - tiens - - - - - ce - - - te - - - tu - - - as - - - a - - - paié - de - ce - que - je - te - premiz - ? - Et - li - creanciers - - - respongne - - - respon - - - : - - - je - - - ge - - - m - ' - en - tains - à - paiéz - . - Quitance - puet - estre - faite - en - language - grieu - , - portant - que - ele - soit - faite - si - conme - ele - sieut - estre - faite - an - latin - . - Et - en - ceste - maniere - faillent - li - obligement - qui - sunt - faites - par - parolez - et - ne - mie - li - autre - , - quar - il - noz - samble - que - ce - s - ' - acorde - à - raison - que - li - obligemenz - qui - est - faiz - par - parolez - puisse - estre - depeciéz - par - autres - parolez - , - et - ce - qui - est - deu - por - - - aucune - - - - autre - cause - puet - estre - mis - en - covenant - - à - estre - quité - , - autresi - conme - ce - qui - est - deu - puet - estre - paié - en - partie - , - puet - la - dete - estre - quite - en - partie - . -

-

- Une - maniere - de - covenance - a - esté - faite - qui - est - apelee - aquiliane - , - par - coi - il - avient - que - li - obligemens - de - toutez - chosez - est - miz - an - covenant - . - La - covenance - aquiliane - renovele - toz - obligemenz - et - Galluz - Aquiliuz - l - ' - - - ordonna - - - ordona - - - en - tel - maniere - : - Augiers - dit - à - Negide - : - Tu - me - covenancez - tot - de - novel - que - tu - me - paieraz - quanque - tu - me - dois - doner - ou - faire - por - aucune - cause - , - ou - - - orandroit - - - orendroit - - - , - ou - à - terme - , - ou - soz - condicion - et - totes - les - chosez - de - coi - je - puis - avoir - action - contre - toi - , - ou - que - je - te - puise - demander - ou - quanque - tu - as - del - mien - , - ou - que - tu - en - porsiez - , - ou - que - tu - en - az - laissié - - - à - - - au - - - porseoir - par - tricherie - , - ou - autretant - de - deniers - conme - la - chose - vaut - . - Et - Negides - dist - à - Augier - : - Si - ferai - ge - - - volentiers - - - volontiers - - - . - Encontre - ce - - - Negidez - - - Negides - - - demanda - à - Augier - : - Tienz - te - tu - à - paiéz - de - quanque - je - t - ' - ai - hui - premiz - par - novele - covenance - ? - - - - , - et - Augiers - respondi - : - Je - me - tieng - à - paiéz - - - . -

-

- En - seur - que - tot - , - obligemenz - faut - par - renovelement - , - si - conme - se - tu - as - atorné - Tyce - à - paier - à - Sey - ce - que - tu - li - doiz - . - Quar - dés - que - novele - persone - conmence - à - devoir - la - dete - , - est - - - noviax - - - noviaux - - - obligemenz - et - li - premiers - faut - qui - est - ostéz - par - le - darrenier - ; - si - que - , - ja - soit - ce - que - li - darreniers - obligemenz - ne - vaille - rien - , - ne - porquant - li - - - premierz - - - premiers - - - faut - , - si - conme - se - tu - dois - à - - - Tysea - - - Tyce - - - et - tu - li - atornez - . - i - . - orfelin - sanz - l - ' - autorité - à - celui - qui - l - ' - a - en - garde - , - en - cest - - caz - est - la - chose - perdue - , - quar - li - premiers - deteurs - est - delivréz - et - li - darreniers - obligemenz - - - nest - - - est - - - nuz - . - Mais - cis - meimes - drois - n - ' - est - pas - se - - - aucunz - - - aucuns - - - fet - covenant - d - ' - un - serf - , - car - lors - remaint - li - premiers - deteurs - oblegiés - , - autreci - conme - se - nuz - n - ' - eust - esté - atornés - por - lui - . - Mais - se - tu - faiz - le - darrenier - covenant - à - cele - meismez - personne - à - qui - tu - feis - le - premier - , - lors - vaut - li - renovelemenz - . - Se - aucune - novele - chose - est - mise - en - la - darreniere - covenance - si - conme - se - conditions - ou - termes - ou - pleges - i - est - miz - par - aventure - , - ou - il - en - est - ostéz - , - - - et - - - ce - - - que - noz - - - actionz - - - avons - - - dit - que - renovelemenz - est - faiz - se - - - condicions - - - conditions - - - i - est - mise - , - doit - estre - ainsis - entendu - , - si - que - noz - dionz - que - li - renovelemens - est - faiz - se - la - condicions - avient - ; - et - se - ele - n - ' - avient - , - li - premiers - obligemenz - dure - . -

-

- Mais - il - estoit - certainne - chose - entre - les - ancienz - que - renovelemenz - est - lors - faiz - quant - on - fait - le - secont - obligement - par - corage - de - renoveler - le - , - mais - il - estoit - en - dote - quant - il - n - ' - estoit - pas - faiz - par - corage - de - renoveler - ; - et - li - autre - amenoient - - - unes - - - une - - - presumptionz - en - autres - caz - , - et - por - ce - feimez - noz - . - i - . - - - establissement - - - establisement - - - qui - - - juja - - - juga - - - apertement - que - renovelemenz - est - faiz - lors - solement - que - ce - est - dit - expreseement - entre - celz - qui - le - font - et - qui - a - esté - fais - por - renoveler - le - premier - obligement - . - Et - se - il - - - et - - - est - - - autrement - , - li - premiers - obligemenz - remaint - et - li - seconz - vaut - , - si - que - - li - deteurz - soit - oblegiéz - por - l - ' - une - et - por - l - ' - autre - cause - , - selonc - le - jugement - de - nostre - establisement - que - l - ' - on - porra - connoistre - pluz - apertement - se - l - ' - on - le - viaut - lire - . -

-

- Et - li - obligement - qui - sunt - fait - par - consentement - sunt - departi - par - contraire - volenté - , - car - se - Tyce - et - Sey - se - sunt - - - consentu - - - consenti - - - que - Sey - eust - le - champ - Tyce - por - . - c - . - livres - et - aprés - , - por - ce - que - li - pris - ne - - - fu - - - fut - - - pas - paiéz - ne - li - chanz - livrés - , - il - plot - à - l - ' - un - et - à - l - ' - autre - que - il - se - partissent - del - marchié - , - il - sunt - ambedui - delivré - . - Autresi - est - il - en - louage - et - en - toz - lez - marchiés - qui - sunt - fait - par - consantement - , - si - conme - il - est - dit - avant - . -

-
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- - Ci - commence - li - quars - livres - d - ' - Institutez - . - -
- - Cist - titres - est - des - - obligemens - obligemenz - - qui - - naissent - nessent - - de - mesfet - . - - -

- Por - ce - que - nos - avonz - traitié - el - livre - qui - est - devant - cestui - des - obligemenz - qui - sunt - fait - de - marchié - ou - conme - de - marchié - , - il - covient - que - noz - voions - des - obligemenz - qui - - - naissent - - - nessent - - - de - mesfet - ou - conme - de - mesfait - . - Mais - cil - de - coi - nouz - avons - avant - traitié - sunt - devisé - en - . - iiii - . - manierez - ; - et - - - si - - - cist - - - sunt - tuit - d - ' - une - maniere - , - quar - - tuit - cist - obligement - naissent - d - ' - une - chose - , - ce - est - de - mesfet - , - si - conme - de - larrencin - , - ou - de - rapinne - , - ou - de - damage - , - ou - de - tort - fait - . -

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- Larrencins - est - atouchemenz - d - ' - autrui - chosez - par - barat - , - ou - de - la - chose - meisme - , - ou - de - l - ' - usage - , - ou - de - la - possession - , - qui - est - desfendu - par - la - loi - naturel - que - il - ne - soit - faiz - . -

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- Larrencinz - est - - - - dit - - - d - ' - - - ocurté - - - oscurté - - - , - por - ce - que - il - est - faiz - toz - jors - en - oscurté - et - en - - - repost - - - reposte - - - et - par - nuit - pluz - que - par - jor - , - - il - est - dit - de - barat - ou - de - tolir - . -

-

- Deuz - menieres - de - larrencin - sunt - , - li - apers - et - cil - qui - n - ' - est - paz - apers - ; - car - ce - qui - est - trové - sor - le - larron - , - ou - sor - celui - à - qui - li - lerres - l - ' - a - baillié - , - sunt - . - ii - . - manieres - d - ' - actions - qui - sunt - jointes - à - larrencin - et - ne - mie - maniere - de - larrencin - , - si - conme - il - sera - veu - apréz - . - Lerres - apers - est - non - pas - tant - solement - cil - qui - est - entrepris - en - larrencin - , - mais - cil - qui - est - entrepris - el - lieu - - li - larrecinz - est - fez - , - si - conme - se - cil - qui - a - - - fet - - - fait - - - le - larrencin - en - une - maison - est - pris - ainz - que - il - soit - issuz - de - la - porte - , - ou - se - cil - qui - a - - - fet - - - fait - - - . - i - . - larrencin - en - . - i - . - jardin - ou - - - en - - - - une - vigne - est - pris - ains - que - il - en - soit - hors - . - Encor - doit - l - ' - on - pluz - entendre - apert - larrencin - quant - li - lerres - est - veus - ou - entrepris - tant - conme - il - tient - la - chose - que - il - a - emblee - , - - ou - en - lieu - conmun - ou - en - privé - , - ou - par - le - seigneur - de - la - chose - ou - par - autre - , - ainz - qu - ' - il - - - vaingne - - - vaigne - - - - - il - a - - - enpansé - - - empansé - - - à - porter - la - . - Par - ce - que - noz - avons - dit - puet - l - ' - on - entendre - quelz - li - - - larrencins - - - larrencin - - - est - qui - n - ' - est - pas - apers - . -

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- L - ' - on - dit - que - hom - est - trovéz - saissis - de - larrencin - quant - la - chose - qui - est - emblee - est - quise - et - trovee - sor - lui - par - devant - - - tezmoing - - - tesmoing - - - , - car - actions - est - establie - contre - lui - , - ja - soit - ce - que - il - ne - soit - pas - lerres - . - Une - autre - meniere - de - larrencin - est - quant - aucunz - t - ' - aporte - la - chose - que - il - a - emblee - et - ele - est - trovee - sor - toi - se - il - la - te - bailla - par - tel - corage - que - ele - fust - trovee - sor - toi - et - ne - mie - sor - lui - , - quar - tu - , - seur - qui - la - chose - est - trovee - , - as - propre - action - contre - celui - qui - la - te - bailla - . - Et - actionz - de - larrencin - deveé - apartient - contre - celui - qui - destorbe - celui - qui - vuet - querre - larrencin - par - devant - tesmoing - , - et - paine - est - establie - par - le - banissement - au - prevost - contre - celui - qui - n - ' - aporte - paz - avant - la - chose - qui - a - esté - emblee - , - qui - est - quise - et - trovee - sor - lui - . - - - Maiz - - - Mais - - - toutes - - - - ces - - - menieres - d - ' - - - action - - - actions - - - sunt - dezacostumees - , - car - dés - que - l - ' - enqueste - de - la - chose - emblee - n - ' - est - - - paz - - - pas - - - orendroit - faite - selonc - l - ' - anciene - forme - , - lez - devant - ditez - actionz - si - sunt - par - droit - partiez - del - conmun - usage - , - car - il - est - aperte - chose - que - cil - qui - à - lor - enciant - reçoivent - chose - emblee - et - l - ' - acoilent - sunt - corpable - del - larrencin - qui - n - ' - est - pas - apers - . -

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- La - painne - d - ' - apert - larrencin - est - à - rendre - la - chose - à - . - iiii - . - doubles - , - qui - que - l - ' - ait - - - fet - - - faiz - - - , - ou - sers - ou - franz - ; - et - la - paine - de - larrencin - qui - n - ' - est - pas - apers - est - de - rendre - la - chose - à - doblez - . -

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- Larrencins - est - non - pas - tant - solement - quant - aucuns - oste - la - chose - à - autrui - por - tolir - - - lui - - - li - - - , - mais - generalment - quant - aucuns - atouche - à - autrui - chose - maugré - son - seignor - ; - se - li - creanciers - use - dont - del - guage - , - ou - cil - à - qui - la - chose - est - baillie - en - garde - en - use - , - ou - cil - qui - a - pris - une - chose - à - user - et - la - met - en - autre - usaige - qu - ' - en - celui - por - coi - il - l - ' - a - prise - , - - - et - - - - il - fet - larrencin - . - Si - conme - se - aucuns - prent - argent - à - user - en - , - autresi - conme - se - il - vosist - sez - amiz - apeler - au - mangier - o - lui - et - il - le - porte - o - lui - hors - del - païs - , - ou - se - - - aucunz - - - aucuns - - - enprunta - . - i - . - cheval - por - porter - le - aucun - certain - lieu - et - il - le - mena - pluz - loin - , - si - conme - li - ancien - escristrent - de - celui - qui - mena - en - une - ost - . - i - . - cheval - que - il - avoit - enprunté - . -

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- Ne - porquant - , - il - noz - plest - que - cil - qui - usent - des - chosez - qui - lor - sunt - prestees - autrement - que - il - ne - devoient - facent - larrencin - se - il - entendent - que - il - funt - ce - maugré - au - seigneur - de - la - chose - et - que - li - sires - ne - - l - ' - otroiast - paz - se - il - le - seust - , - et - se - il - - - seust - et - se - il - seust - - - croist - - - que - li - sires - li - otroiast - - - - se - il - le - seust - - - , - il - est - quitez - del - larrancin - . - Et - ceste - distincions - est - tres - bonne - , - car - larrencins - n - ' - est - pas - faiz - sanz - corage - d - ' - embler - . -

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- Mais - se - il - croit - que - il - traite - la - chose - qui - li - est - prestee - maugré - au - seignor - - - - qui - ele - est - - - et - ce - est - fait - par - la - volenté - au - seigneur - , - l - ' - on - dit - que - ce - n - ' - est - pas - larrencinz - . - Et - por - ce - demande - l - ' - on - quant - Tyces - ot - conmeu - le - serf - - - Mene - - - Meve - - - que - il - prist - aucune - des - choses - son - seignor - et - lez - porta - à - lui - , - et - li - sers - le - dit - à - son - seignor - et - por - ce - que - - - Menez - - - Mevez - - - voloit - antrepanre - Tyce - en - cel - mesfait - - - et - - - il - - - otroia - à - son - serf - que - il - porta - à - Tyce - une - de - ses - chosez - , - savoir - mon - se - Tyce - est - tenus - par - action - de - larrencin - ou - de - serf - corrompu - , - ou - il - n - ' - est - tenus - ne - par - l - ' - - - une - - - un - - - ne - par - l - ' - autre - . - Et - pluseurs - opinions - noz - ont - esté - aportees - sor - ceste - dote - et - noz - avons - regardé - lez - sentences - que - li - ancien - sage - home - donerent - sor - ce - . - Et - li - un - disoient - que - actions - de - serf - corrompu - a - leu - , - et - li - autre - disoient - que - actions - de - larrencin - i - apartient - tant - solement - . - Noz - alonz - dont - contre - ceste - voisdie - et - - - confremés - - - confremons - - - par - nostre - establissement - que - - actions - soit - donnee - contre - lui - , - non - paz - tant - solement - de - serf - corrompu - mais - de - larrencin - , - quar - ja - soit - ce - que - li - sers - n - ' - est - pas - empoiriéz - por - son - esmovement - et - por - ce - ne - corrent - pas - lez - riulez - qui - amainnent - action - de - serf - corrompu - , - ne - por - quant - il - le - fist - par - corage - d - ' - empirier - le - , - por - coi - il - doit - sosfrir - la - paine - , - autresi - conme - se - li - sers - fust - veraiement - - - corrompus - - - corrompu - - - . - Car - se - il - s - ' - en - eschapoit - sanz - painne - , - il - feroit - autretel - desloiauté - vers - . - i - . - autre - serf - qui - porroit - legierement - estre - corrompuz - . -

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- Aucunez - fois - est - fais - larrencins - dez - franz - homez - si - conme - se - aucun - des - franz - homes - qui - sunt - en - nostre - poesté - nos - est - ambléz - . -

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- Et - aucune - foiz - avient - que - aucunz - fet - larrencin - de - sa - chose - meismez - , - si - conme - se - il - - - emble - - - amble - - - à - son - creancier - sa - chose - que - il - li - avait - baillie - en - gage - . -

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- Et - aucune - fois - est - tenus - par - action - de - larrencin - - - - cil - qui - n - ' - a - pas - fet - le - larrencin - - - , - si - conme - cil - par - qui - conseil - et - par - cui - aide - li - larrencins - est - faiz - . - En - cest - nombre - est - cil - qui - te - fit - chaer - tes - deniers - que - . - i - . - autres - les - preist - , - ou - que - il - te - contresta - tant - que - uns - autres - eust - priz - ta - chose - , - ou - - - qu - ' - il - - - qui - - - chaçast - tes - brebis - ou - tez - vaches - que - . - i - . - autres - les - preist - . - - Et - li - ancien - escritrent - ce - de - celui - qui - ou - . - i - . - rouge - drap - soloit - espoenter - les - bestes - et - faire - les - enfuir - . - Se - aucune - de - ces - choses - est - faite - par - jeuz - et - non - mie - par - entencion - de - faire - larrencin - , - actions - doit - estre - donnee - contre - lui - por - le - fait - ; - et - quant - Tyces - fait - larrencin - par - l - ' - entente - - - Mene - - - Meve - - - , - ambedui - sunt - tenu - par - action - de - larrencin - . - Il - apert - que - larrencins - soit - fais - par - l - ' - aide - à - celui - , - et - par - le - conseil - , - qui - apuie - escheles - as - fenestrez - por - monter - en - la - maison - , - ou - qui - brise - les - fenestres - ou - les - huis - que - unz - autre - face - larrencin - , - ou - qui - preste - ferrement - à - brisier - les - fenestres - ou - escheles - por - amonter - - - il - - - i - - - , - se - il - set - por - coi - il - les - preste - . - Cil - qui - n - ' - a - mis - nule - entente - à - faire - larrencin - , - ainz - en - a - doné - le - conseil - tant - solement - et - l - ' - amonestement - , - n - ' - est - pas - tenuz - par - action - de - larrencin - . -

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- Se - cil - qui - sunt - en - la - poesté - à - lor - seigneurs - ou - à - lor - peres - lor - emblent - aucune - chose - , - il - lor - font - larrencin - et - la - chose - chiet - en - cause - de - larrencin - et - por - ce - ne - la - puet - nuz - guaignier - par - longue - tenue - devant - que - ele - revaingne - en - la - poesté - son - seigneur - . - Maiz - actions - de - larrencin - n - ' - en - est - paz - , - car - actionz - ne - puet - nestre - entr - ' - elz - por - ceste - chose - ne - por - autre - . - - Et - se - larrencinz - est - faiz - par - l - ' - aide - ne - par - le - conseil - d - ' - un - autre - por - ce - que - li - larrencinz - est - faiz - , - cil - est - tenuz - avenanment - par - action - de - larrencin - , - por - ce - que - il - est - voirs - que - li - larrencinz - a - esté - faiz - par - s - ' - aide - et - par - son - conseil - . -

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- Actionz - de - larrencin - apartient - à - celui - qui - i - eust - preu - se - la - chose - - - fust - - - fu - - - sauve - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - en - soit - paz - sirez - ; - ele - n - ' - apartient - dont - paz - au - seignor - de - la - chose - , - se - ce - ne - fust - ses - preuz - que - ele - fust - sauve - . -

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- Et - por - ce - il - est - certainne - chose - que - li - creanciers - puet - plaidier - par - action - de - - - larrencin - - - larrencins - - - se - ses - gagez - li - est - embléz - , - neis - se - li - deteurs - est - bien - puissanz - de - paier - , - car - ce - fust - pluz - ses - preuz - se - il - se - tenist - au - gage - que - il - n - ' - est - de - plaidier - contre - la - persone - ; - et - se - li - deteurs - meismes - a - emblé - son - gage - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - - - actionz - - - actions - - - de - larrencin - n - ' - apartaigne - au - creancier - contre - lui - . -

-

- Se - unz - felons - ou - . - i - . - autres - menestrex - a - pris - draz - à - fouler - ou - à - aparillier - por - certain - louier - et - il - li - - - sont - - - sunt - - - emblé - , - il - a - action - de - larrencin - et - ne - mie - li - sires - , - car - li - sires - ne - pert - riens - en - ce - que - la - chose - est - perie - , - car - il - puet - conquerre - sa - chose - vers - le - felon - ou - vers - le - menestrel - par - action - de - loage - . - Se - une - chose - est - emblee - à - celui - qui - l - ' - avoit - achetee - par - bonne - foi - , - ja - soit - ce - que - il - n - ' - en - est - paz - - encores - sirez - , - ne - porquant - actionz - de - larrencin - li - apartient - autresi - conme - au - creancier - . - Il - noz - plest - que - actionz - de - larrencin - n - ' - apartiegne - pas - au - felon - ne - au - menestrel - à - qui - autrui - chose - est - emblee - , - se - il - n - ' - ont - de - coi - randre - la - , - se - - - est - c - ' - il - - - il - - - n - ' - en - puet - rendre - la - valor - - - - au - seigneur - - - de - la - chose - , - quar - se - il - - - ne - l - ' - - - n - ' - - - ont - de - coi - randre - , - lors - apartient - au - seigneur - action - de - larrencin - por - ce - que - il - ne - puet - conquerre - le - sien - vers - elz - , - car - en - cest - cas - fusse - ses - preuz - se - sa - chose - fust - sauvee - , - autresi - est - il - se - li - felonz - ou - li - menestreuz - n - ' - en - puet - randre - que - une - partie - . -

-

- Li - ancien - voloient - que - ce - que - noz - avonz - dit - des - felons - et - des - menestrelz - doit - estre - estendu - à - celui - à - qui - la - chose - est - prestee - , - quar - autresi - conme - li - felonz - doit - garder - la - chose - por - le - loier - que - il - en - a - , - covient - il - à - force - que - - - sil - - - cil - - - gart - la - chose - qu - ' - il - a - empruntee - por - user - en - , - mais - no - porveance - amenda - ce - en - noz - dicisions - que - il - soit - en - la - volenté - au - seigneur - de - movoir - action - de - chose - prestee - contre - celui - à - qui - il - presta - sa - chose - ou - action - de - larrencin - contre - celui - qui - l - ' - embla - . - Et - se - il - eslit - la - quele - que - - soit - de - - - sez - - - cez - - - actionz - , - il - ne - puet - pas - revenir - a - l - ' - autre - , - maiz - se - il - eslit - a - plaidier - au - larron - , - cil - qui - emprunta - la - chose - est - del - tot - delivréz - . - Et - se - il - plaide - contre - celui - à - qui - il - presta - la - chose - , - - - - il - ne - puet - puis - avoir - action - contre - le - larron - , - mes - cil - qui - fu - trait - en - cause - por - la - chose - - - qui - li - fu - enblee - puet - avoir - action - de - larrencin - contre - le - larron - , - se - ainsis - est - que - li - sires - sache - que - la - chose - ait - esté - amblee - et - il - plede - contre - celui - à - qui - ele - fu - prestee - . - Mais - se - il - ne - savoit - pas - que - la - chose - eust - esté - emblee - et - il - mut - contre - lui - action - de - chose - prestee - et - aprés - , - quant - il - sot - la - verité - que - ele - avoit - esté - emblee - et - il - vot - laisier - l - ' - action - de - chose - prestee - et - revenir - a - l - ' - action - de - larrencin - , - lors - li - soit - congiéz - donés - de - plaidier - contre - le - larron - ne - nule - exceptionz - ne - li - soit - oposee - de - ce - que - il - mut - action - de - chose - prestee - contre - celui - qui - avoit - la - chose - enpruntee - por - user - en - , - ainz - que - il - seust - qu - ' - ele - li - eust - esté - emblee - , - se - cil - qui - - - enpruta - - - enprunta - - - la - chose - n - ' - en - a - fait - satifacion - au - seigneur - , - car - lor - est - li - lerrez - delivrés - de - l - ' - action - de - larrencin - , - que - li - sires - de - la - chose - peust - movoir - lui - , - mais - il - est - tenuz - à - celui - qui - a - fet - satifacion - au - seigneur - por - la - chose - qui - li - fu - prestee - . - Car - il - est - aperte - chose - que - se - li - sires - ne - savoit - pas - au - conmencement - que - la - - chose - fust - emblee - et - il - mist - avant - action - de - chose - prestee - et - aprés - , - quant - il - sot - le - larrencin - , - il - torna - l - ' - action - contre - le - larron - , - cil - est - delivrés - à - qui - la - chose - fu - prestee - , - à - quel - chief - li - plest - venist - que - il - mut - contre - le - larron - . - Et - cil - meismes - jugemenz - soit - tenablez - , - se - cil - à - qui - la - chose - fu - prestee - la - puet - randre - ou - toute - , - ou - partie - . -

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- Cil - à - qui - la - chose - fu - baillie - à - garder - - - ne - - - n - ' - en - - - doit - pas - respondre - se - ele - li - est - emblee - , - mais - il - est - corpables - de - ce - tant - solement - - - qu - ' - il - - - qui - i - - - est - avenu - par - sa - tricherie - . - Por - ce - se - la - chose - li - est - emblee - , - por - ce - que - il - n - ' - est - paz - tenus - à - rendre - la - par - action - de - chose - baillie - en - garde - , - ne - il - ne - puet - pas - plaidier - par - action - de - larrencin - por - ce - que - la - perte - n - ' - est - paz - sor - lui - , - l - ' - actionz - del - larrencin - apartient - au - seignor - contre - le - larron - qui - embla - sa - chose - . -

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- L - ' - on - doit - savoir - au - darrenier - que - une - demande - a - esté - faite - , - savoir - mon - se - cil - qui - est - dedanz - aage - fet - larrencin - quant - il - prent - autrui - chose - . - Et - il - noz - plaist - por - ce - que - larrencins - vient - dou - cuer - que - cil - qui - est - dedenz - aage - soit - oblegiés - à - cel - crime - , - - - ce - - - se - - - il - est - pres - d - ' - aage - et - il - entent - que - il - mesfait - . -

-

- Action - de - larrencin - , - quel - que - il - soit - ou - apers - ou - repoz - , - apartient - à - faire - en - sosfrir - la - paine - tant - solement - , - car - li - sires - puet - conquerre - la - chose - - ou - par - chalongier - la - , - ou - par - demander - la - arriere - , - mais - il - la - puet - chalongier - contre - celui - qui - la - porsiet - , - qui - que - il - soit - ou - li - lerrez - ou - autrez - , - mais - il - le - puet - demander - arriere - , - ou - au - larron - ou - à - son - oir - , - ja - soit - ce - que - il - ne - la - porsie - pas - . -

-
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- - Cist - titres - est - des - biens - ravis - par - force - . - - -

- Cil - qui - ravist - autrui - - - choses - - - chose - - - par - action - de - larrencin - qui - n - ' - est - pas - apers - , - car - nuz - n - ' - atouche - pluz - à - autrui - chose - maugré - au - seigneur - que - cil - qui - la - ravist - par - larrencin - ; - et - por - ce - disons - noz - par - droit - que - il - est - engrés - lerrez - ; - mais - non - pourquant - , - li - prevoz - amena - avant - une - propre - action - el - non - de - ce - mesfait - qui - est - apelee - de - bienz - ravis - par - force - , - et - ele - est - dedenz - l - ' - an - à - . - iiii - . - doublez - , - et - aprés - l - ' - an - por - le - simple - . - Et - ceste - action - est - porfitable - se - aucuns - ravist - une - sole - chose - - - - par - force - - - , - ja - soit - ce - que - ele - soit - - - trop - - - tres - - - petite - . - Li - quatre - - - doble - - - dobles - - - ne - sunt - pas - tuit - de - paine - , - si - que - l - ' - on - puise - par - desuz - chalongier - la - chose - , - si - conme - noz - avons - dit - en - action - de - larrencin - , - mais - la - chose - est - contee - es - . - iiii - . - doblez - si - que - la - paine - soit - des - . - iii - . - - - doblez - - - - , - conment - que - il - soit - , - ou - - - se - - - - li - raviserez - est - pris - es - mesfait - ou - se - il - n - ' - i - est - pas - pris - . - Car - il - seroit - laide - chose - que - cil - qui - ravist - par - force - fust - de - pluz - legiere - condiction - que - cil - qui - emble - - a - celee - . -

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- Ceste - actionz - apartient - quant - aucunz - ravist - par - tricherie - , - car - cil - qui - est - menés - par - aucune - erreur - et - quide - que - la - chose - soit - seue - et - ne - set - pas - le - droit - et - il - la - ravist - par - tel - corage - que - il - croit - que - il - lise - à - chascun - à - ravir - sa - chose - par - force - de - celz - qui - la - porsient - , - il - doit - estre - assouz - , - et - à - ce - s - ' - acorde - que - cil - qui - prent - aucune - chose - par - cest - corage - ne - soit - pas - tenus - par - action - de - larrencin - . - Mais - que - par - ce - ne - soit - voie - trovee - par - coi - li - raviseur - usent - de - lor - mavestiéz - , - li - establisemenz - as - princes - porvirent - miéz - en - ceste - partie - que - il - ne - lise - à - nul - à - ravir - chose - movable - ou - chose - qui - se - mouve - , - ja - soit - ce - que - il - - - quit - - - cuide - - - que - ele - soit - seue - ; - se - aucunz - fet - contre - les - establisemenz - as - princez - , - sache - que - il - perdera - la - seignorie - de - sa - chose - , - et - se - la - chose - est - autrui - , - quant - il - avra - rendu - la - chose - , - il - en - - - pert - - - pait - - - le - pris - . - Et - li - establisement - jugierent - que - ce - soit - tenable - non - pas - tant - solement - es - choses - muablez - qui - puent - estre - raviez - mais - es - invasions - qui - sunt - faites - es - choses - qui - ne - sunt - pas - muablez - , - si - que - li - home - se - taignent - par - ceste - cause - de - toute - rapine - . -

-

- Il - ne - covient - pas - en - ceste - action - que - la - chose - soit - des - biens - à - celui - qui - la - demande - , - car - se - - ele - est - de - sez - biens - ou - ele - ne - l - ' - est - pas - , - ceste - actionz - avra - lieu - . - L - ' - on - demande - , - se - une - chose - est - prestee - à - Tyce - ou - loee - ou - engaigie - ou - baillie - en - garde - , - si - que - ce - soit - sez - preuz - que - ele - ne - li - soit - pas - tolue - , - si - conme - se - il - a - premiz - à - restorer - , - ce - qui - avendra - en - ses - corpez - de - la - chose - qui - li - est - baillie - en - garde - , - ou - se - il - la - porsiet - par - bonne - foi - ou - - - - se - - - il - en - a - l - ' - usuaire - ou - aucune - autre - droiture - , - si - que - ce - soit - sez - preuz - que - ele - ne - soit - paz - ravie - , - savoir - mon - se - ceste - actionz - li - apartient - . - Et - l - ' - on - doit - dire - que - ele - li - apartient - non - pas - que - il - en - ait - la - seignorie - , - mais - ce - sanz - plus - que - à - lui - - - - en - - - apartient - , - et - l - ' - on - doit - dire - generalment - que - por - totes - les - causes - de - coi - actions - de - larrencin - apartient - , - se - la - chose - est - faite - à - celee - , - aient - tuit - ceste - action - - - - de - cele - - - qui - est - faite - en - apert - . -

-
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- - Cist - titres - est - de - la - loi - qui - fait - restorer - les - damages - . - - -

- Actionz - de - damage - apartient - par - la - loi - que - Aquilius - fist - , - en - coi - il - est - establi - el - conmencement - que - se - aucuns - ocit - à - tort - autrui - serf - ou - autrui - beste - qui - est - en - conte - de - menues - bestez - , - il - soit - condampnéz - à - rendre - à - son - seigneur - tant - conme - la - chose - vaut - plus - en - cel - an - . -

-

- Ce - qui - n - ' - i - est - paz - contenu - des - bestes - tranchiement - , - maiz - - de - cele - qui - est - el - nombre - des - menuez - bestez - apartient - à - ce - que - noz - n - ' - antandonz - pas - que - ce - soit - dit - dez - bestes - sauvagez - ne - des - chienz - , - maiz - de - - - celez - - - celz - - - proprement - que - l - ' - on - dit - qui - paissent - , - si - conme - sunt - cheval - et - mulet - et - asne - et - beuf - et - brebis - et - chievrez - , - et - autresi - noz - plaist - il - des - porciauz - , - car - li - - - porsel - - - porcel - - - sunt - contenu - par - le - non - des - menues - bestez - , - car - il - paissent - par - fouz - , - et - ainsiz - le - dist - Omers - , - et - - - Marsianz - - - Marcianz - - - le - dist - - - ainsi - - - ainsis - - - en - ses - establisemenz - . -

-

- L - ' - on - entent - que - cil - ocit - à - tort - qui - - - ocit - - - n - ' - ocit - - - par - nul - droit - . - Cil - qui - ocit - dont - . - i - . - larron - n - ' - i - est - paz - tenuz - , - se - il - ne - puet - autrement - eschiver - le - peril - . -

-

- Ne - cil - n - ' - est - pas - tenus - par - ceste - loi - qui - ocit - d - ' - aventure - , - se - l - ' - en - ne - treve - que - ce - ne - soit - paz - en - ses - corpez - , - car - se - il - est - autrement - il - n - ' - est - pas - mainz - tenus - par - sa - trichrie - que - par - sez - corpez - . -

-

- Se - aucunz - se - juoit - as - gaveloz - et - ocit - par - aventure - ton - sers - qui - pasoit - par - la - voie - , - l - ' - on - doit - destinter - , - car - se - uns - chevaliers - a - ce - fait - qui - se - jouoit - el - champ - - il - soloit - joer - , - l - ' - on - entent - que - il - n - ' - i - ait - nules - corpes - ; - et - se - . - i - . - autres - a - fait - aucune - tel - chose - , - il - est - corpablez - et - cist - meismes - droit - est - del - chevalier - qui - a - ce - fait - en - autre - lieu - que - an - celui - qui - est - establiz - à - joer - les - chevaliers - . -

-

- Et - se - cil - qui - copoit - les - branches - d - ' - un - aubre - a - jeté - une - buche - jus - et - il - a - ocis - un - - de - tez - sers - qui - pasoit - par - desoz - , - se - ce - fu - fait - prez - de - la - voie - conmune - ne - il - ne - cria - paz - , - si - que - l - ' - aventure - peust - estre - eschivee - , - il - est - corpablez - . - Mais - se - il - cria - et - cil - qui - pasoit - par - desoz - ne - se - vot - garder - , - il - n - ' - est - pas - corpablez - , - et - autresi - est - il - sanz - corpe - se - il - tranchoit - par - aventure - les - branchez - d - ' - un - aubre - qui - estoit - hors - de - seur - la - voie - ou - à - mi - son - champ - , - ja - soit - ce - que - il - ne - criast - pas - que - l - ' - on - se - gardast - , - car - - - nus - - - nuz - - - estrangez - n - ' - avoit - droiture - d - ' - aler - par - cel - lieu - . -

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- Et - se - li - mirez - qui - tailla - ton - serf - laisa - à - garir - le - et - li - sers - fu - mors - par - ce - , - li - mires - est - corpablez - . -

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- Et - pou - de - sens - est - - - aconpaigniéz - - - acomparagiéz - - - à - corpe - , - si - conme - se - li - mires - ocit - ton - serf - , - por - ce - que - il - l - ' - a - malement - taillié - ou - que - il - li - dona - medecine - que - il - ne - li - deust - pas - doner - . -

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- Se - tes - sers - a - esté - ocis - par - la - force - des - mulez - que - li - charretiers - ne - pot - pas - retenir - por - ce - que - il - ne - savoit - conduire - lez - - - - , - il - est - corpables - - - . - - - Mes - - - Mais - - - se - il - ne - les - pot - retenir - , - por - ce - que - il - estoit - trop - foiblez - , - se - uns - autres - les - peust - avoir - retenus - plus - fermement - , - il - est - autresi - corpablez - . - Ce - meismes - noz - plest - de - celui - qui - chevauchoit - et - ne - pot - ou - ne - sot - retenir - son - cheval - . -

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- Par - ces - paroles - de - la - loi - tant - conme - la - chose - vausist - en - cel - an - est - cele - santance - contenue - que - , - se - aucuns - a - ocis - ton - serf - qui - estoit - buistex - - ou - avueglez - ou - - - manz - - - mauz - - - le - jor - que - il - fu - ocis - , - mais - il - n - ' - a - pas - . - i - . - an - que - il - estoit - sainz - et - entiers - , - il - n - ' - est - pas - tenus - en - tant - com - il - valoit - le - jor - que - il - fu - ocis - , - mais - en - tant - com - il - valut - pluz - en - cel - an - . - Et - par - ce - croit - l - ' - on - que - l - ' - actions - de - ceste - loi - est - por - faire - sosfrir - paine - , - por - ce - que - aucuns - i - est - oblegiéz - en - pluz - que - il - n - ' - a - fet - de - damage - . - Et - por - ce - quident - plusor - que - ceste - action - n - ' - aparteigne - paz - contre - l - ' - oir - à - celui - qui - a - fet - le - damage - - - - ; - cui - il - apartenist - , - se - cil - qui - fist - le - damage - - - ne - fust - en - nule - foiz - condempnés - en - pluz - que - li - damages - ne - monte - . -

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- Et - il - apert - , - non - pas - par - lez - paroles - mais - par - - - lez - possissions - - - l - ' - expossissionz - - - de - la - loi - , - que - l - ' - on - ne - doit - pas - tant - solement - prisier - le - cors - qui - est - ocis - selon - ce - que - noz - avonz - dit - , - mais - tot - le - damage - qui - est - avenuz - par - ce - que - il - est - ocis - ; - si - conme - se - aucuns - avoit - fet - de - ton - serf - - - ton - - - son - - - oir - et - il - est - ocis - ains - que - il - ait - receu - l - ' - eritage - par - ton - conmandement - , - car - il - est - certaine - chose - que - il - covient - avoir - regart - à - l - ' - eritage - que - tu - as - perdu - ; - et - se - tu - as - . - ii - . - bues - qui - traient - à - . - i - . - - - jor - - - jou - - - et - aucuns - en - ocit - l - ' - un - , - ou - tu - as - . - ii - . - chevauz - en - ta - charrete - et - il - en - ocit - . - i - . - , - l - ' - on - ne - prise - pas - celui - qui - est - ocis - tant - solement - mais - l - ' - - - enpirement - - - empirement - - - - - de - - - - que - li - autres - a - que - il - a - perdu - son - conpaignon - . -

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- Cil - à - qui - ses - sers - a - esté - ocis - a - franche - poesté - de - mostrer - restorement - de - son - damage - par - le - privé - restorement - de - la - loi - qui - fait - restorer - les - damagez - et - d - ' - acuser - le - de - crime - capital - . -

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- Li - secons - chapitres - de - la - loi - que - Aquilius - fist - n - ' - est - pas - an - usage - . -

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- Et - li - tiers - parole - de - toutes - autres - menieres - de - damage - . - Se - aucunz - a - donc - navré - . - i - . - serf - ou - beste - qui - n - ' - est - pas - el - nombre - des - menues - - - bestes - - - bestez - - - , - si - conme - . - i - . - chien - ou - une - beste - sauvage - , - ou - il - l - ' - a - ocise - , - actionz - est - establie - contre - lui - en - cest - tiers - chapitre - . - Et - damages - qui - est - faiz - a - tort - en - toutes - autres - bestez - et - en - toutes - les - choses - qui - sunt - sanz - ame - est - vangiéz - par - ceste - partie - . - Se - aucune - chose - est - arse - ou - route - ou - brisie - , - action - en - est - establie - en - ceste - partie - , - ja - soit - ce - que - li - seus - nons - de - chose - route - puise - bien - - - sosfrir - - - sousfire - - - en - toutes - ces - causez - , - car - - - l - ' - on - - - l - ' - en - - - entent - que - la - chose - est - route - qui - est - corrompue - en - aucune - maniere - . - Et - por - ce - non - pas - tant - solement - les - choses - arsez - ou - lez - brisiez - , - mez - les - tranchiez - et - celes - qui - sunt - periez - ou - - - porries - - - enpiriees - - - en - quelque - maniere - sont - contenuez - par - cest - non - . - Il - est - respondu - que - , - se - aucuns - met - - - an - - - en - - - autrui - vin - ou - en - autrui - oile - - - cholz - - - chose - - - par - coi - la - naturel - bonté - del - vin - ou - de - l - ' - oile - soit - corrompue - , - - il - est - tenu - par - ceste - partie - de - la - loi - . -

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- Il - est - aperte - chose - que - autresi - conme - aucuns - est - tenus - par - le - premier - chapitre - de - ceste - loi - , - se - home - ou - beste - est - ocis - par - sa - tricherie - ou - en - ses - corpes - , - est - chascuns - tenus - par - cest - chapitre - de - toutes - autres - menieres - de - damagez - qui - est - fais - par - sa - tricherie - ou - en - ses - corpez - . - Ne - porquant - , - cil - qui - fist - le - damage - est - oblegiés - par - cest - chapitre - non - pas - en - tant - conme - la - chose - valut - en - cel - an - , - mais - en - . - xxx - . - jors - prochains - . -

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- Il - n - ' - est - pas - ajosté - en - cest - chapitre - tant - com - ele - valut - pluz - , - mais - il - plot - a - Sabin - que - la - chose - fust - autresi - prosie - conme - se - cele - parole - i - - - fust - - - fu - - - ajointe - , - car - il - dist - que - li - peuplez - de - Rome - por - - - coi - - - cui - - - Aquilius - fist - cele - loi - quant - il - en - estoit - - - connestablez - - - connestables - - - se - tint - à - paié - que - ceste - parole - fust - mise - el - premier - chapitre - . -

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- En - sor - que - tot - il - plot - as - anciens - que - droite - actionz - soit - donee - par - ceste - loi - se - aucuns - fet - damage - par - son - cors - ; - et - porfitablez - actions - seulent - estre - donnees - contre - celui - qui - fet - damage - en - autre - maniere - si - conme - se - aucuns - a - si - encloz - autrui - serf - ou - autrui - beste - que - il - la - face - morir - de - fain - , - ou - il - maine - tant - autrui - beste - que - il - la - fait - derompre - ou - il - la - dechace - tant - que - il - la - fait - chaoir - en - . - i - . - fossé - , - ou - se - aucuns - amoneste - à - autrui - serf - que - il - monte - en - . - i - . - aubre - ou - que - il - descende - en - i - . - puiz - et - li - sers - muert - en - montant - ou - en - descendant - , - ou - se - il - est - bleciéz - en - aucune - partie - , - porfitable - - actions - est - donee - contre - lui - . - Mais - se - aucuns - abat - autri - serf - d - ' - un - pont - en - l - ' - iaue - ou - de - la - rive - et - il - est - noiés - , - l - ' - on - puet - entendre - por - ce - que - il - le - fist - chaoir - que - il - a - fait - le - damage - par - son - cors - et - por - ce - est - il - retenu - par - la - loi - qui - - - fait - - - fet - - - restorer - les - damagez - . - Et - se - li - damages - n - ' - est - pas - fez - el - cors - ne - li - cors - n - ' - est - pas - bleciéz - , - mais - li - damagez - est - avenus - à - aucun - en - autre - meniere - por - ce - que - - - actions - - - action - - - de - la - loi - qui - fet - restorer - les - damagez - n - ' - i - sosfit - paz - , - il - noz - plest - que - cil - qui - est - corpables - soit - - - tenus - - - tenu - - - par - action - por - le - fait - , - si - conme - se - - - aucunz - - - aucuns - - - a - eu - pitié - d - ' - autrui - serf - qui - estoit - liéz - et - il - l - ' - a - deslié - por - faire - le - fouir - . -

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- - Cist - titres - est - - de - tort - fait - des - torz - fez - - . - - -

- On - apele - generalment - tort - ce - qui - n - ' - est - pas - fait - par - droit - . - Mais - on - apele - tort - especiaument - despit - ou - mesdit - ou - corpe - , - si - conme - l - ' - on - dit - en - la - loi - qui - - - fait - - - fet - - - restorer - les - damagez - , - que - damages - est - faiz - à - tort - et - tors - est - en - autre - meniere - apeléz - desloiautéz - . - Quant - li - prevoz - ou - li - jugez - pronunce - aucune - chose - qui - n - ' - est - paz - drois - , - l - ' - on - dist - que - il - fait - tort - . -

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- Tors - est - fais - non - pas - tant - solement - quant - aucuns - est - ferus - del - poing - ou - batuz - de - bastonz - , - maiz - quant - vilonie - li - est - dite - , - ou - quant - aucuns - porsiet - les - biens - à - . - i - . - autre - autresi - - conme - se - il - fust - ses - deteurs - , - ja - soit - ce - que - il - set - bien - que - il - ne - li - doit - rien - ; - ou - se - aucuns - escrit - letres - ou - ditié - por - disfamer - autrui - ou - se - il - l - ' - a - ordoné - ou - dit - , - ou - il - a - porchacié - par - sa - tricherie - que - aucune - de - ces - choses - fust - faite - , - et - il - est - aperte - chose - que - tors - est - faiz - en - plusors - autrez - - - manierez - - - manieres - - - . -

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- Tors - est - faiz - à - aucun - , - non - paz - tant - solement - quant - on - mesfait - à - lui - meesmez - , - mais - quant - l - ' - on - mesfait - à - ses - enfanz - qui - sunt - en - sa - poesté - ou - quant - l - ' - on - mesfet - à - sa - fame - , - et - ce - est - bien - raison - . - Se - aucuns - fait - dont - tort - à - la - fille - à - aucun - qui - est - mariee - à - Tyce - , - l - ' - on - puet - plaidier - à - lui - par - action - de - tort - fet - , - non - paz - tant - solement - el - non - de - la - fille - , - maiz - el - non - de - son - pere - et - de - son - mari - ; - et - se - tors - est - faiz - au - mari - la - fame - n - ' - en - puet - pas - plaidier - par - action - de - tort - fet - , - car - il - est - droit - que - li - home - desfandent - lez - famez - et - non - paz - les - fames - desfandent - lez - homez - . - Li - suirez - puet - plaidier - par - action - de - tort - fet - el - non - de - sa - bruz - , - se - sez - maris - est - en - sa - poesté - . -

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- L - ' - on - ne - croit - que - nuz - tors - soit - faiz - as - sers - , - mais - il - apert - que - cil - qui - leur - est - faiz - est - faiz - à - lor - seigneurs - . - Non - porquant - , - ce - n - ' - est - pas - en - totez - les - - - matieres - - - maniere - - - par - coi - tors - est - faiz - par - lez - enfanz - et - par - les - famez - , - mais - quant - trop - granz - tors - lor - est - faiz - qui - regarde - apertement - à - la - vilonie - au - seigneur - , - si - conme - se - aucuns - bat - autrui - serf - , - car - en - cest - caz - est - actions - proposee - . - Mais - se - aucunz - laidange - autrui - serf - ou - il - le - fiert - dou - point - , - nule - action - de - tort - fait - n - ' - en - apartient - au - seignor - qui - li - sers - est - . -

-

- Se - tors - est - faiz - au - serf - qui - est - conmunz - à - . - ii - . - seigneurs - , - li - tors - ne - doit - pas - estre - prisiéz - por - tel - partie - conme - chascuns - est - sez - sirez - , - mais - selonc - les - - - persones - - - personnes - - - as - seigneurs - , - car - li - tors - est - faiz - a - euz - . -

-

- Et - se - li - usuaires - d - ' - un - serf - est - Tyce - et - la - proprieté - en - est - - - Mene - - - Meve - - - , - l - ' - on - entent - que - li - tors - qui - est - fais - au - serf - est - faiz - à - - - Mene - - - Meve - - - et - ne - mie - à - Tyce - . -

-

- Maiz - se - tors - est - fais - au - franc - home - qui - te - sert - par - bonne - foi - , - nule - actionz - ne - t - ' - en - sera - donnee - , - mais - il - en - porra - plaidier - par - son - non - , - se - il - n - ' - est - batus - ou - despis - de - toi - , - car - lors - t - ' - apartient - actions - de - tort - fait - . - Il - est - autresi - d - ' - autrui - serf - qui - te - sert - par - bonne - foi - que - actions - de - tort - fet - te - soit - donnee - - - que - - - - totes - les - fois - que - tors - li - est - fais - en - despit - de - toi - . -

-

- La - paine - des - tors - fez - soloit - estre - - - oele - - - tele - - - , - selonc - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - que - se - uns - hom - ostat - - à - . - i - . - autre - . - i - . - - - menbre - - - membre - - - , - unz - autretés - - - menbres - - - membres - - - li - fust - ostéz - ; - et - por - os - brissié - estoient - painez - de - deniers - establiez - , - por - ce - que - li - ancien - estoient - povre - . - Mez - li - prevost - - - otroient - - - otroierent - - - apréz - - - icelz - - - à - celz - - - à - qui - tors - est - fais - que - il - - - preissent - - - prisent - - - lor - tort - , - si - que - li - jugez - condenpne - celui - qui - est - acuséz - en - tant - conme - li - acuseres - proisera - son - tort - ou - en - mains - , - selon - ce - que - il - verra - que - bienz - i - ert - . - Mais - la - - - partie - - - paine - - - des - tors - fais - qui - fu - establie - selonc - la - loi - des - . - xii - . - tablez - est - remese - par - desacostumance - et - cele - que - li - prevost - establirent - est - encore - usee - es - jugemenz - , - car - li - pris - del - tort - fait - est - creus - ou - apetisiéz - selonc - le - degré - de - la - dignité - et - l - ' - onestés - de - la - vie - à - celui - à - qui - tors - est - faiz - , - et - cil - degréz - de - condempnement - est - par - - - droit - - - drois - - - gardés - en - la - persone - as - sers - - - qui - - - que - - - li - - - prisoit - - - pris - soit - - - autrement - faiz - el - sers - - - que - el - - - qui - est - - - procurateur - son - seigneur - que - el - maain - ou - el - pluz - vil - ou - en - celui - qui - est - liéz - . -

-

- La - - - lois - - - loi - - - que - Cornelius - fist - des - tors - faiz - amena - - - avant - - - avant - - - une - action - de - tort - fait - qui - apartient - , - por - ce - que - aucuns - dit - que - il - a - esté - boutéz - ou - batuz - ou - que - l - ' - on - a - entré - sa - maison - a - force - . - Noz - entendons - sa - maison - se - aucuns - habite - en - sa - propre - maison - ou - en - cele - que - il - a - louee - ou - qui - li - est - prestee - ou - en - coi - il - est - herbregiéz - par - grace - . -

-

- L - ' - on - juge - que - tors - fais - est - grans - ou - por - le - fet - ou - por - le - leu - ou - por - la - persone - . - - Por - le - fait - , - si - conme - se - aucuns - est - navrés - ou - batus - ; - por - le - lieu - , - si - conme - se - tors - est - faiz - à - aucun - en - theatre - ou - en - - - tort - - - cort - - - , - ou - devant - le - prevost - ; - por - la - persone - , - si - conme - se - aucuns - baz - hom - a - - - fet - - - fait - - - tort - - - au - - - à - un - - - bailli - ou - à - . - i - . - senateur - , - ou - se - li - enfant - ont - fait - tort - à - leur - pere - , - ou - cil - qui - ont - esté - franchi - à - lor - patron - - - et - - - , - car - li - tors - qui - est - fez - au - senateur - ou - au - pere - ou - au - patron - est - - - autrement - proisiéz - que - cil - qui - est - faiz - à - unne - basse - persone - ou - estrange - . - Aucune - foiz - avient - que - li - lieuz - ou - la - plaie - est - acroist - le - tort - fait - , - si - conme - se - aucuns - est - ferus - en - l - ' - oil - . - Il - a - pou - de - disferance - se - telz - tors - est - faiz - à - celui - qui - est - en - bail - ou - à - celui - qui - est - hors - de - bail - , - car - il - est - jugiéz - por - grant - . -

-

- L - ' - on - doit - savoir - au - darrenier - que - cil - à - qui - - - toz - - - - tors - est - faiz - en - puet - plaidié - citeainnement - ou - criminalment - et - , - se - il - en - a - plaidié - citeainnement - , - quant - li - tors - sera - prisiés - selonc - ce - qui - avra - esté - dit - , - painne - soit - enjointe - à - celui - qui - fist - le - tort - . - Et - se - l - ' - on - en - plaide - criminalment - , - painne - li - soit - enjointe - hors - ordre - , - par - l - ' - osfice - au - juge - , - si - que - ce - soit - gardé - que - li - establisemenz - à - l - ' - empereor - Zenon - amena - avant - que - li - noble - home - puissent - plaidier - par - lor - procurateurs - de - tors - qui - lor - sunt - fet - ou - citeainnement - ou - criminalment - ou - recevoir - les - actions - qui - serunt - meues - - - contre - - - cuntre - - - euz - selonc - la - forme - de - cel - establisement - qui - apert - pluz - apertement - - - que - - - quant - - - l - ' - on - le - liet - . -

-

- Cil - qui - a - fet - le - tort - fet - , - ce - est - cil - qui - a - feru - aucun - , - n - ' - est - pas - tant - solement - tenus - par - action - de - tort - fet - , - mez - cil - qui - a - porchacié - que - autres - le - ferist - . -

-

- Ceste - actionz - faut - par - sosfrance - et - por - ce - , - - - - se - - - cil - à - qui - li - tors - a - esté - faiz - le - sosfre - sanz - - - plaidier - - - plaindre - - - s - ' - en - ou - il - a - fet - paiz - , - se - il - s - ' - en - repant - apréz - , - por - ce - ne - puet - il - pas - revenir - à - movoir - en - plet - . -

-
-
- - Cist - tistres - est - - d - ' - obligement - qui - naissent - conme - de - damaige - des - obligemenz - qui - nessent - conme - de - mesfait - - . - - -

- Se - li - juges - a - fait - le - plet - suen - , - il - n - ' - est - paz - proprement - obligiéz - por - mesfait - . - - - Maiz - - - Mais - - - por - ce - que - il - n - ' - est - oblegiéz - ne - de - marchié - ne - de - mesfait - , - l - ' - on - entant - que - il - a - pechié - en - aucune - chose - , - ja - soit - ce - que - - - ce - - - - soit - par - faute - de - raison - , - por - ce - apert - il - que - il - soit - tenus - autresi - conme - de - mesfait - et - il - en - sostendra - paine - selonc - ce - que - li - jugez - verra - que - drois - sera - . -

-

- Et - l - ' - on - entent - que - cil - de - cui - maison - aucune - chose - est - jetee - ou - espandue - si - que - ele - fet - mal - a - aucun - est - obligiéz - autresi - conme - de - mesfait - , - conment - que - il - soit - , - ou - se - la - maisonz - est - seue - propre - , - ou - se - il - l - ' - a - loee - ou - se - il - i - abite - par - grace - . - Et - por - ce - entent - l - ' - on - que - il - n - ' - est - pas - proprement - oblegiéz - de - mesfait - , - car - il - est - aucune - fois - tenus - por - les - corpes - à - autre - ou - à - serf - ou - à - franc - . - Autresi - est - il - de - celui - qui - met - ou - pant - sor - la - voie - par - coi - la - gent - vont - conmunement - aucune - chose - qui - feroit - mal - à - aucun - se - ele - chaoit - ; - et - en - cel - caz - est - paine - establie - de - . - x - . - deniers - d - ' - or - . - Et - actionz - est - establie - de - - ce - qui - est - jeté - ou - espandu - en - tant - conme - il - fet - de - damage - . - Et - se - franz - hom - est - ocis - par - ce - , - painne - en - est - establie - de - . - l - . - deniers - d - ' - or - , - maiz - se - il - vit - et - - - l - ' - on - - - l - ' - en - - - dit - que - mauz - li - a - esté - faiz - , - - - actionz - - - actions - - - est - donee - portant - conme - il - sera - avis - au - juge - que - - - bien - - - lieu - - - sera - ; - et - li - jugez - doit - conter - lez - loiers - qui - sunt - donné - as - mirez - et - les - autres - despansez - qui - sunt - faitez - por - garir - le - et - la - besoingne - que - il - a - perdue - et - que - il - perdera - por - ce - que - il - a - esté - bleciéz - . -

-

- Se - li - filz - qui - a - esté - em - bail - habite - hors - d - ' - avecques - sun - pere - et - aucune - chose - est - jetee - ou - espandue - hors - de - la - maison - ou - aucune - - - chose - - - - i - estoit - mise - ou - pandue - qui - peust - mal - faire - , - se - ele - - - cheïst - - - chiest - - - , - il - - - plot - - - plet - - - à - Julien - que - por - ce - n - ' - aparteigne - nule - actions - contre - son - pere - , - mais - l - ' - on - en - doit - - - plaidier - - - pledier - - - ou - li - - - filz - - - fils - - - meismez - . - Et - ce - meismez - doit - estre - gardé - el - juge - qui - estoit - encorrez - el - bail - son - pere - , - qui - fist - le - plest - suen - . -

-

- Il - apert - que - li - mestres - de - la - nef - ou - li - taverniers - ou - li - osteliers - est - tenus - autresi - conme - por - mesfaiz - por - la - tricherie - ou - por - le - larrencin - qui - est - faiz - en - la - nef - ou - en - la - taverne - ou - en - l - ' - ostel - , - se - ce - n - ' - a - pas - esté - fait - par - lui - mais - par - aucun - de - celz - que - il - a - - - miz - - - mis - - - en - sa - nef - ou - en - sa - taverne - ou - en - son - ostel - , - car - ja - soit - ce - que - actions - - - n - ' - ait - - - ne - soit - - - establi - contre - lui - ne - por - marchié - ne - - por - mesfait - , - non - porquant - il - est - aucun - pou - corpablez - de - ce - que - il - tient - mavaiz - sergent - . - En - cest - caz - apartienent - actions - seur - le - - - fet - - - fait - - - qui - est - donee - à - l - ' - oir - , - - - mez - - - maiz - - - ele - n - ' - apartient - paz - contre - l - ' - oir - . -

-
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- - Cist - titres - est - d - ' - actions - . - - -

- Il - est - tenz - que - noz - parlonz - des - actions - . - - - Actions - - - Action - - - n - ' - est - nule - autre - chose - que - - - - la - droiture - que - - - aucunz - a - de - porsivre - en - jugement - ce - que - li - est - deu - . -

-

- De - toutez - les - actionz - par - coi - on - plaide - devant - juge - ou - devant - - - arbitres - - - arbitre - - - , - de - quel - chose - que - ce - soit - , - sunt - . - ii - . - menieres - : - l - ' - une - qui - est - meue - seur - la - chose - que - l - ' - on - demande - et - l - ' - autre - qui - est - meue - seur - aucune - certainne - persone - . - Car - - - aucuns - - - chascuns - - - plaide - encontre - celui - qui - est - oblegiéz - à - lui - par - marchié - ou - conme - par - marchié - , - par - mesfait - ou - conme - par - mesfait - et - selonc - ce - mait - il - avant - action - encontre - certainne - persone - , - par - coi - il - vuet - prover - que - - - sez - - - ses - - - aversaires - li - doit - doner - ou - faire - aucune - chose - . - Ou - il - plaide - à - celui - qui - n - ' - est - oblegiéz - à - lui - - - - par - nul - droit - , - ne - porquant - il - muet - plait - contre - lui - - - por - aucune - chose - que - il - tient - . - Et - en - cest - cas - sunt - les - - - actionz - - - actions - - - - - seur - la - chose - - - mises - avant - - - - - mise - avant - - - seur - la - chose - - - , - si - conme - se - aucuns - porsiet - la - chose - corporel - que - Tyces - tient - por - seue - et - cil - qui - la - porsiet - dit - que - il - en - est - sirez - , - quar - se - Tyces - entent - à - prover - que - ele - est - seue - , - l - ' - actions - est - sor - la - chose - . -

-

- Et - se - il - plaide - por - avoir - la - droiture - d - ' - user - d - ' - un - champ - ou - d - ' - une - maison - , - ou - d - ' - aler - parmi - le - champ - son - voisin - ou - d - ' - avoir - i - sa - - - charrete - - - charriere - - - ou - d - ' - amener - i - yaue - - parmi - , - l - ' - actionz - est - seur - la - chose - . - Et - l - ' - - - actionz - - - actions - - - de - la - droiture - des - possessionz - des - citéz - est - de - ceste - meismez - maniere - , - si - conme - se - Tyces - plaide - por - avoir - droiture - d - ' - elever - sa - maison - plus - haut - ou - de - regarder - ou - de - jeter - aucune - chose - ou - de - meitre - son - cheveron - en - la - maison - son - voisin - . - Encontre - ce - sunt - establies - action - de - l - ' - usuaire - et - des - servises - des - possessionz - des - chanz - et - de - celez - des - citéz - , - si - conme - se - aucuns - vuet - prover - que - sez - aversaires - n - ' - - - et - - - a - - - mie - la - droiture - d - ' - user - de - son - champ - ne - de - sa - maison - , - ne - d - ' - avoir - . - i - . - santier - , - ne - charriere - , - ne - voie - , - ne - doiz - d - ' - yaue - , - ne - d - ' - edefier - pluz - haut - ne - de - geter - i - aucune - chose - , - ne - de - metre - ses - cheverons - seur - son - mur - , - cez - - - actionz - - - actions - - - sunt - seur - la - chose - , - maiz - - - eles - - - ele - - - sunt - negatives - . - Et - telz - maniere - d - ' - actionz - n - ' - a - pas - esté - establie - en - plaiz - des - choses - corporelz - , - car - en - - - teles - - - celes - - - des - chosez - corporelz - demande - cil - qui - ne - porsiet - paz - . - Et - actionz - n - ' - est - pas - establie - à - celui - qui - porsiet - par - coi - il - met - que - les - - - chosez - - - choses - - - ne - sunt - paz - à - son - aversaire - , - ne - porquant - en - aucun - caz - cil - qui - porsiet - est - autresi - conme - cil - qui - demande - , - si - conme - il - sera - mostré - pluz - covenablement - es - - - livrez - - - livres - - - de - digestes - , - qui - sunt - greigneur - que - cist - . -

-

- Mais - - - se - - - ces - - - actions - de - coi - noz - avons - fet - mansion - et - les - autres - qui - sunt - samblablez - à - elz - - descendent - des - - - causez - - - causes - - - loiauz - et - des - citeainnez - ; - autres - actions - sunt - que - li - prevoz - a - amenees - par - sa - juridicion - seur - lez - choses - et - seur - les - personnez - , - et - il - est - necessaire - chose - de - mostrer - lez - par - exemple - . - Car - li - prevoz - otroie - - - que - l - ' - on - plaide - sovent - - - sovent - que - l - ' - en - plaide - - - seur - la - chose - en - tel - maniere - que - li - demanderez - die - que - - - il - l - ' - et - guaeignie - par - longue - tenue - ce - qu - ' - il - n - ' - i - a - paz - guaeingnié - ou - que - cil - qui - porsiet - die - que - - - - sez - aversairez - n - ' - ait - paz - guaingnié - par - longue - tenue - ce - que - il - a - guaainggnié - par - longue - tenue - ce - que - il - a - guaaingnié - . -

-

- Quar - se - une - chose - est - baillie - à - aucun - por - droite - cause - , - si - conme - por - cause - d - ' - achat - ou - de - don - ou - de - doaire - ou - de - laiz - , - et - il - n - ' - est - paz - encore - faiz - sire - de - - - tel - - - cele - - - chose - , - - - - se - il - pert - par - aucun - cas - la - possession - de - cele - chose - , - - - il - n - ' - a - nule - droite - action - - - certaine - - - citeainne - - - seur - la - chose - de - porsievre - la - , - car - actionz - sunt - - - establiez - - - establies - - - par - le - droit - citeain - , - se - aucuns - chalonge - sa - seignorie - . - Maiz - por - ce - que - il - estoit - dure - chose - que - actionz - faillist - en - cest - caz - , - li - prevoz - trova - une - maniere - d - ' - action - en - coi - il - dist - que - cil - qui - a - perdu - la - possession - d - ' - une - chose - doit - prover - que - il - l - ' - a - tant - tenue - que - il - l - ' - a - guaaingnie - par - longue - tenue - , - et - por - ce - la - chalonge - il - conme - seue - . - Et - ceste - actionz - est - apelee - publiciane - por - ce - que - . - i - . - prevoz - qui - ot - non - - - Plubitiuz - - - Publiciuz - - - la - proposa - premierement - en - . - i - . - banissement - , - et - noz - l - ' - apelonz - action - de - dessaisine - . -

-

- Encontre - ce - , - se - - aucuns - est - hors - del - païz - por - la - cause - de - la - chose - conmune - , - ou - il - est - en - la - poesté - à - ses - ennemis - et - il - a - gaaingnié - par - longue - tenue - la - chose - à - celui - qui - estoit - en - la - cité - , - se - cil - qui - porsiet - - - laise - - - laisse - - - à - estre - hors - del - païs - por - la - cause - de - la - chose - conmune - , - il - est - lors - otroié - au - seignor - de - la - chose - que - il - la - demandast - dedenz - l - ' - an - , - si - que - il - die - que - cil - qui - la - tient - ne - l - ' - a - paz - gaaingnie - par - longue - tenue - et - que - por - ce - est - la - chose - seue - et - li - prevoz - , - qui - est - meus - par - loiauté - , - donne - à - aucun - ceste - maniere - d - ' - action - , - si - conme - l - ' - on - puet - entendre - - - es - volumes - - - el - volume - - - des - Digestes - , - qui - est - graindrez - que - cist - . -

-

- Et - se - aucuns - baille - à - . - i - . - autre - sa - chose - por - bareter - ses - creanciers - et - li - - - creancier - - - creanciers - - - sunt - mis - en - possessionz - de - ses - bienz - par - la - sentence - au - prevost - , - il - lor - est - otroié - que - il - demandent - cele - chose - et - dient - que - la - chose - ne - fut - pas - baillie - à - celui - qui - la - tint - , - et - por - ce - est - ele - es - biens - au - deteur - . -

-

- Actions - de - chose - obligie - prent - - - sustance - - - sustence - - - de - la - juridicion - au - prevost - ; - et - par - ceste - action - plaide - aucuns - des - chosez - au - curtiveur - qui - sunt - oblegiéz - à - lui - par - droiture - de - gage - por - les - loiers - del - champ - , - et - l - ' - actions - qui - est - presque - autretele - est - cele - par - coi - li - creancier - chalongent - lez - choses - qui - sunt - oblegiez - à - elz - . - Il - n - ' - i - a - nule - disferance - entre - gaige - et - chose - oblegie - en - tant - - com - il - apartient - en - l - ' - action - dez - chosez - obligiez - , - car - la - chose - de - coi - covenanz - est - faiz - entre - le - deteur - et - son - creancier - que - ele - soit - oblegie - par - non - de - gage - - - et - - - - est - contenue - par - l - ' - un - et - par - l - ' - autre - non - ; - mais - il - i - a - disferance - en - autres - chosez - , - car - noz - disons - que - la - chose - qui - est - baillie - au - creancier - est - contenue - proprement - par - non - de - guage - , - et - meesmement - se - ce - est - chose - muable - ; - et - celez - qui - , - - - sunt - - - sanz - - - estre - bailliez - , - sunt - tenues - à - lui - par - nue - covenance - , - sunt - contenues - par - non - de - choses - oblegiez - . -

-

- Li - prevoz - establi - par - sa - juridicion - actions - sor - les - personez - , - si - conme - de - deniers - que - aucuns - a - pris - à - main - à - paier - ; - et - à - ceste - action - estoit - asamblee - action - de - receite - , - mais - ele - a - esté - asamblee - par - nostre - establissement - à - action - de - deniers - pris - al - mainz - à - paier - ; - et - noz - avonz - conmandé - que - ele - et - s - ' - autoritéz - se - parte - de - noz - loiz - por - ce - que - ele - ne - viaut - rien - . - Et - li - prevoz - proposa - une - action - del - chatel - as - sers - et - as - filz - qui - sunt - en - bail - ; - et - cele - , - par - coi - l - ' - on - demande - se - li - demanderes - a - juré - et - pluseur - autre - . -

-

- L - ' - on - plaide - de - deniers - pris - à - - - main - - - mains - - - à - paier - o - toz - - - seuz - - - ceuz - - - qui - ont - pris - à - main - à - paier - deniers - ou - por - elz - ou - por - autrez - sanz - faire - nule - ferme - covenance - . - Quar - se - aucuns - i - a - fet - ferme - covenance - , - il - est - tenuz - par - le - droit - citeain - . -

-

- Li - prevoz - establi - action - de - chatel - contre - le - pere - et - contre - le - seigneur - , - car - ja - soit - ce - que - il - ne - soient - paz - - - tenu - - - tenuz - - - par - le - marchié - à - lor - - filz - ou - à - lor - sers - , - non - porquant - il - est - droiz - que - il - en - soient - condempné - por - tant - conme - il - ont - de - lor - chatel - , - qui - est - autresi - conme - li - patremoinmes - as - filz - et - as - fillez - et - as - sers - . -

-

- Et - se - aucuns - jure - par - la - requeste - à - son - aversaire - que - la - chose - que - il - demande - li - est - deue - et - ele - ne - li - est - paz - paie - , - li - prevoz - li - done - par - droit - tele - action - par - coi - l - ' - on - ne - demande - paz - se - la - chose - li - est - deue - , - mes - se - - - ele - - - il - - - a - juré - . -

-

- Li - prevoz - establi - par - sa - juridicion - pluseurs - - - actions - - - action - - - por - faire - sozfrir - paine - , - si - conme - contre - celui - qui - trait - en - cause - son - patron - ou - son - pere - quant - il - n - ' - a - ce - empetré - ; - et - contre - celui - qui - sostrait - par - force - celui - qui - est - traiz - en - cause - , - ou - qui - a - fait - par - sa - tricherie - que - unz - autrez - l - ' - en - ait - soutrait - . -

-

- Il - apert - que - lez - actions - soient - seur - la - chose - , - par - coi - l - ' - on - enquiert - se - aucuns - est - franz - ou - se - il - a - esté - franchis - . - Et - - - sele - - - cele - - - seule - a - loial - cause - par - coi - l - ' - on - enquiert - se - aucunz - est - franz - ou - sers - et - lez - autres - prennent - lor - sustance - de - la - juridiciun - au - prevost - . -

-

- Quant - les - actionz - sunt - ainsi - devisees - , - il - est - certainne - chose - que - li - demanderes - ne - puet - pas - demander - à - autrui - sa - chose - se - il - i - apert - que - il - la - doie - doner - , - quar - il - ne - covient - pas - donner - au - demandeur - ce - qui - est - suen - . - Quar - l - ' - on - entent - que - une - chose - est - donee - à - aucun - quant - ele - li - est - si - donnee - que - ele - est - faite - seue - , - ne - la - chose - qui - est - ja - au - demandeur - ne - puet - pluz - estre - - - - fete - - - seue - . - Il - a - esté - establi - por - la - haine - des - larrons - que - il - soient - tenu - par - plusors - - - actionz - - - actions - - - , - que - il - soient - tenu - par - ceste - action - par - deseur - la - paine - del - double - ou - des - . - iiii - . - doublez - se - il - i - apert - que - il - doie - randre - la - chose - , - ja - soit - ce - que - actions - seur - la - chose - soit - contee - - - - contre - - - elz - par - coi - aucuns - demande - sa - chose - . -

-

- Noz - apelonz - les - - - actionz - - - actions - - - seur - la - chose - le - chalongement - de - la - chose - . - Actions - seur - la - persone - par - coi - l - ' - en - vuet - prover - que - aucunz - doit - doner - ou - faire - une - chose - - - - sunt - quant - l - ' - en - demande - cele - chose - - - . - Demander - la - chose - - - esmovoir - - - est - movoir - - - action - contre - la - persone - , - par - coi - li - demanderres - entent - a - prover - que - la - chose - li - doie - estre - randue - ; - ne - nuz - denoncemenz - n - ' - est - orandroit - - - fais - - - faiz - - - en - cel - non - . -

-

- Et - aprés - , - ce - vient - une - autre - division - , - que - les - unes - actions - sunt - establiez - por - aquerre - sa - chose - et - les - autres - por - faire - sosfrir - painnez - et - les - autres - mellees - . -

-

- Toutes - les - actionz - seur - la - chose - sunt - establiez - por - porsievre - sa - chose - . - Et - des - actions - qui - sunt - contre - les - personnez - il - apert - que - celes - qui - naissent - de - marchié - sunt - presque - toutez - - - estables - - - establies - - - por - porsievre - chosez - , - si - conme - cele - par - coi - l - ' - on - demande - deniers - qui - ont - esté - presté - ou - mis - - en - covenant - ; - et - autresi - est - il - de - chose - prestee - et - de - chose - baillie - en - garde - et - de - mandement - et - de - compaignie - et - d - ' - achat - et - de - vente - et - de - louage - . - Et - se - l - ' - on - plaide - por - chose - baillie - en - garde - , - por - ce - qui - a - esté - mis - en - garde - por - noise - ou - por - feu - ou - por - peril - d - ' - eve - , - li - prevoz - en - donne - action - el - doble - se - l - ' - on - plaide - à - celui - qui - la - chose - fu - baillie - en - garde - , - ou - à - son - oir - par - sa - tricherie - et - en - cel - cas - est - l - ' - actions - mellee - . -

-

- Des - actions - qui - sunt - establiez - por - les - mesfais - , - les - unes - sunt - - - estables - - - establies - - - por - faire - sosfrir - paine - tant - solement - et - les - autres - por - sosfrir - paine - et - porsievre - chosez - et - por - ce - sunt - elez - mellees - . - Aucun - plaident - por - faire - sosfrir - paine - tant - solement - , - quant - il - met - avant - action - de - larrencin - , - se - l - ' - on - plaide - donc - d - ' - action - de - larrencin - apert - por - avoir - la - chose - à - . - iiii - . - doublez - , - ou - de - celui - qui - n - ' - est - pas - apers - por - avoir - la - à - doublez - , - cil - plez - n - ' - est - fes - - - - fors - - - por - enjoindre - painne - , - car - aucuns - demande - sa - chose - par - propre - action - quant - il - dit - que - ele - est - seue - qui - que - porsie - la - chose - ou - lerres - , - ou - autres - , - il - la - puet - demander - arriere - . -

-

- L - ' - actions - de - biens - ravis - par - force - est - mellee - , - car - la - chose - i - est - chalongie - à - . - iiii - . - doublez - et - li - . - iii - . - double - i - sunt - par - non - de - painne - . - Et - l - ' - actionz - de - la - loi - qui - fet - restorer - les - damages - est - mellee - , - non - paz - tant - solement - quant - l - ' - on - plaide - por - le - double - contre - celui - qui - renie - que - il - n - ' - a - pas - fait - le - damage - , - mais - aucune - fois - - - quant - - - quand - - - l - ' - on - plaide - por - le - restorement - del - damage - tant - solement - , - si - conme - se - - - aucunz - - - aucuns - - - a - ocis - . - i - . - home - boiteuz - ou - avuegle - qui - avoit - esté - en - cel - an - sains - et - de - grans - pris - , - car - il - est - comdampnés - en - tant - - - conme - - - com - - - li - hom - valut - pluz - en - cel - an - selonc - la - disfinicion - que - noz - avons - devant - livree - . - Actions - est - mellee - contre - celz - qui - ont - proloingnié - à - rendre - les - choses - qui - sunt - laissiez - as - saintez - eglises - et - as - - - autrez - - - autres - - - ennorablez - lieuz - tant - que - il - en - sunt - apelé - en - jugement - , - car - lors - est - constrains - de - randre - les - deniers - ou - la - chose - qui - fu - laisie - et - autretant - par - desuz - par - non - de - painne - , - et - por - ce - li - doublez - est - li - condempnemenz - . -

-

- Il - apert - dont - que - unes - actions - aient - cause - mellee - , - ce - est - seur - la - chose - et - seur - la - - - persone - - - personne - - - . - Si - conme - l - ' - actions - qui - appartient - entre - les - oirs - de - partir - leur - heritage - et - cele - de - partir - choses - conmunes - qui - est - donnee - entre - celz - à - qui - une - chose - est - conmune - por - partir - la - , - et - cele - de - - - bonner - - - borner - - - chans - , - qui - est - donnee - entre - celz - qui - ont - - chanz - voisins - ; - et - en - ces - . - iii - . - actionz - est - il - otroié - au - juge - por - bien - et - por - loiauté - que - il - - - a - jugié - - - ajuge - - - la - chose - à - une - des - partiez - , - et - se - il - li - samble - que - l - ' - autre - partie - soit - grevee - , - il - puet - condampner - cele - à - qui - la - chose - est - ajugie - à - randre - li - certainne - - - quantitéz - - - quantité - - - - - des - - - de - - - deniers - . -

-

- Toutez - actions - sunt - - - muees - - - mues - - - ou - por - le - simple - , - ou - le - double - , - ou - por - les - . - iii - . - doublez - ou - por - les - . - iiii - . - doublez - , - car - nule - actions - ne - - - tensent - - - s - ' - estent - - - outre - . -

-

- L - ' - on - plaide - por - le - simple - , - si - conme - por - covenance - , - ou - por - pris - , - ou - por - achat - , - ou - por - loage - , - ou - por - mandement - et - por - pluseurs - autres - - - causez - - - causes - - - . -

-

- Noz - plaidonz - por - le - double - si - conme - de - larrencin - qui - n - ' - est - paz - apers - et - de - damage - et - de - tort - fait - et - de - chose - baillie - en - garde - en - aucun - caz - ; - et - de - serf - corrompu - , - qui - apartient - contre - celui - par - qui - amonestement - et - par - qui - conseil - autrui - serf - s - ' - en - est - fouis - , - ou - a - esté - - - orguilloz - - - orgueilloz - - - contre - son - seigneur - ou - a - conmencié - à - vivre - lusiriousement - ou - est - empiriéz - en - quel - maniere - que - ce - soit - . - En - ceste - action - est - - - tenu - - - contenu - - - li - pris - des - choses - que - li - sers - a - tolu - à - son - seignor - par - fuir - s - ' - an - ; - autresi - est - il - - - des - - - de - - - - - laiz - - - lais - - - qui - est - - - laisiéz - - - laissiéz - - - as - sainz - leus - et - as - honnoréz - , - selonc - ce - que - noz - avons - avant - dit - . -

-

- L - ' - on - plaide - par - . - iii - . - doublez - quant - aucunz - met - en - son - libelle - greignor - quantité - que - le - verai - pris - de - la - chose - , - si - conme - quant - cil - - qui - plaide - demande - pluz - que - l - ' - on - ne - li - doit - por - ses - costemanz - . - Li - desfanderres - conquerra - dont - sor - le - demandeur - à - . - iii - . - doublez - le - damage - que - il - a - eu - , - por - ce - que - an - ces - . - iii - . - doublez - soit - contenuz - li - damagez - qui - li - a - esté - faiz - , - si - com - il - est - contenu - en - nostre - establisement - qui - est - en - nostre - Code - . -

-

- L - ' - on - plaide - por - . - iiii - . - doubles - , - si - conme - por - larrencin - - - qui - n - ' - est - mie - - - - apers - , - et - de - ce - qui - est - fait - por - cause - de - poor - , - et - des - deniers - qui - sunt - doné - à - aucun - por - movoir - plait - à - tort - ou - de - - - laisier - - - laissier - - - le - , - et - quant - cil - qui - maintienent - les - plais - demandent - aucune - chose - à - lor - aversaire - contre - la - riule - de - nostre - establissement - . -

-

- Maiz - li - actionz - de - larrencin - qui - n - ' - est - paz - apers - et - cele - dou - serf - corrompu - se - devise - des - autres - de - coi - noz - avons - parlé - - - avec - - - avant - - - en - ce - que - ces - actions - sunt - en - toutez - menieres - à - doublez - , - mais - cele - de - damage - et - de - tort - fet - sunt - à - doublez - quant - cil - qui - est - acuséz - le - nie - et - , - se - il - le - - - connoist - - - reconnoist - - - , - l - ' - actions - n - ' - est - fors - el - simple - , - et - ausi - est - il - aucune - fois - en - action - de - la - chose - baillie - en - garde - . - Mais - cele - qui - apartient - des - choses - qui - sunt - - - laisiez - - - laissiez - - - as - honerables - lieus - est - à - doblez - non - pas - tant - solement - quant - cil - qui - est - acuséz - le - nie - , - mais - quant - il - prolongue - à - paier - les - laiz - - tant - que - il - en - est - traiz - en - cause - par - le - conmandement - à - noz - bailliz - . - Et - se - il - reconnoist - et - il - paie - ainz - que - il - soit - traiz - en - cause - par - le - conmandement - à - noz - baillis - , - il - est - quitez - por - le - simple - . -

-

- L - ' - actions - de - ce - qui - est - fait - par - cause - de - poor - se - devise - de - celez - de - coi - noz - avons - parlé - avec - , - en - ce - - - qu - ' - i - - - que - il - - - est - contenu - en - sa - nature - que - cil - qui - rent - au - demandeur - sa - chose - par - le - conmandement - au - juge - soit - asouz - , - maiz - il - n - ' - est - paz - ainsiz - ens - autres - caz - , - mais - chascuns - i - est - dampnés - à - . - iiii - . - doublez - et - ainsis - est - il - en - - - l - ' - - - - action - d - ' - apert - larrencin - . -

-

- Les - unes - actions - sunt - de - bonne - foi - et - les - - - autres - - - autre - - - d - ' - estroit - droit - . - Et - les - actions - de - bonne - foi - sunt - cestes - : - d - ' - achat - , - de - loage - , - de - besoingnes - faitez - , - - - d - ' - amendement - - - de - mandement - - - , - de - chose - baillie - en - garde - , - de - conpaignie - , - de - garder - , - de - chose - prestee - , - de - gaigez - , - de - partir - heritagez - , - de - partir - choses - conmunez - , - de - parolez - qui - ont - esté - avant - ditez - , - de - change - , - de - demander - heritage - . - Et - ja - soit - ce - que - il - ait - encor - esté - en - doute - jusqu - ' - à - ci - se - actions - de - demander - heritage - doit - estre - contee - entre - les - jugemenz - de - bonne - foi - ou - non - , - non - porquant - nostre - establissemenz - an - juge - apertement - que - ele - est - entre - celes - de - bonne - foi - . -

-

- Et - l - ' - action - que - li - - hom - muet - por - la - cause - de - sa - fame - soloit - estre - uns - des - jugemenz - de - bonne - foi - , - mais - por - ce - que - noz - trovanmes - que - actionz - de - covenance - est - pluz - pleniere - , - noz - meismes - en - action - de - covenance - - - - qui - est - proposee - de - demander - les - doaires - - - toute - la - droiture - qui - estoit - devant - en - l - ' - action - de - la - chose - as - fames - , - ou - pluseurs - divisionz - . - Et - por - ce - que - l - ' - actions - de - la - chose - as - fames - fu - ostee - , - l - ' - actions - de - covenance - qui - fu - amenee - en - son - - - leu - - - lieu - - - deservi - à - avoir - la - nature - de - jugement - par - bonne - foi - en - action - de - doaire - tant - solement - , - si - que - ele - soit - de - bonne - foi - . - Maiz - noz - li - donnanmes - une - maniere - d - ' - obligement - , - car - noz - juganmes - que - fame - soit - mise - par - devant - touz - les - creanciers - - - quant - - - quand - - - ele - plaide - por - son - doaire - , - et - ce - - - avons - - - avonz - - - noz - establi - por - la - grace - de - doaire - tant - solement - . -

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- Il - apert - es - jugemenz - de - bonne - foi - que - franche - poesté - soit - donnee - au - juge - por - bien - et - por - loiauté - de - proisier - conbien - l - ' - on - doit - randre - au - demandeur - , - et - en - ce - est - contenu - que - se - li - demanderres - doit - randre - aucune - chose - à - son - aversaire - , - il - soit - condampnés - à - randre - li - si - que - l - ' - une - dete - chie - en - aquit - de - l - ' - autre - ; - mes - es - estroiz - jugemenz - - - tes - - - les - - - escris - estoit - amenéz - par - lez - leitrez - au - saint - empereur - Marc - , - quant - - - excepcions - - - exceptions - - - de - tricherie - est - oposee - encontre - . - Mais - nostre - establisemenz - eslargist - icelz - - - - aquit - - - , - qui - sunt - - - confremé - - - consfremé - - - par - - - estroit - - - apert - - - droit - , - que - il - - - - amenuisent - - - amenuise - - - par - droit - les - actionz - quelez - qu - ' - eles - soient - , - ou - sor - la - chose - ou - personelz - , - ou - toutes - autres - , - fors - cele - de - chose - baillie - en - garde - . - Car - noz - creons - que - il - est - tors - que - aucune - chose - soit - opposee - encontre - par - non - d - ' - aquit - , - que - aucuns - ne - perde - l - ' - action - de - ce - que - il - a - baillié - en - garde - par - l - ' - androit - de - tel - aquit - . -

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- Noz - disonz - par - desuz - ce - que - unes - actions - sunt - qui - descendent - del - jugement - au - juge - ; - en - coi - cil - à - qui - on - plaide - doit - estre - condempnés - par - le - jugement - au - juge - , - se - il - ne - fet - satifacion - à - celui - qui - demande - , - si - conme - que - il - li - rande - la - chose - ou - que - il - l - ' - aport - avant - , - ou - que - il - abandonne - son - serf - à - sosfrir - la - painne - del - mesfait - que - il - a - fait - . - Maiz - ces - actions - sunt - seur - la - chose - et - contre - la - persone - ; - seur - la - chose - , - si - conme - de - dessaisine - et - de - gage - et - de - chose - obligie - , - contre - la - persone - , - si - conme - quant - l - ' - on - plaide - à - aucuns - de - ce - qui - a - esté - fait - par - cause - de - poor - ou - par - tricherie - , - et - quant - l - ' - on - demande - ce - qui - fu - premis - à - paier - en - certain - lieu - . - L - ' - actionz - de - faire - la - venir - vient - del - jugement - au - juge - . - Il - est - otroié - au - juge - por - bien - et - por - loiauté - en - ces - actions - et - ens - autres - - - samblablez - - - semblablez - - - que - il - juge - selonc - - - l - ' - aventure - - - la - nature - - - de - la - chose - de - coi - l - ' - on - plaide - conment - satifacions - en - doit - estre - faite - au - demandeur - . -

-

- Li - jugez - se - doit - entremetre - en - totes - manieres - si - conme - il - puet - , - que - il - - - doit - s - ' - antante - - - doint - - santance - - - de - certains - deniers - ou - de - certainne - chose - , - neis - - - selonc - le - plait - - - se - l - ' - on - plait - - - par - devant - lui - de - chose - qui - n - ' - est - pas - certainne - . -

-

- Il - soloit - estre - que - se - aucuns - metoit - pluz - en - sa - demande - que - on - ne - li - devoit - , - il - perdoit - la - cause - , - ne - li - prevoz - ne - li - donoit - pas - legierement - enterine - restitution - se - - - - il - - - n - ' - avoit - mainz - de - . - xxv - . - anz - , - mais - à - cestui - secorroit - l - ' - on - quant - la - cause - estoit - conneue - , - autresi - conme - es - autres - causez - , - se - il - estoit - deceu - par - son - aage - , - et - autresi - li - soloit - l - ' - on - secorre - en - ceste - cause - . - Mais - se - il - i - ot - si - grant - cause - de - droite - erreur - que - uns - tres - sage - hom - en - peust - estre - deceus - , - l - ' - on - secorroit - en - cest - cas - à - celui - qui - avoit - pluz - de - . - xxv - . - anz - , - si - conme - se - aucuns - avoit - demandé - . - i - . - laiz - , - et - li - escrit - sunt - aprés - aporté - avant - por - coi - il - apert - que - une - partie - de - lais - li - est - sostraite - ou - qu - ' - ele - a - esté - laisie - ou - donnee - à - autre - , - ou - que - autre - lais - ont - esté - donné - tant - que - li - oirs - n - ' - avroit - pas - la - quarte - part - de - l - ' - eritage - se - il - estoient - tuit - paié - ; - et - por - ce - sunt - il - amenuisié - par - la - loi - qui - retaille - lez - laiz - . -

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- L - ' - on - demande - plus - que - droit - en - quatre - manieres - : - par - chose - , - par - tenz - , - par - lieu - , - par - cause - . - Par - chose - , - si - est - conme - se - l - ' - on - doit - à - aucun - . - x - . - livres - , - et - il - en - demande - . - xx - . - , - ou - se - cil - qui - n - ' - a - que - la - moitié - en - une - chose - li - demande - toute - , - ou - greignor - partie - que - il - - n - ' - i - a - . -

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- Par - tenz - , - si - conme - se - - - aucunz - - - aucuns - - - demande - ce - que - l - ' - on - - - ne - - - - li - doit - devant - le - terme - , - ou - ains - que - la - condicions - soit - aconplie - , - et - par - ceste - raison - entent - l - ' - on - que - cil - qui - paie - pluz - tart - que - il - ne - doit - paie - - - mainz - - - mains - - - que - il - ne - doit - ; - autreci - apert - il - que - cil - qui - demande - ains - le - terme - demande - pluz - que - l - ' - on - ne - li - doit - . -

-

- L - ' - on - demande - plus - que - droit - par - lieu - , - quant - aucuns - a - mis - en - covenant - que - une - chose - li - soit - paie - en - . - i - . - certain - lieu - et - il - la - demande - en - . - i - . - autre - sanz - faire - mencion - del - lieu - en - coi - ele - dut - estre - paie - , - si - conme - se - aucuns - fet - tel - covenant - : - tu - me - premés - que - tu - me - paieras - ce - en - Ephese - , - et - il - li - demande - aprés - à - Rome - , - l - ' - on - entent - que - il - demande - pluz - que - droit - , - por - ce - que - il - tot - au - deteur - le - preu - que - il - eust - se - il - - - ne - - - - le - paiast - devant - en - Ephese - . - Et - por - ce - li - est - donnee - - - actionz - - - action - - - par - le - jugement - au - juge - de - demander - le - en - autre - lieu - , - si - que - l - ' - on - preigne - garde - el - preu - que - li - deteurs - - - - i - eust - se - il - l - ' - - - eust - paié - el - lieu - qui - fu - mis - el - covenant - . - Et - cis - preuz - est - plus - trovés - en - marcheandises - que - en - autres - chosez - si - conme - en - vin - , - en - oille - , - en - froment - qui - ont - divers - pris - en - diverses - regionz - , - ja - soit - ce - que - denier - nombré - ne - sunt - paz - presté - en - totes - regionz - - - porce - - - por - - - unez - meismes - usure - . - Et - se - aucuns - demande - la - chose - en - lieu - ou - ele - li - dut - estre - paie - , - il - enplaide - par - droit - - par - pure - action - , - et - li - prevoz - mostre - ce - por - ce - que - li - preuz - del - paier - est - toz - sauz - au - deteur - . -

-

- Cil - qui - demande - par - cause - pluz - que - l - ' - on - ne - li - doit - est - prochains - à - celui - qui - demande - pluz - par - lieu - . - Si - conme - se - aucuns - fait - tel - covenant - : - tu - me - premés - à - paier - un - sers - ou - . - x - . - livres - , - et - il - demande - aprés - l - ' - un - et - l - ' - autre - ou - l - ' - un - sanz - plus - à - son - chois - ; - et - l - ' - on - entant - que - il - demande - pluz - , - por - ce - que - il - est - es - chois - à - son - deteur - de - paier - lequel - que - il - vodra - ou - le - serf - ou - les - . - x - . - livres - . - Par - ce - que - le - demanderes - velt - dont - prover - que - li - sers - li - est - deuz - tant - solement - , - ou - li - denier - tant - solement - , - tot - il - le - chois - à - son - aversaire - et - ainsiz - amende - il - sa - condicion - et - empire - cele - à - son - aversaire - ; - et - por - ce - fu - establie - tele - actions - que - chascuns - demant - la - chose - en - la - maniere - qu - ' - ele - li - fu - covenancie - . - En - seur - que - tot - , - se - aucuns - a - mis - en - covenant - que - . - i - . - sers - li - soit - donéz - - - sanz - - - sans - - - nomer - le - et - il - - - demande - - - demant - - - especialment - Stich - , - ou - se - il - a - mis - en - covenant - que - vins - li - soit - paiéz - sanz - nomer - le - et - - - il - - - - demande - especialment - vin - de - Champaigne - , - ou - se - il - a - mis - en - - - covenent - - - covenant - - - que - porpre - li - soit - paié - et - il - la - demande - - - de - - - - Seur - especialment - , - l - ' - on - entent - que - il - demande - plus - que - l - ' - on - ne - li - doit - , - car - il - tot - a - son - aversaire - le - chois - - - qu - ' - i - - - qu - ' - il - - - avoit - franche - poesté - selonc - la - covenance - , - de - paier - autre - chose - que - cele - que - l - ' - on - li - demande - et - , - ja - soit - ce - que - ce - c - ' - on - li - demande - vaut - mains - , - non - por - quant - l - ' - on - - - entant - - - entent - - - que - - - l - ' - - - - on - li - demande - pluz - que - il - ne - doit - , - car - il - avient - sovent - que - li - deteur - puet - pluz - legierement - paier - ce - qui - est - pluz - chier - . -

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- Cez - choses - furent - premierement - en - usage - , - mais - la - - - lois - - - loi - - - à - l - ' - empereur - Zenon - et - la - nostre - restraint - apréz - la - chose - . - Et - li - establissemenz - à - l - ' - empereur - Zenon - parole - que - il - covient - faire - se - - - aucunz - - - aucuns - - - demande - plus - que - l - ' - on - ne - li - doit - par - la - raison - de - tenz - ; - se - l - ' - on - demande - plus - par - quantité - ou - par - autre - maniere - et - se - aucuns - damages - avient - par - ce - à - celui - à - qui - l - ' - on - demande - , - il - li - doit - estre - randuz - à - . - iii - . - doublez - si - conme - noz - avons - dit - avant - . -

-

- Se - li - demanderes - conprent - en - sa - demande - mains - que - l - ' - on - ne - li - doit - , - si - conme - se - on - li - doit - . - x - . - livres - et - il - en - demande - . - v - . - , - ou - se - uns - chans - est - toz - suenz - et - il - en - demande - la - moitié - , - il - plaide - sanz - peril - , - car - por - ce - ne - remaint - pas - que - li - juges - ne - condenpne - son - aversaire - en - cel - meismez - jugement - en - tant - conme - il - savra - que - l - ' - on - li - doit - selonc - l - ' - establisement - à - l - ' - empereur - Zenon - . -

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- Se - aucuns - demande - une - chose - quant - il - doit - demander - une - autre - , - il - noz - plest - que - il - n - ' - ait - en - ce - nul - peril - , - maiz - quant - la - verités - sera - seue - , - noz - li - otroions - que - il - ament - cele - erreur - en - cel - meismes - jugement - , - si - conme - se - aucuns - doit - demander - . - i - . - serf - et - il - demande - - . - i - . - autre - , - ou - se - il - dit - que - ce - qui - li - est - deu - par - covenance - li - soit - deuz - par - laiz - . -

-

- En - sor - que - tot - unez - actions - sunt - par - coi - noz - ne - - - conquerons - - - conqueront - - - pas - tot - ce - qui - noz - est - deu - , - maiz - aucune - fois - tot - et - aucune - fois - mains - , - si - conme - se - noz - plaidonz - por - le - chatel - au - fil - qui - est - en - bail - ou - por - cel - au - serf - , - car - se - li - chateuz - vaut - autretant - conme - noz - demandonz - , - - - - li - peres - ou - li - sires - est - condampnéz - à - rendre - le - nous - tout - et - , - se - l - ' - an - treuve - moins - que - nous - ne - demandons - , - - - li - juges - condenpne - le - pere - ou - le - seigneur - en - tant - conme - il - a - en - chatel - et - noz - proposeronz - en - lieu - covenable - conment - noz - devonz - entendre - chatel - . -

-

- Se - fame - plaide - par - action - de - doaire - , - il - noz - plest - que - sez - maris - soit - - - condempnéz - - - condempnés - - - en - tant - conme - il - puet - faire - . - Se - il - a - dont - autretant - de - chatel - conme - li - doaires - vaut - , - il - est - condenpnéz - à - rendre - le - tot - , - et - se - il - a - mains - de - chatel - , - il - est - condenpnés - en - tant - conme - il - puet - faire - . - L - ' - actionz - de - demander - doaire - est - amenuisie - de - tant - conme - li - maris - en - puet - retenir - par - droit - , - car - il - est - otroié - au - mari - que - il - retaigne - des - chosez - del - doaire - tant - conme - il - a - fait - de - despansez - , - - - - quar - li - doaires - est - par - droit - amenuisiés - par - les - necessaires - despanses - - - , - si - conme - l - ' - en - puet - connoistre - par - le - livre - de - Digestez - . -

-

- Et - se - aucuns - plaide - o - son - pere - - - et - - - ou - - - o - son - patron - , - ou - se - . - i - . - conpains - plaide - à - . - i - . - autre - par - jugement - de - compaignie - , - li - demanderes - n - ' - en - ait - rienz - plus - que - ses - aversaires - puet - paier - . - Autresi - est - - il - se - aucuns - est - traiz - en - cause - por - son - don - . -

-

- Lez - detes - qui - sunt - contees - en - aquit - d - ' - autres - font - sovent - que - aucuns - conquiert - moins - que - l - ' - on - ne - li - doit - , - car - li - juges - doit - prandre - garde - por - bien - et - por - loiauté - à - ce - que - li - demanderes - doit - randre - à - son - aversaire - et - abatre - itant - de - sa - dete - et - dempner - le - desfendeur - el - seurplus - , - si - conme - il - a - ja - esté - dit - . -

-

- Et - se - aucuns - abandonne - sez - bienz - à - ses - creanciers - et - il - aquiert - aprés - aucune - chose - , - li - - - creanciers - - - creancier - - - puet - derechief - plaidier - o - lui - en - tant - conme - il - puet - faire - , - car - il - n - ' - est - paz - humainne - chose - que - cil - qui - est - dezpoilliéz - de - son - chatel - soit - condempnéz - en - toute - la - daite - . -

-
-
- - Cist - - titres - tistres - - est - de - ce - qui - est - fait - o - celui - qui - est - en - autrui - poesté - . - - -

- Por - ce - que - noz - avons - avant - fait - mencion - de - l - ' - action - par - coi - l - ' - on - plaide - seur - le - chatel - au - serf - et - as - filz - qui - sunt - en - bail - , - il - est - mestiers - que - noz - traitons - plus - - - legierement - - - diligenment - - - de - ceste - action - et - des - autres - qui - suelent - estre - donnees - contre - les - seigneurs - et - contre - les - peres - el - non - des - sers - et - des - filz - qui - sunt - en - baill - . - Et - por - ce - que - presque - uns - meismez - drois - soit - gardéz - , - se - besoingne - est - faite - o - lez - filz - , - ou - o - celz - qui - sunt - en - la - poesté - au - pere - , - que - desputoisonz - de - parole - ne - soit - faite - , - noz - esdrecerons - nostre - parole - as - anfans - et - as - peres - en - qui - poesté - il - sunt - et - antandrons - ce - meismes - en - la - persone - au - serf - et - au - seigneur - , - car - se - - - aucunne - - - aucune - - - chose - est - gardee - proprement - en - ces - persones - , - noz - la - - - mostreront - - - mostrerons - - - tot - par - soi - . -

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- Se - marchiés - est - dont - fais - o - - - le - - - les - - - sers - par - le - conmandement - son - seignor - , - li - prevoz - premet - action - contre - le - seigneur - , - car - il - apert - que - cil - qui - fait - ainsi - marchié - le - face - por - le - seigneur - . -

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- Par - cele - meismez - raison - premet - li - prevoz - - - des - - - deus - - - autres - actions - por - toute - la - cause - , - de - coi - l - ' - une - est - apelee - action - de - maistrise - et - l - ' - autre - actionz - de - - - marcheandise - - - marchandise - - - . - Actionz - de - maistrise - a - lieu - quant - aucuns - a - - - fait - - - fet - - - son - sers - maistre - d - ' - une - nef - et - aucuns - marchiés - est - faiz - o - lui - por - la - grace - de - la - chose - de - quoi - il - estoit - fais - maistrez - et - por - ce - est - apelee - de - maitrise - , - - - que - - - quar - - - cil - est - apelés - maistrez - à - qui - li - conqués - que - la - nés - fait - chascun - jor - apartient - . - Actionz - de - marcheandise - a - lieu - quant - aucuns - a - mis - son - serf - à - vendre - en - sa - taverne - ou - à - faire - aucune - marcheandise - , - et - aucuns - marchiés - est - faiz - o - lui - por - la - grace - de - l - ' - osfice - - il - est - . - Et - por - ce - est - ele - apelee - action - de - marcheandise - , - que - cil - qui - sunt - mis - en - tel - osfice - sunt - apelé - marcheant - . -

-

- Ne - porquant - li - prevoz - donne - - - ses - - - ces - - - actionz - se - aucuns - met - franc - home - ou - autrui - serf - à - estre - maistres - de - sa - nef - ou - à - garder - sa - taverne - ou - à - faire - sez - marcheandisez - , - car - il - a - en - cest - cas - raison - - de - loiauté - . -

-

- Li - prevoz - amaine - avant - une - autre - action - de - departir - - - en - vuelment - - - oelment - - - les - bienz - au - serf - entre - toz - ses - deteurs - , - car - se - li - sers - marcheande - de - son - propre - chatel - par - le - seu - de - son - seignor - et - aucuns - marchiés - est - fais - o - lui - por - cele - chose - , - li - prevoz - dit - que - tot - ce - qui - sera - en - cele - marcheandise - ou - qui - en - sera - receu - soit - departi - entre - son - seignor - , - se - il - li - doit - aucune - chose - et - toz - ses - autres - creanciers - , - selonc - ce - que - il - doit - à - chascun - . - Et - se - aucunz - des - creanciers - se - plaint - que - il - en - a - eu - mains - que - il - ne - deust - , - li - prevoz - li - premet - ceste - action - . -

-

- Par - desuz - ce - , - a - esté - amenee - avant - l - ' - actions - del - chatel - au - serf - et - de - ce - qui - a - esté - - - miz - - - mis - - - el - prou - son - seigneur - si - que - , - ja - soit - ce - que - marchiés - ait - esté - faiz - o - lui - sanz - la - volenté - son - seignor - , - ne - porquant - se - aucune - chose - en - a - esté - mise - en - son - preu - , - il - la - doit - randre - et - , - se - ele - n - ' - est - en - son - preu - , - il - an - doit - randre - tant - conme - li - chatelz - au - serf - se - puet - estandre - . -

-

- Il - apert - que - quant - que - li - sers - despant - par - - - besoingne - - - besoing - - - en - la - besoingne - son - seignor - soit - mise - en - son - preu - , - si - conme - se - il - emprunte - deniers - por - paier - à - ses - creanciers - ou - por - apuier - sa - maison - qui - chaoit - , - ou - por - acheter - froment - à - tenir - son - ostel - , - ou - se - il - en - achete - . - i - . - champ - ou - aucune - autre - chose - necessaire - . -

-

- Se - tes - sers - a - dont - emprunté - . - x - . - livres - et - il - en - a - paié - à - ton - creancier - les - . - v - . - et - - - il - - - - - a - despandu - les - autrez - . - v - . - en - autre - maniere - , - si - conme - il - vot - , - tu - doiz - estre - condenpnés - por - paier - del - tien - les - . - v - . - qui - alerent - en - ton - preu - et - les - autres - . - v - . - del - chatel - au - serf - se - il - puent - estre - paié - , - et - de - ce - apert - il - que - se - - - - tuit - li - . - x - . - livres - furent - mis - en - ton - preu - , - - - cil - qui - les - presta - les - conquerra - toz - sor - toi - . - Ja - soit - ce - que - - - - ce - - - est - une - actionz - par - coi - l - ' - on - plaide - del - chatel - au - serf - et - de - ce - qui - est - mis - por - le - preu - son - seignor - , - non - por - quant - il - i - a - . - ii - . - condempnemenz - . - Li - juges - par - devant - qui - l - ' - on - a - plaidé - seut - dont - avant - regarder - se - aucune - chose - en - a - esté - - - misse - - - mise - - - el - preu - son - - - seigneur - - - seignor - - - , - ne - il - ne - vient - à - prisier - le - chatel - au - serf - devant - que - il - set - que - rienz - de - ce - que - li - sers - a - enprunté - n - ' - a - esté - mis - el - preu - au - seigneur - , - ou - que - il - n - ' - i - a - pas - tot - esté - mis - . -

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- Quant - - - on - - - l - ' - on - - - enquiert - conbien - li - chatelz - à - . - i - . - serf - vaut - , - l - ' - on - en - prent - avant - ce - que - il - doit - à - son - seigneur - - - ou - à - celui - qui - est - en - la - poesté - son - seigeur - - - - et - ce - qui - remaint - est - ses - chatelz - . - Et - aucune - fois - avient - que - ce - que - li - sers - doit - à - celui - qui - est - en - la - poesté - son - seigneur - n - ' - est - pas - retenu - de - son - chatel - , - si - conme - se - cil - à - qui - il - doit - est - en - sa - poesté - , - car - ce - que - il - doit - au - suen - serf - n - ' - est - pas - retenu - de - son - chatel - - - - , - si - conme - se - cil - à - qui - il - doit - est - en - sa - poesté - , - car - ce - que - il - doit - au - suen - serf - n - ' - est - pas - retenu - de - son - chatel - - - . -

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- Il - n - ' - est - pas - doute - que - cil - qui - fait - marchié - o - le - serf - par - le - conmandement - de - son - seigneur - et - cil - à - qui - - - actionz - - - actions - - - de - marcheandise - ou - de - maitrise - apartient - ne - puise - plaidier - de - chatel - au - serf - ou - de - ce - qui - est - mis - el - preu - son - segneur - , - mais - il - seroit - trop - fole - chose - se - - - aucunz - - - aucuns - - - faisoit - l - ' - action - par - coi - il - porroit - legierement - conquerre - toute - la - daite - et - il - se - tornoit - au - prover - que - ce - que - il - bailla - au - serf - fu - mis - el - preu - son - seigneur - , - ou - que - le - sers - a - - - - tant - - - de - chatel - que - sa - dete - li - puet - bien - estre - toute - paie - . -

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- Et - cil - qui - puet - bien - plaidier - que - li - chateuz - au - serf - soit - toz - departis - oelmant - entre - toz - ses - creanciers - puet - autresi - plaidier - de - son - chatel - et - de - ce - qui - est - mis - el - preu - son - seigneur - , - - - mes - - - mais - - - ce - est - ses - preus - qu - ' - il - plaide - aucune - fois - por - faire - departir - le - chatel - au - serf - , - - - - et - aucune - foiz - que - il - plaide - por - le - chatel - au - serf - et - de - ce - qui - a - esté - mis - ou - preu - son - seigneur - . - Ce - est - ses - preus - se - il - plaide - por - departir - le - chatel - au - serf - - - entre - ses - creanciers - , - por - ce - que - la - condicions - au - seigneur - n - ' - est - pas - la - milleur - en - cest - cas - , - ce - est - que - il - ne - prent - pas - avant - ce - qui - li - est - deu - , - ainz - a - autretel - droiture - conme - li - autre - creancier - . - Mais - en - l - ' - action - del - chatel - au - serf - est - pris - avant - ce - qui - est - deu - à - son - seigneur - et - li - sires - est - condempnés - au - creancier - el - seurpluz - . - Aucune - fois - avient - que - ce - est - li - preus - au - creancier - que - il - plaide - del - chatel - au - serf - , - por - ce - que - en - ceste - action - conte - l - ' - on - tot - son - chatel - , - mais - an - l - ' - action - de - departir - ses - biens - entre - toz - ses - creanciers - ne - conte - l - ' - on - fors - - le - chatel - de - coi - il - marcheande - ; - et - il - puet - avenir - que - aucuns - marcheande - del - tiers - de - son - chatel - , - ou - del - quart - , - ou - del - mains - et - que - li - plus - en - est - an - terres - ou - en - sers - ou - en - deniers - prestéz - , - et - chascuns - doit - dont - eslire - icele - action - que - il - cuide - que - li - soit - pluz - - - porfitable - - - profitable - - - . - Cil - qui - puet - prover - que - ce - que - il - a - baillié - au - serf - a - esté - mis - el - preu - son - seigneur - puet - plaidier - de - ce - qui - a - esté - mis - el - preu - au - seigneur - . -

-

- Et - ce - que - noz - avonz - dit - del - serf - ou - del - seignor - , - entendons - noz - del - - - serf - - - fil - - - qui - est - en - bail - et - dou - pere - et - del - nevou - et - de - l - ' - aiel - , - ou - d - ' - elz - et - de - celui - en - qui - poesté - il - sunt - . -

-

- Ce - est - gardé - proprement - en - leur - personez - que - li - conselz - au - senat - - - desfendi - - - desfandi - - - que - denier - ne - lor - fussent - presté - tant - conme - il - sunt - en - la - poesté - au - pere - et - actions - est - - - donee - - - devee - - - à - celui - qui - lor - preste - encontre - elz - meismes - , - tant - conme - il - sunt - en - autrui - poesté - , - et - puis - que - il - - - en - - - - sunt - hors - , - conment - que - ce - soit - , - et - contre - les - peres - et - les - aielz - en - qui - poesté - il - estoient - , - autresi - bien - puis - que - il - les - ont - mis - hors - conme - devant - . - Et - li - senat - porvit - ce - , - por - ce - que - il - estoient - aucune - fois - chargié - de - dete - de - deniers - qui - lor - estoient - presté - que - il - avoient - despandu - en - folie - et - porchasoient - la - mort - leur - peres - . -

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- Nos - devons - estre - amonesté - au - darrenier - que - ce - qui - a - esté - baillié - par - le - conmandement - au - pere - ou - au - - seigneur - et - ce - qui - a - esté - mis - en - son - preu - li - puet - droiturierement - estre - demandé - , - autresi - - - con - - - conme - se - - - li - marchiés - fust - fais - o - lui - principaument - . - Autresi - noz - plaist - il - que - cil - qui - puet - demander - par - action - de - maistrise - ou - de - marcheandise - - - puissent - - - puisse - - - droitement - demander - au - seigneur - , - car - l - ' - on - entant - que - li - sers - fet - par - son - conmandement - ce - que - il - fait - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - actions - d - ' - abandoner - serf - à - sosfrir - painne - . - - -

- Actions - d - ' - abandonner - sers - à - sosfrir - painne - sunt - establiez - por - les - mesfais - as - sers - , - si - conme - se - il - font - larrencin - ou - ravine - ou - damage - ou - tort - fait - ; - et - quant - lor - sires - en - est - condempnés - , - il - li - est - otroié - ou - que - il - pait - le - pris - de - la - cause - ou - que - il - abandonne - les - sers - à - sosfrir - la - painne - de - cel - mesfait - . -

-

-

- Il - a - esté - otroié - par - tres - bonne - raison - que - li - sires - soit - delivrés - por - abandonner - le - sers - qui - a - fait - le - mesfait - , - car - ce - fust - tors - que - li - seigneur - eussent - damage - es - mezfais - as - serf - de - pluz - que - de - perdre - en - les - cors - . -

-

- Se - li - sires - est - trais - en - cause - par - ceste - action - el - non - de - son - serf - et - il - l - ' - abandonne - a - l - ' - - - escuser - - - acuseeur - - - , - il - est - delivrés - et - il - pert - pardurablement - la - seignorie - de - son - serf - , - quar - se - li - sers - restore - le - damage - à - celui - à - qui - il - est - abandonnés - , - quant - il - avra - conquis - - - lez - - - les - - - deniers - , - li - prevos - le - franchira - malgré - - son - seigneur - . -

-

- Lez - actionz - d - ' - abandonner - sers - sunt - establiez - ou - par - les - lois - , - ou - par - le - - - banissement - - - bannissement - - - au - prevost - : - par - lez - loiz - si - conme - de - larrencin - , - de - coi - l - ' - actions - est - establie - par - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - ou - de - damage - ou - de - tort - fait - , - de - coi - - - la - loiz - - - l - ' - action - - - est - establie - par - la - loi - que - Aquilius - fist - ; - par - le - banissement - au - prevost - si - conme - de - biens - ravis - par - force - et - de - tors - faiz - . -

-

- Toutes - action - de - mesfait - ensieut - le - mezfaiteur - , - quar - se - tes - sers - a - fait - . - i - . - mesfet - tant - conme - il - est - en - ta - poesté - , - est - l - ' - actions - contre - toi - ; - et - se - il - vient - en - la - poesté - d - ' - autre - , - l - ' - actionz - conmence - à - apartenir - contre - l - ' - autre - ; - et - se - il - est - franchis - , - il - meismes - est - tenuz - à - respondre - del - mesfait - et - en - cest - cas - n - ' - est - nuz - tenuz - à - abandonner - le - à - sosfrir - en - painne - . - Encontre - ce - , - l - ' - actionz - qui - apartient - droitement - contre - aucun - puet - conmencer - à - apartenir - contre - autre - por - abandoner - le - , - quar - se - uns - franz - hom - a - fait - . - i - . - mesfet - et - il - conmence - à - estre - tes - sers - qui - puet - avenir - en - aucun - cas - , - si - conme - noz - deimez - el - premier - livre - , - l - ' - actions - qui - premierement - apartenoit - droitement - contre - lui - conmence - à - apartenir - contre - toi - , - por - abandoner - li - à - - - ssosfrir - - - sosfrir - - - la - paine - de - cel - mesfait - . -

-

- Se - uns - sers - fet - . - i - . - mesfet - à - son - seigneur - , - nule - actions - n - ' - en - est - , - car - nuz - obligemenz - ne - puet - estre - entre - le - seigneur - et - celui - qui - est - en - sa - poesté - et - por - ce - , - se - li - sers - vient - - en - autre - poesté - et - il - est - franchiz - , - nule - actions - n - ' - en - puet - estre - meue - , - ne - contre - lui - ne - contre - celui - en - qui - poesté - il - est - . - Et - - - se - - - si - - - li - sers - à - . - i - . - autre - t - ' - a - fet - . - i - . - mesfet - et - il - conmence - aprés - à - estre - en - ta - poesté - , - l - ' - action - faut - , - car - ele - est - amenee - en - cas - en - coi - ele - ne - puet - durer - ; - et - por - ce - , - ja - soit - ce - que - il - isse - apréz - de - ta - poesté - , - tu - n - ' - en - puez - plus - plaidier - . - Tot - autresi - conme - se - li - sires - a - fait - . - i - . - mesfait - à - son - serf - , - li - sers - ne - puet - avoir - nule - action - contre - lui - , - neis - se - il - est - franchis - ou - - - vanduz - - - vandus - - - . -

-

- Et - li - ancien - reçurent - ce - es - filz - et - es - fillez - qui - sunt - en - bail - . - Mais - la - novele - - - conversacions - - - conversation - - - des - homes - requiert - par - droit - que - ceste - - - aspresce - - - asprece - - - soit - refusee - et - ce - soit - departi - del - tot - del - conmun - usage - , - quar - nus - ne - sosferroit - que - aucuns - abandonnast - son - fil - à - autre - por - faire - li - sosfrir - painne - , - et - encor - le - sosferroit - il - pluz - à - - - painnes - - - painnez - - - de - sa - fille - , - car - li - peres - n - ' - i - averoit - pas - mains - de - painne - que - li - filz - , - et - meesmement - la - grace - de - - - chasteé - - - chasté - - - en - delivre - les - fillez - . - Et - por - ce - noz - plot - il - que - telz - actions - soient - proposees - es - sers - tant - solement - , - quar - noz - trovonz - pluseurs - fois - es - anciennes - lois - que - li - fil - qui - sunt - en - bail - puent - bien - estre - trait - en - cause - por - leur - mesfait - . -

-
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- - Cist - titres - est - se - beste - a - fait - damage - . - - -

- Actions - d - ' - abandonner - à - - sosfrir - painne - lez - bestes - qui - sunt - sanz - raison - , - se - eles - font - damage - par - joliveté - ou - par - felonnie - , - - - et - - - - est - establie - en - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - si - conme - se - uns - - - chevauz - - - chevaus - - - fiert - del - pié - ou - uns - buez - boute - de - sa - corne - . - Et - ceste - actions - a - lieu - es - - - bestes - - - betes - - - qui - sunt - meues - contre - nature - , - car - se - eles - sunt - sauvagez - de - nature - , - ceste - actions - cesse - . - Se - uns - ors - est - eschapés - à - son - seignor - et - il - fait - damage - , - ses - sires - n - ' - en - puet - pas - estre - - - trais - - - mis - - - en - cause - , - car - il - n - ' - en - est - mes - sires - dés - que - il - li - est - eschapéz - . - Apovriemenz - - - et - - - est - - - damages - qui - avient - sanz - le - tort - à - celui - qui - le - fait - , - ne - l - ' - on - ne - puet - pas - dire - que - beste - qui - est - senz - sens - face - tort - . - Et - ces - choses - apartienent - à - action - d - ' - abandoner - ce - qui - mesfet - à - sosfrir - en - la - painne - . -

-

- L - ' - on - doit - savoir - par - desus - ce - que - il - est - desfandu - el - bannissement - as - voiers - que - noz - n - ' - aionz - chien - ne - ver - ne - sengler - ne - ors - ne - lyon - en - lieu - - la - gent - vont - conmunement - . - Et - se - aucuns - fet - contre - ce - et - sa - beste - fait - mal - à - franc - home - , - il - soit - condenpnés - en - tant - com - li - juges - verra - que - bienz - et - loiautés - sera - . - Et - se - la - beste - fait - mal - à - autres - chosez - , - ses - sires - soit - condempnés - à - restorer - le - damage - à - - - doublez - - - doubles - - - , - et - - - - o - - - lez - actions - des - bannissemenz - as - voiers - i - a - lieu - actions - de - apovriement - . - Quar - por - ce - , - se - pluseurs - actions - ont - lieu - en - un - meismes - cas - , - ne - destruit - pas - l - ' - une - l - ' - autre - et - meismez - celes - qui - apartienent - à - painne - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - persones - par - coi - nos - - ne - - - poons - plaidier - . - - -

- Noz - devons - estre - amonesté - que - chascuns - - - hon - - - hom - - - puet - plaidier - ou - en - son - non - ou - en - l - ' - autrui - . - - - Si - - - En - l - ' - autrui - , - si - - - conme - procurateurs - plaide - por - son - seigneur - , - et - li - desfanderes - por - l - ' - orfelin - que - il - a - en - garde - . - Et - il - ne - soloit - pas - estre - jadis - en - us - que - l - ' - on - peust - plaidier - en - non - d - ' - autrui - , - fors - por - conmune - ou - por - franchise - ou - por - garde - . - En - sor - que - tot - , - il - fu - otroié - en - la - loi - que - Hostilius - fist - que - l - ' - on - plaide - par - action - de - larrencin - el - non - à - celz - qui - sunt - en - chaitivison - et - à - celz - qui - sunt - hors - del - païs - por - la - cause - de - la - chose - conmune - . - Et - porce - que - granz - - - damages - - - damage - - - venoit - de - ce - que - il - ne - lisoit - pas - à - demander - ne - à - - - reprendre - - - respondre - - - en - autrui - non - , - li - home - conmencierent - à - plaidier - par - procurateurs - , - car - maladie - et - aages - et - necessités - d - ' - aler - fors - dou - païz - et - pluseurs - autres - causes - empeeschent - sovant - lez - homez - que - il - ne - puent - pas - porsivre - lor - droiture - . -

-

- - - Certainnes - - - Certainnez - - - paroles - ne - sunt - pas - establiez - par - coi - procurateur - doie - estre - establiz - , - ne - il - ne - covient - paz - que - il - soit - establis - par - devant - l - ' - aversaire - . - L - ' - on - entent - que - cil - est - tes - procurateurs - à - qui - tu - otroiez - à - demander - ta - chose - ou - - - desfandre - - - desfendre - - - la - . -

-

- Il - a - esté - esclairié - el - premier - livre - conment - li - desfendeur - as - orfelins - et - li - procurateur - à - celz - qui - - ont - passé - . - xiiii - . - ans - et - as - forcenés - sunt - establi - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - - caucionz - cautions - - . - - -

- Une - meniere - de - caution - plot - as - ancienz - , - et - li - novel - en - ont - amené - avant - une - autre - par - usage - . - Il - soloit - jadis - estre - que - se - l - ' - on - plaidoit - por - aucune - chose - , - cil - qui - la - porsivoit - estoit - constrains - de - doner - caution - que - se - il - estoit - vaincus - et - il - ne - randoit - la - chose - ne - la - valor - del - plet - , - li - demanderres - eust - pooir - de - plaidier - o - lui - ou - - - - o - - - sez - plegez - , - et - ceste - causions - estoit - apelee - de - paier - la - chose - jugie - . - Et - l - ' - on - puet - legierement - antandre - por - coi - - - ele - - - elle - - - est - ainsis - apelee - : - quar - se - aucuns - faisoit - covenant - que - ce - - - que - li - - - qui - - - seroit - jugié - - - - li - - - seroit - paié - , - par - molt - milleur - raison - estoit - constrains - cil - qui - estoit - trais - en - cause - par - action - seur - la - chose - de - - - doner - - - donner - - - causion - , - se - il - recevoit - jugement - en - autrui - non - . - Et - se - cil - qui - demandoit - la - chose - - - la - - - li - - - demandoit - en - son - non - , - il - n - ' - estoit - pas - constrains - de - doner - caution - - - - et - li - procurators - qui - demandoit - la - chose - en - autrui - non - estoit - constrainz - de - doner - caution - - - que - cil - en - cui - non - il - la - demandoit - avroit - estable - ce - que - il - feroit - , - quar - li - peris - estoit - que - ses - sires - ne - plaidast - autre - fois - de - cele - - - meismez - - - meismes - - - chose - . - Les - paroles - de - banissement - faisoient - que - cil - qui - avoient - en - garde - les - orfelinz - et - cil - qui - procuroient - les - forcenéz - et - les - autres - personez - que - il - convient - procurer - donoient - causion - en - autretel - maniere - com - - li - procurateur - , - maiz - aucune - foiz - avenoit - quant - il - demandoient - que - la - cautions - lor - estoit - quitee - . -

-

- Il - estoit - ainsi - quant - l - ' - on - plaidoit - seur - aucune - chose - . - Et - se - l - ' - on - plaidoit - seur - certainne - persone - , - ce - que - noz - avons - dit - estoit - tenable - par - devers - le - demandeur - ; - mais - par - devers - le - desfendeur - , - se - aucuns - responnoit - por - autre - , - il - estoit - constrains - de - doner - caution - , - quar - l - ' - on - ne - croit - que - nus - soit - avenans - desfanderres - en - autrui - cause - se - il - ne - donne - caution - . - Et - se - aucuns - recevoit - jugement - en - son - propre - non - par - action - personel - , - il - n - ' - estoit - pas - constrainz - de - doner - causion - de - paier - ce - qui - estoit - jugié - . -

-

- Mais - l - ' - on - garde - orandroit - autrement - , - quar - se - aucuns - est - trais - en - cause - en - son - non - par - action - seur - une - - - certaine - - - certainne - - - chose - ou - seur - sa - persone - , - il - n - ' - est - - - contrains - - - constrains - - - de - doner - nule - caution - par - la - valor - del - plet - , - mais - il - la - doit - por - sa - persone - tant - solement - que - il - maintendra - le - plet - jusqu - ' - à - fin - , - ou - il - en - est - creus - par - son - serrement - , - - - - que - l - ' - an - apele - caution - par - serrement - , - - - ou - il - est - constrains - de - faire - nue - promesse - ou - de - doner - caution - por - la - qualité - de - sa - persone - . -

-

- Et - se - plez - est - meus - ou - receus - par - procurateurs - par - action - personel - et - se - li - conmandemenz - n - ' - est - mostrés - par - escrit - par - devers - le - demandeur - , - ou - il - n - ' - est - - - presantéz - - - presanz - - - en - jugement - por - confremer - la - personne - de - son - procurateur - , - - - et - - - - li - procureres - est - constrainz - de - doner - caution - que - ses - sires - avra - - - establi - - - estable - - - ce - que - il - fera - . - Et - ce - meismes - soit - gardé - se - li - desfenderres - ou - li - procureres - ou - les - autres - persones - qui - ont - receu - autrui - choses - à - govrener - plaident - par - autre - que - par - elz - . -

-

- Et - se - aucuns - est - trais - en - cause - et - il - vient - avant - et - est - aparilliés - d - ' - establir - procurateurs - , - il - puet - venir - en - jugement - et - asfremer - la - persone - de - son - procurateur - par - doner - caution - de - paier - ce - qui - sera - jugié - par - solenpnés - covenancez - , - ou - doner - caution - hors - jugement - par - coi - il - soit - pleges - à - son - procurateur - que - ce - qui - sera - jugié - sera - paié - , - si - que - il - le - premet - en - jugement - ou - il - donne - caution - hors - de - jugement - . - Et - il - et - si - oir - soient - oblegié - , - si - que - par - desus - ce - soit - une - autre - cautions - donnee - por - sa - personne - que - il - vendra - avant - el - tenz - que - la - sentence - devera - estre - - - donnee - - - donee - - - ; - et - se - il - n - ' - i - vient - , - li - plegez - paiera - totez - les - choses - qui - seront - contenues - el - condennement - , - se - l - ' - on - n - ' - apele - encontre - la - sentence - . -

-

- Se - li - desfanderres - n - ' - est - presens - en - quel - cause - que - ce - soit - et - . - i - . - autres - vuet - enprendre - à - desfendre - le - , - il - le - porra - bien - faire - , - si - que - nule - - - desfence - - - disference - - - ne - soit - faite - entre - les - actions - seur - la - chose - et - les - personelz - en - tel - maniere - non - porquant - que - il - doint - causion - de - paier - ce - qui - sera - jugié - selonc - la - valeur - del - plet - . - Quar - , - si - conme - noz - avons - ja - dit - , - - l - ' - on - entant - selonc - l - ' - anciene - riule - que - nus - soit - avenans - desfanderes - d - ' - autrui - chose - sanz - doner - caution - . -

-

- - - En - - - Et - - - totes - - - ses - - - ces - - - choses - aparent - plus - apertement - et - plus - parfitement - à - l - ' - usage - - - - des - - - jugemens - - - - et - - - es - enseignemenz - des - choses - . -

-

- Et - nos - jugonz - que - ceste - forme - soit - gardee - ne - mie - tant - solement - en - ceste - roial - cité - mais - en - toutes - nos - contrees - ou - l - ' - on - fet - par - aventure - autrement - por - faute - de - senz - , - car - il - covient - que - totes - noz - contrees - ensivent - le - chief - de - toutes - noz - citéz - , - ce - est - ceste - roial - cité - et - sa - doctrine - . -

-
-
- - Cist - titres - est - des - actions - pardurables - et - des - - temporeus - temporeux - - . - - -

- Noz - devonz - estre - amonesté - en - cest - lieu - que - les - actions - qui - vienent - dez - lois - et - des - conselz - au - senat - et - dez - establissemenz - as - princes - soloient - anciennement - durer - pardurablement - , - tant - que - li - saint - establissement - - - donnarent - - - donarrent - - - certainnez - fins - as - actions - qui - sunt - meues - seur - - - les - - - - choses - et - as - personnelz - . - Et - celez - qui - vienent - de - la - juridiciun - au - prevost - soloient - pluseurs - fois - faillir - au - chief - de - l - ' - an - , - car - la - poestés - au - prevost - failloit - au - chief - de - l - ' - an - . - Non - porquant - il - avient - aucune - fois - que - eles - durent - parmenablement - , - ce - est - jusqu - ' - à - la - fin - qui - a - esté - establie - par - les - establissemenz - , - si - conme - sunt - celes - que - il - done - au - porseur - des - bienz - et - as - autres - qui - sunt - - en - lieu - d - ' - oirs - . - Ja - soit - ce - que - actionz - de - larrencin - apert - vaingne - de - la - juridiciun - au - prevost - , - non - porquant - ele - dure - pardurablement - , - car - il - noz - samble - que - ce - fust - male - chose - que - ele - fausist - en - . - i - . - an - . -

-

- Toutez - les - actions - qui - apartienent - par - droit - contre - aucun - , - ou - qui - sunt - donnees - par - le - prevost - , - n - ' - apartienent - pas - ne - ne - sunt - donnees - contre - son - oir - , - quar - ce - est - une - certainne - riule - de - droit - que - actions - qui - sunt - meues - por - faire - sosfrir - painnez - des - mesfaiz - n - ' - apartienent - pas - contre - - - les - - - lez - - - oirs - as - malfaiteurs - , - si - conme - de - larrancin - et - dez - bienz - ravis - par - force - et - de - domage - et - de - tort - fait - ; - maiz - ces - actions - apartienent - par - le - droit - citeain - as - oirs - à - celz - à - qui - li - mesfait - ont - esté - fait - contre - les - malfaiteurs - . - Ne - li - prevoz - ne - lor - devee - pas - fors - sanz - pluz - action - de - tort - fet - et - les - - - samblez - - - semblablez - - - . - Et - aucune - fois - avient - que - l - ' - actions - qui - apartient - d - ' - aucun - marchié - n - ' - apartient - pas - contre - l - ' - oir - à - celui - qui - fist - le - marchié - ; - si - conme - se - li - mors - i - fist - aucune - tricherie - en - coi - sez - oirs - ne - guaegnast - rien - . - Se - lez - actionz - que - noz - avons - dites - avant - sunt - meues - por - faire - sosfrir - paine - as - malfaiteurs - et - il - ont - entamé - le - plet - en - leur - vie - , - elez - apartienent - aprés - à - l - ' - oir - à - l - ' - - - acuser - - - acuseeur - - - et - contre - l - ' - oir - à - celui - qui - est - acusés - . -

-

- Et - il - covient - que - noz - amonestonz - - que - se - cil - contre - qui - l - ' - on - plaide - fait - satifacion - au - demandeur - ains - que - sentence - soit - donnee - , - il - convient - que - il - soit - asous - par - l - ' - osfice - au - juge - , - ja - soit - ce - que - il - fust - en - tel - cause - el - tens - que - la - sentence - devoit - estre - donnee - que - il - devoist - estre - condempnéz - ; - et - ce - est - ce - qui - soloit - estre - dit - conmunement - que - en - toz - jugemenz - pooit - li - acusés - estre - asouz - . -

-
-
- - - Cist - Cis - - titres - est - des - exceptionz - . - - -

- Apréz - ce - covient - que - noz - - - traions - - - traitonz - - - des - exceptions - . - Exceptionz - furent - trovees - por - desfendre - celz - o - qui - l - ' - on - plaide - , - car - sovent - avient - que - , - ja - soit - ce - que - l - ' - actions - par - coi - aucuns - plaide - soit - loiauz - , - ne - porquant - ele - n - ' - est - pas - - - loiauz - - - loiaus - - - contre - celui - que - l - ' - on - plaide - . -

-

- Si - conme - se - tu - - - premés - - - promés - - - à - Tyce - ce - que - tu - ne - li - devoies - pas - , - ou - par - poor - , - ou - par - error - , - ou - par - sa - tricherie - , - il - est - aperte - chose - que - tu - es - oblegiéz - à - lui - par - le - droit - citeain - , - et - l - ' - action - par - coi - il - demande - que - tu - li - rande - ce - que - tu - li - premeis - est - bonne - . - Mais - ce - seroit - tors - que - tu - i - fussez - condempnéz - ; - et - por - ce - est - donnee - exceptions - que - tu - le - premés - par - poor - ou - par - sa - tricherie - , - par - coi - tu - puisses - maitre - arriere - sa - demande - . -

-

- Cist - meimes - droiz - est - se - aucuns - est - oblegiéz - à - celui - qui - li - devoit - prester - deniers - et - il - ne - li - a - paz - prestéz - , - quar - il - est - certaine - chose - que - - il - li - puet - demander - lez - deniers - por - ce - que - il - s - ' - obleja - à - rendre - lez - , - mes - il - n - ' - est - paz - drois - que - il - soit - condenpnés - à - rendre - lez - . - Et - por - ce - noz - plest - il - que - il - soit - desfandus - par - exception - de - ce - que - li - denier - ne - li - furent - pas - baillié - , - et - noz - - - avons - - - avonz - - - estrecié - par - nostre - establissement - le - tenz - de - ceste - exception - , - si - conme - il - est - escrit - es - livres - qui - sunt - devant - - - cest - - - ceste - - - . -

-

- En - - - seur - - - sor - - - que - tot - , - se - li - deteur - a - fait - covenant - à - son - creancier - que - il - ne - li - - - demant - - - demande - - - rien - , - por - ce - ne - remaint - pas - que - il - ne - soit - oblegiéz - , - quar - li - obligement - ne - sunt - pas - del - tot - depecié - por - covenant - , - et - por - ce - a - li - creanciers - action - contre - lui - par - coi - il - vuet - que - il - li - rende - sa - dete - : - maiz - por - ce - que - ce - seroit - tors - que - li - deteurs - fust - condempnéz - contre - la - covenance - , - il - est - desfendus - par - - - excepcion - - - exceptions - - - de - covenant - . -

-

- Et - autresi - , - se - li - creanciers - se - met - sor - le - sairrement - à - son - deteur - et - li - deteres - jure - que - il - ne - li - doit - rien - , - encor - remaint - il - oblegiéz - ; - maiz - por - ce - que - il - n - ' - est - pas - drois - que - il - soit - tenus - por - parjure - , - il - est - desfendus - par - exception - de - sairrement - . - - - Et - - - Es - - - actionz - par - coi - l - ' - on - plaide - seur - une - certainne - chose - sunt - autresi - exceptionz - - - necessairez - - - necessaires - - - , - quar - se - cil - qui - demande - la - chose - se - met - sor - le - sairement - à - celui - qui - la - porsiet - et - il - jure - que - la - chose - est - - - seue - - - sene - - - , - por - ce - remaint - il - pas - que - li - demanderes - ne - la - puisse - chalongier - , - et - ja - soit - ce - que - s - ' - - - entencionz - - - entencions - - - soit - veraie - , - ce - est - que - la - chose - soit - - - - seue - - - sene - - - , - non - porquant - il - n - ' - est - paz - droiz - que - cil - qui - la - porsiet - soit - - - condenpnés - - - condempnés - - - . -

-

- Et - se - l - ' - on - a - plaidié - o - toi - ou - par - action - seur - une - certainne - chose - - - et - - - ou - - - personel - , - por - ce - ne - remaint - pas - li - obligemenz - ; - et - por - ce - puet - on - plaidier - derechief - de - cele - meismes - chose - , - mais - tu - dois - estre - - - delivrés - - - delivré - - - par - exception - de - chose - jugie - . -

-

- Il - noz - sosfice - que - noz - - - avons - - - aions - - - dit - ces - choses - par - cause - d - ' - essemple - . - Et - par - desus - ce - puet - l - ' - on - entendre - es - livrez - de - Digeste - que - exceptions - soit - necessaires - por - plusors - diverses - causes - . -

-

- De - cois - les - unes - vienent - des - lois - - - - ou - des - choses - qui - ont - force - de - lois - - - et - lez - autres - de - la - juridicion - au - prevost - . -

-

- Lez - unes - des - - - excepcions - - - exceptions - - - sunt - apelees - pardurablez - , - - - - et - les - autres - peremptoires - - - , - et - les - autres - temporelz - ou - dilatoires - . -

-

- Les - exceptions - pardurables - et - peremptoires - sunt - celez - qui - costretent - tozjors - as - demandeurs - et - destruissent - tozjors - l - ' - action - par - coi - l - ' - on - plede - , - si - conme - exceptions - de - tricherie - ou - de - ce - qui - est - fait - par - poor - ou - de - covenant - , - quant - telz - covenanz - a - esté - faiz - que - la - chose - ne - soit - demandee - - - jamaiz - - - jamais - - - . -

-

- Les - exceptions - temporeuz - et - dilatoires - sunt - celes - qui - nuissent - - - as - - - à - - - tens - et - delaient - la - chose - , - si - conme - exception - de - covenant - temporel - quant - - - covenans - - - covenanz - - - a - esté - faiz - que - la - chose - ne - soit - demandee - devant - . - i - . - certain - tens - , - si - conme - devant - . - v - . - anz - ; - quar - quant - cist - tenz - est - passéz - li - demanderres - n - ' - est - pas - - empeeschiéz - que - il - ne - puisse - porsivre - sa - chose - . - Cil - qui - vuelent - dont - plaidier - dedens - le - terme - qui - a - esté - - - miz - - - mis - - - en - convenant - , - à - qui - excepcions - de - covenant - est - oposee - ou - autre - - - sanblance - - - samblance - - - , - doivent - proloingnier - lor - action - jusqu - ' - au - terme - et - conmencier - le - plet - aprés - le - terme - , - car - por - ce - sunt - tes - exceptions - apelees - dilatoires - , - car - eles - delaient - le - - - plet - - - plait - - - . - Et - se - li - demanderes - plaide - dedenz - le - terme - et - exceptions - li - est - opposee - , - il - ne - conquerra - riens - por - l - ' - exception - . - Et - il - soloit - jadis - estre - que - il - ne - pooient - pas - plaidier - aprés - le - terme - por - ce - que - il - amenoient - folement - la - chose - en - jugement - , - et - par - cele - raison - la - - - perdent - - - perdoient - - - il - . - Mais - noz - ne - volons - pas - orandroit - que - la - chose - soit - si - destroite - , - mais - cil - qui - - - osse - - - ossent - - - movoir - plet - - - devent - - - devant - - - le - terme - de - la - covenance - ou - de - l - ' - obligement - soit - sozmis - à - l - ' - establissement - à - l - ' - empereur - Zenon - , - que - li - sainz - princes - fist - de - celz - qui - demandent - pluz - que - l - ' - on - ne - lor - doit - , - por - ce - que - il - demandent - ains - le - terme - ce - que - l - ' - on - lor - doit - . - Que - por - ce - que - il - a - despit - le - terme - que - il - meesmes - donna - ou - que - la - nature - de - l - ' - action - contient - , - cil - à - qui - il - a - fait - tel - tort - ait - action - contre - lui - por - restorer - li - à - doublez - son - damage - , - et - quant - ce - sera - fait - , - cil - que - il - - - - trairoit - - - traioit - - - en - cause - ne - soit - - - paz - - - pas - - - constrains - de - respondre - à - lui - devant - que - il - li - ait - randues - toutes - les - despansez - que - il - a - faites - el - plait - , - si - que - li - demandeur - soient - espoenté - par - tel - painne - et - pregnent - à - garder - del - terme - del - plait - . -

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- En - seur - que - tot - , - aucunes - exceptionz - sunt - dilatoires - por - la - persone - . - Teles - sunt - celes - qui - sunt - proposees - contre - les - procurateurs - , - si - conme - se - aucuns - vuet - faire - son - procurateur - de - chevalier - ou - de - fame - , - car - il - n - ' - est - pas - otroié - - - - aus - chevaliers - - - que - il - plaident - par - non - de - procurateurs - ne - por - lor - peres - , - ne - por - lor - meres - , - ne - por - lor - famez - . - Mais - il - puent - sanz - nul - mesfait - maintenir - les - leur - causes - , - et - noz - jujons - que - les - exceptions - qui - estoient - jadis - opposees - - - par - les - - - aus - - - procurateurs - par - la - male - renomee - à - celz - qui - les - establissoient - , - ou - à - procurateurs - meismes - , - cessent - de - ci - en - avant - , - que - la - fin - dou - plet - ne - soit - proloingnie - tandis - conme - l - ' - on - estrive - de - ces - choses - . -

-
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- - Cist - titres - est - de - - replicationz - replications - - . - - -

- Il - avient - aucune - foiz - que - l - ' - exceptions - qui - - - sambloit - - - samblait - - - au - conmencement - estre - droiturel - nuist - à - tort - . - Et - quant - ce - - - avint - - - avient - - - , - il - est - - - mestres - - - mestiers - - - d - ' - autre - - - allegacion - - - allegation - - - por - aidier - au - demandeur - qui - est - apelee - replication - , - car - par - li - est - desploié - et - depecié - la - droiture - de - l - ' - exception - . - Si - conme - se - aucuns - a - fait - covenant - à - son - deteur - que - il - ne - li - - - demande - - - demandera - - - pas - ce - que - il - li - doit - et - il - font - aprés - . - i - . - autre - covenant - que - il - lise - au - creancier - à - demander - sa - deite - , - li - deteur - se - puet - desfandre - par - exception - de - covenant - , - por - ce - que - il - firent - covenant - que - il - ne - li - demanderoit - rien - , - mais - por - ce - que - il - n - ' - est - pas - drois - que - li - creanciers - perde - sa - dete - , - replications - li - sera - donnee - del - darrenier - covenant - . -

-

- Et - aucune - fois - avient - que - la - replicationz - qui - sambloit - droiturel - nuit - à - tort - . - Et - quant - ce - - - avint - - - avient - - - , - il - est - mestiers - d - ' - autre - alegation - por - aidier - au - desfendeur - qui - est - apelee - diplications - . -

-

- Et - se - il - apert - par - aventure - que - la - - - duplication - - - duplications - - - soit - droiturel - et - ele - nuit - à - tort - au - demandeur - , - il - li - est - mestiers - d - ' - avoir - une - autre - allegation - por - aidier - li - , - qui - est - apelee - triplication - . -

-

- Et - la - - - diversitét - - - diversité - - - des - besoingnes - amainne - aucune - fois - l - ' - usage - de - toutes - ces - exceptions - pluz - avant - que - noz - n - ' - - - avons - - - avonz - - - dit - ; - et - l - ' - on - les - puet - connoistre - pluz - legierement - par - - - la - volenté - - - le - volume - - - de - Digestes - . -

-

- Les - exceptions - par - coi - aucuns - puet - estre - desfanduz - suelent - estre - donnees - à - ses - pleges - , - et - ce - est - par - droit - , - car - il - apert - que - ce - qui - est - demandé - au - plege - est - demandé - au - deteur - meismez - , - car - il - convendroit - qu - ' - il - li - randit - par - action - de - mandement - quanque - il - paieroit - por - lui - . - Et - par - ceste - raison - , - - se - aucuns - fist - - - covent - - - covenent - - - à - son - deteur - que - il - ne - li - demanderoit - pas - sa - dete - , - il - noz - plest - que - l - ' - on - secorre - par - exception - de - covenant - à - celz - qui - sunt - oblegié - por - lui - , - autresi - conme - se - covenans - eust - esté - fais - o - elz - meismes - que - li - denier - ne - lor - seroient - pas - demandé - . - Mais - aucunes - excepcions - sunt - qui - sunt - donnees - à - deteurs - qui - ne - sunt - pas - donnees - à - leur - - - plegez - - - pleges - - - , - si - conme - se - li - deteur - abandonne - ses - biens - à - son - creancier - et - li - creanciers - plaide - aprés - à - lui - , - il - est - desfandus - par - l - ' - - - excepcion - - - exception - - - de - ce - que - il - abandonna - ses - biens - , - mais - ceste - - - excepcions - - - exceptions - - - n - ' - est - pas - donnee - à - ses - plegez - , - car - por - ce - sunt - - - autre - - - autresi - - - oblegié - por - le - deteur - que - , - quant - il - n - ' - avra - de - coi - paier - , - li - creancier - puisse - conquerre - sa - dete - vers - celz - qui - sunt - oblegié - à - lui - por - - - leur - dete - - - le - deteur - - - . -

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- - Cist - titres - est - des - antredis - . - - -

- Il - covient - que - noz - traitonz - des - entredis - et - des - actions - qui - sunt - meues - por - les - entredis - . - Entredis - soloient - estre - formez - et - concevemenz - de - paroles - par - coi - li - prevoz - conmandoit - que - aucune - chose - fust - faite - - - - ou - desfandoit - que - ele - ne - fust - pas - feite - - - , - et - ce - faisoit - meesmement - quant - plais - estoit - entre - aucuns - de - possessions - et - de - saisine - . -

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- La - soveraine - divisions - des - entredis - est - ceste - que - il - sunt - ou - de - desfance - , - ou - de - restitucion - , - ou - de - faire - chose - venir - avant - . - Li - entredit - de - desfense - sunt - cil - par - coi - li - prevoz - desfant - que - une - chose - ne - soit - faite - , - si - conme - que - force - ne - soit - faite - à - celui - qui - porsiet - sanz - nul - vice - , - ou - à - celui - qui - vuet - anfouir - . - i - . - mort - - - il - a - droiture - d - ' - enfouir - le - , - ou - que - l - ' - on - ne - face - edefiement - en - saint - leu - , - ou - que - nule - chose - ne - soit - - - fete - - - faite - - - en - flove - ou - - - an - - - en - - - riviere - qui - tolle - que - les - nés - ne - puissent - aler - parmi - . - Li - entredit - de - restitucion - - - sont - - - sunt - - - par - coi - il - conmande - que - aucune - chose - soit - restoree - , - si - conme - quant - il - conmande - que - la - possession - de - l - ' - eritage - que - aucuns - porsiet - conme - oirs - ou - conme - porsierres - soit - - - retoree - - - restoree - - - à - celui - qui - doit - avoir - la - possession - des - bienz - , - ou - quant - il - conmande - que - la - possessionz - soit - randue - à - celui - qui - en - a - esté - mis - hors - par - force - . - Li - antredis - de - faire - venir - chose - avant - - - sont - - - sunt - - - cil - par - coi - li - prevoz - conmande - que - une - chose - soit - aportee - avant - , - si - conme - cil - de - qui - franchise - l - ' - on - plaide - , - ou - celui - qui - a - esté - franchis - à - qui - ses - - - patronz - - - patrons - - - demande - besongnes - , - ou - quant - il - conmande - au - pere - que - il - amaint - avant - ses - enfanz - qui - sunt - en - sa - poesté - . - Non - porquant - , - aucun - sunt - qui - quident - que - li - seul - entredit - qui - sunt - de - desfance - soient - proprement - apelé - - - - entredit - , - por - ce - que - entredire - est - proprement - denoncer - ou - desfandre - , - et - que - cil - de - restitucion - et - cil - de - faire - venir - la - chose - avant - soient - proprement - - - jugement - ; - mais - il - a - esté - receu - que - il - sunt - tuit - apelé - entredit - car - ce - sunt - choses - qui - sunt - - dites - entre - lez - . - ii - . - partiez - . -

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- L - ' - autre - divisions - d - ' - entredis - est - tele - que - li - un - furent - trové - por - conquerre - lez - possessions - , - li - autre - por - retenir - la - et - li - autre - por - recovrer - la - . -

-

- Por - cause - de - conquerre - possessions - est - donnés - uns - entredis - à - qui - la - possession - des - biens - au - mort - apartient - , - qui - est - apelee - « - des - quelz - biens - » - . - La - force - et - la - poesté - de - cel - entredit - est - que - cil - qui - porsiet - conme - oirs - ou - conme - porseerez - aucun - des - bienz - de - coi - la - possession - est - donnee - à - aucun - li - doie - randre - . - Il - apert - que - cil - porsiet - conme - oirs - qui - quide - que - il - soit - oirs - , - et - cil - porsiet - conme - porseeres - qui - porsiet - sanz - nul - droit - tot - l - ' - iretage - ou - une - partie - que - il - set - bien - que - n - ' - apartient - pas - à - lui - . - Et - por - ce - dit - l - ' - on - que - cil - entredis - est - de - conquerre - possession - , - que - il - - - - est - - - porfitable - à - celui - tant - solement - qui - s - ' - esforce - de - conquerre - ore - à - prime - la - possession - de - la - chose - . - Se - aucuns - a - dont - perdu - la - possession - d - ' - une - chose - , - cist - entredis - ne - li - est - pas - porfitables - à - conquerre - la - - - - . - . - . - . - . - . - . - . - . - . - . - . - - - , - et - de - cest - antredit - use - li - sires - del - champ - contre - les - chosez - au - cortiveur - , - que - il - li - - - covenance - - - convenança - - - qu - ' - i - fussent - tenues - en - gage - por - le - loier - del - champ - . -

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- Entredit - furent - trové - por - cause - de - retenir - possession - quant - plaiz - est - d - ' - une - part - et - d - ' - autre - de - la - propriété - d - ' - aucune - chose - , - et - l - ' - on - - demande - premierement - liquelz - doit - porseoir - la - chose - et - - - liquelz - - - li - quel - - - la - doit - demander - . - Car - se - il - n - ' - est - avant - enquis - à - quel - la - possession - en - doit - estre - , - l - ' - - - actionz - - - action - - - au - demandeur - ne - puet - estre - establie - , - car - la - - - raisons - - - raison - - - citeainne - et - la - naturel - fait - que - li - uns - porsiet - la - chose - et - li - autres - la - demant - à - celui - qui - la - porsiet - . - Et - por - ce - que - il - a - greigneur - preu - - - an - - - au - - - porseoir - que - - - an - - - au - - - demander - , - por - ce - est - sovent - - - aprés - que - - - et - presque - - - toz - jors - granz - contens - de - la - possession - . - Li - preuz - de - porseoir - la - chose - est - en - ce - que - , - ja - soit - ce - que - ele - n - ' - est - pas - à - celui - qui - la - porsiet - , - - - - ne - porquant - se - li - demanderres - ne - puet - prover - que - ele - soit - seue - , - ele - remaint - à - celui - qui - la - porsiet - , - - - quar - por - ce - que - - - ele - est - droiturelz - - - les - droiturez - - - à - l - ' - une - et - à - l - ' - autre - sunt - occurez - , - l - ' - on - seut - jugier - contre - le - demandeur - . -

-

- Mais - il - i - a - . - i - . - de - ces - entredis - qui - est - apelés - - - un - possitanz - - - uti - possidetis - - - , - de - - - coi - - - quoi - - - l - ' - on - use - quant - l - ' - on - plaide - de - possession - de - chanz - ou - d - ' - edefiemanz - , - et - si - en - i - a - . - i - . - autre - qui - est - apeléz - ut - robi - , - de - coi - l - ' - on - use - quant - l - ' - on - plaide - por - la - possession - des - choses - movablez - . - Et - la - droiture - et - la - poesté - de - - - cez - - - ces - - - . - ii - . - entredis - avoit - molt - grant - disferance - antre - lez - ancienz - , - car - cil - guaaingnoit - par - l - ' - entredit - de - coi - l - ' - on - use - por - la - possession - des - terres - qui - estoit - en - possession - el - tenz - de - l - ' - entredit - se - il - n - ' - i - estoit - entrés - par - force - ou - en - repost - ou - par - proiere - , - ce - est - se - il - n - ' - en - avoit - - - miz - - - mis - - - hors - son - aversaire - par - force - , - ou - se - il - ne - - l - ' - avoit - ravie - en - repost - , - ou - se - il - n - ' - avoit - proié - à - aucun - qui - li - leust - à - - - proisier - - - porseoir - - - la - chose - . - Mais - en - l - ' - entredit - de - coi - l - ' - on - use - por - la - possession - des - choses - movablez - vaincoit - cil - qui - avoit - porsis - la - chose - en - la - greignor - partie - de - cel - an - , - se - il - n - ' - estoit - entrés - en - la - possession - par - force - , - ou - en - repost - , - ou - par - proiere - . - Mais - l - ' - on - garde - orendroit - autrement - , - car - la - poesté - de - l - ' - un - et - de - l - ' - autre - entredit - est - - - cel - lignie - - - oel - - - , - en - tant - conme - il - apartient - à - la - possession - que - cil - vainque - en - chose - movable - et - en - chose - qui - n - ' - est - pas - movable - qui - estoit - en - possession - en - - - ten - - - tent - - - que - li - plais - fu - entaméz - , - se - il - n - ' - i - estoit - entrés - ou - par - force - , - ou - en - repost - , - ou - par - proiere - . -

-

- Il - apert - que - aucuns - - - proise - - - porsive - - - non - pas - tant - solement - se - il - meismes - porsiet - , - mez - se - aucuns - autres - porsiet - en - son - non - , - ja - soit - ce - que - il - ne - soit - pas - sozmis - à - sa - droiture - , - si - conme - est - li - cortiverres - . - Et - il - apert - que - il - porsiet - la - chose - quant - cil - la - porsiet - à - qui - il - la - bailla - à - garder - ou - cil - qui - il - la - presta - , - et - ce - est - ce - que - l - ' - on - dist - que - aucunz - puet - retenir - la - possession - par - celui - qui - la - tient - en - son - non - . - Et - il - noz - plest - que - aucunz - puisse - - - tenir - - - retenir - - - possession - par - seul - corage - , - si - que - ja - soit - ce - que - il - n - ' - estoit - pas - en - possession - ne - autres - en - son - non - , - ne - porquant - se - il - n - ' - ot - pas - corage - quant - il - s - ' - en - parti - de - laissier - la - possession - , - mais - de - revenir - i - , - il - apert - que - il - retient - sa - possession - . - Noz - deismez - el - secont - livre - par - que - - - - a - - - aucuns - puet - conquerre - possession - , - et - il - est - certainne - chose - que - nuz - ne - puet - conquerre - possession - par - seul - corage - . -

-

- Entredit - furent - trové - por - cause - de - - - retor - - - recovreir - - - possession - se - aucuns - est - mis - par - force - hors - de - possession - de - champ - ou - de - maison - , - quar - lors - puet - il - user - de - l - ' - entredit - de - force - par - coi - cil - qui - le - mist - hors - est - constrainz - de - randre - la - possession - . - Si - conme - noz - avonz - devant - dit - , - se - la - chose - que - aucuns - a - prise - par - force - estoit - de - ses - biens - , - mais - unz - autres - la - porsiet - par - loial - tytre - , - il - en - pert - la - seignorie - par - les - sains - establisemenz - ; - et - se - ele - estoit - à - autre - , - quant - il - l - ' - avra - randue - , - il - sera - constrains - de - randre - autretant - à - celui - à - qui - il - fist - la - force - . - Cil - qui - a - par - force - aucun - mis - hors - de - sa - - - poesté - - - possession - - - est - tenus - par - la - loi - que - Julius - fist - de - force - privee - ou - de - force - conmune - : - de - force - privee - , - se - il - fet - la - force - sanz - armes - , - de - force - conmune - se - il - le - mist - hors - de - sa - possession - o - armez - . - Noz - antandonz - par - non - d - ' - armes - non - pas - tant - solement - escus - ne - glaivez - et - hiaumes - , - mais - bastons - et - pierres - . -

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- La - tierce - divisions - des - entredis - est - tele - que - li - un - sunt - simple - et - li - autre - double - . - Et - li - simple - sunt - en - coi - li - unz - est - demanderes - et - li - autres - est - desfanderres - , - si - conme - sunt - cil - de - restitucion - et - cil - de - faire - venir - - - les - - - lez - - - choses - avant - ; - car - cil - est - demanderes - qui - requiert - que - une - chose - li - soit - randue - ou - qu - ' - ele - soit - aportee - avant - , - cil - est - - - desfenderes - - - desfanderre - - - à - qui - l - ' - on - demande - que - il - la - rande - ou - que - il - l - ' - aport - avant - . - Li - un - des - antredis - de - desfense - sunt - simple - et - li - autre - double - . - Li - simple - sunt - quant - li - prevoz - desfant - que - nule - chose - ne - soit - faite - au - saint - lieu - , - ne - en - conmun - flouve - , - ne - en - la - riviere - , - car - cil - est - demanderes - qui - vuet - que - rien - n - ' - i - soit - fait - , - cil - est - desfanderes - qui - s - ' - esforce - de - faire - i - aucune - chose - . - Li - double - sunt - si - conme - quant - l - ' - on - plaide - por - la - possession - d - ' - edefiement - ou - d - ' - autre - chose - , - e - il - sunt - apelé - double - por - ce - que - la - condicion - à - l - ' - - - un - - - une - - - et - à - l - ' - autre - partie - i - est - oel - , - ne - l - ' - on - entent - - - paz - - - pas - - - liquelz - est - demanderes - ne - liquelz - est - desfenderez - , - mais - li - uns - et - li - autres - sostient - la - partie - de - demandeur - et - de - desfandeur - . -

-

- Il - n - ' - est - pas - orendroit - mestiers - de - dire - de - l - ' - ordre - et - de - l - ' - ancienne - fin - des - antredis - , - quar - toutes - les - foiz - que - drois - est - dis - hors - d - ' - ordre - , - si - conme - tuit - li - jugement - sunt - orendroit - , - il - n - ' - est - pas - besoins - de - randre - i - entredit - , - mais - l - ' - on - juge - autresi - sanz - antrediz - , - conme - se - porfitable - actions - por - le - fait - eust - esté - randue - por - cause - d - ' - entredit - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - la - paingne - à - celz - qui - plaident - - à - tort - folement - - . - - -

- Noz - devons - ore - estre - amonesté - que - cil - qui - sostenoient - les - droiz - orent - grant - cure - que - li - home - ne - s - ' - esmeussent - paz - legierement - à - plaidier - . - Et - noz - meismes - en - avons - grant - pansé - por - ce - meesmement - que - li - fol - hardement - à - celz - - - - qui - - - plaident - et - à - celz - à - qui - l - ' - on - plaide - est - aucune - fois - restrainte - par - painne - de - chatel - et - aucune - fois - par - releigion - de - - - sacrement - - - serrement - - - et - aucune - - - foiz - - - fois - - - par - poor - de - - - mavaise - - - mavese - - - renomee - . -

-

- Car - on - se - met - par - nostre - establissement - sor - le - sairement - à - toz - ceus - qui - traient - autres - en - cause - , - et - li - desfanderes - use - de - sez - alegationz - , - mais - ce - n - ' - est - pas - devant - que - il - - - a - - - ait - - - juré - que - il - croit - que - il - a - droit - de - noier - ce - - - que - l - ' - on - - - qu - ' - on - - - li - demande - . - Et - actionz - est - establie - por - aucunes - causes - contre - celz - qui - renient - , - por - le - - - double - - - doble - - - ou - por - les - . - iii - . - - - doubles - - - doublez - - - , - si - conme - quant - l - ' - on - plaide - de - damages - ou - de - tors - faiz - , - ou - de - laiz - qui - sunt - laissié - as - lieuz - - - honerablez - - - honorablez - - - . - Et - aucune - actionz - est - par - coi - l - ' - on - puet - demander - dés - l - ' - enconmencement - plus - que - la - chose - ne - monte - , - si - conme - quant - l - ' - on - demande - la - chose - à - . - iiii - . - doubles - por - le - larrencin - qui - est - apers - ou - à - doubles - por - celui - qui - n - ' - est - pas - apers - , - car - en - ces - causes - et - en - aucunes - autres - , - se - cil - qui - est - acuséz - nie - ou - il - reconnoist - , - si - est - l - ' - actions - dés - le - - conmencement - de - pluz - que - la - chose - ne - monte - . - Li - fauz - acusement - sunt - refrené - par - sairement - de - verité - , - car - li - demanderes - est - constrains - selonc - nostre - establissement - de - jurer - que - il - ne - muet - pas - à - tort - le - plait - , - et - li - avocas - à - l - ' - une - et - à - l - ' - autre - partie - - - face - - - facent - - - le - sairrement - qui - est - conpris - en - nostre - autre - establissement - . - Et - toutes - ces - choses - ont - esté - amenees - avant - - - por - - - par - - - l - ' - action - de - l - ' - ancien - fauz - acusement - qui - est - remés - par - desacostumance - , - qui - punisoit - les - demandeurs - en - la - disime - partie - del - plait - . - Ne - noz - ne - trovons - que - ce - ait - esté - fait - en - nul - lieu - , - mais - li - devans - dis - sairemenz - a - esté - amenéz - avant - - - por - - - per - - - ces - chosez - , - si - que - cil - qui - plaide - à - tort - soit - constrains - de - randre - à - - - tort - - - son - aversaire - - - le - domage - et - les - despansez - del - plet - . -

-

- - - Es - - - Est - - - jugemenz - en - coi - cil - qui - sunt - condempné - sunt - mal - renomé - , - si - conme - de - larrencin - et - de - bienz - ravis - par - force - ou - de - - - tors - - - tort - - - fez - ou - de - tricherie - et - d - ' - action - de - garde - et - de - conmandement - et - de - chose - baillie - en - garde - et - de - conpaignie - qui - apartient - droitement - - - d - ' - une - part - et - d - ' - - - en - une - partie - et - en - - - autre - . - Et - por - ce - , - cil - des - conpaignons - qui - est - dampnés - par - tel - jugement - est - mal - renonmés - . - Et - il - i - a - molt - grant - disferance - se - aucuns - est - oblegiés - por - mesfait - ou - por - marchié - . -

-

- Li - conmencemenz - de - toutes - les - actions - - qui - doivent - estre - meuez - vient - de - cele - partie - - - del - - - des - - - banissement - en - coi - li - prevoz - dist - , - el - - - tytre - - - titre - - - - - de - parler - - - d - ' - apeler - - - - - an - - - en - - - droit - , - que - li - aversaires - doit - premierement - estre - apeléz - en - droit - , - ce - est - par - devant - celui - qui - doit - dire - droit - en - la - cause - . - Et - en - ceste - partie - donne - li - prevoz - tele - honor - as - peres - et - as - patrons - et - as - enfanz - et - as - peres - as - patrons - et - as - patronez - que - il - ne - lise - paz - à - leur - anfans - ne - à - celz - ne - à - celez - que - il - ont - franchis - à - apeler - - - le - - - les - - - en - droit - , - se - il - ne - l - ' - ont - requis - au - prevost - et - il - ne - lor - a - otroié - ; - et - se - aucuns - li - apele - autrement - , - li - prevoz - establit - contre - lui - painne - de - . - l - . - solz - . -

-
-
- - Cist - titres - est - de - l - ' - - ofice - osfice - - au - juge - . - - -

- Il - covient - que - noz - traitonz - de - l - ' - - - ofisce - - - osfice - - - au - juge - . - Et - li - juges - doit - garder - premierement - que - il - ne - juge - fors - si - con - il - est - establi - par - les - lois - ou - par - les - establisemenz - ou - par - les - costumes - . -

-

- Et - por - ce - , - se - l - ' - on - plaide - contre - le - seigneur - por - le - mesfet - à - son - serf - , - se - li - sires - doit - estre - condempnés - , - li - juges - doit - garder - que - il - le - condempne - en - ceste - maniere - : - Je - condenpne - - - Mene - - - Meve - - - à - Tyce - que - il - li - paist - . - x - . - deniers - d - ' - or - ou - que - il - li - abandonne - son - serf - à - sosfrir - la - paine - de - son - mesfait - . -

-

- Et - se - l - ' - on - plaide - por - aucune - chose - , - se - il - donne - sentence - contre - le - demandeur - , - il - doit - asodre - celui - qui - la - porsiet - . - Et - se - il - donne - sentence - contre - celui - qui - porsiet - , - il - doit - conmander - que - il - rande - la - chose - o - les - fruis - ; - et - se - cil - qui - porsiet - nie - que - il - ne - puet - orandroit - randre - et - l - ' - on - voit - que - il - ne - le - fait - pas - par - barat - , - termes - li - doit - estre - donnés - de - randre - la - , - mais - que - il - doint - pleges - de - randre - au - terme - ou - la - chose - ou - la - valor - . - Et - se - heritages - est - demandés - , - ce - meismes - soit - gardé - des - fruis - que - noz - avons - diz - en - la - demande - d - ' - autres - choses - , - et - il - doit - randre - raison - d - ' - ices - fruis - que - il - n - ' - a - pas - receu - par - ses - corpes - , - se - il - porseoit - - - la - chose - - - - par - male - foi - . - Mais - se - il - la - porseoit - par - - - male - - - bonne - - - foi - , - il - ne - rendera - pas - raison - des - fruis - qui - sunt - despandu - , - et - il - covient - randre - celz - qui - par - les - corpes - à - celui - qui - porsiet - la - chose - ne - sunt - pas - receu - aprés - ce - que - li - plez - fu - entaméz - et - de - celz - qui - furent - receu - qui - furent - despandu - . -

-

- Se - l - ' - on - plaide - por - faire - venir - une - chose - avant - , - il - ne - sosfit - pas - que - cil - à - qui - l - ' - on - plaide - l - ' - aporte - avant - , - ains - covient - que - il - - - moustre - - - monstre - - - la - - - chause - - - cause - - - de - la - chose - , - ce - - - ait - - - est - - - que - li - demanderes - ait - cele - meismes - cause - que - il - eust - se - la - chose - eust - esté - aportee - avant - dés - que - l - ' - on - enconmença - à - plaidier - . - Se - il - l - ' - a - dont - tant - tenue - que - il - l - ' - ait - guaaingnie - par - longue - tenue - , - por - ce - ne - remaint - paz - que - il - ne - soit - comdenpnés - . - En - sor - que - tot - li - - - usages - - - juges - - - doit - faire - randre - lez - fruiz - qui - ont - esté - cuilli - de - la - chose - puis - que - li - plaiz - an - fu - meus - jusques - à - tant - que - santance - an - fu - donnee - ; - et - se - cil - - - - o - - - qui - l - ' - on - plaide - dist - - - que - il - - - qu - ' - il - - - ne - puet - pas - orandroit - mostrer - la - chose - et - il - demande - terme - , - ne - il - ne - le - fet - paz - por - barat - , - li - termes - li - doit - estre - donés - par - plegez - . - Et - se - il - n - ' - aporte - avant - la - chose - et - il - ne - vuet - pas - doner - plegez - d - ' - aporter - li - au - terme - , - il - doit - estre - condempnés - en - tant - que - li - demanderes - eust - de - preu - se - la - chose - eust - esté - aportee - avant - dés - le - - - conmencemant - - - conmencement - - - . -

-

- Se - l - ' - on - plaide - par - jugement - de - partir - l - ' - eritage - , - li - juges - doit - ajugier - à - chascun - des - oirs - sa - partie - . - Se - il - samble - que - il - grive - l - ' - un - d - ' - elz - , - li - juges - le - doit - condenpner - en - certaine - quantité - de - deniers - ; - et - aucuns - doit - estre - condenpnés - à - celui - qui - est - ses - conpains - de - l - ' - eritage - , - por - ce - que - il - - - seuz - - - seus - - - a - receu - les - fruis - de - tot - l - ' - eritage - , - ou - por - ce - que - il - corrompi - aucune - des - choses - de - l - ' - eritage - . - Et - - - se - - - ce - - - doit - estre - gardé - quant - il - i - a - plus - de - . - ii - . - oirs - . -

-

- Autresi - est - il - se - l - ' - on - plaide - por - pluseurs - choses - par - jugement - de - partir - choses - conmunes - . - Et - se - ce - est - - - dont - - - d - ' - une - - - meismez - chose - , - si - conme - d - ' - un - champ - se - ele - puet - estre - partie - , - il - en - doit - ajugier - à - chascun - sa - part - , - et - se - la - partie - à - un - vaut - mielz - que - cele - à - l - ' - autre - , - il - li - doit - faire - restorer - deniers - . - - Et - se - la - chose - ne - puet - estre - departie - , - si - conme - se - l - ' - on - plaide - por - . - i - . - serf - ou - por - . - i - . - cheval - , - ele - doit - estre - toute - ajugie - à - un - et - il - doit - estre - condenpnés - à - l - ' - autre - - - - en - - - certaine - quantité - - - des - - - de - - - deniers - . -

-

- Se - l - ' - on - plaide - por - bonner - terres - , - li - juges - doit - regarder - se - il - est - mestiers - de - faire - en - jugement - ; - et - il - en - est - mestiers - en - . - i - . - cas - , - ce - est - à - savoir - se - il - les - covient - deviser - par - plus - - - anciennes - - - certaines - - - bonnes - que - - - il - - - ils - - - ne - furent - jadis - , - car - lors - covient - il - que - aucune - partie - del - champ - à - l - ' - un - soit - ajugié - à - l - ' - autre - . - Et - en - cest - cas - covient - il - que - cil - soit - condenpnés - à - l - ' - autre - en - certainne - cantité - de - deniers - , - et - aucuns - doit - estre - - - condenpnés - - - condempnés - - - par - cest - jugement - se - il - a - fait - aucune - chose - - - mal - anciennement - - - maliciousement - - - envers - les - bonnes - , - si - conme - - - se - - - si - - - il - a - emblé - les - pierres - qui - estoient - es - bonnez - ou - il - errage - les - aubres - ; - et - por - contumace - doit - chascuns - estre - condempnés - par - cest - jugement - , - si - conme - se - aucuns - ne - sosfre - pas - que - li - champ - soit - mesuré - quant - li - juges - l - ' - a - conmandé - . -

-

- Ce - qui - est - ajugié - à - aucun - par - ces - jugemanz - est - maintenant - à - celui - à - qui - il - est - ajugié - . -

-
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- - Cist - - titrez - titres - - est - des - conmuns - jugemenz - . - - -

- Li - conmun - jugement - ne - sunt - pas - ordonné - par - action - , - ne - il - n - ' - ont - rienz - samblable - as - autres - jugemenz - de - coi - noz - avonz - parlé - et - il - a - greignor - diversité - en - movoir - lez - et - en - maintenir - lez - . -

-

- Il - sunt - apelé - conmun - por - ce - que - il - est - otroié - à - chascun - des - peuples - que - - il - les - maintaigne - . -

-

- Li - un - des - conmunz - jugemenz - sunt - chapital - et - li - autre - ne - sunt - pas - chapital - . - Noz - apelonz - celz - capitauz - qui - tormentent - de - tres - grief - torment - , - si - conme - quant - l - ' - on - desfant - à - aucun - la - conmune - de - feu - ou - d - ' - eve - ou - se - il - est - envoiés - en - essil - ou - condempnés - à - painne - de - metal - . - Li - autre - , - qui - donent - male - renomee - ou - damage - de - deniers - , - ne - sunt - pas - capital - , - ja - soit - ce - que - il - soient - conmun - . -

-

- Li - conmun - jugement - sunt - cil - : - la - loi - que - Julius - fist - de - crime - qui - est - fais - contre - la - majesté - l - ' - empereur - ou - contre - - - les - choses - conmunes - - - la - chose - conmune - - - . - Et - la - painne - de - cest - crime - est - que - cil - qui - en - est - corpables - en - pert - la - vie - et - sa - mimoire - est - dempnee - aprés - la - mort - . -

-

- Et - la - loi - que - Julius - fit - de - refrener - les - avoutires - est - de - conmuns - jugemenz - , - par - coi - non - pas - tant - solement - cil - qui - brissent - autrui - mariage - sunt - puni - par - glaive - , - mais - cil - qui - font - lor - desliel - lecheries - o - homes - . - Et - par - cele - meismes - loi - est - punis - li - vices - , - quant - aucuns - conpaigne - charnelment - o - virge - ou - veve - ; - et - se - cil - qui - mesfont - en - ce - sunt - honestes - persones - , - la - - - lois - - - loi - - - lor - enjoint - tel - paine - que - la - - - moitiés - - - moitié - - - de - toz - lor - bienz - soit - pouploié - , - et - se - il - sunt - baz - home - , - il - sosfrent - paine - corporel - et - sunt - envoié - en - essil - . -

-

- La - lois - que - Cornelius - fist - des - homecides - - - et - - - est - - - des - conmuns - jugemenz - , - qui - prent - venjance - o - glaive - des - homecides - et - de - celz - qui - - portent - dars - por - ocirre - homez - . - Dars - est - - - conmunemenz - - - conmunement - - - - - - apelés - - - tot - ce - qui - est - trait - o - - - art - - - arc - - - , - si - conme - - - Gas - - - Gaius - - - escrit - en - l - ' - - - expositius - - - expositions - - - de - la - loi - des - . - xii - . - tablez - , - maiz - dars - est - generalment - tot - ce - que - aucuns - giete - o - sa - main - . - Il - s - ' - ensieut - dont - que - pierres - et - bastons - et - fers - soit - contenus - par - cest - non - et - il - est - apeléz - dars - selon - le - grieu - , - por - ce - que - il - est - envoiéz - au - loing - et - ceste - senification - poons - noz - trover - el - non - - - de - - - - grieu - . - Par - ceste - meisme - loi - sunt - li - envenimeur - - - condenpné - - - condempné - - - , - qui - - - ocient - - - occient - - - home - par - - - lielin - - - velin - - - ou - par - enchantement - ou - qui - vandent - conmunement - mavaisez - medecinnez - . -

-

- Une - autre - loi - porsiut - par - novele - painne - un - tres - aspre - crime - , - qui - est - apelee - la - loi - que - Pompeus - fist - de - celz - qui - ocient - leur - peres - , - en - coi - il - est - contenu - que - se - aucuns - aparaille - la - mort - à - son - pere - ou - à - sa - mere - ou - à - son - fil - ou - à - aucun - de - ses - autres - paranz - , - ou - en - apert - ou - en - repost - , - et - cil - par - qui - tricherie - ce - est - fait - ou - qui - est - consantens - de - cel - crime - , - ja - soit - ce - que - il - soit - estranges - , - soit - punis - par - la - painne - à - celz - qui - ocient - leur - pere - , - ne - soit - pas - sozmis - à - glaive - ne - à - feu - ne - à - aucune - autre - painne - sollempnel - , - ainz - soit - cosus - en - . - i - . - sac - o - . - i - . - chien - et - o - . - i - . - coc - et - o - . - i - . - serpant - et - o - une - singesse - et - soit - getés - o - elz - en - la - mer - - ou - en - une - eve - selonc - ce - que - la - regionz - le - requiert - , - si - que - il - perde - en - sa - vie - l - ' - usage - de - toz - les - ellemenz - , - et - li - cielz - li - soit - deveé - à - sa - vie - et - la - terre - à - sa - mort - . - Et - se - aucuns - ocit - les - autres - persones - qui - sunt - jointes - à - lui - par - linage - ou - par - afinité - , - il - sosferra - la - painne - qui - est - establie - des - homecides - . -

-

- Et - la - loi - que - Cornelius - fist - de - - - fausoniers - - - fausonniers - - - enjoint - painne - à - celui - qui - escrit - fauz - instrument - ou - fauz - testament - et - à - celui - qui - le - seele - et - à - celui - qui - le - resite - et - à - celui - qui - i - met - fauz - seel - et - à - celui - qui - le - - - fait - - - feit - - - et - qui - l - ' - entaille - et - qui - l - ' - enprient - à - son - - - enciant - - - encient - - - par - tricherie - . - Et - la - painne - de - cele - loi - est - li - darreniers - tormens - contre - - - lez - - - les - - - sers - , - et - autresi - est - il - des - homecidez - et - des - envelimeurs - ; - et - se - il - - - sont - - - sunt - - - franc - , - il - doivent - estre - envoié - en - essil - . -

-

- Et - la - loiz - que - Julius - fist - de - force - conmune - ou - privee - nest - contre - celz - qui - font - force - ou - o - armes - ou - sanz - armez - . - Mais - se - la - force - est - faite - o - armes - , - cil - qui - la - fait - doit - estre - envoiés - en - essil - par - la - loi - que - Julius - fist - de - force - conmune - , - et - se - ele - est - faite - sanz - armez - , - la - tierce - pars - des - biens - à - celui - qui - la - fait - est - pouploie - . - Mais - se - aucuns - a - jeu - par - force - o - virge - ou - o - veve - ou - o - nonnain - , - cil - qui - ce - font - et - cil - qui - en - sunt - en - conseil - et - en - aide - soient - puni - par - paine - capital - , - selonc - nostre - establisement - par - coi - l - ' - on - puet - ce - savoir - pluz - - apertement - . -

-

- La - loiz - que - - - Julius - - - Juliuz - - - fist - de - larrancin - punit - celz - qui - emblent - deniers - ou - chose - conmune - ou - sainte - ou - religiouse - , - et - se - li - juge - - - emblent - les - - - enblent - li - - - conmuns - deniers - el - tenz - que - il - sunt - en - baillie - , - il - doivent - sosfrir - painne - capital - ; - et - ne - mie - il - tant - solement - , - mais - cil - qui - les - ont - - - servis - - - servi - - - et - aidiéz - à - ce - faire - et - cil - qui - à - leur - encient - les - orent - receu - quant - il - lez - orrent - embléz - . - Et - li - autre - qui - ancharront - en - ceste - loi - seront - - - anvoié - - - envoié - - - en - essil - . -

-

- Et - la - - - lois - - - loi - - - - - - que - Flavius - fist - de - ceuls - qui - navrent - les - honmes - - - , - qui - est - entre - les - conmunz - jugemenz - , - qui - donne - aucune - foiz - painne - capital - par - lez - sains - establissemenz - , - et - aucune - foiz - pluz - legiere - . -

-

- Par - desuz - ce - sunt - conmun - jugement - les - lois - que - Julius - fist - de - pluseurs - articlez - qui - parolent - de - certainz - chapitrez - par - coi - cil - qui - sunt - corpable - ne - sunt - pas - traitié - à - mort - , - ainz - sosmetent - à - autres - painnes - celz - qui - les - despisent - . -

-

- Et - noz - avonz - ce - dit - des - conmunz - jugemenz - que - vos - les - puissiés - atouchier - autresi - con - au - bot - del - doi - , - ce - est - que - voz - an - puissiéz - avoir - aucun - pou - de - la - connoissance - , - maiz - plus - diligenz - enseignemenz - vouz - en - sera - donnés - en - livres - de - Digeste - , - se - Deu - plaist - . - Ci - faillent - les - Institutez - à - l - ' - empereur - Justinian - an - françoiz - . -

-
-
- -
+ + + + + + + Les Institutes de Justinien + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Frédéric Duval + + Création et première phase d'encodage + Lucence Ing + + + + 2026 + École nationale des chartes - PSL + CC BY-NC-SA 4.0 +

Projet pour l'édition électronique d'un corpus des premiers textes de droit traduits + en ancien français.

+
+ + Félix Olivier-Martin (éd.), Les Institutes de Justinien en français: traduction anonyme du XIIIe siècle, Paris, 1935 + + + Paris + Bibliothèque nationale de France + fr 1064 + + + +
+ + 1200/1299 + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + + +

Encodage de l'édition de 1935, restitution de la leçon de C (français 1064).

+
+ + + + + + + + + + Le projet a pour but de donner la leçon de C. Pour ce faire, nous avons + utilisé l'élément choice, avec ses éléments enfants sic, avec un + attribut source qui a pour valeur #C, et corr, avec un + attribut resp qui a pour valeur #ed. Nous avons corrigé les + leçons fautives de C d'après l'apparat critique de l'éditeur. Ces leçons fautives + sont indiquées à l'aide d'un corr avec mention de responsabilité + (resp) de l'éditeur (#ed), source (source du + témoin C (#C). Les erreurs de transcription ou d'édition de F. + Olivier-Martin ont été maintenues, mais nous proposons leur correction grâce à + l'élément choice, avec ses éléments enfants sic, avec un attribut + source qui a pour valeur #ned, ou bien encore corr, + avec un attribut resp qui a pour valeur #ned. + +
+ + Création du document et encodage de + choice pour rendre la leçon du témoin C. Encodage des changements de page. + Pas de structuration. + Foliotation + . + Relecture de la transcription sur le manuscrit. Ponctuation. Structuration. + Version partiellement tokénisée, produite de manière + automatique via XSL. + Version tokénisée. + Version tokénisée et numérotée, produite + automatiquement via XSL. + Version prête pour le travail, tokénisée et + identifiée. + +
+ + + + + El + non + + del + pere + et + del + fil + et + del + Saint + Esperit + nostre + saigneur + Jhesu + Crist + + Ci + conmencent + les + Institutes + + au + seint + empereor + a + l + ' + empereeur + + Justinian + . + + + Li + empereres + Cesar + Flavius + Justinians + dist + : + + +
+ + Prologue + + +

+ + Il + convient + que + la + majestéz + l + ' + empereor + soit + aornee + ne + mie + tant + + solement + d + ' + armes + mais + de + lois + , + + si + que + li + uns + et + li + autres + tens + , + ce + + + + et + + + est + + + cil + de + pés + et + cil + de + guerre + , + puiz + + se + estre + govrenéz + par + droit + , + et + + li + empereres + de + Rome + soit + vainquieres + ne + mie + tant + solement + + es + bataillez + que + il + a + contre + ses + + ennemis + ainz + bout + arriere + + par + la + force + des + lois + les + desloiautés + a + celz + qui + acusent + faucement + + , + et + il + soit + autressi + vainquieres + par + + la + releigion + de + droit + comme + il + est + + contre + sez + anemis + . +

+

+ Et + noz + avonz + + parfet + par + l + ' + aide + de + Deu + l + ' + une + et + + l + ' + autre + voie + par + granz + + + voisties + + + veilliees + + + + et + par + soverainne + porveance + , + et + lez + + outrajeuses + genz + qui + ont + esté + amenees + + + sor + + + soz + + + nostre + loi + connoissent + + les + painnes + que + noz + avons + sosfertez + + es + batailles + ; + et + Aufrique + et + plusors + autres + contrees + sor + coi + Dex + noz + + a + donné + victoire + reconnoissent + bien + + que + elez + sunt + derechief + sozmises + à + la + poesté + de + Rome + et + a + nostre + empire + . + Tuit + li + peuple + sunt + gouvrené + par + les + lois + que + nos + avonz + faites + et + + par + celes + que + noz + avonz + ordonnees + . +

+

+ Et + + + quant + noz + meismes + en + une + clere + concordance + lez + sains + establissemenz + qui + estoient + confus + devant + ce + , + noz + esdreçanmes + lors + nostre + cure + à + tous + les + volumez + as + anciens + sagez + homes + , + et + + noz + avons + aconpli + par + le + celestiel + otroi + l + ' + euvre + que + nuz + n + ' + osoit + esperer + . + +

+

+ Et + quant + ce + fut + parfet + par + la + volenté + Damedeu + , + noz + apelames + Tribunian + , + + . + i + . + grant + home + , + mestre + et + questeur + + de + nostre + saint + palés + et + Theophile + et + + Dorothee + , + + + noblez + + + nobles + + + homes + de + qui + noz + avons + esprové + par + plusors + argumens + + les + sciences + et + la + cure + et + la + loiauté + + que + il + ont + envers + noz + conmandemenz + , + si + lor + + conmandanmez + especiaument + que + il + ordonassent + noz + Institutes + par + nostre + autori + et + par + noz + amonestemens + si + que + il + voz + + lise + a + aprendre + la + noveleté + des + lois + non + + pas + par + les + ancienes + fablez + mes + par + l + ' + emperial + clarté + , + et + voz + oreilles + ne + vostre + + entendemenz + n + ' + i + truise + rien + qui + ne + soit + porfitable + ne + qui + i + soit + mavaisement + miz + , + mes + + ce + qui + vaut + par + les + argumens + des + chosez + et + + + + noz + façois + + + voz + façiez + + + en + . + i + . + pou + de + tanz + ce + que + li + ancien + + pooient + à + painnes + faire + en + . + iiii + . + anz + , + + ce + est + que + il + puissent + lire + toz + les + establissemenz + l + ' + empereor + . + Car + voz + estes + trové + + digne + de + si + grant + + honor + et + de + si + grant + boneurté + que + li + conmencemenz + ne + la + finz + + de + l + ' + enseignement + des + lois + voz + veingne + de + la + bouche + l + ' + empereor + . +

+

+ Noz + avons + dont + conmandé + que + + + ses + + + ces + + + Insti + tutes + soient + partiez + en + . + iiii + . + livres + aprés + + les + . + l + . + + + livrez + + + livres + + + de + Digestes + en + coi + toz + li + ancienz + drois + fu + asambléz + par + cel + meis + + mes + Tribunian + et + par + les + autres + homes + noblez + et + bien + enparléz + , + si + que + li + Institutes + soient + li + premier + fondement + de + totez + + les + sciencez + dez + lois +

+

+ en + coi + est + esclairié + briement + ce + que + devant + estoit + tenu + + et + ce + qui + estoit + aombré + par + desacostumance + et + a + + + puiz + + + puis + + + esté + renluminé + par + le + remede + l + ' + empereor + . +

+

+ Et + li + devant + dit + sage + + home + noz + + + presentent + + + presenterent + + + les + Institutez + quant + + il + les + orent + ordonnees + de + toz + les + establisemenz + as + ancienz + et + meesmement + + de + celz + que + Gaius + , + nostre + + + anceseur + + + ancesseur + + + , + fist + et + + del + livre + ou + il + estoient + contenu + que + li + mestre + devoient + faire + chascun + jor + et + conment + il + devoient + jugier + et + de + plusors + + autres + establisemens + . + Et + noz + les + leumes + + et + + + entendimes + + + entendimez + + + et + lor + + + donnanz + + + donnames + + + la + force + + de + noz + establisemens + . +

+

+ Recevez + dont + + ces + noz + lois + o + grant + entente + et + o + grant + + estude + et + mostrés + que + voz + soiés + si + antroduit + que + vos + aiés + esperance + que + voz + puissiez + + estre + parfet + en + toutes + les + sciences + dez + + loiz + et + que + nostre + empires + em + puit + estre + + govrenés + es + + + parties + + + partiez + + + qui + + + noz + + + voz + + + seront + bailliez + à + garder + . + Ce + fu + fet + . + xii + . + jors + + devant + les + kalendres + de + decembre + + par + nostre + seignor + l + ' + empereor + Justinian + . +

+
+
+ + Livre + I + +
+ + Cist + titres + est + de + justice + et + de + droit + . + + +

+ + Justice + est + volentés + ferme + + et + pardurable + qui + rant + à + chascun + + sa + droiture + , +

+

+ et + senz + de + droit + et + connoissance + des + choses + devines + et + des + humainnez + et + esciences + de + droit + et + de + + tort + . +

+

+ Et + quant + ces + choses + sunt + conneues + generalment + et + noz + conmençonz + + à + espondre + les + drois + au + peuple + , + noz + + disonz + que + ce + puet + estre + fet + o + grant + porfit + , + se + lez + choses + sunt + livrees + premierement + legierement + et + par + simple + voie + + et + puis + par + exposition + diligent + et + par + + faite + . + Car + se + noz + le + faisionz + autrement + + et + noz + chargionz + maintenant + dés + + + l + ' + en + + commencement + + + l + ' + en + + commencement + + + le + corage + à + l + ' + estudienz + + qui + ci + est + encore + noviaus + et + n + ' + est + pas + a + + freméz + de + multitude + et + de + diversitéz + + de + chosez + , + ou + noz + li + ferienz + del + tout + + lessier + l + ' + estude + ou + il + s + ' + esmoveroit + + à + tart + et + autressi + conme + + + + o + + + desesperance + + , + qui + trait + sovent + arriere + les + jonez + + homez + à + ce + a + quoi + il + peust + estre + ame + + nés + par + pluz + legiere + voie + sanz + grant + + travail + et + sanz + aucune + desesperance + + . +

+

+ Li + conmandement + de + droit + sunt + cist + : + vivre + honestement + , + + + garde + + + garder + + + soi + de + + grever + autrui + à + tort + , + + + rande + + + randre + + + à + chascun + + sa + droiture + . +

+

+ Cist + droiz + a + . + ii + . + voies + : + la + conmune + et + la + privee + ; + li + conmunz + drois + est + , + qui + appartient + à + l + ' + estat + de + + l + ' + empire + de + Rome + , + li + privés + est + qui + + apartient + au + porfit + de + chascun + home + + . + Noz + dironz + dont + dou + privé + droit + qui + + est + conquillis + de + . + iii + . + partiez + car + il + est + concuilliz + de + naturel + conmandement + et + + de + celz + as + genz + et + des + citeainz + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + droit + naturel + . + + +

+ Li + drois + naturel + est + cil + que + nature + enseigna + à + toutez + bestez + , + et + cist + drois + n + ' + est + pas + tant + solement + propres + à + l + ' + humain + linage + , + mes + à + toutes + les + bestes + qui + naissent + en + l + ' + air + et + en + la + terre + et + en + la + mer + . + D + ' + iluec + + + descent + + + descend + + + + + li + + + la + + + conjunctions + de + masle + et + de + femele + que + noz + + + apelonz + + + apelons + + + mariage + , + + + + d + ' + iluec + vient + li + engendremens + et + li + norrissemens + des + enfans + + + et + noz + voions + que + totez + les + bestes + ont + le + senz + de + cest + droit + . +

+

+ Li + drois + citeains + ou + cil + as + genz + est + ainsi + deviséz + : + tuit + li + peuple + qui + sunt + govrené + par + lois + et + par + meurs + usent + en + partie + de + lor + propres + drois + , + et + em + partie + de + celui + qui + est + conmuns + à + toz + homez + , + car + li + drois + que + chascun + + + peuples + + + pouples + + + establist + est + propres + à + la + cité + dont + cil + + + peuples + + + pouples + + + est + , + et + est + apeléz + drois + citeainz + por + ce + que + il + est + proprez + à + la + cité + . + Li + drois + que + raisonz + a + establi + naturelment + entre + toz + homez + est + gardés + de + toz + et + est + apeléz + li + drois + as + genz + por + ce + que + toutes + genz + usent + de + cest + droit + ; + et + li + peuples + de + Rome + use + en + partie + de + son + propre + droit + et + en + partie + de + celui + qui + est + conmunz + entre + toutes + genz + , + et + noz + proposeronz + chascune + de + ces + choses + en + son + leu + . +

+

+ Maiz + li + droiz + citeains + est + apeléz + de + chascune + cité + , + si + conme + li + droiz + citeains + d + ' + Athainnes + , + et + se + + + aucunz + + + aucuns + + + vuet + apeler + lez + loiz + que + li + mestre + qui + furent + en + Athenez + firent + et + ordonarent + le + droit + citeain + + + d + ' + Athenes + + + d + ' + Athene + + + , + il + ne + foloie + pas + . + Et + autressi + apelonz + noz + le + droit + de + coi + li + peuples + de + Rome + use + le + droit + citeain + as + Romainz + ; + et + toutez + les + fois + que + li + + + nonz + + + nons + + + de + la + cité + de + coi + li + droiz + est + n + ' + est + noméz + paz + , + nos + entendonz + que + ce + est + li + + + droiz + + + droit + + + as + Romains + ; + autressi + conme + quant + l + ' + en + parole + del + poete + + + + et + + + l + ' + en + ne + le + nome + + + paz + + + pas + + + , + li + Greu + entendent + que + ce + est + li + noblez + Homers + et + noz + entendons + que + ce + est + Virgilez + . + Li + droiz + as + gens + est + + + conmunz + + + conmun + + + à + tot + l + ' + umain + lynage + , + car + lez + genz + establirent + lor + drois + por + + + l + ' + usaige + + + l + ' + usage + + + qui + le + requeroit + et + por + humains + besoing + ; + car + bataillez + naquirent + et + chaitivisonz + en + vindrent + et + servage + , + qui + sunt + contraire + au + droit + naturel + , + quar + au + conmencement + naisoient + tuit + li + home + franc + par + le + droit + naturel + et + prés + que + tuit + li + marchié + ont + esté + establi + par + le + droit + as + gens + si + conme + achaz + et + vente + et + loagez + et + conpaignie + et + chose + baillie + en + garde + et + prest + et + plusor + autre + marchié + qui + ne + puent + estre + nombré + . +

+

+ Noztre + drois + est + confreméz + ou + par + escris + ou + sanz + escris + . + Drois + escris + est + si + conme + loiz + et + les + establissemenz + au + pouple + et + li + conseil + au + senat + et + li + jugement + as + princes + et + li + banisement + as + bailliz + et + lez + responsez + as + sagez + homez + . +

+

+ Loiz + est + + ce + que + li + + + prince + + + princes + + + de + Rome + establisoient + quant + . + i + . + senateurs + ou + . + i + . + baillis + lor + demandoit + conseil + d + ' + aucune + chose + . + Li + establisemenz + au + peuple + est + ce + que + li + + + menus + + + menuz + + + peuplez + establisoit + + + quand + + + quant + + + cil + qui + avoient + aucune + poesté + sor + elz + , + si + conme + sunt + li + connestable + , + demandoient + conseil + d + ' + aucune + chose + . + Noz + apelonz + les + princes + tot + le + peuple + de + la + cité + si + que + li + senateur + et + li + autre + henoré + i + sunt + + + tenu + + + contenu + + + . + Li + menuz + peuples + est + sanz + les + senateurs + et + sanz + les + + + honeréz + + + henoréz + + + . + Maiz + puis + que + li + rois + qui + ot + non + Ortensius + ot + fait + sa + loi + , + li + establisemenz + au + peuple + conmencierent + à + valoir + autresi + conme + lois + . +

+

+ Li + conseuz + au + senaz + est + ce + que + li + senaz + conmande + et + establist + , + car + por + ce + que + li + peuplez + de + Rome + est + si + creus + que + il + seroit + grief + chose + à + + + asambler + + + asembler + + + le + tot + ensamble + por + confremer + une + loi + , + il + lor + sambla + que + il + estoit + bienz + que + l + ' + en + demandast + conseil + au + senat + en + leu + de + tot + le + peuple + . +

+

+ Ce + qui + plest + au + prince + a + force + de + loi + ; + por + ce + que + li + peuples + li + otroia + en + la + loi + + + roial + + + roiale + + + qui + fu + faite + de + l + ' + empire + tuit + li + conmandemenz + et + toute + la + poestés + seur + lui + . + + + I + + + Il + + + est + + + doné + + + donc + + + certaine + chose + que + quant + que + li + empereres + establist + par + letres + et + tot + ce + que + il + juge + en + aucune + cause + et + ce + que + il + conmande + par + + + banissement + + + banisement + + + est + loiz + ; + et + ce + sunt + + + les + + + ces + + + choses + qui + sunt + apelees + establisement + . + Mez + li + + + un + + + uns + + + des + establisemens + sunt + personnel + , + qui + ne + sunt + pas + tret + en + essemple + por + ce + que + li + princes + ne + vuelt + pas + ce + ; + car + + + + se + + + il + otroie + aucune + chose + à + aucuns + por + sa + deserte + , + ou + il + enjoint + paine + , + ou + il + secort + a + aucun + , + cil + establisemenz + ne + s + ' + estent + fors + à + la + persone + por + coi + il + est + féz + , + mes + quant + il + est + generauz + tuit + i + sunt + tenu + . +

+

+ Li + banisement + as + procurateurs + l + ' + empereor + n + ' + ont + pas + petite + autorité + de + droit + et + noz + le + solonz + apeler + le + droit + as + henoréz + , + por + ce + que + cil + qui + sunt + es + heneurs + et + es + maistrisez + donent + autorité + à + cest + droit + . + Et + li + voier + proposoient + banissemenz + d + ' + aucunes + causes + , + et + cil + banissemens + est + une + partie + des + + + droiz + + + droits + + + as + hennoréz + . +

+

+ Li + respons + as + sages + homes + sunt + les + sentences + et + les + opinions + à + celz + à + qui + il + est + otroié + que + il + facent + les + droiz + , + car + il + estoit + establi + ancienement + que + + + aucuns + + + aucun + + + fussent + qui + esponsissent + conmunement + les + droiz + , + et + li + empereres + lor + avoit + doné + poesté + de + respondre + à + celz + qui + demandoient + conseil + . + Et + por + ce + + + estoit + + + estoient + + + il + apelé + li + consillier + de + droit + , + et + lor + sentences + et + lor + opinionz + avoient + si + grant + autoritéz + que + il + fu + establi + que + il + ne + leust + pas + as + jugez + à + faire + encontre + . +

+

+ Li + drois + qui + n + ' + est + pas + escris + est + cil + que + usages + a + + confermé + , + car + les + longuez + costumes + qui + sunt + confremees + par + l + ' + asentement + à + celz + qui + en + + + ussent + + + usent + + + sunt + autressi + conme + lois + . +

+

+ Et + li + droiz + citeainz + est + par + droit + departis + en + . + ii + . + + + espacez + + + especes + + + , + car + il + nasqui + des + establisemenz + de + . + ii + . + citéz + , + ce + est + + + asavoir + + + a + savoir + + + d + ' + Athenez + et + de + Lasedemone + , + car + il + avoit + tel + costume + en + ces + cités + que + cil + de + Lasedemone + conmandoient + à + memoire + et + metoient + en + escrit + les + + + chosez + + + choses + + + que + il + gardoient + por + lois + + + + et + cil + d + ' + Athenes + gardoient + les + choses + que + il + trouvoient + escrites + por + lois + + + . +

+

+ Maiz + li + naturel + droit + que + + + toutes + + + toutez + + + les + genz + gardent + oelment + , + qui + furent + establi + par + la + + + dvine + + + divine + + + proveance + , + sunt + toz + jors + ferm + et + ne + pueent + estre + + + mué + + + muees + + + ; + mais + les + choses + que + chascune + + + cité + + + cités + + + a + + + establiez + + + establies + + + + + seulent + + + suelent + + + + + sovent + + + souvent + + + estre + muees + ou + par + l + ' + asentement + au + peuple + ou + par + autre + loi + qui + + + plus + + + puis + + + est + faite + . +

+

+ Toz + li + drois + de + coi + noz + usonz + apartient + ou + à + persones + ou + à + choses + ou + à + actionz + , + et + il + convient + premierement + + + noier + + + veoir + + + des + personez + , + car + pou + vaudroit + + + a + savoir + + + assavoir + + + le + droit + , + se + l + ' + on + ne + savoit + por + ques + personez + il + est + establiz + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + del + droit + des + persones + . + + +

+ La + + + soveraine + + + souveraine + + + devisions + de + la + droiture + des + personez + est + tele + que + tuit + home + sunt + ou + franc + ou + serf + . +

+

+ Franchise + , + de + coi + li + franc + home + sunt + nomé + , + est + naturel + poesté + que + chascuns + + a + de + faire + ce + que + lui + plest + , + fors + que + il + ne + face + riens + par + force + ne + contre + droit + . +

+

+ Servages + est + . + i + . + establisemens + del + droit + as + genz + par + coi + aucunz + est + sozmis + contre + nature + à + autrui + seignorie + . +

+

+ Il + sunt + apelé + serf + par + ce + que + li + empereor + conmandent + que + li + chaitif + soient + vandu + , + et + por + ce + suelent + il + estre + gardé + que + il + ne + sunt + pas + ocis + . +

+

+ Cil + naissent + serf + ou + il + sunt + fet + serf + . + Il + naissent + serf + quant + il + naissent + de + noz + servez + , + maiz + il + sunt + fet + serf + en + . + ii + . + menierez + : + ou + par + le + droit + as + genz + , + si + conme + quant + il + sunt + pris + de + guerre + et + mené + en + + + chaitivison + + + chaitivaison + + + , + ou + + + por + + + par + + + le + droit + citeain + si + conme + quant + . + i + . + franz + hom + qui + a + plus + de + . + xxv + . + anz + suesfre + que + il + est + vendus + por + estre + + + parçonniers + + + parconniers + + + + + des + prinz + + + del + pris + + + . +

+

+ En + la + condicion + as + sers + n + ' + a + nule + + + disferance + + + diferance + + + , + mez + es + franz + a + plusors + diferances + , + car + ou + il + sunt + naturelment + franc + ou + il + furent + serf + et + puiz + ont + été + franchi + . +

+
+
+ + Cist + titres + et + est + de + celz + qui + sunt + naturelment + franc + . + + +

+ Cil + est + naturelment + franz + qui + est + franz + dés + que + il + nest + , + de + qui + que + il + nesse + , + ou + de + . + ii + . + qui + sunt + naturelment + franc + ou + de + . + ii + . + qui + ont + esté + franchi + ou + d + ' + un + qui + a + esté + franchis + + + ou + + + et + + + d + ' + autre + qui + est + naturelment + franz + . + Et + se + aucuns + nest + de + franche + mere + et + de + serf + pere + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + il + ne + nesse + naturelment + franz + , + autressi + conme + cil + qui + nest + de + franche + mere + et + de + pere + que + l + ' + en + ne + + set + + + qu + ' + i + + + qui + il + + + est + , + qui + est + conceus + de + porchaz + . + Il + sosfist + que + la + mere + soit + + + france + + + franche + + + el + tenz + que + li + enfez + nest + , + et + se + ele + est + serve + quant + ele + le + consoit + et + puis + est + franchie + et + ele + revient + aprés + en + servage + si + que + ele + est + serve + quant + li + enfes + nest + , + il + noz + plest + que + li + enfes + soit + franz + ; + car + la + chaitivoisonz + à + la + mere + ne + doit + pas + nuire + à + celui + qui + est + en + son + ventre + . + Et + por + ce + fet + l + ' + en + une + demande + : + se + une + serve + qui + est + grosse + d + ' + enfant + est + + + franchise + + + franchie + + + et + ele + est + apréz + ramenee + en + servage + et + enfante + tant + conme + ele + est + serve + , + savoir + mon + se + li + enfez + est + sers + ou + franz + ? + Et + Marceaus + preve + que + il + est + franz + , + car + il + sosfist + à + celui + qui + est + el + ventre + sa + mere + à + ce + que + il + naisse + franz + que + sa + mere + fu + franche + en + aucun + tenz + tant + que + ele + le + porta + , + et + + + se + + + ce + + + est + voirs + . +

+

+ Se + aucuns + nest + dont + naturelment + franz + , + ce + ne + + + li + + + lui + + + nuist + rienz + que + sa + mere + fu + serve + et + puis + fu + + + france + + + franchie + + + , + car + il + a + + + esté + sovent + + + sovent + esté + + + establi + que + li + franchisemenz + à + la + mere + ne + nuist + point + à + la + naturel + franchise + au + fil + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + cels + qui + ont + esté + franchi + . + + +

+ Cil + sunt + franchi + + + + qui + + + de + droiturel + servage + sunt + ramené + à + franchise + , + car + franchisemenz + est + dons + de + franchise + . + Tant + conme + aucuns + est + en + servage + + + , + + + et + + + il + est + sozmis + à + la + main + et + à + la + poesté + d + ' + autrui + , + et + quant + il + est + franchis + , + il + est + delivrés + d + ' + autrui + main + et + d + ' + autrui + poesté + , + et + ceste + chose + vint + del + droit + as + genz + . + Car + por + ce + que + tuit + li + home + + + naissoient + + + naisoient + + + franc + par + le + droit + naturel + , + l + ' + en + ne + savoit + rien + de + franchisement + dés + que + il + n + ' + estoit + point + de + servages + . + Mes + puis + que + servagez + vint + avant + par + le + droit + as + genz + , + li + benefisses + de + franchisement + vint + apréz + . + Et + ja + soit + ce + que + tuit + home + fuissent + apelé + premierement + franc + par + . + i + . + non + , + troiz + menierez + d + ' + omez + conmencierent + à + estre + par + le + droit + as + genz + : + ce + sunt + li + franc + et + li + serf + et + cil + qui + sunt + franchi + qui + ont + lessié + à + estre + serf + . +

+

+ Franchisemens + est + dont + faiz + em + plusors + manieres + , + quar + ou + li + serf + sunt + franchi + par + les + + + sainz + + + saints + + + establisemens + dedenz + les + saintes + eglyses + , + ou + devant + le + juge + por + aucune + droite + cause + , + ou + entre + amis + , + ou + par + leitres + , + ou + par + testament + , + ou + par + aucune + autre + + + dareniere + + + darreniere + + + volenté + . + E + franchise + puet + apartenir + à + serf + en + plusors + autres + menieres + qui + sunt + establi + par + les + encienz + establisemens + et + par + lez + noz + . +

+

+ Li + serf + suelent + toz + jors + estre + franchi + par + lor + + + seignors + + + seigneurs + + + , + si + que + il + puent + estre + franchi + en + trepaz + , + ce + est + quant + li + sirez + va + d + ' + un + leu + a + autre + ; + si + conme + quant + li + prevost + ou + li + visconte + ou + li + juge + se + vont + baingnier + ou + quant + il + vont + au + theatre + por + regarder + les + geuz + . +

+

+ Li + estas + à + celz + qui + estoient + + franchi + soloit + estre + partis + en + . + iii + . + partiez + , + car + cil + qui + estoient + franchi + gaegnoient + aucune + fois + la + greignor + franchise + et + la + pluz + droiturel + et + estoient + fet + droitement + franc + , + et + li + autre + avoient + menor + franchise + et + estoient + apelé + latin + , + qui + estoient + franc + en + leur + vie + et + a + la + mort + revenoient + en + servage + ; + li + autre + avoient + encor + menor + franchise + , + qui + estoient + serf + toute + lor + vie + et + à + la + mort + estoient + franc + . + Et + iceste + + + dareniere + + + darreniere + + + condictionz + est + remese + et + desacostumee + par + molt + lonc + tanz + et + li + nons + des + latins + n + ' + est + pas + molt + uséz + , + et + por + ce + vuet + nostre + pitiés + acroistre + toutes + choses + et + ramener + les + à + millor + estat + et + amenda + ce + par + + + teuz + + + deuz + + + establisemens + et + le + ramena + en + l + ' + ancien + estat + . + Quar + dés + + + + le + + + conmencemens + de + la + cité + de + Rome + apartenoit + franchise + une + et + simple + , + ce + est + cele + meesmes + que + li + franchiserres + avoit + , + fors + que + cil + qui + est + franchis + n + ' + est + pas + naturelment + franz + . + Noz + avons + mis + arriere + la + meniere + de + franchise + qui + ne + vient + + + + que + + + devant + à + la + mort + par + nostre + establisement + que + noz + feimes + entre + noz + + + decisition + + + decisions + + + par + coi + noz + apaisanmes + les + estris + de + + + laver + en + + + l + ' + ancien + + + droit + , + par + l + ' + amonestement + de + Tribunian + , + + + haume + + + haut + homme + + + , + + + questain + + + questeur + + + de + nostre + saint + paléz + , + et + noz + amendanmes + par + + + l + ' + amonestement + + + l + ' + amonestements + + + à + cel + meismez + questeur + en + . + i + . + + + autre + establissement + + + autres + establisemenz + + + , + qui + est + entre + les + emperials + establisemenz + , + toute + la + maniere + + de + la + franchise + à + cels + qui + sunt + apelé + latin + . + Et + noz + otroianmes + que + tuit + cil + qui + ont + esté + franchi + aient + enterrine + franchise + sanz + faire + nule + devise + de + l + ' + eage + à + celui + qui + est + franchis + ne + de + celui + qui + le + franchist + ne + de + la + maniere + de + franchisement + , + si + conme + + + l + ' + en + + + l + ' + on + + + soloit + faire + ça + en + arriere + , + et + si + i + ajostanmes + plusors + menieres + par + coi + franchise + puise + estre + donee + à + serf + . +

+
+ +
+ + + Cist + titres + est + que + nus + ne + franchise + ses + sers + por + grever + ses + creanciers + . + Cist + titres + est + por + quelx + cause + il + loist + à + franchir + serf + . + + + +

+ Ne + porquant + il + ne + list + pas + à + chascun + qui + vuet + franchir + serf + que + il + le + franchise + , + car + cil + qui + franchist + serf + por + grever + sez + creanciers + et + por + tolir + la + lor + deite + ne + fet + rien + , + car + la + loiz + enpeesche + tel + franchise + . +

+

+ Il + list + au + seignor + qui + n + ' + a + de + coi + paier + ce + qu + ' + il + doit + que + il + face + en + son + testament + de + son + serf + son + oir + et + li + doint + franchise + si + que + li + sers + soit + franz + et + soit + oirs + seus + et + necessaires + , + se + nus + autres + n + ' + est + oirs + en + cel + testament + ou + se + nus + n + ' + est + escris + à + estre + oirs + ou + se + cil + qui + est + escris + n + ' + est + pas + oirs + por + aucune + cause + . + Et + ce + a + esté + par + droit + porveu + en + la + loi + , + quar + on + se + + + deveroit + + + devoit + + + molt + bien + prendre + garde + que + li + povre + home + à + qui + nus + ne + voloit + estre + oirs + feissent + d + ' + un + de + lor + sers + lor + oirs + necessaire + , + qu + ' + i + feist + satifaction + as + creanciers + ou + , + se + il + ne + le + faisoit + , + li + creanciers + vendissent + el + non + del + serf + les + chosez + de + l + ' + eritage + , + que + tors + ne + soit + fez + au + mort + . +

+

+ Et + ce + meesmes + est + drois + se + li + sers + est + fez + oirs + sanz + franchise + . + Nostre + establissemens + conmande + ce + n + ' + est + mie + tant + solement + el + seignor + qui + n + ' + a + de + coi + paier + ses + detez + , + mes + generalment + par + novele + raison + d + ' + umanité + , + si + que + il + apere + que + franchise + li + aparteigne + par + l + ' + escriture + + + de + l + ' + establissement + + + del + establissement + + + , + car + il + + + ne + pert + + + n + ' + apert + + + paz + + + + en + vérité + + + que + li + + + mors + + + mort + + + voucist + que + cil + que + il + eslut + à + estre + son + oir + remainsist + sers + , + porce + que + il + entrelaisa + à + doner + la + franchise + et + que + nuz + ne + fust + sez + oirs + . +

+

+ Il + apert + que + cil + franchise + son + serf + por + grever + ses + creanciers + , + + + qu + ' + il + + + qui + + + n + ' + a + de + coi + paier + + + sez + + + ses + + + detez + el + tenz + que + il + le + franchist + ou + + + qu + ' + il + + + qui + + + set + bien + que + il + n + ' + avra + de + coi + paier + quant + il + avra + donné + les + franchisses + . + Ne + porquant + il + apert + mielz + que + il + soit + verités + que + la + franchise + n + ' + est + pas + empaiechie + se + cil + qui + franchist + les + sers + n + ' + a + corage + de + grever + ses + creanciers + , + + + ja + soit + ce + que + ce + que + il + a + ne + sosfise + bien + as + creanciers + + + ja + soit + ce + que + il + a + ne + sousfise + pas + bien + aux + creanciers + + + , + car + il + avient + sovent + que + li + + + home + + + hom + + + + + quident + + + cuident + + + avoir + plus + que + il + n + ' + ont + . + Noz + entendons + dons + que + la + franchise + est + lors + empaiechie + quant + li + creancier + sunt + grevé + en + l + ' + une + maniere + et + en + l + ' + autre + , + ce + est + quant + cil + qui + franchist + sez + sers + le + fet + par + + + antation + + + antancion + + + antantion + + + de + grever + ses + creanciers + et + ce + que + il + a + ne + puet + paz + sosfire + à + paier + ses + detez + . +

+

+ Il + n + ' + est + pas + otroié + en + la + loi + au + seignor + qui + a + mains + de + . + xx + . + anz + + + + de + franchir + ses + sers + + + se + droite + cause + de + franchir + l + ' + en + n + ' + i + est + provee + par + devant + le + juge + . +

+

+ Lez + droites + causes + de + + + franchisement + + + franchir + + + sunt + cestes + : + si + conme + se + aucuns + franchi + son + pere + ou + sa + mere + ou + son + fil + ou + sa + + fille + ou + son + frere + ou + sa + suer + naturel + ; + et + toutes + ces + manieres + de + franchisement + puent + avenir + quant + li + + + sirez + + + sires + + + fet + son + oir + de + fil + à + son + serf + , + car + lors + est + li + peres + sers + au + fil + , + ou + quant + aucun + + + + a + + + enfant + de + sa + serve + , + car + lors + est + li + filz + sers + au + pere + . + Encor + i + a + il + autres + droites + causes + de + franchisement + , + si + conme + se + aucuns + franchist + son + mestre + ou + sa + norrice + ou + celui + qui + l + ' + a + norri + ou + celui + que + il + a + norri + ou + celi + de + cui + lait + il + a + esté + alaitiéz + ou + . + i + . + de + ses + sers + por + faire + en + son + procurateur + ou + + + une + + + . + i + . + + + de + ses + serves + por + prendre + la + à + fame + , + por + tant + que + il + la + preigne + à + fame + dedens + . + vi + . + moiz + , + se + droite + cause + ne + l + ' + enpeeche + et + se + cil + qui + est + franchis + por + estre + procurateur + n + ' + a + + + mainz + + + mains + + + de + . + xxv + . + anz + quant + il + est + franchis + . +

+

+ Et + puiz + que + la + cause + del + franchisement + est + une + fois + provee + , + ele + ne + soit + pas + rapelee + , + quele + + + qu + ' + ele + + + quele + + + soit + ou + veraie + ou + fauce + . +

+

+ Et + por + ce + que + certaine + maniere + estoit + establie + de + franchir + as + seignors + qui + ont + mainz + de + + + . + xxv + . + + + . + xx + . + + + anz + , + il + avenoit + que + cil + qui + avoit + aconpli + + + . + xxiiii + . + + + . + xiiii + . + + + anz + d + ' + eage + pouoit + faire + testament + et + establir + oir + et + faire + lez + , + et + non + porquant + , + se + il + avoit + mains + de + . + xx + . + anz + , + il + ne + pooit + pas + doner + franchise + à + son + serf + . + Mes + ce + ne + devoit + pas + estre + sosfert + que + cil + à + qui + li + ordenement + de + toz + sez + biens + estoient + otroié + ne + peust + pas + + en + son + testament + doner + franchise + à + . + i + . + de + ses + sers + . + Et + por + ce + noz + lor + otroions + que + il + + + ordonent + + + ordonnent + + + en + lor + darrainniere + volenté + + + lor + + + lors + + + sers + autressi + conme + lor + autres + chosez + et + que + il + lor + + + puissent + + + puissen + + + doner + franchise + . + Mais + por + ce + que + franchise + est + une + chose + qui + ne + puet + estre + prisie + , + et + porce + que + li + ancien + desfandoient + que + nuz + ne + peust + doner + franchise + à + son + serf + se + il + n + ' + eust + aconpli + . + xx + . + anz + , + por + ce + eslisonz + noz + lor + voie + en + une + maniere + et + n + ' + otroionz + pas + à + celui + qui + a + mains + de + . + xx + . + anz + que + il + doint + en + son + testament + franchise + à + son + serf + , + se + il + n + ' + a + + + aconpli + + + acompli + + + . + xvii + . + ans + et + il + n + ' + est + entrés + el + + + disuitime + + + disustime + + + . + Et + dés + que + li + ancien + otroient + à + celz + qui + estoient + en + tel + eage + que + il + proposassent + autrui + cause + en + jugement + , + noz + ne + + + veonz + + + veons + + + pas + por + coi + l + ' + establece + de + + + lor + + + leur + + + jugement + ne + lor + doie + aidier + tant + que + il + puissent + venir + a + doner + franchise + à + + + lor + + + lors + + + sers + . +

+
+ +
+ + Cist + titres + est + de + franchir + sers + en + testament + . + + +

+ Certaine + + + mesure + + + maniere + + + de + franchir + serf + en + testament + fu + establi + en + la + loi + que + . + i + . + hom + fist + qui + avoit + non + + + Chienz + + + Chiens + + + . + Et + estoit + ainsis + apeléz + à + la + samblance + dou + chien + qui + se + gist + en + la + paille + , + si + ne + puet + mengier + ne + il + ne + vuet + sosfrir + que + les + vaches + en + manjussent + , + qui + volentiers + en + manjassent + . + Car + autressi + estoit + il + de + cele + loi + qui + + ne + sosfroit + pas + que + li + sires + qui + ne + pooit + retenir + sez + sers + aprez + sa + mort + lor + donast + franchise + à + toz + . + Et + noz + + + jujonz + + + jugons + + + que + celle + lois + soit + del + tot + abatue + , + por + ce + que + ele + enpeesche + les + franchises + et + est + envieuse + , + car + ce + estoit + chose + assez + contraire + à + humanité + que + li + vif + n + eussent + pooir + de + franchir + tote + lor + maisnie + se + aucune + droite + + + chause + + + cause + + + n + ' + empeechast + la + franchise + , + et + cil + pooirs + fust + toluz + à + celz + qui + se + + + jugierent + + + muerent + + + . +

+
+
+ + Ci + vient + une + autre + divisions + de + la + droiture + as + persones + . + + +

+ Aprés + vient + une + autre + divisionz + de + la + droiture + + + des + + + as + + + personnes + , + car + les + + + unez + + + unes + + + persones + sunt + de + lor + droiture + et + les + autres + sunt + sozmises + à + autrui + droiture + . + Et + de + celes + qui + sunt + sozmisses + à + autrui + droiture + , + les + unes + sunt + en + la + poesté + leur + peres + et + les + autres + en + la + poesté + lor + seigneurs + . + Voionz + dons + de + celes + qui + sunt + sozmises + à + autrui + droiture + , + car + se + noz + savons + qui + sunt + ices + personez + , + noz + entenderonz + bien + + + lesqueles + + + les + queles + + + sunt + de + lor + droitures + . + Et + si + + + traitons + + + traiterons + + + premierement + de + celes + qui + sunt + en + la + poesté + lor + seigneurs + . +

+

+ Li + serf + sunt + en + la + poesté + à + leur + seigneurs + , + et + ceste + poestés + vint + del + droit + as + genz + , + car + noz + poons + apercevoir + en + + + totes + + + totez + + + genz + oelment + que + li + segneur + ont + poesté + sor + lor + sers + , + ou + de + mort + ou + de + vie + , + et + tot + ce + qui + est + aquis + par + le + serf + est + + + aquis + + + acquis + + + à + son + + seigneur + . +

+

+ Mes + il + ne + list + en + cel + tenz + à + nul + dez + homez + qui + sunt + soz + nostre + empire + que + il + + + soient + + + soit + + + à + desmesure + cruel + contre + lor + serf + + + sanz + + + sans + + + cause + droite + et + loial + , + car + selonc + l + ' + establisement + au + saint + empereor + Antonin + , + il + est + conmandé + que + cil + qui + ocit + son + serf + sanz + cause + ne + soit + paz + mains + punis + que + cil + qui + ocit + autrui + serf + . + Mes + la + desmesuree + asprece + as + seignors + est + + + refremee + + + refrenee + + + par + l + ' + establisement + à + cel + meismes + prince + , + car + quant + aucun + des + prevoz + des + contrees + li + demanderent + conseil + des + sers + qui + s + ' + enfuioient + as + eglyses + ou + as + ymagez + as + princez + , + il + conmanda + que + , + se + li + seignor + estoient + cruel + à + desmesure + , + il + fussent + + + constraint + + + contraint + + + de + vendre + lor + sers + par + bones + condictionz + , + si + que + li + pris + en + fust + as + seigneur + . + Et + ce + fust + par + droit + , + quar + ce + est + li + preuz + à + la + chose + conmune + que + nus + n + ' + use + mavaisement + de + sa + chose + . + Et + les + paroles + de + cel + establissement + , + qui + fu + envoiéz + + + au + + + à + + + Marcian + , + sunt + teles + : + « + Il + convient + que + la + poestés + au + seigneur + soit + toute + entiere + sor + + + lor + + + lors + + + sers + et + que + on + ne + tolle + à + nul + home + sa + droiture + ; + et + ce + est + li + prex + as + seignors + meismez + que + aide + ne + soit + pas + + + devee + + + devé + + + à + celz + qui + par + droit + la + requierent + contre + la + cruauté + à + lor + seigneurs + ou + contre + faim + ou + contre + trop + grant + tort + fet + . + Et + por + ce + , + enquier + + + de + + + des + + + conplaintez + à + celz + de + la + maisnie + + + Fabin + + + Sabin + + + qui + s + ' + en + sunt + fui + à + garant + à + l + ' + ymage + l + ' + empereor + , + et + se + tu + treves + que + il + lez + + ait + tenues + pluz + asprement + que + drois + n + ' + est + ou + que + trop + granz + tors + lor + ait + esté + fés + , + si + conmande + que + il + soient + vandu + en + tel + maniere + que + il + ne + viegnent + jaméz + en + la + poesté + lor + seigneur + . + Et + se + li + sires + fet + aucune + chose + por + grever + mon + establissement + , + sache + que + je + panrai + plus + cruel + vengence + de + cest + mesfet + . + » +

+
+
+ + + Cist + tritres + est + de + celz + qui + sunt + en + nostre + poesté + . + Cist + titres + est + de + la + poesté + aus + peres + . + + + +

+ Nostre + enfant + sunt + en + nostre + poesté + , + que + noz + avons + eu + de + + + loiauz + + + loiaus + + + noces + . +

+

+ Nocez + et + mariages + est + conjonctions + d + ' + ome + et + de + fame + qui + dure + tote + lor + vie + sanz + departir + . +

+

+ Noz + avonz + sor + noz + enfanz + la + droiture + de + poesté + , + et + ce + est + propre + chose + as + citeains + de + Rome + , + car + nul + ne + + + sont + + + sunt + + + qui + aient + tés + poestéz + sor + lor + enfanz + conme + noz + avonz + . + Cil + qui + nest + dont + de + toi + + + ne + + + et + + + de + ta + fame + + + + est + en + ta + poesté + , + et + cil + qui + nest + de + ton + fil + et + de + sa + fame + + + , + ce + est + tes + niéz + et + ta + niece + . + Et + est + en + ta + poesté + , + et + li + efant + à + ton + neveu + et + à + ta + nièce + , + et + li + enfant + qui + aprés + vienent + . + Ne + por + quant + li + enfez + qui + nest + de + ta + fille + n + ' + est + pas + en + ta + poesté + , + mais + en + la + poesté + son + pere + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + + loiauz + mariagez + mariages + + . + +

+ Li + + + citeain + + + citeains + + + de + Rome + font + loiauz + mariagez + + + entr + ' + elz + + + entrels + + + , + quant + il + s + ' + asamblent + selonc + le + conmandement + des + loiz + , + si + que + li + home + soient + en + l + ' + eage + que + barbe + conmence + à + venir + et + lez + famez + telez + que + eles + puissent + sosfrir + conpaignie + d + ' + ome + + , + conment + que + il + soient + , + ou + en + lor + + + droitures + + + droiture + + + ou + en + la + poesté + leur + peres + , + portant + que + cil + qui + sunt + en + la + poesté + lor + peres + aient + + + l + ' + assentement + + + l + ' + asentement + + + à + lor + peres + an + qui + poesté + il + sunt + . + Quar + la + raisonz + citeainne + et + la + naturel + amoneste + que + ce + doit + estre + fet + si + que + li + conmandemenz + au + pere + doit + aler + avant + . + Et + por + ce + demande + l + ' + en + se + la + fille + au + forsené + se + doit + marier + ou + se + ses + filz + doit + prendre + fame + . + Et + quant + diversez + opinions + estoient + des + filz + , + noz + ostanmez + la + doute + et + otroianmez + que + li + filz + au + forsené + se + peust + marier + sanz + l + ' + asentement + dou + pere + , + autressi + conme + la + fille + , + selonc + la + maniere + qui + fu + donnee + en + nostre + establisement + . +

+

+ Il + ne + noz + lit + dont + paz + à + prendre + totes + famez + , + car + noz + noz + devonz + atenir + del + mariage + à + aucunez + . + Et + mariages + ne + puet + pas + estre + asambléz + entre + les + personez + qui + ont + le + + + leu + + + len + + + des + peres + et + d + ' + enfanz + , + si + conme + entre + le + pere + et + la + fille + ou + entre + l + ' + aiol + et + la + niece + et + entre + la + mere + et + le + fil + et + l + ' + aiole + et + le + nevou + et + entres + totez + les + + + personez + + + personnez + + + qui + ainsiz + + + vienent + + + viennent + + + en + descendant + . + Et + se + telez + personez + s + ' + asamblent + + + entr + ' + elz + + + entrelz + + + , + l + ' + on + dit + que + ellez + font + mariage + esconmenié + + + + et + + + contre + loi + . + Et + ceste + chose + est + si + venue + que + , + ja + soit + ce + que + il + ne + soient + en + + + leu + + + len + + + de + pere + et + d + ' + enfanz + for + par + + + adanption + + + adoption + + + , + ne + porquant + il + ne + puent + pas + asambler + soi + par + mariage + ; + et + cist + meesmes + drois + est + establez + aprés + ce + que + + + l + ' + adopcionz + + + l + ' + adoptionz + + + est + departie + . + Tu + ne + puez + donc + pas + prandre + à + fame + cele + qui + avoit + conmencié + à + estre + ta + fille + ou + ta + niece + par + adoption + , + ja + soit + ce + que + tu + l + ' + aiez + mise + hors + de + ton + baill + . +

+

+ En + icelez + personez + qui + sunt + conjointez + par + lynage + de + travers + a + une + autretel + garde + , + mes + ele + n + ' + est + paz + si + granz + . + Mez + sans + doute + mariages + est + + + deveés + + + devees + + + entre + le + frere + et + la + seror + , + conment + que + il + sunt + , + ou + se + il + sunt + d + ' + un + pere + et + d + ' + une + mere + ou + d + ' + un + pere + et + de + . + ii + . + merez + ou + . + ii + . + peres + et + d + ' + une + mere + . + Et + + + ce + + + se + + + aucune + a + conmencié + à + estre + ta + suer + par + adoption + , + mariages + ne + puet + pas + estre + faiz + entre + toi + et + li + tant + conme + l + ' + adoptions + dure + , + mais + quant + l + ' + adoptions + sera + faillie + et + + + ele + + + elle + + + sera + mise + hors + del + + + bail + + + baill + + + ton + pere + , + + + + tu + la + porras + bien + prendre + à + fame + ; + et + se + tu + es + + + ainçois + + + aincois + + + mis + hors + du + bail + ton + pere + , + + + il + n + ' + i + a + rienz + qui + enpeesche + le + mariage + . + Et + por + ce + + + est + il + + + est + il + + + certainne + chose + que + se + aucuns + vuet + faire + de + son + gendre + son + fil + par + adoption + , + il + doit + avant + maitre + sa + fille + hors + de + son + baill + ; + et + se + aucunz + vuet + faire + sa + bruz + sa + fille + adoptive + , + il + doit + avant + metre + son + fil + hors + de + son + baill + . +

+

+ Il + ne + list + à + nul + home + que + il + + + prenge + + + prengne + + + à + fame + la + fille + son + frere + ne + celle + à + sa + seror + ne + la + niece + à + son + frere + ne + à + sa + suer + , + ja + soit + ce + que + il + soient + del + quart + degré + , + car + quant + il + ne + puet + prandre + la + fille + à + aucun + , + il + ne + puet + pas + prandre + sa + niece + . + Il + n + ' + apert + + + paz + + + pas + + + que + il + te + + + soit + + + soi + + + deveé + pue + tu + ne + praingnez + + à + fame + la + fille + à + la + fame + de + coi + tes + peres + fist + sa + fille + adoptive + , + car + + + ele + + + elle + + + ne + t + ' + apartient + ne + par + droit + naturel + ne + par + droit + citeain + . +

+

+ Li + enfant + as + . + ii + . + freres + ou + as + . + ii + . + sereurs + + + + et + cil + du + frere + et + de + la + sereur + + + puent + bien + estre + + + jout + + + joint + + + par + mariage + . +

+

+ Il + ne + list + pas + à + home + que + il + prengne + la + seror + son + pere + ne + la + sa + mere + , + ja + soit + ce + que + ele + soit + lor + suer + par + + + adoction + + + adoption + + + , + car + eles + sunt + autressi + conme + li + peres + ou + conme + la + mere + . + Et + par + ceste + raison + + + est + il + + + est + il + + + voirs + que + noz + ne + poonz + pas + prandre + à + fame + la + seror + à + nostre + aiol + ne + cele + à + nostre + aiole + . +

+

+ Il + noz + convient + atenir + del + mariage + à + aucunez + fames + por + l + ' + onor + d + ' + + + isfanité + + + affinité + + + , + si + conme + il + ne + list + pas + a + home + que + il + + + preigne + + + praigne + + + sa + filastre + ou + sa + bruz + , + quar + l + ' + une + et + l + ' + autre + est + autresi + conme + sa + fille + ; + et + on + doit + ce + entendre + quant + ele + n + ' + est + mes + sa + bruz + ne + sa + fillastre + , + car + + + ce + + + se + + + ele + est + + + ancor + + + encor + + + ta + bruz + , + + + ce + est + se + + + se + + + ele + est + + + encor + + + encore + + + fame + ton + fil + . + Il + i + a + autre + raison + par + coi + tu + ne + la + pues + paz + avoir + à + fame + , + car + ele + ne + puet + estre + ensamble + fame + à + . + ii + . + Et + + + ce + + + se + + + ele + est + encore + ta + fillastre + , + ce + est + se + tu + as + encore + sa + mere + à + fame + , + tu + ne + la + puez + paz + panre + , + car + + + ele + + + il + + + ne + te + list + + + paz + + + pas + + + à + avoir + . + ii + . + famez + ansamble + . +

+

+ Et + il + est + deveé + que + nuz + ne + pregne + sa + suire + ne + sa + marastre + , + car + eles + sunt + en + leu + de + mere + , + et + ce + doit + estre + entendu + aprés + ce + que + l + ' + afinité + est + departie + , + car + se + ele + est + encore + ta + marastre + , + ce + est + se + ele + est + ancore + fame + ton + pere + , + tu + ne + laisses + paz + por + l + ' + afinité + tant + solement + à + + + prendre + + + prandre + + + la + à + fame + , + mes + par + conmun + droit + , + + par + coi + il + li + est + deveé + que + + + il + + + ele + + + ne + + + soient + + + soit + + + ensamble + fame + à + . + ii + . + homez + , + et + se + ele + est + ancore + ta + suire + , + ce + est + + + ce + + + se + + + sa + fille + est + ancor + ta + fame + , + li + mariages + est + empaiechiés + por + ce + que + tu + ne + + + puez + + + pues + + + paz + avoir + . + ii + . + famez + ensamble + . +

+

+ Li + filz + que + li + maris + a + d + ' + autre + fame + , + et + la + fille + que + la + fame + a + d + ' + autre + mari + se + puent + bien + asambler + par + mariage + , + ja + soit + ce + que + il + aient + . + i + . + enfant + de + leur + mariage + qui + soit + frere + à + l + ' + un + et + a + l + ' + autre + . +

+

+ Se + ta + fame + se + departi + de + toi + et + ele + a + une + fille + d + ' + un + autre + mari + que + ele + a + puis + pris + , + cele + fille + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + ta + fillastre + ; + mais + Juliens + + + dit + + + dist + + + que + l + ' + on + se + doit + atenir + de + tel + mariage + , + car + l + ' + espousee + à + mon + fil + n + ' + est + pas + ma + brus + ne + + + l + ' + espouse + + + l + ' + espousee + + + à + mon + pere + n + ' + est + pas + ma + marastre + , + ne + porquant + le + ferai + à + droit + se + je + me + taing + de + leur + mariage + . +

+

+ Il + est + certaine + chose + que + li + servage + des + linages + empeeschent + mariages + , + se + li + peres + ou + la + fille + , + ou + li + frerez + et + la + sereur + ont + par + aventure + esté + franchi + . +

+

+ Encor + i + a + il + autres + personez + à + qui + il + est + deveé + por + diverses + raisonz + que + eles + ne + se + marient + , + que + noz + avonz + otroié + que + soient + nombrees + es + + + livres + dez + + + livrez + az + + + Digestes + qui + furent + conquilliéz + de + l + ' + ancien + droit + . +

+

+ Se + aucun + s + ' + asamblent + contre + lez + choses + que + noz + avonz + dites + , + l + ' + on + n + ' + + + atent + + + entent + + + pas + que + il + + + aient + + + i + ait + + + mari + ne + fame + ne + noces + ne + mariage + ne + doaire + ; + cil + qui + nessent + donc + de + cele + + + assamblee + + + assamblé + + + ne + sunt + pas + en + la + poesté + leur + pere + , + mez + il + sunt + autretel + en + tant + com + il + + + apartienent + + + apartient + + + à + la + poesté + au + pere + , + conme + cil + qui + sunt + que + la + mere + conçut + de + porchaz + , + car + on + + + entent + + + entend + + + que + il + aient + point + de + pere + , + por + ce + que + il + n + ' + est + paz + certaine + chose + qui + est + leur + peres + et + por + ce + suelent + si + fil + estre + apelé + bastart + ou + autresi + com + enfant + sanz + pere + . + Il + s + ' + ensieut + + + dont + + + donc + + + que + quant + tele + asamblee + sera + departie + l + ' + on + ne + puise + demander + arriere + ne + le + doaire + ne + le + don + por + noces + . + Et + cil + qui + s + ' + asamblent + par + mariage + qui + sunt + desveé + doivent + sosfrir + autres + + + painnes + + + paines + + + qui + sunt + contenuez + es + sainz + establissemens + . +

+

+ Il + avient + aucune + fois + que + li + enfant + qui + ne + sunt + pas + en + la + poesté + leur + pere + maintenant + que + il + sunt + + , + il + sunt + aprés + ramené + . + Si + conme + cil + qui + est + filz + naturelz + et + puis + est + mis + à + servir + en + la + cort + l + ' + empereor + et + est + sozmis + à + la + poesté + son + pere + . + Et + cil + qui + est + nés + de + franche + fame + de + qui + li + mariagez + n + ' + est + pas + deveés + es + lois + , + mez + li + peres + avoit + acostumé + à + aconpaignier + à + lui + et + puis + furent + li + instrument + de + doaire + fet + par + nostre + establissement + , + cil + filz + est + en + la + poesté + son + pere + . + Et + + + ce + + + se + + + autre + enfant + sunt + + de + cel + + + meesmez + + + mesmez + + + mariage + , + nostre + establisemenz + lor + done + ce + meesmez + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + des + filz + adoptis + . + Cist + titres + est + des + adopcions + . + + +

+ Non + pas + tant + solement + li + enfant + naturel + sunt + en + nostre + poesté + selonc + ce + que + nos + avonz + dit + , + mez + cil + + + qui + + + que + + + noz + faisonz + noz + filz + par + adoption + . +

+

+ Adoptionz + est + fete + en + . + ii + . + manieres + , + ou + par + laitrez + au + prince + ou + par + le + commandement + as + maistres + . + Aucunz + puet + avoer + par + l + ' + autorité + l + ' + empereur + celz + ou + celez + qui + sunt + + + + de + + + leur + droiturez + , + ce + est + qui + sunt + hors + d + ' + autrui + poesté + , + et + ceste + maniere + d + ' + adoption + est + apelee + arrogation + . + Et + noz + avoons + par + le + conmandement + as + + + mestrez + + + mestres + + + celz + ou + celes + qui + sunt + en + la + poesté + leur + peres + , + en + quel + degré + que + il + soient + , + ou + el + premier + si + conme + fil + et + fillez + , + ou + en + secont + si + conme + niéz + et + niesce + , + ou + el + tiers + si + conme + li + enfant + au + neveu + ou + à + la + niece + . +

+

+ Mes + il + est + orandroit + ainsi + + + que + + + par + + + nostre + establisement + que + , + quant + li + peres + naturés + done + son + fil + qui + est + en + son + bail + à + estrange + persone + par + adoption + , + les + droiturez + de + la + poesté + au + pere + naturel + ne + faillent + pas + por + ce + , + ne + nule + chose + que + il + ait + ne + vient + au + pere + adoptif + , + ne + il + n + ' + est + pas + en + sa + poesté + , + ja + soit + ce + que + noz + li + aions + donné + la + droiture + d + ' + avoir + son + heritage + se + il + muert + sanz + faire + testament + . + Et + se + li + peres + naturel + donne + son + fil + en + adoption + , + non + pas + à + estrange + home + mais + à + + + l + ' + aie + + + l + ' + aiel + + + au + fil + de + par + sa + mere + , + ou + se + li + peres + naturel + est + hors + de + baill + et + il + donne + son + fil + + + + en + adoption + + + à + son + aiel + de + par + son + pere + , + ou + il + li + done + au + besaiel + de + par + son + pere + ou + de + par + sa + mere + , + en + cest + caz + s + ' + + + asemblerent + + + asamblent + + + en + une + + + persone + + + personne + + + les + + + droiturelz + + + droitures + + + naturelz + et + celez + + + + et + celez + + + + d + ' + adoption + , + et + la + droiture + au + pere + adoptif + est + estable + et + couplee + par + naturel + lien + et + estrainte + par + loial + maniere + d + ' + adoption + , + si + que + il + soit + en + la + mainsnie + et + en + la + poesté + à + cel + pere + adoptif + . +

+

+ Et + quant + . + i + . + enfes + + + qui + + + qui + + + est + dedens + aage + est + avoéz + par + laitres + l + ' + empereur + , + li + avoement + est + otroiéz + quant + la + cause + est + conneue + , + et + l + ' + en + + + aquiert + + + enquiert + + + se + la + cause + est + honeste + et + se + ce + est + li + preuz + a + l + ' + orfelin + . + Et + li + + + avoemens + + + avoemenz + + + + + soit + + + est + + + fez + + + en + + + à + + + une + condictionz + , + si + que + cil + qui + avoe + l + ' + orfelin + doint + causion + à + aucune + conmune + persone + , + ce + est + à + . + i + . + notaire + , + que + se + li + orfelinz + muert + ains + que + il + soit + en + eage + , + il + rendera + toz + ses + biens + à + celz + qui + fussent + si + oir + , + se + li + avoemenz + n + ' + eust + esté + faiz + . + Et + cil + qui + lez + avoes + ne + les + puet + pas + metre + hors + de + son + baill + se + il + ne + sunt + digne + d + ' + estre + miz + hors + de + baill + , + quant + la + cause + sera + conneue + , + et + lors + lor + rande + il + toz + + + les + + + leur + + + bienz + . + Mes + se + cil + peres + se + muert + et + il + met + hors + de + son + hiretage + le + fil + que + il + a + avoé + ou + il + le + met + en + sa + vie + hors + de + son + bail + sanz + droite + cause + , + il + li + est + conmandé + que + il + li + laist + la + quarte + partie + de + ses + biens + par + desuz + les + + + bienz + + + biens + + + que + il + aporta + à + son + pere + adoptis + et + par + desuz + celz + que + il + a + puiz + + + aquis + + + acquis + + + . +

+

+ Il + ne + noz + plest + pas + que + li + pluz + jones + puisse + avoir + le + pluz + viel + quar + + + adoptions + + + adoption + + + ansieut + nature + , + et + ce + seroit + merveillez + à + oïr + que + li + filz + fust + pluz + vielz + que + li + peres + . + Cil + qui + fet + dont + + + son + fil + d + ' + aucun + + + d + ' + aucun + son + fil + + + par + + adoption + ou + par + avoement + doit + estre + . + xviii + . + anz + pluz + vielz + de + lui + . +

+

+ Il + list + a + aucun + + + avoé + + + avoer + + + . + i + . + autre + en + liu + de + nevou + ou + de + niece + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + ait + point + de + fil + . +

+

+ Et + aucuns + puet + + + avoir + + + avoer + + + autrui + fil + el + lieu + de + son + neveu + et + autrui + neveu + en + lieu + de + son + fil + . +

+

+ Maiz + se + aucuns + avoe + . + i + . + enfant + en + lieu + de + neveu + autresi + conme + se + il + fust + de + son + fil + avoé + que + il + a + en + sa + poesté + , + ou + de + son + fil + naturel + qui + est + an + son + bail + , + il + convient + en + cest + cas + que + li + filz + + + s + ' + i + + + si + + + asente + , + + + + que + aucuns + ne + soit + ses + oirs + maugré + suen + . + Et + encontre + ce + , + se + li + aielx + donne + son + neveu + en + adoption + que + il + a + de + son + fill + , + il + ne + convient + pas + que + li + filz + s + ' + i + asente + . + + +

+

+ En + plusors + cas + est + cil + qui + est + avoéz + sanblablez + à + celui + qui + est + nez + de + loial + mariage + , + et + por + ce + , + se + aucuns + a + avoé + . + i + . + estrange + par + l + ' + empereor + ou + par + devant + le + prevost + ou + par + devant + le + + + governeur + + + gouverneur + + + de + la + contree + , + il + peut + doner + celui + meismez + en + adoption + . +

+

+ Mais + ceste + chose + est + conmune + à + l + ' + une + et + l + ' + autre + adoption + que + cil + qui + ne + puet + engendrer + enfanz + par + nature + les + puet + bien + avoer + , + mez + cil + qui + sunt + chastré + ne + les + puent + avoer + . +

+

+ Famez + ne + puent + pas + avoir + filz + adoptis + , + car + ele + n + ' + ont + pas + en + lor + poestéz + lor + filz + naturés + , + mez + elez + puent + bien + avoer + par + l + ' + indulgence + au + prince + por + avoir + confors + de + lor + enfanz + que + elez + ont + perdus + . +

+

+ Et + ce + est + propre + chose + à + l + ' + adoption + qui + est + faite + par + + + + l + ' + otroi + + + l + empereor + que + , + se + cil + qui + a + enfanz + en + sa + poesté + se + done + à + estre + fiz + + adoptis + , + il + seuz + n + ' + est + paz + sozmis + à + la + poesté + à + celui + qui + l + ' + a + avoé + , + maiz + tuit + li + enfant + que + il + a + en + sa + poesté + , + autresi + conme + se + il + fussent + nevou + adoptif + . + Et + ainsi + avoa + li + sains + empereres + Augustus + Tybere + ainz + que + il + eust + avoé + + + Germanie + + + Germanicus + + + ; + et + quant + l + ' + adoptions + fu + parfaite + Germanicus + + + conmença + + + conmenca + + + + + mez + estre + + + à + estre + niéz + + + adoptif + à + l + ' + empereor + . +

+

+ Li + ancien + racontent + que + il + + + trovarent + + + trouvarent + + + escrit + es + livres + Caton + que + se + li + sires + fet + de + ses + sers + ses + filz + adoptif + il + puent + estre + franchi + par + ce + , + et + par + ce + fumes + noz + enseignié + et + conmandanmez + en + nostre + establisement + que + li + sers + que + sez + sires + apela + son + fil + en + ses + escris + soit + franz + par + ce + , + ja + soit + ce + que + ce + ne + li + + + sosfise + + + sosfice + + + pas + à + recevoir + la + droiture + de + fil + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + de + maitre + hors + de + baill + . + Cist + titres + est + en + quel + maniere + la + droiture + de + la + poesté + faut + . + + + +

+ Voionz + ore + en + quel + maniere + cil + qui + sunt + sozmis + à + autrui + droiture + sunt + delivré + de + cele + droiture + . + Et + noz + poons + entendre + conment + li + sers + sunt + delivré + de + la + poesté + + + au + + + leur + + + seigneur + par + ce + que + noz + avonz + dit + avant + de + celz + qui + sunt + franchi + , + mes + cil + qui + sunt + en + la + poesté + leur + pere + sunt + de + leur + droiture + quant + li + peres + est + mors + . + + + Mes + + + Mais + + + il + puet + ci + avoir + distinction + , + quar + quant + li + peres + est + mors + li + fil + et + lez + fillez + qui + estoient + en + sa + poesté + sunt + en + totez + menieres + de + lor + droiturez + , + mes + quant + li + aielz + est + mors + , + li + neveu + et + + lez + + + nices + + + nieces + + + qui + estoient + en + sa + poesté + ne + sunt + paz + en + toutez + menierez + de + leur + droiturez + , + se + ainsiz + est + qu + ' + il + chient + en + la + poesté + leur + pere + apréz + la + mort + lor + aiel + . + Quar + se + leur + aiel + muert + et + lor + peres + remaint + en + vie + , + qui + estoit + en + la + poesté + au + sien + pere + , + il + sunt + en + la + poesté + + + lor + + + leur + + + pere + apréz + la + mort + lor + aiel + . + Mez + se + lor + peres + morut + ainz + que + lor + aiel + , + ou + il + issit + de + la + poesté + au + sien + pere + ains + que + + + il + + + ils + + + morust + , + cil + qui + ne + porrent + lors + + + chaïr + + + chair + + + en + sa + + + poverté + + + poesté + + + sunt + de + leur + droiture + . +

+

+ Quant + cil + qui + est + envoiéz + en + essil + por + aucun + mesfet + + + pert + + + pert + + + la + cité + de + Rome + , + il + s + ' + ensiut + que + li + enfant + sunt + delivré + de + la + poesté + à + celui + qui + en + ceste + meniere + est + ostés + del + nombre + as + citeainz + de + Rome + , + autresi + com + se + il + fust + mors + . + Et + par + autretel + raison + , + se + cil + qui + estoit + en + la + poesté + son + pere + + + + est + envoiéz + en + essil + , + il + lesse + à + estre + en + la + poesté + son + pere + + + ; + mes + se + il + est + + + rapelés + + + rapeléz + + + par + l + ' + indulgence + au + prince + , + il + reçoit + en + toutes + choses + l + ' + ancien + estat + . +

+

+ Et + li + pere + qui + sunt + envoié + en + essil + jusqu + ' + à + certain + terme + retienent + lor + enfanz + + + et + + + + en + lor + poesté + , + et + encontre + ce + li + enfant + qui + sunt + envoié + en + essil + jusqu + ' + à + terme + remainnent + en + la + poesté + leur + peres + . +

+

+ Cil + qui + est + fés + sers + à + torment + laise + sez + filz + à + avoir + en + sa + poesté + . + Cil + sunt + fet + serf + à + torment + qui + sunt + dampné + à + paine + de + porter + metal + , + si + conme + cil + + + + a + + + qui + on + fet + mantel + de + plonc + , + ou + cil + qui + sunt + sozmis + as + bestez + . +

+

+ Se + li + filz + qui + est + em + bail + son + pere + devient + chevaliers + ou + il + + est + faiz + senateurs + ou + consilliers + , + il + remaingne + en + la + poesté + son + pere + , + quar + chevalerie + ne + dignités + de + consillier + ne + delivre + pas + son + fil + de + la + poesté + son + pere + , + mais + la + soverainne + dignitéz + a + celz + qui + sunt + autresi + conme + pere + l + ' + empereor + delivre + par + nostre + establisement + le + fil + de + la + poesté + son + pere + déz + que + li + empereres + li + a + bailliéz + lez + escris + de + cele + dignité + . + Quar + qui + sozferroit + que + li + peres + peust + relaichier + son + fil + + + de + lai + + + des + laz + + + de + sa + poesté + par + meniere + de + metre + le + hors + de + son + bail + et + la + hautesce + l + ' + empereor + ne + peust + pas + oster + d + ' + autrui + poesté + celui + que + ele + a + esleu + conme + son + pere + ? +

+

+ Se + li + peres + est + pris + et + menéz + en + chaitivisonz + , + ja + soit + ce + que + il + soit + féz + sers + a + sez + ennemis + , + ne + porquant + la + droiture + des + enfanz + est + + + escrulé + + + encrullé + + + porce + que + il + + + ne + + + + puet + avenir + que + li + perez + revendra + de + la + chaitivison + . + Quar + se + cil + qui + sunt + pris + revienent + arriere + , + il + ont + toutez + lor + anciennez + droiturez + , + et + por + ce + , + + + + se + + + li + peres + revient + , + il + avra + ses + enfanz + en + sa + poesté + autresi + com + s + ' + il + n + ' + eust + onques + esté + hors + de + la + cité + . + Mais + se + li + peres + muert + en + la + chaitivison + , + il + apert + que + li + filz + fu + de + sa + droiture + dés + que + li + peres + fu + pris + . + Et + se + li + filz + ou + li + niéz + est + pris + et + menéz + en + + + chaitivison + + + chaitivision + + + , + noz + disonz + autresi + que + la + droiture + de + la + poesté + au + pere + est + + + encrulé + + + encrullé + + + por + ce + que + il + puet + avenir + que + il + + + revandront + + + revendra + + + de + la + chaitivison + ; + et + noz + disonz + que + cil + revient + de + chaitivison + qui + entre + dedenz + lez + bonnez + de + nostre + empire + qui + sunt + autresi + , + selonc + + + lez + + + les + + + ancienz + , + conme + l + ' + antree + de + sa + maison + . + Quant + aucunz + a + esté + pris + et + si + annemi + sunt + vaincu + et + il + est + recouvréz + , + l + ' + on + dit + que + il + est + + + venuz + + + revenuz + + + de + chaitivisonz + . +

+

+ En + sor + que + tot + li + enfant + laissent + à + estre + en + la + poesté + + + dou + + + leur + + + pere + quant + il + les + maitent + hors + de + leurs + baill + . + Maiz + il + + + les + + + lez + + + metoient + en + tel + meniere + hors + selonc + l + ' + anciene + forme + dez + lois + , + que + il + faisoient + + + samblant + + + semblant + + + de + vendre + les + et + de + franchir + lez + ou + il + atendoient + que + il + en + avoient + lez + laitrez + l + ' + empereur + . + Mez + nostre + porveance + reforma + ce + en + mielz + par + nostre + establisement + , + si + que + toz + li + ancienz + enseignemens + soit + ostéz + , + et + li + pere + aillent + par + devant + les + jugez + ou + par + devant + lez + bailliz + de + qui + juridicion + il + sunt + et + metent + hors + de + lor + mains + lor + filz + ou + lor + fillez + , + ou + lor + neveuz + ou + lor + niesces + + + + , + et + li + peres + alors + par + le + bannissement + au + prevost + ait + autretel + droiture + es + bienz + au + filz + ou + à + la + fille + , + ou + au + neveu + ou + à + la + niesce + , + + + que + il + a + mis + hors + de + son + baill + conme + li + + + paitrons + + + patrons + + + a + es + bienz + à + celui + que + il + a + franchi + . + Et + se + li + filz + ou + la + fille + sunt + dedenz + aage + quant + li + peres + les + met + hors + de + son + baill + , + il + covient + que + il + les + preigne + en + garde + . +

+

+ Noz + devons + estre + amonesté + que + cil + qui + a + son + fil + en + sa + poesté + , + ou + . + i + . + neveu + ou + une + niece + de + cel + fil + , + il + + + a + + + ait + + + franche + poesté + de + metre + le + fil + hors + de + son + baill + et + de + retenir + en + sa + main + + le + neveu + ou + la + niece + , + ou + de + retenir + le + fil + en + sa + poesté + et + de + metre + hors + de + son + baill + le + neveu + ou + la + niece + ou + de + metre + les + toz + ensamble + hors + de + son + bail + . + Et + ce + meismes + doit + estre + entendu + des + enfanz + au + nevou + ou + à + la + niece + . +

+

+ Et + se + li + peres + donne + en + adoption + son + fil + que + il + a + en + sa + poesté + à + son + aiel + ou + à + son + besaiel + naturel + , + selonc + nos + establisemenz + que + noz + avonz + fet + de + ce + , + et + il + esclaire + ce + en + cort + par + devant + avenant + juge + , + si + que + cil + qui + est + donnéz + en + adoption + est + presenz + et + ne + le + contredit + paz + , + et + cil + qui + le + reçoit + autresi + , + la + droiture + au + pere + naturel + faut + et + il + vient + en + la + poesté + au + pere + adoptif + en + qui + personne + noz + avonz + avant + dit + que + l + ' + adoptions + est + + + premiere + + + pleniere + + + . +

+

+ Il + convient + savoir + que + se + ta + bruz + a + + + conceu + + + conçeu + + + . + i + . + enfant + de + ton + fil + et + tu + mes + ton + fil + hors + de + ton + baill + ou + tu + le + donez + en + adoption + tant + comme + ta + bruz + est + grosse + , + por + ce + ne + remandra + paz + que + li + enfez + qui + naistra + de + li + ne + soit + en + ta + poesté + , + maiz + se + li + enfes + est + + + conceu + + + conçeu + + + aprés + ce + que + + + ses + + + li + + + peres + est + mis + hors + de + bail + ou + que + il + est + donéz + en + adoption + , + il + sera + sozmis + a + la + poesté + son + pere + qui + est + hors + de + bail + ou + a + cele + à + son + aiel + adoptif + . +

+

+ Et + si + + + covient + + + convient + + + savoir + que + li + enfant + naturel + + + ne + li + + + ni + + + adoptis + ne + puent + en + nule + maniere + + + contraindre + + + contraidre + + + lor + pere + de + metre + lez + hors + de + sa + poesté + . + +

+
+
+ + + Cist + titres + est + de + cels + qui + sunt + en + garde + ou + en + mains + de + procureor + . + Cist + titres + est + des + gardes + . + + + +

+ Or + venonz + à + une + autre + + + division + + + divisions + + + des + + + personez + + + personnez + + + , + car + des + personez + qui + ne + sunt + paz + en + autrui + poesté + , + les + unez + sunt + en + garde + ou + en + autrui + procurement + , + lez + autres + ne + sunt + ne + en + l + ' + un + et + ne + en + l + ' + autre + . + Voions + dont + de + celez + qui + sunt + en + garde + eu + en + procurement + , + car + par + ce + entendrons + noz + des + autres + personez + qui + ne + sunt + ne + en + l + ' + un + ne + en + l + ' + autre + . + Or + voions + dont + premierement + de + celz + qui + sunt + en + garde + . +

+

+ Garde + , + si + conme + Servius + dist + , + est + droiture + et + poestéz + qui + est + donee + et + + + envoie + + + octroiee + + + par + le + droit + citeain + sor + franz + + + homez + + + homes + + + + + et + + + à + + + desfendre + le + por + ce + que + il + ne + se + puet + desfandre + , + + + porce + + + parce + + + que + il + est + dedenz + aage + . +

+

+ Li + gardeur + sunt + cil + qui + ont + cele + force + et + cele + poesté + par + coi + il + sunt + ainsiz + apelé + , + et + si + sunt + nomé + autressi + conme + desfendeur + . +

+

+ Il + est + dont + otroié + as + peres + que + il + doignent + en + leur + testament + desfendeur + à + lor + enfanz + qui + sunt + dedenz + aage + que + il + ont + en + leur + poesté + . + Et + ce + est + tenable + en + toute + meniere + au + fil + et + à + la + fille + qui + sunt + en + bail + lor + pere + et + il + puet + en + son + testament + doner + + + desfendeur + + + desfandeur + + + à + ses + + + neveuz + + + neveux + + + et + à + ses + nieces + + + , + et + + + + , + se + ainsiz + est + , + que + il + + + doient + + + doit + + + aprés + sa + mort + revenir + en + la + poesté + lor + pere + . + Se + tez + filz + est + dont + en + ta + poesté + el + tenz + de + ta + mort + , + tu + ne + porras + pas + en + ton + testament + doner + desfendeur + à + ton + neveu + de + par + lui + , + ja + soit + ce + + que + il + soit + en + ta + poesté + , + car + quant + tu + seraz + mors + il + chairra + en + la + poesté + son + pere + . +

+

+ Por + ce + que + cil + qui + sunt + encore + à + naistre + sunt + en + plusors + autres + cas + autresi + conme + cil + qui + sunt + ja + + , + il + noz + plest + en + cest + caz + que + desfendeur + puissent + estre + donné + en + testament + + + + à + + + cex + qui + sunt + encore + el + ventre + à + la + mere + autresi + bien + conme + + + + à + + + celz + qui + sunt + ja + + , + se + il + sunt + tel + que + il + fussent + en + la + poesté + as + perez + se + il + + + nasquissent + + + naquissent + + + en + lor + vivant + . +

+

+ Et + se + li + peres + donne + en + son + testament + desfendeur + à + son + fil + qui + est + hors + de + sa + poesté + , + il + doit + estre + confreméz + par + la + sentence + au + prevost + sanz + nule + enqueste + . +

+
+
+ + + Li + quel + puent + estre + desfendeur + . + Cist + titres + est + en + qui + garde + d + ' + onme + est + bailliee + . + + + +

+ Cil + qui + est + hors + del + bail + ne + puet + paz + tant + solement + estre + faiz + desfenderez + mais + cil + qui + est + en + la + poesté + son + pere + . +

+

+ Et + li + sers + à + celui + qui + se + muert + puet + par + droit + , + el + testament + son + seignor + , + estre + faiz + desfenderez + à + sez + enfanz + si + que + franchise + li + soit + donee + . + Et + l + ' + on + doit + savoir + que + se + il + le + fet + desfendeur + à + sez + enfanz + sanz + franchir + le + , + il + apert + que + droite + franchise + li + apartient + , + parce + que + il + a + la + garde + des + enfanz + son + seignor + ; + + + maiz + + + mez + + + se + il + le + fet + lors + desfendeur + par + erreur + , + autresi + conme + se + il + fu + franz + , + il + convendra + dire + autre + chose + . + + + Autres + + + Autrui + + + sers + est + por + noiant + faiz + + + dezfanderes + + + desfenderes + + + en + testament + , + mais + il + puet + + + issi + + + ainsi + + + estre + faiz + quant + sez + sirez + l + ' + avra + franchi + , + et + ceste + + + condicions + + + conditions + + + est + por + noiant + mise + quant + + + aucunz + + + aucun + + + fet + de + son + propre + serf + desfendeur + à + sez + enfanz + . +

+

+ Se + cil + qui + est + forsenés + ou + qui + a + mains + de + . + xxv + . + anz + est + faiz + desfenderez + en + testament + , + il + sera + desfenderez + quant + la + forsenerie + l + ' + avra + + + laisié + + + lessié + + + ou + + + quant + + + quand + + + il + avra + acompli + . + xxv + . + anz + . +

+

+ L + ' + on + ne + doute + pas + que + + + viellars + + + viellards + + + ne + puisse + estre + + + desfanderez + + + desfenderez + + + jusqu + ' + à + certain + tanz + , + ou + soz + condition + ou + ainz + que + li + oir + soit + establiz + . +

+

+ Maiz + il + ne + puet + pas + estre + desfenderes + de + certainne + chose + ou + de + certainne + cause + , + car + li + + + desfenderes + + + desfenderez + + + est + donéz + à + la + + + persone + + + personne + + + et + ne + mie + à + la + chose + ou + à + la + cause + . +

+

+ Se + aucunz + a + doné + desfendeors + à + sez + filz + ou + à + + + ses + + + sez + + + fillez + , + il + apert + que + il + lez + ait + donéz + au + fil + ou + à + la + fille + qui + estoit + encor + el + ventre + sa + mere + quant + li + peres + fu + mors + , + car + cil + qui + est + encore + el + ventre + sa + mere + est + contenus + par + le + non + del + fil + ou + de + la + fille + . + Et + se + cil + qui + se + + + muet + + + muert + + + a + neveuz + , + l + ' + on + demande + se + defendeur + lor + sunt + doné + par + le + nonz + des + filz + . + Et + l + ' + on + doit + dire + que + il + apert + que + desfendeur + lor + + + soient + + + sont + + + doné + , + + + et + + + + se + il + dist + que + il + donoit + desfendeurs + à + sez + enfanz + . + Car + li + nonz + d + ' + enfanz + contient + filz + et + fillez + et + neveuz + et + niecez + et + celz + qui + sunt + encorres + a + nestre + , + + + maiz + + + mais + + + li + + + neveu + + + nevou + + + ne + lez + nieces + ne + + sunt + pas + contenu + el + non + del + fis + , + car + li + fil + sunt + apelé + autrement + que + li + nevou + ; + et + se + il + lez + a + donéz + à + celz + qui + sunt + + + encor + + + encore + + + à + naistre + , + li + filz + et + li + autre + enfant + i + seront + contenu + qui + sunt + encores + el + ventre + lor + merez + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + desfendeurs + qui + sunt + donné + par + loi + . + + +

+ Se + aucun + sunt + à + qui + desfenderes + n + ' + est + pas + donéz + en + testament + , + lor + parant + sunt + lor + desfendeor + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + et + cil + desfendeur + sunt + apelé + loial + . +

+

+ Li + parant + sunt + cil + qui + sunt + joint + as + enfans + par + lynage + par + devers + le + pere + , + si + conme + lor + + + frerez + + + freres + + + de + par + le + pere + , + ou + li + filz + au + frere + , + ou + li + onclez + , + ou + li + filz + à + l + ' + oncle + . + Et + cil + qui + sunt + joint + as + enfanz + de + par + + + + devers + + + lor + mere + ne + sunt + pas + de + celz + + + partiz + + + parenz + + + , + ne + porquant + il + sunt + joint + à + elz + par + droit + naturel + . +

+

+ Ce + que + la + + + loiz + + + loi + + + apele + à + la + garde + lez + enfanz + les + paranz + sanz + testament + ne + doit + pas + estre + ainsi + entendu + : + se + cil + qui + pooit + + + doner + + + donner + + + as + sez + enfanz + desfendeurs + ne + fist + point + de + testament + , + maiz + se + il + ne + fist + en + son + testament + nule + mencion + de + la + garde + . + Et + l + ' + on + + + entant + + + antant + + + que + ce + avient + quant + cil + a + qui + la + garde + est + baillie + muert + ainz + que + cil + qui + fist + ie + testament + . +

+

+ Maiz + la + droiture + del + parenté + est + plusors + foiz + perie + en + totes + menieres + par + l + ' + amenuisement + des + + + chiéz + + + chiés + + + , + + + + quelz + + + quar + + + parantés + est + nonz + de + droit + citeain + . + Et + la + droiture + d + ' + autre + linage + n + ' + est + paz + muee + , + car + la + raisonz + citeainne + puet + corrompre + les + chosez + citeainnez + , + mais + ele + ne + puet + pas + corrompre + les + chosez + naturelz + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + amenuisement + de + + chiés + chief + + . + + +

+ Amenuisemens + de + + + chiéz + + + chief + + + est + muance + + + des + + + à + savoir + del + + + premier + estat + , + et + ele + avient + en + . + iii + . + menierez + car + ele + est + ou + grande + ou + moiene + ou + petite + . +

+

+ Li + granz + amenuisemenz + de + chief + est + quant + + + aucunz + + + aucun + + + pert + la + cité + de + Rome + et + franchise + tout + ensamble + , + si + conme + il + avient + + + en + + + deu + + + celz + qui + sunt + fet + serf + à + torment + par + cruauté + de + sentence + , + ou + à + celz + qui + ont + esté + franchi + qui + ne + faisoient + paz + envers + lor + patronz + ce + que + il + devoient + , + par + coi + il + sunt + condenpné + , + ou + à + celz + qui + sosfrent + que + il + soient + vandu + por + partir + au + + + priz + + + pris + + + . +

+

+ Li + moiens + amenuisemens + de + chief + est + quant + la + cités + est + perdue + et + franchise + est + retenue + , + si + conme + il + avient + à + celui + à + qui + l + ' + yaue + et + li + feu + + + sunt + + + sunt + + + desveé + ou + à + celui + qui + est + envoiéz + en + essil + fors + dou + + + païz + + + païs + + + . +

+

+ Li + petis + amenuisemens + de + chief + est + quant + la + cités + et + franchise + remaint + a + aucun + , + maiz + li + estas + est + muéz + , + et + + + ce + + + se + + + avient + en + celz + qui + soloient + estre + de + lor + droiture + et + + + commandent + + + conmencent + + + à + estre + sozmis + à + autrui + droiture + . + Se + li + filz + qui + estoit + en + baill + + + et + + + est + + + mis + hors + de + bail + , + ce + est + amenuisemenz + de + chief + . +

+

+ Mes + se + sers + est + franchis + , + ce + n + ' + est + pas + amenuisemenz + de + chief + , + car + il + n + ' + avoit + point + de + chief + . +

+

+ Et + cil + à + qui + li + dignitéz + est + muee + + + plus + + + pluz + + + que + li + estaz + ne + sosfrent + paz + amenuissement + de + chief + . + Et + por + ce + est + il + certaine + chose + que + cil + qui + sunt + osté + del + senat + ne + sosfrent + pas + amenuisement + de + chief + . +

+

+ Et + ce + qui + a + esté + dit + que + li + lynages + remaint + apréz + l + ' + amenuisement + de + chief + est + voirs + , + se + l + ' + en + entent + del + menor + amenuisement + de + chief + , + car + li + + + linnage + + + linages + + + remaint + , + car + se + li + + grant + + + grand + + amenuisement + de + chief + i + avient + , + la + droiture + del + linnage + perist + , + si + conme + se + li + unz + de + celz + qui + sunt + d + ' + un + lynage + est + amenéz + en + servage + ; + mais + se + il + est + aprés + franchis + , + li + + + linages + + + lynages + + + revient + . + Et + se + aucunz + d + ' + elz + est + envoiéz + en + essil + , + li + lynages + faut + . +

+

+ Et + porce + que + la + garde + des + enfanz + apartient + + + + aus + parenz + + + de + par + lor + pere + , + ele + n + ' + apartient + paz + à + toz + ensamble + , + mais + a + celz + qui + sunt + li + plus + prochain + ; + et + se + li + + + un + + + uns + + + sunt + autresi + prochain + conme + li + autre + , + ele + apertient + à + toz + . + Si + conme + + + + se + + + cil + qui + sunt + dedenz + aage + ont + plusors + frerez + qui + sunt + tuit + d + ' + un + + + meesmez + + + meesméz + + + degré + , + + + et + + + + por + ce + sunt + tuit + ensamble + apelé + à + la + garde + . +

+
+
+ + + Cist + titrez + est + de + la + garde + à + celz + qui + ont + esté + franchi + . + Cist + titres + est + de + la + garde + qui + est + baillee + au + patron + selonc + la + loi + . + + + +

+ La + garde + de + celz + et + de + celes + qui + ont + esté + franchi + apartienent + à + lor + patron + par + cele + meisme + loi + des + . + xii + . + tables + , + et + cele + garde + est + apelee + loial + , + non + pas + por + ce + que + cele + loi + face + mencion + + + + de + + + cele + garde + par + non + , + + + mais + + + maiz + + + por + ce + que + ele + est + receue + par + + + + l + ' + ezpositionz + + + l + ' + exposition + + + de + la + loi + et + des + consilliers + de + droit + , + autresi + conme + se + ele + fust + establie + par + lez + parolez + de + la + loi + . + Car + + + por + + + par + + + ce + que + la + + + loiz + + + loi + + + conmande + que + li + heritage + à + celz + et + à + celes + qui + sunt + franchi + venissent + à + lor + + + patronz + + + patron + + + se + il + + + morusent + + + morussent + + + sanz + faire + testament + , + crurent + li + ancien + que + la + garde + en + devoit + apartenir + à + elz + , + car + autresi + conmande + la + lois + que + li + parent + as + orfelinz + que + ele + apele + à + lor + heritage + soient + tenu + à + garder + sovent + lez + , + car + + + li + prex + de + l + ' + eritage + est + doit + estre + la + charge + de + la + garde + . + Et + por + ce + + + avonz + + + avons + + + noz + dit + sovent + que + se + une + fame + franchist + . + i + . + enfant + qui + est + dedenz + aage + , + ele + est + apelee + à + son + heritage + , + ja + soit + ce + que + uns + autrez + l + ' + ait + en + garde + . +

+
+
+ + + Cist + titrez + est + de + la + garde + des + nevex + . + Cist + titres + est + de + la + garde + qui + est + baillee + aus + peres + . + + + +

+ + + Se + + + Une + + + autre + garde + est + receue + à + la + maniere + de + cele + as + patronz + , + qui + est + autresi + apelee + loial + . + Quar + se + aucunz + met + hors + de + son + bail + son + fil + , + ou + sa + fille + , + ou + son + neveu + , + ou + sa + niece + de + par + son + fil + , + il + en + avra + la + garde + selonc + la + loi + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + de + garde + par + fiance + . + Cist + titres + est + de + la + garde + baillee + par + fiance + . + + + +

+ Il + i + a + une + autre + maniere + de + garde + qui + est + apelee + garde + par + fiance + , + car + se + li + peres + a + mis + hors + de + baill + son + fil + ou + sa + fille + , + ou + son + neveu + , + ou + sa + niece + , + qui + sunt + dedenz + eage + , + la + garde + en + appartient + à + lui + selonc + la + loi + . + Et + quant + il + sera + mors + , + se + il + a + + + anfanz + + + enfanz + + + maslez + , + il + seront + + + desfendeur + + + desfendeeur + + + de + + lor + filz + et + de + leur + frerez + et + de + lor + sereurs + . + Et + quant + li + patronz + est + mors + qui + a + , + selonc + la + loi + , + la + garde + de + celz + que + il + a + franchis + , + la + garde + en + apartendra + à + sez + filz + selonc + la + loi + . + Et + por + ce + que + li + enfant + au + mort + + + fussent + + + fuissent + + + de + lor + droiture + apréz + la + mort + lor + + + pere + + + peres + + + , + se + il + ne + les + eust + mis + à + sa + vie + hors + de + son + bail + , + il + ne + revienent + pas + en + la + poesté + à + leur + freres + ne + en + lor + garde + . + Et + li + sers + qui + est + franchis + a + autretel + droiture + envers + lez + enfanz + son + seignor + apréz + sa + mort + . + Tuit + cist + sunt + ainsiz + apelé + + + + à + garder + + + orfelinz + se + il + sunt + de + parfait + aage + , + et + nostre + establisemens + conmanda + que + ce + soit + gardé + generalement + en + totes + gardez + et + en + toz + procuremenz + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + qu + ' + il + doit + doner + desfendeurs + à + celz + qui + point + n + ' + en + ont + . + Cist + titres + est + de + la + garde + qui + est + baillee + selonc + la + loi + que + Atillius + fist + . + + + +

+ Se + aucuns + estoit + à + qui + nuz + desfenderes + ne + fust + donnéz + , + se + ce + estoit + à + Rome + , + li + prevoz + de + la + cité + et + + + de + + + + la + greignor + partie + des + connestables + dou + peuple + li + donoient + desfandeors + par + la + loi + que + Attilius + fist + . + Et + se + ce + estoit + es + contrees + , + li + prevost + des + contrees + li + donoient + par + la + loi + que + Julius + et + Ticius + firent + . +

+

+ Et + se + desfenderes + estoit + donnéz + à + aucun + en + testament + soz + condiction + ou + à + terme + , + ainz + que + la + condictionz + ou + li + termes + fust + aconpliz + , + li + pooit + . + i + . + autres + + + desfanderez + + + desfenderez + + + estre + donéz + par + + + ces + + + cer + + + loiz + meesmez + ; + et + se + il + estoit + donnés + + purement + , + tant + conme + nus + n + ' + estoit + oirs + par + le + testament + , + pooit + li + desfenderez + estre + + + + donnés + par + ces + meismes + lois + qui + lessast + à + estre + desfanderres + se + la + condicion + avenist + , + ou + se + li + termes + venist + , + ou + se + oirs + se + mist + en + l + ' + eritage + . + + +

+

+ + + + Et + quant + cil + qui + avoit + orfelinz + en + garde + estoit + pris + et + mené + en + chestivoison + , + uns + autres + desfenderres + estoit + + + demandés + par + cez + meesmez + loiz + qui + laisoit + la + garde + se + cil + qui + avoit + esté + pris + revenoit + de + chaitivisonz + , + quar + cil + qui + revenoit + + + conmençoit + aministrer + + + conmencoit + a + ministrer + + + la + garde + . +

+

+ Mez + l + ' + en + ne + prendoit + pas + + + + par + + + les + devant + + + ditez + + + dite + + + lois + nule + caution + des + desfendeurs + que + lez + chosez + as + orfelins + seroient + sauvez + , + ne + riens + n + ' + estoit + contenu + de + constraindre + les + desfendeurs + d + ' + aministrer + la + garde + . +

+

+ Maiz + noz + usons + de + tel + droit + que + li + prevost + de + la + cité + facent + a + Rome + par + lor + juridition + desfendeurs + par + enqueste + et + li + + + governeur + + + gouverneur + + + des + contrees + les + facent + en + lor + contrees + , + ou + li + + + mestre + + + mestres + + + les + facent + par + lez + conmandemens + as + prevoz + , + se + les + richeces + à + l + ' + orfelin + ne + sunt + + + grandez + + + grandes + + + . +

+

+ Et + noz + ostonz + par + nostre + establissement + toutez + tez + forces + et + ordononz + que + li + conmandemenz + au + prevoz + ne + soit + pas + + + entendus + + + atendus + + + ; + maiz + se + li + chatelz + as + orfelins + vaut + jusqu + ' + a + . + l + . + solz + , + noz + volonz + que + li + desfendeur + des + citéz + , + ou + li + evesques + del + liu + ou + ce + sera + , + li + doingne + desfendeurs + et + pregne + de + lui + caution + selonc + la + forme + de + l + ' + establisement + au + peril + à + celz + qui + la + + + reçoivent + + + recoivent + + + . +

+

+ Ce + est + chose + convenable + au + droit + naturel + que + cil + qui + sunt + dedenz + aage + soient + en + garde + , + si + que + cil + qui + n + ' + est + pas + de + parfait + aage + soit + + + governés + + + gouvernés + + + par + la + cure + d + ' + autres + . +

+

+ Et + por + ce + dont + que + li + desfendeor + font + les + besongnez + as + orfelinz + et + + as + orphelinnez + , + quant + il + sunt + venu + en + aage + il + convient + que + raisonz + lor + en + soit + randue + par + jugement + de + garde + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + l + ' + autorité + à + desfendeurs + . + + +

+ L + ' + autoritéz + au + desfendeor + est + + + aucune + chose + + + en + aucunes + causes + + + necessaire + as + orfelinz + et + en + aucunez + ne + lor + est + pas + necessaire + , + car + se + il + met + en + convenant + que + aucune + chose + li + soit + donee + , + l + ' + autoritéz + à + son + desfendeur + ne + li + est + paz + necessairez + , + mais + se + il + premet + à + autre + aucune + chose + à + doner + , + il + convient + que + il + ait + l + ' + autorité + à + celui + qui + l + ' + a + en + garde + , + car + il + noz + plest + que + il + lor + lise + à + amender + lor + conditions + , + + + c + ' + est + + + sanz + + + l + ' + autoritéz + à + celz + qui + lez + ont + en + garde + , + maiz + ne + la + + + puiscent + + + puistent + + + pas + empirier + sanz + lor + autorité + . + Et + por + ce + se + + + l + ' + autorités + + + l + ' + autorité + + + au + deffendeur + n + ' + est + eue + es + causes + en + coi + l + ' + une + et + l + ' + autre + partie + s + ' + est + oblegie + , + si + conme + en + + + achas + + + achaz + + + et + an + vantez + et + en + louagez + et + en + conmandemenz + et + en + chosez + bailliez + en + garde + , + cil + à + qui + li + orfelin + font + marchié + sunt + oblegié + à + elz + . +

+

+ Ne + porquant + cil + qui + sunt + dedenz + aage + ne + puent + paz + recevoir + heritage + ne + demander + la + + + possezsion + + + possessionz + + + des + bienz + ne + prendre + heritage + par + causez + d + ' + elez + sanz + l + ' + autorité + de + celui + qui + lez + a + en + garde + , + ja + soit + ce + que + ce + soit + lor + guainz + et + que + il + n + ' + i + aient + nul + damage + . +

+

+ Et + li + desfenderes + doit + estre + presenz + à + cele + besoigne + et + doner + autorité + , + se + il + quide + que + ce + soit + li + preuz + à + l + ' + orfelin + , + quar + l + ' + autoritéz + au + desfendeor + qui + vient + aprés + + le + fet + ou + que + il + li + done + par + + + sez + + + ses + + + leitrez + n + ' + i + vaut + rien + . +

+

+ Se + il + convient + que + plais + soit + entre + l + ' + orfelin + et + celui + qui + l + ' + a + en + garde + d + ' + autre + chose + que + de + la + garde + , + por + ce + que + li + desfenderes + ne + li + puet + doner + autorité + contre + lui + meismez + , + unz + procureres + est + donéz + à + l + ' + orfelin + en + son + leu + par + qui + li + plaiz + est + menéz + ; + et + quant + il + est + finéz + , + il + laise + à + estre + procurreres + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + en + quel + maniere + garde + faut + . + + +

+ Quant + li + orfelin + ou + les + orfelinez + sunt + en + eage + , + il + sunt + delivré + de + la + garde + . + Et + li + ancien + voloient + que + li + aage + fussent + pris + es + mallez + , + non + pas + tant + solement + par + lez + anz + mes + par + l + ' + ezgart + dou + cors + , + et + nostre + majestéz + juja + que + il + estoit + drois + en + nos + tanz + que + la + veue + dou + cors + que + li + ancien + faisoient + es + famez + s + ' + estende + dusqu + ' + aus + homez + . + Et + por + ce + avons + noz + fés + uns + establisemens + et + avons + ordonné + que + aagez + conmaint + es + malez + apréz + + + . + xxiiii + . + + + . + xiiii + . + + + anz + , + et + la + riule + as + ancienz + qui + a + par + droit + esté + donee + des + fames + remaigne + en + son + ordre + , + si + que + l + ' + on + croie + que + + + elez + + + eles + + + puissent + sosfrir + conpaigniez + d + ' + omez + dés + que + elez + ont + aconpli + . + xii + . + anz + . +

+

+ Garde + est + finee + se + cil + qui + sunt + dedenz + aage + sunt + fet + fil + adoptif + ou + il + sunt + envoié + en + essil + et + se + li + orfelinz + est + ramené + en + servage + ou + il + est + pris + et + menéz + en + chaitivisonz + . +

+

+ Et + se + li + desfenderes + est + donéz + en + testament + jusqu + ' + à + une + certaine + + condition + , + il + + + laise + + + laisse + + + à + estre + desfenderes + dés + que + la + conditionz + est + aconplie + . +

+

+ Autresi + est + finee + garde + par + la + mort + as + orfelinz + ou + par + cele + as + desfendeurs + . +

+

+ Et + tote + garde + faut + par + l + ' + amenuisement + + + do + + + dou + + + chief + au + desfendeur + par + coi + franchise + + + en + + + ou + + + la + cité + de + Rome + est + perdue + . + Mais + par + le + petit + amenuisement + del + chief + au + desfendeur + , + si + conme + se + il + se + done + à + estre + filz + adoptif + , + est + finee + la + garde + + + de + la + loi + qui + vient + + + qui + vient + de + la + loi + + + tant + solement + et + les + autres + n + ' + en + sunt + pas + fineez + , + mais + li + amenuisemens + del + chief + à + l + ' + orfelin + ou + à + l + ' + orfeline + fine + totes + gardes + , + ja + soit + ce + que + ce + soit + li + pluz + petiz + . +

+

+ En + sor + que + tot + cil + qui + sunt + fet + desfendeor + jusqu + ' + à + certain + tens + ostent + la + garde + quant + li + tenz + est + aconpliz + . +

+

+ Et + cil + laissent + à + estre + desfendeur + qui + sunt + osté + de + la + garde + por + ce + que + il + samble + que + + + il + + + i + + + soient + sozpecenex + , + ou + quant + il + s + ' + escussent + por + droite + cause + et + metent + jus + le + faissel + de + la + garde + , + selonc + lez + chosez + + + qui + + + que + + + noz + proposerons + apréz + . +

+
+
+ + + Liquel + puent + avoir + procureurs + . + Cist + titres + est + des + procureurs + . + + + +

+ Li + masle + qui + ont + passé + + + . + xxiiii + . + + + . + xiiii + . + + + anz + et + lez + famez + qui + puent + sosfrir + conpaignie + d + ' + ome + + + reçoivent + + + recoivent + + + procureurs + tant + que + il + aient + aconpli + . + xxv + . + anz + , + car + ja + soit + ce + que + + + + la + + + barbe + lor + conmence + à + venir + , + non + por + quant + il + sunt + ancore + de + tel + aage + que + il + ne + puent + paz + procurer + lor + besongnes + . +

+

+ Cil + meismez + + + bail + + + bailliz + + + qui + donent + desfendeurs + donent + procurex + , + mez + procureurs + n + ' + est + + + pas + + + paz + + + + donnés + en + testament + , + et + quant + il + est + donnéz + , + il + est + confreméz + par + le + jugement + au + prevost + ou + au + govreneur + de + la + contree + . +

+

+ Cil + qui + sunt + fors + de + garde + ne + + + reçoivent + + + recoivent + + + + + paz + + + pas + + + procureurs + malgré + leur + , + fors + por + plaidier + ; + procureor + lor + puent + estre + doné + à + une + certaine + cause + . +

+

+ Ja + soit + ce + que + li + forcené + et + li + fol + dezpandeor + aient + plus + de + . + xxv + . + anz + , + + + non + + + ne + + + porquant + il + sunt + an + la + cure + à + lor + paranz + de + par + lor + peres + , + selonc + la + loi + des + . + xii + . + tablez + . + Maiz + + + ce + + + se + + + ce + est + à + Rome + , + li + prevoz + de + la + cité + leur + fet + doner + procureurs + par + enqueste + , + et + se + ce + est + es + contrees + , + cil + qui + + + lez + + + les + + + + + governent + + + govrenent + + + lor + doient + doner + . +

+

+ Et + procureur + doient + estre + doné + à + celz + qui + sunt + dezvoiés + de + + + leur + + + lor + + + pansees + et + as + sors + et + à + celz + qui + sunt + malade + de + pardurable + maladie + , + por + ce + que + il + ne + puent + paz + procurer + lor + chosez + . +

+

+ Aucune + fois + avient + que + li + orfelin + + + reçoivent + + + recoivent + + + procureurs + si + conme + quant + li + desfendeur + qui + lor + sunt + doné + par + la + loi + ne + sunt + paz + covenable + ; + car + desfenderez + ne + + + puet + + + puent + + + pas + estre + + + donnéz + + + donéz + + + à + celui + qui + a + desfendeur + , + maiz + procureres + li + puet + bien + estre + donnéz + . + Et + se + li + desfenderez + qui + fu + donéz + en + testament + ou + par + le + prevost + n + ' + est + paz + covenablez + à + aministrer + lez + chosez + à + celui + que + il + a + en + garde + , + ne + porquant + il + ne + fet + nul + barat + , + unz + procureres + li + sieut + estre + ajoinz + . + Et + procureur + suelent + estre + donné + es + leuz + as + desfendeors + qui + + + s + ' + ezcusent + + + s + ' + escusent + + + de + la + garde + à + tanz + et + ne + mie + + pardurablement + . +

+

+ Et + se + li + desfenderes + est + empaiechiéz + par + maladie + + + ou + par + + + au + por + + + autre + besoing + que + il + ne + puet + aministrer + lez + chosez + à + l + ' + orfelin + , + et + li + orfelins + est + hors + del + païs + ou + il + est + enfez + , + li + prevoz + de + la + cité + ou + cil + qui + + + governe + + + govrene + + + la + contree + establira + tel + procureor + conme + li + desfanderez + vodra + , + à + son + peril + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + la + caucion + que + li + procureur + ou + li + desfendeur + + doient + doivent + + doner + . + + +

+ Ne + porquant + que + lez + besoingnez + as + orfelinz + ou + as + orfelines + ou + à + celz + qui + sunt + en + garde + ne + soient + gasteez + ou + amenuisiéz + par + lez + desfendeurs + ou + par + lor + procureurs + , + li + prevoz + s + ' + entremetra + que + li + + + dezfandeur + + + desfendeur + + + et + li + procureur + doinsent + plegez + . + Maiz + ce + n + ' + est + pas + chose + pardurable + , + quar + li + desfendeur + qui + sunt + doné + en + testament + ne + sunt + pas + constraint + de + doner + plegez + , + car + lor + loiautés + et + lor + diligence + est + provee + par + celui + qui + fist + le + testament + . + Et + li + desfendeur + et + li + procureur + qui + sunt + + + doné + + + donné + + + par + enqueste + ne + sunt + pas + chargié + de + doner + plegez + , + car + il + sunt + esleu + conme + + + convenable + + + covenable + + + . +

+

+ Et + se + dui + ou + plusor + sunt + doné + en + testament + ou + par + enqueste + , + li + uns + puet + osfrir + plegez + de + garder + de + damage + celui + qui + lor + est + bailliéz + en + garde + et + estre + miz + par + devant + son + conpaignon + , + si + que + il + seuz + aministre + totes + les + besongnez + à + l + ' + enfant + ou + sez + conpainz + osfre + les + plegez + et + + + sunt + + + soit + + + mis + par + devant + lui + et + soit + toz + seuz + en + l + ' + aministration + . + Il + ne + puet + dont + pas + demander + par + lui + plegez + à + son + conpaignon + , + mais + il + li + doit + avant + osfrir + si + que + il + doint + à + son + compaignon + le + chois + de + prendre + plegez + ou + de + doner + lez + . + Et + se + nus + d + ' + elz + n + ' + ozfre + lez + plegez + et + cil + qui + fist + le + testament + conmanda + lequel + il + voloit + qui + feist + lez + besoingnez + à + l + ' + enfant + , + + + et + + + + cil + les + doit + faire + , + si + com + il + est + contenu + el + banissement + au + prevost + . + Et + se + li + desfendeur + se + descordent + à + eslire + celui + ou + celz + qui + doivent + faire + les + besongnez + à + l + ' + anfant + , + li + prevos + s + ' + en + doit + entremetre + . + Et + ce + meesmes + doit + estre + prové + en + pluseurs + qui + sunt + doné + par + enqueste + , + ce + est + que + la + greignor + partie + d + ' + elz + puise + eslire + par + qui + + + lez + + + les + + + chosez + à + l + ' + enfant + seront + aministrees + . +

+

+ L + ' + on + doit + savoir + que + non + paz + tant + solement + li + desfendeur + et + li + procureur + sunt + + + tenu + + + tenus + + + as + enfanz + ou + as + autres + que + il + procurent + por + l + ' + aministracion + , + mez + il + doivent + avoir + action + contre + celz + qui + en + reçoivent + lez + plegez + , + si + que + cele + actions + lor + + + puise + + + puisse + + + doner + le + darrenier + secors + . + Et + ceste + actionz + est + donee + contre + celz + qui + deussent + avoir + pris + plegez + dez + desfendeurs + ou + des + procureurs + et + il + ne + les + pristrent + paz + ou + il + les + pristrent + telz + + + qu + ' + i + + + qui + + + n + ' + estoient + pas + convenable + ; + et + ele + s + ' + estent + jusqu + ' + à + lor + oirs + par + les + + + espousez + + + esponsez + + + as + sagez + homez + et + par + + + lez + + + les + + + establisemenz + as + empereurs + . +

+

+ Et + ce + i + est + contenu + que + + + se + + + se + + + li + desfendeur + et + li + procureur + ne + donent + caution + , + gage + + soient + pris + d + ' + elz + par + coi + il + soient + destroit + . +

+

+ Maiz + li + prevoz + de + la + cité + et + li + govrenerez + de + la + contree + ne + nus + autres + qui + ait + droiture + de + doner + desfendeurs + ne + sera + tenuz + par + ceste + action + , + mes + cil + sanz + plus + qui + doivent + demander + les + pleges + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + par + quel + cause + li + procureur + et + li + desfendeur + sunt + escusé + . + Cist + titres + est + des + excusacions + aus + desfendeurs + et + aus + procureurs + . + + + +

+ Li + procureur + et + li + desfendeur + sunt + escusé + par + diverses + causez + , + car + il + sunt + aucune + fois + escusé + por + lor + enfant + , + conment + que + il + soient + ou + + + en + + + hors + de + + + lor + bail + ou + en + lor + poesté + . + Car + se + aucuns + a + à + Rome + . + iii + . + enfanz + vis + , + ou + en + Lombardie + . + iiii + . + , + ou + en + une + autre + contree + . + v + . + , + il + puet + estre + escuséz + de + toute + meniere + de + garde + autresi + conme + de + toz + autres + servisez + , + car + il + noz + plest + que + garde + ou + cure + soit + uns + conmuns + servisez + . + Mais + li + fil + adoptif + ne + valent + rienz + à + celui + à + qui + il + sunt + donné + en + adoption + , + maiz + il + valent + à + leur + pere + naturel + . + Et + li + mort + ne + valent + rienz + à + lor + pere + , + et + li + enfant + au + fil + valent + et + sunt + en + lieu + de + lor + pere + , + maiz + cil + à + la + fille + ne + valent + rien + . + Li + fil + qui + vivent + tant + solement + valent + + + à + lor + pere + + + + à + escuser + le + de + toutes + garde + , + mais + se + il + sunt + perdu + en + bataille + , + l + ' + on + demande + se + il + li + valent + . + Et + il + est + certaine + chose + que + cil + seul + li + + + vaillent + + + valent + + + qui + furent + perdu + en + asaut + , + quar + l + ' + on + + + entent + + + entend + + + que + cil + vivent + perdurablement + + + + en + gloire + + + qui + sunt + ocis + par + la + chose + + conmune + . +

+

+ Et + li + emperere + Marc + dit + que + cil + qui + aministre + les + choses + de + la + + + bouche + + + bourse + + + l + ' + empereor + puet + estre + escuséz + par + + + . + v + . + + + . + vi + . + + + moiz + . +

+

+ Cil + qui + sunt + fors + del + païs + por + la + cause + de + la + chose + conmune + sunt + + + escusei + + + escusés + + + de + totez + menieres + de + garde + , + et + se + il + sunt + entré + en + garde + ou + el + procurement + et + puis + conmencent + à + estre + fors + del + païs + por + la + cause + de + la + chose + conmune + , + sunt + escusé + de + toutez + menierez + de + gardez + tant + conme + il + sunt + hors + del + païs + por + la + cause + de + la + chose + conmune + , + et + . + i + . + procureres + est + dedenz + ce + donnéz + en + lor + leu + . + Et + se + il + revienent + , + il + + + reçoivent + + + recoivent + + + le + faissel + de + la + garde + , + car + il + ne + doivent + pas + estre + oiseuz + + + ou + ainsiz + conme + + + ou + ainsize + comme + + + un + an + , + si + conme + + + + + Papinianz + + + Papinians + + + escrit + , + + + maiz + + + mais + + + cil + qui + sunt + apelé + az + novelez + gardes + ont + cest + terme + . +

+

+ Et + cil + qui + ont + aucune + poesté + se + puent + escuser + , + si + conme + li + empereres + Marc + escrit + , + mes + il + ne + puent + paz + + + laissier + + + laisier + + + la + garde + que + il + ont + enprise + . +

+

+ Nuz + ne + se + puet + escuser + de + garde + por + le + plet + que + il + a + contre + celui + que + il + a + en + garde + , + se + li + plais + n + ' + est + par + aventure + de + touz + ses + biens + ou + de + tot + son + heritage + . +

+

+ La + + + garde + + + charge + + + de + . + iii + . + gardes + que + aucuns + n + ' + a + pas + porchaciez + , + ainz + li + sunt + enjointes + , + autresi + conme + maugré + suen + , + l + ' + escuse + de + recevoir + la + quarte + ; + en + tel + maniere + non + por + quant + + + + que + + + , + se + il + a + en + garde + plusors + orfelinz + qui + n + ' + aient + que + . + i + . + + + patremoinne + + + patremoine + + + , + cele + garde + ne + soit + contee + que + por + une + . +

+

+ Et + li + saint + freres + et + li + emperere + Marc + escristrent + que + escusemenz + puet + + estre + donés + + + + por + + + povreté + se + cil + à + qui + la + garde + est + enjointe + puet + mostrer + que + il + soit + + + portrez + + + si + povres + + + que + il + ne + s + ' + en + puist + entremetre + . +

+

+ Aucunz + puet + estre + escuséz + de + garde + por + maladie + , + + + quant + + + quand + + + + + il + + + ele + + + est + + + telz + + + tele + + + que + il + ne + se + puet + entremetre + des + soiez + besongnez + meismez + . +

+

+ Et + li + empereres + Pius + escrit + autresi + que + cil + qui + ne + set + paz + letres + puet + estre + escusés + de + garde + , + ja + soit + ce + que + cil + qui + ne + sevent + pas + letrez + puent + aucune + foiz + sosfire + + + auministrer + + + au + ministrer + + + autrui + chosez + . +

+

+ Se + li + peres + donne + + + + à + son + fil + + + en + son + testament + aucun + desfendeur + par + hainne + por + grever + le + , + ce + le + puet + bien + escuser + ; + autresi + conme + cil + n + ' + en + puent + estre + escusé + qui + premistrent + au + pere + as + orfelins + que + il + + + les + + + lez + + + garderoient + . +

+

+ Li + + + saint + frere + + + sains + freres + + + escristrent + que + li + + + escusacionz + + + escusationz + + + à + celui + ne + doit + pas + estre + receue + , + qui + ne + set + nule + autre + raison + d + ' + escuser + soi + fors + tant + sanz + + + pluz + + + plus + + + que + il + ne + connisoit + pas + le + pere + as + orfelins + . +

+

+ Se + la + + + hainne + + + haine + + + que + aucuns + ot + au + pere + as + orfelins + fust + mortel + et + acordemenz + n + ' + en + fust + pas + + + faiz + + + fait + + + , + ce + le + suent + escuser + de + la + garde + . +

+

+ + + Il + + + Cil + + + à + qui + li + peres + as + orfelins + mut + plet + de + son + estat + est + escuséz + de + la + garde + . +

+

+ Et + cil + qui + a + + + + plus + de + + + . + lxx + . + anz + se + puet + escuser + de + toutez + menierez + de + garde + . + Cil + qui + avoient + mainz + de + . + xxv + . + anz + soloient + estre + jadis + escusé + de + gardez + , + mes + nostre + establisemenz + lor + desfent + ore + que + il + n + ' + entendent + à + nule + maniere + de + garde + , + si + que + il + ne + lor + est + nus + besoing + + d + ' + escuser + soi + , + car + il + est + contenu + en + l + ' + establisement + que + nuz + qui + ait + mains + de + . + xxv + . + anz + ne + soit + apeléz + à + garde + par + la + loi + , + car + ce + + + ceroit + + + seroit + + + contre + droit + que + cil + qui + ont + mestier + d + ' + + + + autrui + + + aide + en + aminnistrer + lor + chosez + et + sunt + + + governé + + + govrené + + + soz + autres + + + + empreissent + à + garder + ne + à + procurer + autres + + + . +

+

+ Ce + meismez + doit + estre + gardé + en + chevalier + que + il + ne + soit + receus + à + avoir + la + garde + d + ' + autrui + enfant + , + neis + se + il + le + vuet + . +

+

+ Et + li + gramarien + et + li + retorien + et + li + mire + qui + en + lor + païs + enseignent + + + ses + + + ces + + + esciences + et + sunt + dedenz + le + nombre + ne + doivent + + + pas + + + + estre + chargié + de + nule + garde + . +

+

+ Se + cil + qui + se + vuet + escuser + + + en + + + a + + + plusors + excusationz + et + il + a + prové + les + unez + , + il + ne + li + est + pas + desveé + à + user + dez + autrez + dedenz + le + tens + qui + est + establis + . + Cil + qui + se + vuelent + escuser + de + garde + ne + doivent + paz + apeler + , + ainz + se + doivent + escuser + dedenz + . + l + . + jors + apréz + ce + que + il + sevent + que + il + sunt + nomé + à + la + garde + , + de + quel + maniere + + + + que + + + il + soient + , + ce + est + conment + que + il + aient + esté + esleu + . + Se + il + sunt + dedenz + . + c + . + liues + de + + + les + chosez + sunt + que + il + doivent + aminnistrer + , + et + se + il + sunt + outre + il + aient + por + chascunes + . + xx + . + liues + . + i + . + jor + de + terme + si + que + li + . + l + . + jor + + + + leur + remaingnent + tuit + entier + quant + il + seront + + + dedenz + les + . + c + . + liues + , + car + li + contes + doit + estre + faiz + , + si + conme + Scevola + disoit + , + si + que + il + n + ' + aient + pas + mains + de + terme + que + . + l + . + jors + . +

+

+ L + ' + on + croit + que + cil + à + qui + la + garde + d + ' + un + orfelin + est + + baillie + , + a + la + garde + de + tot + son + patremoinne + . +

+

+ Cil + qui + a + aministré + la + garde + d + ' + aucun + tant + conme + il + avoit + mainz + de + . + xiiii + . + anz + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + costrains + d + ' + estre + + + pris + + + prés + + + sez + procureres + maugré + sien + , + si + que + ja + soit + ce + que + li + peres + à + l + ' + enfant + qui + li + donna + en + son + testament + desfendeur + dist + que + il + voloit + que + cil + meismes + fust + ses + procureres + . + Ne + porquant + li + empereur + Sevoirs + et + Antonins + escristrent + que + il + ne + doit + pas + estre + + + constrains + + + costrains + + + de + recevoir + la + cure + . +

+

+ Cil + meismez + escristrent + que + li + maris + qui + est + + + + fez + + + procureres + sa + fame + s + ' + en + puet + bien + escuser + , + ja + soit + ce + que + il + ait + ja + conmencié + à + entremetre + soi + de + ces + chosez + . +

+

+ Se + aucuns + s + ' + est + escuséz + de + garde + par + fauces + alegations + , + por + ce + n + ' + est + il + pas + delivrés + del + faissel + de + la + garde + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + desfendeurs + sozpeceneus + . + + +

+ L + ' + en + doit + savoir + que + li + + + termes + + + crimes + + + de + soupeçon + descent + de + la + loi + des + . + xii + . + tablez + . +

+

+ La + droiture + d + ' + oster + + + + les + desfendeurs + qui + sunt + + + sozpeceneus + est + + + donnee + + + dones + + + à + Rome + + + as + prevoz + + + au + prevost + + + de + la + cité + et + es + + + contrees + + + contreez + + + à + + + cels + + + cel + + + qui + les + + + governent + + + govrenent + + + et + au + legat + au + visconte + . +

+

+ Noz + avons + monstré + liquel + puent + + + connoistre + de + sopeçon + + + connoistre + de + souspeçon + + + , + or + + + voionz + + + voions + + + li + quel + puent + estre + sozpecenex + . + Et + sanz + dote + , + tuit + cil + qui + ont + orfelins + en + garde + puent + estre + fet + sozpeceneus + , + conment + que + il + aient + esté + donné + ou + en + testament + ou + en + autre + meniere + . + Et + + por + ce + , + se + aucunz + a + la + garde + d + ' + un + orfelin + par + la + loi + , + il + porra + estre + acuséz + conme + sopeceneus + . + Et + se + il + est + patron + à + l + ' + orfelin + , + + + encor + + + encore + + + puet + l + ' + on + dire + ce + meismez + , + por + que + + + l + ' + en + + + l + ' + on + + + se + gart + d + ' + alever + mavaise + renomee + au + patron + , + ja + soit + ce + que + il + soit + ostés + conme + sozpeceneus + . +

+

+ Il + convient + que + noz + voionz + aprés + liquel + puent + acuser + de + sozpeçon + . + L + ' + on + doit + savoir + que + ceste + actions + est + ausi + conme + conmune + , + ce + est + que + tuit + la + puent + meitre + avant + . + En + sor + que + tot + fames + sunt + receues + à + movoir + ceste + action + selonc + l + ' + escrit + as + sains + empereurs + + + Sevoir + + + Sevoirs + + + et + Antonin + , + mais + ce + sunt + celes + qui + le + funt + par + pitié + , + si + conme + la + mere + à + l + ' + orfelin + et + sa + norrice + et + s + ' + aiole + et + sa + suer + . + Et + se + aucune + autre + fame + est + de + coi + li + prevoz + voie + que + ele + ait + + + grant + + + grand + + + pitié + de + l + ' + orfelin + , + si + que + ele + ne + sormont + pas + la + vergoigne + de + la + nature + as + famez + , + mais + se + ele + est + meue + par + pitié + et + ele + ne + puet + pas + sosfrir + le + tort + qui + est + faiz + à + l + ' + orfelin + , + li + + + jugez + + + juges + + + la + doit + recevoir + + + et + + + à + + + acuser + celui + qui + a + l + ' + orfelin + en + garde + . +

+

+ Li + orfelin + qui + ont + + + mains + + + mainz + + + de + . + xiiii + . + anz + ne + puent + pas + acuser + celz + qui + les + ont + en + garde + conme + sozpeceneuz + , + mais + cil + qui + ont + pluz + de + . + xiiii + . + anz + puent + bien + + + escuser + + + acuser + + + lor + procureurs + par + le + conseil + de + lor + amis + . + Et + ainsiz + escristrent + + + li + + + les + + + saint + empereur + + + Sevoirs + + + Sevoir + + + et + Antonins + . +

+

+ Cil + est + sozpeceneuz + qui + n + ' + aministre + paz + lez + chosez + à + l + ' + orfelin + par + bonne + + foi + , + ja + soit + ce + que + il + ait + bien + de + coi + restorer + le + damage + que + il + li + fait + , + si + conme + + + Julyens + + + Yulyens + + + escrit + . + Cil + meismez + + + Julyens + + + Yulyens + + + + + descrit + + + escrit + + + que + li + desfenderez + puet + estre + mis + arrere + conme + sozpeceneuz + ainz + que + il + conmaint + à + aministrer + les + choses + à + l + ' + orfelin + . +

+

+ Se + cil + qui + est + ostés + de + la + garde + conme + sozpeceneus + en + est + ostés + por + + + sa + + + la + + + tricherie + , + il + est + mal + renoméz + , + et + se + il + en + est + + + ostéz + + + osté + + + par + sa + corpe + , + il + + + n + ' + est + pas + mal + + + est + mal + + + + + renomméz + + + renoméz + + + . +

+

+ Se + aucunz + est + acuséz + conme + sozpeceneuz + , + il + li + est + desfendu + que + il + ne + s + ' + entremete + dez + chosez + à + l + ' + orfelin + devant + que + la + cause + soit + finee + , + si + conme + il + plest + a + Papinian + . +

+

+ Et + se + li + plez + de + la + sozpeçon + est + conmenciéz + , + et + cil + qui + estoit + acuséz + muert + dedenz + ce + , + li + plaiz + remaint + . +

+

+ Se + cil + qui + a + . + i + . + orfelin + en + garde + ne + vuet + pas + venir + avant + por + + + l + ' + + + + establir + norriture + à + l + ' + orfelin + , + il + est + contenu + en + l + ' + epistre + as + empereurs + Sevoir + et + Antonin + que + li + orfelins + soit + mis + en + possession + dez + biens + à + celui + qui + l + ' + a + en + garde + ; + et + se + il + i + a + aucunes + chosez + qui + empirassent + par + demeure + , + il + est + conmandé + que + . + i + . + procureres + li + soit + + + donnés + + + donés + + + par + qui + elez + soient + vanduez + . + Cil + porra + dont + estre + ostés + conme + soupecenelz + qui + fet + que + norriture + ne + puet + estre + establie + à + l + ' + orfelin + . +

+

+ Et + se + il + en + dit + mençonge + , + il + noz + plest + que + il + soit + ranvoiéz + au + prevost + de + la + cité + por + estre + puniz + , + autresi + conme + cil + i + est + envoiés + qui + donne + deniers + por + avoir + + + l + ' + aministrasion + + + l + ' + aministration + + + d + ' + aucune + garde + . +

+

+ Se + il + est + prové + que + cil + qui + a + esté + franchis + ait + aministré + par + barat + la + garde + dez + fils + ou + dez + neveus + à + son + patron + , + il + soit + anvoiéz + au + prevost + de + la + cité + por + estre + punis + . +

+

+ L + ' + on + doit + savoir + en + derrenier + que + cil + qui + aministrent + par + barat + la + garde + qui + lor + est + baillie + en + doivent + estre + osté + , + ja + soit + ce + que + il + osfrent + plegez + , + car + la + plevine + ne + change + paz + lor + mavés + proposement + ainz + lor + done + + + pluz + + + plus + + + longuement + la + poesté + de + mal + faire + en + la + chose + à + + + ce + + + ceus + + + que + il + ont + en + garde + . +

+

+ Et + noz + + + croionz + + + croions + + + que + cil + + + sunt + + + est + + + sopeceneuz + qui + est + de + tex + meurs + que + l + ' + en + doit + avoir + sozpeçon + de + lui + . + Maiz + li + desfenderes + qui + est + povres + et + + + non + + + ne + + + por + quant + il + est + loiaus + et + diligenz + , + ne + doit + pas + estre + ostéz + de + l + ' + aministrasion + conme + sopeceneus + . +

+
+
+
+ + Ci + conmence + li + secons + livres + des + Institutes + à + l + ' + empereur + Justinian + . + Cist + titres + est + de + la + division + des + + chosez + choses + + . + +
+ [Sans Titre] + +

+ Noz + avonz + traitié + + + es + livres + + + el + livre + + + devant + cest + de + la + droiture + as + personez + , + or + voionz + des + choses + qui + sunt + en + nostre + patremoine + ou + defors + . + Les + unes + des + chosez + sunt + conmunes + à + toz + par + le + droit + + + naturés + + + naturel + + + , + les + autres + sunt + conmunes + à + une + université + et + les + autres + ne + sunt + à + nul + . + Et + plusors + en + i + a + + + + il + + + qui + sunt + à + certains + seigneurs + qui + sunt + aquisez + à + chascun + par + diversez + causez + , + si + conme + noz + + + mosteronz + + + mosterons + + + aprés + . +

+

+ Ces + chosez + sunt + conmunes + par + + le + droit + naturel + : + li + airs + et + + + li + ans + l + ' + yaue + + + l + ' + yaue + corrant + + + , + la + mers + et + li + rivagez + de + la + mer + , + car + il + n + ' + est + desfendu + à + nul + que + il + ne + puise + venir + au + rivage + de + la + mer + , + por + tant + que + il + se + teigne + des + villez + et + dez + monumens + et + des + edefiemenz + , + car + ces + chosez + ne + sunt + pas + de + la + droiture + as + genz + autresi + conme + la + mer + . +

+

+ Tuit + li + flove + et + li + port + sunt + conmun + ; + et + por + ce + est + la + droiture + de + peschier + conmune + à + toz + en + port + et + en + fluevez + . +

+

+ Li + rivagez + de + la + mer + est + tant + conme + li + floz + porprent + en + yver + quant + il + est + li + graindrez + de + l + ' + an + . +

+

+ Li + + + usagez + + + usages + + + des + + + rivierez + et + + + rives + + + des + fluevez + + + + est + + + + + conmunz + + + conmuns + + + par + le + droit + as + genz + , + autresi + conme + cil + des + fluevez + + + meimez + + + meismez + + + . + Chascuns + a + dont + franche + poesté + d + ' + + + arver + i + et + doner + ses + chaaries + + + ariver + et + de + lier + ses + chaablez + + + az + + + aubrez + + + aubres + + + qui + croissent + en + la + rive + et + de + deschargier + i + sa + nef + autresi + conme + de + nagier + par + le + fleuve + . + Maiz + la + propriétéz + des + rivez + est + à + celz + qui + sunt + seignor + des + terres + joignanz + , + et + por + ce + sunt + leur + li + aubre + qui + i + naissent + . +

+

+ Li + usagez + des + rivagez + de + la + mer + est + conmunz + par + le + droit + as + genz + , + autresi + conme + cil + de + la + mer + meismez + ; + et + por + ce + chascuns + i + puet + faire + une + loge + ou + il + s + ' + i + herberge + et + sechier + sez + rois + et + traire + de + la + mer + et + l + ' + on + ne + puet + entendre + que + la + + + proprietés + + + propriétéz + + + + + n + ' + en + + + en + + + soit + à + aucun + . +

+

+ Les + chosez + qui + sunt + es + + + cités + + + citéz + + + , + si + conme + li + theatre + et + lez + autres + choses + qui + sunt + conmunes + à + cités + , + sunt + conmunes + à + tote + l + ' + université + et + ne + sunt + pas + propres + à + chascun + . + +

+

+ Lez + chosez + saintes + et + releigiousez + ne + sunt + à + nul + , + car + ce + qui + est + de + la + devine + droiture + n + ' + est + + + + es + + + biens + à + nul + home + . +

+

+ Lez + chosez + sunt + saintez + qui + sunt + sacrees + à + Damedeu + par + lez + evesques + , + si + conme + lez + eglisez + et + li + don + qui + sunt + + + saintefiié + + + saintefié + + + au + service + Damedeu + , + que + noz + desfendonz + par + nostre + establisement + que + il + ne + soient + vendu + ne + angagié + for + sanz + plus + + + de + + + por + + + la + raençon + des + chaitis + . + Se + aucuns + establit + par + s + ' + autorité + aucune + chose + conme + sainte + , + ele + n + ' + est + pas + sainte + mes + esconmenie + ; + et + li + lieu + en + coi + eglises + ont + esté + qui + sunt + + + depecies + + + depeciez + + + est + encore + sainz + , + si + conme + Papinianz + escrit + . +

+

+ Chascuns + fet + lieu + + + religion + + + religieus + + + par + sa + volenté + quant + il + i + enfuet + mors + , + et + li + leuz + est + toz + suenz + . + Maiz + il + ne + li + list + pas + à + enfouir + le + el + lieu + qui + est + conmunz + à + lui + et + à + autre + maugré + soz + conpaignon + , + maiz + il + li + list + bien + à + enfouir + + + + le + + + , + maugré + sez + + + conpaignons + + + conpaignonz + + + , + el + sepucre + qui + est + conmuns + à + lui + et + as + autres + . + Et + se + . + i + . + autres + a + l + ' + usuaire + d + ' + un + liu + , + il + noz + plest + que + cil + qui + en + a + la + propriété + ne + puise + pas + faire + cel + lieu + releigieus + maugré + à + celui + qui + en + a + l + ' + usuaire + . + Il + list + à + aucun + enfouir + mort + en + + + aucun + + + autrui + + + lieu + par + l + ' + otroi + au + seigneur + del + liu + et + , + ja + soit + ce + que + il + ne + le + vuele + pas + , + aprés + ce + que + li + mors + i + soit + enfouis + , + non + porquant + li + lieuz + est + faiz + + + releigiex + + + releigieus + + + . +

+

+ Lez + saintez + choses + , + si + conme + li + mur + et + les + portes + , + sunt + en + une + maniere + de + la + devine + droiture + et + por + ce + ne + + + sont + + + sunt + + + elez + es + bienz + à + nul + . + Et + noz + disonz + que + li + mur + sunt + saint + por + ce + que + paine + de + chief + est + establie + contre + celz + qui + i + forfont + aucune + chose + , + et + por + ce + apelonz + noz + saint + confermement + icelez + partiez + des + lois + en + coi + noz + establisonz + + + partie + + + paine + + + contre + celz + qui + font + contre + la + loi + . +

+

+ Les + choses + sunt + faites + proprez + à + leur + seigneurs + en + maintes + manierez + , + car + noz + conqueronz + la + seignorie + d + ' + aucunes + choses + par + le + droit + naturel + , + qui + est + apeléz + li + drois + as + gens + , + si + conme + noz + avonz + dit + , + et + si + conquerons + la + seignorie + d + ' + aucunes + par + le + droit + citeain + . + Il + est + dont + mielz + que + + + noz + + + nos + + + conmençonz + au + plus + viel + droit + . + Et + il + est + aperte + chose + que + li + droiz + naturelz + est + li + pluz + vielz + , + qui + amena + avant + la + droiture + des + chosez + o + l + ' + umain + lynage + . + Quar + li + drois + citeains + conmencierent + à + estre + quant + les + citéz + conmencierent + à + estre + faites + , + et + li + + + maistre + + + mestre + + + à + i + estre + fet + et + les + lois + à + + + + i + + + estre + + + escritez + + + escrites + + + . +

+

+ Lez + bestez + sauvages + et + li + oisel + et + li + poisson + , + ce + sunt + toutez + les + bestez + qui + naissent + en + mer + et + en + terre + et + en + ciel + , + sunt + par + le + droit + as + genz + à + celui + qui + lez + prent + ; + car + ce + qui + avant + n + ' + estoit + à + nul + est + par + naturel + + + raison + + + reson + + + à + celui + qui + lez + prent + . + Ne + il + n + ' + a + point + de + diferance + se + aucuns + prent + en + sa + terre + ou + en + l + ' + autrui + lez + bestes + sauvagez + et + lez + oisiauz + ; + mais + se + aucuns + entre + en + autrui + terre + por + chacier + ou + por + oiseler + , + se + li + sires + de + la + + terre + le + voit + avant + , + il + li + puet + bien + desfendre + que + il + n + ' + i + antre + . + Et + l + ' + on + + + entent + + + entend + + + que + quant + que + tu + prenderaz + de + telz + chose + , + + + se + tu + entant + + + sera + tuen + tant + + + conme + il + sera + en + ta + garde + , + et + quant + il + sera + eschapéz + de + ta + garde + , + il + revenra + en + sa + naturel + franchise + et + laira + à + estre + tuens + et + puis + sera + à + celui + qui + le + porra + prandre + . + Et + + + l + ' + on + + + l + ' + en + + + entent + que + il + a + receu + sa + naturel + franchise + quant + tu + ne + le + puez + mais + veoir + , + ou + tu + le + voiz + bien + mais + il + est + en + tel + lieu + que + tu + ne + le + porroiez + paz + legierement + prendre + . +

+

+ L + ' + en + demande + se + tu + as + si + navree + une + beste + sauvage + que + ele + pust + bien + estre + prise + , + savoir + mon + se + l + ' + on + entant + maintenant + que + ele + soit + toie + . + Et + il + plest + à + aucun + que + ele + soit + maintenant + toie + + + + et + il + apert + , + ce + dient + il + , + que + ele + soit + toie + + + tant + conme + tu + la + porsiuz + , + et + se + tu + la + laises + à + porsivre + , + ele + laise + à + estre + toie + et + est + à + celui + qui + la + prant + . + + + + Li + autre + cuident + que + ele + ne + soit + pas + toie + se + tu + ne + la + pranz + . + + + Et + noz + confremonz + la + daerriene + sentence + , + car + plusors + choses + porroient + avenir + qui + te + + + convenroit + + + todroient + + + à + prendre + la + . +

+

+ La + nature + des + mouches + qui + + + funt + + + font + + + le + miel + est + sauvage + . + L + ' + en + + + entent + + + entend + + + dont + pas + que + cellez + qui + s + ' + asient + sor + ton + aubre + soient + toiez + devant + que + tu + les + + + aiez + + + aies + + + + + recoilliez + + + recoillies + + + en + ton + vaisel + , + plus + que + li + oisel + qui + font + lor + + + nit + + + nif + + + en + ton + aubre + . + Et + por + ce + , + se + unz + autres + les + requiert + , + il + en + sera + sires + ; + et + se + elez + i + ont + fet + branches + de + miel + , + chascuns + les + porra + oster + . + Ne + porquant + se + tu + voiz + que + aucuns + entre + en + ta + terre + tant + conme + la + chose + sera + entiere + , + tu + li + porras + desfendre + que + il + n + ' + i + entre + paz + . + L + ' + on + entent + que + li + getons + qui + est + voléz + de + ton + vaisel + est + tiens + tant + conme + tu + le + puez + veoir + et + tu + le + puez + porsivre + legierement + . + Et + se + il + est + autrement + , + il + sera + à + celui + qui + le + porra + prendre + . +

+

+ La + nature + as + poons + et + as + colons + est + sauvage + . + Ne + + + se + + + ce + + + ne + lor + tot + pas + que + il + ont + acostumé + à + voler + + + s + ' + en + + + se + + + et + à + revoler + es + maisonz + , + car + autresi + font + lez + mouches + qui + font + le + miel + de + + + qu + ' + il + + + qui + il + + + est + + + certaine + + + certainne + + + chose + que + lor + nature + est + sauvage + . + Et + aucun + ont + cers + si + privés + que + il + suelent + aler + en + boiz + et + revenir + , + et + non + porquant + nul + n + ' + en + nia + que + leur + nature + ne + soit + sauvage + . + Tel + + + riuele + + + riule + + + est + dont + provee + en + ces + bestez + qui + par + costume + seulent + aler + et + revenir + que + l + ' + on + entende + que + eles + soient + totes + toiez + tant + com + eles + ont + corage + de + revenir + , + car + se + eles + laissent + à + avoir + corage + de + revenir + , + eles + laisent + à + estre + toies + et + sunt + à + celz + qui + lez + prennent + . + Il + apert + que + elez + laisent + à + avoir + le + corage + de + revenir + quant + elez + laisent + à + revenir + selonc + lor + costume + . +

+

+ La + nature + as + gelinnez + et + as + oiez + n + ' + est + pas + sauvage + , + et + por + ce + + + poonz + + + poons + + + noz + entendre + que + les + gelines + que + noz + apelonz + sauvagez + sunt + + + autrez + + + autres + + + et + lez + + oies + que + noz + apelonz + sauvagez + sunt + autres + . + Et + por + ce + , + se + tez + oiez + ou + tez + gelinez + sunt + espoentees + par + aucun + cas + et + elez + s + ' + anvolent + , + ja + soit + ce + que + tu + en + aiez + perdu + la + veue + , + non + porquant + eles + sunt + toiez + en + quel + lieu + que + elez + soient + . + Et + qui + les + retient + par + corage + d + ' + avoir + lez + de + gaaing + , + l + ' + on + entant + que + il + + + fait + + + fet + + + larrencin + . +

+

+ Lez + chosez + que + noz + prenons + sor + + + noz + + + nos + + + ennemis + sunt + maintenant + + + nostres + + + nostes + + + par + le + droit + as + gens + , + si + que + + + nez + + + neis + + + li + franc + home + que + noz + prenonz + sunt + nostre + serf + ; + non + porquant + se + il + eschapent + de + nostre + poesté + et + il + revienent + en + lor + païs + , + il + + + reçoivent + + + recoivent + + + l + ' + ancien + estat + . +

+

+ Lez + pierrez + precieusez + et + lez + autres + choses + qui + sunt + troveez + el + + + rivage + + + rivages + + + de + la + mer + sunt + maintenant + par + le + droit + naturel + à + celz + qui + lez + trevent + . +

+

+ Li + foon + qui + sunt + + des + bestez + qui + sunt + sozmises + à + aucun + seignor + sunt + suen + par + cel + meismez + droit + . +

+

+ + + Se + + + Ce + + + que + . + i + . + flevez + a + ajoint + à + ton + champ + par + + + chrestine + + + crestine + + + est + aquis + à + toi + par + le + droit + as + gens + . + Crestine + est + uns + acroisemens + d + ' + yaue + qui + vient + celeement + . + Et + il + apert + que + ce + soit + ajoint + par + crestine + qui + est + ajoint + si + petit + et + petit + que + tu + ne + puez + + + paz + + + + entendre + conbien + il + en + i + a + venu + en + chascun + moment + . +

+

+ Et + se + la + force + dou + flouve + a + sostrait + aucune + partie + de + ton + champ + et + ele + l + ' + a + + + enjoint + + + ajoint + + + au + champ + ton + voisin + , + il + est + aperte + chose + que + ele + est + toie + . + Maiz + se + ele + est + + + longement + + + longuement + + + ajointe + au + champ + ton + voisin + et + li + aubre + que + ele + enporta + + o + li + ont + fichiéz + lor + + + racinnez + + + racinez + + + en + la + terre + à + ton + voisin + , + il + apert + + + de + + + dés + + + cel + tans + que + il + sunt + aquis + au + chant + ton + voisin + . +

+

+ L + ' + ile + qui + + + est + + + nest + + + en + la + mer + , + qui + n + ' + avient + paz + sovent + , + n + ' + est + à + nuz + . + Mais + quant + isle + nest + en + . + i + . + fleve + , + si + conme + il + avient + sovent + , + se + ele + est + droitement + en + mileu + del + flouve + , + ele + est + conmune + à + celz + qui + porsivent + lez + chanz + d + ' + une + part + et + d + ' + autre + del + flouve + , + selonc + la + laise + que + chascuns + chanz + a + + + pris + + + pres + + + de + la + + + riviere + + + rive + + + . + Maiz + se + ele + est + pluz + pres + de + l + ' + unne + rive + que + de + l + ' + autre + , + ele + est + celz + tant + solement + qui + porsivent + le + champ + par + devers + cele + rive + . + Mes + se + li + flevez + est + deviséz + en + aucune + partie + et + il + s + ' + espant + apréz + parmi + . + i + . + champ + si + que + il + fet + autressi + conme + . + i + . + isle + , + li + chanz + est + à + celui + à + qui + il + estoit + avant + . +

+

+ Et + se + li + flevez + laise + del + tot + son + naturel + chanel + et + il + conmence + à + corre + par + . + i + . + autre + lieu + , + li + premiers + chanelz + est + à + celz + qui + porsivent + le + champ + lez + la + riviere + + + + selonc + la + lesse + que + chascun + des + chans + a + lez + la + rive + + + ; + et + li + noviauz + chanelz + est + d + ' + autretel + droiture + conme + li + + + floves + + + flovez + + + , + ce + est + conmunz + . + Et + se + li + fleves + revient + en + aucun + tanz + à + son + premier + chanel + , + + + et + + + + li + + + noviaus + + + noviauz + + + chanelz + vient + derechief + à + celz + qui + porsivent + les + chanz + sor + la + + + riviere + + + rive + + + . +

+

+ Il + est + autrement + se + toz + li + chanz + à + aucuns + est + covers + d + ' + yaue + , + car + + + se + + + ce + + + ne + mue + pas + la + + + manieres + + + maniere + + + del + champ + . + Et + por + ce + , + se + l + ' + yaue + s + ' + en + reva + , + il + est + aperte + chose + que + li + chanz + soit + à + celui + à + qui + il + fu + premierement + . +

+

+ Quant + aucunz + a + fet + une + chose + d + ' + autrui + matiere + , + aucun + suelent + demander + + li + quelz + en + est + + + sire + + + sires + + + par + naturel + + + raison + + + reson + + + , + ou + cil + qui + a + fet + la + chose + , + ou + cil + qui + la + matiere + fu + ; + si + conme + se + aucunz + fait + vin + d + ' + autrui + + + crapez + + + grapez + + + ou + oile + d + ' + autrui + olivez + , + ou + froment + d + ' + autrui + espiz + , + ou + . + i + . + vaisel + d + ' + autrui + or + ou + d + ' + autrui + argent + ou + d + ' + autrui + arain + , + ou + miéz + d + ' + autrui + miel + + + ou + + + et + + + d + ' + autrui + vin + , + ou + + + emplastrez + + + emplastres + + + d + ' + autrui + medecines + , + ou + une + nef + ou + une + huge + d + ' + autrui + mairrien + . + Et + aprés + + + plusor + + + plusors + + + doutes + que + Sabinz + et + Procles + i + amenarent + , + la + moiene + sentence + noz + plot + à + celz + qui + quident + que + , + se + la + chose + puet + estre + ramenee + + + + à + la + matiere + de + coi + ele + fu + feite + , + cil + en + soit + sires + qui + estoit + sires + de + la + matiere + , + et + se + ele + n + ' + i + puet + estre + ramenee + + + , + cil + qui + la + fist + en + soit + sirez + . + Et + vesci + l + ' + exemple + : + . + i + . + vaisiauz + qui + est + forgiéz + puet + estre + ramenéz + à + une + masse + d + ' + or + ou + d + ' + argent + , + maiz + li + vins + ou + li + + + yaue + + + oiles + + + ou + li + fromenz + + + ni + + + ne + + + puet + paz + estre + ramenéz + à + grapes + ne + à + olivez + ne + as + espiz + , + ne + li + miés + ne + puet + estre + ramenés + à + miel + et + à + vin + . + Et + se + aucuns + a + + + fet + + + fait + + + une + chose + partie + de + sa + + + maniere + + + matiere + + + et + partie + de + l + ' + autrui + , + si + conme + se + il + a + fet + miel + de + son + vin + et + d + ' + autrui + miel + , + ou + emplastres + de + sez + + + mecinnez + + + medecinnez + + + + + ou + + + et + + + dez + autrui + , + ou + robe + de + sa + + + lainne + + + laine + + + et + + + d + ' + + + de + l + ' + + + autrui + , + l + ' + en + ne + doit + + + paz + + + pas + + + doter + que + cil + qui + à + + + fait + + + fet + + + la + chose + ne + soit + sirez + en + cest + caz + , + car + il + n + ' + i + a + paz + mis + tant + solement + sa + painne + , + maiz + une + partie + de + la + matire + . + +

+

+ Ne + porquant + , + se + aucunz + a + ancoisu + en + sa + robe + autrui + + + propre + + + porpre + + + , + ja + soit + ce + que + la + + + propre + + + porpre + + + est + pluz + preciouse + , + ne + porquant + tot + remaint + à + celui + qui + la + robe + est + , + por + ce + que + la + robe + fu + faite + ains + que + la + + + propre + + + porpre + + + i + fut + ajointe + ; + mais + cil + qui + fu + sires + de + la + + + propre + + + porpre + + + avra + action + + + + de + larrecin + + + contre + celui + qui + la + prist + , + ou + il + la + porra + demander + arriere + qui + qui + l + ' + enblast + , + ou + cil + qui + fist + la + robe + , + ou + + + autrez + + + autres + + + , + car + ja + soit + ce + que + lez + choses + qui + sunt + ataintez + ne + puent + pas + estre + chalongiez + , + ne + porquant + eles + puent + estre + demandees + arriere + as + larronz + ou + as + autres + qui + les + porsivent + . +

+

+ Se + lez + matierez + qui + sunt + à + . + ii + . + sunt + asamblees + et + mises + en + une + euvre + par + la + volonté + as + seigneurs + , + l + ' + euvre + qui + est + faite + de + cele + asamblee + est + conmune + à + l + ' + un + et + à + l + ' + autre + , + si + conme + se + + + aucun + + + aucunz + + + ont + mis + ensamble + lor + vinz + ou + fondu + ensamble + lor + or + et + lor + argent + . + Et + se + lez + matierez + sunt + + + diverses + + + diverses + + + et + une + chose + en + est + faite + , + si + conme + miés + est + + + faiz + + + fait + + + de + miel + et + de + vin + ou + laitonz + est + faiz + d + ' + or + ou + d + ' + argent + , + cil + meismez + drois + est + tenablez + , + car + l + ' + on + ne + doute + pas + que + la + chose + ne + soit + conmune + , + en + cest + caz + ; + et + se + + + lez + + + les + + + matieres + sunt + asamblees + par + aventure + et + ne + mie + par + la + volonté + as + seigneurs + , + queles + qu + ' + eles + soient + , + ou + d + ' + une + meismez + meniere + ou + de + diversez + , + il + noz + plest + que + cil + meismez + drois + soit + tenablez + . + +

+

+ Et + si + le + fromenz + Tyce + est + melléz + a + ton + froment + , + se + ce + est + par + vostre + volenté + , + il + sera + conmunz + , + car + ce + qui + estoit + propre + à + chascun + de + voz + est + mis + ensamble + par + vostre + + + assegement + + + assentement + + + . + Maiz + se + ce + a + esté + fait + par + aventure + , + ou + Tyces + asamble + son + froment + au + tien + sanz + ta + volenté + , + il + n + ' + apert + pas + qu + ' + il + soit + conmunz + , + car + chascuns + remaint + en + sa + propre + sustance + . + Il + n + ' + apert + pas + que + li + fromenz + soit + conmunz + pluz + que + li + fouz + qui + est + asambléz + de + tes + + + bestez + + + bestes + + + et + des + + + seuez + + + suez + + + , + et + se + li + uns + de + voz + retient + tot + cel + froment + , + actionz + apartient + à + l + ' + autre + sor + la + chose + , + portant + conme + il + i + a + del + sien + en + froment + . + Cil + est + contenuz + en + l + ' + ofice + au + juge + que + il + regart + + + que + + + quelz + + + li + fromenz + à + chascun + estoit + et + combien + il + + + en + i + + + i + en + + + avoit + . +

+

+ Quant + + + aucuns + + + aucun + + + edefie + en + sa + terre + d + ' + autrui + matiere + , + l + ' + en + entent + que + il + est + sirez + de + l + ' + edefiement + , + car + ce + qui + est + edefié + ensuit + la + nature + de + la + terre + . + Ne + porquant + cil + qui + fu + premierement + sires + de + la + matiere + , + + + ne + + + n + ' + en + + + laise + pas + à + estre + sires + , + mais + il + ne + + + le + + + la + + + puet + pas + chalongier + dedenz + ce + ne + plaidier + por + faire + la + aporter + avant + , + + + por + + + par + + + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + en + coi + il + est + contenu + que + nuz + ne + soit + constrains + d + ' + oster + autrui + chevron + , + se + il + est + ajoins + en + sa + maison + , + ainz + en + rende + au + doublez + ce + + + que + il + + + qu + ' + il + + + vaut + , + par + l + ' + action + qui + est + apelee + de + + + cheveron + + + chevron + + + ajoint + . + Par + non + de + chevron + est + entendue + tote + matiere + de + coi + ediefement + sunt + fait + . + Et + ce + a + esté + porveu + que + il + ne + convainne + + depecier + lez + edefiemenz + . + Maiz + se + li + edefiemenz + est + depeciéz + par + aucune + cause + , + se + li + sirez + de + la + matiere + n + ' + en + a + eu + le + pris + a + + + dobles + + + doblez + + + , + il + lez + porra + lors + chalongier + et + plaidier + por + faire + la + aporter + avant + . +

+

+ Et + encontre + ce + , + se + aucunz + edefie + de + sa + matiere + en + autrui + terre + , + la + maisonz + soit + à + celui + à + qui + la + terre + est + . + Maiz + cil + qui + estoit + sires + de + la + matiere + en + pert + en + ce + cas + la + proprieté + , + car + l + ' + en + entent + que + ele + est + estrangie + par + sa + volenté + , + dés + que + il + savoit + que + il + edefioit + en + autrui + terre + . + Et + por + ce + , + ja + soit + ce + que + la + maisons + soit + depecie + , + il + ne + puent + chalongier + la + matiere + . + Il + est + certaine + chose + que + , + se + cil + qui + a + edefié + la + maison + en + autrui + terre + en + est + en + possession + , + et + li + sirez + de + la + terre + vuet + que + la + maison + soit + soie + , + ne + il + ne + paie + pas + le + pris + de + la + matiere + et + les + louiers + à + celz + qui + ont + faite + la + maison + , + il + + + puent + + + puet + + + estre + mis + arriere + par + exsepcion + de + tricherie + , + se + cil + qui + edefia + la + maison + porsivoit + la + terre + par + bonne + foi + . + Quar + se + il + savoit + que + la + terre + estoit + autrui + , + l + ' + on + li + puet + dire + que + il + edefia + folement + en + la + terre + que + il + savoit + bien + que + ele + estoit + à + autrui + . +

+

+ Se + Tyces + a + mis + autrui + plante + en + sa + terre + , + elle + sera + soie + . + Et + encontre + se + , + se + il + a + mis + sa + plante + en + la + terre + + + Mene + + + Meve + + + , + la + plante + sera + + + Mene + + + Meve + + + , + se + la + plante + a + en + l + ' + un + cas + et + en + l + ' + autre + fichiés + sez + racinnez + en + la + terre + . + Maiz + ainz + que + ele + ait + + + fichiéz + + + fichiés + + + sez + racinnez + , + ele + est + + à + celui + à + cui + ele + estoit + ainz + que + ele + fust + plantee + . + Et + ainsiz + , + dés + que + la + plante + fiche + en + terre + sez + racinnez + , + la + proprietéz + en + est + muee + ; + et + se + li + aubre + + + Mene + + + Meve + + + + + aprient + + + a + pris + en + + + la + terre + Tyce + et + il + i + fiche + sez + racinnez + , + noz + disonz + que + li + aubres + est + Tyces + . + Et + raisons + ne + sosfre + paz + que + l + ' + on + entende + que + li + + + aubrez + + + aubres + + + soit + à + autre + que + à + celui + en + cui + terre + il + est + enracinnéz + . + Et + por + ce + se + uns + aubres + si + est + pres + des + bonnez + de + . + ii + . + chanz + et + il + est + racinés + en + l + ' + un + et + en + l + ' + autre + , + il + est + conmunz + . +

+

+ Par + cele + meismez + raison + que + les + plantes + qui + + + sunt + + + sont + + + racinnees + en + la + terre + sunt + au + seignor + de + la + terre + , + sunt + suen + li + blef + qui + i + sunt + semé + ; + autresi + conme + cil + qui + a + edefié + en + autrui + terre + puet + estre + + + desfandus + + + desfanduz + + + par + exseption + de + tricherie + . + Selonc + lez + chosez + que + noz + avons + dites + , + se + li + sires + del + champ + li + demande + l + ' + edefiement + , + se + puet + desfendre + cil + qui + a + semé + autrui + terre + à + ses + despanz + . +

+

+ Lez + laitres + d + ' + or + sunt + à + celz + qui + li + parchemins + est + , + autresi + com + les + choses + qui + sunt + edefies + et + semees + en + terre + sunt + au + seigneur + de + la + terre + . + Se + Tyces + a + escrit + en + ton + parchemin + . + i + . + yne + ou + unez + + + itroites + + + istoire + + + ou + une + orison + , + Tyces + n + ' + est + paz + + + sires + + + sire + + + de + celle + euvre + , + mais + tu + . + Maiz + se + tu + demandez + à + Tyce + tes + livres + ou + ton + parchemin + ne + tu + n + ' + es + pas + aparilliéz + de + paier + lui + le + pris + de + l + ' + ecriture + , + + il + s + ' + en + porra + desfendre + par + exception + de + tricherie + , + se + il + en + entra + en + possession + par + bonne + foi + . +

+

+ Se + aucunz + a + point + en + autrui + table + , + li + un + quident + que + la + table + soit + à + celui + qui + fist + la + pointure + , + et + il + est + avis + as + autres + que + la + pointure + quele + qu + ' + ele + soit + est + à + celui + qui + la + table + estoit + , + maiz + il + noz + samble + mielz + que + la + table + soit + à + celui + qui + fist + la + pointure + ; + car + il + seroit + laide + chose + que + la + pointure + à + . + i + . + tres + bon + poindeur + + + suist + + + fuist + + + le + seigneur + d + ' + une + povre + table + ; + et + por + ce + , + se + li + sires + de + la + table + la + porsiet + toute + painte + et + cil + qui + l + ' + a + + + painte + + + peinte + + + la + demande + ne + il + ne + vuet + pas + paier + le + pris + de + la + table + , + il + porra + estre + mis + arriere + par + exception + de + tricherie + . + Et + se + cil + qui + l + ' + a + point + la + porsiet + , + il + convient + que + porfitable + actions + soit + donee + au + seignor + de + la + table + contre + lui + , + et + en + cest + cas + , + se + il + ne + paie + le + pris + de + la + painture + , + il + porra + estre + mis + ariere + par + exception + de + tricherie + , + se + cil + qui + l + ' + a + point + la + porsieut + par + bonne + foi + . + Et + il + est + aperte + chose + que + se + cil + qui + point + la + table + ou + autrez + la + porsiet + par + male + foi + , + + + actionz + + + actions + + + de + larrencin + en + apartient + au + seignor + . +

+

+ Se + aucunz + achate + . + i + . + champ + par + bonne + foi + de + celui + qui + n + ' + en + estoit + paz + sires + mais + il + quidoit + que + il + en + fust + sirez + , + ou + il + l + ' + a + receu + de + lui + par + bonne + foi + en + don + ou + par + aucune + droite + cause + , + il + noz + plest + , + par + naturel + + + raison + + + reson + + + , + + que + li + fruit + que + il + en + a + receu + soient + sien + por + sa + cortiveure + et + + + por + + + par + + + sa + painne + . + Et + por + ce + , + se + li + sires + dou + champ + vient + avant + et + il + le + chalonge + , + il + ne + puet + pas + plaidier + o + lui + por + + + le + fruit + + + les + fruits + + + que + il + en + a + + + receu + + + recu + + + , + + + quil + + + qui + + + sunt + dezpandu + . + Maiz + ce + n + ' + est + pas + otroié + à + celui + qui + a + porsiz + autrui + champ + à + son + esciant + ; + et + por + ce + sera + il + constrains + de + rendre + les + fruis + et + le + champ + . +

+

+ Cil + a + qui + li + + + usuaires + + + usuairez + + + del + champ + apartient + n + ' + est + par + faiz + sires + des + fruis + se + il + ne + les + a + receuz + ; + et + por + ce + , + se + il + muert + ains + qu + ' + il + ait + + + recoilliz + + + recoillis + + + lez + fruis + , + ja + soit + ce + que + il + soient + meur + , + il + n + ' + + + apartient + + + appartiennent + + + pas + à + ses + oirs + , + ains + sunt + aquis + au + seignor + de + la + propriété + . + Et + pou + s + ' + en + faut + que + ce + + + + meismes + + + n + ' + est + dit + del + cortiveor + . +

+

+ Li + foon + sunt + conté + es + fruiz + des + bestez + autressi + + + conme + + + conmes + + + li + laiz + et + la + lainne + . + Et + por + ce + li + aignel + , + li + cheverel + et + li + veel + et + li + porcel + sunt + + + déz + + + dés + + + que + il + sunt + + à + celui + qui + a + l + ' + usuaire + dez + bestez + . + Li + enfant + à + la + serve + ne + sunt + pas + del + fruit + , + il + apartienent + dont + au + seignor + de + la + proprieté + ; + car + il + sambloit + male + chose + que + uns + hom + + + fust + + + fu + + + fruis + por + ce + que + tuit + li + fruit + des + chose + sunt + coilli + por + causez + dez + homes + . +

+

+ Maiz + se + + + aucuns + + + aucunz + + + a + l + ' + usuaire + d + ' + un + + + fon + + + fou + + + , + il + doit + metre + des + foonz + en + lieu + des + bestez + qui + sunt + mortez + , + + + + si + conme + il + plest + à + Julien + ; + et + en + leu + des + arbres + et + des + vignes + qui + sunt + mortes + + + doit + il + planter + autres + , + car + il + doit + par + droit + cortiver + + + les + + + lez + + + choses + et + user + conme + + + prodom + + + prodons + + + . +

+

+ Li + saint + empereres + Adrianz + ensevi + le + naturel + droit + et + otroia + que + + li + tressors + que + aucunz + treve + en + sa + terre + soit + à + celui + qui + le + treve + . + Et + se + aucuns + le + treve + en + autrui + terre + par + aventure + et + + + sanz + + + sans + + + proveance + , + il + otroia + que + la + + + moitiés + + + moitiéz + + + en + soit + à + celui + en + qui + terre + il + est + trovéz + et + la + moitiés + à + celui + qui + le + treve + . + Et + se + aucunz + le + treve + en + la + terre + l + ' + empereor + , + il + est + establi + que + la + + + moitiéz + + + moitié + + + en + soit + à + l + ' + empereor + et + la + moitiéz + en + troveor + . + Et + à + ce + s + ' + acorde + que + se + aucuns + le + treve + en + conmun + leu + ou + en + lieu + qui + + + apartiegne + + + apartient + + + à + la + borse + l + ' + empereor + , + la + moitiéz + an + soit + soie + et + la + moitiéz + à + la + cité + ou + à + la + borse + l + ' + empereor + . +

+

+ Noz + aquerons + lez + + + choses + + + chose + + + par + droit + naturel + quant + + + elez + + + eles + + + noz + sunt + livreez + , + car + il + n + ' + est + rienz + qui + + + pluz + + + plus + + + s + ' + acort + + + a + + + au + + + droit + naturel + que + faire + la + volenté + au + seignor + qui + vuet + que + sa + chose + soit + baillie + à + autre + . + Et + por + ce + , + de + quel + maniere + la + chose + corporel + soit + , + se + ele + puet + estre + baillie + et + cil + qui + en + est + sirez + la + baille + , + ele + est + estrangie + . + Les + possissions + que + aucunz + tient + dont + par + treuz + sunt + + + estrangez + + + estrangies + + + en + ceste + meismez + meniere + ; + les + possessionz + que + l + ' + on + tient + par + treu + sunt + celez + qui + sunt + es + contrees + et + il + n + ' + a + nule + disferance + par + nostre + + + establissement + + + establisement + + + antre + les + et + celes + de + Lombardie + . +

+

+ Et + se + lez + + + choses + + + chose + + + sunt + + + bailliez + + + baillez + + + par + cause + de + don + ou + par + aucune + autre + droiturel + cause + , + elez + sunt + estrangiez + sanz + nul + doute + . + Cellez + qui + sunt + vandues + et + livrees + ne + sunt + + + paz + + + pas + + + + + aquitees + + + aquises + + + à + l + ' + achateur + , + se + il + ne + paie + au + vendeur + le + pris + ou + se + il + ne + l + ' + en + + l + ' + ait + satisfacion + en + autre + maniere + , + si + conme + par + plegez + ou + par + + + gage + + + gages + + + . + Et + ce + est + contenu + en + la + loi + des + . + xii + . + tablez + ; + ne + porquant + l + ' + on + dit + que + ce + avient + par + le + droit + naturel + . + Maiz + se + cil + qui + vandi + la + chose + se + tient + à + ce + que + li + + + acheteres + + + acheteteres + + + li + covenance + loiaument + , + l + ' + on + doit + dire + que + la + chose + est + maintenant + à + l + ' + achateor + . +

+

+ Ne + il + n + ' + a + point + de + disferance + se + li + sirez + baille + à + aucun + sa + chose + ou + . + i + . + + + autre + + + autres + + + à + qui + la + possessions + en + est + otroié + li + baille + par + sa + volenté + . +

+

+ Et + par + ceste + raison + , + se + aucunz + a + baillié + à + + + aucune + + + aucun + + + franche + + + aministracion + + + aministration + + + de + totez + sez + besoingnez + et + cil + aminnistrerez + vant + aucunez + dez + choses + son + seignor + et + il + + + la + livre + + + l + ' + a + livré + + + , + ele + est + à + celui + qui + la + reçoit + . +

+

+ Il + avient + aucune + fois + que + + + une + + + nue + + + + + volantéz + + + volentéz + + + , + sanz + livrer + la + chose + , + sosfist + à + estrangier + la + , + si + conme + se + aucuns + te + vent + ou + il + te + donne + la + chose + que + il + te + presta + ou + que + il + te + bailla + à + garder + . + Car + ja + soit + ce + que + il + ne + la + te + baillast + paz + por + cause + de + don + ne + de + vente + , + ne + porquant + , + dés + que + il + vuet + que + tu + la + taingnez + en + tel + maniere + , + la + proprietés + en + est + toie + , + aussi + bien + conme + se + il + + + le + + + la + + + t + ' + eust + baillie + en + cel + non + . +

+

+ Et + se + aucunz + a + mis + ses + marcheandises + en + une + chambre + et + il + lez + vent + et + baille + à + . + i + . + acheteur + lez + clez + de + la + chambre + , + il + li + baille + lez + proprietéz + des + marcheandises + . +

+

+ Et + aucune + fois + avient + que + la + volentés + au + seignor + que + il + a + envers + personne + qui + n + ' + est + pas + certainne + li + donne + la + proprieté + de + sa + chose + , + si + conme + + + quant + + + quand + + + . + i + . + sires + gete + en + en + une + grant + + + asamblee + + + asemblee + + + d + ' + omez + . + i + . + + + faisel + + + faissel + + + de + lances + et + ne + set + pas + laquelle + chascuns + doit + avoir + , + ne + porquant + il + vuet + que + + + chascune + que + cil + + + cele + que + chascuns + + + porra + avoir + + + soit + siue + + + soi + sene + + + : + dés + que + chascuns + en + prent + . + i + . + , + si + en + est + il + sirez + . +

+

+ Et + par + ceste + raison + apert + il + veritéz + que + se + aucuns + degerpist + sa + chose + et + . + i + . + + + autres + + + autre + + + la + prent + , + ele + est + maintenant + + + seue + + + sene + + + . + La + chose + est + gerpie + que + li + sirez + laise + par + tel + pansee + que + il + ne + vuet + que + ele + + + + ne + + + soit + pluz + + + seue + + + sene + + + , + et + por + ce + laise + il + maintenant + à + estre + en + sirez + . +

+

+ Mais + il + est + autrement + dez + chosez + qui + sunt + getees + en + tempeste + de + mer + por + cause + d + ' + alegier + la + nef + , + car + eles + sunt + tozjors + à + lor + seigneurs + , + por + ce + que + il + est + aperte + chose + que + il + ne + les + getent + pas + par + corage + que + il + ne + vuellent + que + elez + soient + leur + , + maiz + por + garder + de + peril + elz + et + leur + nef + . + Et + por + ce + , + se + la + force + de + la + mer + les + + + enmaine + + + emmaine + + + à + la + rive + et + aucunz + les + prent + por + corage + d + ' + avoir + les + de + gaaing + , + il + fet + larrencin + . + Et + il + est + prest + + + que + autresi + de + ceste + chose + + + de + ceste + chose + , + autresi + + + conme + de + ce + qui + chiet + à + aucun + qui + chevauche + si + que + il + n + ' + en + set + rien + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + choses + qui + ne + sunt + pas + corporex + . + + +

+ + En + + + sor + + + sort + + + que + tot + , + lez + + + unez + + + unes + + + des + + + choses + + + chosez + + + sunt + corporelz + et + lez + autrez + ne + sunt + pas + corporelz + . +

+

+ Lez + chosez + corporelz + sunt + + + celez + + + celz + + + qui + puent + estre + atouchiez + par + lor + nature + , + si + conme + terre + , + home + , + robe + , + ors + et + argenz + et + plusors + autres + chosez + qui + ne + porroient + paz + estre + nombrees + . +

+

+ Lez + choses + qui + ne + sunt + pas + corporelz + sunt + + + celez + + + celes + + + qui + ne + puent + estre + atouchiez + et + + + telez + + + telz + + + sunt + celez + + + sunt + celez + + + + qui + + + ne + puent + estre + + + sunt + + + en + droiture + si + conme + heritagez + , + usuairez + , + usaiges + et + obligemenz + quel + que + il + soient + . + Ne + l + ' + en + ne + doit + pas + faire + force + en + ce + que + + + chosez + + + choses + + + corporelz + sunt + contenuez + en + heritage + , + car + li + fruit + qui + sunt + receu + del + champ + sunt + corporel + , + et + ce + qui + noz + est + deu + par + aucun + obligement + + + en + + + est + + + corporel + si + conme + chanz + , + sers + et + deniers + ; + mais + la + droiture + de + l + ' + eritage + , + et + la + droiture + dou + serf + d + ' + aucune + chose + , + et + la + droiture + d + ' + aucun + obligement + ne + sunt + pas + choses + corporelz + . +

+

+ En + cel + nombre + sunt + lez + droiturez + dez + possessionz + + + de + chascunz + + + des + chans + + + et + de + celez + dez + cités + , + qui + sunt + apelees + + + servise + + + service + + + . +

+
+
+ + + Cist + titrez + est + des + droitures + des + possessionz + . + Cist + titres + est + des + servises + . + + + +

+ Les + droiturez + dez + possessionz + des + chanz + sunt + cestez + : + sentiers + , + charriere + , + voie + , + duis + d + ' + eve + . + Sentiers + est + la + droiture + que + aucunz + a + d + ' + aler + par + autrui + champ + sanz + mener + beste + . + Charriere + est + la + droiture + de + mener + + + i + + + i + + + beste + + + + en + + + ou + + + + + charrete + + + charrette + + + . + Cil + qui + a + dont + + + santier + + + sentier + + + n + ' + a + paz + charriere + , + mais + cil + qui + a + charriere + a + santier + et + en + puet + user + sanz + mener + i + beste + . + Voie + + + en + + + est + + + droiture + d + ' + aler + par + autrui + champ + et + de + mener + i + beste + ou + + + charrete + + + charete + + + , + car + voie + contient + en + soi + et + sentiers + et + charriere + . + Doiz + d + ' + eve + est + la + droiture + de + mener + eve + par + autrui + champ + . +

+

+ Li + servise + dez + possessionz + dez + citéz + sunt + joint + as + edefiemenz + et + il + sunt + dit + des + citéz + por + ce + que + noz + apelonz + toz + edefiemenz + possessionz + des + citéz + , + neis + se + il + sunt + fet + an + la + voie + . + Li + + + servisez + + + servise + + + des + possessionz + des + citéz + sunt + que + li + un + des + voisinz + + + sonnent + + + soustiengnent + + + le + + + marrien + + + mairrien + + + à + l + ' + autre + , + et + que + il + lise + à + l + ' + un + des + voisinz + à + metre + sa + solive + suz + le + mur + à + l + ' + autre + , + ou + que + aucunz + reçoive + sor + sa + terre + ou + suz + sa + maison + le + degout + de + la + maison + son + voisin + , + et + que + aucuns + se + gart + d + ' + edefier + sa + maison + en + tel + maniere + que + ele + nuise + à + la + lumiere + de + la + maison + son + voisin + . +

+

+ Aucun + quident + par + droit + que + l + ' + on + doie + conter + es + + + servises + + + services + + + des + possessionz + des + chanz + la + droiture + que + aucunz + a + de + puisier + eve + par + desuz + autrui + terre + et + + + d + ' + amener + i + + + d + ' + ameneri + + + ses + beste + à + l + ' + eve + , + et + la + droiture + de + paistre + sez + bestez + et + de + cuire + chauz + et + de + fouir + pierres + en + autrui + terre + . +

+

+ Et + ces + choses + sunt + apelees + servisez + de + possessions + por + ce + que + elez + ne + puent + estre + establiez + sanz + possessionz + , + car + nuz + ne + puet + aquerre + + + + servises + de + + + possessionz + de + chanz + ne + de + citéz + fors + cil + qui + a + possessionz + , + ne + nuz + ne + le + puet + de + + voir + , + fors + cil + qui + a + possession + . +

+

+ Se + aucunz + veut + establir + à + son + voisin + aucune + droiture + , + il + le + doit + faire + par + covenances + d + ' + une + part + et + d + ' + autre + ; + et + aucunz + puet + en + son + testament + + + condanpner + + + condampner + + + son + oir + que + il + ne + face + sa + maison + si + haut + que + ele + nuise + à + la + + + maison + + + lumiere + + + son + voisin + , + ou + que + il + suesfre + que + il + mete + sa + solive + suz + son + mur + , + ou + que + li + + + gouz + + + degouz + + + de + sa + maison + chaie + sor + sa + terre + , + ou + que + il + li + sosfre + à + avoir + parmi + son + champ + sentier + ou + charriere + ou + doiz + d + ' + eve + . +

+
+
+ + Cist + + titrez + titres + + est + d + ' + usuaire + . + + +

+ + + Usuairez + + + Usuaires + + + est + la + droiture + que + aucuns + a + d + ' + user + autrui + chosez + , + sauve + la + sustance + des + chosez + . + Et + ceste + droiture + est + en + chose + corporel + ; + et + quant + la + chose + faut + , + il + covient + que + la + droiture + faille + . +

+

+ Usuaires + est + departis + de + la + proprieté + , + et + ce + avient + en + plusors + menierez + : + si + conme + quant + li + usuairez + d + ' + une + chose + est + laisiéz + à + aucun + , + car + li + oir + a + la + nue + proprieté + , + et + cil + a + l + ' + usuaire + à + qui + il + est + laisiéz + ; + encontre + ce + , + se + il + laise + le + champ + sanz + l + ' + usuaire + , + cil + à + qui + il + le + laisa + en + a + la + nue + proprieté + et + li + oirs + en + a + l + ' + usuaire + , + et + il + puet + laisier + à + l + ' + un + l + ' + usuaire + et + à + l + ' + autre + la + proprieté + sanz + l + ' + usuaire + . + Et + se + aucunz + vuet + doner + à + . + i + . + autre + usuaire + sanz + testament + , + il + + + + le + + + doit + faire + par + convenancez + d + ' + une + part + et + d + ' + autre + . + Et + que + lez + proprietéz + ne + fussent + toz + jors + + sanz + preu + , + se + li + usuairez + an + fust + departiz + à + toz + jors + , + il + noz + plot + que + li + usuairez + faillist + en + certainez + manierez + et + revenist + à + la + proprieté + . +

+

+ Usuairez + est + establis + ne + mie + tant + solement + en + terrez + ne + en + maisonz + , + + + mez + + + mes + + + en + sers + et + en + bestes + et + en + autrez + chosez + , + fors + en + + + celez + + + celz + + + qui + sunt + gastees + par + user + en + ; + quar + icelez + + + choses + + + chose + + + ne + reçoivent + usuaire + ne + par + le + droit + naturel + ne + par + le + droit + citeain + . + Et + en + cest + nombre + sunt + vinz + , + oilez + , + fromenz + , + robez + ; + et + + + aprés + + + pres + de + + + ces + chosez + sunt + denier + nombré + , + car + + + pou + + + peu + + + s + ' + en + faut + que + il + ne + faillent + par + usaige + quant + l + ' + on + les + mue + sovent + . + Mais + li + senaz + juja + por + cause + de + porfit + que + li + usuaire + de + tez + chosez + puent + estre + establi + si + que + cautions + soit + donee + au + seigneur + de + la + proprieté + que + elez + li + seront + + + randuez + + + randues + + + quant + li + usuaires + faudra + . + Se + li + usuaires + de + deniers + est + donc + laissiéz + , + il + sunt + baillié + à + celui + à + qui + il + est + laissiéz + à + faire + + + + en + + + conme + del + suen + , + il + doit + doner + causion + de + randre + autretant + de + deniers + + + quant + + + quand + + + li + + + usuairez + + + usuaires + + + faudra + en + aucune + maniere + . + Lez + autrez + chosez + soient + bailliéz + à + celui + à + qui + li + usuairez + en + est + laissiéz + , + si + que + elez + soient + seuez + , + maiz + elez + soient + avant + proisiez + , + et + il + doint + caution + de + randre + autretant + de + deniers + com + eles + seront + prisiez + + + quant + + + quand + + + il + morra + ou + quant + li + usuaires + faudra + en + autre + maniere + . + Li + senaz + + + n + ' + establit + + + n + ' + establist + + + dont + pas + usuaire + de + telz + chosez + , + car + il + ne + pooit + + + mes + establir + + + , + mes + il + establi + + + autresi + conme + usuaire + par + caution + . +

+

+ + + Usuaires + + + Usuairez + + + est + finéz + se + cil + à + qui + il + fu + donéz + le + quite + au + seignor + de + la + proprieté + , + car + se + + + il + + + + le + cuite + à + . + i + . + autre + , + ce + ne + vaut + rien + ; + et + se + cil + qui + a + l + ' + usuaire + d + ' + aucune + chose + en + aquiert + la + proprieté + , + que + l + ' + en + apele + confremement + , + il + est + certaine + chose + que + la + droiture + de + l + ' + usuaire + faut + . + Se + lez + maisons + de + coi + aucunz + a + l + ' + usuaire + ont + esté + arses + ou + elez + sunt + + + chaoitez + + + chaoites + + + par + terre + moite + ou + par + lor + mavestié + , + il + convient + que + li + usuairez + faille + ne + il + n + ' + est + paz + + + puiz + + + puis + + + deux + à + celui + qui + li + avoit + avant + . + Usuairez + est + finéz + par + la + mort + à + celui + qui + il + estoit + establi + et + par + les + . + ii + . + greignors + amenuisemenz + de + chief + . +

+

+ Quant + usuairez + est + toz + finéz + , + il + revient + à + la + proprieté + , + et + li + sirez + de + la + + + proprieté + + + proprietéz + + + conmence + de + cel + tenz + à + avoir + en + la + chose + pleniere + poesté + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + de + nu + usaige + . + Cist + titres + est + d + ' + usage + et + d + ' + abitacion + . + + + +

+ + + Ou + + + Nu + + + usaiges + seut + estre + establiz + en + cele + + + meismez + + + meimez + + + meniere + en + coi + usuairez + est + establiz + , + et + si + est + finéz + par + celez + meismez + menierez + par + coi + usuairez + est + finéz + . +

+

+ Maiz + il + a + mains + de + droiture + en + usaige + que + en + usuaire + , + car + cil + qui + a + le + nu + usaige + d + ' + un + champ + n + ' + i + a + fors + tant + sanz + pluz + que + il + use + des + herbez + et + des + pomez + et + des + flors + et + des + autres + chosez + à + ce + que + mestier + li + est + chascun + + + jor + + + jors + + + ; + et + il + li + list + à + demorer + + + en + + + el + + + champ + tant + sanz + pluz + conme + + il + puet + demorer + sanz + faire + mal + au + seignor + et + sanz + empaiechier + celz + qui + cortivent + le + champ + , + ne + il + ne + puet + vandre + ne + donner + ne + louer + à + . + i + . + autre + la + droiture + que + il + i + a + , + mais + cil + qui + a + l + ' + usuaire + puet + faire + totes + ces + chosez + . +

+

+ L + ' + on + entant + que + cil + qui + a + l + ' + usaige + d + ' + unne + maison + i + a + tel + droiture + que + il + seuz + i + puet + habiter + ne + il + ne + puet + pas + + + baillier + + + bailler + + + à + autre + cele + droiture + , + et + à + paines + a + il + esté + receuz + que + il + li + lise + à + herbregier + + + i + + + + . + i + . + hoste + ; + maiz + il + ait + pooir + d + ' + + + abiter + + + habiter + + + i + o + sa + fame + et + o + sez + enfanz + et + o + cels + que + il + a + franchis + et + o + lez + autres + franches + personnes + de + coi + il + use + mains + que + de + + + sez + + + ses + + + sers + . + Et + il + est + covenable + chose + que + , + se + li + + + usages + + + usage + + + d + ' + une + maison + apartient + à + une + fame + , + il + lise + + habiter + li + + + otot + + + o + + + son + mari + . +

+

+ Et + cil + à + qui + li + usages + dou + serf + apartient + puet + user + tant + solement + de + son + + + servise + + + service + + + , + ne + il + ne + li + est + otroié + en + nule + maniere + que + + + il + + + i + + + baut + à + autre + sa + droiture + , + et + cil + meismez + drois + est + en + . + i + . + + + jugement + + + yuement + + + . +

+

+ Et + se + li + usages + d + ' + un + fouc + de + brebis + est + laissiés + à + aucun + , + il + ne + puet + pas + user + del + lait + ne + des + agniauz + ne + de + la + lainne + , + car + ce + sunt + li + fruit + , + mais + il + puet + user + de + fienz + à + fienbrer + sez + chanz + . +

+

+ + + S + ' + + + L + ' + + + abitacionz + est + laisie + à + aucun + + + en + + + ou + + + establie + en + aucune + maniere + . + Il + n + ' + apert + que + ce + soit + ne + usaigez + ne + usuairez + , + ains + est + autresi + conme + une + droiture + toute + propre + . + Et + noz + avons + premis + por + le + profit + dez + choses + , + selonc + la + sentence + Marcel + , + + à + celz + qui + ont + habitation + que + il + en + puissent + user + en + louer + la + à + autre + . +

+

+ Il + noz + sosfise + que + noz + avons + ci + dit + dez + servises + et + d + ' + usuaire + et + d + ' + usaige + et + d + ' + abitacion + . + Noz + traiteronz + dont + d + ' + iretagez + et + d + ' + obligemenz + en + lor + lieuz + . + Noz + avons + dit + + + aucune + + + a + une + + + some + en + quel + maniere + choses + sunt + aquisez + par + le + droit + as + genz + , + or + voionz + conment + eles + sunt + aquisez + par + le + loial + droit + et + par + le + + + chiteain + + + citeain + + + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + de + celui + qui + achate + par + bone + foi + la + chose + de + celui + qui + n + ' + en + est + pas + sires + . + Cist + titres + est + des + sesines + et + des + possessions + de + lonc + tans + . + + + +

+ Il + avoit + esté + establi + par + le + droit + + + citain + + + citeain + + + que + se + aucuns + achetoit + un + chose + par + bonne + foi + de + celui + qui + n + ' + en + estoit + pas + sirez + , + que + il + cuidoit + qu + ' + i + en + fust + sires + , + ou + il + + + l + ' + avoit + + + havoit + + + + + receu + + + reçu + + + de + lui + en + don + , + ou + par + aucune + droite + cause + , + se + cele + chose + fust + movable + , + ele + fust + seue + en + totes + terres + se + il + la + tenist + . + i + . + an + , + et + se + ele + + + + ne + + + fust + movable + , + il + li + + + covenist + + + convenist + + + tenir + jusque + à + . + ii + . + anz + ainz + que + il + + + le + + + la + + + guaaingnast + par + longue + tenue + en + Lombardie + tant + solement + , + que + les + seignoriez + des + choses + ne + fussent + en + doute + . + Et + por + ce + + + que + ce + + + + estoit + establi + et + li + ancien + quidoient + que + li + devantdit + tant + sosfisassent + as + seignors + à + enquerre + lor + chosez + , + une + millor + sentence + noz + plot + , + que + li + seignor + ne + perdent + lor + chosez + + en + pou + de + tens + et + que + ce + ne + soit + pas + encloz + en + certain + leu + . + Et + por + ce + noz + feimez + sor + ce + . + i + . + + + establisement + + + establissement + + + en + coi + il + est + contenu + que + lez + choses + muablez + soient + guaaingnies + par + longue + tenue + de + iii + . + anz + , + et + celez + qui + ne + sunt + pas + muables + par + + + pluz + + + plus + + + lonc + tanz + , + ce + est + par + . + x + . + anz + antre + celz + qui + sunt + present + , + et + par + . + xx + . + antre + celz + qui + ne + sunt + pas + present + . + Et + en + ce + meismes + menieres + soient + aquisez + + + les + + + la + + + seignories + dez + choses + par + possession + , + ne + mie + tant + solement + en + Lombardie + , + mais + en + totes + les + terres + qui + sunt + govrenees + par + nostre + + + empereres + + + empire + + + . +

+

+ Mais + aucune + foiz + avient + que + se + aucuns + porsuit + par + bonne + foi + une + chose + tres + longuement + , + nule + longue + tenue + ne + la + puet + faire + soie + , + si + conme + se + il + porsiet + franc + home + ou + chose + sainte + ou + relegieuse + ou + serf + fuitif + . +

+

+ Lez + chosez + emblees + et + + + celez + + + celes + + + qui + sunt + porsisez + à + force + ne + puent + + + paz + + + pas + + + estre + gaaignies + par + longue + tenue + + + + , + car + la + loi + des + . + xii + . + tables + deffent + que + les + choses + emblees + ne + soient + gaaingniees + par + longue + tenue + + + . +

+

+ Et + ce + qui + est + dit + par + la + loi + + + desfent + + + + que + les + choses + qui + sunt + emblees + ou + porsises + à + force + ne + puissent + estre + guaaingnies + par + longue + tenue + + + n + ' + apartient + pas + à + ce + que + li + lerres + qui + porsiet + une + chose + + + n + ' + apartient + pas + à + ce + que + li + lierres + qui + porsiet + une + chose + par + force + ne + la + puisse + conquerre + par + longue + tenue + + + , + car + autre + + + raisons + + + raison + + + lor + tot + à + conquerre + la + , + ce + est + ce + que + il + la + porsient + par + mal + foi + : + mais + nus + autres + n + ' + a + pooir + de + guaignier + + la + par + longue + tenue + , + ja + soit + ce + que + il + l + ' + ait + achetee + par + bonne + foi + ou + receue + en + autre + meniere + droiturel + de + celui + qui + l + ' + avoit + emblee + ou + qui + la + porsivoit + par + force + . + Quar + cil + fet + larrencin + qui + vant + chose + qu + ' + il + set + bien + qui + est + autrui + , + ou + qui + + + l + ' + a + baillie + + + la + baille + + + par + autre + cause + . +

+

+ Maiz + non + porquant + il + est + aucune + foiz + autrement + , + quar + se + li + oirs + vant + ou + done + à + aucun + par + bonne + foi + la + chose + qui + avoit + esté + prestee + au + mort + , + ou + louee + ou + baillie + en + garde + , + et + il + + + quide + + + cuide + + + que + ce + soit + de + l + ' + eritage + , + ou + il + l + ' + a + donee + an + doaire + , + il + n + ' + est + paz + doute + que + cil + qui + la + reçoit + ne + la + puise + guaagnier + par + longue + tenue + , + car + cil + qui + li + bailla + la + chose + ne + l + ' + avoit + paz + par + larrencin + , + car + li + oirz + qui + la + vendit + par + bonne + foi + conme + + + seue + + + sene + + + n + ' + i + fist + pas + larrencin + . +

+

+ Et + se + cil + à + qui + li + usuaires + d + ' + une + serve + apartient + quide + que + sez + anfes + soit + siens + et + il + le + + + vent + + + vend + + + ou + il + le + donne + , + il + ne + fet + paz + + + larrencin + + + larrencins + + + , + car + + + larrencins + + + larrencin + + + n + ' + est + paz + faiz + sanz + + + ouvrage + + + courage + + + d + ' + embler + . +

+

+ Et + il + puet + avenir + en + autres + + + menierez + + + menieres + + + que + quant + aucuns + baille + à + . + i + . + autre + autrui + chose + sanz + vice + de + larrancin + , + cil + à + qui + ele + est + baillie + la + puet + guaingnier + par + longue + tenue + . +

+

+ Cist + drois + s + ' + eztent + bien + as + chosez + qui + ne + sunt + paz + muablez + , + si + conme + se + aucuns + porprent + sanz + force + la + possession + d + ' + un + liu + + + por + ce + + + parce + + + que + cil + qui + en + est + + + sires + + + sirez + + + est + fors + del + païz + , + + ou + por + sa + negligence + , + ou + porce + que + il + est + mors + sanz + oirs + , + car + ja + soit + ce + que + il + porsiet + le + champ + par + bonne + foi + , + de + coi + il + set + bien + que + il + est + + + atenu + + + autrui + + + , + ne + porquant + se + il + le + baille + à + autre + qui + le + reçoit + par + + + bone + + + bonne + + + foi + , + cil + le + porra + gaaignier + par + longue + possession + , + car + il + n + ' + a + paz + receu + chose + emblee + ne + chose + qui + est + esté + porsise + par + force + . + Et + la + + + sentense + + + sentence + + + à + aucun + des + anciens + est + abatue + , + qui + quidoient + que + larrencins + fust + + + faiz + + + fait + + + del + champ + ou + del + liu + ; + et + l + ' + on + a + porveu + par + les + establisemenz + as + princez + à + celz + qui + porsient + les + choses + qui + ne + sunt + paz + muablez + , + que + longue + + + possessionz + + + possession + + + et + de + coi + l + ' + on + ne + doute + paz + ne + lor + puisse + estre + tolue + . +

+

+ Et + aucune + + + foiz + + + fois + + + avient + que + chose + emblee + ou + porsise + par + force + puet + estre + guaaignie + par + longue + tenue + , + si + com + se + ele + revient + par + tel + maniere + en + la + poesté + son + seignor + , + car + + + lors + + + lor + + + en + est + ostéz + + + toz + + + + li + vicez + et + la + + + langue + + + longue + + + tenue + li + vaut + . +

+

+ Chose + qui + aparteigne + à + la + borse + l + ' + empereor + ne + puet + estre + guaaingnie + par + longue + tenue + ; + mais + + + par + puissant + + + Papinians + + + escrit + que + quant + li + bien + sunt + escheoit + à + la + borse + l + ' + empereor + et + il + ne + li + est + pas + encor + denoncié + , + se + aucunz + en + achate + une + chose + par + bonne + foi + et + ele + li + est + livree + , + il + la + puet + gaaignier + par + longue + tenue + et + ainsiz + l + ' + escrirent + li + empereor + Pius + et + Sevoirs + et + Antonins + . +

+

+ Et + l + ' + en + doit + savoir + au + darenier + que + la + chose + doit + estre + tele + que + ele + + + n + ' + et + + + n + ' + ait + + + nule + vice + + en + li + , + à + ce + que + cil + qui + l + ' + a + achetee + par + bonne + foi + ou + qui + la + porsiet + par + autre + droite + cause + la + + + puisse + + + puise + + + guaaingnier + par + longue + tenue + . +

+

+ Erreurs + de + fause + cause + ne + + + dome + + + donne + + + pas + longue + tenue + , + si + conme + se + aucuns + quide + que + il + ait + acheté + ce + que + il + n + ' + a + paz + acheté + et + il + le + porsiet + , + ou + se + il + porsiet + autresi + conme + par + don + ce + qui + ne + li + a + pas + esté + donné + . +

+

+ La + longue + possession + + + que + il + + + qui + + + avoit + conmencié + à + valoir + au + mort + est + + + contenue + + + continuee + + + à + son + oir + et + à + celui + qui + a + la + possession + de + sez + bienz + , + ja + soit + ce + que + il + sache + bien + que + li + + + chanz + + + chamz + + + soit + autrui + . + Se + li + mors + n + ' + ot + droitures + conmencement + de + possession + , + nostre + establisemenz + vaut + à + son + oir + ou + à + celui + qui + a + la + possession + de + sez + bienz + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + en + sache + rien + . +

+

+ Et + li + empereor + + + Sevoir + et + Antonin + + + Sevoirs + et + Antonins + + + escristrent + que + il + covient + autresi + garder + que + li + tanz + de + la + longue + tenue + soient + continué + entre + le + vendeur + et + l + ' + acheteur + . +

+

+ Il + est + contenu + el + banissement + au + saint + empereor + Marc + que + cil + qui + achate + autrui + chose + de + la + borse + l + ' + empereor + la + tient + . + v + . + anz + apréz + ce + que + ele + li + est + + + vandue + + + vandues + + + se + li + sires + de + la + chose + la + demande + puiz + , + il + puet + estre + + + mise + + + mis + + + arriere + par + exception + . + Li + establisemens + à + l + ' + empereor + Zenon + a + bien + porveu + à + celz + qui + reçoivent + aucune + chose + de + la + borse + l + ' + empereor + par + vante + ou + par + don + ou + par + aucunne + + + droiture + + + droiturel + + + tytre + , + si + que + il + soient + maintenant + seur + et + vainqueor + se + il + en + mevent + plet + ou + il + en + est + esmeus + contre + elz + . + Il + + + lise + + + list + + + à + celz + qui + quident + que + aucunnez + actionz + + + lez + + + leur + + + aparteignent + por + les + choses + qui + sunt + donnees + ou + enguagies + ou + vandues + que + il + en + movent + plet + contre + nostre + saint + tressor + jusqu + ' + a + . + iiii + . + anz + . + Et + nostre + sainz + establissemenz + que + noz + avons + fait + novelement + establi + de + celz + qui + reçoivent + en + dons + aucune + chose + de + noz + ou + de + la + noble + empereris + ce + meismez + qui + est + contenu + es + devanz + dis + establissemenz + des + choses + qui + sunt + estrangiez + par + la + borse + l + ' + empereor + . +

+
+
+ + + + Cist + titres + est + de + dons + . + + + +

+ + + ens + + + Deus + + + manieres + de + dons + + + sont + + + sunt + + + , + car + li + un + sunt + + + fait + + + feit + + + par + cause + de + mort + et + li + autre + ne + sunt + pas + fet + par + cause + de + mort + . +

+

+ Donz + qui + est + faiz + por + cause + de + mort + est + cil + qui + est + faiz + por + sozpeçon + de + mort + , + quant + + + aucunz + + + aucuns + + + donne + une + chose + en + tel + maniere + que + , + se + il + muert + , + + + il + + + ele + + + soit + à + celui + qui + la + reçoit + , + et + se + il + garist + il + ait + arriere + sa + chose + , + ou + se + il + se + repent + del + don + , + ou + se + cil + à + qui + il + + + done + + + donne + + + muert + avant + . + Cist + don + qui + sunt + fet + por + cause + de + mort + sunt + + + ramené + + + ramenéz + + + par + toutez + chosez + à + meniere + de + laiz + . + Car + por + ce + que + li + sage + home + doutoient + + savoir + mon + se + ce + estoit + donz + ou + laiz + , + et + il + i + avoit + signe + de + l + ' + une + et + de + l + ' + autre + cause + , + et + li + un + l + ' + amenoient + à + une + maniere + et + li + autre + à + une + autre + , + noz + avonz + establi + que + il + soient + en + toutez + choses + samblablez + à + + + . + i + . + + + + laiz + , + et + il + soit + ainsiz + conme + nostre + establisemenz + le + confrema + . + Et + à + une + somme + + + sonmez + + + + , + donz + por + cause + de + mort + est + quant + cil + qui + + + done + + + donne + + + la + chose + vuet + mielz + que + ele + soit + seue + , + se + il + vit + , + que + à + celui + à + qui + il + la + donne + ; + et + si + viaut + mielz + que + cil + à + qui + il + la + donne + l + ' + ait + que + sez + oirs + . +

+

+ Autre + don + sunt + qui + sunt + fait + sanz + nule + pansee + de + mort + que + noz + apelonz + entre + + + lez + + + les + + + vis + , + qui + ne + + + sunt + + + sont + + + paz + aconpaignié + as + laiz + , + et + se + il + + + i + + + + sunt + parfait + , + il + ne + puent + pas + estre + rapelé + . + Il + sunt + parfait + quant + li + doneres + esclaire + sa + volenté + par + escrit + ou + sanz + escrit + , + et + nostre + establissemenz + + + voit + + + vuet + + + que + il + coveigne + que + la + chose + qui + est + ainsiz + donnee + soit + baillie + autresi + conme + cele + qui + est + vandue + , + si + que + se + ele + n + ' + est + baillie + et + li + + + donz + + + dons + + + ait + force + pleniere + + + + et + + + parfaite + , + + + et + + + + il + coveigne + par + force + que + li + donneres + li + baut + . + Et + + + por + ce + + + parce + + + que + + + li + prince + + + les + princes + + + qui + furent + ça + en + arriere + voloient + que + li + don + fussent + confremé + par + escrit + se + il + valoient + + + pluz + + + plus + + + de + + + . + c + . + solz + + + . + cc + . + + + , + nostre + establisemenz + crut + la + quantité + + + dusqu + ' + a + . + vc + . + solz + + + fus + qu + ' + a + . + vc + . + + + et + vot + que + tel + don + fussent + establi + sanz + escrit + . + Et + aucun + don + sunt + que + il + ne + covient + pas + confremer + + + + par + escrit + + + , + ains + ont + + + an + soi + + + en + soit + + + pleniere + fremeté + . + Et + noz + avonz + trové + par + desuz + ce + plusors + + + chosez + + + choses + + + qui + donent + as + donz + pleniere + fremeté + , + et + toutez + + + + ces + + + choses + puent + estre + conquillies + par + noz + establisemenz + que + noz + avonz + devant + proposéz + . + Ne + porquant + , + l + ' + on + doit + savoir + que + , + ja + soit + ce + que + li + don + sunt + tres + plenier + , + ne + porquant + se + cil + a + qui + il + sunt + donné + ne + sunt + tel + conme + il + doivent + envers + les + donneurs + , + noz + avonz + donné + par + nostre + establissement + as + donneurs + congié + de + rapeler + les + donz + por + + + certainnes + + + certaines + + + causez + , + que + cil + qui + ont + donné + lor + choses + + + + à + + + autres + ne + sosfrent + tort + ou + damage + par + ceuz + à + qui + il + les + ont + donnees + selonc + lez + menierez + qui + sunt + nombrees + en + nostre + establissement + . +

+

+ Une + autre + meniere + de + donz + est + entre + les + vis + , + de + quoi + li + ancien + sage + home + ne + savoient + rien + . + Maiz + li + saint + prince + qui + puis + ont + esté + l + ' + amenarent + avant + , + qui + est + apeléz + dons + devant + noces + ; + et + ceste + meniere + de + donz + soit + lor + tenables + quant + li + mariagez + sera + asambléz + , + + + + et + por + ce + estoit + il + apeléz + devant + noces + quar + il + estoit + feiz + ains + que + li + mariages + feust + asambléz + + + , + et + telz + dons + n + ' + estoit + nule + foiz + fez + aprés + le + mariage + . + + + + Mes + porce + que + il + estoit + octroié + que + li + douaire + peussent + estre + creu + aprés + le + mariage + , + + + + + Li + + + li + + + sainz + empereres + Justinianz + nostre + peres + octroia + que + , + se + aucune + tel + chose + avient + , + li + donz + devant + noces + puise + autresi + estre + creus + puiz + que + li + mariagez + est + asambléz + , + maiz + lors + n + ' + estoit + paz + li + + + donz + + + nonz + + + covenablez + por + ce + que + li + + + donz + + + dons + + + estoit + apelés + devant + noces + , + qui + ainsiz + pooit + estre + + + creuz + + + creus + + + aprés + les + noces + . + Mais + nouz + , + qui + + + volonz + + + volons + + + + + plenterement + + + plenierement + + + espondre + les + establisemens + et + que + li + non + s + ' + ensievent + as + + + chosez + + + choses + + + , + + + avonz + + + avons + + + establi + que + tel + don + ne + soient + + + paz + creu + + + pas + creus + + + tant + solement + , + + + ainz + + + ains + + + puissent + estre + fet + tout + de + novel + , + + + puiz + + + puis + + + que + li + mariage + sunt + asamblé + et + ne + soient + + + paz + + + pas + + + puis + apelé + devant + noces + , + mais + + + puiz + + + por + + + noces + ; + et + ensievent + en + ce + lez + doairez + , + que + autresi + conme + li + doaire + ne + sunt + pas + creu + tant + solement + + + apréz + + + aprés + + + le + mariage + , + ains + sunt + donné + et + establi + tot + de + novel + , + puissent + li + don + qui + sunt + donné + por + noces + estre + creu + et + establi + tot + de + novel + , + non + + + paz + + + pas + + + tant + solement + devant + le + mariage + , + + + maiz + + + mais + + + aprés + . +

+

+ Une + autre + meniere + de + conquest + citeain + estoit + + + jadiz + + + jadis + + + par + droiture + d + ' + eschaiement + qui + estoit + tele + : + se + dui + home + avoient + . + i + . + serf + conmun + et + li + uns + li + donnoit + franchise + , + ou + en + testament + ou + en + autre + meniere + , + il + en + perdoit + sa + partie + en + cel + + + caz + + + cas + + + et + ele + escheoit + à + son + compaignon + . + + + Maiz + + + Mais + + + por + ce + que + ce + estoit + mauvaise + chose + par + exemple + que + li + serf + n + ' + eust + pas + la + franchise + et + que + li + seigneur + qui + estoient + + + pluz + + + plus + + + humain + i + eussent + domage + , + et + cil + qui + estoient + pluz + cruel + i + guaeingnassent + , + + + + noz + + + nos + + + vosinmez + amender + ce + par + nostre + establissement + conme + chose + plainne + d + ' + envie + . + Et + + + trovanmez + + + trovanmes + + + une + voie + par + coi + li + uns + et + li + autres + des + + + conpaignonz + + + conpaignons + + + puisse + user + de + nostre + begnefice + , + et + la + franchise + vaille + à + celui + à + qui + + + ele + + + elle + + + est + donnee + por + coi + il + est + aperte + chose + que + li + ancien + maistre + de + loi + establirent + plusors + + + chosez + + + choses + + + contre + les + conmunes + riulez + , + et + cil + qui + a + donné + la + franchise + + + vaille + , + à + celui + à + qui + elle + est + donnee + , + por + coi + il + est + aperte + chose + que + li + ancien + maistre + de + loi + establirent + plusors + choses + contre + les + conmunes + riulez + , + et + cil + qui + a + donné + la + franchise + + + + + + s + ' + esjoïse + + + s + ' + esjoïsse + + + , + por + ce + que + ses + + + donz + + + dons + + + est + establez + et + li + + + autres + + + autre + + + n + ' + i + ait + nul + damage + , + + + ainz + + + ains + + + ait + le + + + priz + + + pris + + + de + + + tel + + + tele + + + partie + conme + il + avoit + el + serf + , + selonc + ce + que + + + noz + avonz + + + nos + avons + + + jugié + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + que + li + hom + ne + vande + le + doaire + sa + fame + . + Cist + titres + est + des + choses + qui + lisent + à + vandre + ou + non + . + + + +

+ Il + avient + aucune + + + foiz + + + fois + + + que + cil + qui + est + sires + de + la + chose + ne + la + puet + pas + estrangier + , + et + cil + qui + n + ' + en + est + + + paz + + + pas + + + sires + a + pooir + d + ' + estrangier + la + . + Car + il + est + dezfandu + par + la + loi + que + Yuliuz + fist + que + li + maris + ne + vande + maugré + sa + fame + le + champ + qui + li + a + esté + + + donnéz + + + donné + + + à + doaire + , + ja + soit + ce + que + il + est + + + suenz + + + suens + + + , + et + que + il + li + est + donnéz + par + cause + de + douaire + , + + + maiz + + + mais + + + nos + + amendanmes + cele + loi + et + l + ' + amenanmes + en + millor + estat + . + Et + por + ce + que + la + loi + + + avoient + + + avoit + + + lieu + es + choses + qui + estoient + en + Lombardie + tant + solement + et + desfendoit + + + lez + + + les + + + ventes + qui + estoient + + + faitez + + + faites + + + malgré + as + famez + et + que + + + elez + + + eles + + + ne + fussent + engaigiez + , + noz + meimes + + + remande + + + remede + + + en + l + ' + une + et + en + l + ' + autre + chose + si + que + li + estrangemenz + soit + desfenduz + es + choses + qui + sunt + en + autrez + contrees + que + en + Lombardie + , + et + li + obligemenz + autresi + , + si + que + li + unz + ne + li + autres + ne + puisse + paz + estre + faiz + , + ja + soit + ce + que + lez + famez + s + ' + i + asentent + , + que + la + + + fragilités + + + fragilitéz + + + as + + + famez + + + fames + + + de + lor + nature + ne + lor + tot + à + damage + de + lor + sustance + . +

+

+ Et + encontre + ce + , + li + creancier + puet + bien + vendre + le + gaige + quant + il + est + mis + en + covenant + , + ja + soit + ce + que + la + chose + n + ' + est + paz + + + seue + + + sene + + + , + + + maiz + + + mais + + + il + apert + par + aventure + que + ce + soit + porce + que + l + ' + on + entant + que + li + gaiges + est + + + vanduz + + + vandus + + + par + la + volenté + au + deteur + qui + mist + en + covenant + dez + l + ' + enconmencement + que + li + guages + fust + vandus + se + li + denier + n + ' + estoient + randu + au + creancier + . + Maiz + conselz + a + esté + mis + par + nostre + establisement + que + li + creancier + ne + soient + enpaiechié + de + porsievre + lor + droiture + et + que + il + n + ' + apert + que + li + deteur + perdent + por + noiant + la + seignorie + de + + + leur + + + lor + + + chosez + , + et + + + certainne + + + certaine + + + maniere + a + esté + mise + par + coi + li + gage + puissent + estre + vandu + , + et + l + ' + on + l + ' + a + porveu + assez + bien + à + chascunne + partie + , + ce + est + au + deteur + et + au + creancier + . +

+

+ Noz + + + devonz + + + devons + + + ore + estre + amonnesté + que + cil + + ou + cele + qui + sunt + + + dedenz + + + dedens + + + aage + ne + puent + estrangier + nule + + + dolor + + + de + lor + + + chosez + + + sanz + + + sans + + + l + ' + autorité + à + celui + qui + + + les + + + lez + + + a + en + garde + , + et + porce + , + se + il + preste + à + aucuns + deniers + + + sanz + + + sans + + + l + ' + autorité + à + celui + qui + + + lez + + + les + + + a + en + garde + , + il + n + ' + i + conquiert + nul + obligement + , + car + li + denier + ne + sunt + + + paz + + + pas + + + à + celui + qui + + + lez + + + les + + + reçoit + , + et + por + ce + puent + li + denier + estre + chalongié + se + il + sunt + en + aucun + leu + . + + + Maiz + + + Mais + + + se + li + denier + que + cil + qui + est + + + dedenz + + + dedens + + + aage + a + prestéz + sunt + + + dezpandu + + + despandu + + + par + bonne + foi + , + il + puent + estre + demandé + arriere + , + et + se + il + sunt + despandu + par + male + foi + l + ' + on + en + puet + plaidier + por + faire + + + lez + + + les + + + + + amener + + + aporter + + + avant + . + Maiz + + + toutez + + + toutes + + + choses + pueent + estre + donees + par + droit + à + celui + ou + à + + + cele + + + celes + + + qui + sunt + + + dedenz + + + dedens + + + aage + + + sanz + + + sans + + + l + ' + autorité + à + celui + qui + + + lez + + + les + + + a + en + garde + . + Et + por + ce + , + se + + + unz + + + uns + + + deteurs + paie + à + celui + qui + est + dedenz + aage + ce + que + il + + + li + + + + doit + , + il + est + mestiers + que + il + ait + l + ' + autorité + de + celui + qui + l + ' + a + en + garde + , + et + se + il + li + paie + autrement + , + il + n + ' + en + sera + + + paz + + + pas + + + quitez + , + + + maiz + + + mais + + + ce + a + esté + establi + par + aperte + raison + + + + en + + + + + l + ' + establisanmant + + + l + ' + establisement + + + que + + + noz + envoianmez + + + nos + envoianmes + + + as + avocas + de + Cesaire + par + l + ' + amonestement + Tribunian + , + haut + home + et + questeur + de + nostre + saint + + + palaiz + + + palais + + + , + en + coi + il + fu + ordonné + que + il + lise + à + celui + qui + à + orfelin + esgarde + , + que + il + reçoit + et + pait + les + detez + à + l + ' + orfelin + par + la + sentence + au + juge + + + sanz + + + sans + + + nul + damage + . + Et + quant + ce + sera + fait + , + se + li + + + jugez + + + juges + + + pronunce + que + li + deteur + à + l + ' + orfelin + paie + ce + + que + il + doit + à + celui + qui + l + ' + a + en + garde + et + il + li + paie + , + il + soit + plenierement + aquités + par + cele + paie + . + Et + se + li + + + paiemenz + est + faiz + + + paiemens + est + fais + + + autrement + + + conme + ci + que + + + que + si + conme + + + + + noz + + + nos + + + avons + ordonné + , + se + li + orfelins + a + ses + deniers + + + sez + + + saus + + + ou + il + en + est + + + faiz + pluz + + + fais + plus + + + riches + et + il + demande + encore + sa + dete + , + il + porra + estre + + + mis + + + miz + + + arriere + par + exception + de + tricherie + , + + + maiz + + + mais + + + se + il + li + a + despandu + + + malement + + + folement + + + ou + il + li + ont + esté + emblé + , + exceptions + de + tricherie + ne + vaudra + + + rienz + + + riens + + + au + deteur + , + ne + por + ce + paiement + ne + remandra + + + paz + + + pas + + + que + il + ne + soit + + + condenpnéz + + + condenpnés + + + à + paier + les + , + por + ce + que + il + a + paié + folement + + + sanz + + + sans + + + l + ' + autorité + à + celui + qui + l + ' + avoit + en + garde + et + n + ' + a + pas + paié + selonc + nostre + + + ordonnement + + + establisement + + + . + Et + encontre + ce + , + cil + et + celez + qui + sunt + + + dedenz + + + dedens + + + aage + ne + puent + + + paz + + + pas + + + paier + lor + + + detez + + + detes + + + sans + l + ' + autorité + à + celui + qui + les + a + en + garde + , + car + ce + qui + est + paié + n + ' + est + pas + à + celui + qui + le + reçoit + , + car + il + ne + lor + est + otroié + que + il + metent + nule + de + lor + + + chosez + + + choses + + + hors + de + lor + mainz + + + sanz + + + sans + + + l + ' + autorité + à + celui + qui + les + a + en + garde + . +

+
+
+ + + Cist + titres + est + de + celz + par + qui + noz + aqueronz + aucunne + chose + . + Cist + titres + est + par + quelz + personnes + aucune + chose + noz + est + aquise + . + + + +

+ Aucune + chose + noz + est + aquise + ne + mie + tant + solement + par + noz + meismes + , + mais + par + + + celz + + + cels + + + qui + sunt + en + nostre + poesté + , + et + par + les + sers + an + coi + + + noz + avonz + + + nos + avons + + + l + ' + usuaire + , + et + par + + + noz + + + nos + + + sers + et + par + autrui + sers + que + + + noz + + + nos + + + porseons + par + bonne + + foi + . + Voions + donz + + + pluz + + + plus + + + + + legierement + + + dilijanment + + + en + chascunne + de + ces + choses + par + soi + . +

+

+ Il + estoit + dont + jadis + ainsiz + que + li + enfant + que + li + pere + avoient + en + lor + poesté + quel + que + il + fussent + , + ou + fil + ou + fillez + , + aqueroient + à + lor + peres + tot + ce + qui + venoit + à + + + elz + + + els + + + par + aucune + maniere + , + fors + + + sanz + pluz + + + sans + plus + + + les + + + chastiauz + + + chastieuz + + + que + il + + + conquestroient + + + conquistroient + + + par + chevalerie + , + + + sanz + + + sans + + + nule + autre + distincion + . + Et + ce + estoit + fait + pardurablement + , + si + que + il + lisoit + au + pere + que + il + donnast + ce + qui + estoit + aquis + par + . + i + . + de + sez + + + enfanz + + + enfans + + + à + l + ' + autre + ou + à + . + i + . + estrange + , + ou + qui + il + la + vendist + et + baillast + , + si + conme + il + vosist + . + + + Maiz + + + Mais + + + il + nos + + + sambla + + + sembla + + + que + ce + n + ' + estoit + + + paz + + + pas + + + humainne + chose + , + si + feismes + . + i + . + general + establissement + par + coi + + + noz + + + nos + + + espargnames + + + et + gardanmez + + + az + + + as + + + enfanz + et + as + peres + + + az + enfans + et + gardanmes + as + peres + + + l + ' + onor + qui + lor + est + deue + . + + + Noz + + + Nos + + + confremanmez + donc + que + se + li + enfant + conquierent + aucune + chose + par + le + chatel + lor + pere + , + + + se + + + ce + + + soit + tot + + + aquiz + + + aquis + + + au + pere + selonc + l + ' + ancienne + forme + , + quar + ce + n + ' + est + nus + tors + se + ce + qui + est + parti + dou + chatel + au + pere + revient + a + lui + ; + et + se + li + fiz + aquiert + + + acune + + + aucune + + + chose + par + autre + cause + , + li + + + perez + + + peres + + + en + avra + l + ' + usuaire + et + li + filz + en + avra + la + seignorie + , + que + ce + que + il + a + aquis + par + + + sez + travauz + + + ses + travaus + + + et + par + + + proesce + + + propre + + + fortune + ne + vaigne + à + autre + et + li + tort + à + corroz + . +

+

+ Et + + + noz + avonz + + + nos + avons + + + establi + el + cas + en + coi + il + soloit + + + ainsiz + + + ainsis + + + + estre + que + quant + li + perez + metoit + son + fil + hors + de + son + bail + , + il + avoit + congié + par + les + ancienz + establisemenz + de + retenir + , + + + + se + il + vouloit + , + + + la + tierce + partie + + + dez + + + des + + + choses + qui + ne + sunt + pas + + + aquisez + + + aquises + + + au + pere + par + le + fil + , + autreci + conme + se + il + prist + loier + por + metre + le + hors + de + son + baill + ; + et + il + n + ' + estoit + paz + humainne + chose + que + li + + + fiz + + + fis + + + perdit + une + partie + de + ses + chosez + por + estre + mis + hors + de + bail + , + et + que + l + ' + onor + qui + li + est + avenue + par + ce + que + il + est + + + fais + + + fait + + + de + sa + droiture + descroise + par + l + ' + amenuissement + de + sez + chosez + . + Et + por + ce + avonz + noz + establi + que + li + peres + qui + pooit + retenir + la + tierce + partie + de + la + seignorie + des + choses + retaingne + la + tierce + partie + , + non + paz + de + la + seignorie + , + + + maiz + + + mais + + + de + l + ' + usuaire + , + ainsiz + remandront + au + fil + toutes + ses + choses + et + li + peres + en + sera + + + pluz + + + plus + + + riches + quant + il + avra + la + tierce + partie + de + l + ' + usuaire + . +

+

+ Et + ce + noz + est + aquis + qui + a + esté + baillié + à + + + noz + + + nos + + + sers + et + ce + qui + lor + a + esté + convenancié + , + ou + que + il + aquierent + par + aucune + autre + cause + ; + et + ce + noz + eschiet + sanz + nostre + seu + ou + malgré + nostre + . + Quar + li + sers + qui + est + en + + + nautrui + + + autrui + + + poesté + ne + + + puet + + + puent + + + avoir + nule + chose + qui + soit + + + seue + + + sene + + + , + et + se + il + est + faiz + oirs + à + aucun + , + il + ne + puet + recevoir + l + ' + eritage + se + par + nostre + conmandement + non + , + et + se + il + + + + le + + + reçoit + par + nostre + conmandement + , + l + ' + eritage + est + + + aquiz + + + aquis + + + à + noz + , + autresi + conme + se + + + noz + meismez + fuissiemez + + + nos + meismes + fuissiemes + + + fait + oir + ; + autresi + + + noz + + + nos + + + est + + + + aquis + + + lais + par + + + elz + + + els + + + . + La + proprietés + ne + noz + est + pas + aquise + tant + solement + par + + + celz + + + cels + + + qui + sunt + en + nostre + poesté + , + + + maiz + + + mais + + + + la + + + possessionz + + + possessions + + + , + car + de + quel + choze + que + il + conquierent + la + possession + , + noz + la + + + porsevonz + + + porseonz + + + , + et + por + ce + + + noz + + + nos + + + est + aquis + par + + + elz + + + els + + + saisine + et + possessionz + de + lonc + + + tanz + + + tans + + + . +

+

+ Il + noz + plet + ainsiz + des + sers + en + coi + nos + + + avonz + + + avons + + + l + ' + usuaire + tant + solement + que + quanque + il + aquierent + de + nostre + chatel + ou + de + lor + paine + soit + nostre + , + et + ce + que + il + conquierent + par + autres + causez + soit + à + celui + qui + a + la + propriété + en + + + elz + + + els + + + . + Se + cil + sers + est + + + faiz + + + fais + + + hoirs + d + ' + un + heritage + ou + . + i + . + + + laiz + + + lai + + + li + est + laissiéz + , + ou + aucune + chose + li + est + donnee + , + ele + n + ' + est + pas + à + celui + qui + a + en + lui + l + ' + usuaire + , + + + maiz + + + mais + + + à + celui + qui + en + a + la + propriété + . + Et + ce + meismez + noz + + + plest + + + plet + + + de + celui + + + qui + + + que + + + noz + porseons + par + bonne + foi + , + qui + que + il + soit + , + ou + franz + ou + autrui + sers + ; + et + ce + qui + noz + plest + de + celui + qui + en + a + l + ' + usuaire + noz + plet + de + celui + qui + le + porsiet + par + bonne + foi + . + Ce + qu + ' + il + aquiert + dont + autrement + que + par + ces + . + ii + . + + + causez + + + causes + + + apartient + à + lui + se + il + est + franz + , + ou + à + son + seigneur + se + il + est + sers + . + Mais + quant + cil + qui + porsiet + serf + par + bonne + foi + l + a + tant + porsis + que + il + l + ' + a + guaaingnié + par + longue + tenue + , + por + ce + que + il + est + fez + sires + en + ceste + meniere + , + il + puet + conquerre + par + lui + ce + que + il + aquiert + par + toutes + causez + . + Cil + qui + a + l + ' + usuaire + ne + le + puet + gaaingnier + par + longue + tenue + , + premierement + por + ce + que + il + ne + le + porsiet + paz + , + + + ainz + + + ains + + + a + la + droiture + d + ' + usuaire + sanz + plus + , + et + aprés + por + ce + que + il + set + bien + que + li + sers + est + à + autre + . + La + proprietés + de + la + chose + ne + noz + est + pas + aquise + tant + solement + + par + lez + sers + en + coi + noz + avons + l + ' + usuaire + ou + par + celz + que + noz + porseonz + par + bonne + foi + , + ou + par + franche + personne + + + qui + + + que + + + il + noz + sert + par + bonne + foi + , + mais + + + par + + + + la + possessionz + . + Et + noz + parlonz + en + toutes + ces + + + personez + + + persones + + + selonc + la + disfinicion + que + noz + avonz + dite + avant + . + Autresi + est + se + il + ont + aquise + possession + par + nostre + chatel + ou + par + lor + paine + . +

+

+ Il + apert + dont + par + cez + choses + que + + + rienz + + + riens + + + ne + noz + puet + estre + aquise + par + nule + cause + par + les + + + franz + homes + + + frans + home + + + qui + ne + sunt + + + pas + sozmis + + + paz + sosmis + + + à + nostre + droiture + , + et + que + noz + ne + porseons + par + bonne + foi + ne + par + autrui + + + sers + + + sers + + + + + a + + + en + + + qui + + + nos + n + ' + avons + + + noz + n + ' + avonz + + + pas + l + ' + usuaire + , + et + ce + est + ce + que + l + ' + on + dit + que + + + rienz + + + riens + + + ne + puet + estre + aquis + par + estrange + persone + , + fors + ce + qui + noz + plest + qui + soit + aquis + par + franche + persone + , + si + conme + par + procureur + , + non + pas + tant + solement + à + ceuz + qui + sevent + + + maiz + à + celz + + + mais + à + cels + + + qui + ne + sevent + paz + , + selonc + l + ' + establisement + au + saint + empereur + Sevoir + . + Et + par + ceste + possession + en + puet + estre + aquise + la + seignorie + , + se + cil + fut + sirez + de + la + chose + , + + + qui + + + ou + + + em + bailla + la + possession + ou + longue + tenue + , + se + il + n + ' + en + fu + pas + sirez + . +

+

+ Il + noz + convient + que + + + noz + aionz + + + nos + avons + + + amonesté + jusques + ci + conment + chascunne + chose + noz + soit + aquise + , + car + la + droiture + de + + + + les + + + noz + est + aquise + autreci + conme + les + autres + chosez + . + Noz + + raconterons + pluz + covenablement + aprés + comant + les + choses + + + noz + sont + + + nos + sunt + + + laisiez + , + que + li + mors + conmande + à + son + oir + que + il + noz + rande + . + Or + voions + dont + en + quel + maniere + chose + + + noz + + + nos + + + est + aquise + par + université + : + se + + + voz + + + vos + + + estes + donc + fais + oirs + à + aucun + , + ou + + + voz + demandéz + + + vos + demandés + + + la + possession + de + + + sez + + + ses + + + biens + , + ou + se + voz + l + ' + avoés + à + fil + , + ou + si + bien + vos + sunt + baillié + por + cause + de + garder + les + franchisez + , + toutes + + + ces + + + ses + + + chosez + vienent + à + vouz + . + Voions + dont + premierement + des + + + heritagez + + + heritages + + + , + de + coi + la + condicionz + est + double + , + car + heritages + apartient + à + voz + ou + par + testament + ou + sanz + testament + . + Et + il + covient + premierement + veoir + de + + + celz + qui + noz + + + cels + qui + nos + + + + + apartienent + + + apartient + + + par + testament + . + Et + por + ce + est + il + mestiers + que + nos + espontions + le + conmencement + d + ' + ordoner + testament + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + testamens + . + + +

+ Testamenz + est + apeléz + por + ce + que + ce + est + + + tesmoingnemenz + + + tesmoignemenz + + + de + la + + + pancee + + + pansee + + + à + celui + qui + le + fait + . +

+

+ Maiz + que + nule + chose + de + l + ' + ancienneté + ne + soit + mesconneue + , + l + ' + on + doit + savoir + que + + + . + ii + . + + + . + i + . + + + menieres + de + testament + furent + jadis + en + usage + , + de + coi + li + + + unz + estoit + fais + + + uns + estoit + faiz + + + en + pais + et + en + oiseuse + , + et + li + autres + estoit + faiz + quant + on + devoit + aler + em + bataille + . + Et + + + apréz + + + aprés + + + vint + une + autre + maniere + de + testamenz + qui + estoit + + + faiz + + + fais + + + quant + on + metoit + aucuns + hors + + de + bail + , + autresi + conme + par + + + une + + + + fainte + vente + . + Cist + + + testamenz + + + testamens + + + estoit + fez + par + devant + . + v + . + tesmoins + de + + + citeainz + + + citeains + + + de + Rome + , + + + qui + + + que + + + qui + + + tuit + estoient + en + aage + d + ' + omme + , + et + par + devant + celui + qui + faingnoit + que + il + achetoit + celui + que + l + ' + on + metoit + hors + de + bail + . + + + Maiz + + + Mais + + + les + . + ii + . + premieres + manieres + de + testament + sunt + desacostumeez + dés + le + tanz + as + ancienz + et + , + ja + soit + ce + que + la + darreniere + a + duré + + + pluz + + + plus + + + longuement + , + non + porquant + ele + a + ja + + + laissié + + + laisié + + + en + partie + à + estre + en + usage + . +

+

+ Mais + les + devant + ditez + manierez + de + + + testamenz + + + testamens + + + estoient + raportees + au + droit + citeain + , + et + aprés + fu + establi + par + le + banissement + au + prevost + une + autre + forme + de + faire + testament + en + coi + il + covenoit + que + nuz + fust + mis + hors + de + bail + , + mais + li + saiel + as + . + vii + . + tesmoins + i + sosfisoient + , + quar + li + seel + as + . + vii + . + + + tesmoinz + + + tesmoins + + + i + estoient + necessaire + + + + par + le + droit + citeain + + + . +

+

+ Maiz + quant + li + drois + citeains + et + cil + au + prevost + commença + à + estre + joins + ensamble + petit + et + petit + en + + + usee + + + une + + + concordance + par + l + ' + usage + as + homez + et + par + + + sez + + + lez + + + establisemenz + et + par + les + amendemenz + , + il + fu + establi + que + li + . + vii + . + tesmoing + i + fussent + amené + , + si + que + li + + + droiz + + + drois + + + citeains + le + requeroit + et + que + lor + subcristions + fust + faite + et + lor + seel + fussent + mis + el + testament + , + si + conme + il + est + contenu + es + establissemenz + et + el + banissement + au + prevost + . + Si + que + cist + drois + soit + partis + en + trois + parties + et + que + li + + tesmoins + et + lor + presence + qui + doit + estre + à + faire + les + testamenz + vaine + del + droit + citeain + , + et + les + subscripcions + à + celui + qui + fet + le + testament + et + as + tesmoins + + + veigne + + + veignent + + + de + la + forme + dez + sains + establisemenz + , + et + li + seel + et + li + nombre + dez + tesmoins + veigne + del + banissement + au + prevost + . +

+

+ Mais + que + nus + baras + ne + soit + faiz + as + testamenz + et + que + il + soient + pluz + ferm + , + nostre + establisement + ajosta + à + toutez + cez + chose + que + li + nons + à + l + ' + oir + soit + escris + par + la + main + à + celui + qui + + + fait + + + fet + + + le + testament + ou + as + tesmoins + , + et + toutes + + + choses + + + chose + + + i + soient + faites + selonc + la + forme + de + l + ' + establissement + . +

+

+ Tuit + li + tesmoing + puent + saieler + le + testament + par + . + i + . + seel + car + autresi + puet + bien + avenir + que + li + . + vii + . + seel + + + brissent + + + fussent + + + d + ' + une + meismes + antailleure + , + et + si + conme + + + Ponpinius + + + Ponponius + + + dist + , + il + list + bien + a + aucun + que + il + saiele + d + ' + autrui + seel + . +

+

+ Cil + qui + ont + poesté + de + faire + testament + , + il + puent + bien + estre + amené + à + estre + tesmoing + , + mais + fame + ne + anfez + , + + + ne + sers + , + + + + ne + mus + , + ne + sors + , + ne + forcenéz + , + ne + cil + qui + n + ' + a + pas + l + ' + aministracion + de + sez + + + bienz + + + biens + + + , + ne + cil + à + qui + les + lois + desfendent + que + il + ne + port + + + tesmoignage + + + tesmoingnage + + + ne + puet + pas + estre + el + nombre + + + de + + + des + + + tesmoing + . +

+

+ Mais + se + l + ' + on + quidoit + que + aucuns + des + + + tesmoinz + + + tesmoing + + + fust + franz + el + tenz + que + li + + + testamenz + + + testamens + + + fu + faiz + , + et + il + aparut + + + apréz + + + aprés + + + que + il + estoit + sers + , + li + + saint + empereur + Adrian + et + Sevoir + et + Antonins + escrirent + que + il + secorrent + au + testament + par + lor + grace + , + que + il + soit + autresi + tenus + conme + se + il + fust + tres + bien + + + faiz + + + fais + + + , + por + ce + que + , + el + tenz + que + li + testamenz + fu + + + seeléz + + + seelés + + + , + tuit + tenoient + cel + tesmoing + por + franc + ne + nus + n + ' + estoit + qui + meust + plet + de + son + estat + . +

+

+ Li + peres + à + celui + qui + fet + le + testament + et + cil + qui + est + en + sa + poesté + et + dui + frere + qui + sunt + en + la + poesté + leur + pere + puent + bien + estre + fait + tesmoing + en + . + i + . + testament + , + quar + rien + ne + tot + que + + + plusor + + + plusors + + + tesmoing + ne + puent + bien + estre + amené + d + ' + une + + + maniere + + + mesnie + + + à + tesmoingnier + une + besoingne + . +

+

+ Cil + qui + est + en + la + poesté + à + celui + qui + fet + le + testament + ne + doit + + + paz + + + pas + + + estre + contés + el + nombre + des + + + tezmoing + + + tesmoing + + + ; + mais + se + li + + + filz + + + fils + + + qui + est + en + bail + + + fet + + + fait + + + testament + del + chatel + que + il + a + acquis + par + chevalerie + , + ses + peres + n + ' + en + est + pas + tesmoins + par + droit + , + ne + cil + qui + est + en + sa + poesté + ; + + + que + + + quar + + + li + + + tesmoing + + + testemoines + + + à + + + celz + + + cels + + + qui + sunt + d + ' + une + + + maniere + + + mesnie + + + est + + + refusés + en + cest + caz + + + refuséz + en + cest + cas + + + . +

+

+ Et + cil + qui + est + escris + à + estre + oirs + ne + cil + qui + est + en + sa + poesté + , + ne + ses + peres + qui + l + ' + a + en + sa + poesté + , + ne + li + frere + qui + sunt + en + la + poesté + à + cel + meismes + + + pere + + + peres + + + ne + puent + pas + estre + tesmoing + en + ce + + le + chose + , + car + l + ' + on + croit + que + tote + ceste + besoingne + qui + est + faite + por + ordonner + testament + est + faite + entre + l + ' + oir + et + celui + qui + fet + le + testament + . + Car + ja + soit + ce + que + + + toz + celz + + + tos + cels + + + drois + estoit + trobléz + et + li + ancien + qui + metoient + arriere + de + porter + + + tesmoing + + + tesmoingnage + + + en + testament + celui + qui + achetoit + la + maisnie + , + et + celz + qui + estoient + joint + à + lui + par + poesté + + + otroie + + + otrioient + + + que + li + + + oirs + + + oir + + + et + cil + qui + sunt + joint + à + lui + par + poesté + portassent + tesmoingnage + en + testament + , + ja + soit + ce + que + cil + qui + ostroient + ce + amonestoient + que + l + ' + en + ne + devoit + pas + user + mavaisement + de + droit + , + non + porquant + + + noz + + + nos + + + amendons + cele + forme + et + tornons + lor + amonestement + en + force + de + loi + et + ne + + + dononz + + + donons + + + pas + à + l + ' + oir + ne + as + autres + + + personez + + + persones + + + qui + sunt + jointes + à + lui + congié + de + porter + tesmoignage + en + testament + , + + + pluz + que + à + celz + + + plus + que + à + cels + + + qui + encienement + soloient + acheter + la + maisnie + ; + et + por + ce + ne + sosfrimes + pas + que + cil + + + escienz + + + enciens + + + establisemenz + fust + mis + en + nostre + code + . +

+

+ Noz + ne + + + desfendonz + + + desfendons + + + pas + à + + + celz + + + cels + + + à + qui + li + lai + sunt + laisié + et + à + qui + li + + + oirs + + + oir + + + doit + randre + aucune + chose + par + le + conmandement + à + celui + qui + fet + le + testament + ne + as + autres + personnes + qui + sunt + jointes + à + + + elz + + + els + + + + + que + + + que + + + eles + ne + puissent + porter + + + tesmoingnage + + + tesmoignage + + + + + es + testamenz + + + en + testament + + + , + ains + avons + ce + otroié + espiciaument + en + . + i + . + de + + + noz + establisemenz + + + nos + establisemens + + + , + et + par + milor + raison + en + + + donnonz + + + donnons + + + nous + congié + à + + + celz + + + cels + + + qui + sunt + en + lor + poesté + et + à + + + celz + + + cels + + + an + qui + poesté + il + sunt + . +

+

+ Il + n + ' + a + point + de + disferance + se + li + testamenz + est + + + faiz + + + fais + + + en + + + tablez + + + tables + + + ou + en + parchemin + ou + en + autre + + + maniere + + + matiere + + + . +

+

+ + + Aucunz + + + Aucuns + + + puet + escrire + . + i + . + + + meismez + + + meismes + + + testament + en + plusors + + + lieuz + + + lieus + + + , + si + que + + + totez + + + totes + + + choses + i + soient + faites + selonc + l + ' + ancienne + forme + , + et + ce + est + aucune + + + foiz + + + fois + + + necessaire + chose + se + aucuns + vuet + par + aventure + aler + outre + la + mer + et + porter + o + lui + son + testament + et + laisier + le + à + son + ostel + ou + por + plusors + autres + causes + qui + avienent + as + humains + besoins + . +

+

+ Et + + + noz + disonz + + + nos + disons + + + ce + des + + + testamenz + + + testamens + + + qui + sunt + fet + par + + + escriz + + + escris + + + , + et + se + aucunz + vuet + + + ordoner + + + ordonner + + + son + testament + sanz + escrit + par + le + droit + citeain + , + se + il + i + amaine + . + vii + . + tesmoins + et + il + + + dist + + + dit + + + sa + volenté + par + devant + + + elz + + + els + + + , + sachés + que + cil + testamenz + est + + + parfaiz + et + fers + + + parfais + et + ferm + + + et + estables + par + le + droit + citeain + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + testamenz + as + chevaliers + . + + +

+ La + devant + dite + forme + + + de + doner + + + d + ' + ordoner + + + testamenz + est + pardonnee + as + chevaliers + par + les + establissemenz + as + princes + , + por + ce + que + il + ne + sevent + pas + tant + de + droit + conme + li + autre + . + Car + ja + soit + ce + que + il + n + ' + i + amainent + pas + le + loial + nombre + des + tesmoins + , + ne + + + garde + + + gardent + + + l + ' + autre + solenpnité + des + + + testamenz + + + testamens + + + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + lor + testament + ne + soient + à + droit + fet + , + ce + est + asavoir + quant + il + sunt + en + bataille + . + Et + nostre + establisemenz + a + par + droit + ce + amené + avant + . + Coment + que + l + ' + on + sache + dont + sa + darreniere + volenté + , + ou + par + escrit + ou + + + sanz + + + sans + + + escrit + , + li + testamenz + vaut + por + sa + volonté + ; + mais + il + n + ' + ont + + + paz + + + pas + + + tel + previlege + es + autres + tanz + en + coi + il + sunt + hors + de + bataille + , + ou + en + lor + + + maisonz + + + maisons + + + ou + ailleurs + , + mais + il + lor + est + otroié + par + la + chevalerie + que + + + li + + + il + + + facent + testament + , + ja + soit + ce + que + il + soient + ou + bail + lor + pere + , + mais + que + ce + soit + par + le + conmun + droit + et + icele + forme + soit + gardee + en + lor + testament + que + noz + avonz + dite + es + testamenz + as + autres + . +

+

+ Et + + + Tinianuz + + + Trejanus + + + escrist + + + et + + + à + + + Savoirs + des + testamenz + as + chevaliers + en + tel + maniere + : + « + Li + previleges + qui + est + donnés + as + chevaliers + que + lor + testament + soient + tenable + , + conmemt + que + il + soient + fait + , + doit + estre + ainsis + entenduz + que + l + ' + on + doit + premierement + estre + certain + que + li + testamens + a + esté + faiz + , + et + il + puet + estre + faiz + + + sanz + + + sans + + + escrit + , + autresi + conme + cil + à + celz + qui + ne + sunt + pas + chevaliers + , + se + li + chevaliers + de + qui + bien + on + plaide + par + devant + toi + apele + home + por + dire + sa + volenté + par + devant + elz + , + et + il + parla + si + que + il + esclaira + que + il + voloit + que + fust + + + ses + + + ces + + + oirs + , + et + à + qui + il + voloit + doner + franchise + , + il + puet + sambler + que + il + a + fait + en + ceste + maniere + testament + sanz + escrit + et + sa + volentés + doit + estre + ferme + . + Et + + se + il + dist + à + aucun + , + si + conme + il + seut + avenir + aucune + foiz + : + je + te + faz + mon + oir + , + ou + je + te + laz + + + toz + + + tos + + + mes + + + bienz + + + biens + + + , + il + ne + convient + pas + que + ce + soit + gardé + en + lieu + de + testament + , + ne + il + n + ' + apartient + + + paz + pluz + à + elz + + + pas + plus + à + el + + + que + à + celz + à + qui + cis + previleges + n + ' + est + pas + donnéz + . + Car + se + il + fust + autrement + , + il + avenit + legierement + + + apréz + + + aprés + + + la + mort + à + aucun + chevalier + que + tesmoing + venissent + avant + qui + afremassent + que + il + eussent + + dire + à + aucun + que + il + laisoit + toz + + + sez + bienz + + + ses + biens + + + à + aucun + , + et + por + ce + fussent + mestorné + + + li + + + le + + + verai + jugement + . + » +

+

+ Li + + + chevaliers + + + chevalier + + + qui + est + mus + ou + sors + puet + bien + faire + testament + . +

+

+ + + Maiz + + + Mais + + + + + se + + + ce + + + lor + est + otroié + par + + + l + ' + establissement + + + l + ' + establisement + + + as + + + princez + + + princes + + + , + tant + conme + il + chevauchent + et + il + sunt + en + ost + . + Et + se + li + ancien + chevalier + ou + cil + qui + sunt + fors + de + l + ' + ost + font + testament + , + il + le + doivent + faire + par + le + droit + qui + est + conmuns + à + toz + + + citeains + + + citeain + + + ; + mais + cil + qui + le + feront + en + l + ' + ost + ne + le + feront + pas + par + le + conmun + droit + , + mais + si + conme + il + vodront + . + Li + testament + que + il + feront + conme + chevalier + vaudra + dedenz + l + ' + an + + + sanz + + + sans + + + plus + que + il + seront + anvoié + en + leur + maison + . + Se + il + muert + dont + dedenz + cel + an + et + il + a + fait + oir + soz + une + condition + qui + ne + puet + avenir + devant + que + li + anz + est + passéz + , + l + ' + on + demande + se + li + + + testamenz + + + testatmens + + + vaut + autresi + + conme + testamenz + à + chevalier + . + Et + il + + + ne + + + nos + + + plest + que + il + vaille + conme + + + testamenz + + + testamens + + + à + chevalier + . +

+

+ Et + se + aucuns + a + fait + testament + ains + que + il + soit + chevaliers + et + il + ne + l + ' + a + + + parfait + + + pas + fait + + + à + droit + et + il + est + aprés + ce + + + faiz + + + fait + + + chevaliers + , + et + tant + conme + il + estoit + en + ost + il + a + seelé + cel + testament + et + + + ja + aroient + + + i + a + ajoint + + + + + ou + + + ou + + + sostrait + aucunes + chosez + ou + sa + + + volentés + + + volenté + + + est + esclairie + en + autre + maniere + en + chevalerie + , + l + ' + on + doit + dire + que + li + + + testamenz + + + testamens + + + vaut + por + la + novele + volenté + au + chevalier + . +

+

+ Et + se + chevaliers + est + donnés + en + adoption + ou + il + est + mis + hors + de + bail + son + pere + , + sez + + + testamenz + + + testamens + + + vaut + por + la + novele + volenté + , + autresi + conme + testamenz + à + chevalier + , + ne + il + n + ' + apert + pas + que + il + doie + estre + faiz + vains + por + le + movement + de + son + estat + . +

+

+ L + ' + on + doit + savoir + que + + + lez + + + les + + + lois + qui + furent + faitez + çà + en + arriere + et + li + establisement + as + princes + otroiarent + à + aucun + que + il + eussent + chatéz + autresi + conme + chatex + conquis + par + chevalerie + et + lor + otroiarent + que + il + + + + en + + + feissent + + + testament + + + testameut + + + , + ja + soit + ce + que + il + fussent + en + bail + . + Et + nostre + establisemenz + estendit + ce + + + pluz + + + plus + + + largement + et + otroia + à + toz + que + il + feissent + testament + de + tex + chatex + , + mais + que + ce + fust + par + le + conmun + droit + ; + et + se + la + forme + de + cel + establisement + est + bien + gardee + , + il + ne + lira + a + nul + que + il + soit + en + doute + de + nule + des + choses + qui + + apartienent + a + cel + droit + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + à + quelz + personnes + il + loist + à + faire + testament + . + + +

+ Ne + porquant + il + ne + list + pas + à + toz + à + faire + testament + . + Car + cil + qui + sunt + + + sozmis + + + sosmis + + + à + autrui + droiture + n + ' + ont + + + paz + + + pas + + + pooir + de + faire + testament + , + si + que + ja + soit + ce + que + lor + pere + lor + + + otroit + + + otroient + + + à + faire + testament + , + non + porquant + il + ne + le + puent + pas + faire + par + droit + fors + cil + que + nos + avons + devant + nombréz + , + et + meesmement + li + chevalier + qui + sunt + en + la + poesté + leur + peres + à + qui + il + est + otroié + par + les + establisemenz + as + princes + que + il + facent + testament + de + ce + que + il + ont + + + aquis + + + acquis + + + en + chevalerie + . + Et + ceste + droiture + fu + donnee + au + commencement + à + + + celz + + + cels + + + tant + + + seulement + + + solement + + + qui + sunt + en + chevalerie + par + l + ' + autorité + Cesar + et + Nerve + et + Trajan + , + le + tres + bon + empereur + . + Et + il + est + aprés + otroié + par + l + ' + autorité + l + ' + empereur + Adrian + as + viellars + qui + ont + laisié + la + chevalerie + par + + + viellesce + + + vieillesce + + + , + se + il + font + dont + testament + de + chatel + que + il + aient + aquis + par + chevalerie + , + li + chateuz + apartendra + à + celui + de + cui + il + ont + fait + lor + oir + , + et + se + il + morurent + + + sanz + + + sans + + + faire + testament + et + il + n + ' + ont + nus + enfanz + ne + nus + + + freres + + + frerez + + + , + li + + + chevax + + + chatelx + + + + + apertendra + + + apartendra + + + à + lor + peres + par + droiture + de + seignorie + . + Et + par + ce + poons + noz + entendre + que + se + li + filz + qui + est + en + la + poesté + son + pere + conquiert + chatel + par + chevalerie + , + li + peres + ne + + li + puet + + + paz + + + pas + + + tolir + ne + li + creancier + son + pere + ne + le + puet + pas + vendre + ne + travillier + l + ' + en + en + autre + meniere + , + ne + cil + chateus + ne + sera + pas + conmuns + à + ses + freres + aprés + la + mort + son + + + pere + + + peres + + + , + mais + ce + que + il + avra + aquis + par + chevalerie + sera + suen + propre + , + ja + soit + ce + que + il + est + ainsi + par + le + droit + citeain + que + li + chatelz + à + + + tous + + + à + savoir + + + celz + qui + sunt + en + la + poesté + leur + peres + sunt + autresi + bien + contees + + + + es + biens + + + as + perez + conme + li + chatel + as + sers + sunt + + + conté + + + contés + + + as + biens + + + lor + + + leur + + + seigneurs + , + esceptees + les + choses + qui + por + diverses + causes + ne + sunt + pas + aquises + as + peres + selonc + le + saint + establisemenz + et + meesmement + selonc + les + noz + . + Se + aucunz + autres + qui + soit + ou + bail + son + pere + , + fors + cil + qui + ont + tel + maniere + de + chatel + , + fait + testament + tant + conme + il + sera + en + bail + , + il + ne + vaudra + rienz + ja + soit + ce + que + il + muire + puis + que + il + sera + mis + hors + de + bail + . +

+

+ Cil + qui + sunt + dedens + aage + que + barbe + + + puet + + + seult + + + venir + à + home + ne + puent + faire + point + de + testament + , + car + li + jugemenz + de + lor + corage + n + ' + est + nuz + , + ne + li + forcené + qui + n + ' + ont + point + de + saine + pansee + . + Ne + il + ne + puet + chaloir + se + cil + qui + estoit + + + dedenz + + + dedens + + + aage + quant + il + fet + le + testament + est + + + an + + + en + + + aage + quant + il + muert + , + ou + cil + qui + estoit + + + forsenéz + + + forcenés + + + quant + il + le + fist + revient + en + son + + + senz + + + sens + + + quant + il + muert + . + Se + li + forsené + font + testament + el + tens + que + lor + forcenerie + les + antrelaise + , + il + apert + + que + il + l + ' + aient + fait + par + droit + , + et + li + testamens + vaut + por + ce + que + il + le + firent + devant + la + forcenerie + , + car + + + li + + + la + + + forcenerie + qui + vient + aprés + ne + + + deztruit + + + destruit + + + pas + le + testament + qui + a + esté + faiz + par + droit + , + ne + nule + autre + besongne + qui + ait + esté + à + droit + faite + . +

+

+ Li + folz + despanderes + à + qui + l + ' + aministracions + de + + + ses + + + sez + + + biens + est + desfendue + ne + puet + pas + faire + testament + , + mais + cil + est + estables + que + il + fist + ains + que + + + l + ' + iministracions + + + l + ' + aministrations + + + de + ses + biens + li + fust + desfandue + . +

+

+ Li + mus + et + li + sors + ne + puet + pas + faire + + + toz + + + tos + + + jors + testament + . + Et + noz + parlons + + + d + ' + icelz + + + d + ' + icels + + + sors + qui + n + ' + oient + ne + tant + ne + quant + , + et + ne + mie + de + celui + qui + oit + à + tart + . + Autresi + entent + l + ' + en + que + cil + est + mus + qui + ne + parole + point + et + ne + mie + cil + qui + parole + à + + + tart + + + tard + + + , + car + il + avient + sovent + que + li + sage + home + et + li + letré + perdent + le + pooir + d + ' + oïr + par + plusors + caz + , + et + de + parler + legierement + , + et + por + ce + nostre + establisemenz + les + secort + , + si + que + il + puissent + faire + testament + en + certain + cas + et + en + certaine + maniere + et + les + autres + choses + qui + lor + sunt + otroiez + . + Et + se + + + aucuns + + + aucunz + + + conmence + par + aucune + maladie + ou + par + autre + cas + à + estre + mus + ou + sors + aprés + ce + que + il + a + fet + son + testament + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + li + testamenz + ne + soit + tenablez + . +

+

+ Li + avuglez + ne + puet + faire + testament + fors + + en + la + forme + + + que + + + de + + + la + loi + + + + que + + + Justin + mon + pere + establi + . +

+

+ Li + testamenz + que + cil + fet + qui + est + en + + + chaitivison + + + chaitivaison + + + tant + conme + il + i + est + ne + vaut + rien + , + ja + soit + ce + que + il + revaigne + de + la + + + chaitivison + + + chaitivaison + + + , + mais + cil + que + il + + + fait + + + fist + + + tant + conme + il + estoit + en + sa + cité + vaut + conment + que + il + soit + , + ou + se + il + revient + de + la + chaitivison + , + ou + se + il + i + muert + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + deseritemens + des + enfans + . + + +

+ Ceste + forme + que + noz + avonz + avant + dite + ne + sosfist + pas + à + ce + que + li + testament + vaillent + en + totes + + + manierez + + + manieres + + + . + Mais + cil + qui + a + son + fil + en + sa + poesté + se + doit + entremetre + que + il + face + de + lui + son + oir + par + non + , + et + se + il + le + trespasse + sans + rienz + dire + de + lui + , + li + testamenz + ne + vaut + rien + , + mais + se + li + filz + muert + + + ainz + + + ains + + + que + ses + peres + , + nuz + ne + porra + estre + oirs + par + cel + testament + porce + que + li + + + testamenz + + + testamens + + + ne + valut + rienz + dés + l + ' + encommencement + . + Li + ancien + n + ' + esgardoient + pas + ainsiz + des + + + fillez + + + filles + + + ne + dez + + + enfanz + + + enfans + + + qui + descendoient + dez + filz + quel + que + il + fussent + , + ou + masle + ou + femelez + ; + mais + se + il + n + ' + + + estoit + + + estoient + + + faiz + oir + , + li + testamenz + n + ' + estoit + + + paz + + + pas + + + por + ce + quasséz + , + mais + la + droiture + + + d + ' + eschiemant + + + d + ' + eschiement + + + lor + estoit + donnee + jusqu + ' + à + une + certaine + partie + de + l + ' + eritage + , + ne + il + n + ' + estoit + pas + besoins + as + peres + de + desheriter + + + ses + + + ces + + + persones + par + non + , + mais + il + lor + lisoit + à + faire + ce + entre + les + + + autrez + + + autres + + + . + +

+

+ Il + apert + que + aucuns + soit + deseritéz + par + non + se + cil + qui + fait + le + testament + n + ' + a + que + . + i + . + fil + et + il + a + dit + ainsi + : + mez + filz + ne + soit + pas + mes + oirs + , + ja + soit + ce + que + il + ne + nome + pas + son + propre + + + non + + + nom + + + . + Cil + qui + sunt + encorres + el + ventre + lor + meres + quant + lor + perez + muert + doivent + estre + fait + oir + ou + desherité + par + non + , + et + la + condicionz + à + toz + est + oel + en + ce + que + li + + + testamens + + + testamenz + + + vaut + se + li + fiz + qui + est + encore + el + ventre + sa + mere + est + trespasséz + , + mais + quant + il + est + nés + li + testamenz + est + + + rompuz + + + rompu + + + et + est + toz + quassés + par + cele + raison + . + Et + por + ce + , + se + la + fame + de + cui + l + ' + on + esperoit + que + . + i + . + + + filz + + + fils + + + ou + une + fille + nasquit + aprés + la + mort + son + pere + avorte + , + cel + + + anfant + + + enfant + + + , + ce + n + ' + enpeesche + riens + celz + qui + sunt + fait + oir + que + il + ne + puissent + requerre + l + ' + eritage + . + + + Lez + + + Les + + + filles + soloient + estre + desheritees + ou + par + non + , + ou + entre + les + + + autres + + + autrez + + + , + si + que + se + eles + estoient + deseritees + entre + + + lez + autrez + + + les + autres + + + , + aucune + chose + lor + estoit + laisie + que + il + n + ' + aparust + que + eles + fussent + trespassees + par + oubliance + ; + et + il + noz + plest + que + li + fil + qui + sunt + encores + el + ventre + lor + merez + ne + soient + pas + mis + hors + de + l + ' + eritage + se + il + ne + sunt + desherité + par + non + en + ceste + maniere + : + quel + enfant + que + ma + fame + ait + , + il + ne + soit + pas + mes + oirs + . +

+

+ Cil + qui + vienent + en + liu + de + l + ' + oir + qui + est + establis + sunt + autresi + conme + li + enfant + qui + sunt + encore + à + naistre + . + Si + conme + se + aucuns + a + . + i + . + fil + en + sa + poesté + et + de + + cel + fil + . + i + . + nevou + ou + une + niece + , + quar + li + + + filz + + + fils + + + si + est + li + pluz + pres + del + pere + et + à + toz + selz + les + droitures + que + oirs + doit + avoir + , + ja + soit + ce + que + li + + + niéz + + + niés + + + ou + la + niece + soient + autresi + en + la + poesté + son + pere + , + + + maiz + + + mais + + + se + li + + + filz + + + fil + + + muert + + + ainz + + + ains + + + que + li + peres + + + et + + + + ou + il + ist + de + sa + pouesté + par + autre + raison + , + li + niéz + ou + la + niece + conmenceront + à + estre + en + son + lieu + et + ont + en + cele + maniere + les + droitures + que + oirs + doient + avoir + ; + et + que + li + testamenz + ne + soit + rous + en + ceste + maniere + autresi + conme + cil + qui + le + fait + doit + faire + de + son + fil + son + oir + ou + desireter + le + par + non + . + Se + il + vuet + que + li + testamenz + soit + à + droit + faiz + , + doit + il + faire + son + oir + de + son + neveu + ou + de + sa + niece + de + par + son + fil + ou + + + deshireter + + + desheriter + + + le + par + non + , + que + il + n + ' + aveigne + par + aventure + se + li + peres + vit + et + li + filz + est + mors + que + li + niés + ou + la + niece + qui + sunt + el + lieu + del + fil + rompent + le + testament + par + prochienneté + de + lynage + . + Et + + + se + + + ce + + + est + porveu + par + la + loi + que + + + Vivus + + + Julius + + + fist + en + coi + la + maniere + de + desheritement + + + est + mostree + + + + à + la + samblance + de + + + celz + + + cels + + + qui + naissent + aprés + la + mort + leur + pere + . +

+

+ Il + n + ' + est + pas + besoing + de + faire + oirs + ne + de + desireter + par + non + + + lez + + + les + + + filz + qui + sunt + hors + de + bail + , + car + il + ne + sunt + + + paz + + + pas + + + li + pluz + prochien + oir + par + le + droit + citeain + , + mais + li + + + prevoz + + + prevos + + + conmande + que + li + fil + et + lez + filles + qui + sunt + hors + de + bail + soient + desherité + se + il + ne + sunt + fait + oir + , + si + que + li + fil + soient + fet + oir + par + non + et + les + + + filles + + + fillez + + + entre + lez + autrez + , + et + + se + ne + sunt + + + paz + + + pas + + + oir + ne + il + ne + sunt + desherité + si + conme + noz + avonz + dit + , + li + prevoz + lor + premet + la + possession + dez + bienz + contre + les + tablez + del + testament + . +

+

+ Tant + conme + li + fil + adoptif + sunt + en + la + poesté + au + pere + adoptif + , + il + ont + autretel + droiture + conme + cil + que + li + perez + a + + + aquiz + + + aquis + + + de + son + mariage + , + il + doivent + dont + estre + fait + oir + ou + deserité + selonc + ce + que + noz + avonz + dit + des + filz + naturelz + . + Cil + qui + sunt + hors + dou + bail + lor + pere + adoptif + , + + + il + + + + ne + sunt + paz + conté + entre + + + lez + enfanz + + + les + enfans + + + ne + par + le + droit + citeain + ne + par + celui + qui + apartient + au + banissement + au + prevost + , + et + par + ceste + raison + avient + il + que + tant + com + il + sunt + en + la + mainsnie + lor + pere + adoptif + , + il + sunt + autresi + conme + estrange + es + choses + qui + apartienent + à + + + leur + + + lor + + + pere + naturel + , + si + que + li + peres + naturelz + n + ' + a + pas + besoing + de + faire + lez + sez + oirs + ou + de + desirreter + les + par + non + ; + et + quant + + + il + + + + seront + mis + hors + dou + bail + à + lor + pere + adoptif + , + il + conmenceront + à + estre + en + autretel + point + conme + + + il + fussent + + + + se + il + fussent + mis + hors + de + bail + à + leur + pere + naturel + . +

+

+ + + Maiz + + + Mais + + + li + ancien + establisoient + ce + , + et + nostre + establissemens + ne + quidoit + que + il + eust + en + ce + droit + point + de + disferance + entre + les + masles + et + les + femelez + , + car + li + une + et + l + ' + autre + persone + , + ce + est + li + maslez + et + la + feme + , + + le + use + de + l + ' + osfice + de + nature + en + la + creation + as + + + homez + + + homes + + + ; + et + selonc + l + ' + ancienne + loi + des + . + xii + . + + + tablez + + + tables + + + , + tuit + estoient + apelé + ensamble + à + l + ' + eritage + lor + pere + qui + moroit + + + sanz + + + sans + + + faire + testament + , + autresi + bien + + + lez + + + les + + + filles + conme + li + fil + , + et + il + apert + que + li + prevost + ansevirent + ce + apréz + , + et + por + ce + fu + + + establiz + unz + meismez + + + establis + uns + meismes + + + drois + es + + + filz + + + fils + + + et + es + fillez + et + es + autres + persones + qui + descendent + d + ' + elz + et + d + ' + eles + , + qui + sunt + + , + et + an + celz + qui + sunt + encores + à + nestre + , + si + que + cil + qui + sunt + em + bail + et + cil + qui + sunt + hors + de + bail + soient + desherité + par + non + et + il + aient + cele + meismez + force + en + quasser + les + testamenz + leur + peres + et + en + tolir + leur + heritagez + que + li + fil + + + meismez + + + meismes + + + ont + qui + sunt + en + la + poesté + leur + pere + , + ou + qui + sunt + hors + de + bail + , + conment + que + il + sunt + ou + se + il + sunt + ja + + ou + se + il + nessent + apréz + la + mort + leur + pere + . + Noz + avonz + amené + certaine + division + sor + les + fiz + adoptis + qui + est + contenue + en + nostre + establissement + que + nos + + + feismez + + + feismes + + + avant + dez + adoptis + . +

+

+ Et + se + uns + chevaliers + qui + est + en + garnisons + fet + son + testament + et + il + ne + deserite + pas + par + non + sez + filz + qui + sunt + ja + + et + qui + sunt + encore + à + naistre + et + les + trespasse + + + sanz + + + sans + + + mot + dire + , + ja + soit + ce + que + il + sache + bien + que + il + ait + enfanz + , + + + + + il + est + contenu + + es + establisemenz + as + princes + que + sa + sillence + vaut + autretant + conme + desheritemenz + fet + par + non + . +

+

+ La + mere + ou + li + aiel + de + par + la + mere + n + ' + ont + pas + besoing + de + faire + ses + enfanz + oirs + ou + de + desireter + lez + par + non + , + ainz + + + lez + + + les + + + puent + trespasser + , + car + la + + + science + + + sillence + + + à + la + mere + et + à + l + ' + aiel + de + par + la + mere + et + as + autres + qui + + + vienent + + + viennent + + + par + devers + la + mere + fet + autretant + conme + li + deseritemenz + au + pere + . + Et + se + la + mere + + + + ne + + + fet + + + par + + + pas + + + pas + + + son + oir + de + son + fil + ou + de + sa + fille + , + ne + li + aiel + de + par + sa + mere + ne + fait + pas + son + oir + de + son + neveu + ou + de + sa + niece + que + il + a + de + sa + fille + , + il + n + ' + ont + pas + besoing + de + desireter + lez + par + non + , + ne + par + le + droit + citeain + ne + par + le + banissement + au + prevost + + + encore + + + en + coi + + + li + prevoz + premet + à + ses + + + enfanz + + + enfans + + + la + possession + des + biens + contre + les + tablez + del + testament + , + maiz + une + autre + aide + lor + est + gardee + , + qui + + + noz + + + nos + + + sera + faite + aperte + . + i + . + pou + aprés + ce + . +

+
+
+ + Cist + titrez + est + d + ' + establir + oirs + . + + +

+ Il + est + otroié + que + l + ' + on + face + + + sez + + + ses + + + oirs + ou + de + franz + homes + ou + de + sers + , + et + autresi + bien + d + ' + autrui + sers + conme + del + sienz + propres + . + Il + soloit + ainsis + estre + jadis + selonc + la + sentence + à + pluseurs + que + il + ne + lisoit + paz + à + faire + de + ses + propres + sers + sez + oirs + se + l + ' + on + ne + lor + donast + franchise + , + mais + il + est + ores + otroié + par + nostre + establisement + que + l + ' + on + les + face + oirs + sanz + doner + leur + franchise + . + Ne + noz + n + ' + avonz + pas + establi + ce + por + noviauté + , + mais + por + ce + que + il + estoit + drois + , + et + Pauluz + escrit + que + il + + plot + ainsis + à + Artilian + + + et + + + en + + + sez + + + livrez + + + livres + + + que + il + escrit + à + lui + et + à + Sabin + . + L + ' + on + entent + que + cil + est + + + proprez + + + propres + + + sers + en + coi + cil + qui + fait + le + testament + a + la + nue + proprieté + et + uns + autres + en + a + l + ' + usuaire + . + + + Uns + + + Un + + + cas + puet + avenir + en + coi + la + dame + ne + puet + pas + faire + de + son + serf + son + oir + ne + doner + li + franchise + si + com + il + est + contenu + es + + + establissemens + + + establisemens + + + as + empereors + Sevoir + et + Antonin + , + de + coi + les + + + parolez + + + paroles + + + sunt + telez + : + « + Il + n + ' + apert + pas + que + Sevoir + , + qui + estoit + acusés + d + ' + avotire + , + fust + par + droit + franchis + , + devant + la + + + sentence + + + centence + + + , + el + testament + sa + dame + qui + estoit + acusee + de + cel + meesmes + crime + , + et + de + ce + s + ' + ensieut + il + que + ce + que + la + dame + fist + de + lui + son + oir + ne + soit + de + nule + valeur + . + » + L + ' + on + entent + que + cil + sers + est + autrui + en + coi + cil + qui + fait + le + testament + a + l + ' + usuaire + . +

+

+ Se + li + sers + de + coi + ses + sires + a + fait + son + oir + remaint + en + cele + + + meesmes + + + meesme + + + cause + , + il + est + faiz + par + le + testament + franz + et + oirs + necessairez + . + Et + se + cil + qui + fait + le + testament + le + franchit + en + sa + vie + , + il + est + en + sa + volenté + de + recevoir + l + ' + eritage + , + car + il + n + ' + est + pas + oirs + necessaires + ne + il + n + ' + a + pas + del + testament + son + seigneur + l + ' + un + et + l + ' + autre + , + ce + est + l + ' + eritage + et + la + franchise + . + Et + se + il + estoit + autrui + sers + , + il + doit + recevoir + l + ' + eritage + par + le + conmandement + son + seigneur + et + par + ceste + + + raison + + + raisons + + + est + ses + sires + fais + oirs + par + + lui + + + qui + est + vandus + celui + qui + le + vendit + + + + . + Car + sers + ne + puet + estre + oirs + ne + franchis + par + autre + que + par + son + seignor + , + neis + se + il + est + fais + oirs + ou + + + franchisé + + + franchis + + + , + quar + il + apert + que + li + sires + qui + le + vendit + ne + li + vot + pas + doner + franchise + . + Et + se + autrui + sers + est + fais + oirs + et + il + remaint + en + cele + + + meesmes + + + meesme + + + cause + , + il + doit + recevoir + l + ' + eritage + par + le + conmandement + son + seignor + , + et + se + sez + sires + le + + + veut + + + vent + + + tant + conme + cil + vit + qui + fist + le + testament + ou + apréz + sa + mort + , + ains + que + il + reçoive + l + ' + eritage + , + il + le + doit + demander + par + le + conmandement + à + son + novel + seigneur + qui + l + ' + a + acheté + . + Et + se + il + est + franchis + tant + conme + cil + vit + qui + fist + le + testament + ou + + + apréz + + + aprés + + + sa + mort + , + + + ainz + + + ains + + + que + il + ait + receu + l + ' + eritage + , + il + le + puet + recevoir + par + sa + volenté + . +

+

+ Autrui + sers + est + par + droit + fais + oirs + apréz + la + mort + son + seignor + , + car + l + ' + on + + + puet + + + peut + + + faire + testament + o + les + sers + de + l + ' + eritage + . + Li + heritages + qui + n + ' + est + pas + encore + receus + est + en + lieu + de + la + persone + , + non + pas + de + cele + à + celui + qui + doit + estre + oirs + , + mais + de + cele + au + mort + , + car + li + sers + à + celui + qui + est + encore + el + ventre + sa + mere + puet + bien + estre + fais + oirs + . +

+

+ Se + cil + qui + est + sers + à + plusors + qui + ont + pooir + de + faire + testament + est + faiz + oirs + à + estrange + et + il + reçoit + l + ' + eritage + par + le + conmandement + à + ses + seignor + , + + il + aquiert + à + elz + l + ' + eritage + por + telz + parties + com + il + ont + en + lui + . +

+

+ Uns + hom + puet + faire + . + i + . + oir + ou + pluseurs + ou + tant + conme + il + vuet + . +

+

+ Li + + + heritagez + + + heritages + + + à + chascun + est + devisés + en + . + xii + . + onces + , + qui + sunt + apelees + . + i + . + tot + quant + + + elez + + + eles + + + sunt + + + ensamble + + + ensemble + + + . + Et + ces + partiez + ont + lor + propres + nons + , + si + conme + cez + : + + + + la + siste + part + , + la + quarte + part + , + + + la + tierce + part + , + + + + la + quinte + part + , + la + moitié + , + + + la + + + partie + + + seistieme + part + + + , + qui + a + . + vii + . + + + oncez + + + onces + + + , + et + cele + qui + en + a + . + viii + . + , + et + cele + qui + en + a + . + ix + . + et + cele + qui + en + a + . + x + . + et + li + toz + . + Mais + il + n + ' + i + + + covient + + + convient + + + pas + toz + jors + avoir + . + xii + . + onces + , + quar + tantes + onces + , + ce + est + tantes + parties + conme + cil + vuet + qui + + + + fet + + + le + testament + , + comprenent + tot + l + ' + eritage + . + Car + se + il + establit + son + oir + de + . + vi + . + oncez + , + toz + sez + heritages + sera + compris + en + . + vi + . + onces + , + car + nus + ne + puet + faire + testament + d + ' + une + partie + et + laissier + l + ' + autre + partie + + + sanz + + + sans + + + faire + + + + en + + + testament + , + se + il + n + ' + est + chevaliers + , + de + qui + l + ' + on + + + garde + + + regarde + + + la + seule + volenté + à + faire + son + testament + . + Encontre + ce + aucuns + puet + departir + son + heritage + en + plus + de + . + xii + . + partiez + se + il + vuet + . +

+

+ Car + il + convient + ainsiz + deviser + les + partiez + se + cil + qui + fait + le + testament + establit + plusors + oirs + , + et + + + il + + + + ne + vuet + pas + que + li + uns + ait + autretant + de + son + heritage + conme + li + autres + . + Et + quant + il + a + nomé + plusors + oirs + et + il + a + dit + de + quel + partie + il + velt + + + + que + + + chascuns + + + oirs + soit + + + soit + oirs + + + , + se + il + nome + aprés + . + i + . + autre + sans + assingner + lui + nule + certainne + partie + , + il + sera + oirs + de + quan + qu + ' + il + li + remaint + que + il + n + ' + a + devisé + entre + les + + + autrez + + + autres + + + . + Et + se + plusors + + + font + oir + + + sunt + fet + oirs + + + , + sanz + + + asener + + + assingner + + + lor + certainnes + parties + , + li + uns + + + d + ' + elz + + + d + ' + els + + + avera + + + autretel + + + autretent + + + conme + li + autres + de + ce + qui + remaint + qui + n + ' + a + pas + esté + departi + entre + les + autrez + . + Et + se + toz + li + heritages + est + departis + en + certainnes + + + personnes + + + partiez + + + et + il + nome + asprés + . + i + . + oir + ou + pluseurs + à + qui + + + il + n + ' + asanne + + + + il + n + ' + asingne + + + + + + aucune + certaine + partie + , + il + avra + la + moitié + de + l + ' + eritage + , + et + cil + à + qui + il + asingna + + + nule + certainnes + parties + partiront + entr + ' + elz + l + ' + autre + moitié + . + Si + que + chacuns + en + avra + cele + meismes + partie + selonc + le + nombre + que + il + eust + se + toz + li + heritagez + fust + partis + entre + elz + , + ce + est + à + dire + que + cil + qui + eust + la + carte + part + de + tot + l + ' + eritage + + + avra + + + avera + + + la + quarte + partie + de + la + moitié + et + autresi + des + autres + partiez + . + Ne + il + n + ' + a + point + de + diferance + se + cil + qui + est + faiz + oirs + + + sanz + + + sans + + + asener + li + certainne + partie + est + només + au + premier + ou + au + darrenier + ou + en + mi + leu + , + car + l + ' + on + + + entent + + + entend + + + que + cele + partie + li + est + donnee + , + qui + remaint + quant + les + parties + sunt + asenees + as + autres + . +

+

+ Et + se + aucune + partie + de + son + heritage + remaint + , + si + conme + la + quarte + ou + la + quinte + , + quant + il + a + asené + à + chascun + de + ses + oirs + sa + partie + ne + + + il + + + li + + + ne + nome + pas + aprés + autre + + + car + + + oir + + + + + sanz + + + sans + + + asener + + + la + + + lui + + + certaine + partie + , + voions + que + + l + ' + on + en + doit + faire + par + droit + . + Si + conme + se + il + a + + + establi + + + establit + + + . + iii + . + oirs + et + il + a + conmandé + que + chascuns + ait + la + quarte + partie + de + son + heritage + ; + car + ainsis + en + remaint + la + quarte + partie + sanz + estre + asenee + , + et + il + est + certaine + chose + que + + + itelz + + + icele + + + partie + doit + estre + departie + entre + les + oirs + por + telz + partiez + conme + il + ont + de + l + ' + eritage + , + si + que + ce + vaille + autretant + conme + se + + + chascunne + + + chascun + + + des + . + iii + . + fust + fais + oirs + de + la + tierce + part + ; + et + encontre + ce + , + se + il + i + a + pluz + des + oirs + que + il + n + ' + i + ait + des + parties + , + la + partie + à + chascun + soit + amenuisie + , + si + conme + se + il + a + nomé + . + iiii + . + oirs + et + conmandé + que + chascuns + ait + la + tierce + part + de + son + heritage + , + il + soit + autresi + conme + se + chascuns + fust + faiz + oirs + de + la + quarte + part + . +

+

+ Se + cil + qui + a + fait + son + testament + a + fait + + + pluz + + + plus + + + de + . + xii + . + parties + de + son + heritage + , + cil + qui + est + aprés + fais + oirs + , + à + qui + certaine + partie + n + ' + est + paz + asenee + , + avra + tot + ce + qui + remandra + quant + li + heritagez + sera + devisés + en + . + xxiiii + . + parties + . +

+

+ Oirs + puet + estre + establis + purement + et + + + sanz + + + souz + + + condition + , + mais + il + ne + puet + pas + estre + + + establis + + + establiz + + + jusqu + ' + à + certain + tanz + , + ou + dés + certain + tens + en + avant + , + si + conme + se + aucunz + disoit + : + je + voil + que + cis + soit + mez + oirs + jusqu + ' + à + . + v + . + anz + ou + aprés + . + v + . + anz + puis + que + + + il + sera + + + je + serai + + + mors + ; + et + il + noz + plest + que + li + termez + qui + i + est + només + ne + vaille + rien + , + mais + la + chose + soit + autresi + conme + se + il + fust + + + asavoir + + + a + savoir + + + faiz + oirs + purement + . +

+

+ + + Condicionz + + + Condicions + + + + qui + ne + puet + avenir + qui + est + mise + quant + l + ' + on + establit + oirs + , + ou + quant + l + ' + on + fet + léz + , + ou + quant + l + ' + on + done + franchise + , + ne + vaille + + + riens + + + rien + + + pluz + ne + que + se + ele + ne + fust + paz + escrite + . +

+

+ Se + plusors + condicions + sunt + mises + + + quant + + + quand + + + l + ' + on + fet + aucun + oir + , + se + elez + sunt + misses + ensamble + , + si + conme + se + l + ' + on + dit + : + tu + seras + mes + oirs + ; + + + et + ce + + + se + ce + et + + + ce + avient + , + il + + + covient + + + convient + + + que + elles + vaillent + toutez + , + mais + se + eles + sunt + mises + o + disjunction + , + si + conme + : + tu + seras + mes + oirs + , + se + ce + + + oi + + + ou + + + ce + avient + , + se + l + ' + une + + + dez + + + des + + + + + condictions + + + conditions + + + avient + , + ce + est + asséz + . +

+

+ Cil + puent + bien + estre + fait + oir + que + cil + qui + fet + le + testament + ne + vit + onques + , + si + conme + se + aucuns + fait + ses + oirs + + + dez + + + des + + + fiz + de + son + frere + qui + ont + esté + + hors + del + païs + et + que + il + ne + set + qui + sunt + , + quar + ce + que + il + ne + les + connoist + ne + fait + pas + que + li + establisemenz + ne + vaille + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + faire + oirs + conmunement + aprés + celz + qui + sunt + oirs + principalment + . + + +

+ Aucuns + puet + + + estre + + + fere + + + en + son + testament + pluseurs + degrés + d + ' + oirs + , + si + conme + : + se + cis + n + ' + est + mes + oirs + , + cis + le + soit + ; + et + ainsis + en + puet + il + establir + tant + conme + il + vodra + l + ' + un + aprés + l + ' + autre + , + et + au + darenier + se + nus + de + celz + que + il + a + només + ne + viaut + estre + ses + oirs + , + il + puet + establir + que + uns + de + ses + sers + soit + ses + oirs + par + force + , + si + que + il + ne + puisse + refuser + . +

+

+ Et + pluseur + oir + puent + estre + establi + en + lieu + d + ' + un + , + se + il + refuse + + l + ' + eritage + , + ou + unz + en + lieu + de + pluseurs + , + ou + en + lieu + de + chascuns + puelt + . + i + . + autres + estre + + + establiz + + + establis + + + si + que + cil + qui + sunt + establi + en + lieu + des + + + autrez + + + autres + + + aient + autretel + partie + de + l + ' + eritage + conme + cil + devoient + i + avoir + en + liu + de + qui + il + sunt + establi + . +

+

+ Et + se + cil + qui + furent + premierement + establi + ne + devoient + + + paz + + + pas + + + avoir + oelz + partiez + et + autre + sunt + establi + en + leur + leu + sanz + faire + mencion + de + leur + partiez + , + il + aient + autretelz + partiez + com + il + doivent + avoir + en + qui + lieu + il + sunt + establi + , + et + ainsiz + l + ' + escrit + li + empereres + Piuz + . +

+

+ Mes + se + dui + sunt + fait + oir + en + tel + maniere + que + se + li + unz + ne + viaut + recevoir + l + ' + eritage + , + unz + autres + qui + est + només + soit + en + son + lieu + . + Et + + + + s + ' + + + il + avient + que + + + ambedui + + + ambredui + + + cil + qui + furent + fait + oir + refussent + l + ' + eritage + , + li + empereur + Sevoir + et + Antonin + escrirent + sanz + nule + distinction + que + cil + + + qui + + + + fu + establiz + à + estre + en + lieu + de + l + ' + un + doit + estre + el + lieu + de + l + ' + autre + et + avoir + l + ' + une + et + l + ' + autre + partie + . +

+

+ Se + cil + qui + fist + son + testament + qui + doit + que + li + sers + à + . + i + . + autre + fust + frans + hom + et + hors + d + ' + autrui + poesté + et + il + escrit + que + il + fust + + + sez + + + ses + + + oirs + , + et + se + il + n + ' + estoit + ses + oirs + , + il + + + establi + + + establit + + + que + + + Menez + + + Mevez + + + fust + en + son + lieu + , + et + cil + sers + reçoit + l + ' + eritage + + + et + + + par + + + le + conmandement + son + seigneur + et + + + Menes + + + Meves + + + en + doit + avoir + une + partie + . + Ces + parolez + , + se + il + n + ' + est + oirs + , + sunt + ainsis + entendues + en + celui + de + coi + cil + qui + + + fait + + + fet + + + le + testament + set + bien + que + il + est + sozmis + à + autrui + droiture + se + il + n + ' + est + oirs + ne + il + ne + fait + autre + oir + por + lui + . + Et + en + celui + que + il + quide + que + ne + soit + sozmis + à + nului + doivent + eles + estre + ainsis + entenduez + : + se + il + n + ' + aquiert + oir + à + lui + ou + à + celui + à + qui + droiture + il + conmencera + + + + aprés + + + à + estre + sosmis + . + Et + ce + establi + Titus + Cesar + en + la + personne + Parthenie + son + serf + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + establir + qui + doit + estre + oirs + apréz + les + orfelinz + . + + +

+ + + Quant + aucunz + + + Qant + aucuns + + + a + ses + fiz + qui + doivent + estre + en + sa + poesté + et + il + sunt + + + encore + + + encor + + + dedenz + aage + , + il + puet + establir + que + autre + soit + ses + oirs + en + leur + lieu + , + non + + + paz + + + pas + + + tant + solement + se + il + ne + sunt + si + oir + , + si + conme + + + noz + + + nos + + + avonz + avant + dit + , + mais + se + il + sunt + si + oir + et + il + muerent + ains + que + il + soient + en + eage + . + Si + conme + se + aucuns + dit + en + ceste + meniere + : + Tyces + mes + filz + soit + mez + oirs + , + et + se + il + n + ' + est + mes + oirs + ou + il + est + + + mez + + + mes + + + oirs + et + il + muere + ançois + que + il + + + veingne + + + veigne + + + en + aage + d + ' + estre + hors + d + ' + autrui + poesté + , + Sejus + soit + lors + mes + oirs + . + Et + en + cest + cas + , + se + li + filz + n + ' + est + oirs + ou + se + il + est + oirs + et + il + muert + ains + qu + ' + il + soit + en + aage + , + cil + soit + oirs + qui + i + est + establis + + + apréz + + + aprés + + + lui + . + Quar + il + est + establis + par + bonne + meurs + que + , + quant + li + fil + sunt + en + aage + que + il + ne + + + puent + + + pueent + + + pas + faire + leur + testament + , + li + pere + leur + facent + . +

+

+ Et + par + ceste + raison + + fumez + noz + conmeu + et + + + meismez + + + meismes + + + . + i + . + establisement + en + nostre + code + , + en + coi + il + est + porveu + que + se + + + aucun + + + aucunz + + + ont + fiz + ou + + + fillez + + + filles + + + ou + neveuz + ou + nieces + qui + soient + desvoié + de + leur + pansees + , + ja + soit + ce + que + il + soient + bien + en + aage + , + il + lor + lise + à + establir + certainnes + personnes + qui + seront + oirs + aprés + + + elz + + + els + + + , + autresi + conme + l + ' + on + fait + de + celz + qui + sunt + dedenz + aage + , + et + se + il + revienent + en + leur + senz + , + cil + establissement + que + li + pere + ont + faiz + ne + valent + rienz + autresi + conme + il + ne + vaut + rien + quant + li + enfes + est + an + aage + . +

+

+ Quant + li + peres + establit + dons + quel + sera + sez + oirs + + + apréz + + + aprés + + + son + fil + qui + est + dedenz + aage + , + + + selonc + + + selon + + + la + devant + dite + maniere + , + ce + sunt + autresi + conme + dui + testament + , + l + ' + un + au + pere + et + l + ' + autre + au + fil + , + autresi + conme + se + li + filz + meismes + eust + establi + son + oir + : + ou + ce + est + . + i + . + testamenz + de + . + ii + . + heritagez + . +

+

+ Et + se + aucuns + est + si + cremeteuz + que + il + ait + poor + porce + que + sez + filz + est + ancores + dedanz + aage + que + cil + que + il + establist + à + estre + oirs + aprés + lui + ne + tende + à + faire + mal + au + fil + , + il + le + doit + establir + apertement + à + estre + oirs + aprés + son + fil + en + la + premiere + partie + de + son + testament + , + et + si + doit + escrire + à + une + part + en + la + fin + del + testament + icel + + + establisement + + + establiscement + + + par + coi + il + est + conmandé + que + se + + + ses + + + sez + + + filz + muert + ains + que + il + soit + an + aage + , + cil + soit + ses + oirs + , + et + il + meesmes + doit + saieler + cele + partie + del + testament + et + desfandre + que + ele + ne + soit + overte + tant + conme + sez + filz + sera + dedenz + + aage + . + Et + il + est + aperte + chose + que + li + establisemenz + qui + est + faiz + que + aucuns + soit + faiz + oirs + el + lieu + del + fil + qui + est + dedanz + aage + ne + vaut + paz + + + miel + + + mains + + + , + por + ce + que + il + est + escris + en + ces + meesmes + tablez + en + coi + li + filz + est + establiz + à + estre + oirs + son + pere + , + ja + soit + ce + que + ce + est + peril + au + fil + . +

+

+ Et + li + pere + puent + establir + qui + sera + oirs + aprés + leur + filz + qui + sunt + dedanz + aage + , + non + + + paz + + + pas + + + tant + solement + quant + il + font + de + lor + filz + lor + oirs + , + mais + + + quant + + + quand + + + il + lez + deseritent + . + Et + por + ce + , + se + aucune + chose + est + + + aquise + + + acquise + + + au + fil + qui + est + dedenz + aage + ou + par + laiz + ou + par + don + de + sez + amis + , + tot + ce + apartient + à + celui + qui + ses + peres + a + establi + à + estre + sez + oirs + . + Quanque + noz + + + avonz + + + avons + + + dit + d + ' + establir + + + oirs + + + oir + + + apréz + lez + enfanz + qui + sunt + dedanz + aage + qui + sunt + fait + oir + lor + peres + ou + qui + sunt + desherité + , + entendons + noz + de + celz + qui + naissent + aprés + la + mort + lor + perez + . +

+

+ Nuz + ne + puet + faire + testament + à + ses + enfanz + se + il + ne + le + fet + à + lui + ; + car + li + testamenz + à + l + ' + enfant + est + une + partie + del + testament + son + pere + , + si + que + + + + se + + + li + + + testamenz + + + testamens + + + au + pere + ne + vaut + , + cil + au + fil + ne + vaudra + rien + . +

+

+

+ Cil + qui + doivent + estre + oirs + aprés + lez + filz + qui + sunt + + + dedenz + + + dedans + + + aage + sunt + establi + oir + par + non + , + si + + + conme + + + conmes + + + Tyces + , + ou + generalment + , + si + conme + se + l + ' + on + disoit + : + cil + qui + deust + estre + oirs + au + pere + si + li + filz + ne + fust + sera + oirs + aprés + le + fil + . + Par + + ces + parolez + sunt + apelé + à + l + ' + eritage + cil + qui + sunt + à + estre + oir + aprés + la + mort + au + fil + qui + est + dedanz + aage + , + et + il + est + establi + de + quel + partie + il + sunt + fait + oir + . +

+

+ L + ' + on + puet + dont + establir + que + aucuns + soit + oirs + aprés + anfant + masle + jusqu + ' + à + . + xiiii + . + anz + , + et + + + aapréz + + + aprés + + + femele + tant + que + ele + en + ait + . + xii + . + et + , + se + il + ont + passé + cest + aage + , + li + establissemenz + de + l + ' + oir + qui + doit + estre + apréz + elz + ne + vaut + rien + . +

+

+ Quant + uns + estrangez + est + fais + oirs + , + ou + li + filz + qui + est + en + aage + , + nuz + ne + puet + establir + qui + sera + oirs + aprés + lui + en + tel + maniere + : + je + voil + que + cil + soit + mes + oirs + , + et + se + il + reçoit + mon + heritage + et + il + muert + + + dedanz + + + dedans + + + . + v + . + anz + , + cil + autres + soit + oirs + + + apréz + + + aprés + + + lui + . + Maiz + il + est + otroié + tant + solement + que + cil + qui + fet + le + testament + oblige + son + oir + et + li + + + enmoinne + + + enjoinne + + + que + il + rande + à + . + i + . + autre + son + heritage + ou + tot + + + + ou + + + en + partie + , + et + + + noz + + + nos + + + + + traitonz + + + traiteronz + + + de + ceste + droitures + en + son + lieu + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + en + quel + maniere + testament + sunt + quassé + . + + +

+ Testamenz + qui + est + faiz + par + droit + vaut + tant + que + il + soit + roz + ou + que + il + soit + faiz + + + vainz + + + vains + + + . +

+

+ Testamenz + est + roz + quant + la + droiture + en + est + abatue + , + tant + conme + cil + qui + fist + le + testament + est + en + cel + meismez + estat + + il + estoit + quant + il + le + fist + . + Car + se + + + aucunz + + + aucuns + + + fait + son + fil + par + + + adopcion + + + l + ' + adopcion + + + par + l + ' + empereur + de + celui + qui + estoit + à + soi + , + ou + + par + le + prevost + de + celui + qui + estoit + en + la + poesté + son + pere + , + et + il + + + fet + + + fait + + + ce + puiz + + + puis + + + + que + il + a + fait + son + testament + , + li + testamenz + est + roz + autresi + conme + se + unz + autres + oirs + fust + + + puiz + + + puis + + + néz + . +

+

+ Li + premiers + testamenz + que + aucuns + fist + est + rouz + par + le + darrenier + qui + est + parfaiz + par + droit + , + ne + il + n + ' + i + a + point + de + disferance + se + aucuns + en + estoit + oirs + ou + non + , + car + l + ' + on + ne + regarde + fors + seulement + sanz + pluz + se + il + pooit + valoir + par + aucun + cas + , + et + por + ce + , + se + + + aucunz + + + aucuns + + + ne + vuet + estre + oirs + , + ou + il + muert + ainz + que + cil + qui + fist + le + testament + , + ou + puis + , + ainz + que + il + receust + l + ' + + + eritage + + + heritage + + + , + ou + ainz + que + la + + + conditions + + + condition + + + soit + aconplie + sor + coi + il + fu + faiz + oirs + , + li + prodom + muert + en + cest + cas + sanz + testament + , + quar + li + premiers + testamenz + ne + vaut + riens + qui + est + roz + par + le + darrenier + et + li + darreniers + n + ' + a + nule + force + porce + que + nus + n + ' + en + est + oirs + . +

+

+ Mais + se + aucuns + a + premierement + parfait + son + testament + par + droit + + + + et + il + fait + aprés + un + autre + , + autresi + par + droit + , + + + ja + soit + ce + que + il + ait + en + cestui + establi + oir + de + certainnes + chosez + , + li + saint + empereur + Sevoir + et + Antonin + escristrent + que + li + premiers + testamenz + faut + . + Et + noz + mandanmez + que + les + parolez + de + lor + establissement + fussent + mis + en + nostre + livre + por + ce + que + elez + touchent + encore + entr + ' + + + autres + chosez + + + autrez + choses + + + : + « + Li + empereur + Sevoir + et + Antonins + dient + + que + li + testamens + + + qui + fu + fais + + + que + tu + fais + + + au + darrenier + vaut + par + droit + , + ja + soit + ce + que + oirs + i + fu + establis + de + certainnes + + + chosez + + + choses + + + et + que + mencions + n + ' + i + est + pas + faite + de + toutes + les + choses + de + l + ' + eritage + , + mais + cil + qui + i + + + est + + + es + + + faiz + oirs + est + tenus + + + + à + tenir + + + soi + à + paier + des + choses + qui + li + ont + esté + donnees + , + ou + que + il + teigne + la + quarte + part + de + tout + l + ' + eritage + et + + + rendent + + + rende + + + le + remanant + à + celz + qui + furent + fet + oir + el + premier + testament + par + les + paroles + qui + furent + dites + el + premier + testament + , + par + coi + il + est + + + dis + + + dit + + + espresseement + que + il + ne + covient + pas + doter + que + li + premiers + + + testamens + + + testamenz + + + ne + vaille + . + » + En + ceste + maniere + est + testamenz + roz + . +

+

+ Li + testamens + qui + est + faiz + par + droit + est + quassés + en + + + une + + + + autre + maniere + , + si + conme + quant + cil + qui + fist + le + testament + a + sosfert + + + amenuissement + + + amenuisement + + + de + chief + . + Et + noz + avons + dit + el + premier + livre + coment + ce + avient + . +

+

+ L + ' + on + dit + en + cest + cas + que + li + testament + sunt + vain + quant + il + sunt + rot + + + + , + et + cil + qui + ne + sunt + pas + fet + par + droit + sunt + vain + + + dés + le + + + conmencemant + + + conmencement + + + ; + et + celz + qui + sunt + fait + + + par + + + + droit + et + puis + sunt + fait + vain + par + amenuisement + de + chief + poonz + noz + dire + qu + ' + il + sunt + rot + . + Mais + il + fust + graindrez + prex + que + toutes + les + choses + fussent + destintees + ; + et + por + ce + dist + l + ' + on + que + li + un + + + sunt + + + ne + sunt + pas + + + fait + par + droit + et + li + autre + sunt + fait + par + droit + + + + au + conmencement + + + , + mais + il + sunt + rot + ou + il + sunt + fait + vain + . +

+

+ Non + porquant + , + li + testament + qui + furent + fait + par + droit + + au + conmencement + et + puis + sunt + + + fet + + + fait + + + vain + par + amenuisement + de + chief + ne + sunt + + + paz + + + pas + + + del + tot + sanz + porfit + , + quar + se + il + sunt + seelé + des + seiauz + as + . + vii + . + tesmoins + , + cil + qui + fu + faiz + oirs + puet + recevoir + la + possession + + + dez + bienz + + + des + biens + + + selonc + les + tablez + del + testament + , + se + cil + qui + fit + le + testament + estoit + citeains + de + Rome + et + il + n + ' + estoit + pas + en + autrui + poesté + quant + il + fu + mors + . + Quar + se + li + testamenz + est + vains + por + ce + que + cil + qui + le + fist + a + perdu + la + cité + de + Rome + ou + franchise + ou + que + il + se + donna + à + estre + filz + adoptif + à + aucun + et + que + il + estoit + en + la + poesté + à + son + pere + adoptif + quant + il + fu + mors + , + cil + qui + fu + + + faiz + + + fais + + + oirs + el + testament + ne + puet + pas + demander + la + + + presantion + + + possession + + + de + sez + biens + selonc + les + tablez + del + testament + . +

+

+ Et + testamenz + ne + puet + pas + estre + qasséz + por + ce + sanz + plus + que + cil + qui + le + fist + ne + + + vot + + + vet + + + pas + + + tele + ore + + + cele + evre + + + fu + apréz + que + il + vousist + , + quar + se + aucuns + a + fet + testament + par + droit + et + il + conmence + aprés + à + faire + un + autre + et + la + mors + l + ' + an + devancist + ou + il + se + repant + si + que + il + ne + + + l + ' + a + + + le + + + parfait + paz + , + li + + + empererez + + + empereres + + + Pertinauz + desfendit + que + li + premiers + testamenz + ne + soit + pas + por + ce + vains + , + car + testamens + qui + n + ' + est + pas + fais + + + nest + nuz + + + est + nuz + + + . +

+

+ Et + par + cele + meisme + raison + dist + il + que + il + ne + recevera + + paz + l + ' + eritage + à + celui + qui + fist + de + lui + son + oir + por + cause + de + plait + , + et + que + il + provera + que + les + tablez + ne + furent + pas + faitez + loiaument + en + coi + il + estoit + establis + oirs + por + cele + cause + , + et + que + il + ne + recevera + pas + non + d + ' + oir + por + + + une + + + nue + + + vois + et + que + il + ne + conquerra + nule + chose + par + escriture + à + qui + l + ' + autoritéz + de + droit + faille + . + Et + selonc + ce + escristrent + sovent + li + saint + empereor + + + Sevoirs + + + Sevoir + + + et + Antonins + : + « + Ja + soit + ce + , + font + il + , + que + noz + soionz + asoz + des + + + loiz + + + lois + + + , + ne + por + quant + noz + ne + volonz + rienz + faire + qui + soit + contraire + as + loiz + . + » +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + testament + qui + n + ' + est + pas + à + droit + fais + . + + +

+ Por + ce + que + il + avient + sovent + que + li + pere + deseritent + ou + trespassent + lor + enfanz + sanz + cause + , + il + a + esté + establi + que + li + enfant + qui + se + plainnent + que + il + sunt + trespassé + ou + desirreté + à + tort + puent + acuser + le + testament + que + il + n + ' + est + mie + à + droit + + + faiz + + + fait + + + , + par + covreture + que + li + pere + n + ' + estoient + pas + bien + en + lor + memoire + quant + il + ordenarent + cel + testament + . + Mais + l + ' + on + ne + dit + pas + ce + autresi + conme + se + il + fussent + veraiement + forsené + , + mais + il + + + furent + + + firent + + + par + droit + testament + , + + + maiz + + + mais + + + ce + ne + fu + pas + por + l + ' + osfice + de + pitié + , + car + se + il + fussent + veraiement + forcenéz + , + li + testamenz + ne + fust + nuz + . +

+

+ Il + n + ' + est + pas + otroié + as + enfanz + tant + solement + qu + ' + il + acusent + le + testament + lor + pere + que + il + ne + sunt + pas + à + droit + faiz + , + mais + as + paranz + as + anfanz + . + Li + freres + et + la + suer + sunt + par + les + sainz + establissemanz + mis + par + devant + les + personez + mal + renomees + qui + sunt + faites + oir + , + + + mais + + + maiz + + + cil + qui + sunt + pluz + lontaing + que + freres + et + que + suer + ne + puent + pas + plaidier + par + droit + , + et + se + il + en + plaident + il + ne + puent + rienz + conquerre + . +

+

+ Li + fil + naturel + et + cil + qui + sunt + + + avec + + + avoé + + + selonc + la + devision + de + nostre + establissement + puent + + + escuser + + + acuser + + + le + testament + que + il + n + ' + est + pas + à + droit + faiz + se + il + ne + puent + par + nul + autre + droit + avoir + tot + l + ' + eritage + ou + une + autre + partie + , + mais + se + il + le + puent + avoir + en + autre + meniere + , + il + ne + puent + pas + acuser + le + testament + que + il + ne + soit + à + droit + + + faiz + + + fais + + + . + Cil + qui + naissent + aprés + la + mort + leur + peres + puent + acuser + le + testament + que + il + n + ' + est + pas + à + droit + faiz + , + por + ce + que + il + ne + puent + en + autre + meniere + avoir + point + de + l + ' + eritage + . +

+

+ Mais + ce + doit + ainsiz + estre + entendu + : + se + cil + qui + firent + le + testament + ne + leur + laisarent + rien + et + nostre + establissemenz + amena + ce + avant + por + la + vergoingne + de + nature + , + mais + se + aucune + partie + de + l + ' + eritage + ou + aucune + chose + lor + est + laisie + , + il + ne + puent + pas + acuser + le + testament + que + il + ne + soit + à + droit + fez + , + + + maiz + + + mais + + + ce + que + leur + faut + de + la + + quarte + partie + de + tout + l + ' + eritage + lor + soit + parfait + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + + + et + + + ait + + + pas + esté + dit + el + testament + que + ele + li + doie + estre + parfaite + par + le + jugemant + des + prodommes + . +

+

+ Se + cil + qui + avoit + . + i + . + orfelin + en + garde + a + receu + el + non + à + l + ' + orfelin + le + lais + qui + li + fu + laissiéz + el + testament + son + pere + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + il + ne + puisse + + + escuser + + + acuser + + + le + testament + son + pere + que + il + n + ' + est + pas + à + droit + faiz + . +

+

+ Encontre + ce + , + se + il + a + plaidié + el + non + de + l + ' + orfelin + à + qui + riens + ne + fut + laisié + et + il + a + + + escusé + + + acusé + + + le + testament + que + il + ne + fu + pas + à + droit + faiz + et + il + est + seurmontéz + , + il + ne + pert + paz + le + + + laiz + + + lais + + + qui + li + fu + laissiéz + en + cel + testamant + . +

+

+ Cil + qui + doit + avoir + la + quarte + partie + de + l + ' + eritage + ne + puet + pas + acuser + le + testament + que + il + ne + soit + à + droit + faiz + , + coment + la + quarte + partie + li + ait + esté + donnee + ou + par + droiture + d + ' + eritage + , + ou + par + droiture + de + laiz + ou + + + por + + + par + + + cause + de + mort + , + ou + par + don + qui + est + faiz + en + vie + , + es + cas + tant + solement + de + coi + nostre + establissemenz + fait + mencion + . +

+

+ Ce + que + + + noz + + + nos + + + avons + dit + de + la + quarte + partie + + + est + + + doit + estre + + + ainsis + entendu + que + , + se + il + a + . + i + . + ou + pluseurs + qui + puissent + acuser + le + testament + que + il + n + ' + est + pas + a + droit + faiz + , + la + quarte + partie + de + tot + l + ' + eritage + lor + soit + donnee + et + soit + departie + oelmant + entr + ' + elz + . +

+
+
+ + Cist + + titrez + titres + + est + de + la + qualité + et + de + la + disferance + dez + oirs + . + + +

+ Li + un + des + oirs + sunt + apelé + necessaire + , + li + autre + suen + et + necessaire + et + li + autre + estrange + oirs + . +

+

+ Necessairez + est + li + sers + qui + est + fais + oirs + son + seignor + , + et + il + est + ainsis + apeléz + por + ce + que + se + il + vuet + ou + se + il + ne + vuet + , + dés + que + sez + sirez + est + mors + , + il + est + franz + et + covient + que + il + soit + sez + oirs + . + Et + por + ce + , + quant + li + sires + a + sozpecon + que + ses + chateuz + ne + sosfise + pas + à + paier + ses + deitez + , + il + sieut + faire + de + son + serf + son + oir + ou + el + premier + leu + ou + el + secont + , + si + que + se + satifacions + n + ' + est + faite + à + sez + creanciers + , + il + soient + ançois + mis + en + possessions + des + bienz + à + l + ' + oir + que + de + celz + au + mort + , + conment + que + il + + + soit + + + soient + + + , + ou + se + il + sunt + vandu + por + paier + en + le + pris + as + creanciers + , + ou + se + il + sunt + departi + entr + ' + elz + . + Et + por + cest + damage + li + est + randuz + cist + guerredonz + que + les + choses + qu + ' + il + aquerra + aprés + la + mort + son + seignor + soient + senez + et + , + ja + soit + ce + que + li + bien + au + mort + ne + sosfise + pas + as + creanciers + , + les + chosez + à + l + ' + oir + que + il + a + puis + aquissez + ne + seront + pas + + + + derechief + + + vanduez + por + cele + cause + . +

+

+ Li + oir + suen + et + necessaire + sunt + si + conme + li + filz + et + la + fille + ou + li + niéz + ou + la + niece + de + par + le + fil + qui + sunt + en + la + poesté + à + celui + qui + muert + . + + + Maiz + + + Mais + + + à + ce + que + li + niéz + ou + la + niece + soient + oir + suen + et + necessaire + , + ne + sosfit + pas + que + il + fussent + en + la + poesté + leur + aiel + el + tens + que + il + fu + mors + , + ainz + + covient + que + li + filz + au + mort + qui + est + peres + au + neveu + ou + à + la + niece + ait + laissié + à + estre + oirs + son + pere + ou + parce + que + la + + + mors + + + mort + + + l + ' + a + devanci + ou + que + il + est + par + aucune + autre + cause + + + delivréz + + + delivrés + + + de + la + poesté + son + pere + + + + , + quar + lors + vient + li + niés + ou + la + niece + en + leu + son + pere + + + . + Mais + il + sunt + apelé + lor + oir + por + ce + que + il + sunt + de + la + + + maisnie + + + mainsnie + + + au + mort + et + sunt + tant + conme + il + vit + autresi + com + seigneur + de + ce + que + il + a + . + Et + por + ce + , + se + aucunz + muert + sanz + faire + testament + , + si + enfant + qui + sunt + en + son + bail + sunt + li + pluz + prochain + d + ' + avoir + son + heritage + . + Il + sunt + apelé + necessaire + por + ce + que + , + voillent + ou + ne + voillent + , + il + sunt + fait + oir + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + ou + par + testament + ou + sanz + testament + . + Mais + li + prevoz + lor + otroie + que + il + s + ' + ataingnent + de + l + ' + eritage + se + il + vuelent + , + si + que + li + + + creancier + + + creanciers + + + soient + ançois + mis + en + possession + des + bienz + leur + + + peres + + + pere + + + que + des + leur + . +

+

+ Cil + qui + ne + sunt + pas + sozmis + à + celui + qui + fet + le + testament + sunt + apelé + estrange + oir + , + et + por + ce + nostre + enfant + qui + ne + sunt + pas + en + nostre + poesté + et + que + noz + faisons + nos + oirs + sunt + apelé + estrange + oir + , + et + por + ce + se + fame + fait + ses + enfanz + ses + oirs + , + il + sunt + apelé + estrange + , + por + ce + que + fame + n + ' + a + nului + en + sa + poesté + . + Li + sers + qui + est + fais + oirs + et + est + franchis + aprés + ce + que + li + testamens + est + faiz + est + en + cel + meismes + nombre + . +

+

+ L + ' + on + + garde + es + estrangez + oirs + que + il + aient + pooir + de + faire + testament + , + se + il + sunt + fait + oir + ou + cil + que + il + ont + en + lor + poesté + . + Et + ce + est + regardé + en + . + ii + . + menierez + , + el + tenz + que + li + testamenz + est + faiz + , + que + li + establissemenz + soit + establez + , + et + el + tenz + à + la + mort + de + celui + qui + fist + le + testament + , + que + li + establissemenz + ait + force + . + Et + quant + il + recevera + l + ' + iretage + , + il + devera + avoir + pooir + de + faire + testament + , + conment + que + il + ait + esté + fez + oirs + ou + purement + ou + soz + condicion + , + car + on + doit + regarder + la + droiture + à + l + ' + oir + el + tens + que + il + aquiert + l + ' + + + eritage + + + heritage + + + pluz + que + en + . + i + . + autre + . + Et + la + muance + de + la + droiture + qui + avient + entre + ce + que + li + testamens + a + esté + fez + + + a + + + et + + + la + mort + à + celui + qui + l + ' + a + fait + ou + ainz + que + la + + + condicions + + + condicion + + + sor + cui + aucuns + fu + faiz + oirs + soit + acomplie + + + ne + ne + + + ne + + + nuit + point + à + l + ' + oir + , + quar + si + conme + nos + + + avonz + + + avons + + + dit + , + l + ' + on + doit + garder + à + trois + tanz + . + Il + apert + que + cil + a + droiture + de + testament + non + pas + tant + + + solemant + + + solement + + + qui + puet + faire + testament + , + maiz + cil + qui + puet + panre + aucune + chose + d + ' + autrui + testament + ou + aquerre + à + autre + , + ja + soit + ce + que + il + ne + puet + pas + faire + testament + . + Et + por + ce + dit + l + ' + on + que + li + forcenéz + et + li + muz + et + cil + qui + naist + aprés + la + mort + son + pere + , + et + cil + qui + ne + parole + pas + encore + et + li + filz + qui + est + em + bail + + + à + + + et + + + autrui + sers + ont + droiture + + de + testament + , + ja + soit + ce + que + il + ne + + + puisse + + + puissent + + + faire + testament + , + car + il + + + puet + + + pueent + + + aquerre + par + testament + + + ou + + + + à + elz + ou + à + autres + . +

+

+ Li + estrange + oir + ont + pooir + de + consillier + soi + de + recevoir + l + ' + eritage + ou + de + refuser + le + . + Et + se + cil + qui + bien + s + ' + en + pooit + + + contenir + + + atenir + + + + + ce + sunt + + + s + ' + est + + + mis + es + biens + de + l + ' + eritage + , + ou + uns + estranges + à + qui + il + lisoit + à + consillier + soi + de + + + revoir + + + recevoir + + + le + ou + de + refuser + + + + le + + + , + le + reçoit + , + il + n + ' + a + pas + puis + pooir + de + + + laisier + + + laissier + + + le + , + se + il + n + ' + avoit + mains + de + . + . + xxv + . + + + ans + + + anz + + + quant + il + le + reçut + . + Car + li + prevos + secort + as + homes + de + cest + aage + qui + sunt + deceu + et + ont + + + reseu + + + receu + + + damagous + heritage + autresi + conme + en + tous + les + autres + cas + . +

+

+ Et + l + ' + on + doit + savoir + que + li + sains + empereres + Adrianz + secorrut + à + un + homme + qui + avoit + plus + de + . + xxv + . + anz + por + ce + que + mult + granz + detes + li + furent + demandees + quant + il + + + ot + receu + + + ost + reçu + + + l + ' + eritage + de + coi + il + ne + savoit + rien + quant + il + le + resut + , + mais + li + sains + empereres + + + Adrians + + + Adrianz + + + fist + ce + à + un + per + especial + benefice + , + et + l + ' + empereres + Gordians + ne + vot + que + ce + s + ' + estende + fors + à + chevaliers + tant + + + solemant + + + solement + + + . + Mais + nostre + benivolence + escrit + . + i + . + benefice + qui + est + conmuns + à + toz + celz + qui + sunt + sozmis + à + nostre + empire + et + un + establissement + droiturel + et + noble + tel + que + , + + + se + + + si + + + li + home + le + gardent + , + il + lor + lira + à + recevoir + l + ' + eritage + et + ne + seront + tenu + fors + en + tant + conme + les + chosez + vaudront + que + il + troveront + en + l + ' + eritage + , + si + que + il + ne + lor + soit + en + ceste + meniere + nus + besoins + de + consillier + soi + + + + se + il + ne + vuelent + lessier + la + forme + de + notre + establissement + et + consillier + soi + + + et + sozmetre + soi + à + l + ' + ancien + grief + . +

+

+ Il + apert + que + li + estranges + oirs + qui + est + fais + oirs + en + testament + ou + qui + est + apelés + à + l + ' + eritage + sanz + testament + est + fais + oirs + quant + il + se + tient + por + + + oir + + + oirs + + + ou + se + il + a + nue + volenté + de + recevoir + l + ' + eritage + . + Il + apert + que + aucuns + se + tient + por + oir + se + il + use + des + choses + de + l + ' + eritage + conme + oirs + ou + par + vandre + les + choses + de + l + ' + eritage + ou + par + cortiver + les + chanz + ou + en + une + autre + maniere + , + se + il + esclaire + sa + volenté + de + recevoir + l + ' + eritage + ou + par + fait + ou + par + paroles + ; + por + que + il + sache + que + cil + à + qui + il + s + ' + est + faiz + oirs + soit + mors + sanz + faire + testament + , + + + ou + que + il + ait + fait + testament + + + + ou + que + il + soit + ses + oirs + , + quar + tenir + soi + por + oir + + + et + + + est + + + tenir + soi + por + seigneur + , + et + li + ancien + apeloient + les + + + oirs + + + oir + + + seigneurs + . + Autresi + conme + li + estranges + est + fais + oirs + par + nue + volenté + est + il + maintenenant + mis + arriere + de + l + ' + eritage + dés + que + il + monstré + que + il + ne + vuet + pas + estre + oirs + . + Nule + chose + ne + desfant + que + cil + qui + fu + nés + mus + ou + sors + ou + qui + puis + est + amuis + ou + asordis + ne + se + puisse + tenir + por + oir + ou + aquerre + heritage + se + il + entent + ce + que + il + fait + . + +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + lais + . + + +

+ Voions + aprés + ces + choses + des + lais + . + Et + il + apert + que + ceste + partie + de + droit + soit + prise + de + matiere + tres + posee + , + car + noz + parlons + d + ' + iceles + + + meniere + + + menieres + + + de + droit + par + coi + chose + noz + sunt + + + aquissez + + + aquisez + + + par + université + . + Mais + porce + que + noz + avonz + parlé + des + testamenz + et + des + oirs + qui + sunt + establi + el + testament + , + ceste + maniere + de + droit + puet + estre + + + traitie + apréz + + + traitiee + aprés + + + et + ne + mie + sanz + cause + . +

+

+ + + Lais + + + Lai + + + est + dont + un + dons + que + li + mors + laisse + . +

+

+ Mais + . + iiii + . + manieres + de + lais + estoient + jadis + , + et + certain + non + estoit + asené + à + chascunne + maniere + par + coi + toutes + les + manieres + de + + + lais + + + lai + + + estoient + + + senefiés + + + senefié + + + . + Mais + la + + + solempnités + + + solempnité + + + de + tielz + + + + non + + + nos + est + del + tot + ostee + par + les + + + establissemans + + + establisemans + + + as + sains + princes + et + nostre + + + establissemenz + + + establisemenz + + + que + noz + avons + fait + o + grant + entente + , + qui + vuelt + que + les + daerrienes + volentés + + + soient + plus + fors + as + mors + + + as + mors + soient + plus + fors + + + et + qui + n + ' + ostroie + pas + as + paroles + mais + as + volentés + , + ordonna + que + tuit + li + lai + aient + une + nature + , + et + par + quelz + paroles + que + lais + soit + + + laissiés + + + lessiés + + + , + il + lise + à + + + ceulz + + + ceuz + + + à + qui + il + est + laissiés + que + il + ensievent + ne + mie + tant + solemant + par + + + personel + + + personnel + + + action + + + + mais + par + action + + + seur + la + chose + et + par + action + de + chose + oblegie + . + Et + l + ' + on + puet + entendre + + + parfitemant + + + parfitement + + + + la + maniere + de + l + ' + establissemant + par + la + forme + qui + i + est + . +

+

+ Et + noz + croions + que + il + doie + estre + gardés + . + Et + por + ce + que + noz + avons + trové + que + li + ancien + entendoient + estroitement + les + lais + et + voloient + que + les + choses + enjointes + qui + descendent + de + la + volenté + as + mors + eussent + pluz + large + nature + , + il + nous + sambla + que + ce + fust + necessaire + chose + que + li + lais + fussent + oelme + as + choses + anjointes + , + si + que + il + n + ' + i + ait + nule + disferance + , + mais + ce + + + que + li + + + qui + + + faut + as + lais + soit + raempli + + + de + + + de + + + la + nature + + + as + choses + enjointes + + + as + chose + enjointes + + + + + + et + la + nature + des + choses + enjointes + + + + + croisse + + + croise + + + par + ce + qui + est + plus + es + lais + . + Mais + que + nous + ne + grevions + les + + + jones + + + jenes + + + estudieurs + se + nos + trainssons + ensamble + de + tes + choses + en + la + noveleté + des + lois + , + il + nous + sambla + que + il + estoit + bonne + chose + que + nos + traitisons + de + chascun + par + soi + , + et + premierement + des + lais + et + puis + des + choses + + + enjointez + + + enjointes + + + , + si + que + , + quant + la + nature + de + l + ' + un + et + de + l + ' + autre + sera + conneue + , + l + ' + on + puisse + plus + + + legieremant + + + legierement + + + et + plus + soutilmant + entendre + ce + qui + est + dit + de + tout + ensamble + . +

+

+ La + chose + à + celui + qui + fait + le + + + testamant + + + testament + + + ou + à + son + oir + ne + puet + pas + estre + laissié + tant + + + solomant + + + solemant + + + , + mais + l + ' + autrui + , + si + que + li + oirs + soit + constrains + d + ' + acheter + la + + et + de + doner + la + à + celui + à + qui + ele + est + + + laissie + + + laisie + + + ; + ou + , + se + il + ne + la + puet + acheter + , + il + soit + constrains + de + + + randre + + + rendre + + + en + la + valeur + . + Mais + se + la + chose + est + tele + de + coi + marchiés + ne + puisse + estre + faiz + , + li + pris + n + ' + en + est + pas + deuz + si + conme + se + cil + qui + + + fait + + + fet + + + le + testament + laise + le + champ + + l + ' + on + fait + les + bataillez + , + ou + une + chapele + , + ou + choses + qui + sunt + au + temple + ou + au + conmun + usaige + , + + + cist + + + cis + + + lais + n + ' + est + de + nule + valor + . + Ce + que + noz + avonz + dit + que + autrui + chose + + + ne + + + + puet + estre + laissie + doit + estre + ainsis + entendu + , + se + cil + qui + fist + le + testament + savoit + que + ele + fust + autrui + et + ne + mie + + + ce + + + se + + + il + le + fist + par + ignorance + . + Et + je + ai + dit + que + li + laiz + vaut + se + li + mors + savoit + que + la + chose + soit + autrui + , + por + ce + que + ses + senz + i + est + necessaires + , + car + par + aventure + se + il + seust + que + la + chose + fust + autrui + , + il + ne + l + ' + eust + pas + laissie + . + Et + ainsiz + l + ' + escrit + li + sainz + empereres + + + Piuz + + + Pius + + + . + Et + il + est + voirs + que + il + covient + à + celui + qui + demande + les + + + lais + + + fais + + + prover + que + li + mors + ne + sot + paz + que + la + chose + fust + à + autrui + , + car + cil + qui + demande + a + tozjors + besoing + de + prover + . +

+

+ Et + se + aucuns + a + laissié + la + chose + qui + estoit + oblegie + à + ses + creanciers + , + il + covient + que + li + oirs + la + quit + et + il + noz + plaist + autresi + en + cest + caz + + conme + en + la + chose + qui + est + autrui + , + + + se + + + ce + + + est + à + savoir + que + il + coveigne + que + li + oirs + la + quit + se + li + mors + savoit + que + ele + fust + oblegie + , + et + ainsis + l + ' + escristrent + li + saint + empereur + Sevoir + et + Antonins + . + Et + se + li + mors + vot + que + cil + à + qui + il + laisa + la + chose + la + quitast + vers + celui + à + qui + ele + estoit + oblegie + et + il + le + dist + , + li + oirs + ne + la + doit + pas + aquiter + . +

+

+ Se + aucune + chose + est + laissie + , + et + cil + à + qui + ele + est + laissie + en + est + faiz + sirez + par + son + achat + , + + + tant + conme + cil + vit + qui + fist + le + testamant + , + + + + il + puet + demander + à + l + ' + oir + par + le + + + testamant + + + testament + + + le + pris + que + ele + vaut + , + mais + + + + se + + + il + l + ' + a + eue + de + guaaing + , + si + conme + par + cause + de + don + ou + par + aucune + tel + maniere + , + il + n + ' + en + puet + pas + plaidier + contre + l + ' + oir + . + Car + il + a + esté + establi + que + . + ii + . + causes + de + guaaing + , + si + conme + + + d + ' + un + + + dui + + + don + , + ne + puent + pas + estre + ensamble + en + un + + + meisme + + + meismes + + + home + et + d + ' + une + meismes + chose + ; + et + se + une + + + mesme + + + meime + + + chose + est + + + deue + + + due + + + à + . + i + . + + + + meisme + + + home + par + . + ii + . + testamenz + , + il + a + disferance + se + il + a + eu + de + l + ' + un + des + testamenz + la + chose + meismes + ou + la + valeur + , + car + se + il + a + la + chose + il + ne + la + puet + pas + demander + + + por + + + par + + + ce + que + il + l + ' + a + + + par + + + por + + + cause + de + guaing + , + mais + se + il + a + eu + le + pris + , + il + puet + demander + + la + chose + par + l + ' + autre + testament + . +

+

+ La + chose + qui + n + ' + est + encore + pas + , + maiz + ele + sera + , + puet + bien + estre + laisie + , + si + conme + li + fruit + qui + naisteront + en + + + se + + + ce + + + champ + ou + ce + qui + naistera + de + cele + serve + . +

+

+ Se + une + meesme + chose + est + + + laissie + + + laisie + + + à + . + . + ii + . + , + ou + ensamble + ou + a + chascun + par + soi + , + se + il + i + vienent + ambedui + au + demander + le + laiz + , + il + est + partis + entre + eulz + , + et + se + li + uns + se + defaut + ou + por + ce + que + il + n + ' + a + cure + del + laiz + , + ou + por + ce + que + il + morut + ains + que + cil + qui + fist + le + testament + , + ou + par + aucune + autre + maniere + , + li + lais + apertient + tous + à + l + ' + autre + . + Lais + est + laissiés + à + . + ii + . + ensamble + , + si + conme + se + aucuns + dit + je + lés + cest + serf + à + + + Tyce + + + Tyces + + + et + à + Sey + ; + et + il + est + + + laissiéz + + + laissiés + + + departiement + , + si + conme + se + il + dist + je + lais + cest + serf + à + Tyce + ou + je + le + lais + à + Sey + . + Et + se + il + nome + que + ce + soit + uns + meismes + sers + , + lors + entent + l + ' + on + que + il + soit + laissiés + departiement + . +

+

+ Se + autrui + chans + est + laissiés + à + aucun + et + il + en + achate + la + proprieté + + + sanz + + + sans + + + l + ' + usuaire + , + et + li + usuaires + vient + puis + à + lui + et + il + plaide + aprés + ce + por + le + testament + , + Juliens + dit + que + il + en + puet + par + droit + plaidier + et + demander + le + champ + , + car + li + usuaires + + + au + lieu + + + a + lieu + en + + + la + demande + del + servise + , + et + il + est + contenu + + en + l + ' + osfice + au + juge + que + il + conment + que + la + valors + del + pris + soit + randue + sanz + l + ' + usuaire + . +

+

+ Se + aucuns + laisse + la + chose + qui + est + à + celui + à + qui + il + la + laisse + , + li + lais + ne + vaut + rien + , + quar + ce + qui + est + suen + propre + ne + puet + plus + estre + fait + suen + et + , + ja + soit + ce + il + l + ' + ait + vandue + , + ne + por + + + quant + + + quand + + + il + ne + puet + demander + à + l + ' + oir + ne + la + chose + ne + la + valeur + . +

+

+ Se + aucuns + a + laissié + sa + chose + autresi + conme + se + ele + fust + à + autrui + , + li + lais + vaut + , + car + pluz + vaut + ce + qui + est + en + vérité + que + ce + qui + est + an + quidier + . + Et + se + tu + laisses + ce + que + tu + quides + qui + soit + + + tient + + + tien + + + , + il + est + certaine + chose + que + li + laiz + vaut + , + car + la + volantés + au + mort + puet + avoir + bonne + fin + . +

+

+ Se + cil + qui + fist + son + testament + a + laisié + + + sa + + + la + + + chose + et + il + l + ' + a + aprés + vandue + , + Celsus + quide + que + se + il + ne + la + + + vandit + + + vandist + + + par + corage + de + tolir + li + laiz + , + por + ce + ne + remaint + paz + que + ele + ne + soit + deue + à + celui + à + qui + ele + fu + laissie + , + et + ainsis + l + ' + escristrent + li + saint + empereor + + + Sevoir + + + Sevoirs + + + et + Antonins + . + Il + meismes + escrirent + que + il + n + ' + apert + pas + que + cil + qui + bailla + sez + chanz + en + gaiges + , + puis + que + il + ot + fait + son + testament + , + ait + tolu + le + lais + ; + por + ce + puet + cil + à + qui + il + furent + + + plaissié + + + laissié + + + plaidier + o + l + ' + oir + que + il + aquist + les + chanz + anvers + les + creanciers + . + Se + aucunz + a + vandue + une + partie + de + la + chose + + que + il + avoit + laissie + , + la + partie + qui + ne + fu + pas + vendue + est + deue + en + toute + manieres + à + celui + à + qui + ele + fu + laissie + , + et + cele + qui + fu + vandue + li + est + deue + , + se + ele + ne + fu + vandue + par + cause + de + sosfraite + + + le + + + de + + + lais + . +

+

+ Se + aucunz + a + laissié + à + son + deteur + delivrance + , + ce + est + se + il + aquite + par + non + de + lais + ce + que + il + li + devoit + , + li + + + laiz + + + lais + + + vaut + , + ne + li + oirs + au + mort + ne + puet + rienz + demander + au + deteur + ne + à + son + oir + ne + autre + qui + soit + en + lieu + d + ' + oir + . + Mais + li + deterres + puet + traire + en + cause + l + ' + oir + que + il + le + delivre + . + Aucuns + puet + bien + conmander + à + son + oir + que + il + ne + demant + à + son + deteur + ce + que + il + li + doit + devant + aucun + termine + . +

+

+ Et + encontre + ce + , + + + + se + + + li + deteur + laise + à + son + creancier + ce + que + il + li + doit + , + li + lais + ne + vaut + rien + , + se + il + ne + li + lait + rien + plus + que + ce + que + il + li + doit + , + car + li + creanciers + ne + conquiert + rienz + par + ces + lais + . + Mais + se + il + li + laisse + purement + ce + que + il + li + devoit + à + terme + ou + souz + condicion + , + li + lais + vaut + porce + que + la + daite + est + maintenant + paié + . + Et + se + li + termes + vient + tant + conme + cil + vit + qui + fist + le + testament + ou + la + condicion + est + accomplie + , + Papinians + escrit + que + porce + ne + remaint + pas + que + li + laiz + ne + vaille + , + quar + il + valut + une + fois + . + + + Et + ce + + + Ce + + + est + voirs + , + ne + la + sentence + ne + li + plot + pas + à + + + cels + + + celz + + + qui + quidoient + que + li + lais + fust + estains + , + por + ce + que + il + est + venus + en + cele + cause + de + coi + il + ne + puet + conmencier + . +

+

+ Et + se + li + maris + laisse + à + la + fame + son + doaire + , + li + lais + vaut + , + por + ce + que + li + laiz + est + pluz + pleniers + que + l + ' + actions + de + doaire + , + mais + se + il + li + a + laissié + doaire + que + il + n + ' + a + pas + receu + , + li + saint + empereur + Sevoir + et + Antonin + escristrent + que + se + il + li + laisa + simplement + , + li + lais + ne + vaut + rien + , + mais + se + certainne + quantités + de + deniers + ou + certaine + chose + ou + l + ' + instrument + del + doaire + furent + demostré + au + lais + fere + , + li + lais + vaut + . +

+

+ Se + chose + qui + a + esté + lessie + perit + sanz + le + fait + à + l + ' + oir + , + li + damages + est + à + celui + à + qui + ele + fu + laissie + . + Et + se + + + aucunz + + + aucuns + + + a + laissié + autrui + serf + et + il + est + franchis + sanz + le + fait + à + l + ' + oir + , + li + oirs + n + ' + i + est + pas + tenus + , + maiz + se + li + sers + à + l + ' + oir + fu + laissiéz + et + il + l + ' + a + franchi + , + Julians + + + escrist + + + escrit + + + que + il + i + est + tenus + + + mais + se + li + sers + à + l + ' + oir + fu + laisiéz + et + il + l + ' + a + franchi + , + Juliens + escrit + que + il + i + est + tenus + + + + ne + il + n + ' + a + point + de + disferance + se + il + sot + que + il + fust + laissiéz + , + ou + il + ne + le + sot + paz + . + Et + se + li + oirs + a + donné + a + . + i + . + autre + son + serf + et + cil + a + qui + il + l + ' + a + donné + l + ' + a + franchi + , + il + i + est + tenus + , + ja + soit + ce + que + il + ne + savoit + pas + que + il + fust + + + laissiéz + + + laissiés + + + . +

+

+ Se + aucuns + a + laissié + serves + o + leur + enfanz + , + se + lez + serves + muerent + , + li + enfant + sunt + à + celui + à + qui + li + lais + fu + laissiéz + . + Autressi + est + il + se + li + serf + sunt + + + laissié + + + lessié + + + o + leur + vicairez + , + quar + ja + soit + ce + que + li + serf + muerent + , + non + por + quant + lor + vicaire + sunt + à + celui + à + qui + il + sunt + + laissié + . + Maiz + se + aucunz + sers + est + laissiéz + o + tot + son + chatel + , + se + li + sers + est + mors + ou + franchis + ou + vandus + , + li + lais + dou + chatel + est + estains + . + Autresi + est + il + se + uns + chans + est + laissiéz + o + ses + instrumens + , + quar + se + li + chans + est + vandus + li + lais + des + + + instrumanz + + + instrumenz + + + est + estainz + . +

+

+ Se + uns + fous + de + bestes + est + laissiéz + à + aucun + et + il + est + aprés + si + + + apetisiés + + + apetisiéz + + + que + il + n + ' + i + a + mais + que + une + beste + , + ce + qui + remaint + puet + estre + chalongié + . + Quant + li + fouz + est + laissiéz + , + Juliens + dit + que + les + bestes + qui + i + sunt + ajostees + aprés + ce + que + li + testamenz + est + faiz + sunt + à + celui + à + qui + li + fouz + est + laissiéz + , + quar + li + fous + est + une + chose + de + plusors + bestez + , + autresi + conme + la + maisonz + est + une + chose + de + pluseurs + pierres + qui + sunt + misses + ensamble + . +

+

+ Quant + maisons + est + dont + + + lasient + + + lessie + + + , + li + piler + et + li + maubre + qui + i + sunt + mis + puis + que + li + testamenz + fu + faiz + sunt + à + celui + à + qui + ele + fu + laissie + . +

+

+ Quant + li + chatelz + est + laissiéz + , + se + il + croist + ou + apetice + tant + conme + cil + vit + qui + fist + le + testament + , + li + + + preus + + + preux + + + et + li + damagez + est + à + celui + à + qui + li + chatex + fu + laissiéz + . + Et + se + li + sers + a + aquis + aucune + chose + aprés + la + mort + à + celui + qui + fist + le + testament + ains + que + li + oirs + ait + receu + l + ' + eritage + , + Julians + dit + que + se + li + chateuz + est + laissiéz + au + serf + qui + est + franchis + , + tot + ce + qui + est + aquis + ains + que + li + oirs + ait + receu + l + ' + eritage + doit + estre + à + celui + à + qui + li + chateuz + + est + laissiéz + , + car + li + termez + + + dez + + + des + + + laiz + conmence + dés + lors + que + li + oirs + a + receu + l + ' + eritage + . + Mais + se + li + chastiauz + a + estés + lessiés + à + . + i + . + autre + , + les + choses + qui + ont + puis + esté + + + aquissez + + + aquisez + + + ne + sunt + pas + + + seues + + + senes + + + , + se + li + conquest + n + ' + est + venus + des + choses + del + chatel + meisme + . + Li + chatelz + que + cil + qui + est + franchis + avoit + ne + li + est + pas + deus + se + il + ne + li + est + laissiés + , + ja + soit + ce + que + cil + est + vis + qui + le + franchi + , + + + se + + + ce + + + li + sousfist + bien + à + retenir + son + chatel + que + il + ne + li + est + pas + toluz + ; + et + ainsis + l + ' + escristrent + li + saint + empereur + Sevoir + et + Antonins + . + Quant + li + chatelz + à + aucun + li + est + laissiéz + , + il + n + ' + apert + pas + que + ce + li + soit + laissié + que + il + puisse + demander + les + deniers + que + il + a + despandus + en + besoing + son + seignor + . + Se + aucunz + a + rendu + conte + à + son + seignor + et + li + sires + conmande + que + il + soit + franz + et + ait + ce + que + li + remaint + , + il + apert + que + sez + chatelz + li + soit + laissiéz + . +

+

+ Toutes + choses + puent + estre + laissies + et + celes + qui + sunt + corporelz + et + celes + qui + ne + sunt + pas + corporelz + ; + et + por + ce + , + + + + ce + + + qui + est + deu + au + mort + puet + estre + laissié + à + aucun + , + si + que + li + oirs + doint + ses + actionz + à + celui + à + qui + la + daite + est + laissie + , + se + cil + qui + fist + le + testament + ne + + + le + porchace + + + l + ' + a + porchaciee + + + en + sa + vie + , + car + en + cest + caz + est + li + lais + estainz + . + Mais + telz + lais + vaut + : + je + conmant + que + mes + oirs + soit + tenus + à + refaire + la + maison + à + celui + ou + aquiter + le + de + quanque + il + doit + . +

+

+ Et + se + unz + sers + ou + une + autre + chose + est + + + laissié + + + lessié + + + generalment + , + li + choiz + + est + à + celui + à + qui + ele + est + laissie + , + se + cil + qui + fist + le + testament + n + ' + a + conmandé + autre + chose + . +

+

+ Les + fais + a + chois + , + ce + est + quant + cil + qui + fist + le + testament + conmande + que + aucuns + choisisse + de + ses + sers + ou + + + des + + + de + ses + + + autres + choses + a + en + lui + condiction + reposte + ; + et + por + ce + soloit + il + estre + que + se + cil + à + qui + li + chois + estoit + ainsiz + laissiés + ne + choisisoit + en + sa + vie + , + ses + oirs + n + ' + avoit + pas + le + laiz + aprés + lui + . + Mais + ce + a + esté + reformé + à + milleur + estat + par + nostre + establissement + , + et + congiéz + est + donés + à + l + ' + oir + à + celui + à + cui + li + lais + fu + laissiéz + de + + + chosir + + + choisir + + + des + sers + ou + des + autres + choses + , + ja + soit + ce + que + cil + à + qui + li + chois + fu + laissiéz + ne + + + choisi + pas + an + + + choisit + pas + en + + + sa + vie + . + Et + noz + en + avonz + traitié + pluz + diligement + , + et + ce + a + esté + ajosté + en + nostre + establissement + , + que + se + pluseur + sunt + à + qui + li + chois + est + laissiéz + , + et + il + se + descordent + au + choisir + porce + que + li + uns + vuet + choisir + une + chose + et + li + autres + autre + , + que + le + lais + ne + perisse + , + si + conme + plusor + sage + voloient + sors + soit + juges + de + cest + constans + si + que + la + sentense + à + celui + sor + qui + li + sors + + + vandra + + + vendra + + + soit + la + pluz + forte + el + chois + . +

+

+ L + ' + on + puet + laissier + à + ceus + seus + qui + ont + droiture + de + testament + . +

+

+ Il + n + ' + estoit + pas + otroié + jadis + que + lés + fussent + laissiés + as + personnes + qui + ne + fussent + nomees + certainement + , + car + neis + chevalier + ne + pooient + riens + laissier + à + persone + qui + ne + fust + certainne + , + si + conme + li + empereres + Adrians + + escrit + . + Il + sambloit + que + la + persone + ne + fust + pas + certainne + de + coi + cil + qui + faisoit + le + testamant + pansoit + par + doutouse + opinion + , + si + conme + se + aucuns + disoit + quiconquez + donra + à + mon + fil + sa + fille + an + mariage + , + je + conmant + que + mes + oirs + li + doint + cel + champ + . + Et + ce + qui + estoit + laissié + à + celz + qui + estoient + + + premieremant + + + premierement + + + fait + consillier + aprés + ce + que + li + testamenz + estoit + escris + , + estoit + autresi + laissié + as + personnez + qui + n + ' + estoient + pas + certainnez + , + et + assés + i + a + de + telz + caz + . + Et + il + sambloit + que + franchise + ne + peust + pas + estre + laissie + à + persone + qui + ne + fust + certainne + , + car + il + plest + as + mestres + de + droit + que + li + serf + soient + franchi + par + non + . + Et + l + ' + on + laisoit + par + droit + aucune + chose + à + persone + qui + n + ' + estoit + pas + certainne + par + certain + demonstrement + , + si + conme + se + aucuns + disoit + : + se + aucuns + de + mes + cosins + qui + ore + sunt + prant + ma + fille + à + fame + , + je + conmant + que + mes + oirs + li + doint + cele + chose + . + Et + il + estoit + contenu + es + sains + establissemenz + que + li + lai + qui + estoient + laissié + as + persones + qui + n + ' + estoient + pas + certainnes + et + lor + estoient + paié + par + erreur + ne + peussent + pas + estre + demandé + arriere + . +

+

+ L + ' + on + ne + pooit + riens + laissier + à + l + ' + enfant + au + serf + qui + estoit + encore + à + naistre + . + Autrui + enfes + à + naistre + + est + cil + qui + naist + entre + lez + sers + et + n + ' + est + pas + fais + oirs + à + celui + qui + fait + le + testament + . + Et + por + ce + , + + + + se + + + la + fame + au + fil + qui + est + fors + de + bail + est + grosse + d + ' + anfant + , + li + enfes + que + + + ele + + + elle + + + a + el + ventre + est + estranges + à + son + aiel + . +

+

+ Mez + ceste + + + espasse + + + espece + + + ne + pot + estre + del + tot + laissie + sanz + amendement + , + car + uns + establissemenz + a + esté + mis + en + nostre + code + par + coi + nos + meterons + en + ce + conseil + , + non + pas + tant + solemant + es + heritages + mais + es + lais + , + et + cil + qui + liront + cel + establissemant + porront + ce + veoir + apertemant + . + Desfanderes + qui + ne + soit + certains + ne + doit + pas + estre + donnés + as + orfelinz + selonc + la + forme + de + nostre + establissement + , + car + aucuns + doit + dire + par + certain + + + demostremant + + + demostrement + + + que + il + vuet + que + il + soit + gardes + de + ses + enfanz + . +

+

+ Se + cil + qui + fait + le + testamant + foloie + el + non + ou + el + sornon + à + celui + à + qui + il + a + laissiéz + les + laiz + , + selonc + la + + + certaineté + + + certainneté + + + de + la + persone + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + li + lais + ne + vaille + . + Et + ce + meesmes + est + gardé + es + oirs + par + droit + , + car + li + non + furent + trové + por + senefier + les + homes + et + se + il + sunt + conneu + par + aucune + autre + meniere + il + ne + puent + chaloir + del + non + . +

+

+ Autrui + enfes + qui + est + encore + à + naistre + puet + bien + estre + fais + oirs + et + pooit + ancienement + se + il + n + ' + est + el + ventre + à + + cele + qui + ne + puet + par + droit + estre + fame + son + pere + . +

+

+ A + ce + est + prochiene + cele + rieule + de + droit + que + lés + n + ' + est + pas + peris + por + fauz + demonstrement + , + si + conme + se + aucuns + laisse + ainsi + : + je + lais + à + celui + Stich + mon + serf + qui + fu + nés + en + mon + ostel + de + ma + serve + , + ja + soit + ce + que + il + ne + fust + pas + nés + en + son + ostel + ains + soit + achetéz + . + Ne + porquant + , + puis + que + il + est + certainne + chose + + + del + + + de + + + quel + serf + il + entendit + , + li + laiz + vaut + . + Et + se + il + demostra + ainsis + : + + + li + laiz + + + je + lais + + + Stich + + + + mon + serf + + + que + je + achetai + de + Sey + ; + se + il + fu + achetés + d + ' + un + autre + , + por + ce + ne + remaint + paz + que + li + laiz + ne + vaille + , + se + il + est + certaine + chose + de + quel + serf + il + entendi + . +

+

+ Par + mult + milleur + raison + ne + nuist + pas + fauce + cause + à + lais + , + si + conme + se + aucuns + dist + ainsi + : + je + lais + ceste + chose + + + i + Stich + + + à + Sitch + + + qui + procurra + mes + + + besoingnez + + + besoingnes + + + sanz + moi + , + ou + je + lais + à + Tyce + mon + serf + por + ce + que + je + fui + delivrés + par + s + ' + aide + de + crime + chapital + , + car + ja + soit + ce + que + Stich + ne + fist + onques + nule + des + besoingnes + à + celui + qui + fist + le + testament + ne + il + ne + fu + onques + delivré + par + l + ' + aide + Tyce + , + ne + porquant + li + lais + vaut + . + Mez + se + la + cause + est + nomee + par + condicion + il + est + autrement + , + si + conme + l + ' + on + dit + ainsi + : + je + lais + Tyce + cel + champ + , + se + il + a + procuré + mes + + + besoingnez + + + besoingnes + + + . +

+

+ L + ' + on + demande + se + noz + laisons + par + droit + au + sers + nostre + oir + , + et + il + est + certainne + chose + que + rienz + ne + vaut + qui + li + soit + laissié + pure + + ment + , + ne + ce + ne + li + vaut + rien + que + il + issi + de + la + poesté + à + l + ' + oir + el + vivant + à + celui + qui + fist + le + testament + , + car + li + lais + qui + ne + vausist + riens + , + se + cil + qui + fist + le + testament + fust + mors + dés + que + il + l + ' + ot + fait + , + ne + conmence + pas + à + valoir + porce + que + il + a + vesqu + + + plus + + + pluz + + + longuement + . + Maiz + l + ' + on + li + laise + par + droit + soz + + + condicion + + + condicions + + + que + noz + anquerons + se + il + fu + hors + de + la + poesté + à + l + ' + oir + el + tenz + que + la + condicions + fu + acomplie + et + que + li + laiz + li + conmença + à + estre + deus + . +

+

+ Encontre + ce + , + se + sers + est + fais + oirs + , + l + ' + on + ne + dote + pas + que + l + ' + on + ne + puit + bien + laissier + lais + à + son + seignor + ; + car + , + se + cil + qui + fist + le + testament + muert + maintenant + aprés + , + por + ce + n + ' + entent + on + pas + que + li + lais + soit + à + celui + qui + est + faiz + oirs + , + car + li + heritages + est + desevrés + des + laiz + , + et + uns + autres + que + cil + à + qui + li + lais + est + laissiéz + puet + estre + fais + oirs + par + cel + serf + , + se + il + est + mis + en + la + poesté + à + . + i + . + autre + ains + que + il + reçoive + l + ' + eritage + par + le + conmandement + son + seigneur + , + ou + se + il + est + faiz + oirs + quant + il + sera + franchis + ; + et + en + cest + cas + , + vaut + li + laiz + . + Mais + se + il + remaint + en + l + ' + estat + ou + il + estoit + quant + il + fu + faiz + oirs + et + il + reçoit + l + ' + eritage + par + le + conmandement + son + seigneur + à + qui + li + lais + fu + laissiés + , + li + lais + ne + vaut + rien + . +

+

+ Laiz + qui + sunt + fait + ains + que + li + oirs + soit + establis + ne + valent + riens + selonc + les + ancienz + , + car + li + testament + reçoivent + force + par + l + ' + establissement + des + oirs + , + + et + por + ce + entent + l + ' + on + que + li + establisemenz + des + oirs + est + ausi + conme + chiéz + et + fondemanz + de + tot + le + testament + , + et + par + ceste + meesmes + raison + ne + pooit + pas + franchise + estre + donnee + devant + l + ' + establissemant + de + l + ' + oir + . + Mais + por + ce + que + il + noz + fu + aviz + que + il + estoit + vilainne + chose + que + l + ' + on + enseust + l + ' + ordre + de + l + ' + ecripture + que + li + encien + + + + meismes + + + blamoient + et + que + la + volentés + au + mort + fu + despite + , + noz + amendanmes + cest + vice + par + nostre + establissement + , + si + que + il + + + lisse + + + lise + + + à + celui + qui + fait + son + testament + que + il + les + + + laiz + ains + + + lais + ainz + + + que + il + establise + son + oir + ou + puiz + que + il + l + ' + a + conmencié + à + establir + le + , + et + + + meismes + + + meismement + + + franchise + à + qui + l + ' + on + se + doit + pluz + acliner + . +

+

+ Et + autresi + soloit + il + estre + que + l + ' + on + ne + pooit + rienz + laissier + aprés + la + mort + à + l + ' + oir + ou + à + celui + à + qui + . + i + . + laiz + estoit + laissiéz + , + si + conme + se + aucuns + deist + : + quant + mes + oirs + sera + mors + , + je + lais + à + celui + ce + ou + ce + , + mais + noz + avonz + autresi + ce + amendé + et + avonz + donné + à + celz + + + l + ' + enfremeté + + + lés + fremetéz + + + à + la + maniere + des + chosez + enjointes + , + si + que + la + cause + des + lais + ne + soit + paz + pire + en + cest + cas + que + cele + des + choses + enjointes + . +

+

+ Laiz + qui + estoit + fais + par + non + de + painne + ou + qui + estoit + sostraiz + en + remuer + ne + soloit + rienz + valoir + . + Il + apert + que + laiz + est + laissiéz + + + par + + + en + + + non + de + painne + qui + est + laissiéz + por + constraindre + l + ' + oir + que + il + face + aucunne + chose + ou + que + il + ne + la + face + pas + , + si + conme + se + + + aucuns + + + aucunz + + + escrit + ainsi + : + se + mes + oirs + donne + à + Tyce + sa + fille + par + mariage + , + je + conmant + que + il + doint + . + x + . + l + . + à + Sey + , + ou + einsi + : + se + mez + oirs + + + ne + vuet + + + vent + + + cel + serf + , + je + conmant + que + il + donne + à + + + Tyce + + + Tyces + + + . + x + . + l + . + Et + cele + regle + estoit + si + gardee + que + ele + est + senefiee + par + + + pluseurs + + + pluseur + + + des + establissemenz + as + princes + , + et + que + li + prince + meisme + n + ' + avoient + pas + ce + que + lor + estoit + laissié + par + non + de + painne + , + ne + tel + lais + ne + valoient + pas + el + testament + as + chevaliers + , + ja + soit + ce + que + les + autres + volentés + as + chevaliers + estoient + gardees + en + ordoner + le + testament + . + Et + il + ne + plaisoit + pas + as + anciens + que + franchise + peust + estre + laissie + par + non + de + paine + , + et + por + ce + quidoit + Sabins + que + oirs + ne + peust + pas + estre + acompaingniés + par + non + de + painne + + + + à + celui + qui + estoit + premierement + fez + oirs + + + , + si + conme + se + aucunz + + + deist + + + dist + + + : + Tyces + soit + mes + oirs + , + et + se + il + done + sa + fille + à + Sey + par + mariage + , + Sey + soit + oirs + o + lui + . + Car + il + n + ' + avoit + point + de + disferance + par + quel + raison + Tycez + fust + constrainz + ou + par + laissier + lés + ou + par + acompaingnier + lui + autre + oir + , + maiz + tez + soutillités + ne + noz + plot + point + , + ains + avons + establi + generalment + que + li + lai + qui + sunt + laissié + par + non + de + painne + ou + soztrait + ou + donné + à + + + autres + + + autre + + + ne + se + devisent + point + des + autrez + lais + , + + + esceptés + + + exeptés + + + celz + qui + ne + puent + avenir + ou + qui + sunt + desfandu + par + lez + lois + , + ou + qui + tornent + à + autre + + + à + + + + reproche + , + quar + la + suite + de + mon + tenz + ne + suesfre + paz + tel + dispositions + à + celz + qui + font + le + testament + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + sostraire + lais + et + de + remuer + lais + + +

+ Sostraiemenz + des + lais + est + + + fers + + + ferm + + + , + conment + que + il + soit + faiz + , + ou + el + testament + ou + en + escrit + qui + + + est + + + sont + + + faiz + en + lieu + de + testament + , + si + conme + se + aucuns + a + eissis + dit + : + ge + laiz + ce + à + celui + ; + se + il + le + vuet + + + sosfrire + + + sostraire + + + , + il + doit + ainsis + dire + : + je + ne + lais + pas + ce + à + celui + , + ou + par + autres + paroles + qui + soient + contrairez + à + celez + que + il + dist + avant + . +

+

+ Elez + puent + bien + estre + remuees + d + ' + un + + + + à + + + autre + , + si + conme + se + aucuns + dist + ainsi + : + je + + + laiz + + + lais + + + à + Sey + ce + que + je + avoie + laissyé + à + Tyce + , + quant + que + ce + soit + fait + , + ou + en + cel + meismez + testament + ou + ens + escris + qui + sunt + fait + aprés + , + en + cel + cas + apert + il + que + cil + lais + soit + sostrais + à + Tyce + et + que + il + soit + donnés + à + Sey + . +

+
+
+ + Cist + + titrez + titres + + est + de + la + loi + qui + retaille + lez + laiz + . + + +

+ Ci + endroit + noz + covient + veoir + de + la + loi + qui + retaille + les + lais + que + li + oirs + ait + la + quarte + part + de + tot + l + ' + eritage + . + Par + coi + mesure + a + esté + darrenement + mise + es + lais + ; + car + porce + que + tuit + avoient + jadis + franche + poesté + par + la + loi + des + . + xii + . + tables + de + departir + par + laiz + tot + leur + patremoinne + se + il + vosissent + , + por + ce + que + il + estoit + contenu + en + cele + loi + : + si + conme + chascunz + a + ordonné + de + sa + chose + , + ainsis + en + soit + + , + il + plot + as + ancienz + que + il + retrainsissent + ceste + licence + . + Et + si + fu + porveu + por + le + preu + à + celz + meismes + qui + font + lez + testamenz + , + car + il + moroient + sovent + sanz + testament + , + por + ce + que + cil + qui + estoient + fait + oir + ne + voloient + recevoir + les + heritagez + , + por + ce + que + il + n + ' + i + avoient + point + de + guaaing + ou + que + il + i + estoit + trop + petis + . + Et + por + ce + que + . + ii + . + lois + avoient + ja + esté + faites + de + ce + de + coi + nule + estoit + sosfissanz + , + à + la + fin + de + l + ' + euvre + ceste + fu + faite + au + darrenier + en + coi + il + est + contenu + que + il + ne + lise + à + nul + à + laisier + pluz + que + les + trois + pars + de + tot + son + patremoinne + , + si + que + se + il + i + a + establi + . + i + . + oir + ou + pluseurs + , + la + quarte + partie + leur + remaingne + . +

+

+ Et + por + ce + que + il + a + esté + demandé + quant + dui + oir + sunt + establi + , + si + conme + Tyces + et + Sey + , + si + que + li + unz + doit + avoir + autretant + de + l + ' + eritage + conme + li + autres + , + se + la + partie + Tyce + + + et + + + est + + + toutes + departiez + par + lais + que + + + l + ' + on + + + + li + a + conmandé + par + non + que + il + pait + , + ou + ele + est + chargie + outre + mesure + et + nuz + lais + n + ' + est + laissiés + sor + la + partie + Sey + ou + il + en + i + a + laissié + jusqu + ' + à + la + moitié + de + sa + partie + , + savoir + mon + se + Tyces + ne + puet + retenir + des + lais + qui + sunt + laissié + seur + sa + partie + por + ce + que + ses + conpains + a + la + quarte + partie + de + tot + l + ' + eritage + ou + + + pluz + + + plus + + + , + il + noz + plest + que + Tyces + ait + la + quarte + part + de + sa + partie + toute + sauve + et + que + il + la + puisse + retenir + , + quar + la + raisonz + + de + la + loi + qui + retaille + lez + laiz + doit + estre + gardee + en + chascun + des + oirs + . +

+

+ Et + la + quantités + del + patremoinne + à + coi + la + raisonz + de + ceste + loi + est + ramenee + est + regardee + el + tenz + de + la + mort + à + celui + à + qui + li + patremoinnes + fu + . + Quar + se + cil + qui + avoit + . + c + . + l + . + en + patremoinne + quant + il + fu + mors + laissa + . + c + . + l + . + , + ce + ne + vaut + rienz + à + celz + à + qui + il + les + laissa + se + li + patremoinnes + est + tant + creus + aprés + sa + mort + , + ains + que + li + oirs + ait + receu + l + ' + eritage + , + ou + par + le + conquest + as + sers + de + l + ' + eritage + , + ou + par + les + enfanz + as + serves + ou + par + les + + + fons + + + faonz + + + as + bestez + , + que + li + oirs + puisse + avoir + la + quarte + part + de + tout + l + ' + eritage + quant + + + + il + avra + + + departi + les + . + c + . + l + . + par + non + de + lais + ; + ains + covient + à + force + que + la + quarte + pars + de + ce + que + il + avoit + quant + il + fu + mors + soit + retenue + des + laiz + . + Encontre + ce + , + se + il + avoit + dans + son + patremoinne + . + c + . + l + . + quant + il + fu + mors + et + il + en + a + laissié + . + lxxv + . + et + ce + que + il + avoit + lors + est + si + descreu + ou + par + feu + ou + par + eve + ou + par + la + mort + as + sers + que + toz + li + heritages + ne + vaut + que + . + lxxv + . + ou + mains + , + il + covient + que + tuit + li + lai + soient + paié + , + ne + cele + chose + n + ' + est + pas + damagouse + à + l + ' + oir + , + quar + il + puet + + + refusser + + + refuser + + + l + ' + eritage + se + il + vuet + ; + et + ceste + chose + fait + que + il + covient + à + celz + à + qui + li + + + lais + + + laiz + + + sont + laissié + faire + convenant + à + l + ' + oir + que + il + lor + pait + mains + que + ce + + qui + lor + fu + laissié + que + il + ne + perdent + tot + se + li + testamens + fu + depeciés + . +

+

+ Et + quant + on + use + de + la + loi + qui + retaille + lez + lais + , + l + ' + on + paie + avant + les + detez + et + + + lez + + + les + + + despanz + de + la + sepouture + et + le + pris + des + sers + qui + ont + esté + acheté + por + aler + devant + le + cors + quant + l + ' + on + le + porte + au + + + fouir + + + four + + + , + por + estre + franchi + . + Et + lors + a + ceste + + + lois + + + loi + + + lieu + el + remanant + , + si + que + la + carte + pars + de + ce + qui + i + remaint + soit + à + l + ' + oir + et + les + trois + parties + soient + departies + entre + celz + à + qui + li + lais + sunt + laissié + selonc + ce + qui + est + laissié + à + + + aucun + + + chascun + + + . + Se + nos + faingnons + dont + que + aucuns + a + laissié + . + cccc + . + l + . + + + par + menus + + + por + mener + + + laiz + et + toz + li + patremoinnes + de + coi + il + covient + paier + + + ses + + + ces + + + lais + ne + vaut + que + . + iiii + . + c + . + + + . + l + . + + + + , + la + quarte + partie + de + chascuns + lais + doit + estre + retenue + ; + et + se + noz + faingnons + que + il + ne + laisse + que + . + iii + . + c + . + et + . + i + . + livres + , + l + ' + uitime + partie + doit + estre + retenue + de + chascuns + lais + , + si + que + des + . + l + . + livres + qui + ne + furent + pas + laissie + et + de + ce + que + l + ' + on + + + soztraira + + + sostraira + + + de + chascun + lais + soit + parfaite + la + quarte + partie + de + toz + les + iiii + . + c + . + livres + qui + estoient + en + l + ' + eritage + . + Et + se + il + a + laissié + . + v + . + c + . + , + la + quinte + partie + en + doit + premierement + estre + ostee + de + chascuns + laiz + , + por + ce + que + itant + faut + + + il + + + + que + li + + + heritagez + + + heritages + + + ne + vaut + + + + que + + + ce + qui + a + esté + laissié + , + et + puis + en + doit + estre + ostee + la + quarte + part + que + li + oirs + doit + avoir + , + quar + on + doit + premierement + oster + des + lais + ce + qui + n + ' + est + pas + en + l + ' + eritage + et + puis + ce + qui + en + doit + remaindre + a + l + ' + oir + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + eritagez + de + coi + il + est + enjoint + à + l + ' + oir + que + il + les + rande + à + autre + . + + +

+ Or + + + venonz + + + venons + + + as + choses + qui + sunt + enjointes + à + l + ' + oir + et + voions + premierement + des + heritagez + que + il + li + est + enjoinz + que + il + rande + . +

+

+ L + ' + on + doit + dont + savoir + que + les + choses + enjointes + ne + + + valent + + + valoient + + + rienz + el + premier + tenz + , + quar + nus + n + ' + estoit + constrainz + de + randre + ce + de + coi + il + estoit + proiéz + . + Quar + quant + cil + qui + faisoient + leur + testamenz + voloient + laissier + aucunne + chose + à + celz + à + qui + il + ne + la + pooient + laissier + , + il + la + bailloient + à + celz + à + qui + il + la + pooient + bien + laissier + , + et + lor + enjoingnoient + sor + lor + loiauté + que + il + la + randissent + à + celz + à + qui + il + la + voloient + laissier + . + Et + por + ce + sunt + telz + laiz + apelés + choses + + + enjointez + + + enjointes + + + , + ne + il + ne + sunt + contenu + par + nul + + + lieu + + + lien + + + de + droit + , + mais + par + la + vergoingne + à + celz + qui + an + sunt + proié + . + Mais + li + empereres + qui + fu + aprés + ce + , + meus + par + la + grace + des + persones + par + pluseurs + + + foiz + + + fois + + + ou + por + sormonter + la + tricherie + à + aucuns + , + ou + por + ce + que + aucun + estoient + proié + par + le + salu + l + ' + empereor + que + il + feissent + ce + que + l + ' + on + lor + enjoingnoit + , + si + commanda + as + consilliers + que + il + donassent + autorité + à + telz + laiz + . + Et + por + ce + que + il + + + sambla + + + sembla + + + que + c + ' + estoit + drois + et + que + ce + estoit + chose + conmune + , + ce + fu + torné + à + asiduel + juridicion + , + et + la + grace + en + fu + si + grande + que + + + . + i + . + + + uns + + + propres + prevoz + fu + establis + que + il + feist + jugement + des + + + chosez + + + choses + + + enjointes + . +

+

+ L + ' + on + doit + dont + savoir + premierement + que + il + covient + que + aucunz + soit + faiz + oirs + en + testament + qui + soit + faiz + par + droit + , + et + que + il + li + soit + enjoint + que + il + rande + à + un + autre + cel + heritage + , + car + autremant + ne + vaut + riens + li + testamenz + en + coi + nus + n + ' + est + faiz + oirs + . + Se + aucuns + escrit + dont + ainsiz + : + + + Tycez + + + Tyces + + + soit + mes + oirs + , + il + puet + aprés + dire + : + Tices + , + je + te + pri + que + dés + que + tu + porras + premierement + recevoir + mon + heritage + , + tu + le + randes + à + Sey + , + et + chascuns + puet + proier + son + oir + que + il + rande + à + autre + une + partie + de + son + heritage + . + Et + il + list + à + laisier + + + toz + + + tel + + + lais + ou + purement + ou + soz + condicion + , + ou + des + un + terme + en + avant + . +

+

+ Et + quant + cil + qui + est + + + proiéz + + + proiés + + + de + randre + l + ' + eritage + l + ' + a + randu + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + il + ne + soit + oirs + ; + et + cil + qui + le + reçoit + + + en + a + + + est + + + aucunne + fois + en + lieu + d + ' + oir + et + aucunne + fois + en + liu + de + celui + qui + li + laiz + est + laissiés + . +

+

+ El + tenz + Neron + , + quant + + + Trebelians + + + Trebellians + + + et + Maximianz + et + Amineus + et + Seneques + estoient + consilliers + , + uns + conselz + au + senat + fu + fais + en + coi + il + est + contenu + que + se + heritages + est + randus + à + + + acun + + + aucun + + + por + ce + que + il + fu + anjoint + à + l + ' + oir + que + il + li + randit + , + toutes + les + actions + qui + apartienent + par + le + droit + citeain + à + l + ' + oir + et + contre + l + ' + oir + soient + donnees + à + celui + à + qui + li + heritages + est + randus + ou + contre + lui + . + Et + aprés + cel + conseil + au + senat + , + li + prevos + conmença + à + donner + toutes + les + actions + qui + apartienent + à + l + ' + oir + et + contre + l + ' + oir + à + celui + qui + reçoit + l + ' + eritage + en + tel + maniere + ou + contre + lui + . + +

+

+ + + Maiz + + + Mais + + + por + ce + que + cil + qui + estoient + escrit + à + estre + oir + et + estoient + proié + de + randre + à + . + i + . + autre + ou + tot + l + ' + eritage + ou + presque + tot + , + il + refusoient + à + recevoir + l + ' + eritage + por + ce + que + il + n + ' + i + avoit + nul + guaaing + ou + que + il + i + estoit + trop + petis + et + por + ce + estoient + tel + lés + estaint + . + Li + senat + + + auna + + + juja + + + el + tenz + + + Vapazien + + + Vapasien + + + , + quant + Peganus + et + + + Pansio + + + Pancio + + + estoient + consillier + , + que + cil + à + qui + il + est + proié + que + il + reçoivent + l + ' + eritage + et + que + il + le + randent + en + puissent + autresi + retenir + la + quarte + partie + com + il + puent + des + laiz + . + Autresi + est + otroié + que + l + ' + on + retaingne + de + toutes + les + + + chosez + + + choses + + + qui + sunt + lessees + en + tel + maniere + . + Et + aprés + cel + conseil + au + senat + , + li + oirs + sostenoit + toz + les + faissiauz + de + l + ' + eritage + , + + + + et + cil + qui + reçoit + une + partie + de + l + ' + eritage + + + en + tel + maniere + est + en + lieu + à + celui + à + qui + une + partie + des + bienz + est + laissie + . + Et + ceste + meniere + de + + + lois + + + lais + + + est + apelee + partison + , + parce + que + cil + à + qui + il + est + laissiéz + + + part + + + part + + + l + ' + eritage + + + à + + + o + + + l + ' + oir + . + Et + por + ce + , + les + convenances + qui + soloient + estre + faitez + entre + les + oirs + et + celz + qui + partoient + à + elz + par + raison + de + laiz + estoient + misses + entre + l + ' + oir + et + celui + à + qui + il + rant + l + ' + eritage + par + la + proiere + à + celui + qui + fist + le + testamant + , + ce + est + que + li + preuz + et + li + damages + de + l + ' + eritage + soit + conmuns + entr + ' + eulz + selonc + les + parties + que + il + ont + en + l + ' + eritage + . +

+

+ Se + cil + qui + est + dont + fais + oirs + n + ' + est + proiés + de + randre + à + autre + plus + que + les + trois + pars + de + l + ' + eritage + , + + lors + estoit + il + randuz + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apelés + trebellian + et + lez + actionz + de + l + ' + eritage + estoient + donné + encontre + l + ' + un + et + encontre + l + ' + autre + selonc + les + partiez + que + il + en + avoient + contre + l + ' + oir + par + le + droit + citeain + , + et + contre + celui + qui + recevoit + l + ' + eritage + par + le + conseil + au + senat + . + Et + se + il + est + proiéz + de + rendre + pluz + que + lez + . + iii + . + pars + ou + tot + l + ' + eritage + , + se + li + oirs + qui + reçut + une + foiz + l + ' + eritage + le + reçut + par + sa + volenté + ou + se + il + en + retint + la + quarte + partie + ou + se + il + ne + la + vot + retenir + , + il + seus + sostendra + toz + les + faziaus + de + l + ' + eritage + . + Mes + se + il + en + retient + la + quarte + partie + , + + + covenences + + + convenences + + + doivent + estre + faites + entre + l + ' + oir + et + son + parsonnier + por + telz + parties + conme + il + ont + de + l + ' + eritage + ; + et + se + li + oirs + rant + tot + l + ' + eritage + , + covenances + seront + faitez + autressi + conme + de + heritage + acheté + et + vendu + . + Et + se + cil + qui + est + faiz + oirs + refuse + à + recevoir + l + ' + eritage + por + ce + que + il + dit + que + il + l + ' + a + soupeceneuz + et + que + il + i + cuide + avoir + + + doumage + + + donmage + + + , + il + est + contenus + el + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + + + Pegatian + + + Pegasian + + + que + , + se + cil + vuet + à + qui + li + oirs + devoit + randre + l + ' + eritage + , + li + oirs + le + reçoive + et + li + rande + par + le + conmandement + au + prevost + , + et + les + actions + soient + donnees + contre + celui + à + qui + li + + + heritages + + + heritagez + + + est + randuz + ; + + + cil + + + e + il + + + n + ' + est + en + ce + cas + nus + mestiers + de + convenances + quar + seurtéz + est + donee + à + + + celui + + + cil + + + qui + rent + l + ' + eritage + , + et + les + actionz + + de + l + ' + eritage + apartienent + à + celui + à + qui + il + est + + + randus + + + randuz + + + , + ou + contre + lui + ; + et + en + ce + s + ' + acordent + ambedui + li + conseil + au + senat + , + ce + est + li + trebellianz + et + li + pegasianz + . +

+

+ Mes + porce + que + + + lez + + + les + + + convenances + qui + sunt + faites + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apelés + pegasianz + desplaisoient + as + ancienz + , + et + Papinianz + , + home + de + haut + engin + , + les + apele + + + decevanz + + + decevans + + + en + aucunz + caz + et + simplece + noz + plaist + + + et + laiz + + + es + loiz + + + plus + que + grietéz + , + quant + toutes + les + samblances + et + les + + + diferances + + + disferances + + + de + l + ' + un + et + de + l + ' + autre + des + conseuz + au + senat + noz + furent + desploiéz + , + il + noz + plot + que + cil + qui + est + apelés + pegasianz + , + qui + fu + fez + darrenierement + , + + + + ne + + + remainsist + del + tot + , + et + cil + qui + est + apelés + trebellianz + eust + toute + l + ' + autorité + que + li + dui + avoient + , + si + que + li + heritage + de + coi + il + est + enjoint + à + l + ' + oir + que + il + les + rande + soient + randu + par + lui + , + conbien + que + li + oirs + en + ait + par + la + volenté + à + celui + qui + fist + le + testament + , + ou + la + quarte + + + part + + + partie + + + ou + pluz + ou + mainz + ou + niant + ; + si + que + quant + il + n + ' + en + a + point + par + sa + volenté + ou + il + en + a + mainz + que + la + quarte + part + , + il + li + lise + à + retenir + + + ou + + + en + + + par + nostre + autorité + ou + toute + la + quarte + part + ou + + + se + + + ce + + + qui + li + faut + que + il + ne + l + ' + a + , + ou + demander + la + arriere + , + se + il + a + ja + randu + tot + l + ' + eritage + si + que + li + les + actions + de + l + ' + eritage + apartienent + contre + l + ' + oir + et + contre + celui + à + qui + il + a + randu + l + ' + eritage + , + selonc + la + partie + que + chascuns + en + a + . + Et + se + li + oirs + a + randu + de + son + gré + tot + l + ' + eritage + , + totes + les + + + actionz + + + actions + + + de + l + ' + iretage + apartienent + à + celui + à + qui + il + l + ' + a + randu + + + encontre + + + ou + contre + + + lui + . + Et + ce + qui + estoit + + establi + especialment + en + conseil + au + senat + qui + estoit + apelés + pegasianz + , + que + se + + + sil + + + cil + + + qui + + + s + ' + + + + estoit + faiz + oirs + refusoit + l + ' + iretage + , + il + fust + constrainz + par + le + prevost + dou + reçoivre + le + et + de + randre + le + tot + à + celui + à + qui + il + fu + conmandé + que + il + le + randist + , + se + il + le + voloit + recevoir + , + et + toutes + les + + + actionz + + + actions + + + venissent + à + celui + à + qui + il + fust + randuz + , + ce + avonz + noz + trespossé + et + ajosté + au + conseil + au + senat + qui + est + apelés + trebellianz + , + si + que + par + ce + soit + li + oirs + constrainz + de + recevoir + l + ' + eritage + et + de + rendre + le + tout + a + celui + qu + ' + il + vuet + que + il + li + soit + randuz + , + se + il + + + n + ' + en + + + en + + + vuet + retenir + la + quarte + part + si + que + il + n + ' + en + remeigne + à + l + ' + oir + ne + damages + ne + preuz + . +

+

+ Ne + il + n + ' + a + point + de + diference + se + aucuns + est + fes + oirs + de + tot + l + ' + eritage + et + il + est + proiéz + de + rendre + le + tot + , + ou + une + partie + , + ou + se + il + est + faiz + oirs + d + ' + une + partie + de + l + ' + eritage + et + il + est + + + provés + + + proiés + + + de + randre + à + . + i + . + autre + toute + sa + partie + ou + une + partie + de + sa + partie + , + car + en + cest + caz + conmandonz + noz + que + toutez + les + chosez + soient + gardees + que + noz + avons + dites + quant + il + est + oirs + de + tot + l + eritage + . +

+

+ Se + aucunz + est + + + proiéz + + + proiés + + + de + randre + l + eritage + à + . + i + . + autre + quant + il + en + a + pris + aucune + chose + qui + vaille + la + quarte + partie + , + si + com + . + i + . + champ + ou + aucune + chose + + + , + il + le + doit + randre + + + + autresi + conme + se + il + fust + enjoint + que + il + retenist + la + quarte + part + , + et + rendit + + + se + + + le + + + seurpluz + ; + maiz + il + i + a + tant + de + disferance + , + quar + quant + une + partie + en + a + esté + prise + avant + + et + li + heritages + est + aprés + randuz + , + + + + totes + les + actions + sunt + à + celui + à + qui + il + est + randuz + + + et + la + chose + qui + remaint + à + l + ' + oir + n + ' + est + chargie + de + nuz + des + faisiauz + de + l + ' + eritage + , + ainz + est + autresi + conme + se + il + eust + la + chose + aquise + par + laiz + , + maiz + quant + il + est + conmandé + à + l + ' + oir + que + il + rande + l + ' + eritage + et + que + il + en + reteigne + la + quarte + partie + , + les + actionz + sunt + departiez + et + les + . + iii + . + pars + sunt + seur + celui + à + qui + li + + + heritagez + + + heritages + + + est + randuz + , + et + la + quarte + pars + en + est + sor + l + ' + oir + . + Et + ja + soit + ce + que + tres + grant + partie + de + l + ' + eritage + soit + contenue + en + la + chose + que + li + oirs + a + prise + avant + que + il + fust + priéz + de + randre + l + ' + eritage + , + ne + porquant + totes + les + + + actionz + + + actions + + + sunt + seur + celui + à + qui + il + est + randuz + . + Maiz + cil + à + qui + li + heritages + est + randuz + se + doit + consillier + se + ce + est + ses + preuz + que + il + li + soit + randuz + ; + et + autresi + est + il + se + li + oirs + a + priz + avant + . + ii + . + choses + ou + pluseurs + quant + il + est + priéz + de + randre + l + ' + eritage + , + autresi + est + il + se + une + certainne + some + est + prise + avant + qui + containgne + la + quarte + part + de + l + ' + eritage + ou + pluz + , + et + li + oirs + est + priés + de + randre + l + ' + eritage + . + Et + ce + que + noz + avons + dit + de + celui + qui + est + faiz + oirs + de + tot + l + ' + eritage + , + volonz + noz + que + soit + + + gardé + + + gardés + + + de + celui + qui + n + ' + est + faiz + oirs + que + d + ' + une + partie + . +

+

+ En + seur + que + tot + , + cil + qui + muert + sanz + testament + faire + puet + prier + celui + à + qui + il + entent + que + ses + heritages + apartient + , + ou + par + les + loiz + ou + par + le + droit + as + prevoz + , + que + il + rande + + + + à + + + aucun + son + heritage + ou + une + partie + , + si + conme + . + i + . + champ + ou + . + i + . + serf + , + ou + une + + + qantité + + + quantité + + + de + deniers + , + car + lais + qui + sunt + fait + en + autre + maniere + sanz + testament + ne + valent + rienz + . +

+

+ Cil + qui + fet + son + testament + puet + prier + celui + à + qui + aucune + chose + est + randue + par + son + conmandement + que + il + la + rande + derechief + à + . + i + . + autre + ou + toute + ou + en + partie + ou + en + aucune + autre + chose + . +

+

+ Et + porce + que + li + conmandement + de + ces + laiz + descendent + de + la + loiauté + as + oirs + de + coi + il + ont + le + non + et + la + sustance + , + por + ce + les + traist + puis + li + sains + empereres + à + force + de + droit + . + Et + noz + qui + volonz + sormonter + ces + meismes + princez + + + felonz + + + fesonz + + + + + unz + + + un + + + establisemenz + par + l + ' + amonestement + Tribunian + , + noble + home + , + questeur + de + nostre + saint + + + palaiz + + + palais + + + , + par + coi + noz + avonz + ordoné + que + se + cil + qui + fist + le + testament + enjoint + à + son + oir + sor + sa + loiauté + que + il + randist + à + aucun + l + ' + eritage + ou + . + i + . + especial + laiz + , + et + la + chose + ne + puet + estre + provee + par + l + ' + escriture + ne + par + le + nombre + + + dez + + + des + + + . + v + . + tesmoins + qui + est + sosfisans + en + tel + chose + , + + + maiz + + + mais + + + il + + + enjoint + + + i + en + ot + + + mains + de + . + v + . + ou + par + + + aventure + + + aventur + + + , + il + n + ' + + + en + joint + + + i + en + ot + + + nul + , + se + li + peres + ou + li + autres + qui + se + fioit + en + son + oir + vot + que + il + randit + aucunne + chose + à + aucun + et + li + oirz + panse + à + tricherie + et + ne + vuet + aconplir + ce + que + li + fu + enjoint + , + ainz + nie + que + il + ne + fu + paz + ainsi + , + se + cil + à + qui + la + chose + dut + estre + randue + se + vuet + metre + seur + son + sairement + , + aprés + ce + que + il + + avra + juré + que + il + ne + le + trait + pas + à + tort + an + cause + à + son + enciant + , + il + convient + lors + que + li + oirs + face + son + sairement + que + ce + ne + li + fu + pas + enjoint + ; + ou + se + il + le + refuse + , + il + doit + estre + constrains + de + paier + ce + qui + li + fu + conmandé + que + la + daerriene + volentés + au + mort + ne + perise + de + coi + il + se + mist + sor + la + loiauté + son + oir + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + toutes + les + chosez + qui + sunt + enjointes + à + l + ' + oir + que + il + les + rande + . + + +

+ Aucunz + puet + enjoindre + à + son + oir + que + il + rande + aucune + simple + chose + , + si + conme + . + i + . + serf + ou + . + i + . + champ + ou + une + robe + ou + une + masse + d + argent + ou + deniers + nombréz + , + et + il + puet + proier + à + son + oir + que + il + rande + aucune + tel + chose + , + ou + il + puet + anjoindre + à + celui + à + qui + il + l + ' + a + laissié + que + il + la + rande + à + . + i + . + autre + , + ja + soit + ce + que + + + l + ' + en + + + l + ' + on + + + ne + puisse + pas + laisier + une + chose + à + . + ii + . + homez + , + si + que + li + unz + l + ' + ait + aprés + l + ' + autre + . +

+

+ Cil + qui + fet + le + testament + puet + proier + non + pas + tant + soulement + que + sa + propre + chose + soit + randue + à + aucun + mais + cele + à + l + ' + oir + ou + cele + à + celui + à + qui + il + a + laisié + aucune + chose + , + ou + cele + à + celui + à + qui + une + chose + a + esté + randue + par + son + conmandement + ou + cele + à + . + i + . + autre + . + Et + por + ce + , + cil + à + qui + unz + lais + est + laisiéz + et + cil + à + qui + une + chose + est + randue + par + le + conmandement + au + mort + puet + estre + proié + de + rendre + à + autre + non + pas + tant + solement + la + chose + qui + lor + est + laisie + mais + une + autre + , + qui + que + ele + soit + , + ou + soie + ou + autrui + . + + Maiz + l + ' + on + doit + garder + sanz + + + pluz + + + plus + + + que + nuz + ne + soit + proiés + de + randre + à + autre + pluz + que + ce + qui + est + venu + à + lui + par + le + testament + , + car + ce + qui + est + pluz + enjoint + est + fet + por + niant + . + Cil + covient + à + celui + qui + est + + + proiéz + + + proiés + + + de + randre + une + chose + que + il + l + ' + achat + ou + que + il + la + rande + ou + que + il + + + l + ' + + + + en + pait + la + valor + . +

+

+ Et + franchise + puet + bien + estre + donnee + à + serf + en + tel + maniere + : + se + li + oirs + ou + cil + à + qui + . + i + . + laiz + est + laisiéz + , + ou + cil + à + qui + une + chose + est + randue + par + le + conmandement + au + mort + + + et + + + est + + + proiés + de + franchir + le + . + Ne + il + n + ' + a + point + de + disferance + se + cil + qui + fist + le + testament + prie + de + son + propre + serf + ou + de + cel + à + l + ' + oir + ou + à + l + ' + estrange + ; + se + li + sers + est + dont + estrangez + , + il + doit + estre + achetés + et + franchis + , + et + se + ses + sires + ne + le + vuet + vendre + et + il + n + ' + a + rien + eu + del + testament + à + celui + qui + laisa + la + franchise + , + li + laiz + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + maintenant + estainz + , + ainz + est + prolongiéz + , + car + en + quel + tenz + que + li + sers + puise + estre + achetéz + , + franchise + li + porra + estre + donnee + . + + + Et + il + + + Cil + + + qui + est + franchis + en + tel + maniere + n + ' + est + pas + redevables + + + n + ' + est + pas + redevables + + + + de + sa + franchise + à + celui + qui + + + fist + + + fit + + + le + testament + , + ja + soit + ce + que + il + estoit + ses + sers + par + aventure + , + maiz + à + celui + qui + le + franchi + . + Maiz + cil + qui + par + droit + testament + est + conmandés + à + estre + franz + + + et + + + + est + redevablez + de + sa + franchise + à + celui + qui + fist + le + testament + . + Ne + + + nus + + + nuz + + + ne + puet + avoir + franchise + par + droit + testament + for + cil + qui + estoit + sers + à + celui + + qui + fist + le + testament + , + quant + il + + + fist + + + fit + + + le + testament + et + quant + il + fu + mors + . + + + Cil + + + E + il + + + apert + que + franchisse + est + donnee + droitement + quant + li + sires + ne + conmande + pas + que + autre + franchise + son + serf + , + ainz + vuet + que + franchise + li + aparteigne + par + son + testament + . +

+

+ Les + paroles + d + ' + enjoindre + aucunez + choses + en + testament + de + coi + l + ' + on + + + usse + + + use + + + plus + sovent + sunt + + + choses + + + cestes + + + : + + + + je + requier + , + je + vueil + , + je + pri + , + je + conmant + , + + + je + + + tesmoing + + + t + ' + enjoing + + + seur + loiauté + ; + et + chascune + de + ces + parolez + vaut + autretant + conme + se + + + ellez + + + elles + + + fussent + totes + asamblees + ensamble + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + ecris + qui + sunt + fet + en + leu + de + testament + . + + +

+ Il + est + + + certaine + + + certainne + + + chose + que + la + droiture + des + escris + qui + sunt + fet + en + leu + de + testament + ne + furent + pas + en + usage + devant + que + + + Augustinz + + + Augustus + + + Cesar + fu + + + empereres + + + empererez + + + . + + + Maiz + + + Mais + + + Lus + , + par + coi + + + les + chosez + sunt + jointez + + + les + choses + qui + sunt + enjointez + + + à + l + ' + oir + conmancierent + , + amena + avant + + + ses + + + tez + + + escriz + ; + car + quant + il + descendi + en + Aufrique + , + il + fit + tez + escris + et + + + + les + + + confrema + en + son + testament + par + coi + il + requist + à + l + ' + empereor + que + il + feist + aucune + chose + aprés + sa + mort + . + Et + quant + li + sainz + empereres + Augustus + ot + acomplie + sa + volenté + , + li + autre + qui + vindrent + aprés + ensevirent + s + ' + autorité + et + rendoient + ce + qui + lor + estoit + enjoint + . + Et + la + fille + Luz + paia + lés + que + ele + ne + devoit + pas + à + droit + . + L + ' + en + dit + que + li + empereres + apela + dont + ensamble + toz + ses + sages + homez + et + + + Treluces + + + Trebates + + + i + fu + qui + lors + estoit + + de + grant + autorité + et + demanda + + + + savoir + + + mon + se + ce + devoit + estre + receu + et + se + li + usagez + + + des + vielz + + + de + tielz + + + escris + se + descorde + de + raison + , + e + Trebaces + respondit + à + l + ' + empereur + que + ce + estoit + porfitable + chose + et + necessaire + as + citeainz + , + porce + que + li + citeain + soloient + aler + molt + loins + de + lor + païs + et + estre + i + longuement + + + + si + que + por + ce + que + il + n + ' + i + pooient + feire + testament + + + , + il + peussent + faire + telz + escris + . + Et + aprés + cel + tenz + , + quant + Labeo + ot + fais + escris + en + leu + de + testament + , + nuz + ne + doutoit + ja + que + cil + escrit + ne + feussent + receu + par + tres + bon + droit + . +

+

+ Chascuns + puet + faire + ces + escris + non + pas + tant + solement + quant + il + a + + + fet + + + fait + + + testament + , + mais + se + il + muert + sanz + faire + testament + , + il + puet + conmander + par + tex + escris + que + aucunne + chose + soit + randue + à + aucun + . + Maiz + quant + cil + escrit + sunt + fet + avant + que + li + testament + , + Papinianz + dist + que + il + n + ' + ont + nule + force + se + il + ne + sunt + confremé + el + testament + par + especial + volenté + . + Maiz + li + sains + empereur + Sevoirs + et + Entoinins + escristrent + que + + + + ceste + + + chose + qui + est + conmandee + à + rendre + puet + estre + demandee + par + les + escris + qui + sunt + fet + avant + que + li + testament + , + se + il + apert + que + cil + qui + + + fist + + + feist + + + cest + testament + n + ' + eissi + pas + de + la + volenté + que + il + avoit + quant + il + fist + + + lez + + + les + + + escris + . +

+

+ Heritages + ne + puet + estre + donnéz + ne + tolus + en + telz + escris + que + la + droiture + des + + + testamens + + + testament + + + ne + de + telz + escris + ne + soit + confondue + ensamble + ; + et + por + ce + n + ' + i + doit + pas + estre + escris + li + desirretemenz + . + Et + li + heritages + ne + puet + pas + estre + droitement + donés + ne + toluz + en + telz + escris + + + + mais + l + ' + en + enjoint + par + droit + à + l + ' + oir + an + tielx + escriz + + + que + il + + + rende + + + rande + + + à + autre + l + ' + iretage + . + Et + quant + . + i + . + oirs + est + establiz + par + condicion + , + l + ' + en + ne + puet + pas + establir + en + telz + escris + que + . + i + . + autres + soit + oirs + + + à + + + o + + + lui + ou + apréz + lui + . +

+

+ Aucuns + puet + faire + + + plusors + + + plusers + + + telz + escris + , + ne + il + ne + convient + pas + que + il + soient + ordonné + si + conme + il + ont + esté + fet + li + un + aprés + l + ' + autre + . +

+
+
+
+ + Ci + commence + li + tiers + livres + d + ' + Institutes + . + +
+ + Cist + titres + est + des + heritages + qui + eschient + sans + testament + . + + +

+ Cil + muert + sanz + testament + , + qui + ne + fet + point + de + testament + , + ou + qui + ne + le + fet + par + droit + , + ou + quant + cil + que + il + avoit + fet + par + droit + est + roz + ou + vains + , + ou + se + + + nus + + + nuz + + + n + ' + est + oirs + par + cel + testament + . +

+

+ Li + + + heritages + à + celz + + + heritagez + à + cel + + + qui + muert + sanz + faire + testament + + + apartienent + + + apartient + + + premierement + selonc + la + loi + dez + . + xii + . + tables + à + leur + oir + . +

+

+ Lor + oir + sunt + , + si + conme + nos + avons + dit + avant + , + cil + qui + sunt + en + la + poesté + à + celui + qui + se + muert + , + si + conme + li + filz + et + la + fille + et + li + niéz + et + la + niece + de + par + le + fil + , + li + enfant + au + neveu + ou + à + la + niece + ; + ne + il + n + ' + a + point + de + disferance + se + il + sunt + enfant + naturel + ou + adoptif + . +

+

+ Et + à + celz + convient + il + asambler + celz + qui + ne + sunt + pas + engenré + de + loiauz + mariagez + , + ainz + sunt + doné + + + à + celz + + + as + cors + + + des + citéz + et + + + quierent + + + conquierent + + + droiture + d + ' + oirs + selonc + la + forme + des + + + sainz + + + saint + + + establissemenz + qui + ont + esté + fet + sor + ce + , + et + celz + qui + sunt + compris + en + nostre + establissemenz + par + coi + noz + avonz + + + aconmandé + + + conmandé + + + + que + se + + + aucuns + + + aucun + + + a + pris + fame + en + sa + conpaignie + et + il + n + ' + a + pas + eu + au + conmencement + corage + de + faire + mariage + , + ne + porquant + ele + estoit + telz + que + il + la + peust + bien + avoir + par + mariage + , + et + il + a + enfanz + de + li + et + il + l + ' + ainme + tant + aprés + que + il + + + en + + + li + + + fait + instrumenz + de + mariage + et + il + en + a + puis + filz + ou + fillez + , + cil + qui + sunt + + aprés + ce + que + li + mariagez + est + parfaiz + et + que + li + instrument + del + doaire + sunt + fait + ne + soient + pas + tant + solement + loial + et + en + la + poesté + au + pere + , + mais + cil + qui + furent + devant + + qui + donarent + l + ' + enconmencement + de + loial + non + à + celz + qui + furent + + aprés + . + Et + noz + avonz + jugié + que + ce + soit + tenable + se + li + enfant + sunt + engendré + ou + + aprés + ce + que + li + instrumenz + del + doaire + avra + esté + faiz + sunt + mort + . +

+

+ Li + niéz + et + la + niece + et + li + + + enfant + + + enfants + + + au + nevou + ou + à + la + niece + sunt + el + + + nombrez + + + nombre + + + de + lor + oirs + + + de + + + se + + + la + persone + de + coi + il + sunt + issu + a + laisié + à + estre + en + la + poesté + son + pere + ou + par + mort + ou + par + autre + meniere + , + si + comme + se + ele + a + esté + mise + hors + de + baillie + , + quar + tant + conme + li + + + filz + + + fils + + + est + en + la + poesté + son + pere + , + li + + + niés + + + niéz + + + qui + vient + de + lui + ne + puet + estre + proprez + oirs + au + pere + . + Et + noz + entendonz + ce + + + meesmes + + + meesme + + + es + persones + des + enfanz + qui + vienent + aprés + . + Cil + qui + sunt + + aprés + la + mort + dou + pere + , + qui + fussent + en + sa + poesté + se + il + fussent + + ains + que + il + fut + mors + , +

+

+ sunt + propre + oir + à + + + leur + + + lor + + + pere + . + Cil + meismez + qui + rienz + n + ' + en + sevent + sunt + propre + oir + à + aucun + et + , + ja + soit + ce + que + il + soient + forcené + , + ne + porquant + il + puent + bien + estre + + oir + ; + car + + + ceste + + + par + cest + + + meesme + cause + par + coi + heritages + est + acquis + à + celz + qui + rien + n + ' + en + sevent + , + est + il + aquis + es + forsenéz + . + Et + la + seignorie + est + ausi + conme + continuee + maintenant + par + la + mort + au + pere + ; + et + por + ce + n + ' + est + il + pas + mestiers + as + orfelins + que + il + aient + l + ' + autorité + à + celz + qui + les + ont + en + garde + , + quar + heritages + est + bien + aquis + par + droit + à + celz + qui + n + ' + en + sevent + rienz + . +

+

+ Aucune + foiz + avient + que + , + + + + ja + soit + ce + que + + + aucunz + n + ' + est + pas + en + la + poesté + son + pere + el + tenz + de + sa + mort + , + non + porquant + il + est + faiz + propres + oirs + son + pere + , + si + conme + se + aucuns + revient + de + chaitivisons + aprés + la + mort + son + pere + , + quar + la + droiture + de + sa + revenue + de + sa + chaitivison + + + fet + + + fait + + + ce + . +

+

+ Aucune + fois + avient + il + encontre + que + , + ja + soit + ce + que + aucuns + soit + en + la + poesté + au + mort + el + + + tanz + + + tenz + + + de + sa + mort + , + ne + porquant + il + n + ' + est + pas + sez + propres + oirs + , + si + conme + se + li + peres + est + aucusés + d + ' + aucun + crime + aprés + sa + mort + et + sa + memoire + est + lors + dampnee + par + ce + , + car + il + ne + puet + lors + avoir + propre + oir + + + + por + ce + que + la + borse + l + ' + empereeur + est + ses + oirs + + + , + mes + l + ' + on + puet + dire + par + nostre + droit + que + cil + estoit + ses + proprez + oirs + , + mes + il + laise + à + estre + le + . +

+

+ Quant + cil + qui + est + mors + a + . + i + . + fil + ou + une + fille + et + . + i + . + neveu + et + une + niece + de + par + . + i + . + autre + fil + , + il + sunt + apelé + ensamble + à + l + ' + eritage + , + ne + li + filz + qui + vit + encore + ne + puet + pas + metre + hors + l + ' + enfant + à + l + ' + autre + fil + qui + mors + est + + + + , + quar + il + est + droiz + que + li + neveu + ou + les + nieces + viengnent + en + leu + de + leur + pere + + + . + Par + autretel + raison + , + se + li + mors + a + . + i + . + neveu + ou + une + + + file + + + niece + + + de + par + son + fil + et + il + a + l + ' + enfant + à + . + i + . + + autre + neveu + qui + est + mors + , + il + sunt + apelé + ensamble + à + l + ' + eritage + ; + et + por + ce + que + il + noz + plot + que + li + neveu + et + + + les + + + li + + + niecez + et + li + enfant + au + + + nevou + + + neveu + + + et + as + nieces + venissentt + en + leu + de + leur + peres + , + il + noz + samble + covenable + chose + que + li + heritage + ne + soient + pas + departi + selonc + les + personez + , + mez + selonc + les + racinez + dont + eles + vienent + , + si + que + se + li + mors + a + . + i + . + fil + et + il + a + . + iii + . + + + nevous + + + neveus + + + ou + . + iiii + . + d + ' + un + autre + fil + , + li + filz + + + et + + + ait + + + tot + par + lui + le + moitié + de + l + ' + eritage + et + li + enfant + à + l + ' + autre + qui + est + mors + en + aient + l + ' + autre + moitié + ; + et + se + il + n + ' + a + fors + les + enfanz + à + sez + filz + et + il + en + a + d + ' + un + des + fiz + . + i + . + ou + . + ii + . + et + de + l + ' + autre + . + iii + . + ou + . + iiii + . + , + la + moitiéz + de + son + heritage + apartient + à + l + ' + un + ou + as + . + ii + . + et + l + ' + autre + moitiéz + as + . + iii + . + ou + as + . + iiii + . +

+

+ Quant + l + ' + on + + + aquiert + + + anquiert + + + se + aucuns + puet + estre + proprez + oirs + au + mort + , + l + ' + en + le + doit + enquerre + el + + + tanz + + + tenz + + + que + il + est + certaine + chose + que + aucunz + morut + sanz + testament + , + et + ce + avient + quant + li + testamenz + est + depeciés + par + ceste + raison + : + se + li + filz + est + desirretés + et + . + i + . + estranges + est + fais + oirs + , + et + quant + li + filz + est + mors + , + il + est + aprés + certainne + chose + que + li + oirs + qui + fu + establis + el + testament + n + ' + est + pas + oirs + , + ou + por + ce + que + il + ne + vuet + ou + por + ce + que + il + ne + puet + , + li + filz + au + fil + sera + propres + oirs + son + aiel + , + car + il + est + trovés + toz + seuz + qu + ' + il + doie + estre + ses + oirs + el + tenz + que + il + est + certainne + chose + que + il + morut + sanz + testament + . +

+

+ Et + ja + + soit + ce + que + il + soit + nez + aprés + la + mort + son + aiel + , + ne + porquant + il + fu + conceus + tant + com + il + vivoit + . + Se + sez + peres + est + mors + et + li + + + testamenz + + + testamens + + + son + aiel + est + + + depeciéz + + + depeciés + + + , + il + est + propres + oirs + son + aiel + , + maiz + se + il + fu + conceuz + et + nés + aprés + la + mort + son + aiel + quant + ses + peres + est + mors + et + li + testamenz + son + aiel + est + depeciéz + , + il + n + ' + est + pas + propres + oirs + son + aiel + , + car + il + n + ' + atoucha + au + pere + son + pere + par + nule + droiture + . + Cil + que + li + filz + qui + est + hors + del + baill + son + pere + a + avoé + n + ' + est + pas + contés + entre + les + enfanz + son + aiel + , + car + cil + ne + sunt + pas + enfant + quant + à + l + ' + eritage + , + ne + il + ne + puent + pas + demander + la + possession + des + biens + conme + + + prochien + + + porchien + + + . +

+

+ + + Li + + + Si + l + ' + + + enfant + qui + sunt + hors + de + baill + n + ' + ont + nule + droiture + en + l + ' + eritage + leur + peres + par + le + droit + citeain + , + car + il + ne + sunt + pas + propre + oir + por + ce + que + il + ont + laissié + à + estre + en + la + poesté + leur + peres + , + ne + il + ne + sunt + + + paz + + + pas + + + par + nul + autre + droit + apelé + à + l + ' + eritage + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + . + Mes + li + + + prevoz + + + prevos + + + est + meus + par + naturel + loiauté + , + si + lor + donne + la + possession + des + bienz + . + Et + por + ce + , + il + sunt + parçonier + de + l + ' + eritage + autressi + bien + conme + se + il + fussent + en + la + poesté + leur + pere + el + tenz + que + il + fu + mors + , + conment + que + il + soient + , + ou + seul + ou + o + les + propres + oirs + . + + + Se + il + a + dont + . + ii + . + filz + , + cil + + + Cil + + + qui + est + hors + de + baill + et + cil + qui + estoit + en + la + + + possession + + + poesté + + + son + pere + quant + il + fu + mors + , + cil + seuz + qui + estoit + en + sa + poesté + + + et + + + est + + + sez + propres + oirs + par + le + droit + citeain + . + Et + porce + que + cil + qui + estoit + hors + de + baill + a + une + partie + par + le + benefice + au + prevost + , + il + avient + que + sez + + oirs + est + faiz + oirs + por + une + partie + . +

+

+ Maiz + cil + qui + estoient + hors + del + bail + lor + pere + et + se + donarent + en + adoption + ne + sunt + pas + receu + conme + enfanz + as + bienz + à + leur + pere + naturel + se + il + estoient + en + la + + + mainie + + + mainsnie + + + lor + pere + adoptif + + + quant + leu + + + quand + leur + + + peres + naturel + fut + mors + . + Car + se + li + peres + adoptis + les + a + miz + hors + de + sa + poesté + tant + conme + li + peres + naturel + vivoit + , + il + sunt + receu + as + bienz + lor + pere + naturel + autressi + bien + conme + + + s + ' + il + + + se + il + + + n + ' + eussent + onques + esté + en + la + poesté + lor + pere + adoptif + ; + car + tant + conme + il + + + apartient + + + apartienent + + + au + pere + adoptif + , + il + conmencent + à + estre + en + liu + d + ' + estrangez + . + Et + se + li + peres + adoptif + les + met + hors + de + sa + poesté + aprés + la + mort + au + pere + naturel + , + il + sunt + encore + en + leu + d + ' + estrangez + et + ne + sunt + pas + conté + entre + les + enfanz + au + pere + naturel + , + en + tant + conme + il + apartient + à + sez + biens + . + Et + il + noz + plot + ainsi + por + ce + que + il + fust + male + chose + que + il + fust + en + la + poesté + au + pere + adoptif + à + qui + li + + + bienz + + + biens + + + au + pere + naturel + apartienent + ou + à + sez + enfanz + ou + as + estrangez + . +

+

+ Li + adoptif + ont + dont + mains + de + droiture + que + li + naturel + , + quar + li + naturel + qui + sunt + hors + de + baill + sunt + en + conte + des + enfanz + par + le + benefice + dou + prevoz + , + ja + soit + ce + que + il + en + perdent + le + degré + par + le + droit + citeain + , + maiz + li + adoptif + qui + sunt + hors + de + baill + perdent + par + le + droit + citeain + le + degré + d + ' + enfanz + , + ne + il + n + ' + i + sunt + pas + receu + par + le + prevost + . + Et + ce + est + par + droit + , + car + la + raisonz + del + droit + citeain + ne + puet + pas + destruire + les + naturéz + droiturez + ; + et + por + ce + que + il + laissent + à + estre + propre + oir + , + ne + puent + il + pas + laisier + à + estre + fil + ou + fillez + ou + nevou + ou + niecez + . + Maiz + li + adoptif + qui + sunt + mis + hors + del + baill + conmencent + à + estre + en + leu + d + ' + estrangez + , + car + il + avoient + conquis + par + adoption + la + droiture + et + le + non + de + fil + ou + de + fille + , + si + le + perdent + par + citeainne + raison + , + ce + est + por + ce + que + il + sunt + mis + hors + del + bail + . +

+

+ Ces + chosez + meesmes + sunt + gardees + en + la + possession + des + bienz + que + li + prevoz + premet + contre + les + tablez + del + testamenz + as + enfanz + qui + + + sunt + + + sont + + + trespassé + , + ce + est + qui + ne + sunt + pas + fet + oir + + + ne + + + ni + + + deserité + si + com + il + covient + , + quar + li + prevoz + apele + à + la + possession + des + bienz + celz + qui + furent + en + la + poesté + del + pere + el + tanz + de + sa + mort + , + et + celz + qui + furent + hors + de + son + baill + ; + et + il + en + met + arriere + celz + qui + furent + en + la + poesté + leur + pere + adoptif + en + tanz + que + lor + pere + naturel + fu + mors + ; + et + il + reçoit + à + la + possessionz + des + bienz + contre + les + tablez + del + testament + lez + filz + adoptif + qui + sunt + hors + del + + + bail + + + baill + + + à + lor + pere + adoptif + , + car + dés + que + il + sunt + hors + de + son + baill + , + laissent + il + à + estre + el + nombre + à + ses + enfanz + . +

+

+ Noz + devonz + estre + amonesté + que + cil + qui + sunt + en + la + poesté + à + leur + pere + adoptif + ou + que + li + peres + adoptis + met + hors + de + son + bail + aprés + la + mort + au + pere + naturel + , + se + lor + peres + naturelz + + + + est + + + mors + sans + faire + testament + , + ja + soit + ce + que + il + ne + soient + pas + receu + en + cele + partie + de + banissement + par + coi + li + enfant + sunt + apelé + à + la + possession + des + bienz + , + non + por + quant + il + i + soient + apelé + par + autre + partie + , + ce + est + par + cele + por + coi + li + cousin + au + mor + i + sunt + apelé + . + Et + il + i + sunt + ainsi + receu + par + cele + partie + , + se + il + n + ' + i + a + nuz + propres + oirs + ne + nus + enfanz + qui + aient + esté + mis + hors + de + baill + , + ne + nuz + parant + qui + doie + avoir + l + ' + eritage + par + devant + elz + . + Car + li + prevoz + apele + premierement + les + enfanz + à + l + ' + eritage + celz + qui + sunt + em + bail + au + pere + et + celz + qui + en + sunt + hors + , + et + puis + celz + qui + sunt + oir + selonc + la + loi + , + et + puis + les + prochiens + paranz + . +

+

+ Maiz + toutez + + + lez + + + ces + + + choses + plorent + as + + + ancienz + + + anciens + + + , + mais + elez + reçurent + aucun + amendement + par + nostre + establisement + que + noz + feimes + des + personez + que + leur + pere + naturel + donent + à + autre + en + adoption + . + Et + noz + avonz + trové + aucun + cas + en + coi + li + fil + perdent + l + ' + eritage + à + lor + pere + naturel + par + l + ' + adoption + , + et + quant + il + estoient + miz + hors + del + bail + au + pere + adoptif + , + il + n + ' + avoient + l + ' + iretage + ne + à + l + ' + un + pere + ne + à + l + ' + autre + ; + mais + noz + amendanmes + ce + , + si + com + noz + avonz + en + costume + . + Et + escresinmes + . + i + . + etablisement + par + coi + noz + jujanmez + que + quant + li + peres + naturel + donne + à + . + i + . + autre + son + fil + en + adoption + , + toutes + sez + droitures + li + soient + gardees + entieres + autressi + conme + se + il + eust + toz + jors + esté + en + la + poesté + au + pere + naturel + et + n + ' + eust + onques + esté + + donnés + + + + en + + + adoption + , + fors + que + tant + sans + pluz + que + il + puise + venir + à + l + ' + iretage + au + pere + adoptif + se + il + muert + sanz + faire + testament + . + + + Mez + + + Mais + + + se + il + fet + testament + , + il + ne + puet + riens + avoir + de + son + heritage + ne + par + le + droit + citeain + ne + par + cel + au + prevost + , + ne + par + demander + la + possession + des + biens + contre + les + tablez + , + ne + par + acuser + le + testament + que + il + n + ' + est + pas + à + droit + + + fez + + + fes + + + , + car + il + n + ' + est + + + nuz + besoinz + + + nus + besoins + + + au + pere + adoptif + de + faire + le + son + oir + ne + desireter + le + par + non + , + + + por + + + par + + + ce + que + il + n + ' + est + aliéz + à + lui + par + nul + naturel + lien + ; + neis + se + il + est + avoés + de + . + iii + . + enfanz + maslez + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apelés + pipanianz + noz + + + n + ' + avonz + + + n + ' + avons + + + pas + le + conseil + au + senat + qui + est + apelés + pipanianz + , + qui + dist + que + + + . + iii + . + fil + sunt + avoé + , + cil + qui + les + avoe + en + puet + . + i + . + eslire + par + devant + les + autres + et + selonc + les + establisement + que + li + empereres + Pius + fist + , + il + li + doit + + + laisier + + + laissier + + + la + quarte + part + de + son + heritage + . + Mais + il + n + ' + est + pas + orandroit + ainsi + , + car + en + cest + caz + ne + li + est + pas + gardee + la + quarte + pars + de + l + ' + eritage + ne + il + n + ' + a + nule + action + de + chalongier + + + i + + + + nule + chose + . + Cil + que + li + peres + naturel + reçoit + en + adoption + est + + + eschptés + + + escheptés + + + de + nostre + establisement + , + car + il + a + l + ' + une + et + l + ' + autre + droiture + , + ce + est + la + naturel + et + cele + de + l + ' + adoption + et + noz + + + avangardé + + + avons + gardé + + + à + tele + adoption + les + anciennez + droitures + , + autresi + conme + se + cil + qui + est + hors + de + baill + + + ce + + + se + + + fust + donnés + en + adoption + ; + et + ces + chosez + puent + estre + conquilliez + especiaument + par + la + + + force + + + forme + + + des + devans + dis + + + establizsemenz + + + establisemenz + + + . +

+

+ Et + li + ancien + qui + pluz + amoient + + celz + qui + descendent + des + maslez + apeloient + à + l + ' + eritage + + + + as + + + aielz + les + neveus + et + les + nieces + qui + descendent + des + filz + , + et + lez + metoient + par + devant + + + celz + + + cels + + + qui + descendoient + des + fillez + ; + et + il + nomoient + par + non + de + cozin + les + neveus + qui + sunt + + + + + + nes + + + des + fillez + et + les + + + enfanz + + + enfans + + + as + nieces + , + et + les + apeloient + + + apréz + + + aprés + + + les + + + enfanz + + + enfans + + + az + fiz + à + l + ' + eritage + à + l + ' + aiel + ou + au + besaiel + de + par + la + mere + , + ou + en + ces + à + l + ' + aiele + ou + à + la + besaiele + de + par + le + pere + ou + de + par + la + mere + . + + + Maiz + + + Mais + + + li + saint + prince + ne + vodrent + pas + laisier + si + grant + tort + contre + nature + sanz + avenant + amendement + ; + maiz + por + ce + que + li + non + del + nevou + ou + del + enfant + au + neveu + est + + + conmunz + + + conmuns + + + à + celz + qui + descendent + des + filz + et + à + celz + qui + descendent + des + fillez + , + il + les + mistrent + toz + en + ordre + et + vodrent + que + li + un + fussent + autressi + prez + d + ' + avoir + l + ' + eritage + conme + li + autre + . + Mais + que + cil + aient + aucun + avantage + qui + sunt + garni + non + pas + tant + solement + de + l + ' + aide + de + nature + , + mais + de + cele + à + l + ' + ancien + droit + , + il + vodrent + que + la + partie + as + nevouz + ou + as + nieces + ou + as + autres + que + noz + avonz + avant + noméz + + + soient + + + soit + + + . + i + . + pou + amenuisie + , + si + que + il + aient + le + tiers + mainz + que + leur + mere + ou + lor + aiele + ne + devoit + avoir + , + ou + lor + peres + ou + lor + aiolz + de + par + pere + ou + de + par + mere + , + quant + la + fame + est + morte + de + cui + heritage + on + plaide + , + et + quant + il + reçoivent + l + ' + eritage + , + li + autre + n + ' + i + doient + pas + estre + apelé + . + Et + tot + autresi + conme + la + + + lois + + + loi + + + des + . + xii + . + tablez + apele + lez + nevouz + ou + les + nieces + à + l + ' + eritage + lor + aiol + + el + leu + de + lor + pere + , + lez + apele + li + ordenemens + as + princez + en + lieu + de + lor + mere + ou + de + lor + aielle + si + que + ele + soit + amenuisié + de + la + tierce + partie + , + si + + + com + + + conme + + + il + a + esté + establi + . +

+

+ Mais + por + ce + que + il + avoit + encore + doute + entre + les + paranz + de + par + le + pere + et + les + devant + dites + personez + , + por + ce + que + li + parant + de + par + le + pere + chalongoient + la + quarte + part + de + la + sustance + par + l + ' + autorité + d + ' + un + establisement + , + noz + desevranmes + de + nostre + code + le + devant + dit + establisement + ne + ne + vosimes + pas + que + il + fust + miz + del + volume + Theodose + . + Et + toute + droiture + est + tolue + as + devant + dis + paranz + par + nostre + establisement + , + et + si + avons + establi + que + quant + li + fil + as + filles + ou + as + nieces + sunt + fet + oir + , + cil + qui + descendent + des + filz + ou + des + neveuz + ne + chalongent + nule + partie + de + l + ' + eritage + au + mort + , + et + que + cil + qui + viennent + de + travers + ne + soient + pas + pluz + pres + de + ravoir + l + ' + iretage + que + cil + qui + descendent + droitement + del + mort + . + Et + encor + volonz + noz + que + cil + establisemens + vaille + selonc + sa + force + en + tel + maniere + , + ne + porquant + que + autresi + conme + li + ancien + establirent + que + li + heritagez + soit + departis + entre + les + filz + au + mort + et + ses + neveus + de + par + son + autre + fil + , + non + pas + selonc + les + persones + mes + selonc + celz + dont + eles + descendent + , + autresi + conmandons + noz + que + partie + soit + faite + entre + les + filz + au + mort + et + sez + neveuz + de + par + sa + fille + , + ou + entre + toz + les + neveuz + et + toutes + les + nieces + et + les + autres + personez + qui + + + apréz + + + aprés + + + + vienent + , + si + que + l + ' + une + et + l + ' + autre + leignie + ait + , + sanz + nul + amenuisement + , + la + partie + son + pere + ou + sa + mere + ou + son + aiel + ou + s + ' + aiole + , + si + que + se + il + en + a + d + ' + une + part + . + i + . + ou + . + ii + . + et + d + ' + une + part + . + iii + . + ou + . + iiii + . + , + li + uns + ou + li + + + dui + + + duie + + + aient + la + moitié + de + l + ' + eritage + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + parans + au + mort + de + par + son + pere + . + + +

+ Se + nuz + n + ' + est + propres + oirs + au + mort + , + ou + il + n + ' + i + a + nul + de + celz + que + li + prevoz + ou + li + establisement + apelent + à + estre + propre + oir + , + ne + qui + doie + avoir + l + ' + eritage + + + est + + + en + + + aucune + des + menieres + que + noz + avonz + avant + dites + , + li + heritages + apartient + lors + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + au + plus + prochain + parant + . +

+

+ Li + parant + + + seut + + + sont + + + , + si + conme + noz + + + avonz + + + avons + + + dit + el + premier + livre + , + cil + qui + sunt + joint + de + lynage + qui + vient + de + par + le + pere + . + Li + frere + qui + sunt + dont + d + ' + un + pere + sunt + itel + parant + , + ne + l + ' + on + ne + demande + pas + se + il + sunt + d + ' + une + mere + : + et + li + . + i + . + des + freres + et + li + filz + à + l + ' + autre + sunt + de + cel + meismes + nombre + , + et + li + filz + à + douz + frerez + : + et + par + ceste + raison + + + porronz + noz + + + porrons + nos + + + venir + à + plusors + degré + de + paranté + . + Cil + qui + naisent + aprés + la + mort + lor + peres + ont + les + droiturez + de + lynage + . + Ne + porquant + la + loiz + ne + done + pas + l + eritage + au + mort + à + toz + ses + parans + de + par + son + pere + , + mez + à + celz + qui + sunt + pluz + prochain + parant + , + + + quant + + + quand + + + il + est + certainne + chose + que + il + est + mors + sanz + faire + testament + . +

+

+ Droiture + de + paranté + use + par + adoption + si + conme + entre + les + filz + naturelz + à + aucun + et + ses + filz + + + adoptis + + + adoptiz + + + , + et + sanz + dote + il + ne + sunt + pas + apelé + proprement + parant + , + et + se + aucuns + paranz + , + si + conme + + + li + + + les + + + frerez + + ou + li + onclez + ou + autres + qui + soit + pluz + + + loingtainz + + + loingtaing + + + a + + + avec + + + avoé + + + aucun + , + il + n + ' + est + paz + doute + que + li + filz + adoptiz + ne + soit + + + paranz + + + parang + + + à + toz + les + paranz + son + pere + adoptif + . +

+

+ Li + masle + prennent + ouelment + l + ' + iretage + au + mort + par + droiture + de + + + paranté + + + parenté + + + , + ja + soit + ce + que + il + soient + parant + de + molt + loin + , + et + il + plot + az + ancienz + que + lez + famez + aient + l + ' + eritage + au + mort + par + droiture + de + lynage + se + eles + sont + ses + sereus + et + se + elez + sunt + pluz + lontaignes + , + eles + ne + l + ' + aient + + + paz + + + pas + + + . + Et + li + masle + soient + receu + à + lor + heritage + , + ja + soit + ce + que + il + + + soient + + + sunt + + + molt + lontaing + . + Et + por + ce + , + li + heritage + à + la + fille + ton + frere + ou + ton + oncle + ou + cil + à + lor + antain + + + apartienent + + + appartienent + + + à + toi + , + et + li + tiens + n + ' + + + apartient + + + appartient + + + pas + à + elez + , + et + ce + a + esté + establi + por + ce + que + il + fust + + + + plus + + + profitable + chose + que + li + droit + fussent + einsi + establi + que + li + heritage + vaignent + sovent + as + maslez + . + Mais + por + ce + que + il + fust + desloial + chose + que + eles + fussent + mises + del + tot + hors + , + autresi + conme + estranges + , + li + + + prevoz + + + prevos + + + + + le + + + les + + + reçoit + à + la + possession + des + biens + en + cele + partie + del + bannissement + en + coi + il + lor + premet + la + possession + des + biens + par + droiture + de + prochienité + , + et + eles + i + sunt + ainsi + receues + se + il + n + ' + i + a + nul + parant + ne + nul + pluz + prochien + . +

+

+ Et + la + lois + + + dez + + + des + + + . + xii + . + tables + n + ' + establi + pas + ce + ainz + comprist + simplece + , + qui + est + amie + as + + + laiz + + + loiz + + + , + et + apele + à + l + ' + eritage + toz + les + paranz + , + et + maslez + et + femelez + de + quel + degré + qu + ' + il + soient + , + à + la + maniere + de + propres + oirs + qui + sunt + apelé + ensamble + à + l + ' + eritage + . + Mez + li + senz + à + celz + qui + furent + es + + + mileu + + + milieu + + + , + ce + est + apréz + la + loi + des + . + xii + . + tablez + et + devant + l + ' + ordenement + as + empereors + , + perpansarent + une + soutillité + et + amenarent + avant + ceste + disferance + : + et + metoient + del + tot + les + famez + fors + de + l + ' + iretage + as + paranz + ; + tant + que + li + prevost + amendarent + petit + et + petit + l + ' + asperece + de + l + ' + ancien + droit + ou + aemplirent + par + humain + proposement + ce + que + li + falloient + , + et + mistrent + une + autre + ordre + en + lor + + + banissement + + + banisement + + + et + amenerent + avant + lynage + par + non + de + + + prochienité + + + prochieneté + + + et + lor + aidarent + par + la + + + posessionz + + + possessionz + + + des + bienz + + + + et + leur + promistrent + la + possession + des + bienz + + + . +

+

+ Noz + , + qui + sivonz + la + loi + des + . + xii + . + tablez + et + la + gardons + en + ceste + partie + , + + + prioonz + + + loonz + + + les + prevoz + et + lor + humanité + ; + non + porquant + noz + ne + trovons + pas + que + il + aient + plainement + secorru + à + ceste + cause + , + car + noz + ne + veons + pas + quant + lez + naturelz + droitures + et + celes + de + paranté + sunt + autresi + es + femelez + conme + es + + + malez + + + maslez + + + , + por + coi + li + masle + , + conbien + que + il + soient + lontaing + , + vienent + à + l + ' + eritage + à + touz + lor + paranz + , + ne + nule + des + famez + n + ' + i + puet + avenir + se + ele + n + ' + est + suer + au + mort + . + Et + por + ce + + + noz + + + + ramenonz + toutes + choses + an + plenier + estat + , + et + + + ce + livons + + + delivrons + + + cel + ordonement + à + la + droiture + des + . + xii + . + tablez + et + confremonz + par + nostre + establisement + que + toutez + les + loiauz + personez + qui + descendent + del + mort + , + que + que + ce + soient + ou + home + ou + famez + , + soient + apelees + as + droiturez + de + l + ' + eritage + de + coi + + + tesamens + + + testamenz + + + n + ' + a + pas + esté + faiz + selonc + ce + que + chascune + est + pluz + prochainne + , + ne + les + fames + n + ' + en + soient + pas + mises + hors + por + ce + que + eles + ne + sunt + pas + suers + au + mort + . +

+

+ Et + + + noz + + + nos + + + ajostons + à + nostre + establisement + que + . + i + . + sex + degrés + soit + tresportéz + de + la + droiture + de + lynage + à + avoir + l + ' + iretage + ; + si + que + li + fil + ou + la + fille + au + frere + ne + soient + pas + tant + solement + apelé + à + + + l + ' + iretage + + + l + ' + eritage + + + lor + oncle + , + mes + li + filz + ou + la + fille + à + la + sereur + + + + . + Mes + les + autres + personnes + par + devers + la + sereur + + + qui + sunt + pluz + lontaingnez + ne + viegnent + paz + à + l + ' + eritage + à + cel + oncle + ; + et + quant + cil + est + mors + qui + est + oncles + ou + + + filz + + + fils + + + son + frere + et + à + celz + à + sa + sereur + , + li + enfant + à + l + ' + un + et + à + l + ' + autre + i + viegnent + par + loial + droit + à + avoir + son + heritage + , + autresi + conme + s + ' + il + descendissent + tuit + de + ses + freres + ; + se + ainsiz + est + que + li + frere + ou + la + suer + soient + mort + . + Et + quant + ces + personez + reçoivent + l + ' + eritage + , + li + autre + degré + en + sunt + osté + del + tot + et + li + iretagez + ne + doit + pas + estre + departis + selonc + les + personez + , + mes + selonc + celz + de + cui + eles + descendent + . +

+

+ Se + li + parant + au + mort + sunt + de + divers + degréz + , + la + + + loiz + + + loi + + + des + . + xii + . + tables + apele + le + pluz + prochien + à + avoir + son + hiretage + ; + si + conme + se + li + mors + a + un + frere + et + + + le + + + li + + + fil + a + . + i + . + autre + frere + qui + est + mors + , + ou + . + i + . + oncle + , + li + freres + est + li + pluz + prochiens + d + ' + avoir + l + ' + eritage + . + Et + ja + soit + ce + que + la + loiz + apele + le + plus + prochien + par + singuler + nombre + , + ne + por + quant + il + n + ' + est + pas + dote + que + se + il + sunt + plusors + d + ' + un + meismes + degré + que + il + ne + soient + tuit + receu + , + quar + l + ' + on + entent + le + prochain + par + plusors + degréz + , + et + non + porquant + il + n + ' + est + pas + doute + que + li + heritagez + + + n + ' + aparteingne + + + n + ' + apparteigne + + + + + + aus + parenz + + + , + ja + soit + ce + que + il + soient + tuit + d + ' + un + degré + . +

+

+ Et + se + aucunz + muert + sanz + faire + testament + + + + l + ' + on + garde + li + quieus + estoit + li + plus + prochiens + de + lui + ou + tans + que + il + fu + mors + ; + et + se + aucunz + muert + quant + il + a + fet + testament + + + , + l + ' + on + demande + qui + est + ses + pluz + prochains + paranz + el + tenz + à + coi + il + conmence + à + estre + certainne + chose + que + nuz + n + ' + est + + + n + ' + oirs + + + oirs + + + de + cel + testament + ; + et + lors + entent + l + ' + en + proprement + que + il + fu + + + mors + + + morz + + + sanz + testament + . + Et + ce + est + esclairié + aucune + foiz + lonc + tenz + apréz + sa + mort + , + et + il + avient + sovent + dedenz + ce + que + + + il + + + cil + + + muert + qui + estoit + li + pluz + prochiens + paranz + à + celui + qui + fist + son + testament + et + . + i + . + autres + conmence + à + estre + ses + pluz + prochains + , + qui + ne + l + ' + estoit + pas + el + tenz + que + li + testamenz + fu + faiz + . +

+

+ Il + plaisoit + dont + as + ancienz + que + la + droiture + d + ' + avoir + lez + heritagez + ne + fust + paz + en + cele + meniere + , + ce + est + que + , + ja + soit + ce + que + li + pluz + prochainz + qui + est + apeléz + à + l + ' + eritage + selonc + les + choses + que + noz + avons + dites + muire + ainz + que + il + reçoive + l + ' + eritage + , + ne + porquant + cil + qui + vienent + aprés + par + loial + droit + n + ' + i + soient + pas + receu + . + Et + li + prevost + amendarent + ce + , + + + mes + + + mais + + + nel + laisarent + pas + del + tot + sanz + besoigne + d + ' + aide + , + ains + i + apeloient + les + pluz + prochains + de + par + la + mere + et + metoient + arriere + celz + de + par + le + pere + . + Mes + noz + qui + volonz + que + riens + ne + faille + au + parfet + droit + avons + confremé + , + + + que + + + par + + + nostre + establisement + que + noz + feimes + por + humanité + de + la + droiture + des + personnes + , + que + li + heritage + ne + sunt + paz + deveé + as + autres + paranz + , + por + ce + que + li + pluz + prochains + est + mors + ; + por + ce + meesmement + que + à + recevoir + les + + + faisés + desgradéz + + + faissés + del + gardez + + + : + quant + li + premiers + degrés + faut + , + l + ' + + + un + + + an + + + prant + l + ' + autre + apréz + , + et + ce + qui + est + tenable + el + faisel + n + ' + estoit + pas + otroié + el + gaaing + . +

+

+ Autresi + est + apelés + à + l + ' + eritage + li + peres + au + mort + qui + o + fiance + met + son + fil + ou + sa + fille + ou + son + neveu + ou + sa + niece + hors + de + son + baill + , + et + ce + est + amené + avant + par + nostre + establisement + , + que + il + apere + que + li + fil + soient + toz + jors + mis + hors + de + baill + o + fiance + , + car + ce + n + ' + est + paz + tenable + entre + + + lez + + + les + + + ancienz + , + se + li + peres + ne + met + + + lez + + + les + + + enfanz + hors + de + son + baill + especialment + o + fiance + . +

+
+
+ + + Cist + Cil + + titres + est + del + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + tertulianz + . + + +

+ La + loiz + des + . + xii + . + tables + + + ou + soit + + + usoit + + + de + si + estroit + droit + que + ele + recevoit + + + lez + + + les + + + malez + à + l + ' + eritage + et + en + metoit + arriere + la + leignie + qui + descent + des + fames + , + si + qu + ' + antre + la + mere + et + + + le + + + li + + + fil + n + ' + + + et + + + iert + + + nule + droiture + d + ' + avoir + li + unz + l + ' + iretage + à + l + ' + autre + , + fors + tant + sanz + pluz + que + li + prevoz + les + apeloit + à + la + possession + des + biens + . +

+

+ Mez + ces + destreces + + + de + droit + + + + ont + puis + esté + amendees + , + et + li + empereres + Claudius + fu + li + premiers + qui + otroia + que + la + mere + eust + l + ' + iretage + son + fil + aprés + sa + mort + por + conforter + soi + de + son + fil + que + ele + a + perdu + . +

+

+ Et + il + fu + aprés + establi + + + ou + + + au + + + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + + + tribulianz + + + tertulianz + + + , + qui + fu + faiz + el + tenz + au + saint + empereur + Adrian + , + que + la + mere + qui + est + naturelment + franche + qui + a + . + iii + . + anfanz + , + et + cele + qui + a + esté + franchie + qui + en + a + . + iiii + . + , + soit + receue + à + avoir + + + les + + + lez + + + bienz + à + ses + filz + ou + à + ses + filles + qui + + muerent + sanz + faire + testament + , + ja + soit + ce + que + ele + est + en + la + poesté + son + pere + , + si + que + se + ele + est + sozmise + à + autrui + droiture + , + ele + le + reçoive + par + le + conmandement + à + celui + à + qui + ele + est + sozmise + . +

+

+ Maiz + li + enfant + au + mort + qui + sunt + en + sa + poesté + sunt + mis + par + devant + la + mere + , + + + et + si + que + il + + + ou + cil + qui + + + sunt + en + lieu + de + ses + propres + oirs + , + del + quel + degré + que + il + soient + , + ou + del + premier + ou + del + + + plus + + + pluz + + + lontaing + . + Et + se + la + fille + est + morte + , + ses + filz + ou + sa + fille + sunt + selonc + les + establisemens + plus + pres + d + ' + avoir + son + heritage + que + sa + mere + , + et + li + peres + au + mort + ou + à + la + morte + est + pluz + pres + d + ' + avoir + son + heritage + que + sa + mere + , + mez + son + aiel + n + ' + en + est + pas + pluz + prez + . + Li + freres + au + mort + soloit + metre + sa + mere + hors + de + son + heritage + , + et + sa + suer + i + estoit + receue + o + la + mere + ; + mais + se + il + i + avoit + . + i + . + frere + et + une + suer + et + sa + mere + qui + fust + chargie + d + ' + enfanz + , + li + frerez + en + metoit + hors + la + mere + ; + et + se + il + n + ' + avoit + + + mere + + + meres + + + , + li + heritages + estoit + conmunz + à + son + frere + et + à + sa + suer + , + et + li + uns + en + devoit + avoir + autretant + conme + li + + + autrez + + + autres + + + . +

+

+ Maiz + noz + vosinmez + secorre + à + la + mere + par + . + i + . + establisement + que + noz + meismes + en + nostre + code + et + + + regardanmez + + + regardanmes + + + à + la + nature + et + as + peris + del + enfantement + et + à + ce + que + lez + meres + en + muerent + sovent + . + Et + por + ce + croions + noz + que + il + est + male + chose + que + li + cas + d + ' + aventure + lor + tort + à + damage + , + car + se + cele + qui + est + naturelment + franche + n + ' + a + eu + . + iii + . + enfanz + , + ou + cele + qui + a + esté + franchie + n + ' + en + a + eu + + . + iiii + . + , + por + ce + n + ' + est + il + pas + + + drois + + + droiz + + + que + ele + soit + mise + hors + de + l + ' + eritage + à + ses + enfanz + , + car + en + ce + n + ' + a + ele + rien + meffet + se + ele + a + eu + pou + d + ' + enfanz + , + et + noz + avonz + doné + + + premierement + + + plenierement + + + as + meres + le + loial + droit + , + queles + que + elez + soient + , + ou + naturelment + franches + ou + + + franchiez + + + franchies + + + ; + et + se + eles + ont + eu + ou + . + iii + . + enfanz + ou + . + iiii + . + ou + se + eles + n + ' + ont + eu + que + celui + ou + cele + de + qui + heritage + li + plaiz + est + , + elez + soient + apelees + à + avoir + l + ' + eritage + . +

+

+ + + Maiz + + + Mais + + + por + ce + que + li + establisement + qui + + + en + eschoient + + + encerchoient + + + les + loiaus + droiturez + de + l + ' + iretage + et + aidoient + en + partie + à + la + mere + et + la + grevoient + en + partie + , + et + ne + l + ' + apeloient + paz + à + l + ' + eritage + tot + ensamble + , + ainz + l + ' + en + sostraioient + en + aucun + cas + la + tierce + part + et + la + donoient + à + autres + certaines + persones + et + faisoient + le + contraire + en + + + autrez + cas + + + autres + caz + + + , + il + noz + plot + par + + + droite + + + droit + + + voie + et + par + simple + que + la + mere + soit + mise + par + devant + totez + les + loiauz + personez + , + et + ait + sanz + nul + amenuisement + l + ' + eritage + à + ses + fiz + , + esceptés + le + frere + et + la + seror + , + que + tot + + + autresi + + + autressi + + + com + noz + la + metons + par + devant + totez + autres + ordrez + metonz + nos + par + devant + lui + toz + les + freres + et + les + sereurs + à + recevoir + l + ' + eritage + , + en + tel + meniere + non + porquant + que + se + il + n + ' + i + a + que + les + sereurs + au + mort + ou + à + la + morte + et + sa + mere + , + la + mere + ait + la + moitié + de + l + ' + eritage + et + toutes + lez + suers + en + aient + l + ' + autre + moitié + . + Se + aucuns + ou + aucune + muert + sanz + faire + testament + et + sa + mere + remaint + ou + . + i + . + freres + ou + pluseurs + ou + seul + ou + sereurs + , + sez + hiretages + soit + departis + selonc + lez + persones + . +

+

+ Mes + tot + autresi + conme + noz + avonz + porveu + les + meres + , + convient + il + que + eles + porvoient + à + lor + + + leignies + + + leignés + + + . + Elez + sachent + dont + que + se + elez + + + n + ' + ont + + + ne + quierent + + + desfendeeurs + à + lor + enfanz + ou + eles + sunt + negligenz + de + demander + autres + dedenz + l + ' + an + en + lieu + de + celui + qui + est + trop + lontainz + , + ou + qui + s + ' + escuse + de + la + garde + , + elez + seront + par + droit + mises + arriere + de + lor + heritage + se + il + + + mourent + + + muerent + + + dedenz + eage + . +

+

+ Et + ja + soit + ce + que + li + filz + ou + la + fille + soit + de + porchas + , + non + porquant + la + mere + puet + bien + estre + receue + à + avoir + sez + biens + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apelés + + + tribulianz + + + tertulianz + + + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + del + conseil + au + senat + qui + est + apelés + orficianz + . + + +

+ Encontre + ce + , + li + enfant + sunt + receu + à + avoir + les + bienz + leur + meres + qui + muerent + sanz + faire + testament + , + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + orphisianz + , + qui + fu + faiz + quant + Orphices + et + Ruphus + estoient + consillier + , + qui + fu + + + fés + + + fez + + + el + tanz + a + l + ' + empereor + Marc + , + par + coi + li + heritages + à + la + mere + est + donnés + au + fil + et + à + la + fille + , + ja + soit + ce + que + il + soient + sozmis + à + autrui + droiture + , + et + + + i + + + il + + + sunt + mis + par + devant + toz + les + parans + à + la + mere + qui + est + morte + . +

+

+ Mais + porce + + que + li + neveu + n + ' + estoient + pas + apelé + à + l + ' + eritage + leur + aiele + par + le + conseil + au + senat + , + ce + fu + puis + amendé + par + les + establisemenz + az + princes + , + si + que + li + neveu + ou + les + nieces + i + soient + apelees + autresi + bien + conme + li + fil + ou + lez + filles + . +

+

+ Et + l + ' + on + doit + savoir + que + li + heritage + qui + eschient + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + tertulianz + et + par + celui + qui + est + apelés + orphicianz + ne + sunt + pas + perdu + par + amenuisement + de + chief + + + + par + la + riulle + par + coi + li + nouvel + heritage + ne + perissent + pas + par + amenuisement + de + chief + + + , + mais + cil + sanz + plus + qui + eschient + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + . +

+

+ Et + l + ' + on + doit + savoir + au + darrenier + que + li + enfant + qui + sunt + de + porchas + sunt + receu + à + l + ' + eritage + lor + mere + par + le + conseil + au + senat + . +

+

+ Se + plusor + sunt + oir + selonc + lez + lois + , + et + li + unz + refuse + l + ' + eritage + , + et + il + sunt + enpaiechié + par + mort + ou + par + autre + cause + , + si + que + il + ne + le + puent + recevoir + , + lor + partie + doit + estre + as + autrez + ; + et + se + cil + qui + reçurent + lor + parties + muerent + avant + , + les + parties + à + celz + qui + ne + les + reçurent + + + paz + + + pas + + + doivent + estre + as + oirs + à + celz + qui + sunt + mort + . +

+
+
+ + Cist + titres + + et + est + + conmant + heritages + vient + as + paranz + de + par + la + mere + . + + +

+ Apréz + les + propres + oirs + , + et + aprés + celz + que + li + prevost + et + li + establisement + apelent + as + heritagez + entre + les + propres + oirs + , + et + aprés + celz + qui + sunt + oir + selonc + les + lois + de + coi + li + parant + au + mort + sunt + qui + vienent + de + par + son + pere + , + et + cil + + + qui + + + que + + + li + devant + dit + conseil + au + senat + et + nostre + establisement + i + apelent + , + apele + li + prevoz + les + paranz + de + + + par + + + par + + + la + mere +

+

+ en + cele + partie + del + banissement + + l + ' + + + en + + + on + + + regarde + au + naturel + linnage + . + Quar + li + parant + au + mort + de + par + son + pere + qui + ont + sosfert + amenuisement + de + chief + et + cil + qui + vienent + d + ' + elz + ne + sunt + pas + conté + entre + lez + loiauz + oirs + , + selonc + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + mez + li + prevoz + les + apele + à + l + ' + eritage + en + la + tierce + ordre + , + ce + est + apréz + les + frerez + et + apréz + lez + paranz + de + par + le + pere + , + et + apréz + + + celz + + + cels + + + de + par + la + mere + , + esceptés + tant + solement + le + frere + et + la + seror + qui + sunt + hors + de + bail + , + et + ne + mie + leur + enfanz + que + la + loiz + que + Anastasius + fist + apele + à + l + ' + eritage + o + lez + frerez + qui + ont + lor + droiture + toute + entiere + , + ne + porquant + ce + n + ' + est + paz + o + + + celz + + + oelz + + + parties + , + mez + o + aucun + amenuisement + que + l + ' + en + puet + legierement + entendre + par + lez + paroles + de + l + ' + establisement + . + Et + il + lez + met + par + devant + lez + autrez + paranz + de + par + le + pere + qui + sunt + pluz + lontaing + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + aient + paz + sosfert + amenuisement + de + chief + et + par + devant + lez + paranz + de + par + la + mere + . +

+

+ Li + prevoz + apele + el + tierz + + + lui + + + liu + + + par + non + de + lynage + à + l + ' + eritage + celz + qui + vienent + de + + + trevers + + + travers + + + de + par + la + mere + au + mort + . +

+

+ Et + li + enfant + qui + sunt + en + la + poesté + à + leur + pere + adoptif + sunt + apelé + en + cest + meismez + degré + à + l + ' + eritage + à + leur + pere + naturel + . +

+

+ Il + est + aperte + chose + que + li + enfant + qui + sunt + de + porchas + n + ' + ont + nul + parant + de + par + leur + peres + , + car + l + ' + on + ne + set + qui + est + lor + peres + , + et + par + cele + meismez + raison + apert + il + que + il + ne + sunt + paz + frere + , + mez + il + ont + paranz + de + par + leur + mere + tant + + + solement + + + seulement + + + , + autresi + com + il + ont + + + freres + + + frerez + + + de + par + leur + mere + . + La + possessionz + des + bienz + apartient + dont + à + toz + celz + de + ce + + le + partie + dont + il + sunt + parant + . +

+

+ Il + est + necessaire + chose + que + noz + soions + amonesté + en + cel + liu + que + aucuns + est + receus + à + l + ' + eritage + par + la + + + droiture + + + nature + + + dou + lynage + qui + vient + de + par + le + pere + au + mort + , + ja + soit + ce + que + il + soit + el + disime + degré + , + de + coi + que + noz + anqueronz + , + ou + de + la + loi + des + . + xii + . + tablez + ou + del + banissement + au + prevost + , + par + coi + li + prevoz + premet + que + il + donra + à + loiaus + oirs + la + possession + dez + bienz + . + Et + cil + qui + vienent + de + par + la + mere + le + puent + avoir + dusques + au + siste + degré + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + degrés + de + linnage + . + + +

+ Il + est + mestiers + en + cest + liu + + + + de + dire + + + conment + li + degré + del + lynage + sunt + conté + . + Et + noz + devonz + premierement + estre + amonesté + en + ceste + chose + que + unz + lynagez + est + contés + en + amontant + , + et + li + autrez + en + avalant + , + et + li + autres + de + travers + , + que + l + ' + en + apele + de + costé + . + Li + lynages + qui + vient + en + amontant + est + li + peres + et + li + aielz + ; + cil + qui + vient + en + avalant + est + li + filz + et + li + neveu + ; + cil + qui + + + vienent + + + vient + + + de + travers + est + li + freres + et + la + suers + , + et + cil + qui + descendent + d + ' + + + elz + + + els + + + et + les + + + onclez + + + oncles + + + et + lez + antains + de + par + pere + et + de + par + mere + . + Et + li + + + lynagez + + + lynages + + + qui + naist + an + amontant + , + et + cil + qui + vient + en + avalant + conmence + del + premier + degré + , + mais + cil + qui + est + contés + del + travers + conmence + del + secont + . +

+

+ El + premier + degré + sunt + li + pere + et + la + mere + . +

+

+ El + secont + degré + en + avalant + sunt + li + fil + et + les + fillez + , + el + secont + en + amontant + + sunt + li + aiel + et + lez + aieles + , + el + secont + de + + + traverz + + + travers + + + li + frere + et + la + suer + . +

+

+ El + tiers + en + amontant + , + li + besaiel + et + la + besaiele + , + el + tierz + en + avalant + li + niéz + et + la + niece + , + el + tiers + de + travers + li + filz + ou + la + fille + au + frere + ou + a + la + suer + , + et + li + freres + ou + la + suer + au + pere + et + a + la + mere + . +

+

+ El + quart + degré + en + amontant + sunt + li + tiers + aiel + et + la + tierce + aiele + , + el + quart + degré + en + avalant + sunt + li + enfant + au + neveu + ou + a + la + niece + , + el + quart + degré + de + travers + sunt + li + neveu + et + les + nieces + au + frere + ou + à + la + suer + , + et + li + freres + à + la + suer + à + l + ' + aiel + ou + à + l + ' + aiele + , + et + li + cozin + des + freres + et + des + suers + qui + en + descendent + . + Et + aucun + quident + que + cil + soient + apelé + cozin + + + + par + droit + + + qui + sunt + + de + . + ii + . + suers + , + et + cil + soient + apelé + + + + germain + + + qui + sunt + + de + . + ii + . + freres + . + Et + se + fillez + naissent + des + . + ii + . + freres + , + elez + sunt + apelees + germainnez + . +

+

+ El + quint + degré + en + amontant + sunt + li + quart + aiel + et + la + quarte + aiele + , + el + quint + degré + en + avalant + sunt + li + enfant + as + enfanz + au + neveu + ou + à + la + niece + , + el + quint + degré + de + travers + sunt + li + enfant + as + enfanz + + + + à + ceus + + + qui + sunt + + de + frere + ou + de + sereur + , + et + li + frere + et + la + suer + au + besaiel + et + à + la + besaiele + , + et + li + filz + ou + la + fille + as + + + cousinz + germainz + + + cosins + gremainz + + + à + l + ' + + + aiel + + + aiele + + + ou + à + l + ' + aiele + . +

+

+ El + siste + degré + en + amontant + sunt + li + quins + aiele + et + la + quinte + aiele + , + el + siste + degré + + + an + + + en + + + a + + valant + sunt + li + neveu + as + enfanz + au + neveu + ou + à + la + niece + , + el + siste + degré + de + travers + sunt + li + neveu + as + neveuz + au + frere + et + à + la + suer + , + et + li + frerez + à + la + suer + au + tiers + aiel + ou + à + la + tierce + aiele + , + et + cil + qui + sunt + + de + cozins + germains + ou + de + cosines + germainnez + . +

+

+ Il + noz + sosfist + bien + conment + noz + avons + mostré + dusqu + ' + à + ci + conment + li + degré + del + lynage + sunt + conté + . + Car + par + ces + puet + on + entendre + conment + noz + devonz + conter + celz + qui + sunt + outre + , + car + chascune + persone + qui + est + nee + va + . + i + . + degré + avant + , + si + que + il + est + pluz + legiere + chose + à + respondre + en + quel + degré + chascuns + est + que + il + ne + seroit + à + conter + son + lynage + de + chief + en + chief + . +

+

+ Et + li + lynages + de + par + le + pere + est + contés + tot + autresi + conme + cil + de + par + la + mere + . +

+

+ Maiz + por + ce + que + l + ' + en + croit + mielz + ce + que + l + ' + en + voit + que + ce + que + l + ' + en + oit + , + il + noz + samble + que + il + est + necessaire + chose + , + aprés + ce + que + noz + avonz + aconté + lez + degréz + , + que + il + + + soit + + + soient + + + escrit + en + cest + livre + , + si + que + + + + li + + + jone + home + puissent + savoir + la + doctrine + dez + degréz + et + par + oïr + et + par + veoir + . +

+

+ Il + est + certaine + chose + que + la + partie + del + banissement + en + coi + la + possessions + des + bienz + est + premise + par + non + de + lynage + n + ' + apartient + pas + au + linage + as + sers + , + car + telz + lynagez + n + ' + estoit + contéz + par + nule + des + ancienez + loiz + . + Maiz + noz + avonz + establi + par + nostre + humanité + en + nostre + establisement + que + noz + feimez + de + la + droiture + del + patronage + , + qui + estoit + ozcure + et + confuse + jusqu + ' + a + no + tenz + , + + que + se + aucuns + sers + a + . + i + . + enfant + ou + pluseurs + de + fame + franche + ou + de + serve + , + ou + que + se + une + fame + serve + a + enfant + de + frans + home + ou + de + serf + et + li + peres + ou + la + mere + vienent + à + franchise + , + cil + qui + sunt + + de + mere + serve + ont + guaiegnié + franchise + , + ou + quant + lez + famez + estoient + franchez + et + li + home + estoient + serf + , + il + vindrent + aprés + ce + à + franchise + , + tuit + tel + enfant + vienent + à + l + ' + eritage + leur + pere + ou + leur + mere + , + si + que + la + droiture + de + patronage + n + ' + ait + nul + lieu + en + ceste + partie + . + Et + noz + apelonz + telz + enfanz + non + pas + tant + solement + à + l + ' + eritage + lor + peres + , + mais + l + ' + un + à + l + ' + eritage + à + l + ' + autre + , + comment + que + il + soient + , + ou + + + + se + + + cil + qui + furent + + en + servage + et + puis + ont + esté + franchi + sunt + tuit + seul + , + ou + se + il + i + a + o + elz + autres + qui + ont + esté + conceu + apréz + ce + que + li + peres + et + la + mere + furent + franchi + , + ou + se + il + sunt + d + ' + un + pere + + + ou + + + et + + + d + ' + une + mere + ou + de + divers + mariagez + , + à + la + samblance + de + celz + qui + sunt + + de + + + droiturier + + + droituriers + + + mariagez + . +

+

+ Il + apert + dont + que + cil + qui + sunt + d + ' + un + meismes + degré + de + linnage + ne + sunt + pas + toz + jorz + apelé + à + l + ' + eritage + , + ne + cil + qui + est + li + pluz + prochains + par + lynage + n + ' + est + pas + toz + jorz + plus + + + prez + + + pres + + + d + ' + avoir + l + ' + eritage + ; + quar + por + ce + que + cil + qui + sunt + propre + oir + et + cil + que + noz + avonz + nombré + entre + les + proprez + oirs + sunt + pluz + prez + d + ' + avoir + + + l + ' + eritage + + + + que + nuz + + + autrez + + + autres + + + , + il + apert + que + li + niés + ou + la + niece + au + fil + au + mort + qui + sunt + el + quart + degré + sunt + pluz + pres + de + l + ' + eritage + que + ses + freres + ou + sa + suers + qui + sunt + en + secont + degré + , + ne + il + n + ' + a + point + de + disferance + se + il + sunt + en + la + poesté + à + celui + qui + muert + ou + il + n + ' + i + sunt + paz + , + ou + se + il + sunt + maslez + ou + femelez + . +

+

+ Quant + il + n + ' + i + a + nul + des + propres + oirs + + + ne + de + celz + que + noz + avons + contés + entre + les + proprez + oirs + + + + , + li + parant + par + devers + le + pere + sunt + pluz + pres + d + ' + avoir + l + ' + eritage + que + cil + par + devers + la + mere + , + ja + soit + ce + que + il + soient + de + pluz + + + lontaing + + + lointains + + + degré + , + car + li + filz + ou + li + niéz + à + l + ' + oncle + au + mort + par + devers + son + pere + est + pluz + + + prez + + + pres + + + d + ' + avoir + son + heritage + que + sez + oncles + par + devers + sa + mere + . + Noz + avonz + dit + que + li + plus + prochain + parant + au + mort + par + devers + la + mere + + + doit + + + doivent + + + avoir + son + heritage + , + ou + se + il + sunt + dui + ou + pluz + de + coi + li + uns + li + soit + autresi + prochains + conme + li + autrez + , + il + i + doivent + estre + apelé + ensamble + toutez + les + fois + que + il + n + ' + i + a + nul + des + propres + oirs + ne + de + celz + qui + sunt + en + + + conpes + + + conte + + + de + proprez + oirs + , + ne + de + ses + paranz + de + par + son + pere + esceptés + le + frere + et + la + sereur + qui + sunt + hors + de + bail + qui + sunt + apelé + à + l + ' + eritage + à + leur + freres + et + à + leur + sereurs + , + quar + ja + soit + ce + que + il + aient + sosfert + amenuisement + de + chief + , + ne + porquant + il + sunt + mis + par + devant + toz + lez + paranz + par + devers + le + pere + qui + sunt + + de + pluz + lontaing + degré + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + l + ' + eritage + a + celz + qui + sunt + franchi + . + + +

+ Or + voionz + dez + bienz + à + cels + qui + ont + esté + franchi + . + Il + lisoit + jadis + à + celui + qui + avoit + esté + franchis + que + il + trespasast + en + son + testament + son + patron + sanz + nule + paine + , + car + la + loiz + des + . + xii + . + tablez + apeloit + le + patron + à + l + ' + eritage + à + celui + que + il + avoit + franchi + , + se + cil + qui + avoit + esté + franchis + moroit + sanz + faire + testament + et + ne + laisoit + nul + propre + oir + . + Et + se + il + laisoit + nul + propre + oir + , + li + patronz + n + ' + avoit + nule + droiture + en + sez + biens + ; + et + se + il + laisoit + oir + de + sez + filz + naturelz + , + li + patronz + n + ' + i + avoit + nule + partie + , + mais + se + cil + estoit + de + sez + filz + adoptiz + , + ce + estoit + apers + tors + que + li + patronz + n + ' + i + eut + nule + droiture + . +

+

+ Et + por + ce + la + desloiautés + de + la + loi + fu + apréz + ce + amendee + par + le + banissement + au + prevost + . + Se + cil + qui + avoit + esté + franchis + faisoit + dont + testament + , + il + estoit + ainsi + devisé + que + il + li + convenoit + laisier + au + patron + la + moitié + de + sez + biens + , + et + se + il + ne + li + laisoit + riens + ou + il + li + lisoit + mains + que + la + moitié + de + sez + bienz + , + la + possessions + de + la + moitié + de + sez + bienz + estoit + donee + au + patron + contre + les + tablez + del + testament + . + Et + se + il + moroit + sanz + faire + testament + et + il + lisoit + . + i + . + propre + oir + qui + estoit + sez + fiz + adoptif + , + la + possessionz + de + la + moitié + de + sez + bienz + estoit + + + + autresi + + + donee + + au + patron + + + ou + autresi + + + + + + contre + + + contre + + + + + cest + + + son + + + propre + oir + . + Maiz + li + fil + naturel + soloient + valoir + à + celui + qui + avoit + estés + franchis + à + metre + son + patron + hors + de + son + heritage + , + non + paz + tant + solement + cil + + + qui + + + qu + ' + il + + + avoit + an + sa + poesté + el + tenz + de + sa + mort + , + maiz + cil + qui + estoit + hors + de + son + baill + ou + que + il + avoit + + + donés + + + donnés + + + en + adoption + , + se + il + estoient + fet + oir + d + ' + + + aucune + + + aucunne + + + partie + + il + estoient + trespassé + , + et + demandoient + par + le + banisement + au + prevost + la + possession + dez + bienz + contre + les + tablez + del + testament + , + car + cil + qui + estoient + desherité + par + non + ne + metoient + à + nule + maniere + le + patron + hors + . +

+

+ Et + aprés + ce + furent + + + acreuez + + + acreuz + + + par + la + loi + que + Papius + fit + lez + droiturez + as + patrons + qui + avoient + riches + sers + que + il + avoient + franchis + , + car + il + est + contenu + en + cele + loi + que + , + se + cil + qui + a + esté + franchis + a + patremoinne + qui + vaille + . + cm + . + estrelinz + et + il + a + mainz + de + . + iii + . + enfanz + , + se + il + fet + testament + ou + il + muert + sanz + testament + , + li + patronz + ait + autretant + de + sez + bienz + conme + . + i + . + de + sez + enfanz + . + Et + por + ce + , + se + cil + qui + a + esté + franchiz + a + . + i + . + fil + ou + une + fille + , + sez + patrons + ait + la + moitié + de + sez + bienz + autresi + conme + se + il + fust + mors + sanz + anfanz + . + Et + se + il + laisoit + . + ii + . + enfanz + , + la + tierce + partie + estoit + deue + à + son + patron + , + et + se + il + en + laisoit + . + iii + . + , + li + patrons + estoit + del + tot + mis + hors + . +

+

+ Mez + noz + establisemens + que + noz + feimez + par + brief + traitié + juja + ces + causez + en + tel + maniere + que + , + se + cil + ou + celes + qui + ont + esté + franchi + ont + mains + de + . + c + . + deniers + d + ' + or + , + car + ainsiz + esprovons + noz + la + some + qui + est + contenue + en + la + + devant + dite + loi + que + . + i + . + deniers + d + ' + or + soit + contés + por + . + m + . + estrelinz + , + li + patronz + n + ' + ait + riens + en + lor + heritage + , + se + ainsis + est + que + il + face + testament + + + + . + Mez + se + il + muerent + sanz + faire + testament + + + et + il + n + ' + ont + nul + enfant + , + la + droiture + que + li + patron + avoient + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + lor + est + lors + gardee + . + Et + se + il + ont + plus + de + . + c + . + deniers + d + ' + or + et + il + ont + enfanz + ou + autres + qui + puissent + avoir + la + possession + de + lor + + + biens + + + bien + + + par + le + banissement + au + prevost + ou + . + i + . + ou + pluseur + , + del + quel + degré + que + il + soient + et + quel + que + il + soient + ou + masle + ou + femelez + , + noz + volonz + que + il + aient + l + ' + eritage + leur + peres + et + li + patron + et + lor + lyngnie + en + soient + mis + hors + del + tot + . + Et + se + il + muerent + sanz + enfans + et + sanz + faire + testament + , + noz + apelons + leur + patron + et + leur + patrones + à + lor + heritage + et + se + il + firent + testament + et + il + trespaserent + lor + + + patrons + + + patronz + + + et + lor + patronez + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + avoient + nus + enfanz + ou + il + en + avoient + , + mes + il + les + desiretent + par + non + , + ou + lor + mere + ou + lor + aiele + de + par + lor + mere + les + trespaserent + , + si + que + lor + + + testamens + + + testamenz + + + ne + puise + pas + estre + acuséz + que + il + n + ' + aient + esté + fait + + + + par + droit + + + , + lors + aient + li + patron + selonc + nostre + establisement + par + demander + la + possessions + des + bienz + contre + lez + tablez + , + non + pas + la + moitié + de + l + ' + eritage + conme + il + avoient + avant + , + mais + la + tierce + part + , + ou + ce + qui + lor + faut + de + la + tierce + part + lor + soit + parfet + par + nostre + establisement + , + se + cil + ou + celles + qui + ont + esté + franchi + lor + avoient + laisié + mains + que + la + tierce + part + et + il + aient + cele + partie + si + quite + et + si + + franche + que + il + ne + covegne + que + il + , + ne + lor + enfanz + , + en + paient + ne + lais + n + ' + autre + chose + qui + lor + soit + enjointe + , + maiz + tote + la + charge + de + l + ' + eritage + veigne + as + oirs + à + celui + ou + à + cele + qui + ont + esté + tranchi + . + Et + noz + asanblanmes + es + devant + dis + establisemens + pluseurs + autres + cas + que + noz + veimez + qui + + + sunt + + + sont + + + necessaire + à + cest + ordenement + ; + que + li + patron + et + li + patrones + et + leur + enfant + ou + cil + qui + vienent + de + travers + jusques + au + quint + degré + soient + apelé + à + l + ' + eritage + à + celz + qui + + + sunt + + + sont + + + franchi + , + si + conme + l + ' + on + puet + entendre + par + cel + establisement + , + si + que + se + uns + patrons + ou + une + patrone + ou + pluseur + ont + enfanz + , + cil + qui + est + li + pluz + prochienz + à + celui + qui + franchi + le + serf + ou + la + serve + soit + apeléz + à + l + ' + eritage + à + celui + ou + à + cele + qui + ont + esté + franchi + , + et + li + heritagez + soit + departis + selonc + les + persones + et + ne + mie + selonc + celz + de + cui + eles + descendent + ; + et + ceste + meimez + meniere + soit + gardee + en + celz + qui + vienent + de + travers + , + quar + pou + s + ' + en + faut + que + la + droiture + de + telz + heritages + ne + s + ' + accorde + + + + pas + + + à + la + droiture + de + l + ' + eritage + à + celz + qui + sunt + naturelment + franc + . +

+

+ Maiz + ce + doit + estre + dit + de + celz + qui + vienent + à + pleniere + franchise + , + et + ne + mie + de + celz + qui + ne + sunt + franc + que + à + lor + vie + , + ne + de + celz + qui + sunt + franchi + par + tel + maniere + que + il + soient + en + servage + tote + lor + vie + et + franc + à + sa + mort + , + car + cil + qui + ne + sunt + franc + + que + à + lor + vie + n + ' + ont + point + d + ' + eritage + , + car + ja + soit + ce + que + il + estoient + conme + franc + tote + lor + vie + ne + porquant + , + quant + il + perdoient + la + vie + , + il + perdoient + franchise + et + cil + qui + lor + avoient + doné + franchise + detenoient + lor + biens + par + droiture + de + chatel + . + Et + il + fu + apréz + establi + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + largianz + que + , + se + li + enfant + au + franchiseur + n + ' + estoient + desireté + par + non + , + il + fussent + mis + par + devant + les + estranges + oirs + es + biens + à + + + celz + + + cel + + + qui + estoient + ainsi + + + franchi + + + franchis + + + que + l + ' + on + apeloit + latins + . + Aprés + ce + vint + + + li + + + le + + + banisemenz + au + saint + empereur + Trajan + qui + faisoit + que + , + se + cil + qui + estoit + ainsi + franchis + peust + venir + à + la + cité + de + Rome + ou + maugré + son + seignor + ou + sanz + son + seu + , + il + fust + par + le + benefice + as + princes + citeainz + de + Rome + en + sa + vie + et + latins + a + sa + mort + . + Mais + por + ces + conditions + et + por + pluseurs + autres + + + grietéz + + + grietés + + + , + noz + + + enforçanmez + + + asfaçanmez + + + le + non + des + latins + + + + et + le + conseil + au + senat + qui + est + apelés + largians + + + , + et + le + banissement + à + l + ' + empereur + Trajan + par + nostre + establissement + , + que + noz + ordonanmes + que + tuit + cil + qui + sunt + franchis + usent + de + la + cité + de + Rome + ; + et + noz + avonz + merveillosement + + + tranposé + + + transposé + + + toutez + lez + voies + qui + menoient + à + latinitéz + à + avoir + pleniere + franchise + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + l + ' + ansignement + de + celz + qui + ont + esté + franchi + . + + +

+ Noz + devonz + estre + amonesté + à + une + somme + que + li + senaz + juja + que + , + ja + soit + ce + que + li + biens + à + celz + qui + sunt + franchi + apartienent + oelment + à + toz + lez + enfanz + au + patron + qui + sunt + d + ' + un + meesmes + degré + , + ne + porquant + il + lit + au + pere + que + il + enseigne + . + i + . + de + sez + enfanz + celui + que + il + avra + franchi + , + si + que + cil + selz + à + qui + il + est + enseignié + soit + sez + patronz + apréz + la + mort + son + pere + , + et + li + autre + enfant + qui + fussent + ausi + receu + à + ses + bienz + , + se + nuz + asenemenz + n + ' + en + eust + esté + faiz + , + n + ' + i + aient + nule + droiture + . + + + Maiz + + + Mais + + + il + reçoivent + leur + anciene + droiture + se + cil + à + qui + il + fu + asenéz + muert + sanz + enfant + . +

+

+ Et + il + est + otroié + au + patron + que + il + enseigne + non + paz + tant + solement + le + serf + que + il + a + franchi + , + mez + la + serve + , + et + si + le + puet + enseigner + non + pas + tant + solement + à + son + fil + ou + à + son + neveu + , + mais + à + sa + fille + ou + sa + niece + . +

+

+ Cist + pooirs + d + ' + assenier + est + donés + à + celui + qui + a + en + sa + poesté + . + ii + . + enfanz + ou + pluseurs + , + si + que + il + li + lise + asener + celui + ou + cele + que + il + a + franchis + à + celz + que + il + a + en + sa + poesté + . + Et + porce + demandoit + l + ' + en + , + se + il + met + + + apréz + + + aprés + + + hors + de + son + bail + celui + à + qui + il + l + ' + a + enseignié + , + savoir + mon + se + li + asenemenz + faut + . + Et + il + noz + plest + que + il + faille + , + si + conme + il + fu + avis + à + Julian + et + à + pluseurs + autres + . +

+

+ Ne + il + n + ' + a + point + de + disferance + se + il + l + ' + asene + en + testament + ou + sanz + testament + , + et + il + est + otroié + as + patrons + que + il + facent + ce + par + telz + parolez + conme + il + vodront + par + le + conseil + au + senat + qui + fu + fés + el + tenz + Claudian + , + quant + Rufuz + et + Ostorius + et + Scapula + estoient + consiller + . +

+
+
+ + Cist + + titrez + titres + + est + de + la + + droiture + possession + + des + bienz + . + + +

+ + La + droiture + de + la + possession + des + bienz + fu + establie + par + le + prevost + por + amender + le + viéz + droit + . + Et + li + prevoz + amenda + en + cele + maniere + le + viés + droit + , + si + conme + noz + avonz + dit + , + ne + mie + tant + solement + es + heritagez + à + celz + qui + muerent + sanz + testament + , + maiz + à + celz + qui + funt + testament + . + Car + se + autrui + enfes + qui + estoit + encore + à + naistre + estoit + faiz + oirs + , + ja + soit + ce + que + il + ne + pooit + pas + recevoir + l + ' + iretage + par + le + droit + citeain + por + ce + que + li + establisemens + ne + valoit + riens + , + ne + porquant + la + possessionz + dez + biens + li + estoit + donee + par + le + droit + au + prevost + ; + maiz + il + est + orendroit + fais + oirs + selonc + nostre + establisement + , + ne + ce + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + contre + le + droit + citeain + . +

+

+ Ne + porquant + la + + + possessions + + + possession + + + des + bienz + li + est + premise + , + non + pas + por + amender + ne + por + contredire + le + viel + droit + , + maiz + por + confremer + le + , + car + la + possessionz + des + biens + est + donnee + selonc + les + tables + à + celz + qui + sunt + fet + oir + el + testament + qui + est + à + droit + faiz + . + Et + li + propre + oir + au + mort + et + li + parant + par + devers + son + pere + sunt + apelé + à + la + possession + dez + bienz + sanz + testament + , + maiz + li + heritagez + apartient + à + elz + par + le + droit + citeain + , + sanz + demander + la + possession + des + biens + . +

+

+ Cil + que + li + prevoz + toz + solz + apele + à + l + ' + eritage + ne + sunt + pas + fet + + + + oir + + + par + droit + , + car + li + prevoz + ne + puet + faire + oir + ; + mais + + + or + + + oir + + + sunt + fet + par + loi + ou + par + autre + establissement + de + droit + , + si + conme + par + le + conseil + au + senat + et + par + l + ' + establisement + as + princez + maiz + quant + li + prevoz + + donne + à + aucun + la + possession + dez + bienz + , + il + sunt + en + lieu + d + ' + oirs + et + sunt + apelé + porseur + dez + bienz + . + Encor + fist + li + prevoz + plusors + autres + + + degrés + + + degréz + + + en + + + doner + + + donner + + + la + possession + dez + bienz + , + quant + li + feisoit + que + nuz + ne + moroit + sanz + oir + , + quar + li + prevoz + eslargi + por + bien + et + por + loiauté + la + droiture + de + recevoir + heritage + qui + estoit + establie + + + + ou + + + estroitez + bonnez + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + . +

+

+ Lez + + + possessionz + + + possession + + + dez + biens + de + coi + testamenz + est + faiz + sunt + cestez + : + la + premiere + est + qui + est + donee + as + enfanz + qui + sunt + trespassé + el + testament + , + et + ceste + est + apelee + contre + les + tablez + . + La + seconde + est + + + cele + + + + que + li + prevoz + premet + par + droit + à + toz + celz + qui + sont + escrit + à + estre + oir + et + por + ce + est + ele + apelee + selonc + les + tablez + del + testament + . + Et + por + ce + que + il + a + premierement + parlé + del + testament + , + il + vient + aprés + à + celz + qui + muerent + sanz + testament + faire + et + donne + premierement + la + possession + des + bienz + de + coi + testamenz + n + ' + est + paz + faiz + as + proprez + oirs + et + à + celz + qui + sunt + conté + entre + les + + + proprez + + + propres + + + oirs + par + le + bannissement + au + prevost + ; + et + aprés + à + celz + qui + sunt + oir + selonc + lez + lois + ; + et + puis + as + . + x + . + + + personnez + + + personnes + + + que + il + met + par + devant + l + ' + estrange + qui + franchit + celui + qui + est + mors + + + lez + + + les + + + . + x + . + personez + sunt + cestes + : + c + ' + est + li + peres + et + la + mere + , + li + aiel + ou + l + ' + aiele + de + pere + ou + de + par + mere + , + et + li + fil + et + la + fille + , + et + li + niéz + et + la + niece + de + par + le + fil + ou + de + par + la + fille + , + et + li + frere + et + la + suer + , + conment + que + il + soient + et + d + ' + un + pere + + et + d + ' + une + mere + ou + de + divers + ; + el + quart + leu + est + donee + la + possessions + dez + bienz + as + prochienz + paranz + ; + el + quint + à + celz + qui + sunt + de + la + maisnie + au + mort + ; + el + siste + au + patron + et + à + la + patrone + et + à + leur + enfanz + ; + el + septime + au + mari + à + la + morte + ou + à + la + fame + au + mort + ; + en + l + ' + uitime + as + parans + à + celui + qui + franchit + le + mort + . +

+

+ Mais + la + juridicion + au + prevost + i + a + amené + celz + ; + mez + noz + n + ' + avonz + rienz + trespassé + que + noz + n + ' + aions + amendé + par + noz + establisemenz + ; + et + avonz + receu + les + possessionz + dez + bienz + contre + les + tablez + et + + + solonc + + + selonc + + + les + tablez + ; + por + ce + que + elez + sunt + necessairez + es + bienz + de + coi + testamenz + est + fés + ; + + + + e + quant + testamenz + n + ' + est + pas + fais + , + + + noz + avonz + receue + la + possession + dez + biens + qui + est + donnee + as + proprez + oirs + et + à + celz + qui + sunt + oir + selonc + lez + lois + . +

+

+ Et + noz + avonz + mostré + par + brief + parole + et + par + bon + proposement + que + la + maniere + qui + est + mise + el + quint + leu + el + bannissement + au + prevost + , + ce + est + cele + par + coi + les + . + x + . + personez + ont + la + possession + des + bienz + , + ne + vaut + rienz + , + car + por + ce + que + la + devant + dite + maniere + de + la + possession + des + bienz + metoit + ces + . + x + . + personnez + par + devant + l + ' + estrange + qui + avoit + franchi + le + mort + , + nostre + establisemenz + que + noz + feismez + de + metre + lez + enfanz + hors + de + baill + otroia + à + toz + les + peres + et + à + celz + qui + franchisent + que + il + aient + ce + previlige + et + que + la + devant + dite + possessionz + + + dez + biens + + + des + bienz + + + ne + vaille + rienz + . + Quant + + la + quinte + maniere + de + la + possession + des + + + bienz + + + biens + + + fu + dont + ostee + , + noz + meimez + en + son + leu + cele + qui + estoit + la + siste + , + et + feismez + la + quinte + de + cele + que + li + prevoz + premet + as + prochainz + paranz + . +

+

+ Por + ce + que + la + possessionz + dez + biens + qui + estoit + donee + à + celz + qui + estoient + de + la + maisnie + au + mort + estoient + au + sestime + leu + , + et + cele + qui + estoit + donee + au + patron + et + à + la + patrone + et + à + leur + enfanz + estoit + en + l + ' + uitime + , + noz + ostanmez + del + tot + l + ' + une + et + l + ' + autre + maniere + par + nostre + establisement + que + noz + + + feimez + + + feismez + + + de + la + droiture + des + + + patremoinnez + + + patronage + + + , + quar + noz + meimez + l + ' + iretage + + + à + la + maniere + + + + de + celz + + + + qui + ont + esté + franchi + à + la + maniere + + + à + celz + qui + sunt + franc + naturelment + , + et + lez + avons + estreciéz + jusqu + ' + au + quint + degré + tant + solement + , + que + il + ait + acunne + diference + entre + celz + qui + sunt + naturelment + franc + et + celz + qui + ont + esté + franchi + . + Et + la + possessionz + + + dez + + + des + + + biens + qui + est + donnee + contre + les + tablez + et + cele + qui + est + donee + à + celz + qui + sunt + oir + selonc + lez + lois + et + à + prochienz + paranz + sosfist + bien + par + coi + il + puent + chalongier + lor + droiturez + , + si + que + toute + la + doute + et + toute + l + ' + erreur + de + ces + . + ii + . + manierez + de + + + possession + + + possessionz + + + de + biens + soit + ostee + del + tot + . +

+

+ Et + noz + avonz + gardee + en + sa + force + l + ' + autre + maniere + de + possessionz + dez + bienz + qui + estoit + donnee + au + mari + à + la + morte + ou + à + la + fame + au + mort + qui + estoit + mise + el + neuvime + liu + entre + les + anciennes + possessions + des + bienz + et + l + ' + avonz + mise + el + siste + liu + ; + et + la + + + disime + + + disisme + + + maniere + de + possessionz + des + biens + selonc + lez + ancienz + + qui + estoient + donné + as + paranz + à + celui + qui + avoit + franchi + le + mort + soit + ostee + por + lez + causes + qui + ont + esté + racontees + qui + sunt + sozpeceneuses + par + droit + , + si + que + il + ait + tant + solement + . + vi + . + manieres + de + + + possessions + de + bienz + + + possessionz + de + biens + + + qui + aient + force + . +

+

+ Et + que + cele + soit + la + setime + que + li + prevost + amenerent + avant + par + tres + bonne + raison + , + car + au + + + derreniere + + + derrenier + + + est + promise + la + possessions + dez + bienz + par + le + banissement + au + prevost + , + + + et + + + à + + + celz + de + qui + il + est + contenu + en + la + loi + ou + en + conseil + au + senat + ou + en + establissement + que + ele + lor + soit + donnee + , + et + li + prevoz + + + n + ' + aconpaingna + + + n + ' + aconpaigna + + + paz + ceste + meniere + as + possessionz + des + bienz + de + coi + testamenz + n + ' + est + pas + faiz + , + ne + a + cele + de + coi + il + est + faiz + , + ainz + lor + donna + autresi + conme + la + darreniere + aide + et + hors + d + ' + ordre + , + si + conme + la + chose + le + requiert + , + ce + est + à + savoir + à + celz + qui + vienent + à + avoir + heritage + par + lez + lois + ou + par + le + conseil + au + senat + , + ou + par + les + establisemens + as + princez + ou + par + testament + ou + sanz + testament + . +

+

+ Por + ce + que + li + prevoz + amena + dont + avant + pluseurs + menierez + d + ' + avoir + heritages + , + et + il + les + ordonna + par + ordre + , + et + plusors + persones + estoient + sovent + en + chascunne + maniere + par + divers + degréz + , + que + les + actions + as + creanciers + ne + fussent + perduez + , + ainz + eussent + que + il + peussent + traire + en + cause + por + lor + detez + , + et + ne + fussent + pas + mis + de + legier + en + possessionz + des + bienz + au + mort + , + por + ce + establi + il + certain + tenz + de + demander + la + possession + dez + bienz + . + Il + donna + dont + as + enfanz + et + as + peres + quel + que + il + soient + , + ou + naturel + ou + adoptif + , + . + i + . + an + d + ' + espasse + à + demander + la + possessions + + + dez + biens + + + des + bienz + + + et + as + autres + espasse + de + . + c + . + jors + . +

+

+ Et + se + aucuns + ne + demande + dedenz + cel + terme + la + possession + dez + bienz + , + la + droiture + que + il + avoit + eschiet + as + autres + qui + sunt + de + cel + meismes + degré + ; + et + se + il + n + ' + i + a + nul + qui + soient + de + cel + meismes + degré + , + li + prevoz + premet + dont + en + son + banissement + as + autres + la + possession + dez + bienz + , + autresi + conme + + + se + + + si + + + il + n + ' + i + eust + nul + del + premier + degré + ; + et + se + aucuns + refuse + la + possession + des + bienz + qui + li + est + eschaoite + , + l + ' + on + n + ' + atent + pas + tant + que + li + tenz + qui + est + establiz + soit + passéz + , + maiz + li + autre + i + sunt + maintenant + receu + par + cel + meismez + banissement + . +

+

+ Li + termez + qui + est + establiz + à + demander + la + possession + dez + bienz + doit + conmencier + dés + que + l + ' + en + a + pooir + de + demander + la + . +

+

+ Et + li + prince + qui + furent + devant + noz + porvirent + bien + à + cest + cause + que + nuz + ne + + + jurt + + + curt + + + por + demander + la + possession + dez + bienz + , + maiz + se + il + mostre + en + aucune + meniere + la + volenté + à + celui + qui + ne + la + reçoit + paz + dedenz + le + tenz + qui + est + establiz + , + il + en + ait + d + ' + iluec + en + avant + le + + + premier + + + plenier + + + benefice + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + del + conquest + qui + est + fais + par + adoption + . + + +

+ Encor + i + a + une + autre + + + maniere + + + meniere + + + d + ' + avoir + autrui + heritage + qui + n + ' + est + pas + amené + avant + par + la + loi + az + . + xii + . + tablez + , + ne + par + le + banissement + au + prevost + , + maiz + par + le + droit + qui + est + receus + par + + consentement + . +

+

+ Car + quant + aucuns + qui + est + a + soi + donne + soi + + + meesmes + + + + en + adoption + , + il + soloit + estre + ainsi + que + toutes + les + choses + corporelz + et + celez + qui + n + ' + estoient + + + paz + + + pas + + + corporés + , + et + ce + qui + li + estoit + deu + estoit + aquis + par + plenier + droit + a + celui + qui + + + la + vooit + + + l + ' + avooit + + + , + esceptéz + celes + qui + perissent + par + amenuissement + de + chief + , + si + conme + sunt + + + oblegement + + + obligement + + + de + servisez + et + + + droiturez + + + droitures + + + qui + eschient + par + + + paranté + + + parenté + + + . + Et + ja + soit + ce + que + usaigez + et + usuairez + estoient + premierement + conté + entre + ces + chosez + , + ne + por + quant + nostre + + + establisemenz + + + establisement + + + desfendi + que + il + ne + fussent + pas + perdu + par + le + petit + amenuisement + de + chief + . +

+

+ Et + noz + avonz + ore + estrecié + le + conquest + qui + soloit + estre + faiz + par + adoption + a + la + meniere + des + peres + naturelz + , + car + es + chosez + qui + eschient + par + dehors + as + filz + qui + sunt + en + baill + , + n + ' + est + riens + aquis + as + peres + naturelz + ne + as + adoptif + fors + l + ' + usuaire + , + et + la + seignorie + en + + + ranment + + + remaint + + + tozjors + as + fiz + . + Et + quant + li + filz + adoptis + est + mors + en + la + poesté + dou + pere + adoptif + , + la + seignorie + des + biens + remaint + au + pere + adoptif + , + se + il + n + ' + i + a + aucune + des + personez + qui + , + selonc + nostre + establisement + , + sunt + misez + par + devant + le + pere + adoptif + , + es + chosez + qui + ne + puent + pas + estre + aquisez + au + pere + . +

+

+ Encontre + ce + , + li + peres + adoptis + ne + sunt + paz + tenus + par + droit + à + ce + que + cil + devoit + qui + se + donna + en + adoption + , + mais + il + est + traiz + en + cause + el + non + au + fil + et + , + se + il + ne + le + vuet + desfandre + , + il + est + otroié + as + creanciers + + que + il + porsient + par + noz + bailliz + lez + bienz + qui + fussent + leur + o + tot + l + ' + usuaire + , + se + il + ne + se + fussent + sozmis + à + autrui + poesté + et + que + il + en + + + ordonent + + + ordonnent + + + en + loial + maniere + . +

+
+
+ + Cist + + titrez + titres + + est + de + celui + à + qui + li + bien + sunt + baillié + por + garder + les + franchisez + . + + +

+ Aprés + vint + une + novele + maniere + d + ' + avoir + hiretage + selonc + l + ' + establisement + à + l + ' + empereur + Marc + . + Car + se + cil + à + qui + lor + sires + a + laisié + franchise + en + son + testament + vuelent + , + por + ce + que + li + oirs + ne + reçoit + pas + l + ' + eritage + , + que + li + bien + à + lor + seignor + lor + soient + baillié + por + garder + franchise + , + il + sunt + + . + Et + ainsi + est + il + contenu + + + el + + + as + + + leitres + à + l + ' + empereur + Marc + que + il + escrit + à + Ruf + . +

+

+ De + coi + + + lez + + + les + + + parolez + sunt + telez + : + se + li + + + testamenz + + + testamens + + + + + + à + celui + + + qui + laisa + franchise + à + . + i + . + de + sez + sers + ne + vaut + rien + , + et + il + n + ' + i + a + nul + qui + doie + avoir + sez + biens + sanz + testament + , + et + li + bien + sunt + en + tel + cause + que + il + doient + estre + vandu + quant + li + juges + qui + doit + jugier + de + cele + chose + en + sera + requiz + , + il + orra + ton + desirrier + si + que + li + bien + te + soient + baillié + por + garder + + + lez + + + les + + + franchises + qui + sunt + donnees + droitement + ou + par + menierez + de + laiz + , + + + ce + + + se + + + tu + donnes + avenant + causion + as + creanciers + de + paier + à + chascun + ce + que + l + ' + on + li + doit + . + Et + cil + à + qui + franchise + fu + donnee + droitement + seront + franc + , + autresi + bien + conme + se + li + oirs + eust + receu + l + ' + eritage + , + et + tu + doingnez + franchise + à + celz + à + qui + li + oirs + la + devoit + donner + , + si + que + tu + requierez + que + li + bien + te + soient + baillié + sanz + nule + autre + condicion + fors + que + cil + qui + + ont + receu + droitement + franchise + soient + redevable + à + toi + conme + à + leur + patron + , + quar + noz + dononz + autorité + à + ceste + teue + volenté + se + cil + de + qui + estat + l + ' + on + enquiert + s + ' + i + asentent + . + Et + que + li + preuz + de + noz + letrez + ne + soit + fet + vainz + par + autre + raison + , + se + la + borse + à + l + ' + empereur + vuet + recevoir + lez + biens + , + cil + qui + s + ' + entremetent + de + noz + chosez + sachent + que + la + cause + de + franchise + doit + estre + mise + par + devant + conquest + de + deniers + , + si + que + la + franchise + soit + sauve + à + celz + qui + la + porroient + avoir + se + li + heritages + eust + esté + receus + selonc + le + testament + . +

+

+ Il + est + secorrus + par + cez + leitres + et + à + franchisez + et + à + mors + que + li + creancier + ne + porsient + lor + bienz + et + que + il + ne + soient + vandu + . + Car + se + li + bien + sunt + receu + par + ceste + cause + , + il + ne + sunt + pas + vandu + , + car + cil + qui + done + causion + de + paier + toutes + les + detes + est + convenablez + oirs + au + mort + . +

+

+ Et + l + ' + en + doit + savoir + que + ces + leitres + ont + lieu + toutes + les + fois + que + franchises + sunt + donnees + en + testament + . + Se + aucuns + muert + dont + sanz + faire + testament + , + et + il + fet + escris + par + coi + il + donne + franchises + , + et + li + heritagez + est + receuz + sanz + testament + , + li + otrois + del + establisement + devera + avoir + leu + , + et + se + il + fet + testament + et + il + donne + franchise + es + escris + que + il + fet + aprés + , + il + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + dote + que + eles + n + ' + aparteignent + à + celz + à + qui + elez + furent + donnees + . +

+

+ Et + les + parolez + de + l + ' + establisement + + + mostrent + + + mostre + + + que + + + li + + + il + a + + + lieu + quant + nus + n + ' + est + faiz + oirs + ; + tant + conme + il + est + dont + en + doute + se + il + i + a + oir + ou + + non + , + li + establisemenz + cessera + , + et + quant + il + conmencera + à + estre + certainne + chose + que + nus + n + ' + est + oirs + , + lors + avra + li + establisemenz + lieu + . +

+

+ Et + se + cil + qui + puet + avoir + enterrine + restitution + s + ' + atint + de + l + ' + eritage + , + li + establisemenz + a + lieu + et + li + bien + puent + estre + laisié + à + celui + à + qui + franchise + fut + laisie + . + Se + il + a + dont + enterrine + + + restitusion + + + restitution + + + , + aprés + ce + que + li + bien + sunt + receu + por + garder + les + franchises + , + l + ' + on + ne + doit + pas + dire + que + les + franchises + qui + ont + esté + donnees + une + foiz + doient + estre + rapelees + , +

+

+ car + ciz + establisemenz + a + esté + ramenés + avant + por + garantir + lez + franchisez + . + Se + nulez + franchises + n + ' + ont + dont + esté + donnees + , + li + establisemenz + cesse + . + Se + il + donna + dont + en + sa + vie + les + franchisez + ou + por + cause + de + mort + et + l + ' + en + enquiert + + + ce + + + se + + + ce + a + esté + fet + por + barreter + les + creanciers + ou + non + , + et + il + vuelent + por + ce + que + li + bien + lor + soient + baillié + , + l + ' + on + demande + se + + + il + + + ils + + + doivent + estre + + + + et + il + est + mielz + que + il + soient + + , + ja + soit + + + , + ja + soit + + + ce + que + il + n + ' + est + pas + contenu + es + parolez + del + establisement + . +

+

+ Mais + por + ce + que + noz + veimez + que + plusors + divitions + failloient + à + cel + + + + establisement + , + nous + feismes + un + tres + plenier + establisement + + + en + coi + pluseurs + espaces + sunt + mises + par + coi + la + droiture + de + ceste + meniere + d + ' + avoir + heritage + est + faite + tres + pleniere + , + que + chascuns + puet + veoir + + + + se + il + list + + + cest + establissement + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + oster + la + maniere + d + ' + avoir + heritage + qui + estoit + faite + + por + rendre + par + vendre + + les + biens + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + + claudian + claudians + + . + + +

+ Par + desus + ceste + + + meniere + + + maniere + + + d + ' + avoir + heritage + estoit + une + autre + . + Si + conme + li + achas + dez + bienz + qui + a + esté + establiz + par + pluseurs + + + detez + + + doutes + + + de + vendre + lez + biens + au + deteur + , + et + ele + avoit + lieu + quant + + + li + + + le + + + jugement + ordenaire + estoient + en + + + les + + + us + + + , + por + ce + que + li + + + autre + + + ancien + + + usoient + des + jugemenz + + + ordinairez + + + + faillirent + lez + ventes + des + biens + o + les + jugemens + ordinairez + ; + et + il + est + otroié + as + creancier + par + l + ' + ofice + au + juge + tant + solement + que + il + porsient + les + bienz + au + mort + , + et + en + ordonnent + si + conme + il + sera + plus + porfitable + chose + et + + + se + + + ce + + + aparoistra + mielz + des + livres + qui + sunt + greignor + . +

+

+ Une + autre + meniere + de + conquest + estoit + par + le + conseil + au + senat + qui + est + apeléz + Claudianz + ; + quant + franche + fame + estoit + deceue + par + amor + de + serf + et + ele + perdoit + la + franchise + par + le + conseil + au + senat + et + o + la + franchise + + + sa + + + la + + + sustance + . + Et + por + ce + que + il + noz + fu + avis + que + ce + estoit + chose + qui + ne + + + fust + + + fu + + + pas + + + digne + + + dingne + + + de + noz + tenz + , + noz + + + conmandanmez + + + conmandanmes + + + que + il + fust + + + abatu + + + abattu + + + de + nostre + cité + et + n + ' + otroianmes + pas + que + il + fust + mis + en + noz + digestez + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + obligemens + . + + +

+ Or + venonz + as + obligemenz + . + Obligemenz + est + uns + liens + de + droit + de + coi + noz + somes + estraint + par + besoing + de + paier + aucune + chose + selonc + + + lez + + + les + + + droiz + de + nostre + cité + . +

+

+ La + souverainne + division + de + toz + + + obligemenz + + + obligemens + + + est + en + . + ii + . + menieres + : + car + il + sunt + fait + ou + par + le + droit + citeain + ou + par + cel + as + prevoz + . + Li + citeain + obligement + sunt + qui + sunt + establi + par + lez + lois + ou + confremé + par + le + droit + citeain + ; + cil + as + prevoz + sunt + cil + que + li + prevoz + establist + par + sa + juridition + . +

+

+ L + ' + autre + divisions + est + en + . + iiii + . + especes + , + car + obligemenz + est + faiz + ou + de + marchié + ou + conme + de + marchié + , + ou + de + mesfait + ou + conme + de + mesfait + . + Et + il + convient + premierement + de + veoir + de + celz + qui + vienent + de + marchié + , + de + coi + . + iiii + . + menierez + sunt + , + car + obligemenz + est + fez + ou + par + chose + , + ou + par + paroles + , + ou + par + leitrez + , + ou + par + consentement + . + De + coi + noz + dironz + de + chascun + par + soi + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + obligemenz + qui + sunt + fait + par + chose + . + + +

+ Obligemenz + est + fex + par + chose + , + si + conme + prest + . + + + Obligemens + + + Obligemenz + + + de + prest + est + es + choses + qui + sunt + à + poiz + ou + à + nombre + ou + à + mesure + , + si + conme + en + vin + , + en + oile + , + en + froment + , + en + deniers + nombrés + , + en + arain + , + en + argent + , + en + or + , + car + noz + baillonz + ces + choses + ou + à + conte + , + ou + à + mesure + , + ou + à + poiz + , + si + que + elez + soient + à + celz + qui + les + reçoivent + et + aucune + fois + que + celez + meismes + ne + noz + soient + paz + randuez + , + + + maiz + + + mais + + + autres + de + cele + meismes + nature + , + de + cele + meismes + quantité + . + Et + por + ce + est + il + apelés + prest + que + la + chose + qui + estoit + miene + devient + teue + , + et + je + ai + action + de + demander + la + arriere + . +

+

+ Cil + qui + reçoit + chose + qui + ne + li + estoit + paz + deue + de + celui + qui + li + a + paié + par + erreur + est + oblegiéz + par + la + chose + : + et + action + de + demander + le + arriere + li + est + donee + contre + celui + qui + l + ' + a + + receue + , + car + la + chose + + + li + + + lui + + + puet + autresi + estre + demandee + conme + se + il + l + ' + eust + empruntee + et + por + ce + , + se + une + chose + qui + n + ' + estoit + pas + deue + à + l + ' + orfelin + li + est + paié + par + erreur + sanz + l + ' + autorité + à + celui + qui + l + ' + a + en + garde + , + ele + ne + li + puet + pas + estre + demandee + arriere + pluz + que + se + ele + li + fust + prestee + . + Maiz + il + n + ' + apert + paz + que + ceste + meniere + d + ' + obligement + viegne + de + marchié + , + quar + cil + qui + baille + la + chose + par + corage + de + randre + la + , + vuet + pluz + depecier + + + le + + + + marchié + que + faire + le + . +

+

+ Cil + à + qui + une + chose + est + baillie + por + user + en + est + oblegiéz + par + chose + et + est + tenuz + par + action + de + prest + , + mais + il + a + molt + de + diferance + entre + cestui + et + celui + qui + emprunte + , + quar + la + chose + n + ' + est + pas + baillie + à + cestui + par + corage + que + ele + soit + soie + , + et + por + ce + sunt + il + + + retenu + + + tenu + + + à + rendre + la + chose + meismez + . + Mais + se + cil + qui + emprunte + la + chose + la + pert + par + aucune + aventure + , + si + conme + par + feu + ou + par + eve + , + ou + par + force + de + larronz + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + il + ne + soit + oblegiéz + . + Mais + cil + à + qui + une + chose + est + prestee + por + user + en + doit + mettre + toute + diligence + à + garder + la + , + ne + il + ne + li + sosfist + pas + que + il + i + mete + autretel + diligence + conme + il + seut + + + mettre + + + metre + + + es + + + sieies + + + sienes + + + chosez + se + uns + autrez + la + peust + garder + pluz + diligement + . + Mais + quant + la + chose + est + perdue + par + force + ou + par + aventure + à + qui + l + ' + on + ne + puet + contrester + , + il + n + ' + i + est + pas + tenus + , + se + ce + n + ' + a + esté + fet + en + ses + corpez + . + Et + se + tu + as + porté + o + toi + hors + del + païs + la + chose + qui + te + fu + prestee + por + user + en + et + tu + l + ' + as + perdue + + par + asaut + de + larronz + ou + par + peril + d + ' + yaue + , + il + n + ' + est + paz + doute + que + tu + ne + soiez + tenuz + au + rendre + . + Il + apert + que + la + chose + te + soit + prestee + proprement + , + se + ele + t + ' + est + baillie + à + user + en + sanz + nul + louier + ; + et + se + tu + en + as + doné + loier + , + il + apert + que + li + usages + de + la + chose + t + ' + est + louéz + , + car + chose + prestee + doit + estre + baillie + par + grace + . +

+

+ En + + + sorquetot + + + sort + que + tot + + + , + cil + à + qui + une + chose + est + baillie + à + garder + + + et + + + est + + + oblegiéz + par + chose + et + est + tenus + par + action + de + chose + baillie + en + garde + , + par + coi + il + doit + rendre + la + chose + meismez + que + il + a + receue + , + mais + il + est + tenu + à + ce + tant + solement + qui + est + avenu + par + sa + tricherie + et + ne + mie + à + ce + qui + est + avenu + par + sa + perece + ou + par + sa + negligence + . + L + ' + en + doit + restorer + ce + qui + est + avenu + par + legiere + corpe + en + chose + baillie + en + garde + , + quant + la + chose + est + receue + à + garder + par + loier + ou + par + la + cause + de + celui + tant + solement + qui + la + reçut + quant + il + s + ' + ofri + de + son + gré + à + garder + la + , + maiz + se + cil + qui + la + chose + estoit + li + priast + que + il + li + gardast + , + cil + qui + la + reçut + doit + estre + seurs + , + se + il + fu + pou + diligenz + en + garder + la + et + ele + li + fu + emblee + , + car + cil + qui + bailla + la + chose + à + garder + à + son + ami + qui + estoit + negligenz + + + ne + + + n + ' + en + + + doit + blamer + fors + sa + legiereté + . +

+

+ Li + creanciers + qui + prent + gage + est + oblegiéz + par + chose + , + et + est + tenus + par + action + de + gage + de + randre + la + chose + meismez + que + il + reçoit + , + mais + por + ce + que + gaigez + est + + + baillés + + + bailléz + + + par + la + cause + de + l + ' + un + et + de + + l + ' + autre + , + car + il + est + bailliéz + por + le + deteur + que + la + chose + li + soit + prestee + et + por + le + creancier + que + il + soit + aseur + de + ce + que + il + preste + , + il + noz + plest + que + ce + sofice + que + li + creanciers + + + mace + + + mete + + + grant + diligence + à + garder + la + chose + qui + est + baillie + en + garde + , + et + se + il + li + met + et + il + pert + la + chose + par + aucun + cas + d + ' + aventure + , + il + est + toz + seurs + et + ne + laise + pas + por + ce + à + demander + ce + que + il + presta + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + obligement + qui + sunt + fet + par + parole + . + + +

+ Obligemenz + par + parole + est + fez + par + demande + et + par + + + response + + + responce + + + , + quant + noz + metonz + en + covenent + que + aucune + chose + soit + faite + ou + donnee + . + Et + de + ce + nessent + . + ii + . + actions + , + la + premiere + est + de + demander + la + chose + qui + fu + convenancie + , + se + ele + est + certainne + , + l + ' + autre + + + + est + + + actions + de + convenance + se + la + chose + n + ' + est + paz + certainne + . +

+

+ A + faire + tel + obligement + estoient + jadis + ces + + + choses + + + paroles + + + necessaires + : + Me + premés + tu + ce + ? + Je + le + te + premés + ; + Convenances + tu + ce + ? + Je + le + convenance + ; + Pleges + tu + ce + ? + je + le + plez + ; + Dorraz + tu + ce + ? + Je + le + dorrai + ; + Feras + tu + ce + ? + Je + le + ferai + . + Il + n + ' + a + nule + disference + se + convenance + est + faite + en + latin + ou + en + greu + ou + en + autre + laingaige + , + se + li + unz + et + li + autres + de + celz + qui + font + le + convenant + + + l + ' + entant + + + l + ' + entent + + + ; + ne + il + ne + convient + pas + que + il + usent + anbedui + d + ' + un + laingaige + , + ainz + sosfit + bien + que + cil + qui + premet + à + donner + la + chose + ou + à + faire + la + , + respongne + avenanmant + + à + ce + qui + li + autres + li + demande + . + En + sor + que + tot + dui + Grieu + se + + + puent + + + pueent + + + bien + oblegier + li + unz + l + ' + autre + en + latin + . + Ces + parolez + solempnéz + furent + dont + jadis + en + usage + mais + aprés + ce + fu + faiz + li + establissemens + à + l + ' + empereor + Leon + qui + osta + la + solempnité + des + parolez + et + demande + d + ' + une + part + et + d + ' + autre + le + senz + et + l + ' + entendement + par + quelz + parolez + que + il + puise + estre + euz + . +

+

+ Toute + convenence + est + faite + ou + purement + , + ou + à + terme + , + ou + soz + condiction + . + Il + est + fait + purement + quant + l + ' + on + dit + : + Tu + me + premés + à + paier + . + xx + . + livres + , + et + ce + puet + estre + maintenant + demandé + . + Convenance + est + feite + à + terme + quant + termes + i + est + mis + en + coi + li + deniers + seront + paié + , + si + conme + quant + l + ' + on + dit + : + Tu + me + preméz + que + tu + me + + + paieraz + + + paieras + + + . + xx + . + livres + le + premier + jor + de + mars + , + et + ce + que + noz + convenançons + à + terme + est + maintenant + deu + , + maiz + il + ne + puet + estre + demandé + devant + le + terme + , + ne + le + jor + meismes + que + li + termez + est + aconpliz + , + car + toz + cil + jors + est + del + terme + , + car + il + n + ' + est + certaine + chose + devant + que + li + jors + soit + passés + que + ce + qui + fu + premiz + n + ' + ait + esté + paié + au + terme + . +

+

+ Maiz + se + tu + faiz + ainsiz + convenant + : + Tu + me + preméz + à + rendre + . + x + . + livres + chascun + an + tant + conme + je + viverai + , + l + ' + on + entent + que + li + obligemenz + est + faiz + purement + , + car + il + ne + puet + paz + estre + finéz + à + certain + terme + . + Mez + se + tes + oirs + li + demande + , + il + sera + mis + arriere + par + exception + de + covenant + . +

+

+ Convenance + est + faite + soz + condiction + , + + quant + ele + est + + + proloingnie + + + proloingnee + + + jusqu + ' + à + aucun + certain + caz + , + si + conme + se + aucune + chose + est + faite + ou + ele + n + ' + est + paz + faite + , + si + conme + se + l + ' + on + dit + ainssi + : + Tu + me + preméz + à + paier + . + x + . + livres + se + Tycez + est + faiz + consilliers + . + Et + se + aucuns + fet + tel + convenence + : + Tu + me + premés + que + tu + me + paieras + . + x + . + livres + se + je + ne + mont + el + Capytoile + , + ce + vaudra + autretant + conme + se + il + eust + mis + en + covenant + que + . + x + . + livres + li + fussent + paié + quant + il + morust + . + Quant + convenance + est + faite + soz + condiction + , + l + ' + on + + + + n + ' + + + a + fors + esperance + que + ce + qui + est + + + convenacié + soit + + + convenancié + est + + + deu + , + et + se + noz + moronz + ainz + que + la + condisionz + soit + aconplie + , + noz + laisonz + à + + + toz + + + nos + + + oirs + cele + esperance + . +

+

+ Li + lieu + suelent + estre + + + miz + + + mis + + + es + covenancez + si + conme + se + l + ' + on + dit + : + Tu + me + premés + à + paier + . + x + . + livres + à + Cartage + , + et + ja + soit + ce + que + cest + covenance + soit + faite + purement + , + non + porquant + il + apert + que + termes + i + soit + + + miz + + + mis + + + de + coi + cil + qui + premet + + + puet + user + + + + à + paier + + + à + Cartage + les + deniers + + + les + deniers + à + Cartage + + + + + + puet + user + + + . + Et + por + ce + , + se + aucuns + qui + est + à + Rome + fet + tel + covenent + : + Tu + me + preméz + que + tu + me + paieras + el + jor + d + ' + ui + . + x + . + livres + à + Cartage + , + cele + covenance + ne + vaut + rienz + por + ce + que + la + + + premesse + + + promesse + + + ne + porroit + estre + randue + . +

+

+ Les + + + condicions + + + condisions + + + qui + sunt + reportees + au + tenz + trespassé + ou + au + present + depecient + de + tot + l + ' + obligement + ou + elez + ne + le + prolonguent + pas + , + si + conme + se + l + ' + on + dit + : + Tu + me + premés + . + x + . + livres + se + Tyces + a + esté + consilliers + ou + se + Menez + vit + , + quar + se + ces + chosez + ne + sunt + veraiez + , + la + covenance + ne + vaut + rienz + , + et + + se + elez + sunt + veraiez + , + ele + vaut + maintenant + , + quar + les + choses + qui + sunt + certainnez + par + la + nature + des + chosez + ne + porlaingnent + + + paz + longuement + + + pas + l + ' + obligement + + + , + ja + soit + ce + que + noz + n + ' + en + soionz + pas + certain + . +

+

+ L + ' + on + puet + + + meitre + + + metre + + + en + + + covent + + + covenent + + + non + pas + tant + solement + chosez + , + maiz + + + faiz + + + fait + + + , + si + que + l + ' + on + mete + en + covenant + que + aucune + chose + soit + faite + ou + que + ele + ne + soit + paz + faite + . + Il + est + bone + chose + que + paine + soit + mise + en + tes + covenencez + que + la + cantitéz + de + la + covenance + ne + soit + en + doute + ou + que + il + ne + coveigne + prover + à + celui + à + qui + la + covenance + est + faite + conbien + + + ele + + + il + + + eust + eu + de + preu + se + ele + eust + esté + + + aconplie + + + acomplie + + + . + Se + aucuns + met + dont + an + covenant + que + aucune + chose + li + soit + faite + , + il + i + doit + metre + paine + en + ceste + maniere + : + Tu + preméz + que + tu + me + paieraz + . + x + . + livres + par + non + de + painne + se + il + n + ' + est + ainsiz + fet + ; + et + se + il + est + contenu + en + une + meismez + + + contenance + + + convenance + + + que + unez + choses + soient + faites + et + unez + autrez + ne + soient + paz + faitez + , + ceste + clause + i + doit + estre + mise + : + Se + tu + fais + contre + ce + ou + se + tu + fez + autrement + que + si + com + il + est + mis + ou + + + covenant + + + convenant + + + , + tu + preméz + que + tu + me + paieras + . + x + . + livres + par + non + de + paine + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + . + ii + . + à + qui + une + chose + est + + covenancie + covenanciee + + . + + +

+ Une + chose + + + est + convenancie + + + puet + estre + covenancie + + + à + . + ii + . + ou + à + pluseurs + , + ou + dui + ou + + + plusor + + + pluseurz + + + la + puent + premetre + . + Une + chose + est + + + covenance + + + convenanciee + + + à + . + ii + . + ou + à + pluseurs + quant + cil + qui + premet + la + chose + respont + aprés + la + demande + à + celz + à + qui + il + la + premet + , + si + conme + + + aucuns + + + se + chascuns + + + li + demande + : + Premés + tu + que + tu + noz + randeraz + . + x + . + livres + ? + et + il + respont + : + Je + premet + que + je + les + randerai + a + l + ' + un + et + a + l + ' + autre + de + voz + . + Quar + se + il + premet + premierement + à + rendre + lez + à + l + ' + un + et + li + autres + li + demande + aprés + et + il + premet + autresi + à + rendre + lui + , + ce + sunt + dui + obligement + , + ne + l + ' + on + ne + croit + pas + que + ce + soit + une + + + covence + + + convenance + + + faite + + + + à + deus + + + . + Dui + ou + pluseur + sunt + fet + deteur + d + ' + une + meismez + chose + , + si + conme + + + + se + + + l + ' + on + demande + à + Sey + : + Premés + tu + à + doner + moi + . + v + . + solz + ? + , + et + l + ' + on + demande + à + Mene + : + Premés + tu + à + doner + moi + ces + meismez + . + v + . + solz + ? + , + et + chascun + respont + par + soi + : + Je + premés + à + doner + lez + . +

+

+ Et + par + tex + obligemenz + et + par + telz + convenancez + est + toute + la + chose + deue + à + chascuns + de + + + celz + + + cels + + + à + qui + ele + est + premise + , + et + chascuns + de + celz + qui + la + premist + la + doit + tote + . + + + Non + + + Ne + + + porquant + en + l + ' + un + + + ne + + + et + + + an + l + ' + autre + obligement + n + ' + a + que + une + chose + , + et + se + li + unz + reçoit + la + daite + , + il + + + depiece + + + depecie + + + l + ' + obligement + , + et + se + li + unz + la + paie + , + il + delivre + toz + les + autrez + . +

+

+ Quant + dui + sunt + deteur + d + ' + une + meismez + chose + , + li + unz + puet + estre + oblegiéz + purement + et + li + autres + à + terme + ou + soz + condicions + . + Ne + li + + + termez + + + termes + + + qui + est + + + assiz + + + assis + + + , + ne + la + condicions + qui + i + est + mise + ne + taudra + paz + que + la + chose + ne + puise + estre + demandee + à + celui + qui + est + oblegiéz + + + + premierement + + + purement + + + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + + des + dez + + convenances + + as + a + + sers + . + + +

+ Sers + a + pooir + de + faire + convenance + en + la + persone + de + son + seignor + . + Maiz + li + heritages + est + em + pluseurs + lieuz + en + lieu + de + la + persone + au + mort + , + et + por + ce + li + sers + de + l + ' + eritage + aquerra + à + l + ' + eritage + la + convenance + que + il + fera + ainz + que + li + oirs + ait + receu + l + ' + eritage + , + et + par + ce + est + la + + + covenance + + + convenance + + + aquise + à + celui + qui + aprés + sera + oirs + . +

+

+ Se + sers + fet + dont + covenances + el + non + de + son + seignor + ou + el + suen + ou + en + cel + à + . + i + . + autre + serf + ou + tot + simplement + , + + + sanz + + + sans + + + nomer + nule + persone + , + la + covenance + est + aquise + à + son + seignor + . + Et + ce + meismez + est + + + voir + + + voirs + + + es + enfanz + qui + sunt + en + la + poesté + leur + pere + es + cas + en + coi + il + li + puent + aquerre + aucune + chose + . +

+

+ Maiz + quant + faiz + est + contenuz + en + la + covenance + + + + , + il + ne + s + ' + estent + fors + à + la + personne + qui + fet + la + covenance + + + ; + si + conme + se + unz + sers + fait + covenant + que + il + li + lise + à + aler + par + . + i + . + champ + , + l + ' + on + ne + li + puet + paz + desveer + que + il + n + ' + i + aille + , + mais + l + ' + on + le + puet + bien + + + deveer + + + desveer + + + à + son + seigneur + . +

+

+ Se + li + sers + qui + est + conmuns + à + pluseurs + fet + covenance + , + il + aquiert + à + chascun + de + ses + seigneurs + selonc + la + partie + que + chascuns + a + en + lui + , + se + il + ne + fu + fet + par + le + conmandement + à + . + i + . + d + ' + elz + + + + ou + el + non + à + un + d + ' + euls + + + , + car + lors + est + aquise + à + celui + sol + la + covenance + que + li + sers + communz + a + faite + . + Se + la + covenance + que + li + sers + conmunz + fet + ne + puet + estre + aquise + à + l + ' + un + de + sez + seigneurs + , + ele + est + toute + aquise + à + l + ' + autre + , + si + conme + se + la + chose + que + il + met + en + + + covenent + + + covenant + + + que + li + soit + randue + est + + à + . + i + . + des + seigneurs + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + la + divicion + des + convenancez + . + + +

+ Lez + unez + des + covenancez + sunt + faitez + par + jugement + , + lez + autres + par + le + prevost + , + + + lez + autrez + + + les + autres + + + par + concorde + et + + + lez + + + les + + + autres + sunt + conmunez + à + celez + qui + sunt + faitez + par + jugement + et + à + celez + qui + sunt + faitez + par + les + prevoz + . +

+

+ Celez + qui + sunt + faitez + par + jugement + sunt + celes + qui + viennent + par + pur + osfice + au + juge + , + si + conme + causion + qui + est + donee + de + tricherie + ou + de + porsivre + les + sers + fuitiz + ou + de + randre + lez + pris + . +

+

+ Celes + qui + sunt + faitez + par + les + prevoz + sunt + celes + qui + vienent + de + pur + osfice + au + prevost + , + si + conme + la + caucion + que + aucuns + donne + que + il + ne + fera + damage + ou + de + paier + lez + . + Il + convient + entendre + + + lez + + + les + + + covenences + qui + sunt + faitez + par + les + prevoz + si + que + celez + qui + sunt + faitez + par + lez + voiers + i + soient + contenuez + , + car + eles + vienent + de + la + juridicion + au + prevost + . +

+

+ Celez + qui + sunt + faitez + par + concorde + sunt + celez + qui + sunt + + + faitez + + + faites + + + par + acort + d + ' + une + part + et + d + ' + autre + , + qui + ne + sunt + fet + par + le + conmandement + au + juge + ne + par + cel + au + prevost + mez + par + l + ' + acort + de + cex + qui + lez + font + , + + + et + + + + il + en + est + autretant + de + + + + mannieres + + + conme + de + faire + marchiéz + . +

+

+ Les + conmunes + convenances + sunt + si + conme + quant + + + + l + ' + an + feit + + + convenance + que + lez + choses + à + l + ' + orfelin + soient + sauvez + , + car + li + prevoz + le + conmande + et + li + juges + aucune + foiz + , + se + la + chose + ne + puet + autrement + estre + despeeschie + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + convenancez + qui + rienz + ne + valent + . + + +

+ Toute + la + chose + qui + est + sozmise + à + nostre + + seignorie + puet + estre + amenee + en + covenance + , + quele + qu + ' + ele + soit + , + ou + muable + ou + de + terre + . +

+

+ + + Maiz + + + Mais + + + se + aucuns + met + en + covenent + que + une + chose + li + soit + donnee + qui + n + ' + est + pas + , + ne + qui + ne + puet + estre + , + si + conme + que + li + sers + qui + est + mors + que + il + quide + que + il + soit + viz + li + soit + donnéz + , + cele + covenance + ne + vaudra + rien + . +

+

+ Autresi + sera + il + se + aucuns + met + + + an + convent + + + an + covenent + + + que + la + chose + sainte + ou + relegiouse + que + il + quidoit + que + fust + d + ' + umainne + droiture + li + soit + donnee + , + ou + la + chose + conmune + qui + est + establie + pardurablement + à + l + ' + usaige + dou + peuple + , + si + conme + li + marchiés + ou + li + theatrez + ou + li + franz + hom + que + il + quidoit + que + fust + sers + , + ou + chose + de + coi + marchiés + ne + puet + estre + fais + , + ou + qui + est + seue + propre + . + Maiz + ices + darrenieres + covenances + seront + encrollé + , + por + ce + que + chose + conmune + puet + bien + estre + amenee + à + estre + propre + et + que + cil + qui + est + franz + puet + bien + estre + faiz + sers + , + et + porce + que + la + chose + de + coi + marchié + ne + puet + estre + faiz + porra + venir + en + tel + point + que + marchiéz + an + porra + estre + faiz + et + cele + qui + est + à + celui + qui + fet + le + covenant + porra + laisier + à + estre + seue + . + Encontre + ce + , + se + la + chose + de + coi + covenance + puet + bien + estre + faite + au + conmencement + vient + en + l + ' + estat + de + celez + de + coi + noz + avonz + parlé + , + sanz + le + fet + à + celui + qui + a + premis + à + doner + la + , + la + covenance + faut + et + ele + ne + vaudra + rienz + dés + le + conmencement + . + Ne + ceste + covenance + ne + vaudra + + + riens + + + rien + + + au + conmencement + : + Tu + preméz + à + doner + moi + + + Tyte + + + Tyce + + + quant + il + sera + faiz + sers + , + et + lez + autres + choses + qui + par + lor + nature + sunt + esceptees + de + nostre + seignorie + ne + puent + en + nule + meniere + estre + amenees + en + nostre + covenant + . +

+

+ Se + aucunz + premet + que + uns + autres + donra + ou + fera + aucune + chose + , + il + n + ' + i + est + paz + oblegiéz + , + si + conme + se + + + Selz + + + Seys + + + premet + + + et + + + que + + + Tyces + paiera + . + v + . + solz + , + mais + + + + se + + + il + premet + que + il + fera + tant + que + Tycez + les + paiera + , + il + + + i + + + y + + + est + oblegiéz + . +

+

+ Se + aucuns + covenance + que + cil + qui + est + sozmis + li + sera + + + donnéz + + + donnés + + + , + la + covenance + ne + vaut + rienz + . + Ne + por + quant + li + paiemenz + puet + estre + faiz + à + . + i + . + estrange + par + covenant + , + si + conme + se + aucuns + fet + tel + covenant + : + tu + + + preméz + + + premés + + + que + tu + donras + à + moi + ou + à + Tyce + si + que + li + obligemenz + soit + aquis + à + celui + qui + + + fait + + + fet + + + le + covenant + et + la + chose + qui + est + premise + puise + estre + paie + à + l + ' + autre + maugré + celui + qui + fist + le + covenant + , + si + que + cil + qui + la + premist + en + soit + delivrés + par + droit + , + mais + il + a + action + de + mandement + contre + son + conpaignon + . + Se + aucuns + met + en + covenance + que + . + x + . + livres + soient + paié + à + lui + et + à + . + i + . + autre + à + qui + il + n + ' + est + pas + + + sozmis + + + zosmis + + + , + la + covenance + vaudra + , + mais + l + ' + on + doute + se + tot + est + deu + à + celui + à + qui + la + covenance + fu + faite + ou + la + moitié + , + et + il + noz + plaist + que + pluz + que + la + moitiéz + de + ce + qui + fu + + + premis + + + promis + + + ne + soit + plus + aquis + à + lui + . + Se + tu + fez + covenant + el + non + à + celui + qui + est + sozmis + à + ta + droiture + , + tu + aquiers + à + toi + , + car + ta + vois + est + autresi + conme + la + vois + ton + fil + + et + la + + + voiz + + + vois + + + ton + fil + est + autresi + conme + la + + + toie + + + toi + + + es + chosez + qui + puent + estre + aquises + par + toi + . +

+

+ En + sor + que + tot + la + + + covenence + + + covenance + + + ne + vaudra + rien + se + aucuns + ne + respont + à + ce + que + l + ' + on + li + demande + , + si + conme + se + aucuns + te + demande + se + tu + li + vuez + doner + . + x + . + livres + et + tu + l + ' + en + preméz + . + v + . + ou + se + il + vuet + que + tu + li + premetes + purement + et + tu + li + premés + soz + + + condiction + + + condictions + + + . + Se + aucunz + vuet + que + tu + lui + + + premeces + + + prometes + + + aucune + chose + soz + + + condiction + + + condicion + + + ou + à + terme + et + tu + responz + que + tu + preméz + à + paier + en + cest + jor + , + la + covenance + ne + vaut + rien + ; + et + se + tu + responz + ainsiz + : + Je + premés + que + je + paierai + , + il + apert + que + tu + preméz + à + paier + la + au + terme + ou + soz + la + condiction + , + car + il + ne + covient + pas + que + totez + les + + + chosez + + + choses + + + que + li + demanderez + dit + soient + + + repaies + + + reprises + + + à + la + response + . +

+

+ La + covenance + ne + vaut + rien + se + tu + faiz + covenant + que + cil + qui + est + sozmis + à + ta + droiture + + + par + + + te + paie + + + aucune + , + ou + tu + à + lui + . + Et + ce + est + voirs + el + serf + por + ce + que + il + ne + puet + estre + oblegiéz + par + covenance + à + son + seignor + ne + à + autre + , + maiz + li + fil + qui + sunt + en + bail + puent + bien + estre + oblegié + à + autres + que + à + leur + + + perez + + + pere + + + . +

+

+ Il + est + aperte + chose + que + li + muz + ne + puet + faire + covenance + ne + premetre + , + autresi + est + il + del + sort + car + cil + qui + fet + les + covenances + doit + oïr + lez + paroles + à + celui + qui + premet + à + rendre + la + chose + ; + et + cil + qui + premet + à + rendre + la + doit + oïr + celes + à + celui + qui + fet + le + covenant + ; + et + par + ce + apert + il + que + noz + ne + parlonz + pas + del + sort + qui + oit + tart + , + mais + de + celui + qui + n + ' + oit + point + . +

+

+ Li + forsenéz + ne + puet + faire + nule + besongne + , + + car + il + n + ' + entent + pas + que + il + + + fait + + + fet + + + . +

+

+ Cil + qui + est + dedenz + aage + fet + par + droit + toutez + besongnez + , + si + que + cil + qui + l + ' + a + en + garde + soit + apeléz + + + s + ' + autoritéz + est + necessaire + , + ce + est + + + li + orfelins + est + obligiéz + , + car + il + puet + bien + oblegier + autre + sanz + l + ' + autorité + à + celui + qui + l + ' + a + an + garde + . +

+

+ Mais + ce + que + noz + avonz + dit + dez + orfelinz + est + voirs + de + celz + qui + ont + ja + aucun + entendement + , + car + li + enfez + et + cil + qui + est + prochainz + à + cel + eage + ne + se + devise + paz + mult + de + celui + qui + est + forcenéz + , + car + cil + qui + sunt + de + tel + eage + n + ' + ont + nul + entendement + ; + mais + pluz + benigne + + + eposicion + + + exposition + + + de + droit + est + faite + en + celz + qui + sunt + prochain + à + anfance + por + lor + porfit + , + ce + est + que + il + aient + cel + + + meimez + + + meismez + + + droit + que + cil + ont + qui + sunt + prochain + à + l + ' + aage + en + coi + barbe + seut + venir + , + maiz + cil + qui + est + en + la + poesté + son + pere + et + est + en + l + ' + eage + que + barbe + seult + venir + n + ' + est + paz + oblegiéz + par + l + ' + autorité + son + pere + . +

+

+ Se + condictionz + qui + ne + puet + avenir + est + mise + es + obligemenz + , + la + covenance + ne + vaut + rien + . + L + ' + on + + + dit + + + doit + dire + + + que + la + condicions + ne + puet + avenir + que + nature + enpeesche + que + ele + n + ' + aveingne + , + si + conme + se + aucunz + dit + ainsiz + : + Tu + preméz + que + tu + me + paieraz + . + x + . + livres + se + je + atouche + le + ciel + à + mon + doi + , + et + se + il + fait + ainsi + covenant + : + Tu + premés + que + tu + me + donraz + . + x + . + livres + se + je + n + ' + atouche + le + ciel + à + mon + doi + , + l + ' + on + entent + que + li + obligemenz + est + fais + purement + , + et + por + ce + puent + les + . + x + . + livres + estre + maintenant + demandees + . +

+

+ Li + obligemenz + de + parolez + qui + est + conceus + entre + celz + qui + ne + sunt + paz + present + ne + vaut + rien + , + maiz + por + ce + que + ce + donne + matere + de + plaiz + à + homez + tenceurs + qui + opposent + que + il + ne + leur + aversaire + ne + furent + pas + present + , + nostre + establisemanz + fu + amenéz + avant + por + la + haste + de + departir + lez + plaiz + , + que + noz + escresinmez + as + avocas + de + Cesaire + , + par + coi + noz + ordonnanmes + que + les + escriptures + qui + tesmoingnent + que + lez + partiez + qui + furent + en + present + soient + creues + en + toutez + manierez + , + se + cil + qui + use + de + tes + alegationz + ne + mostre + par + apertes + preuvez + ou + par + escriture + ou + par + avenans + tesmoins + que + il + u + ses + aversaires + furent + en + autre + leu + tot + le + jor + que + li + instrumenz + fu + faiz + . +

+

+ Nuz + ne + puet + faire + covenant + que + aucune + chose + li + soit + donee + aprés + sa + mort + , + ne + plus + que + aprés + la + mort + à + celui + qui + premet + la + chose + et + cil + qui + est + en + autrui + poesté + ne + puet + + + paz + + + pas + + + metre + en + covenent + que + aucune + chose + li + soit + donee + aprés + la + mort + à + celui + en + qui + poesté + il + est + + + + , + car + il + parole + par + la + vois + à + celui + en + qui + poesté + il + est + + + . + Maiz + se + aucunz + fet + tel + covenant + : + Tu + me + donras + cele + chose + . + i + . + jor + devant + que + je + muire + ou + . + i + . + jor + devant + que + tu + muirez + , + tel + covenance + ne + vaut + rien + . + Mais + por + ce + que + il + a + ja + esté + dit + que + lez + covenances + vaillent + , + qui + sunt + faitez + par + l + ' + asentement + à + celz + qui + + + lez + + + les + + + font + , + il + noz + plot + que + + noz + feissonz + un + necessaire + amendement + en + cest + article + de + droit + , + que + se + covenance + est + faite + de + paier + une + chose + apréz + la + mort + + + + ou + + + . + i + . + jor + devant + la + mort + à + celui + à + qui + la + chose + est + premise + ou + à + celui + qui + la + premet + , + ele + vaille + . +

+

+ Et + se + aucunz + fet + covenant + an + ceste + maniere + : + Se + ma + nef + revient + d + ' + Ase + , + tu + premés + à + paier + moi + en + cel + jor + . + x + . + livres + , + la + covenance + ne + vaut + rien + porce + que + l + ' + ordre + n + ' + i + est + pas + gardee + , + car + ançois + doit + la + condicions + estre + aconplie + que + la + premesse + soit + randue + . + Maiz + por + ce + que + li + empererez + Leonz + , + qui + fu + de + noble + recordance + , + ne + vot + pas + que + cele + covenance + qui + est + trestornee + ne + fust + pas + refusee + es + doaires + , + il + noz + plot + que + noz + li + donisonz + parfaite + force + si + que + tel + maniere + de + covenance + vaille + ne + mie + tant + solement + es + doaires + mez + es + autres + chosez + . +

+

+ Covenance + qui + est + faite + en + ceste + maniere + : + Tu + premés + moi + à + doner + . + x + . + livres + quant + je + morrai + ou + quant + tu + + + moraz + + + morraz + + + , + et + qui + valoit + el + tenz + as + + + ancienz + + + anciens + + + ne + vaut + rien + . +

+

+

+

+ Toutes + les + foiz + que + pluseurs + choses + sunt + + + enprisez + + + comprises + + + en + une + covenance + , + se + cil + qui + premet + respont + simplement + : + Je + le + te + preméz + , + il + est + tenus + por + totez + , + et + se + il + premet + que + il + donra + une + ou + . + ii + . + de + + + ses + + + ces + + + chosez + , + il + n + ' + est + oblegiés + fors + que + celez + que + il + + premet + à + doner + , + car + il + apert + que + de + plusors + covenancez + soient + lez + unez + parfaitez + , + car + noz + devonz + metre + en + covenent + chascune + des + chosez + et + respondre + à + chascune + . +

+

+ Nuz + ne + puet + faire + covenance + por + autre + , + si + conme + il + a + devant + esté + dit + ; + et + tel + obligement + sunt + trové + à + ce + que + chascuns + aquiere + ce + qui + apartient + à + lui + . + Et + por + ce + , + se + l + ' + on + done + à + autre + , + de + ce + n + ' + apartient + rienz + à + celui + qui + fist + la + covenance + . + Et + se + aucuns + vuet + faire + ce + , + il + convendra + que + il + mete + paine + en + la + covenance + + + + que + se + il + n + ' + est + fait + ainsi + com + il + est + compris + en + la + covenance + + + , + la + paine + soit + deue + à + celui + à + qui + la + chose + apartient + . + Quant + aucuns + met + painne + en + la + covenance + , + l + ' + on + ne + regarde + pas + à + ce + qui + apartient + à + lui + maiz + quele + la + quantités + est + qui + est + contenue + en + la + covenance + . + Se + aucuns + met + dont + en + covenant + que + aucune + chose + soit + donee + à + Tyce + , + il + ne + fait + , + mais + se + il + + + + i + + + ajoste + painne + en + ceste + maniere + : + Tu + preméz + moi + à + rendre + . + x + . + livres + en + non + de + painne + se + tu + ne + paiez + à + Tyce + ce + que + tu + li + as + premis + , + lors + vaut + la + covenance + . +

+

+ Et + se + aucunz + met + en + covenent + en + non + d + ' + autre + ce + qui + apartient + à + lui + , + il + noz + plest + que + la + covenance + vaille + . + Car + se + cil + qui + avoit + conmencié + + + à + ministrer + + + à + aministrer + + + la + garde + d + ' + un + orfelin + laise + à + son + conpaignon + tote + l + ' + aministracion + et + il + met + en + covenant + que + la + chose + à + l + ' + orfelin + soit + sauve + ; + por + ce + que + ce + est + li + prex + à + celui + qui + fet + la + covenance + que + ce + que + il + met + an + covenant + soit + fait + , + por + ce + + que + il + seroit + oblegiéz + , + se + lez + chosez + estoient + malement + aministrees + , + li + obligemenz + est + tenablez + . + Se + aucunz + met + dont + en + covenant + que + aucune + chose + soit + donee + à + son + procurateur + , + la + covenance + avra + force + . + Et + se + il + met + en + covenant + que + ce + qui + apartient + à + lui + soit + paié + à + son + creancier + , + que + il + ne + soit + par + aventure + tenus + à + la + paine + ou + que + li + chanz + ne + soit + vanduz + qui + estoit + bailliéz + en + gaige + , + la + covenance + vaut + . +

+

+ Encontre + ce + , + se + aucunz + premet + que + uns + autres + fera + une + chose + , + il + n + ' + i + soit + pas + tenus + se + il + n + ' + i + premist + painne + . +

+

+ Nuz + ne + fet + + + parfitement + + + profitablement + + + covenance + que + la + chose + qui + est + seue + soit + faite + seue + . +

+

+ Se + cil + qui + premet + entent + d + ' + une + chose + et + cil + à + qui + l + ' + on + premet + entent + d + ' + une + autre + , + li + obligemenz + + + nest + + + est + + + nuz + , + autresi + conme + se + l + ' + on + ne + respondit + pas + à + ce + qui + est + demandé + , + si + conme + se + aucuns + met + en + covenant + que + tu + li + doingnez + . + i + . + serf + et + tu + entenz + d + ' + un + autre + . +

+

+ Ce + qui + est + premis + por + laide + cause + , + si + conme + se + aucuns + premet + que + il + fera + homecite + ou + sacrilege + , + cele + covenance + ne + vaut + rien + . +

+

+ Se + aucunz + fet + covenant + soz + aucune + condition + , + ja + soit + ce + que + il + muire + + + ainz + + + ains + + + que + la + condicionz + soit + aconplie + , + se + la + condicions + avient + puiz + , + + + se + oirs + + + ses + oirs + + + en + puet + plaidier + . + Autresi + est + il + par + devers + celui + qui + premet + à + faire + la + chose + . +

+

+ Cil + qui + a + mis + en + covenant + que + une + chose + li + soit + donee + en + cest + an + ou + en + cest + moiz + , + ele + ne + puet + estre + demandee + + devant + que + li + anz + ou + li + moiz + soit + toz + passéz + . +

+

+ Se + tu + as + miz + an + covenant + que + . + i + . + chanz + te + soit + donnés + ou + . + i + . + sers + , + tu + n + ' + en + porraz + paz + maintenant + plaidier + , + se + tant + de + tanz + n + ' + est + passéz + que + la + chose + + + peust + + + peut + + + estre + baillie + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + pleges + . + + +

+ Autre + que + cil + qui + premet + suelent + estre + oblegié + por + lui + , + qui + sunt + apelé + plege + , + que + home + suelent + prendre + quant + il + vuelent + que + causions + soit + donnee + pluz + + + deligement + + + diligement + + + . +

+

+ Plege + puent + estre + pris + a + touz + obligemenz + conment + que + il + soient + fait + ou + par + chose + ou + par + parolez + ou + par + laitres + ou + par + + + consantement + + + consentement + + + , + ne + il + n + ' + i + a + point + de + diferance + se + li + obligemenz + par + coi + li + plege + sunt + doné + est + citeainz + ou + naturelz + , + si + que + cil + + + + qui + prend + + + plegez + del + serf + , + qui + que + il + soit + ou + estrangez + ou + ses + sire + meesmez + , + soit + oblegiéz + por + le + serf + en + ce + qui + li + est + deu + naturelment + . +

+

+ Li + plegez + n + ' + est + pas + obligiéz + tant + + + soulemant + + + soulement + + + , + ainz + laise + son + oir + obligié + . +

+

+ Et + plegez + puet + estre + donéz + devant + l + ' + obligement + et + + + apréz + + + aprés + + + . +

+

+ Se + pluseur + sunt + plege + , + chascuns + est + tenu + por + toute + la + daite + . + Li + creanciers + a + dont + franche + poesté + de + demander + toute + la + daite + auquel + que + il + vodra + , + maiz + li + creanciers + est + constrainz + par + les + laitrez + au + saint + empereur + Adrian + de + demander + une + partie + de + la + daite + a + chascun + des + plegez + qui + ont + de + coi + paier + , + + el + tenz + que + li + plaiz + est + conmenciés + . + Et + por + ce + , + se + aucunz + des + plegez + n + ' + a + de + coi + paier + en + cel + + + tanz + + + tenz + + + , + + + se + + + ce + + + charge + les + autrez + . + Et + se + li + creanciers + a + + + eu + + + + toute + sa + deite + d + ' + un + des + plegez + , + li + damagez + sera + a + celui + sol + , + mez + se + cil + por + qui + il + fu + plegez + n + ' + a + de + coi + paier + , + il + en + doit + blamer + soi + meismez + , + car + il + en + peust + estre + aidiéz + par + lez + letrez + a + l + ' + empereur + Adrian + et + demander + que + actionz + li + soit + donee + por + une + partie + . +

+

+ Li + plege + ne + puent + pas + estre + einsiz + oblegiéz + que + il + doient + pluz + que + ce + por + coi + il + sunt + oblegié + , + car + lor + obligemenz + est + unz + ajoingnemenz + del + principal + obligement + ne + il + ne + puet + pas + pluz + avoir + en + l + ' + ajoingnement + que + il + a + en + la + principal + chose + . + Et + encontre + ce + , + il + puent + bien + estre + oblegié + que + il + doient + mainz + . + Se + li + deteur + a + dont + premis + . + x + . + livres + , + li + pleges + est + par + droit + obligiéz + es + . + v + . + , + mais + il + ne + puet + pas + estre + obligiéz + es + pluz + que + es + dis + , + et + se + li + deteurs + a + premis + purement + , + li + plegez + puet + + + premetre + + + promettre + + + soz + condiction + , + + + + mez + se + li + deteurs + a + promis + souz + condicion + , + + + li + pleges + ne + puet + + + paz + + + pas + + + premetre + purement + . + L + ' + on + n + ' + entant + pas + pluz + et + mains + en + la + quantité + tant + solement + , + mais + selonc + le + tenz + an + coi + on + paie + , + quar + + + pluz + + + plus + + + est + se + l + ' + on + paie + maintenant + une + chose + que + se + l + ' + on + le + paie + aprés + . + i + . + terme + . +

+

+ Se + li + pleges + a + paié + por + le + deteur + aucune + chose + por + cause + de + ravoir + la + , + + il + a + encontre + lui + action + de + mandement + . +

+

+

+ L + ' + on + doit + savoir + es + covenances + as + plegez + que + l + ' + on + doit + entendre + generalment + que + ce + qui + est + escrist + autresi + conme + se + il + fust + fait + doit + estre + tenu + por + fait + , + et + por + ce + est + il + certaine + chose + que + se + aucuns + escrist + que + il + a + plevi + . + i + . + autre + , + il + apert + que + toutes + les + choses + aient + esté + + + faitez + + + faites + + + sollempnement + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + obligement + qui + est + fait + par + laitres + . + + +

+ Obligemens + estoit + jadis + fais + par + escriture + et + l + ' + on + disoit + que + il + estoit + fez + par + nonz + ; + mais + cil + non + ne + sont + paz + orendroit + en + us + . + Mais + se + aucuns + escrit + que + il + doit + ce + qui + ne + li + a + pas + esté + baillié + , + il + ne + puet + pas + oposer + apréz + lontenz + exception + de + deniers + qui + ne + li + furent + paz + baillié + , + et + ce + a + esté + sovent + establi + . + Et + ainsiz + avient + il + + + orandroit + + + orendroit + + + que + aucunz + est + oblegiéz + par + escriture + par + coi + l + ' + on + puet + demander + ce + qui + i + est + contenu + , + sanz + obligement + de + parolez + . + Exceptionz + soloit + valoir + jusqu + ' + à + . + v + . + anz + en + cest + obligemenz + par + les + establisemenz + as + princes + , + maiz + que + li + creancier + ne + peussent + trop + longement + estre + bareté + de + lor + deniers + , + li + tenz + a + esté + estreciéz + par + nostre + establisement + si + que + tele + exception + ne + s + ' + estendent + point + outre + . + ii + . + anz + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + obligement + qui + est + faiz + par + consentement + . + + +

+ Obligement + sunt + fet + par + consentemenz + en + achas + et + en + ventez + et + en + louagez + et + en + conpaignie + et + en + mandemenz + . +

+

+ L + ' + on + dit + que + obligemenz + est + faiz + en + cez + + menieres + , + car + il + n + ' + est + paz + mestier + que + lez + partiez + soient + en + presant + ne + que + aucune + chose + soit + donee + à + ce + que + li + obligemenz + ait + force + , + ainz + soffist + que + cil + qui + font + la + besoingne + s + ' + i + consentent + . +

+

+ Et + + + por + + + par + + + ce + sunt + faitez + tez + besoingnez + entre + celz + qui + ne + sunt + pas + present + , + si + conme + par + laitrez + ou + par + mesaigez + . +

+

+ En + + + tel + maniere + + + telz + marchiéz + + + est + li + . + i + . + oblegiéz + à + l + ' + autre + en + ce + que + il + li + doit + paier + por + bien + et + por + loiauté + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + achat + et + de + vente + . + + +

+ Achaz + et + vente + est + fez + dés + que + les + parties + s + ' + acordent + el + pris + , + ja + soit + ce + que + li + pris + ne + soit + paz + encore + paiéz + ne + errez + donneez + ; + car + ce + qui + est + baillié + par + non + d + ' + erres + est + + + provance + + + proveance + + + que + li + achaz + et + la + vente + ont + esté + fait + , + mez + il + covient + que + ce + soit + tenu + + + dez + + + des + + + achaz + et + dez + ventes + qui + sunt + fet + sanz + escriture + , + car + noz + ne + renovelonz + nule + chose + en + tez + vente + . + Mais + noz + establisonz + en + celes + qui + sunt + faitez + par + escriture + que + li + achas + ne + la + vente + ne + soient + pas + parfait + devant + que + li + instrument + de + la + + + verité + + + vente + + + soient + escrit + ou + par + la + propre + main + à + celz + qui + funt + le + marchié + ou + par + autre + , + si + que + cil + qui + fet + le + marchié + i + face + la + + + subscrition + + + subscription + + + , + et + se + il + sunt + escrit + par + le + notaire + , + se + il + ne + sunt + acompli + et + + + à + celz + + + asouz + + + par + lez + partiez + . + Tant + conme + aucune + de + + + ses + + + ces + + + choses + i + faut + l + ' + on + se + puet + repantir + et + li + venderes + et + li + acheterez + se + puet + partir + del + marchié + sanz + painne + . + Ne + porquant + , + noz + lor + otroions + que + il + se + partent + del + marchié + sanz + painne + , + se + aucune + chose + n + ' + a + esté + baillie + par + non + d + ' + + + errez + + + erres + + + . + + + + Car + quant + erres + sunt + baillies + , + la + vente + est + faite + ou + sanz + escrit + ou + par + escrit + , + et + se + li + achetierres + refuse + acomplir + le + marchié + , + il + perde + ce + que + il + a + donné + ; + et + se + li + vendierres + se + repent + , + il + est + contraint + à + rendre + à + doubles + ce + que + il + a + receu + par + non + d + ' + erres + , + + + ja + soit + ce + que + nule + chose + n + ' + + + et + + + ait + + + + esté + convenancié + des + erres + . +

+

+ Il + covient + que + li + pris + soit + establiz + , + car + nus + achas + ne + puet + estre + sanz + pris + , + maiz + li + pris + doit + estre + certainz + . + Se + aucunz + font + tel + covenent + que + une + chose + soit + achetee + tant + conme + Tyces + + + jugea + + + jugera + + + , + li + ancien + doutoient + par + droit + se + ce + est + + + veritéz + + + vente + + + ou + non + , + maiz + nostre + establisemenz + establi + ainsi + que + toutes + lez + foiz + que + vente + est + ainsiz + faite + , + li + marchiéz + soit + + + establez + + + estables + + + en + tel + meniere + que + se + cil + qui + est + noméz + juge + le + pris + , + il + soit + paiéz + en + totes + menierez + selonc + son + jugement + et + la + chose + soit + baillie + si + que + li + marchiéz + soit + menéz + à + fin + , + et + li + acheteres + puise + plaidier + par + action + d + ' + achat + + + et + li + venderez + par + action + de + vente + + + + . + Et + se + cil + qui + fu + noméz + ne + vuet + ou + il + ne + puet + jugier + le + pris + , + lors + ne + vaille + rienz + la + vente + porce + que + nus + pris + n + ' + i + a + esté + establiz + . + Et + por + ce + que + il + noz + plest + que + + + cil + lieu + + + cist + droiz + eust + leu + + + es + vantez + , + il + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + male + chose + que + il + ait + lieu + es + louagez + . +

+

+ Li + pris + doit + estre + en + deniers + contés + . + Car + l + ' + on + soloit + demander + se + pris + puet + estre + en + autres + chosez + , + si + que + une + chose + soit + li + pris + à + . + i + . + autre + ; + et + Sabinus + et + Cassiuz + quident + que + pris + puisse + estre + bien + en + autres + chosez + que + en + deniers + . + Et + de + ce + vient + ce + que + l + ' + on + soloit + dire + conmunement + que + changes + de + choses + est + achaz + et + vante + , + et + cele + maniere + d + ' + achat + et + de + vente + est + tres + ancienne + et + il + usoient + de + l + ' + argument + Homer + le + poete + , + + qui + dist + que + l + ' + une + partie + de + l + ' + ost + az + Grizois + achata + vins + d + ' + autres + + + chosez + + + choses + + + que + ele + chanja + encontre + . + Li + autor + d + ' + une + autre + + + escole + + + ecole + + + sentoient + le + contraire + et + disoient + que + changes + de + chose + estoit + une + chose + et + achaz + et + vente + estoit + une + autre + , + car + autrement + ne + peut + paz + la + chose + estre + depeeschie + se + les + choses + + + fussent + + + furent + + + changiez + , + de + coi + il + sambloit + que + + + elez + + + eles + + + fussent + vandues + et + donees + par + non + de + pris + . + Car + raisonz + ne + suefre + paz + que + une + meesme + chose + soit + vandue + et + donee + par + non + de + pris + . + Maiz + la + sentence + que + Proculuz + donna + valut + mielz + , + qui + dist + que + changes + est + une + propre + meniere + de + marchié + qui + est + desevree + de + vente + , + car + tuit + li + autre + vers + aidoient + à + cele + sentence + et + ele + estoit + provee + par + pluz + fors + raisonz + . + Et + li + saint + prince + qui + furent + par + devant + noz + les + reçurent + et + il + est + senefié + pluz + clerement + en + noz + digestez + . +

+

+ Quant + achaz + et + vente + est + fez + , + que + noz + avons + dit + qui + est + faiz + dés + que + lez + partiez + s + ' + acordent + el + pris + , + quant + la + chose + est + faite + sanz + escriture + , + li + peris + de + la + chose + vandue + apartient + maintenant + à + l + ' + achateur + , + ja + soit + ce + que + la + chose + ne + li + soit + paz + encor + baillie + . + Se + li + serz + est + dont + mors + , + ou + bleciéz + en + aucune + partie + de + son + cors + , + ou + tote + la + maisonz + ou + une + partie + est + arsse + , + ou + li + + + chans + + + chanz + + + est + toz + perdus + par + force + d + ' + eve + ou + une + partie + , + ou + il + est + apeticiés + ou + + + enpiriéz + + + empiriés + + + por + ce + que + li + aubre + sunt + cheu + par + force + d + ' + eve + ou + de + vent + , + li + damagez + est + à + l + ' + acheteur + et + il + li + covient + par + force + paier + le + pris + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + + + ait + + + ai + + + point + receu + la + chose + . + Car + se + ce + est + avenu + sanz + la + tricherie + et + sanz + lez + corpez + au + vendeur + , + il + n + ' + i + doit + rienz + perdre + , + maiz + se + aucune + chose + est + ajointe + au + champ + par + force + d + ' + yaue + + + et + + + + aprés + l + ' + achat + , + li + gaainz + est + + + à + + + + l + ' + acheteur + , + car + li + preuz + doit + estre + à + celui + à + qui + le + peris + est + . +

+

+ a + Maiz + se + li + + + hom + + + homs + + + qui + a + + + estés + + + esté + + + vanduz + s + ' + en + est + fuis + ou + il + a + esté + embléz + , + si + que + ce + n + ' + est + fait + par + la + tricherie + au + vendeur + ne + en + sez + corpes + , + l + ' + on + doit + prandre + garde + se + li + venderes + le + prist + en + garde + jusqu + ' + à + tant + que + il + li + livrast + , + quar + se + il + le + prist + en + garde + , + le + peris + de + ceste + aventure + est + sor + lui + , + et + se + il + ne + le + print + en + garde + , + il + est + toz + seurs + . + Et + noz + entendonz + ce + meismez + en + bestez + et + en + autres + chosez + , + maiz + li + vanderres + devera + doner + à + l + ' + acheteur + pooir + de + chalongier + lez + , + car + il + en + est + encore + sirez + por + ce + que + il + n + ' + en + a + paz + baillié + encore + la + seignorie + à + l + ' + acheteur + . + Autresi + est + il + en + action + de + larrencin + et + de + damage + et + de + tort + fet + . +

+

+ Achaz + puet + estre + ou + purement + faiz + ou + soz + condicion + . + Soz + condition + si + conme + li + vanderres + dist + : + se + cil + sers + te + plaist + dedenz + cel + terme + , + il + sera + tienz + por + . + x + . + livres + . +

+

+ Nuz + ne + puet + acheter + à + son + anciant + lieu + saint + ou + relegieus + ne + lieuz + conmuns + si + conme + marchiés + ou + chapele + . + Ne + porquant + se + li + + + venderres + + + vanderres + + + deçoit + l + ' + acheteur + tant + que + il + achate + telz + + + lienz + + + bienz + + + por + ce + que + il + + + quident + + + quide + + + que + il + soient + tel + que + il + les + puise + bien + acheter + , + il + avra + action + + d + ' + achat + por + ce + que + il + ne + li + list + paz + à + avoir + ces + lius + , + et + conquerra + par + cel + action + tant + conme + il + eust + de + preu + se + il + n + ' + eust + esté + deceus + . + Et + cist + meismes + drois + est + se + aucuns + achate + franc + home + en + leu + de + serf + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + louages + . + + +

+ Louages + est + prochains + à + achat + et + à + vente + , + et + pou + s + ' + en + faut + que + il + n + ' + est + estables + par + cele + meismes + riule + de + droit + ; + car + ainsi + conme + + + achas + + + achaz + + + + + ou + + + et + + + vente + est + faiz + quant + lez + parties + s + ' + accordent + el + pris + , + entent + l + ' + on + que + louagez + est + + + fez + + + faiz + + + + + + se + + + certains + loiers + est + establiz + et + actionz + de + louage + apartient + à + celui + qui + baille + la + chose + + + + et + + + à + celui + qui + la + prent + . +

+

+ Et + ce + que + noz + avonz + devant + dit + que + la + vente + est + faite + se + li + pris + est + miz + sor + autrui + jugement + , + entendonz + noz + de + louage + + + + se + li + loier + est + mis + sur + autrui + jugement + + + . + Et + por + ce + , + se + aucuns + baille + à + . + i + . + felon + robes + à + aparillier + ou + autres + besoingnes + à + faire + sanz + establir + maintenant + nul + louier + , + mais + cil + qui + li + baille + li + premet + + + aprés + + + + que + il + li + donra + + + + aprés + + + tant + conme + il + lor + convendra + entre + elz + , + l + ' + on + n + ' + + + entent + + + entend + + + paz + que + ce + soit + loages + proprement + , + maiz + actions + est + donee + por + ce + par + les + parolez + qui + ont + esté + avant + ditez + . +

+

+ En + sor + que + tot + , + autresi + conme + se + l + ' + on + demandoit + se + achas + et + vente + est + fais + quant + chosez + sunt + changiez + , + seut + l + ' + on + demander + de + louage + se + cil + qui + t + ' + a + baillié + sa + chose + par + non + de + louage + a + pris + de + toi + une + autre + chose + por + user + en + . + Et + il + noz + + + plaist + + + plest + + + que + ce + ne + soit + paz + louagez + , + maiz + une + propre + meniere + de + marchié + ; + si + conme + se + dui + voisin + estoient + qui + avoient + chascun + . + i + . + buef + et + il + convint + entr + ' + elz + que + chascuns + d + ' + elz + + eust + ambedeus + lez + buez + par + . + x + . + jors + à + faire + leur + besoigne + et + li + + + buez + + + bues + + + à + l + ' + un + fust + mors + en + la + besongne + à + l + ' + autre + , + actions + n + ' + apartient + pas + au + seignor + au + buef + mort + ne + de + louage + ne + de + prest + , + car + il + ne + li + presta + pas + par + grace + , + mais + il + en + puet + plaidier + par + les + parolez + qui + furent + avant + ditez + . +

+

+ Il + apert + dont + que + achas + et + vente + et + louages + ont + aucune + familiarité + entre + elz + et + por + ce + seut + l + ' + on + demander + en + aucunes + causes + se + vente + i + est + faite + ou + + + louages + + + loages + + + , + si + conme + des + chanz + qui + sunt + baillié + à + aucun + à + user + en + perdurablement + , + ce + est + tant + conme + la + pansionz + ou + la + + + rante + + + rente + + + en + sera + paié + au + seignor + , + ne + il + ne + lise + pas + au + seignor + à + tolir + le + à + celui + qui + l + ' + a + aloé + ne + à + son + oir + ne + à + celui + à + qui + il + ou + ses + oirs + l + ' + a + + + vendu + + + vandu + + + ou + donné + ou + baillié + en + douaire + ou + en + autre + meniere + , + tant + conme + il + + + parteront + + + paieront + + + la + rante + . + Mais + por + ce + que + li + ancien + doutoient + de + tel + marchié + et + li + . + i + . + disoient + que + ce + estoit + vante + et + li + autres + que + ce + estoit + louagez + , + por + ce + fu + faite + la + + + lois + + + loi + + + à + l + ' + empereor + Zenon + qui + establi + que + li + marchiéz + de + chose + baillie + à + cenz + ait + sa + propre + nature + , + qui + ne + + + secort + + + se + tort + + + ne + à + louage + ne + à + vente + ainz + soit + confremés + par + + + ces + + + ses + + + propres + convenancez + . + Et + se + aucune + chose + est + convenancie + , + ele + soit + autresi + tenable + conme + se + ce + estoit + unz + naturelz + marchiéz + ; + et + se + nule + chose + n + ' + est + covenancie + des + peril + de + la + + chose + qui + + + + est + + + ainsiz + baillie + , + se + tote + la + chose + perist + , + li + damagez + en + est + au + seignor + , + et + se + une + partie + em + perist + , + li + damages + + + + est + + + seur + celui + à + qui + la + chose + fu + baillie + à + + + senz + + + cenz + + + et + de + cest + droit + usonz + noz + . +

+

+ Encor + demande + l + ' + on + , + se + Tyces + fait + covenant + ou + . + i + . + orfevre + que + il + li + face + + + des + + + de + + + . + x + . + mars + d + ' + argent + un + nombre + + + neans + + + d + ' + aniaus + + + de + certain + pois + , + savoir + mon + se + ce + est + achas + et + vente + ou + + + louagez + + + louages + + + . + Et + Cassius + dist + que + la + matiere + est + + + vendue + + + vandue + + + et + achetee + et + la + paine + est + aloee + , + mais + il + noz + plest + que + ce + soit + achas + et + vente + tant + + + soulement + + + seulement + + + , + + + maiz + + + mais + + + se + Tyces + li + + + bailla + + + baille + + + son + or + ou + son + argent + et + il + li + premist + louier + por + sa + painne + , + il + n + ' + est + pas + doute + que + ce + ne + soit + louagez + . +

+

+ Cil + qui + prent + une + chose + à + louage + doit + faire + totez + + + choses + + + chose + + + selonc + la + loi + del + loage + , + et + se + aucune + chose + est + oubliee + + + à + faire + + + an + + + le + covenant + qui + i + doie + estre + mise + , + il + la + doit + faire + por + bien + et + por + loiauté + . + Se + aucuns + a + doné + loier + ou + premis + por + l + ' + usage + de + robes + ou + d + ' + argent + ou + de + bestes + , + il + covient + que + il + + + l + ' + esgart + + + l + ' + esgard + + + autresi + com + . + i + . + hom + bien + diligenz + garde + ses + chosez + . + Se + il + i + met + grant + diligense + et + il + la + pert + par + aucun + caz + , + il + ne + sera + paz + tenuz + à + + + randre + + + rendre + + + la + . +

+

+ Et + se + cil + qui + a + pris + une + chose + à + louage + muert + dedanz + le + terme + del + louage + , + sez + oirs + remaindra + el + loage + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + conpaignie + . + + +

+ Noz + soulons + asambler + + compaignie + ou + de + tos + noz + bienz + ou + d + ' + aucune + + + marcheandise + + + marchandise + + + si + conme + d + ' + acheter + sers + et + de + vendre + lez + ou + d + ' + acheter + et + de + vendre + oille + et + vin + et + froment + . +

+

+ Et + se + nuz + covenanz + n + ' + a + esté + faiz + par + non + entre + + + lez + + + les + + + conpaignonz + dez + parties + de + la + perte + ou + del + guaaing + , + lor + partiez + doivent + estre + oelez + en + la + perte + et + en + guaaing + , + et + se + il + en + ont + fait + covenant + il + doit + estre + gardéz + , + car + l + ' + on + ne + douta + onques + que + + + covenance + + + covenances + + + ne + vaille + se + li + dui + + + conpaing + + + conpaignons + + + font + covenance + entr + ' + elz + que + li + + + unz + + + uns + + + ait + les + ii + . + pars + de + la + perte + et + del + guaaing + et + li + autres + en + ait + la + tierce + . +

+

+ Et + se + + + Tycez + + + Tyces + + + et + Sey + font + tez + covenanz + entr + ' + elz + que + les + . + ii + . + partiez + del + guaaing + apartienent + à + Tyce + et + la + tierce + de + la + perte + , + et + les + . + ii + . + pars + del + domage + apartienent + à + Sey + et + la + tierce + del + gaaing + , + l + ' + on + demande + se + ceste + covenance + doit + estre + tenable + . + Et + Quintus + Mucius + et + Scevola + quident + que + tel + covenance + soit + contre + la + nature + de + conpaignie + et + por + ce + ne + doit + ele + pas + estre + ferme + . + Mais + Servius + , + qui + dona + la + plus + fort + sentence + , + sentit + le + contraire + , + et + aucune + foiz + avient + que + la + painne + à + . + i + . + des + conpaignonz + est + si + necessaire + en + la + conpaignie + que + il + est + drois + que + il + + + aient + + + ait + + + millor + condicion + que + li + autre + . + Et + l + ' + on + ne + doute + paz + que + conpaingnie + ne + puisse + estre + ainsi + asamblee + que + li + unz + i + mete + les + deniers + et + li + autrez + n + ' + en + i + mete + nuz + , + et + non + porquant + li + gaains + soit + conmuns + entre + elz + , + car + sovent + avient + que + la + paine + à + l + ' + un + vaut + autant + conme + li + denier + à + l + ' + autre + . + Et + ceste + sentence + vainqui + si + + + + cele + + + que + Quintus + Mutiuz + + donna + que + il + est + certaine + chose + que + il + puet + estre + mis + en + covenant + que + aucuns + parte + au + gaaing + et + ne + + + partent + + + parte + + + paz + à + la + perte + , + et + Serviuz + s + ' + acorda + que + ce + puet + estre + fet + covenablement + . + Et + il + covient + que + il + soit + ainsi + entendu + que + se + il + i + a + perte + en + une + chose + et + guaaing + + + + an + une + autre + , + la + perte + soit + contee + contre + le + guaaing + + + et + ce + sanz + pluz + qui + remaint + soit + de + guaaing + . +

+

+ Et + il + i + a + esté + despaiechié + que + , + se + la + partie + que + aucunz + doit + avoir + en + une + des + chosez + a + + + estre + + + esté + + + nomé + , + si + conme + se + il + a + esté + mis + en + covenant + quel + partie + chazcuns + doit + avoir + de + guaing + et + il + n + ' + a + pas + esté + dit + quel + partie + il + doit + avoir + de + la + perte + + + comme + il + eust + del + guaaing + + + , + il + ait + autretel + partie + de + la + perte + conme + du + gaaing + + + . +

+

+ Conpaignie + dure + tant + conme + li + + + compaignon + + + compagnon + + + se + consentent + + + ensamble + + + ensemble + + + , + et + quant + aucuns + quite + la + compaignie + ele + est + departie + , + mais + se + aucunz + quite + la + conpaignie + par + barat + por + avoir + toz + seuz + aucun + guaaing + qui + li + doit + eschaoir + , + si + conme + se + il + sunt + + + conpaing + + + conpaignon + + + de + toz + leur + bienz + et + aucuns + fet + son + oir + de + l + ' + un + d + ' + elz + et + il + se + + + depart + + + depare + + + de + la + + + conpaingnie + + + conpaignie + + + por + avoir + l + ' + eritage + tot + par + lui + , + il + est + constrainz + de + maitre + cel + guaaing + en + conmun + . + Et + se + il + gaaingne + + + aucune + + + + autre + chose + que + il + ne + convoitoit + paz + , + ele + apartient + à + lui + seul + et + quanque + cil + par + cui + la + conpaignie + n + ' + est + paz + departie + conquiert + aprés + ce + que + elle + est + departie + + + et + apartient + + + appartient + + + à + lui + sol + . +

+

+ Encore + est + conpaignie + departie + par + la + mort + à + un + des + conpaignonz + , + car + cil + qui + prent + conpaignie + ne + la + prent + fors + que + à + la + personne + que + il + eslit + ; + et + se + conpaignie + est + asamblee + + par + l + ' + asentement + de + pluseurs + , + ele + est + departie + par + la + mort + à + acun + des + conpaignonz + , + ja + soit + ce + que + il + en + remaint + pluseurs + , + se + il + ne + fu + autrement + mis + au + covenant + à + asambler + la + conpaignie + . +

+

+ Et + se + conpaignie + a + esté + asamblee + por + aucune + besoingne + et + cele + besoingne + est + finee + , + la + compaignie + faut + . +

+

+ Il + est + aperte + chose + que + conpaignie + est + departie + par + pouploiement + , + si + conme + se + tuit + li + bien + à + . + i + . + conpaignon + sunt + pouploié + , + car + quant + . + i + . + autre + vient + en + son + lieu + , + il + est + tenuz + por + mort + . +

+

+ Et + se + aucuns + des + conpaignons + est + + + chargiés + + + chargiéz + + + de + detez + et + il + abandonne + sez + bienz + et + sa + sustance + est + vandue + por + lez + dettez + conmunez + et + por + les + priveez + , + la + conpaignie + est + departie + , + maiz + en + cest + cas + , + se + il + s + ' + asentent + encor + a + la + conpaignie + , + il + apert + que + novele + conpaignie + soit + asamblee + . +

+

+ L + ' + on + demande + se + conpaing + est + tenuz + par + action + de + conpaignie + se + il + a + fet + aucune + chose + par + tricherie + ou + en + sez + corpes + . + Et + il + est + mielz + que + il + soit + tenus + por + ce + que + il + est + en + ses + corpez + , + si + conme + par + sa + paresse + ou + par + sa + negligence + , + autresi + bien + conme + por + ce + qui + est + fet + par + sa + tricherie + . + Et + la + corpe + ne + doit + pas + estre + raportee + à + tres + grant + diligence + , + car + il + sozfist + bien + que + li + uns + des + conpaignonz + mete + tel + diligence + es + chosez + conmunez + conme + il + sieut + metre + es + soiez + chosez + , + car + cil + qui + prent + + + conpaignie + + + conpaignon + + + qui + est + pou + diligenz + n + ' + en + doit + blamer + se + lui + non + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + + mandemant + mandement + + . + + +

+ + Mandemenz + est + faiz + en + . + v + . + manierez + , + si + conme + se + aucuns + te + mande + une + chose + por + la + cause + de + lui + sanz + pluz + , + ou + por + la + cause + de + toi + + + ou + + + et + + + de + lui + , + + + ou + por + autrui + + + ou + por + la + cause + d + ' + autrui + et + de + toi + , + ou + pour + autrui + . + Et + s + ' + aucune + chose + t + ' + est + mandee + por + la + cause + de + toi + + + sanz + plus + , + li + mandemenz + ne + vaut + rien + , + et + por + ce + n + ' + en + est + nuz + obligemenz + ne + nule + actionz + de + mandement + . +

+

+ Mandemenz + est + faiz + por + celui + qui + le + fait + tant + solement + , + si + conme + se + aucuns + te + mande + que + tu + facez + ses + besoignez + ou + que + tu + li + achatez + . + i + . + champ + ou + que + tu + soiez + plegez + por + lui + . +

+

+

+

+ Mandemenz + est + fais + por + celui + qui + le + fait + et + por + autre + , + si + conme + se + aucuns + te + mande + que + tu + faces + lez + besoingnes + qui + sunt + conmunez + à + lui + et + à + Tyce + , + ou + que + tu + achates + . + i + . + champ + à + lui + ou + à + Tyce + ou + que + tu + soiez + plegez + por + lui + ou + por + Tyce + . +

+

+ Mandemens + est + faiz + por + toi + + + et + + + ou + + + por + autre + , + + + si + conme + + + + se + aucuns + te + mande + que + tu + prestes + à + Tyce + deniers + à + usure + . + Maiz + + + ce + + + se + + + il + t + ' + est + mandé + que + tu + li + prestes + sanz + usure + , + li + mandemenz + est + faiz + por + + + autretant + + + autre + + + solement + . +

+

+ Mandemenz + est + fez + por + toi + sanz + pluz + , + si + conme + se + aucuns + te + mande + que + tu + achates + de + tez + deniers + aucunez + chosez + et + que + tu + ne + les + prestes + pas + + + o + + + ou + + + le + + + contree + + + contrere + + + , + maiz + telz + maniere + de + mandement + est + mielz + conselz + que + mandemenz + et + por + ce + n + ' + oblige + il + point + , + car + nuz + n + ' + est + oblegiéz + par + action + de + mandement + por + doner + conseil + , + ja + soit + ce + que + il + ne + soit + paz + profitablez + à + celui + à + qui + il + est + mandéz + , + car + chascuns + a + franche + poesté + de + garder + se + li + + conselz + li + est + porfitablez + . + Se + tu + as + dont + deniers + qui + de + rienz + ne + te + servent + et + aucuns + t + ' + a + amonesté + que + tu + en + achatez + aucune + chose + ou + que + tu + lez + prestez + , + ja + soit + ce + que + ce + ne + soit + paz + tez + prex + , + ne + porquant + il + n + ' + est + paz + tenu + à + toi + par + action + de + mandement + . + Et + por + ce + , + demande + l + ' + on + se + cil + est + + + retenuz + + + tenuz + + + à + toi + par + action + de + mandement + , + qui + te + manda + que + tu + prestassez + deniers + à + Tyce + . + Maiz + la + sentence + que + Sabyns + donna + fu + la + plus + fors + , + qui + dist + que + li + mandemenz + oblige + en + cest + caz + car + tu + n + ' + eusses + pas + presté + lez + deniers + à + Tyce + se + il + ne + t + ' + eust + esté + conmandé + . +

+

+ Li + mandemenz + qui + est + contre + bonnes + meurs + n + ' + oblige + paz + , + si + conme + se + Tyces + te + mande + que + tu + faces + larrencin + ou + damage + ou + tort + car + , + ja + soit + ce + que + tu + aiez + sosfert + painne + por + cel + fait + , + ne + por + quant + tu + n + ' + as + nule + action + contre + Tyce + . +

+

+ Cil + qui + reçoit + mandement + ne + doit + + + paz + + + pas + + + passer + lez + + + bonnez + + + bornez + + + del + mandement + . + Si + conme + se + aucuns + te + mande + que + tu + achates + . + i + . + champ + jusqu + ' + a + . + c + . + livres + ou + que + tu + soiez + pleges + por + Tyce + por + . + xx + . + livres + , + car + tu + ne + dois + pas + acheter + champ + de + pluz + de + . + c + . + livres + ne + estre + pleges + por + Tyce + de + plus + de + . + xx + . + livres + . + Et + se + tu + passez + le + mandement + , + tu + n + ' + avraz + pas + action + de + mandement + por + le + seurpluz + . + Si + que + neis + Sabinus + et + Casius + dient + que + , + se + tu + vuelz + en + cest + caz + plaidier + por + les + . + c + . + livres + , + tu + ne + porraz + paz + plaidier + . + Maiz + li + autor + de + diverses + escoles + dient + par + droit + que + tu + en + puez + plaidier + dusqu + ' + a + . + c + . + livres + , + et + ceste + sentence + est + la + pluz + benigne + . + Et + se + tu + achatez + le + champ + mainz + que + il + ne + te + soit + conmandé + , + tu + avraz + action + de + mandement + por + tant + conme + + + + l + ' + en + + + + + le + te + + + te + le + + + conmanda + , + car + quant + aucuns + mande + c + ' + on + li + achat + . + i + . + champ + de + . + c + . + livres + , + l + ' + on + entent + que + on + l + ' + achat + mains + se + l + ' + on + puet + . +

+

+ Se + li + mandemenz + qui + est + par + droit + faiz + est + rapeléz + tant + conme + la + chose + est + ancore + entiere + , + il + faut + . +

+

+ Et + se + cil + qui + fist + le + mandement + ou + cil + à + qui + il + fu + fez + muert + tant + conme + la + chose + est + antiere + , + li + mandemenz + + + fet + + + faut + + + . + Mes + il + a + esté + receus + par + cause + de + porfit + + + et + + + + se + cil + est + mors + qui + fist + le + mandement + et + tu + , + qui + ne + sés + pas + que + il + soit + mors + , + aconpliz + le + mandement + , + tu + porras + plaidier + par + action + de + mandement + , + car + se + il + estoit + autrement + l + ' + inorance + droite + et + proveable + te + feroit + damage + . + Et + à + ce + est + samblable + ce + qui + noz + plot + que + se + li + despancier + Tyce + a + esté + franchis + et + si + deteur + n + ' + en + sevent + rien + et + il + li + paient + lor + detez + par + ignorance + , + il + sunt + delivré + , + ja + soit + ce + qu + ' + il + ne + peussent + paz + autrement + estre + delivré + par + estroite + raison + de + droit + , + dés + que + il + paiarent + à + autre + que + à + celui + à + qui + il + devoient + paier + . +

+

+ Chazcunz + a + franche + poesté + que + il + ne + reçoive + paz + mandement + , + mais + dés + que + il + est + receus + , + il + convient + que + il + soit + aconpliz + ou + l + ' + on + doit + tantost + faire + savoir + au + mandeur + que + il + face + sa + besoigne + ou + par + lui + ou + par + autre + . + Car + s + ' + il + ne + li + est + ainsiz + fet + savoir + tant + conme + la + chose + est + antiere + que + il + la + face + ou + par + lui + ou + par + autre + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + actionz + de + mandement + n + ' + i + ait + lieu + se + il + n + ' + i + a + droite + + cause + por + coi + l + ' + on + ne + li + fet + paz + savoir + . +

+

+ Mandemenz + puet + estre + faiz + à + terme + ou + soz + condiction + . +

+

+ Et + l + ' + on + doit + noter + à + une + some + que + se + mandemenz + n + ' + est + fez + par + grace + , + il + chiet + en + autre + forme + de + besongne + , + car + se + loiers + en + est + donés + , + ce + conmence + à + estre + loagez + . + Et + tot + generalment + es + cas + en + coi + mandemenz + est + receue + sanz + loier + , + + + es + + + ou + + + chosez + bailliez + en + garde + , + entent + l + ' + on + que + ce + est + louages + se + loiers + en + est + donnéz + . + Et + por + ce + se + aucuns + a + baillié + son + drap + + + + au + foulon + + + à + aparillier + sanz + establir + li + + + nul + + + + louier + , + actionz + de + mandement + i + apartient + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + + d + ' + obligement + des + obligemenz + + qui + + est + vienent + + autresi + conme + de + marchié + . + + +

+ Aprés + ce + que + noz + avonz + nombré + lez + manieres + des + marchiés + , + voionz + + + lez + + + les + + + obligemenz + qui + ne + naissent + pas + proprement + de + marchié + , + mais + por + ce + que + il + + + prennent + + + ne + prennent + pas + + + lor + sustance + de + + + mesfait + + + mesfet + + + , + il + apert + que + il + nessent + autresi + conme + de + + + mesfet + + + marchié + + + . +

+

+ Quant + aucuns + fet + dont + lez + besongnez + à + celui + qui + n + ' + est + paz + presenz + , + actionz + nessent + d + ' + une + part + et + de + l + ' + autre + qui + sunt + apelees + de + « + besongnez + faitez + » + , + mez + tele + actions + apartient + droitement + au + seigneur + de + la + + + besoingne + + + besongne + + + contre + celui + qui + la + fist + , + et + contraire + actionz + apartient + à + celui + qui + la + fist + contre + le + seigneur + . + Et + il + est + aperte + chose + que + + + ses + + + ces + + + actions + ne + + + naissoit + + + naissent + + + proprement + de + nul + marchié + , + quar + telz + actionz + nessent + quant + aucuns + suesfre + à + faire + autrui + besongnez + sanz + mandement + , + et + cil + qui + lez + besoingnez + sunt + qui + sunt + faitez + sunt + oblegiéz + + por + ceste + cause + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + en + + + sache + + + sachent + + + rien + . + Et + + + se + + + ce + + + a + esté + receu + par + cause + de + porfit + que + les + besoignez + à + celz + qui + vont + sodainnement + hors + del + païz + sanz + conmander + aucuns + que + il + + + face + + + facent + + + lor + besoingnez + , + ne + soient + paz + + + gerpiéz + + + grepiez + + + del + tot + . + Et + sanz + doute + nuz + ne + s + ' + an + + + dantremetoit + + + antremetroit + + + se + il + n + ' + avoit + nule + action + par + coi + il + demandast + ce + que + il + i + despanderoit + . + Et + autresi + conme + li + sires + est + oblegiéz + par + action + de + + + besoingnez + + + besoignez + + + faitez + à + celui + qui + a + fet + porfitablement + sez + besoingnez + , + est + cil + tenus + à + randre + raison + de + l + ' + aministracion + . + Et + en + cest + caz + est + chascuns + constrainz + de + + + randre + en + + + rendre + an + + + raison + jusqu + ' + à + tres + grant + diligence + , + ne + il + ne + li + sosfist + paz + que + il + i + mete + tel + diligence + conme + il + sieut + metre + es + soiez + chosez + , + se + unz + autrez + eust + aministré + les + besoingnez + qui + i + eust + + + nuz + + + miz + + + greignor + diligence + . +

+

+ Li + desfendeur + qui + sunt + tenu + par + jugement + de + garde + ne + sunt + oblegié + proprement + de + nul + marchié + , + car + nuz + marchiés + n + ' + est + faiz + entre + l + ' + orfelin + et + celui + qui + l + ' + a + en + garde + . + Maiz + por + ce + que + il + ne + sunt + tenu + por + nul + mesfet + , + il + apert + que + il + soient + tenu + autresi + conme + por + marchié + . + En + cest + caz + a + li + unz + action + contre + l + ' + autre + , + car + li + orfelins + n + ' + a + paz + tant + solement + action + de + garde + contre + son + desfendeur + ; + mais + li + desfanderes + a + contre + l + ' + orfelin + action + contraire + à + garde + , + se + il + a + despandu + + + acune + + + aucune + + + chose + en + besoingne + à + l + ' + orfelin + , + ou + se + il + est + oblegiéz + por + lui + , + ou + se + il + a + + + oblegiés + + + oblegiéz + + + sez + choses + à + son + creancier + . +

+

+ Et + se + une + + chose + est + conmune + entre + aucuns + sanz + conpaignie + , + si + conme + se + une + chose + lor + est + donnee + ou + laisie + ensamble + , + et + li + . + i + . + est + tenus + à + l + ' + autre + par + jugement + de + partir + choses + conmunez + , + por + ce + que + li + . + i + . + seuz + a + receuz + les + fruis + de + cele + chose + ou + que + li + autrez + i + a + fet + totez + lez + necessaires + despanses + , + l + ' + on + + + n + ' + entent + + + n + ' + entend + + + pas + que + il + soit + oblegiéz + proprement + de + marchié + , + car + il + n + ' + ont + fet + nul + marchié + entre + elz + . + Maiz + por + ce + que + li + . + i + . + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + oblegiéz + à + l + ' + autre + por + mesfait + , + il + apert + que + il + soit + oblegiéz + autresi + conme + de + marchié + . +

+

+ Cist + meismes + drois + est + de + celui + qui + s + ' + est + oblegiéz + à + son + conpaignon + par + jugement + de + partir + l + ' + eritage + . +

+

+ Et + l + ' + on + + + entent + + + entend + + + que + li + oirs + n + ' + est + paz + + + oblegiés + + + oblegiéz + + + proprement + de + marchié + par + non + de + laiz + , + car + l + ' + on + ne + puet + paz + dire + proprement + que + cil + a + qui + li + laiz + fu + laisiéz + ait + fait + aucun + marchié + o + le + mort + ou + o + son + oir + ; + et + non + porquant + , + por + ce + que + li + oirs + n + ' + est + paz + oblegiéz + de + mesfet + , + l + ' + on + entent + que + il + est + oblegiés + autresi + conme + por + marchié + . +

+

+ Et + cil + à + qui + aucunz + paie + par + erreur + ce + que + il + ne + li + doit + paz + est + oblegiéz + autresi + conme + par + marchié + , + car + se + noz + ensivons + la + plus + certainne + raison + l + ' + on + puet + mielz + dire + , + si + conme + noz + avonz + avant + dit + , + que + il + est + oblegiéz + por + ce + que + il + voloit + depecier + le + marchié + et + ne + mie + asambler + , + quar + il + apert + que + cil + qui + baille + deniers + par + corage + d + ' + aquiter + soi + le + fet + pluz + por + depecier + l + ' + obligement + que + por + fere + le + . + Non + porquant + cil + qui + reçoit + telz + deniers + est + oblegiéz + autresi + conme + se + il + fussent + presté + , + et + por + ce + li + puent + il + estre + demandé + arriere + . +

+

+ Non + porquant + , + aucunes + causez + sunt + par + coi + ce + qui + a + esté + paié + qui + n + ' + estoit + paz + deue + ne + puet + pas + estre + demandee + arriere + . + Car + li + ancien + jugent + que + es + causes + en + coi + li + plaiz + croist + , + se + l + ' + on + renie + ce + que + l + ' + on + doit + en + cele + meismes + + + chause + + + causes + + + , + ne + puet + pas + estre + demandee + arriere + ce + qui + est + paié + qui + n + ' + estoit + pas + deu + , + si + conme + en + la + loi + qui + fet + restorer + lez + damages + et + en + laiz + . + Et + li + ancien + vuelent + que + ce + ait + lieu + en + icez + laiz + qui + sunt + + + laisié + + + laissiés + + + à + aucun + par + certain + condempnement + en + coi + li + oirs + est + condenpnéz + , + maiz + nostre + establisemenz + vot + que + tuit + + + lais + + + lai + + + eussent + une + nature + et + que + cist + acroisemenz + s + ' + estendit + à + toz + laiz + , + mais + il + ne + dona + paz + cest + avantage + à + toz + celz + qui + laiz + sunt + laissié + , + maiz + es + laiz + qui + sunt + laisié + as + saintes + eglisez + et + es + autrez + lieuz + honorablez + qui + sunt + + + hennoré + + + henoré + + + por + relegion + ou + por + pitié + ; + et + se + l + ' + on + lor + paie + lez + qui + ne + sunt + paz + deu + , + il + ne + sunt + demandé + arriere + . +

+
+
+ + Cist + titrez + est + par + quels + personez + obligemenz + noz + est + aquis + . + + +

+ Apréz + ce + que + noz + avons + dit + les + manierez + des + obligemenz + qui + naissent + de + marchié + ou + conme + de + marchié + , + noz + devons + estre + amonesté + que + obligemenz + noz + est + aquiz + non + paz + tant + solement + par + noz + meismez + , + maiz + par + les + persones + qui + sunt + en + nostre + poesté + , + si + conme + par + noz + sers + ou + par + noz + fis + . + En + tel + maniere + ne + porquant + que + ce + qui + est + aquis + par + noz + sers + soit + tot + nostre + , + et + ce + qui + est + + + aquiz + + + acquiz + + + par + obligement + par + noz + filz + que + noz + avons + en + nostre + poesté + soit + devisé + selonc + + la + samblance + de + la + proprieté + dez + chosez + et + de + l + ' + usuaire + que + nostre + establisemenz + a + jugié + , + si + que + li + peres + ait + l + ' + usuaire + de + quanques + li + fiz + aquiere + , + en + quel + maniere + que + ce + soit + , + et + la + proprietéz + en + soit + gardee + à + l + ' + oir + , + si + que + li + peres + en + mueve + les + actionz + selonc + la + devision + de + nostre + novel + + + setablissement + + + establisement + + + . +

+

+ En + sor + que + tot + aucune + chose + noz + est + + + aquises + + + acquises + + + par + les + franz + homes + et + par + autrui + sers + que + + + voz + + + vos + + + porseés + par + bonne + foi + , + mais + ce + est + par + . + ii + . + causez + tant + solement + , + ce + est + se + il + aquierent + par + leur + painne + ou + de + + + vostre + + + nostre + + + chose + . +

+

+ Et + autresi + voz + est + aucune + chose + aquise + par + ces + . + ii + . + causez + par + le + serf + de + qui + voz + avez + l + ' + usuaire + ou + l + ' + usaige + . +

+

+ Il + est + certaine + chose + que + li + sers + qui + est + conmuns + à + . + ii + . + seigneurs + aquiert + à + chascun + d + ' + elz + selonc + lez + partiez + que + il + ont + en + lui + , + esceptés + ce + de + coi + il + fet + covenant + en + non + à + l + ' + un + , + ou + que + il + aquiert + par + son + chatel + , + car + ce + aquiert + il + à + lui + seul + , + si + conme + se + il + fet + tel + covenance + : + tu + premés + que + tu + donras + ce + à + Tyse + mon + seigneur + . + Maiz + se + li + sers + fet + covenance + + + + par + le + conmandement + + + à + . + i + . + de + ses + seigneurs + , + ja + + + soit + + + soi + + + ce + que + l + ' + on + en + dotoit + devant + ce + , + non + porquant + la + chose + est + dezpaiechie + par + nostre + establisement + que + il + aquiere + à + celui + tant + solement + qui + li + + + demanda + + + conmanda + + + à + ce + faire + si + conme + il + a + esté + dit + avant + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + coment + obligemens + faut + . + + +

+ + + Voz + + + Toz + + + + + obligemenz + + + obligement + + + faut + par + paier + ce + que + + l + ' + on + doit + , + à + coi + l + ' + on + est + oblegiéz + , + ou + se + aucuns + paie + une + chose + por + . + i + . + autre + par + l + ' + asentement + au + creancier + . + Ne + il + n + ' + a + point + de + disferance + se + + + + ce + est + + + cil + meismez + qui + doit + paier + , + ou + autrez + por + lui + , + car + il + est + delivrés + se + . + i + . + autres + paie + por + lui + conment + que + li + paiemenz + soit + + + fez + + + faiz + + + + + ou + + + on + + + au + seu + + + ou + + + + au + + + deter + + + deteur + + + , + ou + sanz + son + seu + , + ou + maugré + suen + . + Se + li + deteurs + paie + , + cil + qui + sunt + plege + por + lui + sunt + delivré + et + autresi + avient + il + ancontre + que + se + li + plegez + paie + , + il + + + seus + + + seuz + + + n + ' + est + paz + delivrés + mez + li + deteurs + . +

+

+ Encor + est + obligemenz + ostéz + quant + li + creancier + se + tient + à + paié + de + ce + que + on + li + doit + , + car + ce + est + une + maniere + de + paiement + . + Aucuns + puet + quitier + se + il + vuet + ce + qui + li + est + deu + par + obligemenz + de + parolez + si + que + li + deteurs + die + cez + + + parolez + + + paroles + + + : + + + tien + + + tiens + + + + + ce + + + te + + + tu + + + as + + + a + + + paié + de + ce + que + je + te + premiz + ? + Et + li + creanciers + + + respongne + + + respon + + + : + + + je + + + ge + + + m + ' + en + tains + à + paiéz + . + Quitance + puet + estre + faite + en + language + grieu + , + portant + que + ele + soit + faite + si + conme + ele + sieut + estre + faite + an + latin + . + Et + en + ceste + maniere + faillent + li + obligement + qui + sunt + faites + par + parolez + et + ne + mie + li + autre + , + quar + il + noz + samble + que + ce + s + ' + acorde + à + raison + que + li + obligemenz + qui + est + faiz + par + parolez + puisse + estre + depeciéz + par + autres + parolez + , + et + ce + qui + est + deu + por + + + aucune + + + + autre + cause + puet + estre + mis + en + covenant + + à + estre + quité + , + autresi + conme + ce + qui + est + deu + puet + estre + paié + en + partie + , + puet + la + dete + estre + quite + en + partie + . +

+

+ Une + maniere + de + covenance + a + esté + faite + qui + est + apelee + aquiliane + , + par + coi + il + avient + que + li + obligemens + de + toutez + chosez + est + miz + an + covenant + . + La + covenance + aquiliane + renovele + toz + obligemenz + et + Galluz + Aquiliuz + l + ' + + + ordonna + + + ordona + + + en + tel + maniere + : + Augiers + dit + à + Negide + : + Tu + me + covenancez + tot + de + novel + que + tu + me + paieraz + quanque + tu + me + dois + doner + ou + faire + por + aucune + cause + , + ou + + + orandroit + + + orendroit + + + , + ou + à + terme + , + ou + soz + condicion + et + totes + les + chosez + de + coi + je + puis + avoir + action + contre + toi + , + ou + que + je + te + puise + demander + ou + quanque + tu + as + del + mien + , + ou + que + tu + en + porsiez + , + ou + que + tu + en + az + laissié + + + à + + + au + + + porseoir + par + tricherie + , + ou + autretant + de + deniers + conme + la + chose + vaut + . + Et + Negides + dist + à + Augier + : + Si + ferai + ge + + + volentiers + + + volontiers + + + . + Encontre + ce + + + Negidez + + + Negides + + + demanda + à + Augier + : + Tienz + te + tu + à + paiéz + de + quanque + je + t + ' + ai + hui + premiz + par + novele + covenance + ? + + + + , + et + Augiers + respondi + : + Je + me + tieng + à + paiéz + + + . +

+

+ En + seur + que + tot + , + obligemenz + faut + par + renovelement + , + si + conme + se + tu + as + atorné + Tyce + à + paier + à + Sey + ce + que + tu + li + doiz + . + Quar + dés + que + novele + persone + conmence + à + devoir + la + dete + , + est + + + noviax + + + noviaux + + + obligemenz + et + li + premiers + faut + qui + est + ostéz + par + le + darrenier + ; + si + que + , + ja + soit + ce + que + li + darreniers + obligemenz + ne + vaille + rien + , + ne + porquant + li + + + premierz + + + premiers + + + faut + , + si + conme + se + tu + dois + à + + + Tysea + + + Tyce + + + et + tu + li + atornez + . + i + . + orfelin + sanz + l + ' + autorité + à + celui + qui + l + ' + a + en + garde + , + en + cest + + caz + est + la + chose + perdue + , + quar + li + premiers + deteurs + est + delivréz + et + li + darreniers + obligemenz + + + nest + + + est + + + nuz + . + Mais + cis + meimes + drois + n + ' + est + pas + se + + + aucunz + + + aucuns + + + fet + covenant + d + ' + un + serf + , + car + lors + remaint + li + premiers + deteurs + oblegiés + , + autreci + conme + se + nuz + n + ' + eust + esté + atornés + por + lui + . + Mais + se + tu + faiz + le + darrenier + covenant + à + cele + meismez + personne + à + qui + tu + feis + le + premier + , + lors + vaut + li + renovelemenz + . + Se + aucune + novele + chose + est + mise + en + la + darreniere + covenance + si + conme + se + conditions + ou + termes + ou + pleges + i + est + miz + par + aventure + , + ou + il + en + est + ostéz + , + + + et + + + ce + + + que + noz + + + actionz + + + avons + + + dit + que + renovelemenz + est + faiz + se + + + condicions + + + conditions + + + i + est + mise + , + doit + estre + ainsis + entendu + , + si + que + noz + dionz + que + li + renovelemens + est + faiz + se + la + condicions + avient + ; + et + se + ele + n + ' + avient + , + li + premiers + obligemenz + dure + . +

+

+ Mais + il + estoit + certainne + chose + entre + les + ancienz + que + renovelemenz + est + lors + faiz + quant + on + fait + le + secont + obligement + par + corage + de + renoveler + le + , + mais + il + estoit + en + dote + quant + il + n + ' + estoit + pas + faiz + par + corage + de + renoveler + ; + et + li + autre + amenoient + + + unes + + + une + + + presumptionz + en + autres + caz + , + et + por + ce + feimez + noz + . + i + . + + + establissement + + + establisement + + + qui + + + juja + + + juga + + + apertement + que + renovelemenz + est + faiz + lors + solement + que + ce + est + dit + expreseement + entre + celz + qui + le + font + et + qui + a + esté + fais + por + renoveler + le + premier + obligement + . + Et + se + il + + + et + + + est + + + autrement + , + li + premiers + obligemenz + remaint + et + li + seconz + vaut + , + si + que + + li + deteurz + soit + oblegiéz + por + l + ' + une + et + por + l + ' + autre + cause + , + selonc + le + jugement + de + nostre + establisement + que + l + ' + on + porra + connoistre + pluz + apertement + se + l + ' + on + le + viaut + lire + . +

+

+ Et + li + obligement + qui + sunt + fait + par + consentement + sunt + departi + par + contraire + volenté + , + car + se + Tyce + et + Sey + se + sunt + + + consentu + + + consenti + + + que + Sey + eust + le + champ + Tyce + por + . + c + . + livres + et + aprés + , + por + ce + que + li + pris + ne + + + fu + + + fut + + + pas + paiéz + ne + li + chanz + livrés + , + il + plot + à + l + ' + un + et + à + l + ' + autre + que + il + se + partissent + del + marchié + , + il + sunt + ambedui + delivré + . + Autresi + est + il + en + louage + et + en + toz + lez + marchiés + qui + sunt + fait + par + consantement + , + si + conme + il + est + dit + avant + . +

+
+
+
+ + Ci + commence + li + quars + livres + d + ' + Institutez + . + +
+ + Cist + titres + est + des + + obligemens + obligemenz + + qui + + naissent + nessent + + de + mesfet + . + + +

+ Por + ce + que + nos + avonz + traitié + el + livre + qui + est + devant + cestui + des + obligemenz + qui + sunt + fait + de + marchié + ou + conme + de + marchié + , + il + covient + que + noz + voions + des + obligemenz + qui + + + naissent + + + nessent + + + de + mesfet + ou + conme + de + mesfait + . + Mais + cil + de + coi + nouz + avons + avant + traitié + sunt + devisé + en + . + iiii + . + manierez + ; + et + + + si + + + cist + + + sunt + tuit + d + ' + une + maniere + , + quar + + tuit + cist + obligement + naissent + d + ' + une + chose + , + ce + est + de + mesfet + , + si + conme + de + larrencin + , + ou + de + rapinne + , + ou + de + damage + , + ou + de + tort + fait + . +

+

+ Larrencins + est + atouchemenz + d + ' + autrui + chosez + par + barat + , + ou + de + la + chose + meisme + , + ou + de + l + ' + usage + , + ou + de + la + possession + , + qui + est + desfendu + par + la + loi + naturel + que + il + ne + soit + faiz + . +

+

+ Larrencinz + est + + + + dit + + + d + ' + + + ocurté + + + oscurté + + + , + por + ce + que + il + est + faiz + toz + jors + en + oscurté + et + en + + + repost + + + reposte + + + et + par + nuit + pluz + que + par + jor + , + + il + est + dit + de + barat + ou + de + tolir + . +

+

+ Deuz + menieres + de + larrencin + sunt + , + li + apers + et + cil + qui + n + ' + est + paz + apers + ; + car + ce + qui + est + trové + sor + le + larron + , + ou + sor + celui + à + qui + li + lerres + l + ' + a + baillié + , + sunt + . + ii + . + manieres + d + ' + actions + qui + sunt + jointes + à + larrencin + et + ne + mie + maniere + de + larrencin + , + si + conme + il + sera + veu + apréz + . + Lerres + apers + est + non + pas + tant + solement + cil + qui + est + entrepris + en + larrencin + , + mais + cil + qui + est + entrepris + el + lieu + + li + larrecinz + est + fez + , + si + conme + se + cil + qui + a + + + fet + + + fait + + + le + larrencin + en + une + maison + est + pris + ainz + que + il + soit + issuz + de + la + porte + , + ou + se + cil + qui + a + + + fet + + + fait + + + . + i + . + larrencin + en + . + i + . + jardin + ou + + + en + + + + une + vigne + est + pris + ains + que + il + en + soit + hors + . + Encor + doit + l + ' + on + pluz + entendre + apert + larrencin + quant + li + lerres + est + veus + ou + entrepris + tant + conme + il + tient + la + chose + que + il + a + emblee + , + + ou + en + lieu + conmun + ou + en + privé + , + ou + par + le + seigneur + de + la + chose + ou + par + autre + , + ainz + qu + ' + il + + + vaingne + + + vaigne + + + + + il + a + + + enpansé + + + empansé + + + à + porter + la + . + Par + ce + que + noz + avons + dit + puet + l + ' + on + entendre + quelz + li + + + larrencins + + + larrencin + + + est + qui + n + ' + est + pas + apers + . +

+

+ L + ' + on + dit + que + hom + est + trovéz + saissis + de + larrencin + quant + la + chose + qui + est + emblee + est + quise + et + trovee + sor + lui + par + devant + + + tezmoing + + + tesmoing + + + , + car + actions + est + establie + contre + lui + , + ja + soit + ce + que + il + ne + soit + pas + lerres + . + Une + autre + meniere + de + larrencin + est + quant + aucunz + t + ' + aporte + la + chose + que + il + a + emblee + et + ele + est + trovee + sor + toi + se + il + la + te + bailla + par + tel + corage + que + ele + fust + trovee + sor + toi + et + ne + mie + sor + lui + , + quar + tu + , + seur + qui + la + chose + est + trovee + , + as + propre + action + contre + celui + qui + la + te + bailla + . + Et + actionz + de + larrencin + deveé + apartient + contre + celui + qui + destorbe + celui + qui + vuet + querre + larrencin + par + devant + tesmoing + , + et + paine + est + establie + par + le + banissement + au + prevost + contre + celui + qui + n + ' + aporte + paz + avant + la + chose + qui + a + esté + emblee + , + qui + est + quise + et + trovee + sor + lui + . + + + Maiz + + + Mais + + + toutes + + + + ces + + + menieres + d + ' + + + action + + + actions + + + sunt + dezacostumees + , + car + dés + que + l + ' + enqueste + de + la + chose + emblee + n + ' + est + + + paz + + + pas + + + orendroit + faite + selonc + l + ' + anciene + forme + , + lez + devant + ditez + actionz + si + sunt + par + droit + partiez + del + conmun + usage + , + car + il + est + aperte + chose + que + cil + qui + à + lor + enciant + reçoivent + chose + emblee + et + l + ' + acoilent + sunt + corpable + del + larrencin + qui + n + ' + est + pas + apers + . +

+

+ La + painne + d + ' + apert + larrencin + est + à + rendre + la + chose + à + . + iiii + . + doubles + , + qui + que + l + ' + ait + + + fet + + + faiz + + + , + ou + sers + ou + franz + ; + et + la + paine + de + larrencin + qui + n + ' + est + pas + apers + est + de + rendre + la + chose + à + doblez + . +

+

+ Larrencins + est + non + pas + tant + solement + quant + aucuns + oste + la + chose + à + autrui + por + tolir + + + lui + + + li + + + , + mais + generalment + quant + aucuns + atouche + à + autrui + chose + maugré + son + seignor + ; + se + li + creanciers + use + dont + del + guage + , + ou + cil + à + qui + la + chose + est + baillie + en + garde + en + use + , + ou + cil + qui + a + pris + une + chose + à + user + et + la + met + en + autre + usaige + qu + ' + en + celui + por + coi + il + l + ' + a + prise + , + + + et + + + + il + fet + larrencin + . + Si + conme + se + aucuns + prent + argent + à + user + en + , + autresi + conme + se + il + vosist + sez + amiz + apeler + au + mangier + o + lui + et + il + le + porte + o + lui + hors + del + païs + , + ou + se + + + aucunz + + + aucuns + + + enprunta + . + i + . + cheval + por + porter + le + aucun + certain + lieu + et + il + le + mena + pluz + loin + , + si + conme + li + ancien + escristrent + de + celui + qui + mena + en + une + ost + . + i + . + cheval + que + il + avoit + enprunté + . +

+

+ Ne + porquant + , + il + noz + plest + que + cil + qui + usent + des + chosez + qui + lor + sunt + prestees + autrement + que + il + ne + devoient + facent + larrencin + se + il + entendent + que + il + funt + ce + maugré + au + seigneur + de + la + chose + et + que + li + sires + ne + + l + ' + otroiast + paz + se + il + le + seust + , + et + se + il + + + seust + et + se + il + seust + + + croist + + + que + li + sires + li + otroiast + + + + se + il + le + seust + + + , + il + est + quitez + del + larrancin + . + Et + ceste + distincions + est + tres + bonne + , + car + larrencins + n + ' + est + pas + faiz + sanz + corage + d + ' + embler + . +

+

+ Mais + se + il + croit + que + il + traite + la + chose + qui + li + est + prestee + maugré + au + seignor + + + + qui + ele + est + + + et + ce + est + fait + par + la + volenté + au + seigneur + , + l + ' + on + dit + que + ce + n + ' + est + pas + larrencinz + . + Et + por + ce + demande + l + ' + on + quant + Tyces + ot + conmeu + le + serf + + + Mene + + + Meve + + + que + il + prist + aucune + des + choses + son + seignor + et + lez + porta + à + lui + , + et + li + sers + le + dit + à + son + seignor + et + por + ce + que + + + Menez + + + Mevez + + + voloit + antrepanre + Tyce + en + cel + mesfait + + + et + + + il + + + otroia + à + son + serf + que + il + porta + à + Tyce + une + de + ses + chosez + , + savoir + mon + se + Tyce + est + tenus + par + action + de + larrencin + ou + de + serf + corrompu + , + ou + il + n + ' + est + tenus + ne + par + l + ' + + + une + + + un + + + ne + par + l + ' + autre + . + Et + pluseurs + opinions + noz + ont + esté + aportees + sor + ceste + dote + et + noz + avons + regardé + lez + sentences + que + li + ancien + sage + home + donerent + sor + ce + . + Et + li + un + disoient + que + actions + de + serf + corrompu + a + leu + , + et + li + autre + disoient + que + actions + de + larrencin + i + apartient + tant + solement + . + Noz + alonz + dont + contre + ceste + voisdie + et + + + confremés + + + confremons + + + par + nostre + establissement + que + + actions + soit + donnee + contre + lui + , + non + paz + tant + solement + de + serf + corrompu + mais + de + larrencin + , + quar + ja + soit + ce + que + li + sers + n + ' + est + pas + empoiriéz + por + son + esmovement + et + por + ce + ne + corrent + pas + lez + riulez + qui + amainnent + action + de + serf + corrompu + , + ne + por + quant + il + le + fist + par + corage + d + ' + empirier + le + , + por + coi + il + doit + sosfrir + la + paine + , + autresi + conme + se + li + sers + fust + veraiement + + + corrompus + + + corrompu + + + . + Car + se + il + s + ' + en + eschapoit + sanz + painne + , + il + feroit + autretel + desloiauté + vers + . + i + . + autre + serf + qui + porroit + legierement + estre + corrompuz + . +

+

+ Aucunez + fois + est + fais + larrencins + dez + franz + homez + si + conme + se + aucun + des + franz + homes + qui + sunt + en + nostre + poesté + nos + est + ambléz + . +

+

+ Et + aucune + foiz + avient + que + aucunz + fet + larrencin + de + sa + chose + meismez + , + si + conme + se + il + + + emble + + + amble + + + à + son + creancier + sa + chose + que + il + li + avait + baillie + en + gage + . +

+

+ Et + aucune + fois + est + tenus + par + action + de + larrencin + + + + cil + qui + n + ' + a + pas + fet + le + larrencin + + + , + si + conme + cil + par + qui + conseil + et + par + cui + aide + li + larrencins + est + faiz + . + En + cest + nombre + est + cil + qui + te + fit + chaer + tes + deniers + que + . + i + . + autres + les + preist + , + ou + que + il + te + contresta + tant + que + uns + autres + eust + priz + ta + chose + , + ou + + + qu + ' + il + + + qui + + + chaçast + tes + brebis + ou + tez + vaches + que + . + i + . + autres + les + preist + . + + Et + li + ancien + escritrent + ce + de + celui + qui + ou + . + i + . + rouge + drap + soloit + espoenter + les + bestes + et + faire + les + enfuir + . + Se + aucune + de + ces + choses + est + faite + par + jeuz + et + non + mie + par + entencion + de + faire + larrencin + , + actions + doit + estre + donnee + contre + lui + por + le + fait + ; + et + quant + Tyces + fait + larrencin + par + l + ' + entente + + + Mene + + + Meve + + + , + ambedui + sunt + tenu + par + action + de + larrencin + . + Il + apert + que + larrencins + soit + fais + par + l + ' + aide + à + celui + , + et + par + le + conseil + , + qui + apuie + escheles + as + fenestrez + por + monter + en + la + maison + , + ou + qui + brise + les + fenestres + ou + les + huis + que + unz + autre + face + larrencin + , + ou + qui + preste + ferrement + à + brisier + les + fenestres + ou + escheles + por + amonter + + + il + + + i + + + , + se + il + set + por + coi + il + les + preste + . + Cil + qui + n + ' + a + mis + nule + entente + à + faire + larrencin + , + ainz + en + a + doné + le + conseil + tant + solement + et + l + ' + amonestement + , + n + ' + est + pas + tenuz + par + action + de + larrencin + . +

+

+ Se + cil + qui + sunt + en + la + poesté + à + lor + seigneurs + ou + à + lor + peres + lor + emblent + aucune + chose + , + il + lor + font + larrencin + et + la + chose + chiet + en + cause + de + larrencin + et + por + ce + ne + la + puet + nuz + guaignier + par + longue + tenue + devant + que + ele + revaingne + en + la + poesté + son + seigneur + . + Maiz + actions + de + larrencin + n + ' + en + est + paz + , + car + actionz + ne + puet + nestre + entr + ' + elz + por + ceste + chose + ne + por + autre + . + + Et + se + larrencinz + est + faiz + par + l + ' + aide + ne + par + le + conseil + d + ' + un + autre + por + ce + que + li + larrencinz + est + faiz + , + cil + est + tenuz + avenanment + par + action + de + larrencin + , + por + ce + que + il + est + voirs + que + li + larrencinz + a + esté + faiz + par + s + ' + aide + et + par + son + conseil + . +

+

+ Actionz + de + larrencin + apartient + à + celui + qui + i + eust + preu + se + la + chose + + + fust + + + fu + + + sauve + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + en + soit + paz + sirez + ; + ele + n + ' + apartient + dont + paz + au + seignor + de + la + chose + , + se + ce + ne + fust + ses + preuz + que + ele + fust + sauve + . +

+

+ Et + por + ce + il + est + certainne + chose + que + li + creanciers + puet + plaidier + par + action + de + + + larrencin + + + larrencins + + + se + ses + gagez + li + est + embléz + , + neis + se + li + deteurs + est + bien + puissanz + de + paier + , + car + ce + fust + pluz + ses + preuz + se + il + se + tenist + au + gage + que + il + n + ' + est + de + plaidier + contre + la + persone + ; + et + se + li + deteurs + meismes + a + emblé + son + gage + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + + + actionz + + + actions + + + de + larrencin + n + ' + apartaigne + au + creancier + contre + lui + . +

+

+ Se + unz + felons + ou + . + i + . + autres + menestrex + a + pris + draz + à + fouler + ou + à + aparillier + por + certain + louier + et + il + li + + + sont + + + sunt + + + emblé + , + il + a + action + de + larrencin + et + ne + mie + li + sires + , + car + li + sires + ne + pert + riens + en + ce + que + la + chose + est + perie + , + car + il + puet + conquerre + sa + chose + vers + le + felon + ou + vers + le + menestrel + par + action + de + loage + . + Se + une + chose + est + emblee + à + celui + qui + l + ' + avoit + achetee + par + bonne + foi + , + ja + soit + ce + que + il + n + ' + en + est + paz + + encores + sirez + , + ne + porquant + actionz + de + larrencin + li + apartient + autresi + conme + au + creancier + . + Il + noz + plest + que + actionz + de + larrencin + n + ' + apartiegne + pas + au + felon + ne + au + menestrel + à + qui + autrui + chose + est + emblee + , + se + il + n + ' + ont + de + coi + randre + la + , + se + + + est + c + ' + il + + + il + + + n + ' + en + puet + rendre + la + valor + + + + au + seigneur + + + de + la + chose + , + quar + se + il + + + ne + l + ' + + + n + ' + + + ont + de + coi + randre + , + lors + apartient + au + seigneur + action + de + larrencin + por + ce + que + il + ne + puet + conquerre + le + sien + vers + elz + , + car + en + cest + cas + fusse + ses + preuz + se + sa + chose + fust + sauvee + , + autresi + est + il + se + li + felonz + ou + li + menestreuz + n + ' + en + puet + randre + que + une + partie + . +

+

+ Li + ancien + voloient + que + ce + que + noz + avonz + dit + des + felons + et + des + menestrelz + doit + estre + estendu + à + celui + à + qui + la + chose + est + prestee + , + quar + autresi + conme + li + felonz + doit + garder + la + chose + por + le + loier + que + il + en + a + , + covient + il + à + force + que + + + sil + + + cil + + + gart + la + chose + qu + ' + il + a + empruntee + por + user + en + , + mais + no + porveance + amenda + ce + en + noz + dicisions + que + il + soit + en + la + volenté + au + seigneur + de + movoir + action + de + chose + prestee + contre + celui + à + qui + il + presta + sa + chose + ou + action + de + larrencin + contre + celui + qui + l + ' + embla + . + Et + se + il + eslit + la + quele + que + + soit + de + + + sez + + + cez + + + actionz + , + il + ne + puet + pas + revenir + a + l + ' + autre + , + maiz + se + il + eslit + a + plaidier + au + larron + , + cil + qui + emprunta + la + chose + est + del + tot + delivréz + . + Et + se + il + plaide + contre + celui + à + qui + il + presta + la + chose + , + + + + il + ne + puet + puis + avoir + action + contre + le + larron + , + mes + cil + qui + fu + trait + en + cause + por + la + chose + + + qui + li + fu + enblee + puet + avoir + action + de + larrencin + contre + le + larron + , + se + ainsis + est + que + li + sires + sache + que + la + chose + ait + esté + amblee + et + il + plede + contre + celui + à + qui + ele + fu + prestee + . + Mais + se + il + ne + savoit + pas + que + la + chose + eust + esté + emblee + et + il + mut + contre + lui + action + de + chose + prestee + et + aprés + , + quant + il + sot + la + verité + que + ele + avoit + esté + emblee + et + il + vot + laisier + l + ' + action + de + chose + prestee + et + revenir + a + l + ' + action + de + larrencin + , + lors + li + soit + congiéz + donés + de + plaidier + contre + le + larron + ne + nule + exceptionz + ne + li + soit + oposee + de + ce + que + il + mut + action + de + chose + prestee + contre + celui + qui + avoit + la + chose + enpruntee + por + user + en + , + ainz + que + il + seust + qu + ' + ele + li + eust + esté + emblee + , + se + cil + qui + + + enpruta + + + enprunta + + + la + chose + n + ' + en + a + fait + satifacion + au + seigneur + , + car + lor + est + li + lerrez + delivrés + de + l + ' + action + de + larrencin + , + que + li + sires + de + la + chose + peust + movoir + lui + , + mais + il + est + tenuz + à + celui + qui + a + fet + satifacion + au + seigneur + por + la + chose + qui + li + fu + prestee + . + Car + il + est + aperte + chose + que + se + li + sires + ne + savoit + pas + au + conmencement + que + la + + chose + fust + emblee + et + il + mist + avant + action + de + chose + prestee + et + aprés + , + quant + il + sot + le + larrencin + , + il + torna + l + ' + action + contre + le + larron + , + cil + est + delivrés + à + qui + la + chose + fu + prestee + , + à + quel + chief + li + plest + venist + que + il + mut + contre + le + larron + . + Et + cil + meismes + jugemenz + soit + tenablez + , + se + cil + à + qui + la + chose + fu + prestee + la + puet + randre + ou + toute + , + ou + partie + . +

+

+ Cil + à + qui + la + chose + fu + baillie + à + garder + + + ne + + + n + ' + en + + + doit + pas + respondre + se + ele + li + est + emblee + , + mais + il + est + corpables + de + ce + tant + solement + + + qu + ' + il + + + qui + i + + + est + avenu + par + sa + tricherie + . + Por + ce + se + la + chose + li + est + emblee + , + por + ce + que + il + n + ' + est + paz + tenus + à + rendre + la + par + action + de + chose + baillie + en + garde + , + ne + il + ne + puet + pas + plaidier + par + action + de + larrencin + por + ce + que + la + perte + n + ' + est + paz + sor + lui + , + l + ' + actionz + del + larrencin + apartient + au + seignor + contre + le + larron + qui + embla + sa + chose + . +

+

+ L + ' + on + doit + savoir + au + darrenier + que + une + demande + a + esté + faite + , + savoir + mon + se + cil + qui + est + dedanz + aage + fet + larrencin + quant + il + prent + autrui + chose + . + Et + il + noz + plaist + por + ce + que + larrencins + vient + dou + cuer + que + cil + qui + est + dedenz + aage + soit + oblegiés + à + cel + crime + , + + + ce + + + se + + + il + est + pres + d + ' + aage + et + il + entent + que + il + mesfait + . +

+

+ Action + de + larrencin + , + quel + que + il + soit + ou + apers + ou + repoz + , + apartient + à + faire + en + sosfrir + la + paine + tant + solement + , + car + li + sires + puet + conquerre + la + chose + + ou + par + chalongier + la + , + ou + par + demander + la + arriere + , + mais + il + la + puet + chalongier + contre + celui + qui + la + porsiet + , + qui + que + il + soit + ou + li + lerrez + ou + autrez + , + mais + il + le + puet + demander + arriere + , + ou + au + larron + ou + à + son + oir + , + ja + soit + ce + que + il + ne + la + porsie + pas + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + biens + ravis + par + force + . + + +

+ Cil + qui + ravist + autrui + + + choses + + + chose + + + par + action + de + larrencin + qui + n + ' + est + pas + apers + , + car + nuz + n + ' + atouche + pluz + à + autrui + chose + maugré + au + seigneur + que + cil + qui + la + ravist + par + larrencin + ; + et + por + ce + disons + noz + par + droit + que + il + est + engrés + lerrez + ; + mais + non + pourquant + , + li + prevoz + amena + avant + une + propre + action + el + non + de + ce + mesfait + qui + est + apelee + de + bienz + ravis + par + force + , + et + ele + est + dedenz + l + ' + an + à + . + iiii + . + doublez + , + et + aprés + l + ' + an + por + le + simple + . + Et + ceste + action + est + porfitable + se + aucuns + ravist + une + sole + chose + + + + par + force + + + , + ja + soit + ce + que + ele + soit + + + trop + + + tres + + + petite + . + Li + quatre + + + doble + + + dobles + + + ne + sunt + pas + tuit + de + paine + , + si + que + l + ' + on + puise + par + desuz + chalongier + la + chose + , + si + conme + noz + avons + dit + en + action + de + larrencin + , + mais + la + chose + est + contee + es + . + iiii + . + doblez + si + que + la + paine + soit + des + . + iii + . + + + doblez + + + + , + conment + que + il + soit + , + ou + + + se + + + + li + raviserez + est + pris + es + mesfait + ou + se + il + n + ' + i + est + pas + pris + . + Car + il + seroit + laide + chose + que + cil + qui + ravist + par + force + fust + de + pluz + legiere + condiction + que + cil + qui + emble + + a + celee + . +

+

+ Ceste + actionz + apartient + quant + aucunz + ravist + par + tricherie + , + car + cil + qui + est + menés + par + aucune + erreur + et + quide + que + la + chose + soit + seue + et + ne + set + pas + le + droit + et + il + la + ravist + par + tel + corage + que + il + croit + que + il + lise + à + chascun + à + ravir + sa + chose + par + force + de + celz + qui + la + porsient + , + il + doit + estre + assouz + , + et + à + ce + s + ' + acorde + que + cil + qui + prent + aucune + chose + par + cest + corage + ne + soit + pas + tenus + par + action + de + larrencin + . + Mais + que + par + ce + ne + soit + voie + trovee + par + coi + li + raviseur + usent + de + lor + mavestiéz + , + li + establisemenz + as + princes + porvirent + miéz + en + ceste + partie + que + il + ne + lise + à + nul + à + ravir + chose + movable + ou + chose + qui + se + mouve + , + ja + soit + ce + que + il + + + quit + + + cuide + + + que + ele + soit + seue + ; + se + aucunz + fet + contre + les + establisemenz + as + princez + , + sache + que + il + perdera + la + seignorie + de + sa + chose + , + et + se + la + chose + est + autrui + , + quant + il + avra + rendu + la + chose + , + il + en + + + pert + + + pait + + + le + pris + . + Et + li + establisement + jugierent + que + ce + soit + tenable + non + pas + tant + solement + es + choses + muablez + qui + puent + estre + raviez + mais + es + invasions + qui + sunt + faites + es + choses + qui + ne + sunt + pas + muablez + , + si + que + li + home + se + taignent + par + ceste + cause + de + toute + rapine + . +

+

+ Il + ne + covient + pas + en + ceste + action + que + la + chose + soit + des + biens + à + celui + qui + la + demande + , + car + se + + ele + est + de + sez + biens + ou + ele + ne + l + ' + est + pas + , + ceste + actionz + avra + lieu + . + L + ' + on + demande + , + se + une + chose + est + prestee + à + Tyce + ou + loee + ou + engaigie + ou + baillie + en + garde + , + si + que + ce + soit + sez + preuz + que + ele + ne + li + soit + pas + tolue + , + si + conme + se + il + a + premiz + à + restorer + , + ce + qui + avendra + en + ses + corpez + de + la + chose + qui + li + est + baillie + en + garde + , + ou + se + il + la + porsiet + par + bonne + foi + ou + + + + se + + + il + en + a + l + ' + usuaire + ou + aucune + autre + droiture + , + si + que + ce + soit + sez + preuz + que + ele + ne + soit + paz + ravie + , + savoir + mon + se + ceste + actionz + li + apartient + . + Et + l + ' + on + doit + dire + que + ele + li + apartient + non + pas + que + il + en + ait + la + seignorie + , + mais + ce + sanz + plus + que + à + lui + + + + en + + + apartient + , + et + l + ' + on + doit + dire + generalment + que + por + totes + les + causes + de + coi + actions + de + larrencin + apartient + , + se + la + chose + est + faite + à + celee + , + aient + tuit + ceste + action + + + + de + cele + + + qui + est + faite + en + apert + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + la + loi + qui + fait + restorer + les + damages + . + + +

+ Actionz + de + damage + apartient + par + la + loi + que + Aquilius + fist + , + en + coi + il + est + establi + el + conmencement + que + se + aucuns + ocit + à + tort + autrui + serf + ou + autrui + beste + qui + est + en + conte + de + menues + bestez + , + il + soit + condampnéz + à + rendre + à + son + seigneur + tant + conme + la + chose + vaut + plus + en + cel + an + . +

+

+ Ce + qui + n + ' + i + est + paz + contenu + des + bestes + tranchiement + , + maiz + + de + cele + qui + est + el + nombre + des + menuez + bestez + apartient + à + ce + que + noz + n + ' + antandonz + pas + que + ce + soit + dit + dez + bestes + sauvagez + ne + des + chienz + , + maiz + de + + + celez + + + celz + + + proprement + que + l + ' + on + dit + qui + paissent + , + si + conme + sunt + cheval + et + mulet + et + asne + et + beuf + et + brebis + et + chievrez + , + et + autresi + noz + plaist + il + des + porciauz + , + car + li + + + porsel + + + porcel + + + sunt + contenu + par + le + non + des + menues + bestez + , + car + il + paissent + par + fouz + , + et + ainsiz + le + dist + Omers + , + et + + + Marsianz + + + Marcianz + + + le + dist + + + ainsi + + + ainsis + + + en + ses + establisemenz + . +

+

+ L + ' + on + entent + que + cil + ocit + à + tort + qui + + + ocit + + + n + ' + ocit + + + par + nul + droit + . + Cil + qui + ocit + dont + . + i + . + larron + n + ' + i + est + paz + tenuz + , + se + il + ne + puet + autrement + eschiver + le + peril + . +

+

+ Ne + cil + n + ' + est + pas + tenus + par + ceste + loi + qui + ocit + d + ' + aventure + , + se + l + ' + en + ne + treve + que + ce + ne + soit + paz + en + ses + corpez + , + car + se + il + est + autrement + il + n + ' + est + pas + mainz + tenus + par + sa + trichrie + que + par + sez + corpez + . +

+

+ Se + aucunz + se + juoit + as + gaveloz + et + ocit + par + aventure + ton + sers + qui + pasoit + par + la + voie + , + l + ' + on + doit + destinter + , + car + se + uns + chevaliers + a + ce + fait + qui + se + jouoit + el + champ + + il + soloit + joer + , + l + ' + on + entent + que + il + n + ' + i + ait + nules + corpes + ; + et + se + . + i + . + autres + a + fait + aucune + tel + chose + , + il + est + corpablez + et + cist + meismes + droit + est + del + chevalier + qui + a + ce + fait + en + autre + lieu + que + an + celui + qui + est + establiz + à + joer + les + chevaliers + . +

+

+ Et + se + cil + qui + copoit + les + branches + d + ' + un + aubre + a + jeté + une + buche + jus + et + il + a + ocis + un + + de + tez + sers + qui + pasoit + par + desoz + , + se + ce + fu + fait + prez + de + la + voie + conmune + ne + il + ne + cria + paz + , + si + que + l + ' + aventure + peust + estre + eschivee + , + il + est + corpablez + . + Mais + se + il + cria + et + cil + qui + pasoit + par + desoz + ne + se + vot + garder + , + il + n + ' + est + pas + corpablez + , + et + autresi + est + il + sanz + corpe + se + il + tranchoit + par + aventure + les + branchez + d + ' + un + aubre + qui + estoit + hors + de + seur + la + voie + ou + à + mi + son + champ + , + ja + soit + ce + que + il + ne + criast + pas + que + l + ' + on + se + gardast + , + car + + + nus + + + nuz + + + estrangez + n + ' + avoit + droiture + d + ' + aler + par + cel + lieu + . +

+

+ Et + se + li + mirez + qui + tailla + ton + serf + laisa + à + garir + le + et + li + sers + fu + mors + par + ce + , + li + mires + est + corpablez + . +

+

+ Et + pou + de + sens + est + + + aconpaigniéz + + + acomparagiéz + + + à + corpe + , + si + conme + se + li + mires + ocit + ton + serf + , + por + ce + que + il + l + ' + a + malement + taillié + ou + que + il + li + dona + medecine + que + il + ne + li + deust + pas + doner + . +

+

+ Se + tes + sers + a + esté + ocis + par + la + force + des + mulez + que + li + charretiers + ne + pot + pas + retenir + por + ce + que + il + ne + savoit + conduire + lez + + + + , + il + est + corpables + + + . + + + Mes + + + Mais + + + se + il + ne + les + pot + retenir + , + por + ce + que + il + estoit + trop + foiblez + , + se + uns + autres + les + peust + avoir + retenus + plus + fermement + , + il + est + autresi + corpablez + . + Ce + meismes + noz + plest + de + celui + qui + chevauchoit + et + ne + pot + ou + ne + sot + retenir + son + cheval + . +

+

+ Par + ces + paroles + de + la + loi + tant + conme + la + chose + vausist + en + cel + an + est + cele + santance + contenue + que + , + se + aucuns + a + ocis + ton + serf + qui + estoit + buistex + + ou + avueglez + ou + + + manz + + + mauz + + + le + jor + que + il + fu + ocis + , + mais + il + n + ' + a + pas + . + i + . + an + que + il + estoit + sainz + et + entiers + , + il + n + ' + est + pas + tenus + en + tant + com + il + valoit + le + jor + que + il + fu + ocis + , + mais + en + tant + com + il + valut + pluz + en + cel + an + . + Et + par + ce + croit + l + ' + on + que + l + ' + actions + de + ceste + loi + est + por + faire + sosfrir + paine + , + por + ce + que + aucuns + i + est + oblegiéz + en + pluz + que + il + n + ' + a + fet + de + damage + . + Et + por + ce + quident + plusor + que + ceste + action + n + ' + aparteigne + paz + contre + l + ' + oir + à + celui + qui + a + fet + le + damage + + + + ; + cui + il + apartenist + , + se + cil + qui + fist + le + damage + + + ne + fust + en + nule + foiz + condempnés + en + pluz + que + li + damages + ne + monte + . +

+

+ Et + il + apert + , + non + pas + par + lez + paroles + mais + par + + + lez + possissions + + + l + ' + expossissionz + + + de + la + loi + , + que + l + ' + on + ne + doit + pas + tant + solement + prisier + le + cors + qui + est + ocis + selon + ce + que + noz + avonz + dit + , + mais + tot + le + damage + qui + est + avenuz + par + ce + que + il + est + ocis + ; + si + conme + se + aucuns + avoit + fet + de + ton + serf + + + ton + + + son + + + oir + et + il + est + ocis + ains + que + il + ait + receu + l + ' + eritage + par + ton + conmandement + , + car + il + est + certaine + chose + que + il + covient + avoir + regart + à + l + ' + eritage + que + tu + as + perdu + ; + et + se + tu + as + . + ii + . + bues + qui + traient + à + . + i + . + + + jor + + + jou + + + et + aucuns + en + ocit + l + ' + un + , + ou + tu + as + . + ii + . + chevauz + en + ta + charrete + et + il + en + ocit + . + i + . + , + l + ' + on + ne + prise + pas + celui + qui + est + ocis + tant + solement + mais + l + ' + + + enpirement + + + empirement + + + + + de + + + + que + li + autres + a + que + il + a + perdu + son + conpaignon + . +

+

+ Cil + à + qui + ses + sers + a + esté + ocis + a + franche + poesté + de + mostrer + restorement + de + son + damage + par + le + privé + restorement + de + la + loi + qui + fait + restorer + les + damagez + et + d + ' + acuser + le + de + crime + capital + . +

+

+ Li + secons + chapitres + de + la + loi + que + Aquilius + fist + n + ' + est + pas + an + usage + . +

+

+ Et + li + tiers + parole + de + toutes + autres + menieres + de + damage + . + Se + aucunz + a + donc + navré + . + i + . + serf + ou + beste + qui + n + ' + est + pas + el + nombre + des + menues + + + bestes + + + bestez + + + , + si + conme + . + i + . + chien + ou + une + beste + sauvage + , + ou + il + l + ' + a + ocise + , + actionz + est + establie + contre + lui + en + cest + tiers + chapitre + . + Et + damages + qui + est + faiz + a + tort + en + toutes + autres + bestez + et + en + toutes + les + choses + qui + sunt + sanz + ame + est + vangiéz + par + ceste + partie + . + Se + aucune + chose + est + arse + ou + route + ou + brisie + , + action + en + est + establie + en + ceste + partie + , + ja + soit + ce + que + li + seus + nons + de + chose + route + puise + bien + + + sosfrir + + + sousfire + + + en + toutes + ces + causez + , + car + + + l + ' + on + + + l + ' + en + + + entent + que + la + chose + est + route + qui + est + corrompue + en + aucune + maniere + . + Et + por + ce + non + pas + tant + solement + les + choses + arsez + ou + lez + brisiez + , + mez + les + tranchiez + et + celes + qui + sunt + periez + ou + + + porries + + + enpiriees + + + en + quelque + maniere + sont + contenuez + par + cest + non + . + Il + est + respondu + que + , + se + aucuns + met + + + an + + + en + + + autrui + vin + ou + en + autrui + oile + + + cholz + + + chose + + + par + coi + la + naturel + bonté + del + vin + ou + de + l + ' + oile + soit + corrompue + , + + il + est + tenu + par + ceste + partie + de + la + loi + . +

+

+ Il + est + aperte + chose + que + autresi + conme + aucuns + est + tenus + par + le + premier + chapitre + de + ceste + loi + , + se + home + ou + beste + est + ocis + par + sa + tricherie + ou + en + ses + corpes + , + est + chascuns + tenus + par + cest + chapitre + de + toutes + autres + menieres + de + damagez + qui + est + fais + par + sa + tricherie + ou + en + ses + corpez + . + Ne + porquant + , + cil + qui + fist + le + damage + est + oblegiés + par + cest + chapitre + non + pas + en + tant + conme + la + chose + valut + en + cel + an + , + mais + en + . + xxx + . + jors + prochains + . +

+

+ Il + n + ' + est + pas + ajosté + en + cest + chapitre + tant + com + ele + valut + pluz + , + mais + il + plot + a + Sabin + que + la + chose + fust + autresi + prosie + conme + se + cele + parole + i + + + fust + + + fu + + + ajointe + , + car + il + dist + que + li + peuplez + de + Rome + por + + + coi + + + cui + + + Aquilius + fist + cele + loi + quant + il + en + estoit + + + connestablez + + + connestables + + + se + tint + à + paié + que + ceste + parole + fust + mise + el + premier + chapitre + . +

+

+ En + sor + que + tot + il + plot + as + anciens + que + droite + actionz + soit + donee + par + ceste + loi + se + aucuns + fet + damage + par + son + cors + ; + et + porfitablez + actions + seulent + estre + donnees + contre + celui + qui + fet + damage + en + autre + maniere + si + conme + se + aucuns + a + si + encloz + autrui + serf + ou + autrui + beste + que + il + la + face + morir + de + fain + , + ou + il + maine + tant + autrui + beste + que + il + la + fait + derompre + ou + il + la + dechace + tant + que + il + la + fait + chaoir + en + . + i + . + fossé + , + ou + se + aucuns + amoneste + à + autrui + serf + que + il + monte + en + . + i + . + aubre + ou + que + il + descende + en + i + . + puiz + et + li + sers + muert + en + montant + ou + en + descendant + , + ou + se + il + est + bleciéz + en + aucune + partie + , + porfitable + + actions + est + donee + contre + lui + . + Mais + se + aucuns + abat + autri + serf + d + ' + un + pont + en + l + ' + iaue + ou + de + la + rive + et + il + est + noiés + , + l + ' + on + puet + entendre + por + ce + que + il + le + fist + chaoir + que + il + a + fait + le + damage + par + son + cors + et + por + ce + est + il + retenu + par + la + loi + qui + + + fait + + + fet + + + restorer + les + damagez + . + Et + se + li + damages + n + ' + est + pas + fez + el + cors + ne + li + cors + n + ' + est + pas + bleciéz + , + mais + li + damagez + est + avenus + à + aucun + en + autre + meniere + por + ce + que + + + actions + + + action + + + de + la + loi + qui + fet + restorer + les + damagez + n + ' + i + sosfit + paz + , + il + noz + plest + que + cil + qui + est + corpables + soit + + + tenus + + + tenu + + + par + action + por + le + fait + , + si + conme + se + + + aucunz + + + aucuns + + + a + eu + pitié + d + ' + autrui + serf + qui + estoit + liéz + et + il + l + ' + a + deslié + por + faire + le + fouir + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + + de + tort + fait + des + torz + fez + + . + + +

+ On + apele + generalment + tort + ce + qui + n + ' + est + pas + fait + par + droit + . + Mais + on + apele + tort + especiaument + despit + ou + mesdit + ou + corpe + , + si + conme + l + ' + on + dit + en + la + loi + qui + + + fait + + + fet + + + restorer + les + damagez + , + que + damages + est + faiz + à + tort + et + tors + est + en + autre + meniere + apeléz + desloiautéz + . + Quant + li + prevoz + ou + li + jugez + pronunce + aucune + chose + qui + n + ' + est + paz + drois + , + l + ' + on + dist + que + il + fait + tort + . +

+

+ Tors + est + fais + non + pas + tant + solement + quant + aucuns + est + ferus + del + poing + ou + batuz + de + bastonz + , + maiz + quant + vilonie + li + est + dite + , + ou + quant + aucuns + porsiet + les + biens + à + . + i + . + autre + autresi + + conme + se + il + fust + ses + deteurs + , + ja + soit + ce + que + il + set + bien + que + il + ne + li + doit + rien + ; + ou + se + aucuns + escrit + letres + ou + ditié + por + disfamer + autrui + ou + se + il + l + ' + a + ordoné + ou + dit + , + ou + il + a + porchacié + par + sa + tricherie + que + aucune + de + ces + choses + fust + faite + , + et + il + est + aperte + chose + que + tors + est + faiz + en + plusors + autrez + + + manierez + + + manieres + + + . +

+

+ Tors + est + faiz + à + aucun + , + non + paz + tant + solement + quant + on + mesfait + à + lui + meesmez + , + mais + quant + l + ' + on + mesfait + à + ses + enfanz + qui + sunt + en + sa + poesté + ou + quant + l + ' + on + mesfet + à + sa + fame + , + et + ce + est + bien + raison + . + Se + aucuns + fait + dont + tort + à + la + fille + à + aucun + qui + est + mariee + à + Tyce + , + l + ' + on + puet + plaidier + à + lui + par + action + de + tort + fet + , + non + paz + tant + solement + el + non + de + la + fille + , + maiz + el + non + de + son + pere + et + de + son + mari + ; + et + se + tors + est + faiz + au + mari + la + fame + n + ' + en + puet + pas + plaidier + par + action + de + tort + fet + , + car + il + est + droit + que + li + home + desfandent + lez + famez + et + non + paz + les + fames + desfandent + lez + homez + . + Li + suirez + puet + plaidier + par + action + de + tort + fet + el + non + de + sa + bruz + , + se + sez + maris + est + en + sa + poesté + . +

+

+ L + ' + on + ne + croit + que + nuz + tors + soit + faiz + as + sers + , + mais + il + apert + que + cil + qui + leur + est + faiz + est + faiz + à + lor + seigneurs + . + Non + porquant + , + ce + n + ' + est + pas + en + totez + les + + + matieres + + + maniere + + + par + coi + tors + est + faiz + par + lez + enfanz + et + par + les + famez + , + mais + quant + trop + granz + tors + lor + est + faiz + qui + regarde + apertement + à + la + vilonie + au + seigneur + , + si + conme + se + aucuns + bat + autrui + serf + , + car + en + cest + caz + est + actions + proposee + . + Mais + se + aucunz + laidange + autrui + serf + ou + il + le + fiert + dou + point + , + nule + action + de + tort + fait + n + ' + en + apartient + au + seignor + qui + li + sers + est + . +

+

+ Se + tors + est + faiz + au + serf + qui + est + conmunz + à + . + ii + . + seigneurs + , + li + tors + ne + doit + pas + estre + prisiéz + por + tel + partie + conme + chascuns + est + sez + sirez + , + mais + selonc + les + + + persones + + + personnes + + + as + seigneurs + , + car + li + tors + est + faiz + a + euz + . +

+

+ Et + se + li + usuaires + d + ' + un + serf + est + Tyce + et + la + proprieté + en + est + + + Mene + + + Meve + + + , + l + ' + on + entent + que + li + tors + qui + est + fais + au + serf + est + faiz + à + + + Mene + + + Meve + + + et + ne + mie + à + Tyce + . +

+

+ Maiz + se + tors + est + fais + au + franc + home + qui + te + sert + par + bonne + foi + , + nule + actionz + ne + t + ' + en + sera + donnee + , + mais + il + en + porra + plaidier + par + son + non + , + se + il + n + ' + est + batus + ou + despis + de + toi + , + car + lors + t + ' + apartient + actions + de + tort + fait + . + Il + est + autresi + d + ' + autrui + serf + qui + te + sert + par + bonne + foi + que + actions + de + tort + fet + te + soit + donnee + + + que + + + + totes + les + fois + que + tors + li + est + fais + en + despit + de + toi + . +

+

+ La + paine + des + tors + fez + soloit + estre + + + oele + + + tele + + + , + selonc + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + que + se + uns + hom + ostat + + à + . + i + . + autre + . + i + . + + + menbre + + + membre + + + , + unz + autretés + + + menbres + + + membres + + + li + fust + ostéz + ; + et + por + os + brissié + estoient + painez + de + deniers + establiez + , + por + ce + que + li + ancien + estoient + povre + . + Mez + li + prevost + + + otroient + + + otroierent + + + apréz + + + icelz + + + à + celz + + + à + qui + tors + est + fais + que + il + + + preissent + + + prisent + + + lor + tort + , + si + que + li + jugez + condenpne + celui + qui + est + acuséz + en + tant + conme + li + acuseres + proisera + son + tort + ou + en + mains + , + selon + ce + que + il + verra + que + bienz + i + ert + . + Mais + la + + + partie + + + paine + + + des + tors + fais + qui + fu + establie + selonc + la + loi + des + . + xii + . + tablez + est + remese + par + desacostumance + et + cele + que + li + prevost + establirent + est + encore + usee + es + jugemenz + , + car + li + pris + del + tort + fait + est + creus + ou + apetisiéz + selonc + le + degré + de + la + dignité + et + l + ' + onestés + de + la + vie + à + celui + à + qui + tors + est + faiz + , + et + cil + degréz + de + condempnement + est + par + + + droit + + + drois + + + gardés + en + la + persone + as + sers + + + qui + + + que + + + li + + + prisoit + + + pris + soit + + + autrement + faiz + el + sers + + + que + el + + + qui + est + + + procurateur + son + seigneur + que + el + maain + ou + el + pluz + vil + ou + en + celui + qui + est + liéz + . +

+

+ La + + + lois + + + loi + + + que + Cornelius + fist + des + tors + faiz + amena + + + avant + + + avant + + + une + action + de + tort + fait + qui + apartient + , + por + ce + que + aucuns + dit + que + il + a + esté + boutéz + ou + batuz + ou + que + l + ' + on + a + entré + sa + maison + a + force + . + Noz + entendons + sa + maison + se + aucuns + habite + en + sa + propre + maison + ou + en + cele + que + il + a + louee + ou + qui + li + est + prestee + ou + en + coi + il + est + herbregiéz + par + grace + . +

+

+ L + ' + on + juge + que + tors + fais + est + grans + ou + por + le + fet + ou + por + le + leu + ou + por + la + persone + . + + Por + le + fait + , + si + conme + se + aucuns + est + navrés + ou + batus + ; + por + le + lieu + , + si + conme + se + tors + est + faiz + à + aucun + en + theatre + ou + en + + + tort + + + cort + + + , + ou + devant + le + prevost + ; + por + la + persone + , + si + conme + se + aucuns + baz + hom + a + + + fet + + + fait + + + tort + + + au + + + à + un + + + bailli + ou + à + . + i + . + senateur + , + ou + se + li + enfant + ont + fait + tort + à + leur + pere + , + ou + cil + qui + ont + esté + franchi + à + lor + patron + + + et + + + , + car + li + tors + qui + est + fez + au + senateur + ou + au + pere + ou + au + patron + est + + + autrement + proisiéz + que + cil + qui + est + faiz + à + unne + basse + persone + ou + estrange + . + Aucune + foiz + avient + que + li + lieuz + ou + la + plaie + est + acroist + le + tort + fait + , + si + conme + se + aucuns + est + ferus + en + l + ' + oil + . + Il + a + pou + de + disferance + se + telz + tors + est + faiz + à + celui + qui + est + en + bail + ou + à + celui + qui + est + hors + de + bail + , + car + il + est + jugiéz + por + grant + . +

+

+ L + ' + on + doit + savoir + au + darrenier + que + cil + à + qui + + + toz + + + + tors + est + faiz + en + puet + plaidié + citeainnement + ou + criminalment + et + , + se + il + en + a + plaidié + citeainnement + , + quant + li + tors + sera + prisiés + selonc + ce + qui + avra + esté + dit + , + painne + soit + enjointe + à + celui + qui + fist + le + tort + . + Et + se + l + ' + on + en + plaide + criminalment + , + painne + li + soit + enjointe + hors + ordre + , + par + l + ' + osfice + au + juge + , + si + que + ce + soit + gardé + que + li + establisemenz + à + l + ' + empereor + Zenon + amena + avant + que + li + noble + home + puissent + plaidier + par + lor + procurateurs + de + tors + qui + lor + sunt + fet + ou + citeainnement + ou + criminalment + ou + recevoir + les + actions + qui + serunt + meues + + + contre + + + cuntre + + + euz + selonc + la + forme + de + cel + establisement + qui + apert + pluz + apertement + + + que + + + quant + + + l + ' + on + le + liet + . +

+

+ Cil + qui + a + fet + le + tort + fet + , + ce + est + cil + qui + a + feru + aucun + , + n + ' + est + pas + tant + solement + tenus + par + action + de + tort + fet + , + mez + cil + qui + a + porchacié + que + autres + le + ferist + . +

+

+ Ceste + actionz + faut + par + sosfrance + et + por + ce + , + + + + se + + + cil + à + qui + li + tors + a + esté + faiz + le + sosfre + sanz + + + plaidier + + + plaindre + + + s + ' + en + ou + il + a + fet + paiz + , + se + il + s + ' + en + repant + apréz + , + por + ce + ne + puet + il + pas + revenir + à + movoir + en + plet + . +

+
+
+ + Cist + tistres + est + + d + ' + obligement + qui + naissent + conme + de + damaige + des + obligemenz + qui + nessent + conme + de + mesfait + + . + + +

+ Se + li + juges + a + fait + le + plet + suen + , + il + n + ' + est + paz + proprement + obligiéz + por + mesfait + . + + + Maiz + + + Mais + + + por + ce + que + il + n + ' + est + oblegiéz + ne + de + marchié + ne + de + mesfait + , + l + ' + on + entant + que + il + a + pechié + en + aucune + chose + , + ja + soit + ce + que + + + ce + + + + soit + par + faute + de + raison + , + por + ce + apert + il + que + il + soit + tenus + autresi + conme + de + mesfait + et + il + en + sostendra + paine + selonc + ce + que + li + jugez + verra + que + drois + sera + . +

+

+ Et + l + ' + on + entent + que + cil + de + cui + maison + aucune + chose + est + jetee + ou + espandue + si + que + ele + fet + mal + a + aucun + est + obligiéz + autresi + conme + de + mesfait + , + conment + que + il + soit + , + ou + se + la + maisonz + est + seue + propre + , + ou + se + il + l + ' + a + loee + ou + se + il + i + abite + par + grace + . + Et + por + ce + entent + l + ' + on + que + il + n + ' + est + pas + proprement + oblegiéz + de + mesfait + , + car + il + est + aucune + fois + tenus + por + les + corpes + à + autre + ou + à + serf + ou + à + franc + . + Autresi + est + il + de + celui + qui + met + ou + pant + sor + la + voie + par + coi + la + gent + vont + conmunement + aucune + chose + qui + feroit + mal + à + aucun + se + ele + chaoit + ; + et + en + cel + caz + est + paine + establie + de + . + x + . + deniers + d + ' + or + . + Et + actionz + est + establie + de + + ce + qui + est + jeté + ou + espandu + en + tant + conme + il + fet + de + damage + . + Et + se + franz + hom + est + ocis + par + ce + , + painne + en + est + establie + de + . + l + . + deniers + d + ' + or + , + maiz + se + il + vit + et + + + l + ' + on + + + l + ' + en + + + dit + que + mauz + li + a + esté + faiz + , + + + actionz + + + actions + + + est + donee + portant + conme + il + sera + avis + au + juge + que + + + bien + + + lieu + + + sera + ; + et + li + jugez + doit + conter + lez + loiers + qui + sunt + donné + as + mirez + et + les + autres + despansez + qui + sunt + faitez + por + garir + le + et + la + besoingne + que + il + a + perdue + et + que + il + perdera + por + ce + que + il + a + esté + bleciéz + . +

+

+ Se + li + filz + qui + a + esté + em + bail + habite + hors + d + ' + avecques + sun + pere + et + aucune + chose + est + jetee + ou + espandue + hors + de + la + maison + ou + aucune + + + chose + + + + i + estoit + mise + ou + pandue + qui + peust + mal + faire + , + se + ele + + + cheïst + + + chiest + + + , + il + + + plot + + + plet + + + à + Julien + que + por + ce + n + ' + aparteigne + nule + actions + contre + son + pere + , + mais + l + ' + on + en + doit + + + plaidier + + + pledier + + + ou + li + + + filz + + + fils + + + meismez + . + Et + ce + meismez + doit + estre + gardé + el + juge + qui + estoit + encorrez + el + bail + son + pere + , + qui + fist + le + plest + suen + . +

+

+ Il + apert + que + li + mestres + de + la + nef + ou + li + taverniers + ou + li + osteliers + est + tenus + autresi + conme + por + mesfaiz + por + la + tricherie + ou + por + le + larrencin + qui + est + faiz + en + la + nef + ou + en + la + taverne + ou + en + l + ' + ostel + , + se + ce + n + ' + a + pas + esté + fait + par + lui + mais + par + aucun + de + celz + que + il + a + + + miz + + + mis + + + en + sa + nef + ou + en + sa + taverne + ou + en + son + ostel + , + car + ja + soit + ce + que + actions + + + n + ' + ait + + + ne + soit + + + establi + contre + lui + ne + por + marchié + ne + + por + mesfait + , + non + porquant + il + est + aucun + pou + corpablez + de + ce + que + il + tient + mavaiz + sergent + . + En + cest + caz + apartienent + actions + seur + le + + + fet + + + fait + + + qui + est + donee + à + l + ' + oir + , + + + mez + + + maiz + + + ele + n + ' + apartient + paz + contre + l + ' + oir + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + d + ' + actions + . + + +

+ Il + est + tenz + que + noz + parlonz + des + actions + . + + + Actions + + + Action + + + n + ' + est + nule + autre + chose + que + + + + la + droiture + que + + + aucunz + a + de + porsivre + en + jugement + ce + que + li + est + deu + . +

+

+ De + toutez + les + actionz + par + coi + on + plaide + devant + juge + ou + devant + + + arbitres + + + arbitre + + + , + de + quel + chose + que + ce + soit + , + sunt + . + ii + . + menieres + : + l + ' + une + qui + est + meue + seur + la + chose + que + l + ' + on + demande + et + l + ' + autre + qui + est + meue + seur + aucune + certainne + persone + . + Car + + + aucuns + + + chascuns + + + plaide + encontre + celui + qui + est + oblegiéz + à + lui + par + marchié + ou + conme + par + marchié + , + par + mesfait + ou + conme + par + mesfait + et + selonc + ce + mait + il + avant + action + encontre + certainne + persone + , + par + coi + il + vuet + prover + que + + + sez + + + ses + + + aversaires + li + doit + doner + ou + faire + aucune + chose + . + Ou + il + plaide + à + celui + qui + n + ' + est + oblegiéz + à + lui + + + + par + nul + droit + , + ne + porquant + il + muet + plait + contre + lui + + + por + aucune + chose + que + il + tient + . + Et + en + cest + cas + sunt + les + + + actionz + + + actions + + + + + seur + la + chose + + + mises + avant + + + + + mise + avant + + + seur + la + chose + + + , + si + conme + se + aucuns + porsiet + la + chose + corporel + que + Tyces + tient + por + seue + et + cil + qui + la + porsiet + dit + que + il + en + est + sirez + , + quar + se + Tyces + entent + à + prover + que + ele + est + seue + , + l + ' + actions + est + sor + la + chose + . +

+

+ Et + se + il + plaide + por + avoir + la + droiture + d + ' + user + d + ' + un + champ + ou + d + ' + une + maison + , + ou + d + ' + aler + parmi + le + champ + son + voisin + ou + d + ' + avoir + i + sa + + + charrete + + + charriere + + + ou + d + ' + amener + i + yaue + + parmi + , + l + ' + actionz + est + seur + la + chose + . + Et + l + ' + + + actionz + + + actions + + + de + la + droiture + des + possessionz + des + citéz + est + de + ceste + meismez + maniere + , + si + conme + se + Tyces + plaide + por + avoir + droiture + d + ' + elever + sa + maison + plus + haut + ou + de + regarder + ou + de + jeter + aucune + chose + ou + de + meitre + son + cheveron + en + la + maison + son + voisin + . + Encontre + ce + sunt + establies + action + de + l + ' + usuaire + et + des + servises + des + possessionz + des + chanz + et + de + celez + des + citéz + , + si + conme + se + aucuns + vuet + prover + que + sez + aversaires + n + ' + + + et + + + a + + + mie + la + droiture + d + ' + user + de + son + champ + ne + de + sa + maison + , + ne + d + ' + avoir + . + i + . + santier + , + ne + charriere + , + ne + voie + , + ne + doiz + d + ' + yaue + , + ne + d + ' + edefier + pluz + haut + ne + de + geter + i + aucune + chose + , + ne + de + metre + ses + cheverons + seur + son + mur + , + cez + + + actionz + + + actions + + + sunt + seur + la + chose + , + maiz + + + eles + + + ele + + + sunt + negatives + . + Et + telz + maniere + d + ' + actionz + n + ' + a + pas + esté + establie + en + plaiz + des + choses + corporelz + , + car + en + + + teles + + + celes + + + des + chosez + corporelz + demande + cil + qui + ne + porsiet + paz + . + Et + actionz + n + ' + est + pas + establie + à + celui + qui + porsiet + par + coi + il + met + que + les + + + chosez + + + choses + + + ne + sunt + paz + à + son + aversaire + , + ne + porquant + en + aucun + caz + cil + qui + porsiet + est + autresi + conme + cil + qui + demande + , + si + conme + il + sera + mostré + pluz + covenablement + es + + + livrez + + + livres + + + de + digestes + , + qui + sunt + greigneur + que + cist + . +

+

+ Mais + + + se + + + ces + + + actions + de + coi + noz + avons + fet + mansion + et + les + autres + qui + sunt + samblablez + à + elz + + descendent + des + + + causez + + + causes + + + loiauz + et + des + citeainnez + ; + autres + actions + sunt + que + li + prevoz + a + amenees + par + sa + juridicion + seur + lez + choses + et + seur + les + personnez + , + et + il + est + necessaire + chose + de + mostrer + lez + par + exemple + . + Car + li + prevoz + otroie + + + que + l + ' + on + plaide + sovent + + + sovent + que + l + ' + en + plaide + + + seur + la + chose + en + tel + maniere + que + li + demanderez + die + que + + + il + l + ' + et + guaeignie + par + longue + tenue + ce + qu + ' + il + n + ' + i + a + paz + guaeingnié + ou + que + cil + qui + porsiet + die + que + + + + sez + aversairez + n + ' + ait + paz + guaingnié + par + longue + tenue + ce + que + il + a + guaainggnié + par + longue + tenue + ce + que + il + a + guaaingnié + . +

+

+ Quar + se + une + chose + est + baillie + à + aucun + por + droite + cause + , + si + conme + por + cause + d + ' + achat + ou + de + don + ou + de + doaire + ou + de + laiz + , + et + il + n + ' + est + paz + encore + faiz + sire + de + + + tel + + + cele + + + chose + , + + + + se + il + pert + par + aucun + cas + la + possession + de + cele + chose + , + + + il + n + ' + a + nule + droite + action + + + certaine + + + citeainne + + + seur + la + chose + de + porsievre + la + , + car + actionz + sunt + + + establiez + + + establies + + + par + le + droit + citeain + , + se + aucuns + chalonge + sa + seignorie + . + Maiz + por + ce + que + il + estoit + dure + chose + que + actionz + faillist + en + cest + caz + , + li + prevoz + trova + une + maniere + d + ' + action + en + coi + il + dist + que + cil + qui + a + perdu + la + possession + d + ' + une + chose + doit + prover + que + il + l + ' + a + tant + tenue + que + il + l + ' + a + guaaingnie + par + longue + tenue + , + et + por + ce + la + chalonge + il + conme + seue + . + Et + ceste + actionz + est + apelee + publiciane + por + ce + que + . + i + . + prevoz + qui + ot + non + + + Plubitiuz + + + Publiciuz + + + la + proposa + premierement + en + . + i + . + banissement + , + et + noz + l + ' + apelonz + action + de + dessaisine + . +

+

+ Encontre + ce + , + se + + aucuns + est + hors + del + païz + por + la + cause + de + la + chose + conmune + , + ou + il + est + en + la + poesté + à + ses + ennemis + et + il + a + gaaingnié + par + longue + tenue + la + chose + à + celui + qui + estoit + en + la + cité + , + se + cil + qui + porsiet + + + laise + + + laisse + + + à + estre + hors + del + païs + por + la + cause + de + la + chose + conmune + , + il + est + lors + otroié + au + seignor + de + la + chose + que + il + la + demandast + dedenz + l + ' + an + , + si + que + il + die + que + cil + qui + la + tient + ne + l + ' + a + paz + gaaingnie + par + longue + tenue + et + que + por + ce + est + la + chose + seue + et + li + prevoz + , + qui + est + meus + par + loiauté + , + donne + à + aucun + ceste + maniere + d + ' + action + , + si + conme + l + ' + on + puet + entendre + + + es + volumes + + + el + volume + + + des + Digestes + , + qui + est + graindrez + que + cist + . +

+

+ Et + se + aucuns + baille + à + . + i + . + autre + sa + chose + por + bareter + ses + creanciers + et + li + + + creancier + + + creanciers + + + sunt + mis + en + possessionz + de + ses + bienz + par + la + sentence + au + prevost + , + il + lor + est + otroié + que + il + demandent + cele + chose + et + dient + que + la + chose + ne + fut + pas + baillie + à + celui + qui + la + tint + , + et + por + ce + est + ele + es + biens + au + deteur + . +

+

+ Actions + de + chose + obligie + prent + + + sustance + + + sustence + + + de + la + juridicion + au + prevost + ; + et + par + ceste + action + plaide + aucuns + des + chosez + au + curtiveur + qui + sunt + oblegiéz + à + lui + par + droiture + de + gage + por + les + loiers + del + champ + , + et + l + ' + actions + qui + est + presque + autretele + est + cele + par + coi + li + creancier + chalongent + lez + choses + qui + sunt + oblegiez + à + elz + . + Il + n + ' + i + a + nule + disferance + entre + gaige + et + chose + oblegie + en + tant + + com + il + apartient + en + l + ' + action + dez + chosez + obligiez + , + car + la + chose + de + coi + covenanz + est + faiz + entre + le + deteur + et + son + creancier + que + ele + soit + oblegie + par + non + de + gage + + + et + + + + est + contenue + par + l + ' + un + et + par + l + ' + autre + non + ; + mais + il + i + a + disferance + en + autres + chosez + , + car + noz + disons + que + la + chose + qui + est + baillie + au + creancier + est + contenue + proprement + par + non + de + guage + , + et + meesmement + se + ce + est + chose + muable + ; + et + celez + qui + , + + + sunt + + + sanz + + + estre + bailliez + , + sunt + tenues + à + lui + par + nue + covenance + , + sunt + contenues + par + non + de + choses + oblegiez + . +

+

+ Li + prevoz + establi + par + sa + juridicion + actions + sor + les + personez + , + si + conme + de + deniers + que + aucuns + a + pris + à + main + à + paier + ; + et + à + ceste + action + estoit + asamblee + action + de + receite + , + mais + ele + a + esté + asamblee + par + nostre + establissement + à + action + de + deniers + pris + al + mainz + à + paier + ; + et + noz + avonz + conmandé + que + ele + et + s + ' + autoritéz + se + parte + de + noz + loiz + por + ce + que + ele + ne + viaut + rien + . + Et + li + prevoz + proposa + une + action + del + chatel + as + sers + et + as + filz + qui + sunt + en + bail + ; + et + cele + , + par + coi + l + ' + on + demande + se + li + demanderes + a + juré + et + pluseur + autre + . +

+

+ L + ' + on + plaide + de + deniers + pris + à + + + main + + + mains + + + à + paier + o + toz + + + seuz + + + ceuz + + + qui + ont + pris + à + main + à + paier + deniers + ou + por + elz + ou + por + autrez + sanz + faire + nule + ferme + covenance + . + Quar + se + aucuns + i + a + fet + ferme + covenance + , + il + est + tenuz + par + le + droit + citeain + . +

+

+ Li + prevoz + establi + action + de + chatel + contre + le + pere + et + contre + le + seigneur + , + car + ja + soit + ce + que + il + ne + soient + paz + + + tenu + + + tenuz + + + par + le + marchié + à + lor + + filz + ou + à + lor + sers + , + non + porquant + il + est + droiz + que + il + en + soient + condempné + por + tant + conme + il + ont + de + lor + chatel + , + qui + est + autresi + conme + li + patremoinmes + as + filz + et + as + fillez + et + as + sers + . +

+

+ Et + se + aucuns + jure + par + la + requeste + à + son + aversaire + que + la + chose + que + il + demande + li + est + deue + et + ele + ne + li + est + paz + paie + , + li + prevoz + li + done + par + droit + tele + action + par + coi + l + ' + on + ne + demande + paz + se + la + chose + li + est + deue + , + mes + se + + + ele + + + il + + + a + juré + . +

+

+ Li + prevoz + establi + par + sa + juridicion + pluseurs + + + actions + + + action + + + por + faire + sozfrir + paine + , + si + conme + contre + celui + qui + trait + en + cause + son + patron + ou + son + pere + quant + il + n + ' + a + ce + empetré + ; + et + contre + celui + qui + sostrait + par + force + celui + qui + est + traiz + en + cause + , + ou + qui + a + fait + par + sa + tricherie + que + unz + autrez + l + ' + en + ait + soutrait + . +

+

+ Il + apert + que + lez + actions + soient + seur + la + chose + , + par + coi + l + ' + on + enquiert + se + aucuns + est + franz + ou + se + il + a + esté + franchis + . + Et + + + sele + + + cele + + + seule + a + loial + cause + par + coi + l + ' + on + enquiert + se + aucunz + est + franz + ou + sers + et + lez + autres + prennent + lor + sustance + de + la + juridiciun + au + prevost + . +

+

+ Quant + les + actionz + sunt + ainsi + devisees + , + il + est + certainne + chose + que + li + demanderes + ne + puet + pas + demander + à + autrui + sa + chose + se + il + i + apert + que + il + la + doie + doner + , + quar + il + ne + covient + pas + donner + au + demandeur + ce + qui + est + suen + . + Quar + l + ' + on + entent + que + une + chose + est + donee + à + aucun + quant + ele + li + est + si + donnee + que + ele + est + faite + seue + , + ne + la + chose + qui + est + ja + au + demandeur + ne + puet + pluz + estre + + + + fete + + + seue + . + Il + a + esté + establi + por + la + haine + des + larrons + que + il + soient + tenu + par + plusors + + + actionz + + + actions + + + , + que + il + soient + tenu + par + ceste + action + par + deseur + la + paine + del + double + ou + des + . + iiii + . + doublez + se + il + i + apert + que + il + doie + randre + la + chose + , + ja + soit + ce + que + actions + seur + la + chose + soit + contee + + + + contre + + + elz + par + coi + aucuns + demande + sa + chose + . +

+

+ Noz + apelonz + les + + + actionz + + + actions + + + seur + la + chose + le + chalongement + de + la + chose + . + Actions + seur + la + persone + par + coi + l + ' + en + vuet + prover + que + aucunz + doit + doner + ou + faire + une + chose + + + + sunt + quant + l + ' + en + demande + cele + chose + + + . + Demander + la + chose + + + esmovoir + + + est + movoir + + + action + contre + la + persone + , + par + coi + li + demanderres + entent + a + prover + que + la + chose + li + doie + estre + randue + ; + ne + nuz + denoncemenz + n + ' + est + orandroit + + + fais + + + faiz + + + en + cel + non + . +

+

+ Et + aprés + , + ce + vient + une + autre + division + , + que + les + unes + actions + sunt + establiez + por + aquerre + sa + chose + et + les + autres + por + faire + sosfrir + painnez + et + les + autres + mellees + . +

+

+ Toutes + les + actionz + seur + la + chose + sunt + establiez + por + porsievre + sa + chose + . + Et + des + actions + qui + sunt + contre + les + personnez + il + apert + que + celes + qui + naissent + de + marchié + sunt + presque + toutez + + + estables + + + establies + + + por + porsievre + chosez + , + si + conme + cele + par + coi + l + ' + on + demande + deniers + qui + ont + esté + presté + ou + mis + + en + covenant + ; + et + autresi + est + il + de + chose + prestee + et + de + chose + baillie + en + garde + et + de + mandement + et + de + compaignie + et + d + ' + achat + et + de + vente + et + de + louage + . + Et + se + l + ' + on + plaide + por + chose + baillie + en + garde + , + por + ce + qui + a + esté + mis + en + garde + por + noise + ou + por + feu + ou + por + peril + d + ' + eve + , + li + prevoz + en + donne + action + el + doble + se + l + ' + on + plaide + à + celui + qui + la + chose + fu + baillie + en + garde + , + ou + à + son + oir + par + sa + tricherie + et + en + cel + cas + est + l + ' + actions + mellee + . +

+

+ Des + actions + qui + sunt + establiez + por + les + mesfais + , + les + unes + sunt + + + estables + + + establies + + + por + faire + sosfrir + paine + tant + solement + et + les + autres + por + sosfrir + paine + et + porsievre + chosez + et + por + ce + sunt + elez + mellees + . + Aucun + plaident + por + faire + sosfrir + paine + tant + solement + , + quant + il + met + avant + action + de + larrencin + , + se + l + ' + on + plaide + donc + d + ' + action + de + larrencin + apert + por + avoir + la + chose + à + . + iiii + . + doublez + , + ou + de + celui + qui + n + ' + est + pas + apers + por + avoir + la + à + doublez + , + cil + plez + n + ' + est + fes + + + + fors + + + por + enjoindre + painne + , + car + aucuns + demande + sa + chose + par + propre + action + quant + il + dit + que + ele + est + seue + qui + que + porsie + la + chose + ou + lerres + , + ou + autres + , + il + la + puet + demander + arriere + . +

+

+ L + ' + actions + de + biens + ravis + par + force + est + mellee + , + car + la + chose + i + est + chalongie + à + . + iiii + . + doublez + et + li + . + iii + . + double + i + sunt + par + non + de + painne + . + Et + l + ' + actionz + de + la + loi + qui + fet + restorer + les + damages + est + mellee + , + non + paz + tant + solement + quant + l + ' + on + plaide + por + le + double + contre + celui + qui + renie + que + il + n + ' + a + pas + fait + le + damage + , + mais + aucune + fois + + + quant + + + quand + + + l + ' + on + plaide + por + le + restorement + del + damage + tant + solement + , + si + conme + se + + + aucunz + + + aucuns + + + a + ocis + . + i + . + home + boiteuz + ou + avuegle + qui + avoit + esté + en + cel + an + sains + et + de + grans + pris + , + car + il + est + comdampnés + en + tant + + + conme + + + com + + + li + hom + valut + pluz + en + cel + an + selonc + la + disfinicion + que + noz + avons + devant + livree + . + Actions + est + mellee + contre + celz + qui + ont + proloingnié + à + rendre + les + choses + qui + sunt + laissiez + as + saintez + eglises + et + as + + + autrez + + + autres + + + ennorablez + lieuz + tant + que + il + en + sunt + apelé + en + jugement + , + car + lors + est + constrains + de + randre + les + deniers + ou + la + chose + qui + fu + laisie + et + autretant + par + desuz + par + non + de + painne + , + et + por + ce + li + doublez + est + li + condempnemenz + . +

+

+ Il + apert + dont + que + unes + actions + aient + cause + mellee + , + ce + est + seur + la + chose + et + seur + la + + + persone + + + personne + + + . + Si + conme + l + ' + actions + qui + appartient + entre + les + oirs + de + partir + leur + heritage + et + cele + de + partir + choses + conmunes + qui + est + donnee + entre + celz + à + qui + une + chose + est + conmune + por + partir + la + , + et + cele + de + + + bonner + + + borner + + + chans + , + qui + est + donnee + entre + celz + qui + ont + + chanz + voisins + ; + et + en + ces + . + iii + . + actionz + est + il + otroié + au + juge + por + bien + et + por + loiauté + que + il + + + a + jugié + + + ajuge + + + la + chose + à + une + des + partiez + , + et + se + il + li + samble + que + l + ' + autre + partie + soit + grevee + , + il + puet + condampner + cele + à + qui + la + chose + est + ajugie + à + randre + li + certainne + + + quantitéz + + + quantité + + + + + des + + + de + + + deniers + . +

+

+ Toutez + actions + sunt + + + muees + + + mues + + + ou + por + le + simple + , + ou + le + double + , + ou + por + les + . + iii + . + doublez + ou + por + les + . + iiii + . + doublez + , + car + nule + actions + ne + + + tensent + + + s + ' + estent + + + outre + . +

+

+ L + ' + on + plaide + por + le + simple + , + si + conme + por + covenance + , + ou + por + pris + , + ou + por + achat + , + ou + por + loage + , + ou + por + mandement + et + por + pluseurs + autres + + + causez + + + causes + + + . +

+

+ Noz + plaidonz + por + le + double + si + conme + de + larrencin + qui + n + ' + est + paz + apers + et + de + damage + et + de + tort + fait + et + de + chose + baillie + en + garde + en + aucun + caz + ; + et + de + serf + corrompu + , + qui + apartient + contre + celui + par + qui + amonestement + et + par + qui + conseil + autrui + serf + s + ' + en + est + fouis + , + ou + a + esté + + + orguilloz + + + orgueilloz + + + contre + son + seigneur + ou + a + conmencié + à + vivre + lusiriousement + ou + est + empiriéz + en + quel + maniere + que + ce + soit + . + En + ceste + action + est + + + tenu + + + contenu + + + li + pris + des + choses + que + li + sers + a + tolu + à + son + seignor + par + fuir + s + ' + an + ; + autresi + est + il + + + des + + + de + + + + + laiz + + + lais + + + qui + est + + + laisiéz + + + laissiéz + + + as + sainz + leus + et + as + honnoréz + , + selonc + ce + que + noz + avons + avant + dit + . +

+

+ L + ' + on + plaide + par + . + iii + . + doublez + quant + aucunz + met + en + son + libelle + greignor + quantité + que + le + verai + pris + de + la + chose + , + si + conme + quant + cil + + qui + plaide + demande + pluz + que + l + ' + on + ne + li + doit + por + ses + costemanz + . + Li + desfanderres + conquerra + dont + sor + le + demandeur + à + . + iii + . + doublez + le + damage + que + il + a + eu + , + por + ce + que + an + ces + . + iii + . + doublez + soit + contenuz + li + damagez + qui + li + a + esté + faiz + , + si + com + il + est + contenu + en + nostre + establisement + qui + est + en + nostre + Code + . +

+

+ L + ' + on + plaide + por + . + iiii + . + doubles + , + si + conme + por + larrencin + + + qui + n + ' + est + mie + + + + apers + , + et + de + ce + qui + est + fait + por + cause + de + poor + , + et + des + deniers + qui + sunt + doné + à + aucun + por + movoir + plait + à + tort + ou + de + + + laisier + + + laissier + + + le + , + et + quant + cil + qui + maintienent + les + plais + demandent + aucune + chose + à + lor + aversaire + contre + la + riule + de + nostre + establissement + . +

+

+ Maiz + li + actionz + de + larrencin + qui + n + ' + est + paz + apers + et + cele + dou + serf + corrompu + se + devise + des + autres + de + coi + noz + avons + parlé + + + avec + + + avant + + + en + ce + que + ces + actions + sunt + en + toutez + menieres + à + doublez + , + mais + cele + de + damage + et + de + tort + fet + sunt + à + doublez + quant + cil + qui + est + acuséz + le + nie + et + , + se + il + le + + + connoist + + + reconnoist + + + , + l + ' + actions + n + ' + est + fors + el + simple + , + et + ausi + est + il + aucune + fois + en + action + de + la + chose + baillie + en + garde + . + Mais + cele + qui + apartient + des + choses + qui + sunt + + + laisiez + + + laissiez + + + as + honerables + lieus + est + à + doblez + non + pas + tant + solement + quant + cil + qui + est + acuséz + le + nie + , + mais + quant + il + prolongue + à + paier + les + laiz + + tant + que + il + en + est + traiz + en + cause + par + le + conmandement + à + noz + bailliz + . + Et + se + il + reconnoist + et + il + paie + ainz + que + il + soit + traiz + en + cause + par + le + conmandement + à + noz + baillis + , + il + est + quitez + por + le + simple + . +

+

+ L + ' + actions + de + ce + qui + est + fait + par + cause + de + poor + se + devise + de + celez + de + coi + noz + avons + parlé + avec + , + en + ce + + + qu + ' + i + + + que + il + + + est + contenu + en + sa + nature + que + cil + qui + rent + au + demandeur + sa + chose + par + le + conmandement + au + juge + soit + asouz + , + maiz + il + n + ' + est + paz + ainsiz + ens + autres + caz + , + mais + chascuns + i + est + dampnés + à + . + iiii + . + doublez + et + ainsis + est + il + en + + + l + ' + + + + action + d + ' + apert + larrencin + . +

+

+ Les + unes + actions + sunt + de + bonne + foi + et + les + + + autres + + + autre + + + d + ' + estroit + droit + . + Et + les + actions + de + bonne + foi + sunt + cestes + : + d + ' + achat + , + de + loage + , + de + besoingnes + faitez + , + + + d + ' + amendement + + + de + mandement + + + , + de + chose + baillie + en + garde + , + de + conpaignie + , + de + garder + , + de + chose + prestee + , + de + gaigez + , + de + partir + heritagez + , + de + partir + choses + conmunez + , + de + parolez + qui + ont + esté + avant + ditez + , + de + change + , + de + demander + heritage + . + Et + ja + soit + ce + que + il + ait + encor + esté + en + doute + jusqu + ' + à + ci + se + actions + de + demander + heritage + doit + estre + contee + entre + les + jugemenz + de + bonne + foi + ou + non + , + non + porquant + nostre + establissemenz + an + juge + apertement + que + ele + est + entre + celes + de + bonne + foi + . +

+

+ Et + l + ' + action + que + li + + hom + muet + por + la + cause + de + sa + fame + soloit + estre + uns + des + jugemenz + de + bonne + foi + , + mais + por + ce + que + noz + trovanmes + que + actionz + de + covenance + est + pluz + pleniere + , + noz + meismes + en + action + de + covenance + + + + qui + est + proposee + de + demander + les + doaires + + + toute + la + droiture + qui + estoit + devant + en + l + ' + action + de + la + chose + as + fames + , + ou + pluseurs + divisionz + . + Et + por + ce + que + l + ' + actions + de + la + chose + as + fames + fu + ostee + , + l + ' + actions + de + covenance + qui + fu + amenee + en + son + + + leu + + + lieu + + + deservi + à + avoir + la + nature + de + jugement + par + bonne + foi + en + action + de + doaire + tant + solement + , + si + que + ele + soit + de + bonne + foi + . + Maiz + noz + li + donnanmes + une + maniere + d + ' + obligement + , + car + noz + juganmes + que + fame + soit + mise + par + devant + touz + les + creanciers + + + quant + + + quand + + + ele + plaide + por + son + doaire + , + et + ce + + + avons + + + avonz + + + noz + establi + por + la + grace + de + doaire + tant + solement + . +

+

+ Il + apert + es + jugemenz + de + bonne + foi + que + franche + poesté + soit + donnee + au + juge + por + bien + et + por + loiauté + de + proisier + conbien + l + ' + on + doit + randre + au + demandeur + , + et + en + ce + est + contenu + que + se + li + demanderres + doit + randre + aucune + chose + à + son + aversaire + , + il + soit + condampnés + à + randre + li + si + que + l + ' + une + dete + chie + en + aquit + de + l + ' + autre + ; + mes + es + estroiz + jugemenz + + + tes + + + les + + + escris + estoit + amenéz + par + lez + leitrez + au + saint + empereur + Marc + , + quant + + + excepcions + + + exceptions + + + de + tricherie + est + oposee + encontre + . + Mais + nostre + establisemenz + eslargist + icelz + + + + aquit + + + , + qui + sunt + + + confremé + + + consfremé + + + par + + + estroit + + + apert + + + droit + , + que + il + + + + amenuisent + + + amenuise + + + par + droit + les + actionz + quelez + qu + ' + eles + soient + , + ou + sor + la + chose + ou + personelz + , + ou + toutes + autres + , + fors + cele + de + chose + baillie + en + garde + . + Car + noz + creons + que + il + est + tors + que + aucune + chose + soit + opposee + encontre + par + non + d + ' + aquit + , + que + aucuns + ne + perde + l + ' + action + de + ce + que + il + a + baillié + en + garde + par + l + ' + androit + de + tel + aquit + . +

+

+ Noz + disonz + par + desuz + ce + que + unes + actions + sunt + qui + descendent + del + jugement + au + juge + ; + en + coi + cil + à + qui + on + plaide + doit + estre + condempnés + par + le + jugement + au + juge + , + se + il + ne + fet + satifacion + à + celui + qui + demande + , + si + conme + que + il + li + rande + la + chose + ou + que + il + l + ' + aport + avant + , + ou + que + il + abandonne + son + serf + à + sosfrir + la + painne + del + mesfait + que + il + a + fait + . + Maiz + ces + actions + sunt + seur + la + chose + et + contre + la + persone + ; + seur + la + chose + , + si + conme + de + dessaisine + et + de + gage + et + de + chose + obligie + , + contre + la + persone + , + si + conme + quant + l + ' + on + plaide + à + aucuns + de + ce + qui + a + esté + fait + par + cause + de + poor + ou + par + tricherie + , + et + quant + l + ' + on + demande + ce + qui + fu + premis + à + paier + en + certain + lieu + . + L + ' + actionz + de + faire + la + venir + vient + del + jugement + au + juge + . + Il + est + otroié + au + juge + por + bien + et + por + loiauté + en + ces + actions + et + ens + autres + + + samblablez + + + semblablez + + + que + il + juge + selonc + + + l + ' + aventure + + + la + nature + + + de + la + chose + de + coi + l + ' + on + plaide + conment + satifacions + en + doit + estre + faite + au + demandeur + . +

+

+ Li + jugez + se + doit + entremetre + en + totes + manieres + si + conme + il + puet + , + que + il + + + doit + s + ' + antante + + + doint + + santance + + + de + certains + deniers + ou + de + certainne + chose + , + neis + + + selonc + le + plait + + + se + l + ' + on + plait + + + par + devant + lui + de + chose + qui + n + ' + est + pas + certainne + . +

+

+ Il + soloit + estre + que + se + aucuns + metoit + pluz + en + sa + demande + que + on + ne + li + devoit + , + il + perdoit + la + cause + , + ne + li + prevoz + ne + li + donoit + pas + legierement + enterine + restitution + se + + + + il + + + n + ' + avoit + mainz + de + . + xxv + . + anz + , + mais + à + cestui + secorroit + l + ' + on + quant + la + cause + estoit + conneue + , + autresi + conme + es + autres + causez + , + se + il + estoit + deceu + par + son + aage + , + et + autresi + li + soloit + l + ' + on + secorre + en + ceste + cause + . + Mais + se + il + i + ot + si + grant + cause + de + droite + erreur + que + uns + tres + sage + hom + en + peust + estre + deceus + , + l + ' + on + secorroit + en + cest + cas + à + celui + qui + avoit + pluz + de + . + xxv + . + anz + , + si + conme + se + aucuns + avoit + demandé + . + i + . + laiz + , + et + li + escrit + sunt + aprés + aporté + avant + por + coi + il + apert + que + une + partie + de + lais + li + est + sostraite + ou + qu + ' + ele + a + esté + laisie + ou + donnee + à + autre + , + ou + que + autre + lais + ont + esté + donné + tant + que + li + oirs + n + ' + avroit + pas + la + quarte + part + de + l + ' + eritage + se + il + estoient + tuit + paié + ; + et + por + ce + sunt + il + amenuisié + par + la + loi + qui + retaille + lez + laiz + . +

+

+ L + ' + on + demande + plus + que + droit + en + quatre + manieres + : + par + chose + , + par + tenz + , + par + lieu + , + par + cause + . + Par + chose + , + si + est + conme + se + l + ' + on + doit + à + aucun + . + x + . + livres + , + et + il + en + demande + . + xx + . + , + ou + se + cil + qui + n + ' + a + que + la + moitié + en + une + chose + li + demande + toute + , + ou + greignor + partie + que + il + + n + ' + i + a + . +

+

+ Par + tenz + , + si + conme + se + + + aucunz + + + aucuns + + + demande + ce + que + l + ' + on + + + ne + + + + li + doit + devant + le + terme + , + ou + ains + que + la + condicions + soit + aconplie + , + et + par + ceste + raison + entent + l + ' + on + que + cil + qui + paie + pluz + tart + que + il + ne + doit + paie + + + mainz + + + mains + + + que + il + ne + doit + ; + autreci + apert + il + que + cil + qui + demande + ains + le + terme + demande + pluz + que + l + ' + on + ne + li + doit + . +

+

+ L + ' + on + demande + plus + que + droit + par + lieu + , + quant + aucuns + a + mis + en + covenant + que + une + chose + li + soit + paie + en + . + i + . + certain + lieu + et + il + la + demande + en + . + i + . + autre + sanz + faire + mencion + del + lieu + en + coi + ele + dut + estre + paie + , + si + conme + se + aucuns + fet + tel + covenant + : + tu + me + premés + que + tu + me + paieras + ce + en + Ephese + , + et + il + li + demande + aprés + à + Rome + , + l + ' + on + entent + que + il + demande + pluz + que + droit + , + por + ce + que + il + tot + au + deteur + le + preu + que + il + eust + se + il + + + ne + + + + le + paiast + devant + en + Ephese + . + Et + por + ce + li + est + donnee + + + actionz + + + action + + + par + le + jugement + au + juge + de + demander + le + en + autre + lieu + , + si + que + l + ' + on + preigne + garde + el + preu + que + li + deteurs + + + + i + eust + se + il + l + ' + + + eust + paié + el + lieu + qui + fu + mis + el + covenant + . + Et + cis + preuz + est + plus + trovés + en + marcheandises + que + en + autres + chosez + si + conme + en + vin + , + en + oille + , + en + froment + qui + ont + divers + pris + en + diverses + regionz + , + ja + soit + ce + que + denier + nombré + ne + sunt + paz + presté + en + totes + regionz + + + porce + + + por + + + unez + meismes + usure + . + Et + se + aucuns + demande + la + chose + en + lieu + ou + ele + li + dut + estre + paie + , + il + enplaide + par + droit + + par + pure + action + , + et + li + prevoz + mostre + ce + por + ce + que + li + preuz + del + paier + est + toz + sauz + au + deteur + . +

+

+ Cil + qui + demande + par + cause + pluz + que + l + ' + on + ne + li + doit + est + prochains + à + celui + qui + demande + pluz + par + lieu + . + Si + conme + se + aucuns + fait + tel + covenant + : + tu + me + premés + à + paier + un + sers + ou + . + x + . + livres + , + et + il + demande + aprés + l + ' + un + et + l + ' + autre + ou + l + ' + un + sanz + plus + à + son + chois + ; + et + l + ' + on + entant + que + il + demande + pluz + , + por + ce + que + il + est + es + chois + à + son + deteur + de + paier + lequel + que + il + vodra + ou + le + serf + ou + les + . + x + . + livres + . + Par + ce + que + le + demanderes + velt + dont + prover + que + li + sers + li + est + deuz + tant + solement + , + ou + li + denier + tant + solement + , + tot + il + le + chois + à + son + aversaire + et + ainsiz + amende + il + sa + condicion + et + empire + cele + à + son + aversaire + ; + et + por + ce + fu + establie + tele + actions + que + chascuns + demant + la + chose + en + la + maniere + qu + ' + ele + li + fu + covenancie + . + En + seur + que + tot + , + se + aucuns + a + mis + en + covenant + que + . + i + . + sers + li + soit + donéz + + + sanz + + + sans + + + nomer + le + et + il + + + demande + + + demant + + + especialment + Stich + , + ou + se + il + a + mis + en + covenant + que + vins + li + soit + paiéz + sanz + nomer + le + et + + + il + + + + demande + especialment + vin + de + Champaigne + , + ou + se + il + a + mis + en + + + covenent + + + covenant + + + que + porpre + li + soit + paié + et + il + la + demande + + + de + + + + Seur + especialment + , + l + ' + on + entent + que + il + demande + plus + que + l + ' + on + ne + li + doit + , + car + il + tot + a + son + aversaire + le + chois + + + qu + ' + i + + + qu + ' + il + + + avoit + franche + poesté + selonc + la + covenance + , + de + paier + autre + chose + que + cele + que + l + ' + on + li + demande + et + , + ja + soit + ce + que + ce + c + ' + on + li + demande + vaut + mains + , + non + por + quant + l + ' + on + + + entant + + + entent + + + que + + + l + ' + + + + on + li + demande + pluz + que + il + ne + doit + , + car + il + avient + sovent + que + li + deteur + puet + pluz + legierement + paier + ce + qui + est + pluz + chier + . +

+

+ Cez + choses + furent + premierement + en + usage + , + mais + la + + + lois + + + loi + + + à + l + ' + empereur + Zenon + et + la + nostre + restraint + apréz + la + chose + . + Et + li + establissemenz + à + l + ' + empereur + Zenon + parole + que + il + covient + faire + se + + + aucunz + + + aucuns + + + demande + plus + que + l + ' + on + ne + li + doit + par + la + raison + de + tenz + ; + se + l + ' + on + demande + plus + par + quantité + ou + par + autre + maniere + et + se + aucuns + damages + avient + par + ce + à + celui + à + qui + l + ' + on + demande + , + il + li + doit + estre + randuz + à + . + iii + . + doublez + si + conme + noz + avons + dit + avant + . +

+

+ Se + li + demanderes + conprent + en + sa + demande + mains + que + l + ' + on + ne + li + doit + , + si + conme + se + on + li + doit + . + x + . + livres + et + il + en + demande + . + v + . + , + ou + se + uns + chans + est + toz + suenz + et + il + en + demande + la + moitié + , + il + plaide + sanz + peril + , + car + por + ce + ne + remaint + pas + que + li + juges + ne + condenpne + son + aversaire + en + cel + meismez + jugement + en + tant + conme + il + savra + que + l + ' + on + li + doit + selonc + l + ' + establisement + à + l + ' + empereur + Zenon + . +

+

+ Se + aucuns + demande + une + chose + quant + il + doit + demander + une + autre + , + il + noz + plest + que + il + n + ' + ait + en + ce + nul + peril + , + maiz + quant + la + verités + sera + seue + , + noz + li + otroions + que + il + ament + cele + erreur + en + cel + meismes + jugement + , + si + conme + se + aucuns + doit + demander + . + i + . + serf + et + il + demande + + . + i + . + autre + , + ou + se + il + dit + que + ce + qui + li + est + deu + par + covenance + li + soit + deuz + par + laiz + . +

+

+ En + sor + que + tot + unez + actions + sunt + par + coi + noz + ne + + + conquerons + + + conqueront + + + pas + tot + ce + qui + noz + est + deu + , + maiz + aucune + fois + tot + et + aucune + fois + mains + , + si + conme + se + noz + plaidonz + por + le + chatel + au + fil + qui + est + en + bail + ou + por + cel + au + serf + , + car + se + li + chateuz + vaut + autretant + conme + noz + demandonz + , + + + + li + peres + ou + li + sires + est + condampnéz + à + rendre + le + nous + tout + et + , + se + l + ' + an + treuve + moins + que + nous + ne + demandons + , + + + li + juges + condenpne + le + pere + ou + le + seigneur + en + tant + conme + il + a + en + chatel + et + noz + proposeronz + en + lieu + covenable + conment + noz + devonz + entendre + chatel + . +

+

+ Se + fame + plaide + par + action + de + doaire + , + il + noz + plest + que + sez + maris + soit + + + condempnéz + + + condempnés + + + en + tant + conme + il + puet + faire + . + Se + il + a + dont + autretant + de + chatel + conme + li + doaires + vaut + , + il + est + condenpnéz + à + rendre + le + tot + , + et + se + il + a + mains + de + chatel + , + il + est + condenpnés + en + tant + conme + il + puet + faire + . + L + ' + actionz + de + demander + doaire + est + amenuisie + de + tant + conme + li + maris + en + puet + retenir + par + droit + , + car + il + est + otroié + au + mari + que + il + retaigne + des + chosez + del + doaire + tant + conme + il + a + fait + de + despansez + , + + + + quar + li + doaires + est + par + droit + amenuisiés + par + les + necessaires + despanses + + + , + si + conme + l + ' + en + puet + connoistre + par + le + livre + de + Digestez + . +

+

+ Et + se + aucuns + plaide + o + son + pere + + + et + + + ou + + + o + son + patron + , + ou + se + . + i + . + conpains + plaide + à + . + i + . + autre + par + jugement + de + compaignie + , + li + demanderes + n + ' + en + ait + rienz + plus + que + ses + aversaires + puet + paier + . + Autresi + est + + il + se + aucuns + est + traiz + en + cause + por + son + don + . +

+

+ Lez + detes + qui + sunt + contees + en + aquit + d + ' + autres + font + sovent + que + aucuns + conquiert + moins + que + l + ' + on + ne + li + doit + , + car + li + juges + doit + prandre + garde + por + bien + et + por + loiauté + à + ce + que + li + demanderes + doit + randre + à + son + aversaire + et + abatre + itant + de + sa + dete + et + dempner + le + desfendeur + el + seurplus + , + si + conme + il + a + ja + esté + dit + . +

+

+ Et + se + aucuns + abandonne + sez + bienz + à + ses + creanciers + et + il + aquiert + aprés + aucune + chose + , + li + + + creanciers + + + creancier + + + puet + derechief + plaidier + o + lui + en + tant + conme + il + puet + faire + , + car + il + n + ' + est + paz + humainne + chose + que + cil + qui + est + dezpoilliéz + de + son + chatel + soit + condempnéz + en + toute + la + daite + . +

+
+
+ + Cist + + titres + tistres + + est + de + ce + qui + est + fait + o + celui + qui + est + en + autrui + poesté + . + + +

+ Por + ce + que + noz + avons + avant + fait + mencion + de + l + ' + action + par + coi + l + ' + on + plaide + seur + le + chatel + au + serf + et + as + filz + qui + sunt + en + bail + , + il + est + mestiers + que + noz + traitons + plus + + + legierement + + + diligenment + + + de + ceste + action + et + des + autres + qui + suelent + estre + donnees + contre + les + seigneurs + et + contre + les + peres + el + non + des + sers + et + des + filz + qui + sunt + en + baill + . + Et + por + ce + que + presque + uns + meismez + drois + soit + gardéz + , + se + besoingne + est + faite + o + lez + filz + , + ou + o + celz + qui + sunt + en + la + poesté + au + pere + , + que + desputoisonz + de + parole + ne + soit + faite + , + noz + esdrecerons + nostre + parole + as + anfans + et + as + peres + en + qui + poesté + il + sunt + et + antandrons + ce + meismes + en + la + persone + au + serf + et + au + seigneur + , + car + se + + + aucunne + + + aucune + + + chose + est + gardee + proprement + en + ces + persones + , + noz + la + + + mostreront + + + mostrerons + + + tot + par + soi + . +

+

+ Se + marchiés + est + dont + fais + o + + + le + + + les + + + sers + par + le + conmandement + son + seignor + , + li + prevoz + premet + action + contre + le + seigneur + , + car + il + apert + que + cil + qui + fait + ainsi + marchié + le + face + por + le + seigneur + . +

+

+ Par + cele + meismez + raison + premet + li + prevoz + + + des + + + deus + + + autres + actions + por + toute + la + cause + , + de + coi + l + ' + une + est + apelee + action + de + maistrise + et + l + ' + autre + actionz + de + + + marcheandise + + + marchandise + + + . + Actionz + de + maistrise + a + lieu + quant + aucuns + a + + + fait + + + fet + + + son + sers + maistre + d + ' + une + nef + et + aucuns + marchiés + est + faiz + o + lui + por + la + grace + de + la + chose + de + quoi + il + estoit + fais + maistrez + et + por + ce + est + apelee + de + maitrise + , + + + que + + + quar + + + cil + est + apelés + maistrez + à + qui + li + conqués + que + la + nés + fait + chascun + jor + apartient + . + Actionz + de + marcheandise + a + lieu + quant + aucuns + a + mis + son + serf + à + vendre + en + sa + taverne + ou + à + faire + aucune + marcheandise + , + et + aucuns + marchiés + est + faiz + o + lui + por + la + grace + de + l + ' + osfice + + il + est + . + Et + por + ce + est + ele + apelee + action + de + marcheandise + , + que + cil + qui + sunt + mis + en + tel + osfice + sunt + apelé + marcheant + . +

+

+ Ne + porquant + li + prevoz + donne + + + ses + + + ces + + + actionz + se + aucuns + met + franc + home + ou + autrui + serf + à + estre + maistres + de + sa + nef + ou + à + garder + sa + taverne + ou + à + faire + sez + marcheandisez + , + car + il + a + en + cest + cas + raison + + de + loiauté + . +

+

+ Li + prevoz + amaine + avant + une + autre + action + de + departir + + + en + vuelment + + + oelment + + + les + bienz + au + serf + entre + toz + ses + deteurs + , + car + se + li + sers + marcheande + de + son + propre + chatel + par + le + seu + de + son + seignor + et + aucuns + marchiés + est + fais + o + lui + por + cele + chose + , + li + prevoz + dit + que + tot + ce + qui + sera + en + cele + marcheandise + ou + qui + en + sera + receu + soit + departi + entre + son + seignor + , + se + il + li + doit + aucune + chose + et + toz + ses + autres + creanciers + , + selonc + ce + que + il + doit + à + chascun + . + Et + se + aucunz + des + creanciers + se + plaint + que + il + en + a + eu + mains + que + il + ne + deust + , + li + prevoz + li + premet + ceste + action + . +

+

+ Par + desuz + ce + , + a + esté + amenee + avant + l + ' + actions + del + chatel + au + serf + et + de + ce + qui + a + esté + + + miz + + + mis + + + el + prou + son + seigneur + si + que + , + ja + soit + ce + que + marchiés + ait + esté + faiz + o + lui + sanz + la + volenté + son + seignor + , + ne + porquant + se + aucune + chose + en + a + esté + mise + en + son + preu + , + il + la + doit + randre + et + , + se + ele + n + ' + est + en + son + preu + , + il + an + doit + randre + tant + conme + li + chatelz + au + serf + se + puet + estandre + . +

+

+ Il + apert + que + quant + que + li + sers + despant + par + + + besoingne + + + besoing + + + en + la + besoingne + son + seignor + soit + mise + en + son + preu + , + si + conme + se + il + emprunte + deniers + por + paier + à + ses + creanciers + ou + por + apuier + sa + maison + qui + chaoit + , + ou + por + acheter + froment + à + tenir + son + ostel + , + ou + se + il + en + achete + . + i + . + champ + ou + aucune + autre + chose + necessaire + . +

+

+ Se + tes + sers + a + dont + emprunté + . + x + . + livres + et + il + en + a + paié + à + ton + creancier + les + . + v + . + et + + + il + + + + + a + despandu + les + autrez + . + v + . + en + autre + maniere + , + si + conme + il + vot + , + tu + doiz + estre + condenpnés + por + paier + del + tien + les + . + v + . + qui + alerent + en + ton + preu + et + les + autres + . + v + . + del + chatel + au + serf + se + il + puent + estre + paié + , + et + de + ce + apert + il + que + se + + + + tuit + li + . + x + . + livres + furent + mis + en + ton + preu + , + + + cil + qui + les + presta + les + conquerra + toz + sor + toi + . + Ja + soit + ce + que + + + + ce + + + est + une + actionz + par + coi + l + ' + on + plaide + del + chatel + au + serf + et + de + ce + qui + est + mis + por + le + preu + son + seignor + , + non + por + quant + il + i + a + . + ii + . + condempnemenz + . + Li + juges + par + devant + qui + l + ' + on + a + plaidé + seut + dont + avant + regarder + se + aucune + chose + en + a + esté + + + misse + + + mise + + + el + preu + son + + + seigneur + + + seignor + + + , + ne + il + ne + vient + à + prisier + le + chatel + au + serf + devant + que + il + set + que + rienz + de + ce + que + li + sers + a + enprunté + n + ' + a + esté + mis + el + preu + au + seigneur + , + ou + que + il + n + ' + i + a + pas + tot + esté + mis + . +

+

+ Quant + + + on + + + l + ' + on + + + enquiert + conbien + li + chatelz + à + . + i + . + serf + vaut + , + l + ' + on + en + prent + avant + ce + que + il + doit + à + son + seigneur + + + ou + à + celui + qui + est + en + la + poesté + son + seigeur + + + + et + ce + qui + remaint + est + ses + chatelz + . + Et + aucune + fois + avient + que + ce + que + li + sers + doit + à + celui + qui + est + en + la + poesté + son + seigneur + n + ' + est + pas + retenu + de + son + chatel + , + si + conme + se + cil + à + qui + il + doit + est + en + sa + poesté + , + car + ce + que + il + doit + au + suen + serf + n + ' + est + pas + retenu + de + son + chatel + + + + , + si + conme + se + cil + à + qui + il + doit + est + en + sa + poesté + , + car + ce + que + il + doit + au + suen + serf + n + ' + est + pas + retenu + de + son + chatel + + + . +

+

+ Il + n + ' + est + pas + doute + que + cil + qui + fait + marchié + o + le + serf + par + le + conmandement + de + son + seigneur + et + cil + à + qui + + + actionz + + + actions + + + de + marcheandise + ou + de + maitrise + apartient + ne + puise + plaidier + de + chatel + au + serf + ou + de + ce + qui + est + mis + el + preu + son + segneur + , + mais + il + seroit + trop + fole + chose + se + + + aucunz + + + aucuns + + + faisoit + l + ' + action + par + coi + il + porroit + legierement + conquerre + toute + la + daite + et + il + se + tornoit + au + prover + que + ce + que + il + bailla + au + serf + fu + mis + el + preu + son + seigneur + , + ou + que + le + sers + a + + + + tant + + + de + chatel + que + sa + dete + li + puet + bien + estre + toute + paie + . +

+

+ Et + cil + qui + puet + bien + plaidier + que + li + chateuz + au + serf + soit + toz + departis + oelmant + entre + toz + ses + creanciers + puet + autresi + plaidier + de + son + chatel + et + de + ce + qui + est + mis + el + preu + son + seigneur + , + + + mes + + + mais + + + ce + est + ses + preus + qu + ' + il + plaide + aucune + fois + por + faire + departir + le + chatel + au + serf + , + + + + et + aucune + foiz + que + il + plaide + por + le + chatel + au + serf + et + de + ce + qui + a + esté + mis + ou + preu + son + seigneur + . + Ce + est + ses + preus + se + il + plaide + por + departir + le + chatel + au + serf + + + entre + ses + creanciers + , + por + ce + que + la + condicions + au + seigneur + n + ' + est + pas + la + milleur + en + cest + cas + , + ce + est + que + il + ne + prent + pas + avant + ce + qui + li + est + deu + , + ainz + a + autretel + droiture + conme + li + autre + creancier + . + Mais + en + l + ' + action + del + chatel + au + serf + est + pris + avant + ce + qui + est + deu + à + son + seigneur + et + li + sires + est + condempnés + au + creancier + el + seurpluz + . + Aucune + fois + avient + que + ce + est + li + preus + au + creancier + que + il + plaide + del + chatel + au + serf + , + por + ce + que + en + ceste + action + conte + l + ' + on + tot + son + chatel + , + mais + an + l + ' + action + de + departir + ses + biens + entre + toz + ses + creanciers + ne + conte + l + ' + on + fors + + le + chatel + de + coi + il + marcheande + ; + et + il + puet + avenir + que + aucuns + marcheande + del + tiers + de + son + chatel + , + ou + del + quart + , + ou + del + mains + et + que + li + plus + en + est + an + terres + ou + en + sers + ou + en + deniers + prestéz + , + et + chascuns + doit + dont + eslire + icele + action + que + il + cuide + que + li + soit + pluz + + + porfitable + + + profitable + + + . + Cil + qui + puet + prover + que + ce + que + il + a + baillié + au + serf + a + esté + mis + el + preu + son + seigneur + puet + plaidier + de + ce + qui + a + esté + mis + el + preu + au + seigneur + . +

+

+ Et + ce + que + noz + avonz + dit + del + serf + ou + del + seignor + , + entendons + noz + del + + + serf + + + fil + + + qui + est + en + bail + et + dou + pere + et + del + nevou + et + de + l + ' + aiel + , + ou + d + ' + elz + et + de + celui + en + qui + poesté + il + sunt + . +

+

+ Ce + est + gardé + proprement + en + leur + personez + que + li + conselz + au + senat + + + desfendi + + + desfandi + + + que + denier + ne + lor + fussent + presté + tant + conme + il + sunt + en + la + poesté + au + pere + et + actions + est + + + donee + + + devee + + + à + celui + qui + lor + preste + encontre + elz + meismes + , + tant + conme + il + sunt + en + autrui + poesté + , + et + puis + que + il + + + en + + + + sunt + hors + , + conment + que + ce + soit + , + et + contre + les + peres + et + les + aielz + en + qui + poesté + il + estoient + , + autresi + bien + puis + que + il + les + ont + mis + hors + conme + devant + . + Et + li + senat + porvit + ce + , + por + ce + que + il + estoient + aucune + fois + chargié + de + dete + de + deniers + qui + lor + estoient + presté + que + il + avoient + despandu + en + folie + et + porchasoient + la + mort + leur + peres + . +

+

+ Nos + devons + estre + amonesté + au + darrenier + que + ce + qui + a + esté + baillié + par + le + conmandement + au + pere + ou + au + + seigneur + et + ce + qui + a + esté + mis + en + son + preu + li + puet + droiturierement + estre + demandé + , + autresi + + + con + + + conme + se + + + li + marchiés + fust + fais + o + lui + principaument + . + Autresi + noz + plaist + il + que + cil + qui + puet + demander + par + action + de + maistrise + ou + de + marcheandise + + + puissent + + + puisse + + + droitement + demander + au + seigneur + , + car + l + ' + on + entant + que + li + sers + fet + par + son + conmandement + ce + que + il + fait + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + actions + d + ' + abandoner + serf + à + sosfrir + painne + . + + +

+ Actions + d + ' + abandonner + sers + à + sosfrir + painne + sunt + establiez + por + les + mesfais + as + sers + , + si + conme + se + il + font + larrencin + ou + ravine + ou + damage + ou + tort + fait + ; + et + quant + lor + sires + en + est + condempnés + , + il + li + est + otroié + ou + que + il + pait + le + pris + de + la + cause + ou + que + il + abandonne + les + sers + à + sosfrir + la + painne + de + cel + mesfait + . +

+

+

+ Il + a + esté + otroié + par + tres + bonne + raison + que + li + sires + soit + delivrés + por + abandonner + le + sers + qui + a + fait + le + mesfait + , + car + ce + fust + tors + que + li + seigneur + eussent + damage + es + mezfais + as + serf + de + pluz + que + de + perdre + en + les + cors + . +

+

+ Se + li + sires + est + trais + en + cause + par + ceste + action + el + non + de + son + serf + et + il + l + ' + abandonne + a + l + ' + + + escuser + + + acuseeur + + + , + il + est + delivrés + et + il + pert + pardurablement + la + seignorie + de + son + serf + , + quar + se + li + sers + restore + le + damage + à + celui + à + qui + il + est + abandonnés + , + quant + il + avra + conquis + + + lez + + + les + + + deniers + , + li + prevos + le + franchira + malgré + + son + seigneur + . +

+

+ Lez + actionz + d + ' + abandonner + sers + sunt + establiez + ou + par + les + lois + , + ou + par + le + + + banissement + + + bannissement + + + au + prevost + : + par + lez + loiz + si + conme + de + larrencin + , + de + coi + l + ' + actions + est + establie + par + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + ou + de + damage + ou + de + tort + fait + , + de + coi + + + la + loiz + + + l + ' + action + + + est + establie + par + la + loi + que + Aquilius + fist + ; + par + le + banissement + au + prevost + si + conme + de + biens + ravis + par + force + et + de + tors + faiz + . +

+

+ Toutes + action + de + mesfait + ensieut + le + mezfaiteur + , + quar + se + tes + sers + a + fait + . + i + . + mesfet + tant + conme + il + est + en + ta + poesté + , + est + l + ' + actions + contre + toi + ; + et + se + il + vient + en + la + poesté + d + ' + autre + , + l + ' + actionz + conmence + à + apartenir + contre + l + ' + autre + ; + et + se + il + est + franchis + , + il + meismes + est + tenuz + à + respondre + del + mesfait + et + en + cest + cas + n + ' + est + nuz + tenuz + à + abandonner + le + à + sosfrir + en + painne + . + Encontre + ce + , + l + ' + actionz + qui + apartient + droitement + contre + aucun + puet + conmencer + à + apartenir + contre + autre + por + abandoner + le + , + quar + se + uns + franz + hom + a + fait + . + i + . + mesfet + et + il + conmence + à + estre + tes + sers + qui + puet + avenir + en + aucun + cas + , + si + conme + noz + deimez + el + premier + livre + , + l + ' + actions + qui + premierement + apartenoit + droitement + contre + lui + conmence + à + apartenir + contre + toi + , + por + abandoner + li + à + + + ssosfrir + + + sosfrir + + + la + paine + de + cel + mesfait + . +

+

+ Se + uns + sers + fet + . + i + . + mesfet + à + son + seigneur + , + nule + actions + n + ' + en + est + , + car + nuz + obligemenz + ne + puet + estre + entre + le + seigneur + et + celui + qui + est + en + sa + poesté + et + por + ce + , + se + li + sers + vient + + en + autre + poesté + et + il + est + franchiz + , + nule + actions + n + ' + en + puet + estre + meue + , + ne + contre + lui + ne + contre + celui + en + qui + poesté + il + est + . + Et + + + se + + + si + + + li + sers + à + . + i + . + autre + t + ' + a + fet + . + i + . + mesfet + et + il + conmence + aprés + à + estre + en + ta + poesté + , + l + ' + action + faut + , + car + ele + est + amenee + en + cas + en + coi + ele + ne + puet + durer + ; + et + por + ce + , + ja + soit + ce + que + il + isse + apréz + de + ta + poesté + , + tu + n + ' + en + puez + plus + plaidier + . + Tot + autresi + conme + se + li + sires + a + fait + . + i + . + mesfait + à + son + serf + , + li + sers + ne + puet + avoir + nule + action + contre + lui + , + neis + se + il + est + franchis + ou + + + vanduz + + + vandus + + + . +

+

+ Et + li + ancien + reçurent + ce + es + filz + et + es + fillez + qui + sunt + en + bail + . + Mais + la + novele + + + conversacions + + + conversation + + + des + homes + requiert + par + droit + que + ceste + + + aspresce + + + asprece + + + soit + refusee + et + ce + soit + departi + del + tot + del + conmun + usage + , + quar + nus + ne + sosferroit + que + aucuns + abandonnast + son + fil + à + autre + por + faire + li + sosfrir + painne + , + et + encor + le + sosferroit + il + pluz + à + + + painnes + + + painnez + + + de + sa + fille + , + car + li + peres + n + ' + i + averoit + pas + mains + de + painne + que + li + filz + , + et + meesmement + la + grace + de + + + chasteé + + + chasté + + + en + delivre + les + fillez + . + Et + por + ce + noz + plot + il + que + telz + actions + soient + proposees + es + sers + tant + solement + , + quar + noz + trovonz + pluseurs + fois + es + anciennes + lois + que + li + fil + qui + sunt + en + bail + puent + bien + estre + trait + en + cause + por + leur + mesfait + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + se + beste + a + fait + damage + . + + +

+ Actions + d + ' + abandonner + à + + sosfrir + painne + lez + bestes + qui + sunt + sanz + raison + , + se + eles + font + damage + par + joliveté + ou + par + felonnie + , + + + et + + + + est + establie + en + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + si + conme + se + uns + + + chevauz + + + chevaus + + + fiert + del + pié + ou + uns + buez + boute + de + sa + corne + . + Et + ceste + actions + a + lieu + es + + + bestes + + + betes + + + qui + sunt + meues + contre + nature + , + car + se + eles + sunt + sauvagez + de + nature + , + ceste + actions + cesse + . + Se + uns + ors + est + eschapés + à + son + seignor + et + il + fait + damage + , + ses + sires + n + ' + en + puet + pas + estre + + + trais + + + mis + + + en + cause + , + car + il + n + ' + en + est + mes + sires + dés + que + il + li + est + eschapéz + . + Apovriemenz + + + et + + + est + + + damages + qui + avient + sanz + le + tort + à + celui + qui + le + fait + , + ne + l + ' + on + ne + puet + pas + dire + que + beste + qui + est + senz + sens + face + tort + . + Et + ces + choses + apartienent + à + action + d + ' + abandoner + ce + qui + mesfet + à + sosfrir + en + la + painne + . +

+

+ L + ' + on + doit + savoir + par + desus + ce + que + il + est + desfandu + el + bannissement + as + voiers + que + noz + n + ' + aionz + chien + ne + ver + ne + sengler + ne + ors + ne + lyon + en + lieu + + la + gent + vont + conmunement + . + Et + se + aucuns + fet + contre + ce + et + sa + beste + fait + mal + à + franc + home + , + il + soit + condenpnés + en + tant + com + li + juges + verra + que + bienz + et + loiautés + sera + . + Et + se + la + beste + fait + mal + à + autres + chosez + , + ses + sires + soit + condempnés + à + restorer + le + damage + à + + + doublez + + + doubles + + + , + et + + + + o + + + lez + actions + des + bannissemenz + as + voiers + i + a + lieu + actions + de + apovriement + . + Quar + por + ce + , + se + pluseurs + actions + ont + lieu + en + un + meismes + cas + , + ne + destruit + pas + l + ' + une + l + ' + autre + et + meismez + celes + qui + apartienent + à + painne + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + persones + par + coi + nos + + ne + + + poons + plaidier + . + + +

+ Noz + devons + estre + amonesté + que + chascuns + + + hon + + + hom + + + puet + plaidier + ou + en + son + non + ou + en + l + ' + autrui + . + + + Si + + + En + l + ' + autrui + , + si + + + conme + procurateurs + plaide + por + son + seigneur + , + et + li + desfanderes + por + l + ' + orfelin + que + il + a + en + garde + . + Et + il + ne + soloit + pas + estre + jadis + en + us + que + l + ' + on + peust + plaidier + en + non + d + ' + autrui + , + fors + por + conmune + ou + por + franchise + ou + por + garde + . + En + sor + que + tot + , + il + fu + otroié + en + la + loi + que + Hostilius + fist + que + l + ' + on + plaide + par + action + de + larrencin + el + non + à + celz + qui + sunt + en + chaitivison + et + à + celz + qui + sunt + hors + del + païs + por + la + cause + de + la + chose + conmune + . + Et + porce + que + granz + + + damages + + + damage + + + venoit + de + ce + que + il + ne + lisoit + pas + à + demander + ne + à + + + reprendre + + + respondre + + + en + autrui + non + , + li + home + conmencierent + à + plaidier + par + procurateurs + , + car + maladie + et + aages + et + necessités + d + ' + aler + fors + dou + païz + et + pluseurs + autres + causes + empeeschent + sovant + lez + homez + que + il + ne + puent + pas + porsivre + lor + droiture + . +

+

+ + + Certainnes + + + Certainnez + + + paroles + ne + sunt + pas + establiez + par + coi + procurateur + doie + estre + establiz + , + ne + il + ne + covient + paz + que + il + soit + establis + par + devant + l + ' + aversaire + . + L + ' + on + entent + que + cil + est + tes + procurateurs + à + qui + tu + otroiez + à + demander + ta + chose + ou + + + desfandre + + + desfendre + + + la + . +

+

+ Il + a + esté + esclairié + el + premier + livre + conment + li + desfendeur + as + orfelins + et + li + procurateur + à + celz + qui + + ont + passé + . + xiiii + . + ans + et + as + forcenés + sunt + establi + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + + caucionz + cautions + + . + + +

+ Une + meniere + de + caution + plot + as + ancienz + , + et + li + novel + en + ont + amené + avant + une + autre + par + usage + . + Il + soloit + jadis + estre + que + se + l + ' + on + plaidoit + por + aucune + chose + , + cil + qui + la + porsivoit + estoit + constrains + de + doner + caution + que + se + il + estoit + vaincus + et + il + ne + randoit + la + chose + ne + la + valor + del + plet + , + li + demanderres + eust + pooir + de + plaidier + o + lui + ou + + + + o + + + sez + plegez + , + et + ceste + causions + estoit + apelee + de + paier + la + chose + jugie + . + Et + l + ' + on + puet + legierement + antandre + por + coi + + + ele + + + elle + + + est + ainsis + apelee + : + quar + se + aucuns + faisoit + covenant + que + ce + + + que + li + + + qui + + + seroit + jugié + + + + li + + + seroit + paié + , + par + molt + milleur + raison + estoit + constrains + cil + qui + estoit + trais + en + cause + par + action + seur + la + chose + de + + + doner + + + donner + + + causion + , + se + il + recevoit + jugement + en + autrui + non + . + Et + se + cil + qui + demandoit + la + chose + + + la + + + li + + + demandoit + en + son + non + , + il + n + ' + estoit + pas + constrains + de + doner + caution + + + + et + li + procurators + qui + demandoit + la + chose + en + autrui + non + estoit + constrainz + de + doner + caution + + + que + cil + en + cui + non + il + la + demandoit + avroit + estable + ce + que + il + feroit + , + quar + li + peris + estoit + que + ses + sires + ne + plaidast + autre + fois + de + cele + + + meismez + + + meismes + + + chose + . + Les + paroles + de + banissement + faisoient + que + cil + qui + avoient + en + garde + les + orfelinz + et + cil + qui + procuroient + les + forcenéz + et + les + autres + personez + que + il + convient + procurer + donoient + causion + en + autretel + maniere + com + + li + procurateur + , + maiz + aucune + foiz + avenoit + quant + il + demandoient + que + la + cautions + lor + estoit + quitee + . +

+

+ Il + estoit + ainsi + quant + l + ' + on + plaidoit + seur + aucune + chose + . + Et + se + l + ' + on + plaidoit + seur + certainne + persone + , + ce + que + noz + avons + dit + estoit + tenable + par + devers + le + demandeur + ; + mais + par + devers + le + desfendeur + , + se + aucuns + responnoit + por + autre + , + il + estoit + constrains + de + doner + caution + , + quar + l + ' + on + ne + croit + que + nus + soit + avenans + desfanderres + en + autrui + cause + se + il + ne + donne + caution + . + Et + se + aucuns + recevoit + jugement + en + son + propre + non + par + action + personel + , + il + n + ' + estoit + pas + constrainz + de + doner + causion + de + paier + ce + qui + estoit + jugié + . +

+

+ Mais + l + ' + on + garde + orandroit + autrement + , + quar + se + aucuns + est + trais + en + cause + en + son + non + par + action + seur + une + + + certaine + + + certainne + + + chose + ou + seur + sa + persone + , + il + n + ' + est + + + contrains + + + constrains + + + de + doner + nule + caution + par + la + valor + del + plet + , + mais + il + la + doit + por + sa + persone + tant + solement + que + il + maintendra + le + plet + jusqu + ' + à + fin + , + ou + il + en + est + creus + par + son + serrement + , + + + + que + l + ' + an + apele + caution + par + serrement + , + + + ou + il + est + constrains + de + faire + nue + promesse + ou + de + doner + caution + por + la + qualité + de + sa + persone + . +

+

+ Et + se + plez + est + meus + ou + receus + par + procurateurs + par + action + personel + et + se + li + conmandemenz + n + ' + est + mostrés + par + escrit + par + devers + le + demandeur + , + ou + il + n + ' + est + + + presantéz + + + presanz + + + en + jugement + por + confremer + la + personne + de + son + procurateur + , + + + et + + + + li + procureres + est + constrainz + de + doner + caution + que + ses + sires + avra + + + establi + + + estable + + + ce + que + il + fera + . + Et + ce + meismes + soit + gardé + se + li + desfenderres + ou + li + procureres + ou + les + autres + persones + qui + ont + receu + autrui + choses + à + govrener + plaident + par + autre + que + par + elz + . +

+

+ Et + se + aucuns + est + trais + en + cause + et + il + vient + avant + et + est + aparilliés + d + ' + establir + procurateurs + , + il + puet + venir + en + jugement + et + asfremer + la + persone + de + son + procurateur + par + doner + caution + de + paier + ce + qui + sera + jugié + par + solenpnés + covenancez + , + ou + doner + caution + hors + jugement + par + coi + il + soit + pleges + à + son + procurateur + que + ce + qui + sera + jugié + sera + paié + , + si + que + il + le + premet + en + jugement + ou + il + donne + caution + hors + de + jugement + . + Et + il + et + si + oir + soient + oblegié + , + si + que + par + desus + ce + soit + une + autre + cautions + donnee + por + sa + personne + que + il + vendra + avant + el + tenz + que + la + sentence + devera + estre + + + donnee + + + donee + + + ; + et + se + il + n + ' + i + vient + , + li + plegez + paiera + totez + les + choses + qui + seront + contenues + el + condennement + , + se + l + ' + on + n + ' + apele + encontre + la + sentence + . +

+

+ Se + li + desfanderres + n + ' + est + presens + en + quel + cause + que + ce + soit + et + . + i + . + autres + vuet + enprendre + à + desfendre + le + , + il + le + porra + bien + faire + , + si + que + nule + + + desfence + + + disference + + + ne + soit + faite + entre + les + actions + seur + la + chose + et + les + personelz + en + tel + maniere + non + porquant + que + il + doint + causion + de + paier + ce + qui + sera + jugié + selonc + la + valeur + del + plet + . + Quar + , + si + conme + noz + avons + ja + dit + , + + l + ' + on + entant + selonc + l + ' + anciene + riule + que + nus + soit + avenans + desfanderes + d + ' + autrui + chose + sanz + doner + caution + . +

+

+ + + En + + + Et + + + totes + + + ses + + + ces + + + choses + aparent + plus + apertement + et + plus + parfitement + à + l + ' + usage + + + + des + + + jugemens + + + + et + + + es + enseignemenz + des + choses + . +

+

+ Et + nos + jugonz + que + ceste + forme + soit + gardee + ne + mie + tant + solement + en + ceste + roial + cité + mais + en + toutes + nos + contrees + ou + l + ' + on + fet + par + aventure + autrement + por + faute + de + senz + , + car + il + covient + que + totes + noz + contrees + ensivent + le + chief + de + toutes + noz + citéz + , + ce + est + ceste + roial + cité + et + sa + doctrine + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + actions + pardurables + et + des + + temporeus + temporeux + + . + + +

+ Noz + devonz + estre + amonesté + en + cest + lieu + que + les + actions + qui + vienent + dez + lois + et + des + conselz + au + senat + et + dez + establissemenz + as + princes + soloient + anciennement + durer + pardurablement + , + tant + que + li + saint + establissement + + + donnarent + + + donarrent + + + certainnez + fins + as + actions + qui + sunt + meues + seur + + + les + + + + choses + et + as + personnelz + . + Et + celez + qui + vienent + de + la + juridiciun + au + prevost + soloient + pluseurs + fois + faillir + au + chief + de + l + ' + an + , + car + la + poestés + au + prevost + failloit + au + chief + de + l + ' + an + . + Non + porquant + il + avient + aucune + fois + que + eles + durent + parmenablement + , + ce + est + jusqu + ' + à + la + fin + qui + a + esté + establie + par + les + establissemenz + , + si + conme + sunt + celes + que + il + done + au + porseur + des + bienz + et + as + autres + qui + sunt + + en + lieu + d + ' + oirs + . + Ja + soit + ce + que + actionz + de + larrencin + apert + vaingne + de + la + juridiciun + au + prevost + , + non + porquant + ele + dure + pardurablement + , + car + il + noz + samble + que + ce + fust + male + chose + que + ele + fausist + en + . + i + . + an + . +

+

+ Toutez + les + actions + qui + apartienent + par + droit + contre + aucun + , + ou + qui + sunt + donnees + par + le + prevost + , + n + ' + apartienent + pas + ne + ne + sunt + donnees + contre + son + oir + , + quar + ce + est + une + certainne + riule + de + droit + que + actions + qui + sunt + meues + por + faire + sosfrir + painnez + des + mesfaiz + n + ' + apartienent + pas + contre + + + les + + + lez + + + oirs + as + malfaiteurs + , + si + conme + de + larrancin + et + dez + bienz + ravis + par + force + et + de + domage + et + de + tort + fait + ; + maiz + ces + actions + apartienent + par + le + droit + citeain + as + oirs + à + celz + à + qui + li + mesfait + ont + esté + fait + contre + les + malfaiteurs + . + Ne + li + prevoz + ne + lor + devee + pas + fors + sanz + pluz + action + de + tort + fet + et + les + + + samblez + + + semblablez + + + . + Et + aucune + fois + avient + que + l + ' + actions + qui + apartient + d + ' + aucun + marchié + n + ' + apartient + pas + contre + l + ' + oir + à + celui + qui + fist + le + marchié + ; + si + conme + se + li + mors + i + fist + aucune + tricherie + en + coi + sez + oirs + ne + guaegnast + rien + . + Se + lez + actionz + que + noz + avons + dites + avant + sunt + meues + por + faire + sosfrir + paine + as + malfaiteurs + et + il + ont + entamé + le + plet + en + leur + vie + , + elez + apartienent + aprés + à + l + ' + oir + à + l + ' + + + acuser + + + acuseeur + + + et + contre + l + ' + oir + à + celui + qui + est + acusés + . +

+

+ Et + il + covient + que + noz + amonestonz + + que + se + cil + contre + qui + l + ' + on + plaide + fait + satifacion + au + demandeur + ains + que + sentence + soit + donnee + , + il + convient + que + il + soit + asous + par + l + ' + osfice + au + juge + , + ja + soit + ce + que + il + fust + en + tel + cause + el + tens + que + la + sentence + devoit + estre + donnee + que + il + devoist + estre + condempnéz + ; + et + ce + est + ce + qui + soloit + estre + dit + conmunement + que + en + toz + jugemenz + pooit + li + acusés + estre + asouz + . +

+
+
+ + + Cist + Cis + + titres + est + des + exceptionz + . + + +

+ Apréz + ce + covient + que + noz + + + traions + + + traitonz + + + des + exceptions + . + Exceptionz + furent + trovees + por + desfendre + celz + o + qui + l + ' + on + plaide + , + car + sovent + avient + que + , + ja + soit + ce + que + l + ' + actions + par + coi + aucuns + plaide + soit + loiauz + , + ne + porquant + ele + n + ' + est + pas + + + loiauz + + + loiaus + + + contre + celui + que + l + ' + on + plaide + . +

+

+ Si + conme + se + tu + + + premés + + + promés + + + à + Tyce + ce + que + tu + ne + li + devoies + pas + , + ou + par + poor + , + ou + par + error + , + ou + par + sa + tricherie + , + il + est + aperte + chose + que + tu + es + oblegiéz + à + lui + par + le + droit + citeain + , + et + l + ' + action + par + coi + il + demande + que + tu + li + rande + ce + que + tu + li + premeis + est + bonne + . + Mais + ce + seroit + tors + que + tu + i + fussez + condempnéz + ; + et + por + ce + est + donnee + exceptions + que + tu + le + premés + par + poor + ou + par + sa + tricherie + , + par + coi + tu + puisses + maitre + arriere + sa + demande + . +

+

+ Cist + meimes + droiz + est + se + aucuns + est + oblegiéz + à + celui + qui + li + devoit + prester + deniers + et + il + ne + li + a + paz + prestéz + , + quar + il + est + certaine + chose + que + + il + li + puet + demander + lez + deniers + por + ce + que + il + s + ' + obleja + à + rendre + lez + , + mes + il + n + ' + est + paz + drois + que + il + soit + condenpnés + à + rendre + lez + . + Et + por + ce + noz + plest + il + que + il + soit + desfandus + par + exception + de + ce + que + li + denier + ne + li + furent + pas + baillié + , + et + noz + + + avons + + + avonz + + + estrecié + par + nostre + establissement + le + tenz + de + ceste + exception + , + si + conme + il + est + escrit + es + livres + qui + sunt + devant + + + cest + + + ceste + + + . +

+

+ En + + + seur + + + sor + + + que + tot + , + se + li + deteur + a + fait + covenant + à + son + creancier + que + il + ne + li + + + demant + + + demande + + + rien + , + por + ce + ne + remaint + pas + que + il + ne + soit + oblegiéz + , + quar + li + obligement + ne + sunt + pas + del + tot + depecié + por + covenant + , + et + por + ce + a + li + creanciers + action + contre + lui + par + coi + il + vuet + que + il + li + rende + sa + dete + : + maiz + por + ce + que + ce + seroit + tors + que + li + deteurs + fust + condempnéz + contre + la + covenance + , + il + est + desfendus + par + + + excepcion + + + exceptions + + + de + covenant + . +

+

+ Et + autresi + , + se + li + creanciers + se + met + sor + le + sairrement + à + son + deteur + et + li + deteres + jure + que + il + ne + li + doit + rien + , + encor + remaint + il + oblegiéz + ; + maiz + por + ce + que + il + n + ' + est + pas + drois + que + il + soit + tenus + por + parjure + , + il + est + desfendus + par + exception + de + sairrement + . + + + Et + + + Es + + + actionz + par + coi + l + ' + on + plaide + seur + une + certainne + chose + sunt + autresi + exceptionz + + + necessairez + + + necessaires + + + , + quar + se + cil + qui + demande + la + chose + se + met + sor + le + sairement + à + celui + qui + la + porsiet + et + il + jure + que + la + chose + est + + + seue + + + sene + + + , + por + ce + remaint + il + pas + que + li + demanderes + ne + la + puisse + chalongier + , + et + ja + soit + ce + que + s + ' + + + entencionz + + + entencions + + + soit + veraie + , + ce + est + que + la + chose + soit + + + + seue + + + sene + + + , + non + porquant + il + n + ' + est + paz + droiz + que + cil + qui + la + porsiet + soit + + + condenpnés + + + condempnés + + + . +

+

+ Et + se + l + ' + on + a + plaidié + o + toi + ou + par + action + seur + une + certainne + chose + + + et + + + ou + + + personel + , + por + ce + ne + remaint + pas + li + obligemenz + ; + et + por + ce + puet + on + plaidier + derechief + de + cele + meismes + chose + , + mais + tu + dois + estre + + + delivrés + + + delivré + + + par + exception + de + chose + jugie + . +

+

+ Il + noz + sosfice + que + noz + + + avons + + + aions + + + dit + ces + choses + par + cause + d + ' + essemple + . + Et + par + desus + ce + puet + l + ' + on + entendre + es + livrez + de + Digeste + que + exceptions + soit + necessaires + por + plusors + diverses + causes + . +

+

+ De + cois + les + unes + vienent + des + lois + + + + ou + des + choses + qui + ont + force + de + lois + + + et + lez + autres + de + la + juridicion + au + prevost + . +

+

+ Lez + unes + des + + + excepcions + + + exceptions + + + sunt + apelees + pardurablez + , + + + + et + les + autres + peremptoires + + + , + et + les + autres + temporelz + ou + dilatoires + . +

+

+ Les + exceptions + pardurables + et + peremptoires + sunt + celez + qui + costretent + tozjors + as + demandeurs + et + destruissent + tozjors + l + ' + action + par + coi + l + ' + on + plede + , + si + conme + exceptions + de + tricherie + ou + de + ce + qui + est + fait + par + poor + ou + de + covenant + , + quant + telz + covenanz + a + esté + faiz + que + la + chose + ne + soit + demandee + + + jamaiz + + + jamais + + + . +

+

+ Les + exceptions + temporeuz + et + dilatoires + sunt + celes + qui + nuissent + + + as + + + à + + + tens + et + delaient + la + chose + , + si + conme + exception + de + covenant + temporel + quant + + + covenans + + + covenanz + + + a + esté + faiz + que + la + chose + ne + soit + demandee + devant + . + i + . + certain + tens + , + si + conme + devant + . + v + . + anz + ; + quar + quant + cist + tenz + est + passéz + li + demanderres + n + ' + est + pas + + empeeschiéz + que + il + ne + puisse + porsivre + sa + chose + . + Cil + qui + vuelent + dont + plaidier + dedens + le + terme + qui + a + esté + + + miz + + + mis + + + en + convenant + , + à + qui + excepcions + de + covenant + est + oposee + ou + autre + + + sanblance + + + samblance + + + , + doivent + proloingnier + lor + action + jusqu + ' + au + terme + et + conmencier + le + plet + aprés + le + terme + , + car + por + ce + sunt + tes + exceptions + apelees + dilatoires + , + car + eles + delaient + le + + + plet + + + plait + + + . + Et + se + li + demanderes + plaide + dedenz + le + terme + et + exceptions + li + est + opposee + , + il + ne + conquerra + riens + por + l + ' + exception + . + Et + il + soloit + jadis + estre + que + il + ne + pooient + pas + plaidier + aprés + le + terme + por + ce + que + il + amenoient + folement + la + chose + en + jugement + , + et + par + cele + raison + la + + + perdent + + + perdoient + + + il + . + Mais + noz + ne + volons + pas + orandroit + que + la + chose + soit + si + destroite + , + mais + cil + qui + + + osse + + + ossent + + + movoir + plet + + + devent + + + devant + + + le + terme + de + la + covenance + ou + de + l + ' + obligement + soit + sozmis + à + l + ' + establissement + à + l + ' + empereur + Zenon + , + que + li + sainz + princes + fist + de + celz + qui + demandent + pluz + que + l + ' + on + ne + lor + doit + , + por + ce + que + il + demandent + ains + le + terme + ce + que + l + ' + on + lor + doit + . + Que + por + ce + que + il + a + despit + le + terme + que + il + meesmes + donna + ou + que + la + nature + de + l + ' + action + contient + , + cil + à + qui + il + a + fait + tel + tort + ait + action + contre + lui + por + restorer + li + à + doublez + son + damage + , + et + quant + ce + sera + fait + , + cil + que + il + + + + trairoit + + + traioit + + + en + cause + ne + soit + + + paz + + + pas + + + constrains + de + respondre + à + lui + devant + que + il + li + ait + randues + toutes + les + despansez + que + il + a + faites + el + plait + , + si + que + li + demandeur + soient + espoenté + par + tel + painne + et + pregnent + à + garder + del + terme + del + plait + . +

+

+ En + seur + que + tot + , + aucunes + exceptionz + sunt + dilatoires + por + la + persone + . + Teles + sunt + celes + qui + sunt + proposees + contre + les + procurateurs + , + si + conme + se + aucuns + vuet + faire + son + procurateur + de + chevalier + ou + de + fame + , + car + il + n + ' + est + pas + otroié + + + + aus + chevaliers + + + que + il + plaident + par + non + de + procurateurs + ne + por + lor + peres + , + ne + por + lor + meres + , + ne + por + lor + famez + . + Mais + il + puent + sanz + nul + mesfait + maintenir + les + leur + causes + , + et + noz + jujons + que + les + exceptions + qui + estoient + jadis + opposees + + + par + les + + + aus + + + procurateurs + par + la + male + renomee + à + celz + qui + les + establissoient + , + ou + à + procurateurs + meismes + , + cessent + de + ci + en + avant + , + que + la + fin + dou + plet + ne + soit + proloingnie + tandis + conme + l + ' + on + estrive + de + ces + choses + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + + replicationz + replications + + . + + +

+ Il + avient + aucune + foiz + que + l + ' + exceptions + qui + + + sambloit + + + samblait + + + au + conmencement + estre + droiturel + nuist + à + tort + . + Et + quant + ce + + + avint + + + avient + + + , + il + est + + + mestres + + + mestiers + + + d + ' + autre + + + allegacion + + + allegation + + + por + aidier + au + demandeur + qui + est + apelee + replication + , + car + par + li + est + desploié + et + depecié + la + droiture + de + l + ' + exception + . + Si + conme + se + aucuns + a + fait + covenant + à + son + deteur + que + il + ne + li + + + demande + + + demandera + + + pas + ce + que + il + li + doit + et + il + font + aprés + . + i + . + autre + covenant + que + il + lise + au + creancier + à + demander + sa + deite + , + li + deteur + se + puet + desfandre + par + exception + de + covenant + , + por + ce + que + il + firent + covenant + que + il + ne + li + demanderoit + rien + , + mais + por + ce + que + il + n + ' + est + pas + drois + que + li + creanciers + perde + sa + dete + , + replications + li + sera + donnee + del + darrenier + covenant + . +

+

+ Et + aucune + fois + avient + que + la + replicationz + qui + sambloit + droiturel + nuit + à + tort + . + Et + quant + ce + + + avint + + + avient + + + , + il + est + mestiers + d + ' + autre + alegation + por + aidier + au + desfendeur + qui + est + apelee + diplications + . +

+

+ Et + se + il + apert + par + aventure + que + la + + + duplication + + + duplications + + + soit + droiturel + et + ele + nuit + à + tort + au + demandeur + , + il + li + est + mestiers + d + ' + avoir + une + autre + allegation + por + aidier + li + , + qui + est + apelee + triplication + . +

+

+ Et + la + + + diversitét + + + diversité + + + des + besoingnes + amainne + aucune + fois + l + ' + usage + de + toutes + ces + exceptions + pluz + avant + que + noz + n + ' + + + avons + + + avonz + + + dit + ; + et + l + ' + on + les + puet + connoistre + pluz + legierement + par + + + la + volenté + + + le + volume + + + de + Digestes + . +

+

+ Les + exceptions + par + coi + aucuns + puet + estre + desfanduz + suelent + estre + donnees + à + ses + pleges + , + et + ce + est + par + droit + , + car + il + apert + que + ce + qui + est + demandé + au + plege + est + demandé + au + deteur + meismez + , + car + il + convendroit + qu + ' + il + li + randit + par + action + de + mandement + quanque + il + paieroit + por + lui + . + Et + par + ceste + raison + , + + se + aucuns + fist + + + covent + + + covenent + + + à + son + deteur + que + il + ne + li + demanderoit + pas + sa + dete + , + il + noz + plest + que + l + ' + on + secorre + par + exception + de + covenant + à + celz + qui + sunt + oblegié + por + lui + , + autresi + conme + se + covenans + eust + esté + fais + o + elz + meismes + que + li + denier + ne + lor + seroient + pas + demandé + . + Mais + aucunes + excepcions + sunt + qui + sunt + donnees + à + deteurs + qui + ne + sunt + pas + donnees + à + leur + + + plegez + + + pleges + + + , + si + conme + se + li + deteur + abandonne + ses + biens + à + son + creancier + et + li + creanciers + plaide + aprés + à + lui + , + il + est + desfandus + par + l + ' + + + excepcion + + + exception + + + de + ce + que + il + abandonna + ses + biens + , + mais + ceste + + + excepcions + + + exceptions + + + n + ' + est + pas + donnee + à + ses + plegez + , + car + por + ce + sunt + + + autre + + + autresi + + + oblegié + por + le + deteur + que + , + quant + il + n + ' + avra + de + coi + paier + , + li + creancier + puisse + conquerre + sa + dete + vers + celz + qui + sunt + oblegié + à + lui + por + + + leur + dete + + + le + deteur + + + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + des + antredis + . + + +

+ Il + covient + que + noz + traitonz + des + entredis + et + des + actions + qui + sunt + meues + por + les + entredis + . + Entredis + soloient + estre + formez + et + concevemenz + de + paroles + par + coi + li + prevoz + conmandoit + que + aucune + chose + fust + faite + + + + ou + desfandoit + que + ele + ne + fust + pas + feite + + + , + et + ce + faisoit + meesmement + quant + plais + estoit + entre + aucuns + de + possessions + et + de + saisine + . +

+

+ La + soveraine + divisions + des + entredis + est + ceste + que + il + sunt + ou + de + desfance + , + ou + de + restitucion + , + ou + de + faire + chose + venir + avant + . + Li + entredit + de + desfense + sunt + cil + par + coi + li + prevoz + desfant + que + une + chose + ne + soit + faite + , + si + conme + que + force + ne + soit + faite + à + celui + qui + porsiet + sanz + nul + vice + , + ou + à + celui + qui + vuet + anfouir + . + i + . + mort + + + il + a + droiture + d + ' + enfouir + le + , + ou + que + l + ' + on + ne + face + edefiement + en + saint + leu + , + ou + que + nule + chose + ne + soit + + + fete + + + faite + + + en + flove + ou + + + an + + + en + + + riviere + qui + tolle + que + les + nés + ne + puissent + aler + parmi + . + Li + entredit + de + restitucion + + + sont + + + sunt + + + par + coi + il + conmande + que + aucune + chose + soit + restoree + , + si + conme + quant + il + conmande + que + la + possession + de + l + ' + eritage + que + aucuns + porsiet + conme + oirs + ou + conme + porsierres + soit + + + retoree + + + restoree + + + à + celui + qui + doit + avoir + la + possession + des + bienz + , + ou + quant + il + conmande + que + la + possessionz + soit + randue + à + celui + qui + en + a + esté + mis + hors + par + force + . + Li + antredis + de + faire + venir + chose + avant + + + sont + + + sunt + + + cil + par + coi + li + prevoz + conmande + que + une + chose + soit + aportee + avant + , + si + conme + cil + de + qui + franchise + l + ' + on + plaide + , + ou + celui + qui + a + esté + franchis + à + qui + ses + + + patronz + + + patrons + + + demande + besongnes + , + ou + quant + il + conmande + au + pere + que + il + amaint + avant + ses + enfanz + qui + sunt + en + sa + poesté + . + Non + porquant + , + aucun + sunt + qui + quident + que + li + seul + entredit + qui + sunt + de + desfance + soient + proprement + apelé + + + + entredit + , + por + ce + que + entredire + est + proprement + denoncer + ou + desfandre + , + et + que + cil + de + restitucion + et + cil + de + faire + venir + la + chose + avant + soient + proprement + + + jugement + ; + mais + il + a + esté + receu + que + il + sunt + tuit + apelé + entredit + car + ce + sunt + choses + qui + sunt + + dites + entre + lez + . + ii + . + partiez + . +

+

+ L + ' + autre + divisions + d + ' + entredis + est + tele + que + li + un + furent + trové + por + conquerre + lez + possessions + , + li + autre + por + retenir + la + et + li + autre + por + recovrer + la + . +

+

+ Por + cause + de + conquerre + possessions + est + donnés + uns + entredis + à + qui + la + possession + des + biens + au + mort + apartient + , + qui + est + apelee + « + des + quelz + biens + » + . + La + force + et + la + poesté + de + cel + entredit + est + que + cil + qui + porsiet + conme + oirs + ou + conme + porseerez + aucun + des + bienz + de + coi + la + possession + est + donnee + à + aucun + li + doie + randre + . + Il + apert + que + cil + porsiet + conme + oirs + qui + quide + que + il + soit + oirs + , + et + cil + porsiet + conme + porseeres + qui + porsiet + sanz + nul + droit + tot + l + ' + iretage + ou + une + partie + que + il + set + bien + que + n + ' + apartient + pas + à + lui + . + Et + por + ce + dit + l + ' + on + que + cil + entredis + est + de + conquerre + possession + , + que + il + + + + est + + + porfitable + à + celui + tant + solement + qui + s + ' + esforce + de + conquerre + ore + à + prime + la + possession + de + la + chose + . + Se + aucuns + a + dont + perdu + la + possession + d + ' + une + chose + , + cist + entredis + ne + li + est + pas + porfitables + à + conquerre + la + + + + . + . + . + . + . + . + . + . + . + . + . + . + + + , + et + de + cest + antredit + use + li + sires + del + champ + contre + les + chosez + au + cortiveur + , + que + il + li + + + covenance + + + convenança + + + qu + ' + i + fussent + tenues + en + gage + por + le + loier + del + champ + . +

+

+ Entredit + furent + trové + por + cause + de + retenir + possession + quant + plaiz + est + d + ' + une + part + et + d + ' + autre + de + la + propriété + d + ' + aucune + chose + , + et + l + ' + on + + demande + premierement + liquelz + doit + porseoir + la + chose + et + + + liquelz + + + li + quel + + + la + doit + demander + . + Car + se + il + n + ' + est + avant + enquis + à + quel + la + possession + en + doit + estre + , + l + ' + + + actionz + + + action + + + au + demandeur + ne + puet + estre + establie + , + car + la + + + raisons + + + raison + + + citeainne + et + la + naturel + fait + que + li + uns + porsiet + la + chose + et + li + autres + la + demant + à + celui + qui + la + porsiet + . + Et + por + ce + que + il + a + greigneur + preu + + + an + + + au + + + porseoir + que + + + an + + + au + + + demander + , + por + ce + est + sovent + + + aprés + que + + + et + presque + + + toz + jors + granz + contens + de + la + possession + . + Li + preuz + de + porseoir + la + chose + est + en + ce + que + , + ja + soit + ce + que + ele + n + ' + est + pas + à + celui + qui + la + porsiet + , + + + + ne + porquant + se + li + demanderres + ne + puet + prover + que + ele + soit + seue + , + ele + remaint + à + celui + qui + la + porsiet + , + + + quar + por + ce + que + + + ele + est + droiturelz + + + les + droiturez + + + à + l + ' + une + et + à + l + ' + autre + sunt + occurez + , + l + ' + on + seut + jugier + contre + le + demandeur + . +

+

+ Mais + il + i + a + . + i + . + de + ces + entredis + qui + est + apelés + + + un + possitanz + + + uti + possidetis + + + , + de + + + coi + + + quoi + + + l + ' + on + use + quant + l + ' + on + plaide + de + possession + de + chanz + ou + d + ' + edefiemanz + , + et + si + en + i + a + . + i + . + autre + qui + est + apeléz + ut + robi + , + de + coi + l + ' + on + use + quant + l + ' + on + plaide + por + la + possession + des + choses + movablez + . + Et + la + droiture + et + la + poesté + de + + + cez + + + ces + + + . + ii + . + entredis + avoit + molt + grant + disferance + antre + lez + ancienz + , + car + cil + guaaingnoit + par + l + ' + entredit + de + coi + l + ' + on + use + por + la + possession + des + terres + qui + estoit + en + possession + el + tenz + de + l + ' + entredit + se + il + n + ' + i + estoit + entrés + par + force + ou + en + repost + ou + par + proiere + , + ce + est + se + il + n + ' + en + avoit + + + miz + + + mis + + + hors + son + aversaire + par + force + , + ou + se + il + ne + + l + ' + avoit + ravie + en + repost + , + ou + se + il + n + ' + avoit + proié + à + aucun + qui + li + leust + à + + + proisier + + + porseoir + + + la + chose + . + Mais + en + l + ' + entredit + de + coi + l + ' + on + use + por + la + possession + des + choses + movablez + vaincoit + cil + qui + avoit + porsis + la + chose + en + la + greignor + partie + de + cel + an + , + se + il + n + ' + estoit + entrés + en + la + possession + par + force + , + ou + en + repost + , + ou + par + proiere + . + Mais + l + ' + on + garde + orendroit + autrement + , + car + la + poesté + de + l + ' + un + et + de + l + ' + autre + entredit + est + + + cel + lignie + + + oel + + + , + en + tant + conme + il + apartient + à + la + possession + que + cil + vainque + en + chose + movable + et + en + chose + qui + n + ' + est + pas + movable + qui + estoit + en + possession + en + + + ten + + + tent + + + que + li + plais + fu + entaméz + , + se + il + n + ' + i + estoit + entrés + ou + par + force + , + ou + en + repost + , + ou + par + proiere + . +

+

+ Il + apert + que + aucuns + + + proise + + + porsive + + + non + pas + tant + solement + se + il + meismes + porsiet + , + mez + se + aucuns + autres + porsiet + en + son + non + , + ja + soit + ce + que + il + ne + soit + pas + sozmis + à + sa + droiture + , + si + conme + est + li + cortiverres + . + Et + il + apert + que + il + porsiet + la + chose + quant + cil + la + porsiet + à + qui + il + la + bailla + à + garder + ou + cil + qui + il + la + presta + , + et + ce + est + ce + que + l + ' + on + dist + que + aucunz + puet + retenir + la + possession + par + celui + qui + la + tient + en + son + non + . + Et + il + noz + plest + que + aucunz + puisse + + + tenir + + + retenir + + + possession + par + seul + corage + , + si + que + ja + soit + ce + que + il + n + ' + estoit + pas + en + possession + ne + autres + en + son + non + , + ne + porquant + se + il + n + ' + ot + pas + corage + quant + il + s + ' + en + parti + de + laissier + la + possession + , + mais + de + revenir + i + , + il + apert + que + il + retient + sa + possession + . + Noz + deismez + el + secont + livre + par + que + + + + a + + + aucuns + puet + conquerre + possession + , + et + il + est + certainne + chose + que + nuz + ne + puet + conquerre + possession + par + seul + corage + . +

+

+ Entredit + furent + trové + por + cause + de + + + retor + + + recovreir + + + possession + se + aucuns + est + mis + par + force + hors + de + possession + de + champ + ou + de + maison + , + quar + lors + puet + il + user + de + l + ' + entredit + de + force + par + coi + cil + qui + le + mist + hors + est + constrainz + de + randre + la + possession + . + Si + conme + noz + avonz + devant + dit + , + se + la + chose + que + aucuns + a + prise + par + force + estoit + de + ses + biens + , + mais + unz + autres + la + porsiet + par + loial + tytre + , + il + en + pert + la + seignorie + par + les + sains + establisemenz + ; + et + se + ele + estoit + à + autre + , + quant + il + l + ' + avra + randue + , + il + sera + constrains + de + randre + autretant + à + celui + à + qui + il + fist + la + force + . + Cil + qui + a + par + force + aucun + mis + hors + de + sa + + + poesté + + + possession + + + est + tenus + par + la + loi + que + Julius + fist + de + force + privee + ou + de + force + conmune + : + de + force + privee + , + se + il + fet + la + force + sanz + armes + , + de + force + conmune + se + il + le + mist + hors + de + sa + possession + o + armez + . + Noz + antandonz + par + non + d + ' + armes + non + pas + tant + solement + escus + ne + glaivez + et + hiaumes + , + mais + bastons + et + pierres + . +

+

+ La + tierce + divisions + des + entredis + est + tele + que + li + un + sunt + simple + et + li + autre + double + . + Et + li + simple + sunt + en + coi + li + unz + est + demanderes + et + li + autres + est + desfanderres + , + si + conme + sunt + cil + de + restitucion + et + cil + de + faire + venir + + + les + + + lez + + + choses + avant + ; + car + cil + est + demanderes + qui + requiert + que + une + chose + li + soit + randue + ou + qu + ' + ele + soit + aportee + avant + , + cil + est + + + desfenderes + + + desfanderre + + + à + qui + l + ' + on + demande + que + il + la + rande + ou + que + il + l + ' + aport + avant + . + Li + un + des + antredis + de + desfense + sunt + simple + et + li + autre + double + . + Li + simple + sunt + quant + li + prevoz + desfant + que + nule + chose + ne + soit + faite + au + saint + lieu + , + ne + en + conmun + flouve + , + ne + en + la + riviere + , + car + cil + est + demanderes + qui + vuet + que + rien + n + ' + i + soit + fait + , + cil + est + desfanderes + qui + s + ' + esforce + de + faire + i + aucune + chose + . + Li + double + sunt + si + conme + quant + l + ' + on + plaide + por + la + possession + d + ' + edefiement + ou + d + ' + autre + chose + , + e + il + sunt + apelé + double + por + ce + que + la + condicion + à + l + ' + + + un + + + une + + + et + à + l + ' + autre + partie + i + est + oel + , + ne + l + ' + on + entent + + + paz + + + pas + + + liquelz + est + demanderes + ne + liquelz + est + desfenderez + , + mais + li + uns + et + li + autres + sostient + la + partie + de + demandeur + et + de + desfandeur + . +

+

+ Il + n + ' + est + pas + orendroit + mestiers + de + dire + de + l + ' + ordre + et + de + l + ' + ancienne + fin + des + antredis + , + quar + toutes + les + foiz + que + drois + est + dis + hors + d + ' + ordre + , + si + conme + tuit + li + jugement + sunt + orendroit + , + il + n + ' + est + pas + besoins + de + randre + i + entredit + , + mais + l + ' + on + juge + autresi + sanz + antrediz + , + conme + se + porfitable + actions + por + le + fait + eust + esté + randue + por + cause + d + ' + entredit + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + la + paingne + à + celz + qui + plaident + + à + tort + folement + + . + + +

+ Noz + devons + ore + estre + amonesté + que + cil + qui + sostenoient + les + droiz + orent + grant + cure + que + li + home + ne + s + ' + esmeussent + paz + legierement + à + plaidier + . + Et + noz + meismes + en + avons + grant + pansé + por + ce + meesmement + que + li + fol + hardement + à + celz + + + + qui + + + plaident + et + à + celz + à + qui + l + ' + on + plaide + est + aucune + fois + restrainte + par + painne + de + chatel + et + aucune + fois + par + releigion + de + + + sacrement + + + serrement + + + et + aucune + + + foiz + + + fois + + + par + poor + de + + + mavaise + + + mavese + + + renomee + . +

+

+ Car + on + se + met + par + nostre + establissement + sor + le + sairement + à + toz + ceus + qui + traient + autres + en + cause + , + et + li + desfanderes + use + de + sez + alegationz + , + mais + ce + n + ' + est + pas + devant + que + il + + + a + + + ait + + + juré + que + il + croit + que + il + a + droit + de + noier + ce + + + que + l + ' + on + + + qu + ' + on + + + li + demande + . + Et + actionz + est + establie + por + aucunes + causes + contre + celz + qui + renient + , + por + le + + + double + + + doble + + + ou + por + les + . + iii + . + + + doubles + + + doublez + + + , + si + conme + quant + l + ' + on + plaide + de + damages + ou + de + tors + faiz + , + ou + de + laiz + qui + sunt + laissié + as + lieuz + + + honerablez + + + honorablez + + + . + Et + aucune + actionz + est + par + coi + l + ' + on + puet + demander + dés + l + ' + enconmencement + plus + que + la + chose + ne + monte + , + si + conme + quant + l + ' + on + demande + la + chose + à + . + iiii + . + doubles + por + le + larrencin + qui + est + apers + ou + à + doubles + por + celui + qui + n + ' + est + pas + apers + , + car + en + ces + causes + et + en + aucunes + autres + , + se + cil + qui + est + acuséz + nie + ou + il + reconnoist + , + si + est + l + ' + actions + dés + le + + conmencement + de + pluz + que + la + chose + ne + monte + . + Li + fauz + acusement + sunt + refrené + par + sairement + de + verité + , + car + li + demanderes + est + constrains + selonc + nostre + establissement + de + jurer + que + il + ne + muet + pas + à + tort + le + plait + , + et + li + avocas + à + l + ' + une + et + à + l + ' + autre + partie + + + face + + + facent + + + le + sairrement + qui + est + conpris + en + nostre + autre + establissement + . + Et + toutes + ces + choses + ont + esté + amenees + avant + + + por + + + par + + + l + ' + action + de + l + ' + ancien + fauz + acusement + qui + est + remés + par + desacostumance + , + qui + punisoit + les + demandeurs + en + la + disime + partie + del + plait + . + Ne + noz + ne + trovons + que + ce + ait + esté + fait + en + nul + lieu + , + mais + li + devans + dis + sairemenz + a + esté + amenéz + avant + + + por + + + per + + + ces + chosez + , + si + que + cil + qui + plaide + à + tort + soit + constrains + de + randre + à + + + tort + + + son + aversaire + + + le + domage + et + les + despansez + del + plet + . +

+

+ + + Es + + + Est + + + jugemenz + en + coi + cil + qui + sunt + condempné + sunt + mal + renomé + , + si + conme + de + larrencin + et + de + bienz + ravis + par + force + ou + de + + + tors + + + tort + + + fez + ou + de + tricherie + et + d + ' + action + de + garde + et + de + conmandement + et + de + chose + baillie + en + garde + et + de + conpaignie + qui + apartient + droitement + + + d + ' + une + part + et + d + ' + + + en + une + partie + et + en + + + autre + . + Et + por + ce + , + cil + des + conpaignons + qui + est + dampnés + par + tel + jugement + est + mal + renonmés + . + Et + il + i + a + molt + grant + disferance + se + aucuns + est + oblegiés + por + mesfait + ou + por + marchié + . +

+

+ Li + conmencemenz + de + toutes + les + actions + + qui + doivent + estre + meuez + vient + de + cele + partie + + + del + + + des + + + banissement + en + coi + li + prevoz + dist + , + el + + + tytre + + + titre + + + + + de + parler + + + d + ' + apeler + + + + + an + + + en + + + droit + , + que + li + aversaires + doit + premierement + estre + apeléz + en + droit + , + ce + est + par + devant + celui + qui + doit + dire + droit + en + la + cause + . + Et + en + ceste + partie + donne + li + prevoz + tele + honor + as + peres + et + as + patrons + et + as + enfanz + et + as + peres + as + patrons + et + as + patronez + que + il + ne + lise + paz + à + leur + anfans + ne + à + celz + ne + à + celez + que + il + ont + franchis + à + apeler + + + le + + + les + + + en + droit + , + se + il + ne + l + ' + ont + requis + au + prevost + et + il + ne + lor + a + otroié + ; + et + se + aucuns + li + apele + autrement + , + li + prevoz + establit + contre + lui + painne + de + . + l + . + solz + . +

+
+
+ + Cist + titres + est + de + l + ' + + ofice + osfice + + au + juge + . + + +

+ Il + covient + que + noz + traitonz + de + l + ' + + + ofisce + + + osfice + + + au + juge + . + Et + li + juges + doit + garder + premierement + que + il + ne + juge + fors + si + con + il + est + establi + par + les + lois + ou + par + les + establisemenz + ou + par + les + costumes + . +

+

+ Et + por + ce + , + se + l + ' + on + plaide + contre + le + seigneur + por + le + mesfet + à + son + serf + , + se + li + sires + doit + estre + condempnés + , + li + juges + doit + garder + que + il + le + condempne + en + ceste + maniere + : + Je + condenpne + + + Mene + + + Meve + + + à + Tyce + que + il + li + paist + . + x + . + deniers + d + ' + or + ou + que + il + li + abandonne + son + serf + à + sosfrir + la + paine + de + son + mesfait + . +

+

+ Et + se + l + ' + on + plaide + por + aucune + chose + , + se + il + donne + sentence + contre + le + demandeur + , + il + doit + asodre + celui + qui + la + porsiet + . + Et + se + il + donne + sentence + contre + celui + qui + porsiet + , + il + doit + conmander + que + il + rande + la + chose + o + les + fruis + ; + et + se + cil + qui + porsiet + nie + que + il + ne + puet + orandroit + randre + et + l + ' + on + voit + que + il + ne + le + fait + pas + par + barat + , + termes + li + doit + estre + donnés + de + randre + la + , + mais + que + il + doint + pleges + de + randre + au + terme + ou + la + chose + ou + la + valor + . + Et + se + heritages + est + demandés + , + ce + meismes + soit + gardé + des + fruis + que + noz + avons + diz + en + la + demande + d + ' + autres + choses + , + et + il + doit + randre + raison + d + ' + ices + fruis + que + il + n + ' + a + pas + receu + par + ses + corpes + , + se + il + porseoit + + + la + chose + + + + par + male + foi + . + Mais + se + il + la + porseoit + par + + + male + + + bonne + + + foi + , + il + ne + rendera + pas + raison + des + fruis + qui + sunt + despandu + , + et + il + covient + randre + celz + qui + par + les + corpes + à + celui + qui + porsiet + la + chose + ne + sunt + pas + receu + aprés + ce + que + li + plez + fu + entaméz + et + de + celz + qui + furent + receu + qui + furent + despandu + . +

+

+ Se + l + ' + on + plaide + por + faire + venir + une + chose + avant + , + il + ne + sosfit + pas + que + cil + à + qui + l + ' + on + plaide + l + ' + aporte + avant + , + ains + covient + que + il + + + moustre + + + monstre + + + la + + + chause + + + cause + + + de + la + chose + , + ce + + + ait + + + est + + + que + li + demanderes + ait + cele + meismes + cause + que + il + eust + se + la + chose + eust + esté + aportee + avant + dés + que + l + ' + on + enconmença + à + plaidier + . + Se + il + l + ' + a + dont + tant + tenue + que + il + l + ' + ait + guaaingnie + par + longue + tenue + , + por + ce + ne + remaint + paz + que + il + ne + soit + comdenpnés + . + En + sor + que + tot + li + + + usages + + + juges + + + doit + faire + randre + lez + fruiz + qui + ont + esté + cuilli + de + la + chose + puis + que + li + plaiz + an + fu + meus + jusques + à + tant + que + santance + an + fu + donnee + ; + et + se + cil + + + + o + + + qui + l + ' + on + plaide + dist + + + que + il + + + qu + ' + il + + + ne + puet + pas + orandroit + mostrer + la + chose + et + il + demande + terme + , + ne + il + ne + le + fet + paz + por + barat + , + li + termes + li + doit + estre + donés + par + plegez + . + Et + se + il + n + ' + aporte + avant + la + chose + et + il + ne + vuet + pas + doner + plegez + d + ' + aporter + li + au + terme + , + il + doit + estre + condempnés + en + tant + que + li + demanderes + eust + de + preu + se + la + chose + eust + esté + aportee + avant + dés + le + + + conmencemant + + + conmencement + + + . +

+

+ Se + l + ' + on + plaide + par + jugement + de + partir + l + ' + eritage + , + li + juges + doit + ajugier + à + chascun + des + oirs + sa + partie + . + Se + il + samble + que + il + grive + l + ' + un + d + ' + elz + , + li + juges + le + doit + condenpner + en + certaine + quantité + de + deniers + ; + et + aucuns + doit + estre + condenpnés + à + celui + qui + est + ses + conpains + de + l + ' + eritage + , + por + ce + que + il + + + seuz + + + seus + + + a + receu + les + fruis + de + tot + l + ' + eritage + , + ou + por + ce + que + il + corrompi + aucune + des + choses + de + l + ' + eritage + . + Et + + + se + + + ce + + + doit + estre + gardé + quant + il + i + a + plus + de + . + ii + . + oirs + . +

+

+ Autresi + est + il + se + l + ' + on + plaide + por + pluseurs + choses + par + jugement + de + partir + choses + conmunes + . + Et + se + ce + est + + + dont + + + d + ' + une + + + meismez + chose + , + si + conme + d + ' + un + champ + se + ele + puet + estre + partie + , + il + en + doit + ajugier + à + chascun + sa + part + , + et + se + la + partie + à + un + vaut + mielz + que + cele + à + l + ' + autre + , + il + li + doit + faire + restorer + deniers + . + + Et + se + la + chose + ne + puet + estre + departie + , + si + conme + se + l + ' + on + plaide + por + . + i + . + serf + ou + por + . + i + . + cheval + , + ele + doit + estre + toute + ajugie + à + un + et + il + doit + estre + condenpnés + à + l + ' + autre + + + + en + + + certaine + quantité + + + des + + + de + + + deniers + . +

+

+ Se + l + ' + on + plaide + por + bonner + terres + , + li + juges + doit + regarder + se + il + est + mestiers + de + faire + en + jugement + ; + et + il + en + est + mestiers + en + . + i + . + cas + , + ce + est + à + savoir + se + il + les + covient + deviser + par + plus + + + anciennes + + + certaines + + + bonnes + que + + + il + + + ils + + + ne + furent + jadis + , + car + lors + covient + il + que + aucune + partie + del + champ + à + l + ' + un + soit + ajugié + à + l + ' + autre + . + Et + en + cest + cas + covient + il + que + cil + soit + condenpnés + à + l + ' + autre + en + certainne + cantité + de + deniers + , + et + aucuns + doit + estre + + + condenpnés + + + condempnés + + + par + cest + jugement + se + il + a + fait + aucune + chose + + + mal + anciennement + + + maliciousement + + + envers + les + bonnes + , + si + conme + + + se + + + si + + + il + a + emblé + les + pierres + qui + estoient + es + bonnez + ou + il + errage + les + aubres + ; + et + por + contumace + doit + chascuns + estre + condempnés + par + cest + jugement + , + si + conme + se + aucuns + ne + sosfre + pas + que + li + champ + soit + mesuré + quant + li + juges + l + ' + a + conmandé + . +

+

+ Ce + qui + est + ajugié + à + aucun + par + ces + jugemanz + est + maintenant + à + celui + à + qui + il + est + ajugié + . +

+
+
+ + Cist + + titrez + titres + + est + des + conmuns + jugemenz + . + + +

+ Li + conmun + jugement + ne + sunt + pas + ordonné + par + action + , + ne + il + n + ' + ont + rienz + samblable + as + autres + jugemenz + de + coi + noz + avonz + parlé + et + il + a + greignor + diversité + en + movoir + lez + et + en + maintenir + lez + . +

+

+ Il + sunt + apelé + conmun + por + ce + que + il + est + otroié + à + chascun + des + peuples + que + + il + les + maintaigne + . +

+

+ Li + un + des + conmunz + jugemenz + sunt + chapital + et + li + autre + ne + sunt + pas + chapital + . + Noz + apelonz + celz + capitauz + qui + tormentent + de + tres + grief + torment + , + si + conme + quant + l + ' + on + desfant + à + aucun + la + conmune + de + feu + ou + d + ' + eve + ou + se + il + est + envoiés + en + essil + ou + condempnés + à + painne + de + metal + . + Li + autre + , + qui + donent + male + renomee + ou + damage + de + deniers + , + ne + sunt + pas + capital + , + ja + soit + ce + que + il + soient + conmun + . +

+

+ Li + conmun + jugement + sunt + cil + : + la + loi + que + Julius + fist + de + crime + qui + est + fais + contre + la + majesté + l + ' + empereur + ou + contre + + + les + choses + conmunes + + + la + chose + conmune + + + . + Et + la + painne + de + cest + crime + est + que + cil + qui + en + est + corpables + en + pert + la + vie + et + sa + mimoire + est + dempnee + aprés + la + mort + . +

+

+ Et + la + loi + que + Julius + fit + de + refrener + les + avoutires + est + de + conmuns + jugemenz + , + par + coi + non + pas + tant + solement + cil + qui + brissent + autrui + mariage + sunt + puni + par + glaive + , + mais + cil + qui + font + lor + desliel + lecheries + o + homes + . + Et + par + cele + meismes + loi + est + punis + li + vices + , + quant + aucuns + conpaigne + charnelment + o + virge + ou + veve + ; + et + se + cil + qui + mesfont + en + ce + sunt + honestes + persones + , + la + + + lois + + + loi + + + lor + enjoint + tel + paine + que + la + + + moitiés + + + moitié + + + de + toz + lor + bienz + soit + pouploié + , + et + se + il + sunt + baz + home + , + il + sosfrent + paine + corporel + et + sunt + envoié + en + essil + . +

+

+ La + lois + que + Cornelius + fist + des + homecides + + + et + + + est + + + des + conmuns + jugemenz + , + qui + prent + venjance + o + glaive + des + homecides + et + de + celz + qui + + portent + dars + por + ocirre + homez + . + Dars + est + + + conmunemenz + + + conmunement + + + + + + apelés + + + tot + ce + qui + est + trait + o + + + art + + + arc + + + , + si + conme + + + Gas + + + Gaius + + + escrit + en + l + ' + + + expositius + + + expositions + + + de + la + loi + des + . + xii + . + tablez + , + maiz + dars + est + generalment + tot + ce + que + aucuns + giete + o + sa + main + . + Il + s + ' + ensieut + dont + que + pierres + et + bastons + et + fers + soit + contenus + par + cest + non + et + il + est + apeléz + dars + selon + le + grieu + , + por + ce + que + il + est + envoiéz + au + loing + et + ceste + senification + poons + noz + trover + el + non + + + de + + + + grieu + . + Par + ceste + meisme + loi + sunt + li + envenimeur + + + condenpné + + + condempné + + + , + qui + + + ocient + + + occient + + + home + par + + + lielin + + + velin + + + ou + par + enchantement + ou + qui + vandent + conmunement + mavaisez + medecinnez + . +

+

+ Une + autre + loi + porsiut + par + novele + painne + un + tres + aspre + crime + , + qui + est + apelee + la + loi + que + Pompeus + fist + de + celz + qui + ocient + leur + peres + , + en + coi + il + est + contenu + que + se + aucuns + aparaille + la + mort + à + son + pere + ou + à + sa + mere + ou + à + son + fil + ou + à + aucun + de + ses + autres + paranz + , + ou + en + apert + ou + en + repost + , + et + cil + par + qui + tricherie + ce + est + fait + ou + qui + est + consantens + de + cel + crime + , + ja + soit + ce + que + il + soit + estranges + , + soit + punis + par + la + painne + à + celz + qui + ocient + leur + pere + , + ne + soit + pas + sozmis + à + glaive + ne + à + feu + ne + à + aucune + autre + painne + sollempnel + , + ainz + soit + cosus + en + . + i + . + sac + o + . + i + . + chien + et + o + . + i + . + coc + et + o + . + i + . + serpant + et + o + une + singesse + et + soit + getés + o + elz + en + la + mer + + ou + en + une + eve + selonc + ce + que + la + regionz + le + requiert + , + si + que + il + perde + en + sa + vie + l + ' + usage + de + toz + les + ellemenz + , + et + li + cielz + li + soit + deveé + à + sa + vie + et + la + terre + à + sa + mort + . + Et + se + aucuns + ocit + les + autres + persones + qui + sunt + jointes + à + lui + par + linage + ou + par + afinité + , + il + sosferra + la + painne + qui + est + establie + des + homecides + . +

+

+ Et + la + loi + que + Cornelius + fist + de + + + fausoniers + + + fausonniers + + + enjoint + painne + à + celui + qui + escrit + fauz + instrument + ou + fauz + testament + et + à + celui + qui + le + seele + et + à + celui + qui + le + resite + et + à + celui + qui + i + met + fauz + seel + et + à + celui + qui + le + + + fait + + + feit + + + et + qui + l + ' + entaille + et + qui + l + ' + enprient + à + son + + + enciant + + + encient + + + par + tricherie + . + Et + la + painne + de + cele + loi + est + li + darreniers + tormens + contre + + + lez + + + les + + + sers + , + et + autresi + est + il + des + homecidez + et + des + envelimeurs + ; + et + se + il + + + sont + + + sunt + + + franc + , + il + doivent + estre + envoié + en + essil + . +

+

+ Et + la + loiz + que + Julius + fist + de + force + conmune + ou + privee + nest + contre + celz + qui + font + force + ou + o + armes + ou + sanz + armez + . + Mais + se + la + force + est + faite + o + armes + , + cil + qui + la + fait + doit + estre + envoiés + en + essil + par + la + loi + que + Julius + fist + de + force + conmune + , + et + se + ele + est + faite + sanz + armez + , + la + tierce + pars + des + biens + à + celui + qui + la + fait + est + pouploie + . + Mais + se + aucuns + a + jeu + par + force + o + virge + ou + o + veve + ou + o + nonnain + , + cil + qui + ce + font + et + cil + qui + en + sunt + en + conseil + et + en + aide + soient + puni + par + paine + capital + , + selonc + nostre + establisement + par + coi + l + ' + on + puet + ce + savoir + pluz + + apertement + . +

+

+ La + loiz + que + + + Julius + + + Juliuz + + + fist + de + larrancin + punit + celz + qui + emblent + deniers + ou + chose + conmune + ou + sainte + ou + religiouse + , + et + se + li + juge + + + emblent + les + + + enblent + li + + + conmuns + deniers + el + tenz + que + il + sunt + en + baillie + , + il + doivent + sosfrir + painne + capital + ; + et + ne + mie + il + tant + solement + , + mais + cil + qui + les + ont + + + servis + + + servi + + + et + aidiéz + à + ce + faire + et + cil + qui + à + leur + encient + les + orent + receu + quant + il + lez + orrent + embléz + . + Et + li + autre + qui + ancharront + en + ceste + loi + seront + + + anvoié + + + envoié + + + en + essil + . +

+

+ Et + la + + + lois + + + loi + + + + + + que + Flavius + fist + de + ceuls + qui + navrent + les + honmes + + + , + qui + est + entre + les + conmunz + jugemenz + , + qui + donne + aucune + foiz + painne + capital + par + lez + sains + establissemenz + , + et + aucune + foiz + pluz + legiere + . +

+

+ Par + desuz + ce + sunt + conmun + jugement + les + lois + que + Julius + fist + de + pluseurs + articlez + qui + parolent + de + certainz + chapitrez + par + coi + cil + qui + sunt + corpable + ne + sunt + pas + traitié + à + mort + , + ainz + sosmetent + à + autres + painnes + celz + qui + les + despisent + . +

+

+ Et + noz + avonz + ce + dit + des + conmunz + jugemenz + que + vos + les + puissiés + atouchier + autresi + con + au + bot + del + doi + , + ce + est + que + voz + an + puissiéz + avoir + aucun + pou + de + la + connoissance + , + maiz + plus + diligenz + enseignemenz + vouz + en + sera + donnés + en + livres + de + Digeste + , + se + Deu + plaist + . + Ci + faillent + les + Institutez + à + l + ' + empereur + Justinian + an + françoiz + . +

+
+
+ +
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2025, première édition électronique

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- - - 2025 - - École nationale des chartes - PSL -
- 65, rue de Richelieu - 75002 Paris - tél.: +33 (0)1 55 42 75 00 - https://www.chartes.psl.eu/ -
- CC BY-NC-SA 4.0 -

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- - Éditions en ligne de l'École des Chartes - - - - - - Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 22970 - - -
- - - Texte en ancien français, traduit d'après le latin. - - - 1300/1320 - - - - -

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 22970, avec - corrections par conjecture

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- [Liber decimus] -
- [10.1.0. De iure fisci] - - El non du Pere et du Filz et du Saint Esperit. Ci commence le disieme livre du Code au saint empereeur Justinien. -

- Li empereres Gordians dit : Se il est prouvé que vostre pere vous donnast ses possessions par parfait don ainz que eles fussent obligiees à la bourse l'empereur, ce qui ne fu pas fet pour grever à ceus à cui il devoit ne sera pas rapelé. -

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- Cil meismes emperes dit : Conte qui est faiz par les notaires ne puet pas avoir force de chose jugiee, se il n'est confermez par la sentence au procurateur de la bourse l'empereur. -

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- Cil meismes empereres dit : Se la bourse l'empereur a vendu les choses qui li estoient obligiees meins que eles ne valoient et ce a esté fait par l'apert barat à l'acheteur ou par grace de lui, se mon procurateur en est requis, il - prouvera que eles soient rendues au deteur se il paie ce que il devoit. -

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- Certaine forme est donnee sor ceus qui par le commandement au prince sont envoiez en autre cité que en la leur, car il a piece a esté jugié que lor possessions que il avoient ainz que il i fussent envoiez soient à la borse l'empereur se il ne les vendirent ainz que il se partissent de lor cité, se la majesté l'empereur n'en commande autre chose par especial jugement. - Il ne covient donc pas que il soient hoirs lor peres, si comme il a esté establi par les sainz princes, et est cest essample des letres as sainz empereurs Dioclecian et Maximian. -

-

- Il est deffendu que les biens à aucuns qui a forfet ses choses qui doivent estre à la bourse l'empereur ne soient pris devant que nous l'aions commandé. - Et que l'en entredie par toutes manieres de porveance as serjanz l'empereur. - Nous establissons que il loise à tous ceus à qui la chose apartient à contredire o grant force à ceus qui vienent prendre les biens à aucuns qui les a forfez selonc les loys, si que se les officiaus osent contrester à la forme de la loi qui lor est donnee, il soient retenuz de tort faire par le contrestement à la menue gent. - Mes lors ne doivent il pas contredire à ceus qui vuelent prendre les biens à aucuns quant il sevent par nos letres que il ne les vienent pas prendre par lor propre auctorité, mes que par la force à la justice a establi que il soient pris. -

-

- - Li empereres Costantin dit à ceus des contrees : Nous commandons que les actions à la borse l'empereur qui estoient droiturieres et pooient avoir lieu soient periees pour ce que eles ne furent pas mises avant en leur temps, et les faus accusemenz as basses genz soient arrestez par tel essample, par quoi nous commandons que [le]s actions à la bourse l'empereur qui sont droituriex faillent. -

-

- Cil meismes empereres dit : Congiez de deffendre soi doit estre donnez à ceus contre cui la borse l'empereur muet aucun plet, quar il n'est pas droiz que lor chatiex soient saisiz ne mis en la borse l'empereur tant comme li plez dure. - Quant la borse l'empereur mouvera donc plet et chalengera le patremoine à aucun, cil à qui les choses sont les ait tant que li plez soit finez. Et se la fin du plet monstre que eles doient estre à la borse l'empereur, il li loise lors à chalengier les choses et à enquerre la quantité du chatel et des choses, et ce doit estre fait par les sers, si que se aucune chose en a esté soztraite, puis que li plez fu commenciez, ele soit demandee arriere et autretant par non de paine comme l'en en avoit osté par barat. - Et se aucuns des officiaus l'empereur veult faire cest barat, il ne puisse pas aler contre la forme de cest establissement. -

-

- Li empereres Valentins dit : Cil qui s'entremetent de marchiez desloiaus et domageus à la bourse l'empereur soient tenuz à restorer à quatre doubles les domages que il i font. -

-

- Li empereres Honoires et Theodoses dient au conte des choses privees : Nous commandons que li ordenemenz de ta hautece soit ferm en ordener les receveurs de chose qui apartient à la borse l'empereur, si que toute envie chiee et toutes les choses qui sont loees par l'ancienne coustume d'amenistrer les despenses à la mesniee et d'autres choses soient gardees sanz bruisier et l'ancienne coustume soit gardee sor toutes les actions. -

-

- Cil meismes empereur dit à Pallade le prevost : Nous jujons que li patremoine aus mors qui en lor vie ordoierent, si comme l'en dit, lor conscience de divers crimes n'apartiegnent pas à la borse l'empereur, ne ele ne les vende pas, se il n'est certaine chose que il en aient esté communement acusez et vaincus. -

-
-
- [10.2.0. De conveniendis fisci debitoribus] - - De traire en cause les deteurs à la borse l'empereur. -

- Li empereres Gordians dit : Vous ne requerez pas à tort dés que vous avez promis à garder de domage la bourse l'empereur, se vous voulez que cil soient premierment traiz en cause qui acheterent principaument les choses, et puis viegne l'en à vous qui les achetastes de eulz. -

-

- Li empereres Valentins dit : La bourse l'empereeur a action contre toi pour l’argent que tu li devoies rendre, se le notaire ne fist subscription en la cauption qui te fu bailliee quant tu l’eus paié. Neporquant, il est droiz que tu aies tout avant pooir de traire en cause celui à qui tu le paias, se il a de quoi rendre le, si que satisfacion en soit faite par lui à la bourse l’empereur. Et se il ne puet estre euz en ceste maniere, il te soit lors demandé. -

-

- L’empereur Dyoclecians et Maximians dient : - Bour - Pour - pour] bour ms. - ce que vous dites que vous avez esté acompaigniez à Autrus et à son filz à demander les arrierages qui estoient deuz à la bourse l’empereur et que il lor fu commandé que il ne demandassent fors unes certaines detes et que li perilz de demander les detes à la bourse l’empereur ne fu pas assemblez communement entre eulz et les autres qui furent nommez à recevoir les detes qui estoient deues à la borse l’empereur, ainz dites que la cure de cel office fu departie, ce ne se descorde pas de droit que satisfacion ne soit premierement faite des biens à ceus à la bourse l’empereur qui furent principaument establiz à demander les detes. Et s’il ne pueent tout rendre, cil qui i furent nommez soient traiz en cause aprés eulz. - Cil qui reçoit conte de nos choses sievra donc l’ordre de droit et quant il avra premierement seisi les biens as receveurs et à ceus qui i furent nommez, se satisfacion n’est faite à la bourse l’empereur de toute la dete, il vous contraindra lors de paier la. -

-

- Li empereres Valentins dit à Archelac, conte d’Orient : Cil qui doivent à la bourse l’empereur soient contrainz sanz nul delaiement à rendre ce que il doivent en lor nons. Et quant il avront paié, toutes lor allegacions lor soient gardees, se il cuident que aucunes lor en apartiegnent par droit contre lor deteurs pour lor marchiez, si que il sachent que il doivent pledier par les lois et par les jugemenz contre ceus que il dient qu’i sont lor deteurs. -

-

- Cil meismes empereres dit à Fortune, le conte des choses privees : L’en dit que entre les chartres à .i. homme qui forfist touz ses biens, si que il furent à la borse l’empereur, ot trouvé .i. escript en quoi il estoit contenu que autres hommes lor devoient deniers por marchiez que il avoient fez o eulz. - Jasoit ce que la dete ne fu pas prouvee par tesmoinz ne par instrumenz, il nous sembla donc que il est tors que aucuns face deteurs par sa propre escripture tant seulement. - Et pour ce voulons nous que tous acusemenz pour cele achoison soit refrenez par cest commandement et que ceste vanité soit ostee, si que cil de qui les nons sont contenuz en l’escript ne soient contrainz à paier nule chose. - Et nous jujons que ce soit gardé es autres causes semblables. -

-
-
- [10.3.0. De fide et iure hastae fiscalis et de adiectionibus] - - De la droiture et de la foy de la hautece l’empereur. -

- Li empereres Antonins dit à Corcie : Allegue à mon procurateur à cui office tes desirriers apartient ce que tu as mis en ton libelle, et se tu prueves par devant lui que tes choses aient esté vendues sanz l’auctorité as procurateurs de la bourse l’empereur ou à celui qui avoit pooir de vendre les, si que l’ordre de droit n’a pas esté gardee, et tu paies ce que tu dois par cause de chose jugiee, la vente qui fu faite par male foy sera depeciee et tu avras tes choses arriere o tous les fruiz que cil en a receuz qui les acheta par male foy. -

-

- Li empereres Gordians dit : Deus raisons aident à ton desirrier. La premiere est que tu dis que tes possessions ont esté vendues sanz garder la sollempnité de la hautece l’empereur ; et l’autre est que eles ont esté vendues pour petite dete mains que eles ne valoient pour la grace de l’acheteur et pour grever toi et que tes aversaires faint que ce n’estoit fors pour le preu de la borse l’empereur, et pour ce plaing toi que ces choses ont esté faites contre droit, si que la bourse l’empereur soit gardee que ele n’i ait damage et tu n’en soies pas grevez. -

-

- Cil meismes empereres dit à Crisp : [J]asoit ce que les instrumenz d’achat soient perduz, neporquant se ta fame monstre par aucunes prueves que la meson apartiegne à lui que tu dis qui a esté achetee en son non de la bourse l’empereur et que ele en a paié le pris et que la seignorie l’en a esté bailliee, mon procurateur ne soufferra pas que plez en soit meus pour la personne sa mere. -

-

- Manque. -

-

- Li empereres Valentins dit : Toutes les choses qui sont echaoite à la bourse l’empereur pour les arrierages as fols despendeurs que il doivent pour aumosnes ou par autres detes soient vendues par l’auctorité à la bourse l’empereur, si que cil à cui eles seront vendues par le jugement à la hautece l’empereur les aient pardurablement par droiture de seignorie. - Et s’il est aucune foiz empetré par nos letres que la vente soit depeciee qui a esté faite par l’actorité à la borse l’empereur, nuls n’obeïsse à ces letres, quar neïs à ceus qui sont dedenz aage est il devëé que il ne puissent jamés rapeler la vente qui a esté faite de lor choses pour les detes que il devoient à la bourse l’empereur. -

-

- Cil meismes empereres dit : Se aucuns achete de la bourse l’empereur les choses à ses deteurs, il ne soit tenuz à paier fors ce que il les acheta, quar nous garnissons si ces acheteurs que nous ne souffrons que l’e[n] lor demant nuls arrierages par desus le pris que il ont acheté les choses. -

-
-
- [10.4.0. De venditione rerum fiscalium cum privatis communium] - - De la vente des choses qui sont communes à la bourse l’empereur -

- Li empereres Antonins dit : La forme est cele que toutes les foiz que la borse l’empereur apert en aucune chose, mes procurateurs doivent vendre toute la chose, si que la bourse l’empereur ait le pris de sa partie tant seulement, et le sorplus soit rendus à ceus qui i avoient les autres parties. - Emplaide donc l’acheteeur des possessions de quoi tu nous as baillié ton libelle par devant son juge, si que il use de ses deffenses se aucunes l’en apartienent. -

-
-
- [10.5.0. Ne fiscus rem quam vendidit evincat] - - Que la bourse l’empereur ne chalenge la chose que ele a vendue -

- Les empereres Diocleciens et Maximiens dient : Il nous semble que il est trop grief chose que la bourse l’empereur mueve plet de la chose que ele a vendue par bonne foy et dont ele a receu le pris, - quar il est droiz que cil qui l’a achetee soit garantiz, non pas tant seulement contre l’office qui li a vendue, mes contre tous les autres, quar en tiex ventes pueent les officiaus pledier ensemble sanz travaillier l’achateur. -

-

- Li empereres Archades dit : La raison de loialté et d’onnesté ne sueffre pas que la bourse l’empereur rapeaut ce que ele a une foiz vendu. -

-
-
- [10.6.0. De his qui ex publicis rationibus mutuam pecuniam acceperunt] - - De ceus qui empruntent les communs deniers. -

- Li empereres Valentins dit au pueple : Se aucuns emprunte deniers de ceus qui cuillent nos rentes ou de ceus qui gardent nostre tresor ou de nos officiaus, se il en est descouvers, il soit tenuz par l’auctorité de ceste loy à rendre les à quatre doubles. -

-

- Li empereres Graciens dit : - Cous - Tous - cous] tous ms. - sachent que nuls n’a congié d’emprunter deniers de nos sainz dons. - Et se aucuns emprunte or sanz nostre auctorité de nostre tresor pour metre en son preu et il fet priveement cauption de rendre le comme deteurs, tous ses biens li soient toluz et il soit envoiez em perdurable eisill. - Et cil qui li baillera comme communs creanciers soit sozmis à capital torment. -

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- [10.7.0. Poenis fiscalibus creditores praeferri] - - Que les detes soient avant paiees que les paines -

- Li empereres Sevoirs dit : Cil qui demandent lor detes doivent estre ainçois oï que la bourse l’empereur qui demande paines. Autresi comme la bourse l’empereur est donc avant oïe quant ele demande son chatel doit ele garder la droite forme en demander les .iii. doubles qui i sont ajoinz par non de paine. -

-
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- [10.8.0. De fiscalibus usuris] - - Rubrique manquante. -

- Li empereres Antonins dit : Usures ne te seront pas demandees de la quantité que tu dis qui t’est demandee par non de paine, quar mon procurateur ne t’enjoint pas paine outre ce qu’il establi, ainz commanda que tu li paiasses. -

-

- Li empereres Valentins dit : Se une chose fu prestee sor gage, il convient, se la bourse l’empereur est hoirs au deteur, que ele pait les usures qui furent convenanciees. -

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- Li empereres Justiniens dit : Nous commandons que la bourse l’empereur obeïsse à nostre establissement, par quoi nous otroiasmes des creanciers que il meissent en convenant que usures lor fussent paiees jusques à la moitié de la centiesme part de la dete, exceptees unes certaines personnes, si que la bourse à l’empereur ne demant pas à ses deteurs greigneurs usures que la moitié de la centieme part du chatel, comment que il soit, ou se ele presta principaument, ou se la dete li est eschaete d’autres creanciers. -

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- [10.9.0 De sententiis adversus fiscum latis retractandis] - De rapeler les sentences qui sont donnees contre la bourse l’empereur. -

- Li empereres Antonins dit : Il est bien seue chose que les causes en quoi l’en a jugié contre la bourse l’empereur pueent estre rapelees dedenz trois anz ou aprés, se il est prouvé que l’en ait jugié contre les loys ou que il i ait en apert barat. -

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- [10.10.0. De bonis vacantibus et de incorporatione] - - D’assembler à la bourse l’empereur les biens qui eschieent sanz hoir. -

- Les empereres Dyocleciens et Maximiens dient : Ta hautece doit savoir que les choses à ceus qui muerent sanz faire testament et sanz loiaus hoirs doivent estre à la bourse l’empereeur, et les citez ne doivent pas estres oïes qui s’efforcent de chalengier les autresi comme s’il lor fust otroié. Et se tu apercois que les citez aient porpris les biens à aucuns qui sont morz sanz testament pour endroit de lor propres previleges, ne doute pas à rapeler les à nos officiaus. -

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- Li empereres Costentins dit : Se nos letres contienent aucune foiz que la possession ou li dons que nous avons donné soit donnez - en l’estat où il estoit, cele parole ait tele force que la chose soit donnee o toutes les apartenances et o les sers et o les bestes et o les fruiz et o toute la droiture, si que les choses qui apartienent à garnir la possession ou la meson doivent estre bailliees. -

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- Li empereres Valentins dit : Se aucune chose doit estre ajointe à nostre tresor pour le mesfet à aucun, ou pour aucune autre reson, ele i soit assemblee sollempnelment par le conte des choses privees et par ceus qui reçoivent conte de nos choses en diverses contrees, et il escrivent o grant diligence les choses que il ajoingnent à nostre substance - et par quel tytre il les i ajoignent, si que ce soit fait par commun testemoine ; et cil qui essaierent à faire aucune tel chose par lor propre hardement soient maintenant sozmis à tres griez paines. -

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- Li empereres Honoires dit : Nous commandons que les biens as morz soient mis en la borse l’empereur se il muerent sanz hoir qui soit de lor lignage ou qui ait esté faiz en son testament. -

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- Les empereurs Theodoses et Valentins dient : Se aucunes choses eschieent à la bourse l’empereeur, ou par mort ou en autre maniere, certainz messages soient esleuz de nostre palés qui soient pris par serement et i soient envoiez, si que le prevost de la contree enquiere diligemment, par devant eulz et par devant le patron de la bourse l’empereeur, de par qui li patremoines est eschaoiz, et comment il est granz et quiex il est. - Et quant tous avront eu loisir de clamer ice que il voudront, se il est certaine chose que nuls n’ait droit de porseoir le ne de chalengier et l’en savra par lor racontement et par communs instrumenz que il sont eschaoit quitement à nostre tresor, la verité de la chose nous soit raportee, si que les choses qui sont eschaoites soient prises par nostre commandement el non de nostre tresor. - Et ceste forme soit gardee en une partie des biens ou en autre chose ou en une action ou en pluseurs. Et se aucune chose i est faite par barat pour apeticier nostre tresor, les executeurs qui i furent envoiez n’eschiveront pas nostre endaignement, et li prevoz perdra la moitié de son chatel, et li patrons de la bourse l’empereur sera contrainz de rendre le damage qui est avenuz par son vice à la bourse l’empereur. -

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- [10.11.0. De delatoribus] - - Des encuseurs. -

- Li empereres Alixandres dit : Se lés est lessiez sanz dire à celui qui le puet recevoir, acusemenz cesse, quar il est devëé que l’en ne laist sanz dire à ceus qui ne pueent recevoir ce qui lor est lessié. -

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- Li empereres Gordians dit : Li recordemenz de ce qui fu fet qui est contenuz en tes proieres esclere apertement que tu fus amonnestez par la cure à .i. de nos officiaus et par le commandement à .i. de nos procurateurs de garnir o convenable diligence la cause que uns autres avoit aportee avant, et que tu ne receuz pas de ta volenté l’office d’acuseur. - Et pour ce li prevoz de la contree gardera que nule chose n’en soit faite contre ta personne, quar ce seroit contraire à la suite de nostre temps. -

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- Cil meismes dit : Cil ne puet avoir nule paour d’estre tenuz pour encuseur qui dist, quant les officiaus li metoient sus que il porseoit le champ ou la meson à la bourse l’empereur, que il ne le porseoit pas, mes uns autre. -

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- Les empereurs Chiers et Carius et NimitiensNimitiens] le texte latin donne Numerianus. dient à Caude : L’en est venu à ce par diverseté d’establissemenz que cil qui deffendent les causes à la chose commune ne sont pas tenuz par le crime d’encuseurs, quar tous sceivent bien que cil seulz sont desloiaus encuseurs qui encusent vers la bourse l’empereur. -

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- Li empereres Costantins dit à ceus des contrees : Nous commandons que tous les juges metent entente que il enjoingnent paine as encuseurs qui noncent aucuns eschoiemenz sanz l’avocat de la bourse l’empereur, quar il est apers drois que ce qui eschiet du patremoine à aucun doit selonc les loys et selonc l’ordre de droit estre chalengiez par les avocaz à la bourse l’empereur. - Mes por ce que aucuns sont hastiz d’encuser que aucuns porsieent les patremoines qui sont escheoiz à la bourse l’empereur, nous donnons congié à tous ceus qui cuideront que il en soient grevez que il requierent le juge contre tiex encuseurs. -

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- Les empereurs Graciens et Valentins et Theodoses dient : Nous commandons que li sers qui encuse son seignor soit sozmis à tres grief sentence pour donner essample à tous les autres encuseurs, jasoit ce que il prueve ce que il dit, excepté le crime qui est faiz contre la majesté l’empereur. -

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- [10.12.0. De petitionibus bonorum sublatis] - - Cest tytre est que nuls ne demant les biens qui sont escheois à la borse l’empereur. -

- Les empereurs Gracien et Theodoses dient : Se aucuns est entrepris en crime contre la majesté l’empereur et il est puniz et la borse l’empereur a sesi ses biens si comme la coustume est, nuls ne les ost demander à avoir les en sa propre droiture pour le droit de la largesce au prince, et cil qui contre ceste loy ousera esperer ce que il ne li loist pas à avoir soit coupables de la loy bruisiee. - Mes pour ce que nous sommes souvent si destroit par ceus qui nous requierent que nous donnons tiex choses que nous ne devrions pas donner, nule chose qui soit otroiee par nos letres contre la forme de ceste loy n’ait lieu. - Mes se nous voulons par nostre jugement et sanz nule requeste aucuns de tiex biens donner à aucun, cil dons vaille. -

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- Les empereurs Theodoses et Valentins dient à Cecile le prevost : Nous voulons du tout oster la convoitise de desirrer autrui choses et ne voulons que nuls ait dés ci en avant congié de demander les choses qui sont eschaoites à la bourse l’empereur ; et se aucuns muert sanz faire testament et n’a nul parent ne point de fame, ou la fame n’a point de mari de quel condicion ou de quel suite que il soit et ses - choses eschieent à la bourse l’empereur, - nuls n’ost demander les choses au mort qui sont eschaoites à la bourse l’empereur. Et pour ce il ne loise pas à ceus par qui office les requestes souloient estre faites, quar il contredient nostre establissement sanz paine. - Mes se li questeurs qui sera en cel temps fait subscription en la queste qui li sera offerte ou il respont, ou se li quens des choses privees otroie que ce soit fait ou il reçoit la requeste quant ele li sera faite, il soustendront l’en[di]gnement de nostre non et il seront as autres essample de venjance de fol hardement. - Et nous jujons que les serjans qui re[ce]vront tiex escriz ou qui les acompliront et li palasin qui les feront ou recevront tiex requestes soient si puni que il perdent tous les biens. - Et en autretel forme jujons nous que les choses as citez et celes qui apartiennent à commune droiture soient quites que nuls ne les puisse demander. Et se aucuns commandemenz ou aucunes letres sont empetrees contre cest nostre establissement, eles n’aient nule force. -

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- [10.13.0. De his qui se deferunt] - - Cest tytre est de ceus qui encusent soi meismes. -

- Li empereres Costantins dit as bailliz d’Espaigne : Cil à cui heritages est lessiez sanz mot dire le denonce maintenant à l’office de ta dignité et aport avant les escriz et nonce maintenant ce qui avra esté fait ; et quant il avra ce fait, il ait la tierce partie de tous les biens au mort. - Et se ce est noncié à ton office par la fame au mort, se ele meismes dit que li mors volt qu’il fust ses hoirs [et] descuevre ce qui a esté fait, ele soit soldoiee par cel loier que ele ait la moitié de tout le patremoine et parte à la bourse l’empereur. Et ait cel privilege que ele choisisse avant, et aprés cil qui avoit porpris les escriz qui estoient anemis à la borse l’empereur et à la fame soit despoilliez de tout son patremoine, et puis soit envoiez en essill. -

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- [10.14.0. Si liberalitatis imperialis socius sine herede defecerit] - - Se cil qui est compains l’empereur d’aucune chose muert sanz hoir -

Li empereres Costantins dit à Drion : Nous commandons que se aucuns de ceus à cui nous avons donnee parçonnerie d’aucune chose o nous muert sanz hoirs, sa partie viegne ainçois à nous à cui il estoit parçonniers que à autre personne. -

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- [10.15.0. De thesauris] - - Des tresors. -

- Li empereres Leons et Zenons dient à Epinide : Nuls n’ost dés ci en avant tormenter nos oreilles pour querre tresor en son champ ne en l’autrui, - quar nous donnons à tous seigneurs franche poesté de querre en lor champs les tresors qui i sont repoz sanz desloiaus sacrefices et sanz aucun art qui soit contraire as lois et d’user en quant il les avront trouvez, si que envieuse chalenge ne porsive pas le benefice Damedieu, ne il ne conviegne pas demander par proieres ce qui est ja otroié par les loys. - Mes nuls n’ost querre en autrui champs ne en autrui terres les richesces qui sont repostes, ne mal gré as seigneurs ne par lor volentez, sanz lor sceu. - Et s’aucuns nous requiert de ce ou il quiert tresor en autrui terre contre la forme de ceste loy, il soit contrainz de rendre le tout au seigneur du lieu et soit puniz pour ce que il a bruisié ceste salvable loy. - Et se il trueve par aventure tresor en autrui terre quant il ere ou quant il la cultive et il ne le quiert pas porpenseement, il retiegne la moitié de ce que il a trouvé et en - rendre - [rende] - au seigneur l’autre moitié ; et einsi avendra il que chascuns usera des sienes choses et ne tendra pas à avoir les autrui. - -

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- [10.16.0. De annona et tributis] - - Des annones et des treuz -

- Li empereres Valeris et Valerians dient à Antioch[us] : Il convient que les detes soient rendues selonc ce que chascuns des hoirs a del heritage, mes cil seuls doit paier les annonnes qui tient les possessions et en reçoit les fruiz. -

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- Li empereres DociusDocius] le texte latin donne Decius dit : Les rentes ne suelent pas estre demandees as personnes, mes as choses, et pour ce li prevoz de la contree prouvera que tu ne soies pas trez en cause fors pour tant comme tu tiens des possessions. -

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- Li empereres Costantins dit : - Cous - Tous - - doivent paier tiex rentes comme il doivent, ne l’en ne lor doit rienz plus demander. Et se aucuns vicaires ou gouvernierres d’aucunes contrees quite aucune chose à autrui, il sera contrainz de rendre du sien ce que il a quité à autres. -

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- Cil meismes empereres dit : Il convient que tous soient contrainz communement à faire les communs servises, quar einsi est il establi par nostre loy, ne l’en ne doit pas dire que les choses que cil des contrees paient sollempnelment soient hors d’ordre de droit. -

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- Li empereres Valentins dit : Nous commandons que les annonnes soient portees au chemin roial selonc les lieuz et selonc la prochainneté des possessions. -

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- Cil meismes empereres dit : Il est aperte chose que les letres qui sont empetrees par dampnable barat pour tolir les annonnes et contre la commue devocion ne pueent pas avoir force ; une meismes forme de paier les servises et les rentes soit donc gardee en tous. -

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Cil meismes empereres dit : Nuls de ceus qui tienent les possessions ne - sont - soit - - envoiez trop loing de son païs pour garnir nos mesons ne pour aporter i nostre estorement, mes tous i soient envoiez selonc la raison de la voie et du besoing qui en est. -

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- Cil meismes empereres dit : Les citez qui sont enmi le monde souloient jadiz estre si grevees de despenses que plus lor coustoient à aporter nos rentes que à paier les, mes nous deffendons ce, non pas tant seulement à orendroit mes à tous jours, si que tuit cil qui feront contre ce sachent que il seront sozmis à tres grief paine. -

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- Li empereres Archades et Honoires dient : Previleges de dignitez ne pueent pas nuire as communs profiz et as besoinz qui sont establiz. Et pour ce, quiconques a les issues des possessions, se il lesse passer .i. an sanz paier en les rentes et il ne paie dedenz .vi. mois tous les arrierages, nous voulons que cil qui sont seigneurs des possessions les puissent demander. -

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- Cil meismes empereurs dient à Adrians : Nous commandons que les juges qui seront negligenz ou pareceus de demander les choses qui sont deues à nostre tresor soient contrainz de rendre toutes les choses que cil qui sont desouz eulz en recevront. -

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Manque. -

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- [10.17.0. De indictionibus] - - Cest tytre est des rentes à quoi aucuns est atornez à paier. -

- Li empereres Honoires dit : - - Cuit - Tuit - - cil qui tienent possessions par quel tytre que ce soit soient contrainz de paier autresi comme louage les rentes que la possession doit à quoi il sont atornez à paier les ; et que il n’i ait nule doute, nous jujons par cest apert establissement que tel chose soit apelee par non de loage. - Nule meson, qui que ele soit, ou de nostre saint patremoine ou bailliee à cens ou à autrui bas homme, ne soit exceptee de cest servise, jasoit ce que ele ait aucun previlege, quar ce n’est pas chose hors d’ordre si comme ce a esté jusques ci, ainz a rece[u] par nous non de loage. -

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- Li empereres Theodoses et Valentins dient : - Ca - Ta - - hautece ne sueffre pas que cil des contrees qui sont atornez à paier les rentes des possessions qui lor sont bailliees soient contrainz de paier plus que les anciennes rentes, quar einsi ne seront pas cil des contrrees grevez et les officiaus n’avront pas congié de faire leur domage. -

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- [10.18.0. De superindicto] - - La rubrique manque. -

- Li empereres Graciens dit as procurateurs et as vicaires et à tous les gouverneurs : Nuls de ceus qui sont es contrees ne pait rienz plus que sa droiture pour les seules rentes de la prevosté, ne - eulz - neus - - tytres de demander rienz plus que les droites rentes ne soit sollempnels se il n’est confermez par nostre jugement et par nostre commandement. -

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- [10.19.0. De exactionibus tributorum] - - De demander les treuz. -

- Li empereres Costantins dit à Elian le visconte : « Nuls des conestables qui ont souz eulz .x. chevaliers ou .c. ou .lx. ne doit traire en cause nuls de ceus qui doivent les treuz devant que il aient receuz le escriz de ceus qui les doivent par non par le notaire de la cité, quar il convient que les treuz soient demandez sanz faire tort à nul de ceuz qui les doivent. -

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- Cil meismes empereres dit au pueple : Nuls de ceus qui doivent les treuz n’ait paour que li juges - perises - pervers - pervers] perises F peuses A vel a perversis vel ab iratis iudicibus texte latin - ou correcié le mete en chartre, ou que il le bate de plommees ou de corgiees, ou que il le torment par aucun des tormenz qui ont esté trouvez par la crualté as juges, quant il paieront ce que il devront, quar chartre apartient à maufaiteurs et à ceus qui ont deservi paine. Et les officiaus qui meffirent contre ceste loy devront soffrir tel paine que il soient mis hors de lor office, - et cil qui paient les treuz aillent tout asseur lez le prevost. Et se aucuns est si hors du sens humain que il tourt ceste indulgence à orgueill et à despit, il soit tenuz em prison aperte, si que il soit en veue de gent. - Et se il se tient en cele desloialté, li officiaus viegne à ses choses et à tout son chatel et en praigne tant comme il en devoit, quar par ce que nous - om. - [donnons] - donnons] om. F donnons A Qua facultate praebita omnes fore credimus proniores ad solvenda ea, quae ad nostri usus exercitus pro communi salute poscuntur texte latin - as officiaus cest congié, creons nous que tuit seront plus enclin à paier les choses qui nous sont deues à maintenir nostre ost pour le commun profit. -

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- Cil meismes empereres dit à Nemafran le conte : Toutes les foiz que l’en trueve que aucuns est deteurs à la borse l’empereur et à .i. bas homme, se uns des officiaus le prent et il le met em prison, cil qui l’a pris soit contrainz de paier toute sa dete, quar dés que il l’a pris et tolu as autres, il doit recevoir souz lui toute la charge de ses detes. -

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- Cil meismes empereres dit à Eutase le prevost : Cil mestre et li autre baillif de nostre chose privee soient contrainz par nostre auctorité de paier ce que il nous doivent, que lor crualté ne griet ceus des contrees. -

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- Li empereres Theodoses et Archades et Honoires dient à Ruffin le prevost : Tous les menistres à cui il est commandé que il reçoivent l’or et l’argent qui lor est deuz escrivent avant le tytre de la dete et la somme. Et li uns des officiaus sache par l’autre combien il a receu et combien il li a envoié, que il ne conviegne à celui qui les reçoit lessier son païs et avoir damage de ses choses propres pour porter les. -

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- Li empereres Archades et Honoires dient : Les gouverneurs des contrees soient tenuz à demander les detes qui apartienent à la bourse l’empereur, ou par non d’aumosnes ou par autres tytres qui doivent venir à la huche de la prevosté, et celes qui apartienent à l’office à ceus qui reçoivent conte de nos choses, si que cil soient contrainz de demander les, qui ont auctorité de faire les paier à force. -

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- Cil meismes empereres dient à Adrian : Cil qui sont envoiez à demander les aumosnes qui apartienent as chevaliers s’entremetent o les juges qui sont es contrees et o leur officiaus que il aient dedenz .i. an ce qui lor est deu. Il n’aient nule chose commune o ceus qui tiennent les possessions, quar il ne covient pas que il soient à ceus qui les doivent comme chevaliers, mes comme justice. - Les juges qui soufferront donc que ceus des contrees soient atornez à recevoir les pour ceus qui i sont establiz - om. - [li paieront] - li paieront] om. F li paieront A Iudices itaque, qui provinciales passi fuerint opinatoribus delegari, eiusdem quantitatis duplex poena retinebit texte latin - .ii. tans que il n’a de rente par non de paine ; et les serjanz de chascun office seront envoiez en essill, se il metent en main d’autres ceus à qui il ont à coustume à demander lor rentes sollempnelment, quar il convient que les juges enquierent les deteurs et que les notaires voient loialment les no[n]s as deteurs et que les menistres ou les curiaus lor demandent ce que il doivent selonc l’ancienne coustume, si que quant toutes les rentes seront paiees, cil qui furent envoiez à recevoir les s’en reviegnent à lor - propres nombres quant li ans sera acompliz. - Et s’il les i convient demorer aprés l’an, les juges et les officiaus soient contrainz de paier leur sanz nule demeure du leur propre ce que le lor doit mes en la contree, si que il puissent aprés ce demander à ceus qui le doivent. - Et se aucune plainte nous vient que cil qui furent envoiez pour recevoir les rentes soient retenuz outre le terme pour ce que l’en ne lor paie pas, les juges soient contrainz de paier cele dete à doubles, si que les chevaliers aient ce que l’en leur doit, et la borse l’empereur ait le sorplus. - Et nous secorons si as juges et à leur officiaus que il monstrent lor auctorité contre les deteurs qui ne voudront paier, de quel dignité que il soient. Et se il porloignent malicieusement à paier, les juges porsivent lor possessions et lor procurateurs et nous en facent savoir les nons. -

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- Li empereres Leons et Anthonins dient à Nicostrate le prevost : Se une sainte meson ou uns autres lieus, de quel fortune ou de quel dignité que il soit, porsiet champs par achat ou par aucun autre leal tytre et il ne fait pas les servises qui sont deu à la chose commune autresi comme li premiers sires le faisoit, les possessions soient maintenant atornees à la commune droiture et assignees à la court de la cité, si que il apere que nous aions porveu as communs profiz envers la rente des treuz. -

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- [10.20.0. De superexactionibus] - - De ce que l’en fait paier plus que droit. -

- Li empereur Archades et Theodoses dient : Tout ce qui est pris plus que droit par les curiaus ou par les conestables ou par ceuz qui sont envoiez à cueillir les treus lor soit maintenant demandé à doubles et soit rendu à ceus qui le paierent. - Et se aucuns est entrepris en tel crime, sa convoitise doit estre ostee par perill de perdre le chief, se il se tient en cele desloialté. -

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- [10.21.0 De capiendis et distrahendis pignoribus tributorum causa] - - Cest tytre est de prendre gages et de vendre les pour la cause des treuz -

- Li empereres Costentins dit à ceus d’Ase : Les choses à ceus qui porloignent par orgueill à faire satisfacion des detes et que il doivent à la borse l’empereur soient vendues, et pardurable fermeté de porseoir les soit donnee as acheteurs. -

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- Cil meismes empereres dit à Restitut, prevost de Sardane : Il souffise bien que cil qui doit les annonnes soit semons de paier les par prendre ses gages. -

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- [10.22.0. De apochis publicis et descriptionibus curialium] - - Cest tytre est des communs contreescriz et des descriptions aus curiaus. -

- Li empereres Theodoses et Honoires dient : Il nous plaist pour relever les fortunes as plus povres curiaus et pour refrener la force des puissanz et des curiaus que, se aucunes descriptions sont faites en chascun ordre pour divers besoinz, eles ne soient pas commenciees devant que eles soient faites savoir as gouverneurs des contrees en court et que eles soient receues par lor sentences. - Et li ors qui est renduz doit estre seigniez par celui qui le reçoit que li jourz en quoi il est renduz et li mois et la cause et la quantité i soit comprise, et einsi soit faite la description et comfermee par apertes demonstrances. - Et es escriz de quatre mois qui sont envoiez sollempnelment à l’office de ta hautece soit ajointe la maniere de la description qui a esté fete, si que tuit redoutent la sentence de nostre poesté et n’osent faire nule chose pour alegier les riches ne pour grever les povres. - Et il convient que ce soit tres bien gardé, quant gaainz vient à la court du chatel as curiaus, si que li riches et li povres aient communement le fruit de nostre haute porveance. - Et se aucuns des juges ou des curiaus brise cest establissement, il sera sozmis à la paine que nostre sieges establira.

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- Li empereres Theodoses et Valentins dient à Celoir, visconte de Aufrique : Quant uns juges a une foiz fait letres de ce qui li a esté paié, il ne loise pas au juge qui vient aprés lui à demander derechief cele dete. Et pour ce ta hautece ensivra la forme de cest salvable establissement et desfendra que cil qui ont letres que il ont paié ce qu’il devoient ne soient pas de ci en avant contrainz de paier le autre foiz.

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- Li empereres Marc dit à Costantin le prevost : Se aucuns de ceus des contrees ou de ceus qui doivent les treuz est traiz en cause pour les arrierages des treuz que il doit, se il aporte avant les escriz et les seurtez que il a paié ce que il devoit es .iii. derreniers anz, il ne soit pas contrainz de monstrer les escriz du temps qui fu devant ne de paier en les arrierages, se li curiaus ou li serjanz ou cil qui demande les communes detes n’en a par aventure les letres à celui à cui il les demande ou s’il ne prueve apertement que ce qu’il demande li est deu. -

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- Li empereres Justiniens dit à Menne le prevost : Nous n’otroions pas que exception de deniers qui n’ont pas esté paiez soit opposee as letres qui sont faites pour les communes detes qui ont esté paiees, ou toutes ou en partie. -

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- [10.23.0. De canone largitionalium titulorum] - - De la riulle des tytres qui apartienent à nos dons. -

- Li empereres Graciens et Valentins et Theodoses dient à - Loliait - Lolian - Lolian] Loliait ms. - : Nous commandons que toute la somme de l’or et de l’argent et des autres choses qui sont paiees à nos bailliz par coustume soit aportee maintenant au tresor de la contree soz le seel as notaires et as autres qui en doivent estre curieus, selonc les commandemenz qui ont esté faiz avant, et soit bailliee as prevoz des tresors, si que d’iluec soit envoiez tout enterinement li nombres de tous tytres au conte de nos sains dons. -

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- Li empereres Honoires dit : Quant les officiaus sont envoiez es contrees pour aucune cause ou pour aucun tytre de detes qui apartienent à la bourse l’empereur ou pour les arrierages ou pour les detes d’el au present, il ne semoignent pas par eulz ceus qui les doivent, ainz en requierent souvent les gouverneurs des contrees et lor officiaus. - Et se le gouverneur de la contree redoute les corrouz à ses sozmis et il otroie par sa propre auctorité ou pour ce ou pour autre reson à ceus qui i sont envoiez que il aient la cure de semondre les deteurs, li gouvernierres paiera .xx. pois d’or et son official autretant. -

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- Li empereres Leons et Anthemes dient à Elydore le prevost : Nostre hautece a commandé que cil qui sont establiz des offices as connestables de chascune contree pour rapeler les dons qui sont faiz contre droit ne soient sozmis à nul nouvel cens ne à autre grief contre l’ancienne coustume, quar la grant prevosté ordena ce meismes, si que il soient delivres de ces besoinz et puissent loialment rapeler les dons qui sont fez contre droit. - Et s’il avient en aucun temps que nostre commandement soit brisiez en aucune partie par fol hardement, li gouvernierres de la contree et ses offices seront condampnez à .xxx. livres d’or. - Et par desus ce, li quens d’Orient et ses offices aient congié de deffendre ces desloiaus efforcemenz as gouverneurs des contrees et as offices des conestables quant il en seront amonnestez ; et li palasin redoutent cele meisme paine, se nostre establissemenz n’est en toutes manieres menez à effet. - Et nous establissons par ceste general forme que li mouvemenz des especiaus receveurs des choses qui apartienent à nos sainz dons et li deffendemenz d’euls soit procurez en toutes les contrees par ceus qui les gouvernent et par lor officiaus, si que li palasin les en amonnestent tous jours et soient presenz et il porvoient que, puis que les especiaus receveurs des choses qui sont donnees à nos sainz dons seront nommez, nuls congiez ne soit donnez d’amenuisier les choses qui apartiennent à nostre tresor ne de torner les à autres tytres ; et letres en soient envoiees dedenz .iiii. mois à ceste sainte cité au perill as gouverneurs des contrees. - Et se le fait autrement que si comme l’en a commandé à nostre hautece, li juge et lor officials sachent que il le comparront. -

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- Cil meismes empereurs dient à Elyodore, conte des sainz dons : Nous commandons que, se li atornemenz qui est faiz selonc la coustume de la haute prevosté en diverses contrees ne contient pas assez souffisaument comment li don doivent estre demandez, pour ce ne remaigne pas que li juges avenanz ne s’entremete que li don soient demandez, si comme il doivent as viscontes et as vicaires et as contes d’Orient et au prevost d’Egypte et as gouverneurs des contrees et à lor officiaus et as curiaus ; et chascuns ait paour d’estre condampnez à .xx. livres d’or, se meins est demandé ou mis en nostre tresor que l’ancienne coustume establi. -

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- [10.24.0. Ne operae a collatoribus exigantur] - - De demander oevres à ceus qui nous rendent treuz. -

- Li empereur Valantins et Graciens dient : La purté commant que les oevres qui jusques ci ont esté demandees à tous ceus des contrees qui nous paient les treuz remaignent dés ci en avant. -

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- [10.25.0. De immunitate nemini concedenda] - - Que nuls ne soit quites des treuz. -

- Li empereres Gordiens dit au pueple : Les notaires des citez seront tormentez par feu, selonc cest nostre banissement, se il dient par le barat ou par la convoitise ou par la poesté d’aucun que aucuns soit quites de paier les treuz et se il n’effacent toutes tiex manieres de quitances et font paier à tous communement les treuz.

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- Li empereres Honoires et Theodoses dient à Antene le prevost : Li porseeur qui sont en Bithine ou es autres contrees soient contrainz de metre à reparer les fossez, selonc le nombre des jornielz ou des sers que il porsieent.

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- [10.26.0. De conditis in publicis horreis] - - Cest tytre est des choses qui sont es communs guerniers. -

- Li empereres Valentins dit à Volusian le prevost : Nous commandons que toutes les choses qui sont es guerniers soient despendues que l’en ne touche pas au forment qui de ta prevosté sont aportez as greniers de la cité, devant que toutes les choses qui i furent avant mises soient departies. - Et se les blez sont si corrompuz par viellesce que il ne puissent pas estre venduz par eulz, l’en mete du nouvel, par quoi la corruption puisse estre couverte que la bourse l’empereur n’i ait pas domage. - Et à ceste besoigne faire soit mis uns loiaus homs par ton jugement qui mesurt les fromenz au mui ou qui concueille par droit esme combien il en a es greniers. -

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- Cil meismes empereres dient à Artheme le prevost : Quant tu vendras à aucune cité ou à aucune mansion, nous voulons que tu regardes maintenant les greniers, si que les chevaliers en soient soldoiez de bon blé et de sain, - quar s’il sont descouvert par ta negligence, tous li domages qui i avendra par pluie sera sus toi.

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- Li empereur Archades et Honoires dient à Antor le prevost : Nuls n’ait dés ci en avant congié d’atouchier les choses qui sont es greniers par illité. - Et se aucuns brise les greniers et il prent aucune des choses qui i sont, sache que ceste paine li est establie par non de jugement que il sera envoiez en essill et perdra tout son chatel. -

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- [10.27.0. Ut nemini liceat in coemptione specierum se excusare et de munere sitoniae] - - Que il ne loise à nul à escuser soi de l’achat des choses communes. -

Li empereres Anaistaises dit à Matronian le prevost : « Toutes les foiz que il est besoinz d’ache[ter] tel froment ou orge ou autres choses en aucune contree, nous jujons que li congiez d’escuser soi ne soit donnez à nul des porseeurs pour nul previlege que il ait. Et s’aucune excusacion est dés ci en avant donnee à aucun par nos letres - ou par l’ordenement à aucun juge, cele licence ne vaille rienz contre la forme de ceste nostre loy, - quar nous voulons que cist fessiaus soit sor tous, selonc ce qu’il en apartient à chascun que nostre sainte meson ne cele à la noble empereriz n’en soit pas soustraite. -

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- [10.28.0. De collatione donatorum vel relevatorum aut translatorum seu adaeratorum] - - Des ventes que cil paient que autres i ont atornez. -

- Li empereres Theodoses et Valentins dient à Ernogene le prevost : Nous jujons que li ordenemenz Eudoch qui fu de haute recordance ne soit pas amenuisiez, qui juja que la certaine quantité à quoi les porseeurs sont atornez à paier la fust apelez louages, quar pour ce que ce est autresi comme loages et que il doit estre paiez chascun an, nous n’otroions pas que l’en aille encontre. - Et si voulons que l’indulgence de la description de quoi il fet mencion soit gardee par tous temps en toutes manieres d’atornemenz et que nule seurdemande n’i soit doutee de ci en avant ; et nous ne lor relaschons pas tant seulement les arrierages du temps passé, ainz ne voulons que nule nouvele chose lor soit demandee dés ci en avant à nul à relever ses possessions contre nos establissemenz. - Et li offices de ton haut siege sache que se plainte nous vient aucune foiz que l’en ait fait contre cest nostre establissement ou s’il commande que aucune chose soit faite qui soit contraire à ces sainz ordenemenz et il veult que aucuns soient abandonnez par cest tytre comme deteur, il sera condampnez à .cc. livres d’or. -

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- [10.29.0. De collatione aeris] - - Cest tytre est combien chascun doit paier de son chatel. -

- Li empereur Archades et Honoires dient : Nous voulons que li pris du chatel qui est establiz que cil des contrees rendent selonc ce que il ont soit si demandez que pour chascunes .xx. livres soit .i. solt demandez à celui qui les porsiet. -

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- [10.30.0. De discussoribus] - - Cest tytre est de ceus qui oient les contes. -

- Li empereur Valentins et Graciens dient : Toutes les foiz que l’en savra certainement que cil qui a receu conte d’aucun a conté desloialment et il ne porra pas prouver que il l’ait fait loialment, il soit maintenant contrainz de paier en cele meismes maniere et par cel meismes tytre de quoi il a fait .i. autre son deteur à tort. -

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- Li empereres Archades dit à Messale le prevost : Que aucune proie ne nesse à ceus qui reçoivent nos rentes, pour ce que il ont entrelessié par aventure à faire letres de quitance à ceus qui les ont paiees, nous jujons que quant letres de quitances ont esté faites de ceus qui reçoivent les rentes et eles sont contenues en communs crimes, eles ne soient pas derechief demandees par tort. -

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- Li empereur Theodoses et Valentins dient : Nous jujons que la cure de conter et d’enquerre les jorniex que chascuns a et les rentes que il doit soit commandee en chascune contree as henorez et as chevaliers et à leur menistres et as avocaz de la court de chascune contree. -

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- [10.32.0. De decurionibus et filiis eorum et qui decuriones habentur quibus modis a fortuna curiae liberentur] - - Des curiaus et de lor filz et en quel maniere il sont delivres de la fortune de court. -

- Li empereur Valeris et Gallians dient à Concesion : Se tes peres volt que tu fusses curiaus et cele henor te fu donnee tant comme il vesqui, ses hoirs sont tenuz à la chose commune, quar tes peres est en cest cas autresi comme tes pleges, mes ce ne sera devant que toutes tes choses aient esté saisies pour paier ce que tu doiz à la court. -

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- Ce est l’essample des letres as sainz empereurs Dyoclecien et Maximien : Il convient que les mestres gardent que quant les curiaus sont apelez sollempnelment en la court tous ensemble, il nomment en quel office chascuns sera mis et facent savoir à chascun par le commun official à quel servise il est nommez, et chascuns ait pooir d’apeler se il veult et de maintenir sa cause par devant le prevost en la premiere qui est acoustumee ; et se il est certaine chose que il ne deust pas estre nommez à cel office, il convendra que cil qui l’i nomma li rende les despens que il a faiz el plet. -

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- Cil meismes empereurs dient à Julien : Pour ce que tu receuz de ton gré l’onneur de curial, tu n’en puez pas estre mis hors, jasoit ce que tu dis que tu es vielz. -

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- Cil meismes empereurs dient à Cassian : Pour ce que l’en ne doute pas que li filz adoptiz ne soit filz à curial pour la dignité à son pere adoptif, il ne convient pas que cil que tu metoies en lieu de gage naturel pour toi fust tormentez par le prevost de la contree de crueux tormenz de cors, et cil mesfez sera espaneiz par avenant paine. -

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- Cil meismes empereurs dient à Leonce : Il t’a esté amonnesté faussement que les filz qui sont en la poesté lor peres ne pueent pas estre appelez à servises ne à honneurs, mes se tu ne t’asentis pas au nommement qui fu faiz de ton filz, tu ne porras pas estre traiz en cause pour les choses que il a amenistrees. -

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- Cil meismes empereurs dient à Leonce : Li droit ne deffendent pas que li curial qui ne sceivent nules letres ne parfacent lor offices. -

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- Cil10.32.7 et 10.32.8] paragraphes déplacés après 10.32.13 dans le ms. meismes empereurs dient à Diogenian : Jasoit ce que .ii. freres aient lor biens ensemble, pour ce ne remaint il pas que chascuns ne soit tenuz en son non as services citoiens. -

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- Cil meismes empereurs dient à Palatonian : La male renommee que tu doiz haïr te tolt l’ennour que tu avoies aquise et ne mie l’aventure des eulz que tu as perdus. -

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- Manque dans le ms. -

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- Cil meismes empereurs dient à Aurele : Se li prevoz de la contree voit que tes peres ait plus de .lxx. anz d’aage, il prouvera que il soit quites de tous servises parsonniex. -

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- Cil meismes empereurs dient à Maxime : Il est certaine chose que fame ne puet estre traite en cause pour son mari qui est curiaus. -

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- Cil10.32.12] paragraphe déplacé après 10.32.8 dans le ms. meismes empereurs dient à Zole : Il ne convient pas que cil qui sont mal renommez aient quitance de nul servise, quar ce apartient à previlege et non pas à male renommee. -

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- Cil meismes empereurs dient : Sentence à prevost ne aage de .L. anz ne maladie de poacre n’escuse pas homme de servise de court. -

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- Cil meismes empereurs dient à Aubri : Nuls juges ne doit delivrer aucun du servise de la court par son propre jugement, quar se aucuns est tiex que il en doie par droit estre souzlegiez, son non doit maintenant estre raportez à nostre sceu, si que quitance li soit donnee par nous par certain temps. -

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- Cil meismes empereurs dient à Hilarian : Nous voulons que tuit li curial s’atiegnent del office as notaires. -

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- Cil meismes empereurs dient : Se aucuns curiaus est contrainz de venir à nous, ou pour sa chose propre ou pour la cause de la chose commune, il ne se parte pas de la court devant qu’il ait dit au juge son desierrier et que li juges li ait donné congié de metre soi à la voie. Et se aucuns despist cest commandement par son propre hardement, avenant venjance en soit prise. -

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- Cil meismes empereurs dient : Se aucuns lesse le servise de la court pour estre chevaliers, il soit rapelez à la court.

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- Cil meismes empereurs dient : Se cil qui seront nommez à aucune mestrise s’en fuient, il soient quis tant que il soient trouvez. Et s’il se pueent tapir tant que il ne soient pas trouvez, lor biens soient à ceus qui seront mis en lor lieu. Et s’il sont trouvez aprés ce, il soient contrainz d’estre el servise de la court par .ii. anz entiers, - quar il convient que tuit cil qui essaient à eschiver les servises de la court soient tenuz par une meismes condicion. -

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- Cil meismes empereurs dient : Les letres soient quassees par quoi quitance de citoiens servises est donnee à aucuns, et tous soient contrainz de faire les servises de la court, si que la quitance qui est donnee à aucun par l’assentement des citoiens ou de la court ne vaille rienz, mes tuit soient apelez communement à estre compaignons des servises. -

- Cil meismes empereurs dient : Se aucuns lessent le servise de lor cité, ta hautece les face contraindre à faire le, si que il soient contrainz de rendre maintenant les despenses que la cité a faites pour euls. -

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- Cil meismes empereurs dient à Nemosiam : Li curial de toutes les citez ne doivent soustenir nule moleste pour nostre chose privee ne estre enbesoigniez de tiex servises, quar ce est assez, se les servises des citez sont avenaument acompliz par euls. -

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- Cil meismes empereurs dient : Li ancien prince otroierent que cil fussent curial de la cité d’Antioche de par lor mere, qui ne sont redevables à nule autre cité par la condicion lor pere. -

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- Cil meismes empereurs dient à Juli[en] : Il convient porveoir à la nouviauté as curiaus de quoi li non sont nouvelement en la court que il ne soient chargiez des detes à ceus qui furent devant eulz ; mes cil soient traiz en cause pour ces detes qui les acrurent, ne tu ne sueffres pas que cil soient travailliez pour autrui fessel. -

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- Cil meismes empereurs dient : Se aucuns curiaus est peres à .xii. enfanz, il soit quites des servises de la court. -

- Li empereur Valentins et Valeriens dient : Li gouverneeur des contrees ne commandent pas que li curial viegnent à eulz hors des bonnes de lor citez, se ce n’est por le commun besoing. -

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- Cil meismes empereurs dient : Aucuns sont pareceuz qui lessent les servises des citez et les cures et se metent en abaïes par couverture de relegion. - Nous commandons donc que cil qui seront entrepris en tel chose soient mis hors des abaïes et rapelez à la cure des citez ; et perdent lor propres choses selonc la forme de nostre establissement que nous avons jugié que cil aient qui faisoient pour eulz les servises de la cité. -

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- Cil meismes empereurs dient : Cil qui a à coustume à servir à la cité ne demant pas à estre en quites par le previlege de la chevalerie son pere. Et se ses aïols fu chevaliers et ses peres fu curiaus, il sera hors du servise que son pere faisoit. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nuls ne soit par nul avantage quites des servises que il doit. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Cil qui sont nez de fames qui doivent tous jours etre gardez de nos mesons et de pere curial n’ensivent pas la condicion à lor peres, mes à cele à lor meres. -

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- Cil meismes empereurs dient : Il est certaine chose que les procurateurs de la chose commune doivent user de communs fez. -

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- Cil meismes empereurs dient : Cil qui sont de lignage as curiaus soient traiz de tous les lieus où il seront pour faire les communs servises. Et ce n’est pas merveillie, quar cil meismes qui les repondront perdront lor renommee et seront em perill de perdre lor choses, se il lessent le commun profit pour lor privees gardes. -

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- Li empereurs Graciens et Valantins dient : Li curial qui ont lessié le servise des citez que il doivent faire par nature soient rendus à lor ancien ordre que il ne soient trait en cause pour aucune legiere cause. -

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- Cil meismes empereurs dient : Tuit li juge et li gouverneeur des contrees s’atiegnent de la coustumance de fole emprise, et sache que nuls curiaus ne doit estre souzmis à torment pour nul mesfet. - Et se aucuns des juges monte par aventure en si grant forsenerie que il ose sozmetre à torment aucun des curiaus de sa court, il soit puniz par paine de .xx. livres d’or et soit diffamez pardurablement, si que il n’en soit quites pour nules especiaus letres de quitance que il puisse empetrer, et ses offices soit contrainz de paier à la borse l’empereur .L. livres d’or par non de paine, quar nous li otroions franche poesté de contrester à la desloialté à son juge. -

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Cil meismes empereurs dient : Se aucuns baille à curial la procuracion de ses choses, il soit batus par tres grief paine, si que exception de nule dignité ne li vaille. - Et cil qui a oblié sa franchise et son lignage et a receu cel procurement et empoiriee sa renommee par tel servise soit envoiez en essill. -

Cil meismes empereurs dient : La hautece gart les anciens commandemenz en retenir les filz as curiaus - et contraigne ceus qui eschivent les servises de la court pour l’endroit d’avocacie que il facent lor servises, quar jasoit ce que il n’est pas tous jours besoinz de faire les, neporquant li païs ne les quite pas, - et si commant que les filz as mestres qui descendent du lignage curial soient autresi redevables à la court. -

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- Cil meismes empereurs dient : Chascuns ensive la nature son pere à la maniere de l’ordre as senateurs, ne les letres qui sont empetrees especialment ne vaillent rienz se aucuns se veult desfendre par la nature sa mere et estre remuez de la greignor court à la meneur, ne nule exception n’i vaille. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Toutes les foiz que cil dient que il ont empetrees nos letres qui sont redevables à aucune court, ou par nature ou par sentence qui en a esté donnee contre eulz, il n’aient nul pooir d’eschiver le servise de la court par nostre commandement. -

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Cil meismes empereurs dient : Nuls des officiaus ne soit donnez au servise d’aucune court par non de paine, se ce n’est par aventure aucuns qui ait foui la court et se soit faiz chevaliers que il ne face les servises que il doit faire par nature. - Tu amonnesteras donc tous les juges qui sont sozmis à ta poesté que nuls d’euls ne cuit que il doient donner aucun homme à aucune court par non de torment, quar cil qui sont coupables de crime ne doivent pas estre mis en dignité, ainz doivent souffrir paine. - -

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Cil meismes empereurs dient : Li curial qui croient que il puissent estre deffendu par le previlege de nostre meson de faire le servise de la court soient retrait à la court et facent lor propres servises et restorent les domages qui sont avenuz au commun pour lor deffautes. - -

Cil meismes empereurs dient : Li sergent et li curial et li receveur des treuz qui seront desatemprez en demander les contre l’anciane coustume soient sozmis à batemenz de plommees, non pas tant seulement par nous à qui toutes choses sont sozmises por la dignité de cest lieu, mes par les juges ordinaires. -

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Cil meismes empereurs dient : Curiaus ne change pas par proieres ne par envie la fortune que il gaigna dés que il fu nez. Et s’il puet estre quitez du servise de la court por viellece, il ne laist pas à la court por l’ordenement qui seult tout estre jugiez par pluseurs. - - -

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- - Li empereurs Archades et Honoires dient : Li mestre des chevaliers n’aient nule communeté o les cors. Et il sachent que il ne lor loist pas à entremetre soi de ce qui n’est pas sozmis à lor poesté. - Nuls dus ne nuls connestables ne bate ne ne ledenge nul curial ne nul des serjanz qui sont envoiez de la court au prince. Et se aucuns fait contre ce par son fol hardement, sache que il sera puniz par .xx. livres d’or. -

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- Cil meismes empereurs dient : Sachés que tuit cil qui sont tenuz par lignage à estre curiaus et se sont assemblez à divers previleges d’autres offices doivent estre rendus au servise de la court. Et nous ne voulons pas que letres ou autres porchaz lor vaillent à eschiver les servises à quoi il sont tenuz. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nuls ne soit liez des lians du lignage sa mere tant seulement, quar la fieblece as fames n’oblige pas lor enfanz as servises dont eles sont quites. - -

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- Li empereur Archades et Honoires dient : La forme de nommer les curiaus ne doit pas chanceler ; pour ce, se tuit cil qui sont en l’ordre de la cort n’i pueent estre, quar ce que la mendre partie est hors, ou par besoing ou par aventure, ne doit pas quasser ce que la greignor establist salvablement, quar quant les .ii. pars del ordre sont en la cité, ce vault autretant comme s’il i estoient tuit. -

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- Cil meismes empereurs dient : Quant l’en eslist curiaus qui aient la cure du païs, l’en eslise tiex qui en soient dignes par merites ou par richesces que tiex n’i soient mis par aventure qui ne puissent acomplir les communs servises. -

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- Cil meismes empereurs dient : Li curial qui ont receu tel dignité et tele honneur doivent redouter ceus à qui il sont bailliez à gouverner, et ne cuident pas que la dignité lor soit donnee pour despire les commandemenz as juges. - Et se aucuns est repris de cel mesfet, il soit puniz de .v. livres d’or et despoilliez del henour où il s’est malement contenuz. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous jujons del heritage as curiaus que, se li peres muert, ses lignages soit tenuz au servise de la court. -

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- Cil meismes empereurs dient : Tuit cil qui sont deu à aucune court par aucun droit soient tenuz à acomplir les servises de la court, de quel suite que il soient. -

- Cil meismes empereurs dient : Tuit li curial soient pardurablement es cours à quoi il doivent servir par nature, et cil d’euls qui sont apelez à gouvernement de contrees ou à aucune baillie, par barat ou par convoitise, sachent que il ne remaindront pas tant seulement en la court, ainz feront derechief tous les servises que il devoient faire dés le commencement. -

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- Cil meismes empereurs dient : [J]asoit ce que il ait esté porveu par couvenable amendement comment li curial doivent estre renduz à lor offices et lessier le non et l’onneur de chevalerie, neporquant pour ce que il ont trouvé par malicieus conseill que il usent hors de lor contrees et demeurent en estrange païs autresi comme se li lieuz lor fust deffendus, que ils n’aient longuement esperance de tapir soi pour le domage as cours et d’estre sanz paine. Nous alons contre lor convoitises, si que l’en rende de lor chatieus as cours que il ont lessiees par barat ou par convoitise de chevalerie touz les domages que eles ont euz par lor deffaute. - Se cil qui sont donc apartement tenuz as servises d’aucune court sont apelez par sollempniex banissemenz dedenz l’an aiment miex à repondre soi que à venir avant, sachent que quant li ans sera passez, li gouverneeur des contrees en seront requis. Et tous li domages qui par lor defautes iert avenuz as cours que il ont lessiees lor sera restorez de lor chatiex, quar nous ne voulons pas que il se puissent plaindre de trop court terme. -

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Cil meismes empereurs dient : Comment trouveroit l’en si desloial juge es citez qui sont grans et nobles et riches et plaines de curiaus que il demandast à ceus qui sont delivres de la fortune de la cort raison de lor servise du temps trespassé, si que l’en demandast as uns conte de lor servise puis que les autres seront mis en leur lieu. -

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- Li empereurs Honoires et Theodoses dient : « Il ne loist pas quitement as curiaus à moustrer les ensaignes de lor dignité hors du terrouer de lor propre cité. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous establissons par ceste general loy que, se aucuns veult ramener aucun curial à sa court et il ne puet trouver le prevost, il li soit otroié à metre main sus le curial se il se deforce et à ramener le par devant le juge si que il a fiance que il se puisse deffendre ; et li juges ne termine la cause dedenz trois mois et le trait à la court ; se il est convaincus que il i doie servir, il soit contrainz de paier paine de .x. livres d’or et ses offices soit tenuz à paier en autretant. -

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- Li empereres Theodoses et Valentins dient : Se aucuns curiaus ou autres qui soit sozmis à une court ose convoitier chevalerie, il ne soit garniz par nule prescription de temps, ainz soit ramenez à sa propre condicion, ne il ne lor enfanz qui sont nez aprés cel estat ne puissent pas refuser que il ne facent les servises de la court. -

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Manque dans le manuscrit. -

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Cil meismes empereurs dient : Nous jujons que .v. des curiaus de la cité d’Alixandre soient quites des tormenz corporiex qui deffendent o franche voiz les preuz du païs, quar se il mesfont aucune chose, il porront bien estre chastoié par lor chatiels, ou par devant la court ou par le jugement au prevost de Egypte. -

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Cil meismes empereurs dient : Cil qui par .xxx. anz ont esté curial en la cité d’Alixandre soient quites de tormens corporiex, mes il ne soient pas quites de paine de chatel en tel maniere nepourqant que l’en regart as dessertes à chascun, si que cil aient cest previlege qui en sont dignes, et cil qui n’en sont pas dignes ne l’aient pas. -

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- Cil meismes empereurs dient : Se aucuns curiaus nomment as communs servises aucuns qui s’i assentent, nous commandons que il ne conviegne pas atendre l’assentement au prevost de Egypte, mes la volenté à l’une partie et à l’autre soffise, si que cil que nul ne contredit reçoive le servise, et lors soit portee au devant dit juge la volenté à celui qui est nommez et cele à celui qui le nomma. - Et s’il porloigne à recevoir les ou à confermer, sache que il sera condampnez en .xxv. livres d’or. -

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Cil meismes empereurs dient : Nuls qui soit tenuz à faire les servises de la court ne puisse acomplir les par autre personne, mes il face par lui meismes le servise que il doit à la court, jasoit ce que il soit envoiez de noble dignité, se il ne li est otroié especialment que il le face par autre personne, - et il n’est pas vëé as henorez qui ont gaaingnié noble dignité que il ne facent satisfacion des servises de la court par autres personnes au perill de lor chatiels. -

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Li empereres Leons dit à Vivien le prevost : Nous jujons que Dorothees, nobles homs, et sa substance et Hirennes, noble homme, connestables et notaires ne soustiegnent nul travaill, pour ce que il sont de lignage curial, jasoit ce que il fussent nez ainz que lor peres fussent en nobles dignitez ; et les enfanz que il ont ou qu’il avront dés ci en avant ou qui naistront jamés de lor ligniee soient quites de toute condicion et de tout servise curial. Et la loy au saint empereur Julien qui fu faite du lignage de par la mere as curiaus de la cité d’Anthioche n’ait nule force en la personne - - Drochee - Dorothee - - ne Herenne, nobles hommes, ne contre lor chatiels ne contre lor enfanz qui ja sont nez ou qui naistront dés ci en avant. - Mes nous commandons que cele loy ait sa propre fermeté envers toutes les autres personnes du lignage devers la mere qui apartienent à la court de la cité d’Anthioche tant seulement. -

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- Cil meismes empereurs dient : Se cil qui est nez de la fille au curial de la noble cité d’Anthioche, et de pere qui ne doit nul servise à nule autre cité en est convaincus, ou il le reconnoist de son gré par devant le juge de la contree, je ne cuit pas qu’il ait puis pooir de noier ou d’eschiver la condicion, ne il ne doit pas despire la fortune à son aïol de par sa mere, ne il ne dout pas que il ne soit tenuz à faire les servises de la court. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que la fortune Doctice, noble homme, ne soit en nule maniere travailliee pour condicion curial ne ses chatiels, mes cil qui s’esforcera de ce faire en soufferra paine comme de sacrilege. Et tous ceus qui sont engendrez aprés ce que lor pere a parfait noble aministracion ou tant comme il i est soient deffenduz de tout servise de court et li chatielz lor pere sanz nule doute, et nuls ne soit qui ne face semblant que la personne au pere et tous ses chatiels sont delivres des loiens de la court. -

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- Li empereres Zenons dit à Sebastien le prevost : Nous ne voulons pas que, se aucuns sont tenuz dés le commencement au servise d’une court et il sont aprés esleuz à estre contes de nos choses privées ou de nos sainz dons ou questeurs de nostre saint palés ou mestres de nos offices ou d’aucune bailliee, que il soient pour ce delivres des servises de la court, mes il et lor enfanz qui sont engendrez ou devant ou aprés et lor chatel soient obligiez au servise de la court quant il avront finee cele aministracion. Se il ne sont garniz contre ce d’autres loiaus previleges ou cil qui sont donnez par les establissemenz soient gardez fermement et entierement et que les honneurs qui lor sont donnees n’aient vain non, il aient les tytres de lor dignitez et servent as cours par autres personnes au perill de lor chatielz, et aient les previleges de la dignité tous enterins. - Manque dans le ms. - Et nous voulons que cil qui orent les devant dites dignitez devant le commencement de nostre empire et puis les ont tenues et lor filz qui puis ont esté engendrez et lor chatel soient delivres de tous les servises curiaus. - - Et si jujons que tuit cil qui ont esté nos mestres ou nos conseilliers, ou qui dés ci en avant le seront, ou mestre des chevaliers ou prevost d’Orient ou d’Illire ou de la cité, et lor chatielz et lor enfanz qui seront engendrez aprés cele dignité soient delivres des servises curiaus. -

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- Li empereres Anaistaises dit à Policarpe le prevost : Nous voulons amender le saint establissement à l’empereur Zenon qui fu faiz des curiaus qui doivent estre delivres des servises de la court, aprés ce que il ont esté mis es certaines aministracions ou es dignitez qui i sont nommees en cele partie, tant seulement en quoi il est contenu que cil qui devant cel establissement dés le commencement del empire au saint empereur Zenon furent faiz contes des choses privees ou des sainz dons ou questeurs ou mestres des offices ne soient pas pour ce quites des servises curials, ainz soient obligiez à servir à la court quant il avront lessiee cele dignité, et il et lor chatel et lor enfanz quanque il soient engendrez, ou devant la dignité ou aprés, se il ne sont garniz par aventure d’autres loiaus previleges. - Nous commandons donc que cil qui parferont les devant dites aministracions, ou toutes ou une, et lor enfanz et lor choses aient tout entier le benefice que il ont aquis par cele aministracion, si que dés que la quitance de la condicion et des servises de la court est quite par l’ordenement aus princes qui furent avant eulz et à lor choses et à lor enfanz, il en usent autresi apres l’aministracion. Et s’il avient qu’il aient fait les servises de la court, ou par eulz ou par autres personnes, aprés l’establissement au saint empereur Zenon, li establissemenz ait sa force dés le jour que il fu faiz, quar il convient que les loys doingnent forme as choses qui sont à venir et ne mie à celes qui sont trespassees. - -

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Li empereres Justiniens dit à Demostene le prevost : Nous conseillons les compaignies des curials et jujons que nuls ne se deçoive si que il cuit que il soit frans fors par certaines manieres, mes chascuns sache que delivrance de la condicion curial li puet avenir par nostre commandement tant seulement. Et toutes les manieres que cest establissement ne comprent pas soient failliees dés cest jour en avant. - Se aucuns a donc conquis l’onneur de estre nostre mestre, ou il est hennorez de la dignité de conseillier, ou il est prevoz d’aucune prevosté ou de ceste cité, ou il est mestres des chevaliers, sache que il est quites de cele condicion, et il et son chatel et ses enfanz qui ont esté nez puis que il fu en cele dignité ou en cele aministracion. Et cil qui furent avant nez remaignent en lor ancienne condicion. - Et li prevost et li questeur et li patron de la bourse l’empereur et le prevost d’Orient et cil d’Illire et cil de la cité soient delivres des servises de la court, quant il vendront à estre patrons de la borse l’empereur ; et lor chatel et lor enfanz que il orent avant que il fussent mis en cel degré ou aprés. Et li prince de ceus qui s’entremetent de nos choses sont quites des servises de la court par les anciennes lois. - Et cil qui gardent les aumaires où les chartres sont et les saintes letres et cil qui gardent les libelles ou les saintes connoissances et leur chatel et lor enfanz que il ont euz puis que il furent en cele bailliee soient autresi delivres des servises de la court. - Et nous confermons pour les travaus que il ont souffers par molt lonc temps et voulons que il soient gardez sanz bruisier que tuit cist soient delivres de la fortune curial et lor chatel. - Et lor enfanz selonc ce que nous avons avant dit et les filz aus patrons de la borse l’empereur qui ont esté nez puis que il furent en cele dignité soient quites des servises curiaus, et cil qui furent avant nez remaignent en lor premiere fortune. - Et nous ne souffrons en nule maniere que quitance des servises de la court apartiegne par autres manieres que par celes que nous avons dites, neïs par celes qui sont comprises es anciennes lois, si comme cele estoit par quoi quitance estoit otroiee as peres qui avoient trois enfanz masles ; mes se aucuns privez establissemenz en est faiz, ou quitance en est porpensee par la sentence à aucun prevost, ou par aucunes autres manieres, toutes ces choses ne vaillent rien plus que se eles ne fussent pas faites, et les curiaus soient rendus à lor citez et lor choses i soient obligiees si que nule excusacion ne lor vaille. -

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- [10.33.0. Si libertus aut servus ad decurionatum adspiraverit] - - Se cil qui a esté franchiz ou aucuns sers tent à estre curials. -

- Li empereur Dyocleciens et Maximiens dient à Saturnin : Se aucuns qui a esté franchiz n’a pas empetré la droiture de porter anel d’or ne il n’est pas renduz à naturel franchise, li prevoz de la contree ne doit pas souffrir que il soit faiz curials, ainz li doit enjoindre avenant paine se il fait contre ce. -

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- Cil meismes empereurs dient à Origene : Se li prevost de la contree aperçoit que cil qui a .i. des offices de la court soit tes sers et que il seust bien de quel condicion il estoit quant il tendi à cel office, il li fera souffrir avenant paine pour ce que il a ordoiee la dignité de si vil taiche ; mes se sa fame estoit tenue communement pour franche et il fu engendrez d’un curial et vint par erreur à recevoir cele honneur, il le sozmetra à ta seignorie. -

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- [10.34.0. De praediis curialium sine decreto non alienandis] - - Des biens as curials qui ne doivent pas estre vendus sans jugement. -

Li empereurs Valantins et Theodoses et Archades dient à Cynee le prevost : Se aucuns des curiaus a besoing de vendre possessions à chans ou à citez, il requiere le juge avenant et li die toutes les causes par quoi il est destroiz et einsi ait il pooir de vendre sa possession se il prueve que il en ait besoing et la vente ne vaudra rienz se ceste forme est despite. - Einsi avendra il que il ne vendront pas lor choses pour nient, ne les acheteurs ne seront pas desloiaus et le vendeur ne se porra pas plaindre que il ait esté deceus par l’aguet ou par la puissance à l’acheteur, quant li besoinz au vendeur et la volenté à l’acheteur seront seus en court. - Et se aucuns achate sor deffens par autres personnes que par lui la chose que le curial vendoit, sache que il perdra le pris que il i dorra et que il rendra la possession que il achetera o les fruiz. -

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- Li empereur Theodoses et Valantins dient : [R]ente de chose de heritage qui est aquis à aucune court ne la delivrance au deteur qui paie ce que il doit ne doit pas estre receue, se la cause de faire la vente ou de quiter l’obligement n’est prouvee en court par le jugement à toute l’ordre des curials ou à la greignor partie. - Et nous commandons que les deniers qui en sont en soient mis en acheter possessions de quoi toutes les rentes soient gardees à la court loialment à ses besoinz par le consentement à tous et meesmement as plus riches, ou qui soient bailliees à loage, et avenant plege en soit pris. -

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- Li empereres Zenon dit à Sebastien le prevost : Nous deffendons que li curial ne vendent pas lor choses qui ne sont pas mouvables ne lor sers sanz jugement, mes nous lor otroions biens que il facent dons ou changes ou autres marchiez semblables sanz jugement, quar les establissemenz que les sainz princes qui furent çà en arrieres firent parolent en pluseurs lieuz que li pris ne soit pas rendus, si que l’en puisse par ce entendre apartement que li seuls marchiez d’acheter et de vendre est desfenduz as curiaus sanz jugement. - Quar quant vente est faite par jugement, nous jujons que il ne ceus qui achatent d’eulz n’i aient nul domage par nul achoison ne par nule personne, ne li jugemenz qui en - om. - [a] - a] om. ms. corr. d'après A - esté faiz ne soit pas recitez ; mes quant li curial ou la greignor partie d’eulz avront raconté au juge la chose sanz nule malice et sanz le damage à ceus qui font les marchiez, la sentence au juge avenant soit donnee de confermer le marchié. -

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- [10.35.0. Quando et quibus debetur quarta pars ex bonis decurionum et de modo distributionis eorum] - - Cest tytre est quant la quarte part des biens as curiaus est deue et à cui et la maniere de departir les. -

- Li empereres Theodoses dit : Se cil qui est hoirs à .i. curial est estranges de la compaingnie as curials, se il est hoirs de tous les biens de l’heritage ou d’une partie, nous commandons que la court demant la quarte partie de tant comme il en a. -

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- Cil meismes empereres dit : Il nous souvient que nous avons fait nouvelement une loy par quoi nous commandasmes que la court ait la quarte part des biens as curiaus qui muerent o testament ou sanz testament, fors quant lor heritages eschiet à lor filz qui sont curials ; mes il y a pluseurs qui vuelent querre autresi comme achoison de corrompre tout le patremoine et chalengent partie de chascune chose et depiecent si toutes les choses que, quant il vuelent nuire à ceus qui sont lor parçonniers des choses qui lor sont lessiees, il perdent lor - dures - droiz - droiz] dures FA sua quoque iura praecipitent texte latin - meismes. - Nous refrenons donc lor licence par nostre porveance et tolons as curials pooir de porprendre par lor auctorité les choses au mort. Et li hoirs à qui li heritages eschiet, ou sanz testament ou par aucune derreniere volenté, s’entremete que touz li patremoines soit departiz, si que toutes les choses soient parties par sort, ou que la court - choise - choi[siss]se - choisisse] choise ms. - la quarte part ou li hoirs les .iii. pars. - Et einsi n’avront li devant dit hoir et la court nul damage des choses que il avront en parçonnerie, quar ce est naturiex vices que l’en despise ce que l’en porsiet en parçonnerie o autres et que cil qui n’a pas tout cuit que il n’a rienz et que il sueffre que sa partie soit corrompue quant il a envie del autrui. - Mes quant la quarte part des biens au mort doit estre offerte à la cort, nous otroions que les choses qui ne sont pas mouvables qui ne pueent pas legierement estre celees soient proisiees et departies par devant les curials, mes nous ne souffrons pas que les choses mouvables en l’instrument ou les autres droitures soient aportees avant ne pueploiees, ainz voulons que l’en croie les hoirs par lor serement quant il avront proisiees les choses dilijaument et il diront quiex chatiels il y a ne de quel pris, quar il n’est nule chose si dure ne si contraire à humanité comme pueploier les choses au mort et descouvrir sa povreté, ou faire envie as autres par ses richesces et à demander les detes. - Se les hoirs vuelent paier à la court ce qu’il lor affiert pour la quarte part des actions, il aportent avant les instrumenz par lor seremens et chascuns demant as deteurs la partie qui li affiert ; et tout autresi, se li mors estoit obligiez à aucun creancier, li hoirs et la court soient contrainz de paier chascuns sa part de la dete. - Et se les hoirs vuelent faire le serement, li curial aient pooir d’encerchier toutes les choses à la maniere de celes qui ne sont pas mouvables, si que quant tuit li chatel au mort seront aportez en present, les choses soient proisiees ou parties par devant les curiaus. - Et en toutes les causes en quoi la quarte part apartient à la court jujons nous que les transactions qui en sont faites soient fermes et entieres. - Et autresi comme nous avons establi que les chatiels as curiaus soient tout enterinement à lor filz ou à lor neveuz, voulons nous que la fille ou la niece qui se marie à curial de la cité dont son pere ou son aïol ou son besaïol fu nez ait par testament ou sanz testament la seignorie des choses et toute entiere et sanz nul amenuisement. - Mes se l’en trueve aprés la mort lor peres ou lor aïols ou lor besaïols que eles ne se marient pas ou que eles soient veves, se eles sont dedenz aage, nous voulons que eles atendent trois anz aprés ce que eles sont en aage, et se eles sont en aage ou eles sont veves, l’en atende autresi .iii. anz aprés la mort à celui à qui li chatiels fu et dedenz ce soit la quarte part en crolle, si que se ele se marie à curial de cele meisme cité, ele l’ait pardurablement, et se ele prent autre mari ou ele est du tout sanz marier soi, la quarte part de tout le chatel et des possessions de champs ou de citez soit donnee à la court ou les fruiz de .iii. anz que l’en a atendu, si que la raison du serement soit gardee et de la quantité et du pris des choses mouvables et de mouvoir les actions et de recevoir les, si comme il a esté dit es estranges personnes. - Mez se la mere au mort ou son aïole est trouvee el mariage à curial de cele meisme cité el temps que li filz ou li niez muert, nous ne souffrons pas que ele ait damage de cele quarte part. - Et se li morz fait son hoir d’un estrange qui ne li apartiegne pour tant que il soit curiaus de cele meisme cité, nous ne voulons pas que il ait domage de cele quarte part. -

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- Li empereres Justiniens dit : Se aucuns qui soit redevables as servises d’une cité muert et il a un enfant ou pluseurs et il lesse à .i. filz ou à une fille une partie petite de son chatel, tele neporquant que il ne se puissent pas plaindre que li testamenz ne soit à droit faiz, et il lesse as autres tout son chatel si que de ceste partie de son patremoine remaigne la mendre partie de sa substance à celui ou à ceus qui sont curials, et de tous les servises de la court apartient aus masles qui que il soient, ou filz ou neveuz, ¶ nous establissons que ceste desloialté soit abatue et que li curials qui fait son testament ne puisse pas lessier à ses enfanz masles meins que la quarte partie de son patremoine, combien que il en ait, ou un ou pluseurs ; et ele ne lor soit point amenuisiee pour ce se il ont suers, si que li curial qui se travaillent par cors et se grievent de chatiex en puissent avoir cest confort. - Encore establissons nous que, se aucuns curiaus muert et il lesse pluseurs filles de quoi l’une se marie à .i. curial de cele meisme cité et il fait ses filles qui ne se marient pas einsi ou estranges hoirs des .iii. pars de son heritage, il n’apere pas que satisfacion soit fete à la court par l’assentement de la loy que li empires Theodoses escrist à Appolline, mes la court ait en toutes manieres la quarte part du patremoine qui soit donnee à la fille qui s’est mariee à curial ou concueillie des autres hoirs, et la fille qui se marie au curial soit quitee de donner à la court la quarte part de sa partie, quar satisfacion est faite à la court par sa personne par son mari, et ce soit gardé non pas tant seulement quant li curiaus fait testament, mes quant il muert sanz testament. - Mes s’il a lessié meinz que droit à son filz curial ou à sa fille qui est mariee à curial de cele meismes cité, la quarte part de tout le patremoine li soit acompliee sanz nul contredit, ne nule exception ne soit opposee à la court, se le père ou l’aïol ou le besaïol lesse, selonc la devant dite loy, filz ou neveuz ou filz de neveu qui soit assols des laz de la court par aucune dignité ou par aucune achoison, quar en ce voulons nous que la loy à l’empereur Theodose soit abatue apertement. - Et nous establissons generalment que pour nule cause le filz as curials ne les filles qui sont mariees n’aient mainz que la quarte partie du chatel lor pere ; et quant il n’i avra ne filz ne filles, la court ait, selonc les lois qui furent faites devant ceste, la quarte part du chatel au - - cural - cur[i]al - curial] cural ms. - qui muert. -

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- [10.36.0. De imponenda lucrativis descriptione] - - De fere description des choses qui vienent de gaaing. -

- Li empereres Theodoses et Valantins dient à Apolline le prevost : Nous delivrons les peres et les filz, jasoit ce que il soient curials, de faire description des choses que nous avons commandé qui soient paiees des gaainz qui ne vienent pas du travaill as hommes ne des cens des bestes ne des choses mouvables, si que, se li peres ou li aïols ou li besaïols donne en son testament ou en sa saine poesté aucune chose de ses richesces à son filz ou à son neveu ou au filz son neveu ou à sa fille ou à sa niece ou à la fille sa niece, ne il n’a point de difference se ele est mariee à curial ou non, il n’i conviegne pas faire description de cel don. Encontre ce, se li enfant donnent à ceus dont il descendent lor choses par les devant diz tytres, cil dons ne soit empeechiez pour nule chose, ne il ne conviegne faire nule description, quar einsi est paié ce qui est deu par nature as personnes qui sont jointes par lignage par non de don. - Et nous establissons que ce vaille, se cil qui sont joinz au mort par lignage sont ses hoirs sanz testament, si que l’en die en tiex heritages que ce est miex rente de ce que l’en doit que dons, quar se les mors ne donnoient pas ces choses à lor enfanz, si vendroient eles à eulz par droiture de lignage, et jasoit ce que les autres persones soient jointes par lignage ; neporquant eles n’avront ja de gaaing les possessions as curiaus sanz le devant dit fessel de description. - Se cil à qui la chose eschiet de gaaing n’est par aventure sozmis à l’ordre de la court de la cité meismes dont cil estoit curials, quar jasoit ce que il soit nombrez entre les estranges, neporquant il avra sanz garder cele forme ce qui li sera donné, quar dés que la condicion de la personne n’est pas muee, il ne convient pas que li estas de la chose soit muez. - Nous voulons que iceles choses soient apelees de gaaing et reçoivent le grief de description qui vienent à aucun par cause de heritage ou de lés ou de don qui est faiz par cause de mort ou d’aucune autre derreniere volenté. - Et dons qui est faiz simplement en saine poesté a le non et la forme de chose qui vient de gaaing. Et se aucuns donne aucune chose à l’espousee son filz ou son neveu pour cause d’assembler afinité entre eulz ou il donne douaire à sa fille ou à sa niece qui se marie à un curial ou à .i. estrange, jasoit ce que ce que il donne puisse revenir à lui par aucune aventure, neporquant il ne sera pas contez entre les choses qui vienent de gaaing, ne il ne sera pas besoinz de faire en description, quar il n’est pas droiz que mariages qui est apriens de pluseurs griez soit chargiez de fessiaus qui viegnent par dehors. - Et se les choses qui sont apelees de gaaing pour les devant dites causes et en ont la forme sont bailliees à autre par droiture d’achat ou d’aucun autre loial tytre, eles li soient bailliees o le devant dit grief de description, si que se cil qui les reçoit savoit que eles fussent chargiees de tel fessel, il n’en puisse blasmer se lui non ; et s’il ne le savoit pas, cil qui li bailla li restort son damage. Et se les choses sont sanz non de gaaing el commencement du marchié et eles vienent puis en la seignorie à chascun par non de gaaing, eles seront quites de la forme de la devant dite description. - Quar en tiex causes n’ait nule achoison de confusion, se ce qui avient au derrenier est formé par le commencement du tytre ; se ainsi n’est par aventure que la chose au curial qui est venue à lui par aucun marchié soit bailliee à autre ou par testament ou sanz testament ou par don qu’il ait fait en sa saine poesté, quar lors sera ele en la condicion et en la forme des choses qui vienent de gaaing. -

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- [10.37.0. De praebendo salario] - - De donner salaire du chatel à la chose commune. -

- Li empereres Costantins dit à Marcel, conte d’Orient : Salaires ne soit donnez à nul du chatel à la chose commune fors à celui à qui il est donnez par nostre especial commandement. -

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- [10.38.0. Si curialis relicta civitate rus habitare maluerit] - - Cest titre est se aucuns veult lessier sa court ou sa cité por habiter à vile -

- Li empereres Archades et Honoires dient : Nous commandons que tuit li curial soient amonnestez que il ne fuient les citez ne ne les lessent pour habiter à vile et sachent li champs où il ameront miex à estre que en la cité sera à la borse l’empereur et qu’il perdront le champ par quoi il lairont à garder le païs. -

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- [10.39.0. De municipibus et originariis] - - Cest titre est de la condicion où chascuns est nez -

- Li empereres Anthonins dit à Selvain : Pour ce que tu dis que tu fus nez en une cité et que tu as habité en une autre, tu seras par droit contrainz de servir à l’une et à l’autre. -

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- Li empereres Gordians dit à Fronton : Se cele qui te franchi, por ce que il fu enjoint, si comme tu proposes, reçut franchise de celui qui fu nez de la contree d’Aquitaine, tu as la droiture de la condicion de cele contree dont cele fu qui te franchi, quar il nous plut dés piece a que cil qui sont franchi en ceste maniere suient la condicion à ceus qui les franchissent et non pas à ceus qui commandent que il soient franchi. -

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- Li emperere Phelippe dit à Patrocle : il est certains droiz que li filz pueent par droit estre contrainz à servir à la cité où lor peres furent nez et ne mie à celes où lor meres furent nees, jasoit ce que il i furent nez, se il n’i sont retenuz par ce que il i ont lor manoirs. -

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- Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Il est aperte chose que nuls ne puet estre delivrez pour sa volenté de la condicion au païs dont il est nez. -

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- Li empereres Costantins dit : Se aucuns est nez d’une cité grant ou petite et il la veult eschiver et il vient à une autre et il essaie à offrir nous proieres de ce, ou à user i d’aucun barat pour lessier la condicion de sa propre cité, il soustiegne le fessel d’estre curials de .ii. citez, de une par sa volenté et d’autre pour ce que il i fu nez. -

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- [10.40.0. De incolis et ubi quis domicilium habere videtur et de his qui studiorum causa in alia civitate degunt] - - Cest tytre est des cultiveurs et en quel lieu il apert que chascuns ait son herbergement de ceus qui sont en aucune cité por aprendre. -

- Li empereres Antonins dit à Paulin : Ce ne te nuist rienz, se tu receus aucun office quant tu demoroies en une cité, se tu remuas ta meson ainz que tu fusses apelez à autres honneurs. -

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- Li empereres Alixandres dit : L’en ne croit pas que cil qui demeurent en aucun lieu pour cause d’aprendre i aient meson se il n’i ont sejorné par .x. anz selonc les letres au saint empereur Adrian, ne li peres qui i vet souvent pour ce que ses filz i sejorne pour aprendre. - M[e]z s’il est prouvé que tu aies pour autres resons ton manoir en la noble cité de Loon, mençonge ne te vaudra rienz que tu ne faces le servise de la cité. -

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- Li empereres Diocletiens et Maximiens dientParagraphes 10.40.3 et 10.40.4 déplacés après 10.40.5 ms. : [Il] est voirs que cil qui demeurent el terrouer d’aucune cité comme cultiveurs ne sont pas contrainz à recevoir les servises ou les honneurs de cele cité. -

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- Cil meismes empereurs dient : Pour ce que vous dites que vous ne fustes pas nez en une cité et que vous n’i habitez pas, li communs droiz ne soufferra pas que vous soiez sozmis au servise de cele cité pour ce sans plus que vous i avez mesons ou possessions, jasoit ce que eles ont esté aquises du chatel à .i. curial. -

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- Cil meismes empereres dit : Se tu as pris ton herbergement el païs ta fame ou en autre pour habiter i, tu t’i es obligiez de ton gré au servise de cele cité. -

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- Manque dans le ms. -

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- Cil meismes empereurs dient : Citoiens sont faiz par nature et par herbergement et par adoption, et habiteurs sont faiz par herbergement tant seulement, si comme li saint empereres Adrians esclere apertement en son banissement. - Et l’en ne doute pas que chascuns n’ait son herbergement là où il a sa meson et la some de son chatel, si qu’il n’entent pas à partir s’en se il n’a aucune achoison, et quant il s’en part il est hors de son païs, et quant il revient il est en son païs. -

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- Li empereurs Valentins et Theodoses dient : Il apert que les senateurs aient herbergement de dignité en ceste sainte cité. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous seurhauçons les fames pour l’onneur de lor mariz et les ennoblissons pour lor lignages. - Et se eles prennent aprés mariz de plus bas ordre que li premier ne furent, eles perdent lor premiere dignité et sivent la condicion au derrenier mari. -

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- [10.41.0. De honoribus et muneribus non continuandis inter patrem et filium et de intervallis] - - Des honneurs et des servises qui ne doivent pas estre continuez entre le pere et le filz et des intervales. -

- Li empereres Sevoirs et Antonins dient à Zenon : Autresi comme il ne convient pas cultiver en une meisme meson les honneurs et les servises quant li peres et li filz sont curial et ne pueent pas li temps de quitance qui sont otroiez valoir à autres que à ceus qui sont apelez derechief à ces meismes honneurs ou à ceus meismes servises ou à autres, - jasoit ce donc que tu t’obliias çà en avant pour ton filz qui estoit dedenz aage que tu vousis qui fust curials - ; neporquant tu ne seras pas contrainz de faire les servises de la court, quar il apert que tu donnas ta volenté as choses qui pueent estre commandees. - -

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- Li empereres Gordians dit : Termes de .v. ans est donnez à ceus qui ont esté en une honneur ainz que il soient autre foiz apelez à autre, et il est otroié à ceus qui sont alez en l’ost que il soient par .ii. anz quites de tous servises. -

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- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : « I[l] a souvent esté establi que les termes qui ont lieu en la personne à .i. des freres ne vaillent pas as autres jasoit ce que il aient lor choses communes. - Se cil sont donc envoiez hors du païs qui n’ont pas faiz les servises à quoi il estoient convenables et à quoi il devoient estre appelez, se li prevoz de la contree aperçoit que vous aiez obeï as servises de la court, il prevera que vous n’en soiez pas semons derechief. -

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- [10.42.0. De muneribus patrimoniorum] - - Cest tytre est des servises des patremoines. -

- Li empereres Antonins dit : Li servises citoiens doivent estre soustenus par ordre, selonc la maniere des fortunes. -

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- Cil meismes empereres dit : Les servises qui sont enjoinz as patremoines pour le commun profit doivent estre gardez de tous. -

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- Li empereres Alixandres dit : Cil qui ont conquis quitance des communs servises doivent soustenir les fessiaus de lor patremoines, et en cele cause sont li oste. -

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- Li empereurs Valeris et Gallians dient : Il n’apert pas que la sentence soit contre raison par quoi li prevoz de la contree juja que les curiaus soient norriz, non pas selonc les personnes mes selonc la quantité du patremoine ; et neporquant se ele fust desloial, si fust ele tenable dés que tu lessas à apeler encontre. -

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- Li empereres Chiers et Carins et Numerians dient : Nuls ne puet estre escusez, ne par aage ne par nombre d’enfanz, des servises que il doit pour son patremoine. -

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- Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Ce que tu recognois et ce que tu requiers ne s’acorde pas ensemble, quar tu dis que tu es phylosophes et si es vaincus par l’avuegleté d’avarice et veus refuser tout par toi les fessiaus qui sont enjoint à ton patremoine, et tu puez estre ensaigniez par l’essample as autres que tu faiz ce por neant. -

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- Cil meismes empereurs dient à Alixandre : Cil qui sont dedenz aage sont tenuz à paier les rentes et à faire les servises de lor patremoines ; et pour ce dois tu entendre que tu desirres pour nient pleniere quitance, quar il convient par force que tu faces les servises que tes patremoines doit. -

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- Manque dans le ms. -

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- Cil meismes empereurs dient : Les fames meismes doivent faire les servises de lor patremoines. -

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- Cil meismes empereurs dient as prevoz : Nous faisons savoir as prevoz que il doivent semondre tous les porseeurs de faire les servises que lor patremoines doivent, et tous le doivent savoir par droit pour obeïr plus legierement as communs servises. - Manque dans le ms. -

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- [10.43.0. Quemadmodum civilia munera indicuntur] - - Des servises qui sont faiz pour les patremoines. -

- Li empereres Carins et Numides dient à Felician : Pour ce que tu proposes que tu apelas quant tu fus nommez à estre procureur de faire les servises d’une court, se li prevoz de la contree aperçoit que tu soies d’une autre court, il ne sofferra pas que tu soies apelez au servise d’autre, quar tu dois respondre as servises de la court à quoi tu dis que tu as esté bailliez. -

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- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Il ne convient pas que cil qui ont usé des greigneurs honneurs soient apelez as meneurs. -

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- Cil meismes empereurs dient à Eutichiam : Pour ce que tu dis que tu as usé de tous servises, li prevoz de la contree n’otroiera pas que tu i soies apelez derechief, s’il i a plenté d’autres citoiens qui puissent faire ces servises. -

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- Cil meismes empereurs dient à Reigan : [Li] prevoz de la contree ne soufferra pas que tu soies grevez à desmesure des servises citoiens que les autres en soient souzlegiez, ainz li souvendra de droit, si gardera egalté entre vous. -

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- [10.1.0. De his qui sponte munera susceperunt] - - Cest tytre est des servises qui sont faiz por les patremoines. -

- Li empereres Alixandres dit : Li viellart qui se pueent deffendre par la quitance qui lor est otroiee et sueffrent que il soient faiz curial en lor païs ne pueent pas revenir à l’escusement que il ont lessié, se il n’ont receu l’office par certain convenant de revenir à lor quitance. -

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- Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Se cil qui a quitance de commun office reçoit de son gré honneur de curial, ne pert pas son previlege pour ce que il s’entremet du preu de son païs et relasche .i. poi le commun droit par convoitise de [g]loire. -

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- Li empereres Leons dit : Cil qui n’est redevables à nul servise curial et reçoit de sa propre volanté aucune honneur ou aucun servise en aucune cité n’ait pour ce nul domage de sa fortune et de son estat ; mes il et ses enfanz que il a et que il avra de ci en avant et lor chatel soient delivres de tout tel servise, si que se aucuns offices lor est enjoinz de lor volenté de quoi il lor conviegne recevoir aucune chose, se il paient ce que il en doivent d’arrierages, il s’en puissent partir quitement et sanz nule paour de lor condicion. - Et se aucuns reçoit l’onneur et l’office de curial sanz nule force mes de son gré, nous jujons par ceste loy que il soit faiz pour sa franchise peres de la cité dont il est fez curiaus de sa volenté. -

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- Li empereres Justiniens dit à Mene le prevost : Nous voulons que cil qui sont delivres de la fortune de la court et puis se donnent à la court d’aucune cité sachent certainement que lor enfanz que il ont et qu’il avront aprés ce seront delivres de cele fortune, comment que il soit, ou se il firent quant il se donnerent à la court especial convenant que lor enfanz fussent delivres de cele fortune, ou s’il n’en firent nule mencion, ne nuls n’ost dire que cil qui seront nez ou conseill aprés cel abandonnement doient sivre la condicion lor pere, quar nous voulons faire par cest especial benefice que tuit soient plus corageus de aidier as citez, si que cil curial ne lor hoirs ne soient pas travailliez par l’achoison de la quarte partie de lor biens, quar lor substance doit estre gardee fraiche de tout grief de tort. - Et s’il est prouvé quant tiex homs est morz que il deust aucune chose del aministracion des servises de la court ou de aucune quarte qui soit eschaoite à la court ou d’aucune autre chose, ses hoirs ne doutent pas que il ne les doivent rendre. Et les choses qui sont ordenees par les anciennes lois et par nos establissemenz des filz naturiex que li peres naturiex donne ou dorra dés ci en avant à la court de sa cité par tel convenant que il soient ses hoirs, ou par testament ou sanz testament, soient exceptees de ceste presente loy, si que non pas tant seulement la fille naturel, mes les enfanz masles qui naistront d’euls, ensivent la fortune au pere. Et s’il n’i a enfanz masles, la quarte part du chatel au mort soit à la court. -

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- [10.45.0. De his qui a principe vacationem acceperunt] - - De quitance de servises. -

- Li empereur Theodoses et Archades dient à Rufin le prevost : Nuls curiaus ne reçoive quitance des servises que il doit faire, se nos letres ne li otroient pour vraies causes. -

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- [10.46.0. De vacatione muneris] - - Manque dans le ms. -

- Li empereres Gordians dit à Janvaire : Il a esté respondu par droit que quitances de communs servises contient les choses qui ne sont pas enjointes par loy, ne par le conseill au senat, ne par les establissemenz aus princes ; et tu apartendras à ceste forme de droit se les mestres t’apelent à servise que tu ne doies pas, et tu porras apeler encontre et estre garantis par les raisons de droit par devant le prevost de la contree. -

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- [10.47.0. De decretis decurionum super immunitate quibusdam concedenda] - - De donner quitance par le jugement as curials. -

- Li empereur Diocleciens et Maximiens dient à Urim : [Q]uitance ne puet estre donnee à nul par le jugement as curials, fors as mestres d’escole et à ceus qui ont la cure de medecine. -

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- Cil meismes empereurs dient : Le jugement à l’ordre des curials par quoi aucuns sont quites des servises que il doivent sont blasmez par les sainz establissemens. -

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- [10.48.0. De excusationibus munerum] - - Manque dans le ms. -

- Li empereres Gordiens dit : Cil qui ont esté nos procurateurs doivent user des citoiens servises qui apartienent à lor dignité. -

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- Cil meismes empereurs dient : Quitance des servises citoiens ou personnels est donnee par nous à certaines dignitez : c’est à savoir à ceus qui sont deffendeurs ou des prevoz. Cil ne seront donc pas apelez as servises citoiens ou as personels. -

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- - Cil meismes empereurs dient à Marin : Garde d’orfelins n’escuse pas des servises curials et la cure de .iii. diverses mesniees qui est enjointe ensemble à aucun ne donne pas ceste benefice. - -

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- Manque dans le manuscrit. -

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- Cil meismes empereurs dient à Marcel : Les procurateurs à ceus qui sont hors du païs pour la cause de la chose commune ne pueent pas estre escusez des servises curials. -

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- Cil meismes empereurs dient : Il ne puet estre prouvé par nul droit que quitance des servises curials soit donnee as senateurs pour cele seule profession. -

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- Li empereres Cohistre dit à Catislin vicaire : Il nous plaist que les marcheans qui vendent roles, linges ou langes et cil qui vendent porpre qui servent à nostre devocion soient quites de tous servises citoiens selonc l’ancienne coustume. -

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- Cil meismes empereres dit à tous : Il nous plest que nuls juges n’enjoigne dés ci en avant nule chose à ceus des contrees, mes iceles choses soient paiees tant seulement qui sont contenues en la forme du pardurable establissement, ou que nous avons jugiees, ou par sollempnel commandement ou par letres. - Et s’il contraignent aucun pour tel chose, nous establissons que la chose soit raportee à ta hautece, et que tu meismes en soies accusierres, et ce que tu en jugeras soit raporté à nous pour estre confermé par nostre commandement. - Et se aucuns est plains de si fol hardement que il s'efforce de demander li aucune chose plus, il i soit tenuz à rendre la à .iiii. doubles. - Et cest commandement doit corre pour espoanter les juges ordinaires et les officials, si que se aucuns des curials fait tel chose par l’otroi as juges ou par ce que il ne font pas semblant que il sachent cest comandement, il soient tenuz à restorer le domage. -

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- Li empereres Valeris et Valerians et Graciens dient : Il convient que nuls ne cuit que servises qui est personels doie estre taxez par loier. - -

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- Li empereres Gauliens et Ebeo dient à Ypatic : Les previleges à nostre chose privee soient tuit entier et les possessions qui sont saigniees par pardurable droit ne soustiegnent nul estrange servise, ne ne soient contrainz de paier nul acroissement fors les premieres rentes tant seulement ; et quant nous commandons que diverses possessions paient aucunes choses, il ne convient pas que celes les paient qui ont previleges d'estre quites pardurablement de toutes choses fors des rentes des annonnes. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que cil qui ont eu non de contes et non de mestres, ou par letres ou par libelles, et cil qui nous servent de parfaire nos responses et de seeler les soient quites de tous servises citoiens, et li chanp qui de cel degré s'aerdront à nostre palés aient les previleges qui lor apartienent. Et cil qui seront en plus hautes dignitez aient autresi ces previleges. -

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- Cil meismes empereurs dient à Ypace : Cil qui ont les hautes dignitez, si comme sont les contes de nostre saint consistoire, et nos notaires et nos chambellens soient quites de tous vilains servises. - Et les autres qui sont garniz del avantage as palasins ou as chevaliers dedenz nostre palés aient autretel previlege, se il monstrent que il lor apartiegne par les premiers establissemenz, si que l'en monstre que cil benefices ne soit pas otroiez as personnes, mes à la dignité ou à l'office ; envers les mestres de rectorique et de gramaire durt l’ancienne coustume et il soient exceptez des vilains servises, - si que l'en ne commant pas as patremoines as dignitez que nous avons devant nommees que il facent nul vilain service si comme de eaue aporter ou de pain cuire, ne il ne paient nule taille exceptees les choses par quoi li chemins roiaus est enclos selonc la coustume et de quoi l'en aide à la garnison d’Illire quant il en est besoinz. - L’en ne demant à tiex hommes nule aide à faire communes oevres que divers menestreels font ne à cuire chauz, les patremoines à tiex hommes ne soient pas tenus à donner fus ne pierres ne charbon, fors à ceus qui font la monnoie ou les communes armes selonc l'ancienne coustume. Nule force ne lor soit faite de faire ne de rapareillier les communes mesons ne les saintes possessions qui est garniz de tel previlege ne doinst pas despenz à nos legaz. - Et ce vaille à iceus patremoines qui porsieent dignité en lor propre non. - Et nous quitons de tous vilainz servises ceus qui par general previlege usent d'autre tele honneur. -

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- Cil meismes empereurs dient : [E]scusemenz de vilainz servises qui est donnez à aucunes personnes ne pueent pas venir à son hoir, ne ce ne puet pas estre pardurable qui n'est pas otroié as choses mes as personnes pour l'endroit de lor dignité et de lor chevaleries. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous voulons que la loy que nous avons faites expressement de quitance de vilains servises qui est donnee à ceus qui sont es dignitez sanz nule doute soit einsi gardee en tous ceus à qui nous donnons tiex previleges que il usent de ces previleges, non pas tant comme il seront en la dignité, mes tant comme il vivront. - -

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- Li empereres Archades et Honoires dient à Mesan, le conte des choses privees : Nous commandons apertement et absoluement que les champs qui apartienent à nostre patremoine, ou par tytre de louage ou par autre maniere, ne paient nul vilain servise ne nule taille fors les droites rentes, quar ce fu empetré par les sainz princes qui furent çà en arrieres et confermé par nous meismes. - Et se aucuns des juges fait contre ce, il paiera de son chatel .v. poiz d'or, et les officiaus et les curials qui mandent à execucion les choses qui lor sont malement commandees paient autretant. -

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- Cil meismes empereurs dientLe paragraphe 10.48.16 a été déplacé après la rubrique de 10.49.0 dans le ms. : Nous ostons des nobles personnes tous vilains servises et toutes toltes. -

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- [10.49.0. De quibus muneribus vel praestationibus nemini liceat se excusare] - - De quiex servises il ne loist à nul à escuser soi. -

- Li empereres Honoires et Theodoses dient : « [T]ous soient tenuz sanz nul previlege à acheter et à aporter les especes qui apartienent as besoinz d’Illire, quar en ces tytres tant seulement ne voulons nous que nuls soit quites pour nul previlege, mes quant temps en sera, tous soient tenuz à cest servise si que l'en ne gart pas les quiex sont puissanz de paier, mes tous soient contrainz selonc l'ancienneté de lor patremoine. Et cist fessiaus soit sor les riches et sor les povres. - -

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- Li empereres Theodoses et Valentins dient : Pour ce que tous ceus des contrees par quoi nous passons nous doivent procurer doucement et servir selonc la coustume, nous commandons que nuls ne soit escusez de charroiz ne d'autre servise qui à ce apartiegne ; mes toutes les possessions qui apartienent à nostre sainte meson ou à cele à nostre fame ou as saintes yglises ou à aucunes autres nobles mesons ne soient pas escusees, ne par nos letres ne par autre chose, que il ne nous procurent en lieu et en temps. -

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- Li empereres Leons dit : Nous establissons par ceste loy qui est plaine de grant porveance que tous escusemenz remaigne et nule personne ne nule dignité n'en soit exceptee, mes en tous les lieus qui sont desous toi, quant il sera mestiers de faire murs ou d’acheter froment ou autres especes, tuit i aident selonc ce que ta hautece verra que mestiers en sera. -

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- [10.50.0. Qui aetate se excusant] - - De ceus qui sont escusez pour lor proffession -

- Li empereur Diocleciens et Maximiens dient as escoliers d’arabe : Pour ce que vous affermez que vous metez entente à aprendre et meismement à aprendre droit en la cité de Berich, nous jujons que l’en doit porveoir au commun preu de vostre contree et à vostre esperance que nuls de vous ne soit apelez de l’escole devant que il ait .xxx. anz. -

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- Cil meismes empereurs dient : Pour ce que tu dis que tes filz qui sont hors de baill sont encor dedenz aage, tu requiers par droit que il ne soient pas rapelez de l’escole, et pour ce il ne sont pas tenuz as servises personels qui n’apartienent pas à lor patremoines, se il n’a en lor cité trop grant soffrete d’autre gent. -

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- Cil meismes empereurs dient : Il est aperte chose que cil qui ont plus de .lxx. - om. - [anz] - - ne pueent pas estre apelez malgré leur as servises personels. - Pour ce que tu dis donc que tu as plus de .lxx. anz, se tu as apelé que nuls servises personiex ne te soit enjoinz, tu t’en puez par droit deffendre par devant le prevost de la contree. -

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- [10.1.0. Qui morbo] - - De ceus qui s’escusent par maladie. -

- Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Se ton pere a si grant mal es yex que il ne voit goute de l’un ne de l’autre, il sera sozlegiez de touz servises personiex. -

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- Cil meismes empereres dient : Pour ce que tu dis que tu es malades de goute artetique, tu seras quites des servises personels selonc l’auctorité du comun droit. -

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- Cil meismes empereres dit : La maladie du pere poacre ne vaut rien à escusement de servises personiels ; mes pour ce que tu dis que tu as si grant mal es piez que tu ne puez entendre as teues propres choses, se li gouvernierres de la contree voit que tes allegacions soient vraies, il ne sosferra pas que tu soies apelez as servises personels. -

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- Cil meismes empereres dit : Li dechaemenz du cors au pere ne vault rienz au filz à escuser soi des servises personiels. -

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- [10.52.0. De his qui numero liberorum vel paupertate excusationem meruerunt] - - De ceus qui sont escusez par nombre d’enfanz ou par povreté. -

- Li empereres Alixandres dit : Nombres d’enfanz ne vault rienz à escusement de servises. -

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- Li empereres Phelippe dit : [I]l nous plest que cil qui a esté menez en chetivoison et n’est pas encore revenuz ne vaille rienz au pere à escuser soi des servises personiels. -

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- Cil meismes empereres dit : Li neveu qui sont en lieu de lor peres suelent valoir à lor aïols autresi comme les filz. - Et pour ce se li nombres de .v. enfanz est acompliz par les neveuz des filz qui sont morz, cil que tu dis qui est ton pere est escusez des servises personels selonc les establissemens. -

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- Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Pour ce que tu proposes que tu as donné à ton filz tout ton chatel et que tu n’as rienz, tu n’i es pas tenuz à faire servises citoiens pour l’endroit du patremoine qui a lessié à estre tuens. -

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- Cil meismes empereres dit à Marc : Nos sainz peres establirent que les fames soient escusees des servises personiels à la maniere des masles qui en sont escusez par le nombre de .v. enfanz. -

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- Li empereres Costantins dit : Il convient que cil qui ont .v. enfanz quiex que il soient usent de la quitance que il ont une foiz empetree ; et se l’en trueve el nombre des enfanz .i. qui soit de loial aage, il soit maintenant contrainz à faire les servises pour son pere, et la quitance qui est pramise par les loys soit gardee as peres qui ont .v. filz ou .v. filles. - Et se aucuns a empetré quitance par povreté et il prueve ce, il ait cel benefice, s’il est apelez as servises personiels pour la povreté de son chatel. -

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- [10.53.0. De professoribus et medicis] - - Des clers et des mires. - -

- Li empereres Anthonius dit : Pour ce que tu dis que tu es mires de la seconde legion, tu n’es pas contrainz de faire servises citoiens tant comme tu seras hors du païs pour la cause de la chose commune ; et quant tu seras revenuz et la quitance que tu avoies pour ce sera finee, se tu i es el nombre à ceus qui apartienent as benefices qui sont otroiees as mires, tu useras de cele quitance. -

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- Li empereres Gordians dit : Il est bien seue chose que li gramerien et li rectorien qui sont esprouvez par le jugement de l’ordre doivent estre ostez de l’ordre, se il ne sont profitables à ceus qui estudient o euls. -

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- Li empereres Phelippe dit : Nule quitance n’est otroiee as poetes. -

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- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Les mestres du clergié et les escoliers sont contenuz en l’oroison que li empereres Pius fist. -

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- Cil meismes empereurs dient : Il a esté establi que les mires qui sont dedenz le nombre qui a esté establiz ont quitance des servises, quar il convient que quitance lor soit donnee par l’ordre des curials. -

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- Li empereres Costentins dit : Nous commandons que les mires et les grameriens et les autres clers et les mestres des lois et lor fames et lor enfanz et lor choses que il porsieent en lor citez soient quites de tous servises citoiens et communs, ne il ne soient pas contrainz de recevoir ostes ne de faire aucun autre servise, ne il ne soient pas amenez à jugement, ne tors ne lor soit pas fait. Et se aucuns les travaille, paine li soit enjointe par le jugement au juge. - Et nous comandons que lor loier et lor salaire lor soient renduz si qu’il puissent plus legierement entendre à aprendre et ensaignent pluseurs des devant dis ars. -

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- Li empereres Juliens dit : Il convient que les mestres des estudes sormontent les autres, premierement par meurs et puis par bonne parole. - Mes pour ce que je ne puis pas estre presenz en aucune cité, je commant que quiconques voudra ensaignier, il ne saille pas soudelment ne folement à cel office devant que il soit esprouvez par le jugement de l’ordre et des curials o l’assentement des bons hommes. -

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- Li empereres Valeris et Valeriens et Graciens dient : Quiconques a pris contre droit et sanz garder la sollempnité de droit habit de phylosophie, il soit renduz et son païs, exceptez ceus qui sont esprouvez par les sages hommes qui doivent estre departiz paient ceste confusion. -

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- Manque dans le ms. -

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- Cil meismes empereurs dient : Se aucuns doit estre mis el lieu du mire qui est morz, il ne soit pas parçonniers del ordre devant que il soit trouvez convenables par le jugement de .vii. de ceus del ordre ou de plus, en tel maniere neporquant que quiconques i sera receuz, il ne viegne pas maintenant el nombre des premiers, ainz ait tout l’ordenement du derrenier lieu, et cil qui i furent mis avant soient devant lui. -

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- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous commandons que les grameriens et les rectoriens et les mires et les mestres de philosophie aient, par desus les previleges qui lor sont donnez par l’actorité des establissemenz qui ont esté faiz çà en arriere, tel avantage que tuit cil qui en nostre saint palés reçoivent entre les mires la premiere ordre ou la segonde ou le degré de greignor dignité ; ne soient travailliez de nul servise ne de nul plet, ne tant comme il sont en l’aministracion ne aprés ; il soient quites de tous servises, ne lor mesons, où que eles soient, ne reçoivent à hostes ne chevaliers ne juges. - Et nous commandons que toutes ces choses soient gardees entieres à lor fil et à lor fames. - Et si commandons que toutes ces choses soient otroiees as devant dis clers et à lor enfanz. -

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- [10.54.0. De athletis] - - Cest tytre est des champions. -

- Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Quitance de servises citoiens seult estre donnee as champions se il se sont combatuz tout lor aage et il ont esté coronnez de .iii. victoires par le jugement à ceus de Romme ou de l’ancienne Grece, et ne mie par hommes loez ou corrompus. -

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- [10.55.0. De his qui non impletis stipendiis sacramento soluti sunt] - - Cest tytre est de ceus qui sont delivres par lor serement ainz qu’il aient acompli lor chevalerie. -

- Li empereres Anthonins dit : Cil qui sont delivres de lor serement par male renommee se doivent atenir de toutes honneurs, mes il ne doivent pas estre quites des servises citoiens. -

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- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Dés que tu as esté delivrez pour viellesce, il n’est pas doute que tu n’aies esté delivrez pour honneste cause ; tu seras donc quites des servises citoiens et de honneurs, neporquant droiz n’otroie pas que tu chalenges les previleges à ceus qui ont plainierement parfait lor offices, dés que tu te cognois que tu n’as pas acompli le temps de ta chevalerie, ainz as esté delivrez par ton serement. -

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- Cil meismes empereurs dient à Philopaton : Quitance d’onneurs et de servises personiels est par droit otroiee as viellars, se il est prouvé que il aient eu droite cause et honneste de estre delivres, aprés ce que il ont esté par .xx. anz en ost ou en garnison. - Et pour ce que tu dis que tu as chevauchié en compaignie de rotiers, tu dois entendre que tu ne demandes pas par droit quitance. -

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- [10.57.0. De conductoribus vectigalium fisci] - - Cest tytre est de ceus qui prennent à loage paages de la borse l’empereur. -

- Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Il est certaine chose que autres n’ont pas quitance de honneurs ou de servises que cil qui en lor non prennent à louages paages de la borce l’empereur ; et pour ce est il certaine chose que cil qui prennent d’eulz aucunes choses ne sont garniz de nuls previleges. -

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- [10.58.0. De libertinis] - - Cest tytre est des filz à ceus qui ont esté franchizRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms.. -

- Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : La condicion as filz à ceus qui ont esté franchiz ne puet pas donner quitance de servises citoiens, neïs en la cité en quoi il ont lor mesons. -

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- [10.59.0. De infamibus] - - Cest tytre est des mals renommezRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms.. -

- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Les personnes mal renommees ne pueent user de nule des honneurs qui suelent estre donees as hommes d’enterine renommee, neporquant il n’ont pas quitance des services curiaus ou citoiens ; mes il convient que il facent satisfacion des bailliees que il ont eues. -

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- [10.60.0. De reis postulatis] - - Cest tytre est de ceus qui sont acusez de crimes -

- Li empereres Alixandres dit : Il a esté establi par mes sainz peres et par moi que cil qui sont acusez d’aucun crime ne reçoivent nules nouveles honneurs devant que il aient purgié lor innocence. -

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- [10.61.0. De his qui in exsilium dati vel ordine moti sunt] - - De ceus qui sont envoiez en essill ou ostez de lor ordre. -

- Li empereres Anthonius dit : Se li ordres ou li offices à aucun li est entrediz jusques à certain temps, il ne sont pas mal renommez puis que li temps est acompliz. -

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- Li empereres Gordians dit à Ulpin : Li curiaus qui fu envoiez en essill jusques à certain temps et puis revient quant li termes est acompliz reçoit s’anciene dignité, mes il n’est pas receuz à nouveles honneurs se il ne s’en atient par tant de temps comme il fu hors du païs. -

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- [10.62.0. De filiis familias et quemadmodum pater pro his teneatur] - - Cest tytre est comment les peres sont tenuz pour les filz. -

- Li empereres Sevoirs dit : Il est certains droiz que li peres qui se consent que son filz qui est hors de son baill soit faiz curials n’est pas tenuz pour lui, quar lors il fust il obligiez se il eust son filz en sa poesté et il apert que cil s’i acorde qui ne se descorde pas par non. -

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- Li empereres Aurelis dit : Dés que tu dis que tu apelas, monstres tu que la cause apartenoit à toi, quar quant ton filz fu nommez à avoir l’onneur, si peusses tu dire que tu ne t’i assentisses pas. -

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- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Cil qui o leur peres furent apelez à aucun office et sont encore en la poesté lor pere soient du tout delivres, quar ce ne pert pas droiz que .ii. soient apelez ensemble à tiex offices, - mes tu devras retenir sanz nule doute ceus que tu savras qui sont hors de baill et de la poesté lor peres. -

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- Cil meismes empereurs dient : [L]e mestre fist ton filz procurateurs sanz ton perill ne il ne te fu pas besoinz d’apeler ; - mes cil qui apela à l’office le filz qui estoit en baill sanz le consentement son pere est obligiez à restorer le damage se il ne fu faiz curials par le consentement son pere. -

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- [10.63.0. De peculo successorum parentis] - - Cest tytre est du perill à ceus qui sont hoirs lor pere. -

- Li empereres Anthonins dit à Claudian : Se ton pere promist en ton non à rendre .i. servise de son propre patremoine et il porchassa aprés que tu fusses ordenez à provoire, li prevoz de la contree savra bien que li fessiaus de faire le servise est communs à tous les hoirs. -

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- [10.64.0. De mulieribus in quo loco munera sexui congruentia et honores agnoscant] - - En quel lieu les fames reçoivent les honneurs et font les servises qui apartienent as fames. -

- Li empereres Phelippes dit : Il a souvent esté escript que cele qui fu nee en une cité et mariee en autre, se son mari n’est de la cité de Romme, ne puet pas estre contrainte de faire en la cité où ele fu nee les servises personiels que fames doivent faire, mes en cele où ses mariz fu nez ; mes il convient que les fames facent les servises de lor patremoines es lieus où eles les porsieent. -

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- [10.65.0. De legationibus] - - Cest tytre est des delegacions. - -

- Li empereres Valentins et Galliens dient : Li peres qui a .iii. enfanz est delivres des communes delegacions. -

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- Cil meismes empereurs dient : Pour ce que vous avez receu en vostre propre non despenses pour la commune deffense et les hoirs à nostre compaignon ne sont pas tenuz à rendre ce que il en avoit receu, m[e]z s’il est einsi que il doient avoir restitucion, il doivent rendre à la chose commune ce que il ont eu. - Mes se cele quantité estoit establie à ceus qui feroient cel office, vous n’avez pas tort se vous requerez que cele quantité soit rendue à vous qui devez faire l’office, - et vous poez acuser celui que vous dites que il a lessié l’office de ce que il a guerpie la legacion qui li fu bailliee. -

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- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Il a esté establi que cil de cest païs qui ont esté envoiez outre mer en legacion soient par .ii. anz quites des servises citoiens et de honneurs, et non pas cil qui pres de lor païs servent à la chose commune. -

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- Li empereres Costanz dit : [T]uit cil qui ont aucunes dignitez en quel maniere que ce soit soient tenuz as honneurs citoiennes et as servises, que li commun preu ne soient perduz par couverture de convenans. -

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- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient as prevoz d’Illire : Se aucuns conseulz est demandez quant l’en nous veult envoier legacion ou mander aucune chose à nostre siege, ce à quoi tuit s’acordent par commun conseill, ne soit pas aporté en la court au juge ordinaire. - Et nous nous otroions que vous oez et enquerez les desierriers à ceus des contrees qui demandent souvent neccessaires remedes, si que il soit en ton jugement as quiex tu dois aidier par toi et lesquiex tu dois envoier à nostre hautece. - Et sentence soit donnee en commun lieu du commun preu à ceuz des contrees, et ce que li assentemenz de la greignor partie loera soit confermez et par sollempnel auctorité. -

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- Li empereres Honoires et Theodoses dient : Toutes les foiz que legacion nous est envoiee de la cité d’Alixandre, nous comandons que tuit li curial qui sont en la cité s’assemblent à la court se il ne sont escusez par maladie ou par autre cause neccessaire ; et dient ce qu’il lor semblera droit et l’escrivent à lor propre main par devant le prevost d’Egipte, si que cil qui feront lor requestes aportent o eulz les letres as curiaus, et la legation qui nous est envoiee soit donnee par devant toi. -

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- [10.66.0. De excusationibus artificum] - - Del escusement as menestreels. -

- Li empereres Costantins dit : Nous commandons que les menestreels de divers mestiers qui demeurent es citez soient quites de tous servises et oiseuse lor soit donnee pour aprendre lor mestiers, se il en vuelent aprendre plus que il n’en sceivent et ensaignier lor enfanz. Ce sont cil qui font les mesons, les mires, les painteurs, les entailleurs de fust ou de marbre et les serreuriers et les charrons et les edefieeurs et les sororeurs et les orfeivres et cil qui font les oevres d’arain et les fondeeurs et les seeleurs et les potiers et les verriers et les plommiers et les peletiers et les foulons et les charpentiers et autres divers menestreels. -

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- Cil meismes empereres dit : Les menestreelz et les mesureurs des terres et cil qui font les mesons qui partent les terres et mesurent et i font nouveaus edefiemenz et cil qui font nouveaus conduiz d’yaue soient quites de tous servises et praignent des autres à ensaignier tant qu’il en i ait assez. -

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- [10.67.0. De potioribus ad munera nominandis] - - Cest tytre est d’apeler les meilleurs as offices. -

- Li empereres Antonins dit : Se tu es apelez as servises citoiens et tu i veuls nommer autre qui i soit meilleur que tu n’i es, met li avant ta cause. -

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- [10.68.0. Si propter inimicitias creatio facta sit] - - Se aucuns est nommez par haine à aucun office. -

- Li empereres Alixandres dit : Se tu i es nommez par haine as servises citoiens, la loialté as prevolz fera que cil nommemenz ne t’i nuira pas, quar il apartient au commun profit que li nommemenz ne soient pas faiz par haine, mes par vrai jugement. -

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- [10.69.0. De sumptuum recuperatione] - - Cest tytre est de recouvrer les despenses. -

- Li empereres Gordiens dit : Se tu as .v. enfanz vis, tu n’useras pas des servises citoiens qui sont enjoinz as personnes. Et se aucuns t’a apelé à servise contre cest previlege pour travaillier toi et tu as apelé encontre et tu en es asseurez, tu recevras les despens que tu as fait el plet sor ceus qui t’i ont nommé. -

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- [10.70.0. Si post creationem quis decesserit] - - Cest tytre est se aucuns muert ainz que il ait receu l’office à quoi il fu nommez. -

- Li empereres Gordians dit : Se tes peres morut devant le jour que il devoit recevoir l’onneur ou le servise, li prevolz de la contree savra bien que il ne convient pas que ses hoirs soient traiz en cause en cel non. -

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- [10.71.0. De tabulariis scribis logographis et censualibus] - - Cest tytre est des notaires et des curials. -

- Li empereres Costantins dit : Nuls des notaires ne des escrivainz ne de lor filz ne soit mis en nul servise, mes il soient retrait de tous servises neïs se il le sont dedenz nostre palés, pourtant que il n’i aient esté .v. ans et soient renduz à lor offices. -

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- Li empereres Gordians dit : Se aucuns des curiaus se met à recevoir les cens, il ait la condicion que il aime et laist du tout la dignité de s’ordre se il est besoinz que il soit sozmis à enqueste. -

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- Li empereres Graciens dit : Nous establissons par general loy que s’il est besoinz de faire notaires à toutes les contrees generalment, ou à chascune cité par soi, frans hommes i soient ordenez, ne nuls ne soit dés ci en avant apelez à cel office qui soit redevables à servage. - Et se aucuns des seigneurs otroie que ses sers ou son cultiveeur face communement chartres, quar nous voulons que cil qui s’i assentent soient obligiez et ne mie cil qui rienz n’en sceivent, il soit tenuz pour les choses que li sers ou le cultiveur a faites à rendre les depers à la chose commune, et li sers soit batuz pour son meffet et soit d’iluec en avant sers à la borse l’empereeur, quar il apartient as seigneurs que il porveissent au commencement que les privez servises ne fussent assemblez as communs fez. -

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- Li empereres Theodoses dit : [T]uit cil qui doivent estre sozmis as communs besoinz, comment que il soient apelez, ne doivent pas estre apuié par nule hennour ne par nul previlege, ainz doivent estre contrainz de soustenir la fortune selonc la forme des lois si que l’en ne nuise point as communs profiz, et que il ne soient point amenuisiez, et cil soient renduz à lor offices qui i sont estraint par leur obligement ou par celui à lor peres ou à lor ancesseurs. -

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- [10.72.0. De susceptoribus praepositis et arcariis] - - Des receveurs des detes à la borse l’empereur. -

- Li empereres Costantins dit : Nous commandons que cil qui doivent recevoir les communes rentes les reçoivent sanz nule demeure. - Quar se cil qui les doit recevoir despist celui qui les veult paier, cil li doit offrir par devant tesmoinz, si que quant ce sera prouvé il soit quites du meffet de la seurtenue. Et cil qui ne volt recevoir ce qui estoit deu à la borse l’empereur soit contrainz par l’office au prevost de rendre le à doubles. - Et se li juges est negligenz de contraindre les receveurs à paier le double il sera paiez du chatel au juge. -

-

- Cil meismes empereres dit : Cil qui nomment les receveurs des rentes à la borse l’empereur et les autres baillis soient selonc les anciennes lois tenuz à respondre se cil que il nomme ne sont convenables ne il n’achatent nule chose de lor substance par autre personne. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil qui sont nouvelement establiz à estre receveurs des rentes à la bourse l’empereur ne reçoivent pas tant seulement les detes del an present, mes les arrierages del an devant. -

-

- Cil meismes empereres dit : Nuls qui ait esté en l’office de recevoir les rentes à la bourse l’empereur ne soit contrainz de prendre derechief cel meismes office devant que il ait rendu conte del an devant, quar il n’est pas droiz que l’en grieve ceus qui bien i ont fait. - Quant li anz sera donc passez, cil qui ont receu les rentes soient contrainz de dire en quoi il ont despendu les choses que il ont receues, si que se aucuns est entrepris que il ait fait larrecin, il puisse plus legierement rendre le domage tant comme il sera nouveaus, - ne il ne sera pas tenuz pardurablement en la poesté de grever ceus des contrees, ainz soient muez chascun an par la soutilleté au juge, se la coustume de la cité ou l’actorité del ordeneur ne les contraint d’estre par .ii. anz en cel office. -

-

- Manque dans le ms. -

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- Cil meismes empereres dit : Les fromenz qui sont ostez des greniers l’empereur soient maintenant mis en escript et pour quoi il en sont ostez, et l’en ne mete es greniers l’empereur fors les fromenz qui apartienent à la bourse l’empereur. -

-

- Li empereres Graciens dit : Cil qui reçoivent les rentes à la bourse l’empereur ne les tiegnent pas longuement en lor hostieus, mes ce que il recevront de ceus des contrees soit maintenant mis es sainz tresors. -

-

- Cil meismes empereres dit : Li cueilleur et li receveur des rentes soient confermez par l’assentement de toute la court et par le jugement à tous, et les nons à ceus qui sont mis et establiz as communs offices soient faiz savoir as gouverneurs des contrees, et sachent que ce que il nommeront et mesferont apartendra à lor perill. -

-

- Cil meismes empereres dit : Nous avons commandé que mui et setier d’arain et de pierre et pois soient mis par chascune cité et par chascune mansion, si que chascuns de cels qui doivent les treuz sache que il doit donner as receveurs, et se aucuns des receveurs passe la mesure des muis ou des setiers ou des pois, sache que il en soufferra paine avenant ; et les choses qui ont esté faites jusques ci contre le preu à tous les pueples soient abatues. - Et nous commandons que l’en doinst as receveurs la cinquantieme part du froment et la quarantieme del orge et la vintieme du vin et du lart. - Et nous sommes commeu par humanité et commandons que li receveur d’Armene qui sont loingtain aient la quarantieme part du froment et del orge et la cinquiesme du vin et du lart. -

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- Cil meismes empereres dit : Li receveur escrivent par devant les deffendeurs la maniere de la force as porseeurs, et toutes les especes et le nombre et la quantité. -

-

- Manque dans le ms. -

-

- Cil meismes empereres dit : Se l’en aperçoit que aucuns de cels qui reçoivent les rentes l’empereur ou .i. des notaires ait fait aucun barat, quant il en sera convaincus - il - [et] il - et il] il ms. - ne soit pas derechief apelez à cel office en quoi il a meffet, neïs se il en a empetré nos letres par celee requeste. -

-

- Cil meismes empereres dit : Nostre hautece a commandé que .ii. notaires et .ii. receveurs soient establiz en chascune contree. - - Et nous voulons que la grant prevosté sache que cil - - om. - [qui] - qui] om. ms. - reçoivent l’or qui est donnez à l'empereur ne doivent avoir nule communité o ceus qui reçoivent les contes de nos rentes, et les juges des contrees seront puniz de paine de .v. livres d’or et li primaz des offices soufferront paine capital se ce n’est gardé. -

-

- Li empereres Honoires dit : Nous ne voulons pas que les curials soient enbesoigniez de bas offices ne de servises que il ne doient que li communs preuz ne chancele. -

-

- Li empereres Theodoses dit : Se aucuns de ceus qui tienent de nous aporte l’or ou l’argent que il nous doit, cil qui est establiz à recevoir nos rentes le reçoive, si que le gouverneur de la contree et ses offices sache que li crimes sera suens se aucuns damages est faiz as porseeurs pour la desloialté des pois. Et tout ce qui des contrees est envoiez à nostre tresor soit aportez as nobles hommes qui en sont mestres. -

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- [10.73.0. De ponderatoribus et auri illatione] - - Cest tytre est des porseeurs del or. -

- Li empereres Costantins dit : Se cil qui nous doivent treuz aportent or et il le vuelent peser ou en deniers ou en masse, il soit pesez à loial pois. -

-

- Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : [T]outes les foiz que doutance naist de la qualité de deniers, il nous plaist que uns homs loiaus et sages qui ne deçoive ne ne soit deceuz - de par ce - departe - departe] de par ce ms. - le contenz. -

- -
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- [10.74.0. De auri publici prosecutoribus] - - Rubrique et texte omis dans le manuscrit - -
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- [10.75.0. De his quae ex publica collatione illata sunt non usurpandis] - - Que nuls ne porpraigne les choses qui sont receues des communes rentes. -

- Li empereres Costantins dit : Nuls des juges ne s’efforst d’envahir par non de prest ce que il reçoit de la chose commune. -

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- Li empereres Gordians dit : Nuls homs ne porpraigne por nul tytre nules des choses qui sont repostes en nostre tresor se il n’en a par aventure commandement de ceus qui li pueent donner. -

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- Li empereres Archades dit : Les juges sachent que il ne loist à nul à metre en autres besoinz ce que il reçoit des choses qui apartiennent à la chose privee se il ne veult que sa licence soit refrenee par grief sentence. -

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- [10.76.0. De auro coronario] - - Del or qui est donnez pour le coronnement l’empereur. -

- Li empereres Gordians dit : Il nous plaist que nuls ne soit contrainz de paier l’or qui est donnez pour le coronnement l’empereur fors cil qui le doivent par coustume. -

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- [10.77.0. De irenarchis] - - Rubrique manque dans ms. -

- Li empereres Honoires dit : Cil qui sont establiz par les contrees à faire pés et repos et à tenir concorde en tous les terrouers soient ordenez par les curials tels que il soient convenables par le jugement as prevoz des contrees. -

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- [10.78.0. De argenti pretio quod thesauris infertur] - - Du pris del argent qui est deuz à l’empereur. -

- Li empereres Archades dit : Nous commandons que chascuns ait pooir de paier or pour la somme del argent que il doit paier, si que il doingne pour chascune livre de argent .v. sols d’or. - Ci fine le disieme livre du Code. -

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- [Liber undecimus] -
- [11.1.0. De tollenda lustralis auri collatione] - - Ci commence l’onzieme livre du Code. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [11.2.0. De naviculariis seu naucleris publicas species transportantibus] - - Cest tytre est des mariniers qui portent les communes choses qui sont deues à la borse l’empereur. -

- Li empereres Costantins dit : Il ne couvient pas que nule force soit fete as mariniers qui nous aportent les choses qui sont paiees des annonnes, ne il ne soient point deboutez ne nuls domages ne lor soit faiz, mes il soient tuit asseur en alant et en venant, et paine de .x. livres d’or soit proposee à ceus qui les ouseront travaillier. -

-

- Li empereres Archades dit : Nous avons aperceu que aucuns mariniers tornent en marcheandise les choses que il ont receues pour aporter à nos guerniers. Et pour ce establissons nous que il nous aportent dedenz l’an les choses que il ont receues pour aporter nous et enportent letres en quoi il soit contenu à quel jour il les rendirent, et il rendent dedenz le segont an les letres à ceus qui lor baillierent les choses. -

-

- Li empereres Antonins dit : Nous voulons que cil qui ont tolu as mariniers aucune chose lor enfacent satisfacion et que lor hardemenz ne croisse dés ci en avant. Nous establissons que quiconques sera entrepris en ravine, il soit tenuz par paine de quatre doubles. -

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- Li empereres Honoires dit : Por ce que il n’avoit pas planté de mariniers en toutes les contrees d’Orient pour la souffrete des nez et les isles estoient malement gardees pour ce que l’en ne nous pooit faire savoir les tors que l’en i faisoit, ta hautece fist par droit quant ele apela le prevost d’Egypte et le prevost des isles et amena les mariniers d’Alixandre et de Capadoce et pluseurs autres et lor commanda que il receussent en lor foy la charge des fromenz qui souloient estre aportez par les mariniers d’Orient des greniers de la cité d’Alixandre à ceste sainte cité et les i aportassent et lor loier lor fussent paiez des treuz. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns a receu les choses à la borse l’empereur à porter et il lesse la droite voie et se torne à autres rivages et les a vendues, il en soufferra paine capital. -

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- Cil meismes empereur dit : Les juges qui ont otroié as mariniers qui venoient çà pour aporter nos choses et avoient boen vent à venir i que il demorassent en lor contree pour ce que il estoit - - yver - yvres - yvres] yver ms. - et les serjanz et les curiaus de lor cours perdent lor chatiex, et par desus ce les mariniers soient envoiez en essill se il est prouvé que il i aient fait aucun barat. -

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- [11.3.0. De praediis naviculariorum] - - Cest tytre est des possessions et des servises as mariniers -

- Le paragraphe manque. -

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- Li empereres Valantins dit : Droiz deffent es choses que les mariniers rendent que nuls ne excepte le marchié qui seult estre faiz en vendre et en acheter, mes cil qui achate face les servises de ce que il achate, quar les servises apartienent à la chose et ne mie à la personne à l’acheteur. - Ne nous ne commandons pas que cil qui achate aucune chose des mariniers, mes la partie qui est achetee soit tenue à sa partie des servises, quar tous li patremoines à celui qui acheta une petite chose ne doit pas estre obligiez à servir, mes icele partie qui au commencement fu au mariner doit estre tenue toute seule à cel servise, et li autres patremoines à l’acheteur en soit quites. - Et il nous plaist que les mesons qui plus valent à la biauté des citez que autres fruiz et que les mariniers vendent soient obligiees à faire autretant de servises comme eles faisoient ainz que eles fussent vendues. -

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- Li empereres Archades dit : Cil qui achatent des mariniers les champs qui sont tenuz à faire lor servises ou il les reçoivent d’euls par aucun tytre soient contrainz de faire les servises que li champ devoient anciennement, ne il ne cuident pas que les condicions lor vaillent que li vendierres qui n’est pas puissans de faire les servises a prises sus lui par sa propre pensee, neporquant ceste convenance soit gardee que se la possession est bailliee à aucun qui soit mains puissanz, cil meismes qui la bailla soit tenuz à faire les servises, et tout premierement cil qui sont plus puissanz restorent les damages à la borse l’empereur. -

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- [11.4.0. De navibus non excusandis] - - Que les nez ne soient pas escusees des communs servises -

- Li empereres Antonins dit : Pluseurs vuelent garantir lor nez par divers nons et par divers tytres, et nous alons contre ces baraz et commandons que se aucuns met en sa nef aucun tytre pour deffendre soi des communs servises, sache que sa nef sera à la borse l’empereur. - Quar autresi comme nous ne deffendons pas que les bas hommes n’aient navie, ne voulons nous que baraz i ait nul lieu, quar il convient que tous obeïssent communement as communs profiz se mestiers en est et faires les servises sanz nul previlege de dignité. -

-

- Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que nule nef qui puisse porter plus de .ii.m. muis ne se puisse escuser des communs profiz, ne par previlege de dignité ne pour endroit de relegion ne pour avantage de personne, et se nos letres en sont empetrees par aucune maniere, por ce ne doivent eles pas abatre les ruilles de ceste loy qui est plaine de grant porveance. - Et nous voulons que ce soit gardé en toutes causes, si que tout generalment, se aucune chose est aportee avant en aucune besoigne contre droit encontre le commun profit, ele ne vaille rienz contre cele loi et li navires qui se voudra escuser soit pueploiez. -

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- [11.5.0. Ne quid oneri publico imponatur] - - Que rienz ne soit enjoint à ceus qui font les communs servises -

- Li empereres Archades dit : Nuls n’enjoigne commun fessel à ceus qui font les communs servises, et cil qui portent le commun froment ne soient contrainz pour nul besoing de recevoir privé fessel. Et s’aucuns fait contre ce, il ne sera pas obligiez à restorer le domage du grief tant seulement, ainz sentira la roideur de commune venjance. -

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- [11.6.0. De naufragiis] - - La rubrique manque. -

- Cil meismes empereres dit : Se une nef vient aucune foiz à rive par torment de mer ou ele vet en autre terre que en la soue, ele soit à son seigneur, si que la bourse l’empereeur n’i chalenge rienz, quar ele n’a nule droiture en estre riche d’autrui mescheance. -

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- Li empereres Valantins dit : Se aucuns des mariniers qui aporte nos rentes d’estrange païs dit que tormente li ait depeciee sa nef ou fet autre damage, il se hast d’aler au juge de la contree en quoi ce a esté fait et de prouver par devant lui l’aventure par tesmoinz. Et la chose soit raportee à la haute prevosté, si que se l’aventure en est descouverte dedenz l’espasse d’un an, l’en en ordene avenaument. Et se li anz passe par sa negligence, il nous plaist que la requeste qui puis en sera faite ne soit pas receue. -

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- Li empereres Graciens dit : [T]outes les foiz que nef est depeciee ou noiee par tempeste et que la chose est aportee par devant le juge avenant, enqueste en soit faite par .ii. ou par .iii. des notonniers et les autres en soient delivres. - Quar par ces nombres de tesmoinz, l’en puet bien trouver toute la verité cil qui l’en quiert sagement, et ce dont il ne savront la verité soit demandé aus mestres des nez qui miex la sceivent, et se il sont tuit morz l’enqueste soit faite par autres. - Et se la force de la tempeste les a tous noiez que la verité n’en soit celee, l’en enquiere de lor mort par les enfanz as notonniers ou as mestres quant il seront apelez en jugement. - -

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- Li empereres Valentins dit : Se les choses que nos tenans nous ont rendues sont peries par tormente de mer quant l’en les nous aportoit, nous ne voulons pas que cil qui les paierent i aient nul damage qui que il soient ou senateurs ou bas homes, ne point de perill n’en soit sus eulz. -

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- Li empereres Honoires dit : Nous jujons des nez qui sont depeciees que li voiles en soit levez et les causes en soient cogneues, et se l’en trueve que aucuns en ait pris aucune chose, li juges par devant cui la chose sera seue quant cil se plaindront qui ont eu le damage a pouoir de punir et d’envoier en essill. - Et se cil qui doivent cognoistre tiex causes en sont requis, ou par libelle qui lor est bailliez ou par pleniere requeste, et il est negligenz d’oïr tiex causes dedenz .ii. anz, li damages soit tous sus les juges qui devoient congnoistre la cause, et li mariniers soit assols pour le vice au juge. Et li juges qui ne volt oïr la cause quant il en fu requis en loial temps soit contrainz de paier la moitié de la charge, et ses offices l’autre moitié. - -

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- Ce paragraphe manque. -

- -
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- [11.7.0. De metallariis et metallis et procuratoribus metallorum] - - Des metaus et des metailliers et des procurateurs d’iceus -

- Li empereres Valens dit : Tuit cil qui par lor travals foueent pierres ou metaus des lieuz aus bas hommes doingnent la disieme partie à la borse l’empereur et la disieme au seigneur de la terre dont il le traient, et li sorplus soit à faire lor volenté. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Pour ce que les procurateurs des metaus qui sont en Macedoine et en Roussie et en Sardane et en Danemarche et sont quites de tous offices se soustraient de ceste besoigne et faignent que ce est pour paour de lor anemis, il soient rapelez à faire lor office ne il ne le lessent dés ci en avant pour nule licence. -

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- Li empereur Valantins et Theodoses et Archades dient : Cil qui cueillent la mine de quoi l’en fait l’or paient chascun an à nos sainz dons .i. pois d’or, non mie tant seulement el diocese de Pont mes en celui d’Ase. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous avons oï que aucuns sont qui dient que il a marbre enfoui en aucunes terres, si les deffueent si en perfont qu’il font chaoir les mesons as autres, et pour ce se il avient aucune foiz que il ait marbre sous aucun edefiement, nous deffendons que nuls n’ait congié de deffouir le. -

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- Cil meismes empereurs dient : [L]i metaillier ou les metaillieres qui ont lessié la region dont il furent nez et sont alez en estrange soient rapelez o toute lor mesniee à lor mesons et à lor païs sanz nule prescription de temps, et sachent que nuls griez ne doit estre engendrez en la borse l’empereur. -

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- [11.8.0. De murilegulis et gynaeciariis et procuratoribus gynaecii et de monetariis et bastagariis] - - De ceus qui cueillent le porpre et de ceus qui le tissent, et des monnoiers -

- Li empereres Costantins dit : Il convient que li monnoier soient tous jours en lor condicion et que il ne soient delivres par le previlege de nule dignité. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Valantins dit : Se les fames qui sont naturelment franches s’acompaignent à ceus qui font aucuns vils mestiers et il lor est denoncié sollempnelment que eles s’en partent, et eles aiment mielz lor mariage que la noblece de lor lignage, eles soient tenues par la condicion à lor mariz. -

-

- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil qui seront aperceu que il avront en repost aucun de la mesnie à ceus qui font aucuns vils mestiers soient sozmis à paine de .v. livres d’or. -

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- Li empereres Graciens dit : Se aucuns ceile et repont aucuns des sers qui doivent tistre nos robes, il soit puniz de .iii. livres d’or pour chascun de ceus que il repondra. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que nule fame de noble degré qui se mete en compaignie de monnoier n’ait l’onneur de sa naturel franchise. Et se aucune fet contre cest establissement quant ele en sera loiaument amonnestee, ele s’en parte. Et se ele se veult tenir en la compaignie au monnoier, sache que ele fera damage à lui et à ses enfanz, et il seront assemblez à sa condicion. - Et se aucune qui ait esté nee en autrui possession ou qui la doie cultiver sa compaigne à monnoier, par le seu son seigneur ou sanz son seu, li sires se hast de rapeler les à la droiture des champs, ou il sache qu’il a d’iluec en avant perdu le pooir de rapeler les. - Et autresi comme nous ne voulons que nule estrange fame soit jointe à monnoier, deffendons nous que celes qui sont nees de monnoier ne soient assemblees à estranges. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns ose prendre la nef qui est establie à aporter porpre et à prendre le poisson de quoi l’en l’a fet, il soit condampnez de .ii. livres d’or. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Antonins dit : Cil qui doivent cueillir le porpre qui lessent et despisent l’office de lor propre condicion et se metent en dignitez qui lor sont du tout devëees, soient rapelez au lieu de lor propre art et de lor nature - par ceus qui beent à avoir lor choses que l’en voit apertement qui servent du mestier que il doivent faire par nature. Et toutes lor choses qui sont porprises par aucun titre soient rendues as anciens porseeurs. - Et se les hommes qui les tiennent vuelent miels estre sozmis as hommes d’estrange condicion que rendre les choses que il tienent, sachent qu’il doivent faire les servises du temps qui est à venir. Et s’il y a aucuns arrierages du temps passé, il les doivent paier sanz nul escusement. - -

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- Cil meismes empereres dit : Cil qui sont nez des filles à ceus qui cueillent la porpre et de peres d’autre condicion suient les droitures de la condicion lor meres. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns des menestreez qui apartienent as sainz dons par lignage veult dés ci en avant departir soi du mestier quant il en seront assols pour le prince, il ne metent pas en lor lieu qui que il voudront, mes ceus de qui il sera prouvé par devant ton siege que il sont convenables, en tel maniere neporquant que cil qui par le benefice au prince sera assols de cele condicion sache que tuit cil de son lignage qui remaindront el devant dit mestier et toutes les choses à celui qui en est assols seront obligiees as sainz dons. -

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- Cil meismes empereres dit : Les mestres de faire les robes et les prevoz des tresors et les procurateurs de ceus qui tissent ou les autres à qui aucune tel cure est bailliee n’aprechent pas à amenistrer les choses de nostre saint tresor devant que lor aministracion soit confermee par boens pleges. -

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- Li empereres Antonins dit : Cil qui sont nez de pere ou de mere qui doivent par lignage cueillir porpre ne doutent pas que il ne soient obligiez à cele condicion. -

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- [11.9.0. De vestibus holoveris et auratis et de intinctione sacri muricis] - - Des robes orlees et dorees et de taindre porpre -

- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Nuls homs n’ait parement d’or en sa robe, linge ne lange, fors cil tant seulement à cui il est otroié pour le servise l’empereur, et cil qui ne lessera la vesteure qui li est devee sera pugniz par paine qui ne sera pas legiere. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous ne voulons pas que la meson tainte en fausse couleur à maniere de porpre ne que la soie qui est tainte en une couleur soit tainte en autre, mes il n’est pas vaé que cele qui est blanche ne puisse estre tainte en tel couleur comme l’en voudra, et cil qui feront contre ce recevront paine capital. -

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- Li empereres Theodoses dit : [T]oute gent, de quel nature et de quel dignité et de quel mestier et de quel profession et de quel lingnage que il soient, s’atiegnent de la chose qui n’apartient fors à l’empereur et à ceus de son hostel, ne nuls ne face en sa meson manteaus ne cotes de soie. -

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- Li empereres Theodoses et Valantins dient : [J]asoit ce que marchiez de porpre ont esté deffendus en pluseurs establissemenz, neporquant nous les deffendons par cest nouvel establissement, et pour ce commandons nous que la septieme partie des notaires soit envoiee en Phenice par certain temps que tous baraz soit deffendus par lor cure, et il aient paour de perdre les soldees que il ont aquises par lonc temps, et condampnemenz de .xx. livres d’or lor soit proposez. -

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- [11.10.0. De fabricensibus] - - Des feivres qui font les armes -

- Li empereres Juliens dit : Nous commandons que deniers ne soient pas aportez as forges en lieu des choses qui sont neccessaires, m[e]z les choses meismes de quoi li fers puisse estre faiz legierement, si que tous baraz remaigne et que l’en conseult plus prestement au commun profit. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que le mestre de la forge ait aprés .ii. anz non pas tant seulement quitance et sejour, mes honneur, si que quant il seront .ii. mestres d’une meisme forge par .ii. anz chascuns soit envoiez à nous en son temps pour aorer nous. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Antonins dit : Se aucuns eslist la compaignie as feivres en la cité où il fu nez ou en cele où il a sa meson, il apeaut ceus à qui la chose apartient et moustre que ses aiols ne ses peres ne fu pas curiaus et que il ne doit rienz à la cité et que il n’est obligiez à nul citoien, et quant il avra ce fait par devant le gouverneur de la contree ou par devant le deffendeur de la cité se le gouverneeur n’est presenz, il soit receuz au mestier que il desiroit. - Et se aucuns se met sanz cauption en la conpaignie des feivres, sache que il sera ramenez à l’ordre à qui il est deuz, si que nuls avantages de temps ne de soldees ne le deffendent. - -

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- Cil meismes empereres dit : Il a esté porveu par droit que les feivres servent de lor propre mestier si que, quant il seront assez travailliez, il demeurent es citez où il furent nez. - Et ce que li uns meffet est demandez à l’autre, si que li un se praignent garde et li damages que li .i. fera soit demandez à l’autre, - tous soient contrainz de respondre ensemble des damages, autresi comme se il fussent tous en .i. cors. - -

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- Li empereres Leons dit : Nous commandons que cil qui seront acompaigniez entre les feivres de nostre sainte forge et lor fames et lor filz ne reponnent pas à ceus qui les voudront enplaidier ailleurs que el jugement de ta hautece à qui juridicion et à qui poesté il apartient ; et puis que il avront acompli lor office, li gouverneur des contrees ne lor official ne les travaillent de nuls servises citoiens ne curials à quoi il ne sont sozmis à nule maniere. -

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- CIl meismes empereres dit : Nuls des feivres qui forgent les communes armes ne s’esforcent puis que il sera en cel office de prendre à loage ne d’amenistrer ne de cultiver autrui choses. Et se aucuns ose venir contre cest nostre establissement et il lor baille à son escient ses choses ou ses possessions à amenistrer, il les perde toutes et cil qui les prennent perdent tous lor biens et puis soient envoiez en pardurable essill. - Et toutes les foiz que il sera besoinz d’aporter armes d’un lieu à autre, ta hautece envoit letres à la haute prevosté et li face savoir le nombre des armes et de quel lieu eles doivent estre portees, si que les gouverneurs des contrees soient assemblez selonc le nombre des armes qui doivent estre portees, si que nez ou autres voitures lor soient bailliees du commun selonc ce que il lor couvendra. - Et puis que ta hautece avra envoiees ses letres à la haute prevosté, se il y a aucune demeure ou aucune negligence en ceus qui i seront envoiez de par le haut siege de la prevosté et la voiture des armes est empeechiee pour ce, nous commandons que tuit cil par quoi ce est soient condampnez chascuns de .L. livres d’or, et cele quantité d’or soit mise en la borse l’empereur dés que il l’avront paiee ; et par desus ce, paine de .xx. livres d’or soit proposee as gouverneurs des contrees et à lor menistres, se la voiture des armes est en aucune maniere empeechiee par eulz. - -

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- [11.11.0. De veteris numismatis potestate] - - De la poesté à l’ancienne monnoie -

- Li empereres Valantins dit : Nous commandons que cil qui vendent et cil qui achatent reçoivent et baillent les deniers qui sont formez en la forme as anciens princes, si que il n’i ait nul contredit se il sont tant seulement de tel pois et de tel forme comme il doivent estre. Et sachent tuit cil qui autrement le feront que cruel venjance en sera prise. -

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- Cil meismes empereres dit : Il convient que toutes denrees descroissent selonc l’amenuisement qui est faiz en la monnoie. -

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- Cil meismes empereres dit : « [T]a hautece amonneste tous par sollempnel banissement que il praignent monnoie qui soit toute d’un pris et d’une forme. Et cil qui par avarice despira les comandemenz de nostre majesté soit puniz par torment capital, et cil qui par barat refusera la monnoie où la forme l’empereur est. -

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- [11.12.0. Nulli licere in frenis et equestribus sellis et in balteis margaritas et smaragdos et hyacinthos aptare et de artificibus palatinis] - - Que il ne loise à nul à metre en son frain ne en sa sele à chevauchier marguerites ne esmeraudes -

- Li empereres Leons dit : « Nuls ne mete dés ci en avant en son frain ne en sa sele à chevauchier ne en son baudré marguerites ne esmeraudes ne jacinz, mes nous otroions bien que les bas homes aornent lor frainz et lor seles et lor baudrez d’autres pierres precieuses ; et si commandons que tous aornemenz de pierres precieuses soient ostez des robes, mes il puissent avoir en lor manteaus tiex orles qui soient precieus par or et par faiture. Et se aucuns fait contre cest nostre commandement, sache qu’il sera maintenant puniz par paine de .L. livres d’or. - Il ne loise à nul bas homme à faire aucune chose d’or et de pierres precieuses qui apartienent à l’aornement de l’empereur, tant seulement exceptez les aornemenz as preudefames et les aneaus as hommes et as fames, ne nuls n’aparolt tele chose à faire par couverture que il ne nous vuille aporter aucun don, quar nous ne demandons pas tiex dons, ne que les bas hommes nous aportent real aornement. - Et se aucuns fait dés ci en avant aucune chose contre la deffense de cest establissement et il ose apareillier à aporter nous aornemenz qui sont establiz au ser à roys et à princes qui sont faiz d’or et de pierres precieuses, sache que il sera condampnez à paier .c. livres d’or et soufferra paine capital, quar les roials aornemenz doivent estre faiz dedenz nostre court par les menestreels de nostre saint palés, et ne mie communement es basses mesons ne en privez offices. - Et pour ce establissons nous par souvrain commandement que nuls bas homs n’ost faire ce qui est saint et couvenable à nostre acesmement et à nostre aornement. - Et se aucuns fait contre ceste deffense, nous commandons que - - l'ame - l'am[ende] - l'amende] l'ame ms. corr. d'ap. A et le texte latin multam - qui a esté avant nommee li soit demandee par l’office as palasins et soit mise en nos sainz dons. - - -

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- [11.13.0. De classicis] - - Cest tytre est des curials -

- Li empereres Valantins dit : Se aucuns veult plaidier contre curial pour tolir li ses previleges, sache que il en doit aller par devant le juge des curials. -

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- [11.14.0. De decuriis urbis Romae] - - La rubrique manque. -

- Li empereres Antonins dit : Nous confermons par nostre auctorité les lois des curials que les princes qui furent çà en arriere firent et que nostre pere meismes fist. -

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- Nous voulons donc que tous les juges sachent que il ne doivent pas contraindre les curials de respondre devant eulz malgré leur, ne de partir les des raisons qui sont confermees par droit, quar nous voulons que il aient touz lor anciens previleges. -

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- [11.15.0. De privilegiis corporatorum urbis Romae] - - Des previleges as habiteurs de la cité de Romme -

- Li empereres Juliens dit : Nuls n’ait pooir ne congié de faire souffrir nule nouvele chose as habiteurs de Romme, ainz commandons que les previleges qui sont otroiez à ceus de Romme en l’onneur de la pardurable cité vaillent tous jours. - Et cil de la cité de - Rommen - Romme - - qui sont alez en estranges païs soient contrainz de revenir par la cure as gouverneurs des contrees, si que il puissent faire les servises que l’ancienne sollempnité lor a enjoint. - -

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- [11.16.0. De pistoribus] - - Des pesteurs -

- Li empereres Antonins dit : Se aucuns des sers porchasce par grace ou par loier ou par autre maniere la dignité et l'office au conte des guerniers, il soit despoilliez de la dignité que il a receue contre nostre commandement et puniz de .xx. livres d’or, et puis soit rapelez à la compaignie des sers. - Et li especials benefices que il empetra en aucune maniere contre cest establissement faille du tout. - -

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- [11.17.0. De suariis et susceptoribus vini et ceteris corporatis] - - Cest tytre est des pesteurs -

- Li empereres Antonins dit : Pour ce que li pesteur qui sont en la cité de Romme sont tous jours en travaill et enpensé pour le preu au pueple de Romme, il soient delivrez de tous vilains servises. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [11.18.0. De collegiatis et chartopratis et nummulariis] - - De ceus qui sont mestres des assemblees -

- - Li empereres Antonins dit : Se aucuns s'efforce de soztraire soi à autres servises, pour l'endroit del office de connestables ou de doiens ou de mestre d'aucunes assemblees que il ne font pas, nous voulons aler contre lor baraz, si que nuls ne soit sozlegiez de servise que il doie faire pour couverture d'autre servise que il ne fait pas, et que li servises as orfeivres ou à ceus qui font les deniers ne faille par ceus qui vuelent estre apelez doiens ou mestres d'assemblees et ne le sont pas. - Et pour ce, se aucuns se nomme doiens ou mestres d'assemblees et il n'en veult avoir fors le non, sache que .i. autre sera mis pour lui qui sera souffisanz à cel office, mes l'en gart autres en lieu de ces, et en lieu de ceus qui muerent que le nombre qui est establiz ne soit pas passez ; et nuls ne se puisse escuser par nule aide ne par nule puissance et il apartient à ton jugement et à ta hautece et à ton office à garder ce o grant cautele. - Et nous commandons qu'il soit gardé egalment entre tous, ne nuls ne s'en escuse pour aide de devine meson, ne par nule reverence des saintes yglises ne par nule autre puissance, mes que il n'apere que nous ne conseillons fors as simples en tant comme il apartient as offices. Nous disons et voulons que ce soit gardé, et quant cil des contrees vendent aucune chose à ceus d'aucune assemblee, la vente soit enclose es bonnes du premier establissement, ce est que ce qui fu establi au commencement soit gardé sanz nul renouvelement. -

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- [11.19.0. De studiis liberalibus urbis Romae et Constantinopolitanae] - - Des escoles de la cité de Romme et celes de Costantinoble -

- Li empereres Antonins dit : Nous commandons que tuit cil qui porprennent le non de mestres et ont à coustume à avoir deciples, dont que il soient, en communes escoles ou en chambres segreement, soient refrenez de faire tel chose communement, si que se il essaient derechief à faire ce que nous desfendons et dampnons, il n'aient pas tant seulement la male renommee que il deservent, mes sachent que il seront mis hors de la cité en quoi il se tienent mauvesement. - Et se cil qui ont à coustume à tenir escole en pluseurs estranges mesons vuelent metre entente à iceus deciples tant seulement que il ensaignent en lor propres mesons, ce ne deffendons nous pas ; et se il sont du nombre de ceulz qui sont establiz en l'aide du Capitoile, il sachent que escoles des privees mesons lor sont deffendues en toutes manieres et sachent que, se il sont entrepris qu'il facent contre cest establissement, sachent que les previleges ne lor vaudront rienz qui sont par droit donnez à ceus à qui il est commandé que il ensaignent el Capitoile tant seulement. - Nostre audictoire ait donc especialment de ceus qui sont plainz de doctrine et de bonne eloquance .iii. mestres de droit et .x. grameriens. Et cil qui ont langage grieu soient .v. par nombre. Il i ait .x. sophistes et .x. grameriens. - Et pour ce que nous ne voulons pas que les joennes hommes soient entroduit en ces ars tant seulement, nous acompaignons as devant diz mestres les aucteurs qui sont de plus parfonde science et de meilleur doctrine. - Et si voulons que .i. autre soit acompaigniez à eulz qui encerche les segrez de phylosophie et .ii. qui dient les volentez de droit et des lois, si que ta hautece face establir à chascun lieuz especials que les deciples soient tous ensemble o les mestres et que la confusion des lengages ne destort les pensees à aucuns del estude. - -

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- [11.20.0. De honoratorum vehiculis] - - La rubrique manque. -

- Le paragraphe manque. -

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- [11.21.0. De privilegiis urbus Constantinopolitanae] - - Des previleges de Costantinoble -

- Li empereres Honoires et Theodoses dient : La cité de Costantinoble s'esjoïsse non pas tant seulement de ce que il ont l'avantage du droit de Lombardie, mes de celui de l’ancienne Romme. -

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- [11.22.0. De metropoli Beryto] - - Cest tytre est de la cité de Baruth -

- Li empereres Theodoses dit : Nous jujons que la cité de Baruch soit aornee du non et de la dignité d'estre mere des citez pour pluseurs causes droiturels, quar ele est ja coronnee par ses vertuz ; ele ait donc dignité d'estre mere des citéz, et la droiture à la cité de - Sur>Sur] le texte latin donne Tyr n'en soit point amenuisiee, la cité de Sur soit mere de la contree par le benefice à nos ancesseurs et ceste par le nostre et eles aient une meisme dignité. -

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- [11.23.0. De canone frumentario urbis Romae] - - Du froment de la cité de Romme -

- Li empereres Valantins dit : Li marinier reconnoissent en la court as prevoz ou as mestres que il ont receuz les blez touz sainz et sanz nule corruption à porter as greniers l'empereur, et cil qui les reçoit gart que il n'i ait point de vice, et il est commandé que li prevoz s'en praigne garde quant il vient au port de la sainte cité. -

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- Li empereres Archades dit : Se l'en pardonne aucune chose du froment ou de l'uile qui doit estre rendus à la cité, li especiaus benefices qui est porchaciez contre le commun preu ne vaille rienz. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous ne souffrons que nuls requiere le benefice de nostre hautece pour amenuisier les rentes de la cité de Romme, et s'il avient que letres en soient empetrees par aucune maniere, nous ne voulons pas que eles i soient receues. - Et nous commandons que les vicaire et les autres juges qui feront contre ce soient tenuz à rendre le à doubles, et s'il ne s'atienent d'amenuisier les rentes de la cité, il soient envoiez en essill et li primat des offices soient sozmis à paine capital. - -

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- [11.24.0. De frumento urbis Constantinopolitanae] - - Des fromens de la cité de Costantinoble -

- Li empereres Honoires dit : Fromenz ne soit pas donnez pour annonnes des communs greniers à nul, neïs à nostre sainte meson, mes la rente des fromenz soit gardee toute entiere à departir as mesons en pain cuit. Einsi doit estre la rente departie qui fu donnee par Costantin de noble memoire et acreue par Theodose, homme de grant pitié, quar souffraite croistroit, se les fromens qui sont donnez par annonnes estoient mis en autres usages et cil qui vendre les pensent estoient contrainz de acheter les. -

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- Cil meismes empereres dit : La quantité d’or qui est establie à acheter froment soit mise pardurablement en ce, ne il ne loise à nul qui reçoive l’ammistracion de la poesté de la cité à amenuisier aucune chose de cele somme, ne à metre la en aucuns autres usages, mes il soit mis certainement en escript combien l’en preste à chascun des serjanz et combien chascuns en doit paier. - Et nous commandons que cil qui osera trespasser ceste forme rende à doubles la quantité en quoi il a monstré sa male voisdie, et tout ce qui sera paié par ceste raison soit mis à croistre cele quantité et à acheter en fromenz. Et la forme de ceste loy soit entailliee en tables d’arain. - -

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- [11.25.0. De annonis civilibus] - - Des citoiennes annonnes -

- Li empereres Theodoses dit : Il est assez clere chose que les communes annonnes ne sont pas tant establiees as tytres des dignitez comme as dessertes à chascun par le don au saint empereur Costantin. - Et pour ce, nule chose n’en soit chalengiee el non des assemblees, mes les choses qui sont otroiees pour la desserte à chascun soient gardees que tuit cil qui reçoivent les communes annonnes et les donnent, ou à lor propres hoirs pour charnel amour ou à estranges par tytre de vente. Ce qui est fait soit estable ou par droiture d’eritage ou par jugement de vente. - -

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- Li empereres Antonins dit : Nous donnons par nostre franchise par desus la rente acoustumee chascun jour dés ci en avant .cxx. muis de froment des communs guerniers de ceste haute cité, et en faisons nos letres à la haute prevosté d’Orient, par quoi elle puisse savoir la mesure de nostre don, et donner sanz arrestement ce que nous avons commandé. - Et nous establissons par ceste loy, qui vaudra touz jours, que cest don soit faiz pardurablement à nos citoiens. - -

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- [11.26.0. De mendicantibus validis] - - Des fors hommes qui mendient -

- Li empereres Alixandres dit : [Q]uant l’en avra regardé tous ceus qui sont communement querans par povreté, l’en enquiere en chascun la force de son cors et son aage ; et cil qui sont mauvés et querant sanz nule foiblece qui soit en eulz soient contrainz que cil qui sont serf retornent à lor seignors, et cil qui sont franz soient mis à estre cultiveurs de champs pardurablement à ceus qui les encuseront et prouveront que il est einsi ; mes lor seignors aient action sauve contre ceus qui lor donnent conseill de fouir s’en ou d’aler mendiant. -

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- [11.27.0. De nautis Tiberinis] - - Des mariniers du Toivre -

- Li empereres Valeris dit : Cil qui est des comenz qui a nef qui court par le Toivre sache que il li convient par force faire le servise à la chose commune, et toutes les nez qui seront trouvees en l’yaue du Toivre soient sozmises à avenans servises, si que nule dignité ne nul previlege ne les delivre de cest office. -

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- [11.28.0. De frumento Alexandrino] - - Du froment de la cité d’Alixandre -

- Li empereres Valantins dit : Nous confermons quanque ta hautece a ordené pour servises et pour garantir la sustance as mariniers el pris du froment qui est aportez à la cité d’Alixandre et que achoison de proie soit tolue as curials. - Nous commandons que il ne s’entremetent pas de ceste chose, mes cil que tu i establiras par ta porveance facent et acomplissent cest office. - -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous ajoustons as livroisons de la cité d’Alixandre .c. et .x. muis de blé chascun jour, si que nuls ne perde ce que il a receu jusques ci. -

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- [11.29.0. De Alexandriae primatibus] - - Des pers d’Alixandre -

- Li empereres Antonins dit : Nous quitons les pers de la cité d’Alixandre du servise de curer le flueve, et jujons selonc la forme de ton ordenement que .cccc. solz soient donnez du paage de la devant dite cité, si que il soient en toutes manieres paiez du titre des nez. -

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- [11.30.0. De iure rei publicae] - - Cest tytre est de la droiture à la chose commune -

- Li empereres Antonins dit : Se aucuns plede contre la chose commune pour chose en quoi deffendeeurs ne li ont pas esté ordenez ne il n’a pas esté establiz que il i fussent ordenez, il ne pert pas pour ce ses actions. -

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- Cil meismes empereres dit : L’en demande savoir mon se la chose commune en lieu de quoi vous estes, pour ce que vous dites que vous avez fait satisfacion de la dete qui li estoit deue, avoit droiture de gage es biens au deteur. Mes se ele n’a conquis ceste droiture par benefice qui li soit otroiez especialment, sa cause n’est pas dessevree des autres creanciers qui ont personnel action. -

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- Cil meismes empereres dit : Il est coustume que l’en aït à la chose commune autresi comme as orfelins. -

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- Li empereres Antonins dit : Se la chose commune de quoi tu as fait mencion vendi, selonc la coustume de la cité, ta place quant ta meson fu chaoite, le gouverneur de la contree ne soufferra que rienz i soit fait contre la forme de ceste loy. -

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- [11.31.0. De administratione rerum publicarum] - - De l’aministracion à la chose commune -

- Li empereres Antonins dit : Il est aperte chose que champ qui est tenuz à cens ne puet pas estre toluz à celui qui le tient, tant comme il en pait ce que il en doit as termes. -

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- Les empereurs Diocleciens et Maximiens dient : « [T]u dois savoir que action doit estre meue contre ceus qui amenistrent la chose commune qui par lor office deussent recevoir cauption du lés qui estoit lessiez à la chose commune par condicion, se il ne la - - prent - prennent - - , pour tant comme la chose commune i eust gaaignié se ele eust esté prise. -

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- [11.32.0. De vendendis rebus civitatis] - - De vendre les choses as citez -

- Li empereres Antonins dit : Se tu achetas sanz nule condicion les champs que la chose commune vendi dés que la vente fu parfaite, tu doutes pour nient que la seignorie ne t'en puisse estre tolue par aloignement qui puis i a esté faiz, quar li temps qui est establiz à faire aloignemenz es marchiez n’apartient fors as causes et à la borse l’empereur, se aucune cité n’a tel coustume. -

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- Li empereres Valeris dit : [J]asoit ce que il apert que acroissemenz soit offers au loage qui est fez de la commune possession, neporquant il ne convient pas que la foy de lor aage soit bruisiee pour l’endroit del acroissement, pour ce meesmement que lonc temps est passez puis que li marchiez fu faiz. -

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- Li empereres Leons dit : Se mesons ou rentes ou sers vienent à la droiture de ceste noble cité ou d’aucune autre par tytre de heritage ou de lés ou de don, il loira as citez tiex choses à vendre pour leur preu, si que li pris qui en sera euz soit mis à faire ou à apareillier les murs de la cité. - Et nous deffendons par porveable cure que nuls ne puisse engignier nul barat contre le preu des citez ; mes tiex ventes soient faites sanz barat et sans decevance et nous voulons que l’en gart dés ci en avant que, se l’en veult aucune chose qui apartiegne à ceste noble cité, ou mesons ou rentes ou autres edefiemenz ou sers, il ne soient venduz fors par l’auctorité l’empereur. - Et se ce est fait es contrees, tuit li curial et li henoré et li porseeor de la cité qui vent sa chose, ou la greignor partie d’eulz, soient presenz, si commandons que les autres escriptures lor soient aportees avant, et chascuns de ceus qui seront present die par son serement la sentence que il cuidera qui soit plus profitable, si que quant ce sera recité el jugement de la contree, li achetierres puisse avoir avenant seurté. - Et nous commandons que les ventes qui sont faites ou qui seront faites en tel maniere soient estables. - -

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- [11.33.0. De debitoribus civitatum] - - Cest tytre est des deteurs as citez -

- Li empereres Antonins dit : Il est esclerié, par mes establissemenz et par ceus as sainz princes qui furent devant moi, que cil qui doit à la chose commune ne reçoive nule henour devant que il ait paié ce que il doit. -

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- Li empereres Antonins dit : Les detes de la chose commune doivent estre demandees as deteurs qui ont lor choses toutes entieres ou à leur hoirs qui ont lor patremoine tout entier, si que il paient lor usures en lor temps, quar ce est li preuz à la chose commune que ele ait convenables deteurs et li leur que la somme de lor dete ne soit pas creue. - Et pour ce que ce seroit desloialté que la cité perdist sa dete pour l'estrangement de la chose qui li fu obligiee, il nous plaist que, se aucuns des deteurs à la chose commune d'aucune cité donne ou vent ou baille par autre raison aucune chose du patremoine que il avoit quant il prist les deniers à la chose commune, l'en regart à la qualité de la chose qui est estrangiee ; et quant l'en avra regardé toutes les facultez que li deteurs avoit quant les deniers li furent creuz, l'en demande à celui qui tient aucune des choses au deteur son avenant de la dete et des usures. - Et autresi quant l'en trouvera que li patremoines à celui qui sera obligiez à aucune cité ne sera pas tiex que toute la dete en puisse estre paiee, li juges devra enquerre o grant diligence et o grant cure à cui les facultez au deteur sont vendues, par aucune condicion si que, quant l'en avra tout proisié loialment, chascuns en soit traiz en cause par tel partie comme il en a, et il aient personel action contre le deteur pour cui il paient et qui en est delivrez. - Manque. - Et se aucuns des deteurs à la chose commune d'une cité fait lieu à la borse l'empereur, il est aperte chose, par l'ancien droit et par les letres aus sainz princes et par nostre establissement, que les acheteurs qui achetent à la borse l'empereur ne doivent point estre tormentez. - Et se nulz n'achate les choses au deteur, mes il gaste tous ses biens, si que nuls n'en porsiet rienz, il convient que li damages de cele dete soit soz la chose commune. Et pour ce doit li peres de la cité metre grant cure et grant entente que les deniers à la chose commune soient bailliez à tiex qui bien les puissent rendre ou qui aient granz rentes. -

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- [11.34.0. De periculo nominatorum] - - Du perill à ceus qui sont nommez à aucun office. - -

- Li empereres Antonins dit : Se cil que tu et tes compainz nommastes à estre mestres de qui vous ne preistes nuls pleges orent assez de quoi paier ce que il devoient quant il lessierent l'office d'estre mestres, vous n'estes pas obligiez pour eulz, pour ce se vous les nommastes ; mes se cil qui les pensent empledier el non de la chose commune n'en voudrent rienz faire, il n’en pueent blasmer se eulz non, et si doivent restorer les domages à la chose commune. -

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- Ci[l] meismes empereres dit : Se cil qui fu mis en office de mestrise en lieu de toi i mist .i. autre en lieu de lui qui n’estoit pas assez convenables, li perilz de l’aministracion ne puet pas regarder à ta personne, quar quant aucuns sont nommez en lieu d’autres, li perilz en est tous sor ceus qui nomment les premiers qui orent l’aministracion. -

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- [11.35.0. De periculo eorum qui pro magistratibus intervenerunt] - - De perill à ceus qui sont pleges pour ceus qui sont es mestrises -

- Li empereres Antonins dit : Si plaist à moi et à l’empereur Sevoir que les pleges à ceus qui sont es mestrises soient obligiez pour des choses qui apartiennent à lor aministracions, et ne mie pour les choses qui lor sont enjointes pour lor colpe ou pour lor mesfet. -

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- [11.36.0. Quo quisque ordine conveniatur] - - En quele ordre chascuns doit estre emplediez -

- Li empereres Antonins dit : Se la cure des deniers d’une cité est establiee à .ii. ensemble si que l’en n’en baille pas à chascun sa partie, il sont obligiez à la chose commune de la cité et non pas pour les parties, mes chascuns pour tout. - Et quant l’en veult garder de damage la chose commune et comment à rendre ses depers, l’en praigne premierement les biens à celui qui amenistra ; et s’il ne souffisent, l’en praigne aprés ceus à son compaignon. - Neporquant il n’est pas droiz que vous qui estes hoirs à .i. des procureurs soiez chargiez du damage qui aprés sa mort avint par la tricherie ou par les coupes à ses compaignons. - -

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- Cil meismes empereres dit : [T]outes les foiz que aucuns offices est enjoinz à .ii., non pas deviseement mes tout ensemble, et chascuns de eulz est obligiez à respondre du tout, l’en n’en puet par nule raison demander rienz à celui qui les nomma devant que l’en ait pris les choses à l’un et à l’autre. - Mes se il sont apelez à l’office chascuns pour sa partie, il soient traiz en cause chascuns pour sa partie et puis lor plege. Et se satisfacion n’est faite pour les pleges, l’en secourt aprés à celui qui les nomma à cel office ; et se il ne souffist à respondre en, li prevoz savra bien que cil qui fu parçonniers de cel office devra estre traiz en cause au derrenier. - -

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- Cil meismes empereres dit : Se vous fustes einsi mis en office de mestrise que chascuns de vous soit obligiez à tout le perill, il n’est pas doute que li uns ne doie restorer le domage à l’autre qui li avient ; mes ce qui seult estre establi es mestres que cil qui les noment soient premierement trait en cause sera gardé en vostre personne. -

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- - Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Pour ce que tu proposes que tu et tes compainz prestastes des deniers à la chose commune el temps que vous fustes en la mestrise et il y a aucuns des deteurs qui ne pueent pas paier la dete, il convient que tu faces satisfacion à la chose commune de ce que tu feis tous seuls, et puis li hoir à ton compaignon ou cil qui porsieent ses biens. Et se la chose commune n’est ainsi gardee de damage, l’en s’en praigne premierement à ceus qui vous nommerent à cel office. Et s’aucuns domages i est avenuz es coupes à ton compaignon, cil qui le nommerent à l’office i soit obligiez comme pleges. -

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- [11.37.0. Ne quis liber invitus actum rei publicae gerere cogatur] - - Que franc homme soit contrainz de recevoir malgré suen l’office à la chose commune -

- Li empereres Alixandres dit : Se tu fus amenez à franchise par le jugement del ordre de la court si comme tu proposes, li procurateurs de la chose commune savra bien que tu ne dois pas amenistrer malgré tuen les oevres à la chose commune, pour ce meesmement que sers doivent amenistrer l’office que l’en te veult baillier. -

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- Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Se tu estoies naturelment franz et tu fus contrainz de recevoir aucun des offices à la chose commune, tu peus requerre l’aide au prevost et desfendement de droit selonc l’usage. -

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- [11.38.0. Iniuncti muneris sumptus ad omnes collegas pertinere] - - Que les despens del office qui est enjoinz apartienent à tous les compaignonsRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms. F. - -

- Li empereres Diocleciens dit : Por ce que tu proposes que tu fus establiz à faire .i. office o autres et que tes compaignons lessierent l’office et que tu le feis tout par toi, li prevoz porverra que, se tu i feis aucuns despenz à quoi les compaignons de cel office deüssent partir, il te rendront lor parties ; mes s’il aperçoit que tu aies esté lessiez tous seuls en l’office, il savra bien ce qui apartient à la commune justice. -

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- [11.39.0. De his qui ex officio quod administraverunt conveniuntur] - - De ceus qui sont trait en cause por l'office en quoi il - om. - [sont] - sont] om. F corr. d'après A de ceuls qui sont tret en cause pour en quoi il sont aministré - amenistréRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms. F. -

- Li empereres Antonins dit : Se tu prestas des deniers à la chose commune et il sont perdus sanz tes coupes, il sousfist que tu rendes le chatel sanz les usures. -

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- [11.40.0. De solutionibus et liberationibus debitorum civitatis] - - Du paiement et de la delivrance as deteurs de la cité -

- Li empereres Antonins dit : Les cauptions as communs sers donnent ferme seurté as deteurs de la chose commune, se eles sont confermees par les seaus as procurateurs ou à ceus qui ont le pooir de demander les detes. - Et quant cil qui a paié aporte avant l’escripture à celui tant seulement qui a receuz les deniers, cele deffense li vault, se il est prouvé que ce que il a paié ait esté mis el preu à la chose commune. - Mes se vostre procurateur aperçoit que il soit avenus par le serf que les deniers que li deteur rendirent soient gastez, il restorera de son chatel ce qui en faut en ceste maniere. - -

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- [11.41.0. De spectaculis et scaenicis et lenonibus] - - Des musees et des theatres et des lecheeurs -

- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Valantins dit : Quiconques metra en son propre preu les chevaus que nous ou nostre conte ordinaire donnons, il sera condampnez à paier une livre d’or. -

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- Cil meismes empereres dit : La noble auctorité sache que il convient que cil qui ont l’office de mener chevaus ne soient tormentez en nule maniere fors de jouster el carrouge. -

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- Li empereres Theodoses dit : Se il a es communs porches ou es lieuz des citez en quoi nos ymages suelent estre sacrees aucune vilaine painture de povre home ou de jongleur, ele soit maintenant effaciee, ne il ne loise pas dés ci en avant à paindre ne à entaillier vilaines personnes en honneste lieu ; - mes nous ne deffendons pas que eles ne soient mises es theatres. - -

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- Li empereres Honoires dit : Nuls des juges n’essait à amener d’une cité en autre, ne d’un lieu de la contree en autre, chevaus coreors ne charretes ne bestes ne jongleors, que il ne travaillent l’estat des choses communes quant il entendent à lor gieus et empeechent la feste qui doit estre celebree en toustes les citez. Et s’aucuns bruise cest commandement, il soit puniz par la loy qui porsuit ceus qui bruisent les loys. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous ne souffrons pas que les peres ou les seigneurs qui contraignent lor filles ou lor serves de pechier aient sus eulz droiture de seignorie, ne que il aient preu en si grant crime. - Il nous plaist donc qu’il soient sozmis à tel engraignement que il ne puissent user sur eulz de droiture de poesté, ne que rienz ne lor puisse estre aquis par eulz ; mes s’il vuelent, il puissent aloer lor filles et lor serves par le jugement des evesques et des juges et des deffendeurs, si que lor povreté en soit soustenue en tel maniere que, se il lor font force de pechier malgré leur, il ne perdent pas tant seulement la poesté qu’il ont sus eulz, ainz soient envoiez en pardurable essill ou sozmis à paine de metal, qui est encor mendre paine que se aucuns estoit contrainz de pechié faire. - -

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- [11.42.0. De expensis publicorum ludorum] - - De deniers qui sont euz de geuz -

- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient à Marcel : Pour ce que tu dis que li prevoz de la contree mist à refaire les murs de la cité les despenses qui li furent paiees de la jouste, ce qui fu fait salvablement ne sera pas rapelé. - Et quant les murs seront refaiz, les joustes seront faites selonc l’ancienne coustume, quar einsi porverra l’en à la seurté de la cité par les murs qui seront refait, et li deliz de la jouste ne sera pas perdus. - -

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- [11.43.0. De aquaeductu] - - De conduit de yaue -

- Li empereres Costantins dit : Cil par qui terres li conduit des yaues sont soient quites de tous servises, si que il netoient les conduiz qui sont plainz d’ordure, ne nuls autres fessiaus ne lor soit enjoinz que il ne soient enbesoigniez d’autres choses et lessent les conduiz plainz d’ordure. - Et s’il entrelessent ce, il perdront lor possessions et la borse l’empereur les avra pour ce que li conduiz est tenuz orz pour lor negligence. - Pour ce convient il que cil par qui terre l’yaue court sachent que il doivent lessier à destre et à senestre .xv. piez touz vuiz d’arbres, et les officials as juges gardent que, se arbres nessent dedenz ces .xv. piez, il soient maintenant trenchiez que il n’empirent le conduit. - -

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- Li empereres Valantins dit : Se aucuns est dés ci en avant si hardiz que il vuille aler contre le preu de ceste noble cité et il amaine en son champ yaue du commun conduit, sache que cil champs li sera toluz et assemblez à nos choses privees. -

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- Li empereres Antonins dit : Nous commandons que cil à qui usages d’yaue est otroiez, ou de piece a, ou ore par nostre commandement, la mainent de là où ele muet si que il ne touchent pas as mestres tuiaus, ne ne la traient du mestre conduit. - Et s’aucuns le fait autrement, il ne perdra pas tant seulement le benefice que il avoit, ainz sera puniz de tres grief paine selonc la condicion de sa personne. - -

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- Li empereres Honoires dit : Nous commandons que chascuns des citoiens ait l’ancien usage d’yaue que il a tenu par longue seignorie, ne il ne soit troublez par nul renouvelement, si que chascuns l’ait dés ci en avant en autretel quantité comme il l’ot eue jusques ci et en autretel coustume ; et cil soufferront paine qui en useront à celee pour arouser lor champs ou pour faire lor cortilz plus deliteus. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Toutes les voitures qui pueent estre concueilliees de toutes les escoles qui soient en ceste noble cité et tuit li ouvrier viegnent à rapareillier la doiz del yaue de ceste cité, et ce soit gardé que nuls qui ait droiture d’yaue ne soustiegne nul autre fessel, quar ce seroit male chose que les mesons de ceste cité achetassent eaue. -

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- Li empereres Zenons dit : Nous establissons par ceste loy que, se aucuns qui ait grant prevosté met l’or qui est establiz as conduiz d’yaue en autre besoigne que en apareillier le conduit del yaue ou au curer le, il soit contrainz de rendre autretant du suen propre à apareillier les conduiz del yaue. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous jujons que l’en enquiere diligemment quiex fontaines sont communes dés le commencement et lesqueles furent premierement propres à aucun et puis vindrent au commun usage et sont derechief retornees à la proprieté d’aucun, ou par ce que il en a gaaignié par barat le premier chief, ou se aucune tel chose a esté faite par mauvese auctorité par couverture de nos letres et l’en rende à la roial cité sa droiture. Et ce qui a esté aucune foiz commun ne soit fait propre à aucun, ainz reviegne as communs usages ; et les letres ou li commandement qui ont esté donnez à aucuns contre le commun preu de la cité soient quassez par droit, et prescription de lonc temps ne vaille rienz à tolir les droitures à la cité. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous jujons que nule personne, de quel dignité que ele soit, n’enjoingne nul servise à ceus par qui terre les conduiz des yaues sont. - Mes se aucuns se fie si en sa propre actorité que il amaint yaue apertement des communes fontaines ou il la maint par repoz agaiz, il soit contrainz de rendre la as communs conduiz. - Et nous deffendons que nuls ne plant dés ci en avant arbres delez conduiz de yaue, que les murs du conduit ne soient empoiriez par les racines des arbres, et l’en scet bien que ce meismes a esté deffenduz par les anciens establissemenz. - Et tous sachent que, se yaue commune est dés ci en avant amenee en possession ou en champ ou en cortill ou se aucune chose est plantee delez le conduit del yaue, li domages doit estre sor celui qui amena l’yaue ou qui planta les arbres qui nuisent au commun conduit ; et li lieu qui sont einsi arousez soient à la borse l’empereur, ne nuls pardons ne soit donnez à nul de ceste paine, ne par nos letres ne par autre maniere. - Et nous commandons que cil qui sont gardes des eaues qui sont establiz à garder tous les conduiz de yaue en ceste roial cité soient saignié de nostre non en amedeus les mains, si que tous les connoissent par cest saing, ne il ne soient mis à nul autre office ne par les procurateurs de nos mesons ne par aucune autre maniere. - Et s’il avient que aucuns d’euls muire, nous jujons que cil qui est mis en son lieu soit saigniez de cel meismes saing, si que cil qui sera mis en lieu s’entremete pardurablement de garder l’yaue, ne ne soient pas contrainz de faire autres servises. - -

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- Li empereres Antonins dit : Nous establissons par ceste loy que li establissemenz que l’emperere Theodoses fist de ceus qui vuelent que ele lor soit donnee des communs conduiz ou des communes fontaines soit en sa fermeté, si que l’en ne sueffre à nul, ne en ceste cité ne es contrees, que il traient yaue des communs conduiz sanz nos letres qui soient envoiees à ta hautece ou à autres à qui la chose apartient ; et cil qui bruisera cest nostre commandement ou soufferra qu’il soit bruisiez sera condampnez à paine de .x. livres d’or et soufferra nostre engraignement. -

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- [11.44.0. De gladiatoribus penitus tollendis] - - Des gieus qui sont faiz o armes esmoulues -

- Li empereres Costantins dit : - - selon - Sanglant - Sanglant] selon FA corr. d'après le texte latin Cruenta spectacula - gieu ne mortel ne nous plesent pas qu’il soient faiz el repoz et en l’uiseuse à nos citoiens, et pour ce deffendons nous du tout les gieus qui sont faiz o armes esmoulues. -

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- [11.45.0. De venatione ferarum] - - De vener bestes sauvages -

- Li empereres Honoires dit : Nous donons à tous poesté d’ocirre lions, ne nous ne voulons qu’il en doutent nul acusement. - Et si commandons que les bestes que cil qui gardent les chemins envoient çà ne soient pas retenues plus de .vii. jourz en chascune vile. Et cil qui brisera cest commandement paiera à la borse l’empereur .v. livres d’or. - -

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- [11.46.0. De maiuma] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [11.47.0. Ut armorum usus inscio principe interdictus sit] - - Que nuls ne puisse user d’armes sanz le seu au prince -

- Li empereres Alixandres dit : Nuls n’ait pooir de mouvoir aucunes armes sanz nostre seu et sanz nostre conseill. -

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- [11.48.0. De agricolis censitis vel colonis] - - La rubrique manque. -

- Li empereres Costantins dit : Li cultiveur des champs qui entendent à cueillir les blez ou à recevoir nos rentes ne soient pas en cel temps apelez à autres servises, quar il a esté porveu que il entendent à ces besoignes en temps couvenable. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns veult vendre son champ ou donner, il ne puisse pas retenir par privez convenans les cultiveurs pour metre les en autre terre. - Quar cil qui croient que les cultiveurs lor sont convenables doivent retenir les o les champs ou lessier les à autres se il ne retiennent les champs. - -

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- Li empereres Valantins dit : Se aucuns a receu par nostre don cultiveurs qui sont autresi comme esgarez pour ce que les champs que il cultivoient sont lessiez, il soit obligiez à rendre à la borse l’empereur les rentes et les servises qui li souloient estre renduz des champs que cil cultiveurs devoient cultiver. - Et nous voulons que ce soit gardé meesmement en ceus qui sueffrent que sers viegnent de tiex chans à lor possessions. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Les seignours des champs praignent de lor cultiveurs lor rentes et de ce que la terre aporte, et ne lor en demandent pas deniers se la costume des champs ne le requiert. -

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- Cil meismes empereres dit : [C]il qui gouvernent les contrees praignent tous les cultiveurs fuitiz, sanz nule differance de nature ne d’aage ne de condicion, de revenir as anciennes possessions où il furent nez et norriz. » -

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- Cil meismes empereres dit : [A]utresi comme il ne loist pas à vendre les cultiveurs qui sont nez et norriz en une possession se l’en ne vent la terre, ne loist il pas à vendre les sers ne les vilains qui la doivent cultiver, - ne baraz ne soit pas controuvez contre la loy, si comme il a esté fait pluseurs foiz en ceus qui sont nez et norriz es possessions, si que tous les cultiveeurs de la possession soient bailliez à celui qui achete un poi de la terre, si que li sires n’ait qui li cultive la terre qui li remaint. - Mes quant aucuns achate champ, ou tout ou en partie, il ait autretant des cultiveurs comme li sires qui le vent en metroit à cultiver ce que il vent. Et s’aucuns les achate autrement, sache que il perdra le pris que il i dorra, et le vendeur porra demander arriere ses cultiveurs et lor enfanz. - Et se il lesse pour aucune cause à requerre le benefice de ceste loy et à demander les arriere et il muert einsi, nous donnons à ses hoirs pooir de chalengier les contre l’acheteur ou contre ses hoirs, si que nule prescription de lonctemps ne lor nuise, quar nuls ne doit douter que cil ne porsiee par male foi qui achate aucune chose contre le deffens à la loy. - -

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- Ci[l] meismes empereres dit : Tous les fuitiz qui se tapissent en estrange terre soient rapelez à lor premieres seignories o tel atemprement que, se cil o qui il sont trouvez savoient que il fussent autrui et que il fussent fuitif se il en ont usé à lor gaaing, si comme se il lor ont fait cultiver les champs, les fruiz des champs soient à lor seigneurs ; ou se cil sor qui il sont trouvez savoient que aucunes choses lor fussent enjointes, ne il ne lor ont pas paié le loier de lor labour, li treu qui sont peri par les champs que il devoient cultiver qui n’ont pas esté cultivez soient demandez à ceus entor cui il sont. - Mes s’il ne savoient pas que il fussent autrui serf ne fuitiz, ainz se tenoient pour franz et se mistrent entour aucun ou il cultiverent les terres à aucun et li rendirent tel partie des fruiz com il devoit avoir pour son treuage et garderent le remenant comme lor propre chatel, ou il s’alouerent à faire aucun mestier, ou orent le louier qui lor fu convenancié, l’en demant au fuitif meismes quanque il doivent. - Et se l’en trueve entre les cultiveurs de champs si comme il avient souvent à aucuns qui doivent aucunes choses à tiex hommes d’aucuns marchiez, quant les parties seront devant le juge, il demant as deteurs ce que il doivent. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que les cultiveeurs qui sont nez es possessions ne soient escusez de cultiver les pour nul previlege ne par nule dignité ne par nule auctorité, mes toutes les choses qui aucune foiz ont esté empetrees par aucune garde soient abatues et il soient renduz à lor seignors ou à la possession que il doivent cultiver. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous voulons que les sers ou les cultiveurs et cil qui doivent les treuz remaignent à lor seignors, quar se aucuns a paour de damage et il envoie ceus que il ne scet qu’il ont hors d’entour lui, les sers n’avront pas volenté de fouir. Nuls ne laist donc son seignor ne n’ait lieu où il se puisse tapir. - Mes chascuns reçoive celui que il savra qui est naturelment franz et ost d’entour lui celui qui faint que il est franz, se il ne set bien qu’il le soit, se il ne veult estre obligiez as choses qui sont establiees. - ¶ Se aucuns des devant diz fuitiz est donc trouvez entour eulz, cil qui le tient pait à la borse l’empereur .xii. livres d’or. Et nous jujons que il pait à celui à qui li sers fuitiz fu .i. autre serf qui autretant vaille. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que les enfanz as cultiveurs ou à ceus qui sont nez es possessions, de quoi la condicion est presque une meismes, jasoit ce que li non sont divers, ensivent l’estat de la condicion lor pere. - Et l’en doit garder que, se .i. meismes hom a .ii. possessions, de quoi il a en l’une assez de cultiveurs et en l’autre en a poi et il amaine de cele où il en a assez aucuns des cultiveurs à cele où il en a poi, et il avient aprés que ces possessions viegnent à divers seigneurs, li remuemens qui fu faiz des cultiveurs soit estables, si que le sire de la possession de quoi les cultiveurs sont remuez rende lor enfanz à estre o els. - -

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- Cil meismes empereres dit : Se les cultiveurs que aucuns a porsis par bonne foy s’en fuient à autres et essaient à eschaper de lor propre condicion, il convient que l’en sequeure premierement à celui qui le porseoit par bonne foy, et puis enquiere l’en la cause de la proprieté. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil qui reçoit les rentes qui apartienent à la borse l’empereur n’en demandent nule chose as cultiveurs, quar nous voulons que il soient si ententif as besoignes de la terre que il ne s’en partent neïs une seule heure. -

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- Cil meismes empereres dit : Se la fame qui fu nee en aucune possession ensuit la compaignie d’aucun franc homme et ele veult demorer o lui en cité ou en aucuns autres lieuz, il convendra que toute sa ligniee soit rapelee selonc les anciens establissemenz. -

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- Cil meismes empereres dit : Il est esclerié par droit et par l’auctorité des lois que nuls empiremenz ne puet estre mis en possession mal gré au seigneur ou sanz son seu. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous ne souffrons que les cultiveeur soient receu par nule raison à nul autre lian de servise, jasoit ce que il soit plus bas, ne nous n’otroions pas que les serjanz à ceus qui sont es mestrises soient escrit à ceus, quar à ce conseillons nous à la droiture as seigneurs et à la commune honnesté. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Justiniens dit : Nous voulons que li plet soient justement finez. Si establissons que se les cultiveurs, de quel condicion que il soient, crient aucune foiz contre les seigneurs de la terre que il cultivent et il doutent savoir mon se il en sont seigneurs ou non, ou se les cultiveurs meismes ont la seignorie de la terre que il porsieent et cil qui se tienent pour seigneurs n’en ont pas la seignorie eue par lonc temps ne n’en ont pas longuement receues les rentes, quar en cest cas n’eussent pas les cultiveurs congié de contredire la seignorie, nous jujons que tel forme soit gardee en paier en les rentes ou les communs servises que, se les cultiveurs de quoi nous avons parlé avant donnent avenant plege de toute la somme qui en est deue, que il rendront au seigneur toutes les rentes sanz nule demeure, se jugemenz donne que il aient la meilleur cause ; et cele plevine durt jusqu’à .iii. anz et puis soit renouvelee. Les seigneurs ne travaillent pas puis les cultiveurs pour les rentes, devant que sentence en sera donnee. - Et se les cultiveurs ne vuelent ce faire ou ne pueent, lors soient les rentes demandees chascun an par l’office au juge, en tel temps - - comme eles souloient estre paiees as seigneurs, et soient mises en sauve garde en la sainte yglise de la cité souz quoi la possession est, ou se l’yglise du lieu n’est pas convenable à garder les, eles soient mises en garde en la mere cité o toute cauptele ; et quant li plez sera finez plainement, eles soient rendues as seigneurs ou as cultiveurs. - Et se les rentes ne sont pas en deniers mes en blé, ou toutes ou en partie, li blez soit vendus par l’office au juge et le pris en soit mis en sauve garde selonc la maniere que nous avons dite. - Nous avons ce establi des rentes. Or venons as communs servises. Se les cultiveurs les souloient donc faire, il soient en lor ancienne coustume, et nuls griez n’en soit engendrez as seignours qui ne donnoient pas lor servises au commun quant les cultiveurs les faisoient et en pés et sanz contredit. - Et se la coustume estoit que les seigneurs en receussent toute la somme et en meissent une partie es communs servises et en retenissent l’autre, se les cultiveurs donnent plege et le plege pait au seigneur sanz nul perill du plet tant comme les seigneurs en doivent rendre au commun, si que nuls griez ne soit par ce engendrez as cultiveurs, et la forme que nous avons avant dite de la plevine soit gardee pour la partie qui doit remaindre as seigneurs. - Mes se les cultiveurs ne donnent point de plege et les choses vienent à estre mises - en sauvegarde, l’en en departe en jugement tant comme il en convient rendre au commun et baillier le au seigneur pour aquiter soi au commun, et li sorplus soit mis en garde et atende la droite fin du plet. - Ne nuls griez ne soit engendrez as seigneurs ne as cultiveeurs pour cele plevine, ne pour ce se les choses sont mises en sauvegarde, ne pour ce que les communes rentes en sont paiees, mes toute la cause soit en atente, tant que la sentence diffinitive soit donnee de toute la cause qui en descuevre la verité, et monstre li quiex est sires de la terre et à cui les rentes en doivent estre paiees de ci en avant. - -

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- Cil meismes empereres dit : Que l’en ne dout longuement, quant aucuns est nez de serf et de fame qui est tenue à cultiver aucune terre ou de cultiveur et de serve, de quel condicion il est, ou cultiveur ou sers, nous establissons que les choses qui sont contenues es lois qui furent faites devant ceste de tel ligniee qui naist de fame qui doit cultiver aucune terre et de franc homme remaignent en lor estat, et la ligniee qui est nee de cele assemblee soit tenue à cultiver la terre. - Et se aucuns est nez de serf et de fame qui est tenue à cultiver aucune terre et de serf ou de cultiveeur et de serve, il ensuie la condicion sa mere, et ce a esté gardé jusques ci en ceus qui nessent de serves et de franz hommes, ou de serf et de franches fames ; en quel difference puet l’en entendre que il ait entre les sers et les cultiveurs dés que li uns et li autres est en la poesté son seigneur et il puet metre hors de sa main le serf o tout son chatel, et le cultiveur o toute sa terre. - -

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- Cil meismes empereres dit : Pour ce que nous savons bien que nos droiz ne vuelent pas que nuls griez soit engendrez à aucun envers sa condicion, ne par confession ne par escripture, se il n’i a autres apers argumenz, nous establissons que seuls loages ou aucune autre escripture ne souffise pas à faire que aucuns soit tenuz perdurablement à cultiver une terre, ainz convient que ceste escripture ait aucune autre aide, si comme descrit de commun temps ou d’autre loial maniere. - Quar il est mielz en tel cas que li loages soit prouvez par pluseurs chapistres et non pas par seule reconnoissance ou par escripture, par quoi les franz hommes ne doivent pas estre traiz à paier fortune se il n’i a autres preuves. - Mes s’il y a escripture et aprés l’escripture reconnoissance sanz force et sanz besoing, et aucuns aporte avant l’instrument en quoi il a escript de sa main et reconneu en court que il est tenuz à cultiver une terre, lors doit l’en croire à l’une chose et à l’autre, ce est à l’escripture et à la reconnoissance et que il est tiex comme il a escript et recogneu en court. - ¶ L’en doutoit par droit se le filz à .i. cultiveur est . xxx. anz ou .xl. ou plus en franche condicion el vivant son pere qui - - fait fait - fait - son servise si - - comme il doit, et li sires de la terre ne li demande rienz pour ce que li peres li fait bien ce que il doit, savoir mon, quant li peres est mors ou tiex que il ne puet mes rienz faire, se le filz se puet escuser par ce que il a esté longuement en franchise et que lonc temps est passez que il ne cultiva le champ ne ne fist nul servise que l’en ne puet pas dire que li sires le doie avoir perdu pour sa perece, dés que li peres li faisoit quanque il devoit. - Il nous semble donc en tel cas que ce seroit male chose que ce que li filz au cultiveur a esté en repos grevast au seigneur dés que cil qui furent nez el champ le cultivoient par lor peres ou par lor freres, quar dés que ses lignages qui estoit autresi comme une partie de son cors remenoit el champ, il n’apert pas que il se defaillist, ne que il fust hors du servise, ne que il demorast en franchise. - Li sires ait donc sa droiture toute entiere, et tant comme li peres et le filz ou le frere au cultiveur remaint el champ, l’en entende que il meismes i remaint. - -

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- Cil meismes empereres dit : Pour ce que ce seroit trop male chose que la terre qui a au commencement cultiveurs perdist ses membres et que les cultiveurs demorassent en autrui terres et feissent tres granz domages as seigneurs, nous jujons que, autresi comme il est en la condicion as curials, que nuls n’en est delivrez par lonc temps, ne chalenge nul qui soit sozmis à condicion de cultiveur franchi - - se ne quitance pour nule demeure de temps, ainz remaigne en sa condicion et à cultiver la terre. Se il se ceile ou il s’efforce de partir soi du servise, l’en entende que il semble autresi comme li sers fuitiz et soit ramenez arriere et sozmis au servise et il et ses enfanz, jasoit ce que il les ait euz en autres terres, si que nule delivrance ne li apartiegne. - Et pour ce que la loy que Anaistaises fist volt que les hommes qui sont detenuz par .xxx. anz en la condicion de cultiveurs soient franz, mes il n’aient pas congié de lessier la terre ne d’aler en autres lieuz. - ¶ L’en demande par ce se lor enfanz qui que il soient doivent estre de cele meisme condicion, ou li peres tant seulement qui i fu loiez par .xxx. anz ; nous establissons donc que les enfanz soient tous jours franz selonc la devant dite loy, ne ne soient grevé de nule piere condicion, ne il n’aient pas congié de lessier cel champ ne d’aler à autre, ainz se tiegnent tous jours à la terre que lor pere prist à cultiver. - - ¶ Les seigneurs des possessions en quoi il a cultiveurs se gardent qu’il ne lor meffacent ne ne lor demandent nule nouvele chose, quar se aucune tel chose est prouvee, le gouverneur de la contree en quoi ce sera fait se porvoie en toutes manieres que li meffez qui sera faiz soit amendez et que l’anciane coustume soit gardee en rendre les rentes, ne nuls congiez ne soit donnez as cultiveurs de lessier les champs - - où il demeurent. - - Et ce establissons nous et es cultiveurs et en lor ligniees, de quel maniere et de quel aage que ele soit, qu’ele remaigne en la possession où ele est nee, en autretel maniere et par autretel condicion comme nous avons jugié que lor peres soient en autrui champs. - Il ne loise à nul à recevoir en sa poesté à son escient autrui serf ne autrui cultiveur. - - Mes se aucuns le reçoit par bonne foy et il aperçoit aprés que il soit autrui, se ses sires l’en amonneste, ou par lui meismes ou par son procurateur, il li rende o tout son chatel et o toute sa ligniee. Et se il demeure à ce faire, il soit contrainz de paier pour lui tous les servises de tant de temps comme il a esté o lui par la porveance au prevost de la cité ou à celui de la contree, et si soit contrainz de rendre le selonc les establissemenz et selonc les paines qui - om. - [y] - y] ajout d'après A - sont establies. - -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns a pris fames franches qui sont tenues à cultiver aucunes terres ou il la prent de ci en avant par aucun barat, au seu son seigneur ou sanz son seu, ele soit en sa franchise, et ele et sa ligniee qui naist de lui. Et ce soit gardé que se enfes naist de fame qui soit de la condicion as cultiveurs et de franc homme, il ensuie la condicion à la mere, et ne mie la franchise au pere. - Et que les cultiveurs ne cuident que tiex effors remaignent sanz paine, por ce que l’en doit douter que les cultiveurs ne porpensent par barat - - à prendre franchses fames et que lor condicion ne perisse petit et petit. Et nous establissons que se cultiveur fait aucune tel chose, ses sires ait franche poesté de chastier le avenanment, ou par lui ou par son procurateur ou par le gouverneur de la contree, et de - departirdepartir] partir le A de cele fame. Et s’il en est negligenz, sache que la perece li tornera à domage. -

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- [11.49.0. De capitatione civium censibus eximenda] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [11.50.0. In quibus causis coloni censiti dominos accusare possunt] - - En quiex causes les cultiveeurs pueent acuser leur seigneurs -

- Li empereres Costantins dit : Se aucun cultiveur demande à son seigneur plus que il n’a à coustume et que il ne souloit demander avant, li sires en requiere le juge que il porra premierement trouver si que se il est - - vaincus - [con]vaincus - convaincus] vaincus F - que il demant plus que il ne souloit avoir, il li soit deffendu que il ne le face plus, et si rende tout premierement ce qu’il en a eu plus que droit. -

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- Li empereres Archades et Honoires dient : Autresi comme les cultiveurs qui tienent à cens les terres que il cultivent sont franz des choses que il ne doivent pas, apert il que cil sont autresi comme en .i. servage qui sont obligiez à faire servises d’an en an et sozmis à aucune condicion. - Et pour ce ne doit l’en pas souffrir que il ne puissent traire en cause ceus de quoi il n’est pas doute que il ne puissent vendre eulz et leur possessions comme lor seigneur. - Et nous leur en ostons de ci en avant le pooir si que nuls n’ost traire en cause son seigneur. - Mes tous sachent - - que toutes lor choses sont à ceus à qui il meismes sont, quar pour ce que il a souvent esté jugié que il ne - - soient - loise - loise] soient F - à nul des cultiveurs à vendre ne à estrangier en autre maniere aucune de ses choses sanz le seu au seigneur de la terre que il cultive, comment porra il par droit pledier contre la personne qui li puet deffendre qu’il ne face pas à sa volenté de sa chose propre et il a pooir d’aquerre tant seulement et ne mie d’estrangier sanz le seu au seigneur et sanz son congié ? - Mes autresi comme nous cloons à tel maniere d’ommes la voie de pledier contre lor seigneurs et contre lor patrons es causes citoiennes et que il ne puissent parler contre eulz fors sanz plus es sordemandes en quoi les princes qui furent çà en arriere lor donnerent congié de plaindre soi de lor seigneurs, ne lor est il pas tolu a pledier contre eulz en cause criminal et pour le tort fet qui a esté fait à eulz et as leur vies que il ne les acusent de commun crime ? -

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- [11.51.0. De colonis Palaestinis] - - Cest tytre est des cultiveurs de Palestine -

- Li empereres Valantins et Theodoses dient : Pour ce que nos ancesseurs establirent une loy par les ancianes contrees qui sont sozmises à nostre empire, par quoi l’en tient les cultiveurs si que il ne lor loise nule foiz à partir soi des terres dont il ont cueilliz les fruiz ne lessier les champs que il ont pris à cultiver, ne ce n’est pas tenu en la contree de Palestine, nous establissons que nuls des cultiveurs - - qui sont en la contree de Palestine ne se tiegne à plus franc que les autres ne sont, mes autresi comme il est es autres contrees il soient si tenuz au seigneur du champ que il ne s’en puissent partir sanz la paine à celui qui les recevra, et par desus ce doinst l’en au seigneur de la possession pleniere auctorité de rapeler les. - -

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- [11.52.0. De colonis Thracensibus] - - Cest tytre est des cultiveurs de Trace -

- Li empereres Theodoses et Archades dient : Il soit einsi par tout le dyocese de Trace que nule rente ne soit paiee de ci en avant pour humains chiez, mes chascuns la pait pour la terre qu’il tient. - Et que il n’apere que congiez soit donnez as cultiveurs qui sont assolz de paier rentes de lor chiez d’aler s’en là où il voudront., il soient tenuz par la droiture de lor nessance ; et jasoit ce que il soient de franche condicion, neporquant il soient serf à la terre où il furent ne il n’aient pas pooir d’aller s’en là où il voudront ne de lessier les lieuz, mes li sires de la terre use de lor droitures et soit comme lor patrons et lor sires. - Et se aucuns reçoit ou retient aucun cultiveur, il soit contrainz de paier .ii. livres d’or a celui desouz cui il s’en est fouiz, et puis li rende son cultiveur et tout son chatel. - -

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- [11.53.0. De colonis Illyricianis] - - Cest tytre est des cultiveeurs d’Illire -

- Li Empereres Valantins dit : Nous jujons que les cultiveurs qui sont en Illire et es regions d’entour n’aient pas pooir - - de partir soi des possessions en quoi l’en set bien que il furent nez et norriz ne de demorer ailleurs, - ainz servent as terres, non pas par trëuz mes par tytre et par non de cultiveurs, si que se il s’en partent et vont ailleurs, il soient rapelez et sozmis à loiens et a paines. Et cil qui recevront autrui cultiveurs que il ne connoistront pas ne soient pas sanz paine, ainz rendent les servises que il lor ont faiz et restorent le damage du lieu que il ont lessié à cultiver, et sueffrent par desus ce paine tele comme li juges verra que bien sera, si que li sires du champ en quoi li estranges cultiveur fu soit contrainz de souffrir paine selonc la qualité de son meffet, ne il ne soit pas deffendu par ignorance, quar ce souffist bien à faire li soffrir paine que il tint serf que il ne connoissoit pas. - Et s’aucuns reçoit cultiveurs que il ne connoisse es devant dites regions, escusemenz d’ignorance li soit ostez et il soit tenuz à rendre le à quatre doubles et rendre les servises que il li a faiz et tous les damages que ses sires y a euz - et ses enfanz que il a euz entour lui, ce est la maniere que nous voulons que soit tenue envers les frans cultiveurs. - -

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- [11.54.0. Ut nemo ad suum patrocinium suscipiat vicos vel rusticanos eorum] - - Que nuls ne reçoive en garantie autrui cultiveurs ne autrui vilains -

- Li empereres Leons dit : Se aucuns s’en fuit à la garantie d’aucune condicion aprés cest nostre establissement pour tolir les communs servises, ce qui est fait pour cele cau - - se par couverture de don ou de vente ou de loage ou d’aucun autre marchié n’ait nule fermeté, et les notaires qui oseront faire tiex instrumenz soient essilliez de tous lor biens pour ce que il oseront escrire tiex instrumenz à lor escient, et les viles et les possessions à ceus qui - s'enfuirents’enfuirent] s’enfuiront A - à tel garantie soient au commun. - Et les personnes qui seront descouvertes que il les ont receuz en lor garanties ou les plus bas contre les communs profiz, se eles sont des plus nobles eles seront condampnees à paier .c. livres d’or et les moiennes perdront lor chatiex, et cil qui ont esté consentans et ont donné aide en tel fait soient puniz par autretel paine. - Et nous commandons que ceste forme vaille et soit mandee à execucion dés le temps que li empereres Marciens la pueploia, el dyocese de Trace et en Orient et en Egypte et en Pont et en Ase. - -

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- [11.55.0. Ut rusticani ad nullum obsequium devocentur] - - Que vilains ne soient apelez à aucun servises -

- Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Nuls des vilainz qui sont herbergiez dehors les murs et paient les annonnes d’an en an ne soit pas appelez à faire autre servise, ne par celui qui reçoit nos rentes ne par autre, ne ne soit contrainz de garder les mules ne les chevaus l’empereur. -

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- Li empereres Valantins dit : Se aucuns de ceus qui servent as gouverneurs des contrees et qui sont en divers offices ou - - qui pueent estre espoantables as povres genz pour aucune commune bailliee contraignent aucun vilain de servir autresi comme se il fussent lor propres sers, ou metent son serf ou son buef en lor propres usages ou en leur besoinz, tous lor chatiex lor soit toluz et il soient envoiez en perdurable essill. Et pour ce ne remaigne pas que li vilainz qui s’asenti à estre i mis de son gré ne soit estrainz par autretel paine. - -

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- [11.56.0. Non licere metrocomiae habitatoribus loca sua ad extraneum transferre] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [11.57.0 Ut nullus ex vicanis pro alienis debitis vicanorum teneatur] - - Que nuls des - - meures - meitres - meitres] meures F vicaires O - ne soit travailliez pour les detes - - à l’autre - as autres - -

- Li empereres Alixandres dit : Il est grief chose et contraire, non pas tant seulement as lois mes el droit naturel, que les uns soient travailliez por les detes as autres, et pour ce deffendons nous que tel desloialté ne soit faite contre nul de nos vicaires. -

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- [11.58.0. De censibus et censitoribus et peraequatoribus et inspectoribus] - - Des cens et des censiers et des - - oels meeurs - ouelineours - -

- Li empereres Costantins dit : Pour ce que les notaires des citez metent par barat le fessel as plus puissanz sus les plus bas, nous commandons que quiconques porra prouver qu’il soit grevez en tel maniere, il pait tant seulement ce qu’il seult paier anciennement. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns est atainz que il ait estrepé vignes ou coupez arbres qui portassent fruit, se il l’a fait par mal il soit maintenant - - sozmis à avenant endaignement. - Mes se il soit quites de cel crime que l’en apercevra qu’il la fait por amender les vignes ou les arbres et pour porter plus fruit, et ne mie pour tolir leur à porter fruit. - -

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- Cil meismes empereres dit : Se le sergent qui est establiz à prendre soi garde que chascuns face les rentes et les servises selonc ce que il a esté envoiez pour faire oelté entre aucuns, et aucuns retrait son procurateur ou chasce son cultiveur en sa venue, il sera tenuz par l’auctorité de nostre establissement à paier les rentes que le serjant establira sor sa possession, et jasoit ce que il ne son procurateur n’i soit. -

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- Cil meismes empereres dit : Tuit li terreoir soient jugiez, toutes les foiz que l’en requiert loiauté des rentes pour la faute des terres, si que les mauveses et les brehaignes soient contrepesees à celes qui sont bonnes et planteives. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil qui se plaignent que li - - oels meeurs - ouelineeur - - les ont grevez et dient qu’il sont plus chargiez que il ne deussent aient pooir de monstrer lor - paiepaie] plainte O - en court, si que il pruevent ce qui est quite as autres par grace et mis sus eulz par barat, et il aient alegement de ce que il dient qui a esté mis sus eulz par vilain marchié pour deschargier en les autres, - et il ait .i. an de terme à acuser le - - oels meeur - oilneour - - de ce que - - il l’a charchié a tort, et à monstrer vers lui que il l’a chargié par barat de ce dont il a deschargié l’autre par grace. - Et quant cil termes sera passez, toute cele action li sera devëee, fors sanz plus à ceus qui estoient dedenz aage qui n’avoient qui les deffendist et à ceus qui furent hors du païs pour la cause de la chose commune, qui avront .i. an de terme selonc ce qui est establi aprés ce que il avront pooir de pledier. - -

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- Li empereres Archades dit : Se cil qui partent les rentes selonc les terres que il tienent encorent coupe de negligence ou que il aient grevé aucuns par grace de souzlegier autres, il ne devront pas perdre lor henneurs tant seulement, mes rendre les anonnes a quatre doubles quant il seront convaincuz que il les ont prises el domage à ceus des contrees. -

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- Li empereres Honoires dit : Cil ait fermement la possession à qui l’en scet certainement que li - - oel liverres - oelinerres - l’a bailliee. - Et nous ne voulons pas que la borse l’empereur demant au nouveau seigneur les arrierages du temps trespassé, que li uns n’ait damage es coupes à l’autre. - Et se aucuns bas homs dit que une possession li soit obligiee ou que il la doie avoir par aucun autre tytre, il devra monstrer sanz demeure ses allegacions, ou par lui ou par autre personne qui soit ordenee selonc les lois, si que - oelinerres - - om. - [se] - la possession est par droit bailliee à celui qui la demande, cil qui la reçut de - - l’oel meeur - l’oelineeur - ait arriere les despenses que il a faites pour amender la, - mes que les seignories qui sont une foiz establiees ne soient troublees du plet, ¶ nous jujons que l’espasce de .vi. mois soit gardee dedenz quoi cil qui cuide que la chose li apartiegne par prouvable raison mete avant ses actions. - Et se cil termes passe qu’il n’en die mot, nous ne voulons pas qu’il ait puis nul pooir de demander i rienz. - Et se aucuns ne plede, ou par lui ou par ses hommes, de sa droiture el temps que - - li oel meeur - li oelinerres - baille aucune chose, se il lesse passer .vi. mois sanz parler en, il s’en taise perdurablement. -

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- [11.59.0. De omni agro deserto et quando steriles fertilibus imponuntur] - - Du commun champ qui est lessiez et que les mauvés soient tenuz ovec les boens -

- Li empereres Costantins dit : Pour ce que li sainz empereres Aurelius nostre pere commanda que les ordres des citez s’assemblassent pour les possessions qui sont lessiees et pour les champs qui ne pueent trouver seignors, et que il feissent satisfacion des sollempnels rentes quant les possessions avroient esté .iii. anz sanz seigneurs, nous gardons cele meismes forme et commandons que se les devant dites ordres ne sont convenables à recevoir ces possessions, les rentes que eles doivent soient devisees et mises sus les possessions du terrouer qui est delez. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns achate aucune - - privee droiture à celui qui tient possession à ferme ou à cens qui avoit à coustume à tenir de son chatel autres possessions qui sont en perill pour ce que il n’a mes de quoi soustenir les, il convient que li achetierres soustiegne la charge des possessions qui n’en - - avroient - vaudroient - - rienz se eles revenoient au vendeur qui a vendu ce dont il les devoir soustenir. - -

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- Li empereres Valantins dit : se aucuns champs sont lessiez, l’en ne sueffre pas que la possession en soit bailliee à aucun devant que il ait baillié pleges convenables et que les curials les aient - - retenuz - receus - à lor perill, ou devant que il aient obligiez tous les meilleurs champs - - de de - de - - lor patremoine que il ne lairont pas la possession que il ont receue en maniere que la chose commune i ait damage. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil qui est fet hoirs d’un heritage soit contrainz de papier les rentes qui apartienent à la borse l’empereur, neïs des champs qui doivent plus que il ne valent, et s’il vuelent - - om. - [lessier] - - l’eritage pour la rente, il lessent toutes les choses qui sont venues à eulz des biens au mort, par aucun tytre ou par aucun droit. -

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- Li empereres Valantins dit : Cil qui tienent les possessions à la chose commune qui sont profitables praignent autresi celes qui sont lessiees pour lor - - povreté. Et s’il se tienent agrevez des parties que il ont lessiees par anui, si lessent tout à autres qui tiegnent les unes et les autres, par tel condicion que les rentes en soient sauves et que il porsieent les parties qui ne sont pas cultivees o celes qui sont cultivees, quar se aucuns pooit retenir les bonnes et lessier les mauveses, la chose commune i avroit grant damage. - -

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- Li empereres Graciens dit : Se l’en trueve que aucuns porsiee par loage .i. champ qui descende de la commune droiture ou de ceus as temples, l’en li baut o cel champ .i. autre que il praigne à loage l’un et l’autre. - Et se l’en ne trueve pas homme qui les vuille aloer de sa bonne volenté, lors reviegne li boens champ et li mauvés as anciens porseeurs, ce est as curials ou à aucuns autres qui doinsent pleges avenans. - -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns a pris champ qui estoit lessiez pour sa mauvestié et - - si - il - - a mis paine et coust à amender le tant qu’il est boens, il le tiegne par perdurable droiture, sauve la rente que il doit, et l’ait autresi bien comme s’il li fust venuz de ses ancesseurs, et le laist à ses hoirs, ne nuls ne li toille le fruit de la paine que il y a mise, ne par nos letres ne par autre maniere. - Nous commandons que cil qui porsieent bonnes terres et les planteives paient lor avenant des rentes de - - celes qui sont lessiees pour lor mauvestié, et cil qui tienent terres à ferme qui ne sont pas leur par pleniere droiture doivent einsi paier des mauveses lor avenant de la rente des bonnes (mauveses A) que l’en lor doinst terme de .ii. anz, et puis paient la ferme des mauveses autresi comme des bonnes. - Nuls ne tint estre quites par nule merite ne par nule poesté que il ne li couviegne prendre les mauveses possessions o les bonnes quant il les prent à heritage et paier en les trëuz et les rentes, mes gart soi que il praigne premierement celes qui sont voisines et en cel meismes terrouer, et aprés celes qui sont loing, si que il praigne tous jours les plus prochaines avant, et que ce soit fet par le consentement à tous ceus à cui il doit valoir. - -

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- Li empereres Valantins dit : Se aucuns s’entremet pour son propre preu et pour le commun de cultiver par le consentement au seigneur champs qui sont lessiez ou que il soient, ou prés ou loing, sache que nostre response s’acorde à sa volenté, en tel maniere neporquant que se il veult de nouvel cultiver la terre qui estoit lessiee et li premiers sires la veult rapeler à sa droiture dedenz .ii. anz., il rende premierement à celui ce que il y a despendu et puis ait arriere sa terre. Et se li termes de .ii. anz est passez, cil qui s’est teuz avra toute la droiture, et de la seignorie et de la possession. -

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- - Li empereres Theodoses dit : Cil qui prennent champs à heritage sauves les rentes entendent que ceste condicion i est mise sanz nule exception de personnes, que il co[n]vient que il reçoivent et tiegnent les lieus qui aportent meins de fruit o ceus qui mielz valent, et s’il vuelent lessier les mauvés, il lor couvient lessier les boens. -

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- Li empereres Archades dit : Cil qui ont porpris par lor puissance les boens champs et les planteis reçoivent autresi les mauvés. -

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- Cil meismes empereres dit : Li seigneurs des lieuz qui sont lessiez pour ce que il sont mauvés soient rapelez par .vi. banissemenz et tiegnent lor propre chose et soient contrainz de rendre ce que il doivent du temps trespassé. - Et se il lor semble que li lieu n’aient de rente plus que il ne valent et il ne vuelent venir avant, la possession en remaigne toute entiere à ceus qui tienent les lieuz et en prometent à rendre les trëuz, et puis que il les avront paiez, sachent que il n’en porront estre travailliez, ne li lieu que il ont receu ne lor seront toluz en nule maniere. - Et nous voulons que li trëu lor soient demandez du temps que il commencierent à porseoir les lieus de quoi l’en leur demande. - -

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- Li empereres Honoires dit : Nous commandons par cest establissement que nuls porseeur ne nuls champs qui doie trëuz ne soit retenuz pour autrui detes ne ne soit grevez pour le deffaut des champs qui - - ne sont pas de cel meismes fie que les rentes n’en soient apeticiees par aucune maniere. - -

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- Cil meismes empereres dit : Li seignor et li garant de tous les champs soient demandez, et s’il est prouvé que il en doient les arrierages des rentes, il convient que la seignorie en soit changiee tout absoluement. -

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- Cil meismes empereres dit : [L]i champ et les possessions que les curials ont lessiez as vilains par aucun convenant et jugement des contrees ou que il ont souffert que il tiegnent remaignent à ceus qui les cultivent et en rendent les communes rentes si que les curials n’aient nul pooir de demander les arrieres. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que nuls curials ne soit travailliez pour la dete d’autri terrouer, mes chascuns d’euls responne pour sa propre terre tant seulement. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns a receu par l’actorité de nostre nom champs brehaignes par certaine rente, nous voulons qu’il les tiegne certainement par tel rente comme nostre majesté a establi que il en pait tous les anz, si que nule chose ne nule coustume ne li soit ajointe de ci en avant, quar ce seroit trop male chose que cil qui par nostre amonnestement prennent les champs qui sont povres et mauvés et metent granz travaus et grans coust de cors et de chatel en a - - mender les fussent aprés deceuz et en - - feusent - feissent - - rentes ou servises dont il ne se prenoient garde, et que l’en lor demandast chose pour quoi il eussent lessié à prendre et à cultiver les champs se il seussent avant que il lor convenist faire. -

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- [11.60.0. De fundis limitotrophis et terris et paludibus et pascuis limitaneis vel castellorum] - - Des champs à ceus qui gardent les marches, et de lor terres et de lor paluz -

- Li empereres Graciens dit : Tyberiaus regarda à la puissance de tous les lieuz et establi certaines possessions qui paiassent les fromens qui sont donnez à ceus qui gardent les marches. - Et pour ce establissons nous par ceste general loy que li ordenemenz Tyberian soit gardez, et en ostons quanque puissance d’aucun ou proiere faite en larrecin i a enjoint, et ajoignons que il ne loise dés ci en avant à nul à venir contre ceste ancienneté ne à decevoir ceste presente loy. - -

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- Li empereres Honoires dit : Tuit cil qui porsieent chastiaus par quel tytre que ce soit les lessent, quar il loist sanz plus à ceus à porseoir les chastiaus à qui il sont escript et de qui l’ancianeté juja que il les porseissent. - Et se l’en trueve dés ci en avant en tiex lieuz aucuns qui soient de privee condicion, ou chevaliers qui ne sont pas chastelains qui tiegne chastel, il perde tous ses biens et soit puniz par paine capital. - -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous voulons que les champs as chevaliers qui gardent les marches et les paluz et toute la droiture que il ont par l’ancien ordenement soit quite de tous servises. Et s’il les cultivent or - - endroit si comme il ont à coustume, il les tiegnent fermement sanz nul deboutement, et se autres les tienent si que nule prescription de temps ne lor nuise et lor soit assignez sanz faire nul servise sicomme il fu establi anciennement, et cil qui essaieront à venir contre nos commandemenz soient envoiez en essill. - Et se aucuns porsiet par tytre d’achat champs qui soient de la devant dite droiture que il ne deust pas emprendre, action sera gardee toute entiere contre le vendeeur. - -

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- [11.61.0. De pascuis publicis vel privatis] - - Des pastis communs ou privez -

- Li empereres Valantins dit : Pour ce que il n’i a nule raison par quoi pension doie estre creue es pastiz ne es landes de nostre chose privee, ele ne doit pas estre acreue pour la convoitise des curials, - quar nous savons bien que li curial vuelent demander greignours pensions portant arrierre les bestes de nos choses privees et des pastiz. Et Juliens, qui fu de haute memoire, establi que il ne convenoit pas ce faire, et por ce ta haute auctorité apeaut les gouverneurs ne ne sueffre pas que nouviaus establissemenz soient faiz es contrees, mes cil soient gardez que les anciens establirent. - -

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- Li empereres Archades dit : Ta noble auctorité commant que les bestes as chevaliers soient gardees des communs prez et des privez, par tel condicion que tuit sachent que .xii. livres d’or seront prises d’eulz et de tes officials et mises en la borse l’empereur se aucuns essaie dés ci en avant à empoirier les devant dis prez ; et autresi grant - - paine lor sera enjointe se les prez as bas hommes d’Antioche sont gastez, en tel maniere neporquant que les curials porvoient sanz grever ceus des contrees, convient les bestes as chevaliers aient à pestre. - -

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- Li empereres Honoires dit : Il seroit male chose que li prez à nos sozmis qui sont es contrees et meesmement cil de nostre chose privee fussent empoiriez par la force as chevaliers, et pour ce jujons nous par ceste loy que nous faisons à ta haute prevosté que ce ne soit empris dés ci en avant. - Et ta hautece ne demeurt pas à assembler tous ceus à qui la chose apartient ne n’otroit pas que cil qui porsieent les prez soient grevez par aucune maniere. - -

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- [11.62.0. De fundis patrimonialibus et saltuensibus et emphyteuticis et eorum conductoribus] - - Des champs au patremoine l’empereur et des landes et de ceus qui sont bailliez à cens ou à louage -

- Li empereres Costantins dit : Se aucuns donne sanz l’auctorité au juge les champs que il tient à cens, sauve la droiture à la bourse l’empereur, li dons soit ferme pour tant que cil à qui il sont donnez soient contrainz de faire rendre en lieu et en temps les rentes et les servises qui doivent estre renduz à la borse l’empereur. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que la rente des deniers ou du froment qui est deue pour champs de patremoine et n’est pas rendue el temps que ele deust ne nuise pas à la seignorie à ceus qui sont dedenz aage, et se cil qu’i doivent sollempnelment - - estre - est - - renduz plus souvent que il ne deust, ce ne puisse point nuire à lor droiture, en tel - - maniere neporquant que la substance à ceus qui sont dedenz aage soit toute sauve. Et li juges contraigne le deffendeeur ou le procureur par qui la rente est delaiee à paier que il sueffre la paine de sa negligence et de son office que il a lessié et que il restort le damage. - -

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- Li empereres Valentiniens dit : Cil qui tienent possessions à ceus ne les pueent pas rendre por ce se il dient que eles estoient au point d’estre lessiees quant il les pristrent, neïs se il en ont empetrees nos letres par barat, - ne les possessions ne lor pueent pas estre tolues pour ce se uns autres lor promet à rendre ce qu’il i ont mis, mes eles soient pardurablement à ceus qui les ont prises et à leur hoirs, jasoit ce que nos letres soient par aventure empetrees contre eulz. - -

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- Cil meismes empereres dit : Li champ qui vienent de patremoines et cil qui sont tenuz à cens qui sont venuz à nostre meson de diverse maniere de gent soient si bailliez à ceus qui les prennent de nous que il ne puissent avoir nule paour d’estre en acusez du meffet, quar nous ne les prestons pas, ainz les baillo[n]s par droiture de seignorie. -

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- Li empereres Valantins dit : Se aucuns prent de nostre serjant le champ qui estoit tenuz à cens ou par droiture de patremoine que les premiers cultiveurs ont lessié, il le porsiee par pardurable droiture sanz contredit, ne nuls ne viegne avant qui puis le demant. -

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- - Li empereres Graciens dit : cil à cui possessions sont bailliees el diocese d’Ase et de Pont, ou par nous ou par nos sainz peres, les tiegnent fermement et les envoient à lor hoirs. Et nous voulons que ce soit gardé, non pas tant seulement es hoirs mes en toutes manieres de marchiez. -

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- Li empereres Archades dit : Se aucuns vient avant qui vuille prendre à cens par nostre commandement aucuns des champs de nostre patremoine ou de ceus à la chose commune, se il est si riches que il se puisse tenir à son patremoine que il ne le lera pas, il oblige communement ce que il a. - Et s’il n’a pas tant vaillant, il doinst avenans pleges et puis praigne la chose à cens. Et sachent cil qui se doivent entremetre de tiex choses que se il sont negligent de prendre en bonne cauption, li damages de la negligence sera sus eulz. - -

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- Cil meismes empereres dit : Tuit li champ de nostre patremoine qui sont en la contree de Mesopotamie et des dyoceses que li saint prince qui furent ça en arriere otroierent à ceus qui gardent les marches soient rapelez à l’ancienne droiture sanz nul contredit, et rendent toutes les choses que il souloient rendre as besoinz des marches, ne nuls ne soit avant escoutez qui aport avant nos letres pour dire que nous lor aions la seignorie bailliee à cens, ne a loage ne en autre maniere. -

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- - Cil meismes empereres dit : Tuit sachent que li champ qui sont achetez sauve la rente n’ont nule commune o ceus qui sont du patremoine à l’acheteur, si que li - - oel meerres - oelinerres - - des chans du patremoine ne viegne pas à eulz ; et se aucuns ouse bruisier cest establissement, il soit ferus de grief paine. -

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- Cil meismes empereres dit : [T]a haute auctorité commant que li champ de nostre patremoine qui pour nostre largesce sont otroiez à aucuns sauve la rente soient oelment o iceus champs de patremoine qui sont en lor propre condicion, si que cil qui sont trop chargiez soient sozlegiez, et li trëu soient departiz oelment. -

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- Li empereres Honoires dit : Nous commandons que nostre jugement durt sanz muer el champ qui est bailliez à cens sanz nul obligement, quar nous voulons que la possession qui est tenue sans nul especial obligement soit aidiee par la longueur du temps. -

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- Li empereres Theodoses dit : Li porseeur et cil qui tienent à cens les champs qui sont de nostre patremoine qui ne les ont pas achetez jusques ci ne soient pas dés ci en avant contrainz d’acheter les, ainz les tiegnent par le benefice de nostre non autresi comme s’il en eussent paié le pris, si que il aient par nostre don autretel droiture comme uns autres i eust se il en paiast le pris. - Et sachent tuit que la droiture que il ont es champs que il ont cultivez, ou par nostre otroi ou par achaz ou - - par aucune autre maniere, lor sera gardee ferme et entiere, et congiez lor soit donnez de donner franchise as sers du patremoine pour ce que il en sont seigneurs. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que il ne loise dés ci en avant à nul à ramener à privee droiture les champs de nostre patremoine ne ceus as marchiz ne les landes qui sont par la contree d’orient, comment que - chascunschascuns] aucun A les demant, ou sauve la rente ou sanz la rente. Et cil qui bruiseront ceste loy soient puniz par paine de .L. livres d’or, c’est à savoir cil qui les demande et cil qui otroie qu’il soit receuz, jasoit ce que aucuns en aport avant nous letres sus deffenz. -

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- Li empereres Justiniens dit : Nous commandons que tuit cil qui en aucun diocese ou en aucune contree ou en aucune lande ont porsis par .xl. anz en pés les champs de nostre patremoine, o ceus as temples ou ceus d’aucune autre droiture, par aucun tytre ou sanz tytre, ou qui de ci en avant les porserront par l’espasse de .xl. anz, ne doutent que nule action en soit meue contre eulz, ne que il soient point travailliez pour la seignorie de ces champs ou de ces lieuz, - ainz paient chascun an la rente qui est establie selonc la qualité de la droiture de quoi li champ ou li lieu sont, et sachent certainement que ce que il tienent est leur. Et exception de possession - - de .xl. anz souffise à deffendre de toute action et de tout travaill, coment que la possession ait esté eue, ou par tytre ou sanz tytre, - et ce i soit ajoint que cil qui dient que cil champ lor furent donnez au commencement par le commandement l’empereur sanz paier en point de rente ne soient contrainz de paier en rentes se il ont esté .xl. anz sanz paier la, pour ce que il nous plaist en l’un et en l’autre cas, ce est quant la rente est paiee ou quant ele n’est pas paiee, que les droitures à nos porseeurs soient en l’estat où eles ont esté par .xl. anz, si comme il a esté avant dit. -

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- [11.63.0. De mancipiis et colonis patrimonialium et saltuensium et emphyteuticariorum fundorum] - - Des sers et des cultiveurs des chans du patremoine l’empereur, et des landes et de ceus qui sont tenuz à cens -

- Li empereres Costantins dit : Les cultiveurs qui porprennent contre la coustume plus que il ne convient à lor cultivement grievent les champs qui sont tenuz à cens, quar la sollempnité de droit lor otroie d’atouchier à ce tant seulement que il ont laboré, si comme as vignes ou as olives que il ont plantees, et autresi est il quant il s’efforcent de porprendre les yaues des fontaines de quoi li usages est deuz à ceus tant seulement qui tienent les chans à cens. - Et pour ce nous plaist il que la droiture et la poesté des eaues soit dés ci en avant à ceus tant seulement qui tienent les chans à cens et il en repartent as cultiveurs tant comme l’en voit que il en convient à lor cultivement - - et as terres que il cultivent. - Et pour tant que il en prennent plus que il ne lor convient à ce, que il rendent pension d’an en an à ceus qui tienent les possessions à cens. -

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- Li empereres Valantins dit : Cil qui reçoivent nos rentes rapelent par l’auctorité de cest commandement les franchises que cil qui tienent à cens les champs de nostre patremoine et qui n’en sont pas seigneurs ont donnees as sers des champs. -

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- Li empereres Graciens dit : Nous avons oï que aucuns qui prennent à cens les champs de nostre patremoine en metent hors les anciens cultiveurs et il metent en lor lieu les leur propres ou estranges. Nous establissons donc par l’auctorité de cest banissement que cil qui dés ci en avant oseront faire aucune tel chose soient mis hors des possessions. -

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- Cil meismes empereres dit : Il a piece a esté establi en nos lois des champs de nostre patremoine que se cil qui les cultivent se tornent à autres lieuz ou à chevalerie, il soient rapelez à la condicion à lor ancesseurs et à lor propres droitures. - Et cil qui ont esté en chevalerie et ont tant fait que il doivent estre desormés en oiseuse et en repos - - tor - tor[nent] - - lor armes en usages d’instrumens de quoi l’en cultive les terres. -

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- [11.64.0. De fugitivis colonis patrimonialibus et emphyteuticis et saltuensibus] - - Des cultiveurs des champs du patremoine l’empereur et des landes, et de cels qui les tienent à cens qui s’enfuient -

- Li empereres Graciens dit : - - Se aucuns des enfanz as sers ou as cultiveurs de nostre patremoine s’enfuient des servises que lor peres et lor aiols ont faiz et il se tornent à office de chevaliers ou de soldoiers ou à autres divers offices, il soient rapelez as servises de lor païs et as cultivemens des champs, ne les soldees ne lor vaillent rienz. - -

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- Cil meismes empereres dit : Quiconques forstrait ou ceile par barat aucun des cultiveurs de nostre patremoine, il soit contrainz non pas tant seulement de rendre le, mes de paier une livre d’or par nom de paine. -

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- Li empereres Honoires dit : Tuit cil qui sont tenuz à cultiver les champs de nostre patremoine et se sont mis en aucun degré de chevalerie soient envoiez au jugement au gouverneur de la contree, si que nule auctorité de letres qui aient esté empetrees ne qui soient empetrees dés ci en avant ne lor vaille. -

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- [11.65.0. De collatione fundorum patrimonialium et emphyteuticorum] - - Des servises des champs qui sont du patremoine l’empereur ou qui sont tenuz à ferme -

- Li empereres Costantins dit : Cil qui tienent nos possessions à ceus qui, par le benefice de nostre debonnereté, sont quite de touz servises que il nous doivent d’eritages paient nostre procuration par là où nous errons, autresi comme les autres des contrees, quar il ne doivent estre quites pour nule raison de ce qui est fet pour le profit à tous. -

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- Cil meismes empereres dit : [I]l ne convient pas que les - - champs de nostre patremoine soient grevez des servises qui vienent par dehors ne de rendre la moitié ou le tiers des fruiz qui i croissent, quar il est certaine chose que cil qui les tienent en paient grant quantité de deniers ou de fromenz. Et qui essaiera à bruisier cest establissement, il soit puniz. - -

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- Li empereres Juliens dit : Tuit cil qui tienent les champs de nostre patremoine, ou en partie ou chascuns par soi, doivent estre semons de faire tous les servises que li champ doivent selon ce que chascuns en tient, autresi comme tuit li autre sont contrainz de faire les servises que il doivent. -

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- Li empereres Valantins dit : Il nous plaist que li fermier et cil qui porsieent les champs de nostre patremoine baillent à ceus qui reçoivent les rentes en quel temps qu’il voudront tant comme il avront apareilliez de lor pansion, pour tant que il ne paient par plus que par troiz foiz chascun an. Et il lor face le jour meismes que il avront paié letres de seurté de ce que il avra receu, si que toute la rente del an soit paiee dedenz les ydes de janvier. Et li officiaus soit souzmis à tres grief paine se il refuse à recevoir ce que aucuns li veult paier en quel temps que ce soit pour quoi il ne face plus de trois paies en l’an, ou se il demeure a faire letres de seurté. - Et li procurateurs ou li mestre ou li autre qui seront esleuz qui ont poesté d’oïr et de tesmoingner - - ce qui est fait par devant euls en soient apelez à testemoine, si que l’en sache par eulz des quiex officiaus venjance doit estre prise, et que il metent conseill en ceus qui doivent les rentes. - -

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- Li empereres Archades dit : Li juge ordinaire qui sont par toutes les contrees demandent la rente des champs qui sont de nostre patremoine et nous envoient ce que il en recevront. - Et sachent li devant dit juge que il ne doivent metre en autres besoignes nule chose que il reçoivent es devant diz tytres se il ne vuelent que tres grief venjance en soit prise. -

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- [11.66.0. De fundis rei privatae et saltibus divinae domus] - - Des champs à la chose privee et des landes à la sainte meson -

- Li empereres Costantins dit : [T]ous sachent que les possessions que il ont achetees ou que il acheteront dés ci en avant de la borse l’empereur ne lor seront tolues par nul droit, ainz les porserront fermement tant comme il vivront et les lairont à lor hoirs par pardurable seignorie. -

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- Li empereres Valenz dit : Cil qui voient que ce seroit lor preu que il eussent les champs qui apartienent à lor chose privee et les demandent requierent l’office de ta dignité, et monstrent par libelles la maniere par quoi il les vuelent avoir, et sachent certainement que chascune vile et chascune possession vendra au nouvel - - seigneur seigneur - seigneur - - o tel rente et o tel coustume com ele devoit avant, et se ele croist de bestes ou de sers par despens et par cure que - - il i mete, la rente ne le servise n’en - - seroit - seront - - pas creu, mes tous cil acroissemens soit au nouvel seigneur et à ses hoirs. - Et s’il n’en paie la rente chascun an, ce qui en faudra sera paié de ses biens sanz nul terme. - Et se il avient que il soit si apovriez que il n’ait de quoi paier ne il ne puet pas rendre la pansion, ce que il avoit pris du nostre soit baillié à .i. autre qui en puisse paier la rente selonc ce que nous avons establi ailleurs, si que cil qui la prent de nouvel ne soit contrainz de paier nul des arrierages que li autres devoit. -

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- Li empereres Graciens dit : Quiconques a pris en son nom aucune des possessions à nostre chose privee, ou par pardurable droiture ou par tytre de loage, et il n’en puet rendre la - - pansion - possession - - qui i est establie, sache que cil que il volt qui l’eust aprés lui est obligiez à paier en la rente pardurablement. -

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- Cil meismes empereres dit : Tuit li champ qui sont as sainz temples apartiegnent à la cure à ceus qui reçoivent les rentes de nostre chose privee, et il en demandent les rentes chascun an et les deffendent o grant estude, si comme il a esté tous jours. -

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- Cil meismes empereres dit : L’en dit que li usages del eaue qui servoit as preuz de nos champs a esté toluz par le hardement à pluseurs, et que ce a esté fait par l’otroi à nos procurateurs, ou parce que il ne faisoient pas semblant que il le seussent, si que la bontez - - des champs est perdue et que il ne rendent nul fruit as cultiveurs. - Et pour ce - - dout je - donc - - que il n’est pas droiz que li estaz de nostre patremoine qui souloit estre planteureus soit empoiriez par faute d’eaue, nous conmandons que toutes les yaues soient ramenees à lor anciens conduiz si que nule prescription de lonc temps n’i vaille. -

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- Li empereres Archades dit : La chose de l’empire ne nostre chose privee ne rapelera pas celui qui a servi par .xxx. anz sanz contredit à une court ou à aucune autre assemblee pour ce se ele essaie a mouvoir plet contre lui que il doit estre ses sers ou ses cultiverres, ainz remaigne à la court ou à l’assemblee où il a servi par tant de temps. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nuls ne viegne acheter possessions qui apartiegnent au demaine l’empereur par convenant que il n’en pait point de rente. - Et se aucuns fait dés ci en avant tel marchié, nous voulons que il perde le pris que il i donne et que il en rende les trëuz ne ne les puisse pas retenir pour despenses ne pour amendemenz que il i ait mis, ne il n’ait nule exception de temps contre nostre preu. - Et li offices as palazins pait .L. livres d’or par non de paine à nostre tresor privé se aucuns tiex marchiez est faiz par aucune maniere ou se il reçoit tel maniere de requeste. - Nules letres ne nuls otroiz qui soit empetrez de nous ne vaille contre si grant preu à nostre chose privee, jasoit ce que aucunes letres otroient - - que aucune rente soit vendue ou que la paine soit quitee as palasins. - -

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- [11.67.0. De fundis et saltibus rei dominicae] - - Des champs et des landes l’empereur -

- Li empereres Valantins dit : Se aucuns estranges met foucs de brebis ou de chevaus es landes qui sont du demaine l’empereur, les bestes soient maintenant à la borse l’empereur. Et se nos procurateurs prennent dés ci en avant loier pour otroier que tel chose soit fete, nous conmandons que il soient sozmis à paine par tres grief torment. -

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- Li empereres Theodoses dit : Se li fols hardemenz à aucun a porpris aucuns lieuz qui apartiegnent au demaigne l’emperereur, il soient rapelez en lor droiture selonc la foy del ancien temps, et letres qui soient empetrees par barat et par prescription de lonc temps et contreuves de nouvel temps soient mis arriere en ceste cause. - Quar fausse proiere ne longue demeure ne nouvele covenance ne pueent pas effacier le previlege de nostre proprieté. -

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- [11.68.0. De agricolis et mancipiis dominicis vel fiscalibus sive rei privatae] - - Des cultiveurs et des sers du demaine l’empereur ou de la chose privee -

- Li empereres Costantins dit : Nuls qui soit par nature cultiveur de nostre chose privee ne soit apelez as honneurs ne as servises d’aucunes citez, quar quant il convient nommer curiaus - - om. - [es] - - ordres des citez, il ne convient pas descendre à faire nous tiex tors. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous conmandons que nos cultiveurs qui sont en aucun autre office soient rapelez à cultiver nos - - champs ne n’entendent à nule autre chose, et se gardent de ci en avant que il n’en praignent à faire autrui choses ne à amenistrer autrui besoigne. - -

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- Cil meismes empereres dit : Li serf et li cultiveur et lor filz et lor neveuz qui de nos champs et de nos possessions s’en sont foui en repost pour venir à divers offices soient renduz à lor premiere condicion, neïs se il sont en chevalerie. Et si commandons que cil meismes i soient renduz qui ont receu le nom de deffendeurs. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil et celes qui sont nez de franc homme et de nos cultiverresses ou de nos serves seront d’autretel condicion comme lor meres furent. -

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- Li empereres Valentins dit : Nous ne voulons pas que les cultiveurs du demaigne l’empereur soient apelez à nule description ne à nul servise qui apartiegne par dehors, meesmement quant les servises lor sont enjoinz contre les coustumes. -

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- Li empereres Valentins dit : Quant il nous plaist que uns champs de nostre privé patremoine soit venduz à .i. de nos cultiveeurs, .i. seuls n’ait pas cel achat, quar il seroit par aventure trop cousteus et trop mals à ses compaignons, mes .ii. ou plus i soient acompaigniez, qui soient de cele meismes condicion. -

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- [11.69.0. De praediis tamiacis et de his qui ex colonis dominicis aliisque liberare condicionis procreantur] - - Des possessions qui sont du demaine l’empereur, et de ceus qui sont nez des cultiveurs, et d’autres personnes de franche condicion - -

- Li empereres Zenons dit : Se un franc cultiveur ou une franche cultiverresse s’assemble par mariage à .i. ou à une des cultiverresses du demaine l’empereur, les enfanz qui sont nez de cele assemblee soient ajoinz as cultiveurs du demaigne l’empereur. - Et se aucuns sers ou autrui cultiveur prent à fame des serves ou des cultiverresses du demaine l’empereur, ou autrui serve ou autrui - cultiverressecultiverresse] cultiveour A se marie à serf ou à cultiveur du demaine l’empereur, nous establissons que les enfanz qui sont nez de tel conjunction aient la droiture des ancianes lois. - -

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- Cil meismes empereres dit : Il nous souvient que nous commandasmes par .i. privé establissement que les champs qui sont es contrees qui sont de nostre chose privee et les landes qui apartienent au demaine l’empereur puissent estre vendues souz certaine forme à ceus qui les voudront acheter, ce est sauve la rente et sauf les trëuz que les possessions doivent, si que quanque l’en porra avoir du pris des devant diz champs soit mis el commun tresor. - Mes jasoit ce que pleniere seurté soit donnee à tiex ventes par le devant dit establissement, neporquant nous voulons que cil achaz ait pardurable seurté et commandons que les acheteurs soient garniz de l’auctorité de cest pardurable establissement. - -

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- [11.70.0. De diversis praediis urbanis et rusticis templorum et civitatum et omni reditu civili] - - Des diverses possessions des citez et des champs qui sont as temples ou as citez et de toutes les rentes citoiennes -

- Li empereres Valentins dit : Se aucuns ont fait mesons en la terre à la chose commune, il soient contrainz de rendre en la pension que il convenancierent. -

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- Ci[l] meismes empereres dit : Les citez de Panphile et toutes les autres aient fermement quanque eles aquierent. -

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- Li empereres Archades dit : Il est certaine chose que la tierce part de la rente qui est paiee chascun an du lieu ou des champs à la chose commune puet assez souffire à refaire les communs murs.

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- Cil meismes empereres dit : Nous jujons que cil qui premierement ont esté loiaus porseeurs des champs qui apartienent à nostre patremoine ou as temples en aient fermement la seignorie, si que la possession à chascun ne soit pas dés ci en avant en doute, mes chascun tiegne sa propre droiture que il a achetee.

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- Li empereres Alixandres dit : Se aucuns reçoit par tytre de don ou d’achat ou par autre maniere les possessions ou les mesons ou les ouvreurs qui apartienent à aucune cité à qui nous devons plus de grace que as autres par tel convenant que il n’en pait point de rente, nous commandons que il en pait la rente qui est establie, selonc ce que l’en trueve es roul - - les de la cité à cui cele chose apartient. - Quar dés que nous ne souffrons pas que les choses qui apartienent à la privee droiture soient retenues, par molt plus fort raison doit l’en rendre as citez les choses qui lor sont deues par droit, et ce doit bien souffire as porseeurs que la seignorie lor en remaint par nostre largesce. - Neporquant, se aucunes possessions de citoienne droiture paient aucunes rentes as privez dons qui onques n’en fu ostee ou qui puis i a esté mise, eulz n’apartendront pas à cest commandement, ainz devront rendre cele nouvele rente à nostre privé tresor, et la seignorie en sera pardurablement à ceus qui les tienent et à lor hoirs. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [11.71.0.] De locatione praediorum civilium vel fiscalium sive templorum sive rei privatae vel dominicae - - De prendre à loage les possessions citoiennes, ou celes qui apartienent à la borse l’empereur ou as temples ou à la chose privee -

- Li empereres Graciens dit : Nos sainz peres establirent par apert commandement que les champs qui apartienent à nostre chose privee fussent einsi bailliez à pardurable loage que li perils en fust sus les officials qui les bailleroient. - Quar lors ne puet rienz estre perdu de la commune rente se les champs sont bailliez par le jugement as bailliz à tiex qui en puissent bien paier les pensions et donner bons pleges que la borse l’empereur n’i avra point de damage. - Et se une de ces choses ou amedeus sont entrelessiees par negligence, li damages qui - - en avendra soit restorez du chatel as officials. - -

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- Cil meismes empereres dit : Li champ à la chose commune ne soient pas toluz par nos letres, se aucuns les empetre par barat à ceus qui les tienent par tytre de loage qui les ont amendez par lor cultivement. -

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- Li empereres Archades dit : [T]uit li lieu et li champ à la chose commune soient bailliez par loage à tiex qui les tiegnent pardurablement, mes il soit premierement proposé sollempnelment que il sont à baillier ; et cil les ait qui i voudra donner greigneur loage, si que nuls ne li puisse puis tolir. -

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- Cil meismes empereres dit : Il s’acorde à loialté que cil qui ont anciennement porsis les communs champs soient mis par devant les nouveaus qui les vuelent prendre à loage, se il i vuelent donner autretant comme cil i offrent. -

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- De baillier à loage possessions citoiennes ou celes qui apartienent à la borse l’empereurs ou as temples ou à la chose privee. - Li empereres Theodoses dit : Se les possessions qui apartienent à nostre meson sont une foiz bailliees à aucun par pardurable droiture, ou par nostre commandement ou par l’actorité au conte de nostre privé tresor, - il ne convient pas que eles soient bailliees à autres qui les tiegnent pardurablement, quar nous jujons apertement par cest banissement que la possession ne soit nules foiz tolue à celui à cui ele a esté bailliee pour tenir la pardurablement, neïs se li empereres la donne à autre, ou par proiere ou de son gré. - Et se li quens des choses privees s’acorde par aventure que ele soit bailliee à autre, il soit contrainz de paier à la borse l’empereur .c. livres d’or du suen propre et li offices as palazins autresi .c. livres. - Et li commandemenz n’avra point de fermeté ne la chose ne sera pas bailliee à autre, jasoit ce que il i vuille donner greigneur loier. - Cil qui a donc pris la chose à loage pour tenir la pardurablement soit seurs par la fermeté de son marchié et sache bien que la possession ne sera jamés tolue à lui ne à ses hoirs ne à ceus à qui la chose vendra aprés lui, ou par heritage ou par don ou par vente ou par aucun autre titre. - Mes pour ce que l’en ne doit pas forsclorre de toutes pars la largesce au prince, li empereres dorra, se il veult, la chose de sa meson, à celui qui la porsiet par pardurable droiture ou par heritage ou par autre tytre, quar lors ne nuist il à nului, ainz donne sa pension quant il veult que cil qui porsiet la chose par pardurable droiture en soit apelez sires. - Et se aucuns a receu du conte des choses privees aucune possession à loage, non pas par pardurable droiture mes à terme, ce ne doit pas nuire à la largece au prince que il ne doinst à - - un autre se il veult ce que cil a pris à loage jusques à terme. - Et se uns autres vient avant qui vuille donner greigneur loier, il soit en la volenté au prince à qui la chose soit bailliee à loage jusqu’à certain terme de donner ice que li autres i offre et de retenir la possession. - Et se il fist avant tant que il la doie porseoir par pardurable droiture, il avra la pardurable fermeté qui est expresse devant. - - -

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- [11.72.0. De conductoribus et procuratoribus sive actoribus praediorum fiscalium et domus augustae] - - De procurateurs des possessions l’empereur et de sa meson -

- Li empereur Theodoses et Valantins dient : Toutes les fois que aucuns plez naist d’aucune chose qui apartient à la roial meson et les princes et les autres qui s’en entremetent ne reçoivent pas ne ne muevent actions autrement que par l’ordre des loys par quoi toutes manieres de genz sont jugiees ne il ne troublent pas le droit par autre maniere de pledeurs, ne par la sentence à ceus qui jugent ne par la force de lor deffendement, ne il n’aident à nul pour lor poesté ne il ne s’entremetent pas des communes besoignes ne des privees ne nule excusacion n’escommueve ceus qui sont en pés, quar plus grief paine doit estre establie contre ceus qui sont de nostre droiture et doivent garder nos commandemenz quant il meffont que contre les autres. -

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- [11.73.0. Quibus ad conductionem praediorum fiscalium accedere non licet] - - À qui il ne loist pas à prendre à loage les possessions à la borse l’empereur -

- Li empereres Archades dit : Nuls des palasins qui sont en l’office de nostre chose privee ne - - praigne nos possessions à loage par lui ne par autre personne, quar nous ne voulons que chevaliers ne curials ait pooir de ce faire. - -

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- [11.74.0. De collatione fundorum fiscalium vel rei privatae vel dominicae vel civitatum vel templorum] - - Des rentes qui apertienent à la borse l’empereeur ou à la chose privee ou as citez ou as temples -

- Li empereres Archades et Honoires dient : Nous donnons congié as officials, as juges ordinaires et as gouverneurs des contrees de traire en cause les procurateurs qui s’entremetent du demaine l’empereur, en tel maniere neporquant qu’il aident à ceus qui reçoivent les rentes de nostre chose privee à demander les detes qui apartienent à la borse l’empereur. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que li palazin que li nobles quens des choses privees envoie à commouvoir le juge que les pensions qui nous sont deues de nos possessions nous soient rendues plus legierement vivent o grant decepline. - Et s’il se contienent folement il convendra que lor nons soit raportez à ta hautece par les juges ordinaires si que droite venjance en soit prise. -

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- Li empereres Theodoses dit11.74.3] Ce paragraphe se trouve au début de 11.75.0 dans le ms. F : Les possessions qui dés piece a sont en nostre chose privee et celes qui sont venues à nous des biens à ceus qui sont envoiez en essill soient si escusees des previleges que eles paient tout enterinement les annon - - nes et les rentes et les servises que eles doivent. -

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- [11.75.0. De privilegiis domus Augustae vel rei privatae et quarum collationum excusationem habent] - - Des previleges as mesons l’empereur et de quiex servises eles sont encusees -

- Li empereres Antonins dit : Il nous plaist que toutes nos privees possessions soient quites de tous vilains servises, et cil qui les tienent à loage ou qui les cultivent ne soient semons de faire nul servise que il ne doient par droit. -

- Li empereres Valentins et Valens dient : Nous voulons que nostre chose privee soustiegne autresi comme tuit font le fessel de conduire les pensions pour sozlegier ceus des contrees, - mes nostre commandement est trespassez pour ce que li froment qui doivent estre cueilliz de divers champs sont assemblez en tiex lieus qu’il est trop grief chose d’aporter les çà. - Et pour ce ta hautece les face assembler en iceus lieus meismes en quoi il estoient assemblez anciennement. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereur Theodoses et Honoires dient : Diex nous gart que nous ne contons entre les vilains servises le rapareillement des communes voies et des pons qui fu establiz par les tytres as princes qui furent devant nous. - Il ne convient donc pas que li hom soit quites por dignité ne por hennour de aidier à rapareillier les voies et les pons, quar neïs nos saintes mesons doivent volentiers aidier à faire si loable oevre. - -

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- Li empereur Theodoses et Valentins dient : Nous jujons que tuit li porseeur facent sanz exception de nul benefice les servises qui sont establiz communement, excepté nostre patremoine de quoi nous avons establi les rentes as com - - muns besoinz. -

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- [11.76.0. De grege dominico] - - Du fouc des bestes l’empereur -

- Li empereur Archades et Honoires dient : Li petit et li grant soient amonnestez par le banissement de ta hautece que il lor convendra paier de lor chatieus une livre d’or por chascun cheval ou pour chascune jument qui s’enfuiront du fouc l’empereur, s’il les voient et il ne les ramainent arrieres de lor gré, et pour ceus que l’en savra qui seront à autres foucs paiera l’en .vi. onces d’or à la borse l’empereur. -

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- [11.77.0. De palatiis et domibus dominicis] - - -

- Li empereur Theodoses et Valentins dient : Nous exceptons de tous privez usages les mesons qui sont sacrees à nous et les nobles palés. -

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- [11.78.0. De cupressis ex luco Daphnensi vel Perseis per Aegyptum non excidendis vel vendendis] - - Que cyprés ne soient pas trenchiez du bois de Daphné ne venduz en Perse ne en Egypte. -

- Li empereur Archades et Honoires dient : [S]e aucuns achate, en Syre ou en Perse ou en Egypte, arbre du bois de Daphné, sache qu’il sera puniz de .v. livres d’or, et à autretel paine sera sozmis cil qui osera vendre l’arbre que il ne loist pas à acheter. -

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- Li empereres Theodoses dit : [T]uit li juge de quel dignité qu’il soient sachent que congiez lor est deveez de ci en avant de couper arbres du bois de Daphné qui est prés de la cité d’Anthyoche ne à remuer les en aucune maniere sanz l’otroi de ta hautece, - ne il n’emprengnent pas à couper cyprés du bois qui a non Alusthar. Mes que il n’apere que il soient du tout estrangiez du confort qui lor fu otroiez anciennement por ce que l’en lor deffent à trenchier cyprés, nous jujons que il aient .i. livre d’or de nos privez dons. Et cil qui bruisera ceste loy soit puniz de paine de .c. livres d’or. -

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- [Liber duodecimus] -
- [12.1.0. De dignitatibus] - - Ci commence le dousieme livre du Code. Cest tytre est des dignetez. -

- [L]i empereres Alixandres dit à Severiane : Se vostre aiel fu conte et vostre pere prevost si comme vous proposez et vous ne vous estes pas mariees à hommes de basse condicion mes à nobles, vous recevez la noblece de nostre lignage. -

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- Li empereres Costantins dit : Les portes de dignité ne seront pas ouvertes à ceus qui sont acusez de crimes ou qui sont de vilaine vie ne à ceus que mauvese renommee depart de la compaignie as honnestes hommes. -

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- Cil meismes empereres dit : La greignor dignité ne doit grever nul homme envers les previleges de la premiere dignité ou de chevalerie. -

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- Li empereres Costans dit : Nous commandons que les substances as senateurs que il porsieent en divers lieus et en diverses contrees et lor - - hommes soient franz et quites de toutes les choses que les juges prennent des autres par lor auctorité et de tous vilains servises qui avienent par dehors, ne il ne soient contraint de nul servise que il ne doient. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nuls prevoz de ceste cité ne sozmete senateur à nul nombre sanz nostre commandement ou sanz nostre sceu ne nuls ne face grant tort à nostre court. - Et s’aucune dignité de senateur i est remuee, l’en doit demander nostre jugement savoir mon se il sera mis en autre dignité. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nuls des vils marcheans ne des monnoiers ne des bas offices ne de ceus qui sont ententis à vilains gaainz n’essait à user de nule dignité, et se aucuns i est entrez il en soit mis hors, et il convient que cil qui en sont mis hors soient rendus à lor propres compaignies. -

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- Cil meismes empereres dit : Pour ce que divers juges vuelent que l’en face aucunes oevres en aucunes citez, la substance as senateurs ne soit pas apelee à cel besoing. -

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- Li empereres Juliens dit : Il convient que nous deffendons de tout tort fait la droiture as senateurs et l’auctorité de cel ordre en quoi nous contons nous meismes. -

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- Li empereres Valantins dit : Nous ne deffendons pas que les filz à ceus qui ont esté - - franchiz ne puissent recevo[i]r noble dignité. - -

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- Li empereres Graciens dit : Nous deffendons que enqueste ne soit pas faite par tormenz par ceus qui i ont clere dignité. -

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- Cil meismes empereres dit : Senateurs ou autres nobles hom puet bien avoir enfanz de basse condicion si comme ceus que il a eus ainz que il eust receue la dignité. Et ce n’est pas establi es filz tant seulement, ainz doit estre autresi gardé es filles. - Et pour ce que il ne convient pas que les honneurs as peres nuisent as filz, l’en doit savoir que cil qui est nez de senateur ou d’autre noble homme doit estre en la dignité son pere. - -

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- Li empereres Valantins et Theodoses dient : Les juges qui sont convaincus de larrecinz ou d’autres crimes soient despoilliez de toute leur honneur et soient contez entre les plus mauvés et les plus bas ne il n’aient pas esperance de revenir aprés à cele honneur dont il ont moustré que il ne sont pas dignes. -

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- Cil meismes empereres dient : Nous sorhauçons les fames del honneur à vos barons et les ennoblissons par leur lignage et establissons que eles pledent en la court où il pueent pledier et chanjons lor manoirs. Et se eles se marient aprés à homme de plus bas ordre, eles sont estrangiees de la premiere dignité et ensivent la condicion as derre - - niers maris. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que les juges n’aient nule poesté d’enjoindre aucun commun servise à senateur qui soit en aucune contree. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous donnons à tous les nobles hommes poesté d’aler s’en en la terre où il furent nez ou ailleurs sanz rienz paier et de demorer là où il voudront. -

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- Cil meismes empereurs dient : Se aucuns qui soit en dignité fait .i. grant meffet nous commandons que la personne qui fait le meffet soit gardee hors de chartre, et se ce est des plus nobles la chose soit raportee à nous, et se ce est de ceus qui sont en meneur dignité ele soit raportee à ta connoissance si que l’en juge quel chose il couvient establir du crime qui a esté fait. -

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- Li empereres Zenons dit : Toutes les foiz que il couvient que cil qui sont es dignitez doivent estre traiz en cause par la requeste à aucun bas homme qui les veult empledier ou citoiennement ou criminalment, il ne soient pas contrainz de donner pleges d’atendre le jugemen, ainz aient lor especial previlege que il soient creuz par lor loialté si que l’en ne praigne d’eulz fors leur serement tant seulement. - Et se il despisent le serement et il ne vuelent venir à jugement, ou par eulz ou par lor procurateurs, se la cause est meue - - pour chatel li juges ordenera la possession des choses qui apertienent à lui, ce que l’auctorité de droit et la qualité de la chose li amonnestera. Et se la cause est criminal il soit despoilliez de la dignité que il forfist quant il se parjura et il loise au juge à moustrer sor lui la force de la loy sanz demander nous en conseill pour ce que il est despoilliez de sa dignité par son meffet. - Et nous ajoingnons as previleges as nobles dignitez que nuls juges ne les puisse semondre en cause citoienne ne en crimes sanz nostre congié. - -

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- Li empereres Anaistaises dit : Nous commandons que il loise à tous ceus qui sont en dignitez greignours ou es meneurs et as nobles hennorez qui de ceste cité sont alez es contrees par nostre commandement ou qui i ont lor habitacion que se il ont besoing de venir à ceste real cité il i viegnent sanz estre rapelez. -

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- [12.2.0. De praetoribus et honore praeturae et gleba et folli et septem solidorum functione sublata] - - Des prevoz et de l’onneur de la prevosté -

- Li empereres Valentins dit : Nuls des tres nobles hommes qui sont es contrees ne soit aprés apelez à estre prevoz, mes chascuns soit en sa meson asseur et em pés et s’esjoïsse de sa dignité. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.3.0. De consulibus et non spargendis ab his pecuniis et de praefectis et magistris militum et patriciis] - - -

- Li empereur Valentins et Theodoses dient : Il a esté anciennement establi que les conseilliers soient par devant les autres dignitez et cil qui ont en eulz dignitez - - sont les uns par devant les autres pour le regart du temps tant seulement. - Quar dés que la dignitez est une meisme, li quiex doit estre par devant l’autre fors cil qui premierement conquist la dignité ? Quar jasoit ce que li derreniers soit en cel meisme honneur, neporquant il estoit plus bas el temps que li premiers estoit ja en la dignité et il n’i estoit encor pas. - Et ce meismes soit gardé se aucuns vient segonde foiz à l’onneur de conseillier, quar les hauteces qui sont receues derechief pruevent les vertus de la verité et ne les croissent pas, quar nule chose n’est plus haute que dignité. - Ce paragraphe manque. - -

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- Li empereres Valens dit : Nous ramenons l’ordre de conseillier à l’ancien establissement si que il soient en cele honneur par merite et ne mie par corage de ravir et ostent toute couvoitise de gaaignier et regardent l’enorable habit as peres et les beneürez aornemenz à l’ancienneté. - Nous voulons donc que les autres conseilliers se contiegnent par cest essample et s’atiegnent de ci en avant de prendre loiers et vaillent par bon conseill as oevres neccessaires. - Chascuns conseilliers doinst donc .i. pois d’or à restorer le conduit del yaue de ceste grant cité. - Ce paragraphe manque. - -

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- Li empereres Zenons dit : Il ne loise à nul à monter à honneur d’estre peres du païs qui est par desus toutes les autres honneurs se il n’a devant eu l’onneur de conseillier ou de prevost de la prevosté ou d’Illire ou de la cité - - ou bailliee de mestre des offices, si que il loise à ces personnes tant seulement, ou quant eles seront en cel office ou aprés, à recevoir la dignité d’estre peres du païs quant il plera à nostre majesté. - Et pour ce que nous voulons en toutes manieres metre conseil à ceste glorieuse cité qui est le chief de tout le monde, nous jujons que tuit cil qui dés ci en avant seront henorez de la dignité d’estre conseilliers doignent .c. livres d’or à refaire le commun conduit del eaue à la maniere de ceus qui d’an en an sont en l’office de conseilliers, quar ce est lor preu que la tres noble cité soit soustenue par le don de .c. livres d’or et se sente del honneur as conseilliers. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous establissons que congiez soit donnez as nobles conseilliers qui ici ont esté faiz ou qui seront faiz de ci en avant que il facent .i. an lor office et par non et par chose quant il en avront porchacié l’assentement au prince, si que quant il avront parfet cele anee, se il sont esleuz une autre foiz, il n’apere pas que il reçoivent aucune nouvele chose que il n’eussent onques mes, mes que il reçoivent derechief la droiture de conseillier à quoi il sont apelez segonde foiz et soient por la raison de la premiere annee par devant ceus qui puis ont esté apelez à cele honneur et en aorer nostre propre et en avoir toutes les dignitez as conseilliers. - - Ne cil qui est segonde foiz conseilliers ne soit pas contrainz de paier les .c. livres d’or que il paia à la premiere foiz à faire les conduiz de l’eaue de la cité selonc la forme du saint establissement. - -

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- Li empereres Justiniens dit à Jehan le prevost : Nous establissons que le pere du païs que la majesté l’empereur a apelez à ceste hautece soient maintenant hors de baill et de la poesté lor peres que cil que nous hennorons en lieu des peres ne soient sozmis à autrui poesté. - Quar qui soufferroit que li peres peust metre son filz hors de son baill et de sa poesté quant il voudroit et la hautece l’empereur ne peust pas delivrer d’autrui poesté celui que ele a esleu à estre son pere, quar se li contraires estoit prouvez par aucun barat, il parroit que la majesté l’empereur en fust amenuisiee. - Et il est assez certaine chose que ce avient poi, quar l’en n’eslist pas legierement homme qui est en baill à l’onneur d’estre peres du païs, et autresi est il usé en ceus qui sont esleuz à estre conseilliers. - Mes il nous plot à establir ce que aucune tel chose ne soit lessiee sanz estre determinee se ele avient en aucun temps. - -

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- [12.4.0. De praefectis praetorio sive urbis et magistris militum in dignitatibus exaequandis] - - Cest tytre est que le prevost de la grant prevosté et le prevost de la cité et le mestre des chevaliers sont egals en dignité. -

- Li empereur Valentiniens et Valens dient : Nous disons que le prevost de la grant prevosté et le prevost de la cité et le mestre - - des chevaliers sont d’egal dignité, si que quant il sont en lor offices nous voulons que cil soit par devant les autres qui vint premierement à l’onneur que il a. - -

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- Li empereres Valentins et Theodoses dient : Se aucuns a receue la mestrise des chevaliers et des genz à pié et il l’a parfaite ainz que uns autres ait receue la prevosté quant il avra lessiee cele bailliee, si soit il mis par devant ceus qui puis ont receu les prevostez. - Cil qui fu donc en sa dignité ainz que li autres soit par devant les autres en toutes choses autresi comme il fu en l’onneur devant tous. - -

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- [12.5.0. De praepositis sacri cubiculi et de omnibus cubiculariis et privilegiis eorum] - - Des mestres de la chambre l’empereur et de lor previleges -

- Li empereres Honoires et Theodoses dient : Li prevost de nostre sainte chambre aient icele meisme dignité que cil ont qui sont hennorez de la grant prevosté ou de la prevosté de la cité ou qui sont mestres de la chevalerie, si que quant il avront lessié lor bailliees il n’ait entre els nule differance, ne quant il vendront pour nous aorer ne quant il feront sollempniex festes par lor volenté ou aucune autre chose, mes tel ordre comme il orent en recevoir lor baillies lor soit gardee en seoir soi et en dire lor plesir, quar il a esté jugié apertement que cil qui premierement fu mis en son office doit estre par devant les autres, et les autres tous en ordre si comme il furent apelez as dignitez. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Leons dit : Li chamberlenc de nostre sainte cham - - bre et de cele à l’empereriz, de quoi il est certaine chose que il ne se pueent partir de nostre sale ne aler à divers jugemenz, soient delivres de tous autres juges, si que il reçoivent les actions qui sont proposees contre eulz el jugement de ta hautece tant seulement. - -

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- Li empereres Leons dit : Nous commandons que tuit cil qui sont donnez en nostre sainte chambre, par la largece à aucun ou par autre tytre, et cil qui i seront donnez dés ci en avant pour estre en nostre servise, jasoit ce que nule escripture n’en ait esté faite, soient raviz en naturel franchise dés que il seront acompaigniez à ceus qui servent en nos chambres. - Et nous voulons que ce soit gardé, non pas tant seulement en ceus qui sont vif mes en ceus qui sont mort, quar pour ce que il apert que cest previlege est propre à la majesté l’empereeur que il ne soit pas serviz par sers autresi comme li homme qui sont de basse condicion mes par honnestes servises de frans hommes, il seroit male chose que cil qui le servent souffrissent les domages de serve condicion. - Il lor loise donc à faire à lor volenté testamenz autresi comme as autres qui sont naturelment franz. Et s’il ne font testamenz, nuls ne dout que lor chatiex ne doie estre à la borse l’empereur, comme à ceus qui n’ont nuls hoirs. - Nous voulons que toutes ces choses soient gardees o diligent cure quant aucuns donne de son gré .i. de ses serjanz - - à servir en nostre chambre. - Mes se aucuns est toluz à son seignor par force ou il a esté si hardiz que il s’est mis el servise de nostre chambre malgré son seigneur ou sanz son sceu, il loise au seigneur à requerre en le jugement à nostre mestre chambellenc, et s’il prueve que son serjant se soit mis el servise de nostre chambre malgré suen ou sanz son seu, il l’ait arriere comme son serf o tout son chatel. - Et autresi comme il ne convient pas veer à ceus qui sont grevez pooir de demander aide, ne souffrons nous pas que la voie d’acuser à tort soit longuement aouverte. Et pour ce establissons nous terme de .v. anz dedenz quoi li sires doie metre avant ses actions, et s’il ne les muet dedenz ce il n’ait pas puis pooir de chalengier le come son serf ne son chatel comme le chatel à son serf, ne ses biens comme les biens à celui que il franchi. - En toutes ces choses que nous avons establies de ceus qui servent en nostre chambre voulons nous que soient estendues as puceles qui sont donnees pour servir i, et autresi bien à celes qui sont vives comme à celes qui sont mortes. - -

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- Li empereres Anestaises dit : Nous commandons que quant les .ii. nobles prevoz de nostre chambre et de cele à l’empereriz avront finé lor office et il seront acompaigniez à la compaignie des senateurs, il lor loise à armer soi comme chevaliers toutes les foiz que il voudront aler hors pour veoir lor champs ou pour au - - cune autre cause, quar cist desirriers que il ont ne regarde à la villance à nul homme. - -

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- [12.6.0.] De quaestoribus magistris officiorum comitibus sacrarum largitionum et rei privatae - - Des questeurs et des mestres des offices, et des contes des sainz dons et de la chose privee -

- Li empereres Valantins dit : Cil qui ont esté en office de questeur ou de mestre des offices ou de conte de nos sainz dons et de nostre chose privee soient receuz par commun cri ne ne soient pas trespassez, autresi comme s’il ne fussent point congneuz. -

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- [12.7.0.] De primicerio et secundocerio et notariis - - Cest tytre est du primicere et des notaires -

- Li empereres Graciens dit : L’intencion de nostre pitié est tres bonne envers le non as notaires, et pour ce se les hommes de cel ordre ont mué lor labour en repos ou il l’ont lessié par viellece ou il ont aucune autre dignité aprés ceste, il ne perdent pas le non de lor premiere chevalerie, ainz aient le preu de la dignité que il ont puis receue. - Et se aucuns des officials et meesmement de ceus de ta hautece le veult contralier d’aucune chose, sache que ses offices sera sozmis à tres grief paine quant sa malice sera descouverte. - -

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- Li empereres Zenons dit : Nous voulons garnir et acroistre par divers tytres de benefices la noble chevalerie des connestables et des notaires qui par lor glorieus servise aportent à la chose commune molt de preu et bonté, - quar nous avons establi au premicere qui sera selonc le temps .ii. anz de terme à mener lor ost. - Et se les connesta - - bles qui sont enbesoigniez de lor propres besoignes s'estrangent de nostre saint palés, se il demeurent .i. an à venir i jasoit ce que il metent avant grant essoigne, il perdent .i. degré pour la demoree d'un an, et .ii. pour la demoree de .ii. anz, et .iii. pour cele de .iii., et .iiii. pour cele de .iiii. Et ceus qui estoient plus bas d'eulz soient mis par devant. - Et s'il demeurent jusques à .v. anz que il ne reviegnent, il soient ostez de l’ordre et aient le non de connestables tant seulement, et ne mie l'ordre. Et quant ce sera fait en ceste maniere, il soient quites des servises et des cueilletes et de toutes autres choses. - Et nostre porveance a deffendu sor toutes choses que il ne loise à nul à troubler l'ordre des degrez, ne par envie ne par grace ne par autre achoison, ne par couverture de travail ne de commune cure. Ne nuls n’ost despire la raison du temps por estre mis devant ceus qui furent apelez à lor dignitez ainz que il ne fu, ne devancir ceus qui ont piece a souffert les lons travals en lor offices. - Et ce i soit ajoint que quant li primiers avra acompli son office, il reçoive selonc l'ancienne coustume la dignité d'estre mestres des offices, et soit mis par devant tous ceus qui ont acompli lor offices, jasoit ce que il ait derrenierement acompli le suen. - -

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- [12.8.0.] Ut dignitatum ordo servetur - - Cest tytre est que l'ordre des dignetez soit gardee -

- Li empereur Graciens et Valentins et Theodoses dient : Se aucuns porprent le lieu qui ne li - - est pas deuz, il ne se deffende par nule ignorance, et il soit plainement coupables de sacrilege por ce que il a despit nos conmandemens. - -

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- Cil meismes empereeurs dient : [T]uit sachent que les previleges des dignitez doivent estre gardez en ceste maniere que cil soient mis el premier lieu qui ont parfet les nobles aministracions. Aprés vendront li oiseuz qui ont esté presenz en la compaignie de la noble dignité et ont gaaignié l’onneur. La tierce ordre est à ceus à qui l’onneur de noble dignité est envoiee quant il sont hors du païs. La quarte est as hennorables qui sont presenz et ont receu de nostre main les letres de noble dignité sanz la chevalerie. La quinte est à ceus qui sont hors du païs à qui les ensaignes de noble dignité sont autresi envoiees sanz la chevalerie. - Mes nous conmandons que li amenistreeur et les contes de nostre chose privee soient mis par devant tous les hennorez qui ont parfaiz lor offices. - Et nous ne creons pas que les oiseus qui vienent aprés cels qui amenistrent doient tous estre mis devant tous les henorez. Mes cil oiseuz soient mis devant iceus hennorez qui ont receu autretel dignité, si que li prevoz qui acompli son office soit mis par devant le prevost qui fait encor le suen. Mes li questeurs qui a parfet son office ne soit pas mis par devant le prevost qui - - est encore el suen. Et autresi le questeur qui se repose soit mis par devant le questeur qui fet encore son office. Et li quins de nos tresors, ou cil de nostre chose privee qui a acompli son office, ne soit pas mis par devant le questeur ou par devant le mestre des offices qui fait encore le suen. - Et nous jujons que cil soient nombré entre les amenistreurs a cui nous avons otroié çà en arriere ou otroierons dés ci en avant aucune chose d’ordinaire dignité en nostre saint consistoire, si conme quant la cure d’aucune bataille est bailliee au mestre des chevaliers qui a acompli son office, - quar pourquoi est germains li mestres des chevaliers apelez oiseuz à cui nous avons conmandé que il face bataille contre nos anemis ? - -

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- [12.9.0. De magistris scriniorum] - - Des mestres des aumaires12.9.0] Ce paragraphe est copié après [12.10.0] dans le manuscrit F. - -

- Li empereur Archades et Honoires dient : Grant largesce de nostre benigne volenté doit estre donnee as nobles mestres de nos aumaires qui sont autresi conme asseur de nostre majesté. - Et pour ce conmandons nous que neïs aprés ce que il avront acompli lor office, il soient quite de tous servises et de toute subjection à juges ou de citez ou de chevalerie, si que neïs ta hautece ne le contraigne point de souffrir aucun grief ou conmun ou privé. - Et nous voulons que cist benefices s’estende à ceus qui sont prochainz des sainz aumaires. - Et se ton office otroie que aucune chose soit renouvelee contre les establissemenz de nostre debonnereté, il soit condampné à paine de .L. livres d’or. -

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- [12.10.0. De comitibus consistorianis] Des contes du saint consistoire12.10.0] Ce paragraphe est copié avant [12.09.0] dans le manuscrit F. -

- Li empereur Archades et Honoires dient12.10.1] Les paragraphes [12.10.1] et [12.10.2] sont intervertis dans le manuscrit F. : Nous jujons generalment que cil qui ont deservi à estre apelez conte de nostre saint - - consistoire soient egals as nobles viscontes. -

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- Li empereres Anestaises dit : Nous voulons que les contes de nostre consistoire, et lor fames et lor enfanz et lor sers et lor cultiveeurs lisent en proposer lor actions et en recevoir celes qui sont proposees contre eulz de ceus meismes previleges. De quoi li prince des escoles et cil qui s’entremetent de nos choses usent par l’establissement au saint empereur Zenon qui fu de haute memoire. -

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- [12.11.0. De comitibus et tribunis scholarum] - - Des prevoz et des connestables et des escoles des chevaliers -

- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous voulons que li prevoz et li connestable des escoles des chevaliers aient repos, qui ont deservi à avoir congié de aorer les princes. Et en tiex sont nombrez les contes du saint palés, se il ont deservi à estre en la premiere ordre, ou en prevosté et il ont lessié pour aucun cas a venir à plus haute dignité. Et nous conmandons que il soient entre ceus qui ont este baillif d’Egypte ou du dyocese de Pont, des quiex la dignité est egal, et les autres qui sont venuz jusques à cele honneur - - voulons nous que soient assols de lor chevalerie et nombrez entre ceus qui ont esté duc des contrees. - -

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- [12.12.0. De comitibus rei militaris] - - Cest tytre est des contes de la chevalerie -

- Li empereur Valentins et Graciens dient : Cil qui ont conquise la premiere ordre pour ce que il ont mené nostre chevalerie es contrees d’outre la mer doivent estre en tel reverence vers ceus qui sont es hautes dignitez que cil lor facent lieu qui sont hennorez pour l’office de conseillier que il ont acompli. -

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- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous oelmons à ceus qui ont esté baillif de toutes les contrees fors d’Egypte et de Pont ceus qui par l’auctorité de nostre non ont esté envoiez à chevalerie à guerroier ou à deffendre aucunes contrees et qui ont esté en lieu des mestres des chevaliers. -

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- [12.13.0. De comitibus et archiatris sacri palatii] - - Cest tytre est des princes du saint palés -

- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous commandons que les princes qui sont dedenz nostre palés et i servent soient contez entre nos vicaires se il ont deservi à estre entre les contes du premier ordre comment qu’il soit, ou se il ont ja acompli lor office ou s’il l’acomplissent dés ci en avant, si que entre les vicaires et les dus qui ont amenistré et ceus qui sont el premier ordre n’ait nule difference, fors du temps en quoi chascuns reçut son office. -

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- [12.14.0. De comitibus qui provincias regunt] - - De ceus qui gouvernent les contrees -

- Li rmpereres Theodoses dit : Il convient que cil qui ont esté - - en citalaine aministracion de gouverner aucunes des contrees et en ont eu la juridicion et ont deservi à estre compaignons du premier ordre usent aprés ce que il ont acompli lor offices des previleges à ceus qui sont nos vicaires. -

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- [12.15.0. De professoribus qui in urbe Constantinopolitana docentes ex lege meruerint comitivam] - - Cest tytre est des mestres qui lisent en la cité de Costantinoble -

- Li empereur Theodoses et Valentins dient : Il nous plaist que li gramerien grieu et latin et li sophistre et li mestre de droit qui lisent en ceste roial cité soient, quant il avront leu et travaillié jusqu’à .xx. anz, hennorez et acompaigniez à la dignité as vicaires, se il ont esté de bonnes meurs et de bonne vie et il ont eu sens d’ensaignier et grace de dire et soutillece d’espondre, et se il sont trouvez dignes par le jugement à la haute compaignie des mestres. -

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- [12.16.0. De decurionibus et silentiariis] - - Des curials et de ceus qui font faire silence el palais l’empereur -

- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Quant les curials de nostre palés avront acompli loialment lor office et il seront demis, il aient le chois d’estre en la dignité as mestres des offices ou entre les nobles contes de nos mesons, si que ceste honneur lor soit gardee en toutes manieres en aorer nostre majesté et en saluer les bailliz, et les autres previleges qui apartienent à ces dignitez et en nostre consistoire. -

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- Cil meismes empereurs dient à Valanz : Chascuns de cels qui font silence en nostre palés et de lor curials soit quites de rente de chevals - - et de servise, il ne pait rienz des cueilletes qui sont faites aucune foiz, nuls bailliz ne lor enjoigne rienz ne ne les contraigne de faire nul servise. - -

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- Li empereur Theodoses et Valantins dient : [T]uit li previlege qui par le jugement aus princes qui furent çà en arriere furent otroiez as curials et à ceus qui font faire silence en nostre palés lor soient confermez par le commandement de ceste loy, neïs se il sont venuz à plus haut degré. - Nuls generals commandemenz ne lor face tort, ne nuls qui soit en aucune poesté ne lor enjoigne nule maniere de servise ; nous les delivrons de tous vilains servises et de toutes exactions et de tous griez. - Et voulons que lor mesons, non pas tant seulement celes qui sont en ceste sainte cité mes en toutes les autres, soient quites de tous offices et de tous travals qui lor soient enjoinz par aucune dignité. Et congiez lor soit donnez de venir à nostre compaignie sanz estre i apelez. Et paine de .x. livres d’or soit demandee au juge des contrees et à leur officials se il despisent cest nostre establissement. - Nous ajoingnons à ces choses que, quant il seront venuz à repoz et il commenceront à estre nobles entre les nobles senateurs, il s’esjoïssent del honneur de la court sanz faire nul servise et soient en dignité plaine de leece. - Mes nous jujons que li curial aient les devant dites benefices quant il avront loialment servi par .xiii. anz continuels. - -

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- Li emperes Zenons dit : Que - - cil qui doivent veillier en nostre saint palés et faire tenir silence ne soient retrait de faire lor servises quant il sont trait à divers jugemenz. Nous commandons que se aucuns veult empledier citoiennement ou criminalment aucun d’eulz ou de lor fames, il ne le traient pas à autre jugement que à celui au mestre des offices. - -

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- Li empereres Anestaises dit : Nous commandons que se cil qui doivent faire tenir silence el palés l’empereur sont en la poesté lor peres, il porsieent par droiture de chatel enquis par chevalerie toutes les choses que il ont aquises ou que il aquerront par don, ou par heritage ou par chevalerie ou par autre chose, ne les peres ne les puissent pas chalengier en lor vie ne prendre les aprés lor mort, ne lor freres ne li autre hoir lor peres n’en puissent pas demander partie autresi comme se eles apartenissent à la seignorie au mort, quar il ne convient pas que li autre aient le fruit ou le gaaing de lor travals. - Et par ceste raison ne souffrons nous pas que ce qui lor a esté donné par aucun soit aporté à partie as hoirs lor peres. - Encore voulons nous que il soient escusez de gardes et de procuremenz ne il ne soient pas contrainz de recevoir l’aministracion d’autrui choses, quar il sont si enbesoigniez de nostre servise que neïs à lor choses ne pueent il pas metre diligent cure. - Et les enfanz à ceus qui sont hennorez de dignité de contes ou de connestablies ne reçoivent pas baillie de prevosté se il ne vuelent. - Et tuit li previlege que nous - - avons otroié soient gardez, non pas tant seulement à ceus qui sont orendroit en tiex offices mes à ceus qui i seront acompaigniez dés ci en avant, et el temps que il seront en l’office et aprés ce que il l’avront parfet. - -

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- [12.17.0.] De domesticis protectoribus - - -

- Li empereur Valantins et Theodoses dient à Eusigne le prevost : Quant cil qui gardent nos mesons et qui les deffendent avront salué les vicaires de ta hautece, il aient pooir de besier les, quar se honneur n’est portee à ceus qui sont dignes d’atouchier à nostre propre, ce est meffez semblables à sacrilege. -

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- Cil meismes empereurs dient : Quant les mestres de cels qui gardent nos mesons et qui les deffendent avront receu l’onneur de connestables, il soient assis entre cels qui ont deservi à estre duc, - et li autre qui ont acompli lor offices jusques à .x. anz usent de la dignité as nobles conseilliers. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Et cil qui doivent garder lor mesons sont par .ii. anz hors du païs sanz nule commune cause et sanz congié, si que il ne font pas nostre servise, quant il revendront arriere il soient mis .v. degrez plus bas que il n’estoient avant. - Et se il sont hors par .iii. anz, il soient avalez jusques au disieme degré. Et s’il demeurent jusques à .iiii. anz, il soient mis en tout le derrenier degré. Et se il demeurent par .v. anz, il soient du tout mis hors de la compaignie, quar il n’est pas droiz - - que li pereceus et cil qui vont longuement foloiant soient nombrez entre cels qui sont ententif à lor office. - -

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- Li empereurs Justiniens dit : nous avons jugié et establi par une especial loy que se aucuns des fors hommes qui doivent garder nos mesons a gaaignié en compaignie de chevaliers le segont lieu aprés le premicere et il muert dedenz ce, ses hoirs aient le preu et le gaaing, non pas tant seulement de tant de temps comme il remaint à cel degré, mes de l’an aprés si que en tant comme il apartient au conquest et au fruit de la chevalerie, il soient autre sicomme il fust se il vesquist. -

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- [12.18.0. De praepositis labarum] - - Cest tytre est des prevoz des labours -

- Li empereur Honoires et Theodose dient : Cil qui par vostre jugement sont avanciez à estre prevoz des labeurs soient tres cler entre les esleuz si qu’il soient des conseilliers, quar cil qui sont en nostre compaignie sont dignes d’avoir quitance. -

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- [12.19.0. De proximis sacrorum scriniorum ceterisque qui in sacris scriniis militant] - - Cest tytre est des prevoz des saintes aumaires -

- Li empereur Graciens et Valantins et Theodoses dient : Nous voulons que cil qui gardent les aumaires où l’en met les letres et les libelles et les ordenemenz soient si sorhaucié de l’onneur as vicaires que il soient compaignons de la digneté à ceus qui ont bien gouverné les dyoceses qui lor furent bailliez. Et cil qui puisque il rentrerent en cel office ont esté mis es vicairies soient ordenez aprés eulz, ne il n’aient paour que il soient grevez par nule description. -

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- - Li empereur Theodoses et Archades dient : Cil qui sont mestres de nos aumaires ne soient pas contraint malgré leur de saluer es contrees les juges ordinaires. Et sachent les princes et lor menistres et lor officials que .iii. livres d’or seront prises de lor facultez, se il ne sueffrent que cil qui entrent souvent en nostre consistoire entrent en la court as juges, et se reverence ne lor est portee en saluer les, ou se compaignie de seoir o les juges lor est devëee. - -

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- Li emprereur Archades et Honoires dient : Quant cil qui gardent le[s] aumaires de nostre palés où l’en met les letres et les libelles et les ordenemenz avront esté .xx. anz en cel office, se il se vuelent reposer, il aient honneurs de conseilliers et soient entre les esleus et aient l’onneur de dignité qui seult estre donnee à ceus qui ont acompli l’office de conseilliers. Ne nuls ne lor puisse enjoindre ne commander nule chose par quoi il les conviegne partir du repos qui lor est otroiez. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que la possession à tous ceus qui gardent les aumaires où l’en met les letres et les libelles soit seure et escusee de tous vilainz servises, et ne criement nule chose qui lor soit enjointe ne seurdemandee, il paient lor loials rentes tant seulement, et la dignité que il ont aquise par lor travaill soit quite de tous ser - - vises qui vienent par dehors, ne nuls tors ne lor soit faiz. Il ne lor convient faire nul servise de chevaus comment qu’il soit, ou se il sont encore en l’office ou se il sont acompli. Et ce voulons nous que soit otroié as patremoines, - quar nous ne souffrons pas que ce qui est otroié à une dignité perisse pour la venue d’un autre. Se il vienent donc à honneur d’autre dignité par meilleur fortune, neporquant li previlege lor soient gardez que il ont aquis par le travaill de garder les aumaires. - -

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- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous avons otroié par especial commandement que cil qui gardent les aumaires en quoi l’en met les letres et les libelles et les ordenemenz aient l’onneur et la dignité entre les nobles barons de nostre court. - Et autresi comme cil qui sont encore en l’office de garder les aumaires ont par les lois franches poesté d’entrer es cours à tous les juges, voulons nous que cil à qui nous avons donné ceste honneur sachent que nous lor donnons congié d’entrer es cours et de seoir soi o les juges. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereur Theodoses et Valentius dient : nous avons establi que il convient garder à chascun de ceus qui ont esté en l’office de garder les aumaires lieu selonc sa deserte. Et si jujons que tuit cil qui sont en ses offices par desus le nombre de cels qui i sont establi soient mis tous en ordre en lieu de ceus qui morront, si que il ne loise à nul - - de ceus qui sont derrenier à convoitier le lieu à ceus qui i vindrent premierement se cil qui est le derrenier ne sormonte le premier par la vertu de son labour par le testemoine et par le serement à .xv. des mestres de cel office qui jugent que li derreniers est plus dignes d'avoir granz honneurs que cil qui vindrent devant lui. - Et nous voulons que cette fourme soit gardee es filz à ceus qui sont plus prochainz des aumaires, quar nous jujons que il puissent metre en lor lieuz .i. de lor filz ainz que cil qui ont esté en l'office plus que il n'ont. - Et cil qui voudra estre el lieu à celui qui est mis en l'office son pere doint donner .cc. et .L. solz pour estre i mis. - Et se aucuns devoit estre mis en tel degré ne il n'offre pas les deniers ainz refuse cel degré, congiez soit donnez à celui qui vient aprés lui tout en ordre de paier les deniers et d'estre mis en cel degré. Et se li segons ou li tiers ou uns des autres si comme il vienent en ordre refuse cel degré, li plus prochainz ait tous jours pooir de requerre ce que cil qui estoit devant lui a refusé. - Ne nous ne voulons pas que cil qui refusent cel degré soient ostez de lor ordre, et quant li lieus à celui qui est establiz en cel degré sera vuiz, nous commandons que cil qui en sont plus prochainz aient franche poesté de demander la condicion ou que il avoient avant refusee, ce est de paier les deniers et de estre mis el degré. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous jujons que les me - - stres de nos saintes aumaires, qui loialment et à bonne foy et loablement ont accompli lor office, soient tant comme il vivront en la compaignie as contes de nostre saint consistoire, sauf les previleges qui piece a furent donnez, - quar nostre pitié a jugié à aorner de la devant dite dignité celui à qui nous avons baillié nos segrez. - -

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- Li empereres Leons dit : Cil qui sont mestres de garder nos aumaires qui alerent par congié hors du païs ainz que il fussent trait en cause seront tuit seur jusques au terme qui lor fu establiz, et lor fames et lor enfanz si que il ne porront pas dedenz ce estre trait en cause. Il seront quites de communs servises et de citoiens neïs aprés ce que il avront acompli lor office, ne nuls ne les molestera des mesons que il porsieent es contrees. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Anestaises dit : Se aucuns de ceus qui sont mestres des aumaires muert et aucuns de ceus qui estoit par desous lui est mis en son lieu, il pait as hoirs au mort ou à ses creanciers à cui il devoit la quantité des deniers qui est estbalie et contenue en l’establissement as sains empereurs Theodoses et Valantinien, en tel maniere que se li heritages à celui qui est morz n’est pas receuz ne requis, li creancier aient l'avantage par devant tous autres. Et li enfant au mort ou ses lignages aient la devant dite quantité non pas par - - droiture d'eritage mes par le previlege, et il lor soit otroié que il la demandent et chalengent, et cest nostre ordenement ne soit rapelez ne bruisiez par nul barat. Et se aucuns d’elz muert ainz que il ait acompli son office, li remananz du temps soit à ses hoirs à parfaire cel office sanz nul amenuisement. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que cil qui sont en l'office de garder nos aumaires, et lor pere et lor fames et lor enfanz, n'en pledent fors par devant toi se aucuns les encuse ou citoiennement ou criminalment ; et par desus ce lor cultiveeurs et lors sers qui sont en ceste roial cité usent de ceste meisme benefice et soient en la garde à l'aideeur qui sera en cel temps, ou à .i. de ceus qui sont establiz à garder les aumaires. Et se aucuns de ceus qui gardent les aumaires est trouvez en aucune contree, l'en ne praigne de lui nule cauption fors son serement se il n’i a tenement. Et li serf et li cultiveur qui apartienent à lui li soient baillié sus sa loialté. - Et la maniere des deniers que l'en donne pour devers soit ramenee à moienne quantité. Et nous establissons que il doinsent .i. livre as executeurs qui sont de l'escole à ceus qui s'entremetent des choses, et pour entrer el jugement de ta hautece .ii. livres, et pour escrire ce qui sera fet la moitié d'un livre. Se il avient que la besoigne soit traitiee par - - devant l'arbitre, il doinsent à l'arbitre .i. livre et rienz plus, et à cels qui gardent les seremenz la tierce partie d’un solt pour lor servise, et pour aporter avant ce qui a esté fet et pour recorder le, ne il ne sont pas otroiez au patron à la bourse l'empereur ne as executeurs à qui la cure d'estre à tenir les plez est enjointe que il lor demandent nule chose, et il paient es jugemenz des contrees la moitié des despenses que nous avons establi que il paient el jugement de ta hautece, si que se il avient que il soient emplediez des annonnes citoiennes ou de garde ou de procurement ou de denoncement de nouvele oevre, il paient par devant le prevost de l’annonne ou par devant le patron de la borse l'empereur, ou par devant le prevost de la cité les despenses qui lor sont commandees à faire en ta court. Et il ne soient contraint de paier en rienz plus. - Et nous commandons que toutes ces choses soient gardees comment que il vuillent pledier, ou par eulz meismes ou par procurateurs. Et ce doit estre gardé se il sont semons par letre. - Et se aucuns d’eulz est semons en autre maniere, il ne soit contrainz de paier en nule chose. - Et tuit li devant dit previlege qui sont garantiz par l'establissement as princes qui furent çà en arriere soient gardez en la personne à ceus qui sont encore es offices et à ceus qui dés ci en avant i seront et à ceus qui ja - - les ont acompliz, si que il et lor fames et lor enfanz et lor cultiveurs et lor sers usent de lor preu. - Et pour ce que nous voulons que egalté soit gardee as pledeeurs es causes qui sont meues en jugement, nous voulons que cist meismes avantages soit gardez à lor ausaires. - Et pour ce nous jujons que cil qui gardent nos aumaires usent des devant diz previleges non pas tant seulement en plez que il muevent en aucun jugement, mes en ceus qui sont meuz contre eulz. - Et cil qui ont acompli ces offices et vuelent avoir lor memoires en aucunes contrees pour reposer soi aient tous les previleges que nous avons otroiez par ceste loy et en usent des preuz et de l’aide. - -

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- Li empereres Justiniens dit : apele le questeur du saint palés, nous avons oï que il fu anciennement establi que tu eusses certain nombre d’aides si que il n’en peust avoir plus de .xii. en l’aumaire des saintes remembrances, et .vii. en chascun des .ii. autres aumaires, ce est en cele où l’en met les saintes letres et en cele où l’en met les libelles. Mes la licence du temps qui puis a esté a si troublee la chose et amené en si grant multitude que il i a pres autretant des uns comme des autres. - Nous establissons donc que l’ordre qui fu anciennement establie soit rapelee si que l’en ne soustraie pas as aides ceus qui passent le devant dit ordenement, mes qu'il soit deffendu à - - autres que il n’i tendent devant que il soient si apeticié que il n’en i ait fors tant comme il est establi. Mes il ne soit pas deffendu à ces aides qui vuelent lessier tel office pour estre mis à garder les aumaires de sainte remembrance que il ne metent autres pour eulz, jasoit ce que la quantité ne soit encor pas ramenee à nombre qui est establiz. Et ceus que il metront en leur lieu soient derrenier que li autre. - Nous ordenons si comme il a esté confermé anciennement par essamples et si comme il s’acorde à justice. Mes cil à qui il est otroié à metre autre pour eulz baillent .i. libelle au questeur qui sera en cel temps et i mete sa subscription qui contiegne le temps et la personne et la chose, ce est que il otroie à celui qui se met pour lui à estre entre les aides. Et cil qui i seront einsi mis soient ordenez à la raison du temps en quoi li libelle sont offert, si que se cil qui estoit el derrenier lieu entre les gardes des aumaires des saintes remembrances est mis en lieu de celui qui estoit li premiers entre les aides et li derrenier de ceus qui gardent les aumaires des saintes remembrances selonc la maniere de chascun ordre. Et ce est gardé presque en tous les autres offices. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous establissons par ceste loy que se cil qui aident au questeur de nostre saint palés sont acusez de cause citoienne ou de criminel, l’es - - troite ordre de nostre droit qui s’acorde à enterineté soit gardee, si que se il doivent estre semons sanz letres, il souffise que li nons au juge soit diz par bouche. Et se .i. d’euls ou pluseurs doivent estre semons par letres, il convient que la personne à celui qui doit estre semons soit nommee es letres, et ce qui est gardé en toute l’ordre de ceus qui gardent les aumaires où l’en met les libelles soit gardé en ceus qui gardent les letres et les sainz remembremens. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.20.0. De agentibus in rebus] - - Cest tytre est de ceus qui s’entremetent des choses l’empereur -

- Li empereur Archades et Honoires dient : Nuls de l’escole à ceus qui s’entremetent de nos choses n’envahisse le lieu à celui qui est morz, mes cil qui estoit el plus prochain degré aprés lui par ordre de soldees et par merite de labeurs soit maintenant mis en lieu de celui qui sera mors sanz nule envie. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nuls de ceus qui s’entremetent de nos choses n’ait pooir de partir sanz nostre auctorité. -

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- Li empereres Leons dit à Patrice le mestre des offices : Pour ce que nous savons que l’ordre de ceus qui s’entremetent de nos choses apartient à ta hautece, nous commandons que il n’i ait dés ci en avant plus de .xlviii. de ceus qui ont .cc. hommes souz eulz. Et de ceus qui ont .c. hommes souz eulz n’i ait que .cc. hommes qui soient receuz en avenans degrez si comme il seront apelez li uns aprés l’autre. - - Et cest ordenement soit ferme et estables que se aucuns de ceus qui ont .cc. hommes souz eulz que nous avons jugié que soient en cel office .x. anz ou .viii. muert par aventure, cil qui doivent estre si hoir, ou par testament ou sanz testament, aient le fruit de lor labour, si que il soient entre ceus qui sont vif autresi en toutes choses comme se cil meismes qui avoit fait l’office les eust receues en sa vie, et pour ce couvient il que son lieu soit uniz pour l’endroit de ses hoirs. - Et nuls ne soit mis en lor escole ne n’ait lor previleges se il n’est avant esprouvez par ceus qui sont en l’office des saintes aumaires. - -

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- Cil meismes empereres dit : Dés que aucuns de ceus qui s’entremetent de nos choses avra deservi le degré à ceus qui ont souz eulz .cc. hommes ou .c., cil qui seront en ceste sainte cité ne soient emplediez par l’auctorité à aucun juge, ne semons en aucun autre jugement que en celui au mestre des offices ou à celui à qui il l’otroiera. Et nous jujons que ce soit encor miex gardé es causes criminals, quar il seroit male chose que aucuns peust donner sentence contre le salu ou contre la renommee à celui contre qui il ne porroit jugier de nul chatel. - Et nous commandons que li avantages de cest benefice soit donnez à ceus qui i seront trouvez en tous temps, jasoit ce que nous sachons que ce a esté - - gardé en lor personne selonc l’ancien droit, si que quant il avront lessié l’office se il ne sont nombrez entre ceus qui ont .c. hommes soz eulz, l’en ne dout pas que il ne doient respondre par la commune loy. - Et nous establissons que les devant dites personnes qui seront trouvees es contrees n’usent pas de l’especial avantage que nous avons orendroit otroié se aucune cure de commune execucion ne lor est enjointe pour quoi il soient alez es contrees, ainz obeïssent selonc l’ancien droit as sentences as juges ordinaires. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.21.0. De principibus agentum in rebus] - - Cest tytre est des princes et de ceus qui s’entremetent des choses l’empereur -

- Li empereres Graciens dit : Nous voulons que cil qui s’entremetent de nos choses qui ont acompli lor office soient en guerredon en honneur des princes. Et pour ce nuls officiaus ne soit envoiez à communes besoignes ne as privees se de par le prince non, ne il ne soit commandé que nules personnes soient amenees avant sanz lui, neïs se ce est par l’otroi à l’official qui est el lieu. - Et nous voulons que li patron des causes soient amonnestez que il ne facent nule demande sanz le sceu au prince, ne il ne reçoivent pas par barat estranges besoignes pour l’endroit d’une que il en ont receue. - Et se cest commandement est despiz, nous commandons que tes offices pait à la borse l’empereur .x. livres d’or. - -

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- Li empereres Archades dit : Nous commandons que tou - - tes les sommes de toutes causes et de toutes personnes, jasoit ce que eles soient de la dignité as senateurs, soient rapelees as princes. Et li certain fait qui suelent estre tretiez par la sainte compaignie des senateurs soient terminez par la cure à ceus qui reçoivent nos cens, ne nuls griez ne soit faiz as simples genz par letres qui soient empetrees par barat. - -

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- Li empereres Honoires dit : Nous voulons que les princes de ceus qui s’entremetent de nos choses soient hennorez de la hautece et de la dignite as viscontes. -

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- Li empereres Theodoses dit : Il loise as princes de ceus qui s’entremetent de nos choses que il aient o els ceus de quoi il ont esprouvé le sens et la loialté, jasoit ce que il aient usé souvent devant ce de cel meisme office. - Et se aucuns de ceus qui s’entremetent de nos choses a esté .xxv. anz en cel office et il est malades de son cors, si que il ne veult pas atendre la fin de sa chevalerie, ainz veult avoir l’onneur et la dignité de prince par le testemoine de tous ceus qui sont en cele ecole, nous jujons que il soient garniz de ceus meismes previleges de quoi cil usent qui sont en la dignité des princes. - Mes cil qui par longue chevalerie sont venuz à estre prince soient par devant eulz es sauvemenz des juges et es consentemenz, jasoit ce que il furent derrenierement mis - - en l’office. - Et cil qui cueillent nos cens et nos serjanz ne porpensent nule chose contre lor previleges, et condampnemenz de .xx. livre d’or soit proposez contre eulz se il font contre ce. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Leons dit : Se aucuns de la compaignie des routiers est mis en l’assemblee de ceus qui s’entremetent de nos choses et il engendre .i. filz ainz que il viegne à la bonne de son office, quant il avra acompli l’office il ait dignité de prince comme franz homme, et ne puisse estre semons par devant nul juge, neporquant il est son filz en la condicion as routiers. - Mes s’il engendre .i. filz puis qu’il avra aquise la dignité de prince, jasoit ce que cil qui est nez ne soit pas de la chevalerie à ceus qui s’entremetent de nos choses, neporquant il soit franz et seurs ne ne soit pas liez a l’office des routiers, quar il est engendrez de franc pere qui est du tout estranges de ceste condicion. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous sommes commeu par pluseurs requestes de ceus qui s’entremetent de nos choses. Si commandons que se li prince d’eulz qui ont acompli lor offices, ou lor fames ou lor enfanz ou leur sers ou leur cultiveeurs sont aucune foiz traiz en cause, ou par eulz ou par leur procurateurs, il ne soient pas contrainz de donner as serjanz plus d’un solt par non de semonsses. Et il ne doinsent que la tierce part d’un solt as serjanz as vicaires ou as prevoz. - Ne nule force ne lor soit faite de donner pleges, mes il doinsent tiex pleges comme le deffendeur du lieu jujera, si que selonc la forme des generals banissemenz cil qui ont tenemenz, ou en ceste sainte cité ou es contrees, soient creuz par lor serement et par obligement de lor substances. - Et ce i soit ajoint que il ne soient nule foiz semons se par letres non. - Et à la maniere des autres offices, toutes les foiz que actions citoiennes ou criminals sont meues contre eulz, li executeurs de la besoigne se tiegne apaiez d’un solt jusques à la fin du plet, ou citoien ou criminel. - Et por faire entendre nos letres et pour metre avant simple requeste contre lor aversaires, .ii. solz d’eulz et de lor fames. - Et toutes les foiz que cil demandent les essamples des seremenz, cil à qui la chose apartient ne porloignent pas à baillier l’or sanz prendre en que .i. solt. - Et pour accomplir les instrumenz par quoi pooir de semondre est donnez as executeurs, commandons nous que l’en ne doinst pas plus de .iii. solz à ceus à qui il apartient. - Et il ne doinsent pas à l’arbitre plus que .i. solt, ne as patrons de la borse l’empereur plus que la moitié d’un solt, ne as notaires plus que la tierce part d’un solt jusques à la fin de la cause, si comme il a esté dit avant, et pour lire les erremenz la moitié d’un solt. - Et se li plez n’est pas menez par devant arbitre mes par devant greignors juges, les devant diz nobles hommes ne paient pas plus de .iiii. solz pour - - mouvoir le plet, et pour recevoir les seremenz .ii. solz tant seulement, ne il ne soient contrainz de paier à nul plus que les devant dites quantitez. - Et toutes ces choses soient gardees quant il muevent plet contre autres, ou quant autres les muevent contre eulz. - -

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- [12.22.0. De curiosis] - - De ceus qui ont la cure du païs et qui font faire les estacions -

- Li empereres Valentins dit : Cil qui ont la cure du païs et cil qui font faire les estacions et cil qui usent de cel office sachent que il doivent noncier as juges les crimes et que il lor est besoing de prouver les, et il ne seront pas sanz perill se l’en sceit certainement que il acusent à tort ceus qui n'ont rienz meffet. La mauvese coustume remaigne donc par quoi il metoient aucuns en chartre. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que cil qui s’entremetent de nos choses soient remembrable de nos commandemens en mener les forz et en regarder les voitures du commun cours, et vuillent profitier en toutes choses à la chose commune. Et pour ce commandons nous que il seul soient mis en cel office et que nuls autres ne s'en entremete. - Ce[l]s se porverront donc par grant diligence que nuls ne mueve auctorité contre le cours de la voiture ne ne demant rienz plus que il ne doit. Et quiconques osera faire aucune tel chose, il soit estrangiez de l’escient de son engrés - - commencement. - Et la chose soit moustree as juges ou à ceus qui ont la cure du païs. Et se aucuns se haste de venir en cel office par nostre commandement, ce que il a eu pitié ne li vaille rienz. - Nous deffendons donc que rienz ne soit demandé pour les bestes qui ne sont pas el cours, et se aucuns fait contre ce il soit contrainz de rendre à quatre doubles ce qu'il a pris. - - -

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- Cil meismes empereres dit à ceus qui s’entremetent des choses l'empereur : Par tant de temps comme vous soustenez la cure de garder le cours, cil seul soit quites du condampnement as prevoz qui ont gardé honneste en lor office, mes cil qui s’i sont contenuz vilainement et contre l'onnesté du siecle et contre l'onneur de chevalerie ne soient pas condampnez tant seulement, mes plus grief paine soit establie contre eulz. -

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- Li empereres Archades dit : Nous jujons que l'en envoit en chascune contree .i. de ceus qui s’entremetent des choses l'empereur à qui la cure de regarder les voitures soit commandee tant seulement, si que il n'aient nule chose commune o les juges ne o ceus des contrees, - ne il ne grievent pas les - nos - [nes] - nes] nos A naves texte latin. - des choses que il ne doient, ne ne reçoivent pas libelles ne contrestacions pour achoison du plet, ne il ne metent nul homme en chartre, ainz entendent à lor cures tant seulement. - -

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- [12.23.0. De palatinis sacrarum largitionum et rerum privatarum] - - Des palazins des sainz dons des choses privees. -

- Li empereres Costantins dit : Li palazin paient les rentes et les servises de lor chiez et de lor terres tant seulement et soient quites de toutes choses qui vienent par dehors et de vilainz servises et de tous fessiaus que il ne doient. -

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- Li empereres Valentins dit : Nuls de ceus qui gardent les tresors ne qui sont en autres offices qui ait esté repris à meffet ne requiere autre foiz son office par nul couvenant ne autre dignité ne ne court à nule autre chevalerie. -

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- Li empereres Valantins dit : L’ancienne ordre soit rapelee et li cueus de nos mesons qui sont par Capadoce envoit del office des palazins à gouverner son office tiex qui soient convenables, et il ne soit pas asseur se il i font aucune vilaine chose. - Il devra donc chascun an eslire du nombre de ceus qui i doivent estre envoiez tiex qui soient convenables et envoier les i. - -

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- Cil meismes empereres dit : Li juge n'aient nule communité o les palazins que les contes de nos mesons envoient es contrees m[e]z sauve la reverence que les granz et les petiz qui sont es contrees doivent à ceus qui les gouvernent chascuns entende à son office. -

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- Cil meismes empereres dit : Aucuns sont qui aprés ce que il ont acompli l'office d'estre palazins et ont trespassee l'onneur s'efforcent de venir à l'ordre des receveurs. Nous establissons donc par ceste loy que - - achoison d'emprendre tel chose ne soit dés ci en avant lessiee à nul, mes chascuns soit en l'ordre en quoi il fu mis premierement, et cil qui a ja parfait l'office du premier ordre ne quiere pas à estre mis en autre. - -

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- Cil meismes empereres dit à Probe le prevost : Ta hautece sache que tu dois du tout lessier em pés l'office des palazins et que il ne te loist pas à enjoindre lor aucune chose, et par dessus ce tu deffendes as gouverneurs des contrees que il ne s'efforcent de faire nule tel chose. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Theodores et Archades dient : Nuls ne se mete en l'office des sainz dons ou des choses privees s'il n'en a nos lettres. -

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- Li empereres Honoires dit : Nous commandons que les palazins qui sont venuz à la fin de lor chevalerie et les aides as questeurs et les mestres de divins offices aient ceus meismes previleges que nous avons otroié nouvelement à l’escole de ceus qui s’entremetent de nos choses, si que il soient quites de tous servises et de tous fessiaus. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereur Theodoses et Valantins dient : Il ne convient pas que les palazins qui sont en ceste roial cité soient contrainz de pledier par devant le prevost de la cité se la cause n'est meue pour l’edefiement des mesons et pour servises ou pour aumosnes, mes es autres causes qui sont meues pour chatel ou pour crimes voulons nous que il resprouvent par devant lor mestres tant seulement. - Et nous otroions as gouverneurs des contrees que il oient les causes, ou citoiennes ou criminals, qui sont meues entre les palazins qui sont encore es contrees ne ne sont pas enbesoigniez de communes causes, en tel maniere neporquant que sentence criminal ne soit pas donnee contre eulz devant que les mestres de lor office en soient certefiez par le gouverneur de la contree et que il li otroit à donner sentence contre eulz. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que li palazin de nostre chose privee soient henorez de ceus meismes previleges de quoi li palazin des sains dons sont henorez, quar dés que lor chevalerie et lor offices est semblables, il est droiz que il soient hennorez d’uns meismes previleges. - Et nous jujons que li premicere de lor office et les .iii. primaz des aumaires des choses privees soient quant il avront acompli lor office entre les conestables de la chevalerie et entre les prevoz pour aorer nostre hautece, sanz les previleges qui lor ont esté donnez par nostre establissement, en tel maniere neporquant que nule cure de commune besoigne ne de privee ne lor puisse estre enjointe par le commandement à nul juge, mes tous besoinz et touz travals lor soit quitez, et il usent de l’honneur de lor dignité. - -

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- [12.24.0. De stratoribus] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [12.25.0. De castrensianis et ministerianis] - - Cest tytre est de ceus qui gardent les choses l’empereur et de ceus qui les font -

- Li empereres Honoires dit à Narge : Selonc la forme des responses as sainz empereurs, quant aucuns a - - vra acompli en l’office de ta hautece le terme qui li est establiz, ce est de .ii. anz, cil qui est plus prochainz de lui par sa desserte et par son travaill soit mis en son lieu, et cil qui a acompli l’office et lessié le n’ait pas congié de venir arriere à cele cure. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Leons dit : Cil qui sont en l’office de garder les robes l’empereur et de faire les, ne lor meres ne lor fames, ne reçoivent nule action, ne criminal ne citoienne, qui soit meue contre eulz en autre court que en la toue. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil qui sont establi à nostre saint servise ne soient semons par nul autre juge que par toi, ne il ne responnent en la court à nul juge qui les semonne fors en la toue. - Et en ta court meismes ne soient il pas grevez de trop granz despenses, ne ne soient pas semons legierement par le comandement à aucun. Et nous establissons une maniere que nous voulons qui soit gardee en eulz des deniers qui sont donnez pour faire semonses et de donner pleges, et si jujons que il ne puissent estre semons sanz tes letres et sanz ton commandement. Et quant il seront semons, il ne doinsent nul plege fors un des mestres de lor office, et comment que il doient respondre, ou par eulz ou par procurateurs, et en quiex causes que ce soit, ou citoiennes ou criminals. - Ne il ne doinsent pas as executeurs plus d’un denier d’or, - - par non de semonse jusques en la fin du plet quant il avendra que il seront semons. Et quant il vendront par devant le juge, ou par simple requeste qui a esté faite contre eulz ou par aucune autre maniere, nous commandons que cil qui en doivent avoir loier se tiegnent apaiez de .iii. solz, tant seulement jusques à la fin du plet lor demant l’en .ii. solz. - Ces previleges vaillent, non pas tant seulement en lor personnes, mes en lor meres et en lor fames, et lor filz et lor mariz soient bailliez en pleges, se mestiers en est, ne autres gages ne lor soient pas demandez. Et tous les previleges qui lor furent donnez par l’empereur Marcel lor vaillent, mes ce en soit excepté que il lor est commandé en l’establissement à l’empereur Marcel que il responnent en diverses cours. - Et les avocaz de la borse l’empereur et cil par devant les arbitres usent de l’office des receveurs aient le tiers d’un solt, tant seulement jusques à la fin du plet, et pour moustrer les erremenz par devant les arbitres ne doinsent il pas plus que la moitié d’un solt. - -

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- [12.26.0. De decanis] - - Cest tytre est des diseniers -

- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Les quatre qui du cours as diseniers vendront au premier degré de chevalerie aient par .ii. anz l’office de primicere, ne il ne loise à nul d’eulz à demorer i plus que les .ii. anz, mes toute garde et toute envie cesse. Et quant li dui an seront passez, cil qui - - estoient plus pres d’eulz soient mis en lor lieu. - -

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- Li empereres Theodoses et Valentins dient : Il ne couvient pas que li disenier qui entendent à nostre servise soient traiz en estranges cours à la volenté à ceus qui les acusent, ainz pledent en la court as mestres des offices, - tant seulement quar en ceste maniere ne sera mie nostre servise empeechiez, et cil qui plederont à eulz seront respondu par droit. - Il ne loise donc à nul à traire en cause les devant diz diseniers à autre jugement, et quant il seront semons il ne lor conviegne donner nul plege fors le mestre de lor office. - -

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- [12.27.0. De mensoribus] - - Des mesureurs -

- Li empereur Honoires et Theodoses dient : Quant le mestre des mesureurs avra esté par .ii. anz en cel office, qu’il s’entremete de nos choses. -

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- [12.28.0. De privilegiis eorum qui in sacro palatio militant] - - Du previlege à ceus qui servent el saint palés -

- Li empereres Costantins dit : Nous commandons que li palazin qui nous ont servi bien et loialment et ont acompli lor office et cil qui ont esté gardé des aumaires où l’en met les letres et les libelles soient quites de tous faus acusemens et d’estre nommé à aucuns servises. Et si establissons que cest benefice viegne à lor neveuz, et il soient quites de tous servises vilains et personnels, et tous lor muebles et lor sers que il ont es citez, et nuls ne lor face tort. Et qui despira ces choses en sueffre tel paine comme il devra, sanz faire nule difference de dignité. - -

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- Cil meismes empereres dit a Ruffin : Nous commandons que cil qui ont servi en nostre chambre et sont venuz a repos, et cil qui ont esté en divers offices de nostre palés, et cil qui ont gardé les aumaires de sainte remembrance et celes où l’en met les letres et les libelles, et cil qui ont esté l’office de palazins de toutes les citez, et cil qui chevauchent el servise de nostre saint palés aient tiex previleges que il, ne lor filz ne lor neveus, ne soient apelez à nul vilain servise, - quar il sont si dignes de lor benefices que il soient delivres des causes personiex et corporels, et aient lor chatel quite que il ont conquis par chevalerie comment que il soit, ou se il sont encore el servise de nostre saint palés, ou se il sont ja donnez à repoz. - Et à tous ces previleges ajoingnons nous ceus qui s’entremetent de nos choses, jasoit ce que il aient ceus as chevaliers. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Archades dit : Nous voulons que tous ceus qui ont servi en nostre palés et ont obeï à divers offices aient si les ensaignes de la dignité où il ont esté que il soient mis en ordre et en dignité à tous ceus qui puis ont receu les contrees à gouverner ou les dignitez du palés. - Et se aucuns essaie à brisier cest establissement par sa folie, il en soustiegne paine de sacrilege. - -

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- [12.29.0. De privilegiis scholarum] - - Cest tytre est des previleges à ceus des offices -

- Li empereur Valantins et Theodoses dient : Nous ne voulons pas que les contes des offices - - aient congié de batre ne de desposer les senateurs, ne ceus qui ont .cc. hommes desous eulz ne ceus qui en ont .c., ainz voulons que les choses qui sont dignes de tel commocion soient aportees à la connoissance au mestre des offices, et se aucuns trespasse cest saint commandement il soit puniz de paine de .v. livres d’or. - -

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- Li empereres Zenons dit à Eusebe le prevost : Nous jujons par ceste loy que cil qui sont entour les offices et tuit cil qui aprés ce que il ont acompli lor office sont venuz en degré de premicere et ont aoré nostre hautece et deservi la dignité d’estre tres cler homme usent de ta hautece et de touz les previleges qui lor apartienent, et soient d’iluec en avant jusques à la fin de lor vie sozmis à la court de ta hautece, ne ne soient contrainz de pledier par la sentence de nul autre juge. - Mes en causes criminals et es communs trëuz voulons nous que la forme de droit soit avenaument gardee contre tiex hommes par les gouverneurs des contrees que l’auctorité as maufaiteurs ne croisse ou que li communs profiz ne dechiee pour l’endroit du previle[ge] qui est otroiez. - -

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- Cil meismes empereres dit au mestre des offices : Toutes les foiz que cil qui sont es offices ou lor fames ou lor meres qui sont en Venete ou lor filz qui ne se sont pas mis en autres condicions et li serf qui apartienent à eulz sont semons par le jugement - - de ta hautece, pour cause citoienne ou criminel, l’en ne lor demant pas estranges pleges, mes li primaz de lor office soit mis en plege selonc l’ancienne coustume qui a esté gardee pardurablement. - Et ce soit gardé que es causes criminals soient mis en pleges .v. autres de cel office par la volenté au primat. Et se cels .v. ne vuelent estre pleges si com il a esté dit, .i. estrange pleges soit donnez es causes criminals tant seulement o le primat del office, si que se il vuelent respondre par soi ou par procurateurs il ne doinsent pas as executeurs plus d’un solt. - Et quant la cause sera envoiee à aucun pour terminer, il doinsent .vii. solz tant seulement pour entamer le plet et .i. autre solt à l’arbitre pour donner sentence, et rienz plus. - Et se apeaus est faiz el jugement de ta hautece, ou à entamer le plet ou à reciter la sentence, il ne doinsent pas plus de .iii. solz pour amener le plet par devant toi, et .ii. solz pour reciter les seremenz. - Et toutes les foiz que plez sera menez par ton commandement par devant les gouverneu[r]s des contrees et contre ceus del office ou contre lor fames ou contre lor enfanz ou contre lor sers, nous jujons que il ne doinsent que la moitié des despenses que nous avons devant dites. - Et ce i soit ajoint que cil qui sont alez es contrees par congié ne soient devant le terme de .v. mois qui lor est otroiez - - emplediez de nule maniere d’action citoienne, exceptees les causes criminals et celes qui sont meues pour les rentes du trëu. - Et se il sont semons aprés les .v. mois par le jugement de ta hautece, nous commandons que il ne soient point grevez de donner pleges, ainz soient creuz par lor serement. - Et toutes les foiz que il, ou lor fames ou lor meres ou lor enfanz ou lor sers, sont semons par parole et sanz letres, nous jujons que il ne doinsent rienz par non de semonses. - Mes se la besoigne est si legiere que l’en em puisse connoistre sanz escripture par le consentement des parties, l’en atende la fin du plet sanz donner en nule chose. Et se sentence est donnee contre les devant dites personnes, eles paieront .i. solt tant seulement par non de semonse. - Et se la cause est tele que ele doie estre menee par escriz, il convient garder en cest cas ce qui a esté dit avant des deniers qui sont donnez par non de semonses et pour autres causes. - -

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- [12.30.0. De castrensi omnium palatinorum peculio] - - Du chatel que li palazin aquierent par chevalerie -

- Li empereres Costantins dit à Sey le prevost : Nous comandons que se tuit li palazin à qui nous avons donné certains previleges conquierent aucune chose, ou par espargnier de lor bouches ou par nostre don, il l’aient autresi comme chatel conquis par chevalerie, quar il n’est rienz que il doient si bien avoir comme ce que il ont par nostre sceu et voiant nous, - ne il - - ne sont pas estrangiez du travail de chevalerie quant il suient nos ensaignes et entendent tous jours à nostre servise par longues voies et par fors batailles. - Et pour ce cil de nostre palés à qui nous avons donné previleges aient quitement lor chatiex que il ont conquis, ou par lor travaill si comme nous avons dit, ou par nostre don. - -

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- [12.31.0. De equestri dignitate] - - De la dignité as chevaliers -

- Li empereres Valantins dit : Nous commandons que les chevaliers de Romme aient le segont degré aprés ceus qui sont en tres clere diginité. -

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- [12.32.0. De perfectissimatus dignitate] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [12.33.0. Qui militare possunt vel non et de servis ad militiam vel dignitatem adspirantibus et ut nemo duplici militia vel dignitate et militia simul utatur] - - Cest tytre est les quiex pueent estre chevaliers ou non et des sers qui tendent à chevalerie ou à dignité, et que nuls n’use ensemble de double dignité -

- Li empereurs Sevoirs et Anthonius dient à Anthoine : Se vous voulez que li non de chevalerie vous soit donnez, offrez vous à ceus qui ont la droiture d’esprouver ceus qui sont faiz chevaliers. -

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- Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Il nous plest que baraz ne vaille rienz à ceus qui donnent non de chevalerie, non pas tant seulement as filz curials mes à tous autres pour tolir les citoiens servises. -

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- Li empereur Archades et Honoires dient au mestre de l’une et de l’autre chevalerie : La hautece devra garder o grant cure que les cultiveurs ne cil qui gardent les landes ne soient receuz à chevalerie, ne de lor gré ne par force. -

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- Li empereres Leons dit : Nuls qui soit de la condicion as curiaus - - ou as routiers n’enpraigne à estre fez chevaliers. - -

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- Li empereres Justiniens dit à Licin le mestre des offices : Cil à qui il a esté otroié çà en arrierre à avoir .ii. dignitez ou pluseurs soient mis à chois de retenir laquele que il voudront, si que il aient fermement cele qu’il choisiront et soient mis hors de l’autre. - Et nuls n’ait desci en avant pooir de recevoir en un meismes temps le non de plus que d’une ordre, et il soit deffendu à tous communement que il ne reçoivent pluseurs chevaleries ne n’assemblent une dignité à autre. Et cil qui nous requerra de chose que nous avons deffendue soit puniz de .x. livres d’or pour sa folie, jasoit ce que ele ne li vaille rienz. Et cil qui recevront pour tel chose nos letres qui seront empetrees par barat, si comme il avient souvent, sueffrent paine de .x. livres. d’or, et [se] ses officials à qui la chose apartient ne sont encontre ce et il ne recordent cest establissement soient autresi puniz par paine de .x. livres d’or. - Et se aucune chose est faite encontre ce, sachent tuit que ele ne vaudra rienz plus que se ele ne fust pas faite. - -

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- Cil meismes empereres dit à Mene le prevost : [N]ous commandons des sers qui osent tendre à aucune chevalerie, ou par le seu lor seigneurs ou sanz lor seu, il loise à lor seigneurs à requerre en le juge et à moustrer que il n’en sorent rienz dés que li contraires n’est prouvez, et que il soient en ceste maniere de la chevalerie les seigneurs - - les retraient en lor servise. Et se il vindrent à la chevalerie par le seu lor seigneurs, les seigneurs ne perdent pas tant seulement la seignorie que il avoient sus eulz, mes toute la droiture du patronnaige, et cil soient naturelment franz. Et se l’en voit que il soient profitables à la chevalerie il i remaignent, et s’il n’i sont convenables il en soient mis hors. - Et d’iceus sers qui ja ont esté mis en chevalerie et encore i sont, donnons nous as seigneurs congié que il requierent ou nous ou les juges avenans dedenz .xxx. jours aprés ce que cest establissement sera pueploiez, et monstrent que il n’en sorent rienz et les rapelent à lors servise. - Et se cil terme passe, il convient que il perdent et la seignorie et la droiture du patronnage. - -

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- Cil meismes empereres dit à Jehan le prevost : Se aucuns sueffre que ses sers ait tel dignité comme chevalerie, il perde la seignorie du serf et la droiture qui apartient as patrons, - quar nuls ne doit souffrir que nuls qui reçoive don de nostre main demeurt en condicion de servage ne ne viegne o son seignour pour aorer nostre hautece. - Es cas en quoi chevalerie n’est pas aquise as sers mes dignitez par la volenté as seigneurs, soient gardez li droit qui ont esté mis avant que il n’ait eu nostre establissement nule chose qui ne soit parfaite. - Et sachent les seigneurs, autresi comme nous avons dit en .i. establissement, qui parole de tiex sers que se il ne mou - - strent ce dedenz .xxx. jours aprés ce que il le savront et il n’en requierent le juge avenant ne ne s’entremetent de despoillier les de lor dignitez, il perdront le seignorie et la droiture du patronnage. Et quant les sers seront delivres du servage et nombrez entre ceus qui sont naturelment franz, nous prendrons garde se il doivent remaindre en la dignité ou s’il sont dignes d’entre en despoilliez. - -

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- [12.34.0. Negotiatores ne militent] - - Cest titre est que marcheanz ne soient chevaliers -

- Li empereres Justiniens dit à Mene le prevost : Nous deffendons que cil qui sont marcheans en ceste sainte cité ou es contrees ne soient dés ci en avant mis en chevalerie, exceptez les marcheans d’argent qui sont en ceste sainte cité, - mes cels establissons nous que s’atiegnent du tout de chevalerie armee et il puissent aquerre toutes autres sanz paour de cest present establissement. - Et se aucuns des marcheans à qui nous deffendons toutes marcheandises est ja montez à aucune chevalerie, nous li donnons congié de lessier la marcheandise et de retenir la chevalerie ; et sachent que se il s’entremetent puis de marcheandise, il seront despoilliez de la chevalerie. - Et nous voulons que ce soit tenu es marcheans d’argent qui sont en ceste sainte cité se il ont ja receue chevalerie armee, si que il lessent la marcheandise et remaignent en la chevalerie. - Et s’il revienent puis - - à la marcheandise, il perdront la chevalerie. -

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- [12.35.0. De re militari] - - Cest tytre est de la chose as chevaliers -

- Li empereres Anthonius dit à Atoie, chevalier : [T]u requiers contre droit que les soldees du temps que tu fus en chetivoison te soient rendues aprés ce que tu en es revenus. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit ainsi : Les chevaliers qui sont notez de male renommee ne pueent pas user de l’honneur de quoi les hommes d’autretel dignité suelent user, m[e]z il aient pooir de demorer là où il vorront fors es lieus qui lor sont deffendus especialment. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Gordiens dit à Valentin et as autres chevaliers : Por ce que vous alleguez que vostre serorge lessa .vii. anz sa chevalerie et que il fu aprés ce restabliz par nostre indulgence, vous requerez contre droit que cil temps li soit contez autresi comme s’il eust tousjours esté en garnison, - et pour ce ne doit il pas demander les soldees du temps que il fu hors. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Tu doutes pour nient que le blasme qui t’avint pour meffet de chevalerie ne griet ta renommee aprés ce que tu as esté mis en repos. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Costantins dit : Se aucuns donne à nos anemis pooir de meffaire as Rommains, il soit - - as tozides - ars toz vis - ars toz vis] as tozides F à tous ites A ars toz vis O vivus amburatur latin -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Graciens dit : Les connestables ou les chevaliers n’aient pas pooir d’aler foloiant par lor possessions, ainz soient es mansions - - acoustumees et communes. Et se aucuns despist si neccessaires establissemenz, et les gouverneurs des contrees et les deffendeurs des lieuz le nous facent maintenant savoir, si que cruel venjance en soit prise. - -

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- Li empereres Theodoses dit : Por ce que toute la multitude des legions est sor les rives des flueves, nous jujons par porveable actorité que nuls ne face ordure es flueves dont toute gent doivent boire ne n’i guee chevaus en lieu où l’en le puisse veoir, ainz face l’en ces choses aval si loing que nuls ne le puisse veoir. -

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- Li empereur Archades et Honoires dient : Nuls des chevaliers qui sont establiz à estre presenz en nostre servise, ne de ceus qui doivent estre en ceste sainte cité ne de ceus qui sont sozmis à autrui legions, n’ose emprendre à faire autrui servises sanz l’otroi au prince, et cil qui seront convaincus de cel meismes fait soient despoilliez de lor chevalerie et suffrent la paine de cel mesfait. Et cil qui seront descouvert que il ont retenu chevaliers en lor privé servise paient .v. livres d’or par non de paine. - - Et se aucuns est envoiez du nombre des chevaliers ou des connestables et il vient à nostre compaignie, quar autrement deffendons nous que nuls n’i viegne, il se presentent maintenant as contes desous qui il sont et poroffrent les causes pour quoi il sont venuz, si que il aient tost response et congié de retorner s’en. - Et se les gouverneurs des contrees truevent chevaliers qui aillent foloiant, il les praignent et les facent garder tant que la chose soit raportee à nous et que nous jujons que il en convient faire. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous ne voulons pas que les chevaliers soient mis d’une legion à une autre contre le commun profit. Sachent donc li duc et les contes qui ont la cure de gouverner la chevalerie que il ne loist pas as chevaliers à aler d’une legion à autre se li empereres ne le commande pour le commun profit, quar acroissemens d’ennour ne doit pas venir à aucun par envie, mes par travaill. - Et se aucuns fait contre ce, il pait une livre d’or pour chascun chevalier qui ser[a] einsi remuez. - -

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- Li empereres Leons dit : Les chevaliers qui sont armez et norriz de la chose commune ne doivent entendre à nule chose fors a lor chevalerie et as communs profiz. - Ta hautece ne sueffre donc que nuls chevaliers entende à autre chose, ainz commant que il soient en lor offices et s’apareillent as batailles par user chascun jour d’armes. - Et se aucuns des juges de chevalerie met aucun chevalier contre ceste deffense, en servise commun ou privé, sache que il convendra paier par non de paine une livre d’or pour chascun chevalier. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous deffendons que les hommes qui font chevaleries ne reçoivent cures citoiennes. Et s’il reçoivent par aventure aucune tel cure, il soient maintenant despoilliez de lor chevaleries et de tous lor previleges. Et cil qui oseront aler contre cest salvable establissement doutent nostre corrouz. -

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- - Li empereres Zenons dit : Nous ne voulons que nuls soit dés ci en avant mis en nombre de chevaliers ou de gent à pié ne en aucune marche devant que nous l’aions esprouvé. Et la coustume qui a esté tenue jusques ci soit abatue, par quoi li mestre ou li duc des chevaliers souloient esprouver ceus qui devoient estre mis es legions, et cil sanz plus i soient mis que nous avons esprouvez. - Et se les mestres des chevaliers ou les dus voient que il soit besoinz d’acomplir le nombre de la chevalerie qui est amenuisiez par mort, il enquierent la verité et nous facent savoir quans il en i convient metre, et quiex et en quel legion et en quiex marches, si que il i soient mis si comme il plaira à nostre majesté. Et se cest establissement est brisiez en aucune partie, tes offices sera puniz de .C. livres d’or. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.36.0. De castrensi peculio militum et praefectianorum] - - Du chatel que les chevaliers ont conquis par chevalerie et de cel au pre[vo]st des annonnes -

- Li empereres Alixandres dit à Precian : Se ton filz estoit en ta poesté el temps que tu achetas une possession en son non, l’en ne doute pas que ele ne soit toue. - Et les choses mouvables que son pere, ou sa mere ou ses parens ou ses amis, li donnerent quant il ala en chevalerie sont autresi comme le chatel que il a conquis par chevalerie, et les choses qui sont aquises en l’ost par l’achoison de chevalerie. - Et entre ces choses sont les heritages à ceus qui ne porent estre cogneuz autrement que par achoison de chevalerie, - mes li heritages sa mere n’apartient pas à chatel qui est conquis par - - chevalerie, jasoit ce que il li soit escheoit tant comme il estoit en la chevalerie. - Mes il est certaine chose que la possession qui li est donnee du chatel qui est conquis par chevalerie, jasoit ce que les possessions qui sont achetees du chatel qui est conquis par chevalerie soient de cele meisme condition. - -

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- Cil meismes empereres dit : Le filz qui est en baill ne puet rienz estrangier sanz la volenté son pere, se il n’a chatel que il ait conquis par chevalerie. -

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- Cil meismes empereres dit : Cil foloie qui ce dit que tu es delivrez de la poesté ton pere par ta chevalerie, quar chevaliers pueent bien estre en la poesté lor peres, mes se il ont chatels qui ont esté conquis par chevalerie, li peres n’i a nule droiture. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Diocletiens et Maximiens dient : [T]u dois entendre que quant li filz qui a esté chevaliers est mors, son chatel est mes à son pere, mes li heritages n’est pas suens. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que cil qui gardent les aumaires et les autres qui sont en l’office de ta hautece aient toute entiere la droiture du chatel qui est conquis par chevalerie. -

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- [12.37.0. De erogatione militaris annonae] - - Cest tytre est de departir les annonnes as chevaliers -

- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Graciens dit : Les fors chevaliers et cil qui nous servent devotement reçoivent chascun iour les annonnes et les livroisons qui lor sont deues des communs guerniers ou a tout l’an ensemble, et se il vuelent otroier cest commandement, - - ce que il ne reçoivent pas el temps avenant soit à la borse l’empereur. - -

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- Li empereres Valantins dit : Il ne loise à nul chevalier à refuser les annonnes qui lor sont deues es contrees pour demander en le pris, et se aucuns refuse à prendre les annones quant l’en li offre et il en veult avoir le pris, il n’ait pas ce que il demande contre la loy, et si perde ce que il ne volt recevoir. -

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- Li empereur Archades et Honoires dient : Il nous convient secorre au preu à ceus des contrees. Ta hautece face donc venir à tous les connetables et à tous les contes que il lor souviegne que fains doit estre donnez as chevaliers, selonc tant de chiez comme il y a selonc la loy au saint empereur Valentinien, ne il ne le convient pas porter as chevaus tant seulement. -

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- Cil meismes empereurs dient : Ta hautece face metre en escript combien chascuns reçoit par nous d’annonnes si que l’en enquiere diligemment combien chascuns a eu. Et se l’en trueve que les paieurs aient plus receu que la verité des escriz qui sont en nostre aumaire ne contient, il soient contrainz de rendre le sorplus à doubles, - et ce que cil ont receu à qui li paiemenz devoit estre faiz lor soit conté tant seulement, quar nos lettres sont alees as mestres de l’une et de l’autre chevalerie par quoi nous avons jugié que avant que le commant à paier les escriz soient envoiez loialment à nos aumaires selonc quoi cil qui reçoivent le[s] annonnes - - les departent avant. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que dés le mois du novembre en avant annonne soit donnee as chevaliers et as serjans du nouvel vin, quar la departie du viel ne puet pas estre faite sanz damage. -

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- Cil meismes empereurs dient12.37.11] Ce paragraphe a été copié avant [12.37.10] dans le manuscrit F : Cil qui reçoivent les annonnes as chevaliers n’aient nule communité o cens des contrees, mes l’en demant as dus ou as officials des contrees toute la somme de la dete qui soit toute paiee de dedenz l’an. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li emperes Antonins dit à Longin le mestre des chevaliers et des genz a pié : Nous commandons donc par cest saint establissement que cil qui sont de l’office de ta hautece, à qui il est otroié que il departent les dessertes as chevaliers ou aucunes autres choses, jurent tout premierement que il feront loialment l’office qui lor est bailliez - et departiront de lor main selonc nostre establissement ce qui lor est baillié, sanz tricherie et sanz barat, si que chascuns des chevaliers ait des soldees par sa main. - Et sus ceus qui par congié seront hors du païs voulons nous que ce soit gardé que les soldees as .xxx. chevaliers qui pueent estre ensemble hors du païs soient mises en sauvegarde, si que quant il revendront au terme qui lor fu mis, il aient lor soldees qui furent mises en garde selonc la devant dite maniere. - Et li connestables n’ait pas congié d’envoier - - en plus de .xxx. hors du païs. Et se il vet contre cest establissement et il en ose envoier plus de .xxx. hors du païs, li departeur raport au commun les deniers qui devoient estre à ceus qui sont hors du païs par desus les .xxx. - Et sache li connestables que il li convendra paier du suen propre à ceus que il a envoiez hors du païs par desus les .xxx. quanque il ont perdu en ce que il les y a envoiez, ne il ne se departe pas de son office devant que il lor ait restorez tous les domages. - Et ce i soit ajoint que .x. des primaz des offices et li mestres de chascune assemblee jurt en court que la chose a esté faite si comme il est ci ordené et que li departeur ont donné devant eulz à chascun des chevaliers ses soldees de lor main, et li connestables de lor mestres nous facent savoir dedenz .iii. mois que il a esté einsi fet. - Et l’en s’entremete sor toutes choses que, dés que les deniers seront bailliez du commun au departeur, il facent la departie dedenz .ii. mois ou dedenz .iii. selonc la qualite des lieuz, et s’il deloie plus et garde les communs deniers, sache que il li couvendra paier du suen propre le damage que les chevaliers i avront. - Et cil qui en aucune maniere passeront cest commandement ne perdront pas tant seulement lor chevalerie, mes lor chatiex ser[a] puepliez. Et par desus ce la cure de faire la departie sera baillie à autre par l’office de ta hautece, et dés que cest meffet sera fait tu le faces savoir ou à nous ou as mestres, que li meffez ne puisse - - estre celez, ainz soit descouvers de toutes parties, si que cil qui brisera l’ordenement de nostre pitié ne puisse eschaper les paines qui sont establies. Et les chevaliers qui seront establiz par ce que nostre ordenement n’est pas gardez pruevent par devant nous ce qui a esté fet, et aprés ce, cil qui n’a pas gardé nostre establissement soit sozmis à tormenz. - Et nous jujons que ce soit gardé en toutes manieres que quant les chevaliers seront morz, le departeur ne doit pas paier à lor fames et à lor enfanz tous les deniers que l’en lor devoit selonc nostre establissement. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.38.0. De excoctione et translatione militarium annonarum] - - Cest tytre est de cuire les annonnes as chevaliers -

- Li empereres Archades et Honoires dient : Cil à qui les annonnes sont envoiees en diverses contrees pour departir les à ceus qui les doivent avoir n’en cuisent pas pain contre toutes coustumes. - Ta haute auctorité mete donc arriere par droit toute nouvele emprise, si que quant li departeur sont envoiez es contrees, la vielle coustume soit gardee. - -

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- [12.39.0. De militari veste] - - Cest tytre est de la robe as chevaliers -

- Li empereur Valentiniens et Valens dient à Auxian le prevost : Nous commandons que toutes rentes de robes soient paiees à nostre tresor dés les kalendes de septembre jusques as kalendes d’avrill. Et se le gouverneur de la contree ou son office trespasse ce, il soit condampnez si comme il li plaira. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Archades dit : Nous commandons que les fors chevaliers aient chascuns .i. solt pour son - - mantel. - -

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- Li empereres Honoires dit : Deniers soient demandez à cels des contrees pour les robes as chevaliers, et soient mis en nos sainz dons si que les .v. pars en soient departies as fors chevaliers et la siste à nos tailleeurs, sanz faire nul damage ne à eulz ne au commun, si que les joennes chevaliers em puissent acheter tiex robes comme il miex ameront. -

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- [12.40.0. De metatis et epidemeticis] - - Cest tytre est del ostage as chevaliers -

- Li empereres Theodoses dit : Se aucuns de nos mesureurs ne doute pas à effacier à sa main le signe qui est fez en chascune meson et le non à celui qui i doit herbergier, il soit puniz par ceste auctorité autresi comme cil qui est coupables de faussonnerie. -

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- Li empereres Archades et Honoires dient à Theodore le mestre des offices : [E]n quel cité que nous soions ou que nos chevaliers demeurent, toute la desloialté as mesureurs et as hostes soit ostee, et les .ii. pars des mesons soient lessiees as seigneurs qui eles sont, et la tierce part as hostes, et chascuns tiegne sa partie seurement, si que les mesons soient parties en .iii. parties. Et li sires choisisse premierement et li hostes aprés, et la tierce part remaigne au seigneur, quar il est bien droiz que cil qui l’a, par heritage ou par achat ou parce que il l’a faite, ait le premier chois des trois parties. - Et s’il y a estaus qui soient establiz à marcheander, il ne viegnent pas en cele partie, ainz soient quites et frans - - de recevoir hostes, et servent à lor seigneurs tant seulement et à ceus qui les tienent par loage. Et se il n’a estables en la tierce partie que li chevaliers a choisie, si comme il avient souvent se li sires de la meson ne lor porvoit en aucune maniere, l’en prendra del ouvreoir à faire estables selonc le nombre des chevaus. - Mes nous jujons que les nobles hommes n’aient pas tant seulement la tierce part de la meson à herbergier eulz mes la moitié, si que se li uns veult partir, li autres choisisse. - Et ce que nous avons commandé soit gardé pardurablement, si que cil qui sont en noble dignité sachent que il paieront .xxx. livres d’or à nostre borse, et les autres chevaliers perdront lor chevalerie se il brisent cest general commandement et en prennent plus que nous n’avons commandé. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous voulons que tous nos juges sachent que il se doivent à tenir des prevostez as juges ordinaires tant comme il i sont. -

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- Cil meismes empereurs dient : Nous voulons que cil qui forgent les armes soient quites de recevoir hostes en toutes citez, se ainsi n’est que nous meismes i soions. -

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- Li empereur Honoires et Theodoses dient à Jehan le prevost : Nous delivrons de toutes molestes ceus qui tienent nos possessions. - Nul mesureur ne viegne donc à nule possession qui apartiengne à nostre meson ou à nostre droiture se aucuns li envoie, - quar nous donnons congié à celui qui tient la possessi - - on de bouter arriere celui qui i vient pour prendre hostel, ne il n’ait nule paour de crime dés que il li est otroiez que il se tiegne, quar cil fait sacrilege qui vient sor lui. - Et nous jujons que li baillif et li official par cui commandement aucuns vient à la possession qui li est deveee soient envoiez en essill jusques à certains termes. - Nous otroions que il herbergent tant seulement en tel forme que nule chose ne lor soit demandee qui apartiegne à l’amende as hommes ou as chevaus, et li hoste s’en aillent hastivement, ne il ne lor loise pas à sejorner ilueques que lor sejours ne griet la possession en aucune chose. - Et li bailliz ou li serjans ou les chevaliers ou li trespassanz soufferra paine de .x. livres d’or se il demande aucune chose à son hoste, - quar nous commandons que la mauvese costume soit si deffendue que cil meismes qui donnent aucune chose contre nostre commandement n’en soient pas quites sanz paine. - -

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- Cil meismes empereurs dient : Il a esté porveu que la desloial maniere de herbergier soit ostee, et nuls ne demant baing à celui qui le herberge en sa meson. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que les mestres de nostre saint palés et les clers de la cité de Romme et li painteur qui sont naturelment franz soient quites de herbergier tant comme il vivent. -

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- Ce paragraphe manque. -

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x - Li empereur Valentiniens et Valanz dient : Nous establissons par ceste loy que se aucuns a dignité de conseillier ou du pere du païs, il ait - - tant comme il vit .iii. mesons qui soient quites de recevoir hostes et ses hoirs, ce sont ses filz ou son pere ou sa mere ou ses neveuz ou ses freres ou sa suer ou sa fame, en aient .ii. qui soient autresi escusees. - Et se aucuns est conseilliers tant seulement, il en ait .iii. quites et ses hoirs en aient la moitié d’une qui ne soit point grevee de recevoir hostes, - autresi aient les hoirs à celui qui ot la dignité d’estre peres du païs sanz estre conseilliers. - Le prevost et le mestre des chevaliers aient tant comme il vivront .ii. mesons quites de herbergier, et lor hoirs en aient une qui soit autresi escusee. - Le mestre des offices et le questeur aient tant comme il vivront .ii. mesons quites de herbergier, et lor hoirs une. - Le conte de nos mesons, et cil des sainz dons et cil des choses privees et les mestres des notaires aient chascuns sa meson quite de herbergier hostes tant comme il vivront, et lor hoirs aient quite la moitié de lor mesons, et la tierce part de l’autre moitié soit bailliee as hostes. - Et se aucuns nobles hommes ont de par nous dignité sanz faire nul servise, il pristrent aprés ceste loy lor mesons as hostes selonc la partison qui est establiee en la loy, exceptez les ouvreoirs qui sont es eles ou es auvenz. - Et nous commandons que ce soit gardé en toutes les mesons ou l’en herberge, si que nuls ne puisse user de nule letre contre ceste sainte loy. - Et toutes les choses que nous i avons establiees soient gardees en ceste perdura - - ble cité. -

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- Li empereres Zenons dit : Nous commandons que les .x. connestables qui sont aprés le premicere soient quites de recevoir hostes es mesons que il porsieent en ceste roial cité. -

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- [12.41.0. De salgamo hospitibus non praebendo] - - Que l’en ne doinst rienz as hostes -

- Li empereur Costantins et Costanz dient : Nuls des contes ne des connestables ne des prevoz ne des chevaliers ne demant à son hoste coutes ne oile ne autre chose, ne il ne pregnent d’eulz nule des devant dites choses, neïs se les hostes le vouloient bien. Mes cil qui sont es contrees soient quites de tous tiex servises, et les contes ou les connestables ou les prevoz ou les chevaliers qui feront contre ce soient sozmis à grief paine. -

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- [12.42.0. De commeatu] - - De ceus qui vont hors du païs par congié -

- Li empereres Constantins dit : Il ne loise à nul des prevoz ne des connestables ne des vicaires à donner à aucun chevalier ne à aucun qui soit en l’ost congié de partir s’en en temps que il le convient combatre. - Et s’aucuns fait contre ceste loy et il donne à chevalier congié el temps que nos anemis assaillent, venjance capital en soit prise. - -

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- Li empereres Graciens dit : Se aucuns de ceus qui gardent les aumaires, ou de ceus qui s’entremetent de nos choses ou des officiaus as palazins qui obeïssent as contes des sainz dons ou des privez demeure hors jusques à .vi. mois par desus le terme qui li est donnez, il soit - - mis en plus bas lieu que il n’estoit, et .v. de ceus qui estoient plus bas soient mis par devant eulz. Et cil qui oublie le commandement au juge et demeure jusques à .i. an, il soit mis par derriere, et .x. de ceus qui estoient desouz lui soient mis par devant. Et se il demeure plus de .iiii. anz, .xl. de ceus qui estoient desous lui soient mis par devant. Et s’il demeure plus de .iiii. anz, il soit mis hors de toute la chevalerie. - -

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- [12.43.0. De tironibus] - - Cest tytre est des nouveaus chevaliers -

- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Theodoses dit : Se aucuns prent autrui serf en tornoiement et il le fait chevalier, se il en est convaincuz, il soit contrainz de paier à nostre tresor une livre d’or, et li sers soit renduz à son seignor se il ne sot le fet. -

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- Li empereres Honoires dit : Les nouveaus chevaliers soient tousjours mis el derrenier lieu, quar nous ne souffrons que aucuns soit mis el plus haut degré fors - cil cil - cil - - à qui lons travals aide. -

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- [12.44.0. De litorum et itinerum custodia] - - Cest tytre est de la garde des cors -

- Li empereres Honoires dit : Nous establissons par ceste loi que les marcheandises ne soient pas portees à estranges nascions de quoi nous avons deffendu que eles n’i soient portees, mes quant aucune nef se metra à la voie, les mariniers dient par lor serement en quel païs il vuelent aler, et quant il l’avront dit, il ne soient pas puis destorbez. -

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- [12.45.0. De desertoribus et occultatoribus eorum] - - Cest tytre est de ceus qui lessent lor chevaleries et de ceus qui les recitent -

- Li empereres Graciens dit a Siage le prevost : Se aucuns reçoit - - en son champ ou en sa meson celui qui s’enfuit de sa chevalerie, le procurateur qui ce fait à son escient soit sozmis à paine capital, et se ses sires le sot, il perde le champ ou la meson. - Et se aucuns sers l’encuse, il soit franchiz. - Ne nous ne parlons pas de ceus tant seulement qui estoient mis nouvelement en la chevalerie, mes de ceus qui estoient en garnison et s’en sont foui. - Cil est tenuz pour fuitif qui en temps de bataille devancist l’ost et ne doute pas le perill qui est par devant. Et se aucuns se repont par mauvestié, cil en qui meson il sera trouvez le baut as gaites de la chevalerie et il soit occiz à glaive. - Et se li gouvernierres de la contree lesse pour aucune chose à prendre en venjance, il perde son patremoine et sa renommee, et le mestre de son office soit sozmis à paine capital. - -

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- Li empereres Archardes dit : Se cil qui ont lessié lor chevalerie se deffendent quant il seront trouvez, il soient ociz en la deffense comme rebelles ; et les juges des contrees se porvoient curieusement que il ne cuevrent lor crime en aucune maniere, ne il n’eschapent par letres que il sachent aporter. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.46.0. De veteranis] - - Cest tytre est des anciens chevaliers -

- Quant li empereres Costantins fu entrez en la cité de Romme, li prevost et les connestables et les haus homme li distrent : Diex te gart longuement. - Lors s’en vindrent les anciens chevaliers et li distrent : Sire, que nous vault ce que nous sommes vielz dés que nous n’avons nule indulgence ? - - Costantins lor dist : Je doi plus croistre la benëurté à mes chevaliers anciens que amenuisier la. - Victorins li viellars li dist : Nous sommes grevez partout de rentes et de servises. Costantins dist : Di moi les choses qui plus vous grievent. - Tous les viellars distrent : Vous meismes le veez bien. Costantins dist : Nous otroions à tous nos anciens chevaliers que nuls d’eulz ne soit semons de nul servise ne de communes oevres, ne de cueilletes ne de voitures ne d’autres griez, - ainz usent pardurablement de repoz aprés lor travaus, - ne la borse l’empereur meismes n’en puisse nul travaillier de rienz, m[e]z il lor loise à acheter et à vendre et à metre lor deniers en bonnes marcheandises, et tous leur benefices soient entiers et usent en nostre temps de oiseuse et de repos. - Ne nous n’otroions que il soient grevez de nul servise corporel ne de porter fessiaus. - Cil meismes empereres dit : Il convient porveoir que les anciens chevaliers qui ont diverses dignitez pour lor dessertes ne soient grevez de nul tort fet. Et s’aucuns est entrepris en cel crime les gouverneurs des - contres - contre[e]s - - enquerront la verité de la chose et emprendront venjance selonc la qualité du meffet. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.47.0. De filiis officialium militarium qui in bello moriuntur] - - Cest tytre est des filz as officiaus qui muerent en bataille -

- Li empereres Costantins dit : cil qui sont engendrez des officials d’aucuns offices soient apelez en la chevalerie lor peres comment que il soit, ou se lor peres sont encore en - - la chevalerie, ou se il l’ont lessiee. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.48.0. De oblatione votorum] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [12.49.0. De numerariis actuariis et chartulariis et adiutoribus scriniariis et exceptoribus sedis excelsae ceterorumque iudicum tam civilium quam militarium] - - Cest tytre est des conteurs et des notaires du siege l’empereur -

- Ce paragraphe manque. -

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- Les empereurs Valantiniens et Valens dient : Cil qui souloient estre apelez conteurs as conseilliers et as prevoz tant seulement soient apelé notaires aprés cest establissement, et sachent que il seront sozmis à torment se il ne dient certainement as juges et à ceus qui par nostre commandement vendront as contrees et as demandeurs de nos detes la verité de ce que l’en nous doit ; et il seront tenuz à faire paiement autresi comme les deteurs se il ne dient toute la somme des detes. - Et lor offices doit durer .iii. anz tant seulement.

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- Cil meismes empereurs dient à Rufin le prevost : Nous commandons que les conteurs de ton haut siege aient dignité de chevalerie. -

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- L’empereres Graciens dit : Dui conteurs soient mis en chascune contree, de quoi li uns s’entremete des choses qui apartienent à la borse l’empereur et li autres de celes qui apartiennent as sainz dons. Et sachent que se aucune chose de ce qui doit aler à l’un va à l’autre, cil qui n’en fera semblant sera feruz de tres grief torment. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que les notaires ne les conteurs de ta hautece ne soient pas contraint dés ci en avant d’emprunter deniers ne d’estre pleges vers aucuns pour communes despenses, quar nous ne voulons pas que il soient grevez de nule chose aprés ce qu’il avront acompli - - lor office. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Zenons dit à Chaton le mestre des chevaliers : Pour ce que li offices de ta hautece a requis o grant priere que li offices as conteurs ne sont pas establiz à .ii. anz mes à .i., nostre pitié a otroiee cele requeste et rapela l’establissement qui avoit esté faiz que il durast par .ii. anz. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.0.0.] - - -

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- [12.50.0. De cursu publico angariis et parangariis] - - Du commun cours et des servises -

- Li empereres Costantins dit : Nous jujons que les chevaus qui sont establiz au commun cours ne soient pas batuz de fuz ne de bastons mes de corgiees tant seulement, et paine ne faudra onques à celui qui autrement le fera. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Voitures soient demandees à tous, et li juge ne les gardes du commun cours ne lessent nul homme passer outre devant qu’il ait paié les voitures. - Et se aucuns lor contreste et il est descouvers que il soit passez sanz paier la voiture, nous commandons que il soit retenuz là où il sera trouvez. Et se il est en aucune dignité, son non soit raportez au prevost de la prevosté et au mestre des offices, si que venjance en soit prise selonc son degré. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Valentiniens dit : Se aucuns, de quel dignité et de quel chevalerie que il soit, erre par le commun cours et il se trestorne de la droite voie avenant, paine li soit enjointe. -

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- Li empereres Graciens dit : Nostre hautece a donné as sena - - teurs quitance des notaires quant il ont besoing de venir à nous ou quant nous les apelons ou quant il vienent pour hennorer nous, - et se aucuns s’i esmuet par son fol hardement il veult que nous nous corrouçons à lui. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereur Valantins et Theodoses dient à Floire le conte des choses privees : Nous ne voulons pas que les juges aient pooir d’establir voiture pour venir à nous, quar ce doit estre estoié à nostre non tant seulement, et à ton siege et au mestre des offices, quar ce n’est pas otroié au prevost de la cité, ne au mestre des chevaliers ne as dux ne as viscontes ne à nul autre, fors as .ii. devant dites poestez. - Et les juges pueent donner congié de venir à nous à ceus seuls que il sceivent que nos procurateurs ont establiz à aporter nous les communes rentes. Et sachent que se il passent cest establissement, il seront puniz de .xxv. livres d’or, et lor office de cinquante. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereurs dient : La cure du commun cours doit estre bailliee as curiaus ou as routiers selonc la coustume des lois, ou à ceus qui i sont establiz à lor perill par la haute prevosté. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereur Archades et Honoires dient : Nous avons oï que cil des contrees paient pastiz et deniers pour les chevaus corsiers et sont grevez de pluseurs fessiaus par dehors. - Les gouverneurs des contrees s’entremetent donc que li communs - - cours ne soit achoison de decevance [et] contraigne les curials et ceus des contrees de paier choses que il ne doient pas. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Theodoses dit : Nuls homs, de quel ordre ne de quel dignité que il soit, ne sainte yglise ne meson real n’ait excusacion de servises en temps de guerre. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.51.0. De tractoriis et stativis] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [12.52.0. De apparitoribus praefectorum praetorio et privilegiis eorum] - - Cest tytre est des serjanz au prevost de la grant prevosté et de lor previleges -

- Li empereres Valantins dit : Nous voulons que les serjanz de la grant prevosté qui s’en issent chascun an, quant il ont acompli lor office, viegnent aorer nostre hautece. Et quant il avront eu cele honneur et il en seront envoiez, nous lor otroions que il soient en pés et en repoz si que il ne soient puis apelez à nul office. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous deffendons que les serjanz au prevost ne se metent es contrees à demander les rentes pour grever ceus qui i sont et que il n’empraignent à avoir la garde des greniers. - Et se aucuns d’euls bruise cest establissement, nous voulons que avenant venjance en soit prise. - -

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- Li empereres Theodoses dit à Zoïl le prevost : Les serjanz qui ont esté el servise de ta hautece et sont el repoz que il ont desirré soient quites de tous servises et soient sozmis as juges citoiens tant seulement, et ne mie à ceus de chevalerie. - Et se aucuns de ces serjanz a acompli son office et il muert sanz faire testament et sanz hoirs qui doient avoir ses biens sanz testament, quanque il a soit par ta porveance - om. - [non pas] - - à la borse l’empereur, mes à la huche - - de ton siege. - Et cil qui sont el servise de ta prevosté ne soient traiz en cause fors en ta court, mes cil qui demeurent es contrees responent par devant ceus qui les gouvernent se aucune commune besoigne ne lor est enjointe. - -

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- [12.53.0. De apparitoribus praefecti urbis] - - Cest tytre est des serjanz au prevost de la cité -

- Li empereres Graciens dit : Il ne loise à nul serjant à aorer nostre propre, fors à ceus qui ont servi as hautes poestez et à la prevosté de la cité et ont acompli .i. an en cel office. -

-

- Li empereres Honoires dit : Se aucuns des serjanz de la prevosté de la cité grieve par barat aucun des pesteurs, se il en est acusez et convaincus, il soit mis en perdurables lians. -

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- [12.54.0. De apparitoribus magistrorum militum et privilegiis eorum] - - Des serjanz as mestres des chevaliers -

- Li empereres Valantins dit : Quiconques a amenistré en l'office as mestres des chevaliers ou des genz a pié, il soit escusez de tous tors fez. -

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- Ci meismes empereres dit : Cil qui ont esté el servise as mestres des chevaliers ont gaaignié ordre de chevalerie. -

-

- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que les serjanz as mestres des chevaliers qui ont acompli lor office soient acompaigniez as connestables, si que quant il avront acompli lor chevalerie il soient quites de toutes manieres de servises. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li rmpereres Anaistaises dit au mestre des chevaliers : Cil qui sont en lor offices el nombre qui est establiz soient garniz d’exception de tort avenant, et cil qui i sont par desus - - le nombre puissent estre traiz en cause es prevostez et devant les gouverneurs des contrees, et i respoingnent de toutes causes sanz nule prescription de dignité. - -

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- [12.55.0. De apparitoribus proconsulis et legati] - - Des serjanz au visconte et au legat -

- Li empereres Alixandres dit a Flacian le visconte d’Aufrique : Nous voulons que cil qui te servent ne soient pas assemblez as curialz ne à autres assemblees. se aucuns d’eulz sont entre autre franz, il soient maintenant renduz à lor droiz servises. -

-

- Li empereres Archades dit à Dominator le visconte : Nous avons jugié que .cccc. serjanz soient establiz en son servise et en celui au legat, mes que il ne soient sanz plus soztrait à la chose commune. -

-

- Cil meismes empereres dit : [L]i offices au visconte demant en sa contree ce que il a acoustumé à demander i, ne ne s’entremete pas folement d’autrui choses. -

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- [12.56.0. De apparitoribus comitis Orientis] - - Des serjanz au visconte d’orient -

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- [12.57.0. De cohortalibus principibus corniculariis et primipilaribus] - - Cest tytre est des contes et des serjanz -

- Li empereres Costantins dit : Cil qui font faire les estacions n’aient pas prisons ne chartres, ne nuls d’eulz ne tiegne homme en sa garde jasoit ce que ce soit pour apert crime. Et s’aucuns fait tel chose, il en soufferra paine capital. -

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- Li empereres Costans dit : [N]ul juges n’ost esprouver aucuns ne metre en hautece sanz l’esprueve l’empereur. - Nous en exceptons les officials des contrees qui soustienent la cure du commun cours, quar li commun cours n’otroie pas que aide soit donnee à si grant office. - -

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- Li empereres Valantins dit : Nous otroions as routiers de Syre les previleges que li empereres Diocleciens los otroia, et commandons que il ne soient apelez à nul office ne ne soient pas acompaigniez malgré lor à la compaignie des curials, mes quant il avront acompli lor chevaleries il soient mis en plus haute dignité. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Graciens dit : Se .i. serjant s’enfuit pour crime que il ait fet, uns banissemenz en soit faiz par quoi il puisse entre rapelez à sa condicion, et s’il n’en fait satiffacion li juges doinst sentence contre lui selonc la qualité du meffet. - Quar nous ne donnons pas pardon à tiex hommes ne ne sozlejons pas les crimes par indulgences. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Archades et Honoires dient : Cent serjanz soient bailliez à chascun des juges qui sont en Illire, en quoi il convient que pluseurs besoignes soient despeechiees par l’office au prevost ; ne nuls ne tende à estre mis en cel office par desus cel nombre ne n’i soit mis par l’otroi as juges. - L’en doit metre en cel office non pas ceus qui quierent les granz gaainz par vain don de chevalerie, mes ceus qui en lor office metent tel cure comme il doivent. - -

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- Li empereres Theodoses dit : [Q]uiconques veult estre mis en l’office des notaires ou des routiers, l’en ne sueffre - - pas que il viegne devant que ses nons soit receuz o les autres, et paine soit proposee à ceus qui contre cest establissement en recevront aucuns ou qui lor enjoindront aucun office. - -

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- Li empereres Honoires dit : Se aucuns de la compaignie as routiers est ostez de ses soldees pour crime dont il est acusez, il soit en repoz. Et s’il veult revenir à l’anciane dignité, il convient que il aport devant ton siege les letres de nostre indulgence. -

-

- Li empereres Theodoses dit : Se aucuns des serjanz as routiers ou qui sont redevables à cel office bee à aucune dignité, il soit despoilliez de toutes les ensaignes de l’honneur que il a empetree et soit rapelez à l’ancien estat, et les enfanz qui seront nez en tel condicion seront renduz à la fortune lor pere. - Et se aucuns d’elz ose tendre à aucune chevalerie, il ne soit deffendu par nule prescription de mains de .xl. ans, ainz soit rapelez à sa propre condicion, ne il ne ses enfanz qui sont nez aprés tel estat ne puissent refuser ce qui est deu à l’office des routiers. - Ne son filz n’ost tendre à nule autre fortune, quar l’essample son pere li nuist. - Et par desus ce nous deffendons que nuls marcheans, de quel marcheandise qu’il soit, ne se mete es offices des contrees, mes toute honneur et toute chevalerie soit departie de tiex choses. - -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Leons dit : Se aucuns de ceus qui sont obligiez as servises as routiers reçoit ou gouvernement de contree ou dignité d’aucune chevalerie par aucune maniere, il perde ce que il a porpris contre droit, jasoit ce que il die que il l’avoit - - receu par nostre otroi. - Et aprés ce il perde tous les confors de la condicion que il avoit despite, si que il ne les puisse puis conquerre ne par lui ne par autre personne. - -

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- [12.58.0. De apparitoribus praefecti annonae] - - Des serjanz au prevost de l’annonne -

- Li empereres Graciens dit : Les serjanz de la prevosté de la cité ne se metent pas en l’office de la prevosté des annonnes, ainz facent le lor office. -

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- Li empereres Archades dit : Le prevost des annonnes demant par ses serjanz la rente qui apartient à son office, et cil soit coupables de crime qui n’entent dilijaument à faire son office. -

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- [12.59.0. De diversis officiis et apparitoribus iudicum et probatoriis eorum] - - Cest tytre est de divers offices, et des serjanz as juges et de lor espreuves -

- Li empereres Valantins dit : Se li prevoz de la grant prevosté ou aucuns vicaires ou gouverneurs de contree monstre que cil qui est tenuz à communs servises s’est tornez à prevostez de chasteaus ou de chevalerie, il en soit retraiz et soit assignez à l’office à quoi il est tenuz, et cil soit mis en son lieu qui en est dignes selonc l’ordre. -

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- Li empereres Valentins dit : Nuls de ceus qui ont esté despoilliez de chevalerie ne soit mis arriere sanz le commandement l’empereur, et s’aucuns le fet par barat, il soit puniz de .v. livres d’or.

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- Cil meismes empereres dit à Euseme le prevost : Nuls des serjanz de ta hautece ne soit envoiez en la contree où il fu nez ne en cele où il a sa meson, pour commune besoigne ne por privee. Et se cest establissement est brisiez, le mestre des officials de ta hautece te paiera .iii. livres d’or à la borse l’empereeur, et le serjant qui a souffert qu’il i fust envoiez soit despoilliez de sa chevalerie. - Et - - tel paine est establie contre les autres que se aucuns autres officials ou palazins ou serjanz sueffre que il soit envoiez à la contree où il fu nez ou à cele où il a sa meson, il pait une livre d’or à la borse l’empereur, et les aides des offices as palazins et les conteurs paient une livre d’or a la borse l’empereur se ce qui est establiz n’est gardez. - -

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- Li empereres Theodoses dit : Il n’est pas vëé à ceus qui ont petit chatel que il ne soient el nombre as serjans. -

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- Cil meismes empereres dit : Se aucuns des serjanz sont estraint à ce qui est jugié pour leur coupe ou pour leur negligence, il n’aient puis pooir de venir à nule chevalerie neïs par nos letres se il les empetrent, et il convient que il soient sozmis à tres grief paine se il i tendent sus deffens. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Quant aucuns ont bien acompli lor premiere chevalerie, nous voulons que il viegnent à plus haute quant il vuelent venir pour conquerre honneur, et ne mie - quant il vuelent venir pour convoitise et pour estre en plus haute fortune si que il puissent repondre ce que il meffirent avant ou mesfere quitement d’iluec en avant. - -

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- Li empereres Leons dit à Jehan le mestre des chevaliers : Nous commandons que les dus et lor serjanz et li marchif et li prevost desouz soient traiz en cause en ta court tant seulement, et ne soient point sozmis à autres juges. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Cil meismes empereres dit : Nous establissons par ceste loy que nuls - - n’ait dés ci en avant congié de faire les essamplaires à ceus qui doivent estre acompaigniez à aucune chevalerie que il ne pueent conquerre sanz nostre esprueve, mes nos letres qui soient confermees par notsre subscription et par cele as bailliz soz quoi cil sont qui vuelent estre acompaigniez à la chevalerie lors soient bailliees au perill as primaz de chascun office ; et li essamplaires en soient gardez en chascun office au perill as juges. - Et jasoit ce que il soit certaine chose que li offices à certainz juges sont exceptez de ceste forme d’esprueves, neporquant que achoison d’aucune ignorance ne soit lessiee, nous jujons que la connoissance de tous les offices que il convient acompaignier à chevalerie par nostre sainte esprueve soit mise en nos letres. - Nous commandons donc que cil qui sont en nostre palés ou en autres offices qui vuelent estre acompaigniez à chevalerie, il soient mis en ceste forme. Et cil qui iront contre ceste loy sachent que il ne perdront pas tant seulement lor biens, ainz seront sozmis à paine capital. - -

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- [12.60.0. De exsecutoribus et exactoribus] - - De ceus qui cueillent lor rentes -

- Li empereres Archades dit : Que li palazin n’aillent demander lor rentes par diverses contrees et que les serjanz as povres hommes n’aillent foloiant et que les chevaliers n’espoantent nos sozmis, nous establissons par ceste loy que toutes les devant dites personnes entendent au gouverneur de la contree et facent quanque il ont à faire par son ordenement et par son seu. -

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- Cil meismes empereres dit : Quiconques ira de nostre palés as contrees pour aucune besoigne, il face ce seulement qui li a esté enjoint, ne li uns n’enpraigne pas à faire ce qui a esté enjoint à l’autre, ne il ne pertent pas lor offices ne ne facent pas ensemble ce qui fu enjoint à chascun par soi. - -

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- Li empereres Graciens dit : De quele baillie que aucuns soit envoiez et pour quel besoing que ce soit, il doit dedenz .i. an revenir au juge de la contree et monstrer li que il a fet et que il a receu, et que chascuns doit mes. - Et se l’en trueve que il demeurt plus d’un an en la contree pour tolir, il soit despoilliez de sa chevalerie et li official le lient et l’envoient là où il doit estre jugiez, ne il ne se puisse pas escuser pour ce se il dit que autre besoigne li a puis esté enjointe, quar nous ne voulons pas que il ait pooir de cultiver .ii. manieres d’offices en une meisme contree. - -

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- Cil meismes empereres dit : Nous commandons que nule possession ne soit saisie pour autrui detes, ou communes ou privees. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- [12.61.0. De lucris advocatorum et concussionibus officiorum sive apparitorum] - - Des torz fez as officials ou à ses genz -

- Li empereres Costantins dit : Se aucuns aperçoit que torz li ait esté fez, par dux ou par connestables ou par les avocaz à la borse l’empereeur, il ne demeurt pas à aler au juge et à prouver le tort fet, si que cruel venjance soit prise de celui qui sera convaincus. -

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- Ce paragraphe manque. -

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- Li empereres Archades dit : Toutes les foiz que cil qui reçoit nos rentes est convaincuz que il a tolu aucune chose, il sueffre avenant - - paine sanz demander nous conseill. - -

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- Li empereres Honoires dit : Nous voulons si secorre as curials et as mariniers et as autres assemblees que il ne loise pas as serjanz as juges à tolir leur rienz. -

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- [12.62.0. De primipilo] - - La rubrique manque. -

- Ce paragraphe manque. -

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- [12.63.0. Publicae laetitiae vel consulum nuntiatores vel insinuatores constitutionum et aliarum sacrarum vel iudicialium litterarum ex descriptione vel ab invitis ne quid accipiant immodicum] - - Que cil qui denoncent la commune leece ne facent tort à la menue gent -

- Li empereres Graciens dit : Quant aucuns denonce joie qui nous est avenue, de victoire ou de fin de bataille ou d’aucune honneur qui nous est avenue, - nous commandons que les juges soient curieus que l’en ne demant par vilain barat as povres genz loier pour cele joie. - Et se ce est brisié par aucune maniere, cil qui prendra le loier perdra sa renommee et son chatel, et cil qui le fera paier soufferra autretel paine, et ses offices sera puniz de paine de .xxx. livres d’or. - - Ci fenissent les .iii. livres du Code à l’empereur Justinien. - -

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+ + + + + + + Tres libri + Anonyme (trad.) + Justinien Ier + Frédéric Duval + + +

2025, première édition électronique

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+ + + 2025 + + École nationale des chartes - PSL +
+ 65, rue de Richelieu + 75002 Paris + tél.: +33 (0)1 55 42 75 00 + https://www.chartes.psl.eu/ +
+ CC BY-NC-SA 4.0 +

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+ + Éditions en ligne de l'École des Chartes + + + + + + Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 22970 + + +
+ + + Texte en ancien français, traduit d'après le latin. + + + 1300/1320 + + + + +

Transcription du manuscrit Paris, Bibliothèque nationale de France, fr. 22970, avec + corrections par conjecture

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+ [Liber decimus] +
+ [10.1.0. De iure fisci] + + El non du Pere et du Filz et du Saint Esperit. Ci commence le disieme livre du Code au saint empereeur Justinien. +

+ Li empereres Gordians dit : Se il est prouvé que vostre pere vous donnast ses possessions par parfait don ainz que eles fussent obligiees à la bourse l'empereur, ce qui ne fu pas fet pour grever à ceus à cui il devoit ne sera pas rapelé. +

+

+ Cil meismes emperes dit : Conte qui est faiz par les notaires ne puet pas avoir force de chose jugiee, se il n'est confermez par la sentence au procurateur de la bourse l'empereur. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se la bourse l'empereur a vendu les choses qui li estoient obligiees meins que eles ne valoient et ce a esté fait par l'apert barat à l'acheteur ou par grace de lui, se mon procurateur en est requis, il + prouvera que eles soient rendues au deteur se il paie ce que il devoit. +

+

+ Certaine forme est donnee sor ceus qui par le commandement au prince sont envoiez en autre cité que en la leur, car il a piece a esté jugié que lor possessions que il avoient ainz que il i fussent envoiez soient à la borse l'empereur se il ne les vendirent ainz que il se partissent de lor cité, se la majesté l'empereur n'en commande autre chose par especial jugement. + Il ne covient donc pas que il soient hoirs lor peres, si comme il a esté establi par les sainz princes, et est cest essample des letres as sainz empereurs Dioclecian et Maximian. +

+

+ Il est deffendu que les biens à aucuns qui a forfet ses choses qui doivent estre à la bourse l'empereur ne soient pris devant que nous l'aions commandé. + Et que l'en entredie par toutes manieres de porveance as serjanz l'empereur. + Nous establissons que il loise à tous ceus à qui la chose apartient à contredire o grant force à ceus qui vienent prendre les biens à aucuns qui les a forfez selonc les loys, si que se les officiaus osent contrester à la forme de la loi qui lor est donnee, il soient retenuz de tort faire par le contrestement à la menue gent. + Mes lors ne doivent il pas contredire à ceus qui vuelent prendre les biens à aucuns quant il sevent par nos letres que il ne les vienent pas prendre par lor propre auctorité, mes que par la force à la justice a establi que il soient pris. +

+

+ + Li empereres Costantin dit à ceus des contrees : Nous commandons que les actions à la borse l'empereur qui estoient droiturieres et pooient avoir lieu soient periees pour ce que eles ne furent pas mises avant en leur temps, et les faus accusemenz as basses genz soient arrestez par tel essample, par quoi nous commandons que [le]s actions à la bourse l'empereur qui sont droituriex faillent. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Congiez de deffendre soi doit estre donnez à ceus contre cui la borse l'empereur muet aucun plet, quar il n'est pas droiz que lor chatiex soient saisiz ne mis en la borse l'empereur tant comme li plez dure. + Quant la borse l'empereur mouvera donc plet et chalengera le patremoine à aucun, cil à qui les choses sont les ait tant que li plez soit finez. Et se la fin du plet monstre que eles doient estre à la borse l'empereur, il li loise lors à chalengier les choses et à enquerre la quantité du chatel et des choses, et ce doit estre fait par les sers, si que se aucune chose en a esté soztraite, puis que li plez fu commenciez, ele soit demandee arriere et autretant par non de paine comme l'en en avoit osté par barat. + Et se aucuns des officiaus l'empereur veult faire cest barat, il ne puisse pas aler contre la forme de cest establissement. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Cil qui s'entremetent de marchiez desloiaus et domageus à la bourse l'empereur soient tenuz à restorer à quatre doubles les domages que il i font. +

+

+ Li empereres Honoires et Theodoses dient au conte des choses privees : Nous commandons que li ordenemenz de ta hautece soit ferm en ordener les receveurs de chose qui apartient à la borse l'empereur, si que toute envie chiee et toutes les choses qui sont loees par l'ancienne coustume d'amenistrer les despenses à la mesniee et d'autres choses soient gardees sanz bruisier et l'ancienne coustume soit gardee sor toutes les actions. +

+

+ Cil meismes empereur dit à Pallade le prevost : Nous jujons que li patremoine aus mors qui en lor vie ordoierent, si comme l'en dit, lor conscience de divers crimes n'apartiegnent pas à la borse l'empereur, ne ele ne les vende pas, se il n'est certaine chose que il en aient esté communement acusez et vaincus. +

+
+
+ [10.2.0. De conveniendis fisci debitoribus] + + De traire en cause les deteurs à la borse l'empereur. +

+ Li empereres Gordians dit : Vous ne requerez pas à tort dés que vous avez promis à garder de domage la bourse l'empereur, se vous voulez que cil soient premierment traiz en cause qui acheterent principaument les choses, et puis viegne l'en à vous qui les achetastes de eulz. +

+

+ Li empereres Valentins dit : La bourse l'empereeur a action contre toi pour l’argent que tu li devoies rendre, se le notaire ne fist subscription en la cauption qui te fu bailliee quant tu l’eus paié. Neporquant, il est droiz que tu aies tout avant pooir de traire en cause celui à qui tu le paias, se il a de quoi rendre le, si que satisfacion en soit faite par lui à la bourse l’empereur. Et se il ne puet estre euz en ceste maniere, il te soit lors demandé. +

+

+ L’empereur Dyoclecians et Maximians dient : + Bour + Pour + pour] bour ms. + ce que vous dites que vous avez esté acompaigniez à Autrus et à son filz à demander les arrierages qui estoient deuz à la bourse l’empereur et que il lor fu commandé que il ne demandassent fors unes certaines detes et que li perilz de demander les detes à la bourse l’empereur ne fu pas assemblez communement entre eulz et les autres qui furent nommez à recevoir les detes qui estoient deues à la borse l’empereur, ainz dites que la cure de cel office fu departie, ce ne se descorde pas de droit que satisfacion ne soit premierement faite des biens à ceus à la bourse l’empereur qui furent principaument establiz à demander les detes. Et s’il ne pueent tout rendre, cil qui i furent nommez soient traiz en cause aprés eulz. + Cil qui reçoit conte de nos choses sievra donc l’ordre de droit et quant il avra premierement seisi les biens as receveurs et à ceus qui i furent nommez, se satisfacion n’est faite à la bourse l’empereur de toute la dete, il vous contraindra lors de paier la. +

+

+ Li empereres Valentins dit à Archelac, conte d’Orient : Cil qui doivent à la bourse l’empereur soient contrainz sanz nul delaiement à rendre ce que il doivent en lor nons. Et quant il avront paié, toutes lor allegacions lor soient gardees, se il cuident que aucunes lor en apartiegnent par droit contre lor deteurs pour lor marchiez, si que il sachent que il doivent pledier par les lois et par les jugemenz contre ceus que il dient qu’i sont lor deteurs. +

+

+ Cil meismes empereres dit à Fortune, le conte des choses privees : L’en dit que entre les chartres à .i. homme qui forfist touz ses biens, si que il furent à la borse l’empereur, ot trouvé .i. escript en quoi il estoit contenu que autres hommes lor devoient deniers por marchiez que il avoient fez o eulz. + Jasoit ce que la dete ne fu pas prouvee par tesmoinz ne par instrumenz, il nous sembla donc que il est tors que aucuns face deteurs par sa propre escripture tant seulement. + Et pour ce voulons nous que tous acusemenz pour cele achoison soit refrenez par cest commandement et que ceste vanité soit ostee, si que cil de qui les nons sont contenuz en l’escript ne soient contrainz à paier nule chose. + Et nous jujons que ce soit gardé es autres causes semblables. +

+
+
+ [10.3.0. De fide et iure hastae fiscalis et de adiectionibus] + + De la droiture et de la foy de la hautece l’empereur. +

+ Li empereres Antonins dit à Corcie : Allegue à mon procurateur à cui office tes desirriers apartient ce que tu as mis en ton libelle, et se tu prueves par devant lui que tes choses aient esté vendues sanz l’auctorité as procurateurs de la bourse l’empereur ou à celui qui avoit pooir de vendre les, si que l’ordre de droit n’a pas esté gardee, et tu paies ce que tu dois par cause de chose jugiee, la vente qui fu faite par male foy sera depeciee et tu avras tes choses arriere o tous les fruiz que cil en a receuz qui les acheta par male foy. +

+

+ Li empereres Gordians dit : Deus raisons aident à ton desirrier. La premiere est que tu dis que tes possessions ont esté vendues sanz garder la sollempnité de la hautece l’empereur ; et l’autre est que eles ont esté vendues pour petite dete mains que eles ne valoient pour la grace de l’acheteur et pour grever toi et que tes aversaires faint que ce n’estoit fors pour le preu de la borse l’empereur, et pour ce plaing toi que ces choses ont esté faites contre droit, si que la bourse l’empereur soit gardee que ele n’i ait damage et tu n’en soies pas grevez. +

+

+ Cil meismes empereres dit à Crisp : [J]asoit ce que les instrumenz d’achat soient perduz, neporquant se ta fame monstre par aucunes prueves que la meson apartiegne à lui que tu dis qui a esté achetee en son non de la bourse l’empereur et que ele en a paié le pris et que la seignorie l’en a esté bailliee, mon procurateur ne soufferra pas que plez en soit meus pour la personne sa mere. +

+

+ Manque. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Toutes les choses qui sont echaoite à la bourse l’empereur pour les arrierages as fols despendeurs que il doivent pour aumosnes ou par autres detes soient vendues par l’auctorité à la bourse l’empereur, si que cil à cui eles seront vendues par le jugement à la hautece l’empereur les aient pardurablement par droiture de seignorie. + Et s’il est aucune foiz empetré par nos letres que la vente soit depeciee qui a esté faite par l’actorité à la borse l’empereur, nuls n’obeïsse à ces letres, quar neïs à ceus qui sont dedenz aage est il devëé que il ne puissent jamés rapeler la vente qui a esté faite de lor choses pour les detes que il devoient à la bourse l’empereur. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns achete de la bourse l’empereur les choses à ses deteurs, il ne soit tenuz à paier fors ce que il les acheta, quar nous garnissons si ces acheteurs que nous ne souffrons que l’e[n] lor demant nuls arrierages par desus le pris que il ont acheté les choses. +

+
+
+ [10.4.0. De venditione rerum fiscalium cum privatis communium] + + De la vente des choses qui sont communes à la bourse l’empereur +

+ Li empereres Antonins dit : La forme est cele que toutes les foiz que la borse l’empereur apert en aucune chose, mes procurateurs doivent vendre toute la chose, si que la bourse l’empereur ait le pris de sa partie tant seulement, et le sorplus soit rendus à ceus qui i avoient les autres parties. + Emplaide donc l’acheteeur des possessions de quoi tu nous as baillié ton libelle par devant son juge, si que il use de ses deffenses se aucunes l’en apartienent. +

+
+
+ [10.5.0. Ne fiscus rem quam vendidit evincat] + + Que la bourse l’empereur ne chalenge la chose que ele a vendue +

+ Les empereres Diocleciens et Maximiens dient : Il nous semble que il est trop grief chose que la bourse l’empereur mueve plet de la chose que ele a vendue par bonne foy et dont ele a receu le pris, + quar il est droiz que cil qui l’a achetee soit garantiz, non pas tant seulement contre l’office qui li a vendue, mes contre tous les autres, quar en tiex ventes pueent les officiaus pledier ensemble sanz travaillier l’achateur. +

+

+ Li empereres Archades dit : La raison de loialté et d’onnesté ne sueffre pas que la bourse l’empereur rapeaut ce que ele a une foiz vendu. +

+
+
+ [10.6.0. De his qui ex publicis rationibus mutuam pecuniam acceperunt] + + De ceus qui empruntent les communs deniers. +

+ Li empereres Valentins dit au pueple : Se aucuns emprunte deniers de ceus qui cuillent nos rentes ou de ceus qui gardent nostre tresor ou de nos officiaus, se il en est descouvers, il soit tenuz par l’auctorité de ceste loy à rendre les à quatre doubles. +

+

+ Li empereres Graciens dit : + Cous + Tous + cous] tous ms. + sachent que nuls n’a congié d’emprunter deniers de nos sainz dons. + Et se aucuns emprunte or sanz nostre auctorité de nostre tresor pour metre en son preu et il fet priveement cauption de rendre le comme deteurs, tous ses biens li soient toluz et il soit envoiez em perdurable eisill. + Et cil qui li baillera comme communs creanciers soit sozmis à capital torment. +

+
+
+ [10.7.0. Poenis fiscalibus creditores praeferri] + + Que les detes soient avant paiees que les paines +

+ Li empereres Sevoirs dit : Cil qui demandent lor detes doivent estre ainçois oï que la bourse l’empereur qui demande paines. Autresi comme la bourse l’empereur est donc avant oïe quant ele demande son chatel doit ele garder la droite forme en demander les .iii. doubles qui i sont ajoinz par non de paine. +

+
+
+ [10.8.0. De fiscalibus usuris] + + Rubrique manquante. +

+ Li empereres Antonins dit : Usures ne te seront pas demandees de la quantité que tu dis qui t’est demandee par non de paine, quar mon procurateur ne t’enjoint pas paine outre ce qu’il establi, ainz commanda que tu li paiasses. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Se une chose fu prestee sor gage, il convient, se la bourse l’empereur est hoirs au deteur, que ele pait les usures qui furent convenanciees. +

+

+ Li empereres Justiniens dit : Nous commandons que la bourse l’empereur obeïsse à nostre establissement, par quoi nous otroiasmes des creanciers que il meissent en convenant que usures lor fussent paiees jusques à la moitié de la centiesme part de la dete, exceptees unes certaines personnes, si que la bourse à l’empereur ne demant pas à ses deteurs greigneurs usures que la moitié de la centieme part du chatel, comment que il soit, ou se ele presta principaument, ou se la dete li est eschaete d’autres creanciers. +

+
+
+ [10.9.0 De sententiis adversus fiscum latis retractandis] + De rapeler les sentences qui sont donnees contre la bourse l’empereur. +

+ Li empereres Antonins dit : Il est bien seue chose que les causes en quoi l’en a jugié contre la bourse l’empereur pueent estre rapelees dedenz trois anz ou aprés, se il est prouvé que l’en ait jugié contre les loys ou que il i ait en apert barat. +

+
+
+ [10.10.0. De bonis vacantibus et de incorporatione] + + D’assembler à la bourse l’empereur les biens qui eschieent sanz hoir. +

+ Les empereres Dyocleciens et Maximiens dient : Ta hautece doit savoir que les choses à ceus qui muerent sanz faire testament et sanz loiaus hoirs doivent estre à la bourse l’empereeur, et les citez ne doivent pas estres oïes qui s’efforcent de chalengier les autresi comme s’il lor fust otroié. Et se tu apercois que les citez aient porpris les biens à aucuns qui sont morz sanz testament pour endroit de lor propres previleges, ne doute pas à rapeler les à nos officiaus. +

+

+ Li empereres Costentins dit : Se nos letres contienent aucune foiz que la possession ou li dons que nous avons donné soit donnez + en l’estat où il estoit, cele parole ait tele force que la chose soit donnee o toutes les apartenances et o les sers et o les bestes et o les fruiz et o toute la droiture, si que les choses qui apartienent à garnir la possession ou la meson doivent estre bailliees. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Se aucune chose doit estre ajointe à nostre tresor pour le mesfet à aucun, ou pour aucune autre reson, ele i soit assemblee sollempnelment par le conte des choses privees et par ceus qui reçoivent conte de nos choses en diverses contrees, et il escrivent o grant diligence les choses que il ajoingnent à nostre substance + et par quel tytre il les i ajoignent, si que ce soit fait par commun testemoine ; et cil qui essaierent à faire aucune tel chose par lor propre hardement soient maintenant sozmis à tres griez paines. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous commandons que les biens as morz soient mis en la borse l’empereur se il muerent sanz hoir qui soit de lor lignage ou qui ait esté faiz en son testament. +

+

+ Les empereurs Theodoses et Valentins dient : Se aucunes choses eschieent à la bourse l’empereeur, ou par mort ou en autre maniere, certainz messages soient esleuz de nostre palés qui soient pris par serement et i soient envoiez, si que le prevost de la contree enquiere diligemment, par devant eulz et par devant le patron de la bourse l’empereeur, de par qui li patremoines est eschaoiz, et comment il est granz et quiex il est. + Et quant tous avront eu loisir de clamer ice que il voudront, se il est certaine chose que nuls n’ait droit de porseoir le ne de chalengier et l’en savra par lor racontement et par communs instrumenz que il sont eschaoit quitement à nostre tresor, la verité de la chose nous soit raportee, si que les choses qui sont eschaoites soient prises par nostre commandement el non de nostre tresor. + Et ceste forme soit gardee en une partie des biens ou en autre chose ou en une action ou en pluseurs. Et se aucune chose i est faite par barat pour apeticier nostre tresor, les executeurs qui i furent envoiez n’eschiveront pas nostre endaignement, et li prevoz perdra la moitié de son chatel, et li patrons de la bourse l’empereur sera contrainz de rendre le damage qui est avenuz par son vice à la bourse l’empereur. +

+
+
+ [10.11.0. De delatoribus] + + Des encuseurs. +

+ Li empereres Alixandres dit : Se lés est lessiez sanz dire à celui qui le puet recevoir, acusemenz cesse, quar il est devëé que l’en ne laist sanz dire à ceus qui ne pueent recevoir ce qui lor est lessié. +

+

+ Li empereres Gordians dit : Li recordemenz de ce qui fu fet qui est contenuz en tes proieres esclere apertement que tu fus amonnestez par la cure à .i. de nos officiaus et par le commandement à .i. de nos procurateurs de garnir o convenable diligence la cause que uns autres avoit aportee avant, et que tu ne receuz pas de ta volenté l’office d’acuseur. + Et pour ce li prevoz de la contree gardera que nule chose n’en soit faite contre ta personne, quar ce seroit contraire à la suite de nostre temps. +

+

+ Cil meismes dit : Cil ne puet avoir nule paour d’estre tenuz pour encuseur qui dist, quant les officiaus li metoient sus que il porseoit le champ ou la meson à la bourse l’empereur, que il ne le porseoit pas, mes uns autre. +

+

+ Les empereurs Chiers et Carius et NimitiensNimitiens] le texte latin donne Numerianus. dient à Caude : L’en est venu à ce par diverseté d’establissemenz que cil qui deffendent les causes à la chose commune ne sont pas tenuz par le crime d’encuseurs, quar tous sceivent bien que cil seulz sont desloiaus encuseurs qui encusent vers la bourse l’empereur. +

+

+ Li empereres Costantins dit à ceus des contrees : Nous commandons que tous les juges metent entente que il enjoingnent paine as encuseurs qui noncent aucuns eschoiemenz sanz l’avocat de la bourse l’empereur, quar il est apers drois que ce qui eschiet du patremoine à aucun doit selonc les loys et selonc l’ordre de droit estre chalengiez par les avocaz à la bourse l’empereur. + Mes por ce que aucuns sont hastiz d’encuser que aucuns porsieent les patremoines qui sont escheoiz à la bourse l’empereur, nous donnons congié à tous ceus qui cuideront que il en soient grevez que il requierent le juge contre tiex encuseurs. +

+

+ Les empereurs Graciens et Valentins et Theodoses dient : Nous commandons que li sers qui encuse son seignor soit sozmis à tres grief sentence pour donner essample à tous les autres encuseurs, jasoit ce que il prueve ce que il dit, excepté le crime qui est faiz contre la majesté l’empereur. +

+
+
+ [10.12.0. De petitionibus bonorum sublatis] + + Cest tytre est que nuls ne demant les biens qui sont escheois à la borse l’empereur. +

+ Les empereurs Gracien et Theodoses dient : Se aucuns est entrepris en crime contre la majesté l’empereur et il est puniz et la borse l’empereur a sesi ses biens si comme la coustume est, nuls ne les ost demander à avoir les en sa propre droiture pour le droit de la largesce au prince, et cil qui contre ceste loy ousera esperer ce que il ne li loist pas à avoir soit coupables de la loy bruisiee. + Mes pour ce que nous sommes souvent si destroit par ceus qui nous requierent que nous donnons tiex choses que nous ne devrions pas donner, nule chose qui soit otroiee par nos letres contre la forme de ceste loy n’ait lieu. + Mes se nous voulons par nostre jugement et sanz nule requeste aucuns de tiex biens donner à aucun, cil dons vaille. +

+

+ Les empereurs Theodoses et Valentins dient à Cecile le prevost : Nous voulons du tout oster la convoitise de desirrer autrui choses et ne voulons que nuls ait dés ci en avant congié de demander les choses qui sont eschaoites à la bourse l’empereur ; et se aucuns muert sanz faire testament et n’a nul parent ne point de fame, ou la fame n’a point de mari de quel condicion ou de quel suite que il soit et ses + choses eschieent à la bourse l’empereur, + nuls n’ost demander les choses au mort qui sont eschaoites à la bourse l’empereur. Et pour ce il ne loise pas à ceus par qui office les requestes souloient estre faites, quar il contredient nostre establissement sanz paine. + Mes se li questeurs qui sera en cel temps fait subscription en la queste qui li sera offerte ou il respont, ou se li quens des choses privees otroie que ce soit fait ou il reçoit la requeste quant ele li sera faite, il soustendront l’en[di]gnement de nostre non et il seront as autres essample de venjance de fol hardement. + Et nous jujons que les serjans qui re[ce]vront tiex escriz ou qui les acompliront et li palasin qui les feront ou recevront tiex requestes soient si puni que il perdent tous les biens. + Et en autretel forme jujons nous que les choses as citez et celes qui apartiennent à commune droiture soient quites que nuls ne les puisse demander. Et se aucuns commandemenz ou aucunes letres sont empetrees contre cest nostre establissement, eles n’aient nule force. +

+
+
+ [10.13.0. De his qui se deferunt] + + Cest tytre est de ceus qui encusent soi meismes. +

+ Li empereres Costantins dit as bailliz d’Espaigne : Cil à cui heritages est lessiez sanz mot dire le denonce maintenant à l’office de ta dignité et aport avant les escriz et nonce maintenant ce qui avra esté fait ; et quant il avra ce fait, il ait la tierce partie de tous les biens au mort. + Et se ce est noncié à ton office par la fame au mort, se ele meismes dit que li mors volt qu’il fust ses hoirs [et] descuevre ce qui a esté fait, ele soit soldoiee par cel loier que ele ait la moitié de tout le patremoine et parte à la bourse l’empereur. Et ait cel privilege que ele choisisse avant, et aprés cil qui avoit porpris les escriz qui estoient anemis à la borse l’empereur et à la fame soit despoilliez de tout son patremoine, et puis soit envoiez en essill. +

+
+
+ [10.14.0. Si liberalitatis imperialis socius sine herede defecerit] + + Se cil qui est compains l’empereur d’aucune chose muert sanz hoir +

Li empereres Costantins dit à Drion : Nous commandons que se aucuns de ceus à cui nous avons donnee parçonnerie d’aucune chose o nous muert sanz hoirs, sa partie viegne ainçois à nous à cui il estoit parçonniers que à autre personne. +

+
+
+ [10.15.0. De thesauris] + + Des tresors. +

+ Li empereres Leons et Zenons dient à Epinide : Nuls n’ost dés ci en avant tormenter nos oreilles pour querre tresor en son champ ne en l’autrui, + quar nous donnons à tous seigneurs franche poesté de querre en lor champs les tresors qui i sont repoz sanz desloiaus sacrefices et sanz aucun art qui soit contraire as lois et d’user en quant il les avront trouvez, si que envieuse chalenge ne porsive pas le benefice Damedieu, ne il ne conviegne pas demander par proieres ce qui est ja otroié par les loys. + Mes nuls n’ost querre en autrui champs ne en autrui terres les richesces qui sont repostes, ne mal gré as seigneurs ne par lor volentez, sanz lor sceu. + Et s’aucuns nous requiert de ce ou il quiert tresor en autrui terre contre la forme de ceste loy, il soit contrainz de rendre le tout au seigneur du lieu et soit puniz pour ce que il a bruisié ceste salvable loy. + Et se il trueve par aventure tresor en autrui terre quant il ere ou quant il la cultive et il ne le quiert pas porpenseement, il retiegne la moitié de ce que il a trouvé et en + rendre + [rende] + au seigneur l’autre moitié ; et einsi avendra il que chascuns usera des sienes choses et ne tendra pas à avoir les autrui. + +

+
+
+ [10.16.0. De annona et tributis] + + Des annones et des treuz +

+ Li empereres Valeris et Valerians dient à Antioch[us] : Il convient que les detes soient rendues selonc ce que chascuns des hoirs a del heritage, mes cil seuls doit paier les annonnes qui tient les possessions et en reçoit les fruiz. +

+

+ Li empereres DociusDocius] le texte latin donne Decius dit : Les rentes ne suelent pas estre demandees as personnes, mes as choses, et pour ce li prevoz de la contree prouvera que tu ne soies pas trez en cause fors pour tant comme tu tiens des possessions. +

+

+ Li empereres Costantins dit : + Cous + Tous + + doivent paier tiex rentes comme il doivent, ne l’en ne lor doit rienz plus demander. Et se aucuns vicaires ou gouvernierres d’aucunes contrees quite aucune chose à autrui, il sera contrainz de rendre du sien ce que il a quité à autres. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il convient que tous soient contrainz communement à faire les communs servises, quar einsi est il establi par nostre loy, ne l’en ne doit pas dire que les choses que cil des contrees paient sollempnelment soient hors d’ordre de droit. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Nous commandons que les annonnes soient portees au chemin roial selonc les lieuz et selonc la prochainneté des possessions. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il est aperte chose que les letres qui sont empetrees par dampnable barat pour tolir les annonnes et contre la commue devocion ne pueent pas avoir force ; une meismes forme de paier les servises et les rentes soit donc gardee en tous. +

+

Cil meismes empereres dit : Nuls de ceus qui tienent les possessions ne + sont + soit + + envoiez trop loing de son païs pour garnir nos mesons ne pour aporter i nostre estorement, mes tous i soient envoiez selonc la raison de la voie et du besoing qui en est. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Les citez qui sont enmi le monde souloient jadiz estre si grevees de despenses que plus lor coustoient à aporter nos rentes que à paier les, mes nous deffendons ce, non pas tant seulement à orendroit mes à tous jours, si que tuit cil qui feront contre ce sachent que il seront sozmis à tres grief paine. +

+

+ Li empereres Archades et Honoires dient : Previleges de dignitez ne pueent pas nuire as communs profiz et as besoinz qui sont establiz. Et pour ce, quiconques a les issues des possessions, se il lesse passer .i. an sanz paier en les rentes et il ne paie dedenz .vi. mois tous les arrierages, nous voulons que cil qui sont seigneurs des possessions les puissent demander. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Adrians : Nous commandons que les juges qui seront negligenz ou pareceus de demander les choses qui sont deues à nostre tresor soient contrainz de rendre toutes les choses que cil qui sont desouz eulz en recevront. +

+

Manque. +

+ +
+
+ [10.17.0. De indictionibus] + + Cest tytre est des rentes à quoi aucuns est atornez à paier. +

+ Li empereres Honoires dit : + + Cuit + Tuit + + cil qui tienent possessions par quel tytre que ce soit soient contrainz de paier autresi comme louage les rentes que la possession doit à quoi il sont atornez à paier les ; et que il n’i ait nule doute, nous jujons par cest apert establissement que tel chose soit apelee par non de loage. + Nule meson, qui que ele soit, ou de nostre saint patremoine ou bailliee à cens ou à autrui bas homme, ne soit exceptee de cest servise, jasoit ce que ele ait aucun previlege, quar ce n’est pas chose hors d’ordre si comme ce a esté jusques ci, ainz a rece[u] par nous non de loage. +

+

+ Li empereres Theodoses et Valentins dient : + Ca + Ta + + hautece ne sueffre pas que cil des contrees qui sont atornez à paier les rentes des possessions qui lor sont bailliees soient contrainz de paier plus que les anciennes rentes, quar einsi ne seront pas cil des contrrees grevez et les officiaus n’avront pas congié de faire leur domage. +

+
+
+ [10.18.0. De superindicto] + + La rubrique manque. +

+ Li empereres Graciens dit as procurateurs et as vicaires et à tous les gouverneurs : Nuls de ceus qui sont es contrees ne pait rienz plus que sa droiture pour les seules rentes de la prevosté, ne + eulz + neus + + tytres de demander rienz plus que les droites rentes ne soit sollempnels se il n’est confermez par nostre jugement et par nostre commandement. +

+
+
+ [10.19.0. De exactionibus tributorum] + + De demander les treuz. +

+ Li empereres Costantins dit à Elian le visconte : « Nuls des conestables qui ont souz eulz .x. chevaliers ou .c. ou .lx. ne doit traire en cause nuls de ceus qui doivent les treuz devant que il aient receuz le escriz de ceus qui les doivent par non par le notaire de la cité, quar il convient que les treuz soient demandez sanz faire tort à nul de ceuz qui les doivent. +

+

+ Cil meismes empereres dit au pueple : Nuls de ceus qui doivent les treuz n’ait paour que li juges + perises + pervers + pervers] perises F peuses A vel a perversis vel ab iratis iudicibus texte latin + ou correcié le mete en chartre, ou que il le bate de plommees ou de corgiees, ou que il le torment par aucun des tormenz qui ont esté trouvez par la crualté as juges, quant il paieront ce que il devront, quar chartre apartient à maufaiteurs et à ceus qui ont deservi paine. Et les officiaus qui meffirent contre ceste loy devront soffrir tel paine que il soient mis hors de lor office, + et cil qui paient les treuz aillent tout asseur lez le prevost. Et se aucuns est si hors du sens humain que il tourt ceste indulgence à orgueill et à despit, il soit tenuz em prison aperte, si que il soit en veue de gent. + Et se il se tient en cele desloialté, li officiaus viegne à ses choses et à tout son chatel et en praigne tant comme il en devoit, quar par ce que nous + om. + [donnons] + donnons] om. F donnons A Qua facultate praebita omnes fore credimus proniores ad solvenda ea, quae ad nostri usus exercitus pro communi salute poscuntur texte latin + as officiaus cest congié, creons nous que tuit seront plus enclin à paier les choses qui nous sont deues à maintenir nostre ost pour le commun profit. +

+

+ Cil meismes empereres dit à Nemafran le conte : Toutes les foiz que l’en trueve que aucuns est deteurs à la borse l’empereur et à .i. bas homme, se uns des officiaus le prent et il le met em prison, cil qui l’a pris soit contrainz de paier toute sa dete, quar dés que il l’a pris et tolu as autres, il doit recevoir souz lui toute la charge de ses detes. +

+

+ Cil meismes empereres dit à Eutase le prevost : Cil mestre et li autre baillif de nostre chose privee soient contrainz par nostre auctorité de paier ce que il nous doivent, que lor crualté ne griet ceus des contrees. +

+

+ Li empereres Theodoses et Archades et Honoires dient à Ruffin le prevost : Tous les menistres à cui il est commandé que il reçoivent l’or et l’argent qui lor est deuz escrivent avant le tytre de la dete et la somme. Et li uns des officiaus sache par l’autre combien il a receu et combien il li a envoié, que il ne conviegne à celui qui les reçoit lessier son païs et avoir damage de ses choses propres pour porter les. +

+

+ Li empereres Archades et Honoires dient : Les gouverneurs des contrees soient tenuz à demander les detes qui apartienent à la bourse l’empereur, ou par non d’aumosnes ou par autres tytres qui doivent venir à la huche de la prevosté, et celes qui apartienent à l’office à ceus qui reçoivent conte de nos choses, si que cil soient contrainz de demander les, qui ont auctorité de faire les paier à force. +

+

+ Cil meismes empereres dient à Adrian : Cil qui sont envoiez à demander les aumosnes qui apartienent as chevaliers s’entremetent o les juges qui sont es contrees et o leur officiaus que il aient dedenz .i. an ce qui lor est deu. Il n’aient nule chose commune o ceus qui tiennent les possessions, quar il ne covient pas que il soient à ceus qui les doivent comme chevaliers, mes comme justice. + Les juges qui soufferront donc que ceus des contrees soient atornez à recevoir les pour ceus qui i sont establiz + om. + [li paieront] + li paieront] om. F li paieront A Iudices itaque, qui provinciales passi fuerint opinatoribus delegari, eiusdem quantitatis duplex poena retinebit texte latin + .ii. tans que il n’a de rente par non de paine ; et les serjanz de chascun office seront envoiez en essill, se il metent en main d’autres ceus à qui il ont à coustume à demander lor rentes sollempnelment, quar il convient que les juges enquierent les deteurs et que les notaires voient loialment les no[n]s as deteurs et que les menistres ou les curiaus lor demandent ce que il doivent selonc l’ancienne coustume, si que quant toutes les rentes seront paiees, cil qui furent envoiez à recevoir les s’en reviegnent à lor + propres nombres quant li ans sera acompliz. + Et s’il les i convient demorer aprés l’an, les juges et les officiaus soient contrainz de paier leur sanz nule demeure du leur propre ce que le lor doit mes en la contree, si que il puissent aprés ce demander à ceus qui le doivent. + Et se aucune plainte nous vient que cil qui furent envoiez pour recevoir les rentes soient retenuz outre le terme pour ce que l’en ne lor paie pas, les juges soient contrainz de paier cele dete à doubles, si que les chevaliers aient ce que l’en leur doit, et la borse l’empereur ait le sorplus. + Et nous secorons si as juges et à leur officiaus que il monstrent lor auctorité contre les deteurs qui ne voudront paier, de quel dignité que il soient. Et se il porloignent malicieusement à paier, les juges porsivent lor possessions et lor procurateurs et nous en facent savoir les nons. +

+

+ Li empereres Leons et Anthonins dient à Nicostrate le prevost : Se une sainte meson ou uns autres lieus, de quel fortune ou de quel dignité que il soit, porsiet champs par achat ou par aucun autre leal tytre et il ne fait pas les servises qui sont deu à la chose commune autresi comme li premiers sires le faisoit, les possessions soient maintenant atornees à la commune droiture et assignees à la court de la cité, si que il apere que nous aions porveu as communs profiz envers la rente des treuz. +

+ +
+
+ [10.20.0. De superexactionibus] + + De ce que l’en fait paier plus que droit. +

+ Li empereur Archades et Theodoses dient : Tout ce qui est pris plus que droit par les curiaus ou par les conestables ou par ceuz qui sont envoiez à cueillir les treus lor soit maintenant demandé à doubles et soit rendu à ceus qui le paierent. + Et se aucuns est entrepris en tel crime, sa convoitise doit estre ostee par perill de perdre le chief, se il se tient en cele desloialté. +

+
+
+ [10.21.0 De capiendis et distrahendis pignoribus tributorum causa] + + Cest tytre est de prendre gages et de vendre les pour la cause des treuz +

+ Li empereres Costentins dit à ceus d’Ase : Les choses à ceus qui porloignent par orgueill à faire satisfacion des detes et que il doivent à la borse l’empereur soient vendues, et pardurable fermeté de porseoir les soit donnee as acheteurs. +

+

+ Cil meismes empereres dit à Restitut, prevost de Sardane : Il souffise bien que cil qui doit les annonnes soit semons de paier les par prendre ses gages. +

+
+
+ [10.22.0. De apochis publicis et descriptionibus curialium] + + Cest tytre est des communs contreescriz et des descriptions aus curiaus. +

+ Li empereres Theodoses et Honoires dient : Il nous plaist pour relever les fortunes as plus povres curiaus et pour refrener la force des puissanz et des curiaus que, se aucunes descriptions sont faites en chascun ordre pour divers besoinz, eles ne soient pas commenciees devant que eles soient faites savoir as gouverneurs des contrees en court et que eles soient receues par lor sentences. + Et li ors qui est renduz doit estre seigniez par celui qui le reçoit que li jourz en quoi il est renduz et li mois et la cause et la quantité i soit comprise, et einsi soit faite la description et comfermee par apertes demonstrances. + Et es escriz de quatre mois qui sont envoiez sollempnelment à l’office de ta hautece soit ajointe la maniere de la description qui a esté fete, si que tuit redoutent la sentence de nostre poesté et n’osent faire nule chose pour alegier les riches ne pour grever les povres. + Et il convient que ce soit tres bien gardé, quant gaainz vient à la court du chatel as curiaus, si que li riches et li povres aient communement le fruit de nostre haute porveance. + Et se aucuns des juges ou des curiaus brise cest establissement, il sera sozmis à la paine que nostre sieges establira.

+

+ Li empereres Theodoses et Valentins dient à Celoir, visconte de Aufrique : Quant uns juges a une foiz fait letres de ce qui li a esté paié, il ne loise pas au juge qui vient aprés lui à demander derechief cele dete. Et pour ce ta hautece ensivra la forme de cest salvable establissement et desfendra que cil qui ont letres que il ont paié ce qu’il devoient ne soient pas de ci en avant contrainz de paier le autre foiz.

+

+ Li empereres Marc dit à Costantin le prevost : Se aucuns de ceus des contrees ou de ceus qui doivent les treuz est traiz en cause pour les arrierages des treuz que il doit, se il aporte avant les escriz et les seurtez que il a paié ce que il devoit es .iii. derreniers anz, il ne soit pas contrainz de monstrer les escriz du temps qui fu devant ne de paier en les arrierages, se li curiaus ou li serjanz ou cil qui demande les communes detes n’en a par aventure les letres à celui à cui il les demande ou s’il ne prueve apertement que ce qu’il demande li est deu. +

+

+ Li empereres Justiniens dit à Menne le prevost : Nous n’otroions pas que exception de deniers qui n’ont pas esté paiez soit opposee as letres qui sont faites pour les communes detes qui ont esté paiees, ou toutes ou en partie. +

+
+
+ [10.23.0. De canone largitionalium titulorum] + + De la riulle des tytres qui apartienent à nos dons. +

+ Li empereres Graciens et Valentins et Theodoses dient à + Loliait + Lolian + Lolian] Loliait ms. + : Nous commandons que toute la somme de l’or et de l’argent et des autres choses qui sont paiees à nos bailliz par coustume soit aportee maintenant au tresor de la contree soz le seel as notaires et as autres qui en doivent estre curieus, selonc les commandemenz qui ont esté faiz avant, et soit bailliee as prevoz des tresors, si que d’iluec soit envoiez tout enterinement li nombres de tous tytres au conte de nos sains dons. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Quant les officiaus sont envoiez es contrees pour aucune cause ou pour aucun tytre de detes qui apartienent à la bourse l’empereur ou pour les arrierages ou pour les detes d’el au present, il ne semoignent pas par eulz ceus qui les doivent, ainz en requierent souvent les gouverneurs des contrees et lor officiaus. + Et se le gouverneur de la contree redoute les corrouz à ses sozmis et il otroie par sa propre auctorité ou pour ce ou pour autre reson à ceus qui i sont envoiez que il aient la cure de semondre les deteurs, li gouvernierres paiera .xx. pois d’or et son official autretant. +

+

+ Li empereres Leons et Anthemes dient à Elydore le prevost : Nostre hautece a commandé que cil qui sont establiz des offices as connestables de chascune contree pour rapeler les dons qui sont faiz contre droit ne soient sozmis à nul nouvel cens ne à autre grief contre l’ancienne coustume, quar la grant prevosté ordena ce meismes, si que il soient delivres de ces besoinz et puissent loialment rapeler les dons qui sont fez contre droit. + Et s’il avient en aucun temps que nostre commandement soit brisiez en aucune partie par fol hardement, li gouvernierres de la contree et ses offices seront condampnez à .xxx. livres d’or. + Et par desus ce, li quens d’Orient et ses offices aient congié de deffendre ces desloiaus efforcemenz as gouverneurs des contrees et as offices des conestables quant il en seront amonnestez ; et li palasin redoutent cele meisme paine, se nostre establissemenz n’est en toutes manieres menez à effet. + Et nous establissons par ceste general forme que li mouvemenz des especiaus receveurs des choses qui apartienent à nos sainz dons et li deffendemenz d’euls soit procurez en toutes les contrees par ceus qui les gouvernent et par lor officiaus, si que li palasin les en amonnestent tous jours et soient presenz et il porvoient que, puis que les especiaus receveurs des choses qui sont donnees à nos sainz dons seront nommez, nuls congiez ne soit donnez d’amenuisier les choses qui apartiennent à nostre tresor ne de torner les à autres tytres ; et letres en soient envoiees dedenz .iiii. mois à ceste sainte cité au perill as gouverneurs des contrees. + Et se le fait autrement que si comme l’en a commandé à nostre hautece, li juge et lor officials sachent que il le comparront. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Elyodore, conte des sainz dons : Nous commandons que, se li atornemenz qui est faiz selonc la coustume de la haute prevosté en diverses contrees ne contient pas assez souffisaument comment li don doivent estre demandez, pour ce ne remaigne pas que li juges avenanz ne s’entremete que li don soient demandez, si comme il doivent as viscontes et as vicaires et as contes d’Orient et au prevost d’Egypte et as gouverneurs des contrees et à lor officiaus et as curiaus ; et chascuns ait paour d’estre condampnez à .xx. livres d’or, se meins est demandé ou mis en nostre tresor que l’ancienne coustume establi. +

+
+
+ [10.24.0. Ne operae a collatoribus exigantur] + + De demander oevres à ceus qui nous rendent treuz. +

+ Li empereur Valantins et Graciens dient : La purté commant que les oevres qui jusques ci ont esté demandees à tous ceus des contrees qui nous paient les treuz remaignent dés ci en avant. +

+
+
+ [10.25.0. De immunitate nemini concedenda] + + Que nuls ne soit quites des treuz. +

+ Li empereres Gordiens dit au pueple : Les notaires des citez seront tormentez par feu, selonc cest nostre banissement, se il dient par le barat ou par la convoitise ou par la poesté d’aucun que aucuns soit quites de paier les treuz et se il n’effacent toutes tiex manieres de quitances et font paier à tous communement les treuz.

+

+ Li empereres Honoires et Theodoses dient à Antene le prevost : Li porseeur qui sont en Bithine ou es autres contrees soient contrainz de metre à reparer les fossez, selonc le nombre des jornielz ou des sers que il porsieent.

+ +
+
+ [10.26.0. De conditis in publicis horreis] + + Cest tytre est des choses qui sont es communs guerniers. +

+ Li empereres Valentins dit à Volusian le prevost : Nous commandons que toutes les choses qui sont es guerniers soient despendues que l’en ne touche pas au forment qui de ta prevosté sont aportez as greniers de la cité, devant que toutes les choses qui i furent avant mises soient departies. + Et se les blez sont si corrompuz par viellesce que il ne puissent pas estre venduz par eulz, l’en mete du nouvel, par quoi la corruption puisse estre couverte que la bourse l’empereur n’i ait pas domage. + Et à ceste besoigne faire soit mis uns loiaus homs par ton jugement qui mesurt les fromenz au mui ou qui concueille par droit esme combien il en a es greniers. +

+

+ Cil meismes empereres dient à Artheme le prevost : Quant tu vendras à aucune cité ou à aucune mansion, nous voulons que tu regardes maintenant les greniers, si que les chevaliers en soient soldoiez de bon blé et de sain, + quar s’il sont descouvert par ta negligence, tous li domages qui i avendra par pluie sera sus toi.

+

+ Li empereur Archades et Honoires dient à Antor le prevost : Nuls n’ait dés ci en avant congié d’atouchier les choses qui sont es greniers par illité. + Et se aucuns brise les greniers et il prent aucune des choses qui i sont, sache que ceste paine li est establie par non de jugement que il sera envoiez en essill et perdra tout son chatel. +

+
+
+ [10.27.0. Ut nemini liceat in coemptione specierum se excusare et de munere sitoniae] + + Que il ne loise à nul à escuser soi de l’achat des choses communes. +

Li empereres Anaistaises dit à Matronian le prevost : « Toutes les foiz que il est besoinz d’ache[ter] tel froment ou orge ou autres choses en aucune contree, nous jujons que li congiez d’escuser soi ne soit donnez à nul des porseeurs pour nul previlege que il ait. Et s’aucune excusacion est dés ci en avant donnee à aucun par nos letres + ou par l’ordenement à aucun juge, cele licence ne vaille rienz contre la forme de ceste nostre loy, + quar nous voulons que cist fessiaus soit sor tous, selonc ce qu’il en apartient à chascun que nostre sainte meson ne cele à la noble empereriz n’en soit pas soustraite. +

+
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+ [10.28.0. De collatione donatorum vel relevatorum aut translatorum seu adaeratorum] + + Des ventes que cil paient que autres i ont atornez. +

+ Li empereres Theodoses et Valentins dient à Ernogene le prevost : Nous jujons que li ordenemenz Eudoch qui fu de haute recordance ne soit pas amenuisiez, qui juja que la certaine quantité à quoi les porseeurs sont atornez à paier la fust apelez louages, quar pour ce que ce est autresi comme loages et que il doit estre paiez chascun an, nous n’otroions pas que l’en aille encontre. + Et si voulons que l’indulgence de la description de quoi il fet mencion soit gardee par tous temps en toutes manieres d’atornemenz et que nule seurdemande n’i soit doutee de ci en avant ; et nous ne lor relaschons pas tant seulement les arrierages du temps passé, ainz ne voulons que nule nouvele chose lor soit demandee dés ci en avant à nul à relever ses possessions contre nos establissemenz. + Et li offices de ton haut siege sache que se plainte nous vient aucune foiz que l’en ait fait contre cest nostre establissement ou s’il commande que aucune chose soit faite qui soit contraire à ces sainz ordenemenz et il veult que aucuns soient abandonnez par cest tytre comme deteur, il sera condampnez à .cc. livres d’or. +

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+
+ [10.29.0. De collatione aeris] + + Cest tytre est combien chascun doit paier de son chatel. +

+ Li empereur Archades et Honoires dient : Nous voulons que li pris du chatel qui est establiz que cil des contrees rendent selonc ce que il ont soit si demandez que pour chascunes .xx. livres soit .i. solt demandez à celui qui les porsiet. +

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+ [10.30.0. De discussoribus] + + Cest tytre est de ceus qui oient les contes. +

+ Li empereur Valentins et Graciens dient : Toutes les foiz que l’en savra certainement que cil qui a receu conte d’aucun a conté desloialment et il ne porra pas prouver que il l’ait fait loialment, il soit maintenant contrainz de paier en cele meismes maniere et par cel meismes tytre de quoi il a fait .i. autre son deteur à tort. +

+

+ Li empereres Archades dit à Messale le prevost : Que aucune proie ne nesse à ceus qui reçoivent nos rentes, pour ce que il ont entrelessié par aventure à faire letres de quitance à ceus qui les ont paiees, nous jujons que quant letres de quitances ont esté faites de ceus qui reçoivent les rentes et eles sont contenues en communs crimes, eles ne soient pas derechief demandees par tort. +

+

+ Li empereur Theodoses et Valentins dient : Nous jujons que la cure de conter et d’enquerre les jorniex que chascuns a et les rentes que il doit soit commandee en chascune contree as henorez et as chevaliers et à leur menistres et as avocaz de la court de chascune contree. +

+
+
+ [10.32.0. De decurionibus et filiis eorum et qui decuriones habentur quibus modis a fortuna curiae liberentur] + + Des curiaus et de lor filz et en quel maniere il sont delivres de la fortune de court. +

+ Li empereur Valeris et Gallians dient à Concesion : Se tes peres volt que tu fusses curiaus et cele henor te fu donnee tant comme il vesqui, ses hoirs sont tenuz à la chose commune, quar tes peres est en cest cas autresi comme tes pleges, mes ce ne sera devant que toutes tes choses aient esté saisies pour paier ce que tu doiz à la court. +

+

+ Ce est l’essample des letres as sainz empereurs Dyoclecien et Maximien : Il convient que les mestres gardent que quant les curiaus sont apelez sollempnelment en la court tous ensemble, il nomment en quel office chascuns sera mis et facent savoir à chascun par le commun official à quel servise il est nommez, et chascuns ait pooir d’apeler se il veult et de maintenir sa cause par devant le prevost en la premiere qui est acoustumee ; et se il est certaine chose que il ne deust pas estre nommez à cel office, il convendra que cil qui l’i nomma li rende les despens que il a faiz el plet. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Julien : Pour ce que tu receuz de ton gré l’onneur de curial, tu n’en puez pas estre mis hors, jasoit ce que tu dis que tu es vielz. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Cassian : Pour ce que l’en ne doute pas que li filz adoptiz ne soit filz à curial pour la dignité à son pere adoptif, il ne convient pas que cil que tu metoies en lieu de gage naturel pour toi fust tormentez par le prevost de la contree de crueux tormenz de cors, et cil mesfez sera espaneiz par avenant paine. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Leonce : Il t’a esté amonnesté faussement que les filz qui sont en la poesté lor peres ne pueent pas estre appelez à servises ne à honneurs, mes se tu ne t’asentis pas au nommement qui fu faiz de ton filz, tu ne porras pas estre traiz en cause pour les choses que il a amenistrees. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Leonce : Li droit ne deffendent pas que li curial qui ne sceivent nules letres ne parfacent lor offices. +

+

+ Cil10.32.7 et 10.32.8] paragraphes déplacés après 10.32.13 dans le ms. meismes empereurs dient à Diogenian : Jasoit ce que .ii. freres aient lor biens ensemble, pour ce ne remaint il pas que chascuns ne soit tenuz en son non as services citoiens. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Palatonian : La male renommee que tu doiz haïr te tolt l’ennour que tu avoies aquise et ne mie l’aventure des eulz que tu as perdus. +

+

+ Manque dans le ms. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Aurele : Se li prevoz de la contree voit que tes peres ait plus de .lxx. anz d’aage, il prouvera que il soit quites de tous servises parsonniex. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Maxime : Il est certaine chose que fame ne puet estre traite en cause pour son mari qui est curiaus. +

+

+ Cil10.32.12] paragraphe déplacé après 10.32.8 dans le ms. meismes empereurs dient à Zole : Il ne convient pas que cil qui sont mal renommez aient quitance de nul servise, quar ce apartient à previlege et non pas à male renommee. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Sentence à prevost ne aage de .L. anz ne maladie de poacre n’escuse pas homme de servise de court. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Aubri : Nuls juges ne doit delivrer aucun du servise de la court par son propre jugement, quar se aucuns est tiex que il en doie par droit estre souzlegiez, son non doit maintenant estre raportez à nostre sceu, si que quitance li soit donnee par nous par certain temps. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Hilarian : Nous voulons que tuit li curial s’atiegnent del office as notaires. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Se aucuns curiaus est contrainz de venir à nous, ou pour sa chose propre ou pour la cause de la chose commune, il ne se parte pas de la court devant qu’il ait dit au juge son desierrier et que li juges li ait donné congié de metre soi à la voie. Et se aucuns despist cest commandement par son propre hardement, avenant venjance en soit prise. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Se aucuns lesse le servise de la court pour estre chevaliers, il soit rapelez à la court.

+

+ Cil meismes empereurs dient : Se cil qui seront nommez à aucune mestrise s’en fuient, il soient quis tant que il soient trouvez. Et s’il se pueent tapir tant que il ne soient pas trouvez, lor biens soient à ceus qui seront mis en lor lieu. Et s’il sont trouvez aprés ce, il soient contrainz d’estre el servise de la court par .ii. anz entiers, + quar il convient que tuit cil qui essaient à eschiver les servises de la court soient tenuz par une meismes condicion. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Les letres soient quassees par quoi quitance de citoiens servises est donnee à aucuns, et tous soient contrainz de faire les servises de la court, si que la quitance qui est donnee à aucun par l’assentement des citoiens ou de la court ne vaille rienz, mes tuit soient apelez communement à estre compaignons des servises. +

+ Cil meismes empereurs dient : Se aucuns lessent le servise de lor cité, ta hautece les face contraindre à faire le, si que il soient contrainz de rendre maintenant les despenses que la cité a faites pour euls. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Nemosiam : Li curial de toutes les citez ne doivent soustenir nule moleste pour nostre chose privee ne estre enbesoigniez de tiex servises, quar ce est assez, se les servises des citez sont avenaument acompliz par euls. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Li ancien prince otroierent que cil fussent curial de la cité d’Antioche de par lor mere, qui ne sont redevables à nule autre cité par la condicion lor pere. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Juli[en] : Il convient porveoir à la nouviauté as curiaus de quoi li non sont nouvelement en la court que il ne soient chargiez des detes à ceus qui furent devant eulz ; mes cil soient traiz en cause pour ces detes qui les acrurent, ne tu ne sueffres pas que cil soient travailliez pour autrui fessel. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Se aucuns curiaus est peres à .xii. enfanz, il soit quites des servises de la court. +

+ Li empereur Valentins et Valeriens dient : Li gouverneeur des contrees ne commandent pas que li curial viegnent à eulz hors des bonnes de lor citez, se ce n’est por le commun besoing. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Aucuns sont pareceuz qui lessent les servises des citez et les cures et se metent en abaïes par couverture de relegion. + Nous commandons donc que cil qui seront entrepris en tel chose soient mis hors des abaïes et rapelez à la cure des citez ; et perdent lor propres choses selonc la forme de nostre establissement que nous avons jugié que cil aient qui faisoient pour eulz les servises de la cité. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Cil qui a à coustume à servir à la cité ne demant pas à estre en quites par le previlege de la chevalerie son pere. Et se ses aïols fu chevaliers et ses peres fu curiaus, il sera hors du servise que son pere faisoit. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nuls ne soit par nul avantage quites des servises que il doit. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Cil qui sont nez de fames qui doivent tous jours etre gardez de nos mesons et de pere curial n’ensivent pas la condicion à lor peres, mes à cele à lor meres. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Il est certaine chose que les procurateurs de la chose commune doivent user de communs fez. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Cil qui sont de lignage as curiaus soient traiz de tous les lieus où il seront pour faire les communs servises. Et ce n’est pas merveillie, quar cil meismes qui les repondront perdront lor renommee et seront em perill de perdre lor choses, se il lessent le commun profit pour lor privees gardes. +

+

+ Li empereurs Graciens et Valantins dient : Li curial qui ont lessié le servise des citez que il doivent faire par nature soient rendus à lor ancien ordre que il ne soient trait en cause pour aucune legiere cause. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Tuit li juge et li gouverneeur des contrees s’atiegnent de la coustumance de fole emprise, et sache que nuls curiaus ne doit estre souzmis à torment pour nul mesfet. + Et se aucuns des juges monte par aventure en si grant forsenerie que il ose sozmetre à torment aucun des curiaus de sa court, il soit puniz par paine de .xx. livres d’or et soit diffamez pardurablement, si que il n’en soit quites pour nules especiaus letres de quitance que il puisse empetrer, et ses offices soit contrainz de paier à la borse l’empereur .L. livres d’or par non de paine, quar nous li otroions franche poesté de contrester à la desloialté à son juge. +

+

Cil meismes empereurs dient : Se aucuns baille à curial la procuracion de ses choses, il soit batus par tres grief paine, si que exception de nule dignité ne li vaille. + Et cil qui a oblié sa franchise et son lignage et a receu cel procurement et empoiriee sa renommee par tel servise soit envoiez en essill. +

Cil meismes empereurs dient : La hautece gart les anciens commandemenz en retenir les filz as curiaus + et contraigne ceus qui eschivent les servises de la court pour l’endroit d’avocacie que il facent lor servises, quar jasoit ce que il n’est pas tous jours besoinz de faire les, neporquant li païs ne les quite pas, + et si commant que les filz as mestres qui descendent du lignage curial soient autresi redevables à la court. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Chascuns ensive la nature son pere à la maniere de l’ordre as senateurs, ne les letres qui sont empetrees especialment ne vaillent rienz se aucuns se veult desfendre par la nature sa mere et estre remuez de la greignor court à la meneur, ne nule exception n’i vaille. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Toutes les foiz que cil dient que il ont empetrees nos letres qui sont redevables à aucune court, ou par nature ou par sentence qui en a esté donnee contre eulz, il n’aient nul pooir d’eschiver le servise de la court par nostre commandement. +

+

Cil meismes empereurs dient : Nuls des officiaus ne soit donnez au servise d’aucune court par non de paine, se ce n’est par aventure aucuns qui ait foui la court et se soit faiz chevaliers que il ne face les servises que il doit faire par nature. + Tu amonnesteras donc tous les juges qui sont sozmis à ta poesté que nuls d’euls ne cuit que il doient donner aucun homme à aucune court par non de torment, quar cil qui sont coupables de crime ne doivent pas estre mis en dignité, ainz doivent souffrir paine. + +

+

Cil meismes empereurs dient : Li curial qui croient que il puissent estre deffendu par le previlege de nostre meson de faire le servise de la court soient retrait à la court et facent lor propres servises et restorent les domages qui sont avenuz au commun pour lor deffautes. + +

Cil meismes empereurs dient : Li sergent et li curial et li receveur des treuz qui seront desatemprez en demander les contre l’anciane coustume soient sozmis à batemenz de plommees, non pas tant seulement par nous à qui toutes choses sont sozmises por la dignité de cest lieu, mes par les juges ordinaires. +

+

Cil meismes empereurs dient : Curiaus ne change pas par proieres ne par envie la fortune que il gaigna dés que il fu nez. Et s’il puet estre quitez du servise de la court por viellece, il ne laist pas à la court por l’ordenement qui seult tout estre jugiez par pluseurs. + + +

+

+ + Li empereurs Archades et Honoires dient : Li mestre des chevaliers n’aient nule communeté o les cors. Et il sachent que il ne lor loist pas à entremetre soi de ce qui n’est pas sozmis à lor poesté. + Nuls dus ne nuls connestables ne bate ne ne ledenge nul curial ne nul des serjanz qui sont envoiez de la court au prince. Et se aucuns fait contre ce par son fol hardement, sache que il sera puniz par .xx. livres d’or. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Sachés que tuit cil qui sont tenuz par lignage à estre curiaus et se sont assemblez à divers previleges d’autres offices doivent estre rendus au servise de la court. Et nous ne voulons pas que letres ou autres porchaz lor vaillent à eschiver les servises à quoi il sont tenuz. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nuls ne soit liez des lians du lignage sa mere tant seulement, quar la fieblece as fames n’oblige pas lor enfanz as servises dont eles sont quites. + +

+

+ Li empereur Archades et Honoires dient : La forme de nommer les curiaus ne doit pas chanceler ; pour ce, se tuit cil qui sont en l’ordre de la cort n’i pueent estre, quar ce que la mendre partie est hors, ou par besoing ou par aventure, ne doit pas quasser ce que la greignor establist salvablement, quar quant les .ii. pars del ordre sont en la cité, ce vault autretant comme s’il i estoient tuit. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Quant l’en eslist curiaus qui aient la cure du païs, l’en eslise tiex qui en soient dignes par merites ou par richesces que tiex n’i soient mis par aventure qui ne puissent acomplir les communs servises. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Li curial qui ont receu tel dignité et tele honneur doivent redouter ceus à qui il sont bailliez à gouverner, et ne cuident pas que la dignité lor soit donnee pour despire les commandemenz as juges. + Et se aucuns est repris de cel mesfet, il soit puniz de .v. livres d’or et despoilliez del henour où il s’est malement contenuz. +

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+ Cil meismes empereurs dient : Nous jujons del heritage as curiaus que, se li peres muert, ses lignages soit tenuz au servise de la court. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Tuit cil qui sont deu à aucune court par aucun droit soient tenuz à acomplir les servises de la court, de quel suite que il soient. +

+ Cil meismes empereurs dient : Tuit li curial soient pardurablement es cours à quoi il doivent servir par nature, et cil d’euls qui sont apelez à gouvernement de contrees ou à aucune baillie, par barat ou par convoitise, sachent que il ne remaindront pas tant seulement en la court, ainz feront derechief tous les servises que il devoient faire dés le commencement. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : [J]asoit ce que il ait esté porveu par couvenable amendement comment li curial doivent estre renduz à lor offices et lessier le non et l’onneur de chevalerie, neporquant pour ce que il ont trouvé par malicieus conseill que il usent hors de lor contrees et demeurent en estrange païs autresi comme se li lieuz lor fust deffendus, que ils n’aient longuement esperance de tapir soi pour le domage as cours et d’estre sanz paine. Nous alons contre lor convoitises, si que l’en rende de lor chatieus as cours que il ont lessiees par barat ou par convoitise de chevalerie touz les domages que eles ont euz par lor deffaute. + Se cil qui sont donc apartement tenuz as servises d’aucune court sont apelez par sollempniex banissemenz dedenz l’an aiment miex à repondre soi que à venir avant, sachent que quant li ans sera passez, li gouverneeur des contrees en seront requis. Et tous li domages qui par lor defautes iert avenuz as cours que il ont lessiees lor sera restorez de lor chatiex, quar nous ne voulons pas que il se puissent plaindre de trop court terme. +

+

Cil meismes empereurs dient : Comment trouveroit l’en si desloial juge es citez qui sont grans et nobles et riches et plaines de curiaus que il demandast à ceus qui sont delivres de la fortune de la cort raison de lor servise du temps trespassé, si que l’en demandast as uns conte de lor servise puis que les autres seront mis en leur lieu. +

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+ Li empereurs Honoires et Theodoses dient : « Il ne loist pas quitement as curiaus à moustrer les ensaignes de lor dignité hors du terrouer de lor propre cité. +

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+ Cil meismes empereurs dient : Nous establissons par ceste general loy que, se aucuns veult ramener aucun curial à sa court et il ne puet trouver le prevost, il li soit otroié à metre main sus le curial se il se deforce et à ramener le par devant le juge si que il a fiance que il se puisse deffendre ; et li juges ne termine la cause dedenz trois mois et le trait à la court ; se il est convaincus que il i doie servir, il soit contrainz de paier paine de .x. livres d’or et ses offices soit tenuz à paier en autretant. +

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+ Li empereres Theodoses et Valentins dient : Se aucuns curiaus ou autres qui soit sozmis à une court ose convoitier chevalerie, il ne soit garniz par nule prescription de temps, ainz soit ramenez à sa propre condicion, ne il ne lor enfanz qui sont nez aprés cel estat ne puissent pas refuser que il ne facent les servises de la court. +

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Manque dans le manuscrit. +

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Cil meismes empereurs dient : Nous jujons que .v. des curiaus de la cité d’Alixandre soient quites des tormenz corporiex qui deffendent o franche voiz les preuz du païs, quar se il mesfont aucune chose, il porront bien estre chastoié par lor chatiels, ou par devant la court ou par le jugement au prevost de Egypte. +

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Cil meismes empereurs dient : Cil qui par .xxx. anz ont esté curial en la cité d’Alixandre soient quites de tormens corporiex, mes il ne soient pas quites de paine de chatel en tel maniere nepourqant que l’en regart as dessertes à chascun, si que cil aient cest previlege qui en sont dignes, et cil qui n’en sont pas dignes ne l’aient pas. +

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+ Cil meismes empereurs dient : Se aucuns curiaus nomment as communs servises aucuns qui s’i assentent, nous commandons que il ne conviegne pas atendre l’assentement au prevost de Egypte, mes la volenté à l’une partie et à l’autre soffise, si que cil que nul ne contredit reçoive le servise, et lors soit portee au devant dit juge la volenté à celui qui est nommez et cele à celui qui le nomma. + Et s’il porloigne à recevoir les ou à confermer, sache que il sera condampnez en .xxv. livres d’or. +

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Cil meismes empereurs dient : Nuls qui soit tenuz à faire les servises de la court ne puisse acomplir les par autre personne, mes il face par lui meismes le servise que il doit à la court, jasoit ce que il soit envoiez de noble dignité, se il ne li est otroié especialment que il le face par autre personne, + et il n’est pas vëé as henorez qui ont gaaingnié noble dignité que il ne facent satisfacion des servises de la court par autres personnes au perill de lor chatiels. +

+

Li empereres Leons dit à Vivien le prevost : Nous jujons que Dorothees, nobles homs, et sa substance et Hirennes, noble homme, connestables et notaires ne soustiegnent nul travaill, pour ce que il sont de lignage curial, jasoit ce que il fussent nez ainz que lor peres fussent en nobles dignitez ; et les enfanz que il ont ou qu’il avront dés ci en avant ou qui naistront jamés de lor ligniee soient quites de toute condicion et de tout servise curial. Et la loy au saint empereur Julien qui fu faite du lignage de par la mere as curiaus de la cité d’Anthioche n’ait nule force en la personne + + Drochee + Dorothee + + ne Herenne, nobles hommes, ne contre lor chatiels ne contre lor enfanz qui ja sont nez ou qui naistront dés ci en avant. + Mes nous commandons que cele loy ait sa propre fermeté envers toutes les autres personnes du lignage devers la mere qui apartienent à la court de la cité d’Anthioche tant seulement. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Se cil qui est nez de la fille au curial de la noble cité d’Anthioche, et de pere qui ne doit nul servise à nule autre cité en est convaincus, ou il le reconnoist de son gré par devant le juge de la contree, je ne cuit pas qu’il ait puis pooir de noier ou d’eschiver la condicion, ne il ne doit pas despire la fortune à son aïol de par sa mere, ne il ne dout pas que il ne soit tenuz à faire les servises de la court. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que la fortune Doctice, noble homme, ne soit en nule maniere travailliee pour condicion curial ne ses chatiels, mes cil qui s’esforcera de ce faire en soufferra paine comme de sacrilege. Et tous ceus qui sont engendrez aprés ce que lor pere a parfait noble aministracion ou tant comme il i est soient deffenduz de tout servise de court et li chatielz lor pere sanz nule doute, et nuls ne soit qui ne face semblant que la personne au pere et tous ses chatiels sont delivres des loiens de la court. +

+

+ Li empereres Zenons dit à Sebastien le prevost : Nous ne voulons pas que, se aucuns sont tenuz dés le commencement au servise d’une court et il sont aprés esleuz à estre contes de nos choses privées ou de nos sainz dons ou questeurs de nostre saint palés ou mestres de nos offices ou d’aucune bailliee, que il soient pour ce delivres des servises de la court, mes il et lor enfanz qui sont engendrez ou devant ou aprés et lor chatel soient obligiez au servise de la court quant il avront finee cele aministracion. Se il ne sont garniz contre ce d’autres loiaus previleges ou cil qui sont donnez par les establissemenz soient gardez fermement et entierement et que les honneurs qui lor sont donnees n’aient vain non, il aient les tytres de lor dignitez et servent as cours par autres personnes au perill de lor chatielz, et aient les previleges de la dignité tous enterins. + Manque dans le ms. + Et nous voulons que cil qui orent les devant dites dignitez devant le commencement de nostre empire et puis les ont tenues et lor filz qui puis ont esté engendrez et lor chatel soient delivres de tous les servises curiaus. + + Et si jujons que tuit cil qui ont esté nos mestres ou nos conseilliers, ou qui dés ci en avant le seront, ou mestre des chevaliers ou prevost d’Orient ou d’Illire ou de la cité, et lor chatielz et lor enfanz qui seront engendrez aprés cele dignité soient delivres des servises curiaus. +

+

+ Li empereres Anaistaises dit à Policarpe le prevost : Nous voulons amender le saint establissement à l’empereur Zenon qui fu faiz des curiaus qui doivent estre delivres des servises de la court, aprés ce que il ont esté mis es certaines aministracions ou es dignitez qui i sont nommees en cele partie, tant seulement en quoi il est contenu que cil qui devant cel establissement dés le commencement del empire au saint empereur Zenon furent faiz contes des choses privees ou des sainz dons ou questeurs ou mestres des offices ne soient pas pour ce quites des servises curials, ainz soient obligiez à servir à la court quant il avront lessiee cele dignité, et il et lor chatel et lor enfanz quanque il soient engendrez, ou devant la dignité ou aprés, se il ne sont garniz par aventure d’autres loiaus previleges. + Nous commandons donc que cil qui parferont les devant dites aministracions, ou toutes ou une, et lor enfanz et lor choses aient tout entier le benefice que il ont aquis par cele aministracion, si que dés que la quitance de la condicion et des servises de la court est quite par l’ordenement aus princes qui furent avant eulz et à lor choses et à lor enfanz, il en usent autresi apres l’aministracion. Et s’il avient qu’il aient fait les servises de la court, ou par eulz ou par autres personnes, aprés l’establissement au saint empereur Zenon, li establissemenz ait sa force dés le jour que il fu faiz, quar il convient que les loys doingnent forme as choses qui sont à venir et ne mie à celes qui sont trespassees. + +

+

Li empereres Justiniens dit à Demostene le prevost : Nous conseillons les compaignies des curials et jujons que nuls ne se deçoive si que il cuit que il soit frans fors par certaines manieres, mes chascuns sache que delivrance de la condicion curial li puet avenir par nostre commandement tant seulement. Et toutes les manieres que cest establissement ne comprent pas soient failliees dés cest jour en avant. + Se aucuns a donc conquis l’onneur de estre nostre mestre, ou il est hennorez de la dignité de conseillier, ou il est prevoz d’aucune prevosté ou de ceste cité, ou il est mestres des chevaliers, sache que il est quites de cele condicion, et il et son chatel et ses enfanz qui ont esté nez puis que il fu en cele dignité ou en cele aministracion. Et cil qui furent avant nez remaignent en lor ancienne condicion. + Et li prevost et li questeur et li patron de la bourse l’empereur et le prevost d’Orient et cil d’Illire et cil de la cité soient delivres des servises de la court, quant il vendront à estre patrons de la borse l’empereur ; et lor chatel et lor enfanz que il orent avant que il fussent mis en cel degré ou aprés. Et li prince de ceus qui s’entremetent de nos choses sont quites des servises de la court par les anciennes lois. + Et cil qui gardent les aumaires où les chartres sont et les saintes letres et cil qui gardent les libelles ou les saintes connoissances et leur chatel et lor enfanz que il ont euz puis que il furent en cele bailliee soient autresi delivres des servises de la court. + Et nous confermons pour les travaus que il ont souffers par molt lonc temps et voulons que il soient gardez sanz bruisier que tuit cist soient delivres de la fortune curial et lor chatel. + Et lor enfanz selonc ce que nous avons avant dit et les filz aus patrons de la borse l’empereur qui ont esté nez puis que il furent en cele dignité soient quites des servises curiaus, et cil qui furent avant nez remaignent en lor premiere fortune. + Et nous ne souffrons en nule maniere que quitance des servises de la court apartiegne par autres manieres que par celes que nous avons dites, neïs par celes qui sont comprises es anciennes lois, si comme cele estoit par quoi quitance estoit otroiee as peres qui avoient trois enfanz masles ; mes se aucuns privez establissemenz en est faiz, ou quitance en est porpensee par la sentence à aucun prevost, ou par aucunes autres manieres, toutes ces choses ne vaillent rien plus que se eles ne fussent pas faites, et les curiaus soient rendus à lor citez et lor choses i soient obligiees si que nule excusacion ne lor vaille. +

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+ [10.33.0. Si libertus aut servus ad decurionatum adspiraverit] + + Se cil qui a esté franchiz ou aucuns sers tent à estre curials. +

+ Li empereur Dyocleciens et Maximiens dient à Saturnin : Se aucuns qui a esté franchiz n’a pas empetré la droiture de porter anel d’or ne il n’est pas renduz à naturel franchise, li prevoz de la contree ne doit pas souffrir que il soit faiz curials, ainz li doit enjoindre avenant paine se il fait contre ce. +

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+ Cil meismes empereurs dient à Origene : Se li prevost de la contree aperçoit que cil qui a .i. des offices de la court soit tes sers et que il seust bien de quel condicion il estoit quant il tendi à cel office, il li fera souffrir avenant paine pour ce que il a ordoiee la dignité de si vil taiche ; mes se sa fame estoit tenue communement pour franche et il fu engendrez d’un curial et vint par erreur à recevoir cele honneur, il le sozmetra à ta seignorie. +

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+ [10.34.0. De praediis curialium sine decreto non alienandis] + + Des biens as curials qui ne doivent pas estre vendus sans jugement. +

Li empereurs Valantins et Theodoses et Archades dient à Cynee le prevost : Se aucuns des curiaus a besoing de vendre possessions à chans ou à citez, il requiere le juge avenant et li die toutes les causes par quoi il est destroiz et einsi ait il pooir de vendre sa possession se il prueve que il en ait besoing et la vente ne vaudra rienz se ceste forme est despite. + Einsi avendra il que il ne vendront pas lor choses pour nient, ne les acheteurs ne seront pas desloiaus et le vendeur ne se porra pas plaindre que il ait esté deceus par l’aguet ou par la puissance à l’acheteur, quant li besoinz au vendeur et la volenté à l’acheteur seront seus en court. + Et se aucuns achate sor deffens par autres personnes que par lui la chose que le curial vendoit, sache que il perdra le pris que il i dorra et que il rendra la possession que il achetera o les fruiz. +

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+ Li empereur Theodoses et Valantins dient : [R]ente de chose de heritage qui est aquis à aucune court ne la delivrance au deteur qui paie ce que il doit ne doit pas estre receue, se la cause de faire la vente ou de quiter l’obligement n’est prouvee en court par le jugement à toute l’ordre des curials ou à la greignor partie. + Et nous commandons que les deniers qui en sont en soient mis en acheter possessions de quoi toutes les rentes soient gardees à la court loialment à ses besoinz par le consentement à tous et meesmement as plus riches, ou qui soient bailliees à loage, et avenant plege en soit pris. +

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+ Li empereres Zenon dit à Sebastien le prevost : Nous deffendons que li curial ne vendent pas lor choses qui ne sont pas mouvables ne lor sers sanz jugement, mes nous lor otroions biens que il facent dons ou changes ou autres marchiez semblables sanz jugement, quar les establissemenz que les sainz princes qui furent çà en arrieres firent parolent en pluseurs lieuz que li pris ne soit pas rendus, si que l’en puisse par ce entendre apartement que li seuls marchiez d’acheter et de vendre est desfenduz as curiaus sanz jugement. + Quar quant vente est faite par jugement, nous jujons que il ne ceus qui achatent d’eulz n’i aient nul domage par nul achoison ne par nule personne, ne li jugemenz qui en + om. + [a] + a] om. ms. corr. d'après A + esté faiz ne soit pas recitez ; mes quant li curial ou la greignor partie d’eulz avront raconté au juge la chose sanz nule malice et sanz le damage à ceus qui font les marchiez, la sentence au juge avenant soit donnee de confermer le marchié. +

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+ [10.35.0. Quando et quibus debetur quarta pars ex bonis decurionum et de modo distributionis eorum] + + Cest tytre est quant la quarte part des biens as curiaus est deue et à cui et la maniere de departir les. +

+ Li empereres Theodoses dit : Se cil qui est hoirs à .i. curial est estranges de la compaingnie as curials, se il est hoirs de tous les biens de l’heritage ou d’une partie, nous commandons que la court demant la quarte partie de tant comme il en a. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il nous souvient que nous avons fait nouvelement une loy par quoi nous commandasmes que la court ait la quarte part des biens as curiaus qui muerent o testament ou sanz testament, fors quant lor heritages eschiet à lor filz qui sont curials ; mes il y a pluseurs qui vuelent querre autresi comme achoison de corrompre tout le patremoine et chalengent partie de chascune chose et depiecent si toutes les choses que, quant il vuelent nuire à ceus qui sont lor parçonniers des choses qui lor sont lessiees, il perdent lor + dures + droiz + droiz] dures FA sua quoque iura praecipitent texte latin + meismes. + Nous refrenons donc lor licence par nostre porveance et tolons as curials pooir de porprendre par lor auctorité les choses au mort. Et li hoirs à qui li heritages eschiet, ou sanz testament ou par aucune derreniere volenté, s’entremete que touz li patremoines soit departiz, si que toutes les choses soient parties par sort, ou que la court + choise + choi[siss]se + choisisse] choise ms. + la quarte part ou li hoirs les .iii. pars. + Et einsi n’avront li devant dit hoir et la court nul damage des choses que il avront en parçonnerie, quar ce est naturiex vices que l’en despise ce que l’en porsiet en parçonnerie o autres et que cil qui n’a pas tout cuit que il n’a rienz et que il sueffre que sa partie soit corrompue quant il a envie del autrui. + Mes quant la quarte part des biens au mort doit estre offerte à la cort, nous otroions que les choses qui ne sont pas mouvables qui ne pueent pas legierement estre celees soient proisiees et departies par devant les curials, mes nous ne souffrons pas que les choses mouvables en l’instrument ou les autres droitures soient aportees avant ne pueploiees, ainz voulons que l’en croie les hoirs par lor serement quant il avront proisiees les choses dilijaument et il diront quiex chatiels il y a ne de quel pris, quar il n’est nule chose si dure ne si contraire à humanité comme pueploier les choses au mort et descouvrir sa povreté, ou faire envie as autres par ses richesces et à demander les detes. + Se les hoirs vuelent paier à la court ce qu’il lor affiert pour la quarte part des actions, il aportent avant les instrumenz par lor seremens et chascuns demant as deteurs la partie qui li affiert ; et tout autresi, se li mors estoit obligiez à aucun creancier, li hoirs et la court soient contrainz de paier chascuns sa part de la dete. + Et se les hoirs vuelent faire le serement, li curial aient pooir d’encerchier toutes les choses à la maniere de celes qui ne sont pas mouvables, si que quant tuit li chatel au mort seront aportez en present, les choses soient proisiees ou parties par devant les curiaus. + Et en toutes les causes en quoi la quarte part apartient à la court jujons nous que les transactions qui en sont faites soient fermes et entieres. + Et autresi comme nous avons establi que les chatiels as curiaus soient tout enterinement à lor filz ou à lor neveuz, voulons nous que la fille ou la niece qui se marie à curial de la cité dont son pere ou son aïol ou son besaïol fu nez ait par testament ou sanz testament la seignorie des choses et toute entiere et sanz nul amenuisement. + Mes se l’en trueve aprés la mort lor peres ou lor aïols ou lor besaïols que eles ne se marient pas ou que eles soient veves, se eles sont dedenz aage, nous voulons que eles atendent trois anz aprés ce que eles sont en aage, et se eles sont en aage ou eles sont veves, l’en atende autresi .iii. anz aprés la mort à celui à qui li chatiels fu et dedenz ce soit la quarte part en crolle, si que se ele se marie à curial de cele meisme cité, ele l’ait pardurablement, et se ele prent autre mari ou ele est du tout sanz marier soi, la quarte part de tout le chatel et des possessions de champs ou de citez soit donnee à la court ou les fruiz de .iii. anz que l’en a atendu, si que la raison du serement soit gardee et de la quantité et du pris des choses mouvables et de mouvoir les actions et de recevoir les, si comme il a esté dit es estranges personnes. + Mez se la mere au mort ou son aïole est trouvee el mariage à curial de cele meisme cité el temps que li filz ou li niez muert, nous ne souffrons pas que ele ait damage de cele quarte part. + Et se li morz fait son hoir d’un estrange qui ne li apartiegne pour tant que il soit curiaus de cele meisme cité, nous ne voulons pas que il ait domage de cele quarte part. +

+

+ Li empereres Justiniens dit : Se aucuns qui soit redevables as servises d’une cité muert et il a un enfant ou pluseurs et il lesse à .i. filz ou à une fille une partie petite de son chatel, tele neporquant que il ne se puissent pas plaindre que li testamenz ne soit à droit faiz, et il lesse as autres tout son chatel si que de ceste partie de son patremoine remaigne la mendre partie de sa substance à celui ou à ceus qui sont curials, et de tous les servises de la court apartient aus masles qui que il soient, ou filz ou neveuz, ¶ nous establissons que ceste desloialté soit abatue et que li curials qui fait son testament ne puisse pas lessier à ses enfanz masles meins que la quarte partie de son patremoine, combien que il en ait, ou un ou pluseurs ; et ele ne lor soit point amenuisiee pour ce se il ont suers, si que li curial qui se travaillent par cors et se grievent de chatiex en puissent avoir cest confort. + Encore establissons nous que, se aucuns curiaus muert et il lesse pluseurs filles de quoi l’une se marie à .i. curial de cele meisme cité et il fait ses filles qui ne se marient pas einsi ou estranges hoirs des .iii. pars de son heritage, il n’apere pas que satisfacion soit fete à la court par l’assentement de la loy que li empires Theodoses escrist à Appolline, mes la court ait en toutes manieres la quarte part du patremoine qui soit donnee à la fille qui s’est mariee à curial ou concueillie des autres hoirs, et la fille qui se marie au curial soit quitee de donner à la court la quarte part de sa partie, quar satisfacion est faite à la court par sa personne par son mari, et ce soit gardé non pas tant seulement quant li curiaus fait testament, mes quant il muert sanz testament. + Mes s’il a lessié meinz que droit à son filz curial ou à sa fille qui est mariee à curial de cele meismes cité, la quarte part de tout le patremoine li soit acompliee sanz nul contredit, ne nule exception ne soit opposee à la court, se le père ou l’aïol ou le besaïol lesse, selonc la devant dite loy, filz ou neveuz ou filz de neveu qui soit assols des laz de la court par aucune dignité ou par aucune achoison, quar en ce voulons nous que la loy à l’empereur Theodose soit abatue apertement. + Et nous establissons generalment que pour nule cause le filz as curials ne les filles qui sont mariees n’aient mainz que la quarte partie du chatel lor pere ; et quant il n’i avra ne filz ne filles, la court ait, selonc les lois qui furent faites devant ceste, la quarte part du chatel au + + cural + cur[i]al + curial] cural ms. + qui muert. +

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+ [10.36.0. De imponenda lucrativis descriptione] + + De fere description des choses qui vienent de gaaing. +

+ Li empereres Theodoses et Valantins dient à Apolline le prevost : Nous delivrons les peres et les filz, jasoit ce que il soient curials, de faire description des choses que nous avons commandé qui soient paiees des gaainz qui ne vienent pas du travaill as hommes ne des cens des bestes ne des choses mouvables, si que, se li peres ou li aïols ou li besaïols donne en son testament ou en sa saine poesté aucune chose de ses richesces à son filz ou à son neveu ou au filz son neveu ou à sa fille ou à sa niece ou à la fille sa niece, ne il n’a point de difference se ele est mariee à curial ou non, il n’i conviegne pas faire description de cel don. Encontre ce, se li enfant donnent à ceus dont il descendent lor choses par les devant diz tytres, cil dons ne soit empeechiez pour nule chose, ne il ne conviegne faire nule description, quar einsi est paié ce qui est deu par nature as personnes qui sont jointes par lignage par non de don. + Et nous establissons que ce vaille, se cil qui sont joinz au mort par lignage sont ses hoirs sanz testament, si que l’en die en tiex heritages que ce est miex rente de ce que l’en doit que dons, quar se les mors ne donnoient pas ces choses à lor enfanz, si vendroient eles à eulz par droiture de lignage, et jasoit ce que les autres persones soient jointes par lignage ; neporquant eles n’avront ja de gaaing les possessions as curiaus sanz le devant dit fessel de description. + Se cil à qui la chose eschiet de gaaing n’est par aventure sozmis à l’ordre de la court de la cité meismes dont cil estoit curials, quar jasoit ce que il soit nombrez entre les estranges, neporquant il avra sanz garder cele forme ce qui li sera donné, quar dés que la condicion de la personne n’est pas muee, il ne convient pas que li estas de la chose soit muez. + Nous voulons que iceles choses soient apelees de gaaing et reçoivent le grief de description qui vienent à aucun par cause de heritage ou de lés ou de don qui est faiz par cause de mort ou d’aucune autre derreniere volenté. + Et dons qui est faiz simplement en saine poesté a le non et la forme de chose qui vient de gaaing. Et se aucuns donne aucune chose à l’espousee son filz ou son neveu pour cause d’assembler afinité entre eulz ou il donne douaire à sa fille ou à sa niece qui se marie à un curial ou à .i. estrange, jasoit ce que ce que il donne puisse revenir à lui par aucune aventure, neporquant il ne sera pas contez entre les choses qui vienent de gaaing, ne il ne sera pas besoinz de faire en description, quar il n’est pas droiz que mariages qui est apriens de pluseurs griez soit chargiez de fessiaus qui viegnent par dehors. + Et se les choses qui sont apelees de gaaing pour les devant dites causes et en ont la forme sont bailliees à autre par droiture d’achat ou d’aucun autre loial tytre, eles li soient bailliees o le devant dit grief de description, si que se cil qui les reçoit savoit que eles fussent chargiees de tel fessel, il n’en puisse blasmer se lui non ; et s’il ne le savoit pas, cil qui li bailla li restort son damage. Et se les choses sont sanz non de gaaing el commencement du marchié et eles vienent puis en la seignorie à chascun par non de gaaing, eles seront quites de la forme de la devant dite description. + Quar en tiex causes n’ait nule achoison de confusion, se ce qui avient au derrenier est formé par le commencement du tytre ; se ainsi n’est par aventure que la chose au curial qui est venue à lui par aucun marchié soit bailliee à autre ou par testament ou sanz testament ou par don qu’il ait fait en sa saine poesté, quar lors sera ele en la condicion et en la forme des choses qui vienent de gaaing. +

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+ [10.37.0. De praebendo salario] + + De donner salaire du chatel à la chose commune. +

+ Li empereres Costantins dit à Marcel, conte d’Orient : Salaires ne soit donnez à nul du chatel à la chose commune fors à celui à qui il est donnez par nostre especial commandement. +

+ +
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+ [10.38.0. Si curialis relicta civitate rus habitare maluerit] + + Cest titre est se aucuns veult lessier sa court ou sa cité por habiter à vile +

+ Li empereres Archades et Honoires dient : Nous commandons que tuit li curial soient amonnestez que il ne fuient les citez ne ne les lessent pour habiter à vile et sachent li champs où il ameront miex à estre que en la cité sera à la borse l’empereur et qu’il perdront le champ par quoi il lairont à garder le païs. +

+ +
+
+ [10.39.0. De municipibus et originariis] + + Cest titre est de la condicion où chascuns est nez +

+ Li empereres Anthonins dit à Selvain : Pour ce que tu dis que tu fus nez en une cité et que tu as habité en une autre, tu seras par droit contrainz de servir à l’une et à l’autre. +

+

+ Li empereres Gordians dit à Fronton : Se cele qui te franchi, por ce que il fu enjoint, si comme tu proposes, reçut franchise de celui qui fu nez de la contree d’Aquitaine, tu as la droiture de la condicion de cele contree dont cele fu qui te franchi, quar il nous plut dés piece a que cil qui sont franchi en ceste maniere suient la condicion à ceus qui les franchissent et non pas à ceus qui commandent que il soient franchi. +

+

+ Li emperere Phelippe dit à Patrocle : il est certains droiz que li filz pueent par droit estre contrainz à servir à la cité où lor peres furent nez et ne mie à celes où lor meres furent nees, jasoit ce que il i furent nez, se il n’i sont retenuz par ce que il i ont lor manoirs. +

+

+ Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Il est aperte chose que nuls ne puet estre delivrez pour sa volenté de la condicion au païs dont il est nez. +

+

+ Li empereres Costantins dit : Se aucuns est nez d’une cité grant ou petite et il la veult eschiver et il vient à une autre et il essaie à offrir nous proieres de ce, ou à user i d’aucun barat pour lessier la condicion de sa propre cité, il soustiegne le fessel d’estre curials de .ii. citez, de une par sa volenté et d’autre pour ce que il i fu nez. +

+
+
+ [10.40.0. De incolis et ubi quis domicilium habere videtur et de his qui studiorum causa in alia civitate degunt] + + Cest tytre est des cultiveurs et en quel lieu il apert que chascuns ait son herbergement de ceus qui sont en aucune cité por aprendre. +

+ Li empereres Antonins dit à Paulin : Ce ne te nuist rienz, se tu receus aucun office quant tu demoroies en une cité, se tu remuas ta meson ainz que tu fusses apelez à autres honneurs. +

+

+ Li empereres Alixandres dit : L’en ne croit pas que cil qui demeurent en aucun lieu pour cause d’aprendre i aient meson se il n’i ont sejorné par .x. anz selonc les letres au saint empereur Adrian, ne li peres qui i vet souvent pour ce que ses filz i sejorne pour aprendre. + M[e]z s’il est prouvé que tu aies pour autres resons ton manoir en la noble cité de Loon, mençonge ne te vaudra rienz que tu ne faces le servise de la cité. +

+

+ Li empereres Diocletiens et Maximiens dientParagraphes 10.40.3 et 10.40.4 déplacés après 10.40.5 ms. : [Il] est voirs que cil qui demeurent el terrouer d’aucune cité comme cultiveurs ne sont pas contrainz à recevoir les servises ou les honneurs de cele cité. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Pour ce que vous dites que vous ne fustes pas nez en une cité et que vous n’i habitez pas, li communs droiz ne soufferra pas que vous soiez sozmis au servise de cele cité pour ce sans plus que vous i avez mesons ou possessions, jasoit ce que eles ont esté aquises du chatel à .i. curial. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se tu as pris ton herbergement el païs ta fame ou en autre pour habiter i, tu t’i es obligiez de ton gré au servise de cele cité. +

+

+ Manque dans le ms. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Citoiens sont faiz par nature et par herbergement et par adoption, et habiteurs sont faiz par herbergement tant seulement, si comme li saint empereres Adrians esclere apertement en son banissement. + Et l’en ne doute pas que chascuns n’ait son herbergement là où il a sa meson et la some de son chatel, si qu’il n’entent pas à partir s’en se il n’a aucune achoison, et quant il s’en part il est hors de son païs, et quant il revient il est en son païs. +

+

+ Li empereurs Valentins et Theodoses dient : Il apert que les senateurs aient herbergement de dignité en ceste sainte cité. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous seurhauçons les fames pour l’onneur de lor mariz et les ennoblissons pour lor lignages. + Et se eles prennent aprés mariz de plus bas ordre que li premier ne furent, eles perdent lor premiere dignité et sivent la condicion au derrenier mari. +

+
+
+ [10.41.0. De honoribus et muneribus non continuandis inter patrem et filium et de intervallis] + + Des honneurs et des servises qui ne doivent pas estre continuez entre le pere et le filz et des intervales. +

+ Li empereres Sevoirs et Antonins dient à Zenon : Autresi comme il ne convient pas cultiver en une meisme meson les honneurs et les servises quant li peres et li filz sont curial et ne pueent pas li temps de quitance qui sont otroiez valoir à autres que à ceus qui sont apelez derechief à ces meismes honneurs ou à ceus meismes servises ou à autres, + jasoit ce donc que tu t’obliias çà en avant pour ton filz qui estoit dedenz aage que tu vousis qui fust curials + ; neporquant tu ne seras pas contrainz de faire les servises de la court, quar il apert que tu donnas ta volenté as choses qui pueent estre commandees. + +

+

+ Li empereres Gordians dit : Termes de .v. ans est donnez à ceus qui ont esté en une honneur ainz que il soient autre foiz apelez à autre, et il est otroié à ceus qui sont alez en l’ost que il soient par .ii. anz quites de tous servises. +

+

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : « I[l] a souvent esté establi que les termes qui ont lieu en la personne à .i. des freres ne vaillent pas as autres jasoit ce que il aient lor choses communes. + Se cil sont donc envoiez hors du païs qui n’ont pas faiz les servises à quoi il estoient convenables et à quoi il devoient estre appelez, se li prevoz de la contree aperçoit que vous aiez obeï as servises de la court, il prevera que vous n’en soiez pas semons derechief. +

+ +
+
+ [10.42.0. De muneribus patrimoniorum] + + Cest tytre est des servises des patremoines. +

+ Li empereres Antonins dit : Li servises citoiens doivent estre soustenus par ordre, selonc la maniere des fortunes. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Les servises qui sont enjoinz as patremoines pour le commun profit doivent estre gardez de tous. +

+

+ Li empereres Alixandres dit : Cil qui ont conquis quitance des communs servises doivent soustenir les fessiaus de lor patremoines, et en cele cause sont li oste. +

+

+ Li empereurs Valeris et Gallians dient : Il n’apert pas que la sentence soit contre raison par quoi li prevoz de la contree juja que les curiaus soient norriz, non pas selonc les personnes mes selonc la quantité du patremoine ; et neporquant se ele fust desloial, si fust ele tenable dés que tu lessas à apeler encontre. +

+

+ Li empereres Chiers et Carins et Numerians dient : Nuls ne puet estre escusez, ne par aage ne par nombre d’enfanz, des servises que il doit pour son patremoine. +

+ +

+ Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Ce que tu recognois et ce que tu requiers ne s’acorde pas ensemble, quar tu dis que tu es phylosophes et si es vaincus par l’avuegleté d’avarice et veus refuser tout par toi les fessiaus qui sont enjoint à ton patremoine, et tu puez estre ensaigniez par l’essample as autres que tu faiz ce por neant. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Alixandre : Cil qui sont dedenz aage sont tenuz à paier les rentes et à faire les servises de lor patremoines ; et pour ce dois tu entendre que tu desirres pour nient pleniere quitance, quar il convient par force que tu faces les servises que tes patremoines doit. +

+

+ Manque dans le ms. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Les fames meismes doivent faire les servises de lor patremoines. +

+

+ Cil meismes empereurs dient as prevoz : Nous faisons savoir as prevoz que il doivent semondre tous les porseeurs de faire les servises que lor patremoines doivent, et tous le doivent savoir par droit pour obeïr plus legierement as communs servises. + Manque dans le ms. +

+
+
+ [10.43.0. Quemadmodum civilia munera indicuntur] + + Des servises qui sont faiz pour les patremoines. +

+ Li empereres Carins et Numides dient à Felician : Pour ce que tu proposes que tu apelas quant tu fus nommez à estre procureur de faire les servises d’une court, se li prevoz de la contree aperçoit que tu soies d’une autre court, il ne sofferra pas que tu soies apelez au servise d’autre, quar tu dois respondre as servises de la court à quoi tu dis que tu as esté bailliez. +

+

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Il ne convient pas que cil qui ont usé des greigneurs honneurs soient apelez as meneurs. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Eutichiam : Pour ce que tu dis que tu as usé de tous servises, li prevoz de la contree n’otroiera pas que tu i soies apelez derechief, s’il i a plenté d’autres citoiens qui puissent faire ces servises. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Reigan : [Li] prevoz de la contree ne soufferra pas que tu soies grevez à desmesure des servises citoiens que les autres en soient souzlegiez, ainz li souvendra de droit, si gardera egalté entre vous. +

+ +
+
+ [10.1.0. De his qui sponte munera susceperunt] + + Cest tytre est des servises qui sont faiz por les patremoines. +

+ Li empereres Alixandres dit : Li viellart qui se pueent deffendre par la quitance qui lor est otroiee et sueffrent que il soient faiz curial en lor païs ne pueent pas revenir à l’escusement que il ont lessié, se il n’ont receu l’office par certain convenant de revenir à lor quitance. +

+

+ Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Se cil qui a quitance de commun office reçoit de son gré honneur de curial, ne pert pas son previlege pour ce que il s’entremet du preu de son païs et relasche .i. poi le commun droit par convoitise de [g]loire. +

+

+ Li empereres Leons dit : Cil qui n’est redevables à nul servise curial et reçoit de sa propre volanté aucune honneur ou aucun servise en aucune cité n’ait pour ce nul domage de sa fortune et de son estat ; mes il et ses enfanz que il a et que il avra de ci en avant et lor chatel soient delivres de tout tel servise, si que se aucuns offices lor est enjoinz de lor volenté de quoi il lor conviegne recevoir aucune chose, se il paient ce que il en doivent d’arrierages, il s’en puissent partir quitement et sanz nule paour de lor condicion. + Et se aucuns reçoit l’onneur et l’office de curial sanz nule force mes de son gré, nous jujons par ceste loy que il soit faiz pour sa franchise peres de la cité dont il est fez curiaus de sa volenté. +

+

+ Li empereres Justiniens dit à Mene le prevost : Nous voulons que cil qui sont delivres de la fortune de la court et puis se donnent à la court d’aucune cité sachent certainement que lor enfanz que il ont et qu’il avront aprés ce seront delivres de cele fortune, comment que il soit, ou se il firent quant il se donnerent à la court especial convenant que lor enfanz fussent delivres de cele fortune, ou s’il n’en firent nule mencion, ne nuls n’ost dire que cil qui seront nez ou conseill aprés cel abandonnement doient sivre la condicion lor pere, quar nous voulons faire par cest especial benefice que tuit soient plus corageus de aidier as citez, si que cil curial ne lor hoirs ne soient pas travailliez par l’achoison de la quarte partie de lor biens, quar lor substance doit estre gardee fraiche de tout grief de tort. + Et s’il est prouvé quant tiex homs est morz que il deust aucune chose del aministracion des servises de la court ou de aucune quarte qui soit eschaoite à la court ou d’aucune autre chose, ses hoirs ne doutent pas que il ne les doivent rendre. Et les choses qui sont ordenees par les anciennes lois et par nos establissemenz des filz naturiex que li peres naturiex donne ou dorra dés ci en avant à la court de sa cité par tel convenant que il soient ses hoirs, ou par testament ou sanz testament, soient exceptees de ceste presente loy, si que non pas tant seulement la fille naturel, mes les enfanz masles qui naistront d’euls, ensivent la fortune au pere. Et s’il n’i a enfanz masles, la quarte part du chatel au mort soit à la court. +

+
+
+ [10.45.0. De his qui a principe vacationem acceperunt] + + De quitance de servises. +

+ Li empereur Theodoses et Archades dient à Rufin le prevost : Nuls curiaus ne reçoive quitance des servises que il doit faire, se nos letres ne li otroient pour vraies causes. +

+ +
+
+ [10.46.0. De vacatione muneris] + + Manque dans le ms. +

+ Li empereres Gordians dit à Janvaire : Il a esté respondu par droit que quitances de communs servises contient les choses qui ne sont pas enjointes par loy, ne par le conseill au senat, ne par les establissemenz aus princes ; et tu apartendras à ceste forme de droit se les mestres t’apelent à servise que tu ne doies pas, et tu porras apeler encontre et estre garantis par les raisons de droit par devant le prevost de la contree. +

+ +
+
+ [10.47.0. De decretis decurionum super immunitate quibusdam concedenda] + + De donner quitance par le jugement as curials. +

+ Li empereur Diocleciens et Maximiens dient à Urim : [Q]uitance ne puet estre donnee à nul par le jugement as curials, fors as mestres d’escole et à ceus qui ont la cure de medecine. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Le jugement à l’ordre des curials par quoi aucuns sont quites des servises que il doivent sont blasmez par les sainz establissemens. +

+
+
+ [10.48.0. De excusationibus munerum] + + Manque dans le ms. +

+ Li empereres Gordiens dit : Cil qui ont esté nos procurateurs doivent user des citoiens servises qui apartienent à lor dignité. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Quitance des servises citoiens ou personnels est donnee par nous à certaines dignitez : c’est à savoir à ceus qui sont deffendeurs ou des prevoz. Cil ne seront donc pas apelez as servises citoiens ou as personels. +

+

+ + Cil meismes empereurs dient à Marin : Garde d’orfelins n’escuse pas des servises curials et la cure de .iii. diverses mesniees qui est enjointe ensemble à aucun ne donne pas ceste benefice. + +

+

+ Manque dans le manuscrit. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Marcel : Les procurateurs à ceus qui sont hors du païs pour la cause de la chose commune ne pueent pas estre escusez des servises curials. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Il ne puet estre prouvé par nul droit que quitance des servises curials soit donnee as senateurs pour cele seule profession. +

+

+ Li empereres Cohistre dit à Catislin vicaire : Il nous plaist que les marcheans qui vendent roles, linges ou langes et cil qui vendent porpre qui servent à nostre devocion soient quites de tous servises citoiens selonc l’ancienne coustume. +

+

+ Cil meismes empereres dit à tous : Il nous plest que nuls juges n’enjoigne dés ci en avant nule chose à ceus des contrees, mes iceles choses soient paiees tant seulement qui sont contenues en la forme du pardurable establissement, ou que nous avons jugiees, ou par sollempnel commandement ou par letres. + Et s’il contraignent aucun pour tel chose, nous establissons que la chose soit raportee à ta hautece, et que tu meismes en soies accusierres, et ce que tu en jugeras soit raporté à nous pour estre confermé par nostre commandement. + Et se aucuns est plains de si fol hardement que il s'efforce de demander li aucune chose plus, il i soit tenuz à rendre la à .iiii. doubles. + Et cest commandement doit corre pour espoanter les juges ordinaires et les officials, si que se aucuns des curials fait tel chose par l’otroi as juges ou par ce que il ne font pas semblant que il sachent cest comandement, il soient tenuz à restorer le domage. +

+

+ Li empereres Valeris et Valerians et Graciens dient : Il convient que nuls ne cuit que servises qui est personels doie estre taxez par loier. + +

+

+ Li empereres Gauliens et Ebeo dient à Ypatic : Les previleges à nostre chose privee soient tuit entier et les possessions qui sont saigniees par pardurable droit ne soustiegnent nul estrange servise, ne ne soient contrainz de paier nul acroissement fors les premieres rentes tant seulement ; et quant nous commandons que diverses possessions paient aucunes choses, il ne convient pas que celes les paient qui ont previleges d'estre quites pardurablement de toutes choses fors des rentes des annonnes. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que cil qui ont eu non de contes et non de mestres, ou par letres ou par libelles, et cil qui nous servent de parfaire nos responses et de seeler les soient quites de tous servises citoiens, et li chanp qui de cel degré s'aerdront à nostre palés aient les previleges qui lor apartienent. Et cil qui seront en plus hautes dignitez aient autresi ces previleges. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Ypace : Cil qui ont les hautes dignitez, si comme sont les contes de nostre saint consistoire, et nos notaires et nos chambellens soient quites de tous vilains servises. + Et les autres qui sont garniz del avantage as palasins ou as chevaliers dedenz nostre palés aient autretel previlege, se il monstrent que il lor apartiegne par les premiers establissemenz, si que l'en monstre que cil benefices ne soit pas otroiez as personnes, mes à la dignité ou à l'office ; envers les mestres de rectorique et de gramaire durt l’ancienne coustume et il soient exceptez des vilains servises, + si que l'en ne commant pas as patremoines as dignitez que nous avons devant nommees que il facent nul vilain service si comme de eaue aporter ou de pain cuire, ne il ne paient nule taille exceptees les choses par quoi li chemins roiaus est enclos selonc la coustume et de quoi l'en aide à la garnison d’Illire quant il en est besoinz. + L’en ne demant à tiex hommes nule aide à faire communes oevres que divers menestreels font ne à cuire chauz, les patremoines à tiex hommes ne soient pas tenus à donner fus ne pierres ne charbon, fors à ceus qui font la monnoie ou les communes armes selonc l'ancienne coustume. Nule force ne lor soit faite de faire ne de rapareillier les communes mesons ne les saintes possessions qui est garniz de tel previlege ne doinst pas despenz à nos legaz. + Et ce vaille à iceus patremoines qui porsieent dignité en lor propre non. + Et nous quitons de tous vilainz servises ceus qui par general previlege usent d'autre tele honneur. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : [E]scusemenz de vilainz servises qui est donnez à aucunes personnes ne pueent pas venir à son hoir, ne ce ne puet pas estre pardurable qui n'est pas otroié as choses mes as personnes pour l'endroit de lor dignité et de lor chevaleries. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous voulons que la loy que nous avons faites expressement de quitance de vilains servises qui est donnee à ceus qui sont es dignitez sanz nule doute soit einsi gardee en tous ceus à qui nous donnons tiex previleges que il usent de ces previleges, non pas tant comme il seront en la dignité, mes tant comme il vivront. + +

+

+ Li empereres Archades et Honoires dient à Mesan, le conte des choses privees : Nous commandons apertement et absoluement que les champs qui apartienent à nostre patremoine, ou par tytre de louage ou par autre maniere, ne paient nul vilain servise ne nule taille fors les droites rentes, quar ce fu empetré par les sainz princes qui furent çà en arrieres et confermé par nous meismes. + Et se aucuns des juges fait contre ce, il paiera de son chatel .v. poiz d'or, et les officiaus et les curials qui mandent à execucion les choses qui lor sont malement commandees paient autretant. +

+

+ Cil meismes empereurs dientLe paragraphe 10.48.16 a été déplacé après la rubrique de 10.49.0 dans le ms. : Nous ostons des nobles personnes tous vilains servises et toutes toltes. +

+ +
+
+ [10.49.0. De quibus muneribus vel praestationibus nemini liceat se excusare] + + De quiex servises il ne loist à nul à escuser soi. +

+ Li empereres Honoires et Theodoses dient : « [T]ous soient tenuz sanz nul previlege à acheter et à aporter les especes qui apartienent as besoinz d’Illire, quar en ces tytres tant seulement ne voulons nous que nuls soit quites pour nul previlege, mes quant temps en sera, tous soient tenuz à cest servise si que l'en ne gart pas les quiex sont puissanz de paier, mes tous soient contrainz selonc l'ancienneté de lor patremoine. Et cist fessiaus soit sor les riches et sor les povres. + +

+

+ Li empereres Theodoses et Valentins dient : Pour ce que tous ceus des contrees par quoi nous passons nous doivent procurer doucement et servir selonc la coustume, nous commandons que nuls ne soit escusez de charroiz ne d'autre servise qui à ce apartiegne ; mes toutes les possessions qui apartienent à nostre sainte meson ou à cele à nostre fame ou as saintes yglises ou à aucunes autres nobles mesons ne soient pas escusees, ne par nos letres ne par autre chose, que il ne nous procurent en lieu et en temps. +

+

+ Li empereres Leons dit : Nous establissons par ceste loy qui est plaine de grant porveance que tous escusemenz remaigne et nule personne ne nule dignité n'en soit exceptee, mes en tous les lieus qui sont desous toi, quant il sera mestiers de faire murs ou d’acheter froment ou autres especes, tuit i aident selonc ce que ta hautece verra que mestiers en sera. +

+
+
+ [10.50.0. Qui aetate se excusant] + + De ceus qui sont escusez pour lor proffession +

+ Li empereur Diocleciens et Maximiens dient as escoliers d’arabe : Pour ce que vous affermez que vous metez entente à aprendre et meismement à aprendre droit en la cité de Berich, nous jujons que l’en doit porveoir au commun preu de vostre contree et à vostre esperance que nuls de vous ne soit apelez de l’escole devant que il ait .xxx. anz. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Pour ce que tu dis que tes filz qui sont hors de baill sont encor dedenz aage, tu requiers par droit que il ne soient pas rapelez de l’escole, et pour ce il ne sont pas tenuz as servises personels qui n’apartienent pas à lor patremoines, se il n’a en lor cité trop grant soffrete d’autre gent. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Il est aperte chose que cil qui ont plus de .lxx. + om. + [anz] + + ne pueent pas estre apelez malgré leur as servises personels. + Pour ce que tu dis donc que tu as plus de .lxx. anz, se tu as apelé que nuls servises personiex ne te soit enjoinz, tu t’en puez par droit deffendre par devant le prevost de la contree. +

+ +
+
+ [10.1.0. Qui morbo] + + De ceus qui s’escusent par maladie. +

+ Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Se ton pere a si grant mal es yex que il ne voit goute de l’un ne de l’autre, il sera sozlegiez de touz servises personiex. +

+

+ Cil meismes empereres dient : Pour ce que tu dis que tu es malades de goute artetique, tu seras quites des servises personels selonc l’auctorité du comun droit. +

+

+ Cil meismes empereres dit : La maladie du pere poacre ne vaut rien à escusement de servises personiels ; mes pour ce que tu dis que tu as si grant mal es piez que tu ne puez entendre as teues propres choses, se li gouvernierres de la contree voit que tes allegacions soient vraies, il ne sosferra pas que tu soies apelez as servises personels. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li dechaemenz du cors au pere ne vault rienz au filz à escuser soi des servises personiels. +

+
+
+ [10.52.0. De his qui numero liberorum vel paupertate excusationem meruerunt] + + De ceus qui sont escusez par nombre d’enfanz ou par povreté. +

+ Li empereres Alixandres dit : Nombres d’enfanz ne vault rienz à escusement de servises. +

+

+ Li empereres Phelippe dit : [I]l nous plest que cil qui a esté menez en chetivoison et n’est pas encore revenuz ne vaille rienz au pere à escuser soi des servises personiels. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li neveu qui sont en lieu de lor peres suelent valoir à lor aïols autresi comme les filz. + Et pour ce se li nombres de .v. enfanz est acompliz par les neveuz des filz qui sont morz, cil que tu dis qui est ton pere est escusez des servises personels selonc les establissemens. +

+

+ Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : Pour ce que tu proposes que tu as donné à ton filz tout ton chatel et que tu n’as rienz, tu n’i es pas tenuz à faire servises citoiens pour l’endroit du patremoine qui a lessié à estre tuens. +

+

+ Cil meismes empereres dit à Marc : Nos sainz peres establirent que les fames soient escusees des servises personiels à la maniere des masles qui en sont escusez par le nombre de .v. enfanz. +

+

+ Li empereres Costantins dit : Il convient que cil qui ont .v. enfanz quiex que il soient usent de la quitance que il ont une foiz empetree ; et se l’en trueve el nombre des enfanz .i. qui soit de loial aage, il soit maintenant contrainz à faire les servises pour son pere, et la quitance qui est pramise par les loys soit gardee as peres qui ont .v. filz ou .v. filles. + Et se aucuns a empetré quitance par povreté et il prueve ce, il ait cel benefice, s’il est apelez as servises personiels pour la povreté de son chatel. +

+
+
+ [10.53.0. De professoribus et medicis] + + Des clers et des mires. + +

+ Li empereres Anthonius dit : Pour ce que tu dis que tu es mires de la seconde legion, tu n’es pas contrainz de faire servises citoiens tant comme tu seras hors du païs pour la cause de la chose commune ; et quant tu seras revenuz et la quitance que tu avoies pour ce sera finee, se tu i es el nombre à ceus qui apartienent as benefices qui sont otroiees as mires, tu useras de cele quitance. +

+

+ Li empereres Gordians dit : Il est bien seue chose que li gramerien et li rectorien qui sont esprouvez par le jugement de l’ordre doivent estre ostez de l’ordre, se il ne sont profitables à ceus qui estudient o euls. +

+

+ Li empereres Phelippe dit : Nule quitance n’est otroiee as poetes. +

+

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Les mestres du clergié et les escoliers sont contenuz en l’oroison que li empereres Pius fist. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Il a esté establi que les mires qui sont dedenz le nombre qui a esté establiz ont quitance des servises, quar il convient que quitance lor soit donnee par l’ordre des curials. +

+

+ Li empereres Costentins dit : Nous commandons que les mires et les grameriens et les autres clers et les mestres des lois et lor fames et lor enfanz et lor choses que il porsieent en lor citez soient quites de tous servises citoiens et communs, ne il ne soient pas contrainz de recevoir ostes ne de faire aucun autre servise, ne il ne soient pas amenez à jugement, ne tors ne lor soit pas fait. Et se aucuns les travaille, paine li soit enjointe par le jugement au juge. + Et nous comandons que lor loier et lor salaire lor soient renduz si qu’il puissent plus legierement entendre à aprendre et ensaignent pluseurs des devant dis ars. +

+

+ Li empereres Juliens dit : Il convient que les mestres des estudes sormontent les autres, premierement par meurs et puis par bonne parole. + Mes pour ce que je ne puis pas estre presenz en aucune cité, je commant que quiconques voudra ensaignier, il ne saille pas soudelment ne folement à cel office devant que il soit esprouvez par le jugement de l’ordre et des curials o l’assentement des bons hommes. +

+

+ Li empereres Valeris et Valeriens et Graciens dient : Quiconques a pris contre droit et sanz garder la sollempnité de droit habit de phylosophie, il soit renduz et son païs, exceptez ceus qui sont esprouvez par les sages hommes qui doivent estre departiz paient ceste confusion. +

+

+ Manque dans le ms. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Se aucuns doit estre mis el lieu du mire qui est morz, il ne soit pas parçonniers del ordre devant que il soit trouvez convenables par le jugement de .vii. de ceus del ordre ou de plus, en tel maniere neporquant que quiconques i sera receuz, il ne viegne pas maintenant el nombre des premiers, ainz ait tout l’ordenement du derrenier lieu, et cil qui i furent mis avant soient devant lui. +

+

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous commandons que les grameriens et les rectoriens et les mires et les mestres de philosophie aient, par desus les previleges qui lor sont donnez par l’actorité des establissemenz qui ont esté faiz çà en arriere, tel avantage que tuit cil qui en nostre saint palés reçoivent entre les mires la premiere ordre ou la segonde ou le degré de greignor dignité ; ne soient travailliez de nul servise ne de nul plet, ne tant comme il sont en l’aministracion ne aprés ; il soient quites de tous servises, ne lor mesons, où que eles soient, ne reçoivent à hostes ne chevaliers ne juges. + Et nous commandons que toutes ces choses soient gardees entieres à lor fil et à lor fames. + Et si commandons que toutes ces choses soient otroiees as devant dis clers et à lor enfanz. +

+ +
+
+ [10.54.0. De athletis] + + Cest tytre est des champions. +

+ Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Quitance de servises citoiens seult estre donnee as champions se il se sont combatuz tout lor aage et il ont esté coronnez de .iii. victoires par le jugement à ceus de Romme ou de l’ancienne Grece, et ne mie par hommes loez ou corrompus. +

+
+
+ [10.55.0. De his qui non impletis stipendiis sacramento soluti sunt] + + Cest tytre est de ceus qui sont delivres par lor serement ainz qu’il aient acompli lor chevalerie. +

+ Li empereres Anthonins dit : Cil qui sont delivres de lor serement par male renommee se doivent atenir de toutes honneurs, mes il ne doivent pas estre quites des servises citoiens. +

+

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Dés que tu as esté delivrez pour viellesce, il n’est pas doute que tu n’aies esté delivrez pour honneste cause ; tu seras donc quites des servises citoiens et de honneurs, neporquant droiz n’otroie pas que tu chalenges les previleges à ceus qui ont plainierement parfait lor offices, dés que tu te cognois que tu n’as pas acompli le temps de ta chevalerie, ainz as esté delivrez par ton serement. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Philopaton : Quitance d’onneurs et de servises personiels est par droit otroiee as viellars, se il est prouvé que il aient eu droite cause et honneste de estre delivres, aprés ce que il ont esté par .xx. anz en ost ou en garnison. + Et pour ce que tu dis que tu as chevauchié en compaignie de rotiers, tu dois entendre que tu ne demandes pas par droit quitance. +

+
+ [10.57.0. De conductoribus vectigalium fisci] + + Cest tytre est de ceus qui prennent à loage paages de la borse l’empereur. +

+ Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Il est certaine chose que autres n’ont pas quitance de honneurs ou de servises que cil qui en lor non prennent à louages paages de la borce l’empereur ; et pour ce est il certaine chose que cil qui prennent d’eulz aucunes choses ne sont garniz de nuls previleges. +

+
+ [10.58.0. De libertinis] + + Cest tytre est des filz à ceus qui ont esté franchizRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms.. +

+ Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : La condicion as filz à ceus qui ont esté franchiz ne puet pas donner quitance de servises citoiens, neïs en la cité en quoi il ont lor mesons. +

+
+
+ [10.59.0. De infamibus] + + Cest tytre est des mals renommezRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms.. +

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Les personnes mal renommees ne pueent user de nule des honneurs qui suelent estre donees as hommes d’enterine renommee, neporquant il n’ont pas quitance des services curiaus ou citoiens ; mes il convient que il facent satisfacion des bailliees que il ont eues. +

+
+
+ [10.60.0. De reis postulatis] + + Cest tytre est de ceus qui sont acusez de crimes +

+ Li empereres Alixandres dit : Il a esté establi par mes sainz peres et par moi que cil qui sont acusez d’aucun crime ne reçoivent nules nouveles honneurs devant que il aient purgié lor innocence. +

+
+
+ [10.61.0. De his qui in exsilium dati vel ordine moti sunt] + + De ceus qui sont envoiez en essill ou ostez de lor ordre. +

+ Li empereres Anthonius dit : Se li ordres ou li offices à aucun li est entrediz jusques à certain temps, il ne sont pas mal renommez puis que li temps est acompliz. +

+

+ Li empereres Gordians dit à Ulpin : Li curiaus qui fu envoiez en essill jusques à certain temps et puis revient quant li termes est acompliz reçoit s’anciene dignité, mes il n’est pas receuz à nouveles honneurs se il ne s’en atient par tant de temps comme il fu hors du païs. +

+
+
+ [10.62.0. De filiis familias et quemadmodum pater pro his teneatur] + + Cest tytre est comment les peres sont tenuz pour les filz. +

+ Li empereres Sevoirs dit : Il est certains droiz que li peres qui se consent que son filz qui est hors de son baill soit faiz curials n’est pas tenuz pour lui, quar lors il fust il obligiez se il eust son filz en sa poesté et il apert que cil s’i acorde qui ne se descorde pas par non. +

+

+ Li empereres Aurelis dit : Dés que tu dis que tu apelas, monstres tu que la cause apartenoit à toi, quar quant ton filz fu nommez à avoir l’onneur, si peusses tu dire que tu ne t’i assentisses pas. +

+

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Cil qui o leur peres furent apelez à aucun office et sont encore en la poesté lor pere soient du tout delivres, quar ce ne pert pas droiz que .ii. soient apelez ensemble à tiex offices, + mes tu devras retenir sanz nule doute ceus que tu savras qui sont hors de baill et de la poesté lor peres. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : [L]e mestre fist ton filz procurateurs sanz ton perill ne il ne te fu pas besoinz d’apeler ; + mes cil qui apela à l’office le filz qui estoit en baill sanz le consentement son pere est obligiez à restorer le damage se il ne fu faiz curials par le consentement son pere. +

+
+
+ [10.63.0. De peculo successorum parentis] + + Cest tytre est du perill à ceus qui sont hoirs lor pere. +

+ Li empereres Anthonins dit à Claudian : Se ton pere promist en ton non à rendre .i. servise de son propre patremoine et il porchassa aprés que tu fusses ordenez à provoire, li prevoz de la contree savra bien que li fessiaus de faire le servise est communs à tous les hoirs. +

+
+
+ [10.64.0. De mulieribus in quo loco munera sexui congruentia et honores agnoscant] + + En quel lieu les fames reçoivent les honneurs et font les servises qui apartienent as fames. +

+ Li empereres Phelippes dit : Il a souvent esté escript que cele qui fu nee en une cité et mariee en autre, se son mari n’est de la cité de Romme, ne puet pas estre contrainte de faire en la cité où ele fu nee les servises personiels que fames doivent faire, mes en cele où ses mariz fu nez ; mes il convient que les fames facent les servises de lor patremoines es lieus où eles les porsieent. +

+
+
+ [10.65.0. De legationibus] + + Cest tytre est des delegacions. + +

+ Li empereres Valentins et Galliens dient : Li peres qui a .iii. enfanz est delivres des communes delegacions. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Pour ce que vous avez receu en vostre propre non despenses pour la commune deffense et les hoirs à nostre compaignon ne sont pas tenuz à rendre ce que il en avoit receu, m[e]z s’il est einsi que il doient avoir restitucion, il doivent rendre à la chose commune ce que il ont eu. + Mes se cele quantité estoit establie à ceus qui feroient cel office, vous n’avez pas tort se vous requerez que cele quantité soit rendue à vous qui devez faire l’office, + et vous poez acuser celui que vous dites que il a lessié l’office de ce que il a guerpie la legacion qui li fu bailliee. +

+

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Il a esté establi que cil de cest païs qui ont esté envoiez outre mer en legacion soient par .ii. anz quites des servises citoiens et de honneurs, et non pas cil qui pres de lor païs servent à la chose commune. +

+

+ Li empereres Costanz dit : [T]uit cil qui ont aucunes dignitez en quel maniere que ce soit soient tenuz as honneurs citoiennes et as servises, que li commun preu ne soient perduz par couverture de convenans. +

+

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient as prevoz d’Illire : Se aucuns conseulz est demandez quant l’en nous veult envoier legacion ou mander aucune chose à nostre siege, ce à quoi tuit s’acordent par commun conseill, ne soit pas aporté en la court au juge ordinaire. + Et nous nous otroions que vous oez et enquerez les desierriers à ceus des contrees qui demandent souvent neccessaires remedes, si que il soit en ton jugement as quiex tu dois aidier par toi et lesquiex tu dois envoier à nostre hautece. + Et sentence soit donnee en commun lieu du commun preu à ceuz des contrees, et ce que li assentemenz de la greignor partie loera soit confermez et par sollempnel auctorité. +

+

+ Li empereres Honoires et Theodoses dient : Toutes les foiz que legacion nous est envoiee de la cité d’Alixandre, nous comandons que tuit li curial qui sont en la cité s’assemblent à la court se il ne sont escusez par maladie ou par autre cause neccessaire ; et dient ce qu’il lor semblera droit et l’escrivent à lor propre main par devant le prevost d’Egipte, si que cil qui feront lor requestes aportent o eulz les letres as curiaus, et la legation qui nous est envoiee soit donnee par devant toi. +

+
+
+ [10.66.0. De excusationibus artificum] + + Del escusement as menestreels. +

+ Li empereres Costantins dit : Nous commandons que les menestreels de divers mestiers qui demeurent es citez soient quites de tous servises et oiseuse lor soit donnee pour aprendre lor mestiers, se il en vuelent aprendre plus que il n’en sceivent et ensaignier lor enfanz. Ce sont cil qui font les mesons, les mires, les painteurs, les entailleurs de fust ou de marbre et les serreuriers et les charrons et les edefieeurs et les sororeurs et les orfeivres et cil qui font les oevres d’arain et les fondeeurs et les seeleurs et les potiers et les verriers et les plommiers et les peletiers et les foulons et les charpentiers et autres divers menestreels. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Les menestreelz et les mesureurs des terres et cil qui font les mesons qui partent les terres et mesurent et i font nouveaus edefiemenz et cil qui font nouveaus conduiz d’yaue soient quites de tous servises et praignent des autres à ensaignier tant qu’il en i ait assez. +

+
+
+ [10.67.0. De potioribus ad munera nominandis] + + Cest tytre est d’apeler les meilleurs as offices. +

+ Li empereres Antonins dit : Se tu es apelez as servises citoiens et tu i veuls nommer autre qui i soit meilleur que tu n’i es, met li avant ta cause. +

+
+
+ [10.68.0. Si propter inimicitias creatio facta sit] + + Se aucuns est nommez par haine à aucun office. +

+ Li empereres Alixandres dit : Se tu i es nommez par haine as servises citoiens, la loialté as prevolz fera que cil nommemenz ne t’i nuira pas, quar il apartient au commun profit que li nommemenz ne soient pas faiz par haine, mes par vrai jugement. +

+
+
+ [10.69.0. De sumptuum recuperatione] + + Cest tytre est de recouvrer les despenses. +

+ Li empereres Gordiens dit : Se tu as .v. enfanz vis, tu n’useras pas des servises citoiens qui sont enjoinz as personnes. Et se aucuns t’a apelé à servise contre cest previlege pour travaillier toi et tu as apelé encontre et tu en es asseurez, tu recevras les despens que tu as fait el plet sor ceus qui t’i ont nommé. +

+
+
+ [10.70.0. Si post creationem quis decesserit] + + Cest tytre est se aucuns muert ainz que il ait receu l’office à quoi il fu nommez. +

+ Li empereres Gordians dit : Se tes peres morut devant le jour que il devoit recevoir l’onneur ou le servise, li prevolz de la contree savra bien que il ne convient pas que ses hoirs soient traiz en cause en cel non. +

+
+
+ [10.71.0. De tabulariis scribis logographis et censualibus] + + Cest tytre est des notaires et des curials. +

+ Li empereres Costantins dit : Nuls des notaires ne des escrivainz ne de lor filz ne soit mis en nul servise, mes il soient retrait de tous servises neïs se il le sont dedenz nostre palés, pourtant que il n’i aient esté .v. ans et soient renduz à lor offices. +

+

+ Li empereres Gordians dit : Se aucuns des curiaus se met à recevoir les cens, il ait la condicion que il aime et laist du tout la dignité de s’ordre se il est besoinz que il soit sozmis à enqueste. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Nous establissons par general loy que s’il est besoinz de faire notaires à toutes les contrees generalment, ou à chascune cité par soi, frans hommes i soient ordenez, ne nuls ne soit dés ci en avant apelez à cel office qui soit redevables à servage. + Et se aucuns des seigneurs otroie que ses sers ou son cultiveeur face communement chartres, quar nous voulons que cil qui s’i assentent soient obligiez et ne mie cil qui rienz n’en sceivent, il soit tenuz pour les choses que li sers ou le cultiveur a faites à rendre les depers à la chose commune, et li sers soit batuz pour son meffet et soit d’iluec en avant sers à la borse l’empereeur, quar il apartient as seigneurs que il porveissent au commencement que les privez servises ne fussent assemblez as communs fez. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : [T]uit cil qui doivent estre sozmis as communs besoinz, comment que il soient apelez, ne doivent pas estre apuié par nule hennour ne par nul previlege, ainz doivent estre contrainz de soustenir la fortune selonc la forme des lois si que l’en ne nuise point as communs profiz, et que il ne soient point amenuisiez, et cil soient renduz à lor offices qui i sont estraint par leur obligement ou par celui à lor peres ou à lor ancesseurs. +

+
+
+ [10.72.0. De susceptoribus praepositis et arcariis] + + Des receveurs des detes à la borse l’empereur. +

+ Li empereres Costantins dit : Nous commandons que cil qui doivent recevoir les communes rentes les reçoivent sanz nule demeure. + Quar se cil qui les doit recevoir despist celui qui les veult paier, cil li doit offrir par devant tesmoinz, si que quant ce sera prouvé il soit quites du meffet de la seurtenue. Et cil qui ne volt recevoir ce qui estoit deu à la borse l’empereur soit contrainz par l’office au prevost de rendre le à doubles. + Et se li juges est negligenz de contraindre les receveurs à paier le double il sera paiez du chatel au juge. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui nomment les receveurs des rentes à la borse l’empereur et les autres baillis soient selonc les anciennes lois tenuz à respondre se cil que il nomme ne sont convenables ne il n’achatent nule chose de lor substance par autre personne. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui sont nouvelement establiz à estre receveurs des rentes à la bourse l’empereur ne reçoivent pas tant seulement les detes del an present, mes les arrierages del an devant. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nuls qui ait esté en l’office de recevoir les rentes à la bourse l’empereur ne soit contrainz de prendre derechief cel meismes office devant que il ait rendu conte del an devant, quar il n’est pas droiz que l’en grieve ceus qui bien i ont fait. + Quant li anz sera donc passez, cil qui ont receu les rentes soient contrainz de dire en quoi il ont despendu les choses que il ont receues, si que se aucuns est entrepris que il ait fait larrecin, il puisse plus legierement rendre le domage tant comme il sera nouveaus, + ne il ne sera pas tenuz pardurablement en la poesté de grever ceus des contrees, ainz soient muez chascun an par la soutilleté au juge, se la coustume de la cité ou l’actorité del ordeneur ne les contraint d’estre par .ii. anz en cel office. +

+

+ Manque dans le ms. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Les fromenz qui sont ostez des greniers l’empereur soient maintenant mis en escript et pour quoi il en sont ostez, et l’en ne mete es greniers l’empereur fors les fromenz qui apartienent à la bourse l’empereur. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Cil qui reçoivent les rentes à la bourse l’empereur ne les tiegnent pas longuement en lor hostieus, mes ce que il recevront de ceus des contrees soit maintenant mis es sainz tresors. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li cueilleur et li receveur des rentes soient confermez par l’assentement de toute la court et par le jugement à tous, et les nons à ceus qui sont mis et establiz as communs offices soient faiz savoir as gouverneurs des contrees, et sachent que ce que il nommeront et mesferont apartendra à lor perill. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous avons commandé que mui et setier d’arain et de pierre et pois soient mis par chascune cité et par chascune mansion, si que chascuns de cels qui doivent les treuz sache que il doit donner as receveurs, et se aucuns des receveurs passe la mesure des muis ou des setiers ou des pois, sache que il en soufferra paine avenant ; et les choses qui ont esté faites jusques ci contre le preu à tous les pueples soient abatues. + Et nous commandons que l’en doinst as receveurs la cinquantieme part du froment et la quarantieme del orge et la vintieme du vin et du lart. + Et nous sommes commeu par humanité et commandons que li receveur d’Armene qui sont loingtain aient la quarantieme part du froment et del orge et la cinquiesme du vin et du lart. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li receveur escrivent par devant les deffendeurs la maniere de la force as porseeurs, et toutes les especes et le nombre et la quantité. +

+

+ Manque dans le ms. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se l’en aperçoit que aucuns de cels qui reçoivent les rentes l’empereur ou .i. des notaires ait fait aucun barat, quant il en sera convaincus + il + [et] il + et il] il ms. + ne soit pas derechief apelez à cel office en quoi il a meffet, neïs se il en a empetré nos letres par celee requeste. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nostre hautece a commandé que .ii. notaires et .ii. receveurs soient establiz en chascune contree. + + Et nous voulons que la grant prevosté sache que cil + + om. + [qui] + qui] om. ms. + reçoivent l’or qui est donnez à l'empereur ne doivent avoir nule communité o ceus qui reçoivent les contes de nos rentes, et les juges des contrees seront puniz de paine de .v. livres d’or et li primaz des offices soufferront paine capital se ce n’est gardé. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous ne voulons pas que les curials soient enbesoigniez de bas offices ne de servises que il ne doient que li communs preuz ne chancele. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Se aucuns de ceus qui tienent de nous aporte l’or ou l’argent que il nous doit, cil qui est establiz à recevoir nos rentes le reçoive, si que le gouverneur de la contree et ses offices sache que li crimes sera suens se aucuns damages est faiz as porseeurs pour la desloialté des pois. Et tout ce qui des contrees est envoiez à nostre tresor soit aportez as nobles hommes qui en sont mestres. +

+
+
+ [10.73.0. De ponderatoribus et auri illatione] + + Cest tytre est des porseeurs del or. +

+ Li empereres Costantins dit : Se cil qui nous doivent treuz aportent or et il le vuelent peser ou en deniers ou en masse, il soit pesez à loial pois. +

+

+ Li empereur Diocleciens et Maximiens dient : [T]outes les foiz que doutance naist de la qualité de deniers, il nous plaist que uns homs loiaus et sages qui ne deçoive ne ne soit deceuz + de par ce + departe + departe] de par ce ms. + le contenz. +

+ +
+
+ [10.74.0. De auri publici prosecutoribus] + + Rubrique et texte omis dans le manuscrit + +
+
+ [10.75.0. De his quae ex publica collatione illata sunt non usurpandis] + + Que nuls ne porpraigne les choses qui sont receues des communes rentes. +

+ Li empereres Costantins dit : Nuls des juges ne s’efforst d’envahir par non de prest ce que il reçoit de la chose commune. +

+

+ Li empereres Gordians dit : Nuls homs ne porpraigne por nul tytre nules des choses qui sont repostes en nostre tresor se il n’en a par aventure commandement de ceus qui li pueent donner. +

+

+ Li empereres Archades dit : Les juges sachent que il ne loist à nul à metre en autres besoinz ce que il reçoit des choses qui apartiennent à la chose privee se il ne veult que sa licence soit refrenee par grief sentence. +

+
+
+ [10.76.0. De auro coronario] + + Del or qui est donnez pour le coronnement l’empereur. +

+ Li empereres Gordians dit : Il nous plaist que nuls ne soit contrainz de paier l’or qui est donnez pour le coronnement l’empereur fors cil qui le doivent par coustume. +

+
+
+ [10.77.0. De irenarchis] + + Rubrique manque dans ms. +

+ Li empereres Honoires dit : Cil qui sont establiz par les contrees à faire pés et repos et à tenir concorde en tous les terrouers soient ordenez par les curials tels que il soient convenables par le jugement as prevoz des contrees. +

+ +
+
+ [10.78.0. De argenti pretio quod thesauris infertur] + + Du pris del argent qui est deuz à l’empereur. +

+ Li empereres Archades dit : Nous commandons que chascuns ait pooir de paier or pour la somme del argent que il doit paier, si que il doingne pour chascune livre de argent .v. sols d’or. + Ci fine le disieme livre du Code. +

+ +
+
+
+
+
+ [Liber undecimus] +
+ [11.1.0. De tollenda lustralis auri collatione] + + Ci commence l’onzieme livre du Code. +

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [11.2.0. De naviculariis seu naucleris publicas species transportantibus] + + Cest tytre est des mariniers qui portent les communes choses qui sont deues à la borse l’empereur. +

+ Li empereres Costantins dit : Il ne couvient pas que nule force soit fete as mariniers qui nous aportent les choses qui sont paiees des annonnes, ne il ne soient point deboutez ne nuls domages ne lor soit faiz, mes il soient tuit asseur en alant et en venant, et paine de .x. livres d’or soit proposee à ceus qui les ouseront travaillier. +

+

+ Li empereres Archades dit : Nous avons aperceu que aucuns mariniers tornent en marcheandise les choses que il ont receues pour aporter à nos guerniers. Et pour ce establissons nous que il nous aportent dedenz l’an les choses que il ont receues pour aporter nous et enportent letres en quoi il soit contenu à quel jour il les rendirent, et il rendent dedenz le segont an les letres à ceus qui lor baillierent les choses. +

+

+ Li empereres Antonins dit : Nous voulons que cil qui ont tolu as mariniers aucune chose lor enfacent satisfacion et que lor hardemenz ne croisse dés ci en avant. Nous establissons que quiconques sera entrepris en ravine, il soit tenuz par paine de quatre doubles. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Por ce que il n’avoit pas planté de mariniers en toutes les contrees d’Orient pour la souffrete des nez et les isles estoient malement gardees pour ce que l’en ne nous pooit faire savoir les tors que l’en i faisoit, ta hautece fist par droit quant ele apela le prevost d’Egypte et le prevost des isles et amena les mariniers d’Alixandre et de Capadoce et pluseurs autres et lor commanda que il receussent en lor foy la charge des fromenz qui souloient estre aportez par les mariniers d’Orient des greniers de la cité d’Alixandre à ceste sainte cité et les i aportassent et lor loier lor fussent paiez des treuz. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns a receu les choses à la borse l’empereur à porter et il lesse la droite voie et se torne à autres rivages et les a vendues, il en soufferra paine capital. +

+

+ Cil meismes empereur dit : Les juges qui ont otroié as mariniers qui venoient çà pour aporter nos choses et avoient boen vent à venir i que il demorassent en lor contree pour ce que il estoit + + yver + yvres + yvres] yver ms. + et les serjanz et les curiaus de lor cours perdent lor chatiex, et par desus ce les mariniers soient envoiez en essill se il est prouvé que il i aient fait aucun barat. +

+
+ [11.3.0. De praediis naviculariorum] + + Cest tytre est des possessions et des servises as mariniers +

+ Le paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Droiz deffent es choses que les mariniers rendent que nuls ne excepte le marchié qui seult estre faiz en vendre et en acheter, mes cil qui achate face les servises de ce que il achate, quar les servises apartienent à la chose et ne mie à la personne à l’acheteur. + Ne nous ne commandons pas que cil qui achate aucune chose des mariniers, mes la partie qui est achetee soit tenue à sa partie des servises, quar tous li patremoines à celui qui acheta une petite chose ne doit pas estre obligiez à servir, mes icele partie qui au commencement fu au mariner doit estre tenue toute seule à cel servise, et li autres patremoines à l’acheteur en soit quites. + Et il nous plaist que les mesons qui plus valent à la biauté des citez que autres fruiz et que les mariniers vendent soient obligiees à faire autretant de servises comme eles faisoient ainz que eles fussent vendues. +

+

+ Li empereres Archades dit : Cil qui achatent des mariniers les champs qui sont tenuz à faire lor servises ou il les reçoivent d’euls par aucun tytre soient contrainz de faire les servises que li champ devoient anciennement, ne il ne cuident pas que les condicions lor vaillent que li vendierres qui n’est pas puissans de faire les servises a prises sus lui par sa propre pensee, neporquant ceste convenance soit gardee que se la possession est bailliee à aucun qui soit mains puissanz, cil meismes qui la bailla soit tenuz à faire les servises, et tout premierement cil qui sont plus puissanz restorent les damages à la borse l’empereur. +

+ +
+
+ [11.4.0. De navibus non excusandis] + + Que les nez ne soient pas escusees des communs servises +

+ Li empereres Antonins dit : Pluseurs vuelent garantir lor nez par divers nons et par divers tytres, et nous alons contre ces baraz et commandons que se aucuns met en sa nef aucun tytre pour deffendre soi des communs servises, sache que sa nef sera à la borse l’empereur. + Quar autresi comme nous ne deffendons pas que les bas hommes n’aient navie, ne voulons nous que baraz i ait nul lieu, quar il convient que tous obeïssent communement as communs profiz se mestiers en est et faires les servises sanz nul previlege de dignité. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que nule nef qui puisse porter plus de .ii.m. muis ne se puisse escuser des communs profiz, ne par previlege de dignité ne pour endroit de relegion ne pour avantage de personne, et se nos letres en sont empetrees par aucune maniere, por ce ne doivent eles pas abatre les ruilles de ceste loy qui est plaine de grant porveance. + Et nous voulons que ce soit gardé en toutes causes, si que tout generalment, se aucune chose est aportee avant en aucune besoigne contre droit encontre le commun profit, ele ne vaille rienz contre cele loi et li navires qui se voudra escuser soit pueploiez. +

+
+
+ [11.5.0. Ne quid oneri publico imponatur] + + Que rienz ne soit enjoint à ceus qui font les communs servises +

+ Li empereres Archades dit : Nuls n’enjoigne commun fessel à ceus qui font les communs servises, et cil qui portent le commun froment ne soient contrainz pour nul besoing de recevoir privé fessel. Et s’aucuns fait contre ce, il ne sera pas obligiez à restorer le domage du grief tant seulement, ainz sentira la roideur de commune venjance. +

+ +
+
+ [11.6.0. De naufragiis] + + La rubrique manque. +

+ Cil meismes empereres dit : Se une nef vient aucune foiz à rive par torment de mer ou ele vet en autre terre que en la soue, ele soit à son seigneur, si que la bourse l’empereeur n’i chalenge rienz, quar ele n’a nule droiture en estre riche d’autrui mescheance. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns des mariniers qui aporte nos rentes d’estrange païs dit que tormente li ait depeciee sa nef ou fet autre damage, il se hast d’aler au juge de la contree en quoi ce a esté fait et de prouver par devant lui l’aventure par tesmoinz. Et la chose soit raportee à la haute prevosté, si que se l’aventure en est descouverte dedenz l’espasse d’un an, l’en en ordene avenaument. Et se li anz passe par sa negligence, il nous plaist que la requeste qui puis en sera faite ne soit pas receue. +

+

+ Li empereres Graciens dit : [T]outes les foiz que nef est depeciee ou noiee par tempeste et que la chose est aportee par devant le juge avenant, enqueste en soit faite par .ii. ou par .iii. des notonniers et les autres en soient delivres. + Quar par ces nombres de tesmoinz, l’en puet bien trouver toute la verité cil qui l’en quiert sagement, et ce dont il ne savront la verité soit demandé aus mestres des nez qui miex la sceivent, et se il sont tuit morz l’enqueste soit faite par autres. + Et se la force de la tempeste les a tous noiez que la verité n’en soit celee, l’en enquiere de lor mort par les enfanz as notonniers ou as mestres quant il seront apelez en jugement. + +

+

+ Li empereres Valentins dit : Se les choses que nos tenans nous ont rendues sont peries par tormente de mer quant l’en les nous aportoit, nous ne voulons pas que cil qui les paierent i aient nul damage qui que il soient ou senateurs ou bas homes, ne point de perill n’en soit sus eulz. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous jujons des nez qui sont depeciees que li voiles en soit levez et les causes en soient cogneues, et se l’en trueve que aucuns en ait pris aucune chose, li juges par devant cui la chose sera seue quant cil se plaindront qui ont eu le damage a pouoir de punir et d’envoier en essill. + Et se cil qui doivent cognoistre tiex causes en sont requis, ou par libelle qui lor est bailliez ou par pleniere requeste, et il est negligenz d’oïr tiex causes dedenz .ii. anz, li damages soit tous sus les juges qui devoient congnoistre la cause, et li mariniers soit assols pour le vice au juge. Et li juges qui ne volt oïr la cause quant il en fu requis en loial temps soit contrainz de paier la moitié de la charge, et ses offices l’autre moitié. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+ +
+
+ [11.7.0. De metallariis et metallis et procuratoribus metallorum] + + Des metaus et des metailliers et des procurateurs d’iceus +

+ Li empereres Valens dit : Tuit cil qui par lor travals foueent pierres ou metaus des lieuz aus bas hommes doingnent la disieme partie à la borse l’empereur et la disieme au seigneur de la terre dont il le traient, et li sorplus soit à faire lor volenté. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Pour ce que les procurateurs des metaus qui sont en Macedoine et en Roussie et en Sardane et en Danemarche et sont quites de tous offices se soustraient de ceste besoigne et faignent que ce est pour paour de lor anemis, il soient rapelez à faire lor office ne il ne le lessent dés ci en avant pour nule licence. +

+

+ Li empereur Valantins et Theodoses et Archades dient : Cil qui cueillent la mine de quoi l’en fait l’or paient chascun an à nos sainz dons .i. pois d’or, non mie tant seulement el diocese de Pont mes en celui d’Ase. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous avons oï que aucuns sont qui dient que il a marbre enfoui en aucunes terres, si les deffueent si en perfont qu’il font chaoir les mesons as autres, et pour ce se il avient aucune foiz que il ait marbre sous aucun edefiement, nous deffendons que nuls n’ait congié de deffouir le. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : [L]i metaillier ou les metaillieres qui ont lessié la region dont il furent nez et sont alez en estrange soient rapelez o toute lor mesniee à lor mesons et à lor païs sanz nule prescription de temps, et sachent que nuls griez ne doit estre engendrez en la borse l’empereur. +

+ +
+
+ [11.8.0. De murilegulis et gynaeciariis et procuratoribus gynaecii et de monetariis et bastagariis] + + De ceus qui cueillent le porpre et de ceus qui le tissent, et des monnoiers +

+ Li empereres Costantins dit : Il convient que li monnoier soient tous jours en lor condicion et que il ne soient delivres par le previlege de nule dignité. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Se les fames qui sont naturelment franches s’acompaignent à ceus qui font aucuns vils mestiers et il lor est denoncié sollempnelment que eles s’en partent, et eles aiment mielz lor mariage que la noblece de lor lignage, eles soient tenues par la condicion à lor mariz. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui seront aperceu que il avront en repost aucun de la mesnie à ceus qui font aucuns vils mestiers soient sozmis à paine de .v. livres d’or. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Se aucuns ceile et repont aucuns des sers qui doivent tistre nos robes, il soit puniz de .iii. livres d’or pour chascun de ceus que il repondra. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que nule fame de noble degré qui se mete en compaignie de monnoier n’ait l’onneur de sa naturel franchise. Et se aucune fet contre cest establissement quant ele en sera loiaument amonnestee, ele s’en parte. Et se ele se veult tenir en la compaignie au monnoier, sache que ele fera damage à lui et à ses enfanz, et il seront assemblez à sa condicion. + Et se aucune qui ait esté nee en autrui possession ou qui la doie cultiver sa compaigne à monnoier, par le seu son seigneur ou sanz son seu, li sires se hast de rapeler les à la droiture des champs, ou il sache qu’il a d’iluec en avant perdu le pooir de rapeler les. + Et autresi comme nous ne voulons que nule estrange fame soit jointe à monnoier, deffendons nous que celes qui sont nees de monnoier ne soient assemblees à estranges. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns ose prendre la nef qui est establie à aporter porpre et à prendre le poisson de quoi l’en l’a fet, il soit condampnez de .ii. livres d’or. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Antonins dit : Cil qui doivent cueillir le porpre qui lessent et despisent l’office de lor propre condicion et se metent en dignitez qui lor sont du tout devëees, soient rapelez au lieu de lor propre art et de lor nature + par ceus qui beent à avoir lor choses que l’en voit apertement qui servent du mestier que il doivent faire par nature. Et toutes lor choses qui sont porprises par aucun titre soient rendues as anciens porseeurs. + Et se les hommes qui les tiennent vuelent miels estre sozmis as hommes d’estrange condicion que rendre les choses que il tienent, sachent qu’il doivent faire les servises du temps qui est à venir. Et s’il y a aucuns arrierages du temps passé, il les doivent paier sanz nul escusement. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui sont nez des filles à ceus qui cueillent la porpre et de peres d’autre condicion suient les droitures de la condicion lor meres. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns des menestreez qui apartienent as sainz dons par lignage veult dés ci en avant departir soi du mestier quant il en seront assols pour le prince, il ne metent pas en lor lieu qui que il voudront, mes ceus de qui il sera prouvé par devant ton siege que il sont convenables, en tel maniere neporquant que cil qui par le benefice au prince sera assols de cele condicion sache que tuit cil de son lignage qui remaindront el devant dit mestier et toutes les choses à celui qui en est assols seront obligiees as sainz dons. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Les mestres de faire les robes et les prevoz des tresors et les procurateurs de ceus qui tissent ou les autres à qui aucune tel cure est bailliee n’aprechent pas à amenistrer les choses de nostre saint tresor devant que lor aministracion soit confermee par boens pleges. +

+

+ Li empereres Antonins dit : Cil qui sont nez de pere ou de mere qui doivent par lignage cueillir porpre ne doutent pas que il ne soient obligiez à cele condicion. +

+
+
+ [11.9.0. De vestibus holoveris et auratis et de intinctione sacri muricis] + + Des robes orlees et dorees et de taindre porpre +

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nuls homs n’ait parement d’or en sa robe, linge ne lange, fors cil tant seulement à cui il est otroié pour le servise l’empereur, et cil qui ne lessera la vesteure qui li est devee sera pugniz par paine qui ne sera pas legiere. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous ne voulons pas que la meson tainte en fausse couleur à maniere de porpre ne que la soie qui est tainte en une couleur soit tainte en autre, mes il n’est pas vaé que cele qui est blanche ne puisse estre tainte en tel couleur comme l’en voudra, et cil qui feront contre ce recevront paine capital. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : [T]oute gent, de quel nature et de quel dignité et de quel mestier et de quel profession et de quel lingnage que il soient, s’atiegnent de la chose qui n’apartient fors à l’empereur et à ceus de son hostel, ne nuls ne face en sa meson manteaus ne cotes de soie. +

+

+ Li empereres Theodoses et Valantins dient : [J]asoit ce que marchiez de porpre ont esté deffendus en pluseurs establissemenz, neporquant nous les deffendons par cest nouvel establissement, et pour ce commandons nous que la septieme partie des notaires soit envoiee en Phenice par certain temps que tous baraz soit deffendus par lor cure, et il aient paour de perdre les soldees que il ont aquises par lonc temps, et condampnemenz de .xx. livres d’or lor soit proposez. +

+
+
+ [11.10.0. De fabricensibus] + + Des feivres qui font les armes +

+ Li empereres Juliens dit : Nous commandons que deniers ne soient pas aportez as forges en lieu des choses qui sont neccessaires, m[e]z les choses meismes de quoi li fers puisse estre faiz legierement, si que tous baraz remaigne et que l’en conseult plus prestement au commun profit. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que le mestre de la forge ait aprés .ii. anz non pas tant seulement quitance et sejour, mes honneur, si que quant il seront .ii. mestres d’une meisme forge par .ii. anz chascuns soit envoiez à nous en son temps pour aorer nous. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Antonins dit : Se aucuns eslist la compaignie as feivres en la cité où il fu nez ou en cele où il a sa meson, il apeaut ceus à qui la chose apartient et moustre que ses aiols ne ses peres ne fu pas curiaus et que il ne doit rienz à la cité et que il n’est obligiez à nul citoien, et quant il avra ce fait par devant le gouverneur de la contree ou par devant le deffendeur de la cité se le gouverneeur n’est presenz, il soit receuz au mestier que il desiroit. + Et se aucuns se met sanz cauption en la conpaignie des feivres, sache que il sera ramenez à l’ordre à qui il est deuz, si que nuls avantages de temps ne de soldees ne le deffendent. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il a esté porveu par droit que les feivres servent de lor propre mestier si que, quant il seront assez travailliez, il demeurent es citez où il furent nez. + Et ce que li uns meffet est demandez à l’autre, si que li un se praignent garde et li damages que li .i. fera soit demandez à l’autre, + tous soient contrainz de respondre ensemble des damages, autresi comme se il fussent tous en .i. cors. + +

+

+ Li empereres Leons dit : Nous commandons que cil qui seront acompaigniez entre les feivres de nostre sainte forge et lor fames et lor filz ne reponnent pas à ceus qui les voudront enplaidier ailleurs que el jugement de ta hautece à qui juridicion et à qui poesté il apartient ; et puis que il avront acompli lor office, li gouverneur des contrees ne lor official ne les travaillent de nuls servises citoiens ne curials à quoi il ne sont sozmis à nule maniere. +

+

+ CIl meismes empereres dit : Nuls des feivres qui forgent les communes armes ne s’esforcent puis que il sera en cel office de prendre à loage ne d’amenistrer ne de cultiver autrui choses. Et se aucuns ose venir contre cest nostre establissement et il lor baille à son escient ses choses ou ses possessions à amenistrer, il les perde toutes et cil qui les prennent perdent tous lor biens et puis soient envoiez en pardurable essill. + Et toutes les foiz que il sera besoinz d’aporter armes d’un lieu à autre, ta hautece envoit letres à la haute prevosté et li face savoir le nombre des armes et de quel lieu eles doivent estre portees, si que les gouverneurs des contrees soient assemblez selonc le nombre des armes qui doivent estre portees, si que nez ou autres voitures lor soient bailliees du commun selonc ce que il lor couvendra. + Et puis que ta hautece avra envoiees ses letres à la haute prevosté, se il y a aucune demeure ou aucune negligence en ceus qui i seront envoiez de par le haut siege de la prevosté et la voiture des armes est empeechiee pour ce, nous commandons que tuit cil par quoi ce est soient condampnez chascuns de .L. livres d’or, et cele quantité d’or soit mise en la borse l’empereur dés que il l’avront paiee ; et par desus ce, paine de .xx. livres d’or soit proposee as gouverneurs des contrees et à lor menistres, se la voiture des armes est en aucune maniere empeechiee par eulz. + +

+ +
+
+ [11.11.0. De veteris numismatis potestate] + + De la poesté à l’ancienne monnoie +

+ Li empereres Valantins dit : Nous commandons que cil qui vendent et cil qui achatent reçoivent et baillent les deniers qui sont formez en la forme as anciens princes, si que il n’i ait nul contredit se il sont tant seulement de tel pois et de tel forme comme il doivent estre. Et sachent tuit cil qui autrement le feront que cruel venjance en sera prise. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il convient que toutes denrees descroissent selonc l’amenuisement qui est faiz en la monnoie. +

+

+ Cil meismes empereres dit : « [T]a hautece amonneste tous par sollempnel banissement que il praignent monnoie qui soit toute d’un pris et d’une forme. Et cil qui par avarice despira les comandemenz de nostre majesté soit puniz par torment capital, et cil qui par barat refusera la monnoie où la forme l’empereur est. +

+ +
+
+ [11.12.0. Nulli licere in frenis et equestribus sellis et in balteis margaritas et smaragdos et hyacinthos aptare et de artificibus palatinis] + + Que il ne loise à nul à metre en son frain ne en sa sele à chevauchier marguerites ne esmeraudes +

+ Li empereres Leons dit : « Nuls ne mete dés ci en avant en son frain ne en sa sele à chevauchier ne en son baudré marguerites ne esmeraudes ne jacinz, mes nous otroions bien que les bas homes aornent lor frainz et lor seles et lor baudrez d’autres pierres precieuses ; et si commandons que tous aornemenz de pierres precieuses soient ostez des robes, mes il puissent avoir en lor manteaus tiex orles qui soient precieus par or et par faiture. Et se aucuns fait contre cest nostre commandement, sache qu’il sera maintenant puniz par paine de .L. livres d’or. + Il ne loise à nul bas homme à faire aucune chose d’or et de pierres precieuses qui apartienent à l’aornement de l’empereur, tant seulement exceptez les aornemenz as preudefames et les aneaus as hommes et as fames, ne nuls n’aparolt tele chose à faire par couverture que il ne nous vuille aporter aucun don, quar nous ne demandons pas tiex dons, ne que les bas hommes nous aportent real aornement. + Et se aucuns fait dés ci en avant aucune chose contre la deffense de cest establissement et il ose apareillier à aporter nous aornemenz qui sont establiz au ser à roys et à princes qui sont faiz d’or et de pierres precieuses, sache que il sera condampnez à paier .c. livres d’or et soufferra paine capital, quar les roials aornemenz doivent estre faiz dedenz nostre court par les menestreels de nostre saint palés, et ne mie communement es basses mesons ne en privez offices. + Et pour ce establissons nous par souvrain commandement que nuls bas homs n’ost faire ce qui est saint et couvenable à nostre acesmement et à nostre aornement. + Et se aucuns fait contre ceste deffense, nous commandons que + + l'ame + l'am[ende] + l'amende] l'ame ms. corr. d'ap. A et le texte latin multam + qui a esté avant nommee li soit demandee par l’office as palasins et soit mise en nos sainz dons. + + +

+ +
+
+ [11.13.0. De classicis] + + Cest tytre est des curials +

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns veult plaidier contre curial pour tolir li ses previleges, sache que il en doit aller par devant le juge des curials. +

+ +
+
+ [11.14.0. De decuriis urbis Romae] + + La rubrique manque. +

+ Li empereres Antonins dit : Nous confermons par nostre auctorité les lois des curials que les princes qui furent çà en arriere firent et que nostre pere meismes fist. +

+

+ Nous voulons donc que tous les juges sachent que il ne doivent pas contraindre les curials de respondre devant eulz malgré leur, ne de partir les des raisons qui sont confermees par droit, quar nous voulons que il aient touz lor anciens previleges. +

+
+
+ [11.15.0. De privilegiis corporatorum urbis Romae] + + Des previleges as habiteurs de la cité de Romme +

+ Li empereres Juliens dit : Nuls n’ait pooir ne congié de faire souffrir nule nouvele chose as habiteurs de Romme, ainz commandons que les previleges qui sont otroiez à ceus de Romme en l’onneur de la pardurable cité vaillent tous jours. + Et cil de la cité de + Rommen + Romme + + qui sont alez en estranges païs soient contrainz de revenir par la cure as gouverneurs des contrees, si que il puissent faire les servises que l’ancienne sollempnité lor a enjoint. + +

+ +
+
+ [11.16.0. De pistoribus] + + Des pesteurs +

+ Li empereres Antonins dit : Se aucuns des sers porchasce par grace ou par loier ou par autre maniere la dignité et l'office au conte des guerniers, il soit despoilliez de la dignité que il a receue contre nostre commandement et puniz de .xx. livres d’or, et puis soit rapelez à la compaignie des sers. + Et li especials benefices que il empetra en aucune maniere contre cest establissement faille du tout. + +

+ +
+
+ [11.17.0. De suariis et susceptoribus vini et ceteris corporatis] + + Cest tytre est des pesteurs +

+ Li empereres Antonins dit : Pour ce que li pesteur qui sont en la cité de Romme sont tous jours en travaill et enpensé pour le preu au pueple de Romme, il soient delivrez de tous vilains servises. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+ +
+
+ [11.18.0. De collegiatis et chartopratis et nummulariis] + + De ceus qui sont mestres des assemblees +

+ + Li empereres Antonins dit : Se aucuns s'efforce de soztraire soi à autres servises, pour l'endroit del office de connestables ou de doiens ou de mestre d'aucunes assemblees que il ne font pas, nous voulons aler contre lor baraz, si que nuls ne soit sozlegiez de servise que il doie faire pour couverture d'autre servise que il ne fait pas, et que li servises as orfeivres ou à ceus qui font les deniers ne faille par ceus qui vuelent estre apelez doiens ou mestres d'assemblees et ne le sont pas. + Et pour ce, se aucuns se nomme doiens ou mestres d'assemblees et il n'en veult avoir fors le non, sache que .i. autre sera mis pour lui qui sera souffisanz à cel office, mes l'en gart autres en lieu de ces, et en lieu de ceus qui muerent que le nombre qui est establiz ne soit pas passez ; et nuls ne se puisse escuser par nule aide ne par nule puissance et il apartient à ton jugement et à ta hautece et à ton office à garder ce o grant cautele. + Et nous commandons qu'il soit gardé egalment entre tous, ne nuls ne s'en escuse pour aide de devine meson, ne par nule reverence des saintes yglises ne par nule autre puissance, mes que il n'apere que nous ne conseillons fors as simples en tant comme il apartient as offices. Nous disons et voulons que ce soit gardé, et quant cil des contrees vendent aucune chose à ceus d'aucune assemblee, la vente soit enclose es bonnes du premier establissement, ce est que ce qui fu establi au commencement soit gardé sanz nul renouvelement. +

+ +
+
+ [11.19.0. De studiis liberalibus urbis Romae et Constantinopolitanae] + + Des escoles de la cité de Romme et celes de Costantinoble +

+ Li empereres Antonins dit : Nous commandons que tuit cil qui porprennent le non de mestres et ont à coustume à avoir deciples, dont que il soient, en communes escoles ou en chambres segreement, soient refrenez de faire tel chose communement, si que se il essaient derechief à faire ce que nous desfendons et dampnons, il n'aient pas tant seulement la male renommee que il deservent, mes sachent que il seront mis hors de la cité en quoi il se tienent mauvesement. + Et se cil qui ont à coustume à tenir escole en pluseurs estranges mesons vuelent metre entente à iceus deciples tant seulement que il ensaignent en lor propres mesons, ce ne deffendons nous pas ; et se il sont du nombre de ceulz qui sont establiz en l'aide du Capitoile, il sachent que escoles des privees mesons lor sont deffendues en toutes manieres et sachent que, se il sont entrepris qu'il facent contre cest establissement, sachent que les previleges ne lor vaudront rienz qui sont par droit donnez à ceus à qui il est commandé que il ensaignent el Capitoile tant seulement. + Nostre audictoire ait donc especialment de ceus qui sont plainz de doctrine et de bonne eloquance .iii. mestres de droit et .x. grameriens. Et cil qui ont langage grieu soient .v. par nombre. Il i ait .x. sophistes et .x. grameriens. + Et pour ce que nous ne voulons pas que les joennes hommes soient entroduit en ces ars tant seulement, nous acompaignons as devant diz mestres les aucteurs qui sont de plus parfonde science et de meilleur doctrine. + Et si voulons que .i. autre soit acompaigniez à eulz qui encerche les segrez de phylosophie et .ii. qui dient les volentez de droit et des lois, si que ta hautece face establir à chascun lieuz especials que les deciples soient tous ensemble o les mestres et que la confusion des lengages ne destort les pensees à aucuns del estude. + +

+ +
+
+ [11.20.0. De honoratorum vehiculis] + + La rubrique manque. +

+ Le paragraphe manque. +

+
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+ [11.21.0. De privilegiis urbus Constantinopolitanae] + + Des previleges de Costantinoble +

+ Li empereres Honoires et Theodoses dient : La cité de Costantinoble s'esjoïsse non pas tant seulement de ce que il ont l'avantage du droit de Lombardie, mes de celui de l’ancienne Romme. +

+
+
+ [11.22.0. De metropoli Beryto] + + Cest tytre est de la cité de Baruth +

+ Li empereres Theodoses dit : Nous jujons que la cité de Baruch soit aornee du non et de la dignité d'estre mere des citez pour pluseurs causes droiturels, quar ele est ja coronnee par ses vertuz ; ele ait donc dignité d'estre mere des citéz, et la droiture à la cité de + Sur>Sur] le texte latin donne Tyr n'en soit point amenuisiee, la cité de Sur soit mere de la contree par le benefice à nos ancesseurs et ceste par le nostre et eles aient une meisme dignité. +

+ +
+
+ [11.23.0. De canone frumentario urbis Romae] + + Du froment de la cité de Romme +

+ Li empereres Valantins dit : Li marinier reconnoissent en la court as prevoz ou as mestres que il ont receuz les blez touz sainz et sanz nule corruption à porter as greniers l'empereur, et cil qui les reçoit gart que il n'i ait point de vice, et il est commandé que li prevoz s'en praigne garde quant il vient au port de la sainte cité. +

+

+ Li empereres Archades dit : Se l'en pardonne aucune chose du froment ou de l'uile qui doit estre rendus à la cité, li especiaus benefices qui est porchaciez contre le commun preu ne vaille rienz. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous ne souffrons que nuls requiere le benefice de nostre hautece pour amenuisier les rentes de la cité de Romme, et s'il avient que letres en soient empetrees par aucune maniere, nous ne voulons pas que eles i soient receues. + Et nous commandons que les vicaire et les autres juges qui feront contre ce soient tenuz à rendre le à doubles, et s'il ne s'atienent d'amenuisier les rentes de la cité, il soient envoiez en essill et li primat des offices soient sozmis à paine capital. + +

+ +
+
+ [11.24.0. De frumento urbis Constantinopolitanae] + + Des fromens de la cité de Costantinoble +

+ Li empereres Honoires dit : Fromenz ne soit pas donnez pour annonnes des communs greniers à nul, neïs à nostre sainte meson, mes la rente des fromenz soit gardee toute entiere à departir as mesons en pain cuit. Einsi doit estre la rente departie qui fu donnee par Costantin de noble memoire et acreue par Theodose, homme de grant pitié, quar souffraite croistroit, se les fromens qui sont donnez par annonnes estoient mis en autres usages et cil qui vendre les pensent estoient contrainz de acheter les. +

+

+ Cil meismes empereres dit : La quantité d’or qui est establie à acheter froment soit mise pardurablement en ce, ne il ne loise à nul qui reçoive l’ammistracion de la poesté de la cité à amenuisier aucune chose de cele somme, ne à metre la en aucuns autres usages, mes il soit mis certainement en escript combien l’en preste à chascun des serjanz et combien chascuns en doit paier. + Et nous commandons que cil qui osera trespasser ceste forme rende à doubles la quantité en quoi il a monstré sa male voisdie, et tout ce qui sera paié par ceste raison soit mis à croistre cele quantité et à acheter en fromenz. Et la forme de ceste loy soit entailliee en tables d’arain. + +

+ +
+
+ [11.25.0. De annonis civilibus] + + Des citoiennes annonnes +

+ Li empereres Theodoses dit : Il est assez clere chose que les communes annonnes ne sont pas tant establiees as tytres des dignitez comme as dessertes à chascun par le don au saint empereur Costantin. + Et pour ce, nule chose n’en soit chalengiee el non des assemblees, mes les choses qui sont otroiees pour la desserte à chascun soient gardees que tuit cil qui reçoivent les communes annonnes et les donnent, ou à lor propres hoirs pour charnel amour ou à estranges par tytre de vente. Ce qui est fait soit estable ou par droiture d’eritage ou par jugement de vente. + +

+

+ Li empereres Antonins dit : Nous donnons par nostre franchise par desus la rente acoustumee chascun jour dés ci en avant .cxx. muis de froment des communs guerniers de ceste haute cité, et en faisons nos letres à la haute prevosté d’Orient, par quoi elle puisse savoir la mesure de nostre don, et donner sanz arrestement ce que nous avons commandé. + Et nous establissons par ceste loy, qui vaudra touz jours, que cest don soit faiz pardurablement à nos citoiens. + +

+ +
+
+ [11.26.0. De mendicantibus validis] + + Des fors hommes qui mendient +

+ Li empereres Alixandres dit : [Q]uant l’en avra regardé tous ceus qui sont communement querans par povreté, l’en enquiere en chascun la force de son cors et son aage ; et cil qui sont mauvés et querant sanz nule foiblece qui soit en eulz soient contrainz que cil qui sont serf retornent à lor seignors, et cil qui sont franz soient mis à estre cultiveurs de champs pardurablement à ceus qui les encuseront et prouveront que il est einsi ; mes lor seignors aient action sauve contre ceus qui lor donnent conseill de fouir s’en ou d’aler mendiant. +

+
+
+ [11.27.0. De nautis Tiberinis] + + Des mariniers du Toivre +

+ Li empereres Valeris dit : Cil qui est des comenz qui a nef qui court par le Toivre sache que il li convient par force faire le servise à la chose commune, et toutes les nez qui seront trouvees en l’yaue du Toivre soient sozmises à avenans servises, si que nule dignité ne nul previlege ne les delivre de cest office. +

+ +
+
+ [11.28.0. De frumento Alexandrino] + + Du froment de la cité d’Alixandre +

+ Li empereres Valantins dit : Nous confermons quanque ta hautece a ordené pour servises et pour garantir la sustance as mariniers el pris du froment qui est aportez à la cité d’Alixandre et que achoison de proie soit tolue as curials. + Nous commandons que il ne s’entremetent pas de ceste chose, mes cil que tu i establiras par ta porveance facent et acomplissent cest office. + +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous ajoustons as livroisons de la cité d’Alixandre .c. et .x. muis de blé chascun jour, si que nuls ne perde ce que il a receu jusques ci. +

+ +
+
+ [11.29.0. De Alexandriae primatibus] + + Des pers d’Alixandre +

+ Li empereres Antonins dit : Nous quitons les pers de la cité d’Alixandre du servise de curer le flueve, et jujons selonc la forme de ton ordenement que .cccc. solz soient donnez du paage de la devant dite cité, si que il soient en toutes manieres paiez du titre des nez. +

+
+
+ [11.30.0. De iure rei publicae] + + Cest tytre est de la droiture à la chose commune +

+ Li empereres Antonins dit : Se aucuns plede contre la chose commune pour chose en quoi deffendeeurs ne li ont pas esté ordenez ne il n’a pas esté establiz que il i fussent ordenez, il ne pert pas pour ce ses actions. +

+

+ Cil meismes empereres dit : L’en demande savoir mon se la chose commune en lieu de quoi vous estes, pour ce que vous dites que vous avez fait satisfacion de la dete qui li estoit deue, avoit droiture de gage es biens au deteur. Mes se ele n’a conquis ceste droiture par benefice qui li soit otroiez especialment, sa cause n’est pas dessevree des autres creanciers qui ont personnel action. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il est coustume que l’en aït à la chose commune autresi comme as orfelins. +

+

+ Li empereres Antonins dit : Se la chose commune de quoi tu as fait mencion vendi, selonc la coustume de la cité, ta place quant ta meson fu chaoite, le gouverneur de la contree ne soufferra que rienz i soit fait contre la forme de ceste loy. +

+
+
+ [11.31.0. De administratione rerum publicarum] + + De l’aministracion à la chose commune +

+ Li empereres Antonins dit : Il est aperte chose que champ qui est tenuz à cens ne puet pas estre toluz à celui qui le tient, tant comme il en pait ce que il en doit as termes. +

+

+ Les empereurs Diocleciens et Maximiens dient : « [T]u dois savoir que action doit estre meue contre ceus qui amenistrent la chose commune qui par lor office deussent recevoir cauption du lés qui estoit lessiez à la chose commune par condicion, se il ne la + + prent + prennent + + , pour tant comme la chose commune i eust gaaignié se ele eust esté prise. +

+
+
+ [11.32.0. De vendendis rebus civitatis] + + De vendre les choses as citez +

+ Li empereres Antonins dit : Se tu achetas sanz nule condicion les champs que la chose commune vendi dés que la vente fu parfaite, tu doutes pour nient que la seignorie ne t'en puisse estre tolue par aloignement qui puis i a esté faiz, quar li temps qui est establiz à faire aloignemenz es marchiez n’apartient fors as causes et à la borse l’empereur, se aucune cité n’a tel coustume. +

+

+ Li empereres Valeris dit : [J]asoit ce que il apert que acroissemenz soit offers au loage qui est fez de la commune possession, neporquant il ne convient pas que la foy de lor aage soit bruisiee pour l’endroit del acroissement, pour ce meesmement que lonc temps est passez puis que li marchiez fu faiz. +

+

+ Li empereres Leons dit : Se mesons ou rentes ou sers vienent à la droiture de ceste noble cité ou d’aucune autre par tytre de heritage ou de lés ou de don, il loira as citez tiex choses à vendre pour leur preu, si que li pris qui en sera euz soit mis à faire ou à apareillier les murs de la cité. + Et nous deffendons par porveable cure que nuls ne puisse engignier nul barat contre le preu des citez ; mes tiex ventes soient faites sanz barat et sans decevance et nous voulons que l’en gart dés ci en avant que, se l’en veult aucune chose qui apartiegne à ceste noble cité, ou mesons ou rentes ou autres edefiemenz ou sers, il ne soient venduz fors par l’auctorité l’empereur. + Et se ce est fait es contrees, tuit li curial et li henoré et li porseeor de la cité qui vent sa chose, ou la greignor partie d’eulz, soient presenz, si commandons que les autres escriptures lor soient aportees avant, et chascuns de ceus qui seront present die par son serement la sentence que il cuidera qui soit plus profitable, si que quant ce sera recité el jugement de la contree, li achetierres puisse avoir avenant seurté. + Et nous commandons que les ventes qui sont faites ou qui seront faites en tel maniere soient estables. + +

+
+
+ [11.33.0. De debitoribus civitatum] + + Cest tytre est des deteurs as citez +

+ Li empereres Antonins dit : Il est esclerié, par mes establissemenz et par ceus as sainz princes qui furent devant moi, que cil qui doit à la chose commune ne reçoive nule henour devant que il ait paié ce que il doit. +

+

+ Li empereres Antonins dit : Les detes de la chose commune doivent estre demandees as deteurs qui ont lor choses toutes entieres ou à leur hoirs qui ont lor patremoine tout entier, si que il paient lor usures en lor temps, quar ce est li preuz à la chose commune que ele ait convenables deteurs et li leur que la somme de lor dete ne soit pas creue. + Et pour ce que ce seroit desloialté que la cité perdist sa dete pour l'estrangement de la chose qui li fu obligiee, il nous plaist que, se aucuns des deteurs à la chose commune d'aucune cité donne ou vent ou baille par autre raison aucune chose du patremoine que il avoit quant il prist les deniers à la chose commune, l'en regart à la qualité de la chose qui est estrangiee ; et quant l'en avra regardé toutes les facultez que li deteurs avoit quant les deniers li furent creuz, l'en demande à celui qui tient aucune des choses au deteur son avenant de la dete et des usures. + Et autresi quant l'en trouvera que li patremoines à celui qui sera obligiez à aucune cité ne sera pas tiex que toute la dete en puisse estre paiee, li juges devra enquerre o grant diligence et o grant cure à cui les facultez au deteur sont vendues, par aucune condicion si que, quant l'en avra tout proisié loialment, chascuns en soit traiz en cause par tel partie comme il en a, et il aient personel action contre le deteur pour cui il paient et qui en est delivrez. + Manque. + Et se aucuns des deteurs à la chose commune d'une cité fait lieu à la borse l'empereur, il est aperte chose, par l'ancien droit et par les letres aus sainz princes et par nostre establissement, que les acheteurs qui achetent à la borse l'empereur ne doivent point estre tormentez. + Et se nulz n'achate les choses au deteur, mes il gaste tous ses biens, si que nuls n'en porsiet rienz, il convient que li damages de cele dete soit soz la chose commune. Et pour ce doit li peres de la cité metre grant cure et grant entente que les deniers à la chose commune soient bailliez à tiex qui bien les puissent rendre ou qui aient granz rentes. +

+
+
+ [11.34.0. De periculo nominatorum] + + Du perill à ceus qui sont nommez à aucun office. + +

+ Li empereres Antonins dit : Se cil que tu et tes compainz nommastes à estre mestres de qui vous ne preistes nuls pleges orent assez de quoi paier ce que il devoient quant il lessierent l'office d'estre mestres, vous n'estes pas obligiez pour eulz, pour ce se vous les nommastes ; mes se cil qui les pensent empledier el non de la chose commune n'en voudrent rienz faire, il n’en pueent blasmer se eulz non, et si doivent restorer les domages à la chose commune. +

+

+ Ci[l] meismes empereres dit : Se cil qui fu mis en office de mestrise en lieu de toi i mist .i. autre en lieu de lui qui n’estoit pas assez convenables, li perilz de l’aministracion ne puet pas regarder à ta personne, quar quant aucuns sont nommez en lieu d’autres, li perilz en est tous sor ceus qui nomment les premiers qui orent l’aministracion. +

+
+
+ [11.35.0. De periculo eorum qui pro magistratibus intervenerunt] + + De perill à ceus qui sont pleges pour ceus qui sont es mestrises +

+ Li empereres Antonins dit : Si plaist à moi et à l’empereur Sevoir que les pleges à ceus qui sont es mestrises soient obligiez pour des choses qui apartiennent à lor aministracions, et ne mie pour les choses qui lor sont enjointes pour lor colpe ou pour lor mesfet. +

+
+
+ [11.36.0. Quo quisque ordine conveniatur] + + En quele ordre chascuns doit estre emplediez +

+ Li empereres Antonins dit : Se la cure des deniers d’une cité est establiee à .ii. ensemble si que l’en n’en baille pas à chascun sa partie, il sont obligiez à la chose commune de la cité et non pas pour les parties, mes chascuns pour tout. + Et quant l’en veult garder de damage la chose commune et comment à rendre ses depers, l’en praigne premierement les biens à celui qui amenistra ; et s’il ne souffisent, l’en praigne aprés ceus à son compaignon. + Neporquant il n’est pas droiz que vous qui estes hoirs à .i. des procureurs soiez chargiez du damage qui aprés sa mort avint par la tricherie ou par les coupes à ses compaignons. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : [T]outes les foiz que aucuns offices est enjoinz à .ii., non pas deviseement mes tout ensemble, et chascuns de eulz est obligiez à respondre du tout, l’en n’en puet par nule raison demander rienz à celui qui les nomma devant que l’en ait pris les choses à l’un et à l’autre. + Mes se il sont apelez à l’office chascuns pour sa partie, il soient traiz en cause chascuns pour sa partie et puis lor plege. Et se satisfacion n’est faite pour les pleges, l’en secourt aprés à celui qui les nomma à cel office ; et se il ne souffist à respondre en, li prevoz savra bien que cil qui fu parçonniers de cel office devra estre traiz en cause au derrenier. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se vous fustes einsi mis en office de mestrise que chascuns de vous soit obligiez à tout le perill, il n’est pas doute que li uns ne doie restorer le domage à l’autre qui li avient ; mes ce qui seult estre establi es mestres que cil qui les noment soient premierement trait en cause sera gardé en vostre personne. +

+

+ + Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Pour ce que tu proposes que tu et tes compainz prestastes des deniers à la chose commune el temps que vous fustes en la mestrise et il y a aucuns des deteurs qui ne pueent pas paier la dete, il convient que tu faces satisfacion à la chose commune de ce que tu feis tous seuls, et puis li hoir à ton compaignon ou cil qui porsieent ses biens. Et se la chose commune n’est ainsi gardee de damage, l’en s’en praigne premierement à ceus qui vous nommerent à cel office. Et s’aucuns domages i est avenuz es coupes à ton compaignon, cil qui le nommerent à l’office i soit obligiez comme pleges. +

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+ [11.37.0. Ne quis liber invitus actum rei publicae gerere cogatur] + + Que franc homme soit contrainz de recevoir malgré suen l’office à la chose commune +

+ Li empereres Alixandres dit : Se tu fus amenez à franchise par le jugement del ordre de la court si comme tu proposes, li procurateurs de la chose commune savra bien que tu ne dois pas amenistrer malgré tuen les oevres à la chose commune, pour ce meesmement que sers doivent amenistrer l’office que l’en te veult baillier. +

+

+ Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Se tu estoies naturelment franz et tu fus contrainz de recevoir aucun des offices à la chose commune, tu peus requerre l’aide au prevost et desfendement de droit selonc l’usage. +

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+ [11.38.0. Iniuncti muneris sumptus ad omnes collegas pertinere] + + Que les despens del office qui est enjoinz apartienent à tous les compaignonsRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms. F. + +

+ Li empereres Diocleciens dit : Por ce que tu proposes que tu fus establiz à faire .i. office o autres et que tes compaignons lessierent l’office et que tu le feis tout par toi, li prevoz porverra que, se tu i feis aucuns despenz à quoi les compaignons de cel office deüssent partir, il te rendront lor parties ; mes s’il aperçoit que tu aies esté lessiez tous seuls en l’office, il savra bien ce qui apartient à la commune justice. +

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+ [11.39.0. De his qui ex officio quod administraverunt conveniuntur] + + De ceus qui sont trait en cause por l'office en quoi il + om. + [sont] + sont] om. F corr. d'après A de ceuls qui sont tret en cause pour en quoi il sont aministré + amenistréRubrique] cette rubrique se trouve à la place de la suivante dans le ms. F. +

+ Li empereres Antonins dit : Se tu prestas des deniers à la chose commune et il sont perdus sanz tes coupes, il sousfist que tu rendes le chatel sanz les usures. +

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+ [11.40.0. De solutionibus et liberationibus debitorum civitatis] + + Du paiement et de la delivrance as deteurs de la cité +

+ Li empereres Antonins dit : Les cauptions as communs sers donnent ferme seurté as deteurs de la chose commune, se eles sont confermees par les seaus as procurateurs ou à ceus qui ont le pooir de demander les detes. + Et quant cil qui a paié aporte avant l’escripture à celui tant seulement qui a receuz les deniers, cele deffense li vault, se il est prouvé que ce que il a paié ait esté mis el preu à la chose commune. + Mes se vostre procurateur aperçoit que il soit avenus par le serf que les deniers que li deteur rendirent soient gastez, il restorera de son chatel ce qui en faut en ceste maniere. + +

+
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+ [11.41.0. De spectaculis et scaenicis et lenonibus] + + Des musees et des theatres et des lecheeurs +

+ Ce paragraphe manque. +

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+ Li empereres Valantins dit : Quiconques metra en son propre preu les chevaus que nous ou nostre conte ordinaire donnons, il sera condampnez à paier une livre d’or. +

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+ Cil meismes empereres dit : La noble auctorité sache que il convient que cil qui ont l’office de mener chevaus ne soient tormentez en nule maniere fors de jouster el carrouge. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Se il a es communs porches ou es lieuz des citez en quoi nos ymages suelent estre sacrees aucune vilaine painture de povre home ou de jongleur, ele soit maintenant effaciee, ne il ne loise pas dés ci en avant à paindre ne à entaillier vilaines personnes en honneste lieu ; + mes nous ne deffendons pas que eles ne soient mises es theatres. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nuls des juges n’essait à amener d’une cité en autre, ne d’un lieu de la contree en autre, chevaus coreors ne charretes ne bestes ne jongleors, que il ne travaillent l’estat des choses communes quant il entendent à lor gieus et empeechent la feste qui doit estre celebree en toustes les citez. Et s’aucuns bruise cest commandement, il soit puniz par la loy qui porsuit ceus qui bruisent les loys. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous ne souffrons pas que les peres ou les seigneurs qui contraignent lor filles ou lor serves de pechier aient sus eulz droiture de seignorie, ne que il aient preu en si grant crime. + Il nous plaist donc qu’il soient sozmis à tel engraignement que il ne puissent user sur eulz de droiture de poesté, ne que rienz ne lor puisse estre aquis par eulz ; mes s’il vuelent, il puissent aloer lor filles et lor serves par le jugement des evesques et des juges et des deffendeurs, si que lor povreté en soit soustenue en tel maniere que, se il lor font force de pechier malgré leur, il ne perdent pas tant seulement la poesté qu’il ont sus eulz, ainz soient envoiez en pardurable essill ou sozmis à paine de metal, qui est encor mendre paine que se aucuns estoit contrainz de pechié faire. + +

+
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+ [11.42.0. De expensis publicorum ludorum] + + De deniers qui sont euz de geuz +

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient à Marcel : Pour ce que tu dis que li prevoz de la contree mist à refaire les murs de la cité les despenses qui li furent paiees de la jouste, ce qui fu fait salvablement ne sera pas rapelé. + Et quant les murs seront refaiz, les joustes seront faites selonc l’ancienne coustume, quar einsi porverra l’en à la seurté de la cité par les murs qui seront refait, et li deliz de la jouste ne sera pas perdus. + +

+
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+ [11.43.0. De aquaeductu] + + De conduit de yaue +

+ Li empereres Costantins dit : Cil par qui terres li conduit des yaues sont soient quites de tous servises, si que il netoient les conduiz qui sont plainz d’ordure, ne nuls autres fessiaus ne lor soit enjoinz que il ne soient enbesoigniez d’autres choses et lessent les conduiz plainz d’ordure. + Et s’il entrelessent ce, il perdront lor possessions et la borse l’empereur les avra pour ce que li conduiz est tenuz orz pour lor negligence. + Pour ce convient il que cil par qui terre l’yaue court sachent que il doivent lessier à destre et à senestre .xv. piez touz vuiz d’arbres, et les officials as juges gardent que, se arbres nessent dedenz ces .xv. piez, il soient maintenant trenchiez que il n’empirent le conduit. + +

+

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns est dés ci en avant si hardiz que il vuille aler contre le preu de ceste noble cité et il amaine en son champ yaue du commun conduit, sache que cil champs li sera toluz et assemblez à nos choses privees. +

+

+ Li empereres Antonins dit : Nous commandons que cil à qui usages d’yaue est otroiez, ou de piece a, ou ore par nostre commandement, la mainent de là où ele muet si que il ne touchent pas as mestres tuiaus, ne ne la traient du mestre conduit. + Et s’aucuns le fait autrement, il ne perdra pas tant seulement le benefice que il avoit, ainz sera puniz de tres grief paine selonc la condicion de sa personne. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous commandons que chascuns des citoiens ait l’ancien usage d’yaue que il a tenu par longue seignorie, ne il ne soit troublez par nul renouvelement, si que chascuns l’ait dés ci en avant en autretel quantité comme il l’ot eue jusques ci et en autretel coustume ; et cil soufferront paine qui en useront à celee pour arouser lor champs ou pour faire lor cortilz plus deliteus. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Cil meismes empereres dit : Toutes les voitures qui pueent estre concueilliees de toutes les escoles qui soient en ceste noble cité et tuit li ouvrier viegnent à rapareillier la doiz del yaue de ceste cité, et ce soit gardé que nuls qui ait droiture d’yaue ne soustiegne nul autre fessel, quar ce seroit male chose que les mesons de ceste cité achetassent eaue. +

+

+ Li empereres Zenons dit : Nous establissons par ceste loy que, se aucuns qui ait grant prevosté met l’or qui est establiz as conduiz d’yaue en autre besoigne que en apareillier le conduit del yaue ou au curer le, il soit contrainz de rendre autretant du suen propre à apareillier les conduiz del yaue. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous jujons que l’en enquiere diligemment quiex fontaines sont communes dés le commencement et lesqueles furent premierement propres à aucun et puis vindrent au commun usage et sont derechief retornees à la proprieté d’aucun, ou par ce que il en a gaaignié par barat le premier chief, ou se aucune tel chose a esté faite par mauvese auctorité par couverture de nos letres et l’en rende à la roial cité sa droiture. Et ce qui a esté aucune foiz commun ne soit fait propre à aucun, ainz reviegne as communs usages ; et les letres ou li commandement qui ont esté donnez à aucuns contre le commun preu de la cité soient quassez par droit, et prescription de lonc temps ne vaille rienz à tolir les droitures à la cité. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous jujons que nule personne, de quel dignité que ele soit, n’enjoingne nul servise à ceus par qui terre les conduiz des yaues sont. + Mes se aucuns se fie si en sa propre actorité que il amaint yaue apertement des communes fontaines ou il la maint par repoz agaiz, il soit contrainz de rendre la as communs conduiz. + Et nous deffendons que nuls ne plant dés ci en avant arbres delez conduiz de yaue, que les murs du conduit ne soient empoiriez par les racines des arbres, et l’en scet bien que ce meismes a esté deffenduz par les anciens establissemenz. + Et tous sachent que, se yaue commune est dés ci en avant amenee en possession ou en champ ou en cortill ou se aucune chose est plantee delez le conduit del yaue, li domages doit estre sor celui qui amena l’yaue ou qui planta les arbres qui nuisent au commun conduit ; et li lieu qui sont einsi arousez soient à la borse l’empereur, ne nuls pardons ne soit donnez à nul de ceste paine, ne par nos letres ne par autre maniere. + Et nous commandons que cil qui sont gardes des eaues qui sont establiz à garder tous les conduiz de yaue en ceste roial cité soient saignié de nostre non en amedeus les mains, si que tous les connoissent par cest saing, ne il ne soient mis à nul autre office ne par les procurateurs de nos mesons ne par aucune autre maniere. + Et s’il avient que aucuns d’euls muire, nous jujons que cil qui est mis en son lieu soit saigniez de cel meismes saing, si que cil qui sera mis en lieu s’entremete pardurablement de garder l’yaue, ne ne soient pas contrainz de faire autres servises. + +

+

+ Li empereres Antonins dit : Nous establissons par ceste loy que li establissemenz que l’emperere Theodoses fist de ceus qui vuelent que ele lor soit donnee des communs conduiz ou des communes fontaines soit en sa fermeté, si que l’en ne sueffre à nul, ne en ceste cité ne es contrees, que il traient yaue des communs conduiz sanz nos letres qui soient envoiees à ta hautece ou à autres à qui la chose apartient ; et cil qui bruisera cest nostre commandement ou soufferra qu’il soit bruisiez sera condampnez à paine de .x. livres d’or et soufferra nostre engraignement. +

+
+
+ [11.44.0. De gladiatoribus penitus tollendis] + + Des gieus qui sont faiz o armes esmoulues +

+ Li empereres Costantins dit : + + selon + Sanglant + Sanglant] selon FA corr. d'après le texte latin Cruenta spectacula + gieu ne mortel ne nous plesent pas qu’il soient faiz el repoz et en l’uiseuse à nos citoiens, et pour ce deffendons nous du tout les gieus qui sont faiz o armes esmoulues. +

+
+
+ [11.45.0. De venatione ferarum] + + De vener bestes sauvages +

+ Li empereres Honoires dit : Nous donons à tous poesté d’ocirre lions, ne nous ne voulons qu’il en doutent nul acusement. + Et si commandons que les bestes que cil qui gardent les chemins envoient çà ne soient pas retenues plus de .vii. jourz en chascune vile. Et cil qui brisera cest commandement paiera à la borse l’empereur .v. livres d’or. + +

+
+ [11.46.0. De maiuma] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

+
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+ [11.47.0. Ut armorum usus inscio principe interdictus sit] + + Que nuls ne puisse user d’armes sanz le seu au prince +

+ Li empereres Alixandres dit : Nuls n’ait pooir de mouvoir aucunes armes sanz nostre seu et sanz nostre conseill. +

+
+
+ [11.48.0. De agricolis censitis vel colonis] + + La rubrique manque. +

+ Li empereres Costantins dit : Li cultiveur des champs qui entendent à cueillir les blez ou à recevoir nos rentes ne soient pas en cel temps apelez à autres servises, quar il a esté porveu que il entendent à ces besoignes en temps couvenable. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns veult vendre son champ ou donner, il ne puisse pas retenir par privez convenans les cultiveurs pour metre les en autre terre. + Quar cil qui croient que les cultiveurs lor sont convenables doivent retenir les o les champs ou lessier les à autres se il ne retiennent les champs. + +

+

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns a receu par nostre don cultiveurs qui sont autresi comme esgarez pour ce que les champs que il cultivoient sont lessiez, il soit obligiez à rendre à la borse l’empereur les rentes et les servises qui li souloient estre renduz des champs que cil cultiveurs devoient cultiver. + Et nous voulons que ce soit gardé meesmement en ceus qui sueffrent que sers viegnent de tiex chans à lor possessions. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Les seignours des champs praignent de lor cultiveurs lor rentes et de ce que la terre aporte, et ne lor en demandent pas deniers se la costume des champs ne le requiert. +

+

+ Cil meismes empereres dit : [C]il qui gouvernent les contrees praignent tous les cultiveurs fuitiz, sanz nule differance de nature ne d’aage ne de condicion, de revenir as anciennes possessions où il furent nez et norriz. » +

+

+ Cil meismes empereres dit : [A]utresi comme il ne loist pas à vendre les cultiveurs qui sont nez et norriz en une possession se l’en ne vent la terre, ne loist il pas à vendre les sers ne les vilains qui la doivent cultiver, + ne baraz ne soit pas controuvez contre la loy, si comme il a esté fait pluseurs foiz en ceus qui sont nez et norriz es possessions, si que tous les cultiveeurs de la possession soient bailliez à celui qui achete un poi de la terre, si que li sires n’ait qui li cultive la terre qui li remaint. + Mes quant aucuns achate champ, ou tout ou en partie, il ait autretant des cultiveurs comme li sires qui le vent en metroit à cultiver ce que il vent. Et s’aucuns les achate autrement, sache que il perdra le pris que il i dorra, et le vendeur porra demander arriere ses cultiveurs et lor enfanz. + Et se il lesse pour aucune cause à requerre le benefice de ceste loy et à demander les arriere et il muert einsi, nous donnons à ses hoirs pooir de chalengier les contre l’acheteur ou contre ses hoirs, si que nule prescription de lonctemps ne lor nuise, quar nuls ne doit douter que cil ne porsiee par male foi qui achate aucune chose contre le deffens à la loy. + +

+

+ Ci[l] meismes empereres dit : Tous les fuitiz qui se tapissent en estrange terre soient rapelez à lor premieres seignories o tel atemprement que, se cil o qui il sont trouvez savoient que il fussent autrui et que il fussent fuitif se il en ont usé à lor gaaing, si comme se il lor ont fait cultiver les champs, les fruiz des champs soient à lor seigneurs ; ou se cil sor qui il sont trouvez savoient que aucunes choses lor fussent enjointes, ne il ne lor ont pas paié le loier de lor labour, li treu qui sont peri par les champs que il devoient cultiver qui n’ont pas esté cultivez soient demandez à ceus entor cui il sont. + Mes s’il ne savoient pas que il fussent autrui serf ne fuitiz, ainz se tenoient pour franz et se mistrent entour aucun ou il cultiverent les terres à aucun et li rendirent tel partie des fruiz com il devoit avoir pour son treuage et garderent le remenant comme lor propre chatel, ou il s’alouerent à faire aucun mestier, ou orent le louier qui lor fu convenancié, l’en demant au fuitif meismes quanque il doivent. + Et se l’en trueve entre les cultiveurs de champs si comme il avient souvent à aucuns qui doivent aucunes choses à tiex hommes d’aucuns marchiez, quant les parties seront devant le juge, il demant as deteurs ce que il doivent. + +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que les cultiveeurs qui sont nez es possessions ne soient escusez de cultiver les pour nul previlege ne par nule dignité ne par nule auctorité, mes toutes les choses qui aucune foiz ont esté empetrees par aucune garde soient abatues et il soient renduz à lor seignors ou à la possession que il doivent cultiver. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous voulons que les sers ou les cultiveurs et cil qui doivent les treuz remaignent à lor seignors, quar se aucuns a paour de damage et il envoie ceus que il ne scet qu’il ont hors d’entour lui, les sers n’avront pas volenté de fouir. Nuls ne laist donc son seignor ne n’ait lieu où il se puisse tapir. + Mes chascuns reçoive celui que il savra qui est naturelment franz et ost d’entour lui celui qui faint que il est franz, se il ne set bien qu’il le soit, se il ne veult estre obligiez as choses qui sont establiees. + ¶ Se aucuns des devant diz fuitiz est donc trouvez entour eulz, cil qui le tient pait à la borse l’empereur .xii. livres d’or. Et nous jujons que il pait à celui à qui li sers fuitiz fu .i. autre serf qui autretant vaille. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que les enfanz as cultiveurs ou à ceus qui sont nez es possessions, de quoi la condicion est presque une meismes, jasoit ce que li non sont divers, ensivent l’estat de la condicion lor pere. + Et l’en doit garder que, se .i. meismes hom a .ii. possessions, de quoi il a en l’une assez de cultiveurs et en l’autre en a poi et il amaine de cele où il en a assez aucuns des cultiveurs à cele où il en a poi, et il avient aprés que ces possessions viegnent à divers seigneurs, li remuemens qui fu faiz des cultiveurs soit estables, si que le sire de la possession de quoi les cultiveurs sont remuez rende lor enfanz à estre o els. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se les cultiveurs que aucuns a porsis par bonne foy s’en fuient à autres et essaient à eschaper de lor propre condicion, il convient que l’en sequeure premierement à celui qui le porseoit par bonne foy, et puis enquiere l’en la cause de la proprieté. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui reçoit les rentes qui apartienent à la borse l’empereur n’en demandent nule chose as cultiveurs, quar nous voulons que il soient si ententif as besoignes de la terre que il ne s’en partent neïs une seule heure. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se la fame qui fu nee en aucune possession ensuit la compaignie d’aucun franc homme et ele veult demorer o lui en cité ou en aucuns autres lieuz, il convendra que toute sa ligniee soit rapelee selonc les anciens establissemenz. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il est esclerié par droit et par l’auctorité des lois que nuls empiremenz ne puet estre mis en possession mal gré au seigneur ou sanz son seu. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous ne souffrons que les cultiveeur soient receu par nule raison à nul autre lian de servise, jasoit ce que il soit plus bas, ne nous n’otroions pas que les serjanz à ceus qui sont es mestrises soient escrit à ceus, quar à ce conseillons nous à la droiture as seigneurs et à la commune honnesté. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Justiniens dit : Nous voulons que li plet soient justement finez. Si establissons que se les cultiveurs, de quel condicion que il soient, crient aucune foiz contre les seigneurs de la terre que il cultivent et il doutent savoir mon se il en sont seigneurs ou non, ou se les cultiveurs meismes ont la seignorie de la terre que il porsieent et cil qui se tienent pour seigneurs n’en ont pas la seignorie eue par lonc temps ne n’en ont pas longuement receues les rentes, quar en cest cas n’eussent pas les cultiveurs congié de contredire la seignorie, nous jujons que tel forme soit gardee en paier en les rentes ou les communs servises que, se les cultiveurs de quoi nous avons parlé avant donnent avenant plege de toute la somme qui en est deue, que il rendront au seigneur toutes les rentes sanz nule demeure, se jugemenz donne que il aient la meilleur cause ; et cele plevine durt jusqu’à .iii. anz et puis soit renouvelee. Les seigneurs ne travaillent pas puis les cultiveurs pour les rentes, devant que sentence en sera donnee. + Et se les cultiveurs ne vuelent ce faire ou ne pueent, lors soient les rentes demandees chascun an par l’office au juge, en tel temps + + comme eles souloient estre paiees as seigneurs, et soient mises en sauve garde en la sainte yglise de la cité souz quoi la possession est, ou se l’yglise du lieu n’est pas convenable à garder les, eles soient mises en garde en la mere cité o toute cauptele ; et quant li plez sera finez plainement, eles soient rendues as seigneurs ou as cultiveurs. + Et se les rentes ne sont pas en deniers mes en blé, ou toutes ou en partie, li blez soit vendus par l’office au juge et le pris en soit mis en sauve garde selonc la maniere que nous avons dite. + Nous avons ce establi des rentes. Or venons as communs servises. Se les cultiveurs les souloient donc faire, il soient en lor ancienne coustume, et nuls griez n’en soit engendrez as seignours qui ne donnoient pas lor servises au commun quant les cultiveurs les faisoient et en pés et sanz contredit. + Et se la coustume estoit que les seigneurs en receussent toute la somme et en meissent une partie es communs servises et en retenissent l’autre, se les cultiveurs donnent plege et le plege pait au seigneur sanz nul perill du plet tant comme les seigneurs en doivent rendre au commun, si que nuls griez ne soit par ce engendrez as cultiveurs, et la forme que nous avons avant dite de la plevine soit gardee pour la partie qui doit remaindre as seigneurs. + Mes se les cultiveurs ne donnent point de plege et les choses vienent à estre mises + en sauvegarde, l’en en departe en jugement tant comme il en convient rendre au commun et baillier le au seigneur pour aquiter soi au commun, et li sorplus soit mis en garde et atende la droite fin du plet. + Ne nuls griez ne soit engendrez as seigneurs ne as cultiveeurs pour cele plevine, ne pour ce se les choses sont mises en sauvegarde, ne pour ce que les communes rentes en sont paiees, mes toute la cause soit en atente, tant que la sentence diffinitive soit donnee de toute la cause qui en descuevre la verité, et monstre li quiex est sires de la terre et à cui les rentes en doivent estre paiees de ci en avant. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Que l’en ne dout longuement, quant aucuns est nez de serf et de fame qui est tenue à cultiver aucune terre ou de cultiveur et de serve, de quel condicion il est, ou cultiveur ou sers, nous establissons que les choses qui sont contenues es lois qui furent faites devant ceste de tel ligniee qui naist de fame qui doit cultiver aucune terre et de franc homme remaignent en lor estat, et la ligniee qui est nee de cele assemblee soit tenue à cultiver la terre. + Et se aucuns est nez de serf et de fame qui est tenue à cultiver aucune terre et de serf ou de cultiveeur et de serve, il ensuie la condicion sa mere, et ce a esté gardé jusques ci en ceus qui nessent de serves et de franz hommes, ou de serf et de franches fames ; en quel difference puet l’en entendre que il ait entre les sers et les cultiveurs dés que li uns et li autres est en la poesté son seigneur et il puet metre hors de sa main le serf o tout son chatel, et le cultiveur o toute sa terre. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Pour ce que nous savons bien que nos droiz ne vuelent pas que nuls griez soit engendrez à aucun envers sa condicion, ne par confession ne par escripture, se il n’i a autres apers argumenz, nous establissons que seuls loages ou aucune autre escripture ne souffise pas à faire que aucuns soit tenuz perdurablement à cultiver une terre, ainz convient que ceste escripture ait aucune autre aide, si comme descrit de commun temps ou d’autre loial maniere. + Quar il est mielz en tel cas que li loages soit prouvez par pluseurs chapistres et non pas par seule reconnoissance ou par escripture, par quoi les franz hommes ne doivent pas estre traiz à paier fortune se il n’i a autres preuves. + Mes s’il y a escripture et aprés l’escripture reconnoissance sanz force et sanz besoing, et aucuns aporte avant l’instrument en quoi il a escript de sa main et reconneu en court que il est tenuz à cultiver une terre, lors doit l’en croire à l’une chose et à l’autre, ce est à l’escripture et à la reconnoissance et que il est tiex comme il a escript et recogneu en court. + ¶ L’en doutoit par droit se le filz à .i. cultiveur est . xxx. anz ou .xl. ou plus en franche condicion el vivant son pere qui + + fait fait + fait + son servise si + + comme il doit, et li sires de la terre ne li demande rienz pour ce que li peres li fait bien ce que il doit, savoir mon, quant li peres est mors ou tiex que il ne puet mes rienz faire, se le filz se puet escuser par ce que il a esté longuement en franchise et que lonc temps est passez que il ne cultiva le champ ne ne fist nul servise que l’en ne puet pas dire que li sires le doie avoir perdu pour sa perece, dés que li peres li faisoit quanque il devoit. + Il nous semble donc en tel cas que ce seroit male chose que ce que li filz au cultiveur a esté en repos grevast au seigneur dés que cil qui furent nez el champ le cultivoient par lor peres ou par lor freres, quar dés que ses lignages qui estoit autresi comme une partie de son cors remenoit el champ, il n’apert pas que il se defaillist, ne que il fust hors du servise, ne que il demorast en franchise. + Li sires ait donc sa droiture toute entiere, et tant comme li peres et le filz ou le frere au cultiveur remaint el champ, l’en entende que il meismes i remaint. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Pour ce que ce seroit trop male chose que la terre qui a au commencement cultiveurs perdist ses membres et que les cultiveurs demorassent en autrui terres et feissent tres granz domages as seigneurs, nous jujons que, autresi comme il est en la condicion as curials, que nuls n’en est delivrez par lonc temps, ne chalenge nul qui soit sozmis à condicion de cultiveur franchi + + se ne quitance pour nule demeure de temps, ainz remaigne en sa condicion et à cultiver la terre. Se il se ceile ou il s’efforce de partir soi du servise, l’en entende que il semble autresi comme li sers fuitiz et soit ramenez arriere et sozmis au servise et il et ses enfanz, jasoit ce que il les ait euz en autres terres, si que nule delivrance ne li apartiegne. + Et pour ce que la loy que Anaistaises fist volt que les hommes qui sont detenuz par .xxx. anz en la condicion de cultiveurs soient franz, mes il n’aient pas congié de lessier la terre ne d’aler en autres lieuz. + ¶ L’en demande par ce se lor enfanz qui que il soient doivent estre de cele meisme condicion, ou li peres tant seulement qui i fu loiez par .xxx. anz ; nous establissons donc que les enfanz soient tous jours franz selonc la devant dite loy, ne ne soient grevé de nule piere condicion, ne il n’aient pas congié de lessier cel champ ne d’aler à autre, ainz se tiegnent tous jours à la terre que lor pere prist à cultiver. + + ¶ Les seigneurs des possessions en quoi il a cultiveurs se gardent qu’il ne lor meffacent ne ne lor demandent nule nouvele chose, quar se aucune tel chose est prouvee, le gouverneur de la contree en quoi ce sera fait se porvoie en toutes manieres que li meffez qui sera faiz soit amendez et que l’anciane coustume soit gardee en rendre les rentes, ne nuls congiez ne soit donnez as cultiveurs de lessier les champs + + où il demeurent. + + Et ce establissons nous et es cultiveurs et en lor ligniees, de quel maniere et de quel aage que ele soit, qu’ele remaigne en la possession où ele est nee, en autretel maniere et par autretel condicion comme nous avons jugié que lor peres soient en autrui champs. + Il ne loise à nul à recevoir en sa poesté à son escient autrui serf ne autrui cultiveur. + + Mes se aucuns le reçoit par bonne foy et il aperçoit aprés que il soit autrui, se ses sires l’en amonneste, ou par lui meismes ou par son procurateur, il li rende o tout son chatel et o toute sa ligniee. Et se il demeure à ce faire, il soit contrainz de paier pour lui tous les servises de tant de temps comme il a esté o lui par la porveance au prevost de la cité ou à celui de la contree, et si soit contrainz de rendre le selonc les establissemenz et selonc les paines qui + om. + [y] + y] ajout d'après A + sont establies. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns a pris fames franches qui sont tenues à cultiver aucunes terres ou il la prent de ci en avant par aucun barat, au seu son seigneur ou sanz son seu, ele soit en sa franchise, et ele et sa ligniee qui naist de lui. Et ce soit gardé que se enfes naist de fame qui soit de la condicion as cultiveurs et de franc homme, il ensuie la condicion à la mere, et ne mie la franchise au pere. + Et que les cultiveurs ne cuident que tiex effors remaignent sanz paine, por ce que l’en doit douter que les cultiveurs ne porpensent par barat + + à prendre franchses fames et que lor condicion ne perisse petit et petit. Et nous establissons que se cultiveur fait aucune tel chose, ses sires ait franche poesté de chastier le avenanment, ou par lui ou par son procurateur ou par le gouverneur de la contree, et de + departirdepartir] partir le A de cele fame. Et s’il en est negligenz, sache que la perece li tornera à domage. +

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+ [11.49.0. De capitatione civium censibus eximenda] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

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+ [11.50.0. In quibus causis coloni censiti dominos accusare possunt] + + En quiex causes les cultiveeurs pueent acuser leur seigneurs +

+ Li empereres Costantins dit : Se aucun cultiveur demande à son seigneur plus que il n’a à coustume et que il ne souloit demander avant, li sires en requiere le juge que il porra premierement trouver si que se il est + + vaincus + [con]vaincus + convaincus] vaincus F + que il demant plus que il ne souloit avoir, il li soit deffendu que il ne le face plus, et si rende tout premierement ce qu’il en a eu plus que droit. +

+

+ Li empereres Archades et Honoires dient : Autresi comme les cultiveurs qui tienent à cens les terres que il cultivent sont franz des choses que il ne doivent pas, apert il que cil sont autresi comme en .i. servage qui sont obligiez à faire servises d’an en an et sozmis à aucune condicion. + Et pour ce ne doit l’en pas souffrir que il ne puissent traire en cause ceus de quoi il n’est pas doute que il ne puissent vendre eulz et leur possessions comme lor seigneur. + Et nous leur en ostons de ci en avant le pooir si que nuls n’ost traire en cause son seigneur. + Mes tous sachent + + que toutes lor choses sont à ceus à qui il meismes sont, quar pour ce que il a souvent esté jugié que il ne + + soient + loise + loise] soient F + à nul des cultiveurs à vendre ne à estrangier en autre maniere aucune de ses choses sanz le seu au seigneur de la terre que il cultive, comment porra il par droit pledier contre la personne qui li puet deffendre qu’il ne face pas à sa volenté de sa chose propre et il a pooir d’aquerre tant seulement et ne mie d’estrangier sanz le seu au seigneur et sanz son congié ? + Mes autresi comme nous cloons à tel maniere d’ommes la voie de pledier contre lor seigneurs et contre lor patrons es causes citoiennes et que il ne puissent parler contre eulz fors sanz plus es sordemandes en quoi les princes qui furent çà en arriere lor donnerent congié de plaindre soi de lor seigneurs, ne lor est il pas tolu a pledier contre eulz en cause criminal et pour le tort fet qui a esté fait à eulz et as leur vies que il ne les acusent de commun crime ? +

+
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+ [11.51.0. De colonis Palaestinis] + + Cest tytre est des cultiveurs de Palestine +

+ Li empereres Valantins et Theodoses dient : Pour ce que nos ancesseurs establirent une loy par les ancianes contrees qui sont sozmises à nostre empire, par quoi l’en tient les cultiveurs si que il ne lor loise nule foiz à partir soi des terres dont il ont cueilliz les fruiz ne lessier les champs que il ont pris à cultiver, ne ce n’est pas tenu en la contree de Palestine, nous establissons que nuls des cultiveurs + + qui sont en la contree de Palestine ne se tiegne à plus franc que les autres ne sont, mes autresi comme il est es autres contrees il soient si tenuz au seigneur du champ que il ne s’en puissent partir sanz la paine à celui qui les recevra, et par desus ce doinst l’en au seigneur de la possession pleniere auctorité de rapeler les. + +

+
+
+ [11.52.0. De colonis Thracensibus] + + Cest tytre est des cultiveurs de Trace +

+ Li empereres Theodoses et Archades dient : Il soit einsi par tout le dyocese de Trace que nule rente ne soit paiee de ci en avant pour humains chiez, mes chascuns la pait pour la terre qu’il tient. + Et que il n’apere que congiez soit donnez as cultiveurs qui sont assolz de paier rentes de lor chiez d’aler s’en là où il voudront., il soient tenuz par la droiture de lor nessance ; et jasoit ce que il soient de franche condicion, neporquant il soient serf à la terre où il furent ne il n’aient pas pooir d’aller s’en là où il voudront ne de lessier les lieuz, mes li sires de la terre use de lor droitures et soit comme lor patrons et lor sires. + Et se aucuns reçoit ou retient aucun cultiveur, il soit contrainz de paier .ii. livres d’or a celui desouz cui il s’en est fouiz, et puis li rende son cultiveur et tout son chatel. + +

+
+ [11.53.0. De colonis Illyricianis] + + Cest tytre est des cultiveeurs d’Illire +

+ Li Empereres Valantins dit : Nous jujons que les cultiveurs qui sont en Illire et es regions d’entour n’aient pas pooir + + de partir soi des possessions en quoi l’en set bien que il furent nez et norriz ne de demorer ailleurs, + ainz servent as terres, non pas par trëuz mes par tytre et par non de cultiveurs, si que se il s’en partent et vont ailleurs, il soient rapelez et sozmis à loiens et a paines. Et cil qui recevront autrui cultiveurs que il ne connoistront pas ne soient pas sanz paine, ainz rendent les servises que il lor ont faiz et restorent le damage du lieu que il ont lessié à cultiver, et sueffrent par desus ce paine tele comme li juges verra que bien sera, si que li sires du champ en quoi li estranges cultiveur fu soit contrainz de souffrir paine selonc la qualité de son meffet, ne il ne soit pas deffendu par ignorance, quar ce souffist bien à faire li soffrir paine que il tint serf que il ne connoissoit pas. + Et s’aucuns reçoit cultiveurs que il ne connoisse es devant dites regions, escusemenz d’ignorance li soit ostez et il soit tenuz à rendre le à quatre doubles et rendre les servises que il li a faiz et tous les damages que ses sires y a euz + et ses enfanz que il a euz entour lui, ce est la maniere que nous voulons que soit tenue envers les frans cultiveurs. + +

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+
+ [11.54.0. Ut nemo ad suum patrocinium suscipiat vicos vel rusticanos eorum] + + Que nuls ne reçoive en garantie autrui cultiveurs ne autrui vilains +

+ Li empereres Leons dit : Se aucuns s’en fuit à la garantie d’aucune condicion aprés cest nostre establissement pour tolir les communs servises, ce qui est fait pour cele cau + + se par couverture de don ou de vente ou de loage ou d’aucun autre marchié n’ait nule fermeté, et les notaires qui oseront faire tiex instrumenz soient essilliez de tous lor biens pour ce que il oseront escrire tiex instrumenz à lor escient, et les viles et les possessions à ceus qui + s'enfuirents’enfuirent] s’enfuiront A + à tel garantie soient au commun. + Et les personnes qui seront descouvertes que il les ont receuz en lor garanties ou les plus bas contre les communs profiz, se eles sont des plus nobles eles seront condampnees à paier .c. livres d’or et les moiennes perdront lor chatiex, et cil qui ont esté consentans et ont donné aide en tel fait soient puniz par autretel paine. + Et nous commandons que ceste forme vaille et soit mandee à execucion dés le temps que li empereres Marciens la pueploia, el dyocese de Trace et en Orient et en Egypte et en Pont et en Ase. + +

+
+
+ [11.55.0. Ut rusticani ad nullum obsequium devocentur] + + Que vilains ne soient apelez à aucun servises +

+ Li empereres Diocleciens et Maximiens dient : Nuls des vilainz qui sont herbergiez dehors les murs et paient les annonnes d’an en an ne soit pas appelez à faire autre servise, ne par celui qui reçoit nos rentes ne par autre, ne ne soit contrainz de garder les mules ne les chevaus l’empereur. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns de ceus qui servent as gouverneurs des contrees et qui sont en divers offices ou + + qui pueent estre espoantables as povres genz pour aucune commune bailliee contraignent aucun vilain de servir autresi comme se il fussent lor propres sers, ou metent son serf ou son buef en lor propres usages ou en leur besoinz, tous lor chatiex lor soit toluz et il soient envoiez en perdurable essill. Et pour ce ne remaigne pas que li vilainz qui s’asenti à estre i mis de son gré ne soit estrainz par autretel paine. + +

+
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+ [11.56.0. Non licere metrocomiae habitatoribus loca sua ad extraneum transferre] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

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+ [11.57.0 Ut nullus ex vicanis pro alienis debitis vicanorum teneatur] + + Que nuls des + + meures + meitres + meitres] meures F vicaires O + ne soit travailliez pour les detes + + à l’autre + as autres + +

+ Li empereres Alixandres dit : Il est grief chose et contraire, non pas tant seulement as lois mes el droit naturel, que les uns soient travailliez por les detes as autres, et pour ce deffendons nous que tel desloialté ne soit faite contre nul de nos vicaires. +

+
+
+ [11.58.0. De censibus et censitoribus et peraequatoribus et inspectoribus] + + Des cens et des censiers et des + + oels meeurs + ouelineours + +

+ Li empereres Costantins dit : Pour ce que les notaires des citez metent par barat le fessel as plus puissanz sus les plus bas, nous commandons que quiconques porra prouver qu’il soit grevez en tel maniere, il pait tant seulement ce qu’il seult paier anciennement. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns est atainz que il ait estrepé vignes ou coupez arbres qui portassent fruit, se il l’a fait par mal il soit maintenant + + sozmis à avenant endaignement. + Mes se il soit quites de cel crime que l’en apercevra qu’il la fait por amender les vignes ou les arbres et pour porter plus fruit, et ne mie pour tolir leur à porter fruit. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se le sergent qui est establiz à prendre soi garde que chascuns face les rentes et les servises selonc ce que il a esté envoiez pour faire oelté entre aucuns, et aucuns retrait son procurateur ou chasce son cultiveur en sa venue, il sera tenuz par l’auctorité de nostre establissement à paier les rentes que le serjant establira sor sa possession, et jasoit ce que il ne son procurateur n’i soit. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Tuit li terreoir soient jugiez, toutes les foiz que l’en requiert loiauté des rentes pour la faute des terres, si que les mauveses et les brehaignes soient contrepesees à celes qui sont bonnes et planteives. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui se plaignent que li + + oels meeurs + ouelineeur + + les ont grevez et dient qu’il sont plus chargiez que il ne deussent aient pooir de monstrer lor + paiepaie] plainte O + en court, si que il pruevent ce qui est quite as autres par grace et mis sus eulz par barat, et il aient alegement de ce que il dient qui a esté mis sus eulz par vilain marchié pour deschargier en les autres, + et il ait .i. an de terme à acuser le + + oels meeur + oilneour + + de ce que + + il l’a charchié a tort, et à monstrer vers lui que il l’a chargié par barat de ce dont il a deschargié l’autre par grace. + Et quant cil termes sera passez, toute cele action li sera devëee, fors sanz plus à ceus qui estoient dedenz aage qui n’avoient qui les deffendist et à ceus qui furent hors du païs pour la cause de la chose commune, qui avront .i. an de terme selonc ce qui est establi aprés ce que il avront pooir de pledier. + +

+

+ Li empereres Archades dit : Se cil qui partent les rentes selonc les terres que il tienent encorent coupe de negligence ou que il aient grevé aucuns par grace de souzlegier autres, il ne devront pas perdre lor henneurs tant seulement, mes rendre les anonnes a quatre doubles quant il seront convaincuz que il les ont prises el domage à ceus des contrees. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Cil ait fermement la possession à qui l’en scet certainement que li + + oel liverres + oelinerres + l’a bailliee. + Et nous ne voulons pas que la borse l’empereur demant au nouveau seigneur les arrierages du temps trespassé, que li uns n’ait damage es coupes à l’autre. + Et se aucuns bas homs dit que une possession li soit obligiee ou que il la doie avoir par aucun autre tytre, il devra monstrer sanz demeure ses allegacions, ou par lui ou par autre personne qui soit ordenee selonc les lois, si que + oelinerres + + om. + [se] + la possession est par droit bailliee à celui qui la demande, cil qui la reçut de + + l’oel meeur + l’oelineeur + ait arriere les despenses que il a faites pour amender la, + mes que les seignories qui sont une foiz establiees ne soient troublees du plet, ¶ nous jujons que l’espasce de .vi. mois soit gardee dedenz quoi cil qui cuide que la chose li apartiegne par prouvable raison mete avant ses actions. + Et se cil termes passe qu’il n’en die mot, nous ne voulons pas qu’il ait puis nul pooir de demander i rienz. + Et se aucuns ne plede, ou par lui ou par ses hommes, de sa droiture el temps que + + li oel meeur + li oelinerres + baille aucune chose, se il lesse passer .vi. mois sanz parler en, il s’en taise perdurablement. +

+
+
+ [11.59.0. De omni agro deserto et quando steriles fertilibus imponuntur] + + Du commun champ qui est lessiez et que les mauvés soient tenuz ovec les boens +

+ Li empereres Costantins dit : Pour ce que li sainz empereres Aurelius nostre pere commanda que les ordres des citez s’assemblassent pour les possessions qui sont lessiees et pour les champs qui ne pueent trouver seignors, et que il feissent satisfacion des sollempnels rentes quant les possessions avroient esté .iii. anz sanz seigneurs, nous gardons cele meismes forme et commandons que se les devant dites ordres ne sont convenables à recevoir ces possessions, les rentes que eles doivent soient devisees et mises sus les possessions du terrouer qui est delez. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns achate aucune + + privee droiture à celui qui tient possession à ferme ou à cens qui avoit à coustume à tenir de son chatel autres possessions qui sont en perill pour ce que il n’a mes de quoi soustenir les, il convient que li achetierres soustiegne la charge des possessions qui n’en + + avroient + vaudroient + + rienz se eles revenoient au vendeur qui a vendu ce dont il les devoir soustenir. + +

+

+ Li empereres Valantins dit : se aucuns champs sont lessiez, l’en ne sueffre pas que la possession en soit bailliee à aucun devant que il ait baillié pleges convenables et que les curials les aient + + retenuz + receus + à lor perill, ou devant que il aient obligiez tous les meilleurs champs + + de de + de + + lor patremoine que il ne lairont pas la possession que il ont receue en maniere que la chose commune i ait damage. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui est fet hoirs d’un heritage soit contrainz de papier les rentes qui apartienent à la borse l’empereur, neïs des champs qui doivent plus que il ne valent, et s’il vuelent + + om. + [lessier] + + l’eritage pour la rente, il lessent toutes les choses qui sont venues à eulz des biens au mort, par aucun tytre ou par aucun droit. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Cil qui tienent les possessions à la chose commune qui sont profitables praignent autresi celes qui sont lessiees pour lor + + povreté. Et s’il se tienent agrevez des parties que il ont lessiees par anui, si lessent tout à autres qui tiegnent les unes et les autres, par tel condicion que les rentes en soient sauves et que il porsieent les parties qui ne sont pas cultivees o celes qui sont cultivees, quar se aucuns pooit retenir les bonnes et lessier les mauveses, la chose commune i avroit grant damage. + +

+

+ Li empereres Graciens dit : Se l’en trueve que aucuns porsiee par loage .i. champ qui descende de la commune droiture ou de ceus as temples, l’en li baut o cel champ .i. autre que il praigne à loage l’un et l’autre. + Et se l’en ne trueve pas homme qui les vuille aloer de sa bonne volenté, lors reviegne li boens champ et li mauvés as anciens porseeurs, ce est as curials ou à aucuns autres qui doinsent pleges avenans. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns a pris champ qui estoit lessiez pour sa mauvestié et + + si + il + + a mis paine et coust à amender le tant qu’il est boens, il le tiegne par perdurable droiture, sauve la rente que il doit, et l’ait autresi bien comme s’il li fust venuz de ses ancesseurs, et le laist à ses hoirs, ne nuls ne li toille le fruit de la paine que il y a mise, ne par nos letres ne par autre maniere. + Nous commandons que cil qui porsieent bonnes terres et les planteives paient lor avenant des rentes de + + celes qui sont lessiees pour lor mauvestié, et cil qui tienent terres à ferme qui ne sont pas leur par pleniere droiture doivent einsi paier des mauveses lor avenant de la rente des bonnes (mauveses A) que l’en lor doinst terme de .ii. anz, et puis paient la ferme des mauveses autresi comme des bonnes. + Nuls ne tint estre quites par nule merite ne par nule poesté que il ne li couviegne prendre les mauveses possessions o les bonnes quant il les prent à heritage et paier en les trëuz et les rentes, mes gart soi que il praigne premierement celes qui sont voisines et en cel meismes terrouer, et aprés celes qui sont loing, si que il praigne tous jours les plus prochaines avant, et que ce soit fet par le consentement à tous ceus à cui il doit valoir. + +

+

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns s’entremet pour son propre preu et pour le commun de cultiver par le consentement au seigneur champs qui sont lessiez ou que il soient, ou prés ou loing, sache que nostre response s’acorde à sa volenté, en tel maniere neporquant que se il veult de nouvel cultiver la terre qui estoit lessiee et li premiers sires la veult rapeler à sa droiture dedenz .ii. anz., il rende premierement à celui ce que il y a despendu et puis ait arriere sa terre. Et se li termes de .ii. anz est passez, cil qui s’est teuz avra toute la droiture, et de la seignorie et de la possession. +

+

+ + Li empereres Theodoses dit : Cil qui prennent champs à heritage sauves les rentes entendent que ceste condicion i est mise sanz nule exception de personnes, que il co[n]vient que il reçoivent et tiegnent les lieus qui aportent meins de fruit o ceus qui mielz valent, et s’il vuelent lessier les mauvés, il lor couvient lessier les boens. +

+

+ Li empereres Archades dit : Cil qui ont porpris par lor puissance les boens champs et les planteis reçoivent autresi les mauvés. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li seigneurs des lieuz qui sont lessiez pour ce que il sont mauvés soient rapelez par .vi. banissemenz et tiegnent lor propre chose et soient contrainz de rendre ce que il doivent du temps trespassé. + Et se il lor semble que li lieu n’aient de rente plus que il ne valent et il ne vuelent venir avant, la possession en remaigne toute entiere à ceus qui tienent les lieuz et en prometent à rendre les trëuz, et puis que il les avront paiez, sachent que il n’en porront estre travailliez, ne li lieu que il ont receu ne lor seront toluz en nule maniere. + Et nous voulons que li trëu lor soient demandez du temps que il commencierent à porseoir les lieus de quoi l’en leur demande. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous commandons par cest establissement que nuls porseeur ne nuls champs qui doie trëuz ne soit retenuz pour autrui detes ne ne soit grevez pour le deffaut des champs qui + + ne sont pas de cel meismes fie que les rentes n’en soient apeticiees par aucune maniere. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li seignor et li garant de tous les champs soient demandez, et s’il est prouvé que il en doient les arrierages des rentes, il convient que la seignorie en soit changiee tout absoluement. +

+

+ Cil meismes empereres dit : [L]i champ et les possessions que les curials ont lessiez as vilains par aucun convenant et jugement des contrees ou que il ont souffert que il tiegnent remaignent à ceus qui les cultivent et en rendent les communes rentes si que les curials n’aient nul pooir de demander les arrieres. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que nuls curials ne soit travailliez pour la dete d’autri terrouer, mes chascuns d’euls responne pour sa propre terre tant seulement. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns a receu par l’actorité de nostre nom champs brehaignes par certaine rente, nous voulons qu’il les tiegne certainement par tel rente comme nostre majesté a establi que il en pait tous les anz, si que nule chose ne nule coustume ne li soit ajointe de ci en avant, quar ce seroit trop male chose que cil qui par nostre amonnestement prennent les champs qui sont povres et mauvés et metent granz travaus et grans coust de cors et de chatel en a + + mender les fussent aprés deceuz et en + + feusent + feissent + + rentes ou servises dont il ne se prenoient garde, et que l’en lor demandast chose pour quoi il eussent lessié à prendre et à cultiver les champs se il seussent avant que il lor convenist faire. +

+
+
+ [11.60.0. De fundis limitotrophis et terris et paludibus et pascuis limitaneis vel castellorum] + + Des champs à ceus qui gardent les marches, et de lor terres et de lor paluz +

+ Li empereres Graciens dit : Tyberiaus regarda à la puissance de tous les lieuz et establi certaines possessions qui paiassent les fromens qui sont donnez à ceus qui gardent les marches. + Et pour ce establissons nous par ceste general loy que li ordenemenz Tyberian soit gardez, et en ostons quanque puissance d’aucun ou proiere faite en larrecin i a enjoint, et ajoignons que il ne loise dés ci en avant à nul à venir contre ceste ancienneté ne à decevoir ceste presente loy. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Tuit cil qui porsieent chastiaus par quel tytre que ce soit les lessent, quar il loist sanz plus à ceus à porseoir les chastiaus à qui il sont escript et de qui l’ancianeté juja que il les porseissent. + Et se l’en trueve dés ci en avant en tiex lieuz aucuns qui soient de privee condicion, ou chevaliers qui ne sont pas chastelains qui tiegne chastel, il perde tous ses biens et soit puniz par paine capital. + +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous voulons que les champs as chevaliers qui gardent les marches et les paluz et toute la droiture que il ont par l’ancien ordenement soit quite de tous servises. Et s’il les cultivent or + + endroit si comme il ont à coustume, il les tiegnent fermement sanz nul deboutement, et se autres les tienent si que nule prescription de temps ne lor nuise et lor soit assignez sanz faire nul servise sicomme il fu establi anciennement, et cil qui essaieront à venir contre nos commandemenz soient envoiez en essill. + Et se aucuns porsiet par tytre d’achat champs qui soient de la devant dite droiture que il ne deust pas emprendre, action sera gardee toute entiere contre le vendeeur. + +

+
+
+ [11.61.0. De pascuis publicis vel privatis] + + Des pastis communs ou privez +

+ Li empereres Valantins dit : Pour ce que il n’i a nule raison par quoi pension doie estre creue es pastiz ne es landes de nostre chose privee, ele ne doit pas estre acreue pour la convoitise des curials, + quar nous savons bien que li curial vuelent demander greignours pensions portant arrierre les bestes de nos choses privees et des pastiz. Et Juliens, qui fu de haute memoire, establi que il ne convenoit pas ce faire, et por ce ta haute auctorité apeaut les gouverneurs ne ne sueffre pas que nouviaus establissemenz soient faiz es contrees, mes cil soient gardez que les anciens establirent. + +

+

+ Li empereres Archades dit : Ta noble auctorité commant que les bestes as chevaliers soient gardees des communs prez et des privez, par tel condicion que tuit sachent que .xii. livres d’or seront prises d’eulz et de tes officials et mises en la borse l’empereur se aucuns essaie dés ci en avant à empoirier les devant dis prez ; et autresi grant + + paine lor sera enjointe se les prez as bas hommes d’Antioche sont gastez, en tel maniere neporquant que les curials porvoient sanz grever ceus des contrees, convient les bestes as chevaliers aient à pestre. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Il seroit male chose que li prez à nos sozmis qui sont es contrees et meesmement cil de nostre chose privee fussent empoiriez par la force as chevaliers, et pour ce jujons nous par ceste loy que nous faisons à ta haute prevosté que ce ne soit empris dés ci en avant. + Et ta hautece ne demeurt pas à assembler tous ceus à qui la chose apartient ne n’otroit pas que cil qui porsieent les prez soient grevez par aucune maniere. + +

+
+ [11.62.0. De fundis patrimonialibus et saltuensibus et emphyteuticis et eorum conductoribus] + + Des champs au patremoine l’empereur et des landes et de ceus qui sont bailliez à cens ou à louage +

+ Li empereres Costantins dit : Se aucuns donne sanz l’auctorité au juge les champs que il tient à cens, sauve la droiture à la bourse l’empereur, li dons soit ferme pour tant que cil à qui il sont donnez soient contrainz de faire rendre en lieu et en temps les rentes et les servises qui doivent estre renduz à la borse l’empereur. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que la rente des deniers ou du froment qui est deue pour champs de patremoine et n’est pas rendue el temps que ele deust ne nuise pas à la seignorie à ceus qui sont dedenz aage, et se cil qu’i doivent sollempnelment + + estre + est + + renduz plus souvent que il ne deust, ce ne puisse point nuire à lor droiture, en tel + + maniere neporquant que la substance à ceus qui sont dedenz aage soit toute sauve. Et li juges contraigne le deffendeeur ou le procureur par qui la rente est delaiee à paier que il sueffre la paine de sa negligence et de son office que il a lessié et que il restort le damage. + +

+

+ Li empereres Valentiniens dit : Cil qui tienent possessions à ceus ne les pueent pas rendre por ce se il dient que eles estoient au point d’estre lessiees quant il les pristrent, neïs se il en ont empetrees nos letres par barat, + ne les possessions ne lor pueent pas estre tolues pour ce se uns autres lor promet à rendre ce qu’il i ont mis, mes eles soient pardurablement à ceus qui les ont prises et à leur hoirs, jasoit ce que nos letres soient par aventure empetrees contre eulz. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li champ qui vienent de patremoines et cil qui sont tenuz à cens qui sont venuz à nostre meson de diverse maniere de gent soient si bailliez à ceus qui les prennent de nous que il ne puissent avoir nule paour d’estre en acusez du meffet, quar nous ne les prestons pas, ainz les baillo[n]s par droiture de seignorie. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns prent de nostre serjant le champ qui estoit tenuz à cens ou par droiture de patremoine que les premiers cultiveurs ont lessié, il le porsiee par pardurable droiture sanz contredit, ne nuls ne viegne avant qui puis le demant. +

+

+ + Li empereres Graciens dit : cil à cui possessions sont bailliees el diocese d’Ase et de Pont, ou par nous ou par nos sainz peres, les tiegnent fermement et les envoient à lor hoirs. Et nous voulons que ce soit gardé, non pas tant seulement es hoirs mes en toutes manieres de marchiez. +

+

+ Li empereres Archades dit : Se aucuns vient avant qui vuille prendre à cens par nostre commandement aucuns des champs de nostre patremoine ou de ceus à la chose commune, se il est si riches que il se puisse tenir à son patremoine que il ne le lera pas, il oblige communement ce que il a. + Et s’il n’a pas tant vaillant, il doinst avenans pleges et puis praigne la chose à cens. Et sachent cil qui se doivent entremetre de tiex choses que se il sont negligent de prendre en bonne cauption, li damages de la negligence sera sus eulz. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Tuit li champ de nostre patremoine qui sont en la contree de Mesopotamie et des dyoceses que li saint prince qui furent ça en arriere otroierent à ceus qui gardent les marches soient rapelez à l’ancienne droiture sanz nul contredit, et rendent toutes les choses que il souloient rendre as besoinz des marches, ne nuls ne soit avant escoutez qui aport avant nos letres pour dire que nous lor aions la seignorie bailliee à cens, ne a loage ne en autre maniere. +

+

+ + Cil meismes empereres dit : Tuit sachent que li champ qui sont achetez sauve la rente n’ont nule commune o ceus qui sont du patremoine à l’acheteur, si que li + + oel meerres + oelinerres + + des chans du patremoine ne viegne pas à eulz ; et se aucuns ouse bruisier cest establissement, il soit ferus de grief paine. +

+

+ Cil meismes empereres dit : [T]a haute auctorité commant que li champ de nostre patremoine qui pour nostre largesce sont otroiez à aucuns sauve la rente soient oelment o iceus champs de patremoine qui sont en lor propre condicion, si que cil qui sont trop chargiez soient sozlegiez, et li trëu soient departiz oelment. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous commandons que nostre jugement durt sanz muer el champ qui est bailliez à cens sanz nul obligement, quar nous voulons que la possession qui est tenue sans nul especial obligement soit aidiee par la longueur du temps. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Li porseeur et cil qui tienent à cens les champs qui sont de nostre patremoine qui ne les ont pas achetez jusques ci ne soient pas dés ci en avant contrainz d’acheter les, ainz les tiegnent par le benefice de nostre non autresi comme s’il en eussent paié le pris, si que il aient par nostre don autretel droiture comme uns autres i eust se il en paiast le pris. + Et sachent tuit que la droiture que il ont es champs que il ont cultivez, ou par nostre otroi ou par achaz ou + + par aucune autre maniere, lor sera gardee ferme et entiere, et congiez lor soit donnez de donner franchise as sers du patremoine pour ce que il en sont seigneurs. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que il ne loise dés ci en avant à nul à ramener à privee droiture les champs de nostre patremoine ne ceus as marchiz ne les landes qui sont par la contree d’orient, comment que + chascunschascuns] aucun A les demant, ou sauve la rente ou sanz la rente. Et cil qui bruiseront ceste loy soient puniz par paine de .L. livres d’or, c’est à savoir cil qui les demande et cil qui otroie qu’il soit receuz, jasoit ce que aucuns en aport avant nous letres sus deffenz. +

+

+ Li empereres Justiniens dit : Nous commandons que tuit cil qui en aucun diocese ou en aucune contree ou en aucune lande ont porsis par .xl. anz en pés les champs de nostre patremoine, o ceus as temples ou ceus d’aucune autre droiture, par aucun tytre ou sanz tytre, ou qui de ci en avant les porserront par l’espasse de .xl. anz, ne doutent que nule action en soit meue contre eulz, ne que il soient point travailliez pour la seignorie de ces champs ou de ces lieuz, + ainz paient chascun an la rente qui est establie selonc la qualité de la droiture de quoi li champ ou li lieu sont, et sachent certainement que ce que il tienent est leur. Et exception de possession + + de .xl. anz souffise à deffendre de toute action et de tout travaill, coment que la possession ait esté eue, ou par tytre ou sanz tytre, + et ce i soit ajoint que cil qui dient que cil champ lor furent donnez au commencement par le commandement l’empereur sanz paier en point de rente ne soient contrainz de paier en rentes se il ont esté .xl. anz sanz paier la, pour ce que il nous plaist en l’un et en l’autre cas, ce est quant la rente est paiee ou quant ele n’est pas paiee, que les droitures à nos porseeurs soient en l’estat où eles ont esté par .xl. anz, si comme il a esté avant dit. +

+
+
+ [11.63.0. De mancipiis et colonis patrimonialium et saltuensium et emphyteuticariorum fundorum] + + Des sers et des cultiveurs des chans du patremoine l’empereur, et des landes et de ceus qui sont tenuz à cens +

+ Li empereres Costantins dit : Les cultiveurs qui porprennent contre la coustume plus que il ne convient à lor cultivement grievent les champs qui sont tenuz à cens, quar la sollempnité de droit lor otroie d’atouchier à ce tant seulement que il ont laboré, si comme as vignes ou as olives que il ont plantees, et autresi est il quant il s’efforcent de porprendre les yaues des fontaines de quoi li usages est deuz à ceus tant seulement qui tienent les chans à cens. + Et pour ce nous plaist il que la droiture et la poesté des eaues soit dés ci en avant à ceus tant seulement qui tienent les chans à cens et il en repartent as cultiveurs tant comme l’en voit que il en convient à lor cultivement + + et as terres que il cultivent. + Et pour tant que il en prennent plus que il ne lor convient à ce, que il rendent pension d’an en an à ceus qui tienent les possessions à cens. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Cil qui reçoivent nos rentes rapelent par l’auctorité de cest commandement les franchises que cil qui tienent à cens les champs de nostre patremoine et qui n’en sont pas seigneurs ont donnees as sers des champs. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Nous avons oï que aucuns qui prennent à cens les champs de nostre patremoine en metent hors les anciens cultiveurs et il metent en lor lieu les leur propres ou estranges. Nous establissons donc par l’auctorité de cest banissement que cil qui dés ci en avant oseront faire aucune tel chose soient mis hors des possessions. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il a piece a esté establi en nos lois des champs de nostre patremoine que se cil qui les cultivent se tornent à autres lieuz ou à chevalerie, il soient rapelez à la condicion à lor ancesseurs et à lor propres droitures. + Et cil qui ont esté en chevalerie et ont tant fait que il doivent estre desormés en oiseuse et en repos + + tor + tor[nent] + + lor armes en usages d’instrumens de quoi l’en cultive les terres. +

+
+
+ [11.64.0. De fugitivis colonis patrimonialibus et emphyteuticis et saltuensibus] + + Des cultiveurs des champs du patremoine l’empereur et des landes, et de cels qui les tienent à cens qui s’enfuient +

+ Li empereres Graciens dit : + + Se aucuns des enfanz as sers ou as cultiveurs de nostre patremoine s’enfuient des servises que lor peres et lor aiols ont faiz et il se tornent à office de chevaliers ou de soldoiers ou à autres divers offices, il soient rapelez as servises de lor païs et as cultivemens des champs, ne les soldees ne lor vaillent rienz. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Quiconques forstrait ou ceile par barat aucun des cultiveurs de nostre patremoine, il soit contrainz non pas tant seulement de rendre le, mes de paier une livre d’or par nom de paine. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Tuit cil qui sont tenuz à cultiver les champs de nostre patremoine et se sont mis en aucun degré de chevalerie soient envoiez au jugement au gouverneur de la contree, si que nule auctorité de letres qui aient esté empetrees ne qui soient empetrees dés ci en avant ne lor vaille. +

+
+ [11.65.0. De collatione fundorum patrimonialium et emphyteuticorum] + + Des servises des champs qui sont du patremoine l’empereur ou qui sont tenuz à ferme +

+ Li empereres Costantins dit : Cil qui tienent nos possessions à ceus qui, par le benefice de nostre debonnereté, sont quite de touz servises que il nous doivent d’eritages paient nostre procuration par là où nous errons, autresi comme les autres des contrees, quar il ne doivent estre quites pour nule raison de ce qui est fet pour le profit à tous. +

+

+ Cil meismes empereres dit : [I]l ne convient pas que les + + champs de nostre patremoine soient grevez des servises qui vienent par dehors ne de rendre la moitié ou le tiers des fruiz qui i croissent, quar il est certaine chose que cil qui les tienent en paient grant quantité de deniers ou de fromenz. Et qui essaiera à bruisier cest establissement, il soit puniz. + +

+

+ Li empereres Juliens dit : Tuit cil qui tienent les champs de nostre patremoine, ou en partie ou chascuns par soi, doivent estre semons de faire tous les servises que li champ doivent selon ce que chascuns en tient, autresi comme tuit li autre sont contrainz de faire les servises que il doivent. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Il nous plaist que li fermier et cil qui porsieent les champs de nostre patremoine baillent à ceus qui reçoivent les rentes en quel temps qu’il voudront tant comme il avront apareilliez de lor pansion, pour tant que il ne paient par plus que par troiz foiz chascun an. Et il lor face le jour meismes que il avront paié letres de seurté de ce que il avra receu, si que toute la rente del an soit paiee dedenz les ydes de janvier. Et li officiaus soit souzmis à tres grief paine se il refuse à recevoir ce que aucuns li veult paier en quel temps que ce soit pour quoi il ne face plus de trois paies en l’an, ou se il demeure a faire letres de seurté. + Et li procurateurs ou li mestre ou li autre qui seront esleuz qui ont poesté d’oïr et de tesmoingner + + ce qui est fait par devant euls en soient apelez à testemoine, si que l’en sache par eulz des quiex officiaus venjance doit estre prise, et que il metent conseill en ceus qui doivent les rentes. + +

+

+ Li empereres Archades dit : Li juge ordinaire qui sont par toutes les contrees demandent la rente des champs qui sont de nostre patremoine et nous envoient ce que il en recevront. + Et sachent li devant dit juge que il ne doivent metre en autres besoignes nule chose que il reçoivent es devant diz tytres se il ne vuelent que tres grief venjance en soit prise. +

+
+ +
+ [11.66.0. De fundis rei privatae et saltibus divinae domus] + + Des champs à la chose privee et des landes à la sainte meson +

+ Li empereres Costantins dit : [T]ous sachent que les possessions que il ont achetees ou que il acheteront dés ci en avant de la borse l’empereur ne lor seront tolues par nul droit, ainz les porserront fermement tant comme il vivront et les lairont à lor hoirs par pardurable seignorie. +

+

+ Li empereres Valenz dit : Cil qui voient que ce seroit lor preu que il eussent les champs qui apartienent à lor chose privee et les demandent requierent l’office de ta dignité, et monstrent par libelles la maniere par quoi il les vuelent avoir, et sachent certainement que chascune vile et chascune possession vendra au nouvel + + seigneur seigneur + seigneur + + o tel rente et o tel coustume com ele devoit avant, et se ele croist de bestes ou de sers par despens et par cure que + + il i mete, la rente ne le servise n’en + + seroit + seront + + pas creu, mes tous cil acroissemens soit au nouvel seigneur et à ses hoirs. + Et s’il n’en paie la rente chascun an, ce qui en faudra sera paié de ses biens sanz nul terme. + Et se il avient que il soit si apovriez que il n’ait de quoi paier ne il ne puet pas rendre la pansion, ce que il avoit pris du nostre soit baillié à .i. autre qui en puisse paier la rente selonc ce que nous avons establi ailleurs, si que cil qui la prent de nouvel ne soit contrainz de paier nul des arrierages que li autres devoit. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Quiconques a pris en son nom aucune des possessions à nostre chose privee, ou par pardurable droiture ou par tytre de loage, et il n’en puet rendre la + + pansion + possession + + qui i est establie, sache que cil que il volt qui l’eust aprés lui est obligiez à paier en la rente pardurablement. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Tuit li champ qui sont as sainz temples apartiegnent à la cure à ceus qui reçoivent les rentes de nostre chose privee, et il en demandent les rentes chascun an et les deffendent o grant estude, si comme il a esté tous jours. +

+

+ Cil meismes empereres dit : L’en dit que li usages del eaue qui servoit as preuz de nos champs a esté toluz par le hardement à pluseurs, et que ce a esté fait par l’otroi à nos procurateurs, ou parce que il ne faisoient pas semblant que il le seussent, si que la bontez + + des champs est perdue et que il ne rendent nul fruit as cultiveurs. + Et pour ce + + dout je + donc + + que il n’est pas droiz que li estaz de nostre patremoine qui souloit estre planteureus soit empoiriez par faute d’eaue, nous conmandons que toutes les yaues soient ramenees à lor anciens conduiz si que nule prescription de lonc temps n’i vaille. +

+

+ Li empereres Archades dit : La chose de l’empire ne nostre chose privee ne rapelera pas celui qui a servi par .xxx. anz sanz contredit à une court ou à aucune autre assemblee pour ce se ele essaie a mouvoir plet contre lui que il doit estre ses sers ou ses cultiverres, ainz remaigne à la court ou à l’assemblee où il a servi par tant de temps. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nuls ne viegne acheter possessions qui apartiegnent au demaine l’empereur par convenant que il n’en pait point de rente. + Et se aucuns fait dés ci en avant tel marchié, nous voulons que il perde le pris que il i donne et que il en rende les trëuz ne ne les puisse pas retenir pour despenses ne pour amendemenz que il i ait mis, ne il n’ait nule exception de temps contre nostre preu. + Et li offices as palazins pait .L. livres d’or par non de paine à nostre tresor privé se aucuns tiex marchiez est faiz par aucune maniere ou se il reçoit tel maniere de requeste. + Nules letres ne nuls otroiz qui soit empetrez de nous ne vaille contre si grant preu à nostre chose privee, jasoit ce que aucunes letres otroient + + que aucune rente soit vendue ou que la paine soit quitee as palasins. + +

+ +
+ +
+ [11.67.0. De fundis et saltibus rei dominicae] + + Des champs et des landes l’empereur +

+ Li empereres Valantins dit : Se aucuns estranges met foucs de brebis ou de chevaus es landes qui sont du demaine l’empereur, les bestes soient maintenant à la borse l’empereur. Et se nos procurateurs prennent dés ci en avant loier pour otroier que tel chose soit fete, nous conmandons que il soient sozmis à paine par tres grief torment. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Se li fols hardemenz à aucun a porpris aucuns lieuz qui apartiegnent au demaigne l’emperereur, il soient rapelez en lor droiture selonc la foy del ancien temps, et letres qui soient empetrees par barat et par prescription de lonc temps et contreuves de nouvel temps soient mis arriere en ceste cause. + Quar fausse proiere ne longue demeure ne nouvele covenance ne pueent pas effacier le previlege de nostre proprieté. +

+
+ [11.68.0. De agricolis et mancipiis dominicis vel fiscalibus sive rei privatae] + + Des cultiveurs et des sers du demaine l’empereur ou de la chose privee +

+ Li empereres Costantins dit : Nuls qui soit par nature cultiveur de nostre chose privee ne soit apelez as honneurs ne as servises d’aucunes citez, quar quant il convient nommer curiaus + + om. + [es] + + ordres des citez, il ne convient pas descendre à faire nous tiex tors. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous conmandons que nos cultiveurs qui sont en aucun autre office soient rapelez à cultiver nos + + champs ne n’entendent à nule autre chose, et se gardent de ci en avant que il n’en praignent à faire autrui choses ne à amenistrer autrui besoigne. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li serf et li cultiveur et lor filz et lor neveuz qui de nos champs et de nos possessions s’en sont foui en repost pour venir à divers offices soient renduz à lor premiere condicion, neïs se il sont en chevalerie. Et si commandons que cil meismes i soient renduz qui ont receu le nom de deffendeurs. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil et celes qui sont nez de franc homme et de nos cultiverresses ou de nos serves seront d’autretel condicion comme lor meres furent. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Nous ne voulons pas que les cultiveurs du demaigne l’empereur soient apelez à nule description ne à nul servise qui apartiegne par dehors, meesmement quant les servises lor sont enjoinz contre les coustumes. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Quant il nous plaist que uns champs de nostre privé patremoine soit venduz à .i. de nos cultiveeurs, .i. seuls n’ait pas cel achat, quar il seroit par aventure trop cousteus et trop mals à ses compaignons, mes .ii. ou plus i soient acompaigniez, qui soient de cele meismes condicion. +

+ +
+ +
+ [11.69.0. De praediis tamiacis et de his qui ex colonis dominicis aliisque liberare condicionis procreantur] + + Des possessions qui sont du demaine l’empereur, et de ceus qui sont nez des cultiveurs, et d’autres personnes de franche condicion + +

+ Li empereres Zenons dit : Se un franc cultiveur ou une franche cultiverresse s’assemble par mariage à .i. ou à une des cultiverresses du demaine l’empereur, les enfanz qui sont nez de cele assemblee soient ajoinz as cultiveurs du demaigne l’empereur. + Et se aucuns sers ou autrui cultiveur prent à fame des serves ou des cultiverresses du demaine l’empereur, ou autrui serve ou autrui + cultiverressecultiverresse] cultiveour A se marie à serf ou à cultiveur du demaine l’empereur, nous establissons que les enfanz qui sont nez de tel conjunction aient la droiture des ancianes lois. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il nous souvient que nous commandasmes par .i. privé establissement que les champs qui sont es contrees qui sont de nostre chose privee et les landes qui apartienent au demaine l’empereur puissent estre vendues souz certaine forme à ceus qui les voudront acheter, ce est sauve la rente et sauf les trëuz que les possessions doivent, si que quanque l’en porra avoir du pris des devant diz champs soit mis el commun tresor. + Mes jasoit ce que pleniere seurté soit donnee à tiex ventes par le devant dit establissement, neporquant nous voulons que cil achaz ait pardurable seurté et commandons que les acheteurs soient garniz de l’auctorité de cest pardurable establissement. + +

+
+ +
+ [11.70.0. De diversis praediis urbanis et rusticis templorum et civitatum et omni reditu civili] + + Des diverses possessions des citez et des champs qui sont as temples ou as citez et de toutes les rentes citoiennes +

+ Li empereres Valentins dit : Se aucuns ont fait mesons en la terre à la chose commune, il soient contrainz de rendre en la pension que il convenancierent. +

+

+ Ci[l] meismes empereres dit : Les citez de Panphile et toutes les autres aient fermement quanque eles aquierent. +

+

+ Li empereres Archades dit : Il est certaine chose que la tierce part de la rente qui est paiee chascun an du lieu ou des champs à la chose commune puet assez souffire à refaire les communs murs.

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous jujons que cil qui premierement ont esté loiaus porseeurs des champs qui apartienent à nostre patremoine ou as temples en aient fermement la seignorie, si que la possession à chascun ne soit pas dés ci en avant en doute, mes chascun tiegne sa propre droiture que il a achetee.

+

+ Li empereres Alixandres dit : Se aucuns reçoit par tytre de don ou d’achat ou par autre maniere les possessions ou les mesons ou les ouvreurs qui apartienent à aucune cité à qui nous devons plus de grace que as autres par tel convenant que il n’en pait point de rente, nous commandons que il en pait la rente qui est establie, selonc ce que l’en trueve es roul + + les de la cité à cui cele chose apartient. + Quar dés que nous ne souffrons pas que les choses qui apartienent à la privee droiture soient retenues, par molt plus fort raison doit l’en rendre as citez les choses qui lor sont deues par droit, et ce doit bien souffire as porseeurs que la seignorie lor en remaint par nostre largesce. + Neporquant, se aucunes possessions de citoienne droiture paient aucunes rentes as privez dons qui onques n’en fu ostee ou qui puis i a esté mise, eulz n’apartendront pas à cest commandement, ainz devront rendre cele nouvele rente à nostre privé tresor, et la seignorie en sera pardurablement à ceus qui les tienent et à lor hoirs. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [11.71.0.] De locatione praediorum civilium vel fiscalium sive templorum sive rei privatae vel dominicae + + De prendre à loage les possessions citoiennes, ou celes qui apartienent à la borse l’empereur ou as temples ou à la chose privee +

+ Li empereres Graciens dit : Nos sainz peres establirent par apert commandement que les champs qui apartienent à nostre chose privee fussent einsi bailliez à pardurable loage que li perils en fust sus les officials qui les bailleroient. + Quar lors ne puet rienz estre perdu de la commune rente se les champs sont bailliez par le jugement as bailliz à tiex qui en puissent bien paier les pensions et donner bons pleges que la borse l’empereur n’i avra point de damage. + Et se une de ces choses ou amedeus sont entrelessiees par negligence, li damages qui + + en avendra soit restorez du chatel as officials. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li champ à la chose commune ne soient pas toluz par nos letres, se aucuns les empetre par barat à ceus qui les tienent par tytre de loage qui les ont amendez par lor cultivement. +

+

+ Li empereres Archades dit : [T]uit li lieu et li champ à la chose commune soient bailliez par loage à tiex qui les tiegnent pardurablement, mes il soit premierement proposé sollempnelment que il sont à baillier ; et cil les ait qui i voudra donner greigneur loage, si que nuls ne li puisse puis tolir. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Il s’acorde à loialté que cil qui ont anciennement porsis les communs champs soient mis par devant les nouveaus qui les vuelent prendre à loage, se il i vuelent donner autretant comme cil i offrent. +

+

+ De baillier à loage possessions citoiennes ou celes qui apartienent à la borse l’empereurs ou as temples ou à la chose privee. + Li empereres Theodoses dit : Se les possessions qui apartienent à nostre meson sont une foiz bailliees à aucun par pardurable droiture, ou par nostre commandement ou par l’actorité au conte de nostre privé tresor, + il ne convient pas que eles soient bailliees à autres qui les tiegnent pardurablement, quar nous jujons apertement par cest banissement que la possession ne soit nules foiz tolue à celui à cui ele a esté bailliee pour tenir la pardurablement, neïs se li empereres la donne à autre, ou par proiere ou de son gré. + Et se li quens des choses privees s’acorde par aventure que ele soit bailliee à autre, il soit contrainz de paier à la borse l’empereur .c. livres d’or du suen propre et li offices as palazins autresi .c. livres. + Et li commandemenz n’avra point de fermeté ne la chose ne sera pas bailliee à autre, jasoit ce que il i vuille donner greigneur loier. + Cil qui a donc pris la chose à loage pour tenir la pardurablement soit seurs par la fermeté de son marchié et sache bien que la possession ne sera jamés tolue à lui ne à ses hoirs ne à ceus à qui la chose vendra aprés lui, ou par heritage ou par don ou par vente ou par aucun autre titre. + Mes pour ce que l’en ne doit pas forsclorre de toutes pars la largesce au prince, li empereres dorra, se il veult, la chose de sa meson, à celui qui la porsiet par pardurable droiture ou par heritage ou par autre tytre, quar lors ne nuist il à nului, ainz donne sa pension quant il veult que cil qui porsiet la chose par pardurable droiture en soit apelez sires. + Et se aucuns a receu du conte des choses privees aucune possession à loage, non pas par pardurable droiture mes à terme, ce ne doit pas nuire à la largece au prince que il ne doinst à + + un autre se il veult ce que cil a pris à loage jusques à terme. + Et se uns autres vient avant qui vuille donner greigneur loier, il soit en la volenté au prince à qui la chose soit bailliee à loage jusqu’à certain terme de donner ice que li autres i offre et de retenir la possession. + Et se il fist avant tant que il la doie porseoir par pardurable droiture, il avra la pardurable fermeté qui est expresse devant. + + +

+ +
+ +
+ [11.72.0. De conductoribus et procuratoribus sive actoribus praediorum fiscalium et domus augustae] + + De procurateurs des possessions l’empereur et de sa meson +

+ Li empereur Theodoses et Valantins dient : Toutes les fois que aucuns plez naist d’aucune chose qui apartient à la roial meson et les princes et les autres qui s’en entremetent ne reçoivent pas ne ne muevent actions autrement que par l’ordre des loys par quoi toutes manieres de genz sont jugiees ne il ne troublent pas le droit par autre maniere de pledeurs, ne par la sentence à ceus qui jugent ne par la force de lor deffendement, ne il n’aident à nul pour lor poesté ne il ne s’entremetent pas des communes besoignes ne des privees ne nule excusacion n’escommueve ceus qui sont en pés, quar plus grief paine doit estre establie contre ceus qui sont de nostre droiture et doivent garder nos commandemenz quant il meffont que contre les autres. +

+
+ +
+ [11.73.0. Quibus ad conductionem praediorum fiscalium accedere non licet] + + À qui il ne loist pas à prendre à loage les possessions à la borse l’empereur +

+ Li empereres Archades dit : Nuls des palasins qui sont en l’office de nostre chose privee ne + + praigne nos possessions à loage par lui ne par autre personne, quar nous ne voulons que chevaliers ne curials ait pooir de ce faire. + +

+ +
+ +
+ [11.74.0. De collatione fundorum fiscalium vel rei privatae vel dominicae vel civitatum vel templorum] + + Des rentes qui apertienent à la borse l’empereeur ou à la chose privee ou as citez ou as temples +

+ Li empereres Archades et Honoires dient : Nous donnons congié as officials, as juges ordinaires et as gouverneurs des contrees de traire en cause les procurateurs qui s’entremetent du demaine l’empereur, en tel maniere neporquant qu’il aident à ceus qui reçoivent les rentes de nostre chose privee à demander les detes qui apartienent à la borse l’empereur. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que li palazin que li nobles quens des choses privees envoie à commouvoir le juge que les pensions qui nous sont deues de nos possessions nous soient rendues plus legierement vivent o grant decepline. + Et s’il se contienent folement il convendra que lor nons soit raportez à ta hautece par les juges ordinaires si que droite venjance en soit prise. +

+

+ Li empereres Theodoses dit11.74.3] Ce paragraphe se trouve au début de 11.75.0 dans le ms. F : Les possessions qui dés piece a sont en nostre chose privee et celes qui sont venues à nous des biens à ceus qui sont envoiez en essill soient si escusees des previleges que eles paient tout enterinement les annon + + nes et les rentes et les servises que eles doivent. +

+
+ +
+ [11.75.0. De privilegiis domus Augustae vel rei privatae et quarum collationum excusationem habent] + + Des previleges as mesons l’empereur et de quiex servises eles sont encusees +

+ Li empereres Antonins dit : Il nous plaist que toutes nos privees possessions soient quites de tous vilains servises, et cil qui les tienent à loage ou qui les cultivent ne soient semons de faire nul servise que il ne doient par droit. +

+ Li empereres Valentins et Valens dient : Nous voulons que nostre chose privee soustiegne autresi comme tuit font le fessel de conduire les pensions pour sozlegier ceus des contrees, + mes nostre commandement est trespassez pour ce que li froment qui doivent estre cueilliz de divers champs sont assemblez en tiex lieus qu’il est trop grief chose d’aporter les çà. + Et pour ce ta hautece les face assembler en iceus lieus meismes en quoi il estoient assemblez anciennement. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereur Theodoses et Honoires dient : Diex nous gart que nous ne contons entre les vilains servises le rapareillement des communes voies et des pons qui fu establiz par les tytres as princes qui furent devant nous. + Il ne convient donc pas que li hom soit quites por dignité ne por hennour de aidier à rapareillier les voies et les pons, quar neïs nos saintes mesons doivent volentiers aidier à faire si loable oevre. + +

+

+ Li empereur Theodoses et Valentins dient : Nous jujons que tuit li porseeur facent sanz exception de nul benefice les servises qui sont establiz communement, excepté nostre patremoine de quoi nous avons establi les rentes as com + + muns besoinz. +

+
+
+ [11.76.0. De grege dominico] + + Du fouc des bestes l’empereur +

+ Li empereur Archades et Honoires dient : Li petit et li grant soient amonnestez par le banissement de ta hautece que il lor convendra paier de lor chatieus une livre d’or por chascun cheval ou pour chascune jument qui s’enfuiront du fouc l’empereur, s’il les voient et il ne les ramainent arrieres de lor gré, et pour ceus que l’en savra qui seront à autres foucs paiera l’en .vi. onces d’or à la borse l’empereur. +

+
+
+ [11.77.0. De palatiis et domibus dominicis] + + +

+ Li empereur Theodoses et Valentins dient : Nous exceptons de tous privez usages les mesons qui sont sacrees à nous et les nobles palés. +

+
+
+ [11.78.0. De cupressis ex luco Daphnensi vel Perseis per Aegyptum non excidendis vel vendendis] + + Que cyprés ne soient pas trenchiez du bois de Daphné ne venduz en Perse ne en Egypte. +

+ Li empereur Archades et Honoires dient : [S]e aucuns achate, en Syre ou en Perse ou en Egypte, arbre du bois de Daphné, sache qu’il sera puniz de .v. livres d’or, et à autretel paine sera sozmis cil qui osera vendre l’arbre que il ne loist pas à acheter. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : [T]uit li juge de quel dignité qu’il soient sachent que congiez lor est deveez de ci en avant de couper arbres du bois de Daphné qui est prés de la cité d’Anthyoche ne à remuer les en aucune maniere sanz l’otroi de ta hautece, + ne il n’emprengnent pas à couper cyprés du bois qui a non Alusthar. Mes que il n’apere que il soient du tout estrangiez du confort qui lor fu otroiez anciennement por ce que l’en lor deffent à trenchier cyprés, nous jujons que il aient .i. livre d’or de nos privez dons. Et cil qui bruisera ceste loy soit puniz de paine de .c. livres d’or. +

+
+
+
+ [Liber duodecimus] +
+ [12.1.0. De dignitatibus] + + Ci commence le dousieme livre du Code. Cest tytre est des dignetez. +

+ [L]i empereres Alixandres dit à Severiane : Se vostre aiel fu conte et vostre pere prevost si comme vous proposez et vous ne vous estes pas mariees à hommes de basse condicion mes à nobles, vous recevez la noblece de nostre lignage. +

+

+ Li empereres Costantins dit : Les portes de dignité ne seront pas ouvertes à ceus qui sont acusez de crimes ou qui sont de vilaine vie ne à ceus que mauvese renommee depart de la compaignie as honnestes hommes. +

+

+ Cil meismes empereres dit : La greignor dignité ne doit grever nul homme envers les previleges de la premiere dignité ou de chevalerie. +

+

+ Li empereres Costans dit : Nous commandons que les substances as senateurs que il porsieent en divers lieus et en diverses contrees et lor + + hommes soient franz et quites de toutes les choses que les juges prennent des autres par lor auctorité et de tous vilains servises qui avienent par dehors, ne il ne soient contraint de nul servise que il ne doient. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nuls prevoz de ceste cité ne sozmete senateur à nul nombre sanz nostre commandement ou sanz nostre sceu ne nuls ne face grant tort à nostre court. + Et s’aucune dignité de senateur i est remuee, l’en doit demander nostre jugement savoir mon se il sera mis en autre dignité. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nuls des vils marcheans ne des monnoiers ne des bas offices ne de ceus qui sont ententis à vilains gaainz n’essait à user de nule dignité, et se aucuns i est entrez il en soit mis hors, et il convient que cil qui en sont mis hors soient rendus à lor propres compaignies. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Pour ce que divers juges vuelent que l’en face aucunes oevres en aucunes citez, la substance as senateurs ne soit pas apelee à cel besoing. +

+

+ Li empereres Juliens dit : Il convient que nous deffendons de tout tort fait la droiture as senateurs et l’auctorité de cel ordre en quoi nous contons nous meismes. +

+

+ Li empereres Valantins dit : Nous ne deffendons pas que les filz à ceus qui ont esté + + franchiz ne puissent recevo[i]r noble dignité. + +

+

+ Li empereres Graciens dit : Nous deffendons que enqueste ne soit pas faite par tormenz par ceus qui i ont clere dignité. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Senateurs ou autres nobles hom puet bien avoir enfanz de basse condicion si comme ceus que il a eus ainz que il eust receue la dignité. Et ce n’est pas establi es filz tant seulement, ainz doit estre autresi gardé es filles. + Et pour ce que il ne convient pas que les honneurs as peres nuisent as filz, l’en doit savoir que cil qui est nez de senateur ou d’autre noble homme doit estre en la dignité son pere. + +

+

+ Li empereres Valantins et Theodoses dient : Les juges qui sont convaincus de larrecinz ou d’autres crimes soient despoilliez de toute leur honneur et soient contez entre les plus mauvés et les plus bas ne il n’aient pas esperance de revenir aprés à cele honneur dont il ont moustré que il ne sont pas dignes. +

+

+ Cil meismes empereres dient : Nous sorhauçons les fames del honneur à vos barons et les ennoblissons par leur lignage et establissons que eles pledent en la court où il pueent pledier et chanjons lor manoirs. Et se eles se marient aprés à homme de plus bas ordre, eles sont estrangiees de la premiere dignité et ensivent la condicion as derre + + niers maris. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que les juges n’aient nule poesté d’enjoindre aucun commun servise à senateur qui soit en aucune contree. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous donnons à tous les nobles hommes poesté d’aler s’en en la terre où il furent nez ou ailleurs sanz rienz paier et de demorer là où il voudront. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Se aucuns qui soit en dignité fait .i. grant meffet nous commandons que la personne qui fait le meffet soit gardee hors de chartre, et se ce est des plus nobles la chose soit raportee à nous, et se ce est de ceus qui sont en meneur dignité ele soit raportee à ta connoissance si que l’en juge quel chose il couvient establir du crime qui a esté fait. +

+

+ Li empereres Zenons dit : Toutes les foiz que il couvient que cil qui sont es dignitez doivent estre traiz en cause par la requeste à aucun bas homme qui les veult empledier ou citoiennement ou criminalment, il ne soient pas contrainz de donner pleges d’atendre le jugemen, ainz aient lor especial previlege que il soient creuz par lor loialté si que l’en ne praigne d’eulz fors leur serement tant seulement. + Et se il despisent le serement et il ne vuelent venir à jugement, ou par eulz ou par lor procurateurs, se la cause est meue + + pour chatel li juges ordenera la possession des choses qui apertienent à lui, ce que l’auctorité de droit et la qualité de la chose li amonnestera. Et se la cause est criminal il soit despoilliez de la dignité que il forfist quant il se parjura et il loise au juge à moustrer sor lui la force de la loy sanz demander nous en conseill pour ce que il est despoilliez de sa dignité par son meffet. + Et nous ajoingnons as previleges as nobles dignitez que nuls juges ne les puisse semondre en cause citoienne ne en crimes sanz nostre congié. + +

+

+ Li empereres Anaistaises dit : Nous commandons que il loise à tous ceus qui sont en dignitez greignours ou es meneurs et as nobles hennorez qui de ceste cité sont alez es contrees par nostre commandement ou qui i ont lor habitacion que se il ont besoing de venir à ceste real cité il i viegnent sanz estre rapelez. +

+
+
+ [12.2.0. De praetoribus et honore praeturae et gleba et folli et septem solidorum functione sublata] + + Des prevoz et de l’onneur de la prevosté +

+ Li empereres Valentins dit : Nuls des tres nobles hommes qui sont es contrees ne soit aprés apelez à estre prevoz, mes chascuns soit en sa meson asseur et em pés et s’esjoïsse de sa dignité. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.3.0. De consulibus et non spargendis ab his pecuniis et de praefectis et magistris militum et patriciis] + + +

+ Li empereur Valentins et Theodoses dient : Il a esté anciennement establi que les conseilliers soient par devant les autres dignitez et cil qui ont en eulz dignitez + + sont les uns par devant les autres pour le regart du temps tant seulement. + Quar dés que la dignitez est une meisme, li quiex doit estre par devant l’autre fors cil qui premierement conquist la dignité ? Quar jasoit ce que li derreniers soit en cel meisme honneur, neporquant il estoit plus bas el temps que li premiers estoit ja en la dignité et il n’i estoit encor pas. + Et ce meismes soit gardé se aucuns vient segonde foiz à l’onneur de conseillier, quar les hauteces qui sont receues derechief pruevent les vertus de la verité et ne les croissent pas, quar nule chose n’est plus haute que dignité. + Ce paragraphe manque. + +

+

+ Li empereres Valens dit : Nous ramenons l’ordre de conseillier à l’ancien establissement si que il soient en cele honneur par merite et ne mie par corage de ravir et ostent toute couvoitise de gaaignier et regardent l’enorable habit as peres et les beneürez aornemenz à l’ancienneté. + Nous voulons donc que les autres conseilliers se contiegnent par cest essample et s’atiegnent de ci en avant de prendre loiers et vaillent par bon conseill as oevres neccessaires. + Chascuns conseilliers doinst donc .i. pois d’or à restorer le conduit del yaue de ceste grant cité. + Ce paragraphe manque. + +

+

+ Li empereres Zenons dit : Il ne loise à nul à monter à honneur d’estre peres du païs qui est par desus toutes les autres honneurs se il n’a devant eu l’onneur de conseillier ou de prevost de la prevosté ou d’Illire ou de la cité + + ou bailliee de mestre des offices, si que il loise à ces personnes tant seulement, ou quant eles seront en cel office ou aprés, à recevoir la dignité d’estre peres du païs quant il plera à nostre majesté. + Et pour ce que nous voulons en toutes manieres metre conseil à ceste glorieuse cité qui est le chief de tout le monde, nous jujons que tuit cil qui dés ci en avant seront henorez de la dignité d’estre conseilliers doignent .c. livres d’or à refaire le commun conduit del eaue à la maniere de ceus qui d’an en an sont en l’office de conseilliers, quar ce est lor preu que la tres noble cité soit soustenue par le don de .c. livres d’or et se sente del honneur as conseilliers. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous establissons que congiez soit donnez as nobles conseilliers qui ici ont esté faiz ou qui seront faiz de ci en avant que il facent .i. an lor office et par non et par chose quant il en avront porchacié l’assentement au prince, si que quant il avront parfet cele anee, se il sont esleuz une autre foiz, il n’apere pas que il reçoivent aucune nouvele chose que il n’eussent onques mes, mes que il reçoivent derechief la droiture de conseillier à quoi il sont apelez segonde foiz et soient por la raison de la premiere annee par devant ceus qui puis ont esté apelez à cele honneur et en aorer nostre propre et en avoir toutes les dignitez as conseilliers. + + Ne cil qui est segonde foiz conseilliers ne soit pas contrainz de paier les .c. livres d’or que il paia à la premiere foiz à faire les conduiz de l’eaue de la cité selonc la forme du saint establissement. + +

+

+ Li empereres Justiniens dit à Jehan le prevost : Nous establissons que le pere du païs que la majesté l’empereur a apelez à ceste hautece soient maintenant hors de baill et de la poesté lor peres que cil que nous hennorons en lieu des peres ne soient sozmis à autrui poesté. + Quar qui soufferroit que li peres peust metre son filz hors de son baill et de sa poesté quant il voudroit et la hautece l’empereur ne peust pas delivrer d’autrui poesté celui que ele a esleu à estre son pere, quar se li contraires estoit prouvez par aucun barat, il parroit que la majesté l’empereur en fust amenuisiee. + Et il est assez certaine chose que ce avient poi, quar l’en n’eslist pas legierement homme qui est en baill à l’onneur d’estre peres du païs, et autresi est il usé en ceus qui sont esleuz à estre conseilliers. + Mes il nous plot à establir ce que aucune tel chose ne soit lessiee sanz estre determinee se ele avient en aucun temps. + +

+
+
+ [12.4.0. De praefectis praetorio sive urbis et magistris militum in dignitatibus exaequandis] + + Cest tytre est que le prevost de la grant prevosté et le prevost de la cité et le mestre des chevaliers sont egals en dignité. +

+ Li empereur Valentiniens et Valens dient : Nous disons que le prevost de la grant prevosté et le prevost de la cité et le mestre + + des chevaliers sont d’egal dignité, si que quant il sont en lor offices nous voulons que cil soit par devant les autres qui vint premierement à l’onneur que il a. + +

+

+ Li empereres Valentins et Theodoses dient : Se aucuns a receue la mestrise des chevaliers et des genz à pié et il l’a parfaite ainz que uns autres ait receue la prevosté quant il avra lessiee cele bailliee, si soit il mis par devant ceus qui puis ont receu les prevostez. + Cil qui fu donc en sa dignité ainz que li autres soit par devant les autres en toutes choses autresi comme il fu en l’onneur devant tous. + +

+
+
+ [12.5.0. De praepositis sacri cubiculi et de omnibus cubiculariis et privilegiis eorum] + + Des mestres de la chambre l’empereur et de lor previleges +

+ Li empereres Honoires et Theodoses dient : Li prevost de nostre sainte chambre aient icele meisme dignité que cil ont qui sont hennorez de la grant prevosté ou de la prevosté de la cité ou qui sont mestres de la chevalerie, si que quant il avront lessié lor bailliees il n’ait entre els nule differance, ne quant il vendront pour nous aorer ne quant il feront sollempniex festes par lor volenté ou aucune autre chose, mes tel ordre comme il orent en recevoir lor baillies lor soit gardee en seoir soi et en dire lor plesir, quar il a esté jugié apertement que cil qui premierement fu mis en son office doit estre par devant les autres, et les autres tous en ordre si comme il furent apelez as dignitez. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Leons dit : Li chamberlenc de nostre sainte cham + + bre et de cele à l’empereriz, de quoi il est certaine chose que il ne se pueent partir de nostre sale ne aler à divers jugemenz, soient delivres de tous autres juges, si que il reçoivent les actions qui sont proposees contre eulz el jugement de ta hautece tant seulement. + +

+

+ Li empereres Leons dit : Nous commandons que tuit cil qui sont donnez en nostre sainte chambre, par la largece à aucun ou par autre tytre, et cil qui i seront donnez dés ci en avant pour estre en nostre servise, jasoit ce que nule escripture n’en ait esté faite, soient raviz en naturel franchise dés que il seront acompaigniez à ceus qui servent en nos chambres. + Et nous voulons que ce soit gardé, non pas tant seulement en ceus qui sont vif mes en ceus qui sont mort, quar pour ce que il apert que cest previlege est propre à la majesté l’empereeur que il ne soit pas serviz par sers autresi comme li homme qui sont de basse condicion mes par honnestes servises de frans hommes, il seroit male chose que cil qui le servent souffrissent les domages de serve condicion. + Il lor loise donc à faire à lor volenté testamenz autresi comme as autres qui sont naturelment franz. Et s’il ne font testamenz, nuls ne dout que lor chatiex ne doie estre à la borse l’empereur, comme à ceus qui n’ont nuls hoirs. + Nous voulons que toutes ces choses soient gardees o diligent cure quant aucuns donne de son gré .i. de ses serjanz + + à servir en nostre chambre. + Mes se aucuns est toluz à son seignor par force ou il a esté si hardiz que il s’est mis el servise de nostre chambre malgré son seigneur ou sanz son sceu, il loise au seigneur à requerre en le jugement à nostre mestre chambellenc, et s’il prueve que son serjant se soit mis el servise de nostre chambre malgré suen ou sanz son seu, il l’ait arriere comme son serf o tout son chatel. + Et autresi comme il ne convient pas veer à ceus qui sont grevez pooir de demander aide, ne souffrons nous pas que la voie d’acuser à tort soit longuement aouverte. Et pour ce establissons nous terme de .v. anz dedenz quoi li sires doie metre avant ses actions, et s’il ne les muet dedenz ce il n’ait pas puis pooir de chalengier le come son serf ne son chatel comme le chatel à son serf, ne ses biens comme les biens à celui que il franchi. + En toutes ces choses que nous avons establies de ceus qui servent en nostre chambre voulons nous que soient estendues as puceles qui sont donnees pour servir i, et autresi bien à celes qui sont vives comme à celes qui sont mortes. + +

+

+ Li empereres Anestaises dit : Nous commandons que quant les .ii. nobles prevoz de nostre chambre et de cele à l’empereriz avront finé lor office et il seront acompaigniez à la compaignie des senateurs, il lor loise à armer soi comme chevaliers toutes les foiz que il voudront aler hors pour veoir lor champs ou pour au + + cune autre cause, quar cist desirriers que il ont ne regarde à la villance à nul homme. + +

+
+
+ [12.6.0.] De quaestoribus magistris officiorum comitibus sacrarum largitionum et rei privatae + + Des questeurs et des mestres des offices, et des contes des sainz dons et de la chose privee +

+ Li empereres Valantins dit : Cil qui ont esté en office de questeur ou de mestre des offices ou de conte de nos sainz dons et de nostre chose privee soient receuz par commun cri ne ne soient pas trespassez, autresi comme s’il ne fussent point congneuz. +

+
+
+ [12.7.0.] De primicerio et secundocerio et notariis + + Cest tytre est du primicere et des notaires +

+ Li empereres Graciens dit : L’intencion de nostre pitié est tres bonne envers le non as notaires, et pour ce se les hommes de cel ordre ont mué lor labour en repos ou il l’ont lessié par viellece ou il ont aucune autre dignité aprés ceste, il ne perdent pas le non de lor premiere chevalerie, ainz aient le preu de la dignité que il ont puis receue. + Et se aucuns des officials et meesmement de ceus de ta hautece le veult contralier d’aucune chose, sache que ses offices sera sozmis à tres grief paine quant sa malice sera descouverte. + +

+

+ Li empereres Zenons dit : Nous voulons garnir et acroistre par divers tytres de benefices la noble chevalerie des connestables et des notaires qui par lor glorieus servise aportent à la chose commune molt de preu et bonté, + quar nous avons establi au premicere qui sera selonc le temps .ii. anz de terme à mener lor ost. + Et se les connesta + + bles qui sont enbesoigniez de lor propres besoignes s'estrangent de nostre saint palés, se il demeurent .i. an à venir i jasoit ce que il metent avant grant essoigne, il perdent .i. degré pour la demoree d'un an, et .ii. pour la demoree de .ii. anz, et .iii. pour cele de .iii., et .iiii. pour cele de .iiii. Et ceus qui estoient plus bas d'eulz soient mis par devant. + Et s'il demeurent jusques à .v. anz que il ne reviegnent, il soient ostez de l’ordre et aient le non de connestables tant seulement, et ne mie l'ordre. Et quant ce sera fait en ceste maniere, il soient quites des servises et des cueilletes et de toutes autres choses. + Et nostre porveance a deffendu sor toutes choses que il ne loise à nul à troubler l'ordre des degrez, ne par envie ne par grace ne par autre achoison, ne par couverture de travail ne de commune cure. Ne nuls n’ost despire la raison du temps por estre mis devant ceus qui furent apelez à lor dignitez ainz que il ne fu, ne devancir ceus qui ont piece a souffert les lons travals en lor offices. + Et ce i soit ajoint que quant li primiers avra acompli son office, il reçoive selonc l'ancienne coustume la dignité d'estre mestres des offices, et soit mis par devant tous ceus qui ont acompli lor offices, jasoit ce que il ait derrenierement acompli le suen. + +

+
+
+ [12.8.0.] Ut dignitatum ordo servetur + + Cest tytre est que l'ordre des dignetez soit gardee +

+ Li empereur Graciens et Valentins et Theodoses dient : Se aucuns porprent le lieu qui ne li + + est pas deuz, il ne se deffende par nule ignorance, et il soit plainement coupables de sacrilege por ce que il a despit nos conmandemens. + +

+

+ Cil meismes empereeurs dient : [T]uit sachent que les previleges des dignitez doivent estre gardez en ceste maniere que cil soient mis el premier lieu qui ont parfet les nobles aministracions. Aprés vendront li oiseuz qui ont esté presenz en la compaignie de la noble dignité et ont gaaignié l’onneur. La tierce ordre est à ceus à qui l’onneur de noble dignité est envoiee quant il sont hors du païs. La quarte est as hennorables qui sont presenz et ont receu de nostre main les letres de noble dignité sanz la chevalerie. La quinte est à ceus qui sont hors du païs à qui les ensaignes de noble dignité sont autresi envoiees sanz la chevalerie. + Mes nous conmandons que li amenistreeur et les contes de nostre chose privee soient mis par devant tous les hennorez qui ont parfaiz lor offices. + Et nous ne creons pas que les oiseus qui vienent aprés cels qui amenistrent doient tous estre mis devant tous les henorez. Mes cil oiseuz soient mis devant iceus hennorez qui ont receu autretel dignité, si que li prevoz qui acompli son office soit mis par devant le prevost qui fait encor le suen. Mes li questeurs qui a parfet son office ne soit pas mis par devant le prevost qui + + est encore el suen. Et autresi le questeur qui se repose soit mis par devant le questeur qui fet encore son office. Et li quins de nos tresors, ou cil de nostre chose privee qui a acompli son office, ne soit pas mis par devant le questeur ou par devant le mestre des offices qui fait encore le suen. + Et nous jujons que cil soient nombré entre les amenistreurs a cui nous avons otroié çà en arriere ou otroierons dés ci en avant aucune chose d’ordinaire dignité en nostre saint consistoire, si conme quant la cure d’aucune bataille est bailliee au mestre des chevaliers qui a acompli son office, + quar pourquoi est germains li mestres des chevaliers apelez oiseuz à cui nous avons conmandé que il face bataille contre nos anemis ? + +

+
+
+ [12.9.0. De magistris scriniorum] + + Des mestres des aumaires12.9.0] Ce paragraphe est copié après [12.10.0] dans le manuscrit F. + +

+ Li empereur Archades et Honoires dient : Grant largesce de nostre benigne volenté doit estre donnee as nobles mestres de nos aumaires qui sont autresi conme asseur de nostre majesté. + Et pour ce conmandons nous que neïs aprés ce que il avront acompli lor office, il soient quite de tous servises et de toute subjection à juges ou de citez ou de chevalerie, si que neïs ta hautece ne le contraigne point de souffrir aucun grief ou conmun ou privé. + Et nous voulons que cist benefices s’estende à ceus qui sont prochainz des sainz aumaires. + Et se ton office otroie que aucune chose soit renouvelee contre les establissemenz de nostre debonnereté, il soit condampné à paine de .L. livres d’or. +

+
+
+ [12.10.0. De comitibus consistorianis] Des contes du saint consistoire12.10.0] Ce paragraphe est copié avant [12.09.0] dans le manuscrit F. +

+ Li empereur Archades et Honoires dient12.10.1] Les paragraphes [12.10.1] et [12.10.2] sont intervertis dans le manuscrit F. : Nous jujons generalment que cil qui ont deservi à estre apelez conte de nostre saint + + consistoire soient egals as nobles viscontes. +

+

+ Li empereres Anestaises dit : Nous voulons que les contes de nostre consistoire, et lor fames et lor enfanz et lor sers et lor cultiveeurs lisent en proposer lor actions et en recevoir celes qui sont proposees contre eulz de ceus meismes previleges. De quoi li prince des escoles et cil qui s’entremetent de nos choses usent par l’establissement au saint empereur Zenon qui fu de haute memoire. +

+
+
+ [12.11.0. De comitibus et tribunis scholarum] + + Des prevoz et des connestables et des escoles des chevaliers +

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous voulons que li prevoz et li connestable des escoles des chevaliers aient repos, qui ont deservi à avoir congié de aorer les princes. Et en tiex sont nombrez les contes du saint palés, se il ont deservi à estre en la premiere ordre, ou en prevosté et il ont lessié pour aucun cas a venir à plus haute dignité. Et nous conmandons que il soient entre ceus qui ont este baillif d’Egypte ou du dyocese de Pont, des quiex la dignité est egal, et les autres qui sont venuz jusques à cele honneur + + voulons nous que soient assols de lor chevalerie et nombrez entre ceus qui ont esté duc des contrees. + +

+
+
+ [12.12.0. De comitibus rei militaris] + + Cest tytre est des contes de la chevalerie +

+ Li empereur Valentins et Graciens dient : Cil qui ont conquise la premiere ordre pour ce que il ont mené nostre chevalerie es contrees d’outre la mer doivent estre en tel reverence vers ceus qui sont es hautes dignitez que cil lor facent lieu qui sont hennorez pour l’office de conseillier que il ont acompli. +

+

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous oelmons à ceus qui ont esté baillif de toutes les contrees fors d’Egypte et de Pont ceus qui par l’auctorité de nostre non ont esté envoiez à chevalerie à guerroier ou à deffendre aucunes contrees et qui ont esté en lieu des mestres des chevaliers. +

+
+
+ [12.13.0. De comitibus et archiatris sacri palatii] + + Cest tytre est des princes du saint palés +

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous commandons que les princes qui sont dedenz nostre palés et i servent soient contez entre nos vicaires se il ont deservi à estre entre les contes du premier ordre comment qu’il soit, ou se il ont ja acompli lor office ou s’il l’acomplissent dés ci en avant, si que entre les vicaires et les dus qui ont amenistré et ceus qui sont el premier ordre n’ait nule difference, fors du temps en quoi chascuns reçut son office. +

+
+
+ [12.14.0. De comitibus qui provincias regunt] + + De ceus qui gouvernent les contrees +

+ Li rmpereres Theodoses dit : Il convient que cil qui ont esté + + en citalaine aministracion de gouverner aucunes des contrees et en ont eu la juridicion et ont deservi à estre compaignons du premier ordre usent aprés ce que il ont acompli lor offices des previleges à ceus qui sont nos vicaires. +

+
+
+ [12.15.0. De professoribus qui in urbe Constantinopolitana docentes ex lege meruerint comitivam] + + Cest tytre est des mestres qui lisent en la cité de Costantinoble +

+ Li empereur Theodoses et Valentins dient : Il nous plaist que li gramerien grieu et latin et li sophistre et li mestre de droit qui lisent en ceste roial cité soient, quant il avront leu et travaillié jusqu’à .xx. anz, hennorez et acompaigniez à la dignité as vicaires, se il ont esté de bonnes meurs et de bonne vie et il ont eu sens d’ensaignier et grace de dire et soutillece d’espondre, et se il sont trouvez dignes par le jugement à la haute compaignie des mestres. +

+
+
+ [12.16.0. De decurionibus et silentiariis] + + Des curials et de ceus qui font faire silence el palais l’empereur +

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Quant les curials de nostre palés avront acompli loialment lor office et il seront demis, il aient le chois d’estre en la dignité as mestres des offices ou entre les nobles contes de nos mesons, si que ceste honneur lor soit gardee en toutes manieres en aorer nostre majesté et en saluer les bailliz, et les autres previleges qui apartienent à ces dignitez et en nostre consistoire. +

+

+ Cil meismes empereurs dient à Valanz : Chascuns de cels qui font silence en nostre palés et de lor curials soit quites de rente de chevals + + et de servise, il ne pait rienz des cueilletes qui sont faites aucune foiz, nuls bailliz ne lor enjoigne rienz ne ne les contraigne de faire nul servise. + +

+

+ Li empereur Theodoses et Valantins dient : [T]uit li previlege qui par le jugement aus princes qui furent çà en arriere furent otroiez as curials et à ceus qui font faire silence en nostre palés lor soient confermez par le commandement de ceste loy, neïs se il sont venuz à plus haut degré. + Nuls generals commandemenz ne lor face tort, ne nuls qui soit en aucune poesté ne lor enjoigne nule maniere de servise ; nous les delivrons de tous vilains servises et de toutes exactions et de tous griez. + Et voulons que lor mesons, non pas tant seulement celes qui sont en ceste sainte cité mes en toutes les autres, soient quites de tous offices et de tous travals qui lor soient enjoinz par aucune dignité. Et congiez lor soit donnez de venir à nostre compaignie sanz estre i apelez. Et paine de .x. livres d’or soit demandee au juge des contrees et à leur officials se il despisent cest nostre establissement. + Nous ajoingnons à ces choses que, quant il seront venuz à repoz et il commenceront à estre nobles entre les nobles senateurs, il s’esjoïssent del honneur de la court sanz faire nul servise et soient en dignité plaine de leece. + Mes nous jujons que li curial aient les devant dites benefices quant il avront loialment servi par .xiii. anz continuels. + +

+

+ Li emperes Zenons dit : Que + + cil qui doivent veillier en nostre saint palés et faire tenir silence ne soient retrait de faire lor servises quant il sont trait à divers jugemenz. Nous commandons que se aucuns veult empledier citoiennement ou criminalment aucun d’eulz ou de lor fames, il ne le traient pas à autre jugement que à celui au mestre des offices. + +

+

+ Li empereres Anestaises dit : Nous commandons que se cil qui doivent faire tenir silence el palés l’empereur sont en la poesté lor peres, il porsieent par droiture de chatel enquis par chevalerie toutes les choses que il ont aquises ou que il aquerront par don, ou par heritage ou par chevalerie ou par autre chose, ne les peres ne les puissent pas chalengier en lor vie ne prendre les aprés lor mort, ne lor freres ne li autre hoir lor peres n’en puissent pas demander partie autresi comme se eles apartenissent à la seignorie au mort, quar il ne convient pas que li autre aient le fruit ou le gaaing de lor travals. + Et par ceste raison ne souffrons nous pas que ce qui lor a esté donné par aucun soit aporté à partie as hoirs lor peres. + Encore voulons nous que il soient escusez de gardes et de procuremenz ne il ne soient pas contrainz de recevoir l’aministracion d’autrui choses, quar il sont si enbesoigniez de nostre servise que neïs à lor choses ne pueent il pas metre diligent cure. + Et les enfanz à ceus qui sont hennorez de dignité de contes ou de connestablies ne reçoivent pas baillie de prevosté se il ne vuelent. + Et tuit li previlege que nous + + avons otroié soient gardez, non pas tant seulement à ceus qui sont orendroit en tiex offices mes à ceus qui i seront acompaigniez dés ci en avant, et el temps que il seront en l’office et aprés ce que il l’avront parfet. + +

+
+
+ [12.17.0.] De domesticis protectoribus + + +

+ Li empereur Valantins et Theodoses dient à Eusigne le prevost : Quant cil qui gardent nos mesons et qui les deffendent avront salué les vicaires de ta hautece, il aient pooir de besier les, quar se honneur n’est portee à ceus qui sont dignes d’atouchier à nostre propre, ce est meffez semblables à sacrilege. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Quant les mestres de cels qui gardent nos mesons et qui les deffendent avront receu l’onneur de connestables, il soient assis entre cels qui ont deservi à estre duc, + et li autre qui ont acompli lor offices jusques à .x. anz usent de la dignité as nobles conseilliers. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Et cil qui doivent garder lor mesons sont par .ii. anz hors du païs sanz nule commune cause et sanz congié, si que il ne font pas nostre servise, quant il revendront arriere il soient mis .v. degrez plus bas que il n’estoient avant. + Et se il sont hors par .iii. anz, il soient avalez jusques au disieme degré. Et s’il demeurent jusques à .iiii. anz, il soient mis en tout le derrenier degré. Et se il demeurent par .v. anz, il soient du tout mis hors de la compaignie, quar il n’est pas droiz + + que li pereceus et cil qui vont longuement foloiant soient nombrez entre cels qui sont ententif à lor office. + +

+

+ Li empereurs Justiniens dit : nous avons jugié et establi par une especial loy que se aucuns des fors hommes qui doivent garder nos mesons a gaaignié en compaignie de chevaliers le segont lieu aprés le premicere et il muert dedenz ce, ses hoirs aient le preu et le gaaing, non pas tant seulement de tant de temps comme il remaint à cel degré, mes de l’an aprés si que en tant comme il apartient au conquest et au fruit de la chevalerie, il soient autre sicomme il fust se il vesquist. +

+
+
+ [12.18.0. De praepositis labarum] + + Cest tytre est des prevoz des labours +

+ Li empereur Honoires et Theodose dient : Cil qui par vostre jugement sont avanciez à estre prevoz des labeurs soient tres cler entre les esleuz si qu’il soient des conseilliers, quar cil qui sont en nostre compaignie sont dignes d’avoir quitance. +

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+ [12.19.0. De proximis sacrorum scriniorum ceterisque qui in sacris scriniis militant] + + Cest tytre est des prevoz des saintes aumaires +

+ Li empereur Graciens et Valantins et Theodoses dient : Nous voulons que cil qui gardent les aumaires où l’en met les letres et les libelles et les ordenemenz soient si sorhaucié de l’onneur as vicaires que il soient compaignons de la digneté à ceus qui ont bien gouverné les dyoceses qui lor furent bailliez. Et cil qui puisque il rentrerent en cel office ont esté mis es vicairies soient ordenez aprés eulz, ne il n’aient paour que il soient grevez par nule description. +

+

+ + Li empereur Theodoses et Archades dient : Cil qui sont mestres de nos aumaires ne soient pas contraint malgré leur de saluer es contrees les juges ordinaires. Et sachent les princes et lor menistres et lor officials que .iii. livres d’or seront prises de lor facultez, se il ne sueffrent que cil qui entrent souvent en nostre consistoire entrent en la court as juges, et se reverence ne lor est portee en saluer les, ou se compaignie de seoir o les juges lor est devëee. + +

+

+ Li emprereur Archades et Honoires dient : Quant cil qui gardent le[s] aumaires de nostre palés où l’en met les letres et les libelles et les ordenemenz avront esté .xx. anz en cel office, se il se vuelent reposer, il aient honneurs de conseilliers et soient entre les esleus et aient l’onneur de dignité qui seult estre donnee à ceus qui ont acompli l’office de conseilliers. Ne nuls ne lor puisse enjoindre ne commander nule chose par quoi il les conviegne partir du repos qui lor est otroiez. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que la possession à tous ceus qui gardent les aumaires où l’en met les letres et les libelles soit seure et escusee de tous vilainz servises, et ne criement nule chose qui lor soit enjointe ne seurdemandee, il paient lor loials rentes tant seulement, et la dignité que il ont aquise par lor travaill soit quite de tous ser + + vises qui vienent par dehors, ne nuls tors ne lor soit faiz. Il ne lor convient faire nul servise de chevaus comment qu’il soit, ou se il sont encore en l’office ou se il sont acompli. Et ce voulons nous que soit otroié as patremoines, + quar nous ne souffrons pas que ce qui est otroié à une dignité perisse pour la venue d’un autre. Se il vienent donc à honneur d’autre dignité par meilleur fortune, neporquant li previlege lor soient gardez que il ont aquis par le travaill de garder les aumaires. + +

+

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Nous avons otroié par especial commandement que cil qui gardent les aumaires en quoi l’en met les letres et les libelles et les ordenemenz aient l’onneur et la dignité entre les nobles barons de nostre court. + Et autresi comme cil qui sont encore en l’office de garder les aumaires ont par les lois franches poesté d’entrer es cours à tous les juges, voulons nous que cil à qui nous avons donné ceste honneur sachent que nous lor donnons congié d’entrer es cours et de seoir soi o les juges. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereur Theodoses et Valentius dient : nous avons establi que il convient garder à chascun de ceus qui ont esté en l’office de garder les aumaires lieu selonc sa deserte. Et si jujons que tuit cil qui sont en ses offices par desus le nombre de cels qui i sont establi soient mis tous en ordre en lieu de ceus qui morront, si que il ne loise à nul + + de ceus qui sont derrenier à convoitier le lieu à ceus qui i vindrent premierement se cil qui est le derrenier ne sormonte le premier par la vertu de son labour par le testemoine et par le serement à .xv. des mestres de cel office qui jugent que li derreniers est plus dignes d'avoir granz honneurs que cil qui vindrent devant lui. + Et nous voulons que cette fourme soit gardee es filz à ceus qui sont plus prochainz des aumaires, quar nous jujons que il puissent metre en lor lieuz .i. de lor filz ainz que cil qui ont esté en l'office plus que il n'ont. + Et cil qui voudra estre el lieu à celui qui est mis en l'office son pere doint donner .cc. et .L. solz pour estre i mis. + Et se aucuns devoit estre mis en tel degré ne il n'offre pas les deniers ainz refuse cel degré, congiez soit donnez à celui qui vient aprés lui tout en ordre de paier les deniers et d'estre mis en cel degré. Et se li segons ou li tiers ou uns des autres si comme il vienent en ordre refuse cel degré, li plus prochainz ait tous jours pooir de requerre ce que cil qui estoit devant lui a refusé. + Ne nous ne voulons pas que cil qui refusent cel degré soient ostez de lor ordre, et quant li lieus à celui qui est establiz en cel degré sera vuiz, nous commandons que cil qui en sont plus prochainz aient franche poesté de demander la condicion ou que il avoient avant refusee, ce est de paier les deniers et de estre mis el degré. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous jujons que les me + + stres de nos saintes aumaires, qui loialment et à bonne foy et loablement ont accompli lor office, soient tant comme il vivront en la compaignie as contes de nostre saint consistoire, sauf les previleges qui piece a furent donnez, + quar nostre pitié a jugié à aorner de la devant dite dignité celui à qui nous avons baillié nos segrez. + +

+

+ Li empereres Leons dit : Cil qui sont mestres de garder nos aumaires qui alerent par congié hors du païs ainz que il fussent trait en cause seront tuit seur jusques au terme qui lor fu establiz, et lor fames et lor enfanz si que il ne porront pas dedenz ce estre trait en cause. Il seront quites de communs servises et de citoiens neïs aprés ce que il avront acompli lor office, ne nuls ne les molestera des mesons que il porsieent es contrees. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Anestaises dit : Se aucuns de ceus qui sont mestres des aumaires muert et aucuns de ceus qui estoit par desous lui est mis en son lieu, il pait as hoirs au mort ou à ses creanciers à cui il devoit la quantité des deniers qui est estbalie et contenue en l’establissement as sains empereurs Theodoses et Valantinien, en tel maniere que se li heritages à celui qui est morz n’est pas receuz ne requis, li creancier aient l'avantage par devant tous autres. Et li enfant au mort ou ses lignages aient la devant dite quantité non pas par + + droiture d'eritage mes par le previlege, et il lor soit otroié que il la demandent et chalengent, et cest nostre ordenement ne soit rapelez ne bruisiez par nul barat. Et se aucuns d’elz muert ainz que il ait acompli son office, li remananz du temps soit à ses hoirs à parfaire cel office sanz nul amenuisement. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que cil qui sont en l'office de garder nos aumaires, et lor pere et lor fames et lor enfanz, n'en pledent fors par devant toi se aucuns les encuse ou citoiennement ou criminalment ; et par desus ce lor cultiveeurs et lors sers qui sont en ceste roial cité usent de ceste meisme benefice et soient en la garde à l'aideeur qui sera en cel temps, ou à .i. de ceus qui sont establiz à garder les aumaires. Et se aucuns de ceus qui gardent les aumaires est trouvez en aucune contree, l'en ne praigne de lui nule cauption fors son serement se il n’i a tenement. Et li serf et li cultiveur qui apartienent à lui li soient baillié sus sa loialté. + Et la maniere des deniers que l'en donne pour devers soit ramenee à moienne quantité. Et nous establissons que il doinsent .i. livre as executeurs qui sont de l'escole à ceus qui s'entremetent des choses, et pour entrer el jugement de ta hautece .ii. livres, et pour escrire ce qui sera fet la moitié d'un livre. Se il avient que la besoigne soit traitiee par + + devant l'arbitre, il doinsent à l'arbitre .i. livre et rienz plus, et à cels qui gardent les seremenz la tierce partie d’un solt pour lor servise, et pour aporter avant ce qui a esté fet et pour recorder le, ne il ne sont pas otroiez au patron à la bourse l'empereur ne as executeurs à qui la cure d'estre à tenir les plez est enjointe que il lor demandent nule chose, et il paient es jugemenz des contrees la moitié des despenses que nous avons establi que il paient el jugement de ta hautece, si que se il avient que il soient emplediez des annonnes citoiennes ou de garde ou de procurement ou de denoncement de nouvele oevre, il paient par devant le prevost de l’annonne ou par devant le patron de la borse l'empereur, ou par devant le prevost de la cité les despenses qui lor sont commandees à faire en ta court. Et il ne soient contraint de paier en rienz plus. + Et nous commandons que toutes ces choses soient gardees comment que il vuillent pledier, ou par eulz meismes ou par procurateurs. Et ce doit estre gardé se il sont semons par letre. + Et se aucuns d’eulz est semons en autre maniere, il ne soit contrainz de paier en nule chose. + Et tuit li devant dit previlege qui sont garantiz par l'establissement as princes qui furent çà en arriere soient gardez en la personne à ceus qui sont encore es offices et à ceus qui dés ci en avant i seront et à ceus qui ja + + les ont acompliz, si que il et lor fames et lor enfanz et lor cultiveurs et lor sers usent de lor preu. + Et pour ce que nous voulons que egalté soit gardee as pledeeurs es causes qui sont meues en jugement, nous voulons que cist meismes avantages soit gardez à lor ausaires. + Et pour ce nous jujons que cil qui gardent nos aumaires usent des devant diz previleges non pas tant seulement en plez que il muevent en aucun jugement, mes en ceus qui sont meuz contre eulz. + Et cil qui ont acompli ces offices et vuelent avoir lor memoires en aucunes contrees pour reposer soi aient tous les previleges que nous avons otroiez par ceste loy et en usent des preuz et de l’aide. + +

+

+ Li empereres Justiniens dit : apele le questeur du saint palés, nous avons oï que il fu anciennement establi que tu eusses certain nombre d’aides si que il n’en peust avoir plus de .xii. en l’aumaire des saintes remembrances, et .vii. en chascun des .ii. autres aumaires, ce est en cele où l’en met les saintes letres et en cele où l’en met les libelles. Mes la licence du temps qui puis a esté a si troublee la chose et amené en si grant multitude que il i a pres autretant des uns comme des autres. + Nous establissons donc que l’ordre qui fu anciennement establie soit rapelee si que l’en ne soustraie pas as aides ceus qui passent le devant dit ordenement, mes qu'il soit deffendu à + + autres que il n’i tendent devant que il soient si apeticié que il n’en i ait fors tant comme il est establi. Mes il ne soit pas deffendu à ces aides qui vuelent lessier tel office pour estre mis à garder les aumaires de sainte remembrance que il ne metent autres pour eulz, jasoit ce que la quantité ne soit encor pas ramenee à nombre qui est establiz. Et ceus que il metront en leur lieu soient derrenier que li autre. + Nous ordenons si comme il a esté confermé anciennement par essamples et si comme il s’acorde à justice. Mes cil à qui il est otroié à metre autre pour eulz baillent .i. libelle au questeur qui sera en cel temps et i mete sa subscription qui contiegne le temps et la personne et la chose, ce est que il otroie à celui qui se met pour lui à estre entre les aides. Et cil qui i seront einsi mis soient ordenez à la raison du temps en quoi li libelle sont offert, si que se cil qui estoit el derrenier lieu entre les gardes des aumaires des saintes remembrances est mis en lieu de celui qui estoit li premiers entre les aides et li derrenier de ceus qui gardent les aumaires des saintes remembrances selonc la maniere de chascun ordre. Et ce est gardé presque en tous les autres offices. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous establissons par ceste loy que se cil qui aident au questeur de nostre saint palés sont acusez de cause citoienne ou de criminel, l’es + + troite ordre de nostre droit qui s’acorde à enterineté soit gardee, si que se il doivent estre semons sanz letres, il souffise que li nons au juge soit diz par bouche. Et se .i. d’euls ou pluseurs doivent estre semons par letres, il convient que la personne à celui qui doit estre semons soit nommee es letres, et ce qui est gardé en toute l’ordre de ceus qui gardent les aumaires où l’en met les libelles soit gardé en ceus qui gardent les letres et les sainz remembremens. + +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ [12.20.0. De agentibus in rebus] + + Cest tytre est de ceus qui s’entremetent des choses l’empereur +

+ Li empereur Archades et Honoires dient : Nuls de l’escole à ceus qui s’entremetent de nos choses n’envahisse le lieu à celui qui est morz, mes cil qui estoit el plus prochain degré aprés lui par ordre de soldees et par merite de labeurs soit maintenant mis en lieu de celui qui sera mors sanz nule envie. +

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+ Cil meismes empereurs dient : Nuls de ceus qui s’entremetent de nos choses n’ait pooir de partir sanz nostre auctorité. +

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+ Li empereres Leons dit à Patrice le mestre des offices : Pour ce que nous savons que l’ordre de ceus qui s’entremetent de nos choses apartient à ta hautece, nous commandons que il n’i ait dés ci en avant plus de .xlviii. de ceus qui ont .cc. hommes souz eulz. Et de ceus qui ont .c. hommes souz eulz n’i ait que .cc. hommes qui soient receuz en avenans degrez si comme il seront apelez li uns aprés l’autre. + + Et cest ordenement soit ferme et estables que se aucuns de ceus qui ont .cc. hommes souz eulz que nous avons jugié que soient en cel office .x. anz ou .viii. muert par aventure, cil qui doivent estre si hoir, ou par testament ou sanz testament, aient le fruit de lor labour, si que il soient entre ceus qui sont vif autresi en toutes choses comme se cil meismes qui avoit fait l’office les eust receues en sa vie, et pour ce couvient il que son lieu soit uniz pour l’endroit de ses hoirs. + Et nuls ne soit mis en lor escole ne n’ait lor previleges se il n’est avant esprouvez par ceus qui sont en l’office des saintes aumaires. + +

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+ Cil meismes empereres dit : Dés que aucuns de ceus qui s’entremetent de nos choses avra deservi le degré à ceus qui ont souz eulz .cc. hommes ou .c., cil qui seront en ceste sainte cité ne soient emplediez par l’auctorité à aucun juge, ne semons en aucun autre jugement que en celui au mestre des offices ou à celui à qui il l’otroiera. Et nous jujons que ce soit encor miex gardé es causes criminals, quar il seroit male chose que aucuns peust donner sentence contre le salu ou contre la renommee à celui contre qui il ne porroit jugier de nul chatel. + Et nous commandons que li avantages de cest benefice soit donnez à ceus qui i seront trouvez en tous temps, jasoit ce que nous sachons que ce a esté + + gardé en lor personne selonc l’ancien droit, si que quant il avront lessié l’office se il ne sont nombrez entre ceus qui ont .c. hommes soz eulz, l’en ne dout pas que il ne doient respondre par la commune loy. + Et nous establissons que les devant dites personnes qui seront trouvees es contrees n’usent pas de l’especial avantage que nous avons orendroit otroié se aucune cure de commune execucion ne lor est enjointe pour quoi il soient alez es contrees, ainz obeïssent selonc l’ancien droit as sentences as juges ordinaires. + +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ [12.21.0. De principibus agentum in rebus] + + Cest tytre est des princes et de ceus qui s’entremetent des choses l’empereur +

+ Li empereres Graciens dit : Nous voulons que cil qui s’entremetent de nos choses qui ont acompli lor office soient en guerredon en honneur des princes. Et pour ce nuls officiaus ne soit envoiez à communes besoignes ne as privees se de par le prince non, ne il ne soit commandé que nules personnes soient amenees avant sanz lui, neïs se ce est par l’otroi à l’official qui est el lieu. + Et nous voulons que li patron des causes soient amonnestez que il ne facent nule demande sanz le sceu au prince, ne il ne reçoivent pas par barat estranges besoignes pour l’endroit d’une que il en ont receue. + Et se cest commandement est despiz, nous commandons que tes offices pait à la borse l’empereur .x. livres d’or. + +

+

+ Li empereres Archades dit : Nous commandons que tou + + tes les sommes de toutes causes et de toutes personnes, jasoit ce que eles soient de la dignité as senateurs, soient rapelees as princes. Et li certain fait qui suelent estre tretiez par la sainte compaignie des senateurs soient terminez par la cure à ceus qui reçoivent nos cens, ne nuls griez ne soit faiz as simples genz par letres qui soient empetrees par barat. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous voulons que les princes de ceus qui s’entremetent de nos choses soient hennorez de la hautece et de la dignite as viscontes. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Il loise as princes de ceus qui s’entremetent de nos choses que il aient o els ceus de quoi il ont esprouvé le sens et la loialté, jasoit ce que il aient usé souvent devant ce de cel meisme office. + Et se aucuns de ceus qui s’entremetent de nos choses a esté .xxv. anz en cel office et il est malades de son cors, si que il ne veult pas atendre la fin de sa chevalerie, ainz veult avoir l’onneur et la dignité de prince par le testemoine de tous ceus qui sont en cele ecole, nous jujons que il soient garniz de ceus meismes previleges de quoi cil usent qui sont en la dignité des princes. + Mes cil qui par longue chevalerie sont venuz à estre prince soient par devant eulz es sauvemenz des juges et es consentemenz, jasoit ce que il furent derrenierement mis + + en l’office. + Et cil qui cueillent nos cens et nos serjanz ne porpensent nule chose contre lor previleges, et condampnemenz de .xx. livre d’or soit proposez contre eulz se il font contre ce. + +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Li empereres Leons dit : Se aucuns de la compaignie des routiers est mis en l’assemblee de ceus qui s’entremetent de nos choses et il engendre .i. filz ainz que il viegne à la bonne de son office, quant il avra acompli l’office il ait dignité de prince comme franz homme, et ne puisse estre semons par devant nul juge, neporquant il est son filz en la condicion as routiers. + Mes s’il engendre .i. filz puis qu’il avra aquise la dignité de prince, jasoit ce que cil qui est nez ne soit pas de la chevalerie à ceus qui s’entremetent de nos choses, neporquant il soit franz et seurs ne ne soit pas liez a l’office des routiers, quar il est engendrez de franc pere qui est du tout estranges de ceste condicion. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous sommes commeu par pluseurs requestes de ceus qui s’entremetent de nos choses. Si commandons que se li prince d’eulz qui ont acompli lor offices, ou lor fames ou lor enfanz ou leur sers ou leur cultiveeurs sont aucune foiz traiz en cause, ou par eulz ou par leur procurateurs, il ne soient pas contrainz de donner as serjanz plus d’un solt par non de semonsses. Et il ne doinsent que la tierce part d’un solt as serjanz as vicaires ou as prevoz. + Ne nule force ne lor soit faite de donner pleges, mes il doinsent tiex pleges comme le deffendeur du lieu jujera, si que selonc la forme des generals banissemenz cil qui ont tenemenz, ou en ceste sainte cité ou es contrees, soient creuz par lor serement et par obligement de lor substances. + Et ce i soit ajoint que il ne soient nule foiz semons se par letres non. + Et à la maniere des autres offices, toutes les foiz que actions citoiennes ou criminals sont meues contre eulz, li executeurs de la besoigne se tiegne apaiez d’un solt jusques à la fin du plet, ou citoien ou criminel. + Et por faire entendre nos letres et pour metre avant simple requeste contre lor aversaires, .ii. solz d’eulz et de lor fames. + Et toutes les foiz que cil demandent les essamples des seremenz, cil à qui la chose apartient ne porloignent pas à baillier l’or sanz prendre en que .i. solt. + Et pour accomplir les instrumenz par quoi pooir de semondre est donnez as executeurs, commandons nous que l’en ne doinst pas plus de .iii. solz à ceus à qui il apartient. + Et il ne doinsent pas à l’arbitre plus que .i. solt, ne as patrons de la borse l’empereur plus que la moitié d’un solt, ne as notaires plus que la tierce part d’un solt jusques à la fin de la cause, si comme il a esté dit avant, et pour lire les erremenz la moitié d’un solt. + Et se li plez n’est pas menez par devant arbitre mes par devant greignors juges, les devant diz nobles hommes ne paient pas plus de .iiii. solz pour + + mouvoir le plet, et pour recevoir les seremenz .ii. solz tant seulement, ne il ne soient contrainz de paier à nul plus que les devant dites quantitez. + Et toutes ces choses soient gardees quant il muevent plet contre autres, ou quant autres les muevent contre eulz. + +

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+
+ [12.22.0. De curiosis] + + De ceus qui ont la cure du païs et qui font faire les estacions +

+ Li empereres Valentins dit : Cil qui ont la cure du païs et cil qui font faire les estacions et cil qui usent de cel office sachent que il doivent noncier as juges les crimes et que il lor est besoing de prouver les, et il ne seront pas sanz perill se l’en sceit certainement que il acusent à tort ceus qui n'ont rienz meffet. La mauvese coustume remaigne donc par quoi il metoient aucuns en chartre. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que cil qui s’entremetent de nos choses soient remembrable de nos commandemens en mener les forz et en regarder les voitures du commun cours, et vuillent profitier en toutes choses à la chose commune. Et pour ce commandons nous que il seul soient mis en cel office et que nuls autres ne s'en entremete. + Ce[l]s se porverront donc par grant diligence que nuls ne mueve auctorité contre le cours de la voiture ne ne demant rienz plus que il ne doit. Et quiconques osera faire aucune tel chose, il soit estrangiez de l’escient de son engrés + + commencement. + Et la chose soit moustree as juges ou à ceus qui ont la cure du païs. Et se aucuns se haste de venir en cel office par nostre commandement, ce que il a eu pitié ne li vaille rienz. + Nous deffendons donc que rienz ne soit demandé pour les bestes qui ne sont pas el cours, et se aucuns fait contre ce il soit contrainz de rendre à quatre doubles ce qu'il a pris. + + +

+

+ Cil meismes empereres dit à ceus qui s’entremetent des choses l'empereur : Par tant de temps comme vous soustenez la cure de garder le cours, cil seul soit quites du condampnement as prevoz qui ont gardé honneste en lor office, mes cil qui s’i sont contenuz vilainement et contre l'onnesté du siecle et contre l'onneur de chevalerie ne soient pas condampnez tant seulement, mes plus grief paine soit establie contre eulz. +

+

+ Li empereres Archades dit : Nous jujons que l'en envoit en chascune contree .i. de ceus qui s’entremetent des choses l'empereur à qui la cure de regarder les voitures soit commandee tant seulement, si que il n'aient nule chose commune o les juges ne o ceus des contrees, + ne il ne grievent pas les + nos + [nes] + nes] nos A naves texte latin. + des choses que il ne doient, ne ne reçoivent pas libelles ne contrestacions pour achoison du plet, ne il ne metent nul homme en chartre, ainz entendent à lor cures tant seulement. + +

+
+
+ [12.23.0. De palatinis sacrarum largitionum et rerum privatarum] + + Des palazins des sainz dons des choses privees. +

+ Li empereres Costantins dit : Li palazin paient les rentes et les servises de lor chiez et de lor terres tant seulement et soient quites de toutes choses qui vienent par dehors et de vilainz servises et de tous fessiaus que il ne doient. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Nuls de ceus qui gardent les tresors ne qui sont en autres offices qui ait esté repris à meffet ne requiere autre foiz son office par nul couvenant ne autre dignité ne ne court à nule autre chevalerie. +

+

+ Li empereres Valantins dit : L’ancienne ordre soit rapelee et li cueus de nos mesons qui sont par Capadoce envoit del office des palazins à gouverner son office tiex qui soient convenables, et il ne soit pas asseur se il i font aucune vilaine chose. + Il devra donc chascun an eslire du nombre de ceus qui i doivent estre envoiez tiex qui soient convenables et envoier les i. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Li juge n'aient nule communité o les palazins que les contes de nos mesons envoient es contrees m[e]z sauve la reverence que les granz et les petiz qui sont es contrees doivent à ceus qui les gouvernent chascuns entende à son office. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Aucuns sont qui aprés ce que il ont acompli l'office d'estre palazins et ont trespassee l'onneur s'efforcent de venir à l'ordre des receveurs. Nous establissons donc par ceste loy que + + achoison d'emprendre tel chose ne soit dés ci en avant lessiee à nul, mes chascuns soit en l'ordre en quoi il fu mis premierement, et cil qui a ja parfait l'office du premier ordre ne quiere pas à estre mis en autre. + +

+

+ Cil meismes empereres dit à Probe le prevost : Ta hautece sache que tu dois du tout lessier em pés l'office des palazins et que il ne te loist pas à enjoindre lor aucune chose, et par dessus ce tu deffendes as gouverneurs des contrees que il ne s'efforcent de faire nule tel chose. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Theodores et Archades dient : Nuls ne se mete en l'office des sainz dons ou des choses privees s'il n'en a nos lettres. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Nous commandons que les palazins qui sont venuz à la fin de lor chevalerie et les aides as questeurs et les mestres de divins offices aient ceus meismes previleges que nous avons otroié nouvelement à l’escole de ceus qui s’entremetent de nos choses, si que il soient quites de tous servises et de tous fessiaus. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereur Theodoses et Valantins dient : Il ne convient pas que les palazins qui sont en ceste roial cité soient contrainz de pledier par devant le prevost de la cité se la cause n'est meue pour l’edefiement des mesons et pour servises ou pour aumosnes, mes es autres causes qui sont meues pour chatel ou pour crimes voulons nous que il resprouvent par devant lor mestres tant seulement. + Et nous otroions as gouverneurs des contrees que il oient les causes, ou citoiennes ou criminals, qui sont meues entre les palazins qui sont encore es contrees ne ne sont pas enbesoigniez de communes causes, en tel maniere neporquant que sentence criminal ne soit pas donnee contre eulz devant que les mestres de lor office en soient certefiez par le gouverneur de la contree et que il li otroit à donner sentence contre eulz. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que li palazin de nostre chose privee soient henorez de ceus meismes previleges de quoi li palazin des sains dons sont henorez, quar dés que lor chevalerie et lor offices est semblables, il est droiz que il soient hennorez d’uns meismes previleges. + Et nous jujons que li premicere de lor office et les .iii. primaz des aumaires des choses privees soient quant il avront acompli lor office entre les conestables de la chevalerie et entre les prevoz pour aorer nostre hautece, sanz les previleges qui lor ont esté donnez par nostre establissement, en tel maniere neporquant que nule cure de commune besoigne ne de privee ne lor puisse estre enjointe par le commandement à nul juge, mes tous besoinz et touz travals lor soit quitez, et il usent de l’honneur de lor dignité. + +

+
+
+ [12.24.0. De stratoribus] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.25.0. De castrensianis et ministerianis] + + Cest tytre est de ceus qui gardent les choses l’empereur et de ceus qui les font +

+ Li empereres Honoires dit à Narge : Selonc la forme des responses as sainz empereurs, quant aucuns a + + vra acompli en l’office de ta hautece le terme qui li est establiz, ce est de .ii. anz, cil qui est plus prochainz de lui par sa desserte et par son travaill soit mis en son lieu, et cil qui a acompli l’office et lessié le n’ait pas congié de venir arriere à cele cure. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Leons dit : Cil qui sont en l’office de garder les robes l’empereur et de faire les, ne lor meres ne lor fames, ne reçoivent nule action, ne criminal ne citoienne, qui soit meue contre eulz en autre court que en la toue. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil qui sont establi à nostre saint servise ne soient semons par nul autre juge que par toi, ne il ne responnent en la court à nul juge qui les semonne fors en la toue. + Et en ta court meismes ne soient il pas grevez de trop granz despenses, ne ne soient pas semons legierement par le comandement à aucun. Et nous establissons une maniere que nous voulons qui soit gardee en eulz des deniers qui sont donnez pour faire semonses et de donner pleges, et si jujons que il ne puissent estre semons sanz tes letres et sanz ton commandement. Et quant il seront semons, il ne doinsent nul plege fors un des mestres de lor office, et comment que il doient respondre, ou par eulz ou par procurateurs, et en quiex causes que ce soit, ou citoiennes ou criminals. + Ne il ne doinsent pas as executeurs plus d’un denier d’or, + + par non de semonse jusques en la fin du plet quant il avendra que il seront semons. Et quant il vendront par devant le juge, ou par simple requeste qui a esté faite contre eulz ou par aucune autre maniere, nous commandons que cil qui en doivent avoir loier se tiegnent apaiez de .iii. solz, tant seulement jusques à la fin du plet lor demant l’en .ii. solz. + Ces previleges vaillent, non pas tant seulement en lor personnes, mes en lor meres et en lor fames, et lor filz et lor mariz soient bailliez en pleges, se mestiers en est, ne autres gages ne lor soient pas demandez. Et tous les previleges qui lor furent donnez par l’empereur Marcel lor vaillent, mes ce en soit excepté que il lor est commandé en l’establissement à l’empereur Marcel que il responnent en diverses cours. + Et les avocaz de la borse l’empereur et cil par devant les arbitres usent de l’office des receveurs aient le tiers d’un solt, tant seulement jusques à la fin du plet, et pour moustrer les erremenz par devant les arbitres ne doinsent il pas plus que la moitié d’un solt. + +

+
+
+ [12.26.0. De decanis] + + Cest tytre est des diseniers +

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Les quatre qui du cours as diseniers vendront au premier degré de chevalerie aient par .ii. anz l’office de primicere, ne il ne loise à nul d’eulz à demorer i plus que les .ii. anz, mes toute garde et toute envie cesse. Et quant li dui an seront passez, cil qui + + estoient plus pres d’eulz soient mis en lor lieu. + +

+

+ Li empereres Theodoses et Valentins dient : Il ne couvient pas que li disenier qui entendent à nostre servise soient traiz en estranges cours à la volenté à ceus qui les acusent, ainz pledent en la court as mestres des offices, + tant seulement quar en ceste maniere ne sera mie nostre servise empeechiez, et cil qui plederont à eulz seront respondu par droit. + Il ne loise donc à nul à traire en cause les devant diz diseniers à autre jugement, et quant il seront semons il ne lor conviegne donner nul plege fors le mestre de lor office. + +

+
+
+ [12.27.0. De mensoribus] + + Des mesureurs +

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient : Quant le mestre des mesureurs avra esté par .ii. anz en cel office, qu’il s’entremete de nos choses. +

+
+
+ [12.28.0. De privilegiis eorum qui in sacro palatio militant] + + Du previlege à ceus qui servent el saint palés +

+ Li empereres Costantins dit : Nous commandons que li palazin qui nous ont servi bien et loialment et ont acompli lor office et cil qui ont esté gardé des aumaires où l’en met les letres et les libelles soient quites de tous faus acusemens et d’estre nommé à aucuns servises. Et si establissons que cest benefice viegne à lor neveuz, et il soient quites de tous servises vilains et personnels, et tous lor muebles et lor sers que il ont es citez, et nuls ne lor face tort. Et qui despira ces choses en sueffre tel paine comme il devra, sanz faire nule difference de dignité. + +

+

+ Cil meismes empereres dit a Ruffin : Nous commandons que cil qui ont servi en nostre chambre et sont venuz a repos, et cil qui ont esté en divers offices de nostre palés, et cil qui ont gardé les aumaires de sainte remembrance et celes où l’en met les letres et les libelles, et cil qui ont esté l’office de palazins de toutes les citez, et cil qui chevauchent el servise de nostre saint palés aient tiex previleges que il, ne lor filz ne lor neveus, ne soient apelez à nul vilain servise, + quar il sont si dignes de lor benefices que il soient delivres des causes personiex et corporels, et aient lor chatel quite que il ont conquis par chevalerie comment que il soit, ou se il sont encore el servise de nostre saint palés, ou se il sont ja donnez à repoz. + Et à tous ces previleges ajoingnons nous ceus qui s’entremetent de nos choses, jasoit ce que il aient ceus as chevaliers. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Archades dit : Nous voulons que tous ceus qui ont servi en nostre palés et ont obeï à divers offices aient si les ensaignes de la dignité où il ont esté que il soient mis en ordre et en dignité à tous ceus qui puis ont receu les contrees à gouverner ou les dignitez du palés. + Et se aucuns essaie à brisier cest establissement par sa folie, il en soustiegne paine de sacrilege. + +

+
+
+ [12.29.0. De privilegiis scholarum] + + Cest tytre est des previleges à ceus des offices +

+ Li empereur Valantins et Theodoses dient : Nous ne voulons pas que les contes des offices + + aient congié de batre ne de desposer les senateurs, ne ceus qui ont .cc. hommes desous eulz ne ceus qui en ont .c., ainz voulons que les choses qui sont dignes de tel commocion soient aportees à la connoissance au mestre des offices, et se aucuns trespasse cest saint commandement il soit puniz de paine de .v. livres d’or. + +

+

+ Li empereres Zenons dit à Eusebe le prevost : Nous jujons par ceste loy que cil qui sont entour les offices et tuit cil qui aprés ce que il ont acompli lor office sont venuz en degré de premicere et ont aoré nostre hautece et deservi la dignité d’estre tres cler homme usent de ta hautece et de touz les previleges qui lor apartienent, et soient d’iluec en avant jusques à la fin de lor vie sozmis à la court de ta hautece, ne ne soient contrainz de pledier par la sentence de nul autre juge. + Mes en causes criminals et es communs trëuz voulons nous que la forme de droit soit avenaument gardee contre tiex hommes par les gouverneurs des contrees que l’auctorité as maufaiteurs ne croisse ou que li communs profiz ne dechiee pour l’endroit du previle[ge] qui est otroiez. + +

+

+ Cil meismes empereres dit au mestre des offices : Toutes les foiz que cil qui sont es offices ou lor fames ou lor meres qui sont en Venete ou lor filz qui ne se sont pas mis en autres condicions et li serf qui apartienent à eulz sont semons par le jugement + + de ta hautece, pour cause citoienne ou criminel, l’en ne lor demant pas estranges pleges, mes li primaz de lor office soit mis en plege selonc l’ancienne coustume qui a esté gardee pardurablement. + Et ce soit gardé que es causes criminals soient mis en pleges .v. autres de cel office par la volenté au primat. Et se cels .v. ne vuelent estre pleges si com il a esté dit, .i. estrange pleges soit donnez es causes criminals tant seulement o le primat del office, si que se il vuelent respondre par soi ou par procurateurs il ne doinsent pas as executeurs plus d’un solt. + Et quant la cause sera envoiee à aucun pour terminer, il doinsent .vii. solz tant seulement pour entamer le plet et .i. autre solt à l’arbitre pour donner sentence, et rienz plus. + Et se apeaus est faiz el jugement de ta hautece, ou à entamer le plet ou à reciter la sentence, il ne doinsent pas plus de .iii. solz pour amener le plet par devant toi, et .ii. solz pour reciter les seremenz. + Et toutes les foiz que plez sera menez par ton commandement par devant les gouverneu[r]s des contrees et contre ceus del office ou contre lor fames ou contre lor enfanz ou contre lor sers, nous jujons que il ne doinsent que la moitié des despenses que nous avons devant dites. + Et ce i soit ajoint que cil qui sont alez es contrees par congié ne soient devant le terme de .v. mois qui lor est otroiez + + emplediez de nule maniere d’action citoienne, exceptees les causes criminals et celes qui sont meues pour les rentes du trëu. + Et se il sont semons aprés les .v. mois par le jugement de ta hautece, nous commandons que il ne soient point grevez de donner pleges, ainz soient creuz par lor serement. + Et toutes les foiz que il, ou lor fames ou lor meres ou lor enfanz ou lor sers, sont semons par parole et sanz letres, nous jujons que il ne doinsent rienz par non de semonses. + Mes se la besoigne est si legiere que l’en em puisse connoistre sanz escripture par le consentement des parties, l’en atende la fin du plet sanz donner en nule chose. Et se sentence est donnee contre les devant dites personnes, eles paieront .i. solt tant seulement par non de semonse. + Et se la cause est tele que ele doie estre menee par escriz, il convient garder en cest cas ce qui a esté dit avant des deniers qui sont donnez par non de semonses et pour autres causes. + +

+
+
+ [12.30.0. De castrensi omnium palatinorum peculio] + + Du chatel que li palazin aquierent par chevalerie +

+ Li empereres Costantins dit à Sey le prevost : Nous comandons que se tuit li palazin à qui nous avons donné certains previleges conquierent aucune chose, ou par espargnier de lor bouches ou par nostre don, il l’aient autresi comme chatel conquis par chevalerie, quar il n’est rienz que il doient si bien avoir comme ce que il ont par nostre sceu et voiant nous, + ne il + + ne sont pas estrangiez du travail de chevalerie quant il suient nos ensaignes et entendent tous jours à nostre servise par longues voies et par fors batailles. + Et pour ce cil de nostre palés à qui nous avons donné previleges aient quitement lor chatiex que il ont conquis, ou par lor travaill si comme nous avons dit, ou par nostre don. + +

+
+
+ [12.31.0. De equestri dignitate] + + De la dignité as chevaliers +

+ Li empereres Valantins dit : Nous commandons que les chevaliers de Romme aient le segont degré aprés ceus qui sont en tres clere diginité. +

+
+
+ [12.32.0. De perfectissimatus dignitate] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.33.0. Qui militare possunt vel non et de servis ad militiam vel dignitatem adspirantibus et ut nemo duplici militia vel dignitate et militia simul utatur] + + Cest tytre est les quiex pueent estre chevaliers ou non et des sers qui tendent à chevalerie ou à dignité, et que nuls n’use ensemble de double dignité +

+ Li empereurs Sevoirs et Anthonius dient à Anthoine : Se vous voulez que li non de chevalerie vous soit donnez, offrez vous à ceus qui ont la droiture d’esprouver ceus qui sont faiz chevaliers. +

+

+ Li empereurs Diocleciens et Maximiens dient : Il nous plest que baraz ne vaille rienz à ceus qui donnent non de chevalerie, non pas tant seulement as filz curials mes à tous autres pour tolir les citoiens servises. +

+

+ Li empereur Archades et Honoires dient au mestre de l’une et de l’autre chevalerie : La hautece devra garder o grant cure que les cultiveurs ne cil qui gardent les landes ne soient receuz à chevalerie, ne de lor gré ne par force. +

+

+ Li empereres Leons dit : Nuls qui soit de la condicion as curiaus + + ou as routiers n’enpraigne à estre fez chevaliers. + +

+

+ Li empereres Justiniens dit à Licin le mestre des offices : Cil à qui il a esté otroié çà en arrierre à avoir .ii. dignitez ou pluseurs soient mis à chois de retenir laquele que il voudront, si que il aient fermement cele qu’il choisiront et soient mis hors de l’autre. + Et nuls n’ait desci en avant pooir de recevoir en un meismes temps le non de plus que d’une ordre, et il soit deffendu à tous communement que il ne reçoivent pluseurs chevaleries ne n’assemblent une dignité à autre. Et cil qui nous requerra de chose que nous avons deffendue soit puniz de .x. livres d’or pour sa folie, jasoit ce que ele ne li vaille rienz. Et cil qui recevront pour tel chose nos letres qui seront empetrees par barat, si comme il avient souvent, sueffrent paine de .x. livres. d’or, et [se] ses officials à qui la chose apartient ne sont encontre ce et il ne recordent cest establissement soient autresi puniz par paine de .x. livres d’or. + Et se aucune chose est faite encontre ce, sachent tuit que ele ne vaudra rienz plus que se ele ne fust pas faite. + +

+

+ Cil meismes empereres dit à Mene le prevost : [N]ous commandons des sers qui osent tendre à aucune chevalerie, ou par le seu lor seigneurs ou sanz lor seu, il loise à lor seigneurs à requerre en le juge et à moustrer que il n’en sorent rienz dés que li contraires n’est prouvez, et que il soient en ceste maniere de la chevalerie les seigneurs + + les retraient en lor servise. Et se il vindrent à la chevalerie par le seu lor seigneurs, les seigneurs ne perdent pas tant seulement la seignorie que il avoient sus eulz, mes toute la droiture du patronnaige, et cil soient naturelment franz. Et se l’en voit que il soient profitables à la chevalerie il i remaignent, et s’il n’i sont convenables il en soient mis hors. + Et d’iceus sers qui ja ont esté mis en chevalerie et encore i sont, donnons nous as seigneurs congié que il requierent ou nous ou les juges avenans dedenz .xxx. jours aprés ce que cest establissement sera pueploiez, et monstrent que il n’en sorent rienz et les rapelent à lors servise. + Et se cil terme passe, il convient que il perdent et la seignorie et la droiture du patronnage. + +

+

+ Cil meismes empereres dit à Jehan le prevost : Se aucuns sueffre que ses sers ait tel dignité comme chevalerie, il perde la seignorie du serf et la droiture qui apartient as patrons, + quar nuls ne doit souffrir que nuls qui reçoive don de nostre main demeurt en condicion de servage ne ne viegne o son seignour pour aorer nostre hautece. + Es cas en quoi chevalerie n’est pas aquise as sers mes dignitez par la volenté as seigneurs, soient gardez li droit qui ont esté mis avant que il n’ait eu nostre establissement nule chose qui ne soit parfaite. + Et sachent les seigneurs, autresi comme nous avons dit en .i. establissement, qui parole de tiex sers que se il ne mou + + strent ce dedenz .xxx. jours aprés ce que il le savront et il n’en requierent le juge avenant ne ne s’entremetent de despoillier les de lor dignitez, il perdront le seignorie et la droiture du patronnage. Et quant les sers seront delivres du servage et nombrez entre ceus qui sont naturelment franz, nous prendrons garde se il doivent remaindre en la dignité ou s’il sont dignes d’entre en despoilliez. + +

+
+
+ [12.34.0. Negotiatores ne militent] + + Cest titre est que marcheanz ne soient chevaliers +

+ Li empereres Justiniens dit à Mene le prevost : Nous deffendons que cil qui sont marcheans en ceste sainte cité ou es contrees ne soient dés ci en avant mis en chevalerie, exceptez les marcheans d’argent qui sont en ceste sainte cité, + mes cels establissons nous que s’atiegnent du tout de chevalerie armee et il puissent aquerre toutes autres sanz paour de cest present establissement. + Et se aucuns des marcheans à qui nous deffendons toutes marcheandises est ja montez à aucune chevalerie, nous li donnons congié de lessier la marcheandise et de retenir la chevalerie ; et sachent que se il s’entremetent puis de marcheandise, il seront despoilliez de la chevalerie. + Et nous voulons que ce soit tenu es marcheans d’argent qui sont en ceste sainte cité se il ont ja receue chevalerie armee, si que il lessent la marcheandise et remaignent en la chevalerie. + Et s’il revienent puis + + à la marcheandise, il perdront la chevalerie. +

+
+
+ [12.35.0. De re militari] + + Cest tytre est de la chose as chevaliers +

+ Li empereres Anthonius dit à Atoie, chevalier : [T]u requiers contre droit que les soldees du temps que tu fus en chetivoison te soient rendues aprés ce que tu en es revenus. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit ainsi : Les chevaliers qui sont notez de male renommee ne pueent pas user de l’honneur de quoi les hommes d’autretel dignité suelent user, m[e]z il aient pooir de demorer là où il vorront fors es lieus qui lor sont deffendus especialment. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Gordiens dit à Valentin et as autres chevaliers : Por ce que vous alleguez que vostre serorge lessa .vii. anz sa chevalerie et que il fu aprés ce restabliz par nostre indulgence, vous requerez contre droit que cil temps li soit contez autresi comme s’il eust tousjours esté en garnison, + et pour ce ne doit il pas demander les soldees du temps que il fu hors. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

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+ Cil meismes empereres dit : Tu doutes pour nient que le blasme qui t’avint pour meffet de chevalerie ne griet ta renommee aprés ce que tu as esté mis en repos. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Costantins dit : Se aucuns donne à nos anemis pooir de meffaire as Rommains, il soit + + as tozides + ars toz vis + ars toz vis] as tozides F à tous ites A ars toz vis O vivus amburatur latin +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Les connestables ou les chevaliers n’aient pas pooir d’aler foloiant par lor possessions, ainz soient es mansions + + acoustumees et communes. Et se aucuns despist si neccessaires establissemenz, et les gouverneurs des contrees et les deffendeurs des lieuz le nous facent maintenant savoir, si que cruel venjance en soit prise. + +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Por ce que toute la multitude des legions est sor les rives des flueves, nous jujons par porveable actorité que nuls ne face ordure es flueves dont toute gent doivent boire ne n’i guee chevaus en lieu où l’en le puisse veoir, ainz face l’en ces choses aval si loing que nuls ne le puisse veoir. +

+

+ Li empereur Archades et Honoires dient : Nuls des chevaliers qui sont establiz à estre presenz en nostre servise, ne de ceus qui doivent estre en ceste sainte cité ne de ceus qui sont sozmis à autrui legions, n’ose emprendre à faire autrui servises sanz l’otroi au prince, et cil qui seront convaincus de cel meismes fait soient despoilliez de lor chevalerie et suffrent la paine de cel mesfait. Et cil qui seront descouvert que il ont retenu chevaliers en lor privé servise paient .v. livres d’or par non de paine. + + Et se aucuns est envoiez du nombre des chevaliers ou des connestables et il vient à nostre compaignie, quar autrement deffendons nous que nuls n’i viegne, il se presentent maintenant as contes desous qui il sont et poroffrent les causes pour quoi il sont venuz, si que il aient tost response et congié de retorner s’en. + Et se les gouverneurs des contrees truevent chevaliers qui aillent foloiant, il les praignent et les facent garder tant que la chose soit raportee à nous et que nous jujons que il en convient faire. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous ne voulons pas que les chevaliers soient mis d’une legion à une autre contre le commun profit. Sachent donc li duc et les contes qui ont la cure de gouverner la chevalerie que il ne loist pas as chevaliers à aler d’une legion à autre se li empereres ne le commande pour le commun profit, quar acroissemens d’ennour ne doit pas venir à aucun par envie, mes par travaill. + Et se aucuns fait contre ce, il pait une livre d’or pour chascun chevalier qui ser[a] einsi remuez. + +

+

+ Li empereres Leons dit : Les chevaliers qui sont armez et norriz de la chose commune ne doivent entendre à nule chose fors a lor chevalerie et as communs profiz. + Ta hautece ne sueffre donc que nuls chevaliers entende à autre chose, ainz commant que il soient en lor offices et s’apareillent as batailles par user chascun jour d’armes. + Et se aucuns des juges de chevalerie met aucun chevalier contre ceste deffense, en servise commun ou privé, sache que il convendra paier par non de paine une livre d’or pour chascun chevalier. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous deffendons que les hommes qui font chevaleries ne reçoivent cures citoiennes. Et s’il reçoivent par aventure aucune tel cure, il soient maintenant despoilliez de lor chevaleries et de tous lor previleges. Et cil qui oseront aler contre cest salvable establissement doutent nostre corrouz. +

+

+ + Li empereres Zenons dit : Nous ne voulons que nuls soit dés ci en avant mis en nombre de chevaliers ou de gent à pié ne en aucune marche devant que nous l’aions esprouvé. Et la coustume qui a esté tenue jusques ci soit abatue, par quoi li mestre ou li duc des chevaliers souloient esprouver ceus qui devoient estre mis es legions, et cil sanz plus i soient mis que nous avons esprouvez. + Et se les mestres des chevaliers ou les dus voient que il soit besoinz d’acomplir le nombre de la chevalerie qui est amenuisiez par mort, il enquierent la verité et nous facent savoir quans il en i convient metre, et quiex et en quel legion et en quiex marches, si que il i soient mis si comme il plaira à nostre majesté. Et se cest establissement est brisiez en aucune partie, tes offices sera puniz de .C. livres d’or. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.36.0. De castrensi peculio militum et praefectianorum] + + Du chatel que les chevaliers ont conquis par chevalerie et de cel au pre[vo]st des annonnes +

+ Li empereres Alixandres dit à Precian : Se ton filz estoit en ta poesté el temps que tu achetas une possession en son non, l’en ne doute pas que ele ne soit toue. + Et les choses mouvables que son pere, ou sa mere ou ses parens ou ses amis, li donnerent quant il ala en chevalerie sont autresi comme le chatel que il a conquis par chevalerie, et les choses qui sont aquises en l’ost par l’achoison de chevalerie. + Et entre ces choses sont les heritages à ceus qui ne porent estre cogneuz autrement que par achoison de chevalerie, + mes li heritages sa mere n’apartient pas à chatel qui est conquis par + + chevalerie, jasoit ce que il li soit escheoit tant comme il estoit en la chevalerie. + Mes il est certaine chose que la possession qui li est donnee du chatel qui est conquis par chevalerie, jasoit ce que les possessions qui sont achetees du chatel qui est conquis par chevalerie soient de cele meisme condition. + +

+

+ Cil meismes empereres dit : Le filz qui est en baill ne puet rienz estrangier sanz la volenté son pere, se il n’a chatel que il ait conquis par chevalerie. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Cil foloie qui ce dit que tu es delivrez de la poesté ton pere par ta chevalerie, quar chevaliers pueent bien estre en la poesté lor peres, mes se il ont chatels qui ont esté conquis par chevalerie, li peres n’i a nule droiture. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Diocletiens et Maximiens dient : [T]u dois entendre que quant li filz qui a esté chevaliers est mors, son chatel est mes à son pere, mes li heritages n’est pas suens. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que cil qui gardent les aumaires et les autres qui sont en l’office de ta hautece aient toute entiere la droiture du chatel qui est conquis par chevalerie. +

+
+
+ [12.37.0. De erogatione militaris annonae] + + Cest tytre est de departir les annonnes as chevaliers +

+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Les fors chevaliers et cil qui nous servent devotement reçoivent chascun iour les annonnes et les livroisons qui lor sont deues des communs guerniers ou a tout l’an ensemble, et se il vuelent otroier cest commandement, + + ce que il ne reçoivent pas el temps avenant soit à la borse l’empereur. + +

+

+ Li empereres Valantins dit : Il ne loise à nul chevalier à refuser les annonnes qui lor sont deues es contrees pour demander en le pris, et se aucuns refuse à prendre les annones quant l’en li offre et il en veult avoir le pris, il n’ait pas ce que il demande contre la loy, et si perde ce que il ne volt recevoir. +

+

+ Li empereur Archades et Honoires dient : Il nous convient secorre au preu à ceus des contrees. Ta hautece face donc venir à tous les connetables et à tous les contes que il lor souviegne que fains doit estre donnez as chevaliers, selonc tant de chiez comme il y a selonc la loy au saint empereur Valentinien, ne il ne le convient pas porter as chevaus tant seulement. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Ta hautece face metre en escript combien chascuns reçoit par nous d’annonnes si que l’en enquiere diligemment combien chascuns a eu. Et se l’en trueve que les paieurs aient plus receu que la verité des escriz qui sont en nostre aumaire ne contient, il soient contrainz de rendre le sorplus à doubles, + et ce que cil ont receu à qui li paiemenz devoit estre faiz lor soit conté tant seulement, quar nos lettres sont alees as mestres de l’une et de l’autre chevalerie par quoi nous avons jugié que avant que le commant à paier les escriz soient envoiez loialment à nos aumaires selonc quoi cil qui reçoivent le[s] annonnes + + les departent avant. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous commandons que dés le mois du novembre en avant annonne soit donnee as chevaliers et as serjans du nouvel vin, quar la departie du viel ne puet pas estre faite sanz damage. +

+

+ Cil meismes empereurs dient12.37.11] Ce paragraphe a été copié avant [12.37.10] dans le manuscrit F : Cil qui reçoivent les annonnes as chevaliers n’aient nule communité o cens des contrees, mes l’en demant as dus ou as officials des contrees toute la somme de la dete qui soit toute paiee de dedenz l’an. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li emperes Antonins dit à Longin le mestre des chevaliers et des genz a pié : Nous commandons donc par cest saint establissement que cil qui sont de l’office de ta hautece, à qui il est otroié que il departent les dessertes as chevaliers ou aucunes autres choses, jurent tout premierement que il feront loialment l’office qui lor est bailliez + et departiront de lor main selonc nostre establissement ce qui lor est baillié, sanz tricherie et sanz barat, si que chascuns des chevaliers ait des soldees par sa main. + Et sus ceus qui par congié seront hors du païs voulons nous que ce soit gardé que les soldees as .xxx. chevaliers qui pueent estre ensemble hors du païs soient mises en sauvegarde, si que quant il revendront au terme qui lor fu mis, il aient lor soldees qui furent mises en garde selonc la devant dite maniere. + Et li connestables n’ait pas congié d’envoier + + en plus de .xxx. hors du païs. Et se il vet contre cest establissement et il en ose envoier plus de .xxx. hors du païs, li departeur raport au commun les deniers qui devoient estre à ceus qui sont hors du païs par desus les .xxx. + Et sache li connestables que il li convendra paier du suen propre à ceus que il a envoiez hors du païs par desus les .xxx. quanque il ont perdu en ce que il les y a envoiez, ne il ne se departe pas de son office devant que il lor ait restorez tous les domages. + Et ce i soit ajoint que .x. des primaz des offices et li mestres de chascune assemblee jurt en court que la chose a esté faite si comme il est ci ordené et que li departeur ont donné devant eulz à chascun des chevaliers ses soldees de lor main, et li connestables de lor mestres nous facent savoir dedenz .iii. mois que il a esté einsi fet. + Et l’en s’entremete sor toutes choses que, dés que les deniers seront bailliez du commun au departeur, il facent la departie dedenz .ii. mois ou dedenz .iii. selonc la qualite des lieuz, et s’il deloie plus et garde les communs deniers, sache que il li couvendra paier du suen propre le damage que les chevaliers i avront. + Et cil qui en aucune maniere passeront cest commandement ne perdront pas tant seulement lor chevalerie, mes lor chatiex ser[a] puepliez. Et par desus ce la cure de faire la departie sera baillie à autre par l’office de ta hautece, et dés que cest meffet sera fait tu le faces savoir ou à nous ou as mestres, que li meffez ne puisse + + estre celez, ainz soit descouvers de toutes parties, si que cil qui brisera l’ordenement de nostre pitié ne puisse eschaper les paines qui sont establies. Et les chevaliers qui seront establiz par ce que nostre ordenement n’est pas gardez pruevent par devant nous ce qui a esté fet, et aprés ce, cil qui n’a pas gardé nostre establissement soit sozmis à tormenz. + Et nous jujons que ce soit gardé en toutes manieres que quant les chevaliers seront morz, le departeur ne doit pas paier à lor fames et à lor enfanz tous les deniers que l’en lor devoit selonc nostre establissement. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.38.0. De excoctione et translatione militarium annonarum] + + Cest tytre est de cuire les annonnes as chevaliers +

+ Li empereres Archades et Honoires dient : Cil à qui les annonnes sont envoiees en diverses contrees pour departir les à ceus qui les doivent avoir n’en cuisent pas pain contre toutes coustumes. + Ta haute auctorité mete donc arriere par droit toute nouvele emprise, si que quant li departeur sont envoiez es contrees, la vielle coustume soit gardee. + +

+
+
+ [12.39.0. De militari veste] + + Cest tytre est de la robe as chevaliers +

+ Li empereur Valentiniens et Valens dient à Auxian le prevost : Nous commandons que toutes rentes de robes soient paiees à nostre tresor dés les kalendes de septembre jusques as kalendes d’avrill. Et se le gouverneur de la contree ou son office trespasse ce, il soit condampnez si comme il li plaira. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Archades dit : Nous commandons que les fors chevaliers aient chascuns .i. solt pour son + + mantel. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Deniers soient demandez à cels des contrees pour les robes as chevaliers, et soient mis en nos sainz dons si que les .v. pars en soient departies as fors chevaliers et la siste à nos tailleeurs, sanz faire nul damage ne à eulz ne au commun, si que les joennes chevaliers em puissent acheter tiex robes comme il miex ameront. +

+
+
+ [12.40.0. De metatis et epidemeticis] + + Cest tytre est del ostage as chevaliers +

+ Li empereres Theodoses dit : Se aucuns de nos mesureurs ne doute pas à effacier à sa main le signe qui est fez en chascune meson et le non à celui qui i doit herbergier, il soit puniz par ceste auctorité autresi comme cil qui est coupables de faussonnerie. +

+

+ Li empereres Archades et Honoires dient à Theodore le mestre des offices : [E]n quel cité que nous soions ou que nos chevaliers demeurent, toute la desloialté as mesureurs et as hostes soit ostee, et les .ii. pars des mesons soient lessiees as seigneurs qui eles sont, et la tierce part as hostes, et chascuns tiegne sa partie seurement, si que les mesons soient parties en .iii. parties. Et li sires choisisse premierement et li hostes aprés, et la tierce part remaigne au seigneur, quar il est bien droiz que cil qui l’a, par heritage ou par achat ou parce que il l’a faite, ait le premier chois des trois parties. + Et s’il y a estaus qui soient establiz à marcheander, il ne viegnent pas en cele partie, ainz soient quites et frans + + de recevoir hostes, et servent à lor seigneurs tant seulement et à ceus qui les tienent par loage. Et se il n’a estables en la tierce partie que li chevaliers a choisie, si comme il avient souvent se li sires de la meson ne lor porvoit en aucune maniere, l’en prendra del ouvreoir à faire estables selonc le nombre des chevaus. + Mes nous jujons que les nobles hommes n’aient pas tant seulement la tierce part de la meson à herbergier eulz mes la moitié, si que se li uns veult partir, li autres choisisse. + Et ce que nous avons commandé soit gardé pardurablement, si que cil qui sont en noble dignité sachent que il paieront .xxx. livres d’or à nostre borse, et les autres chevaliers perdront lor chevalerie se il brisent cest general commandement et en prennent plus que nous n’avons commandé. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous voulons que tous nos juges sachent que il se doivent à tenir des prevostez as juges ordinaires tant comme il i sont. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Nous voulons que cil qui forgent les armes soient quites de recevoir hostes en toutes citez, se ainsi n’est que nous meismes i soions. +

+

+ Li empereur Honoires et Theodoses dient à Jehan le prevost : Nous delivrons de toutes molestes ceus qui tienent nos possessions. + Nul mesureur ne viegne donc à nule possession qui apartiengne à nostre meson ou à nostre droiture se aucuns li envoie, + quar nous donnons congié à celui qui tient la possessi + + on de bouter arriere celui qui i vient pour prendre hostel, ne il n’ait nule paour de crime dés que il li est otroiez que il se tiegne, quar cil fait sacrilege qui vient sor lui. + Et nous jujons que li baillif et li official par cui commandement aucuns vient à la possession qui li est deveee soient envoiez en essill jusques à certains termes. + Nous otroions que il herbergent tant seulement en tel forme que nule chose ne lor soit demandee qui apartiegne à l’amende as hommes ou as chevaus, et li hoste s’en aillent hastivement, ne il ne lor loise pas à sejorner ilueques que lor sejours ne griet la possession en aucune chose. + Et li bailliz ou li serjans ou les chevaliers ou li trespassanz soufferra paine de .x. livres d’or se il demande aucune chose à son hoste, + quar nous commandons que la mauvese costume soit si deffendue que cil meismes qui donnent aucune chose contre nostre commandement n’en soient pas quites sanz paine. + +

+

+ Cil meismes empereurs dient : Il a esté porveu que la desloial maniere de herbergier soit ostee, et nuls ne demant baing à celui qui le herberge en sa meson. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que les mestres de nostre saint palés et les clers de la cité de Romme et li painteur qui sont naturelment franz soient quites de herbergier tant comme il vivent. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

x + Li empereur Valentiniens et Valanz dient : Nous establissons par ceste loy que se aucuns a dignité de conseillier ou du pere du païs, il ait + + tant comme il vit .iii. mesons qui soient quites de recevoir hostes et ses hoirs, ce sont ses filz ou son pere ou sa mere ou ses neveuz ou ses freres ou sa suer ou sa fame, en aient .ii. qui soient autresi escusees. + Et se aucuns est conseilliers tant seulement, il en ait .iii. quites et ses hoirs en aient la moitié d’une qui ne soit point grevee de recevoir hostes, + autresi aient les hoirs à celui qui ot la dignité d’estre peres du païs sanz estre conseilliers. + Le prevost et le mestre des chevaliers aient tant comme il vivront .ii. mesons quites de herbergier, et lor hoirs en aient une qui soit autresi escusee. + Le mestre des offices et le questeur aient tant comme il vivront .ii. mesons quites de herbergier, et lor hoirs une. + Le conte de nos mesons, et cil des sainz dons et cil des choses privees et les mestres des notaires aient chascuns sa meson quite de herbergier hostes tant comme il vivront, et lor hoirs aient quite la moitié de lor mesons, et la tierce part de l’autre moitié soit bailliee as hostes. + Et se aucuns nobles hommes ont de par nous dignité sanz faire nul servise, il pristrent aprés ceste loy lor mesons as hostes selonc la partison qui est establiee en la loy, exceptez les ouvreoirs qui sont es eles ou es auvenz. + Et nous commandons que ce soit gardé en toutes les mesons ou l’en herberge, si que nuls ne puisse user de nule letre contre ceste sainte loy. + Et toutes les choses que nous i avons establiees soient gardees en ceste perdura + + ble cité. +

+

+ Li empereres Zenons dit : Nous commandons que les .x. connestables qui sont aprés le premicere soient quites de recevoir hostes es mesons que il porsieent en ceste roial cité. +

+
+
+ [12.41.0. De salgamo hospitibus non praebendo] + + Que l’en ne doinst rienz as hostes +

+ Li empereur Costantins et Costanz dient : Nuls des contes ne des connestables ne des prevoz ne des chevaliers ne demant à son hoste coutes ne oile ne autre chose, ne il ne pregnent d’eulz nule des devant dites choses, neïs se les hostes le vouloient bien. Mes cil qui sont es contrees soient quites de tous tiex servises, et les contes ou les connestables ou les prevoz ou les chevaliers qui feront contre ce soient sozmis à grief paine. +

+
+
+ [12.42.0. De commeatu] + + De ceus qui vont hors du païs par congié +

+ Li empereres Constantins dit : Il ne loise à nul des prevoz ne des connestables ne des vicaires à donner à aucun chevalier ne à aucun qui soit en l’ost congié de partir s’en en temps que il le convient combatre. + Et s’aucuns fait contre ceste loy et il donne à chevalier congié el temps que nos anemis assaillent, venjance capital en soit prise. + +

+

+ Li empereres Graciens dit : Se aucuns de ceus qui gardent les aumaires, ou de ceus qui s’entremetent de nos choses ou des officiaus as palazins qui obeïssent as contes des sainz dons ou des privez demeure hors jusques à .vi. mois par desus le terme qui li est donnez, il soit + + mis en plus bas lieu que il n’estoit, et .v. de ceus qui estoient plus bas soient mis par devant eulz. Et cil qui oublie le commandement au juge et demeure jusques à .i. an, il soit mis par derriere, et .x. de ceus qui estoient desouz lui soient mis par devant. Et se il demeure plus de .iiii. anz, .xl. de ceus qui estoient desous lui soient mis par devant. Et s’il demeure plus de .iiii. anz, il soit mis hors de toute la chevalerie. + +

+
+
+ [12.43.0. De tironibus] + + Cest tytre est des nouveaus chevaliers +

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Se aucuns prent autrui serf en tornoiement et il le fait chevalier, se il en est convaincuz, il soit contrainz de paier à nostre tresor une livre d’or, et li sers soit renduz à son seignor se il ne sot le fet. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Les nouveaus chevaliers soient tousjours mis el derrenier lieu, quar nous ne souffrons que aucuns soit mis el plus haut degré fors + cil cil + cil + + à qui lons travals aide. +

+
+
+ [12.44.0. De litorum et itinerum custodia] + + Cest tytre est de la garde des cors +

+ Li empereres Honoires dit : Nous establissons par ceste loi que les marcheandises ne soient pas portees à estranges nascions de quoi nous avons deffendu que eles n’i soient portees, mes quant aucune nef se metra à la voie, les mariniers dient par lor serement en quel païs il vuelent aler, et quant il l’avront dit, il ne soient pas puis destorbez. +

+
+
+ [12.45.0. De desertoribus et occultatoribus eorum] + + Cest tytre est de ceus qui lessent lor chevaleries et de ceus qui les recitent +

+ Li empereres Graciens dit a Siage le prevost : Se aucuns reçoit + + en son champ ou en sa meson celui qui s’enfuit de sa chevalerie, le procurateur qui ce fait à son escient soit sozmis à paine capital, et se ses sires le sot, il perde le champ ou la meson. + Et se aucuns sers l’encuse, il soit franchiz. + Ne nous ne parlons pas de ceus tant seulement qui estoient mis nouvelement en la chevalerie, mes de ceus qui estoient en garnison et s’en sont foui. + Cil est tenuz pour fuitif qui en temps de bataille devancist l’ost et ne doute pas le perill qui est par devant. Et se aucuns se repont par mauvestié, cil en qui meson il sera trouvez le baut as gaites de la chevalerie et il soit occiz à glaive. + Et se li gouvernierres de la contree lesse pour aucune chose à prendre en venjance, il perde son patremoine et sa renommee, et le mestre de son office soit sozmis à paine capital. + +

+

+ Li empereres Archardes dit : Se cil qui ont lessié lor chevalerie se deffendent quant il seront trouvez, il soient ociz en la deffense comme rebelles ; et les juges des contrees se porvoient curieusement que il ne cuevrent lor crime en aucune maniere, ne il n’eschapent par letres que il sachent aporter. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.46.0. De veteranis] + + Cest tytre est des anciens chevaliers +

+ Quant li empereres Costantins fu entrez en la cité de Romme, li prevost et les connestables et les haus homme li distrent : Diex te gart longuement. + Lors s’en vindrent les anciens chevaliers et li distrent : Sire, que nous vault ce que nous sommes vielz dés que nous n’avons nule indulgence ? + + Costantins lor dist : Je doi plus croistre la benëurté à mes chevaliers anciens que amenuisier la. + Victorins li viellars li dist : Nous sommes grevez partout de rentes et de servises. Costantins dist : Di moi les choses qui plus vous grievent. + Tous les viellars distrent : Vous meismes le veez bien. Costantins dist : Nous otroions à tous nos anciens chevaliers que nuls d’eulz ne soit semons de nul servise ne de communes oevres, ne de cueilletes ne de voitures ne d’autres griez, + ainz usent pardurablement de repoz aprés lor travaus, + ne la borse l’empereur meismes n’en puisse nul travaillier de rienz, m[e]z il lor loise à acheter et à vendre et à metre lor deniers en bonnes marcheandises, et tous leur benefices soient entiers et usent en nostre temps de oiseuse et de repos. + Ne nous n’otroions que il soient grevez de nul servise corporel ne de porter fessiaus. + Cil meismes empereres dit : Il convient porveoir que les anciens chevaliers qui ont diverses dignitez pour lor dessertes ne soient grevez de nul tort fet. Et s’aucuns est entrepris en cel crime les gouverneurs des + contres + contre[e]s + + enquerront la verité de la chose et emprendront venjance selonc la qualité du meffet. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+
+ [12.47.0. De filiis officialium militarium qui in bello moriuntur] + + Cest tytre est des filz as officiaus qui muerent en bataille +

+ Li empereres Costantins dit : cil qui sont engendrez des officials d’aucuns offices soient apelez en la chevalerie lor peres comment que il soit, ou se lor peres sont encore en + + la chevalerie, ou se il l’ont lessiee. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.48.0. De oblatione votorum] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

+ +
+
+ [12.49.0. De numerariis actuariis et chartulariis et adiutoribus scriniariis et exceptoribus sedis excelsae ceterorumque iudicum tam civilium quam militarium] + + Cest tytre est des conteurs et des notaires du siege l’empereur +

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Les empereurs Valantiniens et Valens dient : Cil qui souloient estre apelez conteurs as conseilliers et as prevoz tant seulement soient apelé notaires aprés cest establissement, et sachent que il seront sozmis à torment se il ne dient certainement as juges et à ceus qui par nostre commandement vendront as contrees et as demandeurs de nos detes la verité de ce que l’en nous doit ; et il seront tenuz à faire paiement autresi comme les deteurs se il ne dient toute la somme des detes. + Et lor offices doit durer .iii. anz tant seulement.

+

+ Cil meismes empereurs dient à Rufin le prevost : Nous commandons que les conteurs de ton haut siege aient dignité de chevalerie. +

+

+ L’empereres Graciens dit : Dui conteurs soient mis en chascune contree, de quoi li uns s’entremete des choses qui apartienent à la borse l’empereur et li autres de celes qui apartiennent as sainz dons. Et sachent que se aucune chose de ce qui doit aler à l’un va à l’autre, cil qui n’en fera semblant sera feruz de tres grief torment. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nous commandons que les notaires ne les conteurs de ta hautece ne soient pas contraint dés ci en avant d’emprunter deniers ne d’estre pleges vers aucuns pour communes despenses, quar nous ne voulons pas que il soient grevez de nule chose aprés ce qu’il avront acompli + + lor office. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Zenons dit à Chaton le mestre des chevaliers : Pour ce que li offices de ta hautece a requis o grant priere que li offices as conteurs ne sont pas establiz à .ii. anz mes à .i., nostre pitié a otroiee cele requeste et rapela l’establissement qui avoit esté faiz que il durast par .ii. anz. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+
+ [12.0.0.] + + +

+

+
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+ [12.50.0. De cursu publico angariis et parangariis] + + Du commun cours et des servises +

+ Li empereres Costantins dit : Nous jujons que les chevaus qui sont establiz au commun cours ne soient pas batuz de fuz ne de bastons mes de corgiees tant seulement, et paine ne faudra onques à celui qui autrement le fera. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Voitures soient demandees à tous, et li juge ne les gardes du commun cours ne lessent nul homme passer outre devant qu’il ait paié les voitures. + Et se aucuns lor contreste et il est descouvers que il soit passez sanz paier la voiture, nous commandons que il soit retenuz là où il sera trouvez. Et se il est en aucune dignité, son non soit raportez au prevost de la prevosté et au mestre des offices, si que venjance en soit prise selonc son degré. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Valentiniens dit : Se aucuns, de quel dignité et de quel chevalerie que il soit, erre par le commun cours et il se trestorne de la droite voie avenant, paine li soit enjointe. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Nostre hautece a donné as sena + + teurs quitance des notaires quant il ont besoing de venir à nous ou quant nous les apelons ou quant il vienent pour hennorer nous, + et se aucuns s’i esmuet par son fol hardement il veult que nous nous corrouçons à lui. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereur Valantins et Theodoses dient à Floire le conte des choses privees : Nous ne voulons pas que les juges aient pooir d’establir voiture pour venir à nous, quar ce doit estre estoié à nostre non tant seulement, et à ton siege et au mestre des offices, quar ce n’est pas otroié au prevost de la cité, ne au mestre des chevaliers ne as dux ne as viscontes ne à nul autre, fors as .ii. devant dites poestez. + Et les juges pueent donner congié de venir à nous à ceus seuls que il sceivent que nos procurateurs ont establiz à aporter nous les communes rentes. Et sachent que se il passent cest establissement, il seront puniz de .xxv. livres d’or, et lor office de cinquante. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereurs dient : La cure du commun cours doit estre bailliee as curiaus ou as routiers selonc la coustume des lois, ou à ceus qui i sont establiz à lor perill par la haute prevosté. +

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+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereur Archades et Honoires dient : Nous avons oï que cil des contrees paient pastiz et deniers pour les chevaus corsiers et sont grevez de pluseurs fessiaus par dehors. + Les gouverneurs des contrees s’entremetent donc que li communs + + cours ne soit achoison de decevance [et] contraigne les curials et ceus des contrees de paier choses que il ne doient pas. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Nuls homs, de quel ordre ne de quel dignité que il soit, ne sainte yglise ne meson real n’ait excusacion de servises en temps de guerre. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+
+ +
+ [12.51.0. De tractoriis et stativis] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

+
+ +
+ [12.52.0. De apparitoribus praefectorum praetorio et privilegiis eorum] + + Cest tytre est des serjanz au prevost de la grant prevosté et de lor previleges +

+ Li empereres Valantins dit : Nous voulons que les serjanz de la grant prevosté qui s’en issent chascun an, quant il ont acompli lor office, viegnent aorer nostre hautece. Et quant il avront eu cele honneur et il en seront envoiez, nous lor otroions que il soient en pés et en repoz si que il ne soient puis apelez à nul office. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous deffendons que les serjanz au prevost ne se metent es contrees à demander les rentes pour grever ceus qui i sont et que il n’empraignent à avoir la garde des greniers. + Et se aucuns d’euls bruise cest establissement, nous voulons que avenant venjance en soit prise. + +

+

+ Li empereres Theodoses dit à Zoïl le prevost : Les serjanz qui ont esté el servise de ta hautece et sont el repoz que il ont desirré soient quites de tous servises et soient sozmis as juges citoiens tant seulement, et ne mie à ceus de chevalerie. + Et se aucuns de ces serjanz a acompli son office et il muert sanz faire testament et sanz hoirs qui doient avoir ses biens sanz testament, quanque il a soit par ta porveance + om. + [non pas] + + à la borse l’empereur, mes à la huche + + de ton siege. + Et cil qui sont el servise de ta prevosté ne soient traiz en cause fors en ta court, mes cil qui demeurent es contrees responent par devant ceus qui les gouvernent se aucune commune besoigne ne lor est enjointe. + +

+
+
+ [12.53.0. De apparitoribus praefecti urbis] + + Cest tytre est des serjanz au prevost de la cité +

+ Li empereres Graciens dit : Il ne loise à nul serjant à aorer nostre propre, fors à ceus qui ont servi as hautes poestez et à la prevosté de la cité et ont acompli .i. an en cel office. +

+

+ Li empereres Honoires dit : Se aucuns des serjanz de la prevosté de la cité grieve par barat aucun des pesteurs, se il en est acusez et convaincus, il soit mis en perdurables lians. +

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+ [12.54.0. De apparitoribus magistrorum militum et privilegiis eorum] + + Des serjanz as mestres des chevaliers +

+ Li empereres Valantins dit : Quiconques a amenistré en l'office as mestres des chevaliers ou des genz a pié, il soit escusez de tous tors fez. +

+

+ Ci meismes empereres dit : Cil qui ont esté el servise as mestres des chevaliers ont gaaignié ordre de chevalerie. +

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+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que les serjanz as mestres des chevaliers qui ont acompli lor office soient acompaigniez as connestables, si que quant il avront acompli lor chevalerie il soient quites de toutes manieres de servises. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li rmpereres Anaistaises dit au mestre des chevaliers : Cil qui sont en lor offices el nombre qui est establiz soient garniz d’exception de tort avenant, et cil qui i sont par desus + + le nombre puissent estre traiz en cause es prevostez et devant les gouverneurs des contrees, et i respoingnent de toutes causes sanz nule prescription de dignité. + +

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+ [12.55.0. De apparitoribus proconsulis et legati] + + Des serjanz au visconte et au legat +

+ Li empereres Alixandres dit a Flacian le visconte d’Aufrique : Nous voulons que cil qui te servent ne soient pas assemblez as curialz ne à autres assemblees. se aucuns d’eulz sont entre autre franz, il soient maintenant renduz à lor droiz servises. +

+

+ Li empereres Archades dit à Dominator le visconte : Nous avons jugié que .cccc. serjanz soient establiz en son servise et en celui au legat, mes que il ne soient sanz plus soztrait à la chose commune. +

+

+ Cil meismes empereres dit : [L]i offices au visconte demant en sa contree ce que il a acoustumé à demander i, ne ne s’entremete pas folement d’autrui choses. +

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+ [12.56.0. De apparitoribus comitis Orientis] + + Des serjanz au visconte d’orient +

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+ [12.57.0. De cohortalibus principibus corniculariis et primipilaribus] + + Cest tytre est des contes et des serjanz +

+ Li empereres Costantins dit : Cil qui font faire les estacions n’aient pas prisons ne chartres, ne nuls d’eulz ne tiegne homme en sa garde jasoit ce que ce soit pour apert crime. Et s’aucuns fait tel chose, il en soufferra paine capital. +

+

+ Li empereres Costans dit : [N]ul juges n’ost esprouver aucuns ne metre en hautece sanz l’esprueve l’empereur. + Nous en exceptons les officials des contrees qui soustienent la cure du commun cours, quar li commun cours n’otroie pas que aide soit donnee à si grant office. + +

+

+ Li empereres Valantins dit : Nous otroions as routiers de Syre les previleges que li empereres Diocleciens los otroia, et commandons que il ne soient apelez à nul office ne ne soient pas acompaigniez malgré lor à la compaignie des curials, mes quant il avront acompli lor chevaleries il soient mis en plus haute dignité. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Graciens dit : Se .i. serjant s’enfuit pour crime que il ait fet, uns banissemenz en soit faiz par quoi il puisse entre rapelez à sa condicion, et s’il n’en fait satiffacion li juges doinst sentence contre lui selonc la qualité du meffet. + Quar nous ne donnons pas pardon à tiex hommes ne ne sozlejons pas les crimes par indulgences. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Archades et Honoires dient : Cent serjanz soient bailliez à chascun des juges qui sont en Illire, en quoi il convient que pluseurs besoignes soient despeechiees par l’office au prevost ; ne nuls ne tende à estre mis en cel office par desus cel nombre ne n’i soit mis par l’otroi as juges. + L’en doit metre en cel office non pas ceus qui quierent les granz gaainz par vain don de chevalerie, mes ceus qui en lor office metent tel cure comme il doivent. + +

+

+ Li empereres Theodoses dit : [Q]uiconques veult estre mis en l’office des notaires ou des routiers, l’en ne sueffre + + pas que il viegne devant que ses nons soit receuz o les autres, et paine soit proposee à ceus qui contre cest establissement en recevront aucuns ou qui lor enjoindront aucun office. + +

+

+ Li empereres Honoires dit : Se aucuns de la compaignie as routiers est ostez de ses soldees pour crime dont il est acusez, il soit en repoz. Et s’il veult revenir à l’anciane dignité, il convient que il aport devant ton siege les letres de nostre indulgence. +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Se aucuns des serjanz as routiers ou qui sont redevables à cel office bee à aucune dignité, il soit despoilliez de toutes les ensaignes de l’honneur que il a empetree et soit rapelez à l’ancien estat, et les enfanz qui seront nez en tel condicion seront renduz à la fortune lor pere. + Et se aucuns d’elz ose tendre à aucune chevalerie, il ne soit deffendu par nule prescription de mains de .xl. ans, ainz soit rapelez à sa propre condicion, ne il ne ses enfanz qui sont nez aprés tel estat ne puissent refuser ce qui est deu à l’office des routiers. + Ne son filz n’ost tendre à nule autre fortune, quar l’essample son pere li nuist. + Et par desus ce nous deffendons que nuls marcheans, de quel marcheandise qu’il soit, ne se mete es offices des contrees, mes toute honneur et toute chevalerie soit departie de tiex choses. + +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Leons dit : Se aucuns de ceus qui sont obligiez as servises as routiers reçoit ou gouvernement de contree ou dignité d’aucune chevalerie par aucune maniere, il perde ce que il a porpris contre droit, jasoit ce que il die que il l’avoit + + receu par nostre otroi. + Et aprés ce il perde tous les confors de la condicion que il avoit despite, si que il ne les puisse puis conquerre ne par lui ne par autre personne. + +

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+ [12.58.0. De apparitoribus praefecti annonae] + + Des serjanz au prevost de l’annonne +

+ Li empereres Graciens dit : Les serjanz de la prevosté de la cité ne se metent pas en l’office de la prevosté des annonnes, ainz facent le lor office. +

+

+ Li empereres Archades dit : Le prevost des annonnes demant par ses serjanz la rente qui apartient à son office, et cil soit coupables de crime qui n’entent dilijaument à faire son office. +

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+ [12.59.0. De diversis officiis et apparitoribus iudicum et probatoriis eorum] + + Cest tytre est de divers offices, et des serjanz as juges et de lor espreuves +

+ Li empereres Valantins dit : Se li prevoz de la grant prevosté ou aucuns vicaires ou gouverneurs de contree monstre que cil qui est tenuz à communs servises s’est tornez à prevostez de chasteaus ou de chevalerie, il en soit retraiz et soit assignez à l’office à quoi il est tenuz, et cil soit mis en son lieu qui en est dignes selonc l’ordre. +

+

+ Li empereres Valentins dit : Nuls de ceus qui ont esté despoilliez de chevalerie ne soit mis arriere sanz le commandement l’empereur, et s’aucuns le fet par barat, il soit puniz de .v. livres d’or.

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+ Cil meismes empereres dit à Euseme le prevost : Nuls des serjanz de ta hautece ne soit envoiez en la contree où il fu nez ne en cele où il a sa meson, pour commune besoigne ne por privee. Et se cest establissement est brisiez, le mestre des officials de ta hautece te paiera .iii. livres d’or à la borse l’empereeur, et le serjant qui a souffert qu’il i fust envoiez soit despoilliez de sa chevalerie. + Et + + tel paine est establie contre les autres que se aucuns autres officials ou palazins ou serjanz sueffre que il soit envoiez à la contree où il fu nez ou à cele où il a sa meson, il pait une livre d’or à la borse l’empereur, et les aides des offices as palazins et les conteurs paient une livre d’or a la borse l’empereur se ce qui est establiz n’est gardez. + +

+

+ Li empereres Theodoses dit : Il n’est pas vëé à ceus qui ont petit chatel que il ne soient el nombre as serjans. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Se aucuns des serjanz sont estraint à ce qui est jugié pour leur coupe ou pour leur negligence, il n’aient puis pooir de venir à nule chevalerie neïs par nos letres se il les empetrent, et il convient que il soient sozmis à tres grief paine se il i tendent sus deffens. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Quant aucuns ont bien acompli lor premiere chevalerie, nous voulons que il viegnent à plus haute quant il vuelent venir pour conquerre honneur, et ne mie + quant il vuelent venir pour convoitise et pour estre en plus haute fortune si que il puissent repondre ce que il meffirent avant ou mesfere quitement d’iluec en avant. + +

+

+ Li empereres Leons dit à Jehan le mestre des chevaliers : Nous commandons que les dus et lor serjanz et li marchif et li prevost desouz soient traiz en cause en ta court tant seulement, et ne soient point sozmis à autres juges. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Nous establissons par ceste loy que nuls + + n’ait dés ci en avant congié de faire les essamplaires à ceus qui doivent estre acompaigniez à aucune chevalerie que il ne pueent conquerre sanz nostre esprueve, mes nos letres qui soient confermees par notsre subscription et par cele as bailliz soz quoi cil sont qui vuelent estre acompaigniez à la chevalerie lors soient bailliees au perill as primaz de chascun office ; et li essamplaires en soient gardez en chascun office au perill as juges. + Et jasoit ce que il soit certaine chose que li offices à certainz juges sont exceptez de ceste forme d’esprueves, neporquant que achoison d’aucune ignorance ne soit lessiee, nous jujons que la connoissance de tous les offices que il convient acompaignier à chevalerie par nostre sainte esprueve soit mise en nos letres. + Nous commandons donc que cil qui sont en nostre palés ou en autres offices qui vuelent estre acompaigniez à chevalerie, il soient mis en ceste forme. Et cil qui iront contre ceste loy sachent que il ne perdront pas tant seulement lor biens, ainz seront sozmis à paine capital. + +

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+ [12.60.0. De exsecutoribus et exactoribus] + + De ceus qui cueillent lor rentes +

+ Li empereres Archades dit : Que li palazin n’aillent demander lor rentes par diverses contrees et que les serjanz as povres hommes n’aillent foloiant et que les chevaliers n’espoantent nos sozmis, nous establissons par ceste loy que toutes les devant dites personnes entendent au gouverneur de la contree et facent quanque il ont à faire par son ordenement et par son seu. +

+

+ Cil meismes empereres dit : Quiconques ira de nostre palés as contrees pour aucune besoigne, il face ce seulement qui li a esté enjoint, ne li uns n’enpraigne pas à faire ce qui a esté enjoint à l’autre, ne il ne pertent pas lor offices ne ne facent pas ensemble ce qui fu enjoint à chascun par soi. + +

+

+ Li empereres Graciens dit : De quele baillie que aucuns soit envoiez et pour quel besoing que ce soit, il doit dedenz .i. an revenir au juge de la contree et monstrer li que il a fet et que il a receu, et que chascuns doit mes. + Et se l’en trueve que il demeurt plus d’un an en la contree pour tolir, il soit despoilliez de sa chevalerie et li official le lient et l’envoient là où il doit estre jugiez, ne il ne se puisse pas escuser pour ce se il dit que autre besoigne li a puis esté enjointe, quar nous ne voulons pas que il ait pooir de cultiver .ii. manieres d’offices en une meisme contree. + +

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+ Cil meismes empereres dit : Nous commandons que nule possession ne soit saisie pour autrui detes, ou communes ou privees. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ Ce paragraphe manque. +

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+ [12.61.0. De lucris advocatorum et concussionibus officiorum sive apparitorum] + + Des torz fez as officials ou à ses genz +

+ Li empereres Costantins dit : Se aucuns aperçoit que torz li ait esté fez, par dux ou par connestables ou par les avocaz à la borse l’empereeur, il ne demeurt pas à aler au juge et à prouver le tort fet, si que cruel venjance soit prise de celui qui sera convaincus. +

+

+ Ce paragraphe manque. +

+

+ Li empereres Archades dit : Toutes les foiz que cil qui reçoit nos rentes est convaincuz que il a tolu aucune chose, il sueffre avenant + + paine sanz demander nous conseill. + +

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+ Li empereres Honoires dit : Nous voulons si secorre as curials et as mariniers et as autres assemblees que il ne loise pas as serjanz as juges à tolir leur rienz. +

+
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+ [12.62.0. De primipilo] + + La rubrique manque. +

+ Ce paragraphe manque. +

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+ +
+ [12.63.0. Publicae laetitiae vel consulum nuntiatores vel insinuatores constitutionum et aliarum sacrarum vel iudicialium litterarum ex descriptione vel ab invitis ne quid accipiant immodicum] + + Que cil qui denoncent la commune leece ne facent tort à la menue gent +

+ Li empereres Graciens dit : Quant aucuns denonce joie qui nous est avenue, de victoire ou de fin de bataille ou d’aucune honneur qui nous est avenue, + nous commandons que les juges soient curieus que l’en ne demant par vilain barat as povres genz loier pour cele joie. + Et se ce est brisié par aucune maniere, cil qui prendra le loier perdra sa renommee et son chatel, et cil qui le fera paier soufferra autretel paine, et ses offices sera puniz de paine de .xxx. livres d’or. + + Ci fenissent les .iii. livres du Code à l’empereur Justinien. + +

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